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Full text of "Carteggio di Michele Amari"

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ALESSANDRO D'ANOOìSrA , , 



CARTEGGIO 

DI 

MICHELE AMARI 



RACCOLTO E POSTILLATO 

COI.L'EXjOGrIO X>I XjTJI 

LKTTO .nell'accadesua dblla crosca 



VolTime Secondo 



1896 
ROUX FRASSATI e Co Editori 

TORINO. 



p& 



Pt2m 

PBOPBIBTA LETTERARIA 




(1875) 



CCLXXXV. 

Michele Amari al Rédacteur de la De'mocratie Pacifiqtie (1) 

[Paris, 20 janvier IffiO]. 

Monsieur le Bédacteur. Je vous prie de m'accorder 
'appui de votre jo.urnal pour faire appel à la conscience 
3ublique contro un acte dii gouvernement napolitain, dont 
e suis frappé directement. 

Voici en peu de mots l'origine de cette affaire. Le gou- 
rernement parlementaire de la Sicile, sous lequel on me 
ronfia le portefeuille des fìnances depuis le 28 mars jusqu'au 
3 aoùt du 1848, reconnut la nécessité d'armer quelques 
^apeurs de guerre. La Chambre des Communes, dans sa 
éance du 16 avril, approuvant ce projet, accorda un crédit 
)our quatre bàtiments à vapeur. La nouvelle dette, éta- 
ilie par un décret du 13 avril, ne suffisant pas à cette 
épense, la Chambre vota d'autres ressources et impóts 
xtraordinaires, qui passèrent en loi le 19 mai. 

Le pouvoir exécutif, de son còte, par l'entremise de 
I. le Prince Granatelli et de M. Scalia, ses commissaires 
►rès le gouvernement britannique, conclut l'achat de deux 
àtiments à vapeur en construction en Angleterre. D'après 



(1) Dalla Démocrntie Pacifique, del 29 gennaio 1850. 
1 — Amari, 11. 



-2- 

les conditions qu'on avait stipulées, je fis un premier envoi 
de 126 à 127,000 ducats, au moyen de traites endossées 
aiix deux commissaires, MM. Granatelli et Scalia. Au mois 
de décembre, le Parlement, dans le but de pourvoir à cette 
dépense comme à d'autres du département de la guerre, 
ordonna un emprunt force, dont le montant fut verse avec 
un empressement étonnant. Avec cet argent, le nouveau 
ministre, M. Cordova, et MM. le comte Amari, le prince 
Butera et le marquis Cerda, qui lui succédèrent dans le 
portefeuille des fiuances, remirent à Londres successivement 
une somme de 700 et quelques mille ducats, par le méme 
moyen de traites endossées à MM. Granatelli et Scalia. 
Ainsi on paya le prix des deux bàtiments, et on fit en 
méme temps l'achat de quelques pièces d'artillerie et d'au- 
tres objets de guerre. On envoya ces armements en Sicile 
de méme qu'un des deux bàtiments à vapeur, qui, étant 
arrivé à Palerme au mois de mars, regut le noni de Indi- 
pendenza. L'autre bàtiment, c'est-à-dire la fregate Bomhay, 
au moment de son départ pour la Sicile fut arre té par la 
donane de Londres, à la demande du ministre napolitain, 
mais ensuite on la relàcha. 

Vers la fin d'avril et le commencement de mai, la Sicile 
tomba, comme on sait, au pouvoir du Eoi de Naples. 
Celui-ci se hàta de s'emparer de tous les armements, au 
norabre desquels se trouvaient ceux qu'on avait achetés 
en Angleterre. La République frangaise, quelque temps 
après, lui fit cadeau de V Indipendenza, qu'on saisit dans 
le port de Marseille. Mais le gouvernement napolitain ne 
fut pas aussi heureux à l'égard de la fregate le Bombay, 
des autres armements et de l'argent qui étaient restés à 
Londres au pouvoir des commissaires siciliens. Deux obsta- 
cles s'opposèrent alors aux désirs du gouvernement napo- 
litain. Les commissaires, fidèles à leur devoir et à leur 



— 3 - 

honneur, refusèrent de rendre à Tennemi le dépót que le 
gouvernement sicilien leur avait confié, et il était impos- 
sible de les y forcar sous l'empire des lois anglaises, qui 
ne reconnaissaient pas ,du tout dans le Eoi de Naples 
l'héritier imiversel du gouTernement parleinentaire de la 
Sicile. Le resultai a été que le bàtiment à vapeur, les 
armes et l'argent sont restés comme un dépót sacre. 

Dans cet état de choses, le gouTcmement napolitain a 
essayé un autre moyen. Il avait été établi en Sicile un 
Tribunal exceptionnel pour les comptes de la revolution ; 
cette Cour, qui rivalise avec les Conseils de guerre, vient 
de nous condamner, moi et MM. Cordova, Butera, le comte 
Amari, Corda, Granatelli et Scalia, à verser dans les caisses 
du Eoi de Naples, en Sicile, toutes les sommes que les 
cinq ministres envoyèrent successivement aux deux com- 
missaires pour l'objet en question. 

Un tei arrét a motivò ma protestation, que voici : Je ne 
sache pas devant quel Tribunal ont l'intention de se pour- 
Yoir mes collègues ; quant à moi je n' en domande pas 
d'autres que la conscience publique ; car je crois illégi- 
time et fonde sur l'usurpation le pouvoir au nom duquel 
on nous a condamnés. 

Le Eoi de Naples n'est ni plus ni moins qu'un usurpa- 
teur en Sicile. La revolution de 1848 rendit à la Sicile 
son ancien et légitime gouvernement parlementaire. Fer- 
dinand de Bourbon reconnut ce gouvernement, et, par un 
décret du 6 mars 1848, il accepta l'acte de convocation 
du Parlement tei que l'avait formule la revolution mème. 
Ensuite il refusa d'intervenir dans eette législation parco 
qu'il ne fut pas content des limites assignées au pouvoir 
exécutif. Le Parlement se vit donc obligé de confier ce 
pouvoir à un président de gouvernement et à six mini- 
stres. Par un décret bien connu, il prononga la déchéance 



— 4 — 

des Bourbons. Après les événements de la guerre en Sicile 
et dans la péninsule, le Parleinent se prorogea lui-méme le 
14 avril 1849, sans cependant se dissoudre. De méme le 
pouvoir exécutif ne se retira que par le fait, à cause de 
l'occupation militaire. Personne en Sicile ne renonga pas 
à ses droits politiques. 

Le Roi de Naples, qui n'a jamais profité des legons de 
Tadversité, après l'occupation de la Sicile, a mieux aimé 
d'y Tester en usurpateur que de tenir cette conduite par 
laquelle un gouvernement de fait peut réussir à se légi- 
timer. Loin de respecter le pacte fondamental de sa dynastie 
et de son propre décret du 6 mars 1848, ou enfin celui 
de février 1848, qui fut le résultat de la médiation de 
l'Angleterre et de la France ; loin de réunir le Parlement 
sicilien, il a insulté la Sicile en instituant dans ce pays, 
à la place de son ancien Parlement, une Consulta, com- 
posée de sept employés aux gages du gouvernement, sans 
initiative ni voeu délibératif. Loin de gouverner d'après 
les lois, il n'a manifeste son pouvoir en Sicile que par les 
sentences de mort, les arrestations en masse, les exils, la 
terreur, l'arbitraire et l'insulte. Sans aucun décret parle- 
mentaire, il a rétabli l'impót sur la mouture des blés, et 
il a ajouté le droit de timbre et une taxe sur l'exporta- 
tion des soufres. Il a mis arbitrairement à la charge de la 
Sicile d'énormes frais de guerre ; il a augmenté enfin la 
dette publique de la Sicile au profit presque exclusif du 
trésor de Naples ; mais il n'a pas rougi d'attribuer la nou- 
velle dette au gaspillage et aux dilapidations de la revo- 
lution. Je pense qu'aucun casuiste n'oserà appeler légitime 
un tei gouvernement, aussi vicieux dans son origine que 
détestable dans sa conduite. Personne ne reconnaìtra dans 
les ordres d'un tei gouvernement d'autre valeur que la 
force matérielle, le droit des brigands et des bétes fauves. 



— 5 — 

n est bien naturel que je décline une juridiction, qui 
relève de ce gouvernement-là. Mais, quoique illégitime dans 
son origine et inefficace peut-ètre dans ses effets, une sen- 
tence dont le prétexte est la restitution des deniers pu- 
blics a toujours en elle-méme quelque chose de mal son- 
nant. Ce ne sera pas moi certainement qui garderai le 
silence vis-a-vis d'un arrét semblable, et qui hésiterai à 
le faire déchirer par la conscience publique. 

Les faits que j'ai rappelés dans le commencement suf- 
tìsent pour apprécier l'arrét du magistrat exceptionnel des 
comptes en Sicile. Seulement il faut ajouter que ce ma- 
gistrat nous a condamnés sans nous appeler, sans écouter 
aucune défense et sans faire, du moins quant à moi, au- 
€une notification de son arrét. Sur le fond de la question, 
je supposerai pour un moment que le gouvernement de 
Naples ait le droit de revendiquer tout ce qui a appar- 
tenu au gouvernement parlementaire de la Sicile. Il est 
évident, méme dans cette supposition que les ministres des 
fìnances ne pourraient jamais étre rendus responsables pour 
une dépense que le Parlement ordonna aussi explicitement ; 
ni pour le fait des commissaires de Londres, qui n'étaient 
pas de leur choix, mais de celui du président du gouver- 
nement assiste par tout le Conseil des ministres. Farmi 
les considérations de l'arrét se trouve que la remise de 
l'argent de Palerme à Londres doit étre regardée comme 
une opération commerciale, parce que les ministres des 
fìnances l'exécutèrent au moyen de lettres de cliange plut^t 
qu'en envoyant des cargaisons d'or et d'argent. Il n'est pas 
nécessaire de relever tout l'odieux et l'absurdité de ce 
raisonnement. On pourra faire remarquer l'iujustice qu'il 
j a à demander la restitution de toutes les sommes en- 
voyées à Londres, tandis que le gouvernement de Naples 
est en possession d'une moitié au moins de ces valeurs, 



- 6 - 
c'est-à-dire de la corvette à vapeiir Y Indipendenza et 
d'une grande partie de l'armement. Mais je laisse le soin 
de développer ces raisons et de faire une défense complète 
et savante à ceux qui devront se justifier devant les juges 
du Eoi de Naples, pour sauver leurs biens des griffes du 
fise napolitain. 

Quant à moi, je n'insisterai que sur un seul argument. 
L'argent que les différents ministres des finances de la 
Sicile ont remis à Londres pour armer leur pays contre 
un ennemi qui l'attaquait injustement, cet argent, dis-je, 
est la propriété de la Sicile, et non pas de son ennemi. 
Cet argent est le produit des ressources extraordinaires 
créées, comme je l'ai dit, par les décrets du 13 avril et 
du 19 mai, et de l'emprunt du mois de décembre 1848. 
Ce qu'il en reste, comme dépót, soit en espèces, soit en 
bàtiments et en objets de guerre, ne doit ni ne peut étre 
rendu qu'au peuple sicilien, et pour celui-ci, à son unique 
représentant légitime, le Parlement librement réuni. 

En abandonnant ces restes à toute autre que le Parle- 
ment sicilien, on se rendrait le complice ou l'instrument 
d'un acte de rapine. 

Profondément convaincu de cette vérité, non seulement 
je refuse de me soumettre à l'arrét dont je viens de dé- 
montrer l'illégitimité et l'injustice, mais aussi je ferai de 
mon mieux pour que cet arrét n'ait aucun effet. 

Le gouvernement de Naples veut ajouter à son escadre 
la fregate à vapeur le Bombay, et faire entrer dans ses 
magasins quelques pièces d'artillerie de plus, dans ses 
caisses quelques nouvelles sommes d'argent. Ne pouvant 
réclamer aucun de ces objets devant les magistrats anglais 
en son propre nom, car il n'a jamais envoyé les fonds cor- 
respondants, le gouvernement napolitain a trouvé un moyen 
fort simple de procéder contre quelques-uns des ex-mini- 



— 7 — 
stres des finances, qui ont des propriétés en Sicile. Il vent 
forcer ces ex-rainistres à se présenter aux magistrats an- 
glais dans leur qualité d'endosseurs des traites, et à de- 
mander en leur propre nom, la restitution des valeurs 
envoyées à M. Granatelli et Scalia, pour céder ensuite 
ces mémes valeurs au governement napolitain comme le 
rachat de leurs biens menacés de saisie. Le gouveniement 
napolitain gagnerait par-dessus le marche une economie 
dans les frais de jugement, et la satisfaction d'avoir jeté 
le scandale et la désunion parmis les refugiés siciliens. 

J'ignore si quelqu'un de mes anciens collègues est dis- 
pose à se laisser entraìner daus cette voie malheureuse. 
J'ignore aussi si dans ce cas les magistrats anglais pour- 
raient reconnaìtre dans la personne des plaignants, un 
droit à rederaander comme simples particuliers, les sommes 
d'argeut appartenant au trésor public, qu'ils avaient livré 
comme fonctionnaires publics, pour servir à un objet dé- 
signé et d'intéròt public ; mais dans l'un comme dans 
l'autre de ces deux cas, si jamais ils arrivaient, je m'op- 
poserai toujours à la remise des valeurs, en me fondant 
sur le ménie droit par lequel la solliciteraient mes anciens 
collègues. Je m'efforcerai par tous les moyens d'obtenir que 
ces valeurs soient gardées en dépót inviolable, à la dispo- 
sition du Parlement sicilien, auquel elles appartiennent, et 
qui n'est pas du tout dissous. En agissant ainsi, je croirai 
accomplir un devoir, et j'espère que cet acte ne sera ni 
tardif ni inutile, car j' ai foi dans la destinée de l' Italie, 
et je vois qu'elle a frappé d'un aveuglement complet un 
Pape et un Eoi, pour les atteler à son char et les pousser 
en àvant dans sa propre voie. M. Amìri. 



CCLXXXVI. 

Michele Amari a Felice Leraonnier 

[Parigi, 20 febbraio 1850]. 

Carissimo signore. Le mando sotto fascia la mia pub- 
blicazione della iscrizione araba della Cuba, della quale le 
ho già fatto parola. Mi sarebbe sommamente grato, e credo 
anche utile ai comuni interessi, che si riproducesse questo 
articolo in qualche giornale di Toscana o d'altra parte 
d'Italia. 

La versione del Solwan si può dire finita, non restan- 
domi a farne che una decina di foglietti (il manoscritto è 
di 110 foglietti), che sarà terminata prima del fine del 
mese. La lima e la copia mi piglierà un altro paio di set- 
timane, e così verso la metà di marzo le potrò mandare 
il manoscritto pronto alla stampa. Poi scriverò l'introdu- 
zione e le note, la prima delle quali correrà al solito con 
altra paginatura, e le altre faranno seguito al testo col 
richiamo dei numeri: onde l'una e le altre si potranno 
stampar dopo. Le note di storia ed erudizione saran brevi, 
se a lei non piaccia altrimenti. L'introduzione piglierà un 
paio di fogli di stampa , più o meno. Ma prima ch'io mi 
metta a scriverla desidero sapere da lei se le nuocerebbe 
di vederla messa all'indice di Toscana, e certamente di 
Roma. Ecco perchè voglio saperlo. Questo libro tra le fa- 
vole sì leggiadre e i racconti storici è essenzialmente po- 
litico da un capo all'altro. Più ancora: l'autore vi getta 
di quando in quando qualche motto su questioni sociali, 
che sembrano scritti oggi : in tre o quattro luoghi pare 
proprio ch'ei fosse stato incaricato di fare qualche brochure 



— 9 — 

de lu Bue de Foitiers (1). È naturale ch'io me ne incarichi 
nella introduzione, e come questo si può fare addentran- 
dosi più meno, e mordendo più o meno aspramente, vo- 
glio sapere quel che ci converrebbe meglio. 

Senza dubbio io non toglierei né aggiugnerei, per qua- 
lunque interesse al mondo, una sillaba in un lavoro mio 
politico. Ma qui non sono chiamato a far professione di 
fede, né voglio altro se non che si spacci e corra più lar- 
gamente in Italia questo graziosissimo libro, che é nuovo 
al tutto pel nostro paese, e del quale mi prometto quasi 
il buon successo. Ella che è su i luoghi, mi dirà se la 
proibizione gioverebbe o nuocerebbe. 

Gradisca sempre gli attestati della mia riconoscenza per 
l'amicizia che mi ha mostrato nelle angustie crudeli in 
cui son vissuto e vivo, e che mi conturbano J'animo così 
fieramente, poiché lo spirito non può sempre svincolarsi 
dalle afflizioni che gli dà la carne. Mi creda sempre suo 
aff.mo M. Amari. 



CCLXXXVn. 
Michele Amari a F. Lemonnier 

[Parigi, 25 agosto 1^0]. 

... Io la prego caldamente della sollecitudine della stampa 
per una ragione che Ella ben suppone, sapendo le angu- 
stie gravissime mie. Queste non mi hanno impedito di scri- 
vere le note con quella esattezza, anzi quel lusso di esat- 
tezza scrupolosa, con che le avrebbe fatte un ricco pro- 



(1) Da una Società residente nelle Bue de Poitiers di Parigi usci- 
rono in cotesti tempi tumultuosi molte pubblicazioni in senso monar- 
chico e antisocialista : il catalogo della Biblioteca nazionale di Parigi 
ne annovera non meno di 521 ! 



- 10 — 

prietario che scrivesse unicamente per la scienza e per la 
gloria. La mia povertà non mi ha potuto domare al punto 
di precipitare un lavoro e dire : se l' è roba da dozzina 
tanto peggio per chi lo stampa ! 



CCLXXXVIII. 

Al DiRETTOEE del giornale il Risorgimento a Parigi (1). 

[Parigi, 10 settembre 1851]. 

Signor Direttore. L'anonimo siciliano, di cui Ella ha 
pubblicato tre lettere nei primi di questo mese, con brutto 
abuso d'urbanità di Lei, prende il Bisorgimento per la bocca 
del lione de' Dieci e vi gitta un'accusa contro me. Senza dir 
nome, egli è vero, ma designandomi più precisamente che noi 
farebbe il nome stesso, con tanti dati che convengono a 
me ed a niun altro, egli afferma che lo scrittore d'un 
tratto di storia siciliana, tornato dall'esilio il 1848, onorato 
da' suoi concittadini con le cariche di professore di diritto 
pubblico, vice-presidente del Comitato di guerra, deputato 
al Parlamento, ministro delle finanze, ed infine commis- 
sario del governo di Sicilia presso quei della Francia e del- 
l'Inghilterra, costui adesso faccia parte di un supposto 
Comitato siciliano a Parigi, il cui programma politico l'au- 
tore delle lettere si prova a lacerare coi denti e sporcare 
di bava avvelenata. A queste ingiurie risponda chi il dee, 
che certamente non mi toccano. Quanto a me, ciò che io 
risento è il ribrezzo d'una denunzia fatta con tanta disin- 
voltura; denunzia che non sarebbe innocua, se la polizia 
francese credesse ai rapporti spontanei di tal conio. L'a- 



(1) Dal giornale torinese H Progresso del 16 settembre 1851, 



— 11 — 

nonimo si è fidato troppo alla propria salacità, vedendo 
in me uno degli autori del programma, forse perchè io ho- 
sostenuto, nella prefazione ad una recentissima edizione 
del Vespro Siciliano, che la Sicilia debba essere italiana 
e repubblicana. Ma non parrai infallibile una prova di tal 
fatta ; ed in ogni modo non comprendo che per mostrare 
acume d'ingegno si debba far la spia. Questo è l'avverti- 
mento che voglio dare di rimando all'anonimo; e poiché 
costui finora è conosciuto da Lei solo, sono obbligato d'in- 
dirizzarmi a Lei. 

Rileggendo le tre epistole dell'anonimo, or che ne l' ho 
arv^ertito, il sig. Direttore vi troverà un'altra colpa più 
grave assai. Il suo corrispondente, nel furore della pole- 
mica, vuol sostenere che si possa dare un caso in cui la 
Sicilia debba rinnegare la nazionalità italiana per abban- 
donarsi ad una potenza straniera. Di sì sconcia bestemmia 
faccia giustizia il sig. Direttore, da quel buon italiano che 
è, qualunque opinione professi sulla forma di governo più 
conveniente alla nostra patria comune. 

Proponendomi di pubblicare la presente lettera, io la 
prego che voglia inserirla nel suo giornale, e che gradisca 
i miei saluti. 

CCLXXXIX. 

GrosEPPE Ricciardi a Michele Amari 

[Tours, 3 luglio 1^1]. 

Mio ottimo amico... Quello che mi accennate della nuova edi- 
zione del Vespro, nonché del libro arabo, mi dà gran voglia di 
leggerli. Ma come averli ? La mia profonda ignoranza di moltis- 
sime cose, ma segnatamente di quelle in cui voi siete diventato 
sì dotto, mi toglie il poter soddisfare alla vostra dimanda rela- 
tiva alle correrie dei Saraceni in Calabria ed a quel tal luogo dai 



— 12 — 

buoi scannati. Non saprei in verità qual libro indicarvi su tale 
materia. L'opera ultima del Troya potrebbe darvi alcun lume 
intorno alle cose longobardiche del Napoletano; ma lo troverete 
poi costì ? 

Il Padre Ventura ha lasciato fama qui di sommo oratore e di 
gran liberale. Io non lo vidi ne intesi, ma avendogli inviato un 
saluto fraterno in iscritto, ne ricevetti una gentilissima lettera. 
Me lo farete conoscere quando verrò costì, il che farò forse verso 
la fine del mese. 

Il Borbone ha dato fuori, come saprete, il di 16 dello scorso, 
una molto ambigua amnistia, della quale nessuno al certo si fiderà. 

Avrete saputo la morte del principe di Cariati (1), già libe- 
rale, e popolarissimo in Napoli, poscia strumento prezioso in mano 
a re Bomba. La sua morte è stata un'acqua di maggio per mio 
fratello 

Quando l'anno scorso io mi separai dal Del Vecchio (2), questi 



(1) Gennaro Spinelli, marchese di Fuscaldo, principe di Cariati, 
nacque in Napoli il 16 agosto 1780. Entrò in diplomazia, e nel 1814 fu 
dal re Gioacchino mandato ambasciatore insieme col duca di Campo- 
<jhiaro al Congresso di Vienna. L'anno dojso ebbe incarico dalla regina 
Carolina Murat di trattare col comoderò Campbell per impedire che 
gli inglesi bombardassero Napoli. Nel '20, tornato in ufficio, venne da 
Ferdinando inviato alla Corte di Vienna, che non volle riceverlo, per 
difendervi la causa della Costituzione napoletana. Rimase di nuovo 
lontano dagli affari pubblici ed in voce di liberale fino al 1848, quando 
il 6 marzo fu chiamato al Ministero degli esteri, che tenne fino al 
3 aprile. Ritornò ministro e presidente del Consiglio dopo la catastrofe 
del 15 maggio, e Ferdinando, colle arti sue, giunse a farne, al pari del 
Bozzelli, un ministro del suo assolutismo : quando poi non n'ebbe più 
bisogno, se li tolse d'attorno l'uno e l'altro, screditati. Durante il 
tempo ch'egli ebbe il potere, si affaticò coll'opera diplomatica a scio- 
gliere la questione sicula in favore del Borbone : ma avendo asserito 
in una sua nota che Palmerston avesse dichiarato agli inviati napo- 
letani che il Governo britannico non metterebbe ostacolo alla spedi- 
zione contro la Sicilia, fu apertamente smentito dal Palmerston stesso. 
Mori in Napoli ai 3 giugno 1851. 

(2) Questo Del Vecchio, già mazziniano, dev'essere un Buonajuto 
Del Vecchio, che nacque a Pesaro ai 9 aprile 1818. Venne giovane in 
Toscana e lavorò per editori e in giornali, scrivendo di letteratvira e 
d'arte : fu anche uno dei più ardenti liberali ; nel '48 e '49 dimorò a 
Boma, e Mazzini si giovò dell'opera sua, se non erro, nel Ministero 
della guerra. Emigrò poi in Isvizzera e in Piemonte, dove credo mo- 
risse verso il '54 o '55, sebbene altri dica che ciò avvenisse in Marsi- 
glia, e di veleno propinatogli nel caffè. Che si convertisse alla mo- 
narchia, come dice il Ricciardi, non so ; ho sentito soltanto dire che 



— 13 — 

era repubblicano, anzi mazziniano. Sento ora da voi esser ei di- 
ventato savoino. Io che non ho mai mutato, né muterò mai ban- 
diera, non approverò certo la metamorfosi del Del Vecchio ; ma so 
intenderlo e compatirlo, dopo le tante corbellerie del Mazzini (1)^ 
ì ridicoli proclami del Comitato europeo, ed il solenne fiasco del 
famoso imprestito. Le quali cose han dovuto fare non leggiera 
impressione sull'animo del Del Vecchio, massime se comparate a 
quelle vedute in Piemonte, dove esiste un Governo, monarchico' 
bensì, ma leale, e che invece d'imprigionare, bastonare e passar 
per le armi, siccome gli altri d'Italia, concede tanta libertà ai 
cittadini, quanta n' è compatibile con un re I Casa Savoia, non 
ci facciamo illusione, amico mio, mette radice in Italia, e il fa- 
vore da lei ottenuto nella penisola va attribuito principalissima- 
mente, ripeto, alle corbellerie del Mazzini. Il mio sterminato car- 
teggio mi fornisce ogni giorno novelle prove di questa verità, 
dolorosa. Gli uomini giudicano dal successo, e il successo finora 
è dal lato di Casa Savoia. Vi basti questo unico fatto. Il Governo 
sardo richiede al pubblico 15 milioni di franchi. In due o tre 
giorni 33 milioni, invece di 15, sonogli offerti da ogni ceto di 
cittadini ! Ne parlo del prestito di 75 milioni, teste conchiuso in 
Londra facilissimamente, dove in questo momento nella cassa del 
Mazzini trovansi appena 50,000 franchi ! ! ! Voi v'accorgerete della 
giustezza delle mie previsioni quando sarà troppo tardi, cioè quando 
la parte savoina avrà acquistato tale preponderanza in Italia, da 
rendere forse vanissimi i nostri sforzi. Quanto a me, non avrò^ 
alcun rimorso, che ho cantato su tutti i tuoni la verità al Mazzini 



negli ultimi anni fu fervente apostolo del protestantesimo. Lasciò in- 
terrotto un romanzo che veniva pubblicato a dispense, ed aveva un certo 
incontro per l'attualità dei fatti, e s'intitolava: Mifterì di Roma, che 
dopo la sua morte fa condotto a termine dal siciliano Gaetano De 
Pasquali. Npì Documenti delUt guerra santa pubblicati dalla Società 
Elvetica di Capolago appartengono a lui questi volumi : L^Astedio di 
Soma (1849); BologTia nel maggio 1849 (1849); Assedio e blocco d^ Ancona 
(1850); Bologna V8 agosto 1848 (1850). 

(1) Se il Bicciardi, e non a torto, cosi qualifica le imprese mazzi- 
niane, bisogna dire che il Mazzini rendeva la pariglia al Ricciardi, e 
dieci anni prima dei casi del 1848 scriveva di lui : « Ricciardi doit 
étre classe, non parmi les indignes, mais parmi les imbéciles politiques. 
Si on lui persuadait que l'étre des nótres servirait sa renommée, il se 
rallierait à nous ; mais cela n'en vaudrait pas la peine ! » Lettres in- 
times de Mazzini, par D. Melegahi, Paris, Perrin, 1895, pag. 103. 



— 14 — 

•ed ai suoi seguaci , anche a costo di riceverne sgarbi, e, che più 

•cuoce, accusa di mettimale e seminascismi 

Datemi le vostre care nuove senza ritardo, amatenii e crede- 
temi sempre vostro aff.rao G. Kicciardi. 



ccxc. 

Michele Amari a Massimo d'Azeglio 

[Parigi, 5 gennaio 1852J. 

Chiarissimo signore. Spero che innanzi questa lettera 
le sia pervenuto, per mezzo dell'editore Lemonnier, un pic- 
■ciol tributo mio : il libro di un Arabo siciliano del xii secolo, 
-ch'io ho voltato nel nostro idioma e pubblicato a Firenze 
al finir dell'anno scorso. Piacciale di accettare gratamente 
«otesf omaggio che rendo allo scrittore e al soldato ita- 
liano, e questo segno di riconoscenza del segnalato bene- 
ficio ch'Ella mi facea parecchi anni addietro, soscrivendo 
•con altri nostri compatriotti per anticiparmi il valore della 
Storia dei Musulmani -di Sicilia eh' io aveva intrapreso. 

Aspettando la prossima pubblicazione di questo ultimo 
lavoro, e con essa i mezzi di soddisfare ciò che mi fu pre- 
stato da generosi amici, io vo' compiere una parte almeno 
•del debito, con mostrar la gratitudine dell'animo mio e 
presentar loro un primo frutto dell'aiuto che prestarono ai 
miei studi. 

Mi conceda Ella intanto di aggiungere pochi altri righi 
per chiarirmi d'una colpa, della quale mi accorgo che ho 
dovuto parerle reo : l'orgoglioso e vile silenzio dell'ingra- 
titudine. Io le son parso certamente reo, perchè infino al 
1850 ignorai del tutto ch'Ella avesse partecipato a quella 
coscrizione ; onde non feci motto per ringraziarla ne anche 



— 15 — 

quando ebbi l'occasione nel 1S46 di inviarle la versione 
del viaggio d'Ibn Giobair. Il fatto è che Mariano Stabile, 
mio amicissimo, il quale raccogliea le soscrizioni e mi man- 
dava il danaro, ricusò sempre per delicatezza e generosità 
di dirmi i nomi dei soscrittori, che erano pochissimi, né 
volle mostrarmi il conto che pendea troppo contro di me. 
Stabile non si lasciò vincere a parlare, che quando si trovò 
meco in esilio, ed io lo strinsi a mostrarmi la somma che 
io gli dovea. Allora mi disse i nomi, ed io al sentir quello 
di Azeglio mi persuasi della orribile macchia ch'io avea 
innanzi agli occhi suoi. 

S' Ella interpretò il silenzio, come le apparenze la por- 
tarono a conchiudere, revochi adesso quel giudizio, ne la 
prego caldamente, e non noti almeno tra gli ingrati il suo 
dev.mo M. Amari. 



CCXCI. 

Massimo d'Azeglio a Michele Amari 

[Torino, 10 gennaio 1852]. 

Illustrissimo signore. La ringrazio per la gentilissima lettera 
5 corrente, e pel dono cortese d'un libro interessante per sé, pei 
tempi in cui fu scritto, e l'eleganza del dire, che è pregio di 
Lei, sia che volti nel nostro idioma le opere altrui, sia che detti 
le proprie. 

Il partecipare al desiderio comune di vincere le difficoltà per- 
chè potesse illustrarsi da autore degnissimo la storia dei Musul- 
mani di Sicilia, era effetto di spontanea vaghezza d'apprendere, 
e non già argomento per essere rimeritato di grazie. Ma da me 
e da quanti sono amici delle lettere della nostra nobile patria, 
si deve per lavoro si importante e sì arduo riconoscenza a Lei, 
e si renderà lode per la pubblicazione, che mi fa sperare vicina. 

Gradisca, illustrissimo signore, i sensi della mia distintissima 
considerazione, ecc. 



— 16 — 

CCXCII. 

Makiano D'Atala a Michele Amari 

[Firenze, 5 maggio 1852]. 

Pregiatissimo signor Amari. Prima del secolo, cioè prima 
del 1848, voi vedeste i miei caratteri ; ed ora che per noi è pas- 
sato un secolo, non so se vi rammenterete di me e di queste mie 
cifre. Checchessia, una preghiera che calda calda deggio darvi ria- 
prirà i nostri labbri, non i nostri animi. Lavoro intorno a una 
edizione del carissimo e rimpianto Alessandro Poerio (1). Il Tom- 
maseo, da Corfù, mi fa sapere che l'abate Stefani, il quale dimora 
costà, Rue des petits Augustins, 13, potrà avere varianti o scrit- 
ture inedite del Poerio, come potrebbe anche ritenerne il Cobianchi. 
Ma il buon prete, soggiunge il Tommaseo, è uomo di pigrizia a 
lui medesimo maravigliosa. Per la qual cosa a un nostro alpi- 
giano (per freddezza) vorrei metter di costa un etneo, perch'io 
prestamente possa compiere il lavoro. Mi farete dunque cotesto 
singolarissimo favore di trarre scintille da pietra morta, racco- 
gliendo quante maggiori notizie su la stanza che ivi fece Poerio, 
e del come fu preso di amicizia dello Stefani, e di qual parte 
sia della nostra Italia e da quanto tempo vi viva. Così del Co- 
bianchi. La poesia che alla pag. 66 delle Liriche, pubblicate costà 
nel 1843, è dedicata all'amico G. S., io suppongo per l'appunto 
che siano le iniziali dello Stefani, al quale forse furon commesse 
le correzioni delle bozze. Se vi uniste col Montanelli in coteste 
ricerche andrete più spedito, essendo stato amico del Poerio. E 
gli domanderete se fu neWItalia messa a stampa quella poesia 
mandatami per mezzo di Bonghi, diretta a lui, e che comincia : 
Qui dove spira ancor, quaVaura antica — Della sirena ar- 
monioso il nome. A me pare che cotesti versi gliel'abbia potuti 
intitolare nel tempo del Congresso in Napoli degli scienziati nel 



(1) Le poesie edite e postume del Poerio furono dal buon D'Ayala 
pubblicate presso il Lemonnier nel 1852 : una seconda edizione ei ne 
fece nel 1860 a Napoli. 



— Il — 

845. Ringrazierete il generale Pepe delle notizie che pel mede- 
imo argomento mi diede, se pure non sia a quest'ora partito 
Ila volta di Nizza insieme con Damiano Assanti (1). 

Vi prego di salutarmi quanti napoletani e siciliani sieno con 
'oi, sperando che fra l'emigrazione di Napoli e Sicilia non sia 
[uella maledetta separazione, che i Governi han voluto e saputo 
empre promuovere e tener viva. 

Se qualche cosa spiri di men tristo fatemene avvertito, e cer- 
ihiamo almeno di sapere quello che di vero, non di aereo, si fa 
le' luoghi in cui siamo. Piraino vuole recarsi costà fra poco, ed 
illora più a dilungo vi scriverò. Comandatemi, e sempre abbia- 
«mi vostro amico M. D'Atala. 



CCXCIU. 
Michele Amari a Mariano d'Ayala. 

[Parigi, 18 giugno 1®2]. 

Pregiatissimo mio signore. Se rispondo a capo di un 
nese e mezzo alla vostra gradita lettera del 5 maggio, il 
arico di sì lungo silenzio si divida tra Lemonnier e me, 

ne tocchino a lui 40 giorni e a me il resto. E questi 



(1) Damiano Assanti, nato ai 9 luglio 1809 a Catanzaro, fa ascritto alla 
►arte liberale fin da giovinetto, e soffri replicate persecuzioni dal go- 
emo borbonico, daUe quali l'tiltima volta, nel 1847, sfuggi coU'esilio, 
on Guglielmo Pepe, del quale era nipote, andò a Vene2da, e vi rag- 
giunse il grado di colonnello. Andò poi in esilio, e si battè per vendicare 
onore delle armi napoletane con un aw. Soler di Venezia, che aveva 
etto male di queUe e del loro capo. Il dueUo accadde presso a To- 
ino, e il Soler fu lasciato per morto con una palla di pistola, che 
;li si cacciò nel cranio ; ma per miracolo sopravisse alla ferita mor- 
ale, ed io lo ricordo tutte le mattine, solitario e burbero, al Caffè 
sazionale, sotto i portici di Po. L' Assanti prese poi parte all'impresa 
Li Sicilia, e comandò una brigata sotto il Cosenz, combattendo valo- 
orosamente, e distinguendosi neUa giornata del 1" ottobre. Nel 18G2 
esse provvisoriamente la Prefettura di Bari. Nel 1868 fu promosso 
aaggior generale. Fece parte di quattro Legislature (YIII, IX, X, XI) 
el Parlamento italiano, sedendo a destra. Il 6 novembre 1873 fu fatto 
enatore. e mori in £oma ai 27 febbraio 1894, lasciando reputazione 
li valoroso soldato e di schietto liberale. 

2 — Amari, IL 



— 18 - 
pochi giorni che ho differito la risposta non li ho passati 
inoperosi per l'affare di cui mi scriveste, e che anche preme 
a me trattandosi di un compatriotta, un bell'ingegno ed 
un martire. La prima cosa andai dall'abate Stefani, che 
adesso dimora Bue Furstenhourg, 5, il quale mi accolse 
cortesemente, malgrado certe male parole che ci dicemmo, 
che piuttosto gli dissi da due anni addietro, a proposito 
di una discussione politica in cui entrava la Corte di 
Roma, e però, da un canto l'ira e lo sdegno mio e dal- 
l'altro l'amore del buon prete, anzi un tantino gesuita e 
un tantino dilettante, se non collaboratore dell' Univers ; 
ma il comune amore per l'Italia, che i preti non so come 
accordino con quello del Papa, ci spinse a stringerci le 
mani. L'abate Stefani non ha scritti inediti di Poerio, non 
varianti, ancorch'egli avesse corretto le prove della stampa, 
che si fece a Parigi ; e si succiò e si ritirò come una lu- 
maca quando gli domandai notizie biografiche o aneddoti, 
dicendomi non esser passato tra lui e Poerio nulla di 
straordinario né di degno di nota, ecc., ecc. La poesia 
indirizzata a Gr. S. fu scritta, egli credea, per lui, ma non 
vale la pena di parlarne. Insomma, mi rimandò con le mani 
vuote, ed il pover'uomo forse non avea gran cosa da darmi. 
Cobianchi ha il manoscritto originale di Poerio nel quale 
non si trova nulla d'inedito, ma potrebbe servire per con- 
frontare qualche passo che vi sembrasse dubbio, al che il 
Cobianchi si presterà di buonissima voglia, quando gli si 
dica il passo da riscontrare ; ma non intende dare il ma- 
noscritto , che fu d' altronde fedelmente riprodotto nella 
stampa. Egli me l' ha dato con un'errata fatta dallo stesso 
Poerio, e aggiunta ad alcune copie e ad altre no. Non l'ac-j 
chiudo, perchè forse l'avrete e non vorrei ingrossare il 
plico senza prò. Comincia a pagina 6, verso 14, terra, 
terra, ecc. Se vi manca, la tengo pronta ai vostri comandi. 



- 19 — 
Quanto a poesie inedite, il Cobianchi ne sapea alcune fatte 
per una signora inglese, che feri l'animo del poeta. S'in- 
caricò di domandarle destramente; e l'ha fatto, ed oggi 
appunto mi dice che la signora (ora un po' attempatella) 
non rifuggirebbe dallo scandalo di pubblicarle, ma che le 
ha con altre sue carte in Inghilterra, ove le andrà a cer- 
care quando farà quel viaggio, perchè a nessuno vorrebbe 
affidare la chiave. Perciò da questo lato non v' ha da spe- 
rare molto, almeno non da sperarlo prima che esca la 
vostra edizione. Cobianchi, desiderosissimo di raccogliere 
i versi dell'amico, non abbandonerà la traccia. 

Caso un po' simile è quello del Montanelli, che possiede 
due tre componimenti inediti del Poerio, i quali ei si 
propone di pubblicare in qualunque modo ; volontieri ve li 
cederebbe, ma la più parte sono in Italia in luogo da non 
potervisi metter le mani per ora, ed una poesia fatta in 
Venezia pare del tutto perduta. Egli cercherà intanto le 
carte sue di qui, e se troverà qualche cosa l'avrete. Quanto 
ai versi « Qui dove spira ancor quaVaiira antica » non 
sono stati mai pubblicati udVItalia né altrove. 

Eccovi, caro amico, il magro risultamento delle mie ri- 
cerche. Non ho potuto salutare da parte vostra il vene- 
rando nostro generale Pepe, perchè è partito da più tempo 
per Nizza, al par che suo nipote Assanti. Terso gli altri 
compatriotti compierò questo ufficio che mi richiedete, e 
posso assicurarvi che tra i buoni e meno sciocchi è dile- 
guata da lungo tempo quella insulsa ed esecrabile antii 
patia, che faceva disonore ai Napoletani ed ai Siciliani. Il 
nome d'Italia sacro a tutti — e questo è il solo, ma 
incommensurabile progresso che ha fatto la patria — il 
nome, dico, d'Italia unisce adesso in un solo amore i com- 
patriotti nati in qualsivoglia provincia. Così in luogo del- 
l'antica nimistà territoriale non fosse sottentrata la divi- 



— 20 - 

visione, nello scopo no, ma nei modi di arrivare allo scopo 
della nostra rigenerazione ! Mi sanguina il cuore a scriverlo, 
ma questa divisione non ha fatto altro che crescere tra le 
sventure, e le parti si sono andate suddividendo, e le sud- 
divisioni hanno anche adottato nomi di persone a vergo- 
gna comune, talché non basta domandare : repubblica o 
principato ? ma anche : quale repubblica e qual patto fon- 
damentale e quali leggi volete e quali uomini? Ma senza 
questa maledizione della schiatta nostra, noi non saremmo 
insultati dagli oltramontani, che son tanto peggiori di noi 
d'animo e di corpo. Addio. Se vi occorre di scrivermi, vi 
prego di dirmi quale sia la migliore e più recente storia 
del reame di Napoli pei fatti dal ix al xn secolo, e se 
ancora siamo al Giannone e agli Annali del De Meo. Di 
piti, vorrei sapere se siasi pubblicato nulla su la falsità 
delle cronache o squarci di cronache date in luce dal Pra- 
tillo nel 1751, per ambizione di rifare il verso al gran 
Muratori. Vivete felice e credetemi tutto vostro Amari. 



CCXCIV. 
Mariano Stabile a Michele Amari 



[Vichy, 18 luglio 1852]. 



... In quanto poi all'avvenire non bisogna angustiarcene più 
di quanto merita. Abbiamo fatto, chi per un verso chi per uni 
altro, tutto quello che dipendeva da noi per essere utili agli altri, 
anziché a noi. Ci siamo condannati al celibato per non procreare 
altri infelici ; sin che avremo cinque dita ed un po' di cervello 
troveremo certamente a guadagnare un tozzo di pane ; se questo 
anche ci mancasse, lo spedale o la Senna non ci spaventano. Ab- 
biamo la coscienza lieta e tranquilla, e credo che non sia tanto 



— 21 — 

facile di trovare altri esempj di una simile abnegazione. Se il 
mondo è putrido e corrotto, se preferiscono alla libertà dell'animo 
e del corpo la pagnotta e la conservazione della pancia ai fichi, 
non possiamo noi prenderne una malattia. Quando saranno comodi, 
si sveglieranno ; e siccome son persuaso che io dormirò allora 
tutt altro sonno, così mi son messo l'anima in pace, e non voglio 
più angustiarmi di nulla.... Sempre tuo Mariano. 



CCXCV. 
Mariano D'Atala a Michele Amari 

[Firenze, 20 luglio 1852]. 

Ornatissimo signor Amari. Da un mese debbo ringraziarvi, 
ma poiché mi dimandavate , volevo darvi una risposta intomo 
alle Istorie napoletane dal ix al xii secolo. Credo non ignoriate 
la pubblicazione fatta in Napoli da Giuseppe Del Ke de' cronisti 
maggiori, comunque tolti dalla Eaccolta del Muratori la mag- 
gior parte. Pure ne ho scritto ad un amico di Napoli, le cui let- 
tere vengono sempre in lungo ritardo. E scrissi al medesimo 
amico Del Ee. perchè direttamente di Torino, dove si trova, vi 
scriva delle notizie, che a lui fossero note, sull'argomento, così del 
De Meo come del Pratillo. Eingraziando voi delle sollecitudini 
datevi per le poesie del Poerio, intendo anche ringraziare il Co- 
bianchi che, alla vostra lettera, mi sembra uomo pronto ed ama- 
tore caldo di libertà e de' liberi. S' è così, stringetegli forte la 
mano, e voi intanto e di lui e dello Stefani, ditemi qualcosa; 
cioè se sieno dell'estrema o della mezzana Italia (1). E insistete 
per le poesie alla donna inglese, e per quelle del Montanelli. 
Bisognerebbe sapere quando la signora passerà lo stretto e qual 
nome abbia, anche per iscriverne a Londra a qualche amico. Come 
va il ritorno di Santa Eosalia? Fra Siciliani vi sono molti che 



(1) L'abate Grabriele Stefani fa probabilmente veneto, amico al Poerio 
e al Tommaseo, che deve parlarne in qualche luogo delle sue opere. 
Il Cobianchi, probabilmente piemontese e d' Intra, potrebbe essere o 
Lorenzo, o meglio Cesare ; ambedue deputati al Parlamento subalpino. 



— 22 — 

desiderano ribenediziori? Ve ne sono molti deternainati a morire 
neir esilio o rivedere la patria libera ? Ve ne sono che amereb- 
bero sostituire altra dinastia? Fra Napoletani qualcuno è già tor- 
nato.... Le solite scuse : il babbo, la mamma, i figliuoli, i quat- 
trini, la banca, i negozj. Santissime idee, ma di certo raccolte 
sotto il gran manto della patria ; e perchè non pensarci innanzi ? 
Bisogna gittar via il fodero, quando s'impugna la spada della 

libertà e della giustizia. Il credereste ? Anche il P sospira 

la sua bicocca natale, i suoi agi ; eppure è solo, e non gli manca 
nulla. 

In Napoli vi è gran recrudescenza politica : perquisizioni se- 
vere da per tutto ; ed in provincia, massimamente, la soldatesca 
ripiglia le sue furie. E n' è morto un altro nelle prigioni : il po- 
vero Luigi Parisi, valorosissimo maestro. di scherma, con nume- 
rosa famiglia, benché fosse stato messo fuori causa nell'eterno 
giudizio del 15 di maggio. Le elezioni inglesi come sono state 
giudicate in Francia ? Il ministero Derby cadrà, e come si com- 
porrà l'altro ? Quai vaticini della festa del 15 agosto ? Francesi 
e Tedeschi rimarranno nell'Italia centrale ? Kimarrà o pure no 
il Piemonte costituzionale ? Non so veder nulla che possa rassi- 
curarci, non ostante certi paroloni e certe speranze sopra un essere 
collettivo, che per me non sta. Pecore matte, che ridono di Ga- 
lileo scopritore del moto e dell'Inquisizione che lo condanna! Vi 1 
prego di darmi presto la vostra opinione sulla durabilità del ] 
regime piemontese ; poiché non potendo qui menare innanzi la i 
vita, penserei recarmivi. Vi abbraccio. Vostro M. D'Ayala. j 



CCXCVI. 
Michele Amari a Giuseppe Eicciardi 

[Parigi, 11 ottobre 1853]. 

Caì'issimo amico. Quantunque la corrispondenza episto- 
lare non sia il mezzo migliore di trattare l'argomento che 
voi mi proponete, vi risponderò pochi cenni. Da un mese 
in qua ho sentito tanti parlari e parlato tanto io stesso, 



— 23 — 

conchiudendosi tanto poco, ch'io mi vo confermando in 
kiua sentenza ricavata da tutta la storia nostra da Arcadio 
€ Onorio infino all'anno di grazia 1853. Cioè che gli Ita- 
liani han menti più cavillatrici e leggiere degli antichi 
Greci; animi più difficili ad accordarsi; ambizionucce e 
vanità microscopiche , che fanno un brulichìo d' inferno : 
tanti individui, che valgono ad uno ad uno ; e uniti in- 
sieme, nulla e poi nulla. Alcuni anni addietro io pen- 
sava questo dei Siciliani e Napoletani soli, ma adesso mi 
accorgo che a misura che ci avviciniamo alle Alpi, la neve 
non ci guarisce di quella mobilità nervosa. Almeno l'emi- 
grazione è tutta cos'i ; ed un Marcel diventa ogni minchione 
che passato ha l'Alpe : ti vuol sedere a scranna, sputar 
sentenze e regger mondi, non che Italie. Spero che quei giù 
dalle Alpi abbian più giudizio di noi. In somma, la ca- 
gione di questa scappata mia è, che mentre alcuni cerca- 
vano di coltivare un podere mezzo abbandonato e dispu- 
tavano su i modi della cultura, e sopratutto su le persone 
dei gastaldi, ecco che ti viene in mezzo ai piedi la qui- 
stione d'Oriente. Che si farà ? Star con le mani alla cin- 
tola e veder le mosse degli eserciti, come si guarda la pa- 
rata e l'esercizio a fuoco ? Certo che no. In ciò ad un 
dipresso tutti si accordano. Come operare ì In ciò nessuno 
si accorda ; perchè ciascuno vuol effettuare tutte le teorie 
che ha sognato nella sua mente, più Fautorità di legisla- 
tore dittatore per se medesimo o qualche stretto amico 
suo. Il risultamento è, che per anco non si è assentito da 
tutti il programma più ovvio ; cioè : Dove si potrà, facciamo 
da noi : nominiamo una Dieta , che regga sovrana tutti i 
paesi mossi, combatta insieme col Piemonte, con la Francia 
e l'Inghilterra o col diavolo , purché non sia diavolo au- 
striaco ; e cerchi di conseguire il più che si potrà dei tre 
bisogni nazionali : Indipendenza, Unità e Libertà. Se pur si 



— 24 — 
ottenesse l'assentimento comune a questo, rimarrebbe ad 
ordinare come si procacceranno gli effetti. — Io sono re- 
pubblicano unitario, dice il tale, e non mi voglio spor- 
care coi federalisti. Io son uomo di Stato, va bucinando 
tal altro, e cotesto rifritture mazziniane non sono roba per 
me, ecc., ecc. Si è detto di intenzioni di qualche potenza 
e di pratiche appiccate con rifuggiti. Si è ventilata una 
certa trinità italiana, che sarebbe tanto seria, quanto quella 
che noi conosciamo lassù in cielo ; cioè Lombardo- Veneto 
al Piemonte, Napoli e Sicilia a Murat, e l'Italia di mezzo, 
indovinate a chi? al Gran Duca di Toscana, lasciando 
Eoma e la tomba di San Pietro al Santo Padre. Com- 
prendete tutte le ragioni per le quali tal proposta non 
può venir dalla Francia, a chi si attribuisce. A conchiu- 
dere vi dirò, che se si conchiuderà, ve ne avviserò ; che se 
credete far voi, è forza venghiate a Parigi, perchè io non 
mi incarico affatto della corrispondenza. Anzi, se si po- 
tesse, vi darei la mia stanza a Parigi e mi prenderei la 
vostra a Tours finché cesserà questo guazzabuglio. Ci siamo 
intesi? 



CCXCVII. 
Francesco Crispi a Michele Amari 

[Torxien (Malta), 12 ottobre 1853]. 

Ornatissimo signor Amari. Poiché per la forza del fato fui 
sbalzato in Malta, volli, per occupare il tempo, imprendere ir 
questi archivi a studiarvi la storia, che, quantunque fino ai pria- 
cipii del secolo xvi si confondesse con quella della Sicilia, pure 
ha caratteri e tradizioni proprie, e dopo lo stabilimento dell'O. di 
S. Giovanni Gerosolimitano, vita ed interessi assolutamente di- 
stinti. Tuttavia mi avvedo che il paese non può offrirmi abba- 



— 25 — 

stanza a campiere il mio lavoro, e che per la parte del dominio 
arabo bisogna cercarne altrove i materiali. Or sapendo con quanta 
diligenza e profondità vi siete occupato di quel periodo, oso oggi 
pregarvi perchè vogliate indicarmi le sorgenti a cui potrei at- 
tinger notizie, qualora ciò non disturbi l'economia dell'opera che 
pubblicherete sui Musulmani in Sicilia. Sarei molto ardito se vi 
chiedessi tutti quei lumi, che credereste necessari ai miei studi 
sopra Malta ? io non potrei che esservene grato, quando, tenen- 
dovi nei giusti limiti perchè non fosse a voi di nocumento, sa- 
reste così gentile da farmi tanto bene. Comandatemi ove credete 
che io possa e valga. Devotmo vostro F. Crispi-Gexova. 



ccxcvm. 

Embrico Amari a Michele Amari 

[Genova, 14 dicembre 1858]. 

Non posso entrare nella questione, che tu agiti, dell'in- 
fluenza che le razze diverse che hanno, in tempi lontani da noi 
e fra loro, popolato la nostra Sicilia, possono avere avuto suUa 
criminalità attuale, perchè essendo di opinione un po' diversa 
dalla tua, sentomi nell'impossibilità di battermi teco ; se in altri 
tempi ci avrei pensato due volte a rompere una lancia, armato 
bene e di tutto punto, con sì fiero e potente giostratore, pensa 
adesso, che non ho più armi né braccia per impugnarle: quindi 
mi riduco a dire che sembrami voler troppo sacrificare alla moda 
di Thierry, il cercare ancora fenomeni morali derivati da razze, 
che dominarono solo due secoli in un paese, e sparirono, o almeno 
finirono d'influire potentemente da otto secoli e piìì. Volere che 
due secoli di dominazione araba sieno più potenti di otto di do- 
minazioni diverse , mentre poi abbiamo cause attuali e perma- 
nenti per spiegare il maggior numero dei reati, che si trovassero 
nelle contrade, dove gli Arabi furono più numerosi e predomi- 
nanti, sembrami troppo. Ma dalle tavole che ti mandai, se il fatto 
della maggior criminalità di Trapani e Girgenti risulta, Palermo, 
sede e vero focolare d'arabismo, resta nel centro della scala, e 
rappresenta la media della criminalità; cosa che scuote molto 



— 26 — 

l'edificio delle razze. Oltre a questo non bisogna nel giudicare 
della moralità d'un paese o delle parti d'un paese comparativa- 
mente, lasciarsi illudere dalle solite svaporate teorie francesi. Essi 
che hanno dato forme geometriche alla cosa meno matematica 
del mondo, alla criminalità, credono che sotto la forma ci sia la 
cosa ; hanno dato una misura arbitraria dalla pena al delitto, ed 
hanno detto : noi puniamo questi delitti più gravemente, dunque 
è pili immorale chi li commette ; hanno chiamato crime un furto, 
perchè qualificato di rottura di cancelli, perchè 1' hanno punito 
di pena afflittiva ; dunque è più immorale di chi ti ruba il pa- 
trimonio senza violenza, con arte, mentre per me è l'inverso ; e 
per chi giudica non dal titolo il delitto, ma dalla origine morale, 
dalla spinta e da tutte le altre delicate cause, che devono assu- 
mersi come vera base metrica della moralità dell' atto, non tro- 
vasi che unica ed uniforme voce di disapprovazione per queste 
presunzioni statistiche 

Intanto la differenza tra misfatti e deh'tti è posata sopra una 
idea francese, e da questa differenza sorge la differenza dell'ap- 
parente immoralità delle provincie arabo-sicule in paragone delle 
altre ; se tu però fai unica somma dei delitti e dei misfatti, ve- 
drai cambiare i rapporti, e forse t'apparirà l'inverso. 

Comunque sottile, l'argomento che tu arrecchi per diminuire il 
peso del numero dei reati e tenerti a quello dei rei, pur nondi- 
meno, come regola generale, sembrami insostenibile. Dove sono 
più reati, là è maggiore immoralità; il numero dei rei può essere 
elemento grave di dubbio in certe categorie speciali : nel generale 
la proposizione diretta non puossi niegare. Cento cagioni possono 
influire per accrescere il numero dei complici, ed una può essere 
tutta moralizzante, cioè meno audacia dei rei, più vigilanza del- 
l'autorità, più difficoltà di commettere il reato, o sfuggirne la 
punizione 

Godo come d'una gloria nazionale che hai compiuto l'erculeo 
lavoro, che tu solo potevi ideare e compiere. Questo sarà un mo- 
numento siciliano, per una contraddizione originale dovuto a chi, 
dicesi, non pensa più che ci è una Sicilia, ma piuttosto una non 
so che provincia, di non so che Italia ; quasiché l'Italia sia senza 
le Provincie, e per esserci Italia non ci possa essere Sicilia. Pensando 
come nel 1853 sono mutate le parti, e ch'io che nel 1837 era 



— 21 — 

lUiiledetto da te come un italianista, oggi debba lottare con te 
pel municipalismo, la mia testa si confonde, e dico in me stesso : 

Vanità delle vanità e siamo tutti vanità Comunque siasi, 

io municipalista e tu italianista, io siciliano sino alle unghie e 
tu italiano sino alla punta dei capelli, siamo fratelli, ed io ti 
amo come vecchio amico ; come autore del Vespro e della Storia 
(ìc'iìi Arabi, ti venero come onore di Sicilia : come vittima del- 
l'ira borbonica, ti venero come martire della causa siciliana di 
Sicilia, ti metto tra i padri della patria ; e, quello ch'è vera ca- 
parbietà mia, ti spero uno dei più franchi sostenitori della sua 
indipendenza, quandoché sarà. Tu sarai italiano, e credo esserlo 
anch'io, ma sempre aspetterò leggere cogli occhi miei o sentirlo 
colle mie orecchie e dalla tua mano e dalla tua bocca, che per 
essere italiano un siciliano debba prima prendersi il battesimo 
napoletano : se questo non mi dirai, allora fra me e te non ci sarà 
altra differenza che quella che ci è tra l'uomo che ama la cen- 
tralizzazione francese, e quello che ama la federazione americana. 
Perchè di Repubblica, di Re, di Costituzioni A. B. C. poco mi 
importa, e poco me ne curo. Daterai libertà vera e indipendenza 
provinciale : toglietemi Parigi e la legislazione minuta unica, e 
l'amministrazione concentrata, e poi datemi repubblica o monar- 
chia, chiamatemi provincia, stato, cantone o come volete, e poco 
m'importa. Ma dopo tutto questo si è il meglio : siate con Maz- 
zini, con Balbo, o con Gioberti, o con Cattaneo, o con Manin, 
anche coi Napoletani, ma siate onesti e tolleranti, ed io vi sono 
fratello. Se siete intolleranti, non vi odierò per questo, ma vi 
compiangerò, amandovi. Te però amo ed ammiro e non compiango, 
perchè tu sei il mio antico Michele, ed io il tuo immutato Embrico 
Amari. 

CCXCIX. 
Felice Le Monnier (1) a Michele Amari 

[Firenze, 10 maggio 1855]. 

Spero che non tarderete ad inviarmi il seguito dell'origi- 
nale, quantunque mi troverò forse fra poco in un impiccio grande 



(1) Felice Le Monnier nacque a Verdun il 1° dicembre 1806, e mo- 
andosi restìo allo studio, fu dal padre allogato presso un amico ti- 



— 28 — 

per la stampa della vostra opera ; perchè siamo minacciati d'una 
nuova legge sulla stampa, l'con censura preventiva alla napole- 
tana ; ed ho saputo ieri dal Procuratore regio stesso, che peu s'en 



pografo, e a poco a poco giunse ad essere proto. Nel 1831 parti di 
Francia coll'idea di piantare una officina tipografica in Grecia, ma la 
morte improvvisa di un compagno lo trattenne a Firenze, dove entrò 
come proto nella tipografia Passigli, Borghi e Comp. Fondò poi la 
ditta Felice Le Mounier e Comp. , e poi di li a breve operò per 
conto proprio, cominciando col Discorso sulla Storia (V Italia di Giu- 
seppe Borghi, che si stampava, come allora molto usavasi, per associa- 
zione a fascicoli. Noto, come fatto rilevante per quei tempi, che il 
Le Mounier dava all'autore 840 franchi al fascicolo (1000 lire toscane). 
La sua splendida carriera di editore cominciò nel 1843 eolV Arnaldo da 
Brescia del Niccolini, ch'ei fece stampare a Marsiglia. Ne fece tirare 
2000 copie, e le sdaziò a Livorno come carta bianca, che pagava più 
che lo stampato ; poi le fece entrare in Firenze in botti da caffè (vedi 
Vannucci, Bicordi di Q. B. N., i, 137). Jj Arnaldo, naturalmente proibito 
ma che pure tutti acquistavano, fece la sua fortuna, e allora mise mano 
alla Biblioteca nazionale (il titolo gli fu suggerito dal Salvagnoli) co- 
minciando dalle Opere del Niccolini, e continuando con quelle del 
Leopardi, del Giordani, ecc. Nel corso della sua vita di editore ebbe 
qualche molestia dal Governo toscano, per es. per le Poesie del Giusti 
e per gli Scritti del Verri ; ma lo ricoperse l'egida di suddito fran- 
cese, e la benemerenza acquistatasi con belle e buone stampe verso 
la cultura italiana. Proseguendo arditamente per la sua via, arricchì 
di utili opere ristampate o originali la sua collezione, la quale aspetta 
ancora chi degnamente la illustri e ne tessa la storia, profittando del 
carteggio di lui depositato nella Biblioteca nazionale di Firenze, non 
essendo da tenersi in alcun pregio il libro di Camillo Raineri Biscia, 
Opere della Biblioteca nazionale pubblicate dal cav. F. L. M. e Successori 
descritte e illustrate, Livorno, Vigo, 1870, dove non tutte le pubblicazioni 
sono registrate, e le illustrazioni sono per lo più puerili e senza sugo. 
Negli ultimi anni della sua vita il Le Mounier ebbe qualche traversìa, 
specialmente per essersi dato a speculazioni industriali : formò allora 
la Società Successori Le Monnier, che ancor dura, e della quale ebbe 
alcun tempo la direzione. Mori ai 27 giugno 1884. Veggasi su di lui, 
Aurelio Gotti, Di F. L. e della Biblioteca nazionale, Firenze, Cellini. 
1885. Fu uomo di bell'aspetto, di culti modi e di piacevole conversazione. 
Prima di finire, un aneddoto. Gran rincalzo alla sua fortuna, quand'ei 
venne in Firenze, fu il matrimonio con una ricca vedova {la soraAnnina, 
come la chiamavano gli amici, al modo stesso che di lui dicevano il 
sor Felice) che si era innamorata di lui, ma che non fu un modello di 
fedeltà e lo tormentò poi non poco colle bizze e coi nervi. Quand'essa 
morì, il Le Mounier incaricò l'amico Andrea Maffei di farle l'iscrizione, 
e questi un giorno gliela portò e gliela lesse, ma non si poteva far 
rilevare colla voce, come si capiva , a causa dell'iniziale maiuscola, 
leggendola, che nella chiusa: Qui la depose il marito Felice, quest'ul- 
timo era nome e non aggettivo. I due vecchi amici, che non erano 
stati davvero felicissimi mariti, si guardarono e risero di cuore. 



— 29 — 

est fallu ch'io non fossi stato processato per la pubblicazione del 
primo volume 

Inutile ripetervi che la censura napoletana non ha permesso il 
primo volume. Neppure i librai di Sicilia si azzardano a chiedere, 
quantunque là vi sia un po' più di larghezza. E se vedeste quel 
che mi scrissero i librai napoletani, raccomandandosi per l'amor 
di Dio a non comprometterli parlando loro della vostra opera ! 
Non bisogna pensarci... per ora. Con Roma è meno difficile sfon- 
dare, ma le sono miserie. H romano non compra libri. 

Ora comincia un po' la Lombardia (nulla ho venduto in Pie- 
monte !), ma non saranno cento copie in tutto. Insomma, io mi 
contenterò se non avrò fatto un affare a carico. Ma lasciamo stare 
queste malinconie, che sono fuor di tempo. Pensiamo a finir l'opera 
al più presto possibile 



ecc. 

Michele Amari a Celestino Bianchi (l) 

[ Parigi, 5 agosto 18^J. 

Pregiatissimo signore. Usando la cortese profferta fat- 
tami da lei, le cWeggo di dar nello Spettatore questa let- 
tera: nella quale, si riconfortino i lettori, non ripiglierò 



(1) NeUo Spettatore italiano, giornale che sotto la direzione di Cele- 
stino Bianchi sorse a Firenze nel 1855 e durò fino al 1859, al quale 
coUaborarono i migliori toscani di quel tempo, ed io coUa solita sigla 
D. P. vi mandavo Corrispondenze letterarie dal Piemonte, apparve a 
capitoli un lungo lavoro di Eevolao Hdbiebi, che poi nel 1^6 fa rac- 
colto in un volumetto daUa tipografia Barbèra, Bianchi e Comp., col 
titolo : Apologia di Giovanni da Precida, ricerche storico-critiche. Il 
Eubieri prese a difendere validamente il suo eroe : « Sia pure — ei 
scriveva — che il Precida non avesse una parte tanto efficace quanto 
già si suppose, nel siculo Vespro ; ma ciò non offre ragionevole motivo 
d' aggiungere ch'ei vi avesse e prima e dopo una parte ostile non 
solo, ma anche si turpemente ostile da essere indegna, non che di 
un onesto cittadino, fin del più inverecondo raggiratore » . E chi — 
soggiungeva — «e chi vorrà prender ansa alle prove deU'awenire dagli 
esempi del x)assato, quando gli sarà fatto credere che quel che finora 



— so- 
da capo la vita e costumi di Giovanni di Precida. Quan- 
tunque il signor Rubieri abbia difeso il valente salerni- 
tano con calore, con arte e largamente, e' non mi occorre 
rispondere ; parendomi che i fatti e le interpretazioni alle- 
gate non distruggano punto il mio concetto, e che il pub- 
blico possa giudicare benissimo senza avere a percorrere 
un altro fascio di stampe. D'altronde, la lite non merita 
ormai tanto strepito ; non contendendosi più del mito 
storico, ch'io fui condotto a demolire, ma di un ultimo 
frammento, che altri vuol conservarne. Quel Precida ideale, 
taumaturgo del Vespro, è confinato con Medea e Mirra 
alle scene del teatro. Il Precida della storia, statista di 
gran valore per certo, va egli ritratto, a modo mio, come 
un capitan di ventura, ovvero a modo del sig." Rubieri, 
come un leale partigiano degli Svevi, cui le apparenze ac- 
cusano di avere abbandonata la bandiera della rivoluzione 
siciliana, appunto perchè i nemici noi tentavano e gì' in- 
vidiosi lo voleano metter da canto ? In tali termini, ci si 
badi bene, va ristretta la disputa. 

Dopo questo primo punto, mi preme di chiarirne un 
altro. Io ho cagione di ringraziare l'avvocato del Precida 
per molte generose parole dette a mio riguardo ; ma non 
inghiottirò un'amara recriminazione eh' ei mi porge bene 
inzuccherata. Sapete perch'io mi messi a levare i pezzi della 



ebbe fama d'integerrimo amico dei popoli, non ne serbò che la larva, 
e fu meschino cerretano nell'opera e fedifrago usuriere nel core? ». 
Terminando il suo scritto, il Eubieri arguiva che l'Amari fosse stato 
cosi severo contro il Procida per non esser questi nato in Sicilia: il 
che desumeva dall' aver chiamato e il Procida e il Loria « stranieri 
gittatisi nella siciliana rivoluzione » . E qui — conchiudeva — « e qui 
non più come critici, ma come italiani, non possiamo astenerci dal 
deplorare altamente che anco l'Amari, uomo di tanta autorità per let- 
terarie e cittadine virtù, partecipi all'errore di quelli che, nati a Pa- 
lermo o a Messina, reputano straniero chi nacque a Salerno o a Scalea; 
errore che fu e sarà sempre infausto ai nazionali nostri destini ». E 
l'Amari rispose con questa nobile lettera, che fu inserita nel n. 30 
dell'annata 1* dello Spettatore. 



- 31 — 

fama del Precida ? Perchè costui nacque in Salerno e non 
in Sicilia; perch'io ho nelle vene, senza accorgermene, 
certa rabbiuzza, che mi porta a lacerare gli italiani di Terra- 
ferma. E la prova è chiara: al capitol tale, pagina tale 
della Guerra del Vespro, Giovanni di Procida e Euggier 
Loria son chiamati stranieri. 

Ma sì, Genovesi, Pisani, Fiorentini, Veneziani, Milanesi, 
Napoletani, Siciliani, e continuando così tutto il nostro 
Dizionario geografico, che altro furon tra loro, se non stra- 
nieri e nemici, nel xm secolo e nei precedenti e nei se- 
guenti, fino alla passata generazione ? Quel sentimento la- 
tino eh' io notai, credo il primo, in una parte d'Italia verso 
i tempi del Vespro, splendè come fuoco fatuo; servi di 
simbolo contro gli Oltramontani, non di legame tra i nostri. 
La coscienza italiana dei nostri sommi, di Dante, di Ma- 
chiavelli, d'Alfieri, non scese alle moltitudini ; non è stata 
mai palpabile né popolare innanzi questi nostri tempi. 
Adesso è principiata un'epoca memorabile ed unica nella 
storia d' Italia ; un movimento che non sappiamo misurare 
abbastanza, camminando noi stessi. Ma trasferirlo ai tempi 
andati, sarebbe errore uguale al negarlo in oggi; come fece 
chi definì l'Italia nome geografico, su la fede degli Annali 
del Muratori e A(M' Almanacco di Gotha. 

S'io non vo ripreso perchè evitai un anacronismo di 
linguaggio, merito molto meno il supposto, niente felice, 
del signor Rubieri, Mi son trovato talvolta tra le faccende 
pubbliche, ho stampato qualche scritto politico, le opinioni 
mie sono note a molti in Italia ; e non parmi aver mai 
dato segni d'idrofobia municipale. Affatto il contrario, se 
mal non mi appongo. Rimane a vedere se ogni italiano 
sia obbligato, poi, a tenersi la peste perchè gli viene da 
un'altra città d'Italia; ed a lodare semplicemente tutti i 
morti e vivi nati tra le Alpi e il Lilibeo. Michele Amari. 



— 32 — 

CCCI. 

Giuseppe La Farina a Michele Amari 

[Torino, 28 settembre 1855J. 

Carissimo Michele. . 



Passiamo alle cose pubbliche. Ciò che tu mi dici nella tua let- 
tera, è ciò che pensa qui quasi tutta l'emigrazione siciliana, me 
compreso. Essendo quindi pienamente di accordo, è inutile fra di 
noi la discussione. Qui lavoriamo in questo senso. Di Murat non 
v'è alcuno fra' nostri che voglia saperne; fra' Napoletani son 
contrari Imbriani, Del Re, Pisacane, Cosenz, De Virgili, Mauro, 
Plutino, Delle Piane, Carrano, Spaventa, ecc. Incerto Conforti. 
Favorevole, ch'io sappia. De Lieto e forse Romeo. Massari crede 
di avere il pensiero intimo dell'Inghilterra, e caldeggia Murat e 
l'indipendenza siciliana. La piccolissima chiesa siciliana di Ge- 
nova (ridotta ad un celebrante e due accoliti) vaneggia con Maz- 
zini. In breve comparirà in Sicilia un loro proclama eh' è una 
vera stoltezza, perchè s'ingiuria la Francia e l'Inghilterra quando 
appunto abbiamo bisogno di loro. A neutralizzarne l'effetto dentro 
l'isola e fuori v' è un altro proclama che ti acchiudo, ed al quale 
sarebbe bene dare costà una qualche pubblicità, non foss'altro 
nell'emigrazione. Se potessi parlarti avrei ancora molte cose da 
dirti, ma per lettera non ti posso dir altro che questo : l'Impe- 
ratore assicura l'Inghilterra che non darà la mano a Murat, se 
non nel caso che il trono di Napoli sia vacante; l'Inghilterra, 
nella eventualità di Murat a Napoli, lavora a far accettare altro 
principe in Sicilia. Ciò che ti dico non è una supposizione, ma 
un fatto. In quanto al Ministero piemontese, esso preferirebbe i 
ducati, non che a Sicilia, alle Due Sicilie. Il re credo pensi di- 
versamente 



— 33 — 

CCCII. 

Michele Amari ad Atto Vannucci 

[Parigi, 20 novembre 185ó]. 

Mio caro Vannucci. Sotto specie di domandarmi favore, 
;u me ne offri, ed ecco che non fo lo schizzinoso ad ac- 
ettarlo (1). La tua del 31 ottobre mi è giunta tanto più 
gradita, quanto me la recava quel nostro angelico Malen- 
ihini, che ho riabbracciato con infinito piacere. Duolmi non 
3oter conversare più sovente secolui, legato come sono da 
quella catena del Catalogo dei manoscritti arabi della Bi- 
)lioteca, la quale mi tiene accanto a un palo cinque ore 
il dì per 5 franchi, cioè molto meno di quel che ci vuole 
)er vivere miseramente a Parigi. Quel po' di tempo che 
mi avanza, non basta a condurre i miei propri lavori con 
a celerità eh' io vorrei, e questa è la maggior maledizione 
iella mia povertà. Ma andiamo al soggetto. 

Pria di tutto, due opere, che potrai facilmente trovare 
costì, serviranno a mostrarti ov' io trovai la storia che ho 
ripigliato. L'uua è il volume Arabie dell' Univers Pitto- 
resque, opera seria, messa in una raccolta di compilazioni 
)uone e triste. La scrisse M."" Noél des Yergers, mezzano 
)rientalista, ma erudito di gran vaglia (2), una diecina di 



(1) Si allade qui al bell'articolo : Dei recenti studi guW antica civiltà 
arabica e della storia dei Musulmani in Sicilia di Michele Amari, che il 
Vannucci scrisse alla comparsa del primo volume dell'opera, e fu in- 
serito neìV Archivio Storico, nuova serie, tom. iii, parte 2*, estr. di p. 42. 

(2) Del Noel Des Vergers (Giuseppe Maria Adolfo) orientalista ed 
struscologo, nato a Parigi il 2 giugno 18(6, riferiamo la necrologia che 
l'Amari scrisse di lui nella Gazzetta Ufficiale del 2 febbraio 1867 : 

< Debbono gli Italiani volgere un pensiero aUa tomba di Noel Des 
Vergers, trapassato in Nizza il 2 gennaio ; e debbo io ricordare il pie- 
toso ufficio a' miei concittadini, per quelle relazioni che mi legavano 
aU'illustre estinto : la comunanza di alcuni studi, la socialità nell'Ac- 
cademia d'Iscrizioni di Francia ; la memoria deU'accogUmento umano 
ed affettuoso ch'ei mi fece, al par di altri uomini di lettere firancesi, 

3 — Amari, II. 



— 34 - 
anni fa. Yi raccolse tutto quel che s' era detto della stori 
generale degli Arabi e dell'islamismo. L'altro lavoro pii 
compiuto su questo argomento è la Storia di Maomett 



quand'io riparava, e per tanti anni, in Parigi ; l'amicizia che ne s( 
guitò ; la riconoscenza del lavoro ch'ei mi procacciava nei giorni pi 
calamitosi deU'esilio. 

« Gli studi dell'erudizione latina ed orientale e dell'archeologia spii 
gevan questo dotto straniero, fin dalla sua prima gioventù, a frequen 
viaggi in Italia. Gli scavi delle tombe etrusche, intrapresi in compi 
gnia del rinomato Alessandro Fran(;ois da Firenze, lo portavano a pi 
lunga dimora ; tanto ch'egli divenne possessore di stabili a Rimini 
riguardò l'Italia come seconda sua patria. E come tale ei l'amò. No 
ostante che i suoi amici politici d'oltr'Alpi, dico i liberali modera 
del 1830, chi per consuetudini religiose e mene clericali, chi per ve^ 
chie tradizioni diplomatiche, tutti per dispetto contro la dinastia n( 
velia, fieramente nimicavano l'Italia libera ed una, il Des Vergers d 
venne, dal 1859 in poi, caldo fautore del nostro risorgimento nazionali 

« Del rimanente, io non mi fo a segnalarlo come uomo politico, sii 
bene come erudito, alla gratitudine del paese. Poiché i suoi lavoi 
pregevolissimi per dettato nitido ed elegante, investigazioni profonc 
e critica penetrante, ma senza arzigogoli, riguardano la più pari 
l'Italia antica e del medio evo. Dopo aver scoperto, insieme col Frai 
90ÌS, l'ipogeo centrale della pianura di Volsci e non pochi altri, 
cominciava a stampare la grand'opera intitolata : V Etrurie et les Etn 
sques, Parigi, 1862-64, voi. 1° e 2° ìn-S", e voi. 3° in-folio con magn 
fiche tavole colorate. Al tempo stesso egli cooperava, per incarico ( 
Napoleone III, alla pubblicazione delle opere del grande archeolog 
Bartolomeo Borghesi, che gli era stato amicissimo, e insieme avevai 
coltivato l'immenso campo dell'epigrafia romana. La Vie de Marc A 
rèìe, d''aprhs les monuments épigraphiques (voi. i, in-8°, Parigi, 186( 
V Elude biographique sur Horace (Parigi, 1855, in-12") e un gran nume: 
di articoli sparsi nella Nouvelle Revue Encjiclopédique, ueW Athenceu 
frauQais, nella Encyclopédie moderne e nella Nouvelle Biographie unive 
selle (Paris, Didot). concernono per lo più la storia e le antichità it 
liane anteriori all'èra volgare ; e attestano la dottrina e l'operosil 
dell'autore. 

« Ma avviato anche agli studi orientali, vi aveva ei già riporta 
meriti non mediocri, pubblicando la Vie de Mahomet par Aboulfèd, 
testo arabico, traduzione e note (Parigi, 1837, in-8''), quando ine 
minciò a fornire materiali e lumi di erudizione alle cose nostre d 
medio evo, con la Histoire de VAfrique et de la Sicile, par Ebn-Klu 
doun, testo arabico, traduzione e note (Parigi, 1841, in-8'') e col e 
ploma arabico della chiesa di Monreale, stampato nel Journal Asiatiq 
dell'ottobre 1845 e corredato di traduzione e di un breve saggio st 
rico su le condizioni dei Musulmani di Sicilia verso l'anno 1183. E 
saggio storico è anch'esso V Arabie, pubblicato dal Des Vergers n( 
l' Univers pittoresque, e parecchi altri articoli delle collezioni citate 
sopra illustrarono le istorie e le biografie orientali non meno egregi 
mente che le cose etrusche, le romane e le siciliane ». 



- 35 - 

e del cali fato, scritta in tedesco da M/ Weil (1) bibliotecario 
Heidelberg, che narra diligentemente i fatti esteriori, 
senza che arrivi a scoprire i fatti generali. Di ciò l'han 
biasimato i critici, e un olandese, orientalista e grande in- 
gegno, il prof. Dozy di Leyda (2), lo notò appunto metten- 
dovi a riscontro un pensier mio, del quale or ora mi oc- 
correrà di far parola. Weil con rara sincerità ha accettato 
le mie idee generali; ha lodato il mio libro; onde non 
vorrei che un giornale italiano ripetesse l'osservazione che 
accennai, e che torna a scapito suo. 

Su la storia particolare della Sicilia musulmana y' ha il 
lavoro di Heinrich, del quale io parlo nell'introduzione. 
Non mi par compilazione volgare ; esatta, rapida, ordinata, 
espressa in ottimo latino, ti darà precisamente la misura 
di quel che si sapea sull'argomento pria delle mie ricerche. 
È bene anche ricordarti i giudizi di giornali stranieri. H 
primo, che fu dato dal Reumont — di Firenze (3) — nella 



(1) Gustavo "Weil, celebre orientalista tedesco, nato ai 25 aprile 1808, 
bibliotecario e poi professore (1861) di lingue orientali in Heidelberg. 
Pregevoli sono le sue opere sulla Letteratura poetica degli Arabi (1S3>7), 
sulle Leggende bibliche dei Musulmani (1845), la Storia dei Cali fi (1846), 
la Storia dei popoli islamiti (1866), non che V Introduzione storico-critica 
al C'orano, la traduzione delle Mille e una notte (1837-1866), e l'opera 
su Mohamed der Prophet , sein Leben und teine Lehre (1^3). Mori ai 
29 agosto 1889. 

(2) Di Raimondo Dozy, l'Amari, che molto lo stimava e lo amava, 
scrisse una Necrologia (nei Transunti deU'Accad. dei Lincei, serie 3*, 
voi. IH, pag. 251) troppo lunga per essere qui riferita. Il Dozy era 
nato in Leyda ai 21 febbraio 1820. La sua operosità nel campo degU 
studj orientali cominciò a ventidue anni col Dictionnaìre des tioms dea 
cètements chez les Arabes (1815), e seguitò fino a tarda età col Supplé- 
ment aux dictionnaires arabes (1881), che fu detto il Ducange arabico. 
Ricordiamo anche il Glossaire des mots e»pagnols et portugais dérioéa de 
Varale (1869), gli Scriptorum arabum loci de Abbadidis (1816-57), le Re- 
cherehes sur Vhistoire et la littérature de V Espagne au moyen-àge (1881), e 
la classica Histoire des Afuaulmans d' Espagne jusqu' à la conquète de CAn- 
dalousie (1861), ecc. Mori a Leida, ov'era professore di storia, ai 29 a- 
prile 1883. 

(3) Alfredo von Eeumont è qui detto di Firenze, perchè da lunghi 
anni ivi dimorante e quasi divenuto fiorentino e italiano per stud.j e 
affetti, ma era nato ad Aquisgrana ai 15 agosto 1808. Entrato in diplo- 



— 3G — . 
Gazzetta d'Atigshourg di gennaio o febbraio, non 1' ho ma 
letto. Mi dicon che biasimi le digressioni su la storia d 
Sicilia anteriore, e su quella della penisola contemporanea 
alla dominazione musulmana. In vero questa è la spina ch( 
ha punto i cattolici ; né posso meravigliar che se ne la 
gnino. Ma l'accusa sa di sagrestia ; né mi par seria stori 
camente parlando. Vien poi l'articolo frettoloso di M.'" Renai 
nel Débats del 25 agosto ultimo ; e quello (ma questo viei 
prima) di Perrens nella Bevue des Beux ATondes del 
l'aprile 1855, pag. 430 e seg. Parole generali di due fran 
cesi, l'uno de' quali non volle, l'altro non seppe pescan 
al fondo. Fin qui resta sola critica importante quella d 
Weil nello Heidelberg Jahrhucher, 1855, nn. 44, 45, pa 
gina 687 e seg. Questa ho letto tradottami da un amico 
Loda appunto ciò che mi aveva appuntato Reumont; as 
sente, come dissi, alle vedute generali; corregge tre < 
quattro tra date e nomi, ed ha ragione. 



mazia nel 1829, era venuto segretario d'ambasciata a Firenze, e pò 
nel '36, a Roma, e si nell'una come nell'altra città, salvo qualche intei 
vallo, dimorò fino al '43. Più tardi (1851) fu ministro residente prus 
siano a Roma, Firenze, Modena e Parma, e durò in tal ufficio fino a 
1860 ; tornò poco appresso in patria, dove mori ai 27 aprile 1887. Am 
l'Italia, ma quella del passato, e ne illustrò la storia politica, lette 
raria e artistica nei suoi scritti. Dopo il suo richiamo, per i suoi la 
vori e per le molte amicizie ogni tanto visitava l'Italia, e l'ultim 
volta ch'ei venne gentilmente a trovarmi, lo traeva a Roma non s 
quale solenne ricorrenza ecclesiastica, forse il Concilio. A Firenze er 
conosciutissimo, anche per la sua bruttezza, ch'ei però faceva dimei 
tìcare colla squisita cortesia dei modi, colla sua conversazione, dott 
insieme e spiritosa. DeUe molte opere sue ricordiamo le seguenti, oltr 
la raccolta Italia (1838-40): Bomanisch. briefe von einem Fiorentini 
(1840-44); Die Carafa von Madaloni (1851); Beitrcige z. ital. Geschich 
(1853-57); Die Gràfìn von Albany (1860); Geschichte der Stadi Eom (1867-70 
Lorenzo de'' Medici il Magnifico (1883); Geschichte Toscana^ s (1886-87 
Biographisce Denkblutter (1878); Vittoria Colonna (1881); Gino Cappo 
u. seine zeit (1880), ecc. ; e in italiano, oltre molte memorie neWArchiv 
storico, le Tavole cronologiche e sincrone della storia fiorentina (1841-75), 
libro Della diplomazia italiana (1856), la Bibliografia dei lavori pubb 
coti in Germania sulla storia d^ Italia (1863), e i Saggi di storia e lelter 
tura (1881). Vedi su di lui Hugo Loersch, Zur Erinnerung an A. v. 1 
Aachen, Kaatzer, 1887. 



— 37 — 
Passando alla esamina che tu vuoi fare, la prima che 
si dovrebbe, a parer mio, in tutto il lavoro storico, noterò 
ch'io ho dovuto toccar due serie di fatti. Prima gli este- 
riori, come persisto a chiamarìi, della storia di Sicilia 
avanti, durante e appresso la dominazione musulmana. Se- 
condo, i generali della società musulmana. I fatti esteriori, 
come sai, dàn merito d'annalista, gli altri di storico. Nella 
prima serie, di che non posso far la rassegna in una let- 
tera, ti basterà riscontrare l'opera mia con quella di Wein- 
rich. Vedrai sempre il risultamento dei nuovi testi sco- 
perti, ovvero corretti con l'interpretazione filologica e critica. 

Per far la storia dei Musulmani in Sicilia occorrea saper 
quella di casa loro. Che eran le colonie d'Affrica conquista- 
trici della Sicilia? Che era il popolo conquistatore del- 
l'Affrica? Che erano le istituzioni religiose e civili che il 
formarono ? Quanto all'Affrica si sapea : il tale occupò tal 
paese l'anno tale ; poi fa ucciso ; poi venne quest'altra di- 
nastia, ecc. Ma la storia propriamente detta , le forze e 
passioni, le istituzioni, le fasi principali di quelle colonie 
d'Affrica, si ignoravano. Appena si era detto in questi ultimi 
vent'anni da M.' Des Yergers nell'introduzione ad Ibn Khal- 
dfuì. e da Grayangos nella Storia dei Musulmani di Spa- 
gna (1), che l'antagonismo di schiatta tra Arabi e Berberi 

(1) Don Pasquale de Gayangos, orientalista spagnuolo (n. 21 giu- 
gno 1809), studiò l'arabo a Parigi col De Sacy ; dopo essere stato in- 
terprete per le lingue orientali presso il Ministero di Stato, divenne 
professore nell'Università di Madrid nel 1843. L'opera di lui qui ram- 
mentata {The history of the Mahommedan dynasties in Spaiti) fu edita a 
Londra (1840-43) in due volumi. Al Gayangos dobbiamo anche la pre- 
giata traduzione con aggiunte della Storia della letteratura spagnuola 
del Ticknor, un saggio intitolato Language and Literatur of the Mori- 
»cos (1839), la Historia de los rtyes de Granada (1842), 1' edizione neUa 
raccolta del Eibadeneyra dei Librot de Caballerias (1857) e degli Eacri- 
tores en prosa anteriore^ al siglo xv (1860), la pubblicazione delle Carte 
illustrative la storia d'Inghilterra e di Spagna durante il regno di 
Enrico Vili (1870-80) e il Catalogo dei manoscritti spagnuoli del British 
Mttseum. 



— 38 — 
cagionò di molte rivoluzioni in Affrica e Spagna e in Sicilia. 
Ma come lo si manifestò, quali condizioni economiche o 
fatti legislativi soffiassero nel fuoco, quali fossero state le 
vicende generali della lotta, sì tra le due schiatte nomi- 
nate, sì tra le due frazioni principali del ceppo arabico, 
ninno l'avea detto. L'Affrica dal vii al x secolo avrà sì 
magri annali, storia no : ed io ho abbozzato la storia. A 
taluno parrà digressione ; e in vero se quella storia non 
mancava, bastavano a me poche parole. Ma in mezza pagina 
non si può riassumere un ordine di avvenimenti ignoto, e 
forza è dargli un po' di sviluppo. 

Lo stesso dirò degli ordini generali de' Musulmani . . 



Sugli ordini 

generali de' Musulmani avverti ch'io non li ho voluti 
porgere tutti insieme , ma sviluppare a misura che ope- 
rano negli avvenimenti da me raccontati 



Questo metodo è stato lodato da 

Aug. Thierry ; ma non scriverlo, perchè l' ha fatto in con- 
versazione con me e pochi altri ; né so bene scevrare il 
giudizio dalla cortesia ; ne in ogni modo vorrei citare uno 
scrittore sì illustre su le parole che gli sfuggono. Mi è 
parso metodo al tempo stesso logico e artistico. Quelle fila- 
strocche di appendici su la legislazione e i fatti generali, 
che ti poneano nel secolo passato Giannone e gli inglesi, 
spezzano e snervano. Già la storia moderna, opera di scienza 
più che di arte, guasta abbastanza il mestiere di Tacito 
e di Tito Livio ; e quindi il difetto si dee correggere o 
celare il meglio che si possa : tu lo notasti, ed a ragione, 
nel primo tuo giudizio. In parte è colpa mia, in parte ne- 
cessità. La colpa mia — cioè di non aver fatto tutto quel 
poco che saprei per la forma — si può scusare coi mate- 
riali che ho alla mano, le croniche magre e rigide degli 
Arabi, delle quali, ti ricordi, mi lagno nella introduzione 



— 39 - 
i pag. XXVII, e un'altra volta nel corso del primo volume. 
5e accetti le scusanti, dillo ; in ogni modo taglia e per- 
soti senza pensare che mi ami e eh' io ti amo ; perchè il 
rero e l'arte vanno innanzi a ogni altra cosa. Ed io sin- 
ceramente, com' è mio costume, te ne ringrazierò. 

Sul tasto delicato della religione e del papismo va piano, 
e ne prego. Non vorrei che il dir la verità, in occasione 
lei mio libro, ti attirasse su le spalle tante vipere rab- 
)iose e velenose. A me non nocciono le morsicature loro, 
na a te lo potrebbero in cotesto paese, che fa rapidi pro- 
gressi neir intolleranza religiosa. D'altronde, quanto piìi 
Rulleranno e calunnieranno, tanto peggio per loro. Io sga- 
lascio dalle risa a vederli sì allegri cantar vittoria perchè 

mandarini della scienza in Francia e altri paesi transal- 
)ini, e i pubblicani di tutta l'Europa e i soldati e i prin- 
cipi, spaventati della rivoluzione e del socialismo, stendon 
oro la mano. Il secolo , in fondo , è molto più ateo del 
secolo passato ; e al far dei conti, verso il 1899, i nostri 
successori il vedranno. Però non dir poco né molto di quella 
diatriba della Civiltà Cattolica. 

Avrai veduto su i giornali che la Società orientale di 
Germania ha pubblicato nello scorso ottobre il primo 
fascicolo dei miei testi arabici su la Sicilia. È di 256 pa- 
gine, eh' entro sei mesi spero far arrivare a 6 o 700, e 
compiere la raccolta. I testi fanno almeno un altro volume 
del Berum Italicarum Script., e li ho stampati in arabo, 
non in latino del medio evo ; mendicando aiuto dagli stra- 
nieri, e togliendomi il sonno dagli occhi e il pane dalla 
bocca 

Come sai, io pubblicherò la versione italiana con note 
ecc., quando troverò un editore che me ne dia tanto da 
poter vivere, mentre che io metto in carta la versione. Ma 
tu mi risponderai che porto vasi a Samo quando ti rac- 



— 40 — 
conto le condizioni del letterato italiano, che non abbia 
altro patrimonio fuorché la penna. Tu lo sai meglio, o 
peggio degli altri; e quanti il sanno, in patria ovvero 
esuli, al par di noi due ! E quando avremo una patria ? 
Dimenticavo avvertire che la storia letteraria della Si- 
cilia nell'epoca bizantina, della quale io feci il quadro, non 
era stata trattata specialmente, nò, credo, in opere gene- 
rali. Per buona fortuna di entrambi, la carta comincia 
mancare alla vanità dell'autore. Addio dunque. Saluta af- 
fettuosamente il Vieusseux e gli altri amici che si ricordin 
di me. Amari tuo. 

cecili. 

Giuseppe La Faeina a Michele Amari 

[Torino, 22 aprile 1856]. 

3Iio caro Michele.. .. Ti scrissi altra volta alcune pratiche aperta 
con qualche alto personaggio riguardanti la nostra povera Sicilia 
seguì uno di quei voltafaccia, che son cosa comune e consueta ir 
politica, ma che non per questo cessano d'esser cosa bruttissima, 
Ora sono nuovamente ricercato, e par che il vento torni a spiran 
a noi favorevole. Parlando con te non farei alcun mistero, ma 
scrivendo, comprenderai benissimo, che non posso usare la mede- 
sima chiarezza ; mi fido dunque alla tua penetrazione, perchè ti 
intenda ciò che io non ti dico. Sventuratamente io qui mi trov( 

solo Bisogna quindi che io faccia senza dir nulla a 

nessuno, e quindi col pericolo di sentirmi accusare di ambizione 
di presunzione e cose simili. Ora a me pare che sia giunto ì 
tempo di non istarci più con le mani in mano, ed ho ripigliate 
l'antico mestiere, secondato stupendamente dal E..., mio intimis- 
simo da dodici anni. Quando la minestra sarà sul punto d'essen 
scodellata, io ne parlerò ai nostri conterranei, e se ne vorranno 
mangiare ne mangeranno, se diranno che scotta, li manderò a fars 
benedire, e farò da me. Don Kuggiero (1) e Raeli (eh' è l'anima d 
quel corpo) sono al fatto di tutto; e quel vecchio venerando mi ìu 



(1) Ruggiero Settimo, esule a" Malta. 



— 41 - 

mostrato una fiducia che lusinga molto il mio amor proprio. Come 
comprenderai benissimo però, io non son tanto minchione da com- 
promettere un nome, che bisogna tener circondato del prestigio che 
ha acquistato. Sarà il Dio delle tragedie greche, che interverrà a 
tempo e luogo opportuno, e che rimarrà dietro le scene, se la 
tragedia sarà fischiata. Or desidero da te una risposta categorica 
e sollecita a questa mia domanda : dato il caso di un tentativo 
sull'isola, ed in condizioni che dir potrei eccezionali (cioè con forze 
e mezzi quali giammai de' nostri tempi si sono adoperate: e qui 
è bisogno far giuocare la tua penetrazione) metteresti tu il tuo 
nome in un manifesto, il quale non sarebbe una delle solite chiac- 
cherate, ma una qualche cosa che si somiglerebbe a' decreti pro- 
posti un tempo dal nostro Tommaso ? 

S'intende già che tu dovresti leggerlo prima, ma mi importe- 
rebbe fin d'ora sapere la tua opinione sulla cosa in genere. Non 
credere, mio caro Michele, che io, perchè ti scrivo con questa 
franchezza, reputi agevole l'impresa della quale ti parlo ; no, io 
ne vedo tutte le difficoltà, e so benissimo, che questo vento che 
ci soffia di poppa, domani ci potrebbe soffiare di prora. Ne ho 
veduti troppi di questi cambiamenti meteorologici istantanei, per 
farmi illusione; quindi tutto il mio edificio si poggia sul sup- 
posto, che durino per qualche tempo le condizioni atmosferiche 
delle quali ti parlo. 

Kispondendo a questa mia dimmi se di questi tempi vedi Manin; 
dimmi anche se hai veduto Pallavicino, e dammi notizie di Mon- 
tanelli Un abbraccio di tutto cuore del tuo G. La Farina. 



CCCIV. 
Giuseppe La Farina a Michele Amari 

[Torino, 13 maggio 1856]. 

Carissimo Michele. So bene che di questi tempi io Eon sono 
sempre completamente padrone della mia testa, ma non credevo 
poi d'esserlo sì poco da scrivere cose che non ho mai immaginato- 
La tua lettera mi fa cascare dalle nuvole. Ti ho invitato io a 
cambiare di opinioni politiche ? Ti ho esortato io a dare un calcio 



— 42 - 
airunitk e alla repubblica, ed a fare adesione al principato pie- 
montese ? A scanso di equivoci ti dico adunque che io sono uni- 
tario e repubblicano ; ma che metto l'unità, come ho detto e stam- 
pato cento volte, al di sopra della repubblica. Ciò in quanto alla 
dottrina. In quanto alla pratica applicazione, io sento il dovere di 
dar mano ad una rivoluzione in Sicilia, qualora s'insorga non in 
nome di un principe o di una dinastia^ ma in nome d'Italia 
indipendente ed una. In altri termini io credo poter tacere ciò 
che desidero, non mai proclamare ciò che non desidero. Credo 
inoltre che se il Piemonte piglierk l'iniziativa della liberazione 
d'Italia e della sua unificazione, per quanto i tempi comporte- 
ranno, bisogna non solamente non contrariare, ma anche aiutare il 
Piemonte. Ti dico da ultimo che il manifesto del quale ti par- 
lava non conteneva e non poteva contenere alcuna rinunzia ai 
propri principj ; non era uno dei consueti fervorini , ma un vero 
editto penale pel tempo della rivoluzione. Se dopo queste spie- 
gazioni tu continui a credere che noi siamo in due vie diverse, 
vaglia per non detto tutto quanto è stato detto. Non ti niego che 
mi sarebbe dolorosissima questa separazione, ma come fare ? Se- 
condo me il tempo d'operare si avvicina, e saresti forse del mio 
parere se sapesti quanto io so. M'importava moltissimo darti sol- 
lecitamente le spiegazioni che ti ho dato ; or dico come Ferruccio : 
« andiamo dove ci chiama la voce della patria e la nostra for- 
tuna ». 

Tu triboli costà co' signori del Catalogo, io tribolo qui col mio 
editore, che paga ad intermittenze. 

Saluta gli amici tutti, e ricevi un abbraccio di cuore dal tuo 
aff.mo La Farina. 



cccv. 

Vincenzo Salvagnoli a Michele Amari 

[Firenze, 11 settembre 1856]. 

3Iio riverito signore. La vostra bella prefazione al Botta, oltre 
ad avermi molto instruito, mi ha fatto nascere un pensiero che 
non voglio tacervi. Voi dovreste fare una prefazione alla Storia 
dei popoli marittimi d'Italia, scritta da Giovan Battista Fa- 



— 43 — 

lucci (1). Mi pare ancora che dovreste farvi quelle note che cre- 
lereste opportune per correggere, dichiarare e integrare la nar- 
azione. Oltre a ciò sarebbe bene il citare i docunoenti di nuovo 
coperti, ed anche i più importanti riprodurre. Io procurerei che 
1 sig.' Le Monnier facesse questa seconda edizione dell'opera, nella 
[uale vorrei assicurati i vostri interessi. E volentieri m'obbligherei 

far la biografia del Fanucci. Vi prego dirmi il parer vostro su 
[uesto mio pensiero. Vi prego pure dirmi perchè il Fanucci, sì 
tiraato e citato dal Pardessus, non è nominato dal sig."^ Cherrier 
la voi ben conosciuto, come ho visto nella sua bella Istoria. Datemi 

vostre nuove, che spero buone. Tali me le auguro, perchè vi 
lesidero ogni bene, e prego il cielo che favorisca sempre il vostro 
ralente ingegno e degnamente ricompensi la vostra virtù. E io vi 
;arò grato se mi avrete fra i vostri migliori amici. V. Salvagxou. 

CCCVI. 
Ermolao Kubieri (2) a Michele Amari 

[Firenze, 29 novembre 1856]. 

Egregio signore. Sono io che debbo ringraziare la S. V. per la 
•ortesia, dirò più, per la generosità con cui le è piaciuto acco- 



(1) n Fanucci, del quale qui parla il Salvagnoli, era nato a Pisa 
nel 1756. Fu uno di quegli eruditi chequi in Pisa formarono un forte 
nucleo, seguaci delle idee del secolo xviii e volterriani, dei quali gli 
ultimi rappresentanti sopravvissero alla caduta dell'Impero napoleo- 
nico. Scrisse snW Istoria militare pisana e dettò parecchie vite, fra quelle 
iegli Illustri pisani. L'opera sua principale è la qui accennata Storia 
■lei (re celebri popoli marittimi d'Italia, la quale, benché scritta nello 
itile del tempo e faticosa a leggersi, per l'età in che fa dettata non 
manca di merito. Durante il dominio napoleonico il Fanucci fu fatto 
professore di diritto commerciale nell'Università di Pisa, ma non si sa 
che insegnasse o lo fece solo per brevissimo tempo. Forse in servizio 
dell "insegnamento dettò un trattato tuttora inedito Della giurisprudenza 
marittima universale e particolare, libri tre. Fu avuto in grande stima 
dal Pardessus, che a lui si rivolse quando compilava la sua Collection des 
loif maritimes, e si conserva tuttora la corrispondenza corsa fra loro 
intorno a tal materia, dal 1821 al '25. Il Pardessus stesso cita onore- 
volmente il dotto pisano nell'opera sua. Quand'ei mori, nel 1834, fu 
seppellito in San Francesco, ma una memoria e un busto di lui furono 
collocati nel Camposanto pisano. 

(2) Nacque in Prato ai 21 febbraio 1818 di famiglia originaria fran- 
cese (Rouvière) venuta in Italia ai primi del secolo xviii, da padre 
medico e che nel '99 soffri la prigione per la causa liberale. Rimasto 
orfano giovanissimo, fece gli studj a capriccio e rinvigorì la nativa 



- 44 — 

gliere le mie osservazioni critiche intorno a Giovanni da Precida. 
Io non attendeva meno dal bellissimo animo suo, e sebbene sa- 

indipendenza del carattere. A vent'anni pose mano a un poema, che 
aveva per soggetto Napoleone, pel quale ebbe conforti dal Niccolini ; 
poi ad un dramma sul Tasso, che offrì a Gustavo Modena, il quale lo 
consigliò a ridurlo di versi in prosa. A questi drammi aggiunse un 
Cid (1844), un Francesco Valori (1848), una Eleonora da Toledo e una 
Bianca Cappello. Quando apparve il Primato del Gioberti ne scrisse una 
confutazione, propugnandovi l'unità nazionale e la distruzione del po- 
tere temporale, che non fu stampata, sebbene a questo scopo andasse 
in Corsica e a Parigi : viaggiò poi per varie parti d'Italia, e assistette 
in Roma ai primi fatti di Pio IX, confermandosi nella sua fede anti- 
papale. Nel '48 si arruolò fra i volontari, e fu, alto com'era della per- 
sona, portabandiera del 2» battaglione fiorentino, e in tale qualità si 
trovò alla giornata di Montanara, come pure a quelle di Sommacam- 
pagna e di Villafranca. Tornato in Firenze stampò il dramma Alessan- 
dro IH, anch'esso contro il papato, ch'ei mostrava eventuale amico 
della libertà italiana solo pel proprio vantaggio; e fu collaboratore del 
Nazionale. Nel decennio ebbe ufficj civili in patria, esercitati con zelo e 
disinteresse, e poi ritiratosi a vita privata, attese agli stiidj, scrivendo 
V Apologia di Giovanni da Procida, inserita dapprima nello Spettatore, 
ove sono anche altri articoli suoi d'arte e di storia, come anche nella 
Rivista di Firenze del Vannucci. Nominato dell'Accademia dei Geor- 
gofili, prese parte a una quistione allora dibattuta sulla mezzeria, 
difendendola contro il Eidolfi ; e alla controversia sulla proprietà lette- 
raria e d'invenzione. Fra queste scritture di soggetto economico, spe- 
cialmente importante, e utile a consultarsi anche 'oggi, è una memoria 
Sulle condizioni agrarie economiche e sociali della Sicilia e delle Maremme 
toscane. Ascritto alla parte democratica, preparò il rivolgimento del 
27 aprile, e nel libro Storia intima della Toscana dal 4 gennaio 18.59 al 
30 aprile 1860 (Prato, Alberghetti, 1860) narrò quanto ei fece cogli 
amici suoi pel trionfo della idea nazionale, contro opinioni e intenzioni 
più timide e ristrette. Il Governo provvisorio toscano lo mandò com- 
missario a Prato, poi lo fece sottotenente e segretario dell'Ulloa, ge- 
nerale dell'esercito toscano, e membro della Consulta di Stato. Prato 
lo elesse suo rappresentante all'Assemblea toscana, e in essa e fuori 
fu dei più caldi fautori dell'unione col Piemonte. Nel '60 fu rieletto 
dalla città nativa, deputato al Parlamento italiano ; nel '64 fu rappre- 
sentante del III Collegio di Firenze, che gli conservò il mandato an- 
che nelle elezioni del '65. Votò , in generale, colla Destra perchè ferma- 
mente monarchico, ma si serbò indipendente e come alieno dai partiti, 
sicché non sostenuto né dagli uni né dagli altri, alle nuove eiezioni non 
riuscì deputato, e dopo d'allora non volle più ritornare alla politica 
attiva. Si adoperò invece indefessamente come assessore nel Consiglio 
comunale a vantaggio di Firenze, dal '68 al '75. Eovesci di fortuna 
lo richiamarono al lavoro, e allora attese a scrivere e pubblicò le 
Storia della poesia popolare italiana (Firenze, Barbèra, 1877), il racconto 
D''Italia in California (Firenze, Civelli, 1878, 2 voi.), la narrazione sto 
rica Francesco Sforza (Firenze, Le Mounier, 1879, 2 voi.). Morì ai 22 ot 
tobre 1879, lasciando riputazione di somma rettitudine, e raccoman 
dando la sua fama ad opere di non scarso valore, y. su di lui Apoll( 
Lumini, La vita e gli scritti di E. R., Firenze, Ademollo, 1883. 



- 45 - 

pessi che guerra non doveva essere, ne intendessi essere mai stata 
fra noi, pure mi piace riceverne sì grata conferma dalle sue stesse 
labbra. 

Sarà inutile che le dica come anch'io, al par di Lei, riconosca 
l'autorità di un magistrato superiore ad ambidue noi, e come ne 
attenda il giudizio, dispostissimo anch'io a recedere dalle mie 
opinioni, appena un più limpido raggio di verità, da qualunque 
lato si parta, venga a provare che errai. 

Più lungo discorso reputo inutile a me e tedioso a Lei ; e perciò 
mi limito a confermarmi di Lei, egregio signore, pregiatore ve- 
race E. RUBIERI. 

CCCVII. 
Michele Amari a Felice Le Monnier 

[Parigi, 7 novembre 1^6]. 

Carissimo amico. Avrete veduto l'Apologia di Procida 
del Rubieri. Gli rispondo oggi che risponderò in alcuna 
novella edizione. D'altronde la debbo fare, perchè si trovano 
fatti nuovi e importanti in una cronica pubblicata di re- 
cente, a mia proposta, dal Duca di Luynes, e in uno squarcio 
di Sanuto o Dandolo, che uscì in una « Eivista " di Torino, 
ma io non V ho potuto avere alle mani. Ci penserem l'anno 
venturo. 

Intanto ecco un affare per voi. Il dott. Maestri (1) da 



(1) Pietro Maestri nacque in Milano ai 23 febbraio 1816; studiò ed 
esercitò l'arte medica. Nel '48 prese parte all'insurrezione di Milano, 
e di poi si unì alla parte più avanzata, adoperandosi al trionfo di 
questa cogli scritti nel giornale La Voce del Popolo. Col Fanti e col 
Eestelli fu, negli ultimi giorni della libertà milanese, eletto del Co- 
mitato di difesa, e col Eestelli sottoscrisse la Relazione sugli ultimi 
tristissimi fatti, che è accusa atroce e ingiusta contro Carlo Alberto. 
Venne allora in Toscana e a Roma ; collaborò al giornale La Costi- 
tuente italiana, e fu rappresentante della Eepubblica romana e nego- 
ziatore dell'unificazione presso il Governo provvisorio toscano (23 feb- 
braio '49). Poi emigrò in Piemonte e in Francia, ove si diede a coltivare 
gli studj statistici, dei quali pubblicò saggi utili e lodati, in lingua 
francese e in italiano : VAnnuario economico-politico (Torino, Libreria 



— 46 — 
Milano, dimorante a Parigi, ha fatto, come saprete, molti 
studj e varie pubblicazioni in fatto di statistica, sopratutto " 

industriale, dell'Italia Adesso 

egli ha compiuto in italiano il lavoro di cui alcuni squarci \ 
furono pubblicati, come dissi, in francese ; e, col titolo di | 
Statistica dell' industria italiana, vuol darlo alle stampe \ 

nel paese. Vi accomoda così fatta opera? .; 

. . . . Kispondete come vi piaccia a me o al Maestri,' 
dottore in medicina, 14, rue Cadet. Quel che posso assi-: 
curarvi è, che Maestri va noverato tra gli uomini più gè- ' 
nerosi e più onesti : un vero galantuomo. I suoi lavori: 
statistici sono stati applauditi da tutti con ragione ; e non ; 
può essere altrimenti dei parti d'un ingegno così maturo, 
e d'una coscienza così scrupolosa. Non v' ha una sillaba 



Patria, 1852), V Annuario economico-statistico delVItalia j)el 1853 (Torino, 
Ferrerò e Franco), ecc. Nel '59 tornò in Italia e appartenne ai Cac- 
ciatori delle Alpi: e finita la guerra, si ridusse di nuovo a Parigi, dove 
continuando nei suoi studj e alienandosi sempre più dalla politica 
attiva, mise assieme un libro sulla Francia contemporanea (Milano, 
Daelli, 1863). Collaborò col Correnti a quella bella pubblicazione del- 
V Annuario statistico italiano, che, pur troppo, apparve a luce solo due 
volte, nel '58 e nel '64 (Torino, Tipogr. letteraria). Nel '61 fu posto a 
capo della Direzione di statistica, allora creata nel Ministero d'agri- 
coltura e commercio, ed è suo vanto l'aver fondato un istituto così 
utile e che ha reso e rende tanti servigj. Diresse in tale qualità il Cen- 
simento del 1861, del quale stese la Relazione ; e poi diresse e pubblicò 
molte altre statistiche speciali : dell'industria mineraria, delle acque 
minerali e potabili, dei bilanci comunali e provinciali, della naviga- 
zione, delle Casse di risparmio, delle Società commerciali, ecc. Fu poi 
anche direttore dell'Economato generale. In occasione dell'Esposizione 
universale di Parigi del 1867, pubblicò un importante volume intito- 
lato: L^ Italia economica , tradotto poi anche in italiano, con continua- 
zione per gli anni '68, '69, '70. Preparò il Congresso internazionale di 
statistica tenuto in Firenze nel '67, e meritò le lodi dei rappresentanti 
dei varj Stati che vi presero parte. Nel '63 e nel '69 fu mandato dal 
Governo a rappresentare l'Italia ai Congressi di Berlino e dell'Aja. 
Morì, dopo breve malattia, il 4 luglio 1871. G. Sacchi ne disse le lodi 
alla sua morte nell'Istituto Lombardo, (v. Rendiconti, iv, 457); ai 
3 dicembre 1873 nel cimitero di Milano fu posto a lui un medaglione 
con epigrafe, e Tcllo Massarani lesse una eloquente Commemorazione 
(Tip. Bernardoni), dove dell'estinto amico degnamente sono ricordate 
così le virtù dell'ingegno come quelle dell'animo. 



— 47 — 
di politica. Non sono ignudo tavole di cifre, ma comparata 
descrizione dello stato presente delle nostre manifatture, 
preceduta da un breve cenno storico di ciascuna. Addio. 
Amari vostro. 

CCCVIII. 

Conte Michele Amari (1) a Michele Amari 

[Genova, 15 dicembre 1856]. 

Mio carissimo amico. La gentile tua lettera a me diretta, 
alla quale domani risponderò con Torrearsa e Marano (2), e l'an- 
tica amicizia che sin dalla nostra gioventù ci lega, mi incorag- 
giano a manifestarti qualche cosa che risguarda da vicino il nostro 



(1) Il conte Michele Amari di Sant'Adriano, omonimo, non parente 
del nostro, fratello ad Emerico, del quale già dicemmo, e capo d'una 
famiglia tutta devota a libertà, nacque in Palermo ai 22 giugno 1803. 
Fu nel '36 Decurione di Palermo, nel '48 Intendente a Messina. Quando 
il Cordova si dimise da ministro delle finanze, ei gli successe ai 23 gen- 
naio '49. < In quel tempo di grandi incertezze e non lievi difficoltà, 
scrive il Torrearsa {Bicordi, ecc., pag. 612), il potere non era am- 
bito, e non fu quindi facile trovare chi si avesse voluto sobbarcare 
all'enorme peso del portafoglio della finanza ; e solo per il suo patrio- 
tismo, cedette alla fine alle nostre premure, il conte Michele Amari ». 
Presentandosi alla Camera, scrive il La Farisa (ii, 146), « parlò timido 
e modesto e fu accolto dalle voci : coraggio, coraggio. E coraggio per- 
sonale ei ne aveva, e di conoscenze amministrative e finanziarie non 
difettava > . Durò in ufficio fino al 15 febbraio, quando si formò il Mi- 
nistero Butera. Caduta la rivoluzione, emigrò a Genova coi fratelli e la 
famiglia, circondato dal rispetto e dall'affetto dei compagni di sventura. 
Garibaldi, entrato che fu in Sicilia, lo fece suo rappresentante a To- 
rino, e in tal ufficio, godendo anche la stima e la fiducia di Cavour, 
giovò efficacemente alla causa della Sicilia e dell'Italia; poi fu a Pa- 
lermo consigliere di Luogotenenza per l'Int«mo. Ai 7 gennaio 1861 venne 
eletto senatore ; fu prefetto a Modena, a Como e a Livorno, per ultimo, 
consigliere della Corte dei Conti. Einunziato quest'ufficio, si ridusse 
in patria a vita privata, e mori a Palermo ai 7 gennaio 1877. 

