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Full text of "Catoloque général des ventes publiques de tableaux et estampes depuis 1737 jusqu'à nos jours. Contenant: 1. Les prix des plus beaux tableaux, dessins, miniatures, estampes, ouvrages à figures et livres sur les arts. 2. Des notes biographiques, formant un dictionnaire des peinters et des graveurs les plus célèbres de toutes les écoles"




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CATALOGUE GENERAL 

DES VENTES PUBLIQUES 

DE 



TOME II 



41054 —IMPRIMERIE RENOD ET MADLDE, RUE DE RIVOLI, 144. 



CmLOlilJË filNIRÂL 



DES VENTES PUBLIOUES 



DE 



TABLEAUX ET ESTAMIPES 

Depuis 1737 jusqu'à nos Jours 

CONTENANT 

l« Les Prix des plus beaux Tableaux, Dessins, Miniatures, Estampes, 
Ouvrages à flgures et livres sur les Arts; , 

2« DES NOTES BIOGRAPHIQUES 

FORMANT UN 

DICTIONNAIRE 

Des Peintres et des Graveurs les plus célèbres de toutes les Écoles 



2- Partie. — TABLEAUX — 2e Volume. 
DESSINS, GOUACHES ET MINIATURES 



PARIS 

AUBRY, libraire-éditeur, rue Dauphine, 16. 
CHV7 ) CLEMENT , marchand d'Estampes de la Bibliothèque Impé- 
riale, rue des Saints-Pères, 3. 
RAPILLY, marchand d'Estampes, quai Malaquais, 5. 

MDCCGLXVIII 







1120679 



CATÂLOGl mtUi 



DES VENTES PUBLIQUES 



DE 



TABLEAUX ET ESTAMPES 

Depuis 1737 jusqu'à nos Jours 

CONTENANT 

I» les Prix des plus beaux Tableaux, Dessins, Miniatures, Estampes, 
Ouvrages à figures et livres sur les Arts; 

2» DES NOTES BIOGRAPHIQUES 

FORMANT UN 

DICTIONNAIRE 

Des Peintres et des Graveurs les plus célèbres de toutes les Écoles 
Par un. P. DEFER 



2« Partie. — TABLEAUX — h'' Livraison. 
DESSINS, GOUACHES ET MINIATURES 



PARIS 

AUBRY, libraire-éditeur, rue Daupliine, 16. 
1 CLEMENT , marchand d'Estampes de la Bibliothèque Impc^- 
^ riale, rue des Saints-Pères, 3. 

RAPILLY, marchand d'Estampes, quai Malaquais, 5. 



MDCCCLXVI 



41054 —IMPRIMERIE RENOD ET MAOLDE, RUE DE RIVOLI, 144. 



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CATALOGUE GENERAL 

DES VENTES PUBLIQUES 



DE 



Depuis 1737 jusqu'à nos Jours. 



BOTIGELLI (Allessandro-Filipepi ou Fillipi dit Sandro) 

PEINTRE ET GRAVEUR. 

Né à Florence, en lZi/i7 (1) ; mort en 1515. Il prit le nom de Boli- 
celli d'un orfèvre chez lequel il avait d'abord travaillé, et fut élève 
de Fra Filipo Lippi. Il a peint, à fresque, l'Histoire de Moïse, dans 
la chapelle Sixtine. (Gravé au trait dans l'ouvrage à'EastUike, qui 
donne le détail de celte chapelle.) Ses tableaux se voient à Kome, 
Florence, Berlin, Munich, Londres et Paris. 

1 — L'Annonciation. Figures de petites propor- 
tions. 

Collection de M. Lellan, à Glascow. 

2 — La Vierge et l'Enfant Jésus. « On y reconnaît, 
dit Waagen (ÏV, 260), l'influence de Filipo Lippi. » 

Collection de Mgr le Duc d'Aumale. 



(1) Dans Gaye Cartegio, etc. (I, 3/i3), il est dit : « Le père de 
Sandro donne, en l/i86, l'âge de son fils, comme étant de 33 ans. » 
Sa naissance se reporterait donc à lZiû7, et non pas à l/i37 comme le 
dit erronément Vasari. 



__ 4 — 

3 — Adoration des Rois, avec un chœur d'anges. 
Le principal groupe de ce tableau a été gravé dans 
l'ouvrage d'Otlley, sur les vieux maîtres de l'École 
Florentine. 

Exposé à Manchester, en 1857 (1). Appartient à M. Fuller Mait- 
land (2). 

4 — La Sainte Vierge, debout, porte l'Enfant 
Jésus, qui étend ses petits bras pour caresser sa 
mère. Sur un plan éloigné, un ange prosterné, les 
mains jointes. 

Galerie Massias, 303 fr. 

5 — La Vierge tient l'Enfant Jésus dans ses bras 
et lui donne un baiser; saint Jean lui présente la 
croix. 91-72 cent. 

Ventes Denon, 265 fr.; — Général Despinoy...! 

6 — Portrait d'une femme vue à mi-corps, dans 
l'embrasure d'une croisée. 

Vente Biondi (19 janvier 1839), 265 fr. 

7 — La Vierge, l'Enfant Jésus et deux Anges, dont 
un offre une grenade entr'ouverte à Jésus, qui étend 
ses petites mains pour s'en emparer. 34 p. 10 lig.- 
42 p. 6 lig. Bois et cintré. 

Vente Cardinal Fesch, 2,985 fr. 



(i) Il y avait quatre tableaux de Boticelli à cette exposition. 

(2) Cet amateur avait plusieurs tableaux de maîtres primitifs, à 
Texposition de Manchester. Waagen (Trésor d'Art, III, 3) cite de la 
collection de M. Maitland, deux tableaux de Boticelli dont un repré- 
sente une Nativité, datée de 1511. Le même auteur cite encore plu- 
sieurs tableaux de ce maître qui sont dans les collections particu- 
lières, en Angleterre. 



8 — La Vierge assise, l'Enfant Jésus sur ses ge- 
noux. Tableau sur bois. 

Vente Smith [iSlil], 130 fr. 

9 — Trois Tableaux, dont un Christ sur la croix. 

Venle Artaud de Monlor (1851)...? 

10 — La Sainte Vierge portant l'Enfant Jésus ; elle 
est placée entre deux rosiers. 

Vente de Houdan d'Angers.. .? 

il — La Vierge, l'Enfant Jésus et saint Jean dans 
un paysage. Tableau de forme ronde (1). 
Vente Fouret du Mans, l,ZjOO fr. 

12 — La Vierge à genoux, en acte d'adoration, 
devant l'Enfant Jésus couché par terre. 

Vente Brunet-Denon, lZi52 fr. à M. Reiset. 

13 — La Vierge et FFnfant Jésus. 64-62 cent. 
Vente Barroilhet (1860), 1,100 fr. 

14 — La Vierge et l'Enfant Jésus. Tableau de 

forme ronde. 

Musée du Louvre (2). Estimation : Empire, 1,500 ; — Restauralivw 
Zl.OOO fr. 

15 — La Vierge et l'Enfant Jésus couronné par 
les Anges. 



(1) Il était au Catalogue sous le nom de Jean Bellin. 

(2) Il y a aussi, dans le musée Napoléon Ili, trois tableaux de Bo- 
ticelli, venant de la collection Campana. 



— 6 — 

16 — Autre Vierge et Enfant Jésus entourés 
d'Anges. 

17 — La Vierge adorant l'Enfant Jésus. Tableau 
cité par Waagen comme faisant partie de la collec- 
tion de Lord Nortwick's (1). 

jg — La Vierge et l'Enfant Jésus couronné par 
des Anges. 
Vente Davenport-Bromley, 5,980 fr. 

19 — La Vierge et l'Enfant Jésus entourés de cinq 
jeunes Saints, un rosier derrière eux et un paysage 
dans le fond. 

Vente Davenjwrt-Dromliy, 19,500 fr. à Lord Ashburlon. 

20 — La Calomnie. Sujet imaginé par Apelles et 

décrit par Lucien. 

Ce tableau et ceux des numéros J5 et 16 sont dans la Galerie de 
Florence; ils sont gravés dans l'ouvrage, publié à Florence, sur celle 
Galerie, par une société d'amateurs. 

21 — Vénus tenant une couronne de roses. 
Vente Davenport-Bromley, 3,900 fr. à Lord Somers. 

22 — Autre Vénus faisant pendant (2). 
Vente Davenport-Bromley, 2,600 fr. à Lord Asbburlon. 

23 — Portrait de Smeralda Bandinelli. Cette dame 
est vue de deux tiers et placée debout à une croisée 
ouverte qui laisse pénétrer la vue dans l'intérieur de 

(1) Cette collection a été vendue à Londres, en 1863. 

(2) Une répétition de ce tableau est au musée de Berlin. 



— 7 — 
la maison. Au bas du portrait, une inscription où se 
lit le nom de cette dame. 65-41 cent. B. 

Vente du comte Pourtalès (1865), 3,400 fr. 

DESSINS. 

24 — Étude pour une Madone et deux Croquis. 

Au musée Vicar, à Lille. 

25 — Une Tête, dessinée à la plume d'argent, sur 
papier préparé, provenant de la collection Ri- 
chardson. 

Vente Woodburrif 16 iiv. 5 sch. 

26 — Étude pour une composition de Vénus sor- 
tant de l'onde. Le tableau est à la galerie De^/i Uffizi^ 
à Florence (1). Dessin à la plume. 

Collections Griots, Reiset et Duc d'Aumale. 

BOUGHARDON (Edme) 

SCULPTEUR ET DESSINATEUR. 

Né à Ghaumont-en-Bassigny, le 29 mai 1698; mort à Paris, le 
27 juillet 1762 ; élève de Coustou le jeune. Il obtint le grand prix ; 
fut à Rome en 1723 où il séjourna pendant dix ans (2); il y dessina 
sans cesse d'après l'antique et d'après les ouvrages des plus célèbres 
maîtres italiens; de retour en France, en 1732, sa réputation l'avait 
déjà devancé et annoncé comme un des plus grands dessinateurs et 
un sculpteur de premier ordre. Il a exposé aux divers salons de 1737 

(1) Il y avait aussi 20 dessins de ce maître, exposés dans une des 
salles de celte galerie. 

(2) Il fil le buste de Clément XII, pape, qu'il termina en 1731, et 
qui lui fat payé 2,500 Iiv. — Ed. Boucliardon eut un frère, né à 
Chaumont en 1711, et qui mourut à Stockholm, en 17Zi5, où il avait 
été appelé en 1735, pour prendre part aux travaux que la cour faisait 
exécuter. (Voyez Dussieux, pages 3û9 et Zi59.) 



— 8 — 

à 17Zil, fut reçu académicien le 27 juillet 1762, et nommé dessina- 
teur en titre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Son 
portrait (à Versailles) a été peint parDrouais et gravé par Beauvarlet, 
aussi d'après Cochin. Voyez la Vie de Bouchardon, par Caylus. Paris, 
1762, in-12 ; Mariette (A. B., II, 162); labbé de Fontenay (1776), et 
une Notice, en tête du Catalogue de la vente de son Cabinet, qui a 
eu lieu en novembre 1762, en sa maison rue de la Magdeleine (Porte 
Saint-Honoré). On a beaucoup gravé d'après Bouchardon. (Voyez 
Heinecken.) 

DESSINS. 

1 — Les Cinq Sens (1). Cinq dessins ovales. 14 p. 

3 lig.-lO p, 9 lig. Gravé par Caylus. 

Vente Jullienne, 600 liv ; — les contre-épreuves de ces dessins 
vendues chez Mariette, 301 liv. 

2 — Les Saisons. 

Ventes Crozat, baron de Thiers (1772), 350 liv. 

3 — Apollon et sept des Muses dans des niches, en 
huit dessins à la sanguine. Ces morceaux ont été 
gravés par Huquier. 

Vente Huquier, graveur, 80 liv. h sous. 

4 — Projet pour une fontaine. Il représente Mer- 
cure qui ramène Hercule des Enfers, l'instant d'après 
que ce héros vient d'enchaîner le Cerhère. Superbe 
dessin à la sanguine. 

Vente Lempereur (2), 650 liv.; — Prince de Conti, 501 liv. 



(1) Le catalogue Jullienne n'en indique que quatre; mais une note 
manuscrite, sur celui que nous possédons, dit qu'il y en avait cinq. 

(2) Il y avait soixanten^inq dessins de Bouchardon dans la collection 
Lempereur. 



— 9 — 

5 — Los Fêtes de Lupercaleset de Paies. Dessins 
contre-épreuves à la sanguine. 9 p. -21 p. 6 lig. 
Gravées par de Caylus et Fessard. 

Ventes Lempereur, 22Zi fr. ; — Mariette, 720 livres. — Randon 
de Doisset, hOO liv.; — Prince de Conti (1), ZjOl liv.; — Ch. (1788). 
375 liv. 19 sous ; — du 19 avril 1803, 152 fr. 

6 — Adoration des Rois. L'Enfant Jésus leur est 
présenté par la Sainte Vierge et un Ange; saint 
Joseph est debout derrière la Vierge. Dessin à la san- 
guine dans le goût italien. 14 p. 6 lig. -20 p. Collec- 
tion Mariette. 

Ventes Ch. (1788), 130 liv.; — du 18 avril 1803, 90 fr. 

7 — Le Printemps et l'Été. Etudes pour la fontaine 
de la rue de Grenelle. 17-19 p. 6 lig. Collection 
Mariette, qui a publié une lettre sur cette fon- 
taine, en 1746. 

Vente Ch. (1788), 2Zil liv. 

8 — Dix Figures d'enfants nus et un Bouc supé- 
rieurement bien dessinés à la sanguine ; ils ont servi 
d'Études pour la fontaine de Grenelle. 

Vente Mariette, ll/i3 liv., en huit lots. 

9 — Un Sujet agréable pris dans le Songe de 
Poliphyle (liv. I, ch. xvi). On y voit plusieurs 
nymphes prenant le bain, et un berger couronné de 
fleurs par d'autres nymphes. Dessin à la sanguine. 

Vente Mariette, 515 liv. 



(1) H est dit dans le Catalogue que les dessins ont passé en Angle- 
terre. 



— 10 — 

i — Le Cachet de Michel-Ange. Dessin très-fini 
h la sanguine. 
Vente Mariette, 780 liv. au Musée du Louvre. 

11 — Cent quatre-vingt-quatorze petits Sujets et 
Têtes, dessinés à la sanguine, d'après les pierres gra- 
vées antiques du Cabinet du Roi, et qui sont connues 
par les estampes qui sont insérées dans le Traité des 
Pierres gravées de Mariette, en deux volumes in-folio. 
Ces dessins sont dans deux boîtes formant livre in -4% 
en maroquin jaune. 

Ventes Mariette, 2,812 liv. (1); — Dumont, membre de l'Institut, 
un volume seul de quatre-vingts dessins, ûl l"r. 

12 — Deux petits Dessins à la sanguine d'un pré- 
cieux sans égal, représentant le Couronnement du 
roi Pépin et FÉtablissement de la Loi salique. 3 p. 
6 lig.-7 p. 9 lig. 

Ventes Mariette, 700 liv.; — Randon de Boisset, 1220 liv.; — 
Vassal de Saint-Hubert, 1,000 liv.; — Basan (1798), Zi20 liv. 

13 — Contre-Épreuves de deux charmants Sujets 
de Diane au bain. Gravé en ovale par de Caylus. C-7. 
Collection Mariette. 

Vente Randon de Boissel, kàO liv. 

14 — Une Nymphe de Diane, nue et assise dans 
un fond de paysage, auprès d'une fontaine où elle 

(l)Une note manuscrite de notre Catalogue dit : < qu'achetés par 
l'aillet, ces dessins ont été recédés, au prix de 3,000 liv., à Cleris- 
seau, architecte, qui a dû les emporter en liussie ». Il y avait 
soixante-cinq conlit>-épreuves de ces dessins dans la vente Watelet, 
en 1786. 



— 11 — 

est prête à se baigner. Ce morceau, précieusement 
terminé, porte deux pouces de diamètre; il est dans 
une bordure en bronze doré. 

Vente Marquis de Marigny, 330 liv. 

J5 — Un charmant Sujet, plein de grâce et d'es- 
prit, représentant l'Amour nu, debout, tendant son 
arc (1) ; on \oit à ses côtés plusieurs groupes de jeux 
d'enfants. Dessin à la sanguine. Diamètre : 3 pouces. 
Dans un cadre en bronze doré. 
Vente Marquis de Marigny, 250 liv. 

16 — Allégorie figurant l'Architecture. Dessin au 
crayon rouge sur papier blanc. 

Ventes par Boileau (1782), ^00 liv.; — Le Brun (1791), 275 liv. 

17 — Un Sujet pastoral, tiré de la cinquième 
Églogue du poème de Fontenelle. On y voit, dans une 
forêt, un jeune homme et une jeune fille debouts, 
les bras enlacés l'un dans l'autre. Quatorze petits 
Amours sont groupés autour d'eux sur différents 
plans. 3 p. 9 lig.-3 p. 

Ventes Comte de Vaudreuil {T vente, 1787), 280 liv.; — Le Brun 
(1791), 281 liv. 

18 — Deux très- belles Études de figures pour la 
fontaine de la rue de Grenelle. Dessin à la sanguine. 
23-17. 



(1) Boiichardon a exécuté une cliannanle statue de ce sujet; elle 
était au château royal de Choisy. Le modèle en terre cuite l'ut 
vendu 901 liv. chez Mariette. 



— 12 — 

Ventes Duc de Ch. (1787), 168 liv.; — Z)., par Le Brun (15 février 
1789), 212 liv. 

19 — Dessin d'une Bataille pour l'Histoire de 
France, ayant au bas la légende suivante : Chodou; 
Alaricum interficit. Cette riche composition est exé- 
cutée à la sanguine sur papier blanc. 3 p. 6 lig.- 
7 p. 6 lig. 

Vente D., par Le Brun (15 février 1789), 300 liv. 

20 — Vingt-cinq Dessins et Contre-Épreuves à la 
sanguine. 

Vente Silvestre (1810)^ 22 fr., en trois lots. 

21 — Monument funéraire du cardinal Fleury, 

en 1740. Dessin à la sanguine de la collection 

Mariette (1). 

Vente Silvestre (1851), 18 fr., avec un dessin du portrait de N. Za- 
baglia, architecte, par Saly, provenant aussi de la collection Mariette. 

22 — Marche de Silène et Faune près d'un Ternie. 
Deux dessins à la sanguine d'une exécution soignée, 
faits d'après des pierres gravées. 

Vente M. F. (Forster, graveur), 60 fr. 

23 — Femme couchée. Belle étude à la sanguine. 

Vente iVorWift (1855), 3Zi fr. 

BOUGHARDY FILS (2) (Etienne) 

PEINTRE DE PORTRAIT EN MINIATDRE. 

Cet artiste est mort en 1850; élève de Gros et de Sicardy. A ex- 



(1) Le modèle en terre cuite se trouvait dans celte collection, il a 
été vendu 97 liv. 

(2) Son père, aussi peintre en miniature, était de Lyon. 



^ 13 — 

posé depuis 1819. Il est inventeur du Physionolrace, macliine à repro- 
duire les profils. 

1 — Portraits des Artistes dramatiques de la Co- 
médie-Française, vers 1810. Vingt-quatre dessins au 
pastel. 

Vente H,, par Vignères (12 décembre 1853)...? 

2 — Trente Dessins. Portraits aux trois crayons. 
Vente par Vignères (9 novembre 1857)...? 

3 — La pauvre Artiste. C'est le portrait de la sœur 
de Bouchardy. Miniature. 

4 — Portrait de Philippe, duc d'Orléans et de son 
fils aîné le duc d'Orléans. 

Vente de 12/i miniatures (23 mars 1860)...? 

5 — M. Guizot, d'après Delaroche. Miniature. 

Vente Soret (1866), 30 fr. 

BOUCHER (François) 

PEINTRE ET GRAVEUR. 

Né à Paris, en 1706; mort dans la même ville, le 30 mai 1770. Fils 
d'un dessinateur de broderie, il entra chez Le Moyne où il ne resta 
que trois mois; il vint ensuite demeurer chez Laurent Cars, qui l'em- 
ploya à dessiner pour son fonds de commerce. Il fit connaissance avec 
M de Jullienne, qui lui fit graver des dessins de Watteau. « Il s*en 
acquitta si bien, dit Manette (A. B., II, 165); sa pointe légère et spi- 
rituelle semblait faite pour ce travail. M. de Jullienne lui donnait 
2U liv. par jour^ et tous deux étaient contents, car Boucher était ex- 
péditif et la gravure n'était pour lui qu'un jeu (1). » En 1723, il rem- 



(1) Voyez pour les eaux-fortes, par Boucher, le Peintre-Graveur 
Français, continué par M. Prosper de Beaudiconr. Deux volumes 
in-octavo de parus. 



— 14 — 

portait le grand prix (l)el partit pour Konie, dont il revint en 1731; 
il fut agréé à l'Académie et, plus tard, académicien, en 173/i; nommé 
peintre du roi à la mort de Vanloo et attaché à la manufacture des 
Gobelins (2). Artiste laborieux, la facilité de son exécution lui fit pro- 
duire un grand nombre de tableaux et de dessins, lesquels, d'après 
sa propre estimation, s'élèveraient à plus de dix mille. Ses ou- 
vrages eurent une grande vogue, et tous les plus habiles graveurs du 
xviii'' siècle reproduisirent ses tableaux et dessins, et il trouva d'ex- 
cellents interprètes dans les procédés nouveaux de la gravure au 
crayon de François, Bonnet et Demarteau. Voyez Heinecken et les ca- 
talogues Paignon-Dijonval, Wincler et Devèze (3). 

Boucher a peint plusieurs tableaux chez le roi, conjointement avec 
Natoire et Vanloo; d'autres pour des dessus de portes chantournés 
(sujets de pastorales et l'Histoire de Psyché) {'i), pour être exécutés 
en tapisseries à la Manufacture royale des Gobelins, et divers sujets 
pour les maisons royales de Saint-Uloud, Fontainebleau ; une Nativité, 
pour la chapelle du château de Bellevue; l'Éloquence et l'Astronomie, 
au Cabinet des médailles de la Bibliothèque impériale, rue de Riche- 
lieu ; aussi dans la maison de Demarteau , graveur, rue Saint- 
Benoît (5). Boucher a exposé aux salons de 1737 à 1769. Il avait un 
Cabinet d'objets d'art, dont la vente eut lieu après son décès, le 
18 février 1771. Consulter encore, pour les divei's jugemenls portés 
sur le talent de ce peintre, Bachaumont^ Diderot Œssais sur la Pein- 
ture); MM. de Concourt (Etudes sur les Maîtres du xvin^ siècle): Dus- 
sieux (les Artistes français h l'étranger). 



(1) Le sujet du concours était Evilm Piodack. fils de Nabuchodo- 
nosor, délivrant Joacliim que son père tenait captif depuis dix-sept 
ans. 

(2) Il remplaça Oudry, mort le 30 avril 1755, âgé de 69 ans. 

(3) Le portrait de Boucher a été peint par Bosselin et gravé par 
Salvador, et aussi par Cars, d'après Cochin. 

(â) liachaumont, â l'article Boucher, indique dix sujets de l'His- 
toire de Psyché, qui sont^ sans doute, pour la tenture exécutée aux 
Gobelins de 1750 à 1791, dont parle Lacordaire dans sa notice sur les 
Gobelins, en 1855. 

(v)) Voyez une note de M. de Montaiglon, dans la Bévue universelle 
des Arts (novembre 1850). 



— 15 — 

Bouclier eut un fils, Juste-François Boucher, né en 17A0, mort 
en 1781 ; il fut dessinateur d'ornements et architecte {!). 

1 — Paysage orné de ruines. On y voit une ber- 
gère et une autre paysanne au bord de l'eau, avec 
plusieurs animaux. Ce sujet est entouré d'ornements 
et d'attributs champêtres. 

Vente Angran de Fontpertuis (17Zt8), 200 liv. 

2 — Les Bergers à la fontaine. Gravé sous ce titre, 
par Fessard. Ovale. 26-22. 

Vente du comle de Vence, 192 liv. 

3 — Le Départ de Jacob. Gravé par Madame Lem- 
pereur. 20-16. Le catalogue dit : «Ce peintre des 
Grâces, que les Hollandais nomment l unique Bou- 
cher, a peint ce tableau dans le goût italien, tant par 
le dessin que par rapport à la composition ingénieuse 
et au coloris. » 

Ventes du comte de \ence, 221 liv.; — Nogaret, 172 liv. 

4 — Deux tableaux très-capitaux. Ils représentent : 
l'un, le Lever d'Apollon ; il est prêt de monter sur 
son char entouré de naïades, dont l'une tient les 
rênes de ses coursiers, et une auti^e lui présente sa 
lyre. L'autre, le Coucher de ce dieu. 11 descend de 
son char dans le sein de Téthys ; plusieurs groupes 
de naïades l'environnent; la Nuit, portée sur des 
nuages sous la figure d une femme endormie, étend 



(1) On a gravé sur ses dessins un recueil de 338 pi. en deux vo- 
lumes in-folio. Ces planches figurent au catalogue du fonds de Basan, 
ainsi qu'un grand nombre de sujets gracieux gravés d'après Boucher 
père. 



— 16 — 

son voile. Ces deux tableaux, dont les compositions 
sont riches et pleines de poésie, sont les plus beaux 
de cet artiste, que l'on sait les avoir faits pour Ma- 
dame de Pompadour. Ils devaient être exécutés en 
tapisserie par Cozette et Audran. 120-96. 

Ventes de Madame de Pompadour, 9,800 liv.; — du maréchal de 
Syncy (1789)...? — Langlier (1789)...? (1) — Baron C, par Febvre 
(le 2 août 1855), 20,200 fr. au marquis d'Hertfort. Exposé à la Société 
des Artistes, boulevart des Ualiens, en 1860 (2). 

5 — Nativité. Gravé par Fessard, sous le titre : la 
Lumière du Monde. 64-47. Ce tableau était dans la 
chapelle du château de Bellevue. 

Vente de Madame de Pompadour, 722 liv. 

6 — Noé entrant dans l'Arche avec tous les Ani- 
maux, et Noé offrant un Sacrifice à la sortie de 
l'Arche. 12-24. B. Deux tableaux. 

Vente Jnllienne, 1,190 liv. 

7 — Paysage avec figures et animaux. Gravé par 
Pelletier. 

Vente Cayeux, 301 liv. 

8 — Deux tableaux de forme ovale, représentant 
des Pastorales, dont on connaît les estampes gravées 
par DauUé, sous le titre : Amusements de la Cam- 
pagne et Musique pastorale. 

Vente Deringhen, l,/i00 liv. 



(1) l\ y avait dans cette vente quatorze tableaux de Boucher; ils 
venaient du IMont-dc-Piété. 

(2) n y avait vingt tableaux de Boucher à colle exposition. 



— 17 — 

9 — Une Femme en chemise, assise sur un lit, 
caresse un chat; une jeune fille la regarde; un 
homme, vu à mi-corps, cherche h ouvrir le rideau. 
30-24. 

Vente Sorbet (1776), 700 liv. 

10 — Le Reposde Vénus etdel' Amour, dans un riche 
paysage. L'Amour, pendant le sommeil de sa mère, 
joue avec les colombes de son char. Le pendant re- 
présente le Repos de Diane au retour de la chasse. 
28 p. 6lig.-20 p. 6 lig. 

Vente Blondel d'Azincourt (1); le premier tableau, 680 liv.; le se- 
cond, Zi09 liv. 

H — La Naissance de Vénus. Cette déesse est re- 
présentée appuyée sur un dauphin ; elle est entourée 
d'Amours et est accompagnée d'une Naïade et d'un 
Triton. Gravé par Levasseur. H p. 6 lig. -14 p. 6 lig. 

Venle Jacqmin, joaillier, Zi80 liv. (2). 

12 — La Naissance et la Mort d'Adonis. Deux ta- 
bleaux gravés par Aubert. 24-30 chacun. 

Vente de Lalive de Jully, 1^021 liv. (3). 

13 — Le Sacrifice de Gédéon. 47-31. 

Ventes de Lalive de Jully, 750 liv.; — Prince de Couti, 2,012 liv. 

14 — Pastorale. Un berger assis, jouant du flageo- 

(1) Il y avait treize tableaux de Bouclier dans cette collection. 

(2) 11 y avait encore dans celle vente deux paysages de Bouclier, 
vendus 700 liv. 

(3) Ces deux tableaux ont fait pai'lie de Texposilion pour la Société 
des Artistes, en 1860. 

IT (tab.) 2 



— 18 — 

iet , à côté de sa bergère, qui lieiil de sa main droite 
une couronne, et de la main gauche un panier de 
fleurs ; dans le coin, à gauche, un groupe de mou- 
tons. 35-52. 

Vente du comte Du Barry, 600 liv. 

15 — Une Auberge hollandaise construite dans 
des rochers, au devant de laquelle se trouve un che- 
val blanc attelé à une charrette, dans laquelle on 
charo^e des bai^ao^es. Il v a en tout 1 3 fi'^ures. Ce char- 
mant tableau, peint dans le goût de AVouvermans, 
fait honneur à la mémoire de M. Boucher. 13 p. 
3 lig.-17p. 3lig. B. 

Vente De Grammont, 799 liv. 19 sous. 

16 — Rebecca, qui reçoit les présents du serviteur 
d'Abraham. Composition de 12 figures. 37-34. 

Ventes Blondel de Gagny, 1,230 liv.; — Lerouge, l,2ZiO liv. 

17 — Un Paysage où est un pont, au-dessus du- 
quel est un colombier, sur le bord d'une rivière oti 
est un pécheur. Gravé par Chedel, sous le titre du 
Colombier. 

Vente Gaillard de Gagny (1762), 96 liv. 

18 — Deux tableaux de forme ovale, en hauteur, 
faisant pendant ; ils représentent deux femmes à leur 
toilette dont une prend un bain de pieds ; elle est 
vue de face, les jambes dans un seau de porcelainec 
19 p. 6 1ig.-15 p. 



— 19 — 

Ventes Handoii de Boisset (1), 1,250 liv.; — Baron de Sainl- 
Julien, 1,^00 liv.; — Dubois, joaillier, 700 liv. 

19 — Une Femme en méditation. C'est la copie, 
faite avec toute l'intelligence possible, du tableau de 
Carlo Cignani, qui est dans le catalogue de la collec- 
tion Randon de Boisset. 

Ventes Bandon de Boisset, 760 liv.; — Madame de Cossé, 600 liv. 

20 — La Nativité de Notre-Seigneur. Cintré du 
haut. 22-32. 

Vente Bandon de Boisset, 800 liv. 

21 — Première Pensée, peinte en grisaille, du ta- 
bleau précédent. 

Vente Bandon de Boisset, 272 liv. 

22 — Syrinx, poursuivie par le dieu Pan, se réfu- 
gie dans les bras du fleuve Lédon qui la change en 
roseau, que le dieu coupe et dont il fit la première 
flûte. Le pendant représente Alphée poursuivant Aré- 
thuse, qui se réfugie dans les bras de Diane. Ces 
deux tableaux, de forme ronde, ont 9 p. 6 lig. de 
diamètre. 

Ventes Bandon de Boisset, 1,610 liv.; — Aiibert, 7/i8 liv, 

23 — Hercule et Omphale. 34-27. 

Ventes Bandon de Boisset, 3,8ZiO liv.; — par Paillet (30 novembre 
1778), Ubi liv. (2); — Vaudreuil (1787), 900 liv. 



(1) Il y avait dix-neuf tableaux de Boucher dans cette collection. 

(2) Il y avait encore dans celte vente un tableau, par Boucher, re- 
présentant une dame prenant une tasse de chocolat. 19-13. Vendu 
68 liv. 



— 20 — 

24 — Un charmant Paysage, dont le milieu offre 
un pont de bois traversé par nne rivière; on y voit 
une jeune fille qui regarde dans l'eau, un panier sur 
l'épaule au bout d'un bâton, 9-1 3 p. -3 lig. B. 

Ventes Randon de Boisset, 682 liv.; — De Boullongne...! 

25 — Deux Tableaux faisant pendant; l'un repré- 
sente Vénus jouant avec l'Amour; l'autre, Vénus 
corrigeant l'Amour. Ces deux jolis morceaux sont 
du temps de Lemoyne. 17-25. 

Vente Madame de Cossé, 600 liv. 

26 — Un beau paysage, au milieu duquel passe 
une rivière. Sur la gauche, on voit plusieurs figures 
et animaux. 44-29. 

Vente Silvestre (1778), 192 liv. 

27 — Sujet pastoral. Une jeune bergère debout 
tenant une rose, le coude appuyé sur une cage ou- 
verte; un berger est assis et lui présente une fleur; le 
fond offre un paysage. Tableau peint en 1765. 34-27. 

Vente par Le Brun (1778), 519 liv. 19 sous. 

28 — Intéiieur de Ferme. Copie d'un tableau de 
Philippe Wouvermans. 13 p. 6 lig. -18 p. 

Vente Trouart, 700 liv. 

29 — Diane et Endymion. Cette déesse se présente 
dans un croissant au milieu d'un beau ciel ; elle ad- 
mire le berger que contemple aussi TAmour. 44-56. 

Vente par Boiieau (2» vente, prince de Conti\ 750 liv. 

30 — Un Berger dormant auprès de sa Bergère 



— 21 — 

qui le pare de Heurs. Gravé par Aliamet, sous le titre 
de : la Bergère prévoyante, 33-26. 

Ventes Lerehourg (1778)...? — Marquis de Chamgrand, 650 liv. 

31 — Vénus demandant des armes à Vulcain (1). 

Signé F. /?., 1747. Exposé au Salon de 1747. 

Vente Chardin, peintre, Zi20 liv. Ce tableau a été exposé, pour la 
Société des Artistes, boulevarl des Italiens, en 1860. Il appartient à 
M. Lacaze. Il y a, au musée du Louvre, un tableau représentant le 
même sujet; il est daté de 1732. 

32 — Un beau Paysage de forme ovale, en hau- 
teur, où l'on \oit Jupiter sous la forme de Diane, 
pour surprendre Galisto. 28-23. 

Vente Leroy (1780). 1,305 liv. 

33 — Vénus couchée sur un lit, les jambes croi- 
sées; l'Amour dort près d'elle; son carquois est à 
quelque distance de lui. 24-30. 

Vente PraM/^ 1,210 liv. 

34 — Le Calendrier des Vieillards. Composition 
de trois figures peintes en grisaille, en 1745. Ce 
sujet est gravé. 12-10. 

Vente Sireuit (2), 2/t liv. la sous. 

35 — L'Amour persuadant à Vénus de quitter sa 
ceinture pour obtenir la pomme d'or. — Le pendant 



(1) Il y avait, décrits dans la vente Watelet, en 1786, plusieurs 
tableaux de Boucher, dont un représentant Vulcain remettant à 
Vénus les armes quMl a forgées pour Énée. 8/i-63. — Il y avait aussi 
dans celte même vente, plus de soixante dessins de Boucher. 

(2) Il y avait seize tableaux et esquisses de Boucher dans cette 
collection. 



— 22 — 

représente le Jugement de Paris. Ce berger accorde 
la pomme à Vénus, qui lui remet sa ceinture. 42-30. 

Vente Sireuil, 232 liv. 

35 — Une jeune Femme nue et étendue sur un lit 
de repos. Sur le devant, un coussin, une cassolette 
à parfum et une rose. Gravé par Demarteau. 22-27. 

Ventes Menais, marquis de Marigny (1), 579 liv. 19 sous; — 
Billy, 700 liv. 

37 — Le Fleuve Scamandre. Sujet représentant 
une Femme nue, dans l'attitude de la surprise en 
apercevant un homme au tt^avers des roseaux. Gravé 
par Daullé, sous le titre : la Double Surprise. 21-13. 

Vente Menars, marquis de Marigny, 2Zil liv. 

38 — Deux jeunes Filles assises sur un gazon, at~ 
tachant une lettre au col d'une colombe ; elles sont 
entoui'ées de plusieurs moutons et d'un chien, sur un 
l'ond de paysage pittoresque. Gravé par Ouvrier. 

Vente Menars, marquis de Marigny, 681 liv. 

39 — Sujet pastoral dans un paysage. On y voit 
une paysanne endormie et réveillée avec un brin de 
paille, que lui passe sous le nez un paysan. Ce sujet 
est connu par l'estampe de Gaillard. 28-25. 

Vente Menars, marquis de Marigny, 396 liv. 

40 — Vénus au Bain. Elle tient son fils dans ses 



(1) Il y avait vingt tableaux de Boucher dans celte collection. 



— 23 — 

bras ; il semble craiudre l'eau où sa mère veut le bai- 
gner. 44-30. 
Vente Menars, marquis de Marigny, 605 liv. 

41 — La Toilette de Vénus. Boucher, qui, avec 
juste raison, a été nommé le peintre des Grâces, a 
développé dans ce sujet tous ses talents et la fécon- 
dité de son génie ; en effet, rien n'est plus agréable 
que ce tableau : la déesse est assise environnée d'A- 
mours qui folâtrent autour d'elle ; une cassolette, des 
vases et autres ornements de toilette enrichissent cette 
composition. 40-30. 

Vente Menais, marquis de Marigny, 587 liv. 

42 — Vénus désarmant l'Amour. Elle est sur un 
nuage et l'Amour la supplie, à genoux, de lui rendre 
ses armes. Forme ovale. 42-32. Gravé par Fessard. 

Vente Menars, marquis de Marigny, 730 liv. 

43 — Les Saisons en quatre tableaux faisant pen- 
dant. Ces sujets sont connus par les estampes qu'en 
a gravées Daullé. Ces tableaux ont appartenu h 
Madame de Pompadour. 20-27 chacun. 

Vente Menars, marquis de Marigny, l,Zi02 liv.; — Beaujon (1787), 
88/1 liv. 

44 — Paysage pittoresque et d'un effet piquant, 
orné de figures pastorales dans la manière de Le- 
moyne. 30-25. 

Vente DeMontuUé (1), ZiOO liv. 

(1) Il y avait quatre tableaux de Bouclier dans celte collection. 



— 24 — 

45 — Une jolie Cuisinière, représentée debout, 
ayant des œufs dans son tablier, et paraissant faire 
quelque résistance aux empressements d'un jeune 
homme qui cherche à l'embrasser. 20-17. 

Vente du comte de Merle...! 

46 — Un Moulin à eau des environs de Paris. On 
remarque, sur le devant, une jeune femme qui lave 
du linge; près d'elle, un enfant; à gauche, un 
homme appuyé sur la barrière d'un pont. 20-24. 

Vente Le Roy de SenneviUe...! 

47 — Marche de figures et d'animaux. Esquisse 
en grisaille dans le genre de Benedette de Casti- 
glione. 15-10. 

Vente Le Roy de SennevUle...'^ 

48 — Deux Nymphes au Bain et couchées sur des 
draperies, entre des roseaux; un Satyre, conduit par 
deux Amours, vient les surprendre. 12-15. 

Yen[eRiUy,66i\i\. 

49 — Deux jNaïades surprises par un Faune. Ou y 
voit aussi deux Amours dont un occupé à repousser 
le faune ; l'autre tient un (lambeau et une flèche. 
12-15. 

Vente Godefroy, 660 liv. 

50 — Les Bergers à la Fontaine. Gravé sous ce 
litre par Pelletier. 20-23. 

Vente Boudât de Montrcdon, 870 liv. 

'il — Vn tableau de forme ovale, reprcbentanl les 



~ 25 — 

Grâces qui enchaînent l'Amour. Cette composition, 
la plus gracieuse qui soit sortie des mains de Bou- 
cher, ofTre trois belles figures de femmes de grandeur 
naturelle. Signé et daté de 1737. 52-60. 

Vente Pariseau, 775 liv. 

52 — Jupiter et Galypso, et Bacchus et Ariane, 
deux tableaux de forme o\ale. 24-20. 

Vente Marin, liih liv. 

53 — Deux Sujets pastoraux de forme ovale, qui 
ont été faits pour Madame de Pompadour. L'un re- 
présente une bergère pressée par son amant; l'autre, 
un berger assis près de sa bergère et lui présentant 
un oiseau. Un riche fond de paysage orne ces tableaux 
qui sont du bon temps de Boucher, dont la célébrité 
a passé comme un nuage, quoiqu'on ne puisse lui 
refuser de grands talents dans tous les genres. 30-24. 

Vente par Basan (1790), AOO liv. 

54 — Portrait de Madame de Pompadour. Elle 
est représentée assise à sa toilette dans un costume 
négligé, la poitrine découverte par l'ouverture que 
forme le peignoir. 28-22. 

Vente Quintin Craufurd.,. ? 

55 — Un Peintre à son chevalet, occupé à peindre 
un paysage; près de lui, à droite, un jeune broyeur 
de couleurs et une femme tenant un enfant; à 
gauche, un étudiant tenant un portefeuille sous son 
bras. La catalogue dit que c'est le portrait de Bou- 
chei', sa femme et son élève Deshayes, qui devint 



— 26 — 

son gendre (i). 11 dit aussi que ce tableau s'est \eudu 
1,200 liv., en 177S. 15-12. 

Ventes Collet (1787)...? — Lemoyne, architecte (1828)..? — 
Pourialès, 7,000 fi. 

56 — Vénus et l'Amour. Composition remplie de 
«races, mais d'une couleur médiocre. On lit à 
droite : F. Boucher, 1744. Forme ovale. 44-24 p. 
9lig. 

Vente Collet,,.! 

57 — Les Amants surpris. Tableau gravé sous ce 
titre par Gaillard. Du Cabinet de M. Perinet. 

Vente (26 décembre 1827), 520 fr. 

58 — Deux bons Tableaux de Boucher. Dans l'un, 
il a représenté des enfants nus jouant avec un bouc, 
sur lequel l'un d'eux est affourché ; dans l'autre, des 
enfants s'amusent avec des oiseaux. 24-26. Le cata- 
logue dit : ((Élevé trop haut de son vivant et ensuite 
trop abaissé, Boucher va reprendre la place qui lui 
est due. 11 corrompit le goût ou plutôt se conforma 
à celui de son temps ; il abusa de ses facilités, mais 
cependant en homme de génie. » 

Vente D. M. [U fév. 1833), 139 fr. 95 c. 

59 — Dans un Parc, au bord d'une fontaine, deux 
jeunes gens, ayant lutté sur les instrument, en pré- 



(1) Il y a une estampe de ce tableau, gravée par Madeleine Igonct, 
en mai 1752; elle porte soulemonl le titre : la Peinture, sans la men- 
tion que ce soit le portrait de Boucher. 



— 27 — 

sence d'une jeune fille, sont dans l'attente du prix 
réservé au vainqueur. 

Vente par George (2 mars 1839), 529 fr.; — D'ilarcourt, 721 fr. 

60 — Sous les traits d'une Femme mondaine, d'un 
Enfant auquel elle enseigne la lecture et d'un Vieil- 
lard apportant des provisions de fruits, Boucher a 
peut-être voulu représenter une Sainte Famille. 

Vente Brmlé, 201 fr. 

61 — Portrait en pied du comte de Provence se 
promenant dans les jardins de Versailles. 

Même vente, 160 fr. 

62 — Deux Bacchantes endormies dans un bo- 
cage et couchées sur de molles draperies sont sur- 
prises par des Satyres. 

Vente par George (16 décembre ISZil), 1,500 fr. 

63 — L'Amour peintre et l'Amour enseignant 
l'histoire. 

Vente Delamorre, 777 fr. 

64 — La Nymphe Syrinx, poursuivie par le dieu 
Pan, se réfugie dans des roseaux, au milieu d'autres 
nymphes; elle est nue, couchée sur des draperies; 
ses pieds baignent dans Feau. 

Vente de Cypierre, 900 fr.; — M. G. de M. (2 mars 1853), 1,200 fr. 

65 — Terpsychore, assise sur des nuages, demi- 
nue, et tenant un tambour de basque ; un petit 
Amour lui apporte des guirlandes de fleurs. 

Vente de Cypierre, 785 fr.; -- M. G. de M. (2 mars 1853), l,01/i fr. 



— 2^ — 

66 — Trois Amours, dont deux assis sur des 
nuages, se disputent une colombe. Signé : Boucher, 
1741. 

Vente Brunet-Denon, Zi60 fr., à M. Marcille. 

67 — Diane au Bain, surprise par Actéon. Char- 
mante esquisse. 

Vente Saint, 217 fr. 

68 — Paysage pittoresque. Une passerelle traverse 
une rivière sur laquelle est un bateau d'où des pê- 
cheurs jettent leurs filets. 

Même vente, 180 fr. 

69 — Bergère couchée et endormie; près d'elle, 
son mouton favori. Son berger la regarde avec 
amour. 

— Bergère assise tressant des couronnes; près 
d'elle, un berger jouant de la flûte. Près d'eux, leurs 
moutons parqués. 

Vente du docteur Rossi (18/i7), 1,667 fr. les deux tableaux. 

70 — La Toilette de Vénus. Très-bon tableau 
d'une gi^acieuse composition et d'une large exécu- 
tion. 

Vente par D^/er (18 janvier 1850), 520 fr. 

71 — Quatre Sujets mythologiques, de la plus 
belle ([ualité du maître, ayant fait partie d'une déco- 
ralioii d'un boudoir sous Louis XV, peut-être celui 
de Madame de Pompadour, dont les traits nous sem- 
bloiil repr()(hiils dans la (igure de Vénus qui se trouva 



— 29 — 

dans ces compositions, représenlant les Amours de 
Vénus et Vulcain, Vénus et les Amours, Mars et 
Vénus que surprend Vulcain, et le Jugement de 
Paris. Ces quatre tableaux, signés et datés de 1754 ; 
ils sont arrangés en forme de paiavent, et il se trouve 
au revers des feuilles une composition de Lancret. 

Vente Proiisteau de Montlouis (1851), 10,600 l'r., à M. le marquis 
(l'Herlfort. 

72 — Diane et Calisto, Vénus et Adonis. Ces deux 
tableaux sont de forme ovale. 

Même vente, 3,250 fr. 

73 — Le Moulin à eau. Paysage pittoresque. 

Même vente, 300 fr. 

74 — Deux grands Tableaux représentant des 
scènes pastorales, et quatre dessus de porte faisant 
pendant. 

Ces six tableaux ornaient le grand salon du rez-de- 
chaussée du château de Montigny-Laucoup, bâti par 
M. Trudaine, ancien sous-intendant des finances sous 
Louis XV, et rendez- vous de c basse de ce prince. 

Vente du duc de Stacpool. Les deux grands sujets, 12,600 fr.; les 
quatre dessus de porte, 5,ù00 fr. 

75 — L'Heureux Pécheur, le Retour au Marché, 
le Bonheur au Village, la Halte à la Fontaine. 240- 
111 cent. Ces quatre tableaux provenaient de la dé- 
coration du grand salon de l'hôtel Richelieu. 

Vente par Lefebvre (18 mai 1852)...? 



— 30 — 

76 — Jupiter et Calisto. 

Vente par Febvre (19 février 1856), 3,000 fr. 

77 — Diane et Endymion. 

Vente M. G. de M., par Laneuville, 900 fr. (1). 

78 — Les Quatre Saisons figurées par des scènes 
champêtres. 81-165 cent. 

Vente de Madame Gentil de Chavagnac, 10,200 fr. 

79 — Jupiter et Calisto, et le pendant Céphale et 
l'Aurore. 

Vente de Madame Gentil de Chavagnac, 2,825 fr. 

80 — Le Goûter sur l'herbe et Danse sur l'herbe. 
Deux tableaux signés et datés de 1 738. La notice dit : 
<< Il est de tradition dans la famille qui possède au- 
jourd'hui ces deux tableaux, qu'ils ont été payés 
24,000 liv. à l'artiste lui-même, par la marquise 
de...? aujourd'hui Madame Le Normand d'Etiolés; 
après son établissement à la cour, son mari les donna 
à l'aïeul du propriétaire actuel. 

Vente par Laneuville (20 mars 1857), 6,700 fr. 

81 — Le Printemps. Dans un charmant paysage, 
à l'ombre d'un épais feuillage, deux Nymphes se re- 
posent ; deux Amours, tenant des (leurs, complètent 
l'allégorie du Printemps. Signé : Boucher, 1745. 
L'Automne représente deux Nymphes se reposant, 
l'une assise, l'autre nonchalamment couchée et ap- 

(1) Ksl-cc le nièiiio tableau do clu'/. le prince de Conli (0° 29)? 



— 31 — 

payée. Deux Aniours, dont l'un tient entre ses pe- 
tites moins d'énormes grappes de raisins, et l'autre 
tend à une des nymphes une corbeille des mêmes 
fruits, ce qui figure allégoriquement l'Automne. Ces 
deux tableaux sont en forme de médaillons. 92- 
125 cent. 
Vente Patureau, l/i,500 fr., au marquis d'Herlfort. 

82 — Amours vendangeant. 

Vente M. F. (Férol), par Laneuville (22 janvierl858), 905 IV. 

83 — Des Amours. Deux tableaux. 
Vente Rattier, 800 fr. 

84 — Madame la marquise de Pompadour vêtue 
d'une robe de soie jaune, ouverte au corsage, avec un 
bouquet sur le sein, devant un chevalet, et la main 
appuyée sur un carton à dessin ; elle se retourne pour 
regarder un buste posé à sa droite sur une table (1). 

Vente Véron, 2,100 fr. Exposé au boulevard des ttaliens pour la 
Société des Artistes. 



(1) Il y a un portrait de Madame de Pompadour au musée de Ver- 
sailles, sous le n*' 2515; il est gravé. Un autre portrait de Madame de 
Pompadour, appartenant à M. Duclos, est gravé en bois dans l'ou- 
vrage : Histoire des Peintres, par Ch. Blanc, qui donne une lettre de 
Boucher et diverses marques de ses tableaux. Un autre portrait de 
cette dame était exposé à Manchester, sous le n° 653. M. de Cypierre 
a aussi possédé un portrait en pied de Madame de Pompadour; il est 
aujourd'hui en Angleterre chez lord Lawtlier. Waagen (IV, Zj32) en 
cite un autre dans la collection Gibson Graig. 

Falconet parle d'un portrait de Madame de Pompadour, dont Bou- 
cher fit exécuter les ajustements par Rosselin, peintre, qui a peint 
aussi le portrait de Boucher en 1760, lequel fut exposé au salon de 
1761. 



— 32 — 
^5 — Un Portrait de Madame (Je Pompadour dans 
son atelier. 

Vente Alexandre Dumas (186Zi), l,ZiOO fr. 

86 — Pastorale. 40-33. 

Vente de lord Seymour, 8,000 fr, 

87 — Le Galant Villageois. Tableau ovale. 

Même vente, /i,100 fr. 

88 — Diane sortant du Bain. Signé .* F. Boucher, 

1742. Exposé au Salon de cette même année. 

Vente de M. de JSarbonne, 3,595 fr. Ce tableau est au musée du 
Louvre (1). Acquis de M. Van Cuyck pour la somme de 3,200 fr. 

89 — Renaud et Armide. C'est sur ce tableau, qui 
vient des salles de l'ancienne Académie de peinture, 
que Boucher fut reçu dans cette compagnie , le 
30 janvier 1734. 

Musée du Louvre. 

90 — La Jeune Bergère. Elle porte des cages d'oi- 
seaux sur un long bâton placé sur son épaule droite; 
de la main gauche, elle soulève légèrement sa robe. 

— Le Jeune Berger. Il serre dans ses bras un cha- 
peau de paille, qui contient un nid d'oiseaux qu'il 
cherche à protéger contre les attaques d'un petit 
chien qui s'accroche h sa jambe droite. Ces deux ta- 
bleaux sont gravés. 

Vente Montbrun (1861), 1,560 liv. 

(1) Il y a sept tableaux de Houcher au musée du Louvre. 



— 33 -- 

91 — Vénus et l'Amour. La déesse est assise sur 
des nuages, près de sou char traîné par des co- 
lombes; l'Amour, les mains jointes, la supplie de lui 
rendre son carquois et ses (lèches dont elle s'est em- 
parée. Ce tableau a été gravé. 

Vente du comte de Pembroke (1862), Zi,010 fr. 

92 — Portrait de Madame Dubarry. Elle est assise 
sur un sofa et tient un livre de la main gauche ; près 
d'elle, un petit bureau. 

Venle du comte de Pembroke, 800 fr. 

93 — Vénus et l'Amour assise sur son char porté 
par des nuages. Vénus tient de la main droite un 
dard qu'elle a dérobé à l'Amour. « Ce tableau, dit 
le catalogue, est célèbre par la ressemblance de 
Vénus avec Madame de Pompadour. » 111-91 cent. 
Ovale. 

Vente Rkoné, 2,550 fr. 

94 — Baigneuse. Dans un ruisseau bordé de 
saules, une jeune fdle se baigne les jambes; deux 
autres femmes assises viennent de se bais^ner. A 
gauche, un jeune garçon regarde par une porte en- 
tr'ouverte qui conduit à une ferme. Signé à gauche. 
46-65. 

Vente Meffre, 1,340 fr. 

95 — Les Grâces et l'Amour. Signé : Boucher^ 
1738. Ce tableau ovale, de 139-180 cent., a fait 

II (tab.) 3 



— 34 — 

partie de l'Exposition pour la Société des Artistes, 
en 1860. 
Vente de M. le duc de Morny, 19,000 fr. 

96 — Portrait de Marie Leczinska. 
Vente Morland, à Londres, 5,500 fr. 

97 — Pastorale. 

Vente Souty (1863), 905 fr. 

98 — L'Adoration des Bergers. Signé et daté de 
1750. 182-136 cent. 

Vente parPefif (24 mars 186/i), 15,000 fr. 

99 — Naissance de Vénus. 
A VHôlelde Ville du Havre (1). 

100 — Trois Tableaux, signés et datés de 1750. 

Un représente Apollon et Latone (ce sont les portraits 

du duc et de la duchesse de Choiseul). 

Ces tableaux sont au musée de Tours ; ils proviennent du cliâteau 
de Chanteloup (2). 

101 — Deux Tableaux par Boucher, dans la ga- 
lerie de Ml\l. Pereire; l'un gravé sous le titre du 
Mouton chéri; l'autre, sous le litige des Deux Confi- 
dentes. 



(1) Ce panneau a été acheté avec d'autres, peints par Natoire sous 
la direction de Bouclier, ainsi qu'un plafond d'un des Coypel; le tout 
venant du château de Lucienncs, appartenant à Madame de Pom pa- 
ri ou r. 

(2) On trouve encore des tableaux de Boucher dans les musées de 
Nancy, Besançon et autres villes de France. Voyez les Musées de Pro- 
vince, par M. le comte Clément de Ris. — Dans l'une des salles de 
la mairie d'Amiens se trouvent, en dessus de porte, quatre tableaux 
par Bouclier, roprésentanl des chasses asiatiques. 



35 



DESSINS ET PASTELS. 

i02 — Académie de Femme, au pastçl. Gravé 
sous le titre du Trait dangereux. 

Vente Babault (1763), Ld liv. 

103 — Buste d'une belle Femme, vue de trois 
quarts; elle tient un panier de fleurs. Pastel. 
li-13p. 31ig. 

Vente JuUienne, 220 liv. 

i04 — Un Paysage, dans lequel on voit un colom- 
bier et plusieurs maisons, un homme dans des brous- 
sailles et des cannes dans l'eau. Dessin à la pierre 
noire et au crayon blanc, sur papier bleu. 12 p.- 
18 p. 6 lig. 
Même vente, 101 liv. 

105 — L'Adoration des Bergers. Fait à la plume, 
lavé et rehaussé de blanc. 9-11. 

Vente Boucher, 200 liv., à Lempereur. 

106 — Une Figure de Femme, étude d'une grande 
finesse, aux trois crayons mêlés de pastel. 

Vente d'Azincourt (1), 150 fr. 



(1) Ce Cabinet renfermait plus de 200 dessins de Boucher, tous des 
meilleurs; le catalogue de celte vente s'exprime ainsi î «Nous avons 
cru devoir extraire et annoncer particulièrement cette suite de des- 
sins qui faisait un des oi'nements du Cabinet de M. d'Azincourt et dont 
le choix précieux fera toujours autant d'honneur à notre École qu'à la 
mémoire de ce célèbre artiste ; c'est en les représentant ici j-éunis, 
quoique avec Tinlention de les détailler à la satisfaction des amateurs, 
qu'on est plus frappé de la facililé prodigieuse et de la fécondité de ce 
peintre des Grâces, et que, d'ailleurs, nous sommes dispensés de 
répéter à chaque article les éloges qui conviennent à tous : Tabon- 



— 36 — 
1Q7 — Incrédulité de saint Thomas. Dessin com- 
posé de 12 figures à la pierre noire et crayon blanc. 
10-p. 6 lig.-16 p. 6 lig. M. Boucher regardait ce 
dessin comme un de ceux qui le flattait le plus ; et, 
quelque instances réitérées que lui aient faites diffé- 
rents amateurs, il n'a jamais voulu s'en priver. 

Vente Boucher, 199 liv. 19 sous. 

108 — Vénus nue figure debout, regardant deux 
tourterelles, et désignant du doigt un cœur percé de 
flèches. Dessin aux trois crayons, mêlés de pastel. 
Signé et daté de 1754. 

Ventes Boucher (1), lZi4 liv,; — par Vignères (15 décembre 
1856)..., 56 fr. 

109 — Repos en Egypte. Dessin à la plume et au 
bistre. 

Vente Le Brun fils (1771), Uk liv. (2). 

110 — La Nativité. Grisaille du grand tableau 
gravé par Fessard, sous le titre : la Lumière du 
Monde. 

Vente Cayeux (1769), 33 liv. 



dance et la variété des sujets, le choix des compositions même des 
études, le caractère d'esprit et de grâce de chaque figure en particu- 
lier, la netteté facile et correcte en dessin, voilà par quel litre celle 
collection séduira nécessairement les amateurs; presque toutes ces 
beautés se retrouvent dans chaque morceau et notamment dans les 
pièces coloriées que cet habile dessinateur achevait comme ses ta- 
bleaux, n 

(1) Il y avail plus de 2ZiO dessins de Boucher dans celle venlo. 

(2) Il y avail six dessins de Boucher dans celte vente. 



— 37 — 
m — Le Jeu de Colin-Maillard. Composition 
très-agréable de plusieurs figures dans un paysage, 
peinte en grisaille sur papier. Ce sujet a été gravé 
par J.-B. Le Prince. 13 p. 3 lig.-19 p. 6 lig. 
Vente Huquier, 300 liv. 

112 — Les Anges qui annoncent aux Bergers la 
naissance du Sauveur. Ce dessin a été gravé. 

Vente Lempereiir (1), 151 liv. 

113 — Psyché refusant les honneurs divins. Riche 
composition à la plume et au bistre. Ce dessin a été 
gravé par Parizeau. 

Vente Jacqmin (2), 300 liv. 

114 — Un Repos en Egypte. Fait au pinceau 
trempé de bistre, d'un grand effet et supérieurement 
touché. 

Vente Marietle, 76 liv. 

115 — La Belle Bouquetière. Écran dessiné à la 
plume et peint à la gouache par Bouclier. 

Vente Huquier (1772)...? 

116 — La Bouquetière de l'Opéra. Ce dessin est 

colorié. 

Ventes Blondel d'Atincourt, 172 liv ; — Blondel de Gagny^ 180 liv.; 
— - Le Roy d^Senneville^ 107 liv. 

117 — Deux Dessins faits au pastel. Dans l'un, 

(1) Il y avait environ 100 dessins de Boucher dans cette collection. 

(2) Il y avait 31 dessins et pastels de Boucher dans celte collec- 
tion. 



— 38 — 

une feiimie lient Ja bride d'un àne chargé de lé- 
gumes; dans l'autre, une femme décharge un âne; 
une petite fille la tient par ses jupons. 14 p. 6 lig.- 
iOp. 

Vente liandon de Boisset (1), 625 liv. 

118 — Intérieur d'une chambre, dans laquelle 
sont deux femmes, dont une tient une poêle sur le 
feu; un enfant chauffe un linge. Ce dessin, lavé au 
bistre. 12 p. 9 lig.-8 p. 6 lig. 

Vente Randon de Boisset, 205 liy.; — Chevalier Lambert et Du- 
porail, 90 liv.; — Le Brun (1791), 33 liv. 

119 — Deux Naïades et deux Enfants. Dessin au 
bistre rehaussé de blanc. 10-7. 

Vente Randon de Boisset, 280 liv. 

120 — Les trois Grâces qui ornent de fleurs l'A- 
mour. Dessin à la pierre noire et au pastel. 13-10. 

Vente Bandon de Boisset, 413 liv. 

121 — Une Paysanne. Elle lient un panier de 
tleurs; près d'elle est un chien qui aboie. 16-13. 

Vente Randon de Boisset, 300 liv.; — Lerouge (1778), 330 liv. 

122 — L'Adoration des Bergers. Dessin à la pierre 
noire lehaussé de blanc. 6 p. 9 lig. -9 p. 

Vente Randon de Boisset, 200 liv.; — Sireuil |2), 400 liv. 

123 — Une jeune Fille portant une hotte couverte. 

(1) Il y avait plus de 80 dessins de Boucher dans celte collection. 

(2) Il y avait plus de 160 dessins de Boucher dans cette collection ; 
plusieurs venaient de rlu'z Handon de Boisset. 



— 39 — 

dans laquelle est uii enfant ; une autre marche à sa 
droite, un panier au bras. Dessin à la pierre noire et 
au pastel sur papier bleu. 13-10. 

Vente Sireuil, Zi80 liv. 

124 — Deux charmants Paysages. Dessins à la 
pierre noire, sur papier blanc ; ils représentent des 
moulins à eau, entourés de broussailles; l'un offre, 
sur le devant, un pêcheur sur un bateau ; l'autre, des 
enfants et un dessinateur vu par le dos. 17-12. 

Vente Latour d'Aiguë, 150 liv. 

125 — Samson, endormi sur les genoux de Dalila, 
est livré à ses ennemis. Peint en grisaille sur papier 
gris. 13-10. 

Même vente, 46 liv. 

126 — L'Annonciation aux Bergers. Dix ligures au 
crayon rouge sur papier blanc. 10-12. Gravé par 
Demarteau. 

Vente Lemoyne, sculpteur...? 

127 — Joseph vendu par ses frères. Composition 

de plub de dix figures; ce dessin, un des plus beaux 

du maître, est à la plume, lavé au bistre et signé. 

9-13. 

Ventes Trouard (1779), 167 liv.; — D., par Le firu/t (15 février 
1789). 42 liv. (1). 

128 — Une Femme nue sortant du bain, et regar- 
(1) Ce dessin est en la possession de M. Defer. 



— 40 — 
dant deux tourterelles. Dessin à la pierre noire et 
au crayon blanc, sur papier gris. 
Vente de 3Iadame Lancret...! 

129 — Femme nue endormie. Dessin sur papier 
bleu. Gravé par Bonnet. i2-16. 

Vente Prault (1)...? 

130 — Une charmante Tête de femme, au pastel, 
elle est vue de trois quarts avec un bouquet à son 
côté, les cheveux attachés avec un grand ruban. 
15-12. Cette tête a été exécutée en tapisserie par 
Cozette, à la manufacture des Gobelins. 

Vente du marquis de Marigny, 120 liv. (2). 

131 — Portrait d'une jolie Femme. Il est entouré 
d'une guirlande de fleurs, formée par des Amours et 
accompagnée des attributs des arts. Ce charmant 
morceau est au pastel. 13-9 p. 6 lig. 

Vente du marquis de Marigny^ 150 liv. 

132 — Le même Sujet avec quelques différences 
dans la composition. De même grandeur. Fait en 
1754. 

Même vente, 143 liv. 

i 33 — Deux jeunes Filles, dont une tient un lapin 
sous son bras, et une vieille Femme lui montrant 
une bourse dont elle vient de tirer quelques pièces 

(1) Il y avait sept dessins de Boucher dans celle collection. 

(2) Il y avait 10 dessins de Boucher dans cette collection. 



~ 41 — 

d'or. Dessin aux trois crayous et légèrement colorié 
au pastel. 15-12. 

Vente Saint-Moys, 62 liv. (1). 

134 — Portrait de Madame de Pompadour \ue de 
trois quarts; elle est représentée coiffée en cheveux 
et la gorge découverte. Ce précieux morceau peut être 
regardé comme un des chefs-d'œuvre au pastel de 
notre École. 14-12. 

Vente Sireuil, 200 liv, 

1 35 — Une École de jeunes Filles et une École de 
jeunes Garçons. Deux dessins à la pierre noire et au 
pastel. 10 p. 6 lig.-7 p. 6 lig. Donné par M. Randon 
de Boisset à M. de Sireuil. 

Ventes Sireuil, 650 liv.; — De Lamure...! 

136 — Triomphe de Vénus et de Neptune sur les 
Eaux. Belle composition de 25 figures peintes en 
grisaille. 18-33. Ce morceau capital vient du Cabi- 
net de Soufflot, architecte. 

Ventes Le Brun (1791), ^8 liv.; — Donjeux (1793)...? 

137 — L'Adoration des Bergers. Dessin lavé au 
bistre sur papier blanc et rehaussé de blanc. Bou- 
cher le regardait comme une de ses meilleures pro- 
ductions, et il refusa toujours de le vendre de son 
vivant. 18 p. 6 lig. -14 p. 

Vente Le Brun, 200 liv. 

138 — Vénus et les Amours. Dessin aux trois 

(1) Il y avait 20 dessins de Boucher dans cette collection. 



— 42 — 

crayons mêlés de pastels sur papier bleu. 14-10 p. 
lOlig. 
Vente Basan (1798), 28 fr. 

139 — Tin jeune Garçon à nii-corps, un panais à 
la main, peint au pastel et signé Boucher, 1738. 

Vente Brunn-Neergaard, 26 fr. 

140 — Jeune Femme donnant de la bouillie à un 
enfant; un autre enfant tient le plat, et une jeune 
fille tient un cbat. Dessin à la plume et au bistre. 

M. de Calvière, à qui ce dessin a appartenu, a écrit derrière : 
t Dessin fait pour moi^ par M. Boucher, en 1751, et dont il veut 
quelque jour me faire un petit tableau. » 

Vente Lagoy (183/i), 15 fr. 50 cent. 

141 — Portrait de J.-B,-A. Lemoyne, à l'âge de 
trois ans, en 1 745. Etudes et paysages. Quatre pièces. 

Vente Lemoyne, architecte (1828)...? 

142 — Les Oies du frère Philippe. Très-beau 
dessin à la gouache préparé pour un éventail. 

Vente Bruzard, 171 fr. 

143 — Jeune Femme debout au milieu d'un parc. 
Pastel signé et daté de 1752. 

Vente Cypierre, 1865 (1), 26Zi fr. 

144 — Jeune Fille couchée. Elle est couronnée de 
roses et mollement étendue sur des coussins ornés 
de fleurs. Gracieux dessin h plusieurs crayons. 

Vente Van Os (1851), 115 fr. 

(1) U y avait 26 dessins et pastels de Boucher dans celte collection. 



— 43 — 

145 — Jeune Fille dans l'altitude de danser. — 
Jeune Paysanne dansant. Elle tient son tablier des 
deux mains, le corps gracieusement incliné. Deux 
dessins à plusieurs crayons, sur papier de couleur. 

Ventes Sainte Z|50 fr.; — Van Os (1851); le premier seul, 200 fr. 

146 — Une charmante jeune Fille \'ue en buste; 
elle respire les parfums d'une fleur. Dessin très- ter- 
miné à plusieurs crayons. 

Vente Saint, 160 fr. 

147 — Jeune Fille, la tête sur un oreiller. Dessin 
au pastel de la collection Poullain. 

Vente Roger, 62 fr. 50 cent. (1). 

148 — Les Trois Grâces et l'Amour. Charmante 
composition à la sanguine. 

Vente Norblin (1853), 205 fr. 

149 — Sujet tiré de Rodogune, tragédie de 
P. Corneille. Dessin à la sanguine; il est gravé à 
l'eau-forte par Madame de Pompadour (2). 

150 — Buste d'une jeune Fille. Charmant dessin 
à plusieurs crayons. 

Vente Greverath, 100 fr. 



(1) Il y avail^ dans la collection Roger, un portrait au pastel de 
Madame de Pompadour, attribué à Boucher, et vendu 61 fr. 

(2) Cette gravure se trouve en tête d'un volume imprimé, dans 
l'aile droite du château de Versailles, sous les yeux de Madame de 
Pompadour. Cette eau-forte se rencontre quelquefois avec le vo- 
lume des pierres gravées de Le fjuay, gravées aussi par Madame de 
Pompadour. 



— 44 — 

151 — Diane et Actéon. Dessin aux deux crayons, 
sur papier blanc. Signé et daté de 1766. 

Vente Thibeaudeau, 330 fr. 

152 — Vertumne et Pomone. Dessin aux deux 
crayons, sur papier bleu. 

Même vente, l/i9 fr. 

153 — Cinq Dessins et Pastels. 

Vente Richard, par Laneuville (2 mars 1857), /i50 fr., en cinq lots. 

154 — Vingt-sept Dessins de Boucher. 

Vente Marcille, par Defer {k mars 1857), 7/i3 fr., en vingt-sept lots. 

155 — Buste de jeune Fille jouant avec un chat. 
Pastel. 

Vente par Vignères (21 février 1859), 290 fr. 

156 — Nymphes surprises par un Satyre. Grande 
et belle sanguine, signée et datée de 1759. Gravée 
par Martenasie, sous le titre de Pan et Sijrinx. 

Vente Vignères (15 décembre 1856), 21 fr. 

157 — Neuf Dessins pour les Métamorphoses 
d'Ovide, publiés par Basan et Lemire (1). 

Vente Thibeaudeau ; les neuf dessins ont produit 1,316 fr. 

158 — La Naissance de Bacchus. Dessin au crayon 
et rehaussé. 

Même vente, 175 fr. 



(1) Les autres dessins de celle suite (vendus 810 fr , en plusieurs 
lots dans la mémo vente) sont par Eisen, Gravelot, Monnet, Moreau 
le Jeune, Le Prince et Parizeau; elle se composait de 127 dessins, 
avec les gravures en premières épreuves ; il est à regretter qu'elle 
n'ait pas été vendue en entier. 



— 45 — 

159 — Allégorie. Deux groupes de Génies atta- 
chant des guirlandes de fleurs à un autel, près du- 
quel on voit réunis les différents attributs des sciences 
et des arts. Un des Génies trace ces mots : Nous re- 
naissons. Au-dessus de l'encens qui brûle, on voit 
une femme s'élever dans les airs. Dessin aux crayons 
de plusieurs couleurs, sur papier gris. 377-260 mill. 
Vente Mouriau, 100 fr. 

160 — Un Amour. Charmant dessin colorié aux 
trois crayons, de la plus belle manière du maître. 

Vente Norblin fils, 190 fr. 

161 — Allégorie pour le Dauphin. Nombre d'A- 
mours voltigent, supportant des médaillons dans les 
airs. Très-beau dessin à la plume, lavé au bistre et à 
la sanguine. 

Vente Walferding^ 182 fr. 

162 — Femme nue couchée, avec guirlandes de 
roses. Dessin aux crayons de couleur. 

Vente Walferding, l/i5 fr. 

163 — Tête de Jeune Fille sentant une rose. 
Pastel signé. 

Vente Soret, Zi80 fr. 

164 — Enfant couché tenant des raisins. Dessin 
aux trois crayons et signé. 

Vente Vignères (21 mai 1860), 91 fr. 

165 — Portrait de Femme. Dessin à plusieurs 
crayons. 

Vente Evana tombe, lilO fr. 



— 46 — 
BOUCHER (Madame) 

PEINTRE DE MINIATURE. 

Femme de François Boucher. A gravé à l'eau-forle. Son portrait a 
éfé peint en habit de bal par Roslin, le Suédois; il a été exposé au 
Salon de 1753. 

1 — Les Forges de Vulcain. Miniature, o p. 4 lig - 
4 p. 4 lig. 

Vente De Lalive de JuUy, 280 liv. 

2 — Vénus couchée et endormie avec un Amour. 
— Une Léda. Deux miniatures. 1 p. 10 lig. -2 p. 
7 lig. 

YenieD'Azincourt (1770), 56 liv. (1). 

BOUCHE (Bernardin) 

PEINTRE DU ROI d'ANGLETERRE, EN 1532. 

Voyez De Laborde (Renaissance des Arts à la cour de France, 
n, 762). 

BOUCHET (Jules-Frédéric) 

ARCHITECTE-DESSINATEUR. 

Né à Paris, en 1799 ; élève de Percier. H a exposé divers dessins 
et aquarelles, vues et arabesques d'Herculanum et de Pompéï, est 
auteur de plusieurs ouvrages, tels que : Composition antique. P^ris 
1851, in-Zi". — Le Laurenlin, Maison de campagne de Pline le con- 
sul, restituée. Paris, 1852, in-/i", avec sept planches. — La Villa 
Appia, des Jardins du Vatican, architecture de Piro Ligorio^ publié 
par Itaoul Rochette. Paris, 1837, in-folio, planches gravées par 
Uibon. — La vente de la bibliothèque de Bouchet a eu lieu le 30 mars 
1860, peu de temps après son décès. Voyez Gabel. 



(1) Huit autres miniatures de Madame Boucher sont décrites dans 
le catalogue de celte vente. 



— 47 — 

1 — Vue d'une des salles de la Villa Madame, 
celle où est le Jupiter Stator. 

Vente Callet, architecte, 285 fr. 

2 — Vue intérieure d'un Palais d'Italie. Dessin à 
l'aquarelle signé Bouchet, 1839. 

Vente Callet, 295 fr. 

3 — Vue intérieure de l'église Saint-Clément, à 
Rome. Dessin colorié. 

Vente Leclère, architecte, /i9 fr- 50 cent. 

4 — Intérieur de la salle de la Cour de Cassation, 
au Palais de Justice. Aquarelle. 

Vente Ed. Blanc (2 décembre 1850)...? 

5 — Vues de divers Sites d'Italie et de Sicile et 
Monuments de Pompéï. Trente-deux dessins à la 
pierre d'Italie et à Taquarelle et calques. 

Vente P. D, (Defer, IIP P., 1859), 87 fr., en quatre lots. 
BOUGHIER ou BOUCHER (Jean) 

PEINTPxE d'histoire. 

Né à Bourges, le 20 août 1568. Il fit plusieurs fois le voyage tl'I la- 
lie et mourut à Bourges, en 1633. Ce peintre fut le maître de Pierre 
Mignard. Ses tableaux, à Bourges, sont dans les églises de cette ville. 
Voyez sa biographie dans l'ouvrage : les Peintres provinciaux, par 
M. Ph. de Pointel, marquis de Chenevière (II, 851, et le Peintre-Gra- 
veur Français, par Robert-Duraesnil. qui décrit six estampes gravées 
par Bouchier, 

BOUCHOT (François) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Paris, en 1800; mort dans la même ville, en 18^2. Elève de 



— 48 — 

Lethière, Regnault et Richomme. Il a remporlé le grand prix en 
1823, et a exposé aux divers salons depuis 182Zi. Il a laissé inache- 
vées des peintures à l'église de La Madeleine, qui ont été terminées 
par M. Ferri. Tableaux à Versailles (1), aux musées de Chartres, de 
Lille et de Leipsick. 

1 — Tête de jeune Femme. 

Vente Mainnemare, 899 fr. 50 cent., à M. Lablache (2), beau-père 
du peintre. 

2 — Bacchus el Ariane. Exposition des Artistes, 
boulevart des Italiens (1846). Ce tableau appartient 
à M. Lacaze. 

3 — Bataille de Zurich. Au musée historique de 
Versailles (3). 

4 — Les généraux Kléber et Marceau assistent un 
de leurs camarades à son lit de mort. 

Vente Baroilhet (10 mars 1855)...? 

DESSINS. 

5 — Bonaparte, V Consul, du haut des Alpes 
montrant à son armée les plaines d'Italie. Dessin au 
crayon noir rehaussé de blanc. C'est le dessin d'un 
grand tableau qui est chez iM. Dubois et qui a été au 
Salon de 1842. 

Vente W. Richard, 520 fr. 



(1) Bataille de la Corogne, au musée de \ersailles. Un dessin de ce 
tableau, fait par jMassard, a été vendu 162 Ir., dans la vente faite des 
dessins de la galerie de Versailles, par Gavard, en 18(33. 

(2) A la vente de M. Lablache, en 1858, il y avait qualre tableaux 
de Bouchot. 

(3) Un dessin de ce tableau, par Girardel, a été vendu h la vente 
des dessins de tableaux des galeries historiques de Versailles, en 
1863. 



p 



— 49 — 

6 — Un Dessin des funérailles du général Mar- 
ceau (1). 
Vente par Schroth (12 avril 1855)...? 

BOUGK ou BOUCLE (P. Van) 

PEINTRE FLAMAND. 

On ignore le lieu et la date de sa naissance. Il fut élève de Snyders 
et peignit surtout des animaux ; il est mort à l'Hôtel-Dieu de Paris, 
en 1673. Son portrait a été peint par lui-même et gravé par Edelinck, 
sous le nom de Pierre Van Bouc. Cité par l'abbé MaroUes et Siret. 

BOUDEWYNS, BAUDUINS ou BAUDOIUN 

(Antoine ou Adrien-François) 

PEINTRE PAYSAGISTE ET GRAVEUR A l'eAU-FORTE. 

Une grande confusion règne dans la biographie de cet artiste, que 
les uns appellent Antoine-François, les autres Nicolas, et le font 
naître à Dixmunde, en 1640, ou à Bruxelles, en 1G60 ou 1676. Ce- 
pendant, parmi les estampes marquées de son nom, A. F. Bauduins 
ou Baudouins, il est plusieurs paysages de son invention^ marqués 
A ndrien François Bauduins inventor et fecit. M. Vanden Edeii, ex. 

Mariette dit (A. B., II, 85) : « Antoine-François Baudouin (2), 
« disciple de Van der Meulen, a esté un fort bon peintre de pay- 
ée sages ; il a travaillé sous luy, et il a gravé nombre de ses tableaux ; 
« ce sont mesmes ceux qui ont été le mieux exécutés; cependant 
« Baudouins était peu varié dans sa touche de paysages ; Van der 
'( Meulen étant mort, il retourna à Anvers où il s'associa avec Pierre 
« Bout, peintre de petites figures, et ils faisaient ensemble des la- 
« bleaux où l'un peignait les figures et l'autre les paysages. » 

Leurs tableaux sont à Paris, Florence, Berlin, Madrid, Dresde, 
Gand, Anvers, etc. Quatre tableaux dans le musée de Valenciennes. 

(1) Un grand tableau de ce sujet, exposé en 1835, est au musée de 
Chartres. Une copie, par Lorsay, a été vendue en 1850, à la vente 
Susse frères. 

(2) Siret, pages 7Zi et 125, croit à deux artistes du nom de Boude- 
wins et de Bauduins, l'un peintre, l'autre plutôt graveur. 

IT (tab.) 4 



— 50 — 

1 — Deux Tableaux en hauteur représentant des 
Paysages. 

Vente de la comtesse de Verrue (1737), 160 liv. 

2 — Deux Paysages. 14-10. 
Vente du comte de Vence, UUO liv. 

3 — Quatre jolis Paysages et Marines de sites \a- 
riés et piquants, enrichis de figures formant des 
groupes intéressants. 11 est rare de trouver d'aussi 
beaux tableaux de ces deux maîtres. 6-8. 

Vente Lebœaf...! 

4 — Deux Paysages enrichis de monuments, de 
fabriques, de figures et d'animaux. Dans l'un, des 
cavaliers à la porte d'une hôtellerie, au bord d'une 
route; dans le second, des pâtres et des bergères 
gardent des moutons et des chèvres ; un paysan fait 
abreuver des vaches à une fontaine, et un pauvre 
demande l'aumône à un voyageur. 10 p. 6 lig. Dans 
ces deux tableaux, le paysage, par Baudouin; les fa- 
briques, par Dupont dit Pointie, et les figures, par 
Pierre Bout. 

Vente Silvestre (18iO), 201 fr. 

5 — Deux Paysages en pendants. Ils représentent 
deux villages, l'un traversé par un chemin, l'antre 
baigné par une rivière ; on dépose des passagers sur 
le rivage. 9-13. B. 

Vente Saint-Victor, 203 fr. (1). 



(1) Il y avaif Ik tableaux de Boni et Raiidewins dans celle collec- 
tion. 



— r>î — 

6 — Paysage d'une vaste étendue, représentant un 
site montueux dont le centre est occupé par une 
ville ornée de monuments antiques, d'où semble 
sortir une caravane d'un grand nombre d'hommes 
et d'animaux. 12-18. B. 

7 — Pendant du précédent, représentant égale- 
ment un vaste paysage, au milieu duquel est un châ- 
teau-fort dont les murs sont baignés par une rivière. 
A gauche, on remarque un cavalier, sa dame et une 
nombreuse suite partant pour la chasse au faucon. 
J2-18. B. 

Vente Martin (2Zi mars 1828), les deux, Zill fr. 

8 — Trois Paysages de Bout et Baudouins (1). 
Vente du cardinal Fesch, 135 écus romains les trois. 

BOUGUEREAU (Williâm-Aholphe) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à La Rochelle. Grand prix de Uome, en 1850 ; n\édaille de pre- 
mière classe en 1857, et chevalier de la Légion d'honneur, en 1859. 
Elève de Picot. A exposé aux diveis salons depuis 1850. 



(1) Le catalogue dit : « Les historiens ne savent rien de la vie de 
ces deux peintres, qu'ils comprennent toujours dans un même ar- 
ticle. En effet, ils paraissent s'être prêté un appui si constant, qu'il 
est rare de rencontrer un de leurs tableaux qui ne soit pas le fruit 
de leur association. Boudewyns composait très-bien les paysages qu'il 
traitait avec une grande légèreté et une grande harmonie de cou- 
leurs. Bout les ornait de figures pleines de vérité, d'expression et de 
goût. Néanmoins, il existe des tableaux entièrement de la main de 
ce dernier, qui a aussi gravé h l'cau-forle (voyez Eartsch), et Bargas 
a gravé d'après lui. 



— 62 — 

1 — Le Corps de sainte Cécile apporté dans les 
Catacombes. 

Exposition universelle de 1855. Appartient à l'État. 

2 — Une Bacchante. 

Musée de Bordeaux. A été acheté 6,000 fr. 

3 — La première Discorde (1). 

Musée de Limoges. 

4 — Femme italienne tenant un enfant sur les 
bras. Daté de 1861. 107-78 cent. 

Vente Petit, expert (23 mars 1865), 2,800 fr. 
BOUHOT (Etienne) 

PEINTRE DE PAYSAGE ET d'ARCHITECTURE. 

Né à Bard-les-Epoisses, en 1780. A exposé aux divers salons depuis 
1810 et à TExposition universelle de 1855; il a obtenu deux mé- 
dailles d'or en 1810 et 1817. Voyez Gabet et la Revue universelle des 
Arts (IV, 3/i et Zi58). Bouhot a été le maître de Decamps. 

1 __ Vue de la Porte Saint-Denis. 28-40. Tableau 

exposé en 1814. 

Vente Robert Voisin (15 juin 182/i), 899 fr. Revendu, le 15 mars 
1825, 900 fr. 

2 — Vue de la Porte Saint-Martin. 21-38. Tableau 
exposé en 1817. 

Môme vente, 1,300 fr. 

3 — Entrée du musée du Louvre. Etude peinte 
avec ce talent d'observation et ce soin consciencieux 



(1) Ce tableau est décrit ot gravé dans la Gazette des Beaux-Arts 
(Salon (le 1861, X, 258). 



— 53 — 
qui font rechercher les ouvrages de M. Bouhoi. Fi- 
gures de Xavier Leprince. 
Vente M. D.S., par Binant...? 

4 — La Prière pendant l'orage. Vue prise dans la 
plaine des Vertus, près de Paris. Ce tableau fut ex- 
posé au salon de 1817. 

Vente (17 février 183/i), 106 fr. 

5 — Vue de la place Saint-Victor, à Paris. 26-35. 
Vente Château de Rosmj, Zi55 fr. 

6 — Vue de la maison de Beaumarchais, à Paris. 
Lilhographié dans la galerie du Palais-Royal. 

7 — Vue de l'ancien hôtel d'Usez, prise de la rue 
Montmartre. 

8 — Vue de la maison de Jacques-Cœur, à 
Bourges. 

Vente Ternaux-Roiisseau. . .? 

9 — Vue de la cour du château de Fontainebleau, 
prise sous la Porte Doré. 96-78 cent. 

Musée de Lyon. 

BOUILLON (Pierre) 

PEINTRE d'histoire, DESSINATEUR ET GRAVEUR. 

Né àThyviers (Dordogne), vers 1780; mort à Paris en 1831. Elève 
de Monsiau. Il a remporté le grand prix de peinture en 1797, et a 
exposé aux divers salons depuis 180/i; il a dessiné, avec Oranger, la 
plus grande partie des statues antiques, gravées dans le Musée fran- 
çais ; il est auteur d'un ouvrage, connu sous le titre : le Musée des 
Antiques, dont il a fait les dessins et gravé une partie des planches. 
Voyez Cohef. 



— 54 — • 

i — L'Enfant et la Fortune. Tiré des Fables de 
La Fontaine. 

Vente Galerie Cambiazo de Gènes...! 

2 — Portrait de l'abbé de La Mennais. Exposé en 

1824. 

DESSINS. 

3 — Deux Dessins pour les OEuvres d'Anacréon. 
Les deux autres dessins de cette suite ont été faits 
par Girodet; ils ont été tous les quatre gravés par 
Girardet. 

Vente Fries (1826). Les quatre dessins, 500 fr. 

BOULANGER (Jean) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Troyes, en 1606 (1). Selon Mariette, il était disciple du Guide. 
Il alla étudier en Italie, et se fixa à Modène (2), où il a peint dans 
le palais de cette ville où il mourut, vers 1655. Son neveu, Olivier 
Dofin, qui a aussi peint dans le même palais, a gravé plusieurs des 
tableaux de son oncle (3). 

BOULANGER (Clément) 

PEINTRE d'histoire. 

Né en 1801 ; mort en 18Zi2, près des ruines de Magnésie, dans la 
Turquie d'Europe. A exposé depuis 1827, et obtenu une médaille 
cetle même année. Ses tableaux sont à Versailles. 

(1) Le catalogue Paignon-Dijonval le dit né à Troyes en 1613 et 
mort à Paris. Siret, page 126, le dit né en 1576 et mort en 1660. 

(2) Il a peint, au château de Sassolo, une galerie et un salon. Voyez 
la description de ces peintures dans le Voyage d'Italie, par Cochiii, en 
1787. Diissieux (les Artistes français à l'Étranger, p. 295). 

(3) Ces rslanipes, dont nous en avons possédé sept, ne sont pas- 
décrites dans le P. r,. F., par Iioherl-l>iimemil (VIU, 253). 



— 55 — 

1 — Procession de la Gargouille. Ce tableau, peint 
eu 1837, a été exposé au Luxembourg. Il est actuel- 
lement, dit M. Clément de Ris, dans les magasins du 
Louvre. Une répétition de ce tableau est au musée 
de Toulouse. 

2 — La Procession des Ardents. 
Musée de Nantes. 

3 — Procession de Corpus- Domini, à Rome, en 
1830, sous le Pontificat de Pie VUI. 

Musée de Bordeaux. 

4 — Le Portrait de Monseigneur Donnet, arche- 
vêque de Bordeaux. » 

— Gahet cite aussi de Clément Boulanger : le Dé- 
part; Mazeppa attaché sur un cheval indompté, par 
l'ordre du comte Palatin qu'il a outragé, et la Mort 
de Henri IL 

BOULANGER (Louis) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Verceil (Piémont), de parents français; élève de Guillon- 
Lethière. a exposé aux salons depuis 1831 , et obtenu plusieurs 
médailles et la croix d'honneur en 18ZiO. Tableaux à l'église Saint - 
Uoch, à Versailles et au musée de Rouen. 

1 — Saint Jérôme et les Romains fugitifs (Cha- 
teaubriand, Etudes historiques). 

Exposition universelle de 1855. 



— 56 



DESSINS. 



2 — Dernière Scène de Lucrèce Borgia. 58-36 cent. 
Aquarelle. 

Vente du duc d'Orléans, 3^0 fr. 

3 — Costumes pour Lucrèce Borgia, drame de 
Victor Hugo. Neuf dessins à l'aquarelle. 

Vente Deveria, 31 fr. 

BOULIARD (Marie-Geneviève Madame) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Elève de Duplessis. Elle a exposé de 1802 à 1817. 

1 — Femme vue à mi-corps et coiffée d'un voile 
de gaze noire qui s'étend sur sa poitrine. 

Vente Eodier, 120 fr. (1). 

BOULOGNE ou DE BOULLONGNE l'aîné 

(Bon) 

peintre d'histoire et GRAVEUR. 

Ne ix Paris, en 16/i9; mort dans la même ville, le 16 mai 1717; il 
fut enterré à Saint-Rocli. Son père, Louis de Boulogne, dit le Vieux, 
né à Palis, en 1609^ fit partie de l'Académie lors de sa fondation, en 
16Zi8; il mourut à Paris, en 1674 (2), laissant deux fils, Bon et Louis 



(1) Il y avait ti"ois tableaux de celte artiste dans cette collection. 

(2) Il fui peintre et graveur, et était élève de Blanchard père; il fil 
plusieurs Mai pour l'église Noire-Dame (*), fut employé à la galerie du 
liOuvre et au palais de \ ei'sailles à la décoration de plusieurs liôlels do 
Paris; il fit aussi pour le banquier Jabach plusieurs copies de ta- 
bleaux du Tilieii, du Guide cl aulies maîtres italiens. Ses copies qu'il 

(*) Voyez la description de ces tableaux dans l'ouvrage de Gueffirr: 



— 57 — 

de Boulogne, el quatre filles, dont deux, Geneviève et Madeleine de 
Boulogne, furent de l'Académie; tous étaient peintres. Bon Bou- 
logne, élève de son père, fut envoyé de bonne heure, par Colbert, 
comme pensionnaire Cie Borne ; ;i son retour, il fut reçu académicien, 
le 27 novembre 1617, et donna pour sa réception le tableau d'Her- 
cule combattant les Centaures (ce tableau est au musée du Louvre 
et a été gravé par Flippart). Il a exposé aux divers salons, de 1669 à 
Il Oh (voyez le Cabinet de l'Amateur, III, 102). Aussi sa biographie 
dans le Livret du musée du Louvre (t). Bon Boulogne a peint 
les chapelles Saint-Augustin et Saint-Ambroise, aux Invalides; 
aussi, au grand escalier et à la chapelle du château de Ver- 
sailles, à Trianon et dans divers hôtels de Paris. Il eut un grand 
nombre d'élèves, et on a beaucoup gravé d'après lui. Voyez Heinecken 
(Dictionnaire des Artistes). Le portrait de Bon Boulogne, peint par 
Allou, en 1711, a été gravé par N. Tardieu; celui de Boulogne père, 
peint par Mathieu et gravé par Louis Surrugue, en 1735. 

1 — Vénus sortant de la mer et la Naissance de 
Bacchus. Deux grands tableaux. 

Vente de la comtesse de Verrue, 1,500 liv. (2). 

2 — Neptune avec plusieurs Naïades. 
Même vente, /lOO liv. 

3 — Les Chercheuses de puces. Tableau octogone. 

Même vente, /lOO liv. 

4 — Latone et ses Enfants demandant justice à 
Jupiter des paysans qui l'avaient insulté. Un paysan 
a déjà la tête changée en grenouille. 18 p. 6 lig.- 
26 p. 6 lig. Cuivre. 

"Vente De Lallve de Jully, 720 liv. 

peignait sur bois et auxquelles il donnait le ton ancien, étaient si fi- 
dèles que les connaisseurs, les confondant avec les originaux, y furent 
trompés. Voyez les Mémoires inédits de l'Académie (I, 195). 
(Ij Ce musée possède trois tableaux de ce maître. 

(2) 11 y avait 36 tableaux des deux Boulogne fils dans celte col- 
lection. 



— 58 — 

5 — Une Charité. Tableau imité du Guide. 18-16. 
Vente Crescent...'i (1). 

6 — Une Famille de Centaures. La mère allaite 
deux petits et le Centaure tient un jeune lion qu'il 
apporte à ses enfants pour les amuser et les accoutu- 
mer aux bêtes féroces. Sujet pris dans Lucien à l'ar- 
ticle Zeuxis. 44-36. 

Ventes Blondel de Gagny, 1,300 liv. ; — Blondel d'Azincourt, 
790 fr. 

7 — Renaud et Armide. — Hercule et Omphale. 
30-36. 

Vente par Boileau (deuxième vente du prince de Conti), 760 liv. 

8 — Jupiter sous la forme de Diane, auprès de 
Calisto. — Angélique et Médor. 30-36. 

Même vente, 8ZiO liv. (2). 

9 — Diane recevant Adonis au moment de sa 
naissance. Elle est assise et présente l'enfant à une 
des nymphes qui l'accompagne. Sur le devant, à 
droite, deux Amours ; plus loin, des Satyres. 18-26. 

Ventes du duc de La ValUère, 610 liv.; — Lambert et Duporail, 
600 liv. 

10 — Le Salut de l'Adoration. Petit tableau très- 



(1) Le catalogue dit : « Ce tableau, si bien imité du Guide que 
M, Mignard a eu le chagrin d'avoir dit : voilà un beau Guide ! M. de 
Boulogne, qui était présent, lui répondit aussitôt devant toute la com- 
pagnie dans laquelle il se trouvait : qu'il venait de le faire; à quoi 
repartit M. Mignard : faites donc toujours des Guide ! 

(2) Ces quatre tableaux n'avaient pas paru dan? la première vente 
du prince de Conti. 



— 59 — 

lerniiijù du grand, qui est à la chapelle de Ver- 
sailles. 18-15. 
Venles DeGrammont...? — Ch. (1788), 320 liv. 

1 i — Zéphyr qui caresse Flore. Au-dessus est un 
Amour; au bas, un joli enfant couché et environné 
de fleurs tient dans sa main droite un papillon ; dans 
la campagne, deux Nymphes qui portent des cor- 
beilles de fleurs. 36-29 p. 6 lig. 
Vente Salnt-Gricq...? 

12 — Le Départ d'Adonis pour la chasse; Vénus 
semble le retenir. Tableau signé. 

Vente H. (Hebrat), 285 fr. 

13 — Assomption de la Vierge. 133-82. 

Vente du cardinal Fesch, 102 écus romains. 

14 — Saint Louis qui engage les chevaliers chré- 
tiens à supporter les tourments que leur font souffrir 
les infidèles, dans la Palestine. Ce tableau était dans 
la chapelle haute de Versailles. 

11 est parlé de ce tableau comme perdu par les nettoyages mala- 
droits, dans une brochure par Picault (1), sur la restauration des ta- 
bleaux de la République, en 1793. 

15 — Mariage de sainte Catherine. 

Musée de Saint-Pétersbourg (2). 

(1) Ce Picault était restaurateur de tableaux, et, dans plusieurs 
brochures adressées à la Convention, il signale l'abus que l'on faisait 
du nettoyage systématique des tableaux, en la possession du gouver- 
nement. 

(2) Il y a trois tableaux de Bon Boulogne à ce musée, et un de 
liOuis de Boulogne. 



— 60 — 

16 — Le Lavement des pieds. 

Musée de Dijon (1). Donné à ce musée, en 1828, par Madame de 
Chavagnac. 

BOULOGNE dit le Jeune (Louis de) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Paris, en 165/i ; mort dans la même ville, le 20 novembre 
1733; il a été enterré à Saint-Eiistaclie. Frère du précédent et, 
comme lui, élève de son père. Il remporta le prix de peinture à dix- 
huit ans^ et fut envoyé à Borne, en 1675. Après cinq ans de séjour 
tant à Rome qu'en Lombardie et à Venise , il revint à Paris et fut reçu 
académicien, le l^'" août 1681, sur le tableau représentant Auguste 
qui fait fermer le temple de Janus, après la bataille d'Actium (2). En 
1722, de Boulogne entra à l'Académie des inscriptions, poury dessiner 
les médailles et devises. Il fut nommé, la même année, chevalier de 
Saint-Michel et directeur de l'Académie de peinture. Après la mort 
d'Ant. Coypel, il fut nommé premier peintre du roi et annobli par 
lettres patentes de novembre 172/i, en considération des ouvrages 
qu'il avait faits^, à la satisfaction de Sa Majesté, dans les châteaux et 
chapelles de Versailles, dans les salons de Marly, dans l'église Notre- 
Dame de Paris et celle des Invalides. Louis de Boulogne a exposé, de 
1699 à 170Zi; il y a aussi trois tableaux des Saisons^, au musée de 
Berlin et un à Saint-Pétersbourg (3). 

1 — L'Annonciation. 20- J 3 p. 6 lig. 
Vente De GrammoîU, 320 liv. 

2 — Le Jugement de Paris. 36-48. 

Ventes du prince de Conti, 7/i0 liv. (A); — Silvestre (1778), ZiOO fr. 

(1) Les musées de Lyon, de Tours, de Bordeaux, possèdent aussi 
des tableaux de Boulogne. Voyez Musées de Provinces, par le comte 
Cléjnent de Ris, et l'Histoire des Peintres, par Ch. Blanc. 

(2) Ce tableau est au musée d'Amiens. 

(3) Louis de Boulogne a fait des copies des sept cartons de Ha- 
phaël ; elles sont dans la calhédrale de Meaux ; il en a été fait des 
tapisseries aux Gobelins. 

(/i) Il y avait 13 tableaux do Boulogne dans celle collection. ' 



— 61 — 

3 — Jésus-Christ et la Samaritaine. 18 p. 6 lig.- 
22 p. 

Vente Aubert, joaillier, 599 liv. 19 sous. 

4 — Acis et Galathée regardant PoJyphème sur le 
haut du rocher. 32-25. 

Y eniQ Lambert et Duporail, 169 liv. (1). 

5 — La Naissance et la Mort d'Adonis. Ces deux 
riches compositions sont du meilleur temps du 
maître. Ils viennent de l'hôtel de Pouanges. 38-46. 

Vente par Paillet (17 mars 1789), Zi02 liv. 

6 — La Visitation. Signé et daté de i 688. 1 i 6-80. 
Vente du cardinal Fesch, 87 écus romains. 

7 — Acis et Galathée, et Bacchus et Ariane. Ces 
deux tableaux, de beau style, tiennent des produc- 
tions de l'Ecole d'Italie. 63-48. 

Vente Donjeux.. .? 

8 — La Présentation de Notre-Seigneur au 
Temple. Tableau exécuté pour le Mai donné par la 
corporation des orfèvres, à l'église Notre-Dame. Ce 
tableau est encore dans cette église ; il a été gravé par 
Drevet. 

DESSINS. 

9 — Offrande à Jupiter. Neuf dessins à la plume, 
lavé au bistre et rehaussé de blanc. 12-15. 

Vente Vassal de Saint-Huber, 6U liv. 

(1) Il y avait quatre tableaux de Boulogne dans celte collection. 



— 62 — 

10 — Sainte Famille. Dessin au crayon noir, sur 
papier gris rehaussé de blanc. Signé : L. Bou- 
logne (1). 
Vente Thibeaudeau, 19 fr. 

BOULOGNE ou DE BOULLONGNE (Geneviève) 

PEINTRE d'histoire, DE FLEURS ET DE FRUITS. 

Née en 16/i5 ; morte à Aix, en Piovence, le 5 août 1708, âgée de 
63 ans; elle fut reçue de rAcadémie, le 7 décembre 1669. Elle avait 
épousé Clerion, sculpteur, membre de TAcadémie, en 1689. Elle a 
exposé au salon de 170/i. Sa sœur, Madeleine de Boulogne, née à 
Paris, en 16Zi6; morte dans la même \ille, en 1710; elle fut reçue, 
avec sa sœur, à l'Académie, la même année 1669; elle a exposé en 
170/i, et a peint des trophées de musique et d'art dans la chambre de 
la reine, à Versailles. Voyez Piganiol de la Force ([, 177). 

1 — Une Guirlande de Fleurs et, au milieu, l'imi- 
tation d'un dessin représentant une Sainte Famille. 
22-15. 

Y enle Chiquet de Champ-Renard (1768), 7 liv. 

BOUNIEU (Michel-Hongre) 

PEINTRE d'histoire ET DE GENRE. 

Né à Marseille, en 17/i0; mort dans la même ville, en 181Zi. Elève 
de J.-B. -Marie-Pierre. Il exposa pour la première fois comme 
agréé de l'Académie, en 1767. Un tableau de lui, représentant Belh- 
sabé au bain, ayant été refusé au salon de 1779, il l'exposa dans son 
atelier et rompit avec l'Académie. Bounieu fut nommé conservateur 
des estampes à la Bibliothèque impériale, de 179'2 à 179û, et après 
l'ut nommé professeur à l'École des ponts et chaussées, place qu'il 
conserva jusqu'à sa mort, en IBl/i. Il a exposé de 1769 à 1779. et a 



(1) Le musée du Louvre possède un volume renfermant un grand 
nombre d'études au crayon, sur papier bleu et gris, et rehaussé par 
cet artiste. 



— 63 - 

gravé en manière noire plusieurs de ses tableaux (1). Voyez Cabinet 
de l'Amateur (lïl, 105), Gabet, Le Blanc et De Baudicour. 

1 — Une Vestale, h mi-corps, la tête couverte 
d'un voile, ajustée d'une draperie blanche ; elle a les 
mains liées et caractérise la douleur. 19-16. 

Vente A. Pnillet (1777), 256 liv. 

2 — Deux Femmes au bain, surprises par deux 
officiers cuirassés. 5-6. 

Vente du prince de Conti (1777), 550 liv. 

3 — Deux jeunes Filles dont une est occupée à 
traire une chèvre, tandis qne l'autre la retient. A 
gauche sont un grand arbre et une partie d'une mai- 
son dont la porte est ouverte. 5-12. B. 

Vente Paillet (1778), 559 liv, 16 sous. 

4 — Une jeune Fille, la gorge en partie décou- 
verte ; elle tient un oiseau et est appuyée sur un 
coussin. 20-16. 

Vente A. Paillet (1778), 251 liv. 

5 — L'État primitif de l'homme, représenté par 
une famille d'Arcadiens au pied d'un chêne; le mari 
secoue l'arbre, une jeune hlle en présente le fruit à 
sa mère qui allaite un enfant, et qui se penche pour 
en faire part à un vieillard. Ce tableau a été composé 
sur une idée de J.-J. Rousseau, dans le discours sur 
l'Inégalité des conditions. 30-36. 

Vente Trouard^ 500 liv. 

(1) En 1785, il essaya de faire une vente publique de vingt-cinq de 
ses tableaux qui, presque tous, turent retirés. Bounieu eut une fille 
(Emélie, dame Raveau), aussi peintre, qui a exposé depuis 1800. 



— 64 — 

6 — L'Intérieur d'une Chambre où Ton voit deux 
femnies occupées, l'une à faire de la dentelle, l'autre 
h savonner. 9-12. B. 

Vente par Le Brun (1782 \ 16Zi liv. 

7 — Intérieur d'écurie oia l'on voit un jeune gar- 
çon et une jeune fille assis sur la paille. A côté d'eux 
sont deux jeunes chevreaux et la mère, à laquelle la 
jeune fille présente de l'herbe et la fait cabrer. 
10-12. B. 

Vente Nogaret, 599 liv. 19 sous. 

8 — Vue de Paris, prise de l'île Louviers. 13- 
16 p. 61ig. 

Vente Landgrave, 399 liv. 19 sous. 

9 — Le Sujet de Blanche de Castille, mère de 
saint Louis, délivrant des prisonniers détenus dans 
les prisons du chapitre de Notre-Dame de Paris. Ce 
tableau, dit le catalogue, qui est sur bois, a été gravé 
par l'auteur (1). 

Vente J au f fret...? 

10 — Famille occupée de soins domestiques. A 
droite, une dame cherche à éviter un jeune homme 
qui veut la forcer à goûter des confitures. 23-16 p. 
4 lig. Exposé au salon de 1775. 

\Qnle Richard de Ledan...? 



(1) M. lieaudicour ne cite pas la gravure de ce sujet, ni celle du 
n" l/i, et nous ne les avons jamais rencontrés. 



— 65 — 

11 — Sully entraînant Henri IV de chez Gabrielle. 
16-13. 

Vente Poncg, graveur...? 

12 — Suzanne et les Vieillards. '(Nul doute, dit 
le catalogue, que ce tableau n'ait été peint d'après 
nature ; il en offre la vérité et ne serait pas désavoué 
de Greuze, pour la fraîcheur du coloris. » 

Vente D. (3 avrill837)....? 

13 — Deux Jeunes Filles, dont l'une chante et 
l'autre l'accompagne sur la guitare ; un jeune homme 
assis près d'elles les écoute. 

Vente Thibaudeau, 305 fr. 

14 — Marie de Médicis assise au milieu de ses en- 
fants, et obtenant de Henri IV d'être couronnée avant 
son départ pour l'armée. «Ce tableau, dit le cata- 
logue, a été gravé par l'auteur. » 

15 — La Prière. 
Musée de Valenciennes. 

DESSINS. 

16 — Adam et Eve ; derrière eux et dans le fond 
du sujet, l'ange qui garde le paradis. Dessin à la 
pierre noire sur papier blanc. 30-15. 

Vente Ch. (1788), 351 liv. 

BOURDIGHON (Jean) 

MINIATURISTE. 

Cet artiste, né à Tours, fut Je peintre-miniaturiste des rois 

II (tab.) 5 



— 66 — 

Louis XI (1), Louis XII et Charles VIIL II peignit, par ordre de re 
dernier prince, le portrait de saint François de Paule, le jour de 
son décès, en 1507. Ce portrait est présentement à Home dans le 
Vatican. François V Tavail envoyé à Léon X, lors de la canonisation 
du saint. Jean Waldor a gravé un portrait in-12 de saint François de 
Paule, d'après le portrait qui se voit à Rome. Serait-ce le môme? 
Mariette (A. B., II, 168), Archives d*; l'Art français (vol. I, IV et V), 
Léon de Laborde (Renaissance des Arts à la cour de France. Addi- 
tions, page 7/i5), Dussieujc, page 315. 

♦ 

BOURDON (Sébastien) 

PEINTRE d'histoire, DE PORTRAIT, DE GENRE ET GRAVEUR. 

Né à Montpellier, en 1616 ; mort à Paris, le 8 mai 1671. On trouve 
la biographie de ce peintre dans les ouvrages suivants : Mémoires 
inédits de l'Académie, etc. {Pans, 185/i, 2 vol. in-S») ; Manette 
(A. B. , 11, 170); Vie des Peinties, par D'Argenville; Considérations 
philosophiques. Remarques, Observations, Anecdotes particulières 
sur la Vie et les Ouvrages de Sébastien Bourdon, par X. A. (Atger); 
Vie de Sébastien Bourdon, par roilevin (1823); Etudes sur Sébastien 
Bourdon, par Arsène Hous'iaye; Revue universelle des Arts (IV, 219, 
et 502); Histoire des Peintres, par Ch. Blanc, et la Notice du livret 
du musée du Louvre. 

Sébastien Bourdon fit jeune le voyage d'Italie; arrivé à Rome, il fut 
obligé pour vivre de travailler pour un marchand de tableaux de cette 
ville qui l'employa à pasticher les tableaux de Claude Le Lorrain, de 
Pierre de Laer. de N. Poussin, de Benedelte Casliglione, Louis Car- 
rache. Le Parmesan et autres. De retour à I\arls, il fut un des douze 
artistes qui fondèrent l'Académie, en 16/i8. Il fit le voyage de Suède, 
en 1652 (2), où il peignit plusieuis portraits, dont celui de la reine 
Christine, qui le nomma son premier peintre. Après l'abdication de 
cette reine, il revint à Paris, en 165/i, où il fit plusieurs tableaux pour 
des églises de cette ville; il alla à Montpellier où il travailla pour des 
amateurs et fil son tableau de la Chute de Simon le Magicien pour la 



(1) Sur les comptes de Louis XI figurent plusieurs quittances dont 
une de 2/i liv. 15 sous, signée A. Johannes Raudichon, paincire du 
roy, demeurant à Tours. De Laborde, page 173. 

(2) Voyez Sébastien Bourdon h la cour de Suède, par Feuillet 
(le Couches (Revue universelle des Arts. IV, 502). 



— 67 — 

cathédrale de celte ville (1). Bourdon a introduit son portrait dans 
cette composition (2). Au dire de Marielte, un des plus beaux ou- 
vrages que Bourdon fit à Paris fut la Galeiie du président Brelonvil- 
liers qu'il entreprit en 1658 (3). Le même auteur dit encore : 
Bourdon était ami de M. Boyer d'AguiUes, et il se plaisait à travailler 
pour cet amateur dont il connaissait le goût (U). Bourdon a eu beau- 
coup d'élèves ; ses meilleurs sont : iV. Loir, Paillct, Rlonnier^ Friquet 
de Vaurose, et les meilleurs graveurs de son temps ont gravé ses plus 
beaux tableaux. Voyez Heinecken (Dictionnaire des Altistes), et, pour 
les eaux-fortes gravées par S. Bourdon, le Peintre-Graveur français 
(I, 133) ; voyez aussi Dmsieiix pour les tableaux de ce maître qui sont 
dans les musées étrangers. Les musées de Paris, d'Avignon, Gre- 
noble, Montpellier, Toulouse, Orléans, Lille, etc., possèdent aussi 
des tableaux de S. Bourdon. 

\ — Portrait de Sébastien Bourdon ; il tient, delà 

main gauche, sur ses genoux, une tête de Cara- 

calla. Gravé dans Fiihol. 

Musée du Louvre (5). Acquis de M. Denon au prix de 295 fr., en 
1803. 

2 — Autre Portrait de Sébastien Bourdon, dont il 

(1) Ce tableau, peint en 1658, a trente figures plus grandes que 
nature ; il porte 25 pieds de haut, et coûta 2,000 liv. au chapitre de 
Saint-Pierre. Boissière publia, en 1659, sous le titre de : Lettre de 
JNeslor escrite à Polidor, une critique très-acerbe de ce tableau. Voyez 
les Peintres provinciaux (IV*^ vol.). Dans le même ouvrage, les Confé- 
rences de Séb. Bourdon à l'Académie, où il traita de la lumière et du 
paysage. 

(2) Un dessin, d'après ce portrait, se trouve au musée du Louvre. 
Il vient de Mariette. 

(3) Les peintures de celle galerie, qui avait vingt toises de long, 
représentaient l'Histoire de Pliaéton ; elles ont été faussement attri- 
buées à Le Brun par plusieurs auteurs. Charmeton et Baptiste Mon- 
noyer contribuèrent à la décoration de cette galerie, l'un pour les 
ornements d'architecture, l'autre pour les fleurs. La maison où étaient 
ces peintures se trouvait dans l'île Notre-Dame ; elle est gravée 
dans le Recueil des Vues, dessinées par Perelle. 

{k) Il y avait huit tableaux de S. Bourdon dans le Cabinet de cet 
amateur. 

(5) Le musée du Louvre possède 17 tableaux de S. Bourdon. 



— 68 — 

peignit la tête, et H. Rigaud, les draperies. Ce por- 
trait fut donné par ce dernier à TAcadémie royale de 
Peinture, le 26 juillet 1734. Il a été gravé par Lau- 
rent Cars, en 1733. 

Musée du Louvre (1), 

3 — Jacob offrant un Sacrifice. Composition ani- 
mée de figures et d'animaux dans le goût du Bene- 
dette. 33-44. 

Vente Laroque (2), A21 liv. 

4 — Persée et Andromède. Persée se lave les 
mains sur le bord du fleuve où sont des Naïades. 
45-57. 

Vente Godefroy^ joaillier, 900 liv. 

5 — La Mort de Didon. 58-39. Collection Crozat. 

Vente du président De Tugny, 1,3/|0 liv. 

6 — Alexandre visitant le tombeau d'Achille. 
16-20. L(; même sujet est gravé dans le Cabinet 
Boyer d'Aguille. 

Colleclion Crozat. 

7 — Saint Barthélémy. Le même sujet est gravé 
dans le Cabinet Boyer d'Aguille. 17-13. 

Collection Crozat. 



(1) Un portrait de Sébastien Bourdon est au musée de Versailles, 
sous le n° 2110, et celui de J. Bourdon, son père, peintre sur verre, 
sous le n« 20^3. 

(2) Il y avait trois tableaux du Bourdon dans celle collection. 



— 69 — 

8 — Un joli tableau représentant une Sainte Fa- 
mille. 5-7 p. 5 lig. C. 

Ventes par Basan^ en 1759...? — SUvestre (1810), 700 liv.; — 
Denon, 8/i5 fr. (lithographie dans son ouvrage : Monument des Arts 
du Dessin); — Brunet-Denon, 700 fr., actuellement chez M. Dutuit, 
à Rouen. 

9 — Rebecca recevant les présents d'Eliezer, en- 
voyé d'isaac. 51-40 cent. (1). 

Ventes Jullienne, 1,005 liv.; — Sireuil (1781), 900 liv. 

10 — Adoration des Mages. 16 p. 9 lig. 13 p. C. 
Vente Jullienney l,50/i liv.; — Musée de Berlin. 

H — La Rencontre de Jacob et d'Esaii. 37- . 

Ventes Chicquet de Champ-Renard, 250 liv.; — Le Brun (1788), 
1,000 liv. 

12 — Adoration des Bergers. — Adoration des 
Mages. Deux tableaux sur cuivre. 17 p. 6 lig. -13 p. 
Cuivre. 

Ventes De Lalive de Jully, 2,000 liv.; — Randon de Boisset^ 
3,901 liv.; — par Wery [ik mars 18Zi2), 405 fr. 

13 — Jésus-Christ appelant à lui les petits entants. 
36-48. 

Ventes Chiquel de Champ-Renard (1768), 815 fr., à Joullain. 

14 — La Vierge assise avec l'Enfant Jésus qui re- 



(1) Un tableau, par S. Bourdon, représentant le même sujet et daté 
1671, se trouve dans la collection de la galerie d'Amato. Vendu en 
186Zi, par M. Laneuville, expert. 



— 70 — 

garde sainte Catherine; à côté de lui, est sainte 
Elisabeth, et, à ses pieds, saint Jean. 36-44. 

Vente Merval (1768), 3,650 liv. 

15 — Départ de Jacob. Composition de 15 figures 
et divers animaux. On y voit, sur un des côtés, un 
beau groupe de femmes; sur le devant, deux 
hommes à moitié nus et d'un goût excellent, occupés 
à lier des ballots. 24-18. 

Ventes L.-M. Vanloo , 1,500 liv. ; — Vassal de Saint-Huber 
1,400 liv.; — AbbédeJuvigny, 1,^50 liv. 

16 — Laban faisant la recherche de ses idoles dans 
les équipages de Jacob. Neuf figures avec des ani- 
maux. « 11 nous paraît temps, dit Le Brun, de resti- 
tuer à N. Loir cette belle composition qui est une des 
meilleures de cet habile artiste. » 

Ventes L.-H!. Vanloo , ^80 liv. 10 sous ; — Prince de ContU 
58Û liv.; — Poullain, Zi90 liv.; — Chabot, 380 liv. 

17 — Bethsabé conduisant le jeune Salomon au 
trône, et une Allégorie dont le sujet tient au minis- 
tère du cardinal Mazarin. Gravé par Rousselet. Deux 
tableaux. 16-11 p. 6 lig. 

Ventes Lempereur, non vendu; — Prince de Conti, 1,000 liv. ; -- 
Chavipgrand, 15U0 liv. 

18 — Saint Charles Borromée donnant des se- 
cours aux pestiférés (1). 

Ventes Vassal de Saint-Huber, 2,601 liv.; — Dufourny...! 



(1) Ce tableau est cité par Taillason, page 190 de son ouvrage : 
Observations sur quelques grands Peintres. Paris, 1807, in-S". 



— 71 — 

19 — Fuite et Repos en Egypte. Deux esquisses 
avancées. La composition est sage et savante. Cha- 
cune, 12-14. 

Vente Mariette, 360 liv. 

20 — L'Adoration des Rois. La Vierge y est re- 
présentée assise sur les ruines d'une noble architec- 
ture. 24-34. 

Ventes Ledoux, 3,600 liv.; — Paillet (17 février 1777), 3,600 liv.; 
— Vaudreuil (2* ventée, 2,000 liv. 

21 — Jacob offrant à Dieu le Sacrifice d'un mou- 
ton. Tableau ovale. 45 p. 10 lig.-36 p. 

Ventes du prince de Conti, 800 liv.; — De Boynes (1785)...? 

22 — Le Départ de Jacob. Tableau richement 
composé dans le goût du Benedette. 33-45. 

Ventes du prince de Conti (1), û,701 liv.; — du comte de Merle, 
1,800 liv. 

23 — Deux Bambochades faites dans le bon temps 
du Bourdon. Dans l'une, deux hommes sous une 
tente : une femme assise donne à téter à son enfant; 
un jeune garçon est debout. — Dans l'autre, ce sont 
des voleurs qui pillent une maison de paysans. 10 p. 
3lig.-15p. B. 

Vente du prince de Conti, /i69 liv. 

24 — La Charité romaine. 36-44. 
Vente Lerouge, 501 liv. 



(1) Il y avait 12 tableaux de Sébastien Bourdon dans cette collec- 
tion. 



— 72 — 

25 — Intérieur d'une Chambre, où l'on voit, dans 
le milieu, une famille à table ; à droite sont un puits, 
une fontaine, différents ustensiles de ménage et 
quelques légumes. 14 p. 9 lig.-19 p. 

Ventes Trouard, 8/iO liv.; — Comte de Vaudreuil, l,OZiO liv. 

26 — Une Composition de quinze figures, dont les 
deux principales sont deux soldats jouant aux cartes. 
Forme ovale. 14-17. B. 

Vente Trouard, 1,500 liv. 

27 — Une Halte de Mendiants. On voit sous une 
espèce de pavillon, soutenu par des tronçons de co- 
lonnes, une femme assise ayant son enfant à la ma- 
melle; divers autres bohémiens au repos et diverses 
figures dans le lointain ; sur le devant du tableau, 
une jeune fille puise de l'eau dans un ruisseau avec 
une écuelle. Forme ovale. 17 p. 6 lig.-21 p. 6 lig. 
Cuivre. 

Vente Poullain, 1,530 liv. 

28 — Uij Repos en Egypte, composé de quinze 
figures. Gravé par P. Mariette. 15-19. 

Vente Le Z?rMn (1780)...? 

29 — Le Christ descendu de la Croix est soutenu 
par Joseph d'Arimathie ; la Vierge à genoux ; près 
d'elle, la Madeleine est debout, les mains jointes ; 
dans l'éloignement, le calvaire. Ce tableau est gravé. 
45-36 (1). 

Vente Lebœiif...? 

(1) Un autre tableau, représentant aussi le Christ descendu de la 



— 73 — 

30 — Des Gueux ont forme leur retraite dans un 
antique château ; c'est le moment du soleil couchant ; 
les uns arrivent, les autres préparent la cuisine ; un 
paysage, des animaux complètent ce tableau où l'on 
compte 25 figures. 39-47. 

Vente Ledoux (1775), 1,000 liv. 

31 — Moïse offrant un Sacrifice à Dieu, après 
avoir retrouvé l'Arche d'Alliance. 4 p. 6 lig.-6 p. 

Vente de Montribloud, 950 liv. les deux. 

32 — Une Maison de Paysan, au dehors de la- 
quelle on remarque un puits, contre lequel un 
homme appuyé; un autre; près de lui, une femme 
accroupie près d'un baquet; au premier plan, des 
légumes et un pot au lait de cuivre. 13 p,-17 p. 
9 lig. B. 

Ventes Landgrave^ 777 liv.; — Le Roy de Senneville...? 

33 — Laban cherchant ses idoles. Panneau de 
forrne ronde. Diamètre : 22 pouces. 

Vente Landgrave, 300 liv. 

34 — Le Martyre des sept Frères Macchabées. 
J6-14. 

Ventes Paillet (1779), 1,500 liv.; — Comte Merle...? — Trouard, 
1,500 liv.; —par Le Brun (1791), 500 liv.; — Brogniart, Zi99 liv. 
19 sous. 



Croix, se voyait dans l'église collégiale de Saint-Benoît, à Paris. 
Mariette le cite avec éloge, le dit le plus bel ouvrage du Bourdon, et 
tout à fait dans le style de Louis Carrache. Ce tableau a été gravé par 
J. BouUanger; il est au musée du Louvre. 



— 74 — 

35 — La Visitation de la Vierge. Agréable compo- 
sition de neuf figures, dans un riche fond d'archi- 
tecture, sur toile marouflée. 

Vente ISourry (1785), 720 liv. 

36 — Suzanne surprise par les Vieillards. Char- 
mante composition dans un riche fond de paysage 
orné d'architecture. 12 p. 3 lig.-15 p. 

Ventes Nourry, 500 liv.; — Lambert et Duporail, 600 liv.; — 
Saint-Victor, l/il fr. (1). 

37 — Sacrifice de Gédéon. 58-46. 

Ventes de Montribîoud, 300 liv.; — Saint-Morys, 100 liv. 

38 — Deux Esquisses dont Moïse brisant les tables 
de la loi. Composition de plus de 30 figures. 

Vente Nourry (1785), 93 liv. 

39 — Deux Tableaux ; l'un de l'Histoire d'Hélène, 
10 figures; l'autre, l'Arrivée de Cléopâtre, 8 figures. 

Ventes Prince de Conii, klii liv.; — Lambert et Duporail (1787), 
255 liv. 

40 — Fuite en Egypte. Sur le premier plan, on 
voit, au passage d'une rivière, la Vierge montée sur 
un âne et tenant l'Enfant Jésus; un ange est auprès 
d'elle, tandis que trois autres volent au-dessus de sa 
tête. Saint Joseph, à pied, conduit l'âne. 36-48. 

Ventes Collet,..'^. — par Le Brun (1788), 601 liv. 

41 — Le Sacrifice d'Iphigénie, au moment oti 
Diane apaisée sauve la princesse de l'autel et y subs- 

(1) H y avait sept tableaux du Bourdon dans cette collection. 



— 75 — 

titue une biche à sa place; on voit, sur la droite, 
Agamemnon et les autres chefs grecs effrayés de ce 
prodige. Sur la gauche, quelques bâtiments indi- 
quant la flotte. Tableau de forme ronde. Diamètre : 
37 p. 

Vente par Paillet (3 février 1789), 620 liv. 

42 — La Mort de Didon. Très-belle et riche com- 
position de 18 figures. Ce joli tableau vient du Ca- 
binet de M. Orion, à Bruxelles. 18-14. 

Ventes Coclers (1789), 500 liv.; — Cardinal Fesch, 38 écus ro- 
mains; — Moret, 170 fr. 

43 — Portrait de la reine Christine de Suède. Elle 
est assise dans un fauteuil ajustant un ruban à sa 
collerette; elle tient le sceptre de la main gauche. On 
connaît combien cette reine sut apprécier les ou- 
vrages de Sébastien Bourdon. 39-29. 

Ventes Coclers, 215 liv.; — Quint'm-Crauffart...? (1). 

44 — Saint Jean devant la Porte Latine, prêt à être 
mis dans la chaudière d'huile bouillante. 25-18. 
Tableau de forme ovale. 

Ventes Nogaret, 700 liv.; — Le Brun (1791), 180 liv. 

45 — Jésus-Christ recevant le baptême sur les 
bords du Jourdain. Riche composition de 43 figures. 
41-60. 

Vente Donjeux, 500 fr. (2). 

(1) Il y avait dans la vente Crauffurt (18^42), un portrait de Mona- 
delsclii, attribué au Bourdon. 

(2) Il y avait neuf tableaux de Sébastien Bourdon dans cette col- 
lection. 



— 76 - 

46 — Famille de Paysan campée sous une banne, 
suspendue à des débris de ruines et à l'ombre d'un 
paysage touffu. Le père, la mère et quatre enfants 
sont sur le devant, assis à terre pour faire un frugal 
repas. Derrière eux, au second plan, quelques sol- 
dats et autres personnages. A droite, au détour d'un 
pilier, on voit un homme, à cheval, qui s'avance sur 
un fond de montagne. Ce précieux tableau peut sou- 
tenir comparaison avec les ouvrages flamands les plus 
fins de ton. Tableau de forme ovale. 17-22. 

Ventes Tolozan, 1,719 fr.; —Sereville, 2,^20 fr. 

47 — La Séparation de Jacob et Laban. Riche 
composition dans un beau site de paysage. Le milieu 
du sujet présente Laban sous la figure d'un pa- 
triarche donnant ordre d'emporter ses dieux pénates 
pour les charger sur des chameaux. 36-48. 

Ventes Robit, 3,020 fr.; — Maurin, 2,800 fr. 

48 — Le Christ appelant à lui les enfants. Gravé 
dans Filhol et Landon (voyez le même sujet n® 13). 

Vente Tolozan, 1,705 fr. ; — Musée da Louvre. 

49 — Portrait de S. Bourdon, représenté à mi- 
corps, enveloppé dans un manteau noir, sur lequel 
descend sa longue chevelure bouclée. Il est dirigé 
vers la droite. 21-15. 

Vente Peijron, peintre...? 

50 — Noé et sa famille offrant un Sacrifice à Dieu, 
à la sortie de l'Arche. 29-37. 

Vente Silvestre (1810), /|50 liv. 



— 77 — 

51 — Repos de la Sainte Famille, en Egypte. A 
gauche, au premier plan, l'Enfant Jésus, debout sur 
son berceau, est tenu par sainte Anne; il regarde le 
petit saint Jean qui, assis à terre, lui présente son 
agneau; plus loin, la Vierge appuyée sur un débris 
de colonne, et saint Joseph se plaisant à regarder 
cette scène de tendresse. 12-15. 

Vente Solirène, 790 fr. (1). 

52 — Paysage dans les environs du château de 
Saint-Ange, baigné par le Tibre. Sur le devant, un 
homme et une femme conduisent un troupeau de 
bestiaux. 8-12. Cuivre. 

Vente Villiers, architecte, 600 fr. 

53 — Le Massacre des Innocents. Vaste composi- 
tion de 50 figures, dont l'aspect pittoresque forme 
des groupes riches et du plus grand intérêt. 43-60 p. 
6 lio" 

Même vente, 500 fr. 

54 — Sainte Famille. Tableau connu par la belle 
gravure de P. Van Schuppen, dite la Vierge à la 
Colombe. 12-15. 

Vente Saint-Victor, ZiOO fr. 

55 — Suzanne et les Vieillards. 47-48. 
Vente Frandl^on (1829)...? 



(1) Il y avait trois tableaux de Sébastien Bourdon dans cette col- 
lection. 



— 78 — 

56 — Bacchus revenant des Indes. 18-24. 
Vente Franci//on...? 

57 — Intérieur d'une Cuisine oii différents lé- 
gumes sont groupés avec des ustensiles de ménage; 
une femme, ayant sur ses genoux un enfant à la ma- 
melle, est assise entre deux hommes et cause avec 
l'un d'eux, tandis que l'autre boit un verre de via. 
B. 12-17. 

Vente du comte de Pries, 500 fr. 

58 — Molière, la plume à la main et réfléchissant. 
Au milieu des volumes qui couvrent la table, on re- 
marque les Comédies de Térence. 29-24. Gravé par 
Beauvarlet et lilhographié dans l'ouvrage : Monu- 
ment des Arts du Dessin. 

Vente Denon, 2,020 fr. 

59 — Autour d'une table, posée sur un tonneau 
près du feu, sont assis plusieurs personnages, entre 
lesquels on remarque un vieillard versant du vin à 
une femme, qui allaite son enfant. Dans ce tableau, 
le Bourdon a imilé le style de Pierre de Laer. 

Vente du baron Ilodier^ 3i0 fr. 

60 — Deux Gens de guerre, cuirassés et éperon- 
nés, sont assis, avec un paysan, autour d'un tonneau. 
Près d'eux, une femme, à laquelle une jeune fdle 
verse du vin dans un verre, est assise par terre, et 
tient son enfant endormi dans ses bras. Différents 
accessoires indiquant la profession de vivandière. 

^'enle Dcsfriches^ 320 fr. 



— 97 — 

61 — Halte de Bohémiens, dont deux jouent aux 
cartes sur un tambour, placé à gauche de la compo- 
sition. Ce tableau peut rivaliser pour la finesse d'exé- 
cution avec ceux des meilleurs peintres hollandais. 

Vente M. B. (19 décembre 1836), GOO fr. 

62 — Jugement de Paris. Artémise, reine de Carie, 
en Asie, prête à renfermer dans son sein les cendres 
de son époux Mausole. Ces deux tafcleaux, de forme 
ronde, ont été peints par Sébastien Bourdon pour la 
reine Anne d'Autriche, pour être copiés sur émail 
par Leray, pour orner des montres du temps. Collec- 
tion du marquis de Calvière. 

Vente M. B. (19 décembre 1836). 300 fr.; — Brunet-Detion, 292 fr. 

63 — Portrait de Christine, reine de Suède. 

40-38 (1). 

Vente de la galerie de l'Elysée, 1,530 fr., à IM. le comte Turpin de 
Crissé. 

64 — Un Chef de Brigands a fait embusquer ses 
gens au pied d'énormes rochers, qui s'élèvent à droite 
et à gauche de la composition, et forment une gorge 
oii vont passer des voyageurs. Ce peintre, qui a si 
bien saisi le coloris des Flamands, a sur eux Tavan- 
lage d'avoir su dessiner ses figures avec plus de cor- 
rection. 

Vente de La Hante, 751 fr. 

(1) Un portrait de celte reine était dans la galerie du Palais-Royal; 
il a été vendu 30 liv. sterl. Il y avait dans celte même galerie un por- 
trait de Varin, graveur on médailles ; ces deux portraits, peints par 
S. Bourdon, sont gravés par Tardieu et Halbou, dans l'ouvrage : 
Galerie du Palais-Royal. Dans la vente Chavray, en 1766, était un 
portrait de M. de Charraois, gravé d'api es S. Bourdon. 



— 80 — 

65 — Mariage mystique de sainte Catherine (1). 
Ventes Dufourny...? — De Vérigny, 175 fr. 

66 — Portrait de René Descartes. 

Ventes Bourdon^ 150 fr.; — Letronne, ZiOO fr. — Musée du Louvre, 

67 — Adoration des Mages. 35-49 cent. 

Ventes Magnan de La Roquette, 212 fr.; — Dubois (7 décembre 
18/i3}, 131 fr. 

68 — Séparation de Lot et Laban , auprès d'un 
cirque et d'un péristyle antique. La femme et les en- 
fants de Laban sont montés sur un chameau, et d'au- 
tres bestiaux se désaltèrent à une fontaine. Délicieux 
tableau de chevalet. 

Vente Magnan de La Roquette, 300 fr. 

69 — Un jeune Soldat chante, le verre en main, 
animé par la musique d'un aveugle qu'on voit der- 
rière lui ; un paysan et une jeune fille appuyée sur 
une table paraissent l'écouter. Le pendant repi^é- 
sente un repas villageois : le couvert est servi sur un 
tonneau autour duquel sont groupés deux hommes 
et une femme qui allaite son enfant ; celle-ci tient 
un verre que remplit l'homme placé à sa droite ; un 
autre homme qui se chauffe et un gros chien com- 
plètent cette composition. 

Vente du vicomte d'Harcourt, 1,225 fr. les doux. 

70 — Jacob aveugle, et courbé sous le joug des 
ans, se rend en Egypte. 107-140 cent. 

Vente du cardinal Fesch, 65 écus romains ; — Moret, liôo fr. 
(1) Un labloau de ce même sujet est au musée d'Amsterdam. 



— 81 — 

71 — Jésus succombant sous la Croix. 17-24 p. 
9 lig-. Brillante esquisse dans laquelle le Bourdon 
semble s'être inspiré du Poussin. 

Vente du cardinal Fesch, Ixlx éciis romains. 

72 — Près d'une tente, des soldats assis jouent 
aux dés; à leurs pieds, une femme allaite son en- 
fant ; plus loin, et à la porte de la tente, sont d'autres 
soldats et un cheval blanc. 

Vente Madame Martin (21 avril 1856...?) (1). 

73 — Didon, abandonnée par Enée, se donne la 
mort. On voit, dansl'éloignement, la flotte du héros 
troyen fuyant les rives de Garthage. 62-53. Gravé 
par Heilbrouck. 

Musée de Saint-Pétersbourg (2). 

74 — Portrait d'un Professeur de la Faculté de 
médecine, à Montpellier. Tableau signé (3). 

Vente en 1857, 305 fr. 

75 — Porlrait de Duguernier, peintre de minia- 
ture (4). 



(1) Ce tableau, qui a fait partie de l'exposition pour la Société des 
Artistes, en 1860, appartient à M. Burat. 

(2) Ce musée possède 11 tableaux de S. Bourdon. 

(3) La Revue universelle des Arts (IV, 231) cite quelques portraits 
de famille, à Montpellier. 

(k) Une copie de ce portrait a été faite par Antoine Berthelemy pour 
sa réception à l'Académie, en 1781. 

II (tab.) 6 



— 82 — 
7C — Le Jugement de IVlidas et rEnlèvement 
d'Europe. 

Collection du duc de Northumberland (1). 

DESSINS. 

77 — Six Dessins dont deux sujets de Vierges et 
deux de Paysages. 

Vente Crozat, bh liv. 

78 — Nabuchodonosor rend la liberté au pro- 
phète Jérémie. Dessin gravé par le maître dans la 
suite des OEu\res de Miséricorde (2). 11 est à la 
pierre noire, rehaussé de blanc. 

Vente Tallard, 82 liv. 

79 — Une Sainte Famille dans un paysage. Très- 
bon dessin aux trois crayons sur papier bleu. 9 p. 
5 lig.-14p. 2 lig. 

Vente Jullienne, 76 fr. 

80 — Le Jugement de Midas. Composition de dix 
figures. Dessin capital au bistre, rehaussé de blanc. 
13 p. 5lig.-33p. 6 lig. 

Vente Julliemie, 80 liv. 

81 — Un Sacrifice. Dessin de la première distinc- 
tion; il est composé d'un grand nombre de figures et 



(1) Voyez Waagen (Treasures of arl) pour les tableaux de Sébas- 
tien Bourdon, qui sont dans les collections publiques et privées d'An- 
gleterre. 

(2) DaUmvay (Des Beaux-Arts en Angleterre) dit que les tableaux 
des OEuvres de Miséricorde que le Bourdon a peints et gravés sont à 
Cbelsea, dans le Cabinet de M. Aufrère. 



— 83 — 

lavé h l'encre de Cliine, rehaussé de blanc au pin- 
ceau. 12 p. G lig.-10 p. 

Vente Huquier, 31 liv. 

82 — Fuite en Egypte. Précieux dessin, plein de 
grâce et de sagesse; il est de forme ronde, fait à la 
sanguine estompée. 

Ventes Mariette, 300 liv.; — Dupan de Genève, 10 fr., avec un 
dessin de Bon Boulogne (Joseph vendu par ses Frères), à M. H. de 
Lasalle. 

83 — Le Martyre de saint Pierre (1). De ce sujet, 
deux compositions différentes avec beaucoup de fi- 
gures, à la plume et au bistre. 

y exile Mariette, 192 liv. Un de ces dessins fut vendu (18 avril 1803) 
90 fr. 

84 — L'Éducation de la Vierge par sainte Anne. 
Charmant petit dessin au bistre, rehaussé de blanc, 
et le Sacrifice de Gédéon, fait de même. 

Vente Mariette, 200 liv. 

85 — Esquisse au trait de plume et lavé de bistre, 
du plafond de F Aurore, peint par S. Bourdon, à 
l'hôtel de Breton villiers (2). Grand dessin ovale en 
largeur, avec une copie de ce même dessin. 

Vente par Boileau, 1782 (2'' vente Gonti), Zi5 fr. 



(1) Le tableau a été peint en 16Z|3 pour le Mai de Notre-Dame ; il 
est au musée du Louvre et a été gravé par Tardieu. 

(2) Guillet de Saint-George donne la description des peintures de 
cet hôtel. 



— 84 — 

86 — Deux Dessins dont les Noces de Cana, à la 
plume, lavés à la sano^uine et rehaussés de blanc. 

Vente Nourri, 120 liv. (1). 

87 — Moïse, qui présente les Tables de la Loi aux 
Israélites. Beau dessin lavé à la sanguine et rehaussé 
de blanc. 8 p. -8 p. 4 lig. 

Vente Nourri, 72 liv. 

BOURDON (Pierre-Michel) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Paris, en 1778 ; mort dans la même ville, en iShO. Elève du 
baron Regnault et de Pierre Guérin. A exposé aux salons depuis 
1806. La vente de son Cabinet eut lieu le 15 avril 18Z|1. 

\ — Télémaque dans l'île de Calypso. Tableau 
exposé au Salon de 1819. 

Vente Bourdon (2), 71 fr. 

— M. Bourdon a fait les dessins et publié la col- 
lection gravée du Concours décennal, et a concouru 
à la direction de celle du Musée Napoléon dite Musée 
Filhol, et a fait un grand nombre de dessins pour les 
graveurs. 

BOURGEOIS (Marinus ou Marin Le) 
peintre. 

Cet artiste, qui vivait du temps de Henri IV et de Louis XIII, flo- 
rissait en 1599. Nous n'avons trouvé d'autres détails sur ce peintre, 

(1) Il y avait 15 dessins de S. Bourdon dans cette collection. 

(2) Il y avait dans cette vente cinq tableaux et esquisses de ce 
maître. 



I 



— 85 — 

que son porirail, gravé par Th. Picquol (1). — Serait-ce le Marin 
Bourgeois, cité dans les Archives de l'Art Français? (Documents, 
ni, /il) (2). 

Un Martin Bourgeois exécuta de grandes toiles pour le ballet du 
roi, dansé dans la grande salle du Louvre, en Tannée 1619 (17 fé- 
vrier), avec Fr. Bruys, Desmartin etJN. Duchesne, ce dernier, peintre 
de Marie de Médicis, qui fut à sa mort remplacé par Ph. de Cham- 
pagne. 

Au musée d'Avignon est un portrait de Jean-Baptiste Bourgeois, 
peintre du xviii* siècle. 



BOURGEOIS (Florem-Fidèle-Constant) 
peintre de paysage, dessinateur et graveur à l'eau-forte. 

Ké à Guiscard, en 1767 ; mort à Paris, en 18/i8. Elève de David. 
A exposé pendant plus de trente-six ans; ses tableaux, à Trianon et 
Fontainebleau^ lui valurent la croix d'honneur. Il a exécuté un grand 
nombre de dessins de vues d'Italie, à la sépia et à l'encre de Chine ; 
il a eu un fils peintre de paysage (3). On trouve une notice nécrolo- 
gique sur Constant Bourgeois, en tête du catalogue de sa vente, qui eut 
lieu le 5 avril 18/i9, faite par Duplat, peintre, qui a été son élève, et où 
se trouvait un très-grand nombre de ses dessins, vues prises d'après 
nature, en France et en Italie. Il a gravé un recueil de vues et fa- 
briques d'Italie, in-folio de 96 planches, et lithographie des vues de 
France, de Suisse et d'Italie, publiées par la maison Delpech. 

i — Entrevue de Napoléon et du prince primat, 
à Aschaffenbourg, le V octobre 1806. Les figures de 
ce tableau sont par Debret. 
\enie Brunel-Denon, 75 fr. 



(1) Robert- Dumesnil cite ce portrait dans l'œuvre de ce graveur 
qu'il décrit (VI, 233). 

(2) Il est dit : « Marin Bourgeois, aussi noslre peintre et vallet de 
chambre, et ouvrier en globe mouvant, sculpteur et autres inven- 
tions. » 

(3) Amédée Bourgeois, né en 1798, mort quelques années avant 
son père. 



— 86 — 



DESSINS. 



2 — Vue prise dans les campagnes d'Italie; un 
rustre y fait avancer un chariot. Dessin au bistre. 
15 p. 6 lig.-20p. 5 lig. 

Vente Devoix (1), 181 fr. 

3 — Vue pittoresque du château de Chinon. Grand 
dessin à la sépia. 

Vente par Pérignon {h avril 1820), 260 fr, 

4 — Deux grands Dessins au bistre, sur papier 
blanc, représentant des Vues d'Italie ornées de fi- 
gures. 

Vente Huriaull, 526 fr. 

