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Full text of "Chrestomathie bretonne : (armoricain, gallois, cornique)"

CHRESTOMATHIE BRETONNE 

(ARMORICAIN, GALLOIS, CORMQLE) 

PREMIÈRE PARTIE 

BRETON-ARMORICAIN 



J. LOTH 

Professeur à' la faculté des lettres de Rennes 




PARIS 

EMILE BOUILLON LIBRAIRE-EDITEUR 

ANCIENNE MAISON F. VIEWEG 
67 RUE RICHELIEU (EN FACE DE LA BIBLIOTHK(jUi; NAlIdNALE 

1890 



OUVRAGES SUR LA BRETAGNE 

PHILOLOGIE ET HISTOIRE) 
En vente à la même LiJjrairie. 



Revle Geltiqle publiée avec le concours des principaux savants 
des Iles Britanniques et du continent, et dirigée par H. Gaidoz. 
Tomes I à X, 1870 à 1889. 

Par suite de la retraite de M. Gaidoz, la Revue Celtique est, 
depuis le 7*^ volume, sous la direction de M. d'Arbois de Jubainville, 
avec la collaboration de MM. J. Loth, E. Ernault et Dottin. 

Le prix de chaque volume est de "20 francs, mais afin d'en 
permettre l'acquisition <ious avons réduit à 50 francs, au lieu de 
100 francs, celui des cinq premiers volumes. La publication se 
continue par cahiers trimestriels. Le prix d'abonnement au volume 
complet est de ^20 francs pour Paris et de 22 francs pour la France 
et les pays faisant partie de l'Union postale. 



Arbois de Jubainville (H. d"). — Études grammaticales sur les 
langues celtiques. Première partie : Introduction, phonétique et 
dérivation bretonnes. 1 volume grand in-8 ... 8 fr. 

Du RusQUEC (H.). — Dictionnaire français -breton. 1 volume 
grand in-H 20 fr. 

Ernault (E.). — Etudes sur le dialecte breton de la presqu'île 
de Batz. Grand in-8 1 fr. 50 

liltudes comparatives sur le grec, le latin et le celtique. 

1. La voyelle brève << ou ». Grand in-8 1 fr. 



CHRESTOMÂTHIE BRETONNE 



OUVRAGES DE M. J. LOTH 



Essai sur le verbe néo-celtique, en irlandais ancien et dans les dia- 
lectes modernes, Paris, Ernest Leroux, 1882. gr. in-8. 

De vocis nremoricae usque ad sexlum posl Christum natum snecu- 
Itim forma alque signi/îcatione, Rennes, 1883, gr. in-8. 

L'émigration bretonne en Armorique du v« au vn» siècle de noire 
ère, Rennes, 1883, gr. in-8. 

Cet ouvrage a obtenu de rAcadémie des Inscriptions et Belles- 
Lettres une médaille d'or au concours des Antiquités de la France, 
en 1884. 

Vocabulaire vieux-breton, avec commentaire contenant toutes les 
gloses en vieux-breton {gallois, comique, armoricain) connues, précédé 
d'une introduction sur la phonétique du vieux breton et sur l'âge et la 
provenance des gloses, Paris, F. Vieweg, 1884, gr. in-8. 

L'Institut a décerné à cet ouvrage le prix Volneg, en 1885. 

Les Mabinogion, traduits en entier pour la première fois en français, 
avec un commentaire explicatif et des notes critiques. Paris, Thorin, 
1889 : 2 vol, in-8. 



CHRESTOMATHIE BRETONNE 

(ARMORIGALX, GALLOIS. GORNIQUE) 

PREMIÈRE PARTIE . 

BRETON-ARMORICAIN 



J. LOTH 

Professeur :'i la faculté des lettres de Rennes 




PARIS 

EMILE BOUILLON LIBRAIRE-ÉDITEUR 

G7, RUE RICHELIEU, 67 

(EN FACE DE LA BlBLIOTHÉQl E NATIONALE) 

1890 



A M. YEÏAULT 

BIBLIOTHÉCAIRE DE LA MLLE DE RENNES 

J. LOTH 



AVERTISSEMENT AU LECTEUR 



Cet ouvrage a paru par fragments successifs, depuis le 
mois d'avril 1886, jusqu'au mois de novembre 1889, dans la 
revue publiée par la Faculté des lettres de Rennes sous le 
titre à'Aimales de Bretagne. Le lecteur ne devra donc pas 
s'étonner que l'auteur soit revenu, çà et là, sur certaines 
observations et qu'il ait modifié ou répudié certaines théories. 
Les addenda et corrigenda placés à la fin du volume font 
aussi justice d'un certain nombre d'erreurs ou inexactitudes, 
sinon inévitables, au moins, semble-t-il, pardonnables dans 
un travail aussi étendu et formé de parties si variées et si 
diverses. 

Comme cette chrestomathie était d'abord, dans l'esprit 
de l'auteur, destinée plus spécialement à ses compatriotes 
de Bretagne, demeurés pour la plupart étrangers au mou- 
vement des études celtiques, il a essayé, dans une Introduction 
développée, de leur donner quelque idée du vieux celtique et 
d'esquisser à grands traits l'histoire du breton jusqu'à nos 
jours, en mettant à profit les principaux documents que 
présentent les inscriptions et les textes, tant de l'antiquité 
que des premiers siècles de l'ère chrétienne. Pour les textes 
en breton-armoricain, il n'a pas cru devoir se contenter de 
ceux de l'époque du moyen breton. Il a poussé jusqu'au 



xix° siècle, non seulement parce que les textes des xvii° et 
xviif siècles sont presque introuvables, mais aussi parce 
qu'il juge l'étude des idiomes celtiques encore parlés, utile, 
pour ne pas dire indispensable, à ceux même qui s'occupent 
plus spécialement du vieux breton. 

L'auteur espère aussi que son œuvre pourra être particu- 
lièrement utile à tous les savants qui s'intéressent aux études 
bretonnes, pour la période qui s'étend du ix° au xv° siècle; 
il a en effet soumis à une collation scrupuleuse et à un 
examen minutieux l'onomastique du Cartulaire de Redon, et 
compulsé un nombre très considérable de chartes inédites 
ou peu connues. 



CHRESTOMATHIE BRETONNE 

(Armoricain, Gallois, Comique) 



PREMIERE PARTIE 

Breton armoricain 



INTRODUCTION 

Parlé aux IV^-IIP siècles avant Jésus-Christ dans la plus 
grande partie de l'Europe centrale, de la mer du Nord à la mer 
Noire, dans la plus grande partie de la Gaule, le nord de l'Italie, 
le nord-ouest, le centre et l'ouest de l'Espagne, dans toutes les 
Iles-Britanniques, le celtique ne dominait plus, du temps de 
César, qu'en Gaule, en exceptant l'Aquitaine, dans une partie de 
la péninsule ibérique et dans les Iles-Britanniques. Etouffé 
bientôt en Gaule et en Espagne par la conquête romaine, il ne 
lui reste plus pour refuge que les Iles-Britanniques où il apparaît 
de bonne heure, divisé en deux groupes principaux : le groupe 
goidélique ou gaélique représenté aujourd'hui par l'irlandais, 
l'écossais des hautes terres et le dialecte de l'île de Man, et le 
groupe breton (1). Après avoir échappé à la destruction sous la 
domination romaine en Grande-Bretagne, le breton insulaire 
perd par la conquête anglo-saxonne, commencée vers le milieu 



(1) Par breton il est entendu que nous compreno:is dans la suite de cette 
étude le gallois, le comique et le breton armoricain. Pour désigner le breton de 
France, nous n'employons que le terme d'armoricain. 



du V'' siècle, la plus grande partie du territoire que comprend 
l'Angleterre actuelle proprement dite. Au XIA^^ siècle, le breton 
s'éteint dans le Cuniberland. Au siècle dernier il a entièrement 
disparu de la Cornouailles. Il ne lui reste plus dans l'île que le 
pays de Galles où il est très vivace et où il a encore, selon toute 
probabilité, une longue carrière à fournir. Transporté dans la 
péninsule armoricaine par des Bretons qui ne voulaient pas se 
soumettre au joug saxon, principalement par les deux tribus des 
Cornovii et des Doranonii (1), le breton s'étendit avec la domi- 
nation des Bretons sur la plus grande partie de la Bretagne 
actuelle. On peut figurer la limite du breton au moment de sa 
plus grande extension au IX" siècle par une ligne qui, partant 
des bords de la Loire à gauche de la ville de Donges, irait 
rejoindre la Vilaine un peu plus haut que Bourg-des-Comptes 
en passant par Brambu, Cambon, Quédillac, Quilly, le Gâvre, 
Pierric, Fougera3^ En quittant la Vilaine la ligne de démarcation 
des deux langues passait par Mordelles, Langon, Languouet, Lan- 
rigan, Cuguen, pour aller aboutir à l'embouchure du Couesnon. 
Trois siècles après, le breton pour des causes qu'il serait trop 
long d'exposer ici (2) avait considérablement reculé vers l'Ouest 
et était renfermé à peu près dans les mêmes limites qu'aujour- 
d'hui, où il ne s'étend plus que sur le département du Finistère, 
sur la moitié du Morbihan et la moitié des Côtes-du-Nord, On 
aurait assez exactement la limite séparative du breton et du fran- 
çais aujourd'hui en traçant une ligne qui partirait de la pointe 
de Pénerf, non loin de l'embouchure de la Vilaine, et passant 
par Berric, Monterblanc, Plumelec, Saint-Allouestre, Kerfourn, 



(1) Un gros d'cmigi-ants poussa jusqu'à la péniusule Ibérique et s'établit en 
Galice. Le concile de Lugo en 569 mentionne un évêclié breton dans ce pays. 
Au 2« concile de Braga en 572, on remarque parmi les signataires Mailoc Bri- 
tonicnsis ecclcsiœ ejjiseopu-i. Des cpiscopi Britonienses signent encore au 
8« concile de Tolède en 053, au ^'^ de Braga en 679, au 13« de Tolè le en (>83. au 
lOe de Tolède en 692. 

(2) Voir J. Loth, V Emigration bretonne en Armoriqiw du V'' <iii VU" siècle 
de notre ère. Paris, Picard, 1883, 



— 3 — 
CroixanvGc, Saint-Gilles, le Haut-Corlay, remonterait le Leff et 
ferait un coude au-dessus de Tréveneuc. Il faut signaler un petit 
îlot breton au bourg de Batz près Guérande dans la Loire- 
Inférieure. En territoire breton, dans les villes et beaucoup do 
chefs-lieux de canton, le français est plus parlé que la langue 
indio^ène. 



VIEUX CELTIQUE 
I — Gaulois 

Le celtique appartient à la grande famille des langues indo- 
européennes ou ario-européennes qui, sans parler de son domaine 
en Asie, s'étend aujourd'hui à peu près sur toute l'Europe et s'y 
divise en langues slaves, germaniques, romanes, helléniques et 
celtiques, pour ne citer que les groupes principaux. Le celtique 
paraît avoir été apparenté de plus près à l'italique (latin, osque, 
ombrien) qu'à tout autre groupe. 

Le gaulois, qui de tous les idiomes vieux celtiques offre les 
plus anciens monuments, ne nous a laissé que des noms propres 
de lieux et de personnes, quelques mots épars chez les écrivains 
de l'antiquité, un certain nombre d'inscriptions. Lorsque l'étude 
des langues celtiques est devenue une science, ces débris ont pré- 
senté un réel intérêt; ils ont fourni aux celtisants de précieuses 
indications, et ont eu surtout pour principale utilité de confirmer 
les résultats obtenus par l'étude méthodique des langues néo- 
celtiques et en particulier du vieil irlandais; mais il faudrait bien 
se garder de croire que l'étude du gaulois constitue une science 
à part : c'est un appendice et comme le couronnement des études 
de linguistique celtique. 

A la lumière des langues néo-celtiques, on est arrivé à re- 
trouver dans les restes du vieux celtique les principaux traits 
de sa phonétique et de sa déclinaison, ainsi qu'à reconstituer 
une partie de son vocabulaire. Le vocalisme gaulois présente 



— 4 - 
déjà quelques traits caractéristiques du vocalisme celtique. Vè 
long européen est représenté par ï : rix = rèœ. Les diphtongues 
se présentent naturellement dans un état plus ou moins grand 
de conservation , suivant qu'elles paraissent dans des mots 
plus ou moins anciens. Ainsi, à l'époque la plus éloignée de 
nous , le suffixe du nominatif pluriel dans les mots de la 
déclinaison en o (2^ déclinaison latine et grecque dans nos 
grammaires) est oi, à une époque postérieure 7. Ou, forme 
plus récente d'eu, tantôt est intacte, tantôt se montre sous 
la forme u : Tuta et Touiius, Clutamus et Cloutius, etc.. 
Cet u est de nature fort différente. Dans certains cas u est 
la contraction A'ou et a passé d'abord par 6 : Tuta, Uxello- 
dunum; c'est un phénomène sporadique, probablement dia- 
lectal. En breton, cette transformation d'ow en ii en passant 
par 6 est de règle; u contracté d'ow a le son de Vu français : 
uœello- donne en armoricain uhel, huel, en gallois uchel. 
Dans d'autres cas, Vu est un son simple, ne résultant nulle- 
ment d'une contraction. Suivant une loi qui remonte à l'unité 
indo-européenne, les diphtongues ei, eu [ou] tantôt appa- 
raissent intactes (ou contractées en longues, suivant les langues 
et les époques) , tantôt semblent avoir perdu e et apparaissent 
réduites à f, û, suivant la nature des sutïixes et la place de 
l'accent : cpsû^w, Ecpvyov; lûmi, B-lino-j. Il est probable qu'en vieux 
celtique Vu bref de la forme qui avait perdu e avait un son 
différent de Vu contracté d'où. Cet û bref a en breton le 
son u {ou français) ou ô : vieux breton gur-clut très illustre 
(= *ver-clutos , cf. grec -Ayrôç) , Clntgen, cartulaire de 
Redon = *clutogenos, gall. Clol-ri, roi illustre (= cluio- 
rix, cf. Cluiorigi, dans les inscriptions chrétiennes de 
Grande-Bretagne). Vu de Clûtamos, très illustre, devait 
avoir ce son. La forme pleine de cette racine apparaît dans 
Cloutius. Ei se présente, en gaulois, sous la forme pleine ei 
ou sous la forme contractée î , è : Adovo-jx, Dlvona et Détona 
{Anovôvcr., Ptol., II, 11, 29). 



Les traits les plus caractéristiques du consonantisme gaulois 
consistent dans le traitement du p, de la gutturale vélaire qv, 
de gv, ghv, et des aspirées indo-européennes bh, dh, rjh. Le p 
initial disparaît; ex. : la préposition are [Aremorica, Arelate, 
Arehngnus, etc.) est pour pare- (cf. pour la racine et le sens, 
le grec -«oâ] ; Litana silva (voir plus loin), la grande forêt, est 
pour "^plitana, comme le prouve la comparaison avec les autres 
langues de la famille. La.pariicide intensive ro dans Ro-smerta 
est pour *pro. Médial, le /} a eu la même fortune, excepté dans 
le groupe jjt, ex. : Mœnicaptus, nom d'un roi gaulois tué en 
214 avant Jésus-Christ, dans une bataille contre les Romains 
(Tite-Live, XXIV, 42). Le second terme captusest devenu dans 
les Iles-Britanniques '^cactos, d'où l'irlandais cacht, esclave, 
le gallois caeth (armoricain moyen caez, armoricain moderne 
kez, léonard keaz, vannetais kèh). Mœnicaptus paraît signifier 
esclave du dieu Mœnos (1). 

Qv devient en gaulois p, ex. : Epona, la déesse des chevaux, 
dérivé d>po5, cheval, latin eqvos (d'où le dérivé gallois eb-aicl 
et l'armoricain moderne eh-eid). Il serait cependant peut-être 
imprudent d'avancer que ce changement a eu lieu partout sur 
toute l'étendue du territoire celtique continental. Le breton 
insulaire est ici d'accord avec le gaulois; l'irlandais change la 
gutturale vélaire en c. 

Gv devient en breton et en gaélique h. Il paraît en avoir été 
de même en gaulois, ex. : Belatucadrus, surnom du dieu de 
la guerre. Belatu est un dérivé de la racine qu'on retrouve 
en irlandais dans epil =■ '^ate-beli, il tue. Cf. vieux saxon 
quelan. 

Les aspirées indo-européennes bh, dh, gh, deviennent b, d, g, 
ex. : briga, identique à l'allemand burg et supposant tous 
deux une racine hhrgh-. C'est le traitement qu'elles ont subi 



(l) Voir pour plus de détails d'Arbois de Jubainville, Études grammaticala 
sur les langues celtiques. Paris, Vieweg, 1881, pp. 83 etsuiv. 



_ 6 — 

dans tous les dialectes néo-celtiques. Les spirantos /, s, v, les 
ténues c, t, et les moj^ennes d,g, sont intactes (1). 

Les inscriptions gauloises, fort courtes, sont au nombre de 
vingt-huit environ, d'après les travaux les plus récents (2). 
Voici les plus intéressantes, celles qui sont le moins sujettes à 
discussion : 

L — Inscriptions en caractères nord-étrusques. 

Inscription bilingue {latine et gauloise) de Todi 
(Les lettres entre parenthèses ne sont plus lisibles) 

(AÏEGNATO) (ATEGNATO) 

(DRVTEI YRDVM) (DR)V(T)EI VRDVM 

COISIS (C)OISIS DRVTI . F 

DRVTEI . F . FRATER FRATER . EIVS 

EIVS (M)INIMVS . LOCAVIT E(ï) 

MINIMVS . LOGAV STATVITQVE 

IT . ET . STATVIT (AT)EKNATI . TRVTIKN(I) 

ATEKNATI . TRVl (KAR)NITV . LOKAN . KÛ(ISIS) 

IKNI . KARNITV (TR)VTIKNOS 

ARTVAjxl KOISIS . T 

RVTIKNOS 

Le latin semble signifier : « Pour Ategnatus (fils) de Drutus, 
Coisis, fils de Drutus, son plus jeune frère, a placé et érigé ce 
tombeau. » L'alphabet nord-étrusque n'ayant pas de signes pour 
G et D, et |x| représentant s sifflant, on a transcrit ainsi la partie 
gauloise de l'inscription : 

(1) Pour plus de détails sur la phonétique du celti(iue, voir plus bas à la 
période néo-celtique. 

(2) Nous suivons pour ces inscriptions la lecture et l'interprétation de 
M. Whitley Stokes : Cclt'ic declension, London, Triibner, 1885, en laissant de 
côté ce qui nous a paru trop hasardé. — Cf. Eoget de Bellaguet, Etluiogénie 
gauloise, 2" édit., Paris, 1872 (Glossaire gaulois). — Dietioniuiire archéologique 
de la Gaule, I, Paris, 1875. — Kuhn und Scbleicher, Beitrage zur vergleichendcn 
Sprachforschung, II, 100; III, 162-172; IV, 129. — Pictct, Xonvcl Ussai svr lex 
Inscriptions gauloises, Paris, 1867. — Mectic ccltiii/c (jmssimj, 



— 7 — 

Ategnaii Druiicni carnilu arttas Coisis Druticnos : Coisis, 
fils de Drutos, a dressé les pierres sépulcrales d'Ategnatos, fils 
de Drutos. — Ategnaii Druiicni carnitu logan Coisis Dru- 
ticnos : Coisis, fils de Drutos, a dressé le tombeau d'Atognatos, 
fils de Drutos. 

Coisis Druticnos sont deux nominatifs singuliers ; Ategnaii 
Druiicni des génitifs sing. Ategnaii est le génitif à'Aiegnatos, 
féminin Ategnata, conservé dans deux inscriptions de Pannonie. 
Il est composé de la préposition aie (irl. aith, gall. ad, ai) et de 
-gnâtos = yvvjTo? dans -/.aat'-yvïjTo;, latin gnatus dans a-gnatus, 
co-gnatus (1). Druticnos est un patronymique composé à l'aide 
du mot cnos'l plur. nom. cnoi, ayant le sens de fils (cf. irl. cenél, 
gall. cenedl, race, famille). On retrouve Drutos dans le gallois 
drud, héros. Logan est l'accusatif sing. de toga = gall. lo, tombe 
(cf. pour la racine l'irl. lige, lit; latin lec-ius, etc.). Arivass est 
peut-être un accus, plur. d'artra (cf. irl. art, pierre). Carnilu 
a été rapproché par M. Stokes, comme formation des supins en iit 
(cf. carn, amas de pierres; carric, roche). 

Inscription de Novare. 

KiYI)TESASOIOIKEN 
^ TANOTALIKNOI 
^ KVITOS 
o LEKATOS 
^ ANOKOPOKIOS 
g SETVPOKIOS 
a^ ESANEKÛTI 
S ANAREVI|xlEOS 
H TANOTALOS 

KARMTVS 

(1) Il faut reconnaître avec 51. cVArbois de Jubainville que cette explication 
de gnatos par fils est aussi hasardée que séduisante. En principe, il ne faut 
recourir aux langues de même famille, pour des étymologies celtiques, que 
lorsque les langues néo-celtiques n'offrent aucun secours. Or, (jnâtos a un équi- 
valent phonétique exact dans l'irl. gnâth, le gall. gnand, qui est habituel. 



Kvi[7i']les asoioike7i Dannotalicnoi , Ki'i\ji\tos , Legatos, 
Andokohogios , Seluhogios, Esandekotti , Andarevisseos , 
Dannoialos karnitus. Tekos Toutiuls]. 

(Ce tombeau) les petits-fils? de Quinta (qui étaient aussi?) les 
fils de Dannotalos, (à savoir) Quintos, Legatos, Andokombogios, 
Setubogios, Exandecottis , Andarevisseos, Dannotalos, (l'jont 
amoncelé. Tekos (étant) magistrat. 

Quinios, Legatos, Andokombogios, Setubogios, Exande- 
cottis, Andarevisseos, Dannotalos sont des nominatifs singu- 
liers ainsi que Tekos et Toutius. Les éléments des composés 
se retrouvent dans d'autres noms gaulois. Le second terme de 
Dannotalos est évidemment le même mot que le breton lai 
(cf. Tal-iesin et les noms armoricains Talhouarn, Taldir). 
Pour Tekos, cf. le gallois tec, beau. Toutius est probablement 
un thème en d ou en n, dérivé de touta, peuple; irl. tuat/i, 
gallois et armoricain tud. Karnitus serait le pluriel de Karnitu. 
Asoioiken est obscur. 

IL — Inscriptions en caractères grecs. 
ln^CYij}iïon de Vaisoii. 

CErOMAPOC 

OYIAAONEOC 

TOOYTIOYC 

NAMAYCATIC 

EIUJPOYBHAH 

CAMICOCIN 

NEMHTON 

Segomdros Villoneos, toutius Namausa lis, eiôru Belesami 
sosin nemeton. 

. Segomaros, fils de Villonos, magistrat de Nemausus (Nîmes), 
a fait pour Belesama ce temple. 

Le second terme de Segomaros est identique à l'irlandais 



— 9 — 

mar, au gallois maicr, au breton meur (vieux breton mor), 
grand. Villoneos est un patronymique formé comme le grec 
'ATz-oD.oivto;, le latin Octacia. Namavsatis est un dérivé en -ali 
de Namausos. Eiôru est un verbe; c'est à peu près tout ce 
qu'on peut en dire de certain. 

Belesami, datif sing. de Belesama, la Minerve gauloise, la 
Belisama de l'inscription de Conserrans. 

Sosin (pour sosion'^. cf. alis pour alius) paraît être un 
pronon démonstratif s'accordant avec l'accusatif >2e?»eton. Pour 
nemeton, cf. l'irl. nemed (gl. saceUum], cf. Vernemetis 
(traduit par fanum ingens dans Fortunat), Xemeto-cenna 
(César), AOyovrrTo-vianTov (Ptolémée), etc. 

Première inscription de Nimes. 

rAPTAB::IAAAN0YIAK05AEAE 
MATPEBONAIViAYSIKABOBPATOYDE 

Gariab[os'\ Illanoviacos dede Mc7treho Namausicaho brâ- 
tude. 

Gartabos (fils) d'Illanoviax (?) a placé (ceci) pour les déesses 
mères de Nîmes par décret. 

Mâti^ebo Namausicabo seraient des datifs pluriels en -abo : 
cf. les datifs latins en -abus (1). Bratude est obscur; dede : 
serait-ce un verbe apparenté au grec rt'-ôfly.t? 

Seconde inscription de Nimes. 

KACCITAAOC 
OYEPCIKNOCA 
EAEBPATOYA 
EKANTENAAA 



(1) Ces datifs en -abo sont inconnus même du vieil irlandais, ce qui a conduit 
M. d'Aibois de Jubainvillc à supposer que l'inscription pourrait bien ne pas être 
celtique. 



- 10 - 

Cassitalos Versicnos dede hralude cantena La . . . Cas- 
sitalos, fils de Versos, a placé par décret cantena'^. à Lai 

Cassitalos est composé de Cassi = cad-ti, beau (1), et talos, 
front. 

III. — Inscriptions en caractères latins. 

Inscription de Vieux- Poitiers. 

RÂTIN BRIVATIOM 
FRONTV TARBEISONIOS 
lEVRV 

Frontu, fils de Tarbeisonos, a fait ce retranchement de 
ponts? 

Ratin est un accusatif sing. (cf. irl. raih, ace. raith-n). 

Frontu est le latin Front o , avec Vu celtique pour Vo 
latin. 

leuru est un verbe (voir l'inscription de Vaison). 

Brivatiom serait un génitif pluriel d'un dérivé de hriva, 
pont [Samaro-briva, Hriva Isarœ Pontoise), ce qui ne laisse 
pas que de soulever, à cause de la terminaison -om, de graves 
difficultés. 

Inscrip'.lon de Volnaij. 

ICC A VOS . OP 
PIANICNOS . lEV 
RV . BRIGINDONI 
CANTALON . 

Iccavos, fils d'Oppianos, a fait pour Brigindu ce cantalon, 
Brigiiidoni e&t un datif sing. de Brigindu; cf. Frontu. 

(1) D'Arbois de Jubainville, Rente dm Sociétés savantes, IV, 6'* série, 187(3, 



- 11 — 

lascriplion d'Aulun. 

LIGNOS . CON 
TEXTOS . lEVRV . 
ANVALONNACV . 
CANEGOSEDLON . 

Licnos Contextes a fait pour Anvalonnacos ce siège d'ori 
Anvalonnacu est un datif sing. d'un thème de la déclinciison 

en -0 : cf. irl. fntr = ^virû, datif de /er = *viro-s. 

Canecosedlon est un accusatif, dont le second terme sedlon 

paraît analogue au latin sella (= sedla] (cf. gallois gor-sedd). 

Le sens de caneco- est obscur. 

Inscription de Dijon. 

DOIROS . SEGOMARI 
lEVRV . ALISANV 

Doiros, fils de Segomaros, a fait (ceci) pour Alisanos. 
Alisanu, datif sing. d'un thème en -o : cf. Anvalonnacu. 

Inscription d'Alise- Sainte -Reine {Côte- d'Or). 

MARTIALIS . DANNOTALI . 

lEVRV . VCVETE . SOSIN 

CELIGNON . ETIG . (1) 

GOBEDRI . DVGIIONTIIO 

VGVETIN . 

IN . ALISIIA . 

Martialis, tîls de Dannotalos, a fait cette tour pour Ucuetis. 
TJcuete est le datif sing., comme Ucuetin l'ace, sing. du nom 
de celui pour qui le celicnos a été fait. 

(1) A partir ù.'ctic, rien de certain pour l'iaterprétation, 



— 12 — 

Celicnon est Tacc. sing. d'un nom identique au goth. kelikn 
employé par Ulfilas dans le sens de tour. 

Sosin est un pronom démonstratif. Voir plus haut inscription 
de Vaison. 

Inscription de Nevers. 

AN DE 

CAMV 

LOSTOVTI 

SSICNOS 

lEVRV 

Andecamulos, fils de Toutissos, a fait (ceci). 

Andecamulos est composé du préfixe ande et de Camulos, 
nom du dieu gaulois de la guerre. Toutissos est un dérivé de 
toufa. Voir l'inscription de Vaison. 

Inscription sur un autel trouvé à Notre-Dame et conserve 
au musée de Clunij. 

TARVOS . TRIGARANVS (1) 

Une des figures gravées sur cet autel, celle à laquelle se 
rapporte l'inscription, représente un taureau avec trois oiseaux 
sur le dos. 

Tarvos est identique à l'irlandais tayhh, au gallois tario et 
à l'armoricain tm^o. 

Trigaranus paraît être un composé de tri-, cf. breton et irl. 
Irl, trois, et d'un ihhmQ garanu-, cf. breton garan, grue. 



(1) M. d'Arbois de Jubainville, qui a examiné le monument, n'a pas vu au 
taureau les trois jambes dont parle M. Stokes. De plus, il n'existe aucun point 
entre tri et garaims. M. Stokes lisant tri . (jaranus voit dans tri le nombre 
trois et dans garmms un nominatif pluriel. 



- 13 — 
En joignant à l'étude des inscriptions celle des nombreux noms 
propres gaulois transmis par les anciens et ceux que fournissent 
les monnaies, on est arrivé à retrouver les principales divisions 
de la déclinaison gauloise. Nous ne donnons que les résultats les 
plus certains (1). 

DÉCLINAISON DES NOMS DONT LE THEME OU RADICAL SE TERMINE 
PAR UNE VOYELLE. 

Thèmes en -o masc, 2« déclinaison latine et grecque dans 
nos grammaires : 

Le nominatif sing. est en os : Tarvos; — Andecamulos, 
Cassitalos, etc. ; les patronymiques en -cno-s. 

Le génitif sing. est en -ï : Ategnati, Druticni, etc. 

Le datif est en -ù : Alisanù, Anvalonnacù, etc. 

Le nom. plur. est en -oi -7? : Da{n)noialicnoi, Se7îani'^. 

Neutres : Nom. sing. xâpvov (trompette d'après Hésychius); 
— accus. celicno7i, nemeion. 

Théines en -io masc. : Nom. sing. Alisios, Andocombogios, 
Villoneos. 

Thèmes en -i masc. : Nom. sing. Coisis, raiis (fougère); 
vernemetis'i. — dat. ucuete; — accus, ucuetin, ratin. 

Neutre : Nom. sing. condaiel (confluent). 

En composition, on rencontre bon nombre de thèmes en i : 
Cassitalos, Mori-camhe , etc. 

Thèmes en -u : Nom. sing. Esus; — ablat. BrOtù-de'k 
Karniiû'i — plur. nom. Lugoves; — accus. Karniii~ts'\ 

Comme premier terme de noms composés : Bitii-rioc, Catu- 
siialis, Cintu-gnatus, etc. 

Thèmes en -cl masc. (2) : Nom. sing. Ateula; — accus, 
sing. fiâjîXKv (cheval; Pausanias, X, 19); — nom. plur. Belgœ, 
Volcœ, Celtœ. 

Théines en -0 fèm. : Nom. sing. brwa (pont), Dlvona, reda 

(1) Cf. Whitley Stokes, Celtlc declension, p. 77. 

(2) D'Arbois de Jubaiiiville, Reçue des Sociétés savantes, VIII, 1878, p. 105. 



- 44 - 

(Quintilien), leuga, etc.; — gén. Kvi\ji\tes, Vepisones'^. — dat. 
Belesami ; — accus, logan; — dat. plur. Namausicabol — 
accus, artvass. 

Thèmes en -ici : Nom. sing. Dugeonteol cei^visia'^. — accus. 
sing. Tpt^KY.ptaîu'j. 

THÈMES TERMINÉS PAR UNE COxNSONNE 

Thèmes en g- : Nom. sing. Dubnoreiœ, Orcilirix ; etc.; — 
dat. sing. Epassateœlorigi ; — plur. nom. 'kllô-^poysç; — 
accus. Biturigas (1). 

Thèmes en r- : Nom. sing. Ai^ar, Ligo^l — dat. plur. 
mâtre'bo% 

Thèmes en n- : Nom. sing. Frontu. 

Thèmes en ion- : Nom. sing. Brigmitio (Briançon); — Divio 
(Dijon); Vesontio (Besançon), etc.; — accus. Centronas, Pic- 
tonas, Santonas. 

Thèmes en i- : Nom. plur. Atrebaies, etc. ; — accus. Atre- 
batas, CuyHosolitas. 

Thèmes en et- : Nom. plur. Silvanectes ; — accus, plur. 
Silvanecias. 

Thèmes en nt- : Dat. sing. deo Mogonti. 

Thèmes en d- : Nom. plur. Druides. 

Thèmes en s- : AouyouSowo?, irl. dun, neutre en s; — nom. 
plur. Baio-casses, Tri-casses, etc. 

Thèmes en s- en composition : Atis-maral Carlis-mandua. 

Pour la conjugaison, on est moins heureux; tout se borne à : 
teitrii, empov, prétérit moins d'après la forme que d'après le sens 
que paraît lui donner le contexte; joignons-y, mais avec toute 
espèce de réserves : dede (posuit), prétérit redoublé d'un verbe, 
d'une racine dhe (cf. grec Ti-0-^p.t)-, carniin (il a entassé), plur. 
carnitus (ils ont entassé), identiques comme composition aux 
supins latins en /m? 

(1) D'Arbois de Jubainville, licrnc celtique, L 320. — Cf., ihid., II (Ebfl). 



— 15 — 

Le vocabulaire gaulois serait bien court, s'il était réduit au 
petit nombre de mots que nous ont transmis comme gaulois les 
écrivains de l'antiquité. Voici ceux dont le sens et la forme sont 
le mieux établis par l'étude des langues néo-celtiques : 

AUobrogae (mieux AUobroges). Allohrogœ, dit un scholiaste 
à Juvénal, p. 347, éd. Cramer, Galli sunt; ideo autem dicti 
allohrogœ quoniam brogœ Galli agrmn dicunt, alla autem 
aliud\ dicti igitur quia ex alio loco fuerant translati. — Cf. 
gallois all-fro. 

Ambactus (Festus d'après Ennius, esclave chez les Gaulois; 
César, de Bello galL, VI, 15, serviteur militaire; goth. and- 
bahts serviteur). Amhactos donne lettre pour lettre en gallois 
amaeth laboureur (Composé à'ambi-, autour de, et d'ag-to-s 
dérivé d'une racine ag- = latin ago). 

Bardus (Festus, Diodore de Sicile, V, 31), poète, chanteur; 
gallois bardd; armoricain moyen ba7\z, ménestrier. Bardo- 
cucullus (Martial), vêtement, casaque bardique. 

Becco (Suétone, Vilellius, XVllI) : Cui Tolosae nato cognomen 
in pueritia becco fuerat, id valet gallinacei rostrum. Français 
bec. L'armoricain bek (bouche) est emprunté au français. 

Betulla (Pline, XVI, 30, 18) bouleau; gallois mod. bediv, 
armoricain bezo, bèo. Tous supposent un thème beiu- dont 
belulla est un dérivé. 

Carpentum (Florus, 1, 18), chariot. Carpentum est pour car- 
benlian, comme le prouve le nom de lieu KupQuvrôpiyov , irl. 
carpat chariot; le vieux gallois, cerpit (pluriel) est emprunté 
(Cf. Thurneysen, Keltoromanisches, pp. 8, 9; Z* est devenu 
p parce qu'il était précédé de r). 

Eporedias. « Eporedias Galli bonos equorum domitores vocant » 
(Pline, III, 17, 21, éd. Sillig; cf. Mommsen, Corpus Ins- 
cript., V, p. 750). C'est un composé à.'epo-, cheval, gall. eb- 
ai6-/, poulain, armor. eb-eul (pour un vieux celtique epâlis), 
et de rêdias, dompteurs de chevaux (proprement de chevaux 



- 16 — 
pour chars; voir reda). Le gallois eb-rwydd, rapide, reproduit 
exactement epo-rëdios. 

Gsesa. Le gsesum d'après Servius {yEneid., VII, 664) était Ja 
lance gauloise; d'où le nom des Gœsati. L'irlandais ^«/f/e (gl. 
pilatus) remonte à un vieux celtique gaisaiio-s. 

Kovpiii (Dioscoride, II, 110; Athénée, IV, 13, Kopy-x); c'était une 
bière faite avec du grain, en usage même en Ibérie et en 
Bretagne; gallois moderne cwriof, bière (en vieux gallois on 
aurait civrm-; le w est une voyelle irrationnelle ou eupho- 
nique. La cerevisia de Pline, XXXII, 25, ne peut s'y 
rapporter phonétiquement). 

Leuga (Ammien Marcellin, XV, 11, 17, où l'on voit que la lieue 
était la mesure itinéraire de la Gaule à partir de Lyon; cf. 
Table de Peutinger : Lugduno caput Galliarum hucusque 
le[u]gas) ; français lieue. 

Mavtâxov (Polybe, II, 31), ornement en or porté par les Gaulois 
autour du poignet ou du cou. A ce mot sont apparentés l'ir- 
landais muince, et le vieux gallois minci, collier. 

UsuTzéSovlx, d'après Dioscoride, nom gaulois de la plante que les 
Grecs appelaient Trevrâyunov, iveiinéSovlci, à cinq feuilles : ttî^tts 
= breton pimp; Soviet est apparenté à l'armoricain dél, des 
feuilles, gall. deil, delen, une feuille (Nord-Galles dolen, 
proprement feuille de papier). 

Petorritum (Aulu-Gelle, XV, 30; Quintilien, I, 5), char à 
quatie floues. Pour petoi^- cf. l'ombrien pelur-; cf. les com- 
posés gallois en pedr- comme pedrogl, à quatre coins, pedry- 
fan, pedry-fal où y joue sans doute le rôle de voyelle 
irrationnelle, le vannetais perann, quart, mesure pour le blé 
= peir-rann en passant par pezr-rann (1). Le sens de 
ritum paraît certain, mais son origine est obscure; on ne 

(1) Palevarz, quart, vient peut-être aussi d'un vieux breton iietr- ou ^7«^r- 
■partli en passant par ^azr varth, mais le Cartulaire de Quimperlé présente une 
forme ^are fartli qui rend cette explication difficile, à moins qu'on ne suppose 
que parc est une erreur du scribe pour pazr. Pour a au lieu d't', cf. le vannetais 
padcr, au lieu depeder, quatre, au féminin. 



peut phonétiquement en rapprocher rod qui dans les dialectes 
bretons signifie roue (= *rota). 

Ratis (Marcellus de Bordeaux, 25; Diosc, IV, 18), fougère; 
gallois rhedyn; armor. raden; irl. rait/i. 

Rêda (Quintilien, Inst., I, 5, 9, rhcda; Fortunat, III, 20), 
char gaulois (voir epo-redîas). 

Tpiuy.oyuGLK désigne un élément de la cavalerie gauloise, le maître 
et deux serviteurs à cheval (Pausanias, X, 19), composé de 
tri- (trois) et d'un dérivé de marco-, cheval (uâcz«v, cheval de 
guerre des Gaulois, d'après le même auteur). Cf. callio- 
niarcus, equi ungula (Marcellus de Bordeaux, IG), plante 
médicinale, le tussilage; irl. marc-, breton march. 

Vergobretus (César, I, 16), magistrat principal des Éduens, 
l'homme au jugement efficace ou gui exécute le jugeraenl; 
de vergo- = vieux-gall. guerg, gl. efficax, et de breto-s, 
cf. irl. hreth, jugement. Le gallois bratcd , arm. breut, 
irl. brâth, supposent une forme gauloise hxdu {Braiu- 
spaniiumï). 

Oyéprpuyoï. (Arrien, Cijnég., 3), composé d'un préfixe intensif 
ver, breton gv:or , gor, gour, et d'un dérivé d'une racine 
trag- qui a donné en irlandais iraig, pied, gall. troed, 
arm. troad, troed. Cf. 'r^s'/w- 

La plupart des mots donnés comme celtiques par Diez dans son 
Dictionnaire étymologique des langues romanes ont été 
empruntés à diverses époques par les langues néo-celtiques. 
Ce qui ne prouve pas d'iiilleurs que plusieurs d'entre eux n'aient 
réellement une origine celtique : ils peuvent avoir été légués aux 
langues romanes par le celtique continental (1). Les mots 
gaulois conservés dans un manuscrit du IX*' siècle [Codd. MSS. 
Bibl. imlai. Vindob., pars I, Vienne, 1836, p. 199) et formant 
ce qu'on appelle un peu pompeusement le glossaire gaulois 

(1) Nous ne pouvons mieux faire que de renvoyer au remarquable travail de 
M. Thumeysen : Kcltorovianisches, Halle, Niemeyer, 1884* 



— 18 — 
d'Endlicher, du nom de celui qui l'a découvert, nous ont été 
transmis avec des terminaisons latines (1), les mêmes qu'on 
remarque dans Y Itinéraire des Antonins. 

Lugduno, desiderato monte, dîinum enim montem. Dunum a le 
même sens que le grec ùy.pônohç ; irl. dun, gallois dinas 
(arm. Binmi'^.). 

Aremorici, antemarini, quia armante; cf. arm. mod. arvor. 

Arevernus, ante obsta ? 

Roth, violentum, Dan, et in gallico et in hebraîo judicium, ideo 
hrodanus, judex violentus. Il n'y a aucun compte à tenir d'une 
pareille étymologie. Il n'est d'ailleurs pas siir que Rodanus soit 
un nom celtique. 

Brio, ponte. Cf. hriva dans Samarobriva, pont sur la Samara. 

Lautro, balneo? 

Nanto, valle. Trinanto, très valles; cf. gallois nant ; dans 
certains patois français on a conservé le mot nanl (un nant, 
une vallée) avec le même sens. Nanto est une forme de la 
basse latinité pour na7itu ; cf. Nantuates. 

Anam, paludem? Caio breiolo sive bigardio? Onno flumen? 
Nate fîli. Il est fort probable que le commentateur a été 
influencé par le latin nati. Si le terme est celtique, il faut le 
rapprocher &" Ate-gnati (voir l'inscription de Novare). 

Cambiare, rem pro re dare; armor. kenwia, échanger. 

Avallo, poma; arm. aval, pomme, gall. afat (/'gall. = v). Le 
V à" avallo indique une forme de la très basse latinité. Cf. 
Aballo, nom ancien de la ville d'A vallon. Pour aval, cf. allem. 
apfel, lith. obolys. 

Doro, ostio; cf. arm. dor, porte, gall. dor, drics (voir Isar- 
nodori). 

Renne, arborem grandem? treicle, pede, forme altérée, mais 
non inventée, à comparer à l'irl. t7\iig, pied, à l'arm. iroad, 
troed, gall. troed. Les mots bretons ont perdu le g. 

(1) Kulm, Bcitrdgc zur vcrghichcndcri Spraclifor/schiuui. VI. 227 : M. Stokes 
prétend que ces terminaisons sont gauloises. 



— 19 - 
Les noms propres d'hommes et de lieux constituent la partie 
de beaucoup la plus importante du vocabulaire gaulois. Un bon 
nombre sont explicables par les langues néo-celtiques, Nous nous 
bornons à énumérer les plus intéressants et les plus transparents 
avec une courte explication à l'appui (1). 

Aballo {Itin. Ant., 96); aujourd'hui Avallon {voir Avallo plus 
haut). 

JEdui (César, de Bello gall., I, 10, 11, etc.; Desjardins, 
Géographie de la Gaule, 203-204) ; cf. Aed, nom d'un roi 
irlandais, irl. mod. aodh, feu. 

Ambi-; préposition identique pour le sens et la forme au grec 
Kpiyt; irl. imb-, im-, gall. am, ijm, arm. am-, etn. Cette pré- 
position entre en composition d'un grand nombre de noms de 
peuples : Amhivareti, Ambilatri, 'Ap.€i5p«o'jo£, ' k^^jUly.oi , etc. 

Anderoudus [Corp. Inscr., Y, 2911), amande, irl. ind-, 
préfixe indiquant mouvement vers ou mouvement de, et de 
roudus, iil. riiad, vieux breton nul, rouge, arm. mod. riiz, 
ru, gall. 7'hudd (2). Pour anc^e-, cf. Anderilurn, Andema- 
tunnum, etc. 

Arduenna silva (César, V, 3; VI, 29); Arduin7ia {Corp. 
Inscr., VI, 46; au datif Arduiniiœ), cf. Ardbimiœ avec 
b = V (Brambach, 589); dérivé d'un thème ardit-, élevé; irl. 
ard, élevé. 



(1) Cf. Dieffenbach, Origines europceœ, 1861. — Ad. Pictet, Nouvel Essai 
sur lus Inscriptions gauloises, Paris, 1867. — Gliick, die hei J. Cœsar vorTunn- 
menden eigc?mamcn, Munich, 1857. — Zeuss, Grummatica celtica, 2^ édit. — 
Eoget de Bellaguet, Glossaire gaulois, 2" édit., l'aris, 1872 (le commentaire est 
le plus souvent défectueux). — Kuhn et Schleicher, Beitr&ge zur vergleiclienden 
Sprachforschung dcr iudogermanischen Spraclicn, (passim). — Revue celtique 
(passlm). — D'Arbois de Jubainville, Etudes grammaticales sur les langues 
celtiques, Paris, Vieweg, 1881. 

(2) Le double dd gallois a le son du tli doux anglais et la même origine que 
les z armoricains sortant d'un d primitif. Le tli a le son du th dur anglais et 
sert ordinairement de tt, rt, et ou zd. 11 a pour équivalent le vannetais Ti, c^li, 
le léonard trégorois comique z. 



— ^20 - 
Aremoricus. Voir plus haut. Comme composés en are, cf. Arc- 

brignus, Arecomici, Arclaie. 
Argantomagus {Argantomago, Table de Peut.; Gèogr. de la 
Gaule, p. 222). Arganio peut être ramené à une racine avgh-, 
grec «pz^j irl. arg, héros? Vowv magos, cf. irl. ma, gall. ma, 
champ, dérivé gall. et arm. maes = '^magesos. Pour argento, 
cf. Arg eut 07X111011 (Strasbourg), Argeniovaria. Les composés 
en mago- sont nombreux sur le territoire de l'ancien Empire 
gaulois : Augustomagus, Bodincomagus, Borbeiomagus . 
Brocomagus, Bromagits, Cœsaromagus, Caranlom,agus, 
CatmngoTiiagus , Comillomagus , Diumomagus, Eburo- 
magus, Gabromagus, Hebrom.agus, Juliomagiis, Marco - 
magus, Noviomagus, Ratomagus, Rigomagus, Salomagiis, 
Vernomagv.s. Vindomagus, Viromagus. 
Artobriga (Ptolémée, II, 12, 4, édit. Millier), à'arto, irl. art, 
pierre, et de hrlga, colline, gall. bre, identique à l'ail, bwg 
{briga = '^'bhrgha), cf. Brigantes, Brigantienses, gens de 
Briançon-sur-Durance (Creuly, Rev. celt., III, p. 161). Les 
composés gaulois en briga sont nombreux : Augustobriga, 
Baudobriga, Cœsai^obriga, Catohriga, Eburobriga. Ju- 
liobriga, Lacobriga, Latobriges , Langobriga, Lilano- 
briga, Mundobriga, Nemelobriga. 11 ne faut pas confondre 
la racine brig avec i bref avec une autre par i : irl. brig, 
force, vieux breton guo-bri{g), important, considérable (gl. 
gravis), non plus qu'avec le gallois moderne brig, branches 
les plus élevées d'un arbre, pointes des cheveux, arm. 
moderne brigen. 
Ateboduus {Corp. Inscr., 111, 5386), à'ale, irl. aith, kZ quand 
il est accentué, ad quand il est atone, breton at, et confondu 
souvent avec ad, prétîxe ayant le sens du latin re, et d'un 
dérivé en uo- d'une racine qui a donné le gallois boddaw, 
satisfaire, bodd, satisfaction ; cf. Boduognalus, arm. Arth- 
bodu, Tribodu, Cartulaire de Redon. 
Atepomari (Plutarque, de Fluviis, 6, 4, édit. Didot; ibid., Y, 



- 21 - 

p. 85), d'afe, cVepo-, cheval, et de mâros, grand, vieux 
breton mor, arm, mod. meur {meurbed, Le Meiir, Ker- 
veiir, Lozach-nieur, Lanmeur etc.), gall. mod. maicr, 
grand, ailleurs qu'en monosyllabes mor. Pour epo, voir 
Eporedias, cf. Ateporiœ. Pour 7iuœos, cf. Vi7xlumarus, 
Briitomarus, Cassimara, Segomarus, EgrUomarus, Indu- 
iiomarus, Asiatumarus , Dagomarus, Dannomarus. Dino- 
mogetimarus, Excingomarus, lantitmarus , Ibliomarus, 
Illiomarus, Litumara, Moectimarus, Viromarus, etc. 
(M. d'Arbois de Jubainville a relevé soixante-quatorze 
exemples de composés dont le second terme est mâros. 
Etudes grammat., pp. 5 et suiv.). 

Atrebates (César, II, 4; IV, 21), habitants , possesseurs'^: 
Y)'ad=^ latin ad, et d'un dérivé d'une racine treh-, d'où le 
vieil arm. treh, subdivision d'une peuplade, aujourd'hui trev, 
répondant à peu près à la frairie française. Ce mot trev entre 
en composition d'un grand nombre de noms de lieux en 
Arraorique et dans le pays de Galles. 

Augustodunum (Ptolémée , II, 9, 12, Autun) , la citadelle 
dWiiguste; irl. dûn, fort, gall. din-as, arm. Dinani Les 
composés en -duniun sont nombreux : Cœsarodunum, Cala- 
dunum , Camalodunimi , Cambodunum, Carrodwmm, 
Ebrodunum, Eburodunwn, Ernodunum, Gesodunum, 
Lugudunum ou Liigdunnm, Lupodanum, Margidunum, 
Mariduniim, Melioduniun, Minnodunum, Muridunum, 
Neviodunwn, Noviodunum, Repayidunum, Rigoduniim, 
Segedunum et Segodunum, Singidunum, Uxelloduniun, 
Vellaunodunum , Virodunum. 

Augustonemetum (Ptolémée, II, 7); voir plus haut l'inscrip- 
tion de Vaison ; cf. Nemetocenna, Nemetobriga. 

Augustoritum (Ptolémée, II, 7, 9), le gué d'Auguste; vieux 
gall. rit, gall. mod. rhyd {Rhyd-ycheïi^ Oxford), identique 
au germ. furt, tous les deux supposant une forme, ''prto- et 
le j^ initial disparaissant en celtique. 



Bardomagus (Gruter, CCCCXXXIX, 5), le chawp du barde. 
Pour hardus, voir plus haut, 

Bellovesus (Tite-Live, V, 34, 35). Pour bello ou mieux belo-, 
cf. Belaiu, [Corp., V, 6000), Belatucndi^us {Corp., VII), 
BelatuUa (Corjo., III, 4949), Belaiumara [Corp. ,111, 5889); 
belo- appartient probablement à la racine contenue dans l'ir- 
landais epil=^*ate-heli, il tue. Pour vesiis, on y a vu un dérivé 
de la racine veid-, savoir; il vaut peut-être mieux le rapprocher 
de l'irl, fiu, gall. gioiio, digne de, apte à, arm. ancien, loiio, 
dans Uuiu-homarch, Uuiucant, Vuiuhamal, Uuiu-tihern 
= *rcsu-iigcrnos, identique comme sens au gaulois Visu-rix. 

Bibroci (César, V, 21), dérivé de bibcr, castor, gaél. beabhar, 
français hièvre, latin fihcr, cf. Bib)-acfe (César, II, 6). 

Bituriges (César, VIII, 5, 8), de bitii-, monde, irl. Ml h, arm. 
mod. béd, gall. byd^ et du pluriel de rix, roi. 

Boduognatus (César, II, 23, 4), de bodiio- (voir Atebodaiis) et 
de gnaios, cf. Ategnati, Devognata, etc. Voir inscription 
de Novare. 

Boudica [Corp. Inscr., II, 455). La racine bond- signifie p7^ofd, 
victoire, gall. budd, profit, huddngol, victorieux, arm. anc. 
Budic {='^ bondi cos). Cf. Boudins (Gruter, 1137, 5), Boiido- 
briga [Itinéraire d'Anto7iin]. 

Bratuspantium (César, II, 13), de braiu-, jugement (voir plus 
bas Vergobretus), et d'un mot d'origine inconnue. 

Brocomagus [Itin. d'Ant., 65). Pour broco, ou mieux brocco-, 
cf. Broho-magli (Hùbner, Inscript. Brit. christ.), gallois 
Broch-niail, plus tard Broch-vael, cf. ^rocan pour Brochan 
(Cartulaire de Redon). Broch a plusieurs sens en gallois, 
notamment celui de blaireau; arm. broc h, blaireau. Dans le 
vocabulaire comique du XIP siècle, il est traduit par taxo, 
melus. 

Cambodunum [Itin. d'Ant.. 65), de cambo, recourbé, arm. 
et gall. camm^ courbe, et de dunum, cf. Çambovicus, 
Moricambe. 



- 23 — 

Camulos-enus (César, VII, 57, 3), de camulo-, surnom du dieu 
Mars, et dege7îo-, né de, fils (cf. latin genus. grecy^voc). Pour 
camulo-. cf. Camulodunum; pour genos, les composés du 
Cartulaire de Redon en -gen : Urb-gen, Festge7i et Feslien, 
Urbien pour TJyb-gen. et TJrbingen, Bergen, Cluigen, 
Anau-gen. 

Cantobenna (lisez Cantobenniim, aujourd'hui Chantoin : 
Cantobenna eût donné Chantoine (Longnon, Géogr. de la 
Gaideau VF siècle, p. 497; Grégoire de Tours, Canlobennici 
montis, II, 21, éd. Arndt, 1884, t. I, p. 84; ibid., Canla- 
bennensi in crypta, I, 44, .\rndt, I, p. 53); de canlo-, blanc? 
bret. cann. et de benn-, gall. benii, corne, irl. benn. 

Garantomagus {Table de PeiiL. 61; cf. Desjardins, Géogr. 
de la Gaule, p. 212); pour caranto-, cf. arm. kerenl, parents, 
gall. cerainl, amis; sing. car, irl. cara- (= *caras, pour 
carans), vieil arm. Carant-car, cf. gaulois Carantonus, 
Caranlillus. 

Caturiges (César, I, 10), rois du combat; de calu-, combat, 
gall. cat, arm, anc. Cat-uuallon {=*Catuvellânos), Catic, 
Catoc, etc., irl. calh, et de riges, cf. Caturigœ {Itin. d'Ant.), 
et Calurigo7nagus [Table de Peid.), aujourd'hui Clwrges. 

Catuslogi (Pline; voir Zsuss, Gramm. celt., 4), de catu-, 
combat et d'une racine slôg-. irl. sluag, troupe, gall. lu 
= *slôga (cf. nom propre ai-m, Ker-luV). 

Cebenna (César, VIT. 8, 5(3). Le nom ligure est Cemmenon 
(Strabon). Les Gaulois lui ont substitué un mot celtique, 
cebenna, montagne, dos; gall. cefn, arm. mod. keiii-, dos, 
croupe. 

Cintugnatus [Corpus.. III, 6010, 62; Cinlugnatus, Schuer- 
mans, Sigles figulins, I, 398 p. 87). On interprète ordinai- 
rement ce mot par premier-né, de cintu-, premier, cf. gall. 
-cyntaf, premier, arm. kenta ou kentan, cyni , kent , 
avant, et de gnâto- qui aurait le sens du latin (g)?2atus, fils. 
M. d'Arbois de Jubainville remarque que gnato- n'a d'autre 



._ 24 - 
équivalent phonétiquo en néo-cellique que l'irl. gnâth, gall. 
gnaiodd {=*g7ity(o), habituel (cf. Gramm. cclL, p. 856), et 
voit dans Cintu- un nom de dieu? 

Clutamus (Orelli, 4994), superlatif de cluto-, vieux gall. Clot-ri 
(= Chdo-rix, Iiiscr. chrêt. de G r.- Bretagne, Clutorigi), 
■Avt6?. Cf. Cloutius {Corpus, II, 640, 873, 2633 bis, 2781 ; 
III, 2016). 

Condate (Ptolémée, II, 8, 9; llin. d'Ant., etc.). Il y a en 
France près d'une cinquantaine de Condate. Condate a donné 
Condé. Le sens du mot est confinent, mais l'analyse n'en est 
pas certaine. 

Chrixus (Silius Italicus, IV, 248), gallois crych, frisé, crépu. 

Cunopennius {Corpus, V, 4216); de cuno-, élevé, gall. cy7iu, 
er-chynu, lever, élever, et d'un dérivé de j^e'nn-, hveion penn, 
tête, gaél. ccnn =:*qveno-. Cuno- se retrouve dans un grand 
nombre de noms propres armor. et gallois : Cuneglase, 
Maglocunus. Cunomaglus, Cunedag. Cunatani, Conatam, 
Cunan, Conan, etc. 

Dagovassus (Brambach, 2692; Orelli, 988), de dago-. bon, 
gall. ancien dag {Cunedag = Cunodagos), gall. mod. da, 
conservé dans l'arm. enta = ent da, bien, donc; et de 
vassos, serviteur, gall. et arm. gwas, irl. foss; cf. vassa 
(Gruter, 745, 11). 

Dexsiva ou Dexsivia dea (Orelli, 1988), déesse protectrice 
dans le sens du latin dexter; dexsica, mot à mot à droite, 
arm. dehou, gall. deheu. 

Dïvona (Ausone, Origines 7iobilium Civitatum^ XIII, v. 32 : 
« Divona Celtarum fons addite divis »), dérivé d'une racine 
deiv- ; on trouve Aîioûovk et A/ioûov« ; cf. Devognata, Devicnata ; 
gall. Duw, arm. Doué, irl. Dia, Dieu = '^deivo-s. 

Druides (César, VI, 13, 3); caste sacerdotale chez les Celtes; 
irl., nom. sing. drui, gall. dryir pour drui (== nom. sing. 
*druis, gén. '^driiidos). Le gallois derwydd a une autre 
origine; sa forme la plus ancienne est do)-guid ou dargiiid, 



- '25 - 
qui sait d'avance, composé de do-\-ro (pro) ou àddo^arc et 
d'un dérivé de la racine veid, vid, savoir (cf. Fot^^ct, latin 
vidro, etc.). L'origine de druides est obscure. 

Dubis (Pline, XVI, 95; César, I, 38), le Doubs; vieux gall. 
ddb, noir (Annales Cambrùe), arm, et gall. mod. du, noir, 
avec son û = uv. 

Dubnotalus [Bidletin monumental, t. XVII, p. 310), de 
dubno-, profond, élevé, gall. dwfii, arra. doiin, don, et de 
ialos, breton ial. 

Dubra {Annales Bavennœ, IV, 24), le Tauber, aflluent du 
Main; irl. dobur, eau, gall. mod. dwfr, arm. dour[cî. le nom 
du pays de Pou-douvre, doyenné de l'ancien évêcliéde Saint- 
Malo). 

Dumnoveros (A. de Barthélémy, Monnaies gauloises, Rev-ue 
celtique, I, 291 et suiv.); de dumno = dubno (voir Dubno- 
talus], etderero^, homme, irl. fer, gall. giar, arm. moy.goiir 
(= '^vero-s). Le v celtique initial devient en irlandais f, en 
breton gio au IX^ siècle. 

Dumnorix (César, I, 3, 5) ou Dulmoreix (A. de Barthélémy, 
Monnaies gauloises, Revue celtique, I, 291 et suiv.); 
dumno est pour dubno-, élevé, profond, ou a le sens de 
l'irlandais domun, monde, univers. 

Durnomagus (//m. d''Ant., 254, aujourd'hui Dormagen). 
Le sens de Durno- est obscur. On le trouve en Bretagne dans 
Duniovari ; il est conservé à l'époque saxonne dans Durn- 
gueis, cité par Asser, en saxon Thorn-sœta (Dorset). 

Epona (Pline, XVIII, 3; saint Augustin, de Civ.Dei, XXIV, 
34; Mommsen, Inscyipt. Helv., 219; cf. Preller, Rôiiiisclte 
MijtltoL, P" éd., 1858, p. 594), déesse protectrice des 
chevaux, pourrait être tout aussi bien une déesse ombrienne 
qu'une déesse gauloise. Cf. eporedias, E poy^edirix . 

Eposognatus (d'après Pictet, Revue archéologique, février 
1865), bien habitué aux chevaux; d'epo-, cheval, so, qui 
serait pour su, ce qui ne laisse pas que de soulever des doutes^ 



— 26 — 
irl. su-, préfixe ayant le sens de bieti, vieil arm. et gall. hu, 
ho, arm. raod. he [hegarat, aimable, dérivé àliegar; vieil 
arm. hiicar, hocar, gaul. su-carus), gall. mod. hy, et de 
{jnnto-, irl. gnâth, gall. gnaiodd, qui est habituel. 

Esunertus (Orelli, 298); (["esu-, nom d'un dieu, et d'un dérivé 
de nert-, f()rce : Esuncrtos qui a la force d'Ésus {Esus n'a 
rien à faire, comme on l'a dit, avt3c l'armoricain euzus, 
effraj-ant). 

Exobnus (Brambach, 1572), d'ejc = latin ex-, particule priva- 
tive, en gallois devant les voyelles eh-, et d'une racine 
signifiant 2jr^u>% irl. oraun, gall. ofn, arm. aoun, aon, bas- 
vannetais oioen, aicen, aon. Exobnos signifie sans peur et 
est identique au gallois eh-ofn. 

Gabromagus [Itin. d'Ant., 78), ville de la Norique; gahro-, 
cf. gall. ga/r, chèvre, arm, gao7% gavr {Gavr-hiis, île de la 
Chèvre, Morbihan), cf. Gabro-senium (Bretagne), Gabreta 
silva, raêpriTa û\n, Strabon, VII, 1,5; Ptolémée, II, II, 3). 

Genava (César, I, 6, 7), bouche, embouchure; arm. genou, 
bouche, gall. genau. 

Gobannitio (César, VII, 4, 2), dérivé de goban-; irl. nom. 
sing. goba, génit. gobann, gall. gof=^goba, plur. gofaint, 
arm. go [Le Goff, Roscoff pour Ros-gof). 

Hercynia silva (César, VI, 24; Mêla, III, 3, 3; Pline, Florus, 
Claudien, etc.); cf. Hercuniates (Pline; Ptolémée), peuple de 
Pannonie; d'un préfixe intensif er, ar {=*pe7\ par) et d'un 
déri^é d'un thème cn-no- conservé dans les langues bre- 
tonnes; cf. Cunopeyinius. Pour Hercynia, cf. gall. er- 
chynu, élever; pour ar-, cf. Ar-pen hio deo (Orelli, 1961). 

Jovincillus (Muratori, MCCCLIII, 6), dérivé de *iovencos, 
jeune, gall. ieua^ic, arm. yaouank : cf. \2iim juvencus. 

Isarnodorum (BolL, I janv., 2, Vita sancti Eugenii : « Isarno- 
dorum : a vico, cui vetusta paganitas Gallica lingua Ysar- 
nodori i. e. ferrei ostii indidit nomen »). M. d'Arbois de 
.lubainville croit peut-être avec raison que l'on doit lire Isarno- 



- 27 ^ 
diiriim, la forteresse à'Isnrn, nom propre fréquent. Quoi 
qu'il en soit, l'interprétation donnée à Isarnodorw7i prouve 
qu'on a conservé assez longtemps le souvenir d'un mot Isarno-, 
fer, et doro-, porte. Zsanzopour eisarno a donné en irl. régu- 
lièrement iarnn, en gall. haearn, en vieil arm. hoiarn, puis 
houarn, et en composition, dans le premier terme des com- 
posés, harn-; ex. Hoiarn-scoet, au XP siècle Ilarscoet pour 
Harnscoet ; plebs Hoiernin, aujourd'hui Plu-herhin pour 
Plu-liernin. Pour dorum, cf. arm. dor, porte; irl. dorus, 
gall. dor, drivs. 

Labarus (Silius Italiens, IV, 232), nom d'un fleuve; cf. vieil 
arm. dar-leberliaC], qui prédit (gl. pyihoyiicus)\ arm. mo- 
derne lavaret , parler; helavar, qui parle bien; gallois 
hijlafar, irl. su~lbair =.*su-laharis. 

Leucetius, surnom de Mars (Brambach, 925; cf. Loucelio 
Marti, Orelli, 5898) ; dérivé d'une racine qui signifie lumière; 
arm. et gall. liœhet, éclairs (Pour eu, ou devenant u, voir ce 
que nous avons dit du vocalisme gaulois). 

Litanobriga {lim. d'Ant., 105), foi^t ou colline Im^ge; cf. Li- 
lana sylva (Tite-Live, XXIII, 24); de litano-, large; gallois 
llydan, arm. ledan, et de bi^iga (voir Arlobngn). 

Litavis Mars (Creuly, Revue celt., II, 299). IJlavia a donné 

chez les Gallois Llydaio, qui pour eux désigne l'Armorique, 

^ et a sans doute eu le même sens litioralis, qui est sur les bords 

de la mer; cf. Litaricos (sur une monnaie), Cœsav Litavicus, 

gall. ancien letewic, habitant de Lïlatia. 

Marcodurum (Tacite, Hist., IV, 28; plus tard Duria, aujour- 
d'hui Dllren, sur la Ruhr), le fort aux chevaux; de marco-, 
cheval (voir rpi^apy.taiK'j , et d'un mot qui paraît signifier 
citadelle; cf. Marcomagus. Les composés en durmn sont 
nombreux : Brivo-du7mm, Auguslodurum, Duro-brivœ, 
Durocassis, I)urocalalau7ii, Durocoivioviiun , Durocorto- 
7mm, Duroicoregum, Durolevum, Dvj^olitum^ Durotriges, 
Burovermim, etc. 



— 28 — 

Maritalus (Inscript, d'après Pictet , Nouvel Essai, p. 42), 
composé de mari-, grand (voir Atepomari], et d'un dérivé 
d'une racine tal-, front; gall. et arm. tal, irl. tul. 

Mediolanum (Orelli, 1702, 5694), de medio, qui est au milieu 
= lat. médius, grec pifrc-o? = ^medjos, dérivé irl. medon, 
gall. meion; et de lanum, lieu uni, endroit consacré; vieux 
gallois it-lann, aire (d'î7, blé, et de lami); généralement 
la7i en gallois et en armoricain signifie monastère; lanna 
Pauli (Lampaul) est traduit dans une Vie de saint, écrite 
au IX*" siècle, par monasterium Pauli. La prononciation 
lann semble indiquer que Vn a été suivi d'un autre son 
(cf. Medio-lanium] . Le germanique land est probablement 
emprunté au celtique. 

Mœnicaptus (Ïite-Live, XXIV, 42), esclave du dieuMœnos; 
captus est devenu cactos et a donné en irl. cacht, gall. caeili, 
arm. moyen caez, arm. mod. kez, vann. kèh. 

Nantuates (Orelli, 209; César, III, 1,7), dérive de miniu, 
gall. nant, vallée : habitants des vallées. Voir Tynnanto. 

Nemetomarus, de 7iemeto-, temple (voir l'inscription de Vaison) 
et de maros, grand. 

Nertomarus (Orelli, 6857 a), voir Esunertus, et pour marus, 
voir Atepomari. 

Noviodunum (César, VII, 12, ?L\.\]owYà'\\\i\ Nouan-le-Fuzéliey^ ; 
César, Vil, 55, Noviodunum, plus tard Nevirnum, Ncvers; 
César, II, 12, Noviodunum, plus tard Augusta Suessonam, 
Soissons; liin. Ant., Novidunum en 'Pn.wnome; Itin. Ant., 
226, Noviodunum en Mésie), le nouveau /o)-t; nor/'o-. 
accentué sur le suffixe a donné en vieil arm. novid, gall. 
mod. newydd, arm. niod. nevez, neve, nouveau. 

Noviomagus (Ptolémée, II, 7, 8, ville des Bituriges Vivisci; 
Itin. A7it., 385, ville des Lexovii; Itin. Ant., 253, 355, 
ville des Nemetes; Itin. Ant., 371, ville des Trévires, aujour- 
d'hui Neumagcn; Itin. Ant., 362, ville des Veromandui, 
aujourd'hui Noijon; Itin. Ant., 472, ville des Regni de 



- 29 — 
Bretagne), de novio-, yow Novioduniim , et de magus, 
voir Augustomagus. 

Ogmios (d'après Lucien, le dieu de l'éloquence chez les Celtes); 
Ogma {= ^ogmios) est chez les Irlandais l'inventeur de l'écri- 
ture; à la même racine appartient le mot oglia.m d'où on a 
fait oganiiqiie, nom sous lequel on désigne une écriture parti- 
culière dont nous dirons un mot plus bas et qu'on ne ti'ouve 
qu'en Irlande et en Grande-Bretagne. 

Pennovindos (A. de Barthélémy, Monnaies gauloises, Revue 
celt., I, pp. 291 etsuiv.), à la tête blanche; de penn, tête, 
voir Cunopennius, et de vindo-s, blanc, irl. /Ind, gall. masc. 
gi/wnn. fém. gicen, arm. giuenn; cf. Vindobala, Vindo- 
hona, Vindogara, Vindogladia, Vindola7ia, Vindomagiis, 
Vindomoym , Vindonissa . 

Rectugenus {Co7^p. Insar., Il, 2402, 2907, 2324); de 7^eciu--, 
droit, justice; irl. rechi (= reciii-); gall. rJiaith, arm. reù; 
vann. rèc'h, bien, juste, et d'un dérivé de gen-; voir Camu- 
logenus. 

Rëdones (César, II, 34; VIII, 35); dérivé de rêda, char; cf. 
Eporedias; Ve est long comme le montre l'armor, Roazon; 
en arm. du X^ siècle on aurait Roedon (1). 

Rigomagus (Aminien Marcellin, XVI, 2, ville des Ubii, aujour- 
d'hui Remagen)\ rigo est un dérivé de rix, roi, chef; cf. 
Rigodulum, Rigodumim, Caturigomagus. 

Samarobriva (César, V, 24, 45, 51), pont sur la Samara 
(Amiens); pour briva, voir l'inscription de Vieux-Poitiers; 
cf. Bri'codurum. 

Segovellauni (Pline, III, 4); de sego- ou sigo-, cf. Sigovesiis; 
goth. sigis, victoire; et de vellauni, pluriel d'un dérivé d'une 
racine vel-; gall. et arm. comparatif ^î^e^/, mieux. Cf. Vel- 
lami, Vellaunodunum, Vercassivellaunus. 

Senones (César, \ , 54, 56), dérivé de se7i-, vieux, ancien; irl. 

(1) Xe pas confondre avec Redon dont la forme des YIII«-X« siècles est Raton. 



- 30 — 
se7i; gall. heii; arm. hena ou henan, le plus vieux {Le 
Hènaff). La Grammai7'e celtique, p. 771, note 2, propose 
de rapprocher Se^iones du second terme de l'irl. co-snam, 
combat. 

Sucarus (Gruter, 742, 3); de su-, voir eposognatus, et d'un 
dérivé de car-; vieil arm. Hucar, Hocar, dérivé mod. 
hégarat, affectueux, aimable, = sucaros, qui aime bien. 

Taranucno deo (Orelli, 2055, 2056, etc.), fils de Taranus. 
Taranus est le dieu du tonnerre; gall. tartan, tonnerre; irl. 
iorand. Le mot n'est plus en usage en breton armoricain. Il 
s'est conservé en haut vannetais dans le verbe tarannein, 
faire du bruit. Sur ce dieu, voir Gaidoz, Études de mytho- 
logie gauloise, Paris, 1886, pp. 93 et suiv. 

Teutates (Lucain, I, 444-445; cf. Marti Toutati [Corp., NU, 
84); Marti Lutobio Harmogio Toutati {Corp., III, 5320); 
Flavius Totatïgenliqs, soldat {Corp., VI, 2407). L'étjmo- 
logie du nom de ce dieu est obscure, mais il n'est certainement 
pas composé, comme on l'a si souvent dit et écrit, de teuta, 
tut, peuple, et de tat-, père; cela eût donné au moins Teuto- 
tates, de plus Va de Teutates est long et celui de tat bref. 

Teutomatus (César, VII, 31, 5); de teuto-, touto-, voir l'ins- 
cription de Novare; et d'un adjectif mato-s, bon; cf. irl. 
maith {=mati-s)\ breton mad, bon. Cf. ToutiotHx, roi du 
peuple, surnom d'Apollon (Orelli, 2059). 

Uxellodunum (César, VIII, 32, 33); uxello-, gall. uc/iel, arm. 
îihel, huel, élevé, irl. uasal élevé; cf. TJxama ville d'Espagne, 
aujourd'hui Osma: ce serait un superlatif : gall. itch, uiuch, 
plus élevé, ucliaf, très élevé. Nous avons probablement le 
superlatif gaulois à'uocello- dans un surnom fréquemment 
donné au Jupiter gaulois Uœellimus (Voir Gaidoz, Etudes 
de mythologie gaidoise, pp. 105-106). 

Veragri (César, III, 1, 2), de ver, préfixe intensif, breton wor, 
gwor, gor, gour, et d'un dérivé d'agr-, combat, massacre ; 
vieux gall. air-maou, champs de bataille, irl. âr, strages 



— 31 - 
[Gramm. celt., 2° édit., 17, 780) = '^agro-. Cf. les noms 
armoricains Aeridu, Aeruuiu (on trouve Haeruidu), Aer- 
mitit (Cartulaire de Redon). 

Vercingetorix (César, VII, 4, 1, etc.), Vercingetoriœs sur une 
monnaie gauloise (A. de Barthélémy, Revue cellique, I, 291 
et suiv.); de ver, préfixe intensif, de cingeto-, irl. nom. cing, 
gén. cingid , thème cinget-, guerrier, et de Wj?, chef; cf. 
Cingetorix. 

Vergilius (voir Zeuss, Gramm. celt., 2^ édit., p. 11, en note; 
cf. vergiliœ siellœ , Properce, I, 8; Ovspyàict, ville d'Espagne, 
Ptolémée, II, 5), dérivé d'une racine verg- , efficace, voir 
vergobretus , ou à rapprocher de l'irlandais ferg-, colère; 
Oùspyto'Jtoç w/.£Kvd5, Ptolémée, irl. fairggœ, l'Océan. 

Vernodubrum (Pline, III, 4); verno- est identique à l'irlandais 
fern, bret. givern, aulne; pour Duhrum voir Duhra, cf. 
Vernomagus; Vemodubt^um est aujourd'hui Verdouble. 

Viducasses (Pline, IV, 32, 1) ; vidu- se retrouve dans l'irlandais 
fid, arbre, gall. mod. givydd, arm. gwez, qui remontent tous 
à un thème vidu-. Pour casses, sing. cassi-s, on le trouve 
assez souvent en composition : Cassivellaunus, Cassi-brâtius. 
Cassis serait pour cad-tT-s dérivé en -ii d'une racine cad- 
qui avec le sufiixe -ro a donné cad-r, beau, fort, arm. moyen 
cazr, aujourd'hui caer, gall. cadr, fort (nom propre Le Cadre 
dans le Morbihan français, forme figée du XI-XIP siècle). 

Vindobona (Ptolémée, II, 14, 3), Vienne en Autriche, dievindo-, 
voir Pennovindos, et d'un terme dont le sens n'est pas 
certain, mais qui entre en composition d'autres noms gaulois; 
cf. Juliohona, Lillebonne; Augustobona. 

Virodunum [Itin. d\hii., 98, Verdun); on trouve viro- et 
vero- comme sigo- et sego-; pour viro-, voir Dumnoveros; 
cf. Veroraandui , Viromagus, Viroconium, etc. 

Volcse (César, VI, 24); de sens inconnu; a désigné une fraction 
importante de la race celtique, celle que les Germains 
paraissent avoir le mieux connue; c'est en efi'et sous ce nom 



- 32 - 

qu'ils désignent les peuples celtiques latinisés ou qui ont été sous 
la domination romaine; cf. haut allem. Walah, dérivé alleni. 
actuel W('ilscli, angl. Welsh. Les autres noms ethniques prin- 
cipaux des Celtes sont Galli, Celtœ, Belgœ, Galaiœ, Bril- 
tones, Goideli, Pictil Les Brittones et les Goideli sont les 
seuls dont la langue survive. On ne connaît l'étymologie 
d'aucun de ces noms avec certitude, à moins que ce ne soit 
celle de Galatœ; l'irl. galdœ brave, suppose en effet un pri- 
mitif galatln-s (1). Nous ne citons le mot Volca que pour 
avoir une occasion de mettre en garde contre les étymologies 
diverses qui courent sur les noms ethniques des Celtes. 

II — Ile de Bretagne 

Le celtique de l'île de Bretagne présente beaucoup de noms 
propres d'hommes et de lieux identiques ou semblables à ceux du 
continent, et autant qu'on en peut juger d'après des matériaux 
insuffisants, les mêmes caractères phonétiques, au moins pour la 
même époque. Les diphtongues sont toutes devenues des 
longues (2); ou (= ou et eu primitifs), sporadiquement u sur le 
continent, est devenu 6, puis de bonne heure û dans l'île : NOdenii 
(deo) et NudcrUe (gall. Nudd , irl. Niiada =* nôdens (3); 
Tuiianus, Cartulaire de Redon, Tudian, plus lard Tujen dans 
Lan-dujen (4). Pour ei on ne trouve plus que è [Dèvogncda) et l 
[Iserninus). Ce fait peut simplement tenir à ce que ces inscriptions 
sont postérieures à celles du continent. La chute de 1'^ intervo- 
calique au moins dès le V'' siècle, tandis qu'on le trouve conservé 
sur le continent, ne peut pas non plus être invoquée comme une 

(1) Voir sur les noms ethniques des Celtes d'Arbois de Jubainville, InirodiwtUni 
à Vétude de la littérature celtique, pp. 4 et suiv. 

(2) Les formes comme Toutatcs, Lovcetiits, surnom de Mai-s, qu'on trouve dans 
les inscriptions latines de Bretagne ne sont guère concluantes; ce sont des divi- 
nités importées peut-être du continent et adorées par des étrangers ; cep. Boudicca. 

(3) Le Nodxnt du Cartulaire de Redon doit en être séparé et pour la racine être 
rapproché des noms comme Nod-hail; nod =r gall. nundd, protection, refuge. 

(4) Il n'est pas impossible que ce nom soit d'origine latine. 



- 33 - 
différence entre le gaulois et le celtique insulaire ; rien ne dit que 
si le gaulois eût continué à être parlé jusqu'au V^ siècle, il n'eût 
pas présenté le même phénomène. 

Les inscriptions oghamiques dont nous dirons un mot plus bas 
offrent des traits particuliers fort caractéristiques, mais ces ins- 
criptions sont en général considérées comme gaéliques. Il ne 
faut pas oublier non plus qu'elles sont postérieures à la domina- 
tion romaine dans l'île et s'en autoriser pour conclure à une 
séparation profonde entre le groupe breton et le groupe goidé- 
lique et former un groupe gallo-breton. 

Si les noms de l'époque latine en Bretagne ne présentent pas 
de traits phonétiques bien tranchés, ils n'en forment pas moins 
une intéressante contribution à l'étude du vieux celtique. 

NOMS DE LIEUX ET DE PEUPLES (1). 

Abona [Itin.rTAnt., 486, édition Wesseling), l'Aro^i (Stratford- 
on-Avon), arm. aven dans Pont-aven. 

Amboglanna [Notit. Dign., XL, 44, édition Otto Seeck), 
à'amho (grec «fAyco) et de glanna, gall. glan, arm. glann 
(Cathnlicon), rive d'un fleuve. 

Branodunum {Notit. Dign., XXVIII, 6, 16), de brano, breton 
bran, curbeau, et de dunum (Voir les noms gaulois). 

Brigantes (Ptolémée, II, 3, 10). Voir Ariobriga (Gaule). 

Brittia (Procope, de Bello gotli., IV, 20). C'est la forme la plus 
ancienne du mot qui, en Armorique, indique la Bretagne : 
Breiz, vannet. Brèh. Les deux it, suivant la règle, donnent 
une spirante, d'abord th (dentale spirante dure, identique pour 
la prononciaiion au th dur anglais), puis ;: (spirante dentale 
douce, th doux anglais), excepté dans le vannetais qui change 



(1) Comme pour le gaulois, nous n'avons nullement la prétention de donner 
ici une liste complète. Nous voulons montrer l'intérêt de ces études, faire con- 
naître les résultats les plus importants auxquels on est arrivé, et aider à l'étude 
kistorique du breton. 

3 



— 3i - 
vers le XV^-XVP siècle le z écrit pour t/i en h, cli. Cf. Brilla, 
surnom donné à Philetius (Helvète), Creuly, Revue cell., III, 
p. lOI. 

Brittones (voir Hùbner, Inscr. Brit. lai. ; Nolil. Bign. , VII, 73; 
Greg. Tur., Hisl., passim), nom national des Bretons; gallois 
BryUion, arm. hrezonec (la langue bretonne), vannet. 
brehonec. Brelon, brelonnet sont des formes empruntées au 
français. Le sens du mot est obscur, mais il ne vient point de 
hrilh, de couleur variée, laloué comme on l'a dit souvent, 

Camboduno {Ilin. d'Anl., voir Gaule), de cambo, recourbé, 
courbe, bret. camm, et de dunum (cf. Campodono, Bède, 
Hist. eccl. ge7ilis AngL, II, 14). 

Camborito (Ilin. d'Anl., Al 4:, var. Camborico) de cambo- 
et de 7Hlii77î, gué (voir Auguslorilum) . 

Camulodunum (Ptolémée, II, 3, 10). Citadelle de Caraulos, 
nom souvent donné à Mars. 

Gatuvellauni (Ptolémée, II, 3, 11), de calu, voir Caluriges, 
et d'un dérivé de vel-, racine du comparatif gall. et arm. 
gwell, mieux. 

Gilurno {Nolit. Bign., LX, 38), Cilurnum, hiscrip. Bril. lai., 
vieux breton cilurnn, breton moyen quelorn, baquet. 

Gondercum templum (Nolit. Bign., XL, 35), de la particule 
cou, en breton moyen cen, et d'une racine derc-, conservée 
dans la glose en vieux breton erderh, évident, cf. Berco 
(Muratori, 752, 7). 

Conovio [Ilin. d'Anl., 482), (Aber-Conway?), nom de sens 
inconnu, mais intéressant comme forme archaïque du nom de 
la ville de Comcay (Nord-Galles) ou mieux Cymcij. 

Durocornovio [Ilin. d'Ant., 485), (Cirencester), de dio^o, cita- 
delle, et de Cornoviurn (cf. Tribunus coliortis / primœ / Corno- 
viorum, Nolil. Bign., XL, 34); Cornovia a donné Kerneo en 
moyen breton, aujourd'hui Kerne, vannetais Kernêio, gallois 
Cernyui (Cornouailles insulaire). Le gros des émigrés bretons 



— 35 — 

du milieu du Y" à la fin du VI* siècle a été fourni par les Cor- 

novii et les Dumnonii. 
Derventione {Iti7i. cVAnt., 466), Derveniio, Noiii. I)ign., 

XL, 16, 31 ; dérivé de clervos, chêne, gall. deric, arra. mod., 

dero, derv. 
Dubris [liin. d'Ant., 474, aujourd'hui Douvres; Noiit. Dign., 

XXAIII, 4, 14). Voir Dubrœ, le gaulois Duhra. 
Dumna insula (Ptolémée, II, 3, 14). Voir Dubnotcdus. 
Durnovaria [Itin. d'Ant., 483); le sens de varia est douteux, 

celui de durno aussi, mais durno est conservé dans des noms 

de l'époque saxonne comme Thorn-sœta (Dorset), breton 

Durngueis (Asser). 
Gabrosenti [Notit. Dign., XL, 50); de gabro-, voir Gabro- 

7nagus,etàe senium, gall. hgnt, chemin, voyage, arm. henf, 

irl. sét {= sent) : Gabrosenti-, chemin de chèvre. Cf. Ga- 

brantuici, Ptolémée, 11, 3, 4. 
Gobannio {Itin. d'Ant. , 484 , aujourd'hui Aber-gavenny) , 

déiivé du thème goban-, dont le nominatif a donné goff, for- 
geron ; cf. Uuor-govan (Cartulaire de Redon). 
Isca (Ptolémée, II, 3, 3; var. Isaca, ibid., II, 3, 13); ville des 

Dumnonii; gall. moderne ^yysc. 
Loxas (Ptolémée, II, 3,4); cf. gall. Ihcch, étang, eau stagnante; 

cf. Luh et Loch (Cartulaire de Redon). 
Luguvallio {Itin. d'Ant., 474 ; Ann. Rav. Lugubalum) ; se 

retrouve dans le nom de Carlisle {Caer-Luel). 
Mediolanium (Ptolémée, II, 3, II). Yoiy Mediolammi. 
Moricambe (Mojstzâ.ag/j îitjyycn;, Ptolémée, II, 3,2); dernori-, 

mer, cf. Are-morici, et de carnbe, féminin grec de cambo-s, 

courbe, arm. et gall. camm. 
Natrum (écrit Naurum, Ann. Rav., V, 3; Pétrie, Mon. hisi. 

brit.), leNader; cf. vieux breton natrolion, serpents d'eau, 

gall. neidr, arm. moy. nazr, écrit azr, Vu ayant été pris pour 

celui de l'article {an nazr), aujourd'hui aer pour naer, plur. 

aeron; natr = nalrô; natron = 'ncïtrones. 



— 3G - 

Noviomagus (jNotôpa^o;, Ptolémée, II, 3, 13). Voir jyoviomagKS 
(Gaule). 

Pennocrucio {Uin. crAni., 470), dej9(?n?2o, lête, et d'an dérivé 
d'une racine crue, gall. crug, arni. krugeU, butte, petite 
éminence; gaélique cniach, cruacJtan, petite colline; le mot 
suppose une racine goidélo-bretonne [croc- craiic-). M. Stokes 
rapproche de ce mot le nom de l'idole irlandaise cenn-cruach, 
à la tête sanglante (cf. d'Arbois de Jubainville, Cycle mythol. 
irl., pp. 105-113). 

Petuaria {nsTovapia, Ptolémée, II, 3, 10); dérivé de petioa7\ 
gall. mod. pedv:ar, quatre, arm. pevar. 

Rigodunum ('Pt^ô^ouvov, Ptolémée, III, 3, 10); de 7igo-, royal, 
dérivé de rig- et de diiniim, forme latinisée de *chinos, cita- 
delle. 

Sabrina (Tache, Ami. , II, 31), le Severn, en gall. actuel 
Hafren. 

SelgovsB (Ptolémée, II, 3, 6, nom de peuple), litt. les chasseurs ; 
irl. selg, chasse, seiche chasseur, gall. liela, chasser, arni. 
holc'h dans hem-olch. 

Tobios nom de fleuve (Ptolémée, II, 3, 2) : actuellement le Tyioi. 

Trisanton (T/Jtaâvrwvoç Trorap.oO cV.|So).«i, Ptolémée, II, 3, 3). Le nom 
de ce fleuve se retrouve dans le Treanta de Bède (cf. le nom 
d'homme Tr canton dans le Cartulaire de Redon, charte de 
859-865). 

Vergivios {Oùepyiomoç wxîKvôç; édit. Mùller Ovîpylovoç) , répond à 
l'irl. fairggœ, foirggœ, océan. On a voulu faire sortir de ce 
mot le gallois werydd dans mor y werydd désignant la mer 
d'Irlande; il nous semble que mor y v^erydd veut simplement 
dire la mer irlandaise ; on doit lire ywerydd en un seul mot, 
ywerydd suppose un vieux celtique *iverjo-. Vy a été pris 
pour l'article, par une méprise de la langue fréquente en 
gallois, exemple : Mor y Werddon, la mer d'Irlande; 
ymenyn, beurre, est devenu ainsi meny)i dans la langue 
populaire, etc. 



- 37 — 

Vernemetum [Itin. d'Ani., 479). Yoii- Gaule, inscription de 

Yaison. 
Vindocladia, plutôt que Vindogladia {Itin. d'Ant. 486) ; de 

vindo-, blanc, et de clôdia, gall. claicdd, fossé avec talus, 

arm. cleuz. 
Vindolana {Not. Dign., XL, 41). Voir Mediolanum; cf. 

Vindohala. 
Vindomora {Itin. d'Ant., 4(34); mora est peut-être le pluriel 

neutre de mori-. 
Uxella {oyçù'/.u; cf. o-j|£/),ov; o':>ï-u</. (ville) Ptolémée, II, 3, 13). 

Voir Uœellodunum. 

NOMS DE PERSONNES 

(Ces noms, s'il n'y a pas de référence, sont tirés des InacHjjfioncg BritannifB 
latinœ d'Hiibner. Corjnis Inscr., VII). 

Argentocoxos (Dion-Cass., 76, 16); le mot arp'en^o- paraît bien 
avoir ici un sens analogue au latin argeniinn; gall. ariant, 
arm. arc haut, indo-europ. argnto; voir Argentomagus; cf. 
les noms propres arm. Arganthael, Arganilomien, Argani- 
monoc, Argantan (Cartulaire de Redon) ; les noms gallois 
Talarian, front, Arianfagl, Arianrhod, Arianwen, Arian- 
hell, nom de rivière (vieux gall. Ai'ganhell). Voir Rhj^s, 
Lectures, p. 374. Coxos est tiré de la même racine que le 
gallois coes = *coœa, jambe. 

Boduogenus. Voir Boduognatus et Camnlogenus. Si gnâ 
appartient à la racine gen-, il y a entre eux le même rapport 
qu'en latin entre {g)natus et genitus (voir Thurneysen, Kel- 
ioromanisches, p. 46). 

Boudicca (Tacite, Ann., XIV, 31). Voir Boudus, Gaule; cf. 
Bôdicvs nom d'un chef armoricain, dans Grégoire de Tours, 
plus tard Budic nom d'un comte de Cornouailles. Pour la 
même racine, cf. Bud-uuoret dans le Cartulaire de Redon, 
plus tard Buzoret. 



— 38 — 

Caleti (génitif). Voir Caletes (Gaule). 

Cambus. Voir Camha (Gaule). 

Carantinus (Cartulaire de Redon, Kerentin). Voir Carantillus 
(Gaule). 

Caratâcus (Tacite, Ami., XII, 33). Vieux breton Caraloc, 
aujourd'liui Caradec, dérivé de la même racine que Ca- 
rantillus, cf. dans les Inscr. Brit. lat. Carantus, Caratilli, 
Caraiivs. 

Cassivellaunus (César, de BellogalL, V, 22); cf. gaulois Ver- 
cassivellaunus, gall. Casicallo7i. Pour la racine vel-, voir 
Catiivellauni (Bretagne); pour Cassi-, cf. le gaul. Cassi- 
talos : cassi = cad-ti, dérivé d'une racine qui a donné le 
vieux breton cad-r, beau, fort (= *cad-ro-s], arra. moy. 
cazr, aujourd'hui kaer. 

Catuci, Catulus, dérivés de catu- , combat, cf. vieux breton 
Catoc (de Catâcos), Catic, etc. 

Cintugenus, premier-né, paraît bien l'équivalent de Cintu- 
gnaios (Gaule). 

Coccus, gall. coch, rouge. 

Gunobarrus, qui a la tète élevée ; de cuno-, voir Cuno- 
pcnnius (Gaule), et d'un mot qui a donné l'arm. barr, cime, 
sommet, barr an penn, le sommet de la tête (Gatholicon) ; 
barr vient d'un celtique barsio- (Thurneysen, Keltorom., 
p. 44). 

Dagomarus, de dago-, bon, et mâro-s, grand. Cf. Dago-bilvs, 
Dago-dubnus [Inscr. Brit. lat.)', cf. Bitvdaga (Creuly, 
Revue celt., III, p. 160). Voir Dagcwassns (Gaule). 

Dëvognata, née d'une déesse. Voir Divona et Cintugnalus 
(Gaule). 

Dubnovellaunus, sur une monnaie de Grande-Bretagne; on le 
trouve également sur des monnaies attribuées aux rois. Revue 
celt., I, 295; Rhys, Lectures, p. 190. Cf. arm. Dumno- 
iiuallon et Dum-unallon, Cartulaire de Redon. 

Isarninus, Isxarninus, Ixarninus. Voir Isarnodori (Gaule); 



- 39 — 
cf. Hoiernin dans Plehs Hoiernin, plus tard Pliihemin, 
Pluherlin (Morbihan); cf. Saint-Hernin (Finistère). 

lunianus. La racine iun- se trouve dans beaucoup de noms du 
Cartulaire de Redon. lunamts est Je nom d'un saint breton; 
c'est le patron de Saint-Aignan, commune de l'arrondissement 
de Pontivy (Morbihan). L'ignorance l'a changé, nom et his- 
toire, en Aignan; le peuple prononce Inan, qui représente 
exactement lunan. Le biographe de la vie la plus ancienne 
de Saint-Samson traduit lunan (1) par lux (cf. lunna, nom 
de femme; Bramb., 1572). 

Matucus, dérivé peut-être de la racine 7nat-, gall. et arm. 
mad, bon; cf. Maioc, plus tard Madec, gall. Madoc = 
*matâco-s. Cependant ni l'irlandais, ni le breton n'ont un 
thème malu-. Maiu- se retrouve dans l'irlandais mat, 
porc. 

Ri[t]ogenus. Voir CamuJogenus (Gaule). Ritogenos est iden- 
tique à Ritgen et Riiien, Cartulaire de Redon. Ritgen est 
une forme plus ancienne que Ritien. Cf. Roto-genus {Inscr. 
Bril. M.). 

Rottali (génitif). Il faut probablement lire Rotali, de ro, préfixe 
intensif, gall. rhy-, arm. re-, et de talo-s, front. 

Tancorix (nom de femme) ; pour tanco-, cf. le gallois lange, 
paix. Cf. Tanconus, Tancinus [Inscr. Bril. lai.). 

Togodumnos (Dion-Cassius, LX, 19), nom d'un chef breton. 
Pour logo-, cf. gall. et arm. lo, toit; pour Dwmios, voir 
Dubnoriœ. 

Tutianus, dérivé de la même racine que lou.ta, peuple (voir 
l'inscription de Novare, Gaule); arm. Tudian (Cartulaire de 
Redon), conservé dans le nom de lieu Lan-dujen (2). 

Vallaunius (Tadia), nom de femme. On remarque déjà dans ce 
nom la tendance du breton à modifier en a Ye bref non accentué 

(1) Ou lunlanix. 

(2) Tvtianns pourrait être latin, mais la présence de Tutian eu Armorique 
fait pencher pour une origine celtique. 



— iO — 

devant les liquides. Le même phénomène se remarque en bas 

latin (Schuchardt, VocaUsmus, I, pp. 206 et suiv.). 
Vepomulus, cf. Vepisones, Vepus, Vepo, Veponia (noms 

gaulois). Le premier terme vcpo- pourrait représenter le 

gallois giiiep-, visage (Wliitley Stokes, Celtic declension, 

p. 50). 
Viducos. V(^ir Viducasses {G2i\ûe). 

Vindomorucius, habitant de Vindomoral (voir plus haut). 
Uxopilli; pour uxo-, cf. gall. uch, plus élevé, au-dessus de, 

arm. us, gall. uchaf, le plus élevé (cf. uxamd)\ dérivé de la 

même racine uxel. Voir Uœellodunum. 



PÉRIODE DE TRANSITION 
V<'-Vir siècles 

Le mouvement qui entraînait peu à peu les langues celtiques 
à l'état que l'on caractérise par le ternie de néo-celtique se pré- 
cise, et on peut le dire, s'accomplit en grande partie pendant cette 
période. Le breton y prend les caractères essentiels qui le dis- 
tinguent à l'époque moderne. Les sépultures chrétiennes de la 
Grande-Bretagne nous ont conservé bon nombre de noms bretons 
de cette époque, malheureusement les terminaisons en sont latines 
ou latinisées. Les inscriptions oghamiques seules présentent avec 
certitude des cas celtiques, mais les plus intéressantes à ce point 
de vue doivent être regardées comme gaéliques. On n'a trouvé de 
monuments de l'écriture oghamique que dans les Iles-Britanniques. 
C'est une écriture sur pierre, dont les lettres consistent en lignes 
droites, tracées partie perpendiculairement, partie obliquement, 
partie transversalement à la ligne formée par l'angle de la 
pierre (I). 

(1) Rhys, Lectures on welsli phonology, 2« édition, Londres. Triibnei', 1870. 
pp. 260 et suiv. 



41 



CARACTERES OGPIAMIQUES AVEC LEURS EQUIVALENTS 
EN LETTRES LATINES 



h d t c a • l^\ 

^ a a e i p (1) 



llll l!l 



!i mil _ / // /// //// ///// ' il II! llll liill y 

/ // /// //// ///// i II m llll mil A- 



Il V s n '" ng st r 

Les aspirées, ou plutôt les spirantes ch et th étant représentées 
par ce et tt, M. Whitley Stokes en conclut que l'écriture 
oghamique est née en Bretagne. C'est en Bretagne en effet 
et non en Irlande que ce, tt deviennent ch, th. Suivant 
M. Rhys (2), les inscriptions oghamiques ou mieux ogmiques 
montent à deux douzaines environ. La plupart sont du Y^ et 
du VP siècle (l'inscription de Llanarth Cross dans le Cardiganshire 
et celle de Chapel on Caldy Island sont du IX^ siècle). Presque 
toutes sont accompagnées de légendes latines, les unes rendant 
plus ou moins exactement le sens de l'inscription oghamique, 
les autres sans relation immédiate avec elle. La plupart des 
inscriptions oghamiques en territoire breton appartiennent au 
sud du pays de Galles ; on n'en compte qu'une dans le nord 
du pays de Galles, deux dans le paj's de Devon , et une en 
Cornwall. 

Nous donnons par ordre alphabétique, la plus grande partie 
des noms contenus dans les inscriptions chrétiennes de Grande- 
Bretagne, en y joignant un court commentaire ou des rapproche- 
ments. Nous reproduisons en renvoyant à Hùbner [Inscriptiones 
Britanniœ chrisiianœ, Berolini, 1876) les lectures de M. Rhys 
dont nous mettons également à profit le commentaire (3). 

(1) Une fois lej; est représenté par /|\ placé à droite de la ligne. 

(2) Ehys, Lectures, p. 270. 

(3) Lectures on n-elsh phonologij, 2^ édit., appendice etjmssim. — Nons laissons 
de côté les noms qui sont manifestement gaéliques et ceux qui sont postérieurs 
au VJIe siècle. 



— 42 - 
Suivant Hiibner, les inscriptions vont pour la plupart du VP 
au VIP siècle inclusivement. Quelques-unes paraissent être 
de la fin du V* siècle. 

Adiune (Rhys, n° 41). Peut-être le même nom que le nom gallois 
moderne Eiddin (Myvyrian, Archœology of Wales, édit. 
Gee, 390-405, Rhys). 

Aimilini (Rhys, 22) ; aujourd'hui gall. ufel, Jlamme, chaleur, 
irl. oibell, si du moins l'orthographe ai représente l'ancienne 
diphtongue oi. 

Anatemori (Rhys, 15); d^anate, gall. enaid, âme, et de mâro, 
grand (Rhys), Hiibner, 147. 

Andagelli (Rhys, 55), cf. GeUan'i. Lib. Land., 138, 146, 
Rhys. 

Earcuni (Rhys, 54, Hiibner, 88) ; cf. le nom propre irl. Berchu, 
génit. Berchon (Rhys). 

Barrivendi (Rhys, 56 ; Hiibner, 88) ; composé de barr = 
*barsto-, soimnet, armor. et gall. bar (nom propre Henbar, 
Cartulaire de Redon) et de vendi , génitif latin de vindo-, 
blanc. Voir Vindomagus (c'est le nom ^oWoh Berwyn, Rhy->). 

Boduoci (Rhys, 47; Hiibner, 71), dérivé en oc- {âco) de bodu-. 
Voir Boduogenus. Cf. armor. Tribodu, Catbodu (Cartulaire 
de Redon), le gallois Elbodugo, Elbodu. 

Brocagni (Rhys, 69); cf. le nom gall. moderne Brgchaii, le 
le vieil arm. Brochan dans Ranhivchan (Cartulaire de 
Redon). 

Brohomagli (Rhys, 20, 15; Hiibner, 158). Brohomagli est 
pour un plus ancien Brocco-magli, gall. ancien Brochmael, 
plus tard Brochfael. Le second terme7naglos, irl. mal, prince, 
qu'il ne faut pas confondre avec l'irl. tnâel, gall. )noel, chauve, 
arm. 7noiiel et moal, entre en composition de nombreux noms. 
Cf. Maglocunus dans Gildas, gall. moderne Maelgwn, arm. 
Conmael^=cunomaglus, Maeltîetmet Tiernmael, etc. (Car- 
tulaire de Redon). 



— 43 - 
Camelorigi (Kliys, 82; Hubner, 95; ailleurs Camuloris, Comu- 

lorigho^. Rhvs, 7). De camitlo-, voir Catmdodunum, et de 

riœ, roi. 
Cantiori (Rhys, 17; Hiibner, 135); le second terme est riœ. 

Cf. (Cartulaire de Redon) Canihoe, Canthoean. 
Carantorius (Rhvs, 48; Hiibner, 69); dérivé de caranl-. Voir 

Carantomagus (Gaule). 
Catacus (Hiibner, 35); dérivé de la racine cat-, cf. calu-, 

combat. Voir les composés gaulois en cahi- (voir gall. et vieil 

arm. Catoc, plus tard Cadoc : Pleu-cadeuc, plebs Catoci). 
Catamanus (Rhys, 6; Hiibner, 149; inscription d'après Hiibner 

de l'an 664 à 679). C'est le nom gallois Cadfcm (Cartulaire de 

Redon, Boicatman, pp. 45, 167, 173, 177), de cata avec 

voyelle affaiblie de catu-, combat, et de manos, homme? (Rhys) . 
Catiri (Rhys, 44; Hiibner, 56?) 
Catotigirni (Rhys, 47; Hiibner, 71). Catotigirni est pour Catii- 

tigerni, roi, chef du combat, Tigernos, dès le VIP siècle 

tiern, est un dérivé de te g-, maison, famille, ty (vieux breton 

tig = *tegos) ; arm. machiiern, titre de chefs bretons, Tiern- 

mael{= Tigei-nomaglos) ; Uuiutihern^ * Vèsutigernos, etc. 
Caturugi (Rhys, 60; Hiibner, 231). Le second terme -rugi n'est 

pas clair. 
Caune (Rhys, 20; Hiibner, 158); cf. Caunus, Lib, Land. ; ce 

serait, d'après la Vie de Gildas écrite à Rhuys au XP siècle, 

le nom du père du saint, nSiWî à' Arechda. 
Clotuali (Rhys, 99; Hiibner, 230); de dot pour cluto-, illustre, 

et d'un terme valo- qui entre en composition de plusieurs noms 

propres : Dunwal, Tidwal, etc. Pour Clotuali, cf. Cluluual 

dans Ran Clutuual (Cartulaire de Redon). 
Clutorigi (Rhys, 80; Hiibner, 97, roi illustre?), en vieux gallois 

Clotri, cf. arm. Clut-gen = *Clutoge)iOS (Cartulaire de 

Redon). 
Cocci (Rhys, 57), surnom de Lunarchi, le rouge, voir coccus 

(Grande-Bretagne) . 



_.. u - 
Conetôci (Rliy?, 9G, Hûbner, 12); rien de certain (cf. le gallois 

conedd ou coniant dans go-gonecld ou go-goniant, gloire? 

Rhys?); cf. gaulois Con conneto-dumnus . 
Corbagni (Rbys, 61), gall. mod. carfan'k, ensouple de tisserand, 

de même en armoricain ; Llancarfan, Nantcarfan (Rhys), 

cf. Corbalengi [Inscr. Brit. christ.). 
Cunegni (Rhys, 62; Hùbner, 232; probablement un génitif de 

Cvnagnos, devenu en arm. Cunan, Conan, en gallois Cinan, 

Cynan. 
Cuniovende (Rhys, 78); pour la racine et le sens, de cunio-, 

voir Cimopennius (Gaule) ; pour vende-, cf. Vindomagus 

(Gaule). 
Cunoceni et Cunocenni (Rhys, 40); cf. gallois Cincenn, arm. 

Conkin (Gartulaire de Redon). 
Cunogussi (Rhys, 5), gallois Cingusi et Cinust, arm. Uur- 

gost, Uuorgost (Gartulaire de Redon). 
Cunomori (Rhys, 94; Hiibner, 20), de cuno-, voir plus haut, et 

de mor, grand, voir Atepomari (Gaule). Cnnomor est aussi 

le nom d'un chef armoricain mentionné dans Grégoire de Tours. 
Cunotami (Rhys, 75). C'est peut-être un superlatif de cii-no, 

élevé, cf. Clutamus (Gaule), gallois Condaf, Cyndaf, arm. 

Cunatam, Conatmn, Condam, Cundamn (Gartulaire de 

Redon); Va est probablement une voyelle irrationnelle (gall. 

Dunnagiial pour Dumnagual = *diimnovalos) , cependant 

cî. Bîimalam'^. Uuoratam (Gartulaire de Redon). 
Gunovali (Rhys, 103; Hiibner, 2), gall, Cynioal, Conuual 

(Gartulaire de Redon). 
Curcagni (Rhys, 55), cf. Circan, Lib Land., p. 153. 
Dervaci (Rhj's, 37; Hùbner, 50), dérivé de dervo-, chêne ; gall. 

derio, arm. dey^v, dero. 
Dobunni (Rhys, 85; Hùbner, 25), cf. le nom du peuple de 

Grande-Bretagne Ao/Souwot (Ptolémée). 
Drustagni (Rhys, 64; Hùbner, 20). M. Rhys compare le nom 

picte Droslan, Drosten. 



- 45 - 

Dumnocenni (Rhys, 105, comté de Selkirk) ; ])0\iv diinmo- , voir 
Diimnorix (Gaule), pour ceni, cf. Cu7iocenni. 

Dunocati (Rhys, 29; Hûbner, 34), de duno-, citadelle; gall. 
dinas, arm. dinas, plur. dinastett (Dictionn. de l'Armerye 
au mot palais), etdecat-, voir plus haut Catacus (cf. Landine- 
galli dans Girald. Cambr. Rhys), 

Elmetiaco (Rhys, 14; Hùbner, Seùnetiaco, 146), surnom 
ôi^AUortu, probablement originaire d'Elmel [Yorkshire ou 
Carmarthenshire, Rhys). 

Enabarri (Rhys, 85). Le second terme est hœr, voir Barri- 
vendi. 

Ercagni (Rhys, 85), Erchan, Lib. Land., 146; gall. ercli, 
erchyU, terrible (Rhys). Ercilivi , Ercilinci (Rhys, 97) 
sont de même origine. 

Eterni (Rhys, 11); nom de lieu, gallois Llanedern; nom de 
lieu, arm. Lanedern (Finistère). Cf. Ettey^ni (Rhys, 71), 
Etcrnali (Rhys, 47). 

Fanoni (Rhys, 87; Hùbner, 25); cf. F^mm^c/ (Rhys, 82). 

Jouenali (Rhys, 11; Hûbner, 139); Jeuenali, Lib. Land., 
louanaul; cf. louuan, Cartulaire de Redon, 

Litogeni (Rhys, 81; Hùbner, 98); cf. gaulois Litugenms, 
voir gall. Utimaur, frequens (Rhys); cf. arm, LitocX 
(Cartulaire de Redon); cf. Locu-liti, nom propre d'une 
inscription chrétienne de Grande-Bretagne (Rhys, 13; 
Hùbner, 23). 

Lovernaci (Rhys, 60); Lovernii (Rhys, 15; Hùbner, 147); 
cf. le nom du chef arverne Aouiûvtoç {Fragni. hist. grœc, 
édit. Didot, III, p. 260); comique lovern , renard, arm. 
louarn, irl. loarn (anglicisé en Lomé); plusieurs noms 
de lieux dans le pays de Galles sont désignés par le nom de 
Llywernog; cf. Bot-louuernoc (Cartulaire de Redon). Selon 
M. Rhys, louern serait pour un vieux celtique lulp'j-erno- 
et se rattacherait par conséquent au latin lupus'i 

Lunar[c]hi (Rhys, 57 ; Hùbner, 233). 



- 46 - 
Maglagni (Rhys, 33; Hùbner, 114); dérivé de maglo-, 

conservé dans les noms de lieux gallois : Rhos maelan, 

Garth maelan; Ran melan (Cartulaire de Redon), 
Mag[l]i (Rhys, 19; Hiibner, 135); yow Brohomagli. 
Meli (Rhys, 8 ; Hiibner, 142) ; nom d'un disciple de saint Patrice ; 

gall. Melldeyrn (Rhys); cf. melio- dans Uuinmelio (Car- 
tulaire de Redon) ; Plu-Meliau, Plou-Miliau, nom de lieux 

armoricains. 
Monedorigi (Rhys, 27 ; Hiibner, 128) : la montagne royale? 

de rig-, roi, et de monedo-, dérivé de raonid, montagne, 

gall. moderne mynydd, voir arni. monil, Winmonid 

(Cartulaire de Redon), arm. moderne, menez, mené, mine, 

mane. 
Nonnita (Rhj's, 79; Hiibner, 10); cf. le nom de lieu gallois 

Eglwys Nynyd, l'église de Nonnita (Rhys) ; c'est le nom 

de la mère de saint Dévy, connue en Armorique sous le nom 

de Nonn. 
Ordous (Rhys, 31; Hiibner, 115); surnom de Corhalengos ; 

paraît avoir le sens à" originaire du pays des Ordovices. 
Orvite (Rhys, 3) ; conservé dans le nom de lieu gall. Ponlerwyd, 

transformé, dit M. Rhys, par les druidomanes en Pont- 

Derwydd, le pont du druide ! 
Punpeius (Rhys, 48; Hiibner, 69); nom latin qui paraît avoir 

été familier aux Bretons; Poupaia est le nom d'une sainte 

vénérée en Armorique, 
Quenatauci (Rhys, 102; Hiibner, 3?); paraît gaélique, 
Rialobrani (Rhys, 64 ; Hiibner, 84). Pour brani, voir Bra- 

nodunum (Grande-Bretagne). Le sens de rialo- n'est pas 

certain. 
Ricati (Rhys, 97); peut-être pour Riocati. Voir plus bas les 

noms armoricains du YP siècle. 
Sabini (Rhys, 86); paraît être le latin Sabinus, conservé dans 

le nom gallois Hefyn cité par I\I. Rhys; cf. cependant le nom 

armoricain Sabioc, Cartulaire de Redon. 



Saliciduni (Rhys, 39); M. Rhys, non sans vraisemblance, y voit 
un composé de salici-, gallois moderne helig, arm, halec, 
saule (latin salix, salicis), et de duno-, citadelle. 

S[u]belino (Rhys, 22); de su préfixe ayant le sens du français 
bien-, Cartulaire de Redon, hu-, ho- [hucar aujourd'hui 
hegar-), et probablement de helino-. Voir Cunobelinus. 

Senacus (Rhys, 10); dérivé de sen-, vieux. Voir Senones 
(Gaule). C'est peut-être le nom du moine Enoc pour Henoc 
de la vie de saint Samson. 

Sen[ni]lus (Rhys, 104 ; Hiibner, 1) ; dérivé de sen-. 

Senomagli (Rhys, 53; Hiibner, 92); Senemagli (Rhys, 21; 
Hiibner, 159); c'est le nom gallois Henfael qui a passé 
d'abord par une forme Henmail. 

Talori(Rhys, 65; Hiibner, 83); composé de tal-. Voir Mari- 
talus (Gaule), et de ri = rix. 

Tegernâcus (Rhys, 46; Hiibner, 58); arm. Tiarnoc (Cartulaire 
de Redon). 

Tigernomali (Rhys, 96; Hiibner, 9); c'est aussi le nom de 
l'évêque auquel est dédiée la vie de saint Samson. Vieil arm. 
Tiernmael et Maeltiern (Cartulaire de Redon). 

Tuncetace (Rhys, 77; Hiibner, 101); M. Rhys rapproche ce 
mot avec vraisemblance du gallois tynghed, destinée, qui 
pourrait donner un adjectif iynghedog; arm. ionquadur 
(Dictionnaire vannetais dit de l'Armerye, au mot destin). 

Tovisâci (Rhys, 22; Hiibner, 159); gall. moderne tyivysog, 
prince, dérivé en -c7co- d'un thème tovessu- {= *to-tœd-tu), 
guide, conducteur (Thurneysen, Revue celtique, Yll, p. 311). 

Trenacati (Rhys, 33; Hiibner, 114); ce mot paraît en gallois 
moyen sous la forme Tringad, composé de trin, bataille, et 
d'un dérivé de la même racine que catu-, combat. 

Ulcagni (Rhys, 91 ; Hiibner, 14); on en retrouve la racine, sui- 
vant M. Rhys, dans les noms de lieux gallois Llech-ylched et 
Amm-îclc/i = amb-ulc. 

Valci (Rhys, 88; Hiibner, 30); cf. le nom gallois bien connu 



Gwalch-mei et le nom armoricain Uiialc-moel, l'épervier 
chauve (Cartulaire de Redon). 

Vedomavi (Rhys, 47; Hùbiier, 71); pour le second terme cf. 
gall. maw, serviteur, et les dérivés armoricains maoues, ser- 
vante, aujourd'hui femme mariée (cf. gioas, serviteur, aujour- 
d'hui homme marié en armoricain), mevel, serviteur. 

Vendesetli (Rhys, 12; Vennisetli, Rhys, 67); c'est le nom 
gallois Gwennoedyl. Le second terme sètlo- a donné en gallois 
lioedl, vie, âge, arm. moyen hoazl, arm. moderne hoal (cf. 
Hoedl-monoc, Cartulaire de Redon). 

Vendubarri (Rhys, 45; Hùbner, 88); voir Barrivendi. 

Vendumagli (Rhys, 45; Hùbner, 64; Vinnemagli, Rhys, 21; 
Hùbner, 157) ; cf. le nom gallois Gioenfael, etc., et le nom de 
lieu armoricain Loc-Guenuael (année 1440, Cartulaire de 
l'abbaye de la Joie ; archives départementales du Morbihan). 

Veracius (Rhys, 9). Ce nom est peut-être le même que 
Weroc, nom du chef breton qui donna son nom au Vannetais 
occidental Bro-ive)'oc, plutôt que Broioaroc, plus tard 
Broerec. 

Victor (Rhys, 71), nom latin, mais dont un cas oblique a pu 
donner le nom armoricain Witltur. 

Vitalis (Rhys, 76); c'est le nom gallois Guitaul (Rhys, d'après 
Nennius). 

Vitaliani (Rhys, 76); cf. le nom gallois GuitoUaiin (Rhys, 
d'après Nennius). 

NOMS PROPRES DANS GILDAS 

(Édition Pétrie dans les Monumenta. litutorioa hritannica). 

Guneglase, nom d'un roi breton, au vocatif, d'après Gildas : 
Roma7ia lingua lanio fulve, cf. Cunclas dans le Cartulaire 
de Redon et Conglas. 

Gonane Aureli, vocatif du nom bien connu Ciman, Conan. 

Mag-locune, au vocatif; Cartulaire de Redon, Cun-mail. Voir 
BrohomagU. 



Vortipori, vocatif; nom du roi des Demetas (Dyfed). Four po'ri, 
voir plus haut Porius. 

Uurtigerno. La forme donnée par les éditions est Giirthrigerno, 
mais le nom se trouve sous sa forme réelle dans le plus ancien 
monument de Bède : Vurtigerno, de uur = gaulois ver, voir 
• Vercingetoriœ, et de tigernos, voir Tigernomalus. Cf. le 
nom du saint armoricain Giuiihiern, à corriger probablement 
en Cunthiern, gall. Conthigirn = *Cuno-tigernos, ou en 
Gurtlàern. 

NOMS PROPRES ARMORICAINS [xf SIÈCLe) 

Bodicus (Greg. Tur., Hist., V, 16); cf. BoiuUcca, plus tard 
Budic. Ce nom est intéressant en ce qu'il montre que Vou 
n'avait pas encore passé partout à il, si du moins Bodicus est 
dérivé de Boud-. 

Canao (Greg. Tur., i:r/s^, IV, 4). Ce nom est à l'ablatif Canaone, 
ce qui indiquerait un thème en n-; par une coïncidence remar- 
quable le gallois cenaio, petit de chien, catuliis, a le pluriel 
en -on : cenaicon == ^canavones. Cf. Riceneu (Cartulaire de 
Redon). 

Gatihernus, nom d'un prêtre breton armoricain ; se trouve dans 
une lettre écrite vers la fin du règne de Clovis par trois évêques 
gallo-romains aux prêtres bretons Catihernus et Louocatus, 
publiée par l'abbé Dachesne dans la Revue de Bretagne et 
de Vendée, janvier 1885. Ce mot contient probablement la 
racine cat-, d'où catu-, combat, et iherno pour iserno-, fer. 
Iherno- prouve que 1'^ intervocalique avait déjà disparu chez 
les Bretons (Voir plus bas, à propos des spirantes). 

Conomorem (nom à l'accusatif) (Greg. Tur., Hist., IV, 4). 
Voir plus haut Cunoraori. 

Judicael [Chron. Fredeg., 78, Judacdile, au nominatif). Nom 
très commun en Armorique, devenu aujourd'hui Jezequel. 

Lovocatus. Voir Catihernus. Lovo- paraît être de la même 

4 



— 50 — 
racine que le gall. leu-, l'arra. lou dans go-leu, gou-lou, 
lumière. M. Ernault explique louo par lion; on eût eu dans 
ce cas probablement levo; cf. Leuheniel, semblable à un lion 
(Cartulaire de Redon). Catos est un dérivé de la même racine 
que catu-, combat, 
Macliavus (Greg. Tur., Hist., IV, 4); probablement pour 

Magliaviis (Voir Maglagyii plus haut). 
Riocatus (Sid. Apollin., Ép., III, 9; IX, 9); cf. Ricati. Pour 

rio-, cf. Rigo-dunum (Bretagne). 
Riothamus, chef des Bretons auxiliaires de l'empereur An- 

thémius dans le Berry (Jordanes, Gelica, XL, 5). 
Warocus (Greg. Tur., Hisi., V, 16). Nom du fondateur du 
plus puissant des États bretons, le Vannetais occidental : 
i5ro-^{;eroc, ^ro-er^c de nos jours (voir Verâciiis). 
"Winnocus britto; Winnocus le Breton (Greg. Tur., Hist., V, 
22; VIII, 34). Nom d'un prêtre breton qui édifia d'abord les 
Turones par sa sainteté et ses mortifications, et mourut des 
suites de son intempérance. 



PÉRIODE iNÉO-CELTlQUK 
I — Son caractère — Son histoire 

Enjoignant à l'étude des trop rares monuments du vieux cel- 
tique l'analyse des sous du breton à l'époque des textes et leur 
histoire, on arrive à la conclusion que le breton avait conservé de 
son héritage indo-européen, à l'entrée de la période néo-celtique 
(V^ siècle), les sons fondamentaux suivants : 

Sonores. — Voyelles. — Los bi'èves a c o i u (ou français) 
n'avaient pas subi d'altération sensible. Parmi les longues cor- 
respondantes â devient dans le cours du V siècle o. L'ô flottait 



entre ô et ïi (l'u français), \û long probablement entre il et i; 
\è long était devenu 7 dès l'époque gauloise. L'T long était 
intact. 

Les diphtongues étaient arrivées à des sons simples : ai à è; 
ei à ë, ï; oi à ô, û; au, ou (comprenant ou primitif et eu) ko, û. 
Tout se réduit donc pour les longues et les diphtongues aux sons 
0, û, è, 7, au moins approximativement, car il devait y avoir 
bien des nuances dans la prononciation de sons d'origine si 
diverse. 

Le vocalisme du breton le rattache aux langues du sud de 
l'Europe, à l'italique et à l'hellénique. Il maintient, en effet, la 
distinction primitive des trois voyelles cï, ë, ô, comme le latin et le 
grec, comme le gaulois vraisemblablement et à l'exemple du gaé- 
lique (1), tandis que le germanique et le slave confondent a, ô. 
C'est ainsi que le breton n'a jamais transformé Vô des thèmes 
en en a; le gallois gwynn, blanc, au masculin, suppose 
= *vindo-s, le féminin est gicenn = *vindâ. Si Vô avait été 
changé en a, la forme du masculin serait en gallois gicenn : 
Va bref final, qu'il fût sorti d'r? long celtique ou emprunté, avait 
en effet la force de colorer en e Vi bref et en o Vu bref de la syl- 
. labe précédente, cf. boch, joue, emprunté au latin buccd, forch 
= furcd, etc. Le breton maintient cette scrupuleuse distinction 
de Va jusque dans le traitement des diphtongues : ai a évolué 
en ë, oe, mais oi en ô, il; coet, bois, gothique haithi, latin bu- 
cëtum; Un, un, irl, oin, oen^='oinos, goth. ains. Malgré les 
variations produites par l'accent dans la quantité et la couleur 
des voyelles et les nombreuses formations nouvelles amenées par 
l'analogie, l'étude des variations vocaliques dans les mots de 
même racine, le prouve surabondamment. Ces variations exis- 
taient à l'époque de l'unité indo-européenne. Elles étaient en 
rapport avec le déplacement de l'accent. La série de Vë ou série 
des variations qu'éprouvent les mots contenant t? dans leur racine 

(1) H. Zimmer, Kcltkchc Stitdkn, Beilin, 1884, II, pp. 130 et suiv. 



- 52 — 

ou leur suffixe est particulièrement instructive à cet égard. En 
grec, par exemple, cet e^peut disparaître ou faire place à un ô; de 
là pour la même racine trois degrés ^Jossibles : degré faible ou 
sans é, degré moyen avec e, degré fort avec ô, exemple : TrT-epôv, 
7r£T-o w«t, Tzor-â-oa«i; 'é-ltn-o-v, Isîtv-m, lé-lotiz-e', Comparez en latin 
tego, toga. On désigne la série par la voyelle que contient le mot 
au degré moyen ou normal. Le degré faible était dû primitive- 
ment au fait que l'accent abandonnait la racine à l'état normal ou 
moyen pour se porter sur une syllabe suivante. Il est à peine 
besoin de dire qu'en breton l'ancien état de choses a été profon- 
dément troublé, mais on en trouve encore des traces profondes et 
qu'il est d'autant plus important de remarquer qu'on est souvent 
tenté d'attribuer à ces variations vocaliques des causes plus mo- 
dernes et à confondre des phénomènes très anciens avec les effets 
de l'accent actuel dont nous aurons plus bas à exposer la nature 
et les lois. Dans la série de Vé, nous trouvons l'échange e, ô, sans 
qu'on puisse le considérer autrement que comme un débris de 
l'héritage indo-européen : ty, maison, irl. tech, vieux breton 
iig = *stegos; to, toit = *logo- {\'e de tegos a été modifié par le 
aspirant; pour to= togo-, cf. /fo, fuite, en gallois, emprunté au 
latin fuga). Ly dans gwe-ly, gwele, lit = ^s'^o?; indo-européen 
*leghos (1), mais lo, tombe = *log- cf. gaulois logan (2) 
(= *log-n1). La racine indo-européenne gvlien donne au degré 
moyen eev dans edw (3), au degré faible yv dans s-Tre-ipv-o-v, au degré 
fort yov- dans ^ôvo?. Cette même racine donne régulièrement en 
breton ben, degré moyen, dans le vieux breton du-beneticion, 
coupés, dans l'arraor. dispenn pour dis-benn, déchiqueter, 
mettre en pièces, dans kemener, tailleur, gall. cymmynior, 
coupeur, fendeur de ho\s, ^=*com-hen-wr; bon est un reste du 
degré fort dans bon-clusl, coup sur l'oreille, soufflet, en gallois. 
A 7r£T-o-p«t, penna = *pei-na — *pei-sna, répond le vieux breton 

(1) Thurneysen, Keltoromanisches, p. 66. 

(2) Whitley Stokos, Ccltic deolension, p. 44. 

(3) Devant e, gvh donne en grec 6, devant les voyelles oljscures o, r : ta. 



— 53 — 
etn avec la perte régulière Ju j^ indo-européeti *[p)etnos, 
gallois actuel edn, arin. moyen ezn, arm. actuel evn, em, in; 
à Tzt-spov (degré faible) répond probablement le vieux breton 
aia)\ gallois actuel adar — *ptero- (la voyelle très réduite, 
réduite en quelque sorte à sa plus simple expression, a une 
tendance marquée à se colorer en a en breton ; de même pour 
ïe atone devant les liquides /, /•). Le sufïixe ter, qui à la 
forme faible est tr-, se présente au degré moyen dans le 
pluriel gallois brodyr, frères, arm. breuder, hreudeur = 
*bràtér-es, et probablement au degré faible dans le vieux 
breton motr-ep, tante, gall. modnjb, arm. moy. mozreh, au- 
jourd'hui moereb = *motr-iqvâ. A mons, raontis, à côté de 
pro-min-ere, e-minere, répond le vieux breton monid ■= 
*7nonjo, gall. actuel mynydd,, arm. mod. menez. Le degré 
faible (1) est difiicileraent reconnaissable en breton, en dehors 
des liquides et nasales sonantes. Il se montre d'une façon re- 
marquable dans le participe passé du verbe substantif de la 
racine bheu : bet, été = ov-ô;, indo-européen blw-to-s; mais 
bout, être = r^^j-ai-ç, indo-européen bhu-ti-s (cf. ffer = cov/jôv), 
forme également faible de la racine, mais qui a l'accent. 

Dans la série de Yâ [a, à, 6) nous relevons de dans l'irlandais 
aeher, mais ôc [âc) dans le vieux breton ar-ocrion, acérés; cf. 
latin deus et dce,'. L'armoricain rua, gall. rhyn, promontoire, 
tertre, doit être rapproclié du Vàixw prôiins, grec -poL-j-nt. 

Dans la série de \'c {a, ë, ô) nous trouvons pour la même 
racine le gallois Uaicn, pl,ein; arm. leun, haut vannetais lein = 
pianos, cf. latin plèniis, mais aussi llanic, haut vannetais lan, 
arm. lano, pleine mer; gall. llanv, action de remplir; le degré è 
est représenté par l'irlandais linaim, je remplis. Il semble donc 
qu'on ait en celtique une série a, ï {ë) à. 

Dans la série a, 6, on peut citer dof, arm. don, même racine 

(1) Tliurne.ysen en cite un exemple certain : cosp, punition, irl. cosc. qui sup- 
posent tous les deus co(_mysqv-. racine seqv sous sa forme moyenne {seqvor). 
Renie cclt., VI, p. 315. Il y en a d'autres, d'ailleurs, non moins caractéristiques. 



- 54 - 
et même sens que le latin dom-ï-tus , à côté peut-être de daiof, 
arni. moyen deuff, gendre; le ^q\\o\^ gnaicd , habitué à = gnâ- 
io-s, et ad-nâ-hod, arm. moyen az-nd-vout, contenant la racine 
sous la forme gnd (on a donc ici la série à, à). 

Pour la série 6, ô, on remarque Mi, vache, bœuf = vieux 
celtique lôs, indo-européen gvôus, et beu dans le gallois beu-dy 
(vieux breton bou-iig], étable, maison à bœufs = bôvo- ou bovi-. 

Les liquides L r, les nasales m, n pouvaient être en indo- 
européen consonnes ou voyelles, ou mieux consonantes ou so- 
nantes au même titre qui, u. Comme sonantes, elles pouvaient 
former syllabe et porter l'accent. Ces liquides et nasales sonantes 
ont évolué différemment dans les différentes langues. En breton 
n sonant a doinié an après avoir été enl avec son de Ve différent 
de IV' l)ref ordinaire : exemple, indo-européen cnto-m, cent, 
grec s-zKTov, lat. cenium, breton cant, irl. cet = vieux celtique 
*cento-n; gali. ugain, vingt, arm. uge7it, vannetais vigent = 
lat. viginti pour vicenii, béotien Fh.uzi = indo-européen vicnti. 
L, r sonants se sont développés en 7n, U, re, le, dans les 
racines où ils étaient suivis d'un suffixe commençant par une 
consonne (1). Le vieux gallois rit, gaulois ritum dans Augiislo- 
ritum, est identique à l'allemand fu7't, et suppose un type^?r/o-,- 
rinfînitif gallois c^mr?/r/, arm. keineret, arm. moyen qucmret 
et quonjjret, covapret, supposent com-br-ti-; ce mot contient 
la racine ber sous sa forme réduite; la forme moyenne apparaît 
dans aber, embouchure; vieux breton aper (= ad-ber-)\ cf. 
brëlo- dans Vergo-bretos, et brâtu, gall. brawd, jugement (cf. 
di-frit, di-co-frit, irl. sreth = vieux celtique snta = indo- 
européen s7Ha, latin setnes, grec <j£tpû]. Si le latin Imia pour 
l'iâna, à côté àe vello = *vel-720, \:>résente une liquide sonante, 
il faudrait en reconnaître une aussi résolue en la dans le gallois 
giolan, arm. gloan, glati = *vlana. On aurait là dans laïc, 

(1) H. Ziinraer, Kuhn Zcltxrhrift, XXIV, p. 123: XXVII, p. 450. Suivant 
M. Zimmer, la nasale sonante a peut-être donné en gaulois et en breton ait. 
am; cf. ainbi = ail. um ; candetnm, cf. bret. cant. 



main = (/y)/r7;/?rt (cf. latin palma)\ blaicd, ÎAv'me, ^vm. bleucl 
= *mlâiô-, à côté de l'irlandais melini, je mouds (1). 

A en juger par le gallois et certains effets que les liquides 
produisent sur les consonnes voisines, précédentes ou suivantes, 
il devait y avoir plus d'une sorte dV, l; r, l sourds existent 
actuellement en gallois sous la forme dans l'écriture d'r/?, Il (2). 

Consonnes. — Explosives sourdes, ou ténues, ou fortes : 
p, comme en gaulois, représente la gutturale vélaire q : gallois 
ebol, arm. ebeul = *epal2S, dérivé de *epo = eqvo, cheval 
(latin eqvos = îVjroç). Les autres p appartiennent à des mots 
empruntés, le p indo-européen, initial ou intervocalique, ayant 
disparu dès l'époque du vieux celtique. Pt est devenu et, irl. 
eaeht, prisonnier, esclave, gallois caeth, arm. moyen caez, 
arm. moderne keaz, hés, kéh =. *cactos (latin captiis): t et 
c sont conservés. 

Explosives sonores, ou moyennes, ou douces : b, d, g 
représentent à la fois les explosives sonores primitives b, d, g, gv 
et les aspirées moyennes indo-européennes bh, dh, gh, gvh; 
b représente à la fois le b indo-européen, gv et gvh ; g entre deux 
voyelles est sans doute déjà spirant. 

Pour les combinaisons des consonnes entre elles, ténues avec 
ténues, spirantes avec ténues, moyennes avec moyennes ou 
spirantes avec moyennes, etc., les effets en sont surtout visibles 
à la période néo-celtique. 

Spirantes. — L'^ initial paraît ferme jusqu'au Yll^ siècle. 
h's intervocalique paraît de bonne heure avoir été transformé 
en z ou en spirante sonore, ce qui a amené sa disparition avant 
celle de 1'^ initial ; il a dû disparaître dans le cours du V^ siècle 
ou avant : Sabrina donne en anglo-saxon Severn; on a au 
contraire Treanta (Bède, Hist. eccl., 111, 24) pour Trisanto, 

(1) Pour hlaii-d, cf. Thurneysen, Kcltoromnnlsches, p. 4(;. 

(2) Cf. gallois rrys = h-njs = ah-rhyx, armoricain Priou = h R'iou = ah 
Rioiil Presel (Cartulaire de Redon) := Brrsel ; trin =rr drhi, et Frydain r= 
Brytain, etc. 



— 56 - 

génitif T/5ior«vTwvoç (Ptolémée, II, 3); cf. CaiiJiernus pour 
Catisernus, voir plus haut. / et u consonnes paraissent s'être 
confondus avec / et v spirants. 

On peut ramener à deux principales les causes qui ont trans- 
formé le système 2:>ho7îé tique du breton et ont amené la langue 
dans le courant du VIP siècle après J.-C. à peu près à l'état 
où elle est aujourd'hui : 

1° La transformation qui s'est opérée dans la nature et la place 
de l'accent ; 

2° La chute des syllabes finales. 

Les deux causes d'ailleurs sont arrivées à se confondre. Quoique 
l'efFacement des finales ait pu avoir lieu en dehors de l'accent, il 
n'en est pas moins certain que son action s'y est fait sentir et 
qu'il l'a précipitée et complétée, de sorte que l'accent reste l'agent 
principal de l'évolution du breton. 

Grâce aux découvertes de MM. Zimmer (1) et Thurneysen (2), 
les lois de l'accent en irlandais sont aujourd'hui bien connues. 
L'accent frappe dans ce groupe celtique toujours la première 
syllabe dans le nom simple ou composé, ainsi que dans le verbe 
simple; il est au contraire sur le second élément dans le verbe 
composé, excepté à l'impératif. Cette accentuation a-t-elle été 
commune à tout le groupe celtique? Thurneysen se prononce 
pour l'affirmative et cite quelques exemples qui ne sont point sans 
valeur en ce qui concerne le breton ; on peut les corroborer par 
d'autres. Il est vraisemblable qu'en breton comme en irlandais 
la première syllabe dans le nom et le verbe simple portait l'accent 
principal, l'aigu (3). La façon dont certains mots latins ont été 
traités semble, à cet égard, particulièrement instructive. Il est 
impossible de s'expliquer autrement le sort à'episcopus. Si on 
n'admet pas que la première syllabe ait porté l'accent en breton 

(1) H. Zimmer, A'elti.oche Stndien, II; Berlin 1884. 

(2) Thuruuysen, Revne celtique, VI, 129 et suiv. ; ibid.. HOO et suiv. 

(3) L'économie du verbe, quelque troublée qu'elle soit, permet de supposer 
que dans le verbe composé, comme en irlandais, l'accent fi-appait le second 
élément. 



— 57 — 
et cin'episcopus ail été traité comme les polys^yllabes celtiques, 
on ne comprend pas que la syllabe accentuée en latin, c'est-à-dire 
l'antépénultième [evesque = episcopus) ait disparu; pour ex- 
pliquer escop, il faut supposer l'accentuation èpiscopiis, c'est-à- 
dire supposer que la voix s'est élevée sur la première syllabe, de 
façon à faire de la syllabe suivante une syllabe atone, pour re- 
tomber sur co- ; en d'autres termes, l'aigu, l'élévation de la voix 
portait sur e, et le principal accent secondaire sur co. Le 
traitement des anciennes pénultièmes brèves dans les trisyllabes, 
particulièrement dans les trisyllabes d'origine latine, s'explique 
facilement dans ce système. L'aigu étant sur la première et les 
finales étant en général les syllabes les plus atones et les plus 
maltraitées du mot, la voix retombait sur la pénultième brève ou 
longue; les mots latins nous paraissent avoir bénéficié de cette 
habitude : trinitas, gall. trinecl; civitas, gall. ciwed {civi- 
tatem chodocl, arm. moyen queaudet)', veneris gioener dans 
dydd-gwener , digicener, vendredi; diaconus, diagon; opéra, 
ober; calamus, calaf; asmiis, esyn, asen; Redones, Rennes, 
Roazon; FeW^z, Vannes, Gicened; Namneies, l:^a.ntes, Naoned 
pour navned; *voxero =uche7^ ; vespero- =^ gousper, gosper ; 
numerus = niver (1), etc. On pourrait évidemment formuler ce 
phénomène autrement et dire que la posttonique brève non finale 
est conservée, mais ce ne serait pas une explication. Par le fait 
que l'aigu était sur la première et que la voyelle qui la suivait 
immédiatement était atone, il était arrivé en breton que l'accent 
secondaire principal était sur la pénultième. Dans les trisyllabes, 
nous venons de le voir, c'était en quelque sorte forcé. De même 
dans les mots de quatre syllabes, comme episcojms = escop, 
p)rébitèro pour presbytero, gall. pryfder. Dans les mots de plus 
de quatre syllabes, après s'être élevée sur la première syllabe, 
la voix reposait sur la longue qui suivait l'atone : curacastïna 
= corsenn (en passant par curacassina); hiimilitatem = 

(1) Les formes comme perigl, cnrnigl viennent de jjericlo-, rornifla. 



— 58 — 
ufelldawd (1). L'accent secondaire étant devenu intensif et 
ayant concentré dans la syllabe qui le portait l'élévation et le poids 
de la voix, la pénultième à un certain moment a été particuliè- 
rement privilégiée. La chute des syllabes finales a eu ensuite pour 
résultat un déplacement de l'accent. L'ancienne pénultième est 
devenue la finale, aussi peu à peu l'accent l'a-t-il abandonnée. 
L'évolution du suffixe àco- est, à cet égard, particulièrement 
probante (2). Devenu oc en vieux breton, il se diphtongue en 
awc , en gallois, sous l'influence de l'accent, et conserve cette 
forme jusqu'à l'époque moderne. En armoricain, on le trouve 
dès le XP siècle écrit uc, puis eue [oc]\ dès le XIIP, on a ec 
[e muet IVançais) ; au XVP siècle, c'est cette orthographe qui 
prévaut; il en résulte que l'accent abandonnant le suffixe, l'o sorti 
d'r7 s'est peu à peu obscurci, puis a perdu de sa quantité jusqu'à 
devenir une voyelle sourde et brève; de même pour le suffixe 
tôt = int-, etc. Pour l'armoricain, cette évolution nouvelle de 
l'accent qui a consisté à abandonner toutes les finales modernes 
pour les pénultièmes modernes a eu lieu du XP au XVP siècle. 
Le dialecte de Vannes y a en partie échappé. 

L'accentuation ancienne lutte encore contre la nouvelle 
à l'époque des emprunts latins. Quelques-uns suivent l'ancienne, 
d'autres portent la marque de la nouvelle ; il est vrai que parmi 
ceux-ci un certain nombre sont de date plus récente et d'autres 
ont été refaits sur le type latin. Paradisus ou mieux paradèsus 
suit une évolution à peu près régulière dans le vannetais 
paraouèss, qui a passé par parazoes ; paradoes, parados est 
une refonte sur paradèsus . Le seul moyen de suivre la marché 
de l'accent nouveau, intensif et uniforme, c'est d'étudier les 
dégradations des voyelles. 

On peut ramener les phénomènes qui les atteignent à sept prin- 

(1) Si on n'admet pas que l'accent principal ait été sur l'initiale, on est forcé 
dans tous les cas d'admettre pour l'initiale une prononciation particulière et un 
semi-accent. 

(2) D'Arbois de Jubainville, Études rjraniinaticale.i, pp. 15 et suiv. 



— 59 — 

cipaiix : 1° conservation de la voyelle accentuée ; 2° disparition 
des finales; 3'' disparition de la prétonique brève et abréviation 
de la longue, si elles ne sont pas initiales; 4° conservation 
de la posttonique brève ou longue, non en syllabe finale; 
5" décoloration de toutes les voyelles atones non disparues, en 
exceptant certaines voyelles en position ; 6° allongement de 
certaines voyelles brèves accentuées; 7" diphtongaison des 
longues accentuées. 

Depuis le V® siècle jusqu'à nos jours, la voyelle accentuée 
n'a pas toujours été la même. Il y a eu une époque où c'était 
généralement la pénultième primitive. En Armorique du XP siècle 
au XVP c'est la pénultième moderne qui attire l'accent. En 
gallois, la marche a été à peu près la même : le nom Cynan, 
arm. Conan, montre les trois étapes de l'accent; en breton, 
à l'époque du vieux celtique, il a l'aigu sur la première et le 
principal accent secondaire sur la pénultième, Cûnàgnos; il 
conserve cette accentuation assez longtemps pour que la chute 
du g ne produise aucun effet sur la valeur de l'a, la terminaison 
reste brève; l'accent secondaire l'emportant, c'est a qui est ac- 
centué ; cet accent étant intensif, Cunan tombe à Cynan, Vu 
s'affaiblit. A l'époque moderne, l'accent est sur la pénultième : 
en monosyllable la voyelle assourdie redevient claire. La voyelle 
accentuée aux YIIP-X^ siècles {Cinan, T^nntaut), finale ou 
pénultième, reste; dans les mots de deux syllabes, ancienne- 
ment des trisyllabes, la prétonique étant initiale n'est pas 
tombée, mais a subi cependant, notamment en gallois, comme 
on le voit par Cynan et bien d'autres mots, un certain assour- 
dissement, de sorte que c'est encore la pénultième ancienne, 
aujourd'hui la finale, qui a le mieux résisté; la pénultième 
actuelle représente soit l'ancienne antépénultième comme dans 
Conan, soit une autre syllabe : trinded = trinitatern, 
ufélldod = humilitatem. A l'époque moderne la finale ne 
disparaît pas, quoiqu'elle soit atone, mais elle est atténuée : 
triniot est aujourd'hui en armoricain trindet. 



— 60 — 

Les finales consonnes ou voyelles ont toutes disparu. Le 
suffixe io- ia- accentué, disparaît en laissant comme trace 
une spirante dentale douce {th doux anglais) exprimée par d en 
vieux breton : novjo = vieux breton novid, gall. moderne 
newydd, arm. moderne nevez. Non accentué dans des conditions 
qui ne sont pas encore bien déterminées, il semble laisser i. 
LV final reste, mais ia voyelle qui le précède disparaît (1) : 
hreur, frère, arm. moyen hreuzr =■ *br(ltir. Le gallois hrawd 
a perdu l'r parce qu'il ne pouvait supporter deux groupes 
consonantiques formés par r dans la même syllabe {brotr) ; 
le fait analogue se produit en armoricain dans treusl, poutre, 
gall. irawst =*trosb'', du latin trâsirum pour iranstrum. 

La prétonique brève disparaît, si elle n'est pas initiale; on peut 
donner comme exemple tous les composés : hencass, plur. hen- 
cassou, antiquités, documents anciens = * s end- cas ht-; arm. 
trindet = trmïfatem, etc. La longue s'affaiblit : gall. sdrhaet, 
outrage, irl. sârugud ^= *sâragéiu; gall. ffurf(7fe7i = firmà- 
7nentum; vieux breton mdcoer = mâcéria; vieux breton 
mësùr =z mesura pour mensura; si Ve n'eût pas été abrégé 
on aurait eu moesur comme on a eu onocoer, etc. (2). 

La posttonique brève est conservée. Nous en avons cité plus 
haut beaucoup d'exemples ; il serait facile d'en accroître le nombre. 
En syllabe finale elle disparaît : hreuzr = brâtir [breuder = 
br^atères) ; levr = liber {lizer = litterœ), etc. 

Les atones conservées subissent ou une certaine décoloration, 
ou un affaiblissement dans leur quantité. Les composés Cunobc- 
linos etMaglocimos contiennent le même terme cwio. Accentué, 
Vu reste intact : Maelgion; non accentué, mais conservé par sa 
situation, il descend à y [e muet français) : Cy^ifelin. Trindet, 
avec accent sur la première, montre le suffixe lot, décoloré et 

(1) Cette voyelle semble parfois conservée; en réalité, c'est une voyelle 
irrationnelle : carclmr = carcer. 

(2) Lorsque la disparition de la brève amène un groupe de consonnes anti- 
pathiques à la langue, une voyelle qui n'a rien d'étymologique apparaît -.postiléna 
adonné en vieux breton jiosto la in pour postloin. 



— 61 — 
affaibli. Ce phénomène a pris une grande extension en breton 
moderne où un e peut représenter o, û, è, î et même f/ atones. 

L'allongement des syllabes brèves se réduit pour le gallois et 
aussi pour l'armoricain, au moins à l'époque du vieux breton, à 
l'allongement des voyelles brèves dans les monosyllabes non 
proclitiques terminés par g, ci, b, z (gall. dd, spirante dentale 
douce, se prononçant comme le th doux anglais), v (gall., /"dans 
l'écriture), n, l, quand ils n'étaient pas doubles ou accompagnés 
d'une autre consonne; pa,r les spirantes ch, th = ^ en armori- 
cain moyen, z, s en armoricain moderne, h, ch en vannetais 
(en syllabe finale), f (gall., ff dans l'écriture), 5 (1) : tad, père, 
avait une syllabe brève; sinon, son a fût devenu o; or, on 
prononce partout tâd; de même pour bèd, monde, gall. hyd 
= *bïtu. Si une syllabe vient se joindre au monosyllabe, la 
voyelle du monosyllabe en gallois reprend sa quantité : bëdd, 
tombe, mais bcddau, des tombes; tâd, père, mais tddau. La 
principale différence pour l'accent entre l'armoricain et le gallois 
à l'époque moderne, c'est que l'accent armoricain allonge, en 
général, la syllabe qu'il frappe; d'où une seconde série de 
troubles vocaliques qui n'amènent pas la chute de la voyelle, mais 
la décolorent ou la renforcent. 

Parmi les syllabes longues, ê représentant soit è long latin, 
^'S\iai, ez celtiques, devient- oe, %oy, icé, loa : oed, âge, arm. 
oad (vannet. ivèd), a la même racine que le latin œias; coei, 
arm. koad (vannet. kwèd) = gothique haitlii, latin cètum dans 
bu-cètum ; pœna donne gall. poen, arm. poan (vannet. pivén] ; 
cëra donne gall. ctcyr, arm. koar (pron. kwar), vannet. 
kicér, etc. L'7 long, en hiatus, c'est-à-dire suivi d'une autre 
voyelle dans une autre syllabe, par suite de la chute d'une 
consonne, devient en gallois ai, en armor. oi, puis ou : haiarn, 
arm. ancien hoiam, arm. moà.evne houarn=i*ïsarno- (cf. daiar 
douar, claiar douar, gayaf gouaff, goanv). En dehors de 

(1) Rhys, Lectures, chap. ii. 



— &2 — 
ce cas, ï, et ii long sorti à'ou, eu, ai, ô ne subissent pas d'alté- 
ration sensible dans l'écriture; à long ancien n'est diphtongue 
qu'en gallois : sous l'accent, il devient aw. En armoricain, 
accentué, après avoir été o, il est devenu eiL (ô). Lorsqu'il perd 
l'accent, il ton:ibe à e. 

Les effets de l'accent sur le système vocalique du breton ne 
sont point en réalité aussi destructeurs qu'on serait tenté tout 
d'abord de le croire, si on réfléchit qu'en dehors de la chute d'une 
catégorie de voyelles atones et de l'abréviation des longues non 
accentuées, ils se réduisent à l'allongement des brèves dans une 
classe de monosyllabes et à la diphtongaison de certaines 
longues. De plus l'abréviation des longues atones est restreinte 
forcément à un petit nombre de cas; elle ne peut se produire que 
rarement dans les monosyllabes et ne peut pas non plus être bien 
fréquente dans les polysyllabes. L'accent, en effet, va souvent 
à la longue, de sorte que l'abréviation ne peut guère se produire 
que s'il y a une longue à côté d'une autre longue. 

La chute des syllabes finales a été aussi atténuée par le fait 
que certaines voyelles disparues se révèlent encore à nous par 
l'action qu'elles exercent sur les voyelles des syllabes précédentes. 
Ainsi un J long final, quelle que soit son origine, colore en e, 
un a, un o précédent : sanctus donne sant, smicti donne sent, 
epiacopus donne escob, episcopi eskeh (gall. seint, escyh). 
Un a final colorera en e un l bref, en o un ïi bref: gallois 
gicynn, blanche = *vindos, gwenn, blanche = *vmda. Ce 
dernier phénomène de l'action de Va final n'est plus visible géné- 
ralement en armoricain, parce qu'il a transformé de bonne heure 
î bref en e, et le plus souvent n bref en ô. 

A quelle époque l'accent est-il devenu intensif et a-t-il 
commencé à produire les effets que nous venons de décrire? 
Probablement dès le Y^ siècle, sinon avant. 

Au V siècle en effet Va long était devenu o; or, le latin 
nâtâlicia a donné nadolig et non yiodolic, ce qui montre que Va 
non accentué en gallois a été traité comme a bref; on peut faire 



— «3 - 

des remarques analogues pour macoer, mesur, pregeih, etc. Un 
autre indice, c'est que l'affaiblissement des voyelles brèves ter- 
minant le premier terme des composés, premier pas vers leur 
disparition, se montre dès le VP siècle : Vendumagli, Vinne- 
7nagli ■pour Vindomagli; Catotigirni, Catamanus,^o\iY Catu- 
iigerni, Catumamis, dans les Inscriptions chrétiennes de 
Grande-Bretagne . 

A la même époque où se produit la réforme du système vocalique, 
on constate aussi l'évolution du système des consonnes. 