(2) Pietro Marano nacque in Catania ai 14 aprile 1814. Prese parte 
alla cospirazione del 1887 e fu mandato a domicilio coatto in Sulmona. 
Preparò coi migliori patriotti la rivoluzione del 1848, e Catania lo 
elesse suo rappresentante al Parlamento con quasi unanimi suffragi. 
Nel Ministero Torrearsa del 13 agosto non volle accettare l'ufficio di 
Ministro dell'Interno e Sicurezza pubblica, ma soltanto quello di Di- 
rettore, finché, cedendo alle istanze dei colleghi e degli amici, l'occupò 
definitivamente ai 12 novembre. Ma la malferma salute e certa sua 
timidezza di carattere l'obbligarono ad uscirne agli 8 gennaio 1849, 
« perdendo cosi il Ministero (scrive il La Farina, ii, 104) uno dei 



— 48 — 

paese. Il Congresso dì Parigi, le vuote ma risonanti parole di 
Cavour ed il minacciare del giornalismo inglese e francese, parve 
aver detto ai popoli d'Italia, e particolarmente a quelli di Sicilia 
e Napoli : insorgete ; ed agli esuli : mostratevi vivi. 

Allora venne in mente a qualcheduno dei nostri di voler ricor- 
dare nuovamente, e forse per la centesima volta, all'Inghilterra 
i diritti nostri, e gli obblighi suoi a far godere alla Sicilia le 
sue antiche libere istituzioni. Si scrisse un Memorandum da 
poter contentare ogni siciliano di qualunque opinione si fosse, del 
quale una copia se ne spedì a Malta a Euggiero Settimo chie- 
dendo il suo assentimento, ed altra copia si faceva girare ai de- 
putati e pari del 1848, che erano qui e a Torino, onde, ottenuto 
il loro consenso, scriverne in Toscana ed a Parigi agli altri col- 
leghi. Ma la prudenza ci consigliò non andare oltre, dapoichè 
taluno negava il suo consentimento per non essere stato consul- 
tato il primo. Altri non intendeva concorrere in opera che non 
era Unitaria Mazziniana^ altri si negava perchè Sabaudo. 

Abbandonata perciò ogni ulteriore pratica, e ritornati alla solita 
inerzia, fummo scossi dagli ultimi avvenimenti di Sicilia, e si 
considerò allora che, qualunque si mostrasse, rea o buona, la for- 
tuna a' Siciliani, la diplomazia avrebbe messo sempre mano in 
pasta, e quindi sarebbe stata utile una qualunque carta da ser- 
vire di occasione e pretesto a chi vorrebbe favorire la Sicilia. 
Nissuno di noi ha un carattere officiale da poter proferire parola 
a nome dei Siciliani, ma è dovere d'ogni siciliano alzare la sua 
voce quando può essere intesa. Si pregò Torrearsa, il quale asso- 
ciandosi a mio fratello Emerico, scrissero un breve Memorandum ; 
e sottoscrivendolo, l'uno qual Presidente e l'altro qual Vice-Pre- 
sidente della Camera dei Comuni del 1848, l'inviarono a Londra 
per presentarsi al Ministro. Ma questo non basta ; e bisogne- 
rebbe una voce viva ed energica e sapiente ; bisognerebbe la voce 
di Michele Amari. La tua voce e l'opera tua, mio carissimo, ora 
sarebbe utilissima. Cosa mi rispondi ? Ma qualunque sarà la tua 
risposta, abbimi sempre per tuo aff.mo amico Michele Amari. 

membri che più riunissero l'amore ardentissimo della libertà colla 
prudenza e col senno, e al quale non mancava che la facilità della 
parola e più fiducia in sé stesso. » Caduta la rivoluzione, emigrò a 
Malta e poi a Genova, ivi dandosi al commercio. Tornò in Catania nel 
1865 e vi morì ai 15 gennaio 1885. 



— 49 — 

CCCIX. 

Michele Amari a Giuseppe Eicciardi 

[Parigi, 12 maggio 1857]. 

Carissimo amico. Con molto piacere ho riveduto i vostri 
aratteri dopo un lungo silenzio, del quale è mia la colpa. 

mi rincresce il contrattempo letterario ed economico 
flsieme, del quale mi fate parola, di che nulla io sapeva, 
on leggendo tutti i giornali della città e non praticando 
lolto coi nostri compatriotti per mancanza di tempo. 

Di La Farina non ho lettere da tempo lunghissimo ; so 
h'è stato ammalato e che lavora sempre lottando con la 
)rtuna. Quanto a me, la solita vita. Salute di ferro, a 
ispetto della uggiosa Biblioteca e del noioso e mal pagato 
ivoro che vi fo. Sono pubblicati a quest'ora, o lo saranno 

pochi giorni, i testi arabici su la Sicilia, piti di 700 pa- 
ine di arabico, che copiai due volte, e spesi qualche 100 
-anchi per mandarli per la posta, ecc., senza averne in 
lerito altro che 10 copie e la corona del martirio. Ho 
ominciato una carta comparata della Sicilia antica, arabica 
attuale; nella quale il Duca di Luynes metterà il ri- 
coutro dei nomi antichi. Continuo il mio 2<* volume della 
toria, dico dei Musulmani, che è presso alla fine; il vo- 
ime, non la storia, di che resta un altro volume pesan- 
Lssimo per le materie, e perchè lo debbo fare dopo averne 
langiato il prezzo da tre o quattro anni. 

Di quando in quando gitto uno sguardo al Mezzogiorno 
er vedere come stia re Bomba, e mi par che abbia qualche 
nno di vita. Però aspetto tempo a rifregare la politica ; con- 
into che io sono che la politica italiana per adesso sta 

4 — Amasi, II. 



- 50 - 
tutta nel regno di Napoli, e che fino alla maturità di unj 
rivoluzione in Napoli saranno parole perdute, tutte quelli 
che potremmo far qui tra noi e con gli stranieri o coi nostr 
fratelli, dormigliosa parentela di laggiù. 
Addio, vivete felice ed amatemi. Amari vostro. 

PS. Da gennaio in qua ho durato un po' meno di stenti 
in grazia d'una lezione d'italiano, che ho dato tre volte li 
settimana. Un'ora e mezza o due perdute, e sei f ranch 
guadagnati. 

CCCX. 

Michele Amari à M. le Eédacteur de la Gazette d'Augsbour^ 

[Paris, 12 mars 1858]. 

Monsieur le Eédacteur. Yotre numero du 7 renfermi 
une correspondance de Londres, relative aux réfugiés pO' 
litiques, dans laquelle on fait allusion à des propos qu 
auraient été tenus par M. Teleki et par moi dans un re 
staurant de Londres (1). Or je n'ai pas quitte Paris une seul( 



(1) Quest'era la corrispondenza inserita nella Gazzetta d^ Augusta i 
riprodotta dal Oalignani del 10 marzo 1858: « I giornali inglesi pre 
tendono di sapere tutto, e nonostante Mazzini è, secondo loro, va 
filantropo calunniato dalla Polizia del continente, mentre ^gli altri ri 
fugiati non sono che un corpo di ciarloni inoffensivi. E certo cb 
l'Inghilterra dà più importanza all'arrivo delle legna o del carbone 
che al riposo d'Europa. La stampa inglese dunque è ignorante, o flng 
di esserlo, intorno al fatto che i membri della Marianne, che soni 
quasi tutti francesi od italiani, si riuniscono regolarmente a Ilolbor) 
ed in Leicester- Squar e, e là pubblicamente predicano rivolta, preda 
menti, ed assassinj politici, come confermano i discorsi e gli scritl 
di F. Pyat, Taliandier, Vincent, Amiel e RibeyroUes, e tutti sott 
l'egida delle leggi inglesi. Mazzini e tutti i mazziniani sono membi 
della Marianne, ed Orsini fece delle letture in alcune adunanze di dett 
segreta Società. Tutti gli emissarj spediti in Francia dalla Mariani 
sono italiani, scelti a scopo d'ingannare la Polizia francese. 

« Polacchi e Cartisti con falsi passaporti si sono sparsi in Frane: 
per lo stesso fine. Tutta questa gente, ritornando a Londra, si vani 
dei tiri giuocati alla Polizia francese, e noi udimmo un giorno in ui 



- 51 - 

jouriiée, depuis le court vojage que je iis en jauvier 1855 
pour des recherclies historiques au British Museum et à 
la Bodlejenne d'Oxford. Je n'ai jamais dine à Londres avec 
M. Teleki , et je ne connais d'autre personne de ce noin, 
que l'honorable comte Teleki accrédité auprès du gouver- 
nement frangais par celui de la Hongrie (1848-49), pendant 
que j'étais chargé d'une, mission semblable par le gouver- 
uement de la Sicile. L'erreiir de votre correspondant me 
parait d'autant plus complète que les seuls émigrés ita- 
liens qui portent mon nom de famille sont, si je ne me 
trompe, messieurs le comte Amari et frères — tous de mes 
amis — résidants depuis longtemps en Piémont, et aussi 
peu habitués que M. Teleki et moi-méme à abuser de 
' hospitalité d'une nation étrangère. 

Yeuillez accorder, je vous prie, à cette explication la 
méme publicité que vous avez donneo à la correspondance 
le Londres, et agréez mes civilités. M. Amari. 



CCCXI. 

Michele Amari ad Atto Yannucci 

[Parigi, 28 maggio 1858]. 

Atto carissimo. Da più d'un mese io dovea scriverti per 
ingraziarti dell'articolo che hai dato nella Bivista (1) su 
miei Musulmani, e dell'affettuosa premura con che mi 



(steria a Londra un racconto di questo genere fatto daU'italiano Amari 
daU'ungherese Teleki-Sandor, davanti a parecchi rifugiati francesi, 

eduti ad una tavola vicina. 
« n Comité Révolutionnaire non è nuUa di meglio della Marianne, e 

>er quanto possa in pari;e differirne per i suoi soggetti, è precisamente 

dentice per quello che riguarda la scelta dei suoi agenti >. 
(1) La Bivista di Firenze, giornale allora compilato dal Vannucci, col- 

'aiuto di alcuni amici. Della storia dell'Amari si parla nel voi. in, 

»g. 161, 260. 



— 52 - 
mandasti un estratto dell'articolo, che avea già letto per 
favore di G. Carini. Ma tu sai che una lettera è delle im- 
prese più difficili a compiere, per chi tien la penna in mano 
dall'uno all'altro crepuscolo per accattarsi il pane o sod- 
disfare ai doveri reali o immaginarj dello scrittore ; però 
mi scuserai del ritardo. Il giudizio tuo e degli altri com- 
patriotti è la sola ricompensa che ambisco, perchè se tac- 
ciono gli oltramontani me ne curo un fico, e se lodino o 
facciano biasimo, lo stesso. Chi non parla italiano è nostro 
nemico, o strida in oui o in yes o in ja o in qualsivoglia 
altro suono barbarico. Nimistà politica, letteraria, dei grandi 
e degli infimi, dei dotti e degli ignoranti, di chi ci ingiuria 
e di chi ci regala lodi e buoni augurj a modo proprio 
suo « Godi, Oltralpino, poiché se' sì grande - con baionette, 
cannoni, vapori, telai, borse, filosofia retrograda e super- 
stizione rincalzante, che tornerà il tempo di questa Italia, 
povera, sanguinaria, miscredente e discorde. Ma io dimen- 
ticava che devo acchiudere la lettera a Le Mounier e che 
su questa corda canterei un mese continuo. Abbiti una 
stretta di mano e un bacio fraterno, mio caro Vannucci, 
in merito di quel che hai scritto per me con piti amore 
forse che giustizia e supplendo egregiamente del tuo ai 
miei difetti. Amari tuo. 



CCCXII. 

Michele Amari al Barone Casimiro Pisani 

[Parigi, 24 ottobre 1858J. 

Casimiro carissimo. S'io non vi ho scritto, ne voi a m( 
da lunghissimo tempo, son certo che non sia men salda 
viva in entrambi l'amistà, cominciata da un terzo di secoh 
e qualche anno di più ; che, sia detto tra parentesi, e cift 



— 53 — 

\entevole nella vita umana, ed anche significante nella 
.....lia d'un popolo. Ci conoscemmo giovanetti, ed or siamo 
alle soglie della vecchiezza ; non ci arriviamo ne l'uno né 
l'altro per via sparsa di fiori, ma possiamo tenere il viso 
levato e stringerci la mano senza arrossire l'uno dell'altro ; 
anzi possiamo compiangere tanti altri coetanei, che si cre- 
dono son creduti più felici di noi. 

Quando rifletto su la gravità con la quale il nostro se- 
colo chiama se medesimo positivo, non so tenermi dalle 
risa. Positivo, perchè si logora l'animo e si sporca la co- 
scienza ad acquistare di che mangi un piatto o due più 
delicati, di che orni la camera di poltrone e tappeti, e di 
che compri palloni di seta aimati di acciaro per mentire 
i fianchi della moglie. E un animale li bastona seduto in 
alto, per grazia di Dio ; uno stormo di cornacchioni li as- 
sedia e molesta, in nome di Dio; umili, tremanti fan di 
cappello a tutti i birbi, sol che lor diano agio ad arric- 
chire. Oh il bel positivo e la verace sapienza! Povertà, 
sei molesta, ma non cosi minchiona ! 

Figuratevi con quanta gioia sentii parlare di voi dal 
giovane Rudinì; parlar come d'un maestro amato e rive- 
rito. Profitto del ritorno di questo gentile e colto allievo 
per mandarn questi due righi ed uno serittarello mio, pub- 
t)licato qualche anno addietro. 

11 primo volume della Storia dei Musulmani in Sicilia 
non vi pervenne. Se avete modo, fate di domandarlo in- 
sieme col secondo al buon Gallina a Livorno con due pa- 
role di vostra mano, e se incaricate persona fidata sono 
serto che non si perderanno. 

Io vivo stentato anzi che no, ma di buonissima salute 
e quasi giovanile, e d'animo più che mai superbo ed osti- 
Dato. Fo il Catalogo dei manoscritti arabi della Biblioteca, 
pagato a tanto la giornata di lavoro, non impiagato, inten- 



-Se- 
diamoci bene ; e poi lavoro al terzo ed ultimo volume dei 
Musulmani ed a qualche altra cosuccia. Di tratto in tratto 
mi prende un iìero ribrezzo contro l'arabico, la storia, i 
libri, il tavolino, il calamaio; ma l'abitudine e il bisogno 
mi ci riconducono. 

Saluto tanto la vostra famiglia e qualche amico che me- 
riti ancora tal nome. Vi stringo la mano. M. Amari. 

28 ottobre 1^8. 

D.S. — Casimiro carissimo. Voglio la precedenza nello 
scrivere. Io aveva fatta già la lettera e consegnatala al- 
l'amabilissimo marchesino Rudinì, quand'egli mi avvisò avere 
ricevuta lettera vostra con un ricordo per me. Or ora l' ho 
letta, e mi rallegro che pensiamo allo stesso modo e che 
sono reciproci i nostri sentimenti. Come no? Siam troppo 
vecchi entrambi perchè ci si bagnino gli occhi in alcun 
caso, ma affé che mi ci son sentito vicino. Addio. Amari 
vostro. 



CCCXIIL 

Michele Amari ad Alessandro DAncona 

[Parigi, 28 gennaio 1859]. 

Pregiatissimo signore. La cortese lettera sua del 22 (1)' 
mi venne recapitata ier sera; né voglio metter tempo in 



(1) Questa lettera, colla quale cominciò la mia relazione coli' Amari, 
richiede un po' di illustrazione. Il Parlamento piemontese, ministro il 
Lanza, avea decretato la istituzione di una cattedra di geografia e 
statistica, ma non n'era stato trovato il titolare. Intanto essendo in 
Torino un amico del sig. Sabatier, mi disse come il Sabatier stesso 
sapeva che l'Amari sarebbe volentieri venuto in Piemonte , se vi 
avesse avuto una occupazione conveniente. Io allora, per mezzo del 
Farini, feci tastare il Lanza se avrebbe conferito la cattedra all'Amarijt 
e mi fu detto che alla cosa non v'era difficoltà, se l'Amari facesse 
qualche passo. Gli scrissi, e n'ebbi questa risposta. 



— 55 — 

mezzo a ringraziarla della benevola premura con la quale 
Ella assumeva la pratica raccomandatale dal sig. D/ So- 
migli a preghiera di M/ Sabatier. Le ne sono tanto più 
riconoscente, quanto Ella non mi conosce di persona, né 
io ho avuto mai l'occasione di fare per la patria nostra 
alcuno di quei sacrifizj, che meritassero d'essere noti ad 
ogni italiano. 

Certamente io amerei a vivere nella sola terra libera che 
abbia l'Italia infino ad oggi ; così tutta la Penisola si po- 
tesse trovare in condizioni analoghe nel corso del presente 
anno, che par inaugurato con sì lieti auspicj ! E certa- 
mente la istruzione pubblica è il solo ramo nel quale io 
potrei portare servigio al paese. Ma le dico francamente 
che non oserei mai accettare una cattedra di geografia e 
statistica, delle quali scienze io so quello che sa il volgo, 
a un di presso. I miei pochi studj versano più tosto su 
la storia e su la letteratura arabica, e però è in questi 
due soli rami che la coscienza mi permetterebbe di assu- 
mere il grave carico dello insegnamento. Oggi appunto un 
amico mi scrive da Genova, che si intende stabilire a To- 
rino una cattedra di letteratura arabica. Tra i pochi ita- 
liani che la coltivano io non sono né il primo né l'ultimo, 
e però volentieri mi ci proverei, se pensasse a me chi dis- 
pone dell'istruzione pubblica in Piemonte. Poich' Ella con 
tanta gentilezza si profferisce a favorirmi, potrebbe indiriz- 
zare le pratiche a questo fine ; e sarebbe doppio favore se 
in vece di far domanda in mio nome, procacciassemi un 
invito. Noi dico per orgoglio, che sarebbe mal posto, ma 
perchè non oso presentarmi a fronte alta come superiore 
a tutti gli altri orientalisti compatriotti nostri. 

Sarà mio dovere ringraziare per mezzo di M.' Sabatier 
il dott. Somigli che ha iniziato la pratica e che inoltre 



— 56 - 

mi ha procacciato il bene del carteggio con Lei, che spero 
sia principio di conoscenza personale e di amicizia. 

Mi creda con alta stima e gratitudine, suo devotissimo 
M. Amari. j 

PS. Chi volesse trovare ragioni per darmi la cattedra di 
arabico, potrebbe ricordare che oltre la Storia dei Musul- 
mani di Sicilia, di cui sono pubblicati i due primi vo- 
lumi a Firenze, ed è in corso di stampa il terzo ed 
ultimo, io ho dato, nel Journal Asiatique, i testi con tra- 
duzione e commento di Jbn-Haukal, Jbn-Giobair e Jbn- 
Sab'in; che nel 1851 pubblicai la traduzione italiana del 
Solwan et Mota' d'Ibn-Zafer, riprodotta in inglese ; che 
nel 1853 uscì, a spese della Società Orietale di Germania, 
la mia Biblioteca Arabo- Sicilia, testo arabo di 700 pa- 
gine, e che da quattro anni fo il Catalogo de' manoscritti 
arabi della Biblioteca imperiale di Parigi. 

CCCXIV. 

Michele Amari ad Atto Vannucci 

[Parigi, 81 gennaio 1859]. 

Vannucci mio caro. A quest'ora tu sai che Airoldi rai| 
lasciò 2000 franchi (1) e sospetti giustamente che, cam- 
minando su l'oro, non mi prema di rispondere agli amiciJ 
Ma che ! Y' è stata anche la cupidigia di guadagnare altril 



(1) Oltre queste 2000 lire che, mosso dalla bontà dell'animo e, cr 
diamo anche, dai saggi consigli dell'ottima signora Emilia Per 
l' Airoldi lasciò nel suo testamento all'Amari, l'anno innanzi prendendo 
pretesto dall'abbonamento al Journal des Débafs, gli aveva mandato 
una cambiale di lire 1054, pregandolo di pagarne 54 al giornale e il 
resto tenere a disposizione, ma « colla condizione, ei scriveva, che 
trovandosi in bisogno, Ella debba servirsi di questo denaro senza nep- 
pure prevenirmene. Inoltre se alla mia morte questa somma esisterà 
ancora in tutto o in parte. Ella deve ritenere questo denaro come suo, 
e non farne alcuna parola ai miei eredi ». 



— 57 — 

•2"(H) franchi (vedi che tra poco diverrò un Creso), anzi 
qiit'sta è stata la ragion principale del ritardo, perchè fino 
alle prime settimane del corrente ho lavorato come un 
disperato a certo scritto che tu sai. Adesso calmatami al- 
quanto la febbre, ti dico che da un anno o più ho pro- 
messo un articolo su la seconda edizione di Cherrier a 
Viesseux, il quale me ne fa premura con una lettera ca- 
pitatami ieri. Vedi che non posso commettere il delitto di 
un doppio patrocinio, né mancare alla parola data al- 
VArchivio. 

E con tutto ciò insisto perchè tu mi faccia il favore di 
dare un articolo su l'opera di Cherrier. Questa ti perverrà 
per mezzo di Molini, al quale sarà mandata da M."" Al- 
louard, suo corrispondente a Parigi. 

Qui aspettiamo la sposina piemontese : quest'Elena, spe- 
riamo, della nostra Iliade. Ancorché io non mi fidi degli 
oltramontani, nemici nostri di qualunque pelo, schiatta e 
gergo che siano, pure non mi pare impossibile che si cavi 
profitto dalle discordie loro, come l' han fatto per tredici o 
quattordici secoli nelle nostre. La fatalità vuole che gli 
eventi umani sieno inevitabili, ma non che un uomo od 
una nazione stia sempre di sotto ; anzi questo sarebbe 
contro le eteme leggi dell'umanità, per le quali gli uomini 
si corrompono nella lieta fortuna e alfine rinsaviscono nel- 
l'arversa. Salutami Stabile e Beltrami. Amari tuo. 

CCCXY. 
Gr. P. ViEussEux E Michele Amari 

fPirenze, 3 marzo 1859]. 

E questa povera Italia cosa ne sarà in fin de' conti ? Super- 
fluo è il dirle con quanta ansietà stiamo qui aspettando l'esito 



- 58 — 
delle mene diplomatiche a Vienna, Berlino e Londra, che non 
possono avere per risultato che una guerra accanita ; imperocché 
Napoleone è troppo impegnato e compromesso per contentarsi di 
semplici riforme nel centro dell'Italia. Frattanto l'opuscolo di 
Lagueronnière tradotto, è stato stampato e venduto qui a 3000 
copie. 

Ma l'unità italiana, altro che in una federazione di Stati, è 
un sogno ; e La Farina ci fa più male che bene difendendo quel- 
l'utopia, col mezzo della sua Società italiana. L'unità com'egli e 
Manin l'intende, è impossibile in un paese che racchiude delle 
città come Napoli, Palermo, Milano, Firenze, Venezia, Torino. 
Una Dieta a Roma è tutto ciò che si può desiderare 



CCCXVL 
G. P. ViEUSSEUX a Michele Amari 

[Firenze, 4 maggio 1859]. 

Le cose nostre procedono in ottima condizione - 

la Toscana è tranquillissima, e il nostro popolo dà segno d'una 
civiltà e d'una moderazione veramente ammirabile. Dopo gli av- 
venimenti del 27, che Ella conoscerà bene, e che furono cosa tale 
da parere miracolo, il paese è tornato alla sua quiete, alle sue 
occupazioni, ai suoi lavori ; ne chi fosse arrivato il giorno 28 a 
Firenze avrebbe potuto credere esser quello il giorno dopo d'una 
rivoluzione 

Con ansietà e trepidazione aspettiamo l'annunzio d'una prima 
battaglia campale ; gli Austriaci sono numerosissimi e inferociti. 
Ella può figurarsi lo stato dell'animo nostro ; Dio protegga la 
povera Italia! 

Del resto, non dubito dell'esito finale. Ma credo che più facile 
sarà di ricacciare gli Austriaci dietro il Tagliamento, che di 
assestare poi le cose d'Italia all'interno. Ferdinando di Napoli, che 
sarebbe morto tanto a proposito, va migliorando ; e il Papa sarà 
un grande impiccio rispetto al temporale 



- 59 — 

CCCXVII. 
Michele Amari a Francesco Sabatier 

[Parigi, 19 maggio 1859J. 

Carissimo amico. L'animo vostro si dimostra tutto nella 
premura che metteste ad avvisarmi della mia elezione a 
professore dell'Università Pisana. 11 dispaccio telegrafica 
mi giunse la sera del 5 alle 9 e mezzo, poiché sapete che 
di questi tempi i fili elettrici non riposano. Ho avuto oggi\ 
mandatomi da Stabile, l'estratto del 3Ionitore Toscano. 
Scrivo subito a Malenchini, eh' è amico vecchio mio, pre- 
gandolo di ringraziare a mio nome i suoi, ai quali non 
iscrivo in ufficio, non avendo avuto per anco una comu- 
nicazione in simile forma. Verrò a ringraziarli di persona 
verso il 20 di questo mese, e ad abbracciar voi e strin- 
gere la mano all'affettuosa sorella Carolina 

Che maraviglioso rivolgimento di cose ! Spero ferma- 
mente che la guerra si restringerà all'Italia, cioè a dire 
che l'Italia sarà liberata ; poiché sendoci voi altri di mezzo, 
l'esito non è dubbio. Io mi sento sollevare da un gran 
peso ; non potea non ammirare ed amare la Francia, e in- 
tanto la dovea maledire. Oggi ogni nuvolo è sgombro. Il 
paese, che accolse assai male i primi romori di gennaio e 
il discorso al Corpo legislativo, si è mutato profondamente 
al suono dei tamburi, e all'annunzio del sopruso che mi- 
nacciavano gli Austriaci al Piemonte. I repubblicani sono 
risolutamente d'accordo col Governo per la guerra, e i 
legittimisti ed orleanisti, incurabili sempre, sono sforzati 
a tacere ed a fingersi francesi. A rivederci presto, e quindi 
« sans adieu ». Amari vostro. 



— 60 — 

CCCXVIII. 
Ch. De Cherrier (1) a Michele Amari 

[Vosges, 25 juillet 1859]. 

Cher monsieur Amari. Le jugement porte par la Commis- 
sion sur les trois mémoires présentés au concours, me donne à 
croire que plusieurs de vos juges se soni peu souciés d'entendre 



(1) Di Carlo de Cherrier scrisse l'Amari nella Nuova Antologia del 
settembre 1872 una brf ve necrologia, che ci piace riportare per intero : 

« Si può disputare se la tolleranza politica meriti nome di virtù o di 
vizio, se nasca da più vasto concetto della giustizia o da più tepido 
amor della patria; certo egli è che l'odierno incivilimento porta seco 
questo effetto della saviezza o debolezza nostra, e che il secolo xix 
andrà notato nella storia per la tolleranza politica, sì come fa per la 
religiosa il secolo xviii. Le passioni contrarie che ribolliscono a quando 
a quando non mutano oggidì tale disposizione de' popoli civili, più che 
i vortici e le eruzioni osservate dai moderni astronomi nella materia 
solare non turbin la vicenda delle stagioni. 

« Di tolleranza ha lasciato bellissimo esempio, e dico della politica 
non men che della religiosa, lo scrittore francese del quale mi fo con 
dolore profondo ad annunziare la morte. Gl'Italiani lo debbon cono- 
scere, poiché le due opere sue toccano entrambe il nostro paese, e sono: 
VHistoire de la lutte des papes et des empereurs de la maison d» Souabe, 
(Parigi, 1841-51, 4 volumi in-8°, e nuovamente Parigi, 1868, 3 voi. in-8°) 
e VHistoire de Charles Vili (Parigi, 1868, 2 voi. in-8"). Le quali storie 
chiunque le legga si accorgerà pure che sono state dettate da un fran- 
cese, legittimista e cattolico, ma tanto maggiormente ammirerà la 
calma filosofica del giudizio, che s'innalza di gran tratto sopra le pas- 
sioni di parte, e la schiettezza e diligenza nel racconto dei fatti, anche 
di quei che non fanno onore alla Chiesa romana, né all' antica casa 
di Francia. La mente chiai'a e l'animo diritto avevano ispirato a 
M.i- de Cherrier tal amor di libertà, che contrastava con le tendenze 
male augurate del suo partito; e il soggiorno in Italia lo aveva alie- 
nato da quella cieca riverenza verso la Chiesa romana, gli aveva dato 
a conoscere il nostro paese e l'avea spinto ad amarlo. 

« Ei nacque il 6 marzo 1775 a Neufchàteau (Vosges) ed è morto in 
Bezoilles, villaggio vicino, il 26 luglio di questo anno. Si indirizzò 
dapprima alle scienze naturali, nelle quali ebbe a maestro il Cuvier: 
e faceva progressi notevoli, quando Napoleone lo chiamò all'esercito 
con grado di ufficiale, nella campagna di Austerlitz. L'imperatore, in 
quell'apogeo di possanza e di fortuna, adescava con favori di tal fatta 
i giovani di nobili e antiche famiglie, che parteggiavano in cuor loro 
per la dinastia decaduta. E lo Cherrier servì fedelmente il capo della 
sua nazione infino a Waterloo, dove, col grado di luogotenente colon- 



— el- 
la cause, et qu'ils ont prononcé comme on le fait trop souvent 
à l'Académie poiir ces sortes d'afFaires. Je gageniis que M.' Mohl 
n'a pas lu les mémoires ; M.' Renan courtise trop l'AUemagne pour 
ne pas étre favorable quand méme à un savant allemand ; quant 



nello ne' Cacciatori della guardia, si trovava nel famoso quadrato che 
tirò gli ultimi colpi. Non è a domandare se dal 1805 al 1815 egli sia 
stato in riposo. Prima della guerra di Germania avea combattuto per 
l'Impero in Italia, dove una volta, mandato a inseguire masnadieri 
per le montagne di Calabria, uno gli sbucò di fianco improvvisamente 
e gli tirò a bruciapelo, ma il fucile gli fé' cecca. 

€ Il sacro fuoco della storia cominciò a serpeggiare nella mente di 
M.r De Cherrier la prima volta che, percorrendo l'Italia meridionale, 
visitò i campi di Benevento e di Tagliacozzo; ond'ei si die a meditare 
sulle vicende che vi aveano attirati i gueiTieri della Francia nel xm 
secolo. Con tutto ciò ei non pose mano immediatamente al lavoro. Si 
può dir che la lunga vita di questo illustre francese sia bastata a due 
uomini: soldato e amministratore il primo, e letterato il secondo; pe- 
rocché, lasciato il servizio attivo dell'esercito al tempo della ristora- 
zione dei Borboni, fu adoperato lo Cherrier nell'amministrazione civile. 
Ritiratosi poi nel 1830, per ricusa di giuramento a Luigi Filippo, si 
die tutto ai lavori storici, passato già il quarantacinquesimo anno 
dell'età sua. E seconda vita fu invero quella dello scrittore, poiché 
una salute robustissima gli permise, fino allo scorcio del 1871, di la- 
vorare indefessamente o viaggiare per cagione delle sue ricerche, ora 
studiando i luoghi ed osservando i monumenti, ora cercando nuovi 
documenti nelle biblioteche e negli archivii. 

« In vero la diligente esamina delle sorgenti, l'apparecchio di quel 
primo strato di fatti, che la critica dee vagliare e rassettare, è pregio 
singolare dei lavori del nostro autore. Il quale non si impiglia pqi 
tanto nelle minute cure del compilar la cronica, che non sappia pren- 
dere il volo e ascendere alle più alte regioni della storia. Il suo capo- 
lavoro, che abbraccia, come ognuno intende dal titolo, ben due secoli 
della storia dell'Italia e della Germania, è preceduto da una dotta in- 
troduzione, in cui si espongono gli ordini antecedenti del Papato, 
dell'Impero e dei popoli italiani, ed è seguito da varie considerazioni 
su la riforma protestante, il cui seme germogliava, secondo il nostro 
autore, fin da' tempi di Federico II imperatore; ma non fiori, perchè 
quel gran precursore del moderno incivilimento volle combattere a un 
tempo due possenti nemici, la libertà dei popoli e il prestigio de' papi. 

« Mi fermo io qui, non essendomi proposto di fare un panegirico, 
né l'esame critico di due opere storiche di gran momento, della prima 
delle quali io stesso abbozzai un giudizio molti anni addietro, e della 
seconda sta trattando egregiamente il professor Gelli nello Archivio 
storico italiano (veggasi voi. xv, 2* dispensa del 1872). Io ho voluto dar 
soltanto qualche ricordo d'uno scrittore della storia nostra, d'un amico 
di trent'anni e d'un collega nella Accademia delle iscrizioni nello Isti- 
tuto di Francia, del quale egli stesso ed altri suoi dotti concittadini 
mi spianarono la via, per dar testimonianza di affetto all'Italia, piut- 
tosto che per alcun merito mio. » 



— 62 - 

à notre ami M.'^ Reinaud, il aura mieux aimé transiger que com- 
battre, et M/ Caussin aura fait comme lui. Le comprorais paraitra 
au moins singulier. Est-il croyable que trois mémoires soient 
tellement égaux en mérite, qu'on ne puisse avec équité en mettre 
un au dessus des autres ? Je ne crois pas que cela se soit janmis 
vu pour des travaux d'érudition. L'Académie ne eontrole pas ces 
«ortes de Eapports, mais la demande qu' elle a fait au Ministre 
prouve assez qu'elle a trouvé celui-là assez extraordinaire. 

Je crois que vous ferez bien d'attendre à Paris que les affaires 
de Toscane soient réglées. Ne vous pressez pas de prendre un 
parti, quelle que soit la manière dont elles se terminent. Je ne 
sais si le Grand Due rentrera, mais je suis certain que s'il rentre, 
ce ne sera que par suite d'une transaction. Cette chaire vous 
offre avec une indépendance complète, une liberté entière pour 
vos travaux littéraires, une position honorable, au dehors de la 
politique et enfin un revenu fixe, qu'un Taschereau ne pourra 
rogner suivant son caprice (1). A votre àge, il est bien temps de 
sortir des pénibles épreuves, que depuis tant d'années vous sup- 
portez si noblement. Une chaire d'arabe n'engage k rien vis-à-vis 
du Gouvernement. Votre ami M.'' Cavallari en jugeait ainsi lors qu'il 
acceptait une position semblable à Milan (2). Si on n'exige pas de 
serment, vous serez là bas (sous le rapport politique) dans la 
mérae situation que celle que vous avez à la Bibliothèque de 
Paris, Oli en traduisant des manuscrits vous ne servez pas le 
Gouvernement. Attendez donc, réfléchissez, consultez vos véri- 
tables amis, des Jiommes se'rieux, avant de prendre un parti, qui 
v'ous rejetterait dans cette position précaire dont plus que personne 
je désire vous voire sortir. C'est mon amitié pour vous qui me 



(1) Il Taschereau, tioino politico e scrittore erudito, era amministra- 
tore della biblioteca imperiale e specialmente incaricato della compi- 
lazione dei cataloghi : in tal qualità, l'Amari, incaricato di fare il ca- 
talogo dei manoscritti arabi, dipendeva da lui. 

(2) Francesco Saverio Cavallari, architetto e archeologo siciliano, 
nato a Palermo nel 1809, illustratore delle antichità dell'isola, studiò 
a Roma e a Gottinga, si battè e fu ferito a Catania nel '48, nel '51 fu 
fatto professore in patria, ma abbandonò l'ufficio nel '53 e a Milano di- 
venne professore nella scuola degli ingegneri. Nel '56 andò nel Messico, 
dove diresse l'Accademia di Belle Arti, finché nel '64 l'Amari, allora 
ministro, lo richiamò e lo prepose alle antichità e agli scavi dell'isola, 
nel quale ufficio rese reali servizj alla scienza e alla storia. Numerose 
sono le sue scritture di vario genere in italiano, francese e tedesco. 



- 63 - 

diete ces conseils. Je ne voiis dirai jarnais d'étouffer votre con- 
science pour un peu d'argent, maisje vous conseillerai de ne pas 
vous exagérer une situation,en donnant un caractère politique à 
un emploi entièrement littéraire. Consultez M/ Stabile qui est à 

la fois un homme prudent et un ami dévoué 

Adieu, cher monsieur Amari, donnez-moi quelque fois de 
703 nouvelles, elles m'intéresseront toujours, parceque j'ai pour 
vous une sincère affection, beaucoup d'estime et de dévouement. 
De Cherrier. 



CCCXIX. 
E. L. Fleischer (1) a Michele Amari - 

[Leipzig, 27 aoùt 1^9]. 

31on cher Professeur. En répondant à votre lettre du l^' juin, 
je commence par vous souhaiter, en bon collègue, toute sorte de 
bonheur pour la carrière à laquelle votre talent et vos travaux 
vous appelaient toujours, et que les changements politiques dans 
votre patrie vous ont enfin ouverte. Si le genie tutélaire de l'Italie 
parvient à asseoir le nouvel ordre des choses sur des bases solides, 
les bons esprits, tranquillisés et satisfaits, ne manqueront pas de se 
porter avec une nouvelle ardeur à la culture des lettres. Alors 
les études orientales auront leur tour, et vous aurez la belle vo- 
cation de les diriger dans les sentiers et vers des buts, digne du 
pays qui jadis a marche à la tete de la civilisation européenne. 



(1) Il sommo orientalista Enrico L. Fleischer nacque il 21 febbraio 
1801 a Schandau in Sassonia. Studiò prima a Lipsia, poi a Parigi 
sotto il de Sacy, coltivando specialmente le lingue e le lettere orientali. 
Chiamato a professarle a Pietroburgo e a Lipsia, scelse quest'ultima 
Università, dove insegnò sino alla fine della vita. Sue opere principali 
sono le seguenti: Catalogus codd. ms. orientalium Biblioth. Dresdensis 
(1831), l'edizione con traduzione latina e note delV Historia anteislamica 
di Abulfeda (1831), la traduzione tedesca delle Collane d''oro di Samach- 
3CHABIS (1835), l'edizione critica con traduzione delle Parafrasi arabe e 
persiane dei Cento proverbi di Al! (1887), Pedizione dei Commentari al 
Corano di Baidheubi (1884\ l'edizione del testo arabo delle Mille e una 
notte, cominciata dall'HABiCHT (1843), ecc. I suoi minori scritti (Kleinere 
Schriften) sono raccolti in due volumi pubblicati a Lipsia nell'88. Morì 
ai 10 febbraio 1888. 



— 64 — 

Vous serez le régénérateur de la science de l'Orient parmi vos 
compatriotes. L'Italie en a besoin. Dans la plupart des produc- 
tions que ses prétres et ses abbés nous ont données dans les 
temps derniers corame preuve d'érudition orientale, il y a un 
singulier mélange d'ignorance naive et de charlatanerie préten- 
tieuse. Yous combattrez ces ennemies, j'en suis sur, avec les 
bonnes armes que vous ont fournies vos profondes études et l'excel- 
lente école de Paris 

Vous me faites espérer que j'aurai encore de vos nouvelles avant 
votre départ définitif pour l'Italie. J'y compte avec confiance. 
Tous mes voeux sont pour vous ; en suivant dans les journaux les 
fluctuations dans les affaires de l'Italie, je ne puis m'empécher 
de penser toujours au seul Italien, dont la cause personnelle suf- 
firait à me faire partisan de la cause italienne. 

Toujours le méme, votre dévoué Pleischer. 



cccxx. 

Michele Amari a Ernesto Eenan 

[Florence, 39 novembre 1^9]. 

Mon cher monsieur Renan. Vous n'3' allez pas de main 
morte lorsqii'il vous passe quelque chose par la téte ; voilà 
ma nomination projétée au mois d'octobre et obtenue au 
mois de décembre, non obstant des difficultés que je ne 
me dissimulais pas, dans la conviction que je pouvais com- 
pter plutòt sur l'amitié des membres influents de l'Aca- 
démie, que sur mes propres titres. Je vous en remercie 
bien profondément ; d'abord, parco qu'on doit étre infiniment 
flatté d'avoir obtenu une distinction aussi importante par le 
patronage de Renan ; ensuite, parco que cotte nomination 
me place très-bien dans mon propre pays. Vous m'avez 
obligé, et en méme temps vous avez rendu heureux mes 
amis et des personnes qui me connaissent à peine, mais 



— 65 — 
qui sont flattées de ce que un Italien a été élu membro 
correspondant de l'Istitut. 

Que la nouvelle année yous soit heureuse, à vous ainsi 
qa'à madame Renan ! Je vous souhaite benne sante, ai- 
sance, tranquillité ; quant à la gioire, vous vous chargez 
de la prendre vous méme en dépit de la déesse Fortune, 
à laquelle nous autres payens pouvons nous permettre 
d'adresser des voeux. 

Rappelez moi, je vous en prie, aux bons souvenirs de 
M/ Haureau (1) et de M/ Eichthal (2); et serrez la main 
pour moi au D/ Sanguinetti (3). Si par hasard il vous est 



(1) J. B. Haureau, nato a Parigi il 9 novembre 1812. Fervido demo- 
cratico e coUaboratore di giornali liberali, fu destituito daU'ufficio di 
bibliotecario al Mans. Scrisse fino al 1848 nel National; sotto la re- 
pubblica fu fatto conservatore de' manoscritti alla Biblioteca nazionale, 
e si dimise daU'ufficio dopo il colpo di Stato. Dal 1870 al 1880 fu di- 
rettore delV Imprimerle Nationale e deU'Istituto Thiers. E membro della 
Accademia delle Iscrizioni. Erudito operosissimo, a lui si debbono 
molte scritture importanti: V Hiatoire de la philosophie seolastique (1872) 
eVHiiloire littéraire du Maine (10 voi. 1870-73); le edizioni delle opere di 
Ugo da San Vittore, dei poemi attribuiti a S. Bernardo, delle poesie 
di ndeberto, i volumi xiv e xv deUa OaUia Christiana, ecc. L'ultima 
sua pubblicazione sono le Nòtices et extraits de quelques manusarits latin» 
de la Bibliothèque Nationale (Paris, Klinsieck, 1890-93, 6 voi.) 

(2j Gustavo d'Eichtal, nato a Nancy ai 22 marzo 1804. Fu fervente 
sansimoniano. Viaggiò in Grecia per aiutar la causa ellenica, e ritor- 
nandone stampò il libro Lea detix mondes. Si consacrò specialmente a 
studj etnografici e di esegesi sacra: fondò V Association pour Vencourage- 
ment des étttdes grecques, e fu segretario della Société Ethnologique. Ci- 
tiamo alcune sue opere: Ex^men critique et eomparatif de trois premier» 
évangiles (1836), Les trois grands peuples méditerranéens et le Christianitme 
(1864), La justice dans Platon (1863), Théologie et doctrines réligieuses de 
Socrate (1881), ecc. Postumi: Mélange» de critique biblique (1886), e Lm 
langue grecque, mémoire» (1887). Mori il 9 aprile 1886. 

(3) n dottor Beniamino fiaffaele Sanguinetti nacque in Modena 
l'S aprile 1811. Fu ascritto aUa Carboneria e fuggi da Modena nel 1831, 
per mettere in salvo la vita, il giorno in cui fu impiccato il povero 
prete Andreoli. In Francia, interrompendo gli studj giuridici iniziati 
in patria, si addottorò in medicina nel 1837; l'anno avanti era accorso 
in Svizzera a curare i colpiti dal colèra, e si ebbe in rimerito la cit- 
tadinanza ticinese. Tornato a Parigi, sotto il Caussin de Perceval e il 
Beinaud si diede tutto alle Lingue orientali e diventò espertissimo 
neU'arabo, tanto che, insieme con Carlo Defrémery, pubblicò il testo, 
con traduzione a fronte, dei Viaggi d'iBH-BATOUTHA (Paris, Duprat, 
5 — Amabi, II. 



- 66 — 
tombe sous les yeux le Moniteur toscan du 25 décembre, 
vous avez vu avec étonnement la création d'un Istituto 
d'Insegnamento Superiore à Florence, dans lequel on a 
niché ma chaire d'arabe. À part le décousu et les dupli- 
cations ou lacunes qu'on remarque dans les chaires, on pour- 
rait blàmer de trop de luxe le gouvernement d'un pays, 
qui possedè les Universités de Pise et de Sienne et qui 
vient d'y augmenter le nombre des chaires, ainsi que le 
traiteraent des professeurs (vous savez que maintenant nous 
avons 4000 francs). Mais après tout, on a agi avec des 
bonnes intentions, et l'argent que Fon dépense dans l'in- 
struction publique n'est jamais perdu (1). 

Adieu, cher Monsieur; encore une fois mille remercie- 
ments affectueux de votre ami dévoué M. Amari. 



1853-58, 4 volumi). « Il retro uva dans sa carrière d'orientaliste — così 
J. Darmestetee nella Commemorazione che di lui fece il 27 giugno 1884 
aUa Société Asiatique — le profit de ses études antérieurs: légiste, il 
écrivit la biographie de Khalil, le célèbre j uri sconsulte, et exquissa 
une de ces vies curieuses de professeiirs musulmans du moyen àge, 
tour à tour poètes, légistes et grammairiens; médecin, il traduisit par 
extrait l'histoire des médecins arabes d'Ibn-Aby-Ossaibiah (1156), les 
biographies médicales d'Assafady (1863), et un traité de tbérapeutique 
arabe, qui il fit suivre d'un vocabulaire de termes techniques, dont 
un grand nombre manquaient dans nos lexiques et dont il determina 
le sens précis (1861). » Inoltre, nello stesso periodico della Società Asia- 
tica inseri il Raihan al albab, specie di satira contro le principali tribù 
arabe (1853), e i Precetti delV Antico Testamento^ testo arabo-cristiano 
(1859-60). Dopo il 1860 fu professore di letteratura araba nell'Università 
di Napoli; ma di li a poco si dimise, e tornò a Parigi, dove intese a la- 
voi-are intorno al libro di Ibn-Aby-Ossaibiah sulle biografie de medici 
arabi ; l'opera intera, rimasta inedita, fu dalla vedova di lui donata 
alla Biblioteca Laurenziana di Firenze, ma forse, quanto al testo, è 
resa inutile dall'edizione di Augusto Mùller. Morìa Parigi il 22 giugno 
1883, e lasciò alla Société Asiatique, della quale era uno dei più antichi 
socj e per lungo tempo membro del Consiglio direttivo, un legato di 
10,000 lire. Vedi su di lui il citato ricordo del Darmesteter in Joum. 
Asiatiq. del luglio 1884. 

(1) Vero l'assioma: ma purché, anche, sia bene speso, e secondo la 
legge, non secondo l'arbitrio. 



— 67 - 

CCCXXI. 
J. T. Reinatjd (1) a Michele Amari 

[Paris, 23 décembre 1859]. 

Mon cher ami. L'heure de me rendre à l'Académie des In- 
scriptions approche, et je suis presse. Gomme vos nombreux amis 
ont dù V0U3 raettre aii courant de l'état des choses, je passe di- 
rectement au fait qui vous interesse personnellement. 



^1) Diamo sul Reinaud la necrologia che l'Amari ne dettò nella 
Bioista Orientale del 1867, voi. i, pag. 822: 

« J. T. Beinaad, morto a Parigi il 15 Maggio, va onorato fra i dotti 
che abbiano più efficacemente cooperato alla istituzione di buoni studi 
orientali in Europa, ed abbianli usati ad arricchire il patrimonio della 
storia e della geografia. Eiconoscenza d'amico e discepolo muovemi a 
ricordare i meriti di questo valent'uomo. Perocché da lui appresi, or 
son molti e molti anni, i rudimenti della lingua ed erudizione arabica; 
ei m'insegnò a decifrare i codici e le iscrizioni; mi avvezzò a quel ri- 
gore filologico e storico d'interpretazione, ch'è pregio principale della 
scuola del Sacy, oi-mai seguita da tutta l'Europa. Di maestro divenuto 
amico, M.r Eeinaud confortavami con l'affetto, il consiglio e il patro- 
cinio ne' diciassette anni ch'io dimorai a Parigi; la sua biblioteca par- 
ticolare fu sempre a' miei cenni: eletta e copiosa collezione in fatto 
di lettere orientali, la quale, se mai fosse venduta, amerei l'acquistasse 
alcuna delle nostre biblioteche, poverissime tutte in quelle materie. 
Del rimanente, poco importa ai lettori di questa Bivista la mia grati- 
tudine e il desiderio che lasciava in me la cara immagine patema del 
mio maestro. Io dirò loro di M.i" Eeinaud, come se l'avessi conosciuto 
soltanto per le sue opere e la sua fama. 

« Ei nacque il 4 dicembre 1795 in Lambesc, terra della Francia me- 
ridionale (Bouches du Ehóne); destinato da' parenti al mestiere di 
prete, che tornava già in credito, ei fece gli studi classici a Lambesc 
stessa, indi nel Seminario d'Aix, e nel 1814, venuto a Parigi, la sua 
buona ventura lo condusse alle lezioni d'arabico e di persiano, che dava 
il Sacy neW' Ecole des langues orientales vivantes, instituita di recente nella 
biblioteca. Dove, coll'assiduità e sagacità sua, guadagnò l'animo del- 
l'illustre professore. Poco appresso, recatosi in Eoma da segretario 
particolare del cont« di Portalis, ch'era ministro plenipotenziario di 
Francia, ebbe agio ad esercitarsi nella filologia orientale e nell'archeo- 
logia, ed a studiare 1^ collezioni della Vaticana. Né andò guari che il 
ilichaud, compilando la sua notissima Storia delle Crociate, lo richiese 
di ricercare le sorgenti arabiche. Le traduzioni o compendii delle quali 
vennero alla luce nella Bibliothkque des (Jroisades, che fa seguito alla 
storia del Michaud; e ristampate con aggiunte e correzioni nel 1829 



— 68 — 

M.' Kenan et moi nous avons voulu donner suite à l'idée, dont 
nous avions parie ensemble avant votre départ, et vous fai re 
nommer correspondant de l'Académie à la place de l'abbé Gaz- 



(Parigi, in-S"), sotto il titolo dì (I) Extraits des historiens arabes relatifs 
aux Oroisades, apprestano tuttavia rara e importante raccolta a chi 
non possa avere sotto gli occhi i testi originali. Ne accrescon il pregio 
i sani giudizii sul merito di que' cronisti e le accurate ricerche etniche 
e geografiche. Fondata intanto a Parigi (1822) dal Sacy e da altri emi- 
nenti orientalisti la Société Aslatique, il Eeinaud segnalavasi con fre- 
quenti articoli di storia, di erudizione e di critica nel Journal Asiatique, 
pubblicato dalla Società ; e più ampia prova facea del suo sapere 
illustrando i (II) Monuments arabes, persnns et turcs du cabinet de M. le 
Due de Blacas, Paris, 1838, 2 voi. in-8"-", nel primo de' quali discorronsi 
le notizie storiche de' personaggi e delle credenze citate in que' monu- 
menti, e nel secondo si dà la descrizione di ciascuna gemma, terra, 
arme, suggello, ecc., col testo e la versione delle epigrafi. 

« Ci tocca più da presso il bel lavoro storico pubblicato il 1836, che 
s'intitola (III): Invasions des Sarì-asins en France, en Savoie, en Piémont 
et dans la Suisse pendant les vm, ix et x siècles, preceduto da una intro- 
duzione su le schiatte e gli ordini di quei nuovi invasori dell'Europa 
occidentale. Al qual libro tenner dietro i seguenti: (IV) Oéographie 
d' Aboidfeda, texte arabe, Paris, 1840, in-4°, edizione elaborata dal Rei- 
naud insieme con l'illustre suo amico il barone Mac-Guckin de Slane; 
(V) Oéographie d' Aboulfhda, traduite de V arabe en franqais, Paris, 1848, 
in-4°, tomo i e tomo ii, parte 1*, opera del solo M."" Eeinaud . Il primo 
di cotesti volumi, che arriva a 464 pagine, racchiude la vita del cele- 
bre principe di Hama, geografo e annalista, e una dottissima istoria 
dell'origine e progresso della geografia appo gli arabi, attinta a sor- 
genti orientali, opera classica in questa materia. Sventuratamente la 
traduzione non arriva che ad una terza parte del testo; e quantunque 
sia da sperare che M.'' Reinaud abbia lasciato il manoscritto de' due 
terzi che rimangono, dorrà pur sempre agli amici della scienza ch'egli 
abbia passati pressoché altri 20 anni della sua vita in tanti lavori, 
de' quali alcuni vanno tenuti in minor conto. 

Tali non sono di certo i due ch'egli avea dati alla luce poco innanzi, 
cioè: (VI) Du feux grégeois, des feux de guerre et des origines de la poudre 
à canon, par M.r Reinaud et M.'' Fave. Paris, 1845, in-8° avec un atla», 
nella quale opera il nostro orientalista e il dotto capitano d'artiglieria, 
oggidì generale e aiutante di campo di Napoleone terzo, mettendo in- 
sieme due maniere di cognizioni, che di rado esercita un sol uomo, 
rischiararono il gran mistero dell'arte pirotecnica nel medio evo e rin- 
tracciarono i perfezionamenti successivi de' fuochi di salnitro traman- 
dati dai Cinesi agli Arabi ed a' Bisantini, e divenuti, nelle mani degli 
Italiani , polvere da cannone. E (VII) la Relation des voyages f^aits par 
les Arabes et les Persans dans Vlnde et à la Chine dans le ix siede de 
Vére chrétienne, Paris, 184.5, 2 voi. in-18°, opera della quale il titolo 
basta a mostrare l'importanza. Il testo di que' viaggi, studiato nel 
xviii secolo dall' abate Eenaudot , era stato stampato nel 1811 da 
M.r Langlès, ma non pubblicato. M.r Eeinaud lo ridusse, l'annotò, e in 
un lungo discorso preliminare riscontrò quelle testimonianze con altre^ 



— 69 — 

zera. La Commission chargée par l'Académie de lui présenter 
une liste de trois candidats, a place votre nom en tete de la liste. 
La discussion des titres va avoir lieu tout à l'heure. Vous avez 



di scrittori arabici, e notò le condizioni dei paesi percorsi e de' popoli 
che gli occupavano o frequentavano. 

« Frutto delle medesime ricerche il (Vili) Mémoire'géographique, histo- 
rique et sctenfifique sur V Inde antérieurement au xi siècle, Ietto da M."^ Eei^ 
naud in diverse tornate dell'Accademia delle iscrizioni di Francia e 
inserito nel tomo xviir delle memorie dell'Accademia, nuova serie; e la 
raccolta intitolata: (IX) Fragments arabes et persans inèdita relatifs à 
Vlnde antérieurement au xi siede, pubblicata a pezzi nel Journal Asia- 
fique e poi in un volume apposito, Paris, 1845, in-8°. 

« Ma con minor favore fu accolto nel pubblico il lavoro intitolato : (X) 
Relations poliiiques et commerciales de V Empire romain avec VAsie orientale, 
Paris, 1863, 1 voi. in-8"; nel quale, se trovansi ricerche vaste e labo- 
riose su i libri latini, greci, arabi e di altre nazioni dell'Oriente, non 
si nota più quell'assennata critica onde van lodati in generale gli altri 
lavori del Reinaud. 

« Noi abbiamo qui notate le opere principali ; che se volessimo regi- 
strare tutti gli opuscoli ed articoli relativi sempre alla storia, geografia 
e filologia dell'Oriente, che si trovano sparsi nel BuUetin universel des 
seiences, Journal Asiatique, Biographie universelle del Michaud, Nouvelle 
èiographie generale del Didot e, se non erro, anco nel Moniteur e in 
altri periodici, s'empirebbe delle pagine e rimarrebbe sempre il timore 
di avere trascurato qualche cosa. Basti notare che tra quegli opuscoli 
si noverano anco biografie importantissime, come la vita del gran 
Saladino, quella di M.r de Sacy e una notizia storica su Maometto. 
Non abbiamo né anco fatta menzione de' testi arabici dati alla luce 
da altri sotto la direzione di M.'' Reinaud, come la 2' edizione del- 
VHariri (Parigi, 1847-53), che porta il nome di lui e del suo dotto di- 
scepolo M.r Derembourg, e il Précis de jurisprudence musulmane suivant 
le rite malekite par Sidi Kkalil, della cui stampa ebbe cura M."" Richebé. 
E da aggiungere, ancorché non pubblicata per anco, un'opera di mag- 
gior polso, dico la raccolta de' testi arabi relativi alle Crociate, con 
versione francese in pie, lavoro affidato dall'Accademia delle iscrizioni 
al Reinaud, al quale fa poi dato per collaboratore un altro de' suoi 
migliori discepoli, M.r de Frémery. Del quale splendido volume in 
foglio io vidi buona parte stampata prima del 1^9. 

« Né appieno conoscerebbe lo zelo e la infaticabile assiduità di questo 
valent'uomo chi, leggendo le sue opere, non sapesse com'egli, per mol- 
tissimi anni presidente della Société Asiatique, promovea i lavori di 
quella e sopratutto le edizioni di novelli testi, e come dalla morte del 
Sacy in poi (1838), professando letteratura arabica nella Scuola delle 
lingue orientali viventi, puntualissimo esercitò i suoi doveri e inco- 
raggiò e indirizzò con amore i discepoli. Ben si può affermare che il 
Reinaud abbia contribuito al progredimento degli studi orientali al 
pari con la buona volontà e con l'ingegno. Altri forse ha comprese 
meglio di lui le bellezze della poesia arabica e penetrati i misteri della 
lingua. Altri con più profonda intuizione ha ritratta la storia degli 
arabi antichi, della nuova religione loro e degli imperi che fondò nelle 



— 70 — 

été vivement soutenu par Mj Hase, M.' Victor Ledere, Mj de 
Longpérier, Mj Jomard, Mj Bergér de Xivrey, etc. Mais en com- 
pensation il y a un Monsieur qui a jeté feu et fiamme. C'est le 
mème Monsieur au sujet du quel je vous communiquai une petite 
note, quelques jours avant votre départ. Cette note à été im- 
primée. 

Vous avez dù recevoir le tirage à part de ma notice sur le 
fiictionnaire bibliographique de Hadji-Khalfa. 

Tout h vous. Eeinaud. 

PS. — Cinq heures moins un quart. — On a procede à l'élec- 
tion. Vous avez obteuu 18 voix , et M.'' de Kossi , votre con- 
current 8. Par conséquent vous étes correspondant. 



tre parti del mondo antico. Ma niuno meglio di lui ha rischiarata la, 
geografia arabica, nel doppio aspetto del progresso di quella scienza 
appo gli arabi e del riscontro delle denominazioni di varie epoche in 
quelle regioni dell'Asia, dove e' tornava più difficoltoso alla erudizione 
europea. Alia storia anche ei recò largo tributo di fatti e, in moltis- 
simi casi, lume di buona critica. Niuno deciferò con occhio più pronto 
e sicuro le iscrizioni arabiche, si intralciate per genio della calligrafia 
orientale e sì maltrattate per imperizia e baldanza degli interpreti 
europei. E generalmente nella spiegazione dei testi ei segui sempre la 
buona via segnata dal Sacy: fu tenace alle regole della grammatica, 
diffidente de' dizionari, restio a fabbricare nuove parole o nuovi signi- 
ficati, e persuaso sopratutto che gli arabi pensavano e parlavano preciso 
come tutti i popoli che hanno operate grandi cose nel mondo, e che sem- 
plici e intelligibili si debbono rendere le loro idee nelle lingue di Europa. 
« Agli studi, alle virtù private del Eeinaud non fu ingrata la for- 
tuna. Impiegato inferiore (1824), e poi conservatore aggiunto, e infine 
conservatore dei manoscritti arabi della Biblioteca di Parigi ; membro 
dell'Accademia delie iscrizioni (1832), pubblico professore di arabico 
(1838), come si è detto; onorato d'incarichi letterarii dal suo Governo 
e di decorazioni francesi e straniere. Abbandonato lo stato ecclesia- 
stico, che in Francia sempre più volgea a setta nemica dell'incivili- 
mento, ei prese in moglie un'ottima e modesta donna, degna di lui. 
Apri la sua casa a convegni d'uomini di lettere, nazionali e stranieri, 
accolti sempre con benevolenza e semplice ospitalità antica. Leale, 
integerrimo, umano, benefico ai bisognosi, amicissimo ei fu degli amici 
suoi , molto aspro coi rivali e irascibile nelle contese letterarie. Tollerò 
francamente le altrui opinioni filosofiche e religiose, ancorché contrarie 
alle sue proprie ; talché io gli vidi stendere pur sempre la mano al 
Renan e serbare calda amistà a un altro discepolo suo, italiano e ri- 
voluzionario e scrittore segnato all'indice, e fieramente avverso al do- 
minio temporale ed anche al potere spirituale del Papa. 

« Firenze, 30 maggio 1867. 



- 71 - 



CCCXXII. 
Gabriele Kosa (1) a Michele Amari 

[Bergamo, 31 gennaio 1860]. 

Carissimo amico. Il nuovo Parlamento sardo dev'essere costi- 
tuente che fondi la nazione italiana, onde è mestieri mandarvi il 
fiore degli italiani d'ogni regione della penisola. Bergamo sarebbe 
superba poter proporre voi siciliano a candidato. Come amico, e 
come Presidente di questo Circolo elettorale vi prego farmi sa- 
pere se potete accettare la candidatura od in questa provincia o 
nella provincia di Brescia. Mi sarà caro se vi ricorderete del vostro 
aff.mo amico Gabriele Kosa. 



(1) (Gabriele Rosa è nato in Iseo ai 9 novembre 1812. A 18 anni, nel 
1835, fu processato come affiliato alla Giovane Italia e condannato per 
tre anni ai lavori foizati nello Spielberg, ove fu chiuso in una cella 
prossima a quella occupata dal Gonfalonieri. Xe uscì nell'aprile del 
'38 avendovi appreso il tedesco e il greco. Tornato in patria si diede 
agli studj, e collaborò al Politecnico del Cattaneo. Prese nel '48 parte 
attiva alla rivoluzione lombarda: e quando questa minò, si stabili a 
Caprino, come precettore privato, collaborando al Crepuscolo e pub- 
blicando parecchi lavori di storia e di etnografia. Dopo il '59 fu prov- 
veditore agli studj in Bergamo; ma presto rinunziò a pubblici ufficj, 
e si ritirò finalmente nella quiete campestre della terra nativa, fedele 
alle sue antiche dottrine mazziniane. Molte sono le sue scritture, al- 
cune d«lle quali pregevoli, altre compilazioni indigeste e frettolose; ma 
nel decennio è ben vero che molti articoli suoi valsero a dar notizia in 
Italia di ciò che facevasi fuori rispetto a questioni rilevanti, special- 
mente di storia. Ricordiamo alcune sue opere : Le origini della civiltà in 
Europa (Milano, Politecnico, 1862): Dialetti, costumi e tradizioni nelle 
Provincie di Bergamo e di Brescia (Brescia, Fiori, 3* ediz., 1870); Il vero 
nelle scienze occulte (Brescia, Fiori, 2' ediz. 1870); Stona generale delle 
storie (Milano, Hoepli, 2' ediz., 1873); Feudi e Comuni (Brescia, Mala- 
guzzi, 2' ediz., 1876); Vocabolario bresciano-italiaTW (Brescia, Malaguzzi, 
1877j; Sulle condizioni economico-morali dell'agricoltura bresciana (Milano, 
1878); Stchria naturale della civiltà (Brescia, Malaguzzi, 1880); Statistica 
storica della provincia di Brescia (Brescia, AppoUonio, 1884) : Genesi della 
cultura italiana (Milano, Hoepli, 1889), ecc. Sulla sua vita son da vedere 
alcuni Cenni autobiografici stampati a Milano nel 1891 dalla tipografia 
degli Operai. 



— 72 — 

CCCXXIII. 

Mariano Stabile a Michele Amari 

[Parigi, 10 aprile 1860J. 

Carissimo Michele Dopo piti di un mese di 

aspettazione mi giunse finalmente una lettera del Gran Ciambel- 
lano, il quale mi annunziava che l'Imperatore non poteva accor- 
darmi la chiesta udienza, ma che lo aveva incaricato di ricevermi 
e di sentire tutto ciò che io avessi voluto esporgli. Al giorno ed 
ora indicata fui dunque alle Tuileries, e la mia udienza durò 
un'ora e mezza. Il Duca di Bassano fu gentilissimo ed abbon- 
dando sempre nel mio senso. Convenimmo che gli avrei redatto 
una memoria di tutte le cose dette, e ch'egli l'avrebbe subito 
presentata all'Imperatore. La scrissi dunque, la feci rivedere a 
madame Cornu (1), e poi con una santa pazienza la copiai del 
mio miglior carattere. Erano quattro fogli di carta grande scritti 
in tutte le pagine. A scanso di ogni equivoco, l'ho firmata col 
mio nome; così se ho detto delle minchionerie ne sono io solo 
responsabile. Il piano però n' è semplicissimo. Esposi per sommi 
capi ciò che fu la Sicilia fino al '16, compreso Vittorio Amedeo 
e Carlo III ; cambiamento del '16, senza abolire specificatamente 
la Costituzione ; affari del '20, e poi del '48 ; ciò che ha fatto il 
governo di Napoli dal '49 sin oggi ; certezza di prossima insur- 
rezione ; aspettarsi grande reazione, i cui eccessi debbono ricadere 
sul governo che li ha provocati ; quali sono i voti attuali della 
Sicilia; pronta a sacrificare i suoi diritti secolari per far parte 



(1) Ortensia Lacroix, moglie al pittore Sebastiano Cornu. L'aveva 
tenuta a battesimo la regina Ortensia, e n'ebbe il nome: si conservò 
affezionatissima ai figli di lei, e le lettere che Luigi Napoleone le scrisse 
fino al colpo di Stato vennero da lei stessa depositate alla Biblioteca 
Nazionale, con che fossero pubblicate dal E.enan. Finora, che sappiamo, 
sono inedite. Scrisse parecchie cose, specialmente di letteratura tedesca, 
col pseudonimo di Sebastien Albin; fra le altre: Ballades et chants po- 
jìulaires de V Allemagne (1841), Goethe et Bettina (1843), Essai sur Vhistoire 
des arts en Italie (1848). Amò e favorì la causa italiana. Nata nel 1812, 
morì il 16 marzo 1875. 



- 73 - 

del Regno libero italiano; se ciò la Francia non permette, qua- 
lunque transazione che abbia per base di non ridurre la Sicilia 
a semplice provincia del Regno di Napoli. Utilità per l'Italia che 
la Sicilia portasse le sue forze nella gran causa italiana; utilità 
per la Francia che la Sicilia non fosse unita a Napoli. Digres- 
sione sull'Istmo di Suez, sulle nostre aspirazioni alle libertà 
di commercio, che in Napoli non esistono; utilità delle grandi 
nazioni commerciali di far della Sicilia il grand' emporio tra 
l'India e l'Europa, ecc. Diritto del governo francese d' intervenire 
a nome dell'umanità, a nome dell'Italia, della quale ha preso ad 
assicurare la sorte, a nome degl' interessi pacifici della Francia 
e dell'Europa, che non può lasciar sussistere una causa perenne 
di rivoluzione, e forse di guerra. 

La mia - Memoria » fu consegnata un giorno prima di quello, 
in cui qui i giornali pubblicarono le nuove telegrafiche di una 
insurrezione in Sicilia. Perciò spero che questa coincidenza abbia 
fatto leggere con attenzione la « Memoria », e che se ne caccerà 
qualche cosa. Aspetto una risposta del Gran Ciambellano, presso 
il quale insistei per avere un'udienza dall'Imperatore. Se le cose 
di Sicilia vanno bene, spero che l'udienza non mi sarà più negata. 

Credimi sempre il tuo Makiano. 



CCCXXIV. 

Michele Ahari al conte Michele Amari 

[Firenze, 20 aprile 1860]. 

Caro Michele. Casa ti ha scritto della contribuzione 
che promoviamo qui; e ne vedrai meglio i termini dallo 
incluso foglio. L'idea è di chiamarvi gli italiani di tutte 
le Provincie, libere o no. Più, noi non faremo che racco- 
gliere il danaro e tenerlo a tua disposizione come presi- 
dente incaricato che tu sia, del Comitato di Genova, nel 
quale si dovrà accentrare la esecuzione e l'azione. Perciò 
a tutti coloro, buoni o tristi, che domanderanno sussidj. 



— 74 - 
spese di viaggio ecc., diremo andate a Genova e intende- 
tevi con quel Comitato : a voi appartiene scegliere gli no- 
mini da mandarsi, quando e come sia possibile ; provvedere 
a tutti i loro veri bisogni e scegliere il tempo e i mezzi 
della spedizione. 

Su la bandiera da innalzarsi non è luogo a discussioni ; 
primo, perchè F è già innalzata e inaugurata col sangue ; 
secondo, perchè non ve n' ha adesso alcun' altra possibile 
in Italia. Se poi l'annessione della Sicilia sola, o di essa 
e Napoli, al reame italiano possa verificarsi o no, il tempo 
e gli avvenimenti il decideranno ; noi dobbiamo tirar dritti 
e fermi. Ma passiamo ai mezzi d'azione che piti premono. 

10 so appieno le lagnanze che si muovono contro La 
Farina per le pratiche tenute da più di un anno in Sicilia, 
per l'alternativa di spronare e ritenere il cavallo ; infine 
per quest'ultimo fatto , e non voglio né difendere né con- 
dannare La Farina, senza piena conoscenza di causa. Ma 
quel che so di certo è, ch'egli ha tenuto e tiene in mano 
le fila e che ha il segreto di chi spinge e ha spinto tutta 
questa faccenda in Italia. Perciò credo che adoperare in 
disaccordo con lui sarebbe menomare gli aiuti che si pos- 
sono inviare, sarebbe compromettere la causa, infiacchire 
i soccorsi, e forse dar luogo a qualche sventura. Tu che 
sei savio quanto patriotta, manda giù i rancori, se ne hai, 
perdona gli errori o le vanità, e fa di metterti in corri- 
spondenza con La Farina. Se noi" vuoi direttamente, fallo 
per mezzo di Garibaldi e del colonnello Medici, o di altri 
che crederesti più opportuno. 

11 promotore principale della soscrizione di qui è il Ma- 
lenchini, amicissimo mio. Al ritorno del Re, egli passerà 
da Genova ; vedrà te, Garibaldi e Medici e potrete combi- 
nare con lui direttamente. 

A misura che si raccoglieranno firme e danari, io ti av- 



— 75 — 
viserò esattamente della somma disponibile, che si deposi- 
terà qui presso un banchiere, e che tu potrai trarre sopra 
di me. 

Sarà nostra cura far annunziare la soscrizione nei gior- 
nali di tutta l'Italia libera ; per adesso tu non permettere 
che se ne dia avriso. Parlandone con gli amici e coi ga- 
lantuomini non amici, batti sempre sul chiodo che l' è soscri- 
zione italiana non di Sicilia né di Napoli e Sicilia : e tra 
dieci promotori tu non vedrai in effetto che due siciliani 
e due napoletani. Speriamo che la proporzione sia minore 
nelle firme; cioè che migliaia e migliaia d'italiani d'altre 
Provincie si contino a fronte del centinaio, che faranno i 
sudditi di S. M. Bomhicelìa. 

Ti scriverò spesso ; e così tu farai verso di me. Se vi 
fossero notizie importantissime, ce le daremo scambievol- 
mente per lettera e anche per telegrafo. Rispondimi sul 
punto di La Farina, ed amami come io ti amo. H tuo affe- 
zionatissimo ^Iichkle. 



C€CXXV. 

Michele Amari al Direttore della « Nazione » 

[i^renze, 20 aprile 1860]. 

Pregiatissimo signor Direttore. Gl'italiani di varie pro- 
vmcie, i nomi dei quali si leggono nell'incluso foglio, si 
son dati a promuovere una contribuzione nazionale in aiuto 
dei nostri fratelli, che hanno preso le armi in Sicilia contro 
un governo stupidamente tirannico, vassallo volontario del- 
l'Austria. 

Essendo incaricato particolarmente dagli altri promotori 
di tenere il carteggio e d'incassare il danaro, credo mio 
primo dovere d'invocare il patrocinio della libera stampa 



— 76 - 
italiana. Trasmetto dunque al signor Direttore i fogli se- 
gnati dei numeri 49-50-51, pregandolo di aprire la soscri- 
zione nell'officio del suo giornale, di raccomandarla ai suoi 
amici politici e di secondarla con la pubblicità ed efficacia 
della sua parola. 

Lo scopo dell'insurrezione siciliana è manifesto a cia- 
scuno : è quello sul quale i patriotti d'ogni parte d'Italia 
si trovano d'accordo, qualunque disparere li dividesse su 
le questioni politiche di second'ordine. La Sicilia vuole un 
governo nazionale italiano, non un governo austriaco per 
procura. Nella rivoluzione italiana del 1848, la quale tirò 
le prime fucilate in Palermo, la Sicilia ripigliò i suoi an- 
tichi ordini costituzionali, proclamò il principio della con- 
federazione con gli altri liberi Stati della penisola ed offrì 
la corona ad un principe della Casa di Savoia. Dopo le 
comuni sventure del 1849, mutati i tempi, e dato novello 
e più potente indirizzo al movimento nazionale, la Sicilia 
ne ha partecipato quanto niun'altra terra italiana soggetta 
al giogo : le vittorie di Magenta e di Solferino furono sa- 
lutate a Palermo, a Messina, a Catania, con le medesime 
dimostrazioni che a Napoli, Roma e Venezia; e adesso i 
colpi che rimbombano nelle città e montagne della Sicilia, 
tirati sotto la bandiera tricolore, s'accompagnano al grido 
di Viva Vittorio Emanuele! 

Della opportunità di questo movimento non abbiam noi 
a disputare. Le insurrezioni non si fanno ad ora ed a punto, 
come si muove un reggimento sul campo di battaglia. Ed 
un popolo infiammato delle passioni di tutta la nazione, 
manomesso da stolto governo per averle manifestate e per- 
chè ne procacciava il trionfo, manomesso, dico, con gli im- 
prigionamenti, i bandi, le frustate e le torture, ben merita 
plauso e soccorso, s'ei s'avventa a incontrare la morte con 
le armi alla mano, in un giorno che forse giudicherebbe 



— 77 — 
men propizio chi dimorasse lontano, immune dalle vessa- 
zioni e dai pericoli. 

Pertanto ho fidanza che il signor Direttore non ricusi 
la sua cooperazione ai promotori di questa soscrizione na- 
zionale, e con alta stima mi dico suo dev.mo servidore 
M. Amari. 

CCCXXVI. 
Vincenzo MALENcmNi a M. Amari 

[ . . 1860]. 

Caro amico. Ti mando copia di una lettera che mi ha scritto 
Garibaldi per tuo particolare schiarimento. Jer sera sono partiti 
di qui sopra un bastimento 75 giovani condotti da Sgarallino, di 
concerto'col Generale, a 40 miglia circa da Livorno ; oggi a mezzo- 
giorno raggiungeranno un vapore, buon camminatore, sul quale 
pare che sarà il Generale stesso. La partenza è stata fatta con 
tutta convenienza. Jer l'altro sera sono pure partiti di concerto 
per Genova altri 65 giovani e parecchi marinari, richiesti, credo, 
per servizio del vapore. In queste circostanze io crederei bene che 
tu promovessi una sottoscrizione per soccorrere la spedizione Ga- 
ribaldi, riflettendo che presto può venire l'occasione di una seconda 
spedizione 

Scrivimi una riga a Torino, di dove pure io ti scriverò le mie 
impressioni di Genova, ecc. 

Parto oggi alle 5. Confortiamoci con fermezza in quest'attività, 
che è proprio santa. Quel poco che posso io ho tutt'animo di 
farlo insieme con te. H tuo amico V, Malenchini. 

[Genova, 2 maggio 1860J. 

Mio caro Malenchini. Credo che vado — voi sapete dove,,e 
sempre per la stessa causa — Italia e Vittorio Emanuele. — Quando 
voi mi sapete nell'azione, voi dovete aiutarci — eccitare le popo- 
lazioni delle Provincie libere a far sollevare le schiave — tutto 
sarà facile allora. 



— 78 - 

Scrivete da parte mia a Verità, a Serafini ad Arezzo, Cortona, 
Rimini e dovunque crediate necessario. Vi raccomando poi spe- 
■cialmente la famiglia di Sgarallino (1), e voi la raccomanderete da 
parte mia all'Italia. Vostro per la vita. G. Garibaldi. 



(1) Dei tre ricordati nella lettera dì Garibaldi — Verità, Serafini e 
Sgarallino — il secondo ci è del tutto ignoto. Quanto al primo, è il 
notissimo don Giovanni Verità di Modigliana, ivi nato nel 1807 da un 
dott. Francesco, che fu capitano napoleonico e decorato della legion 
d'onore, e poi valente giureconsulto. Ascritto ai Carbonari educò i 
figli nel culto della libertà. Giovanni, il primogenito, abbracciò la 
carriera ecclesiastica, facendo gli studj nel seminario di Faenza, e a 
ventidue anni, avute le necessarie dispense, era già canonico. Tornato 
nella sua terra, che appartiene alla così detta Romagna Toscana, fu 
come intermediario fra i liberali toscani e i romagnoli, e la sua casa 
divenne sede di convegni, rifugio agli esuli e arsenale e tipografia: 
ivi fu stampato il famoso proclama di Rimini. Prese anche parte col 
Pasi e col Beltrami al fatto delle Balze e intimò la resa al picchetto 
dei doganieri pontifici. Questa sua notoria partecipazione alle imprese 
liberali gli valse persecuzioni dall'autorità ecclesiastica e politica, 
sicché nel '39 fu mandato a far esercizj spirituali all'Alvemia, e nel '46 
venne carcerato e condotto a Firenze. Per la bontà dell'animo, per la 
dirittura del giudizio e la lealtà del carattere, e per la singolarità stessa 
dell'esser prete e liberale, si acquistò grande autorità, specialmente in 
Romagna, e ninna cosa si ordiva o si faceva senza ch'ei ne fosse consa- 
pevole e partecipe. La sua riputazione si accrebbe ancora dopo che 
Garibaldi, fuggiasco da S. Marino, fu da lui salvato, e tenuto in sua 
casa nascosto otto giorni, apprestandogli i modi di attraversar la To- 
scana e imbarcarsi a Talamone, sfuggendo alle pattuglie austriache e 
alla polizia lorenese. Nel decennio preparò gli animi alla riscossa, e 
a lui facevan capo i romagnoli, che nel '59 accorrevano in Toscana 
nel corpo del generale Mezzacapo. Ricordo che allora, essendo in Fi- 
renze il principe Napoleone e avendosi notizie che gli austriaci ab- 
bandonavano la Romagna, si pensò a lui per muovere contr'essi le 
popolazioni; e a tal fine una sera fui mandato in fretta e furia a Mo- 
digliana, latore di una lettera pel buon canonico, con entro altra pel 
conte Laderchi di Faenza, perchè d'accordo organizzassero la caccia 
ai fuggiaschi. Bruciata la lettera, come gli era ingiunto, don Verità 
parti subito per Faenza, ma gli austriaci camminavano più che in 
fretta, e le popolazioni, prive della parte più giovane e gagliarda, che 
già trovavasi in Piemonte o in Toscana, misero in pratica la massima: 
a nemico che fugge, ponti d'oro. Intanto Modigliana lo mandò suo 
rappresentante all'assemblea toscana, ove votò la decadenza dei Lore- 
nesi e l'unione al Piemonte. Andò poi cappellano della divisione to- 
scana, comandata da Garibaldi; e in cotesto ufficio restò nell'esercito 
fino dopo la campagna del 1866. Amicissimo di Garibaldi fu adoperato 
dal Farini a temperarne gli ardori e gli sdegni, e compiè l'opera buona 
con zelo e modestia. Lieto di veder risorta la patria, e nulla chiedendo 
per sé, si ritrasse in Modigliana, amato dai concittadini per la bontà 
-e l'inesauribile beneficenza, onorato dall'amicizia dei migliori italiani, 



- 79 — 

CCCXXVII. 

Giuseppe Garibaldi a Michele Amari 

[Gr«nova, 4 maggio 1860]. 

Stimatissimo Signore. Mi fu assicurato che il Comitato per 
aiuti alla Sicilia abbia cento mila franchi a mia disposizione. Se 
così fosse, io ne avrei urgente bisogno, e le sarei molto grato 
se volessero mandarmeli subito. Con considerazione, devotissimo 
G. Garibaldi. 

PS. Nell'assenza mia si rimettano al dott. Agostino Bertani di 
Genova. 



*i ivi mori ai 26 nov. 18&5, lasciando scritto di morire nella religione 
cristiana, della quale aveva sempre professato le massime, ma non 
credere in quella deturpata e adulterata dai suoi ministri, dimentichi 
del precetto di Cristo: il mio regno non è di questo mondo: date a 
Cesare ciò che è di Cesare. Una vita di lui, ma tutta voli fantastici 
e digressioni filosofiche e storiche di ogni genere, subbiettive e pre- 
tenziose , in stile strambo e vuoto, ha il sig. Ottoxe di Baszole, 
ovvero sia Alfredo Oriasi, trovato modo di incastrare nel suo libro 
Fino a Dogali (Milano, Galli, 1889) fra la narrazione di una occorsagli 
frattura di gamba e quella del disastro affricano. H racconto della vita 
semplice e schietta del buon prete è fatto attraverso il prisma fal- 
lace col quale l'autore vede e descrive i fatti. Basti quest'asserzione: 
« Don Giovanni ebbe con Cavour un colloquio, nel quale la rude fixin- 
chezza del montanaro umiliò più d'una volta la subdola abilità del 
diplomatico » ; ma per scrivere di queste cose bisogna non aver cono- 
sciuto né il Cavour, uè il Verità, né essersi fatto di loro un concetto 
rispondente al vero, né sapere come le cose andassero nei prini anni 
del nostro risorgimento — . Una biografia del Verità, condotta su do- 
cumenti, prepara intanto un suo concittadino, il dottor Noma Campi. 
Quanto allo Sgarallino, sono due, Jacopo e Andrea, i popolani livor- 
nesi di tal nome, l'uno e l'altro amici e soldati di Garibaldi. Proba- 
bilmente quello al quale qui si accenna è Jacopo. Era nato nel 1823, 
e dopo i casi del 1849 esulò a Bastia, navigò sul Mediterraneo e per 
ultimo si fissò a Costantinopoli, prendendo parte nel 1854 alla guerra 
contro la ^Russia. Nel 1^9 raggiunse Garibaldi e appartenne al 2° reg- 
gimento dei Caccialori delle Alpi; poi lo segui in ^Romagna. Fu dei 
Mille e sbarcò a Marsala, e nell'impresa si guadagnò la medaglia al 
valor militare e il grado di maggiore. Pronto a menar le mani ad ogni 
chiamata del generale, fu con lui anche nel 1866 e comandò una can- 
noniera sul lago di Garda; né mancò di essere in Aspromonte, donde 
fu mandato prigioniero al forte di Bard. Garibaldi lo spedi anche 
in Polonia e in Grecia, e poi in Serbia ed Erzegovina, per tentativi 
rivoluzionari. Prese parte alla campagna dell'agro romano, e si trovò 



— 80 - 

CCCXXVIII. 
Pietro Spangaro (1) a Michele Amari 

[Talamone, 8 maggio 1860). 

Carissimo Michele. Mi prevalgo d'un libero momento, onde 
darti nostre nuove. Nella notte dal 4 al 5 ci siamo imbarcati 
divisi in due partite ineguali di forze; la minore imbarcossi nel 
porto di Genova alla spicciolata, prima su di un bastimento in 
riparatura, sito ad una estremità, del porto, prossimo alla lan- 
terna di sinistra, cioè la piccola, eseguendo l'operazione alla sor- 
dina e con la massima circospezione ; più tardi arrivò il colon- 
nello Nino Bixio pure, ed attendemmo sino a mezzanotte sul bordo 
silenziosi. Dopo le 12 sbarcammo da quel bastimento circa 100 
su due barconi, e sempre alla sordina ci avviammo verso il luogo 
ove stanno i vapori della ex-Società transatlantica ; Bixio additò 
a ciascun barcone uno fra i molti vapori ivi esistenti, ove arri- 
vati sopra demmo la scalata e c'impossessammo dei medesimi ; 
erano deserti di gente, questi come tutti gli altri : però avevamo 
marinari con noi già accordati e buoni all'uopo ; imbarcammo 



a Mentana. Mori a Livorno ai 26 dicembre 1879. — L'altro fratello, 
Andrea, era nato nel 1819: si battè coi volontari toscani nel 1848, e 
nel 1849 fu dei difensori di Livorno contro gli Austriaci. Implicato 
col Guerrazzi nel processo di lesa maestà, esulò e si recò in California, 
tornandone nel 1859 e seguendo Garibaldi nelle sue imprese. Quando 
questi salpò per la Sicilia, lo condusse seco, ma lo fece sbarcare a 
Talamone, perchè tentasse una punta nello Stato pontificio. Rientrato 
in Toscana, dopo una scaramuccia alle Grotte di S. Stefano, fu messo 
in prigione, ma fuggì e corse in Sicilia, dove si battè e fu ferito in 
una gamba, restandone zoppo per tutta la vita. Morì in Livorno ai 
6 marzo 1887. 

(1) Pietro Spangaro, uno degli ufficiali condotti seco da Garibaldi, 
era nato a Venezia il 18 gennaio 1823 ; entrò poi come coscritto nell'e- 
sercito austriaco, ma nel '48 fa tra i difensori di Venezia. Emigrò poi 
in Turchia e prese parte alla guerra d'Oriente. Si battè valorosa- 
mente nel '60 e colla sua brigata, quella di Castel Pulci già coman- 
data dal Nicotera, contribuì efficacemente all'esito felice della batta- 
glia del Volturno. Nel '63 comandava il 1" reggimento granatieri. Esci 
poi dall'esercito e si trovò con Garibaldi ad Aspromonte. Morì a Mi- 
lano il 15 novembre 1894. Veggasi il suo ritratto nella lUustracione 
italiana del 25 novembre 1894. 



- 81 — 

ferri, credo per fondere, ed armi poche, ma oon potevamo fare 
fuoco mancandoci i fuochisti, i quali non erano al posto; di 24 
marinai e più per vapore, che erano stati accordati, solo la metà 
si trovarono all'appuntamento ; ad 1 ora e mezza giunsero anche 
parte dei fuochisti, ed allora si cominciò a far fuoco; verso le 3 
e mezza, coU'aiuto di alcuni barcajuoli, i due vapori si slegarono 
e subito dopo partimmo ; il vapore sul quale stavo io, rimor- 
chiato dall'altro, sul quale doveva montare Garibaldi, perchè il 
nostro vapore non era ancor fatto. L' altra partita , e la più nu- 
merosa, era stata invitata a raccogliersi alle 9 di sera alla cosi 
detta Foce, a tre quarti d'ora da Genova, sulla spiaggia del mare ; 
colà trovarono i barconi e s'imbarcarono, in attenzione dell'arrivo 
dei vapori che dovevano imbarcarli, il che fu a 6 ore circa, cioè 
a quest'ora avevamo imbarcato e la gente e le provvigioni, che 
due trabaccoli ci portarono, e ci mettemmo in via. Si dovevano 
trovare altri quattro trabaccoli pronti ad attenderci e fornirci di 
vettovaglie, armi ed altri oggetti di munizioni e vestiario, ma 
mancarono di mostrarsi ; per cui siamo rimasti sprovveduti di 
molti articoli di necessità. Durante il tragitto, il viaggio fu som- 
mamente disagevole sul nostro vapore, il Lombardo, che conte- 
neva 770 volontari, mentre l'altro ne conteneva 235; per il 
tempo un poco agitato, che promuoveva a moltissimi il vomito 
e stante il numero esuberante delle persone, che incettava ogni 
passaggio, imbrattavano ogni locale; per il che coloro che usavano 
riguardi, e che per contegno proprio non desideravano di pre- 
tendere e contendere brutalmente il luogo di coricarsi e spesso 
anche quello da sedere, erano costretti a passare ore ed ore senza 
neppure sedersi, ed io sventuratamente appartenevo a questi ; di 
modo che jeri, allorché sbarcammo qui, erano due intere notti 
che io non potevo prender sonno. Aggiungi, ma ciò non distur- 
bava punto me, ma bensì molti altri, che a bordo non eravi a 
mangiare che pane biscotto con formaggio, e da bere non vi fu 
nel tragitto di 42 ore che sola acqua, cosa che me non disturbò 
neppure, benché l'acqua fosse patita e del sapore delle uova 
marcie, ma a ciò io sono rassegnato appieno, e non mi strapperà 
un lamento: il che non era pel sonno, del quale cominciava a rie- 
scirmi dolorosa e faticosa la privazione. Arrivati nel porto di Ta- 
lamone, il Generale fece il suo primo ordine del giorno, diede il 

6 — Amari, II. 



— 82 - 

nome al Corpo di spedizione di Cacciatori delle Alpi, ne fece 
7 compagnie con a capo capitani, tutti colonnelli e tenenti colon- 
nelli, e quindi nominando in ogni compagnia gli uffiziali e sotto- 
uffiziali che s'iscrivevano; io non ho voluto accettare grado nel 
quale non possa contribuire a vantaggi positivi e generali, per 
cui pregai di rimanere semplice volontario , e sono il !•» vo- 
lontario, perchè il più alto della 1» compagnia del 1° pelotone e 
della 1* squadra di 1° rango e 1* fila, comandata dal capitano 
Bixio. Sono contento così ; ed adesso che riposai, mi trovo rinfre- 
scato di forze fisiche e morali. Mi si dice che faremo la 1* com- 
pagnia , armati di carabine e revolver ; questa sera si partirà ; 
destinazione e piano è segreto, e sta bene. Abbiamo imbarcato 
alcuni cannoni e poche provvigioni. Nell'ordine del giorno Gari- 
baldi ne dà il motto : « Italia e Vittorio Emanuele », e ne pre- 
dice privazioni e disagi d'ogni sorta, il che non infievolì lo spi- 
rito dei volontari, ma in contrario fu applaudito; lo spirito è 
eccellente, ed è bene a sperare se le mene farisaiche non guaste- 
ranno il tutto. 

Tu vedi che penso spesso a te, e spero che tu farai lo stesso. 
Notizie più gravi non posso dartene, perchè non ve ne furono. 
Addio, caro Michele, spero in breve di darti nuove più marziali 
e consolanti di queste, frattanto addio. Tuo P. Spangaro. 



CCCXXIX. 
Ch. De Cherrier a Michele Amari 

[Paris, 9 mai 

Je fais des vceux bien sincères pour que votre cher 

pays sorte des évènements présents, heureux et paisible. J'aime 
beaucoup la Sicile, et je prends grand intérét à ce qui la con- 
cerne. Cette belle ile si bien située, et comblée par la nature de 
dons que la main des hommes à rendus stériles, mérite un sort 
meilleur; puisse-t-elle l'obtenir sans trop de souffrances. 

Je vous ai parie de mariage dans une de mes lettres et je 
veux vous en parler encore malgré vos objections. 

Assez longtemps vous avez été battu par l'orage, et 



— 83 — 

réduit à des pénibles privations. Permettez cette franchise à, raon 
amitié. Vous voilà arrivé à 52 ans ; vous arrivez à la seconde 
partie de la vie humaine, la plus difficile à traverser, celle qui 
rend nécessaire un bien étre, une aisance dont la jeunesse ne sent 
pas autant le besoin. C'est en vous mariant dans les conditions 
que je viens de dire, que vous les trouverez : songez-y sérieuse- 
ment. Vous ne pouvez vous figurer combien l'isolement est af- 
freux lorsque la vieillesse est venue. J'en parie, malheureusement 
pour moi, en connaissance de cause, et si j 'insiste sur ce conseil, 
c'est par amitié pour vous et par le désir que j'ai de voir votre 
sort assuré contro les évènements 



cccxxx. 

Vincenzo MALENcmNi a Michele Amari 

[Torino, 13 maggio 1860J. 

Caro amico. Ho ricevuto le tue lettere, ed io sono intiera- 
mente d'accordo con l'assennatezza delle tue vedute, e penso come 
te che è uno sbaglio politico ed anche militare, deviare dalla 
Sicilia e attaccar l'Umbria; pensano come noi Medici e La Fa- 
rina ; però, come ben tu dici, noi dobbiamo continuare nella nostra 
attività, per esser pronti alle assennate risoluzioni che possono 
reclamare gli avvenimenti. Io ho veduto spesso e con insistenza 
questi signori del governo, nel nostro previo intento di soccorrere la 
Sicilia; temono la diplomazia, che li rimprovera e molesta; temono 
sopratutto che il Generale, prendendo in mano la rivoluzione, stra- 
scini, annulli questo governo e i suoi pensieri; è sotto questo 
aspetto, che specialmente mi duole dell'indirizzo dell'Umbria ; mi 
par pur di vedere che, in fondo, il criterio del governo, siccome 
il nostro, aspetti a prender norma dagli avvenimenti ; al momento 
però dichiara d'esser risoluto ad impedire la seconda spedizione 
dell'imbarco di Genova 



— 84 — 

CCCXXXI. 

Michele Amari al sig. Direttore della Nazione 

[Firenze, 16 maggio 1860 J. 

Pregiatissimo sig. Direttore. Garibaldi ha messo il piede 
in Sicilia. Non possiamo abbandonare l'una e l'altro ; ad 
ogni costo, con ogni sacrifizio si ha a fare che il movi- 
mento siciliano trionfi. 

Volge circa un mese dacché si aprì, a questo fine, una 
soscrizione, che nessuna legge può vietare in popolo libero. 
Una certa somma di danaro si è raccolta per zelo di buoni 
cittadini. Ella il sa, che vi ha cooperato efficacemente. Strin- 
gendo adesso il bisogno di danaro, le chieggo che ripreghi 
gli amici, i noti, gli estranei stessi, i quali aman la patria 
e la libertà, di affrettarsi a dar ciascuno quel che possa, 
di rinnovare l'oblazione se abbiano contribuito. Già al- 
cuni ne danno l' esempio : Vincenzo Malenchlni , prodigo 
del suo sangue e dell'avere quando gliene chiegga il paese, 
ha raddoppiato la somma di cinquecento lire italiane, for- 
nita al principio della soscrizione. Ricordiamoci che al- 
l'uopo nostro il poco non basta. GÌ' Italiani in questa riscossa 
del 1859 han mostrato abnegazione, senno, valore ; ch'essi 
perseverino in queste virtù, e compiranno l'opera. 

Gradisca i sentimenti di stima e di considerazione, coi 
quali mi dico devotissimo servitore, M. Amari. 



— 85 — 

cccxxxn. 

Ernesto Renan a Michele Amari 

[Paris, 17 mai 1860]. 

Mon cher ami. J'ai bien tarde à vous écrire, mais je suis sur 
que vous n'aurez pas attribué ce retard à un refroidissement de 
mon amitié. Vous savez combien elle est vive et profonde, et 
certes les graves préoccupations du moment ne pourraient que 
la fortifier. Cast vers vous, mon cher ami, que se porte ma 
pensée à chaque nouvelle de l' Italie, que je lis ou que j' en- 
tends. Xous avons bien longuement cause de vous, le prince Fré- 
déric (1) et moi. Vous connaissez mes souhaits et savez combien 
ils sont d'accord avec les vòtres, quand il s'agit du bien de l'Ita- 
lie. D'un autre coté, vous avez assez de jugement pour discemer 
quelles sont les fa9ons d'agir qui sont les plus propres à fonder 
son avenir. Nous sommes trop loin de vos affai res et trop mal 
informés pour vous conseiller, mais songez que c'est à la partie 
la plus sérieuse et la plus solide de l'oeuvre italienne que vous 
étes réservé. Votre nomination au titre de Correspondant nous a 
fait à tou3 un vrai plaisir, et la fa9on dont elle a passe vous est 
fort honorable. Tout le monde a pensé, en vous nommant, établir 
un lien entre vos vieilles études et la noble renaissance, qui semble 
poindre de toutes parts parmi vous. 

Je prépare en ce moment une seconde édition dìAverroès. Per- 
raettez-moi de vous consulter sur deux ou trois points : 1° Avez- 
vous décrit quelque part, comme vous en aviez l'intention, je crois, 
notre Commentaire italien, traduction de Benvenuto, sur Dante ? 
Je voudrais vous citer. À quelle page avez-vous trouvé le nom 
du traducteur. Angioletto de' Minoti ? — 2° À la marge d'un 
exemplaire d' Averroès (pag. 199) annoté, je trouve une note 
venant de vous et ainsi con9ue : « Cfr. Purgatorio, e. vi, initio. 



(1) n principe Federigo di Schleswig-Holstein, del quale daremo più 

oltre un cenno. 



— 86 — 

C'est évidemment d'Averroès qu'il est question en cet endroit. 
Les commentateurs nomment Platon , mais à tort. Benvenuto 
a bien vu que e' est Averroès et renvoie au eh. 25 r, Je 
ne puis plus vérifier cette note. Au eh. vi du Purgatoire 
il ne peut étre question d' Averroès, et Benvenuto à eet en- 
droit ne dit rien de semblable. Je pense que le ehiffre vi est 
inexact. J'ai vainement cherehé dans la Divine Comédie un 
passage auquel puisse s' appliquer la dite note ; le eh. xxv, oìi 
il est bien question d' Averroès, est hors de eause. Auriez-vous 
dans vos notes ou dans vos souvenirs de Dante le mojen de 
m'expliquer eela ? — 3° Je trouve aussi à la marge de mon 
exeraplaire, pag. 230, que vous aviez plusieurs additions à me 
signaler, sans parler, bien entendu, de ee que vous avez écrit 
dans le Journal Asiatique sur Ibn-Sabìn. Avez-vous à eet égard 
quelque note ou quelque souvenir tout préts ? Inutile de vous 
dire, que je vous serai reeonnaissant pour toute autre addition ou 
amélioration que vous voudrez bien me signaler pour les autres 
parties de l'ouvrage. Une demière question. Le manuscrit d'Aver- 
roès de la Laurentienne, n. 180, est bien en earactère mogrebin, 
n'est-cepas? 

Toutes nos eonnaissanees vont bien, du reste. Nous causons 
souvent de vous avee bonheur, et je ne passe jamais auprès de 
votre place vide à la Bibliothéque , sans éprouver un vif senti- 
ment de regret. 

Adieu, cher ami, croyez à ma parfaite amitié. E. Eenan. 



CCCXXXIII. 

Mariano Stabile a Miehele Amari 

[Parigi, 18 maggio 1860]. 

Carissimo Michele. Kicevo oggi la tua lettera del 14, e mi 
ha reeato somma meraviglia il vedere che a quella data ignora- 
vate costà lo sbarco già eseguito da Graribaldi in Marsala. Qui 
già si sapeva nella colonia aristocratica sicula la sera della do- 
menica 13 , perchè la duchessa di B l' aveva detto a Bu- 
dini. Io intanto la sera del 13 ricevei un biglietto di Benedett 



— 87 — 

che voleva parlarmi l'indomani lunedì 14. Figurati quale fu la 
mia gioia , quando mi lesse i dispacci telegrafici officiali di 
Brenier al Governo, ne' quali dava tutte le particolarità che 
ora sono di pubblica ragione. Nei dispacci Brenier parlava delle 
disposizioni nel regno di Napoli, ed aggiungeva che Villamarina 
aveva dovuto montar la sua casa a cittadella, perchè temeva che 
il Governo borbonico lui jotiàt un mauvais tour. Ora tu saprai 
lo stato trionfante della insurrezione, che i Napoletani son ridotti 
al castello di Palermo e alla cittadella di Messina ; e se le no- 
tizie che dà oggi il Siede si verificano, presto sentiremo tutto il 
regno di Napoli insorto, e i Borboni partiti a raggiimgere gli 
altri rampolli della infame razza. Le mot d'ordre che mi è stato 
dato al Ministero è : « Soyez italiens, et tout cela ira ». Con ciò 
c'invitano a nozze, e forse in questo ci aiuterà molto quello che 
sinora ci ha nociuto, il pregiudizio delle tendenze inglesi in Si- 
cilia. Così il re di Napoli, propagando questo pregiudizio, ci avià 
reso un grandissimo servigio.... 



CCCXXXIV. 

Michele Amari ad Agostino Bertani 

[Firenze, 28 maggio 1860]. 

Dottor Bertani. Spiego il telegramma speditovi stamane 
alle 10 e mezzo in risposta al vostro di iersera. Questa è 
la prima volta in mia vita che ho parlato a Rie asoli. Mi 
parve il miglior modo ; lo presi per servir voi e per far 
opera patriottica cercando di calmare i dissapori, che mi 
par siano cominciati a manifestarsi tra partiti, i quali pure 
si accordano sul massimo, sul santo scopo della unifica- 
zione dell'Italia. 

Trovai disposizioni concilianti. Sul fatto particolare mi 
disse che il Fumagalli ed altri furono arrestati a Gros- 
seto in una casa, circondata indarno per prendere Zam- 
bianchi. Debbono subire un interrogatorio, e forse son giunti 



- 88 — 
stamane stessa a Firenze. Ricordai per Fumagalli l'atte- 
stato a discolpa, che contiene una vostra lettera. Sarà su- 
bito esaminato, cosa indispensabile dopo i rumori diplo- 
matici desti da quel tentativo e dopo i fatti palesi che 
sono avvenuti. Spero esca in due o tre giorni, se non prima. 
Non dimenticai di raccomandare che il Fumagalli fosse 
ben trattato. 

Vi ringrazio dell'esservi rivolto a me, quantunque io non 
abbia relazioni d'amicizia privata né di partito col governo 
di qui, né parteggi se non che in una cosa: ricomporre 
innanzi tutto la nazione 

COCXXXV. 

Michele Amari al conte Michele Amari 

[Firenze, 29 maggio 1860]. 

Caro Michele. Sono stato due giorni senza scriverti, non 
avendo nulla di preciso da dirti e non potendo soffrire 
l'inchiostro e il tavolino con l'ansietà che tutti proviamo. 
Ho ricevuto le tue del 26 e 27, e saputi i bullettini da 
Emerico. Questi poi ti ha scritto della conversazione te- 
nuta domenica a casa di S. Giuseppe (1), su la quale aspet- 
tiamo la tua risposta. Emerico, Ferrara e Perez mi sem- 
brano un po' troppo duri nelle idee del 48, le quali oggi 
non prevalgono né possono prevalere in Sicilia, ci dareb- 
bero discredito nell'Italia continentale e ci rovinerebbero 
al tutto in Francia. 

Fin adesso non ho vista la cambiale di lire tose. 4600. 
Sarà pagata subito e mi rimarranno tuttavia lire 16,000, 
più quel che possa capitare in cassa ulteriormente. Avvisa 



(1) In casa, cioè, di Ferdinando di Pandolfina, principe di San Giu- 
seppe, poi senatore del Regno. 



-so- 
di questa esistenza di cassa il Malenchini nel consegnargli 
la inclusa s'egli sia a Genova, o nel mandargliela a To- 
rino se non sia tornato di lì. 

E prima leggi quella lettera per tua intesa, senza infor- 
marne altri, perchè comprendi bene che debbo molta di- 
screzione a Rieasoli quand'ei mi parla così egregiamente. 

Saprai da Cusa (1) che il Comitato bertanesco di Dolfi 
cadde da sé stesso e che quel della principessa di Trabìa 
e compagne si adopera a raccogliere danaro. Saprai anche 
eh' io intendo partire con la 3* spedizione. Lo promessi a 
Malenchini e lo debbo a me stesso, potendo ancora con 
tutti i 53 anni far tre o quattro tappe e tirare le mie 
fucilate come gli altri. Ma se Garibaldi sia entrato in Pa- 
lermo pria della partenza della spedizione, non voglio an- 
dare a presentarmi come candidato a Ministero o Commis- 
sione. Gli attori buoni o cattivi del '48, non debbono tornare 
in su la scena se non chiamati. Xella guerra che si do- 
vrebbe probabilmente continuare contro Messina ecc., io non 
essendo officiale, né sapendo condurre neanco 4 uomini, 
diverrei al tutto inutile.... 



CCCXXXVI. 
Michele Amari al conte Michele Amari 

[Firenze, 31 maggio 1860], 

3£ic1iele carissimo. Ma che divennero i 20,000 uomini 
del generale Lanza? Ecco il quesito che ci travaglia oggi 
e che spero sia sciolto più tardi nel miglior modo, cioè 



(1) Il Barone Niccolò Cosa di Corleone, ove nacque verso il 1820, 
prese parte alla rivoluzione siciliana, e fu del Parlamento : andò in 
esilio, riparando a Firenze. Nel regno d'Italia resse varie provincie 
come prefetto, e il 1° dicembre 1870 fu innalzato alla dignità di sena- 
tore. Morì in Palermo ai 27 agosto 1893. 



— 90 - 
con la risposta che si sien fatti tutti cristiani sotto Gari- 
baldi. Della vittoria di Palermo non dico nulla ; Garibaldi 
ci riconduce ai tempi eroici e quasi alla mitologia. 

Jer l'altro ebbi il tuo dispaccio telegrafico e jeri la let- 
tera del 28. Oggi ho accettato la cambiale di lire tose. 4600. 
Computate alla grossa le nuove entrate, mi rimangono circa 
18,000 lire toscane, oltre 9000 e rotti che ne hanno in 
Livorno e che hanno in parte impiegato. Dillo a Malen- 
chini se ripassando sia tuttavia in Genova. 

La spedizione di Medici si farà tuttavia, spero, e in 
Sicilia: sarebbe sciocchezza d'avventurarla in terraferma^ 
invece di ingrossare le schiere di Garibaldi per la costiera 
orientale di Sicilia e per la passata di tutti in Calabria. 
Io non penso di andarci, ma di stare qualche altra setti- 
mana in Firenze per compiere la riscossione della soscri- 
zione e la stampa delle liste, e poi fare una corsa tutti 
insieme in Sicilia da viaggiatori. Del resto ne riparleremo, 
e forse di persona, quando si avrà qualche notizia del 
governo stabilito, delle persone che vi prendan parte e delle 
mutazioni che questo duro colpo abbia portato a Napoli. 

Bertani fin qui non ha avuto la cortesia di rispondere 
alla lettera che gli scrissi il 29. Come rimarranno le cose 
dopo la partenza di Medici?.... 



CCCXXXVII. 

Michele Amari a Ernesto Renan 

[Florence, 4 juin 1860].. 

Mon cher ami. Les derniers évènements de la Sicile 
me dispensent de tonte apologie pour le retard avec le 
quel je réponds à votre aimable lettre du 17 mai. Depuis 



- 91 - 
tantót deux mois je ne suis bon qu'à faire la chasse aux 
nouvelles de l'insurrection, à procurer des moyens pour 
l'aider, siirtout à réiinir de l'argent par pièces de dix sous» 
de 20 fr., etc, etc. À cet effet l'on organisa à Florence 
un Comité dont je suis le secrétaire et le caissier ; l'on se 
mit en correspondance avec Garibaldi; l'on organisa tant 
bien que mal la première expédition, qui a eu des resultata 
aussi prodigieux, gràce au genie du célèbre partisan ita- 
lien et au courage, au dévouement, à la constance opi- 
niàtre de raes compatriotes insulaires. J'allais prendre un 
fusil et m'embarquer, lorsque la prise de Palerme est venne 
me dispenser pour le moment de la guerre sacrée. Pro- 
bablement je partirai pour la Sicile dans quelques jours. 
mais en yoyageur pour aller voir si ma maison est brùlée, 
si mes parents sont au nombre des vivants. Je n'ai pas 
l'intention de faire un long séjour en Sicile; peut-étre 
nous nous verrons dans quelques semaines à Paris. 

Votre modestie ne sera pas oflfensée si je yous dis que 
depuis mon séjour à Florence j'ai cause très souvent de 
vous et de votre Averroès avec mes aniis, surtout Emerico 
Amari, professeur de philosophie de l'histoire, et Fran- 
cesco Perez, professeur d'histoire littéraire de l'Italie et 
auteur de l'ouvrage inédit, dont je vous avais dit un mot 
à Paris, à savoir, l' explication de la Divina Commedia 
par la philosopMe du moyen-àge. Perez a réuni une benne 
bibliothèque speciale ; il s'est plongé dans le dedale d' Ari- 
stote et de ses commentateurs. Il a étudié votre livre, 
vérifié les citations, admiré votre savoir comme votre genie : 
mais, sur quelques points de la doctrine du grand com- 
mentateur, il n'a pas partagé votre avis. 

Aussitót regu votre lettre je m'empressai de la lui conH- 
muniquer et je l'engageais à vous soumettre quelques 
observations ; ce qu'il vient de faire dans la lettre ci-jointe. 



— 92 — 
Si vous avez quelque chose à lui répondre , je vous prie 
de youloir bien le faire directement à l'adresse : M/ F. Perez, 
professeur à l'Institut de Florence, et secrétaire general 
du Chemin de Fer — Florence. Vous pourrez méme lui 
envoyer quelques lettres pour moi; car il ne peut pas 
pour le moment bouger d'ici, et il est à méme de savoir 
où je me trouverai pendant mon voyage. Je vais répondre 
maintenant à vos questions: 

1. Le nom du traducteur de Benvenuto se trouve au 
fol. 10, verso de votre manuscrit. Enfer, eh. ii, au marge 
« Angioletto di Minoti da Venezia ». En effet la traduction, 
par le vocabulaire comme par l'ortliographie, accuse le 
vénitien. Je n'ai écrit aucune notice sur ce commentaire. 
Seulement je cherchais, dans le temps, de le faire imprimer : 
j'en ai parie de nouveau à Le Monnier, mais les circon- 
stances politiques du pa3^s forcent tous les éditeurs à ajour- 
ner de tels projets. La Revue franco-italienne de Paris 
(14 décembre 1854 et numero précédent) a publié deux 
lettres de Vannucci et de moi sur votre manuscrit, mais 
elles n'ont aucune importance pour votre sujet. 

2. Dans la note que vous trouvez à la marge de votre 
page 199, il faut lire Purgatoire iv, au lieu de vi. Quando 
per dilettanza ovver per doglie etc. Sans doute ca été 
une fante due à mon étourdérie. Perez n'est pas de l'avis 
de Benvenuto, que vous et moi nous avons partagé, si ma 
niémoire ne me traliit pas. Il croit que c'est bien à la 
théorie platonicienne que Dante fait allusion, comme le 
disent les commentateurs les plus récents. 

B. Je ne me rappelle pas au juste les observations 
que je vous ai soumises au sujet de votre page 230 ; mais 
vous en trouverez peut-étre les éléments dans mon article 
sur l'Istoria diplomatica, Frider. II, etc. par M." Bréholles, 
Archivio Storico Italiano, 2* serie, tom. i, ainsi que dans 



— 93 — 
Vlntroduction de M/ Bréholles, et dans la 2" édition de 
M/ de Cherrier. J'avais eommuniqué à l'un comme à l'autre 
les détails qu'il m'avait réussi de glaner 



CCCXXXVIII. 
Michele Amari al conte Michele Amari 

[Firenze, 6 giugno 1860]. 

Caro Michele. Ieri dopo averti scritto ebbi la tua let- 
tera del 4. La Farina non mi ha fatto un rigo di lettera da 
più d'un mese e ignorerei la sua partenza, se tu non me 
ne avessi avvertito. D'altronde lo credo utile per neutra- 
lizzare le influenze che potrebbero condurre il moto sici- 
liano ad una direzione lontana da quella di tutta Italia^ 
da quella eh' è e sarà sola possibile, finché l'Europa sarà 
come al presente e non si vedrà la repubblica in Francia. 
Dillo agli amici ed ai paesani. Se in Sicilia si susciteranno 
dissensioni, se si vorrà fare un saggio di repubblica de- 
mocratica e sociale, pur estendendolo con Ledru Rollin 
alla Francia e con Kossuth all'Ungheria, saremo fritti 
un'altra volta. 