;) — Collection de 120 Dessins lavés à la sépia, 
tous exécutés par Constant Bourgeois pendant son 
séjour en Italie. Ils représentent les sites les plus in- 
téressants et les plus pittoresques de ce pays, la dési- 
gnation de chaque vue est écrite au revers. 
Vente Lagoy (183ù). Mis à 1,500 fr.; relire sans enchère. 

6 — Inauguration de la rade de Cherbourg et Vue 

de la plage avant les travaux. Deux grands dessins 

lavés au bistre, le premier orné d'un grand nombre 

de figures par B. Zix. 

Vente Brunet-Denoii, 20 fr. Acquis par M. Defer pour le musée du 
Louvre. * 

7 — Panorama de Toulon. Cette vue est prise 

(1) Il y avait 12 dessins de Bourgeois dans cette collection. 



— 87 — 

d'après nature, en 1800. Dessin à l'encre de Chine 
et à la sépia, de 17 pieds de longueur sur 2 pieds de 
hauteur. 

Vente Bourgeois...! 

BOURGEOIS DU GASTELET (Jean-Isidore) 

PEINTRE DE PAYSAGE. 

Cet artiste, qui était chevalier de la Légion d'honneur, ancien lieu- 
tenant-colonel de cavalerie, amateur grand connaisseur en peinture, 
expert près de Tadministration du musée du Louvre avant 18/|8 (1), 
est mort à Paris, en 1852. Il a exposé depuis 1822, et a obtenu la 
médaille d'or et deux médailles d'argent à l'Exposition de la ville de 
Douai qui lui a acheté son tableau. 

BOURGOGNE (Jean de) 

PEINTRE d'histoire. 

Mort vers 1533. Il peignit, en lZi95, l'Histoire de la Vierge, dans 
l'église de la Visilation, à Tolède, et, vers 1500, travailla aux pein- 
tures du grand retable de la cathédrale de Tolède ; il a peint encore 
des fresques et des portraits d'archevêques et de cardinaux, de 1516 
à 1519. Voyez Bermudez et Dassieux. Ce peintre n'est pas cité par 
Sirety ni par Quillet. 

BOUR^GOGNE (Louis, Duc de) 

AMATEUR. 

Petit-fils de Louis XIV et père de Louis XV. Né en 1682 ; mort en 
1712. 

1 — Une Bataille (2). On lit, au haut, à droite, 

(1) M. le colonel Bourgeois lemplissait, avec M. Defer, officieuse- 
ment les fonctions d'expert près l'administration des musées royaux. 

(1) Il y avait dans la vente de Cli. Coypel, en 1752, plusieurs des- 
sins de ce prince, représentant des batailles et des chasses, faits k la 
plume; ils n'ont pas été vendus. 



— 88 — 

écrit de la main du duc : Achevé ce SS juin 1699. 
Dessin à la plume et au bistre, dans le goût d'Israël 
Silvestre qui était le maître à dessiner du prince. 

Vente P. D. (28 janvier 1861), 9 fr. 

BOURGUIGNON (Pierre) 

PEINTRE DE PORTRAIT. 

Né à Naniur; mort à 66 ans, à Londres, le 26 mars 1698. Reçu 
membre de TAcadémie de peinture, le 7 novembre 1671, sur le por- 
trait suivant. 

1 — Mademoiselle de Montpensier sous la figure 
de Minerve, tenant un ovale où est peint le portrait 
de Gaston de France, duc d'Orléans, son père. Ce 
tableau est au musée de Versailles, sous le n* 2162. 

BOURGUIGNON. Voyez COURTOIS 

BOURSON (Marie) 

PEINTRE GÉNOIS. 

N'est pas cité par Siret. — Une ordonnance royale, en date du 
16 juillet 1663, lui donne un logement aux galeries du Louvre. Il 
remplace Guillaume Lafleur, décédé. (Archives de TArt Français, 
Documents, Hf, 213.) 

BOUT ou BAUT (Pierre) 

PEINTRE ET GRAVEUR A l'eAU-FORTE. 

De môme que Boudewins, la biographie de Bout est peu connue. 
Quelques historiens de la peinture et de la gravure le font naître à 
Bruxelles, en 1660, mais la date de 1665 et 167/i que nous avons 
trouvée à deux de ses tableaux, donnerait à sa naissance une date 
antérieure. Basan, dans le catalogue iN>//wa«, le dit élève de Ph. 
WouvERiMANs. Bout a gravé à Feau-forte (voyez Bartsch)^ et on a 
gravé d'après lui (voyez Heineckcn, Dictionnaire des Artistes). 



— 89 — 

1 — Une Vue du côté de Schevelling. Toute la 
partie droite est occupée par des dunes qui se pro- 
longent jusque vers la gauche de la composition oh 
l'on distingue une grande étendue de mer chargée de 
plusieurs bâtiments à voile. Tout le rivage est cou- 
vert de^ figures de matelots et de pêcheurs qui étalent 
différents poissons sur le sable. On voit encore, au 
troisième plan, une voiture attelée de deux chevaux, 
dans laquelle est un personnage de distinction qui 
donne des ordres à son domestique. Signé et daté de 
1665. 

Vente de Clavière et de Bellegrade.,.? 

2 — Deux Bouviers et une jeune Fille faisant 
abreuver des animaux à une petite rivière. On lit : 
P. Bout. A' 1674. 

Vente Richard de Ledan...! 

3 — Vue prise dans l'intérieur d'une forêt. Au 
premier plan, des bestiaux sont arrêtés près de leur 
conducteur, qui se repose et attend l'ouverture d'une 
barrière, fermant un chemin oii il doit passer ; di- 
verses autres ligures dont un cavalier qui fait l'au- 
mône à un mendiant. Signé : P. Bout, 

Vente Francillon (9 mai 1828), 300 fr. 

4 — Une jeune Femme se baigue les pieds dans 
un ruisseau, en gardant ses vaches; derrière elle, un 
paysan vu debout fait manger des herbes à une 
chèvre. Ce paysage est d'une grande habileté de pin- 
ceau. 41-34 cent. 

Vente du vicomte d'Harlcourt, 315 fr. 



— 90 — 

5 — Marché aux Vaches tenu auprès des murs 
d'une ville italienne; une multitude de figures et 
d'animaux bien peints et bien groupés. 40-58. 

Vente Sorbière de Tours, 360 fr. 

DESSINS. 

6 — La Maison d'un Maréchal, à la porte de la-- 
quelle est un cheval dans le travail; plusieurs autres 
figures de cavaliers ornent ce dessin, fait très-fine- 
ment à la plume et à l'encre de Chine. 

Vente Mariette, 60 liv. 

7 — Un riche Paysage mêlé de ruines, ainsi que 
quantité de figures et animaux épars et bien distri- 
bués; on remarque un chariot flamand et plusieurs 
cavaliers arrêtés à la porte d'une auberge; le pendant 
représente un Départ de chasse. 9-14. 

Vente Neyman, 550 liv., les deux dessins. 

8 — Halte de Chasseurs, près d'une fontaine. 
Dessin à la plume lavé à l'encre de Chine. 7 p. 9 lig.- 
9 p. (3 lig. 

Vente Basan (1798), 23 liv. 

BOUTON (Charles-Marie) 

PEINTRE d'intérieur. 

Né à Paris, le 16 mai 1781. N'a jamais eu de maître. Il a expose 
depuis 1810, et a été décoré de la Légion d'honneur, en 182/i. Il est 
mort vers 1853. — Boulon peignit avec Daguerre les tableaux du 
Diorama. Ces tableaux, peints h l'huile, ont quatre-vingts pieds de 
largeur sur quarante-cinq de hauteur. Ces artistes ont donné la pré- 
férence^ pour la perlVclion de leurs tableaux, à la surface plane, a la 



— 91 — 

forme circulaire, adoptée dans les panoramas. Voyez la notice expli- 
cative des tableaux exposés au Diorama, in-12 de 22 pages. 

1 — Intérieur d'une Église souterraine. A droite, 
un escalier éclairé par une échappée de soleil ; de 
l'autre côté, un tombeau soutenu par des colonnes. 
15-12. 

Vente L. deR., par Laneuville, 501 Ir. 

2 — Charles-Edouard le prétendant, caché en 
Ecosse dans les ruines d'un ancien monastère. Le 
moment représenté est celui oii Mademoiselle Mac- 
donald découvre sa retraite et lui apporte des secours. 
66-50. 

Ventes Lafoniaine (1821), 6,100 fr. — Pourtalès, ZiOO fr. 

3 — Vue de la salle du xiv'' siècle, au musée des 
Monuments français. 

Ventes Robert- Voisin, 795 fr.; — par Schroth, .'551 fr. 

4 — Les Thermes de Julien oii les Bains de Jules- 
César. Cette salle voûtée se voit au fond d'une mai- 
son appelée la Croix-de-Fer. C'est un reste de l'an- 
cien palais des Thermes, que l'on croit bâti par 
l'empereur Julien, vers l'année 358 (1). 

Vente Robert- Voisin, /i/i6 fr. 

5 — Chapelle souterraine de Saint-Roch, appelée 

chapelle du Calvaire. 

Ventes Robert-Voisin, 670 fr.; — Louis-Philippe, 285 fr. Lithogra- 
phie dans la Galerie du Palais-Royal. 

(1) Ces ruines sont dans le jardin du musée de Cluny. 



— 92 — 

6 — Vues d'Italie. Huit tableaux. 

Vente (13 octobre 1835)...? 

7 — Thermes de Julien; effet mystérieux. 53 p. 

6 lig.-4i p. 6 lig. Lithographie dans la Galerie de la 

duchesse de Berry. 

Ventes Château de Rosny, 1,299 fr. Actuellement chez M. F. De- 
lessert. 

8 — Une Chapelle architecturale. On voit en fi- 
gure principale un paralytique convalescent en prière 
devant un autel. 54-42. 

Vente Laffitte, 500 fr. 

9 — Grotte de Saint-Germain-la-Truite, près 
Gaillon (Seine-Inférieure). Une femme, tenant son 
enfant malade, vient puiser de l'eau do sa source, 
qui est renommée dans ce pays pour sa guérison. 
Signé Bouton, 1822. 

• Vente de Madame Martin (1)...? 

DESSINS. 

10 — Intérieur d'Abbaye en ruines, avec figures 
de moine. Aquarelle. 

Vente Beauchnnt, 170 fr. (2). 

1 1 — Intérieur de l'Éi^lise de Chartres. 
Vente //M/m(183Zi), 381 fr. 

(1) Il y avait quatre tableaux tle Bouton dans cette vente. 

(2) Il y avait neuf dessins de lîouton dans cette collection. 



\ 



— 93 — 

12 — Bains de Julien. Vue intérieure de l'ancien 
palais des Thermes, à Paris. 
Vente Giroux (24 février 1851), 72 tV. 

BOUYS (André) 

PEINTRE DE PORTRAIT ET GRAVEUR EN MANIÈRE NOIRE. 

JNé à Hyères, en Provence, en 1657 ; mort à Paris, le 18 mai 17/i0 ; 
élève de François Detroye. Il fut reçu à l'Académie, le 27 novembre 
1687, sur les portraits de Lafosse et Le Hongre. Il a exposé de 1699 à 
1737 et a gravé lui-même plusieurs de ses tableaux, dont son portrait 
et celui de sa femme (1). Voyez le Peintre-Graveur Français (IV, 22/i). 
Gérard et Nicolas Edelinck, Gantrel, Van Schuppen et Flipart, ont 
gravé d'après Bouys. Plusieurs de ses tableaux sont au musée de Ver- 
sailles. Heinecken (Dictionnaire des Artistes). 

1 — Charles de La Fosse, peintre. 
Mtisée de Versailles, n* 2285. 

2 — Portrait de Marin Marais, ordinaire de la 
musique delà chambre du roi Louis XIV, auteur de 
divers opéras, dont celui d'Alcyon. Gravé en manière 
noire, par A. Bouys, en 1704. 

Vente par Gérard (9 décembre 1850)...? 

3 — Portrait de Coelmans, graveur d'Anvers. Ce 
portrait a été gravé par Coelmans, d'après Charles 
Bouys (2). 



(1) Marie-Anne Rousseau, mariée à A. Bouys, en 1708 ; elle est 
née en 1688, et mourut en 1715. 

(2) M. de Ghenevières (Peintres provinciaux, I, 266) cite un 
G. Bouys, d'après lequel Goëlmans aurait encore gravé le portrait de 
Jean-Claude Viani, prieur de Saint- Jean d'Aix. Il le suppose frère ou 
cousin d'André Bouys. 



— 94 — 
BOUZONNET. Voyez STELLA 

BOYER D'ÉGUILLES ou D'AIGUILLES 

(Jean-Baptiste) 

PEINTRE, GRAVEUR ET DESSINATEUR. 

Né à Aix, en Provence, le 3 octobre 17Zi7 (1); mort dans la même 
ville, en 1709; élève de Puget. Son portrait et ceux de sa famille 
ont été peints par Finsonius, Le Grand, H. Rigaud et J. Gelloni; 
plusieurs dans le Recueil gravé d'après les tableaux de son Cabi- 
net (2). Voyez l'Éloge historique de cet amateur, extrait du ma- 
nuscrit de Bachaumont (Revue universelle des A.rts, IV, 337), la 
description de son hôte! et des décorations, peintes par Barras 
(Peintres provinciaux, l, 97). 

1 — Une Adoration des Mages. Tableau peint par 
Boyer d'Aguilles, qu'il a gravé lui-même, et dont 
parle Mariette. 

BOYER («liCHEL) 

PEINTRE d'architecture ET DE PAYSAGE. 

Né au Puy-en-Velay, vers 1668; mort à l'âge de 56 ans, le 15 jan- 
vier 172/1 ; reçu académicien, le 30 avril 1710, sur un tableau d'ar- 
chitecture qui est au musée de la ville de Lille. Il a exposé cinq 
tableaux d'architecture en ÏIOU. 

1 — Architecture au bord de la mer. Tableau 
orné de plusieurs ligures, par François Lemoyne. 
37-51. 

Vente du prince de Conti, 760 liv. 



(1) Selon M. de Chenevières (Peintres Provinciaux de l'ancienne 
France I, 97), le 20 décembre 16/i5, et selon Rohert-Diimesnil 
(Peintre-Graveur Français, IV, 213), en 1650. 

(2) Celte collection a été dispersée à la Révolution. 



— 95 — 

BOZE (Joseph) 

PEINTRE DE PORTRAIT. 

Né en 17/i6; mori en 1826. Boze a peint les portraits de Louis XVI 
et de Marie-Antoinette ; ces portraits ont été gravés plusieurs fois. 
Voyez Siret, page 130. 

1 — Mirabeau représenté en pied de grandeur 
naturelle, au moment où il fait sa sublime réponse 
à M. de Brézé. Ce portrait est gravé par Beisson. 

Vente Mirabeau (12 mars 1792)...? 

DESSINS. 

2 — Etude pour le portrait de Mirabeau. Pastel 
exposé pour l'Association des Artistes, en janvier 
1848. Appartenant à M. Lucas de Montigny. 

3 — Portrait en buste de Mirabeau. Dessin aux 
deux crayons, par Mademoiselle Boze. iô-13. 

Vente Mirabeau...? 

BRAEKELER (Ferdinand de) 

PEINTRE DE GENRE. 

Né à Anvers, le 12 février 1792 (1) ; élève de Van Brée. Tableaux 
au musée d'Anvers et à l'Exposition universelle de 1855 ; celle de 
Manchester, en 1857, et celle d'Anvers, en 1861. 

j — Intérieur de la Citadelle d'Anvers, lors du 
siège de cette ville, en 1832. 128-133 cent. 
Vente de Guillaume 11^ roi de Hollande^, Zi30 florins. 



(1) Son neveu, Adrien-Ferdinand de Braekeleer, peintre d'ani- 
maux, est son élève, ainsi que M. Jean Janssens, peintre de genre, à 
Anvers. 



— 96 — 

2 — La Musique discordaute. 
Vente Van den Bergen, 925 f». 

3 — Dans un Intérieur hollandais, une jeune fille 
se dispute avec un jeune garçon pour une gaufre, ce 
dont rit une vieille femme qui est dans le fond près 
delà cheminée. Tableau sur bois; il a été lithogra- 
phie. 

Vente par Defer (15 mars 1852), ^95 fr. 



4 — Trois Tableaux de ce maître, dont deux si- 
[és et d 
Delessert, 



gnés et datés de 1841. Dans îa collection de M. ¥. 



DESSINS. 

5 — Une vieille Femme assise dans une cuisine et 
donnant à manger à un chat; près d'elle, une ser- 
vante à une table. Dessin à l'aquarelle. 
Vente Verstolk de Soelen, 70 florins. 

6 — Téniers peignant d'après nature. Aquarelle. 
Vente Van den Berfien, I/4O fr. 

BRAKENBURGH ou BRANKENBURG 

(Reinier) 

PEINTRE DE GENRE. 

Né à Harlem, en 16Zi9 {!); élève de Momers et de B. Schendel; 



(1) Si cette date est exacte, Brakenburgh aurait peint de bonne 
heure, car M. Bnrger cite un tableau important, daté de 1665, qui est 
dans la cnlloclion Duppei", à Dordrecht. 



— 97 — 

on le croit aussi élève cI'Adrien Van Ostade (1). Mariette, qui donne 
cette date (A. B., Il, 183), s'exprime ainsi : « Brakenburgh paraît 
avoir eu en vue dans ses ouvrages d'imiter le genre de peindre 
d'Ostade. Il a peint comme lui des assemblées de paysans et des ta- 
bagies, et, quelquefois, il a représenté des conversations et des as- 
semblées galantes de personnes du beau monde. Son pinceau est très- 
fondu et sa touche spirituelle; m£iis on a à lui reprocher de n'avoir 
pas assez gardé la décence dans plusieurs de ses compositions. » 
Siret fixe la mort de Brakenburgh en 1702. Ses tableaux (2) à Ams- 
terdam, Berlin, Vienne, Rotterdam, Hanovre (il y a deux tableaux 
avec la date de 169/i), et deux ateliers d'arlistes, à Windsor. Voyez 
Descamps (III, 253). 

1 — Un homme qui fait voir la curiosité à des 

personnes de différents âges, dont la gaîté est peinte 

sur leur visage; cette variété de figures rend cette 

composition amusante; elle est gravée par Le Mire, 

sous le titre : la Curiosité. 13 p. 3 lig.-lO p. 6 lig. 

Bois. 

Ventes du chevalier de La Roque, 135 liv., avec un tableau de 
Goubeau ; — du comte de Vence, 170 liv. 10 s. 

2 — Intérieur d'un Musico hollandais. 9 p. 6 lig.- 
7 p. B. Gravé par Stagnon, dans Touvrage : Galerie 
des iPeintres flamands et hollandais, par Le Brun. — 
Voyez aussi le n° 4 (Cabinet Saint- Victor). 

Vente par Le Brun (1780)...? 

3 — Deux Tableaux (intérieurs de chambres); dans 
l'un, on remarque plusieurs paysans qui ont pris 



(1) Le Brun (Galerie des Peintres) et Waagcn (Manuel, III, 89) le 
disent élève de Henri Momers, Waagen dit : Dans les productions 
de Brakenburgh éclate l'influence évidente d'Adrien Van Ostade, 
qu'il égale presque dans ses meilleurs tableaux. 

(2) Brakenburgh n'est pas représenté au musée du Louvre. 

II (tab.) 7 



— 98 - 

querelle étant à boire; dans l'autre, un homme et 
une femme qui dansent au son d'une musette. Ces 
deux morceaux, composés chacun de plus de douze 
figures, sont des plus fins du maître. 6-8. Cuivre. 

Ventes du comte de Merle (178Zi)...? -- Destouches (I8IZ1)...? — 
Bonnemaison, 1,150 fr. 

4 — Deux petits Tableaux formant pendant, of- 
frant des intérieurs de tabagies hollandaises. Gravés 
par Lebas dans l'ouvrage : Galerie des Peintres fla- 
mands et hollandais, par Le Brun, qui dit les avoir 
vendus 1,000 fr. 6-8. B. 

Vente Saint-Victor, ZiOO fr. 

5 — Un Médecin qui explique, avec une sorte 
d'importance, à une mère, les causes de la maladie 
de sa fille, à laquelle il tâte le pouls. L'air de non- 
chalance, l'abandon de la jeune personne et son 
corset délacé n'indiquent que trop le mal qui la tour- 
mente. 7-8. B. (1). 

Vente Saint-Victor, ù20 fr. 

6 — La Reine de Saba offrant des présents à 
Salomon. 30-27. 

Vente par Henri (17 mars 1831)...? 

7 — Deux Chanteurs publics. Un homme et une 
femme sont montés sur un tréteau, sous une espèce 



(1) Un tableau de Brakenburgh, représentant un sujet analogue, se 
voit au musée de Rollerdam. 



— 99 — 

de porte de village; autour, se presse une foule de 
spectateurs qui s'approchent pour les entendre. 
Vente (6 août 1832), 300 fr. 

8 — Deux Tableaux. L'un sous le titre : V Heureux 
Ménage ; composition de sept figures, dont un joyeux 
buteur semble faire partager sa gaîté à tout ce qui 
Tentoure. L'autre tableau semble indiquer le Mau- 
vais Ménage ; la scène est changée ; la pauvre femme 
est tombée sous les coups produits par l'ivresse de 
son mari. 

Ventes (26 décembre 1837), UOi fr.; — par Simone^ (3 avril 18Zi3), 
le premier tableau seul, Sko fr. 

9 — Plus de vingt Villageois sont réunis dans une 
grande salle et se livrent au plaisir qui attire cha- 
cun d'eux. Il y en a qui chantent, d'autres qui boi- 
vent et fument. On remarque un vieux gaillard, à 
mine grivoise, qui passe sa main sous le fichu de sa 
voisine, qui s'en défend légèrement, sans faire atten- 
tion aux cris de son enfant. Toutes ces figures, 
pleines de gaité et d'agitation, sont d'une finesse 
d'expression extraordinaire, et rarement Braken- 
burg a produit un ouvrage aussi parfait. 

Vente Bousquin, 806 fr. 

10 — Une Bataille féminine entre sept mégères, 
toutes furieuses et animées les unes contre les autres, 
en se disputant la possession d'une culotte, tandis 
que d'eux d'entre elles se menacent du poing (1). 



(1) Ce tableau est connu dans la Curiosité sous le litre : la Dispute 



— 100 -- 

Ventes (5 mars 18/|0), Zj26 fr.; — par Simonet (28 février 4842), 
370 fr. 

il — L'Heureux Ménage. 
Vente Carette, 250 fr. 

12 — Intérieur de Cabaret. Un vieillard grivois 
olFre galamment son verre à son hôtesse, et pendant 
qu'elle boit, il fait remarquer les causes de sa roton- 
dité ; à côté, deux ivrognes se sont porté défi ; l'un^ 
qui vient de trébucher, a la tête soutenue par sa 
femme, et la main encore appuyée sur un broc ; il 
soulage un besoin que réclame son état. Le vainqueur 
chante son triomphe. Sa gaîté amuse une femme qui 
porte un enfant. Plusieurs autres figures, dont un 
garçon qui tire à un tonneau une cruche de bière. 
83-104 cent. 

Yenie Delaunay (19 mars 18^0), 530 fr. 

13 — La Dispute des Nourrices. 
Vente par George (16 décembre 18/il), 599 fr. 50 c. 

14 — Dans une Chambre commune à tous les con- 
sommateurs, on voit réunie une société nombreuse, 
dans des dispositions, si ce n'est de vivre peu, du 
moins de vivre bien. Au beau milieu, sont assis de 
joyeux convives, autant occupés de conter des sor- 
nettes que de prendre leur part du repas servi par 



de la Culotte. Une tradition dit que Brakenburgh, ayant sept maî- 
tresses qui, chacune, prétendaient être la favorite, fatigué de leurs 
altercations continuelles, pour avoir la paix, il les réunit un jour et 
lance au milieu d'elles une culotle, en leur disant que celle qui par- 
viendra ù s'emparer de ce vêlement aura la préférence. 



— 101 — 

uu gros et gras cuisinier. Plusieurs autres figures 
dont des enfants jouant avec une vessie, une servante 
qui visite les entrailles d'un cochon suspendu, un 
chien et divers autres détails d'une couleur sédui- 
sante et harmonieuse rapprochent ce tableau de ceux 
des deux Ostade. 
Vente par Paillet (13 décembre 18/i2}, 720 fr. 

15 — La Servante de Cabaret. Sur un tonneau où 
sont posés une cruche et un réchaud, un homme ac- 
coudé, tenant sa pipe à la main, porte l'autre sur le 
ventre d'une jeune servante, debout devant lui, qui 
vient de lui rendre sa monnaie. Une autre femme, 
qui lui soulève son chapeau, montre le visage gro- 
tesque du séducteur; un enfani et quatre person- 
nages attablés causent et rient ensemble. 40-32 cent. 

Vente Perigny, 250 fr. 

16 — Réunion capitale de quarante-quatre figures 
qui se réjouissent dans un intérieur. Le personnage 
vu sur le devant de la composition, cajolant une 
femme, est le portrait de Jean Steen, maître de Bra- 
kenburg (1), qui s'est ainsi représenté, à droite, dans 
une partie obscure du tableau. Nous ne craignons 
pas d'annoncer ici un des principaux ouvrages de 
Brakenburg; nous ajouterons qu'il faisait partie du 



(1) Plusieurs des tableaux de Brakenburgh se rapprochent, en 
effet, dans leurs compositions, du style de Jean Steen (un dans le 
style de ce maître est au musée de Bordeaux; il est signé et daté de 
1692), mais l'opinion du rédacteur, qui fait Jean Steen le maître de 
lîrakenburgh^ nous semble être contestable. 



— t02 — 

Cabinet de M. Brochant et que Decamps en parle 
dans son ouvrage. 125-95 cent. 

Vente Sorbiere de Tours, 1,150 fr. 

17 — Jeux d'Enfants. A l'extérieur d'une riche 
habitation, on voit un cavalier assis à côté de sa 
dame, qui tient un jeune garçon sur ses genoux ; ils 
s'amusent à voir une réunion d'enfants qui se diver- 
tissent en faisant des bulles de savon. 45-55 cent. 

Vente du comte de C. d'Anvers (18Z|2), 495 fr. 

18 — Intérieur d'un Cabaret flamand. Dans le 
fond, des villageois, divisés en plusieurs écots, boi- 
vent, fument et causent; la maîtresse du logis, allai- 
tant son nouveau-né, prend plaisir à voir danser une 
servante, 34-41 cent. Ce charmant tableau est d'une 
qualité voisine de Jean Steen. 

Vente par Simonet (3 avril 1843), 1,015 fr. 

19 — L'Heureux Ménage. Délicieuse quahté, et 
peut-être sa plus précieuse est son affinité avec 
J. Steen. Le manque de description ne nous permet 
pas de savoir si c'est le même tableau que celui décrit 
au n° 1 1 . 

Vente par Paillet (16 janvier ISZi/i), 799 fr. 50 c. 

20 — Intérieur d'Estaminet. Au premier plan, à 
droite, trois buveurs causent, assis autour d'un ton- 
neau ; près d'eux, une jeune fille, assise sur un cous- 
sin placé sur un banc, repousse les tentatives d'un 
individu assis en face d'elle. Derrière et au fond, 
plusieurs personnages, dont un jeune homme jouant 



— 103 — 

du \iolon. A gauche, une jeune femme assise donne 
à manger à son enfant. 47-5C. 
Vente P/erflî'rf, i, 125 fr. 

21 — Intérieur d'Estaminet. Un homme, le bras 
gauche appuyé sur un tonneau, verse à boire à une 
femme assise, dont le pied gauche repose sur une 
chaufferette. Au premier plan, deux enfants, l'un 
debout, l'autre assis dans son berceau, ayant une 
poupée à la main, et, en partie, couvert par un cous- 
sin. Sur un tonneau, divers accessoires. 25-20 cent. 
Bois. 

Vente Pierrard, 800 fr. 

BRAMANTE D'URBIIST (Donato Lazari dit le) 

PEINTRE ET ARCHITECTE. 

Selon Vasari, né à Castel-Durante, en lliUU ; niort à Rome, en 
Ibili* On ignore quel fut son maître ; il vint à Milan, vers l/i76, après 
avoir construit plusieurs temples et palais dans les Romagnes, et resta 
au service de la cour lombarde, jusqu'en 1/|99. Mariette (A. B., 
If, 181) dit : « Baldi, dans la description qu'il a faite du palais ducal 
d'Urbin, assure que Bramante était de Fermignano, bourg, ou, comme 
disent les Italiens, castello du duché d'Urbin, et non de Castel-Du- 
rante, comme le dit Vasari. » Le même auteur dit que la première 
condition de Bramante était de garder des troupeaux, et qu'il devint 
ensuite un excellent peintre et architecte, et qu'on lui a l'obligation 
d'avoir le premier banni le goût gothique de l'architecture et d'avoir 
rétabli la belle manière des anciens Grecs et Romains. La manière de 
peindre de Bramante tient de celle de Mantègne. 11 est aussi cité par 
Passavant comme graveur. Voyez le Catalogue général des Ventes 
publiques, F^ Partie (Estampes), I" vol., page ^28. 

1 — Etude d'Homme sur papier préparé. 
Vente de Guillaume II, roi de Hollande, 680 florins. 



— 1Û4 — 



BRAMAXTI^ O (BàMSSELBn Scaih, somaminé le 



Flansaît \tts 1519; êkst c- : ■■ .^zl. Tr5T£î!!s à R<Gn»?, poK 
ASIflan; fl emDait dans U pers t r'.rt ^ittI t-* irr^iT'-rtr. 

FlresiiDe à Koik. Tdileaiix à M: 

Tienne, Pvb et an nmsée de GttatÀtk:. '•:-.: Lêm^ \Vi, 7à), 
Pflpne et SirtfL 

î — Adoration des Mages. 89 p. 6 lig.-78 p. 9 lig. 
Bois. 



Tente dn cnrAuil Fack, 2M écns 

i — Adoration des Mages (I). 
Vente baweafmt-Bnmlqi^ 1^ gninées. 

3 — La Yiense sur un trône, tenant l'Enfant Jésus 
sur ses genoux : saint Jean, à droite ; saint Luc, à 

sauche. 

«_ 

Tente i^ma^trî-Brwmie§^ 8^338 fr., pour la galerie de Dnbiin 
(voya Clironiqae des Arts, 1863.) 

4 — La Circoncision. Tableau daté de J 491 . Peint 
pour la confrérie des Humiliés. 

MiBce Xafnlêon m, anliwvrCL 

BRAMER Le >Afr 
KisnmE D'msioDu: et de gtsu:. 

Son portrait, pont par fan, a été giaié par Tan der Dokl On lit, 
an bas de Festanipe : «?CaIif de Deift, en rannée 1596 (1% H a de- 
« owaré loqgieaips en Italie (2) dedans la ooort dn prince Marie Fer- 
« nieso (PvnèBe), on il a bict beanoonp de ses ceQvrK en giand et 



— 105 — 

« en petit. Il a fait aussi quelques pièces pour le cardinal Schalie, 
< d'Italie ; il est revenu à Delft ; il a faict quelques pièces, à Rysewyc, 
« pour Son Altesse le prince d'Orange Frédéric-Henri, et pour Son 
« Excellence le comte Maurice de Nassau et autres princes. > Bramer, 
dont l'année de la mort est inconnue, aimait à représenter des effets 
de clair-obscur dans le goût de Rembrandt, ce qui l'a fait supposer 
élève de ce maître. Il excellait aussi dans la représentation des vases 
d'or, d'argent, de bronze et de marbre. Ses tableaux, à Amsterdam, 
Dresde, Florence, Madrid, Munich, Rotterdam et Vienne. Voyez Hou- 
braken, Decamps, Waageii (1) et Le Brun (2). 

1 — Adoration des Rois. 5-6. 

Vente du prince de Carignan...! 

2 — Le jeune David jouant de la harpe devant 
Saiil. 24-19. B. Le catalogue dit : Bramer est celui 
qui s'est le plus rapproché de Rembrandt ; il était un 
de ses disciples. 

Vente Angrand de Fontpertuis, 120 liv. 

3 — Les Saints dans la Gloire. 22 p. 6 lig.-19 p. 
6 lig. B. Vient du Cabinet Crozat. 

Vente du duc de Tallard, 50 liv. 

4 — Deux Tableaux capitaux : les Pèlerins 
d'Emmalis et la Naissance de saint Jean-Baptiste. 
oJ-39. 

Vente du comte de Vence...! 

5 — Deux Docteurs assis près d'une table, sur la- 



(1) Waagen Manuel, lïl, UO], qui le croit né plus tard que 1596, 
le dit l'un des imitateurs de Rembrandt le moins séduisant. 

(2) Il alla, dit Le Brun, à l'âge de 18 ans, à Gènes et à Rome, en 
traversant la France. Ses tableaux sont assez connus et répandus 
dans les divers Cabinets de l'Europe; ils ne se vendent pas plus de 
800 à 1,000 liv. 



— 106 — 

quelle sont des livres dont un est ouvert. 15 p, 6lig.- 
12 p. 6lig. B. 

Vente du comte de Vence, 105 liv. 

6 — La Mort de Pyrame et Thisbé. Le père et la 
mère se désolent en voyant leur fille morte. La scène 
se passe aux flambeaux. 20-14. Gravé dans la Ga- 
lerie des Peintres flamands et hollandais, de Le Brun. 
Tableau cité par Descamps. 

Vente de VElecteur de Cologne, 500 liv. 

7 — Adoration des Mages. 26 p. 10 lig.-32 p. 
3lig. 

Vente du cardinal Fesch (1), 75 écus romains. 

8 — Présentation au Temple. Signé en toutes 
lettres, au bas, à droite. 45-63 cent. B. 

Vente VanCkefiiSQh), 320 fr. 

DESSINS. 

9 — L'Adoration des Rois. Dessin d'un grand 
effet. 13-10. 

Vente Neyman, 9 liv. 

10 — Vue d'une Porte de ville maritime. Au pre- 



(1) Il est dit dans le Catalogue : « On commet une grande erreur 
en rangeant ce peintre au nombre des élèves de Rembiandt, qui n'a- 
vait que huit ans lorsque Bramer quitta son pays pour venir en Italie 
étudier les grands maîtres; il y séjourna longtemps et ne revit la 
Hollande qu'après s'être acquis par ses talents une haute réputation. 
Or, ses ouvrages présentaient déjà ces elTets de clairs-obscurs et cet 
arrangement de costumes qui leur donnent tant d'analogie avec ceux 
de Rembrandt; il faut donc en conclure qu'il avait adopté ce genre 
|)ar goût et par sentiment. Bramer se plaisait particulièrement à re- 
IH'ésenlor des eiïels de nuits éclairées aux flambeaux. 



— 107 — 

mier plan, une banjue paraît disposée pour un offi- 
cier qui prend congé d'un autre personnage, qui est 
accompagné de plusieurs soldats. Composition d'un 
grand nombre de figures. Dessin lavé au bistre. 
31-41 cent. 

XeuiaRevil (18/i2), 71 fr. 

— Il se trouvait dans la vente de Samuel Wood- 
burn (16 juin 1854), à Londres, plusieurs cahiers de 
dessins de Bramer. 

BRAND dit le Jeune (Christian ou Chrétien) 

PEINTRE DE PAYSAGE. 

x\é à Vienne, en 1723; mort dans la même ville, en 1790, Mariette 
(A. B., II, 182) dit : « Brandt est fils d'un père (1) qui s'est acquis de 
la réputation par ses tableaux de paysage. Le fils a embrassé'le même 
genre de peindre et s'y distingue. Je n'ai point vu de ses tableaux, 
mais, à en juger par deux dessins qu'il m'a faits, je le crois un peintre 
froid et qui donne tout au terminé. » Ses tableaux sont à Vienne (2). 

1 — Vue d'un Village, près Landeick, et Vue sur 
les bords de l'Adige. Ces deux tableaux, peints en 
1762, ont été gravés sous ces titres, par Dequevau- 
villers. 17 p. 6lig.-23p. 2 lig. 

Ventes Potoki, 200 fr.; — Thouvenin, relieur, 200 fr. 



(1) Chrétien Hitfgott Brand, né à Francfort-sur-l'Oder, en 
1693 ou 169/i, se fixa à Vienne, où il mourut en 1756. Il était élève 
d'Agricola. Voyez ]yinckler (1" vol., 1802) et un catalogue de 
P. Remy (1757) où se trouve un tableau représentant un clair de 
lune. 10-13. Vendu 50 liv. 

(2) Il y a un artiste du nom de J.-A. Brandt, né en 1788 et mort 
en 1821. Il y a un tableau de ce maUre au musée de La Haye. 



I 



— 108 — 
BRANDI dit le Chevalier (Hyacinthe) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Poli, suivant Pascoli, ou, selon d'au.'res, à Gaële, en 1623 ; 
mort en 1691 ; élève de son père, puis du Laîv.^ranc. Il était prince 
de TAcadémie de Saint-Luc. Ses tableaux, à Rome, Dresde et Vienne. 
On a gravé d'après lui. Voyez Lanzl, Heinecke (Dict. des Artistes). 

DESSINS. 

1 — Un Christ, au pied duquel se voient : d'un 
côté, saint François d'Assise, à genoux, dans l'atti- 
tude d'une âme pénétrée de douleur; de l'autre, un 
pape dont la tête est d'un caractère tout différent, 
mais aussi remplie d'expression; autour du sujet 
régnent les instruments de la Passion, portés par des 
anges. Ce dessin est à la plume et au bistre, et a, sans 
doute,* été exécuté pour une bannière, sous le ponti- 
ficat de Clément X dont on voit les armes. Ce dessin 
vient delà collection Crozat. 

Vente Mariette, 116 liv. 

2 — L'Assomption de la Vierge, entourée des Pa- 
triarches et des Pères de l'Église. Dessin lavé au 
bistre et rehaussé de blanc. 

Vente De Vaitbj (1788), /i80 liv. 

BRASGASSAT (Jacques-Raimond) 
peintre de paysage et d'animaux. 

Né à Bordeaux; élève de MM. Richard et Hersent, 2'' grand prix 
de paysage historique en 1825; chevalier de la Légion d'honneur, en 
1837 ; menibie de l'Institut, en 18/i6. A exposé aux divers salons 
depuis 1827. Tableaux aux musées de Bordeaux, de >\intes, de 



I 



— 109 — 

Marseille et de Montpellier, et dans les Cabinets d'amateurs de la 
Belgique, de la Hollande et de TAllemagne. M. Brascassat a gravé 
à l'eau-forle et lilhograpliié. 

1 — Deux Vues de Bordeaux. Gravé. 
Vente de la comtesse de Fourcroy (2 avril 1839), 81 fr. 

2 — Vue des Ruines du théâtre de Taormine, en 
Sicile. Gravé. 

Vente de la comtesse de Fourcroy ^ 355 fr. 

3 — Vue du Temple de Vénus, à Bayes. Signé : 
Brascassat. Rome, 1829. Exposé au Salon de 1831 . 
Gravé dans le Voyage de Sicile, publié par Osterval. 
2 vol. gr. in- fol. 

Vente de la comtesse de Fourcroy ^ 350 fr. 

4 — Pâturage. Un mouton mérinos est couché 
dans un pré, sur le devant du tableau, à côté d'une 
touffe de fougère; deux autres moutons se distin- 
guent sur un plan éloigné. 38-40 cent. 

Vente par Meffre aîné (18/i5)...? 

5 '■ — Pi^airie avec bétail. Sur l'avant-plan, un 

groupe formé par deux chèvres et une brebis; à 

droite, un taui^eau et, plus loin, d'autres animaux. 

97-128 cent. 

Vente de Guillaume II, roi de Hollande, 6,300 florins. Aujourd'hui 
dans la collection de M. Pescalor. 

6 — Une Chèvre et son petit. 

Vente Thevenin (1851), 3,^00 fr. 

7 — Chèvre et Chevreau dans un paysage. 
Vente Thibaudeau, 1,205 fr. 



— 110 — 

8 — Taureau couché dans une étable. Il a été li- 
thographie. 60-46 cent. 

Vente C. (Corvisarl), 5,Zi50 fr. 

9 — Brebis avec son agneau. A été lithographie. 
60-46. 

Même vente, 5,850 fr. 

10 — Vaches bretonnes. A été lithographie. 
61-45 cent. 

Même vente, 3,225 fr. 

11 — Deux Brebis. A été lithographie. 60-45 cent. 
Même vente, 3,900 fr. (1). 

12 — Animaux au pâturage. Au premier plan, se 
présente une vache au pelage rouge et blanc, dont la 
tête porte le caractère de la race de Durhara; elle est 
fortement éclairée et se dirige vers ses compagnes, 
paisiblement couchées et ruminant au deuxième plan 
à gauche, tandis que, près d'elles, un taureau de 
couleur noire se frotte contre un tronc d'arbre. Plus 
loin, une bergère garde deux vaches et quelques 
moutons. 64-65. B. 

Vente Van der Berghem, ^,500 fr. 

13 — Les Vaches au pâturage. Signé : J.-R. Bras- 
cassat, 1853. 

Musée Fabre, à Montpellier. 

(1) Il y avait encore deux autres études de Brebis à cette vente. 



— ta — 

14 — Animaux au pâturage. 49-6.'^ cent. 

Vente par Petit (1863), 3,000 fr. 

15 — Lapins sur la lisière d'un bois. 45-60 cent. 
Même vente, 1,050 Cr. 

16 — Tête de Taureau. 
Vente Couteaux (1863), 360 fr. 

17 — Mouton couché dans une prairie. 37-46 cent. 

Vente Wertemberg, Zi,600 fr. 

18 — Vache suisse. Pâturao^e du canton de Fri- 
bourg. 47-63 cent. 

Vente du prince T. (Trobeiski), 6,Zi00 fr. 

19 — Taureau, Vache et Moutons au repos. 22-29 
cent. 

Vente par Petit (9 mars iSliU), 3,020 fr. 

20 — Chien épagneul rapportant un faisan. 40-54 
cent. 

Même vente, 3,005 fr. 

21 — Vaches au pâturage. 50-65. 
Vente Petit (avril 186/i), 5,Zi50 fr. 

22 — Paysage avec Animaux. Un jeune taureau, 
au pelage blanc tacheté de noir, occupe, majestueux 
dans sa force, le premier plan d'une plaine, bornée 
au fond par des massifs , qui laissent voir sur la 
gauche une église, décelant un village voisin ; à 
gauche, près d'une barrière rustique entourant un 
bois, une jeune bergère est assise sur le gazon, ayant 



— 112 — 

devant elle un chien-loup. Près du taureau est une 
brebis, et, plus loin, un jeune bélier. 80-99 cent. 
Vente Van der Bruggen, 7,500 fr. 

23 — Taureau, Vache et Chèvre à la prairie. 
Daté de 1842. 148-194 cent. 

Vente Louis Fould..,! 

24 — Quatre Tableaux de M. Brascassat, apparte- 
nant à MM. Marcotte, Paulinier et Madame la prin- 
cesse de Galitzin, ont figuré à l'Exposition de l'As- 
sociation des Artistes, en décembre 1846, et un ex- 
posé à la Société des Amis des Arts, aujourd'hui chez 
M. Gatteaux, membre de l'Institut. 

DESSINS. 

25 — Tête de Bélier. Dessin au crayon. 

Vente par Defer (2 mars 185Zi)...? 

26 — Mouton au repos. Dessin à la sanguine. 

Vente par Pelit (12 avril 1862)...? 

27 — Chiens attaquant un loup. Aquarelle. 
Vente Demidoff, 10,100 fr. (1), à M. le marquis d'Hertforl. 

28 — Un Taureau. Dessin rehaussé. 
Vente de bienfaisance (Martin, expert, 1863), /il5 fr. 

BRASSAUW^ (Melchior) 

PEINTRE DE GENRE. 

Né à Malines, le li mai 1709. « Il était, dit Siret, doyen de la cor- 
poration de Saint-Luc, à Anvers, en 1757. » 

(1) Les dessins de .M. Brascassat sont rares. On trouve quelquefois 
des études d'animaux à la sanguine. 



— 113 — 

1 — Une Récréation chainpéti*e. 

Vente par Remy (1757), 50 liv. 

2 — Atelier où un cavalier, près d'un peintre à 
son chevalet, semble admirer les formes agréables 
d'une jeune et jolie femme qui sert de modèle. 11 est 
dil au catalogue que ce morceau est de la composi- 
tion d'Houbraken. 9 p. 6 lig.-6 p. 6 lig. 

Ventes Van Schorrel (Anvers, 177^), 42 flor. 10; — Potoki, 
99 fr. 95 c. 

BRAU^WER, BRAVER ou BROU VER 

(Adrien) 

PEINTRE DE GENRE. 

Né à Audenaerde, en 1608, selon de Piles qui a donné la vie de ce 
peintre, il mourut à Thôpital d'Anvers, âgé de 32 ans (1). Mariette 
semble être de cette opinion, car il dit (A. B., II, 18/i) : uDecamps 
« (II, 129) a écrit, d'après Houbraken, que Brouwer était né à Har- 
«lem; j'ai lieu d'en douter. C. de Bie, à portée de le savoir^ dit tout 
« uniment qu'il était Flamand. Sans être né à Harlem, Brauwerpouvait 
c y avoir été amené dans sa jeunesse et être devenu le disciple de 
M Fr. Hals. » Houbraken dit que Adrien Van Ostade a été le condis- 
ciple et l'ami de Brauwer. t Ce peintre, dit Siret, page 29 (1^^ édi- 
tion)^ est aussi méprisé par sa vie libertine que considéré par ses 
talents. Son portrait a été peint par Van Dyck et gravé par S. Bols- 
wert (2). Craesbecke a été élève de Brauwer et le compagnon de 
ses débauches. Ses tableaux, à Bruxelles, Anvers, Munich, Dresde, 
Madrid, Paris et Saint-Pélersbourg. Brauwer a gravé à l'eau-forte et 
on a beaucoup gravé d'après lui. Voyez Heinecken (Dict. des Art.). 



(1) On voit dans l'église des Carmes, à Anvers, le tombeau magni- 
fique que lui firent élever les magistrats et les curieux de cette ville. 

(2) Il l'est aussi dans les ouvrages de Sandrarl, Houbraken, d\Ar- 
genville et Descamps. 

ir flab.) 8 



— 114 — 

1 — Jeu de trictrac. 13-9. 

Vente Fraula, 88 florins. 

2 — Des Paysans qui se battent dans une cuisine. 
10-13. 

Y enie du comte de Wassenaer, d'Obdam, 378 florins. 

3 — Tentation de saint Antoine. 10-7. 
Vente du comte de Vence, 60 liv. 

4 — Un Estaminet composé de neuf figures. Un 
fumeur, vu par le dos, la tête de profil, est assis sur 
une chaise ; il tient d'une main son bonnet et de 
l'autre un pot de bière. Trois personnages se re- 
marquent près d'une cheminée. 12 p. 3 lig.-18 p. B. 

Vente JuUienne, 2,500 liv.; -- M//e, graveur, 3,100 fr. 

5 — Paysan jouant aux boules. 13-18. B. 

Vente Van Laneker, 71 florins. 

6 — Les Paysans du Mordick. Gravé sous ce titre 
parMaleuvre. Six figures. 12-14. 

Vente Mariette, 362 liv. 

7 — Une Tabagie. On voit un homme assis sur 
une chaise, son pied gauche placé sur un billot; il 
allume sa pipe à un tison; un autre homme, assis à 
côté d'une table, est penché sur le dos de sa chaise ; 
il vient de fumer. Une vieille femme tenant un pot 
semble parler à une autre femme que l'on voit à tra- 
vers la croisée. l.-)-13. B. 

Ventes RandondeBoisset, 2 /lOO liv.; — C/o.s, 1,000 fr.; — Lapey- 
rière (1817), 2,/i01 fr. 



— 115 — 

8 — Un Buveur vide un pot de bière, en présence 
de huit autres assis autour d'une table. Auprès d'une 
cheminée, deux hommes et une femme, et une fi- 
gure sur le seuil d'une porte. 13-JO. B. 

Vente Nogaret (1780), 999 liv. 

9 — Portrait de Brauwer, par lui-même ; il s'est 
représenté à mi-corps, la tête vue de face, portant des 
moustaches, coiffé d un bonnet garni de plumes. Il 
tient un verre qui semble contenir du vin. Le fond 
est un paysage. 9 p. 6 lig.-8 p. B. 

Ventes Aubert, 600 liv.; — Le Brun (1788), 500 liv. (1). 

10 — Intérieur d'une Chambre basse servant de 
laboratoire à un chirurgien de village. On y compte 
cinq figures dont un homme debout, qui fait une 
opération à la tête d'un paysan, assis devant lui sur 
un banc. 10-14. C. 

Vente Van der Leyden, 390 fr. 

1 1 — Intérieur d'un Musico hollandais. 8-6. Signé. 
Ce tableau avait été \endu sous le nom de Brackem- 
burg à la vente Coclers, en 1789. 

Vente Morel de Vindé, 120 fr. 



(1) Dans cette vente, la description est simplement un homme à 
mi-corps, etc. Le Brun n'a pas pensé que ce fût le portrait de Brauwer. 
— Le Brun (Galerie des Peintres Flamands) dit Brauwer né à Harlem, 
en 1608, et élève de Hais, et il ajoute ; «H faut prendre garde à beau- 
coup de tableaux que ïeniers a faits dans sa première manière et 
qu'on ne manque pas d'attribuer à Brauwer. Ces tableaux n'étant pas 
assez beaux pour Teniers obtiennent un plus grand prix comme étant 
de Brauwer. Ses compositions, de trois ou quatre figures, se vendent 
jusqu'à 150 louis. » 



— ItG — 

\2 — Un Opérateur de Village, qui panse une 
plaie au dos d'un paysan, dont le \isage exprime 
grotesquement la douleur cuisante qu'il ressent. La 
scène se passe dans l'intérieur d'une boutique de 
charlatan, dans laquelle on ne voit que quelques 
meubles analogues au sujet. 13-10. 

Vente Saint-Victor^ 301 fr. 

13 — Intérieur d'une Tabagie. Une scène gro- 
tesque, entre une femme du peuple et un homme 
qu'elle tient par les cheveux, est le sujet qui attire 
les regards de plusieurs buveurs qu'on voit à droite et 
qui s'amusent de cette scène, tandis que d'autres sont 
occupés à boire et à fumer. Une vieille femme re- 
garde ce qui se passe par le trou d'une lucarne. Ce 
morceau est l'un des plus capitaux de ce coloriste, 
dont Rubens faisait le plus grand cas. 18-^29. B, 

Vente du prince GaUitz,in^ /i,520 fr., à Lafonlaine. 

14 — Intérieur de Cabaret flamand. Des paysans 
belges sont rassemblés dans un cabaret; l'un d'eux, 
assis, est occupé à charger sa pipe à côté d'un cama- 
rade qui fait gravement filer la sienne. Derrière ces 
deux hommes, deux autres qui chantent à tue-tête le 
bonheur de s'enivrer. Dans le fond du tableau, trois 
autres assis devant une cheminée, et un quatrième 
caressant une servante. Le maître du cabaret, ap- 
puyé contre un pilier, marque la dépense des bu- 
veurs. 11p. iO lig.-12 p. 9lig. B. 

Vente Erard, 950 fr. 



— ii7 — 

15 — Intérieur de Cabaret flamand. Un paysan 
allume sa pipe, un autre fume et écoute la lecture 
que fait un troisième paysan, placé à sa gauche. On 
voit encorQ derrière eux un buveur; dans le fond, 
quatre autres près d'une cheminée. 36-53 cent. B. 

Vente par Simonet (26 fév. iSkà), 1,030 fr. 

16 — Intérieur rustique oii une femme est occu- 
pée à faire des crêpes; son mari, debout au premier 
plan, semble lui adresser la parole. Un paysan, à la 
mine renfrognée, est accroupi au fond du tableau. 
30-22 cent. B. 

Vente Wellesley...^ — Patureau, 2,150 fr., à M. Fould. 

17 — Intérieur de Cabaret. A gauche, en avant, 
un groupe de cinq hommes assis, qui braillent, boi- 
vent et fument. Vers la droite, un homme debout. 
Tout à fait à droite, au second plan, une porte par 
laquelle sort un homme; au milieu, dans le fond, 
une cheminée et plusieurs figures dont un homme 
qui embrasse une femme. Les lettres AB accolées, 
marque du maître. B. (1). 

Galerie du duc d'Aremberg, à Bruxelles. 

18 — Dix-sept Tableaux et Esquisses de Brauwer 
sont cités dans le catalogue de Messire Marmol, con- 
seiller de Brabant, 1794 (2). 



(1) On voit à Dulwich Gallery^ près Londres, une répétition de ce 
tableau. 

(2) Ces objets, dit le Catalogue, provenaient de la maison mor- 
tuaire du fameux chevalier P.-P. Hubens, en 16^0. — Rubens, dit 
Mariette,, engagea les peintres d'Anvers à assister a un service so- 



— 118 — 

19 — M. Houssaye (les Peintres Flamands) cite 
un très-grand tableau de Brauwer, de quatre fi- 
gures, qu'il dit être à la villa Borghèse. Nous ne l'a- 
vons pas trouvé mentionné par Lavice. 

— Waagen (Trésor d'Art) cite de Brauwer un 
Paysan endormi (1), au marquis d'Hertford, et nous 
citerons encore, à l'Exposition de Manchester, l'ate- 
lier de Craesbeck et de Brauwer, le Passe-Temps 
flamand, tableau venant de la collection Lormier. 
Cité par Descamps ; gravé dans la Galerie Stafford : 
un chez M. Steingracht, à La Haye et deux dans la 
collection Suermondt, marqués du monogramme. 
A. B. (2). 

DESSIINS. 

20 — Quarante-quatre Dessins de Fumeurs, etc. 

Vente Crozat (3), 77 liv., en deux lots. 

21 — Deux beaux Dessins de Tabagie, coloriés à 
la gouache. Les dessins de ce maître sont aussi rares 
que ses tableaux. 

Vente du duc de Taltard, 72 liv. 



lennel, qu'il fit célébrer dans Téglise des Carmes, à Anvers, pour le 
repos de l'âme de Brauwer, et montrer le cas qu'il faisait de ses 
tableaux. 

(1) Gravé par Brauwer. 

(2) Il y a aussi dans cette colleclion trois dessins, que M. Burger 
nomme : Caprices. 

(3) Mariette dit dans le Catalogue : « La grande réputation que ce 
peintre s'est acquise par la beauté de son pinceau fait que l'on rc- 
clierche ses dessins, quoique peu arrêtés et encore moins intéressants 
pour le choix du sujet et leur peu de noblesse. » 



— 119 — 

22 — Un Chirurgien dans son laboratoire, pansant 
la tête d'un homme (voyez le tableau n" 10) et des 
Gens qui tiennent un Concert dans une tabagie. Deux 
dessins, de chacun cinq figures, h la plume, et lavé 
sur papier blanc. 

Vente Jullienne, 67 liv, 

23 — Deux Figures de Buveurs. Dessin au bistre. 
8-6. 

Vente Neyman^ 13 liv. 

24 — Réunion de Paysans dans la boutique d'un 
boucher. Dessin à la plume, lavé d'encre de Chine et 
signé. 

Vente Andreozi, 66 fr. 

BRAY (Salomon de) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Harlem, selon Descamps, en 1579, et mort en mai 166Zi (1). 
Il a peint, dans la salle d'Orange, au pavillon du Bois, à La Haye. Il a 
signé ses peintures : S, Bray, 16/i0. Tableaux àDiesde et à Londres. 

1 — La Sainte Vierge, assise par terre, tient sur 
elle l'Enfant Jésus dans son maillot ; saint Joseph met 
de la paille dans son berceau ; un bœuf est à côté 
d'eux. 16-12. p. 9 lig. B. Gravé dans la Galerie des 
Peintres Flamands, de Le Brun. 

Ventes Randon de Boisset, 500 liv.; — Lambert et Duporail, 
899 liv. 



(1) Selon Siret, page 13/i, qui tait naître ce peintre, en 1597, la 
cathédrale de Harlem aurait été construite sur ses dessins, en 16ù7. 



— 120 — 

2 — L'Intérieur du Temple de Salomou. Ce prince 
assiste à un sacrifice où est présente la reine de Saba. 
36-26. B. 

Vente De Vailiy, 181 liv. 

3 — Perspective intérieure d'un Temple. Tableau 
de forme ronde, daté de 1652. Diamètre : 9 p. 

Yenie Spruyt (1806)...? 

4 — Généralissime espagnol. Il est placé près d'une 
fenêtre d'où l'on voit les travaux d'un siège. Signé et 
daté de 1664. 35-27. 

Vente du comte de la Forest, 151 fr. 

DESSIN. 

5 — Portrait de Nicolas Everswyn, membre de la 
magistrature de la ville de Harlem. Dessin d'un beau 
fini, à la pierre d'Italie, et daté de 1658. 

Vente Verstolk de Soeîen, 152 florins. 

BRAY (Jacques ou Jacob de) 

PEINTRE DE PORTRAIT. 

Fils de Saloinon. Né à Harlem. Selon Descamps, il mourut peu de 
semaines avant son père. Tableaux à Harlem. Siret, page 136, cite 
encore deux artistes de ce nom, fils de Salomon et ses élèves. 

1 — Portraits des Syndics delà Confrérie de Saint- 
Luc, au nombre de sept personnages, parmi lesquels 
on remarque J. de Bray, Dick deBray, son frère (1), 
Jean Van Gatirig et J. de Jonq, qui étaient peintres, 

(1) A grave sur bois, en 1667, lo porliait de Salomon de Bray. 



— 121 — 

et dont ce tableau était conjointement leur œuvre. 
Il est signé et daté de 1675. 

Musée d'Amsterdam. 

2 — Les Disciples d'Emmaiis. 14-17. 
Vente Saint-Victor, 218 fr. 

DESSINS. 

3 — Portrait de Jacques Debray, dessiné par lui- 
même, d'un beau fini et plein de caractère. A la 
pierre d'Italie. 

Vente Verstolk de Soelen, 81 florins. 

i — Représentation des Directeurs de la Maison 
des Orphelins, à Harlem, 1673. Dessin à la plume, 
lavé à l'encre. 

Même vente, 70 florins. 
BREDA ou BREDAEL (Jean-François Van) 

PEINTRE DE PAYSAGE ET DE BATAILLE. 

Né à Anvers, le 19 mars 1683; mort dans la même ville, le 19 fé- 
vrier 1750 ; élève de son père, Alexandre Van Breda. Bon paysa- 
giste, il se forma à l'étude des tableaux de Jean Breughel et de Pli. 
Wouvermans, qu'il imita et souvent copia avec une grande fidélité. 
Siret, page 13Zi (1), dit qu'il visita Londres où son talent fut extrême- 
ment goûté. A ?on retour, à Anvers, en 1725, il fut nommé directeur 
de l'Académie de Saint-Luc. l\ eut un fils, Franz Van Breda, qui 
imita sa manière. Ses tableaux, à Amsterdam, à Vienne, à Dresde et 
Paris. Voyez Descamps (IV, 2/i0.) 

1 — La Vue d'un grand Chemin, dans une plaine 
où l'on voit plusieurs chariots, des cavaliers et d'au- 



(1) Cet aulcur cite huit artistes du nom de Bredaël et de la même 
famille. 



— 122 — 

très personnages. 8-1 i. B. Tableau peint dans le 
goût de Jean Breughel. 

Vente par Remy (1757), 200 liv. 

2 — Des Villageois sont occupés à décharger une 
charrette devant leur maison. En face, une servante 
tire de l'eau à un puits; plus loin, un cavalier se di- 
rige vers la campagne. 7-10. Cuivre. Ce petit tableau 
est peint à l'imitation de Wouwermans. 

Vente Lorchy ûOl fr. 

3 — Campement militaire. 
Musée du Louvre. Acquis en 1821, ZiOO fr. 

BREDAEL ou BREDA (Pierre Van) 

PEINTRE DE PAYSAGE. 

Cet artiste a imité Jean Breughel. Son portrait est gravé dans la 
suite de Meyssens. On lit au bas : « Né dans la ville d'Anvers, 
« en 1630, peintre fort plaisant et rare. Il a demeuré quelque temps 
« en Espagne et autres provinces. » On croit, dit Siret^ page 13Zj, 
qu'il visita l'Italie. Il fut directeur de l'Académie d'Anvers, en 1689 ; 
il mourut vers 1691. Un tableau à Berlin, signé : Peeter Van Breda. 

BRÉE (Mathieu-Ignace Van) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Anvers, en 1773; mort en 1839; élève de J.-G. Van Rege- 
MORTER. Il se rendit jeune à Paris où il fut élève de Vincent. Ses 
tableaux, à Bruxelles, Anvers et Versailles. Son frère Ph.-Jacques 
Van Brée, peintre d'histoire et de genre, était élève de Girodet. 
Voyez Sire(, page 135. 



— 123 — 
l BREEMBERG (Bartholomée ou Barthélémy) 

PEINTRE DE PAYSAGE ET GRAVEUR. 

Né à Utrecht, en 1620; mort en 1660 ou 1663. On ignore le nom 
de son maître. Il fut en Italie où il peignit le plus souvent des ruines 
de monuments antiques des environs de Rome, qu'il animait de fi- 
gures et d'animaux, et quelquefois d'épisodes de l'histoire sainte. 
Corneille Poleemburg peignit aussi des figures dans les tableaux de 
Breemberg. On en voit à Amsterdam, Berlin, Dresde, Florence, 
La Haye, Paris et Vienne (1). Il y avait aussi quatre tableaux dans la 
Galerie d'Orléans ; ils sont gravés dans l'ouvrage. Breemberg a gravé 
à Teau-forte et on a gravé d'après lui. Voyez Bmtsch, Heineckeu et le 
Catalogue général des Ventes publiques, r« Partie (I, Ù39). 

1 — Paysage. Un homme à moitié nu et une 
femme conduisant des troupeaux. 7-10. B. 

Collection Crozat. 

2 — Joseph trahi par ses frères. 13-17. 
Vente Augrande Fontpertuis, 600 liv. 

3 — Une colonnade en partie ruinée, dont les dé- 
bris figurent au premier plan ; de \ieux châteaux et 
des maisons dans l'éloignement ; les figures, sur le 
devant du tableau, sont un homme à cheval et un 
pauvre vu par le dos. 11-17. B. 

Ventes Gaillard de Gagny^ 1,127 liv.; — Randoii de Boisset, 
1,820 liv. 

4 — Une Campagne enrichie de belles ruines d'ar- 
chitecture et de 35 figures sur divers plans, dont 
Notre-Seigneur Jésus-Christ et le Centenier forment 



(1) Il y a six tableaux de Breemberg au musée du Louvre; un est 
gravé par Morin et deux par Daudet, dans le Musée Français. 



— 124 — 

le sujet principal. 36-48. B. Gravé par Chedel, sous 
le titre : V Humilité récompensée. 

Vente du comte de Vence, 860 liv.; ^ Bazard-Cadet, 685 fr. 

5 — Un Paysage riche de composition et enrichi 
de figures et d'animaux ; il est gravé de même gran- 
deur, par Chedel. 4 p. 2 lig.-8 p. 3 lig. 

Vente du comte de Vence, 360 liv. 

6 — De belles Ruines dans un Paysage. Trois fi- 
gures dont la plus grande est une femme assise; trois 
vaches, deux moutons, deux chèvres. 5 p. 9 lig.- 
7 p. 3 lig. 

Vente Julliennef /iOO liv. 

7 — Deux Tableaux composés de différentes 
ruines, de châteaux et maisons, avec des figures et 
animaux. 26 p. -20 p. 9 lig. C. — Il est dit dans le 
Catalogue que ces tableaux venaient de chez la com- 
tesse de Verrue ; ils ne sont pas cités dans le cata- 
logue de cette collection. 

Vente Gaignat, 3,501 liv. 

8 — Saint Jean prêchant dans le Désert. Morceau 
capital. 40-50. — Le même sujet se trouve au n° 11. 

Vente Braamkamp (1771), 925 florins, à M. Hope. 

9 — Joseph faisant distribuer du blé en Egypte. 
3o-44. Gravé par le maître et par Episcopius. 

Vente Braamkamp...! A la galerie de Dresde. 

10 — Une grande Voûte d'un palais antiijue, au 
travers de hiquelle ou voit un beau ciel qui éclaire 



— 125 — 

les restes de ce palais. Dans le lointain, une rivière et 
diverses barques. Plusieurs figures, dont deux estro- 
piées, ornent ce tableau, un des plus beaux du 
maître. 14 p. 6 lig.-20 p, B. 
Vente du duc de Choiseul, 2,000 liv. 

11 — Saint Jean prêchant dans le Désert. Le saint 

est monté sur un rocher et environné d'un peuple 

nombreux, les uns à pied, les autres à cheval. Signé 

et daté de 1634. 19 p. 6 lig.-27 p. 6 lig. B. 

Ventes Van der Mark, 800 florins . — Randon de Boisset, 5,019 liv. 
19 sous; — Vaudreuil, Zi,990 liv.; — par Paillet et Delaroche 
(19 juillet 1802), 1,600 fr. 

12 — Simon d'Athènes devient amoureux auprès 
des nymphes de Diane. Au fond, des ruines. 

Vente du comte Dubarry, 725 liv. 

1 3 — Deux Tableaux faisant pendant et représen- 
tant des fabriques et ruines de quelques monuments 
des environs de Rome; ils sont ornés de figures et 
d'animaux. 5-9 p. 6 lig. B. 

Ventes Blondel de Gagny, 2,976 liv.; — Blondel d'Azincourl^ 
3,001 liv.; — Duc de Chabot, 1,600 liv.; —Artaud (1791), 1,500 fr. 

14 — Des Fabriques et des Arbres. Sur le devant, 
deux figuies, deux vaches et un avant-train de voi- 
ture. 9-15. Gravé sous le titre : la Fontaine. 

Vente Blondel de Gagny, 1,077 fr. 

15 — Deux Tableaux en pendant. Dans l'un, une 
grotte 011 l'on voit la Madeleine; dans l'autre, des fi- 
gures d'animaux et des ruines. 4 p. 6 lig.-8 p. 6 lig. 



— 126 — 

Il est dit au Catalogue qu'ils vieu lient de la comtesse 
de Verrue, mais ils ne se trouvent pas décrits au ca- 
talogue de cette collection. 
Vente Blondel de Gagny, 1,970 liv. 

\Q — Des Ruines et du Paysage. Sur le devant, 
une femme tient la bride d'un mulet chargé; sur un 
plan plus éloigné, un homme garde des vaches. 
13 p.-15p. 6lig. 

Ventes Blondel de Gagny, 1,950 liv.; —Chabot, 601 liv. 

17 — xjn Puits construit près d'une grande tour. 
On y voit un jeune homme qui porte deux cruches ; 
à droite, dans l'éloignement, un vieux château et di- 
verses figures.. 7 p. -5 p. 6 lig. C. 

Ventes Blondel de Gagny, 781 liv.; — Trouard (1777), 500 liv. 

18 — Tobie et l'Ange. Tobie tire le poisson hors 
de l'eau ; un berger qui garde des vaches ; des mon- 
tagnes et autres vues intéressantes ornent le fond de 
ce tableau. 10-14. En ovale. 

Vente Blondel de Gagny, 330 liv., à Lerouge. 

19 — A droite et à gauche, de belles Ruines; des 

montagnes dans l'éloignement; au premier plan, un 

homme et un berger qui garde quatre vaches ; des 

figures et animaux sur divers plans. 14 p. 6 lig.- 

20 p. Bois. 

Ventes du prince de Conli (1), 1,500 liv.; — marquis de Pange, 
1,000 liv. 

(1) Il y avait sept tableaux de Breemberg dans cette collection. 



ï 



— vil — 

20 — Les Filles de Circé. On voit, h droite, une 
grotte, et au-dessus différents édifices. 11-17 p. 
f) lig. B. 

Vente du prince de Conti, 1,799 liv. 19 sous. 

21 — Vue d'Italie. A droite, les ruines d'un an- 
cien monument, environné de touffes d'arbres; au- 
devant, une marche de troupeaux et pasteurs: de ce 
même côté, plusieurs autres figures, dont une femme 
tenant son enfant qu'elle soulève sur un mulet. A 
gauche, une rivière et des montagnes. 11 p. 6 lig.- 
lS p. G. 

Vente par Paillet (1777), 391 liv. 

22 — Une grande et riche Composition, ornée de 
24 figures et animaux. On remarque, sur la gauche, 
une jeune femme couronnée de fleurs et les épaules 
chargées d'un carquois; elle couronne une chasse- 
resse qui est prosternée à ses genoux. 29-28. 

Vente Le Brun (1778), 901 liv. 

23 — Le Martyre de saint Laurent. Grande et riche 
composition, peinte h Rome en 1647. Gravé par le 
maître et par Bischop dit Episcopius. 32 p. 6 lig.- 
38 p. 

Vente du duc des Deux-Ponts, 1,000 liv.; ~ par Le Brun (1778)...? 

24 — Paysage avec ruine. On y remarque une 
bergère qui couronne un berger. 24-36. 

Ventes Fitz- James (1778), /iû9 liv.; — Landgrave, Zi60 liv. 

25 — Tobie et l'Ange arrachant le foie du poisson. 
Le fond offre un paysage orné de roches, d'arbres. 



— 128 — 

de fabriques, d'eau, et d'uu pout sur lequel ou voit 
un homme à cheval, suivi d'im autie à pied. 7 p. 
9 lig.-Il p. Cuivre argenté. 
Vente Poullain, 630 liv. 

26 — Le Ceutenier à genoux devant Jésus-Christ. 
Trente-cinq figures principales et vingt-six dans l'é- 
loignement. 14-19. B. Gravé dans le Cabinet Poul- 
lain. (Voyez le même sujet, n* 4.) 

Même vente, 2,000 fr. 

27 — Paysage. A gauche, un monticule couronné 
d'arbres et traversé par un chemin, sur lequel on 
découvre deux chariots et quatre cavaliers. La droite 
offre des plaines sur lesquelles on remarque deux 
bergers gardant des troupeaux, et à l'extrémité, sur 
rhoi^izon, divers monuments indiquent une ville. 
4-6. Gravé dans le Cabinet Poullain. 

Ventes Poullain, 315 liv.; — Saint-Victor, 23Zitr. 

28 — Paysage. A droite, des ruines de différents 
monuments ; sur le devant, deux jeunes gens assis sur 
un monticule de terre ; plus loin, trois autres figures. 
6-8. Cuivre. Gravé dans la Galerie des Peintres Fla- 
mands, de Le Brun, 

Ventes Le Brun (1780)...? — Saint-Victor, 310 fr. 

29 — Ruines dans une Campagne. Le devant du 
tableau est orné de figures, dont quelques chasseurs 
arrêtés pour se rafraîchir. Ces figures sont par Pierre 
de Laer, dit Bamboche. 13-17. Cuivre. 

Vente Monlriblouil , /j30 liv. 



— 129 — 

30 — Paysage avec ruines et château (site d'Italie). 
Le devant est orné de deux figures, de Mercure et 
Argus qui garde son troupeau. Sur un autre plan, 
un enfant et des hommes qui causent ensemble. 
Ovale. 18-13. Cuivre. 

Vente du comte de Merle...! — Il y avait une copie de ce tableau 
dans la même vente. 

31 — Les Habitants de Jérusalem veulent sacri- 
fier à saint Pierre, qui venait de guérir le boiteux. 
Composition considérable de plus de 50 figures. 
25 p. 6lig.-34p. 

Ventes Vaudreuil (1787, 2« vente), /i,800 liv.; — Donjeux, 
1,300 liv. 

32 — Un Paysage avec fabrique, une pyramide, 
un pont de pierre, sur lequel marche un troupeau 
de moutons. Au premier plan, épisode de Moïse 
sauvé des eaux. Tableau daté de 1636. 15-20 p. 
9 lig. B. 

Ventes Beaujon, US5 liv.; —Morel de Vindé, 325 fr., à la National 
Gallery, à Londres. 

33 — Deux Paysages ronds ; l'un représente une 
caravane; l'autre, un troupeau conduit par un pâtre 
qui semble indiquer le chemin à un voyageur. Dia- 
mètre :9 p. C. Le Catalogue indique Breemberg et 
Gaufredi. 

Vente de Madame Lenglier (1788)...? 

34 — Vue d'une partie du Cotisée et ruines de cet 
édifice. Plusieurs figures. Contre un pilier de voûte, 

n (tab.) 1! 



— 130 — 
trois personnages, dont deux en costumes d'Armé- 
niens. 10-7. B. 

Ventes Tolozan, 184 fr.; — Francillon, 99 fr. 

35 — Au milieu de ruines de toute espèce, diverses 
figures dont, à droite, des paysans qui dansent. 

Vente Herréas-Chvandj de Berne, 1,000 liv. 

36 — Beau Paysage aux environs de Rome, enri- 
chi de ruines. On y voit saint Antoine assis près d'une 
pierre et lisant. 31-43. B. 

Vente Clos, 905 fr. 

37 — Riche Paysage avec épisode de Jésus-Christ 
et la Madeleine. 20-13. 

Vente Saint-Victor, 300 fr. (1). 

38 — La Fille de Pharaon, se promenant avec ses 
compagnes, se fait apporter la corheille dans laquelle 
Moïse était exposé au milieu des roseaux, sur le bord 
du fleuve. 

Ventes Saint-Victor, 161 fr.; — par George (1"' mars 1839)...? 

39 — Vue prise dans les environs de Rome. Des 
débris de sculpture et d'architecture sont entassés 
sur une grande place, dont le milieu est décoré d'une 
fontaine; plusieurs figures, dont une jeune fille qui 
se fait dire la bonne aventure. 16-24. 

Vente Bonnemaison, 330 fr. 

40 — Vue prise dans les environs de Rome. On y 
remarque plusieurs beaux restes d'édifices antiques; 

(1) Il y avait neuf tableaux de Breemberg, dans celte collection. 



— 131 — 

sur le devant, uue llalieiine lave du liuge dajjs une 
auge attenant à l'une de ces ruines. 8-10. 

Vente Francillon (1839), 226 fr. 

41 — Le Martyre de saint Etienne. 18 p. 10 lig.- 
34 p. Bois. 

Vente du cardinal Feschy 121 écus romains. 

42 — Moïse frappant le rocher. 34-45. Cuivre. 
Vente de Guigne, 295 fr. 

43 — Vue prise en Catalogne, aux environs de 
Lérida. Gravé par Lebas, sous le titre : Quatrième Vue 
de Lerida. Collection Praslin et Hope. 

Vente CoUreau, 99 fr. 

44 — Marche des Ti^oupeaux d'Abraham, en Mé- 
sopotamie. Ils se dirigent du premier plan vers la 
gauche , à travers un vaste paysage ; à droite, au se- 
cond plan, les ruines d'un ancien monument. 
48-78 cent. B. 

Vente Giroux (1851), 3/i5 fr. 

45 — Paysage. Dans une rivière, au pied d'une 
ruine , plusieurs paysans viennent se baigner. 
38-36 cent. 

Vente Varange, 395 fr. 

DESSINS. 

46 — Vue de Ruines dans un paysage, et d'une 
fontaine sur le devant, avec figures. Dessin capital 
fait au bistre. 10 p. 10 lig.-14 p. 9 lig. 

Vente Huquier (1772), 161 liv. 



— 132 — 

47 — Une Feuille sur laquelle se trouvent deux 
petites ruines et un paysage faits au bistre. L'Exté- 
rieur d'une grange oii se voient un pressoir et une 
charrette non attelée; à la plume et au bistre. 

Vente Mariette^ 350 liv. les deux. 

48 — L'Arc de Triomphe de Vespasien, avec plu- 
sieurs figures à l'encre de Chine. 1 1-10. 

Vente Neyman, 58 liv. 

49 — - Ruines de l'ancienne Rome. Dessin à l'encre 
de Chine. 9-13. 

Vente JSeyman, 60 liv. 

50 — Moïse ordonne aux Israélites de ramasser la 
manne. Dessin très-capital à la plume, lavé à l'encre. 
10-14 p. 6 lig. 

Vente par Le Brun jeune (31 mai 1790).. .7 

51 — Quatorze Dessins à la plume, au bistre et 
coloriés. 

Vente SUvestre (1810), 58 fr. 75 c, en deux lots. 

52 — Ruines garnies de broussailles et dominées 
par un reste de colonne antique. Collection Mariette. 

Vente du comte de Fries...! Actuellement dans le Cabinet de Mon- 
seigneur le duc d'Aumale. 

BREKEILENGAMP (Quirin Van) 

PEINTRE DE GENRE. 

Détails inconnus. Contemporain de Gérard Dow dont on le croit 
élève. M. liurger (musées de la Hollande) dit que, sans posséder 
aucun renseignement sur sa biographie, on le suit néanmoins par les 



— 133 — 

dates de ses œuvres pendant près de vingt ans. Depuis 1653, par 
l'Ermite de la galerie Lazienki,h Varsovie, marqué Q. V. B., jusqu'à 
1669^ la Souricière, de la collection de Dûpper, à Dordrecht. Ta- 
bleaux à Amsterdam, Berlin, Dresde et Paris. Voyez Le Brun 
(Galerie des Peintres Flamands et Hollandais (I, 95). 

1 — Intérieur d'une Chambre de paysan. On voit 
sur le devant une vieille femme qui tient un flacon ; 
un homme, assis près d'elle, tient une pipe. Sur le 
devant, on voit un chien barbet blanc. 16-12 p. 6 lig. 
Bois. 

Vente du duc de Chabot^ 312 liv. 

2 — Une vieille Femme assise, vue de face, dor- 
mant, la Bible ouverte sur ses genoux, ses lunettes 
dans la main droite posée sur la Bible. La main 
gauche est appuyée sur le bras de sa chaise. Ce 
tableau, riche d'accessoires, vient du Cabinet de 
M. Floils Drabbe, de Leyden. Vendu en 1743. 
16-15. B. 

Ventes Tronchin, aux Délices (1780)...?— Schamp d'Aveschoot, 
1,000 fr. 

3 — Une Dame, à qui une vieille parait vouloir 
appliquer une ventouse sur le bras. 17-14. 

Vente Smeth Van Alphen (1810)..,? 

4 — Dans une grande Chambre, qui tire son jour 
d'une croisée, un cordonnier de village, causant avec 
un voisin, sans quitter son travail, tandis que sa 
femme, assise sur la gauche, prépare des légumes. 
On croit ce sujet gravé à l'eau-forle, sous le nom du 
Ménage du Savetier. 22-31. 

Vente Serevilie, 500 fr. 



— 134 — 

5 — Une jeune Hollandaise, assise près d'une 
table, devant une croisée ouverte, occupée à faire de 
la dentelle. 9-13. B. 

Vente 5am^ Fief or, 320 fr. 

6 — Intérieur de la Chambre d'un Négociant, 
occupé à lire une lettre, que sa femme semble écou- 
ter attentivement. Ils sont tous deux assis près d'une 
table couverte d'un tapis de Turquie; une grande 
croisée éclaire le tout. Ce tableau offre la beauté des 
détails de Terburg et l'effet piquant de Pierre de 
Hooch. 30-25. 

Vente D. M. {li février 1833), 36/i fr. 95 c. 

7 — Les Apprêts d'un Festin. Tandis qu'un chef 
de cuisine veille sur un rôti et qu'une jeune servante 
apprête du poisson, la maîtresse du logis, assise près 
d'une fenêtre, prépare le dessert. 

Vente Mont fort, 650 fr. 

8 — Le Bénédicité. Dans un intérieur de chambre 
hollandaise, le chef d'une famille, sa femme et un 
jeune garçon viennent de s'asseoir devant une table 
couverte de mets; tous trois ont une attitude grave et 
religieuse que leur donne l'instant de la prière. 
2i-26. Bois. 

Ventes Tolozan^ 806 fr.; — Galerie de V Elysée^ 780 fr. 

9 — La Dentellière assise devant une table, sur 
laquelle sont posés des légumes, un cocq de bruyère 
et des fruits dans une coi^beille; elle écoute, tout en 
travaillant, les propos galants d'un jeune homme 



— 1S5 — 

vêtu d'un manteau ; un chat près du feu, des livres 
et des papiers sur la cheminée et autres accessoires 
complètent ce tableau. 30-39 cent. 

Vente Brullé (27 avril I8Z1I), Z18O fr. 

10 — L'Atelier d'un tailleur qui, assis à une table, 
travaille près de deux ouvriers, et paraît adresser la 
parole à sa femme qui revient du marché. Sa petite 
fille est auprès d'elle. B. 

Vente par Gérard (10 mars 18Zi3), 600 fr. 

11 — Une Conversation. 

Vente par Gérard (18 décembre 18Zi3), A50 l'r. 

12 — Un Tableau signé du maître (le sujet n'est 
pas indiqué). 

Vente par Paillet (28 février 1841), 785 fr. 

13 — Une jeune Femme assise, et tenant un livre 
sur ses genoux, boit un verre de vin que lui a versé 
un jeune cavalier richement habillé et qui se tient 
debout, derrière une table couverte d'un tapis, sur 
laquelle sont divers accessoires. Sur le mur, un ta- 
bleau; une cage au plafond, dans laquelle est un 
perroquet; sur le plancher, un panier de linge, et, 
à droite, une porte entre-bâillée. 

14 — Un Cavalier, vêtu de noir, salue une jeune 
personne, également vêtue de noir, assise dans un 
fauteuil, et tenant sur ses genoux un missel à fer- 
moirs dorés. Au fond, est une vaste cheminée, sur la 



— 136 — 

tablette de laquelle sont rangés des livres. 48-37. B. 
Ce tableau et le précédent. 

Vente Yan Sacegen, 1,725 fr., les deux. 

15 — Un personnage de distinction assis, jouant 
du violon. Debout, près de lui, une jeune fille tient 
un cahier de musique ouvert. Un tableau, dans un 
cadre gothique, est appeiidii à la muraille du fond. 
50-37 cent. B. 

Vente Rochard, 700 fr. 

16 — Intérieur d'une Chaumière avec une vieille 
femme. Gravé dans Strafford Gallery. 

17 — La Boutique d'un tailleur. Intérieur (1). 

Vente Acraman, 38 guinées. 

18 — Intérieur de Ferme. Un vieillard est occupé 
à nettoyer du poisson; une vieille femme est debout 
devant lui. 47-38 cent. 

Collection Pescatore. 

BRENET (Nicolas-Guy) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Paris, en 1728; mort dans la même ville, le 21 février 1792 (2); 
élève de Boucher. Reçu membre de l'Académie, le 25 février 1769; 



(1) Siret (page 136) décrit un tableau représentant la boutique 
d'un tailleur, à qui une Hollandaise montre un habillement à raccom- 
moder. Vente Vanderhulst (1779), ^85 florins. — Et un Vieillard et 
un Pêcheur. Vente Van der Pot (1808), /i25 florins. Ce dernier tableau 
au musée d'Amsterdam. 

(2) La vente, après son décès, a eu lieu la même année, sous la 
direction de Regnault-Delalande. 



— 137 — 

son tableau de réception est au musée du Louvre, qui en possède 
encore deux autres. Il exposa, aux divers salons de 1763 à 1789, en 
grande partie des tableaux représentant des sujets de l'histoire de 
France, commandés pour le roi. Plusieurs de ses tableaux sont à Ver- 
sailles, Fontainebleau, Compiègne et Rouen. Brenet fut le premier 
maître du baron Gérard. Il a gravé à l'eau-forte. Voyez Baudicour. 

1 — Deux jeunes Grecs jouant aux osselets, près 
d'une fontaine antique, ornée de deux lions qui 
jettent de l'eau dans un large bassin. 17 p. 6 lig.- 
20 p. B. 

Vente de Madame de Cossé, 800 liv. 

2 — Diane de retour de la chasse. Ovale. 21-13. 

Vente par A. Paillet{il7S}, 160 liv. 

3 — Caius Furius Cressius affranchi, cité devant 
un édile romain pour se disculper de magie. — Cin- 
cinnatus créé dictateur. Ces deux tableaux, datés de 
1775, ont été exposés au Louvre, en 1775 et 1779. 

Vente de l'abbé Terray, Zi,710 liv., àCochu. 

« 

4 — La Mort du connétable Duguesclin. Esquisse 
terminée du grand tableau qui est à Versailles, connu 
par l'estampe qu'en a gravé Henriquez. 20-27. 

Ventes par Le Brun (1788), 310 liv.; — V. V. (1788)...? — Mar- 
cille (IZi janvier 1857)...? 

5 — Bavard, guéri des blessures qu'il avait reçues 
au siège de Bresse, quitte la maison du gentilhomme 
ennemi où il avait reçu l'hospitalité, après avoir re- 
fusé les présents qu'on lui offrait, a Brenet, dit le 
Catalogue, est du nombre de ces peintres du siècle 



— 138 — 

dernier qui n'ont pas été assez appréciés durant leur 
\ie. » (1). 
Vente par PZawai, expert (13 février 1838)...? 

BRENTEL (Frédéric) 

PEINTRE EN MINIATURE ET A LA GOUACHE. 

La date de naissance de cet artiste est inconnue. Selon Sandrart, 
il mourut à Strasbourg, le 18 mai 1651, âgé de 71 ans. Il fut le maître 
de Guillaume Baur et a gravé à l'eau-forte (voyez le Catalogue 
Général, r^ Partie, l^"^ volume, page ZiZiS). On conserve^ dit Siret, 
page 136, à la Bibliothèque impériale de Vienne, en Autriche, un ma- 
nuscrit : Office de la Vierge, dédié à Pie V, en 16Zi7, avec des mloia- 
lures de Brentel. 

1 — Un Livre de Prières, de l'année 1647, orné de 
miniatures : les douze Mois et la Naissance de la 
Vierge, l'Annonciation, la Naissance du Christ, la 
Résurrection de Lazare, sainte Barbe, saint Bernard, 
le margrave de Bade. 
Vente Auguste Sibylla, de Baden-Baden, 60 florins. 

* 

BREST (Van) 

PEINTRE DES PAYS-BAS. 

Nous n'avons aucun détail sur cet artiste. Siret ne le cite pas. 

1 — Marché aux Légumes, sur une place pu- 
blique. 
Vente D'Arg entré (1839), 230 fr. 



(1) Un tableau de ce même sujet est au musée du Louvre; il avait 
été exécuté pour la manufacture des Gobelins, et fut exposé au salon 
de 1783. 



— 139 — 
BREUGHEL dit le Vieux (t) (Pierre Van) 

PEINTRE DE PAYSAGES ET DE SUJETS RUSTIQUES. 

Né à Breughel, village près de Bréda, suivant quelques auteurs, 
en 1510, et, plus probablement, selon d'autres, en 1530; il mourut 
à Bruxelles, en 1569. Il avait épousé, en 1563, Marie Coucke, fille du 
célèbre peintre et architecte, Pierre Coucke d'Alost, auteur de la 
remarquable statue du Géant d'Anvers, et de Marie de Bessemers, de 
Malines, qui maniait aussi le pinceau. Pierre Breughel étudia sous 
Pierre Koeck d'Alost, puis sous Jérôme Bos (2). Admis à la cor- 
poration de Saint-Luc, il fut franc-maître, en 1551 ; il peignait des 
scènes de kermesse, des intérieurs de village, ornés de figures gro- 
tesques, ce qui lui valut le surnom de Breughel le Drôle. On lui 
attribue quelques gravures. Son portrait a été gravé par Sadeler et 
par Van Dyck. Il se trouve aussi dans la suite des anciens peintres 
flamands, morts avant l'année 1572, qu'a mise au jour la veuve de 
Jérôme Cock. Ses tableaux sont à Berlin, Paris, Munich, Vienne et 
à la galerie Lazienki, à Varsovie. Voyez Decamps, D'Argenvilley 
Mariette (A. B., Il, 188), Alfred Michiels (III, 327) et Heinecken, 
pour les estampes gravées d'après les tableaux des Breughel. 

1 — Un Calvaire avec quantité de figures. 44-60. 
Vente du prince de Carignan, 1,900 fr. 

2 — Paysage agreste du Tyrol. Diverses figures; 
les unes qui dansent, les autres qui boivent. Sur le 
devant, on remarque le seigneur du lieu. 25-18. B. 

Ventes Choiseul, 200 fr. — du prince de Conti, 270 liv. 

3 — La Tour de Babel. Daté de 1563. Gravé par 
Prenner dans la Galerie du Belvédère, à Vienne. 

Galerie impériale du Belvédère, à Vienne. 

(1) Sw'ef, page 137, cite 1^ peintres du nom de Breughel. 

(2) Et non pas Jérôme Cock, comme le dit Sandrart. 



— 140 — 

4 — Le Massacre des Innocents. Tableau signé. 
Musée de Bruxelles (1). 

DESSINS. 

5 — Onze Dessins du vieux Breughel, dont un fait 
en 1558 est le chimiste qui cherche la pierre philo- 
sophale. Dessin très-fini qui a servi à la gravure qui 
en a été faite ; les autres sont des paysages, dont deux 
avec la date de 1553. 

Vente Crozat, 18 liv. 1 sou. Mariette dit dans le Catalogue, que 
P. Breughel s'est rendu célèbre, non-seulement par ses compositions 
burlesques et fantastiques, mais encore par ses paysages qui sont de 
très-grande manière. Lorsqu'il avait fait le voyage d'Italie, il s'était 
arrêté dans les Alpes, et il y avait dessiné des vues qui, ordinairement, 
embrassent de grandes étendues de pays; on voit de ses paysages 
dessinés à la plume, qui ne seraient pas désavoués par Le Titien. 

6 — Une Figure grotesque d'un homme qui bâille, 
avec la gravure, par Vorsterman, de même grandeur 
que le dessin. 

Vente Mariettet 30 liv. 

7 — Le Portrait du peintre P. Hoeck; il est repré- 
senté debout près de son chevalet dans son atelier. 
Dessin très-fîn, à la plume. 

Vente Denon, 17 fr., chez M. Defer. 

8 — La Guérison d'un possédé. Dessin à l'encre, 
rehaussé de blanc et colorié. Ce dessin, dans un rond, 
est retouché par Rubens. Diamètre : 8 p. Il venait de 
Crozat. 

Vente Basan (1798), U9 fr. 

(1) Des répétitions de cette composition qu'aflectionnail Breughel 
se trouvent au musée de Vienne et au palais d'Hamploncourl. 



I 



— 141 — 
BREUGHEL dit le Jeune (Pierre Van) 

PEINTRE DE DIABLERIE. 

L'adoption de ce genre lui fit donner le surnom de Breughel 
d'Enfer. On ignore la date de sa naissance. Il mourut vers 1637 ou 
1638. Elève de Gilles Van Conincxloo. « Il s'attacha, dit Mariette 
(A. B., II, 192), dans la suite, à peindre des portraits; il les a faits 
fort ressemblants et s'est rendu célèbre dans cette partie de la pein- 
ture. )) Van Dyck a gravé à Teau-forle le portrait de P. Breughel. 
Ses tableaux sont à Anvers, Berlin, Dresde, La Haye, Madrid, Mu- 
nich, Turin. 

1 — Le Portement de Croix. Tableau bizarre d'un 
grand nombre de figures. Signé et daté de 1607. 

Musée d'Anvers. 

2 — L'Incendie de Troie. Un grand nombre de 
figures. 7-9. B. 

Vente Morel de Vindé, 39 fr. 

3 — Procession monacale du temps de la Ligue, 
sortant de l'église Notre-Dame; elle se dirige vers 
l'Hôtel-Dieu. Tableau sur bois attribué à P. Breughel. 
On trouve des répétitions de ce même sujet de diffé- 
rentes grandeurs sur toile et sur bois, et il en a été 
fait plusieurs gravures. 

Vente Lenoir, 152 fr. 

4 — Intérieur d'un Village flamand, animé par 
une procession d'enfants, précédée par des petits 
musiciens. 

Ventes Dimecourt...? — Monbrun, 305 fr. 



— 112 — 

5 — Orphée joue de la lyre devant Plulon et Pro- 
serpine. 

Galerie de Florence. 

6 — La Chute des Anges rebelles. 

Musée de Bruxelles. Acquis, en 18Zi6, de M. Stappaerts pour 500 fr. 

DESSINS. 

7 — Dessins de Proverbes hollandais. 
British Muséum. Voyez Waagen (Trésor d'Art, IV, hO). 

BREUGHEL. dit DE VELOURS (Jean) 

PEINTRE DE PAYSAGE. 

Né à Bruxelles, en 1569, selon Presta (1); il mourut, selon les uns, 
en 1625, ou, selon les autres, en 16Zi2. Fils de Pierre Breughel 
LE Vieux, dont, selon Houbraken, il reçut des leçons. Il peignit d'a- 
bord des fleurs et des fruits et des petits paysages à la gouache. 
Corn, de Bie^ après Van Mander, a écrit sa vie en flamand, à la 
page 89 de son livre sur la peinture, et je crois que c'est ce que San- 
drart a traduit. Van Mander dit que Jean Breughel avait appris à 
peindre en détrempe chez sa grand'mère^ veuve de Pierre d'Alost, 
qui est Pierre Kock ou Goucke, et qu'ensuite Pierre Goe Kindt lui 
avait enseigné à peindre à l'huile ; qu'après avoir été demeurer 
quelque temps à Cologne, il était venu demeurer en Italie où il s'était 
rendu très-habile. Van Dyck a gravé son portrait (2) ; on le trouve 
aussi dans Decamps (I, 377). On le surnomma par raillerie Breughel 
de Velours, parce qu'il était souvent vêtu de cette étoffe et que ses 



(1) M. Burger (Musée de Hollande, I" vol.) le dit né en 1568 et 
mort eu 1625. Ces dates sont prises sur l'épitaphe du tombeau de 
Jean Breughel et rapportées par M. Wieuwenhuys. 

(2) Le portrait de J. Breughel, peint par Van Dyck, est à la galerie 
de Municlî. Est-ce celui dont parle Moriette (A. B., II, 191) et qu'il 
dit place au-dessus de l'épitaphe de Jean Breughel, dans Téglise 
Saint-Geoige d'Anvers? 



— 143 — 

habits étaient magnifiques {Mariette, A. B., H, 191). Breughel fit 
souvent les fonds de paysages dans les tableaux de Rubens, Van 
Balen et Roltenhamer. Ses tableaux étaient très-recherchés par les 
amateurs de la fin du siècle dernier; il s'en trouve dans presque 
tous les musées de l'Europe. Le musée de Madrid en possède cin- 
quante-quatre, qui ont été, pour la plupart, composés pour l'archiduc 
Albert d'Autriche et sa femme Claire-Eugénie. Le musée de Saint- 
Pétersbourg en possède aussi onze. YoyQz Alfred Michiels (IV, 237 et 
28 du complément), et Siret, page 137. 

1 — Les Jardins de Vertumne et Pomone. Ce sont 
des grottes dont les différentes percées laissent voir 
leur habitation. Ce tableau, dont les six figures qui 
l'ornent, sont de Van Balen, est connu en Hollande, 
sous le nom : les Grottes, 12 p. 9 lig.-18 p. 4 lig. C. 

Ventes Fraula..,! — Tronchin (1780)...? — Séreville (1812), 
275 fr. 

2 — Tableau animé d'un grand nombre de figures. 
On y remarque un voiturier qui traite d'une place à 
donner sur son charriot. 10-15. C. 

Vente Fraula, 880 florins. 

3 — Paysage. 15-20 p. 9 lig. B. 
Vente Lorangère (iTliU), 351 liv. 

4 — Paysage de forme ronde, dans lequel est re- 
présenté le Sacrifice d'Abraham. Diamètre : 7 p. 6 lig. 

Vente Angrand de Fonlpertuis, 270 liv. 

5 — Bataille des Amazones. 28-54. C. 

Vente du prince de Carignan, 1,500 liv. 

6 — Un Village avec chemins, chariots et figures. 
8-12. 

Vente Wassenaer d'Obdam, 510 florins. 



— 144 — 

7 — Paysage avec rivière, ligures et bateaux. 
14-25. 

Même vente, 1,160 florins. 

8 — Vue du Marché au Poisson au bord de la 
mer, à Schevelinghe, près de La Haye, peint en 1617. 
10 p. 8 lig.-14 p. 2 lig. Gravé par Chedel et par 
Basan, sous le titre : la Vente du Poisson, à Scheve- 
linghe. 

Vente du comte de Vence, 1,650 liv. 

9 •— Marché ou Foire de Flandre. 32-24. 
Vente de Madame Galloys, lZi5 liv. 

10 — La Vue du Château et du Parc de Bruxelles. 
On y remarque 18 figures, plusieurs cerfs et biches, 
et autres animaux. — Un autre tableau, plusieurs 
maisons, beaucoup de figures, plusieurs chariols; 
des animaux et des bestiaux sur la rivière. Chacun 
de ses morceaux est peint sur bois de 17-27. Le pre- 
mier est gravé. 

Vente Jullienne, 600 liv. 

11 — Foire de Village, et un Village où l'on voit 
plusieurs hôtelleries. Ses compositions sont très- 
riches et les sites fort beaux ; on y trouve beaucoup 
de figures, des animaux, des chariots, des bateaux 
sur la rivière. Ces deux tableaux, vSur cuivre. 9 p. 
6 lig. -13 p. 

Ventes Jullienne, 1,670 liv. 

12 — La Vue d'une Éghse, d'un Pont et de plu- 



— 145 — 

sieurs Coteaux; beaucoup de personnages, tant à 
pied qu'à chenal, donnent de l'agrément à ce ta- 
bleau. 6 p. 6 lig.-lO p. 

Ventes Jullienne, 1^613 liv.; — Dloiidelde Gayny (1), 990 liv.; — 
Blondel d'Azincourt (1783), 1,700 liv. 

13 — Le Temple de la Sibylle Tiburtine, par 
Breughel de Velours, et un Paysage avec fabrique 
et rivière, par Pierre Breughel. Deux tableaux de 
forme ronde de 5 p. de diamètre. 

Ventes Jullienne, [i6li liv.; — Gaignat, 600 liv. 

14 — Deux Tableaux. Dans l'un, on remarque un 
bateau au milieu d'une rivière, avec des personnages ; 
quatre autres bateaux près du bord, dont deux por- 
tent voiles; on compte 32 figures. Le second tableau, 
très-riche en arbres, fabriques et broussailles. Sur la 
rivière, quatre personnages dans un bateau, dont 
deux qui rament. 6 p. 3 lig.-9 p. 6 lig. 

Vente Gaignat, 2,802 liv. 

15 — Vue du Temple de la Sybille Tiburtine, orné 
de 22 figures, dont les principales sont des gens qui 
achètent du poisson. 6 p. 3 lig. -9 p. 4 lig. 

Vente Dezalier-D'Argenville, 520 liv. 

16 — Adam et Eve dans le paradis terrestre. 
Les figures peintes par Rubens. Hoiibraken cite ce 
tableau dans sa Vie des Peintres. Smith, en 1830, 
l'estimait 1,200 guinées. 



(1) Il y avait 15 tableaux de Breughel dans celte collection. 

Il (tab.) 10 



— 146 — 

Vente de Madame Veuve Allard de Lu Cour, à Leyde (1766), 
7,350 florins. Au musée de La Haye (1). 

17 — L'Entrée d'un Bois où se trouvent des mares 

d'eau que traversent plusieurs figures, des animaux 

et des chariots; le point de vue est très-étendu. 

13-17. B. 

Ventes du duc de Choiseul, 3^910 liv.; — du prince de Conti, 
1,600 liv.; — De Presle...! — RoMt, 390 fr. 

18 — Ce petit tableau représente nombre de chats 
formant un coucert, sur une table, devant un livre 
de musique. 3 p. 6 lig.-2 p. 6 lig. C. (2). 

Vente du duc de Choiseul, 300 liv. 

19 — Deux Tableaux. Un château dans un riche 
paysage; sur le devant, à gauche, trois hommes et 
un chien; l'autre représente une mer chargée de pe- 
tites barques, près d'un village, avec beaucoup de 
figures. Provenant du Cabinet du prince de Cari- 
gnan. 

Vente Blondel de Gagny^ 800 liv. 

20 — Paysage avec figures et différentes espèces 
d'animaux, et, sur le devant, une Fuite en Egypte. 
13 p. -9 p. 6 lig. Cuivre. 

Vente de V Electeur de Cologne, 1,199 liv. 

21 — Deux Paysages dans lesquels sont beaucoup 



(1) Il y a six tableaux de J. Breughel à ce musée. 

(2) Un pareil tableau, de même grandeur et sur cuivre^ était dans 
l'ancienne galerie d'Orléans, et gravé dans l'ouvrage sous le nom de 
Pierre Breughel. 



— 147 — 

de ligures et chariots. 8-12. C. Ces deux tableaux 
sont gravés dans la Galerie des Peintres, de Le Brun, 

Ventes Blondel de Gagny, û,000 liv.; — Choiseul-Praslin (1793), 
501 liv. 

22 — Paysage. A gauche, sur le devant, deux ca- 
valiers arrêtés près d'une grande route oii passent des 
voyageurs à pied et des chariots. On y voit encore 
une maison servant d'auberge ; à droite, un moulin, 
des maisons, des arbres et nombre de figures dans 
l'éloignement. 

Ventes Randon de Boisset, 980 liv.; — Lambert et Duporail^ 
902 liv. 

23 — Deux Tableaux faisant pendant. L'un repré- 
sente une grande rivière, sur le bord de laquelle on 
compte 50 figures, placées sur différents plans, dont 
plusieurs occupées à vendre du poisson ; l'autre offre, 
sur le devant d'un chemin, deux hommes occupés 
à charger une charrette attelée de deux chevaux. 
Forme ronde. Diamètre : 8 p. 6 lig. Bois et Cuivre. 

Vente du comte de Vaudreuil, 752 liv. 

24 — Deux précieuses Vues des Canaux et Vil- 
lages de la Hollande, enrichies l'une et l'autre d'un 
grand nombre de figures et petites barques de toute 
espèce. 7-1 1 . B. 

On sait les prix élevés auxquels étaient portés les tableaux de 
Jean Breughel, dans le siècle dernier; ceux-ci furent payés par 
M. Paignon-Dijonval, 3,000 fr. 

25 — Une Foire aux Bestiaux. Elle se tient dans une 



— 148 — . 

grande iu(,' ou place, au milieu d'un village où l'on 
compte plus de 50 figures et nombre d'animaux. C. 

Vente Van Leyden, 800 florins ; — Saint-Victor (1), 251 fr. 

26 — Le point de vue d'une Plaine immense aux 
environs d'Anvers, traversée par l'Escaut, sur lequel 
est une grande quantité de barques de diverses gran- 
deurs; des bourgs et des villages s'étendent à droite 
et à gauche du fleuve. Le devant du tableau est ani- 
mé d'un grand nombre de figures. 12 p. 6 lig.-17 p. 
Bois. 

Vente du prince de Galitzin (28 février 1825), 600 fr. 

27 — Paysage d'une ^aste étendue. On voit près 
d'un pont qui traverse une large rivière, une habita- 
tion qui semble être l'entrée d'un monastère ; nombre 
de religieux , cavaliers, militaires et marchands 
forains forment divers groupes qui animent les pre- 
miers plans. 7-9 p. 9 lig. 

Ventes Denon, 525 fr.; — Brunet-Denon, 801 fr. — de l'abbé 
Fouleur...! (2). 

28 — Une Troupe d'Hommes, rassemblée au milieu 



(1) On lit dans le Catalogue que M. de Saint-Victor avait pour ce 
peintre une affection particulière; aussi, a-t-il été le dernier des 
amateurs qui ait refusé de souscrire à ce discrédit, peu mérite peut- 
être, des productions de cet artiste, et ne pouvait se persuader que 
tel tableau qui avait été vendu 1,200 fr. se donnât pour 3 ou 600 ; 
aussi, acheta-t-il tous ceux qu'on lui présentait ; voilà la raison qui 
nous en a procuré un aussi grand nombre. Il y avait 22 tableaux de 
J. Breugbel dans sa collection. 

(2) Il y avait 28 tableaux de J, Breugbel dans cette venle. 



— 149 — 

d'une grande place d'une ville de Flandre, se dis- 
pute publiquement le prix de l'arc. 6-8. C. 

Vente Bonnemaison, UOO fr. 

29 — Les Animaux prêts à entrer dans l'Arche. 
20 p. 9 lig.-32 p. 9 lig. B. 

Vente Stier d'Aertsel(ier, 390 florins, à Nieuwenhuys. 

30 — Vue extérieure d'un Village de la Flandre. 
On distingue, sur un chemin d'une pente assez ra- 
pide, et bordé par une rivière, des charrettes atte- 
lées, des voyageurs à pied, des cavaliers et beaucoup 
de gens des villages voisins portant des provisions. 
18-30. B. 

Vente de la galerie de V Elysée, 710 fr. 

31 — Paysage avec épisode du Jugement de Paris. 
Les figures, par Van Balen. Tableau cité par Des- 
camps. 18-30, B. 

Vente Schamp d'Aveschoot^ de Gand, 650 fr. 

32 — Jésus chez Marthe et Marie. Les figures, 
par Gonzalès Coques; les animaux, par Van Kessel. 
53-73 cent. De la collection Mildelbourg. 

Vente Dubois (18/i0), 3,030 fr. 

33 — La Vierge, assise sous un épais feuillage, 
tient sur ses genoux TEnfant Jésus, ayant dans une 
main un épi, et dans l'autre une grappe de raisin; 
une guirlande de fleurs et de fruits, soutenue par cinq 
anges, entoure cette composition du plus beau pin- 



— 150 -- 

ceau de trois maîtres réunis : Breughel, Van Balen et 
Kiering. 
Vente Magnan de la Roquette (22 novembre 18/il), 908 fr. 

34 — La Vierge se repose à l'ombre de grands 
arbres, et donne le sein à l'Enfant Jésus. Le petit 
saint Jean s'élance vers elle dans un transport d'a- 
mour enfantin. Deux petits anges remplissent des 
corbeilles de fleurs. 26-34 cent. 

Vente du maréchal Soult, 650 fr. 

35 — Adoration des Mages (1). 20-31. C. 

Vente Martini, 1,470 fr. 

• 

36 — Vue d'une Rivière de Hollande, bordée, à 
gauche , de grands arbres et d'un village; dans le 
fond, la vue d'une ville. Le premier plan offre di- 
verses embarcations, dont un bac chargé de passa- 
gers, hommes et chevaux. Tableau sur cuivre. 

Vente du comte de Turenne, 610 fr. 

37 — Salle de l'Hôtel de Ville de Gaud, pendant 
la foire. Ce précieux morceau, dont l'architecture 
est probablement de Steenwyck, est orné d'un très- 
grand nombre de figures de costumes différents. 

Vente Thibaudeau, 390 fr. 

38 — Une Foire au milieu d'une \ille. On re- 
marque, au premier plan, à gauche, des marchands 
d'œufs se dirigeant à droite ; d'autres marchands de 

(1) Un petit tableau, de 3 p. 9 lig.-5 p. 3 lig., sur cuivre, du 
même sujet, a été vendu 600 liv., chez Blondel de Gagny, et un, à la 
vente Essingli, à Cologne, en 1865, 500 thalers. 



— 15f — 

faïence, d'étoffes et de légumes, et enfin, un charla- 
tan à cheval. Au deuxième plan, divers groupes, et, 
sur un échafaud, un criminel que l'on fustige. 
42-69 cent. B. 
Vente Wellesley, à Bruxelles, 400 fr. 

39 — Paysage. Au premier plan, un cours de ri- 
vière oti circule une barque chargée de personnages 
très-finement exécutés. 

Ventes de l'abbé Fouleur...'i — Moubrun, 900 liv. 

40 — Latone en Carie. Provenant du Cabinet de 
Van Heteren (1). 

Musée d'Amsterdam (2). 

41 — Paysage avec figure, représentant Vertu mne 

et Pomone. 

Musée du Louvre. « Ce tableau, dit le Livret, a été donné, en 1850, 
par M. Pierret. Les figures sont de l'école de Franck. 

42 — La Terre et l'Air, figures de Van Balen. Ces 
deux tableaux faisaient partie d'une suite des Élé- 
ments, qui étaient dans la galerie Ambroisienne de 
Milan (3). 

Musée du Louvre (/i). 



(1) Un tableau de ce même sujet et du même artiste se voit au 
musée de Berlin. 

(2) Il y a cinq tableaux de J. Breughel dans ce musée. 

(3) Quatre tableaux des Quatre Éléments sont à la galerie de Vienne 
et quatre autres au musée de Lyon; un, daté de 1606; quatre autres, 
aussi les Éléments, et un cinquième, la Reine de Bohème parlant pour 
la chasse, figuraient à l'exposition de Manchester. 

[U) Il y a sept tableaux de ce maître, dont un signé Brevgel, 1621. 



_ 152 — 

43 — Un Village. 

Vente Oppenheim, à Londres, 115 liv. sterl. 

44 — Les Amours des dieux. Signé et daté de 
i608. 

Musée du Mans (1). 

45 — Près de deux cents tableaux de J. Breughel 
ont été vendus en Hollande, de 1684 à 1770 (voyez 
Gérard Hoet), et soixante-trois ont été vendus à 
Bruxelles, de 1773 à 1803 ; le prix le plus élevé est 
de 625 florins pour celui représentant Didon aux 
Enfers. Compositions de plus de 1 ,000 figures. 

DESSINS. 

46 — Quatre Dessins de paysage très-terminés, 
dont deux, faits en 1596 et 161 1, ont été gravés par 
Gilles Sadeler. 

Vente Crozat (2), 18/i liv. 



(1) Le musée de Nantes possède aussi quatre tableaux de BreugheL 

(2) Mariette, dans le catalogue Crozat, s'exprime ainsi : « Le jeune 
Bieughel s'attacha, comme son père, à faire des paysages ; sa manière 
n'est pas si grande, mais il entre peut-être encore dans de plus 
grands détails, tant sa touche est légère et expressive. Il n'est pas 
possible de pousser le terminé plus loin, et il ne faut pas croire qu'il 
ait pratiqué cette méthode dans ses seuls tableaux, il l'a pareillement 
observée dans ses dessins, qui sont autant de petits tableaux termi- 
nés. Il en a fait quelques-uns à la plume, et il se servait pour cela 
d'une plume extrêmement déliée ; mais le plus souvent, il les faisait 
au pinceau, touchant avec du bistre les parties les plus voisines de la 
vue, et exprimant les lointains avec de l'indigo. L'on ne croit pas qu'il 
soit possible de rassembler un aussi grand nombre de dessins de ce 
maître qu'il s'en trouve dans cette collection; ils viennent presque 
tous de Jabach. Il y avait 60 dessins dans la vente Crozat, qui furent 
vendus, en huit lots, 381 liv. 5 sous. De ce nombre, une Vue de 
Rome, datée de 159o. 



— 153 — 

47 — Quatre autres Dessins, dont deux repré- 
sentent Jésus tenté par le Démon (1) et saint Jérôme 
dans sa Solitude. Ces deux dessins, gra^^és par Sa- 
deler et David. 

Vente Crozat, 162 liv. 

48 — Beau Paysage à la plume, au bistre et à l'in- 
digo. Venant du Cabinet Crozat. 

Vente du duc de Tallard, 195 liv. 

49 — Un Paysage en hauteur, au bistre et à l'in- 
digo. Sur un grand chemin qui se voit sur le devant, 
il se trouve un chariot flamand, un troupeau de 
vaches et diverses figures. 

Vente Mariette, 351 liv. 

50 — Vue d'un Village hollandais, au milieu du- 
quel passe un grand bras de rivière ; sur le devant, 
on voit plusieurs bateaux et de grands arbres. Pré- 
cieux petit dessin dont le fond est lavé d'indigo. 6-9. 

Vente Mariette, 180 liv. 

51 — La Vue d'un Village de Flandre. Un coche 
rempli de monde occupe le devant du dessin qui est 
à la plume et lavé d'indigo. 6-10. 

Vente Neyman, 150 liv. 

52 — Autre Dessin. Paysage bordé d'une rivière, 
sur laquelle sont plusieurs chaloupes et des bateaux 
marchands. 6-10. 

Vente Neyman, 79 liv. 

(1) Ce dessin est en la possession de M. Defer. 



— 154 — 

53 — Un Paysage où sont plusieurs chariots, et 
des figures sur une grande route. Dessin à la plume, 
lavé de bistre et coloré. 

Vente Randon de Boisset, 300 liv. 

54 — Deux petits Paysages légèrement coloriés, 
dont l'un représente un Village hollandais et l'autre 
un Pont de bois. 

Vente par Boileau (1782), 76 liv. 

55 — La Vue d'un Village sur la Meuse, oh se 
voient plusieurs barques dont une, sur le devant, est 
remplie d'animaux. — Une plaine Mer oii l'on voit 
plusieurs autres barques à voiles, ornées de figures, 
d'une touche spirituelle. Deux dessins au bistre et à 
l'indigo. 

Vente Nourry^ IZiZi liv. 

56 — Deux beaux Paysages. Le premier offre une 
grande étendue de pays; les devants sont ornés 
d'une marche de cavaliers et de bagage ; le deuxième, 
un riche paysage dessiné à la plume, sur le devant 
duquel on voit Jésus-Christ tenté par le démon. Du 
Cabinet Crozat (voyez le n° 47). 

Vente Nourry, 110 liv. 

57 — Vue d'un Canal, en Hollande. A la plume, 
lavé au bistre. Collections Lempereur et Lagoij. 

YenieNorblin (1855), -90 fr. 

58 — Paysage en hauteur. — Halte de Voyageurs. 
A la plume et lavé en couleur. 

Vente Norbliti (1855), 63 fr. 



— 165 — 

59 — Les Bords de l'Escaut. Très-beau dessin, 
animé de nombreux personnages, de barques et d'ha- 
bitations riveraines. A la plume, lavé de bistre et de 
bleu. Collections Sir Th, Lawrence, W. Esdaille, 
Donnadieu et Thibaudeau. 

Vente Norblin fils (1860), 57 fr. 

60 — Deux très-beaux Dessins. Cités par Waagen 
(IV, 40). Sont au British Muséum, 

BREYDEL dit le Chevalier (Charles) 

PEINTRE DE BATAILLES. 

Né à Anvers, en 1677 ; mort à Gand, en 17M; élève du vieux Ris- 
Brack; il eut un frère qui fut son élève (1). Voyez Descamps (IV, 190). 

1 — Deux Batailles turques, dans la manière de 
Wouvermans. 17-23. 

Vente Guignons à Versailles {177Zi), û99 liv. 

2 — Deux charmants Tableaux représentant des 
Chocs de cavalerie. Ces deux morceaux, enrichis de 
fonds de paysage. 5 p. 8 lig.-7 p. 7 Kg. 

Vente du Bailli de Breteuil^ 152 liv. 

3 — Scènes des Guerres civiles de la Flandre. 
16-23. B. 

Vente Parr fils, à Bruxelles (1802), 980 fr. 

4 — Choc de cavalerie. L'affaire paraît sérieuse- 



(1) François Breydel est né à Anvers, en 1750 ; il passa la plus 
grande partie de sa vie à la cour de Hesse-Cassel dont il fut le peintre, 
et demeura quelques années à Londres. 



— 156 — 

ment engagée sur toute la ligne, à en juger par la 
fumée qui s'élève en nuage épais de toutes parts ; 
l'artillerie surtout paraît vivement occupée. 40- 
58 cent. 

Vente D'Hartcourt (1842), 117 fr. 

5 — Une Bataille; au plus fort de la mêlée. Au 
premier plan, des cavaliers exécutent une charge 
meurtrière et poursuivent devant eux les ennemis qui 
traversent une rivière, sur les bords de laquelle on 
remarque des blessés et des tués. 31-40 cent. B. 

Vente Van Sacegen, 210 fr. 

6 — Une Marche d'armée. 15-20 cent. G. 

Vente Giroux (1851), 205 fr. 

7 — L'Embuscade. 
Vente Thibaudeau^ 101 fr. 

8 — La Défaite de Porus. Copie en petit du tableau 
de Le Brun. 5-7 cent. 

Musée de Bruûcelles. 

9 — Un Sujet de Bataille, exécuté en miniature, 
avec beaucoup de finesse et d'intelligence. 4-5. 

Vente Brogniart^ 116 liv. 

10 — Trente Tableaux de Breydel, vendus à 
Bruxelles, de 1773 à 1803. Le prix le plus élevé pour 
la couple a été de 175 florins. 

11 — Quatre tableaux de Breydel. 

Mméc de Valenciennes. 



— 157 — 
BRIARD (Gabriel) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Paris, en 1725 ; élève de Charles Natoire. Il remporta le 
grand prix, en 1759, et entra à l'Ecole des Elèves protégés, où il exé- 
cuta, en 1752, un tableau représentant la Maladie d'Antiochus; il se 
rendit ensuite en Italie. De retour à Paris, il exposa comme agréé aux 
salons de 1761-1765, et fut reçu académicien, le 30 avril 1768, sur un 
"tableau représentant Herminie chez les Bergers. Briard mourut à 
Paris, le 18 novembre 1777; il a exposé jusqu'en 1769. Voyez le 
Cabinet de V Amateur. 

1 — Herminie chez les Bergers. Esquisse du ta- 
bleau de réception à l'Académie royale de peinture. 
Cité plus haut. 22-16. 

Vente fiopes (1785)...? 

2 — Portrait en pied d'une Italienne allant au bal, 
suivie d'un arlequin recordant un pas de menuet 
dans un bosquet. 20-16 (1). 

Vente de Vailly, 33 liv. 10 sous. 

BRIAS (Charles) 
peintre d'histoire, de genre et de paysage (contemporain). 

Né à Malines. A la vente de la galerie de M. Charles Van den 
Bergen, il y avait quinze tableaux de Brias. 

1 — Un Homme d'un âge mûr, qui parait être 
re\'enu du marché. 11 tient un lièvre; près de lui, un 
jeune homme tient un coq, qu'il semble avoir pris 
dans un panier oii se trouvent quelques volailles. 

(1) Gabriel de Saint-Aubin a gravé à l'eau-forte deux figures qui 
pourraient bien être d'après ce tableau. Voyez le Peintre-Graveur 
Français continué, par de Baudicour, 



— 158 — 
Du côté gauche, diverses autres figures dont une fille 
qui vient d'acheter des légumes qu'une vieille femme, 
à ses côtés, s'empresse de mettre dans un mouchoir. 
71-59 cent. 
Vente de Guillaume II, roi de Hollande, 3,550 florins. 

2 — Intérieur de la Boutique d'un Fruitier-Her- 
bager. 

Vente Thévenin (1851), 6M0 fr. 

3 — La Saint-Nicolas. 40-32 cent. 
Vente M, V. J. (2U avril 1857), 975 fr. 

4 — Un Intérieur où de nombreuses figures sont 
réunies autour d'une table et sont joyeusement occu- 
pées. Un pauvre ménétrier joue du violon pour atti- 
rer leur attention et obtenir quelques aumônes. Un 
assez grand nombre d'accessoires orne cette compo- 
sition remplie de naïveté. Cette production se fait 
remarquer par le fini précieux qui distingue les œu- 
vres de cet artiste. 24-20 cent, et demi. 

Vente Van den Bergen, 1,525 fr. 

5 — Le Chasseur de Renards. Il se présente à la 
porte d'une ferme pour y recueillir la rétribution qui 
lui est due. Un petit garçon présente son poing au 
renard que tient le chasseur, et semble lui reprocher 
la mort de quelques habitants du poulailler. 41- 
34 cent. B. 

Vente Van den Bergen, en 1858 (i), 1,600 fr. 

(1) Il y avait 10 tableaux de Brias dans cette collection. 



— 159 — 

6 — Le Dormeur. 27-22 cent. B. 

Vente Gilkinet (18 avril 1863), 810 fr. 

7 — Intérieur de Cuisine oii une jeune ménagère 
va pendre à un croc un lièvre qu'elle porte par les 
pattes ; divers autres accessoires enrichissent ce ta- 
bleau. 26-20 cent. B. 

Vente Rhoné, 1,610 fr. 

BRILL (Mathieu) 

PEINTRE DE PAYSAGE. 

Né à Anvers, en 1550 ; mort à Rome, en 158A. Jeune, il alla à Rome, 
où il peignit des paysages à fresque, dans les salles du Vatican, sous 
le pontificat de Grégoire XIII ; il fut aidé par son frère, Paul Brill. 

1 — Deux Tableaux-Paysages. Chasse aux daims 
et chasse au cerf. 

Musée du Louvre. 

2 — Un Paysage oîi l'on voit des bohémiens for- 
geant divers ustensiles de ménage. 13 p. -19 p. 6 lig. 
Cuivre. 

Vente Boyer de Fons Colombe,,,! 

• 

BRILL. (1) (Paul) 

PEINTRE DE PAYSAGE. 

Né à Anvers, en 1556 ; mort à Rome, en 1626 ; il fut inhumé dans 
l'église deW Anima, Paul Brill fut d'abord élève de Damien Oortel- 



(1) Brill signifie en flamand des lunettes. Voilà pourquoi on trouve 
quelquefois sur les dessins de ce maître son nom accompagné de 
lunettes. 



— 160 — 

MAN (1). Il se rendit à Rome, sous la direction de son frère Mathieu, 
après la mort duquel il fut chargé seul par le pape Grégoire XIII des 
travaux qui leur étaient destinés à tous deux; son principal ouvrage 
est un paysage de 68 pieds de long qu'il exécuta à fresque dans le 
salon du pape. Ses tableaux, à Amsterdam, Anvers, Berhn, Florence, 
Londres, Madrid, Munich, Paris, St-Pélersbourg (2) et Vienne. Dans 
plusieurs de ces tableaux, les figures sont peintes par A. Carrache. 
Voyez la notice raisonnée que M. Fetis a consacrée à ce maître dans 
les Bulletins de l'Académie royale de Belgique, en 1855, p. 59Zi-616. 
On a beaucoup gravé d'après P. Brill, principalement les Sadeler; 
lui-même a gravé à l'eau-forte, en 1590. Voyez Heinecken (Dict. des 
Artistes). Son portrait a été gravé par Van Dyck, Hondius et Bou- 
lonois. 

1 — Deux très-beaux Paysages de Paul Brill. 
Dans l'un, on remarque un gros arbi^e et deux chas- 
seurs; dans l'autre, une rivière au bord d'un bois 
touffu; on y voit Diane et ses nymphes; les figures 
sont attribuées à Annibal Carrache. Ces deux ta- 
bleaux sont gra\és dans le Musée Royal. 

Vente de la comtesse de Verrue {T vente), 2,302 liv. (3); un seul 
avait coûté 2,500 liv. à cette dame. — Ces deux tableaux sont au 
musée du Louvre {U}. Le livret ne fait pas mention de la provenance. 

2 — Deux Tableaux de belle grandeur. L'un re- 
présente une Marine ; l'autre, un paysage. 

Vente de la comtesse de Verrue, 3,050 liv. Acheté par Ruel pour 
le comte de Clermont (5). 



(1) Cet artiste est cité par Van Mander et mentionné à l'année 1577, 
dans les Archives de la Confrérie de Saint-Luc. 

(2) Ce musée possède neuf tableaux de P. Brill. 

(3) Retiré à 2,500 liv. à la première partie de cette vente. 

{U) Il y a huit tableaux de P. Brilla ce musée; ils portent les dates 
de 1609, 1617, 1620, 162Zi. 

(5) Louis de Bourbon-Condé, comte de Clermont, possédait une 
belle collection de tableaux. 



— 161 — 

3 — Une grande Marine. 

Vente de la comtesse de Verrue, 1,050 liv. 

4 — Une autre faisant pendant. 

Vente de la comtesse de Verrue, 1,350 liv. 

5 — Deux Tableaux faisant pendant, représentan 
des paysages. 

Vente de la comtesse de Verrue (première vente), retirés à 
1,500 liv. — Deuxième vente, 800 fr. 

6 — Deux Paysages. 22-28. 
Vente du prince de Carignan, 1,060 liv. 

7 — Paysage avec figures de Céphale et Procris. 
16-22. 

Cabinet Crozat. Aujourd'hui au musée de l'Ermitage, à Saint- 
Pétersbourg. 

8 — Paysage montagneux. Au premier plan, un 
chasseur à cheval tient un oiseau de proie; un 
homme marche devant lui ; il porte du gibier et tient 
deux chiens en laisse. Ces figures sont d'Annibal 
Carrache. 8 p. 3 lig,-ll p. 9 lig. Gravé par Nieu- 
lant. 

Vente du comte de Vence, 561 liv. 

9 — Deux Paysages avec rochers. Dans l'un, une 
chute d'eau en forme de rivière, dans laquelle se 
baigne Diane et ses nymphes, et, dans Téloignement, 
Actéon changé en cerf, composition de 14 figures, 
peintes par Le Josepin. Dans l'autre tableau, on re- 
marque, sur le premier plan, deux figures assises, 

II (tab.) 11 



— 162 — 

dont une femme filant sa quenouille et un berger 
jouant du flageolet en gardant son troupeau de 
chèvres, près d'une retraite pratiquée dans des ro- 
chers. 38-53. 
Vente du comte de la Guiche...! — Randon de Boisset, 5,000 liv. 

10 — Paysage très-orné d'arbres et de broussailles. 
On y remarque cinq chasseurs, dont un tire un oi- 
seau dans un marais. Ces figures sont estimées être 
d'Annibal Carrache. 5 p. 9 lig.-7 p. 9 lig. Cuivre. 
Vente de Grammont, 600 liv. 

H — Un Repos en Egypte (1) et un autre Paysage 
avec un pont et plusieurs figures. 4 p. 6 lig -6 p. 
6 lig. Cuivre. 
Ventes Blondel de Gagny, 591 liv.; — Beaujon, 315 liv. 

12 — Latone et ses Enfants insultés par les pay- 
sans, dont l'un, puni par Apollon, est changé en gre- 
nouille. 6 p. 3 lig.-9 p. 6 lig. Cuivre. Du Cabinet de 
M. Sevin. 

Ventes Davila, 2,002 liv.; —Blondel de Gagny, 1879 liv. 19 sous; 
— Blondel d'Azincourt, 980 liv. ; — Montesquiou, 801 liv. 

13 — Le même Sujet, d'une composition diffé- 
rente. Dans le précédent, il y a quatre paysans ; dans 
celui-ci, il n'y en a que deux. Les figures sont esti- 
mées être du Carrache. 8 p. 9 lig. -10 p. 6 lig. C. 

Vente Randon de Boisset, 801 liv. 



(1) Un tableau de ce même sujet est gravé dans la galerie du Pa- 
lais-lloyal, et un autre dans la Galerie des Peintres de Le Bntn. Ces 
deux tableaux ont été peints par Paul Brill. 



— 163 — 

14 — Beau Paysage. Sur le devant, deux chasseurs 
se disposant à tirer sur des oies sauvages, sur une 
portion d'étang marécageux. La gauche est occupée 
par deux grands arbres, près desquels se présente un 
homme vu par le dos. Des plaines de blé, éclairées 
parles rayons du soleil, terminent ce tableau. 17-23. 

Ventes du comte de Vaudreuil, /i80 liv. ; — Le Br\in, AGI liv. 

15 — Un riche Paysage, dans le milieu duquel 
passe un lac, qui baigne le pied d'une masse de ro- 
chers, couverts de grands arbres et occupant la 
gauche du sujet. Au premier plan, des nymphes et 
des satyres, qui font danser un petit faune. Les fi- 
gures sont attribuées au pinceau de Louis Carrache. 
29-37. 

Vente RoUt, 1,300 fr. 

16 — Moïse sauvé. Paysage historique. 34-42 cent. 
Ovale sur bois. 

Vente Viardot, /i70 fr. 

17 — 11 y avait quatre tableaux de Paul Brill dans 
la galerie du Palais-Royal. Ils sont gravés dans l'ou- 
vrage. 

BESSINS. 

18 — Cent-vingt-un Dessins : paysages et vues de 
Rome; plusieurs sur vélin. Ces dessins venaient de 
Jaback; il y en a datés de 1 598 à 1 62 1 , parmi lesquels 
un de 1604, donné par Brill à Halmale, célèbre eu- 



— 164 — 

rieux d'Anvers, dont Van DyQk a peint le portrait, 
qui est gravé par P. de Jode. 

Vente Crozat, 709 liv. Ix sous, en seize lots. 

19 — Diane et Actéon, et les Enfants de Niobé. 
Paysages avec figures de Rottenhamer, 

Musée de Valenciennes. 

20 — Un Paysage lavé à l'indigo. Venant de 
Coypel. 

Vente du duc de Tallard, 120 liy. 

21 — Les Quatre Saisons. Quatre beaux dessins à 
la plume et lavé. 13 p. 6 lig.-19 p. 

Vente Jullienne, 200 liv. 

22 — Vue au bord de la mer oii se voient plu- 
sieurs vaisseaux, des petites barques et de jolies 
figures touchées avec esprit ; des ruines, mêlées de 
paysages, ornent aussi ce précieux morceau fait à 
l'encre de Chine. 

Vente Mariette, 120 liv. 

23 — Un superbe Paysage, mêlé de montagnes, 
fabriques et broussailles; sur le devant, un cavalier 
qui passe sur un pont de planches. Dessin à la plume 
et au bistre du plus grand fini ; il a été gravé par 
Sadeler. 

Vente Manette, 95 liv, 

24 — Deux Paysages. L'un offre une chasse au 
cerf; des paysans qui abattent des arbres se voient 
dans le second; quelques fabriques et grand nombre 



— 165 ~ 

de figures et d'animaux enrichissent ces compositions. 
Dessins à la plume et au bistre. 7 p. G lig.-12 p. 
6 lig. 

Vente Basan (1798), 194 liv. 10 s. 

25 — Deux beaux Paysages ornés de montagnes, 
enrichis de fabriques et de différents groupes d'ar- 
bres; l'un d'eux offre une grande étendue de rivière, 
ornée de plusieurs barques de pêcheurs. Dessins à la 
plume, lavés d'encre, et au bistre. 
Vente Nourry, SU liv. 

BRIL.L.OUIN (Louis-Georges) 

PEINTRE d'histoire ET DE GENRE. 

Né à Saint-Jean-d'Angely (Charente-Inférieure) ; élève de Drol- 
LiNG et de Gabat. A exposé aux divers salons depuis 18Zi9, et à l'ex- 
position d'Anvers en 1861. 

1 — Avant l'Audience. 20-15. 
Vente du prince T. (Trobieski), 525 fr. 

DESSIN. 

2 — Le nouvel Enrôlé. Aquai^elle. 
Vente Couteaux (1863), 360 fr. 

BRINA ou BRINI (Giovanni ou Jean) 

PEINTRE d'histoire. 

Détails inconnus. On le dit élève d'André del Sarle. Tableaux h 
Florence et à Berlin. 

1 — La Vierge, soutenant avec grâce son divin 
Fils, qui tourne des regards pleins de douceur vers 



— 166 — 

le petit saint Jean, prosterné de\ant le Fils de Dieu. 
Ce tableau rappelle André del Sarte. 

Vente Biondi, 620 fr. 

2 — Sainte Famille. La Vierge vue a mi-corps ; 
elle tient son Fils sur ses genoux et le présente à 
l'adoration du petit saint Jean. A gauche de la Vierge 
est saint Joseph, appuyé sur son bâton. B. 

Vente Blondi (18ZiO), 356 fr. 

3 — La Vierge, l'Enfant Jésus et saint Jean; la 
Mère de Dieu jette un regard de tendresse sur son 
Fils. B. 

Même vente, 663 fr. 

BRION (Gustave) 

PEINTRE DE GENRE ET DE PAYSAGE. 

Né à Rolhau (Vosges) ; élève de Pierre Guérin. A obtenu une 
médaille de première classe en 1863, et la croix d'honneur, la même 
année. Il a exposé aux divers salons depuis 18Zi7 et à l'exposition 
d'AnverS;, en 1861. 

1 — Un Saltimbanque au moyen âge. 
Vente M. V, /., par Petit, expert (1857)...? 

2 — Le jour de la Fête-Dieu, en Allemagne - 
34-26. 

Vente A. de R, par Petit {2k décembre 186/j), 700 fr. 

3 — Une Noce en Alsace. Tableau gravé par 
Girardet, en pendant à la Cinquantaine, peinte par 
Krauss, et gravé par le même Girardet. 

4 — Les Pèlerins de Sainte-Odile. Ce tableau, 



— 167 ~ 

exposé au salon de 1863, ainsi que le précédent, a 
été reproduit à l'eau-forte dans la Gazette des Beaux- 
Arts (14 vol.). 

DESSINS. 

5 — Suite de vingt-cinq Dessins, pour illustrer 
l'ouvrage : les Misérables, par Victor Hugo. 
Vente par Petit (7 février 1863)...? 

BRIZIO ou BRIGGI dit IL VALESIO (François) 

PEINTRE d'histoire ET GRAVEUR. 

Né à Bologne, en 1575 ; mort en 1623 ; élève de Passaroti et des 
Carrache, plus particulièrement de Louis Carrache, d'après lequel 
il a gravé. Ses tableaux, à Bologne. Voyez Lanzi, Malvasia, Hei- 
necken et Bartsch. 

DESSINS. 

1 — Quatre-vingt-quinze Dessins, dont quatre 
sujets de saint George et quatre de Renaud et Armide. 
Mariette dit dans le Catalogue : « Ce peintre, qui a 
aussi été graveur, a cherché à imiter la manière 
simple de Louis Carrache» ; et Malvasia fait un grand 
éloge de ses dessins de paysage et de perspective. 

Vente Crozat (17Zil), en trois lots, 129 liv. 

2 — Des Jeux d'Enfants. Dessin à la plume, touché 
au bistre, gravé par de Caylus. 

Vente Pofier (1757), AO liv. 

3 — Le Baptême de TEunuque de la reine Can- 



— 168 — 

ilace. Grande composition en travers avec beaucoup 
défigures, chameaux, etc. Dessin à la plume. 

Vente Mariette, 11 liv. 19 s. 

4 — Les Apôtres et un Ange entourant le corps 
mort de la Sainte Vierge, étendu sur un lit; des 
hommes, appuyés sur une balustrade, et, dans le 
haut, Jésus dans une gloire. Dessin h l'encre, mêlé 
de bistre et rehaussé de blanc, sur papier roux. 
11-10. 

Vente Silvestre (1810), 60 liv. 

5 — Deux Dessins de Brizio, dans le catalogue de 
la collection de Paul de Praun, à Nuremberg. 

BROEDELMAN (Melchior) 

PEINTRE d'histoire ET MINIATURISTE. 

Cet artiste vivait au xiv^ siècle. Nommé peintre du duc de Bour- 
gogne, il fit usage de la peinture à l'huile, en 1393. On voit au musée 
de Dijon un retable avec peintures, représentant l'Annonciation, la 
Visitation, la Présentation au Temple et la Fuite en Egypte, exécuté 
pour la Chartreuse de Dijon, par les ordres de Philippe-le-Hardi. 
Gravé au trait dans l'ouvrage de Waagen (Histoire de la Peinture, 
I, page 60). 

BROEK (Crispin Van den) 

PEINTRE, GRAVEUR ET ARCHITECTE. 

Né à Matines, vers 1530; mort à Anvers à la fin du xvi* siècle; 
selon Drulliot, en 1601; il était élève de Franc Floris. Son portrait 
est gravé dans la suite des peintres par Iloiidius, réimprimés par Jan- 
sonius. Il cul une fille, nommée IJarLe, qui s'est appliquée à la gra- 



— 169 — 

vure (1). Van den Broeck a gravé et on a gravé d'après lui. Voyez 
Heinecken (Dict. des Art.). 

1 — Le Jugement dernier. Signé : Crispian F., 
A. E. , 157i . Gravé par Barbe Van den Broeck. De la 
collection Van Ertborn. 
Musée d'Anvers. 

BRONGHORST ou BRONKHORST 

(Jean-Gerritz Van) 

PEINTRE d'histoire ET DE PAYSAGE. 

Son portrait a été peint par lui et gravé par Pierre Baillu dans la 
suite de Meyssens, On lit au bas : « Natif de la ville d'Utreclit^ en 
« 1603 ; ayant appris chez un peintre en verre, mais des petits 
€ maîtres sans quelques bonnes instructions, par sa grande intelli- 
(( gence est devenu un très-bon peintre en figures; il est très-bon 
« dessinateur comme on peut le voir par ses œuvres. > M. Burger 
(Musées de la Hollande) cite un paysage italien au musée de Rotter- 
dam, et il ajoute : « Il paraît que ce Bronkhorst a fait quelquefois 
de la grande peinture, car, au musée de Brunswick, un tableau, large 
de 7 pieds 8 pouces, avec des figures entières de grandeur naturelle, 
est signé : Jo. Bronkorst fecit. » Il fut reçu bourgeois d'Amsterdam 
vers 1652, et mourut vers 1680. Il a gravé à l'eau-forte d'après 
C. Poelemburg dont il était l'ami. Voyez Houbraken, Weyerman, 
Descamps (2), Manette (A. B., Il, 195), Bartsch et Weigel. 

1 — L'Assomption delà Vierge. Au bas, les douze 
Apôtres autour de la tombe. Gravé dans la Galerie 
de Stafîbrd. 

Galerie Ellesmère. 



(1) Siret cite un Elie Van den Broeck, peintre de fleurs, élève de 
Mignon et de De Ilcem. 

(2) Cet auteur, en parlant de Bronkhorst, dit : € que ses eaux-fortes 
sont plus rares que ses tableaux ». Cependant, nous en avons peu 
rencontré et ils manquent dans presque tous les musées de l'Europe. 



— 170 — 

2 — Portrait d'une jeune Dame, vêtue de satin 
blanc; elle tient d'une main une branche de rose, 
et, de l'autre, relève sa robe; le fond est un jardin. 
42 p. 11 lig.-34 p. 1 lig. 

Vente Stier d'Aertselaer (1822), 360 florins. 

DESSINS. 

3 — Un Canard étranger et une Dinde, colorés 
d'après nature avec soin. 6-7 et 8. 

Vente Neyman^ 96 liv. 

4 — Un Paon et divers Animaux rares dans un 
agréable paysage, et, en pendant, un autre paysage 
oti un chien noir et blanc aboie après des canards. 
Deux dessins colorés. 7-10. 

Même vente, 360 liv. 

5 — Quatre Feuilles de différents oiseaux aqua- 
tiques et autres, aussi coloriées. 6 sur 8 et 9. 

Même vente, UàO liv. 

6 — Charmant Dessin sur vélin ; il représente une 
ferme devant laquelle plusieurs volailles cherchent 
leur nourriture. Ce dessin vient de la vente Neyman 
et du Cabinet de M. le président Haudry. 

BRONZINO. Voyez ALLORI 

A ce nom (1^« Partie, l*^"" vol., p. 61, et au Supplément, p. 532), 
est catalogué le portrait d'homme de la collection Pourlalès, qui a été 
vendu 55,000 fr. Il y avait encore dans cette collection un portrait 
présumé Tune des fdles de Cosme, premier des Médicis, attribué aussi 
l'i Ange Allori, dit le Bronzino; il a clé vendu 2.000 fr. 



— 171 — 
BROOKING (C.) 

PEINTRE DE MARINE. 

Né en Angleterre, en 1719; mort en 1759. Chercha à imiter Van de 
Velde. Siret, page IZil. 

1 — Marine. Vue des dunes entre Douvres et la 
Tamise. La mer, d'un temps frais, est couverte de 
vaisseaux. Tableau peint en 1756. 9 p. 5 lig.-14 p. 
2 lig. 
Vente Tronchin...1 

BROAATNE (1) (Madame Henriette) 

PEINTRE DE GENRE, DE PORTRAIT ET GRAVEUR A l'EAU-FORTE. 

Né à Paris ; élève de M. Chapelain. Elle a exposé aux divers salons 
depuis 1853 ; elle avait cinq tableaux à l'Exposition universelle de 
1855, qui lui valurent une médaille de troisième classe et une 
de deuxième classe à l'Exposition de 1861. Mademoiselle Browne a 
eu aussi une médaille de troisième classe, au salon de 1863, pour des 
eaux-forles d'après les dessins de M. Al. Bida, pour une Bible. 

1 — Le Catéchisme. 52-45 cent. Exposé en 1857. 

Vente du duc de Mormj (1855), 16,000 fr. Racheté par Madame la 
duchesse de Morny. 

BRUANDET (2) (Leazard ou Lazare) 

PEINTRE DE PAYSAGE. 

Mort le 27 mai 1804, près Paris, à l'âge de cinquante ans. l\ n'a 



(1) Il y a plusieurs peintres de ce nom. Voyez le livret du salon de 
1865. 