Réellement initiales, c'est-à-dire si elles ne sont pas précédées 
d'un mot avec lequel fasse corps le mot qu'elles commencent, les 
consonnes, jusqu'à nos jours, sont intactes, à l'exception des 
spirantes. S suivi d'une voyelle donne h : hen, vieux, irl. sen 
(VP siècle Seno-magli)\ sp donne /f = ffer, cheville du pied = 
Tyuûôv; sr donne /r .• froud., courant, ruisseau (cf. /oVtô-ç à côté 
dep-F-w= o-pFw); svdiOnne=^chw, gall. chwerw, arm. chouero, 
amère, irl. serh (pron. serv) = *svervos; scio donne chiv : 
gall. chwedl, conte, histoire, irl. scêl = vieux celtique scwetlo. 
V initial, au IX^ siècle, devient gic : Veneti donne Gicenet, 
vinurn gicin, etc. La fermeté des consonnes initiales s'explique 
tout naturellement par le fait qu'elles ne sont pas soumises aux 
mêmes influences d'assimilation que dans le corps du mot, et que 
l'expiration est particulièrement énergique dans la prononciation 
de l'initiale. Nous avons vu d'ailleurs qu'en exceptant le verbe 
composé la syllabe initiale a porté l'aigu; l, r initiale, par suite 
de l'énergie de la prononciation, sont devenues en gallois des 
sourdes; les moyennes, dans certaines parties du pays de Galles, 
aujourd'hui encore, font souvent l'effet de ténues : ce sont pro- 
bablement en réalité des moyennes sourdes. 

Doubles ou deux à deux, les ténues deviennent des spirantes 
sourdes : ce, tt, -pp deviennent ch, th (spirante dentale dure, 
th dur anglais), /' .• sacciis = sac h; catta = cath, chat; cippus 
= gall. cg/f, arm. keff; et donne ith, et h : lacté donne gall. 
llaeih, arm. moyen laez, arm. moderne leaz, lés, lèh. Précédées 



— 64 — 

d'une liquide, elles ont le même sort : mardi, cheval =*>;?« rco-; 
portus donne porth, corpus corf. De même quand elles sont 
jointes à la spirante s : oc [es ou sa) donne oh : uchel, élevé = 
*ouxello-; ffer = (jfvpôv, baich, arm. bec h, fardeau = *faseis 
= *bliascis (1). L'écriture note le phénomène de l'aspiration des 
ténues dès le VP-VIP siècle {Brohomagli = Broceo-7nagli, 
Lunarehi pour Lunarci, mais dans la même inscription à côté 
de Lunarehi, cocci-). Ct a évolué en iih à peu près à la même 
époque, à en juger par le nom du roi picte Nailon (2) (pour 
Naithon), en irlandais Nechlan (Bède, Ilist. eccL, V, 21, à 
l'année 710). On peut en conclure que la spiration des ténues 
était en pleine vigueur au VP-VIP siècle, en vertu du principe 
que les mêmes causes produisent les mêmes effets, bien entendu 
dans le même groupe linguistique et dans les mêmes conditions. 
Si dans la prononciation c'était un fait accompli, la spiration des 
ténues dans l'écriture se traduisit d'une façon fort irrégulière. 
Dans le Cartulaire de Redon, la spirante dentale dure est écrite 
é, cl, th, s : Aithlon, Haillon, Hethlonus, enfin Heslonus 
(an 1021). Pour eh on a e ou h : menehi Crocon dans une 
charte de 842 et dans la même charte villa Crohon; dans une 
charte de 867, menehi Grocon et villa Groco. 

Le Diclionnaire topogymphique du Morbihan de Roseiizweig 
présente de nombreux exemples de cette irrésolution de l'écriture : 
Treihilkel, passage sur la Vilaine (XP siècle), est écrit en 1128 
Trehiguer, au XIP siècle Trehegel ou Treihilkel, en 1281 
Treiselguer ; cf. Treslerian pour Traelhlerian, port sur la 
Vilaine (1128); Trehlouen, Trelowen (IX^ siècle) et Tresloen 
(1063); Uuorathoui (846), Uuorasou (832-850), Uuorasoe 
(859-865), Uuarasouit (860). Dans des communes d'où le breton 
a disparu dès le XP-XIP siècle, le mot gicaz, vannet. givêh, ruis- 
seau, est écrit gués : Gueslan en Carentoir, Guévily [gues-vily], 
ruisseau en Noyal-Muzillac, etc. Dans les gloses (IX^-XP siècle), 

(1) Thurneysen, Kcltoromanlsches, p. 40. 

(2) Cartulaire de Redon. Naidan locus. 



- G5 — 
on constate la même hésitation dans l'écriture. On remarquera 
que la spiration des ténues coïncide avec la chute des syllabes 
finales et des voyelles atones dans les conditions que nous avons 
exposées plus haut; si l'on réfléchit que la première condition pour 
que les ténues deviennent spirantes, c'est qu'elles soient deux 
à deux dans la même syllabe, et que la chute d'une voyelle a eu 
souvent pour effet d'unir dans la mémo syllabe deux ténues appar- 
tenant à deux syllabes différentes, on sera porté à supposer que 
les deux phénomènes sont en rapport plus intimes qu'on ne le 
pensait; hrocco par exemple, par l'affaiblissement de Vo, a dû 
être resserré en brocc pour devenir broc h. 

Entre deux voyelles, les explosives sourdes ou les ténues j9, t, k, 
ont été changées en explosives sonores h, d, g; les explosives 
sonores ou les moyennes h, d, la labiale m ont été changées en 
spirantes v, z {th doux anglais, gall. actuel dd), v; g a disparu 
après avoir été spirant; en d'autres termes, les moyennes, de 
momentanées sonores, sont devenues comme les voyelles qui les 
flanquaient des continues sonores. Comme l'a dit très bien 
M. Schuchardt {Romania, III, p. 3), « l'influence la plus natu- 
relle paraît être celle qu'une voyelle exerce sur la consonne qui 
la suit. Une voyelle a deux qualités essentielles, la sonorité et la 
durée; elle peut donc exercer de deux façons son influence assi- 
milatrice : elle peut changer une consonne sourde en sonore, ou 
une consonne explosive en continue (1). » L'affaiblissement des 
ténues en moyennes, et la transformation des moyennes en 
spirantes étant due à l'action assimilatrice des voyelles, la 
conclusion qui semble s'imposer, c'est que ces phénomènes ont 
eu lieu avant la disparition de l'une quelconque des voyelles qui 
flanquaient la consonne, c'est-à-dire à l'époque même où se 
produisait l'évolution des ténues en spirantes sourdes ; il est 
certain par exemple que si le t de Cunotamos n'avait pas été 
changé en d avant la disparition complète de Y 6, on aurait eu en 
gallois non pas Cyndaf, mais Cijnhaf, ut donnant nh. Toute la 

(1) Cf. Khys, Lectures, c. i. 



— 06 — 
question se réduit à savoir si la voyelle très réduite, aussi affaiblie 
que possible, pouvait avoir l'effet assimilateur de la voyelle 
à l'état normal. Il est en effet certain, comme l'a montré M. Rhys, 
que dans beaucoup de cas, après la disparition de la voyelle dans 
l'écriture, il restait dans la prononciation une sorte de souffle 
vocalique capable d'empêcher le choc de deux consonnes. Si nous 
passons de la théorie aux faits, nous trouvons des exemples 
d'affaiblissement de ténues entre deux voyelles dès le IX« siècle : 
Tudian pour Tutian (814), Caduotal (82G) pour Catuuotal, 
Venedie (834) très fréquent, Uuodanau (834), Guoeduual 
(834), Guicoetuual (831), Guodanau, Guoscadoc (837), Ehetic 
pour Epetic (854), Tuduual pour Tutuual (857), etc.; il n'y 
a presque pas de liste un peu longue où on n'en trouve quelque 
exemple. Il semble d'autant plus difficile de songer à une dis- 
traction du copiste qui écrivait au XP siècle, que les mêmes faits 
se présentent dans les gloses (IX-X^ siècle) ; blinder pour blinter, 
dadl pour datl, cornigl pour cornicl, giànodroitou pour gui- 
notroitou, modreped pour moirepet, guhennid'^Qwv gupennid . 
Si donc, dans l'écriture, en général les ténues entre deux voyelles 
sont fermes jusqu'au XP siècle, il n'en est pas de même dans 
la prononciation (1). 

Les moyennes ne sont peut-être pas toutes devenues spirantes 
à la même époque. G semble avoir été spirant de très bonne 
heure. Au VP-VIP siècle déjà, on le trouve écrit i, dans l'in- 
térieur du mot : Mailoc Britoniensis ecclesiœ episcopus 
(2^ concile de Braga en 572) (2). Que cet i ait eu souvent la 
valeur d'une spirante, c'est ce que prouve l'évolution du g en 
syllabe finale actuelle après r, l; il laisse un son spirant qui se 
traduit en gallois par y, a, en arm. par c'a : gallois eùy, eira, 
neige (une syllabe) = arm. erc'h [=*argja'^.); gall. gioyry := 

(1) Dans l'introductiou à mon vocabulaire vieux-breton, ouvrage dont je ne 
me dissimule pas les défauts et que je songe à refondre, préoccupé de faire 
servir la linguistique bi'etonne à la critique des textes, je n'ai étudié que 
l'écriture et n'ai recherché que les lois de la langue écrite, ce qui m"a valu des 
critiques en grande partie fondées. 

(2) Cf. Tolistohoil et Tolistobogi, Andecomlogius (Gr. cclt., II, p. 48). 



- 67 - 
arm. gwerch de virgo; liela, cha.^ser =■ hem-olc' h ; daly, tenir 
= arra, dalcli; gwala, abondance = gicalc'h; caly, pénis = 
cale h; hera, tas = arm. hem (racine herg-)\ arra. felcli = 
latin lien — * splehen — * spleghen, irl. selg. Quelquefois le 
même phénomène se produit sans qu'il y ait r, l, devant le g : 
gall. Ile, lieu = arm. lec'h (cf. ^o,-), gall. doe, hier = arm. 
déc'h (=* d/ioghei?). Le g était donc devenu spirante / (1) ; dans 
l'intérieur du mot, il a laissé finalement assez souvent un i; à la 
fin du mot, il s'est durci, en armoricain, en c'h. Ce durcissement 
des spirantes en syllabe finale a été observé par Ebel, en comique, 
pour la spirante sonore th (2) [th doux anglais). Il se montre en 
vannetais dans le traitement de la dentale spirante sourde : 
finale, elle se transforme en spirante gutturale sourde; interne, 
elle descend probablement d'abord à z (spirante dentale douce) 
et disparaît. Par un phénomène analogue, on a dans ce dialecte 
gwerc''h virgo, mais au lieu de c'h, hj dans guirhiess. 

Pour le b, le Cartulaire de Redon marque beaucoup d'incerti- 
tude, mais les exemples du changement de b en v entre deux 
voyelles sont décisifs ; dès 834 Ratvili écrit Rahiili, aujourd'hui 
Ravili (3); Matbidoea. habituellement la forme Maiuedoe (pron. 
matvedoe)\ Uuorbili, mais Uiioriiili àesl97; Cobrantraoïioc, 
mais le plus souvent Cou7^antmonoc (cf. Couranigen); Uurvidoe 
et TJurbidoe ; Uuorgouan (pron. govan). Dans les annales 
d'Hincmar, à l'année 874, on trouve Rivilin = *Riobelmos. La 
disparition du b par sa fusion préalable avec u précédent dans 
duglas pour duvglas, diibglas, duliu pour duvliu, dans luird, 
jardins = *lubo-gortl, le fait que le b est manifestement employé 

(1) Le j spirant sorti d'i consonne n'évolue pas de même façon; il laisse aussi 
comme trace une spirante, mais une spirante dentale : monidd z= mon-jo-. Dans 
Fferyllt = Ferglljos, Vergilius (Rhys, Lectures), le ^ a été sans doute d'abord 
dd; on a aussi Fleryll. Il faut peut-être voir l'influence d'un _; spirant dans 
le comparatif gallois hajcs à côté de luiwdd, aisé ; dans Tarmoricain creiz, milieu; 
en face du gallois eraïdd. 

(2) BheÇBeitrdffe, V, p. 145. 

(3) On peut poser en principe que v est représenté par m et & dans le Cartu- 
laire et jv par nu. Les exceptions sont des fautes de scribe ou des erreurs de 
lecture. 



— 68 — 
pour V dans lagioso })iap di lob, le fils de Jupiter [Rw), ont aussi 
une signification toute particulière et ne peuvent s'expliquer 
que par une spiration déjà ancienne du h entre deux voyelles. 

D entre deux voyelles ne subit guère de changement dans 
récriture avant la fin du XP siècle; on comprend du reste que 
les Bretons aient dû être fort embarrassés pour la transcription 
de sons que l'orthographe latine ne leur donnait aucun moyen de 
traduire. C'est ainsi que Nennius transcrit souvent par d les 
spirantes dentales anglo-saxonnes (1). Ainsi s'explique l'écriture 
d pour y spirant; on ne peut guère songer à soutenir que le d 
sorti de jo dans novjo n'ait pas d'abord été une véritable spirante 
dentale. Il y a d'ailleurs un exemple à peu près certain dans le 
Cartulaire de Redon, dès 831, d'une dentale spirante douce rem- 
plaçant un d primitif : luscar [campo luscar) dans une charte 
de 831 est fort probablement pour ludcar ijdl) (2), il est à re- 
marquer que la charte de 831 est un acte de vente d'un champ 
de la villa Botcatman conclu entre Gallo-Romains. 

Les moyennes deux à deux sont intactes : credi, croire, sup- 
pose un vieux breton cretim, qui est pour cred-dim (latin crec?o 
= *cret-dho); aher, embouchure = *abber = *ad-her-, etc. 
La moyenne précédée d'une spirante, au contraire, semble devenir 
spirante : *nizdos, latin nîdus, a donné en gallois nyth, arm. 
moderne neiz, vannet. néh, ce qui suppose à une certaine époque 
en vieux breton nitt ou mieux nizz, en donnant à z la valeur 
d'une spirante dentale douce; les deux spirantes sonores au- 
raient donné finalement une spirante sourde. 

Les exceptions qui semblent se produire au changement des 
ténues en moyennes ou des moyennes en spirantes, entre deux 
voyelles, sont dues généralement à l'influence de l'accent qui 
peut assourdir la consonne qui le précède immédiatement ou con- 
trarier son évolution; il développe dans l'écriture, en gallois 

(1) Le livre noir do Caerm.arLlien transcrit la spirantu dentale scjiirde pai' th. 
le d non spirant par d et le d spirant par t. 

(2) On ne peut guère supposer lud-scar ; Iitd.srar aurait-i! (Faillcurs donné 
luscar dès cette époque ? C'est fort douteux. 



- G9 — 
souvent et en armoricain parfois, une h entre cette consonne et 
la voyelJe qu'il frappe. M. Rhys a expliqué ainsi le gallois yedol 
tiré du latin pedâlis ; ou eût dû avoir pecldol, l'accent, selon lui, 
aurait élevé le d à t ; il vaut peut-être mieux supposer que l'ac- 
cent a empêché l'action assimilatrice des voyelles en introduisant 
entre d et la voyelle suivante une sorte de pause. On constate des 
faits analogues devant plusieurs groupes de suffixes : en gallois, 
devant les infinitifs en au, en armoricain, devant les infinitifs en 
aat, at, dans les deux groupes devant le suffixe du comparatif. 
La spirante sonore v devient ainsi f; cof, souvenir [v françaisj, 
mais coffdu, rappeler = covhau. Cette même action de l'accent 
est très visible sur la dentale d ; si l'accent précède, on a, en ar- 
moricain comme en gallois, assimilation du d à Vn précédent, 
diskenn, discynn = descendu; iynnu tenna = tendo; ffonn 
— funda, etc. Si l'accent suit, on a en armoricain et en gallois 
un assourdissement qui se traduit en armoricain par t, en gallois 
par- la disparition de la consonne à la suite de plusieurs dégrada- 
tions successives : candéla donne en arm. cantol pour cantoel, 
en gall. cannicyll (en passant par canthwyl, canwyl, et avec le 
report de l'accent sur la pénultième : cannicyll; cf. d'après 
M. Rhys, iymJior avec accent sur la dernière, mais tymmor 
avec accent sur la première). Devant l'accent le h est assourdi 
également en p en armoricain : co^^zp^'r, confluent, ^^onv comber , 
suppose l'accent sur bér (gall. cymmer, qui a passé par cymher), 
compot = combot. Si le b n'est pas immédiatement devant l'ac- 
cent, il y a assimilation dans les deux groupes : Kemeret, arm. 
moyen quenvret, com-prei, gall. cymryd = comhrïti, cf. gall. 
cymmynicr, arm. Kemener (1). 

En résumé on peut conclure que l'évolution du système 
consonantique a eu lieu à la même époque que celle du système 
vocalique, que les trois grands phénomènes du changement des 
ténues en spirantes sourdes, des ténues en moyennes et des 

(1) Serait-ce à un fait ana!o;jne qu'on doit serch, amour, de *stc7-ffa. et mcrch, 
fille, de iiicrga, taudis qu'arc/cnto- donne -ariant? 



— 70 - 
moyennes en spiranles douces étaient accomplis au VHP siècle, 
qu'ils avaient dû se produire dans la période qui va du V"^ à la 
fin du VIP siècle ; l'orthographe des chartes du IX'' siècle est 
forcément encore indécise particulièrement dans la traduction 
des spirantes. 

A l'évolution des consonnes dans le corps du mot, simple ou 
composé, est intiment lié le phénomène de la mutation des con- 
sonnes initiales. 

Dans l'intérieur de chaque phrase ou proposition, il y a des 
mots qui sont unis entre eux par un lien particulièrement étroit; 
le substantif et son épithète, le substantif et le substantif régime; 
le groupe le plus intime est formé par la proclitique (article, 
pronom, préposition) avec le mot sur lequel elle s'appuie; elle 
perd son accent propre et ne fait qu'un avec lui. Dans ce cas, 
et à chaque fois que deux mots sont assez intimement unis pour 
former un véritable composé, un tout phonétique, la consonne 
initiale du second terme devient en réalité niédiale et par con- 
séquent doit être soumise aux affections que nous venons de 
reconnaître : affaiblissement des ténues^, t, k en b, d, g, aspi- 
ration des moyennes b en v, d en z [th doux anglais jusqu'au 
XVIIP siècle, en Armorique), m en v, dans la plus grande partie 
de l'Armorique s en ;:; (g disparaît) entre deux voyelles ; 
changement des ténues en spirantes sourdes, lorsqu'elles sont 
deux à deux dans la même syllabe, conservation des moj^ennes 
lorsqu'elles sont doubles. En général la proclitique dont la 
terminaison n'est pas modifiée par des questions de genre et qui 
provoque l'affaiblissement des ténues provoque aussi l'aspiration 
des moyennes; celle qui cnuse l'aspiration des ténues cause au 
contraire la conservation des moyennes ; c'est que dans le 
premier cas la proclitique était terminée par une voyelle, dans 
le second cas par une consonne, auquel cas la consonne finale 
s'assimile à la suivante et amène son redoublement : or, la 
ténue redoublée s'aspire, la moyenne redoublée se conserve. La 
véritable explication de ces divers phénomènes a été donnée par 



— 71 - 

M. Schuchardt {Romania, II, pp. 1 et siiiv.) (I). Ils se retrouvent 
avec la plus frappante analogie dans le dialecte sarde de Logudoro. 
Schuchardt les résume ainsi : l'initiale est en position faible 
(affaiblie) après les voyelles; l'initiale est en position forte 
(conservée ou redoublée) : 1» après une pause oratoire (dansée cas 
pas de composition), 2° après des consonnes qui se prononcent 
réellement ou après des consonnes qui ne se prononcent plus, 
mais d'habitude s'écrivent, exemple : bénit praestu [venit 
prœsto), prononcez beniprestu; heni yrestu {veni py^esio], 
prononcez heni hrestu; bénit ipjse, prononcez henid ijjse. 

MODIFICATION DES TENUES INITIALES 



Position forte 

(Consonne originaire conservée 

ou renforcée). 



Position faible 
(Consonne originaire affaiblie). 



Sas cosas. Una g osa. 

Sos poveros. Su boveru. 

Sos tempos. Su dempu. 

Sos fizos. Su vizii [fdius). 

Sos boes. Su oe [bove). 

Sos giaos (pour ghiaos) . Su jau [clavus] . 

(1) Cf. Ebel, JBeitrage,\, Coriiica; J. Ehys, Lectures; d"Arbois de Jabainville. — 
M. d'Arbois de Jubainville a exposé dans un livre des plus utiles à consulter 
pour le breton moderne (^Études ijrainmaticales sur les lanr/ues celtiques) un 
système différent sur l'aspiration des consonnes initiales. Selon lui, une loi des 
langues celtiques, c"est que l'on peut remplacer une longue par une brève, quand 
on double la consonne qui suit, Britto = Br'ito. comme cuppa ^ cûjja. La procli- 
tique primitivement longue est devenue brève en redoublant la consonne initiale 
suivante et a ainsi provoqué Taspiration. Ce système soulève plusieurs objections. 
Tout d'abord, il eût fallu prouver que cette loi existe en celtique ; le fait se produit 
en latin, assurément, mais seulement lorsque l'accent frappe une voyelle longue ; 
or. tout justement, dans le cas des consonnes initiales, ce sont généralement des 
mots non accentués qui précèdent. De plus, dans ce système, il n'y aurait que 
des longues primitives à pouvoir produire l'aspiration de l'initiale, ce qui est 
contredit par des faits, comme athi, et toi, en gallois pour ucti. Les longues 
produisant l'aspiration, devraient aussi être abrégées dès l'époque du redou- 
blement ; or, le pronom féminin en gallois s'écrit encore diphtongue : ci thad, 
son père. Une autre grosse difficulté, c'est qu'on est obligé, si l'on suit M. d'Arbois 
de .Jubainville, d'admettre plusieurs faits d'analogie dont on ne voit pas la 
raison. Sur le principe de la mutation des initiales, le système de M. d'Arbois 
est naturellement celui de tous les celtisants. Sur la date des mutations, M. d'Ar- 
bois admet l'écriture comme critérium. 



MODIFICATION DES MOYENNES 
(Consonne renforcée). 



Sas giannas (pour r////). 
Sos ddepidos. 
Sos mmu7'os. 
Sos nnostros. 
Duos rrcgnos. 



(Consonne oripcinaire). 

Sa janna {janua). 
Sa depida [dehitum] 
Su tniiru. 
Su nnostru. 
Unu regnu. 



La seule différence qu'il y ait entre le breton et le dialecte 
sarde, au point de vue des initiales, c'est que la ténue renforcée 
ou redoublée en breton, devient spirante sourde et que la 
moyenne entre deux voyelles devient spirante sonore. Prenons 
comme exemple le pronon possessif féminin he, le masculin lie, 
tous les deux proclitiques et faisant corps avec le substantif 
auquel ils se rapportent. Ces deux proclitiques sont d'anciens 
génitifs; le féminin a été autrefois terminé par un ,s, le masculin 
par une voyelle. 



(En parlant d'une femme). 

Hé chein (= he kkeiu). 
Hé fenn (= he ppenn) . 
Hé zéod[ei ihafod en galloi:- 
= he tteod). 



(En parlant d'un homme). 

Hégnn{U)vme rad. kei)i) 
He benn {jienn). 
He déod [iédd). 



MOYENNES 



He gar (= he ggar). 
He bréach (= he bhréacli] . 
He dourn (= he ddourn). 
He mipien (= he 7nm.ipien). 
He gwélé {= he ggvélé). 



He haroii char (form . rad . ga) •) 
Hevréac'h (breach). 
He zoiom (dourn). 
He vipien [mipien). 
Hé wé lé {gwélé). 



- 7;},— 

On le voit, hé féminin ancien génilif en s (1) amène le redou- 
blement et par conséquent l'aspiration des ténues, le redoublement 
et par conséquent la conservation des moyennes; he masculin 
ancien génitif terminé par une voyelle, mettant par conséquent 
l'initiale du mot suivant entre deux voyelles, cause également 
l'affaiblissement des ténues et celui des moyennes, ou plutôt 
la transformation des moj^ennes en spirantes sonores. En somme, 
tout revient à Y assimilation : assimilation de la consonne 
finale à l'initiale, et comme conséquence redoublement de cette 
dernière; assimilation de l'initiale précédée et suivie d'une 
voyelle au milieu vocalique dans lequel elle se trouve placée. 
Il peut arriver, comme l'a remarqué Ebel, que par la chute 
d'une voyelle finale, une sourde forme actuellement la finale; 
cette sourde peut agir sur la moj^enne initiale suivante et la 
changer en ténue; c'est ce qui est arrivé, par exemple, en 
armoricain pour le pronom possessif de la deuxième personne 
du pluriel, Ito, en moyen breton hoz ou Jios ; cette consonne 
finale provoque actuellement le changement de b, d, g en p, /, k : 
ho py^eur, votre frère, pour ho hreur. On peut ranger dans 
la même catégorie de phénomènes l'accommodation d'une 
consonne finale actuelle à la consonne initiale suivante : lavaret 
cVin, dites-moi, se prononce lavarctin. De même, suivant Ebel, 
ce n'est pas Ys primitif du substantif masculin qui conserve 
l'initiale suivante, mais sa terminaison la plupart du temps 
consonantique après la chute de la désinence. Comme le fait 
remarquer l'illustre celtisant, les différentes affections de la 
consonne initiale sont causées par différents facteurs qui ont 
exercé leur action à différentes périodes de l'histoire de la langue. 
Il est venu un moment où la terminaison actuelle a exercé 
son action comme l'ancienne, mais naturellement suivant des 
lois phonétiques différentes; quelquefois les deux influences 



(1) Whitlej Stokes, Celtlc dcclcnnion. p. 105 ; le fait est prouvé pour l'irlandais 
comme pour le breton. 



se croisent (1). Mais en dehors de ces cas faciles à reconnaître 
de l'influence de la terminaison moderne et dont la provection 
des moyennes en ténues est l'exemple le plus caractéristique, 
les mots qui provoquent l'affaiblissement des ténues et des 
moyennes étaient primitivement terminés par des voyelles; 
ceux qui amènent l'aspiration des ténues, la conservation des 
moyennes, étaient terminés par une consonne. Une condition 
essentielle pour que les ténues soient aspirées, étant non 
seulement qu'elles soient deux à deux, mais encore dans 
la même syllabe, il ne faut pas s'étonner de rencontrer pour 
la même particule dans les différents groupes bretons certaines 
divergences ; en gallois par exemple, ac, et, en s'unissant avec 
une ténue, l'aspire : a ihi, et toi; en armoricain on a a ti : c'est 
qu'en armoricain l'union d'ac et de ti n'a pas été assez intime 
pour que les deux mots n'en fassent qu'un. 

Une remarque plus importante encore à faire, c'est que si le 
principe est le même pour le traitement des initiales que pour le 
traitement des médiales, et les lois semblables, le résultat n'est 
cependant pas entièrement identique. Dans le corps du mot, par 
exemple et dans acti fût devenu, dans tous les dialectes bretons, 
ith, eth : on eût eu aithi, aethi. Cela provient de ce que de la 
flnale à l'initiale le lien est moins étroit, le contact plus lâche, 
l'action moins immédiate que dans l'intérieur du mot. Cet 
exemple nous révèle aussi la cause réelle de l'aspiration de la 
ténue initiale : athi suppose en effet comme degré antérieur, 
non pas acti, ayji qui eût donné aethi, mais atti (cf. cath. chat 
z=i*catta, mais laetli, lait = lacté). La consonne finale tombait 
donc en renforçant, redoublant la ténue initiale. 



(1) L'aspiration du h initial après l'article masculin est un phénomène 
du même genre que ceux que nous exposons plus bas : Talhouct, Penlionet, 
pour Tal-coet, Pcn-coet. Il est fort probable que c'est l'aspiration de l'initiale 
qui a produit la transformation de n final de l'article an en r. La prononciation 
de cette « était fort diiiicile devant une aspirée ; au féminin le g disparaissait 
aussi, et il se produit encore, dans ce cas, une véritable spirante sonore ; c'est 
peut-être même par le féminin qu'a commencé le changement d'/i'en r. 



A quelle époque a couitnoucé l'évolution des consonnes ini- 
tiales? Logiquement elle a dû avoir lieu en mèn:ie temps que 
celle des consonnes médiales, à moins qu'on ne prétende que les 
proclitiques sont de date récente en breton, théorie qui trouverait 
sans doute peu de partisans. De plus, suivant la remarque de 
Schuchardt, en ce qui concerne les ténues renforcées, ce renfor- 
cement a dû être contemporain de la chute de la consonne finale; 
il a pu même lui être antérieur; par exemple, dans tri fenn. 
trois têtes, qui a passé par bn ppenji = Iris penn-, le redouble- 
ment de pp a dti se produire ou avant la chute de Vs final, ou en 
même temps, mais on ne concevrait pas qu'il ait pu avoir lieu 
après. Or, la chute de 1'* final a dû avoir lieu, au plus tard, au 
VIP siècle. La mutation des initiales en armoricain ne s'écrit 
régulièrement que depuis le milieu du XVIP siècle; tandis que 
celle des médiales se transcrit régulièrement dès le XP. Cette 
anomalie n'a rien qui doive nous surprendre. L'initiale n'est 
atteinte que momentanément; la plupart du temps elle recouvre 
sa liberté, et par conséquent sa valeur propre, son état primitif. 
Il n'y a d'exception que pour les mots qui sont habituellement en 
composition ; pour ceux-là seuls la langue pouvait avoir quelque 
hésitation. Aussi remarque-i-on qu'en moyen breton ces mots 
sont souvent écrits avec ta mutation devenue Vétat habituel 
de V initiale; par exemple, le verbe é7re de la racine hlieu, presque 
toujours précédé des particules ez ou a, est écrit par v et non 
par b; l'écriture lioarais pour coarais du Catholicon en offre un 
exemple curieux. Aujourd'hui encore vous pourriez demander 
vainement à bien des Bretons quel est le son initial de ce mot; 
la raison en est qu'il ne se présente guère qu'accompagné de 
l'article. Par une coïncidence singulière, en gallois aussi il a 
perdu son état primitif; on le trouve dans les dictionnaires à la 
lettre g : y garaicys; il était féminin et changeait par con- 
séquent sa ténue initiale en moyenne. Le gallois écrit les muta- 
tions dès le XP-XIP siècle; on trouve, à ce point de vue, dans 
le livre noir de Gaermarthen, la langue à peu près dans le même 



- 76 — 
état qu'aujourd'hui. M. Schuchardt remarque qu'à Sassari les 
initiales sont soumises aux mêmes mutatio7is qu'à Logudoro, 
mais qu'elles ne s'écrivent point. 

En dehors de l'analogie et de la logique, nous pouvons relever 
dans l'écriture des exemples très significatifs de mutation initiale 
à toutes les époques, depuis le IX^ siècle. On n'a qu'à ouvrir le 
Dictionnaire topogro.phique du département du Morbihan, 
par Rosenzweig, pour voir que les noms de lieux formant des com- 
posés syntactiques dont le premier terme est un masculin laissent 
intacte l'initiale de l'adjectif qui le qualifie : ty bihan [ty est un 
ancien neutre devenu masculin). Est-il féminin, l'affaiblissement 
se produit : Guerveur pour Guermeur. Dès 797, nous relevons 
un exemple indiscutable de cet état de choses : ran TJilian en 
Carentoir, ou la parcelle de Bilian; ran était un nom commun 
employé couramment dans le sQns.àevilla; le même ran Vilian 
est traduit dans trois chartes (826, 868-871) par villa Bilian : 
ran était féminin. Les noms de la partie du Morbihan qui a perdu 
le breton dès le XP-XIP siècle nous conservent des traits précieux 
de la phonétique de cette époque, particulièrement ceux pour 
lesquels il n'y avait pas de tradition officielle : Trévillant (lisez 
Tré-vihan) en Lizio, Trevenalet (lisez Tre-venalec) en Guégon; 
Trégouet en Béganne, Sérent; Tregadoret en Loyat; Trevras 
en Billio; Brenvyan en Muzillac (charte de 1278) (1); Kerue- 
nazleuc (charte de Lestiala, près Pont-Labbé, 1389) (2); an goez 
vihan, 1450, anmaesmeur, 1439 (Lestiala). Dans le plus vieux 
texte gallois (IX" siècle), les annotations à l'évangéliaire de saint 
Ceadda, conservé à Lichfield et publié en appendice au Cartulaire 
de Landaff, on trouve di bant pour dipant; isem hichet [hi cet); 
dans les gloses d'Oxford (IX^-X" siècle) o'r garn, medio, pour 
o'r carn. Comme nous l'avons fait remarquer plus haut, ce n'est 

(1) Chartes de l'abbaye de Priùrcs. Archives Rosenzweig (copie faite en 1648 
et 1768, par dom Guillaume Gautier). 

(2) Ces chartes sont la propriété de 51, A. de la Borderic, qui nous les a très 
obligeamment communiquées. 



- 77 - 
pas en général ïs final des noms masculins qui conserve la 
consonne initiale du nom suivant; c'est la terminaison conso- 
nantique actuelle; mais dans de vieux composés syntactiques, 
l'action de 1'^ final se traduit par l'aspiration de la consonne 
suivante; au lieu de Pou-caer [pagus castri) on a dès 871 
Poucher pour Pou-caer^ (Cartulaire de Redon, p. 199); plus 
tard Poher; citons encore en 1282 Penhuel pour Penkoel; 
Talenhouet 1255 (1), Quenhouet 1272, 1273 Kenquoijt (2), 
Alain de Quenhouet 1272(3), Talhouel 1274 (4), etc. 

De ces faits et des raisons exposées plus haut, il faut conclure 
que le phénomène de la mutation des consonnes initiales est 
contemporain de l'évolution des consonnes dans l'intérieur du 
mot; or cette évolution doit avoir eu lieu en même temps que la 
transformation du système vocalique. A la fin du VIP siècle, 
ou au début du VHP, la langue était donc, dans ses traits 
essentiels, arrivée à l'état que l'on caractérise par le terme de 
néo-celtique. 

II — Divisions 

On distingue dans l'histoire du breton armoricain, à l'époque 
néo-celtique, trois périodes : la période du vieil armoricain, du 
VIP-VIIP siècle au XP siècle; celle du moyen armoricain, du 
XP au XVIP siècle; celle de l'armoricain moderne, à partir du 
milieu du XVIP siècle. 

Le vieil armoricain n'offre d'autres documents que des chartes 
et un certain nombre de gloses. Il a les traits essentiels de l'armo- 
ricain moderne, mais les mutations des consonnes médiales ne 
s'écrivent que rarement; à plus forte raison, l'écriture ne 
transci'it-elJe pas celles des consonnes initiales, excepté dans des 

(1) Chartes de Prières. 

(2) Eosenzweig, Dictionnaire tojJograpMqne (duclié de Rohan- Chabot). 

(3) Archives du château de Kerguéhennec (original), 
(i) Ibid. (original). 



— 78 - 
cas particuliers et assez rares. Toutes les finales sont tombées. 
La déclinaison n'existe donc plus en réalité (1). La linguistique 
retrouve cependant en breton la plupart des radicaux ou thèmes 
que nous avons signalés en gaulois. Quant aux cas, plusieurs 
peuvent facilement se reconstituer : laer, voleur, arm. moyen 
lazr=latro; laeron, arm. moyen lazron =^latrones ; aer pour 
naer, serpent, arm. moyen nazr^ natrô, naeron, nazron^^ 
*natrones; breur, arm, moyen breuzr ^ hrâtir ; hreuder =^ 
*brâtères; nos, nmt = nots =*7iocis; henoas, vann. henoah, 
gall. henoeth, supposent un cas oblique nocti; ki, chien, irl., 
où, mais plur. con,gall. cwn = cûn-es; gall. lleng = legio; lleoa 
dans caer-lleon = legionum; choed = civitas, chvdod = 
civïtatem (arm. queaudei). Le pluriel en ou- remonte à une 
forme en ev-es, ov-es, et représente le pluriel de la déclinaison 
en u- (cf. jSkti^écî = jS«(7£)iF£ç) . Le nominatif pluriel en ï se trahit 
dans des formes comme sent, des ssiints = sancti, à côté de sant, 
un saint = sanctus. La déclinaison masculine se distingue très 
nettement de la féminine, par l'action que la voyelle longue (2) 
de cette dernière exerce sur les substantifs ou les adjectifs sui- 
vants : Uj bihan {ty = *siegos); mais ran vihan {r(m=^*ran7iû); 
den bihan, petit homme; maoues vihan, petite femme. C'est le 
nominatif qui, généralement, a persisté en breton; quelquefois 
il semble que ce soit le thème lui-même; par exemple, pour mis, 
irl. nom, me = (thème mèns-]\ ewin, ongle, irl. nom. i7iga, etc. 
Il faut supposer pour ces mots un ancien nominatif refait sur le 
thème et suivant l'analogie des autres cas, comme pour le latin 
mensis. L'adjectif en gallois porte encore aujourd'hui l'empreinte 
de l'époque où masculin il était en o-s, féminin en â : gwynn = 
*vindo-s; gwemi= vindd (voir plus haut). Le vieil irlandais, 



(1) Les gloses ofErent peut-être encore un exemple de génitif ou de datif 
dans hit, nourriture, nom. hoet. Il y a peut-être aussi une trace de cas dans les 
notes au de Mensnris et Ponderihvs : di assa i. e. aase llrhan. 

(2) Les féminins suivent raiialogie.des thèmes en -â, de beaucoup d'ailleurs 
les plus nombreux. 



— 79 — 
plus heureux que le breton, conserve vivants la plupart des 
anciens cas; il a encore le duel, dont on ne trouve aucun exemple 
bien certain en breton. 

La conjugaison n'est pas moins atteinte que la déclinaison. 

Les terminaisons primaires et secondaires (grec primaire yt, 
secondaire v) se sont confondues; plusieurs ont disparu, de 
nouvelles se sont formées. 

Il n'y a d'autres nombres que le singulier et le pluriel. 

Le moyen passif indo-européen est mort également ; l'analyse 
phonétique et la comparaison peuvent seules faire conclure à son 
existence antérieui'e. 

Les deux grandes conjugaisons indo-européennes se sont 
confondues (la conjugaison non thématique désignée sous le nom 
de conjugaison en p en grec, caractérisée primitivement par la 
mobilité de l'accent qui se portait au singulier sur la racine, au 
pluriel et au duel sur les terminaisons personnelles, et comme 
conséquence, par la variation vocalique : sl-p, t-/^£v pour £-p;v ; 
la conjugaison thématique caractérisée par la présence de la 
voyelle terminant le thème o, e (kyo- hys-). 

Le verbe êtt^e de la racine ê [ei], en gallois, offre encore un 
type assez bien conservé de la conjugaison non thématique : 

Wyf, je suis, moyen arm., ouf^= ë-mi. 
Ym, nous sommes, = ï-més. 

On retrouve, en breton, plusieurs des formations primitives du 
présent; des autres temps il reste une forme en s qui remonte 
à un ancien aoriste et des traces de l'ancien parfait. Le futur 
sigmatique a disparu. 

Le conjonctif et l'optatif sont encore reconnaissables. 

Parmi les créations nouvelles, la plus significative est celle d'un 
passif en r qui semble bien identique au passif latin. En irlandais, 
ce suffixe r se montre aux mêmes personnes qu'en latin et sert 



- 80 - 
à former des passifs et des déponents. En breton, il apparaît 
à la troisième personne du singulier (1). 

La conjugaison est la partie où le breton a le plus innové. 
La chute des finales et la disparition ou l'effacement de certaines 
voyelles et consonnes sur lesquelles reposait l'idée de temps 
et de mode ayant amené la ruine de l'ancien système verbal, 
tous les efforts de la langue ont eu pour but, et on peut le dire, 
pour résultat d'exprimer avec clarté l'idée de personne et avec 
précision et netteté l'idée .de temps. 

Les gloses bretonnes ne nous apprennent sur la conjugaison 
rien de particulier. En armoricain on peut signaler l'existence 
d'un participe de nécessité en -atoe, -itoe qui n'existe plus, 
ainsi qu'un emploi plus étendu de la particule verbale 7^0 (= [;5]ro) 
avec les temps passés [ro, aujourd'hui ra, re, n'est plus employé 
que dans des formules optatives). 

Dans le vocabulaire, les emprunts en vieux breton sont 
ou absolument latins faits à l'époque de l'unité bretonne, c'est- 
à-dire à l'époque où la Grande-Bretagne était sous la domination 
romaine, ou romans, c'est-à-dire un peu postérieurs aux 
premiers, et pouvant avoir eu lieu après l'émigration des Bretons 
en Armorique. 

MOYEN ARMORICAIN 

L'armoricain moyen n'a jusqu'au XV® siècle d'autres docu- 
ments que des chartes. Les premiers textes sont : la Vie de 
sainte Nonn, le Calholicon, vocabulaire breton-français-latin 
de la fin du XV siècle, le Grand Mystère de Jésus, quelques 
poèmes pieux publiés par M. de la Villemarqué sous le titre de 
Poèmes bretons du moyen âge, le Mystère de Sainte-Barhe ; 
les Heures en moyen breton publiées par M. Whitley Stokes 
à Calcutta; ces quatre derniers ouvrages sont du XVP siècle. 

(1) Pour les déponents autres que ceux de la troisième personne du singulier, 
voir Kbys, Revue celtique, VI, pp, 40 et suiv. 



— 81 — 
Signalons encore les Colloques de Quiquier de Roscoff qui datent 
du commencement du XVIP siècle. 

Le trait caractéristique du moyen armoricain, c'est qu'il écrit 
régulièrement les mutations des consonnes médiales, les muta- 
tions des initiales rarement, excepté dans les cas que nous avons 
précisés plus haut. 

L'accent se fixe de plus en plus sur la pénultième et abandonne 
la dernière, excepté dans le dialecte de Vannes, ce qui amène 
entre ce dialecte et les autres, vers le XVP siècle, une divergence 
fort prononcée. Ce ne sont plus les mêmes voyelles qui sont 
atteintes par l'atonie ou renforcées par l'accent; les différences 
sont encore plus sensibles dans la prononciation que dans 
l'écriture : léonard mèro'hèd, vannetais ^nerhiètt (le premier 
emuet), bas-vannetais, merhiett (deux e muets); cornouaillais 
breuder, haut-vannetais herdir {e muet) ; haut cornouaillais 
bromên (1), léonard bréman (l'accent est moins intense qu'en 
Cornouailles) ; haut-vannetais, herman (e muet), etc. 

Le vocabulaire se pénètre, en moyen armoricain, de mots 
français. Le breton n'étant plus dès le XI®-XIP siècle la langue 
de la cour, n'ayant jamais été enseigné, n'avait pas conservé ou 
développé les mots nécessaires à la spéculation intellectuelle ou 
scientifique. 

L'armoricain moderne se distingue nettement de l'armoricain 
moyen en ce qu'il écrit les mutations initiales des consonnes, 
cette réforme est due au jésuite Maunoir et a été mise par lui en 
pratique dans son Sacré Collège de Jésus, paru vers le milieu 
du XVIP siècle. 

Le z, dentale spirante douce, disparaît, à l'intérieur du mot et 
à la fin, des dialectes de Vannes, de Cornouailles et de Tréguier. 

(1) Un ë muet prenant l'accent, suivi d'une labiale, se colore dans certaines 
parties de l'Armorique en o ; haute Cornouailles, hruinan = breman; pop, chacun, 
z=2)ep. I^e komeret (prenez) du trégorois, est un phénomène analogue auquella 
prononciation du k propre à ce dialecte n'est pas étrangère. Le même phéno- 
mène existe en gallois : on écrit cynffon et on prononce dans le nord cwnffon. 
Le li du trégorrois est plutôt vélaire que palatal. 

6 



— 82 — 
Dans le Léon, il est conservé avec le son du z français. Le dialecte 
de Vannes transforme en gutturale la spirante dentale sourde 
{th dur anglais), à la fin des mots ; les autres dialectes la changent 
en 5 ou 5 ; vieux breton laeih = lacté, arm. moyen laez, arm. 
moderne léonard leaz, corn, lés, vannet. liah, lèh. Dans l'in- 
térieur du mot le z sorti de th, en vannetais, disparaît. 

La littérature de l'armoricain moderne consiste principalement 
en livres de piété; il a paru aussi dans notre siècle, un certain 
nombre de poèmes qui ne sont pas sans valeur. Le principal titre 
littéraire des Armoricains, ce sont leurs chansons populaires et 
leurs contes. Les Bretons insulaires ont eu une riche littérature 
depuis le XIP siècle. 

L'orthographe des chartes est la même que celle des chartes 
des autres parties de la France ; l'orthographe des textes est l'or- 
thographe française jusqu'à la réforme de Le Gonidec, qui n'a 
pas pénétré partout et se réduit en somme à peu de chose. Nous 
aurons soin, pour les textes des différentes époques, de signaler 
les particularités orthographiques qui les distinguent. Pour sup- 
pléer à l'absence des textes jusqu'au XV^ siècle, nous donnons 
(pour le vieil armoricain), avec les gloses, la plupart des noms 
contenus dans le Cartulaire de Redon et dans les Vies des saints 
et les inscriptions; puis, pour l'armoricain moyen, un répertoire 
des noms les plus intéressants pour le sens ou la phonétique 
contenus dans les chartes. 

VIEIL ARMORICAIN (VIII^-XI^ SIÈCLE) 

Comme nous l'avons dit plus haut, les documents du vieil 
armoricain se réduisent à des gloses et aux nombreux noms 
bretons contenus dans les chartes et dans certaines Vies de 
saints. Les monnaies et les inscriptions pour l'époque du vieil 
armoricain sont peu nombreuses et sans importance. Une seule 
monnaie présente quelque intérêt au point de vue de la linguis- 
tique : c'est une monnaie du X*-XP siècle avec l'exergue 



— 83 — 
ALAMNVS.REDONIS (1). Cet Alamnus désigne Alain Barbe- 
Torte, si la monnaie est du X« siècle; ou Alain III, ou Alain IV. 
Plusieurs monnaies de la même époque portent Alanus. On 
peut encore signaler une monnaie du X^ siècle, avec les mots : 
Brittonnum rex (2). Les rares monnaies du VIP et du 
VHP siècle qu'on a découvertes jusqu'ici ne présentent que 
des noms germaniques ou gallo-romains. 

Les inscriptions, moins une, sont toutes sur pierre. A l'excep- 
tion de celle de Locraarech, elles ont toutes été publiées par 
M. Charles de Kéranfiech, en appendice, dans le Bulletin 
archéologique de V Association bretonne, VI, 1858, sous le 
titre : « Les lechs des anciens Bretons. » Ces lechs ou piliers de 
pierre avec leurs ornements sont intéressants pour l'archéologue, 
mais les inscriptions sont sans grand intérêt pour le linguiste. 
On en compte une dizaine, en comprenant celle de Locmarech 
et l'inscription de la cloche de Stival. 

i° Inscription de Locoal {Morbiha^i). 

CROVXX 
PROSTLON 

Prostlon est le nom que porte la femme du comte Pascweten 
dans le Cartulaire de Redon (charte de l'année 876). 

2° Inscription de la presqu'île du Plec (Morbihan). 
lAGU 

L'inscription est du IX*-X® siècle. 

3o Inscription de Plouagat-Chatelaudren {Côtes-du-Nord). 
VORMUINI 

Les caractères accuseraient, suivant M. de Kéranflech, une 
inscription du V'-VP siècle. Elle nous paraît plus récente. 

(1) Bigot, Essai sur les monnaies du royaume et duché de Bretagne, Paris, 
1857, p. 38. 

(2) Ibid., p. 33. 



— 84 — 

4» Inscription de Plumergat {Morbihan). 
RIMOETE 
L'inscription paraît être du IX^ siècle. 

5° Inscription de Louanec, près Lannion (Côtes-du-Nord). 

DISIDERI 

FIL[IUS] BODOGNOUS 

M. de Kéranflech se tait sur la date de cette inscription et ne 
donne pas de fac-siraile. 

6° Inscription de Langonhrach, en Landaul (Morbihan). 
Cette inscription est tronquée. M. de Kéranflech, lit : 

CROX BRIT . . . 
ET MULIER . . . 
. . RIL EGO . . 
. . CONB . . . 
CI HOC . . . 
ORUM QUI CUM 
QUE LIGAV : RI 
T 

L'inscription est du VlIP-IX® siècle. 

7" Inscription de Cracli (Morbihan). 

LAPIDEM 
HERANNVEN 
FIL[IUS] HERANAL 
AMIE. . RANHUBRIT 

M. de Kéranflech voit dans her, nous ne savons pourquoi, 
une préposition bretonne signifiant de, et dans an l'article. Son 
interprétation est insoutenable (1). 

(1) Il est possible que her soit simplement une abréviation pour hères. On 
pourrait songer aussi à lire filhe pour Jilics. On trouve dans les Inscriptions 
chrétiennes de Grande-Bretagne miilher pour imdicr. 



— 85 ~ 
8° Inscription de Kervili en Languidic (Morbihan). 
M. de Kéranflech lit : 

CRAX HAR EN BILIIB riL[IUS] 

HER AN HAL 

et traduit : Croix de Bili, fils de Hal. 

La lecture nous paraît suspecte, mais il est impossible de la 
contrôler à défaut de fac-similé. Quant à l'interprétation, elle 
est inadmissible. 

9^ Inscription de Locmarech près Auray {Morbïlian). 

Cette inscription a été publiée par jNI. de la Villemarqué dans 
le Bulletin archéologique de l'Association bretonne (1), mais 
elle lui avait été communiquée par M. de Kéranflech, à qui elle 
avait été signalée par M. Galles. L'inscription est gravée au 
fond d'un sarcophage en granit qui se trouve dans la chapelle 
de Saint-André, au village de Locmarech. 

M. de la Villemarqué lit : 

IR HA EMA >l< IN RI 

et traduit : /;' de, ha qui, ema est, >l< Jésus-Christ, in en, 
ri roi; interprétation de tout point insoutenable. L'inscription 
est en capitales rustiques romaines. M. de la Villemarqué 
la prétend du V^-VP siècle. Ce qui est certain, c'est qu'elle 
paraît incomplète et que son origine bretonne est fort douteuse. 

iO° Inscription de Stival. 

Cette inscription est gravée sur une cloche à main, de forme 
quadrangulaire, conservée dans l'église de Saint-Mériadec, 
à Stival, près de Pontivy (Morbihan). On lit très distinctement : 
Pirturficisii. M. de la Villemarqué traduit : Tu résonnes 

(1) VI, 1857, pp. 123-124. 



— 86 — 
doucement (1), identifiant J^^r au gallois ^er, doux, ce qui 
ne laisse pas que d'être déjà très hasardé. Si l'inscription est 
bretonne et si pir forme un mot séparé, il vaut mieux le faire 
venir du latin piirus. Turficis serait une 2^ personne d'un verbe 
formé sur turv (gallois ticyncf, tumulte). M. de la Villemarqué, 
si nous ne nous trompons, a depuis modifié son interprétation 
et proposé de lire : Pz'r turfic is H, « que doucement tu es 
sonnante. » En résumé, la lecture de l'inscription est certaine, 
l'interprétation incertaine. L'écriture est une sorte de cursive, 
et ne peut guère être reportée à une époque plus ancienne que 
le IX«-X« siècle. 

GLOSES 

Les gloses bretonnes qui appartiennent à l'Armorique sont 
tirées de sept manuscrits différents. 

L — Oxoniensis prior. Manuscrit de la Bibliothèque Bod- 
léienne à Oxford portant autrefois la marque N E. D. 2. 19 et 
maintenant Auct. F. 4-32, décrit par Wanley : Catal. mss. 
anglo-saxon, 2, 63. Une partie des gloses qu'on y remarque 
sont armoricaines. Elles vont de la page 2b à 9a dans les 
segments I, II, III du premier livre renfermant une partie du 
de Co7ijugatione d'Eutychius (cf. Eutychius, édit. Lindemann, 
pp. 154-166). Ces gloses ont été publiées dans la Gramyn. 
celtica par Zeuss (Voir préface, 2^ édit., xxvii; append., 
pp. 1052-1054) et revues par M. Whitley Stokes [Kidin 
Beitrdge, IV, 421-423). 

II. — Le feuillet de Luxembourg. Gloses publiées par Mone : 
Die gallische Sprache, Karlsruhe, 1851, pp. 76-77, reproduites 
par Zeuss, Gramm. celtica, 2« édit., append., pp. 1063-1065, 
revues et commentées par M. John Rhys, dans le tome P'" de la 
Revue celtique, pp. 346-375. 

(1) Bulletin archéologique de F Association bretonne, VI, 1858, p. 25, 



— 87 — 

III. — Manuscrit de Berne, n» 167, contenant des scholies 
à Virgile avec cinquante-sept gloses armoricaines. 

IV. — Gloses à Anialarius, de divinis 0/ficiis. Le manuscrit 
est actuellement à la bibliothèque du Corpus Christi Collège, 
à Cambridge, 192. Il aurait été écrit à Landevennec vers 952 et 
aurait passé à Canterbury. 

V. — Collatio Canon um. Bibliothèque Nationale de Paris, 
12021. Écrite par Arbedoc avec l'autorisation de l'abbé 
Haelhucar. Passé de Corbie à Paris. 

VI. — Collatio Canonum. Passé de Glastonbury à Oxford, 
Bibl. Bodl., mss. Harl., 42. 

VIL — Collatio Canonum. Passé du continent à Canterbury, 
maintenant au British Muséum, Cotton, mss. Otho, E. XIII. 

VIIL — Collatio Canonum. Paris, Bibl. Nat., 3182. 

IX. — Collatio Canonum. Bibl. d'Orléans, n° 193. 

Les gloses de Berne, les gloses à Amalarius, celles des quatre 
premières collections de Canons ont été publiées et commentées 
par M. Whitley Stokes : Old-breton Glosses, Calcutta, 1879. 
Les gloses d'Orléans ont été publiées à part par le même celtisant : 
The breton Glosses at Orléans, Calcutta, 1880. Les gloses de 
Berne lui ont été communiquées par M. Hagen, toutes les autres 
par M. Bradshaw. Elles vont du IX^ au XI« siècle. Ces gloses et 
les gloses galloises de la même époque ont été réunies par nous 
en un seul volume sous le titre : Vocabulaire vieux breton 
avec commentaire contenant toutes les gloses en vieux 
breton (gallois, comique, armoricain) connues, précédé 
d'une introduction sur la phonétique du vieux breton et 
sur l'âge et la provenance des gloses, par J. Loth, élève de 
l'école des hautes études, Paris, Vieweg, 1884. On y trouvera 
en appendice une série de huit gloses bretonnes découvertes par 
nous dans le manuscrit latin 11411 de la Bibliothèque Nationale 
à Paris (feuillets 100, 101 et 102j. Les feuillets glosés sont 
du IX^ siècle. 

Nous avons collationné le manuscrit d'Orléans et les deux 



— 88 — 
manuscrits de Paris. Nous donnons avec le mot breton le mot 
glosé, et s'il y a doute, la phrase contenant ce mot. Nous 
adoptons les mêmes abréviations que dans notre Vocabulaire. 
Nous laissons de côté les mots commencés ou trop douteux 
comme lecture et sens. 



Eutych. — Gloses à Eutychius de l'Oxoniensis prior. 
Lux. — Gloses de Luxembourg. 
Am. — Gloses à Amalarius. 
Bern. — Gloses de Berne. 
C. G. I \ 

G. C. II i GoUeclions de Canons dont les gloses ont été 
C. G. III ; publiées dans : Old-breton Glosses hy W'hitley 
G. G. IV \ Stokes, Galcutta, 1879. 
G. G. V ; 

c. G. VI — G^sesd^Ovléans : The breton Glosses at Orléans, 
Cal eu lia, 1880. 



A, préposition marquant l'abla- 
tif. Bern.; G. G. I; G. C. 
II, etc. 

A, pronom relatif et particule 
verbale. Lux. 

Aceruission, gl. hirsutis. G. 
G. m. 

Acomloe, |gl. insolubile. C. 
C. V. 

Acupet, gl. occupât. Lux. 

Ad, particule séparable = latin 
ad, ou confondue avec une 
particule at- = gaulois aie 
(Voir Admet, Admosoi). 

Admet, gl. passœ. G. C. III. 

Admosoi, gl. inrogauerit ma- 
culam. G. C. V. 

Aior, gl. anchora. C. C. V. 

Air, gl. slragem. C. C. V. 



Airma, ev arima, gl. i?i agone 

(lege airma). Lux. 
Airmaou, gl. machides. Lux. 
Airolion, gl. uim. Lux. 
Airou, gl. strages. Lux. 
Altin, gl. ferula. G. G. III. 
Am, prép. = gaulois ambi, 

grec «pçt (Voir Amsauath). 
Amsauath, gl. uicarius. Am. 
An, article défini (Voir Aii- 

naor). 
Ancou, gl. saino'! (samo?) 

signifie mort. Lux. 
Anguoconam, gl. vigilo? Eut. 
Annaor, gl. quandoquidem. 

Bern. 
Anscantocion , gl. insqua- 

mosos, mss. in scammossos. 

G. G. V. 



Arcogued ou Ancogued, gl. 

niciuos. Si on lit Arcogued, 

il faut supposer que niciuos, 

est pour nociuos. G. G. V. 
Arga[nt], gl. ohelos. G. G. V. 
Arimrot ou Arimrat, gl. 

functus est. G. G. V. 
Arocrion, gl. atrocia. Lux. 
Arton, gl. lai rare. G. G. V. 
Aruanta, parait gloser ultro 

amhit ou inopportunius se 

ingerit. G. G. IL 
Aruuoart, gl. fascinauit. G. 

G. L 
Ascorinol, gl. ossilem. Lux. 
Atanocion, gl. alligeris. Lux. 
Attal, gl. uicarium. G. G. V. 
Attanoc, gl. uolitans. Bern. 
Baranres, gl. linea. Eut. 
Barcot, gl. caragios. G. G. IV. 
Bat, gl. frenesim.. G. G. V. 
Beb ou Bed, gl. tumuli. G. G. 

V. Beb est justifié par la forme 

vannetaise hev, tombe. 
Bétel ou Becel, gl. huila 

(hulUo'>). Eut. 



Bleoc, gl. criniti. G. G. V. 
Bleocion, gl. pilosos. G. G. V. 
Bleuou dans a Bleuou, gl. 

jubis. Lux. 
Blinder, gl. segnitia. Am. 
Blinion, gl. inertes. Lux. 
Bocion, gl. putres. Bern. 
Bodin, gl. manus. Bern. 
Bodiniou, gl. phalangis. Lux. 



Boestol,gl. heluina (cunnaret 
hoestol, gl. heluina rabies). 

G. G. m. 

Boitolion, gl. escifcris. Lux. 
Boutig, gl. stabulum. Eut. 
Brientinlon, gl. ingenuis. G. 

G. V. 
Broolion, gl. patrias. Bern. 
Brot, gl. zelotipix. G. G. V. 
Bue, gl. putris. Bern. 
Bud, gl. hradium z=ibraviuml 

Lux. 
Buenion, gl. concitis. Lux. 
BueSjgl. hobxUoQegehovello]. 

G. G. V. 
Buortlî, gl. houello. G. G. IV. 
Cadr, gl. décor eo. Lux. 
Caiou, gl. munimenta . Lux. 
Calât, gl. durili. Lux. 
Camadas, gl. hahilis. Am. 
Cannât, gl. vas. Eut. 
Carr, gl. vehicuhnn. Eut. 
Catol, gl. avelloso. Lux. 
Caubal, gl. lemhum. Bern. 
Cauell, gl. cofinus. Bern. 
Celmed, gl. efficax. Eut. 
Centet, gl. pênes teniet. G. 

G. V. 
Ceple, gl. reprehensihiliter. G. 

G. V. 
Ce'prion,<7;\. laquearihus .Bern. 
Cerpit, gl. vehiculis. G. G. V. 
Clehurin, gl. musca. Bern. 
Clôt, gl. rumoris. Lux. 
Clutam, gl. struo. Eut. 
Clutgued, gl. slrues. Eut. 
Cnoch, gl. tumuhis. Bern. 



— 90 



Coarcholion, gl. canabina. 

Bern. 
Gocitou, gl. inliha. Bern. 
Coel, gl. aruspicem. C. C. V. 
Coguelt, gl. laniticium (lege 

lanitium). G. C. V. 
Coguenou, gl. indigena. G. 

C. V. 
Col, gl. nefariam rem. C. G. V. 
Colcet, gl. agipam. G. G. V. 
Collot, gl. trihutatorio (var. 

trihutario). G. G. V. 
Comairde, gl. colligcon {colle- 

gam). 
Comarde, gl. collighim. G. 

C.V. 
Comelia[chou] , gl. sodali- 

tates. G. G. V. 
Commin,gl.an?îa/ibMs.G.G.V. 
Comnidder, gl. consuhrinis. 

G. G. V. 
Controliaht, gl. controner- 

siam. C. G. III. 
Contulet, gl. coUigas. G. G. V. 
Corcid, gl. ardea. Bern. 
Corn, gl. scipho. G. C. V. 
Cornigl, gl. cornix. Bern. 
Cosmid, gl. sérum. Bern. 
Coson, gl. canora. G. G. V. 
Cospitiot, gl. tittihauerit. G. 

G. V. 
Couann, gl.nochmm.G G. III. 
Couarcou, gl. serta. Bern. 
Coucant : nahidei, vel in 

coucant : « Nihilominus in 

cseteris operibus quantum 

segregentur. » Semble gloser 

nihilominus. Am. 



Craseticion, gl. spicis. Lux. 
Gredam, gl. vado. Eut. 
Creithi, gl. ulcéra. Lux. 
Crihot, gl. uihrat. Lux. 
Crit, gl. frenesis. G. G. V. 
Cron, gl. tornatili. Lux. 
Cronion, gl. assiles. Lux. 
Cronnemain : a cronnemain, 

gl. cylindro. Bern. 
Crum, gl. cetmuo. Eut. 
Culed, gl. macies. Eut. 
Cunnaret, gl. rahies. G. G. III. 
Cunrunt, gl. uerticem montis. 

G. G. m. 
Cuntullet, gl. collegio; cf. 

Contulet. Lux. 
Dacrlon, gl. uidus(=uvidus). 

Eut. 
Dadl, gl. concio. Eut. 
Dan, gl. sub. G. G. V. 
Darcenneti[cion] , gl. ariolis. 

G. G. V. 
Darleber[iat] , gl. phitonicus 

(lege pytJionicus). G. G. V. 
Datolaham, gl. lego. Eut. 
Daureth, gl. fœdam. Bern. 
Decmint, gl. adecimabit. G. 

G. V. 
Dehlouetic,gl. accommodata. 

G. C. I. 
Deleiou, gl. antemnarum (= 

anteyinarum). Bern. 
Demguescim, gl. conflictum? 

C. G. V. 
Dermorion, gl. inormia (= 

enormia). Lux. 



91 



Deurr, gl. acri. Lux. 

Dicomit : in dicomit tegran ; 
en marge, en face : « Si quis 
episcopus, sive aliquis edifî- 
caverit ecclesiam in territorio 
alicujus episcopi, hujus eccle- 
siae consecratio re?ervetur ei, 
in cujus territorio edificata 
est. » C. C. V (cf. In dicom- 
hito, cartulaire de Redon). 

Didanuud, gl. elicio. Eut. 

Dieteguetic, gl. distitutus. G. 
G. V. 

Dihel, gl. deses. Eut. 

Diliu, gl. fuscefur. G. C. V. 

Dilucet, gl. anathema. C. 
C. V. 

Diprim, gl. essum. Lux. 

Discou, gl. lances. Bern. 

Dispriner, gl. depretiatur. G. 
C. V, 

Docondom-ni ou Docordom- 
ni, gl. arcemiis. G. G. V. 

Dodimenu, gl. decrecit (ou 
decreat ?) Lux. 

Dodocetic, gl. inlatam. Lux. 

Doguohintiliat, gl. inceduus. 
Eut. 

Doguolouit, sur redigit, dans 
« sic exorcista redigit in sua 
diligentia totius regni domini 
sécréta. » G. G. V. 

Doguorenniam, gl . perfundo. 
Lux. 

Dogurbonneu, gl. rogauerit. 
G. G. V. 

Domot, gl. ritum, G. G. V. 



Dorguid ou Darguid, gl. 

pithonicus. G. G. V. 
Dorn : < A dorn, » gl. triUi- 

rantis. G. G. V. 
Doromantorion, gl. auspi- 

cibus, id est, considerantihus. 

Bern. 
Douolouse, gl. depromis. Lux. 
Douretit, gl. turpi. G. G. L 
Drogn, gl . cetns i^ccetus) .Lux. 
Duliu (mss. daliu), gl. fiisciis. 

Bern. 
Duglas, gl. ceruleus. Bern. 
Dutimen, gl. exquoquitur. G. 

G. V. 
Edemnetic, gl. desideratrix. 

G. G. V. 
Eidguin (lege eidnguin[ot~\), 

gl. aucupio. G. G. V. 
Elestr, gl. hibiscwn. Bern. 
Eltroguen, gl. nouerca. G. 

G. V. 
En, gl. in, dans « en arima, » 

in agone. Lux. 
Enbit, gl. dehilis. G. G. V. 
Ender[ch], gl. evidentissimis 

G. G. V. 
Endlim, gl. feyms. G. G. IL 
Enmetiam, gl. ifinuo. Eut. 
Entic, gl. priscse. Lux. 
Ep, gl. secus. G. G. V. 
Ercentbidi te, gl. notahis, 

id est, agnosces vel signahis. 

Bern. 
Ercolim ou Eriolim, gl . editui. 

G. G. V. 
Ercor, gl. ictnm. G. C. V. 



~ 92 



Erderh, gl. euidentis. C. C. V. 
Erguinit, gl. tirannica aucto- 

ritate molirentur. G. C. V. 
Esceilenn, gl. cortina. Bern. 
Estid, gl. sedile. Eut. 
Etbinam, gl. lanio. Eut. 
Ethin, gl. rusci. Bern. 
Etncoilhaam , gl. aspicio , 

auspex. Eut. 
Euonoc, gl. spumaticus. Lux. 
Eunt, gl. scquus. Eut. 
Fleriot, g\.quœ redolet. C.C.\. 
Funiou, gl. rudentibus. Mss. 

latin 11411, f" 100, Bib. Nat. 

(le Paris. 
Glanet, gl. palliditate. G. G. V. 
Goerp, gl. stigmate. G. G. V. 
Golbinoc, gl. rostratam. Lux. 
Guanorion, gl. istriones. G. 

G. m. 

Guascotou,gl. frigora. Bern. 
Gudcoguod, gl. reprehen- 

dendi. G. G. V. 
Guedom, gl. hiduhio. G. G. V. 
Gueltiocion, gl. fenosa. Lux. 
Gueltoguat, gl. fastigium. 

G. G. V. 
Guerg, gl. efficax. Eut. 
Gufor[n], gl. clibani. G. G. V. 
Guilannou, gl. fulicsa. Bern. 
Guiliat, gl. tonsa. G. G. V. 
Guilp, gl. madeficandum. C. 

G. V. 
Guiltiatou, gl. tonsuras. Lux. 
Guinodroitou, g\.plagœ. Bern. 

uinuclou , gl 

trices. Bern. 



Guirgiriam,gl. hinnio. Eut. 
Guirhter, gL austeritate. G. 

C.V. 
Guirtitou, gl. funis. Bern. 
Guis, gl. suilis. G. G. V. 
Guohi, gl. fuscos. Bern. 
Guoliat, gl. comata. G. G. V. 
Guomone[t], gl. territorio. 

G. G. V. 
Guomonim, gl. pulliceri 

(—poUiceri). G. G. V, 
Guorail, gl. supercilium. Bern, 
Guorcerdorion , gl. circum- 

cellionum. G. G. V. 
Guotan, gl. nepta'! Mss. latin 

11411, MOO V", Bibl. Nat. 
Guoteguis, gl. conpiscuit. G. 

G. V. 
Guotric, gl. difer. G. G. V. 
Guotroit, gl. demulgitis. G. 

G. V. 
Gupartolaid, gl. priuilegia. 

G. G. V. 
Gurclut, gl. evidentis. G. G. V. 
Gurlimun, gl. dilinili. G.G. V. 
Gurprit, gl. superstiiiose. G. 

G. V. 
Gutric, gl. de fer (= differ). 

G. G. m. 

Haloc, gl. luguhri. G. G. V. 
Hantertoetic, gl. semigilatV! 

Lux. 
Helabar, gl. grœcus. Eut. 
Hepcorim : Ihepcorim, gl. 

cassum. Bern. 
Hestr, gl. oslrea. Mss. latin 

11411, f» 102, Bibl. Nat. 



— 93 



Hint, gl. per avia'? Lux. 
Holeu, gl. canori. Lux. 
Hui, gh vos. C. C. l. 
Huisicou,gl. papidas.CO.W 
Huital, gl. yabulx, id est, 

papulœ uel uerrucse. Berxi. 
lac, gL suspite. C. C. V. 
lecol, gl. alienigena. C. C. V. 
Imcobloent, gl. apocant. Lux. 
Imcomarguid, gl. expertus 

sum. C. C. V. 
Imguparton, gl. se... ahdi- 

cant. C. C. V. 
Inaatoe : Nit inaatoe, gl. 

non ineundurn est. C. C. V. 
Inlenetic, gl. inlerlitam.C.\.C. 
Inmor, gl. mitllo, dans quarn- 

vis multo rarius. C. G. V. 
lolent, gl. precenlur. Lux. 
Ir, gl, quatenus. C. C. V. 
Iscartholion, gl. stupea. Bei n. 
lul.-ctAiul, ))gl.u/tro. ce. IL 
Ladam, gl. caedo. Eut. 
Lammam, gl. sala. Eut. 
Laniou, gl. idrutis. Mss. latin 

114H,fM02, Bibl. Nat. 
Lat, gl. crapulam. C. C. V. 
TjaMj^X.peciiisculum et armum 

dextrum. C. C. V. 
Laur, gl. solum. Eut. 
Lemenic, gl. salax. Eut. 
Lemhaam, gl. arguo. Eut. 
Lestnaued, gl. naues (lege 

nauseam^j Lux. 
Libiriou, gl. lapsus vel rolunda 

ligna. Bern. 
Lien,gl. manntergiwn . C.C.V. 



Lim, gl. acummine. C. C. V. 
Limn, gl. lentwn. Bern. 
Limncollin, gl. tilia antejngo 

levis. Bern. 
Limncollou, gl. tilix. Bern. 
Lin, gl. lacuna. C. G. V. 
Linom, gl. litturam. Lux. 
Liou, gl. neuum. Lux. 
Lis, gl. sicatorium (lege sic- 

catorium). G. G. V. 
Lisiu, gl. lixa. Eut. 
Loed, gl. sordida. G. G. V. 
Lois ou Loos, gl. latronihus. 

G. G. V. 
Loit, gl. cano. G. G. V. 
Luscou, gl. oscilla. Bern. 
Mabcauuelou, gl. cunabula. 

Bern. 
Maciat (lege Mociat), gl. 

poractur (lege porcator?). G. 

G. V. 
Meic, gl. ratas. C. G. V. 
Meid, gl. sérum. Bern. 
Meir, gl. adores. G. C. V. 
Melgabr, gl. ligustra. Bern. 
Meplaom, gl. confitari (lege 

confutari). G. G. V. 
Mergidhaam , gl . hehesco . Eut . 
Milin, gl. prostilutam. G. G. V, 
Milinou, gl. libosas"^ Lux. 
Milintric, gl. stupris, G. G. V. 
Mogou, gl. comas. Lux. 
Molin, gl. molam. G. G. V. 
Montol, gl. trulina. Eut. 
Morbran, gl. marges. Eut. 
Muoed : « Amuoed, » gl, fasLii. 

G. G. L 



94 — 



Na, Nac, négations dans les 

phrases relatives ou prohibi- 
tives. G. G. V. 
Natrolion, g), regulosis {re- 

gulus, serpent). Lux. 
Ni, négation. C. G. V. 
Niguid, g\.neophitum.C.C.Y. 
Nim, gl. seriem. Lux. 
Ninou : « A ninou, » gl. laquea- 

ribus. Bern. 
Nit, négation : « Nit inaatoe, » 

gl. non ineundum est. G. C.V. 
Nith, gl. nepla. G. G. IIL 
Nouitiou, gl. nundinœ. Eut. 
Ocerou, gl. hirsutis. G. G. V. 
Olguo, gl. indagationis, G.G.V. 
Or[d], gl. maleus (lege mal- 

leus. G. G. V. 
Orgiat, gl. cœsar (lege cœsor) . 

Eut. 
Orion, gl. oram. G. G. V. 
Ousor, gl. opilio. Bern. 
Poues, gl. quies. Eut, 
Preteram, gl. perpendo. Eut. 
Pritiri, gl. jactura'} Bern. 
Racloriou, gl. proscenia. Bern. 
Rannam, gl. partior. Eut. 
RannoUjgl. partimonia. Lux. 
Rit, gl. vadum. Eut. 
Rocredihat, gl. uigricatus 

{vihritatus'^). Lux. 
Rod, gl. eruginem. G. G. V. 
Rogulipias, gl. oliuauit. Lux. 
Roiau, gl. soffosoria (lege 

fossoria). G. G. V. 
Roluncas, gl. giUuricait[it]. 

Lux. 



Roricse[n]ti, gl. sidcauissent. 

Lux. 
Saltrocion, gl. graciles. G. 

G. IV. 
Satron, gl. fucos. Bern. 
Seal, gl. carduum. G. G. V. 
Scarat, gl. diiudicari. G. G. V. 
Scobarnocion , gl. auritos. 

Bern. 
Siel, gl. signaculum. C. G. V. 
Silim, gl. tuitionem. G. G. V. 
Soeul, gl. fiscum. G. G. V. 
Soudan, gl. hehetudinem (i 

Soudan, in hehetudinem). 

G. G. V. 
Stloitprenou, gl. lapsus sine 

rotunda ligna. Bern. 
Straul ou Straal, gl. cala- 
midis (chlamydis). G. G. V. 
Strocat, gl. tractus est.C. G. V. 
Strouis, gl. straui. Lux. 
Taguelguiliat, gl. silicer- 

nium. Eut. 
Tal, gl. soluit. G. G. V. 
Tan, gl. focus. Eut. 
Tanol, gl. accihoneuw,. Mss. 

latin 11411, ^ 102 v% Bibl. 

Nat. 
Tar, gl. uentrem. Bern. 
Tegran. Voir Dicomit. 
Temperam, gl. condio. Eut. 
Testoner,gl.inet'/<abi/i. G.G.V. 
Testou, gl. stipulationes'^ G. 

G. V. 
Tigom, gl. neui. Lux. 
Tiguotroulou ou Tiguotrou- 

la,u, g]. supellectilem.C. C.Y. 



- 95 



Tinsot ou Tinsit, gl. sparsit. 

G. G. V. 
Tirolion, gl. agrica. Lux. 
Toos, gl. taxam. G. G. V. 
Toreusit, gl. atriuit. G. G. V. 
Torleberieti , gl. phitonis- 

tarum {\ege pytlwnistarum). 

G. G. I. 
Tracl lege Trascl, gl. larum. 

G. G. III. 
Trebou, gl. turmœ. Lux. 



Treorgam,gl. per/'oro. Lux. 
Tromden, gl.peruolauit.C.C.V . 
Truch, gl. ohtusi. Bern. 
Ueruencou,gl.i;er6enas.Bern. 
Uileou, gl. uiolas. Bern. 
Unblot, gl. simila quœ (lege 

similago). G. G. V.; ib., 

unblot, gl. slmilaginem. 
Utgurthconetic, gl. ohnixus, 

id est, perduram, id est, 

contra nisus. Bern. 



NOMS BRETONS CONTENUS DANS LES VIES DES SAINTS ET LES CHARTES 
I — Vies des saints 



Les Vies des saints que nous mettons ici à contribution sont 
celles de : 

Saint Samson, évêque de Dol, écrite dans le courant du 
VIP siècle (Mabillon, Acta Sanctorum ordinis sancli Bene- 
clictî, sseculura I, pp. 165-186); 

Saint Paul Aurélien, premier évêque de Léon, écrite au 
IX' siècle à Landevennec par le moine Uurmonoc (publiée par 
M. Cuissard dans la Revue celtique, V, p. 413; cette Vie 
repose sur un manuscrit du X* siècle (bibliothèque d'Orléans), 
à l'exception de la préface et des vers de la fin, tirés d'un excel- 
lent manuscrit du XIP siècle (Bibl. Nat., fonds latin, 16942) ; 

Saint Winwaloe, écrite également au IX^ siècle, à Landevennec 
par Wrdisten, maître de Wrmonoc. Grâce à l'obligeance de 
M. Arthur de la Borderie, nous avons pu mettre à profit les 
trois principales sources de cette Vie : le manuscrit latin de la 
Bibl. Nat., 5610 A, XIP siècle; le Cartulaire de Landevennec; 
le manuscrit latin 9746, Bibl. Nat., XVP siècle (C'est le ma- 
nuscrit 5610 A qui conserve le mieux pour les noms bretons 
l'orthographe du IX* siècle) ; 



- 96 — 

Sainte Ninnoc, d'après une copie du Cartulaire de Quimperlé 
faite par M. Maître en 1881 et déposée par lui aux archives 
du Finistère; 

Saint Gildas, écrite au XP siècle par un moine de Rhuys qui 
avait évidemment sous les yeux des documents plus anciens 
{Acta Sanctorum ordinis sancti Benedicti, sseculum I, 
p. 139) ; 

Saint Brieuc, d après dom Lobineau, Vies des Saints de 
Bretagne, pp. 11 et suiv. (Dom Lobineau s'est appuyé sur un 
fragment du manuscrit de l'abbaye de Saint-Serge d'Angers et 
sur un ancien bréviaire de Saint-Brieuc). 

Plusieurs autres Vies sont intéressantes au point de vue 
historique, mais, en général, ou elles ne fournissent que peu de 
noms bretons ou elles ne reposent que sur des documents par 
trop postérieurs à l'époque du vieil armoricain (1). 

Achm, port en Armorique, Vie de saint Brieuc, p. 11; Achmensis 

pagus, Vie de Paul Aurélien, c. 12 (2). 
Amachdu rupem, Paul Aurélien, 12 (3). 
Ampnis, fluvius ingens proprio nomine AYïfpnis, Winwaloe, II, 3; 

Cartulaire de Landevennec Hamn, l'Aulne (Finistère) (4). 
Arecluta regio : vocabulum sumpsit a quodam flumine quod dut 

nuncupatur, Vie de Gildas, préface (le pays sur les bords de la 

Clyde, le royaume breton de Strat-Clyde) (5). 
Aroedma : loco cui modo signaculum nomen est, Paul Aurél., 23; 

d'aroed, signe, gallois arivydd, armoricain avouez, et de ma, lieu. 



(1) Voir J. Loth, r Émigration bretonne en Armorique, appendice. 

(2) JM. Cuissard lit à tort Agnietisis. U Achmciisis pagus comprenait l'ancien 
archidiaconé à'Ach {Achm) dans le diocèse de Léon. On peut, avec quelque 
apparence de raison, rapprocher de ce nom celui des Ossismil ou Oxismii. 

(3) Si le ch, comme cela n'est pas rare au IX« siècle et même au XI", ne désigne 
pas ici 1^ spirante gutturale sourde, on peut rapprocher le gallois afagddu, 
extrême obscurité, enfer ? C'est aussi un nom propre gallois. 

(4) Amn est la forme faible de la même racine qu'on trouve dans le gallois 
avon, rivière, armoricain aveJi. 

(5) Voir J. Loth, VEmigration bretonne, pp. lii et suiv 



— 97 — 
Battha insula, Paul Aurél., 16, l'île de Batz sur les côtes du pays 

de Léon — Bathguerran, Vie de Niyinoc, p. 64, Balz près Gué- 

rande. 
Brehant-Dincat glosé par guUur receptaculi pugnte, Paul Aurél., 

I; d. gallois breuant, gorge, trachée-artère; Di?icat est composé 

de din, citadelle, et de cat, combat (1). 
Bretowenus, nom de l'un des compagnons de Paul Aurél., 

c. II (2). 
Briocus ou Briomaglus, Saint-Brieuc, Vie de saint Brieuc, p. 11. 
Brisiaci silva, "Win^valoe, II, c. 12; plus anciennement Brithiacum, 

Briec (Finistère). 
Brochana pars, Paul Aurél., 15; Brochanus rex, Vie de Ninnoc, 

p. 59 (Cf. le gallois Brycheiniawg, le pays de Brochan, le 

Brecknockshire). 
Budocum cognomine Arduum, Winwaloe, I, 4 (Cf. le nom actuel 

de Beuzec). 
Caer Bannhed, Paul Aurél., 8, manuscrit de Paris; villa 

Bannedos, manuscrit d'Orléans. 
Gatmaelus, nom d'homme, AYinwaloe, II, 23 (Ms. 5610 A) — 

Catmaglus , Gart. de Land. (Voir plus haut Brohomagli , Ins- 
criptions chrétiennes de Bretagne, et Caturiges, Noms gaulois). 
Catouii régis consobrinus Fracan, Winwaloe, I, 2. 
Cetomerin, Paul Aurél., 22, compagnon du sainl. 
Creirvia puella, sœur de AVinwaloe, Vie de Winicaloe, I, 14 (Ma- 
nuscrit du XVIe siècle) ; Chreirhia dans les autres (3). 
Coetlann : quod sonat interpretatum monasterium nemoris, 

Gilclas, 27. Le texte porte Coetlahem, ce qui est une faute 

évidente. 
Combronensi regione, Ninnoc, Gart. Quimp., p, 57; Combro- 

nensium régis filia, ibid., p. 62; dérivé de '^Combrox, Combrogis, 



(1) Blncat (ms. dlcat) a été transformé par il. Cuissard en dicat, ce qui est 
une erreur évidente par le contexte même. Pour Blncat cf. Biinocati (^Inscrip- 
tions chrétiennes). Il y a un Dingad dans le Brecknockshire. 

(2) 11 faut probablement lire Bretton-emis ; c'est probablement saint Breiven, 
le patron de Berné (canton du Faouet, Morbihan), supplanté aujourd'hui par 
le saint saxon Brévin. 

(3) Il est difncile de ne pas rapprocher ce nom du gallois creirn-tj. joyau, 
perle, épithète pour une jolie femme, et aussi nom propre. 



— 98 — 

compatriote; *Com-broges, les Cymry,\e nom national des Gallois 

qui a tant fait divaguer historiens et anthropologistes. 
Gonomaglus : Maglus Conomagli filius,Winwaloe, 1,18 (Voir plus 

haut Noms gaulois et bretons et plus bas Conmail, Chartes). 
Conomorus, nom d'homme, Gildas, 20 (Voir plus haut, Noms 

armoricains du VI° siècle). 
Coriticiana regio, Brieuc, p. 11, en gallois, Ceredigiaivn, 

Cardigan. 
Demetia, saint Samson, I, le pays de Dyfed, sud du pays de Galles; 

Demelarum patria, Paul Aurél., 2. 
Domnonia, Samson, p. 59; Domnonensis patria, Paul Aurél., 22, 

division importante de la Bretagne armoricaine septentrionale (1). 
Elegium fluvium, Winwal., II, 12, l'Ellé qui séparait sur la grande 

partie de son cours les deux anciens évêchés de Vannes et de 

Cornouailles (2). 
Eltutus, Samson, 8-9, nom d'un saint qui a donné son nom à Lan- 

lldut, dans l'ancien diocèse de Léon, et à d'autres lieux en Bretagne 

et dans le pays de Galles. 
Fracanus, Winwal., I, 2, Breton insulaire qui a donné son nom 

à Ploii-fragan, près Saint-Brieuc. 
Gellocus, nom d'homme, Paul Aurél., 11 (Cf. armoricain et 

gallois gell, brun, châtain-foncé?). 
Golban : vadi cui vocahulum Golban, Paul Aurél., 17 (Cf. gol- 

hinoc, Gloses). 
Guennargant, uxor Gurkejitelu, Vie de Nvinoc, Cart. Quimp., 

p. 59 (Voir plus bas. Chartes, au nom Argant). 
Gurgentelu, qui vocabatur llfm, Vie de Ninnoc, Cart. Quimp., 

p. 59; plus bas Gurkenteluo à l'ablatif (Cf. Chartes, Condelu^). 
Gyldan, accusatif du nom de Gyldas, Paul Aurél., 3, 



(1) Ce nom a été apporté en Armorique par les Bretons Dumnonii dont le 
nom se retrouve dans celui de Devon, comté du sud de l'Angleterre. La 
Domnonée comprenait au IX« siècle la vaste région située entre le Couesnon 
et la rade de Brest, c'est-à-dire les anciens évêchés de Dol, Saint- Malo, Saint- 
Brieuc, Tréguier, Léon. 

(2) Cf. le nom de la rivière Elel, aujourd'hui Ehj dans le Glamorgan (Car- 
tulaire de Laudaiï, pp. 27, OC). 



- 99 — 
Hinuuoret, le personnage auquel est dédiée la Vie de Paul Âurélien 

(Voir Chartes, à Hin). 
Hirglas, glose longi-fulva, nom de la cloche de Saint-Paul, 

Paul Aurél., 17. 
Hoiata insula, Gildas, 28; l'île de Houat sur les côtes du Morbihan, 

très probablement l'insula Sîata de l'époque gauloise. 
ludwalus, nom d'un prince breton, Paul Aurél., 22 (1). 
luniavus, qui et ipse britannica lingua cwn illis lux vocitabatur, 

saint Samson, 46 (2). 
Kemenet-Heboueu, Vie de Ninnoc, Cart. Quimp., ancien doyenné 

dont le siège était à Guidel, près Lorient (Morbihan) (3). 
Lann monastère; Lanna Pauli, aujourd'hui Lainpaul (Finistère), 

Paul Aurél., 13; Lanna Hilduti, le monastère d'Iltut, Gildas, 5; 

Lann Ninnoc en Pleumeur (Morbihan), Vie de Ninnoc, Cart. 

Quimp., p. 65. 
Letavia, Gildas, 16; in armoricam quondam Gallise regionem, 

timc autern a Britannis a quibus possidebalur Laetavia dicebalur; 

Letavie portus, Vie de Ninnoc, Cart. Quimp., p. 60; Letavia, en 

gallois moderne Llydaw, était le nom breton de l'Armorique et 

avait probablement le même sens qu'Aremorica, c'est-à-dire de 

région maritime. 
Locmenech : locus monaclwrum, Gildas, 33, aujourd'hui Locminé 

(Morbihan), en breton vannetais Loguneh. 
Lowenanus, Paul Aurél., 11, nom d'un compagnon du saint (Voir 

Chartes, à Louuen). 
Maglus, Conomagli tllius, Winwaloe, 1, 18 (Voir Conomaglus). 



(1") Ce nom se retrouve dans le pays de Galles : Lynn Idival ou le lac de 
ludnal (Carnarvonshire). 

(2) Ce nom se retrouve dans celui du patron d'une chapelle de Saint- Aignan 
(canton de Clégnerec, Morbihan), transformé en Saint- Ignace ; on prononce 
Sant-Iniaw. Si on Ut Innianns, c'est le nom de SaUit-Innan, transformé lui 
aussi en Saint-Aignan. 

(3) Kemenet a été un nom commun, indiquant le siège d'une division terri- 
toriale assez étendue. Le nom étant féminin, on a eu de bonne heure la forme 
ar Gemcne (Guémeué-Penfao, Guémené-sur-Scoi-ff). La dentale finale a disparu, 
ce qui suppose que le f a représenté une aspirante dentale douce. Les paysans 
bretons disent, dans le Vannetais : Er Gemene. Pour Heboneii, voir Hebgoen, 
Chartes. 



— 100 — 

Mailocus, Gild., '■1, nom d'homrno, dérivé de la même racine que 
Maglus. 

Mediona insula, Paul Aurél., H, parait être une des Molènes, 
entre Ouessant et le continent. 

Meinin, Paul Aurél., 14, glose lapideam dans Plebem lapideam 
(mal lu par Cuissard). 

Ninnoca, Cart. Quimp., 57; a donné son nom à Lan-Nenec et 
Sainl-Nenec (Morbihan) . 

Ossam insulam, Paul Aurél., 11, l'île d'Ouessant (1). 

Pull-Ilfin le marais, la mare d'Ilfin, Vie de Ninnoc, Cart. Quimp., 
p. G2 Ci). 

Pennohen, caput boum, la tête des bœufs, nom de lieu, Paul 
Aurél., I. 

Plomorcat ecclesiam, Gild., 40; Plumergat, près Auray (Mor- 
bihan). 

Plueu-mur, la grande peuplade, Vie de Ninnoc, Cart. Quimp., 
p. 02 : Pleumeur (Morbihan). 

Quonocus, Paul Aurél., 11, voir Toquonocum. 

Quonomorium , surnom du roi Marc, Paul Aurél., 8 (Voir Noms 
armoricains du VI" siècle). 

Telmedovia plebs, Paul Aurél., 11; aujourd'hui Ploudalmézeau 
(Finistère). 

Thopepigia, Winwaloe, II, 3; on trouve aussi Thopopegia, aujour- 
d'hui Tibidy (Finistère). 

Tigernomaglus, Paul Aurél., 22, compagnon du saint; c'est aussi 
le nom du personnage auquel est adressée la Vie de saint Samson 
(Tigernomalus); cf. Tiarmailus , Vie de saint Turiaviis (Boll., 
juillet, IV, p. 614). 

Toquonocum : Quonoco quem alii sub additamento more gentis 



(1) Ossam est bien la forme, en vieil armoricain, d'où dérive le nom actuel 
Eussa. On trouve encore Ossa dans un pouillé du diocèse de Léon du XV1« siècle 
(De Coui-son, Cartulaire de Redon). Le gallois Vc liant est une fonne savante 
forgée sur Uxantis. 

(2) Ce nom à.'lljin est curieux. Il se retrouve peut-être dans IfEendic (commune 
d'IUe-et- Vilaine), anciennement llfintie; cf. le nom gallois Eljjhin, du gaélique 
Aljnn, 



— 101 — 

transmarinae Toquonocum vocant (Cf. Saint-Connec, aujourd'hui 
Saint-Connet, en Lignol, Morbihan ; et Saint-Thégonnec, Finistère), 

Paul Aurél., 11. 
Towoedocus, surnom de Woednovius, compagnon de Paul, Paul 

Aurél., 11 (Cf. Saint-Touézec, patron d'une chapelle près de 

Saint-Brieuc). 
Trechmorum, à l'accusatif, Gild., 25, saint Tremeur, fils de sainte 

Triphine. 
Uueithnoc, Winwaloe, 5610 A; Guethenoc, Cart. de Land. , 

aujourd'hui Gnezennec; de iveith, combat (Cf. Uiieitnoc, Cart. 

de Redon, IX^ siècle). 
Werocus, Gild., 20; nom du célèbre fondateur du plus belli- 
queux des États bretons, Bro-weroc, aujourd'hui Bro-erec ou 

Vannetais occidental (Cf. plus haut Verâcius, Inscriptions chré- 
tiennes). 
"Winwaloeus, 5610 A, préface; Guhigualoeus, Cart. de Land.; 

Winwaloeiis, Paul Aurél., préface. 
Withur, comte de Léon, Paul Aurél., 15; nom emprunté à un cas 

oblique du latin victor (1) ? 
"Woedmonus, nom d'homme, Winwaloe, I, 16, 5610 A; Guoed- 

monus, Cart. de Land. 
Woednovius, compagnon du saint, Paul Aurél., 11; Goueznou, 

Finis tèi-e. 
Wormawi villa, Paul Aurél., 14 (Pour mawi, cf. le gallois maiu, 

serviteur; de la même racine que l'armoricain maoues, femme, 

mevel, serviteur). 
Wrdisten, auteur de la Vie de Wimualoe, préface, .5610 A; 

Gurdes/in, Cart. de Land.; Wrdisten, Vie de Paul Aurélien, 

préface (Cf. le gallois distein.^ sorte d'intendant dans les demeures 

des chefs gallois). 
Wrmonoc, l'auteur de la Vie de Paul Aurélien, préface. 



(1) Il est à noter que le génitif latinisé de ce nom dans la Vie du saint est 
Withiiris: 



- 102 



II — Chartes 



Les noms bretons qui suivent sont tirés du Cartulaire de Redon 
et du Cartulaire de Landevennec, à l'exception d'un petit nombre 
que nous avons jugés particulièrement instructifs, extraits d'une 
charte originale du XP siècle, conservée dans les archives du 
département d'Ille-et- Vilaine (fonds de l'abbaye de Saint-Sulpice 
de Rennes, liasse 89), et publiée par M. Arthur de la Borderie 
dans les Mémoires de la Société archéologique d'Ille-et- 
Vilaine, t. XVII, 1885, pp. 17-19 (1). Le Cartulaire de Redon, 
si on excepte les quinze ou vingt dernières chartes, a été écrit au 
XP siècle, mais un très grand nombre de chartes sont du IX« ; 
trois sont du VHP ; un certain nombre appartiennent au X®. Ces 
chartes offrent toutes les garanties possibles d'authenticité. Le 
scribe les a reproduites avec autant de fidélité que son ignorance 
le lui a permis. Il a commis bon nombre d'erreurs de lecture et il 
est parfaitement clair qu'il a eu devant les yeux une écriture du 
IX^ siècle qu'il n'a pas toujours su déchiffrer. Il a confondu 
le c et le t, Vh et le b, cl, ch et d, etc. Il nous paraît même résulter 
de certaines fautes qu'il ne savait pas le breton. On a attribué les 
différences d'orthographe pour plusieurs noms bretons à l'in- 
fluence de la prononciation du XP siècle. Une étude attentive du 
manuscrit nous a amené à la conclusion que les variations dans 
l'orthographe ne sont pas le fait du scribe, qu'elles existaient 
réellement dans l'original. L'orthographe est particulièrement 
flottante en ce qui concerne la transcription des spirantes den- 
tales, gutturales et labiales. La spirante dentale sourde [th dur 
anglais, th gallois) est écrite t, th, d, même s (Voir Brith). La 
spirante dentale sonore, dd du gallois moderne, ;:: armoricain 



(1) Cette charte fait partie d'une série de documents publiés par M. Arthur 
de la Borderie, avec un commentaire intéressant, dans le t. XVII, des Mémoires 
de la Société archéologique WlUe-et- Vilaine, sous le titre de : Recueil d'actes 
inédits des ducs et princes de Bretagne (XI<^, XII* et XIII'= siècles). 



— 103 — 
moyen, th doux anglais) est écrite t, th, plus souvent cl. Le i/i 
représente assez souvent une simple explosive sourde t, quel- 
quefois même l'explosive sonore d. Le ch n'a pas non plus 
toujours la valeur d'une spirante gutturale; il indique parfois une 
simple explosive sourde, ou forte c. Enfin, les spirantes sont sou- 
vent représentées par des ténues ou fortes. Le b alterne à chaque 
instant avec le u=:v, même dans des mots latins {nohembrio, 
p. 57, pour novembrio). Le g est souvent spirant entre deux 
voyelles; aussi alterne-t-il souvent avec i {i spirant). Pour les 
voyelles, ae représente souvent, même dans les mots latins, un 
son e (probablement è ouvert français). L'/ sorti d'?" bref 
alterne aussi souvent avec e en attendant qu'il passe com- 
plètement k e. U représente les sons u et ou français. 

Le Cartulaire de Redon a été publié par M. Aurélien de 
Courson dans la collection des Docuinents inédits sur Vhistoire 
de France, Paris, 1865. Nous avons collationné l'original qui 
se trouve aujourd'hui dans la bibliothèque du grand séminaire 
de Rennes, et nous avons pu opérer, au point de vue de la 
langue, un certain nombre de corrections importantes, que nous 
signalons, lorsqu'il y a lieu. Un point important à noter, c'est 
que l'index souvent n'est pas conforme aux chartes (1). Les 
noms qui dans notre publication, ne sont pas suivis d'une date, 
appartiennent à des chartes du IX^ siècle. Pour les noms du 
IX^ siècle, nous ne donnons la date qu'au cas où il y a doute 
sur la forme réelle du nom ou lorsqu'un changement ou un 
flottement dans l'orthographe peut intéresser la phonétique et 
l'histoire de la langue. 

Le Cartulaire de Landevennec est dans son ensemble du 
XP siècle. Les actes qui y sont donnés comme antérieurs à ce 
siècle peuvent être considérés comme apocryphes en très grande 
partie ou arrangés : ils n'ont de valeur au point de vue de la 



(1) Au point de vue de la linguistique bretonne, la publication de M. de 
Courson est très défectueuse. C'est un travail à refaire. 



- 104 — 
langue que comme documents de l'époque de la rédaction du 
Cartulaire. Les actes du Cartulaire de Landevennec ont été 
publiés dans la collection des Dociitnents inédits sur Vhistoire 
de France, mélanges historiques, t. V, Paris, 1886. La copie en 
avait été préparée par M. Le Men ; les épreuves ont été corrigées 
et l'index rédigé par M. Emile Ernault. En tête se trouve une 
préface de M, d'Arbois de Jubainville traitant de la description 
du manuscrit, de la langue des noms bretons, et d'une chrono- 
logie du Cartulaire de Landevennec. Les noms bretons que 
nous extrayons du Cartulaire de Landevennec sont suivis de 
l'abréviation C. L. Nous réservons pour la période du moyen 
armoricain les noms du Cartulaire de Quimperlé dont les actes 
ont été pour la plupart rédigés au XIP siècle. 

Les actes du Cartulaire de Redon forment en réalité, avec les 
gloses, le seul document véritablement important où on puisse 
étudier le vieil armoricain, le XP siècle étant déjà une époque 
de transition et pouvant être considéré comme ouvrant la période 
du moyen armoricain. Il y a dans le manuscrit deux lacunes 
principales, l'une du folio 8 verso au folio 51 recto; l'autre au 
folio 78 où on passe de la charte 124 à la charte 233. La perte 
totale peut s'évaluer à 115 chartes, dont quelques rares extraits 
nous ont été conservés par les Bénédictins, Ces fragments et 
d'autres documents empruntés à la collection des Blancs- 
Manteaux ou détachés d'un second Cartulaire de Redon dont on 
a recueilli quelques feuillets ont été donnés en appendice par 
M. de Courson. 

Les noms qui ne sont pas suivis de l'indication nom de lieu 
sont des noms d'homme : 

Ab; l'abréviation usuelle pour inap, fils? dans Ab-hrit, 857 — 

Ah-gar, 865 (Voir Beuuin). 
Abbattabbé, C. L., 50. 

Achebui 844 (Achebui, Achiboe, Akeboe 874-876). 
Ad, préfixe, identique au latin ad, souvent confondu avec le suffixe 



- -105 - 

vieux celtique ate, qui a à peu près le sens du latin re : Adgan, 

Adgant. 
Ael sourcil, dans Uiirm-haelon , aux sourcils bruns (1) (Voir 

Uurmhnelon) . 
Aer carnage, combat : Aer-mitit — Aer-nonne — Aer-uiu 857, 

Haerviu 860, appendice, Herueu 869; Haerueu, C. L., 47 — 

Haer-ui 868, Hervi 1051-1060 — Haer-uuiu 879 — Her-leuuinus, 

C. L., 24, Her-pritt (tribus), C. L., 85 (Voir 7/aer). 
Aeth (Cf. gallois aeth, pointe, piquant, au figuré douleur? ou aidd, 

zèle, chaleur) : Aelh-lon, avant 797 (Ait-Ion 844 - Aithlon 891-898 

— Elhlon 832 — Haethlon 848 — Heslonus 1051 — Helhlon 

1100) — Helhrneren, Edmeren, C. L., 24, 18. 
Aethurec Rethcar, nom de lieu, C. L., 30 — Aethuric Freoc, Cart. 

de Red., 875 — Aethuric Milcondoes 875 (Cf. aeth) (2). 
Afroc, seul, et dans Ran-afroc 866. 
Al autre'} : Alii villa (3) — Alliou (C. L., 52?) — peut-être dans 

Al-nou 797 — Alnodet 857 — Aluuoret 853-864 — Alui 1026 — 

Alueus 846, Albeu 859. Dans plusieurs de ces noms, sinon dans 

tous, al est pour ait (Voir ait). 
Alan, nom propre très commun aujourd'hui encore (Voir Alamnus 

à l'article Monnaies) — Halanau (4), aujourd'hui Alano ou 

Alanou, en parait un dérivé. 
Alt (Cf. gallois allt, falaise, escarpement, armoricain aod, rivage, 

Pen-ann-aiU, C. L., XIII« siècle) : Alt-frid 852, Alfrit 871 

(Albril 850 — Alurit 879) - Alfret et Altfred 868 — Aulfret, 

C. L., 54 - Alt-roen 797, Aldroen 1052-1060 (5). 
Alvar-pren, lieu en Crozon, C. L., 8. Le manuscrit du XVJe siècle 

donne aval-pren, pommier. 
Alunoc 832-860. Alun se retrouve dans plusieurs noms du pays de 

Galles. 



(1) Wnii ael, est un surnom que le poète Dafydd ab Gwilym donne, à une de 
ses amies. 

(2) Aethurec, toujoui's accompagné d'un nom propre est peut-être un nom 
commun : le lieu aux ajoncs ? gallois eithin, ajoncs, 

(8) Titre 170, le manuscrit donne villa aUi et non aUi. 

(4) Halanau a été transformé par M. de Courson eu Balandii, titre 241, p. 192. 

(5) Sur Allt voir Rhys, Lectures, p. 416; ù'tiod est dérivé Tarmoricain autenn, 
rasoir; pour le rapport des sens, cf. le grec pny^iç, falaise, et p'rjyvupi, je brise. 



— 10(5 — 
Am, préfixe et préposition, en gaulois amhi, autour de : Am-hedr, 

G. L., 25 — Amrith, lieu, 841. 
An, article dans an Cloedou, G. L., 29 — an Laedti, G. L., 

14, etc. 
An, particule intensive dans An-budiat et An-uudiat 868 — Anga- 

bolo — Anuuanoc. 
Anau inspiration musicale, génie poétique, clianteur; Anau, nom 

d'homme 832 — Anauan, Anauhi, Anauhic, Anauuen. 

NOMS COMPOSÉS : 



Anau-britou. 


Anau-hoiant. 


Anauuanoc. 


-bud. 


-hoiarn. 


Anauuedoe. 


-car. 


-hoiat. 


Anauueten. 


-gen. 


-ki. 


Anauuian. 


-haillon. 


-lechan. 


Anauuili. 


-hiart 1041. 


-monoc. 


Anauuolou. 


-hird, hitr. 


-ran. 


Anauuoret. 


-hocar. 







Doithanau (1) 814-825, Doidanau 826 — Dreanau et Drianau — 
Gloisanau — Ritanau — Uuinanau. 

Angabolo saisie, reprise, charte XI, p. 12 (Portitoe et Gonuual 
font donation pleine et entière aux moines de Redon de certaines 
terres; la charte se termine par ces mots : « Et ha3c donatio stipu- 
latione subnixa inlibata permaneat, sine angabolo (2). » 

Anoetoc (Gf. gallois anwydog, d'anwyd, nature, tempérament, ou 
d'amcyd, armoricain anoued, froid?). 

Anton : Uuor-anton, Guranton, Treanton ou Trehanton. 

Antrcar : Bronantrcar 850-866, nom de lieu — Antracar 832-866 
(Cf. Antrauual 826-8 iO — Antruual 832-840). 

Anu nom : Doithanu 856. 

Aostic rossignol, nom d'homme, 864-870. 

Aour or^ : Aourkenou Ourken, femme du machtiern làrnhitin 872. 



(1) L'index donne à tort Doitanav. 

(2) Cf. irl. gaibim, je prends, gall. gafael, action de saisir, de tenir. 



— 107 - 
Ar, généralement représente la particule du vieux celtique are 
(Cependant voir arth et lioiarn). 

Ar-bidan. Ar-blant. 

-biuan et Arbeuuan 85î>. -chenalt 1041. 

-bidoe 875 — Aruidoe 878. 

Ar-chol et Arcol aujourd'hui Argol (Finistère), C. L., 7. 

Ardian (Tref), C. L., 18. 

Ardon, Crue Ardon, Ardon Rowis 878, appendice {Arzon près 
Sarzeau, Morbihan). 

Argant argent, brillant (Voir le gaulois argento-) : Argantan, 
femme de Tethuuiu — Argant, fils de Gustentin — Argant- hael, 
femme de Nomenoe — Argant-ken, nom de femme — Argant- 
louuen — Argant-phitur — Argant-monoc — lunargant, C. L.,42 
— Guennargant, G. L., dans Run Guennargant (Note du XllI^ 
siècle) (1). 

Arth ours : Arthanael — Arth-biu 8t26-8i9, Arthueu 834, Arthuiu 
834 — Arlh-lon — Arth-mael 840, Armail 897, Armael 1052, 
Armel 1144, Arsmel 1112— Arth-nou 882 — Arl-uuiu — Arth- 
uuolou; Artwolau 832-833, appendice — Arrthel 834 (la lecture 
est douteuse) — Arhuual 848 (pour Arthuual?). 

Arthur, nom d'homme qui se retrouve six fois dans le Carlulaire 
de Redon. 

Aruuistl gage (2), in aruuistl en gage, 849; cf. gallois arwystl, 
gage, armoricain gwestl. 

Asoeu, Asoe, Asoui, Asou, dans Ri-assoe — lun-asoe — Asoiu- 
car? — Uuorasoe 859-865, Uorasou 832, Guorasou 833, Uuorhasoui 



(1) Pour les noms gallois composés à.' argant, voir J. Rhys, Lectures, p. 374; 
pour Guennargant cf. le gallois Arian-nen. 

(2) M. de Coui-son en a fait un nom de lieu en Mellac, ce que dément le 
contexte. Il s'agit entre les contractants d'un prêt sur gage, sur terre, fait 
à Catmoet par Alurit : « Notitia in quorum presentia de illa parte terra campum 
juris mei Eanbuduuere, ego. Catmoet, constat me tibi Alurit dedi&se illam rem 
proprietatis mes hi arnnistl propter solides VI, quod miM bene complacuit 
usque in caput VII annos in ascensione Domini Pascha rogationis, et si 
invenitur in ipsa die in Pascha rogationis sol. ad Alurit, reddatur terra ad 
suum heredem, sin perflrmata erit ad Alurit et generationes suas in sine fine. » 



-- -108 — 

826-834, Uuorhasoeu 840, Uuorasoui 850, 846 (1), Wrhasoui 848, 

appendice. 
Atoeu, Atoi, Atoui, Hatoeu, Hatoui, dans Uuoedatoeu 819 ou 820, 

Uuoetatoe 867 — Uuorhatoeu 855, Uuorhatoi 854, Uuorhatohoui 

834 (2) — larnhatoeu 826-834, larnhatoe 848-849, larnhathoui 

892 (3) (Voir Haithoui). 
Atoire, Atoere, Atore (4). 
Atr flumen, affluent de l'Ult, aujourd'hui l'Artz {Vit, aujourd'hui 

rOuU; voir Ult). 
Avaellon, lieu en Kaer 851-856 (peut-être pour mielon; pour 

ae = e, cf. aecclesia pour ecclesia, dans le Cartulaire; avelon serait 

alors un dérivé d'avel, vent). 
Bacb : medietatem Bach Houuori (Lisez hach ou baili) (5). 
Baf, le bourg de Batz, près Guérande; Baf 853-859-864, 866; 854 

et 855, appendice; salinas Uas 864, p. 64, mais dans la même 

charte Baf; le titre de cette dernière charte porte Bhat. Il faut 

lire Bath (Voir plus haut Battha, Vies des Saints) (6). 
Bal, dans Balrit, nom de lieu (Cf. gallois bal, pic d'une montagne?). 



(1) Le manuscrit porte Uiioi'lmsoui et nou fJuorhathoni comme l'écrit 
M. de Courson, p. io. 

(2) M. de Courson donne Uuorhathoui, p. 89. 

(3) Il est peu probable que les formes en asocii, «.v(i«7, etc., et les formes 
en atocn, atoui, hathoui, soient identiques. LV représenterait la spirante dentale 
sourde th; il y a des exemples certains de cet emploi d.e 1'* (Voir Brith). Les 
noms de femme comme Azon ou Hazou, semblent bien remonter à une forme 
Hatlwul (Voir Haithoui). Nous avons en vain essayé d'identifier ces noms eu 
asoe avec des noms en Jiatoc, hathoev. 

(4) Cf. le nom comique Adoyrc (Whitley Stokes, Maiminùsionson the Bodmin 
Gospel, Revue celtique, I, p. 332). 

(.5) Le scribe avait devant lui des chartes du IX^ siècle. Or, à cette époque, 
Vh et le h peuvent facilement se confondre : voir Léopold Delisle, Caiinet des 
3Ia>iuscrits, planche 28, n" 5 (Cf. Cart., Bovem pour Houuen, p. 23). Le c et le t, 
dans le Manuscrit d'Orléans contenant des gloses hretonnes, manuscrit du 
X<= siècle, et présentant des traits qui le rapprochent de l'écriture saxonne, 
sont également parfois difficiles à distinguer (Ce manuscrit a été écrit en 
Bretagne). Le scribe confond également ch, th et d : Uninmoduat pour Uuin- 
mochiat, Uiiarrodvœ pour JJuarrochiœ, Badoutien pour Ratlonuen. 

(6) Il est peu probable que la charte authentique portât Baf. Le scribe a dû 
avoir sous les yeux un caractère qu'il n'a pas su lire, un s particulier ou le signe 
anglo-saxon pour la spirante dentale. Si la charte authentique portait Baf, cela 
montre, avec l'écriture Bas, l'embarras des scribes pour transcrire la spirante 
dentale sourde. 



— 109 — 

Balilakel, nom de lieu, 841, appendice, pars Balacel 841 , appendice. 

Barb, dans Barh-difeith 861-867 (barbe inculte). Barb se retrouve 
dans Ran henharh 854-865 (deux fois), et non Henhar, comme 
Ta écrit M. de Courson; il faut probablement lire Hen-hartJi (Voir 
la note pour Bach). 

Bastart, surnom de Telent, hâtard. 

Bath Uuenran, C. L., 25; voir Baf. 

Bedoe, voir Bidoe. 

Beduu bouleau, 830 (Dans la même charte, villa Abeduu doit 
être corrigé en villa ad Beduu ou villa Beduu) — Lis-vedu 836 
(Lisbedu 814-825). 

Belstomnus ou Belstonnus? 866 : Salomon dux in Brilannia et 
Pascuuethen belstôno. 

Benitoe 833 (Bentoe 821). 

Benigaud 814-821. 

Berth : Bertblec (1) — Berth-uualt, Bertuualt; Berduualt, C. L., 
15 — Berth-uuor; Bratberth, C. L., 34 {Braspartz, arron- 
dissement de Cbàteaulin). 

Bet pour bed, tombe; dans Bet furie, nom de lieu. 

Beuuin dans Bot Beuuin. 

Bicham dans Uuin-bicham, superlatif de bich , petit? (Voir 
Bihan). 

Bidet : Matbidet 833, Matuidet 836 (L'index porte faussement 
Maiuuidet); cf. \< s noms en hidoe. 

Bidoe : Gleu-bidoe — Hael -bidoe — Hetr-uedoi, Hird-bidoe (2) 
866, Hiruidoe 868 — larn-bidoe 845, Tarnuidoe 837 (3) — Loies- 
bidoe 848, Loiesuidoe 846 (4) — Mat-uedoe 913, Mat-bidoe 895 
— Bis-uidoe — Tanet-bidoe — Uueten-bidoe — Uuas-bidoe. 

'Biha.n petit : uadum bihan 1041. 

(1) Berthlec se trouve au miKeu de noms germaniques; il est fort possible que 
ce soit un nom germanique, comme Bertuualt d'ailleurs; cf. cependant le gallois 
hertJiaivg riche, et le composé j}ryd-fe?-th beau; Gur-ierth, Cartulaire de LandafE, 
p. 140 ; pour lec, cf. Trilec, Cartulaire de LandafE, p. 190. 

(2) M. de Courson donne Hir-hidoe. p. 50. titre 62. 

(3) L'index porte larmiidoe. la charte (p. 13, titre 13) larnuuldoe, ce qui est 
également faux; le manuscrit donne laruuidoe. faute évddente du copiste pour 
larn-uidoe. 

(•i) L'index porte à tort Loiemuidoe, la charte et le manuscrit ont Loiesuidoe. 
Pour bidoe, cf. les formes aim. e:; bez-, gai!, li/dd, du verbe être. 



— 110 — 

Bili, nom propre très fréquent, seul ou en composition (Cf. gallois 
Beli; voir Bilin) : 

Anau-uili — Con-uili — Gleu-uili — Guor-uili, Uuoruili , 
Uuruili — Hael-uili — Maen-bili, Maenuili — Rat-uili 843, 
Rabili (même charte). 

Bilian villa, 826 — Ran Uilian, avant 797. 

Bilin dans Ri-vilin 868 (Cf. Cunohelinus, Noms propres de Grande- 
Bretagne). 
Biscam, de his, doigt, et cam, recourbé. 
Biscan et Bescan? (cf. arm. besk, écourtél). 
Bit inonde, et aussi peut-être hit pour hilh, gallois hyth en 

composition dans le sens de toujours, éternellement : Bit-comin, 

Bit-monoc. 
Biu et Beu vivant, Arth-biu, Aer-uiu (Voir Arth, aer, hael, tanet, 

hoiarn, uueten, etc.). 
Blaen sommet : Blein-rin 857, appendice — Bien-lin — Blen-liuet 

(Blenluet 1108), Blen-liuuet; Blen-liuet, C. L., 25 — Treu-blen, 

lieu, 1066-1082. 
Blauued, fleuve, le Blavet (1). 
Bledic 841, appendice, dérivé de hleid loup. 
Blehuc chevelu, C. L., 31 (Surnom de Pistient). 
Bleidbara, de hleid loup, et hara pain (2). 
Bod volotité, bon plaisir (gallois hodd), dans Bodan, peut-être dans 

Boduuoret 844, Bouuoret 840-847 — Bohoiarnus, 1081-1083. 
Boduu et bodu qui se plaît à : Euboduu, Tribodu, Cat-uodu (3). 
Boe (gaulois hogio- ?), dans Dosarboe, Erispoe? Riskiboe 814. 
Bot résidence, houquet, touffe d" arbres, de plantes, hameau; entre 

en composition de beaucoup de noms de lieux, aujourd'hui comme 

à l'époque du Cartulaire de Redon. 



(1) En breton de Vannes Blawec'h, ce qui suppose en vieil armoricain 
Blaweth = *Blavetto-. 

(2) On appelle encore Meibara dans le pays de Vannes et en Cornouailles, 
ailleurs aussi probablement, les gens d'un appétit inquiétant. 

(3) Le manuscrit, comme le texte imprimé, porte Cat-uuodu qu'il faut 
corriger en Cat-nodxi. Dans certains cas hodv pourrait bien être une forme faible 
de l)oud, victoire {Jbodu = *budrM). 



— 111 — 

Bothlenus 816 (Boslenus 819 — Botlenus 833 (1) : c'est le même 
personnage). 

Bran corbeau; nom de sept ou huit personnes dans le Cartulaire; 
dérivés : Branoc, Branon; composé : Bran-hucar (pour bran 
= bren colline, voir bren). 

Bras grand, dans Tret-bras, 860 ou 866. 

Bratberth, C. L., 34 (Braspartz, Finistère). 

Brech bras, dans Brech-uualt, 843. 

Bren colline, dans les noms de lieux : Bren-medno {Société ar- 
chéologique d'IUe-et-V Haine, XVII, p. 19) — Bren-Helmelin 
375, appendice; apparaît sous la forme bran dans Bran-quassec 
1123 (2), et peut-être dans Bran-secan (3), 797-814. 

Bre colline, élévation, dans le dérivé : villa Breoc. 

Bresel guerre ; Presel, surnom de Guennedat, 1063-1076 ; Breselan, 
Breseloc : — Bresel-conan — Bresel-coucant — Bresel-marchoc 
— Bresel-ueu — Bresel-uuobri — Preselan, Presel-gar 913 — 
Presel-guoret, 897. 

Bri dignité, élévation : Bri-uual, Bri-uualt — Uuobri (4); dérivés : 
Brian, Uuobrian; Brioc; Brient (5) (Voir Guic-bri). 

Brit (Cf. gall. brijd pensée, intention?); Altfrit, Albrit — Sulbrit, 
Conbrit — Brithael — Britoei, Britou'^ (6), Loies-brittou, p. 127, 
titre 162, et non Loies-brifou, comme l'écrit M. de Gourson. 

Brith tacheté, bigarré, Uuenbrit, femme du roi Salomon, 866-869, 
nom écrit Uuenbris dans une charte de 864, p. 45, et Guenuureth 
(lisez Guen-Vreth), 869. 

Bro pays, dans Bro-uueroc; Broguerec, C. L., 40 (le Vannetais 
breton). 

(1) Comme il n'y a dans les chartes où apparaît Bothlenus que des noms 
germaniques, il est peu probable que ce nom soit breton. L'orthographe du nom 
est instructive et nous a paru devoir être relevée. 

(2) De Courson : Bran-quasset. 

(3) De Coui-son : Bran-scean. 

(4) Dans les gloses gvoiriacli, comparatif de miohri glose sapientior ; guoiri, 
glose gravis. 

(5) Voir dans les gloses Brientinion. 

(6) Il est difficile de dire si Brithael, Britoei et Britou se rapportent à brit 
ou à brith. Il faudrait pour trancher la difficulté, trouver ces noms sous une 
forme plus moderne. Pour Uuen-brit, il n'est pas douteux que le t ne représente 
la dentale spirante sourde. Cf. Gidbi'it et Gulfrit, p. 257; Sul-urit,2&l; Albrit, 
p. 206 : Cartulaire de Landaff. 



— 115 — 

Brochan, dans Ran Brochan (Voir plus haut Vies des saints). 

Broen ou Broin, nom d'homme; Broinantrcar, nom de heu, 
850-866, mais Bronantrear, 846 et 833 (Voir hron). Cf. Conbroin, 
Cartulaire de Landaff, p. 135 (irlandais Briaiil ou dérivé de 

• *hrox, *hrogis^). 

Bron colline arrondie, mamelle, a conservé ces deux sens dans le 
pays de Galles; Bron Arill 854 : le même lieu dans un charte de 
-854, p. 369, appendice, est appelé deux fois monte Arill. 



Bron-budnou, app. 
-boiat. 
-budan (1). 
-budgen (2). 
-concar. 
-din, app. 
-harch (3). 



Bron-hitin. Bron-euuor. 

-kirifm, app. -ritiern. 

-iuduuocon. -sican. 

-mael. -siuuan. 

-malin, app. -tro. 

-menion. -uuinoc. 



Broniou campus, se rattache à hron ou est un pluriel de hroin (le 

champ aux joncs?). 
Bu hœuf, dans buorth, C. L., 18. 
Bud victoire, gain, dans Budic, Budoc, Budican, Ran-Camp-i?i<dan, 

nom de lieu; Cat-uud, Hoiarn-uud, larnbud. 



Bud-comin. 

-hemel {Butheael, G. L. , 
30, note du Xllle siècle), 
-hoiarn. 
-ien. 
-monoc. 

-nou (Bron Budnou), app. 
-rith. 



Bud-uuere. 
-uueten (4). 
-uuolou. 
But-gual 1038 (Tref Budgual, 
G. L., 14). 
-uuoreth 871 , Budguoret 
909 (5). 



(1) M. de Courson donne à tort Broti-hndian (p. 143, titre 184). 

(2) Lïndex donne Gran-'budgen (p. (în, titre 77) ; le manuscrit porte Bron 
hitdgcn, avec Gran sur hron. Gran seml)le être un autre nom du même lieu; 
il y a en effet, écrit en marge : de Gran et de Caentuen. 

(3) Il faut peut-être corriger en Bronharth — Cf. Penhav:. près Quimper 
(Finistère). 

(4) P. 25, charte 31 — M. de Courson donne But-vneten; le manuscrit 
porte Bnd-mieten. 

(5) il est certain que le d ou t de hud. représente une dentale spirante 
sonore; Butgvoret ou Biid-ininrct, est un nom qui a survécu et se trouve dans 
des chartes plus récentes, sous la forme Buzorct. 



— 143 — 

Budinit, Budinet, de hud ou de hudin troupe; Budin, nom 
d'homme. 

Buhedoc 892, de hiihed vie. 

Buorht et Buort, pour Buorth, étable à bœufs, C. L., 18 (note du 
XII'' siècle), aujourd'hui Buhors, commune de Lolhey, canton de 
Pleyben (Finistère). 

Cad. Voir cat. 

Caer forteresse, lieu retranché, aujourd'hui village; C. L., -45 : Caer 
Bullauc; Plebs Chaer ou Kaer (Loc-maria-ker, Morbihan); Cher- 
mar {Mémoires de la Société archéologique d'Ille-et- Vilaine, 
XVII, p. 18) — Cher-caualloc , ihid. — Cher-loscheit, ibid. — 
Gher-cheresuc, ibid. 

Kain dans Uueten-Kain, Keinnic'! 

Kalanhedre, de kalan du latin calendœ, et de hedre, octobre. 

Kaledan (Kaledanus) 1066-1082, de calet dur. 

Galon cœur ; Uuin-calon, Guin-calon 833, Guen-calon 1066-1082. 

Gallon. Voir Cat-lon. 

Cam courbe, boiteux : salina Cham ; Riuualt Cham ou Riuualt le 
boiteux (M. de Courson en a fait deux personnes, pp. 246, 275). 

Kamoe : Treb Uuo-kamoe, lieu (de cam ?) 

Gamp champ : Camp-caubal-hint — Camp-coet — Gamp-hinccoet(l) 
— Camp-latr (Voir latr) — Gamp-roth. 

Gancell locus, appendice (Gf. gall. canghell, sanctuaire). 

Ganham (Gf. cann'>) dans Gredcanham, Ricanam, Gritcanam. 

Canhiarh, G. L., 14, surnom d'Alan; Cainard, Gart. de Quimperlé, 
p. 11 \°, traduit par bellator foriis, dans la charte de Saint-Sulpice 
de Rennes {Mémoires de la Société archéologique d'Ille-et- 
Vilaine, XVII, p. 18); cf. l'armoricain actuel kann combat; 
pour hiart cf. Anauhiart. 

Gann (Tref), blanc ou combat, G. L., 14. 

Gap, cap ou tête, pointe : pagus Gap-caval (2); Buduc-cap-caval, 
C. L., 17, 19 (aujourd'hui Beuzec-cap-caval, Finistère) — Budoc- 
cap-sidum (Beuzec-cap-sizun), Mémoires de la Société archéolo- 
gique d'ille- et- Vilaine, XVII, p. 18. 



(1) Il faut probablement corriger en Camp hintcoet. 

(2) Caial était, d'après Nennius, Hist. Bv'it., 79, le nom du chien d'Arthur. 



— 414 — 
Gant (i) : Canthoe, Cantoean, Cant-uueten 



Cou-cant, Bresel-coucant. 



lud-cant. 



Eu - cant. Loies- 

Hael- Maen- 

Hin-cant jusqu'en (2) Mor- 
865;Hin-gant909. Ors- 

larn-cant. Ris-cant. 



Rit- 

Uuin- 
Uuiu- 

Uuor-cantoe. 
Uuoret-cant. 



Car voiture, chariot : Pen Carhent, G. L., 18. 
Car ami, qui aime, parent; Car-munoc: 



Anau-car. 


larn-car. 


Reth-car, ( 


Garant-car. 


led- 


Sul- 


Gomalt-car. 


lud- 


Tanet- 


Con-car, G. L., 54. 


lun- 


Uueten- 


Hael-car. 


Loies- 


Uuin- 


Hird- 


Mael- 


Uuoret-car. 


Ho- (Voir Ho -car). 


Maen- 





G. L., 30. 



Carant- qui aime, parent, Garanton, dans Ran-Caranlon; Ke- 

rentin — Garant-car — Garant-nou. 
Karadoc aimable, 1029-1037. 

Carn : Rodoed carn, id est, vadum corneum, G. L., 38. 
Caroc : Ros-caroc et Ros-caroch. 

Caroth plebs, aujourd'hui Caro, canton de Malestroit, Morbihan. 
Carrée rocher; sylva Garrec, G. L., 45. 
Caruan tribus, G. L., 4 — Trégarvan, arrondissement de Ghàteauhn, 

Finistère. Gf. Lan-carvan, pays de Galles; Ran Garuuan, Gartulaire 

de Redon, peut-être différent du premier. 
Carui : Ran Garui (de caru, cerf?). 
Castel château, plebs Gastell. Voir Ploi. 



(1) Cant peut avoir plusieurs sens ; dans la plupart des noms, il a probablement 
le sens de Manc ; dans quelques-uns, le sens de centt ou c'est la préposition 
cant avec = xarâ. Il a aussi le sens de cercle. 

(2) Aujourd'hui Morgan ou Morgant, nom fort commun dans le pays de Galles 
et en Armorique. 



— 115 — 
Cat combat; Catoc, Catic, Catin (plebs), Catoe, Cate — Ran- 
Catoien; Eucat — Maelcal — Sulcat : 



Cat-bud. 

-cubrat. 
Kat-cU 913. 
Cat-hoiant. 

-hoiarn (1). Voir 
Hoiam et Hoi- 
arn. 
-loiant ou luiant. 
-loen ou logen. 
-Ion, Gallon, 
-louuen et Cad- 

louuen. 
-moet. 



Cat-monoc. 
-nemet. 
-man (Bot). 
Catu-sloiant? (2). 
Cat-uuethen. 
-uu. 
-uualart et Cad- 

uualart. 
-uuallon. Voir 

Uuallon. 
-uud (= Calbud) 
-uuobri. 
-uuodu (= Cat- 
bodu).V. Bodu 



Cat- 



uuocon. 

uuolet. 

uuolon. 

uuoret, jusqu'en 
878; Cadoret 
1124-1125. 

uuotal, jusqu'en 
872; Caduudal 
840-847; Ga- 
dodal 1060. 

•uuoton. 

■uur. 



Cathno renard, si ce nom n'est pas une faute pour Cat-noUy an 1052. 
Caubal barque; Camp-caubal-hint, le champ du chemin aux 

barques (3). 
Caval cheval, dans pagus Cap-caval, G. L., 1; Cher-Caualloc 

{Mémoires de la Société archéologique d'Ille-et- Vilaine, XVII, 

p. 18). 
Ked, dans Kedgost (Gf. gallois cyd, armoricain moyen quei, préfixe 

ayant le sens du latin con-). 
Celli bocage, &osgMef;Lis-celli, Kelli-uuenham (Gf. Pencelliguenhuc, 

Gartulaire de LandafF, p. 43). 
Cembre, G. L., 54; Diles Heirguor Chebre (4), comte de Gor- 



(1) Voir plus haut, parmi les noms armoricains du ¥!<= siècle, Catihernus, 
aujourd'hui Cadouarn. 

(2) Le manuscrit porte Cat loiant, mais le t de cat est suivi de l'abréviation 
en usage pour vs. 

(3) « . . .Petiolam terrœ qute vocatur Campcaubalhint qui est in plèbe Rannac, 
svi)er ripam Carnun, » p. 160. charte de 866 ; canbal est emprunté au latin eau- 
pilus, caupnlus; caubal dans les gloses de Berne glose lembvs. 

(4) Le Gartulaire de Quimperlé portant Cembre,OTi a le droit de supposer que 
le scribe de Laudeveunec aura oublié le signe abréviatif sur l'e de cke (Cf. Non 
mamvi Xembre dans Giraldus Cambrensis). 



— 116 — 

nouailles; Cemhre est probablement la forme bretonnisée de 

Cambria. 
[Cjemer arpent, G. L., 28; glose arepennum (Note du XII^ siècle). 
Keminet : Plucgaduc in Keminel 1066-1082. Voir plus haut, Vies 

des saints, Kemenet Heboeu. 
Kemper confluent, dans Kemperele (Quimperlé) 1081-1082 (Cf. les 

noms de lieux actuels, Camper, Quimpero, dans le Morbihan bre- 

tonnant, Comper dans la zone française où le breton s'est éteint au 

XIc-XII« siècle). 
Ken beau; Aourken; Argant-ken 1130-1140, appendice. 
Chen, Kent. Voir Cint. 

Cenetl race, nation : Cenetlor, Cenetlur, Kenetlor. 
Ceneu : Ri-ceneu (Voir plus haut Canao, Noms armoricains du 

VJe siècle); Ricenou, Gartulaire de LandafF, p. 162. 
Cheroenoc, surnom de Concar, C. L., 54 (Cf. le vieux gallois 

Ceroenhou, glosant dolia tonneaux, cuves. 
Cheuric. 

Ki chien : Anau-ki — Gur-ki — Maen-ki — Pyr-ki — Tan-ki. 
Kint avant, premier ; Kin, Cent, Cen : 

Kint-uuallon. Ken-guethen 909. 

-uuant; Kent-uuanl (avant -marroc 866; Kenmarhuc 

797). 1062-1070. 

-uuocon; Kent-uuocon,863. -niiscet. 

Kin-crit 878. Chen-woret 860, appendice. 

-uuoret 892. Kent-laman 857, appendice (en 

Cen-bud 913. note); Kendalaman 1051- 

-huuant. 1083. 
-monoc. 

Clat (1) : Clatuuin 903, appendice (en note). 

Cleker, villa in Rufiac; Clecher (tribus), C. L., 7, aujourd'hui 
Cleguer (Finistère). 



(1) Clat pour cladl Cf. gallois, claddu, enfouir, enterrer; cladd, tranchée 
(Voir plus haut, Noms de lieux en Grande-Bretagne, Vindo-cladia), 



— 117 — 
Clegeruc (1), 871, aujourd'hui Cleguerec, arrondissement de Pontivy 

(Morbihan). 
Cleroc femina. 

Cleu, probablement pour Gleu (2). Voir Gleu. 
Cloed claie, barrière à claire-voie : Ros meuur (sic) an Cloedou 

Caer Cunan, G. L., 29. 
Clofion et Clohion (3) : Ran clofio7i et dans la même charte 

Ran clohion, 838 ou 839, p. 113, titre 198; le même lieu porte le 

nom de Ran-dofhion dans la charte 196, p. 112, an 821 (M. de 

Courson a écrit dans tous les cas Randofion). 
Cloicerian, locus in Rufiac. 
Clot. Voir dut. 
Clut renommée, illustre : Clut-gen — Clut-woion, appendice — 

Ran Clut-uual — Clot-uuious (4) — Clot-uuoiam — Clot-uuoion. 



(1) Écrit à tort Clegneruc dans l'index. 

Ç2) On trouve trois noms en Cleu : Cleu-comin, Cleu-louuen, Cleu-marcoc. 
Clexi est très probablement pour Gleu dans Cleu-comin : on trouve un Cleti- 
comin diacre dans une charte de 868 et un Gleu-comin prêtre en 868-871. Les 
signataires des deux chartes sont en grande partie les mêmes, Cleu-loxmen 
apparaît en 8-12, Gleu-lonuen en 83i : dans les deux chartes, il s'agit de Gillac. 
Pour Cleu-marcoc, l'index renvoie à Gleu-marcoc : or, aucune des chartes 
auxquelles on renvoie, ne donne Cleu-marcoc. Cleu pour Gleu est intéressant : 
il montre que devant l. comme devant r (Voir Bresel), les sonores avaient 
une tendance à s'assourdir. Si on admet Cleu, il faut le rapprocher du gallois 
clijw, sens de l'onïe ; arm. clevet, entendre. 

(3) Voici le texte exact dans les deux chartes, d'après le manuscrit, charte 196, 
p. 112, an 821 : il s'agit dans les deux chartes de la propriété de Riantcar 
(Ran Riantcar) : « A fine Eann melan. don roch. dofosmatuuor cohiton fos do 
imhoir ultra imhoir pcr lannam. do fois, finran. dofhion. do finran. hael- 
morin. cohiton. hi fosan do rudfos. Coihiton. Rudfos. (passé par de 
Courson). per lannam do finran Loudinoc. pont, imhoir. » — Charte 198, 
p. 113, an 838 ou 839 : « A fine Ean melan ad rocham, a roca ad fossatam Ma- 
tuuor, a fossata ad rispam. a ripa per landam ad finem Ean clofion (et non 
dation), secundum finem Ran clohion (et non dohion) et ortis {sic) Su- 
luuoion usque finem Eanhaelmorin , per finem fossatellam usque ad rubeam 
fossatam, per rubeam fossatam usque ad pontum {sic) Loutinoc. » Le scribe 
a encore eu ici sous les yeux, dans dofion, clofion, clohion, un mot qu'il 
n'a pas su lire. Nous serions tenté de supposer un mot clodion, tranchées, 
talus, avec le signe anglo-saxon pour la spir^nte dentale ou simplement th : 
clothionl Pour d et cl, ils sont souvent très difficiles à distinguer au IX« siècle, 
par exemple dans le manuscrit à gloses bretonnes d'Orléans ; dans le manuscrit 
du Cartulaire. on hésite aussi à chaque instant entre l'une et l'autre lecture (Voir 
imhoir). A relever encore Coihiton (Voir Cohiton) passé par M. de Courson. 

(4) De Courson a lu : Clotuuions ; le manuscrit porte Clot-uniovs, 



- 118 - 

Gnech tertre, sommet d'une colline, Cnech crasuc, C. L., 14 — 
Chei chnech Samsun, CL., 26 — Cheneciurnur (Mémoires de la 
Société archéologique d'Ille-et-Vilaine, XVII, p. 18) (1). 

Cnoch villa (2). 

Co-, préfixe, gallois cy-, arm. ke, ayant le sens du latin con, com 
(Voir cum, con) : 

Co-uualcar (3). Co-uuedhic, Co-uuelhic (4). 

-uualhobrit. -uuellic. 

-uuallon-. -uuiran. 

Ke-uuirgar. 

Cob mémoire, souvenir, gallois cof, ou gaélique cohh, victoire (5) : 
Cob-lon. 

Cobrant (prononcez Covrant) : Kobrantgen, 857, appendice, écrit le 
plus souvent Courantgen — Cobrantmonoc et Courantmonoc 
dans la même charte — Chourentinus (6) dérivé de Covrant, G. L., 
24; — Haelcobrant et Haelcourant; Courantdreh. 



(1) Catholicon : « Qyetiech,sns, en hault ; Qnenechenn, tertre, coUis. » Voir dans 
Rosenzweig, Dictionnaire topographique du Morbihan, les noms en Quene-, 
au XV«-XVI'' siècle Quenech. Cnech est devenu Krcc'h dans la plus giande 
partie de la Bretagne. 

(2) La charte de Saint-Sulpice de Kennes, dont nous avons extrait un certain 
nombre de noms {Mémoires de la Société archéologique d'Ille-et- Vilaine, XVII, 
p. 18), donne Chnchi pour un nom de colline située au-dessus de la ville de 
Quimper et qui s'est écrit plus tard Crughi. Il est impossible d'expliquer le 
passage de Chuchi à Crughi; si on suppose Cnuchi, tout s'explique. Ce qui 
complique le problème, c'est que cette colline porte aujourd'hui le nom de mont 
Frugi, nom probablement altéré : il faudrait savoir comment les paysans 
quimpérois prononcent. Si on suppose cniuihi, Vu qui paraît représenter le sou 
n français devient encore une difficulté, à moins qu'on ne suppose une forme 
forte ayant eu la diphtongue ou : Cnoch serait la forme faible / (= *CnD.cca'!). 

(3) Co-uvalcar est peut-être une faute du scribe pour Conalcar qui serait lui- 
même pour Comalt-car (Cf. Marc-coval 850). Cependant on trouve ^^ar* Cugual- 
inonoo, 891-898. 

(4) Pour Couuethie, cf. le comique conyth, sodalis, le gallois cyncithas, 
compagnie ; à la page 55 du Cartulaire, on lit Couuetic : le manuscrit a Couudic 
qu'il faut corriger en Couuetic, c'est une faute de lecture du scribe ; on trouve 
dans l'index et la charte 123, p. 93, CoHuenvan : le manuscrit porte Con-uuenran. 

(5) Cf. le gaulois Coblauno ; Zeuss, Gramm. ccltica, 32, 128. 

(6) Courentin, écrit aujourd'hui Coreutin se prononce Caonrentin. On appelle 
même habituellement en bas vannetais Caourant {=Covrant), les gens qui 
portent le nom de Corentin ; Covrenti pour Courentin se trouve dans le 
Cartulaire de Redon, p. 21, titre 25. 



— 119 — 
Coet bois, écrit aussi Coit : Goet-bot — Goet-haeloc — Goith-bihan 

(Mémoires de la Société archéologique d'Ille-et-Vilaine, XVII, 

p. 18) — Coit-louh, lieu — Coidan, lieu, 1066-1082 — Pen-Coett, 

G. L., 42 — Penkoit, lieu, 916 — Penhoet, nom d'homme, 857 

appendice (D'après dom Lobineau, Histoire de la Bretagne, II, 

col. 58-59, et Blancs-Manteaux, n» 46, p. 416); Trehoit 1051, 

appendice. 
Gofînoc. 

Cofrit. Voir Dicofrit. 
Cohiton le long de, jusqu'à (Voir plus haut Clofion); Coi- 

hiton (1). 
Col coudrier (gallois coli) : Lis Golroet, aula Colruit ; villa 

Goluuoretan. Lan-Golvett, villa, G. L., 37. 
Coletoc 910 — Goledoc 869. 
Com (2) préfixe (gall. cyf, arm. moyen quef) : Gomaltcar; Gomhael 

et Gumael; Gomhoiarnt; Comuual; Gom-minan (3); Gumdeloc?; 

Cum-delu; Gumhacnan, appendice; Gometoc (Pour etoc cf. Ri- 

ethoc?). 
Cornait uni, ami : Gomaltcar — Roen-comal — Marc-coual 850. 
Comarch : Hael-comarch, Hael-gomarh 910 — lun-gomarc 833(4). 
Cotnnit : Gomnit-car, Gomnetcar (5) — Riscomnit — Gomnit-hael, 

appendice. 
Compot, division territoriale (6) : Gompot Roen-hoiarn; Gompot 

Bachin; Gompot Uiiincampt; Gompot Gatlon; Gompot Ruunet. 



(1) Coihiton pourrait bien renfermer le pronom possessif infixe de la ti'oisième 
personne, i. 

(2) Com dissimule assez souvent la préposition ou le mot con : à côté de 
Comalton, on trouve ran Conmalton; à côté de Chimin, Cunmin. 

(3) Aux titres 61, 88, le manuscrit porte Côminam et non Comminan ; titre 74 
on lit Comminan. 

{\)IIaelgomnrch existe aujourd'hui dans le nom assez commun de Helle- 
gouarch ; luncomarc est le nom francisé de Ginyomar. Comarch se retrouve 
encore dans le nom de la commune de Guiligomar, prononcé Gvelegouarch, 
près d'Arzano, Finistère (avant la Révolution dans l'évêché de Vannes). Pour 
comarch cf. gallois cyfarch, salutation ; arch, demande, requête. 

(5) M. de Courson a imprimé Connetcar. Le manuscrit porte le signe abré- 
viatif sur cô ; il faut très probablement lire Com-netcar, 

(6) Le compot armoricain est loin d'avoir l'étendue du cymmn-d gallois. Le 
compot désigne probablement une simple réunion de maisons, un hameau; il est 
composé de com-\-hot : voir iot ; cf. gallois cymmydog (== * Com-hodoc), voisin. 



— 120 — 
Con, préfixe. Voir com. 
Gon ou cun haut, élevé (Voir plus haut les noms gaulois et bretons 

en cuno-} : Conan ou Gunan, Conin, monasterium Gonoch, Gonoit, 

Ran Conon; sanctus Gonocanus, G. L., 41 : 

Gon-brit. Gon-hael. Gon-uili. 



-car (bron). 


-hoiarn. 


-uual. 


-deleu. 


-iubot, nom de lieu. 


-uuoion. 


-deloc. 


-kin. 


Gunauualt. 


-deluoc. 


-lai. 


Gun-min. 


-gen. 


-mael, Gunmailus. 


-uuas (Ran), 


-glas,Gunclas, 


-marc (1), Gonmarch. 




Gunglas. 







Cun-diern {Mémoires de la Société archéologique ofl lie- et -Vi- 
laine, XVII p. 18) — Gonatam, p. 87, titre 118, Gunatan, 
p. 225, titre 278, Gonadam 841, appendice (2). 

Conan ou Gunan, seul ou en composition : Rresel-Gonan, VVeten- 
cunan, appendice (Gf. Gunegni parmi les noms tirés des Inscrip- 
tions chrétiennes de Grande-Bretagne). 

Conc angle, coin; Gonc Hinoc, terre en Siz; campum nuncupantem 
Unconc (en Rufiac). 

Cor : Gor-uueten; Uuethen-cor (3). 

Goret barrage de rivière, écluse, gallois cored : Coretloencras, 
écluse en Avezac. Gf. Guy cann i choretou, la Wye avec ses bar- 
rages, Gartulaire de Landaff, p. 157. 

Coric, dérivé de cor, nain. 



(1) A la page 6 une charte porte ConnmrcTi ; le manuscrit donne Conmarc. 

(2) Quelques-uns de ces noms renferment peut-être la préposition con au lieu 
du mot cuno: Pour Cunatam, il est difficile de dire si Va est une sorte de voyelle 
irrationnelle, comme M. Rhys l'a constaté en gallois. Cela paraît certain pour 
Cunauualt. 11 y a d'autres noms avec la même terminaison que Cunatam : Riatam 
(cf. Riothamus?), Utioratam, Rvmatam : titre 63, le manuscrit porte Rumatâ \ 
villa Cnndamti de M. de Courson, est écrit Cimdân. 

(3) Page 2, titre II, M. de Coui-son écrit Uucthen-car ; le manuscrit porte 
Uuethen-cor. On trouve Gvethen-car parmi les signatures. On trouve les deux 
noms TJueten-cor et Uneten-car parmi les signatures de la charte 235, p. 183. 
Pour cor, cf. gall. Cynghor, conseil ? ; cf. Bangor. 



— 121 — 
Gornic, surnom de Maenhoiarn, dérivé de corn, emprunté 

au latin cornu; Ran-cornuc, p. 284, XI*" siècle — Ran-cornou 

895. 
Corran, nom d'un moulin, C. L., 43. 
Goucant, nom d'homme; cf. gallois ceugant, armoricain moyen 

cogant ou cougant, certain : Bresel-coucant, G. L., 37. 
Coulut, rivière de Morlaix, le Kefleut. 
Cran : Castell-cran, villa près Gnescan (Quenecan, près Pontivy, 

Morbihan) — villa Cran 1037 — Cran en Beganne, X^ siècle — 

villas Crannam et Tinsedio 1066-1082 — Crannes, nom d'homme, 

864 — Gran-Kendic, propriété en Plebe-lan (Plélan) — Cran-uui- 

kant, Cranquarima 837 (1). 
Gras desséché, raccorni. Coret-loencras : V. Corel et loeyi; Chnech 

crasuc, C. L., 14. 
Grauthon plebs, Grauton, G. L., 8, aujourd'hui Grozon (Finistère). 
Grenarth, terre près Quénécan (2). 



(1) Rien ne prouve que ci'a», signifie bois. Dans le numéro de la Hevve cel- 
tique (vol. VII, 3), en rendant compte du Celtic Britain de M. Ehys, M. d'Arbois 
de Jubaiuville citait ponr le prouver la charte XIII. p. 13 : (f Xotum sit omnibus 
quod dédit Portitoe et Conuual Cranuuikant et Cranquarima, et quicquid po- 
tuissent eradicare de silva. » — Il ne résulte pas de ce passage que la forêt portât 
les noms de Cran-Kendic et Cranquarima ; c'est le contraire qui est vrai. Portitoe 
et Conuual donnent en efEet Cran-Kendic et Cranquarima aux moines de Redon 
en toute propriété, ^j??;.? tout ce qu'ils pourraient déraciner de la forêt; si 
Cran-Kendic et Cranquarima formaient la forêt, c'était une clause incompréhen- 
sible, puisque ces deux teiTes allaient appartenir aux moines. Cette question a une 
certaine importance. Si cran, en effet, signifie iois, c'est une foime gaélique, la 
forme bretonne étant pren. Aussi M. d'Arbois de Jubainville a-t-il attribué 
Cranquarima et Cran-Kendic à des Gaëls mêlés aux Dumnonii, émigrés en Ar- 
morique. Or, Cran-Kendic et Cranquarima sont en Pleucadeuc, pays de Broweroc 
et non sur le territoire des Dumnonii. De plus, il y a un grand nombre de noms 
de lieux en cran dans le Morbihan et le Finistère ; il serait de la dernière incon- 
séquence de les attribuer à des Gaëls et surtout à des Dumnonii. Il n'est pas, 
d'ailleurs, bien certain que ce terme soit breton, peut-être est-ce un reste gallo- 
romain. M. Le Men avait, lui aussi, cité Cran-Kendic et Cranquarima, pour 
prouver que cran signifie bois. Son travail est un chef-d'œuvre d'imagination, 
mais non de linguistique (^Société archéologique du Finistère, 1878-79, p. 61). 

(2) Les noms de lieux en cren sont assez nombreux en Bretagne. Le sens de 
ce mot dans les noms de lieux n'est pas clair. Krenn a plusieurs sens : rond; 
a-grenn. absolument, assurément; Krenard ou Krenn-haotr signifie adolescent 
(Cf. gallois cryn) ; Cren avec é prononcé long a le sens de tremblement. 



- 122 - 

Crialeis, id est, Enes manac (1), l'Ile-aux-Moines dans le golfe du 
Morbihan. 

Cristian, du latin Christianus. 

Crit : Kincrit, Gritkin, Critcanam, villa Gritoc (2). 

Croch, gallois croch, violent; Rimeren croch {Mémoires de la So- 
ciété archéologique d'Ille-et- Vilaine, XII, p. 19). 

Cron rond : salin cron en Wenran (Guérande). 

Crue : ad acervum, id est crue (crue au-dessus d'acerviim, mais de 
la même main que la charte), p. 198, titre 247, an 871 — Grue 
Ardon, appendice. 

Cuach dans Bot-cuach. 

Cubrat? Catcuhrat. 

Gum doux, affable : Riscum, Maenkum; Gum-car, appendice; 
Guman; Gleu-cuu,G. L., 30 (note du XIII" siècle) (3). 

Cun. Voir Con. 

Custentin, du latin Constantinus, 869. 

Cuth vieux : Goit cuth (p. 285, Xle siècle). 

Cuton pigeon ramier, en gallois et armoricain; Botcuton, nom de 
lieu, appendice. 

Da bon : Dalitoc (4); Damarcoc et non Glamarcoc (5). 



(1) Voici le texte avec la ponctuation du manuscrit : « Hsec carta indicat atque 
conservât qualiter dédit Erispoe illam plebem que vocatur Chaer, cum massis et 
manentibus et pertinentibus, id est, Avaellon et Clides et Vilata, cum vineis et 
pratis et insulam que vocatur Crialeis id est Enesmanac. ad fabas monacMs 
sancti Salvatoris in elemosiua pro anima sua et pro regno Dei. » II y a un point 
après Enesmanac, il n'y a pas de signe de ponctuation après fabas. M. de 
Courson a supprimé le point après Enesmanac et a introduit une virgule après 
fabas. Il ne résulte pas du texte que Crialeis soit interprété par Enesmanac et 
sm'tout Enesmanac ad fabas. Cette île portait deux noms, comme ce n'est pas 
rare pour certains lieux dans le Cartulaire (Titre LXX. p. 55, an 851 et 85fi). Ad 
fabas signifie très probablement ^^o»/' les fèces : Erispoe donne l'île de Crialeis 
aux moines pour leurs fèves. 

(2) Cf. gall. cnjd, tremblement? 

(3) Le nom de Cnnff est encore aujourd'hui fort commun, ainsi que celui de 
Goitrcuff, Kerdunciiff. 

(4) Voir Litoc ; cf. Ker-dalidec, en Locmaria (Morbihan) '(Rosenzweig, Dic- 
tionnaire tojpograjjhiqne). 

(5) Le manuscrit porte bien Clamarcoc, p. 01, titre 78, an 863, mais il n'est 
pas douteux qu'il ne faille corriger en Damarcoc. Clamarcoc n'offre pas de sens 
satisfaisant; pour Damarcoc c'est le contraire; d'ailleurs, le nom existe : on le 
trouve dans une charte du XII* siècle concernant Fougères, publiée dans les 
Mémoires de V Association bretonne, II, p. 197 : Damarhoc, Le scribe confond 
continuellement cl et d. 



— 123 — 
Dabat brebis? : Caer Dabat, C. L., 45. 
Dalam. 

Dant dent : Dant-enes, C. L., 30; Maeluc Dant-hir, G. L., 30. 
Datl discussion, controverse : Datlin (1). 
Degol, surnom de luthel, an 1100. 
Delehedoc (,2). 
Delu image, statue, viole: Con-delu (3); Condeluoc; Uuor-condelu; 

Cumdelu; Lan Gurdeluu, C. L., 41. 
Demett vicarium, G. L., 45 (4). 
Der, préfixe intensif : Der-munuc 868; Dergen (5). 
Derch clair, évident : Trederh 867 (Voir drich). 
Dereic,G. L., 24. 

Deroc (6| : Deroch, p. 143, titre 184, IX^ siècle; Deroc 1037. 
Detuuid heureux (7) : Detuuidhael — Haeldetuuid; Haeldeduid, 

p. 43, titre 53, an 846 — larndetuuid, larnnetuuid (8) — Ride- 

tuuet, G. L., 24 — Uuordetuuid ; Gurdetgued, p. 223, titre 274, 

an 963. 
Deur vaillant : Deuroc — Deurhoiarn. 