La batteria di cannoni rigati di certo non farebbe male. 
Si ha a vedere se la Sicilia non possa impiegar meglio per 
lo momento gli 8000 franchi, che tu dici necessarj e che 
mi sembran pochi. Tu farai quel che ti parrà più oppor- 
tuno. Da jeri in qua non ho incassato che altre 400 lire 
incirca; così lo stato di cassa rimane a un di presso il 
medesimo cioè 16 a 17 mila lire toscane. Oggi andrò a 
vedere che abbian fatto le principesse raccoglitrici. 

Quanto a me continuo nello stesso proponimento : andare 
con la spedizione, se si diriga di certo in Sicilia e se ci 
sia da tirar fucilate in Palermo, sul che il telegrafo non 



— 94 — 
ci toglie per anco di dubbiezza. In caso diverso, andrò col 
primo vapore, da pacifico passeggiere, per veder la famiglia, 
dar qualche consiglio se volessero ascoltarlo, e in due o tre 
settimane tornare immancabilmente in terraferma. Sai che 
ho voglia quanto te di coricarmi una seconda volta in quel 
letto di Procuste d'un Ministero siciliano ! 



CCCXXXIX. 

Conte Michele Amari a Michele Amari 

[Genova, 11 giugno 

Michele mio carissimo Temo che mentre le cose di 

guerra siano prospere, rordinamento civile interno non abbia la 
stessa fortuna. Michele mio, tu sei dei pochi esuli che hanno vera 
popolarità nel nostro paese : tu non sei in uggia a quelli che 
oggi stanno a timone della Sicilia ; il tuo ingegno è grande, tu 
potresti fare gran bene alla patria nostra. Tu dovresti andare, e 
presto, in Sicilia, e regolarti con quella prudenza che le condi- 
zioni locali consigliano 



CCCXL. 
Michele Amaki al conte Michele Amari 

[Firenze, 13 giugno 1860]. 

Mio caro Michele Come ti ho detto in cia- 
scuna lettera, io andrò alla prima occasione e sarei anzi 
partito con Malenchini, s'egli prima di lasciare Firenze 
non mi avesse detto parergli più probabile l'andata in Ca- 
labria. Prima occasione chiamo un vapore che da Genova 
Livorno drizzi la prora a Palermo o altro porto libero; 
perchè il viaggio di Malta è troppo dispendioso e quel di 



— 95 — 
Cagliari non mi accomoda. Non amo a presentarmi come 
agente del governo piemontese, che tali al certo saranno 
giudicati in Sicilia tutti coloro, che andranno su i vapori 
da guerra, per lo meno i primi. Una volta in Sicilia dirò 
il parer mio, che tu sai : annessione al Piemonte ; le fran- 
chigie municipali simili alla vantata autonomia toscana, 
mi premono poco, ma non le respingo al tutto, perchè vo- 
glio l'Italia una, ma senza amministrazione accentrata, e 
così il disparere si riduce in pratica a linea sottilissima. 
Ricuserò qualunque parte al governo, e dopo visti i miei 
e fatta la mia predica, me ne andrò a Parigi. 

Mi rallegro della procura e del consiglio che ci die 
La Farina, di non pigliarci noi due pei capelli. L'inten- 
zione è buona e la forma dittatoriale. Speriamo che in Si- 
cilia sia ascoltato nello stesso modo che l'ascoltiamo noi, 
cioè tenendoci alla utilità dello scopo e perdonando le pre- 
tensioni personali 



CCCXLI. 

Conte Michele Amari a Michele Amari 

[Torino, 14 giugno 1860]. 

.... Vieni presto , ti dico presto, perchè voglio condurti a 
Torino. Farini, ministro, desidera vederti. Egli vuole farti cono- 
scere a Cavour. 

L'avere lo stesso tuo nome mi mette nella continua situazione 
di ripetere : non sono io il grande illustre storico, ma è altri, un 
carissimo amico mio. Io sono un povero diavolaccio, invecchiato 
in una oscura e laboriosa vita: fo adesso quello che posso per 
servire il mio paese. Pare che il Cavour non senta male le mie 
parole. 

Vieni tu dunque, presto : due giorni staremo insieme a Torino, 
e sabato partirai. Cerca di condurre teco il caro e rigido Vito 
Beltrani 



— 96 — 

CCCXLII. 

Michele Amari al conte M. Amari 

[Palermo, 3 luglio 1860]. 

Mio caro Michele. Ti scrivo alle 6 della mattina prima 
d'uscire di casa, e però con le impressioni del primo giorno 
di trambusto, allo arrivo, cioè jeri, perchè domenica 1* 
sbarcammo alle 7 della sera dopo un buon viaggio di 54 ore, 
sendo partiti di Genova venerdì all'una poni. Or ora vedrò 
tuo fratello Paolo, poi i ministri e potrò forse aggiungere 
qualche altro rigo. 

La prima cosa sappi che jeri vidi Garibaldi, al quale mi 
presentò De Rohan, che ebbi compagno nel viaggio e che 
mi sembra un uomo d'azione e, fino ad un certo punto, 
di senno. Garibaldi mi ripetè a chiarissime note non voler 
altro che l'annessione al regno costituzionale di Vittorio 
Emanuele. Anzi, com'io, discorrendo, aveva toccato che si 
posson desiderare forme più avanzate, ma che l'Italia non 
può ne dee proporsi altro che la monarchia di Vittorio Ema- 
nuele, ripigliò nettamente non conoscere forma più avanzata 
di quella che voglia unanimemente il popolo, e che sendo 
chiara e ferma la volontà del popolo italiano, egli risguarda 
la forma nostra come la più avanzata che godesse alcun 
popolo, non esclusi gli Stati Uniti d'America. Questo è un 
parlar chiaro ; e in bocca d'un uomo come Garibaldi non 
lascia luogo a sospettare che gatta ci covi. Aggiungo che 
De Rohan nel viaggio mi tenne seriamente lo stesso di- 
scorso ; e che aspettando che si svegliasse Garibaldi, il 
quale dormiva, Crispi manifestò le medesime idee. Non ti 
dirò quanta festa mi fece Crispi; il che non significhe- 
rebbe nulla. Questi mi presentò anche al Generale come 



— 97 - 
uno dei nostri, cioè dei veri italiani, ecc. Mi disse poi che 
Mazzini non potea desiderare altro ; che egli non avea vo- 
luto né voleva altro, ecc. Il rancore solo si scopriva par- 
lando di La Farina, al quale il Generale, al dir di Crispi, 
non sapea perdonare il voto nell'affare di Nizza, né la ser- 
vilità al Ministero. Se non m'inganno, gli urti nascono 
piuttosto da ambizioni e ruggini personali, che da dispareri 
su l'indirizzo politico. Comprendi bene che, parlando con 
Garibaldi per la prima volta, innanzi molte persone e senza 
conoscere profondamente lo stato del paese, non volli scen- 
dere ai particolari. Lo farò a suo tempo. Intanto sappi che 
lo stato del paese mi é stato rappresentato diversamente, 
secondo gli umori di chi parla. L'uno dipinge i Comuni 
in una mezza anarchia : che non si paghino dazj né si ri- 
spettino le persone né la proprietà ; l'altro dice il con- 
trario, e ciascuno, al solito, allega fatti al suo intento. Non 
oso pronunziare che la verità stia nel mezzo. Vedremo. In 
Palermo non si sentono né i furti né gli omicidii ne le 
altre violenze del '48 : questo lo posso affermare. Se hanno 
continuato fino a pochi giorni addietro ad ammazzare qual- 
che birro, sai bene che il caso é eccezionale dopo tante 
infamie. È male al certo ; ma non prova punto l'anarchia. 
La dimostrazione, che portò a scegliere i ministri attuali, 
mi é stata rappresentata da chi come espressione della 
diffidenza del pubblico, e da chi come un effetto d'intrigo 
dei questori della nuova polizia, indispettiti della troppa 
moderazione del Governo verso i codini. In fondo, Garibaldi 
mostrò anche in questa occasione la civile virtù sua e il 
rispetto per la volontà del popolo. 

Prima di Garibaldi fui a visitare l'ammiraglio Persano, 
che era ritenuto a bordo da una caduta, ed al quale perciò 
non avea potuto consegnare le lettere la sera stessa del- 
l'arrivo. Mi piacque molto. Gli consegnai il plico tuo e la 

7 — Amari, II. 



— 98 — 

lettera di €avour. Era dolente dell'ordine pubblico mal 
fermo e temea peggio. Ma così torniamo al punto che non 
posso per ora definire a mio modo. Tornerò da lui, come 
è naturale. 

Fammi il favore di ragguagliare del ricapito del suo 
dispaccio il conte di Cavour, al quale ti autorizzo a comu- 
nicare ciò che ho scritto. Salutalo rispettosamente di parte 
mia, e saluta anche Farini che mi mostrò tanta cordia- 
lità 



CCCXLIII. 
Michele Amari al conte Michele Amari 

[Palermo, 6 luglio 1860]. 

Michele carissimo. Tra le nuove della rivoluzione di 
Napoli, che ci pervengono calde calde e la partenza del 
vapore per Genova, la quale io non credea sì imminente, 
sono in tanta fretta da poterti far appena due • righi. 

Se non erro, la condizione del paese è molto lontana 
dall'anarchia, che alcuni gridano non vedendo né l'ordine 
dei tempi quieti, né il comando nelle proprie mani. In Pa- 
lermo, ancorché la settimana scorsa fosse stato ucciso prima 
della mia venuta uno de' birri di Maniscalco , si vive in 
piena sicurezza di persone e di roba : le faccende e i com- 
merci si conducono al solito : v' ha frequenza di popolo 
nelle strade fino a notte avanzata, ecc. Nel regno non man- 
cano forse i partiti locali con le loro ire e vendette, ma 
non ho inteso di recente alcuno spargimento di sangue, né 
dispero che, a poco a poco, l'ordine ripigli il suo naturale 
equilibrio. 

L'esercito, non ostante una grande confusione di co- 
mandi e d'organizzazione, pure ingrossa di giorno in giorno. 



— 99 — 

e forse ha quanta disciplina si possa sperare in Sicilia e 
nel tempo che corre. Saprai meglio di me, che Garibaldi 
pensa a improvvisare una marina da guerra. 

L'opinione pubblica persiste nel desiderare pronto il voto 
d'annessione ; e, se quel che mi dicono è vero, Garibaldi 
non si oppone con la medesima ostinazione di prima, od 
almeno non minaccia di differire la cosa fino al conquisto 
del Vaticano e di Piazza San Marco. 

Sapute le altre nuove che verranno di Napoli, visti tutti 
i nostri colleghi dei '48 e altri uomini di nota, e cono- 
sciuto il momento opportuno, io mi propongo di fare uno 
sforzo sopra Garibaldi, il quale ho inteso per vie diverse 
che non abbia cattiva opinione di me, e perfino che voglia 
chiamarmi a qualche officio, ch'io per certo ricuserei. Pur- 
ché convochi l'Assemblea, a fin di decretare l'annessione 
da ratificarsi poi con plebiscito, e purché .affidi i varj 
dicasteri a persone capaci, come in generale sono gli at- 
tuali segretari di Stato, le cose si indirizzeranno bene e 
non sarà necessario un 3Iinistero novello 



CCCXLIV. 

Michele Amari al conte Michele Amari 

[Palermo, 10 lugUo 1860]. 

MlcJiele carissimo. Qui siamo, nel nostro microcosmo, al 
terzo quarto rimescolamento ministeriale (1). Sai che dopo 



(1) II primo Ministero della Dittatura fu composto il 2 giugno con 
Crispi all'Interno e alle finanze (che poi cedette al Peraimi), il Pisani 
agU Esteri, l'Ugdulena al Culto e Istruzione, il Raffaele ai Lavori 
Pubblici, il Guarneri alla Giustizia e l'Orsini alla Guerra. Xon era 
finito il mese, e già rimutavasi il Ministero, avendone prima o doven- 
done avere la presidenza il Torrearsa, che ricusò subito, succedendogli 
il Natoli, che ebbe gU Esteri e il Commercio, col La Loggia aU'Intemo, 



— 100 — 
la violenza fatta a La Farina (1) senza saputa dei ministri^ 
alcuni di essi risegnarono lo ufficio ; ma non essendo eletti 
i successori, lo esercitavano jeri tuttavia : d'oggi lo saprò 
più tardi, perchè scrivo prima d'uscir di casa. Lasciò l'uf- 
ficio jer l'altro il solo Daita, al quale era stato così co- 
mandato. La causa fu quella stessa , che portò o almeno 
affrettò l'ostracismo di La Farina : il proclama di Trento 
ristampato nel giornale officiale del 5 luglio n. 21, con 
quelle sue lodi esclusive della Società Nazionale, ficcate 
per forza tra un giusto tributo a Garibaldi e un prudente 
consiglio politico. Due persone diverse mi affermano non 
aver mai visto Garibaldi più irato e dispettoso che dome- 
nica scorsa, quando avea già mandato a bordo di Persano 
il supposto editore o autore La Farina, ed ammonito a la- 
sciare il ministero il complice innocente Daita. Leggi l'ar- 
ticolo incriminato e vedi se puoi comprendere cotesto gran 
fuoco d'ira, per altro schietta come ogni passione e parola 
del nostro eroe. Mi si dice che non mancassero ragioni men 
leggiere : che La Farina avesse ordita la dimostrazione, la 
quale die il tracollo al ministero Crispi, Eaffaele, ecc.: che 
minacciasse non so che a Garibaldi , parlando cogli amici 
suoi proprj : che tramasse di alienargli cittadini e soldati, e 
non so che altre colpe per lo meno esagerate. Il vero è, che 
la missione di La Farina non potea sembrare se non che una 



e poi ai Lavori Pubblici, il Daita ai Lavori Pubblici, e poi all'Interno, 
il Santocanale alla Giustizia, il Di Giovanni alle Finanze, il p. Lanza 
all'Istruzione e il La Porta alla Sicurezza Pubblica: Segretario della 
Dittatura, il Crispi. Il 10 luglio formavasi un altro Ministero, del quale 
l'Amari non potè ricusarsi di far parte, prendendo il governo della 
Istruzione, col La Loggia agli Esteri, il La Porta alla Sicurezza, l'In- 
terdonato all'Interno, l'Errante alla Giustizia, il Piola alla Marina, il 
Di Giovanni alle Finanze; il Crispi ministro presso il Dittatore. 

(1) Lo sfratto di lui, annunziato nel Giornale Ufficiale, confondendolo 
insieme con due volgari spioni córsi: la qual cosa il Gcebzoni stessa 
giudica « selvaggia rappresaglia, lusso grossolano di durezza» (Gari- 
baldi, II, 131). 



- 101 — 
stecco negli occhi a Garibaldi, e peggio a quei che lo cir- 
condano e assediano, e che a questo riguardo fu uno sbaglio. 
A Baita fu sostituito Interdonato (1), il quale tenta di 
tirarsi dietro altre vittime per supplire a Natoli (2), Di 
Oiovanni e La Loggia (3), i soli, credo, che abbian data 
la dimissione. Tra le altre vittime designavan me. Ricuserò, 
quand'anco dovessi parere egoista, perchè non veggo qual 
bene si possa fare o qual male impedire stando così alla 
cieca in un Ministero di commessi, che in parte non co- 
nosco conosco troppo, sotto il comando d'un Dittatore, 
glorioso, popolare e ignaro delle cose di questo mondo, e 
di Crispi ed altri che lo consigliano. Io non mi fido, uè 
ambisco di sedurre Garibaldi, sì che s'innamori di me ignoto 
e austero, ed abbandoni Crispi che lo precorse e poi seguì 
in Sicilia, che ha meriti veri per la rivoluzione e meriti 
molto maggiori agli occhi di Garibaldi. Né credo che altri 
possa tentare simile impresa, da me sdegnata o creduta 



(1) Sa Daita e Interdonato, vedi voi. i, pag. 136 n. e 534 n. 

(2) H barone Giuseppe Natoli nacque a Messina ai 9 giugno 1815, e 
si applicò agli studj giuridici e politici. In conseguenza dei moti messi- 
nesi del '37 esulò in Toscana, ove dimorò fino al '48. Dopo la rivolu- 
zione di quest'anno, Messina lo elesse suo rappresentante al Parìamento 
siciliano, e il Governo lo fece suo commissario in patria. Riprese poi 
la via dell'esilio e riparò in Piemonte, ove si procacciò larghe sim- 
patie per la sua prudenza politica e pei suoi modi di perfetto genti- 
luomo. Xel '60 fece parte, come si vede, di uno dei tanti ministeri gari- 
baldini. Entrò nel Parlamento italiano coi voti dei suoi concittadini, 
e vi acquistò tale riputazione, che il conte di Cavour lo chiamò nel 
marzo '61 a reggere il ministero di agricoltura e commercio. Nel '62 
fa prefetto di Brescia, dopo essere stato nominato senatore ; e nel '64, 
nel ministero La Marmora, ministro della pubblica istruzione, e per 
qualche tempo dell'interno. Nel '67 essendo con gran violenza scop- 
piato il colèra a Messina, vi si recò subito, ma ai 26 settembre cadde 
vittima del morbo. Gli fu dai concittadini innalzato nel pubblico ci- 
mitero un monumento, ov'ei riposa allato dell'amicissimo suo La Farina. 

(3) Gaetano La Loggia, dottore in medicina, nacque a Palermo nel 
18C6. Prese parte ai fatti del '48 ; nel '60 fu ministro degli affari esteri 
e poi dei lavori pubblici, comandante della Guardia dittatoriale e poi 
direttore della pubblica sanità. Il 15 febbraio '30 fu nominato sena- 
tore. Moli in Palermo l'S novembre 1889. 



— 102 - 
vana. Al contrario penso che si lascino andar le cose come 
le stanno, ed anche tornar su al Ministero Crispi e Ugdu- 
lena (1) per questi giorni, speriam pochi, che Garibaldi 
rimarrà in Palermo, e che poi si faccia ogni sforzo presso 



(1) Questo illustre orientalista nacque in Termini Imerese ai 20 a- 
prile 1815. Vesti l'abito ecclesiastico. Concorse ancor giovane (nel '37) 
alla cattedra di matematiche nell'Università di Palermo : non l'ebbe, 
e allora s'inscrisse per concorrere a tutte le cattedre rese vacanti dal 
colèra: letteratura italiana e latina, lingua ebraica, geometria, al- 
gebra superiore, matematiche miste, storia ecclesiastica, teologia dora- 
matica. Solo nel '43 ottenne l'insegnamento della lingua ebraica. Con- 
sacrò tutti questi anni agli studj, finché sopraggiunse il '48 e prese 
parte alla sollevazione, come membro del Comitato generale, e vice- 
presidente di quello di giustizia, culto e sicurezza pubblica. Lesse 
l'elogio dei caduti combattendo, tenne un discorso per la benedizione 
delle bandiere, e pubblicò le Memorie segrete di Paolo Balsamo sulla, 
storia parlamentare della Sicilia. Fu deputato al Parlamento per la. 
Università di Palermo ; il Governo lo fece cappellano maggiore del 
regno di Sicilia. Al ritorno del Borbone venne remosso da ogni ufficio, 
fu chiuso in carcere, indi relegato nell'isola di Favignana, dove dimorò 
due anni. Nelle angustie del castello di Santa Caterina volse l'animo 
alla traduzione con commenti della Bibbia. Dopo il '52 potè tornare 
in Sicilia, ma assegnandogli a confini Mazzara e Marsala e per ultimo 
Termini. Nel '56 gli fu permesso dimorare in Palermo, e vi si diede 
più alacremente agli studj. Scrisse allora una lodata Memoria sulle 
monete punico- sicule, ch'ebbe nel '58 il premio dall'Accademia d'Iscri- 
zioni e Belle lettere di Parigi. Nel '59 pubblicò il primo volume della 
Sacra Scrittura in volgare, rincontrata nuovamente con gli originali ed illu- 
strata con breve commento (Palermo, Lauriel : il 2° voi. pubblicato nel '62 
arriva a tutto il libro dei Ee). L'opera ebbe l'approvazione della Curia 
romana, sebbene gli si facesse capire che meglio avrebbe fatto condu- 
cendo la versione sulla volgata anziché sul testo ebraico, e traducendo 
in latino anziché in volgare. Il Governo borbonico lo riammise come 
professore provvisorio all'insegnamento universitario del greco, e lo 
fece canonico della Metropolitana di Palermo. Ma nel '60 fu dei più 
ardenti a salutare Garibaldi, che il 2 giugno lo fece segretario di Stato 
pel culto e istruzione pubblica. Caduto quel Ministero, del quale era 
l'anima il Crispi, fu eletto giudice del Tribunale della Monarchia, e 
rinunziato a questo ufficio, professore d'ebraico nell'Università; tornò 
ministro nella prodittatura Mordini, e pubblicò una legge sull'inse- 
gnamento superiore. Nelle elezioni politiche successive all'annessione 
della Sicilia, fu eletto dal collegio di Marsala ; uscito dalla Camera 
pel sorteggio, vi rientrò avendo rinunziato allo stipendio di professore 
e di canonico ; nella X e XI legislatura fu deputato di Termini. Sedè 
a sinistra e votò colla parte più avanzata, ma professando idee mo- 
narchiche : in Parlamento parlò autorevolmente di cose attinenti alla 
istruzione e alla polizia ecclesiastica. Sostenne, fra le altre, che non 
si dovesse abbandonare il privilegio della Legazione apostolica in Si- 
cilia, e in tutto il regno il diritto alla nomina dei vescovi. Restò cat- 



- 103 - 
l'animo generoso e leale di lui, perchè costituisca pria di 
partire un governo che abbia la fiducia del paese. Di quella 
occasione si potrebbe profittare anche per dare un passo 
fare una dimostrazione governativa qualunque in favor 
dell'annessione : per esempio, una dichiarazione del Ditta- 
tore, la designazione di questo scopo all'Assemblea da con- 
vocarsi, altro simile. Ciò è necessario per dare sicurezza 
al paese, il quale anela di vedere almeno il porto se pur 
non ci possa entrar di presente : la quale sicurezza ren- 
derebbe il governo piìi facile, massime nel riscuotere le 
entrate e nel mantenere l'ordine e difendere la vita e la 
roba dei cittadini, perchè adesso non siamo nella miglior 
condizione desiderabile. Se in Palermo si vive pienamente 
tranquilli, in provincia v' ha qualche urto di partiti e si 
trascorre a violenze, quantunque meno assai del '48, e di 
ciò che narrano coloro che non amano il governo attuale. 
Poiché ho messo mano a quest'abbozzo, ti dirò che un gran 
disordine regna nel comando e nell'amministrazione del- 
l'esercito ; che si sperpera il danaro, che si profondono i 
gradi, che si turba la gerarchia. I vecchi militari ne ge- 
mono. Ma domenica, alla rivista che si fece alle falde di 
Montepellegrino, io vidi da 10,000 uomini e 3 o 4000 di 
Guardia nazionale, chi armato e chi no, chi vestito e chi 
in camicia rossa ; ma pure marciavano, manovravano e mi 
pareano dispostissimi a picchiar l'esercito napoletano o qua- 
lunque altro. L'ordine è bello; ma dal disordine si pu6 
cavar anco qualche frutto da chi il sappia adoperare. 



tolico convinto, ma sebbene godesse nn beneficio di re^o patronato, 
vesti da laico e portò barba Innga. Nel ^6ò fu professore di lettera- 
tura greca nell'Istituto Superiore di Firenze: dopo il '70 gli venne 
dato l'insegnameli to dell'ebraico e del greco nell'Università di Eoma. 
Mori di perniciosa a Boma il 7 giugno 1872, e la salma ne fu tras- 
portata in patria. Vedi su di lui la Commemorazione di Isidobo Cabihi, 
Palermo, Giliberti, 1872, e Alf. Samsokk, Vita politiea di 6. U., Pa- 
lermo, Giannone e Lamantia, 1886. 



— 104 - 
Un tale, non ligio al Governo, mi disse aver sentito 
qualche giorno addietro che si ordiva a Grenova una trama 
contro l'annessione, e che i fabbri erano Emerico, Vito 
Ondes (1) e Ferrara, e gli emissari un Ondes e Fiorenza (2). 
Risi in faccia a quel tale, poi gli parlai serio su la impos- 



(1) Il barone Vito D'Ondes Reggio nacque a Palermo ai 12 novembre 
1812. Studiò legge e fu dapprima giudice in provincia. Prese parte 
alla rivoluzione del 1848 e fu eletto deputato al Parlamento ; e della 
opera e del carattere suo come deputato cosi giudica il La Farina : 
« Ondes è uomo di coscienza purissima, d'ingegno desto e colto nelle 
scienze economiche e sociali; il suo cuore è cuore di donna; la sua 
parola spesso eloquente, sempre facile, ma ei non sa temperarla, né a 
tempo frenarla; non si teneva a parte giammai e, seguendo gli inipulsi 
dell'animo, parlava sempre, anche a rischio di divenire importuno e 
di consumarsi in lotte inutili ed impopolari » (t, 298). Il 21 agosto 
entrò nel Ministero Torrearsa, per gli affari interni, che ai 12 novembre 
lasciò, per assumere i Lavori Pubblici e l'Istruzione. Esulò poi a Ge- 
nova, ed ebbe in quell'Università la cattedra di diritto costituzionale. 
Dopo il 1860 fu procuratore generale della gran Corte dei Conti, e vi 
rinunciò per essere deputato. Fu per più legislature, fino al 1870, de- 
putato di Canicatti e di Palermo, e si fece notare con discorsi qual- 
che volta opportuni contro i radicali, ma generalmente improntati 
a tendenze autonomiste e a dottrine clericali, nelle quali si andò 
sempre più infervorando. Dopo il 1870 infatti non volle più prender 
parte al Parlamento, e fu principale autore dei Congressi cattolici, 
sicché Pio IX lo proclamò Gran Campione della Religione e lo decorò 
di commenda. Morì in Firenze ai 28 febbraio 1^5. La più parte delle 
sue cose a stampa, salvo una Introduzione ai principi delle umane società 
(Genova, Lavagnino, 1852), sono discorsi e programmi in difesa degli 
ordini religiosi, dei beni ecclesiastici, della libertà d'insegnamento, ecc. 
Abbiamo anche di lui una Lettera in risposta al visc. D'' Arlincourt^ au- 
tore delV« Italie rouge » (Torino, 1850), dove probabilmente, rispondendo 
al focoso campione del trono e dell'altare, ei non sarà precisamente 
ciò che divenne di poi. Due volumi dei suoi Discorsi al Parlamento 
italiano furono stampati nel 1868, in Firenze, dagli Eredi Botta. Si ha 
di lui anche una traduzione della Storia costituzionale deW Inghilterra 
dell'Hallam (Torino, Soc. Edit., 1854). Per maggiori particolari, vedi 
G. Galati Scuderi, Vita ed opere del barone Vito D' Ondes Reggio (Pa- 
lermo, Tip. Pontificia, 1835), e G. Sacchetti, Commemorazione del barone 

Vito ly Ondes Reggio (Bergamo, Tip. S. Alessandro, 1887). 

(2) L'abate Giuseppe Fiorenza, nativo di Chiusa Sclafani, prese parte 
alla rivoluzione del 1848 e diresse il giornale II Cittadino. Riparò a 
Genova, caduta la rivoluzione, e nel 1859 venne a Firenze, dove spesso 
lo consultava e lo faceva lavorare il Salvagnoli, ministro dei Culti. 
Stampò allora alcuni opuscoli: Il Clero e la sua morale in relazione alla 
potestà civile. — Sopra i concordati: osservazioni interessanti, ecc. Tornato 
in patria, fu professore di diritto canonico nell'Università di Palermo 
e bibliotecario della Comunale. Morì agli 11 settembre 1873. 



— 105 - 

sibilila morale e la falsità materiale, perchè Fiorenza non 
si trovava in Palermo prima di jeri. Non ti curar di queste 
ciarle più di quel che meritano. 

Verso le 2 non intendo ancora novità pel Ministero e 
però penso di terminare la lettera e portarmela in tasca. 
Se di qui alle 5, che parte il vapore, vi sarà qualcosa di 
nuovo, l'aggiungerò in più ; e se no, no. Saluto caramente 
Emerico, la tua Rosolina e il resto della famiglia, al par 
che Busacca, Ferrara e gli altri amici. Spero aver delle 
lettere tue domani, e ti abbraccio. Tuo aff.mo Michele. 

FS. Non so se sarò il primo a darti la lieta notizia che 
la fregata napoletana // Veloce, nuovo nome dato alla 
nostra Indipendenza^ è entrata oggi nella rada di Palermo 
e, stracciata la bandiera napoletana, ha inalberata la nostra. 
Dicesi cospirazione dei soli offiziali, senza partecipazione 
della più parte dell'equipaggio. 



CCCXLV. 
Maruno Stabile a Michele Amari 

[Parigi, 13 luglio 1860]. 

.... Garibaldi dovrebbe temperare il suo linguaggio, parlando di 
Napoleone III. In una lettera all'armatore Parker, che ho letto sui 
giornali, parla di Napoleone III in modo assez cavalier. Fortu- 
natamente i giornali francesi riportando quella lettera di Gari- 
baldi ne tolsero le parole oltraggianti. Quando si e alla testa di 
un governo le parole debbono pesarsi ; e Garibaldi dovrebbe per- 
suadersi che Napoleone III ha in sua mano i nostri destini ; e 
che la sua spedizione in Sicilia cominciò ad essere lodata e se- 
condata anche da tutti i giornali ministeriali dal giorno che 
rimperat^.tre disse a Billault: « Qu'est qu'il vous a fait Gari- 
baldi pour le faire si maltraiter par les journaux ? • 



- 106 — 

CCCXLVL 

Michele Amari a W, C. Cartwright (1) 

[Palerme, 13 juillet 1860J. 

Mon cher ami. Votre lettre du 22 juin ne m'a pas trouvé 
précisément en prison, mais dans quelque chose de sem- 
Wable : un ministère pendant une revolution. Comment se 
refuser à Garibaldi lorsqu'il vous appelle et il repond à. 
vos difficultés par le reproche : Que ferai-je si les honnètes 
gens m'abandonnent en ce moment-ci? J'ai du sacrifier, 
pour quelque temps, quelques semaines j'espère, ma tran- 
quillité et mon projet d'ali er fouiller les manuscrits arabes 
de Paris. Garibaldi veut franchement, décidement, sans 
ambages ni arrière pensée, l'annexion de la Sicile à l'Italie 
centrale, mais il pense avec raison que, si un acte solennel 
proclame l'annexion tout de suite, le Piémont va envoyer 
un commissaire ; et les réclamations, les menaces de la 
diplomatie pourraient forcer Victor Emmanuel à empécher 
les progrès de l'armée nationale dans le royaume de Naples 
et dans les États du Pape. Au contraire un autre parti 
voudrait l'annexion immediate, pour éviter les dangers in- 
térieurs et extérieurs dont la Sicile peut étre menacée. C'est 
pour empécher le choc de ces deux opinions, que moi 
et quelques autres, nous nous sommes exécutés à accepter 
nos petits portefeuilles. Espérons que la nócessité d'un 
sacrifice pareli cesse bientót , et que l'on me rende à ma 
liberté. Je vous avoue que Garibaldi est un homme char- 



(1) William C. Cartwright, amico dell'Italia e degli italiani, nato 
nel 1825, fu membro del Parlamento inglese dal 1868 al 1885, e rieletto 
nel 1892, militando sempre nelle file della parte liberale. 



— 107 — 

mant, séduisant; uà homrae de Plutarque, frane, loyal, 
aimable, et d'un coeur excellent, aussi bon que brave. 

Je vous remercie de cette tendre amitié qui suit toutes 
les vicissitudes de ma vie. Je suis arrivé sain et sauf à 
Palerme le l*' juillet et me porte à merveille. Adieu 



cccxLvn. 

Michele Amari al conte Michele Amari 

[Palermo, 26 luglio 1860]. 

Michele carissimo. Grazie della affettuosa tua del 22, 
e della premura che ti sei data mandandomene due di 
Parigi ed una di Londra. Rendo grazie al signor conte 
Cavour della benignità che ti mostra verso di me, e ti prego 
di salutarlo distintamente in mio nome, al par che Farini. 

Depretis (1) riuscirà perfettamente a tranquillare gli animi 
su ravnamento politico, e farà, molto per riordinare l'am- 
ministrazione pubblica, scompigliata in tutti i suoi rami. 
Mi va a sangue, e le poche volte che abbiam fatto consi- 
glio con lui ha mostrato non meno ingegno che fermezza» 
e molta dottrina amministrativa, pratica di affari ed accor- 
gimento politico. Speriamo di andare innanzi, e ch'egli riesca 
a comporre meglio il Ministero, nel qual caso mi sarebbe 
permesso di cavarmi questo brutto peso d'addosso. Quando 
metto le mani al personale sento l'incapacità di chi è stato 
lontano dal paese dodici anni, per non dire diciotto. Aggiungi 
a questo una compagnia non tutta simpatica, il terrore delle 



(1) Agostino Depretis, del quale non è qui il luogo di dire il bene 
e il male (non piccolo né di effimera durata) ch'ei merita come uomo 
politico, fin dalla metà circa del luglio era stato nominato pro-ditta- 
tore per la Sicilia da Garibaldi, che si preparava all'impresa di Napoli, 



— 108 — 
migliaia clie domandano impieghi, ecc., e figurati se anelo 
d'uscirne. Depretis ormai è ottima guarentigia che si 
camminerà dritto, e non ci sarà bisogno del sacrifizio di 
uomini minori, come me. 
Depretis ha preparato varj decreti d'accordo con noi: 

— Giuramento dei funzionari a Vittorio Emanuele ed allo 
Statuto, proposto da Crispi — pubblicazione dello Statuto 

— istituzione d'un Consiglio di Stato. Ci cuoce lo stato 
della finanza e cercheremo di fare l'imprestito il più sol- 
lecitamente che si possa 



CCCXLVIIL 
Conte Michele Amari a Michele Amari 

[Genova, 22 luglio 1860]. 

.... Ritornato da Palermo fui dal Re ; egli mi accolse come 
un antico suo amico ; tu saresti diventato suo intimo, perchè oltre 
alle belle doti del tuo ingegno, hai quel pregio, che a Vittorio 
Emanuele piace assai: essere cacciatore (1). 

Io andai a trovarlo sulle montagne di Valdieri. Mi parlò molto 
della Sicilia. Invidiava Garibaldi, ed avrebbe desiderato potere 
menare le sue mani, tale quale fa il nizzardo generale. Vittorio 

Emanuele davvero ama Garibaldi 

. . . . Il suo Governo pure è favorevole a noi ; ma tutti desi- 
derano essere messi in istato di poterci aiutare apertamente. . . 
. . . Ti avverto che Cavour ogni volta che mi vede mi do- 
manda tue nuove, e quando seppe che tu eri al Ministero, ne 
mostrò vero piacere 



(1) E infatti quando l'Amari divenne Ministro, fu assai caro a Vit- 
torio Emanuele, che lo conobbe appassionato e valente cacciatore, e 
lo chiamò spesso in sua compagnia a partite venatorie. 



— 109 - 

CCCXLIX. 
Michele Amari al conte Michele Amari 

[Palermo, 3 agosto 1860]. 

Michele carissimo. Rispondo a due lettere tue, Tuna 
pervenutami regolarmente jeri in data del 29, con un'ag- 
giunta della savia e eulta Rosalia (1) del 30; l'altra senza 
data, scritta prima della partenza di Depretis, ma giun- 
tami da tre o quattro giorni con evidente ritardo. 

Ti replico che i mali gravi del paese sono due: confu- 
sione, e però dilapidazione nell'amministrazione militare, e 
disordini d'ogni maniera in provincia, poiché in Palermo è 
sicurezza e tranquillità come in tempo di pace. Se i ra- 
gazzi suscitati no corsero per le strade la sera agli an- 
nunzi della presa di Milazzo ecc., gridando che s'accen- 
dessero i lumi alle finestre e spezzarono due o tre vetrate 
di chi tardava ; se si sparge la voce di uno che abbia detto 
viva Francesco II; se si può sospettar sotto questo la 
mano dei ladri o turbolenti, che volessero provocare cosi 
la reazione del popolo contro i sognati Borbonici, son mmo- 
ruzzi da nulla. Il governo ha forza e riputazione che basti 
a reprimerli. La seconda categoria, o Guardia nazionale mo- 
bile, si presta a ciò con zelo , forse un po' troppo , che 
esagera i pericoli per lusingare sé stessa della vittoria che 
ne riporti. In mia fede si può dormir tranquillo. 

L'amministrazione militare nacque disordinata dalla testa 
di Garibaldi e dei suoi ministri di guerra, capi di Stato 3Iag- 
giore. Intendenti generali. La natura delle truppe che ve- 



(1) Merita veramente questi epiteti la figlia del conte Michele, della 
quale abbiamo a stampa un diligente Calendario delle donne iUtistri 
italiane (Firenze, Bencini, 1^7). 



— no - 
Divano di terraferma, Tessere sprovvedute, la qualità dei 
volontarj scritti in Sicilia, la incapacità ed indisciplinatezza 
degli officiali, creati a bizzeffe in Sicilia, sia isolani sia con- 
tinentali, produsse inevitabilmente quello sperpero. Oggi si 
tenta di riparare, quantunque Longo (1), fatto ministro 
della guerra, al secondo giorno fu colto di convulsioni epi- 
lettiche, e il nostro buon Paterno (2) onesto e valoroso, non 
sia uomo da reggere al ministero della guerra, che prov- 
visionalmente gli si è affidato. Depretis fin dal primo 
giorno prese conto dell'amministrazione militare, messe un 
«erto ordine nei pagamenti, e non dimentica di ridurre a 
poco a poco a miglior ordine la computisteria, che tengono 
ormai le officine del Tesoro. Ma se non viene un ministro 
di guerra che sappia fare e farsi obbedire, non si otterrà 
alcun risultamento. 

In provincia si lacerano gli stupidi partiti, ambiziosi del 
comando e vanitosi e ingordi ; vengono in qualche luogo 
a vie di fatto, e i ladri rinforzati da que' che si sparsero 
nell'isola, usciti dalle prigioni e dai bagni, fanno festa e 
baldoria nelle campagne, massime nel distretto di Palermo. 
Si è provveduto ampiamente con le leggi. Ma chi pon mano 



(1) Il generale Giacomo Longo, nato in Messina ai 9 gennaio 1818, 
usci ufficiale di Artiglieria dal collegio della Nunziatella nel 1836. Nel 
1847 venne imprigionato per sospetti politici: scoppiata la rivoluzione, 
evase, e recatosi a Palermo, fu del Comitato di guerra, e poi inviato 
a Messina per battere la cittadella tenuta dai borbonici. Prese parte 
alla spedizione Ribotti in Calabria, e venne catturato in mare. Lo 
difese Carlo Poerio, ma condannato ai lavori forzati a vita, stette 
chiuso nel bagno di Gaeta fino al 1859, quando, anziché liberarlo, fu 
imbarcato per Marsiglia. Di là venne a Genova e raggiunse Garibaldi 
a Palermo. Tenne per poco il Ministero, ma partecipò alla campagna 
di terraferma, restando ferito a Santa Maria di Capua. Entrato nell'e- 
sercito regolare, si battè di nuovo nel 1866, e nel 1870 raggiunse il 
grado di luogotenente-generale e presidente del Comitato di artiglieria 
e genio. Neil' Vili Legislatura fu deputato di Napoli; ai 28 febbraio 
venne eletto senatore, e fu degna ricompensa di una vita intemerata, 
tutta spesa con sagrificio di sé al bene della patria. 

(2) Sul Paterno, vedi i, p. 360 n. 



— Ili — 

ad esse? I governatori dei distretti e provincie han fatto 
mala prova, salvo poche eccezioni; la (jiiardia nazionale, 
tra per difetto dei governatori e per le divisioni munici- 
pali, non è potente a combattere le violenze e rapine. Da 
più settimane gridiamo che si mandino colonne mobili di 
linea, ma tutta la forza dee corrrere a Messina; lì si man- 
dano i volontarj sbarcati appena, e gli spezzoni di volon- 
tarj siciliani o altri che abbiam tuttavia in Palermo, non 
hanno buoni officiali; non si posson lasciare sotto il co- 
mando dei non militari che li hanno accozzati, non si pos- 
sono mandare in colonna mobile, senza aggiungere alimenti 
di disordine a que' che ci sono pur troppi. Ne vuoi un esem- 
pio ? Lunedi si ordinò in Consiglio per la quarta o quinta 
volta la spedizione di quattro colonne mobili ; di quattro se ne " 
ordinò una alla meglio e si mandò subito a Monreale per 
marciare innanti e prima rinforzare l'autorità nello sco- 
primento e punizione d'un misfatto commesso lo stesso 
giorno- in pien meriggio, alle porte quasi di Palermo : una 
carrozza fermata da dodici armati e mascherati, e due pas- 
seggieri presi e portati via per ostaggio o vendetta. La 
sera giunse la colonna, credo di due o tre compagnie, ben 
accolta, e si schierò su la piazza. Gli officiali si misero a 
passeggiare, un volontario tirò o gli sparò il fucile, ed ecco 
tutti a far fuoco. Fortuna che morì un solo, ferito a caso 
dal compagno, e che i Monrealesi invece di pigliare anche 
essi le armi , concorsero a sedare il tumulto ! Comprendi 
dunque che non usciremo da questo laberinto se non si 
ordinerà una forza da mandare in colonne mobili e da me- 
ritare fiducia. Si è decretato d'istituire i carabinieri, si è 
fatto un comandante che mi dicono ottimo, si spera met- 
terci un picciol nodo di carabinieri piemontesi. Depretis 
ha scritto costì e spera venire a capo della cosa. Ma per- 
chè Cavour non fa disertare e venire in Sicilia qualche 



- 112 — 
centinaio di buoni gendarmi? Dal '48 in qua ho sempre 
detto che se dovessi prendere in appalto la rivoluzione di 
Sicilia, domanderei soltanto 4000 gendarmi, non siciliani 
né napoletani. Sian più o meno, si andrà ; ma senza quelli, 
non veggo come ristorare l'ordine pubblico in provincia, 
e ricominciare la riscossione dei dazj eh' è nulla. 

Torno a Depretis per lodarlo tuttavia. Oltre la ferma 
volontà dimostrata nei due capi che trattai di sopra, mi 
sembra che in ciascun affare operi da uomo risoluto alle 
riforme e saviamente rivoluzionario, da uomo di ammini- 
strazione, d'economia, di civil governo : in una parola da 
uomo di Stato. Domani o doman l'altro promulgherà lo 
Statuto, il giuramento a Vittorio Emanuele e la istituzione 
di un Consiglio di Stato, come sezione di quello del reame 
italiano. Con ciò si farà uscire la elezione della Magistra- 
tura tutta parte, ecc. Saranno pegni dell'annessione e 
della ristorazione d'un governo civile. 

Ammirai particolarmente la dirittura d'intelletto e di 
animo e la destrezza del prodittatore nell'affare delle strade 
ferrate. Adami da Livorno, con Coppi- Toscanelli e Florio 
ottennero da Garibaldi in luilazzo la concessione delle strade 
ferrate in Sicilia, o, per dirla com'era, una prodigalissima 
provvisione per fare quelle strade col danaro pubblico. Lo 
Stato dovea dar loro titoli di rendita alla pari per l'inde- 
terminato capitale bisognevole. Essi negoziavano i titoli e 
ne davano dei novelli di strada ferrata, riscuotendo il danaro 
per gli studj e le costruzioni. Prendevano per questo da 
una mano il 2 e da un'altra il 5 Vs P^r 100, e costruite 
le strade ci faceano un profondo saluto. Stesero eglino me- 
desimi il decreto ; Garibaldi lo firmò, scrivendo a Depretis 
che se gli piacesse dessevi corso, e se no, no. Il proditta- 
tore commesse lo esame a me, Cordova e Perez, da me 
proposto. Noi lo rigettammo tondo. Mentre si agogna un 



- 113 - 

prestito, sarebbe stata bella dar alle mani di que' signori 
altri 250 milioni del Debito pubblico. Si è scritto a Garibaldi, 
e intanto gli altri sono tornati a Genova soffiando fuoco 
e fiamma contro di noi. Parlane a chi tu credi, e bada ai 
giornali, che senza meno faranno romore contro quest'atto 
di vandalismo del Governo di Sicilia, che ricusa di far le 
strade ferrate a condizioni tanto plausibili. Se Garibaldi 
assente, noi faremo cominciare gli studj per conto del Go- 
verno e aspetteremo proposizioni oneste d'una concessione 
in grande, o si daranno appalti parziali di costruzioni, cioè 
si farà a poco a poco quel che coloro voleano ad un tratto, 
e si risparmierà il 7 */, ch'essi pretendean beccarsi. 

Aspetto prò forma la risposta del cav. Nigra. Se la 
Casa Bischoffschein mandi proposizioni dirette, va bene ; se 
abbiamo a trattare con due sconosciuti, che non provino 
commissione avuta da quella Casa, li saluteremo profon- 
damente, e via. 

Ti ringrazio delle lettere di Parigi che mi avviasti, e ti 
prego di continuare a farmi questo favore. 

Mi parli di modificazioni nel Ministero. Una sola ve n'è 
stata, ed importantissima, la entrata di Crispi all'imme- 
diazione di Depretis ; cioè primo ministro e solo, con noi 
direttori titolari. Crispi par goda piena fiducia di Depretis, 
al quale Garibaldi l'avrebbe dato come sorvegliatore. Ciò 
non si capisce ; ma non mi son accorto finora che Depretis 
dissimuli col segretario di Stato alla immediazione. Pure 
debbo dirti che Crispi, con tutti i suoi difetti, non mi par 
avviato a quello scopo che si supponeva, ma che voglia 
sinceramente l'annessione. In vero, l'intelletto suo, che è 
svegliato e illuminato, non può perdersi adesso in sogni 
mazziniani, né l'animo suo è tanto cavalleresco da correre 
all'impossibile per amore o gratitudine verso Mazzini. Sol- 
tanto vuol salvare le apparenze, mantenersi i vecchi amici, 

8 — Abiabi, II. 



— 114 — 

sfogare gli antichi dispetti, e tener le chiavi del petto di 
Graribaldi. E negli affari mostra intelligenza e dirittura, 
quando non si tratti degli amici o nemici suoi. 

La Loggia non ha mai parlato di lasciare il Ministero; 
gli altri né anco ; e del Ministero di guerra ti ho detto 
le vicende. Quanto a me, sai bene perchè entrai e perchè 
son rimasto. Or che Depretis dà guarentigie al paese , 
vorrei togliermi dalla seccatura degli affari e dalla noia 
d'una posizione secondaria. Sono stato in buoni termini 
con Crispi durante l'esilio ; lo sono anche adesso, ma non 
ho voglia di servire sotto di lui. Il mio posto è a Firenze, 
né accetterò altro. E, cessato, come credo, il bisogno di 
prestar qui il mio nome, metterò Depretis con le spalle al 
muro, perchè entro una diecina di giorni mi lasci andar 
via. Ringrazia da mia parte il conte Cavour e Farini della 
gentilezza con che domandan di me. Tante cose a Rosolina, 
a tua moglie ed al figliuolo. Abbraccia Emerico, cui prego 
di salutare per me la moglie e il figlio. Ho proposto Emerico 
a presidente della Commissione di pubblica istruzione, e 
tutto il consiglio, Depretis e Crispi tra gli altri, resero 
omaggio al suo sapere e virtù e dichiararono che le sue 
opinioni un po' diverse non facevano ostacolo. La proposta 
è arenata da parecchi giorni per gli altri componenti della 
Commissione da me presentati, sui quali ^i è fatta qualche 
difficoltà. Emerico non avrebbe dritto di ricusare. Digliene 
una parola, se lo credi. Ma è tardi, e debbo andare a dar 
udienza. Chi mi condanna a questo supplizio? Addio. 
Michele tuo. 



- 115 — 

CCCL. 
Agostino Depretis a Michele Amari 

[9 agosto 1880J. 

Onorevolissimo Signore. Rispondo in fretta al di lei foglio. La 
capitolazione con Clary io non l'ebbi dal Generale, che non manda 
nulla, bensì da Persano : 1' ho data a Crispi, e fu stampata ormai 
in tutti i giornali. La richiegga a Crispi, e la mandi a Londra, 
che farà bene. 

A Messina Garibaldi fu accolto con entusiasmo. Le truppe che 
domani sera saranno presso di lui arrivano a pressoché 18,000 
uomini d'ogni arma, meno la cavalleria che non si è ancora or- 
dinata, cosicché il Generale non ha con sé che le guide. 

Io ho scritto al Generale, e scriverò ancora a lui e a Sirtori, 
che mi mandino le notizie del campo, ma temo non se ne vo- 
gliano dar pensiero. Ella lo vede: qui le regole più comuni e 
più consuete sono dimenticate, ed io stesso apprendo dai giornali 
le notizie del campo. Questo stato di cose cesserà al certo, ma 
ci vuole tempo, e molta pazienza ed insistenza. 

Se ha tempo, venga a pranzo da me quest'oggi, che renderemo 
utile questa funzione puramente animale, parlando delle cose del 
paese. Mi creda sempre suo dev.mo Depretis. 



CCCLI. 
Michele Amari al conte Michele Amari 

[Palermo, 10 agosto 1860]. 

Michele carissimo. Avrai un insignificante dispaccio offi- 
ciale, perchè nessuna cosa importante si è fatta dal 7 in 
qua, se non il giuramento di jeri. Il quale fu prestato da 
tutti i magistrati della capitale, mancandovi solo l'avvo- 
cato Guarnieri nuovamente eletto. 



— 116 — 
Qui abbiamo come sai due partiti. L'uno di Torrearsa, 
Pisani, ecc., torna a sollecitare l'annessione ; l'altro, degli 
indipendentisti, si contenta di forme separate d'amministra- 
zione e le vorrebbe votate da un'Assemblea. Entrambi mal- 
contenti dei decreti del 3 agosto vengono innanzi coi sil- 
logismi: che lo Statuto non si potea promulgare senza 
voto del paese, che il giuramento pria del voto è assurdo, 
e simili cose. La logica della scuola lor dà ragione : non 
però la logica della politica e della rivoluzione, perchè al- 
l'annessione immediata osta la ferma volontà di G-aribaldi 
e il possente motivo che, istituito qui il governo di Torino, 
gli taglierebbe forse la via ai passi ulteriori, per influenze 

manifesta forza della diplomazia. Quanto all'adunare 
l'Assemblea, v' ha in primo luogo lo stesso ostacolo, cioè, 
che legherebbe le braccia a Garibaldi ; in secondo luogo, 
egli è evidente che l'Assemblea s'avvilupperebbe in ciarle, 
si dividerebbe in partiti, stenderebbe forse un contratto 
pieno di clausole, da ritardare e compromettere ogni cosa. 

1 due partiti composti al solito di galantuomini e di intri- 
ganti (v' è entrato il dott. Kaffaele) sono uniti per adesso, 
e convengono in casa del p. Ottavio Lanza (1). Decisero di 
mandare un Memorandum a Depretis, il quale ricevette 
cortesemente i pochi deputati e loro rispose con fermezza 
e moderazione. Il risultato fu che il giuramento ebbe luogo 
jeri. Le cose son camminate fin qui civilmente e con de- 



(1) Il padre Ottavio Lanza, figlio al principe di Trabìa, nacque a 
Palermo ai 28 giugno 1823, e fatta la sua educazione presso i padri 
Filippini dell' Olivello,, vestì l'abito sacerdotale e restò con quelli al go- 
verno dell'istituto. Ne lo cacciò il Governo borbonico restaurato, che 
lo prese di mira, sì ch'ei dovette, nel 1860, rifugiarsi a bordo di un 
brigantino americano. Ciò tuttavia non lo salvò, perchè il Maniscalco, 
per debolezza del Console, mandò ivi a prenderlo dai suoi poliziotti, 
che lo condussero in Castellamare. Coli' ingresso di Garibaldi in Pa- 
lermo cessò la sua prigionia, e anzi ei fu assunto al Ministero degli 
affari ecclesiastici. Come si vede anche da questa lettera, ebbe riputa- 
zione di autonomista. Di salute sempre gracile, morì ai 29 dicembre 1870. 



- 117 — 

cenza, e speriamo non si trapassino mai i limiti giusti. Calvi 
giurò primo tra tutti, in grazia della carica immeritata- 
mente donatagli. Non eredo ch'egli abbia club suo proprio, 
ma che faccia qualche riuuiane pubblica col vecchio Cre- 
scenti. 3Ii sembran uomini di poca importanza. 

Più grave credo l'opposizione surta contro Crispi dai 
pochi giorni ch'egli è al Ministero. Ti scrissi che in parte 
le accuse contro Crispi vengono da falsa persuasione della 
gente, provocata dai suoi modi di partigiano e di factotum. 
Così penso tuttavia, e parmi che anche nel Precursore egli 
dica assai più di quel che non voglia. Intanto so che si 
fanno richiami contro di lui al Prodittatore, il quale fino 
a certo punto biasima la condotta sua. Con Depretis io ne 
ho parlato secondo coscienza, che altrimenti non saprei; 
ed egli sembra porre in me molta fiducia. 

Farò parte ad esso delle tue giuste lagnanze. La causa 
del suo scrivere direttamente è stata forse che La Loggia 
gli parea troppo imbarazzata. Intanto ti prego di non dare 
nessun passo, senza pria metterti d'accordo con me. Noi 
due siamo più conformi di principj che non sembri a noi 
stessi; me ne accorgo da quel che tu scrivi nell'ultima 
lettera, come lo sapea fin dai principj della presente rivo- 
luzione 



CCCLH, 
Michele Amari a W. C. Cartwright 

[Palerme, 10 aoùt 

Mon cher ami. Nous sommes d'accord jusqu' à un cer- 
tain point : l'Italie aiirait pu, après la guerre et les an- 
nexions du centro, s'organiser et se préparer à la guerre 
de la Vénétie et à l'éxpulsion des Bourbons de Naples. 



- 118 — 
Mais la revolution de la Sicile, effet inévitable de ce joli 
gouvernement que vous connaissez parfaitement, a accéléré 
la marche. Pouvait-on ne pas donner des secours à la 
Sicile? Pourrait-on ne pas profiter de la désorganisation 
de Naples? Le gouvernement de Turin a essayé de tem- 
poriser, il a hésité assez long-temps, et il a fini par étre 
emporté. À moins de se jeter lui-méme dans la réaction, 
Victor Emmanuel devait tendre la main à Garibaldi. Au 
surplus le de est jeté; il ne s'agit que de faire tous les 
efforts pour ne pas perdre la partie. 

Je crois qu'il y a beaucoup de chances pour la gagner. 
La désorganisation du gouvernement de Naples est com- 
plète. Garibaldi à l'heure qu'il est se trouve à la pointe 
du Faro, avec 18,000 hommes et des moyens de transport. 
Laissant de cOté Syracuse et Agosta , qui ne pourraient 
jamais servir de téte de pont à l'ennemi, celui-ci se trouve 
reduit à la citadelle de Messine, sans d'autres moyens que 
ceux nécessaires à défense de la place. Les officiers et les 
soldats napolitains fraternisent jusqu'à un certain point 
avec les nótres ; les vapeurs de guerre des Bourbons lon- 
gent la còte du Faro, et toucbent, pour ainsi dire, à nos 
vapeurs sans souifler le mot. Vous savez que les symptómes 
de défection de la marine ont été l'une des causes prin- 
cipales de l'abandon de Messine. Par conséquent Garibaldi 
au moment propice pourra se jeter avec son monde en 
Calabre ou méme dans le golfo de Salerno, avec de gran- 
des chances de succès. Son départ de Palerme favorise 
l'organisation dans le pays. Le general n'est pas aussi ben 
administrateur que soldat; il mettait le désordre dans 
toutes les branches, à commencer par celle de la guerre. 
Depretis, qu'il a nommé prodictateur d'accord avec le gou- 
vernement de Turin, est le revers de la médaille. À la 
fermeté du caractère et à la droiture des vues politiques, 



— 119 — 
il joint le talent et la pratique de l'administration. Sons 
sa direction nous commengons à mettre de l'ordre daiis nos 
finances, a rouvrir les tribnnaux, à remettre la sécurité 
pnbliqne, qui, complète à Palerme et dans les villes prin- 
cipales, ne l'a pas été dans la province. Nous y parvien- 
drons, je l' espère bien. 

Quant à la politique intérieure, soyez sftr qu'il n'y a 
pas de partisans des Bourbons en Sicile. Les excès des 
troupes napolitaines ont couronné l'oeuvre de 12 ans de 
gouvernement détestable ; les classes les plus hostiles aux 
révolutions, je dis les propriétaires, les négociants et les em- 
ployés, sont convaincues que le gouvernement déchu ne 
leur offrirait jamais la stabilite après laquelle elles sou- 
pirent; par conséquent elles se rejettent avec confiance 
dans la maison de Savoie, elles grossissent les rangs de 
l'un des trois partis que nous avons actuellement, si tou- 
tefois Ton peut nommer des partis les nuances des opi- 
nions, qui, s'accordant dans le but, dififèrent seulement quant 
aux moyens. Le premier parti est colui de Tannexion im- 
mediate : le roi est mort, vive le roi ; Bomba II s'en est 
alle, vive Victor Emmanuel! Garibaldi, comme vous le 
savez, refusa net, de crainte que l'annexion une fois pro- 
clamée et les délégués du cabinet de Turin gouvernant 
r Ile au nom du roi, M."" de Cavour eut pu céder à la pres- 
sion de la diplomatie et empécher l'invasion de Naples. 
Comme la grande majorité du pays était pour Garibaldi 
sans restriction, comme elle ne voyait son salut qu'en lui 
et n'avait nulle envie de risquer une guerre civile contre 
les volontaires de Calatafimi, tout le monde se résigna; 
les intrigues de La Farina, envoyé fort maladroitement 
par Cavour, n'aboutirent qu'à son éxpulsion. Sur ces eu- 
tre-faites 1' on soupgonna Garibaldi et son entourage , à 
partir par M/ Crispi, de tendances républicaines et maz- 



— 120 — 
ziniennes; mais le temps fit justice, et cette crainte est 
tout à fait dissipée dans le pays. Ce sont des républicains 
et des ennemis de Cavour, mais je crois qu'ils n'ont jamais 
voulu qa'un changement ministériel et que le principe 
monarcMque n'a jamais étó en cause. Son utilité, ou plu- 
tOt sa nécessité dans le but de réunir l'Italie, est claire 
comme le jour. Ne comptons donc que le premier parti et 
continuons. Le second, compose tant soit peu de doctri- 
naires et bien restreint, aspiro à conserver à la Sicile une 
complète indépendance administrative : il voudrait réunir 
une assemblée et faire ses conditions pour l'annexion. Il 
se relie naturellement au premier parti, qui proclamo l'an- 
nexion immediate sans pactes. Le troisième parti, sans 
demander un ajournement indéfini de l'annexion, sans réver 
la centralisation franeaise pour l'Italie unie, se propose 
l'unite aussi complète que possible quant au territoire; 
et par conséquent l'annexion de la Sicile au moment que 
le sort de Naples soit décide en bien ou en mal. 

Vous avez vu par le commencement de ma lettre que 
c'est là mon opinion. Appelé par Garibaldi le 10 juillet, 
je commendai par refuser, pour des raisons toutes person- 
nelles, je finis par accepter le ministèro après les décla- 
rations formelles de Garibaldi quant à l'annexion, et après 
la conviction que mon obstination aurai pu envénimer la 
situation et que, au contraire, ma présence au ministèro 
garantissait les bonnes intentions politiques de Garibaldi. 
J'ai consenti, sous Depretis, à prendre le petit portefeuille 
des afifaires étrangères au lieu de colui de l'instruction et 
des travaux publics, qui me pesait beaucoup pour deux 
raisons : à savoir que je ne connais plus les individus 
après douze ans d'exil, et que j'étouffais au milieu de la 
foule demandant des emplois. 

Maintenant Depretis a voulu oifrir à la Sicile un nou- 



— 121 — 
veau gage de la politique dietatoriale. Par les décrets du 
3 aoùt, nous avons proclamé le Statut piémontais; exigé 
le serment des fonctionnaires à Yietor Emmanuel et au 
Statut ; institué un Conseil d'État. Nous allons proclamer 
une à une avec les modifications nécessaires les lois pié- 
montaises qui peuvent conyenir à la Sicile. La loi de l'em- 
prunt ne tarderà pas à paraìtre. La gendarmerie va étre 
organisée sur le pied de celle du Piémont, etc., etc. 

Vous apprendrez peut-étre que l'on souffre à présent, 
depuis trois ou quatre jours des tiraillement à cause de l'éle- 
ction de M/ Crispi au Alinistère de Tlnterieur et de la Sureté 
publique. N'y attachez pas trop d'importance. Crispi a un 
parti contre lui et il a manqué de prudence; au lieu de 
concilier les esprits, il est descendu dans la lice ayec une 
polémique irritante. Quoi qu'il en soit, les choses s'arran- 
geront au mieux. Là dessus il n'y a pas de raisons poli- 
tiques, quoique Crispi ait été longtemps l'ami de Mazzini 
et quoique il ait l'imprudence de l'afficher toujours. 

Si vous le pouvez, éclairez la presse anglaise sur notre 
situation. Surtout qu'elle ne soit pas représentée d'après 
les passions des deux partis, dont je pariais tout à l'heure, 
et que l'on ne parìe de Tindépendance politique de la 
Sicile. Tous savez que c'est la piene d'achoppement dans 
les relations de la France et de l'Angleterre au sujet de 
notre ile. La France penche pour la confédération, ou au 
moins le dualismo en Italie, soutenez de votre coté l'unite. 
Cela serait d'autant plus utile aux intéréts de l'Angleterre 
et de r equilibro européen que l' Espagne, très peu amie 
de l'Angleterre et dans une voie de progrès, se met sous 
le patronage de la France. Il circule depuis quelques se- 
maines un prét^ndu accord verbal entro le Piémont et la 
France, par lequel on céderait à l'empereur la Sardaigne 
et Génes avec sa cOte jusqu'à la Spezia, dans le cas de 



— 122 — 

rannexion de l'Italie meridionale et de la lisière des États 
de rÉglise rattachant le royaume de Naples aux Légations 
du coté de l'Adriatique. Je suis convaincu que c'est l'in- 
vention d'un parti tostile à M/ de Cavour, et déterminé à 
pousser Garibaldi contro le gouvemement de Turin. Un 
homme, sur la véracité duquel il n'y a pas de doute, m' a 
assuré qu'on lui montra il y a une dixaine de jours à 
Grénes un billet imprimé : « Annessione alla Francia » di- 
stribué par des émissaires en Sardaigne. Je ne sais si la 
provocation vient réellement de la Franco, ou du parti en 

question qui aime à accréditer ses calomnies 

Adieu, mon cher ami. Présentez mes compliments respec- 
tueux à Madame Cartwright et à votre charmante fìlle. 
Saluez de ma part M/ Eussel sous le couvert duquel je 
vous écris. À votre tour écrivez par l'entremise de Mon- 
sieur Groodwin, consul anglais à Palermo et mon vieil ami, 
quoique il réve encore l'indépendance absolue de la Sicile 
ne s'apercevant -pas du changement qui s'est opere dans 
le monde. Écrivez moi, je disais, bien vite et longuement. 
Yotre ami dévoué M. Amari. 



CCCLIU. 

Michele Amari al conte Michele Amari 

[Palermo, 14 agosto 1860]. 

■ Mio caro 3Iichele. Ho finito appena di scriverti d'officio, 
ed ecco ripiglio la conversazione, con lettera particolare, 
per dirti che da qualche giorno parliamo con Depretis della 
pronta annessione, e ch'ei ne ha maggior voglia di qua- 
lunque altro. Questo ha detto jeri chiaramente a me ed 
a Errante, che ragionava allo stesso intento. Non so come 
sia per governarsi con Garibaldi per togliere ogni dififi- 



— 123 - 
colta ; ma ch'egli fortemente e sinceramente lo desideri mi 
par di leggerlo nella sua faccia, nelle parole, negli atti, e 
sopratutto nel sano giudizio della sua mente. 

Dopo quel po' di ciarle che accenno nel dispaccio a pro- 
posito del giuramento, l'opinione pubblica si è pronunziata 
favorevole agli atti del prodittatore. Gli impazienti della 
annessione se sapessero quanto ti scrivo non avrebbero altro 
da desiderare. Il paese dunque è concorde quanto ai prin- 
cipe ed alla politica. Quanto agli uomini, Bepretis ha in- 
contrata fiducia e stima, e ne merita molta. I segretari di 
Stato sono tenuti galantuomini, né si mormora se non che 
contro Crispi. Ma adesso non più per disegni che gli si ap- 
poneano. L'opposizione è divenuta tutta personale, acca- 
gionandolo di orgoglio, di modi violenti, di favori e perse- 
cuzioni da partigiano, e di velenose provocazioni contro i 
suoi nemici. Di certo egli non è stato savio scendendo in 
lizza, e avrebbe fatto molto meglio a moderare la lingua 
del Precursore o nel Precursore. Oggi mi si dice fatta la 
pace fra lui e que' che lo laceravano e minacciavano. Spe- 
riamo sia durevole. Depretis par ne sia stato dolente e 
forse irritato; ma non ti saprei dire s'egli ami Crispi in 
fondo lo sopporti. Ascolta volentieri Errante e me ... . 



CCCLIV. 
Michele Amari al conte Michele Amari 

[Palermo, 17 agosto 1860J. 

Mio caro Michele Garibaldi è indispettito 

contro Cavour pel legno da guerra che si mandò ultima- 
mente ad attraversarlo. Ciò non impedirà che si affretti 
l'annessione. Depretis è uomo da saper maneggiare gli af- 
fari più spinosi 



— 124 — 

CCCLV. 

Michele Amaki ad Agostino Depretis 

[Palermo, 18 agosto 1860J. 

Illustre signor Prodittatore. Dopo la lettera che scrisse 
ieri il segretario privato del segretario di Stato dell'interno 
al giornale il Morning Post e che si pubblicò lo stesso 
giorno nel Precursore, sarebbe disdicevol cosa ch'io rite- 
nessi il portafoglio degli affari esteri. Spero il sig. Prodit- 
tatore mi conosca abbastanza, da non credermi uomo di 
vanità e di puntigli. Ma che valore avrebbe il mio dire 
presso i nostri incaricati d'affari, e però presso i ministri 
ai quali eglino s'indirizzano a nome del Governo di Sicilia, 
quando ognuno vede da questo articolo ch'io non sia l'in- 
terprete della mente del Governo stesso nelle faccende 
della politica esterna ? Pertanto la prego d'accettare adesso 
la mia dimissione, domandata altra volta per ragioni mie 
personali che pur sussistono. E sopratutto la supplico e 
scongiuro che non risguardi quest'atto come mancamento 
alla stima, al rispetto, e, se mi permette dirlo, all'amicizia, 
che ho avuta sempre per lei, e che si è rafforzata ed ac- 
cresciuta dacché Ella si trova in Sicilia. 

Suo dev.mo servitore M. Amari. 



CCCLVI. 

Conte Michele Amari a Michele Amari 

[Genova, 19 agosto 1860J. 

Cavour il quale riceve lettere di diversi SiciUani, fra 

i quali sono quasi certo iìgurarvi il Cordova, sa molto delle cose 
nostre ; ed io bisogna che sia aiutato da te e dagli altri amici, 



- 125 — 

per non fere una magra figura. Finora posso assicurarti che le 
mie parole sull'animo di lui fanno il loro buon effetto. Bada, 
amico mio, che ciò che ti scrivo in queste lettere confidenziali, 
debba servire per te solo solo. È curioso che Cordova, consigliere 
intimo e segreto del Depretis, critichi quanto riguarda il giura- 
mento, e dall'altra parte sostenga l'annessione pura e semplice. 
Non so chi abbia detto a Cavour che Garibaldi intende procla- 
mare l'annessione con atto dittatoriale, ed in seguito per suffragio 
universale il popolo darebbe il suo voto. Si arriva financo ad an- 
nunziare quale debba essere la proposizione da mettersi ai voti. 
La Francia e l'Inghilterra hanno parlato chiaro. Non vogliono che 
il Piemonte accetti un'annessione, che provenga da un solo atto 
dittatoriale. Il Piemonte, come bene puoi immaginare, vorrebbe 
evitare imbarazzi diplomatici, mentre siamo vicinissimi alla gilferra 
con l'Austria. Cavour è più coraggioso di Garibaldi stesso. Af- 
fronta ogni pericolo. Ma vuole evitare che gli atti diplomatici 
suoi sieno argomento e pretesto di guerra. 

Tu devi sapere che circa 2000 o 3000 bersaglieri sono imbar- 
cati su bastimenti di guerra piemontesi, e stanno pronti avanti 
Napoli, per accorrere ove il bisogno li chiedesse. 

Devi sapere che si sono spedite molte armi nelle .Komagne e 
negli Abruzzi, ed anche nelle Calabrie e nelle Puglie, e frattanto 
si pubblica la circolare che ti acchiudo. 

Questo sistema pare che non possa durare: eppure è l'unico che 
debba seguirsi in questo momento. 

Questo Governo, se arriva a tempo, avrà una manifestazione 
napoletana militare in suo favore. 

Dall'Inghilterra si fa ripetere si vada a Napoli presto o mai. 
La Francia grida sempre e disapprova qualunque cosa si faccia, 
ma finora tutto si riduce a semplici parole. — Si sparse la voce 
che Garibaldi da Cagliari, ove si fermò il 17, sarebbe andato a 

Torino, per intendere le dernier mot della Francia 

Non ho mancato di sollecitare il ministro Farini per mandare 
denari, armi e gendarmi in Sicilia, e pare che il Prodittatore 
dovrebbe essere contento, perchè 2,000,000 di franchi di già sono 
stati inviati, una trentina di carabinieri di già sono in Sicilia, 
ed altri ne verranno dalla Sardegna 



— 126 — 

cccLvn. 

Michele Amaki al conte Michele Amari 

[Palermo, 20 agosto 1860]. 

Michele carissimo Depretis coatinua sempre 

a mostrarmi molta fiducia, ed è uomo accorto, prudente e 
sagace al par che laborioso. Il primo articolo del giornale 
offiziale di jeri fu ordinato da lui per darmi soddisfazione 
d'una scempiaggine del Precursore, che mi aveva mosso a 
presentargli la mia rinunzia. Era risposta a un articolo 
•del Morning Post, fatta a nome « del segretario del mi- 
nistro dell'interno ». Capisci ch'io non potea soffrire questa 
scempiaggine. Mi par che Depretis conosca i vizj come le 
virtù di Crispi, e che, al postutto, non ne sia contento. 
Ma che può fare ? Disgustarsi Garibaldi per via di Crispi 
sarebbe il peggior partito. Cattivo sarebbe scomporre il 
Ministero per la stessa causa ; e perciò passiamo di sopra 
a tutto quel che si può perdonare, senza offesa della giu- 
stizia né danno della patria 



CCCLVIII. 
Michele Amaki al conte Michele Amari 

[Palermo, 24 agosto 1860]. 

Mio caro Michele. Lessi a Depretis il capitolo segreto ; 
uè fu imprudenza, ma necessità e saviezza. È uomo da 
fidarsene, e che vuole il bene. 

Eisolutamente farà l'annessione. Crispi non dissente. Solo 
Depretis teme che Graribaldi inasprito, come ti dissi, non 



- 127 — 
dica di no se interrogato prima, e non faccia qualche scan- 
dalo se non interrogato. Ma si deciderà tra poco , e noi 
tutti, uno forse eccettuato, lo spingeremo. Il paese anche 
lo vuole 



CCCLIX. 
Michele Amari al conte Michele Amari 

[Palermo, 28 agosto 18601. 

Mio carissimo Michele Andiamo 

alle cose pubbliche. Depretis si lagna che cotesto Mini- 
stero non abbia fatto quanto doveva e potea per aiutare 
la Sicilia e conciliarsi Graribaldi. I due milioni di lire, mi 
ha detto, furono promessi, egli è vero, ma non si veggono 
arrivare per anco; si mandano 50 carabinieri in luogo di 
200 ch'egli n'avea chiesti; si promettono cannoni e non 
s'imbarcano mai; lo stesso avviene d'una certa quantità 
di fucili di che s'era parlato ; infine la spedizione della 
fregata per impedire lo sbarco negli Stati papali, non era 
necessaria e si potea conseguire lo stesso scopo con mezzi 
meno irritanti. Ciò riferisco senza giudicare prò né contro, 
che noi potrei, ignorando le circostanze tutte di cotesti 
fatti. Forse non son querimonie vere, ma espressione piut- 
tosto del rammarico che sente Depretis, accorgendosi della 
mala contentezza di Graribaldi, la quale ritarda 1' annes- 
sione; perocché egli, Depretis, non osa né ordinar la vo- 
tazione senza permesso di Garibaldi, né domandare quel 
permesso per paura che, negato, chiuda la via per lunga 
pezza di tempo. Depretis per altro mi pare impaziente del- 
l'annessione quanto lo siamo noi tutti in Consiglio, tutti 
all'eccezione d'uno, il quale pur non resiste apertamente, 



— 128 — 
ma piglia dilazioni e frappone ostacoli. L'annessione si 
giudica a palazzo come in piazza l'unico rimedio a quel 
mal essere che sente il paese, senza che possa definirsi, 
almeno nelle città principali, come infermità. Le tasse non 
si pagano, e l'annessione, così pensan tutti, farà allentare 
i lacci delle borse anche ai più. renitenti. Qua e là uo- 
mini facinorosi t'improvvisano una legge agraria o un'in- 
gegnosa misura politico-finanziera di tassare a un tanto il 
mese i sorci (1) veri o supposti, a beneficio e ricreazione 
dei valorosi patriotti e delle vittime ; il Governo talvolta 
riesce ad arrestarli, talvolta può punirli, ma il male non si 
ristringe ad un luogo solo e il solo rimedio è la stabilità, 
l'annessione. E così via discorrendo. Siam tutti persuasi, 
lo replico, e Depretis il primo, ed oggi ci parla come riso- 
luto, domani vorrebbe qualche altro giorno di respiro. L'e- 
sitazione non par effetto di tempra poco saMa dell'animo 
suo, ma delle difficoltà che lo circondano. Alla fine si ri- 
solverà. Il termine alle liste si è prorogato, per Messina, 
al 31 agosto. Nella prima metà di settembre si potrebbe 
fare la votazione. 

Votazione, già s'intende, non elezione di deputati. Sai 
che molti amici nostri, molti buoni cittadini vorrebbero 
l'Assemblea. Molti altri pensano come me , che sarebbe 
inutile e pericolosissimo differimento : pericoloso per la per- 
dita d'un tempo ormai prezioso, e non meno per gli umori, 
che di certo nascerebbero, tendenti ad unione di corone 
piuttosto che replica del voto toscano. Ti ricordi eh' io 
respingea l'Assemblea anche in giugno andato, quando non 
presentava i medesimi pericoli, e che ne ragionammo a 
lungo dal conte di Cavour. Ormai due mesi hanno cambiato 
le condizioni delle cose, in modo da non rimanere alcun 



(1) Modo siciliano per designare i codini borbonici. 



— 129 — 
dubbio, ed è inutile dilungarmi su questo punto trattato 
altre volte. 

A soddisfare coloro che sospirano l'Assemblea e gli altri, 
tra i quali tu, ed infino ad un certo punto anch'io, rimane 
a stabilire non i patti, che patti non possono né debbono 
formularsi, ma le linee, il disegno dell'annessione. Dopo 
una lotta di 45 anni con Napoli, non si potrebbe togliere 
alla Sicilia quell'autonomia amministrativa, che godea sotto 
il giogo dei Borboni. Quand'anche fosse un errore, una 
vanità, anzi che la soddisfazione d'un interesse, ognuno 
vede che l'Italia vuole l'unità senza accentramento fran- 
cese, e che la Sicilia, isola di 2 milioni e più d'abitanti, 
allenata in mezzo secolo di contese, in due o tre rivolu- 
zioni, meriterebbe eccezione, quand' anche non ci fosse l'e- 
sempio della Toscana e il bisogno di provvedere ad altre 
provincia, come la Lombardia e Napoli. Io penso che il 
prò dittatore, nell'ordinare la votazione e porre il partito, 
debba sviluppare la materia invece dell'Assemblea, che non 
può adunarsi: debba spiegare che s'intenda per annessione. 
Ciò non sarebbe dettar patti, ma attestare la intenzione 
del Governo di qui, il quale dovrebbe intendersi col Go- 
verno di Torino intomo il conto in che tenersi così fatte 
intenzioni nell'atto della accettazione da parte del Governo 
del re. Ho parlato in questi sensi a Depretis, e così anche 
Errante. Di Giovanni assente alle mie idee. Depretis non 
ripugna, ma teme d'impegnar troppo il Governo di costì. 
Non sarebbe bene che Cavour o Farini lo confortassero e 
gli dessero una spinta? Dovrebbe farsi presto, come tu 
vedi ; e però tomo ad augurarti che la salute di Rosolina 
ti permetta di fare immantinente una corsa a Torino . . 



II. 



— 130 — 

CCCLX. 
Conte Michele Amari a Michele Amari 

[Torino, 31 agosto 1860]. 

Più che mi avvicino a Cavour più rimango contento 

di lui. Egli vuole, e presto, che si voti l'annessione per plebiscito. 
Io ho fatto a te aperte le mie opinioni, ti ho manifestati i miei 
desiderj, cioè di conservare alla Sicilia tutte le autonomie com- 
patibili coir unificazione nazionale italiana. Io desidero che alla 
Sicilia, per le sue condizioni speciali, sia dato più di quello che 
•si diede alla Toscana, e ciò non è difficile quando tu il volessi. 

10 desidero che tutte le pratiche necessarie tendenti a questo 
fine siano fatte da te. Tu hai una opinione gigantesca presso 
questo Ministero. Per Dio, bada che io non ti adulo, dico quello 
che sento. Se tu non t'impossessi di questo affare, altri sarà ado- 
perato, e, come bene potrai presagire, allora mi vedrai in una 
situazione da non voler tenere. 

Tu avrai letto il discorso di Farini ; a Napoleone piacque, per- 
chè vi travide qualche raggio di quella sua vagheggiata idea 
della pace di Yillafranca. Sia come si voglia, tanto piacque quel | 
discorso, che lo farà tradurre in francese, e pubblicare in un gior- i 
naie semi-ufficiale. i 

A Cavour lessi la tua lettera officiale del 24 agosto ; si fermò i 
con una specie di soddisfazione alle parole : « L'annessione della | 
Sicilia al reame di Vittorio Emanuele per atto dittatoriale non \ 
è mai entrata in pensiero del presente Governo, Go- i 
verno dell' Isola ». 

Ho scritto a Depretis. Egli con una sua lettera mi dava in- 
carico di sollecitare presso il Governo sardo soccorsi pecuniari, 
d'armi, ecc. Il Governo ha fatto molto. Ha mandato 500,000 fr, : 
manderà il resto. Armi e uomini ne ha spediti. Ma senza molte 
chiacchere, Cavour mi disse : « La Sicilia domanda molte cose, 
ma s'essa vuole davvero aiuti del Piemonte faccia, o per dir 
meglio, s'incammini per fare la pronta annessione., e tutto avrà. 

11 Piemonte difenderà i Siciliani ». Quando gli dissi che Depretis 



— 131 — 

era pronto, ma non voleva dispiacere Garibaldi, risposenoi che 
Garibaldi aveva mandato persona al Ke, per manifestargli, non 
opporsi, anzi desiderare che l'annessione della Sicilia si facesse 
subito. Non so chi sia stato questo ambasciatore di Garibaldi. 
Tutte queste cose si sono fatte conoscere a Depretis per mezzo 
di Bottero, il quale venne costà con mandato di far fare l'annes- 
sione. Ho inteso che Depretis mandò da Palermo a Torino il de- 
putato Casalis per conferire con Cavour e Farini 



CCCLXI. 

Michele Amari al conte ISIichele Amari 

[Palermo, 4 settembre 

Mio caro Michele Da un'ora all'altra 

aspettiamo il ritorno d'una persona per bandire subito il 
plebiscito. Prendiamo tutte le misure per promuovere la 
votazione, sì che si abbiano numerosi e favorevoli i voti, e 
che non apparisca pressione alcuna del Governo. D'altronde, 
come si potrebbe fare pressione ? Soldati non ne restan qui, 
e la Guardia nazionale esprime il voto pubblico. I^Ii sembra 
che Crispi concorra di sincera volontà alla votazione. De- 
pretis lo sa tenere nel cammino dritto, e di certo non lo 
accarezza. 

Sto scrivendo io la proclamazione, che inviti al plebi- 
scito. Vedremo in quali termini mi riesca di accennare le 
condizioni che debbono tener luogo di quella impossibile 
deliberazione d'assemblea, su la quale amici nostri hanno 
pubblicato opuscoli, che tu di certo avrai letto ...... 



- 132 — 

CCCLXIL 
Michele Amari al conte Michele Amari 

[Palermo, 11 settembre 1860]. 

Michele carissimo Ecco una giunta al dispaccia 

che ti ho scritto d'officio. Nella risposta fatta verbalmente 
a Piola, Graribaldi disse che non occorrea fare rimostranze 
né rinunzie, e che egli domandava sol 15 giorni di differi- 
mento alla annessione. Si potea negare questa grazia a 
chi la domandò dopo di avere affidato a Persano tutta la 
flotta napoletana? Questo tiranno di Graribaldi ci sa chiu- 
dere la bocca quando siamo più disposti a gridare. 

Depretis si sente obbligato in onore a far il corredo, 
così egli dice, alla Sicilia pria di darla a marito ; e obbli- 
gato per dovere verso l'Italia a combattere le pretensioni 
napoletane, che vorrebbero, ne temo forte, risuscitare i dritti 
metropolitani, or che Garibaldi si è messo al luogo di Fran- 
cesco II. Come te l'immagini, noi non siamo rimasi mutoli 
in Consiglio, noi tutti, nessuno eccettuato, e nessuno ha 
parlato tiepido. Crispi pria di ritirarsi mostrava la stessa 
persuasione ; ora non so. Egli parte sul Panther col pro- 
dittatore ma non già in carattere officiale, né credo in 
buona concordia. Venerdì sentiremo l'esito. 

Non affermerei che Crispi fosse alieno del tutto alla 
dimostrazione di domenica, che fece quel brutto fiasco che 
sai. Pure qualche nemico suo primeggiava tra gli agita- 
tori, se ne meritano il nome, e qualche amico suo si ado- 
però a dissuadere la gente da quel tentativo. Torna da 
tutti i lati l'opera di Calvi, ma non con tali prove che 
permettessero d'arrestare il presidente della Suprema Corte 
di giustizia. Abbiamo ordinato 4 o 5 arresti, ed ecco tutta 



— 133 — 

la repressione. Se alcuna cosa voleano con certezza gli 
autori del tentativo, era di innalzare al Ministero sé stessi 
gli amici loro, per spazzare un poco le magistrature e 
gli officj con destituzioni, e scompartire la preda nell'onesta 
brigata improv\isata a questo modo. 

Jeri fu presentata al prodittatore, per mezzo del mini- 
stro dell'interno Sangiorgio, una petizione soscritta con 
una ventina di nomi, onorevoli fuorché due, per la quale 
si sollecitava la convocazione di un'assemblea. Non ho letto 
la petizione ; Depretis si mostrò soddisfatto dei modi civili 
della presentazione e rese omaggio alle dritte intenzioni 
dei soscrittori 

cccLxm. 

Michele Amari al conte Michele Amari 

[Palermo, 14 settembre 1860]. 

Michele carissimo Come ti scrissi, 

se Depretis ottiene da Garibaldi l'annessione già tra due 
o tre settimane e giuste condizioni del Governo di qui 
rispetto a quel di Napoli, rimarrò coi miei colleghi al Mi- 
nistero. Se no, tutti ci ritireremo e verrà probabilmente un 
ministero Crispi, Calvi o che so io; il quale non avrebbe 
apparenza di lunga vita, quandp la sola forza e gagliardìa 
del paese è la Guardia nazionale, e questa non vuole quei 
signori a nessun, patto. Che ne avverrebbe poi ? Disordini 
e forse schioppettate, e divisione acerba tra Palermo e 
Messina con Catania. Ieri, parlando con Emerico, compresi 
che ì partigiani dell'assemblea in questo estremo caso, non 
contrasterebbero gli annessionisti per plebiscito. Vedi quanto 
sia grave il caso ! Credo che Yillamarina ne avviserebbe per 
telegrafo cotesto Ministero, e se no tu lo faresti domandare, 
perchè non è cosa da pigliare a gabbo 



- 134 - 

CCCLXIV. 

Michele Amari a W. C. Cartwright 

[Palermo, 7 ottobre 1860]. 

Mon cher ami. Vous me demandez pourquoi la Sicile 
ne s'est pas dégagée par un coup bardi des entraves que 
les faux amis de Garibaldi ont mis à l'annexion. La ré- 
ponse est facile. Tout le monde sent ici une admiration et 
une reconnaissance profondes pour ce noble caractère et 
ce déyoùement courageux, qui ont rendu la vie à la revo- 
lution mourante du 4 avril, et ont chassé de l'tle la sol- 
datesque brutale de Bomba IL Ce sentiment fort naturel, i 
se modifiant selon les capacités et les intéréts, n'en est ' 
pas moins general. Le bas peuple dans son hounéte nai- 
veté adore en Garibaldi le héros du mythe , qui, par coii- 
séquent, a toujours raison vis-à-vis des hommes politiques 
sans sabre ni chemise rouge. Au dessus de la plèbe, sont 
là avec leurs grands mots les adeptes de Mazzini, non 
siciliens ou émigrés, et les hommes visant à des places ou 
à une part quelconque dans le gouvernement ; vous savez 
qu'il n'en manque nulle part, et que nul gouvernement a 
pu réussir à désalterer tout le monde ; aussi le Ministère 
auquel j'appartenais, laissa, comme les autres, sa phalange 
de candidats mécontents, qui se sont rejetés sur un parti 
nouveau pour arriver à leur but. Enfin, la plèbe et la 
faction ont eu d'autant plus de force dans ces dernières 
semaines, qu'il ne s'est pas agi, au moins en apparence, 
de changer le programmo primitif de Garibaldi, mais seu- 
lement d'un ajournement très court, deux ou trois se- 
maines, dit le Dictateur depuis tantót 40 jours. Qui pou- 



— 135 — 
vait mieux que lui-méme fixer la date pour l'accomplissement 
de son propre programme? Tela été l'argument specieux 
qui a influQncé les masses, plus propres, comme vous le 
savez bien, à aimer ou hair un homine, qu' à suivre inflexi- 
blement un principe. 

Le bon sens, la conscience de presque tonte la partie 
éclairée du peuple sicilien, ont été au contraire pour l'an- 
nexion immediate. Ils l'ont demandée dès le mois de juin, 
et, avec une conviction plus profonde et plus generale, 
depuis le débarquement de Garibaldi en Calabre. Désor- 
mais, disions-nous, Cavour ne pourra plus entraver, pour 
des nécessités diplomatiques, les armements du Dictateur, 
et celui-ci va trouver à Naples des ressources infiniment 
supérieures à celles de la Sicile. Voilà pourquoi, après les 
premiers combats de Garibaldi à l'extrémité de la Calabre, 
le prodictateur et le Ministèro, Crispi y compris, du moins 
en apparence, insistèrent pour le plébiscite. Cependant dans 
la partie pensante, une petite fraction, outre que celle de 
Garibaldi, nous combattait. C'étaient les indépendentistes 
et les autonomistes (variation du premier thème) ; ils criaient 
baut pour la convocation d'une assemblée. Leur petit nom- 
bre empéchait cette yoìx de retentir bien haut. Mais, au 
moment où Garibaldi arriva à Palerme et accepta notre 
démission, les partisans de l'autonomie, de l'assemblée et 
des conditions à imposer au moment de l'annexion, ce 
petit parti, dis-je, fut accepté à bras ouverts par celui 
de Garibaldi, des mazziniens plus ou moins déguisés, et 
de la plèbe, qui criait à tue-téte : vive Garibaldi ! 

Que restait-il à faire? Une revolution contro Garibaldi 
et contre les fractions, dont je viens de parier, aurait 
peut-étre échoué; ou, du moins, elle aurait allume un 
semblant de guerre civile. Mais à quoi bon courir cette 
chance de scandale et braver le reproche d'ingratitude,. 



— 136 — 
lorsque l'armée piémontaise marchait sur Ancóne, pour 
arriver à Naples ; lorsque les chasseurs piémontais gar- 
nissaient la Darsena et Castel Sant' Elmo, et la flotte na- 
politaine ótait mise sous le commandement de Persane? 
Graribaldi n'est pas homme à tirer le premier coup de feu 
dans une guerre civile. Une fois à contact avec les troupes 
de Victor Emmanuel et en face de l'opinion nationale dé- 
clarée par le Parlement, il oubliera ses imprudentes pa- 
roles menagantes Rome et Vénise ; il fera un acte héroìque 
d'abnégation ; et la revolution italienne de 1859-60 sera 
sauvée du reproche et des dangers de la discorde. Yoilà 
ce que nous disions ; ce que nous disons aujourd'hui avec 
plus de raison, après la prise d'Ancone et la marche de 
Cialdini sur Capone. Peut-étre le gouvernement de Victor 
Emmanuel va-t-il accélérer la solution en envoyant quel- 
ques troupes en Sicile. Vous savez que le prodictateur 
actuel M/ Mordini vient de jouer sa dérnière carte en pro- 
clamant pour le 21 octobre l'élection des membres d'une 
assemblée, dont la réunion doit étre déterminée par un 
nouveau décret. De cette manière le gouvernement actuel 
aurait il assuró son existence, au moins jusqu'à la fin de 
l'année ; sauf le cas qu'un commissaire piémontais, arrivant 
avec des forces, et acclamé sans doute par la Garde na- 
tionale et par tout le monde, ne renvoie M.' Mordini et 
ses ministres et ne provoque immédiatement le plébiscite. 
Vous vous rappelez que j'ai été toujours, depuis les pre- 
miers jours de juin, pour ce dernier parti. Une assemblée 
m'a paru toujours dangereuse à cause du délai, méme in- 
volontaire, qu'elle apporterait à l'annexion. L'annexion pro- 
noncée par les insurgés, confirmée par les municipalités, 
est le voeux certain et general de la Sicile. Qu'un plébi- 
scite lui donne une forme legale, et la conscience la plus 
scrupuleuse sera satisfaite amplement. Pas de conditions 



— 137 — 
dans rannexion! Il sera seulement entendu que la Sicile 
gardera toutes les libertés administratives compatibles avec 
l'unite politique de la nation. Le programme de Farini 
les a indiquées à peu près pour toutes les régions com- 
posant l'Italie. D'autres exceptions seraient nécessaires 
pour une Ile comme la Sicile, par exemple que l'on con- 
seryàt la Cassation et des pseudo-ministères comme à Flo- 
rence. Cavour, si je ne me trompe, est bien dispose à cela. 
J'avais du reste esquissé ces franchises dans mon projet 
de décret pour le plébiscite, qui est reste entre les mains 
de Depretis et qui avait été approuvé par lui ainsi que 
par mes coUègues 



CCCLXV. 

Michele Amari a Antonio Mordini 

[Palermo, 18 ottobre 1860]. 

Con lieto animo accetto il titolo di professore emerito 
nell'Università di Palermo conferitomi dal sig. Prodittatore 
con decreto di jeri. Io forse non vi aveva dritto, non avendo 
salita che una sola volta la cattedra, alla quale mi chiamò 
il Comitato siciliano del 1848, ma me ne allontanò una 
missione diplomatica, e poscia l'esilio. Resa la Sicilia alla 
libertà e all'Italia, mi è gratissimo codesto grado onorario 
nell'Università ove feci i miei primi studj, nella città ove 
nacqui, la quale amai sempre come figliuolo affettuoso. E 
^rò rendo grazie sincerissime a Lei, signor Prodittatore, 
e ai signori Segretarj di Stato, del segnalato favore di che 
mi hanno creduto degno. Non minor gratitudine lor debbo 
per l'ufficio lucrativo di Storiografo di Sicilia, di che han 
voluto investirmi nello stesso decreto, ma dallo accettarlo 



- 138 — 
mi ritiene la convinzione che uno scrittore privilegiato ed 
officiale di storia siciliana non possa ormai stare nelle av- 
venturate condizioni dei tempi, nell'Italia una e libera, in 
mezzo a questo meraviglioso progredimento di studj sto- 
rici, eh' è vanto dell'attuale generazione in Europa, e ri- 
chiede l'assoluta indipendenza ed uguaglianza civile negli 
scrittori, nella repubblica senza magistrati come conviene 
che sia quella delle lettere. Per questo motivo la prego 
di accogliere la mia rinunzia dell'impiego di storiografo, e 
gli attestati della mia profonda riconoscenza e rispetto. 
Michele Amari. 



CCCLXVI. 
Michele Amari a Antonio Mordini 

[Palermo, 20 ottobre 1860]. 

Se la mia rinunzia alla carica di storiografo non movesse 
da quell'intima persuasione e sentimento ch'ebbi l'onore 
di esporle, io non l'avrei fatta, e molto meno oserei repli- 
carla, tanto fu gentile il suo primo pensiero, tanto benigne 
ed onorevoli, oltre lo scarso mio merito, le parole ch'Ella 
mi disse di persona, e quelle che ha pubblicate nel Gior- 
nale ufficiale di ieri, respingendo la rinunzia. Sarà errore 
di giudizio, ma non pretesto il mio. Accolga adunque, 
egregio signor Prodittatore, la preghiera che le replico a. 
fine di dispensarmi da quell'officio, e non mi creda né sco- 
noscente né ostinato per mal fondata superbia. Michele 
Amari. 



— 139 — 

CCCLXVIL 
Michele Amari a Francesco Sabatier 

[Palermo, 3 novembre 1860]. 

Carissimo amico. Ma bisogna 

lasciare un poco l'archeologia arabica per toccare la po- 
litica e confermarvi quel che avete letto di certo nei gior- 
nali, cioè la gioia e quasi frenesia dei cittadini di Palermo 
e di tutta la Sicilia il giorno della votazione ; il che non 
turbò menomamente la tranquillità ed ordine pubblico. Si 
aspetta domani o doman l'altro la pubblicazione legale, 
poiché la Corte Suprema di giustizia adunata a quest'ef- 
fetto il dì 1^, trovò mancanti i processi verbali di parec- 
chi Comuni e volle aspettarli. Siamo quasi a 400 mila sì 
e 400 no. Fin qui tutto è riuscito dunque a seconda dei 
vostri e miei desiderj, e di quanti amano l'Italia e la libertà. 
Garibaldi rinsavì a tempo; i partigiani di non so quale 
insensato proponimento si rintanarono ; e il popolo qui, 
come nel regno di Napoli, mostrò prima di votare che volea 
davvero l'annessione e che non gli piacea di continuare in 
quello intempestivo scherzo. In Palermo si apparecchiano 
ardii trionfali, colonne, statue, ecc., ecc., per l'entrata di 
Vittorio Emanuele. Spero che avvenga prima del 15, se no 
rinunzierò al piacere di vederla, volendo qualche settimana 
di tempo per apparecchiarmi alle lezioni. Mordini mi elesse 
storiografo di Sicilia con 2500 franchi: sapete che 1' è una 
carica antichissima tenuta da Pirro , Amico, Di Gregorio, 
Scinà. Ma l'istoriografo ai dì d'oggi torna ridicolo quanto 
il poeta cesareo. Einunziai per questo motivo espresso, e 



— 140 - 
per l'altro tacito di non accettare nulla da quei signori, 
nella cuccagna d'impieghi che han tenuta balordamente. 
Che dice la sorella Carolina e l'amabile Luisa? Salutatele 
entrambe con affetto da parte mia, e a rivederci alla Con- 
■celióne (1) prima che finisca novembre. Addio. Amari vostro. 

CCCLXVIII. 
Michele Amari a W. C. Cartwright 

[Firenze, dicembre 1860]. 

Mon cher Monsieur et ami. Votre bonne lettre du 
13 novembre arriva à Palermo au moment où je commen- 
•Qais à faire mes paquets ; aussi la réponse fut ajournée 
•daus ma pensée jusqu'à mon retour à Florence. Seulement 
mon retard se vérifia plus tard que je ne voulais, à cause 
de l'arrivée de Victor Emmanuel. Je ne vous dis rien de la 
reception que lui fit le peuple de Palerme ; tout ce que 
Tous en avez lu dans les journaux reste au dessous de la 
réalité. J'ai échappé miraculeusement à l'épreuve de faire 
partie du gouvernement de la Sicile sous Montezemolo, et 
méme au fardeau d'une croix de SS. Maurice et Lazare; 
j'en ai été quitte pour une invitation au grand dlner que 
donna le roi à Palerme. Ce ne sont pas là les paroles d'un 
egoiste; d'abord, parceque je n'ai aucune prétention à la 
capacitò d'un homme d' État, et ensuite parcequ' à cause 
•de mon exil, je connais fort médiocrement le personnel 
de la Sicile ; enfin, parceque Cavour s'est obstiné à envoyer 
avec Montezemolo mon ami La Farina et Cordova, qui ont 
des défauts comme des qualités, mais qui sont un défi 
lance au parti de Graribaldi. Ce sont là des imprudences 
impardonnables. 



(1) ViUa Sabatier-Unger presso Firenze. 



— 141 — 

Vous me questionnez sur ma nomination à la place 
d* historiographe. Mordini, prodictateur, après m'avoir offert 
inutilement des charges importantes, s'avisa de me donner 
cotte sinecure. Je la refusais immédiatement pour deux 
motifs : P quo la charge elle-méme est un anachronisrafr 
ou, si vous voulez, une chinoiserie ; 2^ quo le cadeau ve- 
nait du parti contraire à l'annexion. Je ne sais où ces 
messieurs auraient voulu mener l'Italie avec leurs assem- 
blées napolitaine et sicilienne et leur ajournement indéfini 
de l'union. 

Maintenant je reste fidèle à raes convictions, sans par- 
ticiper pour cela à toutes les fautes de Cavour et de ses. 
amis. J'ai repris mes travaux et ma chaire, bien résolu à 
ne reparaìtre sur la scène politique que comme député de 
Palermo ou de tout autre collège électoral. Je crois qu'il 
faut soutenir Cavour contro cotte agitation garibaldienne^ 
qui gronde d'un bout à l'autre de l'Italie : symptóme d'au- 
tant plus dangereux, que le royaume de Naples n'est rien 
moins qu' italien et qu'il nous reste à ronger ces trois os 
plus ou moins durs: Gaéte, Rome, Vénise. Nous avons 
encore des rudes épreuves à subir ; mais je ne désespère 
pas du sort de l'Italie ; la grande majorité est mure, elle 
est rompile de bon sens, de dévouement et de courage; 
et l'esprit militaire s'est réveillé admirablement depuis la 
Lombardie jusqu'à la Sicile 

CCCLXIX. 
Conte Michele Amari a Michele Amari 

[Genova, 16 dicembre 1860J. 

Il Cavour non poteva consentire che la Sicilia abbia 

nn Consiglio deliberante elettivo. Come bene potrai indovinare» 
io non mi fermai a difendere il progetto del Consiglio, né a con- 



— 142 — 

fatarlo ; molto più che il ministro venne a chiedermi se sapessi 
-quali erano le tue opinioni riguardo allo stato attuale delle cose, 
•e se tu avessi amato rimanerti in Sicilia, o venire in queste parti 
d'Italia settentrionale. Io francamente gli risposi essere persuaso, 
€he le tue opinioni erano le stesse, che, durante la mia missione, 
aveva a lui manifestate in tuo nome, ma che da gran tempo non 
riceveva tue lettere. Qui il Conte con molta sincerità mi disse 
deUa grande stima che fa del tuo grande ingegno, e che sarebbe 
-contento se potesse indovinare il tuo maggiore gradimento, sìa 
quello di fermare la tua dimora nell'Italia meridionale, o nella 
settentrionale. 

Questo linguaggio è bastantemente oscuro, ed io non sapeva 
-come rispondergli ; a te scrissi poco più poco meno di questa 
conversazione. Ed io sono persuaso, che una tua lettera che trat- 
tasse delle cose della Sicilia gli riuscirebbe graditissima. Mi ero 
dimenticato il meglio a dirti. Il Cavour mi domandò se a te pia- 
cesse essere deputato al Parlamento. Suppongo di sì, fu la mia 
risposta, ma son sicuro che non farà nissuna briga per ottenere 
quest'officio, il quale è assai onorifico quando è la spontanea ma- 
nifestazione dell'opinione pubblica. Mi parlò anche il Cavour di 
varj siciliani e particolarmente di Torrearsa e della famiglia 
Trabia, e se il mio odorato non è cattivo, parmi avere inteso su 
quei signori l'odore di senatori del Kegno. 

A Torino vidi Kaffaello Busacca, il quale mi parlò di abboc- 
camento avuto con Mamiani riguardo alla proposta d'un siciliano 
per far parte di una Commissione per ordinare un progetto di 
legge sull'istruzione pubblica da presentarsi al Parlamento. Il 
Busacca parlò e di te e di Emerico, e son persuaso che la scelta 
cadrà su di uno di voi due. Non so come la pensi mio fratello. 
Io non azzardo dargli consigli di simile fatta ; neppure gli ho 
parlato della cattedra di Firenze. Da qualche tempo le mie opi- 
nioni non vanno d'accordo con le sue ; io mi addoloro, ma non 
posso mutare l'ordine delle mie idee 



- 143 - 

CCCLXX. 
Michele Amari al conte Michele Amari 

[Firenze, 19 dicembre 1860]. 

Michele carissimo Tu mi 

consigli quasi di scrivere a Cavour su le cose dell'Isola. 
Io noi feci dopo lasciato il Ministero, perchè mi movea lo 
stesso pensiero di delicatezza , che vietò a te d'associarti 
alla deputazione. Sciolto il nodo col plebiscito, mi venne 
in pensiero di esporgli le mie idee sul sistema da seguirsi 
e sugli uomini da scegliere; poi me ne- rimasi, temendo 
ch'ei non volgesse troppo il pensiero a me, quand'io volea 
fuggire a ogni costo il supplizio d'esser chiamato al nuovo 
governo ; e non fu atto di egoismo, perchè io stava inti- 
mamente convinto che non avrei potuto giovare al paese, 
non conoscendo gli uomini né i particolari dell'ammini- 
strazione pubblica dopo 12 anni di lontananza. D'altronde 
chi consiglia non chiamato, ha l'aspetto d'intrigante che 
procacci una pagnotta; e se il Conte Cavour pensava al- 
trimenti di me, perchè non mi facea richiedere egli stesso ? 
Le medesime considerazioni mi ritengono oggi dallo scri- 
vergli; e vi s'aggiugne l'altra che gli dovrei dire della 
grande minchioneria fatta chiamando al governo La Farina, 
mio amico, uomo d'ingegno ed ottimo italiano, ma troppo 
offeso da una parte, che or si dovrebbe invitare a conci- 
liazione. Se ti avviene di vedere il gran ministro italiano 
(così io lo tengo fermamente e cosi la storia lo chiamerà) 
digli pure le cagioni che mi potrebbero far sembrare troppo 
schivo nei miei rapporti con lui, tra le quali non entra 
per nulla lo spirito d'opposizione. Il mio proponimento, 



— 144 — 
come ben sai, 1' è di rimaner per ora professore a Firenze. 
N'ho bisogno per compiere la Storia dei Musulmani e 
la pubblicazione dei Diplomi arabi di Pisa, debito mio 
verso la Toscana. Confesso che mi piacerebbe andare de- 
putato siciliano al Parlamento nazionale ; ma pormi tra i 
candidati ministeriali, mi sembra inutile. Se andrò, non 
mancherò al mio dovere verso l'Italia; nel quale si com- 
prende, nelle circostanze attuali, di sostenere l'abile e au- 
dace politica che ci ha condotti fin qui 

Su la Relazione del Consiglio comprendo che Cavour 
tema ogni sembianza di Parlamento degli antichi Stati; 
ma parmi che i Consigli regionali sieno indispensabili 
quando si lasciano importantissimi affari alle regioni, e 
che diminuito (non troppo) il numero dei membri e posta 
l'elezione in secondo grado, cioè dai Consigli provinciali, 
sparirebbe ogni pericolo, e si conseguirebbe, almeno in parte, 
l'utilità del self- Government eh' è necessario in Italia. Si 
inganna chi crede poterne far senza 



CCCLXXI. 

Michele Amaei al conte Michele Amari 

[Firenze, 12 dicembre 1860], 

Michele mio carissimo, Di Palermo ti 

hanno scritto senza dubbio su le condizioni delle cose ; 
talché posso tralasciare i fatti positivi e patenti. Dei giu- 
dizj, ti dico, che fan male ugualmente il Groverno e l'op- 
posizione. Il primo, perchè non avrebbe mai dovuto riman- 
dare di botto La Farina e Cordova. L'opposizione, perchè 
agita il paese in un tempo difficilissimo, in cui si ha tante 



- 145 — 

piaghe da curare e tanti interessi privati da comporre alla 
meglio, dopo la cuccagna di gradi e d'impieghi, che apri 
Garibaldi e che Mordini raddoppiò e triplicò e centuplicò. 
Sarei curioso di sapere come va che Cavour ti abbia di- 
menticato. che vuol davvero governare con passione cieca 
e a modo di parte? Pel bene del paese io mi proponeva 
di scrivergli la prima volta in mia vita, poiché tu sai che 
la nostra corrispondenza si tenne per mezzo tuo ; e che, 
lasciati gli Affari Esteri, non volli parere uno di quei che 
si affoUavano ed offerivano. Poi ho pensato che le mie pa- 
role sarebbero tradotte in domanda di nastro o pagnotta, 
e indi tornerebbero inefficaci per la cosa pubblica e diso- 
norevoli a me in privato ; perciò me ne son rimaso. Ripiglio 
qui le mie lezioni e i miei studj, poi avverrà quel che 
avverrà. 

Mi dettero in Palermo un gran fascio del rapporto del 
Consiglio straordinario di Stato, per distribuir copie nel 
continente. Non replicherò la storia di quel Consiglio a te 
nota ; poiché non puoi ignorare eh' io lo proposi, che vi 
presi parte non ostante le cattive e parzialissime elezioni 
del Mordini, e che pur trionfarono le mie idee che son 
pur le tue, ed alle quali si accostò Ciccio Ferrara e le 
sostenne con la potenza e destrezza del suo ingegno. Ti 
volea lasciare un buon numero di copie, ma poiché non 
mi riuscì di trovare a Genova un conoscente cui affidarle, 
ti prego a dirmi se tu ne voglia e quante o a chi potrei 
mandarle per spargersi con profitto della Sicilia e dell'Italia 
tutta 



10 — Amaki, II. 



— 146 — 



CCCLXXII. 
E. L. Fleischer a Michele Amari 

[Leipzig, 4 janvier 1861]. 

Mon cher collègue. Ministre, refugié, professeur, encore mi- 
nistre et encore professeur, sans compter ce qui est à venir, et 
avec tout cela toujours le méme, intègre, désintéressé, inébran- 
lable et infatigable, vous fournissez à 1' historien futur de l'orien- 
talisme européen une biographie jusqu' à présent sans exemple. 
J'avais déjà lu dans les journaux votre entrée au niinistère de 
Garibaldi, lorsque j'en 1-69 us la confirmation par votre lettre datée 
de Palerme, 16 juillet, qui me causa la plus vive joie et fut 
communiquée à tous mes amis, qui sont aussi les votres. Mais 
espérant que vous suppléeriez mes félicitations par la persuasion 
que je preuais le plus vif intérét à ce nouvel épisode de votre 
vie, je jugeai à propos de remettre ma réponse à un temps qui, 
d'après votre lettre, ne pouvait pas étre fort loin et qui devait 
vous laisser plus de loisir pour vous occuper de vos anciennes 
amours non politiques. En attendant, voilà votre lettre du 23 dé- 
cembre qui arriva juste au nouvel an pour m'apporter vos bons 
souhaits d'ex-ministre et de professeur actuel. Je vous avoue que 
je respire plus librement depuis que je sais cela ; 1' « Excellence » 
m'impose trop pour étre à mon aise avec un ministre, c'est-à-dire, 
avec un liomme qui chez nous est pompeusement qualifié de 
Hocligébietender. À présent que vous etes redescendu à mon ni- 
veau — riez toujours, si vous voulez, de ma naiveté — je sens 
de nouveau le besoin de causer avec vous, comme autrefois, sans 
gène, méme au risque de battre un peu la campagne. 

D'abord, je vous rends, mutatis mutandis, vos souhaits pour 
la nouvelle année. Je prie le Dieu des honnétes gens de vous 
mettre sous sa sauve-garde au milieu des convulsions inséparables 
de tonte renaissance politique qui se fait par la revolution et par 
la conquéte. Puis, je vous promets, puisque vous avez la bonté 
de me le rappeler, de travailler sans relàche à l'achèvement de 



— 147 - 

Beidhawi. Si vous saviez combien il y a des jeunes gens ara- 
bisants dont je suis devenu le confident et quelquefois le confes- 
seur, vous concevriez quels liens — je dirais presque quelles 
chaìnes — il me faut rompre pour regagner le libre usage de 
mon temps 

Je ne sais pas ce que le 1«'' mars et Garibaldi nous appor- 
teront, mais quoique ce soit, croyez que rien au monde ne pourra 
changer les sentiments de haute estime et de sincère amitié que 
vous a voués votre collègue Fleischer. 



cccLxxm. 

Ch. De Cherrier a Michele Amari 

[Paris, 6 janvier 1861]. 

Cher Monsieur Amari. Je vous aurais écrit depuis longtemps 
si j'avais su où vous prendre. Étiez-vous à Palerme, à Florence 
cu à Turin ? Je ne le savais pas ; aussi votre lettre m'a-t-elle 
fait un doublé plaisir, parce qu'en m'apprenant votre retour à Flo- 
rence, elle me dit que vous y étes en benne sante et reprénant 
vos chers et éxcellents travaux litteraires. Gardez-vous bien de 
les quitter ; ils sont votre gioire véritable, votre réputation du- 
rable, et vous assurent un rang éminent parmi les meilleurs 
historiens de votre pays. Je voudrais vous voir marie. À votre 
àge la chose est encore possible ; si vous tardez beaucoup, elle ne 
le sera plus. Croyez-moi, il est bien triste d'étre seul quand l'on 
lest parvenu à la vieillesse. Évitez cet isolement, vous ne vous 
doutez pas de l'ennui qu'il donne. C'est en ami que je vous parie ; 
si vous ne m'écoutez pas, vous vous en repentirez plus tard. Ne 
pouvez-vous trouver à Florence une femme d'une trentaine d'an- 
nées avec une certaine fortune ? J'insiste sur ce point, ainsi que 
M.'' Eeinaud qui vous aime, et désire corame moi vous savoir 
heureux. 

.... J'aime beaucoup Palerme et votre Sicile, queje désire 
roir sortir heureuse et libre de tous les évènements, qu'il ne m'est 



— 148 — 

pas permis, à moi étranger, d'apprécier sainement et avec con- 
naissance de cause. 

Je ne puis m'empécher de regretter qua ce pays si beau, si 
digne d'intérét, cet ancien royaume, qui, s'il était bien conduit 
par un gouveraement sage et locai, pourrait s'élever à une si 
grande prospérité, ne soìt plus qu'une province, et Palerme, la 
belle, la vieille capitale, tombe à l'état de chef-lieu de départe- 
ment. Dans mes reves, j'aimais à piacer la Sicile dans une situa- 
tion semblable à celle de la Norvège; l'unir, ou plutót la confé- 
dérer avec un autre Etat, en lui laissant son gouvernement locai 
séparé, ses institutions, sa liberté. Votre pays me semblàit digne 
d'un tei avenir. Au surplus, quel que soit celui que la destine lui 
prépare, soyez certain que mes voeux seront toujours pour qu'elk 
s'y trouve heureuse et satisfaite 



CCCLXXIV. 
G. L. Huillard-Bréholles (1) a Michele Amari 

[Pari8, 8 janvier 1861]. 