(2) Voyez une notice sur Bruandet, par Ch. Assehneau. Paris, 
1855. 



— 172 — 

eu d'autres maîtres que la nature (1). Tous ses tableaux sont des 
études prises aux environs de Paris, dans les bois de Boulogne et de 
Vincennes et la forêt de Fontainebleau. Il a peint à la gouache des 
paysages d'une touche fine et spirituelle, et, ainsi que dans ses ta- 
bleaux, il a cherché Ruysdaêl. Duval, Sweback et Demarne ont orné 
ses paysages de petites figures. On trouve peu de tableaux de Bruan- 
det conservés, les vernissant à peine sec pour les vendre pour vivre ; 
ils se sont détruits par les craquelures. Il a exposé six tableaux et 
gouaches à l'exposition dite de la Jeunesse (2), etBouchier, amateur, 
a gravé en 1781, d'après cet artiste. Philippe Budelot est élève de 
Bruandet. 

1 — Vue prise d'après nature, à Fontainebleau. 
Signé : L. Bruandet, 1785. 

Vente Le Barbier, peintre, /lOO fr. — Musée du Louvre. Acquis 
de M. Fouquet, en 18Zi6, pour 1,500 fr. 

2 — Vue dans la Forêt de Fontainebleau. Dans le 
milieu est un chemin où passent deux hommes et où 
une femme est assise sur un banc. On trouve dans 
ce tableau le beau ton de couleur et la touche du 
plus habile peintre flamand. 20-27. B. 

Vente MM. Champgrand (1787), 151 liv. 

3 — Vue intérieure de Forêt. Sur le devant, un 
chemin coupé par une petite rivière, qu'une feuime, 
montée sur un âne et parlant à deux voyageurs, 
semble venir de traverser. Tableau, d'un effet 



(1) Son atelier, à Saint-Mandé, était meublé de troncs d'arbres de 
diverses espèces, d'après lesquels il travaillait. 

(2) Cette exposition avait lieu chaque année, à Paris, les jours de 
la grande et de la petite Fèle-Dieu, à la place Uauphine et sur le 
Pont-Neuf. Voyez les notes, pour servir à l'histoire de cette exposi- 
tion, par M. Emile Beliier de la Ghavigncrie (Extrait de la Uevuc uni- 
verselle des Arts, 1866). 



— 173 — 

agréable, dans le genre de Ruysdaël. 20 p. 6 lig.- 
17 p. B. 

Vente Le Brun (1791), 134 liv. 

4 — Intérieur de Forêt. Un vieil arbre sans feuilles 
occupe le devant; à droite, un villageois et son chien 
suivent un chemin sablonneux ; diverses autres 
figures. 26 p. 6 lig.-33 p. 11 lig. 

Vente Richard de Ley dan (1)...? 

5 — Intérieur de Forêt, dont le premier plan offre 
un beau chêne groupé avec des troncs d'arbres, près 
d'une route oii passent un cavalier et plusieurs pay- 
sans; dans le fond, une chasse au cerf. Figures de 
Sweback. 

Vente R. de L. (15 novembre 1818), 210 fr. 

6 — Beau Paysage, représentant une forêt que 
traverse un chemin, sur lequel marchent un berger 
et son troupeau; au milieu du tableau, des eaux se 
répandent en cascade. Sur différents plans, des ber- 
gers et bergères ; ces figures très-soignées sont par 
Duval. 

Vente par Durand-Duclos (19 mars 18'21), 2lii fr. 

7 — Paysage boisé à droite et à gauche, traversé 
au milieu par un chemin, sur lequel Sweback a 
placé de jolies figures. 12-10. B. 

Vente Saint-Victor, iblx fr. 



(1) Il y avait six tableaux de Bruandet dans cette collection. 



— 174 — 

8 — Intérieur de Forêt. Une femme à cheval, pré- 
cédée d'un petit troupeau de brebis et suivie d'un 
homme couvert d'un manteau rouge. 

Vente par Henri (27 novembre 1822), 286 fr. 

9 — Une Vue de Forêt dans un site sablonneux, 
traversé par un chemin d'ornière oii l'on voit un 
cavalier cheminant, et une jeune fille conduisant sa 
vache; plus loin, d'autres villageois. 

Vente Barbier (25 novembre 183/i), 250 fr. 

JO — Vue au bois de Boulogne. Les figures sont 
de Sweback. 

Vente Thouvenin^ ll/i fr. 

H — Une Vue de Forêt, accidentée d'arbres de 
toutes espèces, coupés et debout. On y remarque 
deux figures de chasseurs. «Parmi les tableaux de ce 
maître, dit le Catalogue, il en est peu qui, comme 
celui-ci, lui confirment le titre de Ruysdaël français. 

Vente Craufurd (18Z|2), 355 fr. 

12 — Lisière d'une Forêt. Sur le devant, un 
chemin oh passe une charrette. 

Vente de la duchesse de Ragusc.'i 

GOUACHES. 

13 — Deux Gouaches largement faites, représen- 
tant des sites pittoresques et sauvages ; dans l'une, 
une chute d'eau ; dant» l'autre, une mare à l'entrée 
d'un bois. 

Vente /)., par Le Brun (17 février 1789), 196 liv. 



— 175 



14 — Vue prise dans le bois de Boulogne. Deux 
mdes et belles go 
Vente Jousselin, 105 fr. 



grandes et belles gouaches. Figures de Sweback. 



BRUGES (Jean de) 

MINIATURISTE. 

Cet artiste, qui vivait en 1371, était peintre miniaturiste du roi de 
France Charles V. Mariette (A. B., II, 196) cite un manuscrit, en tête 
duquel est une miniature représentant Jean de Vandetar, conseiller 
du roi, offrant une Bible à Charles V. Ce manuscrit vient de la biblio- 
thèque de M. Tabbé de Rothelin, dont la vente a été faite en 17Zi6, 
et il fut vendu à celle Gaignat, faite par Debure en 1766, au prix de 
-400 liv. Il est encore cité par M. le comte de Laborde, dans son 
Histoire des ducs de Bourgogne. 

i — Un Manuscrit, dont les miniatures sont attri- 
buées à Jean de Bruges, est cité par Waagen (IV, 247) 
dans la collection des manuscrits faisant partie de la 
magnifique bibliothèque de Monseigneur le duc 
d'Aumale, à Twickenham. 

BRUHLi (Henri, Comte de) 

AMATEUR. 

Né en 1700, en Thuringe ; mort le 25 octobre 1763. Il avait été 
ministre favori d'Auguste III, roi de Pologne. Il possédait une riche 
bibliothèque qui fut acquise par l'Electeur; le catalogue en a été pu- 
blié à Dresde^ en 1750-1756, en quatre volumes in-folio. Il possédait 
aussi une belle collection de tableaux, qu'il avait eu l'intention de 
faire graver entièrement, mais il n'en parut qu'une partie en cin- 
quante planches, gravées par des artistes français, et formant un vo- 
lume in-folio. Cette collection, achetée par la Russie, figure au mu- 
sée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg. 

BRUN. Voyez LE BRUN 



— 176 — 
BRUN. Voyez Madame LE BRUN 

BRUNE (1) (Adolphe) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Paris en 1803; élève de Gros. A exposé depuis 1835; mé- 
daille de première classe en 1838 ; chevalier de la Légion d'honneur, 
en 1861. Tableaux à Versailles et au musée d'Avignon. 

1 — La Tentation de saint Antoine. 76-106 cent. 

Vente du duc d'Orléans (1853), 1,120 fr. 

BRUNE, née Aimée PAGES (Madame) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Paris; épouse de l'artiste précédent; élève de Meynier. A 
exposé depuis 1822. 

i — Léonard de Vinci peignant le portrait de la 
Joconde (2). Bramante présente Raphaël au grand 
artiste. Composition de onze figures. Exposé au salon 
de 1845. 

Vente Marcus Linx (18Zi7), 1,995 fr. 

BRUNI (Jules) 
peintre d'histoire. 

Cet artiste, Piémontais d'origine, vivait au commencement du 
xvii* siècle; élève de Laz. Taravone, peintre génois, puis de J.-B. 

(1) Il y a eu un paysagiste de ce nom qui a exposé depuis 1819. 
Voyez GaheL 

(2) Vasari assure que Léonard, pour conserver la grâce d'expres- 
sion de son modèle, lui faisait donner des recréations musicales. 



— 177 — 

Paggi. Il eut un frère, Jean-Baptiste Bruni, qui fut son élève. Ta- 
bleaux à Gênes. Siret, page lZi3 (1). 

DESSINS. 

1 — Un Saint Religieux prêt à être décapité pour 
la foi, et sept autres Sujets : scènes familières, danses 
de paysans. Dessins à la sanguine, mêlés de pierre 
noire. 

Vente Silvestre (1810), 8 fr. 

BRUSASORGI (Domènico Riccio dit IL) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Vérone, en l/i9Zi ; mort en 1567 ; étudia à Venise les ouvrages 
du Titien et du Giorgion. Son portrait est à la galerie de Florence. 
Tableaux à Vérone, Venise et Milan. Cavalcade de Clément VII et 
Charles-Quint, tableau à fresque dans une des salles de la maison 
des nobles Ridolfi, à Bologne, plusieurs fois gravé. Voyez Ridolfi et 
Lanzi. 



\ — La Vierge et son Fils, recevant les hommages 
de saint Jean-Baptiste et de saint François ; au-dessus 
de ce groupe voltigent quatre anges. Tableau peint 
sur pierre noire. 16-12. 

Vente du comte de Pries (1826), hOO fr. 

BRUSASORGI (Félix Riccio dit IL) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Vérone, en 15/iO ; mort dans la même ville, en 1605; élève de 
son père Dominique. Il se perfectionna sous Jacopo Ligozzi, à Flo- 
rence ; il imita le style de Paul VéVonèse et se fit une manière sédui- 
sante dans ses madones ; il a peint de petits sujets historiques sur 

(1) Cet auteur cite quatre artistes du nom de Bruni. 

II (tab.) 12 



— 178 — 

marbre (1). Tableaux à Saint-Pétersbourg. Voyez Ridolfi, Baldinucct 
Pozzi et Lanzi. 

1 — Sainte Famille ou sainte Ursule ofTre une 
colombe à l'Enfant Jésus. Figures à mi-corps. 

Musée du Louvre. « Ce tableau, dit le Livret de 18Zi9, qui a été 
longtemps attribué à Paul Véronèse, a été estimé, sous l'Empire, 
12,000 fr.; sous la Restauration, /i,000 fr. 

BRUSSEL (Paul-Théodore Van) 

PEINTRE DE FLEURS. 

Né en 175/i, aux environs de Schoonlioven ; mort à Amsterdam, en 
1795. Siret (page 1A3) dit : « reconnu pour le meilleur peintre de 
fleurs et de fruits de la fin du siècle dernier. On a de lui de magni- 
fiques dessins et ses meilleures productions ne seraient pas désavouées 
par Van Huysum. » Siret cite encore deux artistes de ce nom, dont 
Herman Van Brussel, peintre paysagiste et graveur. 

1 — Fleurs. Dans un grand vase, placé sur une 
table de marbre, sont les fleurs les plus variées. 
Sur cette table, on voit un nid contenant quatre œufs, 
qu'il serait impossible de rendre avec plus de vérité 
et de finesse. 52-41 . 
Vente Wellesley, à Bruxelles, 820 fr. 

BRUYÈRE (2) (Madame) 
peintre de portrait et de fleurs. 

Cette artiste, née Le Barbier, est élève de son père et de Van Daêl ; 
morte à Paris en 18/i2; elle a exposé depuis 1817. Le tableau de 
cette exposition, acheté par le gouvernement^ est au musée de Lyon. 



(1) n y a aussi Cécile Brusasorci qui se dislingua dans le portrait. 
Elle était sœur de Batlista et de Félix Brusasorci. 

(2) Il y a un peintre d'histoire de ce nom qui a exposé depuis 
1831. 



— 170 — 
BRUYN (Barthélémy de) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Anvers. Florissait à Cologne de 1520 à 1550. Vasari et 
d'autres auteurs en font un grand éloge et le regardent, avec Quentin 
Matsys et Van der Weyde, comme le continuateur de l'école de Van 
Eyck. Ses tableaux, à Bruxelles, Berlin, Cologne, Munich et autres 
villes d'Allemagne, ce qui fait supposer qu'il a passé une partie de sa 
vie dans ce pays. Plusieurs des portraits de ce maître, faits dans sa 
première manière, sont dignes d'Holbein. Voyez Siret, page Ihk. 

\ — Adoration des Bergers, avec volets où sont 
représentés les donateurs Arnold Van Bruweiler et 
sa femme. 

Musée de Cologne [i). 

2 — Saint Jean l'Evangéliste et sainte Catherine. 
Deux tableaux; ils sont lithographies par Strixner, 
dans l'ouvrage des frères Boisseré. 

Musée de Munich, 

3 — Portrait d'homme. Buste demi-nature. On lit : 
Ano 1543. iETAïis 47. 

4 — Portrait de femme. Buste demi-nature. On 
lit la date de 1537. 

Ces deux portraits sont au musée de Bruxelles; ils ont été achetés, 
en 1862, à la vente de la collection Weyer, à Cologne, au prix de 
2,062 fr. 

(1) M. Waagen (Histoire de l'Art en Allemagne, [I, 175) dit que ce 
maître a peint, en 153Zi, les volets du maître-autel de Xanten et 
ajoute : « Il y a des portraits au musée de Bruxelles et à celui de 
Berlin qui ressemblent beaucoup à ceux d'Holbein; plus tard, il s'ins- 
pira du style italien comme Martin Hermskeek, auquel plusieurs de 
ses tableaux ont été attribués dans les musées de Cologne et de 
Munich. » Deux tableaux de B. de Bruyn se voyaient à l'Exposition 
de Manchester. 



— 180 — 
BRUYN (Théodore de) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Anvers, le 3 déceaibre 1726 ; il est élève de Jean Engel- 
brecht; il a demeuré quelque temps à Anvers et est actuellement à 
Paris (Remy, 1757). Siret dit de cet artiste qu'il était doyen de la 
corporation de Saint-Luc, à Anvers, en 1766. 

1 — Mercure et Hersé dans un paysage. 
Vente par Remy (1757), 100 liv. 

BRUYN (Corneille de) 
peintre. 

Cet artiste vivait au xvii* siècle. Nous n'avons trouvé de lui que 
son portrait fort bien gravé par G. Valk, d'après Kneller. Il n'est cité 
ni par Siret, ni par Waagen, 

BRY (Jean-Théodore de) 
dessinateur et graveur. 

Né à Strasbourg, en 1561; mort à Francfort-sur-le-Mein, en 1623. 
Voyez aux Graveurs (I" Partie, 1" volume du Catalogue général des 
Ventes publiques, page liSà). 

1 — La Fontaine de Jouvence. Dessin à la plume ; 

il est gravé par le maître. 

Ventes par Helle et Glomy, en 1752, 18 liv.; — Thibeaudeau, 
10 fr. 

BUGKINGHAM (Georges-Villiers , Duc de) 

amateur. 

Plusieurs fois peints par Van Dyck. Les différents portraits gravés 
de ce personnage sont décrits dans le Dictionnaire de Bromley. Sa 
rivalité avec le comte d'Arundel excite Cliarles I" à former une 



- [Si — 

oolleclion d'objets d'art et à donner encouragement aux aris et aux 
artistes. Voyez les Amateurs étrangers, par J. Dumesnil (V, 170). 

BUEGKELAER ou BUEGKLAEPt (Joachim) 

PEINTRE d'histoire ET DE GENRE. 

Florissait à Anvers de 1550 à 1570; il était élève de Pierre 
Aertszen dont il imita la manière ; il représentait des scènes de Mar- 
chés et des intérieurs de Cuisine. Son portrait a été gravé dans la 
suite des portraits édités par Hondius. Deux tableaux à Munich, dont 
une Descente de Croix. Voyez Waagen (Histoire de l'Art en Alle- 
magne, II, ibà). Siret ne parle pas de ce maître. 

BUFFAL.MAGGO ou BUONAMIGO DE 
GRISTOFANO 

peintre d'histoire. 

Né à Florence. Vivait en 1350 et mourut pauvre à l'hôpital de 
cette ville; élève d'ANDRÉ Tafi. Il imita le Giotto dont il était con- 
temporain; ses tableaux à Arezo, Florence et au cimetière de 
Pise (1). Voyez Baldi nucci et Lanzi. 

BUFFET (Jean-Agricol) 
peintre d'intérieur et de marine. 

Né à Avignon, en 1813. Tableaux au musée d'Avignon. 

BUGIARDINI (GiuLiANO ou Julien) 
peintre d'histoire. 

Né à Florence, en IZiSl; mort en 1556 ; élève de Marioto Alberti- 
nelli. Travailla avec Michel-Ange, Le Grenacci et Ghirlandaio. Ses 
tableaux à Berlin, Bologne, Florence et Vienne. Voyez Vasari et 
Lanzi. 



(1) Voyez l'ouvrage Campo Sanio de Pisa, par Lasinio, et aussi la 
collection de Artaud de Montor où il y avait neuf tableaux attribués 
à Buffalmacco. 



— 182 — 

l — La Vierge et l'Enfant Jésus endormi au mi- 
lieu d'un bouquet de roses. Ce tableau rappelle Léo- 
nard de Vinci. Il a aussi été attribué à Albertinelli. 
23-17. 

Vente du cardinal Fesch^ 95 écus romains. 

BUNEL (Jacob) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Blois, le 6 octobre 1558 ; mort à Paris, en 161û (1). Fils de 
François Bunel, qui lui donna les premières leçons. II voyagea en 
Italie et en Espagne pour étudier les chefs-d'œuvre des grands 
maîtres. Il travailla avec Dubreuil au plafond de la galerie d'Apollon, 
au Louvre, et fit, aidé par sa femme (2), les portraits (3) qui étaient 
dans les trumeaux de la même galerie, qui fut détruite par un in- 
cendie en 1661. Bunel a peint plusieurs fois le portrait d'Henri IV; 
dans un de ces portraits, gravé par Augustin Carrache (4), ce roi est 
représenté à l'âge de /i3 ans, en l'année 1595; d'autres sont gravés 
par Thomas de Leu (1605) et Léonard Gaultier (5). Bunel a peint à 
Fontainebleau et dans plusieurs églises de Paris. Voyez le Trésor des 
Merveilles de Fontainebleau, par le père Dan ; la Renaissance des 
Arts à la cour de France, par le comte Léon de Laborde; Archives de 
l'Art français; les Peintres provinciaux (6), par le marquis de Che- 

(1) Il était logé aux Galeries du Louvre. Voyez les Quatrains que 
consacre l'abbé Marolles aux artistes logés dans ce palais ; ils sont 
rapportés dans les Archives de l'Art français (Documents, I, 192 
et 200). 

(2) Marguerite Bunel était de Blois; elle était tante de Robert Picou, 
peintre, et fut inhumée à Paris, le 17 avril 1671. Voyez les Artistes 
Orléanais. 

(3) Le détail de ces portraits se trouve indiqué dans l'inventaire des 
tableaux et curiosités qui se trouvaient au Louvre en 1603 (Archives 
de l'Art, III, û9). 

(4) N° 147 de l'œuvre d'Augustin Carrache {Barlsch, V, XVIII). 

(5) Marietle croit que le portrait de ce prince, gravé par Gollzius, 
en 1592, est aussi d'après Bunel. 

(6) Est cité dans ce livre : Histoire de Blois, par Jean Bernier 
(1682), contenant des documents sur les Bunel. 



— 183 — 

nevières, et les Artistes français à l'étranger, par Dussieux (1), et une 
Notice sur Bunel, par M. Rêver, dans l'ouvrage : les Hommes illustres 
de l'Orléanais. 

1 — Assomption de la Vierge. Ce tableau décorait 
autrefois le maître-autel des Feuillants. 
Donné par le Gouvernement au musée de Bordeaux, en 1803. 

BUOGONSIGLIO ou BUOGONSIGLI 

(Giovanni ou Jean) 

PEINTRE d'histoire. 

Né, selon les uns, à Vérone; selon les autres, à Vicence, vers 1660. 
On ignore l'année de sa mort. Il imita le style de Jean Bellin. Ses 
tableaux, dans les églises de Venise et à la galerie de Dresde. 

BUONAGORSI. Voyez PEKIN DEL. VAGA 

BUONAMIGI. Voyez TASSI 

BUONAMIGO. Voyez BUFFALMAGGO 

BUONAROTI. Voyez MIGHEL-ANGE 

BURG (Adrien Van der) 

PEINTRE DE PORTRAIT ET d'iNTÉRIEUR (2). 

Né à Dordrecht, en 1693 ; mort en 1733. Voyez Decamps {IV, 278) 



(1) Cet auteur (page 220) rapporte le texte d'une lettre de Claude 
Vignon où il est dit de Bunel : « Il vivait à Paris, aux Galeries du 
Louvre, fort honoré du roi Henri le Grand... Il a fait ce beau cloître 
de l'Escurial, rempli de ZiO admirables tableaux, chacun de trois toises 
(18 pieds) de hauteur; je n'ai rien vu en Europe qui les surpasse en 
magnifiques inventions, voire ils surpassent tout par leur coloris. » 

(2) Siret (page l/i9) cite un Albert Van der Burch, né à Delft, en 
1672; élève de Verkolie et de Van der Weff, et huit peintres du 
nom de Van der Burg ou Burgh. 



— 184 — 

qui le dit élève de Arnold Houbraken et travaillant dans le goût de 
Mieris et Metzu. 

i — Une jeune Femme appuyée sur le devant 
d'une croisée sur laquelle est un tapis de Turquie; 
elle porte sa montre à son oreille, et, de l'autre main, 
elle en tient l'étui. On voit des fruits, du gibier et un 
fusil. Ce tableau est de la dernière École Hollan- 
daise; il a été peint en 1729. 6 p.-4 p. 9 lig. B. 

Ventes Remy (1757), 150 liv.; — Poullain, 300 liv. 

2 — Diane, accompagnée de quatre de ses nym- 
phes, paraît ordonner à l'une d'elles de prendre son 
arc et ses flèches et d'aller à la poursuite de quelque 
animal. 20-17. B. «Van der Burgh , excellent 
peintre de portrait, dit le Catalogue, a composé peu 
de tableaux, ce qui est, sans doute, à regretter. » 

Vente Lorch, 550 fr. 
BURGMAIR ou BURGMAIER (Hans ou Jean) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Augsbourg (1), en lZi73; selon le livret du musée de Munich, 
il serait mort en 1559 (2); mais Passavant (III, 265) dit que, dans les 
registres du Droit des Peintres, il est nommé parmi les maîtres déjà 
morts en 1531. Celte date de 1559 serait, selon lui, celle de la mort 
du fils dont il fait connaître l'existence. Burgmair était l'élève et l'ami 



(1) Il y a, au musée de cette ville, un Saint-George, lableau peint 
en 1519, qui est une imitation de Mantègne. 

(2) M. Waagen (Histoire de la Peinture en Allemagne, I, 2Zi0) dit : 
« On trouve cité un Thom. Burgmair dans les actes publics de lZi89.)) 
il décrit trois tableaux de ce maître, qu'il croit le père de Jean 
Burgmair, duquel il cite, dans son Trésor d'Art (IV, 227) un lableau 
qui est à Kenaingtoii Palace. 



— 185 — 

d'ALBERT-DuRER. On conserve dans sa ville natale des peintures à 
fresques et des tableaux à l'huile, sur bois, de sa main, de sa pre- 
mière manière, et datés de 1501 et 150Zi, et à Nuremberg et à Munich 
des tableaux de sa seconde manière, datés de 1510, 1519 et 1533 (1). 
Burgmair a exécuté un grand nombre de dessins sur bois par ordre 
de l'empereur Maximilien. 

1 — Portraits de Biirgmair et de sa Femme. Ta- 
bleau daté de l'année 1528 (2). 

Galerie du Belvédère, à Vienne. 

2 — Portrait du duc Guillaume IV, de Bavière, en 
buste et en riche costume, et celui de la princesse 
Marie Jacobée de Bade, son épouse. Ces deux ta- 
bleaux sur bois. 

Galerie de Munich (3). 

3 — Adoration des Bergers. 45-26. Ce tableau est 
le n° 42 de la Galerie de Kensington. Il a figuré à 
l'exposition de Manchester. 

4 — Saint Adrien. 
Collection M. Lellan, à Glasgow. 

DESSINS. 

5 — Il y avait sept Dessins dans la vente de la 
collection du général Andreosy (4). Le prix le plus 

(1) Cette dernière date indiquerait, d'après Passavant, un tableau 
de Burgmair fils. 

(2) Dans le catalogue de la collection Hazard, page 77, est indiqué 
un tableau représentant Burgmair, à l'âge de 56 ans, et sa femme à 
62 ans, dont il y a une petite gravure par Kilian. Serait-ce le même 
tableau ? 

(3) Il y a 10 tableaux de Burgmair dans ce musée. 

{U) Cette vente a eu lieu le 13 avril 186/i; les prix se trouvent dans 
la Chronique des Arts. 



— 186 — 

élevé a été celui d'un dessin représentant une Pré- 
sentation au Temple, vendu 73 fr. 

BURNET (John ou Jean) 

PEINTRE. 

Né à Oxford, vers 1785; plus connu comme graveur par ses belles 
planches au burin, d'après Wilkie et autres peintres anglais. Voyez 
P^ Partie, 1^'" volume (estampes), page Zi96. 

1 — Les Pensionnaires de Greenwich. Peint et 
gravé par Burnet, pour pendant au tableau de David 
Wilkie, représentant les Pensionnaires de Chelsea. 

Collection du duc de Wellingtorif à Apsley House où sont les deux 
tableaux qui ont été gravés par Burnet. 

BURRINI (Jean-Antoine) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Bologne, le 25 avril 1656, et mort dans la même ville, le 
5 janvier 1727. Siret (page 150) le dit élève de Pasinelli, et un des 
premiers maîtres de J.-M. Ciespi. Mariette dit (A. B., II, 237) : « Il 
y avait chez M. de Crozat un dessin représentant une Adoration des 
Bois, tellement dans la manière de Paul Véronèse, qu'il avait tou- 
jours cru avoir un dessin de Burini fait d'après un tableau de Paul 
Véronèse, mais il se trompait : c'était le dessin d'un tableau que le 
Burini avait fait dans le style de ce fameux peintre vénitien, et qui 
est à Bologne dans la maison de M. Batta. Bien de si facile que de 
prendre ainsi le change, quand le Burini en a voulu imposer, et qu'il 
a entrepris, surtout dans ses dessins, la manière des autres peintres. 
Il a fait des dessins au premier coup qu'on jurerait d'Annibal Car- 
rache. Plus d'un curieux y a été trompé. Sur la fin de sa vie, il 
s'était fait marchand de tableaux et ce qu'on appelle brocanteur, et 
il n'était plus bon qu'à cela, tant il avait dégénéré. » Voyez Zanotti 
et Lanzi. 



— 187 — 

BUSIRI (Jean-Baptiste) 

PEINTRE DE PAYSAGE. 

Vivait à Rome, vers i700. Détails inconnus. N'est pas cité par 
Siret. 

1 — Vue du Parc et de l'Église délia Riccia, près 
d'Albana, et Vue du petit Temple, près la Porte du 
Peuple, à Rome. Deux jolis paysages dans le style 
du Guaspre Poussin. 11-8. 

Vente C, par Laneuville, 3Zi fr. 50 c. 

BUTTURA (Eugène) 

PEINTRE DE PAYSAGE. 

Né h Paris, le 12 février 1812; mort en 1852. Il a remporté le pre 
mier prix en 1837, et a exposé de 1835 à 1852. Tableau au musée de 
Montpellier. Delaroche, son maître, a peint son portrait, qu'a gravé 
Henriquel Dupont ; on le trouve en tête d'un article que lui a consacré 
la Gazette des Beaux-Arts (XV, 186). Une notice sur Buttura, par 
M. Barbier, se trouve dans V Illustration (n» du 10 avril 1852). 

i — Vue à Tivoli. 

\er\iQ Rattier, 1,005 fr. (1). 

DESSIN. 

2 — Campo Vaccino. Aquarelle. 
Vente Delaroche...! 

BUTS (Jacob) 

PEINTRE DE PORTRAIT ET DE GENRE. 

Né à Amsterdam, en 172^; mort en 1801. Elève de C, Pronk el 
(1) Il y avait trois tableaux de Buttura dans cette vente. 



— 188 — 

de d Troost. Le Brun, qui a fait graver un tableau de ce maître 
dans son ouvrage : Galerie des Peintres Flamands et Hollandais, dit : 
« Les talents distingués de cet artiste nous ont engagé à être les pre- 
miers à le placer parmi les hommes célèbres de cette école. 

BYLERT ou BEYLER (Jean) 

PEINTRE DE PORTRAIT ET DE GENRE. 

Florissait vers 1660 (1). Son portrait a été peint par lui et gravé par 
P. Baillue, dans la suite de J. Meyssens. On lit au bas : « Paintre fort 
t adroit dans son art ; il faict bien ses ordonnances; ses figures sont 
« médiocrement grandes et extrêmement douces. » Il est fils d'un 
voiturier de la ville d'Utrecht. Weyerman le dit disciple d' Abraham 
Bloemaert. Heinecken dit qu'il a gravé d'après ce maître, et aussi 
d'après Van Goyen et Saftleven. Un tableau de Bylert est au musée 
de Lyon. 



(1) Siret le dit peintre sur verre et doyen de l'Académie de Saint- 
Luc, fiUlrecht, en 1626. Il cite la Vierge et l'Enfant Jésus, vendu, en 
1786, 130 florins. 



— 189 — 



GABANEL (Alexandre) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Montpellier (Hérault) ; premier grand prix, en 1845 ; mé- 
daille de première classe et chevalier de la Légion d'honneur, en 
1855; officier et membre de l'Institut, en 1864; médaille d'honneur 
à l'exposition de 1865, pour le portrait de l'empereur Napoléon III ; 
élève de Picot. M. Cabanel a exposé aux divers salons depuis iSliU; 
il a décoré de peintures murales les salons de MM. Pereire, et peint 
le portrait de Madame Isaac Pereire, exposé au salon de 1861, et 
celui de Madame de Clermont-Tonnerre, exposé en 1863. 

1 — Glorification de saint Louis. 
Acquis par l'Etat. 

2 — Naissance de Vénus (1). Exposé au salon de 
1863. Gravé dans la Gazette des Beaux-Arts. 

Acquis par l'empereur Napoléon III. 

GABAT (Louis) 

PEINTRE DE PAYSAGE. 

Né à Paris ; médaille de deuxième classe, en 183/i ; chevalier de 
la Légion d'honneur, en 1843; officier en 1855; élève de M. Flers. 
A exposé aux divers salons depuis 1833. Il a des tableaux au musée 



(1) Une répétition de cette composition se trouve parmi les pein- 
tures décoratives exécutées par M. Cabanel, dans la galerie de l'hôtel 
de M. Constant Say, place Vendôme. 

II (tab.) 13 



— 190 — 

de Nantes et à celui de Grenoble, et dans le Cabinet de M. Morean, 
h Paris (1). 

1 — Des Paysans viennent de tuer un cochon. 
Cette scène se passe devant les bâtiments pittoresques 
d'une feime entourée d'arbres. 

Vente de Madame, Hulin^ Zi02 fr. 

2 — L'Enti^ée d'un Bois. Belle étude d'après na- 
ture. 

Même vente, 660 fr. 

3 — Vue de l'Eglise Saint-Georges-le-Majeur, à 
Venise. 

Vente Edmond Blanc (1850), 96 fr. 

4 — Deux tableaux en pendant, paysage avec fi- 
gures, et le Buisson. 30-57 cent. 

Vente Collot (1852)...? 

5 — Le Chemin de Narni, effet du soir. 97-130 c. 
Vente du Duc d'Orléans, 3,200 fr., à M. le comte Duchatel. 

6 — Tobie et l'Ange, effet du soir. .98-1 35 cent. 

Ventes du duc d'Orléans, 1500 fr.; — M. B., par Petit (30 mars 
1855)...? 

7 — Le Jardin Beaujon. 41-72 cent. 

Ventes du duc d'Orléans, 2,300 fr.; — Davln (1863), Zi,500 fr.; 
— par Petit (9 mars 186/i), 1350 fr. 



(1) Ce Cabinet est cité et décrit dans Vlllustration (XX, 168). Les 
principaux tableaux de cette collection ont été lithographies par 
Mouilleron et autres artistes; mais ces lithographies n'ont pas été 
livrées au commerce, n'ayant été tirées qu'à cinquante exemplaires. 



— 191 — 

8 — Le Lac de Narni. 67-103 cent. 

Ventes du duc d'Orléans, 2,700 fr.; ~ Ch. Bardm, 1,400 fr. 

> 

9 — Les Trois-Ages. Episode dans un paysage. 
Vente BarroUhet (1855), 1,990 fr. 

10 — Paysages avec figures. 38-63 cent. 
Vente T., de Bruxelles (9 février 1856), 1,200 fr. 

11 — Paysage historique. Exposé au Salon. 
Vente Richard W., 2,000 fr. 

12 — Intérieur du Jardin de Beaujon. 39-57 cent. 

Vente Deforge (1857), 1,850 fr. 

13 — Paysage de Normandie. 39-59 cent. 
Ventes Deforge, 2,425 fr.; — par Petit {22 mai 1861)...? 

14 — Habitation de Paysan sur le bord d'un che- 
min. 38-60 cent. 

Vente Ch. Bardon, l,ZiOO fr. 

15 — Paysage. 

Vente par Couteaux (9 février 1863), 725 fr. 

16 — Paysage. 

Vente par Petit (mars 1863), 800 fr. 

17 — Les petits Pêcheurs. Signé et daté de 1833. 

Vente dn vicomte de Janzé (1866), 580 fr. 

DESSINS. 

18 — Vue du Cours de la Seine, prise de la ter- 
rasse de la lanterne de Diogène, à Saint-Cloud. Plu- 



— 192 — 

sieurs personnages, les uns assis, les autres debout, 
animent ce dessin. 

Vente par Schroth {18 mars I8Z1A)...? 

19 — Troupeau traversant un gué. Aquarelle. 
Vente fiec^er, de Bruxelles (1853)...? 

GABEL ou KABEL (Adrien Van der) 

PEINTRE DE PAYSAGE, DE MARINE, ET GRAVEUR A l'EAU-FORTE. 

Né à Ryswick, près La Haye, en 1631; mort à Lyon (1), en 1695 
ou 1698, selon Mariette (A. B., II, 2ZiO) ; élève de Jean Van Goïen. 
Il a visité l'Italie, et on trouve dans ses paysages une imitation 
des Carrache, du Mole, du Benedette, de Salvator Rosa, et sa 
manière, dit VEvêque, ne tient point de l'Ecole Hollandaise ; on 
le prendrait plutôt pour un élève de l'Italie. « Il a, dit M. de 
Chenevière (Peintres Provinciaux), travaillé à Aix, en Provence, 
et le nombre des tableaux que Ton y conserve est inouï; point 
de galerie, presque point d'honnête maison qui n'ait de lui, soit un 
paysage, soit une bacchanale. » On trouve peu de ses tableaux dans 
les galeries publiques; quatre sont décrits dans British Exposition 
(1813 à 1822), et un à la galerie de Munich. Le portrait de Van der 
Cabel et son monogramme se trouvent dans l'Histoire des Peintres 
de Charles Blanc, et, selon Bescamps (II, ZiAl), Cabel eut un fils qui 
fut son élève. 

1 — Madame de Montespan, à demi couchée, le 
coude sur une table, la main gauche appuyée sur un 
petit chien. Le fond représente un paysage. 13-17. 
Vente de Madame Galloys (1764), 2Zi liv. 



!2 — L'Entrée d'un Port où se fait le chargement 
d'un vaisseau. 27-36. 

Vente Madame Lenglier (1788), 500 liv. 

(I) Cabel a peint quelques portraits dans cette ville. Buys a gravé 
celui de Jean Cliabort, parfumeur à Lyon. 



— 193 — 



DESSINS. 



3 — Paysage avec figures et animaux. Dessin lavé 
à l'encre de Chine. 

Vente Lempereur, 18Zi liv. 19 sous. 

4 — Une Ruine d'Italie, au bord de la mer. Sujet 
en travers oti se voient une fontaine publique et trois 
colonnes sur le devant, ainsi que diverses figures. 
Dessin à l'encre de Chine. 

Vente Mariette (1), M liv. 19 sous. 

5 — Paysage avec ruines et figures. Dessin à l'encre 
de Chine. 5-6. 

Vente Neyman, 35 liv. 19 sous. 

6 — Paysage avec figures et animaux, lavés 
d'encre de Chine. 

Vente Norblin père (1855), 20 fr. 

7 — Ruines romaines. Dessin à la sépia; les ini- 
tiales du maître et la date de 1655. 

Vente Van Os (1861), 9 fr., à M. JNorblin. 

GAGAULT (Pierre-René) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Clisson, vers 17M; il y mourut en 1810; élève de Vien. Il a 
exposé aux Salons de l'an IV, l'an V et l'an VII. Il était frère du 



(1) Ce dessin venait de la vente Crozat, en 17Zil. Il y avait dans 
cette vente quelques dessins de Gabel, et son portrait, sous les nu- 
méros 9[iU-9[ib. 



— 194 -- 

sénateur Cacault, fondateur du musée de Clisson (1) , dont le 
portrait, peint par Sablet, est au musée de Nantes. Les tableaux 
formant le musée de Clisson ont été réunis à celui de la ville de 
Nantes, par suite de la donation faite par Pierre Cacault. Voyez "la 
Notice Historique sur le Musée de Peinture de Nantes, par Henri de 
Saint-Georges. 



GAGGIOLI (Joseph- Antoine). — Voyez GANUTI 
et aux GRAVEURS. 

GADÈS dit LE ROMAIN (Joseph) 

PEINTRE d'histoire ET DESSINATEUR (2). 

Né à Rome, en 1752; il y mourut en 1801. Siret^ p. 15U, dit ce 
maître né d'un père français et élève de D. Corvi, qu'il surpassa. Il 
possédait une incroyable facilité à contrefaire les œuvres des anciens 
maîtres. Ses tableaux sont à Rome, et il a gravé à l'eau-forte. Voyez 
Le Blanc, 

DESSINS. 

i — Deux Dessins esquissés à la pierre noire et à 
l'estompe. Dans l'un, on voit un jeune homme en- 
dormi; dans l'autre, un sujet du même genre. 

Vente Naloire (1778), 40 liv. 



(1) François Cacault, né à Nantes, le 10 février 17Zi3; mort à 
Clisson, le 10 octobre 1805. Il fut nommé sénateur, en 1804. Ama- 
teur éclairé et passionné des arts, il avait, pendant son séjoUr en 
Italie, appliqué tous, ses soins à la formation d'une riche et nom- 
breuse collection de tableaux, de sculptures et d'estampes. L'inven- 
taire portait le nombre des tableaux à 1155, estimés 106,259 fr.; 
64 sculptures, 31,679 fr.; et 134 volumes de gravures, contenant 
10,646 pièces, 9,162 tr. 

(2) A une vente, en avril 1803, est cité un dessin représentant 
saint Pierre dans une Gloire, tenant les clés du paradis , par Fran- 
çois Cade, habile graveur en creux et camées. 



— 195 — 

2 — Alcesle mourant pour sauver son époux. 
Grand dessin à la plume et lavé à l'encre de Chine. 

Vcnle Vien (1809), 30 fr. 

3 — La Mort de Léonard de Vinci. Dessin gravé 
à leau-forte par Cadès. 

Vente Malbeste, graveur (18/i6)...? 

4 — Danse d'Amours. Dessin à la plume, lavé en 
couleur. 

Vente Norblin père (1855), 16 fr. 

GAGNAGGI (Guido Canlassi dit) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à San Arcangelo, près de Rimini, vers 1601; mort à Vienne, 
en Autriche, en 1681, où il fut enterré dans l'église des Augustins ; 
élève du Guide. Il étudia les maîtres vénitiens, et surtout le Tinto- 
rel. Il a beaucoup travaillé pour l'empereur Léopold I" qui se l'était 
attaché. Les tableaux de Cagnacci sont à Florence, Rome, Dresde, 
Munich, Saint-Pétersbourg, Madrid, Paris (un saint Jean au musée 
du Louvre). Voyez Siret^ p. 164, et, dans les collections anglaises, 
Waagen (Trésor d'Art, IV« vol.); Mariette (A. B., II, 251). 

i — La Magdeleine évanouie, après s'être disci- 
plinée; auprès d'elle les instruments de son supplice. 
38-50. Tableau gravé, dans la Galerie d'Orléans, 
sous le titre : Martyre d'un Saint. Il est évalué 50 gui- 
nées et a été vendu 10 guinées. Voyez Buchanan 
(Memoirs of Painting). 

Ventes DelaborJe-Mereville, 700 liv.; — par Le Brun (1806), 
312 fr.; - Ca/^o/ (1852)...? 



— 196 — 

2 — Cléopâtre se donnant la mort par la piqûre 
d'un aspic. 47-35. 

Vente Stier-d'Aertslaer, 175 florins, à Emerson de Londres (1). 

3 — Lucrèce surprise par le fils aîné de Tar- 
quin (2). Peinture capitale de la collection Baranello, 
à Naples. 

Vente Hamilton (1801), Zil guinées. 

4 — La Magdeleine debout devant une roche, sur 
laquelle est une tête de mort placée sur un livre 
fermé. 36 p. 9 lig.-28 p. 

Vente du cardinal Fesch, 133 écus romains. 

5 — Une jeune et belle Femme, couchée, nue, 
sur un lit richement orné, se débat contre un jeune 
homme armé d'un poignard. A la porte, un homme 
d'apparence assez misérable paraît attendre la con- 
sommation du crime. Ce tableau est gravé par Jules 
Tomba. 24-30 cent. C. Collection de Madame Ca- 
tellan. 

Vente du comte Pourtalès (1865), 4,000 fr. 



(1) Une Cléopâtre est dans la collection de lord Caledon ; c'est, 
sans doute, la même. Waagen dit que l'expression de cette figure 
rappelle le Guide. 

(2) U y a un tableau du même sujet au musée de rAcadémie de 
Saint-Luc, à Rome. 



— 197 — 

GALABRÈSE ou GALABROIS (Mathieu-Preti) 
dit le Chevalier) (1) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Taverna, en Galabre, le 2k février 1613; mort à Malte, le 
13 janvier 1699; élève de Lanfranc et du Guerchin. Il visita plu- 
sieurs villes d'Italie où il laissa de ses ouvrages, revint à Rome où il 
travailla à l'église de San Andrea-della-Valle, A Naples, il exécuta 
divers travaux, et peignit à fresque dans Téglise cathédrale de Malte. 
Son portrait est à la galerie de Florence, et ses tableaux, à Rome, 
Florence, Bologne, Venise, Bruxelles, Dresde, Munich, Madrid, 
Paris, Vienne, et à Manchester. Campana, Trabalessi et Schmutzer 
ont gravé d'après le Calabrèse. Voyez la vie de ce peintre, par le 
Domenici (III, 31Zi) ; Mariette (A. B., IV, 207) et Siret, p. 72Zi. 

1 — Le Martyre de saint Pierre. Composition de 
neuf figures. Gravé par Desplaces et au trait dans 
l'ouvrage de Le Brun (1809), provenant de Tancienne 
galerie d'Orléans (2). 

Ventes De Lfl&orrfe, 2,000 fr.; — Le Brun (1806); retiré à 6,000 fr., 
reparait à la vente, après le décès de Le Brun, en 18lZi...? 

2 — La Samaritaine aux pieds du Christ. Com- 
position de cinq figures plus fortes que nature. 

Vente du prince Demidoff{3 avril 1839), [i99 fr. 

3 — Martyre de saint Barthélémy. 48-57. 
Vente du cardinal Fesch, 25 écus romains. 



(1) Il fut nommé chevalier de Malte par le pape Urbain VIII. 

(2) Ce tableau, décrit par Saint-Gelais, n'a pas, comme le dit 
Le Brun, été gravé dans l'ouvrage de Couché, et n'a pas paru à la 
vente, à Londres. 



— 498 — 

4 — Les deux premiers Ermites saint Paul et saint 
Antoine dans le désert. 

Musée du Louvre. — Estimation : Empire, 1,000 fr.; Restauration, 
1,000 fr. 

.>t- 

5 — Martyre de saint André. 

Musée du Louvre. — Estimation : Empire, 800 fr.; Restauration, 
200 fr. 

6 — Ulysse enlevant le fils d'Andromaque. J90- 
194 cent. Ce tableau a été gravé par Schmuzer, en 
1778, d'après le dessin fait par le due de Saxe-Tes- 
chem, à qui appartenaient ce tableau et le suivant. 

Vente Chapuy, à Bruxelles (1865), 2,Zi00 fr. 

7 — Lucrèce. 190-194 cent. Collection Verbelen, 
1833. 

Vente Chapuy, 1500 fr. 

DESSINS. 

8 — La Mort de saint Antoine de Padoue. Dessin 
lavé à l'encre de Chine. 1 1 p. 4 lig.-8 p. 5 lig. 

Vente Huquier (1772), 119 liv. 19 sous, à Joullain. 

9 — Plusieurs saints Religieux prêts à recevoir le 

martyre. Dessin à la plume, lavé de bistre. 

Ce dessin et le précédent sont décrits dans la collection Paignon- 
DijonvaL 



10 — Martyre de saint Pierre. Grand dessin à la 
nguine. 
Vente D'Argenville (1778)...? 



— J99 — 
GALAME (Alexandre) 

PEINTRE DE PAYSAGE. 

Né à Vevay, en Suisse, le 28 mai 1810 ; mort à Menton (Alpes- 
Maritimes), en mars 186Zi; élève de Diday (1). Il vint à Paris, en 
18ZiO, et exposa, au Salon de cette même année, deux grands tableaux 
qui lui valurent la médaille de l""^ classe, et, l'année suivante, un 
Coup de Vent dans une Forêt de chêne, lui valut la croix de la Lé- 
gion d'honneur. D'autres tableaux, commandés par des Souverains, 
lui valurent diverses distinctions et décorations d'ordres étrangers. 
Voyez, pour la biographie de Calame, un article de M. Henri Dela- 
borde (Revue des Deux-Mondes, 15 février 1865), et le Catalogue de 
la vente des tableaux, dessins, études, etc., de l'atelier de cet ar- 
tiste, le 13 mars 1865. Aussi, la Chronique des Arts (n°s 97, 98, 
1865), qui donnent les principaux prix de cette vente. Calame a 
gravé à l'eau-forte une suite de paysages, et lithographie un plus 
grand nombre publié par la maison Delarue. 

1 — Vue d'un Lac suisse. Effet de soleil couchant. 

Vente du prince TufflaUn, IZilO fr. 

2 — Montagnes et Glaciers de la Suisse. 132-95. 
Vente du roi de Hollande Guillaume II (1850), 1,320 florins. 

3 — Vue de Suisse, dans laquelle on voit l'une des 
extrémités du lac de Genève. 42-58 cent. 

Vente Thevenin^ 1,850 fr. Aujourd'hui dans la collection de feu 
Pescator, légué à la ville de Luxembourg. 

4 — La Montagne du Wetter-Horn (canton de 
B(;rne). 118-175 cent. 
Vente J., par Petit (20 mars 1852), Zi,050 fr. 



(1) Né à Genève, peintre de paysage, médaille de première classe, 
en 18Zi8; chevalier de la Légion d'Iionneur, en 18Zi2 (Exposition 
universelle de 1855). Ses tableaux sont au musée de Lauzanne, cl 
deux étaient à l'exposition de Manchester. 



— 200 — 

o — Le Désordre après l'Orage. 118-175 cent. 
Même vente, 3,600 fr. 

6 — Intérieur d'une Ferme de la Suisse, avec di- 
vers animaux, moutons, chèvres et des poules, dus 
au pinceau de M. Eugène Verboeckhoven. 32-48. 
Le paysage parCalame. 

Vente Van den Bergen (1858), 520 fr. 

7 — Paysage. Le centre est occupé par une eau 
qui, sortant d'entre les rochers, vient se précipiter 
en cascade et se briser sur des rochers qui forment 
le premier plan, sur lequel sont renversés deux 
troncs d'arbres ; un chasseur guette un chamois qui 
se montre sur un rocher à droite. 36-30 p. 6 lig. B. 

Même vente, 1075 fr. 

8 — Bords du Lac des Quatre-Cantons. 52-61 cent. 
Vente Prince T. (Trobeiski), 2,550 fr. 

9 — Vue prise sur les bords du Lac de Lucerne, 
près de Brunnen. 90-120 cent. 

Vente par Durand-Ruel (30 mars 1863), 5,450 fr. 

10 — Un Lac en Suisse. 46-62 cent. 
Vente par Petit (2Zi mars 186Zi), 3,710 fr. 

1 1 — Effet d'orage dans la^montague du Wetter- 
Horn. 

Vente Calame (13 mars 1865), û,000 fr. (1). 

(1) Cette vente a pioduil 182,000 fr. environ. 



— 201 — 

12 — Environs de Rosenlauï (canton de Berne). 
Deux daims et un chasseur à l'affût ont été peints 
par Aug. Bonheur. 

Vente du duc de Morny (1865), 8,500 fr., au marquis d'Hertford. 

13 — Torrent passant entre des montagnes. 
37-46. 

Vente M, A. G. (Gros, 1865), 1,950 fr. 

14 — On trouve des paysages de Calame dans les 
collections anglaises ; il y en avait deux à l'exposition 
de Manchester, et un, le Chêne et le Roseau, dans la 
collection Moreau, à Paris» — 11 se trouve quelques 
paysages de Calame au musée de Leipsick ; ils font 
partie de la collection de tableaux dont M. le consul 
Schletter, en mourant, a fait don à sa ville natale. 

DESSINS. 

15 — Vue d'un ancien Château. Aquarelle. 

Vente Van den Bergen, 360 fr. 

16 — Torrent dans les Sapins, au pied d'un gla- 
cier. Dessin capital. 

Vente Calame, 1,760 fr. 

17 — Torrent dans une Vallée; effet d'orage. 
Dessin capital. 

Vente Calame, 1,650 fr. 

18 — Lac bordé de grands arbres. Aquarelle. 
Vente Calame, 550 fr. 



— 202 — 

— M. Gustave Castan (1), de Genève, qui a ex- 
posé aux salons de 1864 et 1865, est élève de Ca- 
lame. 

GALGAR (2) (Jean) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Calcar ou Kalker, dans le duché de Clèves, en 1510; selon 
Van Mander, il mourut à Naples, en 15Zi6. Il séjourna à Venise, de 
1536 à 1537 où il fréquenta l'atelier du Titien ; c'est dans celte ville 
qu'il fit les dessins de l'ouvrage d'anatomie d'André Vésale, qui fu- 
rent longtemps attribués au Titien (3). (Voyez le Catalogue général 
des Ventes publiques, F* Partie, IP Livraison, page 329.) Plus tard, 
en 15Zi5, il se rendit à Naples où il finit ses jours. Il a peint des por- 
traits qui ont beaucoup d'analogie avec ceux du Titien, auxquels ils 
ont souvent été attribués. Ses tableaux, à Berlin, Munich (û), Vienne 
et Paris. Au musée du Louvre, un portrait d'homme, peint en 15/i0, 
à l'âge de 26 ans. Ce portrait a aussi été attribué au Tintoret et à 
Paris Bordone, par M. Waagen, mais il était attribué à Calcar dans 
l'inventaire de Bailly, en 1709. Il est gravé dans Filhol et Landon. 
Voyez Mariette (A. B., II, 254), Lanzi (III, 153). 

1 — Portrait d'André Vésale, premier médecin de 
Charles-Quint. 

Musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg, estimé 500 roubles. 

2 — Esquisse d'un petit portrait du Titien du 
musée du Louvre; il appartient au duc de Portland. 
Voyez Waagen (Trésor d'Art, IV, 512). 

(1) Il y a aussi M. Edmond Castan, peintre de genre, qui a exposé 
au Salon de 186/i, dont un tableau a été vendu par Couteaux, en 
1863, 280 fr. 

(2) Ce maître est appelé Giovanni Fiamingo, par Vasari. 

(3) Ce livre fut publié à Venise, en 1538, et à Basie. en 15Zi3. 
lirunel ne cite que celte dernière édition. 

(U) Le Livret de ce musée dit Calcar né en 1500. 



— 203 — 

3 — Prosper Alexandre, représenté debout, tenant 
de la main gauche la garde de son épée, et appuyant 
son bras droit sur une balustrade. 104-82 cent. 
Vente du prince de Bauveau (1865), /i,/iOO fr. 



# 



GALIARI dit PAUL VERONESE (Paul) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 



Né à Vérone, en 1528 (1); mort le 19 avril 1588; élève de son 
père Gabriele Galiari, sculpteur, et de son oncle Antoine Badile. 
Selon Vasari, il aurait reçu des leçons de Giovanni Carroto. Après 
avoir séjourné à Vérone, Mantoue et Vicence, il s'établit à Venise 
où il exécuta les peintures de l'église Saint-Sébastien, qui lui firent 
sa réputation, et, à la suite d'un concours pour les peintures du pla- 
fond de la bibliothèque de Saint-Marc, ses rivaux lui décernèrent 
eux-mêmes la chaîne d'or destinée aux vainqueurs. De ce moment, 
il fut chargé, à Venise, de tous les grands travaux, et il orna de ses 
œuvres des églises entières et le Palais Ducal où des peintures gi- 
gantesques témoignent de sa prodigieuse facilité d'exécution (2). 
Paul Veronèse eut deux fils, Carletto et Gabrielle (3), qui furent 



(1) Ridolji dit (vita di Paolo Galiari Veronèse, 16Zi6, in-Zi") 1532; 
mais racle de décès de Paul Veronèse, en 1588, lui donne 60 ans 
d'âge. Voyez Mariette (A. B., H, 2/i2). 

(2) On trouve la description de ces peintures, dans les Musées 
dltalie, par Lavice. Voyez aussi les ouvrages gravés de Lefèvre et 
Louisa (Théâtre de Venise), les collections gravées de la Galerie de 
Florence, celle de Dresde, de Munich, de Vienne, Musée Français. 
les clairs-obscurs de Kirskal et Jackson, et pour toutes les estampes 
gravées, d'après les tableaux de Paul Veronèse. Voyez Heinecken 
(Idée d'une Collection d'Estampes, et le Dictionnaire des Artis- 
tes, etc.), et les catalogues Winckler, Pnignon-Dijonval (1810) et 
Birckenstock (1811). 

(3) Carletto, né en 1572, mort en 1596, élève de son père et 
de Jacques Bassan, produisit des ouvrages remarquables. Gabrielle, 
mort en 1631, à l'âge de 63 ans. Voyez Le Longhi (délia Pitt. Venez, 
p. 267). De Carletto, un tableau représentant Jésus et le Cenlenier. 
16-2Û. Cuivre. Vente Celolti (1807), 213 fr. - Jésus et la Samari- 
taine. Vente Sommariva, 251 fr. U y avait aussi un tableau, l'As- 
semblée des Apôtres, dans la collection du prince de Carignan. 



— 204 — 

aussi peintres, et plusieurs neveux qui furent ses principaux 
élèves et ses imitateurs, et achevèrent les ouvrages laissés inaclievés 
à la mort de leur oncle. Son frère, Benedetto, né en 1538, mort en 
1598, J'aida dans ses travaux. Voyez Vasari, Lanzi et la Notice du 
musée du Louvre, qui décrit 12 tableaux de Paul Veronèse et trois 
de son école (1). Le portrait de Paul Veronèse (2) et celui de sa 
femme est dans la galerie de Florence; il a répété plusieurs fois ce 
dernier. 

1 — Les Noces de Cana (3). Dans ce tableau, sont 
représentés les portraits de plusieurs personnages 
contemporains ; il a été peint, vers 1570, pour le ré- 
fectoire des Bénédictins de Saint- George-le-Majeur, 
à Venise, et payé à l'artiste 90 ducats (environ 
675 livres). Ce tableau, qui est cité comme une mer- 



(1) La collection du roi possédait quatre tableaux que nous ne re- 
trouvons pas dans ceux décrits au livret de 1862 ; ce sont les sui- 
vants dont la description se trouve au livret des tableaux exposés au 
Luxembourg, lors de l'ouverture de cette galerie, le là octobre 1750 
(par Bailly. Paris, Prault, 1751) ; le Martyre de saint George (au 
musée de Lille); Moïse sauvé des eaux (au musée de Lyon); Adora- 
tion des Mages ; la Vierge, saint Jean, et les Saintes Femmes aux 
pieds de la Croix. 

(2) Un portrait de ce peintre est au musée de Munich, qui pos- 
sède 13 tableaux de Paul Veronèse, décrits au Livret de 1860. 

(3) Paul Veronèse s'est plu à répéter ces scènes de Banquet ; en 
l'an VII et l'an VIII de la République Française, quatre des plus cé- 
lèbres de ces tableaux se trouvaient réunis au musée du Louvre. Ces 
tableaux ont été souvent copiés. Sevin, habile miniaturiste sous 
Louis XIV, en 1676, les a plusieurs fois copiés à la gouache. Une 
suite de quatre, venant de chez le duc de Tallard (1756), vendue 
600 livres; s'est retrouvée dans une vente en 1852, et a été vendue 
2,000 fr. à M. Escudier. Un Concert, étude pour les Noces de Cana, 
se voit au musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg. Paul Veronèse 
s'y est représenté, ainsi que le Titien et le Tintorel. Suivant un 
ancien document, ce tableau a été conservé dans la famille de Paul 
Veronèse, jusqu'en 1766. Il a été acquis, pour la galerie, par le gra- 
veur Mechel. Voyez le Livret de ce musée, édition de 1838, où sont 
décrit 16 tableaux de Paul Veronèse. 



— 205 — 

veille par Vasari, a été gravé par Vanni, Saiter, 
N. Cochin, Jackson, Prévost, et dans Filhol et Aaw- 
don, et, en bois, dans V Illuslralion. 

Musée du Louvre. — Estimation : Empire, 100,000 fr.; Restaura- 
tion, 750,000 fr. Ce tableau , apporté en France après la campagne 
d'Italie, y resta, par suite de l'échange fait, en 1815, contre un ta- 
bleau de Le Brun, représentant le Repas de Jésus chez le Pharisien, 
gravé par de Poilly. 

2 — Bonne et ancienne Copie dn tableau ci- 
dessus. 

Vente Famechon (1855), 555 fr. 

3 — L'Enlèvement d'Europe. Onze figures. 
50-57 (1). 

Vente Fraula (1738), 325 florins. 

4 — Christ mort soutenu par la Vierge et accom- 
pagné d'un ange. 48-41. Tableau gravé par Augus- 
tin Carrache, et dans le Cabinet Crozat dont il a fait 
partie (2). 

Musée de f Ermitage, à Saint-Pétersbourg. 

5 — L'Annonciation et l'Apparition de Notre-Sei- 
gneur à laMadelein3. Sur un plan plus éloigné, on 
remarque les Saintes Femmes et deux Anges. 36-27. 

Ventes Prince de Carignan, 2,001 liv.; — Prince de Conti, 
3,000 liv.; — Poullain, 1,250 hv.; — Vandreuil (178Zi), à Le Brun. 

(1) Paul Veronèse a plusieurs fois traité ce sujet. Un tableau est au 
musée du Capitole, à Rome; un autre, au Palais des Doges, à Ve- 
nise; et un troisième était dans la galerie d'Orléans, vendu 200 gui- 
nées à M. Villett. Il est aujourd'hui dans la National Gallery. 

(2) Il y avait cinq talileaux de Paul Veronèse dans cette collection. 

(tab.) 14 



— 20G — 

6 — La F'emme adultère (I). Composition de seize 
figures. 56-72. 

Ventes Prince de Carignan, 3,700 liv.; — Prince de Conti, 
5,010 liv. (2) ; — Comte de Merle, 2,100 liv. 

7 — Vénus et l'Amour. Le peintre a représenté 
sa femme sous la figure de Vénus, et son fils sous 
celle de l'Amour. 52-39. 

Ventes du prince de Carignan, 1.801 liv.; — Duc de Tallard, 
1,200 liv.; — Merval (1768); retiré. 

g — Paysage par un temps d'orage. Une partie du 
tableau représente une vue de la ville de Vérone, 
dans le lointain ; dans le haut du tableau, une toile à 
moitié roulée laisse voir les têtes de la Vierge et de 
saint Joseph semblant indiquer une fuile en Egypte. 
On lit dans le bas du tableau : Veroua fatta nel mo- 
nastero Angolo, anno 1581 (3). 

Vente du chevalier de Laroque (17Zi5). 120 liv. 



(1) On trouve dans la Revue universelle des Arts (II, Zi02) l'inven- 
taire de 23/i tableaux de la collection du château de Beaumont, en 
Hainaut, fait en avril 1613. Onze tableaux de Paul Veronèse y sont 
mentionnés dont un représente la Femme adultère. Un tableau de 
ce même sujet se trouve cité dans la collection Wynn Ellis, esq. 
(Voyez Waagen^ II, 293). Le même sujet est encore cité, avec neuf 
autres tableaux, dans British Inslitution, de 1813 à 1823. 

(2) Une note d'un expert du temps, sur notre Catalogue, dit 
« qu'acheté par Langlier, il a recédé sur-le-champ ce tableau à 
10 louis de bénéfice, au comte de Merle. 

(3) Le Catalogue dit : « Pendant le temps que Paul Veronèse pei- 
gnait ce ta])leau, survint un orage alTreux dont il se plut h retracer 
l'olfot pillorosque par-dessus la composition déjA indiquée. 



— 207 — 

9 — Présentation au Temple (1). La Vierge tenant 
l'Enfant Jésus entre ses bras, le présente à Siméon. 
Huit figures. 83-84. 

Ventes de Pontchartrain, 8,501 liv.; — Pasquiei\ 2,761 liv.; — 
Duc de Tallard, 15,101 liv., à Melra, pour le roi de Prusse. Au 
musée de Berlin. 

JO — La Vierge assise, vue de face, tenant l'En- 
fant Jésus sur ses genoux ; à gauche, saint Joseph, et, 
à droite, un évêque assis. 38-31. 

Ventes Pasquier, 6,600 fr., à l'abbé Prévost. 

11 — Moïse sauvé des eaux. 22-16. 

Ventes du président Tugny, ZiOO liv.; — Duc de Tallard, ÛOO liv. 

12 — Aaron offrant une holocauste au Seigneur, 
en présence de tout le peuple. Esquisse. 8-12. 

Vente du président de Tugny, 132 liv. 

13 — Une Princesse, à qui les deux mains ont été 
coupées, prie la Vierge de venir à son secours, ainsi 
qu'à un de ses deux enfants, qui ont été exposés avec 
elle dans un désert, pour y être dévorés par des bêtes 
féroces. Ridolfi mentionne ce tableau dans la Vie de 
Paul Veronèse {V' Partie, p. 324). 24-35 (2). 

Même vente, /i50 liv. 



(1) Un tableau du môme sujet, peut-être le même, a été vendu à 
Amsterdam, le 21 octobre 1739, au prix de 380 flor. Voyez l'ouvrage 
de Gérard Hoet qui cite 32 tableaux de Paul Veronèse, vendus^ dans 
les ventes publiques, en Hollande, de 168Zi à 1768. 

(2) Un dessin analogue à cette composition est cité dans le cata- 
logue de la collection Paignon-Dijonval. 



— 208 — 
j4 — Notre-Seigneur avec les Pharisiens. 44-73. 
Vente du prince de Rubempré, à Bruxelles (1765), 700 florins. 

15 — Sainte Catherine, à genoux, au miheu de 

ses bourreaux, qui tombent morts à ses pieds. Un 

ange lui apporte la palme du martyre. 32-38. 

Ventes du duc de Tallard, Zi20 liv. (1); — Bergeret (1786)...? — 
De Calonne, 39 liv. sterl. 18 sli. 

16 — Le Baptême de Notre-Seigneur. Trois anges, 
dont un à genoux qui soutient sa robe; nombre de 
figures se distinguent dans l'éloignement. Dans le 
haut du tableau, le Saint-Esprit, huit têtes de Ché- 
l'ubins et deux Anges qui tiennent une légende. 
28-22. Cuivre. 

Vente de JuUienne, 8Z|5 liv. 

1 7 — Repos en Egypte. La vierge assise tient l'En- 
fant Jésus debout à côté d'elle; ils ont chacun un 
morceau de pain, et un autre morceau est sur une 
serviette à terre. A droite, saint Joseph et un ange 
qui apporte une branche d'olivier. 41 p. 6 lig.-32 p. 

Même vente, 2,305 liv. 

18 — Les Amours de Vénus et Adonis. On pré- 
tend que c'est le portrait de Caliari et celui de sa 
femme. Ces deux figures sont de proportion natu- 
relle et assises auprès ie plusieurs arbres ; un Amour 
les regarde; un chien est à côté; à droite, un autre 
qui boit. (( Ce tableau est d'autant plus estimable, 



(l) Il y avait sepl tableaux de Paul Veronèse dans celle colleclion, 
et deux de son lils Carlotlo. 



— 209 — 

dit le Catalogue, que nous croyons pouvoir assurer 
qu'il est presque impossible de trouver un morceau 
qui réunisse plus d'agréments. » 84-65. 
Ventes Randon de Boisset, 2^01 liv.; — Le Bœuf{ilS3)...l 

19 — Le Centenier au pied de Notre-Seigueur. 
Composition de douze figures, petite nature. 52-76. 

Vente Lauraguais (1772), 1,799 liv. 19 sous. 

20 — Laban recevant les présents de Rachel. 

Composition de quatre figures. 18-20. 

Ventes du prince de Conli (1777), 1,000 liv.; — Chevalier Lambert 
et Duporail (1787), 1,000 liv. 

21 -— Noli me tangere. Ou voit, dans l'éloigne- 
ment, les Saintes Femmes au tombeau de Notre- 
Seigneur. 24-36. 

Vente du prince de Conli^ 1,061 liv. 

22 — L'Adoration des Bergers. 35-60. 

Vente du prince de Conti, 1,510 liv., à Langlier; — Boileau 
(1779), 700 liv. 

23 — Autre Adoration de Bergers. Gravé dans le 
Recueil Crozat. 32-36. 

Ventes par Boileau (1779) (2'^ venle du piincedeConti), 1,000 liv.; 
— Dutartre{\30li)...l 

24 — Adoration des Rois (1). L'un d'eux baise les 

(1) Une Adoration des Rois, tableau peint par Paul Veronèse, en 
1573, se voit à la National Gallery, à Londres; elle a été exécutée 
pour l'église Saint-Silvestre, à Venise. Le mérite de cette peinture, 
dit Waagen (Trésor d'Art. IV, 60), la fait citer par Boschini^ Za- 
netti et autres écrivains; elle a été gravée par Carlo Sacchi, en 16Zi9. 
Deux au 1res tableaux du même sujet et du même maître se voient, 
l'un à Dresde, l'autre chez le duc Devonshire. Un troisième est cile 
dans le catalogue de la collection Caule:. d'HaïUeville, en 177i!i. 



— 210 — 

pieds de l'Enfant Jésus; le fond est orné d'architec- 
ture et de paysages. 36-50. Gravé dans le Cabinet 
Crozat. 

Ventes du prince de Conti (1), 2,965 liv.; — Beaujon (1787), 
1,501 liv.; —Madame Basan (1790), 1,000 liv. 

25 — Le Départ d'Adonis pour la Chasse. Vénus 
essaie de le retenir; les chiens sont à gauche, arrêtés 
par l'Amour. 46-65. Il vient du Cabinet Lassay. 

Vente Lerouge, par Le Brun (1778), 1,510 liv. 

26 — Le Jugement de Paris (2). 
Vente Bertels (1779), à Bruxelles, 800 florins. 

27 — Le Pape et le Doge de Venise, envoyant des 
ambassadeurs à l'empereur Frédéric. — Le Doge de 
Venise reçu par le pape Alexandre III. Deux es- 
quisses en grisaille. 

Vente par A. Paillet (1782), 30 liv. 

28 — La Vierge tient l'Enfant Jésus ; près d'elle, 
saint Joseph et saint Jean. 27-23. 

y enie Madame Leng lier (1788), 580 liv. 

29 — Jésus chez le Pharisien (3). Gravé dans la 



(1) Il y avait neuf tableaux de Paul Veronèse dans la collection du 
prince de Conti. 

(2) Un tableau du même sujet a été vendu 600 fr., dans une vente 
faite, en 1838, pour M. Delange. 

(3) Un grand tableau de cette composition était à Gènes, au palais 
Durazo (aujourd'hui au musée de Turin, qui poss^de aussi l'esquisse 
de ce tableau), et une étude pour le même tableau, expose à Man- 
chester, venant des collections Hope et Roger, et apparlenant à 
Miss Goutls. 



— 211 — 

Scliola iUiUca...^ par Hamillon. il est dil au Cata- 
logue que ce tableau avait été donné à M. de Vailly, 
architecte, par le marquis de Spinola. 60-72. 

Ventes de Vailly (1788)...?— Comtesse de Fourcroy (1810), relire 
à 850 fr. ; revendu, au décès de cette dame^ en 1829, 1201 fr. 

30 — Hercule et Omphale. 

Vente Calonne (1795), à Londres, 200 guinées (1). 

31 — Une jeune Nymphe assise, en partie, sur les 
genoux d'un Satyre. A gauche, un Amour endormi. 
60-48. 

Ventes Robit (1801), l,30Zi Ir., à M. Bryan. 

32 — La Vierge, l'Enfant Jésus et sainte Cathe- 
rine. 44-41. 

Même vente, et aussi à M. Bryan (2). 

33 — Jupiter foudroyant les Vices. Première pen- 
sée du plafond qui décorait le palais des Doges, à 
Venise (ce plafond était à Versailles, chambre de 
Louis XIV ; il a fait partie des conquêtes sous la Ré- 
publique, et a été apporté à Paris, en 1799). Il est 
aujourd'hui au Louvre, et a été gravé dans la Gazette 
des Beaux- Arts. 

Vente Vien (1809)...? 



(1) On trouve les prix de cette vente dans l'ouvrage de Buchanan^ 
et un sommaire, dans le Trésor de la Curiosité, par Ch. Blanc. 

(2) Cet amateur avait acheté un certain nombre de tableaux à la 
vente Robit. Le catalogue de la vente Bobit avec les prix, et celui de 
Bryan, se trouvent dans l'ouvrage de Buchanan. Les deux tableaux 
que nous citons ne se trouvent pas décrits au catalogue Bryan. 



— 212 — 

34 — Danaé couchée sur un lit, la tête et les 
épaules appuyées sur des coussins, est dans la posi- 
tion la plus voluptueuse et dans l'extase du plaisir. 
39-35. 

Vente par Roux, du Cantal (1823), 1,330 fr. 

35 — Sainte Catherine et sainte Lucie contem- 
plant l'Enfant Jésus étendu sur les genoux de sa 
mère. Quatre figures. 43-33. 

Y ente pâv Henry (28 avril 183^), 2,750 fr.; — Aguado, 3200 fr. 

36 — L'Apparition de la Vierge à saint Antoine. 
102-61 cent. 

Vente Henry, 1836 (1), 1,500 fr. 

37 — Portrait, présumé la maîtresse du peintre. 
Ce portrait est gravé au trait dans le catalogue de la 
Galerie Guistiniani; il provient aussi de la collection 
Grimaldi. 

Vente par Ch. Paillet (1837)...? 

38 — Baptême du Christ. 

Vente de M. Andrew Geddes (8 avril 18Zi6), A,600 fr. (2). 

39 — Céphale et Procris. Provenant de la collec- 
tion Joseph Bonaparte. 

Vente à Londres par Christie et Manson (le 2U mai 18Zi5), 
18,000 fr. 

(1) Il est dit au Catalogue que Henri avait une prédilection toute 
particulière pour ce tableau, et que c'est en étudiant de pareils mo- 
dèles, qu'il avait acquis la connaissance qu'il possédait dans les ta- 
bleaux italiens. 

(2) Voyez, pour les prix de celle vente, le Cabinet de l'Amateur 
(IV, 93). 



— 213 — 

40 — La Continence de Scipion. 

Vente Biondi (1839), 1,090 fr. 

41 — Une jeune Vénitienne h mi-corps, tenant un 
écureuil, au cou duquel est un collier avec une chaîne 
d'or qui vient se rattacher h un brasselet enrichi de 
pierres précieuses et ciselures, dont le bras de sa 
maîtresse est entouré. 100-78 cent. 

Vente Perregaux, 2,510 fr. 

42 — Portrait de deux hommes, l'un devant 
l'autre. Le premier, vu presque de face, le front dé- 
couvert et la tête garnie de cheveux courts et peu 
fournis. Un peu en arrière apparaît le second per- 
sonnage, jeune homme à la physionomie caustique 
et railleuse, et d'une tenue très-négligée. 45-40 cent. 

Vente Madame Gentil de Chavagnac (185Zi)...? 

43 — Jésus au Banquet du Pharisien. Tableau 
provenant de la collection Wilmore. 

Ventes La Blache (1858), 6,010 fr.; — par Laneuville {U mai 
1863), 3,025 fr. 

44 — Deux Saintes Femmes prosternées devant la 

Vierge. 
Vente Moret (1857), 1,170 fr. 

45 — Mariage de la Vierge. Tableau provenant du 
palais Uorsini. 28-31 p. 6 lig. 

Vente Ottley (16 mai 1861), 560 guinées. 

46 — Porirail, présumé Bianca Capello. Elle est 



— 214 — 

représentée debout, de grandeur naturelle, vue de 
trois quarts et jusqu'aux genoux. 130-101 cent. 

Vente Le Roy d'Etiolles (1861), 2,000 fr. 

47 — Mariage de la Vierge. Composition de 
quinze figures. 80-70 cent. 

Vente F, F. (Villot), 3,050 fr. 

48 — Dans l'ancienne Galerie d'Orléans se trou- 
vaient dix- neuf tableaux de Paul Veronèse ; ils sont 
gravés dans l'ouvrage, par Couché (1). Ils ont été 
vendus à Londres, et une grande partie se retrouve 
dans les collections anglaises ; plusieurs ont été expo- 
sés à Manchester (2). 

49 — L'Amour heureux, le Respect, le Dégoût et 
l'Infidélité. Ces quatre tableaux, gravés dans Crozat 
et la Galerie d'Orléans, ont été payés 189 guinées 
par M. le comte Darnley. Exposé à Manchester. 

50 — Léda. Gravé par Desplaces et Saint-Aubin. 
Tableau de la Galerie d'Orléans, vendu 300 guinées 
au comte de Gower. 



(1) Les tableaux composant les parties italienne et française furent 
achetés par IVl. Bryan pour le duc de Brigiwater, le comte Car- 
liste et lord Gower, au prix de Zi3,000 liv. sterl. ; ils furent exposés, 
en 1798, et une vente amiable fut faite des tableaux qui restaient du 
partage fait entre les trois seigneurs cités. Ceux qui ne furent pas 
vendus amiablemont furent l'objet d'une vente, le l/i février 1800. 
Les 19 tableaux, exception faite de la fille de Paul Veronèse, les 
Israélites sortant d'Egypte, et l'Incendie de Sodome, ont produit 
3,/i50 guinées. Voyez l'ouvrage de Biichanan, le Cabinet de l' Ama- 
teur (IV, /i97). Trésor (rArt (II,/i85), Bulletin de l'Alliance des Arts 
(18Z|2),et le Trésor de la Curiosité (II, 1Z|7). 

(2) Il y avait 11 tableaux de Paul Veronèse à celle exposition. 



— 2(5 — 

51 — La Sagesse, compagne él'Hercule. Gravé 
dans la Galerie d'Orléans. Vendu 500 guinées à 
M. T. Hope. 

52 — La Mort d'Adonis. Gravé dans la Galerie 
d'Orléans et celle de Stafford. Vendu 150 guinées au 
duc de Brigwater. 

53 — La Fille de Paul Véronèse. Gra\é dans la 
Galerie d'Orléans. Ge tableau n'a pas figuré dans la 
vente faite à Londres. Il a appartenu au célèbre phy- 
sicien Jean Hautefenille, et se retrouve à Paris dans 
la collection Pourtalès. 

Vente Pourtalès (1865), 20,500 fr. (1). 

54 — Saint Nicolas consacré évêque de Myra 
(ce tableau était en plafond dans l'église de Saint- 
Nicolas de Frari, à Venise). Gravé à l'eau-forte par 
un anonyme que l'on croit être Blanchard le fils. 
Aussi, en Angleterre, par R. Golding. 

A la National Gallery. 

55 — La Famille de Darius aux pieds d'Alexandre. 
Ce tableau est celui que Ridolfi dit être dans la Casa 
Pisana. Gravé dans l'ouvrage de Caroline Patin {Ta- 
bella selecta..,, etc. Patavii, 1691). Yo'^ez Mariette 
(A. B., II, 249) qui cite ce tableau et plusieurs autres 
de Paul Véronèse. 

National Gallery. 



(1) Il y avait, dans celle colleclion, deux autres tableaux attribués 
à l^aul Véronèse. 



— 216 — 

56 — Plafond représentant l'histoire d'Esther, 
dans l'église de Saint- Sébastien de Venise, et encore, 
dans la même église, quatre tableaux, dont le plus 
remarquable est un Martyre de saint Marc et de saint 
Marcelin, que saint Sébastien encourage. Saint Sé- 
bastien est le portrait de Veronèse, et la jeune fille 
placée près de lui est celui de sa femme avant son 
obésité. 

— Waagen (Trésor d'Art en Angleterre) cite plu- 
sieurs tableaux de Paul Veronèse, qui sont dans les 
collections Angerstein, Bedford, Cowper, Devonshire, 
Dulwich, Fitz-Wiliiam, Fletcher, Holford, Hertlord, 
Bibblesdale, Sutherland (1), Yarborough, etc. Aussi 
une Sainte Catherine dans le Palais d'Hamptoncourt. 

— Les Musées de Provinces, Caen, Grenoble, 
Lille, Lyon, Montpellier, Rouen, etc., possèdent plu- 
sieurs tableaux de Paul Veronèse ; quelques-uns ont 
fait partie des envois faits par le gouvernement. 
Voyez les Musées de Provinces^ par M. Clément de 
Ris. Paris, 2 vol. in-8'. 

57 — Vénus qui désarme l'Amour. Gravé au trait 
dans la galerie Lucien Bonaparte, prince de Canino. 

58 — Vénus irritée contre l'Amour. 97-71. 
Vente du comte d'Espagnac (1866), 19,200 fr. 



(1) Dans la collection du duc Suflierland, il y a un tableau de Paul 
Veronèse représentant les Disciples d'Emaiis, provenant de la galerie 
d'Orléans. 



— 217 — 

59 — Portrait d'homme. 58-48. 
Même vente, 9,200 fr. 



60 — Saint Sébastien devant les Juges. 
Vente Joseph Essing (1865), 505 thalers. 



61 — Mariage de sainte Catherine. 



Même vente, 835 thalers. 

. DESSINS. 

62 — Un Dessin capital, composition de douze fi- 
gures, représentant la Sainte Vierge, accompagnée 
d'anges qui portent les différents attributs de ses 
vertus. Ce dessin est cité par RidolfL 

Vgite Crozat (1), 235 liv. (2). Acquis par le comte de Tessin (3) ; 
il se retrouve dans la vente Thibaudeau (1857), 950 fr. 

63 — Repas du Chi^st chez saint Mathieu. Dessin 
à la plume et au bistre. C'est la première pensée du 
tableau peint dans le réfectoire des Dominicains, à 
Saint-Jean et Saint-Paul de Venise, et l'un des quatre 
connus sous le nom des Quatre-Cénacles. 



(1) Marietle dit, dans ce catalogue, que Paul Veronèse n'a jamais 
peint un tableau, dont il n'ait fait auparavant un dessin arrêté et 
Irès-fini. Il dit encore que ses plus beaux dessins sont légèrement 
lavés, sur un trait à la plume très-ferme, et rehaussés de blanc au 
pinceau, sur les jours. — Il y avait 65 dessins de Paul Veronèse 
dans la collection Crozat. 

(2) Une note manuscrite, par un expert du temps, sur le catalogue 
que je possède, dit que Mariette avait estimé ce dessin 1250 liv. et 
qu'il en fut prodigieusement tenté. 

(3) Seigneur suédois, qui acheta beaucoup à la vente Crozal. 



— 218 — 

Vente du duc de Tallard, 252 liv. (1); — Silvestre (1810), 80 tr. 

g4 — Les Etats vénitiens rendant hommage à saint 
Marc. Grand dessin en travers de trente-trois figures. 

Vente Dezalier-d'Argenville (1779), ZiOO liv. 

65 — L'Assomption de la Vierge. Grand dessin à 
la plume, lavé de bistre et rehaussé de blanc sur pa- 
pier gris. 20 p. 3 lig.-12 p. 9 lig. 

Vente de Jullienne (2), 100 liv. 

66 — La Vierge tenant l'Enfant Jésus debout, 
prête à l'habiller, environnée de plusieurs anges et 
autres figures formant concert. Beau dessin fait à 
l'encre de Chine et rehaussé de blanc. Au dos de ce 
dessin, on lit <( que les représentations que l'on a de 
la Sainte Vierge, quoique innombrables, étaient 
presque toutes les mêmes; c'est pourquoi il avait 
voulu varier sa composition. » Gravé en fac-similé, 
par de Saint- Morys et Le Roy. 

Ventes Mariette, 401 liv. (3); — Prince de Conti, Zil6 liv. Actuel- 
lement au musée du Louvre. 

67 — Une Tête de nègre, vue de profil, faite très- 
librement à la pierre noire mêlée de sanguine ; c'est 
une étude faite d'après nature, pour son tableau du 
Martyre de sainte Justine, qui existe à Padoue. 

(1) Tl y avait, dans la vente Tallard, deux autres dessins dont une 
Première Pensée, pour le tableau, représentant les Disciples d'Emaûs, 
qui est gravé dans le Cabinet Crozat et qui est au musée du Louvre. 
Ces deux dessins ont été vendus 2^ liv. 19 sous. 

(2) n y avait quatre dessins de Paul Veronèse dans la collection de 
Jullienne. 

(3) Il y avait 15 dessins de Paul Veronèse dans cette coileclion. 



— 2(9 — 

Ventes Manette^ 279 liv. 17 sous; — Prince de Conli, 96 liv. 
Actuellement au musée du Louvre. 

68 — Saint François d'Assises occupé de la lec- 
ture, et tenant dans ses mains un crucifix ; près de 
lui, sainte Barbe, à laquelle un ange apporte la palme 
du martyre. Dessin lavé de bistre et rehaussé de 
blanc sur papier brun. 

Ventes Mariette, 300 liv.; — Randon de Boisset, 309 liv. 

(39 — Trois des Pères de l'Eglise. Dessin à la 
plume, lavé et rehaussé de blanc, au pinceau. 

Vente Fournelle (1776), l/i3 liv. 

70 — L'Enfant Jésus, debout sur une base carrée, 
caressant la Vierge qui le tient entre ses bras, et lui 
relève, d'une main, l'extrémité de son habillement, 
et de l'autre, avec des ciseaux, en coupe un mor- 
ceau. Autour d'eux, des anges jouant de divers ins- 
truments. Dessin à la plume, lavé d'encre de Chine, 
sur papier gris rehaussé de blanc. 19 p. 3 lig.-14 p. 
3 lig. 

Vente Saint-Morys (1786), 601 liv., à Langlier. 

71 — Jésus-Christ, la Vierge et saint Joseph, en- 
vironnés et servis par des anges. Dessin très-capital 
et terminé à la plume, lavé à l'encre de Chine, re- 
haussé de blanc sur papier gris. 18-24. 

Même vente, 660 liv., à Paillet. 



72 — La Cène de Notre-Seigneur. Dessiné à la 



— 220 — 

plume, lavé d'encre de Chine, rehaussé de blanc, 
sur papier bistré. 17 p. 3 lig.-14 p. 6 lig. 
Même vente, 570 liv. 

73 — Adoration des Rois. Composition de plus de 
20 figures. Dessin à la plume, lavé au bistre de forme 
cintrée. 6 p. 9 lig. -6 p. 6 hg. 

Vente Nourry (1785), 150 liv. (1). 

74 — Bélisaire vient se justifier devant l'Empereur. 
Dessin à la plume, lavé au bistre et rehaussé de blanc 
sur papier gris. 12-17 p. 6 lig. 

Même vente, 201 liv. 

75 — Apparition d'un Ange à un Grand-Prêtre, 
qui est appuyé sur un autel. Ce personnage est ac- 
compagné d'un Evangélisle. Dessin à la plume, lavé 
d'encre, sur papier bleu. 

Vente du 18 avril 1803, 122 fr. 

76 — Repos de la Sainte Famille. Dessin sur pa- 
pier gris, rehaussé de blanc. 

\Qnie Maumej an (1825), 120 fr., à Henry. 

77 — Très-précieux Dessin h la plume et au bistre, 
offrant des saints en extase devant une gloire où 
apparaissent la Vierge et l'Enfant Jésus entourés 
d'anges; lithographie dans l'ouvrage : Monument des 
Arts, du Dessin^ etc., par Denon. 

Vente Denon (1826), 106 U\,h M. Gatleaux. 

(1) Il y avait 17 dessins de Paul Veronèse dans cette colleclion. 



— 221 — 

78 — Sainte Juxline, martyre. Dessin à la plume 
et au bistre, du Cabinet Denon. 

Vente Brnnet-Demn (I8Z16), 32 fr. 

79 — La Sainte Famille se reposant en Egypte. 
Dessin au bistre, sur papier blanc. De la collection 
de M. Paignon-Dijonval (1). 

Vente Samuel Woodburn (1860), ù liv. sterl., à M. Clément (2). 

80 — Une Adoration. Composition de plusieurs 
ligures. Dessin h la plume, lavé de bistre, sur papier 
teinté. 

Vente Kaieman (26 avril 1858), 120 fr. 

81 — Les Saintes Femmes au tombeau de Notre- 
Seigneur. Dans le haut, la Sainte Trinité. 61-41. Ce 
dessin vient de la collection de sir Th. Lauwrence. 

Vente d'un Amateur distingué (M. Norblin] (30 janvier 1863), 
660 fr. 

82 — Un Homme à genoux devant un Evêque. 
Charmant croquis à la plume. 

Vente Desperret (1866), 3ZiO fr. 

83 — Etude de la Vierge, à genoux, en prière, au 
moment où le Saint-Esprit vient lui annoncer le mys- 
tère de l'Incarnation. Beau dessin à la plume; il a 



(1) Il y avait quatre dessins de Caliari dans la collection Paignon- 
Dijonval. 

(2) Une première vente avait été faite, en juin 185Zi, après le dé- 
cès de M. S. Woodburn ; il y avait plus de 60 dessins attribués à 
Paul Veronèse. 

n (tab.) 15 



— 222 — 

été gravé par Baiisch. Cabinet du prince Charles de 
Ligne (I). 

84 — Un dessin représentant la Magdeleine aux 
pieds du Christ, dans le repas de Jésus chez le Pha- 
risien. 

Galerie des Offices, à Florence. Ce dessin est cité dans la Gazette 
des Beaux- Arts (XTIP vol.). 

— Le Livret des Dessins exposés au Musée central 
(le Louvre) des Arts, de l'an V, décrit cinq dessins 
de Paul Veronèse, à la plume, lavés au bistre, et deux 
à l'aquarelle (2). 

— Waagen (Trésor d'Art, III, 33 et 49) cite deux 
dessins dans le British Mnseum, et un (un Banquet 
de Cardinaux), à Oxford. 11 y avait aussi dans la 
\ente Wellesley, h Londres (1866), un dessin à la 
plume et au bistre, vendu 5 liv. 15 sh. 

GAL.DARA. Voyez POLYDORE 
GALISCH (MoRiTZ ou Maurice) 

PEINTRE d'histoire ET DE GENRE. 

Florissailà Amsterdam, en 1819. Il a exposé plusieurs tableaux à 
l'Exposition universelle de 1855, à Paris, dont un tableau représen- 
tant l'Atelier du peintre Backuysen, visité par Pierre le Grand. — 
Vente du roi de Hollande (1850), 390 flor. 

* 

(1) Il y a quatre dessins de Paul Veronèse dans cette collection. 

(2) Le Livret de 1866 en mentionne 18, dont deux seulement sont 
exposés el décrits. 



— 223 — 
GALLGOTT (R. -Auguste) 

PEINTRE DE PAYSAGE. 

jNé à Kensington, en Angleterre, en 1799; mort en ISZiZ»; élève de 
HoppNER ; membre de l'Académie royale de peinture. Neuf de ses 
tableaux et buit aquarelles, à l'exposition de Mancbester, lesquelles, 
dit M. Burger, sont faites avec science et conscience, et d'autres 
dans les collections Sbeesphand, Marshall, Stafîord, et autres ama- 
teurs. Voyez Waagen (Trésor d'art, IV*' vol.), et le catalogue d'une 
vente d'un Amateur distingué (9 mars 1850) où se trouvent décrits 
38 huit dessins de Callcott. 

1 — Vue de Cologne. 

Vente Knoit (29 avril 18Zi5), 6,925 fr. (1). 

2 — Un Paysage. 
Même vente, 25,000 fr. 

3 — Un Etang avec un Moulin à eau. Sur le pre- 
mier plan, un pêcheur. 

Vente Lord Nortiuich (1859), 7,100 fr. 

4 — La Plage d'Hastings. 

Vente à Londres de M. Thomas Agnew (de Manchester), 1861, 
û,125 fr. 

5 — Paysage avec figures et monuments. 

Vente, à Londres, d'un Baronet (1863), 12,750 fr. (2). 

6 — Vue de Rotterdam, effet du matin. Dans ce 
tableau, Callcott a étudié Cuyp. Collection de lord 
Overstone. 

(1) Voyez pour cette vente le Cabinet de l'Amateur (IV, 93). 

(2) Voyez la Chronique des Arts (1863), n° 36, 



— 224 — 

7 — Vue de la Scheldt, près Aiivers. <( Peinture 
admirable, dit Waagen. » Colleclion du duc de Bed- 
ford. Exposé à Manchester. 

GALiLET (Antoine-François) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né en 17/il; morl à Paris, en 1823; grand prix de peinture, en 
116U ; reçu académicien, le 25 novembre 1780. Il peignit, pour sa 
réception, un plafond représentant le Printemps, destiné à décorer la 
galerie d'Apollon, au Louvre (il y est encore). Il a orné de plafonds 
plusieurs autres monuments, tels que le Luxembourg, le Palais 
Bourbon, etc. Callet a exposé aux Salons de 1779 à 1817. Les Satur- 
nales, au musée du Luxembourg, en 1818; portrait en pied de 
Louis XVI (1), au musée de Versailles, et un à celui de Valenciennes; 
les Quatre-Saisons, au musée du Louvre (tableaux commandés pour 
être exécutés en tapisserie aux Gobelins. Voyez Archives de l'Art 
français (I, Il et V), le Cabinet de V Amateur (fil, 113) et Paignon- 
Dijonval. 

1 — Jupiter et Léda. 8 p. 6 lig.-l 1 p. 3 lig. 

Vente du comte de Merle (1786)...? 

2 — Vénus à sa toilette, servie par les Grâces et 
les Amours. 40-30. 

Même vente...? 

3 — Une jeune Fille vêtue à l'antique fait danser 
un petit faune, qu'elle tient des deux mains devant 
elle. Un berger presque nu joue du chalumeau. 
60-37. 

Vente du marquis de Veri (1785), 601 liv. (2). 

(1 ) Ce portrait a servi pour la belle gravure de Bervic. 
(2) Il y avait Imil tableaux de Callet dans celle colleclion. 



— 225 — 

4 — Deux tableaux en pendant; l'un représente 
le Rêve de l'Amour; l'autre, l'Instant du Réveil. 
Dans le premier, l'artiste a peint une jeune Femme 
nue, endormie, et un Amour. Dans l'autre aussi, 
une jeune Femme nue, couchée sur un lit; dans le 
haut, on voit un Génie qui s'enfuit, tenant des pa- 
vots pour désigner le moment du réveil. 28-34. 

Vente du marquis de Veri^ 1,050 liv.; — Dubois^ joaillier (1788), 
762 liv. 

5 — Deux Tableaux. L'un représente Pluton qui 
enlève Proserpine; l'autre, Hercule et Omphale. 
24-50. 

Vente par Le Brun (1787), 301 liv. 

6 — Deux Tableaux. L'un représente Titon et 
l'Aurore portés sur un char, tiré par deux chevaux 
blancs guidés par l'Amour; l'autre, Diane admirant 
Ëndymion, accompagné de l'Amour qui semble re- 
commander le silence à la Fidélité. 31-52. 

Vente dn chevalier Lambert (1787), 721 liv. 

7 — Titon et l'Aurore sur des Nuages, dans un 
char attelé de deux chevaux guidés par l'Amour. Le 
pendant offre Clitye abandonné. 29-56. 

Vente Vaudreuil (2* vente, 1787), 200 liv. 

8 — Jupiter et Antiope et, pour pendant, Bsftchus 
et Ariane dans lîle de Naxos. Deux tableaux. 25-45. 

Vente V«ttrfrettî7 (1787), 200 liv. 



— 226 — 

9 — Deux Pendants. Proserpine enlevée par Plu- 
ton, et Bacchus et Ariane. 25-51. 

Vente De Laborde (1785), 500 liv., à Dubois. 

10 — Deux autres de même grandeur. Jupiter et 
Antiope, et Hercule filant aux pieds d'Omphale. 

Même vente, 500 liv., à Le Brun. 

1 1 — Quatre Tableaux qui ont décoré la maison 
de Bagatelle (1). Ils représentent une Offrande à 
Vénus ; Serment à l'Amour; Hommage à Flore, et 
une Bacchante dans l'Ivresse, auprès de la statue de 
Pan. Ces quatre morceaux portent, sur la hauteur, 
64 pouces. 

Vente Sereville (1812), 302 fr. 

12 — Portraits à mi-corps de Louis XVI et de 
Marie-Antoinette. 

Vente A. D. (Didol), 6 mai 1828...? 

13 — Portrait de la reine Marie-Antoinette. Le 
catalogue dit : même proportion, et en regard de 
celui qu'a gravé Bervic. 

Vente Almaric (iSliO), 111 fr. 

1 4 — Portrait du comte de Provence, enfant. 
Vente de Montmerqué (1861)...? 

GALLOT (Jacques) 

PEINTRE, GRAVEUR ET DESSINATEUR. 

f 

Né à Nancy, en 1792; mort dans la même ville, le 2U mars 1635: 

(1) Dans le bois de Boulogne ; elle appartient aujourd'hui à M. le 
marquis d'Hertfort. 



— 227 — 

élève de Jules Pàrigi el de I^hil. Thomassin. Callol a-l-il élé 
peintre? Celte question tant controversée nous semble bien résolue 
dans l'excellente biographie de l'artiste lorrain, par M. Meaume (1). 
Il dit (page 7/i) : «Ce qui fait attribuer à Callot les tableaux qu'on 
voit à Rome, à Florence, à Venise, à Munich et à Nancy, c'est que 
presque tous sont des imitations des gravures qu'il a faites. Cela ne 
prouve rien autre chose, sinon que la réputation de l'artiste était 
telle, que des peintres, plus ou moins habiles, n'ont pas hésité ."i 
fixer sur la toile ses compositions gravées. » 

Baldinucci, qui a décrit avec soin une partie de l'œuvre de Callot, 
ne fait aucunement mention de ses tableaux. Félibien dit formelle- 
ment qu'il n'« pas rang parmi les peintres. Il semble résulter de ce 
passage, dit M. Meaume (p. 76), que Callot a essayé de peindre, et 
qu'il a médiocrement réussi (2). C'est aussi l'opinion de Mariette, 
que rapporte le même auteur, p. 136, note 38. Un portrait de Callot 
est dans la galerie de Florence (3). 

1 — Paysage avec tigiiies. 4-9. B. Collection 
Crozat. 

2 — La Foire de Floi-ence. 20-24. 
Vente du prince de Carignau...'! (/i). 

3 — Une Mascarade dans une Place publique. 
« Ce sujet ti^ès-capital, dit le Catalogue, el d'un très- 



(1) Recherches sur la Vie et les Ouvrages de Callot. Paris, 18/i9. 

(2) Un de ses essais, le Martyre de saint Sébastien, est au musée 
du Louvre. Il vient de la vente Mariette où il a été payé 26 liv. 

(3) Dnssieux (les Artistes Français à l'Etranger) cite un portrait 
de Callot dans l'hôtel de l'ancienne famille del Turco, à Florence ; 
un Jésus montré au Peuple, dans la galerie de Florence; la Vie du 
Soldat, en 12 petits tableaux, au palais Corsini ; une Scène des Mi- 
sères de la Guerre, à la galerie de Dresde. Il y avait un portrait de 
Jacques Callot dans la vente Quintyn-Craufurl, dont la peinture lui 
était attribuée. 

(Zi) Un tableau de ce même sujet, Zi/i-62. Vente Chauvelin (1762), 
190 liv. Une même composition se voit au musée du tîelvôdèie, à 
Vienne. 



— 228 — 

grand détail, a été gravé par Callot, auquel ce ta- 
bleau paraît justement attribué. » Il est peint sur 
papier. 6-18. 

Vente par A. Paillet (1778), 300 liv. 

4 — Portement de Croix. Composition considé- 
rable et d'un précieux fini. Ce tableau est de forme 
o\ale et peint sur lapis. 4 p. 4 lig.-4 p. 3 lig. Gravé 
dans l'œuvre de Callot. 

Vente Vaudreiiil (1787, 2^ vente), 360 liv,; — Denon (1826), 
500 fr. 

5 — La Tentation de saint Antoine. C'est la com- 
position que Callot a gravée à l'eau-forte. Il est dit 
au Catalogue que ce tableau venait du Palais de 
l'Escurial, près Madrid. 18-28. B. 

Vente par fîOM^p (du Cantal), 2Zi mars 1829; retiré à l,û50 fr.; 
reparaît à la vente apiès décès de Lafontaine (8 avril 1835), 
2,100 fr. à M. Qi?élen (i). 

6 — Le Lavement des Pieds. Très-jolie grisaille 
sur bois et rehaussée d'or. Au dos de la planche, on a 
collé l'estampe de Callot, qui est de plus petit 
format. 

Vente Salle (1827\ 60 fr. 50 cent. 



(1) M. Bonnardot, dans la Revue universelle des Arts (III, 300), 
dit que dans une vente faite, rue du Gros-Chenet, en 1830, un ta- 
bleau représentant la Tentation <le saint Antoine fut vendu, comme 
œuvre authentique de Callot, au prix de plus de Irente mille francs. 
Il y a erreur en tous points sur ce lait, qui ne peut se lapporter 
qu'à la vente de Lafontaine, qui a eu lieu, en efîel, à la salle 
Le Brun, rue du Gros-Chenet, le 8 avril 1835. 



— 229 — 



DESSINS. 



7 — Cent cinquante-huit Dessins, Caprices, 
Etudes et Paysages, dont une Première Pensée du 
Saint Mansuet, et la Cérémonie pour la pose de la 
première pierre d'une église, par un pape. 

Vente Crozat (1), en trois lots, 178 liv. 

8 — Un volume in-4°, rempli de dessins à la 
plume par Callot. 

Vente D'Hermand, 51 liv. 

9 — Un grand Dessin de la Tentation de saint 
Antoine, par Jacques Callot, différent pour la com- 
position de celui qu'il a gravé. Ce dessin est d'une 
grande beauté, et il avait été transporté en Flandre, 
oii il a appartenu à Antoine Triest, évêque de Gand. 

Vente Crozat, lZi5 liv. (2). 

10 — Trente-quatre Dessins, d'après lesquels Callot 
a gravé la Généalogie de la maison de Porcelet. L'ex- 
plication est au bas de chaque dessin. On y a joint 
la gravure, qui est extrêmement rare. 

Vente de ClerambauU, 178 liv. 

1 1 — Trois Dessins à la plume, dont les sujets 
représentent des Fêtes données à Florence. 
Même vente, 58 liv. 

(1) Voyez la note de Mariette sur Callot, p. 117 du catalogue. 

(2) Mariette dit dans le catalogue de celle vente : c'est le qua- 
trième grand dessin terminé que j'aie vu de lui, pour parvenir à 
faire cette belle estampe, qui lui a si justement mérité la réputation 
dont il jouit. 



— 230 — 

12 — Dessin au bistre du sujet de Ja graude 
Thèse, soutenue par le fils du duc de Lorraine. 

Même vente, 58 liv. 

13 — La Tentation de saint Antoine. Dessin à la 
plume et au bistre. Il y a quelques différences avec 
l'estampe. 

Vente de VOrangère [ilhk), 110 liv. 10 sous (1). 

14 — Tentation de saint Antoine. Dessin légère- 
ment fait, lavé de bistre, le trait au crayon. 

Vente Boulle (1732)_, avec un autre dessin pour le même sujet, 
200 liv. (2). 

15 — Le dessin original, par Callot, de la Tenta- 
tion de saint Antoine, aussi en deux feuilles et de la 
même grandeur que la gravure de Mei Thinghi ; il 
est lavé de noir, dit Mariette, et il l'a vu à Florence, 
chez le grand-duc. 

16 — Un autre Dessin pour le même sujet. Il est 
à la plume, lavé de bistre, et le plus capital que l'on 
connaisse de Callot. 16 p. 4 lig.-24 p. 6 lig. 

Vente Jullienne, àiS liv., au prince Galilzin. 

17 — Le Martyre de saint Sébastien, dessiné au 
fusain et lavé de bistre. 7 p. 6 lig. -13 p. 

Vente Jullienne^ 75 liv. Un dessin du Martyre de saint Sébastien, 
vente par Lefèvre (21 avril 1858), Z|2 fr. Est-ce le même ? 



(1) Il y avait encore dans cette vente sept dessins faits au bistre, 
dont deux ponr un des sièges. 

(2) Boulle posscdail encore divois dessiiit., études poui le même 
sujet. 



— 231 — 

18 — La Petite Foire, Très-joli dessin à la plume 
et au bistre. 6 p. 9 lig.-12 p. 6 lig. 

Vente Jullienne, 160 liv. 

19 — Les deux Vues de Paris, dessinées au fusain. 
Ce sont celles que Gallot a gravées. 6-12 p. 6 lig. 

Même vente, 72 fr. 

20 — Les Balli et autres Etudes, au nombre de 
34 dessins; les uns au crayon, les autres lavés au 
bistre. 

Même vente, 70 liv. 

21 — Un volume in-folio maroquiné, renfermant 
936 dessins, dont un grand nombre d'études de fi- 
gures et sujets lavés de bistre. Cet objet est intéres- 
sant pour les véritables amateurs. 

Même vente, Zi51 liv., au prince de Galitzin. 

22 — Un beau dessin à la plume et au bistre, re- 
présentant un évêque qui ressuscite un enfant. Callot 
a gravé ce sujet; il est connu sous le titre du Miracle 
de saint Mansuet. 

Vente Lempereur, 18 liv. 12 sous. 

23 — Trois Dessins, dont deux capitaux. On voit 
dans l'un des cavaliers, et dans l'autre des voleurs; 
ce sont des Etudes pour le siège de Bréda. 

Vente LempereMr, 60 liv. 

24 — Le Catafalque de l'Empereur Mathias, fait à 
la plume et au bistre, de même grandeur que l'es- 
tampe qu'a gravée (ballot, et qui se tiouve jointe au 



— 23i — 

dessin. — Six pièces de l'Entrée du duc de Lor- 
raine, connues de même par les estampes. Dessin à 
la plume et au bistre. 
Vente Neymann, 15 liv. 

25 — La Bataille de Veillane, près Turin (10 juil- 
let 1630). Croquis au crayon noir et quelques tou- 
ches de bistre. 

Vente par Basan (21 mars 1768)...? — par Vignères (26 novembre 
1860), 20 fr. 

26 — Un Volume petit in-folio en maroquin 
rouge, contenant 170 dessins de compositions et 
études, diverses figures, dont la suite de la Grande 
Passion, le Massacre des Innocents, le Portrait de 
Deruet, la Conversion de saint Paul, plusieurs Pay- 
sages ; le tout à la plume et au bistre. 

Vente Mariette^ 57U liv., en quatre lots. Une partie de ces dessins 
sont au musée du Louvre. 

27 — Les Supplices. Dessin à la plume. 4-8. 
Vente Vassal de Saint-Huber, 38 liv. 

28 — Descente de Croix. Dessin à la pierre noire. 
Composition connue par l'estampe de C.-N. Sil- 
vestre, pour la suite de la Petite Passion, et 24 pe- 
tites feuilles, études et croquis de sujets et de figures 
très-spirituellement faits à la plume, au crayon noir 
et à la sanguine, ou à la mine de plomb. 

Vente Silvestre (1810), 52 Tr. 

29 — Une Vue de Paris. Dessin. 

Vente de Madame la marquise de Turpin (27 avril 186^), 180 fr. 



I 



— 233 — 

30 — Vue d'un Rocher en mer. Dessin à la plume 

et au bistre. Il est gravé et dédié, par Callot, à M. de 

Brionne. Il \ient de Mariette dont il porte la 

marque. 

Vente Callet, arcliilecle, Zil fr., à M. Turpin de Crissé. — Dans 
la même vente, une autre Marine, dessin du même genre, avec la 
marque de Mariette, 35 fr., à M. Defer. 

31 — Un Dessin à la plume. 

■ Supplément à la vente E. N. (Norblin), 16 mars 1860, 220 fr. 

32 — Portrait d'un duc de Lorraine et trois autres 
dessins. 

, Vente Wellesley (1866), 1 liv. 12 sh. 

33 — Le Parterre de Nancy. Dessin à la pierre 
noire, lavé d'encre de Chine, sur papier blanc. Gravé 
par Callot. 9-14. Provenant du Cabinet Paiqnon- 
Dijonval (1). 

GALLOA/ST (William) 

PEINTRE ET DESSINATEUR. 

Ce maître, de l'Ecole anglaise, est né h Greenwich, près Londres, 
le 28 juillet 1812. Travaille à Londres. A exposé à Manchester six 
aquarelles ; vues d'Angleterre (2); une Marine, aquarelle dans la 
collection Pescalor. 

1 — Vue de Venise. 

Vente B. de S. (Bourlon de Sarti, 1865)...? 



(1) 11 y avait nn grand nombre de dessins de Callot dans cette 
collection. 

(2) Il y avait à cette exposition trois aquarelles : vues d'Angle- 
terre, sous le nom de John Callow. 



— 284 — 
GALVART ou GALVAERT (Denis) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Anvers, vers 15Zi7 (1) ; mort en 1619, selon Oreti, qui cite 
d'après l'épitaphe de son tombeau, aux Servites. Calvart vint jeune 
à Bologne, fréquenta l'école de Fontana, puis celle de Sabbattini, 
qu'il aida dans ses travaux du Vatican ; après avoir quitté son maître, 
il s'occupa à dessiner d'après Raphaël ; il revint à Bologne, son sé- 
jour de prédilection, où il ouvrit une école d'où sortirent Le Guide, 
le Dominiquin, l'Albane, et un grand nombre d'autres bons pein- 
tres. Ses tableaux, à Bologne, Florence, Milan et autres villes d'Ita- 
lie. Voyez Lavice (Revue des Musées d'ialie), et à Dresde, Saint- 
Pétersbourg (une Présentation au Temple, estimée 2,500 roubles), 
Londres [Waagen, Trésor d'Art), et un saint Sébastien, au musée 
de Caen. Voyez Lanzi, Fétis (Artistes Belges à l'Etranger), et Hei- 
necken, pour les estampes gravées d'après Calvart. 

i — L'Annonciation. 100-60. 

Vente du cardinal Fesch, 35 écns romains. 

2 — Jésus i^essuscitant la Fille de Zaïre. Sept fi- 
gures. 280-178. 

Vente Aguado, 330 fr., à M. de Baudicour. 

3 — Dans la collection de Paul de Praun se trou- 
vent décrits 17 tableaux de Cah art (2), datés de 1606, 
1610 et 1614, parmi lesquels on remarque son por- 
trait, celui de Magdeleine Pino, de Bologne, servante 
de M. Paul de Praun. 



(1) Malvasia le fait naître aux environs de 1565. 

(2) Ce peintre était ami de Paul de Praun, qui possédait aussi 
dans sa colleclion trois dessins de Calvart, dont un a été gravé par 
Preslel. 



— 235 — 



DESSINS. 



4 — Quarante-dnq Dessins doni iiji Portement de 
croix colorié. 

Vente Crozal, vendu en deux lois, 66 fr. 

5 — Le Martyre de saint Barthélémy. Dessin à la 
plume, la\é d'encre de Chine, rehaussé de hlanc. 
19 p. 4 lig.-12 p. 6lig. 

Vente Sainl-Morys (1785), 151 liv. (1). 

6 — Sacrifice d'Abraham. Dessina la plume, lavé 
au bistre. 

Vente du 18 avril 1803, 60 fr. 

7 — Chœurs de Bienheureux dans le ciel. Com- 
position de beaucoup de tlgures. Dessin à la plume, 
rehaussé de blanc. 

Vente La Goy (183Zi), 22 fr. 

CAL VI (Antonio) 

PEINTRE d'histoire. 

Ce peintre, qui liavaillait à la fin du xv^ siècle, est entière- 
ment inconnu ; il nous semble le même que Siret^ p. 159, nomme 
Augustin Calvi, et dont il dit qu'il fut l'un des premiers qui substitua 
les fonds peints aux fonds d'or. Il cite encore cinq artistes du nom 
de Calvi, travaillant dans les xvi^, xvii« et xviii^ siècles. De Antonio 
Calvi, il y a une Vierge et deux Saints, lableau marqué de son nom; 
il vient du musée Campana et est au Louvre, dans le musée Napo- 
léon III. 

(1) n y avait quatre dessins de Calvart dans cette collection. 



— 236 — 
GAMARON Y BONONAT [Don Joseph) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Ségovie, en 1730 ; directeur de l'Académie de San Carlo de 
Valence ; mort dans cette ville, en 1803. Un tableau au musée de 
Madrid . 

GAMBIASO dit LE GANGIAGE (Lucas) 

peintre d'histoire et de portrait. 

Né à Moneglia (Etat de Gênes), en 1527; mort à l'Escurial, en 
1585; élève de son père Giovanni Cambiaso (1). Il travailla à Ma- 
drid où il avait été appelé par Philippe If. Son portrait, peint par lui, 
est dans la galerie de Florence. Ses tableaux, à Berlin, Bologne, 
Florence, La Haye, Madrid, Munich, Milan et Naples. Siret (p. 160) 
dit de cet artiste qu'il excellait dans les raccourcis, et qu'il peignait 
souvent des deux mains. Son fils Horace fut son élève et imita sa ma- 
nière. Voyez Palomino, Ratti, MoretU, Soprani et Lanzi, 

1 — La Mort d'Adonis. Gravé dans la Galerie 
d'Orléans; payé 100 guinées par le comte Gower. 
Aujourd'hui chez le duc de Sutherland. Waagen, 

(11,487). 

2 — Jésus descendu de la Croix et soutenu par 
deux anges. Morceau qui joint à la sévérité du style 
une grande vérité d'expi^ession et heaucoup de grâce 
dans les raccourcis. 19-12. 

Venle Celotti (1807), 2/i0 fr. 

3 — Vénus'et Adonis. La déesse, mollement cou- 

(I) Né à Venise, en 1/|95; il mourut très-âgé. Soprani (V, 105). 



— 237 — 

chée sur un lit de repos, reçoit les caresses du bel 

Adonis prêt à partir pour la chasse. 52-35. 

Vente par Roux (du Cantal), 2 juin 1826; retiré à 1,000 fr. et re- 
vendu le 6 avril 1825, 851 fr. 

DESSINS. 

4 — Cent quinze Dessins de compositions diverses 
dont l'Enlèvement des Sabines, et Irruption de Gens 
de guerre dans un Palais. Ces deux dessins ont été 
gravés par Bernard Picart dans son livre des Impos- 
tures innocenles. 

Vente Crozat (1), en quatre lots, 50 liv. 

5 — Deux Sainte Famille. Dessins*à la plume, la- 
vés d'encre de Chine, et une belle Etude de figures 
de femme. Dessin à la plume et au bistre. 

Vente Mariette, 35 liv. 19 sous. 

6 — Un Portement de Croix et un Martyre de 
saint Laurent. Ces deux dessins proviennent du Ca- 
binet Nourry, n"712 (2). 

Vente par Sotheby, à Londres (là mai 1857) ..? 



(1) Mariette, dans le catalogue, s'exprime ainsi : « Jamais peintre 
n'a produit avec plus de facilité que celui-ci ; mais jamais artiste n'a 
été moins arrêté ; il s'était fait une méthode de n'indiquer toutes les 
parties de ces figures que par de simples lignes droites. On donna 
de grands éloges dans son temps à cette nouvelle manière, mais on 
en a reconnu l'abus depuis, et l'on ne regrette plus comme on a fait 
la prodigieuse quantité de dessins que ce maître a détruits lui-même ; 
il en reste assez pour se consoler de leur perte. > 

(2) A la vente de ce Cabinet, 38 dessins du Cangiage ont été ven- 
dus 51 liv. 

n (tab.) IG 



— 238 — 

7 — Dante et Virgile aux Enfers. Dessin à la sé- 
pia. On lit une dédicace à Pierre de Médicis, en 

1591. 

Vente Wellesley (1866), 6 liv. 6 sh. 

GAMBON (1) (Armand-Henry-Joseph) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Montauban (Tarn-el-Garonne) ; élève de Drolling et de 
Paul Delaroche. A exposé, en 1852, Noire-Seigneur Jésus-Christ 
servi par les Anges. 



1 — Scène d'intérieur. Une jeune Femme pose des 
)ugies. 42-29 cent. 
Vente Rhône , kkO fr. 



GAMILLO (François) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Madrid; il y mourut en 1671. A dix-huit ans, il peignit le 
maître- autel des Jésuites de Madrid. Cette production qui lui fit 
honneur le fit désigner, par le comte, duc d'Olivares, pour peindre, 
avec d'autres artistes, les rois d'Espagne, dans le grand salon du 
Reliro où la cour se réunissait ; et il fut encore chargé de peindre 
à fresque, dans le même palais, les Métamorphoses d'Ovide. De tous 
les élèves de Camillo, François Ignacio est celui qui se rapproche le 
plus de la manière de son maître. Les tableaux de Camillo sont prin- 
cipalement en Espagne, et deux esquisses sont dans la collection 
Suermondl, d'Aix-la-Cliapelle. 

1 — L'Adoration des Bergers. 
Vente de la Galerie Espagnole, à Londres, 111 liv. sterl. (2). 



(1) Un autre artiste de ce nom est cité dans Gabet. 

(2) Ce tableau avait été payé 1,600 fr., en Espagne, lors de l'ac- 
([uisilion de tous les tableaux qui avaient formé la Galerie espa- 
gnole, au Louvre. 



^ 239 — 

2 — Un Martyre. 
Même vente, 7 liv. slerl. (avait coûté 200 fr.) 

GAMINADE (Alexandrk-François) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Paris, en 1783 ; mort à Versailles, en mai 1862 ; élève de 
David et de Mérimée ; deuxième grand prix, en 1807 ; médaille de 
première classe, en 1831; chevalier de la Légion d'honneur, en 
1833. A exposé aux divers salons, depuis 1812. Il a des tableaux au 
musée de Versailles et dans les églises de Paris : Notre-Dame de 
Lorelte et Saint-Etienne-du-Mont (pour cette église, une Adoration 
des Mages lui a été payée 5,000 fr.) ; quatre dessus de porte au Con- 
seil d'État; un tableau, le Lévite d'Ephraïm, au musée d'Avignon, 
et un au musée de Bordeaux, Voyez Gahet. 

i — Une jeune Mère tient sur ses genoux son en- 
fant endormi. 

Vente Edmond Blanc (1850)...? 

2 — Une gracieuse jeune Fille que becquette un 
serin placé sur son épaule. 
Vente du comte Noé (1858), 9/i fr. 

G AMP AN A dit FIAMINGO (Pierre DE CHAM- 

PAIGNE) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Bruxelles, en 1503, où il mourut^ en 1580, Travailla à Rome, 
à Bologne et à Venise, et se rendit en Espagne, en 15Zi8, où il fut 
connu sous le nom de Pedro Campana; il établit une Ecole à Sé- 
ville, Siret cite, parmi ses élèves, le célèbre Morales (1). Tableaux 
de Campana, à Berlin (2). Voyez LanzL 

(1) Ce fait est contesté par QuUîet, qui dit que Campana n'était 
venu en Espagne qu'en 15/i8. On trouve des tableaux de mérite 
signés Morales, 15Zi6. 

(2) Siret cite deux tableaux au musée de Paris; ce sont ceux qui 
étaisnt dans le musée espagnol. 



— 240 — 

1 — La Résurrection du Lazare. 39-51 . 

Vente du comte de la Forêt (7 janvier 1822), 300 fr. 

2 — Le Christ descendu de la Croix. « Ce tableau, 
dit le Catalogue, provient de l'église de Sainte-Croix, 
à Séville (1). Il est cité dans l'ouvrage de Lanzi. 
69-63. B. 

Vente par Perignon (18 décembre 1826); mis à 3,000, puis à 
1,500, et retiré sans enchère. — Vente Aguado (18Zi3), 1,905 fr. 

3 — La Magdeleine (2). Elle renonce au monde 
et détache de son cou un collier de perles. B. 

GAMPAGNOLA (Dominique) 

PEINTRE d'histoire ET DE PAYSAGE, DESSINATEUR ET GRAVEUR. 

On dit, mais sans fondement, qu'il jetait de la famille de Campa- 
gnola, même qu'il était fils de Jules Campagnola dont il fut l'élève, 
et neveu de Girolamo (3) ; la même incertitude règne pour le lieu de 
sa naissance, et Padoue, Venise se le disputent. On croit qu'il naquit 
vers 1/482, et mourut vers 1550. Il a été élève du Titien, qu'il imita, 
et dont il excita, dit-on, la jalousie; cependant Ridolfi n'en fait pas 
mention. Mariette (A. B., II, 29Zi) dit : « M. Crozat a un grand nom- 
bre de dessins à la plume, à l'un desquels on trouve écrit au dos 
cette particularité remarquable: «en 1511^, nous avons peint à fresque, 
en compagnie du Titien, dans la Scola del Carminé, et, de compa- 



(1) Si le catalogue dit vrai, ce serait ce tableau qu'admirait Mu- 
rillo, disant à un de ses amis qui lui demandait pourquoi il revenait 
loujoui's à ce tableau : J'attends le moment où Jésus aura fini de 
descendre de la croix. 

(2) Lanzi cile^un tableau, la célèbre Magdeleine conduite par 
sainte Marthe au Temple; il est passé en Angleterre dans la collec- 
tion de M. Slade. 

(3) Voyez deux notices, par M. Galiclion, dans la r.azelte desBeaux- 
Arls (XVII« vol.), et aux Graveurs (I'^ Partie, II'" vol., du Catalogue 
gén('M"al des Ventes publiques.) 



— 241 — 

gnie, nous sommes entrés dans la Scola de Padoue, le 2Zi septembre 
de la même année». — Sur le dos d'un autre dessin, il fait mention 
d'un de ses frères, peintre comme lui, nommé PYançois, et d'E- 
lienne d'Ail' Arzere, peintre de Padoue. Il peignit à fresque des ta- 
bleaux d'autels, qui se trouvent principalement dans les églises et la 
Scola del Sanlo de Padoue. Quelques-uns de ses tableaux, à Florence 
et à Dresde. Voyez Vasari, Morelli (1) et Siret, p. 161. 

DESSINS. 

1 — Cent vingl-neuf Dessins de Paysages, (juel- 
ques-uus avec sujets, tels que la Multiplication des 
Pains, des Gens qui élèvent des vers à soie, etc. 

Vente Crozat (*2), vendus, en dix lots, 150 liv. 

2 — Dix-huit Dessins dont le Christ à la Monnaie 
(ou Denier de Césai^). Gravé par Bertelli. 

Vente Crozat, 12 liv. 10 sous. 

3 — Onze Dessins de paysage faits lihrement à la 
plume. 

Venl^e Mariette, 38 liv. 18 sous, en trois lots. 

4 — Quinze Dessins de Campagnola sont cités 
dans la vente Woodburn (16 juin 1854). 

5 — Adoration des Rois. Dessin capital à la 
plume. 

Vente Thibaudeau, 31 fr. 

(1) Cet auteur mentionne plusieurs dessins de Campagnola. 

(2) Mariette^, à la suite d'une appréciation du talent de Campa- 
gnola, dit : « Il n'est cependant rien de si ordinaire que de voir 
d'excellents connaisseurs prendre le change sur les dessins de ce 
maître, en les attribuant au Titien; et c'est, assurément, le plus bel 
éloge que l'on en puisse faire. Les dessins de Campagnola, qui com- 
posent la collection de M. Crozat, sont des plus beaux qu'on con- 
naisse de ce maître. » 



— 242 — 

6 — Saint Jean-Baptiste en pied, dans une cam- 
pagne. Dessin à la plume et au bistre. Ce dessin est 
regardé comme étant de Jules et Dominique Campa- 
gnola. 11 a été gravé par Jules Campagnola (1), et un 
fac-similé de ce dessin, gravé par M. Loiselet, se 
trouve dans la Gazette des Beaux-Arts. Ce dessin (2) 
est dans la belle collection de M. Galichon, à Paris. 

— Le Musée du Louvre possède des dessinj de 
Campagnola. Ils viennent de Jabach qui les veiii?- 
dit au roi. 11 en avait fait graver les principaux par 
les Corneille, Massé, Pesne et de Caylus (3). Voyez 
le Peintre-Graveur-Français, par Robert-Dumesnil. 

GAMPEN. Voyez AVERKAMP 
GAMPHUYSEN (Govert) 

PEINTRE DE PAYSAGE, d'ANIMAUX ET DE SCÈNES VILLAGEOISES. 

M. Burger (Musées de la Hollande, 11^ vol.) a cherché à éclah'cir 
la confusion qui règne dans l'Histoire des Peintres du nom de Cam- 
phuysen qui, peut-être, ne font qu'un avec celui que nous décrivons. 
Il rapporte une liste des peintres, et il s'y trouve Coverl Camphuy- 
sen de Corcum, reçu bourgeois d'Amsterdam, le 16 mars 1650, Il 



(1) Voyez aux Graveurs (I, 888). Jules Campagnola serait mort, 
après 1513, selon Morelli, qui cite un sonnet de lui sur la mort du 
pape Jules H. 

(2) Passavant dit que ce dessin est de Jean Bellin, et a servi aux 
deux gravures de Mocetto et de Jules Campagnola. WaQgen cite des 
dessins de ce (îernier maître qui sont chez le duc de Devonshire, à 
Chatsworth, et la Gazette des Beaux-Arts (XHP vol.), deux minia- 
tures, d'après le Giorgion et Diana, qui étaient chez le cardinal 
Rembo. 

(3) Un recueil de 283 estampes, connu sous le nom du Cabinet 
Jabnrh. 



— 243 — 

cile aussi un tableau, au musée de Uollerdam, signé G. Campliuysen, 
et un autre, représentant des grandes Vaches dans la manière de 
Paul Potter, auquel ce tableau est attribué, dans le musée de Hesse- 
Cassel, et que Smith attribue avec raison à Govert. M. Burger cite 
encore, dans le même musée, un Paysage avec la signature de Theodor 
Kampuysen^ 1586, et nous trouvons le nom de Dirk Kampuysen cité 
dans une vente faite par Paillet (le 2 février 1835), sur un tableau 
représentant un Intérieur d'une Maison rustique. 

1 — Dans une chambre basse, qui se confond 
avec une étable où sont des animaux, on remarque 
un paysan caressant une paysanne : deux paysans dont 
l'un charge sa brouette sont témoins de cette scène. 
21-20. B. 

Ventes Vaîi Leyden (ISOZj), Zt,750 fr.; — A. Paillet père, ancien 
expert (181Zi), 1,030 fr. 

2 — Intérieur rustique servant d'étable. On y re- 
marque, entre autres personnages, une vieille ména- 
gère filant son rouet, divers ustensiles; des légumes 
sont distribués sur tous les plans. 18-24. B. (1). 

Vente Sereville (1812), 599 fr. 

3 — Paysage. Une rivière baigne la moitié du 
point de vue ; sur ses eaux flotte une petite nacelle 
portant deux chasseurs, dont l'un tire sur des ca- 
nards. 24-29. 

Vente Solirène, 127 fr. 

4 — Paysage hollandais, à effet de soleil ; il re- 



(1) Ce tableau était désigné, dans le Cabinet Tronchin, sous le litre 
la Cuisine de Rembrandt. 



— 244 — 

présente la vue d'un canal traversé par un pont et 
bordant un quinconce. 

Vente du chevalier Burtin (1839)...? 

5 — Le Retour du Fermier. 56-47 cent. B. Ce ta- 
bleau est sous le nom de Dirck Rafelz Camphuysen. 

Vente Delaunay (ISZiO), Zi22 fr. 

6 — Une Famille hollandaise dans un vaste pay- 
sage. Un cavalier donne la main à sa femme et lui 
indique deux enfants, garçon et Bile, qui jouent avec 
un agneau. Sur Je deuxième plan, des vaches et une 
barque de pêcheur. 89-129. B. 

Vente Heris (1841), 335 fr. 

7 — Paysage. Intérieur de forêt avec une grande 
mare d'eau. Sur le premier plan, un chasseur avec 
deux chiens. 14-33 cent. Catalogué sous le nom de 
Dick Rafek. 

Vente Mnyer d'Aveman (18/il), 349 fr. 50 cent. 

8 — Vue intérieure du bois de La Hâve où l'on 
aperçoit une mare qui reflète les arbres. 42-43 cent. 

Vente Brun, de Genève (4 841), 200 fr. 

9 — Intérieur de Ferme. Au milieu, une paysanne 
qui porte un seau ; au second plan, une femme qui 
lave. 49-64. B. Ce tableau est signé G. Camphuy- 
j-en. Le Catalogue le nomme le Peintre Godfried et le 
dit élève de Paul Potter. 

Vente Meffre (1863), 245 fr. 



— 245 — 

10 — La Poule couveuse. Tableau signé en toute 
lettre. 46-62 cent. 

Vente Van Clet'{iS6h), 250 fr. 

— Waagen (Trésor d'Art, 111, 209) cite un tableau 
dans la manière de Paul Potter, et aussi un dans celle 
de Guyp, chez lord Northwick (ce dernier, vendu 
42,260 fr. à sa vente, en 1859), et il dit (Manuel de 
la Peinture, III, 113) : «On confond souvent les 
tableaux de Raphaël Camphuysen avec ceux de Pot- 
ter, et, d'après Smith ^ le tableau des Bestiaux, de 
grandeur naturelle, portant la date de 1648, au 
musée de Cassel, est l'œuvre de Camphuysen. » 

GAMPI (Jules) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Crémone^ vers 1502; mort en 1572. Fils et élève de Ga- 
LEAzzo Campi (1) et de Jules Romain. Il fut employé aux embellis- 
sements de la cathédrale de Mantoue. Il a peint son portrait et divers 
tableaux à Crémone, qui sont gravés dans l'ouvrage du comte Sore- 
sina VidonL Tableaux à Milan. Antoine Campi (2) a été son élève. 
Voyez Vasari et Lanzi. 

1 — La Vierge, l'Enfant Jésus et saint Jean. 

Vente Cambiano, à Turin (1857), 1,010 fr. 

2 — Mariage de sainte Catherine. Tableau exposé 
à Manchester. Il appartient à G. Hoskins. 



(1) Le portrait de ce peintre est à la galerie de Florence. 

(2) Cet aulre fils de Galeazzo, dit le Chevalier, a été peintre, sculp- 
teur, architecte et historien. Il a écrit l'Histoire de la Ville de Cré- 
mone, en 158Zi, 1 vol. in-fol., avec portraits gravés par Augustin 
Carrache. Un tableau de lui est au musée Bréra, à Milan. 



— 246 — 

3 — Quatre Dessins de Jules Cainpi sont décrils 
dans la collection du prince Charles de Ligne. 

GAMPI (Bernardino) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Crémone, en 1522. On ne connaît pas la date de sa mort, 
mais des lettres de lui, transcrites de VOretti, portent les dates de 
1589, 1590. Elève de Jules Campi et d'HipPOLYTE Costa, à Man- 
loue, où il travailla, puis à Crémone et dans d'autres villes d'Italie. 
Il est auteur d'un ouvrage intitulé : Parrere sulla la Piitura, Cré- 
mone, 158^, in-Zi". Voyez pour ce peintre et tous ceux du même nom 
la Pittura Cremonese descritta dal Conte B. de Soresina Vidoni. 
Milan, 182Z|. On y trouve gravé son portrait et un tableau de sainte 
Cécile. Il a des tableaux à Madrid, Milan et Paris. Voyez Vamri et 
Lanzi, et la Notice du livret du musée du Louvre (1). 

1 — La Mère de Pitié. Gravé dans Filhol et Landon. 

Musée du Louvre. — Estimation : Empire, 3,000 fr.; Restauration, 
3,000 fr. 

DESSIN. 

2 — Un Sujet d'Ornements. Arabesques mêlés de 
figures et animaux faits au bistre. 

Vente Mariette, 6 fr. 

GAMPIDOGLIO (Michel-Ange) 

PEINTRE DE FLEURS ET DE FRUITS. 

Travaillait à Rome et à Londres. Il excellait dans la représenta- 
lion des fruits. Voyez Siret (p. 162) et le Catalogue de la vente du 
Chevalier de la Roque, où deux tableaux d'animaux et de fruits se 
sont vendus 30 liv., et celui do la vente Spruyt, peintre de Gand, 
1806. 



(1) Il y a un portrait de ce peintre daps l'œuvre gravé d'Augustin 
Carraohc. Bnrlsch (XVIIl, 112). 



— 247 — 
GAMPROBIN (Pierre de) 

PEINTRE DE FLEURS, DE FRUITS ET d'ANIMAUX. 

Ce peintre florissait à Séville, vers 1660. Il était professeur et l'un 
des plus grands soutiens de l'Académie de cette ville. On voyait de 
ses tableaux dans les églises d'Andalousie. Il signait les meilleurs, 
Pedro Camprobin Pasano fecit. Un Concert d'oiseaux. Vente du ma- 
réchal Soult (1852), 200 fr.. Voyez Quillet. 

GAMUGGINI (le Baron Vincent) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Rome, en 1768 ; mort en ïlliU; élève de Dominique Corvi. 
Il fit, à 2Zi ans, un tableau : la Mort de César (ce tableau est à 
Vienne, ainsi que celui de la Continence de Scipion et le Portrait du 
Pape Pie VII), qui lui valut sa réputation. Dans une lettre curieuse 
de Guérin à François Gérard, écrite à Rome, il est parlé avec éloge 
d'un tableau de la Mort de Virginie, figures grandes comme nature. 
Voyez Archives de l'Art français, tome II, p. 182. « La vie de Ca- 
muccini, dit Siret, fut une suite de succès mérités. » Bon et savant 
littérateur, habile et modeste, sa perte fut vivement sentie en Italie, 
où il était regardé comme un des plus grands peintres de l'Ecole mo- 
derne. Camuccini était prince de l'Académie de Saint-Luc; il possé- 
dait une collection remarquable d'objets d'art, dans laquelle on re- 
marquait le plus beau tableau connu de Jean Bellin. Cette col- 
lection a été acquise, par le duc de Northumberland, au prix de 
120,000 piastres (environ 600,000 fr.). On voit, au musée d'Avignon, 
une Pieta et un Portrait de femme ; ces deux tableaux ont été donnés 
par Madame Camuccini. Les estampes, gravées d'après les tableaux 
de ce peintre, sont dans la Cbalcographie romaine. 



GANAL dit LE GANALETTO ou CANA- 

L.ETTI (Jean-Antoine) 

peintre de vues et d'architecture et graveur a l'eau-forte. 

Né à Venise, le 18 octobre 1697; mort dans la même ville, le 
20 août 1768; élève de son père Bernado Canal, qui peignait des 



— 248 — 

décorations de Ihéàlre, et lui même s'en occupa jusqu'en 1719, 
époque à laquelle il quitta cet exercice pour n'y pins revenir. Il avait 
fait, dans sa jeunesse, le voyage de Rome, et dès qu'il eut abdi- 
qué le théâtre, il ne s'occupa plus qu'à peindre des vues d'après na- 
ture, faisant usage de la chambre noire, dont il savait modérer le 
faux. Canaletti a fait deux fois le voyage de Londres ; le premier, en 
17Z|6. Très-recherché des Anglais, il remplit ses poches de guinées. 
Il a travaillé dans la manière de Van Vitel, mais il lui est supérieur. 
Nous empruntons cette notice à Mariette (A. B., Il, 299), qui avait 
reçu du Canaletti lui-même un mémoire contenant sa généalogie. 
Le chevalier Mengs, dans l'éloge qu'il fait de cet artiste, le place au 
premier rang des peintres de son genre, en l'appelant le Raphaël des 
Vues. Les élèves et imitateurs de ce maître sont : son neveu Belloto 
(voyez ce maître, IP P., I, 29/i du Catalogue général des Ventes pu- 
bliques), Guardi, Marieschi, Visentini, Moretti et Battaglioni. 

On trouve des tableaux de Canaletti dans les principaux musées 
de l'Europe. Ce maître a gravé une suite de 31 estampes à l'eau- 
forle. Voyez aux Graveurs. 

1 — La Place Saint-Marc, à Venise. 12 p. 6 lig.- 
20 p. 3 lig. 

Vente de Jullienne (1767) 150 liv. 12 sous, à la présidente de 
Bandeville. 

2 — Six tableaux : Vues de Venise. 24-36. 
Vente du marquis de Pange (1781), 225 liv., en trois lots. 

3 — Six Tableaux de pareilles grandeurs repré- 
sentant différentes* vues des places les plus intéres- 
santes de la ville de Venise. 26-40. 

Vente de M. de Billy [ilSU). Vendu par couple, /lOO, 480 et 
580 liv. 

4 — Deux des principales Vues de Venise, enri- 
chies de gondoles, barques, vaisseaux, et nombre de 
ligures. 24-36. 

Vente par Le Brun (1791), 962 liv. 



— 249 — 

5 — Vue sur le grand Canal*, à Venise. 
Vente Cfl/omie, à Londres, 160 liv. slerl. 

6 — Vue de l'Ile Saint-Georges-le-Majeur, où a 
été créé le pape Pie VIL On remarque un person- 
nage en habit rouge, qui est le noble Vénitien Ga- 
brieli (1), sénateur, qui a ordonné ce tableau, ainsi 
que les trois autres qui suivent, à Canaletto dont il 
était le protecteur. 81-90. 

7 — Vue de la Douane et de l'Eglise dite de la 
Santé, renommée par son architecture et les pré- 
cieux tableaux qu'elle renferme. 81-90. 

8 — Vue de la petite Place Saint-Marc, du Palais 
Ducal, de la Maison de Force et du Quai des Escla- 
\ons. 80-58. 

9 — Vue des Iles nommées Saint-Michel où il y a 
un couvent de Bénédictins, aussi célèbre parles sa- 
vants qui en sont sortis que par sa magnifique biblio- 
thèque. Dans l'éloignement, on distingue l'Ile de 
Murono où l'on fabrique le verre et les miroirs. 

Ces quatre tableaux, vente Celotti, 2,500 fr. 

10 — Vue d'une Place de Venise. Tableau gravé 
au trait dans l'ouvrage de Le Brun, en 1809. 

Vente Le Brun (1810), 1,060 fr. (2). 

11 — Deux Tableaux : Vues de la ville de Venise. 

(1) « Sans la mort du dernier de la famille des Gabrielli, dit le 
Catalogue, on n'aurait jamais trouvé dans le commerce les quatre 
chefs-d'œuvre les plus renommés de Canaletto, dont les figures sont 
de la main du célèbre Tiepolo, son ami. » 

(2) Il y avait trois tableaux do Canalotti dans cette vente. 



— 250 — 

Dans l'un, on remarque deux ponts; dans l'autre, un 
grand nombre de figures et de barques. 21-26. 

Vente R. deL., par Laneuville (15 novembre 1818), 525 fr. 

12 — Deux Vues delà Place Saint-Marc, à Venise, 
prises, l'une du milieu, l'autre de l'extrémité. 11 p. 
9 lig.-7 p. 4 lig. c< Ces petits tableaux, dit Henry, 
dans le catalogue, sont, dans leur genre, d'une qua- 
lité si parfaite qu'on en chercherait inutilement de 
meilleurs.» 

Vente du comte Laforest (1622), 501 fr. 

13 — Quatre Vues de Venise, dont deux du grand 
Canal ; les deux autres sont de la place Saint-Marc. 
Ces tableaux sont enrichis défigures. 22-34. 

Vente Hurtault, architecte, en deux lots, 751 fr. 

14 — Quatre précieux Tableaux, d'une touche à 
la fois précieuse et spirituelle; ils représentent des 
points de vue, les plus pittoresques de la ville de Ve- 
nise; ils sont ornés défigures. 36-22. 

Vente du général Tobolski (21 mars 1828), 3,030 fr., à Boursault. 

15 — Vue de la place Saint-Marc, à Venise. Fi- 
gures par Tiépolo. 

Vente par Henry (5 mai 183/i), 330 fr. 

* 

16 — Vues prises à Venise, sur le grand Canal. 
Dans l'une, le palais Foscari; dans l'autre, la façade 
de Saint-Pierre. Ces deux tableaux font pendant. 
21-31. 

Vente par Henry (11 mars 1835), UIO fr. 



— 251 — 

17 — Deux Tableaux en pendants : vues de Ve- 
nise et du grand Canal. 

Vente du duc de Caraman (1840), l,Ool fr. 

18 — Vue du grand Lac et des Lagunes de Venise. 
On aperçoit l'église de la Sainte, et, plus en avant, 
le quai d'oii partent les gondoles, et sur lequel des 
personnages se promènent. 188-200 cent. Figures de 
Tiepolo. 

Vente Dubois (18ZiO) ; retiré à 2,Zi'21 fr. (1). 

19 — Deux Vues de Venise en pendant. 32-51. 
Vente C. de L., par Leroy, de Bruxelles (18/il), 2,000 fr. 

20 — LeMaiiage du Doge avec la mer (2). Tableau 
de la plus grande richesse d'architecture, orné de 
figures par Tiepolo. 

Vente par George (16 décembre IBZjl), 1,630 fr. 

21 —Vue de Dresde (3). 

Vente de M. Hick (Manchester, 18/i3), 262 liv. sterl. 

22 — Quatre Tableaux : vues de Venise. 
Vente Forbin-Janson (18Zi3), 1,940 fr. 

23 — Vue de Venise. 

Vente George P. (29 novembre 1842), 940 fr. 



(1) Il y avait deux autres tableaux de Canaletti, qui furent vendus 
2,415 fr. 

(2) Waagen (Trésor d'Art, III, 217) cite un tableau représentant 
cette même cérémonie, qui est dans la collection du comte de War- 
wick. 

(3) Ce tableau est de Bernado Belloto. 



— 252 — 

24 — Vue de Venise, prise à l'extrémité du grand 
Canal et près des Lagunes. Les figures par Tiepolo. 
138-146 cent. Gravé dans l'ouvrage Galerie Aguado, 
publiée par Gavard. 

yenies Aguado (18Zi3), 2,200 fr.; — Véron (1858), 3,000 fr. 

25 — Vue du grand Canal, à Venise, et de l'Eglise 
San-GioYanni. — Autre Vue de Venise, prise à la 
place Saint-Marc. Figures de Tiepolo. 

Vente Dubois (18/i3), 1,363 fr. les deux. 

26 — Quatre Tableaux : Vue de l'Eglise Saint- 
George; Vue du Pont du Rialto ; le grand Canal, à 
Venise; Vue de la place Saint-Marc. 23-36. 

Vente du cardinal Fesch (18Zi5), 3,500 fr. 

27 — La Piazetta de Saint-Marc, à Venise. 

Vente Ed. Higginson (18/i6), 220 guinées. 

28 — Vue de la Douane, à Venise, sur les bords 
du grand Canal, et une autre Vue de la Douane : 
deux tableaux en pendant. 34-54 cent. 

Vente M, S. L. (Lacarrière) , 17 février 18^8, 1^200 fr. 