Di, préfixe séparatif et négatif (Voir dicofrit, dtfosot, dicomhit). 
Dicofrit sans contribution : ...sine censu, sine tributo et sine cofrito 

ulli homini (p. 29, titre 35) — ... In alode comparato, dicofrito et 

sine uUa renda (p. 69, titre 91) (9). 

(1) Cf. Dation, Cartulaire de Landaff {Liber Landacensis, avec traduction 
anglaise et notes, par W. J. Rees, Llandovery, 1840), p. 150 ; armoricain moderne, 
dael. 

(2) Cf. le gallois dyly avoir droit à. 

(3) P. 125, titre 16. le manuscrit porte Cûdelu que M. de Com'son transcrit par 
Cundelu ; p. 146, titre 188, le manuscrit donne Condelo decano, et non Cum-delo, 
comme l'écrit de Courson. 

(4) Il est évident, quoique les éditeiirs du Cartulaire n'en disent rien, qu'il 
s'agit de Plozevet, près Quimper ; le pouillé de Cornouailles de 1368 (Cartulaire 
de Redon, p. 530) donne la forme intermédiaire Ploe-demet. 

(5) Il est possible que Dergen soit le même personnage que Dorgen. Dtirgeii 
BBt presbyter da.nB une charte de 913, p. 222. De même Dergen, p. 46, titre 62, 
an 864. On trouve un dwconns du nom de Dorien en 879, p. 157, titre 201. 

(6) Cf. gallois derog obstiné? 

(7) Cf. gallois dedn-ydd heureux ; p. 112, titre 146, le manuscrit porte Hael- 
dettuud et non Haeldetund. 

(8) P. 37, titre 45, M. de Courson écrit larnetnnid; le manuscrit porte larn- 
netuuid, forme de transition qui explique larnetvuid qu'on rencontre quelquefois. 

(9) Di joue ici en réalité le rôle de préposition plutôt que de préfixe. 



— 124 — 
Dicombit sans participation (Voir dicomit dans les gloses) ; dans 

le Cartulaire de Redon, la formule habituelle est : in dicomhito, 

accompagnée souvent de : in alode {discumbitio et dicumbiiio, 

G. L., pp. 10, 23). 
Difosot (de di et fosot = fossata?). 
Digrinn : Uurdigrinn (1). 
Dihudgar 913; Diudgar 910. 
Dilec (2) : Gur-dilec 910. 
Dilis sûr, certain (Voir dilisid}. 
Dilisid (3) garant, caution : a le même sens que fidejiissor; on 

trouve une fois adlisidos : et alligo vobis fidejussores vel adlisidos 

in securitate ipsius terrœ, p. 170, titre 220, an 843. 
Diloid. 

Din forteresse : Bron-din? 851-857. 
Dinan, dérivé de din : Dinan en Crauthon, aujourd'hui Crozon 

(Finistère), C. L., 2. 
Dinaerou. 
Diost (4) : in alode comparato, diost, dicofrit, diuuohart, et sine 

ulla re ulli homini sub cœlo nisi Maenuuobrio (p. 132, titre 171, 

an 840). 
Diri chênes (5) : Diri muur, C. L., 26. 
Discebiat : ran mab Discebiat 857-858, appendice. 
Distin : Uur-distin (6) (Voir Vies des Saints). 



(1) De Courson Uurdigrin. Si digrinn est pour di crin, le sens est celui de 
sans peur, sans tremhlement. 

(2) Cf. Cartulaire de Landaff : Gurdilic, p. 137; cf. Mamimissions on the 
Bodmin Gospel, Whitley Stokes, Revvc celtique, I, p. 332; le texte est suivi d'un 
glossaire-index des noms propres : Wr-dylic (Cf. sur les mêmes noms du Bodmin 
Gospel, Haddan and Stubbs, Conncils and ecclesiastical Documents relating to 
Ireland and Grcat-Britain, I, appendice); cf. Cyn-ddilie, lolo Manvsci-ipts, 
p. 108. 

(3) Cf. gallois ddysydd garant. Dilisid se présente généralement dans le 
manuscrit avec une terminaison latine ; on le trouve cependant sous la forme 
bretonne, p. 152, titre 196 : Uuolethec dilisid et non ddisidus. lunetuuant 
dilisid. 

(4) Diost est décomposé par M. de Courson en di privatif et ost armée .' 

(5) Cf. Cartulaire de Landaff, p. 127, Deri Emreis ; le singulier est dar. 
(ti) De Courson, Uurdisten, p. 72, titre 96. 



— 4'25 — 

Diurth (1) préposition composée de di+urth et indiquant mouve- 
ment pour s'éloigner de : ... in rivulo qui venit quasi diurth 
Gnescâ, p. 198, titre 247. 

Diuadoc (2). 

Diuuoharth sans empêchement (3) (p. 1-13, titre 148), et 
diuuohart. 

Do (4), préposition marquant mouvement vers, attribution à : do-n 
roch à la roche (Voir Clofion). 

Dobr eau ? : Dobroc — villa Dobrogen ? — Ran Dobrocar (Voir 
duiir). 

Doeth sage, habile : Doet-car — Doet-gen — Doet-uual — Doitha- 
nau — Doithanu. 

Doithal (5) : Uuordoetal, Uuordoital, Uuordoutal, Uurdoital, 
Uurdotal — Heu-dotal (6). 

Don (Voir dumn). 

Dor, préfixe composé de do, et de ro = latin pro. 

Dorgen (7) et Dorien (Même personnage, même charte, pp. 23-24, 
an 832-868). 

Dosarboi, p. 84; Dosarboe, p. 83; Desarui, p. 225, titre 278, 
an 909. 

Dre, dri (8), probablement pour tre, tri : même sens que le latin 
per : à travers, tout à fait (Voir tri et drich) : Dreanau, Drehanau 
— Drehanthon, 895, p. 217, Treanton, 859-865, p. 58 — Drebodu, 
appendice, p. 358, an 839-844 (Voir Tribodu) — Drehoiarn; 



(1) Gallois diwrtk, vannetais dioc'h, ailleurs diouz et dioc'h. 

(2) De Courson, Dluuadoc, p. Q8, titre 102, an 867. 

(3) Cf. gallois diwahardd ; même sens. 

(4) Aujourd'hui dans le Vannetais, le Trégorrois et la plus grande partie de la 
Cornouailles de, ailleurs da (Cartulaire de Quimperlé da). 

(5) Le Uuordotal de la page 107 est le même personnage qu'on retrouve sous 
les noms de Unordoutal, Uuordoital; cf. le nom comique Ourduythal {Bodmin 
Gospel, Whitley Stokes, Revue celtique, I, p. 332). 

(6) De Courson, Eudotal, p. 208, titre 258, an 865). 

(7) Dorgen, p. 206, an 866, est suivi des mots fili Anan. M. de Courson a lu 
Dorgen. FUI. Anan. 

(8) La variation pour le même personnage entre e et / montre que Vï est bref 
(Voir Gramm. celt., p. 867). 



— 126 — 
Trehoiarn (1), Trihoiarn — Drelouuen, Drilouuen — Dreuuallon, 
Driuuallon — Drihuualoe, p. 136, titre 177, Drehuualoe, p. 138, 
titre 178, Driuualoe, p. 139, titre 179 (2) — Dreuueten, Driuueten, 
Trihuueten (3) — Dre-uuobri, Dri-uuobri, Dri-huuobri (4) — 
Dre-uuoret, Tre-uuoret, Trehoret (5) — Drihuualt, p. 156, titre 200, 
p. 92, titre 122 — Driuin — Driuinet (6), Dri-huinet — Dri-monoc 
— Dre-uuoion — Dri-uuolou. 

Drecon : cf. drich. 

Drehoc, Drihoc (Voir drich). 

Drem regard, visage : Daniel Drem-rudd (au visage rouge), C. L., 
54; cf. Rhun Dremrudd (lolo Manuscripts, p. 121). 

Dreon. 

Drian. 

Drich (7), drih, dreh : Drich-glur, Drihglur, Dreglur (8) — 
Drihlouuen, Trehlouuen (9) — Drichguoret, p. 227, titre 280, 
an 904. 



(1) Trehoiarn, p. 202, titre 241, paraît bien être le même personnage que le 
Drenhoiarn de la page 202, titre 240, an 820 : tous les deux signent dans des 
chartes concernant MoUac. DreuJwiarn est le même personnage assurément que 
J)re1u)iarn, p. 202, titre 242, an 827. Drevhoiarn est une faute du scribe ou une 
graphie particulière dont on trouve d'autres exemples ; cf. Ker-drehouarn eu 
Gourin, Ker-dreovarn en Kervignac (Morbihan). 

(2) Drivualve est le même pei-sonnage que Drehuualoe. 

(.3) Pp. 85, 172, 173, Dre-mieten; pp. 5, 73, 174, Driuueten : Drimieten p. 174, 
et probablement p. 73, est le même que Dreuueten des pages 85, 172, 173. 
Pour Trihuueten, p. 149, titre 193, an 856, on ne peut l'identifier avec Dreuueten 
ou Driuueten. Il est possible que tri ait là un sens différent de celui que nous 
lui avons attribué. 

(4) Le même personnage signe Dre-vuobri, p. 170, titre 220; Dri-huuobri, 
p. 105, titre 138; Dri-uuobri, p. 108, titre 141. 

(5) Treuuoret, p. 85, an 895 ; Trehoret, p. 272, an 1075 ; à la page 126 on lit 
Duiu-uuoret que l'index a transformé en Dri-uuoret. 

(6) Pp. 5, 14, 16, 86, 92, 129, 147, 153, Driuinet; p. 70, titre 91, la charte porte 
Druunet ; on peut lire dans le manuscrit Driuiuet ; p. 99, titre 131, la charte 
et probablement le manuscrit portent Drihiunet : il faut lire Drihuinet, 

(7) Drich paraît être la forme faible de la racine dont la forme forte est 
dereh (grec Ssjox-o-ptat, s-Spanov). 

(8) Le nom du même personnage apparaît dans la charte 46, p. 37, sous ces 
trois formes. Au lieu de Drohglur qu'a lu M. de Courson, le manuscrit porte 
Drihglur. On trouve Glur seul. 

(9) Drihlouven, p. 93, titre 123, an 833, est le même personnage que Trehlouuen, 
p. 6, titre 5, an 833 ; le sens de Drih ici n'est donc pas sûr. Si la forme radicale 
était treh, trich, cf. le gallois et l'armoricain treeh supérieur à, plus fort que. 



— 127 — 

Drid (1) : Driduuallon — Driduuoret — Drid-uualt (Cf. Trid- 

boud). 
Drihic : Drihican (Voir drich). 
Driken : cf. drich. 
Drioc. 

Dronuualoe 895; Drongualoe 1038-1041, Droaloi 1050 (2). 
Du noir : Galdu 913; Gabdub (Galdubo, à l'ablatif), an 1084. 
Duil. 

Duiu Dieu? : Duiu-uuoret (3), p. 126, titre 162, an 854. 
Dumn profond, élevé (4) : Dumnouuallon, p. 74, IX^ siècle, 

Dumuuallon 844, Donuuallon 1105 — Dumuual 846, Donuual (5) 

1066-1082 — Dum-uualart — Dumuuorel (6). 
Dur, préfixe identique à dor^ : Durgen (Voir Dorgen et 

Dergen). 
Dur (7) : Duroc — Durui. 



(1) Srid-unoret, p. 86, titre 113, an SU, paraît être le même personnage que 
le Bre-iiuoret de la charte 111, p. 85, an 843. Driduuallon ne fait probablement 
qu'un aussi avec Dreuuallon, p. 81, titre 107. Il est fort possible que le scribe 
ait lu drid pour drick : cf. TJuarroduae pour Uuarrochiae. Uuinmoduat pour 
UuinmocMat. Si on n'avait pas la forme Tridboud, p. 88 (l'index ne donne que 
Triboiid), il serait plus simple de supposer que le scribe a lu Brldmtoret au lieu 
de Bri-huvoret, Driduuallon au lieu de Dri-huualloti : Imu se trouve souvent 
au lieu de uu pour exprimer le v initial du second terme des composés (Voir 
Tridhoud). 

(2) Cf. drogn glosant cetus pour cœtus réunion, troupe (Gloses de Luxem- 
bourg) ; irlandais drony. Droaloi, p. 341, titre 38.5, est qualifié de filivs Fredoris 
Migueronis castri et par conséquent le même que Drongualoius de Migron, 
p. 256, titre 304. 

(3) Pour les composés en Duiu, cf. Doenerth, Cartulaire de Quimper, Bibl. 
Nat., fonds latin 9890, fol. 7, charte de 1250 ; Due-nerth, Cartulaire de Quim- 
perlé, p. 40. 

(4) Voir les noms gaulois en Duhno-. 

(5) Cf. Dunnagnal, Annales Cambriœ, à l'année 760 (apud Pétrie, Monvmenta 
historica britannica). Il faut peut-être lire Dnmnagual , comme l'indique la 
variante Dumn-arth à côté de Dumgarth (= Dtunn-garth). Cf. Dyfnwal, lolo 
Manuscripts, p, 106. 

(6) Au lieu de Dum-uual, Dum-uuallon , Dum-mtalart , Dum-uuoret il est 
à peu près certain que le scribe avait sous les yeux Dumnuual ou Dumnual, 
Dumnuuallon ou Dumnuallon, etc., ou tout au moins Dunnuual, etc. On ne 
peut s'expliquer autrement le passage à Donuual, Donuuallon, formes aux- 
quelles ne pourraient mener Dum-uual, Dumuuallon. 

(7) On ne peut traduire dur par acier; c'est une forme galloise; la forme 
armoricaine est dir. Cf. le gallois duryn bec, pointe .' 



— 128 - 

Duran : Rin-duran (1). 

Durm? appendice, p. 380, an 1051. 

Duur eau : Duurti, C. L., 43. 

Ebol poulain : Maenhoiarn, qui et Ebolbain (c'est-à-dire le poulain 
de Bain; Maenhoiarn était de Bain, p. 91, titre 121, an 846) 
(Voir Epetic — Marchébol). 

Edern vicarium, Plebs Edern, C. L., 46 {Edern, canton de Châ- 
teaulin, Finistère) (Voir Eterni, Inscriptions chrétiennes de 
Grande-Bretagne). 

Edmeren, G. L., 35 (Voir plus haut Aeth). 

Ehoarn, C. L., 52 (Voir Eu). 

Eleoc : Ran Eleoc ; Eleuc, G. L., 1. 

Eluri : Lan Eluri, G. L., 27. 

En, article défini : pagus En-Fou, le Faou, canton de l'arrondis- 
sement de Ghâteaulin, Finistère (Voir do). 

En, préfixe (Voir in). 

Enep visage : Enep-uuert, mot à mot, vente du visage; don com- 
pensatif fait par le mari à sa femme à l'occasion et sans doute 
primitivement après la consommation du mariage (2). 

Enes ile : Enes-manach, l'Ile-aux-Moines, golfe du Morbihan (Voir 
Crialeis); Enes mur, la grande île, an 931 (en Lanmeur, Fi- 
nistère); Dant Enes, G. L., 30; Eneshir, près Grozon (Finistère), 
C. L.,10. 

Eneuuor (3) : Plueu Eneuur, C. L., 43, plebs sancti Eneguorii, 
G. L., 1 (Plonéour, arrondissement de Quimper). 

Enoc. 

Epetic 849, Ebetic 858 (Dérivé de ep, cheval ?). 

Er, préfixe intensif : Ermor. 



(1) Ce nom se retrouve parmi les noms comiques de Bodmin {Manwtmsions 
on the Bodmin Gospel; Whitley Stokes, Revue celtique, I, p. 332). 

(2) Enep-gverfk, C. L., 44, glose ditatione que les auteurs ont vraisemblablement 
raison de vouloir corriger en dotatione. Le mot a survécu dans encbarz douaire. 
Dans les lois galloises, le mot gn;yneh-werth a un sens plus étendu (Voir Aneurin 
Owen, Anciefit Laivs and InstiUdes of Wales, II, p. 206). 

(3) Ce nom doit être rapproché de Eneulri que porte, d'après M. Ehys, 
Lectitres, p. 401, une inscription dont il ne donne pas la date, mais bien posté- 
rieure au VI« siècle, conservée dans une chapelle à Goodrich Court. 



— 129 — 
Ergentet, nom de lieu. 
Erispoe, roi de Bretagne, fils de Nomenoé. 
Ermeliac plebs, C. L., 29 (Aujourd'hui Irvillac, arrondissement de 

Brest, Finistère). 
Erthiau 840. 
Et, préfixe (Voir gaulois ate) : Ran Etcar — Treb Etuual — 

Uuoetuual ? 
Eu (1) : 

Eu-boduu. Eu-monoc. 

-cat, C. L., 27. -sorchit 860-866, Eusorgit 

-doethal, Heudotal. 829-830, p. 117, litre 152; 

-hocar. Eusurgit. 

-hoiarn, Heuhoiam, Euhuarn, -tanet. 
C.L.,46,Ehoarn,C.L.,52. 

Eudon (2). 

Euuen (3). 

Fabr : Tigran Fabr. 

Fau, fou hêtres : Fau villa — Fau-bleid, Foubleth, lieu — Fau- 

moetcar, lieu — Fau-mouron, lieu — pagus En Fou, C. L, 

(Voir En). 
Fest (4) : Fest-gen 851, Festien 859 — Fest-uuoret — Fest- 

uuore. 
Fidlon (5) loyal, sûr. 
Fingar (6) : Treffingar 990-992. 



(1) Cf. gaulois avi- dans Avi-cantm; Orelli, 2033 (= Eucant ?). Le sens d'avi 
est douteux. 

(2) P. 70, titre 91, M. de Courson a transformé Eudon en Ludon. C'est à ce 
nom q ae remonte le nom armoricain moderne usité en Léon et transcrit en fran- 
çais par Yves : Eozen. 

(3) Cf. le nom gallois Owen qu'on trouve dans le Cartulaire de Landaff sous 
les formes Luguen, Ignein, Yvein. 

(4; Emprunté probablement au latin Festus. 

(5) Mot à mot jjlem de foi : de Jid, avec la spirante dentale sonore, du latin 
Jides, et de Ion plein, servant de suffixe : gallois jfyddlon, même sens. 

(ô) Fingai- est le nom d'un saint irlandais qu'on suppose avoir vécu vers 460, 
et dont le nom est devenu en Cornouailles insulaire Givincar. lia donné son nom 
à Plvvigner, arrondissement de Lorient, Morbihan (en 1327, Flea-vingner, 
Rosenzweig, Dictionnaire tojwgrajMqiie du Jfo?'bika7i). 

9 



— 130 - 
Finit (1) : Finius, Finoes, Finitan, Finithic, Finilit. 

Finit-ger (pars). Hael-finit. 

-hoiarn. Jarn- 

-uueten. Loges- 

-uuoret. ■ Main- 

Firinan (2), appendice, p. 357, an 838. 

Flam, du latin flamma (3), surnom d'un comte Gradlon de Cor- 

nouailles, G. L., 54. 
Fonus (4), Fomus, Fumus. 
Fos fossé, tranchée : do fos matuuor, au fossé de Matuuor; rudfoss 

le fossé rouge; do fois (5) à la fosse (Voir Clofion). 
Fosan le 'petit fossé : traduit dans la charte suivante par fossatellam 

(Voir Clofion). 
Fosot, emprunté au latin fossata, dans di-fosot'^ 
Fracant, appendice, an 850; Fracan, p. 6, titre 5, an 833 (Cf. Plou- 

fragan, près Saint-Brieuc). 
Fradleoc, surnom du comte de Cornouailles Fragual. 
Framuual 833-840, Fraugal 834, Fraual 1092, Fragual, G. L., 

54 (6). 
Freoc (7). 



(1) Ce nom a été aussi regardé comme gaélique : son sens est aussi obscur que 
son origine. 

(2) S'il n'y a pas erreur du scribe, comme c'est à craindre, nous sommes cette 
fois en présence d'un nom gaélique, dérivé de _^r vrai = breton gn'ir. Il est 
porté par un manant cédé avec la terre de Lisin aux moines de Eedon, par 
Rithgen. 

(3) Flamm est employé aujourd'hui pour renforcer particulièrement les adjectifs 
nevez, iaonank : nevvz flamm tout neuf, iaouank flamm tout jeune. 

(4) P. 30, titre 36, on lit Fonvs et non Fomun; ailleurs Fomus et même Fumns. 
Il est à craindre qu'on ne soit encore ici en présence d'une erreur du scribe. 

(5) Il est probable que le scribe a lu fois pour foss; dans un autre passage, 
il a écrit /o,?c linni (p. 107, titre 141) pour foss linni. D'ailleurs, dans la charte 
qui nous occupe, on a deux autres fois do fos et non do fois. Il ne faut donc pas 
songer à y voir une trace de cas. Tout au plus pourrait-on songer à y voir l'indice 
d'une prononciation particulière. Dans une partie du nord du pays de Galles, on 
prononce à peu prèsfl'ues avec accent fortement marqué sur o pour Jfôs. 

(6) Nom propre d'homme encore fréquent sous la forme Fracal : cf. Kev 
fraval (Rosenzweig, Dictionnaire topographique du Moriihan). 

(7) Friocl Cartulaire de LandafE, p. 140. 



— 131 — 

Freudor (1), 859, Freodor 1084, Fredur 1047, Fredor 1100. 

Frut, Frot ruisseau, courant : ... do fin Loeniou cohiton frut 
usque ad Ult : à la limite de Loeniou (ou des buissons, voir Loin) 
le long du ruisseau jusqu'à l'Ult (p. 163, litre 212, an 814-821) 

— Frot-Eginoc, ruisseau, 845-860 — pons Frot-guiuuan 846 — 
Frodic? nom d'homme (Cf. monasterium Kamfruth, Vita Turiavi, 
Boll.,jul.,III, p. 614). 

Fuenant pagus, C. L., 43 (Aujourd'hui Fouesnant, avec un s de 

trop, près Quimper). 
Funton fontaine : Funton maen la fontaine de pierre, p. 284, 

Xle siècle. 
Furie (2) : Bet-Furic. 
Gablahplebs (3). 
Gabol (Voir angabol). 
Gai force, puissance : Gal-budic et Galuudic 871 (même personne) 

— Gal-con — Gal-du; Galdubo (ablatif) 1084 — Galuiu 832- 
868, Galveu, C. L., 39 — Gal-uuoreth {Société archéologique 
d'ille-et- Vilaine, XVII, p. 18) — Rosgal (4) 814-825. 

Ganet né : Mat-ganet. 

Ganoe (dérivé de la même racine) : Madganoe — larn-ganoe — 

— Ganoean (5). 

Garth, haie ou plutôt talus élevé garni de buissons ou d'arbustes (6) : 

Bot-garth — Hirgard (Tref), C. L., 11 (Aujourd'hui Hirgarz 

commune de Crozon). 
Gauale : Stergauale, ruisseau, affluent de la Vilaine, p. 284, 

Xle siècle; plebs Gauele super Visnoniœ flumen, p. 259, an 1008- 

1031. 
Gauan? : Uuorgauan 1^7). 

(1) M. de Coui-son a mal lu Frendor (p. 57, titre 72) ; cf. Freudnr, Cartulaire 
de LandafE, p. 186. et Frendubur, p. 115. Pour /re?/, cf. gallois ffreu, ffrau 
courant, torrent ; la forme faible de cette racine se présente dans/r«^ ^ *srûto-. 

(2) Cf. l'armoricain /«/• habile, sage, du latin fur. 

(3) Titre 2tiO. p. 210, et non 250 comme le porte l'index. 

(4) Dans Ro.sgal, gai a probablement le sens de ennemi. En armoricain, il a 
un sens plus restreint qu'en gallois et en gaélique, il ne désigne que les Français. 

(5) Titre 281, p. 227. et non 226. 

(6) L'auteur du Dictionnaire dit de V Armerye dit qu'on désigne par^ar/t un 
talus de 7 à 8 pieds, mais que quelques-uns réservent ce mot pour un talus 
recouvert d'arbrisseaux (Voir au mot haye). 

(7) Et non Uuirgmian, p. 37, titre 46. 



— 132 — 

Gellan (1) (Tref), C. L., 35; villa Gelloc, Cartulaire de Redon, 
p. 105. 

Gen, gent (Dérivé de la même racine que le latin ^enris, grec yévoç) : 
Anau-gen — Bud-ien — Con-gen — Fest-gen 851-856, Festien, 
857 — Hoiarn-gen 858, Hoiarnien 895 — Indel-gent — Moet- 
gen 859, Moetien 857 — Pritient 869 (2) — Rid-gen 840, 
Ridien 833, Ritgen 850, Ritien 878 — Torith-gen et Torithien 
(Voir To-) — Urb-ien — Urbm-gen, Urumgen (Voir urh) — Uur- 
gint (3). 

Gennai. 

Glan rivage ou glaneur ; portus Glan-ret 1101. 

Glas azuré, vert, pâle : Cunglas, Cunclas (Voir Cuneglase, noms 
tirés de Gildas). 

Gleu vaillant (4) : Gleuan ; 

Gleu-bidoe 859-865, Gleuuidoe Gleu-hel. 

875, Greubidoe (5) 874- -hocar, Gleuhucar. 

876. -hoiarn 924, Glehoiarn 
-cornai. 1037. 

-comin. -louuen. 

-courant. -marcoc 859, Glemarhoc 

-dain 851-857, Gleudaen 1084, Glemarroc (X^- 

916, Gleuden 1101, Gle- XII^ .siècle). 

dennus 1089 (6). -monoc (7) 895, Glemonoc 

-dalan. 1055. 



(1) Cf. Gellan, Cartulaire de Landaff, pp. 138, 14*i, etc. 

(2) Dans la même charte, pp. 192-194, titre 242, on trouve les formes Pritient, 
Priaient, Prigent. Pricicnt s'explique par le fait que le c et le ^ ont souvent 
été confondus par le scribe. Le Cartulaire de Landevennec ne présente que 
Pritient, pp. 25, 30, 31, 32. Reste Prigent qu'il faut probablement corriger eu 
Pritgent. 

(3) Cf. le nom gallois ancien Bled-gint. M. Rhys, Lectures^, p. 405, rapproche 
ingénieusement ^i/t!' de l'allemand k\nd enfant, qui a la même origine. 

(4) Cf. gallois glem vaillant. 

(5) On trouve Greubidoe, non à la p. 213, comme le porte l'index, mais à la 
p. 211, titre 261. Greubidoe, envoyé de Paseuuethen, signe, dans la même charte, 
p. 212, sous le nom de Gleiàdoe (lég. Gleu-vidue). 

(6) Ou trouve Glecn, p. 295, an 1080. Si c'est le même nom que Gleden, il faut 
y voir un fait de phonétique française. Gleen est de Marzac (Loire-Inférieure); 
le breton y aura disparu dans le courant du XI» siècle. 

(7) P. 205, an 826, on trouve ijartem Glemonoc; à cette date, on peut regarder 
Glemonoc comme une erreur de scribe pour Gleumonoc. 



— 133 — 
Gleu-uueten(l) 888, Gleu- Gleu-cuu, G. L., 30 (Note du 
guethen 1038-1041. XIII« siècle), 

-uili. -louen, G. L., 18 (Note du 

Gleuuoret (pour Gleu-uuoret). XIII^ siècle). 

Gloes, glois, beait, pur {'2) : Gloes-anau, Glois-anau. 

Gloeu, gloui brillant, limpide (3) : Uueten-gloeu 848-849, Weten- 

gloui 842, appendice. 
Glur : seul et dans Drichglur. 
Gnauet connu (Voir gnou). 
Gnit (4) : predium Vurgnit. 
Gnou, nou, connu, notoire ou qui connaît (5) : Gnuou-mael, 

appendice, p. 377 (note), vers 903 — Arth-nou — Bud-nou (Bron) 

— Carant-nou — Gur-gnou — Hael-nou — Uuant-nou. 

Gof forgeron : Rangof (6) 832-868 — Ri-uuorgou 837 — 

Uuorgouan 860. 
Goel : Uuorgoel. 

Golbin bec : Randremes Golbin (Voir Golbinoc, Gloses). 
Gorth (Voir Buorth). 
Gost (7) : Uuorgost, Uurgost. 
Gouidnet oies? : Pull Gouidnet la mare aux oies. 
Grad degré, rangl : Gral, nom de lieu (8); Ran Gradou — Tangrad 

— Grad-lon (9) 840-846, Gratlon 904, Gradelonus Crosleboc 1062- 
1080, terra Graalendi presbyteri 1124-1125. 



(1) P. 201, titre 249, on lit Glemtethen, faute de scribe pour Glen-nuetheii. 

(2) Cf. gallois gln'ys. 

(3) Cf. gallois gloyw. 

(4) Cf. le vieux gallois gnl-m œuvre, tâche (poème du IX« siècle, chez Skene, 
Four ancient Books of Wales, II, p. 2) ; cf. irl. ro-gniith, gl. factum est, Gramm. 
celt., 477. 

(5) Catholicon : gnoti uide in haznat, cest tout ung (aujourd'hui hanat connu) ; 
gneuiff apparoir. 

(6) L'index donne faussement Rangob; la charte porte correctement Rangof, 

(7) Gost est identique au latin gvstns; cf. les noms gallois Guorgust, Gurgust, 
Cingust, Ungust (Voir Rhys, Lectures, p. 394). 

(8) M. de Courson a lu à tort Groit, p. 142, titre 183; cf. Gradd, Mo 
Manuscrijyts, p. 126 ; cf. Pierre de Grazou, charte de 1258, abbaye de Lanvaux, 
archives du Morbihan. 

(9) Cf. Grathnin. Cartulaire de Landaff, p. 244; dans les chartes du XII«- 
XlV^e siècle, en Armorique, en pays bretonnant, on trouve Grazlon et Grallon 
(Voir plus bas, armoricain moyen, Chartes). 



— 134 — 



Gred : Gretan — Grettanet. 

Gred-canham. 
-uuobri. 



Gred-uuocon. 
-uuoret. 



Grocon : Menehi Grocon, villa Grohon (même charte, p. 107, 

litre 141, an 842); villa Grocon, titre 142. 
Groecon. 

Groikin 797-814, Groekin 865-866, Grokin 859-864. 
Gron : Groniar — Gronuhel 1063. 
Gu- : pour tous les mots commençant par gii = v vieux celtique, 

voir uu, à l'exception toutefois de ceux qui ne se trouvent que 

sous la forme gu-, 
Guic, du latin vicus : Guic-hri (Voir bn), aujourd'hui Guipry 

(lUe-et-Vilaine). 
Guolch, action de laver : Guolchti lavoir, G. L., p. 30. 
Gulugan, p. 2, titre 2, an 834 (cf. le nom gallois Gwelwgan). 
Hael, hail généreux : Haelican, Haelin, Treb Haelan (1), Ran 
Haelon. 



Hael-bidoe, Hael-uidoe (2). 
-cant. 
-car. 
-cobrant, Hailcobrant, Hael- 

courant. 
-comarch, Helgomarc 1063. 
-cornes, 
-detuuid. 

-difoes, Haellifoes. 
-finit, 
-hobrit. 
-hocar. 
-hoiarn. 
-homeit. 
-houuen. 



Hael-min. 

-moeni. 

-monoc, Helmonoc 1062- 
1080. 

-morin. 

-nou (Tigran). 
Haelouuri. 
Hael-rit. 

-tiern. 

-uili. 

-uualart. 

-uuallon. 

-uualoe, Hailuualoe. 

-uuicon. 

-uuobri. 



(1) Cf. Haligan, village en Concoret; Ker-helegan en Langoelan (Morbihan); 
la ville- Helaii en Brehan-Loudéac (Morbihan). 

(2) De Courson a tort, Hael-uiddoe, p. 218, titre 269. 



— 135 — 

Hael-uuocon, Helogon 1100. Heu-hael. 

-uuoret. ledec-hael, ludicaei. 

-uuorint. lud- 

Hail-gugur. lun- 

-guntius (1) 913. Merthin- 

Hel-marc 1063. Nod-hail. 
-melin (Bren) app., an 888. Pasc-hael. 

Helorius (2) 1066-1082. Sul- 

Arthan (3) -hael. Tutahel (4). 

Con- Uuin-hael. 

Cum- Uuoret-hael. 
Detuuid- 

Haeloc (5), dérivé de hael : Haeloc; Heloc, appendice, an 1051 

— Sulhaeloc. 
Haer (6) (Voir aer). 
Haithoui (7) : larn-hailhoui 834, larnhaitou 833, larnhaethou 821, 

larnhatoe 848-849, larnhatoeu 833 — Uuorhatoeu, Uuorhatohoui. 
Ham (8) été'? : Hamuc, G. L., 26, aujourd'hui Hanvec — Ham- 

car — Hamoion. 

(1) Pour Hael-cnn. 

(2) Eelori, nom qui existe encore aujourd'hui, serait au IX' siècle Eael-uuori. 

(3) Cf. Arthan. Mo Manuscrijjts, p. 108. 

(4) Écrit à tort Tiitael dans l'index, charte 271, p. 220, an 892. 

(5) Aujourd'hui Helec, Hellcc {Heleuc, Helleux en pays non bretonnant 
depuis le XI« siècle). 

(6) Certains noms en haer ont peut-être une autre origine que aer et se 
rattachent au gallois liacru affirmer. 

(7) Haitoni, haethou, hatoeu, hatoe, ne sont que des variantes d'une même 
foime. L'index pour ces noms est très fautif. Au lieu de larnhaetou, larn- 
haitoiil, pp. 3, 8, lil, 155, 220, il faut mettre : larnhaithoui, p. 3, larnhaitou, 
p. 8, larnhathoui, p. 220, larnhatoeu, p. lil, tit. 181, 182, larnhaethou, p. 99. 
larnhatoeu est de Bain; or, à la page 220, larnhathoui est donné comme un 
prêtre attaché à l'église de Bain; il est vrai qu'il signe en 892 et larnhatoeu 
en 833. Plusieurs des cosignataires de larnhaethou et de larnhaitou signent aussi 
en compagnie de larnhatoeu. Il est fort probable que ces noms désignent le 
même personnage. On trouve des variations analogues dans l'orthographe d'un 
nom comique du Budmin Gospel : Morhaythu, Morhauo, avec le caractère 
anglo-saxon pour la spirante dentale, Morhaeththo, Morhaedo (Whitley Stokes, 
Revue celtique, I, p. 332; cf. Haddan et iStubbs, Councils and ecclesiastical Doevy 
nient.<! rclatln'i to Ircknid and Grmt-Britain, I, appendice). 

(8) Se retrouve peut-être encore dans Tanttham, Uurinham, à moins que ce 
ne soient des superlatifs. 



— 136 — 
Hamal semblable (1) : Uurhamal (2) — Uuiuhamal. 
Hamn, C. L., 2, la rivière de Ghàteaulin, l'Aulne (Voir plus haut, 

Vies des Saints). 
Hamoi (Cf. ham) : RanUurhamoi. 
Karn (Voir hoiarn). 
Harth : Penharth, lieu. 
Harthoc : Tref Harthoc, C. L., 13, aujourd'hui Landrevarzec 

(Finistère). 
Hasoeu, hasoui (Voir asoeu, asoui). 
Hebet (3) : Hebetan — Roenhebel. 
Hedr (Voir hitr) . 

Heirguor : Diles Heirguor Che[m]bre, C. L. (Voir Chembre). 
Hemel semblable à : Bud-hemel; But-heuel, C. L., 30 (Note du 

Xllle siècle) — Leuhemel — Uuoret-hemel. 
Hen vieux : Hen-car — Hen-lis, lieu — Henbont (Hugolinus de) 

1037. 
Hent (Voir hint). 
Hep : Heb-goeu (4); Hebuuou, C. L., 24, Heguoeu, C. L., 18 

(Note du XlIIe siècle). 
Heth (Voir aeth). 
Heu (Voir eu). 

Hidinuc (5) : Ploe-hidinuc 1037. 
Hidr, hedr, hitr, hird, herd audacieux, vaillant (6) : Hirdan, 

(1) On serait tenté de rattacher à hamal, Riaual sans la forme Riagual, 
p. 226, an 910. Cf. Keriaval pour Ker-riaval, village en Locmariaquer (Morbihan). 

(2) Cf. Gurhm-al, Cartulaire de LandafE, p. 137. 

(3) Pour Hepetani cf. vieux gallois hepp, gl. inqnit; à moins qu'on ne préfère 
rattacher ces mots à la racine *.<ieqv suivre. Cf. Gurthebet, Cartulaire de Quim- 
perlé, p. 11 v° (copie Maître). 

(4) Le sens de hep ici est incertain. L'index donne Hebgoen, la charte porte 
correctement Hebgoeu, p. 74, titre 97. Ce nom a été fort maltraité par les histo- 
riens et les scribes dans les chartes concernant le Kemenet dont le siège était 
à Guidel (Morbihan) : Kemenet-Heboe, D. Morice, Preuves, I, 874, an 1037; 
Kemenet- Hebgoen 1160 (i6t<^., p. 638); Kemené-Theloe 1265 {ibid., I, p. 996); 
Guémenè-Theboij 1301 {ibid., I, p. 1176); enfin le doyenné des bois! 

(5) Pp. 327-328, Cartulaire de Quimperlé, Plebs Ithinuc ; Ploezinec (abbaye 
de la Joie 1283, Archives du Morbihan); Ploeijzinei(c. 1320, D. Morice, I, p. 1297; 
aujourd'hui Plouhinec, canton de Port-Louis (Morbihan). Il faut noter que dans 
la charte des pp. 327-328, on trouve un David de Ploihinee. Hitin doit être 
séparé de hidinuc (Voir hitin). 

(6) Armoricain moyen hezr, hardi ( Catholicoii) ; gallois hydr. 



— 137 — 
Hidran, Hidric, Hedroc 1062 — Hird-bidoe (1), Hird-uidoe, Helr- 
uedoi 909 — Hird-car — Hird-hoiarn, Hirt-hoiarn, Hetruiarn 869 

— Hird-marcoc, Hirt-marcoch, Hedremarhoc 910 — Hird-uuallon 

— Hird-uueten, Hirt-uueten (2) — Hird-uuoion, Hedr-guoion 
913, Hetruuoion 909, Hederguion 910 — Hird-uuoret — Herd- 
monoc, appendice, an 860, Hedromonoc 1051-1060. 

Hil race, semence dans Hilian. 
Hlmhoir (Voir Imhoir). 
Hin (3) : Treb-Hinoi; Hinoc. 

Hin-cant, Hingant (4) 909. Hin-uual (Ran). 

"Clialt. -uualart. 

-cunan. -uuallon 

-hoiarn, Hinuarn (Soit), -uueten. 

C. L,, 11. -uuoret, 

-moi. 

Hint, Hent chemin : Camp Caubal-hint (Voir Caiibal), Ponit 

Caupal-hint, appendice, p. 358, titre 11, an 839-844 — Car-hent, 

CL. 
Hir long : Eneshir, C. L. — Maeluc Dant-hir, C. L. — Hirgard, C. 

L. — Hir-huueten, p. 58, titre 74. 
Hirlan : Kaer Gleu-hirian, 1037. 
Hitin : Hitin, Heden (5) — Villa Bron-hitin — larn-hitin; larnhi- 

thin 866, 849; larnhiten 837 — Gur-heten (6), p. 225, titre 278, 

(1) L'index et les chartes sont ici également défectueux : p. 50, titre 62, 
an 866, au lieu de Hirbidoe, lisez Hlrd-bidoe ; p. 188, titre 240, an 868, au lieu 
de Hirvidoe, lisez Hird-uidoe; p. 87, titre 113, lisez Hird-uidoe ; p. 102, titre 134 ; 
p. 124, titre 160; p. 52, titre 65, Hird-bidoe. 

(2) P. 92, titre 122, an 834, Hirt-uneten ; p. 124, titre 160, an 846, Hird-uueten; 
p. 58, titre 74, an 859-865, on trouve un Hir-huueten; hir ici est probablement 
exact et signifie long. 

(3) Cf. gallois hin température, Mnon beau temps ? Armoricain moyen hijnon 
clair (CathoL). 

(4) Hingant est encore aujourd'hui un nom fort répandu en Armorique. 

(5) M. de Courson a écrit à tort Eden, p. 18 ; cf. Hedyn (Bodmin Goapel, 
Haddan et Stubbs, Couneils, I, appendice, 33) ; cf. Hedennec, moulin en Ingui- 
niel. Morbihan (Kosenzweig. Dictionnaire toj)ograj)hique). 

(6) Gur-heten suppose au IX<i siècle une forme Uuor-hitin. Ce nom a donné 
aujourd'hui Gonrden. Coat-gourden. Le t représente donc l'explosive dentale 
sourde ou ténue dentale t, et hitin ne doit pas être confondu avec hidinuc, 
Ithinuc. 



— 138 — 
an 909; Guorheden, p. 302, titre 350, an 1128; Guorreden, p. 280, 
titre 328, an 1063-1076; Gureden, p. 259, titre 306, an 1063. 
Ho, hu, préfixe ayant le sens de bien : 

larn-ho-bri, larnobri 864-870. Ho-urantes. 

larn-ho-brit. -uuel (Voir Houuel). 

Ho-car, Hogar 1120. -uuen. 

Ho-cunan, Hucunnan 909. Hugunnan -uuis. 

913,Hogonanus 1029-1037. -uuoret. 

-dric 1084. -uuori. 

-ledrus 931 . Hu-dreth 866. 

Hocar (1) qui aime bien, aimable (Voir Ho-) — Anau-hocar — 

Hael-hocar (Ran) — lud-hocar — Mael-hogar 834 — Uuor-hocar. 
Hochic : Uuod-hochic (Cf. Guodm.ochus, C. L., 14). 
Hoedigen. 
Hoedl (2) âge, existence, durée de la vie : Hoidlan — Villa Hoethlor 

— Hoedl-monoc — Lan Hoitlleian? C. L., 14. 
Hoel (3), hoil : Hoil-uualart, 857-858; Hoel-uualarlh, 868, Holuua- 

lart (4) 858 — Hoel-uuallon, app. — larnhoel — Sulhoel (Ran). 
Hoiam (5) : Hael-hoiam — larn-hoiam — Posidhoiafm] — Roen- 

hoiam — Uuiuhoiam. 



(1) Cf. gallois Hygar, armoricain Hegarad. 

(2) Cf. le nom gallois Gn-ynn-hoedl := Vende-sëtli et Venrii-setli, Inscrip- 
tions chrétiennes de Grande-Bretagne (J. Rhys, Lectures, p. 212). Pour hoedl, 
cf. armoricain moyen hoazl : Catholicon. hir-hoazhts âgé, armoricain moderne 
hoal âge. 

(3) Il est invraisemblable que nous ayons affaire ici à Ho-uuel qui voit bien. 
Cf. plutôt le gallois hwyl élan, course, voyage. 

(4) Hoel-intalarth, Hoihtnalart, Hol-uualurt paraissent désigner le même per- 
sonnage, un notable de la suite de Salomou. 

(5) L'index et les chartes sont encore ici également défectueux. Pp. 113, 114, 
titre 148, on lit Hael-hoiam et non Haelhoiarn : la même femme est nommée 
p. 115, titre 150, et, cette fois, M. de Courson écrit avec raison Hael-hoiam — 
M. de Courson a. suivant son habitude, confondu et mêlé les personnages divers 
portant les noms de Rotnhoiarn et Roenlwiam. On trouve Ruenhoiarn, p. 28, 
titre 34; p. lui, titre 134 (Compot Roeuhoiarn). Le Roenhoiarn de la p. 86, 
titre 112, est différent du Roenhoiarn preshyter de la p. 167, titre 217, et du 
Roenlwiarn colonns de la p. 214, titre 263. On trouve Roenhoiarn p. 6 et non 5, 
titre 5; p. 7, titre 6 (et non Roenhoiarn); p. 121, titre 152 : c'est le même person- 
nage (le nom est écrit Roianhoian, p. 37). La pereistance dans l'écriture hoiam 
pour le même personnage, le nom de larn-hoiam, la forme Posidhoia pour 
laquelle le scribe a probablement oublié le signe abrévialif de Vm sur â 
{Posidhoia), ne permettent pas de supposer une erreur du scribe pour hoiarn fer. 



— 139 — 

Hoiant(l). 

Hoiarn fer : Hoiarn, Haiarn 1037 (2). 

Anau-hoiarn. Pasc-hoiarn 

Cat- 

Con- 

Deui- 

Dre- 

Eu-hoiarn, Heuhoiarn 843, 

Heoiarn (3) 1101, Eu- 

huarn (4), C. L. (Voir Eu). 
Finit- 

Gleu-hoiarn, Glehoiarn 1037. 
Guisc-hoiarn (Kaer) 1037. 
Hin- 
Lat- 
Loies- 
Mael- 
Maen- 

Merthin-hoiarn, Mertinhiarn (5). 
Mor-huarn 11'28. 



Ran- 
Ral- 
Rit- 

Roen-hoiarn. 

Saus-hoiarn 8 iO, Sausoiarn 1026, 

Sausoyarn 1055. 
Sul- 

Tan- hoiarn, Tanoarn 1060. 
Tri-hoiarn 834, Tre- hoiarn 849. 
Uueten- 
Uuin- 
Uuiu- 
Uuo- 
Uuoel- 
Uuor- 
Uuoret- 
Uur- 



Hoiarn-comhal — Hoiarn-gen (6) 858, Hoiarnien 895, Hiarn-gen 
859 — Hoiarn-min — Hoiarn-scoet (7) 851-856, Hoiarscoet 



(1) Probablement pour hoiarn ou hoiarnt, Anau-hoiant presbyter paraît être 
le même personnage que Anau-Juiiar/t presbyter de la p. 23. Cathoiant, p. 37, 
paraît ne faire qu'un avec C/if hoiarn, p. 122, titre 152. Cathoiant est probablement 
Catluiant, nom très fréquent. De même, Bcnhoian, p. 93, titre 123, est le même 
personnage que Roenhoiam, p. 6, titre ô, même année 833, même lieu. 

(2) De Courson, Hoiarn, p. 329. 

(3) Le manuscrit porte Èeoiar. 

(4) On trouve aussi Ilehoiarn dans le Cartulaire de Landévennec, 51. Il est 
certain que en- et heu- sont des variantes d'une môme forme : le même person- 
nage signe Heu-hniarn, p. 139. titre 179, et JEti-hoiarn, p. 140, titre 180. 

(5) P. 101, titre 33, le manuscrit porte Jlertinhoiarn et non Merthinhoiarn ; 
p. 28, le manuscrit porte Merthinhoiarn, Mertinhiarn et non 3Ierthinhoiarn, et 
aussi Mertinoharnus. 

(6) Cf. Cartulaire de Landaff, Haern-gen, p. 197. 

(7) L'index donne pour la p. 82, Hoiarn-scoet ; le manuscrit et la charte 
Hoiarscoet; à la p. 55, titre 70, index et charte portent Hoiarn-scet, le manus- 
crit paraît donner Hoiaruscoet : dans les deux cas il faut corriger en Hoiarnscoet. 
En eiïer, appendice, p. 378, titre 43, on voit figurer parmi les témoins d'Eiispoë, 
un Hoiarn-scoet ; or, p. 55, c'est aussi Erispoë qui est le donateur. 



- 140 - 
847-854, Harscoit 1038-1041, Harscuid 1050, Arscoet 1145, 
Arscuit (1) vers 1000 — Hoiarn-uueten, Huar-uuethen, C. 
L., 24. 

Hoiernin (2) plebs 860-866; Huiernim (sic) 833. 

Houuel qui voit bien, de ho+uuel (Voir uuel) : Houuel, G. L., 25; 

Hoel, dans le Cartulaire de Redon dès 1062. 
Houuen (3) : Houuen — Hael-houuen — Hun-houuen — larn- 

houuen — lud-houuen — Ri-houuen — Roen-houuen — Uuor- 

houuen. 
Hu (Voir ho). 
Huel élevé, haut, pour uchel, uhel (Voir uhel) : Huelin 1084 — 

Huel-ueu (4) 868. 
Hud (Voir Dihudgar). 
Hun sommeil : Hun-houuen — Hun-frid? — Lan Huncat, C. L., 18 

(XlIJe siècle). 
lacu (5), du latin lacobus; lagu dès 833. 
lahan (Voir lohann). 
larn (6) fer : larna 865, nom de femme; larnn, larnt; Ran 

larnoc; larnican; Ran larnedam (plutôt que larnetlam?); 

Hiarn-cren. 



(1) L'orthographe Arscoet indique déjà une prononciation française. Ce nom 
existe encore aujourd'hui. Dans les pays bretonnants, on prononce nettement 
Harscoet. 

(2) La charte et le manuscrit, p. 8, titre 7, donnent Huiernim et non Huernim, 
comme le porte l'index. Plebs hoiernin est aujourd'hui Pluherlin, canton de 
Kochefort-en-Terre (^Morbihan). On trouve, dès 1387, la forme Ploeherlin 
(Rosenzweig, Dictionnaire topor/raphicpie du Morbihan). 

(3) Ce nom apparaît huit fois seul dans le Cartulaire avec la même ortho- 
graphe : cf. le gallois hy-wên qui rit volontiers .' 

(4) P. 188, titre 2i0, Huel-ueu se trouve répété deux fois dans la même charte. 
Pour le second Huel-ueu, M. de Courson a écrit Hueluncnt. L'index signale aussi 
un Huellifoes, p. 107 ; la charte porte HaelUdifoes. 

(5) M. de Courson a mis arbitrairement sous les lettres i etj des noms écrits 
invariablement / dans le Cartulaire. 

(6) Il est très remarquable que larn n'apparaît jamais comme second 
terme, et que d'autre part, il n^ entre jamais en composition avec hoiarn : 
il est donc sûr que iarn diffère ici pour des raisons d'accentuation 
de hoiarn, mais a le même sens; à remarquer l'orthographe hiarn dans 
Hiarngen. 



— 141 — 

larn-finit. larnnomen? 

-ganoe. larn-tanet. 

-grinn. -uualart. 

-hailhoui (Voir -uuallon (2). 

haithoui). -uualt. 

-hebet. -uuahaunt. 

-hirt. -uucant. 

-hitin. -uuere. 

-hobri. -uueten. 

-hobrit. -uuiscid. 

-hoel. -uuocan. 

-hoiam. -uuocon, larnogon 

-houuen. 1062. 

larniuuin. -uuoret. 
larn-kenet. 

lar pour larn dans : lardet 833-834 — lardrion 820 — larlios 860- 
866 — villa larmanac? 826-834 — lartiern 842. 

latoc (3). 

lau : Gulet lau, G. L., 26 (Voir lou). 

Ibiau, nom de femme. 

led (Voir iud). 

lestin (Voir lostin). 

Iglur : Sent Iglur, G. L., 22 (Gf. gallois eglur clair?). 

Ilisoch, de ilis église? {Société archéologique d'Ille- et -Vilaine, 

XVII, p. 19). 
Illoc 913. 
Imhoir (4) = latin emporium (Zeuss, Gramm. celt., 2« édition, 

p. 113 : imhoir = emmoir = empoir). 



larn-bidoe 845, larn- 

uidoe (1) avant 

797. 
-bud 814, larn- 

uud avant 797. 
-budic. 
-cant. 
-colin et larn- 

coglin 832 

(même charte), 
-con 814, larcun 

846. 
-conan. 
-detuuid (Voir 

detuuid). 



(1) P. 13, titre 13, le manuscrit porte larmàdoe ou laruuidoc, et non 
larnnuidoc ; il faut lire larnnidoe : le scribe a pris l'a pour un v. 

(2) Cf. larnwallun. Bodmin Gospel, 45 (Haddan et Stubbs). 

(3) Cf. gallois iad le devant de la tête, le crâne? 

(4) P. 12, titre 12, .an 834 : de uno latere flumine {sic) quod vocatur Itmtuor; 
p. 113, titre 146, an 821 : do imhoir..., ultra imhoir..., pont Imlwir (p. 114, 
titre 147, an 838-839. la traduction latine répond à imhoir par ripam. Voir 
Cohiton). P. 119, titre 155, an 830, super ripam Hemlwir ; p. 120, titre 156, 
an 834, de uno latere flumen {sic) quod vocatur Himboir. La forme imhoir, 
emhoir est garantie p.ir la forme actuelle; on trouve encore en Ruffiac, dans 
le Morbihan de langue française, le pont à' Emoi. 



— 142 — 
In, préfixe : In-conmarc — Indelgent — Ennoguent, femme, 1052. 
Inis (1) île : Ran Inis-louuen — Inisan (Voir Eues). 
Init (2) : Init-car. 
lodica villa (Voir iud). 
lohan, du latin lohannes; lahan (3) 838-848. 
lona. 

lostin, du latin lustinus; lostin 868; leslin 1063 (4). 
Iscummarc, fils d'un certain Nominoe 1047; Excomarcus 1072; 

Escomar 1060. 
Istomid, id est trifocaliuml (5). 
lou (6| : louuan — lou-monoc — louuelet — louuoion. 
Iud combat : ludon. 

lud-cant (7). lud-lin; Iulin. lud-rih, lud-reih. 

-car 864-870; lus- Id-loen,dansZeridfoe»i, -rid; ludrith. 

car (8) 837. lieu, 1066-1082. -uual. 

-condoes. lud-louuen. -uuallon. 

-cum. -min. -uueten. 

-her. -morin. -uuocon. 

-hocar. -nimet. -uuoret. 

-houuen. -re (9). led-car (10) 862. 



(1) L'index donne, pour la p. 163, une insulaia iSi». Or, p. 163, titre 212, on lit ; 
ad insnlam que est in sin uillœ ecclesiœ. Il faut lire : que est in xinv illœ ecclesiœ. 

(2) Cf. gallois Ynyd commencement ; ynyd y Gran-ys initium quadragesimae ; 
mawrthynyd mardi gras ; armoricain enet le mardi gras et les deux jours pré- 
cédents : dlsul énet le dimanche gras. 

(3) P. 146, titre 186. 

(4) Cf. lestln, cartulaire de Landaff, p. 202; Ker-isthi, en Marzau (Morbihan), 

(5) Appendice, p. 354, titre 4, an 833, d'après dom Lobineau, Histoire de 
Bretagne, II, col. 68, et Blancs-Manteaux, p. 398 : Conwoion monachus scripsit 
istam carticulam per commeatum et voluntatem Alvriti Mactierni, sedente super 
trifocaliuni, id est, istomid, in fronte ecclesine, stante Rethvroret in dextera eius. 
On ne connaît pas mieux le sens de trifocalhim que celui de istomid. 

(6) Probablement de lov emprunté au latin lovis, à moins qu'on ne le rap- 
proche du gallois ien plus jeune, armoricain inonhcr le plus jeune des fils. 

(7) Cf. KQY-iezcant, 1447, aujourd'hui Kericant, en Grandchamp (Morbihan), 

(8) Il est fort possible que Ivd-car et luscar soient composés différemment. 

(9) L'index est ici encore très défectueux et confond des noms différents, 
pp. 24, 26, 56, 92, 127, 167, 181. Indre (p. 92, luddre); p. 58, liulrih et non 
ludrich; p. 144, Indreih; p. 160, Indrih; p. 38, ludrld; p. 43, Indârith et ludrith; 
p. 47, Ivdrieh (lege ludrith). Indre. Ivdrili, ludrith, sont des formes différentes 
désignant des personnages différents. 

(10) Cf. Eericar, village en Crach (Morbihan); a passé par lez-car comme 
Kericant par lezcant (Voir la note à Ind-cant). * 



— 143 — 

ludhael (1), de ivd et hael. 

ludic (dérivé de lud) : ïudicar 851-857, lodicar 821 ; villa lodica 
864-870 : ledec-uueten — ledec-hael (2) 869; ledicael 875, 
ledecael 866, ludicael 1080 (pendant le XP siècle ludicaelus ou 
ludicalis). 

ludicael (3) (Voir ludic). 

lun (4) : luna — lunam. 



!un-anau. 






lun-hael. 


I 


un-uuallon. 


-asoi. 






lunham. 




-uueten. 


-car. 
[unedoe. 






lun-monoc. 
-nimet. 




-uuocon. 
-uuoret. 


[uneprit. 






-tiern. 






[un-keneu 


(5). 




-uual. 






net (6) (d 


érivé 


de lun) : lunet — lunet- 


•monoc 


— lunet-hui 



lunet-uuant — Uur-iunet. 
lustin (Voir lostin). 

Laedti (8) laiterie^ de laed pour laeth lait, et de ii maison, C. L., 39. 
Lai : Conlai — Killai, 1108; Kyllai. 
Laian (9), C. L., Treb-laian — Tnou Laian, C. L., 43. 
Lalocan. 



(1) ludliael 859; ladahel 820; luthail 915; ludaeC 1069; luthel 1100; luhel 
9.31. Ce nom existe encore aujourd'hui sous les deux formes Jutcl et Juhel. 

(2) Cf. le nom comique Gy<ticcael (^Bodmin Gospel, Revue celtique, I, p. 332). 

(3) ludicael, au XP siècle et bien plus tard, représente la tradition officielle : 
ce nom avait été porté, depuis le YV siècle, par des princes et des personnages 
très importants. L'évolution naturelle du nom se retrouve dans ledecael qui 
existe aujourd'hui sous la forme Gicqitel et la forme lezeqiiel que j'ai entendu 
prononcer Izikcl; cf. Bod-iqnel^Gn'^ojaX-VowtxYj (Morbihan). Pour /«<? donnant 
■iz, cf. Coet-lzec (= Coet-ludoc), village en Inguiniel (pron. Coet-Iec'). 

(4) Cf. Vie de saint Samson, 40 ': Imiiavns qui et ipse britannica lingua cum 
illis Inx vocitabatur (Voir plus haut. Vies des Saints). 

(5) liniJicneii, 1029-1037; linikueneit, 1026; lungenen, 1040; lunguenex, 1061- 
1075. Ce nom se retrouve dans le nom actuel de Ginguené. 

(6) Cf. Innet, Cartulaire de LandafE, p. 140. 

(7) P. 205, titre 215. Iitnet-hutiant etnou lunetmiaiit ; demême, p. 160, titre208. 

(8) Cf. Laithty Teliaii. Cartulaire de Landaff, p. 119. 

(9) Cf. gallois leian religieuse, armoricain leanes, vannetais lianes, cor- 
nouaillais laines; ou laian âdelis, dislaian infidelis (Vocabulaire comique, 
Gravim. celt.. p. 823). Ce nom se retrouve dans celui de la commune de 
Treflean. au XVP siècl • Trevleyan, canton d'Elven (Jlorbihan). Le Treb-laian 
du Cartulaire désigne, il est vrai, un autre lieu, probablement en Kufiac. 



— 144 — 
Laman (1) : Kentlaman — Raclaman. 
Lan monastère, lieu consacré : Ploi-lan (Plélan, Ille-et-Vilaine) — 

Pen-lan — Lan Bertuualt, C. L., 151. 
Laoc campus. 

Lath vergffi? : Lat-hoiarn; Lathoyarn — Lat-moet. 
Latr voleur : Gamp-latr. 
Lebrant : Uuiu-lebrant. 
Lechan? (2) : Anaulechan. 
Leiham le moindre, le plus petit, superlatif de lei, gallois liai : 

Salina leiham (3). 
Leisou (4). 
Len (Voir lin). 
Lergen, appendice, p. 367, an 852. Cf. Lerian , Treslerian portus 

(Voir Treith}. 
Les (Voir Lis). 

Let demi : Lettigran demi Tigran (Voir Tigran). 
Let (5) : Lel-monoc. 
Lethoc (6) : Clolethoc pour Glot-lethoc? 
Leu lion : Leuhemel semblable à un lion. 
Leuuer (7) lumière. 

Libr (8) : Librcoot, lieu, 846 (Probablement pour Libr-coet). 
Lillan, appendice, p. 377. 
Lilloc. 

Lim aigu, pénétrant : Lim-uuas. 
Lin étang : Run-lin, lieu — villa Lenguennoc 837. 
Lin : Lin-woret, appendice, p. 374. 

(1) Kendlava7i (Cartulaire de Quimperlé, p. 82, XIII« siècle) ; cf. le gallois 
llafanad faculté, intelligence? 

(2) A corriger peut-être en lethan large : Anau-lethan ; cf. Clo-lethoc. 

(3) Les salines sont souvent désignées autrement que par des noms propres : 
salinam maorrem — salinam permet — salinam medianam. 

(4) Cf. gallois liais voix / Cf. le nom comique Sul-leisoc [Revue celtique, 1 p. 332, 
Glossarial index). 

(5) A rapprocher probablement du suffixe gallois lyt ayant idée d'abondance, 
et de litan large. 

(()) Dérivé probablement de lit comme litan. 

il) Cf. gallois llevfer. 

(8) Cf. gallois llyfr qui sert à traîner, dans llyfr car partie du traîneau qui est 
sur le sol ; vieil armoricain lihirion vel stloltprenou , glosant : lajjsussive rotnnda 
ligna qiiœ rôtis s7ipponnntur (Gloses de Berne). 



;-coet. 


Lis-nouuid(3)844,Les- 


-colroet. 


neuueth 826. 


-fau 834, Les-fau- 


-penfau. 


832. 


-prat. 


-fauin. 


-rannac. 


-iarnuuocon. 


-ros. 




Ran-lis. 



— 145 — 
Lios (1) fréquent, nombreux : Liosic ; Liosoc — Lios-hoiarn — Iar[n]- 

lios — Pritient Liusuc, C. L., 30. 
Lis cour, dans les noms de lieu : 
Lis-bedu, Lis-uedu. 
-bidioc. 

-bison, app., an 
846, Lis-uisonn 
(2) 834. 
-broniuin. 
-celli. 

Liuer (4) dans Liuerin — Caer Liuer, C. L., 26. 

L.iuuet coloré {b) : Liuuet-lon — Blenliuuet(6); Blenliuuet, C. L.,25; 

Blenliuguet, G. L. , 46 — Morliuuet (Cf. Blinluet, hameau en Peillac, 

Morbihan français). 
Loc (7) cellule, monastère, lieu consacré : Loc lunguoret, C. L., \9 

— Locus sancti Wingualoei, C. L., 19 (Cf. Locunolé, Finistère). 
Loch, traduit par pastus (8) (Voir luh). 

Logen, Loen : Cat-logen 839-844, Cat-loen 869 — Loen-gil 876. 
Loen (Voir loin). 
Loes (Voir loies). 
Loiant : Cat-ioiant 833; Cat-luiant 913; Catusloiant (9); Catloant 

1052-1060. 

(1) Cf. gallois lliajvs, armoricain moderne lies, 

(2) P. 92, titre 122, et non Lli-uxinson, comme l'écrit M. de Courson. P. 61, 
titre 79, on remarque im lieu appelé Bessonn. 

(3) P. 133, titre 177, aulam Xouuid. 

(4) L'écriture avec un seul w = v ne permet guère de rattacher ces formes 
à lia couleur. Cf. gallois llif, llifer flot, inondation? ou, peut-être dans Liuerin; 
le gallois llif scie! 

(5) Cf. le vieux gallois liii, glosant gratia (Gloses à Juvencus). 

(6) P. 10, Blenliuet; pp. 77, 9,S,2\&,2\% Blen-liuuet; y>.'^'22 BUnUuet {\\0\); 
p. 329 Blenliuet (1037^; p. 333 Blenliiet (U08). 

(7) Cf. Monach-logeu monastères {lolo Mannscripts, p. 114). 

(8) P. 40, titre 50 ; p. 60, titre 78 ; on trouve la fonnnle : sine censu, sine 
tributo, et sine jtastii caballis ulli liomini sub cœlo nisi... ; p. 195, titre 242 : Ipse 
Pritient opus et angarium et pastum canum vel caballorum querebat ; p. 95, 
titre 126, sine pastu caballi vel canum: p. 217, titre 278, sine loch; p. 365, 
titre 29, appendice : sine loch caballis. 

(9) P. 133, titre 172, Catloiant. mais avec l'abréviation ordinaire pour us 
accompagnant le t de cat. Le scribe aura eu devant les yeux CatusUda7it. mais 
aura pris xts pour la terminaison latine du premier terme. 

10 



— 146 — 

Loies, loes : Loieshic, Loiesic — Loiesoc; Loiesou. 

Loies-auual. Loies-louuen. 
Loies-bidoe, Loies-uidoe 846. -min. 

-britou. -uuallon, Luiesguallon 909. 

-budic. -uuaroei (Voir WMrtroe). 

-cant. -uuelen, Loes-uuethen 833. 

-car. -uuotal. 

-hird, Loieshitr (1); app., -uuotan. 

p. 377. -uur. 

-hoiarn, Luieshuarn 910. Uuorloies. 

Loin buisso7t : villa Loin (2) — villa Loin-prostan — Ran Loin-piket 

— do fin loeniou cohiton frut usque ad Ult (Voir frut). 
Loit : Ran Loitan. 

Lon (3) 'plein, sert aussi de suffixe indiquant plénitude (Voir 
Fidlon) : Aeth-lon (4) — Cat-lon et Gallon (5) 867-871, p. 160, 
titre 208 — Fid-lon — Grad-lon (Voir Gradlon) — Haeth-lon 

— Urb-lon. 

Loscan (cf. loschelt) : Tonou-loscan, lieu. 

Loscheit brûlé : Cher-loscheit (Société archéologique d'Ille-et- 

Vilaine, XVII, p. 18). 
Lou lumière 1 : Lou-morin — Uuo-louan. 
Loutinoc : pont Loutinoc — Ran Loudinoc (6). 



(1) P. 50, titre 62, M. de Courson a écrit Logesirc ; le manuscrit porte Logexic 
avec un r sur le c. Le c étant souvent confondu avec le t, il est probable qu'il 
faut lire Logeshitr. 

(2) P. 122, titre 159, nous trouvons une villa Luencetnocli ; il faut lire Loen 
et Onocli. Voici le texte : Hirdhoiarn donne : Ran que vocatur Bothgellet sitam 
in plèbe Rufiac et aliam mllam que nmicupantiir Loencetcnoeh, Il faut corriger : 
et alias villas que. . . comme le montre la charte 111, titre 145 : Nominoe fils 
de Noli, donne : duas villas que uuncupantur Loin et Cnoch. 

(3) Gallois llawn, armoricain moderne leun. 

(4) P. 75, titre 99, le manuscrit porte Aithlon et non Arthlon. 

(5) Callon dès avant 797. Le scribe aura peut-être lu Callori dans plusieurs 
chartes portant Cation. On trouve Cation jusqu'en 897. 11 aura peut-être été 
influencé aussi par le mot calon cœur. 

(6) Aujourd'hui Lodinevx, village en Ruffiac. Lodineux a passé par la forme 
Lodineuc. Beaucoup de noms en oc, figés sous la forme eue, prononcés eu en 
français, ont été écrits eux en zone française ou euf (Rotheneuc écrit Rothcnenf. 
lUe-et-Vilaiue). 



— Ul — 
Louor, surnom d'Even, p. 333, titre 376, an 1108 (1). 
Loutoc, ruisseau. 
LtOuuen joyeux : Louuenan (2) — Louuen-car — Louuen-hoiarn. 



Argant 


-louuen. 


lud-louuen. 


Uuiu-l 


Cat- 




Loies- 


Uuor- 


Dre- 




Rat-louuen (3). 


Uur- 


Drih- 




Tanet- 




Gleu- 




Uuuen- 





Louuern renard : Bot-louuernoc (Voir Lovernaci^ Inscr. chrét. Gr.- 

Bret.) — Ker-loern 1066-1082). 
Louuinid (4) joie : Rann-louuinid. 
Ludre (5) sirfic, lieu, C. L., 14. 
Luh étang, pour luch : Luh-guiuuan : per Frot-guiuuian ad Luh- 

guiuuan(6) — Coit-louh? (Aujourd'hui Goet-leu, en Saint-Congard, 

Morbihan français). 
Luh (7) : in luh (in luth, p. 155, titre 199), expression accompagnant 

les actes de donation pleine et entière. 



(1) M. de Courson a fait d'Evenns et de lotior deux personnages différents. 
Pour louor (= lovr .'), cf. le vieux gallois lohtir glos. anhela (glos. à Juvencus), 
gallois moderne Ibvfr, féminin llofr, timide, lâche. 

(2) Cf. Lowenan {Bodmin Go-ipd, Revue celtique, I, p. 332). Laouenan a, 
dans plusieurs parties de l'Armorique, le sens de roitelet. Par une singulière 
coïncidence, le roitelet porte dans le pays de Galles le nom de dryw, qui paraît 
bien être le même mot que l'armoricain drev, joyeux, vif. 

(3) On trouve dans la même charte Katlouuen et Radouuen. Dans ce dernier 
cas, le scribe a confondu tl et d. 

(4) Cf. gallois moderne llawenydd, armoricain lèveriez, vannetais lehniné. 

(5) Ludre, saline, étang et moulin à eau sur le Morbihan, en Saint-Armel : 
Luzré 1474 (Eosenzweig, Dictîmmaire topographique du MorbiJiari). 

((3) P. 123 et non 120, titre 150. 

(7) M. de Courson a confondu Inh, loch (Voix loch). P. 69, titre 91 : Tradi- 
dimus... in luh, in dicombito, in alode comparato, dicofrito et sine uUa renda 
ulli homini sub cœlo... — P. 113, titre 148... In hih, in alode dicombito, 
sine redemptionem {de) unquam dicofiit, difosot, diuuoharth, et sine ulla re 
ulli homini sub cœlo. . . — P. 123, titre 160. . . Sine censu et sine tributo et sine 
opère et sine ulla re ulli homini sub cœlo... in luh, et alode comparato, sine 
redemptione unquam... — P. 132, titre 171... In luh, in dicombito, in alode 
comparato, diost, dicofrit, diuuohart, et sine ulla re ulli homini sub cœlo... — 
P. 155, titre 199... In alode comparato in luth, jure proprio, sine censu, sine 
tributo ulli homini sub coelo... — P. 156, titre 200... ilaneat (la donation) 
inconvulsa. . . in luh, in dicombito. . . 



— 148 — 
Luhet (1) : Luhet-hoiarn 888; Luet-hoiarn 878 — Luhedoc (2). 
Lun (3) image, effigie, reproduction d'une figure : pars Lunen 910 

— Lun-monoc. 

Ma (4) champ, lieu : villa Cranquarima. 

Mab fils : Ran mab Encar; mab Discebiat; mab Achibui; Ran mab 

Omni (appendice, p. 372). 
Maban, diminutif de mab. 
Mabon (5). 

Mach caution : Bot-machlon — Machtiern. 
Machtiern chef, prince (6). 
Macoer (7) mur, muraille : Macoer alio nomine valium (leg. 

vallum) Medon, in plèbe Coms (8), p. 41 — Ran Macoer Aurilian 

— villariae Macoer — Moguaerou, C. L. 

Mael (9) prince, chef : Mael — Maelon, Mailon — Maeloc, Maelhoc 
Maelocan — Ker Melennan? 1066-1082 — Ran-Melan (10)? 

Mael-car. Mael-uueten, Maeluuethen(ll). 
-cat (plebs). -uuorelh. 

-hogar. Maelucun,G. L. (=*MHel-uuocon). 

-hoiarn. Mel-chi 859. 



(1) Cf. armoricain luhet éclairs, gallois llnched. 

(2) P. 126. titre 162, plutôt que Lnhetloe adopté par de Courson. 

(3) Gallois Ihm. 

(4) Voir les noms gaulois en Ma g us. 

(5) Cf. le nom gallois Mabon, Inlo Mami.^cripU, p. 116, et le nom de lieu Llan- 
fabon; le nom propre armoricain actuel d'homme et de lieu Ker-mabon (Voir 
Rosenzweig, Dictionnaire tojjograpMque du Morbihan). 

(6) Voir J. Loth, V Émigration bretonne, pp. 218-221 ; le mot est composé de 
mach caution et de tiern chef. On trouve pour la dernière fois le mot Machtierti 
en 1066, p. 311, titre 350 : Daniel filius Eudoni Matthierni (sic). 

(7) Du latin macêries ; gallois inagwyr; vannetais magoer et inangoer, 
ailleurs onoger. 

(8) Transformé en Bourg-des-Comptes ! (lUe-et- Vilaine). 

(9) Irlandais mal; ne pas confondre avec lïrlandais mael, maol tonsuré, 
serviteur, qui a pour équivalent en breton moal chauve, vannetais moél, gallois 
muel (Voir Maglo, Inscriptions chrétiennes de Grande-Bretagne). 

(10) Pour Melan,ci. Maglagni, Inscriptions chrétiennes de Grande-Bretagne, 
conservé dans Rhos-maelan (J. Rhys, Lectures, p. 380) ; cf. Saint-3Ielan, en 
Guern (Morbihan), confondu, je crois, avec Saint-Melaine. Pour Maeloc, cf. 
Coet-Melec, en Ploërdut (Morbihan), et en zone fi-ançaise le nom Saint-Meleuc. 
Pour Maelocan, cf. Pont-Melegan, en Ploërdut (Morbihan), et le nom propre 
£er- Velegan. 

(11) Et non Maenmiethen, p. 207, titre 256. 



— 149 — 

Mel-houuen (Rann) 846. lud-mael. 

-ran parochia 1124, 1125. Tanet- 

Con-mael 854, Cummail (1), Tud-uael (Ran) 861. 

IXe siècle. Uuin-mael. 
Ri-mael. 

Maen (2) pierre : Maen. 

Maen-baud. Main-monoc 827. 

-bili,MaenuilietMenuili(3). Maen-uuallon,Mainuuallon,892, 

-cant. Menuuallon 866. 

-car, -uuedet. 

-chi (4). -uueten, Men-uueten 859- 

-clu. 864. 

-comin. -uuocon. 

-coual (5) 874-876. -uuolou. 

-cum, -uuoret. 

Main-finit, Menfînit 859. -uuoron. 

Maen-hoiarn. 

Maes champ : Ran Maes, G. L. 

Maginsin, uxor Arthuuiu, 

Maioc : décima sancti Maioci 1101 (Cf. Les-mayec 1416, aujourd'hui 

Lesmaec (prononcez Lesvec) en Locmalo (Morbihan). 
Mair (6) préposé à : Houuori mair in plèbe Catoc 814, 825. 
Mairos (7) presbyter. 



(1) Conmael = * Cunomaglos, ou a pour premier terme le préfixe con, comme 
semble l'indiquer ici Ciinimail et comme c'est le cas dans Commet conservé 
dans le nom de lieu Saint-Caradec Tre-gomel, canton de Guéméné-sur-Scorflf 
(Morbihan). 

(2) Il est douteux que dans tous ces composés maen représente le mot maen 
pierre. 

(3) P. 112, titre 146, an 821 ; l'index porte faussement Men-indU. 

(4) Maengi 868, Maenki 1026, Maengui 1066-1082, actuellement Menguy. 

(5) La même charte, pp. 211-212, titre 261, donne pour le même nom les 
formes Jlaet-coital et Maen-coval. 

(6) L'index confond sous Tuair les formes latines et bretonnes de ce mot. 

(7) Faut-il lire Mair rosi cf. Jilethros (^Manumiss'wns on the Hodmin 
Gospel. Rcvve celtique, p. 332, glossaire). Il est difficile de voir dans ce nom 
le suffixe diminutif gallois os qui ne s'ajoute guère qu'à des pluriels et des 
collectifs. 



— 150 — 

Man homme : Bot Catman (Voir Catamanus, Inscriptions chré- 
tiennes de Grande-Bretagne) — Morman, Morvan. 

Manach moine. 

Manton (Voir Rumanton). 

Maocan 904, cf. Maioc (Cf. Ker-mec pour Ker-maec. Rosenzweig, 
Dictionnaire topographiqiie du Morbihan). 

March cheval : 

March-ebol. Con-march. 

Marchoiarn. Hel-marc 1063. 

March-uili, Marhuili 909. Uuiu-homarch. 
Marcoual (1) 850. 

Marchât marché : in loco Marchato Rannaco (p. 43, litre 53). 
Marchoc chevalier : Marcoc, Marroc 1144. 

Marcoc-uueten. Ken-marcoc. 

Gleu-marcoc. Primarchoc. 

Hird- Tanet-marcoc, Tanet-marhoc 826. 

Margit-hoiarn (2), soror Omnis. 
Marthou (3) : Riuelen Mur-marthou, C. L. 
Martinan, dérivé de Martin. 
Mat bon : 

Mat-bidet, Mat-uidet. Mat-ganoe, Madganoe. 

-bidoe, Mad-uedoi (4). -uueten, Matguethen 913. 

-fred. -uuor (lieu), 

-ganet. -uuoret (5). 

Matic, Mathic — Matoc, Mathoc; Madoc 1081-1082. 
Medon (6) milieu : Macoer medon (Voir macoer). 



(1) P. 200, titre 249, le manuscrit a lUarcoual et non Marccoual, qui serait, 
il est vrai, la forme correcte. 

(2) Cf. le nom vieux gallois Marget-iud, Margeteud, plus tard Mcredudd, 
Meredydd. 

(3) Cf. gallois marth prodige, armoricain marz. 

(4) Aujourd'hui Madezo, Madczou; cf. Menez-Madczou 1430, Menez-Madczny 
1434, écrit aujourd'hui Médè-Madé en Priziac, canton du Faouët (Morbihan), 
dialecte de Vannes; cf. Ker-Madekoy en Pleumeur (Morbihan). 

(5) Aujourd'hui Madoret : Ker-Vadoret en Locoal-Mendon (Morbihan). 

(6) Cf. gallois moderne mewri. 



— 151 — 
Meinion, plus souvent Menion (Menion 797-814), Harn-meini, 

C. L., 33. 
Meliau (1), appendice, p. 370, an 853; Uuin-melio (Cf. Meli, 

Inscriptions chrétiennes de Grande-Bretagne). 
Melin moulin : Tnou melin (2), C. L. 
Menehi, Minihi, du latin monachia : lieu de refuge ou zone de 

franchise d'un monastère ou d'un ermitage. 
Merchion (3), Merkion 1060, Merhon 1072. 
Merchrit 840-846. 

Meren : Ed-meren, C. L., 36; Lan-meren, C. L., 26. 
Merion (4). 

Mern : Tnou mern (5), C. L., 10. 

Merthin (6) : Mertinan — Merthin-hael — Merthin-hoiarn. 
Mesan : Ran Mesan. 
Meset 913. 
Meuuin (7) : Ran Meuuin — cf. ludicaelis abbas Sancti Meguenni 

1052 (Saint-Méen, Ille-et- Vilaine). 
Mil animal (8) : Gur-mil — Milcondoes. 
Milier, du latin milliarium : Ran Miller. 
Milis (9) don,x'> : Uuiumilis. 
Min (10) : Minan. 



Gun-min 895. 


lud-min. 


Sul-min. 


Hael- 


Loies- 


Min-uuelen. 


Hoiarn- 







(1) Cf. Plu-melian, canton de Baud (Morbihan). 

(2) Cf. Tnou- an- melin 1416, en Locmalo, canton de Guémené - sur - Scorff 
(Morbihan) (mal écrit, Tuon-an-melin, par Kosenzweig), aujourd'hui Tromelin 
(prononcez Traon-vilin) (Voir tnou). 

(3) Cf. gallois Merckiawn ou MeircMon, probablement du latin Marciânus 
(Rhys, Lectvres, p. 118). 

(4) Cf. gallois Meirion, lolo Manvscripts, p. 1108. 

(5) Cf. Tro-mern (écrit Tromerne), en Ploerdut, canton de Guémené-sur-ScorfE 
(Morbihan). 

(6) Paraît être le nom latin Mart'mus, 

(7) Probablement dérivé de mam (Voir Wor-mawi, Vies des Saints). 

(8) Gallois mil; cf. Mil-cenoc QBodmin Gospel, Revue celtique, I, p. .332). 

(9) Cf. irlandais milis, gallois melys, 

(10) Cf. gallois miji le tranchant, par extension, le bord : Min y mor le bord 
de la mer (Voir ait); peut être faut-il voir dans certains composés minn diadème 
royal (Gloses à Mart. Capella). 



— 152 — 
Mitit (1) : Aer-mitit. 
Mochiat gardien de pourceaux : Uuin-mochiat (2) — Mocius 867 

— Guod-mochus, C. L., 14. 
Modrot (3). 
Moedan (4). 
Moei, 174, Moi. 

Moel chauve : Uualc-moel (5) — Ker-moil 1066-1082. 
Moen généreux : Moeni (6) — Hael-moeni et Hael-moini — Moen- 

ken. 
Moet (7) : Moet-gen, Moetien, Moietgen 895 — Moet-nou — Alar- 

moet — Uuor-moet, Uurmoet — Mormoet, Mormohet, appendice, 

pp. 367, 370. 
Mon : Nin-mon ; Nin-uon {Société archéologique d'Ille-et-Vi- 

laine, XVII, p. 19); cf. Guoedmon (Voir plus haut, Vies des 

Saints). 
Monid montagne : Winmonid (8) plebs, appendice, p. 367, an 852, 

d'après Blancs -Manteaux, n» 46, p. 404. — Caer menedoch, 

C. L., 38. 
Monoc : Monoch — Monocan (9). 



(1) Cf. gallois et armoricain medi moissonner? 

(2) Le scribe, p. 4, a écrit ce nom Uiùnmodnat, de même qu'il a écrit Unar- 
rodnae pour Uuarrochiae, pays de Waroc. M. de Courson a naturellement reproduit 
cette erreur, sans la signaler, et cependant, p. 4, il sagit du même personnage 
que p. 37, où cette fois on lit la forme correcte Uuinmochiat. 

(3) Cf. le nom comique Modret {Bodmbi Gospel, Revue celtifpie, I, p. 332, 
glossaire). 

(4) Plutôt que Moetlan. 

(5) Uualtmoe de la p. 76, titre 100, est le même personnage que Uualc-moel 
de la p. 60, titre 77 ; les signatures sont les mêmes et se suivent dans le même 
ordre ; il s'agit du même lieu et du même donateur. On a également Uualc-moel, 
p. 25, titre 30. La forme vraie parait donc être Uualc-moel. On pourrait aussi 
supposer une mauvaise lecture du scribe pour Uualc-vioei, Uiialc-vioe.et comparer 
le célèbre nom gallois Gtvalchmai. 

(6) Cf. gallois mn-yyi. P. 36, titre 44, on lit Meeni et non Moeni. 

(7) Cf. le vieil armoricain mnoed glosant fastus (Voir Gloses) ; cf. Con-voet, 
Cartulaire de Landaff, p. 142 ; Argajit-vwet (Bodmin Gospel, Revue celtique, I, 
p. 332, glossaire). 

(8) Dans un acte de Louis-le-Gros, on lit Wen-mened, id est montcm candidum 
(Dom Morice, Preuves, I, p. 548, cité par de Courson). 

(9) Cf. Mynogan, lolo Manitscripts, p. 126. Pour le sens, cf. le gallois mynaivg, 
mynog courtois? Cf. le nom comique Conmonuc {Revue celtique, I, p. 337; ce 
nom ne se trouve pas dans le glossaire qui suit, p. 338). 





— lOÔ 


— 


Anau-monoc. 


Hael-monoc 


Roiant-monoc. 


Bud- 


Hoedl- 


Sul- 


Kar- 


lun- 


Tanet-monoc, Tanet- 


Gat- 


Main- 


munoc 895. 


Cen- 


Reth- 


Uuor-monoc. 


Courant- 


Ri- 


Uur-monoc, Uur- 


Dri- 


Rid- 


munoc 854-865. 


Eu- 


Ris-monoc 5 


B61-867, 


Gleu- 


Resmunuc 834. 


Mor grand : Er-mor - 


— Enes-mur 


931 — Lanmur-meler 931 — 


Treb-mor, lieu — Ran-Timor 846 ■ 


— Gradlon mur, G. L., 54. 


Mor (1) mer : 






Mor-alt. 


Mor-liuuet. 


-annuit. 




-man, Moruan 1062-1080. 


-bret, G. L., 39 




-moet, appendice, 852; Mor- 


-cant. 




mohet, appendice 855. 


-cat (2), G. L., 


10. 


-uuan 869. 


-condelu. 




-uuet. 


-gen-munuc. 




-uuelhen, Moruueten (3); 


-ham. 




Morguethen 1062-1070. 


-huarn H28. 






Morcobris (4). 






Mordan villa. 






Morin : Ran Haelmorin — ludmorin — Uuinmoiin. 


Morenoc (Ran) 878. 






Morionoc (5) villa 913 







(1) Dans plusieurs de ces composés, il est fort possible que /«or ait le sens de 

(2) Aujourd'hui Morgat en Crozou, comme le font remarquer les éditeurs du 
Cartulaire. 

(3) P. 242, titre 293, Moniethen et non Morinicthen; p. 198, titre 247, Monieten 
et MoruHcten : il faut corriger partout 31or-iniethen. 

(4) P. 212, Morcobris; p. 157, Morcoris. Ce nom est aussi gallois : Cartulaire 
de LandafiE, p. 195, Morcunris, variante Morcimris ; p. 198, 31orcn7ihrix, variante 
Morcimhrh. Il résulte de ces variantes que la forme a dû être à une certaine 
époque Mor-comris et Morcovris. Morcomris a du être écrit avec le signe abré- 
viatif de Vm sur corn. Pour covris, cf. gallois cyfrysedd lutte, querelle / 

(5) Cf. gallois imjrion fourmis ; armoricain merien. 



~ 15i =- 
Moroc (1). 

Mouric (2), du latin Mauricius. 
Muthon (3) plebs : Muthon 1066-1082; Moton 872. 
N, article suffixe dans : do-n roch à la roche. 
Naitan, Naidan (4) 846 (lege Naithan). 
Nannesuc 1188. 
Nant gorge, ruisseau : secundum unnant, p. 108, an 842 — Nant 

Dai, appendice, p. 302, an 847 — Nanton locus — luthael de 

Hudnant (5). 
Neboc (6). 
Nehan portus 1136. 
Nennan (7). 
Nethic. 
Nimet (8) : Cat--nimet, Cat-nemed, Canemet 909; Kaneved 1086- 

1091 — ludnimet — lunnimet. 
Nin : Ninmon 868; Ninuon (Voir mon) — Ninan — Ninoc — Nino- 

can — Ninoi — Ninian — Nin (9) mons, C. L., 2. 



(1) Peut-être pour morocli, morhoch mareouin, dauphin. Ce nom est fort 
commun aujourd'hui encore ; on l'écrit souvent Maroc , on prononce Moroc' k 
{morhoch, delj)hin>(S, Vocabulaire comique, Gramm. celt., appendice). Si le t.- 
ne représente pas la spirante gutturale sourde, c'est un dérivé de mor, 

(2) Nom très commun chez les Bretons insulaires. 

(3) Vicaria Mochon (XI'^ siècle, dom Morice, I, p. 362) — Mohum 1131 — 
Mohon 1221, aujourd'hui Mohon, canton de la Trinité-Porhoet (Morbihan) — 
(Kosenzweig, Dictionnaire topographique du Morbihan). 

(4) Cf. Naiton, nom d'un roi picte (irlandais Nechtan), chez Bède. 

(5) La charte où se trouve le nom de luthael de Hudnant a été omise par 
M. de Courson. C'est la dernière du Cartulaire (fol. 185 v°). Elle est de 1048. 
On y remarqué les signatures suivantes : Gurdeuen. Enoc. Guegant. Euen. 
lunkeneu. ludicael filius luthael de Hudnant. Maenkiou fil. Guethenuc. Rodait. 
Haerueu filius Fredgor. Cariou magister Conani comitis. Le scribe de la charte 
donne son nom : David. 

(6) De neb ou neni ciel ; gallois nef, armoricain moderne nenv, écrit eiiv, par 
une méprise de la langue qui a rattaché à l'article Vn initial du substantif : an 
eno pour an nenv. 

(7) Cf. Nynniaw, lolo Manuscripts, p. 108. 

(8) Voir le gaulois Nemeton, inscription de Vaison, et Nemeto-marus ; le gaulois 
Nemeton signifiait temple, lieu consacré; cf. Eid-niret, Cartulaire de Landafl:, 
p. 263 ; Ednyfed, lolo Manuscripts, p. 113. 

(9) Il résulte du passage, quoique les auteurs n'en disent rien, qu'il s'agit ici 
de Châteaulin ( Castellin pour Castel-nin). L'i est long comme le montre la pro- 
nonciation actuelle. On ne peut donc rapprocher nin de nen qui a le sens de 
voûte en gallois. 



— 155 — 

Nod (1) protection, refuge : Nod-hail — Nod-hoiarn — Nod-uinet 
— Nod-uuoret. 

Nodent (2) (Cf. nod}. 

Nominoe (3), Numinoe; Nuuenoe, C. L., 25. 

Nonn, flumen. 

Notolic (4), du lalin natalicius. 

Nouuid nouveau, neuf : aula Nouuid 8.51; Lis-nouuid 826; Les- 
neuueth 826 — Treb-nouuid (.5) 863-864; Tref-neuued, C. L., 
40 — Scamnouuid salina 866 — Plueu-neugued, C. L., 40 
(Plounevez-du-Faou, canton de Châteauneuf-du-Faou, Finis- 
tère) . 

Oenuit (6) 875. 

Olin : Olin-wicon, lieu, appendice, p. 358. 

Omguen (7), nom de femme, appendice, p. 379, an 1051. 

Oravia, nom de femme, 1136. 

Oreguen 1050, Oregun 1047; Oregon 1095. 

Orhant 1136. 

Orscant. 

Oruic (8). 

Our or : Ourken, Aourken (9), femme du machtiern larnhitin. 



(1) Cf. gallois nandd. 

(2) Ce nom n'a rien à faire avec celui du dieu Nôdens (^Nodenti, Inscriptions 
latines de Grayide-Bretogne). Le nom du Nodent- a pour équivalent en gallois 
le nom du héros Niidd (cf. Nui 1 Cartulaire de Landévennec). 

(3) Le nom de ce grand roi se lit de quarante à cinquante fois dans le Car- 
tulaii-e, sous la forme Nominoe, excepté pp. 132, 141, 74, où on trouve Numinoe. 
Cf. le nom gallois Ninnin, Cod. Lichfeld. VIII-IX« siècle, appendice au livre ae 
Landaff, p. 272. 

(4) Cf. gallois nadolig, armoricain moderne nedelec. 

(5) P. 115, titre 150, an 867, Treb-nouid, dans le manuscrit. 

(6) Peut-être le même personnage que Hoinhit, p. 194, an 869. 

(7) Il faut très probablement corriger On?igve}i : cf. les nomscomiqaesOnnn'en, 
On-cenedl, Onn-cum {Revue celtique, I, p. 332, voir glossaire). M. Stokes voit dans 
onn le gallois et le breton onn frènel 

(8) Peut-être à corriger en omit (Cf. Orvite, Inscrijytions chrétiennes de 
Grande-Bretagne). 

(9) Cf. Eurgen, Eurgain, femme du roi Caradoc de Morganwg, lolo Manus- 
cripts, p. 149. Oregen en est peut-être une forme plus récente et plus francisée. 



— 156 — 
Padrun (1) : usque ad petram quse dicitur /jadrwn sancti Uuingualue, 

CL., 26. 
Pasc (2) : Paschic — Pascaham (3) — Pasc-hael — Pasc-hoiarn — 

Pasc-uuethen (4) — Pasc-uuoret. 
Peisuuentoc, locus 848-849 (Cf. gallois pais, tunique, jupe). 
Pen tête : Penoch — Penot — Pennoe. 

Pen~fau (Lis). Pen-lan (salina). 
-gan (5). -pont (Ran). 

-koit, Penhoet,append., -ret (landa) (6). 

an 857. -uuas (7). 

-iar (Ran)- -uuernet (salina). 

Permet (8) qui est au milieu : salina permet 862. 

Pert (9) : Pert-uuocon. 

Petran (10) : Tribus Petrani, C. L., 6; tribus Pedrani, C. L., 6. 

Piket (11) : Ran Loin-piket. 

Pilau: CaerPilau, C. L., 43. 

Pirinou poiriers : arbores pirinou, p. 15. 

Pitur : Pitur-wore, app., 360 — Argan-phitur (12), app., p. 362. 

(1) Du latin petronein, qui a donné en français j'7e?wn- ; en vieux français 
rocher et aussi espèce de palier, de repos : les suzerains s'y tenaient pour recevoir 
leurs vassaux (Voir Chanson de Roland, vers 12, édit, Gautier ; voir Littré, au 
mot perroyi). 

(2) Du latin pasclia probablement. 

(3) P. 209, titre 259, le manuscrit porte pascahâ; M. de Courson a écrit 
Pascalian, ce qui est démenti par le Patseaham de la page 116. Il faut proba- 
blement décomposer Pasc-eaham (Cf. Riscaham). 

(4) Cf. Ker-Basquehen, en Arzal (Morbihan). 

(5) P. 333, titre 377, il faut lire Killai jjengan (Killai à tête blanche), et non 
diviser, comme l'a fait M. de Courson, Killai; Pengan. 

(6) Aujourd'hui Perret, canton de Gouarec (Côtes-du-Nord). 

(7) L'index mentionne pour la p. 207 un prœdium Pennua. Or, p. 207, 
titre 256, nous lisons que larndeUund vend des terres au prêtre Pennnas. La 
même charte porte plus loin ces mots : Postea ostendit larnctuuid finem Botsor- 
phin ad Penuua de parcella Uuocon. Il paraît certain que Penuna est bien 
l'acheteur Pennuas. 

(8) Ga\\oi& jyerfedd, du latin permedius. 

(9) Cf. armoricain perz dans l'expression a herz, vannetais a herh de la part 
de. On ne peut guère songer au giûlois perth buisson, haie. 

(10) Cf. Loc-pczvan 1423. Lopcran 11-46, aujourd'hui Port-Louis, près Lorient 
(Morbihan) (Rosenzweig. Dictionnaire tojwgraphirpie du Jlorbihanj. 

(11) Loinpiket le buisson aux pies? 

(12) Il faut probablement corriger en Argan-pithur, à en juger par Pitnrn-ore 
(d'un cas oblique du laXm pictorl) ou en Arga7i-phithnr . 



— 157 — 

Pluiu, ploi, ploe, du latin plehs : Pluiu-catoc (dans : coram Pluiu- 
catochensibus) , Ploi-caloc, Ploicadoc, Plucgaduc (1), Ploi-castel- 
lum (2) — Ploi-lan (3), Ploelan, Plelan 1144 — Plueu-neugued, 
C. L., 48 — Plueneuor, C. L., 54 — Pluhuduc 1066-1082 — 
Plumiuc 1066-1082 — Ploehidinuc 1037 (Voir hidin) — Plohinoc, 
XJe siècle; David de Ploihinocl037. 

Poeth cuit, chaud : Caer Poeth, C. L., 18. 

Ponit? : Ponit caupal-hint (4), appendice, 358. 

Font pont : Ran Penpont — Henbont 1037. 

Forth cour devant la maison, dans : an Porth, C. L., 18 (Note du 
XlIIe siècle). 

Posiat. 

Posidhoia (Voir hoiam) . 

Pou, du latin pagus : Pou-caer, Poucar, Poucher 871, PoherllOS (5) 
— Pou-trocoet; Porroit dans : Gaufrido et Alano Porroitensibus 
1127 (6) — Pou-belz (Guethenocus de) 1037 (7). 

Preden(Lan), C. L., 19. 

Frim premier : Primait? — Primarchoc. 



(1) P. 88, titre 115, an 848 : coram Pluiii- catochensibns ; p. 205, an 826, de 
Ploi-cadoc; p. 217. an 814-825, in ylelc Catoc ; p. 284, XP siècle, Ploicaduc; 
p. 242, an 1066-1082, Plucgaduc. 

(2) P. 194, an 875, dimidia plebis Castel; p. 25, an 1052, Ploncastellum ; p,289, 
1086, in plèbe Ploicastel. 

(3) L'index est encore ici inexact : pp. 41, 60, 61. 71, 78, 172, 226, 227, in 
pleie Lan (en marge assez souvent de Plvilan); p. 192, in jJlebe Laan; p. 64, 
in Ploelan; p. 227, in monasterio Plebilan, an 904; p. 346, an 1144, in Plelan 
(aujourd'hui Plelan, Ille-et-Vilaine). 

(4) In loco nuncupante Ponit cavpal-hint (Voir Caubal, ponit ]poixT ponf!). 

(5) P. 81, titre 107. an 839, Pou-caer; p. 217, titre 267, an 895, Poucar; p. 199, 
titre 247, an 871, ledecael princeps Poucher; p. 382, titre 377, an 1108, Tangicus 
Ticechomes de Poker. Pour l'étendue du Pou-caer, voir Arthur de la Borderie, 
Annuaire historique et archéologique de Bretagne, 1861, p. 152. 

(6) Pp. 20, titre 24; 31, titre 37; 61, titre 77; 218, titre 269, Poutro-coct; p. 6, 
titre 5, Poutrecoet ; p. 61, titre 78, Potrocoet ; p. 89, titre 116, in pago Trocoet; 
p. 189, titre 240; p. 192, titre 241, pago trans silvam. Pour les limites du Poutro- 
coet, voir Ai'thur de la Borderie, Annuaire historique et archéologique de Bre- 
tagne, 1861, pp. 154-1585; cf. J. Loth, VÉinigration bretonne, pp. 65-66. 

(7) Poubelz est devenu dans les archives du Chapitre de Vannes, 1422, 
Ponhelz, et depuis on n'a plus désigné autrement le doyenné qui en a 
été formé (Belz, arrondissement de Lorient, Morbihan). L'ancien Chapitre de 
Vannes s'est distingué d'ailleurs entre tous par ses fantaisies étymologiques 
(Voir Ulf). 



— 158 — 
Prit (1) : Pritient (2). 
Prost (3) : Ran Prostian — Loin Prostan — Prost-lon — Prost- 

uuoret. 
Pul mare : 

Pul-bili. Pul-crauthon (TreO, C. L., 10. 

-gouidnet. -dengel (Tref), C. L., 11. 

-lupin. -machoer Budmael, C. L., 41. 

-carvan, C. L., 3. 

Pumurit (4), C. L., 143. 

Pyr (5) dans Pyr-Ki. 

Quassec : Bran-quassec (6). 

Quurduithal, 913 (Voir Uurdoithal). 

Rac devant, avant (préposition et préfixe) : Rac-laman — Racwant, 
appendice, p. 373 — Rachenes, C. L., 10 (Raguenes, sur la baie 
de Douarnenez en face de Morgat; note des éditeurs). 

Ran ou Rann {!) parcelle, a le sens de villa. 

Randremes, traduit p. 223 par : partem trernissam (que vocatur 
Buiac) : indique une propriété étendue (8). 

Rat (9) faveur, grâce : Rat-frid — Rat-hoiarn — Rat-louuen — 

(1) Prit paraissant avoir ? long, cf. gallois p)'ld prix, valeur. 

(2) Dans la même charte Pritient, Pricient, Prigent, pp. 192-194, titre 242, 
an 869 {Pricient est 'une faute de lecture évidente pour Pritient; le scribe 
confond souvent c et t; Prigent, à cette date, doit aussi probablement être 
con-igé en Prit-gent). 

(3) Cf. Pran-st, Rhy-braicst, Eur-hranst, femmes de Brychan Bryeheiniog, 
lolo Manvscripts, p. 111 ; cf. lud-prost {Bodmin Gosi)el, Revue celtique, I, p. 332 ; 
voir le glossaire p. 338). 

(4) Aujourd'hui Peumerit, arrondissement de Quimper, suivant la remarque 
des éditeurs (On prononce, si nous ne nous trompons, Peurit). Voir armoricain 
moyen. Chartes. 

(.5) A rapprocher du nom gallois Pir dans Manaur Pir, Cartulaire de Landaff, 
p. 117 (Pir == Porius, d'après J. Rhjs, Lectures, p. 376). 

(6) P. 297, titre 346, an 1123, et non Branquasset. Si qtc = c, cf. cazec jument, 
gallois casec. 

(7) Le ran avait à peu près la valeur du bonnier qui s'ensemençait avec 
quatre muids de blé (Voir J. Loth, V Emigration bretonne en Armoriqne, 
pp. 229-230). Nous avons donné par ordre alphabétique les noms qui précédaient 
Ean et que l'index de M. de Conrson met sous Ran. 

(8) Pp. 24, CO, 92, 197, 367 Randremes (p. 82 aussi duas Bandremessas). 
L'étymologie du mot n'est pas certaine (Voir J. Loth, V Emigration bretonne, 
p. 231). 

(9) Cf. vieux gallois rat glosant gratia (Gloses d"OxforJ). 



— 159 — 

Ratuili et Rabili (1) — Rat-uuan — Rat-uueten, Rad-uueten — 

Uuiu-rat. 
Rattenuc, de rati7i fougère : Les Rattenuc, C. L., 10. 
Reith droit, justice : lahan Reith, G. L., 54— Reit-uualart 840-847, 

891-898; Reilh-gualart 909; Reth-uualart (2) — Reth-uuobri — 

Reth-uuocon (Pour Reth-uualt, Reth-uuoret, Reth-uueten, voir 

Rit-). 
Ren (Voir Roen). 
Res (Voir Ris). 
Ret (Voir Rit). 

Restue 1081-1083; Restoi 1100 — Caer Restou (3), C. L. 31. 
Ri roi, chef {d. gaulois Rix) — Rian — Rioc — Riocan. 



Ri-anau. 

-aual (4) 897, Riauual 833, 

Riagual 910. 
-atham (5). 
-canam. 

-coglin, Ricolin. 
-cun. 

-detuuet, G. L., '24. 
-hoel (Ran). 
-houuen. 
-etan. 



Ri-ginet. 
-giiodus (6). 
-hael. 
-keneu (7). 
-mael, Rimahel (8). 
-monoc. 

-tiern (Rron), app., p. 372. 
-uilin 867, Riuelen 863 (9), 

Riuilen 868. 
-uualart, Riuualard. 
-uualt. 



(1) P. 85, titre 111, en 843. 

(2) Pp. 7, 13, 21, 30, 37, 92, 105, 106, 121, 136, 138, 150, 159 Rethwtalart ; 
Redmialart p. 30, est le même personnage que l'évêque Rethuualart ; pp. 122, 
135, Ret-unalart. La persistance de l'écriture reth ne permet guère de douter 
que nous ne soyons en présence de retk, 7'eith droit, justice. P. 44 et non 43, 
titre 55, le manuscrit porte RetMudlart et non Resrmalart comme l'écrit 
M. de Courson. Pour retJi = reith, cf. Gueithnoc et Guothenoe. 

(3) Beaucoup de villages portent encore le nom de Restou, Resta. 

(4) Cf. Cartulaire de Landaff, p. 202, Riaval (Voir kamal); Keriaval en 
Locmariaquer (Morbihan). 

(5) Cf. Riothavms (Sidon. Apoll., Epistol., lib. III, 9). 

(6) Ri-gnod (Cf. gallois gnand) semble breton, mais paraît dans une charte où 
presque tous les noms sont germaniques (P. 34, titre 42). 

(7) Cf. Cartulaire de Landaff, p. 162, Ricenou. 

(8) P. 205, titre 215. et non Rimhael. 

(9) P. 207, RiuuiUn, à corriger en Riiiilin; p. 198, titre 247, le manuscrit porte 
Riuelen et non Rinvelen : cf. Kerivilen, en Ploemel, Morbihan (écrit Kerivilaine). 



— 160 
Ri-uuallon; Riguallon 1040, 
Riuallon (1) 1062-1072. 
-uualoe (Bot), 
-uuaroi; Tribus Lan-riworoe, 

G. L., 39. 
-uueten. 
-uuere. 



Ri-uuocon et Riguocon, p. 143, 
titre 184, IXe siècle. 

-uuoret (2). 

-uuorgou. 

-uur. 
Ho-uuori. 



Riant parent (père ou mère) (3) : Ran Riant-car. 

Rie : Ricuiu (4). 

Riethoc nohle, généreux (5) : Riethoc, p. 141; Riedoc, p. 202; 

cf. Rietan. 
Rin secret, sagesse (6) : Rinan — Riniod; Rinod — Rin-duran — 

Rin-uiu. 
Ris (7) : Risan — Risican — Risoc; Resuc, XI^ siècle. 



Ris-anau, 






Ris-ien. 


-caham. 






-monoc 861-867, Resmunuc834. 


-cant, Riscandus 1108- 


-tait. 


1133. 






-tanet 878, Restanet 814-821 . 


-chiboe 866, 


Riskiboe 


-tenait. 


864, Riskipoe 


834. 


-uidoe. 


-comnit. 






-uueten. 


-conan. 






-uuion. 


-cum. 






-uuocon. 


-cun. 






-uuoret 892, Resuuoret 814-821. 


-hoiarn. 






-uuotal. 



(1) p. 199, an 871, on lit Riuallon, faute du scribe pour RUiuallon, qu'on 
trouve pp. 39. 188, 192 (même personnage) : cf. Kerlvalan, en Malguénac 
(Morbihan), en 1315 Kner-rlguallen (Rosenzweig, Dictionnaire topograjjJdque) ; 
cf. Rinallaun, Cartulaire de LandafE, p. 138. 

(2) P. 201, titre 250, Rimret dans le manuscrit; Riumret serait la forme 
exacte. 

(3) Gallois rhiaiiit parents ; cf. Riantec, commune du Morbihan. 

(4) C'est le seul exemple de rie dans le Cartulaire (P. 21, titre 20, an 857); 
aussi peut-on craindre une erreur du scribe pour rit, sinon, cf. le vieil armoricain 
rec sillon (Voir Gloses). 

(5) Cf. le gallois rhieddog et le nom propre Galgu Rieddawo, lolo Manmcri^ts, 
p. 128. 

(6) Cf. gallois Rhin, irlandais rûn. 

(7) Cf. le nom gallois Ehys, encore fort commun aujourd'hui. 



— 161 — 
Rit (1) : Ty Ritoch, G. L., 50; Redoc 1021 — Lan Ritian, C. 
L., 16. 

Rit-cant, Ritcand. Rit-uuant 845, Riduuant 826- 

-gen, Ridgent (2). 840. 

-hoiarn. -iiueten 868, Riduueten (4) 

-uualart. 826-840. 

-uuald, Riduualt, Reth- -uuoret 852, Reduuoret 846, 

uualt (3). Redoret 1101 (5). 

Hael-rit — Bud-rith — Bal-rit, lieu — Uueten-rit. 

Roch rocher, du latin rocca : do-n roch à la roche (Voir Clofion). 
Ro (6), préfixe intensif : Ro-hoiarn, p. 250, XI^ siècle — Romhail 

844, Romael — Romel 872 — Romin — R.umanton (7). 
Roalt (8) 1144, p. 348; Roaut 1144, p. 287. 
Rodait (9) 834, de rod, gallois rhodd don, présent, et de ait 

(Voir ail). 



(1) Cf. gallois rhyd gué, courant (Voir parmi les noms gaulois Angtistoritum). 
L'évolution de Rit-uuoret à l'époque moderne, en Redoret. montre bien que le 
t ne cache pas une spirante dentale. Il est impossible de l'affirmer pour tous ces 
composés en rit. Dans quelques-uns le t représente peut-être la spirante dentale 
douce ; dans ce cas, rit serait identique au gallois rhydd libre, qui sert d'ailleurs 
à former aussi en gallois des noms propres composés. 

(2) Ritgen S.50, Ridgen X« siècle, Ritien 878, Ridien 833. 

(3) Rltuuald S91-89S, Riduualt SM, RetJiuualt 852. Rethuualt,p. 97, titre 127, 
paraît être le même personnage que Riduualt, p. 92, titre 122. L'index donne un 
Riduualt pour la p. 92 et renvoie à Riuualt. Ce n'est pas le même personnage : 
il y a dans la charte 122, p. 92, outre le donateur Riuualt, un témoin du nom 
de Riduualt. 

(4) P. 319, titre 366, le manuscrit donne Retuueten et non Rethuueten. 

(5) Rethuuoret, p. 92, titre 198, est le même personnage que Rituuoret, p. 22. 

(6) Cf. gallois moderne rhy, armoricain re trop, 

(7) Cf. le vieil armoricain do-romuiiturion glosant mispicibus id est conside' 
rantibus : qui prévoient (Gloses de Berne). 

(8) On peut se demander si Roalt n'est pas le même nom que Rodait avec la 
chute du d. ce qui serait, à cette époque, très probablement un fait de phonétique 
française. On remarque, en effet, qu'un Roaut, p. 287, titre 336. an 1144, est fils 
de Karadoc de Moya ; or, ce même Karadoc est fils lui-même de Rodaldus de 
Moya, p. 304, titre 3.52, an 1 104. 

(9) Rodait 834, 878, 1046; Rotdalt 1050; Rotaldus 1089-1128; Ct Rodavd, 
Cartulaire de Quimper, Bibl. Nat., 9890, fol. 7, an 1250. Rozaud, Cartulaire de 
Quimper. Bibl. Xat., 9892. fol. 37 v», an 1339; cf. Ker-rmzanlt en Plumergat 
XI V^ siècle, aujourd'hui Keraude. 

11 



- 162 — 
Roderch (1) 4051-1080. 
Rodoed (2) gué : Rodoed carn, id est vadum carneum, C. 

L., 38. 
Roed (3) facile, libre : Ran Roedlon — Roidoc — Roet-anau. 
Roiant, roeant, roent, roen : royal (4). 

Roiant-dreh, Roiantdrec, Ruan- Roiant-uualt. 

trec (5), C. L., 24. -uuoion. 

-dreon. Roent-uuoret 863, Roen-uuoret 
-hebet 859-869, Roenhe- 863. 

bet 844 (même per- Roen-brit. 

sonne). -cornai, 

-kent 875, Roiant-ken -hoiam (6). 

863, Roeant-ken 858. -hoiarn 826. 

-monoc. -houuen 866; Ronhouuen 

-uuallon 866, Roen-uual- 864-870. 

Ion 863. -uualart. 



(1) Conservé dans Coct-rozerh 1-1:16, Coethrouel 1544; Coetruel 1641, en 
Sulniac (Morbihan) (Rosenzvveig, Dictionnaire topographique du Mor'bihan'), 
La persistance de Vo prouve que nous n'avons pas affaire ici au préfixe ro. On 
trouve Roerc dans une charte de 1124-1131 du prieuré de Saint-Martin de 
Josselin (Archives du Morbihan), mais cette charte concerne un pays déjà 
de langue française aa XP-XII'^ siècle; de même, dans des chartes du même 
prieuré, Roald 1128, Tvalen 1133 (Tutwallon), Cawaladre, etc. 

(2) Cf. Rodoed-gnllec 1160, Roudocz-g allée 1521, aujourd'hui Rondouallec, 
canton de Gourin, arrondissement de Pontivy (Morbihan — Rosenzweig, Bio- 
tionnaire topographique du 31orhihan). Il existe encore treize ou quatorze 
noms de lieux en Rodoné dans le Morbihan, indiquant des ponts ou passages 
sur des ruisseaux. Le gallois rhodwydd a été mal traduit par Owen Pughe dans 
son dictionnaire : Ar rodwydd Forlais y gwiliaf (lilywarcth hen), on tlie course 
of 31orlais i will match. Il fallait traduire : Sur le gué de Mariais je veillerai. 

(3) Cf. gallois rhnnjdd. 

(4) Roiant, plus tard ruant ; rouant est conservé dans Rouantelez, royauté, 
substantif dérivé d'un adjectif vieux breton *roiantol. 

(5) 11 faut sans doute corriger en Ruandrcc le nom comique du Bodmin 
Gospel, que M. Whitley Stokes a lu Fuandrec (Voir Revue celtique, I, p. 332 ; 
voir le glossaire). 

(6) Renhoian de la p. 93, titre 123, doit être corrigé en Roenhoiam : c'est 
d'ailleurs la même personne que le Roenhoiam de la p. 6, titre 5. Quant 
à Renhenlis, c'est encore une erreur de M. de Courson. On lit dans le manuscrit, 
p. 43, titre 53 : In demedium campi Crucis et villa rê henlis totum atque 
integrum, et dimidium parte que sub ipso villare est. Il est clair qu'il faut lire 
villarem Henlis. 



— 163 — 
Roen-uuallon , Ronuuallon, Uuen-ruant, C. L., 36 (Cf. 
Roinuuallon (1). Ruantdrec). 

-uuolon. 

Roin, Ron, Run (2) : Roinoc — Roinsil — Ronin — Ron-hoiarn 

(partem) 850, Runhoiarn et Ronhoiarn, p. 203, titre 252, 

an 827. 
Ros tertre, en général recouvert de bruyère, villa Ros — Lis-ros — 

Ros-caroc, Roscaroch — Ros-gal. 
Roth : Camp-roth (cf. l'armoricain rod roue, galloi.s rhod). 
Roton (3), aujourd'hui Redon (lUe-et-Vilaine). 
Rumanton (Voir ro-) . 
Rumatam (4). 
Rud rouge : Rudfoss le fossé rouge (Voir Clop.on). — Rud-heder, 

C. L., 34 — Daniel Drem-rud (Voir drem), C. L., 54. 
Rum (5), dans Rume 1047 — Rum-uual 849, Rumgual vers 897. 
Run (6), nom d'homme : Run, p. 16; Win-runoc, appendice, 

p. 370. 
Run, colline, promontoire : Run-lin, lieu. 
Sabioc (7). 
Salamun (8), aujourd'hui Salaun. 



(1) Roinuuallon, p. 1, titre 1, an 832, paraît être le même personnage que 
Roiantuuallon, p. 4, titre 4, an 834. Rohmuallon, p. 202, titre 250, an 820, est le 
même personnage que Ronuuallon, p. 204, titre 252, an 827. Ronuuallon abbas, 
p. 192, titre 242, an 8(i9, est évidemment aussi le même personnage que Roenuuallon 
abbas, p. 213, titre 262. an 875. Il est donc infiniment probable que nous devons 
ranger sous roiant, roeant, roent, les noms commençant en roen. 

(2) Les formes comme Roinoc ne peuvent se ramener à Roiant, Eoent, Roeant. 

(3) On lit p. XXVII de la préface au Cartulaire de Redon la note suivante 
de M. de Courson : « Le mot Ruton signifie gué dans tous les dialectes bretons. 
Ce mot n'a rien de commun avec celui de Redon qu'on lui a substitué à une 
époque relativement moderne. » Redon est au contraire le représentant très 
fidèle à l'époque moderne de Roton. 

(4) P. 51, titre 64, Rnmatâ que M. de Courson a transcrit par Rumatan. 
P. 215, titre 265, Ruinatâ transcrit cette fois par Rumatam. P. 92, le manuscrit 
donne Rumatam en toutes lettres. 

(5) Cf. l'armoricain rumad bande, troupe. 

(6) Cf. le nom gallois Rhvn, que M. Rhys rapproche d'un nom d'une 
inscription chrétienne Rugnia-"o (lege Rngniaiito, Rugniavio, Rugniavo) ; 
Rhys, Lectures, pp. 210-381. 

(7) Cf. Ker-sahiec, nom actuel d'homme et de lieu. 

(8) D'un cas oblique de Salomo, Salomônis. 



— 164 — 
Santan (1) : Ran Santan. 
Sarphin, dérivé de sarph serpent, du latin serpens, dans : Bot- 

sarphin (2), lieu. 
Saturnan, dérivé de Saturn (3), du latin Saturnus. 
Saus (4), Saxon, Anglais"! : Sauso 1050 — Saushoiarn 840; 

Sausoiarn 1026, Sausoyarn 1055, Sausoarn 1052. 
Scaelan. 
Scamam ? : Ran Scamam baith ; Ran scam ambith , Ranscaman 

baih (5). 
Scamn (6) : salina Scamnouuid pour Scamn-nouuid. 
Scathr, C. L., 22, aujourd'hui Scaer, arrondissement de Quimperlé 

(Finistère). 
Scauuen sureau, dans Caer Scauuen, C. L., 41. 
Schiriou, lieu. 
Scoet (7) hoiicliei' : Hoiarn-scoet, aujourd'hui Harscouet (Voir 

Hoiarn). 
Scoeu : Caer scoeu, G. L., 43. 
Scuban, an 875. 
Seder (Voir Sither). 
Segneu, C. L., 1 (8). 

Seidhun insula, C. L., 5 (l'île de Sein) : cf. Sidum. 
Sent, saint ou saints : Ran Sint — Tigran Sent, appendice, p. 358 
— Sent Ducocan monasteriolum — Sent Thoui, appendice, p. 369; 



(1) L'index porte à tort Ranmntam. On ne trouve Santam qu'à la p. 30. 
Partout ailleurs, p. 133, titre 172, titre 173; p. 134, titre 174. Ran santan. A la 
p. 282, il n'y a rien, malgré le renvoi de l'index. Santan dérive d'une forme 
*Sanctagnos, irlandais Santan. L'inscription chrétienne de Tyddyn HoUand près 
Llandudno (Nord-Galles) portait ce nom, mais il n'en reste que Sanet. . . (Voir 
J. Rhys, Lectures, p. 370). 

(2) P. 207 Botsorphin. 

(3) Cf. gallois dydd-sadwrn samedi, armoricain dlsadorn. 

(4) Ce nom est conservé en Bretagne avec une orthographe bizarre : Le Sauce, 
Le pluriel Saozon se retrouve dans Sauzon en Belle- Ile, et des noms comme 
Kersauzon. 

(5) P. 51, an 848, Ran scaman baih; p. 58, an 860-866, Ranscamamhith; p. 155, 
an 860, Ran scû ambaith. On est ici encore en présence de mauvaises lectures 
du scribe. 

(6) Du latin scamnitm, aujourd'hui skaon 1 

(7) Cf. Con-scuit, Cartulaire de LandafE, p. 189. 

(8) Cf. le nom gallois Siffnou, Codex Lichf., p. 273, appendice au livre de 
Landaff. 



— 165 — 

Sint Toui, appendice, p. 371 — Sent Iglur, C. L., 22 — SentRioc, 

G. L., 11 — Sent Uurguestl, G. L., 10. 
Serchan (1), dérivé de serch amour. 
Serho (2) 1095, Serro 1095, p. 340 (même personnage) : cf. 

Serchan. 
Sider868; Sether, Siter, p. 197, an 871; Seder, p. 184; Sidert? 

p. 192, an 869. 
Sidol. 
Sidum dans Budoc-cap-Sidum {Société archéologique (TlUe-et- 

Vilaine, XVII, p. 18), aujourd'hui Beuzec-cap-Sizun : cf. Seidhun. 
Sirfic, dérivé de sarph (Voir Sarphin), dans Ludre sirfic, lieu 

(Voir Ludre). 
Sloiant (Voir loiant). 

Soit (3) : Soit Hinuarn, G. L., 11 — Soit Gneuer, G. L., 14. 
Ster rivière : an Staer, G. L., 18 — fluvium Ster-gauale, p. 284, 

XP siècle : cf. plebs Gauele, p. 259. 
Stlinan (4). 

Stodken, appendice, p. 354, an 833. 
Stouuillan. 
Sul, du latin soi : Sulan — Sulon — Suloc. 



Sul-brit(5). 


Sul-connan. 




Sul-mael. 


-car. 


-gubri, vers 


897. 


-monoc. 


-cat (villa Tnou 


-hael. 




-tiern. 


Sul-cat), C. L., 


-haeloc. 




-uuoion. 


36. 


-hoel. 




-uuoret. 


-comin. 


-hoiarn. 







Tahauc : Bot Tahauc, G. L., 14. 
Tal front : Talan. 



(1) Le manuscrit p. 163, titre 212, a porté primitivement Sercham; le dernier 
trait de Vm a été effacé, mais se remarque encore. 

(2) Conservé dans le nom vannetais Ker-serho. 

(3) Cf. Soult-Alavun (Cartulaire de Quimperlé), aujourd'hui l5a^;^^J.te?v/«,.' en 
Guiscriff, arrondissement de Pontivy (Morbihan). Soit de solidum, comme le 
gallois S7vllt I 

(4) Cf. le vieux gallois (ilan-gtlinim glose famine sancto ; i-stlinnit glose 
profatur. 

(5) Cf. Snl-urit, Cartulaire de LandaflE. 



— 166 — 
Tal (1) payement, valeur (Voir Uuotal). 
Talar (2) : Talar Rett. 
Tarn : Uuen-tamau (3), femme; peut-être dans Cunatam, Riatham 

Rumatam, Uuoratam. 
Tan feu : 

Tan-alt910(Ristenalt871). 
-chi 859-865, Tanki 870, 

Tangi 1086, Tanghi 1050, 

Tangui 1092-1105. 
-grad, Tancrad. 



Tan-hoiar[n]; Tanoarn 1060. 

-uoion (4) (lege Tan-uuoion). 

-uoud, G. L., 16. 
Tanui etTanuel095. 



Tanet enflammé : Tanet — Tanethic, Tanetic — Tanecan (pour 
Tanetan probablement) — Tanetui. 

Tanet-bidoe. 

-biu. 

-car. 

-guion 913. 
Tanetham. 

Tanet-hirt , Tanetherht 869 , 
Tanethert 869. 

-louuen. 

-mael. 

-marcoc, Tanetmarhoc 826. 

Taruu taureau : Ran taruu. 
Taital, Taetal (6). 



Tanel-uuallon. 

-uueten. 

-uuiu (5). 

-uuoion. 

-uuolou. 

-uuotal. 
Eutanet. 
larn- 
Ris-tanet, Restanet. 



(1) Cf. gallois tal; armoricain talvoud ou talvézvud valoir, coûter; tal-voudck 
avantageux. 

(2) D'après Le Pelletier, le premier sillon d'un champ ; d'après Le Gonidec, 
sillon en travers, aux deux bouts du champ ; de même en gallois. 

(3) Cf. le gallois Givyn-daf, Le sens de taf = taiii n'est pas clair, quoiqu'on 
le retrouve dans le nom de plusieurs rivières {_T(if) et dans des noms comme 
Eudaf, Cawrdaf, Matldaf (J. Rhys, Lectures, p. 396). 

(4) P. 206, titre 255, Tan-uoion et non Tan-uvoion. 

(5) Le même personnage s'appelle Tanetniu, p. 7, an 833, et Tanet-nuiu, p. 93, 
au 833; un autre personnage s'appelle Tanctuiu, p. 21, et Tanct-uiiUi, p. 159. 
Pp. 129 et 136, deux personnages différents portent le nom de Tanet- uuiu. Lorsqu'il 
y a flottement, on doit probablement lire Tanet-viu z= Tanet-bin. 

(6) Pp. 14, 16, 85, 114, Taetal; pp. 87, 180, 214, Taital; p. 70, Tatel; p. 101, 
Tateael; pp. 86, 129, Tatal : c'est le même personnage. 



- 167 - 

Teg (Voir tig). 

Telent (1). 

Telerimelsi (2). 

Telchruc plebs, C. L., 7 (Aujourd'hui Telgruc, arrondissement de 

Châteaulin, Finistère) . 
Temet : Uurtemet — Temetan. 

Terenes, C. L., 30 (Ile dans la rivière de Châteaulin). 
Teth : Tethion (3) — Tethguithel et Tetguithel 1051-1060 — 

Tethuuid — Tethuuiu 821, Tehuuiu (4) — Tehlei 857. 
Tig, ti maisoji : Tegran, tigran, propriété plus étendue que le ran; 

Let-tigron demi-tigran (5) — Ran Ti-mor — Laedli Guolchti, 

C. L., 30; an Laedti, C. L., 14; Laedti superior, C. L,, 38; Laedti 

inferior, C. L., 38 (Voir Laed). 
Tiern chef, dérivé de teg : Tiarnan; Tiarnoc; Tiarn — Tiern- 

mael (Voir Tigerno-maglus, Vies des Saints) — Machtiern (Voir 

Machtiern) — Bron Ri-tiern — Uuiu-tihern. 
Tnou (6) has-fond, vallée : Bal-tnou (7) — Tnou Barroc, C. L., 31 

(Note du XIII« siècle) — Tnou Laian, C. L., 3 — Tnou melin (8), 

C. L., 26 — Tnou Mern (9), C. L., 16. 



(1) Cf. Telent, Bodmin Gospel {Revue celtique, I, p. 332. Voir glossaire). 

(2) Teleri est peut-être le pluriel de talar. et melsi serait le nom du propriétaire 
(pour JJelci ?) : per lapides fixos ad caput Telerimelsi ad lapides fixos deinde ad 
Cloicerian, ad perarium. P. 108, titre 141, an 842. 

(8) Cf. Tethion, Bodmin Gospel; Teithfallt, Mo Mamiscrijjts, p. 108. Pour 
le sens, cf. le gallois taith voyage. 

(4) P. 152, titre 196. Tethuniu et non Tetxmiu; p. 112 Tethuuiu; p. 120 Tetuiu; 
Tehuuiu, quatre fois p. 116, an 820. 

(5) Pp. 24, 38 (propter suam Tegrannam), 46, 93, 97, 168, 197. Tegran ; pp. 4, 
6, 15, 17, 41, 60. 82 (excepto une tigrano), 94, 135, 203 (de tigramio). . .), 204 
(partem Tigranis^ : tigran; p. 49, Let-tigran; p. 82 : excepto dimidio tegran. . . 
excepto dimidium tegran. Voir J. Loth, V Émigration Iretonne, p. 230. 

(6) Les noms en tnov, gallois tyno, sont très fréquents aujourd'hui sous la 
forme moderne traou, tro (Voir Eosenzweig. Dictionnaire topographique du 
Morbihan, à tro; il a partout mal lu tuou pour tnou^. 

(7) Trebaltnou, p. 225. titre 278, an 909 (En marge : de Baltnou). 

(8) Cf. Tnou-an-vielin 1416, aujourd'hui Tromelin, en Locmalo, canton de 
Gnéméné-sur-Scoi-fE (Morbihan). 

(9) Cf. Tromerue ? {= Hnou mern), en Ploerdut. canton de Guéméné-sur-Scoi-fE 
(Morbihan), et Tro-verne (prononcez Trovern), en Guidel, arrondissement de 
Lorient (Morbihan). 



— 168 - 
To (1) préfixe : To-rilhgen et Torithien 832-868, Terilhien (2) 869, 

à côté de Ritgen, Rithien — Lan Teguennoc, G. L. (Landévennec). 
Tolmaen (Tref), G. L., 53. 
Tonam (Ran). 

Tonou, dans : Tonou-loscan, lieu (Voir tnou) (3). 
Tre (Gf. armoricain tre, ayant le sens du latin per : voir dre) : 

Treanton 859-865 — Trederh 867 — Trelowen, appendice, 841 

— Tregar 909. 
Tre? : Trehoit, appendice, p. 380, an 1051. 
Treb habitation, subdivision de la plehs : 

Treb-alloian. Treb-etuual. 

-anaoc. -haelan (4). 

-arail. -hinoi. 

-codic, app., an -laian. 

834. -maenbaud. 

-coet, app., 854. -moetcar. 

-dobrogen. -mor. 

-dreoc, app., -nouuid. 

846. -querman. 



Treb-uuiniau. 

-uuocamoe. 
Trebudhiarn. 
Treffingar (5) 990-992. 
Trefloc 1037. 
Treu-munbl 904 (lege 

mumhl^). 
Treu-blen 1066-1082. 



(1) L'existence de ce préfixe devant les noms propres bretons a été signalée 
pour la première fois par nous dans les Mémoires de la Société de linguistique 
de Paris. M. Whitley Stokes en a donné dans VAeademy du 27 février 1886, 
pp. 151-152, une explication fort plausible. L'habitude chez les Gaëls était de 
préfixer le pronom possessif de la V^ personne ou de la 2« personne du singulier : 
ex. Conna ou Mo-chonna, Do-chonna. La même coutume aurait existe chez 
les Bretons. On peut objecter, en ce qui concerne les Bretons, qu'on ne trouve 
pas, au moins à notre connaissance, de nom de saint breton avec le pronom de 
la l''" personne préfixé ; en second lieu que si to représente le pronom possessif 
de la 2" personne, il aurait dû, comme ce pronom, évoluer en do, de, tandis qu'il 
est resté avec l'explosive sourde t : Thegonncc =. Toconoc. On peut donc se 
demander si, dans ces noms bretons, on ne serait pas simplement en présence du 
préfixe tu , to conservé dans les noms avec le t primitif, grâce à l'accent, comme 
dans le gallois tywysoc, tandis qu'il est devenu do, de dans les verbes. 

(2) Cf. Tcrithian {Bodmin Gospel, Bévue celtiqiœ, I, pp. 332 et suivantes), 
cf. Ty-frydawg, lolo Mannscripts, p. 105 (Voir To-quonocns, plus haut, Vies des 
Saints), et Tefridec, Defridec dans sent Defridec {Saint-Bvarzec, Finistère). 

(3) Dans une partie de l'Armorique tnou a dû se prononcer comme le gallois 
tyno; cf. aujourd'hui Tenetix, en Guillac (Morbihan); Tenitel, en Baud (Mor- 
bihan), Temm Evel, en 1296, la vallée de VEvel. 

(4) Cf. le nom de village la Ville-Helan, en Brehan-Loudéac (Morbihan de 
langue française). 

(5) Trctfuerethuc, p. 285, XI^ siècle, est probablement une faute du scribe ; on 
trouve, en effet, p. 311, an 1037, Trcfuuereduc, et p. 201, titre 250, an 820, herc- 
ditûte UuoretJwc. 



— 169 — 
Treith, treth passage. 
Treithgen 897, Treithian et Trethian 913 — Trethilkel (1), 
XI^ siècle — Kaer en Treth 1037 — Trez : justa semitam 
eunctibus {sic) Trez en Treheguer 1089-1128 (Voir Trehilkel) 
— Treshoret 1050 — Tresmes, lieu, 1066-1082 — Tresloen 
1063. 

Treh (Voir dreh) : Treh-louuen 833. 

Tret (Cf. treth, treith"!) : Tret-hras 860-866 — Tret-candus 1101 

— Tret-gruuc, p. 285, XI^ siècle. 
Tri (2) : 

Tri-bodu, Tribudu. Tri-huueten. 
-duith 878. -tut. 

-glur 834. -uuoet. 

-hoiarn. 

Trid (3) : Tridboud 848; Triboud 857 (Voir Drid). 

Tro à travers : Pou-trocoet (Voir pou). 

Tro tour'! : Bron-tro. 

Trob : Ran Trob. 

Troiedh et Truedh, lieu, p. 143, IX^ siècle. 

Troin : Troinliirt, IX^ siècle. 

Tron (Voir dron). 

Turch porc : Turch plebs, C. L., 22, aujourd'hui Tourc'h, canton 

de Rosporden (Finistère); Tourch, roche sur l'Océan, en Sarzeau 

(Morbihan). 
Tut peuple : Tute; Tutian; Tudian; Lan Tutocan, C. L., 19; Tref 

Tudoc, C. L., 48. 



(1) P. 284:, XP siècle : in honore sanctas Marias tedificata (ecclesia) nomine 
Trethilkel (sur Marie, Trehegel dune main contemporaine; sur Trethilkel, 
Treheguer d'une main du XVI<= siècle); p. 293, an 1120, Trehegner, en marge; 
p. 297. an 1124, de Treheguer sur Lansolarnus (lege Sausoiarnus). En 1281, 
Treiselguer, aujourd'hui Trehiguier, village et rade sur la Vilaine, en Penestin 
(Morbihan). 

(2) Cf. tri trois; voir cependant pour le préfixe tri-, Zenss, Gramm. 
celt., p. 867. Cf. les noms gallois Trilhmi (Rhys, Lectures, p. 381) ; Trillaw, 
lolo Manuscript.^, p. 133. 

(3) Trid = *trîto-1 ou est peut-être formé sur tri, comme le grec TftTO-{? 
(Voir la note à dri). 



— 170 - 

Tutamau. Tut-uualart, app., X* siècle. 
Tut-hael (1). -uuallon. 

-houuen, -uuocon. 

-huiu . -uuoret 892, Tuduuoret 868. 

-uual, Tutgual 924, Tri-tut. 
Tuduual (2) 867. 

Tuhte 853-864. 

Uhel élevé : Gron-uhel 1063 (Voir huel). 

Ult, rivière, affluent de la Vilaine, aujourd'hui VOust (3). 

Un, préfixe et adjectif numéral : Campus nnconc (Voir conc) — 
Undan — Daniel imua, C. L., 54. 

Urb (4) : Urbon — Urbien 874-876; Urbien et Urien , p. 194, 
an 869; Urbian, 909 — Urbmgen (5) 867, Urumgen 846 — Urb- 
hoiarn — Urb-lon (6) 836-842, Uru-lon, app. , p. 356, an 834- 
835— Urmoet (7) 868-871, Uruodius 1081-1113, Uruuoit 1055. 

(1) Cf. Saint-Tiitel, en Mauron (Morbihan de langue française). 

(2) Tuai en 1145 est vraisemblablement un fait de phonétique française. Dans 
le Morbihan bretonnant, l'ut uual a conservé la dentale; on prononce Tudal ; 
de même Tudoret = Tut-uuorct; Cadoret ■=. Cat uuoret ; Cadoudal. Cadodal^^ 
Catuotal; Redoret = Rituunvet; Madorct := Matunoret, etc. Dans d'autres 
parties de la Bretagne, on est arrivé pour Tutuual à Tuai en passant par Tuzoal; 
de même on trouve Caznevet =^ Cat u émet ; Cazuallon = Catuuallon ; cf. armo- 
ricain moyen banazl = gallois banadl; leziv, hezo bouleau = gallois ledn; etc. 
La langue pour les dentales suivies de la spirante nu semble donc avoir suivi 
ime double voie : dans certaines parties de la Bretagne, la spirante disparaît, 
se réduit à o ( Cadoret, Madoret) ; dans d'autres parties, la spirante persistant, 
la dentale devient elle-même spirante et finit par disparaître : Tuzoal, Tuivall 
Tuai (de même sans doute pour J consonne : cf. Tutjan devenu Tujen {j français) 
en passant par Tuzlaii ? (Voir armoricain moyen, Chartes). 

(3) An 834, Ult, alias Ulto, fluvius — 859 Ultuni — Huit XI^ siècle — Out 
1255 — Aougst 1417 — Aomt 1433 — Augusta ripparia 1454! 

(4) Urh-gen est rapproché dans la Gramm. celt., p. 136, du Verbigenus 
pagus des Helvètes, mais le rapprochement n'est sûr que pour le second terme 
(Cf. Gliick, die bel J. Cces. vork. Kelt. Namen) ; cf. Urb-gen, Annales Cambriœ, 
à l'année 626; cf. Ludhurb, Cartulaire de Landaff, p. 141. 

(5) P. 109, titre 142, Urbmgen et non Urbingen; Urbmgen est d'ailleui-s 
confirmé par Urumgen, p. 43, titre 53. Urvjen a fini par aboutir à Urien. Il ne 
faut pas confondre Urb-gen avec Uurm-gen (Voir Uurm). 

(6) P. 159, titre 206, on trouve Uurblon; p. 25, titre 31, p. 89, titre 117, Urlon. 

(7) P. 173, titre 224, Urmoet; p. 240, titre 291, p. 265, titre 313, Uruodius; 
p. 283, titre 333, Uruodius et Urvoidus ; p. 246, titre 296, Huruodins et non 
Hurmodius. Il faut distinguer ce nom de Uurmoet, Uuormoet, Urmoet est 
aujourd'hui représenté par Urroy et a passé par Urvoez (Charte de 1263, abbaye 
de Prières, d'après copie du XVI !« siècle). 



— 171 — 

Urs : Ursan — Urscant; (1) Orscant 871 - Ursuualt. 

Utian. 

Uual (2) : 



But-gual 1038-1041. Et-uual (Treb). 
Clut-uual (Ran). Fram- 
Con- larn- 
Drid- lud- 
Dum- lun- 


Sul-uual. 

Tut- 

Uueten-uual (pars). 

Uuoetuual. 

Uur-uual. 


Uualatr, Uualart (3) chef, souverain : 




Cat-uualart (4), Cad- Hoel-uualart. 

uualart, Caduua- larn- 

larth 878. Reit-uualart (Voir 
Hael-uualart. Reith). 
Hin- Res- 


Rit-uualarl. 
Ri-uualart (5). 
Roen- 

Tut-uualart, appendice, 
p. 377 (noie). 


Uualc épervier, faucon : Uualc-moel (6). 
Uuallon (7) : Uuallon; Uuallonic. 




Cat-uuallon, Catguallon 909, Dumnouuallon , Dumuuallon 
Cauallon, 1026. (Voir dumn); Donuallon 
Dre-uuallon. 1066-1082. 
£)n_ Hael-uuallon. 


Drid- Hin- 





(1) Pp. 19, 39, 42, 80, Urscant; p. 81, titre 107, Uiirscant. 

(2) M. Rhys a supposé fort ingéuieusement que n-al dans les noms composés 
bretons = le gothique wnlfs, anglais et allemand n-olf loup {Unal — vieux 
celtique *vali}o, *veljwl). A Cnt-gual, Gur-gual, Butgual, Tntgnal, correspon- 
draient les noms germains Ilathonmlf, Waraulf, Botvlf, Thendidf {Rhys, Lectures, 
pp. 379, 406). Ces rapprochements restent incertains ; le vocalisme primitif de 
wal en 'vieux celtique n'étant pas connu. Wal appartient peut-être à la même 
racine que Uuallon, Uualoe. 

(3) Cf. gallois moyen gwaladr. 

(4) Cf. Annales Camiriœ , an 682 : Catgualart (apud Pétrie, Monumenta 
Mstorica britannica). 

(5) Cf. Kericaladre, village en Plumelec (Morbihan) (forme archaïque). 

(6) Cf. le nom gallois Gwalchmai (Voir Moel). 

(7) Répond, au moins pour la racine, au gaulois relUtuno, dans Vcllauno- 
dunum. Cassicellannns, etc. Voir Vallannius {Inscriptions latines de Bretagne). 
Pour la racine, Gluck la rapproche du comparatif breton gmell meilleur, mieux 
{Die bei J. Cœsar cork. Kelt. Nam., au mot Vellavii). 



— 172 - 

Hird-uuallon. March-uuallon. 

larn- Ri-uuallon (1), Riguallon 1040, 
lud- Riuallon 1048. 

lun- Roiant-uuallon (Voir roiant). 

Kint- Roen-uuallon. 

Loies- Tanet- 
Maen- 

Uualoe (Cf. Uual, Uuallon) : Drihuualoe — Dron-uualoe — Hoel- 
uualoe — Riuualoe (Bot) — Uuinuualoe, G. L., 20, 40 (Saint- 
Guénolé; cf. Locunolé, Finistère : locus sancti Uuinuualoei). 

Uualt (2) : Uualt — Uualtmoe. 

Cunaualt (3). Ri-uualt. 

Dri-uualt. Roiant- 

larn- Uuoet- 

Reth- Guin-gualtuc (Caer), G. L., 38. 

Rit-uuald, Rid-uualt. 

Uuanoc : An-uuanoc, Anguanuc — Anauuanoc. 
Uuant (4) : Uuant-nou (pars). 

Kint-uuant, Genhuuant. Racwant. 

larn- Uuor-uuant. 

lunethuuant. 

Ouaroe : Loies-uuaroei (5) — Riuuaroi, Riuuaroie — Lan Riworoe 

(Tribus), G. L., 39 (Aujourd'hui Lan-Rivoare). 
Uuas serviteur : Uuasbidoe — Uuas-uediu 859 (lege Uuas-uedui?) 

— Gun-uuas (Ran) — Pen-uuas. 



(1) Cf. Rinallann, Cartulaire de Landaff, p. 138. 

(2) Peut-être dérivé de unal. Dans quelqu'un de ces noms, on a peut-être le 
gallois grvallt chevelure. 

(3) Cnnaualt, p. 152, titre 196, de Courson Cunauuult. 

(4) Cf. le gallois gn-anu frapper, traverser. 

(5) De Courson donne à tort Zoips-uuoroei, p. 206, titre 256 ; cf. Conguare, 
Cartulaire de LandafE, p. 133, Gur-guarid, ibid., p. loi, Guai-oe, ibid., p. 153. 
Pour Viiaroe, cf. le gallois g>var aimable, doux, conservé en vannetais dans 
certains idiotismes comme : Kerliet ar o kyvar allez doucement; moned e ran 
ar mengmar je vais doucement, lentement, à mon aise ; de même dans certaines 
parties de la Cornouailles et sans doute ailleurs. 



— 173 — 

Uueith (1) combat : Uueitnoc 879, Uuednoc 834 (2), Uuethenoc (3), 

Uuetenoc; Lan-uuethnoc, C. L., 33; Guethenoc 833 et 866 (ne 

se trouve généralement qu'au X^-XI^ siècle); Guehenoc 1120, 

1136 — Uueidien (4), charte 128, an 834, Uuethien, charte 219, 

an 834 (même personnage) (Voir Uuethen). 
Uuel (5) : Ho-uuel — Uuor-uuelet et Uur-uuelet 814-825; monas- 

terium Gur-guelet 837. 
Uuen (Voir uuin). 

Uuen sourire"} dans Ho-uuen (Voir Houuen). 
Uuener (6) : Uuener-monoc. 
Uuere : Ran Bud-uuere (manuscrit Buduere) — Ri-uuere — 

Sul-weri, appendice p. 852. 
Uuern (7) aulnes et aussi marais : Pul-uuerno — Pen-uuernet, 

lieu — Guern-uidel plebicula 1029-1037; Guern-uuital monas- 

terium 913. 
Uueroc : provincia Weroc, appendice, an 852 (Vannetais breton; 

Voir Vies des Saints, Uueroc) ; Bro-uueroc (8), Brouueroch. 
Uuerth (9) valeur, vente : Enep-uuert 875 (Voir enep) ; Enep-guerth, 

C. L., 44. 
Uuethen, dérivé de uueith : Gueten, IX^ siècle; Uuetenan; Uuete- 

nic; Uuetenoc (Voir Uueith). 



(1) Cf. Gueith CamlaTi, la bataille de Camlan, Annales Cambriœ à Tannée 537 ; 
cf. Gueth Eonan, nom par lequel les Comouaillais désignèrent une victoire 
remportée dans la forêt de Nemet, aujourd'hui JVevet, par Alain Canlart sur 
le duc Alain (Dom Morice, Preuves, I, pp. 367, 368). 

(2) Uuednoc, p. 169, titre 219, est le même personnage que Uuetcnuc, p. 98, 
titre 128. 

(3) Une seule fois Uuethenoc, p. 199 ; ailleurs Uuetenoc, une trentaine de fois 
(p. 182, Uuetcnhoc). 

(4) Cf. Gueithgen, Cartulaire de LandafE, p. 136. 

(5) Cf. gallois et armoricain gweled voir. 

(6; D'un cas oblique du latin Venus, Veneris; cf. Guener-biu, Cartulaire de 
LandafE, p. 235. 

(7) Cf. le gaulois Verno-dubrum. 

(8) Comme toujours, il faut se défier de l'index : Bro-uueroc pp. 47, 133, 
213; Bromuroch, pp. 69, 107. 119. 155, 157, 170, 208; Bro-uueroec, p. 105; 
provincia miarrochiae. p. 183 ; patria Gueroc, p. 225, an 909; Bro-uuerec, p. 284, 
XI« siècle (p. 159, titre 155, Broueroch). 

(9) Cf. Wur-ivœrthlon {Bodmin Gospel, Bévue celtique, I, p. 332). 



- 174 - 



Uueten-bidoe. 

-cain. 
Guethen-car. 
Uueten-cor. 

-cunan, app., 855 (en 
note). 

-gloeu. 

-hoiarn. 

-monoc. 

-rit. 

-uual. 

-uuoion. 

-uuoret. 
Anauueten. 
Bud-uueten. 
Cat-uueten , Gatuuethen , Cat- 

guethen (1) 1051-1060. 
Dre-uueten. 
Finit- 
Gleuuelhen, Gleuueten, Gleu- 

guethen 1038-1041. 
Hael-uuelen, Hael-uuethen. 
Hin- 



Hoiarn-uueten, Hoiarn-uuethen. 

larn- 

ledec- 

lud- 

lun- 

Loies-uuethen, Loes-uuethen. 

Mael-uueten. 

Maen- 

Marcoc-uueten (2). 

Mat-uueten, Matguethen 913. 

Mor-uueten, Moruueten, Mor- 

guethen 1062-1070. 
Pasc-uueten, Pascuuethen. 
Rat- 
Reth- 

Ris-uueten, Risguethen 913. 
Rit- 
Ri- 

Tanet- 
Trihuueten. 
Uuin-uueten. 
Uuor- 
Uur- 



Uuicant : Uuicant (Voir uuid); Guicant 826; Gueguant 1087; Gue- 
guent 1120 — Uuicantoe — Ran Uuicanton; partem Uuicanton, et 
aussi Quicanton 867. 

Uuicon (3) : Uuecon, Guegon 913, 1062-1080 (Voir uuid) — Hael- 
uuicon. 



(1) Cf. Catgiteithen, Aimales Cambriœ, 862; Catgueithen, Cartulaire de 
Landaff, p. 174, Omgueithen, ibid., p. 179; Cantgueithen et Cantgnedcn 
{Bodmin Gospel, Revue celtique, I, p. 332). 

(2) Cf. Poul March-guezen 1430, aujourd'hui Poiilmarrezen (prononcez 
Poul-marven), en Ploerdut, canton de Guéméné-sur-Scorff (Morbihan). 

(3) On trouve encore Uuicon, pp. 39,42, 69, 207, 188, 199, mais là le vrai nom 
paraît être Uuincon , comme le prouve pour les mêmes personnages l'écriture 
Uuincon, p. 18, titre 21 : le scribe aura négligé le signe abréviatif sur um. Dans 
d'autres cas Uuicon est pour Unidcon (Voir la note suivante). 



— 175 — 
Uuid(l) : Guid-gual 909; Guidual 913 — Uuit-cant (Caer), G. L., 

44 — Hael-detuuid (Voir detuiiid). 
Uuin, Uuen, guin, guen : blanc, heureux : Uuinan; Uuinhic; 
Uuinnoc, Uuinoc; Uuinou (2); Uuiniau (Treb). 

Uuin-anau. Uuin-mael, Uuenmael 867. 

-bicham. -melio. 

-calon, Guincalon 833, -mochiat (4). 

Guencalon 833. -monid (plebs), appendice, 

-campt (compot), Guen- an 852 (Voir iV/onid) . 

gamp, 1148. -monoc. 

-cant. -morin, 

-car. -runoc, appendice, an 855 

-cimalo. (en note), 

-con (3). -uualoe. 

-hael, Guenhael 866, Guin- -uueten. 

hael 833. -uuoret. 

-haeloc. Uuen-bril, femme, Uuenbris, 

-hamal. Guenureth (Voir brith). 

-hoiarn. -ran (5), Guerran 1114. 

(1) Uuid dans ces composés est identique au gallois gwydd ce qui est en vue, 
et appartient à la racine indo-européenne, qui est sous sa forme forte veid, sous 
sa forme faible vid voir, savoir : cf. gallois yn dy n-ydd en ta présence, à ta 
vue, armoricain moyen agoez. traduit dans le Catholicon par jjalam; afn-ydd,a.v- 
moricain avouez signe (Voir Aroedma Vies des Saints). 'SJl. en effet, est bref, comme 
le montre son évolution en e en armoricain, et le t ou d représente la spirante 
dentale sonore : exemple Guezcon en 1283, aujourd'hui Guégon, commune de 
l'arrondissement de Ploërmel (Morbihan) (Rosenzweig, Dictionnaire topogra- 
phiqne^. Cf. Guitcun, Cartulaire de Landaff, p. 155 ; G^àdgol, ihid., p. 60 ; Gvidgar, 
Annales Camhriœ à l'année 630 ; Gwyddlew, lolo Manvscrijits, p. 30 ; Gwydd- 
farcfi, ibid, p. 104. Giddgval a donné son nom à Locoal-Mendon (Morbihan) (en 
1037, locus sancti Guituali, ile, aujourd'hui presqu'île en Locoal-Mendon ; sanctus 
Gudualus 1387): avec la chute de la spirante dentale sonore, on a eu Lnc-Gnal, 
Locoal. On retrouve probablement nuid au VI^ siècle, dans le nom du chef breton 
Vidimaclus pour Vidi-ntaglus, Greg. Tur., Hist. Franc, V, 32. Ce serait au 
IX« siècle Uuid-mael. Dans quelques-uns des composés en uuid, on est peut-être 
en présence de *vidu- bois (Cf. Viducasses). 

(2) Uuinou doit peut-être être séparé de uuin blanc, et rapproché du gallois 
gwineu, bai, brun : cf. Gn-ineu, lolo Manuscripts, p. 121. 

(3) Cf. Guincon, Cartulaire de Landaff, p. 174. 

(4) P. 4, Uuininoduat, faute du scribe : Uuinmochiat, p. 37 (même personnage) ; 
cf. Uuarroduœ pour Uuarrochiœ. 

(5) Pp. 21, 72, 78, 13U, 131, 182, Uuenran (p. 182, Uuenrann); p. 65, Uuerran; 
p. 209, Uueran; Con-uuenran, p. 93, titre 123, et non Couuenran. 



— 176 — 

Uuen-tamau (1), femme. Uuen-uuoial (2), femme. 

-uuocon, femme. -uuorgou. 

Guenno, femme 4062-1070; Guenno (3) Bolomer 1120 — Presel 
Guennedat (miles) 1063-1098. 

Uuir (4) vrai : Co-uuiran — Keuuirgar. 
Uuiscid ué(u : Hoiarn-uuiscid; Caer Guisc-hoiarn. 
Uuithur (5) (Voir Vies des Saints) : Guitur 868. 
Uuiu digne de : 

Uuiu-cant. Uuiu-louuen. 
-hamal. -milis. 