Cher Monsieur. J'ai été heureux de recevoir de vos nouvelles, 
car depuis longtemps déjà vos amis de Paris, et permettez-moi 
de me compter parmi eux, s'inquiétaient de votre silence. Je voia 



(1) Dalla Nuova Antologia del maggio 1871 togliamo questo cenno 
necrologico dell'Amari su G. L. Huillard-Bréholles (nato a Parigi 
l'8 febbraio 1817): 

« Tra le orribili nuove che da quaranta giorni a questa parte 
ci vengono da Parigi, una io ne ho avuta molto dolorosa per me, 
alla quale son certo che non rimarranno indifferenti gli animi degli 
Italiani cultori della storia patria. Uno dei contemporanei che abbia 
più assiduamente illustrata la storia nostra del xiii secolo, Giovanni 
Luigi Huillard-Bréholles, da Parigi, è morto nella sua città natale il 
23 marzo, all'età di 54 anni compiuti appena. Egli m'avea scritto il 
di primo di quel mese, rispondendo ad una lettera per la quale io gli 
domandava dell'esser suo e di altri miei amici dell'accademia delle 
Iscrizioni, i quali io non sapeva se fosser rimasti in Parigi durante 
l'assedio o rifuggitisi in altri paesi. Ancorch'egli non si lagnasse d'al- 
cuna infermità, io penso, ricordando la gracile sua costituzione, che 
il cibo scarso e insalubre dell'assedio gli abbreviò la vita, se pur l'ul- 
timo colpo non fu il dolore della scoppiata guerra civile. Ecco la 



— 149 — 

qiie vous avez repris vos occupations scientifìques , en attendant 
que les futures électioDS au Parlement italien viennent encore vous 
en. distraile. Au reste, je comprends fort bien que dans la grande 



prima parte di quella lettera, scritta mentre l'esercito germanico oc- 
cupava per la prima volta un lembo di Parigi : 

€ Pai re^u hier seulement votre lettre du 23 février, et je m'em- 
presse d'y répondre, quoique j'aie le coeur bien triste de l'entrée des 
Prussiens. Cette occupation, mème renfermée dans des limites assez 
restreintes, n'est pas pour un Parisien moins douloureuse, et l'est 
pent-étre plus que la famine et le bombardement. Sans doute, par 
notre imprévoyance, notre présomption et nos fautes, nous avions 
bien mérité d'étre battus ; mais rien n'excuse ni n'excusera aux yeux 
<ie la posterità les vols, les pillages, les grossières insultes dont un 
vainqueur sans générosité a accablé mon malheureux pays. 

< Ma femme a supportò vaillamment avec moi les rigueurs du siège. 
Un obus étant tombe le 6 janvier dans notre maison de la me Ma- 
dame, nous avons dù chercher un réfuge aux Archives, et nous n'avons 
pas éprouvé d'autres dégàts. Dans les dernières semaines, l'affreux mé- 
lange de son, de palile et d'avoine qu'on nous donnait pour du pain, 
n'était pas sans faire souffrir nos estomacs délabrés ; mais qu'est-ce 
que cela en comparaison du manque de nouvelles ? Depuis le 4 septembre 
ma fille était en Touraine, puis à Bordeaux avec sa grand-mère. 
Aussitòt après l'armistice nous sommes partis, ma femme et moi, et 
nous avons retrouvé notre enfant grandie et bien portante ; ce qui a 
été pour nous une grande consolatìon, et nous a un moment distraits 
des maux de la patrie ». 

« Ho voluto riferire coteste parole, cbe esprimono la carità del citta- 
dino e del padre, e toccano ogni animo gentile. Or accennerò ai me- 
riti dell'erudito. 

« Il Bréholles, chiamato nella prima gioventù a professare la Storia 
nel Collegio Charlemagne di Parigi, esordi nella stampa con due com- 
pilazioni fatte insieme a M."" E. Tuelle e intitolate, l'una : Histoire re- 
gumée des temps anciens, comprenant V histoire de la Grece de Gillies, 
4Ìbrégée et modifie'e, Paris 1840, 2 voi. in-8°; e l'altra: Histoire generale 
du Mayen-àge, rédigée d'après le programme universitaire, Paris 1842-43, 
2 voi. in-8''. Gran ventura fu del Bréholles e delle lettere che il duca 
di Luynes, ricco e liberale quanto Mecenate e assai più dotto, stese 
la mano a questo giovane, e trattolo fuori dall'insegnamento secon- 
dario e dal mestier di compendiatore, l'avviò a lavori storici propria- 
mente detti. Indi ei pubblicava, corredata di annotazioni, una tradu- 
zione francese della Chronica major di Matteo Paris, stampata in Parigi 
1841-12, 9 voi. in-S", con una introduzione del duca di Luynes. 11 tra- 
duttore erudito e diligente, non guari dopo, die saggio di critica e 
d'intuizione storica nelle Recherches sur le» Monumenta et Vhistoire des 
Normands et de la Maison de Souabe dans V Italie meridionale, Paris, 
1844, in foglio, con rami incisi su i disegni dell'architetto Victor Bal- 
tard, nella quale opera il duca di Luynes non solo forni le grandi 
spese della stampa e de' viaggi degli eruditi collaboratori, ma credo 
abbia anco indirizzati e accordati gli studj dell'uno e dell'altro, col 
gran sapere e lo squisito gusto archeologico, che gli meritarono sì gran 



— 150 — 

crise que traverse aujourd'hui l'Italie, tous les vrais patriotes lui 
doivent le concours de leurs eflforts et de leur dévouement. 
Cette question d'Italie divise ici beaucoup les esprits. Par 



fama. E dico questo per correggere l'errore dell'opinione pubblica, 
che fa un fascio di tutti gli scrittori francesi e li accusa di legge- 
rezza. Senza dubbio la profondità degli studj non è virtù comune 
nel mondo dal principio del xviii secolo in qua. Senza dubbio la 
Francia in questo periodo ha dato fuori maggior numero di scritti 
leggeri; primo, perchè fino alla passata generazione ella ha scritto 
più che ogni altra nazione europea, ed ha condotto quasi esclusiva- 
mente il gran commercio delle idee tra le altre nazioni; e secondo, 
perchè si suol chiamar leggiero ciò che non è pesante e non ti am- 
mazza di noia. Non voglio con ciò far l'apologia delle compilazioni 
d'ogni maniera, né della letteratura da feuilleton, che ci è venuta da 
quel lato li delle Alpi in questi ultimi cinquanta o sessant'anni, e che 
ha viziato appo noi il gusto e imbarbarito il linguaggio. Ma siamo 
giusti, e non neghiamo la lode a' lavori eruditi e gravissimi che la 
nostra generazione deve alla Francia ! 

« Tra i quali va notata l'opera principale del BréhoUes, la Histona 
diplomatica Friderici secundi, Parigi 1852-59, in-4°, 6 tomi, in volumi 
12, compresovi uno d'introduzione. Son quivi raccolti tutti i diplomi 
ed atti del famoso imperatore del xrii secolo, le sue costituzioni, una 
cronica contemporanea inedita e molti diplomi altresì de<' suoi fi- 
gliuoli e dei papi contemporanei. Vastissima collezione, che costituisce 
gran parte del codice diplomatico italiano di quel tempo ; nella quale 
rinvengonsi molti scritti inediti, e gli altri son corretti col riscontro 
dei testi o delle varie edizioni precedenti, e i documenti che il richieg- 
gono sono illustrati di note filosofiche e storiche, ed ogni tomo for- 
nito degli indici onomastici e topografici, senza i quali torna fatico- 
sissima e interminabile ogni ricerca in opere di tal fatta. L'introdu- 
zione poi, che fa da se sola un volume di 560 pagine, si divide in due 
parti: diplomatica e storica. Nella seconda delle quali l'autore in- 
tesse una compiuta biografia di Federigo II, cioè a dire la storia del- 
l'Italia e della Germania per sessant'anni, ne' quali è compresa la 
seconda Lega Lombarda e la storia del più libero pensatore del Medio 
Evo, precursore della civiltà novella dell'Europa. L'autore perfin so- 
stiene che Federigo, nella ostinata contesa contro la Corte di Roma, 
abbia veramente tentato uno scisma religioso, o per lo meno una 
riforma radicale nella costituzione della Chiesa, aspirando a far- 
sene capo in Italia e in Germania, come AiTigo Vili osò in Inghil- 
terra tre secoli dopo di lui e ne venne a capo. Ma a noi non sembra 
che tal concetto risulti dalla storia de' fatti. Se lo scettico Federigo II 
fece inorridire i contemporanei stessi co' supplizj de' supposti 'eretici 
d'Italia e di Germania avversi alla tirannide imperiale ed ecclesiastica, 
non poteva egli con la sua scienza tutta profana, anzi musulmana, 
creare una scuola e molto meno una sètta in Cristianità: e in ogni 
modo, l'Europa non era matura ad una riforma. 

« Il Bréholles, quasi a compimento della storia intellettuale di quel 
periodo, die alla luce nel 1864 una vita di Pietro della Vigna (Pa- 
rigi, in-8»). Egli aveva stampato nel 1^6, a spese del duca di Luynes, 



— 151 — 

exemple MM. De Luynes et De Cherrier ne sont pas très par- 
tisans de l'unite italienne ; moins par sympathie pour les gouver- 
nements ineptes et surannés, que par la crainte de voir un jour 
l'Italie se tourner contre la France pour combattre avec l'appui 
de l'Angleterre notre influence dans la Mediterranée et notre do- 
mination en Afrique (1). Pour moi : « Je ne sais pas prévoir les 
malheurs de si loin », et quoiqu'au début de la guerre j'aie été 
partisan d'une fédération fondée sur des principes libéraux, je crois 
que les Italiens savent mieux que nous ce qui leur convient et 
qu'il faut, méme s'ils se trompent, les laisser faire 



due cronache nostre inedite {Chronieon Placentinum et Ohronicon de 
rebus in Italia gestis): poi scrisse qua e là in opere periodiche molte 
erudite dissertazioni, e nel 1867 compi l'ultimo debito di ricono- 
scenza, pubblicando la biografia del suo maestro e benefattore il 
duca di Luynes, morto nel 1867 a Roma, dov'era corso a portar da- 
nari e conforti ai satelliti del poter temporale. E si che il Bréholles 
non plaudiva ai vincitori di Mentana I No, che amico ei fu sempre 
della nostra patria e della libertà civile e religiosa. Lo provano tutti 
i suoi scritti; lo provano an'io le parole, che nessuno di noi ricuse- 
rebbe di soscrivere, con le quali ei narra la partenza del suo vecchio 
amico per quella miserabile crociata del secolo xix, le quali incomin- 
ciano cosi: « Mais si les idées religieuses étaient encore flottantes 
« en lui , sa conviction politique etait bien arrétée. M. de Luynes 
« n'était point partisan de l'unite italienne: il ne la croyait pas viable, 
« il lui reprochait surtout de vouloir se constituer violemment. » Ho 
trascritto questo periodo della biografia, perchè rischiara di molto i 
sentimenti onde è mossa la più parte dei nemici dell'Italia camuffati 
di religione. Il Bréholles, senza nasconder mai le sue opinioni , era 
stato nominato, negli ultimi anni dell'impero, capo di sezione nel- 
l'Archivio di Francia e membro dell'Accademia delle Iscrizioni : perchè 
talvolta egli avviene, a conforto della pubblica morale, che il merito 
modesto e sdegnoso di intrighi e di servilità, conseguisca premio in 
questa nostra età sì piena di buoni e di tristi esempi ». 

(1) Nota questa opinione professata da illustri francesi fin dal 1861. 
Non diremo che, dall'aspetto dei puri interessi francesi, sia priva di 
fondamento : ma osserveremo che il mondo è grande, e dovrebbe es- 
serci posto per tutti, anche per chi arriva ultimo, come è accaduto di 
necessità a noi italiani. 



— 152 — 

CCCLXXV. 

Camillo di Cavour a Michele Amari 

[Torino, 4 febbraio 1861]. 

Chiarissimo signor Professore. Ho ricevuto la cortese lettera 
ch'Ella si compiacque d'indirizzarmi da Firenze, e non le negherò 
che contribuii anch'io alla sua nomina a senatore del regno. Mi 
parve e mi pare tuttora che il nostro Senato non risponderebbe 
pienamente al suo ufficio di racchiudere nel suo seno le maggiori 
illustrazioni italiane, se Ella non ne facesse parte. Per questa 
ragione io non saprei consigliarla a preferire l'ufficio di deputato 
a quello di senatore. Nel vero concetto degli ordini costituzionali 
il Senato rappresenta sovratutto l'aristocrazia generale dell'inge- 
gno ; ond' è che nella grande opera di riorganizzare il regno ita- 
liano, il Senato avrà una parte non meno importante di quella 
che spetta alla Camera dei deputati. Nella speranza di presto 
vederla a Torino, Le rinnovo i sensi della mia distintissima con- 
siderazione. C. DI Cavour. 



CCCLXXVI. 

Michele Amari a W. C. Cartwright 

[Torino, 22 aprile 1861]. 

Mon clier ami Yous ne pouviez 

connaìtre, le 18, que la lettre fort excentrique de Gari- 
baldi. La majorité de la Chambre ne pouvant pas avaler 
cette qualifìcation de laquais, M/ Eicasoli se decida à 
prendre le taureau par les cornes. Il y réussit en partie. 
Cependant Garibaldi, s'étant mentre à la Chambre le jour 
fìxé pour les interpellations, 18, la séance tourna fort mal. 
Si vous avez à votre portée le compte rendu officiel an- 



— 153 - 
nexé à la Gazzetta Ufficiale del Regno, je vous engagé 
à parcoiirir les séances du 18, 19, 20. Car les autres jour- 
naux ont l' habitude de tronquer les discours qui ne ser- 
vent pas à leurs fins. J'étais présent le 18 ; Garibaldi se 
trouvait à quelques pas de la tribune du Sénat et je ne 
perdis pas un mot des facheux propos de la journée. Au 
sortir de la Chambre j'offris le bras à Garibaldi, qui mar- 
che encore assez péniblement à cause d'une affection rhu- 
mathique, et je lui dis que si j'avais dù rediger le procès 
verbal, j'aurais pris note avant tout des larmes qu'il versa 
au commencement du discours de Bixio. En effet, ce fut 
là le seni mouvement généreux de notre hèros populaire 
dans cette séance, de laquelle il sortit bien plus petit qu'il 
n'y était entré. Cavour au contraire fut admirable de di- 
gnité, d'habileté et méme d'éloquence. Je passe le résultat 
du vote que vous connaissez. Au fond je pense que le 
pays aura gagné quelque chose à ce rude traitement d'une 
plaie saignante. Le Ministèro a fait un pas vers la con- 
ciliation, et elle sera concine s'il assure une position ho- 
norable aux officiers garibaldins, non obstant les défauts 
d'une partie d'entro eux et leur nombre excessif. Gari- 
baldi a vu le roi samedi soir ; il lui a déclaré qu' avant 
de partir il a l'inteution de faire une autre scène à M/ de 
Cavour. Espérons qu'il l'oublie 

Quoique les bureaux de la Chambre se montrent peu 
favorables au système des régions, M/ Minghetti m'a dit 
la semaine derniére qu'il avait confiance dans le succès. 
Sans les bonnes raisons du ministre que j'ignore, je me 
flatte du méme résultat, à cause de l'impossibilité pratique 
de gouverner le pays autrement 



154 



CCCLXXVII. 

Michele Amari al Direttore della Monarchia Italiana 

[Torino, 2 agosto 1861J. 

Pregiatissimo Signore. Dopo la grave accusa che mi è 
stata fatta dalla Monarchia Italiana (27 luglio 1861) io 
non posso altrimenti accettare il dono di questo giornale, 
di che Ella mi onorava dall'apertura delle Camere in qua. 
La prego dunque di smettere la spedizione del giornale; 
e di non ricusare il pagamento del trimestre o quadrimestre 
che sia, il quale le sarà fatto dal mio fratel cognato si- 
gnor Giuseppe Di Fiore. 

Grave accusa dissi, perchè non si può uscire dal dilemma : 
ch'io fossi un ignorantissimo imbecille, o un uomo sì 
leggiero, che pensi col cervello degli amici suoi e pos- 
ponga la cosa pubblica al piacere dei loro sorrisi. Vorrei 
sapere per curiosità i nomi di coloro che, a detta del- 
l'autore di quell'articolo, mi fecero dare il voto nel Con- 
siglio di Stato straordinario e firmare la deliberazione, 
senza che io la conoscessi altrimenti, che l'autore, per usare 
le sue parole stesse, intendeasi d'astronomia. Il Consiglio 
straordinario, come non è ignoto a nessuno in Palermo, fu 
promosso da me ; la prima delle tre parti in cui si divide 
la deliberazione fu scritta da me. Libero è chiunque di tac- 
ciarmi d'errore; ma di debolezza né di servilità non ho 
dato prova nella mia carriera politica, né di crassa igno- 
ranza nella mia carriera letteraria. Salute. Prof. M. Amari. 



- 155 - 

CCCLXXVIII. 
Ernest Renan a Michele Amari 

[Paris, 28 janvier 1862J. 

Man cher ami. "Votre bonne lettre m'a fait un vif plaisir. Je 
vous remercie de la part que vous voulez bien prendre à ma 
nomination, ^a été mie vraie bataille, et je sais beaucoup de gre 
à l'Empereur d'avoir resiste aux obsessions dont il a été l'objet. 
Le nonce du Pape a éié jusqu'à en faire mie affaire, diploma- 
tìque auprès de M.' Thouvenel, qui a répondu avec beaucoup de 
raison, qu'il allait s'informer s'il ne se disait rien à la Propa- 
gande ou au Collège Romain qui fùt de nature à déplaire au 
gouvernement fran9ais. Je commencerai mon cours dans un mois. 
Un moment, j'ai été menacé de tapage à mes premières le9ons. 
Les étudiants catholiques, qui depuis qnelques années sont assez 
nombreux, avaient fait une ligue pour m'empecher de parler. 
Mais j'ai appris que la majorité libérale l'avait emporté. En tout 
cas, j'aborderai l'orage de front ; je ferai ma première le9on sans 
aucune réserve et avec une entière publicité (1). 

Ce que vous m'apprenez de vos travaux m' a vivement inte- 
resse. Vos affaires italiennes me paraissent aller fort bien. L'Em- 
pereur tiendra ferme, mais il faut lui tenir compte des énormes 
difficultés contre lesquelles il a à lutter. Le parti catholique lui 
fait une guerre terrible. Aucun gouvernement, méme beaucoup 
plus liberal, n'aurait osé faire ce qu'il fait. 

Mon voyage d'Orient a été empoisonné \'ers la fin par une 
peine crucile. Ma soeur, qui m'avait partout accompagné et qui 
était comme un organe de ma vie morale, a été frappée à mes 
cStés d'un coup subit qui me l' a enlevée. Par une fatalité inouie, 
presque à la méme heure, je tombais sous le coup du méme mal 
qu'elle. C'est merveille que j' y aie échappé. Je suis du reste 
satisfait de mes résultats. Nos monuments vont étre exposés au 



(1) Si sa che le cose non andarono come il Renan sperava ; e che 
pei tumulti avvenuti all'apertura del corso, nel mese di febbraio, le 
lezioni dell'illustre scienziato furono dal governo stesso sospese. 



— 156 - 

palais de l'Industrie. Je commencerai à publier nos résultats daiis 
le courant de l'année. 

Quel service vous rendez en fondant en Italie une école d'ara- 
bisants sérieux ! Je ne doute pas qu'il ne sorte de cette direction 
d'études des résultats très féconds. Votre histoire est si riche en 
contacts avec l'Orient ! Si jamais les collections du Yatican de- 
viennent vOtres, l'Italie sera sans doute un des centres les plus 
importants d'études orientai es 



CCCLXXIX. 
Michele Amari ad Isidoro La Lumia (1) 

[Firenze, 17 febbraio 1862]. 

Carissimo amico. Non ho voluto rispondervi senza aver 
prima letta una gran parte del libro che mi donaste ; di 



(1) Isidoro La Lumia fu uno dei più valenti e stimati scrittori moderni 
di storia siciliana, e a profondi studj accoppiò rara sagacia e drittura 
singolare di giudizio. Nato a Palermo il 12 novembre 1823, studiò 
sotto Scinà, Borghi e Perez, e dapprima scrisse nei giornali letterarj 
del tempo, segnatamente nella Concordia (1840); poi si diede agli studj 
storici, che costantemente proseguì. Nel 1848 fu addetto al Ministero 
degli Esteri e alla direzione del Oiomale Ufficiale; scrisse con C. F. Bo- 
naccorsi una Memoria sui diritti politici della Sicilia, che fu stamjData 
in francese a Parigi nel 1849, presso il Franck. Restaurati i Borboni, si 
ritirò a vita privata e tutta studiosa, finché, nel 1860, fu chiamato a 
dirigere il Giornale Ufficiale e aggregato al Ministero.' Nel 1864 fu fatto 
soprintendente agli Archivj siciliani; fu anche vice-presidente della So- 
cietà Siciliana di Storia Patria. Morì il 28 agosto 1879, rimpianto da 
tutti, onorato dal Municipio, che gli eresse un monumento in San Do- 
menico. Suoi principali lavori storici sono i seguenti: Matteo Palizzi, 
frammento di studj storici del secolo XIV in Sicilia (1859), La Sicilia sotto 
Carlo V imperatore (1862), Gitiseppe D'' Alessi a In rivoluzione di Palermo nel 
1647 (1863), Oli Ebrei Siciliani (1867), Storia della Sicilia sotto Guglielmo 
il Buono (1867), I quattro Vicarj (1867), Domenico Caracciolo o un riforma- 
tore del secolo XVIII (1868), La Sicilia di un secolo addietro secondo i 
viaggiatori stranieri (1876), Carlo Cottone j^fincipe di Castelnuovo (1872), 
/ Romani e le guerre servili in Sicilia (1874), La Sicilia sotto Vittorio 
Amedeo di Savoia (1874), Teofilo Folengo in Sicilia (1878), Antonio Vene- 
ziano (1879), ecc. Il meglio dei suoi lavori storici è raccolto in 4 volumi, 
col titolo di Storie Siciliane (Palermo, Virzi, 1882-84). Vedi su di lui 
IsiD. Carini, Commemorazione, in Nuove effemeridi siciliane, serie 3*, 
voi. IX, 1880, e innanzi al Pvol. delle citate Storie Siciliane; S. V. Bozzo, 
neWArch. Star. Sicil, del 1879, e ivi stesso G. B. Siracusa; G. Lodi, 
nelV Arch. Star. Ital., serie iv, 1879. 



— 157 — 

che molto affettnosamente vi ringrazio, per l'opera in se 
stessa e per la memoria che mi date di voi. 

Ben dite che la storia di quelli che furono Stati italiani 
convenga scriversi con lo stesso ardore che prima. Ora sta 
alla generazione presente il cancellare quel ch'è avvenuto ! 
Gli stessi teologi convengono, se mal non mi sovviene, che 
noi può neanco l'Onnipotente. D'altronde non è storia d'Italia 
quella di ciascuna sua provincia, di ciascuna città ? Io non 
credo che uomo di sano intelletto possa avervi biasimato 
della scelta dell'argomento ; che s'altri l'abbia fatto, ditegli 
che sragiona, come coloro che, novelli iconoclasti senza di- 
scernimento, vorrebbero ridurre l'Italia ad una scacchiera, 
a un gran disco rigato di circoli concentrici, dimenticando 
la figura dello stivale, gli Apennini, i fiumi e il Mediter- 
raneo. Altro è unità politica, unificazione, accomunamento 
di dritti e di doveri, affratellamento d'animi, e altro l'ac- 
centramento ministeriale, il chiudere gli occhi su le con- 
dizioni diverse e l'imitazione del letto di Procuste. L'accen- 
tramento è la perfezione degli sciocchi ; e per me tanto lo 
abborrisco, quanto amo la vera e assoluta Unità nazionale. 

Bello e semplice il vostro dettato, savio l'ordinamento 
dei fatti, sagaci e positive le deduzioni. Quando ci darete 
altri squarci della storia di Sicilia? Vi auguro a questo 
effetto salute, tranquillità ed agj, e vi stringo caramente 
la mano. Amari vostro. 

CCCLXXX. 
G. P. ViEUSSEUX a Michele Amari 

[Firenze, 24 marzo 1862]. 

Io mi rallegro con voi di aver potuto scansare il Ministero 
della pubblica istruzione, ch'è, a parer mio, quello in cui colle 



— 158 - 

migliori intenzioni del mondo, per molto tempo ancora, sarà dif- 
ficile di contentare (1). 

Del resto qual' è il Ministero, nei frangenti in cui ci troviamo, 
xìhe possa corrispondere all'aspettativa di tutti i partiti ? E l'uomo 
<5he come voi è dedito agli studi, ed ha bisogno di quiete, non 
può ambire un portafoglio 



CCCLXXXL 
Bettino Kicasoli a Michele Amari 

[Torino, 19 dicembre 1862]. 

Egregio Ministro. Le porgo il nome di un uomo meritevole 
di premio, persuaso che Ella stesso ne sarà lieto. 

Io parto per Toscana, e Le esprimo i miei ossequi cordiali e 
i migliori augurj, a prò dell'opera nazionale, che vedo oggi in 
mano di uomini, che raccolgono la mia fiducia, e la mia piena 
stima. Suo obbedientissimo Kicasoli. 



CCCLXXXII. 

Michele Amari a Fr^cesco Sabatier 

[Torino, 20 dicembre 1862J. 

Caro Francesco. . , Io sto bene e non 

«0 come. Da 10 giorni a questa parte sono incatenato ad 
un posto per guardare una lanterna magica in cui pas- 
sano velocissimamente professori, studenti, senatori, depu- 
tati, amici e non amici, presenti o assenti, qual con la voce 
e con l'impeto degli atti, qual con lettere, [e tutti doman- 



(1) Del Vieusseux abbiamo già osservato (i, 189) che non era un 
-dotto ; ma che aveva molto buon senso ! 



— 159 — 

dano per sé o per altmi cattedre, danaro, dispense, privi- 
legi, impieghi, o danno consigli o si lagnano di Matteucci e 
del regolamento, ecc., ecc. Questo spettacolo si alterna con 
la lanterna magica delle carte da firmare, con le facce 
della burocrazia piemontese, che vuol mettere nel suo letto 
di Procusttì l'insegnamento pubblico di tutte le altre Pro- 
vincie, comandare gli istitutori e i professori come tanti 
soldati, e tirare una infinità di circoli concentrici e di raggi 
dal centro-Torino alla circonferenza più lontana. 

Vedete che v'ha di che impazzare o peggio cretiniz- 
zarsi, con buon permesso della Crusca. Ora, se il desiderio 
non m'inganna, comincio a distinguere qualche lineamento 
e qualche colore in quell'arco-baleno confuso della lanterna 
magica. Molti deputati e senatori partono in fretta per le 
case loro, né siamo obbligati a stare un tre o quattro ore 
alla Camera. Perciò mi giova sperare che si calmi il mio 
capogiro. Vedete che già vi scrivo, spero, senza sragionare. 



cccLxxxm. 

Cesare Cantù a Michele Amari 

[Lago di Como, 31 dicembre 1862J. 

Signor Ministro. Storico a storico dovete tollerarmi un'al- 
quanto lunga esposizione di fatti. Il decreto 5 agosto 1859 voleva 
che gl'impiegati stati destituiti dal Governo austriaco per ragion 
politica, potessero far valere i loro titoli come avessero continuato 
nel servizio. Io, destituito dal Governo austriaco per ragion po- 
litica, né mai più reimpiegato o altrimenti provveduto, chiesi 
l'applicazione di questa legge. Il Ministero dell'istruzione e quel 
delle finanze vi cercarono opposizioni, tanto che dopo un pajo di 
anni d'aspettazione, dovetti introdurre la causa davanti ai Tri- 
bunali. Accertato da tutti che l'avrei vinta, proposi ripetuta- 



— 160 - 

mente ai ministri succedentisi che sopissero la cosa dandomi un 
impiego conveniente a' miei studj e alla mia età, ed equivalente 
press' a poco al soldo che mi toccherebbe di riposo ; ed io avrei 
voluto più volentieri guadagnar questo lavorando, che averlo per 
conseguenza d'una sentenza 



E senza più, a un ministro non mancano occasioni, quando 
creda bene l'utilizzare un uomo, che logorò tutta la vita per far 
onore al suo paese. Che se voi mi direte come i vostri prede- 
cessori, d'aspettare, che verrà tempo, che si farà, io, « su per 
le infeste dita ridendo » novererò i miei anni, metterò la vostra 
lettera in serie colle più lusinghiere datemi dai vostri predeces- 
sori e dal Cavour, e non per questo scemerò punto la stima, 
della quale vi diedi pubbliche prove quando non erano ne di 
moda, né senza pericolo (1), e la benevolenza di confratello ; colle 
quali vi prego a scusarmi di questa lungagna, e tenetemi sempre 
per vostro obbligatissimo Cesare Cantù. 



(1) Ci è venuto voglia di rintracciare queste testimonianze di stima 
date in varj tempi dallo storico comasco all'Amari: ed ecco che 
cosa abbiamo trovato. 

Nella Storia Universale (citiamo la 3" edizione: Torino, Pomba, 1844, 
voi. XIII, pag. 449), il Cantù adottando la conclusioni dell'Amari, dice 
Rugger di Loria « traditore della causa siciliana, come già aveva fatto 
Giovanni da Procida » e cita un passo del Periodo delle storie siciliane ; 
e poi nelle aggiunte in fine al volume (pag. 939) scrive : « Già era pronto 
alla stampa questo libro, quando mi pervenne un'opera intitolata Un 
periodo, ecc., scritta da Domenico (sic) Amari, uno di que' valenti e 
studiosi siciliani che di tempo in tempo, dirigendomi bei lavori, mi 
attestano istruendomi come non sia fra loro perita la mia memoria. 
E opera che prenderà posto fra le migliori storiche dei giorni nostri, 
e io son dolente di non essermene potuto giovare nella redazione della 
mia; contento insieme di trovarmi seco d'accordo nel principale. E in 
prova voglio qui addurre un'appendice sua, ove discute sulla tanto 
famosa congiura dei Vespri Siciliani »; e qui riferisce tutto l'esame 
critico degli scrittori che parlarono del Vespro. Non sappiamo se nelle 
edizioni successive della Storia Universale siano conservati ancora 
questi elogj e questi riferimenti dal libro dell'Amari; ma nella Storia 
degli Italiani (ediz. del 1875 , Torino , Unione Tip. , vii , 265) , in 
nota, si trova: « Michele Amari (Un periodo, ecc., Palermo, 1842) 
sfronda l'alloro che la storia e la poesia attribuiscono a Giovanni 
da Procida e Ruggero di Loria, ch'ei chiama stranieri, perchè della 
terraferma. Molti lo confutarono ». E nella Cronistoria delV indipendenza 
ttoZtaraa (Torino, Unione Tip.. 1873, ii, 748: — questo stillato di tutte le 
bizze, le borie e la malafede storica del Cantù ebbe fortunatamente una 
sola edizione) — ripetute su per giù le parole su citate, aggiunge in 



- 161 - 

CCCLXXXIV. 

Cesare Caxtù a Michele Amari 

[Milano, 1863?]. 

Signor Ministro. M'affretto a rispondere unicamente per rin- 
graziarvi dell'umanissima vostra, e per rimovere il dubbio che 
io avessi dubitato d'alcun vostro disfavore nel fatto della pen- 
sione. È una cosa positiva, dove non può essere d'ogni circostanza 
informato se non chi ebbe interesse a studiarla, e a me fa già 
meraviglia che voi, fra tant'altre importanze, abbiate potuto e 
voluto conoscerne tanto. Ed a voi e ai vostri predecessori io 
non aveva cercato se non che togliessero di mezzo la controversia 
col modo ch'essi aveano in pronto : ma ciò non entra nell'aspetto 
giuridico. Non sono però pentito d'avervi dato noia, poiché ciò 
mi valse graziosissime parole da parte vostra, che mi saranno 
di compenso a ingiustizie per parte altrui. E sicuro della vostra 
benevolenza, ho caro di potervi ripetere le espressioni di stima, 
anteriori al vostro inalzamento, e che non saran mutate quando 
gli avvenimenti vi avranno tornato semplice membro di questa 
repubblica, nella quale io sono vostro obbl.mo e afF.mo collega. 



nota: « Nell'edizione del l^S dice (l'Amari) che il suo libro nacque 
dalle passioni che fervevano in Sicilia innanzi al 1848 e come manife- 
stazione politica » ; professa che allora i patriotti siciliani miravano 
a forma di reggimento diversa da quella a cui aspirano oggi, e che 
allora, « all'infuori d'una scuola accesa di fede apostolica », e però 
accusata di camminar troppo lungi dagli intenti pratici e possibili, 
il rimanente degli Italiani scendeva alle transazioni, agli espedienti, 
al manco male, ciascuna provincia fidavasi in un rimedio empirico suo 
proprio. Egli stesso avverte che il suo libro, perseguitato dal Governo 
napoletano, noi fu dalla Corte di Eoma, « per ipocrisia guelfa che 
fingea di sorridere alle idee di riscatto itaKano » . Eubieri , nello 
Spettatore di Firenze, rivendicò la reputazione di G. da Procida sopra 
documenti non nuovi, ma che l'Amari ignorò o non volle trame tutte 
le conseguenze ». Queste, a cognizione nostra, le citazioni e i giudizj del 
Cantù rispetto all'Amari! Aggiungiamo poi che nel volume v della Storia 
degli Italiani, dove si tratta dei Musulmani in Sicilia, non è mai ri- 
cordata la storia dell'Amari: appena in una nota la Biblioteca arabo- 
sieula, per dire che « vi si riscontrano circa cencinquanta scienziati, 
letterati, poeti musulmani in Sicilia » ; e basta. Se non che, la Storia 
dei Musulmani dell'Amari resta monumento imperituro ; dei grandi zi- 
baldoni del Cantù, fra breve, rimarrà appena la memoria dei titoli, 

11 — Amabi, II. 



— 162 — 

CCCLXXXV. 

Marco Minghetti a Michele Amari 

[Torino, 17 febbraio 1863 ?J. 

Caro amico. Ricevo stamane il gentil dono del vostro volume 
dei Diplomi arabi. Oh perchè non ho io il tempo di leggerlo ! 
Quanto piìi cara e più diletta mi è la conversazione delle Muse, 
che quella delle Gabelle e delle Tasse ! Ma oggi, immerso nelle 
cifre non posso seguire il mio talento. Verrà giorno, spero, che 
mi sarà lecito il farlo, e il vostro volume, istruendomi e dilet- 
tandomi, mi ricorderà un amico cordiale. 



CCCLXXXVI. 

Michele Amari a Ernesto Renan. 

[Turin, 25 fevrier 

Mon cher monsieur. Les successeurs de Franck eii 
face la Bibliothèque imperiale vont vous remettre un exem- 
plaire des Ghartes Arahes de Florence, que je vous offre 
comme Ministre de l'instruction publique de l'Italie. Vous 
voyez par là que l'Italie marche toujours dans la voie de 
la perdition. Sa Sainteté ne recevra pas cet hommage que 
nous offrons à l'avocat du diable — je vous demande pardon, 
c'est ce pauvre Aug. Thierry qui vous appelait ainsi et 
il vous aimait bien; peut-étre il vous enviait le courage 
de vos opinions 

Donnez-moi de vos nouvelles. Allez-vous recommencer 
vos cours? Avez-vous entrepris, comme on me l'assure, la 



— 163 — 
biographie du Christ? Plaignez un pauvre dilettante d'é- 
tudes, condamné aux détails infinis d'une administration 
centralisée et nouvelle, et aux mille prétentions des vanités 
et des intéréts 



CCCLXXXYII. 
Ernesto Renan a Michele Amari. 

[Paris, 3 mars 1863]. 

Jlon cher ami. Depuis bien longtemps je songeais à vous 
écrire, pour vous dire avec quelle sympathie et quel redouble- 
raent d'amitié je vous suis dans la part que vous prenez à l'une 
des oeuvres les plus grandes et les plus méritoires de notre siede. 
Un mot que j'avais remis pour vous à une tierce personne ne 
vous est pas, je le vois, encore parvenu. En acceptant le mi- 
nistère, avec le caractère que je vous connais, vous avez fait un 
acte d'abnégation dont je vousfélicitevivemeut. L'Italie réussira, 
et c'est à des hommes comme vous qu'elle devra son succès. 
J'admire, sans m'en étonner, que vous avez encore du temps pour 
nos études. Je n'ai pas encore re5U vos Chartes Arabes ; je les 
lirai avec le soin qu'elles méritent. J'en parlerai dans le Journal 
des Dehats. Avez-vous chargé M.' Reinaud d'en présenter un 
exemplaire à l'Académie ? Si vous ne l'avez fait, je vous le con- 
seille 

Je n'ai rien de nouveau pour mon cours; je désespère de 
la réouverture. Dans les graudes comme dans les petites choses, 
c'est toujours cette politique de tergiversations et d'atermoiements 
que vous étes payé pour connaìtre. 

Je prépare, en effet, ma Vie de Jesus., qui paraitra, je pense, 
dans deux mois, Je n'ai pas besoin de vous dire dans quel sens 
elle est écrite. Les partisans des miracles ne seront pas satisfaits. 
Je ne sais trop ce qui adviendra. Je vous dirai entre nous que, 
si j'étais déstitué, il est très probable que je serais porte aux 
élections à Paris. Il est méme possìble qu'en tout cas je sois 
porte dans quelque circonscription. Cela me sourit médiocrement; 



— 164 — 

j'aurais mieux aìmé mon paisible et libre enseìgnement. Mais 
ce n'est pas ma faute si je n'ai pu le fonder. D'ailleurs, mon 
élection, si elle avait lieu, aurait un sens dont je me féliciterais 
hautement, et pour amener une telle manifestation, je serais prét 
à bien des sacrifices. Ce ne sont là que des possibilités; je joue 
en ce moment une partie fort serrée, dont je ne vois pas bien 
l'issue. 

Tous DOS anciens amis communs sont bien et ont été sensibles 
à votre souvenir. Croyez à ma bien vive amitié. E. Renan. 



CCCLXXXVIII. 
Michele Amari a Ernesto Renan. 

[Turin, 28 Juin 1863J. 

3Ion cJier M:' Benan. Hier soir j'ai reQu par le mi- 
nistère des Affaires Etrangères votre Vie de Jesus. Je 
vous serre la main deux et trois fois pour votre souvenir 
amicai, pour votre attention delicate: c'est un bonheur pom 
moi qu'un ami dont je suis fier, ne m'ait pas oublié. Mille 
tonnerres sur le ministère et sur la politique! A l'heure 
qu'il est j'aurai dévoré votre livre, attendu depuis quel- 
ques mois; desiré, vous en rappelez-vous ? depuis 4 ou 
5 ans, lorsque je quittais pour qiielques moments mon 
catalogne et je vous poussais contro les ra3'ons de la salk 
en vous priant d'entreprendre un ouvrage sur les origine^ 
du christianisme : vous, le seul capable d'aborder un tei 
sujet. Eh bien! je n'ai pu lire que V Introdudion et les 
premières pages du livre, depuis une nuit et une demi- 
journée que je suis possesseur d'un tei ouvrage. Mais voile 
qu'il m'a fallu assister ce raatin au conseil du roi; pluj 
tard va se réunir le conseil des ministres, et à 6 h." none 
allons jouer le róle de comparses dans la distribution des 
prix au tirnational. Dans quelques jours cependantj'aura: 



- 165 - 
achevé votre volume coiUe que coùte. Agréez pour le mo- 
ment mes remerciements ; je vous témoignerai tantOt mon 
admiration. 

Quoique ennuyé de mon genre de vie actuel, il faut 
marcher toujours: ce serait puéril de se retirer par le seul 
fait de l'ennui d'un ministère, qui méne la barque le moins 
mal possible et dont les membres sont parfaitement d'ac- 
cord. Nous allons discuter aujourd'hui dans le conseil un 
projet de loi sur la suppressiou des ordres religieux dans 
les provinces où ils éxistent encore, et sur le règlement 
des biens écclesiastiques dans tout le royaume. Le pays 
est parfaitement dispose à accepter cette loi, et nous n'a- 
vons aucune raison de ménager la mauvaise secte, qui nous 
joue les tours les plus pendables à chaque moment. 

J'ai mene à la Cour d'Assises le frère Théoger et cinq 
de ses coaccusés pour outrage aux moBurs dans le Collège de 
S. Primitif à Turin. Je ne vous dirai pas quelles luttes 
j'ai dù soutenir pour arriver à la punition de ces cochons 
là! Mais ils ont été bien attrapés. Depuis trois jours les 
scandales des pères se font jour dans le public, nonobstant 
les huis clos du Tribunal. Il est probable que les Igno- 
rantins seront obligés de se retirer de tonte l'Italie actuel- 
lement italienne avant méme la suppression des ordres. 

J'ai regu votre lettre du 6 par M."" Severini. En yous 
remerciant de l'appui et des conseils que vcus lui avez 
donnés à Paris, je vous dis que je l'ai recommandé à mon 
collègue des Aflfaires Etrangères pour une mission ou une 
place consulaire en Chine. Si cela ne me réussit pas, je 
tàcherai de le renvoyer à Paris l'hiver prochain. Adien. 
Votre ami dévoué M. Amari. 



— 166 — 

CCCLXXXIX. 

Augusto di Cossilla (1) a Michele Amari 

[Palermo, 16 luglio 18631. 

Ill.mó signore. Il comm. Peruzzi mi ha partecipato che la 
V. S. opinava per la nomina del marchesino di Budini a sindaco 
di questa città. Desso ha tutti i numeri per quella carica, e solo 
l'invidiabile difetto di essere spaventosamente giovane! Gli ho 
fatto parlare dal cav. Di Giovanni, gli ho parlato io stesso: non 
vuol dire che accetterà, ma se il Governo lo nominerà non ricu- 
serà. Resterebbe a vedersi come la città prenderebbe la cosa, ma 
si sa la difficoltà che vi ha a trovare un sindaco, e forse l'opi- 
nione pubblica non sarebbe sfavorevole a quel giovane patrizio, 
uno fra i pochi che non poltrisca nell'ozio, come fanno pur troppo 
qui quasi tutti (2) 

Ho partecipato a questo rettore, quanto mi ha scritto 

circa l'Università, e parteciperò al cav. Di Giovanni quanto mi 



(1) Il Conte Augusto Nomis di Cossilla era allora prefetto di Palermo. 
Nato a San Benigno agli 8 ottobre 1816 entrò nell'amministrazione 
provinciale, e nel 1840 era sott'intendente a Mortara ; indi, progredendo 
nei varj gradi della carriera, a Annecy, a Cuneo, a Chiavari, a Genova, 
a Susa, a Mondovì, a Voghera, a Cagliari. Nel 1859 era vice-governa- 
tore a Torino, dove, rinunciato agli ufficj governativi, fu sindaco nel 
1860 per breve tempo, entrando a far parte del Pailamento, qual rap- 
presentante di Cagliari e poi d'Imola. Nel '63 (11 gennaio) venne man- 
dato prefetto a Palermo, donde ai 26 marzo '65 passò a Genova. Col- 
locato in aspettativa nel 1867, ebbe il riposo nel settembre 1869, dopo 
essere stato, ai 12 marzo 1868, nominato senatore, e mori ai 16 otto- 
bre 1881. Lasciò al Museo Civico- di Torino una cospicua raccolta di 
autografi cominciata dal padre e da lui accresciuta, formata di 34 
mazzi di autografi varj, di 4 di cardinali e di 16 di principi. Negli 
ozj degli ultimi anni, molto, ma non bene, tradusse dal tedesco, e di 
lui ricordiamo la versione di due opere del Reumont, La Contessa di 
Alhany (Genova, Sordo-muti, 1860) e il Oino Cajìponi e i suoi tempi (Mi- 
lano, Hoepli, 1881, 2 voi.). Inoltre, presso i Le Mounier, VEugenio di 
Savoia dell'Arneth (1872, 2 voi.), e presso il Manini di Milano, il Mi- 
■chelangelo di E. Grimm, il Petrarca dèi Geiger, i Ricordi del viaggio in 
Italia del Goethe, e i Ricordi d'' Italia del Gregorovius, ecc. 

(2) Ognuno ricorda che la giovane età non impedi al Di Eudinì di 
segnalarsi come sindaco di Palermo, per abnegazione e coraggio, nella 
insurrezione del 1866. 



— 167 -^ 

fa sapere per il Duomo di Monreale. Godo che la V. S. abbia 
apprezzata la mia proposta, e che vi ha probabilità di fare qual 
cosa per quell'insigne monumento. Credo gioverebbe anche dal 
lato politico. Se sarà votata la legge per la deportazione, la si- 
curezza pubblica sorgerà come per incanto in Sicilia. Qui non si 
conosce altro che l'isola, e si crede che fuori di questa non si 
possa vivere 



CCCXC. 
Michele Amari a Antonio Salinas (1). 

[Torino, 22 settembre 1863]. 

Caro Salinas. Mentre aspetto con impazienza il vostro 
lavoro sugli scavi alla Santa Trinità, rispondo subito al 
capitolo non letterario della vostra del 10. Il ministro 
della Pubblica Istruzione è un_ centauro con volto di sa- 
pienza e corpo di economia: l'uomo pensa una cosa e la 
bestia ne fa un'altra : la bestia costrutta di regolamenti , 
bilanci, pregiudizj pubblici, riguardi del mondo. Ecco 
che pei posti di studio all'estero parmi pessimo espe- 
diente il concorso, assurda una durata uguale per tutti, ecc., 
ma il regolamento Matteucci ha prescritto appunto il con- 
corso ogni anno nelle sei università, né è conveniente dis- 
fare quelle disposizioni a ogni tratto, né si può dopo una 
promessa legale ristorare l'arbitrio del ministro in luogo 
del concorso, il quale ha apparenza di maggiore ugua- 
glianza e giustizia. Come avrete visto nella Gazzetta Uf- 
ficiale, io ho regolato i concorsi, ma li ho pur mantenuti. 
La conclusione è, nel caso vostro, che finito il tempo della 
missione in Grecia abbiate a ritornare in Palermo, dove 



(1) Ora valente professore di archeologia neU'Università di Palermo. 



— 168 — 
per altro vi aspetta l'Archivio, né io potrei difendervi più 
lungamente contro il ministro dell'Interno, il quale minac- 
ciava come sapete di provvedere il vostro posto. Andrà a 
monte il mio sogno di farvi studiare a Parigi nella scuola 
di M.'' Hase, ma dovete confessare che voi n'avete un po' 
di colpa coU'amore che vi prese degli studj tedeschi. Non 
ve ne fo rimprovero, e forse, tra Berlino, Vienna ed Atene 
vi troverete più innanzi che se foste andato a Parigi. In 
Palermo potreste domandare di fare un corso libero di ar- 
cheologia all'Università: e sarebbe la strada più degna 
alla cattedra, che vi guadagnereste a punta di baionetta. 
Troverete forse in Sicilia cominciati gli scavi nel tempio 
di Diana a Siracusa, acquistati preziosi capi d'antichità 
nel Museo palermitano, aperto allo studio il gabinetto nu- 
mismatico, che Valenza dona all'Università, dato nuovo im- 
pulso alle ricerche archeologiche dalla Commissione pre- 
sieduta dal Di Griovanni e composta di Perez, Gruarneri, 
Lumia. D'ufficio o fuori ufficio voi darete una mano ai 
lavori della Commissione, la quale or è composta in guisa 
da escludere i pettegolezzi. 

State sano, durate nel santo furore per gli studj e vo- 
gliatemi bene. Amari vostro. 



GCCXCI. 

Michele Amari a Francesco Sabatier 

[Torino, 15 ottobre 1863]. 

Sì, caro amico, io lo so che molti gridano contro 

di me, specialmente in Toscana, dove ognun solea fare quel 
che gli piacesse , ed ottenere un po' di quel che deside- 
rasse purché rincalzato da buone raccomandazioni. Or io 



— 169 — 
non guardo altro che l'interesse generale: e se gli indi- 
vidui rimangono schiacciati dalla ruota, me ne duole; pur 
non trattengo il carro, e quando sia uopo, metto io il 
primo una gamba sotto la ruota perchè me la schiacci. 
Inoltre tengo che le leggi si debbano eseguire, spiaccia a 
chi spiaccia. Infine, son necessitato a fare risparmj, a ba- 
dare che non cresca il numero degli im.piegati, a resistere 
a tutti che domandano aumenti di stipendio 



CCCXCII. 
Henry Martin (l) a Michele Amari 

[Paris, 16 novembre 1863]. 

3Ion cher ami. Permettez-moi de recommander à votre bien- 
veillante attention un professeur franyais de grand mérite, qui se 
présente corame candidai à la chaire de littérature franyaise à 
Turin: M. Challemel-Lacour. Fond solide, forme elegante et 
brillante, moralité élevée, connaissance des langues et des litté- 
ratures modernes, afféction eclairée pour l'Italie, tout est là réuni 
pour faire un candidai accompli, si la chaire est maintenue, 
comme il est bien désirable. On ne multipliera jamais trop ies 
liens entre nos deux patries. 

Je ne vous donne point de détails sur Ies titres de M."" Chal- 
lemel; je sais que l'excellent et respectable M.'Dubois, et aussi 
M.'Vacherot, ses deux anciens chefs, et dont le témoignage est 
d'un si grand poids, vous ont écrit à ce sujet. Mais j'ai tenu à 



(1) L'amico e biografo di Manin, nacque a S. Qaentin il 20 feb- 
braio 1810. Studiò diritto, e sul primo scrisse romanzi e compilò libri 
per le scuole: poi nel 1834 concepì l'idea di una nuova Storia di 
Francia, che, a forza di successivi miglioramenti dal 1834 in poi, di- 
venne quella Histoire de Franee depuis Ies temps le» plus reculés jusqu'en 
1789, che fu più volte riprodotta e più volte premiata dall'Accademia. 
Essa è il principal titolo del Martin alla gloria ; noi italiani ricor- 
diamo con rispetto e gratitudine il suo lavoro su Daniele Manin (Pa- 
ris, 1&59), amicissimo suo, del quale condusse le ceneri in Venezia, 
appena fu libera. Mori ai 14 dicembre 1883. 



— 170 — 

honneiir de me joindre à eux pour servir à la fois et l'Italie et 
notre digne compatrioté. 

Je crois que les grands évènements approchent: il est bien 
essentiel que l'Italie ne se méprenne pas sur la question polo- 
naise; j'ai écrit aujourd'hui pour cette question h notre arai Pe- 
ruzzi. J'ai passe toute cette année, ou à peu près, k l'étudier, et 
ma conci usion est que les Kusses sont et resteront les 6ar6ares: 
en d'autres termes, qu'ils ne sont pas et ne sauraient étre de la 
famille européenne, et que la Pologne appartient à l'avenir et 
non au passe; que, régénérée, elle ne sera pas l'instrument du 
parti catholique, mais une des forces du parti de la liberté. 

Tout à vous de cceur H. Martin. 



CCCXCIII. 
JuLES Michelet (I) a Michele Araari 

Paris, 17 novembre 1863. 

Très cìier monsieur. Yotre lettre nous a fait un immense 
bonheur ; que la grande Italie se comprenne si bien, et la si- 
tuation! c'est magnifique, inattendn. Vous étes un peuple póli- 
tique, le premier par le temps, et l' initiateur, le premier par 
l'intelligence; aujourd'hui le plus positif. 

Serait-il vrai qu'on supprimerait la chaire de littérature fran- 
^aise? je le regretterais : c'est un lien entro les deus nations. 

Mais il faut un fran9ais très frangais, quasi italien par l'ingegno. 
Nous avons ici un. homme, brillant et solide , sorti le premier 
de l'École normale et de Vagregation, qui s'est un peu avance 
en 1848, et qui a été quelque temps éxilé, aujourd'hui à Paris, 
mais le méme, d'opinion libérale, et moderée pourtant. 

Il a bien les avantages physiques qui vont à l'Italie, outre la 
figure, la parole^ 35 ans, l'improvisation agréable et feconde, 
ma foi! que dirais-je? un fran9ais. 

Que pensez-vous de cela ? je pourrais vous donner beaucoup de 
renseignements, de témoignages — vous les aurez, si vous voulez. 



(1) La fama del Michelet (1793-1874) e la notorietà dei suoi lavori sto- 
rici e di scientifica divulgazione, rende superfluo ogni ragguaglio sulla 
sua vita operosa ed intemerata, e sulla sua fecondità come scrittore. 



— 171 — 

— M. Chaìlemell-I^cour (c'est son nom) demeure ici Boulevard 
Beaumarchais, 95. 

Vous étes avec la France en froid, hélas! trop légitimement, 
et cependant ce grand lien ne peut étre rompu, c'est l'intérét 
du monde. Les dynasties passent. Les religions passent. Les na- 
tions restent. Donc, réchauffons cette vraie, et cette etérnelle 
amitié. 

Un homnae agréable, plein d'esprit, de tact, et à qui vous 
diriez un mot^ n'}' gàterait rien. 

Je vous salue de co?ur, cher nionsieur. Ma femme vous ad resse 
ses compliments affectueux. J. Michelet. 



CCCXCIV. 
E. L. Fleischer a Michele Amari 



[Leipzig, 26 novembre 1863.] 

Mon illustre ami. D'après le tableau que vous me tracez 
dans votre lettre du 3 septembre de vos travaux et tracasjour- 
naliers, je con9ois que dans les moments de relàcbe, lorsque vous 
jetez un regard en arrière, votre chaire d'Arabe doit vous pa- 
raìtre un petit paradis perdu. Heureusement la photographie 
dont vous m'avez fait un précieux présent, loin d'exprimer une 
langoureuse résignation, annonce un homme qui a pris son parti 
et qui dit: « je ne veux ni abandonner mes amis ni tourner le 
dos à mes ennemis ■^. 

J'aime à penser que la sérénité de vos traits est le reflet de 
celle de votre intérieur, et je prie le bon Dieu de vous les con- 
server l'une et l'autre dans le ministère et hors du ministère. 

J'ai à vous remercier non seuleraent de votre portrait, mais 
aussi de l'article sur un curieux dinar de Moezz dans la Bevite 
italienne du 11 octobre 1863. Je voudrais étre plus fort sur la 
numismatique arabe que je ne le suis en réalité, pour que mon 
assentiment à votre explication pùt avoir quelque prix pour 

vous 



- 172 - 

cccxcv. 

P. A. Challemel-Lacour (1) a Michele Amari 

[Turin, 2? novembre 1863]. 

Monsieur le ministre. — Je ne saurais quitter l'Italie sans 
vous remerciei" encore une fois de la parfaite courtoisie que j'ai 
trouvée en vous. Le regret que j'éprouve est grand, d'avoir vu 
m'écliapper l'espérance de me refaire lei une patrie, et je suis 
affligé de ne pouvoir méler ma voix au travail d'un grand peuple 
qui se régénère. Mais ce regret est tempere par le sentiment de 
l'accueil que j'ai re^u partout. 

D'ailleurs, il m'en coùterait trop de regarder votre décision 
actuelle comme absolument irrévocable. 

L'existence d'une chaire fran9aise de langage, mais italienne 
de sentiment et de but, est toujours légitime à Turin ; elle peut 
étre de nouveau considerée comme utile et méme comme néces- 
saire. Si des informations nouvelles, si quelque modification dans 
les circonstances ou dans la pensée du ministère, vous ramenaient 
à l'idée de relever la chaire fran9aise, ce que, tout intérét per- 
sonnel à part, je regarde comme extrémement souhaitable, j'ose 
espérer, monsieur le ministre, que vous vous rappellerez moD 
nom et ma bonne volente. 



(1) Paolo A. Challemel-Lacour, ora presidente del Senato francese,, 
è nato ad Avranches ai 19 maggio 1827. Uscito dalla Scuola Normale , 
fu professore di filosofia in provincia ; venne esiliato dopo il colpo 
di Stato, e nel 1856 fu professore a Zurigo. Rientrato in patria per 
l'amnistia, fu direttore della Revue moderne, gerente della Revue de» 
deux mondes, e scrittore in parecchi giornali politici. Nel 1870 fu man- 
dato prefetto a Lione, ove tenne testa ai comunardi, e lo fece con tale 
energia da cagionargli più tardi odj e processi. Nel 1872 venne eletto de- 
putato, senatore nel 1874, rivelando qualità di grande oratore. Fu anche 
ambasciatore a Berna e a Londra, e nel 1882 ministro col Ferry, degli 
aifari esteri. Di scritti suoi di qualche polso non conosciamo se non 
l'introduzione alla Storia della filosofia moderna del Ritter, e un saggio 
su La philosophie indivìdualisle, studiata in Guglielmo di Humboldt. 
Ciò tuttavia gli valse, in contrasto col dottissimo Gaston Paris, l'ele- 
zione all'Accademia come successore del Renan, avvenuta quasi con- 
temporaneamente all'elezione di presidente del Senato. 



- 173 — 

Je vais retrouvar à Paris beaucoup d'hommes, qui ont gardé 
de votre séjour au milieu d'eux un souvenir bien cher. Gomme 
fran9ais et comme amis de l'Italie, ils s'affligeront peut-étre des 
nécessités qui vous ont empeché de tenir compte de leurs in- 
stances en ma faveur. Quant à moi, je ne pourrai que lenr 
exprimer ma reconnaissance de m'aA'oir mis en relations avec 
vous. Ces relations ne finiront pas là, je l'éspère : je serai toujours 
heureux de les renouer ou de les resserrer. Recevez, mousieur le 
ministre, mes salutations respectueuses. Challemel-Lacour. 



CCCXCVI. 

Michele Amari a Emesto Eenan 

[Turin, 27 novembre 1863]. 

Mori cher M: Benan. Après une lettre de vous, ren- 
fermant un jugement tei que celui que vous donnez, il 
n'aurait reste à ce pauvre ministre d'autre parti que celui 
de nommer au plutót M/ Challemel-Lacour. C'est ce que 
j'aurais fait immèdiateinent, écrasé par votre autorité et 
charme par la conversation de M/ Challemel lui-méme, que 
j'ai vu quelques instants après avoir lu votre lettre. Je 
ne l'ai pu; et voici pourquoi. 

Au moment où M." Denis a donne sa demission, le corps 
académique de l'Université de Turin a propose de nom- 
mer un professeur effedif de littérature grecque à sa 
place. Ce n'est pas que la chaire de grec doive remplacer 
celle de francais, car 1 une et l'autre sont dans la liste de 
la faculté des lettres; mais le nombre des professeurs ef- 
fectifs établi par la loi est moindre que celui des chaires, 
de manière qu'il faut en donner quelques unes à des pro- 
fesseurs extraordinaires. Or le corps académique a de- 
mandò un professeur ordinaire pour la littérature grecque, 
sauf à piacer sur l'autre chaire un professeur extraordi- 



— 174 - 

naire (qui est annuel et ne jouit qiie de la moitié à peu 
près dii traitement) ou bien un chargé, plus précaire et 
plus pauvre encore. Je ne pouvais pas, honnétement, an- 
nuler l'avis de l'Université. J'aurais trouvé, il est vrai, dans 
la loiun pouvoir discretionnaire; mais je n'aipasvoulu, je ne 
pouvais pas en conscience user de ce pouvoir. Nous avons en 
Italie 15 universités du gouvernement avec 5 ou 600 profes- 
seurs: elles coùtent énormément et en méme temps tiennent 
très bas le niveau de l'enseignement. Il faut donc en sup- 
primer la plus grande partie : je preparo à cela l'opinion 
publique; et il le faut bien, pour que le paysetle parle- 
ment permettent l'amputation d'une demi-douzaine d'uni- 
versités. En attendant que le fruit se murisse, il faut 
étre très sobre en fait de chaires de luxe, "comme on les 
appello. Il le faut aussi à cause de nos finances et de 
l'opinion de la Chambre et de mes collègues, qui n'est 
pas favorable lorsqu'il s'agit de nouveaux professeurs. Dans 
cet état de choses j'ai cru devoir porter cotte petite affaire 
au consoli des ministres; je n'ai pas été favorable à la 
nomination d'un nouveau professeur et mes collègues m'ont 
absous de tout scrupule à cet égard. Je n'ai donc à re- 
gretter que l'accomplissement d'un devoir dur et désa- 
gréable, mais bien un devoir d'après ma conscience. 

Votre Vie de Jesus, grand évènement littéraire de nos 
jours, va devenir, je le crois, un évènement religieux. De 
Milan à Palermo l'on vend des milliers d'exemplaires de la 
traduction par mois. La charmante poesie de votre récit se 
dissiperà peut-étre après la lecture: la vérité historique 
va rester dans les esprits, avec ou sans elle. C'est un coup 
fatai que vous portez à la superstition. Je vous serre la 
main. M. Amari. 



— 175 - 

CCCXCVII. 
Bettino Ricasoli a Michele Amari 



[Brolio, 19 gennaio 1864]. 

Eccellenza. Da più tempo mi occorre pregarla di alcuni mo- 
menti del suo prezioso tempo per dirmi se sia conciliabile il de- 
siderio di un mio amico tedesco, professore a Francoforte. Un 
po' il desiderio di non tediarla per scritto, e il proposito che io 
aveva, e che ho tuttora, di recarmi costà, mi hanno fatto tenere 
in sospeso ogni atto a ciò relativo. Ora sono stretto alquanto dal 
desiderio di dare al mio amico una risposta, già troppo ritar- 
data, onde egli non resti in una fiducia che potrebbe restare vana. 
Credo che le mire di questo dotto professore risulteranno ancor 
meglio dalle lettere stesse che egli mi scrive, e che io mi prendo 
la libertà di sottoporre alla sua lettura e alla sua considera- 
zione. Ella, egregio ministro, non ha bisogno di scrivermi una 
lunga lettera; ella intende me, come io intendo lei, perchè non 
è qui tanto questione di favorire un mio amico, anzi non è punto 
questione di ciò, ma piuttosto è argomento di scienza, e un poco 
anco di politica. — L'interesse politico, però da mettersi dopo il 
primo, sarebbe di crescere le relazioni con un popolo che, senza 
l'Austria di mezzo, a quest' ora sarebbe tutt' uno con il popolo 
italiano per relazioni spirituali e materiali. — È questa possi- 
bile cosa? — Ecco tutto quello che io chiedo dalla bontà sua, 
onde io possa poi dire al mio amico ciò che abbia a credere, o 
non credere. 

Mi abbia, pieno di rispetto per lei, per sempre suo obbedien- 
tissimo EiCASOLi. 



- 176 - 

CCCXCVIIL 
Michele Amari a Leopoldo Galeotti (1) 

[Torino, 25 febbraio 1864]. 

Carissimo amico. Neil' Opinione di domattina vedrai 
forse la risposta all'articolo della Nazione, ristampato oggi 
dal Diritto con un cappello Matteucci. Si tratta dell'ar- 
gomento medesimo (2) della cara tua lettera alla quale io 
rispondo. 



(1) Nacque a Pescia ai 20 agosto del 1813 ; studiò diritto e si stabili a 
Firenze. Infervorato nelle idee neoguelfe risorte in quel tempo, seguendo 
le orme del Gioberti e del Balbo scrisse un trattato Della sovranità e del 
governo temporale dei Papi (2* ediz., Losanna, Buonamici, 1847) dedicato 
al Capponi, del quale fu sempre devoto anaico. Cogli atti e cogli scritti 
e nei pubblici ufficj prese parte agli avvenimenti toscani del 1848, cer- 
cando anch'egli di governarli col senno e colla prudenza, e fino all'ul- 
timo non disperò cKe il Granduca restaurato non volesse appoggiarsi 
agli ordini costituzionali. Disingannato, si ritrasse a vita privata, eserci- 
tando l'avvocatura e pubblicando neìV Archivio storico dotte memorie su 
Marsilio Ticino e su Trajano Boccalini. Nel '59 fu ardente fautore del 
moto che condusse all'unificazione ; scrisse assiduamente nella Xazione; 
fu deputato all'Assemblea toscana e autore della relazione per la reg- 
genza del Principe di Carignano. Deputato di Pescia al Parlamento ita- 
liano, ne fu segretario nella VII e Vili Legislatura; di quel primo Par- 
lamento, che rimane come un lontano e non revocabile ideale di patriot- 
tismo, di senno e di onestà, descrisse la vita e le opere col libro: La 
prìrna Legislatura del Regno d'Italia, studi e ricordi (2* ediz., Firenze, 
Le-Monnier, 1864). Fu spesso relatore di bilanci, specie di quello della 
istruzione. Il 15 novembre '74, dopo essere stato rieletto cinque volte 
deputato, fu fatto senatore. Mori il 29 agosto 1884. Intelletto nobilis- 
simo, retta coscienza, facilità e piacevolezza di eloquio lo rendevano 
carissimo agli amici, ch'ebbe molti e costanti. Disinteressato e senza 
ambizioni, animato dal sentimento del dovere e da verace patriotismo, 
egli è uno di quei cooperatori del risorgimento italiano, a cui il me- 
more pensiero si volge con mestizia, sopratutto constatando come di 
uomini al pari di lui, in ogni parte lodevoli, siasi andata diradando la 
schiera. Lasciò i manoscritti del suo celebre concittadino Francesco 
Forti e il proprio carteggio politico alla Biblioteca Eiccardiana di Fi- 
renze, e da esso recentemente, per nozze Del Lungo-Bacci, furono tratte 
alcune Lettere importanti assai a lui dirette dal Bicasoli, e che trat- 
tano dell'ordinamento d'Italia per regioni, argomento sul quale il Ga- 
leotti discorse anche in una serie di articoli della Nazione nel 1860. 

(2) L'argomento, come si vede poi, è il prestito dei codici agli stu- 
diosi. La questione fu mossa dalla Nazione nel n. del 23 febbr. 1864. 



— 177 — 

Falso che il miaistero abbia mai permesso di prestare a 
casa le carte degli Archivj. Vero e giusto pei libri stam- 
pati ed anco pei codici, ma in limiti ristrettissimi, sì per le 
persone e sì pel tempo e per la qualità delle opere. Dal 
1S61 in qua, che si pratica il prestito fuori Biblioteca, come 
in tutto il continente europeo dalla Russia infino alla 
Francia^ soli 13 manoscritti sono stati prestati dalle Bi- 
blioteche del Regno, e la più parte, cioè quelli pei quali è 
scaduto il termine, sono stati già restituiti. Il prestito non 
dà occasione in alcun paese a furti o dispersione di libri, 
sendovi una persona direttamente risponsabile ed una per- 
sona sempre ragguardevole e conosciuta. I lavori serj non 
si possono condurre senza cotesto aiuto. 

Povero ed esule in Francia, io ebbi a casa mia dal 1842 



Io aUora mandai una lettera a codesto giornale, che la inserì nel n. del 
7 marzo, ove difendevo la causa degli studiosi ; la Nazione replicò il 
12 marzo, e io feci una seconda lettera, inserita nel n. del 19. Venne 
in mio aiuto il prof. Comparetti, che riferì una calzantissima lettera 
a lui diretta in proposito dal Mommsen ; ambedue furono riportate 
nella Rivista italiana colle Effemeridi della puhhlica istruzione^ nel n. del 
27 marzo. Il deputato Siccoli, sebben privo d'ogni competenza in ma- 
teria, ma per quel dono dello Spirito Santo parlamentare che permette 
ad ogni eletto di discorrere d'ogni cosa, interpellò in proposito l'Amari, 
dicendo fra le altre cose non doversi permettere che « un povero stu- 
dioso che si parta da Pekino, ed a prezzo di grandi sacrifizi gì^ioga' 
finalmente fra noi per consultare un codice, si senta dire che quel 
codice agognato è fuori della Biblioteca, e si trova in quel momento 
nel gabinetto confortabile di un qualche dotto alla moda {sic), ben 
visto in corte {sic), i cui mezzi permettongli di coltivar le scienze, se- 
guendo un regime di vita ben diverso da quello prescritto a tal uopo 
dal Petrarca » . Infatti si sa che gli studiosi italiani i quali lavorano sui 
codici sono epuloni, vivono alla moda e sono tutti ciambellani I Alle 
minchionerie del Siccoli rispose brevemente l'Amari il 20 maggio '64. 
La questione, che pareva, di fatto almeno, sopita, risorse un venti- 
cinque anni dopo, e la risollevò, si capisce, un bibliotecario. Tomai 
alla carica a prò della cultura e dei veraci cultori della scienza nella 
Nazione del 4 settembre 1888: gli scritti che veimero fuori in tale 
occasione (non però quelli della volta innanzi) sono registrati nella 
Bibliotheca Bihliographica Italica dei sigg. Ottino e Fumagalli, ii, 141 
(n. 5741-46). Se Dio vuole, la crociata degli zelanti, che non hanno sa- 
puto in difesa della lor tesi addurre neanche un argomento di fatto, di 
perdita cioè o deterioramento di manoscritti, sembra giunta al termine. 
12 — Amari, II. 



— 178 — 
al 1859 tutti i libri e manoscritti che volli dalla Biblioteca 
di Parigi, ed uno da qtielìa di Pietroburgo. E non posso, 
ministro di civiltà in Italia, rinnegare i principj che co- 
nosco santi e giusti, né ripigliare una via illiberale, ritor- 
nare al medio-evo, ed imitare la Curia Eomana, la quale 
occulta i tesori del Vaticano. Dillo agli amici deputati 
toscani. Due parole d'interpellanza, un ordine del giorno 
contrario o dubbio su questo argomento, e si leverà l'in- 
comodo a loro ed a me. Addio. Amari tuo. 



CCCXCIX. 
Alessandro Dumas a Michele Amari 

[ .... 17 mars 1864?J. 

Moìi cìier Amari. Petrucelli vous a demandé une lettre, non 
point pour faire prendre 1' Histoire des Bourbons aux bibliothè- 
ques, mais, tout simplement pour la recommander comme un 
livre utile à l'unite de l'Italie et destine à extirper le bourbo- 
nisme , mauvaise piante qui reste quoique les Bourbons n' y 
soient plus. 

Une lettre dans les termos de celle dont je vous envois copie 
nous suffira parfaitement. Elle ne sera point imprimée, mais servirà 
purement et simplement d'introduction à un ami qui voyagera 
pour nous. 

Mille et mille bonnes amitiés, qui ne sont point refroidies pour 
dater de loin. A. Dumas. 

CD. 

Michele Amari a Francesco Sabatier 

[Torino, 19 marzo 1864]. 

Ho fatto fuoco e fiamma per cacciare le 

monache dalla Concezione di Palermo, porvi lo Spedale ed 
assegnare alle cliniche di questo da 70 mila franchi al- 



— 179 — 

Tanno su i beni ecclesiastici, il che mi è riuscito; e il 
giorno che vinsi la battaglia fu l'unico e solo in questi 
15 mesi, nel quale abbia goduto d'essere ministro 



CDI. 

Michele Amari a Leopoldo Galeotti 

[Torino, 29 marzo 1864]. 

Carissimo amico. Seguendo il tuo amorevole consiglio, 
ho mandato a Torrearsa un articoletto da inserire nella 
Gazzetta di Firenze, su quella gran lite del prestito dei 
libri e manoscritti. Non ebbi tempo di scrivertene jeri sic- 
come io mi proponea. 

La crociata della Nazione comincia ora a stuzzicare i 
dotti che conoscono gli usi civili d'Europa e il bisogno 
del prestito. Dopo il D'Ancona hanno scritto il Compa- 
retti e il Mommsen, e credo siano inserite le lettere loro, 
che io non ho viste per anco, nelle Effemeridi della imh- 
hìica istruzione. 

Riordinandosi ora il Ministero della pubblica istruzione 
secondo l'ultima pianta e mutandosi, con cognizione di 
causa, alcuni capi da una ad un'altra divisione, sto in fac- 
cende, e quel che è peggio in seccature più che al solito, 
onde pongo fine alla lettera più tosto che non vorrei. Sta 
sano. Amari tuo. 

CDn. 

Quintino Sella a Michele Amari 

[ .... 11 aprile 1864J. 

Caro amico. Non so se sappiate che ho un poco (per non dir 
molto) la manìa delle Alpi. Ora il sig. cav. Covino fa un gior- 
nale delle Alpi e desidera di esservi presentato. E voi non vi 



— 180 — 

avrete quindi a male se mi prendo la libertà di presentarvi il 
Covino, e di pregarvi a fargli quelle oneste accoglienze, che solete 
fare agli uomini che cercano di rendersi utili al paese nelle 
scienze e nelle lettere. 
Con tutta considerazione, Vostro aff.mo Q. Sella. 



CDIII. 

Alessandro Manzoni a Michele Amari 

[Milano, 21 aprile 1864]. 

Illustre Signore. Circa un anno fa , il cav. abate Vachetta 
mi fece l'onore di scrivermi che gli s'era presentato un sordo mu- 
tolo Supplisca il rimanente, giacche il caso è identico, 

come sospetto forte che sia identico anche il soggetto. È vero che 
questa volta, se non mi rammento male, mutato nomine fàbula 
narratur, ma questo sarebbe in regola. Arrivo fino a dubitare 
se non sia finta anche la sordità, e se non sarebbe possibile di 
sturargli gli orecchi. Seppi poi che anche in Toscana una simile, 
probabilmente la stessa visita, s'era presentata a varie persone, 
sempre con lo stesso intento e con una mia falsa firma. 

La genuina, che ho l'onore d'inviarle, le servirà di prova di- 
mostrativa e farà per me l'uffizio ben più importante e sempre 
desiderato di rinnovarle l'espressione di un'alta ed antica stima, 
e la protesta del profondo ossequio, con cui mi dico suo umil.mo 
dev.rao servitore A. Manzonl 



CDIV. 

Michele Amari a Pasquale Villari 

[Torino, 5 maggio 1864]. 

Carissimo amico. I romori dell'Università di Torino vi 
avranno spiegato il ritardo con che io rispondo alla vostra 
del 22 aprile, dopo la quale m' è pervenuta l'altra senza 



— 181 - 
data riguardante la esenzione degli alunni della Scuola 
Normale dalla coscrizione. Vi dichiaro che io non ci met- 
terò mai una parola. La coscrizione è la base dell'Italia, 
ond' io amerei cambiare un paio di alunni della scuola e 
una dozzina di professori di Scuole secondarie per un sol 
fantaccino. Datemi del barbaro quanto volete 



CDV. 
Luigi Cibrario (1) a Michele Amari 

[Torino, 21 maggio 1864]. 

Illustre Ministro, orientalista^ ed amico soave. Io sono vice- 
presidente della Società promotrice di Belle Arti. In tal qualità 
vi scongiuro a far presto la scelta dei dipinti che volete acqui- 
stare, ed a volerne acquistare per una somma più conveniente 
alla vostra grandezza ed al turgido vostro budget, di quello che 



(1) Luigi Cibrario (23 febbraio 1802-1 » ottobre 1870) fa ministro delle 
finanze, della pubblica istruzione (1852) e poi degli affari esteri (1^5). 
La sua operosità storica e letteraria cominciò col narrare la Storia di 
Chieri (1827), indi quella di Torino (1846) e giunse a maturità col trat- 
tato dell' bonomia politica del medio-evo, che ebbe più ristampe dal 183J^ 
al 1871. Imprese anche una Storia della monarchia di Savoia (Torino, 
Fontana, 1841-44) che non fu terminata ; ma le sue ricerche e i suoi 
studj sulla dinastia Sabauda furono riassunti nel libro SuWorigine ed 
i progressi della monarchia di Savoja (Firenze, Cellini, 1869). Bicordiama 
anche di lui le Operette e frammenti storici (Firenze, Le Mounier, 1856), 
gli studj Della servitù e del servaggio (Milano, Civelli, 1868) e quel caro 
libretto dei Bicordi di una missione in Portogallo (Torino, Stamperia 
Reale, 1850), che narra gli ultimi momenti di re Carlo Alberto. Nel '48 
fu commissario regio a Venezia ; venne eletto senatore ai 17 ott. 1848. 
Per la ricca bibliografia delle sue opere, vedi Manso : L'opera cinquan- 
tenaria della R. Deputazione di storia patria di Torino (Torino, Bocca, 
1884), pag. 234; e per la vita, F. Sclopis negli Atti dell'Accademia di 
Torino, 1871 ; M. Tab orbisi in Vite e ricordi di Italiani del secolo XIX 
(Firenze, Barbèra, 1884, pag. 174) ; e più ampiamente F. Odobici, Il e. 
L. C. e i suoi tempi, memorie storiche con documenti (Firenze, Civelli, 
1872) ; libro raro a trovarsi, e che per alcuni scritti ivi contenuti di 
Carlo Alberto, venne, non sappiamo quanto opportunamente, ritirato 
dal commercio. 



— 182 — 

abbiate fatto l'anno scorso. Se lo farete, vi manderò tutte le be- 
nedizioni che potete desiderare, anche per Varticulo mortis. Se no, 
vi chiamerò Arabo, e mi restringerò ad augurarvi un fine felice. 
Ma non cesserò d'amarvi teneramente, essendomi forza il farlo. 
Vostro aff.mo amico L. Cibrario. 



CDVL 

Marco Minghetti a Michele Amari 

[ . . . lunedi (mezzanotte) 1864? J. 

Caro amico. Mi duole del voto di stasera (1). Ma qualunque sia 
l'impressione che vi ha fatto, io vi prego caldamente a non pren- 
dere risoluzione alcuna prima di aver parlato con me. Sopratutto 
vi prego di non esprimer nessuna idea con chicchessia, e meno 
col Ministero. Eicordatevi che siamo in mezzo a una battaglia, 
e che bisogna aff)-ontarla tutti compatti. Io che non era presente, 
trovo che non era questione di principj, ma solo di forma e di 
metodo. 

Buona notte di cuore. Vostro aff.mo amico M. Minghetti. 



CDVII. 
Luigi Cibrario a Michele Amari 

[Torino, 2 agosto 1864], 

Dicesi che voi avete dato le vostre demissìoni, e che 

persistete nel domandare d'esser liberato da codesta galera. Se 
ciò è vero, non mancate di ottenere uguale dispensa pel presi- 



ci) Probabilmente questa lettera si riferisce a un voto del 28 giugno, 
quando la Camera approvò la proposta Macchi circa alcuni articoli 
addizionali alla legge d'amministrazione comunale e provinciale, pre- 
sentati dall'Amari, e ch'egli voleva sottoporre all'esame degli Ufficj 
anziché a quello della Commissione che riferiva su cotesta legge. 



— 183 — 

dente della Commissione sopra l'istruzioue pubblica, il cui lavoro 
vi servì di pietra d'inciampo. 

Seriamente io non posso più, anzi la Commissione non può più 
continuare. 

Ministro o non ministro, sarete sempre uno dei principi della 
intelligenza, e però m'inchino a V. A. e le stringo affettuosa- 
mente la mano. Il vostro Cibrario. 



CDVIII. 
Giuseppe Ferraki (1) a Michele Amari 

[Milano, 30 agosto 18(>4]. 

Caro Amari. Ti sono grato della nomina, e spero che sarai 
contento del professore di filosofia della storia di Torino. Non ho 
altro in mente che di continuare in Italia con vigore raddop- 
piato i miei lavori dell' Impasse Mazagran di Parigi. Non di- 
mentico Kaldoun, ed anzi ti chiederò conto dei viaggiatori arabi 
alla China, perchè ti preparo una lanterna magica chinese coi 
fiocchi, adorna di imperatori, di papi e di letterati esotici coi 
rispettivi apostoli, padri ed eresiarchi, che sembrano nati a bella 
posta per burlarsi di Bossuet e della nostra storia cattolica e 
romana. 

Godo di dirti che la nomina fu qui benissimo accolta, e le dis- 
posizioni generali dell'istruzione pubblica mi fanno sperare che 
in pochi anni le idee saranno a livello della missione del regno. 
Ancora una volta ti ringrazio e ti stringo la mano. G. Ferrari. 



(1) Nacque in Milano ai 7 marzo 1811, si laureò in giurisprudenza e 
attese agli studj giuridici e filosofici. Primi frutti del suo ingegno fu- 
rono uno studio Sulla mente del Romagnosi (1835), e l'edizione con un 
lungo lavoro proemiale delle Opere di G. B. Vico (Milano, 1836-37, 
6 voi.). Attratto dal moto delle idee che allora ferveano in Francia e 
dall'amore alla libertà, nonché dalla natura del suo ingegno e dalla 
forma dei suoi concetti, che derivavano dalla filosofia francese del se- 
colo XVIII, si recò nel '38 a Parigi; e la Francia divenne come il suo 
paese di adozione, scrivendo anche d'ora innanzi le cose sue in fran- 
cese. Concorse a una cattedra di filosofia, presentando una tesi sul Cam- 
panella, e l'ottenne : ma di lì a poco fu sospeso dall'insegnamento per 



— 184 — 

CDIX. 

Massimo D'Azeglio a Michele Amari 

[Cannerò, 1864J. 

Caro Ministro. Nell'istesso giorno lio ricevuto la vostra, e 
quella che v'accludo, della quale parlerò or ora. Cominciando da 
me, e cominciando dal ringraziarvi d'un pensiero che dovrei, in 



l'audacia delle sue dottrine. All'insegnamento lo restituì il Cousin, 
mandandolo a Strasburgo ; ma poi fu revocato dal Villemain. Scrisse 
nella Bevue des deux mondes, e vi combattè le idee filosofiche del Ros- 
mini, del Mamiani e del Gioberti, e quelle politiche del Gioberti e del 
Balbo, professandosi radicale in politica e in religione, e repubblicano, 
ma non unitario, anzi federalista : e questa sua tendenza si mostra 
già in alcuni articoli della Bevue, dove, con novità e copia, parla della 
Letteratura popolare, o meglio dialettale, in Italia, cavandone la conse- 
guenza che. nelle storie e nelle lettere nostre tutto conduce al partico- 
larismo, e non all'unità nazionale. Dopo la rivoluzione del febbraio, il 
ministro Carnet lo restituì all'insegnamento mandandolo a Bourges, 
ma fu anche una volta sospeso, per aver biasimato la spedizione di 
Roma. Al venir dell'impero rinunziò ad ogni ufficio pubblico, e scrisse 
libri : la Filosofìa della involuzione (1851), gli Scritti di politica e lette- 
ratura, ecc. L'opera sua massima di questo tempo è VHistoire des révo- 
lutions d'altane (Paris, Didier, 1857-58, 4 voi.), libro pieno di idee ori- 
ginali, qualche volta luminose, più spesso bizzarre e paradossastiche, 
compreso il computo di 7200 rivoluzioni nelle varie città d'Italia, e al 
quale è compimento una Carta d'' Italia, dove con linee e frecce sono 
notate le guerre fra municipio e municipio, regione e regione. La mo- 
rale ne è, ancora una volta, che l'Italia è paese di individualismo e di 
rivoluzioni, non fatto per l'unità. Nel '60 fu eletto deputato al Parla- 
mento, e cosi nelle legislature successive fino alla XII, sedendo all'e- 
strema sinistra, e facendo parte da sé solo, come federalista. Fu oppo- 
sitore a tutti i ministeri di destra, ma non aggressivo, e si conciliò la 
benevolenza, anche degli avversar]'. Come oratore, spesso era nebuloso, 
perchè esprimeva concetti tutti suoi che per lui erano dogmi storici, ma 
veniva ascoltato per la forma brillante e anche per la novità stessa dei 
paradossi. Celebre fra i suoi discorsi parlamentarj è quello sul trasferi- 
mento della capitale a Firenze, che approvava perchè gli garbava l'idea 
di una capitale mutabile. Fu fatto professore di filosofia della storia, e 
l'insegnò a Milano, a Firenze, a Roma. Le opere sue posteriori al '60 
furono VHistoire de la Maison d'' Etat (1860), il corso sugli Scrittori poli- 
tici italiani (Milano, Manini 1862), la Teoria dei periodi politici (Milano, 
Hoepli 1874), e i saggi AéiV Aritmetica nella storia, che non condusse a 
termine. Nel libro La Chine et V Europe fa diventare leggi storiche certi 



- 185 — 

linea Gallerìe, tenere per una promozione, vi prego a non vo]er 
ormai mutare le condizioni in cui mi trovo. 

Io son vecchio e cagionevole, mi sono combinata una vita che 
mi conviene; l'inverno a Pisa, l'estate a Cannerò, lavorando ai 
Miei ricordi ne' quali caccio un po' di tutto, e mi sarebbe gra- 
vissimo mutare abitudini. La nostra Galleriola, col personale che 
ha, cammina bene. Quella di Firenze è Galleriona, e ci vuol 
molta erudizione artistica, che io non ho. E per prova che non 
è modestia, aggiungo che nel ramo mio dell'arte non mi credo 
l'ultimo : ma altro è dipingere, altro è l'erudizione di tutta la 
farragine delle scuole, e degli autori, ecc. 

Per l'appunto avevo insieme in mano la vostra lettera, e quella 
dell'uomo che ha in grado singolare la detta erudizione, e che 
n(>n mi paiTebbe potesse sollevare obbiezioni se venisse nominato. 
Il barone Garriod è un onest'uomo, capo primo. Sposò la figlia 
del dott. Lazzerini — affare d'un 30 anni fa — ha casa in Via 
de' Servi, ove è sempre stato, ed è, come vedete, l'equivalente 
d'un fiorentino. Egli è di nascita savoiardo, ex-ufficiale, e dopo 
il suo matrimonio si dedicò unicamente allo studio teorico delle 
arti, delle scuole, ecc., ecc. (1). Era in relazione con mio fratello, e 



suoi paralleli, non difficili a ritrovare fra un impero secolare com'è la 
China, e tutti gli Stati d'Europa dall'età più antica ai di nostri. Fatto 
senatore il 15 maggio 1876, morì il 2 luglio delio stesso anno. Sulla sua 
tomba, il senatore Massarani lo disse argutamente e appropriatamente : 
« grande agitatore del dubbio scientifico ». Il Tabarrini, commemo- 
randolo nelVArchivio storico, descritta magistralnente la natura del- 
l' animo e dell' ingegno di lui , conclude col dire : « Nulla di volgare 
era mai nei suoi atti e nelle sue parole ; democratico senza lasciare 
di essere gentiluomo, filosofo elegante, libero pensatore senza cipiglio, 
rivoluzionario senza odio, critico senza fiele ». Era arditissimo nei con- 
cetti, e sognava rivolgimenti sociali da cima a fondo, e vi fabbricava 
su dottrine storiche, che gli apparivano fatali ; ond'io rammento an- 
cora lo stupore e il terrore del buon G- P. Vieusseux, quando avendo 
egli detto al Ferrari se era prudoniano (allora le idee del Proudhon 
parevano le colonne d' Ercole, che ora sono , e quanto I sorpassate) 
si sentì rispondere: « Che Proudhon I Io vado molto più in là ». Con 
tutto ciò non avrebbe torto un capello a nessuno, né fatto male a una 
mosca. Un libro su G. Ferrari, i suoi tempi e le sue opere scrisse An- 
gelo Mazzolkni (Milano, 1877); una ricca e dotta Cemmemorazione di 
lui fece il prof. C. Cajjtoxi nell'Istituto Lombardo (Rendiconti ; seduta 
15 novembre 1877). 

(1) Il barone Ettore De Garriod era nato in Savoja a Eouffieux 
nel 1802. Fu ufficiale nel reggimento Aosta cavalleria, ma non trala- 
sciò gli studj storici e letterari. Giunto al grado di capitano, venne 



— 186 — 

gli fece fare parecchi acquisti, fra gli altri il Pranciabigio che 
abbiamo. Ecco dunque che invece di me, potrei proporvi chi, in 
quest'ufficio, ne sa più assai di me; e che non credetti, è vero, 
molto atto a far il diplomatico, ma che crederei attissimo ad 
essere direttore di una Galleria. Egli è uomo di comando, quindi 
farebbe rigar dritto. Se domanderete informazioni, vi diranno che 
è burbero; e forse per la gentil Toscana non sarebbe male aver 
uomini di polso. Del resto a voi sta il decidere, ma di nuovo vi 
prego a lasciarmi, per que' quattro giorni che mi restano, nella 
mia nicchia, che mi fu data appunto come riposo, e come modo 
d'aver qualche agio di più, che non mi darebbero le mie non larghe 
fortune. Vogliatemi bene. Vostro di cuore M. d'Azeglio. 



CDX. 
J. Michelet a Michele Amari 

[Paris, 19 octobre 1864]. 

Cher et illustre ami. Je ne puis aller vous remercier pour 
M.' Vico, qui, je pense, sera digne de vos bontés pour lui. 

Je me souviendrai toujours de ce trait de votre coeur, qu'au 
milieu des embarras inséparables d'un tei changement de situa- 
tion, vous ayez pensé à nous, et que peut-etre cet acte d'amitié 
ait été le dernier de votre ministère. 

Votre éloignement des affaires na peut étre que momentané. 
L'Italie a besoin de vous, besoin de se montrer à l'Europe par 
ses plus illustres enfants. 



mandato a Firenze, come addetto militare presso l'Ambasciata sarda. 
A Firenze, ove si iissò ammogliandosi, coltivò la pittura, ne studiò la 
storia e raccolse molti pregevoli oggetti d'arte, che morendo, legò alla 
città di Chambéry, la quale li possiede in una sala intitolata al nome del 
Garriod. Ebbe una vivace disputa intorno al ritratto di Leone X, e 
ne trattò in uno scritto apposito : De la légitimité du porlrait de Leon X, 
attaqué dans le voi. XIII du Musée Bourbon; réponse à m. le comm. A. Nic- 
colini (Florence, Le Mounier, 1842, di pag. 132). Aiutò il Dumas nell'il- 
lustrare la Galleria di Firenze edfta dal Bardi, ed ebbe parte alla for- 
mazione del Museo del Bargello. Il suo sapere gli conciliò illustri ami- 
cizie, e della stima che di lui ebbe il D'Azeglio è testimone questa 
lettera. Morì in Firenze nel 1883. 



— 187 — 

Quand paraìtra le 3™« volume des Musulmans ? Je voudrais 
que ce beau livre fùt traduit en fran9ais avec une préface de 
vous, qui montrerait combien une oeuvre de haute érudition peut 
se rattacher en mille points aux débats actuels, à notre grande 
guerre contre le mojen-àge chrétien. 

Vous recevrez en novembre une Bible de l'humanite, un petit 
livre où j'ai pose la tradition des peuples de la lumière (Inde 
védique, Perse et Grece) en contraste avec celle des peuples du 
clair-óbscnr ou de la nuit, égypto-judéo-chrétiens. Le moyen-àge 
y est comme invasion momentanee du ténébreux esprit de cette 
Asie du Sud, invasion qui serable longue. Mais qu'est-ce-que mille 
ans pour les millions d'années de la vie de l'huraianité ? 

Nous vous serrons la raain très afFectueusement. J. Michelet. 



CDXI. 
Ernesto Renan a Michele Amari 

[Sévres, 15 avril 18^]. 

Mon très cJier ami. A mon retour de mon long voyage in 
partihiis transmarinis, j'ai trouvé votre bonne lettre, qui m' a 
été d'une grande joie. Notre amitié ne doit pas se mesurer à 
notre correspondance. Je vous savais très-occupé ; j' hésitais à 
distraire un seul de vos moments des intéréts d'une cause que 
nous aimons tous et que vous servez si bien. Conuaissant votre 
caractère, j' ai à peine regretté pour vous les circonstances qui 
vous ont rendu à vos études; mais je les ai regrettées pour 
ritaiie. Il est inévitable qu' à ses débuts le roj^aume ait à lutter, 
en fait d'instruction publique, contre des prétentions déplacées, 
souvent mème charlatanesques. Vous étiez admirable pour cela. 
Un sérieux absolu, l'horreur de la reclame me paraissent les 
qualités essentielles d'un ministre de l'instruction publique. Puis- 
sent tous vos successeurs étre à cet égard aussi purs que vous ! 

Je suis avec passion vos grandes péripéties italiennes. Je suis 
frappé d'admiration pour le bon sens pratique de vos populations. 
C'est la première fois qu'on voit l'esprit politique dans une ration 
toute entière. C'est la gioire de l'Italie qu'elle seule peut réparer 



— 188 — 

le mal qu'elle a fait à l'Europe au ;tvi et aii xvii siede, en re- 
staurant le catholicisme dans sa forme romaine, jésuitique, inqui- 
sitoriale. Elle nous doit de défaire cela, et j' espère qu'elle n' y 
faillira pas. Vos prochaines élections sont une affaire capitale ; 
nous les attendons avec anxiété. Si le parti catholique a seule- 
ment une forte minorité, le parti réactionnaire en tirerà ici une 
grande force. Quant à la convention du 15 septembre, mon opi- 
nion est qua l'Empereur n'evacuerà pas Rome, s' il n'y a quelque 
chose d'arrangé pour le Pape. L'Empereur n'avouera jamais, à 
la face de l'Europe, qu'il abandonne le Pape à la revolution. 11 
veut sincèrement sortir de Rome, il veut la solution la plus ita- 
lienne et la plus libérale qu'il soit possible. Mais il faut qu'il 
puisse dire aux catholiques qu'il est sorti de Rome parce qu'il 
n'avait plus rien à y faire, parce que la situation du Pape était 
assurée, etc. Si le Pape veut organiser sa propre défense, insti- 
tuer des zouaves pontificaux, des chevaliers de Malte et autres 
milices saintes, c'est bien ce qui peut arriver de plus heureux. 
Alors l'Empereur se retirera sans hésitation. Si non, ma foi ! je 
ne sais plus que vous conseiller ; il vous faut un ministère Ma- 
chiavel; ni vous, ni moi ne serons de ce cabinet-là. L'Empereur 
devìent de plus en plus timide, réservé, porte aux atermoiements 

et aux demi-mesures. N'attendez de lui rien de radicai 

Je suis plongé dans mon histoire des Apotres ; j' y travaille 
jour et nuit. J'aurai un volume prét dans 4 ou 5 mois. Un autre, 
tout consacré à S.t Paul, suivra à un très-court intervalle. C'est 
en pensant à des amis et h des appréciateurs tels que vous, que 
je trouve le courage de continuer ces difficiles travaux et d'ou- 
blier les injures des sots. Gardez-moi votre amitié, et croyez bien 
à la mienne. E. Renan, 



CDXII. 

Michele Amari a Ernesto Renan 

[Florence, 22 mai 1865]. 

3Ion cher ami. Il est bien longtemps que notre corres- 
pondance épistolaire se tait, sans que celle de l'esprit et 
du coeur soit interrompue, j'en suis sur de ma part coinme 



— 189 - 
de la Yùtre. Inutile de vous dire avec q^ael bonheur j'ai suivi 
tous vos triomphes. Votre Vie de Jesus fut daus le teraps 
le sujet d'un dialogue assez curieux entre Victor Emmanuel 
et moi. 

Maintenant, glissé dans le sang de septembre 1864, 
comme disent les Burgraves de Turin, j'ai repris ma tran- 
qiiillité et mes études. Je ne sens aucune inquiétude pour 
le sort de l'Italie: l'unite est faite; la liberté est assurée; 
nous aurons encore, il est vrai, des mauvais quarts d'heures 
à passer, soit les armes à la main, soit dans les tenèbres 
de la diploraatie, mais notre édifice ne s' écroulera pas. 
Des jeunes soldats de tous les coins de notre territoire, 
se sont fondus ensemble, comme par enchantement, dans 
l'espace de six mois. Les représentants du peuple, quoique 
un peu bavards, ont soutenu bravement et avec un accord 
parfait l'idée nationale. Les écoles éléraentaires se multi- 
plient dans une progression géométrique. La grande ma- 
jorité du peuple se fiche pas mal du Yicaire sur 'terre, 
ainsi que de ses légions mitrées et tonsurées. Quel raalheur 
que notre siècle ne soit pas encore assez miir pour enfanter 
un symbole nouveau, puisqu'il faut toujours des syraboles 
aux enfants d'Adam ! 

Je n'ai rien dit des négociations de Eome, car j'en sais 
fort peu de chose, et je ne crois pas qu'il puisse en sortir 
quelque chose de honteux pour l'Italie. L'opinion publiqiie 
a fort bien fait à jeter les hauts cris et sonner le tocsin. 
Elle est là, l'arme au bras, vis-à-vis du gouvernement, pour 
qu'il fasse de la diplomatie, mais qu'il n'ose aller tenir 
l'étrier à Sa Sainteté. 

Vous allez recevoir sous bande un livre de M/ Perez, 
intitulé La Beatrice svelata. Vous vous rappelez sans 
doute que l'auteur, mon ami, concut l'idée de ce travail 
en étudiant votre Averroes ; je vous en ai écrit dans le 



— 190 — 
temps. Sans doiite la pensée generale des oeuvres de Dante 
ne saurait étre devinée que par la philosophie du xni siede. 
Il me parait donc que M/ Perez a choisi la benne voie. 
À Tous de juger s'il a atteint son but. C'est pourquoi 
M/ Perez, n'osant pas de vous offrir son livre lui-méme, 
m'a choisi pour intermédiaire. Si vous connaissez quelqu'un 
des critiques, qui sans doute Yont se saisir de la Bea- 
trice, je vous prie de le mettre sur le chemin véritable. 
Ce n'est pas par des généralités que l'on peut juger des 
questions aussi délicates. 

La féte de Dante a donne l'occasion à une manifesta- 
tion imposante du sentiment national. Elle est arrivée méme 
fort à propos au milieu des négociations Yegezzi. Les 
étrangers ont pu voir de leurs yeux qu'il s'est écoulé un 
siede, au moins, entre 1859 et 1860 



CDXIII. 
E. L. Fleischer a Michele Amari 

[Leipzig, 18 novembre 1865]. 

Mon cìier ami. « Ah nos chers Bédouins, M/ Fleischer, alléz, 
je les rejoindrai un jour ou l'autre ». Voilà l'épilogue de votre 
lettre du 7 juillet 1864, que je me reproche d'avoir laissée sans 
réponse et surtout sans reraerciments, pour le coup d'épaule que 
vous avez donne à mon Hyperboréen aglosse, M.' Ljung, qui, 
soit dit en passant, n'a pas jugé à propos de me donner de ses 
nouvelles depuis son entrée en Italie. 

Combien de fois je me suis souvenu de vos paroles, quand je 
lisais dans les journaux les changements survenus dans la haute 
administration de votre pays ! Voilà Amari, me disais-je, rejoi- 
gnant ses chers Bédouins et aspirant à pleins poumons l'air du 
désert ! Je félicitais à part moi monsieur l'ex-Ministre, instruit 
que j'étais par lui-méme des dégoùts de sa place. Je me figu- 



— 191 — 

rais le délice avec lequel vous deviez vous jeter de nouveau 
sur vos livres, vous enfoncer dans vos études. Mais apparemment 
ces études ne vous ont pas absorbé tout-à-fait — ou ces chers 
Bédouins seuls ont-ils laissé quelque vide dans votre àme, pour 
vous faire sentir le besoin d'une compagne non-bédouine ? Enfin, 
vous voilà ancré dans le port du mariage, ce dont je vous félicite 
de tout mon cceur, en vous priant de presentar mes respeets à 
madame Amari 

Homme mùr, passe par tant de vicissitudes de fortune et de po- 
sition, rendu à la place honorable, qui satisfait votre ambition et 
que vous regrettiez comme un paradis perdu, vous devez dou- 
blement sentir le prix d'une union qui vous promet enfin la jouis- 
sance paisible de la vie conjugale et domestique, digne récom- 
pense de tant de travaux et tant de peines. 

Époux aimant et aimé, vous réserverez toujours, j'espère, une 
place dans votre cceur k votre ancien et vieil ami Fleischeb. 



CDXIV. 

Ch. De Cherrier a Michele Amari 

[Paris, 3 décembre 18fòJ. 

Cher Monsieur Amari Bravo^ vous avez 

suivi mon conseil ; vous voilà marie. Je ne doute pas que votre 
choix ne soit très propre h, vous rendre heureux, et vous devez 
étre bien assuré que mes voeux vous suivront, comme toujours, 
dans cette situation nouvelle 

Dites à madame Amari que j'aime trop son époux pour ne pas 
désirer la connaìtre, et que si malgré mon grand age, je puis 
encore retoumer en Italie, ce que je désire beaucoup, rien ne 
m'empéchera de pousser jusqu'à Florence, pour que vous me 
présentiez à elle. Le sort, mon cher Amari, vous a été bien long- 
temps contraire, et vous a éprouvé rudement ; vous avez soutenu 
l'épreuve avec courage et en homme d'honneur. Espérons que 
l'orage est désormais passe, et que la seconde moitié de votre vie 
vous dédommagera du malheur de la première moitié. 



— 192 — 

Travaillez-vous à . votve dernier volume de YHistoire des Mu- 
sulmans? Lisez dans le dernier numero de la Beviie des deux 
mondes, un long article de M.»' S. Marc Girardin, où il est beau- 
coup parie des deux premiers. Terminez cet important ouvrage, 
qui vous fait grand honneur. 

Quant à moi, je ne puis avec mes yeux de quatre-vingts ans, 
et fatigués par trop d'application, aller bien vite en besogne. . . . 

Comptez sur les sentiments de sincère affection que je vous 
ai voués depuis déjà bien des années. De Cherrier. . . 



CDXV. 

Michele Amari a Ernesto Henan 

[ .... 5 mai 1866]. 

Mon cher ami. Vous savez bien que j'ai dù lire avec 
le plus vif empressement vos Apótres, que vous avez eu" 
l'obligeance de m'adresser, car vous savez depuis longtemps 
combien je vous admire et je vous aime. Vos deux cha- 
pitres sur la condition inorale de l'Empire romain et de 
rOrient à la moitié du premier siècle, sont un véritable 
chef-d'oeuvre ; ce qui ne les empécliera pas d'étre brùlés 
un de ces beaux jours dans la place publique à Rome, sous 
la garde, peut-étre, des baionnettes frangaises. 

Vous comprenez que je vous écris au milieu de vives 
inquiétudes. Les évènements précipitent une crise que j'au- 
rais aimé à voir retardée de quelques années. Cependant 
J'ai une pleine confiance dans la destinée de l'Italie. Le 
pays envisage avec calme les dangers sérieux qu'il doit 
braver; et je vois avec un véritable bonheur que si l'en- 
thousiasme a mousse un peu par-ci et par-là, la grande 
masse de la nation garde parfaitement son sang froid, sans 
forfanterie comme sans peur. Les soldats en congé se pré- 



— 193 - 

sentent en grand nombre sous les drapeaux, des volon- 
taires (c'est Tiirin qui donne Texeniple) s'inscrivent ; la 
Garde nationale mobile demande à étre mise en campagne ; 
méme le commerce accepte sans murmurer le cours force des 
billets. Évidemment la nation a bien muri depuis 1848 — 
la période des démonstrations et de la réthorique libérale. 
Nous possédons une force navale bien supérieure, sous tous 
les rapports, à celle de l'Autriche. Nos troupes sont très 
bien unifiées, fondues, parlant déjà un dialecte légionnaire, 
disciplinées et fières de leur drapeau. Enfin à còte de l'hi- 
stoire nous avons tonte prete l'epopèe des chemises rouges, 
qui ne plaisantent pas dans certains moments donnés. Je 
suis convaincu que notre sort ne dépend pas d'une pre- 
mière victoire; nous pourrions tenir bon après quelques 
revers. Ce que je crains le plus, c'est une feinte modéra- 
tion, une scène de désarmement de la part de l'Autriche, 
qui nous rejetterait dans d'inestricables difficultés inté- 
rieures. D'un autre c<)té, si le Saint-Pére, comme ou l'ap- 
pelle à rinstitut. nous régalait au moment de la guerre 
une nouvelle invasion de brigands dans le Midi, je m'at- 
tendrais à une terrible réaction de la part des libéraux 
menacés. Yoilà des appréhensions bien plus graves que celle 
que m'inspire l'armée autrichienne avec son incontestable 
soUdité ! 



CDXVI. 

J. Michelet a Michele Amari 

[ .... 15 novembre 1866]. 

Gher Monsieur. Ma joìe a été doublé de savoir : 1° que vous 
ètes presque complet, que vous avez Vénise, cette chere fleur de 
notre Italie, qui ferme presque sa couronne. 

13 — Amari, II. 



— 194 - 

Deuxièmement, d'apprendre que votre vie si agitée a mainte- 
nant un foyer et un nid. — Cela, et la patrie, quoi de plus en 
ce monde ? 

Je m'abime pour vous achever Louis XVI et 1' histoire de 
France, qui sera faite à Pàques (jusqu'en 1794) 



CDXVII. 
Michele Amari a Salvatore Salomone-Marino 

[Firenze, 4 agosto 1867]. 

Preg.mo Signore. Prima della sua lettera del 28 luglio 
m'era pervenuta la copia de' Canti popolari, dopo non 
breve soggiorno fatto negli Ufficj postali di Napoli, come 
io vidi dai bolli. Non ho per anco avuta la seconda copia 
eh' Ella, per somma cortesia, m'inviava. Mi dica dunque a 
chi vuol ch'io la consegni, quando mi verrà recapitata, come 
io spero. 

I canti sono molto belli, e que' di Borgetto sopra tutti. 
E la coincidenza co' canti popolari toscani e d'altre Pro- 
vincie, è degno argomento di studio da correre parallelo 
a quello dei dialetti. 

Mi duole profondamente che la provincia di Palermo sia 
di nuovo infestata dal cholera in questo anno, e la città 
minacciata con pochi casi. Veramente tra la malvagità degli 
uomini e quella che nei periodi religiosi chiamiamo ira 
del Cielo, la povera Sicilia è stata crudelmente amareg- 
giata, quando parea che dovesse più lietamente respirare, 
libera dalla tirannide borbonica. Deploriamolo, e facciamo 
intanto il nostro dovere ; che la costanza vince pur sempre 
la fortuna. La fede nella libertà ed unità della patria, lo 
zelo per la istruzione popolare, l'assiduità e coraggio nel 
lavoro vinceranno pur l'avversa fortuna della Sicilia 



— 195 - 

CDXVIII. 

Michele Amari a W. C. Cartwright 

[Firenze, 4 novembre 1867]. 

Mon cher ami. Ne sachant pas votre adresse à Paris, 
j'ai retardé de quelques jours ma réponse pour tous l'en- 
vo3'er à Londres. D'ailleurs je n'aurais su, comme je ne 
sais pas aujourd'hui, quoi vous dire sur l'origine de cet 
ouragan qui gronde sur l'Italie, au moment où nous aurions 
dù tàcher de rafistoler nos finances. Les ventes des biens 
ecclésiastiques que Fon a faites dans ces jours-ci, ont donne 
des résultats peu espérés. Quelque part l'on a doublé les 
prix mis aux enchères ; ailleurs on les a augmentés d'une 
moitié, etc. Cela me fait regretter davantage les terribles 
complications qui sont survenues. 

Les apparences , j' en conviens , sont contre nous , 
c'est-à-dire contre Rattazzi et le Eoi méme. Dans aucun 
cas, l'Italie n'aurait dii manquer à ses engagements. Elle 
aurait dù dénoncer la Convention, plutót que la laisser 
déchirer par des fous. Cependant il faut avouer que l'on 
nous avait provoqué par la mission Dumont, et peut-étre 
aussi par des négociations qui commencent à paraltre au 
grand jour à présent. Au fond, si je ne me trompe, il y a 
la question gerraanique, et celle de Rome n'est qu'un 
prétexte. Personne ne me fera croire qu' à la velile d'un 
conflit avec la Prusse et la Russie peut-étre, Napoléon 
n'eut exigé de l'Italie un concours qu'elle ne pouvait pas 
promettre. Inde irae. Il se pourrait aussi que le Sire des 
Tuileries eut mentre de loin à nos pauvres liommes d'État 
le Capitole comme récompense ; que M/ de Bismarck n'eut 
fait briller à nos yeux à son tour le méme jouet ; et que 



— 196 — 
Eattazzi et compagnie tàchant de jouer au plus fin aiec 
l'étranger, comme avec Garibaldi, ne nous aient poussé 
dans une impasse, sans méme armer la nation de manière 
qu'elle put resister à un premier choc, si la guerre euro- 
péenne devait commencer par le Tibre plutót que par le 
Rhin, ce qui est fort possible aujourd'bui. 

Il n'est pas nécessaire de vous dire combien je déplore 
ces aventures nocturnes. Le jeu ne valait pas la chandelle, 
parceque tot ou tard Rome devait venir à nous. À présent, 
c'est une partie de lansquenet qui peut nous ruiner tout à 
fait; nous faire retomber sous le vasselage de la France, doni 
une politique plus sage et plus franche nous aurait délivrés. 

Je viens de faire une politique de solitaire, d'homme 
d'étude plutót que de membre du Parlement. Je ne vais 
pas dans le monde: je ne vois pas ordinairement les mi- 
nistres ; et, depuis quelques mois, je travaille en désespéré 
pour achever mon 3"" volume. Dois-je vous avouer un 
autre trait de Diogene? J'ai passe la semaine dernière à 
écrire pour la Nuova Antologia du l*"" novembre sur la 
Légation apostolique de la Sicile, que le Pape vient d'abolir 
par une bulle publiée le 10 octobre 



CDXIX. 

Michele Amaei al marchese De Gregorio (1) 

[Firenze, 14 settembre 1870]. 

Mio caro Lio. Dunque noi non ci dobbiamo più scri- 
vere? Dunque noi siamo i due primi poltroni dell'Italia, 
a quest'ora compiuta ? E tu non sai il peggio. Non sai che 



(1) Il marchese Litterio De Gregorio, di quella parte della nobiltà 
siciliana che sempre favorì il moto nazionale, nacque a Messina nel 



- 197 — 

in maggio scorso io passai venti giorni in Palermo e Vil- 
labate, in compagnia del senatore Di Giovanni. Ma le oc- 
cupazioni archeologiche e venatorie della circostanza e il 
rammarico del tristo passo delle quaglie, mi scusano lar- 
gamente del silenzio in quella stagione. 

Or dimmi un po' che te ne pare di questo cataclisma, 
di questa eruzione e di questo diluvio, nel quale noi cer- 
chiamo di chiappare il patrimonio dello Infallibile? Ma a 
continuare su questo argomento empirei tutto il foglio e 
starei a scrivere due ore. 

.... Da quel che ritraggo, noi ci precipiteremo su la 
città di Roma, se il diavolo vorrà che ne siano aperte le 
porte. E questo è probabile. Ci precipiteremo, chiudendo 
gli occhi alle enormi spese, al pericolo dell'avvenire ad ai 
tanti disordini che si incontreranno, fisici e morali, nei 
sette colli. 

Sia che si voglia, l'andare a Roma oggi è necessità ine- 
luttabile 

CDXX. 

Michele Amari ad Ottone Hartwig (1) 

[Firenze, 13 marzo 1871]. 

Preg.mo Signore Comprendo benissimo 

che un buon tedesco non possa considerare la passata 
guerra contro la Francia con lo stesso occhio d'un buon 
italiano, il quale soggiornò poco meno di vent'anni in Pa- 



1808. Nel 1845 si stabilì a Firenze. Nel 1867, ai 20 gennaio, fu nomi- 
nato senatore. Tornò a Messina verso il 1867, adoprandosi in servizio 
del paese ; ed ivi mori nel 1885, rimpianto da tutti per la cultura, la 
vivacità dello spirito, la rettitudine e i modi squisiti di vero gentil- 
uomo. Fu amicissimo, fin dall'infanzia, deU' Amari, come del La Farina 
e di altri egregi italiani. 

(1) Ottone Hartwig è nato il 16 novembre 1830 a Weichemannshansen 
(Cassel). Dottore in filosofia e teologia, nel '60 fu chiamato a Messina 



— 198 — 
ligi, ha moglie francese e si rammenta di molte cortesie 
ricevute in Francia. Le nazioni vivono tuttavia nello stato 
di natura, non dico la natura dei selvaggi dell'Oceania, 
ma di certo quella delle tribù arabiche. Noi ci eravamo 
illusi sperando che la dottrina e la civiltà avessero tanto 
ammansita l'umanità, almeno tra i popoli cristiani, da ren- 
dere men frequenti le guerre, men facili, meno ingiuste, meno 
crudeli. Ecco la Francia, che crede godere per diritto di- 
vino e concessione di Sua Santità, il primato su le altre 
nazioni dell'Europa, anzi del mondo ; eccola imbizzarrire 
perchè l'esercito prussiano vince l'Austria sì mirabilmente ; 
perchè la Germania si unifica; perchè le nega la parte 
dovuta ai camorristi in certi affari di Napoli o di Palermo ; 
perchè un Hohenzollern accetterebbe la corona di un'altra 
nazione indipendente; eccola con leggerezza incredibile 
precipitarsi alla guerra, mal conoscendo le proprie forze, e 
peggio le disposizioni della Germania del Sud e delle altre 
potenze europee, più o meno offese da lei. La Germania 
vince con miracoli d'arte militare, disciplina, carità di pa- 



come predicatore della colonia tedesca protestante, della quale scrisse 
la storia ; e poi con l'aiuto e le commendatizie dell'Amari si diede a 
studiare sulle fonti la storia della colonia e quella dell'isola. Frutto 
di tali ricerche furono i volumi Atis Sicilien Ouliur u. Qeschiehtshilder 
(1867-69) e il primo del Codex municipalis Siciliae, riguardante Messina. 
Pubblicò anche con una prefazione (1870) le Sicilianische Marchen della 
signora Gonzenbach. Tornato in patria, e dopo essere stato nell'inse- 
gnamento, nel '76 fu bibliotecario, come è tuttavia, a Halle a/S. Gio 
vandosi dei materiali raccolti in Italia, scrisse ancora sulla cronaca 
del Villani in relazione col Vespro, e altre memorie di storia del Mez- 
zogiorno inserì negli Atti dei Lincei (1878) e neWArch. Stor. Napoletano 
(1^3), trattando di tal materia anche nello scritto Uebersetzungsliteratur 
Unteritaliens in d. Normannisch-staufisch. Periode (1886), e nel medesimo 
tempo illustrò l'antichissima storia del Comune fiorentino in quelle nu- 
merose pubblicazioni intitolate: Quellen und Forschungenz^ aitesi. Gesch. 
d. Stadt. Florenz (1875-80), delle quali rese conto l'Amari nella Nìiova 
Antologia (15 marzo 1881). Fondò nel 1884 e diresse l'importante pe- 
riodico Centralhlatt f. Bihliotekswesen. Ci è caro rammentare i lavori, 
tutti interessanti la storia nostra, di un cosi operoso amico dell'Amari 
e dell'Italia nostra. 