29 — Quatre Vues de Venise. Deux de 61-90 et 
dQux de 25-70. B. 

Vente du roi de Hollande Guillaume II (1850^, les quatre tableaux, 
en deux articles^ 5,510 florins. 

30 — Vue de la Place Saint-Marc et du Palais 
Ducal, et Vue du grand Canal. 39-63. 

Vente Girou:r (1851). 520 fr. 



— 253 - 

31 — Vue du Pont du Rialto et autre Vue de Ve- 
nise. Deux tableaux. 

Même vente, 1,040 fr. 

32 — Six Vues de Venise. 

Vente du comte de G, (Gerviller, 8 juin 185Zj). Vendus isolément, 
les différents prix ont été, au maximum, 2,350 fr. ; au minimum, 
1,035 fr. Produit des six : 10,700 fr. 

33 — Deux Vues de Venise. 

Vente de lord Oxford (Londres, 1856), 13,350 fr. 

34 — Canal Saint-Georges, a Venise. On lit, sur 
une dalle à droite : Ex dono D, Marchino Bernîs, 
93-H4cent. 

Vente Rochard, à Bruxelles (1858), 2,700 fr. 

. 35 — Scène des Fiançailles du Doge avec la Mer, 
sur le Canal de Venise. 
Vente du lord Northwick, 10,/iOO fr. 

36 — Vue du grand Canal, à Venise, et du Rialto. 
Les figures placées sur le quai sont de G.-B. Tiepolo. 
81-92 cent. 

Vente du comte Pourtalès^ 8,000 fr. 

37 — Deux Vues de Venise : la Douane et l'Aca- 
démie. 30-46. 

Vente Van Cleef{iS6[i), 2,000 fr. 

38 — Le Pont du Rialto et la Place Saint-Marc. 
Deux tableaux. 

Vente du prince de Beauveau (1865), 18,000 fr. 

II (tab.) 17 



— 254 — 

39 — Palais Grimani, à Venise. 
Vente Faner, à Londres (186/i), 3,150 fr. 

40 — Vue de Venise. 
Même vente, 2,650 fr. * 

41 — Vue de l'Eglise appelée la Madonna-della- 

Saluté (i). 

Musée du Louvre (2). Acquis, en 1818, de M. le comte de Clapa- 
rede, avec quatre autres tableaux, pour la somme de 18,000 fr. 

42 — Il y avait onze tableaux de Canaletti, 
représentant des Vues de Venise, et plusieurs Vues 
de Londres et Richraond, et sur la Tamise, à l'expo- 
sition de Manchester. Voyez Burger et Waagen, Ce 
dernier cite plusieurs tableaux dans les collections 
anglaises Acraman (3), de lord Buccllieuch, mar- 
quis d'Hertford, Warwick et autres. 

43 — Ruines avec figures et Vue du grand Canal 
de Venise et de la Place Saint-Marc. Deux tableaux; 
le premier, qui vient de la collection de sir John 



(1) Celte église fut construite, par ordre du Sénat, pour la cessa- 
tion de la peste qui ravagea Venise, en 1630. La première pierre en 
fut posée, en 1631, par le doge Cantarini. Un tableau de Canaletti, 
représentant la vue de celle église, a été vendu Zi,550 fr., à la vente 
de M. V.-W^. Brest, à Londres, en 186/i. Voyez pour cette vente la 
Chronique des Beaux-Arts (1866), page 19ù. 

(2) On trouve aussi des tableaux de Canaletti dans les musées de 
Lille, de Nantes, de Grenoble, etc. Voyez les Musées de Provinces, 
par Clément de Ris, 

(3) A la vente Acraman, deux Vues de la Place Saint-Marc et de 
Loggia Sansovinûy 62 guinées, et deux antres Vues du palais Ducal 
et de la Piazetta, hli guinées. 



— 255 — 

Soane, est gravé par Le Keux, dans l'ouvrage la Na- 
tional Gallery où se trouvent ces deux tableaux. 

44 — Vue de la Place Saint-Marc, au moment de 
la réception du comte de Gergi, ambassadeur de 
France. — Cérémonie des Epousailles du Doge de 
Venise avec la Mer, sur le Bucentaure. Ces deux ta- 
bleaux, au musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg, 
sont estimés 4,000 roubles. 

45 — Le Musée de Munich possède une vue de 
cette ville, par Bellotto (1). et trois Vues de Venise, 
par Canal etti. 

DESSINS. 

46 — Vue de la Place des Jésuites, à Venise oil 
l'église s'y voit latéralement, ornée de plusieurs pe- 
tites figures. Dessin à la plume, lavé à l'encre de 
Chine. 

47 — Autre Vue du Port de Padoue, ornée de ba- 
teaux et figures fort intéressantes, d'une plume fine 
et légère, lavée d'encre de Chine. 

Ventes Mariette, les deux dessins, 271 fr.; ~ Randon de Boisset 
(1777); le premier dessin, 60 liv. ; le second, 61 liv. 19 sous; — 



(1) M. Ch. Blanc (Histoire des Peintres), qui attribue ce tableau à 
Canalelti, dit : « Il paraît qu'il fit une excursion en Allemagne ou, 
du moins, qu'il traversa ce pays, lorsqu'il revint de Londres, car il 
existe dans la galerie de Munich un tableau de cette ville, peint par 
Canaletti. Il fait erreur; le tableau qu'il mentionne est de Bel- 
loto (il est sous ce nom au livret n^ Zi76j, qui a, en effet, séjourné à 
Dresde et à Munich, dont il a peint et gravé les vues. Quàni à Cana- 
letti, dans ses mémoires donnés par lui à Mariette, rien ne fait pré- 
sumer qu'il ait séjourné en Allemagne. 



— .256 — 

Boynes (1785) ; le premier dessin...? — Poullain, arcliitecle (1803); 
où les Jeux dessins se retrouvent ensemble : le premier, 2/il fr.; le 
second, 181 fr.; — Le Brun (181Zi)...? — Roger (tSZil); le Second 
dessin, 52 fr.; — Sorel (1863), 160 liv. à M. Chaudesaigne, archi- 
tecte (1). 

48 — Deux très-jolis paysages, mêlés d'architec- 
ture, et ornés de diverses figures, à la plume et lavés 
d'encre de Chine. 

Vente Mariette, 15 liv., à de Saint-Aubin. 

49 — Une Vue de la Place Saint-Marc, à Venise, 
ornée d'un grand nombre de figures. Dessin fait à la 
plume et lavé d'encre de Chine. Ce dessin passe pour 
le chef-d'œuvre du maître. 13-9. 

Vente Langlier (1789), 299 liv. 19 sous (2). 

50 — Vue du Port du Palais Ducal, des Colonnes 
du Lion de Saint-Marc, et de celle de Théodore à 
Venise. Dessin la^'é sur papier blanc. 13-9. 

Ventes Brun- Neergard {iSih). .. 7 — Sor et (1863), 210 fr. (3). 

51 — Vue du grand Canal, à Venise; à droite, 
l'église de Sainte-Claire et celle des Carmes ; à gau- 



(1) Le dessin de l'église des Jésuites, qui s'était vendu, chez Randon 
de Boisset^6i liv. 19 sous, se retrouve, en 1866, à la vente de Wel- 
lesley où il est indiqué venir des ventes Mariette et Esdaille. Il a été 
vendu 3^ liv. sterl. 

(2) Il y avait dans cette vente un autre dessin de Canalelti, repré- 
sentant la même vue; il a été vendu 120 liv. Un dessin, représen- 
tant la même vue, et qui pourrait bien être le même que celui 
vendu, chez Langlier, 299 liv. 19 sous, a été payé 38 liv. sterl. à la 
vente Wellesley, à Londres, en 1866. 

(3) Il y avait six dessins de Canalelti dans la roUorlion Sorrl. 



— 257 — 

che, celle de saint Simon et saint Jude. Esquisse 
légèrement indiquée à la plume, la\ée d'encre. 

Vente Brun-Neergard, 25 fr. 

52 — Vue des Ruines d'un Palais et d'un Arc de 
Triomphe. Dessin à la plume et au lavis. Lithogra- 
phie dans l'ouvrage Monument des Arts et du Dessin. 

Vente Denon (1826), 195 fr. 

53 — Paysages italiens. Deux dessins en hauteur, 
à la plume, lavés d'encre de Chine. L'un est daté de 
1764. 

Vente Vischer (1852), 200 fr., à M. Soret. 

54 — Vue principale de la ville de Venise, du 
côté des Doges. A la plume et lavé d'encre de Chine. 

Vente Mouriau (1858), 80 fr. 

55 — Vue de la Place Saint-Marc, avec la campa- 
nille. Admirable dessin à la plume et au bistre. 
H-^l 7. Ce dessin a été gravé par Lewis. 

Vente Wellesley (1866), 163 liv. sterl. 

56 — Vue de la Piazza et du Rialto, animée d*un 
grand nombre de figures. 17-12. 

Même vente, 57 liv. sterl. 

57 — Vue de Saint-Simonon, le Tolentin, et au- 
tres bâtiments. Dessin à l'encre de Chine. 

Même vente, 47 lîv. sterl. 

58 — Trois Dessins de Canaletti, appartenante la 
reine d'Angleterre, sont gravés dans le Recueil de 



— 258 — 

Chamherlaine . Le musée du Louvre ne possède qu'un 
seul dessin de ce maître. 

CANDIDE BELGA (Pierre DE WITTE dit) 

PEINTRE d'histoire, ARCHITECTE ET SCULPTEUR, 

Né à Bruges, en 15Z|8; mort-à Munich, en 1628. Il alla se former 
en Italie, et fut employé par Vasari aux fresques de Rome et de Flo- 
rence. Il fut appelé à Munich où il devint peintre, architecte et sculp- 
teur de la cour, et il y a exécuté une suite de compositions pour des 
tapisseries représentant les Actions de Otton de Wittelsbach ; les 
Quatre-Saisons ; quelques Mois de l'Année ; ces compositions ont été 
gravées par Amling et Zimmerman. Les Sadeler ont beaucoup gravé 
d'après les tableaux de Candide dont plusieurs sont à Berlin et à 
Vienne. Voyez Heinecken (Dictionnaire des Artistes) et Paignon- 
Dijonval. 

DESSIN. 

1 — Un Christ descendu de la Croix, soutenu par 

saint Jean, et entouré des Saintes Femmes. Grande 

composition en hauteur, d'un bel effet. Première 

pensée, pour le tableau qui se voit dans l'abbaye de 

Saint-Just, près Volterre. 

Ventes Mariette, 36 liv.; — par Defer (13 mars 1863), lu fi-. 
50 cent. 

GANELLA (Joseph) 

PEINTRE DE PAYSAGE ET DE VUES. 

Né à Vérone. A exposé depuis 182ù. 

1 — Vue de la Place du Louvre. 18-23, — Vue 
de l'Église des Invalides. lo-20. Ces deux tableaux 
ont été exposés en 1824. 
■ Vente Lapeyrière (1832)...? 



— 259 — 

2 — Deux Vues de Paris prises avec exactitude, 
l'une du pont au Change et du quai de l'Horloge, 
l'autre du pavillon Marsan, du côté de la rue de 
Rivoli. 

Vente du duc de Camman^ '243 fr. 

3 — Vue du grand Canal, à Venise. 
Vente par Henry (2 décembre 1833)...? 

4 — Une Vue d'Espagne (\), 

Vente Visconli (185Zi), il\i fr. 

CANINI (2) (Jean-Ange) 

PEINTRE d'HISTOIRE; DESSINATEUR, GRAVEUR A l'eAU-FORTE ET 
EN PIERRES FINES. 

Né à Ronie^ en 1617 ; mort à Paris, en 1666; élève du Domini- 
QUiN et de Barbalonga. Il fut peintre de la reine Christine de 
Suède, pour laquelle il exécuta plusieurs tableaux. Voyez Passeri, 
Pascoli et Lanzù 

DESSINS. 

.1 — Le Martyre de saint Etienne. Dessin à la 
plume, rehaussé de blanc, et deux Paysages à la san- 
guine. 

Vente Mariette, 12 liv., avec une Bataille de Charles del C^ne, de 
Milan. 



(1) Canella a aussi dessiné des Vues d'Espagne sur pierre litho- 
graphique. Voyez Gabet, 

(2) En 1856, il est mort un excellent peintre du nom de Jean- 
Baptiste-Maes Canini, né à Gand, le 30 septembre 179/i, qui se trou- 
vait à Rome depuis 35 ans. (Voyez la Revue universelle des Arts, 

m, 192). 



— 260 — 

2 — Deux volumes contenant près de J20 dessins, 
bustes et figures en pied, d'Hommes et Femmes cé- 
lèbres de l'Italie (1), des vases, etc. Plusieurs sont 
dessinés avec soin à la pierre d'Italie, sur papier 
blanc. 
Vente Marietle^ 36 liv. 

GANLASSI. Voyez GAGNAGGI 

GANO (Alonzo ou Alphonse) 

PEINTRE d'histoire, SCULPTEUR ET ARCHITECTE. 

Mé à Grenade, le 19 mars 1601 ; mort dans la même ville, le 5 oc- 
tobre 1667 ; élève de Pacheo y Castillo et de Juan del Castillo. 
Il a été l'un des artistes qui ont le plus illustré l'Espagne sans en 
être jamais sorti. La douceur qu'il a donnée à quelques-unes de ces 
peintures lui ont fait donner le nom de VAlbane espagnol. Ce peintre 
a laissé un grand nombre d'élèves qui ont illustré son nom; partout 
il a laissé des preuves de sa fécondité et de son génie. Les ouvrages 
publics et principaux de Cano sont répandus dans toute l'Espagne 
et dans divers musées de l'Europe : Madrid, Municb, Suermondt 
(à Aix-la-Chapelle), etc. (2). VoyezPa/owimo, Bermudez, Quillet (3) 
et Ch. Blanc (Histoire des Peintres). 

1 — Saint Antoine recevant l'Enfant Jésus des 
mains de la Vierge. Gravé au trait dans l'ouvrage de 
Le Brun (II, n" 141). 

Vente Le Brun (1810), 6,650 fr., à Constantin. 

(1) Sans doute, ces dessins sont pour l'ouvrage dont il est parlé 
au deuxième volume des Estampes, page 51, 

(2) Le musée du Louvre n'en possède plus. 

1,3) Cet auteur cite encore deux peintres espagnols du nom de 
Cano, dont un, .îoachim -Joseph, mort en 178/i, faisait des copies des 

Meigcs de .Murillo, (|ui olaient très-eslimées. 



— 261 — 

2 — Repos de la Sainte Famille. La Vierge assise 
presse d'une main l'Enfant Jésus sur son sein, et, 
de l'autre, écarte, en détournant la tête, un linge 
qu'il vient de salir. Saint Joseph rit de ce petit acci- 
dent. Des anges embaument l'air avec des roses. 
82-61. 

Vente du comte de Lafbresl (7 mai 1822), ûOO IV.; — Francillon 
(1829)...? 

3 — Portrait de Lopès Vega, célèbre poète espa- 
gnol, vu jusqu'aux genoux. Il tient un livre d'une 
main et, de l'autre, montre une statue d'Apollon. 
Sur une table, des livres; sur l'un est écrit Laurel^ 
et, sur l'autre, Arcadia. 45-34. 

Vente La»duî;i//e (1826)...? (1). 

4 — Portrait en buste de saint Fernando, roi d'Es- 
pagne. Il est vu de face; ses cheveux tombent sur ses 
épaules. 11 est vêtu d'une cuirasse, recouverte d'une 
écharpe rouge, et tient une épée de la main droite. 
20-14. B. 

Même vente...? 

5 — Saint François stigmatisé. Le genou en terre, 
les bras élevés, il contemple, avec un ravissement 
d'esprit inexprimable, un séraphin ailé qui lui appa- 
raît dans les airs. 89-62. 

Vonte Bonnemaison (1827), 2,000 fr. 



(1) M. Waagen cite un tableau représentant ce personnage, qui 
se trouve chez le comte Hardwick, à Londres. 



— 262 — 

6 — La Vierge tenant dans 'ses bras, et recevant 
les pieux hommages de saint Bernard. 

Vente Hacquin, U3b fr. 

7 — Saint Joseph, en contemplation devant l'En- 
fant Jésus endormi, paraît se disposer à le couvrir 
d'un linge qu'il a à la main. 

Même vente, ZiOO fr. 

8 — L'Atelier de saint Joseph. Trois figures. 
54-65 cent. 

Vente Aguado (18Zi3), 800 fr. 

9 — Sainte Magdeleine dans sa grotte. Elle regarde 
l'image du Christ placée devant elle; des têtes de 
chérubins voltigent dans des nuages au-dessus d'elle. 
Sept figures. 100-80 cent. 

Vente AguadOy 705 fr. (1). 

10 — Jésus remettant les clés du Paradis à saint 
Pierre. Composition de 13 figures. 162-124 cent. 

y enle Aguado (18Zi3), 535 fr. (2). 

11 — Christ en croix et les Saints personnages de 
Içi Passion. 

Vente Aguado (2« vente du 21 avril 1843), 605 fr. 

12 — Saint Antoine de Padoue, à genoux devant 



(1) Il y avait 16 tableaux, sous le nom de Alonzo Cano, dans celte 
collection. 

(2) Retiré à ce prix, il fut revendu sous le nom de Vincent 
Jouanes au prix de 800 fr., à la seconde vente, le L>1 avril. 



— 263 •— 

rEiifant Jésus qui lui caresse le menton. 46 p. 8 lig.- 
53 p. 9 lig. 
Vente du cardinal Fesch (18Z|5), UiO fr. 

13 — Un Evêque donnant la communion à une 
jeune Fille. 87-43 cent. 

Vente du maréchal Soult (1852), 7,000 fr., au duc de Galeira. 

14 — Là Vision de saint Jean. Gravé au trait dans 
l'ouvrage de Réveil. 85-45 cent. 

Vente du maréchal Soult, 12,100 fr., au marquis d'Hertford. 

15 — La Vision de l'Agneau. Gravé dans l'ou- 
vrage de Réveil. 73-40 cent. 

Vente du maréchal Soult, 2,550 fr., au duc de Galeira. 

. 16 — La Vision de Dieu (1). 73-40 cent. 
Même vente, 3,700 fr., au duc de Galeira. 

17 — Sainte Agnès. Elle porte la main sur son 
cœur ; elle tient, de l'autre, la palme de son mar-^ 
tyre. 115-90 cent. 

Même vente (2), û,000 fr., à M. Mundler, pour la Russie. 

18 — La Sainte Vierge et TEnfant Jésus. 

Vente du musée espagnol, à Londres (1853), 210 liv. sterl. (3). 

19 — Descente de la Croix (ce tableau a été ac- 



(1) Ce sujet et les deux qui précèdent font partie d'une série de 
compositions tirées de l'Apocalypse. 

(2) Il y avait sept tableaux d'Alonzo Cano dans celte collection. 

(3) Il y avait 21 tableaux d'Alonzo Cano dans la collection du 
musée espagnol. 



— 264 •— 

quis à Cadix, d'un couvent de l'ordre de Saint-Fran- 
çois, au prix de 1000 fr.). 

Même vente, 50 liv. sterl. 

20 — Sainte Magdeleine. 
Même vente, 40 liv. sterl. 

21 — L'Ane de Balaain (acquis dans un couvent, 
à Cadix, au prix de 3,000 fr.). 

Même vente, 2ZiO liv. sterl. 

22 — La Vie.rge et l'Enfant Jésus (ce tableau avait 
été payé 500 fr.). 

Même vente, 200 liv. sterl. 

23 — Portrait d'Alonzo Cano dans un âge avancé. 
Même vente, 50 liv. sterl. 

24 — Portrait de don Pedro de Calderon de la 
Barca, poète et auteur dramatique, né en 1660, mort 
en 1687. Il était chanoine de Tolède. 

Même vente, liO liv. sterl., à M. H. Labouchère. 

, 25 — Jésus annonce à la Vierge ses douleurs fu- 
tures, i 59-206 cent. 

Vente de la collection Standisch (1), 68 liv. 5 sh. 

26 — Plusieurs Tableaux d'Alonzo Cano étaient 
exposés à Manchester. De ce nombre, son portrait 

(1) Il y avait trois tableaux d'Alon/o Cano dans cette colleclioh. 



— 265 — 

et Adam et Eve dans un paysage (i), appartenant à 
M. W. Stirling(2). 

DESSINS. 

27 — Sainte Catherine. 
Vente du maréchal de Tallard, 13 liv. 

28 — Trente-deux Dessins figuraient sous le nom 
d'Alonzo Cano, dans ia collection Standish, vendue 
avec la bibliothèque du feu roi Louis-Philippe, en 
décembre 1852. Ils ont produit, en huit articles, 
128 fr. 50 cent.; plusieurs ont été acquis pour le 
musée du Louvre. 

CANON (Jean-Louis) 

PEINTRE DE GENRE ET DESSINATEUR. 

Né à Paris, le 15 féviier 1809 ; élève de Dupont et de Charlet, 
dont il a été imitateur. On trouve trois tableaux et quarante-un 
dessins de ce maître, et quelques lithographies, dans le Catalogue 
de la vente de la collection du colonel Delacombe, en 1863. 

1 — Le Retour du roulier. Aquarelle. 

y enie Delacombe, I/4O fr. 

2 " — Le Curé de Meudon. Aquarelle. 
Même vente, 110 fr. 

3 — La Prière. Aquarelle. 
Môme vente, 86 fr. 

(1) Ce tableau a fait partie de huit peintures, qui se voyaient dans 
le couvent de Santa Maria de Las Cuevas at Seville ; elles sont men- 
tionnées par Bermudez, dans son Dictionnaire des Beaux-Arts, en 
Espagne, n vient de la collection Standiscli, où il a été vendu 22 liv. 
slerl., en 1853. 

(2) Auteur d'une Vie des Peintres espagnols. 



— 26G — 
CANOT (Philippe) 

PEINTRE DE GENRE. 

Cet artiste, qui vivait à la fin du xviii* siècle, est né en France. Il 
a travaillé à Paris où il parait être resté, et était frère du graveur de 
ce nom (voyez aux Graveurs, 2"' vol.). Il a peint des petits sujets 
de genre dans le goût de Chardin ; ils ont été gravés par Lebas. 

1 — Le Gâteau des Rois. Tableau gra\é par 
Le Bas, sous ce titre. 

2 — Le Souhait de la Bonne Année ou Grand-Papa 
et le Maître de Danse. Ces deux tableaux sont gravés 
sous ces titres. 

Vente Pilloi (le 6 décembre 1859)...? 



GANOVA (Antoine, Marquis de) 

PEINTRE, DESSINATEUR ET CÉLÈBRE SCULPTEUR (1). 

Né à Passagno, en 17Zi7 ; mort à Rome, en 1822. Voyez Missirini 
(Vie d'Antoine Canova, 182Zi, in-8°, fig.). Son portrait, peint en 
1792, est dans la galerie de Florence. Un autre, peint par F. Gérard, 
est dans le musée du Louvre. Ses œuvres de sculptures ont été gravés 
et forment un gr. vol. in-fol. atlantique, et il y a une réduction au 
trait, gr. in-8°. 

1 — Chevalier croisé, vu à mi- corps et tête nue, 
donné, par Canova, à M. Cacault aîné, alors ministre 
de France auprès du Saint-Siège, en J803. 
Musée de Nantes. 



(1) Une de ses statues, la Magdeleine, s'est vendue 63,000 fr. h 
la vente Sommariva, en 1839, et à la vente Aguado, on 4R43, 
59,500 fr. 



— 267 



DESSINS. 



2 — Bacchus enivre l'Amour. Dessin à la pierre 
d'Italie, rehaussé. 

Vente Poterlet (ISZiO), 20 fr. 

A la* vente de Samuel Woodburn, faite à Londres, 
en 1854, il y avait 105 dessins de Canova. 

GANTARINI dit LE PESARÈSE (Simon) 

PEINTRE d'histoire ET GRAVEUR A l'eAU-FORTE. 

Né à Oropezza, près de Pesaro, en 1612 ; mort à Vérone, le 15 oc- 
tobre 16Zi8; élève de Jacques Pandolfini et de Claudio Ridolfi. 
Il étudia les ouvrages du Guide, dont il imita si bien la manière, 
que la plupart de ses tableaux sont attribués à ce maître. Cantarini 
ouvrit une Ecole à Bologne, visita Mantoue, puis Vérone où il mourut. 
Ses tableaux sont à Rome, Florence, Vienne, Madrid, Munich, 
Dresde, Saint-Pétersbourg et Paris. 

1 — Saint Jean prêchant dans le déseii. 13 p. 
9 1ig.-17 p. C. 

Ventes du prince de Carignan, 809 liv.; — Angrand de Fontper- 
tuis (1), 606 liv.; — duc de Tallardy 800 liv. 

2 — Le Repos de la Sainte Famille. La Vierge, ''à 
terre, soutient l'Enfant Jésus qui lui tend les bras; 
près d'elle est saint Joseph. 15-21. B. 



(1) Gersaint qui, dans ce catalogue, paraissait douter de ce ta- 
bleau, dit que la plupart des connaisseurs le donnent au Pesarèse, et 
quoique ce tableau soit d'un mérite reconnu, il serait trop hardi de 
lui donner un nom, et il regrette que souvent un curieux, quelque 
beauté et quelque mérite qu'il accorde à un tableau, aime mieux être 
flatté par un nom apocryphe que de ne pouvoir lui en donner un. 



— 268 — 

3 — La Vierge assise au pied d'un arbre, dans le 
coin du tableau ; à droite, l'Enfant Jésus dort entre 
ses bras; saint Joseph, assis sur un tertre, dort, la 
tête appuyée sur la main gauche. 15-21. Ce tableau 
et le précédent ont été gradés à l'eau-forte par Canta- 
rini^ et le premier, par Gandolfi, pour le Musée 
Français, -et dans Filhol et Landon. 

\enies Pasquier (1755) (ce tableau et le précédent étaient attribués 
au Guide), 6,000 liv.; — Lalive de Jully (1770), les deux mêmes, 
5,830 liv.; — Prince de Conti (1777), 16,000 liv.; — Boilenu (1779), 
7,202 liv. (1) ; — Comte de Merle (178^), 15,200 liv. Le premier de 
ces tableaux qui, dans toutes les ventes que nous venons de citer, a 
été vendu sous le nom du Guide, est au musée du Louvre, sous le 
nom de Cantarini, depuis 1868. 

4 — Vénus, négligemment étendue sur une dra- 
perie bleue, caresse l'Amour, qui tient une de ses 
flèches. Ces deux figures sont entourées d'une guir- 
lande de fleurs de Maria Nuzzi dit Maria di Fiori, 
Peint sur marbre. 19-22. 

Ventes du prince de Conti, 2,601 liv.; — Solirène (1812), 800 fr., 
à Le Brun. 

5 — La Vierge assise, tenant l'Enfant Jésus dans 
Vses bras; saint Joseph est à ses côtés. 

Vente LeroMf/e (1778), 700 liv. 

6 — Jésus enfant et saint Jean assis sur un monti- 
cule. Jésus prend le mouton des mains de saint Jean 



(1) Cette vente, faite par Boileau, se composait en partie des ta- 
bloaux qui avaient été retirés à la vente ^u prince de Conti, en 1777. 



— 269 — 
qui lient la croix, sur laquelle on lit la légende Agnus 
Dei. 9-1 1 . 

Vente Le Brun (1791), 851 fr. 

DESSINS. 

7 — Cent quarante-cinq Dessins, dont la mort de 
saint Joseph (1), saint Benoit guérissant un possédé, 
tableau de Louis Carrache dans le cloître de Saint- 
Michel en Bosco. C'est sur le dessin très-terminé que 
Pesarèse a gravé son estampe à l'eau-forte. La Trans- 
figuration; les Apôtres saint Pierre, saint Jean et saint 
Paul discourant ensemble; la Vierge reçue dans le 
ciel, et saint Antoine adorant le Christ mort entre les 
bras de Dieu le Père; Mercure endormant Argus, 
dessin arrêté, fait à la sanguine, sur lequel le Pesa- 
rèse a gravé son estampe (2) . 

Vente Crozat, en sept lots, 188 liv. 5 sous. 

8 — L'Enlèvement d'Europe, au crayon rouge. 
Cantarini a fait une estampe de ce dessin qui vient de 
la collection Crozat. 

Vente du maréchal duc de Tallardj 80 liv. (3); — Lempereur 
(1773), 38 liv. avec Teslampe. 



(1) Ce dessin et 11 autres (vente Crozat, n" 600) ont été achetés 
Zi8' liv. par Mariette, qui les vendit au roi (Musée du Louvre). 

(2) Les dessins ci-dessus viennent presque tous du comte Malvasia 
ou du Pasinelli, qui les avaient recueiUis avec grand soin du vivant 
du Pesarèse. On y retrouve presque tous les dessins que ce peintre 
gracieux avait faits pour parvenir à ses gravures; c'est-à-dire, ces 
mêmes dessins que le Guide prisait si fort et qui lui avaient causé 
quelque ombrage. 

(3) Ce dessin avait été acheté par Huquier, avec 23 autres, 13 fr., 
à la vente Crozat (n" 60Zi); il le revendit 7'J liv., au duc de Tallard. 

II (Ub.) 18 



— 270 — 

9 — Loth et ses Filles quittant la ville de Sodome. 
Dessin exécuté avec feu, à la plume, la\é au bistre et 
rehaussé de blanc. 

Vente du 18 avriH803, 63 fr. 

10 — Saint Luc peignant la Vierge, qui tient son 
divin Fils dans ses bras. Dessin à la plume, beau et 
précieux, ombré à la sanguine. 11 est gravé par Bar- 
tolozzi. 9 p. 9 lig.-7 p. 6 lig. 

Vente Langlier, lO/i liv. 

1 1 — Vingt-neuf Dessins : Moïse sauvé des Eaux, 
Sainte Famille, Saint Evêque au pied de la croix, etc. 

Vente Silvestre (1810), en trois lots, Z|0 fr. 

GANUTI (Dominique-Marie) 

PEINTRE d'histoire ET GRAVEUR A l'eAU-FORTE. 

Né à Bologne, en 1620 ; mort dans la même ville, le 6 avril 168Zi, 
à l'âge de 6/i ans ; élève du Guide. Voyez la Vie de Canuti, par le 
chanoine Crespi. Ses tableaux sont à Rome, à Bologne (1) et à Pa- 
doue. « Cet artiste, dit Lanzi, était regardé comme le meilleur 
peintre à fresque de son temps. Cacciola (Jean-Baptiste) a été un de 
ses bons élèves. Le Manolessi a décrit les travaux faits par le 
Canuli dans la bibliothèque de Bologne. Bonavera et RoUinus ont 

gravé d'après lui. 

* 

DESSINS. 

1 — Dix-huit Dessins, dont celui du plafond. 



(1) « On admire dans Téglise de Bologne, dit Lanzi, une Déposi- 
tion de Croix à la lumière des flambeaux, dont on trouve plusieurs 
copies, et que l'on appelle communément la Nuit du Canuli, puis un 
Saint-Michel qui, peint, en partie, dans le cintre, et, en partie, 
dehors, passe pour un chef d'œiivre de perspective. 



— 271 — 

peint par le Canuli, dans le palais Ma rescotti, à Bo- 
logne, représentant l'Apothéose d'Hercule. 

Vente Crozat, 72 liv. 2 sous. — Le dessin seul du plafond de VX- 
pothéose d'Hercule, vente Huquier (1772). Zi8 liv. (1). 

2 — Saint Jérôme et trois Anges dans une Gloire. 
Très-beau dessin à la plume, sur papier teinté de 
rouge et rehaussé de blanc. 14 p. 3 Iig.-8 p. 9 lig. 

Vente Jullienne, ]00 liv. 

3 — Trois Sujets divers, dont Bacchus confié aux 
Cory hautes; à la plume et au bistre. 

Vente Manette, 36 liv. 

4 — Un Concert de Musiciens. Dessin à la plume 
et lavé. 

Ventes Lempereur (1773) (avec deux dessins de Bernard Pocetti), 
Zi8 liv.; — du prince de Conti (1777), 38 liv.; — Saint.Morys (1786). 
301 liv. 

GAPASSINI (Jean) 

PEINTRE. 

Nous n'avons aucun détail sur cet artiste, qui vivait au xvi"' siècte, 
et que Siret ne cite même pas. 

1 — Portrait d'un jeune Etudiant, une fraise au 
cou et un feutre sur la tête. On remarque, à la partie 
supérieure du tableau, une espèce de rébus, une 
boule et une colonne figurée, et les lettres i. v. c. i. 
A. L. M., 1577. Jl y a, au revers du tableau qui est 



(1) Ce dessin se retrouve dans la collection Paignon-Dijonval, 
avec huit autres dessins décrits au catalogue. 



— 272 — 

sur bois, une inscription, et, au-dessous, on lit : 
Joannes Capassini Florentino pinxit, anno 1577 , 

Musée ir Avignon. 
GAPELLE ou GAPPELLE (Jean Van de) 

PEINTRE DE PAYSAGE ET DE MARINE. 

On n'a pas de renseignements sur ce peintre. On sait qu'il naquit 
à Amsterdam, et y reçut le droit de bourgeoisie, en 1653 (1). Le Brun^ 
qui a fait graver un tableau de Van Capelle, dans son ouvrage de la 
Galerie des Peintres Flamands et Hollandais, dit : « Si les historiens 
eussent parlé de cet artiste, ils auraient rendu service à quelques 
amateurs qui se seraient tenus en garde contre ses tableaux qu'on 
leur a souvent vendus comme étant de Van den Velde, auquel ce 
maître ne peut être égalé, quoique néanmoins ses productions soient 
d'un vrai mérite. J'ai vu vendre des tableaux de ce maître, en Hol- 
lande, 7 et 800 florins; si on les eût mis en vente, à Paris, ils n'au- 
raient pas été à la moitié de ce prix, faute d'être connus. » 

1 — Vue de la Meuse, prise du côté du port de 
Dort. 3-i-48. 

Vente par Paillet (3 février 1789, tableaux venant de l'étranger), 
801 liv. 

2 — Une Vue de Port de Mer, auquel vient d'a- 
Ijorderun bateau à voile; on voit encore une barque 
remplie de divers personnages. 15-16. 

Vente par Paillet (28 avril 1790), IZiO liv. 

3 — Marine. Vue d'une grande étendue de mer 
par un temps calme; sur le devant, deux barques à 



(1) Il y a, au musée d'Amsterdam, un tableau de Van Capelle dalé 
de 165U. 



- ^ 273 — 
TanGie, et, à peu de distance d'une jetée, une barque 
échouée sur le sable. 13-15. B. 

Vente par Henry (17 novembre 1822), 181 fr. 

4 — Vue de Mer. Sur une mer calme, on voit un 
\ aisseau chargé de foin, dont un batelier déploie la 
voile; dans l'éloignement, plusieurs navires qui font 
route. Un arc-en-ciel se dessine au firmament. 12 p. 
2lig.-17 p. 10 lig. B. 

Vente Slier d'Aertselaer (1822), 235 norins. 

5 — Patineurs s'amusant sur un canal glacé au 
delà duquel on voit un moulin à vent. 10-13. B. 

\eï\ieLaneuville{tS26),iOSir. 

6 — Marine par un temps calme Deux vaisseaux 
de haut-bord; des barques de pêcheurs et des bâti- 
ments marchands sillonnent le fleuve en divers sens. 

Vente du comte d'Argentré (1839), 310 fr. 

7 — Vue d'un Canal de Hollande où voguent en 
plusieurs sens de nombreuses barques de pêcheurs. 
Sur le premier plan est une barque qui semble con- 
duire quelques passagers vers un yacht chargé de 
plusieurs personnages diversement groupés. Cette 
composition, d'un etfet magique, est digne de Cuyp. 
73-05 cent. 

Vente Wellesley (Bruxelles, 18Zi6), 2,500 fr. (1). 



(1) Il y avait dans cette vente une autre Marine de Van Gapelle ; 
elle a été vendue 1,300 fr. 



— 274 — 

8— Une Marine, 37-31. B. 

Vente de Madame Gentil de Chavagnac (1864), 315 fr. 

9 — Marine. Plusieurs barques et navires voguent 
sur une mer calme. Au premier plan, sur la grève, 
un marin chargé d'une hotte, et deux hommes oc- 
cupés à débarquer le produit de leur pêche. 

Vente Pierard, de Valenciennes (1860), 3,000 fr. 

— Burger cite deux tableaux de Capelle dans le 
musée de Rotterdam et dans la galerie d'Aremberg, 
à Bruxelles ; celui de cette galerie représente l'em- 
bouchure de TEscaut et est signé J,-V, Cappelle. 

Waagen dit (Manuel de l'Histoire de la Peinture, 
m, 204) : Van de Capelle est encore un de ces 
peintres qu'on ne peut apprécier exactement qu'en 
Angleterre... D'admirables spécimens de ce maître 
ornent les galeries les plus accessibles d'Angleterre. 
(Voyez Trésor d'Art, III, IV). Un tableau représen- 
tant une Vue de la Ville de Bréda, daté de 1653, est 
dans la collection Henderson. Un est aussi gravé 
dans la galerie Stafford. 



DESSINS. 

10 — Scène d'Hi\er. Sur une rivière prise par la 
glace, plusieurs personnes jouent au jeu de kolf. 



- 275 — 
Dessin lavé à l'encre de Chine. Collection Gol de 
Frankestein (1833). 

Vente Cranemburg (1858), 67 fr. (1). 

GARAFFE (Armand-Charles) 

PEINTRE d'histoire, DESSINATEUR ET GRAVEUR A l'EAU-FORTE 

Né en 1761; mort à Paris, en 1816 ; élève de Louis Lagrenée. Il 
exposa, en 1799, un grand nombre de dessins, vues de Rome et de 
Turquie où il avait séjourné, e4 aussi, vers cette époque, parut son 
tableau : L'Espérance soutient le Malheureux jusqu'au Tombeau (2). 
Selon DMSsîewa;(page Zi22), il passa en Russie, en 1801, et séjourna 
dix ans à Sair^t-Pétersbourg, comme peintre de la cour, et revint à 
Paris, en 1812. Son tableau du Serment des Horace a été gravé, en 
Angleterre, par Laurent (3). Garaffe a fait un assez grand nombre de 
dessins allégoriques, dont plusieuis relatifs à la Révolution. Voyez 
lienouvier (Histoire de l'Art pendant la Révolution, p. 122). 

DESSINS. 

1 — Médecin arabe administrant des secours à un 
Turc. Groupe de six demi-figures. Dessin à la pierre 
d'Italie et colorée sur papier blanc, signé A, Caraffe, 
1789, à Smyrne. 

Vente Brun-Neeryaard (181Zi), 60 fr., avec quatre autres dessins. 



(1) Un dessin de Capelle est gravé en fac-similé dans l'ouvrage de 
PIoos Van Amstel. Josi dit que les dessins de ce maître étaient rares 
et qu'ils se payaient 10 louis. 

(2) Ce tableau a été gravé par Desnoyers, comme prix d'encoura- 
gement ; la planche est à la Chalcographie du musée du Louvre. 

(3) Ce tableau est dans la collection du prince de Youssoupof, h 
Arkangelski. près Moscou. 



— 276 — 

2 — Scènes turques. Le trait à la plume et légè- 
rement colorié. 

Vente Devoir (1824), 60 fr. 

3 — Le sujet sévère d'un Proscrit condamné à 
boire la ciguë. 

Vente Constantin (1830), 66 fr. 

4 — La Sagesse s'efforçant vainement de retenir 
l'Innocence, que le Plaisir entraîne dans un abîme. 

Vente Brunet, architecte (1830). .•? 

5 — La Mort de Socrate. Grande composition ; 
dessin au crayon. 

Vente par Perignon (Zi avril 1820)...? 

6 — L'Amitié console l'Amour des rigueurs du 
Temps et de la Fuite des Grâces. Dessin à la pierre 
d'Italie. 

Vente Po^er/fi (1840), 20 Ir. (1). 

7 — Danse d'Almes h Gonstantinople. Dessin co- 
lorié. Caraffe, 1799. 

Vente par DHios (le 24 janvier 1862)...? 

». 

G A RAVAGE (Michel- Ange Amerighi ou Mougi dit le) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Caravagio, dans le Milanais, en 1569; mort à Porlo-Ercole, 
en 1609. Se rendit à Venise où il étudia le Giorgion, et s'établit à 
Rome où l'emportement de son caractère lui suscita des querelles qui 
l'obligèrent de s'enfuir à Naples, d'où il se rendit à Malte et y fut 

(1) Il y avait quatre dessins de Caraffe dans cette vente. 



— 2^7 — 

reçu chevalier; de nouvelles querelles le lirent mettre en prison, d'où 
il s'échappa pour retourner à Rome ; mais il mourut d'une fièvre vio- 
lente pendant ce retour. Des tableaux du Caravage sont à Naples, 
Venise, Rome, Florence (portrait du Caravage), Dresde, Londres, 
Vienne, Munich, Saint-Pétersbourg et Paris. Parmi ses nombreux 
élèves ou imitateurs, on remarque Manfrede, Le Valentin, Léonello, 
Spada, Carlo Saracini, Mario Minuti et le Ribera, qui rivalisa avec lui 
dans le tableau de sa Descente de Croix, qu'il fit à la Chartreuse. 
Yojez Lanzi, Baldinucci, Belloriei Waagen (Trésor d'Art, III et IV), 
qui citent les principaux tableaux de Caravage, qui se trouvent dans 
les collections anglaises, et ceux exposés à Manchester. Ch. Blanc 
(Histoire des Peintres; et Clément de Ris (les Musées de Provinces). 

1 — Portrait du Caravage, peint par lui-même. 
Gravé dans la Galerie d'Orléans. 

Vente D'Orléans, à Londres (1800), UO guinées (1). 

2 — Le Songe d'Élie. Deux figures plus qu'à 

demi-corps, 36-30. 

Ventes du prince de Conti, 899 liv. 19 sous ; — Boileau (2« vente 
Conti, 1779), 160 liv. ; — Cardinal Fesch (18ù5), Zi60 fr. (2). 

3 — Crucifiement de saint Pierre. Grand tableau 
de galerie. 

Vente Bertrand (1802), 2,400 fr. 

4 — Sur un théâtre en planches, un charlatan et 
ses acolytes haranguent une foule de curieux, qui 
écoutent le récit des cures merveilleuses opérées par 
ses drogues. 28-36. 

Vente par Roux, du Cantal (7 mars 1825), 339 fr. 

5 — Un Èvangéliste prêt à écrire. Lithographie 

(1) Il y avait quatre tableaux du Caravage dans cette galerie. 

(2) Il y avait, dans cette collection, 15 tableaux du Caravage et de 
son école, dont les Douze Apôtres. 



— 2T8 — 

dans l'ouvrage : Monument des Arts du Dessin, etc. 
46-34. 

Ventes Denon {iS26), 301 fr.; — Brunei-Denon (I8/16), 316 fr. 

6 — Mort d'Orion. 

Vente de Madame Liolard (Amsterdam, 1827), 1,000 florins. Au 
musée d'Amsterdam. 

7 — Martyre de saint Sébastien. 11 est étendu à 
terre, et deux femmes pieuses soignent ses bles- 
sures (1). 

Vente du prince Demidoff {S avril 1839), 260 fr. 

8 — Saint Sébastien. 

Vente du baron Gros (1835), 120 fr. 

9 — Jésus et les Disciples d'Emmaiis (2). 
Vente du baron Favier (1837), 3,500 fr. 

10 — Agar répudiée par Abraham. 

Vente Sommariva {iS39) , 1,080 Ir., à M. Gouvello. 

11 — Mort de Saint François. 190-142 cent. 

, Vente du maréchal Soult (1852), 505 fr. 

12 — Portrait de don Alvaro de Bazan. 

Vente de la Galerie Espagnole, à Londres (1853), 155 liv. slerl. 
(ce tableau avait été payé 300 fr.). 



(1) Dans la vente du cardinal Fesch est décrit un tableau du Cara- 
vage représentant sainte Irène pansant les plaies de saint Sébastien. 
H a été vendu 18 écus romains. 

(2) U y a un tableau de ce même sujet à la Sattonnl GaUertj, i\ 
bondres; il vient de la galerie Borghèse. 



— 279 — 

13 — La Vierge au Rosaire. Grav('' par L. Vorster- 
mann(l). 

Musée du Belvédère, à Vienne. 

14 — Portrait en pied d'Alof. de Vignacourt, grand 
maître de l'ordre de Malte, en 1601 (2). Gravé dans 
le Cabinet Crozat^ par N. Larmessin. 

15 — Portrait présumé du Caravage. Il est coiffé 
d'une espèce de chaperon d'étoffe jaune, orné d'une 
plume rouge. Sur son pourpoint est passée une 
écliarpe, et sa main droite tient un éperon d'or. 
57-46 cent. 

Vente du comte Pourtalès, 739 liv. 

DESSINS. 

16 — Vingt-quatre Dessins de ce maître, dont une 
Assemblée de Joueurs (dans ce nombre, il y a quatre 
dessins du Feti) . 

Vente Crozat, en trois lots, 6U liv. 

17 — La Vocation de saint Mathieu. Composition 
de six figures. On en connaît le tableau dans l'église 
Saint-Louis, à Rome. La rareté des dessins de ce 



(1) Il y a une copie de ce tableau dans l'église Saint-Paul, à An- 
vers, où était autrefois l'original. 

(2) Bellori dit que le Caravage reçut pour ce portrait la croix de 
chevalier de Malte, une chaîne d'or et deux esclaves. Ce tableau vient 
de la collection Hoursel. Voyez la note du livret (1852) du musée du 
Louvre. Ce musée possède quatre tableaux du Caravage dont celui do 
la Mort de la Vierge, qui vient de Charles I"' et de .labach; il est 
gravé dans Croznt, le Musée Boynl et dans Filhol et Landon. 



— 280 — 

maître rend encore celui-là plus précieux, étant très- 
terminé, à la pierre noire, rehaussé de blanc. 

Vente Mariette^ 23 liv. 19 sous. 

18 — Le Martyre de saint Pierre, d'une composi- 
tion savante, d'une plume spirituelle et largement 
lavée de bistre. 

Vente Mariette, 96 liv., à Lempereur. 

19 — L'Adoration des Bergers. Grand dessin en 
hauteur, au bistre et rehaussé de blanc. « Ce dessin, 
dit le Catalogue, est digne de Raphaël, et nous se- 
rions tentés de le lui attribuer. » 

Ventes du prince de Conti, 600 liv.; — Boileau (2^ vente Conli), 
382 fr., àBasan. 

20 — Une Tête de Rieur. Dessin à la sanguine ; 
il a été gravé à la manière du dessin par D'Argen- 
ville, et vient de sa vente faite, en 1778. 

CAR A VAGUE ou GARAVAGGA (Louis de) 

PEINTRE DE PORTRAIT. 

Cet artiste, qui u'esi pas cité par Siret, est né en Gascogne et mort 
en Russie, en 1752. Il a peint, à la miniature et à l'huile, plusieurs 
portraits de Pierre Legrand, qui ont été gravés par Alex. Massard, 
Langlois et Soubeyran, et ceux des impératrices Anne et Elisabeth 
de Russie, gravés par Pinsio dans OEdieuvre. Voyez Dmsieux, 
p. 400. 

GARBAJAL ou CARABAJAL (Louis de) 

PEINTRE d'histoire, SCULPTEUR ET ARCHITECTE. 

Né à Tolède, en 1534; mort à Madrid, en 1613. Carbajal fut élève 
de Jean Villokdo el poinlre de Phihppe If, roi d'Espagne. A Tâge 



— 28( — 

de 22 ans, il peignit divers tableaux pour TEscurial, de 1580 à 1582 
(plusieurs de ces tableaux sont à Madrid), et il exécuta à fresque les 
angles du grand Cloître de l'Escurial, représentant la Nativité, TAp- 
parilion des Anges, la Cii'concision^ l'Adoration des Rois, les Noces 
de Cana et le Baptême de Notre-Seigneur. « Ces compositions, dit 
Quillet (Dictionnaire des Peintres Espagnols), placent, avec raison, 
Carabajal au rang des grands peintres. Ses tableaux sont à Madrid 
et à Saint-Pétersbourg. 

1 — La Magdeleine. Elle est assise devant une 
table en pierre, tenant dans ses mains une tête de 
moii, posée sur un livre ouvert. 97-71 cent. 

Vente de Guignes {IShà), 161 fr. 

GARDI dit GIGOLI ou GIVOLI (Louis) 

PEINTRE d'histoire, ARCHITECTE, POÈTE ET MUSICIEN. 

Né au bourg de Cigoli, près Florence, le 12 septembre 1559; 
mort à Rome, le 8 juin 1613, où il avait été chargé de travaux im- 
portants par le pape Paul V qui, pour le récompenser, le fit nommer 
chevalier de Malte. Cardi reçut des leçons de Santi di Tito, et étu- 
dia les ouvrages du Baroche et du Corrége et ceux des maîtres véni- 
tiens ; il a eu de nombreux élèves et a laissé un traité de perspective 
et d'architecture, dont son frère Sebastiano a gravé les planches. Ses 
tableaux sont à Rome, Florence, Madrid, Bruxelles, Vienne, Saint- 
Pétersbourg, Munich, Paris, dans la collection Lucien Bonaparte, etc. 
Voyez Baldinucci, ei Waagen (Trésor d'Arl) qui décrit une Adora- 
tion des Rois, ouvrage important exécuté pour la famille Albrizi ; et 
d'autres tableaux de Cardi dans les collections anglaises. Voyez Hei- 
necken (Dictionnaire des Artistes) pour l'œuvre gravé de Cardi. 

\ — Job sur son fumier est visité par sa femme et 
ses amis. 73-50. Ce tableau provient de la galerie 
Feroni, à Florence. 
Vente Solirène (1830), 220 fr. 

2 — Sainte Agathe, résignée aux souffrances de 
son maître, semble porter ses regards vers ses bour- 



— 282 — 

reaux auxquels elle va livrer son sein, qu'elle dé- 
couvre elle-même. 

Vente Biondi (1839), 1860 fr. 

3 — La Vierge assise à l'ombre d'une touffe d'ar- 
bres tient, sur ses genoux, l'Enfant Jésus endormi; 
près d'elle, le sac dont Joseph se chargea dans la 
Fuite en Egypte. 145-112 cent. 

Vente Dubois (18ZiO), Zi81 fr. 

4 — Cosme P', élu duc de Ferrare, à l'âge de 
dix-huit ans. Il est habillé de deuil, entre deux 
dames également en deuil; deux seigneurs agenouil- 
lés à ses pieds et d'autres debout semblent venir lui 
faire acte de soumission et de fidélité. 72-78 p. 

Vente du cardinal Fesch, 74 écus romains. 

• 5 — La Vierge et l'Enfant Jésus. 

Vente Moret (1). 

6 — Pilate se lavant les mains. 49 p. 6 lig.-o9 p. 
Il est dit au Catalogue : « Imitation de Cigoli. » 

Vente du cardinal Fesch (2), 70 écus romains. 

7 — Saint François en contemplation. 

Musée du Louvre. — Ce tableau était compris dans ceux acquis de 
M. Scitivaux, en 1821, pour la somme de 100,000 fr. 



(1) Il est dit au catalogue que ce tableau provient de la collection 
du cardinal Fesch ; nous ne le trouvons pas indiqué au catalogue de 
celte collection. 

(2) Il y avait encore, dans celte collection, une Magdeleine, de 
Gardi, qui fut vendue 38 écus romains. 



— 283 — 



DESSINS. 



8 — Quatorze Dessins, dont le Baptême de sainte 
Prisque, par saint Pierre, et le Boiteux guéri à la 
porte du Temple. 

Vente Crozat, 78 liv. 10 sous. 

9 — Le Baptême de sainte Prisque, par saint 
Pierre. Sujet en hauleur. Belle composition à la 
plume, lavée d'indigo. Ce dessin vient de Crozat ; il 
a été gravé par C. Galle. 

Vente Mariette, 100 liv. (1). 
GARDISGO dit MARCO GALABRESO (Marc) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né en Calabre, en 1535 ; se fixa à Naples où il resta toute sa vie ; 
eut une existence paisible et de grands succès [Siret, p. 168). On 
vante surtout la Dispute de saint Augustin dans Téglise de ce nom, 
à Aversa. Lanzi (II, 369). 

DESSIN. 

1 — L'Ange apparaissant à saint Paul et lui an- 
nonçant d'aller à Éplièse. Dessin en hauteur, d'un 
bel effet, au bistre, rehaussé de blanc. 

Vente Mariette, US liv. 



(1) Ce dessin se retrouve dans la colleclion Paignon-Dijonval. Il 
a été gravé par Scaciati. 



— 284 — 
GARDUGHO ou GARDUGGI (Vincent) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

M à Florence, en 1585 (1) ; mort à Madrid, en 1638 ; élève de son 
frère Barthélémy Carducho (2). Vincent, comme son frère, jouit de 
la faveur des rois Philippe II et Philippe Ilf, dont il fut aussi le 
peintre, et il fut chargé de décorer le cloître de la Chartreuse del 
Paular. Ce maître est auteur d'un Dialogue sur la Peinture, publié à 
Madrid, en 1633, in-/i°, et le musée de Madrid possède de lui neuf 
tableaux. Voyez Palomino, Baldinucci et Lanzi. 

. ^ 

1 — La Transfiguration. 11 est dit au Catalogue : 
(c Les ouvrages de Carducho ont beaucoup d'analogie 
avec ceux de Philippe de Champagne. » 

Vente de Trélon {iSliO) ; mis à 1,200 fr., retiré faute d'enchères. 

2 — Portrait de Vincent Carducho. 

Vente de la Galerie Espagnole (1853), 32 liv. sterl. Exposé à Man- 
chester. Il appartient à M. Stirling, qui l'a fait graver dans son ou- 
vrage des Annales des Peintres Espagnols. 

3 — Sainte Famille. 

Vente de la Galerie Espagnole, 25 liv. sterl. 

4 — Un Dominicain et Deux Franciscains adres- 
sent des prières pour la conservation d'un monu- 
ment religieux, élevé par les moines de l'ordre. Ce 
tableau est signé. 

Vente de la Galerie Espagnole (1853), 16 liv. 10 sh. 



(1) Siret dit 1578. Le livret de Madrid dit 1585. 

(2) Né à Florence, en 1560 ; mort au château del Prado, près Ma- 
drid, en 1608; élève de F. Zuccharo, qu'il accompagna en Es- 
pagne, où il travailla à l'Escurial. Il a trois tableaux an musée de 
Madrid. 



— 285 — 
CARENO ou GARRENO DE MIRANBA (Jean) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

INé à Avilès, dans les Asturies, en I6IZ1; mort à Madrid, en 1685 ; 
élève de Pierre de las Guevas; il fut employé par Velasquez pour 
peindre à fresque dans le Palais-Royal de Madrid. Ces ouvrages 
plurent tellement à Philippe V, qu'il le nomma son premier peintre, 
en 1669. Careno fit plusieurs fois le portrait de ce prince et celui de 
Charles II d'Espagne, dont il avait aussi su captiver la bienveillance; 
ce maître avait fait des études nombreuses de Tœuvre de Van Dyck, 
et, de plus, a suivi de très-près les traces de Velasquez, surtout dans 
ses portraits. Ses ouvrages sont très-répandus en Espagne, et il a eu 
un très -grand nombre d'élèves, parmi lesquels on remarque Cabe- 
zalero, Donozo, Ledesma et Salomayor. On compte six tableaux au 
musée de Madrid, et aussi à Berlin, Saint-Pétersbourg, Londres, etc. 
Voyez Quillet (1) (Dictionnaire des Peintres Espagnols), Siret, 
p. 169. 

1 — Charles II, dernier roi d'Espagne, de la mai- 
son d'Autriche. Il est représenté à mi-corps, tenant 
son chapeau de la main gauche. 38-36 (2). 

Vente Quintin Craufurd...'} 

2 — Portrait équestre de Charles II, roi d'Espa- 
gne. 200-132 cent. 

Vente Agmdo (18^3), 180 fr. 

3 — Charles II, roi d'Espagne. 
Vente du roi Louis-Philippe /" (1851), 161 fr. 

4 — Charles II, roi d'Espagne. Le fond du ta- 

(1) Cet au leur dit : « On a de Carreno des gravures à l'eau- forte, 
dont Palomino fait assez de cas. Nous n'en avons jamais rencontré, 
ni trouvé citées par aucun Chalcographe. » 

(2) Un portrait de ce même personnage se voit dans la collection 
Suermondt, k Aix-la-Chapelle. 

II (tab.) 19 



— 28G — 

bleau représente le F*alais de l'Escurial, avec la dé- 
coration telle qu'elle était sous le règne de Phi- 
lippe IV (appartient à M. Evelyn Denison). 

Vente de la Galerie Espagnole, à Londres (1853), 95 liv. sterl. Il 
avait été payé 1,500 fr. k Madrid, et il provenait originairement de 
la collection particulière de TEscurial. 

5 — Don Juan d'Autriche, fils naturel de Phi- 
lippe lY, portrait en buste exposé à Manchester, 
ainsi que le précédent. Voyez Stirling (III, 1001). 

— Waacjen (Trésor d'Art, IV, 481) cite de Car- 
reno une Immaculée-Conception, le même sujet qu'a 
tant de fois traité Murillo. (Coll. Mathew Anderson.) 

GARESME (Jacques-Philippe) 

PEINTRE DE GENRE ET DESSINATEUR DE BACCHANALES. 

Né vers 17/iO ou illxb; mort à Paris vers la fin du xviii® siècle ; 
il obtint le second grand prix, en 1761, sur son tableau de Judith 
et Ilolopberne; il fut agréé à l'Académie, en 1766; par suite de dif- 
férends avec cette Académie, il en l'ut exclu, en 1778. Caresme a ex- 
posé au Salon de 1767 et à ceux suivants jusqu'en 1777 (Cabinet de 
TAmateur, III, llû). Voyez la critique qu'en fait Diderot dans les 
années 1767 et 1769. On cite encore de notre artiste deux tableaux, 
la Naissance de la Vierge et l'Annonciation, qui sont dans la cathé- 
drale de Bayonne, et encore un Saint Louis, dont il est question dans 
les Tablettes renommées, en 1773. Caresme a fait encore un grand 
nombre de dessins coloriés, à l'aquarelle et à la gouache, et qui re- 
présentent des Bacchanales de Satyres et de Nympbes; plusieurs ont 
été gravés en couleur, par Janinet, et aussi par Flipart et autres. Voyez 
une Notice sur Caresme, par M. Paul de Mantz, dans la Chronique 
des Arts, pages 5 et 70, année 1862. On voit une Sainte Famdle, 
miniature sur cuivre, au musée de Nantes, el des Baigneuses, aqua- 
relle, au musée de Bordeaux. Renouvier (Histoire de l'Art pendant la 
Kévolution, p. 175) cite plusieui's compositions relatives à la Révo- 
lution, gravées d'après les dessins de Caresme. A la vi?nle Nodier, en 



— 287 — 

1846, il y avait un exemplaire du poème Le Balais, par Du Laurens, 
en 1760, ornés de 19 gouaches deCaresme (vendu l/i9 fr. 50 cent.). 
Demarteau et Janinet ont gravé d'après Caresme. 

1 — L'Annonciation. Esquisse du tableau d'autel 
fait, en 1768, pour la cathédrale de Bayonne. 

Vente L. de Saint-Vincent (1852)...? 

2 — Jupiter et Semelé. Ce morceau est savant de 
touche et bien composé. 11-13. 

Vente par Paillet (17 février 177Zi)...? 

DESSINS. 

3 — Une Bacchanale. Dessin colorié. 7 p. 9 lig.- 
9 p. 9 lig. 

Vente de M. Pelt et M, de D. (177/i), Zi8 liv. (1). 

4 — Une Tabagie. 3 p. 9 lig.-5 p. 3 lig. 
Vente Blondel de Gagny, 100 liv. 

5 — Une Bacchanale de Satyres et de Bacchantes. 
16-10. A la gouache. 

Vente Godefroy (1785), 100 liv. 

6 — Bacchanales. Composition de 15 figures. Ce 
dessin, colorié et précieusement terminé, réunit tout 
ce que l'on peut désirer de cet artiste. 8 p. 6 lig.- 
12 p. 

Vente Artaud (1791)...? 

7 — Une jeune Femme présente un enfant à la 



(1) Il y avait quatre dessins de Caresme dans cette collection. 



— 288 — 

déesse de l'abondance. Composition de plusieurs 
figures. 
Vente Brun-Neeryaard (I8IZ1), 26 fr. 

8 — Une gouache représentant plusieurs jeunes 
Filles déposant leurs offrandes devant la statue de 
Cybèle. 

Vente Michallon (1818), 50 fr. 

9 — Scènes de Débauche au Cabaret. Deux aqua- 
relles faisant pendant. On lit Ph, Caresme, 1790. 

Vente Roger (ISZil), 58 fr. 

10 — Bacchanale. Deux dessins lavés à la sépia. 

Vente Odiot (1850)...? 

1 1 — Bacchanales, Satyres et cinq Bacchantes ; 
près d'un Terme, la signature et la date de 1780. 

Vente par Vignères (22 décembre 1856), 57 fr. 

12 — Une Baigneuse. Miniature. 

Vente par Laneuville (2 mars 1857), 75 fr. 

13 — Danaé. Gouache. 

Ventes par Laneuville (2 mars 1857), 81 fr. (1); — F. V. (Villot, 
* lS6/i), 128 fr. 

GARIANI (Jean) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Ce maître, sur lequel on n'a pas de détail, était de Bergame ; con- 
temporain du Titien, que quelques auteurs lui donnent pour maître ; 



(1) Il y avait quatre gouaches et minialures de Caresme dans celle 
collection. 



— 289 — 

élèvo. de Palma le Vieux, de Lorenzo Lotto et du Giorgion dont il 
a été imitateur. Ses tableaux sont à Berlin et à Vienne. Voyez 
Tassi et Lanzi, Ce dernier dit avoir vu, à Milan, une Madone en- 
tourée de plusieurs Saints, avec la date de 151^. 

1 — Une jeune Femme en Cérès, qu'une tradition 
dit être Violente fille de Palme le Vieux et maîtresse 
du Titien. 33-36. B. 

Vente Celloti (1807), 361 fr., à Lafontaine. 

2 — La Vierge assise sous un groupe d'arbres et 
entourée de saint François d'Assise, saint Antoine, 
saint Pierre, saint Paul et saint Antoine de Padoue. 

Vente du comte de Pries (1826), 705 fr. 

GARLE DE MOOR. Voyez MOOR 

GARLETTO. Voyez GALIARI 

GARLEVARIS dit ZENOBIO (Lucas) 

PEINTRE DE VUES d'ARCHITECTURE ET GRAVEUR. 

Né à Udine, en 1665; mort à Venise, en 1728. Voyez aux Gra- 
veurs (pe Partie, IP vol.) un tableau, vue du Palais des Doges, à 
Venise, dans la galerie de Dresde. 

1 "S— Feu d'Artifice, à Venise. 46 p. 10 lig.-66 p. 
Vente du cardinal Fesch, 20 écus romains. 

GARMONA 

peintre d'histoire. 

On n'a pas de renseignements sur cet artiste (1). Le livret du mu- 



(1) Siret (p. 160) le confond avec le graveur Carmona de l'Aca- 
démie de Peinture, en 1761. 



— 290 — 

sée espagnol, de 1838, le dit né à Castellon de la Plana; il florissait 
vers le milieu du xviii^ siècle (Ecole de Valence). 

1 — Les Vierges Folles (Saint Mathieu, Ch. XV). 

Vente de la Galerie Espagnole (1853), 30 liv. sterl. 

2 — Les Vierges Sages. 

Vente de la Galerie Espagnole, 36 livres sterling. Chacun de ces 
tableaux avait été payé 300 fr. 



GARMONTELLE (Louis Carogis de) 

DESSINATEUR, GRAVEUR A l'eAU-FORTE, AMATEUR, LITTÉRATEUR (1) 

Né à Paris, le 25 août 1717 ; mort dans la même ville, le 25 dé- 
cembre 1806. Il était lecteur du duc d'Orléans et attaché à sa mai- 
son, dit Le Blanc, comme professeur de mathématiques, 

1 — Transparent de Carmontelle, aussi connu et 
renommé, dit le Catalogue, dans le cercle des arts 
que le sont ses proverbes dans la société des lettres. 
Ces productions ingénieuses et des plus agréables 
offrent la représentation fidèle des plus riches points 
de vue de la campagne de France, exécutés à l'aqua- 
relle sur papier de Chine^ sur la longueur de 50 à 

* 60 pieds (2). 

Vente du 9 décembre 1812. Iletiré. 

2 — Cent cinquante Portraits d'hommes et de 
femmes de tous états, la plupart du siècle dernier, à 



(1) Voyez la Biographie universelle, pour ses œuvres comme litté- 
rateur. 

(2) Carmontelle fit deux pareils transparents, un pour M. le duc de 
Charost, dont il reçut pnurpaiemoiil, en 1785, un contrat de /|,000 fr. 

de renie viapore. rjuj lui ont élo p.nés jusqu'à son décès. 



— 291 — 

la gouache, à 1 aquarelle, ou dessiues à la pienc 
noire ou à la sanguine. 

Vente Richard de Ledan (1816)...? 

3 — Deux Transparents, par Carniontel. Ces mor- 
ceaux coloriés, qui se roulent sur deux cylindres, 
offrent des paysages, lun, dit tableau du jour; 
l'autre, dit tableau de la nuit. Ce dernier s'éclaire 
avec la lainpe. 

Vente Despereux (1823)...? 

4 — Collection de 520 Portraits, dessinés et goua- 
ches par Carmontelle ; ils représentent toute la fa- 
mille et les personnages attachés à l'ancienne maison 
d'Orléans, et les seigneurs et hommes titrés contem- 
porains. Cette collection, qui a coûté plus de dix an- 
nées d^ travail à l'artiste, est intéressante sous le 
rapport historique ; elle est contenue dans deux por- 
tefeuilles maroquin rouge, gai^nis en argent doré. 

Vente Lamésangère (1831), 1,615 fr. 

5 — Préville dans le rôle de Bridoison, dans le 
mariage de Figaro. Dessin. 

Vente Bruzard (1839), 26 fr. 50 cent. 

6 — Dame assise dans un jardin, prenant le thé. 
Dessin au crayon rouge et noir; et légèrement lavé 
d'aquarelle. 

Vente M..., par Defer (13 mars 18/i3), 16 Ir. 50 cent. 

7 — Le Prince de Nassau Sie;>en. Dessin colorié. 



— 292 — 

Au verso, une note manuscrite relative au person- 
nage. 
Vente Greveroth, 29 fr. 

8 — Quatre Portraits aquarelles sur vélin. 

Vente par D'Hios (26 novembre 1862)...? * 

9 — Jacques Duméril, artiste dramatique, dans le 
rôle d'un ouvrier tramant une brouette. Dessin co- 
lorié. 

Vente Baron de M... (27 avril 1866), 12 fr. 50 cent. 

GARNIGERO (Don Antoine) 

PEINTRE DE PAYSAGE. 

JNé à Salamanque, en 17Zi8; étudia la peinture à Rome, où il 
mourut en 181/i. Il était peintre du roi d'Espagne. Ses tableaux 
sont à Madrid. 

GAROLUS (1) (J.) 

PEINTRE DE GENRE. 

Né à Bruxelles ; élève de Navez et de Braeckeleer. A exposé au 
salon de 1863. Un tableau de ce peintre, le Ménage heureux, à la 
vente M. B., par Petit, a été vendu 580 Ir. 

GARON (2) (Antoine) 

PEINTRE d'histoire. 

Ce peintre était de Beauvais (3) où il a travaillé ; son portrait se 

(1) Siret (p. 171) cite un peintre du même nom, ^ous les prénoms 
de Louis-Antoine. Anvers, 181Zi. Elève de Eeckoulei de Braeckeleer. 
Ne serait-ce pas le même ? 

(2) Siret (p. 170) cite cinq artistes du nom de Caron,dans les xvii« 
et xviii« siècles, et Dussieux (p. 2/il), Dona Maria Caron, peintre de 
pastel . 

(3) Un docnmenl, rapporlc par M. le comte de Laborde (Renais- 



— 293 — 

trouve gravé à l'âge de 78 ans, en 1599, par Thomas" de Leu, son 
gendre, et par le même, vers 1610, dans la Chronologie Collée, 
no IZil (1). Il a pris part aux décorations du palais de Fontainebleau 
et à celles pour l'entrée dans Paris de Henry, duc d'Anjou, élu roi 
de Pologne (2) ; il a aussi fait de grands tableaux, des cartons pour 
des tapisseries de hautes lices, et quelques dessins au crayon (3) 
et lavés; un est au musée du Louvre (4) et un aux deux crayons 
dans le goût des Dumoutier où on lit : Ant. Caron, pintre, en 1592, 



sance des Arts, etc., p. 228) dit : « Ce peintre figure sur la liste des 
peintres, en titre d'office^ en 1570; à ce titre, comptait au nombre 
des officiers domestiques de VOstel du Roi. » Ce même écrivain rap- 
porte encore le jugement porté par Ant. Loisel, dans ses Mémoires 
des Villes, etc. de Beauvaisis. Paris, 1617, m-li° où Caron est cité 
comme peintre excellent, dont les dessins se vendent chèrement. Ce 
maître était un peu paresseux, ce qui est cause qu'il a peu produit. 

(1) Nous rapportons la note qui se trouve, pour les quatre der- 
niers portraits des Hommes célèbres Français, dans la Chronologie 
Collée, n^'s 1^1 et iUU : « La France n'a pas seulement produict 
d'illustres guerriers et doctes personnages, mais aussi d'excellents 
peintres et statuaires en grand nombre; entr'autres, François 
Clouët dit Janet Tourangeau, valet de chambre du roy, Antoine 
Caron de Beauvais et Germain Pilon, parisien, qui, par leurs ou- 
vrages tant bien élaborés, se sont immortalisés ; comme aussi a 
faict AvBiiv Olivier, natif de Boissy, en France, inuenteur et con- 
ducteur des engins de la monnaye du Moulin, qui est dans l'Isle 
du Palais, à Paris. » 

(2) Antoine Caron, ses travaux pour la ville de Paris (la Renais- 
sance des Arts, page 789). 

(3) Renouvier (Types, les Graveurs de Crayons, p. Û9). 

{h) Ce dessin est exposé ; mais nous en avons vU;, avant 1848, 
quelques-uns dans un volume contenant des dessins de Bunel, Fre- 
minet, Dubreuil, Dumoustier et autres maîtres français. Ce volume 
était le 3^ des 58, dont se composait la série des Artistes français. 
Tous les dessins que possédait le musée du Louvre étaient réunis 
avant 18/i8, en plus de 300 volumes de divers formats richement re- 
liés, dans des armoires vitrées, exposés dans les salles du Louvre, et 
dont parle ainsi M. Reiset : « Ces belles armoires que chacun connaît, 
et qui nous ont toujours paru si avares de leur trésor. » (Courtes 
Réflexions sur les Dessins du Louvre. Paris, 18/i9, in-8° de 39 pages.) 
Aujourd'hui, plus avares encore, armoii-es et volumes ont disparu 
des regards du public. 



— 29i — 

au Cabinet des Estampes de Paris (1). Il a aussi lait des dessins pour 
l'ouvrage des Tableaux de Philostràte, 161Zj, et Gisbertus Vanius a 
gravé, d'après A. Garon, le portrait équestre de Henri IV, en 
1600(2). Voyez Antoine Garon, peintre de Beauvais, par M. Anatole 
de Montaiglon. Paris, Dumoulin, 1850, in-8°. Aussi, une notice sur 
ce peintre, par M. Champfleury. Peu d'ouvrages de Garon sont passés 
dans les ventes; nous n'avons trouvé que les deux articles suivants. 

1 — Portrait d'Homme vêtu de gris, suivant la 
coutume du temps d'Henri 111. Tableau sur bois de 
H-8. 

Vente Chiquet (1768), 3 liv. 

2 — Vingt et un Dessins de Jean Cousin, Daniel 
Dumoustier l'ancien, Etienne Delaulne, Antoine 
Garon, Quenél, Ambroise Dubois et Martin Fréminet. 

Vente Crozat (17Z|1), 30 liv. * 

GAROTTO (Jean-François) 

PEINTRE d'histoire, DE PORTRAIT ET DE PAYSAGE. 

M à Vérone, en 1470; mort en 15Zi6; il était frère de Jean (3); 
élève de Libérale de Vérone et d'ANDRÉ Mantegna qui, souvent, 
dit Vasarl, envoyait les ouvrages de son élève comme les siens. 
Voyez Lanzi et Pozzo. 

1 — La Vierge assise tenant l'Enfant Jésus, et 
ayant à côté saint Dominique et saint Jérôme en ado- 



(1) Ge dessin représente son portrait, mais n'est pas de lui; il est 
gravé. 

(2) Une épreuve avec l'adresse de Harman Adolfz excud. Vente 
Le Roux de Lincy (1856), 18 fr. 50 cent. 

(3) Jean Garotto, né h Vérone, en 1530; élève de son frère. 
François eut la gloire de donner des leçons à Paul Voronèse; il était 
arcliitecte. 11 y a de lui un livre sur les antiquités de \orone «ui s»> 
trouve son portiail gravé en bois. 



— 295 — 

ration. Orlandi, dans son Abecedario Piltorico, dit 
que les Vierges du Carotto étaient aussi estimées que 
celles d'André Mantegne. 19-28. 

Vente Ce/om (1807), 72 fr. 

DESSIN. 

2 — Saint Martin à cheval, coupant son manteau 

pour en donner la moitié à un pauvre dont on ne voit 

que le bras. Dessin à la sanguine. 

Collection du général Griois, Reiset et Monseigneur le duc d'Au- 
male. 

GARPAGGIO (1) (Victor) 

PEINTRE d'histoire. 

Les historiens de cet artiste ne sont pas d'accord sur le lieu de sa 
naissance ; les uns le font naître à Venise ; les autres à Gapo d'Istria, 
et vers l/i50; mort dans un âge avancé, après 1522. Il fut employé 
par le Sénat à la décoration de la salle du grand Conseil, à Venise. 
Les peintui-es de cette salle furent brûlées dans les incendies qui dé- 
truisirent une partie du Palais ducal, en 177Zi et 1777. Benoit Car- 
PACcio, son fils, ou, selon d'autres, son neveu, fut son élève et son 
imitateur ; ses tableaux sont datés de 1537 et 15/i1. Victor Carpac- 
cio a peint, en lZi95, la Vie de Sainte Ursule, dans la chapelle de ce 
nom, dans l'église de Saint- Jean et Saint-Paul, à Venise (ces tableaux 
ont été gravés en manière noire, par De Pian et Galimbcrti). On voit 
encore de ses tableaux à Berlin, Florence, Paris et Venise, et une 
Madone, dans la collection de M. Isaac Pereire. Voyez Ridolfi, 
Êanzi, et Ch. Easllake. 

1 — La Vierge assise sur un banc de pierre ; 
l'Enfant Jésus, sur ses genoux, laisse tomber une 



(1) Vasarl appelle cet artiste Scarpaccia, et Sansovino, Scar- 
pazza; cependant, il signait toujours en latin, Carpaccius, Carpethius 
ou Clinrpadns. 



— 296 — 

fleur que saint Jeau, assis à ses pieds, \a recevoir. A 

droite, sainte Elisabeth et saint Joactiim ; à gauche, 

sainte Anne et saint Joseph. Deux anges nus, à terre, 

font de la musique; dans le bas, à gauche, on lit : 

A. ViCTORE Carpattrio ficti. 36 p. 9 lig.-47 p. 

5lig. 

Vente du cardinal Fesch, 250 éciis romains, au musée Napo- 
léon ni, au Louvre. 

2 — Prédication de saint Etienne, à Jérusalem. 

Musée du Louvre. Ce tableau^ dit le livret de 1852, qui vient du 
musée Brera, à Milan, a fait partie d'une suite de cinq compositions 
sur la Vie de saint Etienne, exécutées à Venise, de 1511 à 1521,. à 
la Scuola de ce saint. 

3 — Deux Portraits, l'un d'homme, l'autre de 
femme, figuraient aux anciens livrets, sous le nom 
deCarpaccio; dans le livret de 1852, ils sont aux 
Inconnus, n°' 517-518. 

4 — Une Vierge tenant l'Enfant Jésus, adoré par 
le doge Giovanni Moncenigo; saint Jean et saint 
Christophe complètent cette composition ; les figures 
sont de grandeur naturelle. Ce tableau, signé et daté 
de 1479, qui vient de la galerie du comte Al vide de 
Moncenigo, est à la National Gallery, à Londres ; il 
a été payé 85,000 fr., dit la Chronique des Beaux- 
Arts, n' 126, 1865. 

GARPENTERO (Jean-Charles) 

PEINTRE DE PAYSAGE ET d'aNIMAUX. 

M à Anvers, eg 178^; mort en 1823; élève de Van den iîoscH 



— 297 — 

et de Van Bree. Son fils, Henri Garpenlero, peintre de genre, est 
élève de Braekeler; ses tableaux sont à Bruxelles. 

1 — Le Départ et le Repos aux Champs. Deux 
grandes compositions, imitées d'Ommeganck, dit le 
Catalogue. 24-32. B. 

Vente du comte de Sussy (1832)...? 

2 — Des Vaches et des Moutons paissent dans la 
prairie; un pâtre assis, près des rochers, cause avec 
une paysanne. 

Vente Moyon (1837), 335 fr. 

GARPI (Jérôme) 

PEINTRE d'histoire, DE PORTRAIT ET ARCHITECTE (1). 

Né à Ferrare, en 1688, selon Superbi ; mort âgé de 55 ans, selon 
Vasari, qui le dit né en 1501 ;, ou de 68 ans, selon Baruffaldi. Elève 
du Garafolo. Etudia à Bologne, Parme, Ferrare et Rome ; travailla 
pour le roi de France et pour le cardinal Hippolyle d'Est, dont il 
était le protégé, et pour lequel il peignit des fresques et les portraits 
des princes de la maison d'Est, dans la loge du Palais ducal de Co- 
pario. Garpi était grand imitateur du Corrége, et l'on voit de ses la- 
bleaux à Bologne, à Florence et Dresde. Voyez Lanzi et Mariette 
(A. B., I, 306). 

1 — La Vierge assise sur l'herbe, au bord d'un 
coteau. Elle tient l'Enfant Jésus endormi sur ses ge- 
noux. 

Vente L. K. (1833), 300 fr. 

2 — La Visitation. 19-13. B. Cintré du liant. 

Vente du cai'dinal Fesch, 80 écus romains. 

(1) Siret (page 172) cite un artiste du nom de Jacques da Garpi, 
élève d' Arnold de Boonen, peintre d'histoire et de portrait. Il fai- 
sait le commerce de tableaux et possédait un très-beau cabinet de 
tableaux, dessins et estampes ; il est mort à Amsterdam, en 17û8. 



— 298 



DESSINS. 



3 — Trois cent soixante-dix Dessins, frises, d'a- 
près des bas-reliefs, statues et monuments antiques, 
grotesques , ornements , d'après Raphaël , Poly- 
dore, etc. 

Vente Crozat (1), en dix lois, 125 liv. 10 sous. 

4 — Allégorie critique sur un Vieillard, conduit 
au lit nuptial par divers faunes et satyres. Dessin à la 
plume paraissant indiquer le fragment d'un bas- 
relief. 

Vente du 18 avril 1803, 61 fr. 

5 — Moïse brisant les Tables de la Loi. 
Vente Lagoy {\S'SU), 29 fr. 50 cent. 

GARPIONI (Jules) 

PEINTRE d'histoire^ DE PORTRAIT ET GRAVEUR A l'EAU-FORTE. 

Né à Venise, en 16ll ; mort à Vérone, en 167Zi ; élève de Alexan- 
dre Varoti. Garpioni, dit Marielte (A. B., I, 310), sans être cor- 
rect, a de la grâce ; il inventait facilement. Ses dessins sont à la san- 
guine. Ses tableaux sont à Floi^nce, Dresde, Vienne et Bordeaux. 
Voyez Siret, page 172. . . 



(1) Mariette dit, dans le Catalogue, que les dessins de Carpi sont 
faits à la plume, avec esprit, dans un style qui tient de celui de 
l'^ranco , qu'il avait dessiné à Parme les ouvrages du Corrége et du 
Parmesan, et, à Rome, ceux de Polydore et de Raphaël et d'après 
l'antique. Les dessins du Cabinet Crozat viennent de Carlo degli 
OcchialiQX du comte Malvasia; ils avaient passé, parmi les curieux 
'lo Home, ])our des (iudos de liaphoël. 



I» 



— 20!) — 

1 — Une IJiiec liante et un Faune jouant avec de 
jeunes enfants. 

Vente Gérard (22 janvier 1838), IZiO Ir. 

G ARRACHE (Ludovico-Carracci dit Louis) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT ET GRA.VEUR A l'EAU-FORTE. 

Né ù. Bologne, en 1555; mort dans la même ville, en 1619. Entra 
(rabord dans l'atelier de Prospero Fontana ; puis travailla à Flo- 
rence chez Passignano. Il visita Venise où il reçut des conseils du 
Tintoret, puis alla étudier les grands maîtres à Mantoue et à Parme, 
où il s'inspira du Corrége dont il copia plusieurs des tableaux. Il re- 
vint à Bologne où il forma, avec ses cousins, Annibal et Augustin 
Garrache, celte Ecole célèbre qui porte leur nom. La plus grande 
partie des ouvrages de Louis Garrache est à Bologne, où il a peint 
dans le Cloître de Saint-Michel in Bosco (1) et plusieurs de ses ta- 
bleaux ont été gravés dans la Pinacothèque de celle ville, par Ro- 
saspina, et il s'en trouve dans les musées d'Italie (voyez Lavice). 
de Berlin, Dresde, Madrid, Munich, Vienne, Paris, Marseille et 
Lyon ; et son portrait est dans la galerie de Florence. Voyez Amo- 
rini, Belvisi, Malvasia et Lanzi, et des Notices sur les trois Garrache, 
par M. H. Delaborde, dans l'Histoire des Peintres; et, pour l'œuvre 
gravé de Louis Garrache (2), Heinecken, Bartsch et les catalogues 
Wincler et Baron Aretin. 

\ — La Vierge tient de la main gauche l'Enfant 
Jésus, et appuie la droite sur un livre. Tableau de 
forme ronde; il est sur toile marouflée et a été gravé 
par Roger et Bettelini dans le musée Royal et dans 
Filhol. 

Musée du Louvre. 



(1) Les peintures de ce monastère ont été gravées et forment un 
volume in-folio. 

(2) Une lettre de ce peintre, en date de IfilG, a été vendne 159 fr., 
en 18/i3. 



— 300 — 

2 — La Vierge avec l'Enfant Jésus qui tient un 

chardonneret. Ce tableau est de forme ronde et sur 

bois, de 32 pouces de diamètre (1). 

Vente du prince de Carignan, 800 liv. (avec une Vierge du Schi- 
done); — Prince de Conii (la Vierge du Carrache seule) (2), 
6,701 liv.; — Comte de Vaudreuit , /i,055 liv. 

3 — xMort de saint Joseph. 64-46. 
Vente du prince de Carignan, àhO liv. 

5 — La Sainte Vierge et l'Enfant Jésus sur un pié- 
destal, environné de sainte Elisabeth tenant saint 
Jean, de^aint Antoine, saint Laurent et sainte Barbe. 
16-H. 

Collection Crozat, au musée de Saint-Pétersbourg (3). 

6 — Jésus au Jardin des Oliviers. Gravé par Moy- 
reau. 21 p. 9 lig.-15 p. 6 lig. B. 

Vente Pfls^mer (1755)...? 

7 — Notre-Seigneur au Tombeau, accompagné de 
la Vierge et de deux anges. 18-7. C. 

Vente du duc de Tallard, 901 liv. 

8 — Saint François, soutenu par un auge dans le 
désert. Dans le haut, trois anges sur les nues. 27-2 1 . 

(1) Il est dit au Catalogue du prince de Conti que ce tableau vient 
du prince de Carignan (n° Zi3). Il y a erreur dans celte provenance 
ou dans celle indiquée par la notice des tableaux du Louvre, où il 
est dit du tableau qui précède qu'il a été acheté par Louis XV au 
prince de Carignan, avec une Vierge du Schidone. 

(2) Le tableau du Schidone a été vendu 6,000 liv. chez le prince de 
Conti, et 2,000 liv. chez M. de Vaudreuil, en 178/i. 

(3) Il y a 11 tableaux de Louis Carracho dans ce musée. 



— 301 — 

Ventes du prince de Conli, 1,200 liv. (1) ; — Nogaret (1782), 
800 liv.; — Le Brun (1791), 1,501 liv. 

9 — Christ porté au Tombeau par Joseph d'Ari- 
mathie. Tableau sur cuivre. Gravé au trait dans l'ou- 
vrage de Le Brun (I, n° 72). 

Vente Le Brun (1791), 2,801 liv., h Langlier. 

10 — Le Christ mort. Composition de quatre fi- 
gures. Gravé au tirait dans l'ouvrage de Le Brun 

(I, n°75). 
Même vente, 515 liv. 

I i — Moïse recevant les Tables de la Loi sur le 
mont Sinaï. Neuf figures". 
Vente de Madame Lenglier (1788), 201 liv, 

12 — Repos en Egypte. 

Vente Udney (25 avril 1800, à Londres), 1,100 guinées au colonel 
Murray. Voyez Bucchanan. 

13 — Christ au Tombeau. Style du Corrége. 18 p.- 
14 p. 3 iig. 

Vente Ottley (1801, à Londres), 280 guinées. 

14 — Christ porté au Tombeau. A gauche, la Ma- 
deleine à genoux. Composition de neuf figures dans 
un paysage. Effet de nuit. 18-12. C. 

Vente Rohit, 2,000 fr., à Delaroche. Ce tableau se retrouve au 
n"^ 150 de la collection Bryan, à Londres. 

(1) Ce tableau était sous le nom d'Annibal Carrache dans celte col- 
lection. 

(2) Il y a six tableaux de Louis Carrache gravés dans cet ouvrage. 

U (tab.) 20 



— 302 — 

i5 — Apollon et Marsias. 69-55 cent. 

Même vente, 2,120 fr. 

IG — Un Rosaire. Composition de quatre figures. 
20-24. 

Vente Le Brun (18u9), 900 fr. 

17 — Descente de Croix. Le Christ est représenté 
soutenu par la Vierge, qui exprime la plus vive dou- 
leur; à gauclie, deux anges sont prosternés en ado- 
ration. Quelques cliérubins se détachent sur un ciel 
obscur qui laisse apercevoir la croix. 18-14. 
Vente SerevlUe (1812) ; retiré à 5,000 fr. 

18 — Aux pieds d'une Image delà Vierge, que les 
fidèles ont enrichie de leurs dons, saint Charles 
Borromée, un Moine, la Madeleine et une Femme 
tenant un enfant par la main, se prosternent en 
prière. 1218. C. 

Vente Bonnemaison (1827), 900 fr. 

19 — La Vierge, l'Enfant Jésus et le petit saint 
Jean. Le Rédempteur, âgé de deux à trois ans, est 
assis sur un socle de pierre, le coude appuyé sur un 
globe surmonté d'une croix, qu'il considère d'un 
air triste et rôveur. Ces figures sont à peu près de 
grandeur naturelle. 35-28. B. 

Vente Erard, 3,810 fr.; — Monlcalm, 1,900 fr. 

20 — La Vierge, soutenant le corps mort de Jésus, 
se dispose h le mettre au tombeau avec le secours de 
saint Jean. — Saint Pierre et saint l*aul confèrent le 



— 303 — 

cordon à un religieux. Ces deux petits tableaux sont 
peints sur ardoise. 
Vente du prince Scherbatoff (1838), 551 fr. 

21 — La Vierge assise, tenant un livre, ave.c TEn- 
fant Jésus sur ses genoux, devant lequel est age- 
nouillé saint Fiançois ; au fond, saint Ambroise, 
saint Pierre, saint Jean et un Ange. Collections Ha- 
millon et Graville. 

Vente Harman {iSlili), 2,200 fr. 

22 — La Vierge et l'Enl'ant Jésus. Tableau de 
forme ronde. Diamètre : 33 p. 2 lig. 

Vente du cardinal Fesch, 1^3 écus romains. 

23 — La Vierge soutient sur ses genoux le corps 

inanimé du Christ ; près d'elle, deux anges sont en 

pleurs. 

Ventes du cardinal Fesch, 31 écus romains ; — Moret (28 avril 
1857)...? 

24 — Christ mort sur les genoux de la Vierge (1). 
Vente de Guillaume II, roi de Hollande^ 3/i0 florins. 

25 — Une Nymphe, en partie vue par le dos, est 
assise à terre, sur une draperie ; elle reçoit, en riant, 
une corbeille de fruits, que lui présente un vieux 
Satyre. Gravé au trait dans l'ouvrage de Le Brun, 
l''vol., n" 71. Ce tableau a fait partie de la collection 
Boyer, à Londres. 

Vente Pourtalès (1865), Zi,000 fi-. 

(1) Il y avait un tableau d'un Christ mort, avec un ange, à la 
venle Fraula, à Bruxelles, en 1738; il a été vendu 336 florins. 



— 304 — 

26 — L'Enfant Jésus, sur les genoux de la Vierge, 
montre sainte Catherine à un religieux qui tient un 
crucifix dans ses bras. Ce tableau est gravé au trait 
dans l'ouvrage de Le Brun, 1" \ol., n" 74. 

Même vente, /|15 fr. 

27 — Il y a\ait sept tableaux de Louis Carrache 
dans l'ancienne galerie d'Orléans ; ils sont gravés 
dans l'ouvrage de Couché, et plusieurs dans la Gale- 
rie de Staff ord; ils ont été vendus, tant à l'amiable 
qu'aux enchères, en 1 798 et 1 800, et la vente a pro- 
duit i,840 guinées ; le prix le plus élevé a été de 
600 guinées pour la Vision de sainte Catherine, ta- 
bleau qui est gravé dans la galerie de Stafford. Ces 
sept tableaux sont chez le comte de Carliste, le duc 
deSutherland et lord Ellesmère; et un, représentant 
Suzanne et les Vieillards, acquis 200 guinées, par 
M. Angerstein, est aujourd'hui dans la National 
Gallery. 11 est gravé, par Watt, dans l'ouvrage sur 
cette galerie. 

28 — Waagen (Trésor d Art) cite plusieurs ta- 
bleaux de Louis Carrache, faisant partie des collec- 
tions Agar, duc de Devonshire (1), duc de Northum- 
berland, lord Grosvenor et autres; plusieurs ont été 
exposés, de J816 à 1819, h British Institution et h 
Manchester, en 1857. Deux sont gravés par Raiiii- 



(1) Le catalogue des tableaux de cette collection a été reproduit, 
d'après Waageu, dans la llevue universelle des Arts (m, 37). 



— 305 — 

bacli el Smith dans la (Jalerie britaiini(|ue, publiée 
par* Forster. 

29 — Galerie Lucien Bonaparte . Il y a deux ta- 
bleaux gravés dans l'ouvrage, 

DESSl^S. 

30 — Quatre Dessins dont une grande composi- 
tion représentant la Gloire du Paradis, qui vient du 
Cabinet du sieur Pasinelli, de Bologne, et qui est un 
morceau capital (1). 

Vente Cro^a^ (2), /i9 liv. 

31 — Sainte Catherine, au milieu de ses bour- 
reaux renversés à ses pieds. Dessin au crayon rouge, 
lavé d'encre de- Chine. 

Vente du duc de Tallard (1856), 25 liv. 19 sous. 

(1) Ce dessin a été vendu 200 liv. à la vente Mariette. Acquis pour 
le roi, il doit être au^nusée du Louvre (*). 

(2) Il y avait 178 dessins du Carraclie dans la collection Crozal; ils 
ont été vendus 55Zi liv. 8 sous, en 20 lots.. Mariette, dans le cata- 
logue de cette vente, s'exprime ainsi : « Si la manière de Louis Car- 
rache n'a pas la fierté de celle d'Annibal, l'aimable simplicilé qui y 
règne, et les grâces naïves dont elle est ornée ne la rendent pas 
moins admirable. Ses compositions sont même d'un style plus neuf 
et plus sublime que celles de son cousin, et ce style approche d'a- 
vantage de celui du Corrége ; il ne manque à ce grand peintre que 
d'être plus connu. Gomme il n'a travaillé, presque toute sa vie, que 
dans des lieux publics, à Bologne, sa gloire est, pour ainsi dire, ren- 
fermée dans Tinlérieur de cette ville, el c'est cela même qui donne 
un grand prix à ses dessins, puisque ce n'«^st guère que par leur 
moyen qu'on peut avoir une idée du mérite de ce grand homme. 
Ceux qui sont ici ont été, pour la pluS grande partie, rassemblés h 
Bologne même, parle Malvasia, le Pasinelli et le sieur Boschi; 
ainsi, on ne doit Tien craindre sur leur authenticité. 

(*) Ce musée possède 8Z| dessins de Louis Carrache; 67 qui lui 
sont allribués, et 13 d'après lui. Aucun n'est exposé. 



— 306 — 

32 — Deux Dessins très-finis, à la plume; l'un 
représente la Devise de l'Académie des Carracbe, 
gravé par de Caylus, et Tautre, une Vierge, par Au- 
gustin Carracbe. Ils viennent de la collection de 
Ch. Coypel. 

Vente Tallard, 321 liv.; le premier dessin, chez Silvestre (1), 
1810, avec deux autres, 70 fr. 

33 — Une Vierge dans sa Gloire. Au bas se voient, 

à genoux, saint Grégoire et saint George. Dessin au 

bistre, rehaussé de blanc. 

Vente du duc de Tallard, 130 liv. 2 sous; — Potier (1757), 
150 liv. (2). 

34 — Saint Hyacinthe, à genoux aux pieds de la 
sainte Vierge, qui lui apparaît environnée de gloire. 
Dessin capital, lavé au bistre et rehaussé de blanc. 
Le tableau, qui a une grande réputation, est dans 
l'église des Dominicains, à Boulogne. 

Vente du duc de Tallard, 85 liv. 

35 — Un beau Dessin, lavé d'aquarelle; il repré- 
sente une Aumône; il est touché avec la légèreté et 
l'esprit ordinaire à cet excellent maître. 

\enle Babaut (1763), Zi8 liv. 

36 — Le Mariage de la Vierge. Dessin colorié. 
15 p.-il p. 9 lig. 

Yenie Julliewie (1767), 120 liv. 

(1) Il y avait 22 dessins de L. Carrache dans cette collecliou. 
' (2) 11 y avait hO dessins des Carrache dans cette collection. 



— 307 — 

^7 — Le Martyre de sainte Ursule. Dessin au 
bistre, rehaussé de blanc (1). Il vient de Crozat. 

Même vente, Zi6 liv. (2). 

38 — Un Amour endormi, à qui des enfants dé- 
robent ses armes et les brûlent. Dessin à la plume et 
lavé. 

Vente Lempereur (1773), 73 liv. (3). 

39 — La Reine du Ciel tenant l'Enfant Jésus entre 
ses genoux, et ayant auprès d'elle sainte Anne. Au 
premier plan, sainte Justine et sainte Dorothée 
qu'accompagne un petit ange, qui tient une corbeille 
remplie de fleurs. Dessin h la plume de la collecfion 
Crozat. 

Vente Mariette, 200 liv. 

40 — La Flagellation de Jésus par quatre bour- 
reaux. Dessin à la plume et lavé de bistre. 

Ventes Mariette, 75 liv.; — Randon de Boisset, 48 liv. 

41 — Bethsabé au Bain et le Jugement de Paris. 
Deux charmants sujets de la plume la plus tine et la 
plus serrée, lavés par une teinte légère d'encre de 
Chine. 

Vente Mariette, 689 liv. 19 sous, à Lempereur. 

42 — La Mort de saint François. Sujet en hauteur 

(1) Le tableau est au maître-autel de Téglise des religieuses de 
Léonard, à Bologne. 

(2) Il y avait kll dessins des trois Garrachc dans cette collection. 

(3) Il y avait Zjl dessins des trois Carrache dans cette collection. 



— 308 — 

rempli d'expression. Fait à la plume et au bistre. 
10-8. 

Même vente, iliS liv. 19 sous. 

43 — La Visitation de la Vierge à sainte Élisabetli. 
Dessin, sur papier rougeâtre, à la plume, à la san- 
guine et un peu estompé. Ce dessin vient du Cabinet 
de F. Boucher, peintre. 

Ventes Manette, 62 \iv.; — Woodburn (185Zi)...? 

44 — Jésus-Christ en croix, entre les deux Lar- 
rons. Précieux dessin, cintré du haut, à la plume et 
au bistre. 

Vente Mariette, 38 liv. J9 sous. 

45 — Six Etudes de diverses compositions et Têtes 
finement faites, à la plume et au bistre. 

Vente Mariette, en quatre lots, 623 liv. 

46 — Suzanne surprise au Bain par les Vieillards. 
Dessin très-terminé ; il est gravé par Etienne Jeaurat. 

Yeuie D'Argenville, 1778(1). 

47 — La Circoncision de Notre-Seigneur. Dessin 
à la plume, lavé d'encre de Chine, rehaussé de blanc, 
sur papier gris. 17 p. 9 lig.-13 p. 

Vente Saint-Moris (1786), 239 liv. 19 sous. 

48 — La Sainte Famille avec le petit saint Jean, 
assis sur le berceau de l'Enfant Jésus, que la Vierge 
approche de son sein. Deux femmes sont occupées à 

(1) Il y avait 31 dessins des trois Carrache dans la collection 
D'Argenville. 



— 309 — 

faire chauffer du linge aune cheminée. Dessin à la 
plume, lav6 à Tencre de Chine. 16-13. 
Même vente, ZiZiO liv. 

49 — Repos delà Sainte Famille dans un paysage. 
La Vierge est assise, tenant son fils dans ses bras, 
tandis que saint Joseph est occupé à lire. Ce précieux 
dessin arrêté à la plume. 

Vente par Paillet et Delaroche (18 avril 1803), 131 fr. 

50 — Riche composition mystique indiquant les 
Récompenses du Ciel. Grand dessin à la plume et 
cintré. 

Même' vente, 306 fr. 

51 — Patriarche prosterné devant la Vierge, qui 
tient sou fils 'devant elle; elle est soutenue par une 
gloire d'anges. Dessin terminé, à la plume, lavé de 
bistre. 

Vente (18 avril 1803), IZiO fr. 

52 — Sujet d'une Femme enveloppée d'une grande 
draperie, et îiccompagnée d'un enfant qui paraît 
souffrir. Dessin terminé à la plume. 

Même vente, 155 fr. (1). 

53 — La Vierge, l'Enfant Jésus et un Ange. Char- 
mant croquis à la plume, lavé au bistre. Lithogra- 
phie dans Touvrage Monument des Arts du Dessin. 

Venie Denon (1826), 250 fr. (2), k Ruthiel, sculpteur , 18 fr. 

(i) Il y avait, dans cette vente, iU dessins des trois Garrache. 
(2) Il y avait neuf dessins de L Carrache dans la collection Denon. 



— 310 — 

d4 — La Célebratiou de la Messe. Dessin lavé sur 
papier bleu. 

Vente Denon, 81 fr.; — Buthieî, 37 fr.; — Collections Reiset (l)el 
Duc d'Aumale. 

55 — La Vierge, couronnée par deux Anges, ap- 
paraît à sainte Dorothée et à saint François. Dessin à 
la plume. 

Vente Maumejean (1825), 99 fr. 

56 — La sainte Vierge et l'Enfant Jésus. Dessin 
à la plume, sur papier blanc, de la collection de lord 
Spencer. 

Vente Thibaudeau^ 40 fr. 

57 — On trouve encore 23 Dessins de Louis Car- 
rache dans la collection Paignon-Dîjonval et six 
dans celle du prince de Ligne. Voyez les catalogues 
de ces deux ventes. 

58 — Des Fac-Simile de dessins de Louis et d'Au- 
nibal Carrache, provenant des collections de Paul de 
Praim, de la galerie de Florence, de la reine d'An- 
gleterre , de diverses autres collections anglaises, sont 
gravés dans les recueils de Prestel , Mulinarl, 
Chamber laine, Oitley, etc. 

CARRACHE Alglsto) 

PEOTRE d'histoire ET DE PORTRAIT ET CÉLÈBRE GRAVEUR AU 

BCRi:« (2). 
Ne a Bologne, en 1558; mort a Parme, en 1601. âeloo Lanû, il 

(1) Il y avait sept dessins des Carrache dans celte collection. 

(2) Comme graveur, voyez le II* vol. l" Partie (EstAmf>es> du 
Catalogue général des Ventes publiques. 



— 3il — 

quitta l'orfèvrerie pour la pointure, sur les conseils de son cousin 
Louis, el fui élève de I^rospeuo Fontana et de Passarotti. Il visita 
Parme el Venise, en 1580; aida son frère Annihal dans les tiavaux 
de la galerie Karnèse; ne j)onvanl s'enlendre avec lui, il (juilia la 
peinture pour se livrer exclusivement A la gravure. Excellent ])rofes- 
seur, il fut un membre actif dans PKcole des CîarEache. Ses tableaux 
sont principalement ;\ Pologne, Madrid, Londres, Mnnicli, Vienne, 
Naples^ La Haye, etc. Son portrait, peint par lui, est ù la galerie de 
Florence, ainsi que celui de son fils (1). 

1 — La Vi(M;mî el rKiilaiil Josus sur ses «^cuoiix; 
le divin enfant tient un chaidonneret. Pi<»uies de 
«^fîindenr nalui'elh^ 4i-!î8. 

Ventes du prince de Conti (2), 3,700 Vw.; — Nogaret (1782), 
Î2,60'2 liv.; — Le Brun (1791), 2,110 liv., i\ Lerouge. 

2 — Lîi Sépulture de Jésus-CJirist. 15-09. 
Vente Bonnemaison (8 avril 1857), 1,010 fr. 

[\ — Les Sciiut(is Femmes ^arciant le coips de Jé- 
sus-(llirist detaclK'i do la (îioix. Tableau peiul h 
{\vs([[w et ti'anspoi'U'^ sur hois. Li p. 10 lig.-lO p. 
lit;. 
Vente Bonnemaison (1827), 512 fr. 

i — La Mort de Jésus-Christ. Sept an^^es entou- 
rent ou soutiennent les restes inanimés derilomme- 
Dieu, et mélc^ut leurs pleurs à ceux de riufortuuée 



(1) Antoine CARRAcni;, né en 1583, mort ù Rome, en 1G18. Il y 
a un tableau reprèsenlant le Déluge, au nuisée du Lonvie, et une 
réjiefilion du même sujet au musée de JUmMu, allrii)ué au Domini- 
(piin. Voyez Siret (page illi), qui cite encore un Clovis Carrache, le 
(lernier des peintres de cette célèbre famille. 

(2) Ifne noie (Pun expert du temps, sur noire catalogue, dit qu«' 
le tableau a été mis sui- table à 1)0 liv. 



— 312 — 

Marie. Toutes ces figures sont de grandeur naturelle. 
55-79. 

Vente Erard, 780 fr. 

5 — Jésus^Christ apparaissant à la Magdeleine. 
Tableau gra\é dans la Galerie d'Orléans. 

Vendu 500 guinées au vicomte Fitz-William. Actuellement au 
musée de Cambridge. 

6 — Martyre de saint Barthélémy (1). Tableau 
gravé dans la Galerie d'Orléans et dans celle de Staf- 
ford. 

Vendu 100 guinées, à M. Villeli. Ce tableau est actuellement chez 
le duc de Sutherland. 

7 — Triomphe de Galathée. 

A la National Gallery, à Londres. Ce carton a été donné par lord 
Francis Egerton, avec un autre carton d'An ni bal Carrache, repré- 
sentant Céphale et l'Aurore. 

8 — Saint Jérôme et les Anges. Tableau prove- 
nant du palais Balbi. 

Ce tableau, importé en Angleterre, par M. Wilson, est porté .'i 
315 liv. sterl. Voyez Buchanan (Memoirs of Paiting, II, 199). 

9 — Waagen (Trésor d'Art, IV' vol.) cite plusieurs 
tableaux d'Augustin Carrache, dans les collections 
des lords Northumberland, Feversham, Yarboroug, 
dont, chez ce dernier, un tableau représentant Pan, 
l'Amour et deux INymphes. Cette jolie composi- 
tion a été gravée par l'artiste lui-même. Plusieurs 

(1) Buchanan fait erreur en désignant ce tableau sous le nom du 
Martyre de saint Etienne. Il Ta confondu avec celui d'Annibal Car- 
raclie de la même galerie. 



— 313 — 

(le ces tableaux ont été exposés à Urilisk Exposition 
et à Manchester. 

10 — La collection de Lucien Bonaparte contient 
deux taMeaux d'Augustin; ils sont gravés dans l'ou- 
vrage. 

DESSINS. 

1 1 — Quatre Dessins capitaux, dont la Gène, la 
Mort de Saint Benoît, et Minerve châtiant l'Amour. 
Ce dernier a été gravé par Corneille Galle. 

Vente Crozat, Zi8 liv. (1). Ces quatre dessins ont passé dans le 
Cabinet du roi pour 180 liv. 

12 — Une Foire d'Italie. Dessin d'une belle com- 
position très-spirituellement touchée à la plume et 
lavée de bistre. 

Vente Tallard, 291 liv. 

13 — Un Repos en Egypte. Petit sujet en hauteur 
fait avec art et lavé d'indigo. — Un Christ entouré 
d'un grand nombre de figui'es; papes et autres per- 
sonnages, au-dessus desquels se voit le Père Éternel. 
Dessin à la plume et au bistre. 

Vente Mariette, les deux dessins, 180 liv. 

14 — Le Pape Clément VIII, après avoir pris pos- 
session de Bologne, se met en marche, en 1598, pour 



(1) Il y avait encore, dans cette collection, 156 dessins, qui furent 
vendus, en neuf lots, 288 liv. iU sous. Voyez aussi, dans le cata- 
logue, une appréciation du talent d'Augustin comme dessinateur, 
par Mariette. — On trouve, dans ce même catalogue, une série con- 
sidérable de dessins des trois Carrache; ce sont des études de têtes, 
de bras, de jambes, des académies, A une suite de paysages, etc. 



— 311 — 

se rendre dans cette ville; il est précédé et suivi de 
son cortège et porté dans une litière. Sujet capital 
fait avec esprit, à la plume et au bistre. Il vient, dit 
le Catalogue, du Cabinet de M. de Crozat. 

Vente Mariette, 300 liv.^ à Joullain. 

15 — Un grand Paysage avec épisode des Pèlerins 
d'Émmalis. Dessin à la plume et à l'encre de Cbine. 

Vente Mariette, 49 liv. (1). 

16 — La Vierge et TEnfant Jésus dans un paysage. 
Composition de deux figures h la plume, lavée de 
bistre. 

Vente par Paillet (1782), 71 liv. 

17 — Adoration des Rois. Coujposition de huit 
figures à la plume, lavée au bistre sur papier blanc. 
15-12. Ce dessin est d'Antoine Carrache (2). 

Vente Vaudreuil{2^ vente, 1787), 162 liv. 

18 — Onze différentes Femmes voilées et drapées, 
à genoux sur un banc de communion, en dedans du- 
quel est un homme avec barbe, aussi à genoux. 



(1) Il y avait encore 15 dessins de paysages et études, dans la 
vente Mariette; ils ont été vendus, en deux lots, 269 liv. 

(2) Il y avait 62 dessins d'ANTOiNE Carrache dans la vente Crozat ; 
ils furent vendus 69 liv. 13 sous, en quatre lois. Mariette s'exprime 
ainsi sur cet artiste, dans le catalogue de celle vente : «Si ce jeune 
peintre eût vécu plus longtemps, il est certain qu'il aurait relevé le 
nom des Carrache. On voit ici de ses dessins de paysages qui vont de 
])air avec ce qu'Annibal et Augustin ont fait de plus beau. » Il y avait 
aussi, dans la vente du duc de Taltard, deux dessins d'Antoine Car- 
rache, dont son porlrail au crayon louge, 15 liv., et un Saint-Fran- 
çois, dessin à la pluino, lavé ?iu bistre, 18 liv. i 



— 315 — 

Dessin h la plume, gravé par Arthui* Pond, de sens 
opposé (1). 7 p. -14 p. 6 lig. 
Vente Langlier (1789), 360 liv. 

19 — Étnde précieuse du sujet de la Communion 
de saint Jérôme (2), faite à la sanguine. 

Vente du 3 avril 1803, 152 Ir. Ce dessin est dans la collecUon du 
duc de Devonshire. 

20 — Un grand Dessin de Paysage, à la plume, 
sur papier blanc, offrant les plus riches détails dans 
les arbres, les figures et les oiseaux qui se trouvent 
enrichir les premiers plans, parmi des roseaux. 

Même vente, 80 tr. 

21 — Un Dessin d'Augustin se trouve dans la col- 
lection de la reine d'Angleterre ; il est gravé dans 
Chamberlaine (3). 

22 — On trouve aussi des dessins d'Augustin 
Carrache, dans la collection Paignon-Dijonval (1810) 
et dans celle du prince de Ligne. 

GARRAGHE (Annibal CARRACCI dit le) 

PEINTRE d'histoire, DE PORTRAIT, DE PAYSAGE ET GRAVEUR 
A l'eau-forte. 

Né à Bologne, le 3 novembre 1560 ; mort à Rome, le 16 juillet 



(1) Il y a trois dessins d'Augustin et dix d' Annibal Carrache de 
gravés dans ce recueil de fac-similé, publié, à Londres, par BoydelL 

(2) Le tableau est dans la galerie de Bologne; il est regardé 
comme le plus capital d'Augustin. 

(3) On trouve, gravé dans ce recueil, IZi dessins des trois Car- 
rache, provenant de la même collection; aussi, de ces trois mêmes 
artistes, plusieurs dessins dans les ventes, à Londres, de John Knigt 
(18Zil) et Samuel Woodburn (16 juin 185/i). 



— 310 — 

1609 ; élève de son cousin Louis Carrache. Il fit son éducation par 
l'étude des grands maîtres ; il visita Parme où il copia les ouvrages 
du Corrége, et Venise oii il se lia avec PaulVeronèse et le Tintoret; 
revint h Bologne où il retrouva son frère Augustin; et les trois Car- 
rache fondèrent cette École si renommée, d'où sortirent tant d'ar- 
tistes de grand mérite qui illustrèrent TÉcole Lombarde. Les travaux 
d'Annibal sont considérables; il a décoré des palais entiers, tels que 
ceux de Farnèse et de Magnani, à Rome ; Fava, à Bologne ; ces deux 
derniers conjointement avec son frère et son cousin (1). Annibal a 
eu l'avantage d'avoir été traduit par les plus excellents graveurs de 
tous les pays, et lui-même a été habile dans la gravure à Peau- 
forte. Toutes les galeries publiques et privées possèdent de ses ou- 
vrages, tels que les musées de :\ladrid. Vienne, Berlin, Saint-Pétei'S- 
bourg, Munich, Dresde, Londres^ et ceux des villes d'Italie où se 
trouvent plus de 25 tableaux, qui sont décrits par Lavice (Revue des 
Musées d'Italie), et le musée du Louvre, dont le livret en décrit 26. 
Le porirait d' Annibal Garraclie, peint par lui, esta la galerie de Flo- 
rence, et ses principaux biographes sont. Vasari et Lanzi, et les 
trois Carrache sont mentionnés dans la plupart des Vies de Peintres 
et Dictionnaires de Peinture, écrits depuis plus de deux siècles. 

1 — Clii'ist mort et un Ange tenant une couronne 
d'épines sur la pieri'e. J2-14. 

Vente du comte de Fraiila (1738), 336 florins. 

2 — Mort de saint François. 27-20. Gravé par 
Gérard Audrau. 

Ventes du prince de Caiignan, 1,301 liv.; — Diic de Tallard^ 
1,052 liv. 10 sous; — Braamlamp (1771)...? 

3 — Sainte Catherine. 25-18. 
Vente du prince de Carignan (2), 1,600 liv. 



(1) Ces trois galeries ont été gravées par P. Aquila, Belly, Cesio, 
N. Mignard, Bonaveri, Milelli, etc. Plusieurs de ces planches sont à 
la Chalcographie romaine. 

(2) n y avait encore, dans celte vente, deux tableaux d'Annibal 
Carrache, représentant une Sainte Famille et un saint Pierre. 



— 317 — 

4 — La Tentation de saint Antoine. 19-14. Sur 
cui\re. Gravé par Claudine Stella. 

Vente du duc de Tallard, 207 liv. 

5 — Saint Joseph et la Vierge, à mi-corps, tenant 

l'Enfant Jésus qui prend des cerises. 45-36. Gra\é 

par J. Boullanger. 

Ventes du prince de Conti, 5,660 liv. (1) ; ~ 2* vente par Boileau 
(1779), 2,138 liv. 

6 — Un beau Paysage, digne du Titien. Ce sont 
des montagnes richement boisées que baigne une 
rivière tombant en cascades, sur laquelle une com- 
pagnie d'hommes et de femmes, dans une barque, 
forment un concert de voix et d'instruments, tandis 
que le reste de la même compagnie, assise au bord 
de l'eau, y fait collation. 24-36. 

Ventes Lempereur (1773), 379 fr.; — Paillet (17 février 177Zi), 
360 fr. 

7 — Saint Fi^ançois recevant les stigmates. On le 
voit à genoux et abattu dans les bras d'un ange, qui 
le soutient. En l'air, sur la droite, sont trois anges 
sur des nuages. 27-21 . 

Ventes du prince de Conti, 1,200 liv.; — Le Brun (1791), 1,501 liv. 
Dans cette dernière vente, ce tableau était attribué à Louis Car- 
raclie. 

8 — Ecce Homo, Composition de cinq figures à 
mi-corps. 7 p. 9 lig.-6 p. B. 

(1) Il avait été payé 5,000 liv. par le prince. Il y a un tableau de 
la même composition au musée de Berlin et un au musée du Louvre. 

n (est.) 21 



— 318 — 

Vciûeè Laborde de Mereville (1802), 2,000 fr.; - Le Brun (1806), 
1,010 fr. 

9 — Jésus-Christ porté au tombeau. Il est soute- 
nu par saint Jean, saint Pierre et saint Joseph d'Ari- 
niathie. Composition de six figures ; le fond est ter- 
miné parle mont Valérien. 18-12. C. 

Ventes Robit (1801), 2,000 fr.; — Solirène (1812), 2,050 fr. 

10 — Christ mort ; figure plus forte que nature. Il 
est étendu sur un linceul, la tête appuyée sur une 
pierre. 38-70. C. 

Vente Robit, 2,320 fr. 

1 1 — Christ couronné d'épines. 27 p. 6lig.-21 p. 
6 lig. « Cette admirable peintui^e, dit le Catalogue, 
considérée sous le rapport de l'art, joint à la cor- 
rection du dessin de l'Ecole Romaine, la délicatesse 
et le fini de Léonard de Vinci, le clair-obscur et 
l'harmonie du Corrége. Ce tableau vient de la collec- 
tion du roi de Naples, à Capo di Monte. 

Vente Ottley (1), 16 mai 1801, 1,100 guinées, au comte de Fitz- 

william. 

12 — Tête de Magdeleine. Gravé dans l'ouvrage la 
Schola italica,.. Ce tableau provient de la villa 
Borghèse. 

Vente Ottley, 270 guinées. 



(1) Ottley a fait taire, en 1801, une vente des tableaux qu'il avait 
recueillis en Italie, pendant son séjour, en 1798 ou 1799. On en 
trouve le catalogue avec les prix, dans le IF vol. de l'ouvrage de 
Ruchanan (Memoirs of painting..., etc.). Cette vente a produit 
22,2/i8 liv. sterling. 



— 319 — 

13 — Suzanne et les Vieillards. Tableau capital 
avec le nom du maître ; il provient de la galerie Al- 
dobrandini. 20-26. 

Même vente, 700 guinées, à M. Humble, esq. 

14 — L'Enfant Jésus et les Anges. 20-26. C'est 
une des peintures les plus rares et des plus finies du 
maître, et dans sa manière romaine; elle vient du 
palais Borghèse. 

Même vente, 700 guinées, à M. George Hibberts (1). 

15 — Assomption de la Vierge, portée par des 
anges; au bas, sont les apôtres autour de son tom- 
beau qu'elle vient de quitter, 34-28 (2). 

Vente du oitoyen Martin (1802), 900 fr., à Abel (3). 

16 — Deux Paysages ornés de figures. Gravés au 
trait dans l'ouvrage de Le Brun, en 1809. 

Ventes Le Brun (1810), 7,900 fr.; — Lafontaine (/i), à Londres 
(1811), l'un, 270 liv. 10 sli.; l'autre, 236 liv. 5 sh. 

17 — La Magdeleine à demi-couchée sur une 
natte, au pied d'un rocber. Son regard est élevé au 



(1) Cet amateur possède aussi TEnlant Jésus dormant, tableau 
d'Annibal Carrache qui lui a été vendu par Oltley, qui l'avait rap- 
porté de Rome. I\ est gravé par Scharp dans la galerie Forster. 

(2) Une Assomption de la Vierge, du même, est à la galerie de 
Dresde, et une a été exposée à Manchester; elle appartenait au duc 
de Newcaslle. 

(3) Il y a un catalogue, imprimé en 182/i, des tableaux de cet 
amateur. 

(à) Voyez, pour celte vente et les prix, Buchanan (Memoirs of 
pailing). 



— 320 — 

ciel, vers un ange poiié sur un nuage. 9 p. 8 lig.- 
12 p. 6lig. 

Vente Silveslre (1810), 710 fr. 

iS — Christ couronné d'épines, tenant un roseau 
qu'il présente au peuple. Composition de quatre fi- 
gures à mi-corps. Tableau fin et précieux; il est sur 
bois. 8-6. 

Vente Villers, architecte (1812), 870 fr. 

19 — La Vierge assise tient l'Enfant Jésus en- 
dormi dans ses bras; à droite, saint Joseph; à gau- 
cjie, saint Jean. Tableau de forme ronde. Diam. 38. 

Vente par Roux, du Cantal (2 décembre 1823), 821 fr.^ 

20 — Le Maiiyie de saint Sébastien. Un ange lui 
apporte la couronne et la palme du martyre, et un 
autre retire de son corps les fièches qui ont causé 
son supplice. 

Vente du prince Galitzin (28 février 1825), 780 fr. 

21 — Christ au tombeau. Cette composition a été 
gravée par Frey. 17 p.- 12 p. 10 lig. C. 

Vente par Henry (21 août 1832), 560 fr. 

22 — Le Christ mort étendu devant sa tombe, sur 
laquelle on voit les attributs de la passion. Sa tête, 
que deux anges essaient de ranimer, repose sur les 
genoux de la Vierge. 1 7 24. 

Vente Schatnp dWverschot (18Z|0), 1,/|60 fr. 



— 32J — 

23 — Sainte Famille « dans le style du Corrége », 
dit le Catalogue. 

Vente Aguado{1* vente, 1863), 800 fr. 

24 — Christ mort. A côté de lui, la Vierge est 
renversée sans mouvement; saint Jean s'est précipité 
vers elle pour la secourir. On remarque encore sainte 
Magdeleine et des anges qui témoignent de leur dou- 
leur. 12-10. Cintré du haut. 

Vente du cardinal Fesch, 310 écus romains. 

25 — Saint Charles Borromée en prière. 76-51. 
Même vente, 80 écus romains. 

26 — Paysage de style. Le milieu de la composi- 
tion offre une rivière, dont les eaux roulent en cas- 
cades jusque sur le devant du premier plan, et un 
homme qui pêche, causant avec deux femmes. 

Vente par De/er (28 janvier 18û7), 800 fr. 

27 — La Mise au Tombeau. Joseph d'Arimathie, 
aidé de trois disciples, soutient le corps de Notre- 
Seigneur. 46-36. C. 

Vente Montcalm (1850), 1,100 fr. 

28 — Christ mort sur les genoux de la Vierge. 
120-170 cent. 

Vente de Guillaume II, roi de Hollande (1850), 2,300 florins. 

29 — La Madone et l'Enfant Jésus, j 15-84. 
Même vente, 1,500 florins. 

30 — Mise au Tombeau. Près du corps du Christ, 



— 322 — 

les Saintes Femmes sont en prière. Le Catalogue dit 
que ce tableau vient de la collection Lucien Bona- 
parte (1) et du baron d'Osset, ministre delà Marine. 

Vente A. Dugleré (1850), 530 fr. 

31 — Un Ecce Homo. 

Venle Cambiano (2), à Turin (juin 1856), 2,200 fr. 

32 — Vingt-cinq tableaux d'Annibal Carrache 
étaient dans l'ancienne galerie d'Orléans, et on les' 
trouve gravés dans l'ouvrage en trois volumes in- 
folio qui en a été publié par Couché. Vingt-deux de 
ces tableaux ^3) ont été vendus en Angleterre, tant à 
l'amiable qu'aux enchères, et la vente a produit 
12,540 guinées. On trouve les prix de vente de cha- 
que tableau et le nom de l'acquéreur dans l'ouvrage 
de Biichanan. Voici les prix des principaux (4). 

33 — Descente de Croix. Ce tableau, chef-d'œu- 
vre du maître, a appartenu au marquis de Seignelay. 
11 y en a une belle estampe par Roullet, Appartient 



(1) Nous n'avons pas trouvé ce tableau, cité au catalogue de celte 
collection, par Buchanan, ni dans le recueil de gravures qui a été 
l'ait de cette galerie. 

(2) Voyez la Revue universelle des Arts (V, 376) où se trouvent 
rapportés les prix de cette vente, faite par M. Horsin Déon. 

(3) Des trois qui n'ont pas été en Angleterre, un, TEntance d'Her- 
cule, est au musée du Louvre; les deux autres sont l'Enfant Pro- 
digue, et Vénus et Cupidon. 

(6) Seize de ces tableaux ont été exposés à Brittsh EakibUion^ de 
1816 à 1819. 



— 323 — 

au coniic de Carlisle (I), qui l'a payé 4,000 guiuées. 
Il a été exposé à Manchester, eu 1857 (2). 

34 — Le Bain de Diane. Ce tableau est gravé en 
grand, par Bernard Picart, dans l'ouvrage de Cou- 
ché et dans la galerie de Slafford. Il a été payé par 
le duc de Brigdwater, 1 ,200 guinées (3). 

35 — La Toilette de Vénus. Ce tableau, qui vient 
du président Tamponneau, est, ainsi que le précé- 
dent, gravé en pendant par Bernard Picart et dans 
l'ouvrage de Couché; il a été payé 800 guinées par 
lord Berwick. Depuis, chez le comte de Darnley. 

36 — Sainte Famille. Tableau de la galerie d'Or- 
léans, dit le Raboteur. Gravé, sous ce nom, par 
Bouillard, et dans la Galerie d'Orléans. Payé 300 
guinées par le comte de Suffolk. 

37 — La Samaritaine. Ce tableau, qui a appartenu 
à M. de Seignelay, vient de la galerie d'Orléans ; il 
est gravé dans l'ouvrage. Vendu à George Hibbert 
300 guinées, at, depuis, à G. WatsonTaylor, 325 liv. 
10 sh. 

Vente Harman, 3,125 fr. 



(1) Ce seigneur possède encore, de la galerie d'Orléans, les deux 
tableaux suivants du même maître : les Bateliers, payé 600 guinées, 
et le portrait d'Annibal Garraclie, 200 guinées. 

(2) Il y avait huit tableaux d'Annibal Carraclie h cette exposition, 
et un carton d'une fresque du palais Farnèse. 

(3) Il y a encore cinq autres tableaux de la galerie d'Orléans, ac- 
quis par le duc deBridgwaler, lesquels sont gravés dans les ouvrages 
la (ialerie d'Orléans et celle Strafford. 



— 324 — 

38 — Martyre de saint Etienne, sous les murs de 
Jérusalem (1). Gravé dans l'ouvrage de la Galerie 
d'Orléans, dont ce tableau faisait partie. Il a été payé 
250 guinées par le comte de Darnley. 

Même vente, 6,500 fr. 

39 — Pour les autres tableaux d'Annibal Carrache 
provenant de la galerie d'Orléans, ainsi que d'autres 
du même maître, venant de diverses importations 
faites en Angleterre, voyez Buchanan (Memoirs of 
paiting), et Waagen (Trésor d'Art). Ce dernier cite 
plusieurs tableaux remarquables dans les collections 
Bedford, Northumberland (dans cette collection, un 
portrait de Cesare Scaligero, signé du nom du pein- 
tre), d'Aumale, Northwick, Landswone (la Proces- 
sion, venant de la galerie d'Orléans, payé 300 gui- 
nées), Fritz- William, etc. 

40 — La National Gallery, h Londres, possède 

aussi plusieurs tableaux d'Annibal Carrache; les 

principaux sont : le Christ apparaissant à saint 

Pierre, après sa résurrection. 30-21. B. Gravé par 

T. Doo. 

Ce tableau^ qui vient du palais Aldobrandini, a été payé, en 1846, 
à M. Hamlet, 1,500 liv. sleii. 

41 — Saint Jean-Baptiste, de la galerie d'Orléans, 
payé 200 guinées, par M. Angerstein. La galerie de 
cet amateur est passée tout entière à la National 
Gallery, au prix de 57,000 liv. sterl., estimation 

(1) Ce tableau avait appartenu au cardinal Mazarin. 



— 325 — 

faite par MM. Seguier et Woodbuin, pour 38 ta- 
bleaux dont faisait partie la Résurrection du Lazare 
de Sébastien del Piombo de la galerie d'Orléans, que 
M. Angerstein avait payé 3,500 guinées. 

42 — La Tentation de saint Antoine dans le dé- 
sert (1), tableau sur cuivre, 17 p. 6 lig.-13 p. 6 lig., 
provenant de la galerie Borghèse. Gravé par Audran, 
Farjat et Claudine Stella. 

Acquis du comte de Darmoulh, en 18Zi6, pour la National G allery, 
au prix de 735 liv. sterl. 

43 — Silène. Ce tableau, qui vient du palais Lan- 
celotti, a été gravé par Bromley dans l'ouvrage de la 
National Gallery. Il a été donné h cette galerie par 
W. Hovvell Carr (2). 

44 — Galerie de Lucien Bonaparte, prince de Ca- 
nino ; il y avait quatre tableaux d'Annibal Carrache; 
ils sont gravés dans l'ouvrage qui a été fait sur cette 
galerie, dont les tableaux sont passés en Angleterre. 
Voyez aussi Buchanan qui donne le catalogue rai- 
sonné avec les estimations. 

45 — Les Trois Marie au tombeau du Christ. Ce 
tableau est gravé par Roullet, et au Irait dans l'ou- 
vrage Galerie Lucien Bonaparte, 

46 — Dans la collection Crozat (3), il y avait un 

(1) Ce tableau nous semble, à n'en pas douter, celui décrit au 
n° bli de la vente du duc de Tallard, et vendu 207 liv. 

(2) Le pendant, qui est dans la même galerie, vient de la collec- 
tion Angerstein. 

(3) La collection Crozat a été achetée par l'impéralrice Calhe- 



— 326 — 

tableau représentant un chevalet, sur lequel est posé 
un portrait d'Annibal Carrache, peint par lui-même, 
et un Repos de la Sainte Famille, en Egypte. Tableau 
de forme ronde, gravé par Poilly. Ce tableau est au- 
jourd'hui au musée de Saint-Pétersbourg, qui pos- 
sède douze tableaux d'Annibal Carrache. 

47 — Le Sommeil de Jésus dit le Silence du Car- 
rache, Gravé par Etienne Picart, Hainzelman, Bar- 
lolozzi (1), Riendel et Richomme, et dans Filhol et 
Landon. 

Musée du Louvre, — Estimation : Empire, 15,000 IV. ; Hestaura- 
lion , 15,000 fr. 

48 — Gérard Hoel^ dans son Catalogue (en Hol- 
landais) des tableaux vendus, en Hollande, de 1684 
à 1768, en cite 42, sous le nom d'Annibal Carrache. 
Les prix les plus élevés ont été pour un Christ au 
Tombeau, 1 ,600 flor., un Saint Antoine de Padoue, 
1,000 florins, un Paysage, 1,210 florins, et un sujet 



rine II de Russie, et un clioix a été fait des tableaux les meilleurs 
et les plus authentiques, c'est ce qui tait que Ton en retrouve dans 
les ventes ou dans des cabinets particuliers provenant de celte col- 
lection. — Le musée du Louvre possède deux dessins : la Bataille de 
Constantin, attribué à Raphaël, et une Tête coloriée, par Albert- 
Durer ; ils sont désignés aux pages 25 et 77 du catalogue qu'avait fait 
Mariette dans Tordre où les tableaux étaient exposés dans les appar- 
tements de Grozat, 1 vol. in -8°. Paris, 1755. — Le rapport de 
M. l'Intendant général des Musées impériaux nous apprend que 
ces deux dessins ont été payés, le premier, 6,000 fr., le second, 
1,000 fr., aux héritiers de M. Labenski, qui élail conservateur du 
musée impérial de l'Ermitage, lors de l'acquisition Grozat. 

(1) Ce graveur a fait de ce tableau un très beau dessin qui s'est 
vendu 881 liv. chez Langlier, en 1780. 



— 327 — 

de la fable, Vulcain, Polyphème et Hercule, 650 flo- 
rins. 

DESSINS. 

49 — Quatre Dessins, dont Silène ivre entre un 
Faune et un Satyre qui lui versent du vin. Ce sujet 
est le même que celui qui a été gravé, par Annibal, 
dans le fond d'une soucoupe d'argent, pour le car- 
dinal Farnèse (voyez aux Estampes, II, 90, n° 13). 

Ventes Crozat (1), avec trois autres dessins, 110 liv. ; — De Jul- 
lienne, 2^0 liv. 

50 — Saint François adorant l'Enfant Jésus, dans 
les bras de la Vierge qui est assise sur un trône, ayant 
auprès d'elle saint Jean-Baptiste et saint Jean l'Évan- 
géliste. Ce dessin, qui vient du Cabinet Pasinelli, est 
celui d'un tableau qui est dans la galerie du duc de 
Modène. 

Vente Crozat, avec six autres grands dessins, 30 liv. (2), à Hu- 
quier. 



(1) Mariette dit dans ce catalogue : Annibal Carrache est, sans 
contredit, un des plus fins dessinateurs qui ait jamais été. 11 s'était 
exercé toute sa vie à dessiner d'après nature, ou à jeter sur le papier 
les différentes pensées que son imagination lui suggérait. Ce fréquent 
usage de dessiner, que lui avait inspiré Louis Carrache comme le 
seul moyen de se rendre supérieur dans son art, lui avait rendu la 
pratique du dessin facile; insensiblement, elle était devenue pour 
lui un objet de délassement. iNIais, autant se plaisait-il i^ cet exercice, 
autant il était indifférent pour tout ce qu'il avait produit; si on ne 
lui avait pas, pour ainsi dire, arraché des mains ses dessins, à peine 
en resterait-il aujourd'hui quelques-uns, c'est-ù-dire qu'il manque- 
rait à la curiosité ce qu'elle a de plus précieux. 

(2) Huquier céda deux de ces dessins au duc de Tallard, ()our 
60 liv.; deux autres, pour pareille somme, au prince de Turenue, et 
les trois autres furent vendus à sa vente, en 1772, pour 8.^i liv. 



— 328 — 

— Il y avait encore 143 dessins d'Annibal, qui 
furent vendus, dans cette même vente Crozat, en 
dix lots. 309 liv. 6 sous. Ils ont été achetés par Agar, 
Gersaint, Mariette, le comte de Tessin, Nourry, etc. 

51 — Études d'Annibal Carrache pour les tableaux 
de la galerie Farnèse (1). 

Yenie Crozat, 128 dessins, en 11 lots, 173 liv., à Mariette. 

52 — Vingt-un Dessins, Etudes, pour les tableaux 
du Cabinet Farnèse. 

Même vente, en trois lots, UU liv. 5 sous. 

53 — Portrait d'Annibal Carrache, dessiné par 

lui-même à la sanguine, sur papier gris rehaussé de 

blanc (2). 

Ventes Cro2;a^, 38 liv., avec 15 autres dessins; — Lempereui\ 
avec deux autres dessins, 36 liv.; — Mariette, avec le portrait delà 
mère de Carrache, 18 liv.; — Prince de Conti, 28 liv.; — Paillet 
(1782), US liv. 

54 — Une Etude pour une Tète d'Apôtre, au 
crayon noir, sur papier gris. 

Vente Ch. Coypel (1752), 120 liv. 

(1) La Galerie Farnèse est l'ouvrage pour lequel le Carrache semble 
avoir fait un plus grand nombre d'Etudes. C'est aussi celui qui lui a 
mérité une plus grande réputation. L'Angeloni (il était secrétaire du 
cardinal Hippolyte Aldogorandin, grand amateur de dessin, et lié 
d'amitié avec Mignard) avait rassemblé jusqu'à 600 de ces dessins. 
Ceux-ci faisaient partie de son recueil. M. Pierre Mignard les apporta 
en France, et il en composa plusieurs volumes, qui, tous, à l'excep- 
tion d'un seul, sont passés dans le Cabinet de M. Crozat. Ces dessins 
sont faits savamment, et avec encore plus de fermeté que tout ce 
qu'Annibal avait fait précédemment, lorsqu'il n'avait pas encore va 
les statues antiques et les peintures de Raphaël. 

(2) Un portrait du Carrache, dessiné par lui-même, à la sanguine, 
était dans la vente Lagoy (183/!i) ; il a été vendu 3/i fr. 



— 329 — 

55^ — Une TAte de Bacchante, h la pierre noire, 
rehaussé de blanc. 
Même vente, 1^0 liv. 

56 — Deux Têtes au crayon noir, sur papier bleu. 

Vente du duc de Tallard (1756), 76 liv. (1). 

57 — Le Couronnement d'Épines, lavé de bistre ; 
c'est la même composition que le maître a lui-même 
gravée à Feau-forte. 

Vente du duc de Tallard, 24 liv. 

58 — Portrait d'Annibal Carrache. Tête forte 
comme nature, aux crayons noir et blanc, sur pa- 
pier bleu. 

Vente par Basan (1765)...? (2). 

59 — La Vierge qui allaite l'Enfant Jésus. On voit 
saint Joseph et un berger, la main posée sur un 
mouton. Très-beau dessin au pinceau, au bistre, 
rehaussé de blanc. 22 p. 6 lig.-15 p. 

Vente de Jullienne, 300 liv. (3). 

60 -— Saint François à genoux devant la croix. 
Dessin capital lavé et rehaussé de blanc. 



(1) Il y avait Zi2 dessins d'Annibal Carrache dans cette collection ; 
la plupart venaient de Grozat et Ch. Coypel. 

(2) Un dessin au crayon noir, du portrait d'Annibal Carrache, avec 
sept autres dessins de têtes et compositions, sont gravés dans le re- 
cueil, publié par Ghamberlaine, des dessins de la collection de la 
reine d'Angleterre. 

(3) Il y avait 30 dessins d'Annibal et d'Augustin Carrache dans la 
collection de Jullienne ; plusieurs venaient de Crozat. 



~ 330 — 

Ventes Lempereur (1773), 76 liv. (1) ; — Souchay (1775), 60 liv. 

61 — La Résurrection de Notre-Seigneur. Pièce 
en hauteur. Fait au bistre, de la touche la plus 
hardie. 

Vente Mariette (1775), 519 liv. 19 sous. 

62 — Quatre Têtes à la sanguine. Portraits des 
membres de la famille d'Annibal Carrache. 

Même vente, 600 liv. 

63 — La Magdeleine pénitente, à la sanguine, de 
même grandeur que l'estampe qu'en a gravée le 
maître. — La Vierge dite à l'Ecuelle, sujet connu 
par l'estampe qu'en a gravée le maître. 

Même vente, lZi9 liv. 19 sous. 

64 — Le Couronnement de la Vierge. Grande et 
superbe composition peinte en grisaille sur papier, 
dont le tableau existe à Rome. 

Même vente, 71 liv. 19 sous (2). 

65 — Le Triomphe de Bacchus. A la plume et au 
bistre. 

Même vente, 110 liv. 

66 — Deux beaux Paysages en travers. Dessins à 



(1) Il y avait 30 dessins d'Annibal Carrache dans la collection 
Lempereur. 

(2) Sous 21 numéros sont cités 59 dessins du Carrache, vendus 
2,266 liv. 19 sous, plus un article contenant plus de 100 dessins, 
feuilles d'études et composition; cet article s'est vendu 502 liv., en 
sept lots; la plus grande partie de ces dessins, de la vente Mariette, 
avaient été achetés par lui à la vente Crozal. 



— ù.>l — 

la ])lume; l'uii des deux est «iiavé par Corneille, 
dans Jaback (1). 
Vente Mariette^ /i9 «liv. 

67 — Le Triomphe de Bacchus et d'Ariane, cha- 
cun sur un char. Dessin à la plume, lavé à l'encre 
de Chine. Étude pour le tableau peint au palais Far- 
nèse, à Rome. 

68 — Ariane sur son char. Dessin à la plume 
lavé à l'encre de Chine, plus terminé que le précé- 
dent. Ils sont décrits tous deux dans le Catalogue de 
dessins du Prince de Ligne (2). 

69 — Adoration des Rois. A la plume, lavé de 
bistre, sur papier blanc. 9 p. 8 lig.-6 p. 9 lig. 

Vente Nournj (1785), 62 liv. (3). 

70 — L'Assomption de la Vierge. Dessin au 
bistre, sur papier blanc. 13 p. 6 lig. -8 p. 4 lig. On 
en ponnaît l'estampe gravée par Chasteau, d'après le 
tableau, dans le Cabinet du Roi. (4). 

Même vente, 12 liv. 

71 — La Chasteté de Joseph. Dessin à la plume, 

(1) Cet amateur avait possédé un grand nombre de paysages des 
Carrache, qu'il a fait graver. Tous ces dessins sont passés dans la 
collection du roi, aujourd'hui au musée du Louvre. 

(2) Il y avait 30 dessins d'Annibal Carrache dans cette collection; 
ils venaient de Crozat et Marielle; plusieurs ont été gravés par 
Bartsch, qui avait rédigé le catalogue de la collection du prince de 
Ligne, en 179/i. 

^3) Il y à 6Zi dessins d'Annibal Carrache dans celte collection. 
(Zi) Ce tableau, qui faisait partie de l'ancienne collection royale, 
ne se trouve plus aujourd'hui au musée du Louvre. 



— 332 — 

sur papier gris. Ce dessin, légèrement fait, est d'un 
beau caractère. 12-20. 

Vente D., par Le Brun (15 février 1789), 102 liv. 

72 — Grande et riche composition. Sujet d'un 
couronnement d'épines, fait au trait de sanguine et 
largement lavé d'encre, sur papier bleuâtre. 

Vente du 18 avril 1803, 90 fr. (1). , , 

73 — Le Triomphe de Vénus sur les eaux, et 
l'Aurore enlevant le jeune Triton. Deux grands car- 
tons aux crayons noir et blanc ; étude pour la ga- 
lerie Farnèse ; ils sont gravés au trait dans l'ouvrage 
de Le Brun, en 1809. 

Vente par Le Brun (1810), 6,000 fr. Retiré. 

74 — Un Satyre riant. Tête plus forte que na- 
ture, dessinée à la pierre noire, rehaussée de blanc, 
sur papier gris ; elle vient du Cabinet Coypel , 

n° 242. 
Vente Silvestre (1810), 17 fr. 50 cent. 

75 — Le petit saint Jean-Baptiste, assis à côté de 
la Vierge, et pressant affectueusement Jésus dans 
ses bras. Dessin à la plume et lavé. 

Vente Maumejean (1825), 200 fr., à Henri. 



76 — Paysage. Dessin à la plume oii l'on voit une 
vière et diverses figures. 

Vente Denon (1826), 61 fr. 

(1) Il y avait six dessins du Cnrrache dans celte colleclion. 



— 333 — 

77 — Plusieurs croquis à la plume, sur la même 
feuille. 

Vente Lagoy (183Zi), 30 fr. 50 cent. 

78 — Paysage, feuille d'Études; des Arbres et une 
Ville, en avant de laquelle coule une rivière. En' 
haut, à droite, une tête de jeune garçon, vue de pro- 
fil, et, à gauche, deux mains croisées. 