-hoiarn (6). -rat. 

-homarch,Guihomarcl021, -ror (Ran). 

Guihomar 1144, Guio- -tihern. 

mar (7) 1052-1060. -uuoret. 

-lebrant. Aer-uuiu. 

Uuo, guo (8), préposition et préfixe : 

Uuo-brian (9). Uuo-doetal (11). Uuo-lotic (lieu), 

-comel. -hoiarn. -louan. 

-con (10). -Kamoe (menehi). -taiin. 

-condelu. -letec (12). -tolan. 

(1) Cf. gallois G n-yndaf (Y oix tam). 

(2) Probablement à corriger en Unen-imotal. 
(3)' Cf. Gwynno, lolo ManmcripU, p. 146. 

(4) P. 37, titre 46, le manuscrit porte Uuorgauan et non UuirgaiMn. 

(5) P. 50, titre 03, Uuithur; p. 42, titre 52, Uuitur, p. 188, titre 240, Guitur 
(Voir Vies des Saints). 

(6) P. 87, titre 113, on lit Uuiuhoiarn et non Vulnhoiarn; au début de la 
charte, M. de Courson a correctement lu Uuiulioiarn. 

(7) Aujourd'hui prononcé généralement Guyonvarc'h, mais le plus souvent 
écrit Guyomar. 

(8) Comme préposition uuo a eu le sens de sous. Guo ne se trouve guère que 
comme préfixe. Go dans les composés gallois modernes a le sens de passablement, 
assez. Uuo = irlandais/o, vieux celtique vo. 

(9) Plus tard Golrien, 

(10) Cf. gall. Guoccaniti, Annales Cambriœ, an 871 ; aun indique un â long 
vieux celtique. Les noms en con- ne peuvent donc tous se rapporter à la racine 
contenue dans le gallois er-chynu élever ; cynu se rapporte au vieux celtique cûno. 

(11) P. 110, titre 144, et non Uuordoital. 

(12) P. 135, Uuolccec ; p. 99, Uuolectec ; pp. 6, 7, 180, Uuoletec ; p. 153, Uuo- 
lethec; pp. 9, 14, Guoletec. Il est clair que Uuolccec doit se corriger en Uuoletec 
et Uuolectec en Uuolethec ou Umtoledec. 



— 177 — 
Uuobri élevé en dignité, sage (Voir hri) : 

Bresel-uuobri — Cat-uuobri — Dri-uuobri — Gred-uuobri — Hael- 
uuobri — Heuuobri — larnobri ; larnhobri — Maen-uuobri — 
Relh-uuobri — Uuehuuobri. 
Uuocon (1) glorieux, illustre : 

Cat-uuocon (2), lun-uuocon. Ri-uuocon. 

Gred- Kint- Roen- 

Hael-uuocon (3), He- Loies- Tut- 

logon 1066-1082. Maen- Uuen- 

larn-uuocon, larnogon March- Uuor- 

1062. Relh- 

lud- Ris- 

Uuod (4) : Uuod-hochic — Uuot-uuoiam (5) — Guod-mochus, G. L. 
Uuoion : 

Con-uuoion (6). Roiant-uuoion. Tanet-uuoion. 

Clôt- Sul- Uueten- 

Hird- Tan- Uuor- 

Uuoet; Uuoit; Uuod (7) : Uuoedadoeu, Uuoetatoe — Uuoedanau, 
Guodanau — Uuoet-hoiarn, Guod-hoiarn; Uuoit-hoiarn — Uuoet- 
uual, Guoeduual; Goiduual — Uuoeder: Uuoider. 



(1) Cf. gallois Guocoan^n, Annales Camhriee à l'an 871, plus tard Gwgamn. 
11 ne faut pas confondre Vo de uuocon avec celui des composés en con = cûno-, 
Uuocon doit être rapproché du gallois gogonedd gloire. 

(2) Cf. Cat-gucann, Cartulaire de LandaS, p. 126. 

(3) P. 214, titre 265, Haeluuecon et non Haeluuocon. 

(4) Peut-être préfixe composé =: irlandais fodl (Voir Zeuss. Gramm. celt., 
p. 885). Voir Uuoet. 

(5) P. 207, titre 257, Vuotmwià et non Clot-ituoiam. 

(6) Cf. Conueon, Cartulaire de Landaff, p. 133; Uuoion se retrouve dans le 
nom actuel de Goyon. 

(7) L'identité de Uuoet, Uuoit, Uuod est certaine dans les noms qui suivent : 
Guodanau, p. 13, est le même personnage que Uuoedanau, p. 11 ; Guod-hoiarn, 
p. 87, ne fait qu'un avec Uuoet-hoiarn. Pour Uuoet-hoiai'n, cf. Guoid-Jtearn, 
Cartulaire de Landaff, p. 153 ; cf. Goueznou, nom encore existant =: Woednovius 
(Voir Wohednovius, Vies des Saints). Le t ne représente pas une spirante dentale 
sourde à en juger par l'exemple du Cartulaire de Landaff et les habitudes 
orthographiques du scribe qui l'a rédigé. Il est possible que dans certains 
composés Uuoet représente le double suffixe *vo+ate. Pour Uuoid, Uuoed, le sens 
en est incertain. 



— 178 - 
Uuoletec (i) prince, chef de nation'! (Voir sous uuo pour les 

différentes formes de ce mot). 
Uuolou lumière : Uuolouan 830. 



Anauuolou. 


Maen-uuolou 


Arth-uuolou, Arlwolau, app. 


Roen- 


Bud- 


Tanet- 


Cat-uuolou (2). 





Uuor, guor, uur, guur, gur (3). 

Uuor-anau. 

-andor. 

-anton,Uuranton, Guranton 
1048. 

-asoe, Uuorasou, Guorasou 
833. 
Uuoratam (4). 
Uuor-athoui (V. athoui, haithoui). 

-bili, Uurbili, Uur-uili, 
Guoruili, Guruili. 

-bri, Uurbri. 

-cantoe. 

-comet, Uurcomet. 

-comin, Uurcomin. 

-condelu, Uurcondelu. 



Uuor-detuuid, Gurdetgued(Voir 

detuuid). 
-doethal, Uurdoital (Voir 

doithal). 
-gen, Uurgen, Uuorien, 

Uurien (5). 
Guor-gomed (6) 833. 
Uuor-gost (7),Uurgost, Gurgost 

(Voir gostj. 
-gouan, Uurgouan. 
-hasoeu. 

-haitoui (Voir haithoui). 
- hocar , U urhocar , Gur - 

hugar 834, Uuorocar 

832-840. 



(1) Cf. le gallois gnletic, dérivé de gtdat pays et primitivement puissance, 
pouvoir : mlat = irlandais ^a /Y A; cf. armoricain moyen glad biens, richesses? 

(2) P. 80, titre 100, et non Catiiitolon. 

(3) Il est difficile de dire si, dans ces noms on a toujours affaire au préfixe 
intensif vieux celtique ver ou à vero- homme. Nous mettons sous uur les noms qui 
ne se présentent qu'avec cette forme et dans lesquels uur n'alterne pas avec uuor. 
Là même, il est possible qu'on soit en présence de ver. Le traitement de la 
consonne qui suit uuo7% uur, n'est pas toujours un argument décisif en faveur 
de l'une ou l'autre hypothèse : l'analogie a joué dans ces composés un rôle 
important. 

(4) Cf. Gurdaf, lolu Mannscripts, p. 103. 

(5) Xe pas confondre avec Urien, Urbgen, 

(6) Peut-être différent de TJuor-comet ; peut-être pour Uuor-guomed : cf. 
gallois goviedd refuser {Cat-giiomed dans Nennius). 

(7) P. 200, titre 249, on pourrait lire Uuirgontum. 



— 171 
Uuor-hoiarn, Uurhoiarn, Gur- 
hoiarn 834. 
-houuen (1). 
-huuant, Uuruuant. 
-loies, Gurloies 820. 
-louuen, Uurlouuen. 
-moet (2), Uurmoet. 
-monoc, Uurmonoc. 
-talin. 
-ternie. 

-uuelet, Uuruuelel, Gur- 
guelet 837. 



Uuor-uueten, Uuruuethen, Guor- 

uueten. 
-uuinet. 

-uuocon, Uuruuocon. 
-uuoer. 
-uuoion, Uurgoion 857- 

868. 
-uuoret, Uur-uuoret. 
-uuouan (3). 
Guor-heten 909, Guorreden 

1063-1076 (Voir hiti7i). 



Uuoret (4) : Uuoret 
tate). 

Uuoret-cant. 

-car. 

-hael. 

-hemel. 

-hoiarn. 

-mebin. 
Anauuoret. 
Bud-uuoret. 
Cat-uuoret, Gadoret 

(Voir cat). 
Dre- 

Drich-guoret. 
Dum-uuoret. 
Finit- 



— Uuoretic — Uuoretin — Uuoretlioc (lieredi- 



Gleuuoret. 
Gred-uuoret. 
Hael-uuoret, Hel- 

uuoret. 
Hird- 
larn- 
lud- 
lun- 
Kin- 
Loies- 

Mael-uuoreth. 
Maen- 
Mat - uuoret ( Voir 

mat). 



Nod-uuoret. 

Pasc- 

Prost- 

Reth- 

Ris-uuoret, Resuuoret. 

Rit-uuoret , Ritguoret 

852 , Redoret vers 

1104. 
Ri-uuoret (5). 
Roent-uuoret, Roen- 

uuoret. 
Run- 
Sul- 
Tre- 



(1) P. 10, titre 10, Gmrmhomien et non Gtwriwuuen. 

(2) Différent de Urmoct, Uvvoid (Voir Url) : Uuormoet, p. 73, titre 96, an 867; 
p. 104, titre 136, an 842; Uurmoet terra, p. 152, titre 196, an 830; p. 201, titre 250, 
an 820; p. 203, titre 252, an 827; p. 41, titre 51, an 839-861. 

(3) P. 50, titre 63, Uuor-uuouan et non Uuoruuohuan. 

(4) Cf. le nom gaulois Voretovirius (Inscription de Beaumont près Vaison) 
(Stokes, Celtic Declension, p. 64). Voreto- paraît composé du préfixe vo et de 
ret, et composé d'une façon analogue au gallois latin snccitrrere; cf. irlandais 
foirithim je secours ; cf. le gallois gnaredicr qui secourt. 

(5) P. 201, titre 250, le manuscrit porte Riuoret. 





- 480 - 




Tut-uuoret (1). 


Uuin-uuoret. 


Uuor-uuoret 


Uueten-uuoret. 


Uuiuuoret. 


Uur- 


Uuorm (Voir Uurm). 






Uuorocan (Ran). 






Uuoron, dans Maen-uuoron (huit fois). 




Uuotal (2) : Uuotalin, 


Godalen 916. 




Cat-uuotal, Cat-uuodal, Cadodal. 


Ris-uuota 


Loies- 




Tanel- 



Uur (3) : 




Uur-budic. 


Uur-uual (6), Uurgual. 


-condeluc. 


-uidoe. 


-digrinn. 


Gat-uur (7). 


-distin. 


Ri-uur. 


-gint. 


Gur-dilec (8). 


-gitan, Gurgitan, p. 3'i 


^ -gar (9) {Société archéolo- 


IXe siècle. 


gique d' nie- et -\ Haine 


-gnit (lieu). 


XVII, p. 18). 


-hamal (4). 


-gauel (10) 990-992. 


-hen, Gurhen 913. 


-gnou 913 (Cf. Uurnau). 


-liuuet. 


-ki(l1). 


-nau. 


-mil (12). 


-temet (5). 


-tiernlieO, Gurdiern 871. 



Uurth contre, dans di-urth (Voir diurth); dans Uurdrigon'. 



(1) Eer-dvdoret 1484, en Saint- Avé ( Morbihan). Ce village s'appelle aujourd'hui 
Keridoret, ce qui ne saurait s'expliquer par Kerdudoret = * Caer-Tutmioret. 

(2) Voir tal. 

(3) Voir la note à l/nor. 

(4) Cf. Gvrhaval, Cartulaire de Landafif, p. 137. 

(5) Cf. Uuorteinic. 

(6) P. 170, titre 220, Uur-uval et non Ur-uual. 

(7) Cf. Cadrvr, lolo Manmcripts, p. 138. 

(8) Cf. Wrdylic {Bodmin Gosjiel, Revue celtique, I, p. 332); GnrdUic, Cartu- 
laire de Landafif, p. 137. 

(9) Cf. Gmrgar, lolo Manuscripts, p. 104. 

(10) P. 309, titre Sô7,Gnrgauel et non Gurganel; cf. Gur-gavaél, Cartulaire de 
Quimperlé, p. 46 y". 

(11) Cf. Gnrci, Cartulaire de Landaff, p. lC>ô;G)vrffi, lolo Manvscrtpts, p. 103. 

(12) Cf. La y\\\e-Goiirmll, village en Guillac (Morbihan français). 



— 181 — 
Uurm brun (Voir ael) : Uurm-haelon, Uuoimhaelon, Gurmhailon, 
Guormelon (1) — Uurmhouuen, Guormhouuen (2) — Uurmgen, 
Uurrnien (3) — Uurmham — Uurmon (4)? 

MOYEN ARMORICAIN (xi®-XVII® SIECLES) 
Chartes 

Jusqu'au XV® siècle, l'armoricain moyen n'a d'autres docu- 
ments que des chartes. Pour ses traits caractéristiques, nous 
renvoyons le lecteur à notre introduction (Période néo-cel- 
tique, I) (5). 

Les principaux recueils de chartes dont nous nous sommes 
servi sont : 

1° Le Cartulaire de Quimperlé, dont les chartes ont été ré- 
digées au XIP et au XIIP siècle, d'après une copie de M. Léon 
Maître, archiviste de la Loire-Inférieure, déposée aux archives 
départementales du Finistère, à Quimper. Elle a été faite sur 
l'original, acheté par un Anglais, M. Stapleton, aujourd'hui la 
propriété de lord Beaumont. 

2° Les trois Cartulaires de l'église de Quimper, conservés à 



(1) Uurmhaelloji, p. 58, titre 74, p. 23, titre 28; Uurmhaelon, p. 181; Uuorm- 
haelon, p. 50. titre 63; Gurmhailon, p. 224, titre 277, an 913; GurmaMlon 
p. 226, titre 279. an 910; Guormelon, p. 277 et non 276, titre 325, an 1084, et 
non Guermelon (Aujourd'hui Gourmelon, Gourinelen), 

(2) Uurmhouuen, p. S, titre 7, an 833; Guuormhouuen, p. 10, titre 10, an 833, 
et non Guorhouuen. 

(3) P. 58, titre 74, an 859-865, Uurmgen; p. 155, titre 187, an 826-834, 
Uuniiien. Uurmgen et Uurrnien ne doivent pas être confondus avec Urb-geii, 
Uritm-gen; Urm-gent, p. 152, titre 195 (Voir Urb). 

(4) L'index signale une terre Uurmo qu'il faut lire Uurmoet et une terre 
Uurmon, appelé une fois Uurmonoc. P. 200, titre 245, an 850 : De uno latere et 
de fronts f ossatam Runnet ; de alia parte Uurmo et de alia parte Uurmonoc in 
plèbe mullaco. P. 201. titre 250, an 820 ... Et de alia fronte f ossatam Ruunet et 
de alia parte Uurmoet et de alio latere uno fossata partem Uurmon. P. 203, titre 252, 
an 827 ... De uno latere et fronte fossatam Euunet et de alia in partem Uurmoet 
et de latere partem Uurmon in plèbe Mulnaco. 

(5) On trouvera, en appendice, à la fin de cette Chrestomatliie. d'importantes 
modifications à la théorie que nous avons exposée sur la nature et la place de 
l'accent en vieux breton. 



— 482 — 
la Bibliothèque Nationale :' 9890, ms. lat., XIIP et XIV« siècles, 
66 fol. ; 9891, XIV*' siècle, 66 fol., plus 2 fol. supplémentaires 
(ce Cartulaire est à peu près en entier une copie du précédent) ; 
9892, 95 fol., XIV« siècle. 

3° Le Cartulaire de l'abbaye de Prières (monastère détruit 
situé dans la commune de Billiers, Morbihan), d'après une copie 
fidèle faite en 1648 par dom Guillaume Gautier, et complétée 
en 1768; l'original a été brûlé. Les chartes de ce Cartulaire 
partent du milieu du XIIP siècle. Nous devons la communication 
de ce Cartulaire à la veuve de l'éminent archiviste du Morbihan, 
M. Rosenzweig, dont la Bretagne ne saurait trop déplorer la 
mort prématurée. 

4" Les monuments originaux de l'histoire de saint Yves, 
publiés pour la première fois par MM. A. de la Borderie, abbé 
J. Daniel, R. P. Perquis et D. Tempier; Saint-Brieuc, Pru- 
d'homme, 1887. Les actes sont du XIV® siècle. 

5" Les chartes du château de Lestiala, près Pont-Labbé, ar- 
rondissement de Quimper; chartes du XIV® et du XV® siècle, 
aujourd'hui la propriété de M. Arthur de la Borderie (1). 

6" Les actes de la canonisation de saint Vincent Ferrier, 
extraits d'un manuscrit authentique de la cathédrale de Vannes, 
par M. l'abbé Chauffier, qui nous les a très obligeamment com- 
muniqués. Ces actes sont du milieu du XV* siècle et sont parti- 
culièrement intéressants pour le breton de Vannes. 

1° Des chartes du prieuré de Saint-Martin-de-Josselin, de 
l'abbaye de Lanvaux (2), des archives du château de Kergué- 
hennec en Bignan, de Kerfily en Elven, des forges de Lanouée, 
de l'abbaye de la Joie d'Hennebont, etc., d'après des copies sur 
chartes originales, faites par M. Rosenzweig, et que M"® Ro- 
senzweig a bien voulu mettre à notre disposition. 

(1) M. Arthur de la Borderie a poussé l'obligeance jusqu'à nous remettre une 
copie de plusieurs de ces chartes. Nous en devons une copie complète à l'émi- 
nent bibliothécaire de la ville de Rennes, M. Vétaut. 

(2) Les chartes de Saint-Martin de Josselin, de l'abbaye de Lanvaux, de 
l'abbaye de la Joie, sont aux archives du Morbihan. 



- 183 — 

8° Le Dictionnaire topographique du département du 
Morbihan, par M. Rosenzweig, 1870. Les formes des noms de 
lieux (1) y sont données, en général, d'après des documents 
authentiques et revus par M. Rosenzweig lui-même. Nous 
avons laissé de côté toutes les formes douteuses. 

Nous avons fait quelques emprunts aux chartes de l'abbaye de 
Beauport, publiées par MM. Geslin de Bourgogne et A. de 
Barthélémy dans le tome IV de leur ouvrage : Anciens 
Évêchés de Bretagne, revues par M. d'Arbois de Jubainville; 
la Revue celtique en a publié les mots bretons par ordre alpha- 
bétique (2). 

L'orthographe de nos chartes est celle des chartes françaises 
et des textes français de la même époque. 

Pour les voyelles, il faut remarquer que le Cartulaire de 
Quimperlé rend le son français eu (o) par o, u, et même par 
ue; ou par u; u par u et très rarement par eu. A partir du 
XIIP siècle, en général ou est écrit ou, et parfois o (3) ; eu est 
écrit 0, eu, e = ô, ue et même oe (l'orthographe eu l'emporte au 
XIV^-XV® siècle). Ae ne désigne pas toujours une diphtongue 
au XIV^-XV® siècle; souvent ae n'exprime qu'un son simple, 
généralement è français; ?/ a la valeur d'un î, excepté dans 
le mot poyll, aujourd'hui poell. 

Les principales particularités pour les consonnes, se re- 
marquent dans la transcription des spirantes dentales et guttu- 
rales. La spirante dentale sourde [th gallois, voir Introduction) 
est exprimée dans le Cartulaire de Quimperlé assez souvent par 
th et aussi par s, rarement par z; la spirante dentale sonore 



(1) Nous avons multiplié à dessein les noms des lieux, de façon à mettre nos 
lecteurs au courant de la toponomastique bretonne et à les tenir en garde contre 
la pseudo-science qui a gâté et gâte encore l'histoire et l'archéologie gauloise, 
et tout particulièrement la géographie historique de la péninsule armoricaine à 
toutes les époques. 

(2) Mots bretons dans les chartes de Beauport (Côtes-du-Nord), par d'Arbois 
de Jubainville, t. III, pp. 395-418 — Mots bretons dans les chartes de Beauport, 
Revue celtique, t. VII, pp. 52-65, pp. 200-209, t. VIII, pp. 65-76, par G, Dottin. 

(3) Final, il est écrit parfois w. 



- -18/1 — 
[dd gallois, à peu près th doux anglais) est rendue par d, 
quelquefois par z. A partir de la deuxième moitié du XIIP siècle, 
les deux spirantes sont exprimées à peu près de même façon, 
par d (première moitié du XIIP siècle), plus souvent par z 
(régulièrement depuis la fin du XIU® siècle). 

La spirante gutturale sourde est généralement exprimée par ch. 

L'explosive gutturale sourde ou forte ou ténue c se traduit 
devant i ou e par k ou qu, quelquefois ch (1) ; l'explosive gutturale 
sonore, dès le XIIP siècle, devant i et e par gu. 

Le son spirant et de bonne heure nasal, quand la syllabe est 
accentuée, sorti de m ou & vieil armoricain, est rendu par f, ff, 
et même dès 1250 par w/'(Guihonfarch). 

Un certain nombre de particularités doivent être attribuées à 
des influences dialectales, par exemple : da = vieil armoricain do, 
oa = oe dans Croas-ti, Cartulaire de Quimperlé, quoique l'écri- 
ture oa ne soit guère commune avant la fin du XV* siècle; la 
terminaison ien pour ion dès 1350; byen = bihan, petit; 
archant dans Jun-harchant. Ce ne sont pas là des fantaisies 
orthographiques, mais des indices d'une évolution propre à la 
Cornouailles et en partie au dialecte de Léon. Parmi les traits 
vannetais, on peut signaler b^mn pour bren colline, ian pour ion 
dans Ker an heleterian 1432, trait caractéristique du bas 
vannetais, la forme er de l'article dès 1406 pour en, les formes 
cazdr, Pezdron, spéciales à une zone du haut vannetais, etc. 

Pour l'intelligence des phénomènes que présentent les nom- 
breux noms composés d'hommes et de lieux que nous citons, il 
est nécessaire de faire remarquer qu'ils appartiennent à des 
époques différentes. On peut les diviser en deux groupes, les 
vieux composés et les nouveaux. Les vieux composés, remontant 
à l'époque du vieux celtique, avaient le premier terme terminé 
par une voyelle; la consonne initiale du second terme se trouvant 
entre deux voyelles s'assimilait à son milieu : p, t, k devenaient 

(1) Nous mettons, pour plus de commodité, sous c les mots écrits par k, qu, 
ch= c. 



— 185 — 
&, d, g; h, cl, g devenaient spirantes {b se changeait en \\ cl en 
spiran te dentale douce, g en / spirant ou disparaissait); m deve- 
nait 'c; s h. une certaine époque a disparu : Tiern-vael ■= Ti- 
gerno-maglos ; Rit-gen et Ritien = Rito-genos ; Reth-ien = 
Rectu-genos. On peut assimiler aux composés anciens ceux 
dont le premier terme est un adjectif et ceux dont le premier 
terme est régi par le second : Toul-goet le bois percé? Dour-dy 
(=*Dubro-tegos), Dour-gi, etc. Pour les composés nouveaux 
dont les deux termes sont unis par la syntaxe et dans 
lesquels le second terme dépend du premier (substantif dé- 
pendant d'un substantif, adjectif qualifiant un substantif pré- 
cédent), le sort de la consonne initiale du second terme dépend 
du genre du premier terme; si le premier terme est féminin, la 
consonne initiale du second terme subit les mutations que nous 
avons constatées dans les composés anciens : Kaer-goz pour 
Kaer-coz ville vieille, parce que Kaer est féminin ; ty coz, 
parce que ty est un ancien neutre, confondu avec les masculins. 

Parmi ces composés nouveaux, il y en a dont les deux termes 
ont été assez tôt en présence pour que la consonne finale du 
premier terme, aujourd'hui depuis longtemps disparue, ait 
exercé son influence sur la consonne du second : pâgus 
castri a donné en breton Pocher en passant par pou ccaer 
{s s'est assimilé au c suivant) , Pouchaer, Pochaer. Pour 
Pen-hoet = penn-koet, Quen-houet = Kent-coet, c'est la den- 
tale suivant n qui s'est assimilée probablement à la consonne 
initiale suivante, d'où la spiration, deux ténues, en breton, 
donnant une spirante (1). 

Voici les principales abréviations dont nous nous servons (2) : 

Cart. Kempereleg. : Cartularium Kemperelegense, Cartulaire de 
Quimpejlé. 



(1) Le gallois nous fait assister, à l'époque historique, à un phénomène sem- 
blable : athi et toi m acti, atti. 

(2) L'année de la rédaction de la charte suit l'indication du cartulaire et du 
folio ou de la page. 



— 186 — 
Cart. Coris. : Cartularium Corisopitense, Cartulaire de Quimper. 
Cart de Prières : Cartulaire de Prières. 

Can. saint Yves : Monuments originaux de l'histoire de saint Yves. 
Char t. Lestia'a : Chartes de Lestiala. 
Can. saint Vinc. Ferr. : Les actes de la canonisation de saint Vincent 

Ferrier. 
Rosenziv., Dict. top. : Rosenzweig, Dictionnaire topographique du 
département du Morbihan. 

Ab (1) : Ab-guan terra in Scazre (Scaër, Finistère), Cart. Coris., 

9891, fol. 40 v», XlVe siècle — Abavin, Cart. de Prières, 1366. 
Abrantuc (2) qui a de forts sourcils : Jungomarch Abrantuc, Cart. 

Kempereleg., p. 48, 1126. 
Ad, préposition et préfixe (3) : Ad-gan, Cart. Kempereleg., p. 25 — 

Ploe-adgat, chart. de Beauport, p. 12, 1198; Ploagat, ihid., p. 63, 

1297, aujourd'hui Plouagat (Côtes-du-Nord). 
Adoere (4), Cart. Kempereleg., p. 28. 
Adreff (5) derrière, en arrière : u champ nommé adreff an 

lijorzou, chart. Lestiala, 1447. 
Aduid, nom de femme, archives d'IUe-et- Vilaine, fonds Saint-Sulpice 

de Rennes, liasse 89, 1152. 
Ael sourcil : Gurmaelon, Cart. Kempereleg., p. 39; Gourmaelon, 

chart. Lestiala, 1387. 
Ahes (6) : Caer-ahes, Cart. Kempereleg., p. 39; P. de Kerahes, 

Cart. Coris., 9892, fol. 42 v», 1348, auj. Carhaix (Finistère); 



(1) Voir ab, plus haut, vieil armoricain, chartes. 

(2) Abrantec qui a de gros sourcils (le Catholicon de Jehan Lagadeuc, d'après 
l'édition d'Auflfi-et de Quetqueveran de 1499, publié par Le Men, Lorient, 
Corfmat). 

(3) Voir ad, vieil armoricain, chartes. 

(4) Voir atoire, vieil armoricain, chartes. 

(.5) Composé de ad vers, et de tref habitation, gallois adref à la maison. 

(6) Cf. gallois aes bouclier, targe, ae.s-fa place de refuge? On a établi une 
relation entre le nom ahes et celui des voies romaines qui. en effet, en Bretagne 
bretonne, en certains endroits, portent le nom de Jifud-aliês ou aé-?. Or, le pre- 
mier sens donné par le dictionnaire gallois de Silvan Evans pour aes est celui 
de terrain uni, plan. Il se pourrait donc que ce nom n'eût rien de mystérieux : 
hent aés = via strata? Quant à la légende de la vieille Ahés, ou plutôt du vieil 
Ohès, voir le Boman dWquin, édit. Jouon^dcs Longrais, Nantes, 1880, p. 174. 



- 187 — 

cf. Carahais en Pleucadeuc, Carhaix (Carahais 1533) en Trédion, 
Carhaix en Brehan-Loudéac (Morbihan). 

Aeth (1), aes : Caer Aelhlon en Cozon, près Quimper, Cart. Coris., 
9890, fol. 8 vo, 1249; Rioc de Kerazlon, Cart. Coris., 9892, 
fol. 79 v», 1344; Rioc de Kerazlen, Cart. Coris., ihid., fol. 3 r", 
1384 — Aes cleres? terra in Scazre, Cart. Coris., 9891, fol. 40 v, 
XlVe siècle. 

Agueth, nom de femme, Cart. Coris., 9892, fol. 38 v, 1348; en 
titre, même charte : Agues Conc, videlicet Lupagues. 

Al produit, race, nation : Ker-Al-gar, Cart. Coris., 9892, fol. 13 r», 
1346; Aloret (Voir archives d'IUe-et-Vilaine, fonds Saint-Sulpice 
de Rennes, liasse 89, 1152) — Al-veu? (Voir heu). 

Alaez, Cart. Coris., 9892, fol. 1 v, 1348. 

Alanic (2), Cart. Coris., 9891, fol. 38, XIV" siècle. 

Alarun, nom de femme, archives d'Ille-et-Vi!aine, fonds Saint- 
Sulpice de Rennes, liasse 89, 1152 — Soult-Alarun, Cart. Kem- 
pereleg., auj. Sant-Alarin (3) en Guiscritï (Morbihan). 

Aid, ait (4) : AIdroen, Cart. Coris., 9890, fol. 33 v», 1262; Audroen, 
chart. de Beauport, p. 134, 1251 — Altfred, Cart. Kempereleg., 
p. 32. 

Alrae, 1069; Elraium castrum 1242; Auray 1178; Auraye 1282; 
Alray 1383 (5) — Plo-elre, Cart. Coris., 9892, fol. 30 v», 1329 
(Ploaré, près Douarnenez, Finistère). 

Alveu (6), Cart. Kempereleg., p. 55. 

Alvoez (saint) 1420 — saint Algouez 1461, auj. Saint-Aloué en 
Lignol (Morbihan). 

(1) Voir aetk, vieil armoricain, chartes. 

(2) Diminutif à' Alan : c'est le surnom habituel du renard. Pour Alan, le 
Cartulaire de Quimperlé donne la forme curieuse Halanus Halamanni filius, 
p. 34. Pour Halamanni, cf. Alamnus, vieil armoricain, monnaies. Il est fort 
possible que Daniel Dremrud, 5® comte de Cornouailles d'après le Cartulaire de 
Landevennec, ait dû son titre de roi des Allemands (Alamannis rex fuit) au fait 
que dans quelque document il ait été mentionné comme fils à' Alamnus ou 
Alamannns (par exemple : Daniel Drem-rud Alamni.rex). 

(3) Sant-Alarin ne fait qu'un dans l'esprit des habitants de GuiscrifE (pro- 
noncez Guiscriw) avec Sant-Talar, patron des chevaux et ancien maréchal- 
ferrant : il coupait les pieds des chevaux pour les ferrer, et le fer posé, il recollait 
les pieds plus solidement que jamais. 

(4) Voir ait, vieil armoricain, chartes. 

(.5) Aiijourd'hui, en breton, on dit exclusivement Alré. 

(6) Cf. Alveiis et Albeu, vieil armoricain, chartes, au mot al. 



— 188 — 

Am (1) : Amhedr, Cart. Kempereleg., p. 32; Hamherd, ihid., p. 73, 

1167. 
An, article défini : Guegen an Goet, Cart. Kempereleg., p. 26, 

XlIIe siècle; an Gall, Gart. Goris., 9890, fol. 8 r», XIII^ siècle 

(Voir en, er). 
Anau (2) : Anaguethen, Cart. Kempereleg., p. 37; Anahuarn, ibid.^ 

p. 72; Anavian, ihid., p. 79. 
Anaurot, nom ancien de Quimperlé (3). 
Anchuant (4), nom de femme, Gart. Kempereleg., p. 33; 

Annchuant, ihid., p. 81. 
Andolf (5) (Caer-), Gart. Goris., 9890, fol. 3 v°, 1245; village en 

Treguenc; Caer-andelf, Cart. Goris., 9891, fol. 43 r», XIV^ siècle; 

Kerandufle, Gart. Goris., 9892, fol. 81 vo, 1331. 
Angues : Loeshuarn angues, Cart. Kempei-eleg., p. 34. 
Ar, er, pour aer? (Voir Ar-vezen, Kr-vezen à Guethen). 
Ar sur, auprès de (Voir Armor). 
Argant (6) : Argant, Cart. Kempereleg., p. 35. — Argantken, nom 

de femme, ihid., p. 47, Jun-harchant, can. saint Yves, p. 290. 
Argoestl (7) : Saint-Algoestle 1280, Saint-Aloestre 1406, aiij. 

Saint- Alouestre, Morbihan (Rosenzw., Dict. top. du départ, du 

Morbihan). 
Armennat (8) : redevance ainsi nommée, Cart. Kempereleg., p. 46. 

(1) Voir vieil armoricain, chartes, à am. 

(2) Voir vieil armoricain, chartes, à anav. 

(3) Villam Kemperelegium, quam antiquitns Anaurut coloni nominavere. 
Oart. Kempereleg., p. 22. 

(4) n n'est pas sûj- le moins du monde que dans Anchuant clivant doive être 
identifié à l'armoricain moderne c'iwant, gallois chwant désir. Le eh de chvant 
n'indique probablement que la prononciation spirante de Vu de iniant : cf. Gur- 
guand. Gurvand et Gurchuaut (y oix gur). 

(5) Mot à mot le fort d'Andolf. Andolf, Andulf est le nom du général franc 
qui commandait les troupes de Charlemagne dans la grande expédition en 
Bretagne de 78(j (dom Bouquet, V, p. 21). Le Cartulaire 9891 mentionne égale- 
ment un Ker-lamberz. Or, Lambert est le nom du général franc qui étouiïa 
l'insurrection de Wihomarch (Wiu-homarch) vers 82.5 (Eginh., Ann., à l'année 
825). 

(6) Voir Argant, vieil armoricain, chartes, et Argento-, vieux celtique, noms 
gaulois. 

(7) Voir arunlstl, vieil armoricain, chartes. 

(8) On a pensé pour viennat au gallois men chariot, menaid charretée. Il vaut 
mieux probablement rapprocher ce mot du vannetais menad mesure de capa- 
cité, dont l'équivalent dans le Morbihan français est le ^errèc, dont la conte- 
nance varie de un à plusieurs boisseaux. 



— 189 - 
Armor qui est sur les bords de la mer : Larmor près Guérande (1), 

1206; Locmaria ann-arvor 1430, Locmaiia Larmor 1477, auj. 

Larmor en Pleumeur, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.) — 

Ploetheuet in armorico, Cart. Coris., 9890, foL 6 r", 1210, auj. 

Plozévet, près Audierne. 
Arthmael, Arzvael : Erge-Arthmael, Cart. Coris., 9890, foL 

11 ro, 1244; Erge-Arzmael , ibid., foL 24 r", 1296, auj. Ergué- 

Arrnel, près Quimper — Arzuael (2), nécrologe de Quimperlé, 

acte du XIIP siècle. 
Arueduc (3) Cart. Kempereleg., p. 43. 
Arz (4) île du golfe du Morbihan : Art 1031 , Arz 1387, Ars 1553 

(Rosenzw., Dict. top.). 
Arzenou (5) 1350, archives de la Loire-Inférieure, auj. Arzano, 

arrondissement de Quimperlé, autrefois dans révèché de Vannes. 
Baellec, Belec prêtre : Kaer en Baellec 1406, auj. Kerbellec, en 

Noyal-Pontivy, Morbihan, Rosenzw., Dict. top.) — Kaer en belec 

1302, en Theix, archives de la fabrique Saint-Patern de Vannes. 
Ban éminence, saillie, hauteur : Banenberen 1398, auj. Manen- 

beren (6), village en Languidic, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 
Banadloc (7) genétaie, abondant en genêts : Cart. Coris., 9890, 

fol. 2 v, 1220; Banazloc, Cart. Coris., 9891, fol. 24 v^, 1296; 

(1) Ce nom de lieu nexiiste plus aujourd'hui. Il est tiré d'une charte originale 
sur parchemin, provenant des anciens titres du château de Yitré, et appartenant 
à M. Arthur de la Borderie, qui nous l'a communiquée. Il semble ressortir du 
conteste que Larmor ou plutôt V Armor désigTie une bande de terrain près de 
la mer plutôt qu'un point déterminé. C'est d'ailleurs le cas également pour 
Ploethevet. 

(2) D'après dom Placide Le Duc, Histoire de l'ahhaye de Sainte- Croix de 
Quimperlé, p. 289, publiée par Le ilen. Clairet, Quimperlé, 1863. Ce nécrologe 
n'existe plus. 

(3) C'est le même nom que Arbedoc, nom du scribe qui a écrit le manuscrit 
latin 12021 de la Bibliothèque Nationale, fonds latin, contenant des gloses bre- 
tonnes ; cf. Aruidoe et Arbedoe, vieil armoricain, chartes. 

(4) On prononce Arh. 

Ip) On prononce Arhenoiv, 

(6) Le changement du b initial en v est dû ici à une confusion avec viane 
montagne (Voir menez"), et aussi à un fait de dissimilation, le second terme 
commençant par h. La confusion est assez fréquente d'ailleurs pour les noms 
féminins commençant par b on m, ces noms devant l'article ayant v pour con- 
sonne initiale. Pour ban, cf. Ban-ével en Baud ; Ban-erlane en Cléguerec ; Ban- 
gavre. falaise en Riantec. Morbihan (Rosenzvr.. Dict. fop.). 

ij) Cf. gallois hanadlog. même sens. 



— 190 — 
Banazlec, ihid., fol. 25 r», 1270, auj. Bannalec près Quimperlé — 
Ploe-banazlleuc, Cart. Coris., 9898, fol. 50 r°, 1368, auj. Plo- 
bannalec, arrondissement de Quimper — Ker-vanazleuc, village 
près Pont-Labbé, chart. Lestiala, 1389. 

Banel (1) venelle, Cart. Coris., 9892, fol. 60 r», 1323. 

Barach (2), rente ainsi nommée en Malguénac, 1461, archives des 
forges de Lanouée (Morbihan). 

Barazoes (3) paradis, 1464, auj. le Paradis en Langoelan, Mor- 
bihan (Rosenzw., Dict. top.). 

Bard, barz harde, poète, ménétrier : Rivallonus filius an Bard, 
Cart. Kempereleg., p. 35 — Barz (Barza), nom de femme, Cart. 
de Redon, p. 350, 1113-1139. 

Bedguet villa, Cart. Kempereleg,, p. 24, manoir de Besuoet, 1426, 
en Mellac, près Quimper (Dom Placide Le Duc, Hist. de Quim- 
perlé, p. 62). 

Bedoe, bidoe (Voir Madezoe, Hedr-uedoe). 

Berth (4) berz : Berth-gualt, Cart. Kempereleg., p. 30 — Berth-ret, 
ihid., p. 28 — Berthues, ïbid., p. 43, Berhues, ihid., p. 44 — 
Rivallon Berthou, Cart. Coris., 9891, fol. 39 v^, XlVe siècle (Voir 
Brasperz à Bras = Brat) . 

Beryan, Cart. Coris., 9890, fol. 50, 1368, auj. Berrien (Finistère). 

Besch (5) écourté : Guegen an Besch, Cart. Kempereleg., p. 76. 

Beu (6) vivant (Voir Al-veu, Colveu). 

Beuzec (Voir Bodoc). 

Bez tomhe^^ : Bezbot 1270, village en Noyal-Pontivy, archives du 
château de Kerguéhennec, en Bignan (Morbihan) — Bezver : la 



(1) Bayiellam ducentem de Poliet an mur ad vicum Demer (en Quimper) ; 
du français venelle. Le v initial français a pour équivalent en armoricain b : 
cf. bisaj ^= visage; bilen = vilain; be.^cont = visconte, vicomte, etc. 

(2) Ne doit pas être confondu avec iara pain. Barach est aussi un nom de 
lieu en Ploërdut (Morbihan). C'est peut-être l'équivalent du léonard laraz cuve, 
baquet? 

(3) On prononce dans le pays baradoes. Barazoes est une forme du haut 
vannetais qui a abouti à la forme actuelle baraouess, baraouiss. 

(4) Voir vieil armoricain berth. 

(.5) Employé seul, bcsk s'entend aujourd'hui des animaux qui ont perdu la 
queue; en composition, il peut indiquer d'autres mutilations : besliorn sans 
cornes, etc. 

(6) Voir biti, vieil armoricain, chartes. 



— 191 — 

Trinité de Bezver, XVI« siècle, auj. la Trinité-Langonnet , Mor- 
bihan (Rosenzw., Dict. top.). 
Bihan, bien petit : Run-bihan villa, Cart. Coris , 9892, fol. 13 r», 

1346 — Byen-he-pen (1), nom d'homme, Cart. Coris., 9892, 

fol. 8 r», 1336. 
Bili (2) : Coet-byli, Cart. Coris., 9890, fol. 8 \o, 1249 (3) —(Voir 

Queneclibilii , Lan Con-uili, Gleuili). 
Blavet (4), rivière du Morbihan : Blavet 871, Blaved 1125, Blavez 

1184, Blaouez 140G. 
Bleguiran (5), Cart. Kempereleg., p. 71. 
Blein (6) : Blein-chuant, Cart. Coris., 9891, fol. 43 r», XIV^ siècle 

— Le Bien, nom d'homme, Cart. de Prières, 1275 — champ an 

Blean, 1594-1599, chart. Lestiala — Blenluet, Cart. Coris., 9890, 

fol. 30 V», XIIP siècle. 
Bleiz (7) : Bot-bleiz 1475, Bobleis 1561. 
Bleuhoc chevelu : Ker an bleuhoc (8), Cart. Coris., 9892, fol. 79 v^ 

ibid., fol. 80 r», Ker an Bleuhec. 
Blezguenn (9), nom de femme, Can. saint Yves, p. 278; Blezvenn, 

ibid., p. 196. 
Bloez année; nom d'homme, Cari. Coris., 9891, fol. 49 r», 1401. 
Bluchic (10) terra : Cart. Kempereleg., p. 36; Bluchiou, ibid., p. 66. 
Bochiou (11), Cart. Coris., 9892, fol. 4 r», 1348. 
Bodoc : Bodoc-cap-Sidun (12), Cart. Coris., 9890, fol. 2 v», 1220; 

Bozoc-cap-Sizun, Cart. Coris., 9891, fol. 24 v», 1296; Buezeuc et 



(1) Mot à mot : petite .w tête, à la petite tête. 

(2) Dans des noms de lieux, comme Coet-hyli, Qvenech-hily, Mil peut avoir 
le ?ens de cailloux. Quant au nom d'homme Bili, voir Bili, vieil armoricain, 
chartes. Bili ea vannetais, béli ailleurs, a ou a eu le sens àe jjouvoii: 

(3) Aujourd'hui Coat-bili en Kerfeunteun, près Quimper. 

(4) On prononce en vannetais Blan-ecli. 

(5) Cf. le nom gallois Blcgjjivnjt; peut-être faut-il lire Blegiwan. 

(6) Voir Maen, vieil armoricain, chartes. 

(7) Aujourd'hui Boblaije (prononcez Bohleï) en Sulniac, Morbihan {Boblaye 
dès le XVIIe siècle; voir Rosenzw., Dict. top.). 

(8) Aujourd'hui Ker an blevec, en Pouldergat, près Douamenez. 

(9) Parait identique au nom de femme gallois Blodiven Blanchefleur; il se 
peut que ce soit aussi simplement le moyen armoricain Bleuzuenn fleur. 

(10) Cf. armoricain moderne blouc'h sans poil, sans barbe? 

(11) De boch joue (du latin bucca), gallois bock. 

(12) Aujourd'hui Beiizec-cap-Sizuii, arrondissement de Quimper. 



— 19'2 — 

Buezec, Cart. Coris., 9892, fol. 56 r», 1333; Buezec-cap-Suzun, 

Cart. Coris., 9892, fol. 56 r«>, 1331; Beuzec-Conc (1), Cart. Coris., 

9892, fol. 7 r°, 1325; Buzez-cap-Cavall (2), Cart. Coris., 9891, 

fol. 26 v», 1283. 
Borest (Guidomarus de Boresta), probablement Brest, Cart. Coris., 

9891, fol. 52 r", 1287. 
Boseuc (3) (an), Cart. Coris., fol. 39 r», XIV^ siècle. 
Bot (4) : Bot-bleiz, Bott-cadoan (voir bleiz, cadoaiï) — Bot-derff (5) 

1456 — Bot-laeoc en Scazre, Cart. Coris., 9890, fol. 30, XIIl^ siècle 

— M. de Botnezgat, Cart. Coris., 9892, fol. 30 v», 1329; Bonnezgat 

1458, chart. Lestiala. 
Boz (6) : Portz-Bozguen 1445, Porz Bozen 1490, Portz-Bozven 1521, 

en Gourin (Rosenzw., Dict. top.) — Boznevel 1459, auj. Bonevel 

en Priziac, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 
Bouch (G. dictus) houe; Cart. Coris., 9892, fol. 49 r», XIV^ siècle. 
Bouet, boet nourriture : Bouet bestout, debvoir de manger, payable 

le lendemain de Noël à Radenac, 1416, 1450, archives des forges de 

Lanouée — Boet mardi, devoir ou redevance, 1519, archives des 

forges de Lanouée — Gueguen LeBouedieuc, 1442, chart. Lestiala. 
Bouzar sourd : Ker en Bouzar 1461 , aujourd'hui Kerbouar en 

Mousloirac, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 
Bran corbeau : Jedecael bec-bran, Cart. Kempereleg., p. 33. 
Bran colline (Voir bren). 

Bras grand : Peliou-bras, lieu, chartes de Beauport, p. 90, 1231. 
Bras, en vieil armoricain brat, dans Bras-perz, Cart. Coris., 9890, 

fol. 50, XlVe siècle, auj. Brasparz, Finistère {yo\v Brat-berth, 

vieil armoricain, chartes). 
Bre (7), colline, éminence : Bre-levenez 1370, auj. Merlevenez, 

près Hennebont, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.) — Bremagonet 



(1) Aujourd'hui Bevzec-Conq, près Concarneau (Finistère). 

(2) Benzec-cap-Caval, arrondissement de Quimper. 

(3) Aujourd'hui Le Bozec, en zone vannetaise. 

(4) Voir hot, vieil armoricain, chartes. 

(5) Aujourd'hui Boterff, village en Pontscoi-fE (Rosenzw., Dict. toj).). 

(6) Voir hod, vieil armoricain, chartes. Dans Boznevel, hoz représente probable- 
ment hot ; pour t devenant z devant les spirantes, liquides, nasales, et généra- 
lement les sonores, voir cat. 

(7) Voir hre, vieil armoricain, chartes. 



— 493 — 
1448, auj. Bermagouet en Missiriac, Morbihan (Rosenzw., Dict. 
top.). 

Bren, bran {\)colline : Pen-bren, village en Treguenc, Cart. Coris., 
9890, fol. 30 v, XlIIe siècle — Brangilli 4228, Branguilly 1270, 
auj. Branguilly en Guellas, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.) — 
Brengolou en Fouenant, Cart. Coris., 9890, fol. 36 r^, XIII^ siècle, 
Brangolu, chart. de Prières, 1276 — Brenhaffec (G. de), 1459- 
1475, chart. Lestiala — Brandevy 1447, auj. Brandivy, en 
Grand-Champ, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.) — Branhuydez 
1482, aujourd'hui Berhuider en Grand-Champ; Branlagadec 1461, 
auj. Barlagadec en Ploerdut (Rosenzw., Dict. top.). 

Brentguent en Briziac (Briee), Cart. Coris., 9890, fol. 4 v, 1249. 

Bresel guerre, Harscouët Bresel 1431, chart. Lestiala. 

Bret (2) : Alltfred; Guenvred (Voir guen). 

Bri (3) dignité, grandeur, élévation : Saint -Govry (4) 1422, 
auj. Sainl-Gouvry, près Rohan, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 

Brient (5), Cart. Kempereleg., p. 75. 

Brithiac (6), auj. Briec, près Quimper, Cart. Coris., 9890, fol. 8 r", 
XlIIe siècle — Briziac, ihid., fol. 2 V, 1220. 

Briz (7) tacheté : Poul an Briz, village en Guidel, XV!" siècle, auj. 
Poulbrient (Rosenzw., Dict. top.) — Le Briz, 1443, chart. Lestiala. 

Broch blaireau : Rivallon an Broch, Cart. Kempereleg., p. 46. 

Bro pays : Broerec (8), Cart. Kempereleg., p. 45, XlIIe siècle; 

• Brouerec, Cart. Coris., 9890, fol. 8 r", XIIl^ siècle; Broherec,1262, 
archives abbaye de Lanvaux (archives du Morbihan) — Bro- 
hoearn (9), 1415, auj. Broheac en Pluherlin, Morbihan (Rosenzw., 
Dict. top.). 

(1) Bren, plus anciennement brîn, gallois moderne ir>/n, ne devient guère 
bran qu'en zone vannetaise. 

(2) Voii' b7'it, vieil armoricain, chartes. 

(3) Voir h'i, vieil armoricain, chartes, 
(-t) Identique au vieil armoricain Uuo-lri. 

(5) Voir hri, vieil armoricain, chartes. 

(6) J3érivé gallo-romain de Brittius ou Brictius. 

(7) Voir brith, vieil armoricain, chartes. 

(8) Voir Ueroc, vieil armoricain, chartes. 

(9) Broheac s'explique par une fausse étymologie. Ce village est dans un pays 
de langue française. Lorsque le breton s'y est éteint, on a dû prononcer brohoar 
ou broliea. On aura identifié ce nom pour la terminaison aux noms en ac, qui 
dans cette zone se prononcent a. La même méprise a eu lieu pour Saint-Siilian, 
transformé en Saint-Suliac, parce qu'on prononce Saint-Sulia, etc. 

13 



— VM — 

Bud, Buz victoire, profit : Les-Budgar, Cart. Coris., 9890, fol. 8 r'>, 
1245, Les buzgar, ibid., fol. 29 v, fin XIII^ siècle, village en 
Beuzec-cap-sizun — Budoere (1), Cart. Kempereleg.,p. 44 — Bud- 
guoret, Cart. Kempereleg., p. 33, Buzoret, Cart. de Prières, 1284, 
Cart. Coris., 9892, fol. 6 vo, 1325 — Caer-Kenvuz (Voir Kenvuz) 
— Gal-vudic (Voir Gai) — Buzic, Cart. Coris., 9891, fol. 43 ro, 
XlVe siècle. 

Buechc vache ; Guih. an vuechc> Cart. Kempereleg., p. 47. 

Caeou pluriel de cae haie, enclos : Yvo de Quoet-Kaeou, Cart. Coris., 
9892, fol. 33 ro, 1346. 

Caer (2), Ker fort, remparts et village : Caerahes, Cart. Kempe- 
releg., p. 39; Kerahes (P. de), Cart. Coris., 9892, fol. 42 v, 1348, 
auj. Carhaix,Finist. (Cf. Carahais en Pleucadeuc, Carhaix(Carahais, 
1533) en Trédion, Carhaix en Brehan-Loudéac) — Kerneuguel, 
Cart. Coris., 9890, fol. 50, 1368, auj. Kernével (Finistère). Ploe- 
Kaerneuguell,zbîd., auj. Plouguernevel (Côtes-du-Nord) — Keryan, 
ibid., auj. Kerrien (Finistère) — Caernoet (Mauricius de), Cart. 
Coris., 9890, fol. 5 r°, 1239, ailleurs Carnoet — Kaergoet, villa 
en Plounevez-du-Fou, ibid., fol. 30, XIII^ siècle — Keralgar 
(Voir al). 

Gaffec : H. de Kergaffec, Cart. Coris., 9892, fol. 5 r", 1348, H. de 
Kergavec, ibid., fol. 6 vo, 1348. 

Callastruc (3) : Kallastruc, village en Briziac, Cart. Coris., 9890, 
fol. 30 v, XlIIe siècle. 

Callouch (4) (an), Cart. Coris., 9892, fol. 1 v»; en Calloch, ibid., 
70 v°, XlVe siècle. 

Calmez, Galvez : Y. de Kaer-calmez (5), Cart. Coris., 9892, 
fol. 83 vo, 1337 — Yvo Calvez, Can. saint Vinc. Ferr., p. 337. 



(1) Nom d'homme; aujourd'hui JBvzoré et Buzaré. 

(2) Caer, primitivement n'indique qu'un fort ou un lieu fortifié, aussi au 
IX« siècle les caer sont-ils rares dans le Cartulaire de Redon. Dès le XP-XII« siècle 
ils deviennent fréquents et ont sans doute à peu près la même signification 
qu'aujourd'hui. 

(3) Cf. gallois callestrog silex, pierre à feu, armoricain mean-kallastr (pro- 
noncez kayastr), 

(4) Kallouc'h entier, en parlant des chevaux; cf. armoricain calcli pénis, 
gallois caly. 

(5) XercMcalvez, près Concai'neau. 



— 195 — 

Cam courbe : mais cam, 1245, chart. de Beauport, p. 121 — 
Goez-Kam (Voir goeth). 

Cant (1), voir Fergant; Loescant. 

Car (2) : Ker-algar, Cart. Coris., 9892, fol. 13 r°, 1346; Les bud- 
gar (Voir hud) — Garadoc, Cart. Coris., 9892, fol. 13 v», 1319 — 
Tref Karentuc, Cart. Kempereleg., p. 45. 

Carnoet, voir po. 

Caru cerf : Ker-caru, village, 1526-1586, chart. Lestiala. 

Caruenat ou Garnenat? (3), Cart. Coris., 9890, fol. 6 v°, 1227. 

Castreuc (4), Cart. Coris., 9891, fol. 38 v", XIV° siècle. 

Catheneuc : Katheneuc 1448, auj. Cateneuf (5) en Carentoir 
(Rosenzw^., Dict. top.). 

Cat, cad, caz- combat : Cat-gloui, chartes abbaye de Lanvaux, 1221 
— Catguallon, Cart. Coris., 9890, fol. 8 r", Xim siècle; Ca- 
doualain, charte de Beauport, p. 98, 1233 — Cadoret, Cart. 
Coris., 9891, fol. 39 r», XlVe siècle — Cadoudal (Joh. de), Can. 
saint Vinc. Ferr., p. 328 — Cadvezen, charte de Beauport, p. 184, 
1269 — Kadnemet, Cart. Kempereleg., p. 32; Cadneved et Caneued, 
Cart. Coris., 9890, fol. 8 v% 1249; Caznemed et Cazneved, Cart. 
Coris., 9892, fol. 25 r», 1333; Canevet, chart. de Prières, 1275 — 
Ker-gaznou 1440, auj. Kergano en Persquen, Morbihan (Rosenzw., 
Dict. top.) — Cadioc, Cart. Coris., 9890, fol. 4 r", 1236 — D. de 
Lesguen-gat (6), Cart. Coris., 9892, fol. 7 v% 1326 (Voir Mor-cat) — 
Cazlan (7), 1387, Calan en Pleray. 



(1) Voir cant, vieil armoricain, chartes. 

(2) Voir car, vieil armoricain, chartes. 

(3) Très autem caruenat ou carncnat frumenti que solebant reddi episcopo 
singulis annis de Terguisiaeth — ïb'id., fol. 2 r", on lit taruuenatas frumenti 
ou tarnnenatas : les traits qui suivent tar sont impossibles à déterminer exacte- 
ment (de même dans la copie du manuscrit 9891, fol. 1 v° et fol. 12 v"). Peut- 
être car-venat est-il pour car-menad charretée? 

(i) Cf. gallois castr pénis equinus. 

(5) Beaucoup de noms bretons en -oc, eue = âco sont restés figés sous cette forme 
dansv une zone considérable, qui a perdu le breton vers le XP siècle ; ils sont 
prononcés en; on en a fait en plusieurs endroits des noms en enf : exemple, 
Rotheneiif (lUe-et- Vilaine) pour Ruteneuc, que des étymologistes transcendants 
ont fait venir de rota nova, 

(6) Guyngat ab Kaw, Mab., p. 107 ; Guengat, Cart. Coris., 9890, fol. 50, 1368, 
aujourd'hui Guengat, arrondissement de Quimper. 

(7) Cf. gallois cadlan champ de bataille. 



— lOG — 
Gadoan (1) : Bott-Gadoan, Cari. Kempereleg., auj. Bosquedaouen 

en Roudouallec (Morbihan). 
Cautper : Lein-cautpter 1412, Leinhaulper 1417, auj. Linhoper en 

Plumergat, Morbihan (Rosenwz., Dict. top.). 
Cazr (2) beau : Cazre, Can. saint Vinc. Ferr. ; Yvo Le Cazdre (3), 

Cart. de Prières, 1498; Ker-cazdre, lieu, archives Hôtel-Dieu 

de Vannes, 1509. 
Cehedeull (4) : an Kehedeull, nom d'une maison en Quimper, Cart. 

Coris., 9892, fol. 5 r», 1329; domum dictam an Queedell, ihid., 

fol. 66 v. 
Ceinmerch : Keynmerch (ecclesia de), Cart. Coris., 9890, fol. 2 r°, 

1220; Keinmerh, Cart. Coris., 9891, fol. 24 r^, 1296; Keymerch 

Cart, Coris., 9890, fol. 50, 1368, auj. Quimerc'h, arrondissement 

de Châteaulin. 
Celenn houx : Kelen, Cart. Kempereleg., p. 33 — Pen-quelennec, 

Cart. Coris., 9891, fol. 45 v, 1379. 
Celionen mouche : Kadoret an Keleonenn, Cart. Kempereleg., 

p. 55 — Ker-bocquelion (pour Bot-kelion), 1520, auj. Kerboclion 

en Loyat, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 
Celuaiz : Keluaiz 1274, Quelvoez 1406, auj. Quelloué en Noyal- 

Pontivy (Rosenzw., Dict. top.). 
Cemenet (5) : Quemenet-Guegant 1283, archives, charte de 

Kerguéhennec; Guemene-Guingant (6) 1280, archives de Nantes, 

Trésor de Bretagne — Kemenet-maen, Cart. Coris., 9891, 

fol. 34 r°, 1267; Kemenemaen, Cart. Coris., 9891, fol. 24 r^, 1296; 

Kemenet-vaen, Cart. Coris., 9892, fol. 3 r», 1384; Kaemenet-vaen, 

(1) Cf. gallois cadivan troupeau? 

(2) Voir cadr, vieil armoricain, chartes. 

(3) Cf. plus loin Pezdron pour Pezron. On ne peut voir là une pure fantaisie 
orthographique. Le nom actuel Pedron existe à l'est de Vannes. Il semble bien 
qu'il se soit développé un d entre la dentale spirante douce et r, qui aura amené 
la disparition du z spirant. Ainsi s'eri^lique le fait que Luzre en 1474 soit au- 
jourd'hui Liidre en Sarzeau. Ce phénomène parait avoir été restreint à une 
petite zone du haut vannetais. 

(4) Cf. Quehidell équinoxe (CathoUeon), dérivé de kehed, keit, gallois cyhyd 
aussi long que. 

(5) Kemenet est traduit dans les chartes latines par commendatio, et paraît 
bien avoir le sens de ce mot à l'époque féodale. Il ne dérive pas de commendatio 
directement, mais il est formé vraisemblablement sur hcinenn du latin commendo. 

(0) Aujourd'hui Guémené-sur-ScorfE (Morbihan). 



- 197 — 

ihid., fol. 3 r", 1384 — (Pour le Kemenet-heboeu, Voir vieil 

armoricain chartes à liep). 
Cemesc mélange : Kaer-gemesc, charte de Beauport^ p. 193, 1271. 
Cemper (1) confluent : Kempercorentin , Cart. Coris. , 9890, 

fol. 7 v», 1250. 
Gemrod (2), redevance, Cart. Kempereleg., p. 51; Keurod, ibicL, 

p. 48. 
Cen peau : Argant-ken, Gloegen. 
Cenech tertre; sommet d'une colline — Kenec-crasuc en Briziac, 

Cart. Coris., 9890, fol. 4 v, 1249 — Kenec-euzen en Quimper, 

Cart. Coris., 9891, fol. 49 r«, 1401 (Parochia décolle Eudonis, 

Cart. Coris., 9892, fol. 27 v", 1336) (3). 
Cen pour cent, cint (Voir cint, ^^eil armoricain, chartes) : Ken- 

march, Cart. Kempereleg., p. 25 — Kenmaroc, Cart. Coris., 9890, 

fol. 11 vo, 1240, Kenvaroc, Cart. Coris., 9892, fol. 10 v», 1311 — 

Alain de Quenhouet, Cart. de Prières, 1272 — Kaer Ken-vuz (4)? 

Cart. Coris., 9890, fol. 31 ro, XIII^ siècle — Kentlaman, Cart. 

Kempereleg., p. 28; Chendlavan, ibid., p. 82, XIII^ siècle. 
Cenkis maison de plaisance, plessis : Quenquis-Gourhezré 1411, 

auj. Canquisouré en Lignol (Morbihan); Quanquiseren 1411, 

Quinquisellen 1429, auj. Canquisern en Lignol (P>.osenzw., Dict. 

top.). 
Centreuc (5) : Le Quentreuc, Cart. de Prières, 1468. 
Cerch avoine : Tri hanter minot kerch trois demï-mi7iots d'avoine, 

Cart. Kempereleg., p. 27. 
Cere cordonnier : Gradlon Kere, Cart. Kempereleg., p. 48, 1126 — 

Caer Chereon (6), Cart. Kempereleg., 74. 



(1) Cf. gallois cymmer; Comper, misseau en Concoret, Morbihan français; 
Çuivijjero en Hennebont; Quimper- Ghiezenriec (Côtes-du-^^ovd); Quimperlé an 
confluent de l'Izole et de l'EUé. 

(2) Peut-être de cem, cef=. cnm a\e2, et de rod, gallois rlwdd don? 

(3) Aujourd'hui en vannetais. Cnech est devenu généralement, en composition, 
Kene- : Quenech-bili 1441. Quenepily 148S, aujourd'hui Quinipily, près Baud 
(Morbihan); Quenech-golohet 1430. aujourd'hui Quenecolet, en Ploërdut (Mor- 
bihan); Quenebeusan 1391. aujourd'hui Quenepozan. en Ploërdut. Presque partout 
Knecli est devenu Krech. léonard Kréac'h. et aussi nec'h. 

(4) Identique à Ken-hud, vieil armoricain, chartes. 

(5) Dérivé de Tientr éperon. 

(6) Dans le Cartulaire de Quimper il est fréquemment question du viens su- 
torum, aujourd'hui rue Kereon. 



— 198 — 
Ceudet cité (1) : Coz-queudet, archives de l'Hôtel -Dieu de Morlaix, 

fol. 34, 1497 : Le Coz-yaudet près Lannion (Gôtes-du-Nord). 
Cevranoc (2) : qui participe à, qui partage : Kevranoc, Gan. saint 

Yves, p. 148. 
Cic viande : Daniel dictus Kichouchlart (3), Gart. Goris., 9892, 

fol. 79 v», 1339. 
Cil, cel (4) : Quilmezien 1459, auj. QuilvienenPriziac; Quilvesquell 

1413, auj. Kervesquell en Ploërdut; Quilguennec 1423, auj. 

Quelfenec en Lignol (Rosenzw., Dict. top.). 
Cilli (5) . Quillicaduc en Elgent (Eiliant arrondissement de Quimper), 

Gart. Kempereleg., p. 49 — dimidium Chillian (6), Gart. Kem- 

pereleg., p. 71. 
Cletguen : Cletguen-cap-sizun, Gart. Goris., 9890, fol. 50, 

XI Ve siècle, auj. Gleden-cap-sizun, arrondissement de Quimper 

(Finistère) — Cletguen-Pocher, ihid.j auj. Cleden-Poher, près 

Carhaix. 
Cloez : Gloez-en-goueli, alias Glezoeli, Glezoeri, 1461, auj. Clehury 

en Bignan (Rosenzw., Dict. top.). 
Clod, cloz tranchée, fossé avec talus : Glud-Gurlhiern (7), Gart. 

Kempereleg., plus tard Gleuz-Gouziern — Gloziou 1390, Gleuziou 

1442, auj. Le Clézio en Plumergat (Rosenzw., Dict. top.) — Poul 

an Gleuz, chart. Lestiala, 1594-1595. 
Cluthgual (8), Cloezguall : Gluthgual-Garnuet, Gart. Kempereleg., 

p. 42; Grozguall-Garnoet, Gart. Goris., 9890, fol. 50, XIV^ siècle. 



(1) Du latin civitate, gallois ciwdod. 

(2) GsXloi^ cyfranog ; aTmoficam qveffrann, que frannec Tp&rticcYts [Catholicon). 

(3) Mot à mot mande de cochon gras. 

(4) Cf. gallois cil coin, retraite ; a formé des noms de lieu. 

(5) Cf. cclU bocage, vieil armoricain, chartes. Il y a dans toute la Bretagne 
des noms de village en Qnilli-, 

(6) Deux villages de Quillian dans le Dictionn. toppgrajiliiqne de Rosenzw. 

(7) Clôture et fossé du minihi de Saint-Gurthiern, comprenant Saint- Colomban, 
Saint-Michel et Trélivalaire en Lothéa, près Quimperlé (Dom Placide Le Duc, 
Histoire de Quimperlé, p. 61 ; il faut se défier des notes philologiques et histo- 
riques de Le Mcn, très souvent erronées). 

(8) Il est probable que l'orthographe cloez équivaut à clenz. Uo actuel s'ex- 
plique par la disparition de la spirante dentale douce et la fusion de la voyelle 
qui le précédait avec ival. Le flottement dans Z, r est dû à la présence d'un l 
dans la seconde syllabe. Si o représente réellement u voir clnt illustre, vieil 
armoricain, chartes. 



— 199 — 
auj. Clohars-Carnoet près Quimperlé — Cloezguall, Cart. Coris., 
9890, fol. 31 1-0, XlIIe siècle; Crozgual-Fuenant, ihid., fol. 50, 
1368; Grozoal-Fouenant 1540 (archives des Côtes-du-Nord), auj. 
Clohars-Fouesnant, arrondissement de Quimper — Guillelmus 
Croezguall et Crozguall, Cart. Coris., 9892, fol. 4 v», 1348, 1349. 

Goant, coent (1) joli : Rivallon en Coent, Cart. Coris., 9891, 
fol. 39 ro, XlVe siècle; G. an Quoant, Cart. Coris., ihid.,k\. 39 ro, 
XI Ve siècle. 

Coarch (2) chanvre : coopertoriurn de quarc, Cart. Coris., 9892, 
fol. 34 ro, 1327. 

Coet hois : Coet-byli (Voir bili) — G. de Kergoet et de Kerquoet, 
Cart. Coris. , 9892, fol. 27 r«, 1337 — G. de Penquel, Cart. de Prières, 
1277; feodo de Penhuet, ibid., 1282 — Talenhuel, terre, ihid. y 
1255; Oliverius Talhoit, archives de Kerguéhennec , 1296 — 
Porhoet (Voir Pou, vieil armoricain, chartes) — Quenhouet 
(Voir Cen). 

Coledoc (3), Cart. Kempereleg., p. 34; Colezoc, Cart. Kempereleg., 
p. 77, 1218; Collezeuc, Cart. Coris., 9891, fol. 39 v", XIV- siècle. 

Collit : ecclesia de santo CoUito, Cart. Coris., 9891, fol. 24 v», 1296, 
auj. Saint-Coulitz près Châteaulin. 

ColofS chaume : Caergoloff en Briziac, Cart. Coris., 9890, fol. 4 r», 
1249. 

Colveu, Cart. Kempereleg., 79. 

Comarch (4) (V. Giiiii, Hael) : Guele-coumarho, arch. Bizeul, 
Nantes, 1323, auj. Guiligomar (5), arrondissement de Quimperlé. 

Con, préfixe : Sainl-Caradec-Tregoumel 1387, Tregomael 1428, 
auj. Saint-Caradec-Tregomel, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.) 
— Comelen pour Conmelen dans Ploegomelen 1387, auj. Plou- 
goumelen (6) près Vannes (Rosenzw., Dict. top.). 



(1) Emprunté au vieux français cointe. 

(2) Presque partout, excepté en vannetais, remplacé par canab; gallois 
cyivarch. 

(3) Nom d'un saint breton ; c'est le même nom que celui du saint gallois 
Coledclawc ; cf. gallois moderne coleddog chéri de, choyé. 

(4) Voir vieil annoricain comarc'h, chartes. 

(5) On prononce G^ielegmarcli. 

(6) Différent de Plougonvelin, près Brest, composé non de con, préfixe, mais 
de con^*cnno- (con-velin= *cuno-beUiios1 si VI est long, comme l'orthographe 
semble l'indiquer; peut-être mcUn est-il aussi un dérivé de mael). 



— 200 — 

Con (1) cun : Galgon (Voir Gai); Con-uili (Lan) en Plounevez-du- 
Faou, Gart. Coris.,9891, fol. 29 r"; Ker-gonan, Gart. Coris., 9892, 
fol. 7 vo, 1315 _ Ploeconeuc, Gart. Goris., 9892, fol. 73 r% 1346; 
Ploegonec, Cart. Goris., 9892, fol. 14 r», 1311 — Saint-Conguar 

1367, auj. Saint -Gongar, près Rochefort, Morbihan (Rosenzw., 
Dict. top.) — Gaer Gonhouarn, Gart. Kempereleg., p. 53 v», en 
Pleumeur (Morbihan). 

Cor : Gorguethen, Gart. Kempereleg., p. 28; Coruezen, Cart. Goris., 

9891, fol. 42, XlVe siècle. 
Coroe (2) : Gart. Goris., 9890, fol. 3 r», 1228; Goray, ibid., fol. 50, 

1368, aujourd'hui Goray, arrondissement de Ghàteaulin. 

Cors joncs ; champ dyeuch an cors, chart. Lestiala, 1450, maes en 

corps, ibid., 1475. 
Coth, coz vieux : Goth-caer, Gart. Kempereleg., p. 49, le Gosquer 

en Tregunc; G. an Gozkaerou, Gart. Goris., 9892, fol. 16 v», 1327 

— GozcrofT 1449, le Gozcro (3) en Lignol (Morbihan) ; Gozlouedic 
1582, le Gohludic en Baud — Gozdrouc, Cart. Coris., 9891, 
fol. 39 r», XIV« siècle — Riuallon chous, Cart. Goris., 9892, 
fol. 37, 1339 — Kaer-goz en Treguenc (Tregunc), Cart. Coris., 
9891, fol. 42 v.XlV siècle. 

Courant (4) : Gart. Coris., 9891, fol. 40, XIV'' siècle. 

Craothon (ecclesia de), Gart. Coris., 9890, fol. 10 r", XIII" siècle; 
Graozon, ibid., fol. 8 r", XIII^ siècle. 

Craz (= *crath) 1233, Crach près Auray (Rosenzw., Dict. top.). 

Creis milieu : Greis Beuzec, village, 1460, chart. Lestiala. 

Cvïhet peigné : Kariou cribet, Gart. Kempereleg., p. 56. 

Croes, croix, ce qui se croise : Caer an croes, Cart. Kempereleg., 
p. 53; G. filius Croesoges? Cart. Goris., 9891, fol. 42 v% 
XIV^ siècle — Croesti en 1387, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.) 

— Croasti in Priziac, Gart. Kempereleg., p. 27 (Le Croesti, 
Morbihan). 

(1) Voir con, cun, vieil armoricain, chartes. 

(2) Un grand nombre de lieux en cor en France sont situés sur des cours 
d'eau (pour plusieurs la forme ancienne est coro-). Il en est de même de plu- 
sieurs noms de lieux celtiques en corio, curio- : Coriosopitum, Ourio-solites 
(Corseult), etc. 

(3) Prononcez er liocrav. 

(4) Voir cobrant, vieil armoricain, chartes. 



— 201 — 
Croeshent carrefour, intersection de routes : Croeshent Kergour- 

guy en Plumergat, 1427 (Rosenzw,, Dict. top.). 
Guelen (1) : Kercuelen XII® siècle; auj. Kerguelen en Pleumeur 

(Rosenzw,, Dicf. top.). 
Cuf, cum doux : Gorcuf, Cart. Coris., 9890, fol. 12 r", 1281; 

Gourcuff, Cart. Coris., 9891, fol. 48 v«>, 1379; Guen-cuf, chart. 

de Beauport, p. 188, 1271 ; Gurcum, Cart. Kempereleg. ; Haelcum, 

ibid., p. 47 — Kerercunff, 1406, auj. Kericunff en Noyal-Pontivy 

(Rosenzw., Dict. top.). 
Cuthon, Cart. Coris., 9890, fol. 6 r°, 1227; Cozon, ihid., fol. 2 v, 

1228, auj. Cozon, près Quimper. 
Cuuan de cun (Voir cum) : Ploe-cuuan et Plae-guuan, Cart. Coris., 

9890, fol. 10 \°, 1220, auj. Pluguffan, près Quimper. 
Da (2), préposition indiquant mouvement vers : da Caerdall; da Caer 

couledenn; da funtun guenn, Cart. Kempereleg., p. 24. 
Daliduc (3), Cart. Kempereleg., p. 44; Dalidec, Cart. Coris., 9892, 

fol. 20 r", 1340. 
Derch (Voir Guiel-derch). 
Derguezec, dérivé de derw chêne (4), forêt en Châteaulin, Cart. de 

Prières, 1395 — Dervoedou nemus, en Noyal-Pontivy, 1270 

(Rosenzw., Dict. top.). 
Desaruoe (5), Cart. Coris., 9890, fol. 31 r°, Xïlh siècle; Deseruoe, 

Cart. Coris., 9891, fol. 39 v», XIV« siècle. 
Deuff (an) gendre, heau-fils, Cart. Coris., 9892, fol. 4 v», 1348; 

Le Def, chart. de Reauport, p. 209, 1287. 
Deulogou (Joh.), Cart. Coris., 9891, fol. 40 v», XIV^ siècle. 
Devy, nom d'un saint insulaire : Loc-Deugui, XII^ siècle; Lotivy 

en Quiberon (Rosenzw., Dict. top.); Rran-devi, 1447, Brandivy en 

Grand-Champ (Rosenzw., Dict. top.} (6). 



(1) Cuelyn, nom d'un roi fabuleux de Grande-Bretagne. Y Cymmrodor, 
vol. VIII, p. 90. 

(2) Voir do, vieil armoricain, chartes. 
(S) Voir da, vieil armoricain, chartes. 

(4) Cf. Coet annervoet 1456, en Phimergat (Morbihan) {Le Lervoyt en 1390 
pour Le Nervoyt), aujourd'hui Le Nevhouet, 

(5) Voir Dosarhoi, vieil armoricain, chartes. 

(6) Le pairon de Pontivy est saint Ivi et non Devy, comme le montre la 
prononciation bretonne, Pondivy, Pondi. Si le mot était composé àQ 2}ont + Devi, 
on dirait en breton Pontivy, Ponti. 



— 'JO'i — 

Diargarth (1), Cart. Kempereleg., 1075. 

Dieuch (2), écrit dyeiich : u champ nommé dyeuch an cors, chart. 
Lesliala, 1450. 

Diffeth, diffez (3) : Kaer diffeth, Cart. Coris., 9891, fol. 13 r°,i1il, 
en Plounevez-du-Faou; Ker-difed, ibid., fol. 3 v», 1249, enBriziac 
(Briec) — Ker-diffez ysella, chart. Lesliala, 1394-1599. 

Diguezat qui est en retard, chartes de Beauport, p. 138, 1253. 

Disaethou (4) (caer), Cart. Kempereleg., p. 74, 1161. 

Doe(5) : Ploe-zoe, 1281, Plozoe, 1308, auj. Plouay (Rosenzw., Dict. 
top.)—Doe\ann, Cart. Coris., 9890, fol. 32 r», 1262, Doelan près 
Quimperlé — Doenerth, Cart. Kempereleg., p. 40; Doenerd, 
Cart. Coris., 9890, fol. 11 v», 1263; Donerz, Cart. Coris., 9892, fol. 
10 v», 1311 (Y oir Guasdoe). 

Doere (6) : A. de Lesandoere, Cart. Coris., 9892, fol. 13 r», 1346. 

Dogan (7) : Al. dictus Dogan, Cart. Coris., 9892, fol. 62, 1310. 

Dogoreth (8), Cart. Coris., 9891, fol. 41 r», XIV^ siècle. 

Don (Voir vieil armoricain dumn) : Don-wallon, Cart. Kempereleg., 
p. 12; Don-guallon, ibid., p. 55; Donguallen, chart. Lestiala, 1434 
— Dunguall, Cart. Kempereleg., p. 30, Donoal (9), prieuré Saint- 
Martin-de-Josselin, 1116 — Donoret, chart. Lestiala, 1443. 

Dour (10) eau : u courtill nommé an Dour-dy, chart. Lesliala, 1447. 

Draenen ronce : Ros-draenen, Cast. Coris., 9891, fol. 24 v^, 1270; 
Rostrenen, ihid., fol. 24 v», 1296; Rostreinen, Cart. Coris., 9891, 
fol. 38 r°, 1335, auj. Rostrenen, Côtes- du -Nord (prononcez 
Rostren). 

(1) De di, privatif, et de argarth haine, horreur, vannetais argarh dans l'ex- 
pression m'en argarh horreur ! Mot à mot : je le repousse, je le déteste ; léonard 
argarz. 

(2) Identique au vieil armoricain dhtrth, vieil armoricain, chartes. 

(3) Cf. diffi'ith, vieil armoricain, chartes, à Bari-dlffeith. 

(4) Cf. le nom gallois Dissaith, Cartulaire de LandafE. p. 474. 

(5) Cf. duUi-1 vieil armoricain, chartes (Cf. le gallois JDn-g dans Dijfr-divy, 
au XII« siècle Dever-doeu ; Doeu, Dwy = Deva, la Dee). 

(6) Armoricain mo lerne doaré, vannetais duéré^ façon, apparence ; cf. gallois 
dwyre] apparaître, s'élever. 

(7) Armoricain moyen dogan cocu (Catholico)i'). 

(8) Peut-être pour Do-woret : cf. Duoret, Cart. Kempereleg., p. 38; cepen- 
dant pour dog, doc, cf. le nom de saint gallois Dogfael. 

(9) Nom encore as -ez commun sous la forme Dénouai. 

(10) Voir d%ibr, vieil armoricain, chartes. 



— ^203 — 
Droniou (1), Cart. Coris., 9891, fol. M r", XlVe siècle; Druniou, 

Gart. Kempereleg., p. 82, 1088. 
Duetmat (2), nom de femme, Gart. Goris., 9891, fol. 39 v», 

XIVc siècle; Deuzmat, chart. Lestiala, 1447. 
Ehuarn (3), Gart. Kempereleg., p. 42. 
Eleau (Voir Teleu). 
Elyent, Cart. Goris., 9892, fol. 45 r«, 1349; Elgent, Cart. Coris., 

9890, fol. 6 r% XIIP siècle; auj. EUiant (4) près Quimper. 

En, er, article défini : en Galloch, Gart. Goris., 9892, fol. 70 vo, 
XlVe siècle; Petrus en Novezic, Gan. saint Vinc. Ferr., p. 326 
(Voir an); Ker-er-fagon 1436, auj. Kerfagot en Saint- Gildas-de- 
Rhuys (Morbihan); Kerercunff 1406, auj. Kericunff (Voir cuf) 
(Rosenzw., Dict. top.). 

Enes île : Enesmaen (5), Gart. Kempereleg., p. 33. 

Ennogent, Gart. Coris., 9890, fol. 29 v», 1330; Ennoguent, Cart. 
Coris., 9892, fol. 35 r", 1325. 

Eru (6) sillon : Cart. Goris., 9892, fol. 53 r», 1333; ihid., fol. 10 v», 
\3li ;ibid., fol. 56 vo, 1301. 

Eschem échange : terra an clesguentis in escliem, Gart. Kempe- 
releg., p. 76. 

Escop évêque : maes escop, Gart. Kempereleg., p. 29 — Esquebyon, 

9891, fol. 44 r°, 1368; Esquebien, pluriel d'escop, Gart. Coris., 

9892, fol. 85 V, 1350, auj. Esquibien, commune près d'Audierne 
(Finistère). 

Estic (7) rossignol : Kermaria en estic, chart. de Beauport, p. 177, 
1216. 



(1) Voir vieil armoricain, chartes, à Dromialoe. 

(2) Composé peut-être d'une façon analogue au français Bien-venu. 

(3) Voir vieil armoricain, chartes, à eu-, 

(4) Cf. Lan-elian, dans le Denbighshire? Il est remarquable qu'on trouve 
encore dans le même comté Llangollen et une rivière Twi'ch', tandis qu'on trouve 
réunies, près de Quimper, les trois communes d'EIliant, LangoUen et Tourc'h. 

(5) Aujourd'hui Nenes en Redené, près Quimperlé. 

(6) Se trouve toujours dans le Cartulaire de Quimper sous la forme latine et 
féminine erna. Le mot est féminin en gallois. Il est donné comme masculin 
dans le dictionnaire de Le Gonidec, mais ce dictionnaire n'est pas toujours un 
guide sûr, en particulier pour les genres. Ero est féminin dans plusieurs endroits 
encore (Voir rann). 

(7) Voir Aostic, vieil armoricain, chartes. 



— 204 — 
Euzen, forme bretonne d'Eudon (1), Kenech-Euzen (Voir Cenech); 

Bot Euzen-Andu 1285, village en Bubry, Morbihan (Rosenzw., 

Dict. top.). 
Ezeou : Loch-ezeou, village en Ploegonnec, Cart. Coris., 9892, fol. 

27 r", 1337. 
Ezn oiseau : Kerannezne 1415, auj. Kernen en Languidic; Guern- 

ezne, Can. saint Vinc. Ferr., p. 131; Roch-enneznet 1461, auj. 

Roneneltes en Saint- Jean-Brevelay, Morbihan (Rosenzw., Dict. 

top.). 
Faeledan (Henricus de)? Cart. Coris., 9891, fol. 41 \°, Xl\<' siècle. 
Felestreuc, Cart. Coris., 9891, fol. 49 v», 1379. 
Fergant (2) : Alanus Fergant, duc de Bretagne, Cart. Kempereleg., 

p. 38. 
Felan (saint) (3), 1251; Saint-Fezglan 1421, Saint-Fezlan 1454, 

auj. Saint-Felan en Silfiac, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 
Foeonen (4), fleur de troène, nom de femme, Cart. Coris., 9890, 

fol. 9 r", 1249. 
Follaethou (5), Cart. Kempereleg., p. 26, 1031. 
Folled (an), Anciens Èvêchés de Bretagne, par G. de Bourgogne et 

A. de Barthélémy, YI, p. 128, 1100, acte rédigé au XIIT^ siècle, 

auj. la Feuillée, arrondissement de Châteaulin. 
Fredur (6), Cart. Kempereleg., p. 43. 
Frieuc (G. dictus), dérivé de fri, nez, Cart. Coris., 9891, fol. 39 r", 

XIY<^ siècle. 
Frut, frot, frout ruisseau, courant : rivulum nomine Frut-mur 

en Yuliac, près Quimperlé, Cart. Kempereleg., p. 24 — Frot- 

mer, ruisseau, 1280; Frout-mer 1426, ruisseau appelé auj. 

le Rohan, affluent du Liziec, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.) — 

(1) Voir Exidon, vieil armoricain, chartes. 

(2) Peut-être composé àefer, gall.ffer cheville du pied, et de eant, voir cant, 
vieil armoricain, chartes. On trouve le nom d'Alan Ffergan (écrit par le scribe 
ar lan Ffergan) dans les Triades, imprimées à la suite des Mabinogion {Old 

Welsh Texts, I, Oxford 1887, p. 305) : On y dit que sa tribu l'abandonna lors- 
qu'il la conduisait à la bataille de Camlan. 

(3) Felan est-il une faute de dom Morice (^Preuves, I, p. 50) ou Fezglan (foi 
pure ?) est-il dû à une fausse étymologie .' 

(4) Foeonen ligustrum {CathoUcon). 

(5) Nom de personne aujourd'hui assez commun sous la forme Follézou. 
(G) Voir- Freudur, vieil armoricain, chartes. 



- 205 — 
Frot-questell rivulum , Cart. Coris., 9892, fol. 55 r", 1336 — 
aquam an Frout en Quenech-Euzen (en Quimper), Cart. Coris., 
9892, fol. 55 v°, 1383; rivulum frout in vico de Rachaer 
(en Quimper), Cart. Coris., 9892, fol. 53 r», 1333 — Galfrot (1), 
1273, auj. Galvrout en Remungol, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 

Funtun, fonton, fenten fontaine : da funtun guenn, Cart. 
Kempereleg., p. 24 — Kaerfonton, Cart. Coris., 9890, fol. 6 r", 
1227, Kaerfenten, Cart. Coris., 9891, fol. 48 r», 1379, auj. Ker- 
feunteun, près Quimper. 

Gsiv jambe : Gargam, Cart. Coris., 9892, fol. 81 r", 1336. 

Garz (2) : Uhel-garz, village en Coroe (Coray), Cart. Coris., 9890, 
fol. 31 r», XIII« siècle, auj. Huel-gars — Garzpenboeth 1461, auj. 
Caspenboih en Bignan, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 

Gavr chèvre : Goez an gavre 1411, village en Ploërdut (Morbihan), 
Goez an gaffre 1463; Goez an avre 1433, auj. Goes-er-gave (3) 
— pluriel Gevr : mein an guevre 1371, auj. la place Main-Lièvre! 
à Vannes (Rosenzw., Dict. top.). 

Glanpwr (Voir Felan); Glan-uon, nom de femme, Cart. Coris., 9891, 
fol. 39 vo, XlVc siècle — Le Clan, 1422, Cart. de Prières. 

Glast, Cart. Kempereleg., p. 34. 

Gleu, gle vaillant : Gleu (4), Cart. Kempereleg., p. 25; Cart. Coris., 
9890, fol. 31 ro,XIIIe siècle — Gleuili, Cart. Kempereleg. , p. 44; Gleu- 
cunnan, Cart. Kempereleg., p. 72; Gleudanet, Cart. Kempereleg., 
p. 36; Gleudanet, ihid., p. 35; Gleuhedr, ibid., p. 66; Gleuherd, 
ibid., p. 43; Glemarchuc, Cart. Kempereleg., p. 72; Gleumaroc, 
chart. de Beauport, p. 133, 1251; Glemaroc, Cart. Coris., 9891, 
fol. 24 V», 1296; Glevaroc, Cart. Coris., 9892, fol. 6 v», 1321; 
Glemarhec, chart. Lestiala, 1475; Glemeren, Cart. Kempereleg., 
p. 36; Gleuethen, Cart. Kempereleg., p. 28; Gleuian, Cart. Coris., 
fol. 42 vo, XlVe siècle. 



(1) Cf. aujourd'hui Fremeur, ruisseau affluent de l'Evel; Fretii (Frut-du) 
affluent de la Sarre (Rosenzw., Dict. top.). 

(2) Voir garth, vieil armoricain, chartes. 

(3) On prononce Goeh-er-aor. 

(4) Beaucoup de noms composés en gleu sont conservés dans des noms de 
lieux : Ker-lehouarn pour Kergle-hoarn (cf. glen-Tioiarn, vieil armoricain) ; 
Kev-levarec pour Kur-glevarvc. etc. 



— '206 — 

Gloaes (Kaer) (1), 1426; Kerloes 1433, auj. Kerloix en Lignol, 
Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 

Gloe (2): Gloegun, nom de femme, Cart. Kempereleg., p. 79; 
Gloeguen, fille de Levenez, Cart. Coris., 9892, fol. 10 v% 1311; 
campus Gloegen, Cart. Coris., 9891, fol. 24 v", 1296, auj. la 
rue Mescloaguen, à Quimper — Kergloeguenic, 1449, auj. Ker- 
leguenic (prononcez Kerltgenic) en Lignol, Morbihan (Pvosenzw., 
Dict. top.). 

Glomael (ecclesia de), Cart. Coris., 9890, fol. 32 v», XlIIe siècle, 
auj. Glomel (Côles-du-Nord). 

Glouher (Joh. Le) charbonnier : Can. saint Vinc. Ferr., p. 212. 

Gluidic (Jehan an), chart. Lestiala, 1431, Le Gluzec, ihid., 1447, 
Riou Le Gluic, ibid., 1447. 

Goeff (Le) (3) : Can. saint Vinc. Ferr., p. 266. 

Goestl (Voir Argoestl). 

Goeth, goez, goaz (4) ruisseau : Guoeth an navallen, Cart. Kempe- 
releg. , en Redené; Goelh Telent, ihid., p. 28, Xlll^ siècle; 
Goetheloc, Cart. Coris., 9898, fol. 4 v, 1249; Goez kam, alio 
nomine an goez maen, Cart. Coris., 9892, fol, 55 v", 1339, en 
Kerfeunteun; Goez an gavr (Voir gavr); u champ nommé an goez 
vihan, chart. Lestiala, 1450 — Goaz an golchen 1497, fol. 26, 
archives de l'Hôtel-Dieu à Morlaix. 

GofF, gov forgeron: Ker en gov, chart. Lestiala, 1389; Le Goff, 
ibid., 1431; Ker an Goffîc 1535, auj. Kergouic en Cléguer, Mor- 
bihan (Rosenzw., Dict. top.) — Ploegoff, Cart. Coris., 9890, fol. 50, 
XlVe siècle, auj. Plogoff, arrondissement de Quimper. 

Goilou, chartes de Beauport, 1184-1189; Goilo, ibid. ,1206, le pays 
de Goello (5) — Laz en Goelau, 1406, auj. le Goelo (6), ruisseau 
en Noyal-Pontivy, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 

(1) Yo\v gloes, vieil armoricain, chartes. 

(2) Voir gloeii, gluid. vieil armoricain, chartes. 

(3) Nom encore commun près de Vannes ; cf. gallois gwayw lance, armoricain 
moyen goaff. 

(4) Identique au gallois gn-ytJt canal, conduit, veine {gwythigwaed les conduits 
du sang), gwgthlen veine, armoricain gmnzlen, vannetais goehienn. 

(5) Un des deux archidiaconés formant l'ancien évêché de Saint-Brieuc ; l'ar- 
chidiaconé n'avait pas les mêmes limites que la seigneurie du même nom. 

(6) Cf. le nom du fleuve Guilou'i Asser, de Rébus gestis Jilfred'i, édition 
Pétrie, Mon. hlst. brit., p. 477 : Fluminis Guilou de quo tlumine tota iUa;paga 
nominat'ur ; aujourd'hui le Willy dans le Wilfshire. 



— ^207 — 
Golohet couvert : Quenech-golohet (Voir cnech). 
Golou lumière : Brengolu (Voir hren) — Alan, dictus an Golouen, 

Cart. Coris., 9891, fol. 38, XIV»^ siècle. 
Gonidoc (1) cultivateur, qui gagne, Cart. Coris., 9892, fol. 30 v", 

1335. 
Gor (Voir gur). 

Goriat (2), Cart. Coris., 9890, fol. 10 v. 
Gorien (3), chart. de Beauport, p. 166, 1263. 
Govri (saint) (4), 1422, auj. Saint-Gouvry, près R.ohan, Morbihan 

(Rosenzw., Dict. top.). 
Goumenech, Cart. Coris., 9890, fol. 50, XIV^ siècle, auj. Gouesnac'h 

{Vs est de trop) près Quimper. 
Gour (Voir gur). 
Gouziern (Voir Gurthiern). 

Gouzoguec (Le) (5), Can. saint Vinc. Ferr., p. 136. 
Gradlon, Cart. Coris., 9890, fol. 3,1240; Grazlon, Cart. Coris., 

9892, fol. 8 ro, 1316; Grallon, Cart. Coris., 9892, fol. 14 r", 1311 ; 

Gralon, Cart. Coris., 9891, fol. 43 r% XIV^ siècle — P. de Grazou, 

abbaye de Lanvaux, 1258. 
Groegon (6), Cart. Kempereleg., p. 33. 
Gual (7) (Voir Donguall, Tutual, etc.). 
Gualadr (8) : Catgualadr (Voir cat) ; Ri-uallazr (ecclesia sancti 

Riuallazri), Cart. Coris., 9890, loi. 33 v", 1262, auj. Tre-liva- 

laire (9), commune de Quimperlé. 
Gualch (10), Cart. Kempereleg., p. 44. 
Guallon (11) (Voir Catguallon, Riuallon); Ker-goallen 1402; Ker- 



(1) Le CathvUcon tmdmt Gouuidec pav cultiveui'. agricola ; ci. gaW. gwetnidog 
serviteur. 

(2) Cf. le nom gallois Gwriat ab Gwryan, Mabin., p. 308, édition nhys-Evans. 

(3) Cf. TJuor-gen. Unorien, vieil annoricain, chartes. 

(4) Vieil annoricain Unobri, voir chartes. 

(5) Aujourd'hui Le Gouguec, nom assez commun dans le Vannetais. 

(6) Voir Groecon, vieil armoricain, chartes. 

(7) TJual. vieil armoricain, chartes. 

(8) Uualatr, vieil armoricain, chartes. 

(9) Cf. Loc-irevalaire, au XVI^ siècle Loc-brevalazre (l'e final est dû à l'or- 
thographe française et n'existe pas en réalité), dans l'évêché de Léon ; cf. Saint- 
Broladre, dans l'ancien évêché de Dol ; Saint- Brelade, en Jersey. 

(10) Voir Uualc, vieil armoricain, chartes. 
(11; Voir l'imllon. vieil armoricain, chartes, 



— 208 — 
goallan 1405, auj. Keroualan en Lignol, Morbihan (Pvosenzw., 
Dict. top.). 

Guas (1) 1348 : Guasdoe, Cart. Coris., 9891, fol. 38 v», XIV^ siècle; 
Caer Guaslae, Cart. Kempereleg., p. 74, 1161. 

Guastell gâteau, Cart. Kempereleg., p. 27. 

Guedel (2) (insula) 1026, Guezel 1146, Guezel, can. saint Vinc. 
Ferr., p. 248. 

Guedian (3), Cart. Kempereleg., p. 23; Goezian, Cart. Coris., 9891, 
fol. 38v%XIVe siècle. 

Guedgual(4), Cart. Kempereleg., p. 3. 

Guegan : Ker Guegan an meur 1452, auj. Kerganemeur en Locmalo, 
Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 

Guegant (5), Cart. Kempereleg., p. 28. 

Guegon (6), Guéguen : Guegon, Cart. Kempereleg., p. 25 — 
Guezgon 1283, auj. Guegon, commune du Morbihan (Rosenzw., 
Dict. top.); Guegenou, Cart. Coris., 9892, fol. 36 r°, 1326; 
Gueguen, chart. Lestiala, 1445. 

Guel (7) : Houel; Ker-Guelhezre (Voir hezr). 

Guele famille, tribu, lit : Guele-coumarho 1323, archives Bizeul, 
Nantes, auj. Guilligomarc'h, arrondissement de Quiraperlé (Fi- 
nistère) (Voir comarch). 

Guellodoe (Voir Guenn). 

Gueltas (sant) 1270, Sanctus-Gildasius 1264, auj. Gueltas, arron- 
dissement de Pontivy, Morbihan (Piosenzw., Dict. top ). 

Guenn (8) : da funtun guenn, Cart. Kempereleg., p. 24 — Guen- 
cuf, chart. de Beauport, 1271 — Guen-hael, Cart. Kempereleg., 
p. 3 — Guen-lodoe, nom de femme, Cart. Kempereleg., p. 75; 
Guellodoe, Cart. Coris., 9892, fol. 43 v», 1351; Guillozoe et 



(1) Voir Uvas, vieil armoricain, chartes. 

(2) Ce nom n'a rien à faire avec celui de Guidel, commune du Morbihan, 
avec lequel on l'identifie habituellement (XII« siècle Guidul = *vitol). 

(3) A séparer du vieux breton Uueithien; à rapprocher peut-être du gallois 
ffweddi prière, supplication, gweddiant. 

(4) Voir Uuid, vieil armoricain, chartes. 

(5) Voir Uuicant, vieil armoricain, chartes, 
(fi) Voir Uuicon, vieil armoricain, chartes. 

(7) Voir Uuel, vieil armoricain, chartes. 

(8) U^dn. Uiicn, vieil armoricain, chartes. 



— 209 — 
Guellozae, ihid., fol. 43 v<», 1251 (Cf. Or-lodoe, femme, Cart. 
Kempereleg., p. 53) — Guen-ment, nom de femme, chart. Lesliala, 
1431 — Saint Guenmoloc, Cart. Kempereleg., p. 3 — Caer-Guen- 
munuc, Cart. Kempereleg., p. 53, auj. Kervehenec en Pleumeur 
(Morbihan) — Guen-serch, nom de femme, Cart. Coris., 9892, 
fol. 49 \°, XlVe siècle — Guen-vred (1), nom de femme, Cart. 
Coris., 9891, fol. 38 r», XlVe siècle — Eudo Guennuc, Cart. 
Kempereleg., p. 47 — Noyal-guen (2) (saint) 1373; Noyal-guen 
1387, Sainte-Noyale 1478, auj. Sainte-Noyale en Noyal-Pontivy. 

Guern (3) aidnaie, marais : P. de Guern-gorle, 1274, archives 
du château de Kerguehennec — Guern-perennes 1433, auj. Guer- 
bernèze en Ploërdut, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.) — Guer- 
naudren 1391, Keraudrèn 1433, auj. Keraudrain en Ploërdut, 
Morbihan (Rosenzw., Dict. top.) — Guern-grom 1411, auj. Guer- 
grom en Lignol, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.) — Pen-an 
gouern 1471, auj. Penhuern en Saint-Nolff, Morbihan (Rosenzw., 
Dict. top.). 

Gueroch, Cart. Kempereleg. (Voir Bro et uueroc, vieil armoricain, 
chartes). 

Gueth (4) combat : quam victoriam usque hodie Cornubienses 
Gueth-Ronan dicunt, Cart. Kempereleg., p. 25. 

Guethen (5) (Voir Anagnethen, Cat-guezen, Cor uezen) — Gue- 
then-gar, Cart. Kempereleg., p. 33; Guezen-gar, Cart. Coris., 9891, 
fol. 42 vo, XlVe siècle. 

Guethenuc, Guezenoc (6j : Guethenuc, Cart. Kempereleg., p. 72; 
Guedhenoc, abbaye de Lanvaux, archives du Morbihan, 1182-1202; 
Guezenoc, Cart. Kempereleg., p. 76, abbaye de Lanvaux, 1224, 



(1) Cette forme montre bien que dans (rmien-nreth (vieil armoricain, chartes) le 
th représente un t vieux celtique et non une spirante dentale sourde, et que par 
conséquent il y a eu confusion, lorsqu'on a donné à la même personne les noms 
de Wen-hris (=Wen-brîth) et de Guuen-vret, iret supposant une ïovvaQ*brtta-. 

(2) Ici gueii a manifestement le sens de bienheureux : voir Uuin, vieil armo- 
ricain, chartes (Plu Wy7i noal. manuscrit l'oaZa, dans le drame comique Beunans 
3Ieriasi'k, vers 2202, édition Stokes). 

(3) Guern dans un certain nombre de noms de lieux a été confondu avec kcr, 
après être arrivé à guer- : Kergorlay pour Guergorlay (:= Guern-gorle), etc. 

(4) Voir Uiteith, vieil armoricain, chartes. 

(5) Voir Uuethen, vieil armoricain, chartes. 

(6) Voir Uuethenoc, vieil armoricain, chartes. 

U 



— ^210 — 

Cart. Coris., 9890, fol. 3 r°, XIII^ siècle; Guezeneq, abbaye de 

Lanvaux, 1260, Guezenec, charl. Lestialal43l ; Guehenoc, chartes 

de Beauport, p. 121, 1245. 
Guezou veuf, Can. saint Vinc. Ferr., p. 161. 
Gui pour guiu = vieil armoricain wiw (Voir uuiu, vieil armoricain, 

chartes) : Guihomarch, Cart. Kempereleg., p. 25; Guihonfarch, 

Cart. Coris., 9850, fol. 8 r», XIII" siècle; Guihomarchou, archives 

d'IUe-et-Vilaine, fonds Robien, 1385 — Guymarch (1), Hôtel-Dieu 

de Morlaix, 1497. 
Guic (2) : Guyscry? Cart. Coris., 9890, fol. 50, 1368, auj. Guiscriff 

(Morbihan). 
Guielder[ch], nom de femme, Cart. Kempereleg., p. 75; Guiel- 

derch, Cart. Coris., 9892, fol. 9 r», 1338; Guyelderch, ihid., fol. 

1 vo, 1348, Guelderch, chart. Lestiala 1461. 
Guinhezr chasseur, archives Hôtel-Dieu de Morlaix, fol. 17,1497; 

an Guynerre, ihid., fol. 16. 
Guinith froment : hanter minot Guinith, Cart. Kempereleg., p. 36; 

Gueniht nom de femme, ibid., p. 46. 
Gulguenn (3), nom d'homme, Cart. Kempereleg., p. 25; Gulchuenn, 

ihid., p. 38. 
Guoret (4) : Bud-guoret, Aloret, Cadoret, Tudoret, etc. 
Guori, guri (5) : Hel-guri, Helory (Voir liueL). 
Gur, gour, gor (6) : Gurchuant, Cart. Kempereleg., p. 48; Gur- 

(1) Peut-être différent de Guihomarch : Guimarch = Wiw-march? tandis que 
Guihomarch = Wiw-homarch. 

(2) Voir G nie, vieil armoricain, chartes. Guic, du latin viens, a de bonne 
heure désigné le bourg, le chef-lieu de la commune, du plocv (jflëbe-), ce qui 
explique qu'en Léon, on remplace fréquemment, dans le langage courant, jjloe 
par guie, gui ; Guitalmezeau pour Ploudalmezeau ; Guikerneau pour Plouguer- 
neau. Anciennement Guikerneau n'indiquait que le bourg, et Plouguerneau 
comprenait toute la commune. 

(3) La forme la plus ancienne de ce nom est Vulvinnus (Martyrologe de 
Castellanus). Goulven (= Wiilvvïn) est le nom d'un évêque de Léon, le quatrième 
environ après Paul Aurélien. Son nom est conservé dans le nom de la commune 
actuelle de Goulven. La forme Gulchuenn à côté de Gulgucnn permet d'iden- 
tifier ce nom avec celui de la commune actuelle de Goulien, Cart. de Quimper : 
Golchuenn, Cart. Coris., 9890, fol. 7, XI V' siècle; Goulchen, ibid., fol. 50, 1368. 
Pour Gulwen, Gulchuen, cf. Gurwand, Gurchuant. 

(4) Voir Uuoret, vieil annoricain, chartes. 

(5) Voir Uuori à 7'i, vieil armoricain, chartes. 
{('<) Voir wwr, vitr, vieil armoricain, chartes. 



— 211 — 
guand, ibid., p. 70; Gurvand, ihid., p. 3-i (1) — Gurcum terra, 
Cart. Kempereleg., p. 35; Gor-cuf, Cart. Coris., 9890, fol. 12 r", 
1281; Gourcuuff ou Gourcunf, Cart. Coris., 9892, fol. 22 r», 1328 

— villa Gorreden (2), 12G0, la Ville-Gourden, en Guéhenno, Mor- 
bihan (Rosenzw., Dict. top.) — Gurgar, Cart. Kempereleg., p. 36; 
Gorgar, ibid., p. 71 — Gurgavael, Cart. Kempereleg., p. 44, 1069 

— Gourgi : Croeshent Kergourguy 1427, en Plumergat, Morbihan 
(Rosenzw., Dict. top.) — Caer Gorguen (3), abbaye de Lanvaux, 
1224 — Gurgoret, Cart. Kempereleg., p. 25 — Gurguethen, Cart. 
Kempereleg., p. 72 — Gurhedr, Cart. Kempereleg., p. 26; Gorezre, 
villa en Plomodiern, Cart. Coris., 9890, fol. 12 r», 1281 — Gurloen, 
Cart. Kempereleg., p. 73, Gourlouuen, Cart. Coris,, 9891, fol. 41 
r°, XIV^ siècle — Gurloes, Cart. Kempereleg., p. 29 — Gurmaelon, 
Cart. Kempereleg., p. 39; Gormaelon, ibid., p. 47; Gourmaelon, 
1389, chart. Lestiala — terra Gurmoet, Cart. Kempereleg., p. 27 

— Gurserch, Cart. Kempereleg., p. 71, Gorserch, Cart. Coris., 
9892, fol. 53 ro, 1333 — Gur-uret (4), Cart. Kempereleg., p. 48 

— Gorurein, Cart. Kempereleg., p. 75; Gourvrein, Cart. Coris., 
9892, fol. 9 \'o, 1338, auj. Gourin (Morbihan). 

Gurthiern (Saint) : Loc-Guthiern, Cart. Kempereleg., auj. Locmaria 
dans l'île de Groix, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.); Loc-gouziern 
1490, auj. Locoyarn en Kervignac, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 

Gvrenhaes : in illa parte parochiœ que Sont (5) We^ihaes vulgariter 
nuncupatur (en Kerfeunteun, près Quimper), Cart. Coris., 9891, 
fol. 35 r», 1228. 

Hadou (6), Can. saint Yves, p. 251 ; Hadho, chart. de Beauport, 
p. 104, 1237; Hazou, ibid., p. 190, 1271. 

Hael, hel généreux : Hael-cum, Cart. Kempereleg., p. 47 — 



(1) Voir Unor-nnant à Uuaiit, vieil armoricara, chartes. 

(2) Identique au vieil armoricain Gur-heten, plus anciennement *Uuor-liitin, 
voir hitin, vieil armoricain, chartes ; cf. Ker-ourden, village en Persquen (Mor- 
bihan). 

{?<) D'où Eer-orguen, nom de plusieurs villages du Morbihan. 

(4) Pour vret = bret, voir brit, vieil armoricain, chartes. 

(5) On ne peut lire que sont : il faut probablement lire sont. Voir soit, vieil 
armoricain, chartes. 

(6) Voir haithoul, vieil armoricain, chartes; ajouter le nom gallois Kan- 
kaethoe {Y Cymmrodor. vol. VIII. p. SG, 1S87). 



- 212 — 
Haelgomarch (1), Gart. Kempereleg., p. 36, Cari. Cori?., 
fol. 8 r", XIII^ siècle — Haelgorel, Cart. Kempereleg., p. 49; 
Halguoret, Cart. Coris., 9890, fol. 8 r", XIII^ siècle; Heluored, 
Cart. Coris., 9892, fol. 30 v», 1335 — Hael-gueed, Cart. Coris., 
9890, fol. 11 v", 1240 — Haelguezen, villa en Plounevez-du-Fou, 
Cart. Coris., 9890, fol. 30 r», fin XIII« siècle — Helgour (2), Cart. 
Coris., 9891, fol. 40 v, XIV^ siècle — Helmarc, Cart. Kempere- 
leg., p. 44 — Halogan, Cart. Coris., 9890, fol. 33 v», 1262 — 
Haelogon (3), Cart. Kempereleg., p. 25 — Hael-guri, Cart. Kem- 
pereleg., p. 28; Helori, Cart. de Prières, 1282 — Helouarn (4) — 
Caer-haeliou (5), Cart. Kempereleg., p. 53 — Poul-haelec, 1398 (6), 
en Saint- Gilles-Hennebont, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 

Haer (7) : Haerchomar[chJ, Cart. Kempereleg., p. 70 — Haermael, 
Cart. Kempereleg., p. 71 — Haerveu, ihid., p. 26. 

Haffec (8) : Brenhaffec (Voir hreji) — Cros-havec 1387, Quoeshanvec 
1422, Croixanvec, près Pontivy, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.) 
— HanfFuec, Cart. Coris., 9890, fol. 50, XIV* siècle, auj. Hanvec, 
Finistère (Voir Hamuc^ vieil armoricain, chartes). 

Haiarn, Cart. Kempereleg., p. 30 (Voir houarn). 

Halegen de halec saule : Kaer an halegen, abbaye de Lanvaux, 
1263, auj. Kernaleguen, en Remungol (Morbihan). 

Hanafat (9), mesure de capacité : unam mensuram mellis quam 
vulgo Hanafat nuncupant, Cart. Kempereleg., p. 34. 

Hanter demi, moitié (Voir kerch et guinith). 



(1) Aujourd'hui Hellegouarch, V Hellegouavcli. 

(2) Serait Hael-uur en vieil armoricain. 

(3) Vieil armoricain Hael-nuocon ; voir chartes. 

(4) Hael-hoiarn, vieil armoricain, chartes. 

(.5) Aujourd'hui Kerhelio en Pleumeur. La copie Maître porte à tort Caer- 
tmelion. 

(6) Le nom de Haeloc se retrouve aujourd'hui dans un grand nombre de noms 
de village sous la forme Helee, Hellec. 

(7) Peat-être pour aer combat; sinon, il faut comparer le gallois haeru 
affirmer. 

(8) Voir Jiain, hamuc, vieil armoricain, chartes. 

(9) Dans son Histoire de V abbaye de Sainte- Croix de Quimperlé, dom Placide 
Le Duc cite, p. 89, le passage suivant : Duos ciathos mellis vel duo sextaria 
frumenti. D'après Le Pelletier, annf signifie coupe, mais dans le bas Léon anap 
serait une petite mesure pour les graines (Quatuor Jianapos mellis, Cart. Saint- 
Georges de Rennes, p. 114, lOGO). 



— 2V3 — 
Harn (Voir houavn). 
He, e pronon possessif : son, sa : domo dicti Byen-he-pen, Cart. 

Coris., 9892, fol. 81 r», 1336; Puch-e-huezle, ibid., fol. 82 v, 

1331; Puchuezle, ihid., fol. 34 r", 1331. 
Heden (1) (Voir Gorreden Hameden). 
Hedr, hezr hardi, vaillant : Amhedr (Voir am) — Hytherguent, 

Cart. Coris., 9890, fol. 8 r», XlIIe siècle — Hedr-marchuc, Cart. 

Kempereleg., p. 27 — Hedr-munuc, Cart. Kempereleg., p. 79, 

XlIIe siècle — Hedr-ual, ihid., p. 26 — Hedr-uedoe, ibid., p. 48 

— Li Hezre (Riuallon), chart. de Beauport, p. 145, 1256 — 
Kaerguelhezre 1408, Kaerguallezre 1416, Kergoaledre 1417, auj. 
KergoUaire (prononcez Kergoler) en Languidic, Morbihan (Ro- 
senzw., Dict. top.) — Gurhedr, Gorhezre (Voir giir). 

Hedre (2) : Ouenquis-Gourhezre 1411, auj. Canquisouré en Lignol, 
(Morbihan); Kaer-vernhezre 1418, auj. Kerverné en Lignol (Mor- 
bihan). 

Heidic et Hezic, île de l'Océan, sur les côtes du Morbihan, 
archives du château de Ker-fily, en Elven, auj. Hœdic. 

Uenvieux : Go-hen, Cart. Coris., 9891, fol. 42 v°, XIV^ siècle 

— Hengoet, Can. saint Yves, p. 193, auj. Hengoat, commune des 
Côtes-du-Nord — Le Henanff, Cart. Coris., 9890, fol. 12 r", 1362. 

Hernin (3) : Les-ernin 1411, Treffleshernin 1436, auj. Saint- 
Germain en Séglien, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 

Houarn, harn (4) fer : Harn-eden (5), Cart. Kempereleg., p. 55 — 
Harnguethen (6), ibid., p. 11 — Harnmael ibid., p. 42 — Harn- 
maelon, ibid., p. 33 — Harscuet (7), ibid., p. 34; Harscoet, Can. 
de saint Vinc. Ferr., p. 316 — Harnou, ibid., p. 32 — Anahuarn, 



(1) Voir Hltin, vieil armoricain, chartes. 

(2) Dérivé de hedr, hezr, ou à comparer à hezreff {Catholicon) octobre, au- 
jourd'hui hérè, gallois hydref octobre, l'automne. 

(3) Voir Hoiernin, vieil armoricain, chartes. 

(4) Voir hoiarn, iarn, vieil armoricain, chartes; dans les composés, si ce mot 
forme le premier terme, on a harn, s'il est le second, houarn, hoarn. L'accent a 
été longtemps sur le second terme. 

(5) Cf. larn-hitin, vieil armoricain, chartes. 

(6) Identique à Hoiarn-iiiieten, Ruar-unethen, vieil armoricain, chartes. 

(7) Voir Hoiarn-scoet, Hoiarscoet, Harscait bouclier de fer, à hoiarn, vieil 
armoricain, chartes. 



— '214 — 

Conhouara, Helouarn, loharn, Loesoarn (Voir aux premiers termes 

de ces composés) — Haiarn, Gart. Kempereleg., p. 30. 
Houel (1), Cart. Kempereleg., p. 44; Hoel, Gart. Goris., 9890, 

fol. 30 r°, XIII« siècle. 
Houch (2), hoch porc : Willelm. Pen-hoch, Cart. Goris., 9890, 

fol. 10 r», XlIIe siècle; Daniel dictus kic-houch-lart, Cart. Goris., 

9892, fol. 79 v'o, 1339. 
Huel, uhel élevé, haut : Uhel-garz (Voir garz) — Huelen, Gart. 

Kempereleg., p. 43 — Huel-fau 1477, auj. Helfaut, village en 

Elven, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.) — Kaer-huelin (3) 1286 

en Plumeliau, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 
Huezl (4) : Ivonem dict. Puch e huezle, Gart. Goris., 9892, fol. 82 r°, 

1331 (Voir he). 
Hu (5) : Hugar, Gart. Kempereleg.; Hugunnan, ibid., p. 25. 
Hydron : Lan-hydron, Gart. Goris., 9890, fol. 10 r«, 1218; Lann- 

izron, Gart. Goris., 9891, fol. 37 r», 1300, auj. Laniron (6) près 

de Loc-maria, Quimper. 
Hyraes (7) (Joh.), Gan. saint Yves, p. 240. 
lagu (8), Gart. Kempereleg., p. 63. 

larn (Voir houarn) : Jarnogon(9), Gart. Kempereleg., p. 28. 
Idol, Gart. Kempereleg., p. 3, auj. l'Izole qui se réunit à l'Ellé 

à Quimperlé (Voir Cemper). 
Ihesou, Gart. Goris., 9890, fol. 8 r°, XlIIe siècle. 

(1) Voir Ho-nuel et ho, Tin, vieil armoricain, chartes. 

(2) Singulier en armoricain, féminin en gallois. Anciennement, il a été des 
deux genres. 

(3) Le même village que Kerimelin, orthographe fondée sur une fausse éty- 
mologie. On prononce sans doute Kei'ilmelin. 

(4) Voir Jioedl, vieil armoricain, chartes. 

(5) Voir ho, hu, vieil armoricain, chartes. 

(6) Une des erreurs les plus chères aux archéologues de Bretagne, et en parti- 
culier à ceux du Finistère, c'est de voir dans ce nom de Laniron la confirmation 
de l'existence d'une civitas Aquilonia à Locmaria : h-on serait un pluriel et 
signifierait aigles. La forme ancienne étant hidron, la fausseté d'une pareille 
étymologie saute aux yeux. Si un nom de lieu rappelle Vaigle, c'est le collls herr 
en Kerfeunteun, Cart. Coris., 9891, fol. 34 r", 1267 : cf. gallois eryr, armoricain 
moyen cr. Le sens de herr (pour err?) n'est d'ailleurs pas certain. 

(7) Cf. armoricain hirrtz, vannetais hirèc'h désir impatient, gallois hlraeth 
regret. 

(8) Voir lacu, vieil armoricain, chartes. 

(9) larn-uuocon, vieil armoricain, chartes. 



— 215 — 

Inisian, Cart. Kempereleg., p. 67, dérivé d'inis île. 

Innan (Saint) : ecclesia santi Innani ou lunani (1) (et non Inuani, 
comme l'écrit Rosenzweig) , 1184 (Rosenzw., DicL top.). 

loharn (2) : abbaye de Saint-Sulpice de Rennes, archives d'Ille-et- 
Vilaine, liasse 89, 1152. 

Irispoe, Cari. Kempereleg., p. 54— Ylispoe, Cart. Coris., 9892, 
fol. 10 V", 1311, Ylisploe (3), ihid., fol. 9 r», 1330. 

Is plus bas : is liorz an Roue, chart. Lestiala, 1451 ; is ty Colvaca, 
ibid., 1451 — Kerdiffez ysella (superlatif), chart. Lestiala, 1594- 
1599; Rusquec ihuellan, Rusquec izellan, 1539, auj. le haut et 
bas Ruchec, en Saint- Caradec-Trégomel, Morbihan (Rosenzw., 
Dict. top.). 

lud (4), iud, ied, iez : lud-huarn, Cart. Kempereleg,, p. 77, 
XIII'' siècle — lud-luant, ibid., p. 41 — lud-louen, ibid., p. 44 — 
ledecael (5), Cart. Kempereleg., p. 28, ledecaelou, Cart. Coris., 
9892, fol. 73 ro, 1336, Geziquael (Quaer), chart. de Beauport, 
1256; Gedegou (6), abbaye de Lanvaux, 1182-1202 — luthael (7), 
Cart. Kempereleg., p. 34; ludel, ibid., p. 50; luzel, abbaye de 
Lanvaux, 1435 — luzon (8) : Lan-iuzon, XII^ siècle, auj. 
Lannuon en Gourin, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.) — Lann- 
izgat, Cart. Coris., 9890, fol. 50, XIV^ siècle, auj. Lanniscat 
(Côtes-du-Nord) — Ker-iezcant (9), 1447, Kerican, village en 
Grand-Champ (Rosenzw., Dict. top.). 

lun : lunargant (10), nom de femme, Cart. Kempereleg., p. 37; 
lun-harchant, nom de femme, Can. saint Yves, p. 290 — lun- 



(1) Transformé en Saint-Aignan, canton de Cleguerec (Morbihan). Dans la 
même commune, on trouve un sant-Ignaiv ou Imam qui reproduit exactement 
le luniavns de la vie de saint Samson : on en a fait Saint-Ignace ! 

(2) Serait probablement en vieil armoricain lou-hoiarn, 

(3) Cette forme dénonce une tentative de fausse étymologie. Ylisjjloe est le 
même personnage qu'Ylispoe et Irispoe. Voir Erisjjoe, vieil armoricain, chartes. 

(4) Voir iud, vieil armoricain, chartes. 

(5) Voir ludlcael, vieil armoricain, chartes. 

(6) D'où Jegou, Jego, nom d'homme aujourd'hui fort commun ; il n'a rien à 
faire avec Jagu. 

(7) Aujourd'hui en vannetais breton Jutél ou Juhel. 

(8) Indoii, vieil armoricain, chartes. 

(9) Voir argant, vieil armoricain, chartes. 

(10) lud-cant, vieil armoricain, chartes. 



— t2i6 — 
goraarch, Cart. Kempereleg., p. 29 — Lan-iunen, village en 
Beuzec-cap-sizun, Cart. Coris., 9890, fol. 7 r", 1249 — Saint- 
lunan, 1473, auj. Saint-Zunan! en Riantec, Morbihan (Rosenzw., 
Diet. top.) — lunou, Cart. Kempereleg., p. 44. 

Lagad œil : Caer-lagad (1), Cart. Kempereleg., p. 33 — Lagadoc, 
Cart. Coris., 9891, fol. 42 v», XIV^ siècle; terra an Lagadeuc, 
ibid., fol. 40 v», XIV^ siècle — G. dictus Lagad-ley, Cart. de 
Prières, 1274. 

Laharou (Run-), village en Briziac, Cart. Coris., 9890, fol. 4 \o, 
1249, auj. Rulazarou. 

Lamberz (Ker), forme bretonne de Lambert, Cart. Coris., 9892, 
fol. 1 \o, 1348 (Voir la note à Andolf). 

Lan (2) : Lan-deguennoc, Cart. Coris., 9890, fol. 4 ro, 1236, auj. 
Landevennec — Landuygan (Voir Tujan), Cart. Coris., 9890, 
fol. 50, 1368 — Lan-dudec (Voir Tutj — Lan-baban, Cart. Coris., 

9890, fol. 50, 1368, auj. Lababan, en Pouldreuzic, arrondissement 
de Quimper — Lann-edern, Cart. Coris., 9890, fol. 50, 1368, 
auj. Lannedern, arrondissement de Châteaulin — Lan-guezenoc, 
près Quimper, Cart. Coris., 9890, fol. 4 v°, 1249 — Langonet, 
ibid., auj. Langonnet (Morbihan) — Lanros (Yv. de), Cart. Coris., 

9891, fol. 48 v», 1379 — Lan-rieuc, Cart. Coris., 9890, fol. 50, 
1368, auj. Lan-riec, près Concarneau — Lanhydron (Voir hydron) 

— Ploe-lan (Voir ploe) — Cazlan {= Catlan), 1387, auj. Calan, 
près Plouay, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 

Laz (3) : Eon Lascoet 1321, arch. Bizeul,bibl. municip. de Nantes 

— Filius dicti Lasbleys, Cart. de Prières, 1277. 

Lazr (4) voleur : Ker en lazre 1441, en Baud, Morbihan (Rosenzw., 
Dict. top.) — Latdrun, XIP siècle, auj. Ster-Laer ou Ster-Laeron, 
ruisseau, affluent de l'Ellé, plus connu sous le nom d'Inam 



(1) Aujourd'hui probablement Kerlagad, en Moelan, près Qaimperlé. 

(2) Voir lan, vieil armoricain, chartes. 

(3) Cï. lathl vieil armoricain, chartes; lazarazr manche de charrue {Cathol.). 
Dans las bleys, las est sans doute identique au gallois lladd tuer, armoricain 
laza : las bleys le tueur de loup. Pour Lascoet, cf. Lathoiarn, vieil armoricain, 
chartes. 

(4) Voir latr, vieil armoricain, chartes; cf. Ladron dans l'ile d'Ilur, golfe du 
Morbihan. Pour dr, voir Cazdre, Pezdron. 



— 1\1 — 

(Rosenzw., Dict. top.) — Poul-Lazron (1) (crucem), en Guérande, 

Cart. de Prières, 1422. 
Lein le haut, le sommet : villa Lein (2), en Scazr (Scaer), Cart. 

Coris., 9891, fol. 40 v, XIV^ siècle. 
Lem, chart. de Beauport, p. 123, 1246; Laem, p. 201, 1277; Levé, 

Can. saint Yves, p. 160, auj. le Leiî, affluent du Trieux (Gôtes- 

du-Nord). 
Len lac, étang : Len-moloc, village en Briziac, Cart. Coris., 9890, 

fol. 4 v», 1249 — Len-bily 1413, auj. Lambily, en Taupont, 

Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 
Les (3) : Les-Cleruc, villa, Cart. Kempereleg., p. 81 — R. de 

Lesgran, Cart. Coris., 9892, fol. 34 r", 1327. 
Letbran (4), Cart. Kempereleg., p. 'Ï2. 
Levenez (5), nom de femme : Cart. Coris., 9892, fol. 10 v% 1331; 

Leguenez, ibid., fol. 30 v^, 1335 (Voir Bre-levenez). 
Leyan (6) : Trev-leyan 1387, Treffléan, près Vannes (Rosenzw., 

Dict. top.). 
Liorz (7) jardi7i : an Lyorz coz, chart. Lestiala, 1431 (Voir is); 

an iyorzou, ibid., 1447; Parc an luorz, Morlaix, archives Hôtel- 
Dieu, fol. 12, 1497. 
Liosuc (8) : Cart. Kempereleg., p. 29 v^. 
Loc (9) : Loc Deugui (Voir Devy melaer), Locmellec 1455, auj. 

Nomelec en Surzur, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 
Loch marais, étang : Loch-ezeou, Cart. Coris., 9890, fol. 27 r°, 

1337. 
Lodnic (10) (Caer), en Briziac, Cart. Coris., 9890, fol. 4 v", 1249. 
Loei veau : 1 juvencam et 1 loeis, chart. de Beauport, p. 118, 1247. 



(1) D y a aujourd'hui encore trois ou quatre villages dont le premier terme 
est lein en Scaer (Lein et nein dans Le Pelletier). 

(2) Voir lin, vieil armoricain, chartes. 

(3) Voir lis, vieil armoricain, chartes. 

(4) Voir let, vieil armoricain, chartes. 

(5) Voir louuinid, vieil armoricain, chartes. 

(6) Voir laian, vieil armoricain, chartes. 

(7) Pour le second terme ^o?'r de liorz, voir buorth, vieil armoricain, chartes. 

(8) Voir lios, vieil armoricain, chartes. 

(9) Voir Loc, vieil armoricain, chartes. 

(10) Cf. gallois llnàn, armoricain moderne loen animal, armoricain moyen lozn. 



— t218 - 
Loes (1) : Gur-loes (Voir Gur) — Loescant, Cart. Kempereleg., 

p. 72, 1082 — Loescum, ibid., p. 36 — Loes-huarn ihid., p. 25; 

Loshouarn, Cart. Coris., 9891, fol. 39 v°, XIV" siècle, Losoarn (2), 

ibid., fol. 42 vo, XIV" siècle — Loesed, Cart. Coris., 9891, fol. 41 

r", XlVe siècle. 
Lon, len (3) (Voir Aethlon, Gradlon, Kergoallen, Riuallon). 
Lor : Louenan Lor, Cart Coris., 9891, fol. 41 r», XIV^ siècle. 
Louarn (an) (4), Can. saint Vinc. Ferr., p. 279. 
Loudour (an) (5), Cart. Coris., 9891, fol. 39 v», XIV^ siècle; an 

Lodor, ibid., fol. 43 r», XIV^ siècle. 
Louenan (G), Cart., Kempereleg., p. 48; Louenan, Cart. Coris., 

9890, fol. 10 r», 1246; Loguenan, Cart. Coris., 9892, fol. 20 r», 

4340. 
Lussuzguen (G. de), Cart. Coris., 9892, fol. 25 r°, 1333. 
Luuet (Caer-) (7), Cart. Kempereleg., auj. Kerlud en Locmariaquer 

(Rosenzw., Dict. top.) — Luet-huarn, Cart. Kempereleg., p. 91. 
Mael, mel prince, chef : Mael-scuet, Cart. Kempereleg., p. 44 — 

Maelogon, ibid., p. 25 — Mel-veu, chart. de Beauport, p. 51, 

1202 — Melguen, Cart. Coris., 9890, fol. 50, 1368, auj. Melguen 

— Arth-mael, Menez a mael (Voir ar^amael, menez). 
Maen, men pierre : Maen, nom de femme, Cart. Coris., 9892. fol. 

.58 r", 1.321 — Kemenet-maen (Voir cemenet) — Maen-gi, Cart. 

Kempereleg., p. 36 — Maen-fmit (8), ibid., p. 67 — villa 

Maenhir, 1270, villa Menhir 1252, Cart. de Prières — Maes maen- 

guen, chart. Lestiala, 1447, maes menguen, ibid., 1436, maes 

mynguen et meinguen, ibid., 1389. 
Maeoc (9): Santus Maeocus, Cart. Coris., 9890, fol. 50, 1368, 

auj. Saint-Mayeux (Gôtes-du-Nord) — Treff-maeheuc, ibid., auj. 

(1) Voir loifs, vieil armoricain, chartes. 

(2) Existe aujourd'hui sous la forme LuufJioiiarn, dans le pays de Quimpcr et 
ailleurs {ch français). 

(3) Voir lon, vieil armoricain, chartes. 

(4) Voir loKnern, vieil armoricain, chartes. 

(5) Cf. armoricain moderne loudovr malpropre. 

(6) Voir lonnen, vieil armoricain, chartes. 

(7) Cf. liuuet, vieil armoricain, chartes. 

(8) Écrit maenfimt par M. Maître. Le nom énigmatique de Finit existe 
encore dans un nom de lieu : Ker-anjinit en EUiant. 

(9) Voir Jlaloc, vieil armoricain, chartes. 



— 219 — 

Tremeoc, arrondissement de Quimper — Les-mayec 1416, auj. 

Lesmaec (prononcez Lesvec) en Locmalo, Morbihan (Rosenzw., 

Did. top.). 
Maer, du latin major : Manez an maer 1416, auj. Manermaire 

(prononcez Manermer) en Locmalo, Morbihan (Rosenzw., Dict. 

top.). 
Maes, mes, meas champ : Caermaes, Cart. Kempereleg., p. 24 

— Maes-myniqui, Cart., 9892, fol. 81 r°, 1336, la lue Mesminihy 
en Quimper — Mes kernilis. Mes kerdavid (champs), chart, 
Lesliala, 1478-1495; Meas an Rohio, Morlaix, archives Hôtel-Dieu, 
fol. 28, 1497; an meas hyr, an Meas liou, chart. Lestiala, 1594-1599. 

Magoaerou (1) murailles: Le Magoaerou 1416, auj. Magoro en 
Priziac, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.) — Caer mogaer en 
Cozon, Cart. Coris., 9890, fol. 2 v», 1228 — Moguer an princi- 
pater, chart. Lestiala, 1480-1509. 

Maguer (E. dict us an) qui nourrit, Cart. Coris., 9891 , fol. 39 v», 
XIYe siècle. 

Manach moine : an manacdy, le monastère, Cart. Kempereleg., 
auj. Pont-manety en Guiscriff (Morbihan) — Rivallon dict. Monach, 
Cart. Coris., 9891 fol. 39 r», XIV^ siècle — Loch-menech 1008, 
Locmine 1273 (Locus monachorum 1387), Lomenech 1406, auj. 
Locminé (2), Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 

March cheval : March-guethen, Cart. Kempereleg., p. 27; Poul- 
Marchguezen 1430, en PloerJut, auj. Poulmarvezen (3) (Rosenzw., 
Dict. top.) — Marhec, Cart. Coris., 9891, fol. 15 v», 1362 (Voir 
Ken-maroc, Guymarch, Guyhomarch). 

Marzin, du français Martin ou d'un bas-latin mârtinus, Cart. 
Coris.,9892, fol.42ro, 1348. 

Mat, mad bon : Mades, femme, Cart. Coris., 9892, fol. 58 v», 1323 

— Materran? Cart. Coris., 9892, fol. 13 v», 1319; Maderan, 
Morlaix, archives Hôtel-Dieu, 1497 — Matret, Cart. Coris., 9891, 
fol. 41 r», XIY« siècle — Menez-madezou (4) 1430, Menez madezoy 



(1) Voir 3lacoer, vieil armoricain, chartes. 

(2) On prononce Logunèc'h ou Lognnic'h. 

(3) On prononce Potilmarveti. Rosenzweig a écrit à tort Ponlmarzeven. 

(4) Voir Mat-nedoe et Mat-bidoe, vieil armoricain, chartes; cf. Kermadehoy, 
en Pleumeur (Morbihan) 



— t220 — 

1434, Menemade en Priziac, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.); Joh. 

Ker-madeze, Morlaix, archives Hôtel-Dieu, fol. 56, 1497. 
Mathalon, Évêchés de Bretagne, par G. de Bourgogne et A. de 

Barthélémy, VI, p. 128, 1100, acte rédigé au XIII" siècle; Mazalon, 

Cart. Coris., 9890, fol. 50, 1368, auj. Mahalon, arrondissement de 

Quimper. 
Mau (1), Kaer an Mau, 1315, auj. Kermaux en Saint-Thuriau ; 

Kaermavyc 1282, auj. Kermavic en Languidic, Morbihan 

(Rosenzw., Dict. top.). 
Maucazre, Can. saint Vinc. Ferr., p. 13 — Mauchuff, Cart. Coris., 

9891, fol. 38. 
Maut bélier .- G. an maul, Cart. Coris., 9892.. fol. 55 r», 1336; fol. 

50 vo, 1314 (G. arietis). 
Melaer (Loc), XII« siècle, auj. Locmener, dans l'île de Croix (Ro- 
senzw., Dict. top.). 
Mellionuc villa, Cart. Kempereleg., p. 77, XIII'' siècle, auj. Er 

Velionec en Belz (Morbihan). 
Menez (2) montagne : Menez a mael 1391, auj. Manermaire en 

Ploërdut (Morbihan); manez an maer 1416, Manermair en Loc- 

rnalo; Menezanbec, XVl'^ siècle, auj. Manerbec en Persquen; 

Menez-tirec 1403, Mane-Tiret enBranderion (Rosenzw., Dict. top.); 

Manez Haelou 1401, près Auray, archives d'Ille-et- Vilaine, prieuré 

deLocoal, fonds Saint-Sauveur-de-Redon. 
Ment quantité, grandeur : Guen-ment, nom de femme, chart. Les- 

tiala 1431. 
Merzer martyr, 1337, Le Merzer, archives Loire-Inférieure, trésor 

des chartes — Les-merzer 1422, Lismerzel 1454, auj. Limerzel, 

Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 
Metlan ou Mezlan 1282, auj. Meslan (3), Morbihan (Rosenzw., 

Dict. top.) - Mezle, Cart. Coris., 9890, fol. 50, XIV^ siècle, auj. 

Mael-Carhaix (Côtes- du-Nord). 
Mezard, Médard : pons Mezardi, Cart. Coris., 9892, fol. 6 v, 

1348. 



(1) Armoricain moyen mat/ agile, armoricain moderne mao enjoué, actif, 
gallois maw aimable, simple (Owen Pughe), ou *mau serviteiu', d'où meveU 

(2) Voir monid, vieil armoricain, chartes. 
(3; On prononce mèlan ou melon. 



O'il 

Meur (1), muer, mer grand (Voir Frut, Pen); an maes meur, 
chai t. Lestiala, 1431 — Ploe-muer, Cart. Coris., 9890, fol. 50, 
XlVe siècle, auj. Plomeur, arrondissement de Quimper. 

Meurzin (2) (Ker), en Kerfeunleun, Cart. Coris., 9891, fol. 48 r", 
1379, auj. encore Ker-Meurzin. 

Milbeu (3) : terra an milbeu en Scazre, Cart. Coris., 9891 , fol. 40 v, 
XlVe siècle. 

Minihi refuge, asile : Cart. Kempereleg., p. 27; miniki, ibid., 
p. 32. 

Moalch merle : villa Moaic 1282, auj. Keroualch en Meslan; Les 
moualli 1367, Les ouffalch 1411, Les moalch 1432, auj. Lezevarch 
en Merlevenez, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 

Moann (4) mince, Cart. Kempereleg., p. 41. 

Moeiic dérivé de moel (5), moal chauve : Moaellic, Can. saint Vinc. 
Ferr., p. 183; Alain Le Moeiic, chart. Lestiala, 1458. 

Mohoiarn (6), fonds du prieuré de Malestroit, archives du Morbihan 
vers 1130 — Cf. Tremehouarn 1426, auj. Tremoar en Berric 
(Rosenzw., Dict. top.). 

Molff (7) (Saint) 1421, auj. Saint-Nolff, Morbihan (Rosenzw., Dict. 
top.); Cf. Saint-Molvan en Claguerec. 

Monezheiden, nom de femme, Cart. Coris., 9892, fol. 81 vo, 1336. 

Mor mer (Voir armor}; Lanmor, Cart. Coris., 9890, fol. 11 v°, 
1246 — Plo-morcat, vie de saint Gildas de Rhuys (Voir vieil armo- 
ricain, Vies des saints), auj. Plumergat (Morbihan) — Ker-morgat 
en Plougaznou (Finistère), Morlaix, archives Hôtel-Dieu, fol. 26, 
1497 — Morgant (Lan), Cart. Kempereleg., p. 42 — Mor-gaz, 

(1) Voir mor, vieil armoricain, chartes. 

(2) Dérivé probablement de ?neyrz = latin mârti-. H est peu probable que Veu 
représente un son e sourd bref, auquel cas on aurait pu songer à la ville galloise 
de Caer-f}Tddin {myrddln ^ mari-dunnm), Carmarthen. 

(3) Cf. gallois milfyw la petite chélidoine. 

(4) Vannetais moen. 

(.5) Voir mvel, vieil armoricain, chartes. 

(6) Il se pourrait que ce nom fût composé d'hoiarn et du pronom possessif 
mo, vannetais ?iie, léonard ra; voir la note à to, vieil armoricain, chartes. Ce 
serait, en Armorique, un exemple tout à fait isolé de cette formation. 

(7) Le chapitre de Yunnes, en 1374, l'a transformé en sanctits Majoltis, et on 
y honore actuellement saint Maveul 1 Pour le sens de molff, cf. irlandais moderne 
molmha (prononcez molra) loué, vanté, dérivé de la racine qui a donné en ar- 
moricain Diciill et en gallois moli louer. 



— 22'2 — 

Cart. Coris., 9892, fol. 34 ro, 1327 — Morpennec (Riuallon), Cart. 

Coris., 9892, fol. 12 r", 1337 — Morvan, Cart. Coris., 9892, fol. 

39 \o. 
Motreff, Cart. Coris., 9890, fol. 50, XIV^ siècle, auj. Motreff près 

Carhaix. 
Moustaer. moustoer, du français moustier, monastère : Moustaer- 

Ryaval 1315, Le Moustoir eu Malguénac (Morbihan); Kaer en 

Mostoer 1037, Le Moustoer en Plouhinec (Morbihan) ; Moustoer- 

Babae 1426, auj. Moustoir-Babu en Ploërdut, Morbihan (Rosenzw., 

Dict. top.). 
Nan, Cart. Coris., 9891, fol. 38 v, XlVe siècle. 
Nazrez serpents (1) : Kernazrez, chart. Lesliala, 1447. 
Nedelec (2) Noël, chart. de Beauport, p. 172, 1266. 
Neguell (3) (Voir Kerneuguell et Ploekaerneguell). 
Neguezell, dans Ploeneguezell, Cart. Coris., 9890, fol. 43 v°, 

XIV" siècle, auj. Plounevezel, arrondissement de Châteaulin. 
Negueth, Nevez (4) : ecclesia de Negueth, Cart. Coris., 9890, 

fol. 10 vo, 1240; Nevez vicaria, Cart. Coris., 9891, fol. 24 v», 1296, 

auj. Nevez, arrondissement de Quimperlé — Ploe-neuuez en Fou, 

Cart. Coris., 9890, fol. 29 v", XIIP siècle, auj. Plounevez-du-Faou 

arrondissement de Châteaulin. 
Neidin 1253; Neizin 1254, aujourd'hui Naizin, Morbihan (Rosenzw., 

Dici. top.) (on prononce Nain). 
Nemet, Neved : Nemet silva (5), Cart. Kempereleg., p. 25; 

Caznemed, Cazneved (Voir Cat). 
Nerth, Nerz force (Voir Doenerth). 
Nevenoe (Voir Numenoe). 
Nez nid : Mabilia de Bot-Nezgat, Cart. Coris., 9892, fol. 30 v», 1329, 

auj. Bonnescat en Plogonnec, arrondissement de Quimper; 



(1) Cf. le substantif gallois nadredd ou l'adjectif neidraidd comme un ser- 
pent; l'armoricaiu actuel aer, èr, èl, est pour naer ^= nazr, nadr; c'est Vti final 
de l'article annazr qui a amené cette méprise de la langue. 

(2) Voir notolie, vieil armoricain, chartes. 

(3) Probablement de la même racine que nevez (nen-cU = *novillos ou *no- 
vellos). 

(4) Voir nouuid, vieil armoricain, chartes. 

(5) Forêt qui existe encore en partie en Plogonnec, canton de Douamenez 
(Finistère). Voir Nimet, vieil armoricain, chartes. 



— '■lis — 

Bonnezgat (J.), chart. Lestiala, 1458 — Adeline de Neizbran, Cart. 

Coris., 9892, fol. 7 r», 1325 — Neyzbran 1283, auj. Névran en 

Silfiac, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 
Ninmon, Cart. Coris., 9890, fol. 31 r", XIII^ siècle; Kaer nynuon, 

ibid., fol. 6 r», 1227. 
Noec : Castel-Noec (1) 1066, Castrum Noicum 1125, Castrum Noyec, 

1387, auj. Castennec en Bieuzy, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 
Noezr : Riuallon an Noezr, Cart. Coris., 9892, fol. 31 r», 1337. 
Numenoe villa, Cart. Kempereleg., p. 54; Neuenoe (P.), Cart. 

Coris., 9892, fol. 30 r", 1335. 
Nuz (2) ; Yv. Ker-nuz, chart. Lestiala, 1459. 
Odeth, Cart. Coris., 9890, fol. 2 r», 1228, l'Odet, rivière qui se joint 

au Teyr, auj. Sler à Quimper (Voir Cemper). 
Onuen (3), nom de femme, Cart. Coris., 9890, fol. 31 r^, XIII^ siècle, 

Onguen, Cart. Coris., 9892, fol. 68 v% 1315. 
Orven, nom de femme, Cart. de Prières, 1266; Orguen, chart. de 

Beauport, p. 188, 1271, 1068-1085. 
Ouregon (4), nom de femme, Cart. Coris., 9890, fol. 9 r», 1249; 

Ouregann, Cart. Coris., 9891, fol. 38 v", XIV^ siècle; Oureguen, 

ibid., fol. 39 v, XIV'^ siècle; Oreguen, Cart. Coris., 9892, fol. 8 r", 

1336. 
Paen (5) (Kar), 1270, la Ville-Pain en Saint-Gonnery, Morbihan 

(Rosenzw., Dict. top.). 
Parefarth, perefarth (6) quart, Cart. Kempereleg., p. 27 : 

hanter minol kerch et parefarth, ibid., perefart (p. 28, hanter 

qiiarturun frumenti), auj. palevarz, vannetais palevarh. 
Pasquezen (7), Cart. Coris., 9892, fol. 58 v°, 1323, 
Pauthouat, nom de femme, Cart. Coris,, 9892, fol, 75 r", 1348; 

Paothoat, Paotoat, ibid., fol. 58 v°, 1323. 



(1) Sur l'emplacement de la station romaine de Siilis. 

(2) Gallois Kudd, irlandais Ntiada = nôdens. Voir la note à nodent, vieil ar- 
moricain, chartes. 

{?>) Voir la note à Omgnenn, vieil armoricain, chartes. 

(4) Oreguen et Our-ken, vieil armoricain, chartes. 

(5) En 1265 villa Pagani. La forme bretonne a été probablement empruntée 
au français et non directement au latin. 

(6) Voir Petorritum, vieux celtique, noms gaulois tirés des écrirains anciens. 

(7) Voir Pasc-nueten, vieil armoricain, chartes. 



— 2i>4 — 

Peleterien pelletiers : Ker an peleterien 4413, Ker an belelerian 1432, 
auj. Kerbeterien ou Kerbeterian en Ploërdut, Morbihan (Rosenzw., 
Dict. top.). 

Pemdez chaque jour : Yvo dictus Pemdez, Cart. Coris., 9892, 
fol. 41 v°, 1348. 

Pen tête, bout, extrémité : Pen-bezu, lieu, en Noyal-Pontivy, 1267 
(Rosenzw., Df et. top.) — Alanus dictus Pennharz, Cart. Coris., 9890, 
fol. 33 v — Pengam (E. dictus), Cart. Coris., 9891, fol. 39 v°, 
XlVe siècle — Penhuet, Cart. de Prières, 1282; G. Penquet, ibid., 
\111; Penquoet en Ploegoneuc, Cart. Coris., 9892, fol. 19 r», 1325, 
auj. Penhoat en Plogonnec près Douarnenez — Penkaer-Lesquoet 
1429, auj Penher-losquet en Pluvigner, Morbihan (Rosenzw., Dict. 
top.) — Penoroall, Cart. Coris., 9892, fol. 59 r°, 1323 — Pen- 
styffyen, Cart. Coris., 9890, fol. 50, XIV^ siècle, auj. Pestivien 
(Côtes-du-Nord) — Pen-ret, auj. Perret, voir pen, vieil armoricain, 
chartes. 

Penguenn (1) : deux penguemies de terre ou champ nommé 
an dachen leiz, chart. Lestiala, 1463-1475; troys penguens, ibid., 
1539-1587; deux penguens, ibid., 1436-1447. 

Pezran (Loc), 1423, Loperan 1446, auj. Port-Louis, Morbihan 
(Rosenzw., Dict. top.); Tribus Petrani (2), Cart. Coris., 9890, 
fol. 4ro, 1236. 

Pezron : Poul-pezron, Cart. Coris., 9892, fol. 56 v», 1301 — 
Ker-pezron 1363, Kerbezron 1391, auj. Kerberon en Plumergat, 
Morbihan (Rosenzw., Dict. top.) — Pezdron (3), Cart. de Prières, 
1484, Can. saint Vinc. Ferr., p. 247. 

Permet milieu (4), Cart. Kempereleg., p. 39. 

Perz (5) : Perzquen 1387, auj. Persquen, Morbihan (Rosenzw., Dict. 
top.), prononcez Perhken ou Perken. 

(1) Pour pengenn. Le dictionnaire de Le Gonidec le traduit par .nllon, ou 
planche, petit espace de ten-e plus long que large où l'on fait venir des légumes, 
herbages, etc., et aussi par arj)e7it ou. journal : c'est ce dernier sens qu'il paraît 
avoir ici. 

(2) Voir Petran, vieil armoricain, chartes. 

(3) Pour ;;/•. dr, donnant sporadiquement zr, zdr, voir cazr. Pezdron est au- 
jourd'hui Pedron, nom assez commun à l'est de Vannes. 

(-1) Yoii 2fermet, vieil armoricain, chartes. 
(.^) Voir Pert, vieil armoricain, chartes. 



— 225 — 

Pinuizic riche : Cart. Coris., 9891, fol. 48 rû, XIV-^ siècle. 

Pleizben: Cart. Coris., 9891, fol. 4 r», 12G7, auj. Pleyben (Finis- 
tère). 

Ploeu, ploe (1) : Ploe-mur, Cart. Kempereleg. , p, 53 (Pleumeur, 
Morbihan) — Ploeu-sulian, Cart. Kempereleg., p. 73, XIII^ siècle 
(Plusulien) — Ploecuuan (Voir cuuan) — Ploedrosic, Cart. Coris., 
9890, fol. 10 r°, auj. Pouldreuzic, arrondissement de Quimper — 
Ploegofi; Cart. Coris., 9891, fol. 49 v", 1379, auj. Plogoff, arrondisse- 
ment de Quimper — Ploemadiern, Cart. Coris. , 9890, fol. 7 v«, 1223, 
auj. Plomodiern, arrondissement de Quimper — Ploeneiz, Cart. 
Coris., 9891, fol. 49 vo, 1379 — Ploeneor (2), Cart. Coris., 9890, 
fol. 29 v, XIIP siècle, auj. Ploneour, arrondissement de Quimper 

— Ploetheuet, Cart. Coris., 9898, fol. 2 v», 1220, Ploezeuet, Cart. 
Coris., 9891, fol. 24 v", 1296, auj. Plozevet, arrondissement de 
Quimper — Ploezinet (3), Cart. Coris., 9891, fol. 36 r", 1300, auj. 
Plouhinec, arrondissement de Quimper — Ploi-adgat (Voir adgat) 

— Ploe-lan, Cart. Coris., 9890, fol. 50, 1368, auj. Poullan près 
Douarnenez — Ploeozvan, ibid., auj. Plovan, arrondissement de 
Quimper— PloebanazUeuc, ihid.^ auj. Plobannalec, arrondissement 
de Quimper — Ploemeryn, ïbid., auj. Plomelin, arrondissement de 
Quimper — Ploekaerneguell, manuscrit Ploekaerguenell, ibid., 
auj. Plouguernével (Côtes-du-Nord) — Ploezestcaelleuc, ïbid., auj. 
Plusquellec (Côtes-du-Nord) — Pleguin, ibid., auj. Plevin, près 
Carhaix — Ploegrauch, auj. Plourac'h (Côtes-du-Nord) — Ploe- 
longuen, ïbid.^ auj. Poullaouen, arrondissement de Châteaulin — 
Ploeye, ibid., auj. Plouyé, arrondissement de Châteaulin — 
Ploemeguen, ïbid., auj. Ploeven, arrondissement de Châteaulin 

— Ploegastell, ibid., auj. Plougastel-Saint-Germain, près Quimper 

— Ploeneguezell (Voir Neguezell) — Ploe-rimael, Cart. Coris., 
9891, fol. 44 r», 1368; 9890, fol. 50, 1368, auj. Plonivel, arrondis- 
sement de Quimper (Ploenyvel dès 1540, archives des Côtes-du- 



(1) YoÎT pluiv, vieil armoricain, chartes; en premier terme, ce mot devient 
une sorte de proclitique qui subit d'assez nombreuses altérations (plo, jJ^oii, pieu, 
plu) dépendant en grande partie de la voyelle de la syllabe qui suit (Pleu-meur, 
Plu-f ur, Pluvigner). Accentué et indépendant, ce mot a la forme ploxié. 

(2) Voir Eneguor, vieil armoricain, chartes. 

(3) Cf. hidinuol vieil armoricain, chartes (Ploe-hidinuc, Plouhinec, Morbihan). 