— 199 - 
tria ; ma la storia dirà ch'ella iDcmdelì, che fu esorbitante 
nelle condizioni dettate al vinto e che in ciò non la scusa 
punto la necessità di assicurarsi per 1' avvenire. Machia- 
velli scrisse che * gli uomini grandi o non si hanno a 
toccare o, tocchi, a spegnere ». Ma le nazioni non si spen- 
gono se non che per suicidio ; non hanno una testa che 
il nemico possa tagliare. La Francia non ammazzò la Ger- 
mania sotto il primo impero napoleonico ; ed or paga per 
la seconda volta il fio delle ingiurie recate infino al 1814. 
Crede or Ella, dotto mio signore, che le province tolte, e 
il salasso de' 5 bilioni di franchi, oltre gli altri 4 o 5 che 
la Francia ha buttati da se stessa, le impediranno di risorgere 
le faranno dimenticare la vendetta ? La Glermania di certo 
non avrà da temere per lungo tempo quella vendetta ; ma 
dovrà sempre stare in sospetto e in armi e sciupare gran 
parte di quelle forze che sarebbero consacrate alla civiltà. 
Dovrà, quel eh' è peggio, tenersi stretta al patto mosco- 
vita, invece di opporre la sua possanza alle schiatte asia- 
tiche. E se la Francia, dopo quest'ultima scossa, invece di 
rinsavire e rinforzarsi, si butti nella guerra civile e nei 
delirii del socialismo, non sarà questo un pericolo per tutta 
l'Europa ? I monti di cadaveri rimasi in un campo di bat- 
taglia si putrefanno, e talvolta possono spargere la pesti- 
lenza ne' paesi del vincitore. 

S'io dissi poc'anzi che noi si vive in Europa come le 
tribù in Arabia, non è al certo che tal condizione mi piaccia, 
né che i savj del mondo civile non debbano adoperarsi a 
mutarla. E son sicuro ch'Ella se ne rammarica al par di 
me. L'egoismo nazionale mi porterebbe anzi a benedire 
questa guerra, che ci ha menati in Roma e ci ha liberati 
da un amico pericoloso, disposto sempre a cancellare i be- 
neficj con le offese e singolarmente molesto con quella sua 
tendenza alla religione del medio-evo. Ma le divisioni tra 



— 200 — 
i popoli inciviliti mi dolgono quasi guerra civile. . . . 

Mi rallegro di tutto cuore della nascita del suo Sigfried, 
al quale auguro lunga vita e virtù. La mia ottima moglie, 
francese di nascita, italiana quasi di educazione, e imme- 
desimata ne' miei pensieri politici e filosofici, è stata fin 
qui, come ottima, così felicissima delle madri. I nostri tre 
bambini yivon tutti e crescono rigogliosi, senza aver mai 
patito foss'anco un dolor di capo. Che sia lo stesso in av- 
venire de' suoi, e con tal presagio mi dico suo devotis- 
simo M. Amari. 



CDXXL 

Michele Amari a Ernesto Kenan 

[Florence, 6 juiUet 1871], 

Mon cher ami. Aussitót averti de ma nomination à la 
place de ce bon abbé Peyron, ma pensée a couru à vous. 
Je crois ne pas me tromper en faisant tomber sur vous 
la partie principale de la responsabilité de cet acte, par 
lequel la majorité de l'Académie a donne un témoignage 
aussi brillant d'estime à un allié de Satan, qui, par dessus 
le marche, a contribué en sa qualité de membro du Par- 
lement italien à la spoliation du Saint Pére, comme les 
cléricaux ont l'habitude de l'appeler. Plaisanterie à part, 
j'ai été charme de mon élection, non seulement pour l'hon- 
neur bien peu mérité que vous m'avez fait, mais aussi, et 
méme en premier chef, pour le témoignage de sympathie 
que la majorité de l'un des Corps plus illustres de votre 
nation a donne à la mienne, en conservant à la méme fa- 
mille l'héritage de Peyron. 

Si vous n'avez pas des nouvelles fraiches de monsieur 



— 201 — 

et madame Michelet, je suis à méme de vous en donner. 
J'ai regu une lettre de votre illustre ami, datée de Grion- 
Montreux (Yalais). Il se porte bieu, quoique très faible. 
Vraiment l'avantage qu'il a tire de l'air de nos collines de 
Florence est presque miraculeux. H était arrivé de Pise 
dans un état pitoyable, et madame Michelet était réduite à 
l'état de fantóme, à cause de l'anxieté et de la fatigue de 
veiller, sans un moment de repos, son cher malade. Espérons 
que cette aimable femme reprenne elle aussi ses forces. 

Dites-moi, je vous en prie, si l'usage veut que j'écrive 
l'éloge de l'abbé Peyron. Je m'en passerai volontier, non 
obstant le respect et l'affection méme que j'avais pour lui, 
car j'ai bien des travaux sur les épaules , et la nécessité 
d'aller de temps à autre à Rome, va retrancher encore de 
mes loisirs. Car des raisons de famille et le désir de con- 
ti nuer mon enseignement gratuli à Florence me font un 
devoir de ne pas changer mon domicile. 

Je vous felicito pour vos deux grands succès : l'emprunt 
et les élections libérales. Les factions rouges ou noires ne 
vous óteront pas la sante, que votre ennemi impitoyable 
n'avait pas pu ébranler. Adieu. Votre dévoué M. Amari. 



CDXXU. 
Ernesto Renan a Michele Amari 

[Sévres, 16 juillet 1871]. 

Mon cher ami. Comma vous pouviez bien le croire, j'ai été 
de ceux qui ont participé au crime très-noir de l'élection de « l'allié 
de Satan » que vous dites ; mais j'ai trouvé l'Académie si bien 
disposée à entrer dans cette voie de perdition, que je n'ai pas eu 
à la pousser. Sans aucun doute, à coté de l'amitié et de la rare 
estìme que nous avons tous pour vous, il y a eu aussi chez la 
majorité l'intention de donner une marque de sympathie litté- 



- 202 — 

raire à un pays, qui nous a donne et continuerà de nous donner 
des confrères excellents. 

L'avenir est tellement trouble que je m'abstiens de former 
aucune prévision. Tout est possible, excepté Henri V avec son 
drapeau blanc, et encore cette exception je ne la fais que pour 
un avenir prochain ; après une nouvelle crise, cela méme pour- 
rait étre une solution. La république a sùrement beaucoup plus 
de chances qu' elle n'en a jaoiais eu ; mais saura-t-elle orga- 
niser et régénérer le pays ? J'en doute. Il y a trop d'éléments 
à la fois dans la situation, pour qu'on puisse y voir clair. Pour 
moi, je plains sincèrement les hommes honnétes et consciencieux 
qui sont chargés de résoudre un tei problème. Il est vrai que 
ceux-là sont en petit nombre ; la plupart suivent leurs . passions 
et leur parti pris. 

Je travaille à mon 4™® volume des Origines du Christianisme, 
qui contiendra les temps de l'Apocalypse. On m'accuserà sans doute 
d'avoir cherché l'actualité. Le volume est aux 7t fait depuis un 
an. J'en viens de plus en plus à la philosophie de Septime Sevère 
mourant, et résumant son opinion sur la vie par ces mots : Xil 
expedit, ce qui ne l'empeche pas de donner tout de suite après 
pour mot d'ordre à l'officier : Laboremus. 

Conservez-moi toute votre amitié. Peut-étre ferons nous en 
automne un petit voyage à Rome ; mais en ce temps il faut etre 
musulman, et ajouter toujours .... (1). Votre bien affectueux 
E. Renan. 

CDXXIIL 
JuLES Michelet a Michele Amari 

[ aoùt 1871]. 

Cher Monsieur. Étes-vous à Florence, oii à Rome? Je le 
regretterais dans ces grandes clialeurs, et ce temps malsain dont 
on parie en Europe. 

Ma femme, gràce à Dieu, a termine son livre d'histoire natu- 
relle. Moi je vais mieux, et je poursuis mon livre qui part du 



(1) Segue in arabo : se piace a Dio. 



— 203 — 

9 thermidor et va jusqu'à la fameuse expédition d'Italie (e. à d, 
de juillet 94, à mars 95). Je fais un Bonaparte toat italien^ e'est 
là mon point de vue, que je crois très-fécond et trop negligé. 
Croiriez-vous bien que dans l'ouvrage immense des Mémoires de 
Masséna personne ne s'aper9oit que cet homme de Nice est 
compatriote de Graribaldi, Mazzini etc.? 

Le point de vue italien a été absolument negligé pour Bona- 
parte. Déjà dans ce volume (à moitié imprimé, et qui paraitra 
en janvier) je cherche à rétablir ce point de vue pour ses com- 
mencements, sa famiUe, ses ressemblances frappantes avec nombre 
de condottieri du moyen-àge, pois d'autres étrangers au service 
de la France. 

J'ai montré comment il fut le collégue et probablement le 
disciple de Masséna dans ses deux premières campagnes trop 
oubliées du 1793-94. Figurez-vous qu'il y a eu depuis 50 ans^ 
une conspiration de la famille et du parti de Napoléon pour 
obscurcir tout cela , et dresser le piédestal du Dieu hors de la 
terre, sans causes, ni origines, tout ce qui expliquerait et huma- 
niserait cette divinité. Les Italiens eux-memes se sont trop prétés 
au point de vue fran^ais. Que pensez-vous de Botta, Colletta, etc. ? 
Connaissez-vous à Florence, ou ailleurs, quelqu'im qui aime cea 
études, et pourrait m'aider dans cette voie, et quelques livres qui 
m'y aideraient? 

C'est une oeuvre de jitstice, et aussi, je crois, de haute phUo- 
Sophie, pour expliquer rationnellement bien des cótés de ce Messie^ 
de cet étre extraordinaire. 

Je vous serre la main affectueusement. Rappelez-nous à Ma- 
dame, je vous prie. J. Michelet. 



CDXXIV. 
Michele Amari ad Ottone Hartwig 

[Firenze, 12 settembre 1871], 

Preg.nio Signore. La sua lettera del 3 mi venne rica- 
pitata, con insolito ritardo, ier l'altro, insieme con le due 
copie del suo articolo su Napoleotie III e Vltalia^ una delle 



— 204 — 
quali inviai ieri per la posta al signor Nicomede Bianchi, 
oggi direttore del R. Archivio di Torino. Farò di leggere 
quest'opuscolo ; il che sventuratamente non è per me opera 
d'una mezz'ora. Ho bisogno di un certo tempo, e di pren- 
dere a volta a volta il dizionario. Che vuole? L'oportet 
studuisse mi viene sempre in faccia; ed uno dei ramma- 
richi miei è questo appunto, che la lingua tedesca non 
mirò negli studj della mia adolescenza. Mi sentirei un 
po' meno ignorante, s'io la conoscessi come il francese e 
l'inglese, che pur m'ha aiutato un po' in questo studio 
della mia vecchiezza. Se gli uomini rinascessero, almeno 
una volta, non dico che si correggerebbero, ma farebbero 
meno sciocchezze di certo. 

Tra le mie attuali non conti, per carità, quel cieco amore 
per la Francia e pei Francesi eh' Ella mi attribuisce ! Nel 
dialogo, epistolare o verbale eh' e' sia, accade spesso di 
dare un colore esagerato alle idee, un colore dico, che l'in- 
terlocutore crede esagerato. Ch' io abbia degli amici fran- 
cesi, e francese, ancorché educata in Italia, una moglie, 
<jhe amo e stimo per lo ingegno come per le virtù, non 
vuol dire eh' io sia disposto a far torto alle altre nazioni, 
uè a giudicare tutti i francesi come i pochi a' quali voglio 
bene, tra i molti che conosco. Io ho ricevute delle cortesie 
in Francia, ma le cortesie fatte a me non mutano l'essenza 
delle cose, uè portano eh' io scientemente giudichi buono 
dò che il mio intelletto mi mostra cattivo. Ultimamente, 
Ella forse lo sa, l'Accademia delle Iscrizioni mi nominò 
socio straniero in vece del Peyron. Ringraziando, ho atte- 
stata la verità, cioè che ebbi comodo di far parecchi studj 
in Francia e vi trovai maestri ed amici. Non sarei un ga- 
lantuomo se avessi taciuto questo ; ma s' ingannerebbe a 
partito chi, per ciò, mi credesse partigiano della Francia 
e de' Francesi. Io sono italiano, e non ho altri amici che 



— 205 — 
quelli del mio paese. Fortunatamente in Italia è passata 
la moda di dover avere amori e odj di là dalle Alpi e dal 
mare; come di dover parteggiare pei Bianchi o i Neri, e 
poi per la Catalani o per la Pasta! Si comincia ad am- 
mirare le altre nazioni per le loro virtù e ad amarle se- 
condo ch'esse ci amino e ci giovino. 

Or io era a Parigi in primavera del 1859. Nessuna guerra 
fu cominciata di peggior voglia dalla nazione ! E ne ho 
sentite tante prima e poi ; e ne ho sapute tante, ministro 
e semplice cittadino, infino ai jamais di Rouher, alle mer- 
veUles di De Failly, all'ultimo discorso di Thiers ed agli 
umori dell'Assemblea di Versailles, che non ho bisogno di 
altre ammonizioni. Già basterebbe la storia da Pipino in 
qua per attirar tutte le mie simpatie su la figlia primo- 
genita della Chiesa apostolica, cattolica e non più romana l 

Ho avvisato già qualche amico, e ne avviserò più altri, 
del suo desiderio di dar conto delle nostre opere storiche. 
Spero non finisca quest'anno pria di presentare la 2* parte 
del mio 3" volume. 

Son lietissimo ch'Ella approvi la mia conghiettura su 
l'origine del romanzo di Precida, e son disposto a seguirla 
nelle sue inquisizioni fino in casa Caracciolo. Crede Ella 
poi che Bartolomeo abbia conosciuto il segreto della fin- 
zione? 

Mi ha fatta la stessa impressione che a Lei l'articola 
dell'Imbriani su la critica del Bernardhi. L'opuscolo del 
Minieri Riccio, se prova alcuna cosa, 1' è contro il proprio 
assunto (1). Dalla mia parte, com' Ella vedrà, mi hanno 
sempre messo in sospetto quelle « Compagnie di Sara- 
ceni », che Matteo fa venir sempre dall'Affrica, ecc. 



(1) Quello della difesa dell'autenticità dei Notamenti di Matteo Spi- 
nelli, ch'ei sosteneva contro il Bernardhi e il Capasso. 



— 206 — 
Grazie delle amichevoli sue domande alle quali piacemi 
poter rispondere che sto bene con tutti i miei ; e così spero 
■che sia finito per Lei il periodo delle crudeli prove. Mi 
<jreda sempre suo dev.mo ed afif.mo M. Amari. 



CDXXV. 

Michele Amaei a G. G. Gemellare (1) 

[Firenze, 24 ottobre 1871]. 

Caro amico. Non è sfuggito certo dalla vostra forte me- 
moria il quesito che io vi feci una volta, su l'argilla o 
creta di que' sottilissimi mesciacqua arabi che possiede il 
Museo di Palermo e che sono molto frequenti nelle colle- 
zioni di Sicilia, rarissimi nelle straniere. E voi mi rispon- 
deste creder che di tali cave non si trovasse nell'isola. 

Ritorno ora alla domanda con due altre circostanze, Funa 
intrinseca e l'altra topografica. In molti di que' mesciacqua 
il marchio arabo dice : Un Mohtawa ossia argilla, creta, ecc. 
ritenente (l'acqua), che torna a impermeabile. E sarebbe pro- 
prio il rovescio dell'argilla de' « quartareddi di Sciacca », 
eh' è trasudante come quella de' celebri dorrak di Keneh 
in Egitto, che servono a rinfrescar l'acqua. L'avvertenza 
topografica è, che in alcuni di que' vasi si legge : 'ami 
Baimi, opera di Baimi o Palma, poiché gli Arabi non 
avendo p la rendon ora con la h ed ora con la f. Ma 
Baimi, scritto appunto colle stesse lettere, è, nella geo- 
grafia di Edrisi, uno scalo tra Capo Grosso e Capo Santo 
Alessio, quello che or si chiama con lo stesso nome di 



(1) Graetano Giorgio Gemellaro, nato a Catania nel 1832, insigne 
professore di mineralogia e geologia nell'Università di Palermo, autore 
-di molte pregiate opere scientifiche, senatore del regno dal 1892. 



— 207 — 
Palma, e si chiamava così ed anche Tamaricium fin dai 
tempi romani. Se fosse stata là la cava, e la manifattura ? 

Questa interrogazione è fatta in guisa molto dubitativa, 
perchè i caratteri e la data mi portano a credere quelle 
manifatture estranee alla Sicilia. Sto per aggiudicarle a 
Tunisi, ove fin dall' xi secolo, se non prima, era una ce- 
lebre fabbrica di vasi d'acqua « sottilissimi oltre ogni cre- 
dere ed unici al mondo in questo genere » : così dice un 
geografo del secolo xi. 

E salto alla zoologia, con un'intenzione non lontana dai 
vostri studj speciali. Nel libro di Ruggiero o di Edrisi, che 
dir si voglia, compilato in Palermo il 1154, si legge che 
Pantellaria ha capre domestiche rinsalvatichite ; Vulcano, 
capre salvatiche ; e Marettimo, capre e ziid (ossia daini o 
gazzelle grosse). Da un'altra mano, secondo il D'Amico, la 
Favignana avea (ne' principj del xvm secolo) de' cervi. Mi 
è venuto in capo che si possa trattare di unica specie di 
quadrupede, non di capre rinsalvatichite ne di ^ihcl, ecc., 
ma del muflone di Corsica, rimaso in tutte le isole del 
Mediterraneo centrale, lo stesso animale che ha dato il 
nome a Capri, Capraia, Caprera ed alle Egadi. Che ne 
pensate ? 

Il libro di Ruggiero parla di cave di due specie di pietre 
molari presso Calatubo (tra Alcamo e il mare). Ne avete 
notizia ? Secondo U libro ve n'era di due specie, l'una delle 
quali detta farsi, ossia persiana. 

E da altra fonte del xn, o forse deU'xi secolo, ritraggo 
di tre pozzi vicino a Siracusa, ne' quali si scendea per 
gradini e, ne' mesi di febbraio, marzo ed aprile, ne sgor- 
gava un'acqua che, messa a riposare in truogoli, dava una 
quantità di nafta. Si conoscono cotesti pozzi ? E si conosce 
la fontana intermittente a Donna Lucata? Questo sito, 
presso la foce del fiume di Ragusa, si chiama con lieve 



— 208 — 
alterazione dal nome arabo 'Ain-el-auMt ossia « fonte degli 
spazj di tempo », perchè l'acqua sgorgava soltanto nelle 
ore della preghiera musulmana. La fonte ha cambiato orario 
di certo dopo l'abolizione dell'islamismo, e non so in quali 
ore possa sgorgare, poiché i buoni cristiani non si lavano 
mai. Ma che che ne sia, sarei curioso di sapere se sia co- 
nosciuta. 

In fine, ditemi s'è possibile che le acque di Maredolce 
e della Favara abbiano formato un tempo unico lago. 

Ecco una lunga serie di quesiti quasi impertinenti. Con- 
donateli alla scienza e all'amicizia. Salutate tanto da parte 
mia la signora vostra moglie e tutti di casa Pantaleo, e 
credetemi sempre vostro sincero ammiratore M. Amari. 



CDXXVI. 

Michele Amari al principe Frédéric de Schleswig-Holstein (1) 

[Antignano, 8 septembre 1872]. 

Mon cher Prince. Yous m'avez gagné la main ; car moi 
aussi, depuis longtemps, je pensais à vous écrire, mais 
le fatai « demain » donnait satisfaction en méme temps à 
ma conscience et à ma paresse. Cependant mon saint Omar 



(1) n principe Federico di Schleswig-Holstein-ATignstenborg, conte 
di Noer, nacque ai 16 novembre 1830 e mori il 27 dicembre 1881, Nel 
1848 prese parte aUa rivolta dei Ducati di Schleswig-Holstein, seguendo 
gl'impulsi del padre, che fu uno dei principali istigatori di quel moto. 
Nel 1850, per consiglio dei medici, parti per l'India, e ne approfittò 
per studiare le lingue e la civiltà di quelle regioni. Nel '52 andò a 
studiare a Cambridge e nel '53 a Heidelberg, nel '54 fu a Parigi, pre- 
parandosi a pubblicare la relazione dei suoi viaggi, che usci col titolo : 
Altes und neues aus den Ldndern des Osten. Di poi tornò in India, ma 
nel '61 ne fu richiamato per la morte del padre. Eiprese nel '67 i 
viaggi interrotti e raccolse materiali per un'opera sul re Akbar (Ley- 
den, 1881), alla quale dedicò ogni sua cura tornato in patria, ma la 
morte lo colse prima della pubblicazione del secondo volume. 



— 209 — 
avait bien dit: « n'ajourne pas au lendemain ton oeuvre 
d'aujourd'hui ». Je l'avais méme écrit sur mon bureau à 
Paris ; mais 1' ayertissement n' a été suìyì que dans ines 
travaux 

Je vous eu verrai aussitót le dernier volume de mes JIu- 
sulmani di Sicilia, dont il ne reste à tirer que Ylndex. 
J'ai consacré 30 ans de travail à cet atome imperceptible 
de l'histoire. Voici une étoile filante qui va s'éteiudre dans 
quelques années sans méme avoir brille et sans laisser de 
trace que pour quelques curieux bibliographes ! 

Cette triste vérité ne m'empéchera pas de continuer mes 
travaux. Mes forces ne sont pas affaiblies, pas plus que 
mon coeur n'est refroidi aux sentiments de la patrie, de l'a- 
mitié et de la faraille. J'ai méme le bonheur d'éprouver 
dans mes vieux jours l'affection du foyer que je ne con- 
naissais pas, et de sentir que la patrie est un étre réel et 
vivant, non pas une espérance lointaine et un germe à 
développer. 

Je vous remercie pour votre cordiale invitatioD. H ne 
serait pas nécessaire de m'offrir la perspective de vos che- 
vreuils pour me pousser à vous faire une visite. Mais com- 
ment quitter mes enfants et mes travaux ? 

Offrez à Madame mes hommages et ceuxde ma femme, 
et croyez à l'amitié de Votre dévoué M. Amari. 



CDXXVII. 
Ernesto Renan a Michele Amari 

[Paria, 11 janvier 1873], 

Mon cher ami. J'ai re^u votre beau et savant volume. C!omme 
vous étez heureux de pouvoir dire : Exegi monumentum ! Je vous 
ai lu avec le plus vif intéret. Voilà de la grande histoire, aussi 

14 — Amari, U. 



— 210 - 

solide par le fond des recherches, que par l'esprit philosophique 
qui les a inspirées et qui les anime. Je ne vous ai pas présente 
hier à l'Académie ; voici pourquoi. Vous m'aviez dit que je rece- 
vrais trois exemplaires, un pour l'Académie, un pour la Sociéte 
Asiatique, un autre pour raoi. Or, je n'èn ai re5u qu'un. En 
vrai egoiste, je m'en suis emparé ; je l'ai coupé, je l'ai déjà an- 
noté. Je ferai les deux autres présentations, quand j'aurai re9u 
les exemplaires. Écrivez à votre éditeur de me les envoyer le plus 
tot qu'il pourra. Quant à l'architecture gothique, remarquez bien 
que ce n'est nuUement dans l'ogive que nous en faisons consister 
le trait principal. L'ogive est bien antérieure au xii siede, et 
méme aux Arabes, puisqu'on la trouve chez les Sassanides, à la 
mosquée d'Omar, etc. Là n'est point le trait important qui fait 
la différence d'une église roraaine et d'une église gothique. Nous 
avons en France des églises gothiques dont le principales parties 
sont en plein cintre. La différence consiste dans une émaciation 
generale et dans un changement complet dans le système des 
points d'appui, araenant la substitution des lignes verticales aux 
lignes horizontales. Voilà la revolution qui a été opérée dans le 
Nord de la France dans la seconde moitié du xn siede, et d'où 
est sortie ce que nous appelons V église gothique. Quant à l'ogive, 
les auteurs de la ré'volution en question y attachaient si peu d'im- 
portance, que dans certaines églises gothiques, à Noyon, par exem- 
ple, le bas est à ogive et le haut en plein cintre. Dans les plus 
beaux modèles de l'epoque de transition, à, Saint Leu d'Esserons, 
par exemple, l'ogive est à peìne sensible à l'oeil. Si vous reprenez 
jamais cette question, je vous indiquerai des sources qui forme- 
ront votre conviction à cet égard (1). 

Présentez nos meilleurs souhaits à madame Amari, et croyez, 
cher ami, à mes sentiments les plus affectueux. E. Kenan. 



(1) Questa questione è ampiamente trattata dal Renan stesso nel suo 
Diseoura sur Vétat des beaux arts en France au XIV siede, inserito da 
prima in un volume della Histoìre littéraire de la France, e poi insieme 
col discorso del Le Clero Sur Vétat des lettres, ristampato dal Lévy, 
Paris, 1865, 2 volumi. 



- 211 - 

CDXXVIIL 
* Michele Amari ad Ernesto Eenan 

[Florence, 17 janvier 1873], 

Mon cher ami. La divergence de nos opinions est moins 
considérable que vous ne le croyez , ou que je n' ai su 
rexpriraer. J'accepte que l'ogive n'est pas l'art gothique 
écclésiastique. À votre tour vous devez me concéder que 
l'usage très fréquent, si non Constant, de cette forme d'are, 
à l'epoque de vos premières cathédrales de ce style, est 
pour le moins une réminiscence de l'Orient. Vous savez 
bien que dans la mosquée de Hàkem les deux éspèces de 
constructions sont usées en méme temps. D'un autre cOté 
la nature de l'are, si ce n'est pas le style entier, en forme 
une part essentielle, ou si vous le voulez, seulement con- 
sidérable. Voilà les arguments avec lesquels je pourrais 
tàcher de me défendre et d' échapper à votre étreinte 
d'Hercule. 

Je crois que les exemplaires destinés à l'Académie et à 
la Sodété Asiatique ont été envoyés séparément par une 
méprise de Lemonnier. Il en avait fait faire un seni pa- 
quet à votre adresse, dans l'espoir de l'envoyer prochai- 
nement par la librairie. L'occasion ayant tarde, je lui ai 
dit de les remettre par la poste, et alors les trois exemplaires 
ont marche séparément. Si vous ètes à temps, je vous prie 
de vous faire remettre les volumes. Vous concevez que je 
tiens beaucoup à votre patronage. 

M.' Gori a été déjà chargé par le Ministèro de surveiller 
les trésors bibliographiques et artistiques de Subiaco. Pour 
lui donner un empiei permanent il faut se mettre d'accord 



- 212 — 

avec M/ Rosa, qui d' après ce que vient de me dire 
Gori hier seulement, ne trouve pas de place pour lui, 
Laissez que j'en parie à Rosa lui-méme, et nous verrons 
s'il y a moyen de piacer ce brave homme qui peut rendre 
des services fort utiles à la science 



CDXXIX. 

Michele Amaei a Ernesto Renan 



[Florence, 23 avril 1878]. 



Il est possible qu'à la mort de Pie IX ìes scrupules po- 
litiques, cornine ceux de M.' De Rossi et de bien d' autres, 
subissent des changements. 

Cependant cotte mort je ne la désire pas ; personne au 
fait ne la désire en Italie. Pie IX a fait toujours nos af- 
faires à merveille ; il les fait par ses sots discours, comme 
par l'encouragement qu'il donne aux jésuites. Mettez à sa 
place un fanatique, il nous donnerait la peine de lui re- 
sister sérieusement, ce qui aurait ses inconYénients. Au 
contraire faites descendre le Saint Esprit du Conclave sui 
une benne téte, un Benoìt XIV quelconque, et il jetterail 
ses filets sur notre noblesse et sur une partie de notre 
bourgeoisie, qui ressentent toujours l'influence de vous, 
Enfants ainés de l'Église, et pourraient réver une concilia- 
tion. Celle-ci, ou du moins la tentativo de l'amener, divi- 
serait profondement l'Italie, aurait les suites les plus fu- 
nestes. Longue vie à Pie IX ! . . 



— 213 — 

CDXXX. 
Ernesto Kenan a Michele Amari 

[Paris, 25 avril 1873]. 

Je pense comme vous qu'un Benoìt XIV serait ce qu'il y a 
de pis. Une réconciliation qui lierait de nouveau les destinées de 
l'Italie à ce pouvoir funeste à l'esprit humain, serait le dernier 
malheur. Cela ne sera pas. Je tiens pour plus probable que ja- 
mais un schisme analogue à celui de 1378. Il y aura des chi- 
canes sur la validité de l'élection, et si votre gouvernement est 
un peu habile, la duplicité papale sera produite, et sera désor- 
mais incurable ; car on ne reverrait plus un concile de Constance. 
Un des Papes serait le pole d'un fanatisme cosmopolite (une In- 
ternationale noire) ; l'autre polariserait le catholicisme liberal et 
anti-infaillibiliste. Ce serait un grand point de gagné ; car prive 
de son unite et de son administration centrale, le catholicisme 
cesserait d'étre redoutable. 

Croyez, en toute hypothèse, et à quelque obédience que nous 
appartenions, à ma vive et profonde amitié. E. Renan. 



CDXXXI. 
A. P. de LoNGPÉRiER (1) a Michele Amari 

[Paris, 15 octobre 1873]. 

.... A VOUS, mon cher et digne ami, je puis encore donner 
une raison que j'ai de m'abstenir d'assister k votre Congrès. 

De 1834 à 1866, je suis alle un peu dans tous les coins de 
l'Italie. J' y ai toujours trouvé un accueil excellent, cordial, hono- 



(1) Adriano Prévost de Longpérier, nato il 21 settembre 1816 a Pa- 
rigi, fu addetto al gabinetto delle medaglie della Biblioteca reale, poi 
conservatore del Museo egizio, indi anche dell'assiro, del messicano e 
di quello delle sculture antiche. Lasciò parecchie pubblicazioni molto 
pregiate di archeologia, di numismatica e di storia, specialmente an- 
tica. Mori ai 14 gennaio 1882. 



— 214 — 

rable aux plus haut degré, tant pour moi-méme que pour ma 
nationalité. Cela me laisse de précieux souvenirs ; je n'ai dans la 
méraoire que de bons visages, dans l'oreille que de bonnes pa- 
roles. Ne vaut il pas mieux en rester là? 

L'Italie, en ce moment-gi fait une expérience. Naturellement, 
comme tous les chimistes qui ont un alambic sur le fourneau, 
elle attend avec enthousiasme le résultat de la coction. 

Plus tard, lorsque l'alambic et l'enthousiasme seront un peu 
réfroidis, il sera plus convenable d'aller causer avec elle sans 
crainte de l'impatienter. Je crois bien que je ne mourrai pas sans 
avoir revu l'Italie dégermanisée. Le pays qui a produit les su- 
blimités de Rossini, de Bellini et de Verdi, ne pourra pas chanter 
longtemps les évangiles selon saint Wagner. 

Vous m'avez envoyé votre excellent troisième volume de la 
Storia dei Musulmani, et j' y ai trouvé un nombre conside- 
rale de renseignements instructifs. C'est là un beau travail qui 
doit donner aux jeunes Siciliens l'envie d'apprendre l'arabe ; vous 
leur montrez qu'on en peut faire un usage national. Je suis bien 
reconnaissant de la mention que vous avez faite, avec tant de 
bienveillance, de mon nom dans un livre qui passera à la po- 
stérité 



CDXXXII. 
Ernesto Renan a Michele Amari 

[Sévres, 19 octobre 18781. 

Il faut assurément des raisons impérieuses pour que je ne me 
sois pas rendu au Congrès de Rome. C'est bien, come vous le 
dites, un évènement dans l'histoire de l'esprit humain que ce 
fait d'une discussion scientifique libre se tenant dans la vieille 
capitale de la science orthodoxe, c'est-à-dire de la science faus- 
sée. Le royaume d'Italie, n'aurait-il pas rendu d'autre service à 
la libre pensée, aurait par cela seul bien mérité de ceux qui 
aiment la vérité. Présentez mes respects à M.'^ Mamiani, à tous 
nos amis, et dites-leurs que je suis avec eux d'esprit et de coeur. 



— 215 — 

CDxxxin. 

Michele Amari a W. C. Cartwright 

[Bome, 18 janvier 1874]. 

Sans doute, si vous étiez à Rome aujourd'hui, vods 
anriez de la peine à Yoas y reconnaìtre. La vie remplace 
la mort ; la ville est propre, animée, en train d'amélioration 
au moral comme au matériel ; des écoles, des institutions 
scientifiques et littéraires remplacent les couyents; la ju- 
stice civile offre aux romains un speetacle auquel ils étaient 
déshabitiiés depuis des siècles : les crimes sont moins fre- 
quents et l'on jouit de la liberté civile, politique et reli- 
gieuse comme chez vous. Je ne dis pas que tout aille au 
mieux; moins encore que l'ère des maux soit t^rminée : il 
suffirait des difficultés de la finance et du cours force pour 
prouver le contraire. Avee cela la France frérait contre 
nous, comme un lion dans sa cage , et notre clergé obéit 
à la consigne de nous attaquer. Je doute fort qu'il fasse 
son métier avec zèle. Cela est bon d'un coté, mauvais d'un 
autre ; car la tiédeur vient en partie de ses vices et e' est 
toujours un membro malade de notre société. 

Vous remarquez avec raison que l'Italie semble insen- 
sible au mouvement des vieux catholiques en Allemagne. 
Je le regrette sans en étre surpris ; car si le clergé italien 
avait eu de la science, de la morale et du patriotisme, il 
aurait été le premier à arborer le drapeau du schisme. Du 
rest^, croyez-vous que cotte nouvelle réforme aura de la 
suite immédiatement ? Notre siècle de raison et de science 
positive ne produit ni des Pierre l'Hermite ni des Luther. 
Je crois possible plutót une « réforme de raison » ; un 



— 216 — 
mariage de raison entre l'esprit du siede et l'utilité so- 
ciale du christianisme. L'affaissement de la papauté à la 
mori de Pie IX, les sottises de ses successeurs, porteront, 
comme j'espère, une réforme sans secousse, si la France 
ne se sentirà pas en mesure de tirer encore une fois son 
épée contre nous et l'Alleraagne, en se fiant aux avant- 
coureurs en sentane 



CDXXXIY. 

Michele Amari a Michele Cali 

[Roma, 30 marzo 1874]. 

Ill.mo Signore. Non so con versi ne con ornate prose 
accademiche: debbo e voglio bensì con parole dettatemi 
dal cuore onorar la memoria di Salvatore Yigo. Ei fu che 
primo consigliommi, insieme col comune amico e mio mae- 
stro Domenico Scinà, agli studj storici ; egli .che confor- 
tommi tra crudeli sventure, amico affettuoso e autorevole ; 
egli che soscrisse tra' primi quando, esule in Francia mi 
mancavano i mezzi di attendere alle ricerche su la Storia 
dei Musulmani di Sicilia. Se dopo trenta e più anni le 
opinioni politiche mie si trovarono un po' diverse dalle sue 
nel fortunoso anno 1860 e ne' seguenti, non venne meno 
in lui l'amistà né in me la gratitudine, né il filiale af- 
fetto ; ed ora piango io quanto altri il possa, la morte 
dell'intemerato cittadino e del culto scrittore. 

La prego dunque, signor Presidente, di far noti all'Ac- 
cademia Dafnica questi miei sensi e di gradire l'osservanza 
mia. Tanto in risposta alla circolare del 14 marzo testé 
ricapitata. Suo dev.mo prof. M. Amari. 



— 217 — 

CDXXXV. 

Michele Amari ad Ottone Hartwig 

[Boma, 3 novembre 1874]. 

. . . Aspettiamo in questo mese l'opera di Gino Cap- 
poni, nella quale il venerabile cieco dovrà toccare per forza 
quel delicato argomento eh' è la cronaca di Dino Compagni. 
Non manca in Italia chi dubiti dell'autenticità per prove 
esterne ed interne; ma queste ultime, a creder mio, val- 
gono poco contro quella ingenuità e forza che trasparisce 
nell'aureo libro, qual che ne sia l'autore. Sembra molto diffi- 
cile il fìngere tanto zelo a sangue freddo dopo due o tre 
secoli 

CDXXXVI. 

Michele Amari al principe Frédéric de Schleswig-Holstein 

[Eome, 13 janvier 1875]. 

Mon cher Prince. Ne croyez pas que vous m'avez gagné 
la main parce que vous me souhaitez tonte espèce de 
bonheur le 3 jamler, et moi je ne vous écris que le 13. 

Je me proposais très sérieusement de vous écrire avant 
la fin de l'année ; nous en causions, en faisant des enve- 
loppes pour les 250 cartes de visite qu'il m*a fallu en- 
voyer. Mais le lendemain à 4 heures du matin il faut, 
après avoir pris mon café, profiter du silence de la maison 
pour travailler, soit à Y Appendice de mes textes arabes 
que l'on imprime en AUemagne, et aux corrections que 
M."" Fleischer m'impose le plus souvent à raison et quel- 
quefois à tort ; soit à la S"" édition de mes Vépres Sici- 



— 218 — 
liennes. Ces diables d'Allemands bouleversent à présent 
tous les reciieils Mstoriques, toutes les compilations ; ils 
travaillent à la démolition par escouades de vingt ou de 
cinquante docteurs ; ils ne laissent aucun évèuement de 
l'histoire du moj^en-àge sans une nouvelle monographie. 
Yous concevez que je ne veux pas rester en arrière, quoi- 
qu'il me coùte beaucoup de lire l'allemand, ce que je n'ai 
commencé à essayer que dans ma 58'"^ anuée. Ce n'est pas 
trop tot, je l'espère. En attendant il m'a fallu avaler, et^ 
ce qui pis est, acheter 4 ou 5 livres allemands relatifs de 
près ou de loin à mon su jet. Et je n'ai pas encore com- 
mencé ma nouvelle préface ! Ensuite je suis dé- 

rangé par des affaires ; je dois courir par-ci et par-là pour 
des recherches. Car il faut savoir qu' à Rome il n'y a pas 
de bibliothèques au courant de la science et de la litté- 
rature du monde. Les énormes recueils amassés par ici et 
par-là, sans en excepter l'inabordable Vaticane que l'on a. 
surfaite beaucoup, sont composés de livres théologiques, etc. 
Aussi il faut se donner toutes les peines du monde pour les 
recherches qu'à Londres, à Paris ou dans des villes, méme 
secondaires, de l'Allemagne couteraient une dixaine de 
minutes 

CDXXXVIL 

Quintino Sella a Michele Amari 

[Koma? mercoledì 1875?]. 

Carissimo amico. Per non far la cosa proprio all'insaputa di 
tutti, mando a te che sei il più vicino, l'annessa. Leggila e poi 
spediscila al suo indirizzo, perchè io parto fra pochi momenti. 

Avrei consultato te e qualche altro collega, ma non ne ebbi il 
tempo, e dall'altra parte io non devo ingollare anche questa cor- 
ruzione di tutte cose a cui i fati d'Italia chiamano il Depretis. 

Se credi, fa lo gnorri. Io non avrò detto nulla a nessun col- 
lega. In tuttissima fretta tuo Q. Sella. 



- 219 — 

CDXxxvm. 

Quintino Sella a Michele Amari 

[Biella, 14 aprile 1875], 

Carissimo amico. Grazie dell'invio della lettera a Depretis, 
Alla mia venuta ti mostrerò ciò che egli mi scrisse, e quello che 
io risposi. Ma io credo che non si accomoderà nulla. È necessaria 
che un simile precedente non passi come cosa giudicata. 

Ti ho telegrafato sulla necessità che il discorso all'Istituta 
Archeologico sia fatto dal Mamiani o da altri della classe di 
scienze morali. Volli tastare il terreno, e dissi a parecchi che 
Helbig volea facessi io il discorso, ma che io rispondevo toccare 
al Presidente della classe delle scienze archeologiche. E facendo 
queste parole guardavo bene in viso l'interlocutore. Non uno 
vi fu che non si mostrasse persuaso della necessità di lasciare la 
parola ai cultori di scienze affini a quelle di cui si occupa l'Isti- 
tuto Germanico. 

Io commetterei una sconvenienza, che spiacerebbe in Italia a 
tutti i cultori di scienze storiche. Ed io preferisco non venire a 
Eoma se tu non mi tranquilli che il discorso ufficiale sarà fatto 
dal Mamiani, o da qualcuno di voi altri. 

Mia moglie si unisce a me nel presentare i rispetti alla gen- 
tilissima tua signora. Addio. Sempre tuo aff.mo amico Q. Sella, 



CDXXXIX. 
Giovanni Flechia (1) a Michele Amari 

[Torino, 10 maggio 1875]. 

Caro ed onorando sig. Professore. In una mia lezioncina di 
onomatologia italiana, che pubblicherò forse tra breve, vorrei ci- 
tare tra i cognomi anche quello di Amari. L'avevo posto senza 



(1) Questo insigne filologo nacque a Piverone nel Canavese il 6 no- 
vembre 1811 ; studiò a Torino ; fu segretario alcun tempo in casa 



— 220 — 

più tra i tanti cognomi, originariamente nomi locali, per avere 
trovato un luogo così chiamato presso Palermo. Ma ripensandoci 
sopra, mi nacque il sospetto se Amari luogo non potesse aver 
preso nome dagli Amaria come talvolta accade, massime per le 
piccole terre, casali, ville, ecc. ; e in questo caso dovendo dare il 
■cognome Amari in significato personale, andavo pensando al- 
VAmaru siciliano, che oltre al potere qui esser stato preso nel 
valor positivo (es. Amaretti dell'Italia superiore e il suo contrario 
Dolci, Dolcino) significa pure tristo, dolente, e, come nome di 
famiglia, potrebbe ancora far riscontro con Afflitti, DAfflitto, e 
fors'anche coincidere etimologicamente con Marnilo, o Marélli, 
per Amarullo, che mi sembra pur cognome siciliano. Per Amari, 
luogo, non denominato da persone, sarebbero forse: Amar ella, 
Amarone di Calabria e Amaro del Friuli. La forma del plu- 
rale però favorirebbe piuttosto l'altra origine. Se Ella avesse qual- 



Balbo ; andò poi in Inghilterra e in Francia vivendo di lezioni private ; 
tradusse in versi dal Moore ; nel '48 ebbe il posto di bibliotecario del 
Senato. Intanto andavasi addentrando nello studio del sanscrito, e 
nel '53, dopo aver dato fuori traduzioni lodate da cotesta lingua, ebbe 
l'incarico di insegnarla all'Università di Torino, come avviamento 
allo studio di quella letteratura, affidato al Gorresio. Stampò allora 
una Orammatica sanscrita (1856), e fu fatto professore ordinario di 
sanscrito e di grammatica comparata delle lingue indo-europee. Al- 
largò poi il campo dei suoi studj , pubblicando lavori di cose cel- 
tiche, e più particolarmente di dialettologia italiana, nella quale 
tenne il primato. Ricordiamo in questo campo la dissertazione Di al- 
cune forme dei nomi locali dell'Italia superiore (1871); DeW origine della 
voce sarda « Nuraghe » (1872); le Postille etimologiche (1873); i Nomi locali 
del Napoletano derivati da gentilizi italici (1874); la nota su Alcuni cri- 
terii per V or ig inazione dei cognomi italiani (1877); i Nomi locali d'' Italia 
derivati dal nome delle piante (1880) ; le Annotazioni alle antiche rime ge- 
novesi (1882), ecc. ; lavori tutti di nuova e solida dottrina filologica. Nel 
'90 fu collocato a riposo ; nel '91 venne nominato senatore, ma prima 
di aver prestato giuramento, morì ai 8 luglio '92. La dottrina andò 
in lui del pari colla bontà dell'animo e l'afi'abilità del costume : e, caso 
non comune fra i filologi, non fu né borioso, né astioso, né feroce po- 
lemista. Vedi la bella Commemorazione che di lui scrisse il prof. Dom. 
Pezzi, Torino, Clausen, 1893. A proposito dell'origine del nome Amari, 
nella sua citata dissertazione Di alcuni criterii, ecc., (Roma, Salviucpi, 
1878) ei scrisse : « Aldomari, Adimari, Mari terminano in i anche come 
nome personale ; e a questa forma non dubitò d'aggiungere, come pur 
procedente dello stesso nome germanico Aldemar, il sincopato Amari, 
che, usato pur con questa forma in i, qual nome personale, esclude 
ogni connessione etimologica coli' aggettivo amaro » . 



— 221 — 

che buon argomento per levare i miei dubbi, gliene sarei gran- 
demente obbligato. Perdoni il disturbo e mi voglia sempre bene 
come gliene vuole senza misura il suo dev.mo ed aflf.mo Gio- 
vanni FLECfflA. 



CDXL. 

Giuseppe Garibaldi a Michele Amari 

[Eoma, 8 novembre 1875J. 

Mio carissimo Amari. La venuta vostra coi cari figli nella 
mia dimora, sarà un vero regalo. Vi aspetto tutti i giorni dalle 
2 alle 4, e sono sempre vostro G. Garibaldi. 



CDXLI. 
Alberto Guglielmotti (1) a Michele Amari 

[Boma, 11 dicembre 1875]. 

Preclarissimo Signore. La dotta e cortese risposta della S. V, 
merita un devotissimo ringraziamento da parte del suo servo, che 
farà menzione de' suoi favori. Conosco i lavori del La Lumia e 
del Minieri Riccio, e similmente ho qualche pratica del grande 



(1) Quest'uomo singolare, teologo e frate domenicano e insieme esper- 
tissimo di cose di marina, nacque a Civitavecchia ai 4 febbraio 1812. 
Fattosi frate per libera elezione, nel 1838 insegnò filosofia, teologia e 
fisica: poi fa Priore del convento minervitano, nel 1850 bibliotecario 
della Casanatense, nel 1®9 teologo, e nel 1860 provinciale del suo Or- 
dine. Nel 1863 viaggiò in Oriente, cercandovi le vestigia del valore 
italiano. Dal 1871 in poi intese a scrivere la Storia della marina pon- 
tificia, cui aveva preluso col narrare le gesta di Marcantonio Colonna 
<Ma battaglia di Lepanto, e che usci poi compiuta in nove volumi di 
testo e uno di atlante (Roma, Tipografia Vaticana, 1886-^). Per essa 
merita che Nino Bixio lo dicesse in Parlamento : « il più grande scrit- 
tore di cose marittime , eh' io mi conosca in Italia » . Attese poi al 
Vocabolario marino e militare (Eoma, 1889), meritamente lodato e ap- 
prezzato per ricchezza e precisione. 

Mori ai 31 ottobre 1893, e la sua perdita fu annunziata alla Marina 
italiana dall'ammiraglio Racchia, allora ministro, come di tale che 
« richiamando con grande amore e somma perizia alla nostra memoria^ 



— 222 — 

Archivio di Napoli ; ma non credo necessario crescere molestia a 
•quei signori, perchè non troverei colà altro che don Juan, don 
Rancho, don Alonzo e simili, dove io cerco il sig. Flaminio Orsini, 
il sig. Galeazzo Farnesi, il cap.» Filippo da Vicovaro, e i loro 
consorti. L'Archivio de' Frari a Venezia è tutt'altra cosa ; ma in 
questo caso non mi serve, perchè non vi ebbero parte i Vene- 
ziani. Ho il Girai, testimonio oculare, e stampato dal Torrenr 
tino ristesso anno 1560; ho delle Gerbe le ultime carte idro- 
grafiche dell'Ammiragliato Britannico, ed ho per ventura dalle 
«arte degli archivj romani quanto basta per rilevare il nome di 
quelli che sono stati più negletti da ogni altro. I dotti lavori 
della S. V. gli ho avuti tutti per le mani in altri tempi ; ma 
alla Casanatense non gli ho mai veduti, e ieri ho riscontrato che 
né anche il nome riverito della Signoria Vostra è al Catalogo ; 
per questo non potrò cavarne istruzione rispetto alle Gerbe, di 
che ho già sullo scrittojo le prime bozze di stampa. Uno dei primi 
esemplari è già destinato a tenue compenso de' suoi grandi fa- 
vori, ed a memoria delle obbligazioni che le professa il suo de- 
votissimo servo Padre Alberto Guglielmotti. 



CDXLII. 

Michele Amari a Ernesto Renan 

[Florence, 3 octobre 1876]. 

Mon cher ami. À la velile de rentrer à Rome je vous 
^dresse quelques mots à la hàte pour vous demander con- 
seil. Vous savez qu'il m'est tombe sur la tète un véritable 
pavé : la présidence du IV'"^ Congrès des orientalistes à Flo- 



le gloriose gesta dei marinai italiani dell'età passata, ci sollevò gli 
animi a nobili ideali, e ci spronò a continuar quelle glorie », e gli 
ufficiali dello stato maggiore generale di marina, ai 17 marzo 1895, 
gli consacrarono un ricordo nella Casanatense. Vedi VElogio di lui pro- 
nunziato nell'Accademia della Crusca da Augusto Alfani il 9 dicem- 
bre 1894 (Firenze Cellini); la Commemorazione fattane per incarico del 
municipio di Civitavecchia, ai 28 aprile 1895 dal prof. Carlo Calissb 
(Civitavecchia, Strambi), e per la bibliografia delle sue opere, G. L. 
JPassekini nella Rivista delle Biblioteche e degli Archivi, vi, 63. 



— 223 — 

rence. Vous savez aussi que je ne fais pas de la modestie, 
lorsque je dis me sentir écrasé par ces titres et ces de- 
voirs, au moment ou je travaille de force à traduire mes 
textes arabes. Traduire c'est leur donner leur valeur de- 
finitive : et il faut bien se presser à la donner, lorsque l'on 
a atteint sa 70°" année. Je ne m'en apergois pas, si vous 
voulez ; mais la chronologie me fait toujours son memento. 

Pour en revenir au Congrès, vous concevez que je n'ai- 
raerais pas que cette institution, ou pour mieux dire, cet 
essai, expiràt en Italie, entre mes mains ; comme il a failli 
trouver son tombeau à S.' Petersbourg. Je ne crois pas 
à la grande utilité des Congrès des puissances ni des 
savants, mais je reconnais que ces derniers gagnent tou- 
jours quelque chose à causer et à s'amuser ensemble. En 
tous cas, je le dis encore une fois, je veux rendre, n'im- 
porte à qui, le bout de papier enflammé, en criant : petit 
bonhomme vit encore ! 

J' espère que Florence, avec ses attraits et avec l'acti- 
vité de M'. Peruzzi, réussira à entretenir ses hótes orien- 
taiistes ; mais s'ils ne viennent pas ? That is the question. 

Or que pensez-vous relativement à l'epoque? L'année 
prochaine parait trop rapprochée ; l'on craint en 1878, la 
concurrence de votre Exposition ; d'ici à trois ans, disent 
quelques uns, l'on aura perdu méme le souvenir des Con- 
grès de notre secte inoffensive. D'ailleurs je passerais pour 
un faux-frère aux yeux du scheikh des Ismaeliens, mon- 
sieur de Eosny. 

À propos, voilà un autre écueil du Congrès. Il faut 
dans chaque pays des Ba'i (1), et il faut que le Da'i soit 



(1) Z)a'i è in arabo Pantica forma di Dei o Bey. Significa propria- 
mente zio materno, e poiché gli zii dei califfi erano generalmente inca- 
ricati di farne le veci, venne a significare in Algeri, Tunisi, ecc.. luo- 
gotenente del sultano. 



— 224 — 
homme de réputation et de bonne volonté en méme temps. 
Yous étes marqué cornine la première victime, et j'espère 

qua YOUS serez prét k vous résigner 

Une autre question et je finis. Désignez-moi, je vous 
prie, quelques uus des savants qui s'occupent avec plus 
de succès de la langue et de la race berbere. Car c'est 
mon intention, si le Congrès pourra avoir lieu, d'appeler 
son attention sur l'Afrique Septentrionale. Le III"^ Congrès 
a choisi pour sujet special l'Asie centrale ; et il a bien 
fait. Nous ferons mieux en nous occupant de l'Asie péri- 
férique et de sop appendice etnograpbique, qui est l'Afrique 
du Nord. La position morale de la Russie à l'égard de 
l'Asie centrale, est à peu près la mème que celle de l'Italie 
de l'antiquité et du moyen-age, vis-à-vis des peuples asia- 
tiques voisins de la Mer Noire, Mediterranée, Rouge, etc, 
jusqu'à la Chine et au Japon. Que de problèmes à resoudre 
relatifs à l'ethnograpliie, à l'histoire, à l'art, à la lingui- 
stique, etc. ! Votre dévoué M. Amari. 



CDXLIU. 

Michele Amari al principe Frédéric de Schleswig-Holstein 

[Eome, 19 novembre 1876]. 

Mon cher Prince. Votre lettre dull octobre, qui m'arriva 
lei en dù temps, a voyagé avec moi à Florence et à Milan ; 
ce qui prouve que j'avais l'intention de vous répondre 

bientót Mais, hèlas, vous savez ma répugnance 

pour les bréviaires, et mon voyage sentait précise ment le 
bréviaire: à Milan l'inspection d'une Bibliothèque, à Flo- 
rence l'accouchement d'une Commission qui allait mettre 



- 225 — 

au monde deux professeurs ! Epuisé par l'énnui, j'ai reiiiis 
la lettre au lendemain. Vous savez bien comme cela est 
doux. 

Ce n'est pas que le bréviaire cesse de me poursuivre à 
Rome. Au contraire. Si je croyais au Kadr (1), je dirais qu'il 
a arrété de tonte éternité que je n' achèverai jamais la 
version de ma Biblioteca Arabo-Sicula ; aussi il m'entoure 
de bréviaires de toutes éditions et de tout format. 

H vient d'en paraìtre un dernier, grand in-folio ; le 
jyme Congrès des orientalistes à Florence. Ne pouvant pas 
parer le coup, j'ai sauté en arrière comme je faisais assez 
bien il y a 40 ans le fleuret à la main : avec mes pou- 
Yoirs discrétionnels, légitimes ou usurpés, j'ai ajourné le 
Congrès à 1878 ; et mon coup d'État a regu l'approbation 
des chefs des partis intemationalistes (de l'Orient), tels que 
Fleisclier, Renan, Ascoli, etc. Plaisanteries à part, j'espère 
que nous vous verrons à Florence à l'epoque du Congrès, 
si le président est encore de ce monde; et méme si le 
grand Pan l' a absorbé de nouveau avant sa 72' année. 

Mais qu'est-ce que cela fait ? Laboremus, et en avant ! 
Vous avez choisi parfaitement le sujet de votre trav'ail. 
Akbar est peu connu par le monde Occidental et point du 
tout par l'orientai ; vous avez étudié le théàtre de ses 
exploits ; vous vous étes préparé tres bien ; à l'oeuvre donc ! 
C'est possible que les grains de sable que nous accumu- 
lons avec tant de peine coopèrent un petit peu, infinìment 
petit, au progrès de l' humanité ; nous le croyons au moins, 
et cela nous amuse, mieux que les joujoux de l'ambition 
ou l'ivresse des sens, et à peu près au méme degró que 
les nobles passions de la cité et de la famille. Malheureu- 
sement, ces dernières nous donnent à lire leurs bréviaires 



(1) Al destino. 
15 — Amari, II. 



— 226 — 

qui ne sont pas courts du tout. Voiei : il est six heures 
du matin. Dans une heure la bande d'ici à coté, que j'ai 
laissée il y a deux heures en plein sommeil, elle va se 
réveiller; ces visages frais, ces caresses, ces enfantillages 
charmants m'arracheront à mon bureau, je ne sais pendant 
combien de temps. Plus tard ce sera le Conseil de notre 
Soeiété géograpliique, qui devra envoyer du sécours à nos 
voyageurs de l'Afrique equatoriale ; ])lus tard encore une 
réunion préparatoire au Sénat : car demain nous aurons 
l'ouverture solennelle des Chambres et le commencement 
d'une expérience cliimique fort delicate : à savoir le mé- 
lange des éléments bien hétérogènes des dernières élections 
et des dernières nominations au Sénat 



CDXLIV. 
Michele Amari ad Ottone Hartwig 

[Roma, 12 febbraio 1877J. 

Ho preso da una settimana a questa parte a lavorare con 
un copista, al quale detto per tre ore la versione italiana 
della mia Biblioteca arabo-sicula ; e poi da me solo rivedo, 
correggo e fo ricerche e note. Io aveva scritta da me solo 
la versione delle prime 173 pagine del testo ; ora il lavoro 
è accelerato a 5 o 6 pagine al giorno : salvo i passi difficili 
di poesia o prosa rimata, i quali non solo convien capire 
lucidamente, ma anco renderli nella migliore e più italiana 
forma che per me si possa. Ho fatto quasi un terzo del- 
l'opera, e, se non mi manca la vita né la salute, potrò 
compierla in un anno, e poi correggere o rifare la mia Storia 
dei Musulmani di Sicilia, stralciando molte note e rife- 
rendomi alla Biblioteca. Se rimango per la via, mi sia te- 
stimonio della buona intenzione. Già tutti i tre volumi della 



- 227 - 

Storia sono pieni di postille, che correggono, o richiamano 
degli appunti su i quali fare le correzioni. 

Mi accorgo dalla sua lettera che non corse in Germania, 
sì come in Francia e in Italia, la notizia della mia morte. 
Trapassò in Palermo nell'andato gennaio il conte Amari, 
che si chiamava Michele come me ed era senatore del regno 
anch' egli , quasi mio coetaneo ed amico fin dalla prima 
gioventù, di Palermo anch'egli e di famiglia collaterale 
alla mia. Là dove io era conosciuto più di lui, passai per 
morto. Ed è la seconda volta ; perchè alcuni anni addietro 
lo stesso equivoco corse alla morte di Emerico Amari, 
fratello del Conte, autore di parecchi lavori economici e 
giuridici e stato professore in Palermo ed a Firenze. 

Le sarò gratissimo delle comunicazioni che mi farà in- 
torno Federigo II, del quale io ammiro l'ingegno, non i 
vizj, tra que' suoi proprj e quei del suo tempo. Ed Ella 
ha ragione a dir che i nostri giudizj sopra alcuni fatti 
storici non differiscono radicalmente. Ella ben dice che nel 
biasimo o nella lode si dee guardar sempre la ragione dei 
tempi. Ma siccome nei tempi d'ignoranza e di violenza non 
tutti i personaggi storici furono barbari allo stesso modo, 
cosi i più tristi non vanno risparmiati del tutto nel nostro 
giudizio : d'altronde l'umanità è una ; ed eccetto lo stato 
di selvatichezza e certe costumanze, di cui quasi l'uomo 
non si accorge, l'indole dell'individuo ragguaglia molte dif- 
ferenze d'incivilimento 

Per vero il ministero Depretis né è omogeneo né potrà 
vivere lungo tempo in armonia con la Camera, ch'esso ha 
tenuta al fonte battesimale e che é figlia d'ignoranza e 
d'inganno. Io pur non temo disgrazie nel periodo, che non 
credo abbia ad essere troppo lungo, dopo il quale ritornerà 
al potere, modificato, spero, e ravveduto, il partito più savio, 
'f:he mantenne l'Italia dal 1860 al 1876 



— 228 - 

CDXLV. 

Michele Amari ad Angelo De Gubernatis 

[Eoma, 5 marzo 1877], 

.... In una parola le dirò che questo mi pare go- 
verno di fazione. Non negherò i torti de' così detti Con- 
sorti', ma i Biparafori per lo meno ne hanno fatte in 
11 mesi quanto quegli altri in 15 anni. Faziose le ele- 
zioni; le proposte di leggi; le nomine de' senatori; l'am- 
ministrazione di tutti i Ministeri ad ogni giorno e ad ogni 
ora: che se il C.*** ha fatto resistenza alla corrente dei 
colleghi e de' loro numerosi fautori, ha dovuto pure, ed 
io so che se ne lamenta, subire la influenza e concedere 
un tanto per cento a fin di salvare il resto. Lo Stato è 
sagrificato agli individui ; l'avvenire al presente ; la mo- 
ralità pubblica, che non fioriva, si ammala or più che mai ; 
giorni tristi ci aspettano. E peggiori se il clero, come or 
ora intendo, dia ai fedeli il permesso di andare alle urne. 
Il partito liberale moderato avrà allora una fortissima ten- 
tazione di chiamare in aiuto questa parte sì pericolosa, che, 
a prima vista, si mostrerà italiana e amica del giusto e 
dell'onesto. E che ne avverrà poi ? Queste almeno sono le 
preoccupazioni di uno dei più rossi tra' consorti e de' più 
fieri nemici della superstizione ; uno che non ama l'aristo- 
crazia ne delira per la monarchia, ma crede che quest'ul- 
tima è e sarà, per un paio di generazioni almeno, la chiave 
della vòlta di questo nostro edifizio, mal cementato e troppa 
fresco 



— 229 — 

CDXLVI. 

Michele Amari ad Isidoro Del Lungo (1) 

[Eoma, 19 marzo 1877]. 

Chiarissimo Signore. Molto volentieri mi fo a darle i 
ragguagli ch'Ella desidera ; ed anche la ringrazio dell'aver- 
meli richiesti, perchè potranno forse giovarle ad un lavoro 
ch'Ella fa, come adesso ho cagione di supporre, su quel 
singolare componimento àéìYIntelligeìi^a. Trascrivo le note 
ch'io aveva gittate su la carta, non le parole ch'io dissi 
nel Circolo filologico, delle quali non ho serbato il tenore 
e che furon di certo più larghe in qualche parte, e qual- 
che altra non so se mi uscì di mente. 

Io voleva accennare alle molte reminiscenze orientali che 
presenta quel poema; ed anzitutto i nomi e le qualità 
delle gemme, che adornano la simbolica donna e che son 
tolti tutti da trattati orientali. Potrà riscontrarli nel Fior 
di pensieri del Teifasci, tradotto da Antonio Raineri, Fi- 
renze, 181S, in-4° ; e se alcuno non ne trovi, la prego di 
avvertirmene, perch'io lo cerchi nelle opere non tradotte 
e nelle note mie manoscritte. A buscarli neW Intelligenza 
non ho tempo ; bramando di risponderle subito. 

I nomi di strumenti musicali infilzati nella stanza 295, 
sono la pili parte orientali, ed alcuni entrati nella nostra 
lingua, altri no, ovvero dimenticati. Fra' primi mi occorre 
taniburo (tunbùr) liuto (al-'eùd), e cennamella, che io credo 



(1) Di questa lettera il Del Lungo fece uso, e pubblicò alcuni tratti 
nelcap. xv della sua opera Dino Compagni e la tua Cronica, voi. i, (1879) 
pag. 443-444, 464-467, 473-474 ; dove anche possono vedersi le sue osser- 
vazioni in merito aUa vessata questione del poemetto, da lui rivendi- 
cato fiorentino, e con tutta probabilità lavoro del Compagni. 



— 230 — 
risponda al persiano kemehgah, quantunque questa sia 
strumento a corde, e quella sia data da' nostri dizionarj 
come strumento da fiato. La figura della kemengah è data 
dal Lane, Modem Egyptians, chap. xviii. D'origine ara- 
bica mi sembra il caribo (gàrib), che significa palischermo, 
e forse la forma die nome allo strumento ; l' è di certo (se 
non greca, tolta in prestito dagli Arabi) il cannone (qanùn), 
vera spinetta, della quale il Lane dà la figura 1. e. ; e si- 
milmente la ribeba (rebàb) specie di viola, presso Lane 1. e. 

La stanza 11 poi parrebbe scritta da chi avesse vista 
la reggia di Palermo sotto Ruggiero o sotto i due Gu- 
glielmi, con la sua manifattura di palili di seta ricamati, 
che si addimandava tircu ; della quale ho detto nella mia 
Storia de' Musulmani. 

Quel « mastro in Romania » allude evidentemente agli 
artieri greci, donne sopratutto, presi dall'annata siciliana 
nei dominj bizantini il 1147; ai quali si è attribuita erro- 
neamente la manifattura di vestimenta reali di seta, detti 
anche pallii de liulla; mail tirdz v'era assai prima, come 
credo averlo provato nell'opera suddetta, e basta la data 
del 558 dell'egira (1133), ricamata, insieme col nome e con 
le lodi del re Ruggiero e con la data di Palermo, nel pallio 
detto di Nuremberg ; furto di Arrigo VI, che ora è serbato 
tra' cimelj del vecchio impero occidentale in Vienna, ed 
è stato pubblicato dall'ab. Boch nel magnifico volume Die 
kleinodien des heil. romischen Beiches, Vienna, 1864, pos- 
seduto dalla Nazionale di Firenze, ed io ne ho fatta men- 
zione nei Musulmani, m, 798. 

A proposito della seta Gaturìa, della quale 1' editore 
credette trovare l'origine annotando « seta di Catura, città 
dell'Arabia », mi sovviene aver detto queste parole: che il 
Trucchi sparando a caso ammazzò proprio la lepre. Il gran 
dizionario geografico di Jakùt, autore del nostro xiii secolo, 



— 231 — 

pubblicato in Germania, 1866-73, ci dà i nomi di Gatr 
luogo in Mesopotamia tra Waset e Bassora, e di Qatar *o 
Qitr (che si pronunzia l'uno e l'altro), villaggio del Bahrein 
sul Golfo Persico, dove si fabbricavano dei pallii rossi, detti 
quatari o qitri ed assai rinomati. 

Se la memoria non mi tradisce, è nominato alcuna volta 
il Saladino, e ciò proverebbe che il poema non fu scritto 
prima dello scorcio del xii secolo, perocché prima d'allora 
nessun Saìah-ad-din (salute della religione) si era illu- 
strato in guisa, da far passare quel titolo onorifico in Oc- 
cidente come significato di nome proprio ed eroico. Ma è 
da avvertire che dopo il gran conquistatore curdo del- 
l'Egitto e della Siria, molti altri principi della sua e di 
altre dinastie presero lo stesso titolo. 

Ecco ciò che ho trovato ne' miei centoni. Dal 1872 in 
qua non mi è venuto fatto di rileggere il poema ; e però 
temo mi siano usciti di mente non pochi altri particolari. 
Io penso sempre che l'autore non imitò i poeti arabi, non 
sapeva la lingua, non conoscea la civiltà dei Musulmani, 
se non che per quel che avea potuto vedere in Sicilia ; 
ma che i ricordi di quel lusso e di quello incivilimento 
esteriore, se cosi può dirsi ancorché sovente ricopra la de^ 
cadenza, gli erano pur familiari. La moda venia dal Cairo 
da Damasco, come oggi da Londra e da Parigi, e quanto 
prima da Berlino; ed un poeta che volea far figura non 
poteva ignorarla, e molto meno parere di ignorarla. 

Son pronto a darle, s'ella me ne comandi, qualche altro 
cenno di anticaglie da ferravecchio musulmano ; e colgo 
questa occasione per profferirmele dev.mo M. Amari. 

PS. La chitarra è anche usata in Egitto, ed ha lo stesso 
nome ; ma si trova nella Genesi^ e forse è di origine indo- 
europea; e gli stessi semiti della Palestina la tolsero in 
prestito dagli Arii. 



— 232 — 

Avverto che non son disposto a prestare giuramento di 
sorta su la etimologia di cennamella e di caribo. Volen- 
tieri renderò la fama di buon tiratore al Trucchi, se mi 
dimostrerà ch'egli lesse in qualche libro il nome di Catura 
anziché immaginarlo, il che d'altronde non sarebbe stato 
un grande sforzo. 



CDXLVII. 

Michele Amaki ad Ottone Hartwig 

[Eoma, 1° maggio 1877]. 

.... Mi pervenne al Senato il plico assicurato che 
contiene la sua dottissima dissertazione sopra Thomas 
Brown. La percorsi a salti, perchè, da un canto, io era in 
pensiero pel mio bambino ammalato di scarlattina, e dal- 
l'altro doveva preparare il mio discorso a favor della legge 
che tende a reprimere gli abusi dei preti. Mi affretto a 
dirle che il bambino ora è guarito, e che io ho partorito 
il discorso senza accidenti, ma non senza travaglio: pe- 
rocché 22 anni di segreteria in Palermo, e 18 di ricerche 
a Parigi mi atrofizzarono talmente la lingua, che per me 
il parlare in pubblico è un vero parto laborioso. . . . 

Che le pare di questa novella crociata del 1877 ? Sa- 
bato passato io ne feci un piccol cenno in Senato, a pro- 
posito della legge anzidetta. Per me se il papa Pio IX o 
il successore, dopo gli onori della prigionia aspiri a quelli 
dell'esilio volontario, l'aiuterei di tutto cuore : beninteso 
che vada via col baston di pellegrino e lo zaino su le spalle, 
a condizione che non vi nasconda la Biblioteca vaticana 
né gli Archivj. Ma pur troppo é difficile per la povera 
Italia la estirpazione di questo vecchio cancro, che le prende 



- 233 — 

tutto il seno e v' ha messa profonda radice da secoli. E 
poi quale altra nazione amerebbe a inocularselo? Neanco 
la Francia, dove pur ci sarebbe l'esempio d'Avignone, e la 
speranza che le reliquie di San Pietro (dimenticai di no- 
tare che io le concederei molto volentieri al pellegrino) 
l'aiutassero Non rimarrebbe che Ge- 
rusalemme l'isola di Rodi, nella quale gli zuavi ponti- 
ficj e gli svizzeri con le loro alabarde potrebbero far testa 
alla mezzaluna confinata in Asia. Forse avverrà, e lo vedrà 
il mio figliuolo 



CDXLYIII. 
Giuseppe De Leva (1) a Michele Amari 

[Padova, 28 maggio 1877 ?] 

nitistre Signore. Tornato da Venezia, dove ho letto il mio 
povero discorso sul Miniscalchi e mi sono trattenuto cinque giorni 
con permesso del Rettore per fare alcune ricerche in quell'Ar- 
chivio, trovo la graziosissima sua 24 corrente e i due volumi 
deirs* edizione del Vespro Siciliano. Quanta l'emozione del- 
l'animo mio, non potrò mai significarle a parole. Ricordo ancora, 

(1) Giuseppe De Leva, del quale lamentiamo la perdita recente, era 
nato a Zara ai 18 aprile 1821 e mori ai 29 novembre 1895 in Padova, 
ove aveva fatto i primi stadj e dove fa professore di storia, prima nei 
Liceo, poi nell'Università, fin dal 1851. L'opera sua principale, che è la 
Storia documentata di Carlo V, della quale, restando tuttavia interrotta, 
apparvero a luce cinque volumi, ottenne meritamente il premio reale 
dall'Accademia dei Lincei nel 1884. Molte altre monografie sue, tutte 
pregevoli, di argomento storico o letterario, fra le quali assai notevoli 
quelle su alcuni eretici italiani del secolo xvi e un saggio Sul rituuci- 
mento intellettuale d^ Italia nei primi secoli del medio evo, sono ricordate 
nella (Jommemorazione di lui inserita neUa Rivista Storica Italiana, di, 
601. D'indole mite, di modi cortesi, fu amato da quanti lo avvicina- 
rono, e lascia numerosi alunni, che da lui ebbero avviamento agli 
studi e consigli e conforti patemi. Vedi l'affettuosa Commemorazione 
fatta di lui neU' Università di Padova dal suo successore ed alanno 
professore L. A. Ferrai (Padova, Bandi, 1896). 



— 234 — 

ne mi si cancellerà mai dalla memoria, il giorno dell'agosto 1856, 
in cui Le venni davanti a Parigi, proprio in quella cameretta di 
quinto piano, ch'Ella descrive nei Bicordi sul Miniscalchi. Le 
venni davanti con quel battito stesso di cuore, che mi fa quasi 
muto per riverente affetto ogni volta che mi avvicino all'autore 
dell'opera, che fu una delle prime e più care mie letture, e certo 
quella che meglio d'ogni altra m'innamorò degli studj di storia, 
ed anche dell'Italia. Chi mi avrebbe detto allora che l'avrei poi 
in dono dall'autore medesimo ? Oh se potessi avere la coscienza 
di non esserne al tutto immeritevole ! Grazie, grazie, mio venerando 
maestro 



CDXLIX. 
Michele Amari ad Ottone Hartwig 

[Firenze, 18 luglio 1877]. 

.... Posso dirle che la pubblica sicurezza è ristabilita 
per ora nella Sicilia occidentale. Si è gittate un velo su 
la statua della libertà civile e si è riusciti all'intento. Ora 
si tratta di ordinare una polizia efficace, al tempo stesso, 
e armata di mezzi ordinarj e legali 

Non voglio lasciare senza risposta il capitolo della sua 
lettera che tocca le ultime elezioni municipali. In generale 
parmi ingiusta l'accusa che i moderati siansi accostati in 
queste elezioni ai clericali. Forse ciò è accaduto in qualche 
luogo, come in altro si è visto unire i clericali ai repub- 
blicani, ed anche ai socialisti ; l'è fenomeno normale che i 
partiti deboli si uniscano contro il più forte in un dato 
caso, e però non è da tenerne conto nel nostro concetto 
su i movimenti dell'opinione pubblica in Italia. Non nego 
io già che il cattolicismo abbia acquistata forza in Italia 
dal 1860 a questa parte, né ho bisogno di dirle quanto 



- 235 - 

me ne rincresca ; ma se non erro, in Italia è da fare una 
distinzione profondane! partito, che comunemente si chiamar 
clericale, ed io il primo lo chiamo così e l'odio per tale. 
La distinzione è questa, che molti compiangono il Papa, 
i frati, l'indirizzo del potere civile, ecc., ecc., ma pochis- 
simi bramerebbero di ritornare alle condizioni anteriori al 
1860, e di vivere sotto l'impero del sillabo. Perciò io ab- 
borrisco da quella fazione molto più ch'io non la tema. 
Grli stessi toscani, o piuttosto i fiorentini, che biascicano 
il paternostro, tra per quel vecchio sangue guelfo, e per 
la perdita della capitale, gli stessi fiorentini, io dico, cospi- 
rano contro tale o tal altro Ministero; ma non tradirebbero 
l'Italia. 

Nelle elezioni municipali, poi, oltre la tendenza politica,, 
opera sovente quella che dovrebbe essere la sola, cioè la 
buona amministrazione del Comune. Ora, in questa i pro- 
gressisti hanno fatta qua e là pessima prova, ond' è natu- 
rale che passi insieme coi moderati qualche clericale. Vera 
è, che nelle elezioni di Eoma i liberali vinsero, nonostante 
che il successore di san Pietro abbia mandati alle urne 
tutti i suoi seguaci. Lo stesso è avvenuto in molte altre 
città, anzi nella maggior parte ; e la vittoria assoluta della 
parte liberale — moderati e progressisti insieme — ho io 
lasciata imminente in Palermo : in Palermo eh' Ella non 
riconoscerebbe più, e ch'io ho trovata molto migliore dopo 
due anni che la vidi l'ultima volta, migliorata all'aspetto 
di città industre, agiata, tranquilla 



— 236 - 

CDL. 

Michele Amari ad Ottone Hartwig 

[Roma, 22 febbraio 1878]. 

T~. . . . In vero i componenti la Società, colta e savia 
gente la più parte, e basti nominare il presidente marchese 
Torrearsa, mio amicissimo, erano rimasti molto dispiacenti 
della supposta sentenza « che i Siciliani fossero tutti bri- 
ganti ». Il torto di que' signori è che non dovevano mai 
credere che così fatte parole fossero uscite dalla penna 

dell'Hartwig Pervenuto in paese il testo del- 

V Annuario Prussiano, che si sta stampando tradotto, l'ira 
si era molto calmata. La quale d'altronde si spiega, con la 
doppia noia di soffrire le rapine e i ricatti, e di sentirseli 
rimproverare. Non ho bisogno di aggiungere che io non 
partecipo di questa falsa vergogna. Non si guarisce un 

male, se non si ha il coraggio di scoprirlo del tutto 

Abbiamo un Leone XIII. Io spero che continui la via 
di Pio IX, senza imitarne tutte le commedie : prigionia, 
pagliericcio, lamentazioni in francese e scipiti epigrammi. 
Perchè la così detta conciliazione è impossibile ; e se noi 
fosse mi spaventerebbe ; ed una guerra aperta, che pur 
sarebbe di mio gusto per l'indole mia e per le mie con- 
vinzioni filosofiche, disunirebbe il partito liberale italiano. 
Lo sperimento de' 19 anni, e sopratutto quello degli ul- 
timi 9, è riuscito così bene, che il paese in generale non 
vede motivo sufiìciente a cacciarsi in mezzo ai lamenti, 
alle grida ed alla guerra di parole. Poi, tutto il tempo che 
corre, è a favor nostro ; perchè intanto le scienze naturali 
€ la critica storica proseguono iraperturbate il loro cam- 
mino ; il che non torna certamente a favore de' clericali 
ne del Papa 



- 237 - 

CDLL 
Michele Amari ad Ernesto Kenan 

[Eoma, 26 febbraio 1878]. 

3fon cher ami. Vos Mélanges sont arrivés fort à propos 
pour me faire citer une nouvelle édition de l'article sur 
\QsPrairies dJOr, que je venais de relire dans le Débats. 
J'avais fait un artiele pour la Nouvelle Antologie au sujet 
de ce livre curieux, et j'avais bien gardé de me mettre sur 
le terrain choisi par yous. Heureusement Macoudi a tant 
de faces différentes. Merci bien pour votre cadeau, mon 
cher ami. Lu une deuxième fois, vous étes toujours nouveau. 

Maintenant nous nous préparons au Congrès, dans l'espoir 
que la fière Albion s'apaise enfin et que la Russie se con- 
tente de ne pas stravincere. Le nouveau regne promet 
quelque faveur aux sciences et aux lettres, non obstant 
la sage economie qui va succeder dans la Cour aux dé- 
penses par trop orientales de Victor Emmanuel. Après les 
condoléances du Parlement, j'ai vu d'autres fois le roi 
Humbert ; d'abord avec les Lincei et ensuite avec le Con- 
seil d'instruction publique. La première fois il me demanda 
particulièrement : « Allons-nous faire ce Congrès ?» Il m'en 
tint propos aussi la seconde fois; Tune et l'autre il ma- 
nifesta des idées fort bienveillantes et fort précises au sujet 
des hautes études; et la reine Marguerite, qui est fort 
instruite , se inontra assez au courant de nos élucubra- 
tions orientales. Le Roi enfin va donner de sa liste civile 
des prix annuels, qui seront décernés par l'Académie des 
Lincei. 

Vous savez que le prince Humbert avait accepté, l'été 



— 238 — 
-dernier, le titre de protecteur de notre Congrès, cornine il 
l'avait fait quelques années auparavaut pour le Congrès 
International de l'Archeologie préhistorique. Aussi, d'accord 
avec le ministre, je le priai de designer le jour de l'ouver- 
ture au mois de septembre ; il le laissa à notre choix, et 
Dous prìmes le 12. Tout ceci s'est passe jusqu'à la se- 
maine dernière. 

Voilà hier une lettre de M/ Bréal, par laquelle l'on nous 
propose, d'accord avec vous, de remettre l'ouverture au 
mois d'octobre, à cause de l'Exposition de Paris. Le motif 
est très sérieux ; mais comment changer l'epoque déjà fìxée 
d'après les ordres du Eoi et acceptée par lui ? Cast ce que 
je vais répondre de suite à M.' Bréal. J'espère que nos 
amis de l'Académie s'arrangeront à venir ; car il serait d'un 
grand intérét que le jeune Eoi se mettant personnellement 
en rapport avec des hommes aussi éminents dans la science, 
fùt encouragé à perseverar dans le chemin qu'il a pris par 
une benne inspirati on. 

L'on vient de faire à Eome la répétition generale de la 
« Libera Chiesa in libero Stato » ; je veux dire du premier 
acte de ce nouveau drame : le Conclave. Mancini m'a dit 
■que le cardinal Pecci, camerlengo, l'avait remercié des 
dispositions prises pour le Conclave. Nous allons voir ce 
qu'il fera aujourd'hui, que, sorti de sa chry salide, il s'appelle 
Leon. Jusqu'à présent l'on ne raconte que des anecdotes 
familières à la Sixte V, qui mettent de mauvaise humeur 
les valets de Pie IX : mais il n'y a pas à en tirer aucun 
augure. Peut-étre un « modus vivendi » plus tranquille, 
■du moins sans épigrammes ni jerémiades, va s'établir par 
la force des choses; et cela serait le mieux 



- 239 - 

GOLII. 
Ernesto Renan a Michele Amari 



[Paris, 28 février 1878J. 



Ce que vous me dites des excellentes dispositions du Roi me 
remplit de joie. Les conversations que j'avais eu l'honneur d'avoir 
avec le prince Humbert, à Palerme surtout, m'avaient déjà 
inspiré la plus grande estime pour son jugement et l'élévation 
de ses sentiments. Je ne doute pas qu'il ne continue dignement 
l'oeuvre entreprise par le Roi son pere pour l'unite de l'Italie et 
le bien de la civilisation. 

Quant au Pape, je ne sais que croire. Avancer, reculer, rester 
en place lui sont également impossibles. Les folies du catholi- 
cisme moderne ont fait de la papauté une impossibilité, une 
utopie, qui ne peut avoir de lien nulle part. J'ai peine à croire 
qu'ils reculent, et d'autre part une conduite identiquement sem- 
blable à celle de Pie IX ne saurait plus, ce me semble, etre 
acceptée par le royaume d'Italie. Pour mei, j'ai toujours cru que 
la papauté et le royaume d'Italie sont choses inconciliables, que 
l'une de ces forces tuera l'autre. Or, à mes yeux, le résultat de 
la lutte n' est pas douteux. Le royaume tuera la papauté, et, 
comme la papauté est selon moi une très mauvaise chose, c'est 
là une des raisons entre beaucoup d'autres pour lesquelles j'aime 
le royaume. À une date impossible à fixer, la papauté quittera 
Rome et l'Italie. Au nom du ciel, ne courez pas après elle. Ce 
jour-là sera 'celui qui mettra le sceau définitif à votre liberté. 
Chez vous, la papauté sera toujours un trouble. Sostile, elle est 
dans votre sein comme un corps étranger. Réconciliée ! . . . Dieu 
nous en préserve. Ce serait à nos dépens, et pour la plus grande 
joie du P. Curci, que se ferait la réconciliation. Songez au danger 
que courrait le parti liberal, le jour où le Pape se mettrait à la 
tete d'un parti catholique, qui péserait sur les élections ! 

Détachée de Rome, sans asile fixe nulle part, force d'essayer 
tour à tour Malte, l'Espagne, l'Angleterre, Monaco, la papauté 



— 240 — 

deviendraìt un simple ferment de fanatisme nomade. Votre gou- 
vernement en gagnant quelques cardìnaux pourrait faire un an- 
tipape. Ainsi divisée, la papauté serait perdue, et le danger qui 
résulte de l'unite du catholicisme serait écarté 



CDLIII. 

Michele Amaei a Tulio Massarani 

[Eoma, 27' novembre 1878]. 

Carissimo collega ed amico. Non so nascondervi che mi 
duole assai non avervi avuto a fianco in questi giorni e 
non poter sperare di vedervi di corto, se ben interpreto la 
vostra lettera del 21. 

Del resto vi debbo dir che non ho sentito nessuno che 
vi biasimasse per l'assenza. D'un par vostro si sa bene, che 
se mancate in congiunture tanto solenni, è che non potete. 

Vi ringrazio di cuore per me e per la Luisa dell'affetto 
con che domandate della nostra famiglia. Stiamo tutti be- 
none. Ma io ho passata una brutta state travagliato da un 
malore all'occhio sinistro, malore esterno e punto perico- 
loso ma molestissimo, il quale mi ha impedito di lavorar 
molto. Adesso non ci si pensa più. 

Ma la interruzione dei miei lavori è ricominciata da 
un'altra banda. L'uffizio di vice-presidente mi obbligò ad 
andare a Napoli la settimana scorsa, ecc., ecc., fino a ier 
l'altro. Che malattia sociale in questa età e che laidi pro- 
gressi ha fatti in Italia da due anni in qua ! Gli equivoci 
non giovano mai, e pur troppo n' è corsi nel partito che 
modestamente s'intitola progressista. Speriamo non sia 
troppo tardo il ravvedimento del paese e che in ogni modo 
non si corra all'estremo opposto, e per esorcizzare il de- 
monio internazionale, non si chiami il prete con la stola 
e l'acqua benedetta 



— 241 - 

CDLIV. 
Ernesto Renan a Michele Amari 

[Paris, 5 décembre 1878]. 

! Mon cher ami. J'ai xe(;\\ la photographie. Ayez la bonté 
d'adresser raes meilleurs remerciments à M/ Lanciani. Je crois 
qu'il est tout-à-fait désirable que le public savant voie de ses 
yeiix ce curieux monument. C'est dans \g^ Lincei que cette-pu- 
iblication serait, je crois, le mieux à sa place. Un Memoire il 
me serait difficile de le faire, n'étant pas épigraphiste latin de 
)rofession. Le seul point sur lequel j'aurais à m'exprimer est la 
lecture inter nos, sur laquelle j'ai moins de doute que jamais et 
dont le mérite vous appartient. Les Lincei admettent-ils de sim- 
}les notes d'une page ou deax ? Cela me suffirait, le Mémoire 
qui a paru dans le Bollettino d'archeologia comunale^ me dis- 
pensant d'entrer dans une foule de détails. Je communiquerai à 
l'Académie la belle photographie de M.' Lanciani ; mais cela ne 
dispenserà pas d'une publication, qui, je crois, devrait se faire à 
Kome. Je pourrais vous adresser une communication sous fonile 
de lettre, ou l'adresser aux Lincei, comme vous voudrez. 

Gomme j'aime beaucoup l'Italie, et pour elle-méme et pour les 
jervices de premier ordre qu'elle rend à l'esprit humain, je suis 
iésolé de ce qui se passe en ce moment. La république, qui est 
maintenant le salut de la France, serait la perte de l'Italie et 
la fin de cette unite qu'elle a si justement voulue. L'armée et 
la Maison de Savoie, voilà la condition de votre unite. Votre 
urmée est excellente, et tiendra. Je suis persuade, d'un autre coté, 
uè vous aurez assez de sens politique et de modération pour ne 
tomber en réaction. L'AUemagne, à mon avis, commet en ce 
moment une faute des plus graves. Les attentats contre les sou- 
rerains sont des maladies épidémiques qui sont dans l'air à cer- 
ains moments : cela est insaisissable ; on ne tue pas les mouches 
\ coups de canon. Quant au socialisme, c'est le fait d'une mino- 
•ité imperceptible, dont il faut reprimer les attentats quand ils 
!e produisent, mais dont le véritable remède est la liberté. Combieo 

16 — Am.\bi, II. 



Il 



— 242 — 

noas en avons été malades en 1848 ! Eh bien ! ce raaJ a chez 
nous à peu près disparu. Nous avons d'autres misères, mais pas 
celle-là ; gràce à des lois équitables sur les associations et à un 
véritable revirement dans les idées des ouvriers, qui ne veulent 
plus procéder que par la liberté et l'association individuelle. At- 
tendre et durer, voilà l'essentiel. Je suis persuade que vous y 
réussirez et que vous donnerez une le9on à l'Allemagne, à l'Espa- 
gne, qui s'affolent parce qu'il s'est trouvé chez elles un ou deux 
misérables insensés. 

Nos meilleures amitiés à madame Amari. Croyez à notre vive 
affection. E. Eenan. 



CDLV. 

Michele Amari ad Ottone Hartwig 

[Eoma, 21 dicembre 1878]. 

.... I miei giorni di lavoro sono stati scorciati dal- 
l'attentato di Napoli. Come vice-presidente del Senato , 
io dovetti trovarmi a Napoli il giorno appresso, ed ebbi il 
piacere di vedere quel valoroso giovane non solamente 
sereno, ma ammirevole di contegno : la stessa Eegina avea 
sentita la scossa di certo, e ne mostrava i vestigj nel por- 
tamento e sopratutto nel parlare concitato, ma nel fatto 
avea dato prova anch'essa del coraggio della sua schiatta. 
L'opinione pubblica poi si palesò in tal guisa, da dare 
nuova guarentigia alle istituzioni costituzionali e da trarre 
giù un Ministero presieduto da quel medesimo patriotta, 
che avea difeso il Re col proprio sangue. Finalmente la 
Camera, non ostante la sua pessima composizione, ha dato 
un verdetto simile sul sistema di tolleranza, ohe avea fatto 
rimbaldanzire gli internazionalisti, i socialisti di ogni sfu- 
matura di colore, pochi d'altronde in Italia, ed i repub- 
blicani. 



— 243 — 

Con ciò le dico asseverantemente che a nessuno, inco- 
minciando da Umberto e terminando al più oscuro impie- 
gato , è venuto né verrà in mente di imitare il Bismarck 
nella reazione. D male appo noi non è a gran pezza da 
paragonarsi a quello che travaglia la Germania. .... 



CDLVI. 
Michele Amari ad Ottone Hartwig 

[Boma, 3 gennaio 1879]. 

Egregio Signore ed amico. Ella ha ragione, il dott. Paoli 
non ha ben colto il nostro disparere ; ed aggiungo ch'egli 
s'appone assai male quando crede ch'io sostenessi quella 
opinione per amor di patria. Io me ne son guardato sem- 
pre ; e se alcuna volta non sono riuscito, affermo eh' è 
stato contro mia volontà. Mi sembra quasi empietà alterare, 
foss'anco di un pelo, la verità scientifica per amor di che 
che sia al mondo 



CDLVII. 

Michele Amari ad Ottone Hartwig 

[Roma, 5 marzo 1879]. 

.... Non si aspetti che io le dica bene del terzo mi- 
nistero Depretis Del resto speriamo 

non voglia pria di morire, il Ministero né la Camera, buttar 
giù la finanza con l'abolizione del macinato, ossia con aprire 
la breccia d'una quarantina di milioni nel nostro bilancio, 
che si regge a mala pena, e dovrebbe provvedere al ritomo 
della circolazione metallica. Per fortuna la monarchia è 



— 244 — 

rispettata nel paese. Umberto, s'egli non ha l'esperienza e 
la sagacità del padre, lo vince per la economia, la con- 
dotta morale e l'applicazione agli affari. La Regina poi è 
una vera benedizione pel nostro paese : amabile, bella, eulta 
oltre ogni credere, amata da tutti 



CDLVni. 

Michele Amari ad Ernesto Renan 

[Rome, 23 avril 1879]. 

. . . . Leon XIII essaie de nigir, mais il est fort 
enroué. Nous avons eu dimanche dernier le spectacle des 
affiches : Viva Maria Vergine bestemmiata dagli empii, 
qu'on avait imprimé en caractères cubitales et affiché aux 
portes de toutes les églises de Rome. Grande foule aux 

églises, et voilà tout, malgré la provocation flagrante 

Notre Saint Pére va guérir les maux du xix siècle par 
une injection intercutanee de la philosophie de saint Thomas 
d'Aquin. C'est aussi comique que le Sylldbus de Pie IX. 
Espérons que les amourettes d'une partie de notre gauche 
avec une partie du clergé, n'améneront aucune faiblesse 
dans la direction de l'enseignement ; et que M.' Perez ne 
commette la sottise qu'on lui attribue dans les journaux : 
autoriser les éléves des Séminaires aux examens de licence 
liceale sans aucune année d'études la'iques préalables. La 
liberté d'enseignement est belle et benne, mais il faut en- 
traver autant que possible la liberté de l'empoisonnement. 



— 245 — 

CDLIX. 
Michele Amari ad Ottone Hartwig 

[Koma, 5 maggio 1879J. 

.... Lavorando più fitto del solito per la stampa della 
mia versione della Biblioteca araho-sicula, la quale cam- 
mina abbastanza presto, io sento il bisogno di correre in 
campagna al sole e alla pioggia e mi farò accompagnare dal 
bimbo per farlo esercitare, e coltivare il gusto ch'egli ha 
per la caccia. A questo forse io debbo la mia salute ferrea, 
a dispetto del tavolo da scrivere e dei libri; ed oltre la 
salute, quel divertimento mi sembra ottimo nell'educazione 
morale. A me ha fatto comodo sapermi servir delle armi 
all'uopo ed avvezzarmi a tutti i pericoli della campa- 
gna 

CDLX. 

Michele Amari ad Antonino Salinas 

[Eoma, 15 maggio 1879]. 

Se mai avverrà che esca alla luce la 2' classe 

delle Epigrafi, del che dubito forte, le manderò, come ho 
promesso, le impronte tutte che posseggo, compresa la 
prima della Ctiba, che vorrei non si perdesse. Frutto d'una 
pazzia, 0, come si voglia chiamare, il rischiare una caduta 
da quell'altezza camminando su le travi, mentre la milizia 
cittadina, comandata dal patriotta Mortillaro e incoraggiata 
dalla marcia del Filangeri, volea fare in pezzi que' rivolu- 
zionarj che aveano turbata la pace pubblica. Ma entro una 
settimana scampai questi due generi di morte, e la terza 



— 246 — 
allo scoglio de' Porcelli. Rimanghiamo Torrearsa ed io del 
naufragio, e i poveri Scordìa e Stabile se ne sono iti. Ma 
tutti e quattro la facemmo bella ! Non solo andar via, ma 
anche portarsi nelle valigie i tesori della Sicilia ! 



CDLXI. 
Michele Amari ad Ottone Hartwig 

[Eoma, 7 luglio 1879], 

.... Sarei pronto, almeno nel malumore che ho in 
questo momento, a fare un baratto del suo tiranno co' miei 
arruffoni ; dico della Camera dei deputati e degli idoli che 
essa ha creati, e ne spezza uno ogni sei mesi per poi rin- 
collarlo e metterlo di nuovo sugli altari. La crisi ministe- 
riale non è finita per anco, e non veggo come e quando 
possa finire. Hanno perduto anco il pudore, poiché dicono 
in pien Parlamento che il tale o tal altro provvedimento 
è necessario « al partito », come se si trattasse di questo, 
e non dell'Italia! .... 

CDLXII. 
Michele Amari a Giovanni Arrivabene 

[Roma, 21 febbraio 1880]. 

Caro collega ed amico. Grazie del vostro affettuoso bi- 
glietto. A me premea poco o nulla il titolo che mi hanno 
tolto (1); ma deploro a chi l'han dato, perchè questo è 
segno del tempo. Il barometro cala furiosamente 



(1) La vice-presidenza del Senato, alla quale, invece dell'Amari, fu 
eletto il Caccia, avendo l'Amari votato contro l'abolizione del maci- 
nato. Anche il senatore Saracco, che aveva dato égual voto, non fa 
rieletto allo stesso ufficio dal Depretis. 



- 247 — 

CDLXIII. 
Michele Amari ad Antonino Salinas 

[Boma, 28 novembre 1880]. 

Per altro Ella ha fatto come il Depretis. Vedendo 

che l'edifizio del Ministero è assalito da varie parti, egli gitta 
tra' piedi degli assedianti i triboli della circolazione me- 
tallica. E così il signor Professore mi manda gli opuscoli 
che ho letti ed ammirati e mi tura la bocca col programma 
di un viaggio storiografico per la scoperta della Sicilia; 
cioè di una impresa che ho rimorso di non aver potuto 
far mai; rimorso poco men pungente di quello che sento 
perchè non andai a tempo a Genova nel maggio 1860, per 
partire con Garibaldi. Senza l'ipocrisia della modestia, io 
sarei stato assai meno preparato di Lei : gittato a 14 anni 
a fare il travet, sapendo male il latino, e punto il greco ; 
ritornato su la via degli studj per un amore infelice; af- 
fetto di un zelo donchisciottesco a lavorare otto ore al giorno 
al fu Ministero della halqa (1); cacciatore, schermidore e 
lontano dalla castità, ch'è necessaria agK studiosi. Capisco 
ìunque che il mio stesso desiderio trascini Lei, sì ben pre- 
parata per gli studj e per una vita senza quelle tempeste 
li passioni politiche ed erotiche nelle quali io consumai 
^a gioventù. Vada dunque innanzi 

Dal mio canto non trovo modo di prendere un'infred- 
latura uè un dolor di capo. E pure non son più quello 
;he partì di Palermo nel mese di novembre 1842, e nem- 
neno quell'altro ch'Ella vi conobbe nel 1860 ! Addio. Suo 
aff.mo M. Amari. 

(1) Halqa è il nome del quartiere di Palermo, ove trovavasi il Mi- 
nistero di Sicilia, in che, ne' suoi giovani anni, era impiegato l'A- 
mari. 



- 248 - 

CDLXIV. 
Michele Amari ad Ottone Hartwig 

[Eoma, 30 novembre 1880]. 

.... Questi signori progressisti consentono alla mo- 
narchia il « placido tramonto », e noi non lo permetteremo 
ne placido né tempestoso 

CDLXV. 

Michele Amari a Tulio Massarani 

[Eoma, 23 dicembre 1880]. 

Carissimo amico. Ogni anno ormai mi gittate in casa 
il tizzone della rivolta ! Ieri allo arrivo del trionfale vostro 
panattone si levarono, prima delle grida di gioia, certi 
stridi di aquila quando si gittano su la preda ; la signo- 
rina ridivenne bambina di sei anni ; Michele messe da canto 
il latino e cominciò a dispensare pugni d'allegrezza alle 
sorelle, le quali a lor volta vollero provare che sono nate 
nel secolo della uguaglianza (spero non sia l'emancipa- 
zione) della donna. In somma fu un subbuglio, un diavo- 
leto, una ebbrezza quasi feroce. Tutta colpa vostra, ed 
io ve ne debbo ringraziare per giunta. 

Senza celia, buon Capo d'anno, mio carissimo (1). Ye lo 
auguro a nome mio, della Luisa e di quei tre diavoli, i 



(1) li senatore Tulio Massarani, del quale è superfluo qui ricordare 
i meriti come scrittore e artista ed uomo politico, fu negli ultimi 
anni della vita del nostro Amari uno degli amici suoi più caramente 
diletti ed aiFettuosi. 



— 249 — 

quali, a poco a poco, son passati dalla gioia ferina alla 
gratitudine, dopo aver visto bensì lo splendido ammanto e 
assaporato il prodotto ambrosiano. 

Ed ora a rivederci ad anno nuovo e forse in primavera, 
quando la Camera avrà preparati i suoi piatti della legge 
elettorale e della ristorazione di Sua Maestà l'oro. 

Ma non resteremo intanto in reciproco silenzio ; non è 
vero? Addio. Amari vostro. 



CDLXVI. 
Michele Amaki ad Antonino Salinas 

[Roma, 8 1881]. 

Caro Professore. « Ora che il vento, come fa, si tace ^, 
in Palermo, s'intende, riscontro la sua del 28 dicembre, 
scritta nell'ansia de' preparativi. In somma è riuscita be- 
nino l'accoglienza : qui tutti lodano la Sicilia e la città 
delle grandi eccetera. Io poi ci trovo il marchio storico 
delle rivoluzioni palermitane sì frequenti, che se ne può 
fare argomento di studio comparativo e quasi di statistica. 
Perchè 1' è stata una rivoluzione senza schioppettate, un 
colossale dispetto a Raffaele e comp., ed anche a tutti i 
governi passati, presenti e futuri del « Bel paese ». Noi 
siciliani, e in capite palermitani, siamo proprio quel che 
si dice originali. Spero che la natura ci aiuti a capir la 
goffaggine di dimostrazioni per l'anniversario del Vespro. 
Se nvrò, come credo probabile perchè mi sento benissimo 
al solito, verrò nel solo caso che gli Sceìklii palermitani si 
contentino di una commemorazione accademica. La ma- 
schera de' francesi d'allora or non la porta nessuno. Coi 
francesi odierni la Sicilia non ha altra relazione che quella 
comune a tutti gl'italiani; relazione molto delicata, la 



— 250 — 
quale richiede in noi un contegno serio, cortese, scevro 
di provocazioni al par che di espansioni. Personalmente 
io son gratissimo a questa nazione, nella quale ho parec- 
chi amici che amo, senza contare la Luisa eh' è degna di 
adorazione 



CDLXVII. 

Michele Amaei ad Ernesto Renan 

[Eome, 8 avril 1881]. 

Mon cher ami. Il y a bien longtemps que je ne vous 
écris; je sens aujourd'hui le besoin de vous adresser 
quelques mots, au moment où des petites ambitions et des 
intéréts personnels, contraires aux grands intéréts de la 
Franee comme de l'Italie, tachent de part et d'autre, comme 
je le pense, d'amener des désagréments entre les deux pays 
au sujet de Tunis. Vous avez vu dans les journaux que 
le ministèro Cairoli est tombe hier dans cette occasion. Je 
vous engagé à lire les paroles prononcées hier à la Chambre 
par tous les amis, ainsi que les ennemis du Ministèro, 
surtout celles de M.'" Sella, interprete du véritable senti- 
raent de la nation. Ditez-moi, mon cher ami, si chez vous 
l'opinion publique, non pas celle du militaire, ni de la de- 
magogie, ni du chau vinismo incipient, mais l'opinion des 
patriotes sages et clairvojants, ne fait écho à ces paroles ; 
car, quant à vous, je ne vous le domande pas, je le sais. Ce 
sera une grande consolation de ma part si cette affaire 
sera discutée sans aigreur dans les deux pays 



— 251 — 

CDLXVUL 

Michele Amari ad Ernesto Kenan 

[Some, 15 avril 1881]. 

3Ion cher ami. Le chagrin que vous me témoignez à 
propos de cette déplorable mésintelligence de Tunis proa- 
verait bien, s'il en était besoin, votre araitié poiir mon 
pays et pour moi-méme. Maintenant il faut chercher à 
atténuer l'effet qu'a produit en France ainsi qu'en Italie 
le soupQon réciproque: nos voisins veulent s'einparer de 
la Tunisie par fas et nefas. 

Vous savez que je déteste le nefas, d'abord parce que 
c'est ignoble et puis parce que c'est puéril. Eh bien , je 
crois qu'il y a beaucoup d'exagération dans les intrigues 
dont vous faites le récit par votre lettre du 11. Nous 
n'avons été ni l'un ni l'autre à Tunis ; raoins encore dans 
les cabinets de M."" Roustan et de M."" Macciò ; aussi nous 
pouvons mettre en doute réciproqueuient les détails que 
nous avons lu dans les journaux, ou entendu par des 
personnes soi-disant bien informées. Je vlens d'apostropher 
un monsieur, qui n'est pas Cairoli mais doit en savoir plus 
que lui, sur les rapporta avec le Mostakel, et surtout au 
sujet des armes fournies aux Krumirs. On me 1' a dénié 
formellement. Je ne suis prophète ni fils de prophète, di- 
sait Pie IX au mois de sept^mbre 1870, et je le répète en 
ajoutant que, malgré cela, je pense que le monsieur auquel 
je fais allusion ne cache pas la vérité! Il faut etra sot 
pour se senrir de moyens aussi grossiers. Que des agents 
inférieurs, ou plutOt des soi-disant agents, aient seme la 
discorde, je le soupgonne certainement. Que nos ministres 
depuis 1876 aient été des guastamestieri, admis sans doute. 



— 252 — 
Mais l'action réelle du gouvernement italien auprès des 
gouvernements étrangers, en commengant par celai de Tunis, 
n'a eu d'autre but que de procurer l'égalité des traite- 
ments à notre commerce, la méme égalité, à peu près, 
qu'il joiiit en France ou en Angleterre. Les marchands ne 
sont pas satisfaits de cela: inde irae. Dans mon opinion 
je n'aurais pas subventionné Rabattino ; c'est ane des 
faates de Depretis et de Cairoli, qai ne savaient pas re- 
sister aax capidités et aax arabitions da parti de gaache 
et qui n'ont jamais été des diplomates. 

La crise ministérielle, qai dare encore, a eu pour occa- 
sion, non pas poar cause, votre occupation, c'est ainsi 
qu'on la représentait, de Tunis. Aussi le nouveau Mini- 
stèro, quel qu'il soit, ne soufflera pas sur le feu ; je crains 
seulemeut que l'actuel reste à sa place ou qu'il cède les 
portefeuilles à un autre aussi incapable que lui-méme 

CDLXIX. 

Michele Amari ad Emesto Renan 

[Rome, 28 juin 1881]. 

Je ne vous domande pas quelle impression vous 

avez recu des dernières scènes de Marseille. Souvent je me 
domande si ce n'est pas une illusion ce pretenda progrès de 
rhumanité, meme dans les degrés minimes dans lesquels on 
pourrait l'imaginer avec beaucoup de benne volente. Cotte 
fameuse ligne spirale ne serait-elle qu'un corde? Les 
gouvernements, de méme que les populaces, agissent préci- 
sement comrae à l'epoque des Pharaons ou des Xersés; 
l'esprit humain après avoir écarté un peu le bandeau qui 
lui couvrait les yeux, a peur de voir clair et il s'empresse 
de le rompi acer par un voile à la dernière mode ; de la 
fabrique, par exemple, de M/ De Laveleye. 



- 253 — 

Heureusement la science marche toujours ; si la faiblesse 
de la chair l'arrète un moment, elle fait un petit détour 
et reprend son chemin 



CDLXX. 

Michele Amari ad Ottone Hartwig 

[Firenze, 23 luglio 1881]. 

. . . Nelle notizie che ne dettero i giornali Ella avrà 
notato senza dubbio che sorge nel Senato un'altra qui- 
stione più seria, tra i promotori della quale io mi confessa 
apertamente. H Senato nominato dal re, ossia da' ministri, 
non regge all'urto delle fazioni che signoreggiano nell'altra 
Camera. Poiché in Italia esso non può avere la robusta 
radice della Camera dei Pari, convien dargliene un'altra 
che somigli all'elezione, tanto più nel nuovo ordine nel 
quale i deputati vengon su da un suffragio molto esteso. 
Senza ciò correrebbe pericolo la stessa monarchia, e con 
essa l'unità ; pericolo, voglio dire, di una subita tempesta, 
che non verrebbe mai dalle viscere del paese, ma baste- 
rebbe a sconvolgerlo temporaneamente. E poi, l'incognita 
del futuro! 

Per tornare al suo Sicilien in Fnìhjahr 1881, le dico 
che riconosco la giustezza delle sue osservazioni, compresa 
quella del miglioramento succeduto nella pubblica sicu- 
rezza dal 1876 in qua. La cagion del quale non mi sembra 
la sola indicata da Lei. Senza dubbio i deputati di sinistra 
chiusero gli occhi alle illegalità rese necessarie dalla gra- 
vezza del male, onde si potè curar la piaga con ferro e 
fuoco; ma contribuivvi molto quella accelerata circolazione 
del sangue nella vita economica del paese, da Lei notata in 



— 254 — 
principio. La circolazione del sangue, libera e vigorosa, 
arriva fino alle più delicate fibre del corpo. Se tra' ma- 
landrini v'era anco de' possidenti, non è men vero che si 
preferisce sempre di guadagnare co' mezzi più facili e 
meno rischiosi quando la via onesta è aperta, e la crimi- 
nosa s'avvolge tra pericoli maggiori. Singolare che il ritorno 
dell'oro, vicino ma non per anco presente, sia stato salutato 
«on pubbliche dimostrazioni in Palermo sola, o prima tra 
le altre città d'Italia. 

L'altro punto sul quale non son d'accordo con Lei è la 
preponderanza degli autonomisti. Io non l'ho mai notata, 
ne anche in quel tempo in cui invasero le cariche muni- 
cipali di Palermo. Furono le qualità personali da una parte 
e il malcontento dall'altra, fomentato dalla sinistra, le cause 
per le quali gli autonomisti prevalsero in alcune votazioni. 
Né affermo che i Ministri di destra siansi sempre condotti 
bene verso la Sicilia, sopratutto i Ministri dei Lavori pub- 
blici e della Griustizia, che furono da me assordati d'inutili 
richiami, il primo affinchè affrettasse i lavori, il secondo 
affinchè rinsanguasse la magistratura. Ma questi errori e 
la dura necessità d'aggravare i tributi non faceano che 
aggravare il malcontento: e da ciò alla opinione separa- 
tista, particolarista o autonomistica, corre una grandissima 
distanza 



CDLXXL 
Michele Amari ad Ottone Hartwig 

[Firenze, 22 settembre 1881]. 

Egregio mio signore ed amico. Fermatomi per poche 
ore a Lipsia nel mio ritorno da Berlino, a fine di vedere 
in volto il buon Fleischer, amico epistolare, e non però 
men benevolo né meno amato, ebbi novello pegno della 



- 255 - 
bontà di Lei. Il buon professore di Lipsia mi disse che 
Ella gli avea domandato il giorno del mio arrivo in quella 
città, a fin di venir lì da Halle a stringermi la mano. Mi 
va profondamente al cuore questo sentimento dell'ospitalità 
germanica, rappresentata da un uomo che tanto io stimo 
e riverisco. Grazie e grazie. Sarei venuto ad Halle, prima 
per accettare il suo invito e poi per vedere la sua biblio- 
teca, se non fossi stato in compagnia dell'Ascoli e del 
Flechia; se non avessi avuto fretta dell'andata e del ri- 
torno ; e se una spesa maggiore mi fosse stata indifferente. 
Ma io son venuto ricusando gli aiuti del Ministero; e non 
debbo mai dimenticare l'economia, vivendo molto assegna- 
tamente con tre figliuoli, che conviene educare il men male 
che si possa. Oh quanto ho io ricordato, in questo viaggio, 
il danno della mia educazione, spezzata a 16 anni dalla 
condanna del padre ! Questi mi volea fare anco studiare il 
greco e il tedesco; i quali ho dovuto poi cercar di conoscere, 
il primo a 36 anni in Parigi e l'altro a 55 o 56 a Firenze ! 
Ho viaggiato ora in Germania come sordo e mutolo : e questo 
dispetto anche si è aggiunto ai motivi della mia fretta. Ma 
la mia ignoranza non ha scemata la cortesia dei professori 
tedeschi, né la loro cordiale e premurosa accoglienza. 

Ritornato qui ier l'altro a sera, eccomi nuovo pegno 
della bontà di Lei: l'articolo critico su Dino Compagni. 
Ella ci guida entro un laberinto fino a quella profondità 
che si può esplorare fin adesso, e ci dimostra come sia uopo 
di laboriose ricerche e di novelli favori della fortuna, per 
es. il ritrovamento del codice Ashburnham (1), per tagliare 
altre vie nella foresta. Convengo con Lei che il criterio 
della lingua torni assai fallace in simili casi; e, se Ella 

(1) H Codice asbumamiano è ora laurenziano: e per aprir gli occhi 
ai ciechi, o a quelli che volevano chiuderli per non vedere, venne 
pubblicato dal Del Lungo, Firenze, succ. Le Mounier, 1887. 



— 256 — 
ben ricorda, non era questo che mi ritenea dall' accettare 
il giudizio di Scheffer Boichorst, ma sì il carattere morale 
dell'opera : l'impeto, dico, della passione che non si può 
falsare da retori.... 

CDLXXII. 

Michele Amari ad Antonino Salinas 

[Roma, 6 ottobre 1881]. 

. . . Non passerà questa settimana ch'io non metta mano 
al Bacconto popolare, del quale non seppi scrivere nemmeno 
il principio alla Concezione. Intendo stamparlo qui o a To- 
rino. Poi verrò nel marzo in Palermo, e coglierò l'occasione 
di spiegare a voce pubblicamente come intendo solennizzare 
l'anniversario secolare del Vespro; cioè benedicendo l'unità 
nazionale che rende impossibili i Carli D'Angiò, al par che 
le dinastie aragonesi. E sarà questo il mio testamento 
politico. 