Vente Revil (18Zi2), 61 fr. (1). 

79 — Massacre des Innocents. Dessin à la plume. 

Vente Ruthiel, sculpteur (1837), 53 fr. 

80 — Un grand Paysage, avec magnifique étude 
d'arbres au premier plan, et trois figures, Jésus et les 
Disciples d'Émmaiis. 

Vente Villenave (18Zi2), 251 fr., à M. Mayor. 

81 — Neuf Études au crayon, sur papier bleu, 
pour la Farnesine. 

Vente Silvestre (1851), 25 fr. 

82 — Dans une vente faite par Basan (10 décem- 
bre 1 765) se trouvait indiqué un dessin capital^ au 
bistre, de 18 figures, représentant le Triomphe de 
Bacchus (2), et, dans la même vente, une Tête de 
grandeur naturelle du portrait d'Annibal Carrache. 
Dessin aux crayons noir et blanc. 



(1) Il y avait six dessins du Carrache dans celte collection. Ils 
provenaient des Cabinets Lempereur, Mariette et Lagoy. 

(2) Il y a aussi, dans la galerie de Florence, un dessin du même 
sujet, à la sanguine. 

II (tab.) 2? 



— 334 — 

83 — M. Waagen (Trésor d'Ait, IH, 358, et IV, 
411) cite un carton représentant Silène et des Sa- 
tyres pour la Farnesine, clans la collection Barry, et 
un admirable dessin au bistre de l'Assomption de la 

^Vierge, dont le tableau est à Dresde. Ce dessin se 
trouve dans la collection du duc de Devonshire. 

84 — Voyez le catalogue Paignon-Dijonval, qui 
décrit en\'iron 40 dessins d'Annibal Carrache ; de ce 
nombre, un Silène et des Faunes, qui pourrait bien 
être le dessin mentionné au n" 1 , venant de Crozat. 

Le musée du Louvre possède plus de 500 dessins 
d'Annibal Carrache et de son Ecole, et d'après ses 
compositions. 

CARRÉ (Henri) 

PEINTRE DE GENRE. 

Né à Amsterdam, en 1656; mort à La Haye, en 1721; élève de 
JuRiEN Jacob et de Jacques Jordaens. Il a fait, dit Remy^ des ta- 
bleaux qui ont élé quelquefois attribués à G. Dow. Carré a eu quatre 
fils qui^ tous, ont été peintres et ont suivi sa manière (1). Voyez 
l'ouvrage de Gérard Hoety pour les tableaux d'Henri et de Michel 
Carré, vendus, en Hollande, de 168/i à 1768. 

1 — La Marchande de Poissons. Cinq figures qui 

sont encadrées dans une Vue de La Haye, dans le 

goût de Van der Heyden. Ce tableau a été fini par 

Abraham Carré, second fils de Henri Carré; il est 

gravé par Beauvarlet. 24-10. 

Ventes par Remy (1757), 2,000 liv.; — Schamp d'Averschot, 
1,020 fr. 

(1) Siret (page 175) cile 13 peintres du nom de Carré. 



— 335 — 
CARRÉ (Michel) 

PEINTRE DE PAYSAGE ET d'ANIMAUX. 

Né à Amsterdam, en 1666; mort à Alkmaar, en 1728; élève de son 
frère aîné Henri Carré et de N. Berghem, de la manière duquel il* 
se rapproche quelquefois, ainsi que de celle d'Adrien Van den Velde. 
Tableaux au musée de Rotterdam. Carré a gravé à l'eau -forte. Voyez 
Le Blanc. 

1 — Deux Paysages. Daus le premier, un jeune 
Pâtre assis près d'un arbre, auprès d'une mare où 
deux vaches et un mouton viennent s'abreuver. Dans 
le second, un bouvier prêt à faire passer une petite 
rivière à son troupeau. 8 p. 8 lig.-7 p. 9 lig. 

Vente Silvestre (1810), 172 fr. 

2 — A la fin d'un Jour d'automne, des pâtres ra- 
mènent des champs de nombreux troupeaux de va- 
ches, de chèvres et de brebis. 9-8. 

Vente Laneuville (1826), 103 fr. 

3 — Paysage et Animaux. 

Vente Mesdames Dumont des Frainays (1833), 650 fr. 

4 — Paysage au soleil couchant. Près d'une ruine 
antique, un pâtre debout, une femme assise, tenant 
un enfant dans ses bras; ils gardent leur troupeau. 

Vente M, Sartre de Poitiers (1837), 200 fr. 

5 — Paysage avec figures et animaux. 

Vente Michelot, artiste dramatique (1838)...? 

6 — Près d'un monument en ruine, deux Villa- 
geois et un Pâtre travei^sent un gué avec leurs trou- 



— 33C — 

peaux, sur le devaut d'un passage dont le point de 
vue est masqué par des arbres touffus. 

Vente par George (2Zi février 18Z|0), 365 fr. 

7 — Passage du Gué. Une villageoise soutenant 
d'une main un vase de cuivre, qu'elle porte sur la 
tête, relève de l'autre ses jupes pour passer le gué. 
Trois chèvres traversent l'eau à ses côtés, et un peu 
plus loin, un pâtre pousse dans la rivière quelques 
moutons rétifs. 12 p. 6 lig.-9 p. 9 lig. 

Vente du cardinal Fesch, 55 écus romains. 

8 — L'Abreuvoir. Une paysanne, portant un 
agneau sous le bras, fait désaltérer son troupeau 
dans un ruisseau qui baigne le premier plan du pay- 
sage. 37-44. 

Vente du maréchal Soult (1852), 305 fr. 

9 — Paysage et Animaux. Auprès d'un monticule 
boisé, un berger réunit les branches brisées d'un 
vieux tronc d'arbres qui s'élève à gauche. 48-58. 

Vente Gilkinet (1863), 700 fr. 

10 — Des Chèvres, des Moutons, des Vaches, un 
Ane chargé d'agneaux; deux pâtres dont un porte un 
agneau sur ses épaules; un homme en manteau 
rouge conduisant un âne, vont passer un gué près 
d'une fontaine, ornée d'un bas-relief. Tableau signé 
et daté de 1G92. 59-71 cent. 

Vente Van C/c<f (186/1), 670 fr. 



— 337 — 
M — Le Passage (riin Gué. Julie coiliposition 
dans le goût de Berghem. 

Vente par D'IIios (11 mars 1865), 170 fr. 

CARRÉ (Jean -Baptiste) 

PEINTRE. 

Né à Varenne en Barois, le 12 avril 17Zi9. Il y mourut le 16 fé- 
vrier 1835. Il était élève de Clerisseau. Il fit plusieurs copies (après 
1770) des tableaux qui étaient alors au musée de Versailles, pour 
l'impératrice de Russie. Voyez Diissienx (page Z|15). 

CARRE Y (Jacques) 

PEINTRE d'histoire (1). 

l\é à Troyes; il y est mort, le 18 février 1726, à l'âge de 76 ans. 
Ces dates nous sont fournies par la notice de M. Corrard de Breban 
([Recherches sur quelques œuvres de Jacques Carrey. Troyes, 186/i, 
in-8°). Carrey avait été désigné par Le Brun, dont il était élève, à 
\I, Olier de Nointel, ambassadeur de France à Constantinople^ pour 
l'accompagner dans cette ville; il y fit plusieurs tableaux représen- 
tant des Scènes turques ; deux sont au musée de Bordeaux, et 
quatie décoraient le château de Bercy, près Paris ; ils furent vendus, 
en 1860, au prix de 3,4-65 fr., et acquis par M. Mosselman. Carrey 
a laissé un grand nombre d'ouvrages dans les églises de Troyes; le 
plus considérable est la Vie de Saint Pantaléon, en six grands ta- 
bleaux, pour l'église de ce nom. Il a aussi fait une suite de dessins 
de monuments de la Grèce; ces dessins sont au Cabinet des Estam- 
pes de la Bibliothèque impériale. M. Delaborde les a fait reproduire 
dans un ouvrage sur le Parthenon, publié en 18/i8, 2 vol. in-fol. Le 
musée du Louvre possède quelques dessins de Carrey. 

CARRIERA. Voyez ROSALBA 



(1) Guérin (Mémoires de l'Académie) cite un Jacques Carré, né à 
Paris, et mort en 169/i ; reçu de l'Académie, le 27 juin 1682, sur les 
portraits de J.-B. de Champaigne, peintre, et celui de IMarsy. sculp- 
teur : ces deux portraits sont au musée de Versailles. 



— 338 — 

GARRUGGI dit IL PONTORMO ou LE 
PONTORME (Jacques) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Ponlormo, en lZi93; mort en 1558; élève de Léonard de 
Vinci, de Mariotto Albertinelli, Pierre de Gosimo et d' André 
DEL Sarte. L'inconstance de son caraclère le fit souvent changer 
de style, et sa dernière manière tient des maîtres allemands; c'est 
une imitation servile d'Albert-Durer qu'il s'était plu à copier. Les 
tableaux deCarrucci sont à Rome, Florence, Londres, Berlin, Munich, 
Vienne et Paris. Voyez Vasari et Lanzi, 

i — Vénus et l'Amour. Cette peinture, mention- 
née par Vasari, est gravée par Landon; elle est au 
château d'Hamptoncourt, et a été exposée à Man- 
chester; elle a été payée \ ,000 liv. sterl. par la reine 
Caroline. Voyez Jameson (Public Gallery, II, 260). 

2 — Portrait d'Homme, présumé celui du Cor- 
niole, graveur en pierre fine, contemporain du Pon- 
torme. Gravé dans Filhol et Landon. 

Ancienne collection de Louis XIV. Musée du Louvre: 

DESSIN (I). 

3 — La Vierge sur son trône, accompagnée de 
Jésus, qui est soutenu, debout, par saint Joseph; il 
reçoit les adorations de deux saints et de plusieurs 
anges. Dessin à la plume, lavé au bistre. 

Vente du 18 avril 1^03, 102 Ir. 



(1) Quelques dessins de Garrucci se trouvent dans le catalogue de 
la vente Mariette, 1775. 



— 330 — 
CARTIER (Emile-Victor) 

PEINTRE DE PAYSAGES ET d'ANIMAUX. 

Né à Versailles ; élève de M. Paris ; a exposé au salon de 186/i. A 
une vente faite par Guérin, en 18/iZi, deux tableaux d'animaux ont 
été vendus, l'un, 260 fr.; l'autre, 216 tV. Il est dit au catalogue que 
ce jeune artiste marche sur les traces de Brascassat. 

CASANOVA (François) 

PEINTRE DE BATAILLES, DE PAYSAGE ET d'aNIMAUX ; IL A GRAVÉ 

A l'eau-forte. 

Né à Londres, en 1730; mort à Brûbl, près de Vienne, en Au- 
triche, en mars 1805 (1). Il alla à Venise, oîi il eut pour maître 
Guardi et FRA.NÇ015 SiMONiNi, peintre de batailles et de paysages, et 
s'est formé sur les ouvrages de Bourguignon. Il s'arrêta quatre ans à 
Dresde, où il connut Dietrich, dont il profila des conseils, et s'exerça 
à copier des tableaux de Wouwermans et des batailles de la galerie 
de l'Électeur; revint à Paris où il se lia avec Parocel et travailla 
d'après ses leçons, et exposa, au Luxembourg, un tableau qui lui fil 
beaucoup de réputation et le fit recevoir à l'Académie, le 28 mai 
1763 ; ce tableau est placé à Vincennes. Il peignit aussi des ba- 
tailles pour l'impératrice Catherine II. Il eut un frère puîné, Jean 
Casanova (2), et pour élève J.-Ph. Loutherbourg. François Casanova 
a exposé aux divers salons, de 1763 à 1783. Voyez le Cabinet de 
l'Amateur (III, 115), Mariette (A. B., I, 332), la Notice sur ce 
maîtie, dans le Livret du musée du Louvre de 1857 (3), et l'Histoire 
des Peintres, par Ch. Blanc; Huber et Rost et Heinecken qui indi- 
quent les artistes qui ont gravé d'après les tableaux de François Ga- 



(1) M. Le Blanc dit le 8 juillet 1807. 

(2) Ce peintre travailla à Rome dans l'atelier de Baphaèl Mengs. 
Il fut appelé à Dresde, en 1766, et mourut à Venise, en 1795. 

(3) Ce musée possède quatre tableaux de Casanova. Le musée de 
Rennes possède aussi quatre trumeaux, qui avaient été peints pour 
Madame de Pompadour, dans son château de Luciennes; et l'on voit 
encore des tableaux de ce maître dans les musées de Nantes, Nancy, 
Rouen et Lyon. 



— 340 — 

nova, qui a, lui-même, gravé quelques pièces à l'eau-forte. Voyez le 
Peintre-Graveur Français, continué (I, 133), par P. de Baudicourt. 

i — Une Bataille. 27-40. 

Vente par Remy (1757), ZiOO liv. (1). 

2 — Une Marche de Cavaliers et une Bataille. 
Deux tableaux richement composés. 15-i9 chacun. 

Vente de Jullienne, 303 liv. 

3 — Une Marche d'armée. 10 p.-8 p. 6 lig. B. 
Vente Blondelde Gagny, IxiS liv. (2). 

4 — Gn Homme qui conduit un troupeau de va- 
ches, de moutons et de chèvres, dans une plaine 
terminée par des montagnes. Dans 'le pendant, on 
voit un homme qui joue de la musette à côté d'une 
femme, près de laquelle sont un chien, quatre mou- 
tons et un àne. 10 p. 3 lig -16 p. 6 lig. B. 

^Vente Comte D. (Dubary), 1,020 liv. 

5 — Deux Marines. 

Vente Testard (1776), 800 liv. 

6 — Une Bataille. 72-113. Ce tableau, composé 
richement et d'un coloris vigoureux, est le plus ca- 
pital que l'on connaisse de ce savant artiste. 

Vérités du prince de Conti, l,7/i0 liv.; — Lamure (1791)...? 

7 — Un Paysage orné de figures. 

Vente Thelesson (1777), 1,357 liv. 

(1) Le Trésor de la Curiosité cite Heineckeu comme le possesseur 
de ce tableau, à la vente duquel il aurait été vendu 500 liv., en 1757. 

(2) U y avait quatre tableaux de Casanova dans celle vente. 



— 341 — 

8 — Une Bataille de Cavaliers, et, pour pendant, 
un Défilé de Cavalerie espagnole passant une rivière, 
près d'une forteresse. On voit principalement des 
officiers généraux ordonnant la marche. 31-51. 

Vente Silvestre (1778), 810 liv. 

9 — Un grand Tableau, sujet de Bataille. Morceau 
capital et rempli d'action. 96-72^. 

Vente Trouard, par Paillet (1779), 1,200 liv. 

10 — La Curée du Cerf et un Repos de Chasse; 
deux tableaux en pendants. Dans le premier, on dis- 
tingue une femme assise sur un cheval blanc, se di- 
rigeant vers un lac. Dans l'autre, une fontaine et 
des chasseurs arrêtés pour la curée. 33-56. 

Ventes de Vabbé de Juvigny (1779), 1,700 liv; -^ Beaujon (1787), 
1,002 liv. 

H — Un Paysage. On y voit "un cavalier monté 
sur un cheval blanc, prêt à boire du lait que vient 
de lui présenter une laitière ; une paysanne trait une 
chèvre qui a son chevreau à côté d'elle ; divers au- 
tres animaux ornent ce tableau, qui a été peint, en 
1770.48-72. 

Vente Poullain (1780), 620 liv. (1). 

12 — Une Boîte de forme ronde, ornée de six 



(1) Il y avait, dans la vente Poullain, deux tableaux d'histoire de 
Jean Casanova, et six paysages de Lantara, dans lesquels François 
Casanova a peint les figures. 



— 342 — 

gouaches, dont le dessus représente un chailalan 
sous l'iiabit d'un scaramouche. 
Même vente, 152 liv. 

13 — Une plaine coupée par des eaux. Sur le de- 
vant, on y remarque une belle vache, son veau et 
un bœuf. A droite, un berger est assis avec son 
chien; dans le lointain, d'autres animaux. 48-72. 

Vente Leroy de Senneville (1780), 831 liv. 

14 — Un Campement de cavaliers, et un Convoi 
de chariots pleins de bagages; deux tableaux en pen- 
dant. 34-54. 

Même vente, 800 liv. (1). 

15 — Une Bataille dont l'action principale est, à 
droite, au pied de deux tours ; on remarque un ca- 
valier sur un cheval blanc. 48-72. 

Vente Thomas Pange (1781), 770 liv. 

16 — Un beau Paysage d'un site très-étendu, et 
quatre figures dont une jeune femme et un enfanf, 
assis sur un cheval bai-clair. Au loin, des pâtres et 
leurs troupeaux, différentes fabriques et de hautes 
montagnes. Le pendant est un effet de soleil levant. 
On remarque, au pi^emier plan, un homme et une 
femme, l'un à cheval, causant avec l'autre, qui a le 
bras droit posé sur le cou d'un âne qu'elle couduil. 
96-93. 

Vente du comle de VaudreuU (1786), 800 liv. 

<1) Il y avait six tableaux de Casanova dans cette collection. 



— 343 — 

1 7 — Une Déroute militaire. On voit sur le devant 
un cavalier que l'on détrousse. 14 p. 6 lig.-H p. 
9 1ig; 

Vente Duclos Dufrenoy (1795), en assignat, l/i,000 fr. (1). 

18 — Un Champ de Bataille. Sur le premier plan, 
un homme donne des ordres pour enlever les morts. 
A droite, un cavalier; à gauche, dans le lointain, des 
soldats expirants. 

Ventes Saint (18Zi6), 160 fr.; — Norblin (1855), 250 fr. 

19 — Paysage. Un taureau, un veau et une vache 
se désaltèrent à un ruisseau, dans lequel leur gar- 
dienne se baigne les pieds. 11 2-1 48 cent. Ce tableau 
est signé de Casanova, et de Hue qui a fait le pay- 
sage. 

Yenle Boitelle (1866), 940 fr. 

DESSINS. 

20 — Une Bataille faite avec du bistre et du blanc, 
au pinceau. 10 p. 9 lig.-17 p. 3 lig. 

Yenie de JulUenne (1767), 180 liv. 19 sous. 

21 — Deux grandes Batailles, lavées de bistre, un 
peu estompées. 

Vente Blondel d'Âzincourt (1770), 190 liv. 

22 — Deux Escarmouches de plusieurs cavaliers, 
le sabre et le pistolet en mains, dessin d'un grand 
effet, sur papier brun, rehaussé de blanc. 

(1) Il y avait 13 tableaux de Casanova dans celle collection. 



— 344 — 

Ventes Mariette, 350 liv.; — Prince de Cotili, 280 liv. ; —Saint 
(18Zi6), [iO fr.; — NorUin, (1855), 230 fr. (1). 

23 — Deux Batailles. Riches compositions faites 
au bistre. Ces deux morceaux font connaître le ta- 
lent de l'auteur. 18-30. 

Vente Randon de Boisset (1777), 799 liv. 19 sous. 

24 — Déroute de Cavalerie. Sujet d'un grand 
effet, à la plume et au bistre. 28 p. (5 lig.-36 p. 

Vente Basan (1798), 300 fr. (2). 

25 — Choc de Cavalerie. Dessin lavé au bistre. 
Vente par Febvre (21 avril 1858), 38 fr. 

— Voyez, pour les dessins de Casanova, les cata- 
logues du Prince de Ligne et Paignon-Dijonval. 

GASGAR. Voyez GASGARD 

GASSAS (Louis-François) 

ARCHITECTE, PEINTRE, DESSINATEUR, A GRAVÉ A l'EAU-FORTE. 

Né à Azay-le-Féron, en 1756 (3); mort à Versailles, en 1827; 
élève de J.-B. Le Prince, de Vien et de Lagrenée le Jeune; cheva- 
lier des ordres de Saint-Michel et de la Légion d'honneur, et inspec- 
teur général de la manufacture des Gobelins. l\ a visité l'Italie, 
l'Egypte, la Grèce^ et a fait un grand nombre de dessins de ces di- 
vers lieux; ils ont été gravés et forment divers ouvrages in-folio, dont 
le Voyage historique et pittoresque de l'Istrie et la Daimatie, rédigé 

par Lavallée, sur l'Itinéraire de Cassas. Paris, 1802. — Voyage pit- 

• 

(1) Il y avait 11 dessins de Casanova dans celle vente. 

(2) Il y avait six dessins de Casanova dans celle vente; ils produi- 
sirent 1,010 liv. 9 sous, en cinq lois. 

(3) Hegnaull Dclalande le dil né à Toulouse. 



— 345 — 

lorcsque de la Syrie^ de la Phcnicic, de la Palestine el de la Basse- 
Egypte, gravé sur les dessins de Cassas. Paris, 1709, et années sui- 
vantes (30 liv. in-fol. ; cet ouvrage ne s'est pas continué). On a en- 
core un ouvrage sur les sept collines de Rome, très-grandes plan- 
ches, d'après les dessins de Cassas, et gravé au trait par lui, avec 
Bance. On trouve ces planches coloriées à Timitation de ses aqua- 
relles. On lui doit aussi une suite de modèles des chefs-d'œuvre d'ar- 
cliiteclure des différents peuples. Celle suite, acquise par le gouver- 
nement, en 1809, est aujourd'hui à rinstitut. 

1 — Différentes Vues dessinées en Sicile. Quatre 
dessins au bistre (1). 

Vente Castelmore (1791), 2ZiO liv. 

2 — Vue à Civita-Castellana. Cassas, Rome 1 781 . 
Dessin au bistre. 

Vente Brun-Neergard (181Zi), ZiO fr. 

3 — Les Ruines de Balbeck, et une Vue du Bos- 
phore. 25-34. Deux aquai^elles. 

Ventes Lapeyrière (1817), 501 fr.; — Roger (18/il), 100 fr. 

4 — Vue d'Athènes, du côté de la plaine de Ma- 
rathon. Dessin à la plume et colorié. 

Vente par Pérignon {li avril 1820), 250 fr. 

5 — Rencontre de deux Caravanes traversant la 
Vallée des Tombeaux, à peu de distance de Palmyre. 
Cette étude est la seule que Cassas ait faite h l'huile. 
23-59. 

Vente Denon (1826), 160 fr. 



(1) Ces dessins faisaient partie d'une suite intéressante de Vues de 
Sicile, par Desprez, Houël, Châtelet, Lépicier, Cochin, Paris, Dura- 
meau et autres artistes. Ces dessins ont été gravés dans le Voyage 
de Naples et de Sicile, de Richard, abbé de Saint-Non. 5 vol. in-fol. 



— 34G — 

Q — Vue du Caire. Très-grand dessin colorié. 

Vente du maréchal Sébastiani (1851), 250 fr. 

GASTAGNO (André del) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né, vers lZi03, à Castagne, en Toscane; mort vers 1477. On le 
croit élève de Massaccio. Il a laissé un nom odieux dans l'histoire, 
par l'assassinat de son ami Domenico, de Venise, pour rester seul 
maître du secret de la peinture à l'huile, qu'avait apporté de Flandre 
Antonello de Messine. Les meilleurs ouvrages de Castagno ont péri. 
On trouve ses tableaux à Florence (gravé dans Etruria Pitricce, 
P"" voL), Naples, Berlin (il y a quatre tableaux). Voyez Baldinucci ei 
Lanzi, 

1 — Jésus dans le Jardin des Oliviers. Esquisse 
d'un grand tableau. 

Vente Artaud de Montor (1851)...? 

2 — Tête de Christ. 85-42 cent. B. 
Vente Moret (1859)...? 

GASTELLAN (Antoine-Laurent) 

PEINTRE DE PAYSAGE, ARCHITECTE ET GRAVEUR A l'eAU-FORTK. 

Né à Montpellier, en 1772; mort, à Paiis, en 1838; élève de Va- 
lenciennes ; membre honoraire de l'Académie des Beaux-Arts. Il vi- 
sita l'Italie et la Grèce et en rapporta un grand nombre de dessins, 
dont il en grava plusieurs à l'eau-forte, qui ornent ses Lettres sur 
l'Italie, publiées en 1816, en 3 vol. in-8°. Il est encore auteur d'un 
ouvrage : Etudes pittoresques et historiques sur le château de Fon- 
tainebleau. Paris, in-8", avec planches h l'eau-forte, par Castellan. 
Tableaux au musée Fabre, à Montpellier, et un I\aysage de style his- 
torique, orné de figures. Vente Uurlanït (1825), 136 fr. 



— 347 — 
GASTELLI ou CASTELLO (1) (Valerio) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Gênes, on 1625; mort dans la même ville, en 1659; il élail 
fils de Bernard Casleîli (2), et élève de Dominique Fiasella. Il visila 
Milan et Parme, et travailla beaucoup pour la France et l'Angleterre; 
son slyle, pour les compositions d'histoire, lient un peu de Paul 
Veronèse. Ses tableaux à Florence, à Gênes, dans les palais Spinola, 
Peloso, Durazzo, Brignole Sale, Balbi, etc. Gastelli a eu un fils et 
deux frères, aussi peintres. Voyez Soprani et Lanzi, pour tous les 
peintres du nom de Gastelli, et Siret (page 179). 

1 — Sainte Elisabeth de Horigiie, servant les 
malades et leur apportant des rafraîchissements qui 
se changent en fleui^s. 18-14. 

Collection Crozat, au musée de Saint-Pérersbourg (3). 

2 — Vœu fait à la Madone. IG p. -10 p. 6 lig. 
Vente Laroque (17Zi5), 81 liv. 18 sous. 

3 — La Vierge, l'Enfant Jésus et sainte Elisabeth. 

Vente par Remy (1757)...? 

4 — Deux bons Tableaux. L'un, Loth et ses Filles; 
l'autre, l'Enfant Jésus tenu par une femme qu'ac- 



(1) Il y a deux peintres espagnols du nom de Fabrice Gastello. 
Voyez Quillet (Dictionnaire des Peinlies espagnols), et Castelli, 
peintre moderne dont on a un Paysage, soleil couchant, vue prise 
dans l'Ombrie, avec la date de 1860. — Vente du duc de Morny, 
1,010 fr. 

(2) Bernard Gastelli, né à Gênes, on 1557; mort en 1629. Deux 
dessins, vente Manette. Six peintres, du nom de Gastelli, sont cités 
par Siret. 

(o) Il y a quatre tableaux de Castelli dans ce musée. 



— 348 — 

compagnent sainte Catherine et deux autres femmes. 
41-60. 

Vente du prince de Conti, 593 liv. 

5 — Une Sainte est couronnée par l'Enfant Jésus 
que tient la sainte Vierge; quatre anges, dont deux 
aux pieds de la Vierge, et les deux autres répandant 
des fleurs; des chérubins sont dans le ciel. 16-12. 

Vente par Le Brun (1782), 2ZiO liv. 

6 — Un Religieux prosterné en acte d'adoration 
devant l'Enfant Jésus, qui est porté sur des nuages, 
dans une gloire d'anges et de chérubins. 

Vente Donjeux (1793), 190 liv. 

7 — Trois Anges reçus par Abraham, qui se pros- 
terne. 26-19. 

Ventes de la comtesse de Fourcroy (1810), 200 fr.; — du Mont-de- 
Piété (11 décembre 1811), 262 fr. 

8 — Moïse frappant le rocher. Composition de 

14 figures. 72-84. 

Ventes Grégoire-Page, (1786)...? - Le Brun (1806), ZiOO fr.; 
— du Mont-de-Piété (11 décembre 1811), 331 fr.; — Feuchères 
(29 janvier 1829), 601 fr. 

9 — La Sainte Famille. L'Enfant Jésus, sur les 
genoux de sa mère, tourne ses regards caressants 
vers saint Joseph. 

Vente de Hier (1^^ avril 18ZiO), 500 fr. 



10 — Adoration des Mages. 38 p. 6 lig.-27 p. 
Vente du cardinal Fesch, 50 écus romains. 



f. lig. 



— 349 — 

11 — Le Christ pleuré par la Vierge et des Anges. 
45-64. 

Même vente, kl éciis romains. 

DESSINS. 

12 — Deux Dessins à la plume, dont la Commu- 
nion de sainte Thérèse. 

Vente Manette, 51 liv. 19 sous. 

GASTELLINI ou GASTELI (Joseph-Antoine) 

ARCHITECTE ET DESSINATEUR. 

Né àMonza, en 1718: élève de Mariani. 

1 — Extérieur d'un vaste Palais, sur le devant 
duquel est une belle fontaine, entourée d'une balus- 
trade. Dessin à la plume et au bistre. 
Vente Manette, 52 liv. 

GASTIGLIONE dit IL. BENEDETTO et LE 
GREGHETTO (Petit Grec) (Jean-Benoit) 

PEINTRE d'histoire, DE PORTRAIT, DE PAYSAGE ET d'ANIMADX, ET 
GRAVEUR A l'eAU-FORTE. 

Né à Gênes, en 1616; mort à Mantoue, en 1670; il a eu la sépul- 
ture dans l'église de cette ville; élève de J.-B. Paggi, de J. André 
Ferrari et de Van Dyck. Il travailla à Florence, Rome, Venise, 
Naples, Bologne et Mantoue où il a laissé de ses ouvrages. Voyez 
Lavice (musée d'Italie), qui décrit douze tableaux de Castiglione. 
Un gros volume, dit le Soprani, ne suffirait pas pour rendre un 
compte exact des tableaux que ce peintre a laissés à Gênes. On en 
trouve encore à Dresde, Madrid (huit tableaux), Munich, Vienne 
et Paris. Il eut pour élèves son frère Salvator et son fils François qui 
travaillèrent dans sa manière, et dont les tableaux lui sont souvent 

IT (tab.; 23 



— 350 — 

allribnés. Gasliglione a gravé à Teau-forle, et Bartolozzi, Macé et 
autres artistes ont gravé d'après ses tableaux et dessins. Voyez 
Lanzi, Ratli, Sirel (page 180), et Gérard Houet, qui cite 33 tableaux 
vendus, en Hollande, de 1684 à 1768, dont le prix le plus élevé 
qu'ait obtenu un tableau de ce maître est de 1,158 florins, et un 
autre. Fêle à Priape, vente à Amsterdam, en 1717, 500 florins, et 
chez Van Huist, en 1779, 500 florins. 

1 — Un Tableau représentant l'Histoire de Jacob, 
avec bestiaux. 

Vente de la comtesse de Verrue (1737). Retiré à 850 liv. ; est re- 
vendu à la seconde vente (9 avril 1737), 630 liv. 

2 — L'Enlèvement d'Europe. 29-39. 
Vente Laroque (17Zi5), 650 liv. 

3 — Cinq Bergers qui viennent adorer l'Enfant 
Jésus que tient la Vierge. Quatre anges sont dans un 
nuage ; l'un d'eux tient un encensoir. 

Vente de Jullienne (1767), 312 liv. (1). 

4 — Un Homme, habillé de rouge, monté à che- 
val, et deux autres à pied, avec des animaux. Ta- 
bleau marouflé et de forme ronde. Diam. : 7 p. 6 lig. 

Vente Boucher (1771), 180 liv. 

5 — Marche d'Animaux dans un paysage. 37-50. 

Ventes Lempereur (1773), 1,555 liv.; — prince de Conti (1777), 
1,650 liv. 

6 — La Sortie de l'Arche de Noé. Sur le devant. 



(1) Il y a, dans le catalogue de cette vente, n^ 210, deux tableaux 
sous le nom de Nicolas Poussin, que Mariette dit être de Gasliglione : 
ils ont été vendus 861 liv. 



— 351 ^ 

on remarque un homme qui conduit un bœuf, et un 
autre, un âne. 76-42. 

Ventes du prince de Conti^ 1,051 liv.; — par Boileau (2^ vente), 
lao liv. 

7 — Le Retour de Jacob. 54-76. 

Vente Van Hulst, à Bruxelles (1779), 600 florins (1). 

8 — Tobie qui fait enterrer les morts. 

Ventes Van Hulst, 300 florins ; — Paillet (1789), avec un tableau, 
Orphée charmant les Animaux au son de sa lyre. Il vient de chez 
Van Hulst, vendu /i35 flor., et chez Donjeux, en 1793 (il y avait six 
tableaux de Castighone dans celte dernière collection), et de chez le 
duc de Noailles. Vendus, les deux, 1,600 liv. 

9 — Le Départ de Jacob et Laban, et sa Famille. 
Des bœufs, vaches, béliers, moutons, chiens, ca- 
nards et ustensiles de cuisine, sont rendus avec une 
vérité, un goût, un esprit et une touche admirables, 
et c'est, sans contredit, une des plus heureuses pro- 
ductions de ce maître. 72-108. 

Vente Lambert et Duporail (1787). Retiré à 6,000 fr. 

10 — Le Frappement du Rocher. 36-43. 

Vente Beaujon (1787), 730 liv. 

11 — Intérieur de cuisine. On remarque une 
multitude d'ustensiles de cuisine, mêlés de gibiers 
morts, des poissons , des légumes différemment 
groupés, et un coq, une poule, un canard et un 
paon. 84-60. 

Vente du cardinal Fesch, 30 écus romains. 

(1) Il y avait quatre tableaux de Castiglione dans cette collection. 



— 352 — 

i2 — Entrée dans l'Arche de Noé. 55-82. 
Même vente (1), 21 écus romains. 

13 — Oiseaux et Animaux. Ce tableau a été dé- 
signé quelquefois sous le titre du Départ de Jacob 
pour la Mésopotamie. 

Musée du Louvre (2). — Estimation : Empire, 6,000 fr.; — Res- 
tauration, Zi,000 fr. Il est dit au livret de 1852 : « Ce tableau, qui a 
toujours été donné à Gastiglione, pourrait bien être l'ouvrage d'un 
artiste flamand. 

14 — Voyez Waagen (Trésor d'Art, IIP et IV' vol.) 
pour les tableaux de Gastiglione qui sont dans les 
collections anglaises, dont un, la découverte de 
Cyrus, appartenant au duc de Newcastle, a été ex- 
posé à Manchester. 

DESSINS. 

15 — Quarante-trois Dessins et Macchettes (3), 
dont l'Entrée dans l'Arche de Noé, Nativité, Jésus 
sur la Croix, l'Assomption de la Vierge, et le por- 
trait de Gastiglione, fait par lui-même. 

Vente Crozat (U), en quatre lots, 3Zi9 liv. 15 sous. 



(1) Il y avait huit tableaux de Gastiglione et de son École dans 
celte collection. 

(2) U y a huit tableaux de Gastiglione au musée du Louvre. 

(3) Ge mot indique les esquisses peintes à l'huile. 

[Il) Les dessins de Bencdelte qui sont ici sont très-considérables, 
et l'on ne peut guère désirer plus beau ; ce sont des préparations 
pour les tableaux où le clair-obscur fait déjà tout son effet; car c'est 
à quoi cet auteur paraît s'être borné dans ses dessins ; il n'y faut pas 
chercher la régularité des formes; elle y est entièrement négligée. 
— {JSote de Mariette.) 



— 353 — 

16 — Deux Dessins, dont un fort beau à l'huile 
représentant un berger conduisant des troupeaux. 

Vente du duc de Tallard, 156 liv. 

1 7 — Une jeune Femme, assise à côté d'une vieille 
qui file ; on voit, sur le devant, du gibier. 

Même vente, 301 liv. 

18 — Résurrection du Lazare. Très-belle Mac- 
chette coloriée à l'huile. 

Même vente, 80 liv. 

19 — L'Entrée des Animaux dans l'arche de Noé. 
Dessin capital et colorié au pinceau. 10-15. Du Ca- 
binet Crozat (1). 

Ventes Lempereur, 520 liv. ; — Prince de Conti, 490 liv.; — Vassal 
de Saint-Huber, 351 liv. 

20 — Un autre superbe Dessin repi^ésentant une 
Marche d'Animaux, conduits par trois bergers des- 
cendant dans un vallon, au pied de hautes monta- 
gnes ; des ruines et du paysage complètent cette 
charmante composition, qui a été gravée. 8-11. 

Ventes Lempereur, 25J liv. (2); — Mariette, 360 liv., à Basan. ; 
— Prince de Conti, 221 liv. 

21 — Le Sacrifice de Noé au sortir de l'arche; il 
est gravé. Plus, quatre petites Têtes à la plume. 

Ventes Lempereur, 36 liv. 19 sous ; — Mariette^ le premier dessin 
seul, 80 liv. 



(1) Une copie de ce dessin, par Deshayes, a été vendu 2U liv. chez 
Mariette. 

(2) Il y avait six dessins de Castiglione dans cette vente. 



— 354 — 

22 — La Vierge tenant l'Enfant Jésus endormi. 
Dessin colorié à l'huile. 13 p. 6 lig.-lO p. 6 lig. 

Vente de Jullienne, 80 liv. (1). 

23 — Un Troupeau d'Animaux en marche, avec 
diverses figures qui les conduisent ; un ange, en 
l'air, leur indique la route. Ce sujet semble indiquer 
Abraham et sa famille quittant son pays. Dessin su- 
périeur fait au pinceau et à l'huile, sur papier. Il a 
été gravé. 

Vente Mariette, 271 liv. (2). 

24 — Noé, accompagné de sa famille, fait entrer 
les animaux dans l'Arche, Esquisse tei^minée, sur 
papier. 15-20 p. 6 lig. 

Vente Natoire (1778), 129 liv. 19 sous. 

25 — Fête à Bacchus. Riche composition de plus 
de 30 figures. Dessin à la plume, lavé de bistre, 
rehaussé de blanc, et légèrement colorié. 12 p. 
9 lig.-18 p. 6 lig. 

Vente Nourry (1785), 130 liv. (3). 

26 — Agar dans le Désert, avec son fils mourant, 
est secourue par l'ange. Dessin au pinceau et à 
l'huile, sur papier. 

Vente du 18 avril 1803, 31 fr. 

(1) Il y avait neuf dessins de Castiglione dans cette collection. 

(2) Il y avait 15 dessins de Castiglione dans la vente Mariette; ils 
ont produit 1,189 liv. 5 sous, en 11 lots. 

(3) Il y avait 16 dessins de Castiglione dans la vente Nourry. 



— 355 — 

27 — Un Dessin à la plume représentant l'Entrée 
des Animaux dans l'Arche, et deux compositions 
coloriées; l'une a été lithographiée. 

Ventes Denon, 30 fr.; — Vignères (15 décembre 1856), deux de 
ces dessins...? — Baron de M..., par Clément (18 avril 1866), les 
deux mêmes dessins, 30 fr. 

28 — L'Assomption de la Vierge et Marche de 
Troupeaux. Trois dessins. Esquisse à l'essence (i). 

Y enle Silvestre (1851), IZiO fr. 

29 — Repos en Egypte. Dessin au bistre ; le loin- 
tain est bleu. 

Ventes Norblin (1855), 12 fr.; — Mouriau (1858), 35 fr. 

— Il y a neuf Dessins de Castiglione décrits dans 
le catalogue de la collection du Prince de Ligne 
(1794), dont quatre fort beaux ont été présen- 
tés par le maître au prince .de Lichtenstein pour sa 
galerie. Le catalogue Paignon-Dijonval (1810) en 
décrit douze, dont plusieurs ont été gravés par le 
maître lui-même; et le musée du Louvre possède 
vingt-huit dessins de Castighone et 10 qui lui sont 
attribués. 

GASTILL.O (Jean del) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Séville, en ibSU; mort à Cadix, en 16ZiO. W fit plusieurs ta- 
bleaux à Séville et à Grenade ; mais son plus grand titre à la gloire 

(1) Ces trois dessins provenaient de la vente Silvestre (1810) ; ils 
avaient été vendus 10 Ir, 60 cent., en deux lots. 



— 356 — 

est d'avoir été le maître d'Alphonse Cano, de B. Murillo, de Pierre 
Moya. Voyez Quilliet (Dictionnaire des Peintres espagnols) et Siret, 
p. 781, qui citent cinq artistes du nom de Castillo, dont les ta- 
bleaux se trouvent au musée de Madrid. 

1 — Sainte Agnès portant une palme et un 
agneau. 

Vente Aguado (18/i0), 182 fr. 

2 — Conversion de saint Mathieu. Cinq figures de 
grandeur naturelle, à mi-corps. 117-147 cent. 

Vente du maréchal SouU, 85 fr. 

3 — Assomption de la Vierge. 

Vente de la Galerie Espagnole, à Londres, 2U liv. sterl. 

4 — Assomption de la Vierge. 162-140 cent. 
Vente Standisch, à Londres, 35 liv. iU sh. 

GATEL (François) 

PEINTRE DE PAYSAGE ET DE GENRE. 

Né à Berlin, vers 1778 ; il est mort à Rome, où il avait fixé sa ré- 
sidence, le 25 décembre 1856. Il a légué une partie de sa fortune, 
qu'il' devait à son talent, aux artistes romains, et sa collection de 
tableaux, esquisses et gravures, à la Société artistique allemande de 
Rome (Revue universelle des Arts, IV, p. 38Zi). Voyez Siret, p. 182. 

1 — Vue prise du porche de la cathédrale d'A- 
malfi, près Salerne, offrant l'Entrée d'une Proces- 
sion de Moines. 

Vente du duc deCaraman (1860), 520 fr. (1). 

(1) Il y avait trois tableaux de Catel dans cette collection. 



— :i57 — 

2 — Vue du Château de la Reine Jeanne, à Na- 
ples. Effet de nuit. 

Vente du Baron Schikler (I8Z16), 185 fr. 

GATELANI (Pierre) 

PEINTRE. 

Mariette (A.B., l, 339) est le seul qui ait parlé de cet artiste dont 
les ouvrages sont fort rares. Il y avait ^deux dessins de P. Catelani 
dans la collection Grozat ; ils avaient été trouvés dans celle du car- 
dinal de Santa Croce. A la vente de Mariette un dessin intérieur 
d'église, à la plume et au bistre, a été vendu 22 liv. 

GATENA (Vincent) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Citoyen de Venise, il y mourut, en 1530; il était élève de Jean 
Bellin. Amateur riche, il peignit des portraits et des tableaux de 
chevalet, qui lui valurent une grande réputation durant sa vie. Ses 
tableaux se trouvent à Berlin, Dresde, Londres (1) et Venise. Voyez 
Vasari, Zanetti, Lanzi et Ch.-L. Eastlake (page 2Z|2). 

GATHELINEAU (Gaétan) 

PEINTRE DE PAYSAGE ET DE PORTRAIT. 

Cet artiste a exposé plusieurs paysages et portraits, depuis 1817. 
Quatre dessins à la sépia, dont un Christ en croix. Vente de La-' 
combe (1863), 60 fr. Voyez Gabet. 

GATS (Jacques) 

PEINTRE, DESSINATEUR ET GRAVEUR. 

Né à Altona, le 11 juin 17Zil ; mort à Amsterdam^ le 9 novembre 

(1) Une Vierge, l'Enfant Jésus et plusieurs Saints, et une Pieta; 
ces deux tableaux^ exposés à Manchester, appartiennent à Liverpool 
Institution. Waayen (Trésor d'Art^ III, 202) cite aussi Vénus et 
l'Amour dans un Paysage. CnllecHon Northwick. 



~ 358 — 

1799. Dessins exposés à Manchester, et un à la plume, lavé d'encie 
de Chine, représentant un Hiver, a été vendu, chez Verstolk de 
Soelen, 2Zi2 florins, et son Œuvre comme graveur, en six pièces 
(paysages), vente Brisart de Gand, en 18Z|9. Voyez Le Blanc. Siret 
ne cite pas cet artiste. 



GATTERMOLE (George) 

PEINTRE ET AQUARELLISTE ANGLAIS (CONTEMPORAIN). 

Gel artiste a exposé plusie^irs aquarelles à l'Exposition univeiselle 
de 1855, à Paris. Il a aussi exposé à Manchester, en 1857, 31 aqua- 
relles représentant des sujets de l'Histoire d'Angleterre, et des Pay- 
sages. 

1 — Scène de Brigands. Aquarelle. 
Vente George P. (29 novembre 18/i2), 200 fr. 

2 — Prise d'un Château par des Brigands. Aqua- 
relle. 

Vente George P., 170 fr.; — W. H. (Richard, 1557), /iOO fr. 

3 — Le Réfectoire, Macbeth et les Sorcières, et 
le Bénédicité. Trois aquarelles. 

Vente d'un Amateur distingué. Londres, 1850. 

4 — Prédication devant un grand nombre de per- 
sonnages, dans une église gothique. Aquarelle. 

Vente Sommeson (29 novembre 1865), 523 fr. 

5 — Salvaior Rosa , chez les Brigands des 
Abruzzès. Aquat^elle exposée à Manchester. 

Vente d'aquarelles à Londres (9 mai 1866), 101 guinées. 

6 — Un grand nombre de dessins à la sépia et à 
l'aquarelle, par Cattermole ont passé dans les ventes 
faites par Schrolh, expert, dans les années i832, 



— 359 — 

1833, 1834 et 1842, et dans les ventes de 
MM. Brown et Weble. 

— Waagen (Trésor d'Art, IV, 203, 206, 414) cite 
aussi quelques aquarelles de ce même artiste, dont 
un sujet de Macbeth et les Sorcières qu'il s'est plu à 
répéter. 

GAUVET (Gilles-Paul) 

ARCHITECTE, SCULPTEUR ET DESSINATEUR. 

Né à Aix, en Provence, le 17 avril 1731 ; mort à Paris, le 15 no- 
vembre 1788. Cauvet possédait une collection d'objets d'art, qui fut 
vendue le 11 mars 1789. Il se trouvait dans celte vente une suite 
considérable de dessins d'ornements, à la sanguine, par cet artiste, 
et 113 planches connues sous le titre : Recueil d'Ornements, à l'u- 
sage des Artistes qui se destinent à la décoration des bâtiments, tels 
que des arabesques, vases, et autres pièces d'ornements d'un bon 
goût, gravés en manière du crayon, d'après les dessins de Cauvet, 
par Mesdemoiselles Liottier et Martini, Miger et autres, 113 planches 
sur 72 feuilles. Paris, 1777, in-fol. — Un exemplaire, vente Basan 
(1798), 51 fr. (1). Voyez Notices sur quelques Artistes français, par 
Destailleur et Vies des Artistes anciens et modernes, par Emeric 
David. 

GAVALL.INI (Pierre) 

PEINTRE ET SCULPTEUR. 

Né à Rome, en 1258 ; y est mort en 13ZiZ». Cet artiste fut élève 
de GiOTTo, et peut être regardé comme le plus ancien peintre 
que l'École Romaine ajt produit depuis la régénération. Il orna de 
fresques les églises de Rome, et travailla, avec son maître, à plu- 
sieurs grandes mosaïques. Il vint à Florence, où il peignit dans plu- 



(1) « On ne peut voir, dit Dussieux (les Artistes Français à TÉ- 
tranger, page lOZi de la préface), rien de plus élégant, qui ail plus 
de légèreté, de bon goût et de variété; rien qui soit plus spirituel- 
lement français, que ces délicieux dessins de Cauvet. » 



— 360 



sieurs églises, et la fresque de Saint-François-d' Assises, quiesl re- 
gardée comme son chef-d'œuvre. Voyez Vasari, Marini, Baldinucci, 
Emeric David et Sir et, page 185. 



GAVALLINO (Bernard) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Naples, en 1622 ; mort en 1656; élève du Stanzioni. 11 com- 
posait de petits tableaux d'histoire fort estimés, et que l'on trouve 
dans les galeries de Naples. Vente Mariette, deux dessins de l'His- 
toire de David, 12 liv. Voyez Dominici, Lanzi et Siret. 



GAVEDONE (Jacques) 
peintre d'histoire et de portrait. 

Né à Sassuolo, dans le duché de Modène, en 1577 ; mort en 1660; 
élève de Passaroti, Baldi et des Carrache. Il vint à Bologne, en 
1691 ; il fit^ avec le Guide, le voyage de Rome et de Venise, où il 
étudia le Titien, et revint à Bologne où il peignit, dans le cloître de 
Saint-Michel in Bosco; il y mourut malheureux, à l'âge de 83 ans. 
Ses tableaux sont à Bologne, Imola, Florence (son portrait peint 
par lui-même), Munich, Madrid, Vienne et Paris. Voyez Tiraboschi, 
Lanzi, et Heinecken pour les estampes gravées d'après Cave- 
done. 

1 — Noé, Cham et Japhet. Gravé au trait dans 
l'ouvrage de Le Brun, sous le n" 93 (1). 

Vente Le Brun (1791), 400 fr. 

2 — Saint Eloi, et saint Pétronne, évêque et pa- 
tron de la ville de Bologne, priant la Vierge, qui es! 
sur des nuages, entourée de Chérubins. C'est le mo- 
dèle du grand tableau, qui était dans l'église des 



(1) Il y a encore deux tableaux de Cavedone gravés dans cet ou- 
vrage; ce sont deux dilférentes compositions de Suzanne et les Vieil- 
lards. 



— 3G1 — 

MeiicIicaïUi, à Bologne, ei qui a fait paitie des objels 
acquis par l'armée d'Italie; il est ciiilré du haut (1). 
Vente Vien, peintre (1809)...? 

3 — Hérodiade tenant la tête de saint Jean. Figure 
de proportion naturelle. 27-26. 

Vente Le Brun (1813), 600 fr. 

4 — Adoration de la Vierge. 
Vente Moret (1857), 1,820 fr. 

5 — Sainte Cécile, assise devant un orgue, lève 
les yeux au ciel. 

Musée du Louvre. — Estimation : Empire, 300 fr.; Restauration, 
3,500 tr. 

DESSINS. 

6 — Quatre-vingt-treize Dessins, dontl'Adoi^ation 
des Bergers (2), la Nativité de la Sainte Vierge, Jésus 
fuyant devant les Juifs qui veulent le lapider, un 
Saint guérissant les malades par le Signe de la Croix, 
la Sainte Vierge, invoquée par saint Pétronne et 
saint Eloi, première pensée du tableau qui est à Bo- 
logne. 

Vente Crozat (3), 93 liv. 9 sous, en cinq lots. 



(1) Ce tableau a été gravé par Mitelli, Trabalesi et Saint-Non. 

(2) Ce dessin est passé chez le comte de Tessin, M. le comte Nils- 
Bark, et se retrouve à la vente Thibaudeau. Vendu 19 fr. 50 cent. 

(3) Le Malvasia et le Pasinelli avaient rassemblé les plus beaux 
dessins du Cavedon; M. Crozat les a eu tous, et l'on y retrouve un 
peintre qui, tant qu'il a été dans sa vigueur, s'est distingué par la 
beauté de sa composition, digne de Louis Carrache , et par une in- 
telligence de clair-obscur, qui ne le cède en rien au Titien. — ISote 
de Mariette. 



— 362 — 

7 — Une Nativité peinte en grisaille, à l'huile, sur 
papier. 

Vente du duc de Tallard, 49 liv. 19 sous. 

8 — La Vierge assise, l'Enfant Jésus dans ses bras, 
et ayant près d'elle saint Jérôme et plusieurs autres 
Saints. Sujet en hauteur, au pinceau, et rehaussé de 
blanc. 

9 — Jésus chassant les Marchands du Temple; 
dessin en hauteur. — Grosse Tête de Vieillard, au 
bistre, rehaussé de blanc. Trois dessins. 

Vente Mariette, 96 liv., avec le précédent. 

10 — Cinq Sujets divei^s, Vierges et Jésus portant 
sa croix. 

Même vente, 75 liv. 

11 — La Vierge et l'Enfant Jésus dans une gloire ; 
à leurs pieds, saint François et un autre Saint qui les 
invoquent. 

Vente Lagoy {183Zi), 22 fr. 50 cent., avec deux autres dessins. 

— H y avait six Dessins de Cavedone dans la col- 
lection Paignon-Dijonval, et douze au musée du 
Louvre. 

GAXES, GAXESI ou GAXETTE (Eugène) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Madrid, en 1577, où s'était établi son père (1), en arrivant 

(1) Patrice Gaxès, né à Arezzo, fut amené en Espagne, par 
l'ambassadeur don Louis de Requesens. Il y a un tableau ne ce 
peintre au musée do Madrid. 



— :i63 ~ 

d'Italie ; ce fui sous lui qu'Kugène commença, el qu'en peu de lemps 
il devint un des meilleurs peintres de celte capitale. Il travailla 
pour le roi d'Espagne, Pliilippe II, qui le nomma son peintre, le 
13 août 1612. Il fut chargé de beaucoup de travaux pour plusieurs 
monastères, couvents et églises de Madrid. En 1616, il peignit à 
fresque, avec Vincent Carduciio, la chapelle de la Vierge dans l'é- 
glise de Tolède, et aussi, dans l'Alcazar de Madrid, les faits mar- 
quants de la Vie d'Agamemnon, pour lequel il reçut un prix. Un ta- 
bleau d'Eugène Caxès est au musée de Madrid, et un Saint Ildefonse, 
évêque de Tolède, ^ la vente de la Galerie Espagnole, à Londres, a 
été payé 7 liv. 10 sh.; un dessin au bislre, rehaussé de blanc, repré- 
sentant saint François et des Moines, a été vendu, chez Mariette, 
31 l'r. Voyez Quilliet (Dictionnaire des Peintres Espagnols) et Siret. 



GAZES (I) (Pierre-Jacques) 

PEINTRE d'histoire. 

* 

Né à Paris, en 1676; mort dans la même ville, le 25 juin 175/i ; il 
fut d'abord élève de René-Antoine Houasse, puis de Bon Bou- 
logne; reçu académicien, le 28 juillet 1703, sur le tableau du Com- 
bat d'Hercule et d'Acheloûs, et nommé chancelier, en 17/|6. Il a ex- 
posé de 170Zi à 17Z|8 (voyez le Cabinet de l'Amateur, III, 118), et a 
peint des tableaux dans les églises de Paris et un Mai, en 1706., pour 
Notre-Dame. Dussieux (page 75) cite sept tableaux de Cazes, faits 
pour les palais de Sans-Souci el Charloltembourg. Mariette (A. B., 
I, 3/i5) dit de cet artiste ; « qu'il composait avec grâce, mais toujours 
de la même manière ; de sorte que lorsque l'on a vu un de ses ta- 
bleaux, on les a vus tous... » Un de ses principaux ouvrages est la 
suite de grands tableaux qu'il a peints dans le chœur de l'abbaye 
de Saint-Germain-des-Prés. Aved a peint, en 1730, le portrait de 
Cazes, et il a été gravé par Le Bas, et aussi dans la Vie des Peintres 
de D'Argenville. Beauvais, Cochin le père. Desplaces, Drevet, Tardieu 
fils. Vallée et autres artistes ont gravé d'après Cazes. Voyez Heinecken. 



(1) Il y a un artiste de ce nom, élève de M. Ingres; il a exécuté 
des peinturés murales dans l'église de Bagnères-de-Luchon. Il en a 
exposé les cartons à l'Exposition universelle de 1855. Il a deux por- 
traits au musée de Versailles. 



— 364 — 

1 _ Triomphe de Galathée. 32-40. 

Vente par Renuj (1), 1757...? 

2 — Pyrame et Thisbé et un Amour. 14-11. C. 
Gravé par Lempereur. 

Vente Cayeux (1869), lZi9 liv. 19 sous. 

3 — Toilette de Vénus et Vénus et Adonis. Deux 
tableaux. 17-23. 

Ventes Silvestre (1778), 301 liv.; — Marquis de Champgran (1780), 
17.) liv„ 

4 — Vénus sur les Eaux, accompagnée de plu- 
sieurs Amours, d'un Triton et de trois Naïades. 
29-34. 

Vente du prince de Conii, 802 liv. 

5 — Salmacis et Hermaphrodite, et autre Sujet de 
trois figures. 16 p. 6 lig. Chaque tableaTi : 

Même vente, 352 liv. 

G — Saint Pierre ressuscitant Tabithe. Esquisse 
terminée du grand tableau, exécuté pour l'église 
Saint-Germain-l' Auxerrois (2) . 

Masée du Louvre. 

(1) Cet expert dit dans le Catalogue : « Gazes tient son rang dans le 
nombre des plus habiles peintres de son temps. Ses compositions sont 
sages et bien pensées; il était extrêmement propre dans l'emploi de 
ses couleurs, et suivait en cela la manière des anciens peintres hol- 
landais ; aussi le plus grand nombre de ses tableaux s'est conservé 
frais. Il faisait tout par lui-même ; aucun de ses élèves ne l'aidait. Ses 
élèves étaient ses deux fils, et Cli. Parrocel, Ant. Robert, Chardin et 
Hungberk, Suédois. » 

(2) Cette esquisse provient de la sacristie de l'église Saînt-Germain- 
des-Prés, qui possédait toutes celles des grands tableaux exécutés 
pour la neL 



— 365 — 
DESSINS. 

7 — Neuf Dessins presque tous à la plume. 

Vente Cayeux (1769), 10 liv. 19 sous. 

8 — Trois autres Dessins : Jésus au Jardin des 
Oliviers, saint Gervais et saint Protais que l'on charge 
de chaînes; ce dernier, à la plume, lavé et rehaussé 
de blanc. 

Même vente, 9 liv. 18 sous. 

— On trouve encore quelques Dessins de Gazes 
dans les catalogues Mariette et Paignon-Dijonval. 

GELESTI (le Chevalier André) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Venise, en 1637; mort en 1706; élève de Mathieu de Pon- 
zoNE. Ses tableaux, qui ne se sont pas conservés, sont rares ; on en 
trouve dans les églises de Venise, et dans les musées de Dresde et de 
Munich. Voyez Orlandi, Lanzi et Mariette (A. B., I, 3/i5). 

GELLINI (Benvenuto) 

SCULPTEUR, DESSINATEUR ET ORFÈVRE. 

Né à Florence, en 1500 ; mort, dans la même ville, le 13 lévrier 
1570. Ce célèbre artiste, élève de Michel-Ange, dont parlent tous 
les auteurs italiens Vasari, Baldmucci, Baretti, Giulianelli^ Tirabos- 
chi, Parini, Missirini, etc., a écrit lui-même ses mémoires,, dont plu- 
sieurs traductions ont été faites (1). Il a encore écrit un Traité sur 

(1) Vie de Benvenuto Cellini, écrite par lui-même, traduite par 
D.-D. Farjasse. Paris, 1833, 2 vol. in-8°. — Mémoires de Benvenuto 
Cellini, écrits par lui-même ; traduits de l'italien, parM.-T. deSaint- 
MarceL Paris, 1822, in-8''. — Vitta di Benvenuto Cellini dal Dottor 
Francesco Tassi. Firenze, 1829, 3 vol. in-8°. — U y a encore une 
traduction des Mémoires de Benvenuto Cellini, par Léopokl Leclanché. 
Paris, S. D. (1815), in-18. 

II (tab.) 2i- 



_ 3GG — 

rorfévrerie (Traltalo délia oreficeria). Il y a deux lettres de lui dans 
Cartegio inedito cVArlisti, etc. Mariette (A. B., II, 3/i6) dit que Cel- 
lini a travaillé aux ornements de la porte de Fontainebleau. 



DESSINS. 

1 — Une Masse de Cardinal, ornée de figures et de 
différents animaux. Dessin à la plume et au bistre. 

Vente Mariette, 25 liv. 19 sous. 

2 — Vase d'orfèvrerie. Dessin à la plume sur vélin. 
Vente Roger, 25 fr. 50 cent. 

3 — Un Miroir entouré d'oinements et de figures 
de dieux de la fable. Dessin d'orfèvrerie précieuse- 
ment fait à la plume, lavé au bistre sur vélin. 28- 
18 cent. 

Ventes Atger (18o/i)...? — Revit (18/i2), 200 fr., à M. Reiset. Ce 
dessin est aujourd'hui dans la collection de Monseigneur le duc d'Au- 
inale. 

4 — Deux grands Vases avec des figures décora- 
tives, à la plume, légèrement lavés. 

Ventes Tersan de Campion (1819)^..? — Villenave (18^2), U5 fr. 

5 — Ornements pour une porte. Ils sont divisés 
en deux montants, et offrent, dans les détails, quel- 
ques rapports avec la fameuse porte qui se voit au 
Louvre. 277-202 millim. 

Vente Ttiihaudeau, 101 fr. 

— 11 y avait encore quelques Dessins d'ornements, 
attribués à Benvenuto Cellini, dans les ventes Wood- 
Ifurn (185'i) et Uawkim. à Londres. 



— 367 — 
GELONY (Jean) 

ARTISTE ITALIEN. 

Nous n'avons trouvé d'autres renseignements sur cet artiste, que 
ne cite pas Siret (1), qu'un dessin décrit dans le catalogue de la 
vente Mariette, de la manière suivante : « La Sépulture donnée à un 
Mort. Composition de douze figures très-intéressantes et pleines d'ex- 
pression; ce sujet, très-piquant d'effet, n'est éclairé qu'à la lueur 
d'un flambeau, et est fait au bistre, rehaussé de blanc. » Ce dessin a 
été vendu 75 liv. 

GELS (Corneille) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Lierre, en 1778; mort à Bruxelles, le 3 mars 1859; élève de 
A. LENset de Suvée. Il était directeur de l'Académie de Tournay et 
membre de plusieurs académies. Il a peint des tableaux d'église et 
les portraits d'Ommeganck de Sclielfhout et autres. Il a exposé aux 
salons de Gand et d'Anvers. Ses tableaux sont à Anvers, Harlem, 
Lierre et Gand. Parmi ses nombreux élèves, on remarque son fils, 
Jean -Michel Cels, peintre de paysage et M. Gallait. La biographie de 
Corneille Cels se trouve en tête du catalogue de sa vente, qui a eu 
Heu le 18 mars 1863. 



GEREZO (Mateo ou Mathieu) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Burgos, en 1635; mort à Madrid, en 1685; élève de son 
père (2) et de Jean Carreno dont il suivit la manière. Il peignit à 
fresque, avec II errera le Jeune, la coupole de Notre-Dame d'Ato- 
cha. On trouve de ses tableaux dans les églises de Madrid, Burgos, 



(1) Cet auteur ne cile qu'un artiste du nom de Celoni, deuxième 
prix de l'Académie royale de France, en 1756, sur un tableau de 
Samson livré aux Philistins. 

(2) Mathieu Cerezo, duquel on trouve des tableaux représentant 
le Christ, et que l'on attribue^ le i)lus souvent, au fils. 



— 3G8 — 

Valladolid et autres, et dans les musées de Madrid, de La Haye, 
Sueimond, à Aix. Voyez Quilliet et Siret. 

1 — Saint Jérôme. 11 étreint dans ses bras un cru- 
cifix. Un ange et deux chérubins, planant dans le 
ciel, semblent partager la douleur du pieux solitaire. 

Vente Afer/i« (1839)...? 

2 — Le Christ, couronné d'épines, est près de Pi- 
late, qui le découvi^e et le montre au peuple. 

Vente par Gérard (3 février ISZiO), 701 fr. 

3 — Les Disciples d'Emmaiis. 124-140 (1). 

Vente du maréchal Soult, 160 fr. 

4 — La sainte Vierge et saint .loseph en contem- 
plation devant l'Entant Jésus. 

Vente, à Londres, de la Galerie Espagnole, 17 liv. slerl. 

5 — Saint Martin. 

Vente de la Galerie Espagnole, 27 liv. slerl. 

(i — Saint Thomas de Villanera faisant l'aumône. 
Même vente, 69 liv. sterl. 

— Waagen (Trésor d'Art. lY, 173) cite une Sainte 
Famille dans la collection de M. Cheney. — Quilliet 
dit que Cerezo a fait des dessins au bistre qui sont 
pleins de mérite. 



(1) Cerezo a peint ce même sujet dans le réiecloire des Récollels, 
ù Madrid. 



~ 369 — 
CERMAK (Jaroslav) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Prague (Bohôiiie); élève de M. Louis Gallait. A exposé au 
salon d'Anvers, en 1861, et à TExposilion universelle, en 1855, un 
tableau, la Propagation de la Foi callioliquc en Bohême, et une Jeune 
Paysanne avec son enfant, de la collection de M. /. Pereire. A la 
vente Van den Bergen^ en 1858, un dessin à raquarelle, un Coq 
mort, a été vendu ûtO fr. 

GERQUOZZI (Michel-Ange) 
peintre d'histoire. 

Né à Rome; mort en 1660 ou 1662; élève de Pierre-Paul Cor- 
tone, dit // Gobbo dei Frutti, et d'un peintre flamand, Jacques 
d'Arsée , qu'il ne quitta jamais; il se lia ayec Hyacinthe 
Erandi, et établit, conjointement avec ce peintre, une Académie où 
ils étudiaient le modèle vivant. Il s'attacha à la manière de Pierre 
de Laer, dit Bamboche, et ses tableaux représentent, pour la plu- 
part, des Marches, des Batailles, des Foires, des Marchés, des Mas- 
carades, des Fleurs et des Fruits, et on en voit à Rome, à Dresde, à 
Berlin, à Munich, à Madrid, à Londres, à Paris et a Nantes (Ij. 
Voyez Siret, page 186. ' 

1 — Le Jugement de Salomon. 30-'24. 
Vente du prince de Conti, 9Zi2 liv. 

2 — Une Mascarade. Tableau gravé daus la Ga- 
lerie d'Orléans. 

Vente, à Londres, 13 guinées. 

3 — Sur les devants d'un Glianip de Bataille, dont 
l'action est représentée sur les derniers plans, des 



(1) On attribue à Cerquozzi la gravure d'une Sainte Famille el du 
sujet la Tentation de Jésus-Christ, marqué Michel Angelo fecit. 



— 370 — 

officiers de cavalerie donnent des ordres pour l'en- 
lèvement des morts. 
Vente Faviers (1837), 1,050 fr. 

4 — Devant une Masure italienne, un joueur de 
cornemuse fait danser un pâtre et une jeune villa- 
geoise; près d'eux, un homme monté sur un âne. 
Douze figures, diversement groupées, regardent les 
danseurs. 

Vente Bousquin (1839), 222 fr. 

— Goelmans a gravé un tableau de Cerquozzi du 
Cabinet Boyer d'Aiguilles, et Collignon des planches 
du Recueil de Strada de Bello Belgico^ d'après les 
dessins de Cerquozzi, dont il y en avait de cité dans 
le catalogue de la vente (7ro2a^, en 1741, et aussi 
quatre dans la vente Thibaudeau ; ils venaient des 
collections Richardson et Wallardi. 

GERVEL.LI. Voyez RICCI 

CESARE D'ARPINO. Voyez LE JOSEPIN 

CESARE DA SESTO. Voyez LEONARD 

DE VINCI 

CESPEDÈS (Paul de) 

ARCHITECTE, SCULPTEUR, PEINTRE d'HISTOIRE ET LITTÉRATEUR. 

Né àCordoue, on lôoS: mort clianoine do l'église de Cordoue, le 
26 juillet 1608. Paclieo. son grand ami, dit que Cespedès fil deux 
fois le voyage de Rome ; qu'il travailla sous la direclion de l'nn des 



— 371 — 

élèves de Michel-Ange, el quMI lit preuve de lalenl lorsqu'il peignil, 
dans l'église d'Ara Eœli, les fresques qui sont au-dessus du sépulcre 
du marquis de Saluzzo, et, dans l'église de la Trinilé-du-Mont, la Vie 
de la Vierge, dont il orna la chapelle de VAnnonciata. Ces divers 
travaux le firent surnommer le Raphaël espagnol. II a écrit divers 
ouvrages sur la peinture et la sculpture et un Traité de Perspective. 
Ses tableaux (1) sont à Gordoue (la Cène), à Madrid (une Assomp- 
tion), et, dans le musée espagnol, le portrait de Cespedès, vendu à 
Londres (1853) ^|2 liv. sterling; il avait été payé 300 fr. par le baron 
Taylor. — Voyez Palomino, Bermudez^ Bagllone, Lanzl, Marielle 
(A, B., r, 3/i9), Quiliiet et Siret. 

GEULEN ou KEULEN (Cornelis-Janson Van) 

PEINTRE DE PORTRAIT. 

Né en Hollande. On ignore l'année de la naissance et celle de la 
mort de cet artiste. Siret (page 189) les fixe vers 1590 et 1665 Na- 
gler, celle de sa mort^ à 1656. Il se rendit en Angleterre, eu 1618, 
et exécuta un grand nombre de portraits de Jacques P' et sa famille, 
et des seigneurs et dames de sa cour. Il fut également en faveur à la 
cour de Charles I", et fit le portrait du duc de Buckingham et ceux 
de Shakespeare et de Van Dyck (2). De refour en Hollande, en 16Zi8, 
on croit qu'il mourut à Utrecht^ car le nom de sa veuve se trouve 
inscrit dans un ancien registre de la chambre de tutelle. Ses tableaux 
se trouvent à Londres, Berlin, Dresde (3), Rotterdam, Brunswick: 
plusieurs portraits à l'exposition de Manchester, et un .portrait 
d'homme, au musée du Louvre; il a été acquis pour 500 fr., en 
1819. Voyez Waagen (Trésor d'Art, IV) et Durger [!x). 

(1) Il faisait premièrement des cartons de la grandeur des ta- 
bleaux qu'il devait exécuter. Ses dessins sont ordinairement aux 
crayons rouge et noir. 

(2) Plusieurs de ces portraits ont été gravés par VVhite, Houbraken, 
Glover, Faber, Cooper, Earlom, Vertue, Bartolozzi, Hall, etc. Voyez 
Bromley, 

(3) Le musée de Dresde possède deux portraits, signés Coî\ Janson 
van Ceulen fec, A° 1651. Les deux du musée de Brunswick sont si- 
gnés C.-J.-V. Ceulen, 1655. 

(/i) Cet auteur dit (Musée de Hollande, H, 225) : « D'après un 
l^ortrait à Schwriu, signé et daté de 1660, Janson n'est pas mort à 
La Haye, en 1656, comme le dit Nagler, mais à Amsterdam, en , 
1665. 



— 372 — 

1 — Portrait de Femme, à mi-corps, de face, 
\êtue d'une robe noire et d'une grande collerette 
blanche; elle a les mains jointes. 83-65 cent. 

Vente Herman de Kat (1866), 310 fr. 

G. G. 

PEINTRE DE PORTRAIT. 

Ce peintre, qui vivait vers 163Zi, et sur lequel nous n'avons aucun 
détail, était de l'Ecole Hollandaise. 

1 — Portrait de Femme de distinction. Elle est en 
costume noir ; son corsage entr'ouvert laisse voir une 
richeguipure; son col est entouré d'une large fraise; 
elle est coiffée d'un chapeau de feutre noir à grand 
bord. Les armes et le nom du personnage se voient 
dans le haut du tableau. Ce portrait et le suivant 
sont exécutés dans la manière de Mirevelt. Ils sont 
marqués des initiales C. G. 

Vente Thibaudeau^ 670 fr. 

2 — Portrait d'Homme. Pendant du précédent. 
Même vente, 670 fr. 

CHAISE (Charles-Edouard) 

PEINTRE d'histoire. 

Deuxième grand prix, en 1778 ; agréé à l'Académie royale de pein- 
ture, en 1789. Deux tableaux sur bois, sujets de la fable, figurent 
dans une vente faite par Le Brun, le 3 février 1791, après le décès 
de M. Chaise, mais sans la qualification de peintre. Le catalogue dit 
que c'est la première fois que des tableaux de ce maître paraissent 
en vente. Un sujet, les Filles d'Athènes tirant au sort pour être livrées 
au minotaure.— Vente R. de L, par Laneuville (15 novembre 1818), 
200 fr. 



— :i73 — 
GHAL.ETTE 

PEINTRE d'histoire, DE PORTRAIT ET DE MINIATURE. 

Les détails concernant cet artiste nous sont inconnus. Il est né à 
Troyes, et vint à Toulouse où il reçut la charge de peintre de la ville. 
Il peignit, en 1612, les Images des Capitouls, depuis cette année 
jusqu'en 1638. Il inventa et peignit les décorations pour l'entrée de 
Louis XIII dans la ville de Toulouse, le 21 novembre 1621. Il y a 
trois tableaux de Chalette au musée de cette ville, et un à celui de 
Rennes; il est signé et daté de 1676 (1). Voyez les Peintres Provin- 
ciaux, par M. le marquis de Chenevières (IV, 22û). 

GHALL.E ou GHASLES (Michel-Ange-Charles) 

PEINTRE d'HISTOIRE, DE GENRE ET GRAVEUR. 

Né à Paris, le 18 mars 1718 ; mort dans la même ville, le 8 jan- 
vier 1778 ; élève de Fr. Boucher. Il remporta le grand prix de 
peinture, en il M ; fut nommé Académicien, le 26 mai 1753, et pro- 
fesseur de perspective, dessinateur du Cabinet du roi pour les fêtes 
publiques, et chevalier de l'ordre de Saini-Michel. Il a exposé de 
1753 à 1765 (Cabinet de l'Amateur, III, 119), et il a peint plusieurs 
tableaux pour l'Angleterre; son meilleur ouvrage est un Trait de la 
Vie de saint Hippolyte, tableau qui décorait l'église de ce nom. Il 
eut un frère, sculpteur (2). Charles Challe a gravé à l'eau-forte, et 
Bonnet, Descourtis et autres ont gravé d'après lui. Voyez Dussieux 
et de Beaudicour. 

1 — Un Intérieur de boudoir, où l'on \oit une 
jolie femme assise sur un sofa, considérant deux co- 
lombes qui se caressent. 

Vente par^. Paillet (13 février 1792)...? 



(1) Cette date soulève des doutes. Ne faudrait-il pas lire 1616 ? Ou 
bien, ne serait-ce pas d'un descendant de Chalette, si la date de la 
mort de Chalette lui-même, en 1645, donnée par M. Lucas (Cata- 
logue du musée de Toulouse, 1806) est exacte. Le tableau serait d'un 
autre Chalette que celui que nous mentionnons. 

(2) Simon Challe, frère de notre artislC;, a exposé des dessins, de 
1755 à 1765. Il mourut à Paris, le 26 octobre, âgé de 46 ans. 



— 374 — 

2 — La Réunion des Arts. Etudes du morceau 
sur lequel Clialle fut agréé à l'Académie, et qu'il 
exécuta eu plafond dans une des salles d'assemblée. 
Exposé en 1753. 

Vente C/id/e (1778)...? (1). 

3 — Le Repos dans le parc. 31-24 cent. B. 
Vente Poussin (1863), 201 fr. 

DESSINS. 

4 — Vues d'Italie. Dessins au cravon et colo- 
ries (2). 

Vente Cayeax (1769), quatorze dessins, 85 liv., en huit lots. 
GHALONS (Louis) 

PEINTRE DE PAYSAGE ET DE GENRE. 

Né, selon Siret^ à Amsterdam, en 1687; mort dans la même ville, 
en 17Zil. Détails inconnus. Un tableau, paysage dans le style de 
Glauber, signé et daté de 1725 (vente par Cousin, 21 mars 1853); 
deux paysages à la gouache : vues d'un Village et d'un Canal de 
Hollande avec patineurs (vente Neyman, 172 liv.) Dessin colorié 
représentant la Boutique d'un Épicier (3), dans le goût d'Ostade 
[wenle Nogaret, 131 liv.) (Zi). 

(1) Il y avait encore, dans celte vente, plusieurs tableaux par ce 
maître, gravés par Michel et Lempereur. 

(2) Il y avait en coi e un grand nombre de dessins dans la collection 
Paignon-Dijonval. 

(3) Ce dessin et le précédent nous paraissent les mêmes que ceux 
mentionnés sous le nom de Christine Ghalons, dans un catalogue 
d'une vente d'un Cabinet étranger, par Basan, en 1775; ils se sont 
vendus Zi90 liv. 

(Zi) Dans la vente Iluquier, en 1772, nous trouvons cité deux 
gouaches : Vues des lîords du Hliin, sous le nom de Jean Chaloms. 
Klles ont été vendues 192 liv. ; c'est, sans doute, de l'arlislc qui a 
gravé dans le goiil el d'après Uembrandl. 



— 375 — 
GHALONS (Christine) 

PEINTRE DE PAYSAGE, GRAVEUR A i/eAU-FORTE ET AU BURIN, 

ET AMATEUR. 

Née à Amsterdam, en 17/i8 ou 17Zi9, et établie h Leyde où elle 
mourut^ en 1808. Elle reçut des leçons de Sarah Troost et de 
Ploos van Amstel. Son penchant naturel et décidé pour la peinture 
lui a mérité l'estime de tous les amateurs de la Hollande, et ses des- 
sins sont d'autant plus rares qu'elle n'accorde ses ouvrages, fruits de 
ses loisirs, qu'aux personnes qu'elle connaît en faire cas. A la vente 
de Samuel Woodburn (le 16 juin 185i), il y avait lU dessins de 
Christine Châlons. Voyez, pour son œuvre gravé, Heinecken, Huber 
et Rost, et Le Blanc. 

CHALONS (Edouard-Alfred) 
peintre d'histoire et de portrait. 

Peintre de la reine d'Angleterre. Il était membre de l'Académie 
royale de Londres, depuis 1816; il mourut, en 1860, à l'âge de 
80 ans, à sa résidence d'El Retiro, près Kensington; élève et ami,de 
Leslie, il partagea les succès de ce prince de l'aquarelle; il fut le 
portraitiste favori des dames de l'aristocratie britannique, et fut le 
Dubuffe de l'Angleterre. On a de cet artiste une suite de composi- 
tions pour illustrer les œuvres de Molière et de sir W. Scott; les por- 
traits de lady Georgina, de Louise Russel, de la reine d'Anglelerre, 
un sujet de la Reine des Fées, la Serena. Ce dernier tableau, dont le 
paysage est de J.-J. Ghalons (1), a figuré h l'Exposition universelle de 
1855 (2). 



(1) J.-J. Chalons avait trois paysage^ à l'Exposition universelle de 
1855. 

(2) Cet artiste laisse une collection d'objets d'art et une collection 
bizarre formée de tous les boutons des troupes européennes, depuis 
la fin du règne de Louis XVI. Son ami Leslie avait aussi formé une 
collection originale de plus de 800 souliers des femmes célèbres par 
leurs beautés et leurs Ifilenfs; on y rf^marquait un soulier de Marie- 
Sluarl. 



— 376 — . 
G H AMANT (Joseph-Jean-Jacqles) 

PEINTRE DE PAYSAGE, ARCHITECTE ET GRAVEUR. 

Florissait à Nancy, dans le milieu du xvii^ siècle, et a fait des ta- 
bleaux d'architecture pour le prince Charles de Lorraine; il a gravé 
à Teau-forte des scènes d'opéra, des arcs de triomphe, des mauso- 
lées, etc. On a gravé d'après lui. Voyez Dussieux, page 9. 

CHAMPAGNE ou GHAMPAIGNE (Philippe de) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Bruxelles, le 26 mai 1602 ; mort à Paris, le 12 août 167Zi. Il 
fut élève de Bouillon, de Michel Bourdeaux et de de Fouquières, 
et vint à Paris, en 1621 ; étudia peu de temps sous Lallemand, 
peintre lorrain. Ayant épousé la fille du peintre Duchesne, il le rem- 
plaça comme peintre de Marie de Médicis dans les travaux du palais 
du Luxembourg. Il travailla aussi dans le Palais Cardinal (1), à la 
Sorbonne, au Val-de-Grâce, et peignit à fresque la voûte du chœur 
de l'église des Carmélites de la rue Saint-Jacques (2), et divers ta- 
bleaux pour les églises de Paris. Voyez, pour la description de ces 
peintures. Histoire de la Ville de Paris, par Piganiol de la Force. 
Champagne a encore peint des tableaux historiques (3), et un grand 
nombre de beaux portraits des personnages les plus célèbres de son 
époque, dont Louis XIII, Anne d'Autriche, Richelieu, Mazarin, le 
portrait du président Seguier, qui le donna à l'Académie dont il était 
un des anciens membres (en 16/i8). Le portrait de Ph. Champaigne, 



(1) La description de ces peintures a été faite par le comte de Cay- 
lus dans ses conférences à l'Académie. 

(2) Ces peintures, commencées en 1628, furent finies en 1631 ; un 
devis s'élevant à la somme de 5,700 liv. est rapporté dans la Revue 
universelle des Arts (I, /i3/i). Il y avait un grand nombi-e de tableaux 
dans le couvent des Carmélites, avant la destruction de ce couvent, 
en 1793. Voyez l'inventaire communiqué et annoté par M. Victor 
Cousin (Archives des Arts, Documents, III, 82). 

(3) Un tableau représentant sainte Geneviève^ entourée des éche- 
vinsct prévôts de Paris. Trois tableaux, peints en 1652 et 1666 pour 
riIôtel-de-Villc; laPiiix dos Pyrénées et le Mariage du roi Louis MV, 
pour Vincennes. 



— 377 - 

peint par lui en 1G08, l'ut tlonnc^. à l'Académie par M. Roussel, gra- 
veur, huit ans après sa mort; ce poitrait aété supérieurement gravé, 
par G. Edelinck ; il est au musée du Louvre, qui possède 21 des plus 
beaux tableaux de Cliamnaigne, et deux, déposé par ordre du Cha- 
pitre métropolitain de Notre-Dame. Nos principaux musées de pro- 
vinces possèdent aussi un grand nombre de tableaux (1) de ce maître; 
ils sont, en partie, décrits dans l'ouvrage, les Musées de Province, 
par le comte Clément de liis et Fetis (les Artistes belges à TÉtran- 
ger). Il s'en tiouve aussi dans les musées de Saint-Pétersbourg, 
Bruxelles, Madrid, Munich, La Haye, Vienne, Florence, et dans les 
collections particulières de l'Angleteire. Voyez Waagen (Trésor 
d'Art). Guillet de Saint-George, dans les Mémoires de l'Académie, 
dit que Champagne, dans ses Conférences à l'Académie, a fait l'ana- 
lyse du tableau de Uebccca, de N. Poussin. Voyez Félibien, d'Argen- 
ville, Manette, Bouchitté (Notice sur la Vie et les ouvrages de Phi- 
lippe de Champagne), Ch. Blanc (Histoire des Peintres), Fétis (les 
Artistes belges à l'étranger), Heinecken, pour l'œuvre gravé d'après 
Champagne, et Benouvier (Types, Ecole Française, page lZi2). 

1 — Une Vierge de Douleur, assise au pied de la 
croix. C'est une première pensée ou une réduction 
du grand tableau, qui était dans Féglise Sainte-Op- 
portune, à Paris. 17-15. Gravé par G. Edelinck, 

Ventes Potier (1757), /il liv.; — Canletz d'Hauteville{nili], 60 Ir. 



2 — Saint Augustin lerrassant l'Hérésie. Gravé 
ir N. de Poilly. 36-29. 

YenieChauvelin (1762), lZi5 liv. 



(1) La plupart de ces tableaux proviennent des églises de Paris, et 
ontélé donnés parle gouvernement. Le musée de Grenoble en pos- 
sède sept, dont une promotion de chevalier du Saint-Esprit, faite par 
Louis XIII, à Fontainebleau, en 1633, et Louis XIV, recevant cheva- 
lier de l'ordre du Saint-Esprit son frère (Monsieur), alors duc 
d'Anjou. Il y a une copie de ce derrier tableau, par Dupré, au musée 
de Versailles. Le musée de Nantes possède aussi dix tableaux de Pli. 
de Champagne. 



— 378 — 

3 — Martyre de saint Etienne et celui de saint 
Laurent. Chaque tableau, 30-24. 

Vente Chauvelin, 280 liv., les deux. 

4 — La Fraction du Pain. Le peintre a représenté, 
dans une salle ornée d'architecture, une table lon- 
gue, cintrée aux extrémités, de sorte que toutes les 
figures se voient, les unes de face, les autres de pro- 
fil. Sur le devant, à gauche, un homme tient, par des 
anneaux, un vase rempli d'assiettes; des vases et 
autres ustensiles sont posés sur une table ronde, 
dans le milieu. 41-58. (1). 

Ventes de Jullienne, ZiOO liv.; — Prince de Conii, 2,390 liv. 

5 — Moïse tenant les tables de la loi. 33-26. 

Gravé par Nanteuil et terminé par G. Edelinck. 

Ventes de Lalive de Jiilly, l,Zi81 liv.; — Choiseul-Praslin (1808), 
3^761 fr. Actuellement au musée de Saint-Pétersbourg. Estimé 
500 roubles (2). 

6 — Le Denier de César. Composition de six fi- 
gures vues jusqu'aux genoux. 

Vente ])avPaillet (1777), 579 liv. 



(1) Une composition analogue, la Cène, est au musée du Louvre. 
Ce tableau, peint en 16Zi8, représentant, dit-on, sous la figure des 
Apôtres, les principaux solitaires de Port-Koyal. Il est cité comme 
provenant du chœur de l'église des religieuses de Port-Royal, et a 
été bien gravé par Girardet. Il y a une répélilion de ce sujet au niU- 
sée de Lyon. 

(2) Une répétition ou copie était dans la collection du cardinal 
Fesch. Vendu 255 écus romains. Il était dit au Catalogue que ce ta- 
bleau venait de la vente Praslin; c'est une eireur. Celui de celte 
vente est au musée do Saint-Pétersbourg, et déjà porté au Livret 
dès 1838. 



— 379 — 

7 — L'Annonciation de la Vierge; une gloire de 
sept anges et plusieurs chérubins accompagnent 
l'ange Gabriel. 27-19 (1). 

Vente du comte de Vaudreuil (2° vente, ^87), 900 liv. 

8 — Jésus et la Sanaaritaine à la fontaine. 18-22. 
Gravé par de Poilly et Edelinck (2). 

Vente Lambert et Duporail (1787), 1,751 liv. 

9 — Molière en pied. 11 est assis dans un fauteuil, 
le coude appuyé sur une table, et tenant de l'autre 
main une lettre ; il est en robe de chambre d'étoffe 
rouge. Sur la table, une peudule, une écritoire, des 
livres et divers papiers. 13-9. G. 

Vente par Le Brun jeune (31 mai 1790)...? 

10 — La Vierge tenant l'Enfant Jésus sur ses ge- 
noux. 12-10. Gravé par Pitau. 

Vente du comte d'Orsay (1792)...? 

11 — Portrait en pied du cardinal de Richelieu. 

Ventes Rohit (1801), 255 fr.; — Gamba, 28^ l'r.; —Henry (1836), 
250 fr.; — Cointe d'Espagnac (1866)...? (3). 



(1) Un même sujet, l'Annonciation, 36-Zi8. Vente Solirène, en 
1812, 601 fr. H y a encore une Annonciation au musée de Lille, 
qui possède trois tableaux de Ph. de Champagne, et un autre ta- 
bleau du même sujet, 27-28 sur bois, et gravé par Klauber, et deux 
tableaux de ce sujet dans la vente du cardinal Fesch (18Zi5), un 
vendu 560, et l'autre 18/i écus romains. 

(2) Un tableau du même sujet est au musée de Caen, qui possède 
aussi le Vœu de Louis XIII, par Ph. de Champagne. 

(3) Il y avait un portrait de Richelieu, à mi-corps, dans la vente 
du cardinal Fesch; il y en a un en pied au musée du Louvre (il 
vient de l'hôtel de Toulouse), et un dans la galerie du Palais-Royal, 
vendu, à la vente du roi Louis-Philippe, 1,500 Ir. 



— 380 — 
j2 — Jésus avec ses Disciples, dans un riche pay- 
sage. 42-51. On compte 22 figures. 
Ventes Robit, 2,090 fr.; — par Henry (23 novembre 1821)...? 

13 — Portrait d'Homme. H est vêtu de noir, la 
tête tournée de trois quarts, et porte les cheveux 
tombant sur les épaules et les moustaches du temps 
de Louis XÏII. 28-20. 

Vente Van den Leyden (181Zi), 250 fr. 

14 — Un Naturaliste du xvif siècle. Il est debout, 

à mi-corps, de trois quarts, portant cheveux plats et 

calotte; il tient, de la main gauche, une orange. 

34-27. 

Ventes Le Brun (1806), 2,001 fr.; — Villiers, architecte (1812), 
1,600 fr. 

1 5 — Arnaud d' Andilly de Port-Royal. Il a la main 
sur l'appui d'une croisée (1). Peint en 1650. 

Vente de Saint-Martin (1806), 3,780 fr., au musée du Louvre. 

16 — Portrait d'Antoine Vitré, célèbre impri- 
meur. Ce portrait nous est connu par la belle gravure 
à l'eau-forte, par Jean Morin, élève de Ph. de Cham- 
pagne. Bordier a fait, sur émail, une copie de ce 
portrait. Voyez le Catalogue général des Ventes pu- 
bliques (IP P., I, 495j. 

17 — La Crèche ou Nativité. Composition de onze' 
lij?ures de grandeur naturelle. La Vier^^e montre le 



(1) Un portrait de ce même personnage, aussi par Philippe de 
c:hampagne, est dans la collection de lord Spencer. U a été exposé h 
Manchester. 



— 381 — 

divin Enfant aux Bergers; en haut, deux anges sou- 
tiennent la banderole de VAgnus Dei. 84-60 (1). 

Ventes de Pierre Grand-Pré (1809), 3,001 fr. (2); — Chevalier de 
honnemaison, Zi,900 fr. 

18 — Portrait d'Homme à mi-corps, vu de trois 
quarts, vêtu de noir, un collet blanc rabattu ; il est 
de grandeur naturelle. 27-23. 

Vente Villiers, architecte (1812), 1,200 fr., à Bonnemaison. 

19 — Un Calvaire. Au pied de la croix, sainte 
Madeleine à genoux; près d'elle, la Vierge et saint 
Joseph; plus loin, les Saintes Femmes et des soldats, 
parmi lesquels deux tirent au sort les vêtements de 
Jésus. 

Vente Hippolyte de Livry (1814), 360 fr. 

20 -— Martyre de saint Etienne. 23-19. 
Vente Saint-Victor (3), 1,803 fr. 

21 — Jésus-Christ et la Chananéenne. 28-39. 
VeSHe par Henry (17 novembre 1822), Uki fr. 

22 — Jésus sur la Montagne, entouré de ses dis- 
ciples. 

Vente du prince Galitzin (28 février 1825), 1,025 fr. 

(1) l\ y avait, à l'exposition de Manchester, un tableau de Ph. de 
Champagae représentant le même sujet; il appartient à M. le mar- 
quis d'Herfort. 

(2) Dans la vente Grand-Pré, il y avait encore, de Ph. de Cham- 
pagne, un portrait de Richelieu assis, et le portrait du maréchal de 
Bassompière. 

(3) Dans la même vente, il y avait le tableau du portrait de Hubert 
de Montmort, si bien gravé par Pitau. 

ir (tab.) 2a 



— 382 — 

; 

23 — Portrait en buste, de forme ovale, de Nico- 
las Platte-Montagne, peintre de paysage et de ma- 
rine (1). 24-20. 

Vente Bonnemaison, 360 fr. 

24 — Portrait d'Hortense de Mancini, nièce du 
cardinal de Mazarin, à mi-corps; elle tient un bou- 
quet à la main. 

Vente Augustin, 299 fr. 

25 — Portrait de Jules Hardouin-Mansard et de 
Claude Perrault. A° 1656. Gravé par Dupont. 

Vente Solirène (19 avril 1832), 220 fr. — Au Musée du Louvre. 
Acquis, en 1836, pour la somme de Zi06 fr. 50 cent. Ce tableau est 
porté aux inventaires du musée comme copie. 

26 — Les Pèlerins d'Emmaiis. Cinq figures (2). 
79-83. 

Vente E/arrf, 1,990 fr. (3). 

27 — Portrait d'Etienne Aligre, ambassadeur à 
V^enise, et chancelier de France, en 1677. Ce tableau 
a été gravé. 

Vente par Henry (le 12 novembre 1832)...? 

28 — Portrait en pied, de grandeur naturelle, du 
président de Mesmes. Il est assis; d'une main, il 

(1) Roberf-Damesnil (P. G. F., V. 108) décrit vingl-neuf estampes 
et cinq en appendice, de Michel Montagne. Félibien (III, 519) cite un 
Montagne comme faisant bien le paysage, et étant de Venise? 

(2) Le même sujet est au musée d'Angers. 

(3) Il y avait trois tableaux de Pli. de Champagne dans la collection 
Krard. 



— 383 — 

tient une lettre;^ de l'autre, il touche la toque à mor- 
tier placée sur une table. Signé et daté de 1653. 
83-60. 

Vente par Hermj (20 août 1832), 151 fr. Appartient à M. le doc- 
teur Lacase. Il a été exposé pour la Société des Artistes, en 1860. 

29 — Portrait de Duvergier de Hauranne, abbé de 
Sainl-Gyran. On lit : Mta.' 62, 1643 (1). Ce por- 
trait a été gravé par Alix, Habert, Daret, Boulanger, 
et deux fois par Morin (voyez la table du Père Le- 
long. 

Musée de Grenoble (2). 

30 — Le même Personnage. 

Vente de Madame Craufurd (183Zi), ZiOO fr. (3). 

31 — Portrait de Philippe de Champagne, peint 
par lui-même, en 1668. Il est représenté à mi-corps, 
un rouleau de papier à la nriain (4), 

YenieSommariva (1839), 8/iO fr. 

32 — Portrait de Madame la duchesse de Longue- 
ville, portant une robe noire et, au cou, une colle- 
rette à la hollandaise. 



(1) Ce célèbre janséniste est mert en iSho. 

(2) Une répétition se trouve chez M. Delamarre, à Paris. 

(3) A la vente, après décès, de M. Craufurd, en 1820, il y avait dix- 
neuf portraits attribués à Ph. de Champagne et h son neveu. 

(Zi) Le catalogue dit : « Ce portrait semble avoir été peint pour être 
placé en regard de celui que le Poussin adressa, en 1650, h M. de 
Pointel. Celte note a été appliquée h celui du musée du Louvre dont 
Texpert ne parle pas, ce qui donne h supposer que c'est une an- 
cienne copie du temps. Un portrait de Pli. de Champagne, peint par 
lui, se trouve au musée de Grenoble. 



— 384 — 

Ventes par Pailtet (10 janvier 1862), UUO fr.; — du maréchal Se- 
hastiani^ 160 fr. 

33 — Portrait d'Homme, vêtu de noir, dans le 
costume de l'époque, le caractère noble de la tête, la 
beauté des mains, font de ce portrait un monument 
de perfection. 89-71 cent. 

Vente du vicomte d'Hartcourt (1842), 3,050 ir,, à M. Fr. Deles- 
sert. 

34 — Jésus en Croix. Ce tableau est probablement 
celui qui ornait autrefois la chapelle des Chartreux 
de Paris. 82-48. 

Vente du cardinal Fesch (1), 160 écus romains. 

35 — Vision de saint Joseph. 78-58. Ce tableau 
était autrefois dans l'église des Pères de l'Oratoire. 

Même vente, 117 écus romains. 

36 — Adam et Eve pleurant la mort d'Abel (2). 

Ventes Moret, 700 fr.; — par D'Hios (11 mars 1865), 375 fi-. 

37 — L'Auge Gardien conduisant un enfant au 
séjour des bienheureux. Dans le fond, l'échelle de 
Jacob. On lit au bas la signature du maître et la date 
de 1654. Ce tableau ornait un autel dans la chapelle 
des Incurables, fondée par le cardinal de La Roche- 
foucauld. 

Vente Pinel dcGrandchamp (1850). 



(1) Il y avait 11 tableaux de Ph. de Champagne dans cette collec- 
tion. 

(2) Un tableau du même sujet se voit au musée du Belvédère, à 
Vienne, en Autriche. 



— 385 — 

38 — Dans un Intérieur, dont la tenture est semée 
de fleurs de lis, huit magistrats en robe rouge sont à 
genoux au pied d'un autel, sur lequel est un livre, 
et 011 se remarquent deux écussons armoriés. Ces 
magistrats nous semblent le prévôt et les échevins 
de la ville de Paris (1), sous Louis XIII. 

Vente du maréchal Sebasliani, 1,500 fr. Ce tableau a été exposé 
pour la Société des Artistes, en 1860. Il appartient à M. Lacase. 

39 — Le Cardinal de Richelieu représenté en 
pied (2). 

Vente du roi Louis-Philippe, 1,500 fr. 

40 — Le Cardinal Mazarin ; il est représenté en 
pied et assis. Ce portrait et le précédent ont été li- 
thographies dans l'ouvrage Galerie d'Orléans. 

Même vente, 2,200 fr. 

41 — Portrait de Duvergier de Hauranne, abbé dô 
Saint-Cyran (3). 

Vente du prince Paul de Wurtemberg, 600 fr. 



(1) On lit dans les Mémoires de l'Académie, que Champagne fil 
trois tableaux représentant les différents magistrats de la ville de 
Paris, en 16/i9, 1652 et 1656. 

(2) Une répétition ou copie de ce portrait a été vendue, par Eoux 
du Cantal, en 183/i, au prix de 600 fr. — Une autre répétition se 
trouvait dans la collection du marquis d'Espagnac, vendue en 1866...? 
Il y avait aussi un portrait, à mi- corps, du cardinal de Richelieu, 
peint par Champagne, dans la collection du cardinal Fesch. Il a été 
vendu 75 écus romains. 

(3) Un portrait en pied de ce même personnage, peint par Cham- 
pagne, a été vendu dans la vente de la collection Marcille (12 janvier 
1857), 821 fr. 



— 386 — 

42 — Jésus rendant la vue aux Aveugles. 104- 

142 cent. 

Vente de Madame Gentil de Chavagiiac (1854), 2,020 fr. 

43 — Portrait d'Homme \u jusqu'aux genoux. Il 
est vêtu de noir et tient une lettre adressée à 
M. Chouard, à la Sorbonne. 

Vente du comte Noé, 530 fr. 

44 — Mariage de la Vierge. Composition de dix- 
neuf figures. Ce tableau, de forme rectangulaire, 
décorait autrefois le devant d'autel de la chapelle du 
Palais-Royal. Il est signé P, Champaigne, F. 67- 

143 cent. B. 

Vente à\i comte Pourtalès-Georgier, 43,500 fr. . 

45 — Fuite en Egypte. 75-106 cent. 

Même vente, 3,400 fr. 

46 — Portrait à mi-corps de la fille aînée de Phi- 
lippe de Champagne, religieuse au couvent des 
Dames de Port- Royal, et revêtue de l'habit de son 
ordre. Ce tableau est daté de 1662 (1). 

Môme vente, 22,100 fr. 

47 — Portrait de Descartes. Appartient à M. le 
mai^quis de Chateaugiron. 

48 — Portrait de Colbert. De la collection Bed- 
fort, à Londres. Voyez Waagen qui cite encore un 
portrait du cardinal de Mazarin, de la collection do 



(1) Le tableau du Louvre, qui représente cette même religieuse, 
accompagnée de la mère Agnès, porte une date pareille. 



— 387 — 

Monseigneur le duc d'Auinale, et une Annonciation, 
chez M. Lellan de Glascow (1). 

49 — Une Assomption (2). Tableau, peint en 1643, 
selon Germain Brice; il décorait la chapelle Tu- 
bœuf dans Téglise des Pères de l'Oratoire, rue Saint- 
Honoré. 

50 — Saint Paul Lapidé, à Lystre. Tableau, peint, 
en 1667, pour le Mai de Notre-Dame. Ce tableau et 
le précédtînt sont au musée de Marseille. Ce dernier 
est de Jean-Baptiste de Champagne. 

• 

51 — Une Adoration des Mages, tableau gravé 
dans. l'ouvrage la Collection de Lucien Bonaparte, et 
un autre tableau, représentant le même sujet, se Yoit 
au musée du Mans. 

dessins. 

52 — Portraits de Ph. de Champagne à diflerents 
âges, et un où il s'est représenté avec sa femme Ge- 
neviève (vente par Pérignon, 1820, 36 fr.), et deux 
autres portraits de Françoise Champagne et de Ca- 
therine Champagne, âgée de 10 ans, en 1649; six 
Dessins aux crayons noir et blanc, coloriés au pastel, 



(1) Un tableau du même sujet, par le môme, a été payé 50 liv. 
steii., à la vente Duval, à Londres, en !8/i6. 

(2) Un tableau du même sujet, peint par Champagne, se voit an 
musée du Mans. 



— 388 — 

sur papier gris. Collection Paignon-Dijonv al (1). Ces 
six dessins sont de Platte-Montagne. 

53 — Trois Portraits d'Homme faits avec soin et 
précision, aux trois crayons ; déplus, la Sépulture 
donnée à deux saints dans une même bière, exécutés 
au pinceau, trempés dans l'encre de Chine. 

Vente Mariette^ 80 liv. 

54 — Le Sauveur, dans le ciel, accompagné de la 
Vierge et de saint Jean portés par des anges ; la 
Vierge, à la droite du Christ, intercédant pour saint 
Bruno et ses compagnons, qui sont à genoux, au 
premier plan. Beau dessin très-terminé, lavé à 
l'encre de Chine. 64-45 cent. Ce dessin a servi à 
l'estampe de Pitau, en 1657. 

Ventes Constantin (17 mars 1817)...? — Revit (18Z|2), 130 fr. 

55 — Portrait de N. Poussin. Dessin au crayon 
noir. Collection Pelletan. 

Yeïiie Poullain, architecte (1803), lOZi fr. 

56 — Louis , dauphin de France , fils de 
Louis XÏV, est reçu confrère du Rosaire, au novi- 
ciat de Saint-Dominique. Il est représenté par le roi, 
son père, Thérèse d'Autriche, sa mère ; les témoins 
sont : Anne d'Autriche, mère de Louis XIV, le grand 
Gondé et le cardinal Mazarin ; plusieurs religieux 
sont présents à la cérémonie. Ce dessin a été gravé 

(1) Il y a, dans cette collection, ili dessins de Champagne (sujets et 
portraits, dont ceux de Racine, Fr. Baudin, FMerre Hurel, Lamère, 
Arnaud (gravé par Vanschuppen, dont il pourrait bien être le dessin), 
et Alix, peintre; ce dernier dessin par Platte-Montagne. 



— 389 — 

par Landry, sans nom de peintre; il se pourrait que 
ce dessin fût de ce graveur (1). 

Vente par Paillet (22 janvier 1821)...? 

57 — Portrait d'une Dame assise et dessinant. 
Beau dessin à la sanguine. 

Vente Norblin père (1855), 130 fr. 

58 — Sujet de trois figures. Dessin à plusieurs 

crayons, sur papier gris. 

Vente Norblin père, 175 fr., et un autre portrait d'homme à la 
pierre noire, lavé d'encre de Cliine, 65 fr. 

59 — Waagen (Trésor d'Art, IV, 263) cite un 
magnifique dessin du portrait de la mère Catherine 
Arnault, de Port-Royal, dans la collection de M. le 
duc d'Aumale. — On attribue à Ph. de Champagne 
une estampe anonyme, qui est fort rai^e, d'après un 
tableau de lui, et qui représente l'Ascension de 
Notre-Seigneur, en présence de la Vierge, de saint 
Jean et de quinze de ses disciples agenouillés sur son 
tombeau, au bas d'un tertre. Dans la marge, on lit : 
Ascendit... omnipotentes, et, au-dessous, à gauche : 
Avg, Qvenel excvdit, et, à droite : cvmpriv. Régis. 
41-28. 

Lr Revue universelle des Arts {yio\, ï et iV) rapporte 
plusieurs lettres de Ph. de Champagne et d'autres qui 
lui sont adressées, concernant ses ouvrages et aussi 
les devis des ouvrages faits par ce peintre à l'église 
des Carmélites. 



(1) Ce dessin reparaît dans la vente de Monlraerqué (17 mai 1861) 
où il était attribué à Fr. Cliauveau. 



- 390 — 
CHAMPAGNE (Jean-Baptiste) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Selon Guillet de Sainl-Georges, il est né à Bruxelles, en août 1631, 
et mort, à 50 ans, le 21 septembre 1681 ; élève de son oncle Ph. de 
Champagne, inférieur à son maître, a II est pourtant possible, dit 
Le Brun, de confondre les ouvrages de Tun et de l'autre. » Il fit le 
voyage d'Ilalie, en 1658; plus lard, il fut reçu académicien sur le 
tableau représentant Hercule couronné par la Vertu et surmontant les 
Vices et les Passions (Musée du Louvre) ; en 1667, il fit le sujet de 
saint Paul lapidé à Lyslre, pour un Mai de Notre-Dame. Ce tableau est 
au inusée de Marseille; il a été gravé par L. Cossin. Champagne tra- 
vailla encore aux Tuileries, au Val-de-Grâce, à Vincennes; trois 
grands tableaux pour les églises de Bruxelles ; l'un d'eux, l'Assomp- 
tion, est au musée de Bruxelles. Il fit plusieurs poilraits^ dont celui 
de Pompone. Carré a peint le portrait de J.-B. de Champagne ; il est 
au musée de Versailles. Plusieurs documents et lettres de ce peintre 
sont mentionnés dans la Revue universelle des Arts (IV, 327), et dans 
les Mémoires inédits de l'Académie, parMontaiglon. Voyez Heinecken, 
pour les estampes qui ont été gravées d'après J:-B. de Champagne. 

GHAMPIN (Jean-Jacques) 
peintre et dessinateur de paysage historique. 

Né à Sceaux (Seine), en 1796 ; élève de Storelli. Il a exposé aux 
divers salons depuis 1819, et a obtenu une médaille d'or, en 182Zi. 
La plus grande partie de ses dessins et aquarelles sont des Vues prises, 
d'après nature, en France. Un paysage à l'aquarelle, signé Champin, 
1823 (vente Devoix, 120 fr.). Cet arlisle est auteur de plusieurs li- 
thographies, dont deux Vues de l'ancien Paris, et Vues des Habita- 
lions des Personnages célèbres, qu'il a lilhographiées et publiées avec 
M. Régnier. 

GHAMPMARTIN (Emile) 
peintre d'histoire et de portrait. 

A exposé aux divers salons depuis 1819. La Fuite en Egypte, la 
Connnunion de la Magdclciiio, saint .Icaii l'Kvangcliste, tels sont les 
sujets, exposés on trois tableaux, commandés par la ville de Paris, él 



— :i9i — 

qui ont été payés à l'artiste 2,Zi00 tr. chacun. La vente, après le décès 
de M. Cbampmartin, a eu lieu le 10 février 1855. 



GHANTEREAU (J.) 

PEINTRE ET GRAVEUR A L'eAU-FORTE. 

Né en Suède, et baptisé à la chapelle catholique de l'hôtel des Am- 
bassadeurs, le 20 septembre 1700 {Dmsieux, p. Zi82). Cet artiste, 
sur lequel on n'a pas de détail, et dont aucun biographe n'avait parlé 
avant M. de Beaudicour, qui le cite comme ayant gravé l'Ile de Gy- 
thère (1, 13), florissait vers illxi et 17Zi2 ; telle est la date mentionnée 
sur deux estampes gravées par Le Bas, d'après ses tableaux, dont on 
trouve, dans la vente du comte de Vence[\.lQlx), le Savoyard réveillé, 
gravé par Godinot, vendu 2/i liv., et Aubcide à Minet, vente Prous- 
teau de Montlouis (1851). On trouve aussi deux eaux-fortes, et des 
dessins et esquisses à l'huile mentionnés dans le Catalogue Pai</wo»- 
Dijonval. 

CHAPLIN (Gharles-Josuah) 

PEINTRE, DESSINATEUR ET GRAVEUR A l'eAU-FORTE. 

Né aux Andelys (Eure); élève de Drolling. A obtenu une mé- 
daille de 3^ classe, en 1851, et une de 2^ classe, en 1852, et la croix 
d'honneur, en 1865. Il a exposé depuis 18Zi5, et plusieurs portraits a 
l'Exposition universelle de 1855 et à celle de 1867 ; deux tableaux, 
des aquarelles et des gravures à l'eau-forte. Il a peint un grand 
plafond et six dessus de portes dans le salon de l'impératrice, au 
palais des Tuileries, et aussi dans la salle de bain du palais de l'É- 
lysée (1). Un tableau (petite Fille de Ferme). — Vente par Petit 
(1860), 2Zi5 fr. ; — dans la vente ae M. le marquis de B. (par Petit, 
à mars 1866), il y avait cinq tableaux qui ont produit 3,925 fr., 
dont un seul, une Scène de Jalousie, a été payé l,/i00 fr. 



(1) Les esquisses de ces peintures ont été vendues, par Petit, le 
13 avril 1867. Chaplin a gravé à l'eau-forte une Diane chasseresse, 
d'après un des panneaux, à l'Elysée, et un Saint Sébastien, d'après 
son tableau qu'il a donné à la ville de Garlepont (Oise). 



— 392 ~ 
CHAPRON ou GHAPPRON (Nicçlas) 

PEINTRE d'histoire ET GRAVEUR 

Né à Châteaudun, en 1599 ; mort vers 1656.. .? ; élève de S. Vodet ; 
il florissait au milieu du xvii® siècle. Le Poussin, dans ses lettres, 
nous apprend qu'il occupait Chapron a faire des copies; il exécutait, 
en 166/1, une copie de la Transfiguration, de Raphaël, pour le Noviciat 
des Jésuites de Paris; il se dégoûta de ce travail qu'il trouvait mal 
payé, et s'attira l'animadversation du grand peintre (1). On connaît 
peu de tableaux de Chapron; deux ont été gravés par Henri Picquot, 
et il a lui-même gravé à l'eau-forte une suite de Bacchanales, et les 
Loges du Vatican, en 16/i9. Voyez Robert Dumesnil et D'Argenville, 
et l'on trouve cité de ses tableaux dans les ventes du prince de Cari- 
gnan, Angrand de Fontpertuis, Chiquet de Champ-Renard, Richard 
de Leydan, Gaillard Walter, Lemoyne, Baron de ***, par Martin 
(1823;, etc. 

i — Une Fête à Priape. 24-26 p. 6 lig. 

Vente du prince de Conli, 301 liv. (2). 

2 — Une Bacchanale, à laquelle préside un vieux 
Silène. Riche composition de 37 figures, groupées et 
distribuées dans la manière de Gérard de Lairesse et 
de Pierre Teste. 21-29. 

Vente Le Brun (1791), 200 liv. 

3 — Diane et Endymion. 33 p. 10 lig. -42 p. 
Vente du cardinal Fesch, 18 écus romains. 



(1) Le Poussin dit dans une de ces lettres (Rouie, 5 octobre 16/i3): 
«Quanta moi, je n'ai jamais connu un cerveau comme celui-là; il 
n'a aucune raison et ne connaît aucune bienséance; ce qu'il affirme 
aujourd'hui, demain il le niera effrontément, quand il y aurait cent 
témoins. » 

(2) FI y avait cinq tableaux de Chapron dans celle collection. 



393 



CHARDIN (Jean-Baptiste) 

PEINTRE DE GENRE, DE PORTRAIT ET d'OBJETS INANIMES. 

Né à Paris, le 2 novembre 1699; mort dans la même ville, le 6 dé- 
cembre 1779. Elève de Pierre-Jacques Gazes, il travailla ensuite 
chez JNoel-Nicolas Coypel, et aida Jean-Baptiste Vanloo dans ses 
travaux de restauration du château de Fontainebleau. Fl fut reçu de 
l'Académie, dont plus tard il fut le trésorier, le 25 septembre 1728, 
sur deux tableaux de nature morte (1). Il obtint un logement au 
Louvre, en 1757. Il a exposé, de 1737 à 1779, ptus de 120 tableaux, 
qui sont décrits dans le Cabinet de l'Amateur (Ilf, 120)). Les meil- 
leurs graveurs de son temps les ont reproduits (2). Voyez un 
article de Bachaumont, rapporté dans la Revue universelle des 
Arts (V, Zi22), el Mariette (A. B., II, 355); l'Eloge historique de 
Chardin, lu à l'Académie des Beaux-Arts de Rouen, dont il était 
membre depuis 1765, par M. Maillet de Couronne, en 1780; Diderot, 
Essais sur la Peinture (3) ; Hédouin, sous le titre de Mosaïque ; il 
décrit 109 tableaux de Chardin (Revue universelle des Arts, VI, 18Zi), 
Bulletin de l'Alliance des Arts (V année, 18Zi6-/i7, n° 5) ; une Notice, 
par MM. de Concourt, dans la Gazette des Beaux-Arts {h)\ Histoire 
des Peintres, par Ch. Blanc, 

Chardin a eu un fils, qui obtint le grand prix de peinture à l'Aca- 
démie, en 175Zi. Il mourut jeune. 

Le portrait de Chardin a été peint au pastel par Latour, en 1760, 
et il l'a donné à l'Académie, en 177/i. Il est aujourd'hui au musée 
du Louvre. Il y a encore son portrait et celui de sa femme, dessinés 

(1) Ces deux tableaux sont au musée du Louvre, qui en possède 
neuf de Chardin, datés de 1728, 1731, 1765. Le livret donne une 
biographie de Chardin. 

(2) Son œuvre gravé se trouve dans le catalogue de la vente P... 
(2 mars 185/i), dans celui de Devèze (1855) ceux de M. S. (1" dé- 
cembre 1856), et Paignon-Dijonval. 

(3) Diderot, en décrivant sept tableaux exposés'au Salon de 1765, 
dit que Chardin est peut-être un des premiers coloristes de son 
temps. 

(Zi) L'Art au xviiF siècle, Chardin, Etude, contenant quatre des- 
sins à l'eiu-forte, par Jules et Edmond de Concourt. Paris, Dentu, 
186/1, iri-/i^ 



— 394 — 

par Cochin et gravés par Cars. Chardin, sur la fin de sa vie, a peint 
au pastel, et il s'est représenté, lui et sa femme, plusieurs fois clans 
cette manière. 

1 — Le jeune Ecolier jouant au lolon. C'est le 
portrait du fils de M. Godefroy, joaillier. Exposé au 
salon de 1738. 25-27 p. 6 lig. Tableau signé Char- 
din, 1741. Gravé par Lépicié en 1742. 

Vente du chevalier de La Roque (17/i5), 25 liv.; — du comte de 
Cy pierre, 605 fr. 

2 — Une Servante dépose sur un buffet plusieurs 
pains et un gigot. Ce tableau est gravé par Lépicié, 
sous le titre : la Pourvoyeuse. 

Ventes du chevalier de La Roque (17/io), avec une copie retouchée 
par Chardin, du tableau d'une mère qui fait la leçon à son enfant; 
les deux tableaux, 16U liv.; — Silvesire (1810), avec la Récureuse, 
121 fr.; -^ Girouo) (1851), 1,339 fr.; — Laperlier (1867), Zi,050 fr. 

3 — Une Cuisinière qui tire de Feau à une fon- 
taine (1), et une Blancbisseuse. Ces d-eux tableaux, 
gravés en largeur par N. Cochin père, sous les titres 
de : la Fontaine et la Blanchisseuse (2). 16-14. 

Ventes du chevalier de La Roque, les deux, Z|82 liv.; — Lempe- 
reur (1773), le tableau de la Fontaine seulement, 205 liv.; — Cochu 
(1779)...? (3); —Silvesire (1810), 100 liv. (A i. Il est aujourd'hui 
dans la collection de M. Eudoxe Marcille. 



(1) Ce tableau est une répétition de celui appartenant à la reine 
douairière de Suède. 

(2) Un tableau du même sujet était dans la collection Crozat. 

(3) Un sujet analogue est décrit dans le catalogue de la collection 
(le Le Roy, fermier-général (1780). Tl diffère pour la grandeur, qui 
n'indique que 13 p. 6 lig. -11 p. 6 lig. Il a été vendu 175 liv. Il a 
élé payé à la ventcd'Harcourt (18Zi2), 615 fr. 

Cl) r,os tableaux de Chardin, dit Rcf/na nlt-Del a I ande dims le cala-. 



— 395 — 

4 — Deux pedls Tableaux représentautdivers lls^ 
lensiles de cuisine. 6-7 p. 6 lig. 

Vente du chevalier de La Roque, 30 liv. 

5 — Une jeune Fille qui travaille en tapisserie et 

un jeune Dessinateur vu par le dos. Deux tableaux. 

5-7. B. Gravés par Flipart. 

Ventes du chevalier de La Roque, 100 fr.; — du prince de Conti 
(2« vente, 1779), 120 liv.; — Nogaret (1778), 100 liv.; - Silvestre 
(1810), lut. (i); — Lemoyne (1828), ZiO fr.; — Saint {iSk6), la 
jeune Fille, 610 fr.; le Dessinateur, 725 fr. Actuellement dans la col- 
lection de M. Eudoxe Marcille. 

6 — Un Aveugle tenant une sébile ; son bâton et 
son chien en laisse. 11-5 p. 3 lig. Ce tableau est 
gravé. Il a été exposé au Salon de 1753. 

Ventes par Remy (Heinecken, 1757) , 96 liv.; — Vassal de 
SainlHuber {ill9), avec un pendant, une Joueuse de Vielle, par 
Fragonard, 1,700 liv.; — Duclos-Dufrenoy (1795), 6,800 liv. en 
assignat, les deux mêmes tableaux ; — Laperlier (1867), l'Aveugle 
seul, 570 fr. 

7 — L'Écureuse et le Garçon cabaretier. Deux ta- 
bleaux gravés sous ces titres par N. Cocbin. 16 p. 
6 lig. -13 p. 

Ventes du comte de Vence (1760), 550 liv.; — Ménars, marquis de 
Marigny (1781), û20 liv.; — Silvestre (1810), le tableau, seul, delà 
Récureuse, avec le Retour du Marché (sans doute, la Pourvoyeuse), 
les deux, 121 fr. Ces tableaux appartiennent à M. Eudoxe Marcille. 



logue, sont exécutés avec une grande facilité; ils se distinguent par 
une couleur brjllaiile et beaucoup d'harmonie; celui que nous ci- 
tons peut tenir un lang distingué dans le nombre de ses meilleurs 
ouvrages. 

(1) Il y avait, dans la vente Silvesli'e, neuf tableaux de nature 
morte, par Chardin, dout la v(Mile a |)ro(luit 112 IV. 



— 39G — 

8 — Une Mère fait lire l'Evangile à sa fille. Un 
Écolier dessine d'après la bosse. Ces deux tableaux 
sont gravés par Le Bas(ri. 15-17. 

Vente de Lalive de Jully (1771), 720 liv. 

9 — Busle de Vieillard de grandeur naturelle. 

. YenleJacqmin (1773), 99 liv. 19 sous. 

10 — Jeux d'Enfant. Bas-Relief imitant le bronze, 

d'après Le Quesnoy. 8-14. B. 

Ventes du prince de Conti (1777), 172 fr.; — Nogaret (1778), 
120 fr.; -^M. Ch. (1788), 22 fr. 

11 — Deux Tableaux, peints en 1769, représen- 
tant des bas-reliefs. Dans l'un sont un Satyre et trois 
Enfants, dont l'un est allaité par une chèvre; dans 
l'autre, une Femme, deux Satyres et une Chèvre. 
19-34. 

Ventes Randon de Boisset (1777), 720 fr.; — Cochin (1790)...? 

12 — Un jeune Garçon, vu à mi-corps et de gran- 
deur naturelle, occupé à élever un château de cartes. 
C'est le fils de M. Masson, orfèvre de Louis XV. 
32-25. Chardin a plusieurs fois répété ce sujet (2). 

vente par Paillet (1777), 329 liv. 

(1) Manette (A. B., I, 355), dans une intéressante notice sur 
Chardin, nous apprend que deu.x tableaux des mêmes sujets ont été 
commandés à Chardin, pour le prince royal de Suède; que le comte 
de Tessin (ministre de Suède, en France) lui en a fait faire plusieurs. 
Dans une curieuse lettre, adressée par M. Berch à ce personnage, il 
est dit que Chardin travaillait très-lentement, et qu'il n'entrepre- 
nait pas plus d'un tableau à la fois, et que le prix de 25 louis était mo- 
dique pour lui. 

i2) Il y avait une répétition de ce tableau dans la vente de feu 
M. Auguste, peintre. 



— 397 — 

13 — La Gouvernante (1) et la Mère laborieuse. 
Deux tableaux en pendant; ils sont gravés par Lé- 
picié. 16-13 p. 6 lig. et 18-15. Ce sont des répéti- 
tions. 

Ventes Chardin (1780), 30 liv.; — Belisard (1783), 123 liv. 

14 — Deux Tableaux pendants. Ils représentent 
chacun un jeune garçon vu à mi-corps : l'un s'a- 
muse à faire des châteaux de cartes; Tautre, des 
bulles de savon. 23-24. 

Ventes Thouard de Coste (23 février 1779), par Paillet, 95 liv.; 
— Watelet (1786), le jeune Garçon aux bulles de savon, avec 
une Femme qui fait lire un enfant...? — Desfriches (183Zi), un 
jeune Garçon jouant aux cartes (2)...? — Laneuville (4 mai 1863), 
le jeune Garçon faisant des bulles de savon, 500 fr. 

15 — Le Tour de Cartes. Deux jeunes enfants, 
fille et garçon, debout près d'une table, regardent 
avec attention le tour de cartes que fait un jeune 
homme assis à gauche de ta composition. Ce tableau 
a été gravé par Surrugue bis, en 1744. Provenant 
du Cabinet Despuechs. 10 p. 6 lig. -13 p. 6 lig. 
Bois. 

Vente par Le Brun (11 décembre 1780)...? 



(1) Mariette dit d'un tableau de cette composition : « Mais ce qui 
le mit (Chardin) tout à fait en réputation, ce fut le tableau de la 
Gouvernante, qu'il croyait avoir fait pour M. de Jullienne qui avait 
paru le désirer, mais qui, ayant été acquis par un banquier nommé 
Despuechs, a été acheté 1,800 liv. par M. le prince de Liclitenstein, 
dans le temps de son ambassade, en France. » 

(2) Chardin a plusieurs fois répété ce sujet. 

n (tab.) 26 



— 398 — 

16 — Une Dame assise joue de la serinette, pour 
élever un serin qui est dans une cage posée sur un 
guéridon. 16-19. Gravé par Laurent Cars (1). 

Ventes Menars^ marquis de Marigny, 631 liv.; — Richard de 
Leydan (1816)...? — Denon (1826), 600 fr.; — Comte D'Houdetot 
(1859), /i,510 fr.; — Duc de Morny (1865), 7,100 fr. 

17 — Un Chirurgien portant des secours à «n 
homme blessé dans la rue; il est entouré delà garde 
qui écarte la foule. Ce tableau d'essai, exécuté au 
premier coup, avait été fait pour servir d'enseigne à 
la boutique d'un chirurgien. 27-14. B. (Voyez une 
note sur ce tableau dans les Mémoires de l'Académie, 
II, 431.) 

Vente de Ph. Le Bas, graveur (1783), 100 liv. (2). 

18 — Un petit Garçon jouant avec un mouh'n à 
vent et un tambour. — Jeune Fille assise près d'une 
table, sur laquelle est un panier rempli d'un mor- 
ceau de pain et de cerises. Deux tableaux. 7 p. 6lig. 

Vente par le Brmi (29 septembre 1806)...? 

1 9 — Dans un Appartement, deux figures dont une 
dame se disposant à cacheter une lettre, tandis que 
son valet lui allume une bougie. Le costume, qui 



(1) Un tableau, le même sujet, est décrit dans le catalogue de la 
venle Didot, en 1828, sous le titre : la Leçon à l Oiseau, et il est dit 
que la dame est présumée le portrait de Madame GeofTrin, et que ce 
tableau n'est pas le même que celui de la venle Denon. Ce tableau 
se retrouve à la vente Veron, en 1858, où il a été vendu 1,380 fr. 

(2) Une esquisse du même sujet. 127-155 cent. — Vente Laperlier 
(1867), /lOO IV. 



— 399 — 

tient à celui de feu Madame Geoirrin, rend ce tableau 
curieux et original. II est gravé par Fessard (I). 4-9. 

Ventes Beaujon (1787), 50 h.; — IIuhert-Eobert (5 avril 1809)...? 
— Comte d'Houdetot (1859), 300 fr. 

20 — La Maîtresse d'École. Elle instruit une jeune 
fille bien attentive à la leçon. Ce délicieux petit ta- 
bleau est accompagné de la gravure, par Lépicié. 

Ventes Magnan de la Roquette (18^0), 250 fr.; — Comte de Cy- 
pierre (18Zi5), Zi90 fr. 

21 — Dans un Intérieur d'appartement, une jeune 
et jolie dame, en toilette du matin, assise sur une 
chaise, file avec un rouet placé devant elle; plus 
loin, une autre dame se chauffe au feu d'une che- 
minée. 61-51 cent. 

Vente Dubois (18/i3), 500 fr. 

22 — Sur une table en pierre, recouverte d'une 
serviette, sont posés une cruche, un verre, un pain, 
des fruits et quelques livres ; le tout rendu avec une 
scrupuleuse vérité. Tableau remarquable du maître. 

Vente Saint (18û6), 301 fr. Aujourd'hui chez M. le docteur 
Lacaze. 



(1) Un tableau d'un même sujet se trouve mentionné comme le 
premier en figure qu'ail fait Chardin, qui l'aurait peint en 1732, et 
l'aurait exposé, en 173/i, avec 15 autres tableaux représentant des 
Jeux d'enfant, des Trophées de musique et des Animaux morts ou 
vivants. Cette exposition, dite de la Jeunesse, était laite^ dans le 
XVIII'' siècle^ sur le Pont-Neuf et la place Dauphine. 

Un tableau du même sujet est au musée de Carlsruhe, avec six 
autres tableaux de nature morte. 



— 400 — 

23 — Deux grands tableaux de nature morte ; ils 
sont de forme ovale et signés. 

Vente Rouillard (1852), 1,665 fr. (1). 

24 — Le Salon d'un Amateur. Un personnage, les 
mains dans son manchon, admire les tableaux, tan- 
dis qu'un autre, appuyé sur une table, près d'une fe- 
nêtre, lit un journal. 35-48 cent. 

Vente A. Dugleré (1853), 685 fr. (2). 

25 — Treize Tableaux, esquisses et grisailles. 

Vente Marcille (21 janvier 1857), Le prix le plus élevé pour un 
de ces tableaux a été de 650 fr. 

26 — Instrument de musique. 49-95. 

Vente Barroilhet (1860), 1,200 fr. (3). 

27 — Sucrier, théière et tasse en porcelaine, sur 
une table de marbre. 

Vente Walferdin (18 mai 1860), UliO fr. 

28 — Un Tableau de nature morte. 

Vente il. D. (Robert-Dumesnil), 1860, 600 fr. 

29 — Une Table de cuisine, sur laquelle sont une 
bouteille, un gobelet, une poivrière, et un plat avec 
des huîtres. Tableau signé. 

Vente Montmerqué (1861), 2ZiO fr. 



(1) Il y avait quatre tableaux de Chardin dans celte vente. 

(2) Dans cette même vente, un tableau de nature morte, par 
Chardin, a été vendu 260 fr. 

(3) Il y avait huit tableaux de Chardin dans cette vente. Celui que 
nous citons avait paru dans une vente faite en 1855, et retiré à 
1,990 fr. 



I 



— AOi — 

30 — L'Alchimiste. Gravé par Lépicié, en 1744. 

Vente Michelin (3 mars 186/i), 1,100 fr. 

31 — Portrait présumé être Madame Geoffrin (i). 
83-62 cent. 

Vente Dumas (ils, 1,060 fr. 

32 — Le Benedicite. Gravé sous ce titre par Lépi- 
cié. Il a été exposé en 1740. 

Musée du Louvre (2). 

33 — Le Singe antiquaire. 80-64 cent. Gravé par 
Surrugue. 

Musée du Louvre (3). 

34 — Les Attributs des Sciences et les Attributs 



(1) Un portrait de celte même dame, aussi attribué à Chardin, est 
au musée Fabre, à Montpellier. 

(2) On connaît plusieurs répétitions de ce tableau ; un avec quel- 
que changement lut exposé en 17/i7. Un autre, exposé en 1761, fut 
peint pour M. Fortier, notaire, à la vente duquel, en 1770, il fut payé 
900 liv. Ce tableau est aujourd'hui au musée de TErmitage, à Saint- 
Pétersbourg; il est estimé 2,000 roubles. Un troisième tableau de 
cette composition a été vendu, chez Denon (1826), 200 fr.; chez 
Didot (10 avril 1832)...? chez Saint (18/Î6), 501 fr. Il est actuellement 
chez M. Eudoxe Marcille, qui l'a exposé à la Société des Artistes, en 
1860. Il y avait à l'exposition, au l)énéfice de cette Société, ZiO ta- 
bleaux de Chardin, appartenant, pour la plus grande partie, à 
MM. Marcille, docteur Lacaze et Laperlier. 

(3) Ce tableau a été payé 3,000 fr. à F. Laneuville, avec deux ta- 
bleaux de nature morte, signés et datés de 1731. Ces trois tableaux 
provenaient de la collection Baroilhet. 

M. le docteur Lacase possède un Singe peintre, par Chardin, et 
l'on trouve encore cité dans la vente Lemoyno, en 1778, deux sujets 
du Singe peintre et Singe antiquaire, petits tableaux de 11 p. sur 8. 



— 402 — 

des Arts. Deux tableaux signés Chardin, 1731. 140- 
215 et 220 cent. 

Vente Laperlier (1867), 8,850 fr. 

35 — La Soupière d'Argent. 75-107. 
Même vente, 2,350 fr. (1). 

36 — Trois Tableaux destinés aux appartements 
du château de Choisy, représentant les Attributs des 
Sciences, ceux des Arts et de la Musique. 42-54. 
Exposés aux Salons de 1767. Un de ces tableaux est 
au musée du Louvre. 

37 — Les Attributs des Arts et les Récompenses 
qui leur sont attribués, 48-60. Ce tableau, exposé 
en 1760, était une répétition de celui fait pour l'im- 
pératrice de Russie. 

38 — Il se trouve encore quelques tableaux de 
Chardin, cités dans les ventes Edon et Richard de 
Ledan, en 1816 ; par Paillet (21 décembre 1840) ; — 
Comte de N. (1842); — Mainnemare, 1843 (le Nœud 
d'épée et la Toilette, deux tableaux attribués à Char- 
din, 1,030 fr.), et dans les catalogues des musées de 
Rerlin, et ceux de Montpellier (2) et d'Angers. 

39 — Chardin a aussi peint quelques portraits 
dont ceux de Madame Lenoir, femme du lieutenant 



(1) Il y avait dans la collection Laperlier 21 tableaux de Chardin, 
la plus grande partie représentant des objets inanimés dits de nature 
morte, dont la vente a produit 31,770 fr. 

(2) Dans ce musée est un portrait, dit Madame Geoffrin, par 
Chardin; il a été donné par ,M. Collol, qui Tavait acheté dans une 
vente à Paris. 



— 403 — 

de police (1) ; Antoine Louis, secrétaire perpétuel de 
l'Académie royale de chirurgie; M. Levret, chirur- 
gien; le fils de M. Lenoir, représenté s'amusant à 
faire un château de cartes (ce tableau a eu plusieurs 
répétitions), et un portrait dit celui de Madame du 
Châtelet, payé 1,020 fr. , dans la vente Boitelle, en 
1866. 

DESSINS (2) ET PASTELS. 

40 — Portrait de Chardin, représenté en bonnet 
de nuit, des lunettes sur le nez et en robe de cham- 
bre, et le portrait de Marguerite Pouget, son épouse; 
ces deux portraits ont été peints au pastel, en 1771- 
1775 ; celui de Chardin a été gravé par Chevillet. 

Ventes Silvestre (1810), 2k fr.; — Gounod (182Zi)...? — Bruzard 
(1839), lZi6 fr. Au musée du Louvre. 

41 — Portrait de Chardin, peint par lui-même, au 
pastel, en 1771. 

Vente Bruzard, 72 fr. Au musée du Louvre. 

42 — Servandoni et sa Famille. On lit sur ce 
dessin à plusieurs crayons : A son ami, J.-B.-S, 
Chardin, 1745. 

Vente Ch Devèze, /lO fr. 



(1) Ce portrait, ainsi que celui d'un Jeune Homme s'amusant avec 
des cartes, demi-figure gravée par Fillœui, sont dans la collection 
de M. Lacaze. 

(2) Les dessins de Chardin sont de la plus grande rareté, et cela 
est expliqué parce que dit Mariette, à la suite d'une appréciation de 
sa peinture «faute d'être assez foncé dans le dessin et de pouvoir 
faire ses études et ses préparations sur papier. » 



— 404 — 

43 — Tête de Cheval. Dessin aux crayons noir et 
rouge, sur papier gris. 

Vente Devèze fils, 95 fr.; ^ Norblin (1860), 31 fr.; — Van Os 
(1861), 7 fr.; — Norblin (1863), 16 fr. 

44 — Portrait de Dame assise et dessinant. Beau 
dessin à la sanguine. 

Vente Norblin père (1855), 130 fr. 

45 — Sujet de trois Figures. Charmante composi- 
tion exécutée aux trois crayons, sur papier gris. 

Vente Norblin père, 175 fr. 

46 — Portrait de Madame de Graffigny. Dessin 
exécuté aux trois crayons. 

Vente Norblin fils (1860), 75 fr.; — Arozarena (1861), 175 fr. 

47 — Femme assise et vue de profil ; elle tricote. 
Dessin aux deux crayons. 

Vente Besperret (1865), 116 fr, (1). 

48 — On trouve quelques Dessins attribués à 
Chardin, dans les catalogues des ventes Ponce, gra- 
veur (1831), Vignères (22 décembre 1856), Moiiriau 
(1858); par Fehvre (21 avril 1858), Van Os (1861). 
Le prix le plus élevé pour un de ces dessins a été de 
62 fr. Un dessin à la sanguine, dans la collection 
Paignon-Dijonval. Cinq Dessins dans la collection 
des 3,000 dessins du musée de Rotterdam. Trois 
dessins au musée du Louvre. Trois Dessuis de Char- 

(1) Il y avait cinq dessins attribues à Chardin dans cette collecliôn. 



— 405 — 

din, appartenant à MM. His do La Salle et Alger ont 
été exposés pour la Société des Artistes, en 1860 (1). 

'CHARLES I", ROI D'ANGLETERRE 

AMATEUR. 

Sa collection de tableaux. Voyez le catalogue, par Verlue, publié à 
Londres, en 1757, par Bathoë, 1 vol. in-Zi° de 202 pages (2), et, pour 
le détail de la vente des tableaux et objets d'art qui composaient cette 
collection, les ouvrages suivants : Des Beaux-Arts en Angleterre, par 
Dallaway ; Treasures d'art, etc. , par Waagen ; le Cabinet de l'Ama- 
teur ; la Gazette des Beaux-Arts et le Trésor de la Curiosité, par 
Ch. Blanc; la Revue universelle des Arts (IV, 51Zi), et la ir Partie» 
1" volume, page ili, de la table du Catalogue Général des Ventes 
publiques. 

GHARLET (Nicolas -Toussaint) 

PEINTRE, DESSINATEUR ET GRAVEUR A l'eAU-FORTE. 

Né à Paris, le 20 décembre 1792; mort dans la même ville, le 
30 octobre 18Zi5. Charlet était élève de Lebel, on 1817, époque où il 
commença à publier quelques lithographies ; il entra dans l'atelier 
de Gros, en 1819. A exposé aux divers Salons, depuis 1836. Ces di- 
vers travaux lui valurent la croix d'honneur et d'être nommé profes- 
seur de dessins à l'École polytechnique. Il a fait peu de tableaux ; 
quelques-uns sont aux musées de Versailles, Lyon et Valenciennes. 
Plus de 2,000 dessins sont sortis de sa plume et de son pinceau. 
Voyez Charlet, sa vie, ses lettres, etc., par M. de La Combe (3). La 

I l ■ 

(1) Dans le catalogue de la collection de dessins de M. Reiset se 
trouve décrit un dessin très-terminé aux trois crayons et pastel, sous 
le nom de Chardin, mais ce dessin est d'Aubert et la gravure en est 
connue. 

(2) Un exemplaire de ce catalogue, vente P. Deschamps (2 mai 
186/1), 200 fr. 

(3) On trouve la biographie de cet amateur dans l'ouvrage, l'His- 
torien de Charlet peint par lui-même, étude biographique par Henri 
de Saint-George. Nantes, 1862, in-12 de 8Zi pages, avec un portrait 
de M. de La Combe, Le porirail de Charlet a été lithographie par 



— 406 — 

plus grande partie de ses dessins ont passsé dans les ventes faites par 
Schroth depuis 1826, et dans celles faites par M. Petit, depuis J852 
à nos jours. Gharlet est encore l'auteur de plus de 1^000 dessins sur 
pierre dont on trouve le catalogue dans l'ouvrage cité plus haut. Une 
notice biographique, par Billoux," se trouve en têle du catalogue de 
la vente de Gharlet, faite par Defer, le 30 mars 18/i6. 

1 — Marche de Cuirassiers. Signé Charlet. 210- 
510mill. (Voir la Vie de Charlet, page 76, pour les 
mésaventures de ce tableau.) 

Ventes Charlet^ 181 fr.; — de La Combe, 700 fr. 

2 — Marche de Ti^oupes sur un champ de ba- 
taille; sur le devant, des débris d'artillerie et des 
soldats morts. 

•Venle F. F. (ISZiû), 600 fr. 

3— Cuirassier chargeant, l'épée à la main. Es- 
quisse d'une énei^gique vérité. 

Ventes Charlet (1), 3^5 fr.; — Gihaut (1855), 500 fr.; — Barrhoi- 
tel (2), (1856)...? 

4 — Le Donneur d'eau bénite. Esquisse. 

Ventes Edmond Blanc, 130 fr.; — par Defer {Tl janvier 1853), 
69 fr. 

5 — L'École de Village tenue, le soir, par une 
sœur de charité. 

Vente Edmond Blanc, 175 fr. 



Dupré, son ami, et Valerio, son élève, et une appréciation de son 
talent se trouve dans l'ouvrage : Mélange de l'Art contemporain, par 
Henri Delaborde. Paris, 1866, in-8". 

(1) C'est le prix le plus élevé parmi les esquisses et tableaux ébau- 
chés qui se trouvaient à la vente de Charlet. 

(2) A cette vente, cette belle esquisse reparaît retouchée, et le 
nom df charlet ajouté. 



— 4e)7 — 

6 — Episode de la campagne de Russie. Un corps 
de troupes françaises défile par un temps de neige. 
A gauche de la composition, plusieurs soldats blessés 
auprès d'un bivouac. 

Même vente, 285 fr. 

7 — Épisode de la Bataille de Waterloo. Esquisse. 
Vente Jecker, 255 fr. 

8 — Les Politiques de Village. 
Vente Ho;?e (1855)...? 

9 — Bonaparte au mont Saint-Bernard. Tableau 
inachevé. 

Vente Etex, sculpteur (1856)...? 

10 — Marche d'une Armée française. 
Vente Richard (par Laneuville, 2 mars 1857), 305 fr. 

11 — L'Hospitalité. Scène de 1814. 
Vente Walferdin, 730 fr. 

12 — Le Porte-Drapeau de la République. Cette 
figure, remarquable de caractère, est l'expression la 
plus complète du talent de Charlet. 

Même vente, 1,550 fr. 

13 — Un Grognard. 90-70 cent. 
Vente par PetU (1863), 1,535 fr. 

14 — Convoi militaire. 32-35 cent. 
Vente Davin, 390 fr. 

15 — Le Sans-Culotte converti. 35-26 cent. 

Vente lord Seymour, 750 IV. 



— 408 — 

16 — Le Retour au Cabaret. 35-27 cent. 
Vente M. i?., par Petit, /i60 fr. 

1 7 — Épisode de la Bataille de Wagrara. 

Vente par Laneuville (le 16 mars 1863), 1,610 fr. 

18 — Les Balayeurs. 
Même vente, 620 fr. 

19 — Les vieux Souvenirs. Signé Charlet, 1832 
(Voir Charlet, sa vie, etc., page 76). 460-380 mill. 

Vente de La Combe, 1,210 fr. (1). 

DESSINS. 

20 — Bataille. Grand et beau dessin à l'aquarelle. 
Vente Bouchei (10 mars 182/i), ZiOO fr. 

21 — Vieille Femme jouant avec un chien. Aqua- 
relle. 

Vente Beauchant (21 février 1825), 301 fr. (2). 

22 — Le Mélomane. Aquarelle. 

Vente Van Pnten (1829), Zi80 fr. (3). 

23 — La Marchande d'Allumettes. Aquarelle. 
Vente ¥. de L S. (par Schrolli, 31 janvier 1832;, 52Zj fr. (4). 



(1) Il y avait 15 tableaux et esquisses de Charlet dans cette collec- 
tion. 

(2) Il y avait ûO dessins de Charlet dans cette vente. 

(3) Ce dessin avait été payé 900 fr. par M. Van Puten, dans la 
vente duquel étaient cinq aquarelles de Charlet. 