15 



— 226 — 
Nord — Pen-en-ploe 1442, Pen-er-bloué, XYII" siècle, auj. Sainte- 
Barbe-en-Plouharnel, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 

Po, pou (1), du latin pâgus : Po-kaer (pagus castri) (2), Cart. Kempe- 
releg., p. 45; Pochaer, ïbid., p. 39; Pochaer, Cart, Coris., 9890, 
fol. 6 r°, 1216; Pocchaer, ihid., 4 \o, 1236; Poher, Archives d'Ille- 
et-Vilaine, fonds Saint-Sulpice, liasse 89, 1152 — Carnoet-Pohaer, 
Cart. Coris., 9891, fol. 24 v°, 1296, auj. Carnoet (Côtes-du-Nord), 
dans l'ancien pagus de Caer (Pohaer), chef-lieu Carhaix — Poe (3) 
Carnoet, Cart. Coris., 9890, fol. 6 r», 1216 (Banadloc in poe 
carnoet) — Pomorit (Will. de), Cart. Coris., 9890, fol. 8 r", 1244; 
Pemerit (4), ihid., fol. 50, XIV^ siècle — Pumurit, Évêchés de 
Bretagne, p. 128, 1160 (rédaction du XlIIe siècle); Pomoroit, Po- 
morit (5), chart. de Beauport p. 198, 1273 — Pou-bels (6) 1037 
(pagus qui dicitur Beels 1029), chef-lieu Belz, arrondissement de 
Lorient, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 

Poez (7) cuit, chaud : Garzpenboez 1461, village en Bignan, auj. 
Caspenboih (R^osenzw., Dict. top.). 

Porth, port port, cour à l'entrée d'une maison : Portangoaraguer, 
XV« siècle, auj. Borgrouaguer en Palais, Belle -île, Morbihan 
(Rosenzw., Dict. top.) — Porz-piz 1406, auj. Porpic en Saint- 
Gonnery, Morbihan de langue française (Rosenzw., Dict. top.) 
— Portzbriendo, XYII^ siècle, auj . Propriando en Ploeren, Mor- 
bihan (Rosenzw., Dict. top.). 

Porthoed (8) (plèbe nova in), Cart. Coris., 9890, fol. 2 v», 1242, 
auj. Plounevez-Porzay, arrondissement de Châteaulin (Finistère); 
pagus Porzoed, Cart. Coris., 9890, fol. 30 v% X1II« siècle; 
Porzoez, Cart. Coris., 9891, fol. 34 r», 1267. 



(1 ) Voir 2}oii, vieil armoricain, chartes. Accentué et indépendant, ce mot se 
trouve encore aujourd'hvxi sous la forme ^om .• Le Pou, en Lignol (Morbihan), 
prononcez er 2^on: Proclitique, il devient 7^0, peu, pe, 

(2) Pour rétendue de ce pagns dont le chef-lieu était Carhaix, voir A. de la 
Borderie, Anniiaire historiqve et archéologique de Bretagne, 1861, p. 152. 

(3) Poe indique ici probablement une prononciation jjen. 

(4) Aujourd'hui Pcumerit, arrondissement de Quimper. 

(5) Pommerit-le- Vicomte ou Pommerit-Jaudy (Côtes-du-Nord). 

(6) L'étonnant chapitre de Vannes en a fait Pvnt-Bels dès 1422, d'où l'archi- 
diaconé de Pont-Belz. 

(7) Y oir poeth, vieil armoricain, chartes. 

(8) Paraît être un pluriel en oez (gallois oedd) de portJi. 



— 227 — 
Posteuc(l), Cart. Coris., 9891, fol. 40 r», XIV« siècle; Postuec, 

ibid., fol. 38, XlVe siècle. 
Poul mare : Poul-cofîov, lieu près Quimper, Cart. Coris., 9892, 

fol. 9 ro, 1338. 
Poyll (2), Cart. Coris., 9891, fol. 40 v», XIV« siècle. 
Pritgual (3), Cart. Kempereleg., p. 34. 
Prigent (4) (Even), Cart. Kempereleg., p. 42. 
Puch (5) : luo Puchuezle, Puch e huezle (Voir he). 
Pyllae (6) (Pùuallon dictus), Cart. Coris., 9891, fol. 38 v, XIV^ siècle. 
Rac devant, avant, préfixe et préposition : Rachaer, Cart. Coris., 

9892, fol. 26 ro, 1333; an Rakaer, Cart. Coris., 9892, fol. 5 v°, 

1314, faubourg de Quimper. 
Radenec, de raden fougère : Mouster en Radenec 1182-1202, 

abbaye de Lanvaux, Mouster-Radennac en 1387, dont on a fait 

Moustoirac (Morbihan). 
Ran (7) part, parcelle, division : Ran-cornuc, XII« siècle, auj. 

Ran-gornet en Marzan, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 
Rat : Rat-frid, Cart. Kempereleg., p. 39; Ratguethen, ibid., 

p. 36. 
Ret (8) ; Rethcand, Cart. Coris., 9890, fol. 7 v», 1223; Redgand, 

ihid., fol. 8 r°, 1228 — Redoret, prieuré de Saint-Martin-de-Jos- 

selin, 1116 — Matret, Berth-ret (Voir wat, berth). 
Res (9) : Resguethen, Cart. Kempereleg., p. 79, XIII*^ siècle — 

Resou, ibid., p. 38. 



(] ) Gallois et armoricain post pilier, et au figuré soutien, colonne, 

(2) Cf. armoTlcaJyn j)oell raison, réflexion, gallois 2)mjll. 

(3) Yoirjjrit, vieil armoricain, chartes. 

(4) Vieil armoricain Frit-gcnt, Prlt-ient. 

(.5) Puch, Tpent-êtve VarmoTicain 2>evc'h, peoc'h paix. 

(6) Cf. gallois pilai phalène, papillon de nuit. L'y a ici la valeur d'un i, comme 
presque toujours d'ailleurs dans nos chartes. 

(7) Donné comme masculin dans le dictionnaire de Le Gonidec, mais féminin 
en gallois et aussi en armoricain, jusqu'à une époque tout à fait moderne, 
comme le prouve le traitement des consonnes initiales des mots qui suivent raji 
en composition. Il est même permis de douter qu'il soit aiijourd'hui masculin; 
au moins ne l'est-il que sporadiquement. Grégoire de Eostrenen le donne comme 
féminin : Cahout ar rann vras avoir le gros lot; voir Dictionnaire français- 
breton, au mot lot. Dom Le Pelletier également : diou rann deux parts. 

(8) Voir rit, vieil armoricain, chartes. 

(9) Voir Ris, vieil armoricain, chartes. 



— 228 — 

Rest (1) (Voir tezael). 

Reth (2) : Rethian, Cart. Kempereleg., p. 37. 

Ri roi, chef : Riarthou, Cart. Kempereleg., p. 37 — Moustaer 
Ryaval (Voir Moustaer) — Treu Ridiern, Cart. Kempereleg., p. 45 
— Ploe-rimael ecclesia, Cart. Coris., 9891, fol. U, 1368 — 
Rimelen, Cart. Coris., 9892, fol. 80 v% 1321; Riuelen, Cart. 
Coris., 9890, fol. 8 r», XIII^ siècle — Riuallazr (saint) (Voir 
gualatr) — Riuallon, Cart. Coris., 9891, fol. 38 r", XIV<= siècle; 
Kaer-riguallen, alias Kerrualen et Coetrivalen 1315, auj. Kerivalen. 
en Malguenac, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.) — Rivallonus, 
gallice Riallen, Cart. de Prières, 1275 — Ker-riven 1397, Ker- 
riguen 1445, auj. Keriven en Saint-Caradec-Tregomel, Morbihan 
(Rosenzw., Dict. top.) — Kaer-Riolae, Cart. Coris., 9890, fol. 30 
r", en Plounevez-du-Fou — Riuallonou, Cart. Coris., 9891, 
fol. 39 ro, XlVe siècle — Rivait an Crue, Cart. Kempereleg., 
p. 72. 

Roant, roiant (Voir rouant). 

Rodald, Rozaud : Rodald, Cart. Coris., 9890, fol. 5 v», 1240 — 
Rodaud, Cart. Coris., 9890, fol. 5 v», 1247; Rozaud, Cart. Coris., 
9892, fol. 37 v», 1339; Rouzaud (3), Cart. Coris., 9891, fol. 38 \o, 
XIV« siècle. 

Roderch, Cart. Kempereleg., p. 50 — Coet-Rozerh 141G; Coethrouel 
1544, auj. Kertrual en Sulniac (Morbihan); Raer-rozerch 1397, 
auj. Keroset en Saint- Avé, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 

Roen (4) (Voir Aldroen) — Roengual, Cart. Kempereleg., p. 43; 
Roenguallon, Cart. Kempereleg., p. 36 — Roenhuarn, Cart. 
Kempereleg., p. 72 — Mes Roeniant, Cart. Kempereleg., p. 28, 
XlIIe siècle. 



(1) Entre en composition de beaucoup de noms de villages. Le sens de ce mot 
est incertain. Serait-ce un emprunt germanique? (Vieux haut allemand 7'esti 
repos). Il ne faut pas oublier que des troupes franques ont été cantonnées à 
Vannes jusqu'au milieu du IX^ siècle. Ainsi s'explique l'emprunt de hanaf et 
d'autres mots. Signalons restU dans Ducange dans le sens de mesure itinéraire : 
Octoginta restes leucam faciunt. 

(2) Voir vieil armoricain reith : Rethian pour Rethien (Festian pour Festien) 
dérive d'une forme vieux celtique Rectugenos. 

(3) Aujourd'hui souvent devenu Roaut et Rouatid, 

(4) Voir roiant, roin, avec les notes, vieil armoricain, chartes. 



- 229 — 
Roez (1) : Roezfau 1296, le Rufaux en Melrand, Morbihan 

(Rosenzw., Dict. top.). 
Ros tertre en général couvert de bruyères, G. de Penros, Cart. 

Coris., 9892, fol. 18 ro, 132 (Voir Rostrenen à draenen) — 

Azanor de Prat-an-Rous, Cart. Coris., 9891, fol. 3 r", 1304 — 

Rosquoet nemus, 1270 (2), auj. le Rongoet, en Pontivy; Roz- 

quoedou 1296, auj. le Rongoedo en Melrand, Morbihan (Rosenzw., 

Dict. top.) — Roslochen, Cart. Coris., 9890, fol. 50, XI V« siècle, 

auj. Rosnoen, près Chàteaulin. 
Rot : Anaurot (Voir Cemper). 
Rouant (3) : Kaer-rouant (P. de), Cart. Coris., 9892, fol. 69 v", 

1338 — Roantelin, archives d'Ille-et-Vilaine, fonds Saint-Sulpice, 

liasse 89, 1152; Jehan Dolcques (ou Doloques) autrement Rou- 

andelin (4), chart. Lestiala, 1460. 
Run (5) : Alan Runbran, Cart. Coris., 9891, fol. 49 v°, 1379; villa 

Rungant 1233, abbaye de Lanvaux, archives du Morbihan — 

Michel Le Run, chart. Lestiala, 1460. 
Ruz (6) rouge : Even Rus, Cart. Kempereleg., p. 73; Glemarchuc 

Rus, ihid., p. 72 — terra Ruz-radenec al. Kikradenec, Cart. de 

Prières, 1252. 
Sach sacciis : terra Sach-radul, Cart. Kempereleg., p. 79, XIII^ siècle 

(Sarraoul 1490, Sachraoul 1537, auj. Le Sach, partie en Etel, 

partie en Belz, Rosenzw., Dict. top.). 
Salamun Salomon : Salamun sapiens, Cart. Kempereleg., p. 80; 

Salaguun, Cart. Coris,, 9890, fol. 8 r% XIII« siècle, auj. Salaûn (7). 



(1) Pour oe donnant u en vannetais moderne, cf. haut vannetais riideu les 
filets, ailleurs roncjou, gallois rhwydau (du latin rëte). Roez aujourd'hui rouez 
n'a que le sens de rare, clairsemé, gallois rhuydd facile, libre ; voir roed, vieil 
armoricain, chartes. 

(2) Le manuscrit porte Roez (juoedon, mais la prononciation actuelle rongoed 
ne peut s'expliquer que par ros : on prononce dans une partie du Vannetais à 
peu près comme ronz (cf. vous). 

(3) Voir roiant, vieil armoricain, chartes. 

(4) Cf. Arijant-eilin {Mamimùsions on the Bodinin Gospel, Revue celtique, I, 
p. 338) ; elin coude. 

(5) Voir run, nom de lieu, et Run, nom d'homme, vieil armoricain, chartes. 

(6) Voir rud, vieil armoricain, chartes. 

(7) Dans le vannetais Selaven : Ker-selaven en Plumeiin ; Sant-selaven, en 
Guern, écrit Saint-Salomou ; cf. gallois seli/f = Salomô. 



— 230 — 
Santeuc : Yvo Kaer-santeuc, Cart. Coris., 9891, fol. 48 v'% 1379, 
Sar, rivière, affluent du Blavet (Voir Brensar). 
Scadr, scazr, auj. Scaer (Finistère); Scadr, Cart. Coris., 9890, 

fol. 2 vo, 1220; Scazre, Cart. Coris., 9891, fol. 25 r», 1270. 
Scahunec (1) (Alanus dictus), Cart. Coris., 9891, fol. 57 r°, 1384. 
Scamou (R. dictus), Cart. Coris., 9892, fol. 38, 1339. 
Scoet bouclier (Voir Harscoet à houarn et Mael-scuet). 
Scolan (2) (Yv.), Can. saint Yves, p. 202. 
Sculcher (3) (an), Cart. Coris., 9891, fol. 40 v, XIV^ siècle. 
Sent (4) saint : Sent Defridec (Voir Tefridec). 
Serch amour (Voir Guen-serch, Gurserch). 
Sidun (Voir Bodoc-cap-sidun); insula Sizunt, Cart. Coris., 9891, 

fol. 43 ro, XlVe siècle. 
Soult (5), Soult-Alarun, Cart. Kempereleg., p. 44, auj. Sant-Alarun 

en Guiscriff, Morbihan (Voir Givenhaes) . 
Spethot, Spezot, auj. Spezet (Finistère) : Spethut, in Pochaer, 

Cart. Coris., 9890, fol. 6 r", 1216; Spethot, ihid., fol. 2 v", 1220; 

Spezot, Cart. Coris., 9891, fol. 24 v% 1296. 
Spontaill (6) terra, Cart. Kempereleg., p. 37. 
Stellan, Cart. Coris., 9891, fol. 49 v», 1379. 
Strat (7) : Caer-slrat, Cart. Kempereleg., p. 32, Caer-strat, in plèbe 

Neuez Porzoed, Cart. Coris., 9890, fol. 31 r», XIII« siècle. 
Sul (8) : Sulguen, nom de femme, Cart. Coris., 9892, fol. 10 v», 1311 ; 

Suluen, chart. Lestiala, 1461-1475 — Ros Sulchezre 1416, auj. R^o- 



(1) Ce mot a-t-il quelque chose à faire avec cahvni, cafnni (Le Pelletier) 
couvrir le feu (et aussi couvrir quelqu'un avec soin dans son lit, Le Gonidec, à 
cafnni) ? 

(2) Cf. Eer-scovlan, en Plouay (Morbihan). 

(3) Cf. armoricain moderne skulla ou shiilla répandre, verser. 

(4) En armoricain et en gallois la prononciation est sant. Saint paraît emprunté 
au vieux français ou influencé par lui. On prononce er zént pour la commune 
du Saint, canton de Gourin (Morbihan), mais il est probable qu'il s'agit en 
réalité d'un pluriel. Voir sent, vieil armoricain, chartes. 

(5) Voir soit, vieil armoricain, chartes. 

(6) Épouvantail, emprunté au français. 

(7) Strad, dans Le Gonidec, est traduit par le fond, le crenx; en gallois 
ystrad, qui a la même origine, indique généralement une vallée et un endroit 
uni. Les Ker-strat sont nombreux en Armorique, surtout, assure-t-on, dans le 
voisinage des voies romaines. 

(8) Voir sul, vieil armoricain, chartes. 



— '231 — 
zulair (prononcez Rosulér ou Rozulér) en Locmalo, Morljihan 
(Rosenzw., D'ici, top.). 

Suluniac (1)1160, Siilunyacl387, Suillinizac 1387, Sullunyac 1415, 
auj. Sulniac (Morbihan). 

Tadou, Cart. Kempereleg., p. 38; Tadioc, Cart. Coris., 9891, 
fol. 1220 (dérivés de tat père). 

Tal front, qui est sur le front de, près de : Talguen (an) , Cart. Coris. , 
989'2, fol. 31 r°, 1337 — Saint- Dalouarn, Cart. Coris., 9892, 
fol. 30 r», 1335; ihid., fol. 27 r°, 1328 (pour Talhouarn; gallois 
Talhearn) — Talenhuet en Elven, Cart. de Prières, 1255 ; Oliv. 
Talhoit (2), archives du château de Kerguéhennec, 1290 — 
Talenquait 1274, auj. Talcoet-Noyal en Pontivy, Morbihan (Ro- 
senzw., Dict. top.). 

Taliesin (P. dictus), Cart. Coris., 9892, fol. 23 v% 1325; Petrus 
Yvonis Talyesini (3), fol. 24 r°, 1331; Talgesin, ibid., fol. 79 r», 
1314. 

Tan feu : Tan-ki, Cart. Kempereleg., p. 33; Tangi, ihid., p. 71; 
Tangui, ibid., p. 77, 1218; Tan-guethen insulal037, dom Morice, 
Preuves, I, p. 373, auj. Saint-Michel (4), dans la rade de Lorient — 
Tan-reed, Cart. Kempereleg., p. 36 — Quoet Tanezre, Cart. Coris., 
9892, fol. 5 vo, 1348; Tanheder, Cart. Kempereleg., p. 54, Tanirz, 
ihid., p. 75 — Gleudanet, Cart. Kempereleg., p. 54. 

Tayac : ecclesia sancti Tayaci, Cart. Coris., 9890, fol. 33 v", 1262, 
auj. Lothea en Quimperlé. 

Te (5) : Terethian (6) terra, Cart. Kempereleg., p. 35; Tiridian, Cart. 
Coris., 9890, fol. 8 r°, XIII« siècle; cf. Te-fridec. 



(1) Sulniac est un nom de Tépoque gallo-romaine. C'est un nom de propriété 
formé sur Sulinus ou Sidifiiiis. Le nom de Sulinus se retrouve en Grande- 
Bretagne à .Sulis, aujourd'hui Bath : Sulevi^ Sidinus scultor, Bruceti f(ilius), 
sacrum f(ecit) l(ibens) m(erito) (Hiibner, Inscript, brit. lat., 37). Comme le 
fait remarquer Hiibner, Sulinus tire son nom de la déesse Sulis. On sait que 
Sulis est aussi l'ancien nom de Castennec en Bieuzy'( Morbihan). 

(2) On compte dans le Morbihan seul une cinquantaine de villages de Talhouet. 

(3) Il en résulte que le nom du fameux barde gallois était un nom de famille 
en Armorique. 

(4) Ce nom de Tan-guethen ''qui combat avec le feu) est très significatif, si 
l'on songe qu'il a été remplacé par celui de saint Michel. 

(.5) Voir to, vieil armoricain, chartes. 
(6) Torithgen. vieil armoricain, chartes. 



— 232 — 
Tefridec (1) : Sent-Defridec, Cart. Coris., 9890, fol. 8 r^, XIP siècle, 

auj. Saint-Evarzec, arrondissement de Quimper — Saint-Teffredeuc 

ou Saint Effredeuc, 9890, fol. 50, XI V« siècle. 
Teg beau"? : villa Dech, 1296, auj. Ker-dec (2) en Baud, Morbihan 

(Rosenzw., Dict. top.). 
Teleu (3) (Saint) : Ecclesia sancti Deleui, Cart. Coris., 9890, fol. 2vo, 

1220; Landeloi (vicariam de), Cart. Coris., 9890, fol. 24 v», 1296; 

Lan-teleau, Cart. Coris., 9890, fol. 51 r^, 1368, auj. Lan-deleau, 

arrondissement de Chùteaulin (Finistère). 
Telgruc, Cart. Coris., 9890, fol. 4 v", 1236 (Thelgruc), auj. Telgruc, 

arrondissement de Chàteaulin. 
Temer (4) obscur : vicus Themer, Cart. Coris., 9890, fol. 11 r°, 

1219; Demer, Cart. Coris., 9892, fol. 29 v», 1330. 
Terguisiaeth, rente ainsi nommée, Cart. Kempereleg., pp. 48, 

50 (5); Terguisiaed (6), Cart. Coris., 9890, fol. 2 v% 1228; 

Terguisiaeth, 'ibid., 9890, fol. 6 r», 1227; Treguisiez en Mal- 

guénac (Morbihan), archives des forges de Lanouée, 1461; 

Teruysiez (7), chart. Lestiala, 1389; Tervisiez (8), ibid., UAl. 
Tezael (9) : Kerdezael, 1406, auj. Kerdehel en Baud, Morbihan 

(Rosenzw., Dici. iop.) — Rest-dezaelbeu,1422; auj. Restaloué (10) 

en Lignol (Morbihan). 
Teyr, rivière dont le confluent avec l'Odeta donné son nom à la ville 



(1) Voir to, vieil armoricain, chartes. 

(2) Deux autres Ker-dec, l'un en Lanvaudan, l'autre en Naizin (Morbihan) , 

(3) C'est le nom du saint gallois bien connu Tellau. 

(4) Traduit dans le Cartulaire par obscurvs. 

(.5) Septem hanafat mellis hoc est redditio, videlicet décime et terguùiactli. 

(6) Nostrum terguisiaed, id est sex caruuenatas (Voir caruenat) frumenti 
annis singulis persolvendas. — Nomine dicti terguisiaed solvent très denarios 
annuales. — Si autem ante dictum terguisiaed supra dicte termine non sol- 
vetur. . . — Sœpedicti terguysiaed debitores (trois bannies : cf. gallois gngs 
sommation). 

(7) Une petite écuellée de fourment à la mesure que l'on doit rendre le 
teruysiez — 1519, archives des forges de Lanouée : devoir de Trevisien [sic] : 
doivent et sont tenus aller en la compagnie des receveurs et chastelain dudit 
vicomte et emporter le blé de rente au grenier du dit vicomte. 

(8) Nos tervisiez de Ploemeur seront banis et paies (teir-gwisiaeth trois 
bannies 1). 

(9) Voir TetJi, vieil armoricain, chartes. 

(10) Ce nom est différent du premier et l'a remplacé, mais n'en vient pas ; 
Restaluez dès 1477. Pour alwez, voir alvoez. 



— 233 - 
de Quimper (Voir Cemper), auj. le Steyr (1); Teyr, Cart. Coris., 
9890, fol. 11 V", 1263; Lesteyr, \illage, ihid., fol. 6 r», 1227. 

Ti maison : an Dour-dy (2) (Voir dour), manacdy (Voir manach); 
Le Tieuc, chart. Lestiala, 1447; Thiec, Cart. de Prières, 1358. 

Tigorent, nom commun de sens obscur, Cart. Coris., 9892, fol. 36 
ro, 1338 (3), ihid. (4), fol. 61 v°, 1326, ihid. (5), fol. 13 r», 
1346, ihid. (6), fol. 15 v», 1329; Thiorent(7), ihid., M. 36 r", 1338. 

Tnou (8), trou, has-fond, fond d'une vallée : Caer Tnou-monokan, 
Cart. Kempereleg., p. 29 — Tnou-heyr, en marge, et dans la 
charte Trouheir, Cart. Coris., 9892, fol. 5 v^, 1349; J. de Tnouheir, 
ihid., fol. 6 r», 1348; Trouheir et Thuouzeir, ihid., fol. 23 v°, 1325 
— Tenou-Evel (vallée de FEvel), 1296, auj. Tenuel (9) en Baud, 
Morbihan (Rosenzw., Dict. top.). 

Torth (10) tourte, grand pain rond; torth panis, Cart. Kempereleg., 
p. 32. 

(1) On écrit stej/r par une fausse identification avec ster rivière, rendue peut- 
être plus facile par le nom de Lesteyr. 

(2) Les composés anciens avec premier terme régi par le second paraissent 
avoir été communs avec ti. Outre Dourdy, Manachty, Tigran, on trouve dans 
les noms de lieux Clan-dy, maladrerie, hôpital, Lety (Cf. gallois Lletty hôtel, 
logement). 

(3) Desuper tigorento ipsius sito apud Keruezgar. 

(4) Super dicto tigorento seu manerio suo... et immédiatement après : de 
super dictis tigorento et manerio. 

(5) Desuper tigorentJio. 

(6) Super tigorenthnm sunm vocatum et situm apud Caer an biget. 

(7) Desuper thiorento ipsivs sito apud Keruezgar. 

(8) Voir tnou, vieil armoricain, chartes. 

(9) Cf. Thnouneven 1432. aujourd'hui Troneven ; Tnou an melin 1416, aujour- 
d'hui Tromelin en Locmalo (Morbihan); Tnou an avallen 1436, aujourd'hui 
Tronavallen en Priziac (Morbihan) ; Tnou callen 1417, aujourd'hui Trogallen en 
Seglien (Morbihan); Tnou-scorff 1433, aujourd'hui TronscorfE (Morbihan); 
Tnoubizian 1398, Tnoubizien 1429, aujourd'hui Trebihan en Languidic (Mor- 
bihan) ; Tnousulan 1412, aujourd'hui Toulsallo en Ploërdut (Morbihan); Loc- 
meltnou 1435, aujourd'hui Lomeltro en Guern (Morbihan). RosenzAveig a géné- 
ralement écrit ces noms tuou. Ils sont en effet assez souvent écrits ainsi dans 
les manuscrits. C'est une erreur des scribes, qui n'ont pas su lire un mot qui se 
prononçaient déjà trou de leur temps. D'après Le Pelletier, dans le Léon on 
prononçait encore de son temps tnaoun vallon, lieu bas. Dans le Morbihan, en 
pays aujourd'hui de langue française, on trouve des Teneux qui reflètent l'an- 
cienne prononciation. Treoultre nabat, arrondissement de Quimper, a aussi 
probablement pour premier terme tnou : Tuortrenabat, Cart. Coris., 9892, 
fol. 47vo. 1349. Trouortreffnabat, chart. Lestiala, 1389, Trouoltrenabat, ibid., 1431, 
Treoultrenabbat. ibid., 1443. 

(10) Gallois torth, armoricain moderne torz, vannetais torh (du latin torta). 



— 234 - 

Toul trou : Toulgoet (1) en Ploemadiern, Cart. Goris., 9891, 
fol. 41 r°, XI Ve siècle. 

Traez (2) sable marin, plage : villa Pentraez, Cart. Goris., 9890, 
fol. 30 v°, XIIP siècle, auj. Pentrez, en Saint-Nic, près Ghâ- 
teaulin. 

Trech (3) : Trech-guoret, Gart. Kempereleg., p. 72 v. 

Tre (4) : Trehanton, Gart. Kempereleg., p. 32; Trehuarn (5), ihid., 
p. 72. 

Tref (6) habitation, subdivision du ploe : G. de Pendrefi", 9892, 
fol. 3 \">, 1351 — Trefguenc et Les-trefguenc (Trégunc, Finistère), 
Gart. Goris.; 9891, fol. 38 r», XIV^ siècle — Trèfles en Briziac, 
Gart. Goris., 9890, fol. 4 v°, 1249 — Prier de Treuezver, Gart. 
Goris., 9891, fol. 43 r°, XIV^ siècle; Treffuezger, Gart. Goris., 
9890, fol. 51 ro, 1368 (7) — Tremehouarn (Voir mohoiarn) 

— Tregarantec 1316, Tregaranteuc 1474, auj. Tregranteur en 
Guégon, Morbihan, de langue française (Rosenzw., Dict. top.) 

— Trefgaennec, Gart. Goris., 9891, fol. 44, XlVe siècle, auj. 
Treguennec, arrondissement de Quimper — Treffuortre , ibid., 
auj. Treoultre-Penmarch (Voir tnou) — TrefTriagat, Gart. Goris., 
9860, fol. 50, XIV« siècle; Treffriagat en 1540 (archives des Gôtes- 
du-Nord), auj. Treffiagat, arrondissement de Quimper — 
Treffmaeheue , Gart. Goris., 9860, fol. 50, auj. Tremeoc, arron- 
dissement de Quimper — Treffbrivan, 9890, fol. 50, XIV^ siècle, 
auj. Trebrivan (Gôtes-du-Nord) — Trefuozgat, Gart. Goris., 9892, 
fol. 46 r», 1348, auj. Treogat, arrondissement de Quimper. 



(1) Toul est masculin. Toulgoet signifie donc non le trou du bois, mais le bois 
troué, ou encore le bois du trou. Toulhoet, nom de village assez commun, équi- 
vaut au contraire à toul en hoet, Toid er hoet le trou du bois. 

(2) Léonard treaz, gallois traeth. Nous séparons ce mot de treiz passage, avec 
lequel on. l'a souvent confondu. 

(3) Voir drich. 

(4) Voir dre, dri. 

(5) Les noms de lieux comme Ker-drehouarn, Ker-drehanton, suffisent à 
montrer que la consonne initiale est réellement tre, tri, ce dont on pouvait 
douter, à ne considérer que certains noms du Cartulaire de Eedon. 

(6) Voir treb, vieil armoricain, chartes. 

(7) Ce prieuré, nous apprend M. A. de la Borderie, dépendait de l'abbaye de 
Saint-Michel et était en EUiant. Le patronage de Saint-Michel lui fit donner 
le nom de Moustoir-Lomiquel ; le nom de Moustoir seul a survécu. 



— 235 — 

Trestan (1) : insula Trestanni, Cart. Goris., 9890, fol. 51 r°, 1368, 
rile-Tristan, dans la baie de Douarnenez. 

Treth (2), treiz passage sur une rivière ou un bras de mer : Kaer 
en treth 1237, auj. le Vieux-Passage, entre Belz et Plouhinec 
(Morbihan); Kerantreiz 1572, auj. Kerantrec'h, sur le Scorff, aux 
portes de Lorient; Treisfaven 1218, auj. Trefaven, moulin sur le 
Scorff en Pleumeur, Morbihan (Rosenzw., Dict. top.) — Saluden 
an Trethur (le passeur), Cart. Kempereleg., p. 80. 

Treus qui est de travers : vicus Treus en Quimper, Cart. Coris., 
9892, fol. 12 ro, 1337. 

Treut (3) (an) maigre, Cart. Coris., 9891, fol. 39 r", XlVe siècle. 

Tri trois : Tri hanter minot kerch, Cart. Kempereleg., p. 27. 

Tut, tud (4) : Tutgual, Cart. Kempereleg., p. 25; Cart. Coris., 9890, 
fol. 33 v», 1262; Saint-Tudale 1285, auj. Saint-Tugdual (5), Mor- 
bihan (Rosenzw., Dict. top.) — Loc-Tudguenne 1282, abbaye de la 
Joie, archives du Morbihan, auj. Loctuen en Kervignac (Morbihan) 
— Tudguoret (6), Cart. Coris., 9890, fol. 8 v», 1249 — Tutuarn : 
insula Tutuarni (7), Cart. Coris., 9891, fol. 43 r» — Tudoc : G. de 
Landudoc, Cart. Coris., 9892, fol. 49 r", 1313 — Teutliael (8), Cart. 

(1) Paraît devoir être identifié avec le nom du héros gallois Drystan (Mabin., 
édition Rhys-Evans, pp. 159, 180, 221-223, 231, 240-242). Une inscription chré- 
tienne de Grande-Bretagne nous donne une forme du VI** siècle de ce nom : 
Brustagni (Voir J. Ehys, Lectures, p. 403). C'est ce Drystan, Trystan = Trestan 
qui est devenu le Tristan des romans de la Table-Konde. Le français triste a 
sans doute contribué à le fixer sous cette forme. 

(2) Ce mot, comme forme et sens, paraît différent de traez. Il semble identique 
au gallois treth taxe, impôt : treth n'a dîl signifier d'abord que ])éage, droit de 
passage. En moyen armoricain, traez signifie sahle, plage ; pour passage, on a 
treiz {Bnhez Nomi, 8, 18). Zeuss, Gramm. celt., 2« édition, p. 156, rapproche ces 
deux mots, non sans hésiter d'ailleurs. 

(3) Cf. gallois tlawd pauvre. 

(4) Voir tut, vieil armoricain, chartes, et les noms gaulois en touto-. 

(5) Tugdual est une mauvaise lecture pour Tudgual. Dans le pays, on prononce 
Tudal : cf. Kerdudal-Conaour en Gourin (Morbihan). Les formes pour le nom 
de lieu Saint-Tutgual sont variées : Saint-Tuzual 1393, Saint-Tutgual 1428. 
Saint-Tudual 1432, Saint-Tutgoal 1453, Saint-Tugoal 1460. Tuzual, Tugoal repré- 
sentent peut-être des variations dialectales (voir caznemed') étrangères en tout 
cas au pays même de Saint-Tudal. 

(6) Conservé dans des noms de villages des environs de Quimper : Ker-dudoret. 

(7) Prieuré qui avait des terres sur le continent, à l'endroit où s'élève au- 
jourd'hui Douarnenez (l'île Tutuarn ne fait qu'un avec l'île Trestan). 

(8) Il ne faut pas songer naturellement à un retour à l'ancienne diphtongue 
du vieux celtique eu, ou. L'eu indique peut-être une prononciation entre eu (o) 
et u français ou est une façon de distinguer n =z u français, de u := ov. 



— 236 — 

Kempereleg., pp. 33, 71, 72; cf. Thudoreth, cliart. de Beauport, 

p. 51, 1202, et Theudoret, ibid., p. 57, 1202. 
Tujan : Lan-duian (1), Cart. Goris., 9890, fol. 32 r", 4202. 
Turch (2) verrat, porc mâle, Cart. Goris., 9890, fol. 3 r», 

XIII"^ siècle. 
Uch au-dessus de, plus haut quel : ou champ nomé Auch an prat 

bihan, chart. Lestiala, 1450. 
Uhel élevé (voir huel) : Kaer-uhel en Kemmenet, Gart. Goris., 9892, 

fol. 31 r\ fin du XIII^ siècle — Uhel-veu, Gart. Kempereleg., p. 92. 
Urs ours : Gaer urs en Cluthgual, Gart. Kempereleg., p. 42, auj. 

Kernous (Kernours en 1549) en Glohars-Garnoet. 
Urvoed(3), Gart. Kempereleg., pp. 27, 72; Urvoez, Gart. de Prières, 

1263. 
Uvel (4) humble, bas : Kaer-uvel, Gart. Kempereleg., p. 32. 
Yllut (Saint) 1449, auj. Saint-Idult (5) en Ploerdut, Morbihan 

(Rosenzw., Did. top.). — Rafredus filius lluti, prieuré Saint- 

Martin-de-Josselin, 1128. 
Yssubres, nom d'homme, Cart. Goris., 9892, fol. 60 v», 1307; 

Usebres, même charte. 

II. — Textes. 

On n'a de texte breton armoricain suivi qu'à partir de la fin 
du XV* siècle. Il faut en chercher les raisons dans l'histoire de 
Bretagne. Si la Bretagne a formé un tout politique, parfai- 
tement fondu et défini, s'il y a eu une nationalité bretonne aussi 



(1) Landugen, en Callac (Côtes-du-Nord). Il y a aussi un Landujen, en Pi'i- 
melin, arrondissement de Quimper (Voir Tutian, vieil armoricain, chartes). Pour 
ti, tj donnant _;" français, cf. La-rajen en Coray, plus anciennement Lan-Eatjan ; 
Saint- Kigeau (Saint-Kigavus, Cart. Kempereleg.), sancte Citawe (Kitiavus) 
dans les Litanies de Grande-Bretagne, publiées par Mabillon, litanies du 
VIII" siècle {Vetera Analccto, II, 1'» édit.); Prijent = Pritjcnt. 

(2) Cf. gallois tm'c'h porc, sanglier. Cf. le no'm de la paroisse de Tcuro'h, 
Finistère (Voir la note à Elient). 

(3) Voir Urmoet, vieil armoricain, chartes. Ce nom est fort commun aujour- 
d'hui sous la forme Urvoy, Hurcoy. 

(4) Cf. gallois nfyll, du latin linniUis. 

(5) On prononce Sand-Ilut ou Sand-Ulud; c'est le nom du célèbre saint 
gallois lltut. 



— 237 - 

chère aux habitants de Rennes qu'à ceux de Vannes ou de 
Quimper, et défendue par tous ses membres avec un égal 
dévouement et une égale vaillance, il n'y a eu jamais, au point 
de vue de la langue, de fusion ni d'unité. 

Conquis définitivement au IX^ siècle par les Bretons, les pays 
de Rennes et de Nantes apportent dans la constitution de la 
nationalité bretonne un élément français important. La langue 
française s'étend considérablement à la suite de la grande 
invasion normande du X® siècle qui amène la disparition ou le 
déplacement d'une fraction de la population bretonne sur une 
surface considérable du sol bretonisé et affaiblit assez l'élément 
breton pour permettre au français, qui sommeillait probablement 
dans cette zone et n'en avait jamais complètement disparu, 
de reprendre une vie nouvelle et d'étouffer le breton encore 
imparfaitement d'ailleurs acclimaté. Après avoir envahi toutes 
les côtes de la péninsule armoricaine depuis le Couesnon jusqu'à 
la Loire, après avoir dominé dans les anciens évêchés de 
Dol, Saint-Malo, Saint-Brieuc, Tréguier, Léon, Cornouailles, 
Vannes, sur la côte nantaise, et, à l'intérieur, commencé 
à franchir dès le VIIP-IX® siècle la Vilaine même aux 
environs de Redon, le breton se trouve, dès le XP-XIP siècle, 
brusquement rejeté vers l'Ouest et occupe, dès cette époque, 
à peu près les mêmes positions qu'aujourd'hui. Les alliances des 
chefs bretons avec des familles françaises soit de la Bretagne 
française, soit de la France même ou de la zone anglo-normande, 
ne tardent pas à faire du français la langue de l'aristocratie et 
l'instrument de la culture intellectuelle, même en zone bre- 
tonnante. Les textes les plus anciens en armoricain moyen en 
témoignent : ce sont, presque tous, des traductions ou des 
imitations du français; ils sont tout pénétrés de mots français. 

La langue des conquérants, le breton, se trouve de bonne 
heure, reléguée au second plan. Il ne faudrait cependant pas 
conclure de l'absence de textes bretons antérieurs au XV® siècle, 
qu'il n'y a pas eu, en pays breton, de culture ni de littérature 



— 238 — 
bretonne. On ne saurait s'expliquer la conservation jusqu'au 
XVP siècle du système si compliqué de la versification bretonne, 
système dont les traits essentiels se retrouvent dans la poésie du 
pays de Galles et de la Cornouailles anglaise (1), sans une 
école de bardes ou de trouvères bretons. La disparition de leurs 
œuvres s'explique facilement, en dehors des accidents qui 
atteignent les manuscrits, si l'on songe que la production 
littéraire savante était forcément restreinte et que la trans- 
mission des poèmes devait la plupart du temps se faire oralement. 
Si nous ne possédons aucune grammaire du moyen armoricain 
proprement dit, il en existe du moins un vocabulaire précieux, 
quoique fort incomplet, désigné généralement sous le nom de 
Catholicon de Lagadeuc. Le manuscrit le plus ancien de ce 
vocabulaire (Bibl. Nat., ms. lat. 7656) est de 1464. Le principal 
auteur est Auffret de Quoatqueveran ; c'est lui qui en a eu l'idée, 
a donné le plan et dressé la liste des mots bretons. Lagadeuc 
a mis sur chaque mot breton, le mot français et le mot 
latin correspondants. Leur œuvre s'arrête au mot près. Roperz 
la termina. Le tout fut imprimé à Tréguier en 1499 par 
Jehan Calvez. M. Le Men, archiviste du Finistère, en a donné 
en 1867 une édition abrégée (2) (Le Catholicon de Jehan 
Lagadeuc publié par R. F. Le Men, d'après l'édition imprimée 
à Tréguier en M. CCCC. XCIX. Lorient, Ed. Corfraat, sans date 
[1867], in-8°). On peut consulter aussi avec fruit, pour l'intel- 
ligence du moyen armoricain, les Colloques de Quiquier de 
Roscoff suivi d'un vocabulaire (1626), le dictionnaire inséré par 
le Père Maunoir dans son Sacré Collège de Jésus (1659), le 
dictionnaire breton -français de dom Le Pelletier qui a eu sous 
les yeux des textes en moyen armoricain aujourd'hui disparus 
(1732), le dictionnaire breton-français du dialecte de Vannes 
publié sous le nom de Pierre de Châlons (1723), le dictionnaire 



(1) Voir Zeuss, Gramm. celt., 2° édit., pp. 962 et suir. 

(2) Cf. V Imjjrimerie en Bretagne au XF« siècle, publiée par la Société 
Bibliophiles bretons. Nantes, Société des Bibliophiles bretons, in-S", 1878, 



— 239 — 
français-breton du même dialecte, connu sous le nom de 
Dictionnaire de l'Armerije, œuvre de l'abbé Cillart (1744); 
le dictionnaire français-breton de Grégoire de Rostrenen (1732). 
Nous donnons des extraits de tous les ouvrages en moyen 
armoricain connus, en laissant seulement de côté deux fragments 
par trop mutilés et altérés : le court morceau breton qui se 
trouve dans la farce de maistre Pathelin (1), une vingtaine de 
vers tous mutilés, très probablement en breton de Vannes, de 
la fin du XV" siècle, publiés par nous dans la Revue celtique, 
VIII, p. 161 (2). 

LA VIE DE SAINTE NONN 

Le mystère de sainte Nonn a été publié en 1837 par l'abbé 
Sionnet avec une traduction de Le Gonidec et un fac-similé 
de la p. 9 du manuscrit. Le texte est assez souvent défectueux : 
l'auteur n'a même pas compris la valeur du signe abréviatif 
ordinaire de n ou m. La traduction est encore plus mauvaise. 
Aussi M. E. Ernault fait-il une œuvre vraiment utile en publiant 
à nouveau le texte accompagné d'une traduction dans la Revue 
celtique, VIII, 3, pp. 230 et suivantes. Le texte nous paraît défi- 
nitivement établi, et la traduction en général exacte. L'abbé 
Sionnet avait omis le texte des feuillets 2, 3, 4 du manuscrit, 
en se contentant d'en donner ce qu'il appelle une traduction 
« libre et abrégée. » M. Ernault l'a publié. Ces feuillets sont 
d'une écriture un peu plus récente que le reste et la lecture 
en est souvent pénible, quelquefois douteuse : le scribe, suivant 
la remarque de M. Ernault, ne paraît pas toujours avoir 



(1) Voir J. Loth, le Breton danx maistre Pathelin, Revue celtique, IV, p. 451 ; 
iMd., V, p. 225. 

(2) Pour être complet, nous devons signaler aussi un calendrier français- 
breton xylographique dont on connaît trois éditions : l'une au Musée britannique 
(Sloane 966), un feuillet in-folio ; l'autre chez le duc d'Aumale, 12 feuillets 
(XVI« siècle); la troisième (de 1458. paraît-il) chez lord Spencer, à Althorp. 
Celle du British Muséum a été gravée par G. Brouscon, du Conquet. Ces calen- 
driers ne renferment, dit-on, que quelques mots bretons. 



- 240 - 
compris l'exemplaire qu'il avait sous les yeux. L'unique 
source (1) connue du mystère de sainte Nonn est le ma- 
nuscrit de la Bibliothèque Nationale, fonds celtique, n° 5. 
Dans une longue introduction, l'abbé Sionnet a essayé d'établir 
que la composition du mystère remontait au moins au XIP 
siècle, et que c'était une œuvre originale. L'écriture est 
bien cependant de la fin du XV® siècle; la langue est, à peu 
de chose près celle du Catholicon. On peut encore faire 
remarquer, avec R. Perrot dans Y Archœologia camirensis, 
3^ série, IV, 1858, que le premier exemple certain du 
terme pardon employé par saint Gildas est de 1340, le grand 
jubilé ayant été à cette époque appelé le grand pardon, 
de plus, détail plus caractéristique encore, que l'introduction 
en France de VAve Maria, que Gildas récite avec son 
peuple, date d'environ 1475. 

Le mystère de sainte Nonn n'est guère qu'une paraphrase 
de la vie latine de la sainte, publiée par les BoUandistes 
d'après un manuscrit d'Utrecht, mars, I, pp. 38 et suiv. (2). 
La marche du drame est celle de la vie latine. Il y a des 
passages qui en sont littéralement traduits, par exemple, le 
miracle des pierres qui se fendent sous la main de Nonn. Un 
autre passage de la vie latine, mal compris, a amené l'auteur 
breton à appeler Rosina (3) l'Irlande, tandis que la vallée 
Rosina est en Démétie, et que le nom gallois de ce lieu est 
Hodnant (4), suivant Ricemarch. L'auteur breton a simplement 
agrémenté le tissu de la vie latine de quelques épisodes et essayé 

(1) M. Luzel a en sa possession un manuscrit d'un mystère de sainte Nonn 
du XVIII* siècle. Il n'a d'autre trait commun avec le mystère ancien que la 
marche du drame qui est à peu près la même. 

(2) Voir cette Vie en latin par Ricemarchus, pp. 116-11:4, et en gallois, pp. 102- 
116, dans W. J. Eees, Lires of the cambro-hritish saints, Llandovery, 1853, 
Nous avons remarqué au British Muséum un manuscrit de cette Vie : Cott. Vesp., 
A. XIV, f. GO-69, XII* siècle. Cette Vie a été aussi abrégée par Capgrave, Noca 
legenda Angliœ. 

(3) M. Ernault semble supposer que Itoslna est une erreur du scribe pour 
liosma, qui ferait, en efEet, mieux le vers. Rosina est bien la forme réelle. 

(4) Cf. Hudnant, Cartulaire de Redon. 



— t>41 — 
de localiser par quelques traits la légende en Bretagne armo- 
ricaine : rien de plus curieux, à cet égard, que l'épisode de 
l'enterrement de la sainte à Dirinon (1). Néanmoins la plupart 
des noms de lieux sont gallois et n'ont même pas été breton- 
nisés (2), par exemple, celui d'Yverdon, nom gallois de 
l'Irlande : c'est l'orthographe du gallois moyen, le cl repré- 
sentant ici la dentale spirante douce ; la forme armoricaine 
eût été Iverzon. 

Nous reproduisons le texte publié par M. Ernault et ses 
notes critiques. Nous ne nous servons de la collation que nous 
avions faite sur l'original des extraits que nous comptions 
publier, que pour l'épisode du baptême de saint Devy que 
M. Ernault n'a pas encore fait paraître : sa publication s'arrête 
au moment où nous écrivons ces lignes, à la p. 49 du 
manuscrit (3). 

L'orthographe des textes en moyen armoricain est l'ortho- 
graphe française de la même époque. Il n'y a d'autre son 
particulier au breton que la spirante gutturale sourde, qu'on 
exprime par ch, aujourd'hui ch, et la spirante dentale sonore 
rendue généralement par z. Certains signes sont employés 
à rendre des sons différents : u final équivaut parfois à te; eu 
vaut ô [eu français) et ew; ae est parfois diphtongue, parfois 
son simple; dans ce dernier cas, il a le son de é français ou plus 
souvent de è; ce final ou cz, a le son de s, ainsi que c devant e 
ou i; l'explosive gutturale sourde est rendue par qu. Gu a une 
double valeur, ou celle de gu, ou celle d'une explosive gutturale 
sonore devant e ou i. Fv ou ff, a la valeur de v accom- 



(1) Voir dans Archœol. cambr.. 1857, 3"^ série, p. 249, un article sur la tombe 
de sainte Nonn à Dirinon, par E. Ferrot, et sur la légende peinte de la sainte 
à Saint-Divy -la-Forêt, près Landerneau ; les peintures sont de 1676. 

(2) Voir dans Archœol. cambr., V, 3« série, 1859, un article de Basil Jones sur 
les noms de la légende de sainte Nonn. L'auteur fait la remarque que cette 
légende était connue aussi dans la Comouailles anglaise. 

(3) M. Ernault a ajouté à l'original quelque ponctuation. Xous ajoutons 
quelquefois à la sienne, pour plus de facilité i)our le lecteur. Nous procédons 
de même avec les autres textes. 

16 



— 242 — 

pagné sans doute déjà en maint endroit d'un son nasal " ou 
tout au moins d'un allongement de la voyelle précédente dans la 
prononciation. 

(Manuscrit p. 3, Aman Gz desraou buez saiiftesl (1) Nonn hac 

Revve celt. , ^, , ^ , ^ ^ 

p. 230). e (2) map Deuy dre ry[m], euel ma 'z eo 

hoarueset (3) en (4) go[elet] Breiz. 

DEUS PATER. 

ÇP.^;Revue A.el mat, quae en stat man a breman voar an bet 

celtique, , tx • . 

p. 240). Bede Patricms : loaeus gra escus net 

Mont voar tech a 'n (5) lech hont; dezaffgra pront contet 

Querzet certen dre'n bro : eno ne chomo quet. 

Lauar dezaff parfet, diuset ez aedi 
Gant doe iust ha leal real dre e aly : 
Da pen tregont bloaz eo, ez duy beo sant Devy 
Aman da bout ganet : proficiet edy. 

ANGELUS (ad Patricium). 

Cleo Patricius diuset, 
Les an place man, na ehan quet; 
Eux ahanen da em tenn net : 
Gant Doe so cren gourhemennet 
Da tregont blizien, ma entent, 
Ez duy aman vnan a 'n sent, 
[Hanujet Deuy, leun a squient. 

(1) Les lettres entre crochets ne sont plus visibles sur le manuscrit et ont été 
rétablies par M. Ernault. 

(2) Manuscrit ez. 

(3) On attendrait plutôt niaz vez Jioariet a comme elle est jouée d'habitude » 
suivant la remarque de M. Ernault, qui a traduit d'après cette conjecture. Il 
est possible cependant que l'auteur du prologue ait voulu réellement dire : 
comme elle est arrivée. 

(4) Manuscrit ez. 

(5) Nous séparons, pour plus de clarté, l'article des mots auxquels il est 
agglutiné dans le manuscrit ; de même pour la particule z = ez, et en général 
pour les pronoms suffixes, là même où étjmologiquement cela pourrait paraître 
hasardé. 



243 



PATRICIUS. 



(P. 10). [Me] so nonparail maruaillet, 

[H]a gant da moez ez off soezet, 
Oz songaff bepret an fetou, 
E 'm calon don ez estonaff; 
Ne gonn en noar pez a grafF; 
Sebezaff a graff gant caffou. 

Frustet eo crenn ma pedennou 
Collet en bot man ma poaniou, 
(^e^Y^^celt, Coezet off e gou ha souzan. 

Ouziff bout digracc discascun, 
A soingis deia dre ma hun, 
Ma cacc voar jun euitvnan 

Na duy hoaz an tregont bloaz man, 
Ne vezo ganet, credet glan, 
Ha monet hep span ahanenn, 
Monet voar mar e bro arall 
Ha bout penn ysel euel dall ! 
Euez caffout goal a gallenn. 

Petra eo da Doe guir roe 'n glen? 
Euel goas lig en seruichen, 
Guellaf ma 'z gallen, ne gren quen. 
Pan eux cusul dam exuly, 
[E]ux an bro man ma forbany, 
[Nen] se[ru] ichi muy bizuiquen. 

(P. 11). Me yelo breman voar an glenn 

Ma hunan breman ahanenn ; 
Den da perchen ne 'm goulenno : 
Palamour sascun da vnan 
Na duy hoaz an tregont bloaz man, 
Me a ia breman dre an bro. 



— 244 



DEUS PATER. 



Ael flam, dinam, entent aman : 
Quae rac da drem lem a breman 
Bed patrie glan so souzanet ; 
Cornps flam familiaramant (1) 
Sal delcher flam (ma) mandamant (2), 
Ez vezo presant contantet. 

ANGELUS. 

Cleo, Patrici, na difi quet e Doe roe 'n bet : rac an fet glan, 
Te vezo apostol ha penn d 'o quelenn en enesen man. 
Ezuez (3) pep tro te vezo poan, palamour glan da roe an bet; 
Hoguen Doe, roe 'n tir, a miro dit tra hedro na noaso quet. 

{Revue cdt., E 'm (4) calon reson pan soingafl", 

Ha bout inspiret a credafl', 

Gracou a rentaff" quentaff" prêt, 
(P. 12). Rac me preder lem a breman 

Dre credancc an contranancc man 

Gant an speret glan elanvet. 

Me a laeso spacc vng place net 
Gant an mab man so diouganet; 
Monet apret me a preder, 
Tremen gant enor an mor sali, 
Monet hep mar e bro arall, 
Na viziff nep goal tamallet (5). 



(1) Manuscrit/a7«?7i(Zrawe?jf. 

(2) Les lettres entre parenthèses sont des conjectures de M. Emault. 

(3) M. Ernault corrige avec raison, sans doute, au point de vue étymologique 
en evez. 

(4) Une main plus récente a ajouté un troisième jambage à ce mot en, ce qui 
donne une meilleure leçon. 

(5) Tamallet est satisfaisant pour le sens, mais non pour la rime comme le 
fait remarquer M. Ernault. 



— 245 — 
Prêt eo vn lest e ampresti, 
Euez yscuit merdeydi 
D 'on conduy en Hybernia, 
Ha ma 'z iff deia eux a Breiz 
Euit prezec breman an feiz, 
Hac vn locman reiz d 'on treiza. 



Ambrosius Merlinus (apparaissant après le viol de Nonn par 
le roi Kereticus, et prédisant les hautes destinées de Devy). 



(P. 29 ; Bei-iie Me eo Merlin am eux vaticinet 
" Vn mab bihan a duy da bout ganet 
Santel meurbet (1) e bro breton, 
Den leun a grâce dre spacc e prelacj ; 
Bara ha dour eguit e saouij, 
Ne vezo muy e hol réfection. 

Eue! ma 'z duy d' an prédication 
Eno e mam dinam (2) gant estlam don, 
(P. 30). Ne gallo son randon an sarmoner, 
Paiamour rez d' an buhez anezaff 
A vezo hael pep quentel santelhaff, 
Ma 'z comso scaf : « Ne guallaf rentaf guer (3). » 

Goude certes courtes ez espresser 

Buiiez ha stat an mab mat hep atfer, 

Pan duy sider e bro Bretonery 

{Revue celt., Da pep christen bizuiquen ha tensor, 
p. 272). 

Ha cals a joa déjà dre e fauor 

Ha cals enor da cosquor Armory. 

(1) Il manque ici deux syllabes. 

(2) Manuscrit dinan. 

(3) M. Ernault ne met pas de signe de ponctuation après scaf ei traduit avec 
hésitation par : k II parlera si bien que je ne puis l'exprimer? » En mettant ces 
mots 716 guallaf rentaf guer dans la bouche de Gildas, on obtient un sens satis- 
faisant et conforme au contexte. 



— 246 — 

Rector, rex atque alii (Gildas, au milieu d'un sermon, est 
resté court : c'est l'effet, suivant la prédiction de Merlin, de la 
présence, dans l'église, de Nonnita, enceinte, et qui va devenir 
mère de saint Devy; Nonnita sortie, il a repris ses sens : le 
recteur, le roi et le peuple lui demandent l'explication de son 
trouble). 



(P. 41 ; Hevue 
celt, p. 286). 



(Mevue celt., 
p. 288). 



Mestr reuerand en pep andret (1), 
Petra neuez so hoarueset 
Na galses de quet eguetou 
Sarmon na (2) prezec dre requet, 
Ma 'z oas dre burzut symudet? 
A den suspect so en metou? 



Lauar deomp an fault, guir autrou, 
Meslr Gildas lauar da gloasou 
A 'n misterou : ni 'z sezlouo, 
Voar pan, hep mar, un guez arall 
An ira se rac na hoarfe goal! ; 
Mar deux den fall ni 'n tamallo. 



Nobl ha tut gentil hac ylis, 
Christenyen mat a guir atis, 
Comp(s) deoch fournis a abaissafî 
Pénaux voa 'n ampech (3) a 'm mecher 
Na compsenn na lauarenn guer; 
Me menn an mecher discleryaf. 



(P. 42). 



Un leanes, pan expresaf, 
A ioa aman oz ehanaff. 



(1) En pep andret pour le pebez andret du manuscrit est une conjecture de 
M. Krnault. 

(2) Manuscrit nac. 

(3) Manuscrit voan nampech. 



- 247 - 
Brases aessaff a 'n guellaf den, 
A vn mab vaillant so ganty, 
Brassoch a pep tu a study 
Eguetoff, hep si, bizuiquen. 

GILDAS (ad fabric(um). 

Gret dezi a randon donet 
Aman euel gruec (1), e 'm requet, 
Ma 'z vezo aeset an bedis, 
Ma 'z compsifî exprès a presant 
Dirac an tut he bout prudant 
Incontinant he vaillantis. 

FABRICUS (ad Nonitam) . 

Leanes courtes onestet, duet e 'm requet, na tardet muy, 
Pep stat bede 'n predicator, bede 'n cador d'e enori. 

NONITA. 

Pan em requel da monet d'y, me yel gueneoch-uy continant : 
Prezec courtes dre cals mese oz e maieste am be hoant. 

NONITA (ad Gildam). 

Au trou courtes, bed hoz presant, salud vaillant ha plesantaf ; 
Hoant am oa vuel d' oz guelet : [deoch bepret] em em erbedaff. 



(P. 43). Duet mat ra vizi, Nonila, 

Leanes certen laouenhaf ; 
Carguet eo a ioa ma calon, 
Da mab glan pan vezo ganet 
So aeurus ha diuset 
Da renaff net e bro breton (2). 



(1) Manuscrit gruech. 

(2) Manuscrit bretonet. 



— 248 — 

GILDAS (ad plebem). 

Huy oz oa goulennet apret don 
An ampeig hep mar a 'm sarmon ; 
Setu 'n reson ha 'n guirionez : 
An merch man, ha hy leanes, 
A roy (1) mab bihan voar an maes : 
An test exprès en em descuez. 

Setu an reson, autrounez : 
Muy eguidofî a pep rouez 
Vezo an buhez anezaff; 
Rac se quelenn ne gallenn quet 
En e presant dre nep andret ; 
Rac se ez oa ret arretaff. 

A(n) grâce a(n) gallout, hep douetaf, 
■ Hac an guir ordren da renaff 
So roet dezaf an quentaf prêt 
Gant Doe roet dre contredy 
Ha priuilaig ha monarchy 
E Rretoneri rahet. 

(P. 44; Remc D 'an mab man (2) voe diouganet, 
cfK., p. 291). ^ . ^ ' o > 

Dre grâce diuni predestinet, 

Quent comancc an bet, credet sur, 

E nation an Bretonet 

Da (3) caffout stat an preladet ; 

Prellat meurbet (4) da compret cur. 



(1) Le manuscrit porte royf, et M. Ernault a adopté cette lecture. Ce serait 
le seul exemple d'une troisième personne du singulier du futur en /; aussi 
croyons-nous ici à une erreur du scribe. Ces erreurs ne sont pas rares en ce qui 
concerne Vff finale (jui déjà, en plusieurs endroits, avait une tendance à ne plus 
se prononcer ou à se nasaliser. Il nous semble impossible, d'après un exemple 
unique, de songer à rapprocher royf des futurs gallois modernes, troisième per- 
sonne du singulier, en ff comme eiff, il ira. 

(2) Manuscrit maz. 

(3) Manuscrit dat. 

(4) Manuscrit meiirher. 



249 



Adieu, tut mat a pep statur, 
Me hoz laes breman didan cur 
An guir croeadur so furmet ; 
Aman, nep tenn, ne chomenn muy. 
Joa ha peuch a pedaf deoch huy, 
An heny so sanctifiât. 

Hoz recommandaf a graff net 
D 'an mab man, pan vezo ganet, 
Ha da roe 'n bet, hep arretalï, 
So instituet, credet glan, 
D 'oz quelenn en enesenn man. 
Me ya breman hep ehanaff . 

NONITA. 

Jésus hegar, oz trugarez : lamet eo an mez an guez man 
Dre grâce roe 'n sent, e pep quentel, pan eo santel ma buguel glan. 
Mir oz sourcy ma mab bihan (P. 45) pan dui aman da bout ganet, 
Ma 'z viziff cuit, me Nonita, guerches Maria, me az pet. 

RECTOR MIRANDO. 

Setu breman a gouez an bet 
Gant an den santel reuelet 
A proficiet, credet sur, 
Ny guelo an fin continant, 
An doctor Gildas en assaut (1), 
Bezout vaillant e auantur. 

REX TRISINUS. 

(Revue celt., Me SO maruaillet, credet sur, 
Rac Gildas so, a certen, den fur, 

(1) Manuscrit asxur. 



— 250 — 
Dilesell an cur apuret 
Ha techet rac drem a breman, 
Heb ober goab, gant an mab man, 
Hac eff aman na deu ganet. 

Mar deu gant (an) el reuelet (2), 
Vn tra so ret hoaruezet scier : 
Hep ober excès nac estlam, 
Hac eff den din ha den dinam, 
Hon lesel flam e berr amser ! 



Baptême de saint Devy (édition Sionnet, p. 100). 

PRESBYTER. 

Dcz mat, golou knech (d) tnou louen 
D 'an mab beniguet, cazret den! 
An mab man certen a reno 
Hac a bezo cuff hac vuel 
Ha den vaillant, prudant, santel 
E Breiz ysel, huy a guelo. 

Ma caffet dour, ni 'n recoure. 
Heruez an fez en badezo, 
En benigo, pan vezo prêt. 
Aman ne deux ran na bannech 
Na tnou na knech, ma 'z omp nechet. 

(Miraculo fons nascitur). 

Setu vn feunteun eyennet 
An caezraf na 'n netaf caffet, 



C2) M. Ernault fait remarquer qu'il manque ici un vers en et. 
(1) La barre sur le K a trompé l'abbé Sionnet; il a transcrit Kcrnech. ^pour 
À' est la règle dans ce manuscrit ; p. 18 I/^aer. 



- 251 - 
A neuez savet, credet sur. 
Ni 'n gray badezet, caezret stat, 
Gant an dour man so glan haznat, 
Gant an heur mat an croeadur. 

{Benedictio aquse haptismatis seu fontis). 

Guir dour fourmal principalhaff 
Ha feunteun mat hegarataff, 
Da benigaf a mennaff sur, 
En hanu an tat an mab queffret 
Hac an speret glan elanvet 
Ma 'z vizi bepret caffet pur, 

Duet gant stat gant an croeadur 
Da bout badezet, golchet sur, 
Duet dre aeur voar an eur yen. 
Ha te, den dall az eux gallout 
Ha crocq apret, na 'z vezet douet (1), 
Heruez da gallout da souten. 

A te cret en roe Doe ha den 
A voue scuiz stanc gant cals anquen 
Bede 'n maru yen oz da prenafT, 
Ha goude ez duy en diuez 
Da barn a maru ha beo euez, 
Pan duy an dezuez diuesaf. 



An tra se parfet a credaff; 
Dizreiff oz doe d 'e avoeaf, 
Euez renoncaff a graff net 
D 'an pechet, d 'an droucsperedou (2) 



(1) Le prêtre s'adresse ici à un aveugle qui se trouve sur les lieux et à qui 
l'eau miraculeuse rendra la vue. 

(2) Le manuscrit et l'édition Sionnet portent : Da pechet dan dan drouc 
speredon. 



— 252 — 
Da tricheboul an diaoulou 
Ha d 'o euffrou a glan coudet. 

PRESBYTER. 

Devy, me 'z badez gant fez net, 
En hanu an tat a 'n mab apret 
Hac an glan speret, apret plen, 
Ha ma 'z vizi din ha dinam 
Ha bede 'n finuez ha neuez flam, 
Hep quet anam na bh\m : amen. 

{Baptisatur). 

Dal hufre guenn e 'z querchen plen 
Ha goulouenn scier da 'z deren 
D 'an ty bizuiquen da renafT. 
Dalch badizient hac a lient mat 
Ma 'z duy d' an prêt, caezret stat, 
Entre re mat da ebataff. 



L'inscription bretonne de Sainte-Triphine. 

Cette inscription a été découverte par M. H. du Cleuziou sur une 
poutre provenant de l'abbaye de Bon-Repos, près Gouarec (Côtes- 
du-Nord) et placée aujourd'hui dans une chaumière du village de 
Sainte-Triphine, près de Saint-Nicolas-du-Pélem. Elle a été publiée 
et interprétée par lui dans la Revue des traditions populaires, 
i'e année., n» 1. 1886. La lecture et la traduction sont également 
défectueuses. Nous l'avons publiée de nouveau avec une traduction 
d'après quatre estampages qu'en a bien voulu faire l'abbé Jégo, pro- 
fesseur au petit séminaire de Plouguernével. Les caractères sont du 
XVe siècle, 

AN MATERI A STUDIAFF, lîïS, 
P'E PREDERAF A CAFAF GARU : 
GOUDE HON HOLL FET EN BET MAN, 
DIVEZ PEB VNAN EU AN MARU. 



— 253 — 

(xvi^ siècle). 

Middle breton Hours, edited iciih a translation and ylos- 
sarial i?idex, hy Whitley Stokes. Calcutta, 1876, in-8°, 
102 pages {Heures en moyen breton, publiées avec une 
traduction et un glossaire-index par Whitley Stokes). 

Cette publication contient trois parties : P les Heures pro- 
prement dites; 2'' un extrait du missel de Léon de 1526; S'' un 
catéchisme imprimé en 1576. 

Le verso de la feuille 154 des Heures porte le titre : Almanac 
eguyt peuar bloaz uarnuguent. M. Stokes, d'après M. de la 
Villemarqué, en a conclu qu'il s'agissait de l'année 1524, les 
caractères gothiques du texte imprimé ne permettant pas de 
songer à l'année 1624. Le texte breton ne signifie cependant 
pas : Almanac pour Vannée vingt-quatrième, mais bien : 
pour vingt-quatre ans. Il existe deux exemplaires des Heures, 
l'un en la possession de M. Pol de Courcy, à Saint-Pol-de-Léon; 
l'autre appartenant à M'"^ de Kergariou, au château de la 
Grand' Ville (Côtes-du-Nord). Le texte breton a été communiqué 
à M. Stokes par M. de la Villemarqué et les épreuves collationnées 
par lui sur l'exemplaire de M™® de Kergariou; une feuille 
manquant dans cet exemplaire, la lacune a été comblée par celui 
de M. Pol de Courcy. Les Horœ Britonnicœ et latinœ (tel est 
le titre que leur a donné M. de la Villemarqué) sont un petit 
in-4° de 203 feuilles, imprimé en caractères gothiques et orné 
de vignettes avec la signature de Geoffroy Tori. M. Whitley 
Stokes doit aussi à M. de la Villemarqué les extraits du missel 
de Léon et le catéchisme, mais ne dit pas où sont les originaux. 
Le missel de Léon est actuellement au grand séminaire de 
Quimper. Le glossaire -index offre pour chaque voyelle et 
consonne un court, mais utile résumé phonétique. Ce livre forme 
en somme une très utile introduction à l'étude du moyen 
armoricain. 



"254 



An Pater en brezonec, facilhafu ma 'z eu possibl 
Gant G. K. p. en C. (1). 

Pater noster qui es in celis. 

Hon tat peheuny so en neffuou, 
Roue ha crouer d 'an holl madou, 
Diguenech, heb sy, ez dinou 
An froez a 'n hol madelezou. 

Sanctifîcetur nomen tuum. 

Bezet hoz hanu santifiet 
Dre quemment christen a so ganet, 
Ma 'z rentimp deoch enor ha gloar 
Uez hon oll ober ha lauar. 

Adveniat regnum tuum. 

Deuet deomp hel hoz roentelez 
Da hastafu hon siluidiguez, 
Rac an désir uez hoz ioazou 
Eu a mag hon eneffuou. 

Fiat voluntas tua sicut in cœlo et in terra. 

Groet euel en neff uar en douar 
Hoz puissance bras a so dispar; 
Ny a supply en diuez, 
Da uezo graet ho uolontez. 

Panem nostrum quotidianum da nobis hodie. 

Reit d 'on corfTou an bara matériel 
D 'on eneffou an bara celestiel, 
Hyziu her ma 'z uizimp aman, 
Ho corff precius eguyt an guellhafu. 

(1) Giles Kaeranpuil, person eu Cledguen. 



— 255 — 

Et dimiite nobis débita nostra, 
sicut et nos dimittimus débitorïbus nostris. 

Pardonet dimp hon pechedou 
Huy eu an tat a trugarezou 
Euel ma 'z pardonomp da bizhuiquen 
D 'on nessafu ha d'on dleouryen. 

Et ne nos inducas in tentationem. 

Ha n 'on dilaez da uezout temptet 

Gant hon ezreuent, na faezet 

Dre 'n quic, dre 'n bet, dre 'n droucsperedou, 

Ny hoz suply, hon guir autrou. 

Sed libéra nos a malo. 

Hoguen hon diliuret dre ho puissance 
Uez hon oU anquen ha souffrance; 
A liammou hon aduerser 
Hon groet exempt e pep amser. 

An ave Maria en brezonec. 

Ave Maria, gratia plena. 

Me ho salut laouen a facz, 
Mary guerches so leun a gracz; 
En ho corff exempt a pechet 
Ez uezo concepuet saluer an bet. 

Dominifs tecurn. 

Nen deu quet dre humanitez 
Ez eu gouarnet ho chaste tez; 
An aulrou so certen guenez, 
Guerches goude an guiniveles. 



— t256 — 

Benedicta tu in midierihus, 

Bezgoaz da groec ne uoe roet 
An priuelegeou a heus bezet; 
Eurux out ha guinuizic 
Heruez an speret ha heruez an quic. 

Et henedictus fructus ventris tuù 

An froez a cofF so benniguet, 
lesus map Doue saluer an bet 
So disquennet a 'n nefu euel den 
Da reparifu natur humaen. 

Sancta Maria, mater Dei, ora pro nohis peccatorihus. Amen Jésus. 

Santés Mary, mam da Doue, 

Hon sicouret lem en hon enoue, 

Pedet ho map hon guir autrou 

Da pardonifu dimp hon pechedou. Amen. 

Gourchemennou an Ilys. 
Gourchemennou hon mam an y lys. 

An quentafu. 

D 'an sul en ha parres destinet 
Ez cleuy an ofTeren hac an seruich diuin, 

luez d 'an oll goelyou so difennet, 
Ma na heux excus legitim. 

An eil. 

Quemment pechet a heus graet 

Vn guez an bloaz da bihanafu 
A confessay ouz an beleg : 

An Uessafu eu an cruellhafu. 



- '257 — 
An trede. 

An goelyou statudet en escopty 
Mir n 'o torry dre nep labour ; 

En seruich Doue en ho impligy 
Ha d 'e gueruel en ha sicour. 

An peuare. 

lun a pechet hac a 'n boedou 
An hoarays d 'it gourchemennet, 

An daoudec dezyou ha 'n uigilou, 
Pan uizy en ouat ha stat parfet. 

An pempet. 

Dispos da enefu ha da consciancz 
Da receu da Doue ha da saluer 

Da pasq gant un guir reppentancz 
Ha na beu muy euel pechezr. 



(P. 51). An degrezyou pe en rè ne deu licit dimizifu. 

Quentafu, a querentiez ha affinité spirituel : 

(P. 52). Entre an heny so badezet hac an tat pazron ha mampazron. 

Entre tat ha mam an badezet hac an compazryen (1) ha com- 
mazreset. 

Entre nep a badez hac an badezet. 

Entre nep a badez ha tat ha mam an badezet hep muy ez contracter 
querentiez spirituel dre an sacramant a badezyant ha ne ellont 
dimizifu muy eguit pa uent querent naturel dindan an peuare degrez. 

luez ez contracter querentiez spirituel dre an sacramant a confir- 
mation, entre an heny a confirm hac an heny confirmet, entre nep 
a confirm ha tat ha mam an confirmet, hac entre an confirmet hac 
an heny en delech (2) da confirmafu. 



(1) Édition Stokes comparzycn. 

(2) Ch =: k pour g, du français déléguer. 



— 258 - 
An degrezyou naturel; 

(En spécial iselouch eguit an peuare degrez). 

An tat d 'an merch, 

An mam d 'an map, 

An breuzr d 'an choar, 

An eont d 'an niz, 

An mozreb d 'an ny, 

An quenderu d 'an quiniteru, hac, 

An queuenderu, nac d 'o holl priedou na gr[o]aguez ha ho querent 
bede an peuare; ne ellont dimizifu an eil da heguile hep meurbet 
dellit an buaneguez a Doue ha pechifu maruel. 

(P. 53). 
Amser pe en heny [n]ez guillir dimizifu ha lauaret euret 
hep terrifu gourchemen an ilis christen ha catholic. 

Adal an sul quentafu an aduent bede gouel an badezyanl pe ar 
rouanez. 

Adal an rogationou bede sul an Drindet. 

Adal dez sul an septuagesim pe dez mercher an ludu bede an sul 
quentafu goude pasch hanuet Quasi modo. 



(P. 57). [Ex missale Ecclesie Leonensis, ad ann. 1526. 
Eozen Quilleuere editore]. 

Ordo ad sponsam benedicendam. Tune aspergatur aqua benedicta 
et thurificetur sponsus et sponsa. Quo facto sacerdos dicat : 

Autronez, great eo ganeomp ann emhannou teirguez a 'n tud 
man, ha hoaz en greomp eguyt, mar deus den a gouffe ampecha- 
mant na galhe an eyl caffout egiiile e dimiziff, en lauaro. 

Et respondent assistantes : 

Ne gouzomp nemet mat. 

Quo audito accipiat sacerdos manum dexteram sponse et ponat in 
dexteram manum sponsi et dicat ista uerba, nominando eos : 



- 259 - 

IIwj M. ha huy N. a diogan cm eyl d 'e guile delchell compai- 
gnunez leal en sacramanta priadelez, \en\ yechet hag ecleuet{i), 
hede an maru, euel ma 'z eu gant Doe gourchemennet ha gant an 
ylis ordonnet. 

Tune sacerdos tradat anulum sponso : sponsus autem per manum 
sacerdotis primo ponit in poUice sponse, post presbyterum dicens ista 
uerba : 

N. Gant en hesou man ez demeza d 'it, hag a 'm corff ez 
henoriff hag a 'm madou ez vezo queffrann hag enebarz euel ma '2 
eo custum an hro. 

In nomine Patris, secundo in indice dicens, et Filii in medio 
dicens, et Spiritus sancti. Amen. 



(P. 58). De Sacramento extrême unctionis. 

[IMd., fol. XI]. 

Tune ostendat Sacerdos infirmo crucem dicens': 

Eece signum crucis in qua lesus Ghristus Dominus noster passus 
est morlem et passionem pro nobis ut nos redimeret a morte inferni. 
Credis hoc? 

Si infirmus non intelligat latinam, dicat uuigari idiomate : 

Ma car pe ma cares, chetu aman syn an croas pe en heny ez 
gouzaffuas hon salueur hiniguet eguidomp gueffret maru ha 
passion eguit hon daspren apoaniou an iffernn. 

A huy noz deur hefuaff ha meruell e 'u feiz inan? 



Pater. 



[Ex opère oui titulus : Gatechism hae instruction eguit an Catho- 
licquet, meurbet neeesser en amser presant eguit quelen ha disquifu 
an iaouancdet, quentafu composet en latin gant M. P. Canisius, 
doctor en theology, ues a société an banu Jésus. Goude ez eus un 

(1) L'original porte clesnet. 



- 260 - 
abreget uez an pez a dleer principalafu da lauaret en prosn an offeren 
d 'an tut lie, troet breman quentafu a latin en brezonec gant Gilles 
Keranpuil Persson en Cledguen Pochaer hac autrou a Bigodou. 
A Paris. Pour Jacques Keruer, demeurant rue Sainct- Jacques, 
à l'enseigne de la licorne. 1576] (1). 

Hon tat pe heny so en nefuou, ho hanu bezet sanctifîet. 

Deuet ho rouantelez. 

Ho volontez bezet graet en douar euel en nefu. 

Roit dimp hiziu bon bara pemdeziec. 

Ha pardonnet dimp hon oftansou evel ma 'z pardonnomp da nep 
a 'n deueux hon offanset. 

Ha n 'on leset da couezo en temptation. 

Hoguen hon diliurit uez an drouc. 

Evel se bezet graet. 

(P. 59). Ave. 

Me oz salut, Mary, leun a gracz, an autrou so certen guenech, 
benniguet ouch entre an hoU groaguez, ha Jésus an froez ho cof so 
iuez benniguet. 

Sanctez Mary, mam da Doue, pedit eguidomp pechezrien. Amen. 

Credo. 

Me a cred en Doue an tat hoU galloudec, crouer d 'an efu ha d 'an 
douar. 

Hac en Jesus-Christ e map unie hon Autrou. 

A so concepuet uez an speret glan ganet uez an Guerchez Mary. 

A 'n deueux gouzafuet dindan Poncz Pilât, so bezet crucifiet, 
laquaet d' an maru ha sebeliet. 

A disquennas d 'an infernou, ha d' an trede dez ez resuscilas 
a maru da beu. 



(1) Variante : [Catechism da uezafu lauaret pep sul d 'an tut licq en prosn 
an offeren da uezafu disquet hac ententet gant an oll clirystenien. Graet quen- 
tafu en gallec gant ÎI. R. Benoist, doctor en theology ha person en S. Eustach 
en Kaer a Paris hac iuez praticquet en dioces a Aniau, troet en brezonec gant 
G. K. P. e. Cl. P. quentafu]. 



— '261 — 
A zo pignel en nefuou hac ez asez an tu dechou da Douo e tat holl 
galloudec. 
Ahano ez deuy da barn an re beu hac an re maru. 
Me a cred en speret glan. 
An iliz santel ha cathoHc, communion an sent. 
Remission an quic hac an corfou. 
Hag an buhoz éternel. Amen. 

Gonfiteor. 

Me a confess ouz Doue hollgalloudec hac ouz an Guerchez glorius 
Mary, hac ouz an holl sent, rac me reusedic pecheer (eguyt an 
grouec ez dleer lauaret : reusedigez pechezrez) am euz meurbet 
pechet, quem dre songeou, quen dre lauarezou hac oberou, hac en 
pep seurt pechedou ha droucou aral graet guenefu dre ancofua hac 
iuez dre effect. Rac se me a ra aneze confession en un lauaret : ma 
faout, ma faout, ma brassa faout ha pechet, hac a ped an Guerches 
glorius Mary hac an oU sent ha santesou da pedifu an autrou bon 
Doue holl galloudec eguidafu pechezr, eguit ma en deuezo truez ouzifu 
ha ma pardono dre e gracs ha trugarez. Euelse bezet. 



LE GRAND MYSTÈRE DE JÉSUS 

Ce mystère a été publié pour la première fois, texte et traduc- 
tion, par M. de la Villemarqué, sous le titre : Le grand Mystère 
de Jésus, passion et résurrection, avec une étude sur le théâtre 
breton chez les nations celtiques, par le vicomte Hersart de la 
Villemarqué, membre de l'Institut. Paris, Didier, 1865, gr. in-8'\ 

L'original est à la Bibliothèque Nationale; c'est un in-24 non 
paginé, n° 6, 183, relié en maroquin rouge, avec tranches dorées 
et garde en papier doré, orné d'arabesques. Il y a des lacunes 
à la page 93 et à la page 105. La date de l'impression est 1530. 
Il y en a eu une deuxième édition, en 1622, chez Georges Allienne, 
à Morlaix. Un exemplaire de cette édition se trouve aussi à la 



— 262 — 
Bibliothèque Nationale, sous la cote D, n<* 6, 397, in-32, 
reliure en veau. L'exemplaire ancien contient, outre le grand 
Mystère de Jésus, la Mort de la Vierge et la Vie de 
l'homme. 

M. de la Villeraarqué a voulu, dans son introduction, faire 
remonter la composition de ce Mystère vers 1365. Il n'en donne 
aucune raison plausible. M. Paul Meyer {Revue critique, 1866, 
p. 210) a montré que l'auteur breton a suivi la rédaction d'Arnoul 
Gresban ou plutôt celle de Jean Michel, jouée à Angers en 1486 
et bientôt après imprimée par Vérard. En réalité, il n'y a aucune 
raison pour séparer la date de la composition de celle de l'im- 
pression. M. de la Villemarqué a argué de l'expression a neuez 
imprimet, qui se trouve dans le titre, qu'il s'agissait d'une 
réimpression. A neuez n'a pas le plus souvent en breton le sens 
de de nouveau, mais bien celui de nouvellement; c'est la for- 
mule ordinaire aujourd'hui encore pour les chansons nouvelles 
{a nevez savet). 11 y a un exemple caractéristique de cet emploi 
dans la Vie de sainte Nonn. Le prêtre cherche en vain de l'eau 
pour baptiser Devy; une source jaillit tout à coup à ses yeux, et 
il s'écrie : Setu vn feunteun cyennet... a neuez savet, credet sur. 
Voici une source qui vient de jaillir... fraîchement (tout de 
suite) sortie de terre, croyez bieii. L'auteur du Mystère breton 
par l'idiotisme a neuez a voulu simplement indiquer une 
nouveauté et non une réimpression. Nous reproduisons le texte 
de M. de la Villemarqué. Le titre breton de l'édition gothique 
de 1530 est : Aman ez dezrou an Passion ha goude an 
Résurrection gant Tremenuan an ytron Maria ha he pemzec 
lauenez hac en diuez ez edy Buhez mab den. E Paris, a neuez 
imprimet en bloaz mil pemp cant ha tregont. E Paris ho 
guerzeur e ty Eozen Quilleuere e quichen an Pontbihan, en 
assaingn an + du en ru hanuet La Bucherie (1). 



(1) L'édition de Moiiaix de 1622 a été revue par Tanguy Gucguen, prêtre et 
organiste du pays de Léon : An oll eorriget hac aimntet gant Tanguii Gueguen 
baelec hag organùt natif a Léon. 



- 263 - 

Aman dezrou an passion. 

An test. 
Dre compassion 
Ouz an passion 
On roe deboner 
Ez die pep heny 
Goelaff a devry, 
Nac eu mar fier. 

Rac, dre e douczder 
Evit bon salvder, 
Dezguener an Croas 
Heb ober nep drouc 
Na breig (1)? oar he chouc 
Hon drouc a dougas. 

Hiziu (2) mab Doe tat 
A marnas e grat 
Dre pechet Adam, 
Hep pechif un pas 
Hac a 'n aval glas 
Eff ne debras tam. 

Dre 'n guerches dinam 
En deffoe da ma m 
Doe en dilamas; 
Ez deus en douar 
Da doen hon glachar, 
Mar meur hon caras. 

Pan oa en couvy 
Entre tut e ty 
Hon roe beniguet, 
Ez arriuas plen 
Mari Magdalen 
A yoa e penet. 

(1) Édition de Morlaix : Abret goar e chouc. 
q2) Original hixiev. 



— 264 — 
Gant queuz d 'e pechet 
Ez goelas meurbet 
Ha hy en pedas 
Dre grâce ha faeczon, 
Hac en ty Symon 
En he pardonnas. 

Eno gant dazlou 
Ez golchas, hep gou, 
Treit hon autrou fur, 
Ha neuse tizmat 
Gant he bleau a stat 
Ho séchas gant cur. 

Dre 'n oignamant pur 
En lardas assur; 
Darn a murmuras 
E ty hac e tut 
Gant queuz d 'e tribut 
Hanuet uoe Juzas. 



Testamant Juzas (p. 97). 

Dyaoulou, dyaoulou azgas, 
Lucifer ha te Sathanas, 
Orribl hegas, a drouc assaut 
Deut e 'm requet, na fellet tam, 
Infernalet guytibuntam 
Da tremen flam ma testamant. 

SATHAN. 

Cza divis hy expédiant; 

An tremenvan, me a 'z goarant, 

Me he gray e 'z presant antier. 



Me Juzas leun a diablasder 
A 'm em ro d' ihuy, Lucifer, 



- 265 — 
An quentaff guer corff ha speret 
En tan flam eternalamant, 
En poan ha langour ha tourmant, 
Bede an fondamant plantet, 

Da bezaf, hep flaig, ostaget 

En puncc an abim venimet, 

Donaf ma 'z galhet cafout place ; 

Eno vezo hezr ma bezret 

Da bezaf cruel sebelyet 

Hep esper qiiet a cafout grâce. 

De ut breman ia dirac ma face 

Eguyt d 'an lech fleryus ma quacc, 

Mastinet haracc difacet, 

Ma 'z iff gant languis ha tristez; 

Rae anquen eguyt leuenez 

A 'm eux e 'm buez dellezet. 

Renonciaf a grafî affet 

D 'an barados din, d 'an Dreindet 

Tat, mab queffret ha 'n speret glan, 

D 'an guerchez Mary benniguet 

Da Michael ha d 'an holl aelez, 

D 'an holl madou graet en bet man. 

Ma quecet rac drem a breman 
D 'an ifern puant ha d 'an tan 
Tizmat, Sathan, quent ehanaf, 
Enef ha corff, dre ma torfet 
Da vezaf en cauter bervet, 
Rostet, losquet, heb arretaf. 

Ma bouzellou, pan dezrouaflf, 
Da mil toucec, an re heccaf, 
Eno a roaf an quentaf prêt ; 
Hac ez roaf ma fry spécial 
Da santaf pep fier infernal. 



— 266 — 
Ma diou scouarn am eux barnet 
Da cleuet pep cry milliguet 
Ha pep terribldet, ent certen, 
Ha ma doulagat translatet 
Da goelaff gant an re dampnet : 
N 'o deueux quel dellezet quen ; 

Ma teaut ha ma guenou coen (?) 

Da cryal euzic bizhuyquen 

Gant poan hac anquen, hep quen son, 

Ma 'z clevher ma brut ouz yudal 

En font an cystern eternal 

Hac ouz criai en teual don. 

Bref chetu an conclusion : 
An holl membrou bede 'n calon, 
Gant confusion disonest, 
Quein, coff, beguel hac ysily 
Ha quement am eux, ne deux sy, 
A roaf holl d 'ihuy manifest. 

Heb quempret arrestet (1), me dest, 
Duet gant mil safar d 'am arhuest : 
D 'oz tempest en em aprestaf. 
An despet da Doe a 'm croeas, 
En tan, e quichen Sathanas, 
Ma domicil bras a choasaf. 

Ac acecc eu 

AN DYOUL. 

A desevaf, 
Pan guelaf oz renonciaf 
Da esper start a pep pardon 
Eguyt an saeson da donet. 



(1) Original azrectet. On ne peut guère songer à azrec (azrec quet?) repentir. 
I.e sens porte à supposer arrest. 



— 267 



Hennez a graf an quentaf prêt, 
Ma mecher so deliberet; 
Breman eu prêt, hep arrêtât; 
A 'm dou dorn iffam, hep amouc, 
Ez mennaf tizmat dre ma drouc 
Ere an chouc ma em crougaf. 

Bishuiquen grâce ne pourchasaf 
Na pelloch Doe n 'e avoeaf; 
An maru soudenhaf guelhaf eu. 
Disemperancc, ro auancc d 'if, 
Na tlaig quet, mar ial da pidif, 
Diouz-if, her dra bezif beu. 

DISEMPERANCC. 

Quea oar se afuet, rac prêt ve; 
Muy na safar, pan oui dare, 
Rac ret eu, ha re ez beuez. 



(P. 156). Jésus est enseveli. 

An test. 

Pan oa corff Jésus 
Lienet dre us, 
Nichodemus mat 
Ha Joseph yuez, 
Quent abardahez, 
A yez d 'e bezhat; 

En dougas tizmat 
Gan enor ha stat, 
Hac en translatas, 
Hac en creis an bez 
Cazr net a neuez 
Y en anhezas. 



— 268 - 
Pan oa sebelyet 
Hac oignamantet 
Hac ordrenet glan 
Gant an re hanuet 
Hac en Mariet 
Diouz fet an bet man, 

Neuse pep unan 
A dougas e poan, 
Hac ef a manas 
En bez a enor 
Adref e coscor 
Quen na daczorchas. 



Poèmes bretons du moyen âge, publiés et traduits d'après 
l'incunable unique de la Bibliothèque Nationale avec un 
glossaire-index, par le vicomte Hersart de la. Yillemarqué. 
Paris; Didier, 1879. 

Ces poèmes se trouvent dans l'incunable contenant le Grand 
Mystère de Jésus. Pour la date et la description de ce volume 
nous renvoyons donc à la préface de nos extraits du Grand 
Mystère (1). Les poèmes sont au nombre de trois : Tremenvan 
an ytron guerches Maria (le trépas de la Vierge Marie) ; Pemzec 
leuenez Maria (les quinze joies de Marie); Buliez mahden (la 
vie de l'homme). 

Le poème du trépas de la Vierge est, suivant M. de la Ville- 
marqué, une paraphrase de la légende latine intitulée : Tran- 
situs heatœ Mariœ Virginis, et que M. de la Villemarqué 
reproduit p. 127 (2). Il nous paraît probable que l'auteur 



(1) Ces poèmes ont été réimprimés avec le Grand Myxtère, en 1622, par 
Georges AUienne, mais malheureusement corrigés par Tanguy Gueguen. Les 
variantes données par M. de la Villemarqué sont tirées de cet ouvrage (Bibl. 
Nat., n" 6397-D), 

(2) D'après Tischendorff, Apocalypses apocryphœ, pp. 95-136. Lipsise, Mendels- 
Eohn, 1866. 



— 269 — 
breton a eu sous les ysax des sources françaises. Son début est 
le même que celui du Trespassement Nostre-Dame, imprimé 
à Brehant-Loudéac, en l'an mil IIIP. IIII**. III (1). Pour les 
deux autres poèmes, nous n'en connaissons pas de version fran- 
çaise, mais il est très vraisemblable que ce ne sont pas non plus 
des œuvres originales. 

Tremenvan an itron guerches Maria. 

Bennoez Doe en eur hac en prêt 
Ma 'z voe Doe en bet man ganet 
A corf un merchic benniguet 
Goude bout Adam condampnet. 

Hac en eur (2) ma 'z ganat an merch 
Goude guenell Doe ez voe guerch 
Ha ma 'z eu flam guir mam ha merch, 
Hy so bleuzuen quen guenn ha 'n erch. 

Ha ma 'z voe sacret car an eiz neff 
Advocades plen da pep eneff 
Da bout cougant présidantes 
En nef louan (3) ha roanes. 

Homan so mat advocades 

Hac en gloat Doe 'n tat elchades 

Ha quen guen ha 'n erch (4), an guerches 

A mir en pep bro nep he cotes. 

Rosen guenn ha steren quentel, 
Roanes spes an abestel, 
A mir hat Adam ouz cafuoez 
Nep a pet goar he trugarez. 



(1) Voir la réimpression en fac-simLle dans V Imprimerie en Bretagne an 
XV' siècle, Nantes, Bibliophiles hretons, 1878. 

(2) Original nevr, 

(3) D louman lego Imiian (de la Villemarqué). 

(4) Original ncrch. 



— t270 — 
En homan ez voe Doe roe 'n bet 
En un poent gant hoent enioentet 
Gorf ha quic he goat benniguet 
En un liffrae glan da pobl an bet. 

En amser lem bede breman 
Mam Roe an belly ha Mary glan 
Mam a truez da bizhuiquen 
A lem penedour a sourpren. 

Sahit Thomas et la Vierge mojitant au ciel (P. 49). 

XIII 

Sant Thomas, hep abafî quet, 
Pan edoae dison oz donet 
A deffry da mont Olivet, 
Ez guelas an corff benniguet. 

Ez guelas Guerches Roe 'n aelez 
Ouz monet en neff dyalahez 
Gant he map lesus ent seder, 
Aelez a dreff bac a quever ; 

Ma 'z goulennas a moez meurbet : 
c< Itron dinam, mam benniguet, 
» Donet a renn hael d'oz guelet, 
» Hac e 'z guelaff spes e 'm lesel ? 

» Me a 'z guel en nefF don oz monet : 

» Menn trugarez, ha me a pet, 

« Ouz da map net groa ma trete, 

» Rac aoun a 'm goall na 'm tamalhe, » 

An Roanez, guyr flourdelis, 

A ditaulas flour he gouris 

A 'n neff, hep chom, da (1) sant Thomas, 

Neuse, hep abaff, en affas 

(1) Il faudrait peut-être lire ha. 



- ^J71 — 
Ma 'z deux ahane piz tizmat 
Thomas evel un guir cannât : 
« Memeus guelet, hep quel avis, 
» Mam Roe an gloar (1) ha Paradis. » 

An dra man certen hep e guelet 
N 'o deruoe crediff quetqueffret 
Ez ve en bez man damany 
Corfî mam Doe so Roe an belly. 



« Aman ez lavaraff affet : 

» Eguyt nep sy nen dedy (2) quet. » 

Quentiz y a redas d 'an bez 

Ma 'z oa bezet flour ouz goùrvez 

Hac ez selsont a pep tu querz 
Ouz essa pep unan dre nerz 
Gourren an men, ha nen doae marz, 
Ha netra ne queffsont abarz ; 

Nemet yscuit solennité 
Nen doae bet seder en bez se, 
Ha huez mat, leuenez ha can, 
Dre grâce syder an speret glan. 

Hac e goulensont ouz Thomas; 
Pep unan en enterrogas, 
Ac efF a gouzie quet netra 
A 'n Guerches hep sy Maria. 

Thomas ho guelas quen quezedic, 
Buanec, frescq ha lesquidic. 
Ne gouzient pe respontsent quet 
A 'n corff guinvidic benniguet; 



(1) Original gloat, var, gloar. 

(2) Orig. desi, var. dedy. 



- t>72 - 
Ha pan guelas Thomas an huec 
Bout e breudeur glan buanec, 
Ez lavaras deze seder : 
« Cleuet un neubeut, ma breudeur : 

» Hiziu e livyris a cren 

» En ludea ma offerenn, 

» Hac ez duenn en hent quen hoantec 

» En livfrae certen un baelec 

» Pan edoann en mont Olivet 
» Aman a randon oz donet, 
» Ez guilis haznat uhel en neff 
» An guerches plen corff gant eneff. 

» Hac ez leffis out y dyson : 

» Guerches guinvidic, ma Ytron, 

» Ytron clouar, reit diff pardon, 

» Hep si ho bénédiction. 

» Ha 'n Roanes glan pep manyer 
» A cleuas glan buhan ma guer 
» Hac ez ros diff flour he gouris : 
» An Ira man certen a guilis. 

» Hac ez lavaras diff hep quen si : 

» Me a ya d 'an lech diouganet diff 

» Gant Doe Tat ha 'n map a 'n speret glan, 

» Try person guyrion en unan. » 

Quen buhan tiz ez cretsont za (1) 
Bout eat hep quen sy Maria 
Ent corff hac eneff en neffou 
Gant he map heb faut an autrou. 



(1) Il faut peut-être lire ta ; une variante donne ya. 



— 273 — 

Pemzec leuenez Maria (P. 74). 

Mam Doe so mam Doe roanez, 
Guerches dinam, mam a Iruez, 
Feunten so leun a Irugarez, 
Ha 'm evezhet en quarantez. 

Hep mar na gou te en bronnhas 
Da croeadur nep lion furmas, 
Hac adarre plen ez gorreas 
Oar pep ael hac ez ehanas. 

Guerches so Roanes en neff, 
Och pep pirill mir ma eneff 
Pepret, mail eu, ha cleau ma lefï : 
Ma ezrevenl so en hent guenefF. 

Ha 'm evezha, Mary, ez mat 
Ha ro diff grâce an place a 'z grat, 
Quent font an près da cofessat, 
Maz duy dazlou a 'm doulagat. 

Pet euidoff gant coufT ha striz 
Roe 'n drindet a macsolh gluiz; 
Glan roanes, pa 'n petes piz, 
Absolven a caffenn quen tiz. 

Guerches dinam so mam d 'an grâce 
Pemsec guez ez stoeiz (1) d 'an place 
A enor d 'an pemzec solacc 
Affoe en douar mar dilacc. 

A 'n pemzec ioae a ioae affoe 
En douar man euit map Doe 
Glan dianaff an quentaff voe, 
A glan coudet, salut an Roe. 



(1) Le sens demande stocis au lieu de stueaz : Quinze fois je me suis incliné 
sur le sol en l'honneur des quinze joies que tu as eues sur la terre si agréablement. 

18 



— 274 — 
Gabriel ent uhel ha gloar 
En dileuzras d 'it en douar. 
« Ave, Maria, a lavar, 
» Doue so guenet, hep quel a mar. 

» — Gabriel, duet mat ra vihet 
» Aman e 'm templ d 'am darempret; 
» Ghetu an merch en he guerchdet : 
» Autrou Doe Tat, gruet a queret. » 

Ytron, dre raeson ny ho pet 
A guir calon, groa hon miret, 
Guerches dinam, hep tam pechet, 
Dre carantez en divez hon bet, 

Dre 'n ioa arall ha 'n levenez 
Az voe pan guelsot Elysabeth 
Ouz sout ouzit en un menez, 
Ha hy da saludiff yvez (1) ; 

Deoch ez lavar hep mar na sy : 
Benniguet ouch dreis pep heny; 
« An froez a (2) do[u]gues e 'z belly 
» So benniguet hep quel a sy. » 



(P. 86). Pemzec levenez var pep tra 

He devoe an guerches Maria 
Gobr en deveus nep ho coffa 
Digant Doe 'n Tat; elF en gratha. 

Lavar hy gant eoll ha hoant 
D 'an pemdez gant youll cogant, 
Ha ne fezo nep azrouant 
Euit nep vigor na tormant. 

Fin an 'pemzec levenez. 



(1) Original evez, var. yvez. 

(2) Orig. az. 



— 275 — 
Buhez mabden (P. 88). 

Goude da stat ha pompadou 
Guyscamant ha paramantou 
Ez duy en Anquou ez louen, 
Pan troy en haf (1), da lazaff mie, 
Ma 'z duy da neuz da hout euzic 
Ha tristidic da bizhuyquen. 

Pan vezo da qiiic maru myc yen, 
Ne deux car oar an douar certen. 
Me dest, nac estren nep heny, 
Na tut da ty na da priet, 
Na ve mar dispar ez carset, 
En deurffe quet da guelet muy. 

Yvez d 'an prêt ma 'z decedy 
Guenez oar da chouc ne douguy 
Nemet hep muy un coz lyen 
Pe 'n heny ez vizy griet 
Tiz mat a lum ha dastumet : 
Tra en bel ne 'z vezo quet quen. 

Goude se en douar oar da huen 
E 'z laquaher pan duy an termen ; 
Mar cazr na quen oas a quenet, 
Eno coff ha queyn ez breiny 
Treyt ha penn hac ez dispenny 
Lagat ha fry ha goazyet. 

Dou pe try glyzen tremenet 
Treyt ha penn ez vyzy tennet : 
Certes ne ves quet leset muy ; 



(1) M. de la Villemarqué lit en haf et tradnit pan troy en haf par : quand 
tu seras prêt pour elle. Le sens est : quand il tournera en elle, c'est-à-dire 
quand il lui plaira. C'est un idiotisme encore en usage aujourd'hui. 



— 276 — 
Ha ne goffe styn az lynez, 
Euyt da selhet a het dez, 
Pa e 'z lamher a 'n bez, pyou vezy. 

Ha chede certen testeny : 
Dyrac un carnel, pan guely, 
Hars ha sell out y ancyen, 
Da gouzout, na dout mar soutil, 
A te a aznalïe quet entre mil 
Neb so gentil diouz an bylen ; 

An fall na 'nn cre dîouz an seven : 
A un port, un sort, un ordren 
Quement so a maru yen tremenet 
A hoU hat adam drouc ha mat 
So comun saczun en un stat 
Evel en un oat Irelatet. 

Nobl ha partabl en un bezret 
Ez ynt un hevel da guelet, 
Na ne deux quet, mar discret ve, 
Eguyt phylosophy na sciance, 
Na prudance, [entr] o diffarance, 
Na ve mar prim, a estymhe. 

Ne gueus a nep still, quen abil ve 

Na quen ruset diouz an heure, 

Pan ve quement den so en bet, 

A aznaffe querent diouz hentez 

Na breuzr diouz hoar dre nep aroez (1). 

Ha pan vez en bez gourvezet 

Rac se breman hoU pobl an bet 
En oz esper consideret, 
Pan duy an prêt da decedaff, 



(1) Var. aruoez ; orig. oarex. 



— 277 — 
Ez vihet égal havalet 
Hep differance a tra en bet 
Ouz an re so eat da quentaff. 

A la fin du volume. 

Aman ez achief an lefr man 
Meurbet deuot da pep unan 
Da lenn d 'an re a goelet Breiz 
Eguit chom fermoch en ho feiz 
Mil CCCCC ha XXX. 



LE MYSTÈRE DE SAINTE BARBE 

On connaît deux éditions bretonnes de ce Mystère. L'une est 
de 1557, l'autre de 1647. Comme nous l'apprend le titre de 
l'édition de 1557, le Mystère a été imprimé à Paris pour Bernard 
de Leau, imprimeur de Morlaix (petit in-S" goth. de 96 ff. non 
chiffrés de 14 lignes à la page) (1). Un exemplaire de l'autre 
édition se trouve à la Bibliothèque Nationale ; l'imprimeur est Jean 
Hardouyn, à Morlaix (2) (in-16 de 206p., Bibl. Nat., Y 6180 ré- 
serves). Le Mystère de sainte Barbe a été réimprimé sur l'édition 
de 1557 avec des variantes de l'édition de 1647, par M. E. Ernault, 
sous le titre : le Mystère de sainte Barbe, tragédie bretonne, 
texte de 1557, publié avec traduction française, introduction et 
dictionnaire étymologique (3), par M. E. Ernault, professeur 
à la Faculté des lettres de Poitiers (Nantes, Société des biblio- 
philes bretons, 1885, in-4°, 187 pp.). 

Le Mystère breton remonte évidemment à une source française. 



(1) Voir bibliographie des traditions et de la littérature populaire de la Bretagne, 
par H. Gaidoz et Paul Sébillot (^Extrait de la Revue celtique). Paris, 1882, 
pp. 315-316. 

(2) Aman ez dezraou buhex santés Barba dre rym enel inaz custumer he 
hoary en Goelet Breiz gant heuriou ayi itrou sanctes Barba, hac he offiqoru 
amplamant. E moiitroûles, gant lan Hardonyn imprimer ha librer, peheny à 
chom é Kû MDCXLVII. ' 

(3) Cette partie n'a pas encore paru. 



- 278 - 
La marche du drame est la même que dans le Mystère français 
imprimé de sainte Barbe : La vie et histoire de Madame saincte 
Barbe par personnaige, avec plusieurs des miracles d'icelle et si 
est à trente huit personnaiges dont les noms s'ensuiuent. Imprimé 
à Paris par la veufve feu Jehan Trepperel et Jehan Jehannot, 
demourans en la rue neufue nostre dame à l'enseigne de l'escu 
de France. In-4° goth., 30 ff. à 2 colonnes (I). Il y a cependant 
entre les deux drames de notables différences qui nous font sup- 
poser qu'il existe une source française plus directe du Mystère 
breton (2). 

Aman ez dezrou buhez sante[s] Barba dre rym euel ma 'z 
custumer he hoary en goelet Breiz (3). 

(An aelez a dezrou canaff). 
An test. 
4. Breman, pobl an bat Leun a disenor 

Gant fez euezhet, Ha guerr (4) ac error 

Hac ez guelhel huy Roe Dioscorus. 

Ystoar bon cares 



Barbara guerches 
Leun a courlesy. 



3 . Dioscorus bras 
En em auizas, 
Hac a laças plen 
2. Mercli d 'an roe voe hy Tut a pep labour 

A Ycomedy, Da ober un tour 

Den malicius, Ha mecherouryen. 

(1) Nous devons une analyse de ce ^Jystères\lT l'exemplaire de la Bibliothèque 
Nationale (acquisitions n» 29,234) à M. G. Dottin. Nous avons aussi consulté le 
livre de M. Petit de JuUevile : Les Mystères, t. II, pp. 478-188. 

(2) Le prologue est différent; le personnage de la reine, celui de Marcien, 
celui de la femme folle, les miracles ne se retrouvent point dans le drame 
breton. Mais en revanche Origène n'apparaît point, croyons-nous, dans le drame 
français. Les noms de plusieurs personnages sont également différents. 

(3) L'exemplaire de 1557 décrit dans la bibliographie de MM. Gaidoz et 
Séljillot porte en plus : E Paris neuez imprimet gancl Bernard de leuae. Im- 
primet E. Paris euit Bernard de Leau pehiny a chôme e mountrovlles var pont 
hottrret en hloaz MDLVII, L'expression iievez imprimet a ici le même sens que 
dans le titre du Grand Mystère de Jésus. Elle indique une nouveauté et non 
une réimpression comme le voulait M. de la Villemarqué. C'est M. de la Ville- 
marqué qui a fourni à M. Ernault la copie de l'édition de 1557 dont il s'est servi, 

(4) Édition de 1557 guerrh. 



- 279 - 
4. Hac y en dyen En desrouas sclaer 

Apert ha certen, Euel tut antier 

Dre 'z voe ordrenet, Ha deliberet. 

An introduction. 

5. Entr 'och, pobl guiryon, deboner, 
Gruet silence ha ma 'z commancer 
Antier dre myster disclaeriet 
Glouar ystoar santés (1) Barba. 
Ma ne (2) gouzyech pe a lech oa, 
Pep stat gant ioa he coffha gruet (3). 

6. An guerches man ameux hanuet, 
Da Dioscorus, den ruset, 

Roe (4) affet a Ycomedi 
Ez oa hy merch, leun a guerchdet; 
Eff he care pep heur meurbet 
Er nen devoa quet nemet hy 

7. Ma 's songas en e fantasy 
Ez galse besaff dre affuy 
Gant un re e (5) ty rauiet ; 
Hac ez laquas, ne dougias den, 
Tut a labour, mecherouryen 
Da ober certen ordrenet 

8. Vn tour fournis, d'e guis discret. 
En compas iolis diuiset, 

D 'e miret, rac ne lamset hy 



(1) Édition de 1557 santé. 

(2) Édition de 1557 net. 

(3) La traduction, en général fidèle de M. Ernault, paraît ici défectueuse ; 
il traduit he coffha gruet par : on va vous rappeler cette santé. Le sens doit 
être : rappelez-vous-Ia. 

(4) Édition de 1557 rac. Roe est une conjecture de M. Ernault. 

(5) Nous comprenons gant vn re e ty ranlet par : enlevée par quelqu'un 
de sa maison. M. Ernault traduit : si bien qu'il se mit en tête que quelqu'un 
eût pu Venlever de sa maison. 



— 280 — 
A eneb e grat digantaff 
E neb guis, nac lie rauissaff, 
Na hep lie rentaff dezaff muy 

9. Hoquen quentaff, ne lacaff sy, 
Gant un den a brut en study 
He laquât (1) hy a studias ; 
Ha liy, credet, ne voe quet lie, 
A disquas lysmat an pratic, 
Er autentic e hem (2) applicas. 

10. Dre he squient ez ententas 
Ez oa un Doe nep a croeas 

An eff bras ha 'n mor glas assur, 
An tut, ha' n loznet (3), hep quet mar 
Ha quement so lem en memoar, 
Heaul, ster ha loar, ha 'n douar pur. 

11 . An philosoph bras, a tra sur. 
Hep quet a mar, nac oa mar fur, 
Prepos oscur a murmure ; 

Hac a mennas rep he repren ; 
An ydolou vil ha bilen 
Dreis pep termen a soutene. 

12. Hy enn arguas an tra se ; 
Hac eff quen buhan ahane 
Hep dale enn em retreas ; 

Ha hy bepret, nen deux quet sy. 
En Doe roe 'n bet, parfet detry, 
A muy e muy a studias 

13. Goude se uffuel ez guelas 
Dious e habit un ermit bras, 
Hy enn enterrogas asqueut 



(1) Edition de 1557 laquai. 

(2) Original chem (e hem conjecture de M. Ernault). 

(3) Édition de 1557 lonzet. 



— 281 — 

Pe ban deue, hoaz na ma 'z ae, 
Dre compsou ulfuel evel se, 
Na peban oa, na piu oa quel. 

14. Eff a respontas dinoas net 
E dévotion oa monet 

En effet, hep quet contredy, 
Da Hierusalem, hep remet, 
Da bez lesu Christ ministr net : 
Nen deuoa quet quen queflfridy. 

15. Na hennez ent privez desy 

A disclaeryas, ne tardas muy, 
Dou guer pe try a 'n Passion. 
Hy dreis pep tra a yoa ioaus 
Ma 'z roas dezaff, hep quen reffus, 
Crédit hetus, ann aluson. 

16. Neuse, secret un piéton 

A leuzras hy, hep fmction, 

(Ha hy ytron ha barones, 

Dre vfueltet (1), ne voe quet quen) 

Da Alexandry ancien 

Da comps plen oz Origenes. 

17. Peheny (2), hep goap, hac a près 
A leuzras antier d 'an guerches 
Flour ha courtes procès lesus 
Gant Valentin, ha doctrin net 
En Ues leffrou hep gou quel, 

Ma 'z voe groa[e]t (3) he coudet hetus. 

18. An holl fez desy gracius 
A lennas hep dale ioaeus 
Heb abus, ma he queulusquas 

(1) Édition de 1557 uffvelter. 

(2) Édition de 1557 Eny. 

(3) L'édition de M. Emault porte groat. 



— 282 - 
Da bout ardant en carantez, 
Da quehez[l] lesu, he buhez, 
Hac ent priuez he badezas. 

19. He tat pep rout enn em doutas 
Anezy, pan [hy] studias, 

Hac he reas, ne fallas quel, 
D 'an tour a yoa cref ha neuez 
Da tremen peb tu he buhez, 
Ha goude, euez gouezet, 

20. Ez deuz an broys, tut discret, 
Da mennat dezy reiff priet ; 

Ha n 'e deuruoe quel concedaff, 
Rac ma 'z oa, dre 'n fez, demezet 
Da lesu Grist, ann ministr net 
Ha n 'e deuruoe quet nemetaf (1). 

21 . Chetu aman an dez quentaff ; 
E 'm introil a recitaff 

Guelhaff ma 'z gallaff, quentaff prêt; 

Ha d 'an eil dez ez discuezher 

D 'ich un tra arall, mar galler. 

Gant grâce Doe, roe 'n ster, mar queret. 



Deux bergers vont jouer sur la montagne où va passer sainte 
Barbe fuyant son père. Un des deux la trahit. 

RIUALLEN. 

368. Ha! Gueguen, Gueguen. 

GUEGUEN. 

Petra so a mail, Riuallen? 
(1) Édition de 1557 nemeta. 



— 283 — 

RIUALLEN. 

A ny ya, Gueguen, d 'an menez 
Da miret hon deffuet vêtez 
Hac eno, dr 'am fez, on bezo 
Amser euit ober cher mat; 
Me meux a crenn silsiguenn plat 
Ha boutaillat a guin mat so. 



369. Ya, demp-ny ha me benuyo; 
Da 'z hem auancc a te danczo ; 
Cza, eomp affo, n 'on guelo den. 

RIUALLEN. 

Pebez hoary on be ny quen? 

Mar bez anezy yenien, 

Deomp, Gueguen, d 'on em pourmenaff. 



370. Guell eu deomp-ny frisq diuiscafF 
Da mellat ha da ebataff, 
Euit hon em tommaff a mat. 



Heman so taul sech a brech mat 
A ya tizmat hac a pat pell. 
Horell ! 

GUEGUEN. 

A te teux affet guelet guell 
Heb fellell tam gant ma cammell, 
Horell!! 
(Aman ez guelont sante[s] Barba ouz 
teçhet raç he tat; hac ez lauar Riuallen drouc : ) 



— 284 — 
371. Haulcleu! 

Lauar a te goar ma 'z a Barba 
Ac eff so hoaruezet netra 
Na perac tra eu ez a hy? 

GUEGUEN MAT (1). 

Tau, Riuallen, pe laz d'imp ny 
E ma en he près, ha less y, 
Sco oar da hoary ha diuoe. 



372. Vn tra so hoaruezet, me toe; 
Chede peguen buan an Roe 
Ez due en ploe quen enoeet 
Oar lerch he merch ha d'e querchat; 
Vn tra so groaet nac eu quet mat 
Hac ez eu pep stat debatet. 



373 . Nac eguit se 

Morchet az eux, me ne 'meux quet. 

RIUALLEN. 

Vn dra a treux he deueux groaet 
Hac ez eu ouz knech ditechet 
De'z em cuzet, nen deu quet gou. 
Allas ! ma car, na lauar quet 
Es te hy neb quentel guelet 
Ouz darempret en on metou, 

GUEGUEN. 

374. Ne falhe quet lauaret gou : 

Eff a tronche crenn bon pennou 
An Autrou, euel da dou quy. 

(1) Mat se trouve ici par erreur. L'épi thète ne convient qu'à Riuallen. 



- 285 - 

RIUALLEN. 

Me en goar breflf, mar he queffy 
E iazo yen gant villeny 
Hac e groay net espediet. 

DIOSCORUS (a goulenn e merch). 

375. Leueret diff flour, pastouret 
A huy uffuel houz eux guelet 
Ouz donet quet en houz nietou 
Barba ma merch, mar be querchet (1) 
Aman ouz knech na ditechet; 
Respontet ha ne compset gou. 

AN BERGER MAT RIUALLEN. 

376. Ententet haut, hep faut, Autrou, 
Ha me compso plen a 'm guenou, 
Mar queret sezlou, en louen : 

Me e neb guis n 'e guiHs quet 
Duet en menez man na goureet (2) : 
Ne 'n nachenn quet en requet den. 

DIOSCORUS. 

377. Me toe d 'am quil, map an bilen, 
Me roy d 'it raau car ann auen, 
Ma ne compsez plen certen diff : 
A te neb quentel he guelas 
Euit an dez en menez bras : 
Mar nachez un pas ez quasiff. 

(Goude se ez goulenn ouz an drouc berger :) 

378. Na te? A te goar? lauar d 'ifif. 



(1) Conjecture de M. Ernault. Le texte donne querzhet. 

(2) M. Ernault propose goiiezet ou gonzuezet qui va mieux pour l'assonance. 
Goureet pour le sens ue présente pas de difficulté : gimreet montée, du verbe ^ 
gourren lever ; gourre sommet (Catholicon). 



— 286 - 

An drouc berger Gueguen . 

Mar queret sellet ha credifF 
Derchell houz hent ha ma sentifF, 
E discueziff, ne filUfTquet; 
Rac me he guelas a pasou 
Ouz Iremen, membry, hebiou, 
Secret aquetou sezlouet. 

379. M 'e guelas dison ouz monet 
He hunan, ha hy quen poanyet, 
An bet a calet ez rede ; 

Ne gortose den nep heny, 
Na cleuet neb rout comps ouly 
Na dale muy n 'e deuruihe. 

DIOSCORUS. 

Pa he caffenn m 'e quelennhe. 

RIUALLEN (a lauar da Gueguen) 

380. Lauar, pautr vil, map e guile 
Perac heb dellit eu d 'ide 
He discuez eue! se dezaff? 
Breman heb truez he canno, 
Heb neb abaff pan e caffo, 
He pourmeno ma 'z vezo clafF. 



381. Mar groa follez, dius dezaff ! 
Me e carhe fustet mat gantaff, 
Na fofz ne raff, mar bezaff cuit. 

sante[sJ barba. 

Ma malloez quentaff a roaff d 'it, 
Coz paillart fell dre da dellit, 
Ma 'z duy gant dépit da guitot 
An Azrouant dicarantez, 



— 287 — 
Dre da sotis ouz ma discuez : 
Ghede 'n boutez a dellezset. 

382. Me pet dre barnn ez duy oarnot 
Maledicion en un lot 
Dre da fais riol assotet, 
Te ha da deuet affet pur 
Ma 'z chanchy le hac y fîgur 
Pautr a drouc natur pariuret. 
{Neuse ann drouc berger so conuertisset en un men marhr hac 
e deffuet e quelhyen-raden) . 



LA VIE DE SAINTE CATHERINE 

L'original se trouve à la Bibliothèque Nationale sous la cote 
J 3007 réserve (inventaire). Ce volume de 31 pages non 
numérotées a été imprimé au couvent de Saint-François-de- 
Cuburien, en 1576. Des mêmes presses est sorti un autre 
texte breton dont nous donnons plus bas un extrait. Le texte 
de cette Vie de sainte Catherine a été publié avec une traduction 
par M. Ernault dans la Revue celtique, vol. VIII, n°» 1 et 2, 
pp. 76-95. 

M. Ernault a cru devoir reproduire le texte tel quel avec 
ses nombreuses fautes d'impression , en en rectifiant toutefois 
quelques-unes en note. Il "va sans dire que le même scrupule 
ne nous était pas permis. Nous donnons le texte aussi correct 
qu'il nous a été possible, et en renvoyant en note la version 
de l'original. La division en paragraphes est due à M. Ernault. 
Suivant M. Ernault, la Vie bretonne serait une version de la Vie 
latine de sainte Catherine dans la Légende dorée de Jacques de 
Voragine, à partir du § 3. C'est en réalité une traduction plus 
ou moins exacte de la rédaction latine, depuis le commencement 
jusqu'à la fin (1). 

(1) Voir Legenda anrea, édition de 1493, p. 213. 



Titre (P. 1). Ainan ez desraov bvhez an itron sanctes Cathell 
gverhes ha merzeres en Brezonec, neuez impriraet e Cuburien, 
euit Bernard de Leau, pehiny a chom e Montrolles, voar pont (1) 
Bouret : en bloaz M.D.LXXVI. 

Bvhez an itron sanctes Cathell gverches ha merzeres : gant 
he oraison. 

An interprétation a 'n hanou a Cathell. 

i . Cathell 80 lauaret ha deuet digant catha (2) peheny a tal que- 
ment da lauaret euel oll, ha digant ruine (3), peheny a tal quement 
da lauaret euel trébuche pe couezaff; ha rac se Cathell a tal quement 
da lauaret vn trébuche vniversel; rac edeficc en azrouant (4) so 
dreysi hac enhy an oll trebuchet : discaret ha trebuchet he (5) deues 
an edeficc a orgueil dre an humilité anezy; discaret he deues an 
edeficc à conuetis charnel dre an virginité à obseruas hac à miras, 
hac yuez pep conuetis mondain, rac disprisa a guère pep tra mon- 
dain. 

2. Pe yuez an guer man Cathell a tal quement da lauaret euel 
chateiiula, elese vn chadenic rac... (6) dre œu[u]rou mat pe dre heny 
ez eo pignet (7) bede an (8) eff, peheny chadenn pe scheul he deues 
peder pazen : an quentaffeo inocentet he oll œuurou; an eil eo nec- 
tery acalon; trede eo disprisancc à vanité; a pederuet eo guyr[i]onez 
à comsou. Père degreziou à laqua an prophoet diouch reng ouz lauaret : 
pyou à pigno e menez au aulrou , etc. ; hac ez respond en vn (9) 
lauarel : an inocent à daouzourn hac an heny à vezo net à calon, etc. 



(1) Original j!;o/i^r. 

(2) Le texte breton porte Coste, distraction évidente ou glose de CatM. Voir 
le texte latin ci-dessous. 

(3) Original mine. 

(4) Orig. azzonant. 

(5) Orig. hez. 

(6) Il faut suppléer quelque chose comme : rac honuin a guère dezi he unan 
lin chadenn. Voir le texte latin. 

(7) Original j:;i^«e^. 

(8) Orig. an. 

(9) Orig. vn é. 



- 289 — 
Hac an peder degrez man à vertuz à voe excellant en itron sanctes 
Cathell euel ma'z eo patent en he legent (1). 

3. Aman ez comencc en bvez ha legent an itron sanctes Cathell. 
Sanctes Cathell, merch d 'an roe Coste, a voe ynstrue[t] ha doc- 

trinet en oll ardou libéral. Ha pan edoae an impalazr Maxentius, 
assemblet gantaff en Alexandrie an oll pinuidien ha peuryen, euit 
sacrifie d 'an ydolou, hac an chiistenyen, père n 'oz deurye sacrifie 
d 'an ydolou, en defoy ordrenet ez visent lequeat d 'an marou : neuse 
sanctes Cathell peheny a yoa en oat a seitec bloaz, pan oa en (2) he 
pales, carguet a pep pinvidiguez (3) hac a seruigeuryen, merch vnic 
d 'e tat ha d 'e mam, pan cleuas an bruit hac an cry a edoa gant pep 
sceur[t] ancualet père a presenlet euit ho sacrifie hac an ioae a groae 
an re a cane (4), en continant ez cacas vn messager euit enclasc petra 
oa an tra se. 

4. Eual ma'z ententas ez comeras darn he tut he pales hac ez 
em (5) gouarnissas gant sign an croas, hac ez eaz en queer, hac ez 
cafifas vn nombre bras a chrislenyen père a yea da sacrifia d 'an ydolou 
rac aon na vient lazet, ma 'z voue meurbet nechet ha ceuzet. Ha hy 
monet hardiz gant vn couraig mat bede an impalazr en vn lauaret 
deza : « Da (6) dignité a urz (7) hac da offic a descueuz (8) penaos 



(1) Teste latin extrait de l'édition de 1493 : Katlierina dicitur a catha quod 
est universum, et ruina, quasi universalis ruina. Omne enim edificium diaboli 
in ea universaliter corruit. Nam in ea corruit edificium superbie per humilitatem 
quarn habuit, carnalis concupiscente per virginitatem quam servavit, cupiditatis 
mundane, quia omnia mundana despexit. Vel Katherina quasi Cathenula (orig. 
Catheluna) ; ipsa enim sibi per bona opéra quandam Cathenam fecit, per quam 
usque ad celum ascendit. Que quidem cathena sive scala quatuor gradus habet, 
qui sunt : innocentia operis, mundicia cordis, despectio vanitatis, et locutio 
veritatis. Quos propheta per ordinem ponit dicens : « Quis ascendet in montera 
domini, etc., » et respondet : Innocens manibus et mundo corde qui non accepit 
in vano animam suam nec jnravit in dolo proximo suo. Qualiter autem illi quat- 
tuor gradus in beata Katherina f uerunt patet ex legenda sua. 

Il existe une Vie de sainte Catherine en gallois, encore inédite dans le ma- 
nuscrit de Peniàrth connu sous le nom de Llyvyr Gwyii Rhydderch ou le livre 
blanc de Rhydderch (^seconde partie) ; Eees a aussi publié une Vie de la même 
sainte, texte gallois avec traduction dans ses Lires of the cambro-britùh saints. 

(2) Original an. 

(3) Orig. piv vidiguez. 

(4) Orig. canef. 

(5) Ez sem. 

(6) Original dti. 

(7) Orig. vurz. 

(8) Orig. descnenz. 

19 



— 290 — 
heruez raison ez dleez beza saludet ha groeat enor d 'it, mar ve te a 
aznaffe croueer an eff, an douuar (1), hac a reuoque da affectio[n] 
diouz an doueou (2). y> 

5. Ha neuseu ez disputas dre cals ha divers conclusionou ha 
silogismou ouz an impalazr (3), e tal porz en templ, ha neuse ez 
commanças lauaret dezaff : « lequeat emeux ma poan ha ma sourcy 
da lauaret d 'il an traezou man euel da vn den gouuiziec ha sauant. 
Hoguen breman me goulen ouz-it : pez a dra ez eux te assemble! 
quemet man a pobl en vean : euit azuly an sotony a 'n ydolou? Da 
hem maruaillaff a grez en bras oar an edefiç hac an arlifiç en templ 
man, peheny so graeat gant douzorn (4) tut ha mecherouryen, hac 
yuez oar an ornamentou anezaff père ne dint nemet euel poultr (5) 
a ya guant an auel; hac euit ce ez dleez muy da ebahyssaf ouz 
conlemply an elî ha 'n douar ha 'n mor ha quement so enhe. Da 
hem maruaill oar an ornamentou an eff, elese, an heol, en loar, en 
steret; consider pénaux e mahint a pa voue commancet en bet hac 
ez vizint bede en fin; sell ouz an heol ha 'n planedou pei'e ne cessent 
nos (6) na dez oz (7) monet entresea hac Occident, hac ahano ouz 
retourn adare da Orient, hac euit ce ne scuyzont quet. Ha pa ez vezo 
lacqueat mat euez ouz an traezou-man, goulen ha desqc piou eo an 
puysantaff entre en oU re na pe guant az ynt great; ha neuse pa ez 
vezo aznauezet (8) dre graç Doue an croueerr da vezaff soueran d 'an 
hoU traezou (9) ha ne ve quet possibl caffout dezaff heuell, neuse 
azeule ha glorifie, rac henez eo Doue an oll doueou hac autrou an 
hoU autrounez. » 

6. Pan he deffoye (10) disputet cals doctement an mister a 'n 
incarnation a map Doue, César a voe meurbet ebahysset, ha ne 



(1) Original domtar, 

(2) Orig. doneou, 

(3) Orig. impalarz. 

(4) Orig. daezorn. 

(5) Orig. poulrt. 

(6) Orig. voz. 

(7) Orig. oy. 

(8) Orig. aznanezel. 
(î)) Orig. traezon. 

(10) Orig. M. Esnault propose deffove, Deffoye se retrouve deux fois para- 
graphe 15. 



- 291 — 
gualle quet respond dezi (1), heuelep en fin, pan oa en em (2) 
auiset, ez deuz da lauaret dezy : « grec, lion les da acheuaf hon 
sacrificç, ha goude se ny a rento d 'itt (3) respond. » Neuse ez 
gourhemenas he cacz d 'an pales, ha gand diligence bras he miret ; 
hac en em maruaille ez bras oar an prudencç ha 'n quenet anezy, 
rac meurbet ez oa cazre ha plesant da guelet d 'an holl re hac yuez 
gracieux. 

7. Goud[e] se ez deux César d 'an pales hac ez lauaras dezy : 
« Gathell, cleuet eo gueneomp en eloquencç a compsou hac ez omp 
ebahisset oar an gouuizeguez ahanot; hoguen ampechet oamp hac 
occupet oz ober sacrificç d 'an doueou, ha ne guellsomp quet an oll 
da entent. Rac se breman ny a goulenn ouz-it an commencement (-4) : 
pe a lingnez oude? » An sanctes a responlas : « Scrifî'et eo na die 
den en em (5) meuly nac yuez en em (6) vitupery : en tra se a 
custum en tut sot da ober hac en re trauaillet gant vanegloer. Euit 
se me a lauaro dit ma lingnez, ne deo quet euit ma em v[a]ntafr, 
hoguen ma em humiliaff: me so Gathell merchvnic d' an roue Goste; 
hac, onestant ez venn maguet en pourp hac instruet en ardou libéral, 
yuit ce oll em eux y dispriset palamour da lesus-Ghrist pehiny a 'm 
eux choaset euit priet. 

8. « Hac an holl doueou se, père a enorez, na guellont sicour na 
te na nep ho pet, am eux an oll dispriset. peguen maleureux eo 
an re a gra (7) enor d 'an sceurt (8) doueou se père, euit ho gueluer 
en nécessite, ne guellont sicour den nac e miret ouz pirill nac (9) 
e sicour en e tribulation. » 

9. Neuse an roe a lauaras dezi : « mar deo guyr euell ma 'z 
leuerez, an bet holl a fazy hac a so en error, ha te hep muy quen 
a lauar hac aheus (10) en guiryonez. Hac euit ce quement guer so a 



(1) Original deze. 

(2) Orig. en nem, 

(3) Orig. dict. 

(4) Orig. cnmmencement. 

(5) Orig. e nem. 

(6) Orig. e nem. 

(7) Orig. graff. 

(8) Orig. sceuret. 

(9) Orig. vao. 

(10) Orig. ahen-t. 



— 292 — 
die bezafF confirmet (1) gant daou pe try test; pa ve te a ve vn ael, 
pe a ve vn vertuz celesliell, hoaz ne dleffen quet crydi d 'it, dre muy 
rayson, guelet na dout nement vn grec fragil. » 

10. Neuse ez lauaras d 'an impalazr (2) César : « Da pidy a 
graff, César, na hem les quet da vezaff fezet gand (3) da furor : quent 
se, us (4) a rayson euel ma 'z aparchant ouz vn roe prudent, rac en 
poelet a lauar : mar em gouuernez dre rayson, heruez an eneff, ez 
vizy roe ; hoguen, mar em gouuernez autramant, heruez en corlî, ez 
vizy seruicher, » Neuse ez lauaras en roe : « Heruez a guelaff ez fell 
d 'it dre finesaffhon deslum e 'z laçou, guelet ez fell d 'it reyff deomp 
euit exempl an philosophet. » 

11. Pan guelas César na galle quet e nep manier resistafî d 'an 
gouuizeguez anezy, ez gourhemenas secretamant dre lizerou ez 
deuzye an oll gramerianet hac an oll oratoret incontinant d 'an kaer 
a Alexandrie hac en hoz dévie presantou bras, nemet ez gallsent 
fezaff vn emparlet dre o raysonou hac o compsou. Neuse ez voe 
digacet a diuers prouinczou hantercant orateur, père a excède an 
hoU re aral mortel e pep siancç mundain, ma 'z deuzont (5) da 
goulen pe da fin ez oant galuet a quen pell a (6) diuers broeziou da 
Alexandrie. 

12. César a respontas deze : « Aman en hon eux vn merch iouanc 
peheny n 'e deux quet a compaignones e squient hac e gouuizeguez ; 
fezaff a gra en hoU tut sauant ; hac ez lauar penauz hon doueou ez 
ynt diaoulou. Ha mar guellit he fezaff, me gray deoch retourn d 'o 
bro guand enor ha ioay. » Neuse vnan gand despit a respontas : 
« Vn cusul gaillard (7) euit vn impalazr (8), ensembli quen lyes a 
den sauant a diuers ha pell broezyou euit disputenn ouz vn merch 
iaouanc debil ha fragil, e lech ma 'z gualse facilement vnan hon 
pautret pe laqueset he fezaff. » 

13. An impalazr (9) César a respontas : « Me a galse in fat he 

(1) Original confermet. 

(2) Orig. impalazr. 

(3) Orig. gard. 

(4) Orig. vus. 

(5) Orig. deuzo. 

(6) Orig. ha. 

(7) Orig. guaylart. Gaillard est une conjecture de M. Ernault. 

(8) Orig. inipalarz. 

(9) Orig. impalaz?; 



- 293 — 
contrainy da sacrifie. Euit ce guell eo gueneff ez ve fezet (1) dre ho 
argumentou ha ho raysonou. » Ma \ leuersont : « Bezet digacet dira- 
zomp, euit, pan vezo convinquet he témérité hac he sotony, ma 'z 
annauezo in fat bezcoaz na guelas den gouuiziec (2), » Pan ententas 
an guerhes an combat a yoa eminant dizy, he 's em (3) recomandas 
en oU d 'an au trou Doue. Hac en continant ez aparissas an eal dezy 
hac he admonetas da bezaff ferm a constant ; yuez he assury na vise 
quet hep muy quen fezet (4) gand an re se, hoguen yuez en ho 
conuertisse d an fez hac en ho conduise da bezaff merzeryen, 

14. Pan oa digaccet dirac an oratoret ha 'n philosophel, ez lauaras 
d 'an impalazr : « Chetu vn sentancç hac vn barn cazre euit vn impa- 
lazr : hantercant orateur az eux assemblet a henep vng guerhes ; ha 
prometet deze madou hac enorou bras , mar hoz deuez an victoar ! 
Ha me a contraignez hep nep sperancç a saler da combaty oute ! 
Hoguen lesus-Christ, peheny eo sperancç ha curun an re a storm 
euilaff, hennez a 'm recompanso hac em salero. » 

15. Ha neuse pan ho defîoe lauaret an oratoret ez oa vn tra imposibl 
ez galse Doue bezaff den, nac ez gallse gouzaff poan en bet nac yuez 
an marou, ez prouphas deze an guerhes penaus an gentilet hoaz ho 
deffoy a diaraoc lauaret en tra se, rac Platon hac an Sybiliet ho 
deffoy lauaret ez vise eureux an Doue dioux an crech a vihe crucifiet 
en croas. Goude ma he deffoye an itron sanctes Galhell disputed ouz 
an mestri ha confondet ganfy dre raisonnou euident ho oll ydolou ha 
doueou, ez vihont oll abahisseteuelep na gouzient (5) petra ho deffoye 
da lauaret ha ma theusont (6) euel tut mut. 

16. Neuse an impalazr carguet a furor a comanças d'o tamall (7) 
ha d'o blam oz lauaret deze, ez oant yfam lauaret bezaff oll fayzet gand 
vn merhic iauancc. Ha neuse vnan aneze, peheny a yoa raestr ouar 
an re arall, a lauaras : « Gouuez en fat, César, penaus nigun (8) ne 



(1) Original /fôeZ. 

(2) Orig. gouuizet. 

(3) Orig. he sem, 

(4) Ovig.fezel. 

(5) Orig. gouzient. 

(6) Orig. theunosont. M. Ernaiilt lit tanusont : ils se turent. Le texte latin 
nous fait préférer teusont : sicut muti effectl sunt. 

(7) Orig. taiuaill; tamall (Ernault). 

(8) Orig. nigenn; nigun (Ernault). 



— 294 — 

gallas bizgoaz resistaff ouzomp na vihe incontinant fayzet. Hoguen, 
an merch iauancc man pe dre heny ez comps an speret a Doue, heue- 
lep omp laqueat ganty en admiration na credomp ha na guellomp 
e nep façon lauaret tra en bet a henep he Doe lesus Christ. Quent 
se ez credomp hac ez confesseomp fermament (nemedot a prouphe 
deomp dre vn -rayson hac vn sentancç arall aprophetoch an doueou 
père hon eux enoret bede breman) ez fell deomp bon em conuertissaf 
ouz Christ ha bezaff christenyen (1). 

17. Pan cleuas an tyrant an tra se ez deuz d 'en em colery ha da 
enrage, ha gourhemen ez visent oU lo[s]quet e creis an citte. Hac an 
guerhes sanctes Gathell ho conforte hac o excite da bezaff constant 
ha ferm da gouzaff merzerinti (2), ha gant dihgencç ho istruas en fez. 
Ha dre occasion ma 'z douetent meruell hep an sacramant a badiz[i]ant, 
ez respontas deze an guerhes na douetent quet : « rac an goat peheny 
a scuilUt a vezo reputet deoch euit badiz[i]ant; hoz em goarniset en 
mat gand sign an croyx, hac ez ouch assuret a bezaff curunet en eff. » 
Pan oant taulet en tan, ez rentsont ho anauon da Doue hep bezaff 
losquet bleuen en bet deze nac yuez accoustrement a quement a 
yoa gante. 



LE MIROIR DE LA MORT 

Ce poème se compose de 3360 vers. Il a été composé en 1519 et 
imprimé en 1575 au couvent de Saint-François de Cuburien. 

Le volume est la propriété de M"''* de Kerdanet, à Lesneven 
(Finistère). Nous n'avons pu obtenir d'elles que le court fragment 
qui suit, et que M. l'abbé Corre, professeur au collège de Lesneven, 
a bien voulu nous transcrire. Il a déjà été publié par nous avec une 
traduction dans les Annales de Bretagne, II, n°2, p. 255; n^3, p. 437. 

Titre. Le mirover de la mort, en breton, auquel doctement et 
deuotement, est trecté des quatre fins de lliome : c'est à scauoyr 



(1) Ez confesseomp porte sur ez fell comme le montre le texte latin : nndc 
imperatùr constant er fatemur qnod, 7iisi prohahilîorem sententiam de dits quos 
nsque modo colulmiis protuleris, eccc omiies ad Christum convertimur (éd. 1403, 
p. 204). M. Ernault coupe la phrase, dans sa traduction, avant ez fell. 

(2) Original merzirienti. 



— 295 — 
de la mort, du dernier jugement, du tressacre Paradis et de 
Vhorrible prison de l'Enfer et ses infinis tourments : 

Eu Maru, en Barn, en IfEern yen 
Preder map den ha na enoe, 
Ha nepret nep lech ne pechy 
Gant lacquat da spy en ty Doe. 

A la fin du poème se trouvent, en breton, les indications suivantes 
sur la date et la composition de l'ouvrage, suivies de quatre vers : 

An leffr man a voe composet en bloaz 1519 gant maestre lehan 
an archer coz a parhos Ploegonuen. Hac a voe imprimet e S. Frances 
Cuburien en bloaz MCGGCGLXXV. 

An Maru, ha'n Barnn, ha'n IfEern yen, 
Pan o soing den ez die crenaff ; 
Foll eu na preder e speret, 
Guelet ez eu ret decedafE. 



1. En hano an Tat, ha 'n map apret 
Roe ha croer, ha 'n glan speret, 
Vn Doe auoeet, dre 'z credaff, 
Père en personou cogant 

So try fier ha diferant, 
Ha se presant a assantaff; 

2. Dezraou vn libel an guellhaff 

D 'an popl lyc d 'o em applicafF 
Ha preparaff, quent muy cafaou, 
Pénaux pan renther an speret 
Ez die bout hep bech a pechet, 
Pe bout daffnet dre e fetou. 

3. Mezellour an maru an garfaff 
So entre an pobl, a credaff, 
An lefr man a vezo hanuet, 
Ardant, luysant, euyt gantaff 
Noz, dez, en em consideraff, 
Ha humiliaff tut an bet. 



- 296 — 

4. Leshanuet vezo hep nep gaou 
Ganeomp ny yuez en dezraou, 
Heruez e doctrinaou laouen, 
Dirac pep vnan cordial, 

Rac 6 doctrin ouz pep scandai 
Ha drouc a mir calon pep den. 

5. Rayson aral a lacquafF afet 
D 'e bout cordial leshanuet : 
Honnez eo rac en hon metou 
Ez die bout certes dre raison, 
Me queff, e effet plantet don 
A faeçon en hon calonou. 



XVII* SIÈCLE 

LE MIROIR DE LA CONFESSION 

Ce livre a été imprimé en 1621 chez George Allienne, 
à Morlaix en 1621 ; il a été traduit de l'ouvrage français du 
jésuite de Bonis par Tanguy Gueguen, prêtre et organiste ori- 
ginaire du pays de Léon : toutes ces indications se trouvent 
dans le titre breton. L'exemplaire dont nous nous sommes 
servi se trouve à la Bibliothèque Nationale (D 4822; Inventaire 
D 13843 ; réserve). 11 se compose de 120 pages numérotées, 
plus d'une feuille dont le recto porte le titre et dont le verso 
est en blanc; il y a. des gravures aux pages 4, 106, 120 (1). 
Nous n'en donnons qu'un court extrait : l'œuvre en elle-même 
est peu intéressante et la traduction n'est guère remarquable 
que par l'énorme quantité de mots français dont Tanguy 
Gueguen s'est plu à l'agrémenter. 



(1) Nous devons la description sommaire de cet ouvrage et du suivant 
à M. G. Dottin, qui a bien voulu collationner aussi sur les originaux les extraits 
que nous en donnons. 



- 297 — 

Titre : An mirouer a confession profitahl meurhet euit pep seurt 
tut composet gand an tat Beuerant Emery de Bonis à compai- 
gnunez lesus, ha translatât vez à Gallec en Brezonec gand 
Tanguy Gueguen Belec hac organist natif a Léon. Ouz pen vn 
façon siiccint ha her euit en em coffes specialament euit an re 
à coffes à lies. Davantaig vn examen à consciancc hac exerciçou 
père à guel hezaff gret dre heuryou ha coursou en deiz gand an 
remet ouz han pechedou ha 'n meditationou vez a sizun an 
passion. An oll guelet ha corriget. Imprimet e Montroulles 
gand George AUienne 1621 gand permission hac privilaig an 
Roue. 

(P. 79). Vn moyen deuot hac affectionnet euit en em offr da 
Doue diouz an mintin ha diouz an noz hac é trugarecat é mat 
oberou : 

(P. 80). Doue seternel, immortel, hoc incompréhensibl, me deu 
da meuliff, da binizien ha da enoriff ho madelez œternel, ho quenet 
ha ho maieste, Tat, map ha speret santel; un Doue simpl, meurbet 
eurus, tat a trugarez, Doue à pep consolation. Me boz trugarequa 
a quement bénéfice, graçou ha donesonaou a 'm eux (1) receuet 
digueneoch, me paour miserabl pechezr (2), hac o deues receuet pep 
croueadur resonabl hac intellectuel. Me à offr deoch euit action 
(p. 81) à graccou quement meuleudy, quement eufr mat so bet gret 
breman, quen dre an tut, quen dre an iElez, euel pan ve me ma 
hunan en deffe y gret gand un heuelep volontez ma 'z quaren (3) ez 
ve quais dauantaig, ha gallout dispos euit ho offr ha ho presanliff 
deoch palamour ma 'z ouch din a brassoch enor, hac a palamour, 
o Doue seternel, an offrancc digand vn souillet euel ma 'z oume 
ne 'n deo agreabl d 'o madelez. A (p. 82) palamour da se, gand 
dazlaou a calon ez prosternaff d 'an douar ; humblamant ez goulen- 
naff pardon a quement pechet a 'm eux gret e 'm buhez, en songue- 
sounou, corasou, eu[v]raou hac anquouhet. Autreit gueneuff, me 
boz supply, na duiff muy bizuiquen d 'oz offansiff. Hoguen, ma 
autraou, reit diff vn guir feiz, un espérance assuret, dilection ha 



(1) Original am eux. 

(2) Ovig. pecherx. 

(3) Orig. qiiare '«. 



— 298 - 
carantez ardanl, chasteté, humilité, deuotion, gand an oll vertuziou 
ail necesser d 'an siluidi(p. 83)guez. An heuelep tra, ma Doue, 
a goulennafF diouzoch euit quement den so en bet, dre 'n interces- 
sion a 'n guerches glorius beniguet Mary, mam d 'on sa[l]uer 
biniguet Jésus, Mary Rouanes an eufT, impalaezres (1) d 'an /Eiez, 
Mœstres d 'an bet aduocades an pechezrien (2) ; dre 'n intercession an 
daou apostol sant Pezr (3) ha Paol, bac an sent ail ma aduocadet bac 
sent ail iust père so en eufT bac en douar; dre 'n intercession a 'm 
sell mat, a sant Michel, bac en oll /Elez ail, ha 'n spe(p. 84)redou 
eureux ; fînablement dre 'n meritou sacre (4) ves ho map lesus 
Christ, en iardin, en foueterez, en curunamant a spern, en croas (5) 
santel, gand quen bras carantez; dre é anuyou bac e poanyou; 
dre 'n tachaou, dre 'n gouliaou, pe en vnan àneze ez fell dilT laquât 
ma calon, d 'an fin ma 'z ve conseruet eno. 



LA DOCTRINE DES CHRETIENS 

Ce livre a été également traduit du français du jésuite 
Ledesrae par Tanguy Gueguen et imprimé par George Aliienne 
à Morlaix en 1622. L'exemplaire qui nous a servi est à la 
Bibliothèque Nationale (D 5094; inventaire D 1460). Il se 
compose de huit feuillets de quatre feuilles à la feuille (64 pages 
numérotées). 

Titre : Doctrin an christenien composet gand an tat reuerant 
Ledesme Jesuist, an oll aiiprouuei gand an autraou à Roazon, 
ha translatet à gallec en Brezonec gand Tanguy Gueguen hdec 
hac organist natiff à Léon, hnprimet e Montrovles gand George 
Aliienne imprimeur ha librer i621, gand permission ha priuilaich 
an Roe. 



(1) Original impalaerzes, 

(2) Orig. perherzien. 

(3) Orig. Perrz. 

(4) Orig. sacre. 

(5) Exprimé dans le texte par le signe +, 



299 



Stabat mater tramlatet à, latin en Brezonec (p. 60). 

Ovz hars an Groas ma 'z foue gloaset 
Doue hon Roue ny crucifiet 
Ez edoa e mam estlamet 
Ha hy e dyffout hyruoudet. 

Pan guelas hy an passion 
Hac an martyr he map guyrion, 
Ez eaz leal en he calon 
Bete he ineff clezeff don 

Trist voe Mary melconiet 

Hac en he calon estonet 

En vn songal péquen calet 

lesu gant poan ez voa (1) doanyet. 

P. (61). Bras voa (2) an poan hac an anuy 

Hac an galchar en (3) goar Mary 
Pan guelas, allas, an casty 
He map hon car e Caluary. 

Pyou en heny, ma studyhe 
En e calon, na estonhe, 
Guelet hon mam à estlame, 
Allas d 'e buguel ez gouele? 

Pyou eu an Christen nep heny 
A calon quen dyuelcony 
Pan sonche glachar à Mary, 
Na ve queuzet, na lequel sy? 

Euit gueffret hon pechedau 
, Ez guelas, allas, e gloasou, 
A dyou abrant bel en plantau 
Cannet yvez gant scourgezau. 

(1) Original va. 

(2) Oiig. va. 

(3) In 1 dans l'original. 



— 300 — 
An guerches santel à guelas 
He quer map e poan en langroas ; 
Crédit certen, pan tremenas, 
Gant poan dazlaou a caffauas. 

Feunteun mam lesu a truez, 
Grit d 'ifï ha ma 'z fyziff yuez 
Participant dre carantez 
(P. 62). En hoz glachar dre trugarez. 

Gryt (1) d'yff yuez caffout fez bras 
Da caret Doue nep on (2) croeas, 
Nep drouc en bro na gallo noas 
D 'an holl Christenien à prenas. 

Imprimet huy an goulyau, 
Ma itron, en bon calonau, 
Ha 'n passion bras ha 'n gloasiou 
Dyrac pepret bon speredau. 

Ho map huy a voe goubet 
Euidomp ny crucifiet : 
Lyquit e 'm memoar da caret 
E passion e 'm calon net. 

Reyt d 'yff, Mary, contrition 
Da sangaff leal am calon; 
Dre 'n pemp gouly a 'n passion 
H on bet bep mar clouar pardon. 

Ouz bars an croas gant habaster 
Gryt d 'iff ma 'z fiziff hoz nyuer 
Dre 'n poan doun (3), itron debon[ner] 
Hoz boue an anquen dezguener. 



Cl) Original cryt. 

(2) Original an qui pourrait se justifier a 'n, mais n'est pas dans les habitudes 
bretonnes. 

(3) Donn irait mieux pour l'assonance, 



— 301 — 

Mary, maestres an guercheset, 
Pan duy an maro so garo meurbet 
(P. 63). Gant dazlau caffau (1) em caudet, 

Huy ouz lesus ma excuset. 

Gryt d 'yff plen douguen testeny 
A 'n poanyau, allas, ha 'n casty 
En deffoue Doue hon guyr Roue ny, 
Hac a 'n glachar e Caluary. 

Gryt d 'yff, Mary, dre 'n goulyou 
A geure outraig an taichaou 
Na duy à dyuez da dezraou 
Nepret drouc speret d 'on metaou. 

Mary, ma speret da quentaff 
A diffennet, pa hoz pedaff. 
Pan duy an dezuez dyuezafF, 
Ma 'z renquiff respont ha contafT. 

■ Gryt d 'yff bout fournis goarnisset 
A 'n syn an croas ma 'z foue gloaset 
Hac a 'n passion, Itroun net, 
Dre he merit omp acuyttet. 

Ha pan duy monet a 'n bet man, 
Gryt d 'on anaffon, ytron glan. 
Monet saccun guytibunan 
D 'an Barados d 'an reposuan. 

Amen. 



Dictionnaire et colloques français et breton, traduit du 
François en Breton par G. Quiquer de Roscoff: livre nécessaire (2) 
tant aux François que Bretons, se fréquentant et qui n'ont l'in- 



(1) On lirait plutôt cussav, mais le sens demande caffau. 

(2) Original : nessaire. 



— 302 — 
telligence des deux langues. A Morlaix, de l'imprimerie de George 
Allienne, MDCXXVI, avec privilège du Roy (à la dernière page 
on lit : Achevé d'imprimer le 15 de janvier 1626), in-18. 

Cet ouvrage se divise en trois parties : la première comprend 
des colloques français-bretons; la seconde, un vocabulaire français- 
breton; la troisième, quelques paradigmes de conjugaisons et les 
prières, suivies de réflexions sur la prononciation française et la 
prononciation bretonne. Le texte français a dû être composé en 
Flandre; il ne présente aucun intérêt au point de vue des mœurs 
bretonnes. L'ouvrage de Quiquer a eu plusieurs éditions. Nous 
en connaissons une de 1632 (1), augmentée d'une partie latine; 
une édition de 1633 (2); une quatrième de 1652 (3); une cin- 
quième de 1671 (4). L'édition la plus correcte est celle de 1633. 
C'est celle qui renferme, avec celle de 1632, le vocabulaire le 
plus copieux. L'édition de 1652 est une reproduction de la pre- 
mière édition, même avec ses fautes d'impression. L'édition de 
1671 est particulièrement intéressante en ce qu'elle adopte l'or- 
thographe du Père Maunoir. Nos extraits sont tirés de la première 
édition. Nous donnons en note les passages correspondants de 
l'édition de 1671. 



(1) Dictionnaire et colloque françois, breton et latin, divisé en trois parties : 
Dictionœr ha collocou gallec, brezonnec, ha latin, divisèt en teir queuf ren. Dic- 
tionariolum et coUoquia gallico-britannico-latina, in très partes distincta, par 
Guillaume Quicquer de Eoscoff, augmentez de moitié, de douze traitez non encor 
imprimez, et du latin correspondant au françois et breton, par lui-même. A 
Morlaix, chez George Allienne, imprimeur et libraire juré à Rolien, au Palmier 
couronné, et à Quimpercorentin en sa boutique, 1(>32, avec privilège du roy. 