Beninteso, che non mi dispongo a morir tanto presto 
perciò; ma voglio, dopo il Bacconto popolare por mano alle 
Epigrafi parte ni, ed alla nuova edizione della Storia dei 
Musulmani; poiché scade nella primavera del 1882 la 
cessione a Le Mounier e per lui a' suoi successori, ed ho 
un gran numero di correzioni ed aggiunte già notate 



CDLXXIII. 

Michele Amari ad Ottone Hartwig 

[Eoma, 10 ottobre 1881]. 

. . . Prima della sua lettera aveva io ricevuto il foglio 
àeW Allgemeine Zeitung, che contiene le sue « Siciliana ». 
Ella ora dà nel segno. L'opinione pubblica del paese si è 



- 257 - 

addrizzata, e non chiude più gli occhi alla luce; confessa 
visibili e palpabili avvantaggi dell'Unità nazionale. Vero 
gli è, che non ha smesso ancora il vezzo della opposizione 
olitica a quel partito politico che compiva l'unità; onde 
deputati siciliani parteggiano sempre pel governo di si- 
istra, che in oggi demoralizza il paese e lo mette in gravi 
ericoli. Quella tendenza delle popolazioni siciliane vien 
a varie cagioni : la principale è che il governo di destra, 
liraudo a fortificare lo Stato, oflfendea sovente le province 
gli individui, sia con le dure tasse, sia con la parsimonia 
elle spese: e debbo confessare che la destra fu avara e 
ura verso la Sicilia. Mille volte io predicai ai ministri, e 
uando c'era anch'io, e appresso, che conveniva affrettare 
lavori pubblici in Sicilia, riformare la magistratura, trattar 
leglio il paese. Ora il governo di sinistra sacrifica lo Stato 
i corpi minori ed agli individui. È il miglior modo di ac- 
uistare subito popolarità, perchè lo Stato non parla, stre- 
itano bensì le province, i comuni, le associazioni e gli 
idividui: strepitano quando non ottengono favori; e quando 
e hanno o ne sperano, votano a favore e sostengono i mi- 
istri. 

Ciò che ho detto della Sicilia si può applicare alle altre 
Bgioni d'Italia. E così lo Stato è fiacco ; il governo risiede 
ella Camera dei Deputati, e il paese correrebbe al preci- 
izio, se il concetto dello Stato non risorgesse ad avvertire 
li uomini onesti e imporre silenzio ai barattieri. Questo 
quello che mi par accada adesso. L'affare di Tunisi prima, 
oi quello degli allievi volontarj, tra mezzo tanti epi- 
odj di mal governo, voltano già la corrente dell'opinione. 

È precisamente il contrario della Germania, dove voi vi 
ignate della dittatura di Bismarck, ed avete ragione. 

Ella mi domanda l'impressione fattami dalla Germania. 
n vero un sordo-mutolo com'io era, non conoscendo la 

17 — Amari, lì. 



- 258 - 
lingua se non che nello stampato ed anche scarsamente, 
può intender poco o nulla delle coudizioni d'un paese. Per 
quel poco che me ne rivelò la vista degli occhi e la con- 
versazione co' membri del Congresso, ammirai la serietà 
del popolo ; l'ordine rigoroso, forse troppo minuto ; la cor- 
diale urbanità degli uomini di scienza. Ritornai, in gran 
fretta, perchè non solo mi tardava riveder la famiglia e 
mi parea di spender troppo, ma anche mi annoiava di aver 
bisogno sempre d'un interprete 



CDLXXIY. 

Michele Amari ad Ernesto Eenan 

[Eome, 15 novembre 1881]. 

. . . . Pour le moment j'achève mon Bacconto po- 
polare des Vépres siciliennes, dans lequel je donne, comme 
vous pouvez vous l'imaginer, son caractère véritable à cotte 
revolution. C'est la Cour de Rome qui en a tonte la respon- 
sabilité. Elle enseignait aux soudards de Charles d'Anjou 
à appeler Paterini les Siciliens et à les traiter comme des 
mécréants 



CDLXXV. 
Michele Amari ad Antonino Salinas 

[Boma, 18 dicembre 1881]. 

.... Mi disgustano le codardie ; tanto più quando sono 
atroci, e però non tollero le luminarie né i balli dati per 
tripudiare sopra una strage 

Passata questa burrasca del Senato, sarà terminata la 



— 259 — 
impa del mio Bacconto, e nel gennaio le copie si tro- 
ranno in Sicilia. Così avrò compiuta la mia parte e recato 
mio tributo al centenario. Al resto pensi chi ci dee pen- 
re ; ed io verrò o non verrò secondo me lo detti la mia 
scienza. Intanto si vedrà se la cosa pubblica sarà per 
ssare a mani più oneste e forti. Quand'anche rimanesse 
quelle di Depretis, io farei valere la mia voce presso i 
vernanti perchè siano evitati gli scandali dell'insultare 
morti del xm, e i vivi nostri vicini del xix secoli, i quali 
n mi sono punto simpatici, ma vanno rispettati. E ciò sul 
pitolo delle feste. Circa le iniziative politiche, io non 
mo che si replichino nel marzo 1882 le scene deliziose del 
ttembre 1866, compresa la vendita della carne di cara- 
aiere a Misilmeri. Caso mai, domanderò un posto nella 
ima spedizione che si farà di qui; e se mi accettano, 
ITO da volontario anche tra le guardie di pubblica sicu- 
zza. Tale mi parrebbe allora il dovere di ogni citta- 

no 

Conservi questa mia e la pubblichi tal quale se le parrà, 
mti saluti affettuosi. M. Amari. 



CDLXXVI. 

Michele Amari a Tulio Massarani 

[Eoma, 19 dicembre 1881]. 

.... Oltre il Senato, io ho lavorato anche in casa per 
TÌo Racconto popolare del Vespro siciliano, che gli amici 

laggiù mi hanno spinto a scrivere e che alfine è sotto 
torchi. Ho colto l'occasione di ispirare temperanza a quei 
rvelli caldi, misti a molti molto strambi ; i quali vogliono 

teggiare con luminarie e balli, e non so che altro, un 



— 260 — 
fatto al quale si unì la strage indistinta, e non poche cru 
deità ! Se poteano perdonarsi nel xiii secolo, non ne fac 
clamo l'apologia nel xix , e non inaspriamo le relazion 
nostre attuali con la Francia ! Yi assicuro che questi umor 
mi amareggiano. Né sono tranquillo su certi altri che vo 
gliono aggiungere dimostrazioni repubblicane sotto la speci 
di Buono Stato e Libertà! Ne abbiamo noi poca dell 
libertà? E il buono Stato chi è che lo turba in oggi, s 
non i complici scienti o no di quei signori? 



CDLXXVII. 
Ernesto Eenan a Michele Amari 

[Paris, 20 décembre 1881]. 

Mon cher ami. Conformément à l'idée dont vous m'avez par] 

piazza dell' Esqidlino, et dont j'avais écrit à M.' Dumont, ] 

Ministère vient d'envoyer MM." Basset et Houdas , tous deu 

professeurs à Alger, pour examiner les manuscrits de Kairoua] 

Je ne connais pas le second ; le premier est un homme de mérii 

et ben arabisant. Si vous avez quelque desideratum cu quelqu 

conseil particulier à donner à ces MM.''% vous pouvez m'en écrii 

cu en écrire à M.^" Dumont. L'occasion est benne, il faut e 

profiter. 
Que les choses humaines sont conduites avec peu de sagesse 

Heureusement, il y a loin des mots aux actes; plus d'une fo: 

encore nous verrons nos bonnes et pacifiques idées libérales m( 

nacées de gros nuages, qui créveront comme tant d'autres, sai 

donner autre chose qu'un peu de pluie 



— 261 — 

CDLXXVIII. 

Michele Amari a Giulio Rezasco (1) 

[Roma, . . . febbraio 1882]. 

Ma che dimenticanza ? carissimo amico, e come mai questo 
sospetto l'è potuto entrare in mente? Ebbi il suo bi- 



(1) Piacerai inserire questa lettera al Rezasco, che è una giusta ri- 
parazione a una vittima della cosi detta riparazione della Sinistra. 
Il ben servito, che in essa l'Amari dà al valente e onesto funzionario 
pubblico, è un ristoro della partigiana e inconsulta cacciata sua dal- 
l'ufficio per tanti anni tenuto nel Ministero di pubblica istruzione e 
pel quale il Sella ebbe a dire che: « a ristabilire l'ordine e l'economia 
nel disgraziato Ministero dell'istruzione c'erano voluti un biellese e 
e un lunigianese » ; e ora chi ne sarà capace ? Giulio Rezasco era 
nato a Spezia nel dicembre del 1813. Fu deputato al Parlamento Su- 
balpino per tre legislature e militò sotto le gloriose insegne del conte 
di Cavour, coadiuvandolo specialmente nella fondazione dell'arsenale 
militare della Spezia. Nel '59 venne in Firenze, segretario del Bon- 
compagni, governatore dell'Italia centrale. Ricostituitasi l'Italia a 
nazione , fu capo di divisione del Ministero di pubblica istruzione , 
e qualche tempo esercitò anche le funzioni di segretario generale, 
quando vi si chiamavano ufficiali esperti e competenti, e non un 
qualsiasi deputato, alle cui brame dovesse darsi un posto nell'ammi- 
nistrazione della cosa pubblica. Al venir della Sinistra, come abbiam 
detto, fu licenziato con altri, e per indorargli la pillola e non mandarlo 
li per li in pensione, venne nominato direttore generale delle Gallerie 
e Musei della Liguria. Tornò così tutto alla pace degli studj, che 
del resto non aveva mai intermessi, e primo frutto di questi ozj labo- 
riosi fu l'opera da lui per lunghi anni (fin dal 1842) meditata per 
consiglio di Terenzio Mamiani, cioè il Dizionario del linguaggio ita- 
liano storico ed amministrativo (Firenze, success. Le Mounier, 1881), 
del quale ognuno che abbia dovuto consultarlo conosce i pregi (v. su 
di esso Salv. Bongi in Arch. Stor. ItaL, serie iv, ix, 383, e A. D'Ancona, 
Varietà stor. e letter., Milano, Treves, 1881, ii, 165). Meritato premio a 
si nuovo e utile lavoro di storia e di filologia nazionale fu l'elezione 
a socio corrispondente dell'Accademia della Crusca. Dopo d'aUora, 
continuando lo stesso intento d'illustrare a vicenda, e con dotte ri- 
cerche, la storia della lingua e quella delle istituzioni e del costume, 
mandò fuori nel Giornale Ligitstieo, facendone estratti a parte, le se- 
guenti scritture, che raccolgono e ordinano collo stesso metodo che 
nel Dizionario, ma con maggiore ampiezza, tesori di notizie: Sanato 
(1884), Scampanata (18M), Il giuoco del lotto (1884), Armi proibite (18^), 
Maggio (1^6), Segno degli ebrei (1889), Segno delle meretrici (1890). Re- 
stano inediti alcuni suoi Aneddoti parlamentari, giudicati da chi li 
vide « lettura ghiotta e curiosa, da desiderare che vengano a luce >. 
Mori a Bolasco sulla Riviera l'il gennaio 18&4. Vedi su di lui 
Giov. Sfobza, Cenno necrologico, nell'^4rcA. Stor. ItaL, serie v, tomo xiii, 
e A. D'Ascosa, in Rassegna bibliogr. della Leti. Ital., ii, 28. 



— 262 - 

glietto di visita e subito le rimandai il mio a Bolasco, 
dove già una volta le aveva scritto nel principio del suo 
doloroso allontanamento. Affinchè la stessa sorte non ac- 
cada a questi pochi righi aggiungerò allato Genova, che 
è il nome dell'uffizio postale da cui dipende Bolasco o 
Bogliasco, come veggo stampato il nome nell'Indicatore po- 
stale che ho voluto consultare nel dubbio. 

Né io né altri amici comuni abbiam cessato mai di ri- 
verire ed amare il nostro onesto e generoso Giulio Re- 
zasco, la cui disgrazia sarà sempre una delle tante colpe 
del Baccelli. Ne parlo sempre col buon Ghiron, che ora é 
qui Bibliotecario alla Vittorio Emanuele e che io debbo 
vedere oggi stesso. 

Non oso far profezie mentre gli intriganti navigano a 
vele gonfie. Pur cadranno un giorno, ed allora io son certo 
che chiunque venga, meno perverso del ministro attuale, 
penserà a Lei. 

Io vivo da romito in casa mia; non vo al Senato che 
i rari giorni di seduta, e di quando in quando per pochi 
minuti a veder qualche foglio o qualche libro. Lavoro 
sempre e la sera non esco mai di casa, piacendomi più 
che qualunque altra conversazione quella della mia moglie 
e dei miei figliuoli, che crescono a vista d'occhio sani, vi- 
vaci e buonissimi. 

Spero mandarle domani un lavoruccio d'occasione che 
ho stampato un po' contro voglia, perché avrei amato 
meglio che non venisse la romorosa occasione. 

Mi dica del suo lavoro ch'é sempre sotto i torchi. Ri- 
verisca per me la sua signora, e creda fermamente che 
l'amicizia di 20 e più anni é cresciuta nella sua sventura. 
Suo aff.mo M. Amari. 



- 263 — 

CDLXXIX. 

Michele Amari a Ernesto Kenan 

[ , febbraio 1882]. 

Je n'ai pas pu me réfuser à écrire le Bacconto pojm- 
ìare, que je vous envoie aiijourd'hui mème sous bande. 
J'en ai profité poiir mettre les points sur les i dans mon 
Avant-propos (1). Malheureuseraent je ne pouvais pas parler 



(1) Riferiamo la breve introduzione de «L'autore a chi legge», che 
rÀmari prepose al Racconto popolare del Vespro Siciliano (Eoma, For- 
zani, 1882): 

« Dopo la cacciata de' Borboni dalle regioni meridionali d'Italia 
occorre la prima volta in quest'anno una commemorazione secolare 
della ribellione, ch'è stata chiamata il Vespro Siciliano (Vespro, per 
carità, a modo nostro, non Vespri, alla francese) dall'ora nella quale 
il popolo di Palermo, odiosamente provocato, die' di piglio a' sassi e 
alle armi. 

« Ognuno comprende pertanto come i Siciliani, seguendo una usanza 
ormai molto estesa in Europa, voglian celebrare la vittoria del 1282, 
or che loro è lecito di farlo e che quello avvenimento, per lungo 
tempo tenuto vendetta, strage e nulla più, apparisce nella storia come 
legittima e profonda rivoluzione, ispirata da un sentimento nazionale 
comune allora in tutta Italia. 

« Nessun altro significato ragionevole si potrebbe dare alla solennità 
che s'apparecchia per questo, e il più assurdo di tutti sarebbe sup- 
porta non amichevole manifestazione contro la Francia, la quale è in 
pace con l'Italia e combattè vittoriosamente con noi e per noi nel 1859; 
oltreché i comuni interessi politici ed economici consigliano entrambe 
le nazioni a rispettarsi e giovarsi a vicenda ed a compatire d'amore e 
d'accordo i litigi minori, che a quando a quando sorgono inevitabil- 
mente tra popoli vicini. Chi conosce, poi, i Siciliani può farsi malle- 
vadore che sapranno celebrare con dignità quel gran fatto istorico, 
guardandosi dall'offendere i sentimenti di ogni popolo civile e deplo- 
i-ando anco il troppo sangue sparso in una. età, che inferociva nelle 
vendette si come nelle offese. 

« S'io di ciò non fossi convinto, mi sarei astenuto dal partecipare 
alla commemorazione pubblicando questo mio Racconto popolare. Me 
ne sarei astenuto per dovere di buon italiano, e particolarmente per 
l'onore della Sicilia, e anche per gratitudine personale. Nel 1842, per- 
seguitato a cagion della mia storia del Vespro, mi rifuggii in Francia, 
dove uomini come Augustin Thierry, Thiers, Guizot, Villemain e pa- 
recchi altri statisti e dotti m'accolsero cordialmente, non ostante l'ar- 
gomento del mio libro; ond'ebbi agevolezze a continuarci miei studi 



— 264 — 
d'amitié actuelle eatre les deux nations; il m'a fallu me 
borner à des réserves personnelles. 

Sans doute l'agitation que produit à Palermo cet anni- 
versaire est dirigée pliitòt contre notre gouvernement actuel, 
que contre la France. Espérons que Fon écoute mes con- 
seils, et que d'un autre coté on ne commette des excès dans 
le sens démocratique ou démagogique 

Vous savez que Fon vient de promulguer la nouvelle 
loi électorale et appeler au suffrage deux millions de clercs, 
s'il est vrai que tous sauront écrire quelques lignes devant 
un notaire ; car deux votes ont fait passer au Sénat cette 
disposition trausitoìre en place de l'amendement de notre 
parti, qui demandait au moins une espèce d'examen de 
2'°e élémentaire. J' espère que malgré cet engouement de 

in Parigi è quivi mi furon poi dati non comuni onori accademici. 
Tutti compresero ch'io aveva voluto proporre al mio paese un grande 
esempio di virtù popolare, e che se avea mirato a colpire gli oppres- 
sori moderni tirando sopra le teste degli antichi, avea sempre serbata 
scrupolosamente e messa in luce la verità istorica. 

« Or che la mala signoria de' Borboni è morta e sepolta, e che i 
giovani a' quali, io giovane, parlava, fecero il dover loro nel 1848 e 
nel 1860, celebriamo lieti e sereni in quest'anno la riscossa del Vespro. 
Il racconto popolare col quale io mi accingo a descriverla come a me 
pare che fosse avvenuta, sarà sgombro delle citazioni che erano neces- 
sarie nel mio primo lavoro e nelle successive edizioni, accresciute 
mercè le nuove fonti che via via si sono scoperte. E mi studierò a 
porre nello stile quella chiarezza, che mancò talvolta nel mio primo 
lavoro, dettato ad un animo giovanile dalle passioni che bollivano alla 
vigilia del Quarantotto. 

« Richieggo i miei lettori che nell'orgoglio legittimo con cui ricor- 
deranno l'avvenimento del 1282, si soffermino a riflettere quanto siano 
state diverse le sorti di quella generazione e della nostra. Allora la 
rivoluzione siciliana, non essendo attecchita nella penisola, che pur 
v'era disposta, fruttò alla Sicilia libere istituzioni, ma non evitò una 
nuova dominazione straniera, né una lunga decadenza morale e mate- 
riale. Al contrario la riscossa de' nostri tempi, coordinata al movi- 
mento di tutta la nazione, ci ha dato l'Italia libera ed una, Roma 
sede del regno, una dinastia nazionale, la civiltà in progresso, i com- 
merci ravvivati, le industrie rinascenti e il papato ristretto ne' confini 
dell'autorità spirituale, i quali esso avea rotti da più di mille anni, 
suscitando guerre civili, invasioni straniere, scandali sopra scandali 
e discredito alla stessa religione. 
« Roma, 1" gennaio 1882. » 



— 265 — 
quelques uns, d'un petit parti, je dis, la monarchie, quoi- 
que faiblemeut représentée, resisterà à l'épreuTe. La nation 
est polir elle, et n'aime pas à se rejeter dans l'heptarchie 
ou dans l'abìme 



CDLXXX. 

Michele Amabi ai sigg. Resta e Condorelli 
studenti dell'Università di Napoli 

[Palermo, 1» aprile 1882]. 

Signori miei pregiatissimi. Tra gli onori che mi sono 
stati resi in questi giorni per un atto di coraggio civile 
compiuto son or 40 anni e per una lunga vita pubblica, 
spero io, senza macchie, mi torna gratissimo il telegramma 
indirizzatomi ieri dalle Signorie Loro. La gioventù è la 
speranza dei popoli; la gioventù dedita alle scienze è la 
speranza del progresso, la speranza dello spirito umano, 
che si sciolga dai ceppi e miri al culto della verità. 

Grazie dunque, egregi e studiosi giovani, pel vostro cor- 
tese ricordo indirizzato a un vecchio patriotta. L' Italia ha 
uopo d'ordine e di libertà ; ha uopo di tendere alla verità 
nel governo politico come nella scienza del mondo in ge- 
nerale ; e da voi giovani aspetta il suo vero progresso, non 
quello sognato dagli illusi o finto da' mestatori. 

Ti saluto, cari giovani, e vi auguro vita virtuosa e glo- 
riosa. Prego i signori Resta e Condorelli di farsi interpreti 
dei miei sentimenti presso i loro compagni. M. Amari. 



— 266 - 



CDLXXXI. 

Michele Amari al Sindaco dì Palermo 

[Palermo, 5 aprile 1882]. 

Mio egregio Signore. Nel partire dalla città ove nacqui, 
vorrei ringraziarla con quella pienezza di affetto clie ho 
nel cuore, ringraziarla, dico, delle onoranze che mi ha fatte 
nel corso delle feste del Vespro. La coscienza mi dice che 
le onoranze sono state troppe, e che provano soltanto l'animo 
generoso dei cittadini dai quali provengono. Ma sento nel- 
l'animo al tempo stesso che « l'amore con amor si paga » 
come dice il proverbio ; i miei concittadini hanno indovi- 
nato, col loro intuito così pronto e tanto sicuro, l'affetto 
mio per questa splendida città e per questo gran popolo. 

Oh come io gioisco ogni volta che riveggo Palermo sem- 
pre più pulita, più fiorente d'industrie e di commerci, più 
civile, più degna della libertà che gode l'Italia, più acco- 
munata al sentimento nazionale, eh' è gloria e presidio di 
tutti! 

Mi basta rivolgere queste parole al Supremo magistrate^ 
della città e all'uomo che ha sì degnamente presieduto alla 
commemorazione del Vespro. E spero che sotto la sua am- 
ministrazione questa città sempre più progredisca e si metta 
tra le primissime città della patria comune ; intenta ad 
illustrarla e all'uopo concorrere alla sua difesa. 

Accolga, egregio signore, i miei ringraziamenti personali, 
e mi creda sempre suo dev.mo M. Amari. 



— 267 — 

CDLXXXII. 

Isidoro Carini (1) a Michele Amari 

[Barcellona, 16 aprile 1882]. 

Chiarissimo signor Professore. Ieri soltanto mi è pervenuto il 
fascicolo straordinario pubblicato dalla nostra Società, ed io ne 
sono cosi profondamente commosso, che sento il bisogno di scri- 



(1) Figlio al patriota siciliano Giacinto, poi generale (vedi voi. i, 
pag. 577, nota), Isidoro Carini nacqne in Palermo ai 7 gennaio 1843. 
Fece i primi studj presso i Gesuiti e li compì nel Seminario palermi- 
tano. Resistendo agli eccitamenti dei suoi primi istitutori, non volle 
vestir l'abito loiolesco, ma si fece sacerdote (1868). Ferventissimo cre- 
dente, diresse parecchi giornali religiosi: l'Amico della Religione, V Ape 
Iblea, la Sicilia Cattolica, ecc., e fondò circoli religiosi per la gioventù. 
Ma non per questo tralasciò gli studj letterari e storici, e nel 1887 
meritò di esser fatto successore al suo maestro, il prof, Cusa, nella 
cattedra di paleografia e diplomatica presso l'Arcliivio di Stato di Pa- 
lermo. Nel 1881, avvicinandosi il centenario del famoso Vespro, che 
volevasi solennemente celebrare in Sicilia , fu mandato in Spagna 
a raccogliervi documenti su codesto importante episodio di patria 
istoria. Recentemente il signor Giuseppe Silvestri, già soprintendente 
degli Archi v.i Siciliani, ha voluto rivendicare a sé il merito di cotesto 
disegno e quello di averlo in ogni modo agevolato e reso proficuo alle 
storiche discipline, pubblicando uno scritto intitolato Isidoro Carini e 
la sua missione archivistica nella Spagna (Palermo, Virzi, 1891, di Tpa-g. 184), 
■e volontieri ammettiamo che tal rivendicazione sia giusta e legit- 
tima. Ma in questo scritto, che non fa buona testimonianza della cul- 
tura, non diremo neanche letteraria, ma soltanto grammaticale, del 
«uo autore, troviamo parole tali rispetto all'Amari, che non possiamo 
a meno di rilevare. Puerile è l'accusa che < dopo i larghi profitti ri- 
cavati da ben otto edizioni », l'Amari « non si fosse mai sentito spin- 
gere a varcare i Pirenei » per studiare i documenti degli archivj spa- 
gnuoli: ognuno fa quello che può, e sarebbe difficile trovare nella vita 
■dell'Amari un momento nel quale egli avrebbe potuto recarsi in Spagna: 
non nel tempo del primo e del secondo esilio, quand'ei si guadagnava 
la vita col fratto dei suoi lavori ; non dopo il 1859, quando fu ministro 
in Sicilia e a Torino, e poi , ormai innanzi negli anni , professore e 
senatore; e puerile, se non peggio, è l'accusare l'Amari di un'erronea 
notizia apparsa nella Rivista Storica, secondo la quale avrebbe egli 
scoperto e raccolto i documenti degli archivj iberici . Che cosa è poi da 
<lire dell'insinuare che l'Amari biasimasse la celebrazione del Vespro 
perchè « marito di una signora francese »? L'Amari voleva, e altri pm- 
■denti e saggi volevano con lui, e l'ottennero, che cotesta ricorrenza 
fosse ricordata in modo degno di popolo libero, e non porgesse pre- 



— 268 - 

vere alla S. V. poche righe di felicitazione e di ringraziamento. 
Comprendo benissimo l'emozione del venerando march. Torrearsa. 



testo a urla briache di piazza , specialmente essendovi urto fra l'Italia 
e la Francia per l'affare di Tunisi: né si negò di prendervi parte, 
quando vide che gli assennati consigli prevalevano, e degnamente la 
celebrò con discorsi letti e lavori a stampa. Rispetto poi a ciò che 
scrive il signor Silvestri della « morale » dell'Amari, del suo « feroce 
egoismo (!) »; di « vendette basse e codarde » contro esso Silvestri, 
basta aver segnalato queste parole allo sdegno o al riso di chi conobbe 
l'uomo integerrimo; il quale avrà certo avute le sue buone ragioni 
per combattere, quand'ei presiedeva il Consiglio degli Archivj, la no- 
mina del Silvestri a soprintendente dell'Archivio palermitano ; e poiché 
la sua opinione non prevalse, ei si dimise dall'ufficio, e il Depretis, 
ministro dell'Interno, il cui nome e l'opera del quale son sempre mi- 
schiate in faccende non degne di lode, accettò senz'altro le dimissioni. 
Ma torniamo al Carini, le ricerche del quale negli archivj di Spagna 
sono narrate nelle lettere di lui, pubblicate dal signor Silvestri, e che 
veramente si condusse con zelo intelligente e senza risparmiar fatiche. 
Vogliam tuttavia notare non essere esatto il vanto ch'ei vi si dà dell'es- 
ser stato egli il primo italiano « che nell'interesse della nostra storia 
esplorasse l'archivio di Simancas », essendo stato preceduto in ciò, fin 
dal 1858, dal De Leva, in servizio della sua Storia documentata di 
Carlo V. Frutto della missione scientifica del Carini furono i tre vo- 
lumi Oli Archivj e le Biblioteche di Spagna in rajìporto alla storia d'' Italia 
in generale e di Sicilia in particolare (Palermo, Tip. dello Statuto, 1884), 
dei quali ampiamente si valse l'Amari per la 9* edizione del Vespro. 
Poco appresso, venendo eletto Pontefice il cardinal Pecci, già Arcive- 
scovo di Perugia, che ivi era stato conosciuto dal generale Giacinto, il 
quale, secondo si afferma, gli aveva raccomandato il figlio sacerdote per 
quando ei fosse Papa, il Carini fu chiamato a Roma e fatto professore 
di paleografia nell'Università vaticana, vice-archivista della S. Sede e 
inoltre prelato domestico e canonico di S. Pietro, e per ultimo primo 
custode della Biblioteca Vaticana. In quest'ufficio, colla urbana bontà 
del tratto, coli' interesse vivo alla scienza, colla larghezza di mente e la 
tolleranza, che gli erano proprie, il Carini rese molti e preziosi ser- 
vigi agli studj e ai cultori di essi. Né per ciò ei rallentò la sua ope- 
rosità di scrittore, e a questo tempo appartengono molti lavori, special- 
mente di argomento storico e paleografico. È voce generale e accre- 
ditata che dell'alto ufficio e della benevolenza del Pontefice egli si gio- 
vasse anche a render meno aspre le necessarie relazioni fra il Vaticano 
e la Consulta, e che godesse anche l'amicizia e fiducia del Crispi, com- 
pagno d'esilio e d'armi del padre suo. Ma tutto quello ch'ei faceva pel 
bene della religione e della patria, che del pari amava, non poteva 
non eccitare l'avversione di quella fazione, che spadroneggia nella Curia 
romana: e questa colse l'occasione di certo codice, sottratto alla Vati- 
cana e poi ritrovato, per amareggiare l'animo del Carini. Si assevera 
ch'egli fosse rimproverato di poca cura in seno di una Commissione 
d'inchiesta eletta dal Pontefice, e specialmente dal cardinale Mazzella, 
gesuita, al quale il Carini vivacemente rispose. Si decise allora a dar le 
sue dimissioni, che furono accettate dal Pontefice, il quale però, sem- 
pre benevolo col Carini, pensava a conferirgli la sede arcivescovile di 



— 269 - 

Una testimonianza concorde data da un intiero paese al vero me- 
rito non si vede che raramente (1). Credo che si sarà visto ai soli 



Catania. Uscito dall'udienza papale, turbato profondamente, si recò, 
secondo il solito, in coro, e ivi lo colse la morte (26 gennaio 1895), 
veracemente compianto dai buoni e dagli amici del sapere. Molto 
egli scrisse, e fra i tanti suoi lavori notiamo i seguenti: Biografie dei 
padri Alessio e Carmelo Narbone (1865), di M. Galeotti (1869), di Gregorio 
Ugdulena (1872), del P. Ventura (1871), di Rocco Pirri (1877), di Isidoro 
La Lumia (1880), di Pietro Sanfilippo (1884), ecc. ; sul Dialetto greco di 
Sicilia (1870), il Braìw di un codice cefalutano del secolo xiv (1871), Sulle 
Scienze occulte ne! medio evo (1872), la Prolusione al corso di paleografia 
e diplomatica (1877), i Diplomi svevi inediti (1879), Sulle materie scrittorie 
adoperate in Sicilia (1879), la Porpora e il color porporino nella diploma- 
tica (1880), i documenti De rebus regni Siciliae (18^), il Sommario delle 
lezioni di paleografia (1886), gli Aneddoti siciliani (1888-91), le Miscellanee 
paleografiche e archeologiche (1889), le Lettere holsenensi (1889), V Arcadia 
dal 1670 al 1890 (1890), Di alcuni lavori ed acquisti della Biblioteca Va- 
ticana nel pontificato di Leone XIII (1892), La Biblioteca Vaticana pro- 
prietà della Sede apostolica (1892), la Questione sociale in Sicilia (1894), ecc. 
Un'ampia bibliografia si trova nella pubblicazione: Sulla tomba di. C, 
del sacerdote Paolo Miraglia-Gullotti (Roma, Tip. Elzeviriana, 1895); 
per la biografia vedi anche can. C. M. Merendixi , Cenni biografici 
(Parma, Adorni, 1895); E. Salvador!, Commemorazione, letta in Arcadia 
il 15 febbraio 1895 (Roma, Tip. Romana, 1895); D. Francisco De Bofa- 
RULL Y SANS, A la memoria di I. Carini (Barcellona, De Vives, 1895), ecc. 
(1) Il fascicolo qui rammentato è quello intitolato : Sesto centenario 
del Vespro, tornata straordinaria della Società Siciliana per la storia 
patria nel di XXX marzo 1882 (Palermo, tipogr. dello Statuto, pagine 
30, in-4''). Esso contiene un discorso del presidente march, di Torrearsa, 
col quale saluta il presidente onorario Michele Amari, intervenuto 
alla seduta, e presenta il volume, pubblicato a cura della Società, di 
Ricordi e Documenti del Vespro Siciliano. Indi il principe di Scalea, 
presidente della Commissione per una medaglia d'oro da offrirsi al- 
l'autore della storia del Vespro, la offre all'Amari con un albo in che 
stanno i nomi dei soscrittori, e il presidente Torrearsa aggiunge altre 
parole affettuose ed encomiastiche. Indi l'Amari legge un suo discorso 
Sull'ordinamento della Repubblica Siciliana del 1282. Le parole ricor- 
date in questa lettera del Carini, riguardanti il padre suo e Isidoro 
La Lumia, sono queste : « I primi atti di Pier d' Ai-agona in Sicilia, già 
belli e stampati a vostre spese, sono stati testé ricercati per vostra 
commissione dal nostro socio Isidoro Carini, al quale non farei un 
elogio cosi a bruciapelo; ma poiché egli non è presente, voglio ricor- 
dare la sua dottrina, la solerzia e l'amore ch'ei poi-ta ai nostri studj; 
oltreché è figliuolo del nostro concittadino e martire, le ossa del quale 
ritornano ora in Palermo, e il suo nome di battesimo è quello stesso 
del cugino, il quale non so acquetarmi a non vederlo qui in mezzo a 
noi: il più candido, il più dotto, il più modesto e il più focoso tra 1 
fondatori della nostra società. Debbo alla cortesia del socio signor Sil- 
vestri d'aver potuto delibare cotesti documenti di Barcellona, perchè ei 
mandommeli a Roma a misura che si stampavano ». — Menzione cor- 
tese, deUa quale il Silvestri, come abbiamo visto, lo ha ben rimeritato ! 



— 270 — 

funerali del Manzoni e del Dupré tutta Italia associarsi in un 
medesimo omaggio. Ma le onoranze postume son triste assai : io, 
per esempio, non avrei avuto il coraggio di assistere al funebre 
■corteo, che onorò in Palermo la memoria del mio povero padre. 
Dopo la morte è tardi assai ! Ma il tributo di ammirazione e di 
gratitudine reso a Lei vivo (e che Iddio conservi per lunghi anni), 
al suo merito superiore ed alle sue virtù cittadine, da tutti i 
Siciliani (Italiani anzi) d'ogni colore, in tempi di tanti odj po- 
litici e religiosi, è spettacolo bello, consolante, che ritempra l'a- 
nimo e lo riconcilia co' migliori sentimenti. Soffra che me ne 
congratuli con Lei. Non può credere quanto sia contento che un 
tal .uomo, in occasione solenne, abbia parlato di me in modo così 
benevolo, e come Le resti grato, che all'oscuro mio nome abbia 
associato la ricordanza di due persone, che piangerò sempre, ed 
alla cui perdita non ho saputo tuttavia rassegnarmi : il povero 
padre mio ed il povero Isidoro La Lumia. Ed Ella l'ha fatto 
€on tanto garbo e con tanta gentilezza ! 

La sua approvazione mi dà coraggio a fare i necessarj sacri- 
ficj. Si figuri un giovane (non vecchio almeno) isolano, che viene 
in Spagna, colla testa piena della beata Andalusia, della Catte- 
drale di Cordova, dell'Alcazar di Siviglia, di Granata e del- 
l' Alhambra, di Madrid e dell'Escuriale, inchiodato da quattro 
mesi, senza poter trovare un copista, a trascrivere integralmente 
due interminabili volumi (per comando superiore, mentre, pei dotti, 
i meno importanti basterebbe suntarli) nella bella ma rude capi- 
tale della Catalogna, la provincia meno spagnuola di Spagna, e 
che ricorda la Sicilia nelle minime cose. Senza la sua parola di 
conforto, mi sarebbe scappata forse la pazienza. Pure i due re- 
gistri sono importantissimi 



CDLXXXIII. 

Michele Amari à monsieur Eugène Vignai 

[Eome, 18 avril 1882]. 

Monsieur. En hommage à la vérité, je ne puis accepter 
qu'une petite partie du inerite qae vous m'attribuez par 
votre obligeante lettre du 15 de ce mois. Mes idées, au 



— 271 — 

sujet de la comméraoration du 31 mars 1282, ont été net- 
temeut formulées dans l'avant-propos au Bacconto popo- 
lare del Vespro siciliano, publié par moi à Rome au mois 
de février dernier. Ces idées étaient les raéines de tous les 
hommes de bon sens, dans l'Italie insulaire ou continen- 
tale : rappeler une grande revolution que l'histoire avait 
à tort représentée corame un guét-à-pens ; regretter le 
sang répandu dans Tinsurrection ; faire honneur au peu- 
ple, qui soutint victorieusement son droit, par une guerre 
de vingt ans, contre des aventuriers appelés par le Pape. 
Je suis sur que la Franco d'aujourd'hui désavoue Charles 
d'Anjou, comme Youlait le faire saint Louis avant de céder 
aux obsessions de sa Cour et de son clergé. 

Vous savez bien que la population de Palermo, ainsi 
que celle de tonte l'Italie, n'a pas dévié d'une ligne de ce 
programmo, diete par la raison ainsi que par le sentiment. 
Si ma faible voix y à contribué, j'en suis fior, sans m'ar- 
roger un mèrito qui doit étre partagé entre des milliers 
de mes concitovens. 

Quant au toast, que ra'a attribué le correspondant de 
l'Agence Havas (1) à Palermo, en date du 3 avril, je dois 



(1) La notizia data dalVIIavas come venuta da Palermo, è la se- 
guente: « Hier au soir au banquet dit des joumalistes à l'Hotel de* 
Palmes, il s'est produit un incident désagreable, dont les témoins, au 
nombre desquels ne figurait pas d'ailleurs votre correspondant, ont 
promis de ne rien dire dans leurs joumaux. Le correspondant de la 
Crazette de VAllemagne du Nord venait de répondre à un toast en l'hon- 
neur de la presse étrangère en se réjouissant de ce que les griefs de 
l'Italie contre le gouvemement fran^ais à propos des affaires de 
Marseille et de Tunis, Font rapprochée de l'Allemagne, son alliée na- 
turelle et la plus sure. Le sénateur Amari, l'historien des Vépres Si- 
eiliennes, a propose alors un toast à la France, où l'Italie a trouvé 
et trouverait encore, ses vrais et ses meilleurs amis. Menotti Garibaldi 
a protesté au moins contre la forme trop absolue du toatt. Le séna- 
teur s'est échauffé; Menotti a repliqué. Bref, gràce à l'intervention 
d"amis communs on a transigè de part et d'autre, et le calme s'est 
rétabli ^. Sul margine di questa notizia nel giornale il Temp» degli 
11 aprile l'Amari scrisse : « Tutta questa storia è erronea. Io non 



— 272 — 
avouer que la narration est toiit-à-fait inexacte. Ni moi 
j'ai propose un toast dans les termes supposés par le cor- 
respondant, ni aucune discussion s'est élevée entre M/ Me- 
notti Garibaldi et moi. 

Si j' avais à proposer des alliances pour mon pays , 
je le ferais au Sénat, non pas un verre de champagne à 
la main. 

Vous concevez que je regrette profondément la mésin- 
telligence qui s'est manifestée depuis un an entre les deux 
nations voisines, dont les intéréts réciproques sont de cesser 
au plutòt cet état de méfiance et d'irritabilité, cause par 
les malheureuses affaires de Tunis et de Marseille. Ce serait 
par trop réculer dans le moyen-àge, que de se brouiller 
pour des basses rivalités de marchands ou d'ouvriers. 

Avec ces sentiments, qui sont aussi les vòtres, comme 
je le vois par l'esprit de votre lettre, je vous prie d'agréer 
ma considération distinguée, M. Amari. 



proposi brindisi alla Francia e molto meno all'alleanza francese ; ma 
soltanto, con molte dichiarazioni e riserve, ai pochi francesi amici 
dell'Italia, tra i quali nominai Renan. Ero ad un capo della tavola. 
Dall'altro lato sentii mormorare, ed una voce, forse quella di Menotti, 
disse: Ma perchè questi amici dell'Italia sono stati zitti? Non c'era 
che rispondere, e perciò non risposi, né ci fu diverbio fra me e Me- 
notti, né tra me ed altri ». Con quanto qui ricorda l'Amari concorda 
ciò che trovasi nel giornale La confederazione latina del 30 aprile: 
« L'on. Michele Amari su per giù pronunziò queste parole: Nello scrivere 
il mio lavoro sul Vespro io ebbi largo aiuto in Francia, e, ad onta che 
si conoscesse il fine e l'indirizzo del mio libro, non mi si fece il benché 
minimo rimprovero, né a compire il lavoro si frappose alcun impe- 
dimento. Io, nel mio soggiorno in Francia, ho conosciuto che lì ave- 
vamo ed abbiamo tuttora molti amici, e tra essi, a titolo di onore, 
mi piace citare Ernesto Renan. Pur troppo non possiamo essere con- 
tenti del contegno che oggi quel paese dimostra verso il nostro, ma 
oggi prevale la politica dell'intrigo e dell'affarismo, ed io mi auguro 
che il buon senso del popolo e l'azione degli amici d'Italia valga a 
distruggere quella deplorevole politica e stabilire rapporti diversi e 
benevoli tra l'Italia e la Francia ». 



— 273 — 

CDLXXXIV. 

Michele Amari ad Eniesto Kenan 

[Rome, 18 avril 1882]. 

. . . . Je viens de recevoir de Paris et de Marseille des 
ìttres de personnes que je n'ai jamais entendu nommer, 
b qui me félicitent pour un toast suppose que j'aurais 
roposé à Palerme le 2 avril. 

Ce n'est pas un verre de champagne à la main que l'on 
ropose des alliances. J'ai bu à la sante des Frangais amis 
e l'Italie (quel que soit leur nombre) et il n'y a eu dispute, 
as méme de dialogue, à ce sujet entre moi et M.' Me- 
otti Garibaldi, ni aucun autre. 

Du reste vous savez que la commémoration s'est passée 
Q des termes fort convenables. Vous étes témoin des idées 
uè j'avais à ce sujet, de méme que M/ le due Verdura, 
ous rappellez-vous à la station du chemin de fer de 
Lome? Puisqu'il était impossible d'empécher la manife- 
bation, il fallait la contenir. C'est ce que nous avons fait 
)us: Perez, Crispi, le Comité, le Maire de Palerme, les 
fcudiants des Universités, les Sociétés ouvrières, et moi 
otre les autres. Ce n'a pas été seulement « parceque 
5s Italiens sont tous des diplomates », c'était un senti- 
lent uniforme et profond. Quant à la manifestation en elle- 
léme, il faut faire une part à la vanite ; mais il faut penser 
n méme temps qu'il y a eu aussi l'orgueil légitime de 
avendiquer l'insurrection contre le conte du guèt-à-pens ; 
e remercier la papauté pour ce cadeau de Charles d'Anjou 
!; de ses aventuriers; de rappeler le siège de Messina, 
un des faits plus glorieux de l'histoire, et d'affirmer que 
revolution fut sontenue par vingt ans de guerre. Ce 

18 — Amari, II. 



— 274 — 
sont bien des attenuantes, qu'il faut ajouter à celles des 
faits de Marseille. Ce n'est ni voiis ni moi qui a petri le 
coeur humain. Nous savons seulement que la pàté est maii- 
vaise vis-à-vis de notre idéal. Ma femme et mes enfants 
vous saluent avec les vótres. Adieu. M. Amari. 



CDLXXXV. 

Michele Amari à monsieur Joseph Pran90is 

[Rome, 18 avril 1882]. 

Monsieur. Ne voulant usurper d'aiicune manière des 
mérites que je n'ai pas acquis, je dois répondre à votre 
aimable lettre du 14 de ce mois, que la correspondance 
de Palerme donnée par l'Agence Havas le 3, et reportée 
par le Temps du 11, est taut-à-fait inexacte en ce qui me 
concerne. 

Ni j'ai porte un toast dans les termes que l'on m'at- 
tribue ; ni aucune discussion s'est élevée entre M."" Menotti 
Garibaldi et moi. 

Seulement j'ai contribué à conserver la commémoration 
des Vépres Siciliennes dans sa juste si.gnification : le sou- 
venir d'une gioire nationale, sans réjouissance pour le sang 
répandu, ni manifestation hostile à la Franco. J'ai dit 
gioire nationale, car la journée des Vépres n'a été qu'une 
insurrection (pas un guét-à-pens), et elle n'a été que le 
commencement d'une guerre de vingt ans, vaillamment 
soutenue et terminée heureusement. 

Quant à la Franco d'aujourd'hui, mes sentiments ont 
été nettement annoncés dans l'avant-propos à mon Baccouto 
popolare del Vespro siciliano, publié à Rome au mois de 
février dernier. Le Cernite du Centenario à Palerme, 
M." Perez, M.' Crispi, le Maire de Palerme, tous les jour- 



— 275 — 

naux, tous les orateurs, tous les écrivains, tous ont évité, 
de méine que moi, le moindre mot offensif envers la France, 
la moindre allusion aux évènements qui ont produit une 
mésintelligence entre le deux nations voisines. 

En cela nous n'avons fait que notre devoir de citoyens. 
Si c'est un mérite, je le partage avec les plus obscurs 
hommes dii peuple, qui allaient inaugurer, à l'église de Santo 
Spirito près Palerme, l'inscription commémorative d'une 
insurrection contre Charles d'Anjou, contre les aventuriers 
qui le suivaient, et que la France serait la première au- 
jourd'hui à désavouer, et contre la papauté à laquelle 
remonte la responsabilité de tout le sang répandu en Italie 
depuis bien de siècles. 

Maintenant je vous remercie, monsieur, pour vos bien- 
veillantes paroles, pour la partie qui m'en revient légiti- 
mement, et je vous prie d'agréer ma considération distin- 
gupe. M. Amari. 



CDLXXXYI. 

Michele Amari a Isidoro Carini 

[Eoma, 19 aprile 1882]. 

Caro signor Canonico 

Che vuole che io le dica ? Ella mi pare uno de' 

primi coloni della California (per carità non mi tradisca) con 
tanto oro da raccogliere, senz'altro aiuto che delle proprie 
braccia. Soffra la deportazione il più lungo tempo che 
possa, per amor della storia e del paese ; perchè v' ha da 
scommettere che passerà almeno un secolo pria che torni 
in Spagna, o vi nasca, uno armato come Lei di erudizione 
e di zelo. Sarebbe vergogna ritornare in Sicilia infecto 
negotio! 



— 276 — 

CDLXXXVII. 
Ernesto Kenan a Michele Amari 

[Paris, 22 avril 

A Palerme, comme partout, vous avez été le sage 

accompli. Jetons autant qu'il dépend de nous un drap mouillé sur 
ces matières inflammables ; surtout gagnons du temps 

Deux discours à l'Académie fran9aise en un mois ! c'est beau- 
coup. Je suis accablé. Enfin j' espère jeudi rendre hommage h 
notre cher et grand Littré, si injustement confisqué par les noirs. 



CDLXXXVIIL 

Quintino Sella a Michele Amari 

[Biella, 25 aprile 1882]. 

Carissimo amico. Io considero come una sventura per l'Ac- 
cademia e per il Senato che tu lasci Roma. Ma non oso dir molto 
davanti alla santità delle ragioni che mi adduci. Le tue gentili 
bambine, i] tuo vispo fanciullo, le cui liete ed innocenti facce 
così spesso, e con tanto piacere io vedevo in Via Nazionale, troppo 
interessano anche me, perchè tutto ciò che concerne il loro bene 
non mi stia a cuore. 

Sono lieto che le feste di Palermo siano riuscite a dovere. Il 
culto degli interessi materiali assorbe talmente le novelle gene- 
razioni, che talvolta rimpiango le quarantottate. 

Indi una grande manifestazione patriottica come quella dei 
Vespri, mi piacque fin da principio. Forse c'entrava anche l'antipatia, 
che il Codice d'Asti (1) mi inspira profonda contro l'Angioino. 



(1) Il Codice astense, detto Codice Malabaìla, che il Sella ebbe in dono 
dall'Imperatore d'Austria, e ch'ei pubblicò nei volumi dell'Accademia, 
dei Lincei. Egli non potè dettarne la prefazione, nella quale, tra le altre 
cose, secondo egli ebbe a dirmi, avrebbe voluto dimostrare come « il 
culto degl'interessi materiali », che in questa lettera a ragione rim- 
provera alla generazione presente, fu colla corrispondente mancanza 
di alte e larghe idealità politiche, una delle cause principali, che ad- 
dussero a rovina i nostri liberi municipi dell'età di mezzo. 



— 277 - 

Comprendo che lo sfilare delle Società operaie ti abbia fatto 
mpressione. Senza necessità, fuorché quella di una gara pazza di 
ipparente liberalismo, ci siamo lanciati in una grande incognita 
Lllargando d'un tratto il suffragio, come fu fatto. È proprio dif- 
icile prevedere ciò che accadrà. 

Presenta i miei omaggi alla signora Amari, e ricordami alle 
uè figlie. Auguro a loro ogni felicità ; quanto a te, con non so 
>iìi qual poeta dico : Dì Uhi dent annos, a te nam celerà 
umes. Di cuore, tuo aff.mo Q. Sella. 



CDLXXXIX. 
Michele Amari a Tulio Massarani 

[Pisa, 19 lugUo 1882]. 

Carissimo amico. Non ci vuol tanta retorica a per- 
uadervi del perchè rispondo così tardi alle vostre del 5 
I del 6, recapitatemi qui a tempo debito. Affoghiamo ancora 
io più. che ogni altro della famiglia in grazia de' libri) 
iella confusione e nel polverìo, ch'è anche peggiore. Fatto 
m giro, quasi da pacchi postali, per Orvieto, Chiusi e Siena, 
iamo giunti qui il 3 ed abbiamo trovati tre vagoni di 
Qobilia indirizzati a me, e non all'ufizio di trasporti come 
ira fissato con gli intraprenditori di Roma e ben pagatone 
a mercede. Calo il sipario su tutti i fastidj, ma mi affretto 
. dir che siamo stati e siamo tutti benone, senza esclu- 
iere la Luisa, la quale con tutta la sua costituzione gra- 
ile si è affaccendata quanto tutti gli altri insieme, e non 
le ha riportato altro danno che un po' di stanchezza. 

Abbiamo un villino, comodo presso a poco, con un giar- 
ino pien di cavoli e di ramolacci, che vanno estirpati per 
edere il terreno ai fiori. Capite che il primo lavoro sarà 
•iii facile del secondo. 

Passando da Roma a Pisa è inevitabile un sentimento 



— 278 — 
di mestizia, come nella solitudine. L' ho provato un tantino 

anch'io, nonostante la pelle dura che ho 

La mia casa qui (1) giace a pochi passi dalla chiesa di 
San Paolo ad Arno, la quale si crede sia stata l'antica 
cattedrale ed ha memorie del ix secolo, se non erro. Potrei 
errar poco, a dir vero. L'avete voi vista mai ì La cupola, 
non dissimile da quella della presente cattedrale, sembra 
come que' vasi di terra fabbricati a mano nelle età prei- 
storiche. Singolarissima poi la facciata, la quale presenta 
cinque archi. Indovinate! I due a sinistra di chi guarda sono 
tondi ; quel di mezzo si avvicina al ferro di cavallo e i due 
a destra hanno quel lieve sesto acuto dei monumenti del 
Cairo e dei Siciliani del periodo normanno. Che i capi- 
mastri pisani, mentre finivano la facciata così sul principio 
del X secolo, abbian vista la moschea di Amru o quella di 
Al-Azhar? Addio. Amari vostro. 



CDXC. ■ 
Michele Amaki a Francesca Amari (2) 

[Eoma, 17 ottobre 1882]. 

Checca mìa bella. Ho scritto alla Carolina perchè non 
venni ad abbracciarvi al momento ch'io partiva di casa» 
Sapete bene che non era poco desiderio; sapete bene che 
se voi amate il vostro babbo, gli rendete sempre meno del- 
l'affetto suo. 



(1) L'Amari abitò prima presso la chiesa di S. Paolo a Kipa d'Arno^ 
in Via Lavagna, poi in Via D^ Azeglio, n. 9, ultimamente, e più a 
lungo, fino al ritomo in Roma, al n. 12 in Via Fibonacci. 

(2) Non abbiamo riferito nessuna delle lettere alla famiglia; facciamo 
eccezione per questa lettera alla figlia secondogenita, a cagione dei 
sensi di patria devozione che vi si trovano espressi. 



- 279 — 

Mi piace molto l'osservazione che tu fai sulle lettere 
d'Azeglio. La sua vita politica è invidiabile davvero, e dal 
canto mio quel che più gli invidio è la ferita ch'ei riportò 
combattendo per l'Italia. Questa è la sola, dico del com- 
battere, la sola ricompensa che la fortuna mi ha negato, 
dopo ch'io mi ci era preparato fin da miei quindici anni e 
fabbricava con questo disegno tutti i miei castelli in aria. 
Ma al '48 io era a Parigi; corsi a Palenno dove non si 
combattea più, e mentre io volea andare a Messina mi 
sequestrarono con le catene di deputato e di ministro. 
Tornai in Sicilia al '49 dopo la missione a Londra e Pa- 
rigi, carico d'armi, e la festa era finita non solo, ma la mia 
povertà mi tolse di andare a Venezia ed a Roma, dove pur 
si poteva affrontare la morte. Lo stesso caso a un di presso 
mi avvenne al '59 e al '60, di modo Che mi avvicino alla 
tomba non senza onore, ma senza avere compito il mio 
dovere nella guisa eh' io voleva. 

Mi resta adesso la speranza di lasciar figliuoli migliori 
di me, e di vedere, se non i frutti di queste care piante, 
almeno i fiori belli e sbocciati. Tanti baci a te ed a tutti. 



CDXCI. 

TuLLO Massarani a Michele Amari 

[Milano, 2 novembre 1882]. 

3Iio caro e illustre amico. È lecito parlare e pensar d'arte 
in mezzo al rugghio di queste bisbetiche elezioni ? Fossero pur 
esaltate ma patriottiche, non me ne dorrei. Quel che affligge e 
vedere (non in Italia solamente, del resto, ma da pertutto) coloro 
che danno se stessi per gli uomini dell'avvenire, mettere la patria 
affatto in disparte, e non dimandare e non promettere che una 
più grassa razione alla mensa. Che i men fortunati pretendano 
star men peggio, è naturale e giusto; e il modo è la maggior 



— 280 — 

questione oramai da risolvere per tutti i popoli. Ma primissimi 
fra 1 disgraziati sono, in generale, i contadini; e di questi non 
si parla quasi punto; tutti corteggiano, nuovo sovrano, l'operaio 
di città ; e l'operaio, come ogni principe adulato, si crede il centro 
del mondo. Che si penserebbe d'un letterato o d'un proprietario 
d'un professore o d'un medico, che, offrendosi a rappresentare 
il paese in Parlamento, non discorresse se non degli interessi del 
ceto, e non vedesse nella patria che questi ? Eppure, l'operaio 
candidato, in buona fede, e i suoi piaggiatori, con piìi rei pro- 
positi, riducono l'ideale italiano, o francese, o tedesco, o russo al 
guadagno. Questo è che mi sdegna. Le rivoluzioni, anche mac- 
chiate di colpe, si rinverginavano un tempo nel sacrifizio dell'in- 
dividuo al paese ; ma i rivoluzionari, secondo il nuovo dogma, 
trattano il paese di vecchiume e il sacrifizio di assurdo ; l'indi- 
viduo solo deve vincere, ossia, in altri termini, godere. Dico questo, 
beninteso, dei radicalissimi, che, per ora, non credo sovvertiranno 
il mondo ; la Camera nuova non zoppicherà, parmi, piti della vec- 
chia, e si tirerà innanzi ; ma gli è un andare di male gambe. 

Torniamo, col nostro siracusano, alle Latomie. I vostri appunti 
sono giustissimi, ed ho procurato di soddisfarli colle varianti che 
v'accompagno. Non dubito che al riaprirsi il Parlamento avrò il 
bene di stringervi la mano. Risalutatemi tutti i cari vostri e 
vogliate sempre bene al vostro T. Massakani. 



CDCXIL 
Michele Amari al Presidente del Comitato catanese Charitas 

[Pisa, 23 dicembre 1882]. 

Pregiatissimo Signore. La sua lettera del 13, indiriz- 
zata a Palermo, eh' io non abito più da molti e molti anni, 
rinviata a Eoma, ch'io ho lasciata da pochi mesi, mi viene 
ricapitata alfine in questa città, dov'io forse finirò una vita, 
lunga anzi che no, dura in gioventìi, serena verso il tra- 
monto. 



— 281 - 

Mi scusi della risposta un po' tarda e diversa, com'io 
credo, da quella che il Comitato desiderava. 

Ma che vuole ? Io non sono poeta, né letterato ; i miei 
lavori, che sono di natura da non dilettar ogni lettore, li 
ho tutti pubblicati, ed ora m'ingegno di correggerli e com- 
pierli; sì che non ho alla mano uno scrittarello d'argo- 
mento e di misura che convengano a questa specie di fiera 
di beneficenza, che le Signorie loro promuovono amorosa- 
mente. 

Il miglior partito dunque, anzi il solo ch'io possa pren- 
dere, è di ricordare alla generazione attuale dell'Italia, e 
in ispecie della Sicilia, ch'essa vive in condizioni infinita- 
mente pili onorevoli, più liete, che quelle della generazione 
nostra. 

Si arriva già ai milioni di lire nell'opera caritatevole a 
prò dei nostri fratelli dell'Italia superiore, che han patite 
le inondazioni ! Oh sì eh' è ventura appartenere ad una 
grande nazione, e libera per giunta e gloriosa, poiché nei 
secoli, nei quali era eclissata la stella d'Italia, non mancò 
alla nostra nazione la gloria delle lettere, e di quella na- 
tura profondamente civile, che portava a ristorare nel mondo 
la giustizia, la gentilezza del vivere, la tendenza allo sco- 
primento della verità , dai quali fini la barbarie dei più 
allontanava il mondo. 

Oh, giovani, voi leggete, voi sentite raccontare i casi 
dell'Italia nella gioventù nostra! Ah non li sapete bene 
con tutto ciò ! Felici voi che non li avete veduti I Miseri 
voi, se per correr dietro ad interessi materiali, ovvero a 
luccicanti illusioni, metteste in pericolo l'indipendenza, la 
libertà, l'unità della nazione. Uniti oggi nell'opera di ca- 
rità, siatelo domani, se occorra, di faccia alle armi nemi- 
che, e siatelo sempre contro il demonio della discordia! 

Se questi poclii righi possono comparire nel numero 



— 282 ~ 
unico della contribuzioDe catanese, li offro al Comitato, e 
lo ringrazio dell' onore che mi ha fatto con la sua ri- 
chiesta. M. Amari. 

CDXCIII. 
Michele Amaki ad Emesto Renan 

[Pise, 30 mars 188H]. 

.... Nous nous portons hien qiioique ces petites de- 
moiselles regrettent encore leurs amies de Rome et le 
mouvement d'une capitale, qui croit de splendeur tous les 
jours. Quel est-il le sort que l'avenir lui réserve ? Lequel 
des deux flambeaux qui s'élèvent au Quirinal et au Va- 
tican s'éteindra le premier ì Ou bien quel sera-t-il le pre- 
mier à subir une transformation?Hélas, l'humanité est si 
sotte que, dans un siècle ou deux, la monarchie pourra 
tomber, mais il y aura assez de vile multitude riche ou 
pauvre pour aller baiser les pieds au prétendu successeur 
des ApOtres. Et cependant vous et moi nous sommes pétris 
de la méme argile que ce monde là 



CDXCIV. 

Michele Amaei a Pietro Ciotti-Grasso 

[Pisa, 16 luglio 1883J. 

Preg.mo Signore. Come già le scrissi, io non ho stu- 
diato peranco, ho letto soltanto e rapidamente, il suo la- 
voro sul Diritto pubblico siciliano de' tempi normanni. 

Ho notato il buon metodo ; il corredo di erudizione, e 
qua e là, dove la memoria mi soccorreva, la giustezza delle 
conclusioni ; ma non occorre dire a Lei che per fondare 



— 283 — 
un giudizio su tutti i punti trattati, è uopo aver presentì 
tutti i fatti, e riflettervi sopra. Or io non posso oggi far 
questo. La vecchiaia mi avverte che debbo compiere al più 
presto i miei proprj lavori, tra i quali va messa in primo 
luogo una nuova edizione de' Musulmani di Sicilia, con 
le molte correzioni e aggiunte che ho in pronto. Quando 
arriverò alla Costituzione normanna potrò dire ciò che io 
pensi su le questioni eh' Ella tratta, perchè allora mi dovr6 
metter sotto gli occhi le vestigie che avanzano di quel- 
l'edifizio nelle raccolte di leggi, nelle^ consuetudini, nei 
diplomi e nelle cronache. 

L'opera del Gregorio va rifatta in parte, or che noi pos- 
sediamo tanta copia di siffatti elementi, dei quali egli rac- 
colse a stento una piccola parte. Similmente, le istituzioni 
contemporanee degli altri paesi or sono conosciute molto 
meglio, che ai suoi tempi. 

In fine, passando, come dicono i Tedeschi, dall'obbiet- 
tivo al subiettivo, noi abbiamo sul Gregorio l'avvantaggio 
di questi dieci secoli, che son passati in Italia dal 1S5^ 
al 1S70 : dieci secoli dico, non undici anni. Io son sicuro 
che, incoraggiato dal primo saggio. Ella continui a scavare 
in quei due campi, che sono la feudalità e la municipalità 
in Sicilia al xn secolo. Com' era naturale, in un saggio 
Ella ha fatto poco uso de' diplomi, che son la vera mi- 
niera da coltivare. Ora Ella ha alle mani la raccolta del 
Cusa, della quale non le consiglio d'aspettare il compi- 
mento, cioè le varianti, le versioni e la provenienza di cia- 
scun diploma. Non spero che il Cusa darà mai così fatto 
lavoro, e però sarà bene eh' Ella studii da sé i testi — e 
i più. importanti son di certo i greci — ed ove si accorga 
della importanza del documento, ne ricerchi da sé la pro- 
venienza e le lezioni. Perchè il Cusa, lo ricordi bene, dice 
di aver date le lezioni che a lui sembrano migliori. In 



— 284 - 
questi atti relativi alla proprietà, parrai si possa trovare 
molti punti saldi delle costituzioni feudali e municipali. 
Poi speriamo che i diplomi latini della Chiesa vengano 
man mano alla luce più completi, e sopratutto meno er- 
ronei che non li abbian dati il Pirro, ecc., ecc. 

Finirò con dirle che sono anzi stato sempre di quel pa- 
rere ch'Ella esprime nelle pagine 62-68. Nel caso di Fi- 
lippo di Mahdìah, l'attestato di Romualdo coincide sì bene 
con quello degli annalisti musulmani, che rimane certis- 
sima la legge normanna contro gli apostati. Le citazioni 
si leggono nel mio volume iii, pag. 435 e seg., dove anch'io 
pensai che re Ruggiero avesse condannato il suo ministro 
per cagione politica, sotto colore delle apostasie che il re 
e tutti quanti doveano conoscere da tanto tempo. Romualdo 
anch'egli, grande amico de' Musulmani, mi fa la parte di 
arcivescovo zelante, per adattarsi all'aria che spirava in 
Corte negli ultimi anni della vita del re. 

La prego di far tanti saluti da parte mia al signor suo 
padre ed allo zio Griuseppe (1), de' quali non ho mai dimen- 
ticato la cara e costante amicizia. Mi faccia lo stesso dono 
da sua parte, e così mi creda sempre suo dev.mo M. Amari. 



(1) Giuseppe Ciotti fu antico e costante fautore di libertà. Nel '48 
fu portatore al Duca di Genova, eletto re, della bandiera siciliana. 
Durante la restaurazione borbonica, visse ritirato, ma nel '60 favori 
il moto unitario, nei giornali V Annessione e il Sud: poi fondò e diresse 
fino al '68 II Corriere Siciliano, ove propugnò le idee moderate, com- 
battendo le intemperanze dei radicali e dei clericali. Fu consigliere 
comunale e assessore, poi segretario generale del Banco di Sicilia. 
Lasciò a stampa i seguenti scritti: I casi di Palermo (1866); Lettera 
urgente di un oppositore agli elettori (1867); La Sicilia e V Inchiesta (1867); 
Da Lercara a Girgenti, bozzetto (1879). Nato ai 4 maggio 1822, mori, 
generalmente rimpianto, in Palermo ai 5 settembre 1889. Vedi su di 
lui Pietro Ciotti Grasso, Nei funerali del barone G. Ciotti, Palermo, 
1889. 



— 285 — 

CDXCV. 
Giuseppe De Leva a ^^lichele Amari 

[Padova, 20 febbraio 1884]. 

Ella domanda, che cosa ha fatto per me ? 

Lascio da parte i nuovi e recenti titoli ch'Ella ha alla mia rico- 
noscenza, e alla mia volta mi permetto di rivolgerle io la do- 
aianda. non sa fors'Ella che il primo libro che mi ha fatto 
palpitare, che mi ha additato la via delle indagini storiche, fu 
proprio il suo, del Vespro Siciliano ? Certo lo stesso possono dire 
i ripetere migliaia e migliaia d'Italiani ; quanto a me questo 
solo posso aggiungere, che la gratitudine verso l'autore mi entrò 
in cuore fin dai primi anni de' miei studj. E non sa Ella ancora 
che, dal dì che la conobbi a Parigi, l'imagine sua ho avuto e 
ivrò sempre davanti come un ideale di sapienza e virtù, e per 
Lei, proprio per Lei solo, ho cominciato a sperare nella resur- 
rezione dell'Italia ! Donde quella riverenza figliale (dico figliale, 
Don ostante la mia molta età, perchè non trovo una parola piìi 
espressiva) per cui quando sono davanti a Lei mi mancano le 
parole, mi si scompigliano le idee. Altro non le dico .... 

Mi abbia sempre, ne la prego, venerato maestro, con inespri- 
mibile devozione e riconoscenza, suo dev.mo discepolo G. De Leva. 



CDXCVI. 
Michele Amari a Michele Cali (1) 

[Koma, 22 aprile 18^1. 

Pregiatissimo Signore. Troyandomi qui per affari, poiché 
da due anni abito Pisa, ho ricevuta la gentile sua lettera 
e l'opuscolo, di che la ringrazio. 



(1) H Cali, al quale è diretta anche la lettera CDXXXIV, nacque in 
Acireale ai 17 febbraio 1843, e vi mori il 6 gennaio 1888. Fu professore 
e avvocato, di coltura non ristretta ma disordinata, di carattere bat- 



- 286 — 

Veramente quel povero G-rassi (1) meritava di essere ri- 
cordato, poiché spese bene la vita. 

Mi duole non aver potuto raccogliere altri particolari, 
«he quelli contenuti nella nota or pubblicata da lei; ma 
feci tutto il possibile per averne. Ora non ricordo se mi 
■domandò di lui il mio caro Salvatore Vigo o il suo nipote 
Lionardo. 

Del primo serberò sempre carissima, anzi filiale memoria. 
Egli dal 1S38 in poi mi chiamava figlio. 

Di nuovo la ringrazio e le offro cordiali saluti. 



tagliere, cosi in materia letteraria come politica e amministrativa, 
onde il viver suo breve fu amareggiato da fieri contrasti, e l'operosità 
sua sviata in infruttuose quanto violenti polemiclie. Fu gran panegi- 
rista di Lionardo Vigo, presidente dell'Accademia Dafnica, della quale 
egli era segretario, e ne celebrò non solo il poema il Ruggiero, ma la 
Collezione amplissima di Canti poiìolari siciliani , a lode della quale 
scrisse due volumi. Vedi su di lui Achille Mazzoleni, Michele Cali 
letterato siciliano, studio documentato con lettere inedite di illustri contem- 
poranei. Acireale, Donzuso, 1893. 

(1) Di questo Grassi, che fu de' pochi siciliani che partecipassero 
alle idee e ai fatti della rivoluzione francese, il Cali scrisse la vita 
(Alfio Grassi il proscritto, 2* edizione con ritratto) su documenti che in 
parte furono cercati e rinvenuti a Parigi dall'Amari. Alfio Grassi era 
nato ad Acireale ai 2 agosto 1766; entrò cadetto volontario nel reggi- 
imento Borbone Ferdinando, e nel settembre 1793 vi aveva raggiunto 
il grado di capitano. Venuto in sospetto di adesione alle idee liberali 
e di propensione alla Francia, fu condannato a morte, e confiscatigli 
i beni. Si tenne nascosto, sfuggendo alla taglia posta sul suo capo, 
« prese parte ai fatti della Repubblica Partenopea. Dopo la caduta di 
questa, riparò in Francia, dove nel 1809 lo troviamo capitano dei cac- 
ciatori a cavallo. Partecipò alle guerre di Spagna e di Portogallo e 
poi alla campagna di Germania nel '13 e nel '14, riportando ferite ed 
onorificenze. Dopo il '15 si ritirò dal servizio militare, e viaggiò in 
Oi'iente: quindi scrisse libri improntati alle idee liberali, e non privi 
di valore storico e politico, de' quali il Cali dà ampio sunto. Essi sono: 
oltre un Extrait historique sur la milice romaine et sur la phalange 
grecque et macédonienne , ecc. Paris, 1815, la Charte Turque ou Organi- 
sation religieuse, civile et militaire de VEmpire ottoman, suivi de quelques 
réflexions sur la guerre des grecs contre les turcs, ecc. Paris, à la Librairie 
Universelle, 1825, 2 voi. ; e La Sainte-Alliance, les Anglais et les Jesuites, 
leur système politique à V égard de la Grece, des gouvernements constitu- 
tionneU et des événements actuels, Paris, Dupont, 1827. Nel 1825 si era 
recato a Malta per riaccostarsi alla famiglia e alla patria, ma dovè 
ripartire per la Francia senza che nessuno dei suoi avesse il coraggio 
•di andare a visitarlo: e tornato a Parigi, vi morì ai 25 aprile 1827. 



— 287 — 

CDXCVII. 

Albrecht Weber (1) a Michele Amari 

[Grimma, 4 juin 1884]. 

Hochverehrter Herr College. Durch meine zeitweilige Abwe- 
senheit von Berlin wàhrend der Pfingst-Tage bin ich um das 
Vergnùgen gekommen, unter den Ersten zu sein, welche Ihnen zu 
dem Ihnen Seitens unseres Koniglichen Herrn, auf den Vorschlag 
der Kon. Academie derWissenschaften, verliehenen Ehren schmuck 
des Ordens * pour le mérite » ihre GliickwCinsche darbringen. 
Dieselben sind darum aber nicht minder herzlich. Die Wahl 
innerhalb der Akademie hat schon am 1° Mai stattgefunden imd 
war eine nahezu einstimmige. Sie erhielten 27 Stimmen von 29 ! 
Es Avird Sie freuen, dies zu hòren, weil immerhin doch einem 
solchen Yotum ein ge^^^sses Gewicht beiwohnt, selbst wenn man 
im Uebrigen iiber den Werth von Ordens-Decorationen noch so 
sceptisch denken mag. Dieser Orden wird eben nur nach einge- 
hender Prùfung durch unsere Akademie auf deren Vorschlag 
verliehen, wenn durch den Tod eine Stelle vacant wird. Ihr Yor- 
gànger war El. Lonnrot in Helsingfors, der hochverdiente Homer 
des finnischen Volus-Epos Kalevala, der im Jahre 1872 gewahlt 
worden war. Da ich mich zufallig im Besitz einer Liste des 
auslàndischen Ordensritter befinde, dieselbe ist vom Jahre 1881 
also zum Theil antiquirt, so erlaube ich mir, Ihnen dieselbe mit- 
zutheilen (die einheimischen Ordensritter ergànzen sich durch 
Cooptation, oline den Beirath der Akademie) : 



1851 Owen, London 
*1852 Sir H. Rawlinson 
1^4 Airy, Greenwieh 
1&55 Dumas, Paria 
1857 Sabine, London 
1860 Premont, Washington 

1867 Alilne Edward, Paris 

1868 Darwin. London 
* Minckwitz, Wien 
*1869 Madvig, Kopenk^gen 

1872 Robinson, Armyth 

1874 Humphrey Lloyd, Dublin 



1875 Schwann, Lùtlieh 

* Bancroft, Washington 

* Longfellow, Cambridge (Ame- 

rica) 
*1876 Bohtlingk, Peterburg (z. zeit 
Jena) 

1877 Steenstrupp, Kopenhagen 

1878 Hermite. Parts 

1879 Gabr. Stones, Cambridge 

1880 NordenskjSld 
*1881 Whitney (America). 



(1) Quest'illustre professore di sanscrito dell'Università di Berlino, 
allievo e successore del Bopp, è nato a Breslavia ai 17 febbraio 1825. 



— 288 — 

Die sieben mit * markirten gehoren der histor.-philos.-Classe 
der Akademie, die tibrigen der mathemat.-physicalischen, Fiir 
die Bedeutung der orientalischen Studien ist es dabei immerhin 
von Tragweite, dass sich unter diesen 7 Mitgliedern, resp. Ordens- 
rittern drei Orientalisten (Rawlinson, Bòhtlingk, Whitney) be- 
finden, zu denen nun Ihr illustrer Name hinzutritt. Somit hat 
Ihre Wahl auch rein an und fiir sich fiir uns Orientalisten etwas 
sehr Erfreuliches, und kann ich daher nicht umhin, auch uns dazu 
zu gratuliren. Vor Allena aber gelten meine Gliickwiinsche natiirli- 
cher Weise Ihnen selbst. Mògen Sie, hochverehrter Herr, darin 
einen Beweis erkennen, wie treue Arbeit im Dienste der Wis- 
senschaffc auch auf entlegenen Gebieten, sicher darauf rechnen 
kann, die ihr gebiihrende Anerkennung zu finden, zumai wenn 
sie, durch einen gliicklichen Griff auf einen Gegenstand gerichtet 
^rd, der auch das allgemeine Interesse in Anspruch uimmt und 
fórdert. Dies haben Ihre trefflichen Arbeiten in hohem Grade 
gethan, und werden sie ja noch fiir lange Zeit hinaus uniiber- 
troffen dastehen. 

Genehmigen Sie den Ausdruck herzlicher Verehrung und Hoch- 
achtung, mit der ich verharre. Ihr ganz ergebener Albe. Weber. 

Stimatissimo signor Collega. Per la mia temporanea assenza da 
Berlino durante le feste di Pentecoste, ho perduto il piacere di 
essere fra i primi a inviarle felicitazioni per l'onore conferitole dal 
nostro Sovrano, dietro proposta della Reale Accademia delle Scienze, 
con la decorazione dell'ordine « Pour le mérite «. Ma questi miei 
augurj non sono perciò meno cordiali. La scelta era stata fatta 
dall'Accademia fin dal l** maggio e fu quasi unanime. Ella ottenne 
27 voti su 29. Questo le farà piacere, perchè, per quanto scettici 
si possa essere dei resto sul valore delle decorazioni, un voto si- 
mile ha pure un certo peso. Quest'Ordine è conferito unicamente 
su proposta e dopo speciale votazione della nostra Accademia. 

Il vostro predecessore fu EI. Lonnrot di ,Helsingfors , il bene- 
merito Omero dell'epopea {Volus) finnica Kalevala, che fu scelto 



Dotto nella più parte delle lingue orientali, si consacrò specialmente 
all'indiana, e fu il primo editore dei Veda (1849-50, 3 voi.): sono poi 
noti a tutti gli studiosi i suoi Indischen Studien, Indischen Skizzen , 
Indische Streifen, e le edizioni di antichi testi sanscriti, oltre un nu- 
mero considerevole di dissertazioni e memorie di erudizione originale 
e sicura. 



— 289 — 

nel 1872. Poiché mi trovo per caso ad avere qui a Berlino una lista 
dei Cavalieri stranieri dell'Ordine — è del 1881, perciò un poco an- 
tiquata — mi permetto di comunicargliela. (I Cavalieri nazionali del- 
l'Ordine si nominano a scelta, senza il consiglio dell'Accademia) : 

1851 OAven, London | 1875 Schwann, Lutlich 

*1852 Sir H. Rawlinson j* Bancroft, Washington 

1^4 Airy, Oreenwich i* Longfellow, Cambridge (Ame- 

1855 Dumas, Paris \ rica) 



1857 Sabine, London 

1860 Premont, Washington 

1867 Milne Edward, Paris 

1868 Darwin. London 
* Mirckwitz, Wien 
*1869 Madwig, Kopenhagen 

1872 Robinson, Armyth 

1874 Humphrey Lloyd, Dublin 



♦1876 Bohtlmgk, Petershxirg (z. zeit. 
Jena) 

1877 Steenstrupp, Kopenhagen 

1878 Hermite, Paris 

1879 Gabr. Stones, Cambridge 

1880 Nordenskjold 

1881 Whitnej', (America) 



I sette nomi segnati cosi * , appartengono alla classe storico- 
filosofica, i rimanenti alla classe fisico-matematica. Per l'importanza 
iegli studj orientali è da notare che fra questi 7 membri stranieri 
Jell'Ordine si trovano tre orientalisti (Rawlinson, Bòhtlingk, Whit- 
ney), ai quali ora si aggiunge il suo illustre nome. Perciò la sua 
scelta anche per se stessa ha qualcosa di molto lusinghiero per noi 
mentalisti, e ce ne possiamo per di più rallegrare collettivamente. 
Ma prima di tutto voglio rallegrarmi con Lei. Possa Ella, stima- 
;issimo signore, riconoscere in questo la prova che il lavoro sincero 
n servizio della scienza, anche in campi lontani, può sicuramente 
sperare di ottenere il riconoscimento che gli è dovuto, massima- 
nente quando per un felice intuito, è rivolto a un soggetto il quale 
ittira e s'impone all'interesse generale. Lei ha fatto questo in alto 
p:ado con i suoi eccellenti lavori, i quali resteranno per lungo 
tempo insuperati. 

Gradisca l'espressione della mia afi'ettuosa venerazione e stima, 
;on la quale io mi dichiaro suo dev.mo Albr. Weber. 



CDXCVIII. 
Michele Amari ad Ernesto Renan 

[Rome, 9 juin 1884]. 

Moìi cher ami. Votre noavelle publication m'est par- 
?enue ici 

Yotre avant-propos ouvre les coeurs bien nés à l'espé- 
raiice d'un avenir lointain, dans lequel la religion et la 

19 — Amari, II, 



— 290 — 
raison piiissent se donner la main. Fut-ce méme un avenir 
aussi éloigné que les périodes géologiennes de notre 
planète, ce serait une véritable bonne nouvelle que celle 
que vous nous annoncez par votre style lumineux et effi- 
cace. Mais permettez-moi d'en douter et de faire un pari 
que dans deux, dans cent siècles, l'humanité sera toujours 
partagée, comme 1' a dit notre ami Abou-l'Alà, entre sots 
qui croyent et sages qui ne croyent pas. Nous pouvons 
parler, sans crainte de payer ni l'un ni l'autre. Le phéno- 
mène que vous remarquez est évident, nonobstant l'anti- 
sémitisme de nos jours, qui est dù à des passions non 
religieuses, et l'on pourrait supposer que les croyances et 
le raisonnement se rapprochent toujours sans jamais se 
touclier, tout come la parabole et la ligne droite. Cepen- 
dant, je crains que le besoin du surnaturel soit dans la 
constitution méme du cerveau humain, et qu' il manque 
réellement un organe aux mécréants comme moi. . . . 



CDXCIX. ! 

Michele Amari alla signora Cesira Pozzolini-Siciliani 

[Pisa, 22 giugno 1884]. 

Egregia mia Signóra. Mi rallegro veramente con Lei 
di quel costante zelo, che pone nell'onorare la memoria del 
nostro Vannucci. Sarà preziosa raccolta quella di cui mi 
parla nella graditissima sua lettera recapitata ier l'altro. 

Speriamo che i quattrini pel monumento (1), crescano a 
poco a poco ; ma scarsi o no, grande o piccolo, il marmo 
ricorderà sempre uno dei nomi più belli dell'Italia contem- 
poranea. 



(1) Il Vannucci, morto ai 9 giugno 1883, fu seppeUito a San Miniato 



— 291 - 

Poich'Elia il vuole le offro la mia fotografia, ritratta 

in Parigi, la quale mi ricorda tristamente 30 anni che son 

passati su le mie spalle. Mi consola il pensiero che io 

lavorava allora e lavoro anch'oggi, e che l'animo mio è 



al Monte, neUa cappeUa Valsini. Ivi è un busto deUo scultore Aateri 
con questa epigrafe del sen. Tabarrini: 

ATTO VANNUCCI 

SEHATOBE DEL REGN'O ACCADEUICO DELLA CRUSCA 

NATO HEL 1810 A TOBBIANO SCI MONTI PISTOIESI 

GIOVANISSIMO INSEGNÒ LETTERE LATINE 

NEL COLLEGIO CICOGNINI DI PbATO 

PROVETTO nell'istituto FIORENTINO DI ALTI STUDI 

LA GRANDE CIVILTÀ ROMANA 

ILLUSTRÒ NEGLI SCRITTORI NELLA STORIA NEI MONUMENTI 

LA POPOLARE SAPIENZA NKI PROVERBI 

PATÌ l'esilio per l'iTALIA 

E NARRÒ LA MORTE E I DOLORI DEI PATRIOTI ILLUSTRI 

AUSTERO NEL COSTUME 

PARCHISSIMO PER SÉ GENEROSO AI MISERI 

CENSORE ACKRBO DI OGNI CODARDIA 

FU IN TUTTO UOMO ANTICO 

E LA SUA VITA CHE SI SPENSE IN FIRENZE iL Di 9 GIUGNO 1833 

CONSUNTA DA LUNGA INFERMITÀ 

RIMANE ESEMPIO AMMIRABILE 

DI AMORE INCONTAMINATO DI PATRIA E DI LIBLRTÀ. 

Il 20 marzo del 1884 si costituì in Firenze un Comitato di amici ed 
ammiratori del Vannucci, che furono: M. Amari, A. D'Ancona, V. Bel- 
trani, E. Betti, G. Carducci, T. Corsi, Giannina Milli, C. Monzani, 
A. Ranieri, A. Severini, Cesira Siciliani, G. Silingardi, 0. Tommasini. 
P. Yillari, per collocare una memoria al Vannucci nel Panteon di 
tS. Croce. Del Comitato fu presidente il sen. Corsi, e l'Amari era deside- 
rosissimo di veder reso quest'onore al suo amico e compagno d'esilio, 
e l'ultimo giorno della sua vita era appunto sceso di villa per prender 
parte a una seduta del Comitato stesso. Il monumento pel quale si rac- 
colsero circa 6000 lire, fu scolpito dal prof. E. Pazzi, amico al Vannucci, 
per le sole spese; e specialmente per l'opera indefessa della egregia scrit- 
trice, la signora Cesira Siciliani, erede delle carte del defunto, e tene- 
rissima della memoria di lui, venne inaugurato il dì 13 giugno 1891. 
Esso è posto nell'ultima cappella a sinistra : il Vannucci è rappresen- 
tato sulla sua poltrona, ove tanti anni lo inchiodò il male che lo lo- 
gorava, avvolta in uno scialle la parte inferiore della persona, con una 
lente nella mano destra, abbandonata sul ginocchio, tenendo nell'altra 
un fascio di carte e sull'altro ginocchio un volume aperto. La testa è 
alta, come in atto di meditare; e le fattezze sono le sue degli ultimi 
anni della vita. 



— 292 — 
caldo lo stesso verso il paese, e ama la verità oggi come 
allora. 

Gradisca i miei rispettosi saluti ; li riferisca al sig. Pro- 
fessore e mi creda sempre suo dev.mo M. Amari. 



D. 

Michele Amari a Tulio Massarani 

[Firenze, 29 agosto 1884J. 

Carissimo amico Sono ancora tra 

il sì e il no di andare a Torino il 4 settembre, io solo, 
per la Commissione del catalogo dei monumenti del risor- 
gimento dell'lisiìm : bel titolo che par dettato dal Cairoli. 
Se v'andrò, prenderò conto del vostro dono, eh' è la causa 
principale per la quale io penso d'andare 

Ed io pur lavoro, ancorché abbia preso in odio il libro 
e lo stile giovanile di chi lo scrisse. Non mi sarei figurato 
mai, che mi sarebbe costato tanto a scucire e ricucire quel 
vestito vecchio, allargandolo qua e mettendo là una toppa 
nuova. Ci è voluto un bucato generale perchè lo svecchia- 
mento desse meno all'occhio. Adesso il primo dei tre vo- 
lumi è bello e stampato : gli altri due par che richieggano 
minor numero di aggiunte, ed anche meno ranno e sapone. 
In ogni modo spero di cavarmene quest'anno, se non so- 
pravvengono altre disgrazie, e se la Commissione de' dan- 
neggiati politici siciliani non mi terrà sequestrato per qual- 
che mese in Roma l'autunno prossimo 



— 293 — 

DI. 

Michele Amari a Giuseppe De Leva 

[Firenze, 13 settembre 1884J. 

Illustre mìo Signore. La ringrazio cordialmente del- 
raverini dato nuove di sé e de' suoi e domandatene deUa 
mia casa, perchè in questi tempi di sospetto fa gran bene 
a sapere incolumi le persone che si amano 

Io sono stato la settimana passata a Torino, dove ho 
menato meco Michelino per fargli vedere l'Esposizione; 
dal canto mio ci andai per certa Commissione, che deve 
dirigere il catalogo de' documenti storici esposti nel padi- 
glione cosi detto del Risorgimento. Quanta sapienza e stra- 
vaganza adunata per deliberare come si ha da stendere un 
inventario ! Il fatto è che pochissimi sono andati e che non 
ci è voluto poco per evitare qualche opera in 100 volumi 
in-folio, che si aveva in mente di edificare. 

Mentr' io scrivo qui in villa, ignoro le notizie di ieri che 
più premono ad ogni italiano : come va il morbo in Napoli 
e se è entrato o no in Roma. E quel valoroso Umberto 
che si è andato a ficcare in mezzo alla pestilenza, più pe- 
ricolosa assai che le palle e le bombe ! Veramente rende 
un gran servizio al paese rassodando con quest'atto di co- 
raggio e di pietà la monarchia, scalzata da ministri e de- 
putati imbroglioni 

DII. 
Michele Amari a Tulio Massaraoi 

[Pisa, 30 giugno 18SS\. 

Carissimo amico A misura 

che m' avncino all' ottantina, gli anni mi cominciano a 
pesare, sopratutto dacché sono in Pisa. Senza malanni sui 



- 294 — 
quali provocare la commiserazione degli amici, sento che 
vo giù a poco a poco. Ma posso studiare come sempre ho 
fatto ; e questo, insieme col conforto della famiglia, è il 
solo bene di cui io goda. Perchè il paese vedete come lo 
maltrattano e svergognano « que' etti fortuna ha posto 
in mano il freno » con quel che segue. Ma dei conforti 
ho lasciato indietro quel che pure è grandissimo, cioè di 
conversare con amici pari vostri. Addio. M. Amari. 



DUI. 

Michele Amari a Tulio Massarani 

[L'Abetone, 27 luglio 1885]. 

Carissimo collega ed amico. Ieri al momento di partire 
da Pisa per Pracchia, ho avuta l'amorevole vostra lettera 
e l'articolo della Perseveranza, al quale soscrivo dalla 
prima parola sino all'ultima, fuorché la lode delle pasto- 
relle. Delle fragole ne ho viste e mangiate ; de' fiori, degli 
abeti ne ho pieni gli occhi, ma pastorella nessuna, neanche 
brutta. L'aria sopratutto è deliziosa, si sente la vita en- 
trare ne' polmoni e il sangue circolare più liberamente, 
con più vigore. Ahimè, che non mi rende quello de' miei 
vent'anni e nemmeno de' sessanta : ini provo a salire l'erta 
e ricasco giù. Ma i figliuoli corrono su pel monte e pel 
bosco, ch'è una delizia. La Luisa è contentona per quest'aria 
che si respira qui. 

Ma vi dirò che montai in carrozza a Pracchia il 26 luglio 
alle 2, e la sera alle 7 mi trovai qui negli ultimi d'ottobre, 
né più né meno. 

Ancora non so come farò per studiare senza libri. Voi 
altri poeti trovate libro aperto per ogni luogo, e qui questa 
natura forte e selvatica, su la spina dorsale d'Italia, vi 



— 295 — 

presterebbe mille argomenti. Ahimè, la spina è qui, ma il 
midollo ? Si esaurì nel '60, e lasciò certa materia che non 
è onesto a chiamar col suo nome. 

Continuate, mio caro, l'agiografia del Tenca, sperando che 
il Protonotari si arrenda. Gradite gli affettuosi saluti della 
Luisa e de' figliuoli e miei, e vogliatemi bene. Amari vostro. 



DIV. 

Michele Amari a Corrado Avelie (1) 

[Firenze, 6 settembre 1885]. 

Pregiatissimo Signore. Non è arte oratoria, ma schietta 
espressione di un giudizio, se io lodo altamente lo scritto 
ch'Ella mi manda : che lodo, io dico, questo scritto, mentre 
non credo poterle rendere il servigio eh' Ella mi domanda. 
Si vede bene che l'acume nelle ricerche storiche e nelle 
linguistiche va di pari passo : la scoperta d'una piaga sì 
profonda nella società siciliana dell'estremo medio-evo, è 
nuova e importante. Ed ancorché io non creda dimostrato 
finora quello spaventoso numero di schiavi, ch'Ella crede 
venuti in Sicilia dal xm al xvi secolo (per lo meno si do- 
vrebbero avere dalla più parte delle città principali del- 
l'isola gli stessi risultamenti che a Lei tornano dalla città 
di Noto), pure la piaga non si può negare. Chi sa se il 
ribrezzo di quella non si aggiunse agli altri motivi, che 



(1) Modesto e valente filologo siciliano, nato a Noto U 14 febbraio 
1843, e professore di scienze naturali nella patria scuola normale 
superiore. Oltre molti lavori di demopsicologia, tutti condotti con 
buon metodo e larga erudizione, scrisse su La schiavitù domestica in 
Sicilia nel secolo XVI, che è il lavoro al quale in questa lettera si al- 
lude. Nel terzo volume deUa Guerra del Vespro (ediz. Hoepli, 1886) 
l'Amari accolse due lettere di lui circa il testo del « Bibellamentu di Si- 
ehilia » (pag. 504). 



— 296 - 
fecero differire l'accettazione della Società Siciliana di 
Storia patria ? 

Dal mio canto non ho bisogno di dirle che la verità 
storica mi par sempre più bella d' ogni soddisfazione di 
amor proprio municipale, regionale, fors'anco nazionale 



DV. 

Michele Amari ad Ernesto Renan 

[Rome, 23 novembre 1835]. 

Mon cher ami. À la veille de partir pour Rome, oìi je 
vais rester jusqu' à domain, j'ai regu à Pise votre Prétre 
de Némi. Je vous remercie pour votre bon souvenir, en 
méme temps que je vous f^s mes compliments poùr cet 
ouvrage, qui à une satyre très fine des moeurs politiques 
contemporaines , unit des hautes aspirations de progrès 
moral. Hélas ! j'admets bien avec vous que le progrès de 
r humanité marche en spirale, mais les anneaux de cotte 
courbe quelques fois ressemblent fièrement au cercle ferme 
de la mythologie ancienne et de Gr. B. Vico ! 

Pendant l'été dernier j' ai publié la 9"' édition de mes 
Vépres Siciliennes, augmentée d'après les curieux docu- 
ments de l'Archive de Barcelonne. Vous croyant loin de 
Paris, j'ai prie M/ Geffroi d'en offrir un exemplaire à notre 
Académie, mais j'ai oublié qu'il fait part de celle des 
Sciences morales et politiques, aussi je ne sais pas si la 
présentation a eu encore lieu. Du reste je travaille à peu 
près comme dans ma jeunesse, quoique la 80"°^ année s'ap- 
proehe, prete à tomber sur mes épaules 



— 297 — 

DVI. 

Michele Amari a Isidoro Carini 

[Pisa, 30 giugno 1886]. 

Caro signor Canonico. Che vuole ? La curiosità è sfata 
ereditata anche dalla progenie maschile di Adamo, ond' io 
desidero molto di sapere in che modo ed in quale occa- 
sione sono stato assalito e come sia stata fatta la ripara- 
tone. Mentre la ringrazio per aver fatte le mie difese e 
le ne resto gratissimo, sento che la riconoscenza cresce- 
rebbe ove sapessi le circostanze del fatto. In che giornale 
l'accusa e la riparazione? Ovvero la battaglia è stata a 
parole? Non è che io mi curi molto della stampa ne del 
giudicio di certe persone, è curiosità, lo replico, e non 
preoccupazione. 

Mi dà molta maggior noia la mia salute, che da due 
mesi in qua è molto decaduta, sopratutto per l'affanno che 
sento a camminar presto o il dopo pranzo, e ciò, come 
dicono i medici, senza lesioni al cuore. Del rimanente non 
ho voglia di morire tanto presto. Perchè ancora non ho 
licenziata la prefazione ai nuovi testi sul Vespro Siciliano. 
Essi bensì sono stampati , e fanno 140 pagine del testo 
dell'ultima edizione del Vespro. Uno è del xni secolo e 
gli altri del xrv. Spero che il volume esca negli ultimi 
di lufflio 



— 298 — 

DVII. 
IsrooRO Carisi a Michele Amari 

[Roma, 1» luglio 1886]. 

Preg.mo signor Professore. Grazie sincere della sua lettera 
oggi ricevuta. Eccomi a soddisfarla. L'articolo, di cui mi dolsi, 
leggevasi nella Civiltà Cattolica di Firenze, quaderno del 6 marzo 
corrente, a proposito delle Notizie dei nostri tempi del mar- 
chese Mortillaro. Il sugo era, che il Mortillaro, suddito fedele^ 
doveva opporsi al ribelle e cospiratore Michele Amari. L'arti- 
colo era di penna siciliana. Invece ne' quaderni 861 e 863 il 
P. De Cara, culto e gentile gesuita calabrese, parlava di Lei e 
de' lavori suoi com'era dovere. Le mie doglianze furono fatte qui 
in Roma, ma non hanno rapporto coU'articolo del P. De Cara. 
Qui, del resto, anche Sua Santità conosce i lavori del profes- 
sore Amari, anzi ne parlava con ammirazione, or è qualche tempo,, 
a mons. Brolo arcivescovo di Monreale. 

La prego non tener alcun conto di tutto ciò, ed anche mena 
del mio nome, come la S. V. potrà facilmente pensare Si con- 
servi in buona salute, e, quando verrà in Eoma, mi faccia il 
piacere di farmene avvertito con un biglietto 



DVIIL 
Michele Amari ad Ottone Hartwig 

[Pisa, 7 luglio 1886]. 

Egregio mio Signore ed amico. Sì, mi diceano i geni- 
tori nella mia fanciullezza, e i registri della parrocchia di 
Sant'Antonio in Palermo lo confermano, ch'io nacqui la 
quella città SO anni addietro. E i parenti ebber cura, molta 
cura di me, il che non vuol dir che non mi abbian fatto- 
perdere molto tempo; il qual molto si è fatto moltissiiiio 



— 299 — 
per colpa mia, per colpa della fortuna che mi gittò nel 
mondo a 15 anni e mezzo ; povero, pressoché orfano, perchè 
il padre, condannato a morte, rimase in prigione altri 14 
anni; ignorante, poiché gli studj mi furono troncati; per- 
chè passava 7 ore al giorno a scrivere in un ministero di 
Stato ; perchè il resto del tempo o io correva a caccia su 
le montagne presso Palermo, o lo perdeva in amori ; e le 
cospirazioni ancora ne prendean parte. Sono scuse coteste, 
D il contrario? 

Ecco dunque confutata la prima parte dell'amorevolis- 
sima sua lettera del 3. Mi duole dover anco moderare quei 
suoi « Frische und Btlstigkeit ». Da maggio in qua non 
3on più quello: al camminare e ad ogni movimento un 
po' vivace e continuo, sento un grande affanno, e finora 
i medici non ne trovano la cagione, poiché nel resto la 



macchina va innanzi come vuole la fisiologia. 



DIX. 

Michele Amari alla signora Cesira Pozzolini-Sieiliani 

[Pisa, 13 luglio 1886J. 

Mia egregia Signora. Le rendo tante grazie per gli 
augurj che mi fa sì gentilmente con la lettera del 10. 
Sventuratamente entro proprio male nell'anno ottantune- 
simo ; il predecessore, proprio un mese prima di consegnare 
le chiavi, mi ha lasciato un affanno molestissimo, che sorge 
ad ogni movimento un po' vivo della persona e principal- 
mente al camminare. 

E però gli inciampi de' quali Ella mi scrive mi coster- 
nano, ma non posso far nulla per rimuoverli. Io vidi il 
Peruzzi una ventina di giorni fa; parlammo del monu- 



— 300 — 
mento di Vannucci, messo nel programma delle feste di 
ottobre ; ed io non me ne persuadeva, sapendo bene che 
il monumento non fosse neppure approvato, non che prin- 
cipiato. Ora il programma che ho visto nei giornali e la 
sua gradita lettera mi assicurano del fatto, che a me pa- 
reva inevitabile pur troppo. 

Ed io in questo mezzo son divenuto invalido. Dovrei 
andare su e giù per Firenze tra Corsi, Peruzzi, Yillari, 
Pazzi, Del Moro e non so quanti altri ; ma se cammino 
cinque minuti al mio solito e salgo una scala, mi sento 
strangolare. Faccia Lei quel che può. Il minore ostacolo 
sarebbe la spesa, perchè, dopo il rifiuto della Presidenza 
del Senato, il Coppino mi promette di provvedere ad anno 
nuovo, cioè dal 1° luglio ; e in ogni caso il Tommasiui mi 
ha detto più volte eh' ei supplirà al denaro che manchi. 

In questo stato di cose vegga, mia egregia signora, se 
può almeno far serbare il cantuccio in Santa Croce 



DX. 

Michele Amari a Tulio Massarani 

[Pisa, 15 lugUo 1886]. 

Caro collega ed amico. E sempre debbo cominciare le 
mie lettere col ringraziarvi or per un verso or per un altro I 
L'indipendenza del cuore mi sarebbe impossibile verso di 
voi ! Grazie dunque di avere cospirato co' miei conterranei, 
come li chiamava Ricciardi, per quel tale premio che por- 
terà il mio nome, e che par venga a tempo per supplire 
al lavoro del titolare. 

Questi benedetti Tedeschi hanno inventata l'orazione 
funebre in vita, quasi ad 80 anni fosse tempo di smettere! 



— 301 — 
Dopo Leida e Strasburgo, alcuni accademici di Berlino, 
Weber, Mommsen, Kiepert, ecc., in adunanza di Classe mi 
hanno mandati gli augurj, e ier l'altro ebbi dal re la gran 
Croce de' due Santi accompagnata d'una bellissima lettera, 
la quale dice come S. M., viaggiando il dì 7, non potè 

iarmi alcun segno, ecc., onde riparava con quel dono 

Gli amici amano ad illudersi o credon far opera di carità 
lusingandomi, ma io sento che ho addosso un gran male. 
Mangio bene, digerisco meglio, dormo tranquillo e posso 
ancora lavorare ; ma al muovermi un po' vivo, ecco l'af- 
fanno la vertigine. Perchè questo mi accade dalla fine 
di maggio in qua, mentre prima l'incomodo si facea sentir 
appena dopo pranzo ? Gatta ci cova, e l' è grossa. Ma non 
mi spaventa mica, perchè questa vita d'invalido non mi 
accomoda punto 



DXI. 
Isidoro Carini a Michele Amari 

[Eoma, 24 agosto 1886]. 

Pregiatissimo signor Professore. Come ringraziaria dell'altra 
regalo che si è degnata farmi ? Benché occupatissimo in molte 
faccende, e desideroso di andarmi a riposare in Napoli pria della 
fine del mese, ho messo tutto da un canto, e mi sono lasciato 
trasportare dall'incanto del suo stile, che con tanta grazia e festi- 
vità entra in questo pecoreccio di codici e di centoni, e vi con- 
duce gli altri con sì vivo piacere. È la prima volta con Lei, che 
la nostra bella lingua mostra la sua attitudine a trattar garbu- 
gli siffatti ; critica di testi, famiglia, filiazioni di manoscritti, ecc. 
E quante cose Ella non c'insegna con tanta modestia, che par- 
rebbe quasi voglia andare a scuola dagli altri ! Qual esempio, 
da far vergognare i più giovani, nel veder Lei, all'età sua, correr 
tuttavia per le biblioteche, e scartabellare vecchi manoscritti, e 



— 302 — 

schiudere agli studiosi una nuova via (dopo averne sgombrato 
tante) intorno alle narrazioni storiche italiane de' primi tempi 
della lingua ! Ella dice che il suo oroscopo 1' ha destinato a per- 
seguitai'e Carlo D'Angiò. E proprio non gli ha dato requie ; e se 
storia del nostro secolo è destinata a vivere, la sua è quella e 
niun altro più la rifarà! 

A rischio di parere adulatore (ma Ella sa che il mio rispetto 
non ha secondi fini) consenta ad un sacerdote italiano, che si con- 
gratuli con Lei per l'imparzialità mostrata verso un altro sacer- 
dote italiano, celebre non già per gli studj, ma per la vita evan- 
gelica e il bene fatto ad ogni classe di sventurati. Lessi, giorni 
sono, nel Bullettino Salesiano^ il racconto d'un abboccamento 
avuto dal notissimo Don Bosco col ministro Amari. Siccome in quel 
racconto è un bel documento della sua rettitudine e dell'altezza 
del suo carattere, lo ritagliai colle forbici e lo conservai fra le 
mie carte, perchè mi piacque assai 

Perdoni la cicalata, e gradisca i miei buoni augurj perchè viva 
lunghi anni prosperi e vigorosi. Suo aif.mo Can. Isidoro Carini. 



DXIL 

Michele Amari ad Ernesto Renan 

[Pise, 30 mai 1887]. 

Mon cher ami. Votre bienveillance à mon égard ne s'at- 
tiédit pas à cause de l'éloignement de ces demières années. 
Je viens de lire la lettre que vous avez adressée dans la 
Bevue historique à M."" Monod pour la fondation que quel- 
ques uns de mes amis cut initié à l'occasion de ma SO'"*" 
année (1). 



(1) II 15 febbraio 1886 da una Commissione composta di Giulio Benso 
duca della Verdura, sindaco di Palermo, Vincenzo Fardella marchese 
di Torre Arsa, Francesco Lanza principe di Scalea, Emanuele Paterno 
rettore dell'Università di Palermo, prof. Giovanni Mestica, prof. An- 
tonino Salinas si diramava questa circolare: 

« Nel giorno 7 del prossimo luglio il prof. Michele Amari compirà 
l'ottantesimo anno. Affinchè nella ricorrenza di questo anniversario sia 



— 303 — 
J'aurais mieux airaé n'avoir aujourd' bui que l'àge auquel 
je vous ai connu pour la première fois au cours de ce brave 
M/ Reinaud ; mais enfio la renaissance politiqiie de ma 



dato aU'insigne storico italiano un pubblico segno di gratitudine e ri- 
verenza e ne resti memoria durevole con profitto deUe discipline da Lui 
coltivate, ad alto onore suo e della patria, i sottoscritti hanno divi- 
sato di promuovere l'istituzione di un Premio Amari per gli studj di 
storia siciliana e di lingue orientali, da conferirsi nell'Università di 
Palermo con le norme che saranno stabilite a cura della Facoltà filo- 
sofico-letteraria. Ove la S. V. volesse aderire a questa proposta, è pre- 
gata di spedire il suo contributo al segretario prof. A. Salinas ». 

La sottoscrizione allora iniziata ha raggiunta ormai una cifra co- 
spicua. 

Eiferiamo qui la lettera del Senan al Monod, preceduta dalle parole 
che vi pose innanzi il Monod stesso nella Reoue historique, xii* année, 
voi. xxxrii, mars-avril 1887: 

« Nous venons de recevoir de M."" Renan la lettre suivante. Nous 
sommes heureux de nous associer à l'appel adressé aux savants fran^ais 
par notre illustre collaborateur. Michel Amari a prouvé, lors de la 
souscription ouverte pour le monument de Michelet, qu'il n'avait pas 
oublié l'hospitalité de la France, ni l'accueU de ses savants. Nous nous 
chargerons avec plaisir de transmettre auComité dePalerme les sou- 
scriptions qui nous serons transmises. 

< G. MOHOD ». 

« Paris, le 6 février 1887. 
« Chèr Monsieur Monod, 

« Un grand nombre de patriotes et de savants siciliens ont résolu 
« de fèter la 80* année de notre ami Michel Amari par une fondation 

< qui porterait son nom, et dont les revenus seraient employés à re- 
« compenser des travaux sur la période musulmane de l'histoire de 

< Sicile. Vous savez quelle trace lumineuse Michel Amari a laissée 
« dans ces études. Le filologue, le critique ont été appréciés par tonte 
«l'Europe savante. Mieux que personne j'ai pu connaìtre 1' homme ; 

< pendant près de dix ans, j'ai travaillé a coté d'Amari au departement 

< des manuscrits de la Bibliothèque Nationale. Il vivait, dans son éxil , 
« de la petite indemnité qui lui était allouée pour faire le catalogne 
« des manuscrits arabes. Son courage, sa seréni té, sa haute philosophie , 
« qui me rappelait celle de Littré, m'ont laissé la plus vive impression. 
« Dans sa forte et laborieuse vieiUesse, Amari à gardé tonte sa passion 
« pour les belles études qui consolèrent son éxil. En concevant l'idée 
« d'une fondation destinée à continuer son ceuvre, l'Université de Pa- 
« lerme et le public savant de la Sicile ont donc trouvé avec un rare 
•« bonheur, la seule manière qu'il y eùt de recompenser cette vie si 
« pure, si noblement remplie. 

« Oserai-je vous prier, cher M. Monod, de recommander cette sou- 

< scription éxcéllente à ceux de nos confrères qui ont le goùt du vrai 
« en histoire? Veuillez croire à mes sentiments les plus affectueusement 
.f dévouès 

t « E. Ren'an », 



— 304 — 
patrie me dédommage mille fois des incomodités de la vieil- 
lesse. Heureusement celle-ci ne m'empéche pas de travailler 
à mon ordinaire et de préparer une nouvelle édition de 
mes Mtisulmani, en profitant des matériaux que les ara- 
bisants noiis préparent depuis trente ans 



DXIII. 
Michele Amari a Tulio Massarani 

[Pisa, 23 settembre 1887J. 

Carissimo amico Son venuto qui 

per rivedere alcune citazioni per la nuova edizione della 
mia Storia dei Musulmani di Sicilia, alla quale opera, 
piti pesante clie non si creda, lavoro oramai da due anni, 
e sempre mi affretto per evitare che non abbia a riuscire 
prima della mia morte. 

Del resto, non sono ammalato che di vecchiaia, né posso 
lagnarmi se non che delle deficienze, le quali si pretende 
essere inevitabili a 81 anni belli e suonati. Ma la vista mi 
regge, il lavoro non mi stanca, e la fede non mi vien meno 
né la volontà dell'animo. Ho avuto occasione di rivedere 
le tresche de' papi con Pipino e Carlomagno, di rileggere 
le basse adulazioni, le fraudolenti proposte, le insinuazioni 
superstiziose, e mi vien la rabbia oggi come a 18 o 20 
anni ; se non che mi rallegro che la cuccagna sia finita, e 
che il XIX secolo, per quanto male noi se ne dica, é molto 
migliore del ix 



- 305 — 

DXIV. 

Michele Amari ad Ottone Hartwig 

[La Concezione, 18 ottobre 1887], 

.... I timori eh' Ella sentiva con amichevole premura 
per l'Italia mi sembra si debbano dileguare, or che all'ar- 
tifizioso e dubitoso Depretis è succeduto con plauso di tutti 
il Crispi, che ha idee di governo precise e ferme, e che ha 
fatto già dimenticare qualche errore privato e la politica 
troppo spinta di una volta. Gran ventura è poi del paese, 
che Umberto goda meritata popolarità, e sia animoso al pari 
che onesto e largo. Di conciliazione col Papa non si parla 
più Forse gli si concesse troppo nella legge delle gua- 
rentigie, oltre la quale non potremmo scostarci d'un pelo, 
come non potremmo cedergli un dito di terreno, fuor degli 
ojti e palagi vaticani. Che stia lì il preteso successore di 
san Pietro, finche la civiltà sciolga da quella pastoia le 
chiese nazionali, e innalzi tanto il concetto della religione, 
da separarlo da tutti gli incantesimi anticlii e moderni 

DXV. 
Michele Amari ad Ottone Hartwig 

[Pisa, 21 dicembre 1887]. 

.... Or lavoro alla seconda edizione dei Mtcsulmani 
di Sicilia sforzandomi a gareggiare con la morte a chi 
arriverà il primo, se io a finir l'edizione o essa a tron- 
carmi il filo. 

Lunga vita e salute a Lei ed a' suoi. Che pensa di 
questi potentati che digrignano i denti alle frontiere della 
Galizia? 

20 — Amari, 11. 



- 306 - 

DXVI. 

Michele Amari ad Ottone Hartwig 

[Pisa, 8 febbraio 1888]. 

.... Noi qui si vive benino : le difficoltà della finanza 
sono nate dall' amore di popolarità, che mosse Depretis a 
sgravar tasse e promettere ferrovie, mentre ci rode il cancro 
generale dell'Europa, cioè gli armamenti, ed abbiamo per 
soprappiù quel Agnolo di Massaua che duole un poco. E 
dal paese scendendo alla famiglia, mi piace poterle dire 
che la Luisa sta bene e i figliuoli promettono bene ed io 
non sento alcuna malattia, se non che gì' incomodi della 
vecchiaia, i quali non mi tolgono però di lavorare al solito, 
quasi. Il male è, che non tutto il lavoro posso concen- 
trare nella seconda edizione dei Musulmani, che più mi 
preme per le ragioni già dettele. 

A proposito, io dovrò toccare di nuovo il solo punto, 
credo io, di disparere che mai sia surto tra noi due : il 

governo di Arrigo VI nell'Italia meridionale 

.... Ella sa bene che io giudico forse con passione, 
ma non mi è passato mai per la mente di accomodare con 
le mie passioni i fatti avvenuti, che mi sembra per un lato 
vero sacrilegio, e per l'altro, vera fanciullaggine. Co' cro- 
nisti di tutti i tempi e di tutti i paesi, chi scrive la storia 
dee fare come il giudice istruttore, che interroga testimonj 
renitenti o interessati 



— 307 — 

DXVII. 

Michele Amari a Fausto Lasinio (1) 

[Pisa, 7 giugno 

Caro signor Professore. Tante grazie per gli estratti 
del mio articolo, i quali ebbi ier l'altro, e con mia vergogna 
non ho accusati da tre giorni. Ella mi perdoni, in grazia 
della febbre che ho addosso, non febbre che fa salire il 
sangue a 40 gradi, ma che mi fa tornar sempre al tavolo 
da scrivere, e cancellare e rifare la Storia de' Musulmani 
di Sicilia, rimettendo all'indomani lettere ed ogni cosa 
finché vien l'ora di desinare. E l'indomani ricomincia l'ac- 
cesso alle 4 al più tardi alle 5. Ella mi capisce, e mi 
scuserà. V ha tanto da fare, e gli anni miei crescono ; perciò 
non ho pace, e aggiungo pagine di qua e correggo parole 
di là, e mi par che non avanzi mai 

Dxvm. 

Michele Amari ad Antonino Salinas 

[Pisa, 7 giugno 1888]. 

Io sto benino, riguardo agli 82 prossimi ; la fa- 
miglia benissimo, e Michele spera di prendere la licenza 
liceale. Lavoro a' Musulmani di Sicilia dalle 4 o 5 alle 
10 */s e dall' 1 alle 5 '/« di sera, e temo sempre di far poco 
« che le Parche taglino il filo un di o l'altro, senza dar- 
mene avviso e chieder licenza. Del che poi non avrei paura, 
se non fosse pei Musulmani e per questa gente di casa, 
che continuerebbe a sentire e pensare, mentr'io sarei sciolto 
da questi obblighi 

(1) H Lasinio, ciottissimo, com'è noto, neUe lingue semitiche, fu ed è 
neU'Istituto fiorentino successore all'Amari nell'insegnamento del- 
l'arabo. 



— 308 — 

DXIX. 

Michele Amari alla signora Cesira Pozzolini-Siciliani 

[Pisa, 13 giugno 1888J. 