(A) De cette date de 1832 à 1850, il n'est pas de vente faite par 
Schroth où il n'y ait des dessins de Charlet souvent en grand nombre, 
tels que dans les ventes Drown, Weble et Madame Hullin, 



— 4oy — 

24 — Le Lutrin. Dessin à la sépia. 
Même vente, 601 fr. 

25 — Cavalier du temps de Louis XIIl. Belle aqua- 
relle. 

Vente du prince (TEsseling, 500 Ir. (1). 

26 — Les Joueurs de Boule. Ils paraissent se dis- 
puter sur un coup indécis. Beau dessin h la sépia. 

Vente L K, (1833), 1,205 fr. (2). 

27 — Les deux Curés en ribote. Dessin à la sépia. 
27-22 cent. 

Vente Eevil (18^2), 70 fr. 

28 — Le Départ des Conscrits. 
Vente Sc/iifc/er (18^^), 151 fr. 

29 — Un Sergent de Voltigeurs en marche, par 

un temps de neige. 46-39 cent. 

Vente Thévenin (1851), 315 fr. Actuellement dans la collection de 
M. Pescatore. 

30 — L'Empereur passant une Revue de sa Garde. 
Grand dessin à la sépia non achevé. 

Vente Charlet, 199 fr. (3). 

31 — L'Homme veuf. Aquarelle. 

Vente Ch. (Charre), 130 fr. 

(1) Il y avait huit dessins deCharlet dans ceUe collection. 

(2) Il y avait 11 dessins de Charlel dans celte vente. 

(3) C'est le prix le plus élevé obtenu parmi les dessins qui se trou- 
vaient à la vente Charlel. 



— 410 ~ 

32 — Le Marguillier de Paroisse. Sépia. 
Vpnle Richard, 300 fr. 

33 — Le joyeux Buveur. Aquarelle. 

Vente Van dcn Bergen, /lOO fr. (1). 

34 — La Fête du Grand Papa. Belle Aquarelle. 

Ventes de Lord Seymoar, 1810 fr.; — M. D. G. de A. (Arozarena), 
600 fr.; — M. R..., par Petit (24 novembre 1863). 

35 — Suite de 493 Dessins; la plus grande partie 
à la mine de plomb, pour le Mémorial de Sainte- 
Hélène. 

Vente par Petit (21 mars 1860). Le produit total de ces dessins a 
été de 1Z|,861 fr. Plusieurs ont atteint le prix de 150 fr. (2). 

36 — Dragon d'élite, revenant de la guerre d'Es- 
pagne, en 1813. Superbe aquarelle signée Chorlel, 
1832. 405-260 mill. — Une note de M. de La 
Combe, sur ce beau dessin, est rapportée au cata- 
logue. 

Vente de La Combe, 1,106 fr. (3), à M. Dreux. 

37 — La Mort du Cuirassier. Aquarelle. Signé 

Charlet, 1820. 

Vente de La Combe, 520 fr., à M. Delangalerie, pour le musée 
d'Orléans. 



(1) Il y avait quatre aquarelles de Charlet dans celle vente et six 
dessins à la m.ne de plomb pour le Mémorial de Sainte-Hélène. 

(2) On retrouve plusieurs de ces dessins dans une vente faite par 
Blaisot, le 22 novembre 1863. 

(3) Il y avait plus de 50 dessins de Charlet à celte vente ; nous ne 
notons que les principaux. 



— 4M — 

38 — La Voiture du Cantinier. Graude aquarelle 
signée Charlet, et citée dans l'ouvrage de M. de 
La Combe, page 177. 

Vente de La Combes 550 fr. 

39 — La Tête et la Queue de la République. 

Ces deux dessins sont les derniers ouvrages de Charlet et ont été 
exécutés la veille de sa mort. Ils appaitiennent à M. Belloc, peintre. 

40 — Paysage (les Pendus). Dessin à la sépia si- 
gné Charlet. 

Vente Saint-Georges, 186/i (1), 335 fr. 

41 — La Maîtresse d'École. Dessin lavé à la sépia, 
mêlé d'aquai^elle. 

Même vente, 3A0 fr. 

42 — Gardes Françaises se disputant après boire. 
Aquarelle importante. 

Vente du marquis de /?..., par Petit (/imars 1866), 6ZjO fr. 

43 — Le Vin nouveau. Aquarelle. 

Vente de la Collection d'un Amateur, par Petit (/i mars 1866), 
500 fr. ('2). 



(1) Il y avait six dessins de Charlet dans cette collection, et l'œuvre 
lithographique presque au complet, vendu en détail, a produit 
3,030 fr., en 201 articles. Le prix le plus élevé d'une pièce (l'Appel 
du Contingent communal) a été de 71 Ir. Voyez aussi pour des pièces 
rares de l'œuvre lithographique de Charlet, les ventes par Vignères, 
le 11 avril 1856, et par Clément, le l/i janvier 1867. 

(2) fl y avait quatre dessins de Charlet dans cette collection. 



— 412 — 
GHARLIER (Jacques) 

PEINTRE ET DESSINATEUR A LA GOUACHE ET A LA MINIATURE. 

Florissait dans le xviii* siècle. On le croit élève de Boucher dont il 
a imité et copié les compositions. Il mit en vente, en 1779, 90 ta- 
bleaux en miniature ; mécontent des prix, il ne laissa guère vendre 
que quelques morceaux peu importants ; une autre vente eut lieu 
après son décès, le 7 avril 1790. Le catalogue contenait 102 minia- 
tures, lesquelles étaient, pour la plupart, des morceaux choisis, qu'il 
s'était réservés pour son plaisir et celui de ses amis. Les ouvrages de 
Charlier ornaient tous les appartements riches et voluptueux de son 
temps. Il s'en trouvait dans quelques ventes célèbres, de la fin du 
xviii^ siècle au xix* siècle, telles que celles de Blondel de Gagny 
(1776); par Le Brun (1787); duc de Richelieu (1788); Basan{ilQS); 
Richard de Leydan (1816); V Homme (1838); Richard, par Laneuvilk 
(2 mars 1857); Madame la comtesse de B. (186/i). — Janinet a gravé 
en couleur, d'après les gouaches de Charlier. 

1 — Diane avec cinq de ses Nymphes. Gouache. 
4-6. 

Vente de Caylus (1773), 421 fr. (1). 

2 — Vénus remerciant Paris de lui avoir adjugé hi 
Pomme d'Or, et, pour pendant, Vénus présidant aux 
caresses que se font deux colombes dans les bras de 
l'Amour. Deux gouaches de forme ovale, d'après 
Boucher. 

Vente du prince de Conti{\.lll), 900 liv. (2), à Dubois. 

3 — Vénus couchant FAmour sur un lit de roses. 
12-12. 

Vente Charlier (1779), 320 liv. 

(1) Il y avait dix gouaches de Charlier dans cette collection; elles 
ont produit 2,156 liv. à la vente. 

(2) Il y avait 10 miniatures de Charlier dans cette collection; elles 
ont produit 3,906 liv. 



— 413 -^ 

4 — Sommeil de Diane, et, pour pendant, Po- 
nione. Deux aquarelles gouachées. 

Vente Brunet-Denon (I8Z16), 3/i9 fr. 50 cent. (1). 

5 — Deux Miniatures. 

Vente Hope (1855), 1,005 fr. 

6 — Le Lever. Gouache. 

Vente Dumas fils (1865), 187 fr. 

CHARMETON (George) 

PEINTRE DE PAYSAGE, DE FLEURS, d'ORNEMENTS 
ET d'architecture. 

Né à Lyon, en 1619; mort à Paris, en 167/i. Félibien le dit élève 
de Stella, et habile à peindre l'architecture et les plafonds. Il fut 
reçu Académicien sur un tableau décoratif d'un salon antique, re- 
présentant Apollon au milieu des Muses auxquelles il associe la Pein- 
ture. Gharmeton a aussi contribué aux décorations de l'hôtel de Bre- 
tonvilliers, à Paris. A Montpellier, il a peint le paysage dans un ta- 
bleau de Ranc. G. Audran a gravé, d'après Gharmeton, plusieurs 
suites de plafonds, d'ornements, de masques ornés de feuillages (2), 
et N. Robert, une suite de vases. Voyez Mariette et Heinecken. 

GHARMOYS (Charles) 
peintre d'histoire. 

Les seuls renseignements que nous ayons sur cet artiste, qui vivait 
au XVI* siècle, sont donnés par M. le comte Léon Delaborde (Renais- 
sance des Arts à la Cour de France, II, 950). Il dit que cet excellent 
peintre, cité par Bernard Palissy et Rabelaîs, était d'Orléans, et il 
croit que c'est le même que Félibien (HI, 117) appelle Charles Car- 

(1) Il y avait huit miniatures de Charlier dans cette collection; elles 
ont produit 9/i9 fr. 50 cent. 

(2) Robert- Dumesnil (IX, 316) ne cite qu'une suite de six pièces. 

II (tah.) 27 



— 414 — 

moy, quia peint la voûte de la Sainte-Chapelle de Vincennes, et qui 
a fait aussi des cartons des tapisseries de Fontainebleau, avec Claude 
Baldouin. Charmoys aurait travaillé aux peintures de ce palais, de 
1537 à 1550. 



CHARMOYS, Sieur DE LAUZE (Martin de) 

PEINTRE (1), AMATEUR ET CONSEILLER DU ROI. 

Né en 1605; mort en 1661. Il suivit à Rome le maréchal de Schom- 
berg, lors de son ambassade près du Saint-Siège, dans le long séjour 
qu'il fit dans cette ville ; il se lia très-intimement avec Le Poussin, 
Stella et autres grands artistes ; de retour en France, il concourut, 
avec Le Brun, à la formation de TAcadémie dont il fut le directeur, en 
16Zi8. Son portrait a été gravé, en 1706, d'après S. Bourdon, par 
Louis Simmoneau. La planche est à la Chalcographie du Louvre. Voyez 
les Vies des Peintres, par de Piles ; les Amateurs Français (II, 138), 
par J. Dumesnil; Archives de TArt Français (Documents), I, /4O/4, 
H, 387. 

CHARPENTIER (2) (Jean) 

PEINTRE DE GENRE. 

Cet artiste, sur lequel nous trouvons peu de détails, a exposé, en 
1793, six tableaux, dont plusieurs représentent des sujets tirés des 
Confessions de J.-J. Rousseau. Deux tableaux, scènes prises aux 
halles (vente du duc de Lavallière, 320 liv.). Il s'en trouve encore 
dans la vente L'Homme (183/i). Henri, dans le catalogue, dit que ce 
maître est un imitateur de Greuze, et qu'il eut de grands succès dans 
le siècle dernier comme peintre de genre. On trouve encore de ses 
tableaux dans les ventes Prousleau de Monllouis (1851); par Horsin 
d'Eon (1856) ; deux tableaux signés et datés de 1777, vendus Zi85 fr.: 
— Dubois (1860), Tête de jeune Fille, vendue 265 fr.; —M. ii., par 
Laneuville (186Zi), un Chasseur galant; — Abel Vautier (1864), 



(1) Félibien (IV, 183) dit qu'après sa mort on trouva sa maison 
remplie de tableaux, de statues et de dessins de sa main. 

(2) Nous trouvons un autre artiste du nom de R.-J. Charpentier, 
né à Caen, en 1733 ; mort en 1770, d'après lequel on a gravé. Sirel 
ne les cite ni l'un ni l'antre. 



— 415 — 

un Sujet galant, Zi70 fr.; — Tondu (1865), un jeune Villageois don- 
nant des Cerises h ses enfants; signé 1798, 390 fr.; — lioitelle 
(1857), la Cruche cassée...? 

GHASSÉRIAU (Théodore) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Samana (Amérique espagnole), de parents français, en 1819 ; 
mort à Paris, le 8 octobre 1856 {i); élève de Ingres qu'il suivit à 
Rome. Son début fut un Caïn maudit qui lui valut une médaille de 
3*^ classe en 1836; il obtint encore une médaille de 2'' classe, en 
18ZiZi, et la croix d'honneur, en 18Zi9. Il a exposé aux divers Salons, 
et trois tableaux à l'Exposition universelle de 1855. Il a peint dans 
les diverses églises de Paris : Saint-Roch, Saint-Philippe du Roule, 
Saint-Merry, et au palais de la Cour des Comptes et du Conseil d'Étal; 
un tableau au musée d'Avignon et le portrait du R. P. Lacordaire, en 
ISM; il est gravé par Monnin. Chassériau a gravéàl'eau-forteune 
suite de trente sujets pour illustrer ïlamlet, de Shakespeare (2), et a 
lithographie divers sujets. Macbeth, tableau sur panneau (vente 
M. H., par Petit, 12 décembre 185Zi, 660 fr.); Cavaliers arabes em- 
portant leurs morts après une affaire contre les spahis (vente Van 
Cuycl, 1867, 555 fr.). Voyez le Cabinet de l'Amateur (I, 336) et la 
Revue universelle des Arts (IV, 288). 



GHASTELAIN (Charles) 

PEINTRE DE PAYSAGE. 

Né vers 167Zi. Reçu académicien, le 30 juillet 17/i0 ; inspecteur de 
la Manufacture des Gobelins, en 17Zi2. Il a exposé de 17Zi0 à 1753. 
Voyez le Cabinet de l'Amateur (III, 12û). Il est mort aux Gobelins, le 
2 août 1755, âgé de 81 ans. 



(1) Sa vente a été faite ^dx Petit, le 16 mars 1857. 

(2) Dans une vente, par Vignères (18 avril 1856), sont citées 
15 pièces à l'eau-forte et lithographies, sujets d'Othello, Vénus sor- 
tant de la mer, Sapho; celle dernière a été publiée dans le Cabinet 
de l'Amateur. 



— 416 — 
GHATELET (Claude-Louis) 

PEINTRE ET DESSINATEUR. 

Florissail vers 1780. Il a fait une grande quanlilé de dessins colo- 
riés pour divers ouvrages pittoresques, publiés dans la fin du siècle 
dernier, pi-incipalemenl pour celui de INaples et de Sicile, de l'abbé 
de Saint-Non. Une Vue de la ville de Tarente, dans la Grande-Grèce, 
et Vue de la Grotte de l'Etna. Vente Castelmore, en 1791, 86 liv. les 
deux dessins. Il y avait dans cette vente une suite considérable de 
dessins coloriés, vues d'Italie, par Chàtelet, Desprez, Lépicié, Paris, 
Gochin et autres artistes. Il y avait aussi sept dessins coloriés, vues 
de Suisse, dans le catalogue de Paignon-Dijonval. Deux tableaux- 
paysages de forme ovale, à la vente Boilelle (1866), ont été payés 
9^0 IV. Neuf dessins coloriés, vues d'Italie, parmi lesquelles on re- 
marquail une Vue du Palais Caserte, à Naples, et une Vue de Porto 
d'Olisse. Vente Thibaudeaa, 81 fr. Et deux Dessins coloriés, Vues de 
l'Etna, en Sicile, h la vente du baron de M. (27 avril 1866), l'un 
22 fr., l'autre 28 fr. 

GHATILL.ON (Louis de) 

PEINTRE EN MINIATURE SUR ÉMAIL ET A LA GOUACHE, ET GRAVEUR 
A l'eau-forte ET AU BURIN. 

Né à Sainte-Menehould^ en Champagne, en 1639 ; mort à Paiis, en 
173Zi. Chalillon reçut les premières leçons de Pe:-eij, peintre en émail 
et ami de Petitot. Il exerça pendant quelque temps la gravure, qu'il 
abandonna pour se livrer entièrement à la peinture; il fit assez de 
progrès pour être regardé comme le premier artiste de ce genre qui 
tût en France, ce qui lui valut un logement au Louvre et la commande 
de tous les portraits du roi qui se donnaient enrichis de pierreries 
aux ambassadeurs. Il dessina pour l'Académie des sciences et grava 
conjointement avec Robert et A. Bosse, un nombre considérable de 
plantes pour l'ouvrage dont Dodard avait commencé la description (1). 



(1) Les dessins sont au musée du Jardin des Plantes, et les plan- 
ches, fi la Chalcographie du Louvre. 



— 417 — 

1 — Louis XIV peint sur émail. 

Vente Cottin (1752), 120 liv.; dans la deuxième vente, en 1758, 
revendu 11 liv. 19 sous (1). 

2 — Monseigneur le Dauphin, fils de Louis XIV (2). 
Même vente, 200 liv.; — Dans la deuxième vente (1758), 12 liv. 

3 — Desjardiiis, sculpteur. 

Ventes Cottin (1752), 120 liv.; — Morel de Vindé (3). 

4 — Anne-Marie Martinozzi, princesse de Conli. 
Vente Pasquier {ilb5)...'i 

5 — Portrait en éinail de la duchesse de Fon- 
tanges. 

Ventes Godefroy (1785), 121 liv. (avec un portrait en émail de 
Louis XIV); — de Saint-Martin (1806), 350 fr., le portrait seul de 
la duchesse de Fontanges. 

6 — Portrait de Madame deGrignan. 

Vente Auhert (1786), 200 liv. 

— On trouve peu de miniatures de Chatillon sous 
son nom dans les Catalogues de vente; elles sont, 
pour la plupart, attribuées à Petitot. M. Mannheim, 
expert, en a cependant désigné quelques-unes dans 
le catalogue de la collection du général Despinois, 
en 1849. 



(1) Cette deuxième vente se composait des portraits achetés par 
Cinqaise, peintre anglais, qui n'ayant pu les payer^ les a rendus à 
\i. Cottin qui en a fait lui-même le catalogue, d'après celui de 1752. 

(2) Il y avait un émail du même personnage, par Chatillon, dans la 
vente Pasquier^ en 1755. 

(3) Il y avait dans cette même vente un portrait de la comiesse 
de Fiesque, par Chatillon. Ces deux portraits n'ont pas clé vendus. 



— 418 — 
GHAUDET (1) (Denis-Antoine) 

PEINTRE, DESSINATEUR ET SCULPTEUR. 

Cet artiste, qui est plus connu comme sculpteur, est né à Paris, 
en 1763; il y est mort en 1810. Il faisait partie de l'ancienne 
Académie de peinture, et fut nommé membre de l'Institut en 1805. 
Il a peint un tableau représentant Enée et Anchise, et il a exposé au 
Louvre, en 1793 et les années suivantes, plusieurs dessins représen- 
tant la Bouche de la Vérité, Ajax frappé de la Foudre et le Triomphe 
de Psyché, et il en a fait plusieurs avec Gérard et Girodet pour le 
Uacine de Didot, édition in-folio. Quatre dessins dans une vente, 
par Durand-Duclos (26 décembre 1820) et le Squelette de l'Avare , 
mort près de son Trésor. Vente Roger. Voyez Gabet. 

CHAUVIN (Piekre-Athanase) 

PEINTRE DE PAYSAGE. 

INé à Paris, le 9 juin 177/i ; mort à Rome (2), le 29 octobre 1832, 
où il résidait depuis 1809 ; élève de Valenciennes. Il était chevalier 
de la Légion d'honneur et membre correspondant de l'Institut de 
France. Sa vente a eu lieu à Paris, le 28 mars 1833. Chauvin fit un 
grand nombre de paysages, principalement des Vues d'Italie, pour 
l'étranger, où il était plus connu qu'en France. Il a exposé aux divers 
Salons depuis 1801. Il y a de ses tableaux au musée de Naples, à 
celui Fabre, à Montpellier, au palais de Saint-Cloud (3) et dans beau- 
coup de collections particulières; quelques-uns ont passé dans les 
ventes Schroih (1826 et 1833), Duc de Caraman (18Z|0), Cypierre 
(18Zi5) et autres. Voyez Gabet et Dussieux. 



(1) Madame Chaudet (née Jeanne-Elisabelli Gabion), née en 1767, 
élève de son mari, a peint plusieurs sujets de genre et des portraits 
en miniature; elle a exposé de 1797 à 1817. Voyez Gabel. 

(2) Chauvin était dans celte ville, en même temps que Boquet el 
les paysagistes allemands Catel et Rheinharl. 

(3) Le musée du Louvre n'en posfode pas. 



— 419 — 

1 — Paysage représentant les Fourches Gaudines. 
Salon de 1819. 

Vente Torras (182^), 750 fr. 

2 — Vue des Cascades et du Temple de la Sybille, 
à Tivoli. 

Vente Constantin (1829), ZiZi9 fr. 

3 — Deux Paysages. Vue à Tivoli et Vue sur les 
bords delà mer, àNaples. 21-15. 

Vente HurtauU, architecte (1825), 761 fr. 

4 — Paysage. Vue prise en Italie. 24-22. 

Même vente, 700 fr. 

5 — Vue de la Villa Mécène, à Tivoli. 

Vente de la comtesse de Fourcroy (1839), 735 fr. 

6 — Vue de Pausilippe, près Naples. Ce tableau 
et le précédent sont signés Chauvin. Rome^ 1826. 
Ils ont été exposés au Salon de 1827. 

l\Iême vente, 640 fr. 

7 — Paysage italien, bordé à l'horizon par de 
hautes montagnes, desquelles tombe une cascade, 
dont les eaux viennent baigner le premier plan du 
tableau ; un pâtre chasse devant lui un troupeau de 
bœufs qui traversent la rivière. 70-95 cent. 

Vente Uhoné (1861), 700 fr. 



— 420 — 
GHAVANNES (Pierre-Domachin de) 

PEINTRE DE PAYSAGE. 

Né à Paris, vers 1672 ; mort aux Gobelins, le 23 décembre ilUà ; 
reçu Académicien, le 23 août 1709, sur un tableau de paysage avec 
animaux, qui est au musée du Louvre. Chavannes a exposé aux Sa- 
lons de 1737 et 1738. Il s'inspirait de Claude Lorrain dans ses com- 
positions (1), et quelquefois ses tableaux, qui sont rares, ont été ca- 
talogués sous ce nom. 

1 — Deux Paysages et Fabriques ornés de quel- 
ques figures et animaux. 14-17. 

Vente par A. Paillet (1778), 50 liv. 

2 — Huit Paysages, par Chavannes. 26-23. 
Vente Potier (1757) ; les huit ont produit IM liv. 6 sous. 

3 — Paysage dans le style de Claude Lorrain. Fi- 
gures et animaux au premier plan. 

Vente Cornac (IP P., 19 mars 1850), 72 fr. 

4 — Vue de l'Hôtel des Invalides, en 1760. 
Vente M. L. (1" décembre 1857), 166 fr. 

CHAVET (Victor) 

PEINTRE DE GENRE. 

Né à Aix (Bouches-dii-Hhône); élève de P. Revoil et de C. Ro- 
queplan; médaille de 3'= classe, en 1853; de 2% en 1855, chevalier 
de la Légion d'honneur, en 1859. A exposé aux Salons depuis 18/i7, 
et quatre tableaux à l'Exposition universelle de 1855, et un, les Con- 

(!) Je possède, en elTet. deux pelils tableaux pastichés dans le 
goût de Claude, et qui ont ligure dans une vente sous ce nom. - 



— 421 — 

naisseurs, exposé à Manchester, en 1857 (1); une Femme lisant, 
dans la collection Moreau, à Paris. Plusieurs des tableaux de Ghavet 
ont passé dans les ventes faites par Couteaux et Petit, experts, de 
1856 à 1866. 

1 — Une jeune et jolie Femme, vêtue de rose et 
d'uncanezou blanc, est nonchalamment couchée sur 
un canapé. 

Vente B. (Bazouin, 1853)...? 

2 — La Lecture. 25-21 cent. 
Vente T., de Bruxelles (9 février 1856)...? 

3 — Le Tapissier. 
Vente Rachel (1857), 1,220 fr. 

4 — L'Artiste. 

Vente Couteaux (1863), 500 fr. 

5 — Intérieur d'Atelier. - 
Vente par Petit (1860), l,lZi5 fr. 

6 — L'Enfance de Prud'hon. 23-18. 

Vente L. (Lamberti, 1865), 1,060 fr. 

GHENAVARD (Paul) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Lyon. Nommé membre de la Légion d'honneur, en 1853; 
élève de Hersent et Ingres. A exposé, en 1855 (Exposition univer- 
selle) 18 compositions destinées à la décoration du Panthéon (2) et 



(1) Ce tableau a été vendu 2,756 fr. à la vente Wolfe, à New-York, 
en 1864. 

(2) Ces compositions avaient été commandées à l'artiste par le mi- 
nistère de l'Intérieur, en 1848 ; elles étaient au nombre de 53. 



— 422 — 

un dessin de la Convention nationale (appartient à S. A. I. le prince 
Napoléon). Les portraits en pied de Saint- Just, Robespieire et David. 
Dessins à la mine de plomb. — Vente Van Os (1861), 29 fr. 



GHENAVARD (Aimé) 

ARCHITECTE ET DESSINATEUR d'ORNEMENTS. 

Cet artiste, médailliste de 2« classe, a fait un grand nombre de 
dessins (plusieurs exposés en 1831-33 et 34) pour être exécutés à la 
manufacture de Sèvres, pour des vitraux; des plans et études pour 
les décorations intérieures du Théâtre-Français et de celui de 
rOpéra-Gomique. Il a publié, en 1832, un Recueil d'ornements, de dé- 
corations intérieures, composés et gravés par lui, et TAlbum de l'Or- 
nementiste, recueil de dessins d'ornements et de fragments dans 
tous les genres et dans tous les styles (1). Un dessin, représentant 
un Intérieur d'appartement, style du moyen-âge, à la plume et au 
bistre, d'une précieuse exécution. Vendu chez Ed, Blanc (2 décem- 
bre 1850), 80 fr. Voyez Guyot de Fère (Annuaire des Artistes, 1835). 

CHERY (Louis) 

PEINTRE DE GENRE ET DE PORTRAIT (2). 

Né à Thionville ; élève de David et de Bolillon ; florissait en 
1791, Un tableau représentant un Père armant son fils pour la dé- 
fense de la Patrie. 96-120 cent. — Vente Boitelle (25 avril 1866), 
1,320 fr. 



(1) Chacun de ces ouvrages, in-folio, est de 72 pi. Ils sont men- 
tionnés au Catalogue de la librairie Uapilly. Au même catalogue sont 
décrits plusieurs ouvrages de A. -M. Chenavard, architecte, profes- 
seur à l'École des Beaux-Arts de Lyon, publiés en 1858, 1860, 1862. 

(2) Siret cite aussi Philippe Chery, peintre d'histoire, élève de 
ViEN, florissant en 1790. Il le dit auteur de plusieurs ouvrages de 
littérature et de jugement sur les bcaux-arls (Critique du Salon de 
1791). Ses tableaux, à Boulogne-su r-iMer, à Carenlan et à (loner- 
ville, en Normandie. Il a aussi dessiné des costumes de théâtre, gra- 
vés par Alix, Carrée cl autres graveurs. Voyez Histoire de PArl pen 
dant la Révolution, pai' Jules Henouvier. 



— 423 — 

GHIMENTI. Voyez EMPOLI 

CHRISTOPHE (Joseph) 

PEINTRE d'HISTOIKE. 

Né à Verdun, en 1664 ; mort à Paris, le 29 mars 17Zi8 ; élève de 
Bon Boulogne. Il fut reçu académicien, le 2/i mars 1702, sur le ta- 
bleau de Persée coupant la Tête de Méduse ; ce tableau était à Tria- 
non. Cet artiste a exposé aux Salons de IIOU à 1739. Voyez le Cabi- 
net de l'Amateur (III, 126), Archivés de l'Art, Documents (III, 363). 

GHRISTOPHSEN (1) (Petrus ou Pierre) 

PEINTRE d'histoire. 

Cet artiste est, dit-on, élève de Hubert Van Eyck (2). Il était 
membre de la confrérie de Saint-Luc, à Bruges, en lZi57. Les musées 
de Cologne, Francfort (un'Jugement dernier, avec la date de lZi52), 
Berlin, Dresde et Saint-Pétersbourg, possèdent des tableaux de 
Christoplisen, datés des années l/il7, 1M9 et l/i52, et le musée 
d'Anvers, un Saint Jérôme, venant de la collection Van Ertborn. 
Passavant (l'Art chrétien, en Espagne) cite quatre petits panneaux 
au musée de Madrid; ce sont des Sujets du Nouveau-Testament. 
Les portails gothiques qui les encadrent sont décorés de sujets en 
grisailles. Il y avait aussi, à l'Exposition de Manchester, un tableau 
représentant saint Pierre et Dorothée; il appartenait au prince Al- 
bert (3). Voyez Waagen (Manuel de l'Histoire de la Peinture, 1, 114}, 

(1) M. Weale (Beffroi, 1863) donne de nouveaux renseignements 
sur ce maître, qu'il dit s'appeler Pieter Christus ; il naquit au ha- 
meau deBaerle, en Flandre, et acheta le droit de bourgeoisie à 
Bruges, le 6 juillet itikli ; il vivait encore en 1472. Il exécuta un ta- 
bleau représentant l'Arbre de Jessé, pour la ville de Bruges. 

(2) Vasari, qui l'appelle Pietro Christo^, le range parmi les élèves 
des deux frères Van Eyck. 

(3) Un tableau sur bois, représentant une Sainte Famille et signé 
Christ% (TUlrecht F., est cité dans le catalogue d'une vente faite 
par l'Alliance des Arts (10 déeembre 1847), sous le nom de Chris- 
toforus d'Utrecht. Nous n'avons trouvé aucun renseignement sur 
ce maître, dont aucun biographe ne parle. 



— 424 



le comte Léon de Laborde (Histoire des Ducs de Bourgogne), Caval- 
caselle (anciens Peintres Flamands), Alfred Michiels (Histoire de la 
Peinture Allemande, H, 170), et dans rintroduclion du Catalogue 
du musée d'Anvers de 1857, où sont cités les auteurs qui se sont 
occupés de recherches sur les peintres brugeois. On trouve aussi un 
Document, dans les Archives de la ville de Cambrai, rapporté par 
Sirety page 232 de son Dictionnaire des Peintres. 



GIAMPELI (Augustin) 

PEINTRE d'histoire. 

Cet artiste, florentin d'origine, était dans toute la plénitude de son 
talent, à Rome, sous le pontificat de Urbain Vfll; il était élève de 
Santi Titi. Il peignit à fresque l'Histoire de sainte Bibiane. Il fut 
condisciple de Louis Buti, et l'on a souvent confondu leurs ou- 
vrages. Voyez Baglione, Lanzi et Siret. Il y avait deux dessins de 
ce maître dans la vente Mariette (1775). 

1 — Les Noces de Gana. Dessin à la plume lavé 
de bisti'e, rehaussé de blaiic, sur papier gris. 14-16. 

Vente Saint-Mauris (1785), 285 liv. 

GIGERI (Pierre-Luc- Charles) 
peintre de paysage et de décorations. 

Né à Saint-Cloud, le 17 août 1782; élève de Bellanger, architecte 
du roi, médaille de 3^ classe, en 1852; membre de la Légion d'hon- 
neur. Il a pris part à plus de trois cents décorations pour l'Opéra et 
autres théâtres de Paris; il fut chargé, en 1810, des décorations 
du grand théâtre de Cassel, et il en fit plusieurs pour les théâtres 
de Londres. Ciceri était attaché aux menus plaisirs du roi comme 
décorateur des fêtes royales. Il a exposé à divers Salons comme 
peintre d'aquarelles (1). Voyez Gabet eiDussieiii\ Il eut un fils Eu- 
gène Ciceri qui fut son élève. Une vente des objets garnissant son 



(1) Un dessin â la sépia, représentant une Fontaine de style an- 
tique. Vente Devoix (1826), 100 fr. 



- 425 — 

atelier fui faite par Schroth, le /i février 1850. Plusieurs ventes de 
ses éludes et aquarelles furent faites par le même, en 1850 et 
1851. Il a exposé, en 1855 (Exposition universelle), des tableaux, 
Vues de Suisse, qu'il a lui-même lilliograpliiés, et il exposait encore 
en 1865. 



GIEZA (Michel-Jérôme de) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Grenade d'une famille illustre; mort très-âgé en 1677. Ce qui 
le dislingue le plus, dit QniUiet (Dictionnaire des Peintres Espa- 
gnols), c'est d'avoir été l'un des élèves les plus savants d'ALONzo 
Cano. Il a peint plusieurs tableaux poui' des couvents et un Saint 
Jacques combattant les Maures, signé et daté de 1650; ce tableau 
se voit dans la Salle de Justice du Conseil royal, à Grenade. Cieza 
eut deux fils (1), qui furent ses élèves^ ainsi que Philippe Gomez. Il 
y avait deux tableaux de Michel Cieza, à la première vente Aguado 
(18ZiO), dont une Sainte Famille, et à la deuxième (18Zi3), la MuUi- 
plicalion des Pains et des Poissons ; ce dernier, vendu 190 fr. 



GIGNANI (Carlo ou Charles) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Bologne, en 1628 ; mort à Forli, en 1719; élève de I'Albane, 
le Corrége fut l'objet de son émulation ; il a peint à fresque l'Assomp- 
tion de la Vierge (2) dans la coupole de l'église de Forli ; il passa 
environ vingt ans à ce travail. Il a aussi peint trois Sujets à San 
Michèle in Bosco, et une autre peinture dans le palais du Jardin- 
Ducal, à Parme. Ses tableaux, à Berlin, Munich, La Haye, Rome, 
Vienne, Londres et Saint-Pélersl)ourg. Voyez Zanotti, Lanzi et Hei- 



(1) Joseph de Cieza, frequisle, et Vincente de Cieza. Il y avait 
de ce dernier un tableau représentant saint Ambroise, évoque de 
Milan, à la vente du nmsée espagnol, à Londres, en 1853, payé 10 liv. 
sterl. H 

(2) Un tableau de ce sujel, dont les figures sont de grandeur plus 
que naturelle, est au musée de Munich. Il est dit au Livret : «On 
reconnaît dans ce tableau, le plus grand de l'artiste, l'influence du 
Corrége. » 



— 426 — 

necken, ce dernier, pour les estampes gravées d'après Cignani, dont 
la vie a été écrite par Lelio dalla Volpe (vita del gran pitlore Carlo 
Cignani, 1722^ in-Zi° avec portrait) (1), et par Zanetti. Bologne, 
1722. 

1 — Jacob qui abreuve les brebis. Il est vu de 
face, assis sur une hauteur; à sa gauche, Rachel as- 
sise, ayant la main posée sur les genoux du patriar- 
che; devant elle, deux enfants dont un couché. Plus 
loin, Laban paraît avec quelques brebis. 69-84. 

Vente Bramcamp, 1,370 florins. 

2 — Jupiter, enlevé par les Gorybantes, est nourri 
par la chèvre Anaalthée. 

Vente Marquis de Féline (177^), 970 liv., à Le Brun. 

3 — Une Femme en méditation, tenant un livre 
de la main gauche; la droite est posée sur sa poi- 
trine. 24-19. C. 

Ventes Duc de Tallard (1756), 3,001 liv.; — Gaignat (1768), 
3,221 liv.; — Bandon de Boisset (1777), 3,500 liv. (2); — Bobit 
(1801), 881 fr.; — Gambo...! 

4 — Sainte Famille. La Vierge, l'Enfant Jésus sur 
ses genoux; saint Joseph lit, saint Jean est prosterné 
et trois anges dont un en adoration. 40-56. 

Vente Prince de Conti {Mil), 1,761 liv.; — 2« vente (1779), 
1,600 liv. 





(1) Le portrait de Cignani a été gravé par son fils Félix, et aussi 
parThomassin, en 1727. 

(2) Une copie de ce tableau, chez Randon de Boissel, 760 liv.; — 
Madame de Cossé, 600 liv.; — Gros, 600 liv. 



— 427 — 

5 — Vénus représentée couchée, caressant l'A- 
mour qui tient une de ses flèches. 19-22. Ces deux 
figures sont entourées d'une guirlande de fleurs, 
peinte par Mario Niizzi. Tableau sur marbre. 

Vente Prince de Conti, 2,601 liv.; — Comtede Merle (178Zi)...?~ 
Le Brun (1813), relire à 500 IV., et reparaît à la vente après le décès 
de Le Brun, en ISlZi, 330 fr. 

6 — Jupiter et Danaé. Dans le fond, à droite, une 
duègne ramasse la pluie d'or. 44-61. 

Vente Le Rouge (1778), 1,530 liv.; — Le Bœuf (1783)...? 

7 — Sainte Catherine vue de face, les yeux fixés 
dans un liwe qu'elle tient de la main droite. 6 p. 
6 lig.-4 p. 6 lig. B. 

Vente de Billy (178Zi), 759 liv. 19 sous, à Paillet. 

8 — Psyché et l'Amdnr; Turquin et Lucrèce. 
24-31. Deux tableaux. 

Vente Madame Lenglier (1788), AOO liv. 

9 — Jésus-Christ apparaissant à la Madeleine 

(Noli me tangere). Tableau provenant de la galerie 

d'Orléans; gravé dans l'ouvrage par Couché, et dans 

celui de la Galerie de Stafford. 

Vendu à Londres (1800), 80 guinées, au duc de Bridgwaler. Au- 
jourd'hui dans la galerie Ellesmer, à Londres. 

10 — La Charité. 

Vente M. de Calonne (1), 66 guinées. 

(1) Celte vente a été faite à Londres, en 179ù. Voyez les prix dans 
Bucchonan et le Trésor de la Curiosité. Le tableau de la Charité est 
peut-être le même que celui que cite Waagen, dans la collection 
Everelte, à Londres. 



— 428 — 

11 — Vénus déshabillée par les Grâces, après le 
jugement de Paris. Douze figures de grandeur natu- 
relle. 92-138. 

Vente Le Brun (1791), 1,001 liv. ' 

12 —Adam et È\e (Ik 30-19. C. 

Venle Brogniart, architecte (1792)...? 

13 — Diane h sa toilette, accompagnée de cinq 
de ses Nymphes. 56-77. 

Vente Doîijeux (1793), /4OO liv. 

14 — Vénus lutinée par l'Amour. La déesse tient 
encore la pomme d'or que Paris n'a pu lui refuser. 
108-96. 

Vente par Roux du Cantal (13 novembre 1823), 600 liv. 

15 — Diane, se baignant avec ses Nymphes, dé- 
couvre la grossesse de Calisto. 20-36. 

Vente Laneuville père (18i6), 501 fr. 

16 — La Vierge, tenant l'Enfant Jésus sur ses ge- 
noux, soulève d'une main le linge sur lequel il est 
posé. On i^etrouve, avec plaisir, dans ce tableau les 
grâces du Corrége. 

Vente par Paillet (I8/1O), Z|31 fr. 

17 — Le Sommeil de l'Amour. Il est couché sur 



(1) Un même sujet est au musée de La Haye ; il est dit que ce 
labl«»au a élé payé 500 pistoles au cardinal San Cesare. U est gravé 
an tiail. 



— 429 — 

un lit recouvert d'une draperie bleue; h côté de lui, 
son arc. 24-o8 (1). 
Vente Cardinal Fesch, 13 écus romains. 

— On trouve encore quelques tableaux de Ciu^naiii 
décrits dans les catalogues des ventes M/on (1823), 
Francillon (1829), colonel Bernardini (1832), par 
Henry (1 1 mars 1835); le prix le plus élevé n'a pas 
passé 300 fr. Waagen (Trésor d'art) cite aussi plu- 
sieurs tableaux dans les collections particulières de 
Londres, et un Saint-François, appartenant à M. P. 
Norton, a été exposé à Manchester, en 1857. Voyez 
aussi la description d'un carton, dessiné par Cignani 
et possédé par G. Smith. Venezia, 1749. 

DESSINS. 

18 — Trente-deux Dessins dont une Vierge, ayant 
entre ses bras l'Enfant Jésus qui tient un livre ou- 
vert, et une Académie pour une figure d'ange de la 
coupole de Forli. Autre sujet de Vierge, une Charité 
et Jésus-Christ guérissant le paralytique. 
Vente Crozat (17/il), en deux lots, 102 Ih. 13 sous. 

19 — Les Israélites adoi\Tut le Veau d'or. Grand 

dessin à la plumé et lavé. 

Ventes Lempereur, 150 liv.; — Prince de Conli (avec un dessin 
de Boucher, le Collin-Maillard), 599 liv. 18 sous. — 2« vente du 
prince de Cow/i (1779), /i31 liv., les deux mômes dessins. 



(1) Un sujet analogue a été vendu 321 fr. à la vente du comte de 
Fries, en 1823. 

H (tait.) 2S 



— 430 — 

20 — Le Triomphe de Bacchiis. Grand sujet en 
Iravers fait avec soin an bistre rehaussé de hlaiic. 

Vt^nle Manette (1). 100 liv. 

21 — L'Annonciation de la Vierge. Ce joli dessin 
est à la plume, lavé de bistre. 10 p. — 6 p. 6 lig. 

Venle Randon de Boisset (2), /i8 liv.; — Chevalier Lambert et 
Duporail (1787), 86 liv. 

GIGNAROLI (Jean ou Giovanni) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Vérone, en 1706; mort dans la même ville, le i^"^ décembre 
1770; élève de Antoine Calza et de Santo Prunato. Une notice 
écrite par le Cignaroli lui-même, avec le détail de ses ouvrages et 
les lieux où ils se ti'ouvent, est rapportée par Mariette (A. B., 1, 371). 
Il y avait aussi dans la vente de cet amateur un dessin à la plume, 
lavé d'encre de Chine, représentant une Fuite on Egypte (3), vendu 
97 liv. Les tableaux de Cignaroli, qui ont de la ressemblance avec 
ceux de C. Maratte, sont dans diverses villes de l'État Vénitien, et 
dans les galeries de Vienne et Madrid (h). Voyez Longlû, Bevilac- 
qua (Mémoire délia vita de Giovanni l^ettini Cignarolli, \erone, 
1771, in-8°). 



(1) Il y avait neuf dessins de Cignani dans cette collection. 

(2) I! y avait trois dessins de Cignani dans cette collection. 

(3) Ce dessin avait été exécuté pour Mariette. Il dit que le Cigna- 
roli avait rassemblé tous les dessins qu'il avait laits, et qu'il en av.iil 
composé trois volumes qu'il fit relier, déterminé à n'en détacher 
aucun. « Il s'est, dit-il, refusé à la proposition que je lui faisais de 
m'en coder encore un ou deux. •> 

{k) Mariette cite aussi deux tableaux représentant Saint Louis et 
Sainte Adélaïde, qui étaient dans les Cabinets du roi de France. 
Nous ignorons ce qu'ils sont devenus. Dans le catalogue de la venio 
Vetzold (VII'" P., 18/i3) est décrite une eau-forte repré.^onlnnI saint 
Vincent h genoux devant la Sainte Vierge, qui est altiibuoo à Ci- 
{:naroli. 



431 



GIGOLT. Voyez GARDI 
GIMA dit IL GONEGLTANO (1) (Jean-Baptiste) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Conegliano, dans la Marche Trévisane, vers 1/160 (2). Il tra- 
vaillait encore en 1517; élève de Jean Bellin dont il a imité le 
style. Il eut un fils, Carlo Cima, qui imita si parfaitement le style de 
son père, que leurs tableaux ont pu être confondus. Conegliano a 
fait un assez grand nombre de tableaux d'autels dans plusieurs villes 
d'Italie : à l'église cathédrale de Parme, et à celle de Santa-Maria 
deir Orto,.à Venise. On en voit à Bologne, Milan, Dresde, Berlin 
(le portrait de Jean Bellin), Munich, Vienne et Paris. Voyez Bidolfi, 
Lanzi et Siret. 

1 — La Vierge, l'Enfant Jésas et saint Jean en 
adoration devant lui. 14 p. carrés. B. 

Vente Celloti (1807), 11 /i fr. 

2 — La Vierge assise sur son trône entre saint 
Jérôme et saint Jean-Baptiste; elle tient sur ses ij-e- 
noux TEnfant Jésus qui donne sa bénédiction à ces 
deux saints, qui seprostei'nent pour la recevoir. Dans 
l'éloignement, sur une hauteur, l'ancien château 
appelé vulgairement Cima de Conegliano. On lit au 
bas du tableau : Joannes Baptista pinxit. 40-56. B. 

Vente du comte de Fries (1826), 699 Ir. 

(1) Lanzi cite plusieurs peintres du nom tle Conegliano, dont un, 
Cesare Conegliano, florissait du temps du Titien, et un autre, élève 
de Paul Veronèse. Voyez Siussi Zanetti. 

(2) Celte date, que donne Ttcozzi, nous semble plus probable que 
celle de lû80, donnée par Artaud et Sirel. IMolfi dit que Cima pei- 
gnit jusqu'à rannce 1517, et qu'il mourut étant encore dans la force 
de l'âge. 



— 432 — 

3 — L'Adoialion des Mages. La Vierge et saint 
Joseph, à genoux, en adoration devant l'Enfant Jé- 
sus couché à terre. A droite, un des mages à genoux 
tenant un vase ; à gauche, des bergers ; dans le fond, 
on voit des cavaliers de la suite des mages ; dans le 
ciel, l'étoile des rois et un concert d'anges. B. 

Vente par Defer (15 mars 18/i7),Zi80 fr. 

4 — La Vierge assise, tenant l'Enfant Jésus (1). 

70-56 cent. B, 

Vente à Paris, en 1857 (citée dans la l\evue universelle des Arts, 
VI, 188), 3,050 fr. 

5 — La Vierge tenant l'Enfant Jésus : à leur côté, 
saint Jean-Baptiste et saint Jérôme. Figures à mi- 
corps. Collection Vallardi. 56-75. 

Vente du chevalier A. D., de Turin (1860), 320 h. 

6 — Sainte Catherine debout, en pied, tenant une 
palme. Signé Joannis Batiste Coneglianensis opvs. Ce 
tableau sur bois a été exposé à Manchester, en 1857. 
11 est cité par Burger et Waagen. 

Vente de lord Norlhwick (1859), 20,800 fr. 

7 - Madone avec des Anges. De la collection de 
lord JNorthwich, dit le catalogue. 

Vente Le Roy d'Etiolles (1861), 2,800 fr. 

8 — La Vierge, l'Enfant Jésus et saint Jean. Saint 
Jérôme assis tient un livre ouvert. 

\enie Hersent (1862).. ..' 

(1) Cima d«î Conegliano a répété bien des fois, avec variantes, ce 
sujet qu'il paraissait affectionner. 



— 433 — 
9 — La Vierge et l'Enfant Jésus adoré par saint 
Jean et par sainte Madeleine On lit sur la base du 
trône : Joanis Bapt. Coneglianeso opvs. 

Musée du Louvre. — Estimation : Empire, 20,000 fr.; Restaura- 
lion, 10,000 fr. 

— Waagen (Trésor d'Art) cite trois tableaux : une 
Sainte Famille avec saint Pierre et saint Jean, daté 
de 1495; saint Sébastien et saint Marc, dans la col- 
lection de Ch. Eastlake, et une Vierge entourée de 
saints et d'anges, dans la collection Brownlow, à 
Londres. 

CÎMABUÉ ou GIOVANI GUALTIERI (Jean) 

ARCHITECTE ET PEINTRE d'hISTOIRE. 

Né à Florence, en 12/iO; il vivait encore en 1302. Ce peintre, que 
Ton regarde comme le fondateur de l'École Italienne, était élève de 
deux peintres grecs, appelés à Florence par le Sénat de cette ville, et 
il a eu le Giotto pour élève 11 a peint une Vierge assise sur un 
trône, l'Enfant Jésus sur ses genoux et entouré d'anges, pour la cha- 
pelle des Riacellai, dans Santa Maria Novella, à Florence ; une Na- 
tivité et autres Sujets pieux dans l'église de Saint-François d'As- 
sise (1). Ses tableaux, dans quelques églises et couvents de Florence, 
et aussi dans les galeries et musées de Venise (Galerie Manfredi), 
Munich, Londres et Paris. Voyez Vasari, Délia Valle, Baldinucci^ 
Morelli, Lanzi, Sir Ch. L. Eastlake et Sirel. 

\ — .Une jeune Fille à mi-corps, vue de profil. 
25-17. B. 

Vente par Le Brun (1810), 1,001 fr. 



(1) Ces peintures ont été gravées plusieurs fois au trait, la Nativité, 
dans l'ouvrage d'Ottleys (les Peintres de l'École Florentine). On en 
trouve aussi de gravées dans VEtrurie Pitricce et l'Histoire de l'Art, 
par Seroux d'Agincourt (V. pi, 108). 



— 434 — 

2 — Portrait de Femme, vue de profil. ^ 
Vente Massias (13 décembre 1825], 161 tï. 

3 — Douze Tableaux, attribués à Cimabué, sont 
lithographies dans l'ouvrage de la galerie Artaud de 
Montor, et ont été vendus, en 1851. 

4 — Deux Triptyques et un Saint-Pierre, apparte- 
nant à l'église d'Oxford et Liver pool Royal Institution, 
ont été exposés à Manchester, en 1857. 

5 — La Vierge aux Anges. Figures plus grandes 
que nature; autour, une bordure qui fait partie du 
tableau oii l'on remarque 26 médaillons oii sont re- 
présentés les Apôtres et les Bienheureux. Peinture 
sur fond doré et gaufré. Gravé dans Landon. Ce ta- 
bleau a été exécuté pour l'église de Saint-François, 
à Pise. 

Musée du Louvre. — Estimation : Empire, 10,000 fr.; Kestaura- 
tioii, 10,000 fr. 

DESSIN. 

6 — Etude pour le Martyre de saint Sébastien. Des- 
sin gravé en fac-similé dans l'ouvrage d'Ottley. 

Vente Woorlhurn (h juin 1860), 15 liv. 10 sh. 

GIPPER TEDESGO (Giacomo-Francesco) 

PELXTRE. 

Quatre tableaux, signés du nom de ce peintre sur lequel l'histoire 
ne fournit aucun ronseignemeni, se voient dans la collectioji de 



— 436 — 

M. Thomas Walesby, à Londres; ils repiésenlent un Marché aux 
Légumes, un Concert de Famille, un droiipe de Bohémiennes et des 
Paysans à leur Hepas. Ces tableaux, qui ont environ cinq pieds car- 
rés, sont peints dans la manière espagnole ou napolitaine. Il y a en- 
core quatre tableaux, sujets analogues du même maîlrei, dans la ga- 
lerie du palais d'IIamptoncourt; ils sont désignés au Catalogue sous 
le nom deG.-F. Cepper. Voyez la Gazette des Beaux-Arts (1, 182). 



GIPRIANI (Jean-Baptiste) 

PEINTRE d'histoire ET GRAVEUR A l'EAU-FORTE. 

Né à Pistoie, en 1732 (1) ; mort à Londres, en 1785; élève do Gab- 
BiANi, d'après lequel il a gravé (2). Il a contribué à la fondation de 
l'Académie royale de Peinture de Londres dont il était membre, et il 
a dessiné le diplôme pour cette Académie, il a été gravé par Barto- 
lozzi (3). Ce dessin a été exposé à Manchester, avec trois autres, aussi 
de Cipriani, dont le portrait a été gravé par Bartolozzi et par R. Earlom, 
d'après Rigaud, et se trouve, avec une notice, dans l'ouvrage : Anec- 
dotes of Painters, etc., by Edwards Edwards. Bartolozzi, Earlom 
et Ryland ont gravé d'après les compositions de Cipriani (A) dont 
l'œuvre gravé se trouve dans le catalogue de la collection Brandes, 
et ceux de Wmckler et Paignon-Dijonvai. 



(1) Lanzi le dit né à Florence d'une famille de Pistoie, et mort à 
Londres, en 1790. licite deux tableaux faits pour l'Abbaye de Saint- 
Michel in Pelago ; il ajoute que Cipriani peignit fort peu; son grand 
mérite fut celui du dessin, et il le doit aux Etudes de Gabbiani. 

(2) Il a aussi gravé un portrait du poète Milton, peint parC. Jans- 
sens, en 1618. 

(3) Ryland a aussi gravé, en 1779, dans le goùl du crayon, ce di- 
plôme, d'après Cipriani, pour celte Académie. 

[à] Il y a un recueil sous le litre : A Collection ofprinis afler the 
Sketches and drawings of the laie celebrated Giovanni Baptista Ci- 
priani engraved, by B. Earlom. London Boydell, 1789, in-folio de 
50 planches. Vente Denon (18^26), 61 fr., par Vignères (25 mai 
1857), 22 tV. 



— 436 — 
CIRO FERRI 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Rome. D'après une médaille de Soldani, avec cette légende : 
Cyrus Ferrus, pictor et archit., œtntis Zi6, 1680. Cette date se rap- 
porte à celle qu'a suivie le Pascoli dans la vie qu'il a donnée du 
Ciro, dont la mort arriva le 13 septembre 1689. Mariette (A. B., 
I, 37Zi), dit : Ciro Ferri était élève de Piètre de Cortone ; il ter- 
mina les peintures du palais Pitti, à Florence, et peignit à fresque 
des Sujets de l'Écriture-Sainte dans l'église Sainte-Marie-Majeure, 
celle de Bergame, et la coupole de Sainte-Agnès (1), à Rome, que 
termina Corbellini, son élè^e. Les tableaux de Ciro Ferri. sont à 
Rome, à Florence (son portrait), Venise, Munich, Madrid, Vienne, 
Copenhague, Dresde et Londres. Voyez Baldinucci et Lanzi. 

1 — La Madeleine dans le Désert, à qui un ange 
présente une couronne de roses de la main droite, et 
de l'autre, une épine. 50-37. 

Vente Nourry (1785), 2,200 liv. 

2 — Olinde et goplironie secourus par Clorinde. 
84-120. — Renaud et Armide. 90-125. 

Vente Nourry, 1,001 liv., les deux tableaux. 

3 — Klie et la Veuve de Sarepta. Cette dernière 
est vue chargée de bois, un genou à lerre, le regard 



(11 Gravé j)ar Nicolas Dorigny, en 1690 (estampe en huit feuilles). 
Voyez, pour l'œuvie gravé de Ciro Ferri, le catalogue de la vente 
Winckler, et ceuxdes collections Brandes (1793) et Paignon-Dijonval 
(1810). Dans ce catalogue sont décrites 19 estampes, d'après les des- 
sins de Ciro Ferri, représentant le Service de table et le Caresse ayant 
servi à la réception de Jacques II, à Rome. Cesestitmpes ont été gra- 
vées par Arn. Vnn Wosterhout. 



— 437 — 

loumé vers Elle, îi (|iii elle parle. Ce tableau est digne 
de Piètre de Cortone. 43-40. 
Vente Lambert et DuporaU (1787), 968 liv. 

4 — Clovis, à genoux devant saint Remy, vient ac- 
complir le vœu qu'il avait fait d'adorer le dieu de 
Clotilde, sa femme, s'il gagnait la bataille de Tol- 
biac. 12 p. 6 lig.-9 p. 

Vente Erard, 'àUi tV. 

DESSINS. 

5 — Saint François-Xavier prêchant aux Indes. Ce 
petit dessin précieux et capital est composé de 18 fi- 
gures; il est lavé au bistre et rehaussé. 

Vente par Basan (Supplément vendu le 22 avril 1766)...? 

6 — Une suite de 19 vignettes, fleurons, lettres 
grises; dessins d'un précieux fini, au bistre, rehaussé 
de blanc. Ils ont été gravés par Spierre et Roullet, 
jjouruu ouvrage italien, imprimé en 1679, après que 
Christine, reine de Suède, se fut retirée à Rome(1). 

Vente Mariette, 145 liv., au musée du Louvre. 

GITTADINI dit I.E MILANAIS 

(Pierre-François) 

PEINTRE DE PAYSAGE, DE FLEURS, d'OISEAUX. d'HISTOIRE ET DE 

PORTRAIT. 

Selon Lanzi, il est mort à Bologne, en 1681, âgé de 65 ans, et 



(1) Cet ouvrage, dans lequel on s'attachait à justifie)' son abjura- 
tion au luthéranisme et son retour à TÉglise romaine, l'ut imprimé 
avec toute la munificence possible. 



— 438 — 

selon Crespi, à 68 an?. Il était élève du (îlide, et a peint plusieurs 
tableaux crautels, mais il se livra plus particulièrement à peindre 
des fruits, des fleurs et des oiseaux morts; il eut trois fils (1) qui 
peignirent le même genre que leur père, et tous trois furent recher- 
chés des autres artistes pour peindre les ornements dans leurs ta- 
bleaux, ce qui les fit appeler les fruitiers ou les fleuristes par l'Al- 
bane, censeur des professeurs bolonais. Voyez Lanzi,OreUi Memorie, 
et Siret, 

\ — Soixante- quatorze Dessins -Paysages. 

Vente Crozat (17/il), 121 liv. 15 sous, en trois lots. 

2 — Paysage dessiné à la plume, légèrement lavé 
(le bistre, avec figures, dont un homme qui pêclie 
près d'un pont. 

Vente anonyme (18 avril 1803), 36 fr. 

GLAEISSINS ou GLAEISS dit LE VIEUX 

(Pierre) 

PEINTRE. 

Cet artiste, né à Bruges, sur lequel on n'a pas de détail, était ins- 
crit dans la corporation de Saint-Luc, à Bruges, a la date de 1516, 
et il en était le doyen ec 1572. Sirel le dit mort en 1576, et il cite 
six peintres du nom de Glaeissins, appartenant tous à la même fa- 
mille (2). On retrouve quelques tableaux de ces artistes dans les 
églises de la ville de Bruges. Michiels (Histoire de la Peinture Fla- 
mande et Hollandaise, III, 362) déctit 13 tableaux, dont plusieurs 

(1) Jean-Baptiste, mort en 1693, à 36 ans; Charles, mort en 17Zi^, 
à 75 ans, et Angiolo INlichel. Voyez Cn'spi. il y a encore Gaétan 
Ciltadini, fils de Charles, qui aida son père dans ses travaux, et son 
frère Girolamo qui peignit aussi avec succès des fruits, dos animaux 
et des vases de fleurs. 

(2) De Pierre Glaeissen le jeune, Waagen (llisloire de PArl, en 
Allemagne, [, 19/i) cite un laDleau représentant la Vierge et TEn- 
lant Jésus, Dieu le Père et di's Anges, daté de 1508, qui bC voit à 
riiôpital. a Bruges. 



— 439 — 

portent les dates de 157/i, 1598, 1609 et 1616. De Pierre Claeissins, 
dit le Vieux, Kramm, mentionne le portrait de ce peintre, par lui- 
même, tableau sur lequel on lit: Petrus Claeiss. Pic adni. 15. o. 
0. ^TATis su^ 60, qui se trouvait dans la vente du conseiller Bug- 
ger, à Copenhague, en 1837. 

CLARA PEETERS 

PEINTRE DE NATURE MORTE. 

Cet artiste, de l'École Flamande, florissait au commencement du 
XVII'' siècle. Détails inconnus. Ce peintre n'est pas cité par Siret. 
Il y a quatre tableaux de ce maître au musée de Madrid; un est daté 
de 1611. 

GL.ARAG (le Comte de) 

PEINTRE ET DESSINATEUR DE PAYSAGE. 

Né à Paris, en 1777; mort le 20 janvier 18Zi7. Cet artiste était offi- 
cier de la Légion d'honneur, et avait succédé à Visconti comme con- 
servateur du musée des Antiques: Il a rapporté un grand nombie 
de dessins de son voyage au Brésil, où il était allé à la suite de l'Am- 
bassade extraordinaire du duc de Luxembourg. Comme antiquaire 
et archéologue, on Jui doit un excellent catalogue du Musée royal 
des Antiques et surtout un bel ouvrage intitulé : Musée de Sculpture 
ancienne et moderne (1), 6 vol. in-8° de texte; 6 vol. in-fol. de 
planches au trait, gravés par et sous la direction de Victor Tessier. 
La vente du Cabinet de M. le comte de Clarac a eu lieu le 19 avril 
18Zi7, et on trouve en tête du catalogue une notice biographique. Il 
y avait dans cette vente le dessin original de la Forêt vierge du 
Brésil (exposé au Salon de 1819), si connu par la gravure de Fortier, 
et une Suite de Vues du Brésil, 120 dessins exécutés à la sépia, 
d'après les croquis du comte de Claiac, par Beaume, d'Orscheviller, 
Gudin, Gilbert, Lemaître, Morey et autres artistes, représentant les 
principaux usages, mœurs, costumes, arts et métiers des divers 
peuples du Brésil. Aussi, deux Vues de Pompeï, exécutées d'après 
le même, par Brascassal. 



(1) Un exemplaire, vente Viscouli (1856), 260 fr.; vente délivres, 
en 1860, 226 fr., et vente vicomte de Janzé (1866). 161 fr. 



— 440 - 

CLAUDE LE LORRAIN. Voyez GELLEE 

CLAUDE. Voyez GROS-CLAUDE 

CLEEF dit LE FOU (Joseph ou Josse Vanj 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT (1). 

La tradilion ledit fils de Guillaume Van Cleef (2), et qu'il mourut 
fou (3), en 1536. Il était doyen de la corporation de Saint-Luc, à An- 
vers, en 1525. Cependant, le comte Léon Delaborde (Renaissance des 
Arts, p. 9211 dit, d'après Vasari et Louis Guicciardini, que ce 
peintre fut appelé, en 15/|0, à la cour de France, pour peindre les 
portraits du roi et de la reine, et autres princes du royaume. Un 
portrait de Van Cleef et celui de sa femme se voient dans les appar- 
tements du château de Windsor, et deux portraits étaient à l'Expo- 
sition de Manchester, en 1857. Les portraits de ce peintre sont sou- 
vent attribués à Holbein, dans les collections d'Angleterre. Voyez 
Waagen (Treasures of d'Art, III, 32, /il, Zi75) et Siret qui citent 
11 peintres du nom de Van Cleef. Le portrait de Joseph Van Cleef est 
gravé dans la suite d'Hondius, ainsi que celui de Henri Van Cleef, 
peintre de paysages, mort en 1589 (/i). 

« 
GLERGET (Hubert) 

PEINTRE ET DESSINATEUR DE PAYSAGE. 

Né à Dijon (Côte-d'Or) ; élève de Devousge et Hubert. A exposé 



(1) Vasari, qui l'appelle Josse de Clèves, le dit un grand coloriste, 
peignant très-bien le portrait. 

(2) Peintre d'histoire à Anvers. Voyez Siret. 

(3) Karle Mander raconte que, lors du mariage de Philippe H avec 
la reine Marie d'Angleterre, Van Cleef tâcha, par l'entremise d'An- 
toine Moro, peintre du roi, de vendre ses tableaux à la cour, mais 
qu'ayant vu préférer à ses œuvres celles du Titien, il en devint fou, 
et se livra aux excentricités les plus originales. 

(û) Mariette (A. B., I, 378) dit que Martin. Henri et Nicolas Cleef 
ou de Clèves étaient frères, et il dit avoir quelques pièces gravées par 
les Wierix, d'après les dessins de Martin. 



— 441 — 

en 1855 (Exposition universelle) une Vue d'une Koule, près le Giand- 
Mesnil, dans Seine-el-Oise; et, en 1865, deux aquarelles : lonjbeau 
des ducs de Bourgogne, et Vue du grand Canal, à Venise; elles ap- 
partiennent au ministère de la Maison de T^mpereur. Clerget a fait 
faire une vente de 200 paysages à l'aquarelle et à la sépia, le 17 
mars 1855. Febvre, expert. 

Madame CLEIIGE'I', née Adèle Melling, peintre de paysages, a 
exposé en 182/t, Vue des Tombeaux, à Pompéia; aquarelle. Voyez 
Gabet. 

GL.ERIS3EAU (Charles-Louis) 

ARCHITECTE, PEINTRE DE PAYSAGE ET d'aRCHITECTLRE. 

Né à Paris, en 1721 ; mort à Auleuil, le 19 janvier 1820, à l'âge de 
99 ans; il était chevalier de la Légion d'honneur. Il ^.'agna le pre- 
mier prix que proposait chaque année l'Académie royale d'architec- 
ture, et fut envoyé à I\ome, en 1751 ; il parcourut l'Italie avec 
M. Adam, architecte, et lit pour lui les dessins pour l'ouvrage pu- 
blié à Londres, en 176Zi. Revenu en France, il dessina, en 1767, les 
Vestiges d'Antiquités des Provinces méiidionales qu'ils venaient de 
parcourir; ce sont les dessins qu'il a fait graver (1) et publier en 
1778 ; il fui reçu Académicien, le 2 septembre 1769. Glerisseau a fait 
un voyage à Londres; il était membre de l'Académie de cette ville, 
et aussi de ceHe de Sdint-Pétersbourg, et peintre de Timpéi-atrice 
de Russie (Catherine 11). Il a fait un grand i)ombre de dessins de 
Ruines antiques à la gouache, avec des figures que souvent il faisait 
faire par un Vénitien, nomme Zucchi. Il a exposé de 1773 c'i 
1808 (2). Ces dessins, qui se vendaient de 2 à 300 fr. chaque, à la fin 
du siècle dernier (3) sont peu recherchés aujourd'hui. Voyez Ma- 



il) Antiquités de la France, Monuments de Nismes. Pars, 1778, 
2 vol. in-foL, et réimprimé en 1806. 

(2) Il y avait plusieurs dessins de Glôi'isseau à l'Exposition de 1808 ; 
deux étaient indiqués comme ayant été faits à l'âge de 86 ans. 

(3) Dans les ventes Mariette (1775), deux dessins à la sépia, 
305 liv.; — Marquis de Felino (1775), une gouache, 300 liv.; — 
Bailli de Dreteuil (1786), une gouache faite en Italie, 2^0 liv.; — 
une gouache, vue d'Italie, vendue 5Zi fr., chez Rei/nauU-Delalande; 
— Masson, ingénieur des ponts et chaussées et architecte (vente le 
10 mars 1836), il y avait un grand nombre de dessins de Clerisseau. 
Chez Bruzard, en 1839, douze gouaches de ce maître furenl vendues 
95 fr., en deux lots, et une chez Poterlet, en 18/i0, 8 Ir. 



— 442 — 

rielle (A. B„ 1, 378), Cabiîiet de rAmaleur (II l, 127), Dussieux, 
/4I3, el Gnbet. 

GLERGK ou KLERGK (Henri de) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Bruxelles vers 1570, el mort en 1629; élève de Martin de 
Vos, selon Siret. Les églises de Bruxelles possèdent de ces tal)leaux. 
Un tableau, décrit dans le catalogue d'une vente faite par Boileau, 
en 1779, représentant le Festin des Dieux, composition de sept 
figures fortes comme nature. 5Zi-83. Vendu 220 liv. Ce tableau 
venait de la première vente du prince de Conti, en 1777, où il avait 
été vendu 531 liv., sous le nom do Franck Floris, et un autre 
tableau représentant le Festin des Dieux, signé H. de Clerck, sur 
cuivre, de 55 sur 77 centimètres. Vendu l,û20 fr., chez Salamanca, 
en 1867 ; le catalogue dit H. de Glerck, mort en 1595. 

GLERIAN (Thomas-Joseph) 

PEINTRE DE GENRE^ DE PAYSAGE ET d'INTÉRIEUR. 

Né à Aix, en 1796; élève de son père (1). Il fit le voyage de Rome 
et reçut dans cette ville des leçons de Granet (2) qu'il a cherché à 
imiter dans ses Intérieurs. Il a exposé aux divers Salons depuis 1822. 
Un tableau représentant saint François d'Assise lui valut la médaille 
d'or. Plusieurs des tableaux de cet artiste étaient dans la Galerie 
d'Orléans (3) et dans des collections particulières. Voyez Statistique 
des Beaux-Arts, par Guyot de Fère (1835), Gabet, et le catalogue de 
la vente Clorian^ en 1853. 

(1) Lodis-Mathurin Gleriadî, peintre d'histoire, né à Pont-Aude- 
mer. Établi à Aix où il fut élève de Constantin. Il exposa à partir 
de 180Û, et obîint la médaille d'or cette même année. En 1819, il 
exposa l'Appai'ition de la Vierge à saint Luc. 

(2) Une copie réduite d'un tableau, représentant l'Intérieur du 
Chœur des Capucines delà place Barberini, à Rome, pendant l'Office, 
par Granet, a été vendue 101 fr., chez Magnan de la hoquette, en 
18/iO. Un Intérieur, les Écuries de Mécène, vente du duc de Garaman 
(18ZiO),2lO fr. 

(3) Vendu en 1853. 



— 143 — 
GLERMONT (G...)V 

PEINTRE FRANÇAIS (1). 

Les seuls renseignemenls qu'on ait sur ce peintre nous sont fournis 
par H. Valpo'.e (If, 716). Clermont resta plusieurs années en Angle- 
terre où il peigni!, dit Dussieux Qjage 139), des grotesques avec feuil- 
lage, des oiseaux et des singes, et exécuta plusieurs plafonds et beau- 
coup d'ornements de bâtiments dans les jardins, particulièrement une 
galerie h Kew, et pour les résidences du duc de iMalborough, de lord 
r.adnor, H. Walpole, lord î^taiïord et le duc de Northumberland. 
Après ces divers travaux, Clermont revint en France, en l'année 
175Zi. 

GLOMP. Voyez KLOMP 
GLOUET dit JEHANET ou JANET (François) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Tours (2), en 1500 ou 1510; mort à Paris, vers 1572. M. le 
comte Léon de Laborde est le premier qui ail jeté quelques lumières 
sur celle famille d"arlistes, par des documents tirés des registres des 
dépenses des rois de France (3). (Voyez Renaissance des Arls à la 
cour de France, page 1.) Les porlrails de Janel ont souvent été attri- 



(1) Ce peintre, qui n'est pas cité par Sir<t, esl, sans doute, le 
njème mentionné dans PaignoTi-DijonvaL Bénard lui attribue la gra- 
vure à l'eau-t'orte de huit pièces, différents groupes d'enfants et su- 
jels de pastorales, et il cite diverses pièces gravées d'après lui, par 
Leveau, Demarlean, etc. Il cile encore quelques dessins. Heineckeu 
dil ce peintre professeur de l'Académie de Saint-Luc et de l'École de 
Reims. 

(2) Jl avait épousé la lille d'un orièvie de celle ville. 

(3) Une quillance de tra\aux, commandés ix Jehan Clouel le père, 
par le duc de Bourgogne, et datée de l/i75 (page 11), ^t une autre 
quillance à Jehan Clouet, « painlre et varlel de chambre ordinaire du 
l'oy, » en 1523, et du troisième des Clouet plusieurs payements qui 
lui ont été faits lors de la mort de François [«"", en 15/i7 (page 79), el 
le quatrième frère de François (page 588). 



— 444 ~ 

biiés à Holbein. Le point de départ de ces deux artistes, dit M. de 
Laborde (page 132), est le même : l'École de Van Kyck; les prin- 
cipes, les mêmes : l'imitation de la nature par le chemin le plus 
courte se produisant par les moyens les plus simples. Telles sont les 
anologies qui amenèrent et qui excusent la confusion qui s'est faite. 

Le maréchal de Vieilleville, dans ses Mémoires, en faisant Téloge 
d'une médaille (1) représentant, d'un côté, Henri II, et de l'autre, 
Catherine de Médicis, dit : « La Reyrie s'y vit si bien représentée que 
« le plus habile peintre de France ne l'eût sçu mieux portraité avec 
ï le pinceau, par la confession même de Jannet, le plus excellent de 
« ce temps-là. » 

C'était en 1558. Cela montre combien était grande la réputation 
dont jouissait Janet à la cour de France {Mariette, A. B., L 380). 
M. F. Villot, dans la notice sur les Janet, dans le livret du musée, dit 
que le Louvre ne possède que deux portraits authentiques, celui de 
Charles IX (2) et celui de sa femme (3). Les musées de Berlin, d'An- 
vers, de Bruxelles, possèdent des portraits de Henri II et François II, 
d'Elisabeth, reine d'Angleterre, et la Galerie de Florence, un portrait 
équestre de François I", attribué à Holbein, mais que M. deLaborde 
restitue à Clouet. Le catalogue de la galerie Gustiniani cite les por- 
traits de François H et Henri II (Ix). Un grand nombre de portraits de 
personnages de la cour de France, attribués à Clouet, se trouvent dans 

(1) Cette médaille est attribuée à V. Woeriot, qui a aussi gravé le 
portrait du maréchal de Vieilleville, en 1564 [Bobert-Bumesnil, 
Vli, /j3). 

(2) Une copie ou répétition se trouvait dans la vente du Cabinet 
Denon. Un portrait du même personnage, ûe grandeur naturelle se 
voit à la galerie du Belvédère, à Vienne. On y lit : Charles VIIII, 

TRÈS-CHRÉTIEN, ROY DE FRANCE, A l'AGE DE XX ANS. PaINCT AU 

VIF PAR Jannet, 1563. On a des miniatures du plus précieux fini de 
ces deux portraits, qui semblent être des répétitions ou copies com- 
mandées à Janet comme portraits officiels ; l'une d'elles se trouvait 
parmi les qiiatre portraits en miniature, sur vélin, de la vente Au- 
guste, 1850. 

(3) Les 18 autres portraits qui se trouvent dans le musée du Lou- 
vre sont seulement attribués à son École ou copiés d'après lui. La 
Galerie de Versailles possède aussi cinq tableaux attribués à Janet, 
quatre sont des portraits; le cinquième représente mi Bal donné à la 
Cour de Henri IIJ. 

(/i) Ce dernier est celui du musée de Berlin où les tableaux de celle 
g;ilerie sont passés. 



— 4Î5 — 

les colhctions anglaises; on les trouve cités dans Waagen (Ireasures 
of Art), et il y avait quatre tableaux attribués à Glouet à l'Exposi- 
tion de Manchester^ dont le portrait de Marie-Stuart (1), appartenant 
à lord Sponcer (2). Il y en avait aussi plusieurs qui lui étaient 
attribués dans la collection Walpole (3). Quant aux dessins au crayon, 
attribués à ce maître, l'incertitude est tout aussi grande que sur ses 
tableaux. Dans le musée du Louvre, dans la salle où sont les crayons 
des artistes français des xvi'^ et xvii'' siècles, deux seulement sont at- 
tribués à ce maître et un est décrit dans le catalogue de la collection 
de dessins de M. F. Reiset. 

Pour les portraits peints comme pour ceux dessinés, aucune gra- 
vure du temps [h) n'est venue aider à leur reconnaissance; ce n'est 
qu'à la fin du xvf siècle, où les portraits des graveurs Léonard Gau- 
tier, Thomas de Leu, les Vierix, Is9ïe Fournier, Valdor et autres, 
nous donnent les indications de vieux peintres français du nom de 
Darblay, Garon, Quenel, Lagneau, les Dumonstier et autres, dont les 
portiaits peints sont confondus et presque tous attribués à Glouet 
dans les collections publiques et privées, sous le nom du Primalice. 

1 — Diane de Poitieîs. Attribué à Janet. 

Vente Craufurd (1820', 360 fr. (5), sous le nom du Primatice. 
2 — Henri III, à mi-corps, la main droite sur la 

(1) Il y a aussi un portrait de cette reine, attribué à Glouet, dans 
la galerie du Palais d'Hamptoncourt. 

(2) Voyez le détail de cette colleclion et de la bibliothèque, dans 
le Bulletin de l'Alliance des Arts (18/i2, n" 7). 

(3) Vente en 18/i2. Le catalogue forme 1 vol. in-h° de 250 pages. 
(Zi) Une gravure représentant trois enfants, dont celui du milieu a 

sur la lêle une toque ornée d'une plume. On lit sur une tablette : 
Janet inventor, La Blond excudebat, avec privilège du Uoy. Passavant 
(lll, 255), qui cite cette pièce ainsi qu'une autre, d'après le même 
peintre, représentant la Farce des Gueux (une é|)reuve de cette es- 
tampe a été vendue Zi9 fr., chez Le Houx de Lincy (1855). Un por- 
trait de François T' a été gravé d'api'ès Janet, par INicolas rlatte- 
Montagne, et un d Henri 11, par Morin (Voyez Robert- Dumesnil, 
V, 311 et IV, 57). 

(5) Ge portrait, chez lord Spencer, a été attribué à Janet, par Dlb- 
din et Passavant; le premier en a fait faire un dessin pour la gra- 
vure. Ge dessin a été vendu aux enchères, à Londres, 600 fr. 

II (est.) 2» 



— 446 — 

haiiclie, e(. la «gauche appuyée sur une table. Il est 
vêtu de noir, décoré du grand cordon de l'Ordre du 
Saint-Esprit , la tête couverte d'une loque surmontée 
d'une aigrette en pierrerie {1 ). 
Vente Craufard, ZiOO fr. 

3 — Charles IX, roi de France. Répétition ou co- 
pie du portrait du musée du Louvre. 11-6. B. 

Ventes Craufurd...? — Denon (1826), 301 fr. (2); — Solirène 
(1830), 220 Ir. 

4 — Charles IX, âgé de six ans, dans le costume 
du temps. 11 Qst encadré dans une borduie sculptée 
en bois avec sujets d'anges repoussant les démons. 

Vente Constantin (1830), 129 fr. 

5 — Dame de la cour de Henri II. Tableau sur 
bois. , 

Vente Smith (18/i7), 235 fr. 

6 — Portrait présumé celui de Maiie-Stuart; elle 
es"t représentée à mi-corps, vêtue d'un riche cos- 
tuQie. Tableau sur bois. 

Vente Smith, /i61 fr. 

7 — Marie-Stuart. Cette reine est représentée en 
pied dans un riche costume fond blanc brodé d'or 
et de pierreries, la tête couverte d'une toque enri- 
chie de perles ; de la main gauche, elle tient un mou- 

(1) Un portrait d'Henri III, attribué à Jane!, osl nu inusce de 
Berlin. 

(2) Dans la n'èmc vente, le portrait do Cli. nelanoy, cité par le 
comte Diidborde. payé 82 fr. 



— 447 — 

elioif et s'appuie, du bras droit, sur un fauteuil de 
velours rouge semé de fleurs de lis. A gauche, dans 
le haut du tableau, un écusson dont le champ est un 
léopard. 
Vente Smith, 1,200 fr. 

8 — Le Portrait de Charles IX et celui d'Élisa- 
beih d'Autriche, sa femme. 

Vente par Paillet (29 mars 18/i9), /i.']0 fr. 

9 — Éiéonore d'Autriche, femme de Fran- 
çois r (I). 

Vente Bebruge (1851), Zi30 fr. Aujourd'hui cLez M. le baron Sel- 
lières. 

10 — Don Juan d'Autriche représenté à cheval. 

25-23. B. (2). 
Vente du roi de Hollande, Guillaume If, 230 florins. 

1 1 — Portrait de Jacqueline de Fiohan, épouse de 
François d'Orléans. Ce portrait a appartenu à Ga- 
gnière, qui avait écrit derrière : original d'Holbein, 

Vente du général Despinoy (1850), sous le nom de Janet...? Ap- 

(1) Un portrait du même personnage, aussi atlrilaié à Clouet, est 
dans la collection de Mgr le duc d'Aumale, qui possède encore celui 
d'Elisabeth, femme de Charles IX , et deux miniatures du roi 
Henri H et de son fils, le duc d'Alençon. Ces portraits, attribués h 
Clouet, proviennent de la collection Barnal (Voyez Ilenaissance des 
Arts à la Cour de France, page 632). 

(2) Selon M. Léon de Laborde, ce portrait serait celui de Henri H. 
à l'âge de 29 ans, en 15Z|6, et il l'attribue à Jean Clouet, qui l'aurait 
peint pour faire un pendant à celui de François i" qui est dans la 
galerie de Florence, sous !e nom d'ilolbein, et qu il cioil aussi être 
de Jean Ciouel. H y a, dans la galeiio du cl.'àteau d'Hamploncourt, 
un portrait de François T'", sous le nom d'Holbein, qui est" d'un 
vieux peinti'e français de l'époque des Clouet. 



— 448 — 

parlient à M. le comte Léon de Laborde, qui attribue ce poi trait à 
Claude Corneille. 

12 — Petit Portrait du duc de Guise. 
Vente Quedeville (1852), 200 fr. 

13 — Six belles Miniatures sur vélin, représentant 
les portraits en pied de Henri II, Catherine de Mé- 
dicis, Charles IX, le duc d'Alençon et la reine Mar- 
guerite , première femme d'Henri IV. 15 cent.- 
95 millim. (1). 

Vente de feu M. Auguste, peintre (1850), 2,000 fr.; — Rattier 
(1859), 12,000 fr., chez le duc d'Hamilton. 

14 — Portrait d'un personnage de la cour de 
Charles IX. Tableau sur cuivre. 

Vente de Lafontaine père (1861), 325 fr. 

15 — Portrait à mi-corps et de deux tiers d'une 
Femme vêtue d'une robe noii^e brodée d'or ; un grand 
collier, composé de camées et de perles, couvre sa 
poitrine. 17 cent. 5 millim. -13 cent. 5 millim. B. 

Vente du comte de Pourtalès (1865), Zi,030 fr. 

16 — Portrait en buste d'un Homme barbu, vu de 
deux tiers, portant une fraise ainsi qu'une toque et 
un justaucorps de couleur noire. 16 cent. 5 millim. - 
13 cent. B. 

Même vente, 6,900 fr. 

(1) Ces six portraits nous semblent être ceux mal dociits dans la 
vente de M. de Laval, peintre, faite en 1832, i ar l5on. 



— 449 — 

17 — Louise de Lorraine, femme de Henri IIL 
20-14. B. 

Vente du prince de Beauveau (1865), 9,200 fr., à M. Rutter. 

— Waagen (Treasures of Art, III, 317) dit qu'il 
se trouve dans la collection du comte de Carlisle, à 
Castle-Howard, à Londres, 88 portraits de person- 
nages éminents des cours de Henri II, François II, 
Charles IX et Henri III, et une Scène de Famille, 
représentant Catherine de Médicis et ses enfants, 
François IL Charles IX, Henri III et la princesse 
Marguerite (1). Ce tableau vient de la collection Wal- 
pole (2). 

Dans la collection du duc de Sutherland , à 
Strafford-House, à Londres, se trouvent plusieurs 
portraits attribués à Janet, et achetés à M. Alex. 
Lenoir, ancien conservateur du Musée des Monu- 
ments Français (Voyez Renaissance des Arts, p. 639). 

Un Portrait du mathématicien Oroncé Fine, peint 
par Jean Clouet , vers 1 530 , est gravé dans les 
Hommes illustres d'André Thevet (Paris, Kerver, 
1554, 2 vol. in-fol.),, et aussi dans la suite publiée 



(1) M. le comte Léon de Laborde doute de l'origine de ce tableau, 
dont il donne la description et une appréciation. (Voyez Renaissance 
des Arts..., p. 592.) M. Dussieux cite aussi un certain nombre de ta- 
bleaux de Janet, qui sont dans les diverses galeries étrangères. ï.o 
musée de Nantes possède deux portraits de Henri 111 et de sa sœui 
Marguerite de Valois, attribués à Janet. 

(2) Le Cabinet de l'Amateur (1, 5Zi5) cite un tableau de Marie de 
Médicis et de ses enfants, vendu, en 18Zi2, à la vente de S. R. Wal- 
pole, 90 liv. 6 sîi. 



— 450 — 

par Boissevin. Un document, trouvé par M. de Fré- 
ville,estpublié dansles Archives Françaises (III, 97), 
et rapporté dans l'Histoire des Peintres de M. Ch. 
Blanc. On trouve le portrait de François Clouet, dans 
la Chronologie collée, sous le n'' 141, et la médaille 
qui le représente est gravée dans le Trésor de Numis- 
matique et de Glyptique (médailles exécutées en Al- 
lemagne aux xvi' et XVII" siècles, pi. 22, n" 2). 

DESSIMS. 

18 — Portrait de François II, roi de France (1). 
Beau dessin aux deux cravons. 

YenieWellesley (J^ondres, 1866), 54 liv. slerl. 

19 — Un Portrait de Femme. Dessina plusieurs 
crayons. 

Vente Soret (1863), 270 fr. 

GLOVIO (Do>i GiuLio ou Jules) 

PEINTRE EN MINIATURE. 

Né en Croatie (2), en lZi98; mort à PiOme, en 1578, âgé de 80 ans. 
Il alla jeune à Kome, se lia avec Jules Ro^nain, dont il devint Télève ; 
il fut ensuite dirigé, dans l'art de la miniature, par Girolamo da Li- 
bri, de Vérone (3). La plupart des miniatures peintes par Clovio se 
trouvent dans des livres de dévotion. On voit à Naples, dit Mariette 
(A. D., I, 382), dans le palais du roi, un livre de prières qui a appar- 
tenu à la maison Farnèse et qui est enrichi d'un grand nombre de 

(1) Un portrait peint de ce prince, représenté enfant, est attribué 
à Clouet dans la collection de lord Spencer. 

(2) Siret (page 203) dit h Grisone (village de TEsclavonie). 

(3) Morl on 155."). àiiô de S3 ans. \ ovoz Vusnri. 



— 151 — 

minialures et q,ni est, peul-éUe, ce que Clovio a l'ail de plus beau. On 
y lit à la fin cette inscriî)tion : Julius Clovius Macedo monumenta hœc 
Alexandro Farnesto cardlnali domino suo faciebat MDXLVI. — Lanzi 
dit que Clovio fit pour les particuliers un nombre incalculable de pe- 
tits portraits (a*it pour lequel Vasari Fégale à Titien), et aussi quel- 
ques petits tableaux, il en existe un, représentant une Descente de 
Croix, dans la bibliotbèque des religieux de Cîteaux, à Milan (1). La 
bibliothèque du Vatican possède une Vie du duc d'Urbin et un Dante, 
>ornés de peintures de <.lovio. Le Brilish M useii m i^ossède 12 mi- 
niatures sur vélin, représentant les Victoires de Charles-Quint (2). 
Ces miniatures ont élo faites d'api'ès les 12 estampes gravées par 
Hermskerck, en 1556, sur les dessins deJ. Cock. Waagen (Treasures 
ol" Arl) cite plusieurs belles miniatures dans des manuscrits et mis- 
sels, qui sont dans les collections, à Londres : un Saint Sébastien, 
au Briiish Muséum; six minialures dans un missel, chez ^\. Town- 
ley; plusieurs minialures, exécutées de 1527 à 15/i5, dans la collec- 
tion de sir John Joancs. Duchesne cite encore, dans son Iconophile, 
p. 372, un manuscrit orné de minialures de Clovio, à Slowe, cliez le 
duc de Buckingham, M. Iluys de La Salle possède, dans sa collection 
de dessins, une superbe miniature de Clovio, provenant d'un misseL 
Voyez Heineckeiî et le Catalogue Winckler, pour les estampes gravées 
d'après Clovio, dont le principal graveur a été Corneille Cort (3). 
Voyez aussi un article sur Clovio dans la Revue universelle des Arls 
(III, 86). 

GOGGAPANI (Sigismond) 

PEINTRE d'histoire» 

Né à Florence, en 1585; mort en 1642; élevé de Louis Cardi. Il 

(1) Dans la galerie du Palais Pitti est une Pietà, qui vient du re- 
cueil de Vasari, et qui est gravé dans l'ouvrage publié sur cette ga- 
lerie, par Bardi. 

(2j Ces miniatures venaient de l'Escurial, d'où, en 1808, elles pas- 
sèrent en Angleterre ; elles ont élé léguées au British Muséum, par 
Thomas Greenville (voir le catalogue de sa bibliothèque, en 18Zi2). 
Dibdin les a aussi décrites dans son Bibllophical Decamerou (1, 189). 

(3) Dans le catalogue Paignon-Dijonval se trouve cité un dessin h 
la plume d'une composition de Clovio, représentant saint Georges 
comballant le Dragon; ce dessin a été gravé, en 1577, parC. Cort et 
par Al. Valée, en 1592. Un tableau sur bois de ce même sujet a élé 
vendu (vente Btfzitrd Cadet, 1827\ au prix de 710 fr. 



— 452 — 

éludia les belles-lellres et les mathématiques, les abandonna pour la 
peinture, se rendit à Rome, en 1610. Il revint dans sa patrie, s'y ac- 
quit une grande réputation comme peintre et comme architecte. Il 
est auteur d'un Traité pour renfermer le fleuve Arno dans un canal. 
Un dessin à la plume et lavé d'indigo, représentant saint Antoine, 
archevêque de Florence, réprimant et punissant deux mendiants. — 
Vente Mariette, 20 fr. 



GOGHEREAU (Léon-Mathieu) 

PEIi\TRE DE GENRE. 

Né à Montigny, près Châteaudun, enl 793; mort en mer, à la hau- 
teur de Bizerte, sur la côte d'Afrique (1), le 10 août 1817 ; élève de 
David. 

i — Intérieur de l'Atelie»; de David (2). On 

remarque au nombre des personnages représentés 

MM. Schuelz, Dubois, Pagnest. 

Ce tableau a été acquis, en 1815, au prix de 3,500 fr. pour le mu- 
sée du Louvre. 

GOGHIN FILS (Charles-Nicolas) 

DESSINATEUR ET GRAVEUR A l'EAU-FORTE ET AD BURIN. 

Né à Paris, en 1715; mort dans la même ville, le 29 avril 1790. 
Voyez sa JNotice biographique aux Graveurs (l'^ P., Il, 170), et nous 
y ajouterons la note suivante de Bachaumont : «Gochin est ce que 
Ton peut appeler un très-joli graveur; il dessine très-joliment, agréa- 
blement, gracieusement, très-finement et très-légèrement. Il a le 
génie très-facile, très-élégant, très-abondant; il invente et compose 
au mieux; il ne travaille guère qu'en petit, et il a beaucoup gravé. » 
H a fait un grand nombre de dessins à la mine de plonib, de portraits 



(i) Il accompagnait son oncle Prévost, auteur de plusieurs pano- 
ramas, qui allait en Palestine dessiner une Vue de Jérusalem. 

(2) Une première esquisse de celte composition a été payée 
1,200 fr., 011 janvier 1S21 ; rlle est en la possession de M. Pefer. - 



— 453 ^ 

d'artistes, d'amateurs, académiciens, ses contemporains (1). La plus 
grande partie a été gravée, plusieurs par lui, les autres par Saint- 
Aubin, Watelet et autres graveurs (2). 



DESSINS. 

1 — Un Dessin allégorique de 13 figures, exécu- 
tées pour le litre de la carte de Reims; il est au 
crayon rouge. 12-1*8. 

Wenie Madame de Julllenne, 76 liv. 

2 — L'Audience donnée par Louis XIV à l'Ambas- 
sadeur turc. Grand dessin à la mine de plomb, lavé 
à l'encre. 10-19 p. 6 lig. 

\enie Cayeux, sculpteur (1769), 39 liv. 10 sous (3). 

3 — Un Dessin au crayon concernant les artistes 
logés au Louvre contre la communauté de Saint- 
Luc (sic). 

Vente de Livry (1772)...? 

4 — L'Intérieur d'une salle de bal. Dessin colorié, 
les figures de Cochin, l'architecture de Michel-Ange 
Slodtz. 17-23. 

Vente Lerouge (1778), 19 liv. Zi sous. 



(1) Le portrait de N. Cochin et 25 autres dessins, médaillons, 
étaient exposés au Salon de 1753. 

(2) Le portrait de J.-B. Chardin et celui de Marguerite Pouget, sa 
seconde femme, dessines par Cochin, en 1775, ont été gravés par 
Cars. 

(3) Il y avait 27 dessins de N. Cochin dans cette collection, et son 
œuvre gravé en 1820 pièces, vendu 1,202 liv. 



— 454 — 

5 — Trois Dessins à la mine de plomij, pour 
l'Histoire de France du président HenauU; ils sont 
gravés par Moreau le jeune. 12-10. 

Vente Prault (1780), 261 liv. (1). 

6 — Le Portrait en petit et à la mine de plomb, 
de Boucher. 

Vente Sireuil (1781), 17 liv. 19 s. 

7 — Deux charmants Dessins à la mine de plomb, 
allégories aux arts et à la peinture, avec le médaillon 
de Louis XV. Ils ont été gravés pour frontispice aux 
deux volumes du Catalogue raisonné des Tableaux du 
Roi, par Lépicié. 

Vente Menars, marquis de Marigny (1781), 300 liv. (2). 

8 — Vue de la Ville et du Port du Havre, pré- 
cieux dessin à la mine de plomb. 11 a servi à la gra- 
vure qui est la seizième des ports de France; les 
quinze autres, d'après Joseph Vernet. 

Vente Ph. Le Bas, graveur (1783), 250 liv. 

9 — Une Suite de 24 L'essins à la sanguine, sur 
papier blanc, représentant divers Iraits de la vie de 
Jésus, et connus sous le titi'e du I^Jissel de Paris. 

Vente Lamure (1787), 303 liv. 

(1) Il y avait 89 dessins de Cocliin dans celte collerlion. On y re- 
marquait six dessins à la mine de plomb pour le Lutrin de Boileau. 
Il y avait aussi dans cette même collection Tceiivre gravé des Cocliin, 
en 1537 estampes ; il a été vendu 1,000 fr. 

(2) Il y avait dans cette collection une suite considérable de des- 
sins, vues d'apiès nature par Cocliin, l'ail pendant son voyage en Ua- 
lie avec le marquis de Marigny, et aussi des vues du clKitoau de ci' 
seigneur. 



— 455 — 

10 — L'Enlèvement des Sabines. Composition de 
plus de 100 figures, dessin h la sanguine; gravé à 
l'imitation du crayon, par Madame Lingée. Ce dessin 
fait le pendant de celui représentant Lycurgue, blessé 
dans une sédition, que Cochin a présenté pour sa 
réception à l'Académie et qu'a gravé Demarteau. 

Vente Basan (1770), /lO liv. 

1 1 — Fêtes données à Versailles, en 1745, à l'oc- 
casion du mariage de Louis, dauphin de France, 
avec Marie-Thérèse , infante d'Espagne. Quatre 
grands dessins coloriés. 

Vente de l'abbé Campion de Tersan (1819)...? Ces dessins sont ac- 
tuellement au musée du Louvre, ainsi que les gravures qui en ont été 
faites. 

12 — Scène de la Fronde, représentant de La 
Belle sauvé par la présence d'esprit d'une femme. 
Dessin au crayon brun. 

Vente Norblin (1855), 65 fr. 

13 — Vue du vieux Pont de Bateaux, à Rouen. 
Dessin lavé à l'encre et au bistre ; il a été gravé. 

Vente Greveralh (1856),' 60 fr. 

14 — L'Ile des Fous. Fleuron pour le titre de cet 
opéra-comique, mis en musique par Dung, en 1761. 
Il représente l'Avare et sa Cassette, dessin à la san- 
guine; il est gravé par Flipart et décrit à l'œuvre de 
Cochin, n° 258 du Catalogue. 

Vente Forster, graveur (1857), 66 iV. 

15 — Recueil de 82 Dessins, à la pierre noire, 



— 456 — 

pour la Jérusalem délivrée, du Tasse; 42 de ces 
dessins sont accompagnés des gravures qui en ont été 
faites. 

Ventes Renouard (185^)...? — Thibaudeau (1857), Ukb fr.; — 
Double (1863), 3,910 fr. 

16 — Portraits de trois Artistes Sculpteurs du 
nom de Slodtz, et celui de Frontier. Quatre dessins à 
la mine de plomb, dans des ronds ; ils sont gravés. 

Vente par Clément (28 janvier 1861), l/il fr. 

17 — Portrait de Goldoni. Dessin à la mine de 
plomb. 

Vente par Vignères [Ix février 1861), 10 fr. 

18 — Dix Dessins à la sanguine. Sujets exécutés 
pour un Évangile. 

Même vente, 150 fr. 

19 — Portrait de Madame Fréron. Charmant 
dessin à la mine de plomb; il est signé. Ce portrait 
n'a pas été gravé. 

Vente du général Andreossy (186Zi), 65 fr. 

20 — Les Rieurs et les Poissons. Sujet tiré des 
Fables de La Fontaine. Dessin à la plume, gravé 
par Tardieu. 

Vente par Clément (27 avril 1866), 50 fr. 

GOGLERS (Louis-Bernard) 

PEINTRE DE GENRE ET DE PORTRAIT. 

Né à Maestrichl. en 17/i0; mort ;i liiogo, en 1817; élève de son 



— 457 — 

père (1). Il visita l'Italie et travailla dans diveises villes de la Hol- 
lande; fit le commerce de tableaux, qu'il restaurait parfaitement. Ses 
tableaux sont des Intérieurs dans la manière de Miéris, Metzu et 
Schalken. Coclers a gravé à l'eau-forle. Il fit une vente en 1779. 
Un tableau peint par lui, représentant un Intérieur de chambre où 
Ton voit une famille prête h se mettre h table et dire le Benediciie. 
13-10. B, Vente Coclers (1779), 1,960 liv. 



GODDE (2) (Pierre) 

PEINTRE d'histoire. 

Né h La Haye, en 16ZiO; mort en 1698. Cet artiste, dit Siret, p. 203, 
possédait un talent remarquable qui rappelle un peu la manière de 
Rembrandt. Ses tableaux sont d'un beau coloris. — Une Société Es- 
pagnole, vente V. Delmarmol (1791), l/iO florins. — Deux Portraits 
d'homme et de femme (18-13), des collections Van Nagel, Van Amp- 
sen, à La Haye, passés clans celle Pescatore, 

GOEDYK 

PEINTRE HOLLANDAIS. 

Florissait vers 1650. Détail inconnu. Mariette (A. B., I, 38Zi) dit : 
« H y a deux tableaux dans le Cabinet de M. Braemcamp, dont il est 
parlé avec éloge par l'auteur de la description de ce Cabinet, l'un des 
plus considérables de la Hollande (3). Ils sont composés et peints 
dans là manière de Gérard Dow, et l'on nous assure qu'ils vont de 
pair avec eux pour le terminé du pinceau. Il est surprenant qu'aucun 
de ceux qui ont écrit sur les peintres des Pays-Bas n'ait fait mention 
de celui-ci. Ce maître, dont les ouvrages étaient autrefois estimés en 



(1) Jean-Baptiste Coclers, peintre d'histoire et de portrait. Il s'éta- 
blit à Liège où il mourut riche et considéré, à l'âge de 76 ans. 

(2) Il y a un artiste du nom de Charles Codde, que l'on croit 
frère de Pierre; il a été inscrit à la confrérie de Saint-Luc, à La Haye, 
en 1662; il est mort dans cette ville, en 1698. Il peignait le paysage 
à l'imitation de' Both et de Berghem, et ses figures sont dans le genre 
de Terburg. 

(3) Ces deux tableaux se sont vendus en 1771, l'un /i,300 flor., 
l'autre 1,700 flor. 



— 458 — 

Hollande n'est pas cité par Siret. — Un tableau, représentant un 
Poète au milieu d'accessoires de toute espèce prépieusemeut termi- 
nés. Vente Le Brun (1811)...? — Cardinal Fescli, 155 écus romains. 



' GOELLiO (Alonso-Sanchez) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né près Valence, vers 1500 ou 1515; mort à Madrid, en 1590; élève 
de Raphaël, à Rome, et d'ANTOiivE Mgro, peintre hollandais. Etabli 
en Espagne, il fut en grande faveur à la cour de Philippe II. Il fut 
célébré par Lopez de Vega qui fit son épitaphe. Ses tableaux sont à 
Madrid (1), Vienne, Londres, à Sainî-James Gallery, et dans la col- 
lection Baring et autres Cabinets privés d'Angleterre. Voyez Waagen 
(Trésor d'Art). Portrait de don Juan d'Autriche, frère de Philippe II, 
dans la collection Suermondt, à Aix-la-Chapelle, et le portrait de 
Alonso Cano (1), au musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg; ce 
portrait venait de la collection Coeswelt. Coello a eu une fille qui a 
été son élève, et qui acquit dans le portrait une réputation méritée. 

1 — Les deux Filles de Charles V. B. 

Vente Crauffurd (1820), 281 fr. 

2 — Polirait en buste de Philippe II, roi d'Es- 
pague. 11 a la tête nue et porte la barbe courte; il 
est vêtu d'une cuirasse et décoré de la Toison-d'Or. 
22-16. 

Vente par Laneuville père (1826)...? 

3 — Fiançailles de sainte Catherine recevant, à 
genoux, une bague, que lui met au doigt 1 Enfant 
Jésus, assis sur les genoux de la Vierge. La tradition 



(1) Il y a huit tableaux de Alonso Coello dans ce musée. Cet ar- 
tiste, âilFiorillo, joui.^sail déjà, parmi les peintres et les connaisseurs, 
ses conloinporains, d'une haute réputation ; il imita Alonso Cano pour 
le dessin, Murillo pour le coloiis. et Velasquez pour les grands eiïels 
de lumière, sans loulefois rien jierdre de son originalilé. 



— 459 — 

rapporte que la Yiorge est le porlrait de Calherine 
d'Aragon, épouse de Jean Jïi. roide Portugal. 

Vente du conile de la Forest (1822), o80 f/.; — par Henry (15 mai 
1826), 203 fr. 

4 — Un Ermite eu prure (i). 
Vente Favlers (1837), 690 fr., à M. (le Gouvello. 

o — Portrait de Jeanne^ d'AiUriclie, princesse de 
Portugal', seconde; fille de Chailes V, femme du 
prince Don Juàn (2). Cette princesse est représentée 
vue jusqu'aux genoux, dans un riche costume de 
salin blanc, orné de }3roderies d'or et de pierreries, 
et^ sur sa tête, une toque. 
Vente Rossi (18Zi7), 299 fr. 50 cent. 

— Paul et saint Antoine, premiers ermites, 
dans le désert. Tableau peint pour le monastère de 
TEscurial. 57-95 cent. 

Vente du maréchal Soult, 300 fr. 

7 — Jeanne d'Autriche, Hlle de Charles V, morte 
en 1578. 

Vente de la Galerie Espagnole, à Londres (3), 1853, 110 liv. sterl. 

8 — Marie d'Autriche, lille de Charles Y, née en 
1528, morte en 1603. 

Même vente, 105 liv. sterl. 

(1) Ce tableau est sous le nom de Claudio Coello. 

(2) Coello se tiouvail au service de ce prince lors de son voyage en 
Portugal. 

* (3) il y avait 12 tableaux d'Alonso Coello dans la Galerie Espa- 
gnole; la vente a. produit 683 liv. sterl. Neuf de ses tableaux avaient 
été payés de 7 à 800 au duc d'YjiU-. 



— 460 — 

9 — Marguerite d'Autriche, fille de Charles V, 
gouvernante des Pays-Bas, née en 1522, morte en 

1586. 
Même vente, 90 liv. sterl. 

GOELT.O (Don Claudio) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Madrid, en 1630, d'un père portugais; mort en 1693; il était 
de la même famille qu'Alonso, el élait élève de François Rizi et ami 
de Careno, auquel il succéda comme peintre du roi. Ses tableaux ont 
à Madrid et à Munich. Voyez Quilliet, Siret et Stirling. 

1 — Saint Pierre d'Alcantara et un de ses com- 
pagnons. 87-74. Gravé au trait dans l'ouvrage de 
Le Brun (II, n° 142), 

Vente Le Brun (1810), 7,300 fr., à Constantin. 

2 — Le Mystère de la Sainte-Trinité. Composition 
de i 1 figures de grandeur naturelle. 

Vente Le Brun (1813), 350 fr. 

3 — Saint François en extase. 24-24. 

Vente Delaroche père (2/i avril 1821), ûOO fr. 

4 — Portrait du Fondateur des Carmélites de 
Boadilla; figure de grandeur naturelle vue juîîqu'aux 
genoux. 45-36. 

Vente Comte de Laforest (1822) ; — Lancuville (1826)...? 

5 — L'Annonciation. La Vierge agenouillée de- 
vant un prie-Dieu reçoit la salutation angélique ; à 
ses pieds, les |)ro)>liè(es qui ont annoncé la venue 



— 461 — 

du Messie. Dans le liant du tableau, apparaît Dieu le 
Père dans une Gloire d'anges et de chérubins. 
Vente par George (10 septembre 1839)...? 

6 — Saint Jean prenant de l'eau dans une co- 
quille pour donner à boire à son agneau. 

Vente par Paillet et Gérard, pour M. Agiiado (1860), 300 fr. 

7 — La Vierge allaitant l'Enfant Jésus. 
Vente John Penrice, à Londres, 5,125 fr. 

8 — Communion de sainte Thérèse. 

Vente Salamanca (1867), 8,Zi00 fr. 

9 — Portrait de Fernand Gortès (I). 
Même vente, 6,700 fr. 

GOENE (2) (Jean-Henri de) 

PEINTRE DE GENRE. 

Né à Neder-Brakel (Flandre orientale) ; élève de Paelinck ; mé- 
daille d'or, en 1837. Un tableau, Misère et Probité, à l'Exposition 
universelle de 1855. 

i — Intérieur. Un vieillard assis dans un fauteuil 
antique tend son verre h une jeune fille qui lui \erse 
à boire. Une vieille femme assise devant la cheminée 
les regarde avec sévérité. 51-49 cent. B. 
Vente Van den Bergen, 500 fr. 

GOGNIET (Léon) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT 

IVé à Paris ; élève de Pierre Guérin ; premier grand prix de Rome, 

(1) Il y avait six tableaux de Coello dans la collection Salamanca. 

(2) Siret cite cinq artistes de ce nom. 

Il (tah.j 30 



— 462 — 

en 1817 ; médaille de 2* classe^ en 182^ : chevalier de la Légion 
d'honneur, en 1823; officier, en 18Zi6; membre de rinslilut, en 
18^i9. A exposé aux divers Salons depuis 1817, et à l'Exposition uni- 
verselle de 1855. Il a peint un plafond au Palais du Louvre et les 
Quatre-Saisons dans la salle du Zodiaque de l'Hôtel de Ville de Paris. 
Voyez GabeL 

1 — Rebecca enlevée par le Templier. Sujet tiré 
d'ivanhoë, de Walter Scott. 30-36. Ce tableau a été 
gravé par Girard. 

Vente Laffitte (183û), 7,300 fr., au marquis d'Hertfort. 

2 — Le Tintoret peignant sa Fille morte. Tableau 
exposé au Salon de 1843 et à l'Exposition- universelle 
de 1855. Il appartient à la ville de Bordeaux (1), qui 
l'a acheté 20,000 francs. Il est gravé par Martinet. 

3 — Deux Brigands se prosternant devant une 
Madone. 

Vente par F. Laneuville (19 avril 1852), 1,255 fr. 

4— Épisode de 1830. 

Vente du roi Louis -Philippe (1853), 1,200 fr. 
5 — Etude d'une Tête de Femme. 

Même vente, 1,105 fr. 

DESSINS. 

t> — Religieux debout contre le nuir d'un monas- 
tère. Dessin à la sépia. 

Vente Bauchnnt (1825), 86 fr. 



(1) Celte ville a fait hommage à TEnipereur de deux tableaux : le 
Départ et le Retour, par L. Cogniet. Voyez Gazette des Beaux-Arts 
(V* volume). 



— 463 — 

7 — Scène militaire. Soldat derrière un pan de 
muraille. Dessin à l'aquarelle (1). 

Vente Van Puten (1829), 171 fr. 

8 — Des jeunes Filles, aux formes gracieuses et 
délicates, après avoir pris le plaisir du bain, se repo- 
sent, à demi nues, à l'ombre d'un hêtre. 

Vente de MM. B. R, par Schroth (25 décembre 183.^i)...? (2). 

9 — Un Rêve. Dessin rehaussé. 
Vente Dubois (30 avril 1859), 820 fr. 

COIGNARD (Louis) 

PEINTRE DE PAYSAGE ET d'ANIMAUX. 

Né à Mayenne (Mayenne) ; élève de Picot; médaille de 3« classe, 
en 18/i6; de l""*^ classe, en 18Zi8. A exposé depuis 1838, et à l'Expo- 
sition universelle de 1855. Un tableau au musée de Valenciennes. 
Plusieurs tableaux vendus en ventes publiques, parmi lesquels : 
Troupeau dans une Forêt, 3,600 fr.; — Pâturage de Hollande, 
/i,000 fr., en 1855; — là tableaux représentant des Vues en Mor- 
mandie (vente faite parPe/if, 8 mai 1858); — Passage du Bac (vente 
Pourialès, en 1865, 1,100 fr. 

GOIGIsTET (Jules-Louis-Philippe) 

PEINTRE DE PAYSAGE. 

Né à Paris, en 1798; mort en 1860; élève de Bertin. A reçu une 
médaille d'or au salon de 182Zi, et une d'argent à l'Exposition de 
Lille. A visité l'Italie et rapporté un grand nombre d'études. Il a fait 

(1) Coignet a lithographie un pareil sujet, qui a été publié par la 
maison Delpech. 

(2) Il se trouve encore quelques dessins et aquarelles de Léon Coi- 
gnet, dans les ventes des Cabinets Browne et Wehle, et autres 
ventes faites par Schroth, en 1832 et J83/4, et dans celle de M. li. 
(Bourlon de Sarti, le /i mai J865). 



— 464 — 

une. quantité de tableaux, dessins et aquarelles, dont il a lui-même 
fait faire des ventes publiques, en 183Zi et JSZio. 11 a lilliographié de 
belles Eludes d'arbres. On a grave d'après ses dessins dans le Voyage 
de Sicile, publié par Oslerwald, en 1825. La vente, par suite du 
décès de Jules Coignet, a eu lieu le 8 avril 1861. Voyez Gabet, 

1 — Vue de Saint-Pierre de Rome, un jour d'il- 
lumination. 

Vente F. F., par Schroth (18ZiA), 675 fr. 

2 — Vue prise dans les Monlagnes, en Italie. 

Même vente, 338 fr. 

DESSIN. 

3 — Deux Villageoises en prière, devant une ma- 
done placée dans un défilé de montagnes. Dessin lavé 
au bistre et signé Coignet. Rome, 1823. 

Vente Devoix {i8T3)...l 

COLIN (Alexandre) 

PEINTRE d'histoire ET DE GENRE. 

M en 1798; élève de Girodet; médaille de 2® classe en 182Zi et 
ISr.l, et médaille de l""^ classe, en 18/i0; il avait cinq tableaux à 
l'Exposition universelle de 1855. Colin a fait avec grande intelligence 
de bonne copie d'anciens tableaux; il en a fait une vente, pour cause 
de départ, le 6 avril 18Zi7, et une autre, en 1867. Un tableau repré- 
sentant une Pêcheuse de Crevettes et son Enfant se reposant au 
bord de la mer. Vente de Madame Hulin (1826), ÛOO fr. (1). Voyez 
Gabet. 

COLLANTES (François) 

PEINTRE d'histoire ET DE PAYSAGE. 

Né à Madrid, en 1599; mort en 1656; élève de Vincent Cardd- 
f.uo. Ses tableaux sont à Madrid, Munich et Paris. Voyez Quilliet. 

(i) Il y avait sept tableaux de Colin dans celte vente. 



— 465 — 
GOLLIN DE VERMONT (Hyacinthe) 

PEINTRE d'histoire. 

Ne à Versailles, en 1693 (1); mort le 16 février 1761; filleul et 
élève de Hyacinthe Rigaud. Il étudia à Rome les chefs-d'œuvre 
de TÉcole d'Italie; il lut nommé Académicien, le 29 décembre 1725; 
professeur en 1760 et adjoint au recteur en 175Zi; il a exposé de 
1737 à 1759; il a peint le portrait deLépicié, secrétaire historiogra- 
phe de l'A-cadémie; ce tableau fut exposé au Salon de 1751 ; il a un 
tableau, représentant une Présentation au Temple, dans l'église 
Saint-Louis, à Versailles, et un autre, la Naissance de Bacchus, au 
musée de Tours. Voyez le Cabinet de l'Amateur (III, 132). Bachau- 
mont juge ainsi cet artiste : « est assez bon peintre d'histoire ; il n'a 
ni grand défaut, ni grand talent, et fait également le grand et le pe- 
tit. » Colin de Vermont a gravé à l'eau-forte. La vente des objets 
garnissant son atelier a eu lieu, après son décès, en 1762. 

1 — La Continence de Scipion. 33-42. 

Vente par Remij (1757), 600 liv. 

2 — Présentation au Temple. Esquisse de 30 p. 
de hauteur, du grand tableau qui est dans l'église 
Saint^Louis, à Versailles. 

Ventes Pierre Peronet (1768)...? — M... (30 janvier 1769), 
2ZiO liv. 

3 — Une Descende de Croix. 
Vente Collin de Vermont (1762), 259 liv. 

4 — Maladie de Séleuciis. 69-72. 

Même vente, 260 liv. 



(1) Selon Mariette (A. B., H. f), h Paris, en avril 1692, et il le 
dit élève de .Touvenet. 



— 466 — 

5 — Le Festin des Dieux (J). 25-38. 
Vente Blondel de Gagny^ 199 liv. 

GOLUN (Guillaume) 

PEINTRE DE PAYSAGE ET DE GENRE. 

Né en Angleterre, en 1787 ou 1788; visita Tltalie, la France, la 
Belgique, la Hollande, l'Allemagne et les îles Shetland, de 1817 à 
18/i2; membre de l'Académie royale de Londres, en 181Zi. Les pro- 
ductions du talent de cet artiste sont rendues populaires par les gra- 
vures qui en ont été faites. Waagen (Trésor d'Art) cile un Matin, 
paysage, dans la collection Edwin BuUock, comme le chef-d'œuvre 
du maître ; il cite encore la Famille du E^êcheur, tableau gravé de la 
collection Morisson ; et d'autres, dans diverses collections privées 
d'Angleterre et dans la galerie Vernon. Il y avait un tableau à l'Ex- 
position universelle de 1855 et onze autres, et trois aquarelles, ex- 
posées à Manchester, en 1857. Voyez aussi la Gazette des Beaux- 
Arts, École anglaise. 

1 — Heureux comme un roi. 

Vente Knott, à Londres (26 avril 1844), 6,000 fr. (2). 

2 — Le Pacificateur. 

Même vente, 6,600 fr. 

3 — Le Dimanche matin. 

Môme vente, 7,500 fr. 

4 — Une Vue de Mer. a Cet important ouvrage, 
dit le Catalogue, a été acquis par M. Mainstoch, en 
1827. » 

Vente Mainstoch (1857). ..? 



(t) Dans la vente du baron de Saint-Julien (1784), un tableau de 
Colombel, représentant le même sujet, composition de 27 figures. 
A 1-54. 

(2) Voyez celte vente dans le Cabinet de rAmalenr (fV, 92). ' 



— 467 — 
5 — Les Pêcheurs de Boulogne. Daté de 1830. 
Vente à Londres (1863), 9,250 fr. 

GOLOMBEL (iNicolas) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Sollenville, près Rouen, en 16i6 ; mourut à Paris, le 27 mai 
1717. On le dit élève d'EusTACHE Lesueur, mais Mariette conteste le 
fait. Colombel séjourna longtemps à Rome (1), où il étudia les ou- 
vrages de Raphaël et de IN . Poussin, qu'il chercha à imiter. A son re- 
tour en France, il fut reçu Académicien, le 6 mars 169û, sur le ta- 
bleau représentant les Amours de Mars, Rhéa et Silvia (au musée 
du Louvre). Il a peint pour les églises de Paris, et il fut chargé de 
travaux pour la Ménagerie de Versailles et au château de Meudon. H 
a peint le portrait et a exposé de 1699 à llOli. Voyez le Cabinet de 
l'Amateur (III, 139). Michel Dossier et Duflos ont gravé plusieurs de 
ses compositions. Voyez Heinecken. 

\ — Fuite en Egypte. Collection Crozat. 

Musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg. 

2 — Moïse exposé sur les eaux. Composition de 
cinq figures. 27-35 (2). 

Ventes de Jullienney UkO liv. au prince de Galitzin ; — Solirène 
(1829)...? — Même vente (1830)...? 

3 — La Visitation de la Vierge à sainte Elisabeth. 

27-24. 

Ventes du prince de Conti, 391 hv.;— Madame B..., par Paillet 
(1791), 206 liv.; — Donjeux (1793)...? 

(1) Il était de l'Académie de Saint-Luc de cette ville, en l'année 
1686. 

(2) Un tableau de ce sujet, par Colombel, a été vendu 81 fr. à la 
vente Bomquin, en 1838. 



—- 468 — 

4 — Saint Jean, dans l'île de Pdthmos, écrivant ses 
Evangiles. 16-12. B. 

Vente par Henry (23 novembre 1821)...? 

5 — Psych(^ abandonnée par l'Amour. Elle lui tend 

inutilement les bras; il s'envole. 66-30. 

Ventes Blondel de Gagny (1776), 361 liv.; — Le Rouge (1778), 
505 liv.; — Le Bœuf (1783)...? 

6 — Sainte Geneviève, les mains jointes, adressant 
des prières au ciel en gardant ses troupeaux. 21-18. 

Vente Landgrave (178Zi), 100 liv. 

7 — Deux Tableaux : la Samaritaine et Jésus en 
jardinier, e't la Madeleine. 27-22. 

Vente Godefroy (1785), 813 liv. les deux. 

8 — Flore et Zéphyr. 

Vente par Henry (17 novembre 1822), 162 fr. 

GOMPTE-CALIX (François -Claudius) 

PEINTRE DE GENRE HISTORIQUE ET DE PORTRAIT. 

Né à Lyon; élève de Bonnefond (École de Lyon); médaille de 
3* classe, en ISZii. A exposé en 1855 et 1867 (Expositions univer- 
selles), Soutien et Pardon, un Portrait et un Vieil Ami. 

1 — Le Départ des Hirondelles. 

Vente d'un Amateur de Vienne (27 avril 1866), ù.lOO fr. 
COMTE (Piekre-Charles) 

PEINTRE DE GENRE HISTORIQUE. 

Ne à Lyon; élève de Robert-Fleury ; médaille de 3^ classe en 
1852, et do 2- clnssc m 1853; ciievalier de la Légion d*lionneur en 



— 469 — 

1857. A exposé en 1855 el 1867 (Exposilions universelles), Henri III 
et le duc de Guise, et Jeanne d'An: au sacre de Chailes VII. 

1 — La Magicienne. 81-G6cenl. 
Vente du prince T. (Trobeiski), 1,200 fr. 

2 — Jeanne Gray et lord Guilford Dudiey. 100- 
81 cent. 

Vente du duc de Morny (1865), 7,200 fr. 

CONGA (Sebastien) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Gaëte, le 8 janvier 1680; mort le l^"" septembre 176Zi ; selon 
le Domenki, et d'après son portrait, dessin du Cabinet Crozat. 
Mariette (A. B., II, 3). Conca fut élève de François Solimène.-;!! 
vint à Rome avec son frère Giovani Conca où ils exécutèrent plu- 
sieurs ouvrages dans les églises de cette ville. Tableaux à Madrid. 
Voyez Lanzi. 

i — Le Génie des Sciences, représenté par une 
figure à mi-corps et ailée, couronnée de lauriers, 
tenant de la main droite une plume et de l'autre un 
livre. 8 p. -5 p. G lig. G. 

Vente par /?emî/ (1757)...? 

2 — Vénus Amphitrile. Elle est représentée 
debout, sur le bord de la mer ; à ses pieds est une de 
ses nymphes ({ni lui présente les perles que deux 
Amours rassemblent et paraissent retirer des coquil- 

la,aes. 

Vente Billy (178/i), /lOO liv. 



— 470 — 

3 — Eliezer et Rebecca. Figures de proportioa 
de grandeur naturelle, et vues à mi-corps. 69-73. 

Vente V. de V. (1788), 531 fr. 

4 — Angélique et Médor. 

Vente Calonne, à Londres (179Zi), 27 guinées. 

5 — Apparition de la Vierge et de l'Enfant Jésus, 
entourés d'anges, à un saint Religieux en prière. 

Vente par Paillet et Gérard, pour M. Aguado (1840), 601 fr. ; — 
Marcus Lynch (18/i7), 111 fr. 

DESSINS. 

6 — La Sainte Vierge, tenant devant elle TEnfant 
Jésus, à qui saint François baise les pieds. Sujet pi- 
quant fait au bistre. — Autre Sujet de Vierge, cin- 
tré du haut, à la plume, lavé d'encre. 

Vente Mariette, Zi5 liv. les deux. 

GONGISTET, GOIGNET ou GOGNET 

dit ]e Vieux (Gilles de) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Anvers, vers IbUO ; mort dans la même ville le 17 décembre 
1599. Son tombeau est dans Téglise Saint-Jacques. Cet artiste visita 
ritalie et y peignit à fresque, à Thuile et en détrempe. Il était de 
l'Académie de Saint-Luc. Voyez Carie Mander et îe livret du musée 
d'Anvers, qui décrit deux tableaux signés Gillis Congnet. 

GONINGK (David de) 

PEINTRE. 

Né à Anvers, en 1636; mort à Home, en 1687 ; élève de Jean Ftt. 



— 471 — 

Se rapproche de son maître pour la touche et le coloris. Waagcn, 
Manuel rie la Peinture (II, 281). Chasse à l'Ours et Chasse aux Cerfs, 
deux tableaux, figures de grandeur naturelle, signés en toutes let- 
tres. Vente Van der Pot (1808), 72 flor. chacun; ils sont au musée 
d'Amsterdam. 



GONING: Voyez KONINGK 
GONSTABLE (John) 

PEINTRE DE PAYSAGE. 

Né le 11 juin 1776, à East Bergholt, comté de Sufîolk; mort à 
Londres, le 30 mars 1837. Une excellente biographie de Constable, 
par Leslie, a été traduite par M. Villot dans la Revue universelle des 
Arts (IV, 289). Voyez Waogen (Trésor d'Art) pour les tableaux de 
Constable qui sont dans les collections d'amateurs anglais, la Natio- 
nal Gatlery, collection Vernon (1) et Exposition de Manchester (2). 
Voyez aussi Histoire des Peintres, par Gli. Blanc. 

1 — Paysages. Vue d'après nature, aux environs 
de la ville de Londres. 

Vente de M. le comte M... (le 3 avril 1837), 600 fr. 

2 — Un grand et beau Paysage. 
Vente Couian (19 avril 1850), 1,J50 fr. 

3 — Un Tableau bien connu sous le nom de 
Glèbe Farm. 

Vente anonyme, à Londres, en 1863, 49,500 fr. (3). 

(1) Un tableau, le Champ de Blé, a été gravé en manière noire 
par Lucas. ' 

(2) Il y avait six tableaux et une aquarelle de Constable à cette ex- 
position. 

(3) Celte vente est rapportée dans la Chronique des Arts, année 
1863, n" 33. 



_ 472 — 

4 — Paysage. 
Vente J. Siranison, de Liverpool (juin 1867), 215 liv. slerl. 

— Un Paysage : Effet d'Orage. 
Vente par Petit (13 février 1856)...? 

— A l'Exposition, à Paris, en 1824, figuraient 
deux tableanx de Constable, représentant la Vue de 
Hampstead-Heath, et la Charrette à foin traversant 
un gué. 

CONSTANTIN (Jean-Antoine) 

PEINTRE, DESSINATEUR ET GRAVEUR A l'eAU-FORTE. 

Né à Bonneverne, près Marseille, en 1756; mort, professeur, à Aix, 
le 9 janvier iShà- Il a exposé de 1817 à 1827, el fut nommé cheva- 
lier de la Légion d'honneur, en 1833. Voyez sa vie et ses œuvres, 
par Adolphe Meyer. Marseille, 1860, in-Zi'^ de 35 pages, tiré à 
75 exemplaires. Les ouvrages de Constantin sont au musée d'Avignon 
et à l'Exposition de Marseille, en 1861. Voyez la Gazette des Beaux- 
Arts (II, 550). Paysage où se remarque une Charrette, dessin lavé à 
l'encre de Chine. Vente Devoix (1822), 12 fr. 50 cent. — Paysages 
avec ruines et Cascades, deux beaux dessins à la plume, au bistre, 
mêlé d'encre de Chine. Vente M. C. D. (6 avril 1847), oh fr. — 
Constantin a gravé des paysages à l'eau-forle que décrit M. de Bau- 
dicour (II, 305). 

GOOKE (Edward-William) 

peintre de genre, de paysage (i) ET DE MARINE. 

Né en Angleterre, résidant h Rome. A des tableaux aux Expositions 
universelles de 1855 et 1867, et dans la collection Vernon. 



(1) Il y a encore un peinlro anglais, H. Cook. qui a exposé (le<î 
aqnarollos à Manchester, on 1857. 



— 473 — 

1 — Intérieur du Moulin de Rembrandt. 36-68. 
Bois. 

Vente de Guillaume II, roi de Hollande (1850), 210 flor. 

2 — Le Rocher d'Alicante. 

Vente à Londres (1863), 5,875 fr. (1). 

3 — Le Quai des Esclavons, à Venise. 

Vente Knowles de Manchester (Londres, 1865), 380 guinées. 

DESSIN. 

4 — Une Scène vénitienne. Aquarelle. 
Vente à Londres, 2,000 fr. 

GOOPER (Samuel) 

PEINTRE DE PORTRAITS EN MINIATURE. 

« 

Les portraits de Lucy Barlow, maîtresse de Charles 11; de lady 
Heydon, de lord Digby, du poète Valler; ces quatre portraits, vente 
H. Walpole, à Slraweberry-riill, en 18/i2 (2); — le portrait d'Olivier 
Cromwell, vente Wooburn, 185Zj, 26 liv. 5 sh. ; — Richard Cromwell, 
miniature avec la date ds 16Zi9, vente Noortwick (1859), 2,080 fr., et 
le docteur Bâte, même vente, 800 fr.; — Samuel Pepys, vente Wel- 
lesley, 11 liv. 11 sch. — Plusieurs autres miniatures de Samuel 
Gopper, appartenant au duc de Porlland et au duc de Devonshire ont 
été exposées à Manchester, en 1 857, 



(1) Dans cette vente, composée exclusivement de tableaux anglais, 
il y avait 90 peintures à riiiiile et ZiO aquarelles de M. E. W. Cooke, 
dont la vente a produit 132,500 fr. (Chronique des Arts, 1863, 
n° 36). 

(2) l\ y avait 10 portraits en miniature, par S. Coopor, dans celte 
collection. 



— 474 — 
GOOPER (T. -Sydney) 

PEINTRE DE PAYSAGE ET d' ANIMAUX (1). 

Né en Angleterre, résidant à Londres. A exposé à Manchester, en 
1857. Tableaux dans la collection Vernon. 

i — La Moisson. 

Vente à Londres, en 1863, 7,625 fr. 

2 — Des Vaches. 

Vente John Knowles de Manchester (1865), 380 guinées. 

3 — Paysage avec Vaches. Ce tableau est une des 
meilleurs peintures du maître. 

Vente John Whittuker (Londres, 1865), Zi52 guinées. 

4 — Un Groupe de Vaches près d'un ruisseau. 

Vente A.-H. Campbell, membre du parlement (juin 1867), 96 liv. 
sterl. 

5 — Un Groupe d'Animaux. 
Même vente, a26 liv. 

DESSINS. 

6 — Une Vache et des Brebis dans une prairie. 
Aquarelle. 

Vente ù Londres (mars 1863), 1,675 fr. 

7 — Brebis. Effet d'Hiver. 
Même vente, 1,550 fr. 



(1) Deux autres peintres de ce nom ont exposé, à Paris, en 1855 
(Exposition universelle). 



— 475 — 

8 — Un Troupeau de Moutons. Aquarelle. 
Vente à Londres (9 mai 1866), 111 guinées. 

— Cooper a aussi dessiné sur pierre une suite de 
26 planches, paysages et animaux, in-fol. (vente 
Berlin, 48 fr.). Voyez Waagen (Trésor d'Art) pour 
les tableaux de Sydney Cooper, qui sont dans les 
collections anglaises. Il cite un tableau de ce maître 
dans le goût de Guyp, qui était chez lord North- 
wick. 

COORTE (Henri) 

PEINTRE DE PAYSAGE ET DE VUES DE VILLES. 

Florissait à Anvers, à la fin du xviii* siècle. N'est pas cité par Siret, 

1 — Une Vue des environs d'une Abbaye de Gor- 
cooni. Le site est des plus pittoresques et bordé tout 
autour des eaux d'une rivière, sur laquelle on aper- 
çoit quelques bateaux de pêcheurs. Dans le fond, une 
prairie, des vaches et un village. Ce tableau est un 
ouvrage parfait et achevé de cet artiste, surnommé 
le Van der Heyden moderne. 13-18. B. 

Vente par A. Paillet (1777), Zi50 liv. 

2 — Vue d'un Canal de la Hollande, dont les eaux 
bordent un quai de village; plusieurs maisons en 
briques sont ombragées d'arbres et se joignent à une 
tourelle, sorte de prison de ville. On aperçoit le long 
d'une muraille un chariot qui s'achemine vers le 
village. Ce tableau rappelle Van der Heyden. 

Vente Lucien Bonaparte (18Z|0), 172 fr. 



— 476 — 
GOPLEY (John-Singleton) 

PEINTRE. 

Né à Boston, en 1737; mort, en 1815, membre de l'Académie 
royale de London. Tableau exposé à Manchester. 

j — La Mort de lord Chatam. Composition de 
55 tlgures; toutes sont des portraits. Ce tableau a 
été gravé par Bartolozzi, en i 782 ; il a été donné par 
le comte de Liverpool, à la National Gallery ; il avait 
figuré à la Biitish Exposition avec un autre tableau 
de Copley. La même galerie possède la mort du ma- 
jor Pierson, à l'attaque de l'île de Gersey. Ce ta- 
bleau de Copley a été gravé par E. Heath; il a été 
exposé à Manchester. 

COPLEY VAN DYKE FIELDING 

PEINTRE DE PAYSAGE ET d'aNIMAUX. 

Né en Angleterre. A exposé 21 aquarelles à Manchester, en 1857. 

1 — Paysage. Les iVlontagnes du Cumberland. 

Vente à Londres, 25 liv. 13 sh. * 

2 — Un Lac d'Ecosse; effet de brouillard. 
Vente h Londres, en mars 1863, 2,625 fr. 

3 — Les Approches de la Tempête. 

M^me vente, 3,750 fr. 



— 477 — 

4 — Suxex et ses Dunes, avec le Château d'Arun- 
dell dans le lointain. Aquarelle. 

Vente Vheclery en 186/i (1), 860 liv. slerl. 

5 — Dunstaffnage, près d'Oban. Aquarelle. 

Vente à Londres (9 mai 1866), 225 gainées. 

COQUES. Voyez GONZAL.ÈS 

GORDEGLIAGHI dit LE GORDELLA (2) 

(Andréa ou Giovanni) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Fiorissait à Venise vers 1517 ; élève de Jean Bellin. Le mariage 
de sainte Catherine au musée de Berlin. Un même sujet, avec la 
date de 150/i, dans la collection de sir Ch. Eastlake. Voyez Vasari, 
Lanzi, Morelli et Siret. 

GORDIAGGI (Vincent) 

PEINTRE d'histoire. 

Cet artiste espagnol n'est cité, ni par QuiUiet, ni par Siret^ et le 
musée de Madrid ne possède pas de ses tableaux. 



1 — Décollation de saint Jean-Baptiste. Ce ta- 
sau est cité dans l'ouvi^age de Jea 

Vente du comte de La Forest (1822), 50 fr. 



bleau est cité dans l'ouvrage de Jean Bermudez. 



(1) Cette vente d'aquarelles anglaises a produit 10,000 liv. sterl. 
(250,000 fr.). 

(2) Ainsi nommé par le Boschini, auteur de la Description des 
Peintures de Venise. 

Il (tab.) . 31 



— 478 - 
GORENZIO (le Chevalier Bellisario) 

PEINTRE d'histoire. 

Né vers Tannée 1588, mort en 16Zi3. Grec de nation, après avoir 
étudié cinq ans ciiez le Tintoret, dont il fut un imitateur, il se fixa 
à Naples. Corenzio peignit plusieurs tableaux dans les églises de 
Naples où il eut la sépulture, à la Chartreuse et dans la chapelle de 
Saint-Janvier que le Dominici vante beaucoup. Deux dessins (1), les 
Noces de Gana, composition savante de forme ronde, faite à la plume, 
lavée d'encre de Chine et rehaussée de blanc; et le Pèie Éternel sur 
des Nuages, au bistre et rehaussé. Vente Mariette, 60 fr. les deux. 
Voyez Lanzi. 

CORNEILLE (Claude) 

PEINTRE DE PORTRAIT. 

Né à Lyon. A fait une quantité de portraits sous les règnes de Fran- 
çois I"", Henri II et Charles IX {Félibien, III, 118). L'analogie de ces 
portraits avec ceux de Janet les a fait presque tous attribuer à ce 
dernier. Brantôme (Vie des Dames illustres. Paris, 1823) cite un ta- 
bleau où Corneille avait peint Catherine de Médicis avec ses deux 
niles, et dit que celte reine prit grand plaisir à regarder cette pein- 
ture, un jour qu'étant à Lyon, elle alla voir, chez Corneille, les por- 
traits de tous les grands seigneurs et dames de la cour, dont il avait 
une chambre remplie. M. Léon de La Borde qui rapporte cet article 
([\enaissance des Arts, etc., I, 76) croit que cette visite a eu lieu en 
1570. Il cite encore (p. lZi5) quatre portraits de ce même artiste, 
marqués de deux CG enlacés, qui sont dans la collection du duc de 
Sulherland (2). Corneille a gravé sur cuivre et sur bois. Voyez Bartsch 
(IX, lik): Robert-Duniesnil (VI, 7) et Passavant (VI, 263. Le musée 
du Louvre, celui de Versailles et plusieurs amateurs, à Paris, pos- 
sèdent des portraits de Corneille, qui sont attribués à Janet ou à 
son école. Le portrait d'Anne de Montmorency, connétable, et celui 
d'une dame de la cour de Henri II. Vente par Durand- Duclos (20 dé- 
cembre 1820). 

(1) Le livret du musée du Louvre cite trois dessins de Corenzio. 

(2) Ces portraits viennent de la collection de M. Lenoir, ancien 
Conservateur du musée des Monuments français; cette collection de 
portraits avait été achetée par M. Colnaghi, de Londres. 



— 479 — 

CORNEILLE AÎNÉ dit DES GOBELINS 

(Michel-Ange) 

PEINTRE d'histoire ET GRAVEUR. 

Né à Paris, en 16Z|2; mort aux Gobelins, le 16 août 1708; fils aîné 
de Michel Corneille (1) et son élève. Il remporta le prix de pein- 
ture et fut nommé pensionnaire du roi, à Rome, et reçu académicien, 
en 1663. Il a exposé de 1669 k 170Zi (Voyez le Cabinet de l'Amateur, 
III, iliO). Il travailla pour le roi, et l'on voit beaucoup de ses tableaux 
à Versailles, Meudon, Fontainebleau, Chantilly, et dans les églises 
de Paris, la chapelle de Saint-Grégoire, aux Invalides (gravé par 
N. Cochin), et un tableau représentant la Vocation de saint Pierre et 
saint André, pour le mai des Orfèvres, à Notre-Dame (2). Il copia, 
en grisailles,, le plafond peint par Mignard, au Val-de-Grâce (3). Il 
mesura, par ordre du roi, les plus belles statues pour en connaître 
les proportions, et il fit une étude particulière de l'anatomie II co- 
pia dans sa jeunesse une partie des dessins de la collection Jabach {k) 
et en grava une partie {Robert- Dumesnil, VI, 285). Ses tableaux sont 
à Paris, à Tours, à Rennes, à Saint-Pétersbourg (5), etc. Ils ont été 
gravés par Jean Audran, Jean Mariette, Sarrabat, Simoneau, Tar- 
dieu, etc. Voyez Heinecken pour son œuvre gravé, et la Notice du 
livret du Louvre. 



(1) Michel Corneille père, né à Orléans, en 1601; mort le 
13 juin 166/i ; élève de Vouet, dont il épousa la nièce, il a peint 
dans la manière de son maître. Il fut un des douze anciens de l'Aca- 
démie, dont il fut recteur. Il fit deux tableaux pour les Mai de Notre- 
Dame, en 1658 et 1667, et un Sujet allégorique au grand Condé dans 
la galerie de Chantilly. Il fit des dessins pour des tapisseries; 7/i des- 
sins de Michel Corneille sont décrits dans le catalogue Paignon-Di- 
j on val. 

(2) C'est sur l'esquisse de ce tableau qu'il fut reçu à l'Académie, 
et sur le sujet de TApparilion de Jésus à saint Pierre ; ce tableau est 
au musée de Rennes. 

(3) Mignard, pour lequel avait été peint ce plafond, en fit don à 
l'Académie. 

{k) Ces dessins sont au musée du Louvre, qui en possède 375 de 
Michel Corneille. 

(5) Trois tableaux provenant de. la galerie du comte de Briilh. 
Voyez Dussieux, 



— 480 — 
i — Énée sacrifiant aux mânes d'Anchise. 
A ente du cardinal Fesch^ 53 écus romains. 

DESSINS. 

2 — Sainte Famille, à la plume, lavé au bistre et 
rehaussé de blanc. C'est le dessin du tableau que 
l'on voit dans une des cbapelles du château de Fon- 
tainebleau. 

Vente JuUienne (1767), 2li liv. 

3 — Junon implorant le secours d'Éole. Grand 
dessin colorié et peint à la gomme, sur papier. 

Vente Mariette, 200 liv. (1). 

4 — Un Bain de Nymphes. Composition de plus 
de 20 ligures. Dessin à la sanguine, d'après l'Al- 
bane. 

Vente Mariette, 100 liv. 

CORNEILLE dit LE JEUNE (Jean-Baptiste) 

PEINTRE d'histoire ET GRAVEUR. 

Né à Paris, en 16Zi6 ; mort dans la même ville, le 12 avril 1695 ; 
élève de son père et frère de Michel Corneille. Il remporta le premier 
grand prix concurremment avec Verdier. Le sujet était Hercule pu- 
nissant Busirus (ce tableau est au musée du Louvre; il est gravé par 
Jean Mariette). Il reçut à Rome les conseils d'Errard qui y était di-. 
recteur. J.-B. Corneille a peint des tableaux pour les églises de 
Paris et un Mai offert à Notre-Dame de Paris, en 1679, représentant 

(1) Il y avait 70 dessins de Michel Corneille dans la vente Mariette, 
dont un livre d'études de têtes, dont quelques-unes faites au pastel. 
La bibliothèque do la ville de Montpellier possède un recueil de des- 
sins au crayon rouge, d'après les peintures de la galerie de l'hôtel 
Brelonvillers. 



— 481 — 

saint Pierre délivré de Prison, et l'Apparition de Noire-Seigneur à 
sainte Thérèse et à saint Jean de la Croix, tableau qui 'décorait le 
maître-autel de l'église des Carmes déchaussés de la même ville. Il 
y a une Résurrection du Lazare au musée de Rouen. J.-B. Corneille 
faisait pour Jabach des copies des tableaux et dessins de son Cabi- 
net, et il en a gravé une partie. (Voyez Robert-Dumesnil, VI, p. 320.) 
Il eut pour élève Gillot et Jean Mariette père, dont il avait épousé 
la sœur. Voyez la notice dans le livret du musée du Louvre. 

1 — La Résiin^ection de Notre-Seigneur. 17-22. 
Vente du prince deConti, 182 liv. 

2 — Saint Pierre délivré de piisoii. Composition 
d'environ 15 figures. Ce tableau est le petit du grand 
qui est à l'abbaye Saint-Gernuiin. 40-38. 

Vente par Paillet (17 mars 1789), 190 fr. 

DESSINS. 

3 — Le Buste de Louis XiV couronné par la Vic- 
toire. Dessin à la pierre noire. 11 a été gravé par 
Edelinck et Mariette pour mettre en tête du Diction- 
naire de Moreri. 

Vente Mariette, 29 liv. 19 s. (1). 

4 — Grand Dessin à la sanguine d'un plafond du 
chiteau des Tuileries, peint par Corneille. Cette 
peinture a été détruite sous l'Empire. 

Vente Bertin (185Zi), 50 fr. 



(1) Mariette (A. B., U, 6) dit que la plupart des tableaux de J.-B. 
Corneille ont péri, et qu'il ne reste de lui que des dessins qui mon- 
trent une grande science, mais qui pèchent par la pesanteur. 



— 482 — 

eORNELISSEN ou CORNEILLE 
DE HARLEM 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Harlem, en 1562; mort en 1638; élève de Pierre Aertsen, 
de François Porbus et de Gilles Goignet (1). Il a exécuté pour sa 
ville natale un grand tableau, représentant des portraits pour la 
Gilde des Arbaletiers {Waagen, Histoire de l'Art en Allemagne, 
n, lZi8). On voit encore de ses tableaux aux musées de Berlin 
(Belhsabé au Bain, 1617, regardé comme son chef-d'œuvre), de 
Dresde, La Haye, Amsterdam, Vienne, Copenhague, et à ceux de 
Gaen et de Toulouse. Son portrait a été gravé par Hondius, en 1581, 
et aussi peint par Van Dyck, et gravé dans l'tconographie, par 
Vorsterman. Voyez Ca?'le Mander, Houhraken, Siret, Histoire des 
Peiiitres de Ch. Blanc et G. Hoet, pour les tableaux de ce maître 
vendus en Hollande, de 1636 à 1770. 