(2) Dictionnaire et colloques françois-breton, divisez en trois parties. Dictionser 
ha collocou gallec-brezonnec, diuisèt en teir queufren, par maistre Guillaume 
Quiquier de Eoscoff, augmentez de moitié et de douze traités non encore im- 
primez. A Morlaix de 1633, avec privilège du roy. 

(3) Dictionaire et colloque françois et breton, traduits du françois en breton 
par G. Quiquer de Eoscoff, livre nécessaire, etc. A St-Brieuc, par Guillaume 
Doublet, imprimeur et libraire, 1652. 

(4) Dictionaire et colloques françois-breton, traduits de françois en breton, 
par G. Quiquer, natif de Roscof. Livre nécessaire pour l'iatelligence des deux 
langues. Eeveu, corrigé et augmenté en cette dernière édition à Quimper-Corentin, 
chez Guillaume Le Blanc, imprimeur et libraire du Collège, 1671. 



303 



LA TABLE DE CE LIVRE 

Ce Hure est très vtile pour ap- 
prendre à lire, escrire et parler 
François et Breton, lequel est 
diuisé en deux parties. La pre- 
mière partie est diuisée en huit 
chapitres : desquels les sept sont 
mis par personnages comme col- 
loques. Le premier chapitre est 
vn conuiue à dix personnages, 
et contient plusieurs propos 
communs desquels on vse à 
tahle. Le deuxième chapitre (1) 
est pour acheter et vendre. Le 
troisième est pour demander 
ses debtes. Le quatrième cha- 
pitre est pour demander le 
chemin auec autres propos com- 
muns. Le cinquième chapitre 
contient deuis familiers estant à 
l'hostellerie. Le sixième cha- 
pitre, deuis de la leuée. Le sep- 
tième chapitre , propos de mar- 
chandise. Le huitième chapitre 



AN TAVLEN AVEZ AN 
LEUR-MAN 

An leur-man a so profitabl 

bras euit donnet da disquy len, 

prezec à scrifîa a Gallec a Bre- 

zonnec, pehiny a so deuiset en 

diou gueuren. An quentafïgueu- 

ren a so diuiset en eiz chabistr : 

pe a vez a re (2) an seiz a so 

lequeat dre personnaigou eguis 

collocou. An quentaff chabistr a 

so vn couffi a dec personnaig, a 

delch calz a proposou commun, 

père à vser ouz an daull. An 

eil-vet chabistr a so euit prenafl' 

a guersaff. Hac an trede chabistr 

a so euit goulen e dleou (3). 

An peuare chabistr , a so de 

goulen an hent : gant comsou 

ail commun. An pempet chabistr, 

a delch diuisou famil[i]er pa 

vezer en hostalery. An huechuet 

chabistr diuis a vez seuell. An 

seizuet chabistr à coumps a mar- 

chadoures. An eisuet chabistr 



(1) Original le dixiesme : an dech-uet. Nous conigeons d'après l'édition de 1633. 

(2) Orig. a reff. 

(3) Orig. ez dleouff, éd. 1633 ez dleou. 



Édition de 1671 : An levur-man a so profitabl bras evit disqui lenn, scriva, ha 
prezec Gallec, Brezonnec, pehiny a so diviset en teir queffren. Ar quenta quefEren 
a so diviset en eiz chabistr pe eus a re seiz a so lequet dre personnageou eguis 
colloquou. Ar quenta chabistr a so ur coury a dec personneig hag à delch cals 
a proposou commun, père à user ouz an daull. An eil chabistr a so evit prena ha 
guersa. An trede chabistr à so evit goulen é dleou, ar pevare chabistr à so 
da oulen an hent, gant ar proposou commun. Ar pempet chabistr a delch 
divisou familier pa vezer en hostellery. Ar c'huec'hvet chabistr divis aves 
ar sevell. Ar seisvet chabistr à gomps à raarc'hadourez. An eizvet chabistr 



est pour apprendre à faire 
lettres missives , obligations , 
quittances et contracts. La deu- 
xième partie contient beaucoup 
de mots communs, desquels on 
a journellement affaire mis par 
ordre de l'A, B, C. La troisième 
partie, les conjugaisons, pro- 
nonciation françoise et bretonne 
et l'exercice du chrestien. 

Le V. chapitre. Deuiz familiers 
estans à l'hostellerie. 

ROBERT, SIMON L'HOSTE 
ET AUTRES 

R. Dieu vous garde de mal, 
mon hoste. 

S. Soyez les bienvenus, Mes- 
sieurs. 

R. Logerons-nous bien céans 
pour cette nuict ? 

S. Ouy, monsieur, combien 
estes-vous ? 

R. Nous sommes six de 
trouppe. 



304 — 

a so euit disquiflf ober lizerou 
missiff, obligatiounou, quittan- 
çou a countradou. An eiluet 
queuren a delch calz a gueriou 
commun, pe auez an re ez eux 
bemdeiz da ober, lequeat dre 
vrz auez an A, B, C. [An Irede 
queufren, an conjugaisonnou, 
an prononciation Gallec ha Bre- 
zonnec, bac exercice an chris- 
ten] (1). 

An V. chabistr. Diuysou fami- 
lier ho bezaff an bostalery. 

ROBERT, SIMOUN AN HOSTYS, 
HA RE ALL 

R. Doué do miro ouz pep 
drouc, ma hostys. 

S. Deuet mat ra (2) vihet, 
Autrounez. 

R. Ha ny à halle logaff en mat 
en ty man henoz ? 

S. Guellot sur, Autrou. Petso 
àhanoch-hu? 

R. Huech oump en vn com- 
paignunez. 



(1) Le passage entre crochets manque dans la première édition ; nous l'em- 
pruntons à l'édition de 1633. 

(2) Première édition seule da vihet. 



Édition 1671 (suite) : à so evit disqui ober lizerou missiff, obligatiounou, 
quitançou ha contrageou. An eil queffren a delch au dictionnier lequet dre urz 
à alphabet hag à delc 'h cals a gueriou commun, à père ez eus bemdeiz afEer e 
cals à rencontrou. An trede queffren, ar conjuguaisounou, ar prononciation 
gallec, ha brezonnec. An V. chab. Divisou familier ho reza en hostallery. 
Robert, Simon hostys, ha re ail. R. Doué d'ho miro ouz drouc, ma hostys. — 
S. Deuet mat ra-vihet, Autrounez. — R. Ha ny à halle loga ervat en ty-man e 
noz (sic) '1 — S. Guellot sur, Autrounez. Pet so à hanoc'h-c'hu ? — R. C'huec'h 
om en un compagnunez. 



305 



S. Nous auons assez de logis 
pour trois fois autant. Descendez 
quand il vous plaira. 

R. Auez-vous bonne estable, 
bon foin , bonne auoine et 
bonne litière, auez-vous de bon 
vin? 

S. Le meilleur de la ville : 
vous en gousterez. 

R. Avez-vous quelque chose 
à manger? 

S. Ouy, messieurs : descendez 
seulement, car vous n'aurez faute 
de rien. 

R. Traitez-nous bien, car nous 
sommes las, et demy morts de 
faim et de soif. 

S. Messieurs, vous serez bien 
et vos chevaux aussi. 

R. C'est bien dit ; frottez bien 
mon cheval ; quand vous l'aurez 
dessellé, destroussez sa queue, 
faites-luy bonne litière, prenez 
son licol qui est en la bourse de 
la selle : s'il n'y en a point, ache- 



S. Logeys assez honneus euit 
try quement ail. Dysquennit pa 
pligo gueneoch. 

R . Ha uy oz eus marchaussy {\ ) 
mat, fouen mat, ha querch mat, 
ha laeter mat, ha guin mat ozeus 
huy? 

S. An guellaff a quement so é 
kaer : tauaff à grehet (2). 

R. Huy ô eus nettra da di- 
briff? 

S. Ya sur, autrounez : dys- 
quennitep muyquen,nedelîauto 
deoch nettra. 

R. Hon traetit en mat, rac 
squyz oump, hac anter maru 
gant naoun (3) a sechet. 

S. Autrounez, traetet mat vi- 
het, hac ho rouncçet iuez. 

R. Lauaret mat eo; frottit en 
mat ma march ; pa o bezo (4) é 
dizibraet, distrouncit é lost, grit 
laeter mat dezaff, coummerit é 
cabestr, pehiny a so é godell an 
dibr : ma nen deus nigun , praenit 



(1) Les quatre éditions vierchaussy, 

(2) Éditions 1632, 1033 a rehet. 

(3) Original <7fl^ na hmin, édition 1632; 1633 gant norin. 
(i) Les quatre premières éditions hezoff. 



Edition 1671 (.mite) : S. Be honnens logeys assez evit try guement ail. 
Disquennit, pa pligo guenec'h. — K. Ha c'huy oc'heus marchaussy mat. fouen 
mat, ha querc'h mat, ha laeter mat .' Ha guin mat o eus-hu ? — S. Ar guella 
a guement so e quer : tanva à reot. — K. Ha c'huy oc'heus netra da dibri .' — 
S. Ya SUT, autrounez : disquennit ep mny quen, ne deffauto dec'h netra. — 
R. Hon traittit ervat, rac squyz omp hag anter marc gant naoun, ha sec'het. — 
S. Autrounez, traettet mat vihet, hag ho roncet yvez. — R. Lavaret mat eo, 
frottit ervat ma merc'h : pa ho pezo en dizibret. distroussit e lost, grit deza laeter 
mat, comerit e cabestr pehiny a so e godell an dibr : ma ne deus nicun, prenit 

20 



— 306 
tez-en vn : je vous rendray 
vostre argent et si aurez vostre 
vin. 

S. Monsieur, il n'y aura point 
de faute, vostre cheval a-t-il beu? 

R. Non, mais ne Tabreuuez 
pas encore, car il est encore trop 
chaud : vous lui feriez prendre les 
auyues; pourmenez-le vn petit, 
et quand il aura mangé quelque 
peu, vous le mènerez à l'abreu- 
uoir : regardez si les sangles ne 
sont point rompues : apportez 
ma bougette qui pend à l'arçon 
de la selle, tirez mes bottes et 
nettoyez-les, puis mettez-y les 
tricques-houses dedans. 

S. Il sera fait, monsieur : 
vous plaist-il maintenant venir 
souper ? 

R. Vous dites bien, vous estes 
bon compagnon : or sus, allons, 
je suis tout prest. 

D. Je m'en vay souper à la 
ville; si quelqu'un me demande 
vous me trouuerez en la maison 



vnan : me a rento dech oz ar- 
gant, bac ho bezo (i) lot (2) an 
guin. 

S. Autrou, ne vezo quêta faut, 
ha doureat eo ho march-hu ? 

R. Nen deo quet, hoguen 
na dourayt é quet hoaz, rac 
tom eo dezaflf hoaz : occa- 
sion vech dezaff da caflfet an 
auies, pourmenit é vn neubeut, 
ha pa en deuezo debrœt vn neu- 
beut, cacçit è da euaff : sellit 
bac an senclou so torret : digac- 
çit ma bougeden diff pehiny so 
ouz arçon an dibr, tennit ma 
heusou ha torchit-y, ha goude 
liquit an trique-heusou ebarz. 

S. Grset vezo, autrou : bac ez 
a bhg guenech breman donet 
da coanyafï? 

R. Mat e leuerez, coumpai- 
gnoun mat out : or ça, deomp 
breman. 

D. Me à ya en kaer da coany- 
afï; mar em goulen den em 
queffot en ty an Tensoryer, pe 



(1) Les quatre premières éditions hezol 

(2) 1633 guerz. 



Édition 1671 (suite) : unan, me a rento dec'h ocli arc'hant, hac o pezo lot ar guin. 
— S. Autrou, ne vezo quet à faut, ho marc'h-hu ha douret eo (orig. evan). — R. Ne 
de quet, hoguen na abeuvrit en quet, re tom eo deza c'hoas, occasion vec"h deza da 
cavouet an avies, pourmenit en un neubeut ha pa endevezo debret un neubeut, 
cassit en da eva : sellit hag ar cenclou so torret : digacçit ma bougeden pehiny so 
ouz arçon an diVjr, tennit ma heusou ha torchit-y. ha goude liquit ebarz an trique- 
heusou. — S. Gret vezo, autrou :hac en à pliggvenec'h breman dont da coania. — 
E. Mat e lèverez, compagnon mat out : orça, demp breman, me so prest. — D. 'Me 
à ya da coania e quer ; mar em goulen den em queffot en ty an Tensorier : pe 



du Trésorier, ou bien dites-leur 
qu'incontinent après souper je 
reuiendray. 

A. Ecoutez : demain au ma- 
tin, deuant qu'abreuuiez mon 
cheual, menez-le au mareschal, 
et qu'il se donne garde de ne 
l'encloûer. 

S. Messieurs, n'oubliez pas 
de boire à moy, et je vous plai- 
geray tous. 

A. Certes vous aviez grand 
tort de rompre si bonne com- 
pagnie. 

D. Il n'y a remède, je vous 
tiendray compagnie demain tout 
le jour. 

A. Quelles gens y a-il là 
dedans ? 

S. Ce sont hostes. 

A. D'où sont-ils ? 

S. De cette ville : vous plaist- 
il soupper avec eux ? 

A. Ce nous est tout vn. 

S. Bon prou vous face, mes- 
sieurs. 

E. Grand mercy, mon hoste. 
S. Je vous prie, faites bonne 



307 — 

liuirit dezo é dizroy incontinant 
ha ma em bezo coanyet. 

A. Cleuit : voar hoaz mintin, 
a barz douraff ma march, cacçit 
é dan marischall, na lequeat 
euez ne'n enclaouo. 

S. Autrounez, ho bezet coufï 
da euaff difî ha me o cretay 
oll. 

A. Certen, gaou bras hoch 
eus, terry an heuelep compai- 
gnunez man. 

D. Ne goufFet petra a rahet, 
me vezo coumpaignun dech voar 
hoaz a het an deiz. 

A. Pe sceurt tut a so é 
barz? 

S. Hostisyen int. 

A. Pe a lech indy ? 

S. Aves an kaer man : ha huy 
ô teur coanya gant e? 

A. Countant oump. 

S. Doué da vezo guenech, 
autrounez. 

E. trugarecat, ma hostis. 
S. Me supply, grit cher mat 



Édition 1671 (suite) : livirit dezo e dizroyn incontinant ha ma embezo 
coaniet. — A. Clevit : voar c'hoaz mintin, abars doura ma marc'h, caçit en 
d'an marichal ha lequeat evez n'en enclaouo. — S. Autrounez, ho pezet 
coûn da efva dîn, ha me o cretai oll. — A. Certen, gaou bras oc'h eus 
terry an hevelep compagnunez-man. — D. Ne oufEet petra a rahet, me vezo 
compagnon dec'h voar c'hoaz a het an dez. — Pe sceurt tut à so ebarz ? 
— S. Hostisyen int. — A. Pe à lec'h int-hy ? — S. A ves ar guer-man : ha 
c'huy o teur coanya gant e ? — A. Coûtant oump. — S. Doué da vezo guenec'h, 
autrounez. — E. trugarecat, ma hostis. — S. Me ho supply, grit cher mat 



— 308 
chère de ce qu'il y a et n'espar- 
gnez pas le vin, car il fait chaud 
sommeiller (1) ; tirez une cho- 
pine de vin clairet, pour leur 
donner à tasler. Mes hostes, que 
vous semble de ce vin? n'a-il 
pas bon goût, n'a-il pas belle 
couleur, ne vaut-il pas bien le 
boire ? 

A. Il est beau et bon : où est 
l'hostesse ? 

S. Elle viendra incontinent; 
faites cependant bonne chère à 
ce que vous auez : vous serez 
mieux traités une autre fois. 

A. Nous sommes très-bien, 
mon hoste, nous vous remer- 
cions. 

S. Monsieur, je boy à vous. 

A. Je l'ayme de vous, mon 
hoste, je vous plegeray de bon 
cœur. 



aves an pez a so, ha na espernyt 
quet an guin, rac tomder a gra (2) 
ha hoant cousquet; tennit vn 
chopinat guin cleret, euit reiff 
dezo da tauafT. Ma hostysien 
petra a soungyt-huy a ves an 
guin man ? Ha ne de eff (3) quet 
blaset ha n'e eff (4) quet liuet mat, 
ha ne dall e quet en mat é euaff ? 

A. Mat ha caer eo : hoguen 
ma idy (5) an hostyses ? 

S. Donetagrai(6)incontinant, 
couls goude grit cher mat oz 
gortos a ves an pez so ; vn guez 
ail e vihet guell tretet. 

A. En mat emmaoump, ma 
hostys, 6 trugarecat a greomp. 

S. Autrou, me a eff dech. 

A. Men effo diguenech, ma 
hostys, me rento pareil dech a 
volontez mat. 



(1) Editions 1632, 1633, il fait une chaleur assoupissante 

(2) Les quatre premières éditious a graff. 

(3) Les quatre premières éditions han dcjf'e quet. 

(4) Les quatre premières éditions ha neffe quet. 

(5) Édition 1626 ioy ; éditions 1632, 1633 idy. 

(6) Quatre premières éditions graiff. 



Edition 1671 {suite) : a ves ar pez a so, ha na espernyt quet ar guin, rac 
tomder à ra ha c'hoant cousquet; tennit ur chopinat guin clairet evit rei 
deze da tanva. Ma hostysien , petra à songyt-hu à ves ar guin-man ; ne de 
en quet blazet mat, ne de en quet livet mat, ha ne dall en quet ervat e 
ef va .' — A. Mat, ha caer eo : ma idy an hostyses ? — S. Donet a rai incon- 
tinant ; grit o gortoz cher vat à ves ar pez so ; guell trettet e vihet à guech 
ail. — A. Ervat emaomp, ma hostys, o trugarecat à reomp. — S. Autrou, 
me a eflE dec'h. — A. Me en evo diguenec'h, ma hostys, hac o plevign à 
galoun mat. 



309 



S. Monsieur, vous plaist-il 
me donner congé de boire à 
vous? 

A. Je vous remercie cent mille 
fois. 

S. Il me semble vous auoir 
veu autre-fois, mais il ne me 
souvient pas bonnement où : il 
m'est aduis que c'estoit à Bru- 
xelles. 

A. Ouy certes, je suis de 
Bruxelles. 

S. Il ne vous desplaira pas 
si je demande votre nom : 
comment vous appellez-vous? 

A. Je m'appelle Samson. 

B. De quel lignage estes vous? 

A. De la lignée des Esco- 
liers. 

B. Vous dites vray, je vous 
reconnoy maintenant. Comment 
vous va? 

A. Comme vostre amy, prest 
à vous faire plaisir. 



S. Autrou ha é a pligo (1) 
gueneocli reiff coungé diff da 
euaff dech ? 

A. Ho trugarez cant mil 
guez. 

S. Auis a gra (1) gueneff ho 
bezaff a gucz ail guelet (3), 
hoguen nemeus quet a couff pe 
en lech bonamant : me a istum 
ez eo en Bruxelle. 

A. Ya certes, me so a Bru- 
xelles. 

S. Ne displigo quet gueneoch 
mar goulenna oz hano : pe hano 
à groer à hanoch-hu? 

A. Samson à groer à hano[ff]. 

B. Pe a lignez ouch (4) huy. 

A. Aues a lignez an Scolae- 
ryen. 

B. Guyr a liuyrit, breman en 
oz aznauaff. Penaus a hanoch 
huy? 

A. Euel ho mignoun, praest 
da rentaff seruig deoch. 



(1) Quatre premières éditions pUgoff. 

(2) Quatre premières éditions graff. 

(3) Manque dans l'édition de 1626. 

(4) Édition 1626 onz; 1632, 1633 ouch. 



Edition 1671 (jsiiite) : S. Autrou, bac en à pligo guenec'h rei congé diu da 
efva dec'h? — A. Ho trugarez cant mil guech. — S. Avis à ra guenen ho 
peza guelet à guez ail, hoguen nemeus quet à coûn bonamant pe e lec'h ; 
me a istim ez eo en Bruxelles. — A. Ya certes, me so à Bruxelles. — 
S, Ne displigo quet guenech mar goulennân oc'h hano : pe hano à rer à 
hanoc'h-hu? — A. Sanson à rer à hanon. — B. Pe à lignez ezouc'h c'hu? 
— A. Aves à lignez ar scholaeryen. — B. Guir à livirit, breman oc'h 
aznavân : penaus à hanoc'h c'hu? — A. Evel ho mignon, prest da renta 
servich dec'h. 



B. Je vous remercie de vostre 
bon vouloir : d'où venez-vous 
maintenant, de delà la mer? 

A. Non, je viens de France, 
d'Angleterre et d'Allemagne. 

B. Que dit- on de nouveau en 
France? 

A. Certes rien de bon. 

B. Gomment cela? 

A. Ils sont tellement acharnez 
les vns contre les autres, que 
j'ay horreur d'en parler. 

S. Dieu nous préserue de la 
guerre ciuile, car c'est vn mau- 
uais fléau : mais il nous faut 
auoir patience, nous aurons la 
paix quand il plaira à Dieu. 

A. Que dit-on de nouveau en 
cette ville? que dit-on de bon? 

S. Tout va bien, je ne scay 
rien de nouveau. 

A. Messieurs, ne vous des- 
plaise : je me trouve vn peu 



310 — 

B . trugarecat à graff a ves ho 
volontez mat : pe à leach he deut 
huy, aues an costez ail dan mor? 

A. Salu ô gracç, donel a grafi" 
à Francç, ha Brosaos hac à Ala- 
maign. 

B. Petra so à neuez en 
Francç ? 

A. Certes nen deus netra à mat. 

B. Petra é quement se? 
A.Quementenem castizont(l) 

an eil à enep eguile, ma emmeus 
horreur ho prezec aues an dra se. 

S. Doué don preseruo(2) a ves 
an braesel ciuill, rac vn crueldet 
bras eo : hoguen ret eo deomp 
cahout patiantet, ny on bezo an 
peoch pa plygo gant Doué. 

A. Petra à lauarer à neuez en 
Kaer man? Petra so a mat? 

S. Pep tra so mat, ne goun 
nettra à neuez. 

A. Autrounez, nemet na dis- 
plige (3) guenech, en em 
cafra[fî] vn neubeut claff. 



(2) Original castizoïit. 

(3) Quatre premières éditions preseruoff. 
(1) Quatre premières éditions displigeff. 



Edition 1671 (sinte) : B. O trugarecat à rân a ves ho volontez mat, pe à lec'h e 
deuet-hu breman ? eus ar costez ail ar mor ? — A. Salv ho graç, donet à rân à Franc, 
à Brosaos, hag à Alamaign. — B. Petra so a neuez en Franc / — A. Certen netra à vat, 
— B. Petra e quement-se? — A. Quement ema en em bandet an eil à enep eguile 
(français : ils sont tellement bandez) ma émeus horreur o prezec eus an dra se. — 
B. Doué bon preservo eus ar bresel civil, rac bea ez eo ur crueldet bras, hoguen ret 
eo demp cahoutpatiantet, ny orbezo ar puec'hpay)Iigogant Doué.— A. Pebez que- 
lou so en quer-man (français : Quelles nouvelles en cette ville?) petra so à mat? — 
S. l'cp tra so mat, ne oûu netra à nevez. — A. Autrounez, nemet ma displige 
dec'h, en em caouet à rân un neubeut clan. 



- 311 



S. Monsieur, si vous vous 
Irouuez mal, allez vous-en re- 
poser, vostre chambre est preste. 
Jeanne, faites bon feu en sa 
chambre et qu'il n'ait faute de 
rien. 

A. M'amie, mon lict est-il 
fait? est-il bon? 

J. Ouy, Monsieur, c'est vn 
bon lict de plume, et les linceux 
sont fort blancs. 

A.. Tirez mes chausses et ba- 
cinez mon lict, car je suis fort 
mal disposé : je tremble comme 
la fueille sur l'arbre; chauffez 
mon couure-chef, et me serrez 
bien la teste. Holà, vous serrez 
trop. Apportez mon oreiller et 
me couurez bien ; tirez les 
courtines et les attachez d'une 
espingle; où est le pot de 
chambre? où est la chambre 
basse? 

J. Suivez-moy, et je vous 
monstreray le chemin : montez 
là-haut tout droit, vous les 
trouverez à main droite ; si vous 



S. Autrou, mar en em ciffit 
claff, ith da repos, ho chambr 
à so prest. Jannet, grit tan mat 
en é chambr, ha na deffauto 
nettra, 

A. Ma, mig-nounes, ma guele 
hac e so graet? bac é so mat? 

J. Ya sur Autrou, vn guele 
mat a plu eo, hac an linceryou 
so guen meurbet. 

A. Tennit ma lezrou, ha tom- 
myt ma guele, racdrouc dysposet 
bras ouff. Crenaff à graff euel an 
delyen voar an guezen; tommit 
ma coueff nos ha stardit en mat 
ma pen. Holla, re é stardit. 
Digacçit diff ma oryller ha ma 
goloit en mat, tennit an cour- 
tinou ha[cl attachit y gant vn 
spillen; pellech eman an pot 
chambr ? pellech eman an 
chambr eas? 

J. Ma eulyit ha me deusqueuso 
deoch an lient : pinnit eun ouz 
creach hac en é queffot an tu 
dehou; ma ner guelit (1), 



(1) 31a ner guelit manque dans l'édition de 1626, se trouve dans l'édit. de 1633. 



Édition 1671 (svite) : S. Autrou, mar en em quivit clan, it da repos, ho cambr à 
so prest. Jannet, grit tan mat en e gambr, ha na deffauto netra. — A. Ma mignonnes, 
ha gret eo ma guele? hag en so ervat 7 — J. Ya sur Autrou, ur guele mat à plun eo, 
hag al linseryou so guen cann. — A. Tennit ma lezrou ha tommit ma guele, rac 
drouc disposet bras oûn : crena à rân evel an delien voar an vezen ; tommit ma 
c'houef noz ha stardit ervat ma pen. Hola, re e stardit; digaçit din ma oriller, 
ha ma goloit ervat : hag attachit y gant ur spillen ; pe e lec'h ema ar pot cambr ? 
pe e lec'h ema ar gambr eas? — J. Ma eulyit, ha me disqueuso dec'h an 
hent : pignit eenn ouz crec'h hag o queffot en tu dehou ; ma n'ho quevet, 



312 



ne les voyez, vous les sentirez 
bien, Monsieur, ne vous plaist-il 
autre chose? estes- vous bien? 

A. Ouy m'amye, détaignez 
la chandelle et vous approchez 
de moy. 

J. Je la déteindray quand 
je seray hors de là ; que vous 
plaist-il? n'êtes-vous pas encore 
bien? 

A. J'ay la teste trop basse; 
haussez un peu le traversint 
je ne sçaurois coucher si bas. 
Mamie, baisez-moy une iois, 
et j'en dormiray mieux. 

J. Dormez, dormez, vous 
n'estes pas malade puis que 
vous parlez de baiser. Plustôt 
mourir que de baiser un homme 
en son lict, ny autre part. 
Reposez de par Dieu ; Dieu 
vous donne bonne nuict et bon 
repos. 

A. Grand mercy, la belle 
ûlle. 



é santout à reot en mat. Autrou, 
ha nettra à fell dech-huy quen? 
hac en mat e douch-hu? 

A. Ya sur ma mignounes, 
lazit an goulou, ha deuet toslic 
diff. 

J. Me é lazo pa vezi[ff] eat 
a 'n chambr; petra à fell dech- 
hu, ha ne maouch quet en mat 
hoaz? 

A. Ma pen à so re isell, 
gorroit un neubeut an oriller ; ne 
ouffen quet cousquet quen isell 
se. Ma mignounes, pocquit diff vr 
guez, hac é cousquiff guel à se. 

J. Cousquit, cousquit, nen 
douch quet claff pa coumsit 
à pocquet (1); guel é gueneff 
meruel euit pocquet da un den 
en é guelle nac en lech ail. 
Reposit en hanu (2) Doue ; Doué 
da roi (3) nos mat deoc'h ha 
repos mat. 

A. trugarecat, plach couanl. 



(1) Edition \&2& pochet, dans celles de 1632, \&Zd pocquet, 

(2) Édition 1626, 1652 hanm ; édition 1632, 1633 hanu. 

(3) Quatre premières éditions roiff. 



Édition 1671 {suite) :o santout à rahetervat. Autrou, ha netra à fell dec'li-hu 
quen? hag eruat edoc'h-hu? — A. Ya sur mignounes, lazit ar goulou, ha deuet 
tostic din. — J. Me e lazo pa vezin eat a 'r cambr ; petra à fell dec'h-hu ? ha ne 
maoc'h quet ervat c'hoaz? — A. Ma fen à so re isell; gorroit un neubeut an 
oriller, ne ouflEen quet cousquet quen isell-se, ma mignounes, pocquit din un 
guez, hag e cousquin guell à se. — J. Cousquit, cousquit, n'en {sic) doc'h 
quet clan pa compsit à pocquet ; guell e guenen mervel evit pocquet da un 
den en e vêle, nag e lec'h ail. Keposit e[n] hano Doue; Doue da roi dec'h 
noz mat ha repos mat. — A. O trugarecat, plac'h couant. 



313 



LES NOMBRES (P. 226) 



AN XOMBROU 



Vd, deux, trois, quatre, cinq, 
six, sept, huit, neuf, dix, onze, 
douze, traize, quatorze, quinze, 
saize, dixsept, dixhuit, dixneuf, 
vingt, vingt et vn, vingt-deux, 
vingt-trois, trente, quarante, 
cinquante, soixante, septante, 
huictante, nonanfe, cent, mille, 
dix-mille, cent-mille, million. 



Vnan,daou,try,peuar, pemp, 
huech, seiz, eiz, nao, dec, vnnec, 
daouzec, tryzec,peuarzec,pemp- 
zec, huezec, seiltec, eittec, naon- 
tec, vguent, vnan voar n'uguent, 
daou voar n'uguent, try voar 
n'uguent, tregont, daouguenl, 
hanter cant, try vguent, dec à try 
vguent, peuar vguent, dec ha 
peuar vguent, cant, mill, dec- 
mill, cant-mill, milioun. 



LES JOURS DE LA SE PM AINE 



AN DEIZYOU A VES AN SIZUN 



Dimanche, lundy, mardy, 
mercredy, jeudy, vendredy, sa- 
medy. 

Vne semaine, vn jour, huit 
jours, quinze jours, vn mois, vn 
an, un demy-an, un terme. 



Dysull, dyllun, demeurz, 
demercher, diziou, derguener, 
desadorn. 

Vn sizun, vn deiz (1), eiz 
deiz, pemzec deiz, vn mis, vn 
bloaz, vn hanter bloaz, vn 
termen. 



(1) Édition 1633 partout dez 



Édition 1671 (suite) : Vnan, daou, try, pevar, pemp, c'huec'h, seiz, eiz, nao, dec, 
unnec, daouzec, trysec, pevarzec, pemztc, c'huezec, seitec, tric'hiiec'h, naontec, 
uguent, nnan voar n'uguent, daou voar n'uguent, tri voar n'uguent, tregont, 
daouuguent, auter cant, try uguent, dec à try uguent, pevar huguent, dec ha 
pevar uguent. Cant, mil, dec mil, cant mil, million. Dyssul, dyllun, demeurz, 
demerc'her, diziou. derguener. dessadom. Ur sizun, un dez, eiz dez, pemzec dez, 
ur mis, ur bloaz, un anter bloas, un termen. 



- 314 — 

Cantiques bretons, imprimés chez Machuel à Quimper en 
1642 (1). 

D'après l'approbation datée du 16 décembre 1641, l'auteur 
de ce recueil est un Père de la Compagnie de Jésus. Ce 
qu'il y a de plus curieux dans ce recueil , ce sont les airs 
empruntés en grande partie, d'après V Advertissement au 
lecteur, à Claude le Jeune, musicien de Henri III, mais dont 
quelques-uns sont des airs de chansons cornouaillaises. La 
table désigne les airs appropriés à chaque cantique. Nous la 
donnons in-extenso en raison de son importance pour l'histoire 
de la musique en Bretagne. L'exemplaire d'où sont tirés ces 
extraits est conservé à la Bibliothèque Nationale Y 6185. 

P. 43. L Pehiny à compren an sommer eux an Mysleriou à vezo 
canet en leuric man var an œr, Uni nos cœurs, etc. 

16. II. Var an fin diveza eux a map den, var an toun, Bataille, 
compagnons, bataille, allons camper. 



(1) D'après la Bwg7-ajjhie iretonne àe Levot, les deux plus anciennes éditions 
de ces cantiques seraient celles de Jean Perler, à Quimper, sans date, et celle 
dont nous faisons usage ici. Il y en a eu deux autres de Y. J. L. Derrien, 
à Quimper, sans date : la dernière ne contient pas la Vie de Saint Corentin 
ni l'épître dédicatoire. Ces cantiques ont été souvent réédités. Les autres 
ouvrages du Père Maunoir sont : Vita sanctl Corentini, Corisopiti, 1685, in-12 ; 
réédition en 1821 (700 vers bretons) ; Templ cunsacret da bass'wn Jesiis-Xrht, 
prose et vers, Kemper, Romain Malassis, 1679, in-S" — Quimper, J. Périer, 
1686, in-8o — Quimper, Y. J. L. Derrien, sans date, petit in-S" de 120 pages 
— Le sacré-collège de Jésus, Quimper, Jean Hardovyn, 1659, petit in-8° ( Voir 
plus bas). Les deux dictionnaires qu'il contient renfermant, le dictionnaire 
français-breton, 6,300 mots, et le dictionnaire breton-français, environ 3,000, 
ont été réimprimés avec la syntaxe calquée sur celle de Despautère dans 
V Archœologia britannîca d'Edw. Lhwyd, Oxford, 1707, in-fol. Pour l'œuvre 
apostolique du Père Maunoir, digne successeur du Père Michel Le Noblctz 
de Kerodern, voir Le par/ait missiontiaire ov la vie du Père Julien Maunoir, 
par le Père Antoine Boschet, Paris, 1697; une deuxième édition en a été 
donnée par l'abbé Tresvaux. Cf. aussi dom Lobineau, ^'ie des saints. Le Père 
Julien Maunoir est né en 1606 à Saint-Georges-de-Reintembault, diocèse de 
Rennes, et mort à Plévin, en CornouaiUe^, en 1683. L'extrait de cantiques 
que nous donnons ici nous a été communiqué par M. A. de la Borderie. 



— 315 — 
18. III. Eux ar feiz necesser da pep Christen, euit beza salvet, var 
an œr, Revoicy venir le printemps. 

'22. IV. Ar Credo composet gant 12 Apostol, var an œr, Jésus aimable^ 
pe, Jésus map Doue. 

24. V. Eux an Esperanç, var an toun, Je le confesse ô amour beau. 

27. "VI. Ar pater gant an explication, var an moez, Nen deo quet 
deitet ar quertiry. 

30. VIL An Ave Maria expliquet, var an ser, Ave Maria gratia. 

31. VIII. Ar mesmes Ave Maria simpl, var an moez, Me meus seiz 
marier ha seiz coat. 

34. IX. Oraeson d 'an ^11 gardien, var an toun, Itron Maria an 
Trindet. 

35. X. Oraeson ail d 'an mêmes yEU mirer, var an moez, Pendant que 

i'ay dans mes mains. 

37. XI. Introduction da Gourchemennou ar Reiz, var an moez, Itron 
Maria an Trindet. 

41. XII. Eux an seuuriou à trugarez corporel, var an moez, E Plouare 
e pleg ar mor. 

44. XIII. An examen à consciance, var an œr, Le canard s'ebbat 
à plonger. 

46. XIV. Eux an pechedou en gênerai, var an aer, Bahillarde aronde 
veux-tu. 

50. XV. Eux à enormité ar pechet, var an moez, Si de flamme briller 
cette bande se voit. 

53. XVI. Eux ar pechet original hac è reraed, var an ser, Er bloas 
quentaff maz ys didan ar beth, etc. 

56. XVlI. Eux ar pechet maruel, ha véniel, hac an moien d 'ho 
aznaout entrezo, var ar mesmes toun. 



- 316 — 
59. XVIII. Eux ar seiz pechet capital, orguoil, etc., ha ho remed, var 
an toun, lësus aimable. 

61. XIX. Eux an orgouil, hac è remed, var an œr, victoire, ven- 
geance est à nous. 

66. XX. A enep an Auaricc, var an toun, Er hloas quentaff ma 'z 
demezis. 

71. XXI. Var ar pechet à Luxur hac è remed, var ar moez, me a meus 
vr -par, men argarz. 

76. XXII. Eux ar pechet à Auy hac è remed, var ar moez, Dez mat 
dechuy oll en ty man. 

81. XXIII. Eux ar Gloutoni ha he remed, var an œr, E Plouare eu 
pleg ar mor. 

85. XXIV. A enep ar Buanegez gant he remed, var an toun, Tat, 
ô Map, ô Speret glan. 

91. XXV. Eux an diegui ha he remed, var an œr Jusques dans le 
sein de Thetis. 

96. XXVI. Euit miret erfat hon pemp squient naturel ouz ar peche- 
dou lauaret, diuiset en dieu queffren, var an œr, Il nous faut 
aussi fréquenter. 

104. XXVII. Hymn saphic var poaniou corporel an re daonet, var an 
moez, Vt queant Iaxis resonare fihris. 

108. XXVIII. Eux ar seiz sacramant an Bis, var an œr, Lauar 
vsurer petra gry. 

112. XXIX. Ar Furnez, var an œr, lesus map Doue, etc. 

115. XXX. Paraphras an salue Regina, var an toun, nous te saluons 
grande Reyne. 

116. XXXI. Oraison deuot, d 'an Itron Maria tennet eux à vn Istor 
caezr quelennet gant vr mam d 'he map var ar moez, Ja le fils 
7nignard de Venus. 



- 317 — 

119. XXXII. Oraeson ail deuot, var an toun, an Itroun à Kergahin 
à lauare bepret. 

120. XXXIII. Paraphras var Veni Sancte Spiritus et emitte 
cœlitus, etc., var ar moez, Viens saiuct Esprit glorieux. 

123. XXXIV. Seiz dounaeson an Speret glan, var an scr, Le Soleil 
plus beau se fait voir. 

126. XXXV. An eiz guinvidiguez prezeguet gant hon Saluer en 
menez, var an ser, Mille hais de vert se font pleins. 

129. XXXVI. An Stabat Mater dolorosa troet en brezonec, var an œr, 
La mère estoit douloureuse. 

133. XXXVII. An Vexilla Piegis prodeunt, en brezonec, var moez 
ordiner an Ilis. 

135. XXXVIII. Filii et filise en brezonec, var an œr ordiner à can 
an Ilis. 

140. XXXIX. Dauid mirer an deuet, var ar moez, Broutez brebis 
l'herbe en ceste plaine. 



An novelou ancient ha dévot gant Tanguy Gueguen. 
E Quemper Caurintin, gant G. AUienne, 1650 (Bibliothèque 
Nationale Y 6187) (1). 

Nouel var ton, a solis ortu cardine (P. 60, 25'' noel). 

Nouel, Nouel, AUeluya. 

Greomp meuleudy da Maria, 

A ganas Roue 'n bet, guelhet tra. 

An guerches splann, merch sant Anna. 

(1) Texte communiqué par M. A. de la Borderie. 



— 348 — 
Pan coumsas outy Gabriel, 
Ez voe quen cuff ha quen vuel (1), 
Ma 'z deuez lesu, an guir buguel, 
E 'n guerches plesant ha santel. 

Dre 'n tat Adam ez oamp blamet 
Ha Eua bon mam estlamet, 
Oz dibri 'n aual, chancç calet, 
Voe deomp ny oll bezalï collet. 

Ez oamp oll, allas, é lastez, 
En poan hep repos nos ha dez, 
Pan quemeras lesu truez, 
Roue an sent, ouz bon paourentez. 

Quer map Doue 'n tat an Barados, 
A ganat scier da (2) hanter nos 
En vn coz marchauci disclos, 
Pan oant en presep oz repos. 

Ha neuse an aer à sclerhas 
Ha knech ha traou à goulauas, 
An Aelez buban à canas, 
Ac en doa (3) tudaou synaou bras. 

Ha dre an goulaou enaouet 
An steren ez voe quelennet 
Try Roue à faeçon da donet 
Da proff d 'an mabic beniguet. 

Pedomp lesu on guir buguel 

En amser présent so santel, 

Da cacc ha hambrouc pep droug eal (4) 

Diouz Leonis Breiz Isell (5). 



(1) Original vhel. 

(2) Orig. dan. 

(3) Orig. an n 'en doa. 

(4) Sic. 

(5) Original Breiz is Isell. 



— 319 — 

ARMORICAIN MODERNE (1) 

Le sacré collège de lescs divisé en cinq classes, ov l'on 
enseigne en langue armorique les leçons chrestiennes auec 
les 3 clefs 2^our y entrer, vn Dictionnaire, vne grammaire 
et syntaxe en même langue. Nenite fUij, audite me timorem 
JJomini docebo vos^ ps. 33. Composé par le R. P. Ivlien Mavnoir 
de la compaignie de Jésus, par l'ordre de Monseigneur de Cor- 
noùaille. Quimper-Corentin, chez lean Hardouin, imprimeur 
ordinaire du Diocèse. M. DC. LIX. avec priuilège et approbation. 

Les traits caractéristiques du breton moderne étaient fixés bien 
avant l'œuvre du Père Maunoir, et il serait bien difficile de dire où 
il commence et où finit l'armoricain moyen, si on ne considérait 
que le côté phonétique de la question. Mais ce qui distingue 
profondément la langue du Père Maunoir de celle de ses 
prédécesseurs même immédiats, et l'armoricain depuis cette 
époque jusqu'à nos jours, c'est qu'elle fait effort pour se rapprocher 
dans l'orthographe de la prononciation, et qu'elle écrit, entre 
autres particularités importantes, régulièrement les mutations des 
consonnes initiales. Pour mieux faire apprécier l'importance de 
la réforme du Père Maunoir, nous'reproduisons les deux premiers 
paragraphes de sa grammaire où il l'a exposée dans ses traits 
principaux. Les effets de cette réforme se font sentir déjà dans 
la dernière moitié du XVIP siècle. 

De l'escriture et prononciation de la langue armorique 

(P. 1). 

De VEscriture. 

Il semble qu'il est à propos de changer la façon ancienne des 
escrivains Bretons, pour escrire le langage armorique, l'escriuant 
comme on le prononce; car il est impossible aux aprentifs de cette 

(1) Voir Annales de Bretagne, 1886, fascicule 3, pp. 357-359. 



— 320 — 
langue, et grandement difficile aux originaires du pais de lire les 
anciens liures Bretons. Qui est celuy qui pourra lire ces mots escrils 
à l'ancienne mode ar goaff, l'Hyver, an Haff, l'Esté, da hezaff, 
gueneff, an eff, ma Tai? N'est-il pas plus à propos d'escrire comme 
on prononce ar goân, an hân, da veza, guenên, an en, ma Zat? Les 
François depuis peu ont trouué cette façon d'escrire fort propre, 
escriuant comme ils prononcent. Dans le langage breton, il y a plusieurs 
consones mutes qui se changent en diuerses occasions, mesme vne 
lettre se change en plusieurs autres ; les anciens Bretons ne mettoient 
point les lettres dans lesquelles ces mutes estoient changées, mais 
escriuoient tousiours le mol comme il se trouve au Dictionnaire, par 
exemple Tat qui signifie père; T après ma, mon, se change en z; 
après e, son, en d, tellement qu'on prononce ma Zat, mon père, 
e dat, son père : toutefois les anciens escriuoient ma tat, e tat. Qui 
est celuy qui pourroit lire ce langage s'il n'a une connoissance parfaite 
de la langue? Tl y a des mutes en grec, par exemple les verbes qui se 
commencent (P. 2) en phi, au prœterit parfait, changent le phi en pi, 
comme phrazo, pephraca; ils ne mettent phi mais pi, selon qu'on 
le prononce. 

De la façon de lire et prononcer le breton. 

1. Quand vous trouuerez vn n devant laquelle il y aura cet 
accent ^ ne prononcez cet n comme les autres avec la langue la 
remuant; mais du palais et vn peu du nez, exemple : an hân, l'eslé, 
ar goân, l'hyuer, guenên, auec moy, an en, le ciel. 

2. Quand vous trouuerez vn c'/i ou il y aura vne apostrophe entre 
c et h, prononcés de la gorge, exemple : dec'h, hier, sec'het, soif. 

3. Quand il y a vn ch sans cette apostrophe, prononcés ch comme 
on fait en françois, exemple : tachou, doux, renchou, rentes. 

4. Le z se prononce comme le zêta en grec, c'est-à-dire plus dou- 
cement que s, touchant de la langue le dessous des dents, exemple : 
heza. 

5. Quand à la fin de la diction il y a e auec un z, il ne faut pro- 
noncer cet ez comme vn es latin, mais auec vn accent plus bas, 
exemple : guirionnez, vérité. 

6. Quand à la fin d'vne diction il y a es a la fin, quelques fois il faut 



— 321 — 
le prononcer comme vn es latin, tantost auec vn accent plus bas. Ceux 
qui ont vn accent aigu sur la dernière se prononcent comme les es 
latins maguerés, nourrice, maoués, femme; ceux qui ont vn accent 
grave sur la dernière se prononcent auec vn accent plus bas, exemple : 
gués, arbres, pès, pois, lès, hanche. 

7. Quand il y a deux voyelles consécutives marquées (P. 3) de 
deux petits points, il en faut faire vne diphtongve mais séparer la 
prononciation de l'vne d'auec l'autre, exemple : au, foie, eûr, heur. 

8. Quand vne diction est terminée en n avec vn tiltre dessus, il 
faut la prononcer comme s'il y auoit deux n, exemple : gourhi, 
lutte. 

9. Pour bien prononcer le breton, il faut mettre vn accent aigu 
sur le pénultième, exemple : anéual, beste, ampreuanet, bestes 
venimeuses. 



Qventeliov christen eus ar collech sacr lesu-Christ (P. 41). 

AR GVENTA CLASS. 

Quentel quenta. 

Piou en deus hor c'hrouet ha laquet er bet man? Doue. Pe euit 
tra? Euit e anaout, e caret, hag e seruicha. 

Ar (1) re a garo hag a seruicho Doue, hag a varvo e slat vat, 
pelec'h ez aint (2) ? Er harados da velet Doue. 

Pegueit e chommint-y eno ? Biruiquen. 

Nag ar re a offanço Doue maruelamant hag a varvo e goal stal, 
pelec'h ez aint-y ? En infern. 

Petra raint-y eno? Deui, hlasphemi, disesperi. 

Petra eo ar brassa, an necessera, hag an importanta (3) affer hon 
eus da sourcia er bet-man? Seruicha Doue hag en em sauetai. 

Pet tra so requis da ober euit seruicha Doue? Pemp tra. 

Pe re int-y? 1 Cridi e Doue. 2 Esperout e Doue. 3 Caret Doue 
tec'het dioc'h ar pechet. 4 Caret Doue o pratiqua ar vertuziou 
ha receo ar sacramanchou requis eguis ma renquer. 

(1) Original partout a rc. 

(2) Orig. e zaint. 

(3) Orig, imjjoj'ta. 

21 



_ 322 

Exercice ar vertuziou, voar ar guentel-man. 

Pa omp crouet gant Doue euit e garet hag euit e seruicha, a c'hui 
a gred ferm n 'en (1) deus affer er bet necesseroc'h nag importantoc'h 
euit an affer e c'hloar hag hon siluidiguez? Ya sur. 

P. 42. A cueus oc'h eus u da veza faziet voar an hent a gondu 
map den d 'ar (2) barados o veza offancet Doue? Cueus ameus. 

A c'hui en em offr da Zoue corf hag ene euit e c'hloar hag e 
seruich? Gran. 

A c'hui bromet disqui gant gracç Doue ar pemp poent a so necesser 
da seruicha Doue? Gant ar mesmes gracç. 

A c'hui promet cridi e Doue, esperout e Doue, tec'het diouz ar 
pec'het, ober an oeuuriou mat, pratiqua ar vertuziou, ha receo ar 
sacramanchou requis, euel ma 'z eo (3) ordrenet gant Doue? Gran. 

A c'hui oulen digant Doue ar c'hracç d 'e garet ha d 'e seruicha? 
Ya sur. 

A pidi a rit-u ar Verc'hes, S. loseph, S. loacin, Santés Anna, 
S. Michel, oc'h JEW mat, S. N. Parron oc'h Escopti, S. N. ho parron, 
S. N. patron ho Parés, d 'ho sicour e quenver ar poent ar gloar Doue 
hag ho siluidiguez? Ya. 



Ar pedeirvet class. 

An eil quentel (P. 66). 

An explication eus an oraeson dominical. 

Pehini eo ar guella oraeson? Ar Pater. 

Piou endeus hi composet? Hon saluer. 

Pet tra oulennom-ni digant Doue en oraeson dominical? Seiz ira. 

Pa lauaret, Hon tat pehini so en en, piou eo hennés? An autrou 
Doue. 

Petra oulennom-ni, pa leueromp, oc'h hano hezet sanctifiet? Ar 
gracç euidom-ni hag euit an oll het da anaout ha caret Doue. 

(1) Sic. 

(2) Original dar. 

(3) Orig. }Haz eo. 



— 323 — 

Na pa leueromp, voit deomb ho rouanielez, petra oulennom-ni? 
Ar harados. 

Na pa leueromp, ho volonté hezet gret en douar eguis en en? Ar 
gracç da viret goitre' hemenoii Doue. 

P. 67. Na pa leueromp, roit deomh hiriou hor hara pemdeziec? 
Ar pez so necesser da vezur ar cliorf hag an ene. 

Pet boet a rencom-ni euit mezur an ene? Tri. 

Père ynt-y? Ar sacramant an Auter, compsou Doue, hag an 
oraeson. 

Na pa leueromp, hor pardonnit hon offançou eguis ma par- 
donnomp d 'ar re (1) o deus hon offancet ? Goulen a reomp pardon 
eus hor pec'hedoii hag e pardonnomp d 'ar re al (2). 

Na pa leueromp, na hermetit e vemp fezet ga)d temptaiion? 
Goulen a reomp ar graçç na gonsaniemp quel d 'an tentation hon 
aduersourien. 

Pet aduersour hon eus-ni a glasq hon tempti euit hon lacat da 
bec'hi? Tri. 

Père ynt-y? Ar d'hic, ar het, an azraouant. 

Hac en so pec'het bezet temptet? Sallocras, ma na gonsanter. 

Petra oulennom-ni pa leueromp, hon deliurit eus an drouc? 
Goulen a reomp heza deliuret eus ar pec'het. 

Na c'hoaz? Eus an infern; na c'hoaz? Eus ar Purgator; na c'hoaz? 
Eus ar malheuriou hag ar prosperiteou eus ar het man, mar 
hezont occasion da offa^ici Doue. 

Exercice. 

A c'hui a gred ez eo bet composet an oraeson dominical gant hon 
saluer? Credan. 

A goulen a rit-u digant Doue ar graçç d 'e anaout ha caret, etc.? 
Goulennan. 

Ha prometti a rit-u goulen an seiz tra-se aliés deffotamant? Gran. 

A goulen a rit-u ar graçç d 'e ober? Gran. 



(1) Original da re. 

(2) Orig. da veal. 



— 324 — 

Canticou spirituel hac instructionou profitabl evit disqui 
an hent da vont d 'ar Barados; 

Composet gant an Tat Julian Maner, religius eus ar Compagnunez 
Jésus. 

Corriget hag augmentet gant (1) a neuez en édition diveza-man. 

E Quemper, gant Jan Perier , imprimer ha librer en Escopti 
Querne, sans date, vers 1686 (2). 



Extrait des : Miraclou sant Caurintin. 

Ar bloas 1638, e quichen Quemper Caurintin, é Ru-nevez oue 
commettet ur sacrileg enep sant Caurintin. An imaich à voa e 'r 
feuntun nevez à oue torret ha flastret gant ur re (3) temptet gant 
an drouc speret. Doue ne les quet ordinal ar pechedou bras se hep 
punition public. Neuse (4) souden é oue castiset Quemper à bala- 
mour d 'an torfet se. Ur vocen estrencli à crogas (5) da guenta 
ebars (6) e Ru-nevez é lec'h ma oue commettet ar péchet bras- se, 
ha goude se é lamas é ker pelec'h é lazas quasimant ar trederen eus 
an habitant, hag an nemorant à ioa é péril da perissa. Ur certen 
servicher da Zoué o velet ez oa ar guer en un quer bras danger, 
à oue inspiret da alia (7) ar bourc'hisen d 'en em recommandi da 
S. Caurintin dre ma 'z eo (8) ar c'henta escop eus à Quemper, 
ha patron à Guerné. Pep unan à oue contant, sinti a resont ous ar 
c'honsail sur se, hag é reson[tJ voeu, penaus é laquasent da ober 



(1) Probablement gant an. 

(2) Les extraits suivants nous ont été communiqués par M. A. de la 
Borderie et tirés par lui de l'exemplaire de la Bibl. Nat. Y 6187 A. L'ouvrage 
se compose de deux parties ; la première est consacrée à saint Corentin, patron 
de Quimper et d'après la tradition premier évêque de Cornouailles, et a pour 
titre courant : Buhez sant Caurintin; la seconde porte proprement le nom de 
Hent ar iarados. 

(3) Original ure. 

(4) Orig. neus. 

(5) Orig. croas. 

(6) Orig. ehas. 

(7) Orig. all'm. 
(S) Orig. tua zeo. 



— 325 — 
ur lec'li manivic en ilis S. Caurinlin evit laquât (l) an lelegou 
S. Caurintin, père a ioa bet digacet gant an Tat reverendissim den 
Doué Guillerm ar Baelec, escop à Guerné. Pa oue gret ar voeu, neuse 
souden à paouesas ai' Pestilanc hag é finissas é Ru-nevez é lec'h ma 
commanças an drouc hag occasion eus anneza (2). Doue ra vezo 
meulet ha S. Caurintin (Pp. 21-22). 



Oraeson en enor d 'ar seiz sent eus à VreJz. 

Saludomp guitibunen ar seiz Sent eus à Vreiz, 
Père o deus astennet en hor bro-ni ar feiz; 
Saludomp dreist ar re ail bon tat sant Caurintin 
Da veza bon advocat breman ha voar bor fin. 

Glorius sant Caurintin, bon tat carantezus, 
Reservit, me ho suppli, hor c'halon da Jésus, 
Presentit hou enenvou d 'an Itron Varia 
Ha da sant Joseph yves en bon heur diveza. 

Ha c'buy,autrou sant Malo,ho pet coûn abanomp(;3), 
An tan eus bo carantez taulit birio oarnomp, 
Caçit ar Bleiz infernal pell aban dious bor bro, 
Evit na vezimp trec'bet en articl bor maro. 

Autrou sant Patern, escop ha patron a Venet, 
Selbt ous bo pugalé, sellit ous bo tenvet, 
Sellit ous bo pugale, sellit ous bo tenvet, 
Ous ar Kernevis yves a so bo mignonnet. 

Autrou sant Samson, c'buy so escop hag abostol 
Da guenta pae é Brosaux, goude en escopti Dol, 
Allas ! e maomp (-4) bepret é tail da vont da goU : 
En ban Doue à bret mat roit sicour deomp oll. 

(1) Original laquant. 

(2) Orig. eus emeza. 

(3) Orig. a hanomp. 

(4) Orig. emaomp. 



— 326 — 
Autrou sant Briec, patron escopty Sant-Briec, 
Bezit dre ho carantez ouzomp oU trugarec, 
C'huy a so tost mignon d 'hon tat sant Caurintin, 
Digaçit deomp ho coulmic pa vezimp voar ar fin. 

Autrou sant Pol, conducteur hag escop a Léon, 
Bezit conductor deomp-ni, recevit hor c'halon, 
Bezit conductor deomp-ni, recevit hor c'halon, 
Pell diouzomp en hor maro pellait an dragon, 
Hon presentit da Zoué en hon heur diveza, 
Pa rencquimb dirac Jésus hep mar comparissa. 

Autrou sant Tugdual, escop ha patron Treguer, 
Hor recommandet hepret da Jésus hor salver, 
Ha pa vezo ret lesel ar buhez hag ar bet, 
Chasseit pell diouzomp ar serpant milliguet. 

Me ho salud adare, seiz Sent émeus à Vreiz, 
Bemdeiz imprimit é creiz hor c'halon ar guir feiz, 
Imprimit en hon ené Esperanç, carantez : 
En en é rentimb graçou émeus ho trugarez (1). 



Formulaire de prône en breton de Vannes 

Ce formulaire est inédit. Il est conservé dans un manuscrit 
de 1693, qui est la propriété du chapitre de Vannes. Il m'a été 
libéralement communiqué par l'abbé Le Mené, de Vannes, bien 
connu pour son zèle pour les études bretonnes. Le titre porte : 
Clarissimo viro, domino D. Joanni Le Queux, in utroque 
jure licentiato, nec non parochiœ de Bignan vigiloMtissimo 
pastori. Suit immédiatement après le titre une Tabella tempo- 
raria festorwn mobilium, pour les années 1693 à 1732. Le for- 
mulaire breton compte 25 pages. Nous le donnons en entier. C'est 

(1) Tl a paru en 1698 un autre recueil de cantiques à Quimper chez J. Peiier, 
sous le titre de rcdennou hac instrnctiotwn christen evit serviclwut da heu- 
rioK brezonec ha latin e faver ar lopl 8inq)l (Bibl. Nat. B 975 B. Inventaire 
B ô3(J2). Note communiquée par M. A. de la Borderie. 



— 327 — 
le texte suivi le plus ancien en dialecte de Vanne?. Ce dialecte, 
d'après les chartes, ne commence à prendre des formes bien 
accusées qu'au XVP-XVIP siècle. Il est probable que les deux 
fragments publiés par moi dans la Revue celtique de janvier- 
avril 1887, t. VIII, p. 161, et qui paraissent de la fin du XV® ou 
du commencement du X VP siècle, appartiennent aussi au dialecte 
de Vannes. Mais ils sont si courts et tellement mutilés qu'il est 
difficile d'en tirer quelque lumière au point de vue de l'histoire 
de ce dialecte. Le dialecte de Vannes est exclusivement parlé dans 
la partie bretonnante de Yancien évêché de Vannes. Une seule 
paroisse de langue vannetaise, Neulliac, appartenait à l'évêché 
de Cornouailles. Le dialecte du bourg de Batz est une variété du 
dialecte de Vannes. Les chartes du Cartulaire de Redon nous 
donnent une idée de la langue des Bretons établis dans le Van- 
netais au IX^-X* siècle. L'orthographe du formulaire est l'ortho- 
graphe française. Il y a moins de formes archaïques que dans 
les cantiques du commencement du XVIIP siècle. 

Er forme ag er pron^ é hrehonnec Guennet. 

Gompagnonneah inourable ha dévot, huy zo aman assemble! 
hiriue (1) en offeren santél, eval ma tely gober en ol guir ha fidelet 
chrechenion ; 

E quentan poent, éveil trugarécat Doué ag en ol moyen ha graceu 
ou hues receuet de guentou, bac é reconnaissance ag en dra-zé evit 
ofïreign dehou hou calonneii, hou corffueu, hac hou madeu, evit ou 
impléeign en é servige hag en é inour; péhani eu, na réhet jamais 
netra nameit aueit inoureign Doué ha gober é volante principalement 
pen doh en ilis ; 

En eil poent é hoh aman assemblet avait bout disquet hac enseignet 
ag er péh a dliet de credeign, hac obér profession public a nehou; 
d' autant arzé meidy en dra-zé comprenet é symbole en abostolet, huy 
er recitou a yér de yér ar me lerh. 

(1) Uc exprime uue spirante spéciale au Vannetais : c'est la spirante corres- 
pondant à a ; comme valeur étymologique, elle égale >v gallois et o moderne des 
autres dialectes ou w. 



- 328 — 

Credo in Deum patrem omnipotentem . . . 

Me gret en Doué en Tal ol -puissant . . . 

En drivet poent, é hoh aman assamblel evit goût ha bet enseignel 
ac er péh ou hues d 'o])ér, peré a zo comprenet en Gourhemenneu 
Doué ha ré en ilis, rac ce ny ou recitou; 

Un Doué hep quen a adory , . . 

Sul ha goél cleu en ofveren . . . 

Ér peuoarvet poent, é hoh aman assemblet evit obér pédenneu de 
Doué, rac-cé m 'ou advertisse d 'er pédeign : quentan bloh evit er 
conservation hac en exaltation ag en ilis catholique, apostolique ha 
romaine, ma pligeou gant Doué convertisseing d 'er fé en oU infidélet, 
hag assemblein dehy en oU schismatiquet, ha huguenaudet; 

Nezé ny a pédou evit hon tat santel er Pape, evit en assemblé sacret 
ac er Cardinalet, evit en oU Arhescobet hac Escobet, ha spécialement 
evit hon autrou en Escop a Guennet, evit en oU Personnet, Curéet^ 
ha ré aral en des carg a enenfueu, ma pligeou gant Doué reign dehé er 
grâce de hem accuitaign, ha ma servigeint d 'er boble d 'exemple vat 
dré hou buhé santel hac hou enseignement. 

Ny a pédou yvé evit hon Roué guir crechén, evit er princet hac en 
tutgentil catholique, spécialement evit er ré ac er barrés men, evit en 
ol stat a noblesse hac a justice, a cellefin ma pligeou gant Doué ou 
assisteing, ha reing dehè er grâce de bourvoyein heureusement er péh 
a zo nécessaire ér rantelèh men, é générale, hac en particulier ma 
véhemp ol ensemblement en péh hac en amitié, principalement en 
union ac er fé ha rehgion catholique, apostolique ha romaine. 

Ny a pédou pareillement evit er ré a drafic ar er mor hac ar en 
douar, evit er labourerion, hac en artizandet, générallement evit 
pep guir chrichén, affin ma pligeou gant Doué assisteing pep heny 
hervé é stat hac é vacation, ha i"eing d 'imp grâce de vériteing hon 
salvidigueh. 

Davantage ny a pédou evit er gompaignonnèli présant, hac en 
assistandet en office divin, évit en amandement ag er ré zo en péhet, 
evit er ré zo en stat vat, ma pligeou gant Doué hou conserveing ha hou 
fortifieing ér stat-cé, evit er ré zo en nécessité, danger ha tribulation, 
pé affîget dré glenvet, spécialement evit er ré ag er barrois-men. 

Ny a rey eue peden en intention en obérerion vat ag en ilis-men 



— 329 — 
hac er chapélieu ag er barrés-men, evit er ré en dès reit renteu hac 
ornementeu evit en entretenement a nehè hac er servige divin en hè, 
evit er ré en dès reit er bara de vout beniguet ha distribuet hiriue 
en ofveren-men, hac er guin de célébreing en ofverenneu. 

Ny a bédou yvé evit en disposition ag en amsér, evit en gonservation 
ag er madeu zo en douar, a cellefin goudé ma vihemp honnestement 
sustentet, ma hellemp guel hem impléaing é servige Doué. 

Or d 'autant meidy comprenet quement tra a dehamp goulen de 
gant Doué en oraison en dès enseignet d 'emp, ny é recitou : 

Pater noster. . . Hon tad péhany. 

Ny a saludou yvé er Guirhiés glorius Marie, evit ma vihemp secouret 
hac assistet dré en intercession a nehy, de péhany é recommandan 
doh hou pout dévotion particulière. 

Ave Maria, . . Me ou salut Marie. 

Finalement é homp amen assemblet eveit goulen pardon de guet 
Doué ag en ol fauteu on nés commettet, hag eveit goulen grâce de 
vout obéissant dehou en amzér de zonnet; dré en dra-zé ny a rei ur 
gohession générale. 

Co7%fiteor deo omnipotenti . . . Me gohessa oh Doué. . . 

Ny on bou eue mémoire ha souvenance a bédeign eveit er ré dre- 
menet, eveit repos ineueu hon tadeu, hon mammeu,hon bredér, hon 
houérezet, hon hérent, ha hon amiet, eveit er ré zo recommandet 
d 'emp pédein aveit hé, eveit er fondaterion ac en ilisieu ha léhieu aral 
a zévotion, principalement ag en ilis-men hac er chapélieu ac er 
barrois-men, eveit er ré en dès lézet a hou madeu eit en entretenement 
a nehè hac er servige divin en hè; aveit er ré a repos hou horveu 
en ilis-men, hac ér venet, hac él léhieu aral a zévotion ; généralement 
aveit quement guir christén a zo tremenet ac er bed-men, à cel-fîn, 
mar bihent dalhet ér poénnieu ac er Purgatoér, manque a hou devout 
houah groeit satisfaction d 'er justice divin, mapbgeou guet Doué hou 
soulagein dré hon pédenneu, hac hou lacat él léh a repos hac é com- 
pagnonnèh er ré eurus hac er ré salvet. 

Amen é vou hanuet er gouélieu, er servigeu, hac interremanteu. 

En ou intention, hac en intention ac en ol ré dremenet, ny a larou 
ur Bâter, hag Ave Maria, ha ny a larou en oréson ordinére, Fidelium 
Deus omnium . . . 



— 330 — 

Amen yvé é vou hannuet yunieu, er vigilieu, er processionneu, 
er hanneu dimeign, en indulgeiiceu, gourhemenneu er Pape, ré 
en Escop, monitoirieu, ha treu aral. Goudé en dra-zé er Person 
a larou : 

Dré authorité en Ilis é maint disclériet de vout scommuniget en ol 
hérétiquet, simoniaquet, confidencieret, custodinozet, faussonnerion, 
rnagiciennet, en ol sorcerion ha divinerion, er ré a guemér conseil 
de guent tè, er ré a léen hag a zalh en ou demeurance iévreu 
a huguenaudage pé a sorcerèh, er lairon, er vultrerion, er ré a laça 
en tan é madeu hou amision, er ré a vir en henteu eveit pillale, 
er goncubinarion, en usurerion, er ré a ùerh dré fauss pouéz ha 
fauss mesure, er ré a gontracte diméeign clandestin, er ré a assiste 
en hè, pé a zouc secour pé faveur d 'ou gober, er ré a hem 
ve 1 a charmeign, a glommeign en anguilletteu, hac a obér anchan- 
lemanteu aral, er ré a abuse ag en treu sacret, er ré a hem servige 
a villettenneu ha guirieu tennet ac er scritur sacret, er ré a hem laça 
de gonjureign eveit guelhat doh ur bleunhet benac, pé a ra superstition 
eveit obteneign pé jouisseign ag un dra benac, er ré a refuse péeign en 
déaugueu pe renteu aral deliet d 'en ilis, er fabliquet hac er brocu- 
rerion ag en ilisieu ha chapelieu péré na hem gomportant quet léalement 
en ou harg, ha na zacorant quet fidél conte ager péh ou devé touchet, er 
ré na zisclair ha na accomphsse en testamenteu a zo légitimement 
ordrennet, er re a laça hou daourn dré valice de ofFenceign en dut a 
Ilis, nameit aveit hem zihuen, eval mei dy permettet dré er guir 
canon : er ré-men ol, ha péherion aral scommuniget, ne ellant quet 
participeign ér sacrifice ag en offeren, nac ér pédenneu public; dré en 
dra-zé, mar dès nécun ér gompagnonnèh présant, é mant avertisset 
de ounnet ér mées ac en ilis, que n 'ou devou groit pénigen ha recevet 
absolven. 



Hon lat péhany a zo en neun, bous hanue (1) bet santifiet, hou 
rouantelèh digasset d 'emp, hou volonté bet groit quen en eun quen 
en douar. — Roit d 'emp hiriue hon bara pamdiec, ha pardonnet 
d 'emp hon offenceu, evel ma pardonnamp d 'er ré en dès hon 

(1) Manuscrit lion shanhiie. 



— 331 — 
offencet, ha na gasset quet a hanamp en tentation, mais hon delivret 
ag en drouc. Amen. 

Me hou salut, Marie, leun a grâce, en autrou Doué a zo guen-neoh, 
huy zo beniguet entré en ol grouagé, ha beniguet eu er fréh a hou 
corf Jésus. — Santés Mari, mam de Zoué, pédet eveit emp péherion, 
bremen (1) hag en ér a hon marv. Amen. 

Me gret en Doué en tat ol puissant, créour d 'an eun ha d 'an 
douar; hac en Jésus Christ é vap unique hon autrou, pehany a zo bet 
conceuet dré er speret santél, gannet ac er guirhiés glorius Marie, 
en dès enduret dédan Ponce-Pilat, a zo (bet) crucifiet, maruu hac 
enterret, disquennet ér Umbeu, en drivet dé a zo resuscitet a varuu 
de véuu, a zo montet en eun, hac azéet en tu déheu de Doué en tat 
ol puissant, a énou é tay de jugeign er ré véuue hac er ré varuu. — 
Me gred ér spered santel, en Ilis catholique, ér communion ac er 
sent, é remission er péhédeu, é résurrection généralle ac er quicque, 
ér vuhé éternel!. Amen. 



1. Un Doué hep quen a adory, ha parfaictement a gary. 

2. Han Doué en gueu ne touiy quet, na hany er sent beniguet. 

3. Cesse pep suU a labourât, ha servige Doué dévot mat. 

4. Tat ha mam a galon vat care, évit béuign pell ar en douar. 

5. Na véz multrér de dén erbet, nac a volonté nac a fet. 

6. Na véz paillard a énep féçon, a gorf nac a intention. 

7. Madeu dén erbet ne laery, nac a énep raison n 'ou dalhy. 

8. Birhuiquen gueu ne lavary, nac eue fal teste ne vy. 

9. En œuvre a quicq ne désiry, mait guet priet, pé é péhy. 
10. Mat ar en douar ne houantey, evit a vout-y dré trompery. 



Gourhemenneu en Ilis. 

1. Sul ha goel cleu en ofveren, evel ma delé pep guir Christen. 

2. Te béhédeu a gonvessy, ur huéh ér blai, ma na rez muy. 

3. Ha te salver a receuy, pep Pasque humplan ma helly. 

(1) Manuscrit irehmen. 



— 332 — 

4. D 'ar gouélieu a zo dihuennet dré en Ilis na labour quel. 

5. Er houareis hac er hortualeu a iuny, hac er vigilieu. 

6. D 'ar sadorn ha d 'er gunér, é ma vigill en pep amsér. 

7. Ereddeu erbet ny grouy quet, en amser mei dy dihuennet. 

8. Ha d 'en Ilis en déaugueu a paiy oU hep obér gueu. 



Me gohessa oh Doué, ol puissant, doh er Urhès glorius Vari, doh 
sant Michel arhél, doh sant Jehan-Badéour, doh en abostolet santél 
Per ha Paul, ha doh en ol sent, rac me mes péhet rai, dré chongeu, 
dré gomzeu, ha dré œuvreu : dré me faute, dré me faute, dré me 
faute brassan : rac-cé me bet en Entron Varia eurus perpet gurhés, 
sant Michel arhél, sant Jehan-Badéour, en apostolet santél Per ha 
Paul, hac en oU sent de bédeign en Eutru Doué eveit omp. 



XVIII^ SIÈCLE 



Le XVIIP siècle est le siècle des dictionnaires (Voir Annales 
de Bretar/ne, novembre 1887, p. 58). La langue étant à peu 
près dans le même état qu'aujourd'hui, et la littérature bretonne 
ne présentant à cette époque aucune œuvre bien importante, nous 
nous contenterons pour ce siècle de quelques courts extraits. 

Cantiqueu spirituel ar deverieu ar christen en quenver an 
autrou Doué, en quenver e hunon, hac en quenver e 
nessan, composet dce Per Barisy, person à Parés Inguiniel, 
escopti a Guenet. M. DCC. X. 

Ce recueil de cantiques ne paraît pas avoir jamais été imprimé. 
Le manuscrit, fort remarquable comme exécution et important 
par les airs notés qu'il donne, est la propriété de la Bibliothèque 
municipale de Quimper. L'auteur, né en 1659 et mort en 1719, 
prêtre à Inguiniel, en zone vannetaise, a eu l'idée originale de 
publier un recueil de cantiques dont la langue serait au fond 



— 333 — 

vannetaise, mais modifiée de façon à être intelligible dans toute la 
zone bretonnante. 

Il nous avertit dans sa préface qu'au lieu du vannetais ag, a, il 
a préféré eus a; z o\x s k h; cla à de. 

Il y a une approbation de l'œuvre signée Pierre de Châlons, 
grand vicaire, recteur de Sarzeau, sous le nom duquel a été 
publié un dictionnaire breton-français aujourd'hui assez rare. 
Le passage suivant est intéressant à noter : « Je n'y ay rien 
remarqué contre la foy ny les bonnes mœurs; au contraire, ils 
m'ont paru, dans le peu de connaissance que fay de la 
langue bretonne, très propres à inspirer d'une manière aisée et 
familière l'amour des vertus nécessaires à chacun dans son 
état. » Pierre de Châlons est mort en 1718. Ce passage semble 
venir à l'appui de l'opinion que nous avons déjà émise [Revue 
celtique, VII, 3, 318), que Pierre de Châlons ne serait pas le 
véritable auteur du dictionnaire et que l'auteur réel serait le 
célèbre Cillart de Kerampoul, auteur d'un dictionnaire français- 
breton des plus importants du même dialecte : une note relevée 
par l'abbé Luco au dernier feuillet du dictionnaire breton de 
Pierre de Châlons prouve d'ailleurs que Cillart a pris une part 
active à cette publication (1). 

Préfaç d 'an oll cantiqueu eus al Levr man. En M en peb 
caniiq a zisclerier ar profit hras a tenner o desquign ha canign 
cantiqueu dévot. Ar vn ton coz : Ar guerches sacret mam da 
Zoué (2). 

Hon mam ilis andes brepet 
Hon exhortât, hon instruget 
Dre cantiqueu spirituel 



(1) La préface nous apprend aussi qu'il y a eu deux recueils de cantiques en 
breton de Vannes imprimés au XVII'= siècle. Nous avons fait jusqu'ici de vains 
eflEorts pour les retrouver. 

(2) Nous devons ces extraits à l'obligeance de M. Luzel. 



— 334 — 

Descomp eta gotibunan 
Descomp ebars ar hantiq man 
Pe quen bras ar sicourieu 
A recever dre cantiqueu (1). 

En per ainser, en pep feçon, 
En pep stat, pep condition, 
A. rant ar sicour necesser 
D 'ober pep unon e dever. 

An tud santel bac innoçant 
A quemer ho contantement 
studiign ha nos ha dé, 
En cantiqueu, lesen Doué. 

An tut taulet d 'ar fallenté 
A quemer meh (2) eus ho buhé 
Ar cantiqueu a pe canant. 
Ha muioh mui p 'o méditant. 

Dihoell a rer dre cantiqueu 
Doh fal songeu doh gôal comseu ; 
Ar pratiq eus ar vertuieu 
A zesquer hoas dré cantiqueu. 

Desquign a reant d 'ar ehomec 
Bezout contant ha calonnec 
Da supportign é peuranté 
En doujanç ha caranté Doué. 

D 'ar pinvic a zesquant iué, 
D 'empliign er vat é zanvé 
Evit caout remission 
Eus e fauteu dré aluzon. 



(1) L'auteur a souvent donné des variantes en marge ou raturé des strophes 
entières. Pour le but que nous nous proposons, il nous a paru inutile de les 
reproduire. 

(2) L'auteur a manqué ici à son système : il eût fallu viés. 



— 335 — 
Bezet un den anqueniet, 
Cantiq benac neusé canet, 
Santout a rei en é spéret, 
En ur canign, confort meurbet, 

Ar ré so clan pareillemant 
A zesquo sur bout (1) patiant 
Mar méditant en nos en dé 
Ar cantiqueu en o guélé. 

Al labourer ar é labour 
Ar e vecher ar vecherour 
A recevo soulagement 
Caningn cantiqueu, mar carant. 

Cleuet oc'hues, o pobl fidel, 

Vertu ar cantiqueu santel : 

Quemerit-u ar volante 

D 'o desquign ha sentign doh-té (Pp. 1-3). 



Cantiq quentan arn-uguent (2) 

Quentel d 'an Yvraignour, ar ton : Mar des pehet abars ar bet. 

Pochart infam, mar e zongès 
Mevign bamdé, er guis ma res, 
Redec a res d 'an hospital 
delhel mat de buhé fal. 

D 'an ivern a rédès ivé 
Dré coll, el ma res, graç Doué; 
E out er guis se hep inour, 
Hep consçianç, vil yvraignour. 



(1) Manuscrit tovt. 

(2) Manuscrit ai- nugvent. 



— 336 — 

En tavarneu, lavar dign-mé, 

Peh pligeadur a clasquès té? 

mam (1) breur peur enon n 'andes 

Meit friponag, meit tromplerès. 

Na vezo quel forh diez dign 
Ar ar poent ma ta enseinign, 
Mar é hes hoas aucunemant 
Ha rèson ha antandemant. 

En un tavarn ha pa antres, 
An tavarnour, an hostisès 
En e recev guet joyustet : 
Deit mat, e mendi (2), revihet ! 

Raign a rant dit al leh caeran 
Ha guin pe sistr eus ar guellan, 
Té so dehé, doh o clevet, 
Brassan ami ho des er bet. 

Na clever coms enon en bèr 
Meit dré compaër ha dré comaër : 
Quement[a] rant, quement a res, 
Den malheurus, que ne mevès. 

Ar guin neusé d 'it a changer 
Pe forh caiget an digasser; 
Mar ivès deu pe tri pintat, 
Contet vezo d 'it deu cartat. 

Taulign a res ta ialc'h dehé 
Da (3) quemer o volante; 
P'é guelant er mes a rèson, 
Ta cont a rant en o feçon. 



(1) Manuscrit man. 

(2) Manuscrit rmendi. 

(3) Manuscrit ta; il manque un pied 



- 337 - 

Na quémérant quet guhavé 
Souden argant deguenidé; 
Anehan a rant ar refus 
Guet (1) comseu douç ha gracius. 

« Dalhet guenohui oc'h argant, 
N 'an domp quet en poen a payemant, 
Compaër, n 'an des netra presset, 
Quement se em cavo brepet. » 

Didan seblant a honnestis, 
peh finess, o peh malis ! 
Da inour bras a quémerès 
Fiout en out a p 'o guélès. 

Te ia da hent ar an dra se 
Joyus ha contant anehé : 
Chetu an tut, doh te lavar, 
Ar re guellan so ar an douar. 

En bèr, en bèr, o peur ques dal, 
M 'é clevei coms en guis aral, 
Ha ta tut mad pareillemant, 
Pa z 'int (2) da oulen o paymant. 

Pa vi dleour a cals dehé, 
Changign a rint langag neusé; 
Neuzé n 'é pezo quet termen, 
Ret a vo caout argant souden. 

Frezieu é po; me n 'é es quet, 
Querhet a rai ar sergeantet, 
Hac en ur guer evel en cant, 
Guerhet vezo ta comenant. 

Na laran quet d 'ide conteu ; 
Cals a vêler a exempleu 



(1) Manuscrit, entre parenthèse gamt. 

(2) Manuscrit ^;« zint. 



— 338 ~ 

Ha tut couéhet en peuranté, 
Dré conduign ar sort huhé. 

Maes netra n 'an deu quément man ; 
Fin ta vuhé so ar goehan : 
delhel mat d 'ar meverès 
En hent an ivern e querhès. 

Doht'on mêmes n 'an dout quel pell, 
Ta zeuch ma na carès lezel ; 
Te querh ar bord ar précipiç, 
Groa te pourfit eus an avis. 

Mar des brepet d 'an tavarneu, 
Ma né quittes ta zibaucheu, 
Danger bras na vi punisset 
Evel cals eus ta consortet. 

Guet a mevier a so cavet 

Dré ur corvat d 'ar guin mouguet! 

Guet a reral lahet, beuet, 

Pe en ur toss ar coug toret ! 

fin terribl, fin miserabl 
Eus ar pochart abominabl, 
Hac a vêler arriv liez, 
Da tut taulet d 'ar mèverez ! 

Chédé, mevier, ar gounideu 
A tennès eus ta zibaucheu : 
Couehet breman en peuranté, 
Couehet en ivern goude-zé. 

Diar ar preg-man me né spontès, 

Me né crenès, me ne changés, 

Me né carès em évehat, 

Oeit out er mes eus ta squiant mat (Pp. 273-277). 



— 339 — 

Pedennou hac Instnictionou christen evit servichout da 
Heuryou Brezonec e favêr ar Bopl, composet gant M. Ch. ar 
B. Belec eus a escopti Léon, 1712 (1). 

Ar pater noster, var an ear gallec : 
Venez^ venez, venez Eqn'it saint dans nos cœurs. 

Hon tad on Doue, pîni so en Eêvou, 
Pliget gueneoc'h clevet hor pedennou 
Gant ar bed oU ra vezo e peb bro 
Santifîet ha meulet hoc'h Ano. 

Ra zinessai prest ho rouantelez, 
Ma ho quellimp souden gant an Elez. 
D 'ho volontez bezet obeisset 
Var an douar evel en Eê bepret. 

Eus ho craçou rac ma 'z (2) omp izomec, 
Roit deomp hirio hor bara pemdeziec; 
Hor pardonit, evel ma pardonomp 
Ar re père a gontroli ouzomp. 

Na bermetit e nep occasion 
E consantemp gant an dentation, 
Maes diouz peb droug a gorf hac a ene 
Hon dilivrit. Bezet great evelse. 



An Ave Maria, var ar mêmes ton. 

Me ho salud. Mari, leun oc'h a c'hraç. 
E ma gueneoc'h bepret an autrou bras ; 

(1) Levot n'indique qu'une édition de 1760 à Quimper, chez Perier. Ce livre 
a été réédité chez Prudhomme en 1808, 9"^ édition. Charles Le Bris, recteur de 
Cléder est l'auteur de beaucoup d'autres ouvrages : Reflexionou profitall var an 
finvczion diveza. Saint-Pol-de-Léon, 1722. Instruction var an excellanç, ar froez 
an indulgeançuu hac an devuryou ar vrenriez ar Rosera, Castel, 1722. — 
L'Horloge de la Passion, en breton. — La Vie de sainte Barbe et de saint 
Conogan, 1725, en breton, etc. 

(2) Original ma zovijj. 



- 340 — 
Benniguet ouc'h elouez an oU merc'het; 
Jésus ho frouez so ive benniguet. 

Santés Mari mam guirion da Zoue, 
Pliget gueneoc'h pidi e Vajeste 
Evidom-ni entrezomp pec'herien, 
Brema ac en heur eus or maro. Amen. 



Cantic spirituel 

Var ar c'hlemou eus an anaon e 'r Purcator o c'houlen sicour 
ouzomp, hac o tiscleria deomp pe e faeçon ec'h ellomp o sicour. Var 
an ton : ha den a vezo a quer calet, peautramant, sellit an dra ma, 
pecherien. 

C'hui tud dévot, ho pet memor 
Eus an anaon e 'r Purcator; 
Clevit ar c'hri hac ar c'hlemou 
A reont eus a greis ar flammou 
Eleac'h ma 'z emaint (4) o c'houlen 
Sicour digueneoc'h evellen. 

« ma oufta'h petra soufromp, 
Ho pe cals a druez ouzomp, 
Anduri a reomp un tourmant 
A dremen hoc'h entendamant. 
Siouaz ! hon dilesell a rit : 
En han-Doûe hor sicourit. 

Tourmanchou an oU verzerïen 
Ha re an oll torfetourïen 
So evel plijadurezïou 
E comparaeson d 'or poanïou. 
Siouaz, etc. 

veza en tan o tevi 

E languissomp gant hon anvi 

(1) Original ma zemaint. 



— 341 — 
Ha gant un désir ar brassa 
Eus hon Doue da joûissa. 
Siouaz, etc. 

C'hui mignonet ha c'hui querent, 
Bugale, a garemp quement, 
Allas! ho pêt ouzomp trûez, 
Ha selaouit ouz hor moûez. 
Siouaz, etc. 

C'hui so e laouenidiguez 

Ha ni so e tristidiguez ; 

C'hui guemer oc'h easamanchou, 

Ha ni e creis an tourrnanchou. 

Allas, allas, mar hor c'hirit, 

En han-Doûe hor sicourit. 

Penaus ez ouc'h-u (1) quen ingrad 
Da lesell ho mam hac ho tad 
Queit amser en tan da geina 
Hep laçât ho poan d 'o zenna? 
Allas! allas, etc. 

Ho preudeur ômp, ho c'hoareset 
Ho querent hac ho mignonet; 
OU ez omp (2) memprou d 'or salver, 
Grit trugarez en hor c'hènver. 
Allas! allas, etc. 

Roit evidomp alusennou, 
Yunit ha grit forz pedennou, 
Testait ouz ar Communion 
Coude ur guir gonfession. 
Siouaz! hon dilesell a rit, 
En han-Doûe har sicourit. 



(1) Original zovc'hu. 

(2) Orig. e zomj). 



— 342 — 
Pa sono ar c'hleyer deomp glas 
Ha bemdez goude ho repas, 
Ha pa dremenot un ilis, 
Livirit an De Profundis! 
Siouaz, etc. 

Ne deus moïen quer puissant 
D 'on dilivra en un instant 
Evel ma 'z eo (1) an oferen ; 
Offrit-hi d 'ar meslr souveren. 
Siouaz, etc. 

Pliget gueneoc'h, autrou Jésus, 

Quen douç ha quen trugarezus, 

Dihvrïa dre ho passion 

An anaon-vad eus ho phrison; 

Roit dezo en ho Parados 

Un éternité a repos. Amen. 



Guserzsenneu santél. , 

E berhonnsec Guénétl, de voutt cannétt lyéss é spéciale é 'r 
hatéchimeu. Diskein a rintt bihuein érhatt, hag ind a lamou ag er 
vro er hannœneu dizonaesle; courrigétt, criskétt ha notétt for-œss. 
E Guenétt, é ti Huiçantt Galles, imprimour ha librour d 'er Roué, 
d 'er guér ha d 'er sclaceu. 173i (2). 

Er bâter noster (P. 7). 

Honn tad a zou énn nean perpétt, 
Houç anhue (3) revou santefyétt; 



(1) Original ma zeo. 

(2) Ces cantiques présentent beaucoup de formes intéressantes. Il semble 
bien que ce soit une réédition de cantiques du XVII'^ siècle. Voir Revue 
celtique, VII, 3, pp. 319 et suivantes. 

(3; Original hon ç'anhiir. Pour houç cf. armoricain moyen hoz ; ai, œ = 
généralement è français ; hne = spirante 7V avec coloration û. 



- 343 - 
Reitt t'semb-ni ol hou ranteleah 
Dré hou excellantt madeleah. 

Hou livin volante baitt groétt 
Enn doar avsel énn nean kevrétt; 
Honn bara pamdyœg éhué 
Reitl t'aîmp-ni dré hou caranté. 

Honn ol ofanceu comgeltétt 
Guett migélicortt pardonnett, 
Avgel ma paidonnamp parfett 
D 'er ré enn-déss honn ofancett. 

De goéh é tantacion e 'r bétt 
Hou pugalé na lauskétt quétt, 
Meid ag enn droug honn dihusennett 
Dré hou crass, honn tatt béniguell. 



Enn Ave Maria (P. 8). 

Gabriœl ag enn nean cassétt 
Devad er huiriéss béniguétt : 
Me hou salutt, guiriéss-Vari, 
Leine (1) à gress, a larass tehi. 

« Hui zo euruss ha béniguélt 
Dréss enn ol groagué ag er bétl; 
Béniguétt revezou éhué 
Jésus freh hou corf, map te Zoué. 

Santéss Mari, guir vam de Zoué, 
Ni hou pétt dré hou caranté, 
Pédéd aveid omp, péherion, 
Ma recehuehainib er pardon. 



(1) L'e final n'a aucune valeur et est un effet de l'influence de l'ortho^aphe 
française. 



— 344 — 
Baih hunn avocadéss perpétt 
Dirag enn Drindett béniguétt 
Berma ha d 'enn ser a bon marhue, 
Na goéhaimp quéd énn inhuœrn garhue. 



Ar er sacremanteu é gernal (P. 13). 

Guialoc. 

D. (1) Sacremanteu honn mam Ilis, 

Ag inlt zou unn dra forh requiss, 
Larétt me zatt spirituel. 

R. Impossib eu bezoutt salvétt 
Ha3mpdai dré dezir pé éffett, 
Credelt, me map spirituel. 

D. Pétt sacremand é guirionné, 
A zou énn ilis map Doué, 
Larétt, me zatt spirituel. 

R. Seih sacremantt zou énn Ilis 
Carguéd à graeceu é pep quis, 
Credétt, me map spirituel. 

D. Mé hou pétt, dré hou caranté, 
Larétt t 'ein enn anhue anehai (2). 
Larétt me zatt spirituel. 

R. Badygenn, confirmacyon, 
Enn autair, ha covsezyon, 
Credétt, me map spirituel. 

D. N 'e ouéss (3) larrétt nameitl pùar, 
Larétt ouah t 'ein enn tri arall. 



(1) 2> signifie demande, R réponse. 

(2) Original à nehai. 

(3) Orig. ne ovésn = n 'oz eus de l'armoricain moyen. 



— 345 — 
R. Nousenn, urh ha priédéreah 
Eu enn tri a deliaih goutt oah. 

D. Pihue enn-déss ind instituétt 
Hag a guementt graceu carguélt? 

R. Jézus map Doué enn déss intt groeïlt 
Hag ag é ol graceu carguétt, 
Aveitt rein mEerche d 'er gricheinnon 
E mand é 'r gùir Religyon. 

D. Péh vairtu ha péh sorti éfFétt 
A zou énn-ai intt comprenet? 

R. Honn péhéheu a bardonnantt 

Hac é grsece Doué énn onn lacantl. 

D. Larétt t 'ein oah, me hou supli, 
Er pourfitt brass a rantt t 'eimb-ni. 

R. Apliquein a rantt t 'onn iné 
Mériteu passyon map Doué. 

D. A béban é ta ou fouvér 

D 'er sacramenteu zé ker caer? 

R. Passion Jézus, é oaitt sacrélt 
Réd el lom dehuéhan squillétt. 

D. A ni a deli ou harein 

Ha gued inour ou recéhuein. 

R. la édan boen à bêhétt 

Hag à voutt guett Doué punisset. 

D. Péh payemand enn dévézou 
En dutt deuod ou recehuou? 

R. E 'r bett ma grseceu honn salvér 
Hag e 'r bet hond ur gouronn cair. 



— 346 — 
ROBERT LE DIABLE 

Le nombre des manuscrits de mystères en breton est très 
considérable. Je renvoie ceux que cette branche importante 
de ]a littérature bretonne intéresse à la Bibliographie des 
traditions et de la littérature populaire de ta Bretagne^ 
par H. Gaidoz et Paul Sébillot, Paris, 1882 (Extrait de la 
Revue celtique, t. V). La liste n'en est pas encore épuisée, 
notamment pour le dialecte de Vannes. Les mystères bretons, 
sauf sainte Nonne, sainte Tryphine, saint Gwénolé et un ou 
deux autres peut-être, sont d'origine française. Il serait utile 
de publier surtout ceux dont l'original français est perdu. 
Sans parler de l'intérêt de ces mystères au point de vue litté- 
raire, ils ont encore leur importance au point de vue de 
l'histoire de la langue. Leur orthographe représente en effet 
plus fidèlement la prononciation populaire et conserve bon 
nombre de faits dialectaux dignes de remarque. 

Robert te Diable est un mystère en six actes et en deux 
journées. Le manuscrit appartient à la Bibliothèque Nationale, 
fonds celtique, n° 51 (1). Il porte la suscription suivante : La 
tragédie de Robert le Diable et (sic) a moi Henry le Guilcher 
de la rue de Kermaria an D. paroisse de saint Jean du 
Baly, ville de Lannio7i, ce jour 30^^ novembre 1741. Ce 
mystère est sans doute d'origine française, mais il est fort diffé- 
rent du Miracle de Robert le Diable des Miracles de 
Nostre-Dame, t. VI (Société des anciens textes français) et 
aussi, semble-t-il, du Mystère du XI V^ siècle, publié à Rouen 
en 1836, sous les auspices de M. Ed. Frère, par plusieurs 
membres de la Société des antiquaires de Normandie. 

Fol. 2 i-o. Compagnones santel, pan doc'h ol assamblet 
Pep hiny a esper contantin e spéret; 

(1) Je dois cet extrait à l'obligeance de M. G. Dottin. 



— ;347 — 
Rac se, me ho suply da rein (1) passiantet 
Ha ny a raï mojen (2) ma véet conlantet. 
Ottronne â illis, noblans a bourhygen, 
Gloer iaôanc, a Commun, ny ho ped da compren 
Ar pes a vezo dec'h, hep mar, réprésantet. 

PEOLOG. 

An histoar on deus hoant (3) hirie da represanty 

Ebars en ber langag breman hespliquy (4), 

Bue un den hanuet communamant 

Robard an diaoul oa rac bean den méchant. 

Er guer deus a Rouan ebars en Normandy 

E uoa tud dimeset o ren herue o spy. 

Hogen n 'o deffoa quet demeus a vugale, 

Ma uoant contrislet bras a balamour [da se]. 

Er spas a bemzec via e uoant bet [en priadeles] 

Gant cals a nehamant hac a [dristidiguez] 

Palamour n 'o deffoa d 'o mado heri[tier] 

E uevent [gant tour]mant ebars en [disesperj. 

Euel se pa [vo]elas an diaul araget 

Penos e uoa an dut man quen teribl [doagniet], 

En em bresantas prest da laret d 'an 

Certenamant ne voa nemet an jen 

Neuse ar uroec (5) méchant re bront 
A deuas da sentin ous an tromper Satan, 
Ha[c] a deuas neuse gant gouir res da laret, 
Entre e (6) daou goste mar boa froes [concevetj 
En em (7) rei d 'an diaul deus a grais e halon, 
Pa na guery (8) Doue cleuet ous e oreson. 

(1) Manuscrit re in. 

(2) Lej dans ce manuscrit a souvent la valeur de i ou y. 

(3) Manuscrit goant. Je mets entre crochets les mots suppléés d'après une 
seconde main, de ce siècle-ci, à ce qu'il me semble. 

C4) Il manque quelque chose probablement devant hespliq^ny ; hetpliqvy est 
aussi probablement pour hespUquin (je vais l'expliquer). 

(5) Manuscrit iiroeeh. 

(6) Manuscrit et, souvent e féminin, représenté par et. 

(7) Manuscrit enen. 

(S) L'autre manuscrit porte garé. 



— 348 — 
Allas, groec miserab, petra a heus-u (1) groel? 
Rac querquent un neubeut e poa bet anjandret 
Eur hrouadur bian formel mat gant Doue 
Hac a teus bet laquet ebars er sort extremitez. 
Da ben an nau mis cren e renquas e henel 
Gant eur boan quen teribl, pitoiabl a cruel 
Que na uoe eur mis cren en poan ues anezan, 
Na songe d 'ar bed bol e rencche fmissan. 
Evel ma uoe guanet e commancas tempest 
[Cu]run a luhet (2) hac un auel suruoest (3), 
Ma coeas dam a 'n ty piny ma voant ennan, 
Ma commancas an ol gant raison da spontan. 
Ar bugel a crie quer cren (4) a quen horib 
Ma voa fasil credin penos e uige (5) impossib 
Vige a beurs Doue e rage en tempest se 
Nac e crige (6) ar bugel gant eur galon qner cren. 
Euel an drouc lousou a hoarueas gantan; 
Rac quement voa abars [ma v]oa achu e via 
Euel ar bugale al en oat (7) a seis blas. 
Estonus eo certen compreny quement man. 
Ne rancontre bugel diraan (8) uoar ar rue 
Na de d 'o chaquagin, d 'o foltrin (9) a bep tu. 
I A] bret mat e commanc da exers goal vue 
Carguet ues a valis ha a vechantetez. 
Biscoas ne voe er bet un den e quer méchant. 
Coulsgoude en deffoe ar gras de 'n eum (10) ament. 
Nen deus netra imposibl da volonté Doue; 
Hennés a ra pep Ira herue e volontez. 
Quent poursuy dauantag émeus choant da houlen 

(1) Manuscrit heiise. 

(2) Manuscrit (uget, 

(3) Manuscrit suriwert. 

(4) Moyen armoricain creff, écrit aujourd'hui crenv. 

(5) Suivant l'orthographe française, le g suivi d'i et e a la valeur de ,/ f rançait^ 

(6) Manuscrit ereje. 

(7) Manuscrit en noat. 

(8) Manuscrit diran, seconde main diraan, 

(9) Seconde ra^àn foeltrln. 

(10) Manuscrit de nevm : eu =^ o bref. 



— 349 - 
Iscus en gênerai euil an actorien : 
Mar en em gaffent e nep guis da uezan troublet, 
Euit neubeut a dra na detraclint quel (1). 
Chetu, compagnones, ar lien tan a on acto 
A 'meus (2| discleriet dech (3) ebars en ber comso; 
Rac se me ho suply, da derliel ho silans : 
Breman an acteurien a deuio da commans. 
Piac se, compagnones, beset ol passiant 
Assuret, mar guellomp, ô po contentament : 
Rac se en o suplian da déport (4) un neubeu[t]. 
Me ya da laquât eurs ma veso commancet. 

Le premier acteur, le Duc de Normandy et son gentel homme. 

LE DUC parle. 

Me a so Richard duc ebars en Normandy 

Hac a so er bet man herue ma fantasy. 

Me 'meus (5) mado auoalh (6) ebars en ambondans, 

Capab da gonduin ma stat a ma noblans, 

A drugare ma Doue, ma hrouer biniguet, 

A gais â danjeurio me so en em bréseruet. 

Rac bet on alies en cals deus a dengeur, 

Na brisen quet ma bue seulement un diner, 

Ma 'm boa ^7) oreur meumeus pa songen goude se 

Da dont (8) d 'en em exposin er sort calamitez. 

Na gredan quet e ue un (9) den uoar an douar, 

En delFe bet goelet quen lies a hlahar (10). 

Me 'meus bet seruiget noblans ha Rouannes 



(1) Seconde main : evit neiibeiid a dra n' lio drouc-comzet c'imi qvet, 
Detractint est probablement une distraction du copiste. 

(2) Manuscrit ameus. 

(3) Manuscrit dee. 

(4) Manuscrit deporet. 

(5) Manuscrit me meus. 

(6) Manuscrit auoag, 

(7) Manuscrit mam hoa. 

(8) Manuscrit da dint] 

(9) Manuscrit an. 
(lu) Manuscrit hlaijar. 



- 350 — 
Rac me 'meus (1) goelet cals deus a difficultez. 
Da quentan es on (2) bet gant ar roue payan 
Pe gant hiny em eus groet meur a campagn (3). 
Seis bloas es on (4) bet ebars en e seruig; 
Gant henes me 'meus groet cals deus a vaillantis. 
Abane a teuis da Rom dauet an Ampereur, 
Ma hon bet receuet gant respect ba enor. 
Me 'meus goelet eno (5) cals a capacitez 
Ne 'm boa goelet james en durent ma bue. 
Ahane e teuis d 'ar guer deus a Paris 
Da voelet Charlemag (6) carget a vaillantis 
Pe heny e so bet gant joy bras receuet (7), 
Rac besan uoamp tud quer bac a ur goat sauet. 
E voelet ma vaillantis e uoan terib caret. 
An tado demeus â Frans a uoa neuze o ren 
En lec'h ma harien mé voa o habiten. 
Ouz ma goelet uallant es on bet receuet 
Vnan a 'n douzec tat gant henor ha respect. 
Chetu an dignitez émeus bet receuet 
Euit bésan Charles uaillamant seruiget. 
Béan voa pel amser â boe (8) ne 'm (9) boa goelet 
Ar uro nac ar hanton pe lec'h (10) ma uoan maget, 
Ma 's on (11) en em (12) resoluet euit donnet d 'ar guer, 
Ma 's on en em rentet en neubeut a am[ser]. 
Breman pan don ary na deux (13) den uoar ma sro (14) 
Ebars e nep facson a gontan ? madeleso, 



(1) Manuscrit me oneun. 

(2) Manuscrit cson, seconde main a hon. 

(3) Seconde main campangn. 

(4) Manuscrit eson, comme partout. 

(5) Manuscrit heno. 

(f!) Seconde main Cliarlemanrjn. 

(7) On attendrait quelque chose comme : Pe gant heny on bet, 

(S) Aujourd'hui abaoue dans les dictionnaires. 

(9) Manuscrit nem, boa. 

(10) Manuscrit pellec'h, 

(11) Manuscrit ma son. 

(12) Manuscrit enem. 

(13) Seconde main na nenz. 
(U) Aujourd'hui ma zro. 



— 351 — 
Ma 'mes choant da digue[men] breman ma baronnet, 
01 noblans ai[c'hanton] na (1) voint assamblet, 
Euit goût en pe stat e medy ar hanton, 
Hac y so en om (2) aquitet en o vacation. 
Et-u (3), ma digéntil, da lauaret d 'an noblans 
E 'meus da conferin dimeus a importanx, 
Donet aman limât, a 'm eus c'hoant do havej t] : 
Pa voint ary aman e cleuin ar suget. 

lp: gentil homme. 

Otro pa commandet, me a iello ractal 

Da ober o désir euel un den cordial ; 

Me a ielo breman da gafFet an noblans; 

Me lauaro deze, hep ober continans, 

Donnet bette ennoch, ocheus choant d 'o haffel : 

Pa voint arri aman e cleuet ar suget. 

Comme il vont party par chaque bout et les trois barons dehors, 
LE GENTIL HOME. 

Me ho salud, otronne, joa dec'h â disiran, 
A me a 'm eus (4) yués po (5) guelan er urô man; 
Rac ma homraission uoa monet d 'o quaffet : 
Pan doc'h deut o hunan es on quit da vonet. 

LE 1 BARON. 

Petra eo an affer en deus ahanomp 

Hac a consequanç[eo], me ô pet, leret d'imp. 

LE GENTIL HOMME. 

la â gonsequans : ma mest an otro (6) Duc 
A so ary er quer hep ober quais â vrud, 

(1) Probablement ma. 

(2) Manuscrit eno7n. 

(3) Manuscrit et n. 

(4) Manuscrit ameus. 

(5) Manuscrit y^w. 

(6) Manuscrit a7i notro. 



— 352 — 

Ha en deus laret d 'in donnet prest hep dallez 
Euit (1) ho supplian da donnet he vêlez. 

LE 2me BARON. 

Pan deo an otro Duc en deus d'imp commandet 
Just eo a resonnab es aemp (2) d 'e gaffel; 
Rac, me esper erfat, en eus hoant d 'or haffet 
Abalamour ma 's omp (3) gantan digemenet. 

LE 3n»e BARON, 

Me ne differan quet euit monnet quenech (4), 
Ha ne grédan quet em bé goas euidoc'h. 
Rac se deut pa gueret, me so prest da vonet 
Da saludin an (5) duc pan deo neué deut. 



LA CREATION DU MONDE 

Le manuscrit dont je me suis servi appartient à M. Luzel. 
Il a été écrit en 1760 par Claude Le Bihan, de la paroisse de 
Pluzunet (6), ancien évêché de Tréguier. Ce mystère est une 
imitation évidente du français, comme le drame comique 
Gtcreans an bys (Création du monde) (7). M. Luzel en possède 

(1) Seconde main : pour u en nombre d'endroits m : eivit. 

(2) Manuscrit esacmp. 

(3) Manuscrit ma somp, 

(4) Manuscrit quencc, 

(5) Manuscrit han. 

(6) A la lin du 2« prologue on lit : Fin du premier prologue de la Création 
du monde; fait par moi Claude Lebihan de la paroissse de Pluzunet lanne 
mil sept cent soixante 1760. 

(7) L'abbé Bernard commet une erreur des plus singulières en attribuant la 
publication du drame comique en 186-1 à MM. Gilberts et Stokes. Ce drame a 
été publié en 1827 avec une traduction anglaise de John Keigwin par M. Bavies 
Gilberts. Il a été écrit en comique en 1611 par William Jordan. L'édition four- 
mille d'erreurs typographiques. Une bonne édition de ce drame avec traduction 
en regard et notes a été publiée par M. Whitley Stokes en 1864, avec le concours 
de la Philological Society. Sur la question d'origine du drame comique, cf. 
Picot, le Mistère du vieil Testament. Le mystère français est de 1550. Le ma- 
nuscrit breton le plus ancien connu est le nôtre. A certains traits orthogra- 
phiques {eff par exemple) il paraît probable que c'est une copie d'un manuscrit 
de la première moitié du XVIP siècle. 



— 353 — 
un autre manuscrit qui paraît à peu près de la même époque 
que le premier. Il en existe un troisième à la Bibliothèque 
Nationale (fonds celtique, n° 12, in-fol. de 175 pages, écrit par 
Jean Le Moullec, de Lognivy-lès-Lannion, en 1825). C'est le 
texte de ce manuscrit que M. l'abbé Eug. Bernard a commencé 
à publier dans la Revue celtique, IX, 2, p. 149 (1). 

LE SERPANT {sic) dans Varhre parle. 

Cleuet aman, itron, chuy a so puissant 

Uoar quement so er bed dindan ar firmamant; 

Ne ouzoch quet an oll, me lar gant guirjonne : 

Perac eo exantet ar uoen a vue? 

En istant ma tepret, chuy a deuy da bossedi 

Ebars er barados a bep sort matery. 

Huy a oufe an oll zo deit a da donnet 

Euel ma uoar Doue en deveus o crouet. 

Rac se en deffoa aon na uigeach re sauant 

Ha ne vigach (sic) mestres ebars er firmamant. 

EVE parle. 

Pe a nation out pa comses euel se? 
Me grel nen dout quet dimeus a beurs Doue, 
Pa fel d 'it e toren breman ar gourchemenn. 
Mes caer a teus presec, ne raen biruiquen, 
Me lauar d 'it certen, hennés a so mortel; 
A ma touchemp outi e teufemp da ueruel (2), 
A ma friet Adam, quercouls on bugale, 
A boas bezan (3) priuet demeus a gras Doue. 



(1) La traduction a le tort d'être plus poétique que le texte, et présente 
même un certain nombre d'inexactitudes. 

(2) Autre manuscrit Luzel : e fen mr au lieu de tevfemp (Cf. les formes 
effen, effezo de la Vie de sainte Barbe) ; vervoel au lieu de vervel. 

(3) 2« manuscrit Luzel, bean. 

23 



— 354 — 

LE SERPANT jmrle. 

Teuet (1), neb on, Eua, meruel na reet quet, 
Me lar gant guirjonne dirazoch (2) assuret; 
Ac priet a chuy hardiamant debret, 
Ac engal da roue ar firmamant e uiet (3) . 

EVE parle. 

Me lar (4) d 'ach certen, an dra ze na rin quet; 
Doue memeussamant en deus ma diffennet, 
A ma friet a me en deus groet promesse 
Da vout obéissant bopret d 'e vaieste. 

LE SERPANT parle. 

Me a so un el guen (5) en deus chanchet figur 
Euit donnet aman d 'o caffet a dra sur. 
Me lar gant guirjonne a d 'ach a da Adam : 
Debret an aual (6), n 'o peso quet a ulam 
Ha chuy a uo quen fur goude e uout debret, 
Impalaeres en elîa d 'a[l] (7) loar a d 'ar steret. 

EVE parle. 

Me lar (8) d 'ach certen, neussé ne cretten quet 
En em represanty (9) e presans ma friet 
Pehiny a caran eueldon ma hunan 
Ac a 'm eus aon goude na vezemp (10) oll en poan. 

(1) 2e manuscrit Luzel, Tavoet. 

(2) Ibid., diraoch : c'est la forme habituelle dans ce manuscrit. 

(3) Ibid., viet. 

(4) Ihid., lavar. 

(5) Ibid,, goen, ce qui représente la prononciation trégoroise. 

(6) Ibid, recte : un tam aval. 

(7) Ibid., dal loar, 

(8) Ibid., laiiar, 

(9) Ibid., representin ; les infinitifs y sont en -in. 

(10) Na vezemp est emprunté au 2« manuscrit; le nôtre porte incorrectement 
'«e vezo oll. 



— 355 — 

LE SERPANT parle. 

Me lar (1) d 'ach certen, gret a guère t, Eua, 
Me n 'o poursuivin (2) quet, ne lerin muy netra, 
Nemert o aduantage ; ma queret ma senty, 
Uoar an tron uellan e hallach comandy. 

EVE parle. 

Uhel en em caffan lequel uoar ar bed, 
Pan don impalaeres da quement so crouet, 
Me so groet a netra, ac assuret breman 
Quement a so er bed crouet bette vreman. 
Me ne deffot quet d 'in na squient na guenet : 
Doue a roas d 'in en eur ma uoen crouet; 
Mes bezan uhelloch ebars er firmamant 
A goût deut a da dont, a ze e uen contant. 

LE SERPANT parle. 

Neb on, certennamant, n 'e peso blam er bet (3); 
Huy a uo ar uestres en pales an Dreindet. 
Quemeret an aual man pehiny so exellant, 
Quesset lot d 'o priet breman presantamant, 
Leret d 'ezan (4) dibry, ya ne doutet quet ; 
Biruiquen euit se, certen, na ue blamet 

EVE prend la pomme et parle. 

Heman a zo (5) un aual brao, mes glas eo dreis mesur; 
Me a ya d 'e dalïa : me gret en deus natur. 
Pa 'm eus an taffaet a lequet e 'm gueno. 
Me ques lot da 'm priet : couls a me e tebro. 



(1) 2« manuscrit Luzel, lauar. 

(2) D'après le 2« manuscrit ; le nôtre, à ce mot, est illisible. 

(3) 2« manuscrit Luzel, a bet. 
(-1) Ibid., dean. 

(5) Jbid., so. 



- 356 — 

LA TRAGÉDIE DE SAINT ALEXIS 

On lit à la fin du manuscrit qui m'a été communiqué par l'abbé 
Buléon : « Tragédie de saint Alexis, traduit du français en 
breton : noms des acteurs : Honorius empereur romen; Ephumien 
père de saint Alexis; Olimpie fille du roy Honorius; Alexis fils 
de Ephumien; deux ange; Virgine servant de Olimpi; Lucelle 
servant de Olimpi; Agles mère de saint Alexis; les trois pauvres; 
Eleilophon pauvre ; Alcipe, pauvres ; Megiste pauvres ; Policen 
valet d'Onorius; Polidar idem; les quatre vallet du prince 
Ephumien : Sozi S., la Fleur S., la RozeS., le Veille (1) S., Jean 
le Boleis laboureur demeurant au bourb de Plescop ce jour 
dix-neuf may mil sept cent quatrevin dix-neuf. Cette pièce a été 
représenté en 1799. J. Cohic étoit empereur; J. l'ofiîcial, Ephu- 
mien; François le Galiot, saint Alexis; J. Guyodo étoit Olimpie 
fille de l'empereur. » La pièce est en quatre actes, chacun fort 
court. La source française de ce mystère ne m'est pas connue. 
Le mystère breton est très difierent du miracle de saint Alexis 
des miracles deNostre Dame, t. III, p. 282 (Société des anciens 
textes français). M. Petit de Julleville signale un mystère de 
saint Alexis, aujourd'hui perdu, représenté à Metz en 1498 {Les 
Mystères, II, p. 628). 

PROLOGUE. 

Quittay[t], ol Crechenion, hou tanceu melegett, 
Quittay[t] er sonnerion el tud e[s]communiet; 
Quittay[t] en tavarneu hag en ivraignerah, 
Mamen a zebauche hag a baillardegah. 
Mar doh fidel de Zoue ha d 'ur mam en ylis, 
Tostay[t] de cheluett buhe sant Alexis 
Pehany ou tescou de zisprissen er bett 
Ha de vihuin erhad aveit bezou[t] salvet. 

(1) Pour L'Éveillé. 



— 357 — 

Prestet d 'emb, m 'ou suppïi, ur moment a sillance 
Hag a baliantet, car e hamb de gomance. 

EPHUMIEN, HONORIUS. 

Ephumien à genoux devant Honoriug : 

Bonjour, Honorius, azéet ar hou tron 

Ur grès e houlennan guennoch a graizic me halon. 



Goulen, Ephumien, quementtra zesireih, 

Me rei d 'it, fé a roué, er pèh a oulleinech. 

Me ouer petra hess groeit aveit me ranteleah ; 

Me ouer e hous caret guet er bobl a viscoah. 

Te hès dre ha gourage ha dre ha gonseilleu 

Lièss dihuennet Romm e creis er brezélieu. 

Quemer ha volante a me oll provinceu; 

Command de 'm oll brincet ag e 'm palézieu; 

Quemer memb, mar caress, e 'm léeh en hanûe (1) a Roué, 

Car te hess groeit eit onn, me rei eit ous eue. 



Sir, ne 'mes groeit nitra na zélienn gober, 

Ne 'mes groeit meit me hargue, ell ma hoe men devèr; 

Ur serviteur fidèl zou caret guet e roué 

E ell a galon vad er chervège nos ha dé 

Hemb boud inn gorto a recompance er bet 

Meit enn inour a vout caret hac estimet; 

Ur grèss e ouUennan deguet hou majesté. 

Non pas hous hanue royal, non pas hou tignité. 

Nen de quet unn dra vras er peh e ouUennan, 

Mess er goalenn guet ur roue e crenann : 

Mè oulenn deguenoh : ha, prince, ha me gredou? 

HONORIUS. 

Goulennet hardeh mat ha me hou cheleuou . 

(1) Aujourd'hui hanhue = hano des autres dialectes; le iie ou hnc indique la 
spirante v avec coloration û. 



— 358 — 



EPHUMIEN. 



Prince, me zou déjà forh avancet ènn oèet, 

Ne 'mes a oll lengné meit ur mab a me goet, 

Ne 'mes meit Alexis e 'm es bet deguet Doué 

Hag e offran aménn d 'ou royal majesté 

Aveit hou chervigein guet guir fidélité 

Hag impléïen eït-oh é vadeu ha buhé. 

Mes, me mestre, m 'ou ped, aveit bou (1) chervéget 

Guet me mab Alexis ér guis ma véritet, 

Reit ur priet dehou enn ou paies royall, 

Rac eeunn e 'm es mar da d 'ur ranteléah arall. 



Piûe (2) e faut d 'Alexis enn devout de briet? 
Conzet, Ephumien, prest on de cheleuet. 



Nen de quet Alexis enn des ean goulennet, 
Na discoeit enn dès houant de vout aliancet, 
Mes mé : me garehé ma vehé diméett 
A causs ma choméhé de 'm chervégein perpet. 

HONORIUS. 

Piûe (3) e oulennet-ui ag enn dammezelett 
Péré zou é 'm paies aveit bout hou merhec? 



Ah ! me mestre, ré hardèh é onn bett, 

Me uéel doh hou visage pénaus e hoh fachet. 



Ah! nen donn quet fachet a dra sur, me mignon, 
Rac me zou cousantable a greizic me halon; 

(1) = bout; il ne faudrait pas croire que ce soit une omission du scribe. 

(2) Plue = ^;m)k des autres dialectes. 

(3) Manuscrit ^/ewe. 



- 359 — 

Mes red e ou quetan prédec doh Olimpi (i), 
Car, eït onn mé, ne reign nétra enep dehi. 
Olimpi, deit amenn, chetui Ephumien 
Hac e offre é vab d 'oh aveit bezou hou léenn. 
Ur prince a fœconn é, mar e mes hanauet. 
Mar doh abill ha fur, ne refusehet quel. 



Prince, me zou contant ag er péh e garehet. 
Guell é gueneign chomme hemb dimeign perpet; 
Guell é gueneign biueing guet ur guir aboissance; 
Prest caer onn de bleguein, pe gonzou hou puissance, 
Aveit hunn angagein dré er brehiedereah 
Ma ne bromettet d 'in perpet hou madeleah. 

HONORIUS. 

Ne de quet, OUmpi, ne de quet dré zougeance 
E fall deign hou contraigne de obér aliance. 
Mes mé gare Alexis ell unn dénn a galon 
Ha ne gavan meit oh zou capable aveiton. 

OLIMPI. 

Prince, penn doh contant, penn dé hou volante, 
Me guemer Alexis dré ur guir garante, 
Ha James ne vanquein bet enn ér déuehan 
A raign mercheu dehon penos en e haran. 



CONCLUSION. 



Compaignonah dévot, amen e fenissam 
Herue meidi scriuet (2) buhe sant Alexis ; 
Mes ni a ouer lies un nés manquet 
A faut de vout bet desquet hac instruget asses. 

(1) Il y a une lacune d'après ce passage, Ephumien a dû ajouter quelque chose. 

(2) Manuscrit meit crivet. 



— 360 — 
Mes compaignonah, e hemb sur deracoh; 
Me oulen iscus a pardon deguenoh. 
A ben blé guet secour Doué, mar bem ol e buhé, 
Ni a représanlou un tragedi are, 
Ha ni e lacaï poen de studiat abred 
Aveit laret d 'oh mad, ma det de cbeleuet. 
Ni ou trugairica, el ma homb obliget, 
Hou poud tardet amen aveit hun cbeleuet. 
Adieu, mem breder peur, adieu, me hoerezet, 
Pedet Doué aveitomp bac e vam beneget. 



XIX« SIECLE 



La littérature bretonne au XIX* siècle est plus originale 
qu'au XVIIP. La poésie présente bon nombre d'œuvres intéres- 
santes, par exemple : Telen Arvor de Brizeux. Bombard 
Kerne de Prosper Preux, Bepred Breizad de Luzel, Levr el 
labourer de l'abbé Guillôme, le recueil Blewiiou Breiz, etc. (1). 
Mais le véritable titre littéraire de la Bretagne, c'est sa mer- 
veilleuse collection, de jour en jour plus considérable, de légendes 
et de chants populaires (2). 



(1) Voir pour les productions bretonnes, la traduction de la Bible de liC 
Gonidec, revue par Troude et Milin, introduction, p. XXVI ; BihliograjjMe des 
traditions et de la littérature ])opulaire de la Bretagne, par H. Gaidoz et Paul 
Sébillot. 

(2) Souvestre, dans ses Derniers Bretons, a popularisé ces légendes en France 
sous une forme littéraire. On les trouve sous leur forme sincère dans les œuvres 
de Luzel surtout {Légendes chrétiennes de Basse- Bretagne, 2 vol.; Contes po- 
pulaires de la Basse-Bretagne, 3 vol., Paris, Maisonneuve). Le recueil de chants 
populaires le plus important est aussi son recueil Gn-erziou Breiz-izel, 2 vol . 
in-Ko, Lorient, Corfmat, 1868. Le célèbre recueil de M. de la Villemarqué, Barzas- 
Breiz, ne peut être considéré comme un recueil de chants populaires. Ces chants 
se partagent en trois catégories : les chants inventés où à peu près (je ne dis 
pas par M. de la Villemarqué), les chants démarqués, les chants arrangés. Parmi 
les premiers on peut citer les Séries en grande partie, le Tribut de Noménoé, 
la Marche d'Arthur, le Vin des Gaulois, la Prophétie de Gwenc'hlan, Merlin, 
Les-Breiz en grande partie, Alain le Renard, Héloïse et Abailard, Jeanne la 
Flamme, la Bataille des Trente, le Combat de Saint-Cast. Les chants dits histo- 



— 361 — 

La langue, en revanche, est à très peu de chose près celle du 
XVIIP siècle. L'orthographe seule s'est modifiée. L'orthographe 
en usage est généralement celle de Le Gonidec(l), assez souvent 
avec de légères modifications. La réforme de Le Gonidec date de 
1807, année de l'apparition de sa Gymmynaire celto-bretonne 
(Paris, Le Bour, 1807, in-8''). Elle consiste principalement dans 
l'emploi de k, g pour les gutturales, quelle que soit la voyelle 
qui suit, de ch pour la spirante gutturale sourde, de n pour 
indiquer une voyelle nasalisée, de n := gn français, l pour l 
mouillée; les autres lettres ont la valeur française; les voyelles 
longues sont surmontées d'un circonflexe; e, é, è, ii ont la 
même valeur qu'en français; ô représente o fermé; o, o ouvert. 
Les livres en dialecte de Vannes, le plus souvent, suivent l'an- 
cienne orthographe française. Pour donner une idée nette de 
l'orthographe de Le Gonidec, je reproduis la parabole de VEn- 
fant prodigue, extraite de sa traduction de la Bible, revue par 



riques rentrent tous à peu près dans la seconde catégorie ; le procédé est des 
plus simples : au lieu de soldat vovis mettez croisé, et au lieu d'un chant du 
XIX" siècle vous en avez un de l'époque des croisades. Les chants d'amour et 
les ballades ont, en général, un fonds populaire, mais ont tous subi dans la 
langue au moins, quelque modification (Voir sur la bibliographie de la question 
de l'authenticité du Barzas-Breiz, la BiograpMe des traditions et de la 
littérature populaire de la Basse-Bretagne, par H. Gaidoz et Paul Sébillot, 
de la p. 306 à la p. 309). On doit dire à la décharge de M. de la Villemarqué 
qu'à l'époque où son recueil a paru, personne ne songeait à trouver mauvais 
qu'on arrangeât les chants populaires. L'auteur y était d'autant plus disposé 
qu'il regardait les chants bretons comme un héritage des bardes, et que pour 
lui, en les débarrassant de leurs scories, il faisait reparaître, dans la mesure du 
possible, leur physionomie primitive. On ne peut que regretter que M. de la 
V^illemarqué, qui semble avoir renoncé à soutenir l'authenticité de son œuvre, 
laisse ses meilleurs amis le compromettre avec eux-mêmes dans une défense 
impossible. M. de la Villemarqué songerait, dit-on, à une édition sincère du 
Barzas-Breiz. Il y a dans ce recueil, malgré tout, bon nombre de chants re- 
marquables, qui n'ont pas été profondément remaniés. M. de la Villemarqué a 
rendu beaucoup de services à la Bretagne par la publication des textes en 
moyen breton, par son zèle toujours en éveil pour les études celtiques, par son 
ardent patriotisme. Il servirait la cause de son pays et la sienne en même temps 
par une pareille publication, si toutefois elle est possible; ce serait plus qu'un 
titre littéraire, ce serait un acte d'héroïsme. 

(1) Né au Conquet, près Brest, en 1775, mort à Paris en 1838. Voir sur sa vie 
et ses œuvres, Levot, Biographie bretonne. 



— 362 — 
Troude et Milin (Saint-Brieuc, Prudhomme, 1868). Il existe une 
traduction de la même parabole par Le Gonidec, conservée dans 
le tome II de Y Académie celtique (1808). Pour donner une 
idée des variations dialectales si importantes de la langue parlée 
en Bretagne, je transcris cette parabole, en me tenant aussi près 
que possible du texte de Le Gonidec, dans les différents dialectes 
et sous-dialectes. La langue bretonne littéraire est toujours un 
peu composite; il est très rare qu'un auteur ne mélange pas dans 
une certaine mesure les formes appartenant à des dialectes diffé- 
rents. De plus, il y a pour chaque dialecte un type convenu ; 
pour les livres en dialecte de Vannes, par exemple, la langue 
employée est surtout celle des environs immédiats de Vannes. 
Elle est fort différente du vannetais parlé entre Scorff et Elle. Le 
léonard écrit ne représente exactement la langue d'aucun en- 
droit du pays de Léon. Si incomplète qu'elle soit forcément, cette 
revue des dialectes m'a paru plus utile que des extraits qui 
n'apprendraient désormais rien d'important au lecteur sur l'his- 
toire de la langue. Je laisse à la transcription de Le Gonidec et 
à celle de Le Brigant leur orthographe. Pour les autres, j'adopte 
dans ses traits principaux l'orthographe de Le Gonidec, en indi- 
quant en note la valeur phonétique exacte du signe orthogra- 
phique, lorsqu'il y a lieu. Je rappelle que e, è, è ont la même 
valeur qu'en français, gn également; s = ch français; - sur la 
voyelle indique un son légèrement nasal : an = ân-n; — sur 
voyelle et consonne indique la nasale française : an, m = an, 
in français; u en italique, indique il consonne auquel dans 
certains dialectes répond i€ ou o, suivant les cas ; ow = aou ; 
an = à peu près aon français. Lorsqu'une voyelle longue 
est accompagné d'un son nasal très faible, j'exprime la nasale 
par un petit n : rîn (je ferai). On remarquera souvent une cer- 
taine variation dans l'orthographe des finales ; elles ne me sont 
pas attribuables. J'ai tout écrit sous la dictée, moins les versions 
en haut vannetais, qui m'ont été communiquées par écrit. 
L'accent tonique est partout le plus souvent sur la pénultième. 



- 363 - 
excepté dans le dialecte de Vannes, où il est le plus souvent sur 
la dernière. En bas vannetais toutefois, il est plus flottant et 
assez faible (Voir Revue celtique, t. VII, p. 171). En haute 
CornouailleSj il est sur la pénultième ou l'antépénultième. 

Dialecte de Léon (Bro Léon). 

(Extrait de la traduction de la Bible de Le Gonidec, revue par Troude et Milin. 
Saint-Brieuc, Prud'homme, 1868, t. II, p. 458, évangile selon saint Luc, XV) (1). 

11. Eunn dén en doa daou vâb. 

12. Hag ar iaouanka anézhô a lavaraz d 'hé dâd : va zâd, rô d 'in al 

lôden zanvez a zigouez d 'in; hag hén a rannaz hé zanvez 
gant-hô (2). 

13. Hag eunn nébeùd dervésiou goudé, ar mâb iaouanka, ô véza 
dastumet kémend en doa, en em lékéaz enn hent évit mond étrézég 
eur vrô bell-meurbéd, hag éno é tispinaz hé zanvez ô véva 
gant gadélez. 

14. Ha pa en doé dispignet kémend en doa, é c'hoarvézaz eunn 

naounégez vraz er vrô-zé, hag é teûaz da ézommékaat. 

15. Kuid éz éaz éta hag en em lakaad a réaz é gôpr gand eunn dén 
eûz ar vrô. Hag hé-man hen kassaz enn eunn li d 'ézhan war 
ar méaz, évit mésa ar môc'h. 

16. C'hoantéed en divijé leunia hé gof gand ar c'hlosou a zébré ar 
môc'h : ha dén na rôé d 'ézhan. 

17. Hôgen, ô véza distrôed enn-han hé-unan, é lavaraz : a béd 
gôpraer zô é ti va zâd hag en deûz bara é leiz, ha mé a varv 
aman gand ann naoun? 

18. Sével a rinn hac éz inn étrézé va zâd, hag é livirinn d 'ézhan : va 

zâd , péc'héd em eûz a-éneb ann énv, hag enn da énep. 

19. N 'ounn két talvoudek pelloc'h da véza galved da vâb : va digémer 

ével unan eûz da c'hôpraerien. 



(1) On trouvera dans le t. II, p. 118, des Mémoires de V Académie celtique, 
une traduction de la même parabole faite par Le Gonidec en 1808. La traduc- 
tion de la Bible de Le Gonidec est loin d'être un chef-d'œuvre ; elle abonde en 
tournures et en expressions peu bretonnes. 

(2) Cette tournure n'est pas bretonne : on attendrait étrézo. 



— 364 — 

20. Hag é savaz hag é teûaz étrézég hé dâd. Hôgen pa édô c'hoaz 
pell, hé dâd hen g^vélaz, hag en doé Iruez out-han; hag ô tirédek 
é lammaz d 'hé c'houzouk, hag é pokaz d 'ézhan. 

21. Hag hé vab a lavaraz d 'ézhan : va zâd, péc'héd em eûz a-éneb 

ann énv hag enn da énep; n 'ounn két talvoudek pelloc'h da 
véza galved da vâb. 

22. Hôgen ann tâd a lavaraz d 'hé vévellou : digasit buan hé zaé 
genta ha gwiskit hi d 'ézhan ha Hkid eur walen ouc'h hé viz, ha 
boutou enn hé dreid. 

23. Digasid ivé al leûé lard, ha lazit-hén; débromp ha gréomb 
banvez. 

24. Râg ar mâb man d 'in a ioa marô hag eo asbévet; dianked oa hag 

60 askavet. Hag en em lakaad a réjond da ober banvez. 

25. Hôgen hé vap héna a ioa er park ; ha pa zistrôaz ha pa dôstaaz 

ouc h ann ti, é klevaz ar c'hân hag ar c'horol. 

26. Hag é c'halvaz unan eùz ar vévellou hag é c'houlennaz pétra 
é oa kément-sé. 

27. Hag hé-man a lavaraz d 'ézhan : da vreur a zô deûet ha da dâd en 

deûz lazed al leûé lard, ô véza ma-z-eo distrôed iac'h. 

28. War gément-sé é savaz droug enn-han, ha na fellé kéd d 'ézhaii 

mond ébarz. Hôgen hé dâd ô véza éad er méaz en em lékéaz 
d 'he bidi. 

29. Hag hé-man a respountaz hag a lavaraz d 'hé dâd : « Chetu meur 

a vlôaz zô aba émounn dindân da c'hourhemennou, ha biskoaz 
n 'ounn tréménet dreist hini anézhô ; ha biskoaz n 'ec'h euz roêd 
eur c'havrik d 'in évid ôber banvez gant va minouned. 

30. Hôgen kerkent ha ma eo deûed ar mâb maïï d 'id, péhini 
en deûz débret hé zanvez gant merc'hed, éc'h eûz lazed évit- 
han al leûé lard. 

31.. Hag ann tâd a lavaraz d 'ézharî : va mâb , té a zô bépréd ganén 

ha kémend em eûz a zô d 'id. 
32. Hôgen réd é oa ôber banvez hag en em laouénaat, râg ar breur- 

man d 'id a ioa marô hag eo asbévet ; dianked é oa hag eo 

askavet. 



— 365 — 
Dialecte de Léon (Landerneau). 

dl. Eun dén en dwa daou vàb. 

12. Hag ar iawânka anézo a lavaras d 'é dâd : va zâd, rô d 'in al lôden 

zanvez a zig^véz d 'in, hag en a rannaz é zanvez elrézont. 

13. Hag eunn nébeûd dervéziou goudé, ar màb iawânka, goudé béa 
dasturaet kéménd en dwa, en em Iakéaz en hënt évid mond 
étrézég eur vrô bèll-meurbéd, hag éno é zispignas é zanvez ô 
véva en dizurz. 

14. Ha pa 'n dwa dispignet kémênd en dwa, é c'hwarvézaz eun nao- 
unégèz vrâz e 'r vrô-zé, ag é kwézaz en ézom. 

15. Mond a réaz kuit éta ag en em lakaad a réaz é comânnad (1) 

gand eun dén eûz ar vrô, hag éman a gasaz anéâû en eun ti 
d 'ézân war ar méaz, évit diwal ar môc'h. 

16. C'hwantéed en di\àjé leunia é gôf gand ar c'hlosou a zébré ar 
môc'h, ha dén na rôé d 'ézân. 

17. Hôgen ô véza distrôed enn-ân é hunan, é lavaraz : nag a vévèHen 

a zô é ti va zâd hag o deûz bara a leis, ha mé a varv aman gand 
ann naoun ? 

18. Sével a rinn, ag éz inn étrézé va zâd, ag é livirinn d 'ézân : va zâd, 

péc'héd em eûz a éneb ann ehv ag en da énep ; 

19. N 'ounn ket dinn da véza galvet da vâb : digémèr ac'hanôn vèl 

unan euz da vévèlien. 

20. A sével a rèz a mond a rèz étrézég é dâd. Hogen pa védo c'hwas 

pèl, é dâd en gwélaz ag an dwa truéz dioc'hountân. Dirédek a réaz 
ag é lammaz d 'é c'houzoug, ag é pokaz d 'ézân. 

21. Hag é vâb a lavaraz d 'ézân : va zâd, péc'héd em eûz a éneb an 
ëïlvag enn da énep; n 'oun két din péloc'h davéza galvet davâb. 

22. Hogen an tàd a lavaraz d 'é vévèlien : digasit buan é zaé genta, ha 

gwiskit i d 'ézân ha lakit eur walen ouc'h é vîz a boutou en é dreid. 

23. Digasid ivé al leûé lard a lazit anéan; débromp a gréomb bombans. 

24. Rag ar mâb mân d 'in a ioa marô a setu lien deud da véô; kolled é 

wa ha sétu heïi kavet. Hag en em lakaad a réjond d'ober bombans. 

(1) Plus souvent : Obèr a réaz Iwmmânad. 



— 366 — 

25. Hogen é vap éna a ioa é 'r park ; ha pa zistrôaz a pa dostaaz ouc'h 

an ti, é klévaz ar c'hân ag ar c'horol. 

26. Hag e c havaz unan eûz ar mévèlien ag é c'houlennaz pétra é wa 

kément se. 

27. Hag émân a lavaraz d 'ézan : da vreûr a zô deûet ha da dâd en 
deûz lazed al leûé lard, abalamour ma 'z èo distrôet. 

28. War gément-sé é savaz drouc énân, ha na fellé kéd d 'ézân mond 

ébarz. Hogen é dâd ô véza éed é 'r méaz, en ém lakéaz d 'é bédi. 

29. Hag emân a respountaz ag a lavaraz d 'é dâd : « Sétu meuravloaz 

zô abawé moun dindàn da c'hourc'hémennou, ha biskwaz n 'oun 
tréménet dreist hini anézo; ha biskwaz na t 'eûz rôed eur 
c'havrik d 'in évid ober banvez gand va mignôned. 

30. Hogen kerkent a m 'éo deûed ar mâh mân d 'id péhini en deûz 

débret é zanvez gant gisti a t 'eûz lazed évitâïï al leûé lard. 

31 . Hag an tàd a lavaraz d'ézSïi : va mâb, té a zô atao ganinn ha kémend 

em eûz a zô d 'il. 

32. Hogen réd é wa ober banvez hag en em lawénaat, rag ar breûr 

màn d 'it a ioa marô ha setu heh deûet da véo, koUed é wa ha 
sétu hen kavet. 

(Transcrit par M. DiQUÉLOU, de Landemean). 



Dialecte de Tréguier (Trèger). 

Parabole de V Enfant jJTodigne, traduite en breton, dans le dialecte de Tré- 
guier ou des Côtes-du-Nord, par feu M. Le Brigant, revue et corrigée pour 
l'orthographe par M. Le Gonidcc, Mémoires de V Académie celtique, II, 1808, 
p. 127. 

11. Eunn dén an éfoa daou vab. 

12. Hag ar iaouankan anee a laras d 'hé dâd : ma zâd, reid d 'in al 

lôden mado a deu d 'in. Hag hô rannas. 

13. Ha nébeut goudé, ar mab iaouaïïkan, gand hé hoU dreo, en eun 

lakaaz enn hend évid eur vrô bell, hag éno a debraz hé vado ô 
vévah gant gadélez. 

14. Ha p'an éfoé dispinet an holl, a c'hoarvéaz eunn naonéges vrâz er 

vrô-zéj hag a deuas da gaoud ézomm. 



— 367 — 

15. Hag a aas kuit, hag en eun lakaaz é gôpr gand eunn dén euz ar 

vrô. Hag hé-man hen kasaz enn eunn ti d 'éhan war ar mez da 
vésan ar moc'h. 

16. Hag an éfoa c'hoand da gargaâ hé gôv euz ar plusg a debré ar 

môc'h : ha dén na rôé d 'éhan. 

17. Hôgen ô tistrôi d 'éhan hé-unan a laras : nag a dud a zù enn ti 

ma zâd an eus bara ar péz a géront hag amarî a varvann gaïïd 
ann naon. 

18. Sével a rinn, hag a inn d 'am zàd, hag a larinn d 'éhan : ma zâd, 

pec'hed em euz ouz ann énv ha dirag hoc'h. 

19. N 'oun kén talvoudek da véaïï hanved hô màb, léked anon ével 

unan a hô mévello. 

20. Hag ô séuel a deuas d'hé dâd. Hôgen pa voa pell c'hoaz, hé dâd 

a wélaz anézhan, hag an éfoé trué out-haîl, hag ô tirédek a 
lammas d 'hé c'houk, hag a pokas d 'éhaiï. 

21. Hag hé vab a laras d 'éhan : ma zâd, pec'hed am euz ouz ann énv 

ha dirag-hoc'h : n 'onn kén talvoudek da véan hanved hô mâb. 

22. Hôgen ann tâd a laras d'hé vévello : digaset buhan hé zé gentan, 

hag hé gwisked d 'éhaîî Ija léked eur walen war hé vîz, ha boto 
énn hé dreid. 

23. Digased ivé al loué lard, ha lac'het-han; débrombha gréomb fést. 

24. Rag ar mâb man d 'in a voa marv, hag é adbévet : dianked é voa, 

hag é adkavet; hag a éjond da ôber fést. 

25. Hôgen hé vâp hénan a voa er park : ha pa deué hag a tôstéé d'ann 

ti, a glevaz ar c'hân hag ann dans. 

26. Hag a c'halvaz unan euz ar vévello, hag a c'houllas pé tra a voa zé. 

27. Hag hé-man a laras d'éhah : deud é hô preur hag an euz groed 

hô tâd lac'han al loué lard, dré an abek ma é distrôed iac'h. 

28. War gément-sé a c'hlazaz ha na deurvéé két mond ébarz. Hôgen 

hé dâd éed er mez en eun lakaas d 'hé bédin. 

29. Hag hé-man a laras d 'hé dâd : chétu kémend a vlaio a zô oun 

dindan hô kourc'hémenno, ha biskoas n'onn tréméned dreist hini 
anee; ha biskoas n 'hoc'h eus rôed d 'in eur c'havrik, évid ôber 
fést gant ma minoned. 

30. Hôgen ker kefit ma e deud ar mâb-man d 'hac'h, an eus débred 

hé vado gant gisti, hoc'h eus lac'hed évit-han al loué lard. 



— 368 — 

31. Hag ann tâd a laras d 'éhan : ma mâb, c'houi a zôbépréd gan-én, 

ha kémend em euz a zô d 'hac'h. 

32. Hôgen réd a voaôber féstha lid; rag ar breur-mâa d 'hac'h a voa 

marv, hag e adbévet, dianked é voa, hag é adkavet. 



Dialecte de Tréguier (pays de Goello). 

11. Un dén en évoa daou vâb. 

12. Hag er (1) iawinkân 'ne e laraz d 'i dâd : me zâd, rôet t 'hj, 

ar lôden danfé e digoué d 'in, ag en e rannaz i danfe entrehè. 

13. Hag un neubeud dèrvejou goudé, er mâb iawânkân, ô véân das- 

tumet kémed en a, en em lakaz i 'n hént évid mont trésag eur 
vrô pèll-meurbed, ag énôn e tispignaz i danfe ô vévâïï i 'n dizurz. 

14. Ha p 'en a dispignet kémed en a, e c'hwarvéaz eun gèrnes vrâz, 

é 'r vrô zé, ag e teuaz de gâed (2) éhom. 

15. Kuid e hés ta ag en im lakad e rès i 'n gôp gand eun dén dès er 

vrô. A hémâïï in kassaz d 'eun ti d 'an war er méz vit mèsa er 
môc'h. 

16. C'huantâed en ijè kargân i gôf gand er plusk e débè er môc'h ; 

a dén ne rôe d 'an. 

17. Hogen ô véâïï distrôed innân i hunan e lâras : nag a dud gôprâet 

zo i 'n ti me zâd péré 'n eus bara eleis ha mé e varv aman gând 
en naon. 

18. Zével e rîij ag e hîri tresag a me zâd, ag é larîn d 'an : me zâd, 

péc'hed em eus énep en nénv ag énep t 'ac'h. 

19. N 'ôâ ket dign de véan gelvet ou mâb : me digémèret ével unan 

dès ou chervijerien. 

20. Ag e savaz ag e hèz tresak i dâd. Hogen pe wa c'hwas pèl, i dâd 

in gwélaz ag en a trué outân, hag ô tirédek e lampaz d 'i c'houg 
hag e pokaz d 'an. 

21. Ag i vâb e laraz d 'âii : me zâd, pec'hed em eus énep en nénv ag 

énep t 'ac'h ; n 'on ket dign pèloc'h de véân gelvet o mâb. 



(1) Dans er, Ve a un son intermédiaire entre e et 

(2) A peu près gâd. 



— 369 — 

22. Hogen en tàil e laraz d 'i vévéyen (1) : digaset buen i zéyen gentân 

a gwisket i d 'an, a laked ur walen war i vîz, ha bolo 'n i dreïd. 

23. Digased i-e er loue (2) lard a lac'het an; débomp a gréom 

chér-vad. 

24. Rag er màb mân d 'în e wa marf hag chete hâïï bênv edarre ; 

kolled e wa ha chete hân kàet. A 'n um lakad e réjont d 'ober 
cher vad. 

25. Hogen i vap énâïi e wa é 'r park : a pe distrôas a pe dostaas d 'en 

ti, e klévaz ar c'hân ag an dans. 

26. Ag e c'helvas unan dès er vêiivèyen ag e c'houlas betra wa 

kémé se, 

27. A hémân e laraz d 'âïï : ou preur e zou deut ag ou tad en eus 
lac'hed er loue lart ô véan me hè distrôet iac'h mad. 

28. War gémé se e savas drouk énân a ne fèllè ket d 'an mond 
ebars. Hogen i dàd ô véân et é 'r méz 'n um lakas d 'in bédhi. 

29. A hémân e respôhtaz ag e laras t 'i dâd : chete meûr e via zou 

ebwe me hoïï dinâri ou kourc'heméno, a biskwas n 'on tréménet 
dreist ini enè ; ha biskwas ne c'hwès rôet eur c'havrék (3) d 'în 
évit ober cher vad gant me mignônet. 

30. Hogen kènkent a me hè deut er mâb mïïn d 'ac'h péhini 'n eus 

débet i danfé gant gisti, e c'hwes lac'het evitâïï er loue lart. 

31. Ag en tâd e laras t 'âin : me mâb, te zou bépret genên a kémed 

em eus e zou d 'it. 

32. Hogen réd e wa ober cher vad a 'n im lawénân, rag er breur 

mân d 'it e wa marf a chete hâïï bênv edarre ; kolled e wa a 
chelè hân kàet. 

(D'après l'abbé Le Bezvoet, 

de Kerity, près Paimpol). 



(1) Le premier e est légèrement nasal. 

(2) L'accent est sur on. 

(3) Le 11 est ici palatal ou plutôt iotacisé, ce qui est d'autant plus singulier 
que le h est dans ce dialecte, en toute situation, nettement guttural. 



— 370 — 

Dialecte de Gornouailles (Kernèo ou Keinè). 

Haute- GoRNOUAiLLES (Le Faouët, Morbihan). 

D'une façon générale, on emploie les termes de haiite et basse Gornouailles, 
haut et bas Vannetais dans un sens analogue à ceux de haute et basse Bretagne. 
Par haute Bretagne on entend la Bretagne orientale, par basse la partie 
occidentale . 

11. On dén en a daou vâb. 

12. Hag er iawnkân doute e larè d 'i dâd : me sâd (1), rei k'iân (2) 
er loden danve e zigouea g 'iâïï; ha yôïï e rannaz i zanve trénè. 

13. Hag on nébad déozow goudé, er mâb iawnkân, arlerc'h bou' 
dastumet kémed ag en a, en im lakè (3) en hént, ewi' mont 
tresak ôr vrô (4) pél meurbéd, ha énôn e tispignè i zanve e féo 
ba 'n déboch. 

14. Ha p 'en a dispignet kémet en a, e c'hwarvè ôr gernans vrâz 
ba 'r vro se hag e tè de gaout naon. 

15. Kuit 6 hiè eta hag en im lakad e rè e gôpr gad on dén dous er vro. 

A hémen er basse ba 'on ti dahon ar mes, wi' mésat er môc'h. 

16. HM^antèid en izè de leugnia i gôf gad er hlôrad e zébè er môc'h ; 
ha dén ne rè daôn. 

17. Meid arlerc'h en a distreid douton i genôn, e larè : nag a véoyen 

e zo ba' ti me sâd, hag en es bara hileis ha mé e varva amen gad 
en naon? 

18. Zawel e rinn hag e hinn tresak me sâd hag e larinn daôn : me 
sâd, péhéd em es énep t 'en néon hag en énep t 'oc'h. 

19. N 'oun ket gléet pèloc'h de vout galvet wit o mâb : digemeret 

'noun giz inon dous o servi tourien. 

(1) Cette prononciation s = th ancien, se remarque aussi sur une partie de la 
rive vannetaise de l'EUé, à Berné, par exemple. 

(2) Ti, té nasalisés ont donné kl ; di, de ont évolué en ffi. En bas vannetais ti 
a passé sporadiquement aussi en ki : er hiek, le laboureur, le chef de ferme, ce 
qui supposerait une forme radicale kiek pour tiek. Ce phénomène s'explique 
facilement par le fait que dans le Vannetais et une bonne partie de la Cor- 
nouailles le k est palatal, plus ou moins iotacisé, devant i, e, n. Il est nettement 
guttural dans le trégorois et le léonard. 

(3) Le prétérit en as n'est pas en usage au Faouët dans la conversation cou- 
rante. 

(4) On prononce entre hrô et bruw. 



— 371 — 

20. Hag e sawè hag e le tresak i dàd. Meit pe ^va hoas pél, hi dàd er 
guélè hag en a truhe doutôïï, hag en ôr réda e lampe d 'i 
c'houg (1) hag e vousè daôn. 

21. Hag i vàb e larè daôn : me sud, péhéd em es énep t 'en néon hag 

en énep t 'oc'h; n 'oun ket gléet (2) pèloc h de voud galvet uit ô màb. 

22. Meïd en tàd e larè d 'i véoyen : digasse' bion i zé getàn , ha 
guisket i daôn, ha laket ôr walen a' i vis hag ôr botow en i dreïd, 

23. Digasset eue er loué lart ha lahet on; débam a gramp chér-vad. 

24. Rag er raab men giâïï (3) wa marô a yôn zo deid béô endrô; 
kolled e wa a chete yôn kawet. A 'n im lakad e rènt d 'ober 
cher vad. 

25. Meïd i vap kousàn e wa er park; ha pe zistrayè a pé doètè dous 

en ti, e kléè er c'hân ag er fèst. 

26. Ag e c'halvè inôn dous er véoyen ag e c'houlè pétr (sic) wa 

kéme 'se. 

27. A hémen e larè daôïï : ô preur e zô deit t 'er gér hac ô tad en es 

lahet er loué lart, kos e ma deït endro iac'h. 

28. Dous e géme 'se e tè droug enâli a ne vénè ket taôîî mond ebarh. 

Meid i dàd arlerc'h hou' weït er mes 'n im lakè d 'er pédo. 

29. A hémen e respôntè hag e larè d 'i dàt : chete meur e via so dous 

ban e moun didan o kourhiemennow , ha biskwas e moun weït 
dreis hêni bet anè; ha biskwas e pes reït ôr c'haorék kiân ewit 
gober cher vad ga' me mignônet. 

30. Meid kentis a ma deid endro er màb men d'oc'h 'n êni 'n es 
débet i zanve ga' gisti, pes lahed eiàtïïn er loué lart. 

31 . Ag en tad e laré daôn : me màb hui zô brpet {sic) kenoun a kémed 

em es e zô d 'oc'h (4). 

32. Meid red e wa gober cher vad ag en im réjouisse, rag er breur 

men d 'oc'h e wa marô a chete yôn béo endro; kolled e wa 

a chete yôn kawed. 

(D'après B. Le Lax, 
du village de Coat-en-Né, en Faouët). 



(1) Le c'h n'est plus, au Faouët comme en nombre d'endroits, une spirante 
sourde ; à l'oreille d'un Français, il sonnerait comme un r fortement grasseyé. 

(2) Gléet — dléet. 

(3) En une syllabe. 

(4) On ne tutoie pas au Faouët. Je dois faire remarquer, eu outre, que le fils 
ne tutoie nulle part son père. 



— 372 — 
CoRNOUAiLLES DU NORD-EST (Berrien). 

11. Eun dén en wa daou vàp. 

12. Ag ar (1) iawânka dezouto a laraz d 'é dâd : va zâd, rô d 'în ar 

loden danves a zigwé d 'în ; ag êij a réz (2) ar bartas deus é 
zanves etrésô. 

13. Ag eun neubet dévésou goude se, ar mâb ar iawànka goude béa 

daspunet kément en wa, en ém lakaz é 'n ént, évil mont trésék 
eur vrô gwal-bêll, hag éno e fwèlaz é zanves en ôr véva en diotas. 

14. A goudé 'n wa dispignet kément en wa, e c'hwarvéaz eur gèrnes 

vrâz barz ar vrô zé, ag e teûaz da gaout ézom. 

15. Mond e réz e kuit ag en ém lakat e réz é condision é ti eun dén 

deuz ar vrô; a hémân e gassaz 'naôïï en eun ti daôïï war ar méz 
de ziwall ar moc'h (3). 

16. C'hwant en isè bét de garga é gôf gând ar c'hlozou a zébè ar 

moc'h a dén e bét ne rôé d 'aôrî. 

17. Met goude béa diskénet en i hunan, e laras : nag a vévèlien e zo 

é ti va zâd hag en eus bara leis ô hôf, ha mé a varv amïïîi gând 
an naon. 

18. Sével a rîn ag e hîn deus lu va zâd, hag e larhj : va zâd péhèd em 

euz ag énéb en nèij ag énép t 'id. 

19. Ne dalân pèloc'h mui de véa gelvel da vâb; koumer ac'hânoiuj 

évit unan deus ta vévèlien. 