Mia gentilissima Signora. Le chieggo scusa se non ho 
potuto venire a Firenze per la cerimonia della quale Ella 
a ragione ha avuto sì pietosa premura. In vero io non sona 
stato ammalato altrimenti che de' miei 82 anni. Ma questi 
mi ammoniscono ad affrettare un lavoro che ho alle mani^ 
il quale mi preoccupa tanto, che ogni quarto d'ora eh' io 
gli tolga mi pare una debolezza e quasi una colpa eh' io» 
commetta 

Speriamo di rivederla in fine di luglio, s' Ella sarà a 
Firenze. Intanto gradisca per iscritto i sensi della rive- 
rente mia osservanza. Suo dev.mo M. Amari. 



DXX. 

Michele Amari ad Ernesto Renan 

[JRome, 25 décembre 1888]. 

Mon cher ami. Agréez mes remerciments affectueux pour 
le S""^ volume de votre Histoire du peupìe d'Israel, que 
je viens de recevoir de votre part. Yous ne m'oubliez pas 
daiis ma vieillesse, qui cependant va passablement bien, car 
si l'oreille s'endurcit un peu et si je n'ai plus mes botte» 
de dix lieues, je peux travailler presqu' à mon ordinaire, 
et la recherche du vrai continue de m'aiguillonner comme 
dans les beaux jours de ma vie. Ce n'est pas ma fante si 
les résultats sont fort médiocres. 



- 309 — 

Nous sommes revenus à Rome à cause de mon fils qui 
entreprend les études d'ingénieur. À Pise il n'y a pas 
d'École Supérieure pour cela. En outre ma famille s'en- 
nuyait beaucoup dans cette ville morte, et moi aussi je 
sentais l'éloignement des grandes bibliothèques 

Pourrai-je vous dire à revoir ? Hélas, mes 82 ans accom- 
plis m'empéchent d'aller l'année prochaine au Congrès des 
Orientalistes à Stockolm, auquel l'on ma invite, et je n'espère 
pas que dans ce peu de vie qui me reste vous ayez l'oc- 
casion de venir, comme une fois, en Italie. Ajournons donc 
notre rendez-vous aux arches rougies au feu, où Farinata 
degli liberti et Frédéric de Souabe expient la hardiesse 
de leur pensée, et en atteudant serrons nous la main. 
M. Amari. 

DXXI. 

Ì Michele Amari ad Ottone Hartwig 
[fioma, 17 marzo 1889]. 
.... Sto bene, per gli 83 anni suonati ; e lo zelo per 
lo studio non diminuisce con le forze. Lahoremus 



DXXII. 

Michele Amari a Tulio Massarani 

[Roma, 19 aprile 1889]. 

Caro coìlefia ed amico. Ma dunque mi credete consi- 
gliere intimo del Crispi in questi lumi di luna, che tutti 
i repubblicani gallofili d'Italia cospirano contro di lui per 
cacciarlo almeno dal seggio, e lapidarlo, occorrendo, affinchè 
non conquisti Keren e l'Asmara ? Chi sa ? Qualche male- 



— 310 — 
dizione e qualche sasso dei furibondi Comizj della pace 

potrebbero arrivare infine a me 

Arrivederci dunque ad azzuffarci, se occorre, alla ria- 
pertura del Senato. Io lavoro sempre, non potendo far altro, 
nemmeno conversare, dacché mi si son turati, o poco meno, 
gli orecchi 

DXXIII. 

Michele Amari a Tulio Massai-ani 

[Roma, 2 giugno 1889]. 

Caro amico e collega. Vi ringraziamo tutti del vostro 
nuovo libro, nel quale mi riserbo la censura politica a scanso 
di ogni fornicazione. Que' così detti parenti mi tornano 
insopportabili ogni dì più che l'altro. 

Poco meno insopportabili le smanie per Giordano Bruno: 
ma per queste ormai ci dobbiamo sobbarcare. A me spiacea 
che il governo facesse un grosso sgarbo al Vaticano. Ma 
ormai tra così detti liberali e clericali arrabbiati, meglio 
concorrere allo sgarbo che voltar faccia. L'Università di 
Palermo, della quale son professore emerito, mi ha destinato 
a rappresentarla, ed andrò non ostante il solletico ostile 
de' Trezza, de' Bovio e della Tribuna. Soscrissi tra i primi, 
non prevedendo che il monumento dovesse sorgere in Campo 
de' Fiori, ed or che i miei concittadini vogliono ch'io rap- 
presenti la protesta contro i sacri arrosti, la farò anch'io 
con la mia sparuta presenza, e affronterò anche il sole che 
adesso mi dà non poca noia agli occhi. 

Grazie di nuovo, caro Massarani. Ieri andai coi colleghi 
a salutare Umberto che ritornava, e vedi caso ! non l'abbiam 
fischiato noi qui a Eoma e nemmeno voialtri milanesi, come 
vi imponeva il Moniteur Universel 



- 311 — 

DXXV. 
Michele Amaki al prof. Giovanni Mestica 

[Boma, 11 gingno 1889]. 

Chiarissimo signor Professore. Ella e il signor pro- 
fessore Basile han fatto quello che avrei dovuto e voluto 
far io, ma ine ne ha distolto la piccolezza della casa nella 
quale sono stato costretto a ficcarmi con la mia famiglia, 
dovendo ritornare a domicilio in Roma. E molto volentieri 
accetterei l'invito che Ella mi fa cordialmente insieme col 
prof. Basile, se all'età mi» non fossi costretto a riposare 
alla fine di pranzo e di colazione, ed anche a non espormi 
alle tentazioni di un convito gioviale. 

Chieggo scusa a Lei, al prof. Basile ed ai cari giovani 
siciliani se non* tengo l'invito, e se non vengo a fare com- 
pagnia con loro alla fine di pranzo, trista compagnia di 
un invalido e sordo. 

Con tutto ciò non rinunzio a fare il mio brindisi alla 
salute dei convitati e degli anfitrioni egregj ; e prima di 
tutti loro all'Italia libera, una, indivisibile, che cresca di 
territorio, di forza, di prosperità, e non perda mai il giu- 
dizio (1). Suo dev.rao M. Amari. 



(1) Queste parole, che chindono l'Epistolario di Michele Amari, sono 
anche come l'epilogo della sua vita; e scritte pochi giorni prima che 
egli morisse, sembrano l'xiltimo saluto ed augurio, mandato alla madre 
patria da un figlio devoto. E Dio prosperi l'Italia; ma le tenga le sue 
sante mani in capo, affinchè « non perda mai il giudizio » (1 maggio 
1896)! 



AggkuHie e Corresioné 



A pag. 198, nota, lin. 15-16, correggi Forschungenz, iiltest. Gesch. d. 
Stadt. Florenz in Forschungen z. iiltest. Gesch. d. Stadi Florenz, e lin. 18, 
Bibliotekwesen in Bibliothekwesen. — A pagina 2^, linea 11, al nome 
Ghirox, aggiungasi il seguente cenno biografico: « Isaia Ghiron, nato 
a Casal Monferrato nel 1837 mori in Milano il 18 luglio 1889, due giorni 
dopo il maestro ed amico suo Michele Amari, al quale aveva dedicato 
il volume Le iscrizioni arabe delia S. Armeria di Torino raccolte ed illu- 
strate (Firenze, Le Mounier, 1868). Addottoratosi a Torino, nel 1859 fu 
soldato; poi venne addetto alla Luogotenenza reale delle Provincie 
meridionali nel Gabinetto del Pallavicino, che l'aveva caro, e che lo 
condusse seco anche quando andò prefetto a Palermo. Passò quindi 
nel Ministero della Pubblica Istruzione, e fu applicato al Gabinetto 
dei ministri Mancini, Matteucci, Amari. Nel '65 entrò vice-bibliotecario 
nella Braidense, indi nella Vittorio Emanuele di £oma come bibliote- 
cario, finché nel 1884 tornò a Milano prefetto della Braidense. Fu 
zelantissimo degli accrescimenti di questa biblioteca, e per le bene- 
merenze sue meritò che nel '92 gli si ponesse ivi un busto in bronzo, 
inaugurato con appropriate parole da un discorso del prof. C. Ba- 
RAVALLE (Milano, 1892, pagg. 11, in-8° gr.). Una più particolareggiata 
biografia e una bibliografia accurata e copiosa delle cose sue, si legge 
nell'^rcA. Storico Lombardo, fase, del settembre 1883, pag. 755-770 , 
scritta da Fil. Salveeaglio. Della Società Storica e àelV Archivio Lom- 
bardo il Ghiron era stato operoso membro. Aveva fondato anche, nel 
1874, a Milano una Rivista Italiana, che ebbe vita breve, ma non in- 
gloriosa. Eicordiamo alcune sue scritture a stampa: Alcuni conii osmani 
del Museo di Modena (Firenze, 1869); Di una moneta cufica (Ibid., 1866); 
Le favole di Lokman, trad. dall'arabo (Milano, 1871); Monete arabe del 
Gabinetto numismatico di Milano (Firenze, 1872); Li Credenza di SinC Am- 
brogio (Milano, 1876); Della vita e delle imprese di Facino Cane (Ibid., 
1877); La bandiera di Maometto II (Ibid.), Catalogo dei mss. Hilleriani 
(Berna, 1877); Aggiunte e Correzioni al Muratori ed al Grevio (Milano, 
1877); Intorno alla Cronaca Galvagnana (Ibid., 1877); Dei Lombardi in 
Sicilia (Ibid., 1878); Documenti a illustrazione dei Promessi Sposi e della 
peste del 1600 (Ibid. 1878) ; Bibliografia Lombarda, catalogo dei mss. in- 
tomo alla Storia di Lombardia nella Biblioteca di Brera (Ibid., 1879-84); 
Annali d'' Italia in continuazione al Muratori e al Coppi (Ibid., Hoepli, 3 vo- 
lami, contenenti i fatti dal 1861 al 1870), oltre non poche minori 
pubblicazioni in giornali e parecchi scritti di storia politica contem- 
poranea. 



il'*« 



ELOGIO 



DI 



MICHELE AMAEI 

LETTO DA 

ALESSANDRO D'ANCONA 



SOCIO COERISPOIOBNTE 



nell'Adunanza pubblica (21 dicembre 1890) 
della E, Accademia della Crusca. 



# -i r k 



')l^t'fT f-o 



IRtllllllliniinillIMniinMIIIIIIIIIIIIIIIIHHIHHIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIHIIIIIIIHMiHHIHIIIHNnilllHIIIIIIIIIII 



Converrebbe, Altezza Reale, egregj Colleghi, Signore e 
Signori cortesi (*), converrebbe a degnamente discorrere 
il Michele Amari, che in un solo fossero accolta attitudini 
B virtù di più persone. Dovrebbe chi più specialmente fosse 
versato nella filologia e nella storia orientale esporre, con 
impia e competente dottrina, qual nuova luce ei spar- 
gesse sulle gesta de' seguaci di Maometto, e sulla civiltà 
li che furono autori e propagatori. Altri, bene esperto 
negli avvenimenti dell'età media, né di Sicilia soltanto ma 
ieiritalia tutta, anzi dell'Occidente cristiano, direbbe come 
5gli, con ricco e vario sussidio di studj e con critico acume, 
ricostruisse secondo verità, e contrariamente a ben diffusa 

E agenda, uno de' più memorandi episodj storici di quel 
mpo. E poiché l'Amari fa uno di coloro che con le opere 
j con gli scritti prepararono le nuove fortune d'Italia, 



(*) Era presente, oltre gli Accademici e an culto uditorio, S. A. R. 
1 Duca d'Aosta. 



- 318 - 

dovrebbesi ben determinare il luogo che a lui spetta fra 
i promotori del nostro risorgimento, e dir de' suoi casi in 
patria e fuori con perfetta cognizione di quella storia con- 
temporanea, che tutti credono sapere, e pochi interamente 
e con sicurezza posseggono. Ninna di siffatte speciali atti- 
tudini essendo a me propria, io dovrei restare dall' assun- 
tomi ufficio, confidare, com'è d'uso e com'è pur d'uopo, 
nella benignità vostra soltanto, se non fosse che nella vita 
di Michele Amari è mirabile unità di pensieri e di azioni, 
e le scritture del dotto storico strettamente concordano 
coi fatti dell'uomo pubblico, né in questi saprebbesi tro- 
vare la minima discrepanza o contraddizione coi fatti del- 
l'uomo privato. Or quest'intima armonia in una vita, che 
si protrasse per lungo volgere di anni e frammezzo a tanta 
varietà e grandezza di casi esteriori, rende men ardua l'im- 
presa a chi debba narrarla. Aggiungasi poi, che essendo 
io stato negli ultimi anni in stretta sebben reverente 
dimestichezza con lui, molti particolari potei conoscere 
della vita, e più della mente e dell'indole sua, e da presso 
ammirarne l'operosità instancabile, la copiosa e soda dot- 
trina, e sopr'ogni cosa le singolari virtù dell'animo: disin- 
teressato e sempre caldo patriottismo, schietta modestia, 
amore alla famiglia. Ond'è che dopo essermi a lungo ri- 
scaldato e come a dire ritemprato al vivo e benefico raggio 
<ìi vigore intellettuale e di morale energia, ch'ei diffon- 
deva a sé d'intorno, stimo dover mio, ed ultimo ufficio 
di gratitudine e di affetto, il dire alcun che delle sue lodi, 
chiedendo al memore cuore quella virtù, che ben veggo 
mancare pur troppo alla mente. 



— 319 - 



I. 



Torbidi volgevano i tempi, quand'egli, a' 7 luglio 1S06, 
vedeva la luce in Palermo, figlio primogenito di Ferdi- 
nando Maria Amari (*) e di Giulia Venturelli. Cacciati 
dalle armi vittoriose di Francia, Ferdinando Borbone, che 
successivamente fu contato terzo, quarto e primo, ma del 
.quale non conterebbersi gli spergiuri, e Carolina d'Austria, 
cui postumi panegiristi non toglieranno mai le macchie 
di sangue, onde, nuova lady Macbeth, ha sozze le mani, 
eransi allora rifugiati in Sicilia. Ivi, come edificio corroso 
e degradato, non però dal tempo abbattuto e distrutto, 
durava ancora quella Costituzione, che di età in età e di 
dominio in dominio, risaliva fino a' principi Normanni. Vo- 
lentieri l'avrebber soppressa i Borboni, ai quali era come 
un pruno negli occhi, se non fosse stato il presidio in- 
glese, e se gli occulti maneggi di Carolina con Napoleone 
non avessero stancato lord Bentinck ; il quale , restau- 
rando le antiche forme parlamentari, mise freno alle cu- 
pidigie della regal coppia, e fatti passare ambedue per 
malati, al principe Francesco affidò l'autorità regia, al 
Parlamento la riforma della Costituzione. Avveniva questo 
Del 1812; ma subito dopo, la discordia entrò fra i nobili, 
che pur erano stati ardenti fautori del nuovo ordinamento; 
B quando poi, caduto Napoleone, l'inferma Europa die volta 
sul suo letto, e credè rimedio a' suoi mali le antiche forme 
ìi governo, il Re, pregato dapprima, per uscire da quel- 
'impaccio, poi senza farsi pregare, anzi violando le leggi, 



— 320 — 

riassunse il potere C), governò a suo modo, e di due regni 
fece un solo (^): e l'Ingliilterra, che della Sicilia e della 
sua costituzione più ormai non aveva bisogno, se ne lavò 
senz'altro le mani. Così l'isola rimase disordinata nelle 
tradizioni e nel governo; divisa in fazioni di regj, soste- 
nitori dell'autorità dispotica, e di costituzionali, pochi e 
fra se discordi; intanto che già levava il capo la bor- 
ghesia, la quale, sentito l'afflato dell'aura nuova spirante 
d'oltralpe, a questa avrebbe voluto ravvivare le secolari 
istituzioni. Che se la Sicilia era restata immune dalle armi 
di Francia, non però il mare che la circonda, e la presenza 
della corte borbonica e de' suoi favoriti, e le schiere in- 
glesi, avevano potuto impedire alle idee nuove di pene- 
trarvi: salvo che, i novatori, per inesperienza e per astio 
contro la nobiltà, che pur aveva rinunziato a' suoi privi- 
legi, rafforzarono la fazione de' nemici de' liberi ordini (^). 
Quand'ecco, a maggiormente ingarbugliare i cervelli, gri- 
darsi nel 1820 a Napoli come in Piemonte, Costituzione 
spagnuola: a' Siciliani, ed a que' di Palermo in specie, 
con tutto che liberissima e conforme all'andazzo de' tempi, 
non accetta, come quella che avrebbe saldato l'unione non 
solo politica ma anche amministrativa delle due parti del 
dominio, consacrando la dipendenza dell'isola e manomet- 
tendo diritti inveterati. Per la qual cosa Palermo si ri- 
bellò; e il Parlamento napoletano, sorto dalla rivoluzione, 
già prima che le armi austriache restituissero Napoli al 
dispotismo borbonico, domò in nome della libertà i ribelli, 
e stracciati i patti conclusi da Florestano Pepe, l'isola 
consegnò vinta a re Ferdinando. Per la qual cosa fra Si- 
ciliani e Napoletani maggiormente riarsero gli odj, re- 



- 321 — 

stando discordi fra loro anche i fautori degli ordini liberi: 
dacché i nativi di qua dal Faro parteggiavano per l'unità 
del regno e lo statuto carbonaresco, e gl'isolani grida- 
vano indipendenza e costituzione tradizionale, o, pur ac- 
cettando l'altra, volevano ad ogni modo la separazione da 
Napoli. 

In mezzo a questi eventi crebbe il giovane Michele, e 
ne portò indelebili memorie. L'indole sua s'improntò agli 
avvenimenti, alle dottrine, a' propositi che vedeva e udiva 
intorno a sé. Poco o nulla alla formazione dell'esser suo 
morale operò la madre: alla quale egli fu tolto', quando, 
per dissensi co' parenti, il padre abbandonò l'avito focolare, 
e fece casa da sé. Crebbe egli, come affermano certi suoi 
Bicordi (^), nell'isolamento assoluto fino a' tredici anni; non 
però nell'ignoranza: che al fanciullo di sveglio e precoce in- 
gegno, fecersi « ingozzare » cognizioni d'ogni sorta : e il 
padre «, volteriano », com'ei lo qualifica, fin dall'undecimo 
anno diedegli a leggere libri conformi alle idee proprie; 
mentre il precettore, vecchio prete « rivoluzionario e ateo », 
lo ammaestrava dalla grammatica fin su alla filosofia. Da 
siffatta educazione balzana, non frenata da principj di reli- 
gione (*) né temperata dalle carezze materne, ninno avrebbe 
potuto presagire che dovesse uscirne l'Amari, quale ei fu 
dappoi; ma buono era il fondamento posto da natura; ed egli 
col crescer degli anni rifece sé stesso. Di mero studio, adun- 
que, senza domestici conforti, e, com'ei la chiama, « tristis- 
sima » fu la gioventù sua ; ma la sventura, che dal massimo 
poeta nostro moderno, non per abuso di arguzia e smania 
di antitesi, ma per profondo senso del vero e della vita, fu 
detta « provvida », e tale è alle robuste tempre, la sven- 

21 — Amari, II. 



— 322 - 

tura lo salvò dall'ignavia e dal male, chiamandolo ed ob- 
bligandolo al lavoro. Mancato Tavolo, che colla professione 
e co' pubblici ufficj sosteneva largamente la famiglia, Mi- 
chele conobbe da presso che fosse la res angusta domi ; 
ma non si perde d'animo. Aveva intanto compiuti gli studj 
all'Università ('), sotto professori ch'egli dice quasi tutti 
« preti miscredenti e liberali » (così bene era servito il 
governo borbonico!) (*): era stato sempre de' primi nelle 
scuole: aveva scritto gran quantità di versi, specialmente 
d'amore, e, ch'è meglio, appreso l'inglese: e indefessamente 
studiava lettere italiane e geometria e fisica, e filosofia a 
norma del Tracy, ed economia su' libri di Adamo Smith. 
Di lui l'avolo avrebbe voluto far un avvocato; il padre, 
un ragioniere: egli, per vaghezza più ch'altro della divisa 
e per inclinazione alle matematiche, sognava diventare uf- 
ficiale del Genio. Le nuove condizioni domestiche lo fecero 
entrare alunno nel Ministero e Beai Segreteria di Stato 
presso il Luogotenente Generale ne' BR. Dominj al di 
là del Faro, addetto al Dipartimento dell'Interno. Ciò 
avvenne nel febbraio del 1820, proprio alla vigilia della 
rivoluzione. E anch'egli, giovane quattordicenne, si ornò 
del segno rosso, nero e turchino, ch'era il tricolore de' Car- 
bonari, aggiuntovi il nastro giallo coli' Aquila Siciliana e 
il motto Indipendenza o morte (^): anch'egli parteggiò 
vivamente per l' impresa , ond' erano a capo coloro fra' 
quali più spesso conducevalo il padre. Poi, con dolore 
immenso, vide rientrare le soldatesche napoletane; ma ciò 
che era sin allora istinto succhiato quasi col latte, divenne 
nell'intelletto suo persuasione, nel cuore passione, rispon- 
dente alla caldezza del sangue isolano e alla fierezza del- 



— 323 - 

l'indole; ed egli si sentì allora, e fu per tutta la vita, 
sacrato al culto della patria e della libertà. 

Finita la rivoluzione, raccolse e conservò tutti gli atti 
della Giunta, che l'avea governata ; e quasi presago della 
sua futura vocazione, meditava scriverne la storia. Intanto, 
fallito quel primo tentativo, altri se ne andavano prepa- 
rando nelle vendite de' congiurati; e mettevano capo a 
sommosse, represse nel sangue, come accadde nel 1S22. 
L'Amari sapeva o indovinava ciò che andavasi meditando, 
non perchè fosse ammesso ai « riti bufifoni », così ei li 
chiama, della Carboneria (*°), ma perchè familiare de' mag- 
giorenti di questa: e perchè i conciliaboli tenevansi con 
poca ninna precauzione « anzi, con strana imprudenza 
e vanità ». Un giorno, così egli scrive, « un giorno tor- 
nando a casa dalla Segreteria, trovai soldati austriaci alla 
porta, e su Ispettori di polizia, che frugavano gli armadj. 
Non trovarono uè carte né armi, perchè mio padre aveva 
bruciate le prime, ed io, ne' giorni precedenti, avevo na- 
scosto sui tetti le armi e la collezione compiuta delle 
stampe del 1S20 ». Arrestato il padre, ch'era un de' capi 
della congiura (*'), la famiglia si disperse per le case dei 
parenti. ^ Avevamo, ei soggiunge, pochissima roba e po- 
chissimo danaro, che presto svanì per nudrire mio padre 
in prigione. A 17 anni, senz'altro che la gratificazione di 
alunno del Ministero, io rimasi capo d'una famiglia, com- 
posta della madre, due fratelli e due sorelle. » 

De' quattordici accusati, nove vennero dannati a morte, 
e le lor teste chiuse in una gabbia di ferro furono appese 
alla porta s. Giorgio di Palermo, dove rimasero molti anni, 
i« e l'ellera e le viole a ciocche, dall'umana carne conci- 



— 324 — 

mate, crebbero, narra Giuseppe La Farina, rigogliose sul 
muro, e quasi senso di pietà avessero, inghirlandarono i 
bianchi teschi de' martiri » (**). Fra i giustiziati non fu 
Ferdinando Amari (*'); ma il figlio non potè togliersi dalla 
memoria lo strepito de' carri d'artiglieria, che passarono 
sotto le sue finestre per andare al luogo dove que' nove 
furono appiccati, né la lunga attesa ch'egli co' suoi dovè 
fare alla porta della prigione, ove il padre era chiuso. « Lo 
strazio del rivedersi fu ineffabile; ma, così scriveva l'Amari 
nel 1849, ricordo bene che l'odio al despotismo e ai te- 
deschi, e il desiderio della vendetta, vinceano di gran lunga 
il cordoglio ». Fiere parole son queste, conformi a fieri 
propositi, nati nell'età puerile, nella virile ringagliarditi: 
e se ad alcuno, nella molle temperie dei dì presenti, so- 
nassero aspre quelle voci d'odio e di vendetta, pensi egli a 
quei giorni di oppressione e di arbitrio, quando era capital 
delitto l'amare quella civile libertà, onde noi usiamo, e tal- 
volta anche abusiamo: pensi che all'odio appunto e alla 
vendetta anche i più miti erano costretti dalla violenza 
de' signori nostrani ed esterni: pensi che ripetutamente 
fedifrago era l'ignobile Borbone: e che d'oltre il Tronto, 
anzi d'oltre il Po, anzi d'oltre l'Isonzo venivano que' soldati 
biancovestiti a far da aguzzini e da carnefici, e la loro pre- 
senza fin laggiù a' piedi dell'Etna, significava la condizione 
d'Italia : in questo soltanto una e, in tanto spezzettamento 
di Stati, conforme, che su re e popoli egualmente gravava 
il giogo straniero. 

Dopo questo crollo della famiglia e questo nuovo strazio 
della patria. Michele si chiuse in se stesso, e soprattutto 
provvide a rifare la sua educazione fisica. La quale nella 



— 325 — 

età prima era stata trasandata, non perchè non anelasse 
egli a « correre, saltare e giocare » come gli altri suoi 
coetanei, ma perchè ninno de' suoi se n'era curato. Sommo 
suo desiderio sarebbe stato fin da fanciullo mettersi uno 
schioppo in spalla e andare a caccia. Ardì anzi un giorno 
aprirsene al padre, e n'ebbe in risposta una ceffata. Ora, cre- 
sciuto negli anni, si diede a correre solo e a piedi per piani 
e per monti, a dormire sulla nuda terra, a traversare fiumi 
a guado e a nuoto, a cavalcare, a cacciare, a tirar di scherma, 
a colpire il bersaglio: e in questi esercizj colle armi trovò 
quel diletto e conseguì quella sicurezza, che serbò fino 
agli anni più tardi, né vi rinunziò, e con grande rincre- 
scimento, se non quando ebbe varcato l'ottantesimo anno. 
Ma allora alla mens sana, che si andava facendo collo 
studio sapiente e coll'esperienza della vita, volle con fermo 
proposito preparare sano albergo in corpo robusto: e vi 
riuscì (**). L'energia data ai muscoli, la destrezza nel ma- 
neggiare le armi, la ferrea tempra della persona, ei le 
offrirebbe un giorno alla patria, sognando di potere, per 
primato di gagliardia, esser capo ai valenti che la redi- 
messero dal servaggio. Otto ore del giorno erano date ai 
lavori di segreteria, dalla quale, dopo la condanna del 
padre, non fu cacciato par commiserazione a' suoi casi, e 
perchè ei vi faceva il dover suo, traendone, collo stipendio 
di 35 ducati al mese, scarso sostentamento a sé e a' suoi ; 
il resto del tempo dava a qualche lettura, specie del Ma- 
jchiavelli; le feste, a ritrovi suburbani co' giovani suoi pari, 
come lui amanti della caccia, come lui sviscerati della patria. 
E così durò qualche tempo, fiachè amore, com'ei scrive, 
jnol trasse « dalle selve », e, smesso quel che di rozzo 



— 326 — 

avevano il portamento e gli abiti, lo volse a diversa meta, 
introducendo « il selvatico cacciatore nella misera compa- 
gnia de' letterati del paese ». Per piacere a una fanciulla 
di nobile famiglia, stampò allora (1832) il Marmion di 
Walter Scott, già in addietro tradotto in versi (^^), e 
ne ebbe ringraziamenti e lodi dall' autore, facendo ad esso 
seguire altro volgarizzamento dall'inglese di Stewart (*"); 
e tornò a rileggere a salti, ma indefessamente, e Hume 
e Robertson e Gibbon e Walter Scott, che tutti lo richia- 
mavano alla storia. A coltivare siffatti studj lo spronava 
anche l'illustre Scinà, e un altro egregio siciliano. Salva- 
tore Vigo (*'), il quale lo consigliò a lasciar da canto versi 
e poeti, e tutto volgersi alle cose paesane. E perchè aveva 
freschi i ricordi dell'ultimo moto, e quei conforti e l'ami- 
cizia con coetanei d'illustri famiglie ve lo invitavano, pensò 
di mettere ad effetto il disegno di raccontare i fatti di 
Sicilia dal 1812 al '20, e per due anni vi attese ('^). 

Intanto, nel 1833, per lo studio fatto della costituzione 
siciliana, poteva in un periodico ('^) confutare l'erronea 
asserzione di uno scrittore napoletano nella Descrizione 
de' reali Bomiiij nel Begno delle due Sicilie, la quale 
mirava a provare che fin da' tempi normanni Sicilia e 
Napoli avessero composto un sol corpo ; sicché l' unione 
stabilita co' regi decreti del 1816 rispondesse al diritto 
insieme e alla storia. L'Amari invece dimostrò antichis- 
sima la distinzione delle due corone, e sotto colore di 
storica ricerca, scrisse una specie di trattato politico. 
Ma perchè i responsi del passato non gravassero sul va- 
gheggiato futuro, né di quello si rinnovassero gli errori 
e le sciagure, con altri si adoperava anche a svellere dalle 



— 327 — 

città dell'isola la mal'erba delle ire municipali, così fu- 
neste Del moto del '20; e perchè non sembrasse che i Si- 
ciliani volessero far parte da sé, né ad altro mirassero se 
non alla rivendicazione de' loro diritti, amichevoli accordi 
stringevansi co' liberali napoletani, e cercavasi cancellare 
ogni triste ricordo de' fatti di quell'anno. Nel '35 poi 
l'Amari, col mezzo di Alessandro Dumas, allora venuto a 
Palermo, mettevasi in corrispondenza con Giuseppe 31az- 
zini, che poco prima aveva fondato la Giovane Italia. 
Così, dalla mera sicilianità, se in tal forma è lecito espri- 
mermi, sorgeva egli cogli studj e co' propositi al concetto 
e al sentimento dell'italianità C***), superando quel muro 
che Napoli frapponeva tra Sicilia e Italia C"), e l'angustia 
delle passioni isolane, ond'era vinto anche il venerando 
Scinà, correggeva con più ampie aspirazioni ad una patria 
grande, la quale altri confini non conoscesse, salvo quelli 
della natura e della storia ; dove le singole parti non fos- 
sero l'una all'altra soggette per violenza, ma tutte con- 
cordi intendessero alla prosperità e potenza nazionale. La 
Sicilia pertanto era il terreno ove i liberali siciliani do- 
vevano appuntare la leva per abbattere la tirannia in nome 
del diritto. Nelle altre provincie Io strumento doveva pren- 
dere qualità e nome dalle varie necessità e dalle diverse 
memorie: qua era distruzione del potere de' chierici, là 
liberazione dal giogo straniero ; nell'isola, rivendicazione di 
ciò che la tirannide aveva confiscato. Ben potevano essere 
in Sicilia taluni il cui sguardo arrestavasi alle prode delle 
sue marine e più oltre non trapassava ; e di cosiffatti erano 
anche altrove; ms, come si chiarì dappoi, l'esser fautori 
della Costituzione del '12 ai migliori siciliani non impedì 



— 328 - 

il divenire, uella pienezza de' tempi, efficaci cooperatori del- 
l'unità italiana. 

Intanto che così matiiravansi e si perfezionavano i con- 
cetti e i desiderj di quanti, come l'Amari, vagheggiavano 
liberi ordini, ecco nell'estate del 1837 scoppiare in Sicilia, 
terribile flagello, il colèra ("). Con quanta violenza irrom- 
pesse e quante vittime mietesse, è ben noto : né mai però 
si seppe, si volle dire, il numero preciso de' morti, che nella 
sola Palermo oltrepassò i ventisette mila ("). Come tutte 
le plebi de' secoli anteriori nell'invasione di cotali morbi 
micidialissimi, quelle dell'isola fermamente credevano intro- 
dotto e sparso il male per tristizia d'uomini e iniqua arte 
di stranieri (^*). Or chi più malvagio e straniero del Go- 
verno napoletano? E in Napoli già durava il morbo dal- 
l'anno innanzi, e di là poi penetrava nell'isola, sebbene si 
fosse tentato di precludergli l'entrata; ma gli ordini erano 
ora duramente osservati C^^), ovà spensieratamente sospesi 
e violati e poi tolti del tutto per ordine del Re, appunto 
quando il colèra risorgeva in Napoli : sicché ninno cavava 
di testa al popolo, e anche a chi popolo non era (^*^), che 
fosse dal Groverno d'oltre Faro portato e seminato a do- 
mare la ribelle Sicilia ("). Dicevasi adunque, che il Re 
avesse fatto imbarcare apposta snW Archimede e condurre 
nell'isola un individuo ammalato (*^): anzi un giorno in 
che i morti giunsero in Palermo verso il migliaio, si bu- 
cinò che Ferdinando secondo, sbarcato furtivamente e tra- 
vestito da monaco benedettino, avesse attraversato la città 
incoraggiando gli avvelenatori, e poi a tarda notte fosse 
ripartito per Napoli (^^). E ciò si credeva : tanto la paura 
aveva stupidito le menti, tanta mèsse d'odio aveva gettato 



— 329 - 

il governo napoletano, e così poco si stimava e si amava 
il capo dello Stato! Da per tutto regnava il terrore : rotti 
parevano i vincoli d'amicizia e quasi di famiglia: e intinto, 
com'è dell'umana natura, davansi mirabili esempj di virtù, 
d'abnegazione, di sacrificio (^"). 

L'Amari, conscio di una sollevazione preparata per l'au- 
tunno, trovossi allora in nuova e strana condizione. Il 
vuoto si era fatto anche nella schiera de' governanti, e 
nelle famiglie di questi; il Luogotenente reale e il Diret- 
tore della Segreteria perdettero la moglie, e la moglie e 
un fratello il Direttore di Polizia (^'). Fuvvi un momento 
in che all'Amari restò affidata la Segreteria; ed egli, as- 
sistito sol da due o tre compagni, mentre i superiori erano 
(^ morti, infermi o sbigottiti », restò imperterrito e infa- 
ticabile (e ciò ricordava di frequente e con compiacenza), 
a provvedere all'amministrazione di Palermo e a corrispon- 
dere con Napoli. Non temeva, com'egli ssrive in un Diario 
di quel tempo, non temeva il morbo, perchè si sentiva 
forte della persona; perchè sopratutto non aveva ragione 
di curare la vita sua d'allora, « senza amore, senza gloria, 
senza diporti, piena d'amarezza e disagj ». Ma non trat- 
tavasi in que' frangenti del migliore ordinamento politico, 
uè egli voleva dai pregiudizj popolari tórre pretesto a far 
contro a' Borboni : dovevasi invece mantenere l'ordine pub- 
blico e provvedere alla comune salvezza, perchè se pel 
morbo perivano uomini e famiglie, non pericolasse il ci- 
vile consorzio. Ciò che più stavagli a cuore in quella tra- 
gica dissoluzione di persone e di cose, era conservare una 
direzione qual si fosse di governo, da opporre, non che al 
i dilagare del male, sì anco alle turbe infellonite per paura. 



- 330 — 

che uccidevano e straziavano i presunti avvelenatori (^^), 
e ai perversi che dalle pubbliche sciagure traggono ardi- 
mento a lor arti malvagie (^^). Restò dunque al suo posto 
l'Amari, non d'altro curante che del bene degl'infelici suoi 
concittadini. Avrebbe anche voluto trovar modo di impe- 
dire que' moti politici, che scoppiarono anzi tempo a Ca- 
tania e a Siracusa; ma, oltreché pretesto al sollevarsi im- 
mediato fu il colèra, dai rivoltosi pubblicamente gridato 
borbonico (^^), con chi intendersi, in chi fidare in tanta 
morte e dispersione di amici? 

Quando poi le cose furono ricomposte, perchè il morba 
consumò sé stesso, e il Del Carretto spense la rivolta nel 
sangue ('^), l'Amari in luogo di premio, e perchè alla ti- 
rannide é sospetto chi si adopera pel pubblico bene, ed 
egli veramente aveva voluto « servire il paese non il go- 
verno », venne chiamato (81 maggio 1838) a prestar l'opera 
sua in un Ministero di Napoli, privandolo del meritato e 
proposto avanzamento. Ma quest'allontanamento dalla terra 
natale non fu senza vantaggio per lui. Nel '34 aveva vo- 
luto, come dicemmo, colorire il disegno di narrare i fatti 
del '20; ma erasi accorto che bisognava, per spiegarli, ri- 
salire al '12, e anche più addietro: e lo studio delle isti- 
tuzioni politiche siciliane gliene aveva fatta trovare la 
forma più perfetta verso la fine del secolo xin, nel nuovo 
ordinamento che l'isola si diede dopo il celebre Vespro. 
E qui si era fermato, anche perché il racconto di quel 
memorabile avvenimento sembravagli potesse avere efficacia 
sugli animi de' suoi coetanei. Di codesta storia era andato 
scrivendo qualche capitolo, che leggeva in casa del mar- 
chese Gargallo, presenti il Vigo, lo Scovazzo, ed anco il 



- 331 — 

luogotenente Campofranco e il conte di Siracusa, il quale, 
durante il suo governo, erasi cattivato l'animo de' Sici- 
liani, specie dopo che, simulando, in tempo di carnevale, 
l'entrata solenne di re Euggiero in Palermo, parve con 
.ciò voler alludere all'autonomia dell'isola (^^), sicché im- 
mediatamente dal guardingo fratello fu richiamato a Napoli. 

Nell'esilio napoletano (") trovò modo l'Amari, sempre 
pensoso della sua Sicilia ('*), di lavorare più alacremente 
alla storia del Vespro, dacché l'Archivio di Stato di quella 
città gli fornì molti e rilevanti documenti. Restituitosi a 
Palermo nel '41 si pose a stendere tutto il lavoro, che 
nel maggio dell'anno appresso era compiuto, ed usciva a 
luce col titolo, men sonoro e men sospetto, di Un periodo 
delle istorie siciliane del secolo XIII ("). 

Fermiamoci a dire alcuna cosa di questo lavoro, che, come 
fu il primo passo solenne dell'Amari nell'arringo storico, 
così anche fu arma tagliente diretta contro il governo bor- 
bonico, e incentivo alle genti di Sicilia e d'Italia tutta a 
ripensare le audaci imprese del passato e desiderarne il 
rinnovamento. 

Antica e non discussa leggenda narrava a suo modo 
Forigine e la natura di quella sollevazione, che, sorta in 
Palermo nel vespro del 31 marzo 1282, con strage im- 
mensa ed implacabile di Francesi, sottrasse l'isola ai feroci 
Angioini. Ben aveva il nostro maggior Poeta, sempre esatto 
conoscitore e narratore degli eventi contemporanei, indicato 
le cagioni del fatto memorando, quand'ei scriveva la meda 
signoria che sempre accora li popoli soggetti, aver mosso 
Palermo a gridar Mora, Mora! Ma il romanzo era pre- 
Talso sulla storia ; e la leggenda, non guari dopo {^% te- 



- 332 — 

neva già il campo e serbavalo, come per dritto di prescri- 
zione, attribuendo il fatto a congiura, e dandone merito a 
Griovanni da Procida, a ciò incitato da amor di patria e da 
vendetta di offeso onore. La cospirazione, così narravasi, 
avrebbe covato tre anni, tanto che il Procida s'intendesse 
con tre potentati; poi, in un dì, anzi in un'ora stessa, i 
Francesi, per segreto accordo, sarebbero stati tutti truci- 
dati. L'Amari prese a dimostrare e provò, che il Vespro 
« non nàcque da alcuna congiura; ma fu tumulto al quale 
die occasione l' insolenza de' dominatori , e die origine e 
forza la condizione sociale e politica d'un popolo né avvezzo 
né disposto a sopportare una dominazione tirannica e strar 
niera. Al suo popolo, non ai potenti, la Sicilia dee quella ri- 
voluzione, che nel secolo xm la salvò dalla estrema vergogna 
e miseria, dalla corruzione servile, dall'annientamento » (*')• 
Con ciò egli distrusse un errore inveterato ; né dobbiamo 
lamentarci, se in omaggio al vero, gettò giù dagli altari 
un idolo della fantasia popolare. E il farlo non era agevole : 
che la gloria di Griovanni, rinfrescata ed accresciuta poco 
innanzi da Gr. Battista Niccolini, trovò sempre caldi ed eru- 
diti difensori 0^), ed ancora per qualche tempo il nome di lui 
restò segnacolo in vessillo agli amatori di libertà, insieme 
con quel di Masaniello, povero pescatore, che a tumultuare 
si mosse pel caro delle frutta, e non per francar Napoli 
dalla servitù spaguuola; insieme con quel di Balilla, gio- 
vinetto introvabile nelle memorie de' contemporanei (*^). Se 
non che, ne' tempi in che preparavasi il riscatto d'Italia, 
giovava simboleggiare nel pescatore amalfitano e nel mo- 
nello genovese la vigoria naturale delle plebi, sollevate 
per infrenabile impeto contro i malvagi governi; e nel prò- 



— 333 — 

cidano, la prudenza e fortuna del congiurato pensoso. Ma 
il vero, qual e' si sia, e senza badare all'effetto che dallo 
svelarlo può nascere (**), è sempre da preferirsi all'errore, 
e sempre in fin de' conti più utile ; e l'Amari sostituendo 
ai cupi avvolgiraenti e alle trame soppiatte l'insorgere 
spontaneo di un popolo, e alla privata vendetta la riven- 
dicazione del diritto universale, faceva opera giovevole 
anche alla causa della libertà: perchè possono i Proeida 
in tempi di oppressione sorgere o non sorgere, e riuscire 
no le arti loro ; ma una gente asservita può, sempre che 
Toglia, scuotere il giogo: che come eterno è il suo diritto, 
perenne è la gagliardia. E codesto diritto, che mai non 
Tien meno, pareva già dal secolo decimoterzo formulato, 
anzi indelebilmente scolpito, nelle parole magnanime indi- 
rizzate nel 1282 dai messinesi a papa Martino lY: Be- 
spuit, pater, Ytaìia respuit peregrinu c?o/«i«?«(*'): parole, 
che l'Amari tolse dalla polvere de'cojici, e che a mera- 
viglia illustrano la storia di quell'episodio non solo, ma 
quella posteriore di Sicilia, e d'Italia tutta. Ben sembra, 
invero, sentirle, come grido di angoscia e di protesta, echeg- 
giare, e sempre invano, nel corso di sei secoli; e da' mari 
di Sicilia distendersi su alle Alpi e da queste tornare giù 
all'Etna, ma non mai giungere, ne allora ne poi, a pene- 
trare fin dentro le chiuse aule del Vaticano. 

I fatti, dall'Amari cercati « con pazienza di benedet- 
iino » (*^) e con rigorosa critica vagliati, diedero quel re- 
sponso che egli, credente già, come tutti o quasi tutti, nella 
leggenda del « beato Giovanni da Proeida » (*'), procedendo 
Bel suo studio, divinava quasi dovesse uscirne. Ma, scri- 
Teva egli, « foree perchè son nato in Sicilia e in Palermo, 



— 334 — 

io ho potuto meglio comprendere la sollevazione del 1282, 
sì com'essa nacque, repentina, uniforme, irresistibile, desi- 
derata ma non tramata, decisa e fatta al girar d'uno 
sguardo « (**). L'ardore del patriottismo e la conoscenza 
dell'indole isolana aiutarono lo storico del secolo decimonono 
a meglio comprendere i fatti del tredicesimo ; ed ei dovette 
esultare di legittima compiacenza, quando ebbe provato che 
al luogo d'un uomo era da porsi un popolo, ed ai maneggi 
d'un avventuriere, sostituire l'atto spontaneo e vigoroso 
d'una gente forte, che, bestialmente manomessa, si leva in 
un impeto di collera, e atterra l'oppressore. Ma ne il calore 
della narrazione, né le allusioni del presente, che l'Amari 
pur non curandole non respingeva (*^), punto scemarono 
l'autorità storica del libro. La quale anzi si accrebbe via 
via che nuovi documenti scoprironsi da lui o da altri: 
talché, secondato dal pubblico favore (^^), potè l'Amari, 
caso raro in Italia, dopo mezzo secolo dal primo uscire 
dell'opera sua, vederne la nona ristampa (^*); come potè 
anche, ormai innanzi negli anni, fra mezzo a quel popolo, 
che al suono della campana della Gancia definitivamente 
era insorto contro la tirannide, e salutava in Garibaldi il 
nuovo liberatore e nell'Amari il narratore delle antiche 
gesta, celebrare nel 1882 il sesto anniversario del Vespro. 
Favellando del quale, dopo aver narrato, con concita- 
zione di stile ma secondo verità, le stragi di Agosta, ove 
nei ricolmi nappi fu bevuto il sangue siciliano e la sponda 
del mare fumò de' corpi abbruciati, né restovvi persona 
viva C^), ed esposto a che era ridotta l'isola, senza magi- 
strato che rendesse ragione, né principe che riparasse i 
torti, né domestico asilo incontaminato, sicché i Siciliani 



— 335 — 

« delle facoltà loro non eran padroni, vilipesi nelle persone, 
ingiuriati nelle donne, della vita in sospetto sempre e in 
pericolo » f ^), l'Amari scrive queste parole, nelle quali 
l'ofifeso sentimento del cittadino è temperato dalla naturale 
pietà dell'uomo, e le ragioni del diritto da quelle della 
giustizia, sì da poterie dire solenne sentenza della Storia : 

Questa carneficina di tutti gli uomini d'una favella, 
questi esecrabili atti di crudeltà, fecero registrare il Vespro 
Siciliano tra i più strepitosi misfatti di popolo : che grosso 
è il volume, e tutte le nazioni scrisservi orribilità della 
medesima stampa, e peggiori le nazioni or più civili, e in 
tempi miti e anche svenevoli: e non solo vendicandosi in 
libertà, non solo contro stranieri tiranni, ma nei concit- 
tadini, ma ne' fratelli, ma in moltitudine tanta d'innocenti, 
che spegneano quasi popoli interi. Ond' io non vergogno, 
no, di mia gente alla rimembranza del Vespro, ma la dura 
necessità piango, che aveva spinto la Sicilia agli estremi, 
Insanguinata coi supplizj, consunta dalla fame, calpestata 
e ingiuriata nelle cose più care » ('*). 

Né l'Amari volle soltanto, quasi nuli' altro gli stesse a 
cuore che il muover gli affetti, narrare ancora una volta 
quel fatto di feroce virtù; bensì guardandolo da vicino e 
più addentro, conobbe ch'esso fu cominciamento e non fine 
d'una notevole riforma negli ordini dello Stato, e nuove 
forze morali e sociali n'ebbero impulso, che cose ed uomini 
avvalorarono per venti anni successivi ("). Ond'egli pro- 
seguì il suo racconta, che poi anche nel titolo fu non già 
Storia del Vespro, ma delia Guerra del Vespro, sino 
alla pace di Caltabellotta nel 1302, colla quale venne as- 
sicurata l'indipendenza dell'isola. Restituendo per tal modo 



- 336 — 

l'episodio a suo luogo, nella successione degli eventi che 
sul finire del Dugento ebbero tanta efficacia nella storia 
di Sicilia, d'Italia, di Francia, di Spagna, potè mostrare 
che, se un impeto subitaneo diede avviamento ai fatti, la 
virtù militare e la civile prudenza, e sopratutto il costante 
proposito, sottrassero la Sicilia all'aborrita dominazione 
angioina. Gli eventi posteriori al Vespro chiarirono come 
la forza regolata dalla disciplina e dai bellici apparecchi, 
e la pertinacia del volere in mezzo ai più difficili e mute- 
voli avvolgimenti della politica, alla Sicilia, maledetta dai 
papi, assalita dagli Angioini, tradita fin anco dai difensori 
che si era scelti, concedessero la definitiva vittoria. 

Scegliendo a suo tema il Vespro come « il più grande 
avvenimento della Sicilia del medio evo » {^^), l'Amari 
aveva voluto sopratutto « incoraggiare la generazione pre- 
sente col racconto di antiche glorie. Il problema era di 
gridar la rivoluzione senza che il vietasse la censura " ("). 
Ma ei ben sapeva, che se fosse riuscito a ingannar la cen- 
sura, e questa chiamò « la somma delle astuzie » (^*) sue,: 
non sarebbe a lungo riuscito ad illudere il governo. Uscì; 
il libro, come dicemmo, nel maggio del 1842, e l'edizione 
di mille copie ne fu in breve smaltita: a Messina princi- 
palmente venne accolto con gran favore; sicché quell'In- 
tendente ne parlò al re, quand'egli poco appresso vi giunse, 
e al Del Carretto, che già qualche cosa ne aveva sentito 
a Napoli. Nell'angioino, sussurravasi , si era voluto rap- 
presentare Ferdinando Borbone: nell'Estandart, il Del Car- 
retto ('^) : ne' Francesi, i Napoletani. Non so se si rag- 
guagliasse l'eccidio di Agosta, con quello che poco innanzi, 
nel 1828, aveva fatto il Del Carretto del paese di Bosco: 



— 337 — 

raso al suolo, uccisi gli abitanti, uomÌDÌ e donne, rizzatavi 
una colonna infame, e cancellatone il nome dall'albo dei 
Comuni del regno, perchè nido di Carbonari. Ma non era 
davvero colpa dell'Amari se i fatti si riproducevano, a tanta 
distanza di tempi, quand'anche non del tutto identici, assai 
somiglianti fra loro; e se la storia antica pareva in molti 
casi storia presente. 

Il revisore della censura, canonico Eossi {^^), che aveva 
lasciato stampare il libro, non che il Padre Scartata, gesuita, 
revisore del giornale la Btiota, e il barone Mortillaro, di 
quello di Sciente e Lettere, che avevano approvato due 
articoli in lode dell'opera (**), furono destituiti: e qua'. 
giornali, nonché la Bivista Napolitana, sospesi fino a 
nuovo ordine (^*). Il 3 ottobre nel Consiglio di Stato de- 
liberavasi, fosse l'Amari sospeso anch'esso dall'uffizio e 
chiamato a Napoli; di più, che l'opera fosse proibita, e 
ritiratene dal commercio le copie, « per la maniera come 
si esprimeva contro le prime dignità della Chiesa, che 
vantano a lor favore il giudizio de' secoli, non che per le 
massime d'insurrezione, che si vogliono sempre più accre- 
ditare ". Il generale Di Majo, duca di San Pietro e luo- 
gotenente del Ee in Sicilia, che da Ferdinando aveva avuto 
in Messina un solenne rabbuffo per aver tollerata la scan- 
dalosa pubblicazione, ritornato che fu in Palermo, pensò 
rifarsene sull'Amari; e quando questi gli venne innanzi, 
domandogli bruscamente perchè gli fosse venuto il ticchio 
di far il letterato : poi proseguì, sostenendo che i fatti nar- 
rati dovevano certamente esser falsi, perchè il popolo non 
aveva mai vinto i soldati. Senza nulla rispondere alla sar- 
castica domanda di quel miles gloriosus da farsa (^% 

22 — Am^ri, li. 



— 338 — 

animosamente replicò l'Amari all'asserzione di lui, che « i 
tumulti si reprimono talvolta, ma né forza né disciplina 
di soldati mai valse contro una rivoluzione ». E crederebbe, 
soggiunse, « e crederebbe che questi granatieri, queste ar- 
tiglierie, sarebbero ostacolo al popolo, se si levasse dav- 
vero, se corresse qui disperatamente, come fece il 31 marzo 
1282, e spezzò queste porte, ed Erberto d'Orléans ebbe a 
ventura di poter fuggire ? » (^*). Il Di Majo lo guardò tra 
stupefatto e costernato: non aveva mai sentito tal linguaggio, 
né mai pensato che il caso potesse succedere ; ma forse in 
cuor suo doveva ammettere che ciò che l'Amari dicevagli 
era il vero, e confusamente ricordare che un suo predeces- 
sore nel governo di Palermo, il generale Naselli, pruden- 
temente fuggendo, un pie calzato e l'altro no (^^), aveva nel 
1820 evitata la furia popolare (^^). E dopo cinque anni, 
poco più, a' 25 gennaio del 1848, fuggendo anch' egli di 
notte da quel medesimo palazzo, invano cinto d'armi e 
d'armati, e sperimentando in sé stesso ciò che del francese 
aveva scritto l'Amari, dovette senza dubbio ripensare il 
Di Majo a codesto colloquio col suo antico subalterno. 

L'obbligo di andar a Napoli, notificatogli il 20 ottobre, 
voleva dir processo e prigione, e forse anco prigione senza 
processo: e ben presagendo questa sorte che lo aspettava, 
l'Amari prescelse la via dell'esilio (^'). Intanto che il 
Del Carretto chiedeva premurosamente al luogotenente di 
Sicilia, e questi al direttore di polizia, se il colpevole erasi 
avviato alla sua destinazione, l'xlmari fra il 25 e il 26 erasi 
imbarcato su una tartana, ove gli sbirri erano stati sul 
punto di coglierlo. Ma da chi lo soccorreva alla fuga venne 
nascosto in un granaio: e il 14 novembre veleggiava per 



- 339 — 

Marsiglia, giungendovi il 2 dicembre, munito di passaporto 
dal Console francese a Palermo, col nome di Alessandro 
Dupont, negoziante. 

Da questo momento, per le vicendevoli relazioni fra le 
varie polizie, ei fu scritto nel gran registro de' ribelli, e 
chiusa a lui ogni terra italiana. Del che trovo cenno in 
una goffa lettera del Ministro toscano degli affari esteri 
al Presidente del buon Governo, in data del 13 dicembre 
1842, ove sbagliando nome e patria di lui e il titolo dell'o- 
pera sua, si dice esser egli « evaso » dal regno, come sa- 
rebbesi detto di un galeotto ; ma galera veramente ai buoni 
e agli onesti era allora l'Italia, e il Regno in specie. « Certo 
signor Enari (cosi il documento), napoletano, letterato di 
qualche fama, e recentemente evaso dai E,R. Stati, si è 
rifugiato in Francia, dopo che una storia delle città ita- 
liane incontrò, dicesi, la disapprovazione del Governo. Si 
assicura che mediti di passare a Livorno e di fissarvisi, 
qualora possa trovarvi, coli' esercizio della letteratura, 
mezzi di occupazione e di lavoro. Non si conoscono gli 
antecedenti dell'Enari; ma oltre il fatto sopra ricordato, 
è noto esser egli in relazioni di amicizia coll'avvocato Guer- 
razzi di Livorno » (^*). 



U. 



Piìi volte ho sentito, ne' vecchi suoi anni, affermare da 
T'-renzio Mamiani, che l'Italia risorta a dignità di nazione 
ignorava o non curava sapere quanta efficacia a mutarne i 
«lestini avessero avuto que' manipoli di esuli che, dal 1820 



— 340 — 

al '48, si sparsero per tante parti d'Europa, e segnatamente 
in Inghilterra e in Francia; non tanto perchè, anche di 
fuori, com'è ben noto, coi consigli e con gli eccitamenti 
tennero vivo nelle loro provincie native l'amore alla libertà ; 
quanto, e questo appunto è men conosciuto, pel rispetto e 
la benevolenza, che coll'altezza dell'intelletto e del carat- 
tere, seppero fra gli ospiti loro cattivare al nome e alla 
causa d'Italia. Erano essi invero il fiore delle genti ita- 
liane: guerrieri provati nelle guerre napoleoniche; esperti 
amministratori del Begno italico ; giureconsulti ed eco- 
nomisti di vaglia; poeti, filosofi, storici, artisti; e con essi, 
gli eredi d'illustri casate patrizie e principesche, e i pos- 
sessori di grandi fortune. Portati, direbbe il più grande 
degli esuli italiani, dal vento turbinoso delle civili vicende^ 
portati quasi « legni senza vele e senza governo a diversi 
porti e foci e liti » C'^), furono da prima guardati con quel 
compassionevole dispregio, con che i prudenti, i forti, i 
fortunati soglion guardare gli audaci, i deboli, gli sventu- 
rati ; ma a poco a poco, le virtù dell'animo e della mente, 
colle quali quegli esuli nobilitavano sé stessi e la patria, 
guadagnarono a loro, ed alla causa per la quale pativano, 
la stima e l'affetto de' discreti, e indussero nell'universale 
la persuasione, che né giusti né onesti potevano essere quei 
governi che li cacciavano in bando dalle lor terre. 

A questa onoranda schiera s'aggiunse adunque, sullo 
scorcio del 1842, Michele Amari, che, fermata stanza in 
Parigi, vi trovò altri esuli d'ogni regione italiana ("*), ed 
ebbe, al par di quelli, gentili accoglienze dai Francesi. In 
compagnia degli altri proscritti l'intento suo andò sempre 
più allargandosi dalla Sicilia a tutt'Italia:' sicGhè^ laddove 



— 341 - 

partendo dall'isola egli era sopratutto un siciliano, quand'ei 
vi tornò, era, in virtìi dell'esilio, interamente italiano. In 
patria, e ciò è ben naturale, egli non sentiva che i guaj pros- 
simi e pili vivi, i quali risalivano al mal governo di Napoli : 
da fuori, in esilio, nella famiglia de' consorti di sventura, 
vide e sentì l'immensa miseria d'ogni parte d'Italia. Docile 
agli ammonimenti di Antonio Panizzi, riconosceva perciò di 
aver errato ponendo nella sua narrazione storica stranieri 
in luogo di nemici, parlando dei napoletani del xm secolo ("). 
né inutile doveva riuscirgli la preghiera del Manzoni, an- 
tico e impenitente unitario, di voler amare « anche i na- 
poletani » ("). 

A Parigi giungeva egli non ignoto ormai, come scrittore 
di storie, ne a concittadini ('^) uè a stranieri: e per quelli 
preparava una nuova ed accresciuta edizione del suo lavoro, 
cui pose in fronte il vero suo titolo; a questi svelava un 
turpe plagio che se n'era fatto in Francia, camuffando 
l'opera sua con guelfe sembianze ('*). Ma intanto che fare, 
e come guadagnare la vita? Grli balenò un momento l'idea 
di prender servizio nella legione straniera d'Algeri, per farsi 
così pili pratico degli ordinamenti militari e dell'arte del 
guerreggiare, ed esser più pronto e valente quando sonasse 
l'ora del riscatto. Intanto la ristampa del Vespro aven- 
dogli fruttato dall'editore Baudry una discreta somma (''), 
gliene veniva un po' d'agio a far ponderata stima delle proprie 
forze ed inclinazioni, e sceglier poi quella via nella quale 
potesse riuscire più utile a sé e alla patria. Gli studj sto- 
rici, che da principio erano stati quasi « strumento ado- 
perato a compier quello che gli dettava la coscienza » (^^), 
ora a se lo attrassero di possente amore, non mai però dis- 



— 342 — 

giunto da quello dell'isola nativa e delle sue gloriose 
tradizioni. Il suo pensiero si era già ripetutamente volto 
alla dominazione musulmana in Sicilia, perchè studiando 
le istituzioni politiche dell'età del Vespro, gli era sem- 
brato « impossibile che la catena si fermasse ai tempi 
normanni, come suppose il Di Gregorio » ("); e di ciò 
aveva dato un cenno nel primo capitolo del libro. Ma a 
siffatte ricerche sentiva necessaria la conoscenza dell'arabo, 
la quale in Sicilia, anzi in tutta Italia, allora non sarebbe 
stata agevole a conseguire ('*). Da quest'aspetto fu per lui 
ventura l'esilio, perchè a Parigi, cadutagli sotfocchio la 
traduzione fatta dal Noèl Des Vergers del frammento d'Ibn- 
Khaldun su le storie d'Affrica e di Sicilia, sentì risorgere più 
vigoroso il desiderio d'impossessarsi dell'arabo, e vide pos- 
sibile il farlo ,• laonde finita appena la ristampa del Vespro, 
cominciò que' nuovi studj, e a capo di tre o quattro set- 
timane, alla scuola del Eeinaud e col favore del Barone 
de Slane, vi si consacrò tutto, accompagnandovi le lettere 
e la paleografia bizantina con la scorta dell'Hase. Così con 
fine deliberato ed energia di volere si rifece scolare: e tanto 
vantaggiò nell'arabo, da potere dopo non molto pubblicare 
testo e versione della descrizione di Palermo d'Ibn-Haukal, 
e poi il viaggio in Sicilia d'Ibn-Giobair ('^), mentre all'^r- 
chivio Storico del venerando nostro Giampietro Vieusseux 
mandava rassegne critiche su lavori di storia italiana pub- 
blicati in Francia (^°), alla Nouvelle Mevue Encyclopédique 
dava in francese saggi di critica storica (*'). Intanto il barone 
Friddani e Cesare Airoldi, siciliani ambedue ed ambedue 
esuli, promuovevano, com' erasi già fatto per Carlo Botta, 
una sottoscrizione, che a lui desse mezzi ed agio di porre ad 



— 343 ~ 

effetto il disegno della storia. Consentivano a ciò uomini 
cospicui, la maggior parte, non tutti, di libere opinioni: 
tutti però fiduciosi che l'Amari sarebbe riuscito nell'im- 
presa con onor suo e degli studj italiani : e curioso è trovar 
insieme fra i segnati il Conte di Siracusa e Massimo d'A- 
zeglio (**). La somma, sborsata dal 1844 al '46, sarebbe 
restituita, stampata l'opera. L'Amari accolse con lieto 
animo la profferta e alacremente si pose al lavoro; e in 
ogni parte, a Parigi, a Oxford, a Londra, a Leyda, a Pie- 
troburgo (*'), da per sé o per mezzo di dotti e cortesi 
corrispondenti, riuscì a raccogliere materia nuova e copiosa: 
talché, alFentrare del '48, poteva dire di aver abbozzato « la 
Storia delle prime imprese de'Musulmani contro la Sicilia 
bizantina, infino a quelle de' venturieri normanni contro 
la Sicilia musulmana » (**). 

L'arabo e le antiche storie non facevangli però dimen- 
ticare le condizioni presenti di Sicilia e d'Italia. Già ormai 
tenui splendori antelucani cominciavano a rompere le fitte 
tenebre addensate sulle nostre terre dal 1814 in poi, ed 
interrotte soltanto dalle brevi e sanguinose meteore del 
*20 e del '31 ; già nel 1843 era apparso il Primato del 
Gioberti, e l'anno appresso le Speranze cV Italia del Balbo : 
contemporaneamente, nel '43, romoreggiavano le Eomagne 
col Ribotti e col Muratori, e nel '44 i Bandiera e loro 
consorti, nativi d'ogni parte d'Italia, lasciavano la vita in 
Calabria, ov'erano scesi con bandiera repubblicana, mentre 
Rimini nel '45 insorgeva col Renzi al grido di riforme, 
meglio dichiarate in uno scritto di Luigi Carlo Farini, che 
propugnava le idee giobertiane. L'Amari in quei tempi 
accostavasi, almeno in astratto, e secondo l'indole sua ri- 



— 344 - 

soluta e bollente, al Mazzini (^'), piii che al Gioberti; ma 
per quello che era della Sicilia, rimaneva fermo alla tra- 
dizione patria, vale a dire alla Costituzione del '12 ; il che 
non voleva dire confidare nel Borbone, ma nel diritto, e 
serbarsi fedele alla forma monarchica costituzionale ; e se 
il Borbone non volesse o potesse, altri sostituirgli. E poiché 
già gli avvenimenti incalzavano, e ormai sorgeva l'alba di 
quel primo giorno di libertà, che fu il '48, ei pose « un 
po' da canto i Musulmani per trattare de' Borboni » (*^), 
e diede in luce il manoscritto, che al partir suo da Pa- 
lermo eragli stato afl&dato, della Storia costituzioìiale di 
Sicilia di Niccolò Palmieri ("). Questo libro, che l'autore 
aveva dedicato al Parlamento inglese come protesta contro 
l'abbandono della causa siciliana per parte de' ministri 
britannici, l'Amari indirizzava « a quell'altro Parlamento, 
senza tetto sì, senza nome, senza statuti, che, dalle Alpi 
alla punta del Lilibeo, comincia ormai a deliberare sulle 
proprie faccende » (**) ; vale a dire ai popoli Italiani. Prelu- 
dendo ad esso, bandiva che per coloro, i quali non conside- 
rano i problemi politici « in astratto », e scelgono i partiti 
non per teoriche predilezioni, bensì in quanto sono più « pra- 
ticabili in un dato tempo e luogo », il sommo desiderio era 
« una Lega di Stati costituzionali ». Opportuno era intanto, 
che meglio e più universalmente si conoscessero le ragioni 
e le vicende del diritto pubblico di quella sola provincia 
italiana, che dai principj del secolo xii fino a' dì nostri, 
erasi retta colle forme parlamentari, vagheggiate allora da 
tutte le nazioni civili d'Europa ; e che più equamente gli 
Italiani di terraferma giudicassero quelli dell'isola, tenaci 
nelle antiche istituzioni, non per salvatichezza e genio mu- 



- 345 — 

nicipale, ma per fedeltà alle patrie memorie. Volgevasi pai 
ai principi italiani, esortandoli a gettar lungi da sé la 
<- livrea austriaca » ; e a questo modo li incoraggiava : 
« L'Austria or vi minaccia tremando ; e sa bene che gli 
eserciti suoi non potrebbero passeggiare in Italia come nel 
1820, perchè è mutata l'Europa, mutata l'Austria, e, per 
Dio, mutata anche l'Italia » ('^). Ai popoli, e in particolare 
a quei di Sicilia, non voleva fosse la sua parola eccita- 
mento a tumulti ; ma chiedeva che si unissero, si consul- 
tassero fra loro, e s'intendessero « senza cospirazioni, senza 
sètte » ; e, persuasi di ciò che fosse il meglio, lo persua- 
dessero altrui, e apertamente il dichiarassero « in faccia al 
governo, in tutti i modi non proibiti espressamente dal co- 
dice penale ». Raccolgano, consigliava, i popoli le lor forze 
alle battaglie del diritto e della libertà ; « non si affrettino 
ad assalire, ma non si addormentino ; e poi, sarà quel che 
Dio vorrà » P^). « Possa, così chiudeva il suo scritto datato 
del dicembre 1846, possa ora il diritto vincere la passione 
de' governanti, e ridurre i Siciliani a tal prepotente una- 
nimità, che trionfi di per sé stesso senza l'appello alla forza, 
il quale presto o tardi sarebbe la conseguenza de' gravis- 
simi torti attuali » (^*). 

■ Sagge e franche parole: prudenti e civili consigli, cui 
il Borbone ed il suo governo non porsero ascolto. Li ascol- 
tarono invece i popoli; e la sera del 30 novembre 1847 
nel maggior teatro di Palermo sorsero grida di Evviva a 
Fio IX non solo, ma al Re e alla Lega de Principi 
italiani, e si volle perfino sonato l'inno borbonico, levan- 
dosi in piedi, inusato spettacolo, uomini e donne, e sven- 
tolando bianchi fazzoletti. L'esempio fu imitato dalle altre 



— 346 — 

città dell'isola, e pochi giorni appresso si chiedeva al Re 
l'istituzione della Guardia nazionale C^). A tali pacifiche 
domande non fu data risposta. Cadeva il 12 gennaio la 
festa del re Ferdinando ; e i partigiani di libertà, stanchi 
di attendere, dissero e stamparono, con lealtà di antichi 
cavalieri, che in quel giorno sarebbero sorti in arme, poiché 
ogni altro mezzo era vano. Tennero la promessa; pugna- 
rono dal 12 al 26, e vinsero. 

La nuova della liberazione di Palermo ebbe l'Amari in 
Parigi dal Conte di Siracusa, che ivi dimorava in ira al 
regal fratello. Scrisse subito e stampò un opuscolo fran- 
cese (^'), che chiarisse il significato e i fini della rivolu- 
zione siciliana. Re Ferdinando frattanto, colla Costituzione 
del 24 febbraio, accelerava, non senza occulto consiglio, 
quel moto riformatore, che erasi cominciato coU'amnistia 
di Pio IX, e facea vista, colle libere istituzioni date ai 
suoi popoli, di volere oltrepassare i voti degl'isolani, affe- 
zionati a forme di troppo antiquate. Ma, come nel 1820, 
la Costituzione borbonica era pomo di discordia gettato fra 
Napoli e la Sicilia; la quale, venuta all'estremo cimento 
delle armi, non poteva ormai posarle, e rinunziare a' suoi 
diritti secolari nelle mani di chi non doveva smentire il 
sospetto di fedifrago (^*). Alle esortazioni di molti maggio- 
renti fra i liberali italiani C^), rispondevano que' di Sicilia, 
rispondeva anch'esso l'Amari, che l'atto col quale la Sicilia 
riprendeva quello che i Borboni le avevano confiscato, era 
solo apparentemente di separazione, e che ferma volontà di 
tutti era non già staccarsi dalla famiglia italiana e far parte 
da sé, ma a quella vivere uniti nel comun vincolo federa- 
tivo; non provincia soggetta, ma sorella Sicilia a Napoli. 



— 347 — 

Laonde, e così scriveva l'Amari a' suoi concittadini il 3 feb- 
braio (^*), non dovevasi accettare la Costituzione di Fer- 
dinando II; sì questi convocare il Parlamento siciliano, 
cui spetterebbe proporre riforme alla Costituzione del '12 
e stabilire i termini dell'unione con Napoli. 

La Sicilia insorta non dimenticò il narratore del Vespro : 
ed uno de' primi atti del nuovo governo (2 marzo) fu la 
elezione dell'Amari alla cattedra, non più occupata dopo la 
morte dell'insigne Eosario di Gregorio, di diritto pubblico 
siciliano, e in tale qualità pronunziò egli il discorso di 
solenne apertura dell'Università, ai 20 di marzo (^'). Era 
debita onoranza all'uomo che tanto e sì a fondo aveva cer- 
cato la storia politica della sua terra; ma l'Amari, che 
rodevasi di non essersi trovato in Palermo a combattere, 
non sognava punto di diventar professore, e più caro gli 
giunse, il giorno stesso del suo arrivo in patria, l'annunzio 
dell'esser chiamato a far parte del Comitato di guerra e 
marina (3 marzo), del quale divenne in seguito vice-pre- 
sidente (S marzo). Bandite poi le elezioni giusta le leggi 
del '12, fu deputato di Palermo (16 marzo), riportando 
2370 voti, secondo soltanto per due voti al venerando Bug- 
gero Settimo. Apertosi il Parlamento, innanzi al quale il 
capo del governo lesse un discorso scritto dal Nostro (-*), 
nel nuovo Ministero, cui presiedeva Mariano Stabile, fu a 
lui affidata l'amministrazione delle finanze. Niuno discre- 
derà ciò ch'ei disse e scrisse allora e poi ('^) ; aver egli 
accettato reluttante, per abnegazione, per sentimento di 
dovere, per grata amicizia allo Stabile, e dopo che il mar- 
chese di Torrearsa, già designato a quell'ufficio, deliberò 
restare presidente della Camera dei Comuni {^^). Se i tempi 



— 348 — 

fossero stati men procellosi, forse egli, così dotto di storie 
arabiche, avrebbe sorriso pensando di essere inopinatamente 
addivenuto quasi un Sdhib-eì Ascghal in ritardo di pa- 
recchi secoli — con codesto nome nella reggia normanna 
chiamavansi i ministri dell'erario, più spesso musulmani — 
ma difficile era il momento, e ad amministrare l'erario i 
capi delia rivoluzione sentivano occorrere un uomo d'inte- 
merata fama, e che pel dover suo non temesse porre in 
forse perdere il favor popolare. E ninno meglio dell'Amari 
era fornito di petto robusto e d'immacolata probità; ma 
questo soltanto non basta il dì dopo una rivoluzione, quando, 
pel disordine che ne consegue, e mentre si sognano inusate 
felicità, le pubbliche casse si vuotano, non più affluendovi 
il danaro de' gravosi balzelli, aboliti di subito per gratifi- 
carsi le plebi, nel fatto non osservati. Ma per devozione 
di cittadino l'Amari chinò il capo ; e fu ministro, senza sti- 
pendio alcuno, come pur tutti gli altri, dal 27 marzo al 
13 agosto. Presentandosi al Parlamento, il 28 marzo, disse 
soltanto queste schiette parole : « Non senza esitazione io 
mi sono determinato ad accettare il penoso e difficile in- 
carico, che con mio sommo onore mi è stato oggi affidato. 
Io mi sento insufficientissimo a potervi riuscire ; ma io co- 
nosco pur troppo che in questo momento la mia patria 
esige da me quest'altro sacrificio, a costo anche della mia 
riputazione ». Fu unanimemente applaudito, perchè ognuno 
sapeva ch'egli in tal modo parlava non per finta umiltà 
né per dissimulata ambizione. Altre volte ancora, in tempi 
meno agitati, sonarono ne' Parlamenti consimili espressioni, 
non però ispirate all'amor di patria, ma a quello di fa- 
zione ; né già per significare devozione di sacrificio al pub- 



— 349 - 

blico bene, ma per orpellare impronta baldanza o levità di 
intelletto. Difficile era, del resto, in que' frangenti, fare il 
bene, tra l'esorbitare di taluni della Camera de' Comuni, 
cui facevano eco i tribuni delle popolari conventicole, e il 
tentennare e reluttare di parecchi fra i Pari; mentre do- 
vendosi provvedere all'esercito, dimezzavasi il reddito della 
tassa del macinato, e si toglievano dazj e gabelle, invano 
chiedendo danari a prestito in Sicilia e fuori (*"'). 

Caduto il Ministero Stabile (***-), l'Amari che aveva avuto 
il conforto di dare il suffragio alla decadenza del Bor- 
bone (*"'), e poi all'elezione del valoroso Duca di Genova, 
fu inviato (31 agosto) a Parigi e a Londra per propiziare 
alla Sicilia quelle potenti nazioni. Trattò col citt^adino Ba- 
stide e con lord Palmerston ; stampò opuscoli in francese 
e in inglese (*"*), né lasciò via intentata per giovare alla 
povera patria ; ma ogni sforzo fu vano. Sopportarono, egli 
e il suo compagno Friddani, umiliazioni, che solo l'amor 
di patria e il sentimento del dovere potevano rendere men 
dure (*®^). Ad un ricevimento del generale Cavaignac, il 
Friddani potè appena sussurrargli all'orecchio: Generale^ 
dobbiamo parlarvi. E l'altro seccamente : È inutile ; bi- 
sogna accomodarsi. — Ma questo è impossibile ! — Bi- 
\sogna prender tempo, replicò il Cavaignac ; e voltò le 
spalle, come suol farsi ad importuni chieditori (*®^). 
• Non rimaneva più alcuna speranza, e l'Amari tornò in 
Sicilia col desiderio di poter almeno tirare due schiopet- 
kate. Arrivò allo sciogliersi del triste dramma, quasi appena 
in tempo per poter ripartire (*"'). Qualche dì innanzi, come 
ultimo ricordo della patria, e quasi auspicio e viatico di 
utili studj, che soli ormai la fortuna non poteva conten- 



— 350 — 

dergli, levava l'impronta di una iscrizione araba della Cuba, 
presso Palermo C'**); e collo strazio nell'anima, riprendeva 
la via dell'esilio. 



III. 



Si aggirò più tempo muto e come trasognato per le vie 
di Parigi, in ira con se stesso, cogli uomini, colla fortuna. 
Era povero, ma avvezzo ormai alle privazioni, ne alcuna 
altra pareggiava per lui quella della patria: del resto, colla 
vigoria dell'anima era riuscito a soggettare il corpo. Come 
aveva veduto cader la Sicilia e la sua indipendenza, vide 
ora la lenta e non gloriosa catastrofe della Repubblica 
francese, e in tutta Europa spegnersi a poco a poco la 
luce di libertà, che nel 1848 aveva cominciato ad illumi- 
narla. « La pietra sepolcrale », scriveva ad Antonio Pa- 
nizzi, « che noi Italiani ci sforzammo a sollevare spingendo 
ognuno a suo modo, e moltissimi a sproposito, ci è ricaduta 
su le teste. La scuoteremo di nuovo noi stessi, o lasceremo 
farlo ai figli, forse ai nipoti? Quanto a me sarò sempre 
lì pronto, a costo di spezzarmi le braccia e spaccarmi il 
cranio in un altro conato. Ma per adesso ho un'altra cura, 
un'altra crudele ansietà; come vivere? » (^°^). Non dispe- 
rando però al tutto dell'avvenire, si ripose a poco a poco 
allo studio, non solo per trarne sostentamento alla vita, 
ma pe' nobili conforti, che largamente dispensa a chi l'ama. 
Riprese a lavorare alla storia de' Musulmani; ma perchè 
urgeva provvedere alle necessità del momento, a Felice Le 
Mounier, sostituitosi all'anteriore società di amici, offerse 
intanto la traduzione del Solwan el Mota, o Conforti 



— 351 — 

Xiolitici di Ibn Zafer (**"), scrittura di un arabo siciliano 
del secolo xii, e curioso monumento di orientai sapienza, 
contesto di considerazioni morali e di apologhi e fiabe. 
L'editore si prestò di buon grado: « se poi, scrive l'Amari 
nella dotta Prefazione che vi mandò innanzi, se poi il la- 
voro mio puzzi di mercato, lo giudichino i lettori » ('**). 
Sdegnose parole, colle quali egli era ingiusto verso se 
stesso, imputandosi quasi a colpa di anteporre le umane 
[lettere e la pura dottrina al travagliarsi pel bene della 
patria. Ma i culti lettori festosamente accolsero il dono 
eh' e' faceva loro, e gli furono grati di aver primo recato 
a cognizione dell'Occidente cotesto singoiar libro, che sulla 
traslazione dell'Amari fu ben presto voltato in inglese C); 
e gl'italiani in specie si compiacquero di veder rese, senza 
sforzo, in bel linguaggio le forme sfoggiate e pompose 
dell'autore arabo. Intanto la maggiore biblioteca parigina 
lo incaricava del Catalogo de' Codici arabi in essa con- 
servati C'*): il Duca di Luynes lo chiamava a cooperare 
alla Carta geografica comparata della Sicilia (***): l'Ae- 
eademia di Iscrizioni e Belle Lettere gli concedeva un 
bremio per una Memoria sulla Cronologia del Corano (*'^), 
e dal Le Mounier riceveva un assegno mensile, sul com- 

!'«ienso fissato alla storia (**^), alla quale attendeva con 
movo coraggio e perseveranza ('"). 
Il primo volume della Storia dei Musulmani di Sicilia 
Ide la luce nel 1854 (***). È quest'opera il maggior titolo 
eir Amari al nome di storico; è un monumento, che potrà 
orse in qualche piccola parte venir modificato o corretto 
)er successive ricerche ed inattese scoperte; ma che, cosi 
5ora'è, resiste al tempo, segna un momento importante 



— 352 — 

nello studio e nella conoscenza della storia araba ed italiana, 
e chi ne fu autore compensa d' imperitura ammirazione. 
Attingendo a tutte le fonti note, e molte dischiudendone di 
nuove ; superando arditamente, ma securamente le difficoltà 
opposte dall' antichità de' tempi, dalla scarsezza de' rag- 
guagli, dalla contraddizione delle testimonianze; scendendo 
da' più gravi eventi di popoli molti e diversi alle minuzie 
« tenute a vile dagli storici delle passate generazioni ^ (^'^), 
ma or dimandate a chiarire le varie fogge di civiltà; in 
tanto alternare di fortune e di rovesci, sempre proseguendo 
col vigile sguardo le mutate condizioni de' vincitori e 
de' vinti, e dal racconto delle fazioni guerresche e de' civili 
eccidj passando alle glorie e agli ornamenti dei periodi di 
pace e di prosperità; chiedendo sussidj non alla storio- 
grafia soltanto, ma alla filologia, all'economia, alla numis- 
matica, all'arte, al giure, per illustrare di luce nuova 
non che le vicissitudini politiche, le sociali pur anco e 
quelle delle lettere e della cultura; l'Amari compose 
un'opera di scienza insieme e d'arte, che dell'antico tiene 
la gravità e robustezza della .costruzione, e del moderno 
la copia e rifinitura de' particolari, e il perpetuo richiamarsi 
alle prove criticamente esposte e discusse: cosicché sia 
ragguagliabile a solidissimo edificio, che la varietà e ric-i 
chezza d'ogni parte rende più adorno e attraente (*^°). 

La storia dell' Amari comprende in se quattro secoli, 
durante i quali l'isola più volte mutò popolazione, cre- 
denze religiose, usanze civili, ordini di stato, magistrati, 
legislazione; ma in che, a poco a poco, pel fecondo rime- 
scolarsi e confondersi di razze, di dottrine, d'istituzioni, 
raggiunse « uno incivilimento ed una prosperità ignoti 



— 353 — 

allora alle altre regioni italiane » (*•*). Invero conseguì 
allora la Sicilia una forma di reggimento, che anche nel 
secolo decimonono potè dai popoli esser invocata; e due 
principi ebbe in Euggero e Federigo II, cristiani am- 
bedue, ma alunni di duplice civiltà, a quali per solleci- 
tudine del bene de' soggetti e cultura d'intelletto e civile 
resistenza alle pretese della Curia romana, potrebbero 
solo paragonarsi i monarchi riformatori del secolo deci- 
mottavo. Locata nel centro del Mediterraneo, naturale 
emporio, non solo di traffici ma d'idee, interposto fra 
l'Oriente e l'Occidente, fu la Sicilia per tutto quel tempO' 
richiamo alla cupidigia di popoli diversi, che ivi conven- 
nero, e v'imperarono insieme o successivamente. Gli Arabi 
ne cacciarono i Bizantini, e l'Islam prese il luogo del 
Cristianesimo : poi, i Normanni si sovrapposero a que' pre- 
cedenti conquistatori; ma e di Greci e di Musulmani resto 
sempre qualche vestigio, che alla civiltà sicula, la quale 
indavasi formando, tolse il comporsi ad una sola foggia, 
) il ritenere l'impronta soltanto dell' ultimo possessore. 
Juello che era perituro e. infecondo, cadde e disparve; 
luello invece che era perenne e vitale resistè, e si mescolò 
ìà. innestò in unico corpo; e alle dure e feroci guerre di 
tirpe e di religione sopravvisse la tolleranza, inaudito e 
)recoce vanto di Sicilia nelle ferree condizioni di codest'età. 
Juando poi quel nuovo composto di tanti sangui e di 
ante tradizioni fu saldo di forze e fiorente di gioventù. 

Normanni, fortunati e valenti, raccolsero la somma di 
atte le prove anteriori, dieder norma e stabile sembianza 
Ilo Stato, e, pacificato il paese, lo drizzarono a gloriosi 

estini. Di cotesta civiltà dell'isola nel secolo decimoterzo, 

23 — Amvri, II. 



— 354 — 

durante il dominio degli Altavilla, potrebbero render figura 
quei pallj, d'ordine di Ruggero tessuti in Palermo per 
mano d'artefici greci, che or si conservano e ammirano a 
Yienna e a Bamberga; ricche e forti compagini, dove, con 
rilievo di punti e varietà di colori, insieme s'intrecciano 
simboli di potenza e immagini di scienza, segni astrologici 
musulmani e volti di santi cristiani; iscrizioni cufiche e 
motti latini li constellano, e in mezzo splendido campeggia 
il temuto nome del Re (*-^). 

Prende opportunamente le mosse lo storico nostro dal- 
l' esporre le condizioni dell'isola quando a' primi abitatori, 
« gente italica la più parte e avanzo di varj popoli orien- 
tali » (**'), si frapposero colonie doriche e joniche, e poi 
a tutti costoro sovrastettero i Romani. A' quali poi, cadendo 
l'Impero, successero, bastardi eredi, i Greci di Bisanzio, 
mentre diffondevasi il Cristianesimo nell'Isola, che, un giorno 
granaio dell'urbe, parve con Gregorio Magno esser diventata 
podere della Chiesa. Ma in un angolo remoto dell'Oriente 
veniva su un nuovo popolo, che, sminuzzato già in tribù. 
Maometto ora collegava con tenaci vincoli di religione, e 
conduceva alla vittoria, spingendolo fuori de' suoi angusti 
ed infecondi confini. In quella decrepitezza del mondo, in 
quel disordine della barbarie succeduta alla romana sa- 
pienza, trovò facilmente il suo posto e si fé' largo questa 
schiatta giovane e vigorosa, della quale con mirabile sintesi 
l'Amari narra il primo ordinarsi e il dilatare di poi, e che, 
invasa la Persia e la Siria, e minacciato Costantinopoli, 
dilagò poi per tutta la costa d'Affrica dall'Egitto all'Atlan- 
tico, e, messasi alle marittime imprese, occupò Spagna e 
Sicilia. E di questa siffatte erano allora le condizioni ma- 



— 355 — 

teriali e intellettuali, da far dire allo storico nostro, scevro 
da preoccupazioni di razza e di fede, e che tutto considera 
con occhio sereno e mente filosofica, non poter « rin- 
crescere il conquisto musulmano, che la scosse e rin- 
novò y> (*'*). 

Del qual fatto non è ufficio nostro narrare in compendio, 
colla scorta dell'Amari, le varie vicende da quando, neir827, 
i primi manipoli arabi, chiamati dal traditore Eufemio ("^) 
« condotti dal valoroso Ased, approdarono a Mazara, a 
quando, quasi due secoli e mezzo dopo, chiamati a lor 
volta dal traditore Ibn-Thimna, i Normanni ritolsero a' Mu- 
sulmani la preda, e Palermo, abbellita, arricchita, fatta 
capo dell'isola da' seguaci di Maometto, nel 1072 rivide 
sventolare sulle sue torri la croce. Ma durante quel tempo, 
B in quell'alternarsi di genti arabe e berbere, e di dinasti 
iglebiti, fatemiti e kelbiti, l'Emirato divenne a poco per 
rolta, e col fatto, indipendente; e la Sicilia facea di sé 
bella mostra al di fuori : grosse e frequenti città, valide 
brtezze, monumenti, industria agraria e cittadinesca, com- 
ercio (*'^)...; coltivati i comodi sociali: svegliati ingegni, 
aghi di scienze e d'ogni maniera di lettere: gli uomini 
id uno ad uno non mentire al valor del sangue arabico, 
jreco né italico, non ignorar arte né stromento di guerra, 
mò appartenesse a que' tempi » ('"). Annovera l'Amari 
iresso che « centoventi Musulmani nativi di Sicilia e una 
lozzina di stranieri dimoranti nell'isola, che segnalaronsi 
ielle scienze e nelle lettere sino al fin della dominazione 
nusulmana » ('■*); e alla dotta schiera degli astronomie 
le' matematici, de' filosofi, de' medici e giuristi e canonisti 
) teologi e grammatici e filologi e storie^ rifulge in mezzo 



— 356 - 

una pleiade di poeti, celebranti l'amore, le armi, la patria : 
la Sicilia, cioè, che ad essi era patria verace, e come tale 
amavano ed esaltavano ne' lor canti : la Sicilia, dice l'un 
d'essi, Ibn-Hamdis di Siracusa, « cui la colomba die in presto 
sua collana e il pavone suo splendido ammanto; dove i 
raggi del sole avvivan le piante d'amorosa virtù, ch'empie 
l'aere di fragranza; dove respiri un diletto, che spegne le 
aspre cure, senti una gioja, che cancella ogni vestigio d'av- 
versità " (*'^). E quando la patria venne in dominio d'altre 
genti, Abd-er-Rahman-ibn-Mohammed-ibn-Omar, nativo di 
Butèra, lodando Ruggero il franco, re di Sicilia, e i son- 
tuosi edificj da lui costruiti, cantava la primavera, che^ 
« con le sue bellezze veste que' giardini di splendidi 
ammanti » ; mentre « il mattino li incorona con colori di 
gemme » ; ed esaltava le principesche delizie della Favara, 
ove « l'acqua limpidissima delle due polle somiglia a li- 
quide perle, e il bacino a un pelago », e « par che i rami 
degli alberi si allunghino per contemplare il pesce nel- 
l'acqua, e gli sorridano » ; e « le arance mature sembrano^ 
fuoco che arda su rami di smeraldo »; poi, non senza 
mestizia, affermava: « Non si vive davvero, se non che 
nel beato soggiorno di Sicilia » (*'"'). Quest' affermazione^ 
e l'augurio che l'arabo poeta del duodecimo secolo dirigeva 
alla patria: « palme de' due mari di Palermo! che vi 
rinfreschino continue, non interrotte mai, copiose ru- 
giade! » (*^*), erano certamente dall'autore mescolati di 
più che un sospiro ; e il traduttore del secolo decimonono, 
esule anch'esso da quel suolo beato, non dovè senza pro- 
fonda commozione renderne italiane le forme. 
Dominio e stanca del valoroso Ruggero, posò tranquilla 



— 357 — 

l'isola per tutto il resto della vita di lui, con propria 
forma di reggimento e con savia amministrazione, redata 
da' Musulmani, intanto che nascevano e crescevano i Mu- 
nicipj, e che, per ogni modo, ad onta delle tante domina- 
zioni straniere, sempre più la civiltà isolana accostavasi 
nelle sue fattezze essenziali a quella di terraferma. È sin- 
goiar merito dell'Amari, l'aver ritrovato in Sicilia un germe 
perenne e un rifiorimento non interrotto della tradizione 
italica, dai tempi più remoti a' nuovi ; e per primo addi- 
tato quelle genti e colonie, co' Normanni (ch'eran pochi 
di numero) venute specialmente dall'Italia di sopra, onde 
ebbero e conservarono le reliquie loro, nome e linguaggio di 
Lombardi : venute da quella Marca Aleramica, che nell'xi 
secolo diede in Adelaide una moglie a Ruggero. Né dal 
Monferrato soltanto, ma da Genova, da Savona, da Pisa, 
da Amalfi , da Salerno , da Bari , come il Nostro provò, 
attentamente seguendone il corso, rifluirono in Sicilia, 
alla spicciolata o in schiere, individui e schiatte, rifor- 
nendo e rimpinguando la popolazione indigena, formando 

Il nuove aggregazioni civili e alle anteriori frammischian- 
dosi, e per ogni dove mantenendo e ravvivando la tra- 
dizione, sì da potersi dire che l'Italia verso la fine dello 
lundecimo secolo, « passò il Faro sotto le bandiere nor- 

i| manne » (***). 

jj L'Amari, che aveva ne' tempi del servaggio meditata 
l'opera sua, e coli' acuto intelletto scòrta codesta ingenita 
,€ sempre rinnovata aflìnità, materiale e morale, di sangue 
e d'intenti, fra l'isola e la penisola, ebbe il contento di 
ternùnare la sua storia, quando il desiderio di tanti secoli 
erasi mutato in realtà effettiva. " Compio — cosi chiù- 



L 



— 358 — 

deva egli nel 1872 l'opera sua — compio nella patria unita 
e libera un lavoro, al quale m'accinsi nell'esilio, trent'anni 
addietro, mosso da brama irresistibile di guardar nelle 
tenebre che avvolgevano la storia di Sicilia avanti i Nor- 
manni, e allettato dall'agevolezza che mi offriano le scuole 
e le biblioteche di Parigi. Incominciai l'arduo lavoro con 
animo di siciliano, che bramava la libertà d'un piccola 
Stato e desiderava l'unione dell'Italia, senza sperarla vi- 
cina ; lo termino confidando che tutti gli Italiani sempre 
più si affratellino ; che veggano nella unità e nella libertà 
la salvezza e l'onore di tutti e di ciascuno; che quindi 
il paese cresca di sapienza, di saviezza, di possanza, di 
ricchezza, e che la nuova Koma, per ammenda dell'op- 
pressione armata dell'antichità e delle male arti de' tempi 
appresso, promuova ormai nel mondo la giusta libertà del- 
l'opera, e la illimitata libertà del pensiero » (*^^). 



IV. 



Dai fatti del 1848 e del '49 l'Amari aveva creduto do- 
versi cavare le illazioni, che espose nella prefazione alla 
ristampa del Vespro, fatta a Firenze nel 1851. Gli sem- 
brava dunque evidente non trattarsi più, in Europa, « di 
accordi tra la libertà e l'autorità, o in linguaggio più 
esatto, tra la libertà e la forza che sostiene l'autorità, 
spogliata oramai d'ogni prestigio. L'una dee vincere l'altra 
e bandirla dalla civiltà europea: battaglia d'esito non in- 
certo tra due campioni, l'uno immortale, e l'altro decre- 
pito sì, che perde forza ogni dì, anche vincendo. Posti 



— 359 — 

così fatti principj, cade al tutto il congegno della mo- 
narchia costituzionale siciliana: primo perchè sarebbe mo- 
narchia, e secondo perchè sarebbe siciliana » (*"). Nel 
1S66 invece così chiudeva una nuova prefazione: « Chi 
leggerà la prima volta le prefazioni del 1S43 e 1851, no- 
terà per avventura come i miei desiderj politici, dichiarati 
nell'una o nell'altra, si indirizzassero al santo scopo della 
indipendenza, libertà e unità della patria, per due vie 
alquanto diverse da quella che l'Italia tutta seguiva nei 
plebisciti; dall'ordine di cose che io bramai come ogni 
altro italiano alla vigilia dell'ultima guerra, e sancii col 
mio voto nel Parlamento del 1861. A coloro che me ne 
biasimassero, io risponderei che in quegli scritti non si 
disputava astrattamente de' migliori ordini politici possibili 
nel mondo, ma si additava il partito che parea doversi 
prendere da' patriotti Siciliani, avanti il principio della 
rivoluzione europea del 1848, e dagli Italiani tutti presso 
la fine di quella. Gli avvenimenti poi del 1859 e del 1860 
mutavano le condizioni dell'Italia e dell'Europa ; rendeano 
possibile quella unità, che innanzi il 1848 era lecito più 
tosto desiderare che sperare ; assicuravano al tempo stesso 
la libertà e la concordia di tutta la nazione, nel regno di 
un principe italiano, guerriero e leale. Gli avvenimenti 
raggiugneano dunque e passavano di gran lunga le spe- 
ranze mie e della più parte degli Italiani. Mi biasimi or 
chi voglia, del non aver fatto sosta a mezzo la via » (*"). 
Ma egli non aveva atteso così tardi a disdire i concetti 
Ipolitici espressi dopo la catastrofe del '48: che lo svolgersi 
Successivo de' fatti lo aveva senza sforzo condotto a più 
imperate e pratiche dottrine. Restò nel decennio in con- 



- 360 — 

tinua relazione e corrispondenza cogli esuli d'ogni regione 
d'Italia, ma si staccò a poco a poco dal Mazzini, del quale 
disapprovava, e gliel disse aperto in Londra poco innanzi 
il moto milanese del '53, i replicati e insufficienti tenta- 
tivi, accostandosi invece senza esitazione e senza sottintesi 
a quanti speravano nel Piemonte e in Vittorio Emanuele (*^^). 
Al fiero repubblicano degli anni anteriori punto costò la 
conversione a fede monarchica, quando vide un Re farsi 
campione dell'indipendenza nazionale, e rimaner fedele 
alle libere istituzioni, consacrando corona e vita alla patria. 
Prima che repubblicano, l'Amari, del resto, era stato, 
come siciliano, monarchico costituzionale; ma sopra tutto 
era italiano, né mai aveva stimato che alla sostanziale 
realtà dovesse in politica anteporsi la forma transitoria e 
mutabile. Tale lo trovò il 1859; e il moto del 27 aprile, 
onde la Toscana licenziò la dinastia lorenese, e del quale 
niun altro più degno di popolo civile registra la storia, 
riaprì a lui le porte d'Italia: dacché uno de' primi atti 
del Groverno Provvisorio Toscano, col quale onorando l'e- 
sule onorò sé stesso, fu la elezione del valente siciliano, 
che aveva « tanto illustrato l'Italia coi suoi scritti ", a 
professore di lingua e storia araba, prima in Pisa (4 
maggio), indi in Firenze (22 dicembre). Qui il 20 gennaio 
1860 lesse il Discorso inaugurale del nuovo Istituto di Studj 
Superiori (*"), narrando rapidamente le vicende della cul- 
tura italiana dal medio evo in poi, e più specialmente so- 
stando a dire delle istituzioni scolastiche toscane, per ter- 
minare coU'augurio che la rinnovata libertà e l'indipendenza 
restituita alla patria, facessero rifiorire anche le discipline 
intellettuali. 



— 361 — 

n pensiero suo e d'ogni italiano volgevasi intanto alle 
«streme parti d'Italia. Garibaldi, partito co' mille suoi 
prodi alla volta di Sicilia, sbarcava a Marsala, vinceva a 
€alatafimi, entrava in Palermo. Il Nostro, dopo essere stato 
segretario e cassiere del Comitato di soccorso istituitosi in 
Firenze, volava a riveder libera quella patria, che, undici 
anni innanzi, aveva lasciato in mano a' Borboni. Il Ditta- 
tore lo invitò ad assumere il Ministero dell'Istruzione e 
de' Lavori Pubblici, e poiché egli, ed altri con lui, ricu- 
savano, disse loro apertamente che avrebbe composto un 
Ministero co' suoi uflBciali di Stato maggiore. L'Amari e 
gli altri amici suoi si piegarono (10 luglio); ed egli resse 
poi anche il Ministero degli Esteri. Ma intorno al prode 
generale stavano, com'è noto, taluni che cercavano di 
metterlo in pieno dissidio col conte di Cavour, fino allora 
supremo moderatore del moto italiano, dal quale già lo 
aveva allontanato la cessione di Nizza alla Francia. Vole- 
vano gli uomini di temperate opinioni che al più presto 
si uscisse da ogni incertezza e si venisse al plebiscito ; 
frapponevano ostacoli gli altri, e dicevano Roma dover es- 
sere ultimo termine dell'impresa: ivi soltanto sarebbersi 
fermate le armi, e deliberato sull'avvenire. Mentre così 
agitavansi anche in Sicilia le due parti avverse, Garibaldi 
un dì giunse inaspettato dal continente, adunò in fretta 
il Consiglio de' Ministri, nel quale prevaleva la parte più 
temperata ('^*), e, avendo l'intenzione di disfarsene, co- 
minciò col rimbrottare fieramente il Di Giovanni, uomo 
integerrimo e valente, al quale erano affidate le finanze, 
reo di non aver voluto sborsar somme su tratte irregolari 
della Segreteria di Napoli. Si difese gagliardamente il Di 



- 362 — 

Giovanni; e il Dittatore, che coli' onestà a lui ingenita 
correggeva gli errori del giudizio e della passione, com- 
prese di esser dalla parte del torto; ma, durandogli tut- 
tavia lo sdegno, licenziò tutti, al solo Amari ordinando che 
restasse. Questi rispose risoluto che, se gli altri co' quali 
era d'un animo, venivan destituiti, egli pure voleva andar- 
sene: indi, fattosi più da presso al Dittatore, con quella 
stessa sicura coscienza con la quale anni addietro aveva par- 
lato al Di Majo, Generale, gli disse, a torto avete offeso il 
Di Giovanni, che è onesto e santo al pari di voi. E 
Garibaldi, al quale mai non giungeva sgradito il vero schiet- 
tamente profferito, stesa la mano al Di Giovanni, gli chiese 
scusa, e tutto fu sopito felicemente. 

Kiordinate le cose, l'Amari fu eletto storiografo di Si- 
cilia; ma rinunziò con nobilissima lettera (ottobre 1860), 
sembrandogli ufficio non conforme a' nuovi tempi, quando 
l'isola non era più regno a sé, ma provincia d'Italia (*^^). 
Di lì a poco, convocandosi il primo Parlamento Italiano, 
a proposta del conte di Cavour, fu eletto senatore ai 20 
gennaio 1861 (*^"). Nel 1862 il Rattazzi lo cercò com- 
pagno nel Ministero al quale ei presiedeva: non accettò 
allora; ma agli 8 dicembre dello stesso anno, accolse la 
proposta fattagli dal Farini e sedè ne' Consigli della Co- 
rona come Ministro della Pubblica Istruzione, fino al set- 
tembre 1864. Tutti i pensieri degl'Italiani erano allora 
volti a comporre la patria coll'acquisto di Venezia e di 
Roma, né poteva sperarsi che il sentimento generale pren- 
desse viva parte alle cose della Pubblica Istruzione, ser- 
bate, del resto, per lor propria natura, alla meditazione dei 
saggi, che sempre sono il minor numero. Dirò tuttavia, a 



— 363 — 

I lode dell'Amari, che nel tempo ch'ei fu Ministro, non di- 
I sordinò l'azienda affidatagli con intempestive proposte e 
I furiose riforme; ma cercò di riordinare, ravviare, ricom- 
porre, unificare, procedendo con cautela e ponderazione (***)• 
E poteva l'Italia compiacersi con sé stessa e col mondo 
civile, che capo e guida della nazionale cultura foàse un 
uomo per tanti titoli benemerito, di tanta dottrina ornato, 
e così noto anche fuori d'Italia, come era Michele Amari. 
Caduto il Ministero , tornò agli studj suoi prediletti , 
ai quali aveva dato opera anche reggendo l'alto ufficio, col 
mandar in luce i Diplomi Arabi dell'Archivio di Firenze, 
aggiungendovi traduzione italiana e commenti storici (**'): 
e durò a professare nell'Istituto di Perfezionamento in Fi- 
renze, al quale era stato restituito (5 ottobre 1864), anche 
dopo conseguita la pensione: finché nel 1873, per cagioni 
domestiche, si tramutò a Roma. Che egli ormai non era 
più solo: e alla gioia pei mutati destini d'Italia, al nobile 
compiacimento per la fama in che era salito e per le ono- 
ranze che i suoi scritti gli avevano procacciato (**^), ag- 
giungevansi adesso le consolazioni della vita domestica (***). 
La famiglia fu porto tranquillo agli anni di robusta vec- 
chiezza dell'antico esule, del pertinace congiurato : e intorno 
a lui e alla consorte amata, e degna di lui, crescevano due 
figlie ed un figlio, degni di entrambi. Così, dopo una vita 
agitata ed incerta del domani, la sorte gli concedeva un 
secondo corso di anni, non breve e non inoperoso, nel quale, 
lieto e sereno durò sempre assiduo al lavoro (*^'), parte- 
cipando alla cosa pubblica nell'aula del Senato ; coadiuvando 
al miglior andamento degli studj nel Consiglio Superiore 
di Pubblica Istruzione e nella Presidenza del Consiglio 



— 364 — 

degli archivj C*^); promovendo la cultura colle 3f emorie, 
non poche, né di poca importanza, pubblicate negli Atti 
dell'Accademia de' Lincei, e altrove. Data al Vespro forma 
definitiva (*"), attendeva, sebbene avesse ormai varcato l'ot- 
tantesimo anno (*"), a far altrettanto per la Storia dei 
Musulmani, giovandosi de' nuovi studj e delle nuove ri- 
cerche proprie ed altrui (**^); ma questo gli vietò la morte, 
la quale, ben lo ricordate, lo colse qui in Firenze, il 16 luglio 
dello scorso anno, il dì dopo ch'egli vi era giunto da Roma. 
Quasi lo assalisse un triste presagio, passando coll'amata 
compagna davanti al Duomo, le ricordò che l'avo e il padre 
erano morti all'improvviso; e quella, come per distorlo dai 
funerei pensieri, lo invitò a vedere un bel fiore esposto in 
vendita sui gradini del tempio. Gli piacque, e sclamò che 
le figlie avrebber certamente gradito vederlo anch'esse. 
Andò quindi a correggere nella Biblioteca Nazionale le 
bozze di una Memoria, la quale doveva pubblicarsi po- 
stuma C""); e si avviò verso Piazza S. Marco per prender 
parte ad un'adunanza, che molto stavagli a cuore, pel mo- 
numento ad Atto Vannucci; ma giunto alla porta dell'Isti- 
tuto, si sentì venir meno: accorsa per ventura la moglie, 
potè appena mormorarne il nome e stringerne la mano. Dio 
volle risparmiargli i guaj della vecchiaia, e il lento deca- 
dere delle forze fisiche ed intellettuali; volle sopratutto 
risparmiargli lo strazio ineffabile di una separazione dalla 
moglie e dai figli! Quel fiore, ch'egli aveva ammirato, posò 
sul freddo suo petto, ultimo e gentil tributo di questa 
Firenze, ch'egli amò tanto, e che ne accompagnò la salma 
con onoranze solenni, alle quali non volle mancare il Mi- 
nistro della Pubblica Istruzione, e accorsero d'ogni parte 



— 365 — 

amici ed estimatori (*^'). Debite erano codeste onoranze: 
perchè con Michele Amari spegnevasi uno de' pochi su- 
perstiti e de' più benemeriti fra i promotori del nazionale 
risorgimento, ed uno fra i più robusti intelletti e i carat- 
teri più saldi che vantar potesse l'Italia ('''). 



IT. 



Ebbe Michele Amari mezzana la statura, asciutta la 
persona, brano il colore, vivissimi gli occhi, risoluti gli 
atti, il tratto cortese. Il volto sarebbesi detto a prima 
giunta mestamente severo; ma nel conversare animavasi, e 
faceasi benigno ed amico. A quanti a lui ricorrevano per 
trarne ammaestramenti nelle cose ond'egli era maestro, ed 
a' giovani specialmente, fu sempre largo di aiuti (*^*). Viva 
e calda ebbe sempre nell'anima la virtù dell'affetto : le an- 
tiche e provate amicizie serbò fedelmente, né altri odiò 
salvo i nemici del suo paese. Quasi fino all'ultimo man- 
tenne intero il vigore delle membra: interissima l'intelli- 
genza e la tenacia al lavoro; qual si fosse la stagione, 
alzavasi anzi giorno e si poneva allo studio. E non attese 
soltanto alla dottrina, o, come suol dirsi con troppo mate- 
riale immagine, alle cose, ma anche al modo più proprio 
ed efficace di esprimerle. Agli studj della lingua diede 
opera assidua fin dalla gioventù, per amore alle nobili tra- 
dizioni e sdegno di soggezione allo straniero (*^*); e vi si 
addentrò per modo, da conseguire meritatamente i vostri 
suffragj, e di quest'Accademia fu Socio corrispondente fino 
dal 1867. Formossi così, con Io studiare l'arte de' nostri 



— 366 — 

più graodi scrittori e col ritrarre meno altri che sé stesso 
e ciò che l'animo dentro gli dettava, uno stile vigoroso, 
vivo, colorito, che giunge alla sua maggior perfezione nella 
Storia dei Musulmani, frutto della virilità (*"). Leggendo 
le cose sue si apprende a stimarlo per ciò ch'e' dice, e pel 
modo ; trattando seco, impossibile era non amarlo ; ma a ben 
conoscere ed apprezzare l'uomo e l'indole sua, bisognava 
vederlo nel seno della famiglia, ove, circondato di cure amo- 
revoli e soltanto sollecito del bene de' suoi, offriva im.ma- 
gine perfetta di marito e di padre. Entrando quelle soglie, 
sembrava essere in un sacrario, dove nella candidezza del 
costume e nella schiettezza del sentimento, tutti avvinceva 
saldo legame di affetti, ed ei v'era insieme nume, sacerdote 
e patriarca: e quel giocondo spettacolo di domestica felicità, 
di dolce concordia, d'intima pace, quel sorriso in tutti gli 
aspetti, che da lui movendo a lui ritornava, rifaceva l'animo 
e rendeva migliori: fidenti nel Bene, credenti nella Virtù. 
Deposte momentaneamente là sul colle di San Miniato, 
accanto a quelle dell'amico suo dolcissimo, e indimenticabile 
collega nostro Atto Vannucci, le ossa di Michele Amari po- 
sano adesso nella città del Vespro, che, pia madre, a sé volle 
rivendicarle. Mandiamo ad esse un affettuoso saluto : augu- 
rando che la gioventù nostra, e quella siciliana più spe- 
cialmente, che le ha in custodia, indi tragga auspicj e 
conforti alla nobiltà degli studj, all'onestà della vita, al- 
l'amor della patria. 



2^TO T E! 



(1) La più antica menzione degli Amari (o anche de Amari o de 
Mari, come indifferentemente trovasi scritto questo nome anche in 
carte di età più recente), è in documenti del 20 ottobre e del 28 di- 
cembre 1282 (Yedì Bicordi e documenti del Vespro Siciliano, parte i, 
docum. CXLi, CCXCV, ccxcvii), dai quali appaiono rimessi in Mar- 
sala, donde li aveva cacciati la parte angioina. Fra essi è partico- 
larmente ricordato un Xiverino Amari, corsaro, di origine genovese, 
e fautore di re Pietro d'Aragona. E ignoto tuttavia qual parentela 
corresse fra lui e Lionardo, provvisore di Federigo III nel 1360, e 
che per lui combattè (Vedi V. Cordova, Delle famiglie nobili che pre- 
sero parte al Vespro Siciliano; Palermo, 1882, p. 22). Filippo suo 
figlio fu paggio dello stesso re Federigo, e gentiluomo di camera 
della regina Maria, e ai 10 ottobre 1395 da re Martino ebbe in 
feudo il territorio di Gibilinasi. Fra i discendenti di lui vi è un Gia- 
como di Niccolò, che tenne la baronia di Marineo e Bisalaimi, e un 
nipote di lui, Antonio di Niccolò, che nel 1550 fu investito della ba- 
ronia di SuUia, Ficuzza e Casalicchio. Nel secolo xvii probabilmente 
8Ì staccarono dal ceppo antico gli Amari di Sant'Adriano, al quale 
&i di nostri appartennero il conte Michele e il prof. Emerico. 

L'arma di famiglia è: d'argento, alla sirena a doppia coda al na- 
turale, natante in mare di azzurro : al capo dello stesso, caricato di 
una stella d'oro di sei raggi. Diversa da questa è l'arme dei De 
Mari di Genova, sebbene l'origine degli Amari di Sicilia possa esser 
genovese. 

(2) È assai curioso leggere in un proclama di Ferdinando ai 
Napoletani, datato del 1" maggio 1815 : Il Popolo sarà il sovrano e 
U Principe il depositario delle leggi; tanto durava ancora l'efficacia 
della rivoluzione francese! Ma nel 1823 il Ministro per gli affari 
di Sicilia scriveva da Napoli al Luogotenente reale in Palermo, 

.ver S. M. rilevato con dispiacere, in un decreto inviatogli, la frase 



— 368 — 

chiamato ad altre funzioni, e voler egli che, quindi innanzi, siffatte 
forme figlie della rivoluzione, come anche i vocaboli nazionale per 
reale, stato per re, non sien più adoperate, contribuendo esse a 
mantenere le massime perniciose di cui si sono vedute le funeste con- 
feguenze. Vedi Alfonso Sansone, La rivoluzione del 1820 in Si- 
cilia; Palermo, Vena, 1888, p. 258, 273. 

(3) Vedi la nota 1» alla lettera CXXVIII (voi. i, pag. 194), e consulta 
in proposito Fr. Bracci, Mem. storiche ini. al governo della Sicilia; 
Palermo, Pedone, 1870, p. 16. Ma se Ferdinando inventò il Regno 
delle due Sicilie, il Parlamento napoletano del 1820, alterando la 
geografìa, come il Borbone la storia, battezzò lo stretto di Messina 
col nome di fiume Faro: come scrive NiC. Palmieri, Saggio sto- 
rico e politico sulla costituz. del regno di Sicilia, ecc. 5 Losanna, Bo- 
namici, 1847, p. 407. Tuttavia il Palma nel suo scritto II tentativo 
costituzionale del 1820 a Napoli {Nuova Antologia del 15 aprile 1895, 
p. 673) narra il fatto un poco diversamente: « Fu in questa di- 
« scussione che il deputato Fiamma per mostrare che, a differenza 
" della monarchia spagnuola, il regno delle due Sicilie era uno, pro- 
u nunzio la famosa sciocchezza che un fiume qual era il Faro, che 
u divide la Sicilia da Napoli, non era da somigliarsi al vastissimo 
u Oceano, che divide le Indie dalla Spagna. E quel discorso, si legge 
« nel Diario, riscosse i dovuti applausi delV assemblea. » 

(4) Ciò nota 1' Amari nell'opuscolo La Sicile et les Bourbons, av- 
vertendo che i democratici si accorsero del fallo commesso quando 
ormai l'Inghilterra più non curava difendere le franchigie costitu- 
zionali della Sicilia. 

(5) Intitolati II mio terzo esilio, e cominciati a scrivere in Parigi 
il 14 maggio 1849. 