1 — Les trois Parques. Signé du monogramme du 
maître et la date de 1618. 30-41. B. 

Vente du cardmal Fesch (2), Z|8 écus romains. 

2 — La Fortune. 
Vente VaUardi (1857), /|20 fr. 

GORNELISZ dit OOSTSANEN 

(Jacques ou Jacob) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Ce peintre travaillait, de 1519 à 152Zi, à Amsterdam, où il était 
encore conseiller de cette ville en 15/i7, et où il mourut dans ud 
âge avancé. Jean Schoorl, son élève, a peint quelquefois le paysage 

(1) Ce maître a ét-é reçu de la coufrérie de Saint-Luc, à Anvers, en 
1561; il visita l'Italie, habita Amsterdam, et mourut à flambourg. 
Il y a deux tableaux de lui à Anvers, tous deux signés GWis Con- 
fjnet. Voyez Sirel. 

(2) Il y avait Irois [al)lcaux de C.ornelissen ihins celle Nonle. 



— 483 — 

dans ses tableaux, dont C. Mander t'ait le plus grand éloge. Il y a 
des portraits de Cornelisz à Londres, à Berlin, et une Judith au mu- 
sée de La Haye. Ce tableau a été attribué à Lucas de Leyde, quoique 
marqué du chiffre de Cornelisz. Renouvier (Types, graveurs en bois, 
p. i/i9) dit qu'on est amené à lui donner, au moins pour le dessin, 
les gravures en bois^ marquées du même chiffre et des dates 1510 
à 1521; ces gravures sont mises ordinairement sur le compte de /an 
W aller van Assen. Cornelisz eut un fils (1). 

1 — La Glorification de la Vierge. Tableau sui 
bois. 

Vente Evans Lombe (1863), 605 fr. 



CORNELIUS (Pierre de) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Dusseldortf, en 1787; mort en 1867; il était directeur de 
TAcadémie de Munich. Il a peint à fresque à Uome, à Berlin, à Mu- 
nich et Dusseldorff. il avait des cartons à l'Exposition universelle de 
1855, et on voit à l'Institut de Francfort une esquisse originale de sa 
fameuse fresque du Jugement dernier qui est à Munich; et des des- 
sins pour le Faust de Goethe. Voyez, pour les œuvres de Cornélius 
et les gravures qni en ont été faites, l'ouvrage du comte Raczynski 
(Histoire de l'Art moderne en Allemagne. Pans, 1836, 3 vol. grand 
in-Zi°, fig. (2), et Revue universelle des Arts (II, 306; IV, 663) ; la 
Gazette (fes Beaux-Arts, tome III, et dans l'Illustration de 1863, 
nos 1050, 52 et 53, et en 1867, n" 1256 (le Portrait de Cornélius), 
les Artistes modernes en Allemagne. 

(1) Thierry Cornelisz, peintre de portrait. Il y en a un au mu- 
sée du Belvédère, à Vienne, sous le nom d'Ostsanen ; il est daté de 
1529. 

(2) On trouve cité dans cet ouvrage tous les artistes, élèves de 
P. de Cornélius, et leurs principales productions. Goldsmidt, l'un 
d'eux, mort à Fontainebleau, en 1866, âgé de 66 ans, avait exposé 
de 1836 à 1857 ; il était chevalier de la Légion d'honneur. Deux ta- 
bleaux, Roméo et Juliette, et un Effet de Nuit, ont été acquis par le 
Ministère d'État. Goldsmidt était aussi astronome, et, en neuf ans, 
a découvert 16 planètes. 



— 484 — 
. GORNIA (Antonia délia) 

PEINTRE d'histoire. 

'Mariette (A. B., Il, 11) rapporte, d'après le livre Teorica delta 
Pittura da Anf" Franchi, p. 59 (1), que ce peintre a fait une copie 
du Saint Jean de Raphaël tellement trompeuse, que les plus grands 
peintres de Rome y furent trompés. 

CORNU (Sebastien-Melchior) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Lyon ; élève de Richard Bonnefond et de Ingres. A exposé 
aux divers salons depuis 1838, a obtenu la médaille de 1'* classe, en 
18/i5 , et a été nommé chevalier de la Légion d'honneur. Il a exposé, 
en 1855 (Exposition universelle), des peintures sur faïence émaillée, 
exécutées pour l'église de Saint-Leu-Taverny. Il a peint à fresque 
dans diverses églises de Paris, et a décoré la chapelle du palais de 
l'Elysée et la maison de Pompéï, rue Montaigne; il a des tableaux 
aux musées de Grenoble et de Valenciennes, et un dans l'église du 
Puy en Velay. Cet artiste a eu la mission de rapporter en France 
le musée Gampana. Voyez la Gazette des Beaux-Arts (XIX^ volume). 
Un tableau, le Rédempteur, vente pour la Caisse des Artistes (1867), 
285 fr. 

COROT (Jean-Baptiste- Camille) 
peintre de paysage. 

Ce maître, qui a aussi gravé à Teau-forte, est né à Paris en 1796, 
et est élève de Victor Bertin. Il a exposé aux divers salons depuis 
1827; a obtenu une médaille de l""*" classe en 18Zi8 et 1855; a été 
nommé chevalier de la Légion d'honneur en 18Zi6, officier en 1867 ; 



(1) Il nous semble qu'il y a ici confusion dans le nom de deux 
peintres. Cet article de Mariette nous semblerait plutôt s'appliquer 
à Fabio de la Cornia, de Pérouse, né en IGOO, mort en 16/i3, qu'à 
y\NT. DELLA CORNiA, de Cicmone, travaillant, en 1/478, dans la ma- 
nière (lu Manlègne dont il était élève. Voyez Zaisl et Latizi. 



— 485 — 

a exposé six tableaux aux Expositions universelles de 1855, et sept 
en 1867. Il s'en trouve dans les musées de provinces, Avignon, Tou- 
louse et autres. Un grand nombre de tableaux de Corot ont passé 
dans les ventes faites par Petit, expert, de 1852 à nos jours. Cet ar- 
tiste a fait faire, en 1858^, une vente aux enchères de 38 de ses ta- 
bleaux; elle a produit 1/4,233 fr. ; le prix le plus élevé a été de 
1,390 fr. pour un tableau représentant un Soleil levant. Voyez une 
Notice par Paul Mantz, orné du portrait de Corot, et quatre planches 
gravées d'après ses tableaux (Gazette des Beaux-Arts, II" vol,) et une 
critique du Salon de 18/i9 (Tribune des Artistes, P"* vol., n° 5). 

1 — Vue d'Italie. Soleil levant, 63-100 cent. 

Vente du duc d'Orléans (1853), 2,200 fr. 

2 — L'Ile de Gapri. 54-80 cent. 
Même vente, 700 fr. 

3 — Effet de Matin. 54-82 cent. 
Vente T..., de Bruxelles (9 février 1856), 805 fr. 

4 — Le Soir. Paysage d'Italie. 41-60. - 
Vente Ch. Bardon (1861), 505 fr. 

6 — Le Pêcheur. Effet du soir. 38-60. 

Vente L... (Lamberti, 1865), 980 fr. 

7 — Les Heures du Jour. 140-70 cent. 

Vente Decamps (23 janvier 1865), 2,510 fr., en quatre lots. 

8 — Pont de Gray. 
Vente par Petit (23 avril 1866), 520 fr. 

9 __ La Solitude. Salon de 1866. 

Acheté par l'Empereur des Français. 

10 — Le Concert. 

Vente pour la Caisse de l'Association des Artistes (1867), 1,850 fr. 



~ 486 — 



I 



Il — Paysage italien; effet du matin. Des pay- 
sans dansent au bord d'un lac. 48-65 cent. 
Vente de M. A. Gros (1865), 1,/|00 fr. 



GORRADO (Hyacinthe) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Molfeta, en 1690 ; mort à Naples» en 1765 ; élève de SoLIMÈ^E 
et de Conca; étudia à Rome; il fut peintre du roi d'Espagne Ferdi- 
nand VI; peignit à fresque les voûtes du Palais-Royal de Madrid. Le 
musée de Madrid possède 16 tableaux de Corrado. Voyez Siret. 

1 — Un Berger assis se retourne pour voir une 

jeune fille qui se cache dans les roseaux. Sujet tiré 

de la troisième Églogue de Virgile. 30-39. 

Ventes Robit (1801), 6li0 fr. (1); — par Pérignon (2/i avril 1820), 
380 fr. 

2 — Hercule filant aux pieds d'Omphale, et Co- 
riolan fléchi par les prières de sa mère. Deux ta- 
bleaux. 

Vente Lenoir-Dubreuil (1821), ZiOO fr. 



GORREA (Diego) 
peintre d'histoire. 

On ignore la date de la naissance et de la mort de Correa ; mais on 
connaît de lui les tableaux qu'il a peints au grand cloître de Saint- 
Martin Val-de-Iglisia, et dont les figures sont de grandeur naturelle ; 
ils sont signés D. Correa fecit, 1550. Tableaux à Madrid et à Dresde. 
Voyez Quilliet et Siret. 



(1) Dans cette vente, on donne à Goriado le prénom de Charles, 
el dans la suivante celui d'Ollavio. 



— 487 — 

1 — Portement de Croix. Composition de 15 fi- 
gures. 105-162 cent» 

Vente Aguado (18Zi3), 205 fr. 

2 — Saint Jean-Baptiste et saint Sébastien. — 
Sainte Lucie et sainte Catherine. Deux tableaux sur 
bois. 

Vente de la Galerie Espagnole (1853), ÛO liv. sterl. (1). 

GORRÈGE (Antoine ALLEGRI dit LE) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Gorregio (Modenois), en iti^li ; mort dans la même ville, le 
5 mars 1534; on le dit élève de son oncle Laurent Allegri et d' An- 
toine Bartolotti. C'est à Parme où sont rassemblés les chefs- 
d'œuvre de ce maître célèbre ; les fresques des deux coupoles de la 
cathédrale et deTégUse Saint-Jean (2), le fameux tableau, dit le Saint 
Jérôme du Corrége (3), le Martyre de sainte Placide (li) et de sainte 

(1) Il y avait cinq tableaux de Correa dans cette vente; ils avaient 
été payés 1,500 fr. 

(2) Clément Ruta, auteur de la description des peintures de Parme, 
prétend que le Corrége n'avait que 26 ans lorsqu'il commença les 
peintures du dôme de Parme et qu'il en avait 32 lorsqu'il exécuta 
celle de Saint-Jean. La première a été gravée par Badalocchio et Jean- 
Baptiste Vanni, en 16/i2, et de nos jours, par Toschi et ses élèves. 

(3) Ce chef-d'œuvre eut l'honneur inouï de faire le sujet d'un ar- 
ticle dans le traité fait entre le général Bonaparte et le prince de 
Parme. Ce prince ressentait si vivement la privation de ce tableau 
qu'il offrit au général un million en compensation, s'il voulait le lui 
laisser. Ce tableau a été plusieurs fois copié; il y en a une copie dans 
la galerie de Stafford. Les meilleures gravures qui aient été faites de 
ce tableau sont celles d'Augustin Carrache, de Bartolozzi, Strange et 
Gandolphi, et une eau-forte très-rare, par un anonyme, tellement 
dans le caractère du maître, qu'on pourrait l'attribuer au Corrége, 
s'il fût connu qu'il ait gravé. — Une esquisse faite d'après ce ta- 
bleau était attribuée au Corrége; dans la collection Sebasliani, en 
J851, elle a été vendue 1,000 fr. 

[h] Ce tableau était dans l'église de Saint-Jean, à Parme, ainsi 



— 488 — 

Flavie. Voyez pour la réunion de tous les tableaux du Corrége, qui 
sont à Parme, l'ouvrage publié par Bodoni, célèbre imprimeur (1). 
La galerie de Dresde possède aussi neuf tableaux du Corrége, parmi 
lesquels se remarque une Nativité, dite la Nuit du Corrége et une 
Magdeleine (2). Il y a encore des tableaux de ce maître dans les mu- 
sées de Florence^ Rome (voyez les Musées d'Italie, par Avice], 
Vienne, Madrid, Berlin, Londres, Saint-Pétersbourg et Paris (3). Les 
biographes du Corrége sont nombreux; les principaux sont VasarU 
Lanzi, Tiraboschi, Ratti, Mengs, P. Affo, le Père Pungileoni, Brown, 
Ch. L. Eastlake, d'Argenville, Ch. Blanc (Histoire des Peintres), 
Théophile Gautier (l'Artiste, n» de février 1865), etc. Pour son 
œuvre gravé, voyez Heinecken, les catalogues Brandes, Winckler, 
Birckenstock. Paignon-Dijonval et Landon (Vie des Peintres). 

qu'un représentant Jésus mort au pied de la Croix (gravé par Rosas- 
pina). Ces deux tableaux avaient fait partie de nos conquêtes. On 
trouve la liste des tableaux en provenant dans l'ouvrage de Milizia : 
De l'Art de voir dans les Beaux- Arts. Traduction française. Paris, 
l'an VI de la République. In-8«. 

(1) Le più insigne pilture Parmensi indicate agli Amatori délie 
belle Arti. Parma, Bodoniana, 1809, 1 vol. in-^o, avec planches gra- 
vées par Rosaspina. Description en italien et en français. 

(2) Cinq de ces tableaux faisaient partie des cent vendus par Fran- 
çois d'Esté, à la cour de Dresde, pour la somme de 130,000 sequins. 
Une copie de la Magdeleine lisant se trouve dans la collection de 
lord Ward, ainsi que deux Anges, morceaux d'une fresque repré- 
sentant le Couronnement de la Vierge, qui était à San Giovanni et 
qui fut détruite dans le xviii'' siècle. 

(3) Il y a, au musée du Louvre, deux tableaux du Corrége, le Ma- 
riage de sainte Catherine, et Jupiter et Antiope (ce dernier prove- 
nant de la collection de Charles l*^'' et du banquier Jabac), et deux 
pastels, l'Homme sensuel et la Vertu victorieuse des Vices, aussi des 
collections Charles ï" et Jabac. Voyez les divers renseignements sur 
ces peintures dans le livret du musée du Louvre et le Cabinet de 
l'Amateur (IV, 377). Le tableau du Mariage de sainte Catherine a 
été estimé, sous l'Empire et la Restauration, 350,000 fr. Une répé- 
tition ou, peut-être, la copie que Vasari dit en avoir été faite par 
Cirolamo, est citée dans la collection de Charles F', et il est dit que 
ce tableau avait été donné au roi par le duc de Buckinglîam. — Un 
Christ couronné d'épines, dans le musée du Louvre, indiqué École 
du Corrége, a été attribué à son fils Pomponio (né en 1520 et mort 
après 1593). Ce tableau a été estimé, sous lEmpiro, 1,000 fr., et 
sous la Rcslauralion, 10,000 fr. 



489 



Tableaux du Corrége vendus en France. 

1 — Une petite Sainte Famille, sur cuivre. 12-9. 
Vente du prince de Carignan, 2,850 liv. 

2 — Jupiter et Léda. Gravé par Duchange, en 
1711. 56-70. 

Ventes Ch. Coypel, 16,050 liv.; -- Pasquier (1755), 21,060 liv,, à 
Mettra, pour le roi de Prusse (1). 

3 — Jupiter et lo. 51-30. 

Vente Ch. Coypel, 5,602 liv. (2). 

4 — La Liseuse, vue à mi-corps et de profil ; elle 
tient un livre à la main. Ce tableau vient de M. de la 
Châtaigneraie. 25-19. 

Vente du duc de Tallard (1756), 3,601 liv. 

5 — Une Femme nue, couchée et endormie ; elle 

est, en partie, sur une draperie, le dos appuyé sur 

des oreillers. 22-19. 

Ventes de Jullienne (1767), 2,/i00 liv.; — Vaudreuil (178Z»), 
3,000 liv.; — Le Brun (1791), 2,200 fr. 



(1) Ce tableau a appartenu à Christine de Suède et au duc Louis 
d'Orléans, qui Ta mutilé. Delyen, peintre, l'a réparé pour Coypel. 
Voyez une note sur ce tableau dans la Revue universelle dps Arts 
(IV, 510). 

(2) Ce tableau venait aussi de la galerie du Palais-Royal. C'est 
Prud'hon, dit-on, qui fut chargé par M. Denon de repeindre la tête 
qui avait été mutilée, et qui, déjà, avait été restaurée par Goleins et 
la GodetVoy (voyez Archives de l'Art, H, 218). Ce tableau et le pré- 
cédent, qui avaient fait partie de nos conquêtes, en 1806, ont été 
repris en 1815; ils sont tous deux au musée de Berlin. Un tableau, 
représentant la Nymphe lo, et, en pendant, un Ganymède, sont dans 
la galerie du Belvédère, à Vienne; ils sont gravés par Van Steen. 



— 490 — 

6 — Deux Tableaux en ovale; chacun représente 
deux enfants à mi-corps, faits comme nature. 21 p. 
6lig.-18p. 

Vente de Jullienne, 1,500 liv., à Menageot, peintre. 

7 — Sainte Catherine, demi-figure; elle est ac- 
compagnée de deux anges dont un la cou lionne. 
33-29. B. 

Vente du prince de Conti (1777), 3,750 liv.; — Boileau (1779), 
1,700 liv.; — Nogaret (1780), 2,/i00 liv.; — Erard (1832), 
8,001 fr. (1). 

8 — Portrait en buste de la mère du Corrége. Ce 
tableau, dit le Catalogue, avait été donné par 
Charles II au cardinal Mazarin. 20-15 p. 6 lig. (2). 

Vente du prince de Conti, 80Zi liv. 

9 — Deux Têtes : Sainte Agnès et sainte Cathe- 
rine. Ces deux tableaux sont gravés dans l'ouvrage 
de Le Brun (3). 

Vente Le Brun (1810), 3,301 fr., h Langlier. 

10 — Le Buste du Christ, proportion de petite 
nature. Il est représenté de face, couronné d'épines, 
avec une chevelure qui accompagne ses épaules ^t 



(1) Il y avait deux autres tableaux du Corrège dans la vente Erard. 
L'un représentant Plncrédulité de saint Thomas, retiré sans enchères 
à 10,000 fr.; l'autre, Vénus et l'Amour, vendu 5,000 fr. 

(2) Ce tableau a été errievé de dessus sa toile, et remis sur bois par 
le sieur Haquin, qui, depuis, a été attaché au musée du Louvre. 

(3) Gravé dans le Recueil publié par Le Brun, en 1809, 2 vol. in-8°. 
Il est cité aussi dans cet ouvrage un Christ mort. Ce tableau se re- 
trouve dans la collection de M. Abel, dont le catalogue a été publié 
en 182/1. 



— 491 — 

couvre une partie de son corps. Ce tableau authen- 
tique a été apporté de Rome par M. de Matignon, 
évêque de Baveux, et provient de la galerie de Mo- 
naco. 11-9. B. 
Venles Sereville (1812), 7,001 fr.; — Le Brun (ISlZi), 3,810 fr. 

\ 1 — Vierge et Enfant Jésus, dite la Vierge au 
Panier. 12-10. Gravé par Aquila, en 1691. 

Vente Lapeyrière (1825), 80.005 fr. (1). 

12 — La Vierge, l'Enfant Jésus, saint Ubalde et 
sainte Catherine (2). 

Vente du baroîi Massias (1825). Retiré à 9,000 fr. (3). 

13 — L'Éducation de l'Amour. Gravé au trait 
dans London. 

Vente du haron Massias. Racheté à 13,000 fr. 

14 — Les Chai^mes et les Satiétés de l'Amour. Ils 
sont ici personnifiés par deux enfants : la jeune Fille 



(1) Ce tableau, qui venait d'Espagne, fut acheté par M, Lapey- 
rière, sur le conseil d'Henry, expert, 2/i,000 fr. Acquis à la vente 
de cet amateur par Nieuvenhuys ; il fut revendu 96,000 fr. pour la 
National Gallery où il figure aujourd'hui. Une copie de ce tableau, 
faite du temps du Corrége, a été vendue 1,560 fr.^ chez le duc de 
Caraman (18Zi0), revendue 960 fr., chez Durand-Duclos (18/i7); une 
autre, vente Vigneron (1828), 691 fr.; —une chez le cardinal Fesch 
(vendu 80 écus romains). Il' y a une pareille composition, sous le 
nom du Corrége, dans la collection StalTort ; elle vient de la galerie 
d'Orléans, et est gravée dans les ouvrages sur ces galeries. Ce ta- 
bleau a été payé, à Londres, 1,200 guinées. 

(2) Galerie Massias. Gravé au trait et publié par Landon. PariSy 

in-8^ 

(3) Le Brun, à qui le tableau avait appartenu, en avait refusé 
ZiO,000 fr. 



— 492 — 

tenant des roses, et le jeune Garçon agitant des pa- 
vots. 82-62 cent. 

Vente du comte d'Espagnac (1866), 9,000 fr. 

Dans les ventes des collections Chaiivelin {il Q2) , 
Le Brun (1791), i^d.r Paillet (1769), Donjeux (1793), 
Denon (1826), i^ar Paillet (1827), Le Thiers^ peintre 
(1829), Chevalier D... et Madame Paiilmier (18 ), 
par George (5 février 1836,) et Sebastiani (1851), fi- . 
gu raient divers tableaux sous le nom du Corrége, 
mais qui n'étaient que des tableaux d'école ou des 
copies. Le prix le plus élevé que nous puissions no- 
ter est celui d'un tableau représentant une Danaé, 
vendu 1,700 fr., par George (5 février 1836). 

Tableaux du Corrége vendus à l'Etranger. 

14 — Dix Tableaux du Corrége dans l'ancienne 
galerie d'Orléans (1), passés à Londres lors de la Ré- 
volution. La vente de ces dix tableaux a produit 
3,550 guinées. La Vierge au Panier, 1,200 guinées, 
au duc de Brigwater (2). — Danaé, 650 guinées (3). 
— L'Éducation de l'Amour, 350 guinées à M. Wil- 



(1) lis sont gravés dans l'ouvrage la Galerie du Palais-Royal, par 
Couché, et plusieurs dans la Galerie de Stafford. 

(2) C'est la même composition que celle de la vente Lapeyrière. 

(3) Revendu à la vente de M. Hope, 250 guinées. Ce tableau a 
passé dans les mains d'Emerson qui le vendit à Bonnemaison, et, à 
la vente de ce dernier, en 1827, acquis 30,000 fr. jiar Zeloni, et ac- 
tuellement à Brigwater House. Voyez la note d'Henri sur ce tableau 
dans lo catalogue Bonnemaison. 



— 493 — 

let (i). — Noli me ïaiigere, 400 guinées, à M. R. 
Udney, — Duc de Valentinois , 500 guinées, à 
M. Hope. — Les Mulets, 80 guinées (2). Plusieurs 
des tableaux que nous venons de citer ont figuré à 
l'Exposition de Manchester, en 1857. 



(1) Ce tableau passa dans la collection de M. Erard, et fut vendu 
10,000 fr. à la vente de celle colleclion, en 1832. Ce lableau avait 
orné les palais de Prague, de Slockholm, le Cabinet particulier de la 
reine Christine, à Rome, d'où il passa dans le palais du duc de Brac- 
ciano, et ensuite dans la galerie du Palais-Royal. — Un tableau de 
la même composition, et celui de l'Ecce Homo, tous deux du Cor- 
rège, ont été payés 11,500 liv. sterl. au marquis de Londonderry, 
Le premier vient de la collection de Charles l«% el a été vendu 
800 liv. sterl. au duc d'Albc. En 1808, il était dans la collection du 
prince de la Paix; il a été gravé par Arnold de Jode, en 1686; celui 
de l'Ecce Homo a été gravé par Augustin Carrache; il ornait le palais 
Colonna, à Rome. 

Une troisième répétition ou copie, de 62-37, esl citée dans le ca- 
talogue des tableaux du Cabinet de Sans-Souci, en 1771, avec trois 
autres tableaux attribués au Corrège; de ce nombre est l'Amour 
taillant son arc, dont un pareil tableau se trouvait dans la galerie du 
Palais-Royal, attribué au Parmesan, et un dans la galerie du Belvé- 
dère, à Vienne, où il est, sous le nom du Coriége, gravé par Van 
Steen. 

Au sujet du tableau de l'Éducation de l'Amour, on lit dans la tra- 
duction française du livret de la National Gallery : « On dit que ce 
« tableau est magnifique; nous sommes d'avis que non... Néan- 
« moins, dans l'opinion de quelques gens, il est bon, parce qu'au- 
« trefois il appartenait au roi Charles P% qui fut trompé dans ce ta- 
« bleau comme en beaucoup de choses plus importantes. » 1\1. Viar- 
dot (les Musées d'Europe) cite ces deux tableaux ; il doute de 
l'Ecce Homo, mais trouve admirable celui de l'Éducation de l'A- 
mour : de ce tableau, il y avait une copie attribuée à Annibal Car- 
rache dans la collection Collot, en 1855. 

(2) Ce tableau, dont une tradition dit être une enseigne peinte par 
le Corrége pour payer quelques dettes qu'il avait contractées, ap- 
partient au duc de Sutherland. Waagen doute que ce tableau soit 
du Corrége. 

n (tab.) . 32 



— 494 — 

15 — Vierge et Enfant Jésus. Tableau gravé par 
CuneûfO. 

o 
Vente Ottley (1801), 290 guinées. ' 

\6 — Deux Têtes d'Anges, provenant de la collec- 
tion Angerstein, qui les avait payés 100 liv. sterl. 
chaque. Il est dit qu'elles venaient de la galerie d'Or- 
léans. Aujourd'hui, elles sont h lu National Gallery . 

17 — Jésus au Jardin des Oliviers. 14-16. B. Ce 
tableau a été donné à lord Wellington par le roi 
d'Espagne Ferdinand VII (1). 

18 — La Vierge, l'Enfant Jésus et sainte Cathe- 
rine. 

Vente B. Hick (18Zi3), 189 liv. sterl. 

Î9 — Un Ecce Homo (2), attribué au Corrége. 
Vente Harman, à Londres [iShli), 2,050 îw 

20 — Saint Jean-Baptiste, debout (3). Tableau 
venant de la collection de Charles ï" qui l'avait eu 



(1) Un tableau du même sujet et pareille composition esta laA'a- 
lional Gallery; il vient de M. Angerstein, qui Tavait payé 2,000 liv. 
sterl. sur Testiination de B. West et de Thomas Laurence. Smith le 
dit une copie. Un troisième tableau de la même composition était 
dans la collection du comte de Brûlh; il est gravé par Aloitte. Une 
autre composition du même sujet était dans la collection de 
M. Francillon, vendue par Henry, en 1829. Ce tabltîau a été vendu 
Zi90 iV., sous le nom du Corrége. 

(2) Un Ecce Homo du Corrége est dans la collection Cowper, 
à Londres; il venait de celle Talleyrand. 

(3) Un aulre tableau, représentant saint Jean assis, attribué au 
Corrége, élail aussi dans la collection de Charles 1" ; il venait de 
celle de Manloue. 



— 495 — 

d'Espagne. Actuellement au châleau de Windsor. 
Waagen attribue ce tableau au Parmesan. 

21 — Portrait d'un Sculpteur présumé Baccio 
Bandinelli. Ce lableau qui vient de la collection du 
bourgmestre Rheinst a été gravé par Visscher. Il est 
au château d'Hamptoncourt et a été exposé à Man- 
chester (l) . 

22 — La Vierge allaitant l'Enfant Jésus. 
Vente CamMano (2), à Turin (1857), Zi,000 fr. 

23 — La Conception de la Vierge. Elle est assise, 
vue de profil; l'une de ses mains est posée sur sa 
poitrine. 13-9 p. 6 lig. 

Vente Schamp cTAveschoot, de Gand (ISZiO), 3,010 fr. 

24 — La Vierge donnant le sein à l'Enfant Jésus. 
27-22. B. Composition gravée par Spierre. 

Musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg. Estimé 1,000 roub. (3). 

25 — Voyez Waagen (Trésor d'Art de la Grande- 



(1) Voyez une appréciation des différents tableaux attribués au 
Corrége dans cette exposition, dans le livre Trésor d'Art, etc.,- par 
Burger. Paris, 1857. 

(2) Les prix de cette vente sont rapportés dans la Bévue univer- 
selle des Arts (V, 375). 

(3) Tableau douteux. U est dit au catalogue que le roi d'Espagne 
avait donné ce tableau à son confesseur, et qu'il fut acheté, lors de 
l'expulsion des jésuites, pour trois ducats, dans une rue de Borne, 
par Gavacceppi, sculpteur, qui le céda à Casanova, et c'est de ce der- 
nia* que Timpératrice de Russie en fit l'acquisition. Un tableau delà 
même composition était dans la collection de Lucien Bonaparte ; il est 
gravé dans, l'ouvrage sur cette galerie. Un lableau pareil a été vendu 
chez Salamanca, en 1867, au prix de 8,200 fr.; aucun ne présenle 
d'authenticité. 



— 49G — 

Brelagne), qui cite divers tableaux attribués au Cor- 
rége, dans les collections du comte de Carlisle, duc 
d'Ormond; James, lord Ward ; Wind'hams, Saint- 
James Gallery, et autres d'Angleterre. Sept tableaux 
du Corrége sont aussi indiqués dans le catalogue de 
Britisfi Exhibition, de 1813 à 1823. 



DESSINS. 



26 — 11 y avait dans la collection Crozat, vendue 
en 1741 , 108 dessins du Corrége (1), dont, première 
Pensée pour le tableau représentant la Vierge, saint 
Roch et saint Sébastien, qui est à Modène; pour la 
Descente de Croix et VEcce Homo; Dieu le Père, 
porté par des Anges, dessin que le sieur Magnavacca, 
(le Boulogne, regardait comme le premier de son Ca- 
binet. Diverses études pour la coupole de Parme. 

La vente de ces dessins a produit 3IZi liv. tO sous, en 10 lots. 



(1) Mariette dit dans le catalogue : « L'extrême rareté de^ dessins 
« du Corrége, opposée au grand nombre de dessins de ce maître qui 
a se trouvent dans cette collection, pourrait faire douter de leurau- 
« thenticité. L'on iie craint point cependant d'assurer qu'à quelques- 
<( uns près, ils sont tous originaux. Ce ne sont, à la vérité, pour la 
« plupart, que des études. Il y en a peu de compositions entières, et 
« CCS compositions ne sont encore que de légers croquis. Mais, où 
« trouve-t-on des dessins du Corrége qui soient arrêtés? Il n'en a 
« peut-être jamais fait de ce genre; content d'avoir ses idées arran- 
« gées avec netteté dans la têle, il peignait sans trop s'épuiser à 
« dessiner, et voilà, sans doute, la cause de ce qu'il y a tant de verve 
< dans ses productions. Les recherches que M. Crozat a faites toute 
« sa vie pour honorer le Corrége, qui était son héi'os, sont connues 
« de tous les curieux. Le fruit le plus réel de ses soins a, cerlaine- 
« ment, élé cet assemblage de dessins qui, dans son genre, est une 
« chose unique, et qui ne s'est pu faiie qu'avec des dépenses kifi- 
«< nies. j> 



— 497 - 

-- Dans la même collecliou, il y avait 42 dessins 
d'après les plus beaux tableaux du Coirége, par di- 
vers artistes, tels c|neRubens, Frédéric Zuccharo qui 
avait en grande estime le Corrége (1), et par divers 
peintres lombards; de ce nombre, cinq dessins que 
Vasari attribuait au Corrége, mais qui n'en étaient 
pas, et, étant d'une manière très-différente, font ju- 
ger que cet auteur connaissait mal le Corrége, et, 
par conséquent, que l'on ne doit pas être surpris s'il 
en a jugé si peu pertinemment. 

27 — Le Carton original ou l'Étude au pastel do 
la tête de la Sainte Vierge, que le Corrége avait 
peinte dans la tribune de l'église de Saint-Jean, à 
Parme. 22-18. Collection Crozat (2). 

28 — La Vierge assise avec l'Enfant Jésus dans un 
paysage. Composition connue sous le nom de la 
Vierge an Lapin, Ce dessin a été légué, par de Piles, 
à Coypel. 9-7 (3). 



(1) Le musée du Louvre possède de Zuccharo un dessin à la pierre 
noire et à la sanguine, d'après le tableau : le Sommeil d'Antiope. 

(2) Ce pastel n'a pas figuré dans la vente des dessins, étant encadré; 
il se trouve décrit dans le catalogue de tableaux par Mariette (1755), 
page 18. — Une tête, par Albert-Durer, et la Bataille de Constantin, 
attribuée à Raphaël, que le musée du Louvre a acquis, en 1852, au 
prix de 7,000 fr., des héritiers de Labenski, conservateur du musée 
de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg. Ces deux dessins sont aussi dé- 
crits avec les tableaux, pages 25 et 77. 

(3) Un tableau de cette composition est au musée de Naples où il 
est décrit sous le titre : Agar dans le Désert. Il a été gravé par Por- 
porati. 



— 498 — 

Ventes Coypel (1752), 2/i0 liv.; — Dut; de Tallard (1756), 364 liv.; 
— . SUvestre (1810), 171 fr; — Silveslre (1851), 8^0 fr., à 
M. Maurel, de Marseille. 

29 — Une Tête au pastel, qui a quelque rapport 
avec celle de l'Amour <|ui joue de la lyre dans le fa- 
meux tableau de Léda, du Cabinet de M. Pasquier. 

Vente du duc de Tallard, 150 liv. 

30 — La Vierge sur un piédestal, tenant l'Enfant 
Jésus dans ses bras, et ayant autour d'elle saint 
Jean et saint Georges. Ce précieux morceau, qui n'est 
qu'une esquisse, fait au bistre, rehaussé de blanc, 
porîe l'empreinte la plus parfaite du talent supé- 
rieur de son auteur. 9-6. Le tableau est dans la ga- 
lerie de Dresde. 

Vente Manette, 112 liv. (1). 

31 — Trois grosses Têtes, dont une à la sanguine 
et les deux autres au pastel. 

Vente Mariette, l/il liv. 

32 — Deux feuilles d'Études ; l'une pour un pla- 
fond, Tautre de plusieurs anges, à la sanguine, sur 
papier bleu. 

Vente Nourry (1785), 166 liv. (2). 

33 — Trois Têtes Études, terminées d'un peu de 



(1) n y avait 15 dessins du Corrége dans la vente Mariette; on en 
rclrouve dans la vente du prince de Conli (1777), Doileaii (1779). 
par PailleL (1782), Caiivet (1789), et plusieurs au musée du Louvre. 

(2) Il y avait 13 autres dessins du Corrége dans cette vente. ' 



— 199 — 

pastel, sur papier blanc, pour le tableau delà Vierge, 
la Madeleine et Jésus, qui est à Parme. 1 7-1 3. 
Vente par Le Brun (1791), 300 liv. 

34 — Quatre Études d'Enfants à la sanguine, de 
la collection du comte d'Arundel. 

Vente Barni (1836), 22 fr. (avec quatre autres dessins); collections 
Reiset et du duc d'Aumale. 

35 — Tête de Vierge, vue de profil, dirigée à 
droite ; elle paraît lire dans un livre. Ce beau et rare 
dessin décorait le prie-Dieu de Ferdinand, fils de 
Philippe II, roi d'Espagne, qui en a fait présent, en 
1 790, à l'Infant de Parme, à l'occasion de ses noces. 
11 fut acquis, par M. Revil, de Antoine Marsand, 
professeur à l'Université de Padoue. 

Vente Bevil (18Zi5), 201 fr.; — Comte Pourtalés, 680 fr. (1). 

36 — Etude de saint Jean. Beau dessin à la san- 
guine et à la pierre d'Italie. 

Vente de Guillaume 11^ roi de Hollande, 1,100 florins; — Wood- 
burn (5 juin 185/i)...? 



37 — La Nuit. Esquisse pour son fameux tableau 
î la galerie de Dresde. 
Vente de Guillaume II, roi de Hollande, 510 florins. 



• (1) Plusieurs connaisseurs ont douté que cette tête fût du Corrége, 
mais bien plutôt de Ch. Coypel, qui a fait de beaux pastels d'après ce 
maître. Il y avait, à la vente de Cii. Coypel, une copie à la gouache 
du tableau de la Vierge avec saint Georges et trois autres Saints, qui 
est à la galerie de Dresde. — Ventes Coypel^ 215 liv.; — Duc de Tal- 
lard, 178 liv. 



— 600 — 

38 — Sainte Famille. Lavé au bistre. 

Vente de Guillaume II, roi de Hollande, 300 florins, à Van Cuyck, 

39 — Etude d'Enfants dans diverses attitudes, 
dessinées à la sanguine. Page unique. 

Vente du roi de Hollande, Guillaume 11, 3ZiO florins, à Weimar. 

40 - Deux feuilles de croquis pour le tableau de 
l'Amour taillant son arc. 

Vente Feuchères, sculpteur (1853), 100 fr. 

41 — Etude de la Figure du Mercure, du tableau 
de l'Éducation de l'Amour qui est à la National Gai- 
lery. Collection Reynolds. 

Vente par Sotheby {ik mai 1857)...? (1). 

42 — Quatre Cartons-Études aux crayons rouge 

et noir, faits pour le tableau de Saint-Georges qui est 

à Leipzick. 

Vente de M. le chevalier A. D., de Turin. Ces cinq dessins ont été 
vendus en cinq lots, 1,225 fr. 

43 — Étude d'Amour à la sanguine. 

Vente \au Os (1861), 90 fr., à M. Dreux. 

44 — Dans la précieuse collection de Dessins du 
docteur Wellesley (Londres, juin 1866), il y avait 
25 dessins attribués au Corré?e , dont plusieurs 
Etudes pour la coupole de Parme. Le prix le plus 
élevé pour un de ses dessins a été pour une Tête de 
Magdeleine de 9 liv. 7 sh., et pour le portrait d'un 

jeune homme, 6 liv. sterl. 

■■I 11 

(1) ^1 y avait 10 dessins du Gorrége dans cette collection. 



-- 501 — 

45 — Une Etude pour la Nuit, du Corrége. Des- 
sin au bistre, rehaussé de blanc, provenant des col- 
lections Arundel, P. Lelly, Richardson et lord 
Spencer. 

Vente Woodburn (A juin 1860), IZi liv. 10 scb. (1). 

— Il y a encore des Dessins du Corrége à la Ga- 
lerie des Offices, à Florence (2), au British Muséum, 
au château de Windsor (3), dans les collections 
R, Cosway et Methuens, à Londres. Voyez Waagen 
(Treasures of Art), au musée Vicar, à Lille; dans la 
collection de Paul de Praun (4) ; dans celle de d'Ar- 
genville, en 1778, il y avait 12 dessins à la sanguine. 
Il y avait aussi 63 dessins du Corrége dans la collec- 
tion de dessins, formée par le Père Resta, et qui fut 
acquise par lord Somers ; le détail de cette collection 
s(î trouve rapporté dans la Gazette des Beaux-Arts 
(I, 298). Six Dessins, dans la collection du prince 
Charles de Ligne ; un a été gravé par Barlsch. 

GORT (Henri de) 

PEINTRE DE PAYSAGE ET DE VUES DE VILLES. 

Né à Anvers^ en 17/i'J; mort à Londres, en 1810; élève de Her- 

(1) Il y avait ai dessins du Corrége dans la collection Woodburn ; 
ils provenaient des collections Charles I*"", duc de Modène, Richard- 
son, Reynolds et Ottley. 

(2) Voyez le catalogue des dessins exposés dans la galerie Ufiizi, 
par Léon Lagrange, dans la Gazette des Beaux-Arts (I, M6). 

(3) Dans le Cabinet particulier de la reine d'Angleterre, cinq Des* 
sins, dont une Elude pour .Jupiter et Anliope. 

{U) Une Etude de Magdeleine an Désert. Grave par Preslel. 



— 502 — 

RYNS et Antonissen. Le style de Henri de Cort rappelle quelquefois 
celui de Van der Heyden. Ommeganck et Regemorler ont peint les 
figures dans plusieurs de ses tableaux. Au musée du Belvédère, à 
Vienne, une Vue sur l'Escaut, signée Henri de Cort. Anvers, 177Zi. 

1 — Un Château gothique entouré d'eau; sur le 
devant, une barque avec deux pêcheurs. Tableau 
d'un grand fini- 13-17. B. 

Vente Godefroy (1785), Zi60 liv. 

2 — Vue d'un Château fortifié, sur le bord d'un 
canal que ferme une écluse. Plusieurs figures don- 
nent de la vie à ce tableau, dont le fini charme les 
yeux. 

Vente Hodier (1833), 226 fr. 

GORTBEMDE (Balthazard Van) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Anvers; fut baptisé dans la calliédiale, le 8 avril 1612. La 
date de sa mort est inconnue; il vivait encore en 1662. Un tableau 
représentant le Ban Samaritain, signé B.-V. Corihemde, A° 16/i7, 
se voit au musée d'Anvers. 

• 

GORTE (Gabriel de la) 
peintre de fleurs. 

Né à Madrid, en 16^8 ; mort dans la même ville, en 169Zi ; élève de 
son père, Jean de la Gorta (1). Deux tableaux de fleurs et fruits. 
— Vente Fourestier (1838), 1,000 fr. Voyez Quilliet et Siret. 

CORT ou GORTE (N. de) 

peintre de paysage. 

Le nom de cet artiste, qui paraît italien, est resté inconnu. Il a 

(1) ['einlre d'histoire, de b Uaillcs et de paysages, né à Madrid, en 
1597 ; mort dans la même ville en 1660 ; il était élève de Velasquez. 



— 503 — 

exposé, comme agréé à l'Académie, au Salon de 1781, des Vues du 
Château de Cliantilly et du Château de Berni, près Péronne. Il était 
peintre du prince de Condé. Corte se relira à Anvers, où il vivait en- 
core en 1793. (Voyez le Cabinet de l'Amateur, III, 1^0.) 

GOSIMO TURA dit GOSMÉ 

PEINTRE d'histoire, DE PORTRAIT ET DE MINIATURE. 

Né à Ferrare, vers lZi06; vivait encore en 1A80 (1). Ces dates sont 
données dans la Notice du Musée Napoléon III, qui décrit un Christ 
mortel un Saint-Franciscain. Cosimo deTura a peint dans les palais 
des Ducs de Ferrare. On trouve deux de ses compositions gravées 
dans l'Histoire de la Peinture de Uossini (pi. 210-221). Il a peint 
aussi la miniature, dont il avait reçu des leçons du père Jérôme Fio- 
rini. On voit de ses tableaux à Ferrare, Berlin et Londres (2). Voyez 
Citadella el Buruffaldi. 

GOSIMO ROSELiLI (Pierre de) 

PEINTRE d'histoire. 

Né â Florence, vers lZi30 ; mort en 1521 (3). Selon Lanzi, il floris- 
rissait en 1/|96 el a été employé aux peintures de la chapelle Sixtine, 
à Rome, où il avait été appelé par le pape Sixte-Quint, et a peint 
quelqu'autre fresque, dont le Miracle du Saint-Sacrement dans 
Téglise de Saint-Ambroise. Les tableaux de ce maître, à Florence, 
Berlin, Londres (k) et Paris (5). Voyez Vasari, BaUUnucci, Bottari,. 
Ch. Eastlake (Ecole de Peinture en Italie, p. 287). 



(1) Lanzi le dit mort en l/i69, âgé de 63 ans. 

(2) Waagen cite une Vierge entourée de six anges, dans la collec- 
tion de M. Baies, à Londres, 

(3) Sirel dit que son testament est daté de 1506, et lui donne pour 
maître Neri di Bicci. 

(Zi) La Mort de Procris est à la National Gallery, qui a payé ce 
tableau 6,650 fr II venait de la collection Lombardi-Bardi. 

(5) Un tableau, représentant la Vierge présentant l'Enfant Jésus à 
Sainte Madeleine et saint Bernard. Le livret du musée du Louvre dit 
que ce tableau avait été alliibué à tort à Pietro Cosimo dans la notice 
de iSki- Le rédacteur nous semble donc faire deux artistes de Cosimo 
Rose 11 i. 



— 504 — 

1 — La Vierge sur son trône avec l'Enfant Jésus 
sur ses genoux; un ange lui présente des fleurs; de 
chaque côté, saint Jean-Baptiste, saint André, saint 
Barthélémy et saint Zanohie. Ce tableau est daté du 
28 novembre 1 443. Il a été ex^^osé à Manchester (1). 

Vente Dawemport Bromley^ 728 fr. 

2 — Deux tableaux de Cosirao dans la collection 
d'Artaud de Montor; un est lithographie dans l'ou- 
vrage, par Chalamel. 

GOSSIAU (Jan-Jost Van) 

PEINTRE DE PAYSAGE ET d'ANIMAUX. 

Né à Bréda. Nagler donne la date de 1734 comme celle de sa mort. 
Fv>ssli le fait mourir^ en 1732, âgé de 78 ans. Cossiau a quelquefois 
dans ses tableaux imité le Guaspre Poussin, Ses tableaux sont à Dus- 
seldorf et Munich. 

GOSSIERS (Jean) 

PEINTRE d'histoire, DE PORTRAIT ET DE GENRE. 

Né à Anvers, en 1608; élève de Corn, de Vos. D'après des docu- 
ments des Archives de Saint-Luc, Cossieis fut baptisé dans la cathé- 
drale d'Anvers, le 15 juillet 1600, et il fut enterré, le 7 juillet 1671. 
Il a peint son portrait, qui a été gravé par P. de Jode, dans la suite 
de Meyssens. Il y a quatre tableaux de lui au musée d'Anvers (2) et 
trois à celui de.Madrid. 



(1) l\ y avait un autre tableau de Cosimo, appartenant à M. Fuller 
Mailland. 

(2) Le livret de ce musée donne une longue biographie de Jean 
Cossier, et lleinccken cile quelques pièces igravécs d'après ses com- 
positions. 



50{ 



COSTA (LoRENZo ou Laurent) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Ferrare, en 1A60; mort à Mantoue, le 5 mars 1535 (1); 
élève, à Florence, de Gozzoli. Appelé à Bologne, par Bentivoglio, 
gouverneur de cette ville, il y peignit à fresques dans les palais et les 
églises. François de Gonzague l'appela à Mantoue où il se lia avec le 
Francia que quelques auteurs lui donne pour maître. Costa a laissé 
une nombreuse famille d'artistes. Ses tableaux sont à Florence, à 
Bologne, Berlin, Londres et Paris (2). On lui attribue une gravure ii 
l'eau-forte. (Voyez Passavant, I, 2/i8, et Vasari, Lanzi, Buruf- 
faldiei Siret.) 

1 — Portrait d'Elisabeth d'Esté, épouse du duc 
de Ferrare, représentée en Cléopâtre. 

Vente Demidoff (8 avril 1839), 2Zi2 fr. 

2 — Assomption de la Vierge. 30-34. 
Vente du cardinal Fesch, 86 écus romains, 

3 — La Vierge, l'Enfant Jésus, saint Jérôme et 
saint Jean. 21-16. 

Même vente, 90 écus romains. 

4 — Jésus expirant sur la eroix. 

Vente Moret (1857), 750 fr. 

— Waagen (Trésor d'Art, IV. 182) cite une An- 
nonciation peinte en détrempe, qui est dans la col- 
lection de JVl. Leiïh. 



(1) Ces dates sont tirées d'un registre mortuaire de Mantoue. 

(2) Deux tableaux, dont la cour d'Isabelle d'Esté, marquise de 
Mantoue, tableau estimé 10,000 fr. sous l'Empire, et 8,000 fr. sous 
la Restauration. 



— 506 -^ 
GOSTE (Jehan ou Jean) 

PEINTRE. 

Cet artiste vivait en 1355. 

Des documents concernant cet artiste sont rapportés dans les Ar- 
chives de l'Art Français (III,'67). Il aurait reçu, en 1335, 600 de- 
niers d'or au mouton, pour les peintures à lui ordonnées au Ghastel 
du Val-de-Piueil, et, dans le même ouvrage (II, 331), sont rapportées 
des notes relatives aux travaux faits dans le château de Vaudreuil, 
en Normandie (1). 

GOSTER. Voyez VALLAYER GOSTER. 

GOSTUME DANS LES ARTS (Du) 
Voyez le Dictionnaire de Wotelet (I, ^98). 

Costumes en Becueils. 

1 — Divers Habillements et Décorations de théâtre. 
1850 morceaux, dont la plupart sont faits par Co- 
telle, Berain et autres bons maîtres en ce genre, tant 
italiens que français. 212 de ces dessins sont au trait, 
et le reste est dessiné et lavé à l'encre de Chine ou 
colorié; cette suite est unique et n'a jamais été pous- 
sée à une aussi grande quantité : ce qui en forme le 
fond, est le choix que M. de Lorangère a fait sur 
tous les dessins que possédaient feu M. du Ronderet, 
qui avait passé toute sa vie, non-seulement à ramas- 
ser tout cfe qu'il pouvait trouver qui eût rapport aux 

(1) Le Piigel a aussi travaillé dans ce château. 



— 507 — 

habillements et aux décorations de théâtre, mais qui 
faisait même travailler tous les bons dessinateurs qui 
voulaient bien se prêter à ses idées sur cette collec- 
tion. Outre ce choix, M. de Lorangère n'a cessé 
depuis de l'augmenter par tout cequ'il pouvait trou- 
ver de rare et curieux. Cette suite est contenue dans 
15 vol. in-fol., dont six pour les habillements et neuf 
pour les décorations (1). 

Vente de Lorangère^ en un seul article, 790 liv. 

2 — Costumes extrêmement riches et avec tour- 
nure immense {sic). Mesdemoiselles Lany Dangeville, 
Punigné et autres. Cinq pièces à l'aquarelle (2). 

Vente d'Henneville, 170 fr. 

3 — Costumes de caractères et Coiffures pour 
l'Opéra, recueil de dessins au trait à la pierre d'Ita- 
lie, attribué à Berain, Bobrun et autres artistes. 
44 pièces. 

Même vente, Zi60 fr. 

4 — Costumes de Danseurs, Danseuses de l'Opéra 



(1) Feu d'Argenville avait formé aussi um collection analogue de 
dessins et d'estampes, représentant les Costumes et Habillements des 
Peuples de l'Europe, et de Sujets historiques, à commencer sous 
Charles II dit le Chauve, en 8/i0, jusqu'en 1730. Ce recueil, en U vol. 
in-fol.. contenant pins de 1,600 pièces, a été vendu à sa vente, en 
1779, 179 livres. 

(2) Il se trouvait dans celle même collection beaucoup d'autres 
dessins de Costumes de théâtre, qui ont dû faire partie du recueil 
considérable qui se trouvait aux Mcnus-Plaisiis avant la llévolulion. 
Voyez aussi à l'article suivant. 



~ 508 ~ 

et autres figures de caractères. Dessins au trait et 
lavés à l'aquarelle. 17 pièces. 
Même vente, 380 fr. 

5 — Costumes de théâtre pour les opéras de Syl- 
\Ye, Thetis, etc., en 1765. Mesdemoiselles Arnould, 
Avenot, en Diane; Daube rval, Dubrieul, Guardel, 
Lany, Lemière, Marquet, Rogier, Vestris et le corps 
des ballets. 19 dessins lavés à l'aquarelle. 
Même vente, 156 Ir. (1). 

— 500 Dessins originaux et Croquis d'habille- 
ments, mascarades, scènes et décorations de théâtre, 
exécutés par les peintres et les costumiers du roi, 
pour les divertissements de la cour depuis Henri III, 
et pour l'Académie royale de musique, depuis son 
établissement, en 1671, jusqu'à l'époque de 
Louis XVI; toutes ces pièces sont renfermées en un 
volume grand in-folio. Précieuse collection de des- 
sins au trait, à l'encre de Chine et en couleur. En 
tête du volume, une note datée de 1762, et signée 
de La Ferté, intendant des menus. 

Les dessins du XVP siècle, qui sont les plus pré- 
cieux, et les costumes des derniers temps sont colo- 
riés. Ceux du règne de Louis XIV, tracés au crayon, 
à la plume, ou lavé au bistre ou à l'encre de Chine, 



(1) On trouve encore mentionnés des dessins sur les Costumes de 
théâtre, dans la bibliothèque dramatique de feu M. de Soleine, ven- 
dus en 18/i/i (le catalogue forme h vol. in-8°), cl dans les venlc^ 
Caidesi, Filipjn, d' Henncville^ Latterade, Soleirol, et juitres, faites 
par Vignères, en 18f)8 et 1861. 



— 509 — 

forment la suite la plus uouibreuse ; tous ou piesque 
tous sont de main de maîtres, les plus anciens de 
l'École de Fontainebleau, les autres de Cli. Patin, 
Simon Vouet, les Beaubiun, La Belle, Chauveau, 
Sébastien Leclerc, Donnait. Gillot, Boucher, etc. 
Une dernière classe, qui n'est pas la moins remar- 
quable partie du recueil, comprend les décorations, 
palais, temples, jardins, ruines, édifices fantastiques 
et machines, au nombre d'environ 88 pièces, par 
Le Pautre et Berain, etc. Cette collection (décrite au 
catalogue Leber, IV, n° 6io) a appartenu à Baptiste 
Cadet, de la Comédie Française, et à M. de Soleinne. 

Vente Leber (1860), 2,600 fr., à M. Durand jeune. 

7 — Dessins originaux de broderie et de passe- 
menterie, en partie coloriés, h savoir : lingerie, 
point coupé, point compté, guipure, gaze, livrées, 
galons, bords, agréments et parfilures de toutes 
sortes, depuis les dernières années du xvi' siècle 
jusqu'à la fin du xvii' siècle, avec des notes auto- 
graphes du maître. 170 pi. en 1 vol. in-4°. Ce livre 
porte l'adresse de la veuve Montcornet, 1650. Les 
auteurs des suites les plus nombreuses ont inscrit 
leurs noms en tête de leurs dessins : ce sont Pierre 
Lesclan, en octobre 1680; Laurent Maingot, 1693; 
Gérard, octobre 1708; Dumontier, 1 755 (Catalogue 
Leber, IV, n" 130). 

Même vente...? 

n i.lab.) 33 



— 510 — 
COSW^AY (Richard) 

MINIATURISTE. 

Flolissait à Londres à la fin du xviiie siècle; il était premier peintre 
du prince de Galles, et membre de l'Académie royale de Londres. 
Siret le dit mort en 1821. Son portrait, peint par lui, est dans la ga- 
lerie de Florence, et a été gravé par sa femme (1) et aussi par Wil- 
liam Clarke (2). Voyez Bromley et Heinecken pour les estampes gra- 
vées d'après R. Gosway. Il y a encore l'ouvrage suivant : Raccolta di 
disegni originali scelti dai portefogli del célèbre Riccardo Gosway. 
FirenzCj 1826, in-fol., fig., par Lasinio. Vente Louis- Philippe I*^"^ 
(1853), A9 fr. 

GOTAN (le frère Jean SANCHEZ, dit) 

PEINTRE d'histoire, DE FLEURS ET DE IVATURE MORTE. 

Né à Alcazar de Saint Jean, en 1561 ; mort à Grenade, en 1627 ; 
élève de Blas del Prado, à Tolède. Cotan se fit chartreux, en 1606. 
Il y avait deux tableaux chez Aguado, l'un représentant la Mort de 
saint Bruno, composition de ilx figures, vendu 385 fr.; l'autre, la 
Vierge Marie apparaissant aux chartreux, composition de t\0 figures, 
vendu 6Zi5 fr. 

GOTELLE (Jean) 

PEINTRE d'histoire ET DE MINIATURE. 

Né à Paris, en 16/i5; mort dans la même ville, le 2Zj septembre 
1708 ; élève de son père (3). Il visita l'Italie et fut reçu de l'Acadé- 

(1) Maria Gosway a gravé à Teau-forte et au pointillé; elle était 
élève de François Bartolozzi ; elle vint à Paris en 1802, et elle grava 
des tableaux du musée du Louvre. Voyez Paignon-Dijonval et Hei- 
necken. 

(2) Il figure aussi dans le tableau de Zofîani, de l'Académie de 
Londres, gravé par Earlom. 

(3) Jean Gotelle, peinlre ordinaire du roi, né à Meaux, vers 
1610, et mort aux Goljclins, en 1776; il a beaucoup travaillé pour 
S. Vouel, et F. de Poilly a gravé d'après lui et publié une suite de 
plafonds, et lui-même a gravé à l'eau-forte ainsi que son fils. Voyez 
Roberl-Dumesnil (V, 128-317) el Heinecken. 



— rji — 

mie en 1672, sur une miniature représentant allégoriquenient l'En- 
trée du Roi et de la Reine dans Paris (Archives Françaises, II, 36û). 
Il a exposé en 170/i. Il a peint, en 1670, le portrait de P. Sevin, 
peintre de miniatures, qu'a gravé C. Vermeulen, en 1698, et l'Histoire 
de Vénus, au palais de Saint-Cloud, que lui-même a gravée à Teau- 
forte. 

1 — Un Sujet de Bacchus et Ariane, et une Bac- 
chanale richement composée. 9-12. 

Vente de Jullienne, 129 liv. 

2 — Apollon poursuivant Daphné ; Narcisse se 
mirant dans l'eau. Ces deux petits tableaux, en pen- 
dants et de forme ovale, sont d'un fini précieux. On 
voit peu de tableaux de ce maître, qui a passé pres- 
que tout son temps à travailler au château de Saint- 
Cloud pour Monsieur, frère du roi Louis XIV. 

Ventes du prince de Conti, 151 liv.; — D'Azincourt, 148 liv. 

DESSIN. 

3 — Le Triomphe de Flore. Composition peinte à 
la gouache. 12-6. 

Vente Potier (1757), ù8 liv. 

COTES (François) 

PEINTRE DE PORTRAIT (I). 

Cet artiste, membre de l'Académie de Londres, est mort le 20 juil- 
let 1770, âgé de Zi5 ans. Son portrait a été dessiné par Falconet, en 
1768, et gravé par Pariset. Sa biographie se trouve dans l'ouvrage : 
Anecdote des Peintres, par Edward Edwards, et le catalogue des por- 
traits gravés d'après lui dans le Dictionnaire de Heinecken et dans 
celui de Bromley. 

(1) Son frère, Samuel Cotes, a peint le portrait à la miniature. 



— 512 — 
GOTIGNOL.A (Girolamo Marchesi da) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Cotignola, en Romagne, vers IZ18O; mort à Rome vers 1550. 
On le dil élève de Francia, à Bologne, où il séjourna à plusieurs 
reprises et où il a laisse des tableaux, dont deux dans l'église du 
mont Olivet el dans celle de S. Anello, à Naples. Voyez Mariette 
(A. B., II, 19). A Rome, on a de lui plusieurs portraits, dont celui 
du pape Paul III. Vasari mentionne aussi' le portrait de Gaston de 
Foix, qu'il peignit à Ravenne, en 1512, après la mort de ce prince. 
Un tableau de Cotignola représentant un Christ portant sa Croix est 
dans le musée Napoléon III; il est signé et daté de 1520 ; un autre, 
représentant la Vierge, l'Enfant Jésus, sainte Catherine et saint Jé- 
rôme, signé Jeronimus Cottignol (sic;, 1513. Dans la collection Da- 
vemport-Bromley , vendu en 1863, il y avait une Assomption de la 
Vierge, qui a été payée 2,705 fr. par lord Ashburton (1). Voyez 
Lanzt, Buruffaldi et Ch. Eastlake. 

COTTE (Robert de) 

ARCHITECTE ET DESSINATEUR. 

Né en 1656; mort à Passy. le 1" juillet 1735. Il appartenait à une 
famille d'architectes et était beau-frère de Mansard. Son portrait a été 
gravé par P. Brevet, d'après H. Rigaud, pour l'Académie dont il 
était membre depuis 1699 ; il était aussi chevalier de Tordre de 
Saint-Michel, et ses autres titres sont au bas de son portrait. M. Des- 
lailleur, dans l'ouvrage sur les Artistes français : architectes, dessi- 
nateurs et graveurs, a donné une notice biographique et le détail des 
dessins de Robert de Cotte (2), qui avaient été acquis, à la mort de 
son fils, en 1811, par le Cabinet des Estampes, à Paris. Voyez les 
Archives Françaises, Documents (vol. I, II, IV, V et VI). 



(1) Waagertj qui décrit ce tableau, dit que le Cotignola est de 
l'École de J. Bellin et de Cima de Conegliano. 

(2) DussieiÀX (les Artistes Français a l'Etranger^ dit que l'on con- 
serve, au Cabinet des Estampes, 38 dessins de monuments faits pour 
la Cour d'Espagne. 



— iI3 — 
COTTIBER ou COTIBER Fr.\>çois- 

PEI5TRE DE GESRE ET DE PAYSAGE. 

Flonssait à Paris à la fin du xtiii« siècle. Détails ioconnitt. Il t 
exposé, au salon de 1793, une Vue de Caudebec, et Ton trouve de 
lui neuf dessins (vues de Xonnandie), dtés dans Pcà^mom-DijomMl. 

Cet artiste n'est pas ci lé par Siret. 

1 — iDtérieur d'un Cellier dans lequel un jeune 
enfant est couché. 8-6. 

Vente Leroy (1780), 150 liv. (1 . 

2 — Scènes d'Enfants. Deux oetits tableaux de 
forme ovale : ils sont sur bois. 

Vente Odiui (1850), 78 fr. 

COTTRAU Feux) 

PEISTRE d'histoire ET DE GE5RZ. 

Cet artiste a exposé depuis 1827, et a obtenu une médaille cette 
même année. Ses ouvrages les plus connus sont : Vue intérieure de 
la Grotte da Paosilippe; Pèche aux Flambeaux; Jeunes Femmes na- 
politaines sur une Terrasse, au bord de la mer (vente par Sckrolh^ 
26 mars 181i, i65 fr.); Incendie de la Salle de TOpéra, en 1763 ; 
Histoire du PalaisrRoyal (vente du roi Louis-PhUippe, 401 fr.j. Voyei 
Gabet et Annuaire des Artistes (1835), par Gutfot de Fère. 

COUASKI ALEXA^DRB) 
PEINTRE DE PORTRAIT. 

Né en Pologne, en 1736 ; mort a Paris, à Sainle-Perrine de Cbail- 
lol, en 1819; élève de Vies. Couaski a fait de nombreux portnûl, 
de la Famille royale, dont plusieurs au pastel de Marie-Antoinette. 

(1 ^ Il y avait six tableaux de Cottiber dans cette collectioo, et ans»: 
deux dans cell<» de M. Leroy de Senne vil le, en i78i. 



— 514 — 

Madame Barbot, sa seule élève, a fait des copies de ces portraits. 
Voyez une notice sur Couaski dans la Gazette des Beaux-Arts 
(XIX, 203). 

COUDER, (Alexandre) 

PEINTRE d'histoire, DE GENRE ET DE NATURE MORTE. 

Né à Paris ; élève de Gros ; médaille de d"" classe, en 1836 ; che- 
valier de la Légion d'honneur, en 1853. A exposé depuis 1836, et à 
l'Exposition universelle de 1867. Vue intérieure du Cabinet d'un An- 
tiquaire (vente Thevenln, 1850, 650 fr.); une Dame donnant une 
Fraise à un Perroquet. 5^-Zi6 cent, (vente Petit, 10 décembre 186Zi, 
ZiOO fr.; — Intérieur d'un Office (vente du duc de Morny, 1865, 
780 fr.). • 

COUDER (Louis-Charles-Auguste) 

PEINTRE d'histoire. 

Né en 1789; élève de David; premier grand prix de Rome, en 
1817, sur le tableau représentant le Lévite d'Ephraïm. Il a exposé 
depuis 1817 ; il est officier de la Légion d'honneur (18/il) et membre 
de l'Institut (1839); il a restauré, avec Alaux, les fresques du Prima- 
tice, au château de Fontainebleau ; il a peint trois plafonds au Lou- 
vre, et il a des tableaux à Versailles, et un à l'église Saint-Gervais, 
de Paris (1)^ et aussi dans les Palais impériaux et au musée d'Avi- 
gnon. Une liste de ces principaux tableaux se trouve dans le Diction- 
naire des Artistes de Gabet. Une Protestation, en faveur de l'École de 
David, rédigée par M. Couder, en réponse au livre de M. le comte 
Léon de Laborde., intitulé : De l'Union des Arts et de V Industrie. 
Voyez Revue universelle des Arts (VI, Zil9). 

1 — Sujet tiré de Notre-Dame de Paris, de Victor 
Hugo. Exposé au Salon de 1833.. 
Vente de Satre, de Poitiers (23 décembre 1837), 2,000 fr. 



(1) Ce tableau, représentant saint Ambroise refusant l'Entrée du 
Temple à l'Empereur Théodose, a été payé à l'artiste Zi,000 fr. 



— 515 — 

2 — L'Atelier de Michel-Ange. Exposé au Salon 
fie 1819. 

Vente du comte de ***, par Paillet (8 avril ISZiO)...." 

3 — Le Lévite d'Epliraïm. Esquisse terminée du 
grand tableau qui a été gravé par Caron, signée 
Aug. Couder, 1819- 

Ventes Moyon, 265 fr.; — par Defer (15 mars 1852), 160 fi\ 

4 — Mort de Masaccio. Exposé en 1817. 
' Vente du roi Louis- Philippe, 810 fi-. (1). 

5 — Napoléon visitant l'escalier du palais du 
Palais du Louvre. Tableau non terminé. 

Vente du roi Louis-Philippe, 555 fr. (2). 

G — Roméo et Juliette. 
Vente de la duchesse de Berry (1865)...? 

7 — Entrée de l'Empereur. Esquisse pour des 
peintures au Sénat. 

Vente de Gisors {U décembre 1866)...? 

DESSINS. 

8 — Nathalie ou la Femme du Lévite d'Ephraïm. 

Aquarelle. 

Ventes Van Puten (1829), 200 fr.; — Z>..., par Paillet (6 février 
1840)...? 



(1) On trouve des répétitions de ce tableau dans les ventes Soli- 
rêne (1830), par Scliroth (8 février I8/1O) et Mainnemare, en 18Z|2. 
Cette dernière, vendue 101 fr. 

(2) Il y avait dans la collection du Palais-Royal, un autre tableau 
de Couder, représentant le duc d'Orléans donnant des leçons de géo- 
graphie au collège de Reichnau. Ce tableau et celui de la Mort de 
^lasaccio sont lithographies dans Touvnïge la Galerie d'Orléans 



— 510 — 

9 — Fi'édégoiide el Brunehaut. Aquarelle. 
Vente Van Puten, 100 fr. 

10 — La Fédération au Chaïup-de-Mars, en juillet 
1793. Dessin à la plume et au bistre du tableau de 
Couder, qui se voit au musée de Versailles. 

Vente Edmond Blanc (1850), 100 fr. 

COURBET (Gustave) 

PEINTRE DE- GENRE ET DE PAYSAGE. 

Né à Ornans (Doubs); élève de Hesse; médaille de 2« classe, en 
18Zi9. A exposé depuis 1849. Tableaux aux musées de Lille et de 
Nantes. Onze autres, dont le portrait de l'artiste, figuraient à l'Expo- 
silion universelle de 1855, et quatre à celle de 1867, et deux tableaux, 
la Femme au Perroquet et Remise de Chevreuils au Ruisseau de Plai- 
sir-Fontaine (Doubs), à celle de 1866 (1). Courbet a exposé à son 
atelier 38 tableaux et quatre dessins, en juin 1855, et fait une ex- 
position particulière, en 1867. Biche forcée, effet de neige. Vente 
Cil. Bardon (1861), 1,001 fr. — Cerf dans une Forêt. Vente par Petit 
(23 avril 186/i), 350 fr. ; et Paysage près de la Mer, même vente, 
300 fr. — Plage des Environs de Trouville à marée basse. Vente par 
Petit (23 avril 1866), 1,200 fr.; —Hallali de Chevreuils. Vente Kha- 
lil-Bey (1868), /i,000 iV. (2). Voyez une lettre de AI. Courbet dans 
la Chronique des Beaux-Arts (1863, p. 253.', sur son tableau, les 
Curés, refusé à l'Exposition de 1863. 

GOURDOUAN (Vincent) 
peintre de marine (contemporain). 

i\é à Toulon. A exposé, depuis 1835, des tableaux et aquarelles, 
représentant des Marines et Vues de Toulon, qui lui ont valu la mé- 
daille de T classe, en 1847, et la croix d'honneur, en 1852. Il a 

(1) La Chronique des Beaux- Arts (IV, 158) rapporte que ce der- 
nier tableau a été payé 15,000 fr. par M. Lepel-Cointet, agent de 
ciiange. 

(2) Dans collo vontc, il y avait trois autres tableaux do Courbet ; 
ils on! été Nondus 3,/|00. 3,700 et .1,800 l'r. 



— 517 — 

aussi décoré de peintures les bateaux des Messageries impériales. 
Un tableau, représentant l'Arrivée du bey de Tunis, à Toulon, exposé 
en 1867. Vente du roi Louis-Philippe (1853), Zi85 fr. 

COURT (Jean de) 

PEINTRE DE PORTRAIT. 

Ce peintre, en titre d'office de Charles IX, est cité par M. le mar- 
quis Léon de Lahorde, dans son ouvrage, la Renaissance des Arts à 
la cour de France (p. 223). Le même auteur cite aussi un Charles 
DE Court, fils du précédent, qui a peint le portrait. Il était peintre 
du roi Henry IV. Siret (page 222), qui cite nos deux artistes, cite 
aussi un Jean de Court et une Suzanne de Court, tous deux peintres- 
émailleurs, à Limoges (1). 

1 — Portrait de Charles IX. 
Vente par D'Hios (1865), 781 fr. 

2 — Portrait d'une grande Dame de la cour de 
Charles IX. 

Même vente, 800 fr. 

COURT (Joseph-Désiré) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Iiouen, en 1797; mort à Paris, le 23 janvier 1865; élève de 
Gros. Premier grand prix de Rome, en 1821 ; médaille de 1'* classe, 
en 1831, et chevalier de la Légion d'honneur, en 1838. 11 a exposé 
depuis 1827. Il a exécuté des peintures murales à l'Hôtel de Ville de 
Paris. Il a des tableaux à Versailles, Lyon et Rouen; il était le con- 
servateur du musée de cette dernière ville. Ces principaux ouvrages 
sont la Mort de César, exposé en 1827 (2). Les portraits du roi de 
Danemark, Christian VIII, et son épouse, pendant la Cérémonie du 
Couronnement, exposé en 18A1 ; ils ont été lithographies par Julien. 

(1) Voyez une hste des émailleurs de Limoges, dans le catalogue 
de la collection Petit, de Lyon, en 1863. 

(2) Ce tableau, qui appartient à l'État, a aussi été à l'Exposition 
universelle de 1855. avec trois portraits, dont celui du pape Pie Us. 



— 518 — 

La mort de Boissy-d'Anglas. Voyez le catalogue de la vente faite après 
le décès de Court, par Petit, le 22 février 1866. En tête, une no- 
tice sur cet artiste, qui avait fait une exposition de ses œuvres, en 
1859, au profit de la Société des Artistes. Voyez une notice nécrolo- 
gique et la liste de ses principaux tableaux dans la Chronique des 
Beaux-Arts {1865, page Zi6). 

1 — Costume de Gaëta, dans le i^oyaume de Na- 
ples. Exposé au Salon de J 824. 

Vente delà comtesse de Fourcroy (1839), 325 fr. 

2 — La Mort d'Hippolyte. Lithographie dans la 
Galerie du Palais-Royal. 

Vente du roi Louis-Philippe, en 1851, AOO fr, 

3 — Le tableau connu sous le titre : la Véni- 
tienne, 

Vente du docteur des Alleurs, à Rouen (1855), 1,400 fr. 

4 — Boissy-d'Anglas présidant la Convention na- 
tionale, le 1" prairial an III delà République. Es- 
quisse du grand tableau qui est au musée de Rouen. 

Vente Court (1866), 670 fr. 

5 — Le Marquis de Dreux-Brezé et Mirabeau à 
l'Assemblée nationale, le 23 juin 1789. Esquisse 
pour un coïicours. 

Même vente, 840 fr. 

6 — Le Roi et la Famille royale dans le salon de 
la princesse Marie, aux Tuileries. Esquisse terminée 
d'un tableau non exécuté. 

Même vente, 600 fr. 

7 — Cinq Sujets tirés des Mystères de Paris. 
Même vente, 1,480 fr. les cinq tableaux. 



519 — 



DESSIN. 



8 — Le Domino rose. 
Vente du marquis de B... (5 mars 1866), 280 fr. 

GOURTIN (Jacques) 

PEINTRE d'histoire ET DE GENRE. 

Né à Sens^ vers 1673; mort à Paris, le 26 août 1752 ; élève de 
Louis de Boulogne. Reçu académicien, le 22 février 1710, sur le 
tableau représentant Loth et ses Filles (au musée du Louvre). Il a 
exposé, de 1737 à 1751 (Cabinet de l'Amateur, III, 141), et a un ta- 
bleau au musée de Bruxelles, représentant une Descente de Croix. On 
a gravé d'après ses tableaux. Voyez Heinecken et Paignon-DijonvaL 

\ — Une jeune Personne caressant une Colombe. 
32-27. Exposé au Salon de 1740. 
Vente par Remy (1757), 200 liv. 

2 — Esther devant Assuérus. Cinq figures. 16 p. 
6 lig.-20 p. 6 lig. 

Vente de Grammont (1775), 230 liv. 

3 — La Courtisane. Tandis qu'un jeune homme 
lui exprime timidement son amour, cette charmante 
sirène reçoit d'un petit nègre le billet d'un autre 
amant. 

Vente par Defer (3 avril 18/i6), 100 ir. 

COURTOIS dit LE BOURGUIGNON (Jacques) 

PEINTRE d'histoire, DE BATAILLES ET GRAVEUR A l'eAU-FORTE. 

Né à Saint-Hippolyte (Franche-Comté), en 1621; mort à Rome, en 
1676; élève de son père, Jean Courtois. 11 visita l'Italie où il se lia 
avec Le (Tuide et l'Albane ; suivit les armées, pour mieux étudier le 



— 620 — 

genre de peinture auquel il se livrait. Il se relira chez les jésuisles 
dont il prit l'habit, ce qui le fit nommer // Padre Jacobo Cortese, 
nom dont il a souvent signé ses tableaux. Son portrait est à la gale- 
rie de Florence, et ses tableaux, à Rome, Berlin, Bruxelles, Munich, 
Dresde, Saint-Pétersbourg et Paris. Courtois a gravé à l'eau-forte. 
Voyez Mariette (A. B., 11^ 20), Siret, la notice des tableaux du mu- 
sée du Louvre, Heinecken et Robert- Dumesnil pour l'œuvre ^ravé. 

1 — Josué arrêtant le Soleil et, en pendant, Moïse 
est représenté faisant sa prière. 52-85. 

Vente Fraula (1738), 1,920 florins.. 

2 — Deux Cavaliers, sur une élévation de terre, 
qui se tirent un coup de pistolet ; dans l'éloignement, 
une bataille près d'une ville. 12 p. 9 lig.-16 p. 
31ig. 

Vente de Jullienne (1867), Zi82 liv. 

3 — Autre tableau du même maître touché gras- 
sement, vaporeux et d'une beauté extrême; il repré- 
sente un corps de cavalerie qui paraît aller joindre 
un autre corps que l'on voit dans l'éloignement où 
est un château sur la hauteur. (8 p. -13 p. 6 lig. 

Même vente, blii liv. 

4 — Deux tableaux capitaux, représentant des 
Pillages par des Soldats, avec quantité de figures. 
36-49. 

Vente Laneker {1769}, à Anvers, Zi50 florins. 

5 — Une Bataille en pleine Campagne. A gauche, 
dans l'éloignement, une troupe de cavalerie passe 
une rivière et d'autres se battent sur un pont. 30-44. 

Ventes Lalive de Jully (1770), 801 fi .; — Marin (1790), 420 Jiv.; 
— Le Brun (1791), 255 fr. 



- 521 — 

6 — Une Bataille générale sous un ciel clair et 
agréable, et, en pendant, une Rencontre de Cava- 
lerie. Ces deux tableaux, richement composés, sont 
delà touche la plus vigoureuse et dignes de Salvator 
Rosa. 16-34. 

Vente du marquis de Pange (1781), 800 liv. 

7 — Une Bataille de Cavalerie à l'arme blanche, 
et aux portes d'une ville. 30-41. 

Venle de Montribloud (178^), 750 liv. 

8 — Une Bataille, représentant un Choc de Cava- 
liers turcs et européens. On voit, sur le devant, un 
officier turc et un beau cheval blanc blessé. 27-37. 

Vente du chevalier Lambert et Duporail (1787), 1,000 liv. 

9 — Une Armée en Bataille dans une plaine très- 
étendue, dont le fond est terminé par des lointains 
de montagnes. 52-80. 

Vente Parizeau (1789), 900 liv. 

10 — Choc de Cavalerie. On distingue particuliè- 
rement deux officiers qui font usage de leurs pisto- 
lets. Dans l'éloignement, la mêlée est très-chaude. 

Vente d'Argentré (1839), ^15 fr. 

11 — Deux Batailles. Deux tableaux en pendants. 
97-200 cent. 

Ventes lioitelle (1866), 3,850 fr.,- — Deuxième venle (1867), 
1,310 Ir. 



— 522 — 

\2 — Combats de Cavalerie. Deux tableaux eu 
pendants. 87-177 cent. 

Vente Boitelle (1866), 5,350 fr. 

DESSINS. 

13 — Batailles et autres Sujets divers (77 dessins). 
Ventes Crozat (17/il), vendus en trois lots, 40 liv. 

14 ^ — Batailles et autres Scènes militaires (1). 
72 petits dessins. 

Vente Crozat, en quatre lots, 282 liv. 

15 — Une grande Bataille de Cavaliers, l'épée à 
la main. Sujet en travers et capitalç à la plume, lavé 
d'encre. 

Vente Mariette, 600 liv. (2). 

16 — Quatre Sujets de Batailles collés sur deux 
feuilles, à la plume, lavé au bistre. 

Vente Mariette, 279 liv. Ils sont au musée du Louvre (3). 

1 7 — Une Bataille. Dessin h la plume, lavé de 
bistre. 15-20 p. 9 lig. 

Vente Saint-Morys (1786), 75 liv. 



(1) Les 72 dessins ci-dessus formaient un livret, dans lequel le 
Bourguignon disposait les premières pensées de ses tableaux, avec un 
esprit et une intelligence dont il n'y a guère que lui qui fût capable. 
Le Bellori Tacheta des Pères Jésuites, après la mort de l'auteur, 
70 écus romains. 

(2) Il y avait neuf dessins de J. Courtois, dans la collection Ma- 
riette. La vente produisit 1,050 fr. 18 sous. 

(3) Il y a 13 dessins de J. Courtois dans ce musée, et 10 sont cités 
dans le catalogue Paignon-Dijonval, 



— 523 — 

18 — Oflicier de Cavalerie (lonnant des ordres; 
sur la droite, un trompette ; dessin à la plume et au 
bistre. Plus trois croquis à la plume pour un com- 
bat de cavalerie, provenant de la collection de lord^ 
Spencer. 

' Vente Desperret (1865), 301 fr. 

COURTOIS (Guillaume) 

PEINTRE d'histoire ET GRAVEUR A l'EAU-FORTE. 

Né à Saint-Hippolyte (Franclie-Comté), en 1628; mort à Rome, en 
1679; élève de Piètre de Gortone. Les églises de Rome sont ornées 
de ses tableaux. Dussieux (Artistes Français à l'Étranger, p. 333) en 
donne la liste (1). Il a aussi travaillé pour le prince Borghèse et pour 
les Jésuites. Tableaux à Florence et à Dresde. Il a gravé à l'eau- 
forte et on a gravé d'après lui. Voyez Heinecken et Robert- Dumesnil. 

1 — Le Martyre de saint Pierre, provenant du 
Cabinet Crozat. 18-24. 

2 — Le Triomphe de Galathée. Polyphème, assis 
près de son antre, adresse ses hommages à cette 
nymphe. 16-21. 

Ventes Von der Leyden (1804), 450 Ir.; — Frnncillon (1828), 
123 fr. 

3 — Jésus-Christ tenté par le Démon. Tableau de 
forme ronde. Diamètre : 24 i mill. B. 

Vente du comte ***. par Paillet (8 avril 1840)...? 



(1) Cet auteur cite aussi Jean-Baptiste Courtois, frère des deux 
artistes dont nous venons de parler, peintre de talent, capucin à 
Rome; il ne peignit jamais que pour les maisons de son ordre. 



i24 — 



DESSINS. 



4 — Douze Dessins et Etudes, par Guillaume 
Courtois. 

Vente Crozat (17Zil), 21 liv. 5 sous. 

5 — Le Martyre de saint André. Superbe dessin* 
aux crayons rouge et noir, lavé de bistre et d'encce 
de Chine. Il est gra\é à l'eau-forte , par Adam 
Bartsch et décrit dans le catalogue de la collection 
du prince Charles de Ligue. 

COURTOIS (Nicolas-André) 

PEINTRE DE PORTRAIT SUR ÉMA.IL. 

On ne trouve aucun renseignement sur cet artiste qui n'a exposé 
que comme agréé à l'Académie, de 1769 à 1777. Deux tableaux, l'un 
d'une Espagnolette ; l'autre d'une Bacchante (vente Btondel de Ga- 
gny),.\e premier, 52 liv.; le second, 182 liv. — Une Femme assise, 
la têle sur un oreiller; un petit chien est à côté d'elle. 23 lig. de 
diamètre. Vente Godefroy (1785), 50 liv. Demarteau a gravé d'après 
N.-A. Courtois. Voyez Paignon-Dijonval. 

COUSIN (Jean) 

PEINTRE, ARCHITECTE, SCULPTEUR ET PEINTRE-VERRIER (1). 

Né à Soucy, près Sens^ en 1501 ; mort en 1590 (2). « Cet artiste 
célèbre, dii Renouvier (Types, etc., XXII, 160), appartient, pour la 
meilleure partie de sa vie, au temps de François I", bien qu'il ait 
vécu jusqu'en 1572 ; il avait son talent fait au moment où le Rosso 



(1) Cet artiste exerçait celte profession à Sens, où florissait une 
école de peintres-verriers. 

(2) Telles sont les dates données par Miel, dans son excellente bio- 
graphie do Jean Cousin, qui se trouve dans la Galerie française 
{Paris, 18M, lî vol. gr. iii-^4", portraits lithographies). 



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et Primatiice s'iiiipalronisèrenl, mais il ne liit p'.s comme eux l'objet 
des faveurs de la cour ; il figure à peine dans les comptes-royaux, pu- 
bliés par M. de Laborde, de 15/i0 à 1550, recevant, comme imagier, 
l/i liv. par mois (1). Ses ouvrages capilaux, dans la peinture et la 
sculpture, les Verrières de Sens, de Saint-Gervais, la Pandore {prima 
Pandora (2), le Monument de Tamiral Chabot, sont des produits d'un 
génie tout français, empreints des plus fines qualités de la Renais- 
sance française, en pleine analogie avec les compositions originales 
de Pinaigrier^ de Clouet et de Jean Goujon. » Nous citerons encore 
des travaux de Jean Cousin, en sculpture : les Cariatides de la chaire 
des Grands- Augustins de Paris ; un bronze de Charles-Quint ; en 
peintures, les Verrières de l'église de Villeneuve-sur-Yonne, une 
Descente de Croix dans la cathédrale de Mayence, tableau daté de 
1521, donné par le gouvernement français, en Tan XI; le Jugement 
dernier, qui est au Louvre (3) ; il a aussi gravé à l'eau-forte plusieurs 
estampes, et est auteur d'un livre de perspective (1560), et d'un 
livre de portraiture, en 1571. Delaulne, Léonard Gaultier, Ducer- 
ceau, P. de Jode et Kartarus ont gravé d'après lui. Voyez aux Es- 
tampes (r* P., II. 205), D'Argenville (Vies des Peintres, II, 233), 

(1) Herluison (Artistes Orléanais) rapporte qu'un Jean Cousin, ima- 
gier à Pithiviers, fait, en 1579, pour l'église Saint-Salomon de cette 
ville, une statue de Saint-Maur, peinte et dorée, moyennant 37 s. 
6 den.; une autre de saint Roch, et des bas-reliefs de l'histoire du 
saint, pour la somme de h écus 1/3. Il peint, un peu plus tard, l'Hor- 
loge et le Cadran de la même église. 

(2) Ce lableau a appartenu à M. de Bonnaire, à Sens; il a été dé- 
crit par Millin, qui l'avait vu, en 180/i, dans son Voyage dans le Midi 
de la France (I, 117). Félibien a aussi cité ce tableau (Entretiens sur 
la Vie des Peintres, III, 120), et M. Clément de Ris (Musées Provin- 
ciaux, II, 33), dit qu'il a été découvert au château de Montard, pro- 
priété de Marie Bowyer ; il dit aussi ; on voit encore, dans la ville de 
Sens, plusieurs tableaux de Jean Cousin et quantité de portraits, dont 
celui de sa fille, Marie Cousin, et celui d'un chanoine, Jean Douwyei', 
beau-frère de Jean Cousin, dont la postérité existait encore à Tours, 
en 1825, dans la personne de M. Bowyer, qui possédait, au dire de 
M. Hesme^ les poriraits des membres de la famille de BoNvyei-; tous 
ces portraits sont passés en Angleterre. Voyez aussi un article sur 
Jean Cousin, par M. J. Lobel, dans la Chronique des Beaux-Arts 
(IV, 305). 

(3) Une esquisse de ce tableau est au musée de l'Ermitage, à 
.^aint-Pétersbourg; il est sur panneau de 28-21, et a été estimé 
3,000 rouhles. 

II (tab.) 34 



— 52G — 

Mariette (A. B., II, 21), Archives de l'Art Français (Documents, 
V et VI), la Notice du musée du Louvre, le Musée des Monuments 
Français, par Lenoir (1), et par Biet, et Histoire des Peintres, par 
Ch. Blanc. 

1 — L'Amour ou la Barque à Caron. Sujet allégo- 
rique. 37-47. B. 

\eï\ies Morel de Vindé (1822), 233 fr.; — par Henry (20 août 
1832)...? 

2 — Les Noces de Cana. Tableau au musée de 
Rennes, venant de l'église de Saint-Germain, à Paris. 
Cité dans les Musées de Province, par le comte Clé- 
ment de Ris, 

DESSINS. 

3 — Dessin très* capital, à la plume et au lavis, 
offrant plusieurs sujets de l'Écriture Sainte, et des 
Figures d'Apôtres et de Saints, encastrés dans une 
façade à colonnes d'une composition élégante. 

Vente Denon (1826), 90 fr. (2). 

4 — Quatre Dessins : vase, fontaine, cartou- 
che, etc., à la plume et lavé et rehaussé. 

Vente F... (Vivenel, 1862), 201 fr. 
o — Déposition de la Croix. Première pensée de 



(1) Cet auteur cite des vitraux attribués à Jean Cousin, et prove- 
nant du château d'Anet. 

(2) Il y avait dans celle vente deux petits tableaux sur cuivre, at- 
tribués à Jean Cousin, représentant des Scènes du Jugement dernier; 
ils ont été vendus 221 fr. 



— 527 — 
la composition gravée par le maître. Dessin h la 
plume, lavé de histre et d'indigo; il est signé. 

Vente par Clément (27 avril 1863), 305 fr. 

t) — La Vierge et l'Enfant Jésus. Dessin à la 
plume, lavé de bistre. 
Vente Andreossy (186Zi), 31 fr. 

7 — Jupiter dans les Airs est imploré par une 
Femme. Dessin à la plume, lavé d'indigo. 
Vente Desperret (1865), 85 fr. 

— • Le catalogue Crozat cite 21 dessins de Jean 
Cousin et autres vieux peintres français (1). La no- 
tice des dessins du musée du Louvre en cite deux, 
et un est au musée de Rotterdam. 

COUT AN (Amable-Paul) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Paris, le 13 décembre 1792; mort dans la même ville, le 
30 mars 1837 ; élève de Gros. Premier grand prix de Rome, sur le 
tableau représentant Achille donnant le prix de la Sagesse à Nestor ; 
des Figures allégoriques décorant le Conseil d'État, et divers tableaux 
exposés en 182Zi et 1827 ; un Christ portant sa Croix, pour l'église de 
Saint-Nicolas-des-Ghamps, tableau payé Zi, 000 fr. à l'artiste; un por- 
trait de Pizare, au musée de Versailles. La vente des objets garnis- 
sant l'atelier de Coutan a eu lieu le 2 mai 1837; on y remarquait un 
grand tableau représentant Noé surpris en état d'ivresse et maudis- 
sant son fds Cliam^ et un autre, le Sacrilège d'Ereichton et plu- 
sieurs esquisses, dont une du Portement de Gioix déjà cité, et une 



(l) Ce lot, acheté par Nourry, se retrouve en partie dans le cata- 
logue de la vente de sa collection, en 1787. Il y avait de citées deux 
grandes compositions à la plume et au bistre, attribuées h Jean 
Cousin, dont le Jugement dernier. 



— 528 — 

esquisse pour un tableau de l'église Notre-Dame de Lorelle. Vente 
M. V,.., par Petit {iU avril 1866)...? Voyez Gabet. 

COUTURE (Thomas) 

PEINTRE d'histoire, DE GENRE ET DE PORTRAIT. 

Né à Sentis (Oise); élève de Gros et de Paul Delaroche; mé- 
daille de 1" classe, en 18Zi7 ; chevalier de la Légion d'honneur, en 
18Zi8. A exposé depuis 1844. Il a peint la Chapelle de la Vierge, à 
Saint-Euslache. Un tableau, l'Amour de l'Or (1), exposé au Salon de 
1844, aujourd'hui au musée de Toulouse. A l'Exposition universelle 
de 1855, il y avait quatre tableaux de M. Couture : les Romains de la 
Décadence (2), le Fauconnier (3), et deux Portraits, dont celui (tu 
baron Corvisart. Dans la collection de iM. Moieau, à Paris, la Jo- 
conde. 

1 — Le Repos. 31-40 cent. 

Vente Baroilhet (1855), 1,320 fr. 

2 — Petite Baigneuse. 1 15-90 cent. 

Vente T..., de Bruxelles (1856), 2,780 fr. 

3 — Le Trouvère. 

Vente Deforge (1857), 4,500 fr. (4). 

i — Les deux Politiques. 

Ventes par Laneuville (2 mars 1857), 2,000 fr.; — V. /., par Petit 
(24 avril 1857), 6,050 fr. (5). 

(1) Il y avait une répétition de ce tableau dans la vente Baroilhet^ 
en 1855; elle a été vendue 1,000 fr. 

(2) Ce tableau, qui a fait la réputation de M. Couture, a été ex- 
posé au Salon de 1847. Il appartient à l'Empereur. 

(3) Une analyse de ses deux tableaux se liouve dans la Revue uni- 
verselle des Arts (I, 335). — Le Fauconnier a été vendu 10,700 fr., 
chez Deforge, en 1857, et, dans la même vente, le Philosophe, étude 
pour le tableau des Romains de la Décadence, vendu 500 fr. 

(4) Il y avait cinq tableaux de Couture dans cotte vente; ils ont 
produit 17,210 fr. 

(5) Il y avait quatre tableaux de Coulure dans la vente V. J. 



— 529 — 

5 — L'Enfant au Tambour. 26-31 cent. 

Vente V. J., par Petit [U avril 1857), 5,825 fr. (1); — Marquis de 
B... (5 mars 1866), 2,800 fr. 

6 — Horace et Lydie. 32-45 cent. 
Vente Véron (1858), li,200 fr. 

7 — L'Innocence. 115-88 cent. 
Vente Véron, 2,300 fr. (2). 

8 — Un Souper après le Bah C'est l'esquisse pour 
le grand papier peint qui a été vu à l'Exposition 
universelle. 

Vente par Petit (1860), 1,500 fr. 

9 — Le Farniente. 31-40. 

Vente Ch. B. (Bardon. 1861), 809 fr. 

10 — Le Juge endormi. 40-47 cent. 
Vente par Petit, 2,500 fr. 

lî — La Courtisane moderne. 
Vente par Petit, 2,495 fr. 

12 — Jour de Rêverie ou l'Écolier paresseux. Il 
fait des bulles de savon. 
Vente Wolfe, à New-York (186Zi), 24,9Zi0 fr. (3). 



(1) Il y avait quatre tableaux de Couture dans cette vente; ils ont 
produit 18,Zi25 fr. 

(2) Ce tableau s'est vendu 1,800 fr. par Pérignon, Zj,200 fr. chez 
Stevens, et 6,000 fr. chez Le Hon. 

(3) La Chronique des Beaux-Arts (III, 69), qui rapporte les prix de 
cette vente, dit que ce tableau avait été acheté h f^ondres, 10,000 fr. 



— 530 — 
COX (David) 

PEINTRE DE PAYSAGE ET DE VUES A l' AQUARELLE. 

Cet artiste florissait à Londres. Selon, S/re/, il est mort en 1839. Il 
y avait 18 aquarelles de lui, représentant des Vues d'Angleterre, ex- 
posées à Manchester en 1857. Il y a un paysage, avec rochers et fi- 
gures au premier plan, vente Northwich (1859), 2,100 fr.; — la Route 
au Logis, lj950 fr.; — la Prairie, 2,055 fr.; — une Vache et des 
Brebis dans une Prairie, 1,675 fr.; — Brebis (effet d'hiver), 1,550 fr. 
Ces quatre aquarelles ont été vendues à Londres, en mars 1863 (1). 
Plusieurs aquarelles de D. Cox sont mentionnées dans les catalogues 
de deux ventes faites par Schroth, en 1833, et une Vue de la Ta- 
mise, aquarelle, vente S.. . {Schiklei\ 10 février 18ZiZi), 90 fr. 

GOXIE ou GOXGYEN (Michel Van) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Matines, en 1499 ; mort dans la même ville, le 5 mars 1592 ; 
élève de son père et de Bernard Van Orley. il résida en Italie (2) 
et étudia Raphaël, ce qui lui fit donner le surnom de Raphaël Fla- 
mand (3) ; il fut peintre de Philippe II, roi d'Espagne, pour lequel il 
exécuta plusieurs grands ouvrages, et fit une copie du célèbre ta- 
bleau de l'Agneau, des frères Van Eyck, laquelle lui fut payée 
2,000 ducats (/i). Le portrait de Coxie se trouve dans G. Mander, gravé 
par Hondius. 



(1) Vente d'une belle collection d'aquarelles. Voyez les prix dans 
la Chronique des Beaux-Arts (1863, page lZi6). 

(2) Il a peint, à Rome, des fresques dans l'église deW anima. 

(3) Il est à remarquer, dit Mariette (A. B., II, 37), que le Vasari, 
en parlant de la suite d'estampes, représentant la Fable de Psyché, 
dont les dessins passent pour être de Raphaël, en (ait honneur à 
Michel Coxie et lui en attribue l'invention. 

(û) Cette copie fut enlevée du temps de l'invasion française en 
Espagne. Aujourd'hui, une partie est au musée de Berlin, l'autre au 
musée de Munich, une troisième était dans la collection du roi de 
Hollande, Guillaume II, et fut vendue 2,û00 florins, en 1850. Il y en 
avait aussi une copie exposée h Manchester ; elle vient de M. Hisettc, 
dont la vente fut faite à Gand, en 1808. 



— 531 — 

Le musée d'Anvers possède quatie tableaux de Coxie, dont un 
Saint— Sébastien, signé et daté de 1575; celui de Bruxelles (1), un 
Triptyque, représentant la Cène, et signé. On voit encore des tableaux 
de Coxie, à Matines, Louvain, et autres villes belges, dans le mu- 
sée de Munich (2), ceux de Madrid et de Saint-Pétersbourg. La 
Revue universelle des Arts (111, 128, 133 et 226) cite des tableaux 
décrits à l'inventaire des objets d'art de la reine douairière de Hon- 
^'rie, en 1556, et à celui fait lors du dépari de Charles-Quint pour le 
monastère de Saint-Juste. Il y est dit aussi que Michel Coxie a cou- 
vert de ses plus belles compositions les murailles du château de 
Binche. Voyez une Biographie de Micliil Coxie, par J.-J. Altmeyer 
(Extrait de l'Album biographique), et Histoire de la Peinture 
Flamande et Hollandaise, par Alfred Michiels (Bruxelles, 18/i5 , 
U vol.), les Anciens Peintres Flamands, par Crowe et Cavalcaselle 
(Bruxelles, 1863, 3 vol.), et Heinecken, pour les estampes gravées 
d'après Michel Coxie. Vente par Laneuville père (2 mars 1823). Un 
jeune Homme présente une pièce d'or a une Bohémienne, 280 fr. — 
La Sibylle de Gumes annonçant la naissance du Messie. Vente du car- 
dinal Fesch, 25 écus romains. — Un Portrait de Femme, qui était 
dans le musée Standish, est cité avec éloge dans le Cabinet de l'Ama- 
teur (I, 210). 

GOYPEL (Noël) 

PEINTRE d'histoire ET GRAVEUR 

Né à Paris, le 25 décembre 1628; mort dans la même ville, le 
2Zi décembre 1707; étudia à Orléans, sous un peintre nommé 
PoNCET, et à Paris, sous Quillerier; il travailla, sous Ch. Errard, 
aux peintures du Louvre ; il fut reçu académicien, le 31 mars 1663, 
sur le tableau d'Hercule se reposant de ses travaux (3) ; il fit plusieurs 

(1) Durger (Trésor d'Art exposé à Manchester, p. 170) cite un Cal- 
vaire, qui est dans l'église de Sainte-Cudulde, de Bruxelles, peint par 
Michel Coxie, à l'âge de 95 ans. Cet âge ne s'accorde pas avec celui 
de sa mort donné par le catalogue du musée d'Anvers. 

(2) Waagen (Histoire de l'Art en Allemagne, H, 137) dit que les 
tableaux qui lui sont attribués, à Munich et à Cologne, ne sont pas de 
lui. 

(3) Il donna en échange le tableau du Meurtre d'Abel, qui est au 
musée du Louvre, lequel possède aussi quatre autres tableaux de Noël 
Coypel. 



— 532 -^ 

tableaux pour le roi, aux Tuileries et à Fontainebleau ; chez le car- 
dinal Mazarin; une Assomption pour le maître- autel des Invalides, 
et un Mai pour l'église Notre-Dame. Il était nommé communément, 
parmi les amaleurs, du surnom de Coypel-le- Poussin. Il fut choisi 
par le roi pour remplir la place de directeur de l'Académie de pein- 
ture, établie à Rome, et soutint ce poste avec éclat ; il eut pour 
élèves ses deux fils, Antoine et Noël Coypel, et Gh. Poirion, son pa- 
rent. Noël Coypel a écrit un dialogue sur le coloris (Versailles, 17ZiO, 
in-12\ et a gravé à l'eau-forte; on a beaucoup gravé d'après lui, et 
son portrait a été gravé d'après lui, par J. Audran, en 1708. Voyez 
Robert- Dumesnil (II, 85), Heinecken, D'Argenville, Mariette^ Siret^ la 
Notice des tableaux du Louvre, et l'Histoire des Peintres, de Charles 
Blanc. 

1 — Jésus -Clirist en prièie dans Je Jardin des Oli- 
viers. 24-21 . 

Vente deCh. Coypel [ilbl), 300 liv. 

2 — L'Enlèvement d'Europe. 48-72. 

Ventes Blondelde Gagny (1776), 2,021 liv.; — par Le Brun (1788), 
751 liv.; - Donjeux (1793), 603 liv. 

3 — La Vierge tenant l'Enfant Jésus près de son 
beiceau ; des anges l'adorent. 21-25. 

Ventes Randon de Boisset (1777), 800 liv.; — Boullongne (1), 
(1787)...? 

\ — Bacchus et Ariane à table, dans un jardin, 

avec plusieurs Divinités. 36-30. 

Ventes du prince de Conti (1777), 1726 liv.; — Boileau (1779), 
830 liv., avec le tableau de Detroy, représentant Diane au Bain. Vente 
Vigny (1773), les deux mêmes tableaux, 9Zi6 liv. 

5 — Triomphe de Neptune et Amphitrite mon- 

(1) Dans cette vente, faite par Le Brun, ce tableau était allrihue 
Antoine Coypel. 



— 533 — 

tée sur uii char attelé de deux dauphins. Sur la 
gauche, l'Enlèvement d'Europe. 48-72. 

Ventes Randon de Boissel, 2,021 liv.; — par Le Brun (1778), 
1,500 liv.; — Dumas fils (1865), 1725 fr., avec Ariane abandonnée. 

6 — Continence de Scipion et Ptolémée. Phil- 
adelphe donne la liberté aux Juifs, en reconnaissance 
de la traduction des livres saints. 18-30. Petites ré- 
pétitions de deux tableaux du musée du Louvre (1). 

Vente Donjeux (1793), 800 fr. (2). 

7 — Le Saciifice d'Abraham. 103-841. Gravé par 
P. D revêt. 

Vente du cardinal Fesch, A3 écus romains. 

8 — Flore et Pomone entourées d'Amours. Deux 
tableaux en pendant. 

YenleJoyant, peintre (1855), 375 fr. 

DESSINS. 

— Il y a 14 Dessins aux crayons noir et blanc, à 
la sanguine et au pastel, décrits dans le catalogue 
de la collection Paignon-Dijonval. 

GOYPEL, (Antoine) 

PEINTRE d'histoire ET GRAVEUR. 

Né à Paris, le «1 avril 1661 ; mort dans la même ville, le 7 jan- 



(1) Cette suite est de quatre tableaux. Il y avait une répétition de 
celui représentant l'empereur Trajan donnant audience au peuple 
romain, dans la vente Parizeau, en 1789. Il a été vendu 240 liv.; il 
était plus grand, portant 44-52. 

(2) Il y avait dans la vente Donjeux un autre tableau de Coypel, 
représentant une Nativité. 



— 534 — 

vier 1722; il fut enterré dans Péglise Saint-Germain-rAuxerrois. 
Elève de son père, Noël Goypel , il l'accompagna à Rome ; de retour, 
il fut leçu académicien, le 25 octobre 1681, sur un Fujet représentant 
Louis XIV couronné par la Victoire ; ce tableau a été exposé au Lou- 
vre, en 1738. Antoine Goypel a peint un grand nombre de tableaux, 
pour les palais royaux et les églises de Paris : une Assomption pour 
le Mai des orfèvres à Notre-Dame, douze Sujets de TÉnéide pour la 
galerie du Palais-Royal (1) et plusieurs Sujets de la Fable dans le 
cliâteau deMeudon; Alexandre offrant la Gouronne à la belle Roxe- 
lane (ce tableau pour être exécuté en tapisserie); les Portraits des 
Ambassadeurs du Maroc, venus en France en 1699 (2); ils sont re- 
présentés dans une loge à l'Opéra. Tous ces différents travaux lui 
valurent la distinction de premier peintre du roi et d'être anobli en 
J715; il remplaça Houasse, comme directeur des tableaux et dessins 
de la Gouronne. Il fit les dessins des médailles de Louis XIV, dont 
l'Académie des Inscriptions était chargée; il composa, sur la peinture, 
un ouvrage en forme de conférence, avec une épître en vers adressée 
à son fils (3). Il a exposé de 1699 à 17Zi6. Son portrait est à la ga- 
lerie de Florence, et il a été gravé d'après lui, par Massé, en 1717. 
On voit des tableaux d'Antoine Goypel dans les musées de Paris, Ver- 
sailles, Avignon, Gaen, Dijon, Marseille, Rennes, Tours et Valen-» 
ciennes (Musées de Provinces, par Clément de Ris), et deux ta- 
bleaux dans la collection Grozat, en 1755. Le duc d'Orléans, régent, 
combla d'honneurs notre artiste, et tint à honneur d'être son élève. 
Voyez d'Argenville, Mariette, Siret, et la Notice des tableaux du 
musée du Louvre. Antoine Goypel a gravé à l'eau-forte {Robert-Du- 
mesnil, II, 160), et les meilleurs artistes, et Monseigneur le duc de 
Bourgogne, ont gravé d'après ses tableaux. Voyez Heinëcken et Pai- 
gnon-Dijonval. 

\ — Dieu appai^aissant à Adam et È\e après leur 
péché. 40-33. Gravé par Brevet. 

Ventes Chauvelin (1762), IZiOliv.; — d'Argenville (1779), lûO liv.; 
— Madame Langller (1788)...? 



(1) Les gravures de cette suite sont à la Ghalcographie du musée 
dn Louvre. 

(2) Ge tableau est à Versailles, qui possède aussi le poitrail de 
Ouillain, sculpteur, parN.-A. Goypel, gravé par Surrugue. 

(3) Se trouve rapporlédans la Revue universelle des Arts (VI, 3ûS): 



— 536 — 

2 — VéiJus sur les Eaux, accompagnée de plu- 
sieurs Triions. 27-36. 

Vente par Remy (1757), 298 liv.; — Heinecken (1757), 100 liv. 

3 — Le Baptême de Noire-Seigneur. 50-36. 
Coypel a gravé lui-même cette composition. 

Vente de Lalive de Jully (1770), ZilO liv. 

4 — L'Amour endormi près d'un rosier. Un Sa- 
tyre vient lui prendre son arc. 10 p. 9 lig.-13 p. 

Vente du prince de Conti (1777), 260 liv. 

5 — Glitye, abandonnée par le Soleil, est trans- 
formée en Héliotrope; on la voit dans les bras d'un 
Amour. 15-12. Gravé. 

Mênje vente, 183 liv. 

6 — Bacchus et Ariane enchaînés et entourés par 
des Amours. 30-27. Gravé par G. Audran. 

Vente d'objets provenant du prince de Rubempré (1765)...? 

7 — Diane et Endymion. 11 p. -8 p. 6 lig. 

Vente C. D. (Caulet d'Hauteville, 177Zi), 80 liv. 

8 — Portrait de Molière, le bras gauche appuyé 
sur des \olumes, tenant, de la main droite, une 
plun^e, et vêtu d'une robe rouge. 30-24 (1). 

Vente Nourry (1785), 36 liv. 



(1) Ce portrait a été gravé par Lépicié, et est placé en tête de la 
suite des figures, pour les œuvres de Molière, gravées à Teau-forte, 
d'après Boucher, par Gars. 



— 536 — 

9 — Audiencs donnée par Louis XIV à l'ambas- 
sadeur turc. 24-36. 

Vente Bourlat-Montredon (1788), 80 liv. 

10 — Le philosophe Démocrite. Tableau gravé 
par Goypel lui-même (1). 

DESSINS. 

11 — La Conception de la Vierge, dessin du ta- 
bleau qu'il a peint dans l'église des Filles de l'As- 
somption. 

Vente Ch. Coypel (1752). Retiré. 

12 — Deux Têtes de Femmes au pastel, pour les 
tableaux de la galerie du Palais-Royal. 

Même vente, 37 liv. 

Voyez les catalogues Nourry (1785), Paignon-Di- 
jonval (1810), pour divers dessins d'Antoine Coypel, 
et la notice des dessins du musée du Louvre qui en 
possède 241. 

GOYPEL (NoEL-NicoLAs) 

PEINTRE d'histoire ET GRAVEUR. 

Né à Paris, en 1692; mort dans la même ville, le IZi décembre 
173ii; élève de son père, Noël Coypel; reçu académicien, le 20 no- 
vembre 1720, sur le tableau de Neptune enlevant la Nymphe Amyone. 



(1) Ce tableau, exposé pour la Société des Artistes, est indiqué 
comme venant du Cabinet Denon; cependant, il n'est pas indiqué 
au catalogue. 11 y avait, dans cette même exposition, un portrait, dit 
être celui de Madame de Pompadour, par Antoine Coypel; le fait se 
conteste tout naturellement en ce que Madame de Pompadour est 
née la même année de la mort d'Antoine Coypel. 



— 537 — 

Un des premiers morceaux qui servit à le faire connaître fui un 
tableau représentant un Triomphe de Galathée, exposé en 1727. 
Il peignit aussi, en 1731, dans la chapelle de la Vierge, dans l'église 
de Saint-Sauveur, à Paris. Voyez Siret (1). Il a gravé à l'eau-forte 
(voyez Robert'Dumesnil, II, 221), et on a gravé d'après lui. Voyez 
Heinecken. 

DESSIN. 

1 — La Sainte Vierge et l'Enfant Jésus, accom- 
pagnés de saint Georges, de saint Jean, de saint 
Pierre et de saint Giminian, peint au pastel, d'après 
le tableau du Corrége de la galerie de Dresde. 

Ventes C/i. Coype/ (1752), 215 liv.: — Duc de Tallard (1756), 
178 liv.; — Silvestre (1810), 30 fr. 



GOYPEL (Charles) 

PEINTRE d'histoire ET GRAVEUR. 

Né à Paris, en 169Zi; mort dans la même ville, le l/i juin 1752; 
fils et élève de Antoine Coypel ; reçu académicien, le 31 août 1715, 
sur un tableau représentant Médée et Jason (2) et, plus tard, direc- 
teur; nommé, en 17Zi7, premier peintre du roi, garde des dessins de 
son Cabinet, et peintre du duc d'Orléans, fils du régent. Gh. Coypel 
a fait une suite de 25 tableaux de l'Histoire de Don Quichotte, pour 
être exécutés en tapisseries; ces tableaux décorent le château de 
Compiègne {3\ Il a aussi fait plusieurs portraits à l'huile et au pas- 



(1) Cet auteur cite deux tableaux vendus chez le prince de Conli; 
l'un, Zéphyre et Flore, 2ZiO liv.; l'autre. Triomphe de Galathée, 
155 liv.; ils ne sont pas portés au catalogue de cette vente. 

(2) En 17/il, Coypel changea ce tableau contre celui d'Abraham 
embrassant son fils Isaac (tableau gravé), et il donna en même 
temps son portrait peint par lui. 

(3) Ces tableaux ont été gravés. Voyez Notice sur les Peintures et 
Sculptures du palais de Compiègne. Paris, imprimerie impériale, 
1861, in-8° de 38 i)ages; extrait de l'Histoire de ce Palais, par 
M. J. Pellassy de l'Ousle. 



— 538 — 

tel (1); a exposé de 1737 à 17ù6, et il a peint deux fois son portrait, 
qui a été gravé par N. Tardieu et J.-J. Balechou; son portrait et 
celui de sa fille sont au musée de Besançon; il a gravé à l'eau-forle 
(voyez Roberl-Duniesnil, II, 225), et on a beaucoup gravé d'après lui 
(voyez Heinecken). Ce peintre s'est occupé de poésies, et a fait plu- 
sieurs tragédies et comédies; il a écrit un dialogue sur le salon de 
1747 (in-12 de 16 p.). Voyez son Éloge, par Bachaumont, et sa Bio- 
graphie, en tête du catalogue de sa vente, en 1752, rédigé par 
Mariette. 

1 — Renaud quittant le Palais d'Arinide. Gravé 

par Joullain, et exécuté en tapisserie, aux Gobelins. 

Vente Ch. Coypel (1752), avec une esquissé tirée de l'opéra d*Al- 
cesle, les deux, 2ZiO liv.; — par Remy [ilôl), UOO liv.; — Prousteau 
(1769), 1,805 liv., avec le tableau d'Iphigénie; — De Lalive de 
Jully (1770), 2Zi5 liv.; — Duc des Deux-Ponts (1778)...? et Le Bœuf 
(1783)...? 

2 — Le Christ adoré par des Anges. Composition 
de 14 figures. 26-21. 

Vente de Madame de Jullienne...! 

3 — L'Ainour de Ville et l'Amour de Village. 
Deux tableaux ovales. 36-33. Gravés par Lépicié. 

Vente du marquis de Langeac (1778), 399 liv. 19 sous. 

4 — Assemblée d'Enfants. Ce sujet est gravé par 
Mathey, sous le titre de VAmoiir précepteur (2). 
34-27. 

Vente du duc de La Vallière (1781), 561 liv. 



(1) Plusieurs ont été gravés; nous citerons celui d'Adrienne 
Lecouvreur, supérieurement gravé par P. Drevet. 

(2) Un pastel de celte même composition est peint par Ch. Coypel ; 
il vient du Cabinet du comte de iMorville, et est aujourd'hui en in 
possession du marquis ilMîerlford. 



— 539 — 

5 - Jeux d'Enfants à la Toilette. Cette composi- 
tion agréable, dans laquelle on compte 10 figures, 
est connue par l'estampe gravée par Lepicié. 24-30. 

Vente du marquis de Menars (1781), 2/i0 liv. (1). 

6 — Iphigénie à l'instant d'être sacrifiée. On la 
voit à genoux, embrassant les mains d'Agamemnon, 
son père. Ce tableau a été exécuté en tapisserie, aux 
Gobelins. 46-72. Provenant du duc des Deux-Ponts. 

Yenie Le Bœuf {178S)...1 

7 — La Scène du deuxième acte de l'opéra de 
RoFand, dans laquelle ce guerrier raconte ses aven- , 
tures aux Bergers. 46-72. 

Vente Ch. (1788), 600 liv. 

8 — L'Amour ramoneur. Ch. Coypel a gravé ce 
tableau à l'eau-forte. 

Vente Parizeau (26 mars 1792)...? 

9 — Jésus-Christ délivrant un Possédé. Signé : 
A.'C, Coypel, 1717. 

Vente du cardinal Fesch (18/^5), 70 écus romains. 

DESSINS. 

10 — Portraits au pastel de Mademoiselle de Cha- 
rolais et de la Marquise de Sévigné. 

Vente Ch. Coypel (1752), 72 liv. 



(1) Un plus grand tableau de cette composition (146-200 cent.) a 
été vendu, chez Pourtalès (1865), 3,600 fr. 



— 540 — 

jl — L'Amour taillant son Arc. Copie au pastel 
du tableau du Parmesan, qui était au Palais- Royal. 

Même vente, 72 liv. (1). 

12 — Une Femme qui lit à la bougie. Peint au 
pastel et gra\é par Salvador Carmona, sous le titre 
du Négligé galant. 

Vente du comte de Vence (1760), 21 liv. 2 sous. 

13 — Jeune Femme assise, vue jusqu'aux genoux, 
et ajustée d'une palatine, parure de fleurs^ etc. Mor- 
ceau peint au pastel. 

Vente Donjeux (1793)...? 

GRAESBEKE ou GRAESBEEK 

(Joseph ou Joost Van) 

PEINTRE DE GENRE. 

Né à Bruxelles, eu 1603 ; mort à Anvers, en 16Zil ; ami et élève de 
Brauwer, qu'il imita dans ses compositions triviales, représentant 
presque toujours des Orgies. Tableaux à Saint-Pétersbourg, Vienne, 
Bruxelles (galerie d'Aremberg), Paris (2); et dans les collections an- 
glaises, Brigwater, Henderson et autres. Voyez Wuageii (Trésor 
d'Art), Descamps {II, l/iO), Sirel, et Ch. Blanc (Histoire des 
Peintres). 

1 — Portrait de Craesbeke faisant la giimace. 
13-10. B. Gravé par Beauvarlet. 

Ventes du comte de Vence (1761), 21 liv.; — de SainL-Viclor 
(1822), 38 fr. 

(1) Il y avait plusieurs autres Etudes au pastel, par Cli. Coypel. 

(2) Dans le musée du Louvre, un tableau représentant TAlclier de 
Craesbeke (gravé par Thomas) ; il avait été acquis par le comte 
irAngevillier, sous le nom de Brauwer. M. Burger confirme celle at- 
tribution, et dit que le cavalier dont lartisle fait le portrait pourrait 
Ition (Hre l'\ liais, mailre de Brauwer. 



— 541 — 

2 — Un Buveur endormi sur sa chaise, près cruno 
table servie. 16-12. B. Gravé par Baron, sous le titre 
du Roupilleur. 

Vente du comte de Vence, lOO liv. 

3 — Une Mêlée générale d'Hommes se battant à la 
suite d'une partie de cartes, et de Femmes cherchant 
à séparer les combattants. Composition de plus de 
20 figures. 27-36. B. 

Vente du cardinal Fesch (18Zi5), 121 écus romains. 

4 — Le Concert flamand. 66-85 cent. B. 
Vente du comte Vilain J/F(1857), 3,Zi00 fr. 

5 — Scène de Cabaret. Deux individus en sont 
venus aux mains, à la suite d'une partie de cartes, 
54-75 cent. B. 

Vente Pierard, de Valenciennes (1860), 1,810 fr. 

— Des tableaux de Craesbeke sont cités dans les 
ventes Comtesse de Fourcroy (1810), Simonet (3 avril 
1843), Heris, à Bruxelles (1843), Van R. (Regmor- 
ter, 1847), de Turenne (1852) ; le prix le plus élevé 
n'a pas dépassé 405 fr. 

GRANAGH ou KRANAGH (Lucas-Sunder) (1) 

PEINTRE d'histoire, DE PORTRAIT, ET GRAVEUR. 

Né à Granacli, en Franconie, en lZi72 ; mort à W^eimar, le 16 oc- 
tobre 1553, où il fut enterré dans l'église Saint-Jacques. Renouvier 

(1) Le nom de Sunder, que quelques auteurs lui donnent, est con- 
testé par Passavant, qui dit que ce point n'est pas prouvé, et que 
l'on ne trouve sur la pierre lumulaire que le nom de Lucas Cranach. 

îl (tab.) 35 



— 542 — 

(Types, etc., IP P., p. 73), dit : « Il était d'une famille d'artistes, vi- 
vant dans la petite ville de Kronack, voisine de Leipsick, et il devint 
seul célèbre. Ses papiers établissent qu'il avait appris le dessin chez 
son père : Artem graphicam (1); contemporain d'Albert-Durer, dont 
on peut croire que les exemples ne lui furent pas inutiles, il resta 
plus gothique ; ses tableaux, assez nombreux dans les musées de 
Saxe, ont un caractère puéril, singulier et grimaçant, propre à effa- 
roucher les goûts classiques, plus encore que ceux d'Albert-Durer; 
dans ses gravures, compositions plus libres et plus originales, il a 
montré mieux les fantaisies et la naïveté de la manière. » Cranach 
fut peintre en titre des Électeurs de Saxe; ami de Luther, il fut l'ar- 
tiste de la l\éforme (2) ; c'est lui qui composait les figures satyriques 
qui accompagnaient les pamphlets du Réformateur saxon contre le 
Pape. « La longue carrière de cet artiste, dit Waagen (Manuel de la 
Peinture, II, 76) et la facilité de son pinceau, qui lui valut Tépi- 
thèle de Celerrimus pictor, inscrite sur sa tombe, expliquent le nom- 
bre considérable de tableaux qu'il a laissés; toutefois, de ceux qui 
portent son nom , beaucoup sont l'œuvre de son fils, Lucas le 
Jeune (3), et probablement d'un autre fils^ nommé Jean Lucas, qui 
mourut jeune en Itahe (/i). Les tableaux de Cranach sont à Aus- 
bourg, Prague, Berlin (5), Munich (6), Dresde, Vienne, Saint-Pé- 



(1) Lucas Cranach, par Von Chr. Schuchardt. Leipsick, 1851, in-12). 
Cet ouvrage contient, sur la vie et les ouvrages de Cranach, des ren- 
seignements du plus haut intérêt. 

(2) Lucas Cranach, dit M. Burger (Trésor d'Art, à Manchester) est 
le principal maître d'une autre branche de l'École Saxonne, qui re- 
présente si bien le mouvement de la réformalion; il se trouvait jus- 
tement à Wilemberg où Luther était professeur de l'Université; il 
fut à Luther ce que Raphaël a été à Léon X; il le peignit lui et les 
siens, signant ces têtes de révoltés avec un petit dragon de feu. » 

(3)'LucAs Cranach, le jeune, né à Wittemberg, en 1515; mort 
en 1586. Comme son père , qu'il aida dans ses travaux, il marquait 
ses œuvres d'un serpent ailé. 

{U) Schuchardt (I, 36) le dit mort ù Bologne, en 1536. 

(5) Le musée de cette ville possède un grand nom])re de tableaux 
de Cranach, et la bibliothèque, un recueil de miniatures, où sont re- 
présentés en pied les portraits du duc de Saxe, de Luther, de Me- 
lanchton, etc. 

(6) Le musée de Munich possède neuf tableaux dont un Triptyque, 
marqué du monogramme et de la date de 15/|0. 



— 543 — 

tersbourg, Florence, Milan, Venise, Madrid, Anvers^ Paris (1), Avi- 
gnon, National Gallery, et à l'Exposition de Manchester (2). Voyez 
Waagen (Trésor d'Art), pour les tableaux de Cranach qui sont dans 
les collections publiques et privées d'Angleterre. Il y avait aussi trois 
tableaux de ce maître dans la collection de Paul de Praun, dont le 
portrait de l'Électeur de Saxe^ peint sur vélin, en 1525. Lucas Cra- 
nach a gravé sur cuivre, et on a beaucoup gravé en bois d'après ses 
compositions. Voyez Heller (3), Passavant, Bartsch et Sirel. 

1 — Suv le devant d'un Paysage, un vieillard 
marchant à quatre pattes porte, sur son dos, une 
jeune et jolie femme, qui le conduit par les poils de 
sa barbe. Ce sujet semble être celui de la Pénitence 
de saint Chrysostomie. 21-14. 

Vente du comte de la Forest (1822), 301 tV. 

2 — Portrait de Martin Luther (4), à mi-corps, 
de grandeur naturelle; une inscription allemande, 
tracée sur le mur, au-dessus de la croisée, rappelle 



(1) Au musée du Louvre, trois tableaux datés de 1529, 1531 et 
1532. La notice des dessins de ce musée indique quatie dessins de 
Cranach et trois qui lui sont attribués. 

(2) A cette exposition, une Judith, deux Saintes Familles, l'Élec- 
teur de Saxe, Luther et les Réformés, et la Femme de Lucas Cranach 
endormie près d'une fontaine. Ce dernier tableau appartient à Liver- 
pool Royal Institution. Cette institution possède une colleclion consi- 
dérable de tableaux des maîtres primitifs des xiv% xv^ et xvi^ siè- 
cles ; elle a été formée par M. Roscoe et par des dons particuliers. 
Waagen (Trésor d'Art) en donne la description. 

(3) Das Lebens, etc. La Vie et les Ouvrages de Lucas Cranach, par 
F. Heller. Bamberg, iSUli^ in-S^. 2^ édition entièrement refondue et 
augmentée. 

{à) Il y avait trois tableaux de Cranach dans la colleclion de 
Charles P% un représentant Adam et Eve, un portrait de Jean de 
GrifTmdorp, et un portrait de Luther. Un de ce même personnage, 
dans la vente Didot, en 1828, et un autre, avec la date de 1526, 
dans la vente Albrecht de Schvy^erin. 



— 544 — 

les principaux faits de sa vie; une tablette, avec la 
date de 1544, et la marque ordinaire de Cranach qui 
est un dragon ailé. 36-24. B. 

Vente du comte de Fries (1826), ^01 fr.; — M. L. (Larenaudière), 
par Henry (26 novembre 1826), AOO fr. 

3 — Herodiade portant sur un plat d'argent la 
tête de saint Jean. 

Vente Carette (1839), 805 fr. 

4 — Judith tenant d'une main un glaive et de 
l'autre la tête d'Holopherne (1). 

Ventes Carette, 805 fr.; — Comte Pourtalès (1865), 500 fr. 

5 — Vénus sur les Ondes. Une inscription grec- 
que se traduisant ainsi : De même que Vénus naquit 
de V écume de V Océan, de même maintenant, ô Lucas y 
elle revit par ton pinceau. Au-dessus de cette ins- 
cription, la marque du maître. 11 est dit au cata- 
logue que Cranach avait peint ce tableau pour Fran- 
çois V\ qui le fit placer à son château de Fontaine- 
bleau. La gravure accompagne ce tableau. 

Vente Magnan de la Roquette (18ZiO), USO fr. 

6 — Une jeune Fille, dans un costume pittores- 
que et singulier, tend ses deux mains à un homme 
âgé, qui la regarde en souriant, et qui va céder à ses 
sollicitations et vider toute sa bourse. 

Vente Brunet-Denon (18û6), 620 fr. 



(1) Un tableau, le même sujet, du même maître, vente par Defer 
(1/j janvier 18Zi8), Zi80 fr. Un autre, vente Albrecht Schwerin, et un 
exposé à Manchester, appartenant à ^!. Delafield, et aussi un dans 
la collection Uamilton. 



— 545 — 

7 — Portrait de l'empereur Maximilien I". 
70-51 (1). 

Vente de Guillaume II, roi de Hollande (1850), 140 florins. 

8 — Le Jugement de Paris. 
Vente Quedeville, Ui5 fr. 

9 — Chasse donnée en l'honneur de Charles- 
Quint, par l'Électeur de Saxe, Frédéric IH (2). Ce 
tableau a fait partie de la collection de l'Escurial. 
H 8-1 74 cent. (3). 

Vente par Laneuvilfe (2/i mars 1853) (Zi). 

10 — Portraits d'un Prince et d'une Princesse de 
la maison de Saxe. La marque du maître et la date 
de 1537. 

Vente du prince Paul de Wurtemberg (1852), 850 fr. 

11 — Portrait d'un jeune Prince de la Maison Elec- 
torale de Saxe. On lit au haut, à gauche : yEtatis X/X, 
1539, et le dragon, marque du peintre. 69-63 cent. 
Bois. . 

Vente Meffre (1863), ZilO fr. 

1 2 — Cupidon enfant s'est emparé d'un rayon de 

(1) Un portrait de ce prince, par Cranach, avec la date de 1535, 
vendu par D'Hios ( 11 mars 1865), 285 fr. 

(2) Un portrait de Frédéric III, vente Gravier (1837), 260 fr. 

(3) Deux tableaux analogues sont au musée de Madrid. 

(6) Il y avait dans cette vente un tableau dé Cranach, représen- 
tant un Christ en croix; il a été vendu 530 fr., sous le nom d'Al- 
bert-Durer. 



— 546 — 

miel, et, au moment où il le goûte, les abeilles le 
blessent de leurs aiguillons; il en est ainsi de la Vo- 
lupté; elle dure peu, et elle est souvent mêlée de 
cuisantes douleurs : tel est le sens des deux distiques 
placés sur ce tableau, pour en expliquer l'allégorie. 
48-37 cent. B. 

Vente Demidoff (1863), 600 fr. 

13 — Léda. 48-37. B. 

Même vente, 330 fr. 

14 — Sujet de la fable d'Anacréon : l'Amour pi- 
qué par des Abeilles. 37-22 cent. 

Vente Nolivos (1866), 1,000 fr. 

15 — Laissez venir à moi les petits Enfants. Sujet 
de 25 figures, à mi-corps, au milieu desquelles est le 
Christ tenant un petit enfant qu'il embrasse. 
83-110 cent. B. 

Vente de la galerie Pommersfelden (1867), 3,100 fr. (1). 

16 — Adam et Eve dans le Paradis terrestre. 

Vente Tondu (1865), Zi50 fr. (2). 



(1) Un tableau de Jésus au milieu des Enfants est cilé dans la 
vente du baron Massias, en 1825; il a été payé 901 fr.; et un autre 
tableau, Jésus bénissant les Enfants, vente par Defer (16 avril 1852), 
payé 2Û0 fr. 

(2) Il était dit au catalogue, que ce tableau venait de la collection 
du roi de HoUaude ; mais il ne figure pas dans la vente de celte col- 
lection. 



547 — 



DESSIN (1). 

17 — Un Seigneur et sa Dame conversant. Dessin 
à la plume. 
Vente du comte Andreossy (186Zi), 205 fr. 

GRAUS. Voyez KAUS. 

GRAYER (Gaspard de) 

PEINTRE d'histoire ET DE PORTRAIT. 

Né à Anvers, en 1582 (2) ou 1585 ; mort à Gand, le 27 janvier 
1669; élève de Raphaël Van Coxcyen et de Ide Van Hasselt. Il fut 
Tami de Rubens et de Van Dyck. Ce dernier fit son portrait, gravé 
par Pontius, dans Tlconographie ; il alla se fixer à Gand, avec son 
principal élève Van Cleef (3), et cette ville renferme, tant dans les 
églises que dans son musée une grande partie de ses tableaux, et, 
dans le nombre, plusieurs chefs d'œuvre. Il y en a aussi à Mu- 
nich, Bruxelles (Zi), Anvers, Amsterdam, Paris, et dans les mu- 
sées de provinces : Bordeaux, Lille, Marseille, Rennes et Valencien- 
nes. 32 tableaux de Crayer ont été vendus à Bruxelles, de 1773 à 
1803; le prix le plus élevé a été 1,800 florins pour celui de la Résur- 
rection du Lazare, acheté pour le roi de France, en 1785 (5). 
Le Brun cite ce tableau et plusieurs autres dans son ouvrage (Ga- 

(1) Il y a quatre Dessins de Granach, décrits dans le catalogue de 
la collection du prince de Ligne, et deux dans la collection Paignon- 
Dijonval. 

(2) Cette date de 1582, donnée par M. Burger (Musée de Hol- 
lande, tome II), d'après un tableau conservé au musée de Gand, si- 
gné de Crayer, à l'âge de 86 ans, en 1668. 

(3) Le musée de Gand possède aussi plusieurs tableaux de ce 
maître. 

(/i) Une Adoration des Bergers, payé 1,725 fr., à la vente Ghapuy, 
à Bruxelles, en 1865. 
(5) Ce tableau ne figure plus au musée du Louvre, 



— 548 — 

lerie des Peintres Flamands. Waagen (Trésor d'Art) décrit plusieurs 
tableaux dans les galeries privées d'Angleterre, dont une Assomp- 
tion (1), l'Infant don Ferdinand, frère de Philippe IV, et six Femmes 
dansant en rond, tableau gravé dans la galerie de Le Brun, et vendu, 
en 1859, chez lord ^orthwick. Voyez Becamps (1,350), Siret, Waa- 
gen (Manuel de l'Histoire de la Peinture^ II, 222), et l'Histoire des 
Peintres,, par Ch. Blanc. 

1 — La Vocation de saint Mathieu. 63-72. 

Vente du prince de Carignan (17/i3)...? (2). 

2 — - Diogène et Alexandre-le-Grand. 69-il6. 
Vente du prince de Ruhempré, à Bruxelles (1765), Zi20 florins. 

o — L'Adoration des Mages. INeuf figures. 65-63. 
Vente Nourri (1785), 1,580 fr. 

4 — Une belle Tête d'Homme, portant barJDe et 
moustache, et cheveux blancs, coiffés d'une toque 
noire et ajustés d'une fraise au col, et \êtu de noir. 
22-18. B. 

Vente par Le Brun (1788), 2,999 liv. 19 s., avec un portrait par 
Van der Helst. 

5 — Une Descente de Croix. Tableau capital et de 
lapins grande beauté. 168-120 

Vente Le Brun (le 21 avril 1791), 1,000 liv. 

6 — Magdeleine pénitente, dans de riches habii- 



(1) Une Assomption de la Vierge, tableau de 22 figures (137-87), a 
été payée 2/iO florins à la vente Fraula, à Bruxelles, en 1738. 

(2) Il y avait encore dans celle collection un portrait de femme 
avec les mains. Peint sur bois. 



— 549 — 

lements de soie, exprime son repentir en foulant au 
pied une cassette remplie de bijoux. 

Vente Tolozan (1701), 7Zil fr. 

7 — Sainte Famille. Un ange prosterné présente 
à la Vierge et à l'Enfant Jésus une couronne et un 
sceptre; sainte Elisabeth, saint Joachim et deux 
Anges sont dans le bas du tableau. Les figures sont 
de grandeur naturelle. 238-156 cent. Il est fait men- 
tion de ce tableau dans toutes les descriptions des 
Pays-Bas. 

Vente Pauwels, à Bruxelles (1803), 8/i0 fr. 

8 — Portrait présumé d'un Bourgmestre d'Anvers. 
Il est représenté tête nue, vu de face, et ajusté d'une 
collerette à plis retombant sur son vêtement noir. 

Vente Augustin (1839), ZilO fr. 

9 — La Sainte-Trinité. Le Christ, avant son As- 
cension, entouré de ses apôtres, des premiers évê- 
ques de l'Église, de la Vierge à genoux devant lui, 
d'Anges et autres saints personnages. 

Vente du comte d'Argentré (1839), 700 fr. 

10 — Quatre des Docteurs de l'Église expliquant, 
sous l'inspiration du Saint-Esprit, le texte de l'Écri- 
ture Sainte. 

Vente M. H, (Hebrat, 18ZiO), 601 fr. 

M — Magdeleine repentante. 26 p. 6 Iig.-19 p. 

7 lig. (1). 
Vente du cardinal Feseh (1845), ZiO écus romains. 

(1) Il est dit au catalogue : Grayer est un des peintres qui ont le 



— 550 — 

12 — Ferdinand d'Autriche, fils de Pliilippe lll, 
roi d'Espagne. 

Vente de la Galerie Espagnole (1853), l/i liv. sterl. 

* 

13 — Saint Antoine mourant, entouré des Reli- 
gieux de son ordre. 204-144 cent. 

Vente Pommersfelden (1867)...? 

DESSINS. 

14 — Plusieurs Saints, près du trône de la Vierge. 
Dessin à la plume, lavé à l'encre de Chine (lithogra- 
phie dans l'ouvrage : Monument des Arts du Des- 
sin, etc.). 

Vente Denon (1826), UU fr. 

15 — Apothéose de sainte Catherine. Dessin à la 
pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier bleu. 

Vente Mouriau, u9 fr. 

GREARA (Santo) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Vérone; élève de Felice Brusacorci. Florissait en 1602. 
Mariette (A. B., II, 39) dit : « J'ai quelques soupçons que Creara 
était le surnom de Pasquale Ottini. » Vente Fesch (18û5), deux ta- 
bleaux, Enée et Anchise, peint sur ardoises, 25 écus romains; 
Neptune et Amphitrite, peint sur pierre de touche, 21 écus ro- 
mains. Voyez Lanzi et Oretti. 

plus produit ; malheureusement pour les amateurs, ces tableaux, 
ayant presque tous été destinés à orner des églises, sont peu propres, 
par leurs dimensions, à trouver place dans un Cabinet." Ses ouvrages 
se rapprochent quelquefois de Uubens, plus souvent de Van Dyck. il 
a laissé des productions d'un mérite très-inégal, mais aussi il a créé 
des cliofs-d'œuvrc. 



— 551 — 
GREDI (Laurent Sciarpelloni ou Lorenzo di) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Florence, en lZi53; mort le 12 janvier 1537'; élève cI'André 
Verochio. Ce maître, ami de L. de Vinci, chercha le style et la ma- 
nière de peindre de ce célèbre artiste, et, de leur vivant, on confon- 
dit leurs ouvrages. C'est surtout dans ses Sainte Famille que Credi 
ressemble le plus à Léonard de Vinci. Ses principaux élèves sont Tho- 
maso di Slefano et Gio. Ant. Sogliani. Les tableaux de Lorenzo 
Credi sont à Florence, Berlin, Saint-Pétersbourg, Munich, Paris (1), 
au musée d'Avignon, et un Couronnement de la Vierge, exposé à 
Manchester, provenant de la collection Rogers. Voyez Vasari, Bot- 
tari, Lanzi, Siret. 

1 — La Sainte Vierge tenant l'Enfant Jésus; à 
côté d'elle, le petit saint Jean en prière (2). 

Vente de Guillaume II, roi de Hollande, 50 florins. 

2 — Une Sainte Famille sur bois. 
Vente Beltrami de Crémone (13 mars 18/i3)...? 

3 — Sainte Famille. La Vierge assise sous un 
arbre, tenant l'Enfant Jésus qui tend ses bras à saint 
Jean, agenouillé devant lui. 

Vente lord Northwich, 13,000 fr., à M. Barker (3). 



(1) La Vierge présente l'Enfant Jésus à l'Adoration de saint Julien 
et de saint Nicolas. Ce tableau a été estimé : sous l'Empire, 80,000 fr.; 
sous la Restauration, 20,000 fr. Au musée Napoléon III, un tableau, 
le Christ en Jardinier apparaît à sainte Madeleine. Un pareil Sujet est 
dans la galerie de Florence. 

(2) Un article, dans la Gazette des Beaux-Arts (VII, 319) dit que 
ce tableau, acheté postérieurement à la vente Woodburn, à Londres, 
par M. Schnorr, a, depuis, été reconnu pour être de Léonard de 
Vinci. 

(3) Waagen (Trésor d'Art, III, 196) dit que ce tableau est une 
copie du temps de celui qui est au musée de Berlin. 



— 552 — 

4 — La Vierge et l'Enfant Jésus. 
Même vente, 7,800 fr. 

5 — Portrait d'un jeune Homme. 44-33 cent. B. 

Vente du vicomte deJanzé (1866), 1,075 fr. 

6 — Sainte Famille. Assise sur un rocher, au mi- 
lieu d'un paysage, la Vierge tient sur ses genoux son 
Fils bien-aimé, souriant au petit saint Jean, qui, 
debout, lui présente la main. 104-92 cent. 

Vente du comte de Ch. (12 mars 1866), 9,400 fr. 

DESSINS. 

7 — Etudes, Têtes de Vierges, de Vieillards, de 
Sainte Famille, et Sujets divers, à la pierre noire, à 
la plume, au bistre, rehaussé de blanc. 18 dessins. 

Vente Mariette, 167 liv., en trois lots. 

8 — Une Tête d'Anges. Beau dessin à la pointe 
d'argent snr papier préparé. 

Vente Woodburn {U juin 1860), 21 liv. 

9 — La Vierge tenant l'Enfant Jésus sur ses ge- 
noux. Délicieux dessin à la pointe d'argent, sur pa- 
pier teinté. 

Vente Desperret (1866), 500 fr. 

10 — Tête de vieille Femme. Superbe Etude du 
maître, lavée et rehaussée de blanc; et au dessous, 
une tète de vieillard delà mémo exécution ; au verso, 



— 553 - 

une figure de jeune homme, légèrement indiquée à 
la pierre noire. 
Même vente, 400 fr. 

11 — Une Tête de jeune Fille, au bistre et à 
l'encre. Neuf pouces de diamètre. 

Vente du docteur Wellesley (1866), 8 liv. sterl. 

— Le musée du Louvre possède 13 dessins de 
Lorenzo di Credi; plusieurs proviennent du recueil 
de Vasain, des collections Jabach et Mariette; huit 
sont exposés. — Sept Dessins et une grande Vierge 
sont exposés dans une salle du musée des Offices, à 
Floi^ence. Un Dessin représentant la Vierge, l'En- 
fant Jésus et des Anges se voit au Britisch Muséum, 
Il y avait aussi, dans la vente Campion de Tersan 
(1859)j trois feuilles de vélin couvertes des deux 
côtés, de croquis à la plume, par Lorenzo Credi. 
Voyez, pour les tableaux et dessins de Lorenzo Credi, 
les ouvrages Eturia Pitrice ; Storia délia Pittura da 
Rosini , et aux Recueils de fac-similé de dessins 
publiés par de Mulinari, C, de Metz et Ottley. 

GREES W^IGK (T.) 

PEINTRE DE PAYSAGE. 

Né en Angleterre. Florissait à Londres, en 18Zi5. Tableaux à la ga- 
lerie Vernon. A exposé trois tableaux en 1855 (Exposition univer- 
selle), et à l'Exposition de Manchester, en 1857. Un tableau, repré- 
sentant un Après-Midi, exécuté en 1835, et qui a figuré à la grande 
Exposition de 1862, a été payé à la vente d'un baronet, à Londres 
(1863), 11,500 fr. — Le Ruisseau Tranquille, vente Grant (1866), 
3,350 fr. 



— 554 — 

GREMONESE. Voyez CALETTI. 

GREPIN (Louis-Philippe) 

PEINTRE DE MARINE (1). 

Né à Paris, en 1772; mort dans la même ville, en 1852 ; élève de 
Joseph Vernet, Hubert-Robert et Regnault. Il a exposé, depuis 
1798, des Marines et Combats maritimes. Plusieurs tableaux à Ver- 
sailles. Voyez Gabet. La vente de cet artiste a eu lieu le 3 mars 1852, 
Il y avait plusieurs Jableaux, dont la Pêche du Thon, vendu 193 fr.; 
Débarquement de Marie-Louise et de Napoléon, 260 fr. — Vente du 
Roi Louis-Philippe : une Marine, le Sauvetage de la Gabarre, l'A- 
louette, 120 fr. Ce tableau est lithographie dans l'ouvrage Galerie 
d'Orléans. 