20. A sével a réz ag e éaz de gaout (4) é dàd; met pèll e wa hwas, 

pe wélas i dâd 'naôïï, ag en wa truez dezountâïï, hag ô tirédek 
e lammaz d 'i houg ag e bokaz d 'aôïï. 

21 . Ilag é vap éna e laraz d 'aôn : va zâd péhéd em eus ag énép an 

nên ag énép t 'id ; ne dalân két pèloc'h de véa gelvet ta vâb. 

22. Mèd an tâd e laraz d 'i vévèlien : digaset buan é zé genta a 

guisket 'naôn ganti, a laket eur walen deuz é vîz a boutou deuz 
é dreid. 



(1) On peut hésiter entre a très bref et e muet français; de même pour da, 
a relatif. L'a final des prétérits de la 3<' personne singulier en as est aussi très bref. 

(2) Il y a une sorte de voyelle irrationnelle e ou a très bref entre é et z. On 
peut hésiter entre c et 5 pour toutes les finales non suivies d'un mot commençant 
par une voyelle. 

(3) ouvert comme dans j^aroZe. 

(4) En une syllabe. 



— 373 — 

23. Digaset ié ar leûé lart, a lahet 'naôïï, débom a gréomb boîïbâns. 

24. Rag ar mâb mân d 'în e wa marô ha sétu ma béo adaré ; koled 

e wa, a kaved é. Ag en ém lakat ô deuz grêt d 'ober bônbâïïs. 

25. Mèd é vap éna e wa barz er park, a pe zistrôaz a pe dostaz deuz 

an ti, e klevas kân a korol. 

26. Ag e helvaz unan euz ar vévèlien ag e houlénas pélra wa 

kémén se. 

27. A hémân a laraz d 'aôïï : da vreur a zo deut war é giz, a ta dàd en 

eus lahet ar leue lart, abalamour é deut iac'h t 'ar gér. 

28. AYar gémén-sé e savaz droug énân, a ne fèlè két daôn mont 

ébarz an ti. Mèd é dàd ô véa deut é méz, en ém lakéaz de bédi 
'naôïï. 

29. A hémâïï e respontaz ag e laraz d 'é dàd : meur a via zo abawé 

moun dindàn da hourhéménou, ha biskwas n'oun éet a dreus 
hani bet ané ha biskwas n 'a heus rôèt eur haorik d 'in évid ober 
bônbâïïs gant va mignûnet. 

30. Ha kerkent e ma èruet é 'r gér ar mâb mân d 'it, goudé 'n euz 

débet é zanves gant gisti, lahed e heus évîntâïï ar leûé lart. 

31. Ag en tâd e laraz d 'aôïï : va màb, té zo bépred ganèn a kémend 

em euz e zo d 'it. 

32. Mèd réd e wa ober bônbâïïs ag en ém lawénat, rag ar breur mâïï 

d 'id e wa marô ha sétu ma béo adaré, koled e wa, ha kaved é. 

(D'après le capitaine Querxeau, 
du 7^ d'artillerie). 



Vannetais (Bro-Wérek). 
Bas Vannetais (Guémené-sur-Scorfï) (1). 

11. On dén en vvè daou vab. 

12. Hag er iawânkàn anehè e laras t 'i dàd : me zâd, reit t 'ïïïgn er 

loden daone (2), e zél digvvéout t 'îïïgn ; a yôn e rannaz hi zaoné 
etrédè. 

(1) Voir sur ce sous-dialecte Revue celtique, VII. p. 171. La fable de Y Enfant 
prodigue a été traduite en dialecte du bourg de Batz (Loire-Inférieure), variété 
du dialecte de Vannes par M. Bureau et en langage de 8arzeau par 11. Ernault 
(^Revne celtiqtie. III, 1876-1878). 

(2) Daone signitie plus souvent étoffe. On emploierait ici couramment madow. 



— 374 — 

13. Hag on nebed dehuehow goudé, er mâb iawânkàn, arlec'h bou' 

dastumet kemet ag en wè, en im lakaz en hént ewi' mont tréma 
ôr vrô pél-bras; ag énôn e tispignaz i zaoné e féweign ba 'n 
débôch. 

14. Ha p 'en wè dispignet kemet en wè, e tigouéaz ôr geltri vrâz 

ba 'r vrô-ze bag e taz de gawe' diânes. 

15. Kuit e hiaz eta hag en im lakad e raz e gôp ged on dén ag er 
vrô. A hinann e gassas anehôrl ba 'n on ti dehôïï ar er méz, eui' 
mésat (1) er moc'h. 

16. Hwanteid en nehè lânnïrign i gôf (1) ged er hlorad e zébè er 

moc'h ; ha dén ne rè dehûïï. 

17. Meid arlec'h bou' deid endro ba 'n ôïï hi genôn, e laraz : nag 
a vewelian (3) e zo ba ti me zâd bag en es bara o gwalh ha mégn 
e varwa eman ge' naon ! 

18. Zeitel e rîngn bag e hïngn tréma me zâd, hag e larîngn dehôn : 

me zâd, pihed em es enép t 'en nèyu hag enép t 'oc'h. 

19. N 'é ket délé tîngn bout galwet o mâb; digemeret anôn èl inôn ag 

o seruitourian. 

20. Hag e sawaz ag e haz tréma i dâd. Meid pe wé hwac'h pèll, i dâd 

in guelaz hag e gemeraz truhé doc'hlôlî hag en ôr redek e lampaz 
d 'i houg hag e bokas tehôn. 

21. Hag i vâb e laras tehôÏÏ : me zâd, pihed em es enép t 'en nénw 
hag enép t 'oc'h, n 'é ké délé t 'fngn pèloc'n bou' galwet o mâb. 

22. Meid en tâd e laras t 'i veNeliân : digase' biôn i zé getàn ha 

guisket i dehôn ha laked ôr wèlen ar i viz, ha botow en i dreid. 

23. Digased eue er lé lart, a lahet ôïï; débam a gramp cher-vad. 

24. Rag er mâb man d 'fn-gn e wè marw ha cheto yôïï héu endro ; 

koled e wè ha cheto yôïï kawet. Hag è en im lakas t 'ober 
cher-vad. 

25. Meid i vâp énàii (4) e wè ba 'r park : a pe zistrwaz ha pe dostaz 

doc'h en ti, e klawaz er hân ag er horol. 

26. Hag e haluaz inon ag er vewelian, ag e houlennaz petrè wè 

keme'-se. 



(1) Ne me paraît pas employé en bas vannetais. 

(2) On dirait mieux Mrgmgn i gôf ou torein i naon (se rassasier). 
(.3) Ped menel n'aurait que le sens interrogatif . 

(4) On emploie plutôt kôMti. 



— 375 — 

27. A hinan (1) e laras tehôn : o preu e zo deit t 'er gér, ag ô tad en 

es lahet er lé lart, balemout me wè deid endro iac'h mat. 

28. Ar geme' se e sawaz droug ba 'n on a ne vénè ke' tehôïi mont Iré. 

Meid i dâd e yaz e 'r méz hag en im lakas t 'in pédingn. 

29. A hinan e respontaz hag e laras t 'i dâd : cheto meur a vlè so a 

oudé on didân o kourhiemennow, ha biskwac'h n 'e pes reit ôr 
haorék t 'îïïgn ewi' gober cher-vad ge' me mignoned. 

30. Meid kentic'h ag e ma deid er mab man d 'oc'h, hag en es débet 

i zaoné ge' gisli, pes lahed eitit ôïï ér lé lart. 

31. Ag en tâd e laras tehôïi : me màb hui zo berpe' keningn hag er 

pé em es e zo d 'oc'h. 

32. Meid re' mad e wè gober cher vad ag en im lawenat, rag er breu 

man d 'och e wè maru a cheto yôn béw endro ; kolled e wè ag 

e ma kawet. 

(Far l'auteur). 



Haut Vannetais (Iles de Houat et Hédic) (2), 

11. Eun din en dwé àeuu vàb (3). 

12. Er youânkàn (4) é laras d 'é dâd : « Mé zâd, reit t 'eign me lôd 

ireu; er péh e za d 'eign; » ha eân e rannas é zïïnné get-ent. 

13. Hac eun di benac (5) arlerh, er mâb youânkàn en dwé chèrd er 

péh e yé dihou (6), hac éan e hum lakas en hint eit mônét (7) 
d 'ur vrô pël, hac inô eân zispignas (8) ol é dreu en ur viiœign 
e'r plijaduriew fàl. 

14. Ha p 'en dwé drebét er péh en dwé, e hariitas ur gèlteri vras e'r 

vrô-sén (9) ha éâïï é hanawas er beurânté (10). 

(1) Dans certains endroits on prononce hinân. 

(2) Hovat, plus anciennement Huiata est la S'iata des anciens ; Hedic écrit 
on ne sait pourquoi Hœdic = Atlca. 

(3) Hédic : dein au lieu de din ; pom- deuu prononcez deu comme eu français 
dans hœvf. 

(4) Hédic : yu-7véân-kan ; zéân-né, 

(5) Hédic : enn dé benac. 

(6) Hédic : er ineh e Mé d'on. 

(7) Hédic : in Ment eït mouniet. 

(8) Hédic : hac ânhont éaJn e zis^jegnas, 

(9) Hédic : i 'r vrou zeï. 

(10) Hédic : benreanté, avec une sorte d'aspiration entre la première et la 
deuxième syllabe. 



— 376 — 

15. Eâïl e yas de vout gwâz é ti eun din (1) ag er vrô-sén, hac en din 

men (2) er hassas en eun ti dihou ar er mézeu de warn er moc'h. 

16. Hoâïïteign e ré cargeign é gôv get er péh e chômé arlerh er 

moc'h; ha dén ne ré dihou de zrebel (3). 

17. Nwac'h éân e hum zistroas doc'htou hés unân (4), hac é làras : 

nag a wazét (5) é zou é ti me zâd ag en dés bara (6) ha trew 
de zrebel, ha mi zou é verwel get en nan (7). 

18. Mi sawou ha mi yé de gavet me zâd, ha mi larou dihou : me zâd 

pihéd emés inemp (8) d 'oc'h hac inemp d 'en néân, ne oan 
ket (9) dign de vout galwet crwédur (10) d 'oc'h. 

19. Mes en tâd e lâras d 'er gwâzét : digasset biân é se a wéh-aral 

ha guiskét-i dihou (11); digasset ur bizéw de lakât d 'oc'h é viz, 
ha botew de lakâd en é dreid (12). 

23. Digasset iwén er lé lartân; lahet éâh (13), drèbamb ha groamb 
test (14). 

24. Rac er hrwédur men d 'eign mé (15) e wé maru, ha setui éân 

biu; coll e wé hac e ma cavét. Hac ind e hum lakâs d 'obér ur 
fest bras. 

25. Nwac'h er mâb kohân (16) e wé ar er mézew. Ha pe zas en 

dro (17), hac a pe dosté d 'er gér (18), eâh e glewas er horol hac 
er sonneneu (19). 



(1) Hédic : i teï vn dein. 

(2) Hédic : hac en dein man. 

(3) Hédic : Hoéantein e ré eargeih é gof get er ^néh chômé arlar er moc'h, 
ha dein ne ré d'an de zrèbein. 

(4) Hédic : Newèc''h ydn e hum zistvn-aft dochtôn i Iniinan. 

(5) Hédic : nag a wazièt. 

(6) Hédic : baron. 

(7) Hédic : en néan. 

(8) Hédic : Me saneï ha me yeï de gaviet me zâd, ha vie lareï d'un : me zâd, 
2Jihièd emès iniemp. . . 

(9) Hédic : ne an het. 

(10) Hédic : crwédeur, 

(11) Hédic : gcshet-i (e dans gesz=o bref) dchoîl. 

(12) Hédic : lakâd in i dreideu. 

(13) Hédic : D'igassiet euei er lé lartean; lahict ycTn, 
(U) Hédic -.fiest. 

(15) Hédic : er hrnédeur man d \'in mei. 

(16) Hédic : cohéan. 

(17) Hédic : in drou. 

(18) Hédic : a pe dolté d 'er diérh. 

(19) Hédic : er smnicnnci±. 



- 377 — 

26. Eàn e grias ar uinân ag er wazéd, hac é houlennas get-ou petra 

wé kement-sén (4). 

27. Hac hénéc'h (2) e laras dihou : deit é hou prér hac ou tàd en dés 

lahét er lé lartâïï a gaws m 'e ma deit yac'h d 'er gér. 

28. Pe gleuas kement-sén, é tas droug-calon bras dihou, ha ne vénas 

ket mônét e 'n ti (3) ; mes en tàd é zas é 'r méz hac e hum lakas 
d 'er pedeign de zônét. 

29. EâFi e reskorïdas hac e laras d 'é dàd : setui mar a vlé é hon idân 

ou kourhemeneit (4) ha jamès n 'e hués reit ur gavrik d 'eign 
eit gobir fest get me hâïïsorléd. 

30. Mes kentéc'h m 'e ma deit henâïî (5) , er màb en dés drebet é 
dreu get er mirhiéd, hui hués (6) lahét er lé lartâïï. 

31. Hac en tâd e laras dihou : me mâb, hui zou perpet geneign, hac 

cl er péh emés é zou d 'oc'h ; mes rét e wé gobir fest ha bourus- 
téd, rac henâïï, hou prér, é wé marw he betui éàn biwet; coU e 
wé, hac e ma cavét. 

(Traduit à Houat par M. Gouron, 
communiqué par M. l'abbé BULÉON). 



Ile de Groix (7), 

11. Oun daen (8) en dwai dèw vâb. 

12. Hag er youânkàn e laras d 'é dâd : me zâd, greit (9) t 'eifi e lod 

dânné e za d 'eifi. Ha yôn e lodas é zânné get-ai. 



(1) Hédic : kemet-seï. 

(2) Hédic : Hac hani'ec'h. 

(3) Hédic : mouniét en teï. 

(-1) Hédic : i huon idân ou crwamenne]t_. 

(5) Hédic : Hannen. 

(6) Hédic : hui hwès. 

(7) Le breton de Groix a des traits particuliers qui en font une sorte de sous- 
didecte assez tranché. — Ai=aï. 

(8) L'accent dans ce mot est sur a; Vé s'entend à peine; j'exprime par de 
petites italiques les voyelles de ce genre. 

(9) A Groix, au lieu des formes du verbe rei ou rein, donner, on emploie les 
formes du verbe dont le thème est en Armorique groa ou gra et qui n'a ailleurs 
que le sens de faire. 



— 378 — 

13. Hag e béar e zéyèw goudé, er mâb youânkàn, ged er péc 'h en dwai 

dastumet tehon, e hum lak (1) en héânt hui ' mont d 'our vrô 
péal-péal. Hag énôn yon e zispignas é zânné é faewign é 'r 
bayardieac 'h. 

14. Ha bén m 'en dwai dispignet er péc 'h en dwai, é tas our gerteri 

vras é'r vrô-sé, hag é tas tehôn en dont diânnès. 

15. Yôn e yas enta, hag um lakas é gôpr ged oun daén zo (2) e 'r vro, 

hag ennan er hassas d 'oun ti dehôn ar er maèzèw de warn er 
moue 'h. 

16. Ivoul en dwai de gargign é gôv get er restasèw e zéabé er moue 'h 

ha dae'n ne ré dehôh. 

17. Mes pe zas tehon distreign doc'htôn yôn mém, yôn e laras : ha 

nag e vevelU zo é ti me zâd hag en dès bara ou gwalh, ha mé e 
varw eman get en nàn. 

18. Sewéal e hrign, ha me yei dad me zàd, ha me larô dehôn : péhet 

em bés éneb t'en néww hag éneb toc 'h; n'en don ket mu dign 
de vout galhuet ou mâb. 

22. Mes en tâd e laras d'é vévelU : casset fonus é zai kélân ha guisket 

i dehôn, ha laket our bézèw ar é véz, hag our bwètèw en é dreid. 

23. Casset ené our leui lard ha lahet on, déabéamb ha gramb chèr- 

vàd. 

24. Rac er mâb man d 'ein e wai marw hag e ma revèwet, coït e wè 

hag e ma kawet. Hag ai hum lakas d 'obér fest. 

25. Mes e vâb kôhàn e wai é 'r park; ha pe zas en dro, ha pe doutas 

d 'en ti, yôn e gléwas er hân hag er hrol. 

26. Hag yôn e halhuas uinôn zo er vevelli hag e houlennas petra 

wai en dra zé. 

27. Hag énan e laras tehôïï : hou preuï o e zo deit, hag ou tâd en des 

lahet er leuï lard é sigur m'e ma deit endro yac'h. 

28. Ar gement se é sawas droug enôn, ha ne véné ket tehôn mont 

ebarh; mes é dàd e yas é 'r maez hag e hum lakas d'er paedign. 

29. Hag enan e respondas hag e laras d 'é dâd : setu mar e vlai é on 



(1) Le prétérit en as a à peu près disparu de Groix, Belle-Ile et autres lieux. 

(2) Zo remplace Vag du reste du Vannetais. 



— 379 — 
dân de gourhemennèw (1) ha biskwac'h ne'm es passet 
drest hânni zonai, ha biskwac 'h n 'e fes greit our harw d 'ein 
hui ' gober fest get me hânsorled. 

30. Mes kentic 'h m'e ma deit er mâb man d 'id, pehani en des déabet 

e zïïnwé get merhed, té fes lahet uit-on er leuï lard. 

31. Hag en tâd e laras tehôa : té zou etaw gen-ôn, ha kement tra em 

bes e zo d 'it. Mes red e wai gober fest ha sinouri, rac er breu 
man d 'id e wai marw hag é ma revewet, coït e wai hag é ma 
kawet. 

(Traduit à Groix par M. Stéphan, 

revu par M. Guyonvarc 'h 

et communiqué par M, Tablaé Buléon). 



Belle-Ile (Locmaria) (2). 

41. Eun dén en dwé dèw vâb. 

12. Hag er iéwànkàn anehè e lar d'é dâd : mac'h thâd (3) ra d'ein 

ma lôd daoné e Iha d'ein ; ha éôn e lod e thaoné get-è. 

13. Pas pèl a théyèw goudé, er màb iéwànkàn, get é thaoné zart 

déhéôn, en em lak barc'h 'n hënt é mont d 'eiir vrô pèl, hag 
éno éUn e Ihispign i thaoné é véwein e 'r bayardegèc'h. 

14. Ha p 'en dwé dispignet tout er pèc'h en dwé, deit e wè eur 

bewranté vras barc'h er vrô se, hag é ta d'en devout fôt. 

15. Eôn é ya enta é rôc, hag en em lak é gôpr get eun défi zo 'r vrô. 

Hag hénïn er hass d 'eun li déhéôïî d 'er mézèw eit gwarn er 
môc'h. 

16. Eôïi en dévéhé cârzet cargeih i gôf get er sclôr e thèbré er moc'h 

mes dén ne ré ket déhéôn. 



(1) A Groix ainsi qu'à Belle-Ile et sur une bonne partie de la côte vanne- 
taise, le tutoiement est la forme ordinaire de la conversation. 

(2) Le trait caractéristique du breton de Belle-Ile, c'est qu'il répond en com- 
tniction syntactiqne, au r des autres dialectes, provenant de d ou t, par la 
spirante sonore interdentale. Je Texprime pour plus de clarté par th. La 
spirante dentale existe aussi autour de Pontivy, mais elle est, si je puis m'exprimer 
ainsi, infra-dentale : la langue, pendant la spiration, touche l'extrémité inférieure 
des dents. 

(3) L'aspiration dans inac'h avant la spirante dentale est très nette. 



— 380 — 

17. Mes pe tha déhéôn distroein doc'htéôn é hunân, éôrî e lar : pégé- 

ment a wazet é zo br ti mac'h thâd, hag en dès carget a vai'a da 

thèbrein, ha mé e varô amfn get en naôn. 
48. Zèl é rein, ha mé yé da mac'h thàd, ha mé larô déhéôn ^ mac'h 

thàd, péhèd em èz éneb d 'en né«w hag éneb d'id; n'en dônn 

ket mui dign de vout galwet ha vàb. 

19. Mes en tâd é lar d 'i wazet : dèsset timat i zé kétàn, ha guset 

i déhéôn, ha laked eur bézèw ar é véz, ha botèw laer en i dreit. 

20. Dèsset éûé el leu lard, ha lahet éôh ; dèbramp ha grwamp chèr-vad. 

21 . Rac er mâb mân d'eui wé marô ha béwet é endrô, cold é wé ha 

càet é endrô. Hag em lakeifi e rand d 'obér chèr-vad. 

22. Mes é vâb kôhân é wé barc'h er park; èl me té d 'er gaer, ha pe 

doslé d 'en ti, éôh e gléw er c'hân 'ag er c'horol. 

23. Hag éôn é galw unân ag er wazet hag é oulen get éôh petra wé 

en dra se. 

24. Hag énïh é lar déhéôn : hou preur é zô deit hag ou tâd en dès 

lahed el leu lard, rac m 'en dé deit yac'h. 

25. Ar gement se é saw fas enéôh, ha ne véné ket mond br ti, mes 

é dâd weit ér mes en ém lak d 'er pédeih. 

26. Hag hannein e respond hage lar d 'i dâd : a oudé carget a vléyéw 

é honn dan da c'hordèw, ha biskwac'h n'e hes set reit eur gorik 
t 'ein, eit gober fèst get ma amiét. 

27. Mes kentic'h èl me dé deit er mâb mân d 'id, péhani en dès 

dèbret i thaoné get er merhied, té hés lahet eit éôn el leu lard. 

28. Hag en tâd é lar déhéôn : ma mâb, hwés attaw genôn, ha tout er 

pec'h em éz é zô d 'id ; mes red é wé gober chèr-vad ha 'n em 
droèl d 'er joé, rag er breur mein d 'id é wé marô hag é zô béwet 
endrô, cold e wé hag é ma kâet endrô. 



(Traduit à Locmaria par M. Calloc'h, 

communiqué avec des remarques 

sur la prononciation par M. l'abbé Buléon). 



— 381 



VOCABULAIEE- INDEX 



I. — Noms de lieux et de personnes. 



Les noms de l'époque du vieux celtique (gaulois et breton insulaire) sont en 
petites capitales; les noms commençant par c, par qu et ch = k, sont rangés 
sous la lettre h après b. 



Aballo, page 10. 

Abavin, p. 186. 

Abguan, p. 186. 

Abona, p. 33. 

Abrantuc, p. 186. 

Ach, p. 96, note 2. 

Achebui, p. 104. 

Achm, p. 96. 

Adgan, pp. 105, 186. 

Adgant, p. 105. 

Adiune, p. 42. 

Adoere, p. 186. 

AdreflFan lyorzou (champ), p. 186. 

Aduid, p. 186. 

Aed, p. 19. 

Aedui, p. 19. 

Aermitit, pp. 105, 152. 

Aernonne, p. 105. 

Aeruiu, pp. 105, 110. 

Aeruuiu, pp. 105, 176. 

Aes Cleres, p. 187. 

Aethlon, pp. 105, 146. 

Aethlon (Caer), p. 186. 

Aethurec Rethcar, p. 105. 

Aethm-ic Freoc, p. 105. 

Aethuric Milcondoes, p. 105. 

Afroc (Ran), pp. 105, 158. 

Agues Conc, p. 187. 

Agueth, p. 187. 

Ahes (Caer), p. 186. 



AlMILINI, p. 42. 

Aithlon, pp. 105, 146. 
Alaez, p. 187. 
Alamnus, p. 83. 
Alan, p. 105. 
Alanic, p. 185. 
Alarmoet, p. 152. 
Alarun, p. 187. 
Albeu, pp. 105, 110. 
Albrit. pp. 105, 111, n. 6. 
Aldroen, p. 187. 
Alfret, pp. 105, 111. 
Alfrit, pp. 105, 111. 
Algar (Ker), p. 187. 
Algoestle (saint), p. 188. 
Algouez (saint), p. 187. 
Alisanos, p. 11. 
AUiou, p. 105. 
Allobrogae, p. 15. 
Allobroges, p. 15. 
Alnodet, p. 105. 
Alnou, pp. 105, 133. 
Aloestre (saint), p. 188. 
Aloret, pp. 185, 210. 
Aloué (saint), p. 187. 
Alrae, AIray, p. 187, 
Altfred, p. 187. 
Altfrid, Altfrit, pp. 105, 111. 
Altroen, pp. 105, 162, 187. 
Alvarpren, p. 105. 



382 



Alveu, pp. 105, 110, 187. 
Alui, p. 105. 
Alvoez (saint), p. 187. 
Alunoc, p. 105. 
Aluuoret, pp. 105, 179. 
Amach-du, p. 96. 
Ambactcs, p. 15. 

AXIBOGLANNA, p. 33. 

Amhedr, pp. 188, 213. 
Ampnis, p. 96. 
Amrith, pp. 106. 
Anaguethen, p. 188. 
Anahuarn, p. 188. 
Anam, p. 18. 
Anatemori, p. 42. 
Anau, p. 106. 
Anauan, p. 106. 
Anaubritou, pp. 106, 111. 
Anaubud, pp. 106, 112. 
Anaucar, pp. 106, 114. 
Anauki, pp. 106, 116. 
Anaugen, pp. 106, 132. 
Anauhaillon, pp. 106, 134. 
Anauhi, p. 106. 
Anauhiart, p. 106. 
Anauhic, p. 106. 
Anauhitr, pp. 106, 136. 
Anauhocar, pp. 106, 138. 
Anauhoiant, pp. 106, 139, 
Anauhoiarn, pp. 106, 139. 
Anauboiat, p. 106. 
Anauian, p. 188. 
Anaulecban, pp. 106, 144. 
Anaumonoc, pp. 106, 152. 
Anauran, p. 106. 
Anaurot, pp. 188, 229. 
Anauuanoc, pp. 106, 172. 
Anauuedoe, pp. 106, 109. 
Anauuen, p. 106. 
Anauueten, p. 106, 174. 



Anauuian, p. 106. 
Anauuili, pp. 106, 110. 
Annauuolou, pp. 106, 178. 
Anauuoret, pp. 106, 179. 
Ancbuant, p. 188. 
Andagelli, p. 42. 
Andarevisseos, pp. 7, 8. 
Andecauulos, p. 12. 
Andelf (caer), p. 188. 
Andematunnuu, p. 19. 
Anderitum, p. 19. 
Anderoudus, p. 19. 
Andokombogios, pp. 7, 8. 
Andolf (caei-), p. 188. 
Anoetoc, p. 106. 
Antracar, p. 106. 
Antrauual, Antruual, p. 106. 
Anvalonnacos, p. 11. 
Aostic, p. 106. 
Aourken, pp. 106, 116, 223. 
Arar, p. 14. 
Arbidan, p. 107. 
Arbidoe, pp. 107, 109. 
Arbiuuan, p. 107. 
Arblant, p. 107. 
Archenalt, p. 107. 
Arcol, p. 107. 
Ardian, p. 107. 
Ardon Rowis, p. 107. 
Arduenna, p. 19. 
Arecluta, p. 96. 
Aremorica, pp. 20, 35. 
Arevernus, p. 18, 
Argant, pp. 107, 188. 
Argantan, p. 107. 
Argantken, pp. 107, 116, 188. 
Arganthael, pp. 107, 134. 
Argantlouuen, pp. 107, 147. 
Argantmonoc, pp. 107, 152. 
Argajntomagus, p. 20. 



— 383 - 



Ai'gantphitur, ])p. ]0~ , 156. 
Argentocoxos, p. 37. 
Argentomagus, p. 37. 
Argentoratum, p. 20. 
Argentovaria, p. 20. 
Argol, p. 107. 

Armail, Armel, pp. 107, 189. 
Armennat (redevance), p. 188. 
Armoricus, p. 20. 
Aroedma, pp. 96, 148, 
Arpeninus (deus), p. 26. 
Ars (île d'), p. 189. 
Arscoit, p. 140. 
Arsmel, pp. 107, 148, 
Art. (île d'), p. 189. 
Arthanael, p. 107. 
Arthbiu, pp. 107, 110. 
Arthbodu, p. 107, 110. 
Arthlon, p. 107, 146. 
Arthmel, pp. 407, 148. 
Arthmael (Erge), p. 189. 
Arthnou, pp. 107, 133. 
Arthur, p. 107. 
Arthuiu, pp. 107, 110. 
Artuuiu, pp. 107, 176. 
Artwolau, pp. 107, 178. 
Arthuuolou, pp. 107, 178. 
Artobriga, p. 20. 
Arueduc, p. 189. 
Arvezen, pp. 188, 209. 
Arvor (Locmaria ann), p. 189. 
Arz (île d"), p. 189. 
Arzano, Arzenou, p. 189. 
Arzon, p. 107. 
Arzvael, p. 107. 
Asiatumarus, p. 2t. 
Asoiucar, pp. 107, 113. 
Ateboduus, p. 20. 
Ategnatos, pp. 6, 26. 
Atepomaros, p. 20. 



Ateporix, p. 191, 1886. 
Atismara, p. 14. 
Atoiu, Atoeu, p. 108. 
Atr (flumen), p. 108. 
Atrebates, pp. 14, 21, 
Audroen, p. 187. 

AuGUSTOBONA, p. 31. 
AUGUSTOBRIGA, p. 20. 
AUGUSTODUNUM, p. 21. 
AUGUSTODURUM, p. 27. 
AUGUSTOMAGUS, p. 20. 
AUGUSTONEMETUM, p. 21. 
AUGUSTORITU.M, p. 21. 

Aulfret, pp. 105, 111. 

Aulne (1'), p. 136. 

Auray, p. 187. 

Avaellon, p. 108. 

AVALLO, p. 181. 

Aven (Pont-Aven), p. 33. 

Azlon, Azlen (Rioc de Ker-), 

p. 186. 
Bacb Houuori, p. 108. 
Bachin (Compot), p. 119. 
Baellec (Kaer en), p. 189. 
Baf (insula), p. 108. 
Baiocasses, p. 14. 
Balrit, pp. 108, 461. 
Balilakel, p. 109. 
Banadloc, p. 189. 
Banazloc, Banazlec, pp. 189, 190. 
Ban er Lane, p. 189, n^ 6. 
Banel, p. 190. 
Bannalec, p. 190. 
Banenberen, p. 189. 
Banevel, p. 189, n. 6. 
Bangavre, p. 189, n. 6. 
Barach (rente de), p. 190. 
Barazoes, p. 190. 
Barbdifeith, p. 109. 
Barcuni, p. 42. 



384 — 



Bard (Ilivallonus lilius an), p. 190. 

Bardomagus, p. 22. 

Bardus, p. 15. 

Barlagadec, p. 193. 

Barrivendi, p. 42. 

Barza, p. 190. 

Bastart (Telent), p. 109. 

Bath Wenran, pp. 108, 109. 

Bath Guerran, pp. 97, 108. 

Battha (insula), p. 97. 

Baudobriga, p. 20. 

Becbran (Jedecael), p. 192. 

Becco, p. 15. 

Bedguet, p. 190. 

Beduu (villa), p. 109. 

Belatu, p. 22. 

Belatugadrus, pp. 5, 22. 

Belaïumara, p. 22. 

Belec (Kaer en), p. 189. 

Belesama, p. 9. 

Belgae, p. 13. 

Bellovesus, p. 22. 

Belstomnus(Pascuuetben),p. 109. 

Benitoe, p. 109. 

Benigaud, p. 109. 

Berhues, p. 190. 

Berhuider, p. 193. 

Bermagouet, p. 192. 

Berthgualt, p. 190. 

Berthret, pp. 190, 227. 

Berthues, p. 190. 

Berthou (Rivallon), p. 190. 

Berthuualt, pp. 109, 172. 

Berthuuor, p. 109. 

Beryan, Berrien, p. 190. 

Besch (Guegen an), p. 190. 

Besuoet, p. 190. 

Betfuric, pp. 109, 431. 

Betulla, p. 15. 

Beuuin (Bot), p. 109. 



Beuzec, pp. 97, 192. 
Beuzec-cap-Caval, p. 192. 
Beuzec-Conc, p. 192. 
Beuzec-cap-Sizun, pp. 192, 230. 
Bezbot, p. 190. 
Bezver (la Trinité de), p. 191. 
Bibracte, p. 22. 
BiBROci, p. 22. 
Bihan (Vadum), p. 109. 
Bilian (Villa), pp. 110, 158. 
Biscam, pp. 110, 113. 
Biscan, Bescan, p. 110. 
Bitconiin, pp. 110, 119, n. 2. 
Bitmonoc, pp. 110, 152. 

BiTUDAGA, p. 36. 

BiTURix, pp. 13, 22. 
Blawec'h (fleuve), p. 110, n. 1. 
Blauued, Blaouez, pp. 110, 191. 
Blavet (le), p. 191. 
Blean (Champ an), p. 191. 
Bledic, p. 110. 
Blehuc, p. 110. 
Bleidbara, p. 110. 
Bleinchuant, p. 191, 
Bleinrin, p. 110. 
Bien (Le), p. 191. 
Blenlin, p. 110. 
Blenliuet, pp. 110, 14b. 
Bleinliuguet, pp. 110, 145. 
Blenliuuet, pp. 110, 145. 
Blenluet, pp. 110, 145. 
Bleiz (Bot), p. 191. 
Bleuhoc (Ker an), p. 191. 
Blezguenn, Blezuenn, p. 191. 
Bloez, p. 191. 
Bluchic, p. 191. 
Bluchiou, p. 191. 
Bobleis, p. 191. 
Bochiou, p. 191. 
Bodan, p. 110. 



385 



BoDir.us, pp. 37, 49. 

BODINCOMAGUS, p. 20. 

Bodoc-cap-Sidun, p. 191. 
Bodocnous, p. 84. 
BoDUOcr. p. 42. 

BODUOGENUS, p. 37. 
BODUOGNATUS, p. 2'2. 

Boduuoret, pp. HO, 179. 
Boboiarn, pp. 110, 139. 
Bodu, p. 110. 

Boet march (redevance), p. 192. 
Boiat (Bron), p. 112. 
Bonevel, p. 192. 
Bonnescat, p. 192. 
Bonnezgat, pp. 192, 222. 

BORBETOMAGUS, p. 20. 

Boresta (G. de), p. 192. 
Borgrouaguer, p. 226. 
Boseuc, p. 192. 
Boslenus, p. 111. 
Bosquedaouen, p. 196. 
Botbleiz, p. 192. 
Bottcadoan, p. 196. 
Botcatman, p. 150. 
Botcuacb, pp. 110, 122. 
Botcuton, pp. 110, 122. 
Bot-derff, p. 192. 
Boterff, p. 192. 
Bothlenus, p. 111. 
Botlaeoc, p. 192. 
Botgarth, pp. 110, 131. 
Botlouuernoc, p. 147. 
Botnezgat (m. de), p. 192. 
BouDiccA, pp. 22, 37. 
BouDius, p. 22. 

Bouedieuc (Gueguen Le), p. 192. 
Bouet Bestout (redevance), p. 192. 
Bouzar (Kaer en), p. 192. 
Bozec (Le), p. 192, n» 3. 
Bozguen (Portz), p 192. 



Boznevel, p. 192. 
Bran, p. 111. 

Brandevy, Brandivy, p. 193. 
Brangili, p. 193. 
Brangolu, p. 193. 
Branbucar, pp. 111, 138. 
Branbuydez, p. 193. 
Branlagadec, p. 193. 
Branoc, p. 111. 
Branodunum, p. 33. 
Branon, p. 111. 
Branquassec, pp. 111, 158. 
Bransecan, p. 111. 
Bras (Tret), p. 111. 
Braspartz, p. 111. 
Brasperz, p. 192. 
Bratbertb, pp. 109, 111. 
Bratuspantium, p. 22. 
Brecbuualt, pp. 111, 172. 
Brebant Dincat, p. 97. 
Breiz, Breb, p. 33. 
Brelevenez, p. 193. 
Bremagouet, p. 193. 
Brengolou, p. 193. 
Brenhaffec, pp. 193, 242. 
Brenmedno, p. 111. 
Brensar, p. 193. 
Brenvyan, p. 76. 
Brentguent, p. 193. 
Breoc (villa), p. 111. 
Bresel (Harscoue't) , p. 193. 
Breselan, p. 111. 
Breselconan, pp. 111, 120. 
Breselcoucant, pp. 111, 121. 
Breselmarchoc, pp. 111, 150. 
Breselveu, pp. 110, 111. 
Breseluuolri, pp. 111, 177. 
Brest, p. 192. 
Bretowenus, p. 97. 
Brian, p. 111, 



- 386 - 



Briec, p. 193. 
Brient, pp. 111, 193. 
Brigantes, p. 33. 
Brigantienses, p. 20. 
Brigantio, p. 20. 
Brigindu, p. 10. 
Brio, p. 18. 
Brioc, pp. 97, 111. 
Brioraaglus, p. 97. 
Bnsiacum, p. 97. 
Bi'itbael, pp. 111, 134. 
Brithiac, pp. 97. 
Bi-itoei, p. 111. 
Britta, p. 34. 
Brittia, p. 33. 
Brittomarus, p. 21. 
Brittones, p. 34. 
Brivodurum, p. 27. 
Briuualt, pp. 111, 172. 
Briz (Le), p. 193. 
Briziac, p. 193. 
Brocagni, p. 42. 
Brocan, p. 197. 
Broch (Pauallon an), p. 193. 
Brochan (Ran), p. 112. 
Brochana (regio), p. 97. 
Brochniael, p. 42. 
Broco.magus, p. 22. 
Broen, Broin, p. 112. 
Broerec, p. 193. 
Broheac, p. 193. 
Broherec, p. 193. 
Brohoearn, p. 193. 
Brohomagli, p. 42. 
Broinantrcar, pp. 106, 112. 
Bromagus, p. 20. 
Bron Arill, p. 112. 
Bronantrcar, p. 106. 
Bron Budnou, p. 112. 
Bron Budan, p. 112. 



Bron Budgen, p. 112. 
Bron Concar, p. 112. 
Brondin, p. 112. 
Broneuuor, p. 112. 
Bronharch, p. 112. 
Bronhitin (villa), p. 112. 
Bron Kirifin, p. 112. 
Bron luduuocon, p. 112. 
Bron Malin, p. 112. 
Bron Monion, p. 112. 
Bron Ritiern, p. 112. 
Bronsican, p. 112. 
Bronsiuuan, p. 112. 
Brontro, p. 112. 
BronWinoc, p. 112. 
Broniou (campus), p. 112. 
Broweroc, pp. 48, 101, 111. 
Brouerec, p. 193. 
Budan (Bron), p. 112. 
Budcomin, pp. 112, 119 n» 2. 
Budgar (Les), p. 194. 
Budgen (Bron), p. 112. 
Budgual (Tref), p. 112. 
Budguoret, pp. 194, 210. 
Budhemel, Budhevel, pp. 112, 

136. 
Budhoiarn, pp. 112, 139. 
Budien, pp. 112, 132. 
Budinit, p. 113. 
Budmonoc, pp. 112, 153. 
Budnou (Bron), pp. 112, 133. 
Budoere, p. 194. 
Buduuere, pp. 112, 173. 
Buduueten, pp. 112, 174. 
Buduuolou, pp. 112, 178. 
Bud-uuoret, pp. 112, 179. 
Budic, pp. 37, 49, 112. 
Budican, p. 112. 
Budoc, pp. 97, 112. 
Buduc-cap-Caval, p. 113. 



387 



Buechc (G. an), p. 194. 

Buhedoc, p. H3. 

Buhors, pp. 113, 133. 

Buorht, Buort, p. 113. 

Buzic, p. 194. 

Buzgar (Les), p. 194. 

Buzoret, pp. 112, 194, 

Byen-he-pen, p. 191. 

Kabal, p. 113, n. 2. 

Kadioc, p. 195. 

Kadnemet, p. 195. 

Kadnevet, p. 195. 

Kadoan (Bott), p. 19(3. 

Kadodal, pp. 115, 180. 

Kadoret, pp. 195, 210. 

Kadoualain, p. 195. 

Kadouarn, p. 115, n. 1. 

Kadoudal, p. 195. 

Kadre (Le), p. 31. 

Kadvezen, p. 195. 

KaduLidal, pp. 115, 180. 

Kaemenet-vaen, p. 196. 

Kaeou (Yvo de Quoet-), p. 194. 

Kaer (plebs), p. 113. 

Kaer-Ahes, p. 186. 

Kaer Aethlon, p. 187. 

Kaer en Crocs, p. 200. 

Kaer Andolf, p. 188. 

Kaer an Halegen, p. 212. 

Kaer an Mau, p. 220. 

Kaer Bannhed, p. 97. 

Kaer Bullauc. p. 113. 

Kaer Calmez (Yvo de), p. 194. 

Kaer Kenvuz, p. 194. 

Kaer Chereon, p. 197. 

Kaer Conhouarn, p. 200. 

Kaer Couledenn, p. 201. 

Kaer Cunan (Ptosmeuur an cloe- 

dou), p. 117. 
Kaerdall, p. 201. 



Kaerdiffeth, p. 2U2. 
Kaer Disaethou, p. 202. 
Kaer en Belec, p. 189. 
Kaer en Bouzar, p. 192. 
Kaer en Treth, p. 235. 
Kaer en Mostoer, p. 222. 
Kaerfonton, p. 205. 
Kaer Gleuhirian, p. 137. 
Kaergemesc, p. 193. 
Kaergoet, p. 194. 
Kaergoloff, p. 199. 
Kaer Guallezre, p. 213. 
Kaer Guelhezre, p. 213. 
Kaer Gorguen, p. 211. 
Kaer-Goz, p. 200. 
Kaer Guaslae, p. 208. 
Kaer Guenmunuc, p. 209. 
Kaer Haeliou, p. 212 
Kaer Guischoiarn, p. 176. 
Kaer-Huelin, p. 214. 
Kaer-Lagad, p. 216. 
Kaer Liver, p. 145. 
Kaer Lodnic, p. 217. 
Kaer Luuet, p. 218. 
Kaermaes, p. 219. 
Kaermavyc, p. 220. 
Kaer Menedoch, p. 152. 
Kaermogaer, p. 219. 
Kaerneuguell (Ploe), p. 194. 
Kaernoet, p. 194. 
Kaer-Nynvon, p. 223. 
Kaer Pilau, p. 156. 
Kaer-Poeth, p. 157. 
Kaer-Restou, p. 159. 
Kaer-Rioal, p. 228. 
Kaer-Rouant, p. 229. 
Kaer-Rozerch, p. 228. 
Kaer-Santeuc (Yvo), p. 230. 
Kaer-Strat, p. 230. 
Kaer-Scauuen, p. 164. 



388 — 



Kaer-Scoeu, p. 1G4. 

Kaer-Vernhezre, p. 213. 

Kaer-Uhel, p. 236. 

Kaer Urs en Cluthgual, p. 236. 

Kaer-Uve], p. 236. 

Kaer-Uuitcant, p. 175. 

Kaesarobriga, p. 20. 

Kaesarodunum, p. 21. 

Kaesaromagos, p. 20. 

Kaladunum, p. 21. 

Kalan, pp. 195, 216. 

Kalanhedre, p. 113. 

Kaledan, p. 113. 

Kaleti, p. 38. 

Kallastreuc, p. 195. 

Kalloch (an), p. 194. 

Kallon, p. 113. 

Kallouch (an), p. 194. 

Kalniez (Yvo de Kaer), p. 194. 

Kalvez (Yvo), p. 194. 

Kam (Riuualt), p. 113. 

Kam (Mais), p. 194. 

Kamalodunum, p. 21. 

Kambodunum, pp. 21, 22. 

Kamboritum, p. 34. 

Kambovicus, p. 22. 

Kambus, p. 38. 

Kamelorigi, p. 43. 

Kamfruth, pp. 113, 131. 

Karap-Caubalhint, pp. 113, 115, 

137. 
Kamp-Coet, pp. 113, 119. 
Kamp-Hinccoet, p. 113. 
Kam-Latr, pp. 113, 144. 
Kamp-Roth, pp. 113, 163. 
Kampodono, p. 34. 
Kamulodunum, p. 34. 
Kamulogenus, p. 23. 
Kanao, p. 49. 
Kancell (locus), p. 113. 



Kanevet, p. 195. 
Kanhiart (Alan), p. 113. 
Kanquisercn, p. 197. 
Kanquisouré, pp. 197, 213. 
Kantiort, p. 43. 
Kantobenna, p. 23. 
Kanthoe, p. 114. 
Kantoean, p. 114. 
Kantuueten, p. 114. 
Kap-Caval (Pagusl, p. 113. 
Kap-Sidum (Budoc), p. 113. 
Karadoc, Karadec, pp. 118, 195. 
Karahais, p. 187. 
Karantcar, pp. 23, 114. 
Kabantillus, p. 23. 
Karantinus, p. 38. 
Karantnou, pp. 114, 133. 
Karantomagus, p. 20. 
Karanton (Ran), p. 114. 
Karantonus, p. 23. 
Karantorius, p. 43. 
Karantus, p. 38. 
Karatacus, p. 38. 
Karatillus, p. 38. 
Karatius, p. 38. 
Karatoc, p. 38. 
Karbantorigon, p. 15. 
Karentuc (Tref), p. 195. 
Karhaix, p. 187. 
Karmunoc, pp. 115, 153. 
Kam (Rodoed), p. 114. 
Karnoet, p. 194. 
Karoc (Ros), pp. 114, 163. 
Karo p. 114. 
Karoth (Plebs), p. 114. 
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389 



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Katihernus, pp. 49, 115, n° l. 
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Katloant, pp. 115, 145. 
Katlogon, Katloen, pp. 115, 145. 
Katloiant, pp. 115, 145. 
Katlon, Kallon, pp. 115, 146. 
Katlouuen, pp. 115, 147. 
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Katman (Bot), p. 115. 
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Katin (Plebs), p. 115. 
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Katurigomagus , pp. 20, 23. 
Katurugi, p. 43. 
Katusualis, p. 13. 
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Katusloiant, pp. 115, 145. 
Katuualart, Kaduualart, pp. 115, 

171. 
Katuuallon, pp. 194, 1886; 115, 

171. 
Katuvellauni, p. 34. 
Katuuethen, pp. 115, 174. 
Katuuobri, pp. 115, 177. 
Katuodu, pp. 115, 110. 
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Katuuolet, p. 115. 
Katuuolou, p. 115, 178. 
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Kaznemed, Kazneved, pp. 195, 

09^ 



390 



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Kebenna, p. 23. 
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Keedell (an), p. 196. 
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Kei Chnech Samsun, p. 118. 
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Keleonen (Kadoret an), p. 196. 
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Kelloué, p. 196. 
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Kelvoez, p. 196. 
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Kembre (Diles Heirguor), p. 115. 
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Kemesc (Kaergemesc), p. 197. 
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Kemrod (redevance), p. 197. 
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Kenech-Golohet, p. 197, n. 3. 
Kenech-Turnur, p. 118, 
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Kenepozan, p. 197, n. 3. 
Kenetlor, p. 116. 
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Kenhuuant, pp. 116, 172. 
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391 



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Ker-Guelhezre, p. 213. 
Keriaval, p. 136, n. 1. 
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Kerivalen, p. 228. 
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Ker-Lamberz, p. 216. 
Kerleguenic, p. 206. 
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Kerlevarec, p. 205, n. 4. 



Kerloern, p. 147. 
Kerloes, Kerloix, p. 206. 
Kerloscheit, pp. 113, 146. 
Kerlud, p. 218. 
Kermadeze, p. 220. 
Kermaux, p. 220. 
Kermar, p. 113. 
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Kermavic, p. 220. 
Kermoil, p. 152. 
Kermeurzin, p. 221. 
Kermorgat, p. 221. 
Kernaleguen, p. 212. 
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Kernen, p. 204. 
Kerneo, p. 34. 
Kerneuguel, p. 194. 
Kernével, p. 194. 
Kernours, Kernous, p. 236. 
Kernuz, p. 223. 
Kerorguen, p. 211, n. 3. 
Keroset, p. 228. 
Keroualan, p. 208. 
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Kerpezron, p. 224. 
Kerrien, p. 194. 
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— 392 



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Keuuirgai", p. 118. 

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KiNTUGNATus, pp. 22, 23. 
Kintuuallon, pp. 116, 171. 
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Kintuuocon, pp 116, 177. 
Klntuuoret, pp. 116, 179. 
Kirifin (Bron), p. 112. 
Klatuuin, p. 116. 
Kleker, Cleguer, p. 116. 
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Kleden-Poher, p. 198. 
Klegeruc, Cleguerec, p. 117. 
Klehuri, p. 198. 
Kleroc, p. 117. 
Kletguen-Pocher, p. 198. 
Kleuz (Poul an), p. 198. 



Kleuz-Gouziern, p. 198. 
Kleuziou. p. 198. 
Klézio (Le), p. 198. 
Klezoeri, p. 198. 
Kloedou (Ros meuur an), p. 117. 
Kloez en Goueli, p. 198. 
Kloezguall, p. 199. 
Klofion, Klohion (Ran), p. 117. 
Klohars-Carnoet, p. 199. 
Klohars-Fouesnant, p. 199. 
Kloicerian, p. 117. 
Klolethoc, p. 144. 
Klotri, p. 4. 
Klotuali, p. 43. 
Klotuuious, p. 117. 
Klotuuoiam, p. 117. 
Klotuuoion, pp. 117, 177. 
Kloutius, p. 4. 
Kloziou, p. 198. 
Klud-Gurthiern. p. 198. 
Klutamus, p. 4, 43. 
Klutgen, pp. 117, 132. 
Kiuthgual-Carnoet, p. 198. 
Klutorigi, p. 43. 
Klutwoion, pp. 117, 177. 
Klutuual (Ran), pp. 117, 171. 
Knech-Crasuc, pp. 118, 121. 
Knoch (villa), p. 118. 
Koant (G. an), p. 199. 
Koblon, pp. 118, 146. 
Kobrantgen, pp. US, 132. 
Kobrantmonoc, pp. 118, 153. 
Koccus, pp. 38, 43. 
Koent (Rivallonus enl, p. 199. 
Koeshanvec, p. 212. 
Koet-byli, p. 193. 
Koetbot, pp. 110, 119. 
Koet-Kaeou (Y. de), p. 194. 
Koethaeloc, pp. 119, 135. 
Coet-Izec, p. 143, n. 3. 



— 393 — 



Koetlann, pp. 97, 144. 

Koetleu, p. 147. 

Koet-Melec, p. 148, n. 10. 

Koethrouel,Koetruel, p. 162, n. 1. 

Kofinoc, p. 119. 

Koidan, p. 119. 

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Koithbihan, pp. 119,. 109. 

Koitlouh, pp. 119, 147. 

Koledoc, Koletoc, pp. 119, 199. 

Kolezoc, Kollezeuc, p. 199. 

KoUit (saint), p. 199. 

Koloff (Kaer-golofF),p. 199. 

Kolroet (Lis), p. 119. 

Kolvaca, p. 215. 

Kolveu, p. 199. 

Koluuoretan (villa), pp. 117, 179. 

Komaltcar, pp. 114, 11'9. 

Kombronensis (regio), p. 97. 

Komelen (Ploegomelen), p. 199. 

Kometoc, p. 119. 

Komhael, Cumael, pp. 119, 135. 

Komhoiarnt, pp. 119, 139. 

KOMILLOMAGUS, p. 20. 

Komminan, pp. 119. 
Komnitcar, pp. 119, 114. 
Komnithael, pp. 119, 135. 
Komper, p. 197, n. 1. 
Kompot Bachin, p. 119. 
Kompot Cation, p. 119. 
Kompot Roenhoiarn, p. 119. 
Kompot Ruunet, p. 119. 
Kompot Uuincampt, p. 119. 
Komuual, pp. 119, 171. 
Konan, p. 120. 
Eonbrit, pp. 111, 120. 
Konbroin, pp. 112, 120. 
Konc Hinoc, pp. 120, 137, 
Koncar (Bron), pp. 112, 120. 

KoNDATEj.p. 24. 



Kondeleu, pp. 120, 123. 
Kondeloc, p. 120. 
Kondelu, pp. 120, 123. 
Kondeluoc, pp. 120, 123. 

KONDERCUJI, p. 34. 
KONETOCI, p. 44. 

Koneuc (Ploe), p. 200. 
Kongen, pp. 120, 132. 
Konglas, Kunglas, pp. 120, 132. 
Konhael, pp. 120, 135. 
Konhoiarn, pp. 120, 139. 
Konhuarn, p. 200. 
Konjubot, p. 120. 
Konkin, pp. 44, 120. 
Konin, p. 120. 
Konlai, pp. 120, 143. 
Konmael, pp. 98, 120, 149. 
Konmarch, pp. 120, 150. 
Konocanus (sanctus), p. 120. 
Konoch (monasterium), p. 120. 
Konocus, p. 100. 
Konoit, p. 120. 

KONOMAGLUS, p. 98. 
KONOMOREM, p. 49. 
KONOMORIUM, p. 100. 
KONOMORUS, p. 98. 

Konon (Ran), p. 120. 
KoNOviuM, p. 34. 

KONTEXTOS, p. 11. 

Konvili, pp. 110, 120. 
Konuual, pp. 120, 171. 
Konuuenran, p. 718, n. 4. 
Konuuoion, pp. 120, 177. 
Korguethen, p. 200. 
Koruueten, pp. 120, 174. 
Koruezen, p. 200. 
Koray, p. 200. 

KORBAGNI, p. 44. 
KORBALENGOS, p. 44. 

Korentin, p. 118, n. 6. 



394 — 



Koretloencras, pp. 120, 146. 
Koric, p. 120. 
KoRiTiciANA (regio), p. 98. 
Kornic (Maenhoiarn), p. 121. 
Kornou (Ran), p. 121. 
KORNOVIA, p. 34. 

Kornuc (Ran), Ran-gornet, p. 227. 
Koroe, p. 200. 
Korran (moulin de), p. 121. 
Kors (champ dyeuch an), p. 200. 
Kosquer (Le), p. 200. 
Koth-caer, p. 200. 
Koulitz (saint), p. 199. 
Koulut (Le Kefleut), p. 121. 
Kourant, p. 200. 
Kourantdi-eh, pp. 118, 126. 
Kourantmonoc, pp. 118, 153. 
Kourentinus, p. 118. 
KOURMI, p. 16. 
Kouualcar, p. 118. 
Kouualhobrit, pp. 118, 138. 
Kouuallon, p. 118. 
Kouuellic, p. 118. 
Kouuiran, pp. 118, 179. 
Kozkaerou, p. 200. 
KozcroflF(Le Cozcro), p. 200. 
Kozdrouc, p. 200. 
Kozgueodet, p. 198. 
Kozlouedic, p. 200. 
Kozqueudet, p. 198. 
Krach, p. 200. 
Kran (villa), p. 121. 
Krannam (ville), p. 121. 
Krannes, p. 121. 
Krankendic, p. 121. 
Kranquarima, pp. 121, 148. 
Kranuuikant, pp. 121, 125. 
Krasuc (Chnech) , pp. 118, 121. 
Krauthon, Craothon, Craozon, p. 
121. 



Kraz, Krach, p. 200. 
Kreirvia, p. 97. 
Kreiz Beuzec, p. 200. 
Krenarth, p. 121. 
Krialeis (insula), p. 122. 
Kribet (Kariou), p. 200. 
Kristian, p. 122. 
Kritkin, pp. 116, 122. 
Kritcanam, pp. 122, 113. 
Kritoc (villa), p. 122. 
Khrixus, p. 24. 
Kroasti, p. 200. 
Kroch (Rimeren), p. 122. 
Kroes (Caer an), p. 200. 
Kroeshent Kergourguy, p. 20. 
Kroesti, p. 200. 
Kroesoges, p. 200. 
Kroezguall, p. 199. 
Croixanvec, p. 212. 
Kron (salina), p. 122. 
Krosleboc (Gradelonus), p. 133. 
Krozguall, p. 199. 
Krozgual-Carnoet, p. 198. 
Krozgual-Fuenant, pp. 198, 199. 
Krozon, p. 121. 
Kruc Ardon, pp. 107, 122. 
Kuelen (Ker), p. 201. 
KuiNTOS, pp. 7, 8. 
Kumcar, pp. 122, 114. 
Kumdeloc, pp. 119, 123. 
Kumdelu, pp. 119, 123. 
Kumhacnan, p. 119. 
Kumhael, pp. 120, 135. 
Kunan, pp. 195,1886; 122. 
Kunatam, pp. 195, 1886; 120. 
Kunatan, p. 120. 
Kunauualt, p. 120. 
Kundiern, pp. 120, 167. 
KuNEGLASE, pp. 48, 132. 

KUNEGNI, p. 44. 



— 395 — 



Kunglas, Cunclas, pp. 120, 132. 
Kunhael, pp. 120, 135. 
Kunmail, Conmael, pp. 120, 149. 
Kunmin, pp. 120, 151. 
Kunfif (Ker er), pp. 122, n. 3. 200, 

KUNOBARRUS, p. 38. 
KUNOBELINUS, pp. 47, 110. 
KUNOCENNI, p. 44. 

KuNOGUssi, p. 44. 

KUNOMAGLUS, p. 42. 
KUNOMORI, p. 44. 
KUNOPENNIUS, pp. 24, 44. 
KUNOTAMI, p. 44. 
KUNOVALI, p. 44. 

Kunuuas (Ran), pp. 120, 172. 

KURCAGNI, p. 44. 
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Kustentin, p. 122. 

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201. 
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Dannomarus, p. 21. 
Dannotalos, pp. 7, 8. 
Dannotaliknoi, pp. 7, 8. 
Dant-enes, pp. 122, 128. 
Dant-hir (Maeluc), pp. 122, 137. 
Datlin, p. 122. 
Def (Le),p. 201. 
Degol (luthel), p. 122. 
Delehedoc, p. 123. 



Demer (vicus), p. 232. 
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Demett (Ploe), p. 123. 
Derco, p. 34. 
Dereic, p. 123. 
Dergen, pp. 123. 
Derguezec, p. 201. 
Dermunuc, pp. 123, 152. 
Deroc, p. 123. 
Dervaci, p. 44. 
Derventio, p. 35.- 
Dervoedou (nemus), p. 201. 
Desaruoe, Desarui, Deseruoe, 

pp. 125, 201. 
Detuuidhael, pp. 123, 135. 
Devignata, p. 24. 
Devognata, pp. 24, 38. 
Deuff (an), p. 201. 
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Devy (Bran-), p. 201. 
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Diargarth, p. 202. 
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Diri muur, p. 124. 
Disaethou (Caer), p. 202. 
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396 



Diuadoc, p. 125. 

Divio, p. 14. 

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Dobroc, p. 125. 

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Dreanau, Drianau, pp. 106. 125. 
Dreanthon, pp. 106, 125. 
Drebodu, pp. 106, 125. 
Drecon, p. 126. 
Drehoc, Driboc. p. 126. 
Drehoiarn, pp. 125, 126. 
Drelouuen, Drilouuen, pp. 126, 

147. 
Dremrud (Daniell.pp. 126, 163. 
Dreon, p. 126. 



Dreuuallon, Driuuallon, pp. 126, 

171. 
Dreuuoion, pp. 126, 177. 
Dreuuoret, pp. 126, 179. 
Drian, p. 126. 
Driken, p. 127. 

Drichglur, Drihglur, pp. 126, 133. 
Dricliguoret, pp. 126, 179. 
Driduuallon, pp. 127, 171. 
Driduualt, pp. 127, 172. 
Driduuoret, pp. 127, 179. 
Dribican, p. 127. 
Driblouuen, pp. 127, 147. 
Drihuualoe, Drebuualoe, pp. 126, 

172. 
Dribuualt, pp. 126, 172. 
Dribuuobri, Dreuuobri, pp. 126, 

177. 
Drimonoc, pp. 126, 153. 
Drioc, p. 127. 
Driuin, p. 126. 
Driuinet, Dribuinet, p. 126. 
Driuueten, Dreuueten, pp. 126, 

174. 
Driuuolou, pp. 126, 178. 
Droaloi, p. 127. 
Drongualoe, p. 127. 
Droniou, p. 203. 
Dronuualoe, p. 127. 
Druides, pp. 14, 24. 
Druniou, p. 203. 
Drustagni, p. 44. 
Drutiknos, p. 7. 
Drutos, p. 7. 
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DUBNOREIX, p. 25. 
DuBNOTALOS, p. 25. 
DUBNOVELLAUNUS, p. 38. 

DuBBA, pp. 25, 35. 
DuBRis, p. 35. 



- 397 



Duetmat, p. 203. 
Duil, p. 127. 

Duiuuuoret, pp. 127, 179. 
DUMNA, p. 35. 
DUMNOCENNI, p. 45. 
DUMNORIX, p. 25. 

Dumnouuallon, pp. 127, 171. 
DuMNOvERos, pp. 25, 31. 
Dumuual, pp. 127, 171. 
Dumuualart, pp. 127, 171. 
Dumuuallon, pp. 127, 171. 
Dumuuoret, pp. 127, 179. 
Dunguall, p. 202. 

DUNOGATI, p. 45. 

Duoret, p. 202, n. 8. 
Duran (Rin-), p. 128. 
Durgen, pp. 127, 132. 
Durm, p. 128. 
Durngueis, p. 25. 

DURNOMAGUS, p. 25. 

DURNOVARIA, pp. 25, 35. 

DUROBRIV.E, p. 27. 

Duroc, p. 127. 

DUROCASSIS, p. 27. 
DUROCATALAUNI, p. 27. 
DuROCORNOVIUM,pp.27, 34. 
DUROCORTORUM, p. 27. 
DUROICOREGUM, p. 27. 
DUROLEYUM, p. 27. 
DUROLITUM, p. 27. 
DUROTRIGES, p. 27. 
DUROVERNUM, p. 27. 

Durui, p. 127. 
Duvrti, pp. 128, 167. 
Ebetic, p. 128. 
Ebolbain, p. 128. 
Ebrodunum, p. 21. 
Eburobriga, p. 20. 
Eburodunum, p. 21. 
Eburomagus, p. 20. 



Edern (Lan), p. 128. 

Edmeren, pp. 105, 128, 151. 

Egrittomarus, p. 21. 

Ehoarn, pp. 129, 139. 

Elbodu, p. 42. 

Elegiuiii (Flumen), l'Ellé, pp. 98, 

116. 
Eleoc (Ran), p. 128. 
Eleuc, p. 128. 
Elgent, Elyent, p. 203. 
Elliant, p. 203. 
Elmetiaco, p. 45. 
Elraium (Castrum), p. 187. 
Eltutus, p. 98. 
Eluri (Lan), p. 128. 
Enabarri, p. 45. 
En Calloch, p. 203. 
En Novezic, p. 203. 
Eneshir, p. 128. 
Enes-maen, p. 203. 
Enes-manac, pp. 128, 150. 
Enes mur, p. 128, 153. 
Eneguori sancti (plebs), p. 128. 
Eneuuor, p. 128. 
Eneuur (Pluev), p. 128. 
Enoc, p. 128. 
Ennogent, Ennoguent, pp 

142. 
Eozen, p. 129, n. 2. 
Epassatextorix, p. 14. 
Epetic, p. 128. 
Epona, pp. 5, 25. 
Eporedias, p. 15. 
Eporedirix, p. 25. 
Eposognatus, p. 25. 
Ercagni, p. 45. 
Ercilinci, p. 45. 
Ercilivi, p. 45. 
Er Cunff (Ker), p. 203. 
Er Fagon (Ker), p. 203. 



203, 



398 



Erge - Arzmael , Ergué - Armel , 

p. 189. 
Ergentet, p. 129. 
Erispoe, pp. 110, 129. 
Ermeliac (Irvillac), p. 120. 
Ermor, p. 153. 
Ernodunum, p. 21. 
Erthiau, p. 129. 
Ervezen, p. 188. 
Escomar, p. 142. 
Escop (Maes), p. 203. 
Esquebyon, Esquibien, p. 203. 
Estic (Kermaria en), p. 203. 
ESUNERTUS, p. 26. 
Etcar (Ran), pp. 129, 114. 
Eterni, p. 45. 
Ethlon, p. 105, 146. 
Etuual (Treb), pp. 129, 1G8. 
Euboduu, pp. 110, 129. 
Eucant, pp. 129, 114. 
Eucat, p. 129, 115. 
Eudoethal, Heudotal, pp. 129, 

125. 
Eudon, p. 129. 
Euhocar, pp. 129, 138. 
Euhoiarn,Heuhoiarn,pp. 129, 139. 
Euhuarn, Ehoarn, pp. 129, 139. 
Eumonoc, pp 129, 153. 
Eusurgit, Eusorchit, p. 129. 
Eutanet, pp. 129, 166. 
Euuen, p. 129. 
Euuor (Bron). p. 112. 
Euzen (Kenech), p. 204. 
Ezeou (Loch), p. 204. 
Ezn (Kerannezne), p. 204. 
Eznet (Roclienneznet). p. 204. 

EXANDECOTTIS, pp. 7, 8. 
EXGINGOMARUS, p. 21. 

Exconiarcus, p. 142. 
ExoDNUs, p. 26. 



Fabr (Tigran), p. 129. 

Faeledan (H. de), p. 204. 

Fannuci, p. 45. 

Fanoni, p. 45. 

Faubleid, pp. 129, 110. 

Faumoetcai-, pp. 129, 152. 

Faumouron, p. 127. 

Felan (saint), p. 204. 

Felestreuc, p. 204. 

Fenten (Kaer), p. 205, 

Fergant (Alan), p. 204. 

Festgen, Festien, pp. 129, 132. 

Festuuore, pp. 127, 172. 

Festuuoret, p. 129, 179. 

Fezglan, Fezlan (saint), p. 204. 

Feuillée (La), p. 204. 

Fidlon, pp. 129, 146. 

Fingar (Tref), p. 129. 

Finitan, p. 130. 

Finithic, p. 130. 

Finitger (pars), p. 130. 

Finithoiarn, pp. 130, 139. 

Finitit, p. 130. 

Finituueten, pp. 130, 174. 

Finituuoret, pp. 130, 179. 

Finius, p. 130. 

Finoes, p. 130. 

Firinan, p. 130. 

Flam (Gradlon), p. 130. 

Foeonen, p. 204. 

Follaethou, p. 204. 

Folled (an) (La Feuillée), p. 204. 

Fonus, p. 130. 

Fou (pagus en), p. 129. 

Foubleth, p. 129. 

Fracanus, pp. 98, 130. 

Fracant, p. 130. 

Fradleoc (Fragual), p. 130. 

Framuual, p. 130. 

Fraugal, Fraval, p. 130. 



- 399 - 



Freugor, p. 154, n. 5. 

Fredor, Fredur, pp. 131, 204. 

Fremeur, p. 205, a. 1. 

Fretu, p. 205, n. i. 

Freoc (Aethuric), p. 130. 

Freudor, Freodor, Fredur, p. 131. 

Frieuc (G. dictus), p. 204. 

Frontu, p. 10. 

Frot-questell, p. 205. 

Frot-eginoc, p. 131. 

Frot-guiuuan, p. 131. 

Frot-mer, p. 204. 

Froutmer, p. 204. 

Frugi (mont), p. 118, n. 2. 

Frut, p. 131. 

Frutraur, p. 204. 

Fuenant, pp. 131, 154. 

Funton maen, pp. 131, 142. 

Funtun guenn, p. 205. 

Furie (Bet), p. 131. 

Gablah (plebs), p. 131. 

Gabrantuici, p. 35. 

Gabreta (silva), p. 26. 

Gabromagus, pp. 20, 26. 

Gabrosentum, pp. 26, 35. 

Gaesati, p. 16. 

Galatae, p. 32. 

Galbudic, Galvudic, pp. 112, 131, 

Galcon, p. 131. 

Galdub, Galdu, pp. 127, 131. 

Galfrot, p. 205. 

Galgon, p. 200. 

Galvrout, p. 205. 

Galviu, Galveu, pp. 110, 131. 

Galuudic, pp. 112, 131. 

Galuuoret, pp. 131, 179. 

Ganoean, p. 131. 

Gargam, p. 205. 

Gartabos, p. 9. 

Garthmaelan, p. 46. 



Garz (ubel-), p. 205. 

Garz-penboeth, pp. 205, 226. 

Gavale, (Plebs), p. 131. 

Gavale (Ster-), p. 131. 

Gavr (Goez an), p. 205. 

Gavrinis, p. 26. 

Gedegou, p. 275. 

Gellan (Tref), pp. 132, 168. 

Gelloc (villa), p. 132. 

Gellocus, p. 98. 

Gêna va, p. 26. 

Gennai, p. 132. 

Gesodunum, p. 21. 

Geziquael, p. 215. 

Gicquel, p. 143, n. 3. 

Gingomar, p. 119, n. 4. 

Ginguené, p. 143, n. 5. 

Glan (Le), p. 205. 

Glanret (portus), pp. 132, 161. 

Glanuon, p. 205. 

Glast, p. 205. 

Gleden, p. 132. 

Glehoiarn, p. 139. 

Glemarchuc, Glemarhec, p. 205. 

Glemarroc, pp. 132, 205. 

Glemeren, p. 205. 

Glemonoc, pp. 132, 159. 

Glevaroc, p. 205. 

Glevili, p. 205. 

Gleu, p. 205. 

Gleubidoe, Gleuvidoe, pp. 109, 

132. 
Gleucomal, pp. 119, 132. 
Gleucomin, pp.ll9, n.2, 132. 
Gleucourant, pp. 120, 132. 
Gleucunan, p. 205. 
Gleucuv, pp. 122, 133. 
Gleudaen, Gleudain, p. 132. 
Gleudalan, p. 132. 
Gleudanet, pp. 205. 



400 — 



Gleuethen, p. 205. 
Gleuhedr, p. 205. 
Gleuhel, pp. 132, 134. 
Gleuhirian (Kaer), p. 137. 
Gleuhoiarn, pp. 132, 139. 
Gleuhucar, pp. 132, 138. 
Gleulouuen, pp. 132, 147. 
Gleumarcoc, pp. 132, 150. 
Gleumaroc, p. 205. 
Gleumonoc, p. 132, 153. 
Gleuian, p. 205. 
Gleuvidoe, pp. 109, 132. 
Gleuvili, pp. 110, 133. 
Gleuueten, Gleuguethen, p. 133. 
Gleuuoret, p. 133. 
Gloegen, Gloeguen, pp. 197, 206. 
Gloeguenic (Keij, p. 206. 
Gloegun, p. 206. 
Gloesanau, Gloisanau, pp. 106, 

133. 
Glomael, Glomel, p. 206. 
Glouher (Le), p. 206. 
Gluidic, p. 206. 
Gluic (Riou Le), p. 206. 
Gnauet, p. 133. 
Gnuoiimael, pp. 133, 149. 
Goallen (Ker), p. 207. 
Goaz an golchen, p. 206. 
GOBANNIO, p. 35. 
GOBANNITIO, p. 26. 

Gobrien, p. 176, n. 9. 

Goeff, p. 206. 

Goellau (Laz en), p. 206. 

Goello, p. 206. 

Goetheloc, p. 206. 

Goeth Telent, p. 206. 

Goez-Kam, pp. 195, 206. 

Goez an avre, Goez an gaffrc, 

p. 205. 
Goez maen (an), p. 206. 



Goez vihan (an), p. 206. 
Goezian, p. 208. 
Goff (Le), p. 206. 
Gof (Ran), p. 133. 
Goffic (Ker an), p. 206. 
Gohen, p. 213. 
Gohludic, p. 200. 
Goiduual, p. 177. 
Goilou, Goilo, p. 206. 
Golban (vadum), p. 97. 
Golbin (randremes), p. 133. 
Golohet (Quenech), p. 207. 
Golouen (Alanus dictus an), 

p. 207. 
Golu (Bren), p. 207. 
Gonidoc, p. 211. 
Goicuf, pp. 201. 
Gorezre, p. 211. 
Gorgar, p. 211. 
Gorguen (Caer), p. 211. 
Gorhezre, p. 213. 
Goriat, p. 207. 
Gorien, p. 207. 
Gormaelon, p. 211. 
Gorreden, p. 211. 
Goi-serch, p. 211. 
Gorurein, Gourui'ein, p. 211. 
Govry (saint), pp. 193, 207. 
Gouesnac'h, p. 207. 
Goueznou, p. 101. 
Gouidnet (Pull), p. 133. 
Goumenech, p. 207. 
■GourcuflF, pp. 122, n. 3, 211. 
Gourden, pp. 137, n. 6, 211. 
Gourgi (Ker), p. 211. 
Gourin, p. 211. 
Gourlouuen, p. 211. 
Gourmaelon, pp. 211. 
Gourmelon, p. 181, n. 1. 
Gourmil (La Ville-), p. 180 n. 12. 



- 401 



Gouziern (Loo), p. 207. 
Gouzoguec (Lei, (Touguec. p. 207. 
Graalend, p. 133. 
Gradlon, Gratlon, pp. 133, 146, 

207. 
Gradou (Ran), p. 133. 
Grallon, Gralon, p. -207. 
Grat, p. 133. 
Grazlon, p. 207. 
Grazou (P. de), p. 207. 
Gredcanham, pp. 113, 134. 
Greduuobri, pp. 134, 177. 
Greduuocon, pp. 134, 177. 
Greduuoret, pp. 134, 179. 
Gretan, p. 134. 
Grettanet, pp. 134, 166. 
Grocon, p. 134. 
Groekin, Grokin, p. 134. 
Groegon,p. 207. 
Groniar, p. 134. 
Gronuhel, pp. 134, 170. 
Gualch, p. 207, 
Guasdoe, p. 208. 
Guaslae (Caer), p. 208. 
Guedel (insula), p. 208. 
Guedhenoc, p. 209. 
Guedgual, p. 208. 
Guedian, p. 208. 
Gaegan an meur (Ker), p. 208. 
Guegant. p. 208. 
Guegon, pp. 174, 208. 
Guegenou, p. 208 
Gueguant, p. 174. 
Gueguen, Gueguent, pp. 174, 208. 
Guehenoc, pp. 173, 210. 
Guelderch, p. 210. 
Guelhezre (Ker), p. 208. 
Guele-cûumarho, p. 199. 
Guellodoe, Guellozae, pp. 208. 

209. 



Gueltas (saint), p. 208. 
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Guenn (Noyai), p. 209. 
Guennargant, pp. 98, 107. 
Guencalon, pp. 113, 175. 
Guencuf, p. 208. 
Guengamp, p. 175. 
Guengat (Les), p. 195. 
Guenhael, pp. 175, 208. 
Guenlodoe, p. 208. 
Guenment, p. 209. 
Guenmoloc, p. 209. 
Guenmunuc (Caer), p. 209. 
Guenserch, p. 209. 
Guenvred, pp. 193, 209. 
Guenvreth, pp. 111, 175. 
Guennedat (Presel), p. 176. 
Gueniht, p. 210. 
Guenno, p. 176. 
Guennuc (Eudo), p. 209. 
Guerbernèze, p. 209. 
Guergrom, p. 209. 
Guern-Audren, p. 209. 
Guern-ezne, p. 204. 
Guern-gorle, p. 209. 
Guern-Perennes, p. 209. 
Guern-grom, p. 209. 
Guernuidel (plebicula), p. 173. 
Guernuuital(inonasteriura),p.l73. 
Gueroch. p. 209. 
Guerran, p. 175. 
Gaeslan, p. 64. 
Gueten, p. 173. 
Gueth Ronan, p. 209. 
Guethencar, p. 174. 
Guethencor, p. 174. 
Guethengar, p. 209. 
Guethenoc, Guethenuc, pp. 173, 

209. 
Guevre (Mein an), p. 205. 

20 



— 402 — 



Guezcl (insula), p. 2U8. 
Guezenoc, Guezenoq, p. 210. 
Guezengar, p. 209. 
Guezgon, p. 208. 
Guezou, p. 210. 
Guicant, p. 174. 
Guikerneau, p. 210, n. 2. 
Guicbri (Guipry), pp. 111, 134. 
Guidel, p. 208, n. 2. 
Guidgual, Guidual, p. 175. 
Guielderch, p. 210. 
Guihomarch, Guihomar, pp. 176, 

210. 
Guihomarchou, p. 210. 
Guihonfarch, p. 210. 
Guiligomar, pp. 119, n. 4, 199, 

208. 
Guillozoe, p. 208. 
Guincalon, pp. 113, 175. 
Guinhezr, p. 210. 
Guinhael, p. 175. 
Guiomar, p. 176. 
Guipry, p. 134. 

Guischoiarn (Kaer), pp. 139, 176. 
Guiscriflf, p. 210. 
Guitur, p. 176. 
Gulbrit, p. 111, n. 6. 
Gulchuenn, Gulguenn, p. 210. 
Gui et lau, p. 141. 
Gulugan, p. 134. 
Guodanau, pp. 106, 177. 
Guodmochus, pp. 152. 177. 
Guodmon, pp. 152, 177. 
Guoeduual, p. 177. 
Guoeth ann avallen, p. 206. 
Guolchti, pp. 134, 167. 
Guorasou, pp. 107, 178. 
Guorgomed, p. 178. 
Guorheten, p. 179. 
Guormelon, p. 181, n. 1, 



Guornihouuen, p. 181. 
Guorreden, p. 179. 
Guorvili, pp. 110, 178. 
Guoruueten, p. 179. 
Guranton, pp. 106, 178. 
Gurchuant, p. 210. 
Gurki, pp. 110, 180. 
Gurcum, p. 211. 
Gurdekm (Lan), p. 123. 
Gurdestin, p. 101, 
Gurdetgued, pp. 123, 178. 
Gurdiern, p. 179. 
Gurdilec, pp. 124, 179. 
Gureden, p. 138. 
Gurgar, pp. 180, 211. 
Gurgavael, Gurgavel, pp. 180, 

211. 
Gurgcntelu, p. 108. 
Gurgitan, p. 180. 
Gurgnou, pp. 133, 180. 
Gurgoret, p. 209. 
Gurgost, p. 133. 
Gurguand, p. 211. 
Gurguelet, pp. 173, 179. 
Gurguethen, p. 211. 
Gurhedr, pp. 211, 213, 
Gurhen, pp. 136, 180. 
Gurheten, Gureten, p. 138. 
Gurhoiarn, p. 179. 
Gurhugar, p. 178. 
Gurloen, p. 211. 
Gurloes, pp. 211, 218. 
Gurloies, p. 179. 
Gurmaelon, pp. 181, 211. 
Gurmhailon, p. 181. 
Gurmil, pp. 151, 180. 
Gurmoet, p. 211. 
Gurserch, p. 211. 
Gurtiern, p. 180. 
Guruand, p. 211. 



- 403 — 



Guruili, p. 178. 
Gurthiern (Loc), p. 211. 
Gurvret, p. 211. 
Guyelderch, p. 210. 
Guymarch, p. 210. 
Guynerre (an), p. 210. 
Guyonvarch, p. 176, n. 7. 
Guyscry, p. 210. 
Gyldas, p. 98. 
Hadho, Hadou, p. 211. 
Haelan (Treb), p. 211. 
Haelbidoe, pp. 109, 134. 
Haelcant, pp. 114, 134. 
Haelcar, pp. 114, 134. 
Haelcobrant, Haelcourant, pp. 118, 

134. 
Haelcomarch, Haelgoraarch, pp. 

119, 134. 
Haelcomes, p. 134. 
Haelcovrant, p. 118. 
Haelcum, pp. 201, 211. 
Haeldetuuid, pp. 123, 134. 
Haeldifoes, Haellifoes, p. 134. 
Haeiflnit, pp. 130. 134. 
Haelgomarch, p. 212. 
Haelgoret, p. 212. 
Haelgueed, p. 212. 
Haelguezen, p. 212. 
Haelguri, p. 212. 
Haelhobrit, pp. 134, 138. 
Haelhocar, pp. 134, 138. 
Haelhoiam, p. 138. 
Haelhoiarn, pp. 134, 139. 
Hoelhomeit, p. 134. 
Haelhouuen, pp, 134, 140. 
Haelmin, pp. 134, 151. 
Haelmoeni, pp. 134, 152. 
Haelmonoc, pp. 134, 153. 
Haelmorin, pp. 134, 153. 
Haelnou (Tigran), i)p. 133, 134. 



Haelogon, p. 212. 
Haelouori, pp. 133, 160. 
Haelrit, pp. 133, 161. 
Haeltiern, pp. 133, 1G7. 
Haelvidoe, p. 133. 
Haelvili, pp. 110, 134. 
Haeluualart, pp. 134, 171. 
Haeluuallon, pp. 134, 171. 
Haeluualoe, pp. 134, 172. 
Haeluuicon, pp. 134, 174. 
Haeluuobri, pp. 134, 177. 
Haeluuocon, pp. 134, 177. 
Haeluuoret, pp. 134, 135, 179. 
Haelec (Poul), p. 212. 
Haelican, p. 134. 
Haelin, p. 134. 
Haeliou (Gaer), p. 212. 
Haeloc, p. 135. 
Haelon (Ran), p. 134. 
Haerhomarch, p. 212. 
Haermael, p. 212. 
Haerveu, pp. 105, 110, 135. 
Haerui, pp. 105, 135. 
Haerviu, pp. 105, 135. 
Haeruuiu, pp. 105, 176. 
Haethlon, pp. 105, 146. 
HaflFec (Bren-), p. 212. 
Haiarn, pp. 139, 212, 214. 
Hailgugur, p. 135. 
Hailguntius, p. 135. 
Halamannus, p. 187, n. 2. 
Halanau p. 105. 
Halanus, p. 187, n. 2. 
Halegon (Kaer an), p. 212. 
Haligan, p. 134. 
Halguoret, p. 212. 
Halogan, p. 212. 
Hamcar, pp. 114, 135. 
Hamherd, p. 188. 
Hamoion, p. 135. 



— 404 



Hamn (L'Aulne), pp. 96, 136. 
Hamuc (Hanvec), p. 135. 
Hanffuec, Hanvec, pp. 135, 212. 
Harneden, p. 213. 
Harnguethen, p. 213. 
Harnmael, p. 213. 
Harnmaelon, p. 213. 
Harnou, p. 213. 
Harscoet, p. 213. 
Harscoet, Hai'scuid, p. 140. 
Harthoc (Tref), p. 136. 
Havec (Gros-), p. 212. 
Hazou, p. 211. 
Hebetan, p. 136. 
Hebgoeu (Kemcnet) , Hebuuoii , 

p. 136. 
Hebromagus, p. 20. 
Heden, p. 137. 
Hedr-marchuc, Hedrinarhoc, pp. 

137, 150, 213. 
Hedrguoion, pp. 137, 177. 
Hedrmunuc, p. 213. 
Hedromonoc, pp. 137, 153. 
Hedrual, p. 213. 
Hedrvedoe, p. 213. 
Hedroc, p. 137. 
Heidic (insula), p. 213. 
Heirguor, pp. 115, 136. 
Ilelegan (Ker), p. 134, n. 1. 
Helfaut, p. 214. 
Helgomarh, p. 134. 
Helgour, p. 212. 
Helguri, p. 210. 
Hellec, p. 135, n. 5. 
Hellegouarc'h, p. 119. n. 4. 
Helleux, p. 135, n. 5. 
Helmarc, pp. 135, 150. 
Helmelin (Bren-), pp. 111, 135. 
Heloc, p. 135. 
Helogon, p. 135. 



lîelori, pp. 135, 210, 212. 
Henanff (Le), p. 213. 
Hcnbarb (Ran), pp. 109, 136. 
Henbont, pp. 136, 157. 
Hencar, pp. 114, 136. 
Hengoet, Hengoat, p. 213. 
Henlis, pp. 136, 145. 
Henoc, p. 47. 
Heoiarn, pp. 136, 129. 
Hercuniates, p. 26. 
Hercynia, p. 26. 
Herdmonoc, pp. 137, 153. 
Herleuinus, p. 105. 
Herpritt (Tribus), p. 105. 
Hernin (TreflF-Les-), p. 213. 
Herveu, p. 105. 
Hervi, p. 105. 
Heslon, pp. 105, 136, 146. 
Hethlon, Heslon, p. 105. 
Hethmeren, p. 105. 
Hetruedoe, Hetruedoi, pp. 109, 

137. 
Hetruiarn, pp. 137, 139. 
Hetruuoion, Hederguoion, p. 137. 
Heudotal, pp. 125, 129. 
Heuhael, pp. 129, 135. 
Hezic (île d'), p. 213. 
Hezre (Li), p. 213. 
Hiarngen, pp. 132, 139. 
Hidinuc (Ploe), p. 136. 
Hidran, p. 137. 
Hidric, p. 137. 
Ililian, p. 137. 
Himhoir, p. 137. 
Hincant, pp. 114, 137. 
Hinclialt, p. 137. 
Hincunan, pp. 120, 137. 
Hingant, pp. 114, 137. 
Hinhoiarn, pp. 137, 139. 
Hinmoi, pp. 137, 152. 



— 405 — 



Hinoi (Treb), p. 137. 
Hinoc, p. 137. 
Hinuual (Ran), pp. 137, 171. 
Hinuualait, pp. 137, 171. 
Ilinuuarn (Soit), pp. 137, 139. 
Hinuucten, pp. 137, 174. 
Hinuuoret, pp. 137, 179. 
Hirdbidoe, pp. 109, 137. 
Hirdcar, pp. 114, 137. 
Hirdhoiarn, Hirthoiarn, pp. 137, 

139. 
Hirdmarcoc, pp. 137, 150. 
Hirduuallon, pp. 137, 172. 
Hirduueten, pp. 137, 174. 
Hirduuoion, pp. 137, 177. 
Hirduuoret, pp. 137, 177. 
Hirgard (Tref), pp. 181, 137. 
Hirgarz, p. 131. 
Hirglas, p. 99. 
Hirhuueten, pp. 137, 174. 
Hirian (Gleu-), p. 137. 
Hirvidoe, pp. 109. 137. 
Hitin (Bron), pp. 112, 137, n. 5. 
Hoch (Pen-), p. 214. 
Hoedigen, p. 138. 
Hoedlmonoc, pp. 138, 153. 
Hoel, pp. 138. 
Hoeluualarth, p. 138. 
Hoeluuallon, p. 138. 
Hoethlor (villa), p. 138. 
Hoiarn, p. 139. 
Hoiarncomhal, p. 139. 
Hoiarngen, Hoiarnien, pp. 132, 

139. 
Hoiarnmin, pp. 139, 151. 
Hoiarnscoet, pp. 139, 164. 
Hoiarnvud, pp. 112, 139. 
Hoiarnuueten, p. 139. 
Hoiarscoet, p. 139, 140. 
Hoiata (insula), p. 99. 



Hoidian, p. 138. 

Hoiernin (Plebs), p. 140, 

Hoiluualart, pp. 138, 171. 

Hoitleian (Lan), p. 138. 

Holuualart, p. 138. 

Houat (île de), p. 99. 

Houch (Kichouchlart), p. 214. 

Ilouel, pp. 140, 214. 

Houuel, p. 140. 

Houuen, p. 140. 

Houuori mair, p. 160. 

Houuori (Bacb), p. 108. 

Huaruuethen, p. 140. 

Hucar, Hocar, p. 138. 

Hudnant (Juthael de), p. 154. 

Iluelfau, p. 214. 

Huelgars, p. 205. 

Huelveu, p. 242,1887. 140. 

Huelen, p. 214. 

Huelin, p. 140. 

Huelin (Kaer), p. 214. 

Huezle (Ivonus Puch e Huezle), 

p. 214. 
Hugar, p. 214, 
Hugunnan, p. 214. 
Huncat (Lan), pp. 115, 140. 
Hunhouuen, p. 140. 
Hunfrid, pp. 111, 140. 
Hydron (Lan-), p. 214. 
Hyraes, p. 214. 
Hytherguent, p. 213. 
lacu, lagu, pp. 140, 214. 
lahan, pp. 140, 142. 
Iantumarus, p. 21. 
larcun, p. 141. 
lard et, p. 141. 
lardrion, p. 141. 
larlios, pp. 141, 145. 
larmanac (ville), p. 141. 
lar-tiern, pp. 141, 167. 



— 406 — 



larna, p. 140. 

larnn, larnt, p. 140. 

larnedam ou larnetlam (Ran) , 

p. 140. 
larnbidoe, pp. 109, 141. 
larnbud, pp. 112, 141. 
larnbudic, pp. 112, 141. 
larncant, pp. 112, 141. 
larncar, pp. 114, 141. 
larncoglin, larncolin, p. 141. 
larncon, pp. 120, 141. 
larnconan, pp. 120, 141. 
larndetuuid, pp. 123, 141. 
larnfinit, pp. 130, 141, 
larnganoe, pp. 131, 141. 
larngrinn, p. 141. 
larnhaithoui, larnhaethou.pp. 135, 

141. 
larnhatoeu, larnhatoe, pp. 135, 

141. 
larnhebet, pp. 136, 141. 
larnhirt, pp. 137, 141. 
larnhitin, larnhiten, pp. 137, 141. 
larnhobri, pp. 138, 141. 
larnhobrit, pp. 138, 141. 
larnhoel, pp. 138, 141. 
larnhoiam, pp. 138, 141. 
larnhouuen, pp. 140, 141. 
larnkenet, p. 141. 
larniuuin, pp. 141. 
larnlios, pp. 141, 145. 
larnnetuuid, pp. 123, 141. 
larnnomen, p. 141. 
larnogon, pp. 141, 177, 214. 
larntanet, pp. 141, 166. 
larnvidoe, pp. 109, 141. 
larnvud, pp. 112, 141. 
larnuualart, pp. 141, 171. 
larnuuallon, pp. 141, 171. 
larnuualt, pp. 141, 171. 



larnuuahaunt, p. 141. 
larnuucant, p. 141. 
larnuuere, pp. 141, 173. 
larnuueten, pp. 141, 174. 
larnuuiscid, pp. 141, 176. 
larnuuocon, pp. 141, 177. 
larn-uuoret, pp. 141, 179. 
larnican, p. 140. 
larnoc (Ran), p. 140. 
latoc, p. 1 il. 
lau (Gulet), p. 141. 
Ibiau, p. 141. 
Ibliomarus, p. 21. 
Icant (Ker), p. 142, n. 7. 
Icar (Ker), p. 142, n. 7. 

ICCAVOS, p. 10. 

Idol (flumen) (l'Isole), p. 214. 

ledcar, pp. 114, 142. 

ledechael, ledecael, pp. 143, 215. 

ledecaelou, p. 215. 

ledecuueten, pp. 143, 174. 

ledicaol, p. 143. 

lestin, p. 142. 

lezcant (Ker), pp. 142, n. 7, 215. 

lezequel, p. 143, n. 3. 

Iglur (sent), p. 141. 

Ihesou, p. 214. 

Ilisoc, p. 141. 

Illanoyiacos, p. 9. 

Illiomarus, p. 21. 

Illoc, p. 141. 

Ilut, Ildut, p. 236, 

Imhoir (pont), p. 141. 

Inconmarc, pp. 120, 142. 

Indelgent, pp. 132, 142. 

Indutio.marus, p. 21. 

Inisan, Inisian, pp. 142, 215. 

Inislouuen (Ran), pp. 142. 147. 

Initcar, pp. 114, 142. 

Innan (saint), p. 215. 



407 — 



lodica (villa), p. 143. 
lohan, p. 142. 
loharn, pp. 214, 215. 
lona, p. 142. 
lostin, p. 142. 
louuan, p. 142.J 
louanaul, p. 45. 

lOUENALI, p. 45. 
lOVINCILLUS, p. 26. 

loumonoc, pp. 142, 153. 
louuelet, pp. 142, 173. 
loLiuoion, pp. 142, 177. 
Irispoe, p. 215. 
Irvillac, p. 129. 

Is liorzou an Roue (champ) 
p. 215. 

ISARNINUS, ISXARNINUS, p. 38. 
ISARNODORUM, p. 26. 
ISCA, p. 35. 

Iscummarc, p. 142. 
Istin (Keij, p. 142 n. 4. 
ludacaile, p. 49. 
ludcant, pp. 114, 142. 
ludcar, pp. 114, 142. 
ludcondoes, p. 142. 
ludcum, pp. 122, 142. 
lutel, p. 215, n. 7. 
luthael, p. 215. 
ludel, p. 215. 
ludhael, pp. 135, 143. 
ludhei-, p. 142. 
ludhocar, pp. 138, 142. 
ludhouiien, pp. 140, 142. 
ludhuani, p. 215. 
ludlin, Iulin, p. 142. 
ludlouuen, pp. 142, 147. 
ludluant, p. 215. 
ludmael, pp. 142, 149. 
ludmin, pp. 142, 151. 
ludmorin, pp. 142, 153. 



ludnimet, pp. 142, 154. 
ludre, p. 142. 

ludreih, ludrih, pp. 142, 159. 
ludrid, ludrith, pp. 142, 161. 
luduual, pp. 142, 171. 
luduuallon, pp. 142, 172. 
luduuocon (Bron), pp. 142, 177. 
lud-uuoret, pp. 142, 179. 
ludic, p. 143. 
ludicael, p. 49. 
ludicar, p. 143. 
ludon, p. 142. 

IULIOBONA, p. 31. 
IULIOBRIGA, p. 21. 
IULIOMAGUS, p. 21. 

luna, p. 143. 
lunam, p. 143. 
lunanau, pp. 106, 143. 
lunargant, pp. 107, 143. 
lunasoe, pp. 107, 143. 
luncar, pp. 114, 143. 
lunkeneu, pp. 116, 143. 
lunedoc, p. 143. 
lungomarch Abrantuc, lungo- 

marc, pp. 119, 215, 216. 
lunharchant, p. 215. 
lunhael, pp. 135, 143. 
lunham, p. 143. 
lunhoel, pp. 138, 143. 
lunmonoc, pp. 143, 153. 
lunnimet, pp. 143, 154. 
luntiern, pp. 143, 167. 
lunuual, pp. 143, 171. 
lunuuallon, pp. 143, 172. 
lunuueten, pp. 143, 173. 
lunuuocon, pp. 143, 177. 
lun-uuoret, pp. 143, 179. 
luneprit, p. 143. 
lunetmonoc, pp. 143, 153. 



— 408 — 



Iimetuuant, lunethuuant, pp. 143, 

172. 
luna, p. 143. 
lunan (saint), p, 216. 
lunen (Lan), p. 216. 
lunianus, p. 99. 
luniavus, p. 99. 
lunou, p. 216. 
luscar, p. 142. 
lustin, p. 143. 
luzel, p. 215. 
luzon (Lan), p. 215. 
Izole (1'), p. 214. 
Lababan, p. 216. 
Labarus, p. 27. 
Lacobriga, p. 20. 
Ladron, p. 216, n. 4. 
Laedti, pp. 143, 167. 
Laem (le Leff), p. 217. 
Lagad (Caer), p. 216. 
Lagad-ley, p. 216. 
Lagadoc, Lagadeuc, p. 216. 
Laharou (Run-), p. 216. 
Lalocan, p. 143. 
Lamberz (Ker), p. 216. 
Lambily, p. 217. 
Lampaul, p. 99. 
Lan (Ploi), p. 144. 
Lan-baban, p. 216. 
Lan Bertuualt, pp. 109, 144. 
Lan Golvett, pp. 119, 144. 
Lan-Convili, p. 200. 
Lan-deguennec, p. 216. 
Lan-Deleau, Landeloi, p. 232. 
Landevennec, pp. 168, 216. 
Landinegath, p. 45. 
Landrevarzec, p. 136. 
Lan-Dudoc, Landudec, pp. 216, 

235. 
Lan-Dujen. Landuian, p. 236, n» 1. 



Lan-Edern, p. 216. 
Lan-Eluri, p. 128. 
Lan-gonet, p. 216. 
Lan-Guezenoc, p. 216. 
Lan-Gurdeluu, p. 153. 
Lan-Hoitleian, p. 138. 
Lan-Huncat, pp. 115, 140. 
Lan-hydron, pp. 214, 216. 
Lan-Ildut, pp. 99, 144. 
Laniron, p. 214. 
Lanniscat, p. 215. 
Lan-Ninnoc, pp. 99, 144. 
Lan-Meren, pp. 144, 151. 
Lan-Morgant, p. 221. 
Lanmor, Lanmeur, pp. 153, 221. 
Lanmur-Meler, pp. 144, 153. 
Lan-Preden, p. 157. 
Lan-Rieuc, Lanriec, p. 216. 
Lan-Riworoe, Lanrivoaré , pp. 

144, 172. 
Lan-Ros, p. 210. 
Lan-Iunen, p. 216. 
Lan-Iuzon, p. 215. 
Lan-Izgat, p. 215. 
Lann-Izron, p. 214. 
Lan-Tutocan, p. 169. 
Lannuon, p. 215. 
Langobriga, p. 20. 
Laoc, p. 144. 
Larajen, p. 236, n. 1. 
Larnioi-, p. 189. 
Lasbleys, p. 516. 
Lascoet, p. 216. 
Latdi'Lin, Ladron, p. 216. 
Lathoiarn, pp. 139, 144. 
Latmoet, pp. 139, 152. 
Latobiuges, p. 20. 
Latr (Camp-), p. 139. 
Lautro, p. 18. 
Laz en Goelau, p. 206. 



409 - 



Lazr (Ker eni, p. 216. 

Lazron (Poul-), p. 217. 

Legatos, pp. 7, 8. 

Leflf (Loi, p. 217. 

Leguenez. p. 217. 

Leihani Isalina), p. 144. 

Lein (villa), p. 217. 

Leincautper, p. 196. 

Leinhautper, p. 196. 

Leisou, p. 144. 

Lem (Le Leffi, p. 217. 

Len-bily, p. 217. 

Lengaennoc (villa), p. 144. 

Lenmoloc, p. 217. 

Lergen, p. 144. 

Lervoyt (Le), p. 201, n. 4. 

Lesandoere, p. 202. 

Les-Cleruc, p. 217. 

Les-Ernin, p. 213. 

Les-fau, pp. 129, 145. 

Les-gran, p. 217. 

Les-mayec, Lesmaec, pp. 145, 

149. 
Les-merzer, p. 220. 
Lcs-Moalch, p. 221. 
Les-neuueth, pp. 145, 155. 
Lesouffalch, p. 221. 
Lesteyr, p. 237. 
Letavia, p. 99. 
Letbran, p. 217. 
Let-tigran, pp. 144. 167. 
Letmonoc, pp. 144, 153. 
Leucetius, p. 27. 
Levé (le Leff), p. 217. 
Lèveriez, p. 217. 
Leuhemel, pp. 136, 144. 
Leuuer, p. 144. 
Lezevarch, p. 221. 
Ley (Lagad-), p. 216. 
Leyan (Trev-), p. 217. 



Librcoot, pp. 119, 144. 
LiCNOS, p. 11. 
LiGER, p. 14. 
Lillan, p. 144. 
Lilloc, p. 144. 
Limerzel, p. 220. 
Limuuas, pp. 144, 172. 
Linhoper, p. 196. 
Linworet, pp. 144, 179. 
Lioshoiarn, pp. 139, 145. 
Liosic, p. 145. 
Liosoc, Liosuc.pp. 145, 217. 
Lis-bedu, pp. 109, 145. 
Lis-bidioc, p. 145. 
Lis-bison, p. 145. 
Lis-broniuin, p. 145. 
Lis-celli, pp. 115, 145. 
Lis-coet, pp. 119, 145. 
Lis-colroel, pp. 119, 145. 
Lis-fau, pp. 129, 145. 
Lis-fauuin, pp. 129, 145. 
Lis-Iarnuuocon , pp. 141, 145. 
Lis-merzel, p. 220. 
Lis-nouuid, pp. 145, 155. 
Lis-penfau, pp. 145, 156. 
Lis-prat, p. 145. 
Lis-rannac, p. 145. 
Lis-ros, pp. 145, 163. 
Lis-vedu, pp. 109, 145. 
Lis-vison, p. 145. 

LiTANOBRIGA, pp. 20, 27. 

LiTAvis, p. 27. 
Litoc, p. 45. 

LlTUGENIUS, p. 45. 
LlTUilARA, p. 21. 

Liuerin, p. 145. 
Liuer (Caer), p. 145. 
Liusuc (Pritient), p. 145. 
Liuuetlon, pp. 145, 146. 
Loc-brevalaire, p. 207. n. 9. 



— 410 — 



Loc-Deugui, p. 217. 
Loc-Gouziern, p. 211. 
Loc-Gurthiern, p. 2H. 
Loc-Guenvael, p. 48. 
Loc-Iunguoret, p. 145. 
Loc-Mellec, p. 217. 
Loc-Meltnou, Locmeltro, p. 233, 

n. 9. 
Locmenech, pp. 99, 145, 219. 
Locminé, p. 219. 
Locoal, p. 175, n. 1. 
Locoyarn, p. 211. 
Loctuen, p. 235. 
LocuLiTi, p. 45. 
Locunolé, p. 145. 
Loch, pp. 145, 147. 
Loch-ezeou, pp. 204, 217. 
Lodineux, p. 146, n. 6. 
Lodnic (Kaer), p. 217. 
Lodor (an), p. 218. 
Loengil, p. 145. 
Loern (Ker), p. 147. 
Loescant, p. 218. 
Loescum, p. 218. 
Loeshuarn, p. 218. 
Loesoarn, p. 214. 
Loesiiuethen, pp. 146, 174. 
Loesed, p. 218. 
Logesfinit, pp. 130, 146. 
Loguenan, p. 218. 
Loguneh, p. 99. 
Loiesauual, p. 146. 
Loiesbidoe, pp. 109, 146. 
Loiesbritou, pp. 111, 146. 
Loiesbudic, pp. 112, 146. 
Loiescant, pp. 114, 146. 
Loiescar, pp. 114, 146. 
Loieshitr, Loieshird, pp. 137, 146. 
Loieshoiarn, pp. 141, 146. 
Loieslouuen, pp. 145, 146. 



Loiesmin, pp. 146, 151. 
Loiesvidoe, pp. 109, 146. 
Loiesuuallon, pp. 146, 171. 
Loiesuuaroei, pp. 146, 172. 
Loiesuueten, pp. 146, 174. 
Loiesuuotal, pp. 146, 180. 
Loiesuuotan, p. 146. 
Loies-uur, pp. 146, 180. 
Loiesic, Loieshic, p. 146. 
Loiesoc, p. 146. 
Loiesou, p. 146. 
Loin (villa), p. 146. 
Loinpiket (Ran), p. 156. 
Loinprostan (villa), pp. 146, 158. 
Loitan (Ran), p. 146. 
Loperan, p. 156, n. 10. 
Loshouarn, Losoarn, p. 218. 
Lothea, p. 231. 
Lotivy, p. 201. 
Louarn (an), p. 218. 
Louchouarn, p. 218, n. 2. 
Loudour (an), p. 218. 
Louenan, Lor, p. 218. 
LOVERNACI, p. 45. 
LOUERNIOS, p. 45. 
LOUGOUDOUNOS, p. 14. 

Loumorin, pp. 146, 153. 

LOVOCATUS, p. 49. 
Lovor (Even), p. 147. 
Loutinoc (pont), p. 146. 
Loutoc (rivus), p. 147. 
Louuenan, pp. 99, 147. 
Louuencar, pp. 114, 147. 
Louuenhoiarn, pp. 141, 147. 
Louuernoc (Bot), p. 147. 
Louuinid (Ran), p. 147. 
Loxas, p. 35. 

Ludre Sirfic, pp. 147, 165. 
Ludré, p. 196, n. 2. 
Luethoiarn, p. 141, 148. 



- 411 — 



Luethuarn, p. 218. 

LUGDUNUM, p. 18. 
LUGOVES, p. 13. 
LUGUDUNUM, p. 21. 
LUGUVALLIUM, p. 35. 

Luh-Guiuuan, p. 157. 
Luhedoc, p. 148. 
Luhethoiarn, pp. 141, 148. 
Luiesguallon, pp. 146, 171. 
Luiesbuarn, pp. 141, 146. 
LUNARCHI, p. 45. 
Luncn Iparsj, p. 148. 
Lunmonoc, pp. 148, 152. 
Luorz (Parc an), p. 217. 
Lupagues, p. 187. 
LUPODUNUM, p. 21. 

Lussuzguen, p. 218. 
Luuet (Caer), p. 218. 
Lyorz coz (an), p. 217. 
Lyorzou (an), p. 217. 
Mab Encar (Ran), p. 148. 
Maban, p. 148. 
Mabon, p. 148. 
Machlon (Bot), p. 148. 
Machtiern, p. 148, 157. 
Macliavus, p. 50. 
Macoer Medon, pp. 148, 150. 
Macoer Aurilian (Ran), p. 148. 
Macoer Budmael (Pul), p. 158. 
Madec, p. 39. 
Maderan, p. 219. 
Mades, p. 219. 
Madezo, p. 150, n. 4. 
Madezoy (Menez-), p. 219. 
Madganoe, pp. 131, 150. 
Madoret (Ker-Vadoret), p. 150, 

n. 5. 
Mael (Bron-), p. 112. 
Maelcar, pp. 114, 148. 
Mael-Carhaix, p. 220. 



Maelcat(plebs), pp. 114, 148, 149. 
Maelhogar, pp. 138, 148. 
Maelhoiarn, pp. 139, 148. 
Maelocon, Maelucun, Maelogon, 

pp. 148, 218. 
Maeiscuet, p. 218. 
Maeltiern, p. 17. 
Maeluuethen, pp. 148, 174. 
Mael-uuoretb, pp. 148, 179. 
Maeloc, Maelhoc, p. 148. 
Maelon, p. 148. 
Maen, pp. 149, 218. 
Maenbaud, p. 149. 
Maenbili, pp. 110, 149. 
Maencant, pp. 114, 149. 
Maencar, pp. 114, 149. 
Maenki, pp. 116, 149. 
Maenkiou, p. 154, n. 5. 
Maenclu, p. 149. 
Maencorain, pp. 119, n. 2, 149. 
Maencoual, pp. 119, 149. 
Maencum, pp. 122, 149. 
Maenfinit, pp. 130, 149. 
Maengi, p. 218. 
Maenguen (Maes), p. 218. 
Maenhir, p. 218. 
Maenhoiarn, pp. 139, 149. 
Maenvili, pp. 110, 149. 
Maenuuallon, pp. 149, 172. 
Maenuuedet, p. 149. 
Maenuueten, pp. 149, 174. 
Maenuuocon, pp. 149, 177. 
Maenuuolou, pp. 149, 178. 
Maenuuoret, pp. 149, 179. 
Maenuuoron, pp. 149, 180. 
Maeoc, p. 218. 
Maer (Manez an), p. 219. 
Maes (Ran), p. 149. 
Maes Escop, p. 203. 
Maes Maenguen, p. 218. 



412 



Maes-Myniqui, p. 219. 
Maginsin, p. 149. 
Maglagni, p. 46. 
Magli, p. 46. 
Maglocunus, pp. 24, 48. 
Maglus, p. 99. 
Magoaerou, Magoro, p. 219. 
Maguer (an), p. 219. 
Mahalon, p. 220. 
Mailocus, p. 66. 
Mainfinit, pp. 130, 149. 
Mainlièvre, p. 205. 
Mainmonoc, pp. 149, 153. 
Maioc (saint), p. 149. 
Mairos, p. 149. 
Malin (Bron-), pp. 112, 148. 
Manach, p. 150. 
Maniacon, p. 16. 
Manac-dy (an), p. 219. 
Manenberen, p. 189. 
Manerbec p. 220. 
Manermair, p. 220. 
Manermaire, pp. 219, 220. 
Mane-tiret, p. 220. 
Manez a mael, p. 220. 
Manez-Haelou, p. 220. 
Maocan, p. 150. 
Marcbebol, pp. 128, 150. 
Marchguethen (Poul), p. 220. 
Marchoiarn, pp. 139, 150. 
Marcbuili, pp, 110, 150. 
Marccoual, pp. 119, 150. 
Marchât Rannac, p. 150. 
Marcoc, p. 150. 
Marcocuueten, pp. 150, 174. 
Marcodurum, p. 27. 
Marcomagus, p. 20. 
Margidunum, p. 21. 
Margitboiarn, pp. 139, 150. 
Marhec, p. 219. 



Marhvili, p. 150. 

Maridunum, p. 21. 

Maritalus, p. 28. 

Marthou (Pdvelen Mur-) p. 150. 

Martinan, p. 150. 

Marvezen (Poul), pp. 219, n. 4. 

Marzin, p. 219. 

Matbidet. Matvidet, pp. 109, 150. 

Matbidoe, pp. 109, 150. 

Matfred, pp. 111, 150. 

Matganet, pp. 131, 150. 

Matganoc, pp. 131, 150. 

Matret, pp. 219, 227. 

Matvedoe, Matvedoi, pp. 109, 150. 

Matvidet, pp. 109, 150. 

Matuueten, Matguethen, pp. 150, 

174. 
Matuuor, pp. 130, 150. 
Mat-uuoret, pp. 150, 179. 
Mater ran, p. 219. 
Mathalon, p. 220. 
Matic, p. 130. 
Matoc, Madoc, pp. 150. 
Matucus, p. 39. 
Mau (Kaer an), p. 220. 
Maucazre, p. 220. 
Mauchuflf, p. 220. 
Maut (G. an), p. 220. 
Mazalon, p. 220. 
Meas an Rohio, p. 219. 
Meas hyr (an) p. 219. 
Meas liou (an), p. 220. 
Mediolanum, p. 28. 
Mediona (insula), p. 100. 
Medon (Macoer), p. 150. 
Meguen (saint), p. 151. 
Mein an guevre, p. 205. 
Meinin (plebs), p. 100. 
Meinion, p. 151. 
Melaer (Loc-), p. 220. 



— 413 — 



Melan (Rani, p. 148. 

Melchi, p. 148. 

Melegan (Pont), p. 148, n. 10. 

Melennan (Ker), p. 148. 

Meleuc (saint), p. 148, n. 10. 

Melguen, p. 218. 

Molhouuen (Ran), p. 149. 

Meli, p. 46. 

Meliodunum, p. 21. 

Meliaii, p. 151. 

Melin (Tnou-), pp. 151, 1G7. 

Mellionuc, p. 220. 

Melran, p. 449. 

Melveu, p. 218. 

Menech (Loc), p. 219. 

Menedoch (Caer), p. 152. 

Menehi, Minihi, p. 151. 

Mené-Madé, p. 150, n. 4. 

Menez-Madezou, p. 219. 

Menez a mael, p. 220. 

Menez an bec, p. 220. 

Menez-tirec, p. 220. 

Menfinlt, p. 149. 

Menhir (villa), p. 218. 

Menion (Bi-on), pp. 112, 151. 

Menvili, p. 149. 

Menuuallon, p. 149. 

Menuueten, p. 149. 

Merchion, Merkion, Merhon, p. 1 51 . 

Merchrit, p. 151. 

Merion, p. 151. 

Merlevenez. p. 192. 

Mern (Tnou-), pp. 151, 167. 

Merthinhael, pp. 135, 151. 

Merthinhoiarn, pp. 139, 151. 

Mertinan, p. 151. 

Merzer (Le), p. 220. 

Mesan (Ran), p. 151. 

Mes Kerdavid, p. 219. 

Mes Kernilis, p. 219. 



Mescloaguen, p. 206. 
Meslan, p. 220. 
Mes-Minihy, p. 219. 
Meset, p. 151. 
Metlan, p. 220. 
Meur (an maes.), pp. 221. 
Meuuin (Ran), p. 151. 
Meurzin (Ker), p. 218. 
Mezard, p. 220. 
Mezlan, p. 220. 
Mezle, p. 220. 
Milcondoes, p. 151. 
Milier (RanI, p. 151. 
Minan, p. 151. 

MiNNODUNUM, p. 21. 

Minihi, p. 221. 
Minuueten, pp. 151, 174. 
Moaellic. p. 221. 
Moalch (villa), p. 221. 
Moann, p. 221. 
Mocius, p. 152. 
Modrot, p. 152. 

MOECTIMARUS, p. 21. 

Moedan, p. 152. 
Moei, Moi, p. 152. 
Moelic (Alan Le), p. 221. 
Moenken, pp. 110, 152. 
Moeni, p. 152. 
MoENiCAPTus, pp. 5, 28. 
Moetcar (Fau), pp. 114, 129. 
Moetgen, Moetien, pp. 132, 152. 
Moetnou, pp. 133, 152. 
MoGONTi (Deo), p. 14. 
Moguaerou, p. 148. 
Moguer an Principater, p. 219. 
Mohoiarn, p. 221. 
Mohon, p. 154, n. 3. 
Moietgen, pp. 132, 152. 
MolfiF (saint), p. 221. 
Monach, p. 219. 



414 — 



MONEDOBIGI, p. 4G. 

Monezheiden, p. 221. 
Monocli, p. 152. 
Monocan, p. 152. 
Moralt, pp. 105, 153. 
Morannuit, p. 153. 
Morbret, pp. 111, 153. 
Morcant, pp. 114, 153. 
Morcat, pp. 115, 153. 
Moicobris, p. 153. 
Morcondelu, pp. 123, 153. 
Mordan (villa), p. 153. 
Morgan, p. 114, n. 2. 
Morgant (Lan), p. 221. 
Morgat, p. 153, n. 2. 
Morgaz, p. 221. 
Morgenmunuc, p. 153. 
Morguethen, pp. 153, 174. 
Morham, p. 153. 
Morhuarn, pp. 139, 153. 

MORIGAMBE, pp. 13, 22. 

Morliuuet, pp. 145, 153. 
Morman, pp. 151, 153. 
Mormoet, Mormohet, pp. 152, 

153. 
Morpennec, p. 222. 
Morvan, pp. 153. 222. 
Moruuan, pp 153, 172. 
Moruuet, p. 153. 
Mor-uuethen, pp. 453, 174. 
Morenoc (Ran), p. 153. 
Morionoc (villa), p. 153. 
Moroc, p. 154. 
Moton, p. 154. 
Motreff, p. 222. 
Mouric, p. 154. 
Mouron (Fau), p. 129. 
Moustaer Ryaval, p. 222. 
Mouster-Radennac, p. 227. 
Moustoer, p. 222. 



Moustoer-Babae, p. 222. 
Moustoir (Le), p. 222. 
Moustoirac, p. 227. 
Moustoir-Babu, p. 222. 

MUNDOIJRIGA, p. 20. 

Mur (Enes), p. 153. 

MURIDUNUM, p. 21. 

Muthon (plebs), p. 154. 

Naiton, p. 154 

Naitan, Naidan, p. 154. 

Naizin, p. 222. 

Namnetes, p. 57. 

Nan, p. 222. 

Nannesuc, p. 154. 

Nant Dai, p. 154. 

Nanton (locus), p. 154. 

Nantuates, p. 28. 

Naonet, p. 57. 

Nate, p. 18. 

Natrum (Naurum), p. 35. 

Nazrez (Ker), p. 222. 

Neboc, p. 154. 

Nedelec, p. 222. 

Neguell (Caer), p. 222. 

Ncgueth, p. 222. 

Nehan (portus), p. 154. 

Neidin, p. 222. 

Neizbran (Adclina de) , p. 222. 

Neizin, p. 222. 

Nemausicabo (Matrebo) , p. 9. 

Nemed(silva),p. 222. 

Nemetobriga, pp. 20, 28. 

Nemetocenna, p. 21. 

Nemetomarus, p. 28. 

Nenec (saint), p. 100. 

Nenes, p. 203, n. 5. 

Nennan, p. 154. 

Nertomarus, p. 19. 

Nethic, p. 154. 

Nevenoe, pp. 222, 223. 



415 



Nevez (vicada), p. 222. 
Neviodunum, p. 28. 
Névran, p. 223. 
Nezgat (Bot-), p. 222. 
Neyzbran, p. 223. 
Nin (mons), p. 154. 
Ninan, p. 154. 
Ninmon, pp. 152, 154, 223. 
Ninian, p. 154. 
Ninoc, pp. 154. 
Ninocan, p. 154. 
Ninoi, p. 154. 
Ninvon, pp. 152, 154. 
Nodhail, pp. 135, 155. 
Nodhoiarn, pp. 139, 155. 
Noduinet, p. 155. 
Nod-uuoret, pp. 155, 179. 
Nodent, p. 155. 
Noec (Castel), p. 223. 
Noezr (Rivallon an), p. 223. 
Nomelec, p. 217. 
Nominoe, p. 155. 
Nonn (flumen), p. 155. 
Nonnita, p. 46. 
Notolic, p. 155. 
NoviDUxuM, p. 28. 

NOVIODUNUM, p. 28. 

NovioMAGus, pp. 20, 28. 
Nouuid (aula), p. 155. 
Noyal-guen, p. 209. 
Noyec (Castrum), p. 223. 
Numenoe, Numinoe, pp. 155, 223. 
Nuvenoe, p. 155. 
Nuz (Ker), p. 223. 
Nynvon (Kaeij, p. 223. 
Odet, Odeth, p. 223. 
Oenuit, p. 155. 
Ogmios, p. 29. 
Olinwicon, pp. 155, 174. 
Omguen, p. 155. 



Onguen, Onuen, p. 223. 

Oppiaxicxos, p. 10. 

Oravia, p. 155. 

Orgitirix, p. 14. 

Ordous, p. 46. 

Oregon, Oreguen, pp. 155, 223. 

Orguen, p. 223. 

Orhant, p. 155. 

Orscant, pp. 114, 155. 

Orven, p. 223. 

Oruic, p. 155. 

Or VITE, p. 46. 

Ossam (insula), p. 100. 

OCERTRAGOI, p. 17. 

Ouessant, p. 100. 

OuiLLONEOS, p. 8. 

Ouregann, Ouregon, p. 223. 
Ourken, pp. 116, 223. 
Oust (1'), p. 170. 

Padrun sancti Wingualoei, p. 156. 
Paen (Kar), p. 223. 
Pain (la Ville-), p. 223. 
Paothoat, Paotoat, p. 223. 
Pascaham, p. 156. 
Paschael, pp. 135, 156. 
Paschoiarn, pp. 139, 156. 
Pascuuethen, pp. 156, 174. 
Pascuuoret, pp. 156, 179, 
Pasquehen (Ker-Basquehen), p. 

156, n. 4. 
Pasquezen, p. 223. 
Paschic, p. 156. 
Pauthouat, p. 223. 
Pedrani (Tribus), p. 156. 
Peisuuentoc, p. 156. 
Peleterien (Ker an), p. 224. 
Peliou-bras, p. 192. 
Pemdez, p. 224. 
Pemerit, p. 226. 
Pempedoula, p. 16. 



— 416 



Pen-an-aut, p. 105. 

Pen-an-gouern, p. 209. 

Pen-bezu, p. 224. 

Pen-bren, p. 193. 

Penkaer-Lesquoet, p. 224. 

Pen Carhent, pp. 114, 156. 

Pen-quelennec, p. 196. 

Pencelliguenhuc, pp. 115, 156. 

Pencoet, Penkoit, pp. 119, 156. 

Pendreff, p. 234. 

Pen-en-ploe, Pen-er-bloué, p. 226. 

Penfau (Lis), pp. 146, 156. 

Pengam, p. 224. 

Pengan, p. 156. 

Penharth, Penharz, pp. 136, 224. 

Penher-Losquet, p. 224. 

Penhoat, p. 224. 

Penhoch, p. 214. 

Penhoet, Penhuet, pp. 119, 156, 

224. 
Penhuern, p. 209. 
Peniar (Ran), p. 156. 
Penlan (salina), pp. 144, 156. 
Penocb, p. 156. 
Pennocrucio, p. 36. 
Pennoe, p. 156. 
Pennoben, p. 100. 
Penoroall, p. 224. 
Penot, p. 156. 
Pennovindos, p. 29. 
Penpont (Ran), p. 156. 
Penquet, Penquoet, pp. 199, 224. 
Penret (landa), pp. 156, 161, 224. 
Penros (G. de), p. 229. 
Penstyffyen, p. 224. 
Pentraez, Pentrez, p. 234. 
Penuuas, p. 156, 172. 
Penuuernet (salina), pp. 156, 173. 
Permet (salina), pp. 156, 22i. 
Perret, p. 156, n. 6, 224. 



Pertuuocon, pp. 156, 177. 
Perzquen, p. 224. 
Pestivien, p. 224. 
Petorritum, p. 16. 
Petrani (Tribus), p. 156. 
Petuaria, p. 36. 
Peumerit, p. 158, n. 4. 
Pezdron, p. 224. 
Pezran (Loc), p. 224. 
Pezron (Poul), p. 224. 

PiCTONES, p. 14. 

Pilau (Gaer), p. 156. 
Pinuizic, p. 225. 
Pirinou (arbores), p. 156. 
Piturwore, pp. 156, 172. 
Plélan, p. 144. 
Pleguin, Plevin, p. 225. 
Pleumeur, pp. 100, 153, 225. 
Pleizben, Pleyben, p. 225. 
Plo-agat, pp. 186, 225. 
Ploare, pp. 187, 225. 
Plobannabec, pp. 190, 225, 
Ploelre, pp. 187, 225. 
Plogoff, pp. 206, 225. 
Plohinoc, p. 157. 
Plonnadiern, p. 225. 
Plomelin, p. 225. 
Plomeur, p. 225. 
Plomorcat, pp. 100, 157, 221. 
Ploneor, Ploneour, p. 225. 
Plonivel, p. 225. 
Plovan, p. 225. 
Plozevet, pp. 123, n. 8, 225. 
Plo-zoe, p. 202. 
Ploe-adgat, p. 225. 
Ploe-banazleuc, pp. 190, 225. 
Ploekaerneguel, p. 225. 
Ploecuvan, p. 225. 
Ploedemet, pp. 123, n. 8, 157. 
Ploedrosic, p. 225. 



- 417 — 



Ploegastell, p. 225. 
Ploegoff. pp. 206, 225. 
Ploegomelen, p. 199. 
Ploegonec, p. 200. 
Ploegrauch, p. 225. 
Ploeguvan, pp. 201, 225. 
Ploehidinuc, pp. 136, 157. 
Ploelan, pp. 216, 225. 
Ploelonguen, p. 225. 
Ploemadiern, p. 225. 
Ploemeguen, p. 225. 
Ploemeryn, p. 225. 
Ploemuer, Ploemur, pp. 221, 225. 
Ploeneguezell, pp. 222, 225. 
Ploeneiz, p. 225. 
Ploeneuuez-en-Fou, p. 222. 
Ploenyvel, p. 225. 
Ploe-ozvan, p. 225. 
Ploerimael, p. 225. 
Ploethevet, p. 225. 
Ploeven, p. 225. 
Ploeye, p. 225. 
Ploezestcaelleuc, p. 225. 
Ploezevet, p. 225. 
Ploezinet, p. 225. 
Ploe-zoe, p. 202. 
Ploev-sulian, p. 225, 
Ploi-adgat, p. 225. 
Ploicatoc, Ploicadoc, pp. 115, 

157. 
Ploicastellum, p. 157. 
Ploihinoc, p. 157. 
Ploilan, pp. 144, 157. 
Plou-agat, pp. 186, 225. 
Plouay, p. 202. 
Ploudalmezeau, p. 100. 
Ploufragan, pp. 98. 
Plougastell, p. 225. 
Plougoumelen, p. 199, 
Plouguernevel, pp. 194, 225. 



Plouhinec, pp. 144, 225, 
Plouneour, p. 128. 
Plounevez-du-Faou, pp. 155, 122. 
Plounevez-Poizay, p. 226. 
Plounevezel, p. 222. 
Plourac'h, p. 225. 
Plouyé, p. 225. 
Plucgaduc, p. 157. 
Plueneuor, pp. 128, 157. 
Pluguffan, p. 225. 
Pluherlin, p. 39. 
Pluhuduc, p. 157. 
Plumeliau, p. 46. 
Plumergat, pp. 100, 157, 221. 
Plumiuc, p. 157. 
Plusquellec, p. 225. 
Plusulien, p. 225. 
Pluvigner, pp. 129, 157. 
Pluev-mur, p. 100. 
Pluevneuguod, pp. 155, 157. 
Pluiv-catoc, p. 157. 
Po-kaer, Pochaer, p. 226. 
Poe-Carnoet, p. 226. 
Poetb (Caeij, p. 157. 
Pohaer (Carnoet-), p. 226. 
Pohei-, pp. 113, 157, 226. 
Pomorit, Pomoroit, p. 226. 
Ponit Caupalhint, pp. 137, 157. 
Pont (Pen-), p. 157. 
Pontaven, p. 33. 
Pont-Ivy, p. 201, n. 6. 
Pont-Manety, p. 219. 
Porhoet, Porroit, pp. 157, 199. 
Port-an-guaraguer, p. 226. 
Porpic, p. 226. 
Porth (an), p. 157. 
Porthoed, p. 226, 
Portz-Bozven, p. 192. 
Portzbriendo, p. 226. 
Porzoed, Porzoez, p. 226. 

27 



— 418 



Porzpiz, p. 226. 
Posiat, p. 157. 
Posidhoiam, pp. 138, 157. 
Posteuc, Postuec, p. 227. 
Pou-bels, Poubelz, p. 226. 
Poucaer, Poucber, pp. 113, 157. 
Poudouvre, p. 25. 
Poul-brient, p. 193. 
Poul-cofiFov, p. 227. 
Pouidreuzic, p. 225. 
Poul-Haelec, p. 225. 
Poullan, p. 225. 
Poul-lazron, p. 217. 
Poullaouen, p. 225. 
Poul-marvezen, p. 219, n. 3. 
Poul-pezron, p. 224. 
Pou-trocoet, Porhoet, pp. 157, 

199. 
Poupaia, p. 46. 
Poyll, p. 227. 

Prat-an-Rous (Azanor de), p. 229. 
Preden (Lan), p. 157. 
Preselan, p. 111. 
Preselgar, pp. 111, 114. 
Preselguoret, pp. 111, 179. 
Prigent, pp. 132, 227. 
Primait, p. 157. 
Primarchoc, pp. 150, 157. 
Pritguall, p. 227. 
Pritient, pp. 132, 158. 
Propriando, p. 226. 
Prostan (Loin), p. 158. 
Prostian (Ran), p. 158. 
Prostlon, pp. 146, 158. 
Prostuuoret, pp. 158, 179. 



Puchuezle, Puch-e-huezle, pp.214, 

227. 
Pul-bili, p. 158. 
Pulcarvan, pp. 114, 158. 
Pulcrauthon (Tref), pp. 121, 158. 
Puldengel (Tref), p. 158. 
Pul-gouidnet, pp. 133, 158. 
Pull-Ilfin, pp. 100, 158. 
Pullupin, p. 158. 
Pul-machoer (Budmael), p. 158. 
Puraurit, pp. 158, 226. 
PUNPEIUS, p. 46. 
Pyllae, p. 227. 
Pyrki, pp. 116, 158. 
Quicanton (Ran), p. 174. 
Quurduithal, p. 158. 
Rabili, pp. 110, 159. 
Rakaer, Rachaer (an), p. 227. 
Rach-enes, pp. 128, 158. 
Raclaman, pp. 144, 158. 
Racwant, pp. 158, 172. 
Radenec, p. 234. 
Raduueten, pp. 159, 174. 
Raguenes, pp. 128, 158. 
Randremes, p. 158. 
Ran-Melan (1), p. 148. 
Ran-Vilian, p. HO. 
Rat-Md, pp. 111, 158, 227. 
Ratguethen, p. 227. 
Ratboiarn, pp. 139, 158. 
Ratlouuen, pp. 147, 158. 
Ratomagus, p. 20. 
Rattenuc (Les), p. 159. 
Ratvili, pp. 110, 159. 
Ratuuan, pp. 159, 172. 
Ratuueten, pp. 159, 174. 



(1) Les noms de propriété commençant par ran sont nombreux, mais ran n'j 
a que la valeur d'un nom commun, villa^ 'parcelle. On trouvera ce mot entre 
parenthèses après le nom propre. 



419 — 



Rectugenus, p. 29. 
Redgand, p. 227. 
Redoret, pp. 161, 179, 227. 
Red-uuoret, pp. 161, 179. 
Redoc, p. 161. 
Redon, p. 163. 
Redones, p. 57. 
Reith (lahan), p. 159. 
Reituualart, Reithgualart, pp. 159, 

171. 
Repandunum, p. 21. 
Resguethen, p. 227. 
Resmunuc, pp. 153, 160. 
Resou, p. 227. 
Rest-dezalbeu, p. 232. 
Restaloué, p. 232. 
Restanet, pp. 160, 166. 
Restou (Caer), p. 159. 
Restue, Restoi, p. 159. 
Resuuoret, pp. 160, 179. 
Rethcand, p. 227. 
Rethcar, pp. 114, 159. 
Rethian, p. 228. 
Rethuualart, pp. 159, 171. 
Rethuual, pp. 159, 161, 171. 
Rethuueten, pp. 159, 174. 
Rethuuobri, pp. 159, 177. 
Rethuuocon, pp. 159, 177. 
Rethuuoret, pp. 159, 179. 
Riagual, p. 159. 
Riallen, p. 228. 

RiALOBRANI, p. 46. 

Riarthou, p. 228. 
Rian, p. 159. 
Rianau, pp. 106, 159. 
Riant-car (Ran), pp. 114, 158. 
Ri-assoe, pp. 107, 158. 
Riatham, p. 159. 
Riaual, Riauual, p. 159. 
Ricanam, pp. 113, 159. 



RiCATi, p. 46. 

Riceneu, pp. 116, 159. 

Ricoglin, Ricolin, p. 159. 

Ricuiu, p. 160. 

Ricun, p. 159. 

Ridetuued, pp. 123, 159. 

Ridiern (Trev), p. 228. 

Riguallon, pp. 160, 172. 

RigLiallen (Kaer), p. 228. 

Riguenn (Ker), p. 228. 

Riguocon, pp. 160, 177. 

Rihael, pp. 134, 159. 

Rihoel (Ran), pp. 138, 159. 

Rihouuen, pp. 140, 159. 

Rimael, pp. 149, 1,59. 

Rimael (Ploe-), p. 228. 

Rimelen, p. 228. 

Rimeren Croch, pp. 122, 159. 

R,imoete, p. 84. 

Rimonoc, pp. 153, 159. 

Rioal (Kaer), p. 228. 

Ritiern (Bron), pp. 112, 159. 

Rivaladre (Ker), p. 171, n. 5. 

Riuualart, pp. 159, 171. 

Riuallazr, p. 207. 

Riuuallon, Riuallon, pp. 160, 172, 

228. 
Riuallonou, p. 228. 
Rivalen (Goet), p. 228. 
Riuualoe (Bot), pp. 160, 172. 
Riuualt, pp. 160, 172. 
Rivait an Grue, p. 228. 
Riuuaroi, pp. 160, 172. 
Rivelen, pp. 159, 228. 
Riuen (Ker), p. 228. 
Riuuere, pp. 159, 173. 
Riuueten, pp. 159, 174. 
Rivilin, Rivilen, pp. 110, 159. 
Riuuoion, pp. 160, 177. 
Riuuoret, pp. 160, 179. 



420 



Riuuorgou, pp. 133, 160. 
Ri-uur, pp. 160, 180. 
Ridgen, Ridien, pp. 132, 161. 
Ridgent, pp. 132, 161. 
Riduualt, pp. 162, 172. 
Riduuant, pp. 161, 172. 
Riduueten, pp. 161, 174. 
Rietan, pp. 159, 160. 
Riethoc, Riedoc, p. 160. 
Riginet, p. 159. 
Rignodus, p. 159. 
RiGODUNUM, pp. 21, 29, 36. 
RiGOMAGUS, pp. 20, 29. 
Rinan, p. 160. 
Rinduran, p. 160. 
Rinoid, p. 160. 
Rinod, p. 160. 
Rinuiu, p. 160. 
Rioc, p. 159. 
Riocan, p. 159. 
RiocATus, pp. 46, 50. 

RiOTHAMUS, p. 50. 
Risan, p. 160. 
Risanau, pp. 106, 160. 
Riscaham, p. 160. 
Riscant, pp. 114, 160. 
Riskiboe, Puschiboe, Riskipoe, 

pp. 110, 160. 
Riscomnit, pp. 119, 160. 
Risconan, pp. 120, 160. 
Riscum, pp. 122, 160. 
Rishoiarn, pp. 139, 160. 
Risien, pp. 132, 160. 
Rismonoc, pp. 153, 160. 
Ristanet, pp. 160, 166. 
Ristenalt, p. 160. 
Risvidoe, pp. 109, 160. 
Risuueten, pp. 160, 174. 
Risuuion, p. 160. 
Risuuocon, pp. 160, 177. 



Risuuoret, pp. 160, 179. 
Risuuotal, pp. 160, 180. 
Ritanau, pp. 106, 161. 
Ritcant, pp. 114, 161. 
Ritgen, Ritien, pp. 132, 161. 
Rithoiarn, pp. 139, 161. 

RlTOGENUS, p. 39. 

Rituualart, pp. 161, 171. 
Rituuald, pp. 161, 172. 
Rituuant, pp. 161, 172. 
Rituucten, pp. 161, 174. 
Rituuoret, p. 161, 179. 
Ritoch (Ty), p. 161. 
Roalt, pp. 105, 161. 
Roandelin, p. 229. 
Roaut, p. 161. 
Roazon, p. 57. 

Rodait, Rodald, pp. 105, 161, 228. 
Rodaud, p. 228. 
Roderch, pp. 162, 228. 
Rodoed Carn, pp. 114, 162, 
Rodoed Gallec, p. 162. 
Roeantken, pp. 116, 162. 
Roedlon (Ran), pp. 146, 162. 
Roenbrit, pp. 111, 162. 
Roencomal, pp. 119, 162. 
Roengual, p. 228. 
Roenguallon, p. 228. 
Roenhebet, pp. 136, 162. 
Roenhoiam, pp. 138, 162. 
Roenhoiarn (Compot), pp. 119, 

139, 162. 
Roenhouuen, pp. 140, 162. 
Roeniuialart, pp. 162, 171. 
Roônuuallon, pp. 163, 172. 
Roenhuarn, p. 228. 
Roenuuolon, p. 163. 
Roenuuoret, Roentuuoret, pp. 162, 

179. 
Roeniant (Mes), p. 228. 



421 - 



Roetanau, p. 162. 
Roezfau, p. 229. 
Rohoiarn, pp. 139, 161. 
Roiantken, Roiantkent, pp. 116, 

162. 
Rioantdreh, Roiantdrec, pp. 126, 

162. 
Roiantdreon, p. 162. 
Roianthebet, pp. 136, 162. 
Roiantuuallon, pp. 162, 172. 
Roiantuualt, pp. 162, 173. 
Roiantuuoion, pp. 162, 177. 
Roidoc, p. 162. 
Roinuuallon, pp. 163, 173. 
Romel, p. 161. 

Romhail, Romael, pp. 148, 161. 
Romin, p. 161. 
Ronenettes, p. 204. 
Rongoet, Rongoedo, p. 229. 
Ronhouuen, pp. 140, 162. 
Ronuuallon, pp. 163, 172. 
Ros (villa), p. 163. 
Roscaroc, pp. 114, 163. 
Roscoff. p. 26. 
Rosdraenen, p. 202. 
Rosgal, pp. 131, 163. 
Roslochen, p. 229. 
Rosmeuur an Cloedou, pp. 117, 

163. 
RosDoen, p. 229. 
Rosquoet, Rosquoedou. p. 229. 
Rostreinen, Rostrenen, p. 202. 
Roth (Camp), p. 163. 
Rotheneuf, p. 146, n. 6. 

ROTOGENUS, p. 39. 

Roton (Redon), p. 163. 

ROTTALI, p. 39. 

Rouandelin, p. 229. 
Rouant (Kaer), p. 229. 
Roudouallec, p. 162, n. 2. 



Rouzaud, Rozaud, p. 228. 
Rozerch (Kaer), p. 228. 
Rozulair, pp. 230,231. 
Ruantrec, p. 162. 
Rudfoss, pp. 130, 163. 
Rudheder, p. 163. 
Rufaux (Le), p. 229. 
Rulazarou, p. 216. 
Rumanton, pp. 162, 163. 
Ruraatam, p. 163. 
Rume, p. 163. 
Rumuual, R,umgual, pp. 163, 

171. 
Run (Le), p. 229. 
Run-bihan, p. 191. 
Runbran (Alan), p. 229. 
Rungant, p. 229. 
Runlin, p. 163. 
Rus (Even), p. 229. 
Ruz-radenec, p. 229. 
Ruunet (Compot), p. 119. 
Ryaval (Moustaer-), p. 228. 
Sabini, p. 46. 
Sach (Le), p. 229. 
Sach-Radul, Sach-Raoul, p. 229. 
Sabioc, pp. 163. 
Sabrina, p. 36. 
Saint- Aignan, p. 99, n. 2. 
Saint- Algoestle ( Saint- Aloestre), 

p. 188. 
Saint- Alvoez (Saint- Aloué), 

p. 187. 
Saint -Broladre, Saint -Brelade, 

p. 207, n. 9. 
Saint-Kigeau, p. 236, n. 1. 
Saint-Colezoc, p. 199. 
Saint-Congar, p. 200. 
Saint-Conogan, p. 120. 
Saint-Coulitz, p. 199. 
Saint-Dalouarn, p. 231. 



— 422 — 



Saint-Defridec, p. 232. 
Saint-Evarzec, p. 232. 
Saint-Felan, Saint-Fezglan, p. 204. 
Saint-Germain, p. 213. 
Saint-Gouvry, pp. 207, 193. 
Saint -Gueltas ( Saint - Gildas ) , 

p. 208. 
Saint-Guenmoloc, p. 209. 
Saint-Hernin, p. 39. 
Saint-Idult, p. 236. 
Saint-Iglur (Sent Iglur) , p. 141. 
Saint-Innan, p. 216. 
Saint -Maeoc (Saint-Mayeux), 

pp. 149, 218. 
Saint-Meguen (Saint-Méen), p. 151. 
Saint-Melan, p. 403, n. 10. 
Saint-Meleuc, p. 403, n. 10. 
Saint- Mol flf, p. 221. 
Saint-Molvan, p. 221. 
Saint-Nenec, p. 100. 
Saint-Nolff (Saint-Molff), p. 221. 
Saint-Riuallazr, p. 228. 
Saint-Tayac (Lothéa), p. 231. 
Saint-Tremeur, p. 101. 
Saint-Thegonnec, pp. 101, 168. 
Saint-Tugdual (Tudgual), p. 235. 
Saint-Tutel, p. 170, n. 1. 
Saint-Zunan, p. 216. 
Salaguun, p. 229. 
Salamun, pp. 163, 229. 
Salaùn, p. 229. 
Saliciduni, p. 47. 
Salomagus, p. 20. 
Samarobriya, p. 29. 
Santan (Ran), p. 164. 
Santeuc (Yvo Kaer-), p. 230. 
Santones, p. 14. 
Sarphin (Bot), p. 164. 
Saturnan, p. 164. 
Sauce (Le), p. 164, n. 4. 



Saushoiarn, Sausoiarn, pp. 139, 

164. 
Sauso, p. 164. 
Sausoarn, p. 164. 
Sauzon, p. 164. 
Scadr (Scaer, Scathr), p. 230. 
Scaelan, p. 164. 
Scaer, p. 230. 
Scahunec, p. 230. 
Scamam baith (Ran), p. 164. 
Scamnouuid (salina), pp. 105, 164. 
Scamou, p. 230. 
Scathr, p. 164. 
Scauuen (Caer), p. 164. 
Scazr, p. 230. 
Schiriou, p. 164. 
Scoeu (Caer), p. 164. 
Scolan, p. 230. 
Scuban, p. 164. 
Sculcher, p. 230, 
Seder, p. 164. 
Segneu, p. 164. 
Segodunum, p. 21. 
Segomaros, pp. 21, 29. 
Segoyellauni, p. 29. 
Seidhun (insula), p. 164. 
Sein (île de), p. 164. 
Selqovae, p. 36. 
Senacus, p. 47. 
Sennilus, p. 47. 
Senomagli, p. 47. 
Senones, p. 29. 
Sent (Tigran), p. 164. 
Sent-Defridec, p. 230. 
Sent-Ducocan, p. 164. 
Sent-Iglur, p. 165. 
Sent-Rioc, p. 165. 
Sent-Thoui, p. 164.. 
Sent-Uurguestl, p. 165. 
Serchan, p. 165. 



- 423 — 



Serho, Serro, p. 165. 
Sether Seder, p, 165. 
Setubogius, pp. 7, 8. 
Sican (Bron), p. 112. 
Sider, p. 165. 
Sidol, p. 165. 

Sidum,Sidun(Budoc-Cap-),pp. 165, 
191. 

SiGOVESUS, p. 29. 
SiLVANECTES, p. 14. 
SiNGIDUNUM, p. 21. 

Sint (Ran), p. 164. 

Sint-Toui, p. 1.65. 

Sirfic (Ludre), p. 165. 

Si ter, p. 165. 

Sizunt, p. 230. 

Soit Gneuer, p. 165. 

Soit Hinuarn, p. 165. 

Soult-Alarun, p. 230. 

Sout-Wenhaes, p. 211. 

Spethot, Spethut, Spezot, Spezet, 

p. 230. 
Spontaill (terra), p. 230. 
Stellan, p. 230. 
Staer (an), p. 165. 
Stergavale, pp. 131, 165. 
Ster-Iaer, Ster-laeron, p, 216, 
Steyr (Le), p. 233. 
Stlinan, p. 165. 
Stodken, p. 165. 
Stouuillan, p. 165. 
Strat (Caer), p. 238. 

SUBELINO, p. 47. 
SUCARUS, p. 30. 

Suillinizac, p. 231. 
Sulan, p. 165. 
Sulbrit, pp. 111, 165. 
Sulcar, pp. 114, 165. 
Sulcat (Tnou), pp. 114,165. 
Sulcomin, pp. 119, n. 2, 165. 



Sulconnan, pp. 120, 165. 
Sulhezre (Ros), Rozulair, p. 230. 
Sulgubri, pp. 165, 177. 
Sulguen, p. 230. 
Sulhael, pp. 135, 165. 
Sulhaeloc, pp. 135, 165. 
SulhoeI(Ran),pp. 138, 165. 
Sulhoiarn, pp. 139, 165. 
Sulmael, pp. 148, 165. 
Sulmin, pp. 151, 165. 
Sulraonoc, pp. 153, 165. 
Sultiern. pp. 165, 167. 
Suluen, p. 230. 
Sulvrit, pp. 111, n. 6, 165. 
Suluuoion, pp. 165, 177. 
Sul-uuoret, pp. 165, 179. 
Suloc, p. 165. 
Sulon, p. 165. 
Sulniac, Suluniac, p. 231. 
Suzun (Buezec-cap-), p. 232. 
Tadioc, p. 231. 
ïadou, p. 231. 
Tahauc (Bot), p. 165. 
Taital, Taetal, p. 166. 
Talan, p. 165. 
Talar Rett, p. 166. 
Talcoet-Noyal, p. 231. 
Talenquoit, Talenhuet, pp. 199, 

231. 
Talhoit, Talhuet, pp. 199, 231. 
Talhouarn, p. 231. 
Taliesin, Talgesin, p. 231. 
Talori, p. 47. 
Tanalt, pp. 105, 166. 
Tanki, pp. 116, 166, 231. 
Tancinus, p. 39. 
Tanconus, p. 39. 
Tanc jrix, p. 39. 
Tanezre (Quoet-), p. 231. 
Tangi, Taogui, pp. 166, 231. 



424 — 



Tangrad, pp. 133, 166. 
Tanguethen, p. 231. 
Tanheder, p. 231. 
Tanhoiarn, pp. 139, 166. 
Tanirz, p. 231. 
Tanoarn, pp. 139, 166. 
Tanreed, p. 231. 
Tanuoud, p. 166. 
Tan-uuoion, pp. 166, 177. 
Tanui, Tanue, p. 166. 
Tanecan, p. 166. 
Tanet, p. 166. 
Tanetbidoe, pp. 109, 166. 
Tanetbiu, 110, 166. 
Tanetcar, pp. 114, 166. 
Tanetguion, p. 166. 
Tanetkam, p. 166. 
Tanethirt.Tanethert, pp. 136, 166. 
Tanetlouuen, pp. 147, 166. 
Tanetmael, pp. 149, 166. 
Tanetmarcoc, Tanetmarhoc, pp. 

150, 166. 
Tanetui, p. 166. 
Tanetuuallon, pp. 166, 172. 
Tanetuueten, pp. 166, 174. 
Tanetuuiu, pp. 166, 176. 
Tanetuuoion, pp. 166, 177. 
Tanetuuolou, pp. 166, 178. 
Tanet-uuotal, p. 166, 180. 
Tanetic, p. 166. 
Taranucnos, p. 30. 
Taranus, p. 30. 
Tarbeisonios, p. 10. 
Taruu (Ran), p. 166. 
Tayac (saint), p. 231. 
Tekos, p. 8. 
Tefridec (saint), p. 231. 
Tegernacus, p. 17. 
Tegonnec (Saint-Tliegonnec), pp. 

iOO, 168. 



Teguennoc (Lan), p. 168. 

Tehtei, p. 167. 

Tehuuiu, pp. 167, 176. 

Teleau, Teleu (Lan), p. 232. 

Telent bastart, pp. 109, 166. 

Telerimelsi, p. 167. 

Telchruc (plebs), Telgruc, pp. 

167, 232. 
Telmedovia (plebs) (Ploudalme- 

zeau), p. 100. 
Temer (vicus), p. 232. 
Teaietan, p. 167. 
Tenou-Evel (Tenuel) , pp. 168, 

n. 3. 233. 
Terenes, pp. 128, 167. 
Terethian, Terithien, pp. 161, 168, 

231. 
Terguisiaeth, Terguisiaed, Terui- 

siez (redevance), p. 232. 
Tethion, p. 167. 

Tethguithel, Tetguithel, p. 167. 
Tethuuid, pp. 167, 175. 
Tethuuiu, p. 167, 176. 
Teutates, p. 30. 

Teudoret (Theudoret), p. 236. 
Teuthael, p. 235. 
Teutomatus, p. 21. 
Teyr (Le Steyr), p. 232. 
Tiarmailus, pp. 100, 167. 
Tiarn, p. 167. 
Tiarnan, p. 167. 
Tiarnoc, p. 167. 
Tibidy, pp. 100, 167. 
Tiernmael, pp. 100, 148, 167. 
Tieuc (Le), Le Thiec, p. 233. 
Tigernomaglus, pp. 100, 167. 

TiGERNOMALUS, p. 47. 

Tigorent, Thiorent, p. 233. 
Tigran Haelnou, pp. 133, 134, 
167. 



— 425 



Timor (Ran), p. 167. 
Tinsedio (villa), p. 121. 
Tiridian, p. 231. 
Tnou-Barroc, p. 167. 
Tnou-heyr, p. 233. 
Tnou-laian, pp. 143, 167. 
Tnou-melin, pp. 151, 167. 
Tnou-mern, pp. 151, 167. 
Tnou-monokan, p. 233. 
ToBios, p. 36. 

ToGODfMNOS, p. 39. 
Tolmaen (Tref), p. 168. 
Tonam (Ran), p. 168. 
Tonouloscan, p. 146, 168. 
Thopepigia, p. 100. 
Toquonocus, pp. 100, 168. 
Torithgen, Torithien, pp. 161, 168. 

TOTATIGENUS, p. 30. 

Touezec (saint), pp. 101, 168. 
TovisAci, p. 47. 
Toulgoet, p. 234. 
Toulsallo, p. 233, n. 9. 
Tourc'h, p. 169. 

TOUTIORIX, p. 30. 

TouTissicNOs, pp. 12. 
Torrius, p. 8. 
Towoedocus, pp. 101, 168. 
Traez (Pen-), p. 234. 
Treanton, pp. 106, 125, 168. 
Treb-alloian, p. 168. 
Treb-anaoc, p. 168. 
Treb-araii. p. 168. 
Treb-codic, p. 168. 
Trebcoet, pp. 119, 168. 
Trebdobrogen, pp. 125, 168. 
Trebdreoc, p. 168. 
Treb-Etuual, pp. 129, 168. 
Treb-Haelan, pp. 134, 168. 
Treb-Hinoi. pp. 137, 168. 
Treb-laian, pp. 143, 168. 



Treb-Maenbaud, pp. 149, 168. 
Treb-Moetcar, pp. 152, 168. 
Treb-mor, pp. 153, 168. 
Treb-nouuid, pp. 155, 168. 
Treb-querman, p. 163. 
Treb-Uuiniau, pp. 168, 175. 
Treb-Uuokamoe, pp. 113, 168, 

176. 
Tre-bihan, p. 233, n. 9. 
Tre-brivan, p. 234. 
Trebudhiarn, p. 168. 
Tre-gadoret, pp. 168. 
Tregar, pp. 114, 168. 
Tregaranteuc , Tregarantec, p. 

234. 
Tregar van, p. 114. 
Tregomael, Tregomel (Saint-Ca- 

radec), pp. 149, n. 1, 199. 
Tregouet, p. 76. 
Tregranteur, p. 234. 
Treguennec, p. 234. 
Tregunc, p. 234. 
Trelivalaire, p. 207. 
Tremehouarn, pp. 221, 234. 
Tremeoc, pp. 219, 234. 
Tremoar, p. 221. 
Treogat, p. 234. 
Treoultre-Penmarch, p. 234. 
Trevenalec, p. 76. 
Tre-villant, p. 76. 
Tre-vras, p. 76. 
Trech-guoret, p. 234. 
Trechmor (Saint-Tremeur), p. 101 . 
Trederh, pp. 122, 168. 
Treff-brivan, p. 234. 
Tref-Budgual, pp. 112, 168. 
Tref-Karentuc, p. 195. 
Treffiagat, p. 234. 
Treffingar, pp. 129, 168. 
Tref-gaennec, p. 234. 