(6) In certi Appunti autobiografici scritti dall'Amari nel 1881, ad 
istanza del sig. Leone Carpi, compilatore dell'opera in 4 voi.: Il 
Risorgimento italiano, biografie storico-politiche d'illustri italiani con- 
temporanei (Milano, Vallardi, 1888), dove la biografia dell'Amari è 
dovuta al sig. avv. F. G. Vitale (iv, 459), cosi si legge circa alla 
sua educazione religiosa: " Io non ebbi mai istruzione religiosa, 
u propriamente detta. La Storia sacra, i racconti di Ci-isto, si da- 
" vano come tradizione: la religione stava nella recita del rosario, 
u nel digiuno, mangiare di magro, andare a messa e fare il pre- 
" cetto pasquale. Il mio confessore non mi insegnava il cristiane- 
« simo più che noi facessero i miei educatori domestici ovvero i 
« miei precettori. Per la morale civile era altra cosa. Oltre gli 
« esempj dei costumi illibati delle donne della famiglia, mi ispira- 



— 369 — 

u vano sentimenti di probità, di giustizia e di modestia i parlari 
u di tutte le persone colle quali io praticava: il padre, il nonno, 
u i precettori, gli amici liberali e non liberali, i libri ch'io leggea. 
u Feci l'ultima comunione all'età di 12 anni. A tredici, studiando' 
« metafìsica all'Università, io era materialista dal capo alle piante : 
« nelle dispute solenni impugnava la spiritualità e l'immortalità del- 
« l'anima si fieramente, che il professore, il teatino Li Donni, cro- 
■u nico in politica e fors'anche miscredente per proprio conto, ma 
.« spiritaalista nella cattedra, non trovando altri argomenti, mi buttò 
■u addosso il suo cappello a tre becchi, n 

(7) Per conoscere, se non altro, la diversità dell'ordinamenti 
degli studj da quei tempi a' di nostri, sentiamo quello che ne' suoi 
Appuntì autobiografici egli scrive sulla propria istruzione giova- 
nile: « Entrai all'età di 11 anni nell'Università per istudiare Elo- 
u quenza, Poetica e Aritmetica nel primo anno, che or diremmo 
u di Liceo. Già spiegava e ripetea a mente Virgilio, Orazio, ecc., 
« e avea studiata la mia retorica nelle scuole del p. Campione. Il 
tt secondo anno universitario passò di nuovo con la Eloquenza la- 
te tina e italiana, letta da quell'elegante latinista del p. Nasce, più 
u la Filosofia, Geometria e Storia Naturale. Terzo anno. Filosofia 
« ancora. Diritto di natura, Matematica sublime e Fisica sperimen- 
u tale: quest'ultima spiegata da Scinà. Quarto anno. Economia po- 
u litica e Fisica, anche sotto Scinà e Gasano, de' quali rimasi ami- 
ti cissimo, perchè avea ed ho ancora molto gosto per le scienze 
« naturali. » 

(8) Negli Appunti autobiografici nota che il padre lo conduceva 
fanciullo u a chiacchierar di notizie politiche nella chiesa di Santa 
tt Caterina col sagrestano maggiore, robusto e fiero repubblicano, 
« che si rallegrava di aver visto in una nave americana il ritratto 
« di Francklin. » 

(9) Vedi V. Fardella di Torrearsa, Ricordi su la Rivoluzione 
Siciliana degli anni 1848 e 1849; Palermo, tip. dello Statuto, 1887, 
|p. 8-9. 

(10) Uno de' primi ad introdurre la carboneria in Sicilia fu l'au- 
tore della Pia de' Tolomei, l'improvvisatore Bartolommeo Sestini, 
pistoiese. - « Lo rammento ", scrive il Torrearsa, pag. 6, « come 
u se lo vedessi: di statura media, ben composto, non bello ma di 
« tratti regolari, con bruna e ricca capigliatura, occhi grjindi ne- 
« rissimi e scintillanti, che insieme alla tinta bruno-gialla del suo 
« viso, gli davano l'aspetto d'uomo malinconico e pensieroso. » 

24 — Amari, II. 



— 370 — 

(11) Negli atti del processo Ferdinando Amari, di professione 
libriere (ragioniere) della Tavola (del Banco di Sicilia), è designate 
come uno de' capi della cospirazione: vedi Sansone, op. cit., p. 33» 
e seguenti. 

(12) Gius. La Farina, Storia d'Italia dal 1815 al 1850; Torino, 
Soc. editr. ital., 1851, ii, 31. Quelle orrende reliquie furono, d'or- 
dine regio, tolte alla vista del pubblico solamente nel 1845, quandc 
la Corte di Russia venne a svernare a Palermo: vedi Gaet. De 
Pasquali, Biogr. di Gius. Lo Verde, nel Panteon dei martiri della 
libertà italiana; Torino, Fontana, 1852, i, 201. I nomi dei nove con 
dannati per sentenza dei 29 gennaio 1823, eseguita ai 31, sono 
questi: Antonino Pitaggio, crivellatore di frumento — Salvatore 
Martines, cernitore — Michele Teresi, fornaio — Giuseppe Le 
Verde, segretario — Natale Seidita, fornaio — Giuseppe Candia 
furiere — Giuseppe La Villa, cappellano — Pietro Minnelli, medicc 
— sacerdote Buonaventura Calabro, medico. Più tardi, e per lo 
stesso processo, fu giustiziato Salvatore Meccio, patrocinatore. 

(13) Ferdinando Amari fu anch'esso, con sentenza dei 29 gennaio 
condannato insieme ad altri a morte col terzo grado di pubblico 
esempio, ma l'esecuzione venne sospesa a cagione dell'esser egli 
confesso : poi il 30 ottobre egli ed altri tre ebbero commutata lì 
pena in quella dell'ergastolo per 30 anni nell'isola di San Stefano 
Di lui e dei suoi compagni scrive il Sansone, op. cit., p. 251 
u L'Amari, il La Manna, l'Ingrassia e il Di Chiara se non sepperc 
« resistere impavidi alle sevizie, alle promesse e alle torture, nor 
u furono malvagi: furono deboli, pusillanimi: due qualità che son( 
i( frutto dell'organismo, del temperamento , dell'educazione, noi 
« della volontà ». Nel febbraio del '32 Ferdinando Amari ebbe unj 
nuova commutazione in due anni di relegazione nel castello d 
Palermo. Di lui il sig. Sansone pubblicò nel Giornale di Sicilia 
del luglio 1889 la supplica colla quale indirizzandosi al Re, che 
trovavasi in Sicilia, ottenne di essere liberato due mesi iunauzi li 
scadenza: e ciò avvenne ai 5 luglio del '34. Ferdinando Amar 
mori nel 1850. 

(14) Nel giugno del 1881, scrivendo i suoi Appunti autobiografici. 
poteva ricordare una febbre che lo colse da fanciullo, come ^ la 
« sola ch'io abbia avuta fino ad oggi ". 

(15) Vedi la lettera I del i voi. 

(16) Elegia sulle ruine di Siracusa dedicata a S. E. Tommaso Gar- 
gallo, marchese di Castellentini, ecc., da Tommaso Stewart, recata 
in italiano da Michele Amari; Palermo, Gabinetto tipogr., 1882, 
Sullo Stewart vedi la nota 2 alla lettera IV (voi. l, pag. 5). 



— 371 — 

;17) Sa Salvatore Vigo vedi la nota 1 alla lettera VI (voi. i, 
pag. 11). 

(18) A questi Studj, raccolti in dae volami, prepose il 9 gennaio 
1888, in Pisa, queste parole.* «* Fu il primo lavoro storico che io 
u mi proposi verso il 1834. Raccolsi materiali, interrogai varie 
« persone, che avean presa parte agli avvenimenti del 1810-15 e 
« del 1820-22, e distesi un primo racconto da compiere collo studio 
u delle leggi, delle relazioni politiche e delle particolari istituzioni. 
u Lo tirai giù in un paio d'anni. Risalendo alla Costituzione sici- 
« liana trovai la sua forma più netta alla fine del xiii secolo dopo 
u il Vespro, e pensai che la storia di quella grande rivoluzione 
u avrebbe preparati gli animi alla riscossa molto meglio che il 
« racconto dell'effimera riforma costituzionale del 1812 o deUa 
'u inconcludente rivoluzione del 1820. Per ciò lasciai qnest'argo- 
u mento e posi mano al Vespro. 

« Non è che non mi sentissi italiano, ma la vita nazionale ita- 
u liana mi pareva un bel sogno e nulla più. La via possibile a li- 
■tt berta pareva a me, come a moltissimi siciliani, la rivoluzione 
« contro i Borboni di Napoli e le menti e le armi delle province 
u napoletane che li sosteneano. 

« Chi leggesse per caso quest'abbozzo giovanile non si scanda- 
u lizzi degli umori isolani in un tempo in cui non era suonato il 
« 1848, e nessuno potea sperare il 1860. 

u Non voglio che si stampi mai quest'abbozzo, perchè vi man- 
u cano fatti generali e particolari, né può servire per altro che a 
« fornire materiali a chi si proponesse la storia di quel periodo. 
u Per questo solo motivo io noi brucio. Che riposi nella necropoli 
4t della Biblioteca Comunale di Palermo I Darà qualche schiarimento 
u sugli amorì del tempo di cui tratta, ed anche sul cammino pel 
M quale io son passato dallo scrivere sunti e lettere ministeriali 
u nella Segreteria di Stato di Palermo a dettar la storia de' Mu- 
M sulmani di Sicilia. 

u Aggiungo una lista di molti opuscoli, stampati o manoscritti, che 
■u consultai, i quali mi furono prestati da varj amici o li trovai 
» nelle biblioteche di Palermo, ecc. Gli amici che mi procacciarono 
■u stampe, manoscritti e notizie furono Sebastiano Calabrese, impie- 
« gato nel Banco di Palermo, amicissimo di mio padre e del cava- 
« liere Gaetano Bonanno, ch'era stato principale tra' magistrati fan- 

* tori della costituzione del 1812 e per qualche tempo Ministro delle 
' -t Finanze. Mi aiutò nello stesso modo il signor Giacinto Agnello, 

u giornalista di quel tempo, e il ten. colonn. Giovanni Gorritte, che 

* avea parteggiato per la Costituzione. Altri documenti e notizie 



— 372 - 

« ebbi dal principe di Villafranca, dal marchese Raddusa, dalla ere- 
u dita del principe di Castelnuovo , da Buggero Settimo e da Sai- 
u vatore Vigo. 

« Metto in un secondo volume i pochi documenti copiati o tra- 
u dotti che ho potuto raccogliere, gli studj parziali incominciati su 
u la legislazione, la finanza, ecc., i quesiti da risolvere o ricerche 
" da fare, ed un breve scritto che feci in Parigi nel 1843, a domanda 
u del generale Guglielmo Pepe, il quale volea servirsene nelle sue 
" Memorie. " 

(19) Nelle Effemeridi scientifiche e letterarie per la Sicilia. Ve n'è 
una tiratura a parte col titolo Osservazioni di M. Amari intorno una 
opinione del signor Del Re, espressa nella Descrizione, ecc., Palermo, 
St. Reale, 1835. Ci piace, poiché ci si porge 1' occasione dire una 
parola sullo scrittore al quale l'Amari contraddiceva. Era egli Giu- 
seppe Del Re, egregio uomo, esule de' più culti ed onorandi che dimo- 
rarono in Piemonte nel decennio, e troppo presto dimenticato nelle 
nuove fortune del paese. Poiché mi è cara la sua memoria, mi piace- 
notar di lui quel poco che so. Era nato a Gioja del Colle verso il 
1807, aveva studiato a Napoli, ed ivi si era fatto ben presto un nome 
fra i migliori del tempo. Nel 1834 cominciò a pubblicare, in una 
tipografia dell'Iride, che credo fosse sua e del fratello, la Strenna 
detta appunto deWIride, e che durò fino al 1843, aecogliendo quanto- 
di meglio, in versi e in prosa, potevan dare allora, e qualche volta 
con libertà di sensi, gli ingegni napoletani. Nel 1833 con Mariano- 
d'Ayala, al quale fu come fratello, aveva preso a pubblicare il 
Topo letterato, giornale che nel 1835 divenne II Topo giornaliero, ma 
poco appresso cessò. Stampò anche un primo volume di Poesie ale- 
manne recate in versi italiani (Napoli, 1840). Più importante è la rac- 
colta da lui iniziata di Cronisti e scrittori sincroni napoletani, della 
quale apparvero due volumi, l'uno degli stoinci normanni, l'altro degli 
sveni, e che ha parecchie introduzioni e illustrazioni del Del Re. In- 
tanto preparava con altri egregi il nuovo ordine di cose, e fu egli 
che trovò modo di far stampare la famosa Protesta del Settembrini. 
Ai nuovi eventi prese parte in Napoli e in Roma, e dopo il 15 maggio 
tentò da Rieti una sollevazione negli Abruzzi. Caduta ogni speranza,, 
andò in Piemonte, e dimorò qualche tempo a Pinerolo, scrittore in un 
giornale locale. Di cose da lui stampate in questo tempo ricordiamo: 
Ignazio Ciaja e le sue poesie, nel Panteon dei Martiri, riprodotto nel 1860 
a Napoli (Iride); un carme ad Agesilao Milano (Torino, 1857), che gli 
valse un processo, finito in una assolutoria dei giurati ; V Intermezzo 
di E. Heine, tradotto in versi (Torino, Tip. Nazionale, 1852); Evelina 
ovvero V eccidio di Geida, poemetto (Pinerolo, 1858); Cuore di donna, 



— 373 — 

novella (Torino, 1859\ ecc. Nel 1859 fu redattore, a Milano, della 
Perseveranza. Fatto deputato dai suoi concittadini, tornò a Toiino, 
ove mori l'il novembre 1864; le preoccupazioni del momento fecero 
che la sua morte fosse appena ricordata. Di lui deve esservi una 
biografia scritta dal D'Ayala sui primordj del 1865 nel giornale 
L'Italia, ma non mi è riuscito vederla. Uomo integerrimo, saldo nelle 
amicizie, piacevole nella conversazione, il Del Re non può essere 
dimenticato da chi, come me, l'ha conosciuto. Lasciò inediti, ma 
pronti per la stampa, Inferno e Paradiso, memorie di un esule, e Fiore 
di poesie alemanne. 

Nelle Effemeridi, ove stampò l'articolo in risposta al Del Re, si 
trova anche dell'Amari, come gentilmente mi comunica il prof. Ugo 
Antonio Amico, il Giudizio di un volgarizzamento dal greco di Carlo 
Gemelli (voi. XII, anno 1833^, e la Necrologia di monsignor Paolo di 
Giovanni (voi. xiv, p. 187, a. 1836). 

(20) Vedi il brano dioiV Elogio di Francesco Peranni (Palermo, 
Gabinetto tipogr., 1833) recato nella nota 1 alla lettera II (voi. i, 
pag. 4). 

{2ì^ u L'Italia «, com'egli scriveva nella Prefazione al Vespro 
dell'edizione fiorentina del 1851, « l'Italia di là dal Garigliano non 
u si vedea di Sicilia, perchè nascondeala il reame di Napoli; perchè 
« il popol minuto ne ignorava fino il nome; perchè la gente colta, 
* che lo trovava nei libri, non potea sentire affetto per fratelli di 
4 cui non conoscea la faccia, né il suono della voce, dai quali 
u nulla sperava, né credea mai poter operare a un intento comune 
« con essi: fratelli, dei quali se alcuno capitava in Sicilia per 

vedere il tempio di Segesta o montare su l'Etna, confuso cogli 
« oltramontani , avea nome di forastiere , a meno che non fosse 
« nato a Napoli, nel qual caso non parca degno di quel titolo 
« onorifico. Venti anni addietro, cosi fatta opinione era inevitabile 
« in Sicilia. Per darne una prova, dico che Domenico Scinà, ingegno 
u di eletta tempra italiana, se alcuno ne fu mai, mente vasta, ordi- 
u nata, lucidissima, ricca di scienza; Scinà matematico, fisico, isto- 
u riografo di molta vaglia, e buon cittadino se avesse disprezzato 
« meno gli uomini; Scinà, poehi anni prima della sua morte, che 
« segui nel 1837, vedendo spuntai-e nella gioventù le idee della na- 
« zionalità italiana, solca chiamarle Visterìa italica, e ci domandava 

con un sorriso amaro se fossimo presi di quel malore. Cento volte 
« gl'intesi dire tal bestemmia. E pure, dalla politica in fuori, Scinà 
K si sentiva italiano, n'andava orgoglioso, e prendea battaglia a 
« difendere l'ingegno italiano ! Che che ei ne pensasse, il sentimento 



— 374 — 

« italiano dal 1837 in poi crebbe sempre più, si che avrebbe gua- 
u dagnato lo stesso Scinà s'ei fosse vivuto altri dieci anni, n (Ediz. 
milan. i, xxv). 

(22) Del colèra a Palermo e de' fatti dell'isola in quel tempo resta 
tra i fogli dell'Amari una descrizione in 116 pagine, scritta nel di- 
cembre 1837 e gennaio 1838, che può essere consultata con profitto. 

(23) Alf. Sansone, Gli avvenimenti del 1837 ; Palermo, Tip. dello 
Statuto, 1890, p. 66. In tutta la valle palermitana si calcola che i 
morti fossero oltre 40 mila: ihid., pp. 93, 369: e tale è la cifra che dà 
anche l'Amari nella sua relazione manoscritta. 

(24) Il Sindaco di Siracusa, in un Proclama ai fratelli Sicilianiy 
annunziava che il supposto m,orho era il risultato unico e solo di pol- 
veri e liquidi venefici, i quali agiscono nelle sostanze cibarie; ma che 
esso aveva di già ritrovata sua tomba nella patria dell'immortale Ar- 
chimede: vedi Sansone, p. 127. E il capo de' tumultuanti siracusani, 
l'Adorno, diceva a sua volta che da questa terra di sapienti e di eroi 
è spuntata la luce, che ha rotto il velo ad un mistero, che da lunghi 
anni ha funestata tutta Europa: vedi ibid., p. 113-, e tutto ciò per 
l'arresto d'un povero diavolo d'un francese, che, accusato come av- 
velenatore e tratto in carcere, fu a furia di popolo trucidato colla 
moglie e con altri al pari di lui innocenti! 

(25) Nel 1835 erasi condannato e fucilato un tale, reo soltanto di 
essei'e sbarcato furtivamente da un brigantino in contumacia: vedi 
Sansone, ibid., p. 40. 

(26) Che i liberali, e lo facessero di buona o di mala fede, accre- 
ditassero la voce, è cosa assodata: vedi Sansone, ibid., p. 103; ma 
del resto, al veleno credevano, può dirsi, tutti, o quasi: e fu detto 
che lo Scinà chiedesse al direttore di polizia, del quale era amico, 
un contravveleno; e che il cardinal Arcivescovo morisse respingendo 
ogni soccorso medico, dicendo: Contro questo veleno non v'' è rimedio: 
vedi La Farina, op. cit., p. 211. 

(27) Del resto il Governo di Napoli nulla fece per dissipare questi 
sospetti, né da parte del re vennero né rimpianti né conforti né 
sussidj in danaro: vedi Sansone, ibid., p. 30; e per forza si vollero 
sbarcare a Messina, immune ancora dal colèra, le vesti pe' militari: 
ibid., p. 97. 

(28) Sansone, ibid., p. 44. 

(29) Sansone, ibid., p. 60. 



[. — 375 — 

(30) Notevole, fra' tanti, un fatto ricordato dal Sansone, p. 68, 
di una sorella del Nostro : « Una giovine donna, », ei dice, « sorella 
« dello storico Amari, moglie di Antonino Greco, volendo rianimare 
« l'agonizzante marito, lo riscalda col suo alito, ne terge il sudore, 
« ne sugge il sangue e pericola per lui. » 

(31) Sansone, p. 65; Torrbarsa, p. 60. 

(32) Sansone, pp. 60, 71 e segg., 113 e segg., 141 e segg. Nella 
valle di Palermo {ibid., p. 93) ottanta furono le vittime del furore 
plebeo. 

(33) In alcuni luoghi, come a Bagheria (vedi Sansone, p. 74) e 
a Misilmeri (ibid., p. 75), fu una vera e cruenta sollevazione della 
plebe contro i proprietarj. 

(34) Un proclama della Giunta Provvisoria di Catania diceva di- 
mostrato che il colèra asiatico era borbonico: vedi Sansone, p. 156. 

(35) Sansone, p. 161 e seguenti. 

(36) TORREAKSA, p. 57. 

(37) Ch'ei lo stimasse veramente un esilio si vede anche dalla 
lettera al celebre oratore sacro Giuseppe Barbieri; n. XVI (voi. I, 
pag. 28). 

(38) A questo tempo appartiene uno scritto che l'Amari rivendica 
a sé, ma che dai più fu tenuto per opera di Niccolò Palmieri, e del 
quale il Torrearsa dice (p. 65) che circolò per tutta la Sicilia, av- 
vivando la fede in un miglior avvenire, vale a dire il Catechismo 
Siciliano, sul quale è da vedere quanto riferimmo nella nota 1 alla 
lettera LVII (voi. i, pag. 76). 

(39) È stampato, con sufficiente eleganza per que' tempi, in un 
volume in-4'' piccolo a 2 colonne, e comprende 308 pagine di testo 
e XXX di Documenti, che sono in numero di ventidue. 

(40) Sulla formazione della leggenda vedi l'edizione 9* del Vespro, 
1, 150 e segg., e 221 e segg., non che il voi. iii, pag. 1-283, e le 
Altre narrazioni del Vespro siciliano; Milano, Hoepli, 1887. — Vedi 
anche il Racconto popolare del Vespro; Roma, Forzani, 1882, p. 62 
e seguenti. 

(41) Guerra del V. S., prefazione all'edizione del 1843; ediz. 9", 
I, p. XIX. 

(42) L'antica tradizione, che fa Giovanni da Precida autore della 
I e ongiura e sommovitore della plebe ne' fatti del 1282, non ha più 
ì seguaci; se anche debba ammettersi che il da Procida, rifugiato 



— 376 — 

alla corte di Pietro, lo spingesse e confortasse a riconquistare il 
retaggio svevo; ma, ad ogni modo, ciò non fu causa immediata alla 
sommossa, e al più può dirsi che gli apprestamenti di Pier d'Aragona 
mirassero a Tunisi, donde poi avrebbe potuto sbarcare nell'isola, 
come avean fatto nel 1267 i Ghibellini con aiuti spagnuoli ed affri- 
cani. Ma se nel fatto del Vespro vien esclusa la gran parte che la 
leggenda attribuiva al Procida, e resta inconcusso ciò che l'Amari 
affermò, la controversia si agita intorno al giudizio da portarsi su 
certi andamenti del Procida posteriori al Vespro, pe' quali l'Amari, 
nella 1' edizione della sua storia (pag. 218), disse lui e il Loria 
u intinti di tradigione ». Pur avendo, per nuovi documenti, abban- 
donato qualche congettura parziale sui fatti di Giovanni (cfr. Ve- 
spro, 9* ediz., 1, 146), ei restò fermo nel suo giudizio generale sul carat- 
tere del procidano, sebbene lo attenuasse in qualche parte, e cosi per 
ciò scrivesse nella d'^ edizione: " La qual parola (tradimento) è troppo 
u tonda, è dura forse : fu sci'itta mezzo secolo addietro, ma non la 
« cancellerò. Allora noi giovani esasperati dalla tirannide borbonica 
« di Napoli chiamavamo tradimento anche il mutare proposito. Ces- 
u sato il pericolo de' cospiratori, dileguati quei sinistri fantasmi che 
« ci agitarono dal quindici al sessanta di questo secolo, si può ri- 
" flettere a sangue freddo; si può distinguere; si può graduare la 
« colpa dei disertori; pensar che Procida e Loria cedeano a' tempi; 
« che infine non erano eroi della rivoluzione, ma buoni servitori di 
" casa d'Aragona; che questa si scisse nel 1295, e il ceppo divenne 
« guelfo ; rimase a parte ghibellina un ramo che parca destinato al 
« fuoco. La prudenza consigliava di abbandonarlo. Ma guai all'uma- 
« nità, se avesse a camminar sempre con l'abbaco della prudenza! 
« Gli eroi dell'idea son pur necessarj nella storia: e al postutto non 
« mi sembra gran male a biasimare que' che noi furono fino all'ul- 
« timo " (voi. II, pag. 322). Il più valido difensore del Procida fu Er- 
molao RuBiERi, in certi articoli eh' ei pubblicò nello Spettatore e poi 
raccolse in un volumetto : Apologia di Giovanni da Procida, ricerche 
storico-critiche, Firenze, Barbèra e Bianchi, 1856, aggiungendovi in 
principio una nobile lettera all'Amari (vedi voi. il, pag. 43, n. cccvi). 
L'assunto del Rubieri è in queste sue parole, a pag. 15 : « Sia pure che 
« il Procida non avesse una parte tanto efficace quanto già si sup- 
« pose nel siculo Vespro; ma ciò non offre ragionevol motivo d'ag- 
« giungere ch'ei v'avesse e prima e dopo una parte ostile, non solo, 
« ma anche si turpemente ostile da essere indegna, non che d'un 
« onesto cittadino, sin del più inverecondo raggiratore. " La causa 
del Procida fu sostenuta anche da S, De Renzi, Il secolo XIII e 
G. da Procida; Napoli, Vaglio, 1860. E probabilmente non favorevole 
all'Amari sarà un saggio di Alfr. von Reumont , Amari, la rivolli- 



— 377 — 

zione e ristoriografia radicale, nelle AUgm. Monatschr. f. Wissenschaft 
u. Literat. (agosto 1852). Un recente scritto del sig. Ireneo Saneisi 
{Ricista Star. Ilal., vii, 489) su Giov. da Procida e il Vespro Siciliano, 
conclude che, lasciando libero ad ognuno giudicare il carattere del- 
l'uomo, il quale a Carlo d'Angiò chiese, e l'ebbe, la restituzione dei 
beni confiscatigli come fedele agli Svevi, e che dopo la venuta di 
Corradino fu dichiarato traditore da Carlo, indi, datosi agli Arago- 
nesi, fini col ritornare agFi Angioini, però di tradimento « non è da 
u parlare ; ma che, d'altra parte, vien pure a negarsi a Giovanni quel- 
■■ l'aureola di patriotta e di eroe, che la tradizione gli assegnò, che 
« l'Amari gli tolse e che i suoi difensori si sforzano di restituirgli. 
« Egli non è che un feudatario instabile ed intrigante. " Il professor 
Sanesi opina tuttavia, che se ormai è ben chiaro il Vespro non es- 
sere stato efi"etto di cospirazione, a farlo prorompere avessero anche 
nna certa efficacia le macchinazioni de' feudatarj e del Procida, e 
le promesse e gl'incitamenti de' signori: la qual cosa, in certa mi- 
sura, vien ammessa ancora dall'Amari, che però non scorge possibili 
effetti di congiura se non posteriormente, quando il moto, di orì- 
gine e di natura popolare, e che mirava a repubblica, venne guidato 
da' baroni e diretto verso la monarchia: « Pietro macchinava: i 
u baroni indettati con esso, se pur ve n'era, aizzavano il popolo, 
u ma non si sentivano peranco forti abbastanza, e bilanciando e 
u maturando forse non avrian mai fatto ciò che la moltitudine compi 
tt senza rifletterci... Si trovò tra le tante migliaia un cervello leg- 
« giero o profondo, con una mano risoluta, che cominciò... Que' che 
u si fecer capi del popolo allora , preser lo Stato ; ordinaronlo a 
« Comune, come portavano gli umori loro; per la riputazione del 
« successo il tennero, finché la influenza de' baroni lentamente spie- 
fi gossi, e il pericolo si fé' maggiore. Allora la monarchia ristora- 
u vasi, allora esaltavan re Pietro; allora, io dico, operava la con- 
u giura, se v'ebbe congiura; nel Vespro non mai »» (voi. i, pag. 223). 

(43) Vedi F. Donaver, La leggenda di Balilla, nel voi. Uomini e 
libri; Genova, Sordo-muti, 1888, pp. 13-17. 

(44) - E chi n, scrive il Eubieri, p. 14, u e chi vorrà prender 
« ansa alle prove dell'avvenire dagli esempj del passato, quando 
« gli sarà fatto credere che qual finora ebbe fama d'integerrimo 
u amico di popoli, non ne serbò che la larva, e fu meschino cerre- 
« tano nell'opre e fedifrago usuriere nel core? « L'Amari inviò allo 
Spettatore (i, n. 30) la lettera che riferiamo al n. CCC (voi. ii, pag. 29), 
specialmente rispondendo alle parole colle quali il Rubieri, termi- 
nando il suo scritto, aveva arguito che lo storico del Vespro fosse 

j stato cosi severo contro il Procida per non esser questi nato in 



— 378 — 

Sicilia, e lo desumeva dall'aver chiamato lui e il Loria « stranieri 
" gittatisi nella siciliana rivoluzione. » E soggiungeva: « E qui, non 
u più come critici, ma come italiani, non possiamo astenerci dal 
« deplorare altamente che anco l'Amari, uomo di tanta autorità per 
u letterarie e cittadine virtù, partecipi nell'errore di quelli che, nati 
« a Palermo o a Messina, reputano straniero chi nacque a Salerno 
« o a Scalea; errore che fu e sarà sempre il più infesto ai nazio- 
u nali nostri destini » (p. 176). Dell'aver usato stranieri parlando 
degli italiani di terraferma l'Amari si difende in lettera al Panizzi 
(n. LXV, voi. I, pag. 91). 

(45) Guerra del Vespro, ili, 319. Sul sentimento nazionale latino 
in quell'età, che l'Amari a ragione si vanta di aver per primo no- 
tato, vedi alcune belle considerazioni: ibid., i, 179. 

(46) Ibid., I, XXX. 

(47) Ibid., I, XXX. 

(48) Ibid., I, XXII. E a pag. 189, narrato di certi fenomeni straor- 
diuarj, che i creduli scrittori del tempo notarono come presagj del 
Vespro, ei scrive: « Il vero presagio furono le mezze parole eh© 
« per parecchio tempo corsero tra i Palermitani. Accenna a quel 
u cupo furore Niccolò Speciale: a me par proprio sentir ciò che 
u si diceano l'un l'altro, crollando il capo e guardandosi pupilla a 
« pupilla. " 

(49) Ibid., I, XXVIII. 

(50) La Guerra del Vespro fu tradotta in inglese da una signora, 
in modo che l'Amari giudica « maraviglioso per fine intelligenza 
u del nostro linguaggio, fedeltà, lindura, colorito e ricchezza ine- 
" sauribile di voci e di forme: versione quasi litterale dall'una 
" lingua, e splendida scrittura nell'altra " (ibid., I, xxxv): vi pose 
innanzi una prefazione Lord Ellesmere; London, Bentley, 1850, 
3 voi. in-8". In tedesco ebbe due traduzioni: l'una del D.' J. F. 
Schroder, Leipzig, 1850, 2 voi. ; l'altra del D.-- V. L. F. Petri, Grimma, 
1850-51, in 4 volumi. 

(51) Le edizioni sono queste, dopo la palermitana del 1842 : Pa- 
rigi, Baudry, 1843, 2 voi. in-8". — Capolago, tipogr. Elvetica, 1845, 
2 voi. in-16». — Italia, 1849, 2 voi. — Firenze, Le Mounier 1851, 
1 voi. in-ie". — Torino, Pomba, 1852, 1 voi. in-16". — Firenze, Le 
Monnier, 1866, 2 voi. in-16o. — Idem, 1876, 2 voi. in-16". — Milano, 
Hoepli, 1886, 3 voi. in-16°, che si completa colle Altre narrazioni 
del Vespro Siciliano scritte nel buon secolo della lingua; Milano, 
Hoepli, 1887, in-16o. 



— 379 — 

(52) Guerra del F., I, 63. 

(53) Ibid., I, 105. Ed è da vedere tutto il cap. IV (I, 67 e segg.), 
che è eloquente esposizione dello stato, al quale l'isola era ridotta 
dalla ferocia e avidità di Carlo. 

(54) Ihid., I, 199. 

(55) Rid., I, XIX. 

(56) Ibid., I, xvni. 

(57) Ibid., I, XXVI. — Gl'intendimenti civili dello scrittore si pa- 
lesano in queste parole indirizzate a' suoi concittadini e che sono 
quasi le ultime del lavoro: « Tali furono, o Siciliani, le gesta dei 
« vostri padri nel secolo decimoterzo I Ripigliaron cosi la indipen- 
c< denza di nazione, la dignità d'uomini: e detteme esempio alla 
B Scozia, alla Fiandra, alla Svizzera, che scuoteano, a un di presso 
« in quel tempo, la dominazione straniera " (II, 484). E queste pa- 
role lasciò correre il huou canonico Bossi nella prima edizione! 

(58) Ihid., I, XXV u, ^ 

(59) Appunti autobiografici: « Del Carretto si teneva personal- 
« mente offeso nel ritratto di Guglielmo l'Estendart, e l'avea detto 
u ben chiaro ». 

(60) Appuntì autobiografici: « Il sacerdòte Rossi, bibliotecario del 
u Comune di Palermo, uomo semplice e amoroso delle patrie me- 
« morie, lasciò passare allegramente. In fondo, tatti i Siciliani erano 
« d'accordo. » 

(61) Nella Suota del 15 maggio 1842 vi ha un annunzio dell'opera 
scritto da Benedetto Castiglia: nel n. del 30 giugno un articolo 
del principe di Scordia, e l'articolo fu causa della soppressione 
del giornale. Nel Giornale Letterario, n. 234, vi ha un articolo di 
Giuseppe Biundi. 

(62) Vedi la relazione del ministro Del Carretto al Re, che ab- 
biamo riferito nella nota 1 della lettera XXXIX (voi. i, pag. 57). 

(63) li Bracci, Op. cit., p. 67, dice del Di Majo che era Vigno- 
ranza e la stupidità personificata. • 

(64) Guerra del V., I, XXVIL 

(65) Che il Naselli arrivasse a Napoli con un solo stivale, afferma 
il Palmieri, Op. cit., p. 349. E l'Amari annota: a Naselli e i suoi, 
u fuggendo a precipizio, come prima seppero la sconfitta, disser 



— 380 — 

« questo tra per paura, scusa propria e malizia. Le discolpe stam- 
« paté a Napoli da Naselli, incoerenti e bugiarde, ribadiscono tutte 
« le accuse sopra di lui, ma spiegano men goffamente la commedia 
u dello stivale. Il ten. gen. Naselli pretese e crediamo anche che 
« in buona coscienza suppose, d'essere stato ferito alla gamba da 
« una palla, che non sarebbe stato impossibile ; ma gli attestati dei 
« medici pubblicati da lui indicherebbero piuttosto una contusione, 
u una scalfittura, per troppa pressa di montare su la nave, n 

(66) Rifugiatosi sulla nave il Tartaro, il Naselli scriveva alla 
Giunta Provvisoria di Governo: « Signori, io vi lascio il regno di 
« Sicilia... Se il mio palazzo non fosse stato assalito da un popolo 
« immenso, che minacciavami • la morte, io non avrei lasciato il 
« Governo, che il re affidato mi aveva... Non era prudente rima- 
« nere « : vedi Sansone, La rivoluz. del 1820 in Sicilia, p. 41. E 
dire che chi ciò scriveva si sottoscriveva poi Generale! 

(67) App. autohiogr.: « Persone ch'io non conoscea, incontran- 
« domi per le strade di Palermo nei giorni che s'era sparsa la 
« nuova del caso mio, finsero di urtarmi un poco, e com'io mi ri- 
u volsi, susuiTarono: Che fate qui? Andate via. » 

(68) E. Del Cerro, Misteri di Polizia; Firenze, Salanì, 1890, 
p. 261. 

(69) Dante, Convito, I, 3. 

(70) In certi appunti notati allora su un taccuino trovo scritto: 
« 12 Decembre: Desinare da Friddani, e mi sento in patria — 14: 
u Veggo Al. Dumas — 16: Da Rossi — 17: Mamiani e Thiere cor- 
« tesissimi — 20: Buchon, cortesissimo — 21: La sera da Thierry. « — 
E negli Appunti autobiografici, tra gl'italiani che lo accolsero fra- 
ternamente ricorda il Pepe, il Mamiani, la Belgioioso, il Canuti ; 
e di francesi il Thierry, il Villemain, il Guizot, il De Longpérier, 
il Reinaud, ecc. 

(71) Voi. I, pag. 91; n. lxv. 

(72) Voi. I, pag. 135; n. xc. 

(73) Vedi, ad esempio del favore e della fama ch'egli ottenne in 
Italia per la pubblicazione del Vespro, le lettere del Giordani sotto 
i n. XLT, XLIII-Vl, L, LUI, ecc., quella del Guerrazzi (n. LII), ecc. 
A Parigi, gl'italiani colti che vi si recavano cercavano anche di 
conoscere l'Amari. Giuseppe Arcangeli cosi lasciò ricordo di una 
visita all'esule siciliano, che dovè accadere tra il 1843 e il '44: 
« L'Amari è un giovine di 36 anni, di statura mediocre, poca barba, 



— 381 — 

u occhi scintillanti, come tutti i siciliani, carnagione bruna; parole 
« soavi, maniere franche e dignitose, nessuna caricatura, nessuna 
u affettazione, nessun sentimento esagerato di sé e della sua fama, 
ti che per vero dire è molta e ben meritata. Dopo pochi minuti lo 
u trattammo con confidenza di amico. Le prime parole che disse, 
« dopo le liete accoglienze, furono rivolte alla memoria dei Vespri 
u Siciliani, di cui appunto in quel di cadeva l'anniversario » (G. Ar- 
N'GELl, Poesie e prose; Firenze, Barbèra e Bianchi, 1857, I, cni). 

(14) Vedi su questo proposito la nota 1 alla lettera LXXXV (voi. i. 
pag. 127). 

75) Contratto del 6 marzo 1843. Il compenso fu di fr. 1000 per 
uua ediz. di 1500 copie in 2 voi. e per la durata di quattr'anni. 

(7G) Prefazione al Solwan d Mota\ ecc., p. v. — Ch'egli avesse 
raggiunto il fine desiderato, rendendo piìx popolare fra' suoi con- 
cittadini il racconto del Vespro e diffondendo in mezzo ad essi le 
sue opinioni politiche, lo mostra la notizia ch'egli ai 17 luglio 
1843 comunicava al Panizzi: u Mi ha incoraggiato un avviso rice- 
« vuto testé che nell'interno della Sicilia... i maestri di scuola, 
" preti laici, occultamente danno il libro mio a' bimbi per testo di 
u lingua (il che non prova il loro gusto) per insegnamento pratico 
« e per dottrina cristiana: e che gli Aidonesi, ecc. ripetono a me- 
« moria i fatti di Palmiero Abate e si ridono del Procida, ecc. 
« Son queste le parole della lettera, che provano lo stato dell'opi- 
« nione pubblica in Sicilia e l'influenza che vi si potrebbe eserci- 
u tare. « (X. LXXVII, voi. i, pag. 110). 

(77) Solwan el Mota\ p. v. 

(78) Ibid., p. V ; e Prefazione alla Storia dei Musulm., ecc., I, p. xxi. 

(79) Ambedue questi testi con versione francese furono pubbli- 
cati nel 1845 e '46 nel Journal Asiaiique. La traduzione di essi in 
italiano fu pubblicata nel '47 neW Archivio Storico, Appendice, 
voi. IV, e di nuovo a Palermo nel 1851 nella Nuova raccolta di 
scritti e documenti intorno la dominazione degli Arabi in Sicilia. Nel 
Journal Asiatique l'Amari inseri pure nel 1853 le Questions philo- 
sophiques adressées aux savants musulmana par Vempereur Frédéric II 
(di pag. 35). 

(80) Gli scritti pubblicati nell'^rcA. Storico sono questi: Dei la- 
vori di storia italiana dati alla luce in Francia in questi ultimi due 
anni (Append., voi. i, 517; ir, 333); sull'opera di Brunet de Presles, 
les Mablissements des Grecs era Sicile {Ibid., Ili, 337) ristampato nel 
1856 a Palermo nella versione di codest'opera ; suW Histoire de VAr- 
tillerie di Keinand et Favée (Ibid., II, 369). 



— 382 — 

(81) Nel 1846 e '47 mise in questo giornale articoli suWop. cit 
del Reinaud et Favée; Sui lavori di storia arabo-ispana, del Dozy 
sul Catalogo dei mss. del march. Gino Capponi; sugli Atti delVAc 
cademia di Palermo; sul Veggente in solitudine, di Gabriele Rossetti: 
sulla Cronaca di Napoli edita dal Garzilli, ecc. 

(82) I sottoscrittori furono i seguenti, come I'Amari dice nelk 
Introduzione alla Storia dei Musulmani: " Soscri^sero Cesare Airoldi 
« Massimo d'Azeglio, la signora Carpi, il barone di Friddani, h 
« famiglia Gargallo, Giovanni Merlo, Domenico Peranni, il marches( 
" Ruffo, il duca di Sammartino, il principe di Scordia, il conte di 
« Siracusa, Mariano Stabile, il sig. Troysi, e quegli che primo mi 
« aveva confortato agli studj storici tanti anni innanzi, il carissime 
u mio Salvatore Vigo: i nomi dei quali ho messo per ordine alfa- 
« betico, " (i, xxxv). 

(83) Solwan, ecc., p. xiii; Si. dei musulm., I, xxxiii e segg. 

(84) Solwan, ecc., p. viir. 

(85) Nei suoi Appunti autobiografici, l'Amari registra come scritture 
sue due Manifesti ai Siciliani, che il Mazzini stampò e fece divulgare 
Uno di essi potrebb'essere quello che su una rara stampa vien 
riprodotto dal Saksone, Awenim. del 1837, p. 15. L'anno è incerto 
e si direbbe scritto non molto dopo la rivoluzione del 1830. Cer- 
tamente è cosa di un siciliano, non del Mazzini. — Le lettere del 
Mazzini a lui dirette furono dall'Amari tutte quante distrutte dopo 
l'attentato di Felice Orsini, quando la polizia imperiale aveva preso 
in sospetto gli esuli italiani, e non abbiamo perciò potuto riprodurle 
nel Carteggio. Indagini fatte nelle carte del Mazzini non hanno fatto 
rinvenire ninna lettera a lui indirizzata dall'Amari. 

(86) Solwan, ecc., p. ix. 

(87) Saggio storico-politico sulla costituzione del Regno di Sicilia 
infino al 1816, con un'Appendice sidla rivoluzione del 1820, Opera 
postuma di Niccolò Palmieri, con una Introduzione e Annotazioni dì 
Anonimo; Losanna, Bonamici, 1847. 

(88) Ibid., p. vili. 

(89) Ibid., p. XIII. 

(90) Ibid., p. Lvii. 

(91) Ibid., p. Lix. 

(92) TORREARSA, p. 97. 



— 383 — 

(93) Quelques observations sur le droit public de la Sicile; Paris, 
Poussielgue. L'opuscolo, di pag. 22, nel quale alla Costituzione 
octroyée viene contrapposto il secolare diritto pubblico siciliano, è 
datato del 9 febbraio 1848. 

(94) « Curiosa posizione », scrive il Torre ARS A, p. 191, « quella 
u della Sicilia allora. Non trovava appoggio in nessuna frazione 
u dei liberali italiani. Quanti avevano contribuito ad iniziare il 

movimento col concetto di riformare i governi mercè concorso 
- dei principi, disapprovavano i Siciliani come responsabili di agire 
u in controsenso delle mutate condizioni. In Napoli gli unitarj, 
peggio che mai! gridavano allo scandalo e condannavano i fatti 
che accadevano nell'isola. Dai liberali napoletani poi si lamen- 
ti tava altamente che la Sicilia, con le sue esagerate pretese, in- 
" deboliva ed impediva una seria riforma dello Stato; e cosi la 
« povera Sicilia, che prima e sola era insorta difendendo il suo di- 
" ritto storico ad una Costituzione, pure sentendosi legata al con- 
u tinente per la preconizzata federazione, trovavasi messa al bando 
« da quelli stessi che avrebbero dovuto apprezzare come essa non 
u implorava che la giustizia che le era dovuta, n 

(95) Appunti autobiografici: « Come a Parigi cosi a Genova ebbi 
u a disputare con molti amici italiani, tra gli altri il Mamiani, i 
« quali pretendevano che, data la Costituzione a Napoli, la Sicilia 
" mettesse giù le armi e le pretensioni di un governo suo proprio. 
« Io rispondea che parlavano cosi perche" non conosceano i Bor- 
u boni né Ferdinando II; ci lasciassero tirar dritto innanzi, perchè 
« noi si camminava allo scopo comune di tutte le altre provincia, 
« cioè la federazione di tanti Stati costituzionali e perchè la Si- 
" cilia era la sola provincia d'Italia che potesse incominciar la 
u prova ripigliando la propria costituzione, durata da secoli e so- 
« spesa per violenza da trent'anni e non più. n 

(96) Vedi la lettera n. CLVII (voi. i, pag. 239). 

(97) Vedi il giornale II Parlamento, Palermo 26 marzo. 

(98) Il ToRREARSA, p. 222, lo dice scritto da Francesco Ferrara: 
l'Amari a sé lo rivendica negli Appunti aatobiografici, in una noti- 
cina apposta al giornale // Parlamento del 26 marzo, e in certe 
postille ras. ai Bicordi del Torrearsa. Il mio venerando maestro ed 
amico sen. Ferrara, da me richiesto in proposito, mi conferma che 
il discorso non fu scritto da lui, ma dall'Amari. 

(99) Nel Diario del 1849: « Tutti sanno che lo feci per sacrifizio, 
« e quasi per cavalleria a non voltar la faccia ad una croce di 

u tal peso. » 



— 384 - 

(100) " In seguito alla mia rinunzia », scrive il Torrearsa , 
p. 245, « fu chiamato al Ministero delle Finanze il chiarissimo 
" Michele Amari, il quale, come ben dice il La Farina nella sua 
u Istoria, subi più che accettare. In quei solenni momenti l'amor 
« di patria faceva tacere ogni altro sentimento, e riguardavasi 
u come un dovere sobbarcarsi a qualunque incarico, per quanto 
" fosse riuscito disaggradevole, pur di concorrere, servendola, al 
u bene della ten-a natia. » 

(101) Sullo stato delle finanze siciliane nel periodo della rivolu- 
zione e sulle difficoltà di aver danari, vedi Torrearsa, pp. 233, 
249, 263, 284, 349, ecc. 

(102) Vedi lettera n. CLXVI (voi. i, pag. 255). Quando il Settimo 
accettò la dimissione dell'Amari insieme con quella de' suoi colleghi 
del Ministero Stabile, scrisse a lui una lettera, nella quale gli espri- 
meva la sua soddisfazione ed ammirazione per l'opera da lui data in 
favor della patria. 

(103) « Allora », cosi scrive il La Farina, Istoria document. della 
rivoluz. sicil. ; Capolago, Tip. Elvetica, 1850, i, 175, « parlò Michele 
u Amari, ministro delle Finanze. — Signori della Camera, ei disse, 
« voi avete decretato i Ministri rappresentanti non abbian diritto 
u di voto: ora, in nome dei miei colleghi e mio, io vi chiedo: Ci 
u negherete voi la grazia di poter votar questa sera? — No, no, 
" risposer tutti plaudendo. « 

(104) La Sicile et les Bourhons, Paris, Franck, 1849, cui fa seguito 
un Post-scriptum j Plon, 1849. E La médiation anglo-franoaise dans 
les affaires de la Sicile, Paris, Plon, che fu tradotto in inglese. Vedi 
inoltre articoli e corrispondenze dell'Amari nella Démocratie paci- 
fique del 4 novembre 1849, nella Bépublique dello stesso giorno e 
nella Démocratie del 18 ottobre e 2 novembre. 

(105) I dispacci dell'Amari e del Friddani sono riassunti dal 
Torrearsa, pp. 413, 458, 460, 491, 492, 503, 513, 515, 532, 535, 549, 
558, 561, 569, 570, 600, 674, 628, 637; e alcuni di essi riferiti per 
intero fra i Documenti, a pp. 707, 748, 766, 780, 785. Noi ne diamo 
un numero rilevante, tolto dalle lettere originali del Torrearsa al- 
l'Amari, e dal copialettere diplomatico dell'Amari. 

(106) Torrearsa, p. 549. E la nota 1 alla lettera CCXXI (voi. i, 
pag. 425). 

(107) S'imbarcò il 24 aprile col Torrearsa, lo Stabile e il principe 
di Scordia sul Ramsés, postale francese che veniva dall'Oriente per 
andare a Marsiglia. Incagliatosi il Ramsés in certi scogli pressa 



— 385 — 

Trapani, fu neoossario operare un trasbordo suìVOdìn, vapore in- 
glese in via per Malta. « Passati i viaggiatori » narra il Torrearsa, 
p. 700, u si cominciò a mandare dal Ramsés aWOdin dei sacchi di 
« moneta in larga copia; ed io scorgendoli dissi ai miei amici: — 
u Quella moneta è nostra. — Che dite? mi risposero essi a coro; 
« è una forte rimessa di numerario di Costantinopoli a Marsiglia. 
u — Lo so bene come voi, replicai; ma quei marinari trapanesi, 
« che assistono a questo trabalzo, non sanno nulla di ciò, e cono- 
« scendo solamente me, di sicuro diranno che quello è il tesoro che 
« noi portiamo all'estero. — Non m'ingannai. La sera fu ciò nar- 
u rato in Trapani, e ciò ripeterono i giornali a noi non benevoli. » 

(108) Cosi egli descrive il modo tenuto a cavare l'impronta, nella 
Lettera al prof. Salinas, Palermo, Virzi,- 1877: « Sporgendo il corpo 
u fuor del parapetto, nel quale è intagliata l'iscrizione, io stendea 
u con un grosso pennello certa tinta nerastra su i rilievi, fosser 
u lettere ovvero ornati, e subito vi applicava dei fogli di carta da 
« stampa, pigiandoli colla mano alla meglio. Il Cavallari, stando 
« giù, prendeva i fogli improntati, guardava con un buon binoccolo 
u la iscrizione, e segnava a matita tutti i contomi. Sarebbe stato 
« assai meglio prendere un'impronta in carta bagnata. Ma a farla 
« ci voleva un 15 o 20 giorni, l'aiuto d'altre persone e un ponte 
« volante; quand'io dovea partire tra due o tre giorni in quegli 
u ultimi aneliti della rivoluzione. » Vedi n. "CDLX, voi. il, pag. 245. 

(109) Vedi lettera CCLXXXIV, voi. I, pag. 585. 

(110) Solwan el Mota\ ossiano Conforti politici di Ibx Zafer, arabo 
siciliano del XII secolo, versione italiana di Michele Amari, sul 
testo arabico, non tradotto in alcuna lingua dell'Occidente; Firenze, 
Le Mounier, 1851, in-lG», di p. lxxvii-352. Ne ebbe dal Le Mounier 
1200 lire. 

Il libro, appena giunto in Sicilia, fu sequestrato, sebbene diretto 
al Console inglese, e letto e giudicato nel modo che appare dal se- 
guente documento, che trovasi nella filza 1177 delle Scritture ap- 
partenenti al Ministero degli affari di Sicilia in Napoli, ora depo- 
sitate nel E. Archivio di Stato di Palermo, sezione diplomatica. 

Dipartimento di Polizia, n. 1146. 

A S. E. U signor D. Giovanni Cassisi, cavaliere Gran Croce del- 
l'ordine pontificio di S. Gregorio Magno, Ministro Segretario di 
Stato per gli affari di Sicilia presso Sua Maestà 

Napoli. 
25 — AsiAEi, n. 



— 386 — 

" Palermo, 23 giugno 1852. 

u Eccellenza. In febbraio ultimo arrivava col piroscafo mercantile 
u inglese Genova un pacco suggellato all'indirizzo del sig. Godwin, 
« console di S. M. Britannica in Palermo. La polizia schiudeva il 
« pacco e vi trovava tre esemplari d'un'opera intitolata Solwan el 
u Mota\ dell'arabo Ibn Zafer, tradotta in italiano dall'emigrato Mi- 
« chele Amari. 

« Nell'introduzione il traduttore accenna o crede accennare le 
u cause che fecero abortire la rivoluzione del 1848 e venir meno le 
« speranze di coloro che ne furono gli autori, da cui inferisce che 
u debbansi tenere altre vie: fa intravedere che non hanno i rivolu- 
« zionarj dimesso il pensiero di nuove macchinazioni. Lo scopo 
u dell'introduzione è evidentemente diretto a destare stolte speranze 
« in chi per avventura volgesse l'animo a quieti e pacifici pensieri. 
« La Prefazione premessa da Michele Amari alla Storia costituzio- 
u naie di Niccolò Palmieri, stampata in Losanna nel 1847, fu uno 
« dei libretti che in quell'epoca esaltò le menti dei Siciliani. L'au- 
« tore è lo stesso; lo scopo dev'essere lo stesso. 

u Si trova pure qualche cosa intorno a religione. Sembra che in 
« certi punti voglia empiamente preferire il Corano al S. Vangelo. 

u Ritenendosi quindi pericolosa l'introduzione di questo libro, i 
" tre esemplari furono trattenuti dalla Polizia per riportarsi allo 
" straniero, qualora il Console li avesse reclamati. 

" Il Console seppe l'arrivo di questo pacco, e si tacque. 11 giorno 
« 14, col piroscafo Genova^ giunse altro pacco all'indirizzo del 
« sig. Godwin con tre altri esemplari dell'opera dell'Amari. Questa 
« volta però il Console chiedeva al Direttore del Ministero pel 
" Dipartimento di Polizia che gli si rilasciassero i libri. Ma questo 
u funzionario si ricusava, manifestando che l'opera, contenendo pa- 
« role offensive alla nostra Sacro Santa Religione e delle insinua- 
« zioni politiche atte a turbare il riposo dei sudditi di Sua Maestà, 
« non potea permetterne l'introduzione. I libri quindi sono rimasti 
« sequestrati nell'Uffizio di Dogana, per riesportarsi a richiesta del 
« Console. 

« Mi onoro fare tutto ciò noto a V. E. per la sua debita intelli- 
u genza, ti-asmettendole uno degli esemplari della primitiva spe- 
li dizione. 

« Il Luogotenente generale interino 
« Duca di Taormina, n 

(111) Solwan el Mota', p. ix. 

(112) London, 2 voi., 1852, traduzione di Miss Percy. 



— 387 — 

(113) Ne aveva 200 franchi al mese in compenso, e illustrò circa 
mille Codici. 

(114) Carte comparée de lu Sicile moderne avee la Sicile au XII 
«lède, d'après Edrisi et d'autres géographes arabes, pabl. sons les 
auspices de M. le duc de Luyses par A. H. Dufour, géographe, 
€t M. Amari ; Paris, Plon, 1859. La Xotice, scritta dalFAmari, è di 
p. 51 in-l". Neir.4rcA»wù) Stor. Ital., 1855, n. serie, i, parte 2, l'Amari 
•scrisse anche sulla Historia diplomatica Friderici secundi, curaiitib. 
J. L. A. Huillard-Bréuolles et H. De Albertis Lutnes. 

(115) Questa memoria, premiata daWAcadémie des Trucriptiotu et 
BelUs Lettres, deve, per voler dell'autore, restare inedita, perchè 
l'opero, scriveva egli nel 1885, ora è vecchia. 

(116) U compenso fu fissato in lire 15,000 pagategli con anticipa- 
zione di lire 200 al mese. 

(117) Le altre cose stampate durante il secondo esUio in Francia 
sono: nel 1850, per \' Encyclopédie nouvelle del Didot, gli articoli 
Vedas , Veheme , Visigota ; nel 1851 , nella Revue Archéologique , una 
lettera d M. Longpérier sur Vorigine du palais de la Cuba, con tasto 
arabo (riprodotta poi nella cit. Raccolta di scritti e documenti su la 
dominaz. degli Arabi, Palermo, 1851), un opuscolo politico TTte Si- 
cUian Revolution and British intervention in Sicily, London, e nel- 
YÉvenement del 1* agosto, un articolo su Flòi estano Pepe. Del 1852 
è una Istruzione popolare per gli Italiani di Sicilia, stampata a 
Londra dal Mazzini. Del 1856 è un articolo sulla Hist. des langues 
*émitiques del Renan, nella Rivista Enciclopedica di Torino. In 
quest'anno curò pel Lemonnier la ristampa della Storia della guerra 
dell' indipendenza degli Stati Uniti d America di Carlo Botta, pre- 
ponendovi una lunga e importante Prefazione di pagine LVll. 

(118) n voi. I, del 1854, in-8», è di pagg. lvi-536; il secondo, del 
1858, di pagg. 561; la prima parte del terzo, del 1868, di pagg. ii- 
344; la seconda ed ultima, del 1872, ripigliando a p. 345 va fino 
a 976. Sulla Storia veggansi, fra gli altri, gli articoli di A. Vaksucci 
nfìW'Arch. Stor. Ital., n. serie, voi. in; di IsiD. Carisi, nelX Arch. Stor. 
SicU., I, 114, 206, 456; di Ott. Hartwio, nei Beilage deir^%m. 
Zeit., 5-6 aprile 1873; di T. WCstekfeld, nelle GoUing. Gelekrte 
Anzeig. del 1857, nn. %-101 ; di E. Resas, nei Déhats del 25 agosto 
1S55; di H. Weil, negli Heidelberg. Jahrb. d. Litterat. del 1855, 
n. 44, ecc. 

(119) Storia dei Musulmani di Sicilia, ITI, 894. 



(120) Alla Storia si accompagna la Biblioteca aràbo-sicula, testa 
arabo, pubblicata nel 1857 a Lipsia dalla Società Orientale tedesca, 
in-8°, alla quale furono aggiunte due Appendici nel 1875 e 1887. La 
versione italiana dell'opera fu stampata a Torino dal Bocca nel 
1880-81, con Appendice nel 1889, e ve ne sono esemplari in-8°, e, come 
supplemento ai Ber. Italie. Script., in-é". 

(121) St. dei Musulm. di Sic, III, 895. 

(122) Ibid., Ili, 448, 798. 

(123) Ibid., I, 1. 

(124) Ibid., I, 224. 

(125) Uno studio del prof. F. Gabotto, intitolato Eufemio e 
il movimento separatista nelV Italia bizantina (Torino, Tipogr. So- 
ciale, 1890), mirerebbe a purgare Eufemio dalla taccia e dal nome 
di traditore. L'Amari, che lesse cotesto studio sul manoscritto, con- 
sigliò l'autore a stamparlo : noi lo menzioniamo senza voler entrare 
giudici nell'ardua controversia. 

(126) St. de' Mus. di Sic, II, 428. 

(127) Ibid., II, 545-46. 

(128) Ibid., II, 545. 

(129) Ibid., II, 533. 

(130) Ibid., Ili, 755. 

(131) Ibid.,111, 757. 

(132) Ibid., I, 2; III, 196 e segg.; 218-233; 365. 

(133) Ibid., Ili, 895. 

(134) Gkierra del Vespro, ecc., IX edizione, I, xxviii. 

(135) Ibid., I, XXXIX. 

(136) Del desiderio ch'egli avrebbe avuto di venire in Piemonte 
è testimonio la lettera a me diretta e che trovasi al n. CCCXIII 
(voi. II, pag. 54). 

(137) Pubbl. in aggiunta all'opuscolo: Istituto di Studj Superiori 
Pratici e di Perfezionamento ; Firenze, Stamperia Reale, 1859. 

(138) Appunti autobiografici : « Oramai noi si voleva effettuare il 
« plebiscito per l'unione: in ciò eravamo d'accordo, incominciando 
« dal Depretis, Di Giovanni ministro delle Finanze, EiTante di 
« Giustizia e qualche altro. Era in me idea già fissa da parecchi 



— 389 — 

« mesi. Ai primi avvisi dell'entrata di Garibaldi in Palermo ci era- 
u vamo trovati appositamente parecchi Siciliani in Torino, e invi- 
ai tati da Cavour si era tenuta una conferenza in casa sua: oltre 
u La Farina, v'era Fr. Perez, il principe di S. Giuseppe e altrL 
u Cavour poneva il partito di convocare il Parlamento siciliano 
u secondo le forme del 1812 o del 1848: questa forma legale, egli 
u dicea, non poter non piacere al governo inglese. Dicesselo da 
u senno o per tastar le acque, molti l'approvavano ; io sorsi contro 
u acerbamente mostrando i pericoli d'una assemblea cosi composta, 
u la quale sarebbe mossa da false idee locali anziché dal vasto 
« concetto della nazione italiana. E Cavour assenti. Come io partiva 
" per Palermo diemmi una lettera d'introduzione all'Ammiraglio 
« Persano che stanziava nel golfo. « Nella lettera di Cavour al Per- 
sano (28 giugno) è scritto : « Questa lettera le sarà consegnata da 
« Michele Amari, il celebre autore dei Vespri. E uomo capacissimo 
« che potrebbe giovare assai a Garibaldi se questi volesse ascol- 
u tarlo, n (Cavour, Leti. ed. e ined. raccolte da LriGi Chiala; 
Torino, Roux, 1884, III, 276). Su questo proposito di affrettare la 
votazione per l'unione della Sicilia al resto d'Italia, v. le Lettere dal 
n. CCCXLII in poi (voi. ii, pag. 96 e segg.). 

(139) Vedi la lettera al Prodittatore Mordini, 18 ottobre 1860, 
(n. CCCLXV, voi. II, pag. 137). 

(140) Vedi la lettera del C. di Cavour, ij CCCLXXV, (ii, 152). 

(141) Dell'operosità dell'Amari senatore, lasciando i varj discorsi 
in materia d'istruzione o di politica, fra i quali sono assai notevoli 
quelli del 22 marzo 1865 sul matrimonio civile, e del 28 aprile '77 
sugli abusi dei ministri del culto, danno fede 17 Relazioni su varj 
argomenti dal 1861 al 1882, cioè: Sessione 1861-62: Relazione 
circa il progetto Pepoli per la pubblicazione in Sicilia dell' editto 
per le sementi e i soccorsi. — Relazione sul progetto Depretis 
per la costruzione di un nuovo sbarcatoio a Siracusa. — Rela- 
zione sul progetto Corleo per la concessione ad enfiteusi per- 
petua dei beneficj ecclesiastici. — Relazione sul progetto De- 

jpretis per la costruzione di un bacino di carenaggio a Messina. 
— Relazione sul progetto Depretis per un cordone telegrafico 
sottomarino fra la Sicilia e la Sardegna. — Sessione 1863-64: 
Relazione sul progetto Torelli per l' istituto d' incoraggiamento a 
Napoli. — Sessione 1865-66: Relazione sul progetto Chiave» per 
abrogazione del decreto della Luogotenenza di Sicilia sulla guar- 
dia nazionale. — Relazione sul progetto Jacini per costruzione 
di strade nazionali in Sicilia. — Sessione 1867-69 : Relazione 



- 390 — 

sul progetto Cantelli sulle opere marittime a difesa della cala dì 
Palermo. — Relazione su un progetto Cantelli circa la conven- 
zione per le ferrovie Calabro-Sicule. — Sessione i<S70-7i; Relazione 
sul progetto Scialoia per aumenti di stipendj agli insegnanti delle 
scuole secondarie. — Sessione 1873-74 : Relazione sul progetto 
Scialoia circa le modificazioni ed aggiunte alla Legge 13 no- 
vembre 1859 sulla istruzione superiore. — Sessione 1874-75: — 
Relazione sul progetto Bonghi circa la tassa di entrata dei Musei 
e luoghi di scavi del Regno. — Relazione sul progetto Finali 
per la cessione di beni alla provincia di Palermo per dotazione 
della colonia agricola di S. Martino alla Scala. — Sessione 1876-77 : 
Relazione sul progetto Depretis circa la convenzione pel taglio 
di una roccia subacquea del porto di Palermo. — Relazione sul 
progetto Cesarò-Rvidinì sul mutamento delle circoscrizioni elet- 
torali di Siracusa. — Sessione 1880-82: Relazione sul progetto 
Baccelli pel congresso di geografia a Venezia. — Diamo qui l'e- 
lenco dei Disegni di legge presentati al Parlamento dall'Amari 
durante il suo ministero. Sessione 1861-62: Riduzione delle tasse 
scolastiche nelle Università e Istituti veterinarj. — Modificazioni 
al regolamento universitario Matteucci. — Bilancio passivo del 
Ministero della P. I. — Bilancio di Previsione per l'anno 1864. — 
Spesa straordinaria sul capitolo 77 del Bilancio della P. I. per la 
formazione dell' Istituto clinico e delle scuole anatomiche della 
Regia Università di Napoli. — Applicazione dell'art. 2 della Legge 
31 luglio 1862 ai professori delle Università del Regno stati de- 
stituiti per motivi politici e quindi reintegrati nei loro ufficj. 
— Pensione di lire 2 mila alla vedova dell' illustre astronomo 
G. Plana. — Spesa straordinaria sul Bilancio 1864 per lo stabili- 
mento della scuola di applicazione degl'ingegneri a Ferrara. — 
Spesa straordinaria sul Bilancio 1864 per utilizzare il grande re- 
frattore acromatico di Amici dell'Osservatorio del Museo di Fi- 
renze. — Spese straordinarie sul cap. 77 del Bilancio 1864 per la 
Scuola d'applicazione e l'Istituto tecnico superiore di Milano. — 
Legge intorno ai libri di testo per le scuole primarie e secon- 
darie e nelle scuole normali e magistrali. — Legge sul Consiglio 
Superiore della P. I. che abolisce i Consigli Superiori regionali e 
istituisce un Consiglio Superiore nella capitale. — Articoli addi- 
zionali alla Legge comunale e provinciale circa l'insegnamento se- 
condario da assumersi dai Comuni. — Deroga alla disposizione 
dell'art. 33 della legge 7 luglio 1868 in quanto riguarda la Badia 
di S. Martino della Scala presso Palermo ". — Fra i Decreti no- 
teremo almeno quello del 5 gennaio 1863: Disposizioni per il pre- 
stito a domicilio ai sig. Professori, dei libri, manoscritti, ecc., col 



- 391 — 

quale, checche altri ne dica, fu procurato un gran vantaggio agli 
studj, senza alcun danno ai tesori bibliografici, dei quali lo Stato 
ha la custodia, e cura la conservazione. 

{l-i'2) I Diplomi arabi del R. Archivio fiorentino, testo arabo con 
la traduzione letterale e illustrazioni di M. A.; Firenze, Le Mon- 
nier, 1863, in4o. L'introduzione è di pag. Lxxxvii. Vi si aggiunge 
una Appendice di pag. ix-80j uscita nel 1867. 

(143) Diamo qui l'elenco delle principali onorificenze conferite 
all'Amari: — 23 giugno 1861, Cavaliere dell'ordine del merito ci- 
vile di Savoia. — 13 febb. 1862, Commendatore dell'ordine dei 
Ss. Maurizio e Lazzaro. — 14 marzo 1864, Grande ufficiale del- 
l'ordine dei Ss. Maurizio e Lazzaro. — 3 aprile 1866, Gran croce 
dell'ordine di X. S. della Guadalupa. — 11 agosto 1867, Consigliere 
dell'ordine del merito civile di Savoia. — 22 aprile 1868, Commen- 
datore dell'ordine della Corona d'Italia. — 20 luglio 1872, Cava- 
liere dell'ordine imperiale della Rosa del Brasile. — 5 sett 1871, 
Grand'ufficiale dell'ordine della Corona d'Italia. — 30 gennaio 1879, 
Cavaliere di gran croce decorato del gran cordone dell'ordine della 
Corona d'Italia. — 27 maggio 1884, Cavaliere del real ordine prus- 
siano pour le mérite per le scienze e le arti. — 10 agosto 1886, 
Cavaliere di gran croce decorato del gran cordone dell'ordine dei 
Ss. Maurizio e Lazzaro. — Diamo anche un cenno delle molte 
Società ed Accademie che scrissero nel loro albo il nome dell'Amari. 
— 1833, Socio dell'Accademia di Acireale. — 1835, Socio dell'Ac- 
cademia di scienze e lettere di Palermo. — 1859, Corrispondente 
deW Académie des Inscriptions et Belles lettres. — Socio onorario 
della Società Ligure di storia patria. — 1861, Socio della r. Com- 
missione dei Testi di lingua. — Corrispondente de la Société d'etno- 
graphie orientale et amérieaine. — 1862, Accademico nazionale non 
residente dell'Acc. delle Scienze di Torino. — 1863, Membro ono- 
rario dell'Istituto Egiziano. — 1864, Corrispondente dell'Accademia 
di Archeologia, Lettere e belle arti di Napoli. — Vice-presidente 
onorario deW Instifut d'Afrique di Parigi. — 1865, Corrispondente 
della Deputazione di storia patria di Parma e Piacenza. — 1867, 
Corrispondente della R. Accademia della Crusca. — 1869, Corri- 
spondente dell'Istituto Veneto. — 1870, Corrispondente della Società 
reale danese di scienze di Copenaghen. — Corrispondente della 
Deputazione di storia patria della Toscana, Umbria e Marche. — 
1871, Associé étranger de Vlnstitut de France. — 1872, Corrispon- 
dente déìV Atìiénée orientai di Parigi, — Membro straniero dell'/n- 
stitut des Provinces de France. — Membro onorario della R. Società 
di scienze di Gottinga. — 1873, Membro ordinario della Società 



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orientale tedesca. — Socio corrispondente dell'Imp. Accademia delle 
Scienze di Pietroburgo. — 1875, Presidente onorario della Società 
Siciliana per la storia patria. — Socio nazionale della R. Accademia 
dei Lincei. — Corrispondente dell'Accademia delle scienze di Vienna. 

— 1878, Membro onorario della Deputazione veneta di storia patria. 

— 1879, Presidente della Società geografica italiana. — Membro 
onorario della Ttoyal Asiatic Society di Londra, ecc. 

(144) Tolse in moglie la signorina Luisa Carolina Boucher, e il 
matrimonio, a cui furono testimonj i sigg. John Ball e Vito Bel- 
trani, venne celebrato nella chiesa parrocchiale di Santa Lucia 
de' Magnoli in Firenze, il di 29 ottobre 1865, come risulta dai libri 
del soppresso Stato Civile, filza 1398, f» 781, che si conservano 
presso il R. Archivio di Stato in Firenze. 

(145) Diamo qui l'elenco delle pubblicazioni dell'Amari dal 1862 
in poi, tralasciando quelle notate altrove a suo proprio luogo. — 
1862, Sulle Recherches sur Vhistoire et la litérat. de V Espagne, etc. 
del prof. Dozy (nella Riv. ital. di scienze e lettere di Torino, n. 46-47). 

— 1863, Moneta del califo fatimita Moezz li din illah (nelle E fera, 
della Pubbl. Istruz. 11 ottobre). — 1864, Discorso alV Università di 
Torino sul centenario di Galileo, 2i febbraio. — Lettera alsen. Spano 
sopra due stele cufiche (nel Boll. Archeolog. sardo, X, 12). 1865. Let- 
tere inedite di Muley Hassan a Ferrante Gonzaga, illustrate (Modena, 
Vincenzi). — 1866, Sul Mahomet et le Coran par Barthélemy Saint- 
Hilaire (nella Nuova Antologia, marzo). Prime imprese degli Italiani 
ìlei Mediterraneo {ivi, maggio). — 1867, Necrologia di Noti des Ver- 
gers (nella Gazz. Ufficiale, 2 febb.). Necrologia di J. T. Reinaud 
(nella Riv. Orientale, 1° luglio). Sulla cronica di Ibn el Athir, pubbl. 
dal Tornberg {ivi, p. 332). Illustrazione di alcuni oggetti di lavoro 
orientale (nella Raccolta Veneta, dispensa 3')- Numismatica Orientale 
(nella Riv. Orient. 10 settembre). L'apostolica legazia in Sicilia (nella 
N. Antolog. novembre). — 1868, Lettera sulla missione di La Va- 
renne nel 1860 (nella Nazione). — 1869, Sulla Cosmographia di Di- 
michqui tradotta da Mehren (nel Bollett. della Soc. Geogr. ital., feb- 
braio). / Normanni di Sicilia sulla costa di Barberia (nella N. An- 
tolog., novembre). Abbozzo di un catalogo dei ms. arabi della Luc- 
chesiana di Girgenti, litografato. — 1870, La stamperia Castelli al 
Cairo (nella Gazz. Uffic., 22 aprile). Su di un anello d'argento con 
caratteri cufici (negli Annali di Sfragistica, p. 297). / primordi del- 
l' Islamismo (nella N. Antol., dicembre). —1871, Necrologia di G. L. 
HuillardBréholles (nella N. Antol, maggio). Due lettere al ministro 
d'Istruz. pubbl. sopra alcune credute iscrizioni arabe (nella Rassegna 
Archeolog. sicil, dicembre). — 1872, Il libro di re Ruggiero (nel 



— 393 — 

BoUett. della Soc. Geogr. Ual., VII, 1-24). Necrologia di Carlo de 
Cherrier (nella Nuova Antolog., settembre). Iscrizione arabica della 
chiesa della Martorana in Palermo (nelV Annuario della Soc. degli 
St. Orient. I, 14). — 1873, Nuovi ricordi arabici sulla storia di Gè- 
nova (negli Atti della Soc. Ligure di st. patr., voi. V), e poi: Ag- 
giunte e correzioni ai medesimi (ibid. voi. XIX, 1888). Relazione sul 
premio Machiavelli (nella Gazz. Uff"., 23 febbr.). Lettera in risposta 
al sac. Valerga (nella Gazz. del Popolo di Fir., 18 aprile). — 1874, 
Nuovi studj del sig. Rohricht sulle Crociate (nella N. Antolog., ottobre). 
Su la festa secolare delV Università di Leyda {neW Opinione, 3 marzo). 

— 1875, Illustrazione di due Iscrizioni arabiche (nelle Pubblicai, del- 
ristituto di studj superiori di Firenze, voi. I). Sopra alcuni lavori 
starici del doti. Hartwig (nella Riv. Europea, VII, 164). Iscrizioni 
arabiche di Sicilia, trascritte, tradotte ed illustrate, parte I: Iscri- 
zioni Edili (Palermo, Pedone). — 1876, Illustrazione di varie iscri- 
zioni arabiche, (nel CaJ^al. del Museo del Medio Evo di Roma). Let- 
tera al prof. De Gubernatis per Vintrapresa edizione del Tabari (nella 
Riv. Europea, gennaio). Della vita e delle opere di Fr. Miniscalchi 
{ibidem, aprile). Sui fuochi di guerra usati nel Mediterraneo nel- 
rXI e XII secolo (negli Atti dei Lincei, del 16 gennaio). Iscrizioni 
arabiche del museo kirkeriano (nel BoUett. ita!, degli sttidi orient., I, 
n. 7, 8, 9). — 1877, Lettera al prof. Salinas su Viscrizione arabica 
della Cuba (nell'^irc^. St. Sicil., I, p. 2). Relazione sul conferimento 
del premio per la Vita del Machiavelli {noWa. Gazz. Uffic, 3 febbr.). 
Lettera al sig. Muir sopra un voto del Senato italiano (nel The Scots- 
man di Edimburgo, 7 giugno). Il Ducange arabico (nella Nuova 
Antol.j novembre). — 1878, / prati d'oro del Mas'udi (nella N. An- 
tolog., lo marzo). — Memoria in risposta al Dott. Hartwig sugli 
Sponsali di Costanza con Arrigo VI e sui Divani dell'azienda nor- 
manna di Palermo (negli Atti dei Lincei, ci. di Se. morali, ecc., 
voi. II). Discorso inaugurale del III Congresso Intemazionale degli 
Orientalisti: Parole dette al Convito: Discorso di chiusura del Con- 
gresso. — 1879, Considerazioni sul passaggio degli uccelli (comunica- 
zione all'Ufficio centrale di Metereologia). — 1880, Un poeta arabo 
di Siracusa (nella N. Antol. del 1» nov.). VAlbiruni del Sachau 
(Bollettino della Soc. geogr. ital. del die). Discorso di chiusura del 
Congresso Storico di Milano (negli Atti della Soc. Lomb. di st. patria). 

— 1881, Le due lapidi arabiche pubbl. nella Bibl. hist. del Caruso (nel- 
VArch. St. Sicil., n. 1, an. VI). Lettera al march. De Gregorio sulle 
iscrizioni arabiche del palazzo regio di Messina (nel giornale Politica 
e Commercio, 15 febbr.). Studj del doti. Hartwig sulla storia fioren- 
tina (nella JV. Antolog., del febbraio). Sulla 2» ediz. delle Recherches del 
Dozy (nella JV. Antolog. del luglio). Su le iscrizioni arabiche del pa- 



- 394 — 

lazzo regio di Messina (negli Atti dei Lincei, ci. Se. Morali, ecc., 
serie 8", VII, 103). Frammenti del geografo arabo Ibn SaHd sulV Italia 
(nel Bollett. Hai. di studj orient., ser., n. 20-21). — 1882, Su i diplomi 
greci e arabi di Sicilia, pubbl. da S. Cusa (nella Cultura, 15 febbr.). 
Estratto del Kitdb al Asdrdt di Al Halandl (neir.4rc^. stor. sicil.^ 
VI, 44). — 1883, L^ Italia descritta nel libro del re Ruggero, compi- 
lato da Edrisi, testo arabo, con versione e note, in collaborazione 
con C. Schiaparelli (negli Atti dei Lincei, ci. Se. Morali, ecc., ser. 2*, 
voi. VII: estratto di pag. 158 oltre il testo). Lettera nella pubbli- 
cazione Charitas, 23 Die. Al ^Umari, condizione degli stati cristiani 
dell'Occidente, secondo una relazione di Domenichino Doria di Genova 
(negli Atti dei Lincei, XI, 67): Aggiunte e correzioni a codesta Me- 
moria (Ibid.). Trattato di Giacomo II di Aragona col Sultano d'Egitto 
(Ibid. XI). Necrologia di R. Dozy (ibid. Transunti, 20 maggio). 
Estratti del Tarìh Mansurì, lettera al Bar. Starabba (nell'^rcA. st. sicil.,. 
VIII, 111). Lettera al sig. Palomes per " la storia de li Normanni » 
(nella Nuova Gazz. di Palermo, 11 dicembre). — 1884, Estratti del 
Tarìh Mansurì (vedi Arch. st. sicil., IX, 98). — 1886, De' titoli che usava 
la cancelleria dei Sultani d'Egitto nel XIV sec. scrivendo ai reggitori 
di alcuni stati italiani (negli Atti dei Lincei, ci. Se. Mor. ser. 3», XII, 
507). — 1887, Sul supposto sepolcro di Galeno alla Cannita (nel- 
YArch. st. sicil, n. s. XI, 427). Sopra un vetro arabo del Museo na- 
zionale di Palermo (ibid. p. 484). Sul Catalogue des monnaies musul- 
manes di H. La Voix (nella Riv. Asiatica di Firenze). 

(146) Presedè o prese parte a varie Commissioni, fra le altre ad 
una istituita in data del 13 sett. 1866 dal ministro Domenico Berti, 
e composta di Amari presidente, Ascoli, Bertini, Carducci, D'An- 
cona, Ferrucci, Giorgini, Ferrai segretario, per compilare un regola- 
mento delle Facoltà di filosofia e lettere. Questa Commissione dopo 
lunghi studj formulò la sua proposta in 15 articoli, e di questi e 
dei processi verbali delle adunanze furono fatte parecchie copie in 
bozze di stampa a larghi margini, poiché il Ministro volle che ogni 
cosa fosse mandata alle varie Facoltà, affinchè discutessero l'opera 
della Commissione. S'intende che tutte furono d'accordo a levarne 
i pezzi, e, caduto poco dopo il Ministro, non se ne parlò più. Ma 
e i verbali delle discussioni e gli articoli del disegno contenevano 
utili osservazioni e norme, che se fossero state attuate, avrebbero 
giovato agli studj. Forse l'unico esemplare che di quelle bozze an- 
cora rimanga è quello da me posseduto. 

(147) Nel 1882 stampò nell'occasione del centenario del Vespro : 
Racconto popolare del Vespro Siciliano ; Roma, Forzani , di pag. 102. 
— Sull'ordinamento della repubblica siciliana nel 1282, lettura fatta 



- 395 — 

il 30 marzo alla Società siciliana per la storia patria e pabbl. in 
Palermo, Tipogr. dello Statuto, di pag. 15, estr. dal Rendiconto 
della tornata straordinaria tenuta in quel giorno dalla Società stessa. 
— Su la origine della denominazione Vespro Siciliano, conferenza 
tenuta il 31 marzo al Circolo filologico di Palermo, Tip. dello Sta- 
tato , di pag. 36. — Breve racconto del Vespro, nel n. unico Sicilia- 
Vespro, deìV Illustrazione Italiana di Milano, 31 marzo 1882. 

(148) Nell'anniversario dell'anno ottantesimo ricevè dall'Univer- 
sità di Strasburgo il diploma di Dottore, honoris eausa. Era per lo 
stesso titolo Dottore dell'Università di Leyda dal 1875 e di quella 
di Tubinga dal 1877. 

(149) Un mese prima di morire, cosi mi scriveva da Koma: « Ci 
u rivedremo, e chi sa se io ricordi le antiche prodezze e tenti il 
u viaggio di Volognano! Quel che mi dà noia è di dover partire 
u di qui alla fine di giugno, cioè di sospendere il lavoro continuo 
u e dì supplirvi con ricerche alla Magliabechiana. Io non ho lungo 
u avvenire, onde prima di andarmene vorrei lasciar pronta la seconda 
u edizione dei miei Musulmani, alla quale non lavoro da un anno, 
« trastullandomi invece colla Memoria che ho sotto i torchi dei 
a Lincei e col poema di Lorenzo Vemense ». 

(150) Altri frammenti arabi relativi alla storia d^ Italia; Roma, 
Tip. dei Lincei, 1889 (dal voi. vi, p. i, serie iv, delle Memorie 
della Classe di scienze morali, storiche, filosofiche). 

(151) I discorsi pronunziati in tale occasione dal ministro Boselli, 
dal sindaco sen. Torrigiani, dal sen. Pasquale Villari, dal sen. Tulio 
Massarani, dal prof. Francesco Todaro, dal prof. Fausto Lasinio, 
vennero raccolti in un libretto di pag. 38 col tit. : Parole pronun- 
ziate da diversi oratori sul feretro del sen. M. A. il giorno 18 luglio 
1889 in una delle sale del R. Istituto di studj superiori di Firenze; 
Firenze, Successori Le Mounier, 1889. 

(152) Non stiamo a ricordare le varie scritture biografiche sul- 
l'Amari, apparse allora nei giornali, ma non vogliamo tacere della 
Commemorazione che il 20 aprile 1890 ne fece ai Lincei Oreste 
ToMMASiNi con copia di dottrina e calore di afifetto: vedila nelle 
Memorie della classe di scienze morali, ecc., serie iv, voi. vi, parte l, 
e nel volume Scritti di storia e critica; Boma, Loescher, 1891, 
pag. 271 e seguenti. 

(153) Quanto a me non debbo dimenticare che da lui ebbi l'in- 
dicazione del Cod. riccardiano, che contiene una riduzione in versi 
del Tesoro di Brunetto Latini, e che mi servi alla dissertazione su 



— 396 — 

codesto argomento stampata nelle Memorie dei Lincei; né avrei in 
esso potuto si largamente illustrare la leggenda di Maometto nel- 
l'Occidente, se non fossi stato dall'Amari aiutato di notizie e di 
libri, ed egli non mi avesse tradotto espressamente qualche testo 
arabo. 

(154) « Laggiù in Sicilia, come nella penisola, le aspirazioni po- 
« litiche ci portarono a reagire, tra tante altre cose, contro quel 
u certo italiano che si scrivea comunemente: povero, basso e pur 
u fiacco: pieno di vocaboli e modi di dire stranieri. Lo zelo che 
u ci movea contro tal gergo si argomenti da una fiera lista di pro- 
ti scrizione, a compier la quale ci mettemmo in tre, il povero Gae- 
u tano Daita, che ora è morto, Francesco Perez ed io, mentre era- 
u vamo uffiziali del Ministero di Stato di Palermo. Ristampammo con 
u prefazione ed aggiunte (Palermo, 1835) l'anonimo Elenco di alcune 
« parole oggidì frequentemente in uso, le quali non sono né vocabolari 
u italiani con la corrispondenza di quelle che vi sono ammesse (Mi- 
u lano, 1812). La qual data di luogo e d'anno fa comprendere la 
u intenzione dei primi al pari che dei secondi editori ; ma il titolo 
u per carità, ricada tutto su la coscienza de' primi! Del resto, era 
u più facil cosa mettere all'indice il glossario degli uffizj pubblici 
« e de' giornali, che scriver bene una lingua non parlata. Fervea 
u allora quella gran lite, che or è sopita in grazia del Manzoni e 
u dell'unità italiana. Noi giovani meridionali ci appigliavamo agli 
" esempj toscani del trecento e del cinquecento: de' quali ciascuno 
« approfittava com'ei potea. Né io rimpiango il tempo che ci spesi; 
" pur egli è vero che volendo fuggire i barbarismi, talvolta m'im- 
u pigliai tra i vocaboli e i modi arcaici, e talvolta, cercando come 
u avrebbe scritto Dino Compagni e il Machiavelli, foss'anco il Da- 
ti vanzati, resi stentatamente il pensiero, il quale non si potea fare 
« che non appartenesse al decimonono secolo » : Prefazione alla IX 
ediz, della Guerra del Vespro, pag. vi. — L'opera, che i tre giovani 
palermitani credevano anonima, é di G. Bernardoni, e fu da lui 
compilata per combattere il francesismo, introdottosi negli ufficj 
del Regno Italico, durante la dominazione francese. 

(155) Nella Guerra del Vespro, sebbene egli s'industriasse di " rag- 
guagliare un poco la tinta », frequente apparisce la intarsiatura del 
nuovo sul vecchio; e quantunque qua e là " cambiasse vocaboli e 
raddrizzasse le trasposizioni «, che un tempo gli parevano « tanto 
leggiadre », lo stile generale dell'opera é sempre quello primitivo, 
formato sugli antichi modelli di prosa. Più tardi l'Amari non avrebbe 
cominciato il suo lavoro come, alla boccaccevole, lo scrisse da 



— 397 — 

prima, e restò anche nelle stampe posteriori: La riputazione della 
forza per la quale si tengon gli Stati mutabilissima è. E qua e là 
restano ancora certe darezze e alcune forme e costrutti dialettali, 
che sfuggirono alla revisione, come nel voi. ii, p. 86: Partorita 
ch'ella fu, la regina mandava per Alaimo; dove in buon toscano ed 
italiano dovrebbe dirsi: Partorito ch'ella ebbe, ecc. Nella Storia 
dei Musulmani, salvo qualche alsì e cittadi e simili arcaismi, la 
lingua ha più del moderno e lo stile procede dignitoso sempre, ma 
franco e disinvolto. 



INDICE 

delle Persone alle quali sono indirizzate 
le Lettere scritte da Michele Amari. 



Amari Emerico e C. Pisani. I; 313, 

566. 
Amari Francesca. II; 278. 
.%marl conte Michele. II; 73, 88, 89, 

93, 94, 9R, 98, 99, 107, 109, 115, 122, 
123, 126, 127, 131, 132, 133. 143, 144. 

Amici Siciliahi (agli). I; 239. 

ArrÌYabene Giovanni. I; 123, 128, 131, 
162, 169, 173, 179, 187, 193, 206, 213, 
214, 218, 450, 581. — II; 246. 

Avoli» Corrado. JI; 295. 

B 

Barbieri Giuseppe. I; 28. 
BasUde Giulio. I; 435 
Bertanl Agostino. II; 87. 
Bianchi Celestìn». II; 29. 
Bonamiel Stauislau. I; 238. 

c 

Cali Michele. II; 216, 285. 
Carimi Isidoro. II; 275, 297. 
Cartwrisht W. C. II; 106, 117, 134. 

140, 152, 11(5, 215. 
Ciotti>eraMO Pietro. II; 232. 

D 

B'Anrona Alessandro. II; 54. 
n'.4yal» Mari.iio. II; 17. 
D'Azeeiio Massimo. II; 14. 
ne Ciresorlo Litte.ìo. II; 196. 
Be Oubernatia Angelo. II; 228. 
Be IieYa Giuseppe. II; 293. 
Bel liango Isidoro. II; 229. 
liemocrat^ie jxicifique (Al redattore della). 

II: 1. 
Bepretia Agost'no. II; 124. 



Fabrlzi Puolo. I; 621. 
Francois Joseph. II; 274. 
Friddani Barunc. I ; 356. — Di Gra- 
natelli, Scalia ed Amari. I; 293, 352. 



G 

«aleotti Leopoldo. II; 176, 179. 

earsallo Anna. I; 36, 38, 42, 44, 157, 
171, 190. 

earsallo Filippo. I; 137, 178. 

Cararallo Francesco. I; 43, 51. 

Oarirallo Tommaso. I ; 34. 

Gazetted'Augsbouig (Al redattore della'. 
II; 50. 

«emmeilaro G. G. II ; 206. 

Cranatelll Franco. I; 230, 237. — A 
Granatelli e Scalia. I ; 390, 436, 449, 
453, 472, 572. — Di M. Amari e Barone 
Friddanì a (franateli! e Scalia. I ; 574. 

H 

Bartwls Ottone. II; 197, 203, 217, 
226, 232, 234, 236, 212. 243, 245, 24*, 
218, 253, 251, 256, 298, 305, 306, 309. 



I.a EiUmia Is doro. II ; 156. 

Iiaasa Pietro di Butera. I; 549, 652, 

560 5tl2. 
IdMinio Fausto. II; 307. 
Le nonnier Felice. I; 218, 517, 5S0, 

535. — II; 8, 9, 45. 



AaaMkrani Tallo. II; 240, 2l8, 259, 
277, 2«2, 213, 294, 3)0, 304, 309, 310. 

aieatlca Giovanni. II; 311. 

Ministro degli Affari Ksteri e Commer- 
cio. I; 569. 

Monarchia Italiana (Al direttore della). 
II; 154. 

Mardlal Antonio. II; 137, 138. 

N 

Nazione (Al direttore della). II; 75, 84. 
Notarbartolo di lieiara Giovanni. I; 
63, 75, 81, 85, 98, 108, 119. 



— 400 — 



Panizsl Antonio. I; 88, 101, 110, 113, 

116, 585. 
Pisani Casimirn. II; 52. 
PocKoIini-Siciliaul Cesira. II; 290, 

299, 308. 
Presidente del Comitato Cata- 

nese " Cbarltas „. II ; 280. 



Sallnas Antonino. II; 167, 245, 217, 

24", 25fi, 258. 307. 
Nalouione Marino Salvatore. II; 194. 
Sctaleawle-IlolBtein (Federico dì). II ; 

208, 217, 224. 
Settimo Euggern. I; 255. 
Sindaco di Palermo (Al). II ; 266. 
Stabile Concetta. 1; 578. 
Stabile Mariano. I; 571. 



R 



Renan Brnesto. II; 64, 90, 162, 164, 
173, 188, 192, 200, 211, 212, 222, 237, 
244, 250, 251, 252, 258, 263, 273, 2b2, 
289, 296, 302, 308. 

Resta e Condorelll. II; 265. 

Rezaseo Giulio. II; 261. 

Rieeiardi Giuseppe. I; 243. —II; 22, 
49. 

Risorgimento (Al direttore del). II; 10. 



Torrearsa Vincenzo (di). I; 267, 281, 
285, 295, 301, 303, 310, 316, 334, 344, 
357, 366, 371, 373, 379, 380, 387, 407, 
416, 422, 469, 478, 488, 494, 497, 501, 
503, 509, 511, 514, 518, 520, 524, 526, 
527, 531, 546, 563. — Di M. Amari e 
B. Friddani. I; 318, 369,385,393,412. 
433, 455, 465, 513. — Di Amari, Grana- 
telli e Scalia. I; 348. 



s 



Sabatler Francesco. II ; 59, 139, 158, 
168, 178. 



Vannacci Atto. II; 33, 51, 56. 
Viensseax G. F. I; 144. 
Tigrnal Eugène. II; 270. 
Ttllari Pasquale. II ; 180. 



INDICE 

delle Persone dalle quali sono indirizzate 
Lettere a Michele Amari. 



Air*l4li Cesare. I; 5«, 5S, 72, 80, lOS, 

136, 195, 240. 
Amari Emerìco. I; 104 — IT; 25. • Di 

Emerico Amari e Barone C. Pisani. 

I; 274. — Bi E. Amari e C, Pisani 

al Barone Friddani. I ; 250, 360. 
Anasrl conte Michele. II; 47, 94, 95, 

108, 124, 131, 141. 
Arconatl Costanza. I; 106, 161, 200, 

■202, 225. 
Arrlvabene Giovanni. I; 122, 192, 

4 75, ÓS4. 

B 

Bonamlci Stanislao. I; 203. 
Borstai Giuseppe. I ; 30, 60. 



Csmpormneo Antonio Cfrincipe di). 

I; 49. 
CantA Cesare. II; 159, 161. 
Carini Isidoro. II; 267, 29S, 301. 
Caaticlla Benedetto. I ; 324. 
Caatislla Salvatore. I; 363. 
Cavour Camillo (di). II; 152. 
Clialleiuel-I.aeoar P. A. II; 173. 
Cibrario Luigi. II ; 181, 182. 
Collerno Giacinto (Prorana di). I; 177. 
Crispi Francesco. II; 24. 

D 

Daita Gaetano. I; 155. 
J>'Ayala Mariano. II; 16, 21. 
D'Axeslio Massimo. I; S6, 96, 134, 143. 

— II; 15. 184. 
I>e Cherrier Carlo. II ; 60, 82, 147, 191. 
I>« liCTa Giuseppe. II; 233, 2&5. 
Depretia Agostino. II; 115. 
Di CoMiila Aug'isto. II; 166. 
Di Flore Giusei re. I; 65, 148. 149, 212, 

220- 
DI eiOTanni Francesco. I; 223. 
Dnmaa Alessandro. II; 178. 



E 

Erraat« Tincenso. I; 363, 504. 



FabrlBl Paolo. I ; 514. 
Ferrari Giuseppe, II; 183. 
Fleeiiia Giovanni. II; 219. 
Fleiselier Enrico. II; 63, 146, 171, 19o. 
Friddani Barone (di). I; 249, 253. — A 

Granatelli Scalia e Amari. I ; 332,350, 

353. 

G 

earsallo Anna. I; 38, 40, 41, 49, 46, 

149. l-V», 

Oarcallo Filippo. I; 56. 

Crargalio Francesco. I ; 15. 

Ciarsallo Tommaso. I; 2, 5, 8, 11, 19, 
13. 16. is, 19, 23, 26, 28. 33, 34. 

Oaribaldi Giuseppe. II; 221. — A Vin- 
cenzo Malenchini. TI, 79. 

demelli Carlo. I ; 474. 

Ciioberti Vincenzo. I ; 243. 

eiordani Pietro. I; 71, 103, 131, 133, 
141, 150, 152, 172, 176, 182, 186, 199, 
228. — A Cesare Airoldi. I; 59, 61, 62, 
63, 63, 84. — AG. Bicciardi. I ; 62. 

Cloodwia John. I ; 368. 

Oorritte Giuseppe. I; 246. 

Ciranatelll Franco e Sleaiia Loigi. 
I; 322, 371. — GranatelH e Scalia a 
V. Torrearsa. I; 291. 

Onerrazzi F. Domenico. I; 50, 70, 

«aslielmotti Alberto. Il; 221, 

H 

HaiIlard-Br«taolIes G. L. II; 148. 



Idi Farina Giuseppe. I; 47, 70, 78, 

209 — II ; 32, 40. 41. 
I«anal»erti Giuseppe. I ; 919. 



26 



Amari, II. 



— 402 



A<ansa di Balera Pietro. 1; 606, 539, 

óóO. 566. 
!•« Slonuier Felice. II; 27. 
liOiigpérrter A. P. (de). II ; 213. 
I^uynes Honoré (d'Albert de). I ; 156. 

M 

Malencliini Vincenzo. I; 111.148,174, 

181 — II; 77, 83. 
llamiani Terenzio. I; 208. 
nanzoni Alessandro. II; 180. 
aiarooco Angelo. I; 99, 1S3, 191, 206. 
JMarUn Henry. II; 169. 
Masaarani Tulle. II; 279. 
Hiolielet Jules. II; 170, 186, 193,202. 
mioro Antonino. I; 74. 
Mlnsliettl Marco. II; 162, 182. 

N 

Miecolinl Giovan Eattìsta. I ; 55. 
Notarbartolo «11 Siciara Giovanni. 
I; 85. 



Panixsl Antonio. I; 93, 100, 114. 
Pepe Guglielmo . I; 245. 
Perei Francesco. I ; 438. 
Plaani Casimiio. I; 167. 

B 

Raffaele Giovanni. I; 65. 
Rei nauti J. T. II; 67. 

Renan Ernesto. II; 85, 155, 163, 187, 
201, 209, 213, 214, 239 241, 260, 276. 



Rleaaoll Bettino. II, 158, 175. 
Rieelardl Giuseppe. I; 183, 221 — 

II, 11. 
Rosa Gabriele. II; 71. 
Rubierl Ermolao. II ; 43. 
Ruffo Giuseppe. I; 76. 

s 

Salvagnoli Vincenzo. II; 42. 

Scalia Luigi. I; 278, 371. 

Ncalla Raim ndo, I; 415. 

Scott Walter. I ; 1. 

Sella Quintino. II; 179, 218, 219,276. 

Spangraro Pietro. II; 80. 

Stabile Mariano. I; 146, 216, 222, 228^ 

283, 330, 359, 541 —II; 20, 72, 86, 

105. 
Stewart Tommaso. I ; 5. 

T 

Tarano Gio. Battista. I; 241. 
Torreama Vincenzo (di). I; 287, 362,. 

385, 418, 434, 471, 493, 499, 529, 538, 

.058. 
Tnrrlsi-Colonna Giuseppina. I; 154. 



Ventura Gi"vacchino. I; 419. 
Vieuaaenx G. P. I ; 189, 194 — 11; 57,. 
58, 157. 

w 

Weber Albrecht. II; 287. 



INDICE 

delle Persone delle quali sono dati ragguagli nelle Note. 



A 

Abereromby sir Balph. I; 25S. 

Annetta Carmelo. I ; 236. 

Airoldi Cesare. I ; 54, 387. 

Alflori Cesare. I; 263. 

Alliata Knrico. I ; 256, 538. 

Amari Emerico. I; 104. 

Amari Michele conte di S. Adriano, 

II; 47. 
Amari Rosalia. II; 109. 
Antonini Giacomo. I; 431. 
Areonati Visconti Costanza. I ; 106. 
Arconati Visconti Giusep.e. I; 106. 
Arista Domenico. I; 5. 
Arrigoni Giulio. I; 18. 
Arrivabene Giovanni. 1; 122. 
Assauti Damiano. II; 17. 
Avoli» Corrad). II; 295. 

B 

Barbieri Giusepie. I; 16. 

Bastide Giulio. ; 252. 

Baudtn Carlo. I; 266. 

Beauniont Gustavo Augusto (di). I; 295. 

Belgioioso Cristina, (principessa dij. 

1; S!. 
Beltrani Vito. I; 135, 587. 
Benedetti Vincenzo. 1; 284. 
Beri clami Michele. I; 505. 
Bois le Comte, Krnesto, Andrea, Sain, 

(conte di). I; 259. 
Bonaiuici Stanislao. I; 203. 
Boniusegni Giulio. I; 201. 
Borghi Giuseppe, l ; 9, 587. 
Bosa Eugei io. I; 134. 
Bozzo G. I; 9. 
Brignole Sale Anton Giovanni conte 

di (Jioppoli. I ; 286. 
Brisolese. I; 77. 
Broagham (Lord). I ; 367. 
Brunetti Angiolo. I; 215. 
Bruu<»w E. F. barone. 1 ; 323. 
Bnnscn Cristiano, i; 372. 
Buonaparte Carlo Luciano, principe 

di Canino. I ; 535. 
Busacea Raffaele. I; 188, 586. 
Bntera. Pietro Lanza, (principe di 

Scordia e). I ; 589. 



c 



Cali Michele. II; 285. 

CmItì Pasquale. I; 574. 

Canino. Carlo Luoiauo Buonaparte, 

(principe 'li). I; 535. 
Canta Cesare. II; 160. 
Canuti Fil ppo. I; 209. 
Cariati. Gennaro Spinelli, (principe 

di). II; 12. 
Carini Giacìntr. I; 577. 
Carini Isidoro. II; 267. 
Cartwright William C. II; 106. 
Castiglia Benedetto. I ; 324, 589. 
Castiglia Salvatore. I; 363, 539. 
Cavallari Francesco Saverio. II; 
Cballeniel JLaeonr A. Paul. II; 



62. 

172. 

Frid- 



Cbiarandà M chele, barone di 

dalli. I ; 249, 588. 
Ciacoi» Francesco Paolo. 1; 577. 
Cibrario Luigi. II; 181. 
Cireraaeebio. ( Angelo Brunetti , 

detto). I; 215. 
Cintrat. I; 253. 
Ciotti Giuseppe. II; 284. 
Cobianebi. II; 21. 
Collegno. (Giacinto Provana di), l; 

177. 
Cordova Filippo. I; 331. 
Cornn Ortensia Lacroix. II; 72. 
Cumia. (Marcello Fardella duca di) 

I; 17. 
Cnsa Niccolò barone. II ; 89. 

D 

Baita Gaetano. I ; 136. 

1>' Albert Onorato, duca di Luynes. 

I; 138. 
Oal Pozzo Ferdinando. I; 185. 
D'Antoni Andrea. I; 212. 
D'Ayala Mariano. I; 50. 
IK Azeglio Prospero, padre Luigi Ta- 

parelli. I; 143. 
I>e Boni Filippo. I; 204. 
De Clierrier Cirio, il; CO. 
De «ìarrlod Ettore. II, 185. 
De tiregorlo Litterio, (marchese). II; 

106. 
D'Klehthal Gustavo. II; 65. 



404 - 



Del Carretto Fraucesco Saverio. I; 77, 
D87. 

»e lieT» Giuseppe. II; 233. 

Della Cerila marchese. I; 361. 

De liongpérler Adriano Prévost. II ; 
213. 

Del Teceliio Buonaiuto. II; 12. 

Denti Giovanni. I; 418. 

Depretis Agostino. II ; 107. 

Di CoNKilla (Augusto Xomis). II ; 16G. 

Di Fiore Giuseppe. I ; 65. 

Di Cìiovanui Francesco. I; 223. 

DI 4iiregorlo Eosario. I; 199. 

Di najo Luigi NiC' la duca di S. Pie- 
tro. I; 8P. 

Di nari Gì olamo. I; 233. 

Di Mari Vincenzo. I ; 235. 

D'Ondes Ressrlo Vito. II; 101. 

Doiy Raimondo. II; 35. 

Drasonetti Luigi. I; 212 

Drouyn de libuy» É. I; 350. 

Durando Giacomo. I ; 184, 589. 



Uioeni Giovanili, principe di Fetrulla 
e Sant'Antonio. I ; 259. 

«iorgini Gaetano. I ; 200. 

tioodwin Jotin. I; 568. 

«orritte Giuseppe. I, 246, 588. 

Oranalelli. Franco Maccagnone, (prin- 
cipe di . I ; 230. 

Oraanellini Gaspare. I; 211. 

Oraasl Alfio. II ; 286. 

Oribaldl Gi^glielmo, Moffa di Lisio. I; 
261. 

«uglielinottl Alberto. II; 221. 



H 

Hartwig Ottone. II ; 197. 

Ilase Carlo. I ; 179. 

Haiireau J. B. II; 65. 

Huillard Bréholles G. L. II; 118. 



E 

Errante Vincenzo. I; 365, 389. 



Interdonato Giovanni. I ; 534. 



rabriEi Pao o. I ; 514. 

Fagan Giorgio, I; 271. 

Fanueci Giovan Battista. TI; 43. 

Fardella Eniico. I ; 286. 

Fardella Marcello, du a dì Cumia. 
j ; 17. 

Fardella Vincenzo, marcliese di Torre- 
arsa. I; 287. 

Ferrara Francesco abate. I; 158. 

Ferrara Fran- esco. I; 440. 

Ferrari Giuseppe. II; 183. 

Filangieri Carlo, principe di Satriano. 
I ; 310, ."^89. 

Fiorentino Pier Angelo. I; 416. 

Fiorenza Giuseppe. II; 104. 

Fioruzzi Carlo. I; 172 

Fix Teodoro. I; 174. 

Fleebia (riovanni. II; 219. 

Fleisober Enrico ¥. li ; 63. 

Franco Antonino. I; 23. 

Friddani. Michele Chiarandà (barone 
dì). I : 249, 588. 

Fnrnari Salvatole. I; 251. 



G 



Ciaetanl Onorato, duca 'li Laureozar.a. 

I; 39. 
«aleotti Leopoldo. II ; 176. 
«allenga Antonio. I ; 441, 589. 
Oallo Agostino. 1; 17. 
Ciargallo Anna. I; 36. 
Gargano Francesco e Filippo. I; 15. 
Oargallo Tommaso. I ; 2, 587. 
Oayangos Pasquale (de). II ; 37. 
Oemelli Carlo. I; 474. 
Cìeiumellaro Gaetano Giorgio. II; 20C. 
Oblron Isaia. II; 313. 
Oiannone Pietro. I ; 69. 



Jesi Samuele. I; 62. 



Iiacroix: Ortensia Cornu. II; 72. 
l>a Farina Giuseppe. I; 47. 
I..a lioggla Gaetano. II; 101. 
I^a I>nniia Isidoio. II; 156. 
I..a .nasa Giuseppe. I; 559. 
liamberti Giuseppe. I; 219. 
I^anibrnscbinl Iiuigi. I; 214. 
I<anza Ottavio, padre. II ; 116. 
l,anza Pietro, prìncipe dì Scordia e 

Butera. I ; .506, 589. 
Iiusinio Fausto. II, 307. 
l<anrenzana. Onerato Gaetani, (duca 

di . I ; 39. 
IjC .nonnler Felice. II; 27, 
I^enorniand Carlo. I; 116. 
lieopartli Pier Silvestro. I; 227. 
I.èvy Armand. I; 345. 
I^ibri Guglielmo. I; 118. 
KiO Faso Domenico, duca di Serradi- 

falco. I; 157. 
liongo Giacomo. II; 110. 
Eiuceheiii Palli Antonio, principe di 

Campofranco. I; 14. 
liudoir. Giuseppe Costantino (di). I; 

286. 
lioynea. Onorato D'Albert, (duca di). 

I; 138. 



M 



Haceagnoue Franco, principe di Gra- 

natelli. I ; 230. 
maestri Pietro. II; 45. 
maggiore Niccolò. I; 158. 
.naiencbini Vincenzo. I; 111. 
Malvica Ferdinando. I ; 19. 



405 



.Hamno Pietro. II; 47. 

.naro«e» Angelo. I ; 99. 

.iI»rtiD Henry. II, 169. 

MaaMirmai Tulio. II; -J48. 

.ifmuuiri Giuseppe. I; '226. 

natraasM Pietro I; 197, MS. 

n»msini Andrea Luigi. I; 543. 

Meli Enrico. I; 414. 

nirbelet Jales. II; 170. 

.HirrottlAWslit Luigi. I; 515. 

minoro Antonino. I ; 74. 

.mnt»calchi EriEso Francesco. I; 198. 

Minto. Lord. I ; 278. 

Horrn di £iImìo. Guglielmo Gribaldi. 
I ; 261. 

Ji*Mr*y Ferdinando, principe di Bei- 
monte e S. Giuseppe. I ; 267, 588. 



UTarier Francis. I, 268. 

Nnpoleone III. I ; 426. 

Xatiili Giuseppe. II; lOI. 

Sioel Ues Tertrers Giuseppe. II ; 33. 

5io^r. Federico di Schleswig-Holstein 

(conte di). II ; 203. 
XoMBia «li €*asilli» Angusto. II; 166. 
A'ormaaby, Lord. I ; 251. 
5iotitrbnrtol« di ll«imrm GiOTanni, 

principe di Castelreale. I; 63. 



Orioli Francesco. I; 211. 
Orlando Luigi, 1 ; 404, 589. 



Panissi Antonio. I; 88. 
Pareto Lorenzo. I ; 267. 
Parker, sir William. I; 268. 
Parlatore Filippo. I; 254. 
PaterM* Giuseppe, principe di Speda- 

lottu. I: 360. 
Pepe Florestano. I ; 246. 
Pepe Guglielmo. I; 245. 
Peranni Francesco. I; 3. 
Perei Francesco Paolo. I; 43g. 
Peraasl Luigi Simone. I; 250. 
Petralla. Giovanili Gioeni, (principe 

di). I; 259. 
Piraine Domenico. I: 32S. 
Pisani Casimiro. I; 167. 
PrèToat de Lonsp^rier. II; 213. 
Provana di Colieeno Giacinto. I; 

1T7. 



«tninet Edgar. I: 3t6. 

B 

Kaeil Matteo. I; 576. 
Karraele Giovanni. I; 65. 
Kaa Carlo Enrico. I; 180. 
RayacTal. Alfonso di. I; 267. 
Keinaad I. T. II ; 67. 



ReaBi Pietro. I; 195. 
KeaMoat. Alfredo di. II; 35. 
Rezaaeo Giulio. II; 261. 
Kilkotti Ignazio. I ; 407. 
Bieei Alberto. I ; 396. 
Bieeijurdl Giuseppe. I; 183. 
Kidoia Cosimo. I; 368. 
Blao Pietro (barone). I ; 573, 589. 
Bobeeelil Giulio. I; 181. 
Bomeo. Famiglia. I; 447. 
Bomeo Giovanni Andrea. I ; 447. 
Boana .\ntonio. I; 88. 
Boaa Gabriele. II; 71. 
Bnbieri E<molao. II; 43. 
Baffo Giuseppe. I; 76, 399. 



8 



di), 
(di). 

Lo Faso, 



Mabatier Carolina Ungher. I ; 141. 

Sabatier Francesco. I ; 142. 

Saia Ernesto Andrea, conte di Bois le 

Comte. I ; 259. 
Saliceti Aurelio. I; 538, ::89. 
Kaliaas Antonino. II ; 167. 
Salvagnoli Vincenzo. I; 55. 
Sauipolo Pietro. I ; 90. 
San Ciinaeppe, Ferdinando Monroy, 

(principe di Belmonte e). I ; 267, 588. 
Steacaiaetti Beniamino BafFaele. II; 

65. 
Saa Pietro. Luigi Xiccola Di Majo, 

(duca di). I ; 89. 
a»aat*Aatoaio Salvatore. I ; 235. 
Satrlaao. Carlo Filangieri, (prineipo 

di). I; 310, 581. 
iSeaila Luigi. I; 278. 
IVcalia Bairaondo. I; 415. 
Selileawic-Uoliiteia. Federico 

conte <U Xoer. II ; 208. 
Meiara. Giovanni Notarbartolo 

I; 63. 
S^OTaxao Gaetano. I ; 272. 
Merradifaleo. Domenico 

(duca di). I; 15". 
Settimo Ru gero. I; 255. 
Mgai-alliuo Jacopo e Ai.drea. U; 79. 
Siraensa. Leopoldo (conte di). I; 14. 
Spaerà Torno. I ; 575. 
Spaugaro Pietro. II; 80. 
Spaventa Silvio. I; 445. 
Spedalotto. Giuseppe Paterno, (prin* 

cipe di). I; 360. 
Spiaelli Gennaro, principe di Cariati. 

II ; 12. 
Stabile Mariano. I; 146. 
Stefani G;.brie]e. II; 21. 
Sterbini Pietro. I; 530. 
Stewart Tommaso. I; 5. 

T 

Tapparelli. Prospero D'Azeglio, padre 

dre Luigi. I ; 143. 
Tarallo Giovan Battista. I; 2tl. 
Taaehereaa J. Il; 62. 
Tempie. Sir William. I; 378. 
Tbaon di Bevel Ottavio. I; 256, 588. 
Torrieelli Antonio. I; 542. 
Trobriand Giacomo (de). I; 343. 
Tarrlsi Colaaaa Giuseppina. ]; 154. 



— 406 — 



U 

Usdulena Gregorio II; 102. 

Uso delle Favare, Pietro, (marchese). 

1: 14. 
Unglier Carolina Sabatier. I; 141. 



Veritft don Giovanni, II; 78. 
Verninac Maiut Marc Baimnndo. I; 

397. 
Vleusaeiix Giovan Pietro. I; 189. 

Vigo Salvadore. I; 11. 



w 



Tannucei Atto. I; 174. 
Yeninra Gioacchino. I; 41!; 



W«ber Albrecht. II; 287. 
Well Gustavo. II; 35. 



I2^TIDIOE3 



Carteggio Pag. 1 

Aggiunte e correzioni - 313 

Elogio n 315 

Indice delle persone alle quali sono indirizzate le lettere scritte 

da Michele Amari » 39& 

Indice delle persone dalle quali sono indirizzate lettere a Mi- 
chele Amari n 401 

Indice delle persone delle quali sono dati ragguagli nelle note n 403 



af!tmn\» dtui . jAi^ 20 19«, 



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DG Amari, Michele 

4.65 Carteggio di M chele Amari 

.7 

A6a4. 
1896 
V.2