GRESGENGIO D'OISTOFRIO 

PEINTRE DE PAYSAGE HISTORIQUE (2). 

Florissait à Rome. Il était élève, de Gaspard Poussin (3). Il peignit 
à Florence, vers 1712, de fort beaux paysages pour des maisons 
royales et particulières. Un tableau, Vénus et Adonis, dans le musée 
du Belvédère, à Vienne. Voyez Siret. Deux tableaux, Moïse sauvé des 
Eaux (vente Paillet, 1779), 62 liv. ; — un Paysage avec Fabriques 
et deux Bergères ajustées dans le style antique, dans le goût de 
Bourdon. Vente Le Roy de Senneville (178Zi)...? Les tableaux de ce 
maître, dit Lanzi, étaient signés Crescenz4. 

(1) Dans la vente Rlondel de Gagny, il y avait 28 tableaux de pay- 
sages, sous le nom de Crepin, dont un représentant une Forêt, a été 
vendu 98 fr. Nous n'avons trouvé aucun détail, sur cet artiste, que 
la mention suivante, dans les Artistes Orléanais, par Herluison : 
« Crepin, peintre-paysagiste, né dans l'Orléanais, au xviii' siècle. » 

(2) Siret cite Crescenzi (le marquis Jean-Baptiste), mort à Madrid, 
en 1660. Il travailla au Palais de l'Escurial. (Voyez Palomino.) Siret 
cite encore Jean-Baptiste Crescione, qui florissait à Naples, en 
1568, et était élève du Cardisco. Voyez Lanzi. 

(3) Dans quelques catalogues de la fin du xviii« siècle, il est dé- 
signé comme étant rélève de S. Bourdon, dans le goût duquel il 
aurait travaillé. 



555 



GRESPI (1) dit L'ESPAGNOLET (Joseph-Marie) 

PEINTRE d'histoire ET GRAVEUR. 

Né à Bologne^ le 16 mars 1665 ; mort dans la même ville, le 
17 juillet l7/i7; élève de Dominique Canuti et de Charles Cignani. 
Cet artiste a peint à Bologne et à Florence, dans le palais Pitti ; imi- 
tateur du Baroche, il a fait de très-belles copies des tableaux de 
ce maître et de ceux du Corrége et d'autres peintres. Il a eu un 
fils (2). Ses tableaux sont à Dresde, Munich, Saint-Pétersbourg (3), 
Vienne et Paris, et son portrait, dans la galerie de Florence. "Voyez 
la Vie de Maria Grespi, dans THistoire de l'Académie Clémentine, par 
Zanetti et par Louis Crespi, son second fils, peintre et chanoine ; et 
dans le Supplément de la Felsina Pittrice de Malvasia. Voyez aussi 
Lanzi et la Gazette des Beaux-Arts (VIII, 302), qui cite un tableau, 
l'Enlèvement d'Europe, chez M. Dumont, à Cambray. 

1 — Une Maîtresse d'École, avec plusieurs En- 
fants. 12-15 (4). 

Vente du duc de Tallard (1756), 350 liv. 



(1) Il y a plusieurs artistes du nom de Crespi, mais de familles dif- 
férentes. De ce nombre, Daniel Crespi, né à Xlilan, en 1590 ; mort 
de la peste, en 1630; il était pour lors occupé à peindre la voûte de 
la Chartreuse de Pavie. Il était élève de Cerani et de J.-C. Procaccini. 
Voyez Torre, p. 138. Un tableau, l'Incrédulité de saint Thomas, 
vendu 19 écus romains, chez le cardinal Fesch. 

(2) Antonio-Maria Crespi, mort le 2 juillet 1779, d'après lequel 
J.-B. Coriolan a gravé. 

(3) Il y a trois tableaux dans le musée de l'Ermitage, dont le por- 
trait de Maria Crispi, dans son costume d'atelier. Ce tableau a été 
estimé 500 roubles. 

(U) Un tableau, d'un sujet analogue, est dans le musée du Louvre; 
il est dit venir de l'ancienne collection de Louis XIV. Il y avait en- 
core un sujet analogue dans la vente Billy, en 178Zi ; ce tableau, 
composé de six figures, les unes occupées à lire, d'autres à faire de 
la dentelle, a été vendu 1,520 liv. Un autre tableau, même sujet, 
10 figures, a été vendu chez Donjeux, on 1793. 



— 556 — 

2 — Une Paysanne, à côté d'une fontaine; elle 
donne à manger à des volailles. Ovale. 13-10. C. 

Vente de VÉlecteur de Cologne (177Zi), 700 liv.; — Blondel de Ga- 
gny (1776), 1,305 liv.; — Duc de Chabot (1785), 700 liv. 

3 — Saint Pierre recevant de Jésus les clés du 
Paradis, en présence de neuf de ses apôtres. 10-7 p. 
6 lig. C. 

Vente PouUain (1780), 400 liv. 

4 — Cinq Figures vues à mi-corps, dont cinq sont 
occupées à secourir un enfant, qui paraît tomber en 
convulsion. 8 p. -10 p. 6 lig. B. 

Vente par Le Brun (1788), 700 liv. 

5 — Moïse sauvé des Eaux. Riche composition de 
20 figures. 30-40. 

Vente Z)o»jeM^ (1793)...? 

6 — Deux Tonneliers occupés dans un cellier. 
Gravé dans l'ouvi^age de Le Brun (1809). 

Vente par Le Brun (1810), 1,160 fr. 

7 — Entrevue de saint Charles Borromée, avec 
saint Philippe de Nery et saint Félix de Cantalice. 
15-12. C. 

Vente du comte de C, ^àrLaneuville (23 décembre 1816), 510 fr.; 
— Bonnemaison (1827), 350 fr. 

8 — La Nativité. Esquisse. 16 p. 6 lig.- 13 p. Li- 
thographie dans l'ouvrage : Monument des Arts du 
Dessin. 

Ventes D<;«on (1826), ZiO fr.; — Brunet-Denon (18/i6), 50 fr. 



-- 557 — 

9 — Sainte Hélène/ mère de l'empereur Constan- 
tin, assise et lisant. 

Ventes Bonnemaison (1827), 350 fr. (1); — baroque (25 mai 1835), 
500 fr. 

10 — Le Christ mort, descendu de la croix, est 
étendu mort, et soutenu par la Vierge, saint Jean et 
Siméon. 

Vente du baron Gros (1835), 601 fr.; — par Bon (5 mai 1836), 
301 fr. 

11 — Famille de Paysans allant au Marché. Com- 
position de six figures, 36-31. C. 

Vente Giroux (1851), 400 fr. 

12 — Les Sept Sacrements, commandés au pein- 
tre par le cardinal Ottoboni. Ces tableaux sont cités 
par D'Argenville (Vies des Peintres). 48-34. Ils ont 
appartenu à Desfriches. 

Ventes Miron (1823)...? — par Simonet {iU février 1852)... 7 

13 — La Charité. 

Vente Joseph Essingh, de Cologne (1865), 110 thalers. 

DESSINS. 

14 — La Mort de saint Joseph. Sujet en hauteur, 
à la sanguine, d'une composition sage et belle. 

Vente Mariette, Zi5 liv. 



(1) Il y avait, dans cette vente, un lableau de Daniel Crespi, la Dé 
collation de saint Jean, vendu 31 fr. 

n (est.) 86 



— 558 — 

15 — Saint Jean Chrysostome, assis dans un grand 
fauteuil, et distribuant l'aumône. 
Même vente, 50 liv, 

— Mariette (A. B., II, 41) cite un tableau repré- 
sentant la Vierge, l'Enfant Jésus, saint Philippe de 
Neri et saint Cajetan, peint dans la chapelle Zam- 
pieri à Casalechia, et un autre représentant saint 
Antoine de Padoue, dont il dit que le dessin original 
est entre les mains de M. l'abbé de Tersan. Il cite 
encore une estampe^ représentant Alphonse d'Avalos, 
marquis du Guast, et sa femme, d'après un tableau 
du Titien, qui est à Bologne (un tableau du même 
sujet est au musée du Louvre), gravée sous le nom 
de Mattioli. Crespi a emprunté ce nom toutes les 
fois qu'il a gravé, ne voulant pas passer pour gra- 
veur. Voyez aux Graveurs (II, 223). 

GRESTI dit LE PASSIGNANO (Dominique) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Passignano, près Florence, vers 1558; mort le 17 raai 1638; 
élève de Naldini et de Frédéric Zuccharo, qu'il aida dans l'exécii- 
tlon de la grande coupole de Sanla-^Iaria de' Fiori. Cresti, appelé à 
Rome par les papes Clément VIfl et Paul V, y exécuta de grands tra- 
vaux. Il forma beaucoup d'élèves, parmi lesquels on remarque Louis 
Carrache et Alexandre Tiarini. Ses tableaux sont à Rorne, Florence, 
Vienne et Paris (l'Invention de la Vraie Croix). Voyez Lanzi. 

GRETI (le Chevalier Donato) 

PEINTRE d'histoire. 

Né à Crémone, le 2Zi mai 1671 ; mort le 29 janvier 17Zi9 ; élève'de 



— 559 — 

LoRENzo Pasinelli. Ses lablcaux sont dans les églises de Bologne, 
Bergame, Lucques, Païenne et Bimini. Hercule Graziani est un des 
meilleurs élèves de Creli. Voyez Crespi et Lanzi. 

[ — Le Massacre des Innocents et Moïse tiré des 
Eaux. Deux tableaux déforme ovale. 16-12. B. 

Ventes du duc de Tallard (1756), 150 liv.; — par Remy (1757), 
133 liv. 

2 — Un Enfant couché et endormi sur un lit, te- 
nant dans ses mains une pomme. Gravé par Anselin 
et dans FilhoL 

Vente Billy (178/i) , 1,200 liv. Aetuellement au musée du 
Louvre (1). 

DESSINS (2). 

3 — L'Apôtre saint Pierre visitant sainte Agathe 
dans sa prison. Dessin à la plume, lavé au bistre, 
rehaussé de blanc. 

Ventes Mariette, 30 liv.; — Saiut-Moris (1785), 100 liv. 



FIN DU DRUXIÈMt VOLUiME. 



(1) Une copie de ce tableau, vente par Le Brun (1811), 96 Ir. 

(2) Il y a deux dessins de Donato Creli au musée tlu Louvre^ et 
quatre lui sont attribués. 



SUPPLÉMENT w 

ALBERTINELLI (Mariotto) , P-^ vol., page 49. 

— Une Sainte Famille. llo-95 cent. 

Ventes ComXe Pourtalès (1865), 12,500 fr.; — Marquis de Sala- 
manca (1867), 7,350 fr. 

ALLORI dit LE BRONZINO (Ange), I, 61. 

Deux Portraits (vente Pourtalès) ; l'un, attribué à Allori, vendu 
55,000 fr,; l'autre, à Sebastien del Piombo, vendu 93,000 fr.; un 
troisième Portrait a été vendu 2,900 fr., et deux Paysages de Chris- 
tophe Allori ont été vendus 275 fr.; ils venaient de la collection 
Francillon. Voyez le Supplément au l^r vol. page 532, et au 2» vol., 
p. 170, et aussi à la 2^ liste des ventes, page 19/i. 

ALLORI (Alexandre), ï, 64. 

— Portrait de Bianca Capello. Elle est représentée 
debout, de grandeur naturelle, une main appuyée 
sur un petit chien placé sur une table. Elle est ri- 
chement vêtue et porte au cou un collier de perles, 
un diadème de pierre précieuse dans les cheveux et 
une chaîne d'or à sa ceinture. 

Vente Ponialowski (1867), ^,100 fr. 

ANDROUET-DUGERGEAU, I, 58 (Estampes). 

Voyez, pour sa notice, le premier Volume de la première Partie 
(Estampes), page 58. 



(1) Ce supplément, se rattachant au 1*' cl 2'' volume delalP' Par- 
tie (Tableaux), contient les nouveaux prix obtenus pour les tableaux 
et dessins déjà mentionnés. Il donne aussi des prix anciens et quel- 
ques maîtres qui avaient été omis. 

ir itab.) • r»7 



— 562 — 

— Recueil de 108 dessins d'architecture dans une 
reliure du xvi' siècle. Ce livre porte sur la garde, 
d'une écriture de la fin du xvi* au commencement 
du xvir siècle : Ces dessins sont de Diicerceau et sont 
de sa main. 

Vente Michelin (186Zi), 2,180 fr., à M. Dutuit. 

ANTONELLO DE MESSINE, I, 119. 

— Portrait d'Homme (voyez le Supplément du 
\" vol., page 535). 

Vente du comte Pourtalès (1865), 113,500 fr.,, pour le musée du 
Louvre. 

• AUBRY (Etienne), 1, 156. 

— Première Leçon d'amitié fraternelle. Signé 
Aiibry, 1772. 

Vente Boitelle (1866), 6,250 fr.. 

BAGKUISEN (Louis), 1, 180. 

— Le Grain. Mer houleuse. A droite, un vaisseau 
de haut bord, dont l'équipage, sur l'ordre de son 
commandant, est occupé à serrer les voiles. Sur un 
tonneau, la marque du maître. 

Vente Poniatoivski (1867), liJQO fr. 

— Bâtiments en rade (voyez 1'' volume, p. 193, 
no 50). 

Vente Stevens (1867), 17,000 fr. 



— 563 — 

BARBAULT (Jean), I, 216. 

— Portrait de l'abbé Terray, représenté en pied. 
Signé, Rome, 1776 ou 1766.) 

Vente Boitelle (1866), 120 fr. 

BAROGHE (FREDERIC), I, 221. 

— L'Assomption de la Vierge (p. 222^ n" 7). 

Vente parPaillet (25 novembre 1842), 1,200 fr. 

BAUDOUIN (Pierre-Antoine), I, 243. 

— Le Coucher de la Mariée (Catalogue, page 246). 
n" 14. 

Vente Tondu (1865). 

BEALE (Mistress Mary), I, 255. 

— Porirait du fils de l'artiste. Deux différents 
dessins. 

Vente Wellesley (1866); l'un, 5 liv. 5 sh.; Taulre, k liv. i sh. 

BELLANGÉ (Hippolyte), I, 278. 

Mort le 10 avril 1866. — Après une exposition de ses principales 
productions dans les salles du Palais des Beaux-Arts, et dont un 
livret a été imprimé, a eu lieu, le 13 mars 1867, une vente de ta- 
bleaux et dessins appartenant à la famille. Le catalogue contenait en 
tête une notice sur M. Bellangé. La vente des tableaux a produit 
69,000 fr.. dont un, la Garde meurt et ne se rend pas, 10,950 fr., et 
un autre, les Cuirassiers au passage du Chemin creux, à Waterloo, 
12,250 fr.; parmi les dessins terminés, et à l'aquarelle, plusieurs ont 
été payés 800, 1,000, 1,200 etl,Zi00 fr. Ces prix sont rapportés dans 
la Chronique des Beaux-Arts (V, 89). 



— 5G4 — 

— Tiaiballier et deux Carabiniers au galop, for- 
mant avanl-garde. Dessin capital à l'aquarelle. 

Vente du marquis de B. (5 mars 1866), 1,720 fr. 

BELLEVOIS (F.), I, 285. 

— Marine Hollandaise. Site de la Norwége. As- 
pect de Salomon Ruisdaël, pour le ton et la couleur. 

Vente Magnan de la Roquette, 58 fr. 

BELLIN (1) (Jean), 1, 285. 

— La Vierge et l'Enfant Jésus. Tableau gravé 
dans la Gazette des Beaux-Arts (voyez 1" volume, 
Supplément, page 541). 

Ventes Pourlalès, Z|0,600 fr.; — Salamanca (1867), 62.000 fr. 

BENOU VILLE (François-Leon), I, 301. 

]\é à Paris, le 30 mars 1821; mort en février 1859. Sa vente a eu 
lieu la même année; elle a produit au-delà de 20,000 fr. Un tableau, 
Raphaël apercevant la Fornarina, a été payé 1,000 fr. Il y a un ar- 
ticle de M. Viardot, sur Benouville, dans la Gazette des Beaux-Arts, 
qui rend compte de cette vente (U, 2Zi6). 

BERGHEM (Nicolas), I, 320. 

— Halte de Voyageurs (voyez I" volume, p. 351, 
n« 107). 

Vente Herman de liât (1866), 12,050 fr. 

(1) Un dessin à la sanguine, présumé le portrait du peintre, est 
dans la galerie des OfTices, à Florence, qui possède aussi des dessins 
de Gentil Bellin, représentant des personnages du temps qui rap- 
pellent ceux qui sont dans les tableaux qui sont à PAcadémie de 
Venise. Un superbe tableau de Jean Bellin osl chez le duc de Northum- 
berland. 



505 



Le Berger. 



Même vente, 6,000 fr., au musée de Bruxelles. 



BERNARD-GRAAT, I, 376. 

— Un bon Ménage. 
Venle D'Aigremont (27 février 1861), 820 fr. 



BERRE (Jean-Baptisie) , I, 378. 

— Une Lionne allaitant ses petils. 
Vente Pommersfeklen (1867), 3,505 fr. 

BIDA (Alexandre), I, 396. 

A eu une médaille de V^ classe, et décoré de la croix d'honneur à 
l'Exposition universelle de 1855 . A celle de 1867, il avait deux des- 
sins : le mur de Saloraon et le Massacre des Mamelucks, et vingt- 
huit autres dessins pour une édition des œuvres d'Alfred de Musset. 

— Cordier arabe, dessin à la sépia reiiaussé. — Vente Petit (8 mars 
1866), 710 fr. 

BLAREMBERGHE (Louis Van), I, 419. 

Dans une vente faite à Lille, en Flandre (1), le 21 août 1865, après 
le décès d'une dame de Van Dlaremberghe, épouse de M. Fabre, mé- 
decin, ont été vendues les gouaches suivantes : 

La Noce de Village, 16,100 fr. — Halte de Dragons, 12,100 fr. — 
Moulin (un médaillon), 3,660 fr. — Danse sur une Pelouse, 2,0/i0 fr. 

— Marine peinte à l'huile, 750 fr. — Par Henri-Joseph Van Bla- 
REMBERGHE : uu Quai, à Parisi /i,000 fr.— Bac, sur la Loire, 2,860 fr. 

— Carré Marigny, aux Champs-Elysées, 1,500 fr. 



(1) Blaremberglie fils est né à Lille, en 173A; il mourut à Paris, 
en 1812. Sur une miniature, appartenant h M. de La Hante, on lit ; 
Van Blaremberglie, le fils, 1769. 



— 566 — 

BLES (Henri-Met de), I, 423. 

— Un Triptyque représentant l'Adoration des 
Mages, l'Adoration des Bergers et la Présentation au 
Temple (voyez I" vol.. p. 424, n° 4;. 

Vente Pourtalès, 2,100 fr. 

BOIJLLY (Louis-Léopold), 1, 443. 

— La Mère de Famille. 44-37 cent. 
Vente Boitelle (1866), 2,000 fr. 

BONHEUR (Mademoiselle Rosa), I, 469. 

Chevalier de la Légion d'honneur, en 1865. A dix tableaux à l'Ex- 
position universelle de 1867. 

— Habitants des Highlands. 

Vente A. H. Campbell {imn 1867), 630 liv. sterl. 

DESSINS. 

— Bœufs couchés dans un Pâturage. Sépia. 

Vente Petit (8 mars 1866), 2,080 fr. 

— Troupeau de Bœufs. Sépia rehaussé. 
Vente Petit (8 mars 1867), 2,050 fr. 

BONHEUR (François-Auguste), I, 470. 

M à Bordeaux; élève de son père; médaille de 1" classe en 1861- 
1863 ; chevalier de la Légion d'honneur, en 1867. A des tableaux aux 
Expositions universelles de 1855 et 1867. 



— 567 — 

— Le Combat. 

Vente J. Siranison, de Liverpool (1) (juin 1867), 330 liv. slerl. 

BONIFAZIO, I, 472. 

— Portrait d'Homme, à mi-corps, tête nue, por- 
tant un vêtement brun, sur lequel se détache une 
collerette blanche. B. 80-60 cent. 

Vente Poniatowski (1867), 900 fr. 

BONNEFOND (Jean-Claude), I, 485. 

Né à Lyon, vers 1790. Il y mourut en 1860. Voyez son Eloge lu à 
TAcadémie de Lyon, le 13 mai 1860, par M. Martin d'Aussigny. Lyon, 
1861, in-8" de 2Zi pages, contenant le catalogue de son œuvre. 

BONVIN, I, 490. 

— Classe de petites Filles, piésidée par une sœur 
de charité. 25-32. 

Vente Van Cuyck (1866), 735 Ir. 

BOSSAERT (Thomas), I, 506. 

— Plusieurs Portraits d'une famille réunie. o4-o0. 
Dans le goût de Van Dyck (I, 507, \f 2). 

Vente par Paillet et Delaroche (15 décembre 1808), 450 fr. 

BOTH (Jean), I, 510. 

— Paysage, avec épisode de saint Philippe bapti- 
sant l'eunuque de la reine Candace (I, 515, n° 17). 



(1) Cette vente et celle de M. Campbell sont citées dans la Chro- 
nique des Beaux-Arts de 1867 (V. n" 190). 



— 568 — 

Ce tableau, appartenant à Lafontaine, a été vendu chez Ghristie, à 
Londres, en 1811, selon Smith, 1,550 liv. slerl., et, selon Buchanan, 
1,677 liv. 10 sh. 

— Un Dessin, par Both. 

Vente par Le Brun (17 février 1789), 180 liv. 

BOUGUEREAU (William- Adolphe), H, 51. 
Cet artiste avait neuf tableaux à l'Exposition universelle de 1857. 

— Jeune Fille, drapée à l'antique, effeuillant une 
marguerite; h ses pieds, est assis un jeune garçon 
qui la regarde avec amour. 85-63 cent. 

Vente il/. E. G.., par Petit (25 février 1867), Zi05 fr. 

BOUILLON. 

Né a Ère, près Tournay. Il était de l'Académie de Saint-Luc, en 
1638. On le dit le premier maître de Champagne. On voit de ces ta- 
bleaux à Tournay où il paraît avoir travaillé. On trouve cité dans la 
Gazette des Beaux-Arts (XVII, 3Zil) deux tableaux, Intérieurs de Cui- 
sine, avec épisodes de Jésus chez Marthe et Marie et de la Femme 
adultère, signés et datés de 1663. 

BOUL.LANGER (Louis), 11, 55. 

Mort là Dijon, le 5 mars 1867. Il était directeur du Musée et de 
l'École des Beaux-Arts de cette ville. 

BRAMANTE D'URBIN, H, 103. 

— Un Dessin d'architecture représentant une fa- 
çade divisée en cinq compartiments, qui sont occu- 
pés par des arabesques. Collection Laurence. 

Ventes W, Esdnillr (1840)...? -^ Wellesley (1866), /|5 liv. st. ' 



— 569 — 

BRASGASSAT, II, 108 

Né à Bordeaux, en I8OZ1; mort à Paris, le 28 février 1867. Il y a 
une notice sur cet artiste dans la Chronique des Beaux-Arts du 
10 mars 1867 (V. n°175). 

BRAUWER (Adrien), U, 113. 

— Le Pédicure. Un paysan panse le pied d'un 
homme assis sur un banc. En arrière, une vieille 
femme le regarde. 38-27. B. • 

Vente Pommer s felden (1867), 5,300 fr. 

BREDA FILS (Franz Van), II, 121. 

— Un Camp et un Convoi militaire. Deux ta- 
bleaux. 

Vente Pommersfelden (1867); Tun, 3,110 fr., et l'autre, Zj,200 fr. 

BREUGHEL (Jean), II, 142. 

— Les Éléments. Quatre tableaux provenant de la 
galerie Madrazo. 

• Vente Salamanca, 10,600 fr. (1). 

— Les Trésors de l'Art et de la Scieuce. 
Même vente, 3,550 fr. 

BRUNE, née PAGES (Madame Christian), II, 176. 

Née à Paris, en 1803; morte le 11 août 1866; une médaille de 
2* classe, en 1831. Ses tableaux aux musées de Versailles, de Nantes 
et deTroyes. 



(1) Il y avait 10 tableaux de Breughel, avec figures de Van Balen 
et Van Kessel. 



570 



CALLCOTT (Auguste), II, 223. 

— Un Paysage avec des Animaux, par Landseer. 

Vente à Londres (M. Duncan Fletcher, 1865), 2,000 guinées 
(Voyez Chronique des Arts, ICI, n° 113). 

GAL.L.OT (Jacques), II, 226. 

Dans le catalogue de la collection du prince Charles de Ligne, sont 
mentionnés 8Zi dessins, dont une première idée de la Foire de Flo- 
rence (1), qui a été gravée par Callot; de ces Sli dessins, 10 sont 
douteux et peuvent être attribués à Israël Silvestre. 

GAMAROlSr Y BONONAT, II, 236. 

— Le Fandango. 

Vente Salamanca (1867), 1,620 Ir. 

GAMPAGNOLA (Dominique), II, 240. 

— Saint Jean en pied, dans un paysage. Dessin à 

la plume, lavé au bistre (II, 242, n° 6). 

Vente Woodburn, 13 liv, 13 sh. (2). Il est aujourd'hui dans la col- 
lection de M. Galichon. 

GAMUGINI (Vincent), II, 247. 

— Rémus et Romulus. Dessin à la plume et lavé. 
Vente du baron S. (Schickler, iSkU), SU fr. (3). 



(1) Un dessin, par Callot, de cette composition, est dans la galerie 
des Offices, à Florence, et un tableau, attribué à ce même peintre, a 
été payé 190 liv. à la vente Chauvelin, en 1762. 

(2) Il y avait 10 dessins de Dom. Campagnola dans la vente Wood- 
burn. 

(3) Il y avait trois dessins de Gamucini daiiscotlo collcclion. 



~ 571 — 

GAPELLE (Jean Van de), II, 272. 

— Une Vue de Rivière, avec bateaux et figures. 
Vente Ellice (Londres, juin 1865), 535 liv. sterl. 

GARENO ou GARRENO (Jean), II, 285. 

— Saint Ambroise faisant l'auniône aux pauvres. 

247-207. 

Ventes du maréchal Soult, Zi95 fr.; — par Febvre (28 décembre 
1855)...? 

— Portrait de Bernabé Ochoa de Chinchetru, se- 
crétaire du roi. 

Vente Salamanca (1867), 700 fr. 

GARREY (Jacques), II, 237. 

— Dîner ofPert à M. de Nointel et ses attachés par 
le grand vizir. — Visite de M. de Nointel au quar- 
tier des Janissaires. Deux tableaux. 92-124 cent. 

Vente Salamanca (1867); le 1", 810 fr.; le 2s 860 fr. 

GAUVET (Gilles-Paul), II, 359. 

— Neuf Dessins d'Ornements, dont sept panneaux 
et deux frises. 

Vente par Rochoux (15 avril 1867), 120 fr. 

GERQUOZI (Michel-Ange), II, 369.- 

•- Un Champ de Bataille (II, Mi), n° 3). De la 
collection Faviers. 
Vente de M. de M. (Magnoncouil, 18.'i7)...? 



— 572 — 

GHALLE ou GHASLES (Gharles-Michkl-Angè) , 

II, 373. 

— La Coquette et la Rêverie. Deux tableaux sur 
bois. 

Vente par Febvre (27 mars 1863)...? 

— La Lecture. Signé et daté de 1789 (I). 
Vente Boiielle (1866), 980 fr. 

— L'Amour guidant la Beauté. 
Même vente... ? 

CHAMPAGNE (Philippe de), II, 376. 

— Vierge de Douleur (II, 377, iiM). 

Vente Didoi (1825), 90 fr. 

— Moïse tenant les Tables de la Loi. Esquisse du 
tableau cité (II, 378, n" 5). 

Vente M. Batailhe Francès de Montval (1827)...? 



(1) Y a-t-il erreur de chiffre au catalogue, ou ce tableau serait- 
il d'un autre maître? Cette date de 1789 ne s'accorde pas avec relie 
de 1778, année do la mort de Cliallo. 



ERRATA 

(N" 2) 



Additions et Fautes à corriger au Premier Volume 
de la Deuxième Partie (Tableaux). 

Pages 339, ligne 15, au lieu de Haras, lisez Ara. 

— 35Zi, ligne 18, au lieu de Perrier, lisez Perler. 

— 355, ligne 20, au lieu de Perrier, lisez Perler. 

— 357, ligne 25, au lieu de sur ce, lisez sur le. 

— 381, ligne 3, au lieu de Piètre de Cartonne , lisez Piètre 

de Cortone. 

— 395, ligne 25, au lieu de 1788, lisez de Calonne, 1795. 

— 399, ligne 5, au lieu de Somariva, lisez Somrnariva. 

— /i05, ligne 3, au lieu de Van der Weff, lisez Van der 

Werff, partout où ce nom sera cité. 

— Zil2, ligne 8, au lieu de élève, lisez élèves. 

— /il2, ligne 21, au lieu de 1608, lisez 1698. 

— /il9, ligne 1, au lieu de Blaremberg, lisez Blareniberyhe 

partout où ce nom sera cité. 

— Z|31, ligne 2Zi, au lieu de 1619, lisez 1719. 
-- Mi9, ligne 13, ajoutez ZiO fr. 

— Zi66, ligne 17, au lieu de Eckout, lisez Eeckout. 

— 467, ligne 26, au lieu de Van der Hope , lisez Van der 

Hoop . 

— Zi96, ligne 12, au lieu de 1557, lisez 1547. 



Pages Zi97, ligne 19, au lieu de Braciano, lisez Bracciano. 

— 511, ligne 5, au lieu de Comtesse de Verne, lisez Comtesse 

de Verrue, partout où ce nom est cité. 

— 52/i, ligne 22, au lieu de Duthenofer, lisez Dutlenhofer. 

— 538, ligne 11, au lieu de Coignet, lisez Cogniet. 

— 5Zi^, ligne 6, au lieu de Coignet, lisez Cogniet. 



ERRATA 



Additions et Fautes à corriger au Deuxième Volume 
de la Deuxième Partie (Tableauxi. 



Pages 6, ligne 6, au lieu de Nortwick's, lisez Northwick, partout 
où ce nom sera cité. 

— 6, ligne 25, au lieu de 1863, lisez 1859. 

— Zi8, ligne 7, au lieu de MainnemarCy lisez Dubois. 

— 57, ligne 5, au lieu de 1617, lisez 1771. 

— 87, ligne 10, au lieu de 1852^ lisez 1857. 

— 9/i, ligne 27, au lieu de 16Zi5, lisez 17/|5. 

— 911, ligne 28, au lieu de 1650, lisez 1750. 

— 103, ligne 12, au lieu de Pierrard, lisez Pierard, partout 

où ce nom sera cité. 

— lOA, lignes 2Zi et 25, supprimez (1) et (2) qui sont sans 

emploi. 



119, 1 

155, 1 

156, 1 

158, 1 

159, 1 
166, 1 
169, 1 
188, 1 
209, I 



gne 13, au lieu de Andreozi, lisez Andreos^y. 

gne 2/i, au lieu de 1750, lisez 1650. 

gne 2Zi, au lieu de la couple, lisez le couple. 

gne 27, au lieu de 10, lisez 45. 

gne 12, ajoutez Voyez Fétis. 

gne 20, ajoutez après (1857), 2,ù50 fr. 

gne 10, au lieu de Baillu, lisez Balliu. 

gne 8, au lieu de Baiilue, lisez Balliu. 

gne 22, au lieu de 130/|, lisez 180Zi. 



Pdges 226, 1 

— 247, 1 

— 266, 1 

— 276, 1 

— 291, 1 

— 297, 1 

— 305, 1 

— 371, 1 



gne 25, au lieu de 1792, lisez 1592. 

gne 10, au lieu de ilUU, lisez 1844. 

gne 15, au lieu de 1747, lisez 1757. 

gne 17, au lieu de Danse dWlmes, lise/ Dame d'Ai- 
mées. 

gne 9, ajoutez après (1823), 300 fr. 

gne 6, ajoutez après (1832), 985 fr. 

gne 14, au lieu de 1856, lisez 1756. 

gne 2, au lieu de d'Ara Eœli, lisez d'Ara Cœli. 



41051 — IMPRIkXRIE RENOD ET MAOLDE, RCE DE RIVOLI, 144. 



*■ *• 



CATALOGUE GENERAL 

DES VENTES PUBLIQUES 



DE 



i^AîBîEaiiAiîî^ mr mëTAmipm 



TABLE ALPHABÉTIQUE 

Des Ouvrages à figures^ Galeries^ Musées, Cabinets, 
Biographies de Peintres et de Graveurs, Catalogues 
de Ventes publiques, etc., cités dans la Quatrième 
Livraison (Tableaux), du Catalogue général des 
Ventes publiques, etc. 



DEUXIÈME LISTE (1) 

(/i« livraison) 



B 

B. (M.) 

876 — Catalogue de tableaux des Ecoles anciennes, de dessins, 
estampes et recueils, faisant partie du Cabinet de M. B. Paris, 1836. 
Defer, expert. — Vente le 19 décembre. 



(1) Ces listes, n'étant que provisoires, devant être réunies en une Table 
générale, nous n'indiquerons donc, dans cette 4® Partie de la 2" Liste 
(Tableaux), que les ouvrages qui ne sont pas mentionnés dans les trois 
premières Parties. Ce sera donc dans ces quatre Parties qu'il faudra cher- 
cher ces Ouvrages et Catalogues de ventes. 

II (tab.) 13* 



— 178 — 

BARROILHET, Artiste dramatique. 

877 — Catalogue d'une collection de tableaux anciens des Écoles 
Italienne, Espagnole, Flamande, Hollandaise et Française, apparte- 
nant à M. Barroilhet. Paris, 1860. F. Laneuville, expert. — Vente le 
2 avril. 

BASAN. 

878 — Catalogue de tableaux, dessins et estanapes de choix de 
différents maîtres, par F. Basan. Paris^ 1768. — Vente le 21 mars. 

Supplément à ce catalogue, vente le 21 avril 1768. 

BELLEGARDE. — Voyez Clavière. 

BERINGHEN (1) (le Marquis Jacques-Louis de), pi'emier Écuyer 

du Roi. 

879 — Catalogue de tableaux, bronzes, laques, porcelaines, meu- 
bles, provenant du Cabinet de feu M. Beringhen. Paris, 1770. P. Remy, 
expert. — Vente en juillet. 

BERNIER (Jean), Médecin. 

880 — Histoire de la ville de Blois. 1682, in-Zi". Ce livre est sou- 
vent cité dans les Archives de l'Art Français (Documents, tomes l 
et IV). 

BLANC (Edmond), ancien Secrétaire général du ministère 
de Vintérieur. 

881 — Catalogue de vente d'un beau mobilier et d'objets d'art, 
tableaux anciens et modernes, dessins à l'aquarelle, grands ouvrages 
à figures, recueils d'estampes et livres, composant le Cabinet et la Bi- 
bliothèque de M. Edmond Blanc. Paris, 1850. Defer et Potier, ex- 
perts. — Vente le 2 décembre. 



(1) Sous Louis XV, M. Lévôque du Puy vendit au roi la collection d'es- 
tampe de son père, le marquis de Beringhen, composée principalement des 
Maîtres Français jusqu'à l'année 1730. Plusieurs des portraits des membres 
de la famille Beringhen ont étô gravés. Consulter la table du Père Lelong, 
page 147. 



— 179 — 

BOILEAUj Huissier -Priseur . 

882 — Catalogue de dessins, miniatures, porcelaines, cristaux, 
bijoux, etc. Paris, 1782. Alex. Paillet, expert. 

BOYER DE FONS-COLOMBE, d'Aix en Provence (M.). 

883 — Catalogue d'une collection de tableaux des Écoles d'Italie, de 
Flandre, de Hollande et de France, dessins en feuilles de ces trois 
Écoles, gouaches, miniatures, recueils d'estampes, dont les œuvres 
de Salvator Rosa, de Poilly, Van der Meulen, Dietricy, Wille, Chodo- 
wiecki, Bernard de Rode de Berlin, le Cabinet du roi, etc. Terre 
cuite, figures et bas-relief en marbre et en bronze, pierres gravées 
antiques, émaux de Petitot, matières précieuses et autres objets cu- 
rieux, formant le Cabinet de M. Boyer de Fons-Colombe, par Le Brun, 
Paris, 1790. — Vente le 18 janvier. 

BRUSLE. Voyez Le Vaillant, n°i° Partie, 1" Volume, page 52 

de la table. 

BURGER (William). 

884 — Galerie Suermondt, à Aix-la-Chapelle, par W. Burger, avec 
le catalogue de la collection, par le docteur Waagen. Paris, 1863, 
in-8, de 197 pages. 



CH. (M.). 

885 — Catalogue d'une collection choisie de tableaux originaux et 
dessins précieux des trois Écoles, groupe et figures de terre cuite, 
marbre, bronze, vases de porphyre, meubles et autres objets curieux, 
provenant du Cabinet de M. Ch..., par J.-A. Paillet, peintre. Paris, 
1788. — Vente le 28 janvier. 

CHAMGRAN (Marquis de). 

886 — Catalogue de tableaux, minéraux, coquilles, etc., provenant 
du Cabinet de M. le marquis de Chamgran. Paris, 1780. A. Paillet, 
expert. 



— 180 — 

CHIQUET DE CHAMP-RENARD, Secrétaire du Roi. 

887 — Catalogue de tableaux, dessins, estampes, bronzes, etc., pro- 
venant du Cabinet de feu M. Chiquet de Champ-Renard, par Joul- 
lain fils. Paris, 1763. JouUain, expert. 

CLAVIÈRE, ancien Ministre des finances et DE BELLEGARDE. 

888 — Catalogue d'une collection de tableaux des Écoles dllalie, 
de France, de Flandre et de Hollande, appartenant à MM. de Cla- 
vière et de Bellegarde. Paris^ 1810. Delaroche, expert. 

COLLET (1), Chevalier de l'ordre de Saint-Michel. 

889 — Catalogue de tableaux des Écoles d'Italie et de France, des- 
sins précieux des trois Écoles, estampes, dont l'œuvre de La Belle, 
terre cuite, bronze, marbre, porcelaines, médailles antiques, etc., par 
Le Brun. Paris, 1787. — Vente le ik mai, 

CORVISART (M. le Baron de). 

890 -- Catalogue de la collection de tableaux et dessins modernes 
de M. le baron de C. (Corvisart). Paris, 1858. Francis Petit, expert. 

— Vente le 23 janvier. 

Il y avait dans cette collection six tableaux de Brascassat, dont la vente 
a produit 22,555 fr. 

COTTIN. 

891 — Catalogue de tableaux, dessins, estampes, émaux, prove- 
nant du Cabinet de M. Cottin. Paris, 1752. Helle et Glomy, experts. 

— Vente le 27 novembre. 

892 — Catalogue des portraits de personnes illustres, dont plusieurs 
sont en émail par le célèbre Petitot et autres, par M. Helle. Parts, 
1768. — Vente le 26 septembre. 



(1) Une notice, en tête du catalogue, le fait connaître comme auteur de 
plusieurs comédies et opéras ; il était secrétaire des commandements de 
Madame Sophie de France, et, quelques années avant sa mort (le 6 mars 
1787), il fut nommé censeur royal. 



— 181 — 

En tête du catalogue, il y a une notice sur Petitot, et, sur celui en notre 
possession, une note manuscrite de la main de l'expert Helle, dit 
que la plus grande partie des émaux et miniatures appartenaient à 
M. Cottin, et avaient été adjugés, à la première vente, en 1752, à M. Cin- 
quain, peintre anglais, qui les avait achetés à crédit; n'ayant pu les 
payer, on a été fort satisfait de les reprendre. M. Cottin a fait le cata- 
logue, extrait de celui de 1752 fait par Helle et Glomy. 



CRAUFURD (M.). 

893 — Notice de tableaux Italiens, Français, Flamands et collec- 
tion de liO portraits d'hommes et femmes célèbres des xvi% xvii^ et 
XVIII' siècles, provenant de la galerie du chevalier Graufurd. Paris, 
1842. Gh. Paillet, expert. — Vente le 12 janvier. 

CWESCE^T, Ebéniste des Palais de feu S. A. R, Monseigneur le Duc 

d'Orléans. 

89Zi — Catalogue des différents objets curieux du sieur Grescent, 
ébéniste. Tableaux, bronzes et ouvrages d'ébénisterie. Paris, ïlliS. 
La vente était annoncée pour le 15 janvier 17Zi9. 

Nous ignorons si cette vente a eu lieu, n'ayant jamais rencontré de cata- 
logue avec les prix marqués, et nous ne citerons, des tableaux qui s'y 
trouvent, que ceux qui étaient déjà passés dans d'autres Cabinets. En tête de 
ce catalogue est un avertissement où l'auteur, qui est Crescent lui-môme, 
s'excuse des fautes que l'on y remarquera; mais la difiîcuité, dit-il, de 
trouver des personnes capables de sentir toute la valeur des choses rares 
et précieuses qui s'y trouvent, l'ont décidé à le faire, et il avertit les acqué- 
reurs, quels qu'ils soient, auxquels il aura été adjugé quelques tableaux 
pour originaux, que si le véritable original peut être prouvé ailleurs, le 
prix de l'adjudication sera rendu. 



CYPIERRE (M. le Comte de). 

895 — Collection de tableaux, pastels et dessins, principalement 
de l'École Française du xviii' siècle, gravures, meubles et objets de 
curiosité, composant la collection de feu M. de Cypierre. Paris, 
18^5. Thoré, expert. —Vente le 10 mars. 



D 

D. (M.), au Bazar français, rue Cadet. 
896 — Catalogue d'une collection précieuse de tableaux des Écoles 



— 182 — 

Française, Allemande, Italienne et Espagnole, composant le Cabinet 
de M. D..., Paris, 1820. — Martin, artiste-peintre, expert. 



D'AMATO (Galerie). 

897 — Catalogue d'une intéressante collection de tableaux anciens 
et modernes, des Écoles Italienne, Espagnole, Flamande et Française, 
provenant de la galerie d'Amato. Paris, 186Zi. F. Laneuville, expert. 
— Vente le 26 mars. 



DESFRICHES, d'Orléans, Peintre. 

898 — Catalogue de tableaux des Écoles Hollandaise, Flamande, 
Allemande et Française, dessins, estampes et quelques objets de cu- 
riosité, provenant du Cabinet de feu M. Desfriches. Paris, 183/i. 
Paillet, expert. — Vente le 6 mai, après le décès de Madame Delimay, 
fille de M. Desfriches. 



DESPLNOY (le Comte). 

899 — Catalogue de tableaux des diverses Écoles composant le 
Cabinet de feu M. le Lieutenant général Comte Despinoy. Paris, 
1850. Ch. Roehn, expert. — Vente le IZj janvier. 



DEUX-PONÏS (Duc des). 

900 — Catalogue de tableaux, vendus après le décès de M. le duc 
des Deux-Ponts. Paris^ 1778. P. Remy, expert. 



D'HOUDAN, d'Angers (M.). 

901 — Catalogue de tableaux des Écoles Italienne, Flamande et 
Française, ayant formé la collection de M. Houdan, d'Angers. Paris, 
1858. Laneuville, expert. — Vente le 6 mai. 



DIDEROT. 

902 — Essai sur la Peinture, par Diderot. — Paris, Buisson, Tan xiv 
de la République, in-8°. 



— 183 — 

D. M. (M.). 

903 — Catalogue de tableaux des diiïércnles Écoles, anciens et 
modernes, composant le Cabinet de M. D. M. PariSy 1833. Henry, 
expert. — Vente le U février. 

D. (M. Dubois). 

904 — Catalogue d'une belle collection de tableaux et aquarelles 
de l'École Française moderne et d'un groupe en marbre, provenant 
de M. D. Paris, 18Zi3. Ch. Paillet, expert. — Vente le 22 février. 
Produit : 43,620 fr., les 52 articles. 



DUFOULEUR (M. l'Abbé). 

905 — Catalogue d'une précieuse collection de tableaux anciens 
de toutes les Écoles, et de plus de 300 groupes, figurines et bas-reliefs 
en ivoire et bois sculptés, vente après le décès de M. l'abbé Dufou- 
leur. Paris, 1856. Febvre, expert. — Vente le 13 février. 



DUMAS FILS (M. Alexandre). 

906 — Catalogue de tableaux importants des Écoles modernes 
Française et Hollandaise, aquarelles et dessins, composant la collec- 
tion de M. Alexandre Dumas fils, parmi lesquels Le Tasse dans la 
Prison des Fous, par Eug. Delacroix. Paris, 1865. Barre, expert. — 
Vente le 28 mars. Produit 81,000 fr. 

DUPAN, de Genève (M.). 

907 — Catalogue de dessins anciens et modernes des meilleurs 
maîtres, des Écoles Italienne, Française et des Pays-Bas, provenant 
du Cabinet de M. Dupan, de Genève. Paris, 1840. Defer, expert. — 
Vente le 26 mars. 



DURAND-DUCLOS, Peintre-Expert (Vente faite par). 

908 — Catalogue d'une jolie collection de tableaux Italiens, Fla- 
mands, Hollandais et Français, composant le Cabinet d'un amateur ; 
plus, de dessins, gouaches et curiosités. Paris, 1821. Durand-Duclos, 
expert. — Vente le 19 mars. 



184 



E 



EASTLAKE (SiR Charles). 

909 — The Schools of Painting in Italy. Translatée! from the german 
by a Lady, edited with notes by sir Charles L. Eastlake. With up- 
wards of hundred illustrated. London, Murray, 1851. Deux volumes 
in-8o fig. (1). 

ÉLECTEUR DE COLOGNE (L'). 

910 — Catalogue de tableaux^ pastels, miniatures, médaillons, 
marbres, bronzes, porcelaines et autres curiosités, provenant en 
grande partie de la vente de feu l'Électeur de Cologne (faite à Bonn, 
sur le Rhin). Paris^ 176Zi. Boileau et Joullain, experts. — Vente le 
10 décembre. 

ESSINGH, de Cologne. 

911 — Catalogue d'une belle collection de tableaux, provenant du 
Cabinet de M. Essingh. Cologne, 1865. Le produit de celte vente a été 
de 71,308 thalers. Voyez la Chronique des Beaux-Arts, 1865. 



F 



FEBVRE, Expert 

912 — Catalogue de quatre magnifiques tableaux de Boucher, de 
remarquables tapisseries de Beauvais, provenant de l'hôtel du duc de 
Richelieu. Paris, 1852. Febvre, expert. — Vente le 18 mai. 



(1) L'auteur de cet ouvrage, né à Plymouth, en 1793 et mort en 1866, 
était peintre d'histoire, président de l'Académie royale de Londres, conser- 
vateur de la Nati(I<al Gallery. U était élève de Fuseli. Il a visité la 
France, l'Italie, la Grèce, et il a exposé, en 1855 (Exposition universelle), 
quatre tableaux, dont le Spartiate Isadas repoussant les Thébains. (Ce 
tableau, au duc de Devonshire.) Charles Eastlake possédait une belle col- 
lection de tableaux. 



— 185 — 



FITZ-JAMES {M. de). 



913 — Catalogue de quelques tableaux, sculptures de marbre, des- 
sins et estampes. Paris, 1778. JouUain, expert. 



FOULD (M. Louis). 

91Zi — Catalogue de tableaux anciens et modernes des Écoles Fla- 
mande et Française, ayant formé le Cabinet de feu M. L. Fould. 
Paris, 1860. Laneuville, expert. — Vente le Zi juin (1). 

FOURCROY (Madame la Comtesse de). 

915 — Catalogue de tableaux, dessins, estampes, marbres, bronzes, 
et autres objets de curiosité, provenant du Cabinet de M. de Vailly, 
membre de l'Institut^ premier mari de Madame la comtesse de 
Fourcroy. Paris, 1810. Alex. Paillet, expert. 

Une partie des objets retirés se retrouvent dans la vente après le décès 
de cette dame, en 1839. 

916 — Catalogue de beaux tableaux anciens et modernes, dessins, 
aquarelles, estampes, curiosités, et d'une bibliothèque de plus de 
2,000 volumes, dont beaucoup de grands livres à figures, dépendant 
de la succession de Madame la comtesse de Fourcroy. Paris, 1839. 
Defer, expert. — Vente le 2 avril. 



G 



GALLOYS (Madame Veuve). 

917 — Catalogue des tableaux trouvés, après le décès de Madame 
veuve Galloys, par P. Le Brun, peintre. Paris, 176/1. — Vente le 
15 mars. 

On remarquait dans cette vente 14 tableaux, par Grimou. Le prix le 
plus élevé d'un de ces tableaux a été de 600 liv. 



(1) Les antiquités et curiosités ont été vendues par Roussel, expert. Il y 
a deux catalogues : l'un do 120 pages et l'autre de 248. 



— 186 



GAVARD. 



918 — Catalogue des dessins ayant servi à la publication des Ga- 
leries historiques de Versailles. Paris, 1863. Petit, expert. — Vente 
le 6 décembre. — La vente a produit environ 37,000 fr. Les prix des 
principaux articles se trouvent dans la Chronique des Arts, 1863, 
page 390. 

GAYE (Giovanni). 

919 — Cartegio inedito d'artisti de'secoli xiv, xv, xvi, pubiicato ed 
illustrato con documente pure inediti dal. Dott. Giovanni Gaye, con 
fac-similé. Firenze, 1839. Trois volumes in-8°. 



G. DE M. (M.). 

924 — Catalogue d'une précieuse collection de tableaux anciens et 
modernes, des Écoles Flamande et Française, composant le Cabinet 
de M. G. de M. Paris, 1853. Laneuville, expert. — Vente le 2 mars. 



GEORGE, Ej;pert (1). 

920 ^- Catalogue de tableaux, la plupart des Écoles Flamande et 
Hollandaise. PariSy 1838. George^ expert. — Vente le 1" mars 1839. 

921 — Notice d'une riche collection de tableaux Italiens, Espagnols, 
Flamands, Hollandais et Français. Paris ^ 18Zil. George, expert. — 
Vente le 16 décembre. 



GÉRARD, Peintre-Expert (Vente faite par). 

922 — Catalogue d'une belle collection de tableaux des Écoles 
Italienne, Flamande et Hollandaise. Paris^ 18/i2. Gérard, peintre- 
expert. — Vente le 10 mars. 

923 — Catalogue de beaux tableaux de différentes Écoles. Paris, 
18Zi3. Gérard, expert. — Vente le 18 décembre. 



(1) Cet expert, qui avait succédé î\ Henry comme expert des Hiisées 
i*oyaux, est mort à Toulouse, en 18G5. 



— 187 — 



GONCOURT (Jules et Edmond de). 

925 — L'Art au xviii« siècle. Les Watteau, Chardin, Boucher, 
Greuze, Saint-Aubin et Prud'hon. Paris, I86Z1. Six volumes m-li". 



GRIOIS (1) (M. le général baron). 

926 — Catalogue d'une nombreuse collection de dessins anciens, 
des maîtres des Écoles d'Italie, d'Allemagne, de Flandre, de Hol- 
lande et de France, provenant du Cabinet de M. le général baron G. 
Paris^ ISZil. Defer, expert. — Vente le 22 avril 1841. 

GUEFFIER. 

927 — Curiosités de l'Église Notre-Dame de Paris, avec l'explica- 
tion des tableaux qui ont été donnés par le corps des orfèvres. Paris, 
Cl.-P. Gueffîer, 1753, in-12. 

GUIGNON, Premier Violon du Roi. 

928 — Catalogue de tableaux et curiosités. Versailles, 1774. 



H 

HOUDAN. Voyez d'Houdan. 

HOUDETOT (le Comte de). Député, Pair de France. 

929 — Catalogue de la première partie de la collection de tableaux 
des Écoles Italienne, Espagnole, Flamande et Française, composant 
la galerie de M. le comte de Houdetot. Paris, 1859. F. Laneuville, 
expert. — Vente le 12 décembre. 

HOUSSAYE. 

930 — Histoire de la Peinture Flamande, par Arsène Houssaye. 
Paris, 1848, in-8° de 328 p. 



(1) Les dessins les plus capitaux de cette collection sont aujourd'hui 
dans celle de Monseigneur le duc d'Aumale. 



— 188 



LACORDAIRE (A.-L.), Directeur des Gohelins, 

931 — Notice historique sur les Manufactures Impériales des Go- 
belins et des Tapis de la Savonnerie, précédée du Catalogue des 
Tapisseries qui y sont exposées, par A.-L. Lacordaire. Paris, 1855, 
in-S". 

LANCRET (Madame). 

932 — Catalogue de tableaux, dessins, estampes, vendus après le 
décès de Madame Lancret. Paris, 1782. P. Remy, expert. 

On remarque dans cette vente plusieurs tableaux, esquisses, dessins et 
croquis, par Lancret. 



LATOUR D'AIGUËS, Officier aux Gardes Françaises. 

933 — Catalogue de tableaux, dessins et estampes. Paris, 1777. 
Basan, expert. 

LAZIENKI (Palais). 

93Zi — Catalogue des tableaux du Palais Lazienki, à Varsovie, par 
MM. Boleslas Podczaszyns et Xavier Kaniewski. — Les tableaux dé- 
crits dans ce catalogue sont cités dans la Revue universelle des Arts 
(III, àh), 

LE BARBIER AÎNÉ, Peintre, Membre de l'Institut. 

935 — Catalogue de tableaux, dessins, livres et estampes, provenant 
du Cabinet et de la Bibliothèque de feu M. Le Barbier. Paris, 1826. 
Pieri-Benard, expert. — Vente le 27 novembre. 

LE BRUN JEUNE, Peintre. 

936 — Catalogue de tableaux, bronzes, terres cuites, dessins, 
gouaches et quelques estampes. Paris, 1790. Le Brun jeune, expert. 
— Vente le 31 mai. 

LETRONNE , Membre de llnstitut. 

937 — Vente après décès, en 18/i8, de quelques tableaux. 



— 189 



LORGH (feu M.) 



938 — Catalogue d'une charmante collection de tableaux Flamands, 
Hollandais et Français, composant le Cabinet de feu M. Lorch. Paris, 
1820. Henry, expert. — Vente le 6 novembre. 



M 



M. (M. le Comte). 

939 — Catalogue d'un choix de tableaux anciens et modernes, dont 
un très-beau de Greuze ; le Gâteau des Rois ; de dessins et estampes 
modernes des Écoles Française et Anglaise ; de recueils d'ouvrages 
gravés et lithographies, etc., provenant du Cabinet de M. le comte 
M. Paris f 1837. Defer, expert. — Vente le 3 avril. 

MANISHEIM, Escpert. 

9ZiO — Collection d'une rare et précieuse collection de 12/i minia- 
tures anciennes, portraits historiques et d'une ravissante réunion de 
petits émaux de Limoges, de Petitot, du règne de Louis XVI et autres. 
Paris, 1860. Mannheim, expert. — Vente le 23 mars. 

MARCHAL DE SYJNCY (M.). 

9Zil — Catalogue d'une collection choisie de tableaux de différents 
maîtres des trois Écoles, dessins, marbres, bronzes, lustres en cristal 
de roche, meubles et autres objets curieux, qui composaient le Cabi- 
net de M. Marchai de Syncy. Paris, 1789, Demarest, peintre-expert. 

— Vente le 29 avril. 

II y avait dix-huit tableaux de Boucher dans cette collection. 

MEFFRE AIINÉ (M.). 

9Zi2 — Catalogue d'une collection de tableaux anciens très-capitaux 
des Écoles Française, Italienne, Flamande, Hollandaise et Allemande, 
meubles anciens, porcelaines anciennes et objets de curiosité, for- 
mant le Cabinet de M. Meffre aîné. Paris, 18Zi5. Alexis Wery, expert. 

— Vente le 25 février. 



— 190 — 

MERVAL (de). 

9Z|3 — Catalogue de tableaux, gouaches^ bas-reliefs de marbre et 
de bronze. Paris, 1768. Remy, expert. 

MICHIELS (Alfred). 

9ZiZi — Histoire de la Peinture Flamande et Hollandaise, par Alfred 
Michiels. Paris, 18/i5-18/i8. Quatre volumes in-8". — 2^ édition, en 
1865. 

MIRABEAU L'AINÉ. 

9Zi5 — Catalogue d'objets précieux en différents genres, après le 
décès de Mirabeau Taîné, consistant en une collection de 131 pierres 
gravées (1), la plupart antiques et montées en bagues; différentes 
tabatières, dont une avec le portrait de Mirabeau, entourée de 
31 brillants ; divers bijoux, armes, pendules, figures en terre cuite ; 
porcelaines de Sevrés et meubles. Vente après le décès de Mirabeau 
l'aîné. Paris, 1792. A.-J. Paillet, expert. — Vente le 12 mars. 

MORLAND, Peintre anglais. 

9/i6 -- Catalogue de tableaux anciens et modernes. Londres, 1863. 
Les prix des tableaux les plus importants de cette vente, qui a produit 
165,175 fr. sont rapportés dans la Chronique des Beaux-Arts, dans le 
n" 33 du 18 août 1863. 

MORNY (M. le Duc de). 

9Zi7 — Catalogue de tableaux anciens et modernes, objets d'art et 
de curiosité, composant les collections de feu M. le duc de Morny. 
Paris, 1865, gr. in-8° de 15Zi pages. Mannheim et F. Laneuville, 



(1) Dans l'avertissement, placé en tête du catalogue, l'expert Paillet dit 
que cette réunion de pierres gravées, qui faisaient partie d'une vente en 
décembre 1790, attira l'attention de Mirabeau, et qu'il offrit de l'acquérir 
en un seul lot; on crut devoir céder aux instances de cet homme extraor- 
dinaire, dont les moindres idées paraissaient devoir fournir des résolutions 
à ceux qu'il entreprenait de persuader. Son vœu fut satisfait; il devint 
possesseur de cette suite précieuse, qu'il se proposait d'étendre considéra- 
blement si une mort précipitée ne nous eût aussi promptement ravi cet 
amateur illustre. 



— 191 — 

experts. — Vente le 31 mai. Produit de la vente : 2,000,000 fr. 
environ, dont 1,699,200 fr. pour les tableaux (1). 

Les prix les plus élevés ont été pour les tableaux suivants, par Ma- 
dame Browne : Le Catéchisme, 16,000 fr. — Gérôme : Rembrandt dans son 
atelier, 20,300 fr. — Meissonier : Halte à la porte d'une Auberge, 
36,000 fr. — Rembrandt : le Doreur (2), 155,000 fr. — Hobbema : les 
Moulins : 81,000 fr. — Metzu : la Visite à l'Accouchée, 50,000 fr. — Pater : 
Amusements champêtres, 29,000 fr. — Volasquez : Portrait d'une Infante, 
54,000 fr. — Terburg : la Visite, /'il,000 fr. — Van den Velde : une 
Marine, 35,000 fr. — Drouais : Garçon jouant avec un Chat, 20,100 fr. — 
Greuze : la Pelotonneuse (3), 91,500 fr. — Fragonard : l'Escarpolette (4), 
30,200 fr. — Du môme : le Souvenir 35,000 fr. — Watteau : Rendez- 
Vous de Chasse (5), 31,000 fr., au marquis d'Hertfort ; ce tableau 



(1) La galerie du duc de Morny a été décrite dans la Gazette des Beaux- 
Arts, et les prix de ventes ont été rapportés dans la Chronique des Beaux- 
Arts. 

(2) Ce portrait, qui a été gravé en manière noire, par G. Haid, vient de 
la colleetion Helsleuter; il a été vendu aux enchères 5,100 fr., en 1802, et 
acquis par Urigue ; depuis cette date de 1802, nous perdons sa trace. 
Smith, qui le cite dans son ouvrage (n° 33/i) dit qu'il était, en 1835, dans 
une collection privée, à Paris, et que l'on en demandait 15,000 fr. (Il appar- 
tenait à Madame Gentil de Ghavagnac et était, à cette époque, déposé chez 
M. Fourchis, notaire, quai Malaquais.) M. Léon Lagrange fait donc erreur 
dans la Gazette des Beaux-Arts (XIII, 292) quand il dit : « Ce qui donne plus 
<• de prix encore au portrait du doreur, c'est que, transmis comme un 
« héritage sacré dans la famille de ce dernier, il n'a pas couru les hasards 
« de ventes successives. Des mains qui l'ont été chercher là, il a passé 
'( directement entre celles de M. de Morny. » 

(3) Ce tableau, qui est gravé par Flipart, vient de chez De Lalive de 
Jully (1770), vendu 950 liv., et chez le duc de Choiseul (1772), 1,600 liv.; 
— par Paillet (17 mars 1789), 2,/iOl liv. 

{Il) Le catalogue dit que ce tableau vient de la collection du baron de 
Saint- Julien. C'est une erreur ; celui qui est décrit dans le catalogue de 
cette vente, faite par Le Brun, on 1784, sous le titre de : la Balançoire, en 
pendant au jeu de Colin-Maillard, était beaucoup plus grand (78 p. sur 34). 
Ce dernier est gravé par Beauvarlet. Celui de la vente du duc de Morny 
porte 89 cent, sur 64, et a été très -bien gravé par Delaunay ; cette 
gravure donne une idée supérieure du tableau, qui est d'un ton cru et d'un 
vert bleu désagréable. Quant à ce tableau, qui a aussi été gravé par De- 
launay, sous le titre : Souvenir, il a été répété par le maître et plusieurs 
fois copié ; aussi, est-il difficile d'en constater l'originalité et les prix 
fabuleux qu'ont atteint ces deux tableaux nous semblent hors de toute 
proportion. 

(5) Le pendant de ce tableau : Repos dans un Parc, qui est chez le même 
amateur, a été vendu 25,000 fr. à la vente Morny, en 1852. Ces deux ta- 
bleaux avaient fait partie des collections M. (Vaudreuil) (1787), vendus 
4,800 liv.; — Le Brun (1791); retiré à 2,400 liv. (Le Brun les avait payés 
10,000 liv.); — par Paillet et Delaroche (1802), 2,410 fr.; — Cardinal 
Fesch (1845), vendus 5,000 écus romains. 



k 



— 192 — 

est gravé. — Du même : les plaisirs du Bal, 37,000 fr. (1). — Chardin : 
Portrait d'une Dame assise serinant un serin (2), 7,100 fr. 



N 

NARBONNE (M. le Comte de). 

9Zi8 — Catalogue d'une précieuse collection de tableaux modernes, 
d'aquarelles, et de quelques tableaux anciens, formant le Cabinet 
de M. le comte deN. (Narbonne). Paris, 1851. F. Laneuville, expert. 
— Vente le 2U mars. 



P. (M.). 

9/i9 — Notice d'une vente de dessins modernes, dont plusieurs par 
Decaraps ; d'estampes anciennes et modernes, dont les œuvres de 
Chardin et de Berain ; des livres sur les arts, par suite du décès de 
M. P. Paris, 185Zi. Defer, expert. — Vente le 2 mars. 

PAG AVE (D.-Venanzio). 

950 — Note e aggiunte..., insérées dans l'édition siennoise du 
Vasari. 

PAILLET (Charles), Expert. 

951 — Catalogue de tableaux, spécialement des Écoles Hollan^ 
daise et Flamande, formant le Cabinet de M. Paillet. Paris, 1832. 
Gh. Paillet, expert. — Vente le 6 août. 

952 — Catalogue de tableaux des Écoles Hollandaise et Flamande, 
arrivés récemment de l'étranger. Pans, 18/i2. Ch. Paillet, expert. — 
Vente le 13 décembre. 



(1) Ce tableau est une des copies faites par Pater, du tableau de Wat- 
teau qui était chez M. de Montulé (1783), à la vente duquel il fut vendu 
5,000 liv., et à la vente de M... (1787), acquis ^,000 liv. par Le Brun, et à 
sa vente, en 1791, il a été retiré à 2,001 liv. Il reparaît à la vente Artaud 
(1791). 

(2) Ce tableau de Chardin a été vendu 631 fr. chez le marquis de Me 
nars; 600 fr. chez Denon où il ait désigné comme le portrait présumé 
de Madame de Gooflfrin ; chez M- le comte d'Houtetot, vendu ^,510 fr. 



— 193 — 

953 — Catalogue d'un précieux Cabinet de tableaux des Écoles Fla- 
mande et Hollandaise, formé par M***, et quelques objets de curio- 
sité, marbres, mosaïques, bronzes, vases de porphyre, terres 
cuites, etc. Paria, iSUU. Paillet, expert. — Vente le 16 janvier. 

PARR FILS, de Bruxelles, 
'èblx — Catalogue de tableaux. Paris^ 1802. Clisorius, expert. 

PETIT (Francis), Expert. 

955 — Catalogue de tableaux et dessins modernes, composant la 
collection de M. A. de B. Paris, 1860. F. Petit, expert. — Vente le 
2Zi décembre. 

956 — Catalogue de dessins et aquarelles modernes, provenant en 
partie de la collection d'un amateur. Paris, 1862. Petit, expert. — 
Vente le 12 avril. 

957 — Tableaux modernes et 25 dessins^ exécutés par Brion, pour 
rillustration des Misérables de Victor Hugo. Paris, 1863. Petit, 
expert. — Vente le 7 février. 

958 — Catalogue de tableaux et dessins modernes, provenant, eu 
partie, de la collection de M. B... Paris, 186Zi. Petit, expert. — 
Vente le 9 mars. 

PLANAT, Peintre-Expert. 

959 — Catalogue de tableaux anciens et modernes de diverses 
Écoles Paris, 1838. Planât, expert. — Vente le 13 février. 

POTOKI (M. le Comte de). 

960 — Catalogue d'une nombreuse et très-belle collection de por- 
traits en émail, peints par le célèbre Petitot. Paris, 1829. — Vente 
le 98 décembre. 

POURTALÈS-GEOllGIEB (!) (M. le Comte de). 

961 — Catalogue de tableaux anciens et modernes et dessins, qui 

(1) Le portrait de cet amateur a été peint par Paul Dclaroche. 

II (tab.; «i* 



— 194 — 

composent les collections de feu M. le comte de Pourlalès-Georgier. 
Paris, 1865, grand in-S" de 118 pages. F. Laneuville, expert. — 
Vente le 27 mars. 

Cette partie (1), première vacatiou, tableaux modernes, 380,000 fr. — 
Deuxième vacation, tableaux anciens, 432,605 fr. — Troisième vacation, 
tableaux et dessins, 662,4^0 fr. 

Nous citerons les prix les plus élevés qu'ont obtenus les principaux 
tableaux de cette vente remarquable (2), savoir : un portrait d'Anto- 
nello de Messine, 113,500 fr. — Jean Bellin, une Sainte Famille, 
Zi0,600 fr. — Bronzino, Portrait d'homme, 55,500 fr. — C. Dolci, 
Sainte Catherine (3), 27,000 fr. ; — Léonard de Vinci, 83,500 fr. — 
Sebastien del Piomho, Portrait d'un ducd'Urbin (Zi). — Paul Veronèse, 
la Fille du Peintre (5), 20,500 fr. — Ph. de Champagne, Mariage de 
la Vierge, Zi3,500 fr. — Fr, Hais, un Portrait (6), 51,000 fr. — Rem- 
brandt, un Bourgmestre, 3/i,500 fr. — Rubens, un Portrait (7), 
11,000 fr. — l/wn/Zo, le Triomphe de l'Eucharistie (8), 67,500 fr.; 
— la Vierge et l'Enfant Jésus, 18,000 fr. — Velasquez, Holand mort, 



(1) La vente des antiquités et curiosités forme un catalogue gr. in-S" de 
289 pages. Il a été rédigé par les experts Roussel et Mannheim, en partie 
d'après celui fait antérieurement, en I8/1I, par Dubois, sous-conservateur 
au musée du Louvre, 1 vol. in-Zi». Le produit total delà vente des curiosités 
et tableaux a été de 2,800,000 fr. environ. 

(2) Ces chiffres sont donnés par la Chronique des Beaux-Arts qui donne 
le détail des prix de ventes des tableaux et objets de curiosité et anti- 
quités. La Gazette des Beaux-Arts reproduit plusieurs des tableaux de cette 
galerie et en donne une appréciation signée E. Gallichon. 

(3) Ce tableau vient de la vente Praslin, faite en 1793; il était désigné 
sous le nom de Sainte-Clotilde, femme de Clovis, et a été retiré au prix de 
3,900 liv. ; il reparaît à la vente faite, sous le même nom, en 1808 et est 
vendu 3,Zi05 fr. 

(4) Ce portrait, qui était attribué à Sébastien del Piombo, dans la ga- 
lerie de Lucien Bonaparte, est indubitablement de la même main que celui 
attribué au Bronzino -, l'exécution lisse et froide nous semble appartenir h 
ces peintres allemands qui allèrent étudier en Italie au xvi« siècle. 

(5) Ce portrait provient de la galerie d'Orléans, mais il ne figure pas dans 
la vente faite à Londres, en 1800. 

(6) Ce portrait qui nous semble être celui do Fr. Hais lui-même a été 
vendu par Le Brun (21 avril 1788), 220 fr. 

(7) Ce portrait vient de la vente Forbin Janson, en 1862. Le catalogue 
l'indiquait être celui du comte de Roose; il s'est vendu 1,135 fr. Ce prix 
indique que l'on doutait de l'originalité. 

(8) Ce tableau n'a pas figuré dans la vente de M. Mathieu Fabvier ; il n'y 
a au catalogue que le suivant, acheté 10,000 fr. i)ar M. Pourlalès. 



— 195 — 

37,000 fr. — Boucher (1), 7,000 fr. — David, Pie VII (2.), 17,800 fr. 
— Delaroche, Mazarin et Richelieu, les deux, 80^200 fr. — Greuze, 
100,200 fr. — Lenain, six Seigneurs du temps de Louis Xlfl (3), 
17,500 fr. — Claude Le Lorrain (Zi), Paysage, 36,500 fr. — Horace 
Vernet, Thomas et Judas, 35,700 fr. — Durer, Samson, dessin en 
camaïeu, Zi,500 fr. (5). 

R 

ROBERT-VOISIN (i\I.). 

962 — Catalogue de tableaux, dessins et estampes, composant le 
Cabinet de feu Robert-Voisin. Paris, 182/i. Henry, expert. — Vente le 
l/i juin. 

ROGHARD (François-Théodore), Peintre en miniature. 

963 — Catalogue du Cabinet de tableaux anciens, des Écoles Fla- 
mande, Hollandaise et Française, d'objets d'art et de curiosité, pro- 
venant de la succession de teu M. Rochard. Bruxelles, 1858, gr. in-8° 
de ZiO pages, et 11 lithographies d'après les principaux tableaux. 
Et. Le Roy, expert. — Vente le 7 avril. 

RUBEMBRÉ (Prince de). 

96Zi — Catalogue d'une belle collection de tableaux, estampes et 
dessins, provenant de la vente du prince de Rubempré, faite à 
Bruxelles. Paris, Prault, 1765, in-8°. — Vente en juin. 



\ 



SAINT-JULIEN (M. le Baron de) 
96Zi &is — Catalogue de tableaux, dessins en feuilles des trois Écoles, 

(1) Vendu en 1778, 1,200 fr. Se retrouve dans la vente Leraoyne, en 
1828. Il est gravé sous le titre : la Peinture. 

(2) Ce portrait vient de la vente Laffitte. Vendu 6,571 fr. 

(3) Vendu 86 écus romains à la vente du cardinal Fesch, en 1845. 

(4) Vendu en 1818, par Buchanan, à M. Pourtalès. 

(5) Vient de la vente Poterlet, en 1840. Vendu 626 fr. 



— 196 — 

œuvres et recueils d'estampes, figures et bustes de marbre, bronzes, 
meubles de marqueterie, pendules et autres effets curieux, formant le 
Cabinet de M. le baron de Saint-Julien. Paris, 1788. Le Brun jeune, 
expert. —Vente le 1" avril. 

SIBILLA AUGUSTA DE BADEN-BADEN (1), née Duchesse de Saxe- 

Lauenberg. 

965 — Catalogue d'une collection de pierres précieuses, pendules, 
argenterie, peintures, etc., provenant du Cabinet de la princesse de 
Baden-Baden. Vendu à Offenburg, en 1775. 

SIREUL (M. de). 

966 — Catalogue des tableaux et dessins qui composaient le Cabi- 
net de M. de SireuL Pans, 1781. Boileau, peintre-expert. — Vente le 
3 décembre. 

Il y avait dans cette collection Ik tableaux, et plus de 200 dessins, par 
Boucher, dont M. de Sireul était l'admirateur et l'ami. 

SORBET, Chirurgien des Mousquetaires gris. 

967 — Catalogue de tableaux, dessins, estampes. Paris, 1776. 
Remy, expert. 

SOUTY (M.), Doreur. 

968 — Catalogue de tableaux anciens et modernes. Parts ,H863. 
— Vente en janvier. 

STACPOOLE (M. le Duc de). 

969 — Notice des tableaux, tapisseries, objets d'art et d'ameuble- 
ment, livres français et anglais, etc., après le décès de M. le duc de 
Slacpoole. Paris, 1852. F. Laneuville, expert. — Vente le l^"" mars. 

STEYAERT DE BRUGES. 

970 — Catalogue de tableaux. Paris, 18/i3. T. Tlioré, expert. — 
Vente par l'Alliance des Arts, le l/i mars. 



(1) C'est une Augusta Sibylle qui fit construire le château de la Favorite, 
près Budo, décrit par M. Méry. 



197 — 



STIER D'AERTSELAER (H.-J.). 

971 — Catalogue de la collection de tableaux, provenant des Écoles 
Flamande, Hollandaise et Italienne, délaissés par M. Stier d'Aerstse- 
laer. Anvers^ 1822. — Vente le 29 juillet. Produit, en florins de 
2 fr. 20 c, réduit en francs, 155,596 fr. 

On remarquait dans cette vente le portrait, par Rubens, dit le Chapeau 
de Paille, qui est aujourd'hui dans la collection de Sir R. Peel, à Londres. 
Il a été payé 32,700 florins, par Smith, de Londres ; il y avait aussi les 
deux portraits de Le Roy et son épouse, par Van Dyck, vendus, l'un, 
5,200 florins, et l'autre, 6,000 florins. Ils se trouvent aujourd'hui chez 
M. le marquis d'Hertford, qui les a payés 63,000 florins à la vente du roi 
de Hollande Guillaume II, en 1850. 



GALERIE SUERMONDT. Voyez Burger. 

SUSSE FRÈRES (MM.). 

972 — Catalogue d'une très-belle collection de tableaux et dessins 
modernes, provenant de la galerie d'un amateur et de celle de 
MM. Susse frères. Paris, 1850. — Vente le 20 février. 

SCHROTH, Expert. 

973 — Catalogue d'une jolie collection de tableaux et dessins mo- 
dernes. Paris, 1855. Schroth, expert. ~ Vente le 12 avril. 



TERRAY, Ministre d'Etat (l'abbé). 

97Zi — Catalogue de tableaux, marbres, bronzes, estampes, etc., 
vendus après le décès de l'abbé Terray. Paris, 1779. Joullain fils, 
expert. 

THOUVENIN, Relieur en réputation. 

975 _ Notice de quelques tableaux, estampes, livres, albums et 
autres objets, vendus après le décès de M. Thouvenin. Paris, 183/i. 
Defer, expert. — Vente le 1/j février. 



— 198 — 



TROUARD DE COSTE. 

976 — Catalogue d'une belle collection de tableaux originaux de 
grands maîtres des différentes Écoles; dessins montés et en feuilles, 
aussi originaux, et la plus grande partie de l'École Française, de fi- 
gures de marbre, terres cuites, bronzes, vases de porphyre, étrusques 
et autres meubles de Boule ; objets d'histoire naturelle et autres 
articles curieux, qui composaient le Cabinet de M... (Trouard de Coste 
et autres amateurs). Paris, 1779. A. Paillet, expert. — Vente le 
22 février. 



VANLOO (Louis-Michel), Écuyer, Chevalier de Saint-Michel, pre- 
mier Peintre du Roi d'Espagne, ancien Recteur de l'Académie de 
Peinture. 

977 — Catalogue de tableaux et dessins, provenant du Cabinet de 
L.-M. Vanloo. Paris, 1772. Basan, expert. — Vente en novembre. 



VIARDOT (M. Louis). 

978 — Catalogue de tableaux anciens et dessins, formant la belle 
collection de M. Louis Viardot. Paris, 1863. F. Laneuville, expert. — 
Vente le l*"" avril. 



VIGNÈRES, Expert (Vente faite par). 

979 — Notice d'une curieuse collection de portraits anciens et 
modernes d'artistes dramatiques, dessins, gravures, lithogra- 
phies, etc. Paris, 1857. Vignères, expert. — Vente le 9 novembre. 



V. J. (M.). 

980 — Catalogue de tableaux modernes, composant la collection 
de M. V. J. Paris, 1857. F. Petit, expert. — Vente le 25 février. 



199 — 



w 



WASSENAER D'OBDAM (le Comte). 

981 — Catalogue de tableaux, provenant du Cabinet de M. le 
comte Wassenaer d'Obdam. La Haye, 1750. Pierre de Hondt, expert. 

WATELET, Receveur des Finances (l'un des quarante de l'Académie 

Française). 

982 — Catalogue de tableaux, dessins montés et en feuilles, 
pastels, émaux de Petitot, figures en marbre, tables de porphyre, es- 
tampes, œuvres de Rembrandt, Rubens, La Belle, Hollar, Callot, etc.; 
planches gravées par Rembrandt et Walelet. Paris, 1786. A. 
Paillet, expert. — Vente le 12 juin. 

WERY, Expert (Vente faite par). 

983 — Catalogue d'une belle collection de tableaux anciens et 
modernes des différents maîtres les plus estimés de toutes les Écoles. 
Paris, 1842. Wery, expert. — Vente le iU mars. 



ZANOTTI (Jean-Pierre). 

98/i — Pour les différents Ouvrages sur les Arts et Biographie de 
. Peintres, par Zanotti, voyez le Catalogue de la Librairie d'Art du 
comte Cicognara. 



CATALOGUE GENERAL 

DES VENTES PUBLIQUES 



DE 



AîBlLîiAIÎIS WT lÈêT.àMm>: 



TABLE ALPHABEÏIQDE 

Des Ouvrages à figures^ Galeries, Musées, Cabinets, 
Biographies de Peintres et de Graveurs, Catalogues 
de Ventes publiques, etc., cités dans la Cinquième 
Livraison {Tableaux), du Catalogue général des 
Ventes publiques, etc. 



DEUXIÈME LISTE (1) 

(5e livraison) 



AMORINI (Antoine). 
985 — Le Vite de Lodovico, Agoslino, Anibale et altri dei Car- 



(1) Ces listes, n'étant que provisoires, devant être réunies en une Table 
générale , nous n'indiquerons , dans cette 5^ Partie de la 2* Liste 
(Tableaux), que les ouvrages qui ne sont pas mentionnés dans les quatre 
premières Parties. Ce sera donc dans ces cinq Parties qu'il faudra cher- 
cher ces Ouvrages et Catalogues de ventes. 

II (tab.) IS* 



« 



— 202 — 

racci, sci'illc dal inaiclu-se Aiiîonio liolo;j;niiii Anioiiiii. Bvloijna, 
18/|0, in-8°. (1). 



6 



BEAUVAU, Sénateur (M. le Prince de). 

986 — Catalogue de meubles précieux et tableaux, provenant de 
chez M. le prince de Beauvau. PariSy 1865. Mannheim et Laneuville, 
experts. — Venle le 21 avril. Produit : 360,000 fr. environ. Un ta- 
bleau, par Canaletti, vendu 18,000 fr; un portrait, par Clouet, 
9,^200 fr., et un bureau, par Gouthièie, 60,000 fr. 

BELVISI (Ferdinand). 

987 — Elogio slorico del pittore Lodovico Carracci di Ferdinando 
Belvisi. Bologna, 1825, in-B». 

BERMUDEZ (Don Juan Augustin Gean). 

988 — Diccionario historico de los mas illustres professores de las 
bellas artes en Espana compuesto, por D. Juan Bermudez. Madrid, 
1800, 6 vol. in-12. 



BOUULON DE SARTI (M.). 

989 — Catalogue de tableaux anciens et modernes, aquaielles et 
sépias, composant la collection de ]M. B. de S. Paria, 1865. Petit, 
expei't. — Venle le 5 mai. 

BUOWN. 

990 — Vies du Corrége et du Parmesan, par Brown (en anglais). 
Londres, 1823, in-8" avec portrait. 

BHUNEr, Archilecte. 

991 — Notice de tableaux, dessins, statues antiques, bronzes, 



(1) Om a du mèuic auteur les \ ies des Peintres de Bologiif. — Bolojciu', 
IS^l, 2 vol. i 11-80. 



— 203 — 

terres cuites de Clodion et auties objets de curiosité, provenant du 
Cal)inet de feu M. Bru net. Paris, 1830. Henry, expert, — Vente le 
18 mars. 



C. (M. le Baron). 

992 — Catalogue de tableaux anciens des Ecoles Flamande, Hol- 
landaise, Italienne et Française, statues, bustes, colonnes de marbre. 
Paris, 1855. Fèvre, expert. — Vente le 2 août. 

GALAjVIE, Peintre de paysage. 

993 — Catalogue de tableaux et études d'après nature, aquarelles, 
dessins et croquis de feu Calame. Paris, 1865. F. Petit, expert. — 
Vente le 13 mars. Produit : 182,000 fr. 

On trouve on tête dn Catalogue une notice sur Calame. 



CASTELMOHE (M. de). 

99Zi — Catalogue de tableaux des trois Ecoles, dessins, estampes, 
porcelaines et autres objets curieux, composant le Cabinet de M. de 
Castelmore, par A.-J. Paillet. Paris, 1791. — Vente le 20 décembre. 



CHAISE (M.). 

995 — Catalogue des tableaux, dessins, gouaches, miniatures^es- 
tampes, et autres objets de curiosité, après le décès de M. Chaise. 
Paris, 1791. Le Brun jeune, expert. — Vente le 3 février. 



eu ALLE, Peintre (Charles-Michel-Ange;. 

996 — Catalogue de tableaux, dessins, bronzes, terres cuites, etc., 
après le décès de M. Challe. Paris, 1778. P. Hemy, expert. 

GHAMBEI{LAL\E. 

996 bis - Original designs of the niost celebrated master of the Bo- 



-- 205 — 

lognesi, lioniaii, Kloroutine and Vénitien, sclioois; in liis majesly's 
colieclion. London. 1812, in-fol. 

Curieux volume pour les fac-similé de dessins de Léonard do Vinci, 
Raphaël, Michel-Ange, N. Poussin, etc. 



CHRISTIE ET MAISON, en 18Zi6 (Vente faite par). 

996 /er — Collection detableauxanciens, dans laquelle on remarque 
trois ta])leaux; l'un de Paul Veronèse (Cépliale et Procris), vendu 
18,000 fr. ; le deuxième, du Titien (Tarquin et Lucrèce), vendu 
26j250 fr,; le troisième, de Murillo, saint Jean et l'Agneau, vendu 
19,250 fi'. Ces trois tableaux viennent de la collection de Lucien 
Bonaparte ; ils sont gravés dans l'ouvrage sur cette collection. Voyez 
le Cabinet de l'Amateur (IV, 9/i), qui rend compte de cette vente. 

CLEMENT, Expert (Vente faite par). 

997 — Catalogue d'une belle collection de dessins anciens, parmi 
lesquels une réunion remarquable, par le Primatice, formant la col- 
lection d'un amateur. Pam^ 1866. Clément, expert. — Vente le 
27 avril. 



D 



DEFEK (Ventes faites par). 

998 — Catalogue d'une collection de dessins originaux des meil- 
leurs maîtres des Ecoles d'Italie, d'Allemagne, des Pays-Bas et de 
France, piovenant du Cabinet de M... Paris, 1843. Defer, expert. 
— Vente le 13 mars. 

D'ESPAGNAC (M. le Comte). 

998 bis — Catalogue de tableaux anciens et des marbres, compo- 
sant la galerie de M. le comte D'Espagnac. Paris, 1866. Laneuville, 
expert (1). — Vente le l'"' mars. 



(1) M. Laneuville étant mort, la mise sur table des tableaux a été faite 
par M. Rouillard. Malgré les grands prix (pcut-t'tre factices) atteints par 
quelques tableaux, la vente n'a pas continué. Une vente de la niénic col- 
lection avait été essayée en 1847, mais une seule vacation a eu lieu, et 
tous les tableaux ont été retirés :\ Toxception d'un soûl. 



— 2or> — 
l)Evo^X'(\l.). 

999 — Calalogue d«'. quelques tableaux el esquisses et d'un choix 
précieux de gouaches el de dessius, par d'habiles maîtres de l'Kcole 
moderne; des estampes anciennes, etc., provenant du Cabinet de 
M. Devoix. Paris, 1823. Hegnault-Delalande, expert. — Vente le 
6 mai, 

D'HIOS, Eûcpert (Ventes faites par). 

1000 — Catalogue d'une jolie collection de dessins, miniatures, 
gouaches, de l'Ecole Française du xviii'' siècle, pastels et aquarelles 
de l'Ecole moderne. Paris, 1862. D'Hios, expert. — Ventes le 2G no- 
vembre. 

1001 — Catalogue d'une jolie réunion de tableaux anciens des 
Ecoles Française, Flamande, Hollandaise et Italienne; quelques 
beaux portraits historiques des xv° et xvi' siècles. Paris, 1865. 
D'Hios, expert. — Vente le 11 mars. 



DUMONT DE FRAINAYS (Mesdames). 

1002 — Description historique et raisonnée d'une collection de 
tableaux des Ecoles Italienne, Flamande, Hollandaise, Française et 
Espagnole, appartenant à Mesdames Dumont de Frainays, contenant 
quelques Réflexions sur la Peinture, par M. le chevalier Alexandre 
Lenoir. Paris, 1831. 

La vente de cette collection n'a eu lieu qu'en 1833; elle n'a pas réussi, 
tous les tableaux étant apocryphes. 



E 



ESSINGH (Ant. -Joseph). 

1003 — Catalogue de la précieuse collection d'objets d'art, ta- 
bleaux, estampes, manuscrits et objets de curiosité de feu M. Anl.- 
Jos. Essingli. Cologne, 1865. — Vente le 18 septembre, l^roduil : 
267j,Zi05 fr. Le catalogue esl illustré de 15 planches lilhographieeset 
de 15 planches en bois. 



— 206 — 



F 



FARRER (M.). 

lOO/i — Vente faite à Londres, en juillet 1866. Les prix des prin- 
cipaux articles ont été rapportés dans le Journal des Débais du 
9 juillet 1866. 

FAMEGHON, ancien Orfèvre. 

1005 — Catalogue d'objets d'art, tableaux, dont deux forts beaux 
de Panini. Dessins, aquarelles, livres à figures et curiosités, prove- 
nant du Cabinet de M. Famechon. PariSy 1855. Defcr et Theret, 
experts. — Vente le 10 décembre. 

FAVIERS (le Baron Mathieu). 

1006 — Catalogue de tableaux capitaux de premier ordre, princi- 
palement de l'Ecole Espagnole, dont huit de Murillo, et divers maî- 
tres de l'Ecole d'Espagne et d'Italie, par suite du décès du baron 
Faviers. Paris, 1837. Paillet, expert. — Vente le 11 avril. 

« 
FEUCHÈRE PÈRE, Fabricant de Bronzes. 

1007 — Catalogue de tableaux, dessins, estampes, faisant suite, et 
le complément de celui des bronzes et curiosités, provenant du Ca- 
l)inet de M. Feuclière. Paris, 1829. Ilenii, expert. — Vente le 
26 janvier. • 



G 



CEDDES (AiNDREw), Peintre et Amaleur, Membre de l'Académie 

Royale de Londres, 

1008 — Catalogue de tableaux, estampes et curiosités, provenant 
de la collection de ^\. Andrew Geddes. Londres, 18/i6. Voyez le Ca- 
binet de l'Amateur (IV, 92) qui rend compte de cette vente. 



— 207 — 

GEORGE, Expert (Vente faite par). 

1009 — Notice d'une jolie réunion de tableaux, la plupart des 
Ecoles Flamande et Hollandaise. Paris, ISZjO. George, expert. — 
Vente le 2ù février. 

GERARD, Expert (Vente laite par). 

1010 — Catalogue d'une belle collection de tableaux des diffé- 
rentes Ecoles. PariSf 1838. Gérard, expert. — Vente le 22 janvier. 

GIIJLÏA*NELLJ (Andrea-Pietro). 

1011 — Memorie degli intagliatori moderni in pietie dure, etc. 
Livorno, 1753, in-A". 

H 

HENRY (Vente faite par). 

1012 — Catalogue d'une agréable collection de tableaux anciens 
et modernes. Paris, 1822. Henry, expert. — Vente le 17 novembre. 

HULTS (le Chevalier de Ver). 

1013 — Catalogue des tableaux de la collection du chevalier de 
Ver Hults. Bruxelles, 1779. — Vente le 16 août. 

On trouve les prix des tableaux de cette vente dans le Catalogue des 
tableaux vendus à Bruxelles, depuis l'année 1793. 



JENKISOIN (M. R. H.). — Voyez LONDRES. 

K 

KNOTT (M.). 
lOl/i — Catalogue d'une collection de tableaux de TEcole Anglaise 



208 — 



moderne. Londres, 18Zi6. Voyez le Cabinet de l'Amateur (IV, 93) qui 
rend compte de cette vente, et dit que le produit a été de 225,000 fr. 



L 



L. DE SAINT-VINGEINT (M.). 

1015 — Catalogue de tableaux et dessins, estampes et lithogra- 
phies, curiosités, livres et lettres autographes, dépendant de la suc- 
cession de M. L. de Saint-Vincent. Paris, 1852. Vallée, expert. — 
Vente le 28 avril. — Le 8 mars de la même année a eu lieu une vente 
dépendant de la même succossion. 

LABLACHE Artiste lyrique. 

1016 — Catalogue de belles tabatières, brillants et tableaux an- 
ciens et modernes, dépendant de la succession de M. Lablache. 
Paris, 1858. Laneuville et Mannheim, experts. — Vente le l^r mai. 

LAFOJNTALNE, Marchand de tableaux. 

1017 — Vente de tableaux à Londres, en juin 1811. Christie, ex- 
pert. — Les prix sont rapportés dans l'ouvrage de Buchanan. 

LAURAGUAIS. 

1018 — Catalogue de tableaux, bronzes, marbres, curiosités, pro- 
venant du Cabinet de M. Lauraguais. Paris, 1772. P. Remy, expert. 

LE BRUN, Expert (Ventes faites par). 

1019 — Catalogue d'objets rares et curieux, provenant du Cabinet 
et fonds de marchandises de M. Le Brun, par cessation de commerce, 
de tableaux, dessins, estampes, œuvres et galeries en volumes, et 
nombreux objel^ de curiosité. Paris, 1806. Le Brun, expert. — 
Vente le 29 septembre. 

1020 — Catalogue d'une belle collection de tableaux des Ecoles 
d'Italie, de Flandre, de Hollande et de France, gouaches et objets 
(lo curiosité, provenant de divers Cabinets. Paris, 1782. Le Btun. 
expert. — Vente le 3 décembre. 



— 209 — 

LE ROY D'ÉTIOLLES (le Docteur). 

1021 — Catalogue de tableaux provenant du Cabinet de M. le 
docteur Le Roy d'Etiolles. — Paris, 1861. Febvre, expert. — Vente 
le 21 février. 



LONDRES (Ventes faites à). 

1022 — Vente intéressante d'une collection de tableaux apparte- 
nant à un baronnet anglais; cette collection a été commencée avant 
1780. On trouve le détail des prix des principaux articles dans la 
Chronique des Beaux-Arts (année 1863, n" 36). Le produit de cette 
collection, vendue en 1863, a été de 389,725 fr. 

1023 — Catalogue d'une collection choisie d'estampes, et princi- 
palement de l'Ecole Anglaise, appartenant à M. R. H. Jenkison. On 
remarque les œuvres de D. Wilkie, Landseer, sir Thomas Laurence, 
et un œuvre remarquable de sir Josué Reynols. Quelques dessins. 
Londres, 1857. — Vente le 19 juin. 

102/j — Catalogue d'une collection d'estampes anciennes et mo- 
dernes, formé par le Rev. W.-D. Conybearde, contenant les œuvres 
d'Hollar, Albert-Durer, Marc-Antoine et autres maîtres. De dessins 
anciens et modernes, et les œuvres de Strange, Wille et Des- 
noyers, etc. Londres, 1857. — Vente le 22 décembre. 



M 



MALBESTE , Graveur. 

1025 — Catalogue de tableaux de différentes Ecoles, d'estampes 
anciennes et modernes, dessins anciens, objets d'art et de curiosité, 
après le décès de M. Malbeste, graveur. Paris, iSUU. Theret, ex- 
pert. — Vente le l^^" avril. 

MARIN I (Carlo). 

1026 — Voyez, pour les nombreux ouvrages de Carlo Marini, le 
catalogue de la bibliothèque du comte Léopold de Cicognaïa. Pise, 
1821, 2 vol. in-8". 



210 



MERLIJN (M. le Comte). 

1027 — Notice de 15 tableaux provenant de la succession de 
M. le comte Merlin. Paris, 1839. George, expert. — Vente le 
IZijuin. 

MERVAL (de). 

1028 — Catalogue de tableaux, gouaches, bas-reliefs de marbre 
et de bronze, provenant du Cabinet de M. de Merval. Paris, 1768. 
P. Remy, expert. 

MICHELOT, Artiste sociétaire de la Comédie-Française, en retraite. 

1029 — Catalogue d'une précieuse collection de tableaux anciens 
de différentes Ecoles et de quelques aquarelles modernes, provenant 
du Cabinet de M. Michelol. Paris, 1838. Planât, expei t. — Vente le 
28 février. 

M 1ER, de Vevey (M. de). 

1030 — Catalogue des tableaux formant le Cabinet de M. de Mier. 
Paris, 1840. George, expert. —Vente le 2 avril. 

MOl\TMERQUÉ (M. de). 

1031 — Catalogue de tableaux, dessins et gravures, provenant du 
Cabinet de M. de Montmerqué. Paris, 1861. Clément, expert. — 
Vente le 17 mai. 



N 



NOAILLES (le Maréchal de). 

1032 — Catalogue d'une vente de tableaux, provenant du Cabinet 
de M. le maréchal de Noailles. Paris, Didot, 1767, in- 12. 



NORTV^ICK (Lord). 
1033 — Catalogue de tableaux et dessins de mailres anciens el 



I 



— 211 — 

modernes, et de curiosité, appartenant à lord Nortwick, à Thirles- 
taine-House. Londres, 1859. — Vente le 16 juillet. 

Cette vente a duré vingt jours, et le produit a été de 2,500,000 fr. Les 
prix des principaux articles sont rapportés dans la Gazette des Beaux- 
Arts (IV, 52), et une appréciation de cette collection se trouve dans l'ou- 
vrage de Waagen (Trésor d'Art, III. 195). 







ODIOT PÈRE, ancien Orfèvre. 

103/1 — Catalogue de tableaux anciens et modernes, dessins à l'a- 
quarelle, gouaches, gravures, grands ouvrages à figures, recueils et 
livres, après le décès de U. Odiot. Paris, 1850. ,Defer, expert. — 
Vente le 17 décembre. 

OUETTI (Marcello). 

1035 — Amateur Bolonais qui voyagea dans toute l'ttalie, et s'ar- 
rêta longtemps dans les villes afin de chercher à y connaître ceux 
qui pouvaient lui fournir des lumières sur l'histoire de la peinture. 
Les notes de cet amateur ont été publiées sous les titres : Oretti 
Cartegio et Oretti Memorie. 



OTTLEY (W. YouNG). 

1036 — Tableaux recueillis à Rome, dans les années 1798 et 1799, 
par W. Oltley, et vendus, le 16 mai 1801, à Londres, par Chrislie. 
Voyez les prix dans l'ouvrage de Buchanan. 



P. (M. George). 

1037 — Catalogue de tableaux des Écoles Hollandaise, Flamande 
et Française, dessins et aquarelles des artistes célèbres de l'Ecole 
moderne, pour cause du départ de M.Georges P... Paris, 18/|2. 
Paillet, expert. — Vente le 29 novembre. 



212 



PALOMINO (D. -Antonio). 

1038 — El Museo Piclorico, y Escala optic.a Theorica e Pralica de 
la Pinlura. Madrid, 1715-2/i. 2 vol. in-fol. (1). 

1039 — Las Vidas de los Pintores y estaluarios eminentes espa- 
noles. Londres, 17Zi2, in-Zi». 

PAPE (Grégoire). 

lOZiO — Catalogue de tableaux provenant du Cabinet de G. Page. 
Paris, 1786. A. Paillet, expert. 

PAILLET (Vente faite par Alex.). 

lOZil — Catalogjue de tableaux des Ecoles d'Italie, Française, Fla- 
mande et Hollandaise, la plus grande partie provenant de Télranger. 
Paris, 1790. Alex. Paillet^ expert. — Vente le 28 avril. 

PAILLET ET THERET (Vente par Ch.). 

10A2 — Catalogue de tableaux anciens et modernes des diverses 
Ecoles, et objets d'art et de haute curiosité. Paris, 1809. Gh. Paillet 
et Theret, experts. — Vente le 8 avril. — Les objets de celte vente 
appartenaient à M. le comte Demidoff. 

PARRINO (Antonio). 

lOZiS — Pour les divers ouvrages de Parrino, voyez le catalogue 
de la bibliothèque du comte de Gicognara. 

PÉRIGNON (Vente faite par). 

lOZi^ — Catalogue d'un Cabinet de dessins précieux des trois 
Ecoles, et notamment des meilleurs artistes de l'Ecole moderne. 
Paris, 1820. Pérignon, expert. — Vente le h avril. 

PETIT, Expert (Vente faite par Francis). 

10Zi5 — Catalogue de tableaux et dessins modernes, provenant du 
Cabinet de M. J. Paris, 1852. — Vente le 20 mars. 

(1) Cet ouvrage ;> vtv \'ôim\mmé h Madrid, en 1795-07. 



~ 213 — 

l'ILLOr, Marchand de tableaux. 

lOZiG — Catalogue crime collection de tableaux de TEcoIe Fran 
çaise du xviiie siècle, par cessation de commerce de M. Pillot. Paris, 
1858. Febvre, expert. — Vente le G décembre. 

PONTGlJAKTliAlN (de). 

10Zi7 — Catalogue de tableaux, marbres, bronzes, etc., provenant 
du Cabinet de M. de Ponlclmrlrain. Paris, 1772. J.-P. Mariette, 
expert. Vente à l'hôtel de M. de Ponlcliartrain. 

POZZO (Comte Bartholommeo del) 

lOZiS — Le Vile de' Piltori, Scultori e Arcbiletti Veronesi. Ve- 
roua, 1718, in-/i". 



R 



i;. DE L. (M.j. 

10/i9 — Catalogue d'une belle collection de tableaux, la plupart 
de maîtres hollandais et d'habiles peintres français modernes, com- 
posant le Cabinet de M. R. de L. Paris, 1818. Laneuville père, ex- 
pert. — Vente le 17 novembre. 

ROUX DU CANTAL (Ventes faites par). 

1050 — Catalogue d'une collection de tableaux des Ecoles de 
France, de Hollande et d'Italie, etc. Paris, 182Z|. Roux du Cantal, 
expert. — Vente le 2 juin. 

1051 — Catalogue d'une nombreuse collection de tableaux des 
Ecoles anciennes et modernes, et d'objets de curiosité. Paris, 1825. 
Roux du Cantal, expert. — Vente le 6 avril. 

RUTHIEL, Sculpteur (1). 

1052 — Catalogue d'une belle collection de dessins anciens, de ta- 
bleaux de l'Ecole Lonibardo-Vénilienne, estampes, livres à figures et 

\1) Son portrait a été lithograpttié d'après un dessin de M. Ingres. 



— 214 — 

recueils, dépendant de la succession de M. Rulliiel, statuaire, cheva- 
lier de la Légion d'honneur. Paris, 1837. Remoissenet, expert. — 
Vente le 27 novembre. 



s 



SALLE (F.), Artiste et ancien Négociant en Objets d'Art. 

1053 — Catalogue de la nombreuse collection chinoise de pein- 
tures et dessins, manuscrits et livres chinois imprimés; de dessins 
encadrés et en feuilles, par les plus grands maîtres des trois Ecoles ; 
de bijoux, pierres gravées en creux et en relief, et d'une collection 
nombreuse de catalogues des plus belles ventes d'objets d'art, com- 
posant la deuxième partie du Cabinet de M. F. Salle. Paris, 1827. 
Ch. Paillet et Roussel, experts. — Vente le 19 février. 



SANSOVINO (Francesco). 

105Zi — Venezia descritla, 1571,in-Zi°. Il y a une édition, augmen- 
tée par Giustiniano Martinoni, en 1663, in-Zi°. 



SARTRE DE POITIERS. 

1055 — Catalogue d'une jolie petite collection de tableaux des 
Ecoles Française, Flamande et Hollandaise, provenant en partie du 
Cabinet de M. Sartre de Poitiers. Paris, 1837. George, expert. — 
Vente le 23 décembre. 



SOTHEBY ET JOHN WILKINSON, Experts (Vente faite par). 

1056 — Catalogue d'une collection d'eslampes anciennes et mo- 
dernes, dont les œuvres de Wille et de Strange, et de belles gravures 
modernes. Londres, 1857. — Vente le 16 mai. 



SUPERBl (P.-Agostino). 

1057 — Apparalo dcgli nomini illuslri délia citlà di Ferrari, etc. 
1620, in-^r. 



215 — 



T 



TRESLON (M. IMiiLii'S de). 

1058 — Catalogue de tableaux des Ecoles Française, Flamande cl 
d'Italie, provenant du Cabinet de M. Philips de Tr^slon. Paris, 18^0, 
Simonet, expeit. — Venle le lu février. 

TUKPIN, de Nantes (Madame la marquise de). 

1059 — Catalogue de tableaux anciens et modernes, appartenant 
à Madame la marquise de Turoin, de Nantes. Paris, \86à. Laneu- 
ville, expert. — Vente le 27 avril. 



VAUDREUIL (le Comte de). 

1060 — Catalogue d'une belle collection de tableaux d'Italie, de 
Flandres, de Hollande et de France; de dessins et belles curiosités, 
provenant de M. Vaudreuil. Paris, 1787. Le Brun, expert. — Vente 
le 26 novembre. 

VIEN, Peintre et Sénateur (Mahie, Comte). 

1061 — Catalogue de tableaux, dessins sous verre et en feuilles, 
quelques estampes, composant le Cabinet et les Etudes de Joseph- 
Marie Vien. Rédigé par A. Paillet. Paris, 1809. — Vente le 17 mai. 



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CATALOGUE GENERAL 

DES VEINTES PUBMOUES 



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l^AîBîtaMAIÎI^ W^ Hil^iilîlPîiS 



TABLE ALPHABETIQUE 

Des Ouvrages à figures, Galeries, Musées^ Cabinets, 
Biographies de Peintres et de Graveurs, Catalogues 
de Ventes publiques, etc., cités dans la Sixième 
Livraison [Tableaux), du Catalogue général des 
Ventes publiques, etc. 



DEUXIÈME LISTE (1) 

(6« livraison) 



AFFO IRENEO. 

1062 — Vita di M. Bernadino Baldi d'Urbino primo Ab. di Guas- 
lalla. Parma, 1783, in-S». 



(l) Ces listes, n'étant que provisoires, devant être réunies en une Table 
générale , nous n'indiquerons , dans cette 6^ Partie de la 2* Liste 
(Tableaux), que les ouvrages qui ne sont pas mentionnés dans les cinq 
premières Parties. Ce sera donc dans ces six Parties qu'il faudra cher- 
cher ces Ouvrages et Catalogues de ventes. 

II (t;il).) lii* 



— 218 — 

AUOZAKENA (M.). 

4^063 — Catalogue des dessins composant la collection de M. Aro- 
zarena, parmi lesquels de magnifiques dessins» par Decamps, Char- 
let, Boissieu, etc.; collection de 5A dessins pour TAnacréon de Gi- 
rodet. Paris, 1861. Clément, expert. — Vente le 29 mai (1). 

AUGUSTE, Peintre, ancien Pensionnaire de Rome. 

ê 
106Zi — Catalogue d'une collection d'objets d'art, belles armures 

et curiosités, tableaux des diverses Ecoles, dessins, miniatures, es- 
tampes et livres à figures, composant la collection de feu M. Au- 
guste. Paris, 1850. Theret et Juste, experts. — "Vente le 28 mai (2». 



B 



B. (M. le Marquis de). 

1065 — Catalogue de tableaux et dessins modernes. Paris, 1866. 
F. Petit, expert. — Vente le 5 mars. 

BARINI, Artiste musicien. 

1066 — Catalogue de la collection de dessins anciens de toutes 
les Ecoles, formée, depuis 1808, par M. Barni, Italien. Paris, 1836. 
Ch. Paillet, expert. — Vente le 5 décembre. 

BARROILHET (M.). 

1067 — Catalogue de la précieuse réunion de tableaux de l'Ecole 
Française, provenant du Cabinet de M. Barroiihet. Paris, 1856. 
F. Laneuville, expert. — Vente le 10 mars. 



(1) Deux ventes d'estampes, appartenant au même amateur, ont eu lieu 
la même année, l'une très-importante le 11 mars, et l'autre le 27 mai. 
Voyez la table de la première liste (Estampes), n°' 61 et 75. 

(2) On remarquait dans cette collection six précieuses miniatures de 
Jaiiet, acquises, ah prix de 2,000 fr. par M. Rattier, h la vente après le 
décès de cet amateur; elles furent vendues 12,000 fr. 



— 219 — 



BAZOUIN (M.). 

1068 — Catalogue d'une jolie réunion de tableaux anciens et mo- 
dernes, dessins et aquarelles, composant le Cabinet de M. Bazouin. 
Paris^ 1853. F. Laneuville, expert. — Vente le 21 février. 

BELISAHD. 

1069 — Catalogue de tableaux, dessins, pastels, miniatures, es- 
tampes, émaux, par Petitot, et objets de curiosité, provenant du 
Cabinet de M. Belisard (1). Paris, 1783. J.-B.-l\ Le Brun, expert, 

BERNARDINI (le Colonel). 

1070 — Catalogue de tableaux anciens des Ecoles Italienne, Es* 
pagnole, Hollandaise, Flamande, Allemande et Française, compo- 
sant le Musée Dioclétien, formé par le colonel Bernardini. Paris, 
1832. Ch. Paillet, expert. —Vente le 10 décembre. 

BERRY (Madame la Duchesse de). 

1071 — Catalogue de tableaux anciens et modernes, composant 
la galerie du palais Vendramini, à Venise, et appartenant à Madame 
la duchesse de Berry. Paris, 1865. Laneuville, expert. — Vente le 
19 avril. 

1072 — Catalogue de manuscrits très-précieux du xiii« au 
XVII' siècle, ayant appartenu à Marguerite de Valois, Henri H, 
Louis XIII, Marie Leczinska, etc.; le livre d'Heures de Henri II et de 
Catherine de Médicis (2), composant la collection de Madame la du- 
chesse de Berry. Paris, 1865. MM. Mannheim, experts. —Vente le 
22 mars. 

BLAISOT, Expert, 

1073 — Catalogue d'un joli choix de dessins et de quelques ta- 
bleaux des Ecoles anciennes et modernes. Paris, 1862. Blaisot, 
expert. — Vente le 22 novembre, 

(1) Cette collection a été formée, en partie, des débris du Cabinet de 
Jullienne. 

(2) Ce manuscrit, aux chiffies du roi et de la reine, contient 55 portraits 
en miniature ; il a été acquis, pour le musée des Souverains, au Louvre, 
au prix de 60,000 fr. 



220 



BOITELLE, Sénateur, ancien Préfet de Police. 

107Zi — Catalogue de tableaux de l'École Française, composanl la 
collection de M. Boitelle. Paris, 1866. Horsin d'Eon et Haro, experts. 
Vente le 2Zi avril 1866. — Une seconde vente de tableaux a eu lieu, 
le 10 janvier 1867. Haro, expert (1). 

, BOSGHINI (Marco). 

1075 — La Carta del navegar pittoresco. Venezia, per il Baba, 
1660, in-li". — Du Même^ Guides de Venise et de Vicence. 

BOULLONGNE (M. de), Conseiller d'Etat. 

1076 — Catalogue de tableaux, dessins encadrés et en feuilles, 
œuvres et recueils d'estampes, médailles et curiosités diverses, après 
le décès de M. de Boullongne. Paris, 1787. Delalande et Julliot, 
experts. — Vente le 19 novembre. 

BOURLON DE SARTI (M.). 

1077 — Catalogue de tableaux anciens et modernes, provenant de 
la collection de M. B. de S. Paris, 1865. Petit et D'Hios, experts. — 
Vente le Zi mai. 

1078 — Catalogue d'estampes et dessins anciens de la collection 
de M. B. de S. (n« Partie). Paris, 1865. Clément, expert. — Vente 
le 6 mai. 

BREÏÏ {M. J. W.). 

1079 — Collection de tableaux anciens. Vente à Londres, en 186/t. 
— Voyez les prix dans la Chronique des Beaux-Arts (H, 193). 



CALDESI, Peintre-Décorateur. 
1080 — Notices d'ouvrages d'architecture, estampes, dessins, 



(1) Dans cette seconde vente reparaissent les tal)leaux retirés à la pre- 
«nière. 



- 22i — 

décorations théâtrales et œuvres de Galdesi. Paris, 1861. Vignèies, 
expert. — Vente le 2 mai. 



CAUVET, Sculpteur. 

1081 — Catalogue de tableaux, sculptures, dessins (1), quantité 
de volumes d'antiquités, d'arcliitecture, ainsi que des estampes de 
grands maîtres, provenant du Cabinet de feu iM. Cauvet, sculpteur. 
Paris, 1789. Basan et Delalande, experts. — Vente le 11 mars. 



CAYLUS (Duc de). 

1082 — Catalogue de tableaux, miniatures, bronzes, vases, porce- 
laines, minéraux, coquilles, curiosités. Paris, 1773. Remy, expeit. 
— Vente en avril (2). 



CH. (Choiseul), m. le Comte de. 

1083 — Catalogue de tableaux anciens, objets d'art et de curio- 
sité et d'ameublements, composant la collection de M. le comte de 
Ch. (Choiseul). Paiis, 1866. Febvre et Mannheim, experts. — Vente 
le 12 mars. Cette vente a produit 139,800 fr. 

CHARLET, Peintre. 

108Zi — Catalogue de tableaux^ esquisses peintes, dessins, aqua- 
relles, croquis, tableaux anciens et modernes, dessins de divers ar- 
tistes, et divers objets garnissant Tatelier de feu M. Charlet. Paris, 
18^6. Defer, expert. — Vente le 31 mars. 

CHAKLIEK, Peintre breveté du hoi. 

1085 — Catalogue de tableaux au pastel, miniatures et gouaches, 
par feu M. Charlier. Quelques tableaux, esquisses, par différents mai- 



(1) Les dessins provenaient de la collection de feu Mariette. 

(2) line autre vente de tableaux, sculptures et meubles, a eu lieu après 
le décès de M. le duc de Caylus, en 1783. 



— 222 — 

très français, dessins, estampes et curiosités, dépendant de sa suc- 
cession. Paris, 1790. A. Paillet, expert. — Vente le 7 avril (1). 

CH. (M. Charre). 

1086 — Catalogue d'objets d'art, curiosités, tableaux, naeubles 
riches, etc., qui composent le Cabinet de M, Ch. Paris, 18û9. Defer, 
expert. — Vente le 26 mars. 

CHATJ VELIN, Ministre d'État (M. Germain -Louis}. 

1087 — Catalogue des tableaux, estampes, livres, cartes manus- 
crites, etc., provenant du Cabinet de M. Chauvelin. Paris, 1762. — 
Vente le 21 juin. 

CITTADELLA (Cesare). 

1088 — Catalogo storico de' Pittori e Scullori Ferraresi, e délie 
opère loro, con in fine una nota délie più celebri pitture délie chiese 
di Ferrara. 1782, h vol. in-8% fig. 

CLEMENT, Expert (Vente par). 

1089 — Catalogue de lithographies et gravures, œuvres de Char- 
let, Decamps, Gavarni, RafTet, Horace Vernet, et livres sur les beaux- 
arts. Pans, 1867. Clément, expert. — Vente le l/i janvier. 

COIGNARD (M. L.). 

1090 — Catalogue de là tableaux, études d'après nature dans les 
pâturages de l'ouest de la France, par M. L. Coignard, Paris, 185&. 
Petit, expert. — Vente le 6 mai. 

GOLLIN DE VERMONÏ (Hyacinthe), Peintre du Roi. 

1091 — Catalogue de tableaux, dessins, estampes, etc., prove- 
nant du Cabinet de feuCollin de Vermont. Paris, 1761. 



(1) Charlier avait mis en vente, en 1779, 90 de ses tableaux, pastels et 
miniatures; n'étant pas satisfait d« prix, il ne laissa vendre que quelques 
morceaux peu importants. 



— 223 — 

COLLIN (Alexandre), Peintre. 

1092 — Catalogue de copies et esquisses, faites par M. Alexandre 
Collin, d'après les tableaux des musées de Madrid, de Florence, 
Rome, Dresde, Londres, Anvers et Paris. PariSy 1867. Martin, 
expert. — Vente le 26 décembre (1). 

CORNAC (le Docteur), Médecin en chef des Invalides, 

1093 — Catalogue de la première partie d'une jolie collection de 
tableaux anciens et modernes, qui composaient le Cabinet de M. le 
docteur Cornac. Paris, 1850. Defer, expert. — Vente le 18 février. 

CUYCK (Paul Van). 

1094 — Catalogue de tableaux anciens et modernes, objets d'art 
et de curiosité. Paris, 1866. F. Petit et Ch. Mannheim, experts. — 
Vente le 7 février. 



D 



DEBRUGE-DUMESNIL. 

1095 — Ventes de curiosités, tirées du Cabinet de M. Debruge- 
Dumesnil. Paris, 1839 el 18/iO. Roussel, expert. Il y a sept par- 
ties (2). 

DEFER, Expert (Vente faite par). 

1096 — Catalogue de dessins anciens et d'une réunion d'estampes 
anciennes des graveurs de toutes les Ecoles, provenant du Cabinet 
de M. C. D., peintre. Paris, 1847. Defer, expert. — Vente Ife 6 avril. 



(1) M. Collin avait fait faire une vente de plusieurs copies de tableaux 
italiens, le 6 avril 1847, par Schroth. 

(2) Ces ventes faites, il n'était resté dans ce Cabinet que des objets 
choisis, dont le catalogue raisonné a été rédigé par M. Labarthe. Ce Ca- 
binet a été vendu, en son entier, au prince Soltikoff, et acheté de ce der- 
nier, par des amateurs réunis, qui en firent faire une vente pubHque, en 
1861, par Roussel, expert, qui en a rédigé le catalogue en un volume gr. 
in-B" de 260 pages. 



— 224 — 

DE LA COMBE, ancien Colonel d'Artillerie. 

1097 — Catalogue d'une collection de tableaux et dessins mo- 
dernes, de quelques tableaux et 'dessins anciens, aquarelles, eaux- 
fortes et livres à figures, composant le Cabinet de M. de La Combe. 
Paris, 1863. F. Petit et Clément, experts. — Vente le 2 février (i). 

DE LAFONTAINE PÈRE. • 

1098 — Catalogue de tableaux, dessins, gravures, livres à figures, 
bronzes et autres objets d'art, dans lequel on remarque un portrait 
de David, peint par lui-même, provenant du Cabinet de feu M. de 
Lafontaine père, élève de David. Paris, 1861. Clément, expert. — 
Vente le 6 février. 

DELAHOCHE, ancien Expert (2). 

1099 — Catalogue de tableaux et dessins, montés et en feuilles, 
des trois Écoles ; de tabatières, ornées de portraits en émail, par 
Petitot, Chatillon, Tliouron, Soiron, etc.; pierres gravées et autres 
objets de curiosité. Paris, 1821. Perignon, expert. — Vente le 
2Zi avril. 

DESGHAMPS (M. P.). 

1100 — Catalogue d'une collection de livres, relatifs aux beaux- 
arts, provenant de la bibliothèque de M. P. D. (Deschamps). Paris, 
1864. Potier, expert. — Vente le 2 mai. 

« 

DESPERKET, Peintre-Dessinateur. 

1101 r- Catalogue de dessins anciens et modernes, estampes an- 
ciennes et lithographies, composant le Cabinet de feu M. DesperreL 
Paris, 1865. Clément^, expert. — Vente le 6 juin. 

DEVÈZE FILS (M. le Baron). 

1102 — Catalogue de tableaux anciens, dessins, aquarelles, pro- 

(1) Voyez la première Liste (Estampes) de la mble des Ventes, n» 15. 

(2) Il fêtait le pore de Panl Delamclie, peintre. 



— 225 — 

venant du Cabinet de M. le baron Devèze fils. PariSf 1857. Febvre, 
expert. — Vente le 11 novemijre. 

DUBOIS, Amateur. 

1103 — Catalogue de tableaux et dessins modernes, provenant de 
la collection de M. D... Paris, 1859. Petit, expert. — Vente le 
30 avril. 

llOZi — Catalogue de tableaux et dessins, provenant du Cabinet 
de M. D. (Dubois). Paris, 1860. F. Petit, expert. — Vente le 16 fé- 
vrier. 

DURAND-DUCLOS (Vente faite par). 

1105 — Catalogue d'une jolie collection de tableaux italiens, fla- 
mands, hollandais et français, dessins, estampes et curiosités, com- 
posant le Cabinet d'un Amateur. Paris, 1820. Durand-Duclos, ex- 
pert. — Vente le 26 décembre. 



E 



EDON (M.), Notaire. 

1106 — Catalogue d'une vente de tableaux et objets de curiosité, 
composant le Cabinet de M.Edon. Paris, 1816. Elie, peintre-expert. 
— Vente le 29 avril. 

E. G. (feu M.). 

1107 — Catalogue de tableaux modernes, composant la collection 
de feu M. E. G. Paris, 1867. F. Petit, expert. — Vente le 25 février. 

Il y avait, dans cette collection, 20 tableaux de Decaraps, dont la vente 
a produit 13^i.640 fr. 



ETEX (Antoine), Sculpteur. 

1108 - Catalogue de tableaux, statues en marbre et en bronze, 
et dessins de M. Antoine Etex, statuaire, peintre et architecte, et 
chevalier de la Légion d'honneur. Paris, 1856. Defer et Weyl, ex- 
perts. — Vente le 9 décembre. 



— 22C 



F 



FEBVRE, Expert (Ventes faite par). 

1109 — Catalogue de tableaux des Écoles Italienne, Espagnole, 
Hollandaise et Française, par suite de saisie. Paris, 1855. Febvre, 
expert. — Vente le 28 décembre. 

1110 — Catalogue de tableaux anciens de maîtres, provenant d'un 
Cabinet d'amateur étranger. Paris, 1863. Febvre, expert. — Vente 
le 28 mars. 

FÉLIBIEN, Historiographe du Roi. 

1111 — Entretiens sur les Vies et sur les Ouvrages des plus ex- 
cellents peintres anciens et modernes avec la Vie des Architectes, 
par M. Félibien. Trévoux, 1725. Six volumes in-12. 

FELINO (le Marquis de). 

1112 — Catalogue de tableaux, dessins, estampes, sculptures, por- 
celaines et curiosités, composant le Cabinet de M. le Marquis de 
Felino. Paris, 1775. A. Paillet, expert. 

FILIPPI (M. Joseph). 

1113 — Collection théâtrale. Estampes et dessins, réunis par 
M. J. Fihppi. Paris, 1861. Vignères, expert. — Vente le 23 mai. 



G 



GAMBA. 

1114 — Catalogue de tableaux et curiosités. Paris, 1811. 
A. Paillet, expert. 

GEORGE, Expert. 

1115 — Catalogue d'une intéressante collection de tableaux des 
Ecoles Italienne, Espagnole, Flamande, Hollandaise et Française. 
Paris, 1831). George, expert. — Vente à Dieppe, le 6 septembre. 



— 227 — 

GISOUS (M. (le). Architecte du Sénaty Membre de l'Institut, 

1116 — Catalogue de tableaux anciens et modernes, objets d'art 
et de curiosité, provenant du Cabinet de feu M. Gisors. Paris, 1866. 
Petit et MannheiDfi, experts. — Vente le U décembre. 

GOUNOD^ Peintre, ancien Pensionnaire de Rome. 

1117 — Catalogue de tableaux, dessins, estampes, recueils, livres 
à figures et sur les arts, médailles, qui composaient le Cabinet de 
feu M. Gounod. Paris, 182Z|. Regnault-Delalande, expert. -^ Vente 
le 23 février. En tète, une notice sur Gounod. 



H 



H. (M.). 

1118 — Catalogue de tableaux et dessins modernes, composanU la 
collection de M. H. Paris, 1854. F. Petit, expert. — Vente le 12 dé- 
cembre. 

HAMPTONCOURT (Palais). 

1119 — Le Palais de Hamptoncourt, les Tableaux, les Tapisseries 
et les Jardins. Londres, H. G. Clarke, 1851. Les tableaux sont ex- 
posés dans 23 salles. 

HENRY, Expert (Ventes faites par). 

1120 — Catalogue d'une agréable collection de tableaux anciens 
et modernes, Paris, 1822. Henry, expert. — Vente le 17 novembre. 

1121 — Catalogue d'une collection de tableaux des diverses 
Écoles anciennes et modernes. Paris, 1826. Henry, expert. — Vente 
le 15 mai (1). 

HENRY ET LANEUVILLE, Experts. 

1122 — Catalogue de tableaux des diverses Ecoles, tant anciens 
que modernes. Paris, 1832. Henry et Laneuville, experts. — Vente 
le 12 novembre. 



'1} Ces tableaux appartenaient au baron de Strogonoff, ambassadeur do 
Russie, à Constantinople. 



228 



HERMAN DE KAT, de Dordreoht. 

1123 — Catalogue de la galerie de tableaux anciens et modernes 
de feu M. Herman de Kat. Paris, 1867. Lamme et F. Petit, experts. 
— Vente le 30 avril. 



HERSENT (Louis), Peintre. 

112Zi — Catalogue de tableaux, esquisses, croquis et dessins de 
feu L. Hersent, et quelques productions de Madame Hersent. Paris, 
1862. Febvre, expert. — Vente le 10 avril. 



JANZÉ (M. le Vicomte de). 

1125 — Catalogue de tableaux, estampes anciennes^ lithogra- 
phies, livres à figures et catalogues, composant le Cabinet de feu 
M. le vicomte de Janzé. Paris, 1866. Clément, expert. — Vente le 
2U avril. 

JULLIENNE (Madame de). 

1126 — Catalogue d'une belle collection de tableaux, dessins, es- 
tampes et curiosités, provenant du Cabinet de feu Madame de Jul- 
lienne. Paris, Le Brun, expert. — Vente le 5 novembre. 



KHALIL-BEY (Son Excellence). 

1127 — Catalogue de tableaux anciens et modernes, composant 
la collection de S. Exe. Khalil-Bey. Paris, 1868. Haro, expert. — 
Vente le 16 janvier. Le produit de cette vente a été de 635,235 fr. 

Les prix les plus élevés ont été pour les objets suivants ; pour les ta- 
bleaux modernes, Brascassat : Epagneul rapportant un Faisan, 4,100 fr.; 

— Chasseriau : Combat de Cavaliers arabes, 5,100 fr.; — CoiiOT : Pay- 
sage, 2,050 fr.; — Decamps : l'Atelier des Poteries italiennes, 11,600 fr.; 

— Delacroix : le Massacre de l'Évêque de Liège, 66,000 fr., — Fromïn- 
ru\ : Tribut nomade en niarcbe, 23,500 fr.; — Géromf : le Marchand 



— 229 — 

d'Habits, 21,000 fr.; — Inghks : le Bain turc, 20,000 Ir.; — MKissONiEa ; 
les Amateurs de Peinture, 31,800 fr.; — Th. Rousseau, All(ie de Châtai- 
gners, 27,100 fr.; — Troyom : Pâturage normand, 6,500 fr,; — Clesincer ; 
Hélène, statue en marbre, 17,000 fr. 



KNOWLES (John), de Manchester. 

1128 — Ventes de tableaux, dessins et estampes, à Londres, en 
1865. Voyez les prix dans la Chronique des Arts (HI, 251), qui dit 
que le produit de celte vente a été de 21^750 liv. sterl. 



L 



LANEUVILLE (Ferdinand), Expert (1). Ventes faites par. 

1129 — Catalogue d'une belle collection de tableaux anciens et 
modernes, composant le Cabinet d'un Amateur. Paris, 1852. — 
Vente le 19 avnl. 

1130 — Catalogue de tableaux anciens et modernes, provenant de 
la collection du prince de... Paris, 186,'). F. Laneuville, expert. — 
Vente le 16 mars. 

LAPEULIER (M.). 

1131 — Catalogue d'une collection de tableaux et dessins de 
l'Ecole Française du xviii^ siècle et de l'École moderne, miniatures, 
terres cuites, par Clodion et Marin, objets divers, composant le Ca- 
binet de M. Laperlier. Paris, 1867. F. Petit et Mannheim, experts. 
— Vente le 11 avril. 

On remarquait, dans cette vente, un grand nombre de tableaux et des- 
sins de Chardin, Fragonard, Prud'hon. 

L'HOMME (M.), ancien Agent de Change. 

1132 — Catalogue de tableaux des Ecoles Italienne, Hollandaise, 
Flamande et Française, dessins, gouaches, miniatures, estampes, 



(1) M. FERDiNAiND Laneuville cst mort en 1806; il était élève de Berlin, 
le paysagiste ; comme son père, il s'est occupé du commerce et de la res- 
tauration des tableaux, et a dirigé des ventes importantes d'objets d'art 
pendant plus de trente ans. La vente, après son décès, a eu lieu» le 9 mai 
1806. D'Hios, expert. 



— 230 — 

vases en bronze et quelques objets d'ameublement, provenant du 
Cabinet de feu M. L'Homme. Paris, 1833. Gh. Paillet, expert. — 
Vente le 2li mars. 

LIVKY (HiPPOLYTE de). 

1133 — Catalogue des tableaux composant le Cabinet de M. de 
Livry, par C-P. Landon. Paris, 181Zi. Henri, expert. — Vente le 
2 février. 

L. K. (Madame). 

il3/i — Catalogue d'objets de haute curiosité, de tableaux, des- 
sins, gravures, livres à figures et autres, provenant du Cabinet de 
Madame L. K. Schroth et Roussel, experts. — Vente le 20 mai. 



M 



. MAPiCUS LINCH (M.). 

1135 — Catalogue de bons tableaux anciens et modernes et d'ob- 
jets d'ameublement, après le décès de M. Marcus Linch. Paris, 
18Zi7. Defer, expert. — Vente le 19 novembre. 

MARTIN (P.-E.), Peintre-Expert, 

1136 — Catalogue des tableaux, composant le Cabinet de M. le 
baron de ***. Paris, 1823. — Vente le 20 novembre. 

MENGS (Antonio-Rafaello). 

1137 — Opère pubblicate dal Cavalière d'Azara» edizione aumen- 
tata dair Avvocato Carlo Fea, Roma, 1787, in-Zi°. Il y a une traduc- 
tion française en 2 vol. in-ii". Voyez Brunet. 

MICHELIN (M. le Docteur). 

1138 — Catalogue d'objets d'art et de curiosité, émaux de Li- 
moges, et d'une très-belle pendule astronomique d'un travail pré- 
cieux (1), et de tableaux, dessins, aquarelles, composant la collec- 

(1) Cette pendule a été vendue 25,500 fr.; elle est figurée dans l'ouvrage : 
les Arts au Moyen-Age, par Dusommerard. Il y avait aussi un bel émail 
de Léonard Limousin, représentant une princesse du temps de Henri II, 
sous la figure de Cf^r^s. Cet «Mnail a été vendu 3,020 fr. 



— 231 — 

tion de feu M. le docteur Michelin, de Provins. Paris, 186Z|. Housse! 
et Juste aîné, experts. — Vente le 3 mars. 



N 



N. (M. le Comte de). 

1139 — Catalogue de tableaux anciens, provenant du Cabinet de 
M. le comte de N. Paris, 1865. F. Laneuville, expert. — Vente le 
15 février. 



PAtLLET (A.). Vente faite par. 

Il/i0 — Catalogue de tableaux des différentes Écoles, gouaches, 
dessins, estampes, terres cuites, figures en bronze, porcelaines, etc. 
Paris, 1778. A. Paillet, expert. — Vente le 30 novembre. 

PAILLET (Charles), Ventes faites par. 

llZil — Catalogue de dessins anciens et modernes, encadrés et en 
feuilles, gouaches et aquarelles, des Ecoles des Pays-Bas et de 
France. Paris, 1821. Ch. Paillet, expert. — Vente le 22 janvier. 

llZi2 — Catalogue du précieux Cabinet de M. D..., composé, en 
grande partie, de tableaux, dessins, gouaches de TÉcole Française, 
et de figures en bronze, terres cuites de Clodion, et porcelaines. 
Paris, 18ZiO. Ch. Paillet, expert. — Vente le 6 février. 

Il/i3 — Catalogue de tableaux anciens et modernes, provenant de 
la collection formée par M. le comte D... et de quelques objets de 
curiosité. Paris, 1840. Ch. Paillet, expert. — Vente le 8 avril. 

PENRICE (John). 

llZiZi — Catalogue d'une belle collection de tableaux, vendus à 
Londres, le 6 juillet 1846, cliez MM. Chrislie et Manson. Il y avait 
dans celte vente le Jugement de Paris, de P.-P. Rubens, de la ga- 
lerie d'Orléans, acquis, au prix de 100,000 fr., pour la National 
Gallery. Voyez le Cabinet de l'Amaleur (III, 234)- 



— 232 — 

PETIT, Expert (Ventes faites par). 

llZj5 — Catalogue de tableaux modernes. Paris, 1856. Petit, 
expert. — Vente le 13 février. 

llZi6 — Catalogue de Zi93 dessins de Charlet, exécutés pour le 
Mémorial de Sainte-Hélène, Napoléon dans l'Exil et ses Derniers 
Moments. Paris, 1860. — Vente le 21 mars. La vente a produit 
1Z|,861 fr. 

llZi7 — Catalogue de la collection d'un Amateur, composé d'a- 
quarelles et dessins modernes. Paris, 1866. Petit, expert. ~ Vente 
le 8 mars. 

Il/i8 — Catalogue de tableaux modernes. Paris, 1866. — Vente 
le 23 avril. 

llZi9 — Catalogue de tableaux modernes des Ecoles Française, 
Allemande et Flamande, composant la galerie d'un Amateur, de 
Vienne (Autriche). Paris, 1865. Petit, expert. — Vente le 27 avril. 



PINELGRANCHAMP (Madame). 

1150 — Catalogue de bons tableaux des Écoles anciennes, et un 
très-beau tableau de Michel Weersteeg, en 1792, qui composaient 
le Cabinet de Madame Pinel-Granchamp. Paris, 1850. Defer, expert. 
— Vente le 13 mars. 

POMMERSFELDEN (Galerie du Château de). 

1151 — Catalogue de la collection de tableaux anciens des Ecoles 
Hollandaise, Flamande et Allemande, provenant du château de Pom- 
mersfelden, appartenant à M. le Comte de Schonborn. Paris, 1867. 
Haro, expert. ~ Vente le 17 mai. 

Le produit de cette vente a été de plus de 1,200,000 francs. — Une 
Tête d'Homme, par Albert-Durer, a été payé 75,000 fr. par M. le Prince 
Naritskine; des Têtes de Nègres, par Rubens, 35,000 fr.; et la Charité, 
par le môme, retiré, sans enchère, au prix de 150,000 fr. 



PONIATOWSKI (le Prince. .T.). 
1152 — Catalogue d'une précieuse réunion de 2Zi tableaux an- 



— 233 — 

ciens des Ecoles Italienne, Hollandaise et Française, composant la 
collection du prince J. Poniatowski. Paris, 1867. Barre, expert. — 
Vente le 25 mars. 



R 



RACHEL (Mademoiselle), Artiste dramatique. 

1153 — Catalogue du mobilier, des tableaux, des objets d'art et de 
curiosité de Mademoiselle Rachel. Paris, 1857. Febvre, expert. — 
Vente le 27 juillet. 



REM Y, Expert (Vente faite par). 

115Zi — Catalogue raisonné de tableaux, dessins, estampes des 
meilleurs maîtres d'Italie, des Pays-Bas, d'Angleterre et de France, 
qui composent différents Cabinets, par Pierre Remy. Paris, 1757 (1). 
— Vente le 13 février. En tête du catalogue, une très-jolie vignette 
dessinée et gravée par Aug. de Saint- Aubin, en 1757. 



RICHELIEU (M. le Duc de). 

1165 — Catalogue de tableaux, portraits peints, depuis le xiv^ siè- 
cle jusqu'à nos jours, miniatures, gouaches, estampes en œuvres et 
recueils, encadrés, et beaux objets de curiosité divers, qui com- 
posaient le Cabinet de M. le duc de Richelieu, pair et maréchal de 
France, l'un des quarante de l'Académie française. Paris, 1788. Fol- 
liot et F. Delalande (2j, experts. — ■ Vente le 18 décembre. 



ROBERT-DUMESNIL. 

1156 — Catalogue de bons tableaux anciens des Ecoles Italienne, 
Française et des Pays-Bas, tir.és du Cabinet de M. Robert-Dumesnil. 
Paris, 1852. Gérard, expert. — Vente le 20 décembre. 



(1) Une partie des tableaux appartenait au baron Heineckcn. 

(2) C'est une des premières ventes faites par cet expert, qui, plus tard, 
prit le nom de Regnault-Delalande. 

. II (tab.) 17- 



— 234 — 

ROCHOUX (Vente faite par). 

1157 — Catalogue d'estampes, dessins, livres sur les beaux-arts, 
composant la collection d'un architecte. Paris, 1867. Rochoux, 
expert. Vente le 15 avril 1867. 

RODIER (Baron). 

1158 — Notice de tableaux, dessins et estampes, composant le ca- 
binet de feu M. le baron Rodier. Paris, 1833. Henry, expert. — Vente 
le 28 janvier. 



SAINT- GEORGES (M. de). 

1159 — Catalogue de dessins et aquarelles, et quelques tableaux, 
lithographies de Charlet, eaux-fortes modernes et estampes ancien- 
nes, de la collection de teu M. de Saint-Georges. Paris, 1865. Clé- 
ment, expert. — Vente le 9 février. 

S AL AM ANC A (M. le Marquis de). 

1160 ~ Catalogue des tableaux anciens des Ecoles Espagnole, Ita- 
lienne, Flamande et Hollandaise, composant la galerie de M. le mar- 
quis de Salamanca, Paris, 1867. Etienne Le Roy et Febvre, experts. 
— Vente le 3 juin. 

Cette collection, composée, en partie, de tableaux espagnols, a produit 
environ 1,600,000 fr. Le tableau, la Mort de sainte Claire, de Murillo, a 
été payé 95,000 fr.; — six Sujets de l'Enfant Prodigue, par le même, 
207,500 fr., en six lots; Portrait d'une Dame, par Velasquez, 98,000 fr. 

SCHROTH, Expert (Vente faite par). 

1161 — Catalogue d'une magnifique collection de dessins de Bo- 
nington, provenant du Cabinet de MM. B. R. Parw, 183Zi. — Vente 
le 26 décembre. 

SOLEIROL (M. H. A.). 

1162 — Galerie théâtrale, tableaux, pastels, sculptures, livres, 
provenant du Cabinet de feu M. Soleirol. roris, 1861. Vignères, 
expert. — Vente le 29 avril. 



— 235 — 

STEVENS (M. Auguste). 

1163 — Catalogue de tableaux anciens des Ecoles Flamande et 
Hollandaise, composant la galerie de feu M. A. Slevens. Paris, 1807. 
Etienne Le Roy et Febvre, experts. — Vente le 1*' mai. 



TlCOZZl (Stefano ou Etienne). 
116/1 — Vite de' Pittori Vecellj de Gadore. Milano, 1817, in-8". 

TONDU (M. Eugène). 

1165 — Catalogue de tableaux anciens cl quelques-uns de l'École 
moderne, provenant du Cabinet de M. Tondu. Paris, 1865. Febvre, 
expert. -- Vente le 10 avril. 

La vente des dessins anciens et modernes, provenant du même Cabinet, 
a eu lieu le 24 avril (Febvre, expert), et la vente des estampes, le 10 mai 
(Rochoux, expert). 

TORRAS, Ancien Agent de Cliange. 

1166 — Catalogue de tableaux anciens et modernes^ provenant 
du Cabinet de M. Torras. Paris, 182Zi. Ch. Paillet, expert. — Vente 
le 6 décembre. 

TREFALL (M.), de Manchester. 

1167 — Catalogue de tableaux, dessins et aquarelles de l'Ecole 
anglaise, vendus h Londres, en 186/i. Voyez la Chronique des Beaux- 
Arts (II, 203). 



V. V. (M. de). 

1168 — Catalogue de tableaux des Ecoles d'Italie, de Flandres, 
de Hollande et de France, gouaches, dessins et objets de curiosité , 
provenant du Cabinet de M. de V. V. Paris, 1788. Le Brun, exf.ert. 
— Vente le 18 février. 



— 236 — 

VAUTIER (M. Abel), Député. 

IIQQ — Catalogue complet des tableaux, gravures, médailles, ob- 
jets d'histoire naturelle, livres, etc., provenant du Cabinet de feu 
M. Abel Vautier. Caen, 1863. Barre, expert. —Vente le 3 novembre. 

VAUTIER (Madame Abel). 

1170 — Catalogue de tableaux anciens, dont la vente aura lieu, 
après le décès de Madame Abel Vautier. Paris, 1863. Horsin d'Eoif, 
expert. 

Cette collection provenait de celle de M. Didot de Saint-Marc. Voyez le 
no 104 de la Table des Ventes, IP Liste (Tableaux). 

VIGNÈRES, Ejcpert. 

1171 — Catalogue d'estampes anglaises et françaises, et de litho- 
graphies rares, par Charlet; l'œuvre d'Horace Vernel, vignettes, 
illustration, ouvrages à figures. Paris, 1856. Vignères, expert. — 
Vente le 11 avril. 



w 



WELLESLEY (Révérend Dr.) 

1172 — Catalogue of the mémorable cabinet of drawing by the 
old masters and collection of engravings formed with profoung taste 
Révérend Dr. Wellesley. London, 1866. — Vente le 25 juin. 

Il y avait dans cette vente un grand nombre de beaux dessins de Claude 
Lorrain et de Ganaletti, qui se sont vendus très cher. 



WHITTAKER (John). 

1173 — Vente, à Londres, de tableaux de l'Ecole Anglaise. Voyez 
Chronique des Beaux-Arts (1865), IIP vol., p. 251. 



VS^OLFE (M.), de New-York. 

mil — Venté de tableaux modernes des Ecoles Française et An- 
glaise, à \ew-York, en 186^. Voyez les prix dans la Chronique des 
Beaux- Arts (IJ, 69). 



— 237 — 



ZAIST (Giov. BATA.). 

1175 — Notizie sloriche de' Pittori, Scultori ed Architetti Cre- 
monesi, opéra posluma data in luce da Anton Maria Panni. Cre- 
mona, 1776, 2 tomes en un vol. in-Zi». 



AVIS AU RELIEUR 

2* VOLUME, 2^ PARTIE (tABLEAUX). 



Le faux- titre et le litre (1) qui se trouvent dans la 6* livraison. 

Les pages de 1 à 192 (4* livraison). 

Les pages de 193 à 392 (5® livraison). 

Les pages de 393 à 576, les deux erratas compris (6^ livraison). 

Les tables qui se trouvent à la fin de chaque livraison (2). 



(1) Le litre qui se trouve dans la à^ livraison devra être supprimé. 

(2) Ces tables n'élant que provisoires, il sera facullalif de les placer 
à la fin des volumes de chaque Partie. 



•1 



KHV 



N Defer, Pierre François 
8675 Catalogue général des 

DiU ventes publiques de tableaux 

ptie*2 et estampes depuis 1737 

V.2 jusqu'à nos jours 



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