426 



Tref Gellan, pp. 132, 168. 
Trefguenc (Les-), p. 234. 
Tref-Harthoc, p. 136. 
Trefflean, pp. 143, n. 9, 217. 
Tref-les, p. 234. 
Trefloc, p. 168. 
Treff-maeheuc, pp. 234, 219. 
Tref-neuued, pp. 155, 168. 
Tref Pul-Grauthon, pp. 121, 158, 

168. 
Tref Pul-dengel, pp. 158. 
Treff-Riagat, p. 234. 
Tref Tolmaen, p. 168. 
Tref Tudoc, p. 169. 
Treffuezger, p. 234. 
Treffuortre, p. 234. 
Trefuozgat, p. 234. 
Treguisiez, p. 232. 
Trehanton, p. 234. 
Treh-louuen, pp. 147, 169. 
Trehoiarn, Trihoiarn, pp. 125, 

126, 139. 
Trehoit, pp. 119, 168. 
Trehuarn, pp. 234. 
Treisfaven, Trefaven, p. 235. 
Treithgen, pp. 132, 169. 
Treiz, p. 235. 
Trelowen, pp. 147, 168. 
Trenacati, p. 47. 
Treshoret, pp. 169, 179. 
Treslerian (portus), pp. 144, 169. 
Treslûen, p. 169. 
Tresmer, p. 169. 
Trestan (île), p. 235. 
Tret-bras, pp. 111, 169. 
Tretcand, pp. 114, 169. 
Tretgruuc, p. 169. 
Treth (Kaer en), pp. 169, 235. 
Trethhilkel, Trehiguer, p. 169. 
Trethian, p. 169. 



Trethur (Saluden aa) , p. 235 . 
Trev-blen, pp. 110, 168. 
Trev-leyan, p. 217. 
Trev-munbl, p. 168. 
Trev-Ridiern, p. 228. 
Treuezver (Prioratus de), p. 234. 
Treus (vicus), p. 235. 
Treut, p. 235. 
Treuuoret, Treboret, pp. 126, 

169. 
Tribodu, pp. 110, 169. 
Triboud, p. 169. 
Tricasses, p. 14. 
Triduith, p. 169. 
Triglur, p. 169. 
Triboiarn, [jp. 126, 169. 
Tribuueten, pp. 126, 169. 
Trisanton, p. 36. 
Tristan (l'île), p. 235. 
Tritut, p. 169. 
Tri-uuoet, p. 169. 
Trid-boud, p. 169. 
Trimarkisia, p. 17. 
Trinanto, p. 18. 
Trob (Ran), p. 169. 
Trogallen, p. 233, n. 9. 
Troiedh, Truedh, p. 169. 
Troinhirt, p. 137, 169. 
Tromelin, p. 167, n. 8. 
Tromern, p. 167, n. 9. 
Tronavallen, p. 233, n. 9. 
Troneven, p. 233, n. 9. 
Tronscorfif, p. 233, n. 9. 
Troubeir, p. 233. 
Tudal (Saint), Tudgual, p. 235. 
Tudguenne (Loc), p. 235. 
Tudguoret, Tudoret, pp. 210, 235. 
Tudvael (Ran), p. 149. 
Tuduual, pp. 170, 171. 
Tud-uuoret, pp. 171, 179. 



— 427 



Tudian, p. 169. 

Tudoc, pp. 169, 235. 

Tuhte, p. 170. 

Tujan (Lan-Duian), p. 236. 

TuNGETACE, p. 17. 

Tuouzeir, p. 233. 

Turch (plebs), pp. 169, 236 

TUTA, p. 4. 

Tiitahel, pp. 135, 169. 
Tutamau, p. 170. 
Tutgual, pp. 170, 171. 
Tuthael, pp. 135, 170. 
Tuthouuen, pp. 140, 170. 
Tuthuiu, p. 170. 
Tutuualart, pp. 170, 171. 
Tutuuallon, pp. 170, 171. 
Tutuuocon, pp. 170, 177. 
Tut-uuoret, pp. 170, 179. 
Tute, pp. 169. 
Tutian, p. 169. 

TUTIANUS, p. 39. 

Tutocan (Lan), p. 169. 
UcuETis, pp. 11. 
Uhel (Kaer), p. 236. 
Uhelgarz, pp. 205, 236. 
Uhelveu, p. 236. 
Ulgagni, p. 47. 
Ult(flumen),rOust,p. 170. 
Unconc (campus), pp. 120, 170. 
Undan, p. 170. 
Unva (Daniel), p. 170. 
Urbgen, Urbien, p. 23. 
Urbhoiarn, pp. 139, 170. 
Urbian, Urbien, pp. 132, 170. 
Urblon, pp. 146, 170. 
Urbmgen, pp. 132, 170. 
Urbon, p. 170. 
Urum-gen, pp. 132, 170. 
Urmoet, pp. 152, 170. 
Urs (Caer), p. 236. 



Ursan, p. 171. 
Urscant, p. 171. 
Ursuualt, pp. 171, 172. 
Urvlon, pp. 146, 170. 
Urvodius, pp. 152, 170. 
Urvuoit, Urvoet, Urvoez, pp. 152, 

170, 236. 
Usebres, p. 236. 
Utian, p. 171. 
Uvel (Kaer), p. 236. 

UXAMA, p. 30. 
UXELLODUNUM, pp. 21, 30. 
UXELLIMUS, p. 30. 
UXOPILLI, p. 40. 

Valci, p. 17. 

Uualcmoei ou Uuaicmoel ou 

Uualtmoe, pp. 152, 171. 
Vallauniu.s, p. 39. 
Uùallon, p. 171. 
Uuallonic, p. 171. 
Uualt, p. 172. 

Uuantnou (pars), pp. 133, 172. 
Warocus, p. 50. 
Uuasbidoe, pp. 109, 172. 
Uuasuediu, pp. 109, 172. 
Uuecon, p. 174. 
Uuednoc, p. 173. 
Vedomayi, p. 48. 
Uueidien, pp. 132, 173. 
Uueithnoc,Uueitnoc,pp. 101, 173. 
Vellaunodunum, p. 29. 
"Vellavii, p. 29. 
Uuenbris, pp. 111, 175. 
Uuenbrit, pp. 111, 175. 
Vendesetli, p. 48. 
Yendubarri, p. 48. 
Vendumagli, p. 48. 
Wenhaes (Sout), p. 211. 
Uuenlouuen, pp. 147, 175. 
Uuenmael, pp. 148, 175. 



428 



Uuenmened, p. 152, n. 8. 
Uuenran, pp. 158, 175. 
Uuenruant, pp. 163, 175. 
Uuentamau, pp. 166, 176. 
Uuenuuocon, pp. 176, 177. 
Uuenuuoial, p. 176. 
Uuen-uuorgou, p. 176. 
Yeneti,Venedia, pp. 57, 66. 
Uuener-monoc, pp. 152, 173. 
Vepomulus, p. 40. 
Vepisones, p. 40. 
Veracius, p. 48. 
Veragri, p. 30. 
Vercassivellaunus, p. 38. 
Vercingetorix, p. 31. 
Vergilius, p. 31. 
Vergivios, p. 36. 
Vergobretus, p. 17. 
Vernemetis, p. 9. 
Vernodubrum, p. 31. 
Vernomagus, p. 31. 
Weroc, pp. 191, 111, 173. 
Veromandui, p. 31. 
Versicnos, p. 9. 
Vesontio, p. 14. 
Uuetencar, pp. 114, 173. 
Uuethen-cor, pp. 120, 174. 
Uueten-bidoe, pp. 109, 174. 
Uuetencain, pp. 113, 174. 
Uuetencunan, pp. 120, 174. 
UuetengIoeu,Wetengloui, pp. 133, 

174. 
Uuetenhoiarn, pp. 139, 174. 
Uuetenmonoc, pp. 153, 174. 
Uuetenrit, pp. 161, 174. 
Uuetenuual, pp. 171, 174. 
Uuetenuuoion, pp. 174, 177. 
Uueten-uuoret, pp. 174, 179. 
Uuetenan, p. 173. 
Uuetenic, p. 173. 



Uuethenoc, Uuetcnoc, p. 173. 
Uuethien, pp. 132, 173. 
Uuicant, p. 174. 
Uuicantoe, p. 174. 
Uuicanton (R,an), p. 174. 
Victor, p. 48, 
Viducasses, p. 31. 
ViDucos, p. 40. 
Uuinanau, pp. 106, 175. 
Uuinbicham, pp. 109, 175. 
Uuincalon, pp. 113, 175. 
Uuincampt (Compot), pp. 119, 175 
Uuincant, pp. 114, 175. 
Uuincar, pp. 114, 175. 
Uuincimalo, p. 175. 
Uuincon, pp. 174, n. 3, 175. 
Vindobala, p. 29. 

ViNDOBONA, p. 31. 

Vindocladia, p. 37. 

ViNDOLANA, p. 37. 
ViNDOGARA, p. 29. 
ViNDOGLADIA, p. 37. 
ViNDOMAGUS, p. 29, 
ViNDOMORA, p. 37. 
ViNDOMORUCIUS, p. 40. 
ViNDONISSA, p. 29. 

Uuinhael, pp. 135, 175. 
Uuinhaeloc, pp. 135, 175. 
Uuinhamal, pp. 136, 175. 
Uuinhoiarn, pp. 139, 175. 
Uuinmael, pp. 149, 175, 
Uuinmelio, pp. 151, 175. 
Uuinmochiat, pp. 152, 175. 
Uuinmonid, pp. 152, 175. 
Uuinmonoc, pp. 153, 175. 
Uuinmorin, pp. 153, 175. 
Uuinrunoc, pp. 163, 175. 
Uuinuualoe, pp. 101, 172, 175. 
Uuin-uueten, pp. 174, 175. 
Uuin-uuoret, pp. 175, 180. 



— 429 



Uuinan, p. 175. 
Uuinoc, pp. 50, 175. 

VlRDUMARUS, p. 21. 
VlROCONIUM, p. 31. 
YlRODUNUM, p. 31. 
ViROMAGUS, p. 20. 
ViROMARUS, p. 21. 

VisuRix, p. 22. 

YlTALIS, p. 48. 
VlTALIANUS, p. 48. 

Uuitcan (Caer), p. 175. 
Withur, p. 101. 
Uuiucant, pp. 114, 176. 
Uuiuhamal, pp. 136, 176. 
Uuiuhoiarn, pp. 139, 176. 
Uuiuhomarch, p. 176. 
Uuiulebran, pp. 144, 176. 
UuiulouLien, pp. 147, 176. 
Uuiurailis, pp. 151, 176. 
Uuiurat, pp. 159, 176. 
Uuiuror (Ran), p. 176. 
Uuiutihern, pp. 167, 176. 
Uuiu-uuoret, pp. 176, 180. 
Uuobri, pp. 111, 177. 
Uuobrian, pp. 111, 176. 
Uuocomet, p. 176. 
Uuocondelu, pp. 123, 176. 
Uuodoetal, pp. 125, 176. 
Uuodhochic, p. 177. 
Uuoedadoeu, p. 177. 
Uuoedanau, pp. 106, 177. 
Uuoedatoeu, pp. 108, 177. 
Uuoeder, p. 177. 
Uuoedmon, pp. 101, 177. 
Uuoednovius, p. 101. 
Uuoetatoe, p. 177. 
Uuoethoiarn, pp. 139, 177. 
Uuoetuual, p. 177. 
Uuokaraoe (Menehi), p. 176. 
Uuohoiarn, pp. 139, 176. 



Uuoider, p. 177. 
Uuoithoiarn, pp. 139, 177. 
VOLCAE, p. 31. 

Uuoletec, pp. 176, 178. 
Uuolotic, p. 176. 
Uuolouan, pp. 146, 176. 
Uuo-talin, p. 176. 
Uuo-tolan, p. 176. 
Uuorandor, p. 178. 
Uuoranton, pp. 106, 178. 
Uuorasoe, Uuorasou, pp. 107, 178, 
Uuoratam, p. 178. 
Uuorathoui, pp. 108, 178. 
Uuorbili, pp. 110, 178. 
Uuorbri, pp. 111, 178. 
Uuorcantoe, pp. 114, 178. 
Uuorcomet, p. 178. 
Uuorcomin, pp. 119, n. 2, 178. 
Uuorcondelu, pp. 123, 178. 
Uuordetuuid, pp. 123, 178. 
Uuordoethal, Uuordoetal, pp. 125, 

178. 
Uuoret, p. 178. 
Uuoretcant, pp. 114, 179. 
Uuoretcar, pp. 114, 179. 
Uuorethael, pp. 135, 179. 
Uuorethemel, pp. 136, 179. 
Uuorethoiarn, pp. 139, 179. 
Uuoret-mebin, p. 179. 
Uuoretic, p. 179. 
Uuoretin, p. 179. 
Uuorethoc, p. 179. 
Uuorgauan, pp. 131, 179. 
Uuorgen, p. 179. 
Uuorgoel, pp. 133, 179. 
Uuorgost, Uurgost, pp. 133, 179. 
Uuorgouan, pp. 133, 179. 
Uuorhasoeu, Uuorhasoui, pp. 107, 

179. 
Uuorhaitoui, pp. 135, 179. 



— 430 



Uuorhatoeu, Uuorhatohoui, pp. 

135, 178. 
Uuorhocar, pp. 138, 178. 
Uuorhoiarn, pp. 139, 179. 
Uuorhouuen, pp. 140, 179. 
Uuorhuuant, pp. 172, 179. 
Uuorien, pp. 132, 179. 
Uuorloies, pp. 146, 179. 
Uuorlouuen, pp. 147, 179. 
Worraawi, p. 101. 
Uuormhaelon, pp. 134, 181. 
Uuormoet, pp. 152, 179. 
Uuormonoc, pp. 152, 179. 
Vormuini, p. 23. 
Uuorocan (Ran), p. 180. 
Uuorocar, p. 178. 
Uuortalin, p. 179. 
Uuortemic, p. 179. 
Uuorvili, pp. 110, 179, 
Uuoruuelet, pp. 173, 179. 
Uuoruueten, pp. 174, 179. 
Uiioruuinet, pp. 175, 179. 
Uuoruuoer, p. 179. 
Uuoruuoion, pp. 177, 179. 
Uuoruuoret, p. 179. 
Uuoruuouan, p. 179. 
Uuotuuoiam, p. 177. 
Uuranton, pp. 106, 178. 
Uurbidoe, pp. 109, 178. 
Uurbili, pp. 110, 178. 
Uurbri, pp. 111, 178. 
Uurbudic, pp. 112, 180. 
Uurcomet, p. 178. 
Uui'comin, pp. 119, n.2,178. 
Uurcondelu, pp. 123, 178. 
Uurdigrinn, pp. 124, 180. 
Uurdistin, Wrdisten, pp. 101, 

124, 180. 



Uurdoital, pp. 125, 178. 
Uurdrigon, p. 180. 
Uurgen, pp. 132, 178. 
Uurgint, pp. 132, 180. 
Uurgitan, p. 180. 
Uurgnit, pp. 133, 180. 
Uurgoion, pp. 177, 179. 
Uurgost, pp. 133, 178. 
Uurgual, pp. 171, 180. 
Uurhamal, pp. 136, 180. 
Uurhen, pp. 136, 180. 
Uurbocar, pp. 138, 178. 
Uurhoiarn, pp. 139, 179. 
Uurion, pp. 132, 178. 
Uuriunet, pp. 143, 179. 
Uurliuuet, pp. 145, 180. 
Uurlouuen, pp. 147, 179. 
Uurmoet, pp. 152, 179. 
Uurmonoc,pp. 152, 179. 
Uurnau, pp. 133, 180. 
Uurtemet, pp. 167, 180. 

UURTIGERNUS, p. 49. 

Uurvidoe, pp. 109, 180. 
Uurvili, pp. 110, 179. 
Uuruual, pp. 171, 180. 
Uuruuant, pp. 172, 179. 
Uuruuetben, pp. 174, 179. 
Uuruuelet, pp. 173, 179. 
Uur-uuoret, p. 179. 
Uurm-haelon, pp. 181. 
Uurmham, p. 181. 
Uurmgen, Uurmien, pp. 132, 181. 
Uurmhouuen, pp. 140, 181. 
Uurmon, pp. 181. 
Ylispoe, Ylisploe, p. 215. 
Yllut (saint), p. 236. 
Ysella (Kerdiflfez), p. 215. 
Yssubres, p. 236. 



— 431 — 



II — Vocabulaire 



Pour éviter de continuels renvois, je résume en quelques mots 
les lois des mutations des consonnes initiales, et je donne la 
liste des pronoms et particules qui provoquent ces mutations. 

Les consonnes, dans le corps du mot, sont soumises, comme 
nous l'avons vu (pp. 65 et suivantes), dans les langues 
néo-bretonnes, à deux affections principales : 1" les explosives 
sourdes, ou ténues, ou fortes, deux à deux, ou précédés de r ou l, 
donnent une spirante sourde : sac' h sac = saccus; march 
cheval = *marcos; kefiTonc = cippus; cor/" corps = corpus; 
caz chat (plus anciennement cath, avec spirante sourde, 
vannetais cah, cach) = cattus; nerz force, gallois nerth, 
vannetais nerh = *nerto- (cf. le gaulois Nertomaros) ; caez, 
aujourd'hui kèaz malheureux, autrefois, esclave, vannetais kèh, 
gallois caeth = *cactos (= latin captus) ; 2'' entre deux 
voyelles, même si l'une d'elles a actuellement disparu, les 
explosives sourdes p, t, k deviennent des explosives sonores; 
les explosives sonores ô, d, g, deviennent des spirantes sonores : 
b ainsi que m, devient d; d devient ;:: (spirante dentale); g après 
avoir été spirante disparaît ou laisse comme trace un i; en un 
mot les consonnes s'assimilent aux voyelles qui les flanquent. Les 
voyelles ont deux caractères distinctifs : la sonorité (ce sont des 
sons du larynx, accompagnés, dans leur émission, de vibrations 
des cordes vocale:^) (1) et la continuité. Parmi les consonnes, 
p, t, k, sont des sourdes et ne sont accompagnées d'aucune 
vibration des cordes vocales; b, d, g, sont sonores, mais on ne 
peut les continuer : la bouche est fermée avant leur émission et, 
après leur émission, ou leur explosion, si on veut les prononcer 
de nouveau, il faut replacer les organes dans la même situation 



(1) On peut facilement se rencli'e compte de ces vibrations, en mettant le 
doigt sur ce qu'on appelle la pomme d'Adam, ou mieux, en se bouchant les 
oreilles pendant qu'on émet les sons. 



— 432 — 
qu'auparavant. Entre voyelles, les explosives sourdes s'assimilent 
à leur milieu en devenant sonores, les explosives sonores en 
devenant continues sonores, ou spirantes, ou fricatives (dans 
l'expression des spirantes, la bouche est ouverte, mais le conduit 
buccal plus étroit que dans l'émission des voyelles ; de plus les 
spirantes peuvent être sourdes ou sonores; f, s sont des sourdes, 
V, zdes sonores). 

Ces deux grandes affections atteignent les consonnes initiales 
des mots, chaque fois qu'un mot est précédé d'une particule 
ou d'un pronom faisant corps avec lui ; alors, en effet, la consonne 
initiale devient en quelque sorte médiale et doit être traitée comme 
telle : si la particule était anciennement terminée par une sourde, 
par exemple la spirante s, la consonne initiale explosive sourde 
devient spirante sourde ; ainsi le nombre tri trois = vieux celtique 
trïs (cf. latin, très, grec rpeït = rpeieg), faisant corps avec le mot 
suivant, si la consonne initiale est une explosive sourde, la 
transforme en spirante sourde; au lieu de tri ki trois chiens, 
on a tri chi; au lieu de tri penn trois têtes, on a tri fenn; au 
lieu de tri ti trois maisons, on a tri zi (anciennement tri thi). 
La particule était-elle terminée par une voyelle, l'initiale suivante 
est traitée comme la consonne entre deux voyelles dans le corps 
du mot; ainsi le pronom possessif masculin hé, hi, est un ancien 
génitif terminé par une voyelle; faisant corps avec le mot suivant, 
il transforme l'explosive sourde en sonore, l'explosive sonore, 
en spirante sonore : en parlant d'un homme, on dira : 

hé benn sa tête, au lieu de hé penn. 

hé déôd sa langue, — hé téod. 

hé gein son dos, — hé kein. 

hé vréac'h son bras, — hé hréach. 

hé vipien ses fils, — hé ynipien. 

hé zourn sa main, — hé dourti. 

hé c'/mr sa jambe, — hé gCir. 

hé icèlé son lit, — hé gwélè. 

(sporadiquement) hé zaé sa robe — hé saé. 



— 433 — 
S'agit-il au contraire d'une femme, le pronom Ae qui est, 
au féminin, un ancien génitif, terminé par une consonne 5, produit 
spiration de l'explosive sourde initiale suivante, et laisse intactes 
les explosives sonores : en parlant d'une femme, on dira : 

hé fenn au lieu de hé henn (pour un homme). 

hé zéôd (anc. hé théod) — hé déôd — 

hé c'hein — hé gein — 

hé Iréac'h — hé vréach — 

hé mipien — hé vipien — 

hé dourn — hé zourn — 

hé gar — hé char — 

hé gwélé — hé loélé — 

Un troisième phénomène, plus récent, atteint aussi les initiales 
devenues médiales : l'assourdissement de l'explosive sonore : 
lorsqu'une particule faisant corps avec le mot suivant était 
terminée, à l'époque du moyen armoricain, par une spirante 
sourde ou un s, elle s'assimile l'explosive sonore suivante et la 
transforme en sourde : 

z {ih) -\- g OM s •\- g donne k 
z {th) ■\- d ow s -\- d — t 
z {th) -\- b ow s + p — p 

Ainsi le pronom possessif de la deuxième personne du pluriel, 
ho, transforme les initiales g, d, b en k, t, p : 

ho kenou votre bouche, au lieu de ho genou 
ho tourn votre main, — hô dourn 

ho preur -voire (r ère, — hô breur. 

Or, ce pronom, en armoricain moyen, s'écrivait oz, hoz ou 
plus exactement os, hos (haut-vannetais actuel, hous ami votre 
ami, écrit de cette incroyable façon hou ç'ami). 



— 434 — 
Voici la liste des particules ou des pronoms causant un des 
trois phénomènes suivants : \° spiration des consonnes initiales; 
2° transformation des explosives sourdes initiales en sonores 
et des momentanées sonores en continues sonores; 3" l'assour- 
dissement des explosives sonores b, cl, g en p, t, k, ou en 
d'autres termes, la provectio7i des faibles en fortes (I). 

I. Le pronom possessif et personnel régime ma ou va ou me; 
le même pronom personnel joint à la particule verbale relative a : 
am = a' m; 

Le pronom possessif et pronom personnel régime de la 
3^ personne du singulier en parlant d'une femme hé, hi son, 
sa, la; 

Le pronom possessif et personnel régime de la troisième 
personne du pluriel, /zo leur, leurs, les; 

Les noms de nombre : tri trois, au masculin, teir, au féminin, 
pévar quatre, au masculin, péder, au féminin (2). 

IL L'article an, ar, al {an devant les voyelles, les dentales, 
n, et h étymologique, ne provenant pas d'une mutation, ar 
devant les autres consonnes, al sporadiquement devant l), 
devant un nom féminin au singulier, en faisant toutefois 
une exception pour cl initial , et devant les noms masculins au 
pluriel (3); 

Le pronom possessif ou pronom personnel régime de la 
deuxième personne du singulier (ia, de, ton, ta, te; 



(1) Pour les formes des particules et des pronoms, ainsi que pour leur action 
grammaticale, je me règle sur la grammaire de Le Gonidec, faute de pouvoir 
me référer à une autre plus méthodique. 

(2) iVflo neuf, cause également dans certains pays ces phénomènes, mais la loi 
n'est pas générale. L'article masculin ar, le pronom possessif ou pronom régime 
de la première personne du pluriel, hon, hor, transforment k initial en c'h : 
ar c'hi; hon ou hor clialoioi. 

(3) Les deux déclinaisons qui ont dominé et dont les noms ont entraîné les 
autres, au point de vue des genres, sont la déclinaison masculine en o (grec 
>ôyo-f , latin i'([ï<os, equus), et la déclinaison, féminine en a (latin o-osa, grec 



- 435 — 

Le pronom possessif et régime de la troisième personne du 
singulier en parlant d'un homme hé, hi, son, sa, le; 

Les noms de nombre daou deux, au masculin, diou, au 
féminin ; 

Les particules : a de; da, de pour; 

Dré par; 

Pan, pa lorsque; aba = a-pa depuis que; 

Pe quel, quelle; 

Ha, re particule s'employant avec le futur dans le sens de 
l'optatif; 

War, ar, sur, diicar, diar; 

Le pronom relatif et particule verbale a, assourdi sporadi- 
quement en e; 

La particule em = amhi servant à former le verbe réfléchi, 
précédée de en, autrefois du pronom complément : en etn ganna 
se battre; 

Les formules ar ré ceux, celles; en eur {dans un) formant 
avec l'infinitif une sorte de participe présent actif; 

Ré trop; 

Seul, ancien substantif employé avec le comparatif dans le 
sens de tant plus. Certains adjectifs précédant le substantif 
provoquent aussi les mêmes mutations, en formant avec le subs- 
tantif un véritable composé; de même pour peiu^ entièrement, 
peuz presque. 

L'adjectif suivant le substantif féminin subit aussi régu- 
lièrement la mutation. D'après le même principe, lorsque 



i3pé|sa). Comme nous l'apprend l'irlandais, le nominatif pluriel des noms en o, 
se terminait par une voyelle {fir hommes = *verl *veroi), celui des noms en a, 
par une consonne : tuatha peuples =r *tôtâs *toutâs. L'article s'accordait natu- 
rellement avec le substantif. En conséquence, la consonne initiale du mot qui 
le suivait, se trouvait, au nominatif pluriel masculin, entre deux voyelles, au 
nominatif pluriel féminin, entre deux consonnes. Le phénomène contraire se 
produisait au singulier. Au masculin et au neutre, l'article se terminait par une 
consonne, au féminin par une voyelle. La règle des pluriels est soumise à 
d'importantes exceptions, la plupart relativement récentes, mais quelques-unes 
sont dues probablement à l'influence des noms à thèmes terminés par une consonne. 



- 436 — 

deux substantifs se suivent et que le premier est féminin, 
le second est soumis à la mutation initiale et, naturelle- 
ment, puisque le premier substantif se terminait autrefois 
par une voyelle, à celle qui atteint la consonne entre deux 
voyelles (1). 

III. Le pronom complément de la deuxième personne du sin- 
gulier az, a; 

Le pronom possessif et personnel régime de la deuxième 
personne du pluriel ho, en moyen armoricain, hoz, votre, vos, 
vous; 

Le nombre pemp, cinq, provoque généralement le chan- 
gement de b en p, et même, dialectalement, de ^ en k, de 
giv en kw. 

Dek, dix, est dans le même cas , mais change b en v : dek 
vloaz, dix ans, au lieu de dek hloaz (2). 

Rem. Les particules : ô, qui, avec l'infinitif, remplace le participe 
présent; é, particule verbale non relative; ma, jouant le rôle de 
la conjonction que, provoquent le changement de h et m en v, 
de g en h, c'h, de gio en w. C'est un simple fait d'assimilation. 
était en moyen armoricain oz — orz = icrtli, vieil armoricain, 
di-urt\h\ gallois wrth; é était ez; ma était maz = ma -\- ez. 



(1) Il y a à cette loi, dans les noms de lieux, une exception assez fréquente, 
mais qui n'est qu'apparente. Elle n'a, je crois, jamais été relevée ni expliquée. 
Le mot kacr, ker, étant féminin, provoque régulièrement changement des sourdes 
en sonores ; or, on trouve Kcrhellec, Kerbouar au lieu de Ker-cellec, Ker-vonar, 
et on prononce réellement Kerhellec, Kerbouar. Ces villages ne sont pas non 
plus de création nouvelle ni baptisés par des amateurs peu au courant des règles 
de la phonétique bretonne. La raison en est que le second terme de ces composés 
était masculin et précédé de V article : Kerbellec était autrefois Kaer-en-belec, 
Kerbouar était Kaer en bouzar (Voir C'hrestomathie,])}). 189, 192); de même 
pour Kergouic, réellement prononcé ainsi ; or, Kergouic était au moyen âge, 
Kaer an Goffic (Voir Vhidex). 

(2) Des phénomènes analogues se reproduisent pour certains mots semi-com- 
posés : exemple, er hopian, la petite coiffe, en bas-vannetais, = er c'Jweff bihan. 
Les mots unis par la prononciation s'influencent aussi ; la finale sourde assourdit 
l'initiale sonore : lamret d'în, dites-moi, prononcé sans arrêt, devrait s'écrire 
phonétiquement lavaretîn, etc. 



— 437 — 
L'origine du ^, ancienne spirante dentale, explique que les mots 
commençant par cl fassent exception : ôtercliel et non ô derchel, 
en tenant; gril e tebrinn ou gril ma tebrinn, et non debrinn, 
faites que je mange. 

Pour faciliter, surtout aux lecteurs qui ne sont pas Bretons de 
langue, le maniement du vocabulaire, je mets sous c les mots 
dont l'initiale est réellement gutturale, que cette initiale soit 
écrite c, h ou qu, tout en conservant à l'initiale son orthographe. 
De même, on trouvera sous /, les mots dont l'initiale est écrite ^r, 
mais se prononce comme / français ; on trouvera sous s les mots 
écrits c et prononcés s, même quand ce sont des mots d'origine 
française, ce qui est le cas ordinaire. Le pluriel se trouve, en 
général, sous la forme du singulier. Pour les verbes, je place 
d'abord les temps à terminaison primaire (présent, impératif, 
subjonctif, futur, prétérit indicatif), puis les temps secondaires 
(imparfait ou présent secondaire, conditionnel ou futur secon- 
daire (présent ou imparfait du subjonctif), conditionnel passé ou 
prétérit secondaire ou plus-que-parfait du subjonctif); l'infinitif 
suit, avec les formes du passif. Je ne tiens pas compte, 
pour l'ordre alphabétique, des consonnes doubles, le même 
mot s'écrivant souvent, tantôt avec une, tantôt avec deux 
consonnes. 

Je n'ai pas cru devoir séparer les formes d'un même 
verbe, différentes par la racine, mais associées par l'usage. 
Des renvois éviteront d'ailleurs, de ce chef, au lecteur, tout 
embarras. 



— 438 — 



1. a,, pron. relat. et part. verb. 
apparaissant entre le sujet ou le 
compl. direct et le verbe, en propo- 
sitions affirmatives : heruez a guelaff 
suivant ce que je vois, 292 ; pez a 
graffoe que je ferai, 243 ; gret a gueret 
faites ce que vous voulez, 355 ; me a 
ia je vais (mot à mot : c'est moi 
qui va), 243, etc., etc. — devient 
e en vannetais, dans une bonne 
partie de la Cornouailles et du pays 
de Tréguier : ur grès e houlenuan 
je demande une grâce, 337, 359, 
360, 370, 371, 373, 374. 

Ce pronom-particule cause sono- 
risation ou spiration de la consonne 
qui suit ; il est souvent sous-entendu 
et ne trahit sa présence que par son 
action sur la consonne initiale sui- 
vante : a c'hui oulen est-ce que vous 
demandez? 322, a c'iiui bromet est-ce 
que vous promettez? 322. 

a suppléé par nep : Doue nep oa 
croeas Dieu qui nous a créés, 300; 
v. nep. 

a se combine avec les pronoms 
personnels : a'm, a'z, a'n : hennez 
a'm recompanso celui-là me récom- 
pensera, 293; surtout avec le verbe 
être : a'm eux qui est à moi, c'est- 
à-dire que j'ai {v. bezaf), 245, 261, 
297, 332, 363, 365, etc.; me a'z guel 
je te vois, 270 ; me'z badez = me a'z 
badez je te baptise, 252; nep a'n 
deveux celui qui a, 260; v. bezaff; 
ni'n tamallo = ni a'n tamallo, 246. 

Au lieu de az on a a : me a pet Je 
te prie, 270. 

Au lieu de az, e : m'é cleveije 
t'entendrai, 337 (= me es clevei, 
me a'z clevei); p'é guelant lorsqu'ils 
te voient, 336. 



2. a 2}our az" de ton, pour az te. 
pron. pers. 2<= pers. à l'ace. : v. az. 

3. a, de, prép. [génitif et ablatif 
latins), provoque sonorisation et 
spiration de la consonne initiale 
suivante : a galon vad de bon cœur, 
357; a gorf hac a eue de corps et 
d'âme, 339; leun oc'h a c'hracc vous 
êtes pleine de grâce, 339 — e pour 
a sporadiquement : meur e via beau- 
coup d'années, 369, 371. 

En composition avec des adjectifs 
ou substantifs, forme bon nombre 
d'idiotismes : v. prêt, nevez, caus, 
peurz, het, gouez, etc. — remplacé 
par zo , à Groix : zo er vevelli des 
serviteurs, 378, 379; v. eus. 

Se combine avec les pronoms 
possessifs : a'm corf de mon corps, 
259, 246, 248, 270, 298; a'z grat 
de ta faveur, etc. — au lieu de az, 
a : an froez a coff = an froez a'z coff 
le fruit de ton ventir, 256. 

iSe combine avec t'arlicle : a'n 
poenyau ha'n casty des peines et des 
châtiments, 301, 242, 254, 256, 257, 
271, 276, 301, 348, etc. 

Ac, ag devant les voyelles : ac er 
péhet du péché, 327, cf. 328; cha- 
pelieu ag er barrés-men les chapelles 
de cette paroisse-ci, 329. 

5e place après l'adjectif interro- 
gatif : pe a nation out, 353. 

4. a, ac, partie, interrog, a ny ya 
allons-nous? 283; a c'hui a gret 
croyez-vous? a pidi a rit-u est-ce que 
voiiS priez? 340; pep unan en enter- 
rogas ac eff a gouzie s'il savait, 271 
— ag intt zou sont-ils? 344. 

5. a pour ac et; v. ac. 

6. a pour ac quam, conjonc. de 
compar.; v. ac. 



— 439 - 



7. a pour ar sur; v. ar. 

8. a, haul-corn. pour \va : Kemed 
en a ce qu'il avait, 368, 370. 

9. a il ou elle va, prcs. sg., 
3" pers. : a te goar nia'z a Barba 
sais tu où va Barba? na perac tra 
eu ez a hy et pourquoi elle va? 284; 
me a ia je vais, 243 ; plur. l""" j)ers., 
hamb, 337 — Impératif prés. act. 
sg. 2° pers., qua; va, 244; plur. 
2^ pers. et : et-u allez, vous, 331 
[remplacé souvent par kerzet) — 
Futur, sg., i^'^ pers., iff, 243; inn, 
hin, hmgn, hinn, 363, 368, 370, 372, 
374; Supers, sg. yel; yelo, yei : me 
yeljïmi, 247; me yelo, 243; iello, 
331; me yei, me ye, 376, 378; plur. 
3« pers., aint, int, 321, 337 — 
Prêter, prim. ind. sg. l""^ pers. ys : 
er bloas quentaff ma'z ys didan ar 
beth, 315; 3^ pers. : aas, 367; eaz 
289, 299, 372; e yas, e hiaz, 376, 
378; e haz, 374; e hèz, e hes, 368 
— Imparf. et condit. (présent et 
fut. second.) : sg. 3"= pers. ae, 28 1 ; 
hiè, 370; plur, F^ pers. aemp, avec 
le sens condit. : just eo ez aemp il 
est juste que nous allions, 352 — 
Pari, passif eat {plus anc. aet), 
312, 264; éet, éed, et, 366, 367, 
369; haut cornouaillais , mais 
surtout vannetais weït, 371 — Ad- 
jectif verbal de nécessité, disparu 
de l'armoricain moyen, aatoe dans 
inaatoe ineundum est. 

aba depuis que (= a pa, v. pa, 
pan), 364. 

abaff hésitation, scrupule, 270 ; 
hep abaff sans hésitation ; he canno 
heb neb abaff, 286; il la battra 
sans aucun scrupule. 

abahisset ébahi : ez vihont oll 
abahisset ils furent tous ébahis, 293. 

abalamour, balamour, ba- 
lemout (=:a palamour, du français 
paramour), conj. ouprép. suivant que 



l'expression est jointe à une conj. 
exprimée ou sous -entendue, ou à 
une prép. : abalamour ma paixe que, 
352, 366, 373 ; a balamour da à cause 
de, 324 — balemout, en bas-vannelais 
= a balemourt pour abalemour de, 
373, V. palamour. 

abaissaf je condescends à ou 
j'ai honte de, 246. 

abardahez soir, 267 [pro- 
prement : la fin du jour, la vêprée). 

abarz (= a parz, v. parz) : abarz 
ma voa achu e via avant que son 
armée ne fût achevée, 348; abarz 
dedans, 271, v. parz. 

abarz, ebarz, barz dedans, 
dans, 271, 333, v. parz. 

aba-wé depuis (=: a pa we). Prép. 
et conj. : abawé moun depuis que je 
suis, 366, 373 ; a boe, 330 — Pays 
de Goello ebwe, 369. 

abek luotif 367. 

abil habile, savant, 276, 339. 

abim abîme, 263. 

aboissance obéissance, 339. 

abominabl abominable, 338. 

abostol apôtre, 325 — Plur. 
abostolet apôtres, 327; cf. apostol. 

abrant sourcil, subst. fém. : dyou 
abrant les deux sourcils, 299. 

abred, v. apret. 

Sibreget abrégé, part. pass., 260. 

absolven absolution, 273, 330. 

abus manquement, tromperie, 
281. 

abuse, verbe : er re a abuse ceux 
qui abusent, 330. 

ac, a et, conj. généralement bac, 
hag, ha (ha devant les consonnes, hac 
devant les voyelles), pp. 243, 244, 
245, etc., etc., 330, 331, etc., etc. 

Se combine avec farticle ou en 
reste séparé : a'n misterou et les mys- 
tères, 246; en hanu au tat a 'n map 
au nom du Père et du Fils, 252, 
332, etc., etc. 



440 — 



5e combine avec le pronon passes- 
sif : a'm dou dorn et mes deux mains, 
267, etc. 

ac, a, dans les formules compa- 
ratives : kerkenta m 'eo deuet aussitôt 
qu'est venu, 366,367; c/". 369,371, 
375. 

aceruission glose hirsutis , rudes, 
dentelés, adj. plur. (cf. gallois agarw 
rude, inégal], p. 88. 

aquetou récemment, adv., 286. . 

acomloe irrémissible (gl. inso- 
lubile, 88. 

accomplisse, verbe, prés. sg. 3« 
pers. ; er re . . . na accomplisse, ceux 
qui n'accomplissent pas, 330. 

action action, 297. 

acto actes, 349. 

actorien, acteurien acteurs, 
349. 

accoustrement accoutrement, 
vêtements, 294. 

acuyttet, aquitet, pari, pass., 
du français acquitter : dre he merit 
omp acuyttet par son mérite nous 
sommes acquittés (sauvés), 301 — 
liac y so en om aquitet s'ils se sont 
acquittes de, 351. 

accuitaign, vei^be à Vinfîn. : 
hem accuitaign s'acquitter de, 328. 

acupet gl. occupât, il prévient, 
prés. ind. sg. ^'^ pers., 88. 

ac'h : d' ac'h à vous, habituelle- 
ment d'och, 354, 355, 367, 368, 369 
(V. da). 

ac'banon, v. ahan. 

sicheua,facJ lever, verbeàl'infin., 
291 — Prés. ind. Z" pers. sg. ; achief 
finit, 277. 

achu échu, terminé, 348. 

adal depuis, 258 (= a tal), v. 
tal. 

Adam, N.pr., Adam, 269, 276, 
318. 

adarre, adare de nouveau, 
273, 290, 326 — vannetais are, 360. 



adbévet ressuscité, 367, 368. 
adkavet retrouvé, 367, 368. 
adieu adieu, 249, 360. 
admet mûr, desséché (i 



admiration admiration, 294. 

admonetas il admonesta, prê- 
ter, sg. 3<= pers., 293. 

admosoi aura souillé, subj. sg. 
S^p^rs. {gl. inrogaverit maculam), 88. 

adory tu adoreras, fut. sg. 2« 
pers., 328, 331. 

adreff derrière, 186. 

aduantage avantage, 355. 

aduent Avent, 258. 

aduerser, aduersour adver- 
saire, 255, 323. 

aduersourien adversaires, 323. 

aduertisse : m'ou aduertisse je 
vous avertis, 328. 

aduocat avocat, 325 — aduoca- 
det avocats, 298. 

aduocades avocate, 269, 298. 

ae, V. a il va. 

aedy il est : diuset ez aedi il est 
choisi, 242, v. edy, edo. 

ael ange, 273, 292, 298, 315, 
322 — eal, 293, auj. léonard eai, 
vannet. et corn. él. 

aelez anges, 270, 297, 298, 318 
— elez, 339, auj. vannet. élé et éled, 
irégorr. élet. 

aemb : reitt t'œmb donnez-vous, 
343, V. da. 

aeneb : a enep contre, 363, 364, 
V. enep. 

aer l'air, 318 — ear, 339. 

aer air (de musique) , prononc. 
ér, 315, 316. 

ser, forme du haut-vannet., pour 
eur heure [pron. ér), 344. 

aeset tranquillisé, 247. 

aessaff, super lat. rf'aes aise, aisé- 
ment : brases aessaf grosse très 
aisément, c'est-à-dire comme c'était 
très facile à voir? ou dans un état 



441 — 



de prossesse avancée? 2il — for-apss 
très aisément, 342 — eas : an chambre 
eas les cabinets cC aisance, 311 — 
easamanchou aùe5, 341. 

seternel éternel, 297. 

aeur heur, bonheur, 231 — aeurus 
heureux (3 syllabes), 247. 

affas il baisa ; prêter, sg. 
3<=pers., 270. 

affection affection, 290. 

affectionnet affectionné, 297. 

a-SeT affaire, 321, 322, 351. 

affet de fait, réellement, 263, 
271, 279, 283, 287, 296. 

affîn à fin, 328. 

affinité affinité, 257. 

affliget affligé, 328. 

affo vite, 283. 

affuy envie, 279. 

ag, V. a de. 

agrèabl agréable, 297. 

agouez en présence de, devant 
(= a gouez), 257. 

ahan d'ici, 325 — ahane de là, 
271, 280, 350 — ahanenn d'ici, 242, 
243 — ahano de là, 261, 290 — 
ahan en combinaison avec les pro- 
noms suffixes : ac'hanôn {moyen 
armoricain ahanof), achanoun, anôn 
de moi, 363, 367, 370, 372 — ahanot 
de toi, 291 — ahanomp, 323, 351, 
ahanamp de nous, 331 — ahanoch de 
vous, 304, 309 {ces pronoms suffixes 
jouent aussi, sporadiquement, le rôle 
de pronoms compléments : digemer 
ac'hanôn reçois-moi, 365; ne gasset 
quet a hanamp ne nous envoyez pas, 
331; cette construction, naturelle 
après un substantif, a dxi passer 
de V infinitif au verbe fléchi). 

ai eux, pron. pers. sujet, 378; 
cf. énn-ai eti eux, v. en, prépos.; 
get-ai avec eux, v. gant. 

Siior ancre {gl. anchora), 88. 

air carnage {gl. stragem), 88 — 
Plur. airou (gl. strages), 88. 



airma champ de bataille (en 
arima gl. in agone), 88 — Plur. 
airmaou {gl. machides), 88. 

airolion plur. d'airol qui a trait 
aux combats, belliqueux, violents 
{gl. vim), 88. 

ail, al autre {cf. arall), 298, 310, 
312, 323, 325, 348 — ar re al les 
autres, 323, 325. 

Allamaign l'Allemagne, 310. 

allas hélas! 284, 299, 301, 318, 
325, 341. 

aleiz beaucoup, v. leiz. 

Alexandrie (la ville d'Alexan- 
drie), 281, 289, 290. 

Alexis Alexis, 356, 357, 358. 

aly conseil, 242. 

alla conseiller, verbe à l'infin., 
324. 

aliance alliance dans le seîis 
de mariage, 339. 

aliancet tmis, mariés, 358, 

alies souvent, v. lies. 

ail, v. al, arall. 

altin rasoir (a altin gl. ferula 
à V ablatif), 88. 

aluson aumône, 281, 234 — 
alusennou aumônes, 341. 

am :=: d. m. de mon, de ma, de 
mes, t>. a 3. 

am pron. pers. rég. l^e pers. du 
sg., suivi de l'impératif, ham evezhet ; 
ham evezha veille sur moi, 273. 

am = a m, a relatif avec pronom 
pers., v. a 1. 

am = a m {ou ha-m), a et, plus 
le possessif l^^^ pers. du sg., v. ac 
et. 

aman ici, 241, 242, 243, 246, 
249, 250, 254, 259, 270, 273, 276, 
277, 278, 327, 351, 352, 334 — 
bas-vannet. eman, 374 — formes 
dialectales, amen, amenn, 359, 360, 
370; amîn, 380. 

amandement action de s'amen- 
der, 328. 



442 



AMBACTOS, lo. 

ambondans abondance, 349. 

ament : ar gras de n eiim amenl 
la grdre de s'amender, 348. 

ameus, v. bezaff IL 

ami ami, 336 — Plur. amiét, 329; 
amision, 380. 

amitié amilié, 328. 

amouc : hep amoiic, sans retard, 
2fi7. 

ampech, ampeig obstacle, 246, 
248. 

ampechet empêché, 291. 

ampechamant empêchement , 
208. 

ampereur empereur 349. 

ampresti emprunter ou apprêter 
[cf. apert et ampert), 245. 

amprevanet testes venimeuses, 
321. 

amsauath qui tient la place de 
(gl. vicarius), 88. 

amser temps, s. fém., 250, 258, 
270, 283, 329, 332, 334; amzér, 329. 

an, ar, en, er, article défini : 
vieil armoricain : do-n roch à la 
roche, 125, 161 (an 838); en, dans 
pagus en Fou, 128. 

Armoricain moyen, an, en : gant 
en besou man avec cette bague-ci, 
259, er dans Ker-er-fagon, 203 [an 
1436). 

Armoricain moderne, an, en, 
devant les voyelles et les dentales 
t, d, n ei h; ar, er, devant les autres 
consonnes; al, el, devant les li- 
quides, dans bon nombre de loca- 
lités, mais cette évolution est loin 
d'être générale: 322, 349, 350, 351, 
364, 374, 376, 377. 

L'article au datif se combine 
avec la préposition do (=*tu), da, 
de : do-n roch, 161; d'an prêt à 
temps, 252; cf. 292, 300, 324. 

L'article se combine avec la pré- 
position en dans : é "n offeren dans 



la messe, 322 ; é "r stat ce dans cet 
état, 328, 331, etc., etc. 

L'article s'agglutine souvent à 
certains substantifs qui le précèdent 
roe 'n Drindet, 273 ; Doe 'n Tat, 274. 

an = a de + an, v. a 3. 

an= a interrogatif+ ne, néga- 
tion : ha n"e eff quel liuet mat? 308. 

an = a relatif + n (en), pron. 
pers. 3" pers. sg., à V accus., v. a 1. 

an = moy. armor. af, 3* pers. 
sing. masc. à l'accus. : enn-ân, 363; 
pa'm eus âïi taffaet, 335 ; v. en, prépos., 
gant, da, ouz. 

an : dans an deveus, an devezo, 
etc., etc., r. a 1. bezaff II. 

anaon, r. anavon. 

anaout, v. aznavout. 

anavon «/ue.y, 294; anaffon 301; 
anaon, 3 40, v. eneff. 

anquen tour ment, angoisse, 251, 
253, 300. 

anqueniet tourmenté, chagriné, 
333. 

ancofua l'oubli, 261. 

ancou la Mort, 88; anquou, 
277. 

anquouhet oubli, 297 ; cf. an- 
cofua. 

anchantemanteu enchante- 
ments, 330. 

andret endroit : en pep andret 
de toute façon, 246; dre nep andret 
en aucune façon, 248. 

anduri endurer, 340. 

aneual animal, 321 — Plur. : 
aneualet, 289. 

anezaff de lui, 243, 248, 290; 
anneza, aneza, 323; anezan, 348; 
anezhân, 367; anehan, 337, 363; 
anéân, 363; anehôîi, 374; "naon, 372, 
373; haut vannet. anehou, 327. — 
Anezy d'e//e, 282, 283, 291 (mar bez 
anezy yenien s'il fait froid, 283 : 
anezy joue ici, et dans les locutions 
de ce genre, le rôle de hi en gallois 



443 — 



(pron. féminin de la 3" pers.], le 
rôle d'une sorte de neutre : y mae 
M yn oer il fait froid [le rôle de il 
en français, it en anglais) — Aneze 
d'eux, 261, 293; anehé, 329, 337; 
anehai [pron. anehè), anehè, 329, 
343, 337, 373, 379; anee, 366, 367; 
ané, anè, 369, 371, 373 (zonai, 379) 
— Anezo d'eux, 365, 366 ; anézhô, 
344. 

Rem. Ces pronoms jouent aussi le 
rôle de pronoms complém. à l accus. 

angagein cnqager, 339. 

anguilleteu aiguillettes, 330. 

anguoconam gl. vigilo [cf. 
gallois anogawn? v. Silvan Evans 
Welsh Dict.), 88. 

anhezas, prêter, sg. 3"^ pers. : 
y enauhezas ils le logèrent, 267. 

anjandret engendré, 348. 

Anna, N. pr., 317, 322. 

annaor du moment que [gl. 
quandoquidem), 88. 

ano nom, généralement hano, 
ano, 339 ; hanu, 2.39 ; hanoii, hano, 
288, 309, 322 ; han dans en han Doue 
au nom de Dieu, 331, 340, 341, 
363; haut-vannet. anhue, hanhue (en 
une syllabe), 342, 344, 337. 

anuet, écrit hanuet appelé, nom- 
mé, 242, 279, 293, 329, 330, 347, 
367. 

anscantocion sans écailles {gl. 
inscammossos, kg. insquamosos?), 88. 

ancien ancien, 281, 317; ancyen, 
276. 

antandemant entendement, 
336. 

antier entier, 279, 281. 

SiOtrèstu entres , prés. sg .^'^ per . , 
336. 

anuy peine, 299 — Plur. anuyou, 
301. 

anvi'eni'je, 340. 

aon peur, s. fém., 289, 334; 
aoun, 270; on : neb on pas de 



crainte, 33 4, 333 — haut-vannet. 
eeunn : eeunn e'm es j'ai peur, 358. 

aparchant il appartient, prés, 
sg. 3" pers. : euel ma'z aparchant ouz 
un roe... comme il appartient à un 
roi..., 293. 

aparissas apparut, prêt, en s. 
3" pers. sg., 293. 

apert ouvertement, 279. 

applicaff appliquer : em appUcaf 
s'appliquer, 293 — apliquein appli- 
quer, 345 — appUcas : chem appli- 
cas elle s'appliqua, prêter, sg. 3" 
pers., 280. 

apostol apôtre, 244, 298, 315 

— Plur. apostolet, 332 : cf. abostol. 
apostolique apostolique, 328. 
aprestaf : em em aprestaf je 

m'apprête, 266. 

apret à temps, de bonne heure 
[v. prêt), 244, 248, 231, 295; abret, 
abred, 348, 360. 

aprophetoch plus plausible, 
mieux prouvé, comparatif, 294. 

approuuet approuve, 298. 

apuret éprouvé : an cur apuret 
la charge dont il s'est montré digne ? 
230. 

ar sur, prép., 328, 332, 336, 
etc., etc. ; a'i viz sur son doigt, 371 ; 
v. "war. — : 

ar-n- : arn-uguent : quetan arnu- 
c,\m\ivingt-et-unième, 335 ; v. war. 

ar, er, article défini; v. an. 

arall, aral autre, 243, 244, 246, 
261, 277, 282, 284, 293, 296, 328, 
332, 337, 344, 338 — haut-vannet. 
rerall = re arall d'autres, 338, 376 

— a uèh-aral autrefois. 
araget enragé, 347. 
arcogued ou ancogued {gl. 

niciuos ; pour arcogued , cf. gallois 
argywed dommage, tort; pour anco- 
gued, cf. anghywydd, incompatible, 
discordant : v. Silvan Evans, Welsh 
Dict.), 89. 



ard 

ardant, ardent, 282, 293. 298. 

ardou arts : ardoii libéral arts 
libéraux, 289, 291 {avj. ce mot 
a, au pluriel, le sens d'artifices et 
de grimaces : ober ardou faire des 
manières). 

are de nouveau, v. adarre. 

arretaff arrêter, s'arrêter, 267, 
inf. 

argant argent, 89, 306, 337 : 
V. armant, à l'index des noms propres 
(Argant-ken, lunargant, lun-harchant). 

argarz : menn argarz, probable 
pour me'n argarz je le repousse, j'en 
ai horreur, 316 {Belle-Ile : men 
argarh horreur, arrière I). 

arguas, prêter, sg. 3" pers. : 
hy enn arguas an tra se elle l'argu- 
inenta {le reprit) sur cela, 280. 

argumentou arguments, 293. 

arhél archange, 332 : v. ael, 

arhescobet archevêques, 328. 

arhuest contempler, inf., 266. 

arimrot ou arimrat il s'est 
acquitté de, prêter, sg. 3« pers. {gl. 
functus est), 89. 

arriv arriver, 338 — ariuas : 
e harriuas il arriva, 275 — arri, ary 
arrivé, 351. 

arlerc'h après, 37 0, 374; arlerh, 
375, 376; v. warlerc'h. 

armennat, 188. 

Armory Armorique, 245. 

arocrion atroces {gl. atrocia), 89. 

aroedma, 96. 

aroez signe, 276; cf. aroedma. 

SLrreta.S s'arrêter, 249. 

articl article, 325. 

artifiç art, 290. 

artizandet artisans, 328. 

arçon arçon, 306. 

arton aboyer {kg. arthon, gl. 
latrare), 89. 

ARTVASS, 6, 7. 

aruanta qui désire vivement, 
près. sg. 3" pers., 89. 



aruuoart a fasciné {gl. fasci- 
navit), 89. 

aruuistl gage, 302. 

assaingn enseigne, 263. 

acellefîn afin (à cette fin], 329; 
a cel-fin, ibid. 

assemblé assemblée, 328. 

assemblet, assamblet assem- 
blé, 289, 290, 293, 328, 329, 346, 
351. 

assemblein assembler, 328. 

assantaff j'en conviens, prés, 
sg. {"'pers., 295; assaut, 3" per5. : 
Gildas en assaut Gildas en tombe 
d'accord, 249. 

asbévet ressuscité, 364. 

askavet retrouvé, 364. 

asqueut humblem.enl? 280. 

ascorinol osseux {gl. ossilem), 
89. 

asez s'asseoit, prés. sg. 3'^ pers., 
261. 

assez, asses assez-, 305, 359; 
acecc, 266. 

assistandet assistants , 328. 

assiste : er ré a assiste ceux qui 
assistent, 330 — assistet assistés, 
secourus, 329 — assisteing assister, 
328. 

assotet sot, 287. 

assur assurément, 280. 

assuret assuré, 294, 297, 354. 

astennet étendu, 325. 

attachit attachez, impér. plur. 
2" pers., 311. 

attal l'équivalent {mot à mot, 
repaiement), 89 {gl. vicarium). 

attanoc ailé {attanoc -i- clehu- 
rin, gl. musca volitaus), 89. 

atanocionfl!;7é5(^/. alligeris), 89. 

atao, atta-w toujours, 366, 380 
— etaw, 379. 

atfer : hep atfer sa7is doute, sans 
hésitation, 245. 

atis : a guir atis de bonne m- 
tention, 246. 



- 445 



au {deux syllabes) foie, s. masc, 
321. 

aucunemant aucunement, 336. 

augmentet augmenté, 324. 

autant : d'autaut meidy, d'autant 
arzé, d'autant que c'est, tout juste- 
ment parce que. 

autentic : autentic chem applicas 
elle s'appliqua réellement, soigneu- 
sement, 280. 

auter autel, 303, 323; autair, 
344. 

authorité autorité, 330. 

autramant autremfni, 292 — 
pe autramant ou bien, 340. 

autreit accordez . prés. ind. 
plur. 2^ pers., 297. 

autrou seigneur, monsieur, 246, 
253, 236, 272, 274, 312, 323, 326, 
331, etc. — autraou, 298 — otro, 
331 — haut-vannàt., eutru, 332. 

Plur. autronez, autrounez, 248, 238, 
290. 304, 303,307 — Otronne, 351. 

aval pomme, s. masc, 318, 334, 
335. 

AVALLO, 18, 19. 

avœl Ipron. avel) comme, 343 ; 
V. evel. 

auancc : daz hem auancc avance- 
toi, 283. 

avancet avancé, 339. 

auantur aventure : bezout vaillant 
e auauturçwe sa m -rière sera belle, 
hardiment menée. 2i9. 

auaricc avarice, 316. 

aveit, V. evit. 

auel, vent, s. fém., 290, 348. 

auen, mâchoire, joue, s. fém., 
283. 

auertisset averti, 330. 

aves, avez de, prép., 304, 307, 
308, 309, 310. 

auies les auyues, 306. 

aviseras, 271, 3:]S; auis a gra 
guenelT m'est avis, 309. 

auizas, prêter, sg. 3^ pers. : en 



em auizas il s'avisa , il réfléchit , 
278. 

auiset, part. pass. : pan oe en 
era auizet quand il se fut ravisé, 
quand il fut rentré en lui-même, 
291. 

auoalh assez-, 349 (= a gwalc'h); 
V. g'walc'h. 

avocadéss avocate, 344. 

avoeaf ai'ouer, reconnaître, 231 
— auoeet avoué, reconnu, 293. 

auy l'envie, 316. 

a[z] = A de + z, jouant le rôle 
de pronom possessif de la 1^ pers. 
du sg. : an froez a coff le fruit de ton 
corps : ha joue aujourd'hui , en 
haut-vannetais, le rôle de pro- 
nom possessif de la 2« pers. du sg. : 
bas hani le lien (écrit ha ç'hani!), bas 
hanhue ton nom : r. a 3 ; c/". evit a 
vont hy pour l'avoir {pour à toi être), 
pour que tu l'aies, 33 {v. bezaff II). 

az i=a relatif + z, pronom per- 
sonnel régime 2« pers. du sg., 
r. a 1. 

az = a ei + z possessif, v. ac 
conjonct. 

azéet assis, part, pass., 331, 
337 : cf. asez. 

azeule adore, impér. sg. 2= pers., 
300 — azuly adorer, ibid. 

aznat connu : ez guiliz haznat ;e 
vis clairement, 272. 

aznauaflfje connais, reconnais, 
prés. sg. i^" pers., 311 — aznauezo, 
futur sg. ^'^ pers., 293 — hanauas, 
prêter, ad. 3« pers. sg., 373 — 
aznaffe, cond. prés, ou futur second. 
3® pers. sg., 276, 290 — aznaout, 
anaout, inf. prés., 315, 321, 322, 
323 — aznauezet,banauet,pa?'/.pa5s., 
290, 339. 

azrouant l'ennemi, le démon, 
274. 276; azraouant, 323 — Plur. 
ezrevent, 235. 



ba 

ba = e bars, v. parz. 

badez, pi'és. ind. 3^ pers. sg. : 
mez badez je te baptise, 252; nep a 
badez, celui qui baptise, 257 — 
badezo, futur sg. 3" pers. — badezas, 
prêt. sg. 3« pers., 282 — badezet, 
part, pass., 251, 257. 

badezyant baptême, s. fém., 
257, 258— badizient, 252; badiziant, 
294 — badyœnn, haut-vannet., 344. 

baelec prêtre, 272, 325 — 
beleg, 256, 297 — belec, 298. 

balemout, v. abalamour. 

bamdé, v. pemdez. 

ban, V. pan. 

ban = barz ou barh an, v. parz. 

bannech goutte, s. masc, 250. 

banneu les bans (pour le ma- 
riage), 330. 

banvez bombance, bonne chère, 
364, 365. 

bar = e barz ar, 370, v. parz. 

bara pain, s masc, 245, 323, 
330, 363, 370, 372, 376. 

barac'h, 190. 

barados, v. parados. 

baranres file , front d'une 
troupe [gl. linea), 89. 

Barba, N. pr., 278, 279. 

Barbara, Barbe, .Y. pr., 278. 

barc'h, vannet. pour barz, v. 
parz. 

barcot devins, imposteurs {gl. 
caragios), 89. 

BARDOS, 15. 

hSLrn jugement, s. fém. et inf., 
251, 261, 287, 293, 295. 

baronnes [baronne) princesse, 
281. 

baronnet barons, 351. 

barz, V. abarz. 

bat stupeur, élourdissement {bat 
uel crit, gl. frenesim), 89. 



bet 

baut, adv. : ententet baut com- 
prenez bien, 285. 

be, ben, etc., v. bezaff. 

béar, v. berr. 

beb ou bed tombe {gl. tumuli, 
génit. sg.), 89, v. bez. 

BECCO, 15. 

bech faix, s. masc, 295. 

bed, V. bet. 

bede, v. bete. 

bedis les Jiabitants du monde, 
subst. plur., 247. 

belec, V. baelec. 

beguel nombril, 266. 

belly puissance, 270, 271, 274 
— avec le sens de seia : an froez 
a douguez e'z belly, 274. 

bemdez, v. pemdez. 

benac, v. penac. 

bénéfice béncfice, 297. 

benêt cimetière, s. fom., vannet. 
pour bered, 329. 

benigaf bénir, inf., 251 — 
benigo, fut. sg. 3"^ pers., 250 — 
heanisnel, par t. pass., 2&0, 265, 274, 
340, etc.; biniguet, 259, 298, 349; 
beniguet, 329, 331 — binizien, inf., 
297. 

bennoez bénédiction, 209. 

benuyo, fut. sg. 3" pers. : me 
benuyo je jouerai, je ferai de la 
musique, 283. 

beo, V. beu. 

bepret. v. pepret. 

berr court, 250, 297, 336, 347, 
349. 

berger berger, 285. 

berhonnec, r. brezonnec. 

berma, v. breman. 

besou, V. bizeu. 

bet le monde, s. masc, 243, 244, 
278, 294, 321, 322, 335; bed, 329, 
339, 348 — en bet au monde : Ira 



— 447 — 



bet 



beza 



en bet rien du tout, 294 ; tantacion 
é'r bétt aucune tentation, 343. 

bet vie : en divez bon bet à la fin 
de notre vie, 274. 

het jusqu'à, 343. 

bete, bede jusqu'à, 299; bette, 
351, 335 — bede, 242, 252, 258, 
270, 288, 289 ;he v^i^z jusqu'à lui, 
332 (=bete). 

bétel ou becel [gl. bulla), 89. 

EETULLA, 15. 

beuet noyé, part, pass. , 338 
(beu-et en deux syllabes; eu comme 
eu, comme dans le français heu- 
reux). 

beure matin (eu français dans 
heureux), s. masc, 276. 

beurs dans a heurs, v. perz. 

beu vivarit, 260, 267 — beo, 231, 
371 — bénv, 369 — béuu, 331; biu, 
376. 

befuaff vivre, inf. 239 ; bévaii, 
366, 368; béva, 363, 366, 372; 
béwign, 331; béwein, 379; biueing, 
bhieign, bihuin, 359, 375, 356 — 
Prés. ind. sg. 2^ pers., beuez, 267 

— Impér. sg. 2^ pers., beu, 257 

— Prés, second, ou imparf . , plur . , 
3* pers., e uevent ils vivaient, 347 

— Pari, pass., béwet, biwet, 380, 
377. 

be'wanté pour bewranté, voir 
pe'wrante. 

bez tombe, s. masc, 267, 271, 
281. 

béz, V. bis. 

bezhat mettre dans la tombe, 
enterrer, 267. 

Bezaff I, verbe substantif. 

Pour le prés, ordinaire, v. ouff, 
off, eus, ma, edy. 

Présent d'habitude. 

Sg. ï^^pers., mar bezaff cuit, 286; 
2"^ pers., pan vez, mar bez, 276, 283 

— guhavé parfois = guez a vez, gueh 



a ve, il y a des fois {fois il est), 
339 — Plur. 3^ pers., mar bezout 
s'ils sont (sens futur), 323. 

Impératif prés. 

Sg. ^^pers., na vez, 331 ; ?>'' pers., 
bezet, 254, 260, 261, 293,322, 323, 
335; baitt, bet, 343, 330 — Plur. 
2« pers., bezit, 326; bezet, 349; 
haut-vannet. baih : baih hun avocadess 
soyez notre avocate, 344. 

Futur prim. et subj. 

Sg. l'^ pers., ma'z viziff de façon 
que je sois, 249 ; na viziff, 244 ; gryt 
ma'z fiziff faites que je sois, 300; 
2^ 2:)ers. bezy, bizi : ma'z vizi, 252, 
257, 275, 276, 292, 303; bi : ne vy 
tu ne seras pas, 331, 337, 338; 
3® pers. bezo dans ne vezo, ez vezo, 
a vezo, ma'z vezo, pan vezo, etc., 
244, 245, 247, 250, 286, 288, 294, 
306, 307, 331, 337, 347, 349 — bo 
dans ret a vo, c'hui a vo, 337, 354 
{ces formes ont dît être autrefois 
uniquement des formes subjonctives 
correspondantes à be, et ne peuvent 
pas être toujours considérées comme 
des contractions de bezo) — Plur. 
!■'<' pers., evit na vezimp pour que 
nous ne soyons pas. 323; pa vezimp 
lorsque nous serons, 326; her ma'z 
vizimp ta7it que nous serons, 254; 
3*= pers., ez vizint, 290; boint : pa 
voint lorsqu'ils seront, 351. 

Ces formes avec les particules 
ra, re, da prennent la valeur d'un 
optatif : ra vezo, revezou, revou, 325, 
343; da vezo graet ho volontez soit 
faite votre volonté, 254 ; Doue da 
uezo guenech que Dieu soit avec 
vous, 307. 

Prétérit prim. 

Sg. 3^ pers., boe, boue : a voue 
qui fut, ne uoe, 231, 256, 270, 



448 — 



beza 
273, 278, 279, 289, 290, 299, 318 
(en armoricain moderne, ces formes 
se sonl confondues souvent avec 
celles de V imparfait du verbe subs- 
tantif oa, oann, comme il est facile 
de s'en rendre compte par l'étude 
des formes du verbe avoir, formes 
composées du pronom à cas oblique 
et du verbe être : v. plus bas) ; 
avec ez , foue : croas ma'z foue la croix 
sur laquelle il fut, 299, 301 — 
Plur. 3^ pers., ez vihont ils furent, 
293. 

Imparfait (prés, second.). 

Voir oa,edoa [à noter pa védo lors- 
qu'il était, forme née de l'analogie, 
par alliance de édo avec les formas 
commençant par b). 

Conditionnel (futur secondaire) employé 
surtout en proposition dépendante. 

Sg. !'■* pers., benn : onestant ez 
venn, 291; 2*= pers., bes : ne ves qiiet 
leset muy, 275; 3<= pers., be : quen 
abil ve si habile qu'il puisse être; 
raar discret ve, pan ve, 276; pa ve un 
ael a ve serait-ce un ange [quand 
ce serait que ce fût un ange), 292; 
cf. 271, 290, 299, etc., etc. — Plur. 
1" jjen., bem : mar bem, 360; na 
bermetit e venip, 323 ; 2^ pers., bech : 
occasion vech, 306; 3*^ pers., bent : 
muy eguit pa vent. 

Conditionnel (futur secondaire) employé 
en propositions dépendantes et prin- 
cipales. 

La 2"= pers. du plur. a notamment 
souvent le sens d'un simple futur. 

Sg. 3° pers., bihe : a vihe cnicifiet 
qui serait crucifié, 293; me garehé 
ma vehé diraeett je voudrais qu'il 
fût marié, 358 — Plur. 1" pers., 
bihemp : evit ma vihemp, 329 ; ma 
\éhemp, 328; 2" pers., bihet : ez 



beza 



vihet vous serez [avec la terminai- 
son -ec'h, les formes du futur secon- 
daire n'ont jamais le sens du futur 
primaire, excepté dans certaines 
localités), 277, 274, 304, 305, 308; 
e uiet, 354; ma véet, 347; 3= pers., 
bihent : mar bihent s'ils étaient, 329; 
rac aon na vient, 289; avec re, sens 
optatif : deit mat . . . revihet soyez le 
bienvenu, 336. 

Prétérit secondaire ou conditionnel 
passé, employé souvent comme con- 
ditionnel présent, surtout en proposi- 
tion dépendante, avec un prétérit 
dans la proposition principale ; dans 
certains dialectes, il est confondu 
avec le conditionnel présent : 

Exemple : Platon hac ar Sybillet 
ho deffoye lauaret ez vise eureux an 
Doue d'an crech a vihe crucifiet en 
croas, 292 — en defoy ordrenet ez visent, 
289. 

5(7. 3^pe)".j. , an eal. . . he admonetas. . . 
yuez he assury na vise quel... fezet 
Vange... l'admonesta... et aussi l'as- 
sura qu'elle ne serait pas... vaincue, 
293; e uige, 348 — Plur. 2^ pers., 
en deffoa aon na uigeach il avait peur 
que vous ne fussiez..., 353 ; 'impers., 
ez visent, 294. 

Infinitif. 

Bezaff, 279, 286, 292, 294, 304, 
309, 320; bezan, 349, 350, 353; 
beau, 347, 350, 368, 369; beza, 290, 
315, 320, 322, 323, 363, 365, 366; 
bea, 365, 372; bezout, 249, 255, 334, 
344, 416, 426; bézou : aveit bezou[t] 
hou téenn 2^our être votre mari, 359 ; 
bout, 242, 243, 247, 249, 251, 272, 
275, 282, 301, 342, 334,374, etc. 

Rem. bezaff avec les particules oz, 
0, joue le rôle du français étant, 
ayant, avec un participe passé, et de 
parce que : o veza distrôet étant 
retourné, 363 ; o véza eat étant allé, 



beza 
364, 366; ô véza ilastumet ayant 
ramassé, 363; o veza nia'z eo distrôet 
parce qu'il est revenu {étant qu'il 
est revenu), 364 ; ô véâïï me hé distrôet 
•parce qu'il est revenu, 3G4. En tête 
d'une proposition, placé avec le verbe 
être, il n'a pas de sens bien défini : 
besan uoamp tud quer nous étions 
parents, 330 {cette tournure est très 
employée aujourd'hui: vannet. bond 
e wem...). 

Passif (présent d'habitude). 

Pan vezer en hostalery quand on 
est à l'hôtel. 

Participe passif. 

Bezet, bet, avec le verbe être joue 
le rôle du français été : so bezet 
crucifiet a été crucifié, 260 ; quement 
mat so bet gret, 297; pehany a zo bet 
coneeuet qui a été conçu, 331 ; es on 
bet /ai été, 350; re hardeh é onn bet 
trop hardi j'ai été, 358; bet on alies 
en cals deus a dengeur, 349. 

Avec le verbe avoir, bezet, bet 
joue le rôle du français eu : an 
privilegeon a heus bezet les privilèges 
que tu as eus, 254; qerkent e poa 
bet anjandret aussitôt que vous aviez 
engendré, 348 ; i-, bezaff au sens 
d'avoir. 

bezaf, bout peut aussi se cons- 
truire avec le pronom possessif 
e son, sa, comme un simple 
substantif : rayson arali a laquaf d'e 
bout cordial leshanvet je donne une 
autre raison pour qu'il soit {pour ■ 
son être) surnommé cordial, 286, 
goude e vout debret après qu'elle 
eût été mangée {la pomme) = après 
son être mangé, 354. 



bezaff II, avec pronom in fixe, 
dans le sens d'avoir. 



Bezaff, bout, avec pronom infixe 
{à cas oblique dans le sens du datif 
ou du génitif), prend la valeur 
d'avoir : me a'm bezo j'aurai; mot- 
à-mot : c'est moi à qui sera. Les 
verbes eus est [il y a), deus; oa était, 
doa, sont construits de même façon ; 
nous donnons ici toutes les formes 
combinées de ces verbes ayant le 
sens d'avoir; d'ailleurs elles ont 
influencé les formes de bezaff en 
provoquant des créations analo- 
giques , et sont même souvent 
difficiles actuellement à en séparer 
(f. eus, oa). Les troisièmes personnes 
du sg. et du pluriel sont remar- 
quables par la présence de de : 
en devezo il aura , ho devezo ils 
auront. Le verbe est en réalité tou- 
jours à la 3^ pers. du sg., le 
pronom seul change. 

Présent ind. 

Sg. i^" pers. : em bés, am eus, eni 
eus, meus, mes : péhet em bès j'ai 
péché, 378, 380; me... am eux 
pechet /ai ^e'c/te, 261; cf. 245, 263, 
266, 279, 291, 297, 348, 349; me 
meus = me a 'm eus, 315; me mes, 
332; emmeus, 310, emeuz, 364, me 
ne 'm eux quet moi je n'ai pas, 284 
— 2^ pers. ; e fes = az bes, az eus, ez 
eus, a heus, é bes, hess; a teus, teus : 
n 'e fes greit tu n'as pas donné, 380 ; 
te fès lahet txi as tué, 380 ; te. . . az 
eux gallout, 251 ; morchet az eux, 284 ; 
pez a dra ez eux te m&mb\e.i pourqxioi 
as-tu assemblé? 290; an priuilegeou 
a heus bezet, 234; a heus, 37 3, mar è 
hes si tu as, 336; ma n'é es quet, 282, 
me ouer petra hess groet je sais ce que 
tu as fait, 370 (petra hess = petra 
e hess = petra az es) ; te hès tu as, 
357; caer a teus prezec tu as beau 
dire, 353 ; ha te teux guelet as-tu vu, 
283 — 3« pers. maso,, a 'a deveus, 
29 



450 



beza 
en deveiis, en deiis, en dès, en eus, en 
es : nep a 'n deueux hon offancet celui 
qui 7WUS a offensés, 260; Doue en 
deveus Dieu a, 353; piou en deus qui 
a? 321, 322; re en dès reit ceux qui 
ont donne, 329 ; père 'n eus ceux qui 
ont, 368; en eus, 352, enn dess, 343, 
en es, 370, 374 — Fémin. he deveux , 
he deves, he deus : un dra a treus he 
deueus groaet elle a fait quelque chose 
de travers (mal), 284; trebuchet he 
deues, 238; merch iouanc pehiny n "e 
deus, 292. 

Plur. i^^ pers. : hon eus, honneus, 
on deus, en hon eus, un ness : pet 
aduersour hon eus combien d'adver- 
saires avons-nous, 323; honneus, 
305; on deus, 364; amen en hon eus 
ici nous avons : v. en particule 
verb.; ni a ouer un nés manquet ?ious 
savons que nous avons manqué, 
339 — 2« pers. : oz eus, houz eus, o 
eus, oc'heus, oc'h euz, ou hues, e c'hwès, 
e ouess, huess; e pes = oz bes, pes = 
[e] pes : ha huy oz eux avez-vous, 
truin vat oz eux avez-vous du bon vin; 
huy eus nettra, 305 ; ha huy houz eux 
guelet, 283 ; a cueus oc'h eus avez vous 
regret, 322; cleuet oc'hues, 333, hoc"h 
eus, 307, 367, ec"h enz, 364; grareu 
ou huesreceuet, 327, n'e c'hwès, 327, 
hui huess (= hui e huess), 377, n'e 
ouess lavaret, 344; n 'e pes reit vous 
n'avez pas donné, 373, cf. 371; 
pes lahed vous avez tué, 371 — 
d^pers. : o deueus, o deus, ho des : n 
'o deueux quet dellezet quen ils n'ont 
pas mérité autre chose, 266; ar re o 
deus, 323;brassan ami ho des, 336. 

Présent d'habitude. 

Ne zacorant quet conte ag er peh ou 
devé touchet ne rendent pas compte 
de ce qu'ils ont touclié, 330; devè 
= devez, auec z dentale spirante. 



beza 
Impératif. 

Plur. \'^ pers. : hon bet pardon, 
300; 2« pers. ho bezet coufi ayez 
souvenir, rappelez-vous, 307; ho pet 
coi'in, 340. 

Futur (et subjonctif). 

S(j. 1" pers. : incontinant ha nia 
em bezo roanyet aussitôt que j' aurai 
soupe, 307 — 2" pers. ez vezo (e 
pezo, e \io appartiennent proprement 
à la 2« pers. du plur.) : tra en bet ne 
'z vezo quet quen tu n'auras plus rien 
du tout, 275; cf. pa ez vezo, 290; 
n'é pezo tu n^ auras pas; frezieu é po 
lu auras des frais, 337 — 3" pers. : 
eguit ma eu devezo pour qu'il ait, 261; 
en devezou, 343. 

Plur. !''« pers. : ny on bezo nous 
aurons, 310, ny on hou, 329 — 
2« pers. : pa o bezo lorsque vous 
aurez; cf. 306 ; n 'e pezo = n 'o pezo 
= n 'oz bezo, 335 — Supers. : que 
n' ou devou greit jusqu'à ce qu'ils 
aient fait, 330. 

Imparfait (Présent secondaire). 

Sg. l''" pers. : am oa, am boa : 
hoant am oa j'avais envie, 2kl \ 
ne 'm boa guelet, 350 ; ma 'm boa 
oreur, 349 — 3^ pers. masc. : an, en 
devoa, an efoa, en évoa, en doa, en 
oa, en a : er nen devoa quet nemet 
hy parce qu'il n'avait qu'elle, 311 ; 
un den an efoa, 366 ; hag an éfoa 
c'hoand, 367; en évoa, 368; en doa, 
318, 363; goude 'n wa, 372; p'en 
a dispignet itenied en a, 368. 

Plur. 2e pers. : oz oa, e poa = oz 
boa; huy oz oa goulennet vous aviez 
demandé, 248, qerkent e poa bet 
anjandret, 348 — 3* pei^s. : n 'o 
deffoa quet deraeus a vugale, 347. 

Prétérit (est arrivé à se confondre avec 
les formes en -oa en maint endroit). 

Sg. 2" pers. : az voue, affoe; ha 'n 
levenez az voe et les joies que tu eus, 



— 451 



274; an pemzec solac afïoe les quinze 
consolations que lu eus, 273 — 
3^ 'pevs. masc. : en deiîoe, an éfoé, an 
doe : ha 'n casty en deffoue Doue et 
de la torture qu'eut Dieu, 301 ; 
en deffoe, 263; pe 'n éfoé dispignet 
lorsqu'il eut dispensé, 366; ha pa en 
doe dispignet kemend en doa lorsqu'il 
eut dépensé tout ce qu'il avait, 363 : 
pa 'n dwa dispignet kemend en dwa, 
365, goude 'n wa, 372, ha p 'en a, 
368, 370 — Fémin. he deffoye disputet 
lorsqu'elle eut discuté, 290 ; pemzec 
levenez he devoe, 274. 

Plur. 2« pers. : dre n poan. . . hoz 
boue par la peine que vous eûtes, 300 
— 3« pers. : pan ho deffoe lavaret 
lorsqu'ils eurent dit, 293. 

Conditionnel présent (futur secondaire) 
(Pronon infixe avec des formes de be, 
bihe, behe). 

Sg. 2« pers. : na lauar quet es te 
hy... guelet ne dis pas que tu 
l'as vue (que tu l'aies vue), 284 
[cf. a teus, te teiis) — 3^ pers. masc. : 
en deffe, en devehe, en nehè : na gredan 
quet e ve un den . . . en deffe bet goelet 
je ne crois pas qu'il y ait un homme 
qui ait vu, 349; en deffe, 297; 
hwanteid en nehé il aurait désiré, 
374; ean en devehe carzet il aurait 
aimé, 379. 

Plur. i^^pers. : pebez hoary on be ny 
quen quel autre jeu pourrions-nous 
avoir, 283 — 2« pers. : ho pe cals 
a druez vous auriez beaucoup de pitié, 
340 — 3® per5. : ez gourhemenas ez 
deuzye an oll gramerianet hac en hoz 
dévie presantou {lég. ho dévie) il 
ordonna que tous les grammairiens 
vinssent . . . et qu'ils auraient des 
présents, 292. 

Cffladrtionnel passé (prétérit secondaire 
au point de vue de la forme, mais non 
toujours au point de vue du sens). 

Sg. 3^ perj. ; c'hwanteid en divijé 



beza 
il aurait souhaité; en ijé, 368, en 
izé, 370 ; c'hwant en isé bet, 372. 

Ce prétérit secondaire a la valeur 
ici et en beaucoup d'endroits aujour- 
d'hui d'un futur secondaire et msme 
d'un imparfait d'habitude. 

Rem. Les formes de la 3^ pers. du 
sg. comme celles des autres verbes, 
peuvent. précédées du pronom sujet, 
servir à toutes les personnes : evel 
pa ve me en deffe comme si c'était 
moi qui exil fait, 297 (cf. me a gar 
j'aime, mot-à-mot : c'est moi qui 
aime). 

Infinitif. 

1° Construit avec lepartic. passif, 
sans pronom exprimé, bezaff, bout, 
peut avoir la valeur du français 
avoir : avis a gra gueneff ho beza guelet 
m'est avis que je vous ai déjà vu 
(vous avoir vu), 309; goude béa 
dastumet après avoir ramassé, 363; 
arlerc'hbou' dastumet, 374 (raot-à-mot : 
après être ramassé). 

2° Avec le pronom infixe, bezaf, 
bout, équivaut à un verbe à un 
mode personnel : 

Sg. 2'^ pers. : mat ar en douar ne 
houantey evit a vout-y dre trompery 
bien sur la terre tu ne désireras 
pour l'avoir par tromperie, 331, 
(evit a vont y = evit az vont y 
pour à toi être = pour que tu l'aies) 
— 3^ pers. : en devout, en dont : pin 
e faute Alexis en devout de briet qui 
veut Alexis avoir pour époux, 358 ; 
e tas tfthôïi en dout diannes il lui 
arriva d'avoir besoin, 378. 

Plur. 2" pers. : hou pout = hoz 
bout : de péhany e recommandan doh 
hou pout dévotion à qui je vous recom- 
mande d' avoir dévotion, 329; ni hou 
trugairica hou poud tardet, 360 — 
S'' pcr*. .'manque a hou devout groeit 
faute pour eux d'avoir fait, 329. 



— 452 

bezg 

Rem. Le verbe caffout. caout sert le 
plus souvent d'infinitif dans le sens 
d'avoir. 

bezgoaz, r. bizgoas. 

bezew, v. bizeu. 

bezret cimetière, s. fém., 265 : 
cf. benêt, bez. 

bian. v. bihan. 

bicoled fureur, démence (gl. 
vecordia), 89. 

bihan petit, 109, 245, 248, 
249; bian, 348; bien dans byen-be- 
pen, 191 — superlat. bihanafu : da 
biiianafii au moins, 256. 

bilan vilain, 216, 280, 285. 

hilletteneu billets, s. plur.. 330. 

binizien. v. benigaf. 

bion, V. buan. 

biu, r. beu. 

biruiquen. v. bizviquen. 

bis doigt, s. masc, 364, 365 
— béz : ar e véz sur son doigt, 380. 

bitat tailler? {gl. resicaret), 89. 

bizéu bague, 316 — bezew, 378, 
380 — besou, 259. 

bizgoas jamais (au passé), 294 ; 
bezgoaz, 256; bezcoaz, 293; biskoaz, 
biskwaz, 364, 366; biscoas, biskwas, 
348, 367,369, 373 ; biscoah, biskwac'h, 
337, 375, 378, 380. 

bizuiquen jamais [au futur), 
245, 247; bizhuyquen, 270, 275 — 
biruiquen, 321, 355; birhuiquen, 331. 

blaio, V. bloaz. 

blam bldme, 252, 335. 

blam blâmer, infin., 293 — 
blamet, part, pass., 318, 340. 

blas, V. bloaz. 

hla-set qui a bon goût , bien goûté, 
308. 

blasphemi blasphémer, infin., 
321. 

bleiz loup, 325. 

bleoc chevelu (gl. criniti), 89. 

bleocion, 'plur. de bleoc (gl. 
pilosos), 89. 



bout. 

bleuen un cheveu, s. fém., 294. 

bleuou crinières (a bleuou, gl. 
jubis), 89. 

bleuzuen fleur (eu z=. eu français 
dans heureux), s. fém., 269. 

blinder mollesse \gl. segnitia), 
89. 

blinion mous (gl. inertes), 89. 

blizien année, s. masc, 242 

— glyzen : dou pe try glyzen, 275. 
bloaz an, s. masc, 242, 243, 

256, 263, 287, 288, 313, 366; bloas, 
315, 322, 350 — blas, 348 — bla, 
348, 347, 371 — Plur. blaio, bleyew, 
367, 380. 

bloh entièrement, 328. 

bo : V. bezaff. 

boa : V. bezaff. 

bocion : V. bue. 

bodin troupe [gl. manus), 89 

— Plur. bodiniou, 89 igl. phalangis). 
boestol ou bostol de bête [gl. 

bellunia), 89. 
boet nourriture, s. masc, 192, 

323 — Plur. boedou, 257. 
boitolion nourrissants [gl. esci- 

feris), 89. 

bonamant bonnement, 309. 

bôïïbâns, bombance bom- 
bance, 365, 373. 

bonjour bonjour, 357. 

bord le f>ord, 338. 

bocen la peste, s. fém., 324. 

botow, boto sabots, et, suivi de 
1er cuir, souliers, 367, 374 — botéw, 
boteu, 380, 376; boutou, 364, 372; 
bwétéw, 378. 

bougeden bougette, 306. 

bourc'hisen bourgeois, s. plur., 

324 — bourhygen, 347. 
bourustéd réjouissance, 377. 
houM il embrassait, prés, second. 

ou impur f. ind., 371. 
bout : V. bezaff. 
boutez sort, 287. 
bouto-w, V. boto-w. 



453 



bout 

boutaillat le contenu d'une bou- 
teille, 283. 

boutig étable à bœuf, mot à mot, 
maison des bœufs {gl. stabulum), 89. 

bouzellou boyaux, ventre, 265. 

br = barh, v. parz. 

braesel (pron. bresel) guerre, 
s. masc, 310 — Plur. brezelieu, 339. 

brao beau, 353. 

bras grand; 2.54, 278, 280, 291, 

337, etc., etc.; braz, 368, 370 — 
Comparatif brassoch, 247, 297, 332 

— Superlatif brassa, 261 , 321 , 341 ; 
brassan, 332, 336. 

brases grosse, enceinte, 247. 

BRATUDE, 9. 

brech bras, s. fém., 283. 

bredér, i'. breuzr. 

breff bref, 283. 

Brehant Dincat, 97. 

breiny tu pourriras, fut. ind. 
2" pers. sg., 27 3. 

Breiz la Bretagne armoricaine, 
245, 230, 277, 278, 318, 323, 324, 
V. Brittia à V Index des noms de lieux ; 
Breiz Isell la Bretagne basse (la 
Bretagne armoricaine, la Petite-Bre- 
tagne), 318. 

breman maintenant (a pretman), 
249, 230, 276, 278, 291, 294, 297, 

338, 347, 349, 353, 353 ; bremen, 
331 ; berma, v. prêt. 

brepet v. pepret. 

breton breton, adj., 247. 

Bretonet les Bretons, 248. 

Bretonery le pays breton, 245. 
248. 

breuzr, breur frère : breuzr, 
238; breur, 336, 364, 366, 369, 373; 
breu, 375, 379; breuï, 378; brér, 377 

— Plur. breudeur, 272, 341 — bredér, 
329, 359. 

brezelieu, v. brœsel. 

brezonec la langue bretonne, 
260, 297, 298, 299, 303, 317; bre- 
honnec, berhonnec, 327, 342. 



bwet 

Briec (sant) Saint Brieuc, 326. 

brientinion nobles {gl. ingenuis), 
89. 

bro pays, s. fém., 242, 243, 243, 
259, 323, 363, 370, 379, etc. — 
Plur. broeziou, 292 : cf. Brosaos. 

bronnhas allaita, prêter. 3'= 
pers. sg., 27 3. 

broolion qui sont du pays, plur. 
de brool, dérivé de bro {gl. patrias), 
89. 

Bro-saos le pays des Saxons, 
l'Angleterre, 310;Brosaux, 323. 

brot zèle, chaleur {gl. zelotipi*, 
spiritus), 89. 

broys gens du pays, 282 : cf. 
bro. 

brut réputation, bruit : deii a 
brut homme de réputation, 280; 
beb ober quais a vrud sans faire beau- 
coup de bruit, 351. 

buan rapide, vite, adj. et adv., 
284, 364; buhan, 272, 280, 318, 367 
— Plur. buenion, 89 {gl. concitis). 

buanec impatient, 271, 272. 

buaneguez co/ère, s. fém., 258, 
3U). 

bue pourri {gl. putris), 89 — 
Plur. bocion pourris {gl. putres), 
89. 

bud gain, profit {gl. bradium, leg. 
bravium?), 89. 

buenion v. buan. 

bues étable (in bues, gl. in bobaello, 
leg. in bovello), 89. 

buguel enfant, 249, 299, bugel, 
348 — buguel berger, 318 — Plur. 
bugale, 347, 348, 353. 

Buhez vie, s. fém., 243, 263, 
282, 288, 297, 326; bûchez, 288; 
buez, 242, 289; bue, 347, 349, 350; 
buhé, 334, 338, 356, 360. 

buorth étable à bœufs {gl. 
bouello), 89. 

burzut miracle, s. masc, 246. 

bwétew, V. botow. 



454 — 



cab 

cabestr licou, s. masc, 303. 

cabiten capitaine : me voa o ha- 
biten j'étais leur chef, 350. 

cador chaire (àprêcher), s. fém., 
bede'n cador jusqu'à la chaire, 
247. 

cadr beau, 89 {gl. decoreo) — 
cazr, 273; cazre, 291, 293 — caer : 
prest caer tout prêt, 359; caer a teiis 
prezec tu as beau dire, 353; cf. 
308, 310 — caezr {pro?i. caer), 316 

— Superl. caezraf, 230; caeran, 336 

— Exclamatif : cazret den le bel 
homme! 250 ; caezret stat quelle belle 
situation! 251. 

quœ va, imp. 2^ pers. sg., 244, 
V. a 9. 

kaer, ker, autrefois : fort, ville 
forte; aujourd'hui : ville, village, et 
avec l'article défini, la maison, 
s. fém. : kaer 292, 305, 306, 307, 
310 — Ker, dans Gilles de Keranpuil, 
260 : v. les noms en kaer, ker dans 
l'index des noms propres; ar guer, 
324, 330; d'er guér à la ville, 342, 
347; en queer à la ville, 289 — el 
me tè d'er gaer comme il venait à la 
maison, 380; d'er gér à la maison, 
377. 

cafaou douleur ( spécialement 
aujourd'hui, plaintes à l'occasion 
de la viori), 295; caffou, 243;caffau, 
300; cafuoez, 269. 

caffauas elle eul deuil, prêter, 
sg. 3'^ pers., 300. 

cafaf je trouve (caffout, trouver, 
obtenir, avoir). 

Prés, ind., sg. i^^ pers. pe prederaf 
a cafaf garv quand j'y médite, je le 
trouve dur, 263 ; en em caffaff je me 
trouve, 310; caffan, 353 — 3« pers., 
queff : mar e queff y s'il la trouve, 
285, cf. 296 — Plur. 1" pers.: mar 



cal 

en em ciffit claff, 311 ; mar cafFet donr, 
250. 

Futur ind., sg. 3" pers. : pan e 
caffo quand il la trouvera, 286 ; cavo, 
337 — PI. 2*= pers.: em queffot vous 
me trouverez, 306. 

Prétérit prim. sg. 3"^ pers. : caffas, 
289; hag e c'havaz et il trouva, 366 
— PL '3'^ pers. : queffsont, 271. 

Conditionnel présent [futur se- 
condaire) sg. 2" pers. : absolven a 
caffenn y aurau l'absolution, 273; 
pa he caffen, 286 — Plur. 3= pers. 
pi. : mar en em gaffent sHls se trou- 
vaient, 349. 

Infinitif caffout, 243, 248, 258, 
290, 300; cahout, caout, 310, 334, 

337, 370 (e teuaz de gaoud ehom) — 
caffet, 306, 331, 354, 332 (d'orhaffet); 
cavet, 351, 376 (de gavet, d'o havet) ; 
càed (de gàed), 368 (caffet a plus spé- 
cialement le sens de trouver, aller 
trouver). 

Participe pass. caffet, 251; cavet, 

338, 365, 366, 373; cawet, 377, 
378, 379; kauet, 375; caet, 369, 
380. 

caiget [pron. caijet) mélangé, 
336. 

CAIO, 18. 

caiou enclos, fortifications {gl. 
miinimenta), 89. 

calamitez calamité, 349. 

calât, calet dur : calat {gl. 
durili), 89; calet, 286, 299. 

calon cœur, s. fém.; 243, 244, 
247, 274, 288, 296, 297, 299, 300; 
a galon vat de bon cœur, 331 ; eiir 
galon, 348; hor c'halon notre cœur, 
325 ; e halon son cœur (en parlant 
d'une femme), 347; me halon mon 
cœur, 338 — Plur. calonau, 300; 
calonou, 296; calonneu, 327. 



455 



calo 

calonnec qui a du cœur, 
334. 

cals, quais beaucoup : cals, 247, 
290, 337, 338, 340, 347, 349; quais, 
297, 331; calz, 303, 304. 

caluary le calvaire, 299, 301. 

camaLÙBiS convenable {(jl.hcihiVn) , 
89. 

CAMBIARE, 18. 

cammell crosse, bdlon recourbe, 
s. fém., 283. 

campagn campagne {guerrière), 
330. 

CB.n chant, s. masc, 271, 273; 
ar c'han le chant, 364, 367, 369, 
311, 380 — PI. cannaeneu : er 
hannœneu les chansons, 342. 

can il chante, prés. sg. Supers.: 
an aéra can, 316; pi. Z^pers. canant, 

334 — Imp. sg. 3" pcrs.: canet, 330 

— Prêter, prim. sg. 3^ pers. : canas, 
318 — Imparf. {prés, second.), 
cane, 289 — Infîn. : canign, 333 ; 
en UT canign en chantant {mot à 
mot : dans un chanter), 333. 

Participe pas. : cauet, 314 ; cannett, 
342. 

cannât caution, intermédiaire 
[gl. vas, vadis), 89 — cannât mes- 
sager, 271. 

cainnoilhattra, futur sg.Z^pers.: 
lie cauDû // la battra, 286 — Partie. 
pass. : cannet battu, 299. 

CANECOSEDLOX, 11. 

canon le droit canonique, 330. 
cânsorted, v. consorted. 
cant cent, s. masc, 313, 337 

— hantercant demi-centz=z cinquante, 
293 — cant mil guez cent mille fois, 
309; cant-mill, 313. 

cant avec, v. centet et gant. 

CANTALON, 10. 
KAXTEXA, 9. 

cantic, cantiq, 340, 333, 334, 

335 — P/ur.: canficou, 324; cantiqueu, 
332, 333, 334, 333. 



canton canton : ar c'hanton, ar 
hanton, 331. 

capab capable, 349. 

capacitez capacilé, 330. 

capital capital, 316. 

carr char, voiture {gl. vehiculum), 
89. 

car car, conjonct., 337, 339. 

ca,r parent, ami, 259, 275, 284, 
299 — Plur. : querent, v. que- 
rent. 

cares amie, 259, 278. 

caranj'ame(j'e veux bien) :prés. 
ind. sg. {"'pers. ; caran, 334, 359; 
2« pers. : carés, 338 ; caress, 357 — 
PI. Impers.: queret, 274, 282, 284; 
mar queret ...51 vous voulez..., 
286, 355; kirit : mar hor c'hirit 51 
vous nous aimez, 341; 3» pers. 
keront, carant : bara ar pez a geront 
du pain tant qu'ils veulent, 367; 
mar carant s'ils veulent, 333. 

Impér. sg. 2*^ pers. : care {pron. 
car) aime, 331. 

Futur prim. : sg. 2" pers. : doue 
a gary, 331; 3^ pers. : ar re 
a garo ceux qui aimeront, 321 — 
Plur. 2^ pers.: er péh e garehét ce 
que vous voudrez, 339; deut pa 
guéret, 352. venez quand vous vou- 
drez : V. la note à bihet (hezaff I, 
condit.). 

Imparfait (présent second.) sg. 
l""" pers. carien : en lec'h ma c'harien 
où je voulais, 330; Z^ pers.: eff he 
care, 279 — Plur. 1" pers. : bugale 
a garemp, 341. 

Gond. prés, {futur second.) sg. 
l^" pers. : ma'z quaren, 297 ; 3^ pers. : 
carhe, carehé : me e carhe fustetje la 
voudrais battue, 286, 339; me garebé 
je voudrais, 338. 

Infinit, caret, 300 ; evit e garet j)otir 
Vaimer{Dieu), 321,322, 323; carein: 
evit er harein, 345. 

Passif : Prêter, second. : na ve 



456 — 



mar dispar ez carset quelque extra- 
ordinairement que Von fait aimé, 
275. 

Partie, pass. : caret , 350 — 
carzet : eôn en devehé carzet il aurait 
aimé, 379. 

carantez, quarantez, amour, 
affcclion, s. fêm., 273, 274, 282, 
298, 300, 325, 326; caranté, 334, 
343, 344; ur guir garante, 359. 

carantezus affectueux, 325. 

cardinale! les cardinaux, 328. 

carg charge, fonction, s. f'ém., 
328; me liargue ma fonction, 337; 
ou harg leur fonction, 330. 

carguet rempli, partie, pass., 
247, 289, 293, 348, 350, 360; carget 
plein, 380. 

Infinit. carga, 379; cargan, 367; 
cargigQ, cargeign, 378. 

carnel, charnier, ossuaire, s. 
fom., 27 6. 

CARNITU, KARNITUS, 6, 7. 
CARI'ENTUM, 13. 

cartat quart {plein un quart, 
mesure de capacité), 336. 

cass il envoie : prés. ind. sg. 
S'^pers. : hénïnerhass celui-ci l'envoie 
(sens passé), 37 0; me ques f envoie, 
355. 

Impèrat. plur. 2^ pers. : caccit, 
caçit, 307, 306, 325; quesset, 353; 
casset (apportez), 378. 

Futur sg. l""" pers. : ez quasiff, 
285. 

Prêter, prim. sg. 3^ pers. : caças, 
289; kassaz, 363, 367; emân a gasaz, 
365, 367; a gassaz, 372, 376; er 
tassas l'envoya, 378. 

Jmparf. [dans le sens du prétérit) 
sg. 3<^ pers. : er hassé, 370. 

Infinit. cacc, cacz, 243, 291, 
318. 

Part. pass. : cassétt, 343. 

quasimant quasiment, adv. , 
324. 



quel 

casty tourment, 301. 

castizont, prés. ind. 3" pers. 
plur. : quement en em castizont ils se 
maltraitent tellement les uns les 
autres, 310 — Part. pass. castiset 
châtié, 324. 

catechism catéchisme, 259. 
— Plur. caléchimeu : er hatéchimeu, 
342. 

Cathell Catherine, 288, 289, 
291, 293, 294. 

catholic catholique, adj., 258, 
261; catholique, 328, 331. 

catholicquet les catholiques, 
259. 

catol qui a trait au combat, 
belliqueux [gl. auelloso), 89. 

caubal barque [gl. lembum), 89 : 
cf. Camp-caubalhint (r. Index des 
noms de lieux). 

caudet, t'. coiidet. 

cauell berceau, corbeille [gl. 
cofinus), 89. 

Gaurintin (saint Core7itin) , 
317, 324, 323, 326. 

causs : à causs à cause : à causs 
ma pour que, 358 — kos : kos e ma 
deit parce qu'il est venu, 371. 

cazr, V. cadr. 

ké =:r ket, V. ket. 

que = quen dans quen na : v. quen, 
au point que, jusqu'à ce que. 

queffrann part. s. fêm., 239. 

queffrendivision, partie, s. fém., 
316; queuren, queufren, 304. 

queflFret ensemble, 231, 239, 
263; evit queffret hon pechedau, 299; 
kevrétt, 343. 

queffridy commission, s. fém., 
281. 

quehezl histoire, nouvelle, 282. 

quein, queyn dos, s. masc, 
266, 273. 

queit si long : queit amser si 
long temps, 341 (= keheit : cf. pe- 
gueit). 



457 



quel 

quelenn enseigner, instruire , 
244, 248, 239 — Cond. prés, {futur 
second) sg. 3^ pers. : m 'e quelennhe 
je l'apprendrais {ironiquement), 
286 — Part, pass., queleanet, 316, 
318. 

queihyen-raden sauterelles, 
287. 

CELiraOX. 

ce\m.eà. habile {guerg-i-celmed, 
gl. efficax), 89. 

quemment, qnement, que- 
met autant, tant, 234, 236, 276, 

280, 288, 290, 291, 294, 297, 298, 
303, 310, 336, 337, 338, 341, 348; 
kement, 363, 364, 365; kémed, 368, 
369, 370, 374; a guement grύeu de 
tant de grâces, 343; ar gement se 
sur ce, 378; cf. 380; petra é oa 
kément-sé ce que c'était que cela, 
364; cf. 377, 378, 380, 371, 373, 
373, etc. 

quemer il prend : Prés. ind. 
sg. 2« ;)er5. ; quemerés, 328 ; 3<^pers. 
334; er ré a guemer ceux quiprenm nt, 
330; c'hui guemer, 341 — Plur. l'^ 
pers.: quemerit-u, 333; 3^ pers., 
quémérant, 337. 

Impérat. sg. 2« pers. : quemer, 
337; koumer, 372 — Plur. 2^ pers. : 
quemeret; coummerit, 303. 

Prêter, prim. sg. 3« pers. : que- 
meras, 318, 374; comeras, 289. 

Infinil. : compret, 248; quemer, 
336. 

Quemper Quimper {v. Index 
des noms de lieux à Kemper), 316, 
324. 

quen autre, rien de plus : hep 
quen reffus sans plus de refus, 281 ; 
beb quen si, 272; hep muy quen sans 
plus, 291; dysquennit ep muy quen 
descendez seulement, 303; cf. 243, 

281, 312. 

quen tellement, si..., 271, 272, 
280, 284, 286, 298, 299, 312, 318, 



quent 
343, 347, 334 ; a quen pell de si loin, 
292; queu lyes, 292, quen tiz {v. quentiz) 
aussitôt, 273 ; cf. pequen bras, 334 : 
V. peguen; ke;jkeut : v. Kerkent, 348 ; 
quen abil yesi habile qu'il soit, 276; 
quen... ac aussi... que : quen guen 
ha'n erch aussi blanc que la neige, 
269 ; ker quer (= caer) si beau, 343 ; 
cf. 324, 340, 342, 348 — avec pro- 
nom complément précédant : un den 
e quer méchant un homme aussi 
méchant que lui, 348. 

quen na jusqu'à ce que, au point 
que : que n'ou devou (= quen n'ou 
devou) groit jusqu'à ce qu'ils aient 
fait, 330 ; quement a res que ne (quen 
né) mevés tu fais tant que t'enivres, 
336; gant eur boan quen teribl... que 
na uoe avec une souffrance si ter- 
rible... qu'elle fut..., 348. 

quen... quen et... et..., tant... 
que : quen dre songeou, quen dre 
lavarezou tant par pensées que par 
paroles, 261; quen dre an tut quen 
dre an ailez, 297; quen en eun quen 
en douar tant au ciel que sur la 
terre, 330. 

quenderu cousin-germain, 238. 

kenech colline : kenech Euzen 
(collis Eudonis), 197; v. à l'Index 
des noms de lieux : cf. knech. 

quenet beauté, 273, 291, 297. 

keniûgn, kenoun, v. gant. 

quent avant, 248, 273, 293, 348 ; 
quent se plutôt, bien au contraire, 
292, 294; ké«kent, kerkent ma au55i- 
tôt que, 369, 367. 

quentaff premier, superl. de 
quent, 244, 249; quentafv, 258, 
239; quentaff, 273, 280, 282, 286, 
288, 303, 315 ; quenta, 321 ; quentan, 
330; quetan, 327, 328, 333, 339; 
ar guenta class la première classe, 
321 ; hé zaé genta, 364, cf 367, 372; 
da guenta pœ premièrement, 325 ; da 
guenta en premier lieu, 323; ar 



458 — 



quent 
c'henta, ar hcnl-àu Je premier, 324, 
349. 

quentel leçon, instruction, s. 
fém., 243, 249, 270, 285, 321, 
322, 333, 333; ar guentel man, 323; 
nep quentel en aucune, façon, 283 
— Plur. quenteliou, 321. 

centet avec toi [gl. pênes temet; 
auj. genit), 89 : r. gant. 

quentiz (= quen tiz) aussitôt, 
271, 273; kentic'h, 373, 377, 379, 
380. 

quenver, v. quever. 

ceple d'une manière rcprchcn- 
sible? [rjl. reprehensibiliter), 89. 

cepriou chevrons, lambris [a 
ninou nel a cepriou, gl. laquearibus). 
89. 

quer cher, adj. : he quer map, 
300, 318. 

ker = ken, v. quen. 

kerkent aussitôt, 364, 366; 
querquent, 348; cf. quent. 

kerch avoine, s. masc, 197, 
303. 

querchet aller chercher, inf., 
284 ; part, pass., querchet? 283. 

querchen : é 'z querchen à ton 
cou ou autour de ta poitrine, 
252. 

quercouls aussi bien (=: ken 
kouls, bas-vannet. ken kous), 353; 
couls, 333. 

querent parents, plur. de car, 
237, 341; hon hérent nos parents, 
329 ; cf. les 7ioms en carant- à l'Index 
des noms de lieux. 

querentiez parenté, s. fém., 
257. 

querh vannet. pour querz, v. 
querzet. 

Querné la Cornouaitles ar- 
moricaine (vannet. Kernèw), 324, 
325. 

kernes, kernans cherté, fa- 
mine, s. fém., 368, 372, 370. 



Kernevis les Cornouaillais , 
323. 

cerpit chars {gl. vehieulis), 89. 

kerteri famine, s. fém., 378; 
quertiry, 313. 

querz certes, 271. 

querzet marcher, inf., 242; 
querhet, 337 — Prés. ind. sg. 
2« pers., qiierhès, 338: 3'= pers., 
te querh = te a guerh, 330. 

ques, malheureux {terme de pitié 
ou d'affection) : o peur ques dal ô 
pauvre malheureux aveugle, 337, 
{léon. kéaz, vannet. kèh : v. 35). 

ques, V. cacc. 

quet, joue un rôle analogue à 
pas et point, avec une négation ex- 
primée ou sous-entendue, 242, 244, 
246, 248, 252, 255, 271, 281, 285, 
309, 313, 338, 349, etc. 

quetan, ketan, v. quentaff. 

quetqueflFret tous ensemble, 
271. 

eu eus regret, s. fém., 322 (s = 
z spirante dentale sonore : bas- 
vannet. keu). 

ceuzet chagrinre, part, pass., 
289, 299. 

quezedic {pron. queuzedic) con- 
trit, 271. 

queudet cité, 198. 

queuenderu cousin issu de 
germain, 238. 

kevrétt, r. queffret. 

qne'jlusquas il excita {pro- 
prement, mettre en mouvement), 
prêter, prim. sg. 2'^ pers., 281. 

quever, quenver vis-à-vis, à 
l'opposiie, envers : aelez a dreff hac 
a quever des anges derrière et à 
côté, 270; quenver, 322, 334; en hor 
c'hénver envers nous, 341. 

queuren, v. queffren. 

quezedic, v. après cueuzet. 

quy chien, 284. 

kiân, v. da, de, à diff. 



quic 

quic chair, viande, s. masc, 
255, 261, 2"0, 275; quicq, 331; ar 
c'hic, 323. 

quichen : e quichen auprès de, 
32L 

quil revers, dos, 285. 

kile compagnon dans eguile, l'au- 
tre, en parlant de deux (mot-à-mot, 
son compagnon), 258; map e guile, 
fils de l'autre, fils de p. . ., 286. 

quiniteru cousine, 258. 

cldiS malade, 286, 310, 311, 312; 
clan, 335 : cf. clevet. 

clandestin clandestin, 330. 

clasq il cherche, prés. ind. sg. 
Z" pers., a peh pligeadur a clasquès 
te quel plaisir cherches-tu? 336; 
3= pers., a glasq, 323. 

class classe, 321, 322. 

Cledguen, auj. Cléden, com- 
mune du Finistère, 198, 260 (c/". 
gallois Clydwyn, vieux gallois Cloit- 
guin). 

clehurin frelon, taon (gl. musca), 
89. 

clemou plaintes : ar c'hlemou, 
340 (clemm est féminin au singu- 
lier). 

cleret : guin cleret du vin clai- 
ret, 308. 

clevet maladie, s. masc, 259; 
clenvet, 328 ; cleunhet : ur hleunhet 
(pour hleunhuet)? 330. 

cle"w entend, écoute, prés. ind. 
sg. 3" peis., e gléw [sens passé), 380 ; 
— Impér. prés. sg. 2° pers., cleo, 
242, 244;cleau, 21Z;plur., 2'' pers., 
cleuit, 307, 340, cleuet, 272, 333 — 
Futur sg. l''' pers., cleuin, 331; 
2^ pers., cleuy; 3'^ pers., clevei : m'é 
clevei (eidiphthongue)je Ventendrai, 
337 — Prêter, prim. sg. Z^ pers., 
cleuas, 272, 289, 294, 366, 367; 
klévaz, 364, 369; klawaz, 374; 
cléwas, 378, clewas, 376, 377 — 
Imparf. [sens prêter.) sg. 3^ pers., 



kléè, 371 — Infin. cleuef, 286, 335, 
336, 339, 347 — Passif -.prés. ind. 
et subj., na clever on n'entend, 336; 
ma'z clevher, 266 — Part, pass., 
cleuet. 291. 

cleunhet, r. clevet maladie. 

cleyer cloches : ar c'hleyer, 342, 
plur. de cloc'h. 

clezeflF ^/flà'p, 299. 

clommeign nouer, in fin., 330, 

clôt gloire, renommée {gl. ru- 
moris), 89. 

clouar doux [sens propre, tiède), 
279, 300. 

clorad épluchurcs, balayures, 
37 4. 

clozou id., 372. 

clutam j'accumule, prés. sg. 
l^^ pers. {gl. struo), 89. 

clutgued amas {gl. strues), 89. 

knech colline, hauteur : knech 
taou €71 haut et en bas (au ciel et 
sur la terre), 230; ouz knech en 
haut, 284, 285 — crech : Doue diouz 
an crech Dieu d'en haut, 293 ; pinnit 
eun ouz creach montez droit là-haut, 
311 : V. quenech. 

cnoch tertre (gl. tumulus), 89. 

coanyafiT souper, infin., 306; 
coanya, 307 — part, pass., coanyet, 
307. 

coant, couant jolie, 199, 312. 

coarays carême : an hoarays, 
237; er houareis, 332. 

coarch chanvre, s. masc, 199. 

coarcholion de chanvre, adj. 
au plur. (gl. canabiua), 90. 

coat bois, s. masc, 315; v. coit, 
coet, dans l'Index des noms de 
lieux. 

cocitou ciguë (gl. intiba), 90. 

coel aruspice, devin (gl. arus- 
picem), 90. 

coezafif tomber. Prêter, sg. 3^ 
pers., ïwézâs, 365; coeas, 348 — 
Condit. prés, {futur second.), plur. 



coff 
l""» pers., na goehaimp (prononc. 
goehèmp ) pour que nous ne tombions 
pas, 34i — Inf., couezaff, 288; 
couezo, 260; coéh : de goéh — 
PaiH. pass., coezet, 343; couehet, 
338. 

cofT, cof ventre, s. masc, 236, 
260, 273; é gof son ventre [à lui), 
372; leis ô hôf, plein leur ventre, 
372 — côv : he gôv, 367, 376, 378. 

coiFha se rappeler, inf., 279 
— Prcs. ind. sg. 3* pers., nep ho 
coffa quiconque se les rappelle, 274. 

cofFes confesse, prés. ind. sg. 
3" pers., nep he cofes, 269; au re 
a coffes, 297; me gohessa je con- 
fesse, 332 — Inf., coffes : euit en 
em coffes, 297 ; cofessat se confesser, 
273. 

cofrit, 119. 

cogant, V. coucant. 

coguenou indigène, de même 
race {gl. indigena), 90. 

coguelt apprêt de la laine? (gl. 
laniticium, leg. hiuitium?), 90. 

kohan, v. coz. 

cohession confession : ur go- 
hession, 329. 

cohiton le long de, jusqu'à, 
119. 

col péché, faute grave, 90 [gl. 
nefariam rem). 

colcet coite {gl. agipam), 90. 

coll perle, perdre, 323, 333. 

collet, colled perdu, part. 
pass., 243, 318, 365, 366, 369, 
373; cold, 380; coït, 377, 378, 
379. 

collech collège, 321. 

colery : en em colery se mettre 
en colère, 294. 

collocou colloques, 303. 

collot contribution? [gl. tribu- 
tatorio, leg. tributario), 90. 

comaer commère, 336, cf. com- 
mazreset. 



460 — 

comp 

comairde collègue {gl. colligam, 
leg. collegam), 90; comarde, gl. colli- 
giuni, ibid. 

comâûnad : e comannad au ser- 
vice de, 363. 

comand commandes, impér. sg. 
2" pers., 337 — Prés. ind. plur. 
2e pers., commandet, 331, 332 — 
Inf, comandy, 333. 

comancc commencer, inf. 248, 
357; comence, 288; commans, 349 

— Prêter, sg. 3« pers., commanças, 
290, 323, 348 — Passif, prés, 
ind. et subj., ma'z commancer, 279 

— Part, pass., commancet, 285, 349. 
commencement commence - 

ment, 291. 

commazreset commères, plur. 
de commazr (comaer), 237. 

combat combat, 293. 

combaty combattre, 293. 

comeliacbou camaraderies {gl. 
sodalitates), 90. 

comenant propnV'ic, 337. 

comettet commis, part, pass., 
324, 329; comaîttétt, 343. 

commin [gl. annalibus), 90. 

comnidder cousin {gl. consu- 
brinis) , 90 : cf. quenderu ; comnider 
uel 7iit, cousine germaine {gl. amita). 

commun, adv. en commun, éga- 
lement, 276 — adj., commun, 303, 
304 — subst., les gens du commun, 
du peuple, 3 47. 

communamant fowtîjîu/iemenf, 
adv., 347. 

communion communion , s. 
fém., 261 , 331 ; ar gommiinion, 341. 

compaer C07npe'/-e, 336, 337. 

compazryen, plur. de compaer 
(= conipazr), 237. 

compaignun compagnon, 307 ; 
roiimpaignoun, 306 — fémin. conipa- 
gnones égale, pareille, 292. 

compaignunez compagnie, s. 
fém., 239, 297, 304, 307; compa- 



~ 461 — 



comp 
gniinez, 324; compapnones, 346, 349; 
er goioQpagnonuéh , 328, 329, 330; 
compagnonneah, 327; eompagnonacli , 
339. 360. 

comparaeson comparaison,^ 4 . 

compas cortlour, dimensions, 
279. 

comportant : péré na hem goin- 
poitant quel qui ne se comportent pas, 
3'i0,prés. ind. plur. 3'^ pers. 

composet composé, part, pass., 
298, 315, 322, 323, 324, 332. 

compren comprendre, infin., 
314, 347; conipreny, inf., 348 — 
Part, pass., comprenet comp ris, ren- 
fermé dans, 327, 328, 329, 34o. 

compret, v. quemer, à Vinfi- 
îiilif, 

comps parole, parler, s. fém. 
et infinitif, 246, 281, 286, 336, 
337 — plur. compsou, 281, 291, 
292, 323; comsou, 288, 297, 303; 
coinso, 349; comseii, 334, 337; <Jré 
gomzeu, 332. 

comps parler, inf.,v. plus haut: 
— Prés. ind. sg. 2^ pers., compsez, 
comses, 283, 353; 3"= pers. ez comps, 
294; a coumps, 303; plur. 2" pers. 
coumsit, 312 — Impérat. sg. 2" pers. 
comps, 244; plur. 2" pers. compset, 
283; conzet, 338 — Futur prim. et 
subj. sg. !■''= pers., ma'z compsiff, 
247; 3*= pers., cntuso, compso, 243, 
283 ; pe gonzou, 33 - Prêter, prim. 
coumsas, 318 — hnparf. {présent 
second.) sg. l^'' pers., compsen, 246. 

conclusionou conclusions, 290. 

concubinairion ceux qui vivent 
en concubinage, 230. 

condampnet condamné, part, 
pass., 269. 

condition, condision, 334, 
372. 

condu il conduit, il mène, prés, 
ind. sg. 3^ pers. : an lient a gondu, 
322 — Condit. sg. 3" pers. : hac en 



ho conduise et qii'elle les conduirait, 
293 — Inf. conduy, 243; conduin, 
349; conduign, 338. 

conductor conducteur, guide, 
326; conducteur, 326. 

conferin conférer, infin.. 331. 

confess, prés. ind. sg. 3" pers.: 
me a confess je confesse, 361; plur. 
2" pers. : ez confesseomp, 294 — 
Futur sg. 2"^ pers. : confessay, 236; 
a gonvessy, 331 : cf. cofFes. 

conf essioTi confession, s. fémin., 
261, 297, 341. 

confîdencieret plur. {secte he- 
lvétique], 330. 

confirm il confirme, prés. ind. 
sg. 3^ pers., 237 — Infinit, confir- 
mafu, 237 — Part, pass., confirmet, 
237, 292. 

conflrmationcon/inna/ion, 237, 
344. 

confort réconfort, 333. 

conforte encourageait, imparf. 
sg. 3" pers., 294. 

confondet confondu, part, 
pass., 293. 

conjugaisonou conjugaisons, 
304. 

conjureign faire des conjura- 
tiens {en sorcellerie), 330. 

consantemp que nous consen- 
tions, cond. et subj. {futur second.), 
na bermetit... e consantemp, 339; na 
gonsantemp, 323 — Pass. prés, et 
subj. : ma na gousanter si on ne 
consent pas, 323. 

consciancz, consciance con- 
science, 237, 297, 313, 329. 

concedsiS concéder, 282. 

conseil conseil, 330; arc'honsail, 
324 — plur. conseilleu, 337. 

consequanç : a consequanç, a 
gonsequans de conséquence, impor- 
tant, 331. 

conservation conservation, 
328, 329. 



462 



conserveing conserver, inftn., 
328 — part, pass., conseruet, 298. 

concepuet conçu, part, pass., 
25S, 260; concevet, 334, 347. 

consider considère, inipér. sg. 
2^ pers., 290; plur. 2*" pers., consi- 
deret, 276 — In fin. en em considérai!', 
295. 

consolation consolation, 297. 

consovtet camarades, 338; cân- 
sorted, 377, 379. 

constant constant, 29 4. 

cont compte, 336; na zacorant 
quel conte qui ne rendent pas 
compte, 330. 

contaff rendre compte, inf., 301 

— part, pass., contet compté, 336. 
contet, part. pass. : gra pront 

contet conte, dis vite (gra fais, verbe 
auxiliaire), 2i2. 

contant content, 324, 334, 337, 
355, 359. 

contantement contentement , 
334; contenlament, 349. 

contantin contenter, in fin . , 346, 

— part, pass., contantct, 24 4, 347. 
contemply contempler, in fin., 

290. 

continans : heb ober coutinans 
sans faire de retard, 351. 

continant incontinent , 247, 
249; en continant, 289, 293; incon- 
tinant, 294. 

contracte, prr'.?. ind. sg. Z^pers.: 
er ré a gontracte ceux qui contractent, 
330 — passif prés., ez contracter 0)i 
contracte, 257. 

contraigne , contrainy con- 
traindre, in fin., 359, 293 — Prés, 
ind. sg. 2*^ pers., contraignez, 293. 

contranancc message? 244. 

contredy contradiction, 281. 

contristetcy«//'/'5/J, part, pass., 
347. 

contrition contrition, 300. 

controli : ar ré péré a gontroli ou- 



cosq 
zomp ceux qui nous contrarient, 
luttent contre nous, prés. ind. sg. 
3" pers., 339. 

controliaht contradiction, con- 
troverse (gl. controversiam), 90. 

contulet réunion, collège (gl. 
colligas, leg. collegas) , 90; cun- 
tullet, gl. collegio, ibid. — Plur., 
cuntelletou, gl. collegia. 

convertissaf convertir, inf. : 
hon em convorlissaf jious convertir, 
29 4; convertisseign, 328 — Cond. 
sg. '3^ pers., en ho couuertisse {qu') 
elle les convertirait, 293 — part, 
pass., conuertisset converti, méta- 
morphosé, 287. 

conuetis convoitise, 288. 

convinquet convaincu, prouvé, 
293. 

corcid (= kerc'heiz) liérun {gl. 
arilea), 00. 

cordial cordial, subst., 296; 
adj., 351. 

corff, corf corps, s. masc, 255, 
259, 269, 270, 271, 272, 292, 322, 
331, 343; ar c'horf, 323, a gorf, 331 
— plur. corffou, corfou, 254; corffueu, 
327; lion horveu, 329. 

corriget corrigé, 297, 324. 

corn corne à boire {gl.,sd])hQ),9Q. 

cornigl corneille (gl. cornix), 90. 

corol danse, s. masc, ar c'horol, 
364, 360, 374, 376, 378, 380; ar 
hrol, 378. 

corporel corporel, 315, 316. 

corvat ventrée {dérivé de corf), 
338. 

kos, V. causs. 

cosmid j^elit lait ou lait caillé 
[meid uel cosmid, gl. sérum). 90. 

co8onliarmonieux{gl.ca.norà},90. 

cospitiot aura chancelé onchan- 
cellera, fut. sg. 3*' pers. {gl. tituba- 
verit), 90. 

cosquor gcnt, peuple : cosquor 
Armory, 245. 



463 



costez côté, s. masc, 310; daoïi 
goste, 341. 
cotibunan, v. guitibunan. 

couannc/(OUP?/t^(r7Lnoetuam),90. 

couarcou guirlandes [gl. séria), 
90. 

coucant certainement, parfai- 
toncnt, 90; cougaat, 269; cogant, 
27 4, 29o. 

coudet cœur, esprit, 232, 281; 
caudet, 301. 

couefif cûi/fc, couvre-chef pour 
la nuit, s. masc, 311. 

couS souvenir, 273, 309; coùn, 
32.5. 

couffi festin, 303. 

coug, r. goug. 

coulmic colombe, s. fém. [dimi- 
nutif de coulm), 326. 

couls : couls a me aussi bien que 
moi, 3o.j; v. quercouls. 

coulsgoude C{'pent?an<, 308,348. 

koumer, couiiimerit; v. quemer. 

coumps et ses dérivés; v. comps. 

coungé congé, 309. 

countant content, 307 ; cf con- 
tent. 

countradou contrats, 304. 

couraig courage, 289, 342. 

couronn couronne, 345. 

courrigétt corrigé, 342; cf. 
corriget. 

KOURMI, 16. 

coursou époque:, moments, 297. 

courtes courtois, 247, 281; 
courtes courtoisement, 24S. 

courtesy courtoisie, 278. 

courtinou courtines, 311. 

kousan, r. coz. 

cousantable qui consent, adj., 
338. 

cousquit dormez, impér. plur., 
2® pers., 312 — Futur prim. sg. 
1" pers., cousquiff, 312 — Infin., 
cousquet, 312. 

couvy festin, 263; cf. couffi. 



CÔV, V. cof. 

covaezion confession, 344; cf. 

cohession, coffes, 

COZ vieux, adj. 278, 286, 318, 
333 — superlatif, kousan, 371; 
kohan, 37 6, 380 : cf. cuth, colh, 
cous : V. V Index des noms de lieux et 
de personnes. Précédant le nom, 
coz a généralement le sens de mau- 
vais, de peu de valeur : en un coz 
marchauci dans une méchante écurie, 
318. 

crais v. creis. 

craseticion raccornis, secs [gl. 
spicis), 90. 

cre, V. cref. 

crech, v. knech. 

crechén, v. christen. 

credam je marche, prés. ind. 
sg. 'i'^psrs. [gl.vAdo), 90, v. cerd- 
det. 

credafiF je crois, prés. ind. sg. 
1" pers., credaff, 244, 251, 293; 
credan, 323, 349; 3'=per5., cret, cred, 
251, 260, 322, 323; piur. 2" pers., 
credorap, 294 — Impérat. plur. 2* 
pers., credet, 243, 249, 251, 263, 
280, 324; crédit, 281, 300— Futur 
prim. sg. 3® pers., credou (oser), 337 
— Prêter, prim. plur. 3" pers., 
cretsont, 272 — Condit. prés, [futur 
second.), cretten [oser), 354 — Infin., 
crediff, 271, 286; crydi, cridi, 292, 
321, 322; credin, 348, credeign, 327. 

credancc croyance dans, 244. 

cref fort, 219; cre, 276; cren 
[avec nasalisation), 348. 

creithi ulcères, plaies [gl. ul- 
céra), 90. 

creis, creiz milieu, 294, 341; 
a greis, a grais, 340, 347 — craizic, 
diminut., même sens : a greizic, a 
graizic (du beau milieu de) , 357 , 
338. 

cren, crenn, adv., absolument, 
tout net, 243; a cren [aujourd'hui 



464 



a grennl, 272, 283, 284; da benn an 
nau mis cren, 348, eur mis cren un 
mois rond, un mois^ilein, 348. 

cren, v. cref. 

crenaff trembler, in fin., 295, 
311 — Prés. ind. sg. 1""" pers., 
crenann ; 2" pers. crenés. 

créour créateur, 331. 

cri cri, 289, 340. 

crie criait, imparf. sg. 3^ pers., 
348 — Cond. pas s. avec se7is prés, 
{prêter, second), crige, 348 — Inf. 
cryal, 266. 

crihot il agite, il brandit {gl. 
vibrât), 90. 

criskétt accru, pari, pass., 
342. 

Christ le Christ, 281, 294, 298. 

christen chrétien, 245, 254, 258, 
299, 304, 321, 323, 331, 332, 339; 
chrichén, crechén, 328 — plur. chris- 
tenyen, 246, 280, 289, 294, 299; 
crechenion, cricheinnon, 327, 356, 345. 

crit tremblement {bat uel crit, 
gl. frenesin), 90. 

croas croix, s. fém., 259, 293, 
298, 299, 301; croyx, 294 : cf. croes, 
Index des noms de lieux. 

crocq saisis, imp. sg. 2" pers., 
251 — Prêter, sg. d" pers crogas 
prit {sens intransilif) , 324. 

croeadur enfant, s. masc, 249, 
251, 273, 297; crouadiir, 348; crwédur, 
376. 

croeas créa, prêt, sg., 3^ pers., 
280, 300. 

croueer créateur, 290; croer, 
295; crouer, 254, 260, 349. 

crouet créé, 321, 322, 353, 355. 

crogas, V. crocq. 

croyx, V. croas. 

cron rond (gl. tornatili), 90 — 
Plur. cronion {gl. assiles). 

cronnemain pierre ronde (a 
cronnemain, gl. cylindro), 90. 



crougaf pendre : ma em erougaf 
me pendre, 267. 

cruel cruel, 348. 

crueldet cruauté, s. fém., 310. 

crum (u = ou français) recourbé, 
gl. ceniuo), 90. 

crucifiet crucifié, 260, 293, 299, 
300, 331. 

cueus, V. après quetqueffret. 

cuîldoux, 250, 318. 

cuit{pron. l'û)quilte, débarrassé, 
adj., 249 ; quit da vonet quitte d'aller 
351 — Les formes du verbe aller 
accompagnées de kuit prennent le 
sens de s'en aller, partir : mont a réaz 
\\x\iilsen alla, 365, 366, 370, 
372, 374. 

quittançou quittances, 304, 
{pron. l'a). 

quittes tu quittes {pron. l'iï), 
prés. ind. sg. ^epers., 338 — Impér. 
plur. 1" pers., quittayt, 356. 

culed maigreur [gl. macies), 
90. 

cunnaret rage (cunnaret bostol, 
gl. beluina rabies), 90. 

cunrunt. gl. uorticem montis (ver- 
ticem), 90. 

cuntullet, V. contulet. 

cur cure {soin], 248, 249, 264 

curéet curés, 328. 

curun tonnerre, s. fém., 348 

curun couronne, 293. 

curunamant couronnement 
298. 

curunet couronné, part. pass. 
294. 

custodinozet , s. plur. (secte 
hérétique], 330. 

custum coutume, 259. 

custum a coutume, prés. ind. sg 
Z" pers. — Passif, prés. ind. 
ciistumer on a coutume, 278. 

CDSul conseil, 243, 292. 

cuzet cacher, inf, 28 i. 



465 — 



CH {ch français) 



(Pour c'h : v. à h] 



chab 

chabistr chapitre, 303, 310. 

chadenu chaîne, s. fém., 288. 

chadenic petite chaîne, 288. 

chambr chambre, 311, 312. 

chancç chance, 318. 

changign changer, sangaf, 337 ; 
sangaff, 237, infinit. — Prés. ind. 
sg. 2« pers., changes, 338 — Futur 
prim. sg. 2^ pers., chanchy, 287 — 
Passif : prés, ind., changer, 336 — 
Part, pass., chanchet, 354. 

chapelieu chapelles, 329, 330. 

chaquagin saccager, mettre en 
pièces, in fin., 348. 

Charlemagn, N. pr., 330. 

Charles, ;V. pr., 350. 

charmeign charmer, infin., 
330. 

chasseit chassez, impér. plur. 
2° pers., 326. 

chsisteiezchasteté, 235 ; chasteté, 
298. 

chede vois, voicy [ne s'employait 
d'abord qiià la 2^ pers. sg. : 
sel-te), 276, 284, 338; chete, 369, 
371; cf. setu. 

cheleuet, cheleuou, chelu- 
ett, V. Sezlou. 



(la 



cher: cher mat bon7ie chère, 283, 
307, 308; cher-vad, 369, 371, 374, 
378, 380. 

cherdramassé, part, pass., 379 ; 
cf. zart. 

chervege, chervegein, che- 
vijerien, etc., v. servich. 

cheto voici, 374 {a dû d'abord 
s'employer pour le pluriel : sellet- 
ho voye:: les, les vfjilà). 

chetu, chetui, v. setu. 

ehinouri (sinouri) réjouis - 
sance, bombance, 379. 

choaset choisi, part, pass., 
291. 

cbom rester, liabiter, infin., 270, 
27 7, 359 (chomme) — Prés. ind. 
sg. 3^ pers., chom, 288 — Futur 
prim. sg. 3° pers., chomo, 242; 
2)lur., 3'^ pers. : chommint-y, 321 — 
Gondit. prés., sg. l""" pers., cho- 
menn, 249. 

chongeu, v. songe. 

chopinat plein une chopine, 
s. masc., 308. 

chouk nuque, revers du cou, 
s. masc, 267. 



da, de à, pour, prépos. [vieil 
armoricain do ; do'n roch à la 
roche, 125, 166), 243, 244, 231, c<c.; 
de, 343, 338, 368, 375. 

Agglutiné avec l'article : d'an 
pechet, 231; d'an mab, 258, etc. 

S'agglutine avec les pronoms 
personnels suffixes et par fois infixes. 
— SgA^<=pers. : diff, 283,297, 300, 



301, 307, 312;dign, 336; d'in, d'i?l, 
333, 339, 364, 368, 369, 372; d'eign, 
d'ingn, 374, 375, 377, 379; giâTi, 
371; rei kiân donnez-moi, 370 — 
Impers. : d'il, d'id, 274, 284, 285, 
290, 292, 336, 353, 337, 364, 
369, 372; d'ide, 286 — 3" pers. : 
1" masc, dezaff ; dezaf, 242, 248, 280, 
290, 291, 306; dezan, 353, 365; 
30 



— 46(i 



da 



d'ezhau, 363 ; dehan, 367 ; dahôn, 370 ; 
daôn, 372; d'âiâ, 369; dehôïi, 374, 
375, 378; dehéôïï, 379; dehou, 327, 
338; dehou, 373, 376;d'in, 369, d'er, 
31i,'iS0(pron. ayant la valeur d'un 
accusatif); 2" fém.: dezi, 247, 282, 
291; dizy, 293; dehi, 3S9. 

Plur. 1" pers. : deomp, 246, 292, 
310, 318, 323, 339; deonib, 323; 
deomp-ni, 326; dimp, 233, 236, 260; 
d'emp, 329, 330; d'aemp, 343; d'eiiub 
ni, 343 — Impers. : deoch, 246, 294, 
297, 303, 311; dech, 306, 312, 316; 
d'ich, 282; d'ihuy, 266; d'ac'h, 334, 
333, 367 (d'hac'h), 368, 369; d'oc'h, 
370,371, 373 — 3«per5. :deze, 272, 
293; dehe, 328, 336; dezo, 307, 308. 

S'agglutine avec le pronom et 
l'adjectif possessif, avec le pronom 
personnel infixe. — Sg. i^^ pers. : 
da'm, 243, 274, 283, 353, 367; 
de'm, 358 — 2« per5. : da'z, 232 
— 3^ pers. : 1° masc, d'e, 251, 
267, 332, 363, 364, 363, 372, 373, 
377, 379; d'i, 368, 369, 370, 374, 
380; 2» féminin: d'e; d'e tat, 289; 
d'e miret, 279. 

Plur. \^^ pers. : d'on, 243, 234, 
283, 298; d'or, 301; d'iir, 336 — 
l'^pers. : d'oz, 249, 270, 297; d'o, 
331, 354, 333;d'lio, 322 — Supers.: 
d'o 244, 293, 333, 347, 331. 

da, de, ton, ta, te, pronom 
possessif et aussi pronom person- 
nel : da ton, 243, 247, 273; ta, 336, 
373; te, 337, 338; de, 378 — da, 
pronom personnel accusatif : da 
bennigaf te bénir, 231 ; cf., 273, 290, 
293; ta, 336. 

da, particule verbale, s^emploie 
quelquefois avec le. futur à la place 
de ra, dans le sens de l'optatif : 
da vezo graet ho voloatez que votre 
volonté soit faite, 234 ; Doue d'o miro, 
304 ; Doue da vezo guenech, 307 ; Doue 
d'où préserve, 310. 



daouz 

da va, prés. ind. sg. 3^ pers. : 
mar da, 338. 

d'ac'h, t). da. 

dacorant «7^ rendent, prés. ind. 
2)lur. 3« pers., 330. 

dacrlon humide de larmes, 90. 

dâd, v. daved. 

dadl harangue, 90. 

daffnet, v. daonet. 

dall, dal aveugle, 231, 337. 

dalch, 252 (dal), 252, tiens, impér. 
sg., 2" pers. — Prés. ind. sg. 3« 
pers., a zalh, 330; id., deich, 303, 
304 — Fut.prim.sg.2''pers., dalhy, 
331 — Infin. delchel, 239; delhel, 
335, 338; derchell, 286; derhel, 
349; delcher, 244. 

dale délai, retard, 280, 281, 
286; dallez, 332. 

damany domaine, 271. 

dammezelett demoiselles, 338. 

dan sous, prépos. ; cf. didan, tan, 
90. 

danfe, v. daone. 

danger danger, 324, 328, 338; 
dengeur, 349; Plur. danjeurio, 349. 

dans dance, 367, 369, 370 — 
Plur. danczo, 283 ; danceu (hou tançeu), 
356. 

daon, V. da, prép. 

daone matière, biens, s. masc, 
373, 379; thaone, 379, 380; zanne, 
373 — danvez, danves, 363, 364, 
366, 372, 373; danve, 334; danwe, 
379; danfé, 368, 369; danfe, 368. 

daonet damné, part.pass., 316; 
daffnet, 293. 

daou, dou deux, 275, 281, 284, 
292, 298, 313, 347, 363, 366, 370, 
372, 373; dew, 377, 379; àeuu, 
375; cf. diou. 

daoudec douze, 257 ; douzec, 313, 
350. 

daouguent quarante (mot-à- 
mot : deux vingt), 313. 

daouzourn les mains (les deux 



467 — 



darc 
mains), 288; douzora, 290; daourn, 333 

darcenneticion devins {ceux 
qui prédisent), 90. 

dare prêt, qui est à point, 267. 

darempret visiter, fréquenter, 

274, 28 i. 

darguid qui sait d'avance, devin, 
90. 

darleberiat prophète {qui dit 
d'avance), 90. 

dam partie, fragment, s. fém., 
289, 348. 

daczorchas ressuscita, prêter. 
pri)a. sg. 3« pers., 268. 

daspren racheter, inf.prvs., 239. 

daspunet ramassé, part, pass., 
372. 

dastumet ramassé, part, pass., 

275, 363, 363, 370, 374, 378; infin., 
desttim, 291. 

datolahamje harangue, prés, 
ind. sg. l^e pers., 90; cf. dadl. 

davantag davantage, adv., 348; 
davantage, 328; davantaig, 297. 

daved vers, prép., 330 ; dàd, 363, 
364; devad, 343. 

David, N.pr., 317. 

dauU, V. taull. 

daureth, gl. fœdam [honteux, 
souillure?), 90. 

dazlaou larmes, s. plur., 297; 
dazlou, 273, 301. 

de, V. da. 

deabeamb, deabet : v. de- 
brein. 

deaugueu la dîme, s. plur., 
330, 332. 

debatet, part. pass. : ez eu dé- 
batet : il y a débat, querelle, 284. 

débauche rfc'ôaî<c/ie, 336; deboch, 
370, 374 — Plur. dibauclieu, 338. 

debil débile, 292. 

deboner débonnaire, 279, 300. 

debrein manger, infin., 380 ; 
dibriff, 303; dibri, 318, 333 : cf. 
diprim; drebel, 376, id. — Impérat. 



plur., l''<' pers., debromb, debrom, 
debomp, dehom, 364, 365, 367, 369, 
373; debramp, debara, deabeamb, dre- 
bamb, 380, 374, 371, 378, 376; 2^ 
pers., débret, 354. 

Prêter, prim., debraz, 366. 
Imparf. ou prés, second. : debre, 
365, 367; tbebre, 379; zèbre, 363; 
zebe, 372, 374 ; debe, 368 ; zeabe, 378. 

Coud. prés, ou futur second, plur. 
2*= pers. : debret : en istant ma tepret, 
333. 

Partie, pass. : débret, 354, 366, 
367; debraet, 306; débet, 369, 371, 
373; deabet, 379; drebet, 377. 

dec dix, 303, 313 — dec mill dix 
mille, 313. 

decmint ils décimeront, 98. 

dech, pron. pers. : v. da. 

dechou, V. dehou. 

dedan, v. didan. 

dedy, v. edy. 

deffauto il manquera, fut. prim. 
sg. 3^ pers., 303, 306. 

deflFe, v. bezaff II. 

deffuet brebis, moutons, s. plur., 
283; devet, 287, 317; denvet, 323. 

deffot il manque, prés, ind., 
355, V. deffauto. 

deffotamant dévotement, adv.; 
cf. dévot, 323. 

deffry sérieusement, 270. 

degrez degré, 258, 289 — P/wr. 
degrezyoïi, 257, 288. 

deguenide, deguenoch, v. 
digant. 

deguet, V. digant. 

dehou du côté droit, qui est à 
droite, 329 ; dechou, 261 ; deheu, 331. 

dehlouetic habile, bien appro- 
prié à, 90. 

dehuehan, v. divezaf. 

dehuehow, v. dezvez. 

deit, V. deuaff. 

deiz, r. dez. 

deia, Ae^di déjà, adv., 243,243. 



468 



delc 
delch, V. dalch. 
dele, deliam, deli, del, r. die. 

delechprobablement pour delch 
il tient, prés. ind. sg. 3» pers., 257, 
V. dalch. 

deleiou antennes, vergues, 90. 

dellezet, v. dellit. 

deliberet résolu, 279. 

delyen feuille, s. fém., 311. 

delivrit délivrez, impér. plur. 
2« pers., 323; dilivrit, 260, 339; 
delivret, 323, 331; dilivret 253 — /n/"., 
dilivra, 342; dilivria, 342. 

dellit mériter, inf., 238, 286 — 
Prêter, prim. sg. 2^ pers., dellezsot, 
287 {faute d'impression : dellezset) 
— Part, pass., dellezet, 266. 

demercher mercredi, 313. 

demeza Je me marie, prés. ind. 
sg. ['^^pers., 239 — Prêter, priin. 
sg. !••« pers., demezis, 316 — Infinit., 
dimizifu, 257, 238; dimiziff, 258; 
diméeign, dimeign, 330 — Part. pass. , 
deraezet, 278; dimeset, 347; diméett, 
338. 

demeurance demeure, 330. 

demeurz mardi, 313. 

demeus de : n'o deffoa quel deraeus 
a vugalé ils n'avaient pas d'enfants, 
347, 350; dimeus, 351, cf., aves, 
eveus. 

demguescim, action de s'é- 
treindre, lutte? inf , 90. 

d'en, V. da. 

den homme, créature humaine 
en général, 243, 243, 246, 249, 
250, 278, 279, 280, 323, 331, 336, 
347, 348, 331, etc.; daen, 377, 378; 
de5, 379; din, 373. 

dengeur, v. danger. 

denvet, v. defifvet. 

deo, r. 60. 

deozow, V. dezvez. 

dépit dépit, colère, 286. 

déport attendre, 349. 

deracoh, r. dirag. 



deus 
derchell, derhel, v. dalch. 
deren amener, guider, 232. 
derguener, r. dezguener. 

dermorion très grands, extraor- 
dinaires, adj. plur., 90. 

dervoe, v. deur. 

dervezioujdervesou, i'. dez- 
vez. 

dès, V. deus. 

desadorn5a)?!Êf/?'; cf. sadorn, 313 

desquign apprendre, 333, 334; 
disquitu, 239; disquiff, 304; disquy, 
303; disqui, 324; diskein, 342 — 
Impér. plur. i^^pers., descomp, 334; 
3'= pers. desquant, 334 — Fut. prim. 
sg. 3e pers., desgo, 280, 334; ou 
tescoii, 336 — Prêter, prim. sg. 
3«pen., disquas, 280; pass. près., 
zesquer, 334 — Part, pass., disquet 
enseigné. 

descuez, v. discuez. 

decedaff mourir, inf, 276, 295 
— Fut. prim. sg. 2^ pers., decedy, 
273. 

desi tas, s. plur., 90. 

desy, V. da. 

désir désir, 234, 341, 331; dezir, 
344. 

desiry tu désireras, fut. prim. 
sg. 2<^pers. — Prés. ind. sg. i^'^pers., 
disiran, 331 — Cond. prés. plur. 
2^ pers. au sens futur, desireih : 
quement tra zesireih, 337. 

desrouas, v. dezraou. 

desset apportez, impér. plur. 
2^ pers., 380; cf digass. 

destinet marqué, désigné, 236. 

destum, r. dastumet. 

det, V. deuaf. 

detractint, 3i9, peut-être pour 
detractit : n'o detractit quel ne les mé- 
prisez pas? detractint serait une 
3"= pers. plur. du futur prim. 

detry soigneusement, 280. 

deus, deuz {en français), est, 
il y a, V. eus. 



469 



cleus 

deus de, i^rép. : cals deus a den- 
geur, 349; deuz, 372; dès, 368; cf. 
eus, eveus, aves, denieus. 

deur il plait, verbe impers., 
prés, ind., a huy noz àem 7i6 voulez- 
vous pas? 259; ha huy o teur coanya 
vous plaît-il souper, 307 — Prêter, 
prim., ^'^pers., deurvoe, 282; dervoe, 
271 — Imparf. sg. 3° pers. : n'e 
deurye, 289; deurvée, 367 [employé 
personnellement) — Gond. prés. , 
deurffe, 273; deurvihe, 286. 

deut venez, près. ind. plur. 2^ 
pers., 310 — sg. 2" pers. (vannetais) 
da : er peh e za d'eiga, 373. 

Impérat. sg. 3^ pers., deuet, 254, 
260 — Pltir. 2° pers., duet, 247. 

Futur prim. sg. 1" pers., duiff, 
297 — 2° pers., duy, 252 — ^^pers., 
duy, 243, 245, 249, 251, 261, 273, 
275, 276, 286, 287, 301; deuy, 349; 
deuio; day (e tay), 331. 

Prêter, prim. sg. 3° pers., deus, 
263 ; deux, 271 ; deuz, 291, 294, 364; 
deuas, 347, 366, 367; das (zas, tas), 

376, 378 — Plur. 3« pers., deuzont, 
292; theusont, 293. 

Imparf. sg. i'^" pers., duenn, 272 
— 3« pers., due, 284; deue, 281, 
367; de (e tè), 371. 

Gond. prés. plur. F" pers., deu- 
femp (teufemp), 353. 

Go7id. pass. ou prêter, second, sg. 
Supers., deuzye, 292. 

Inftnit. donet, donnet, 247, 270, 
272, 285, 306, 308, 310, 329, 351, 
333, 354; dont, 349, 3S5. 

Part, pass., duet, 251, 275 ; deuet, 
288, 304, 315, 364, 366; deut, 355, 
367, 369, 373; deit, 336, 371, 375, 

377, 378, 380. 
deu, V. eo. 

deusqueuso, v. discuez. 
deuu, V. daou. 
deuehan, v. diveza. 
dew, V. daou. 



dibr 

deurr vaillant, actif, 91. 
devad, v. daved. 

dever devoir, 334, 357 — Plur. 
deverieu, 332. 

devet, V. deffuet. 

deveus, devezo, dévie, deffe, 
devout, etc., v. bezafif II. 

Devy, N. pr., 250, 252. 

devi briller, infin., 321; o tevi 
en train de brider, 340. 

deviset divisé, part, pass., 303. 

eiQVot dévot, adj., 277, 297, 317, 
327, 331, 333, 340, 345. 

devotionf?âiofi'oH, 281 , 298, 329. 

dez jour, 258, 260, 276, 282, 
285, 290, 297, 307, 316; deiz, 297, 
307, 313; di, 373 — Plur. dezyou, 
257 ; deiziou, 31 3 ; deyew, theyew, 379 ; 
zeyew, 37 8. 

dezguener vendredi, 300; der- 
guener, 313. 

dezraou commencement, com- 
mencer, subst. et inf., 295, 296, 
301 ; desraou, 288; dezrou, 263, 277; 
desrouas, 279. 

dezvez journée, s. masc, 251, 
299 — Plur. derveziou, 363; der- 
vejou, 3()8; devesou, 372; deozow, 
370; dehuehow, 374. 

dezir, v. désir. 

dezountan, v. diouz. 

di, V. dez. 

diablasder diablerie, 264. 

dyalahez là-haut, 270. 

dianaff iam- tache, adj., 273. 

dianked égaré, part, pass., 364, 
368. 

dianes , diannes , indigence , 
manque de, 374, 378. 

diar de, prép., 338. 

diaraoc auparavant, adv., 293. 

diaoul diable, 347; diaul, 347, 
— Plur. diaoulou, 232, 292. 

dibaucheu, v. debauch. 

dihr selle, s. masc, 305, 306. 

dibriff, i\ debrein. 



470 



dica 

dic3ira,ntezsans affection, cruel, 
286. 

dicomit sans partage? en toute 
propriété? 91. 

didan sous, dessous, adv. et 
prép.,2't9, 3i:;, 337,371; dedan, 331 ; 
dindan, 257, 260, 364, 367 : cf. 
edan, dan, tan. 

didanuud g'?, elicio, 91. 

diegui pare.we, 5. masc , 316. 

dKsicet horribles, défigures, 26"j. 

dyen : en dyen, tout à fait, 279. 

dieteguetic abandonné, 91. 

diez difficile, 336. 

di£fara.nce différence, 276. 

diffennet défendu, part, pass., 
256, 354; dihuennet, 332, 357 — Im- 
per, plur. 2° pers., diffennet, 301; 
dihuaennet, 343 — Inf. dihuen, 330. 

dififeran f hésite, je tarde {du 
français différer), pm. ind. sg. 
i"^ perf., 352. 

differance différence, 211. 

diferamt différent, adj., 295. 

difi défie-toi, impér. sg. i'^ pcrs., 
244. 

diflicultez difficulté, 350. 

dyffout iJour devout; v. bezaff. 

digant d'avec, 274, 297, 322, 
323; deguent-; deguet, 357 -.combiné 
avec pronoms personnels suffixes 
— 2« pers. : deguenide, 337 — 3« 
2}ei-s. masc. : digantaff, 280; haut- 
vannet. deguentou, 327 — Plur. 2= 
pers. : diguenech, 308; diguenech , 
297, 340; deguenoh, 357 — 3« 
pers. : deguentè, 330. 

digacçit apportez, impér. plur. 
2« pers., 306, 326; digasit, 364, 
365; digasset, digaset, digased, 330, 
367, 369, 371, 372, 374, 378. 

Pass. indic, digasser, 336 — 
Part., digacet, 293, 325. 

digemer reçois, accueille, imp. 
sg. 2" pers., 363, 365 — Plur. 
2^ pers. : digemeret, 368, 370. 



dine 

digemenet mandé, part, pass., 
352. 

dign, diflf, v. da. 

dign digne, 368, 376. 

dignité dignité, 289, 357 ; di- 
gnitez 350. 

digouez échoit, survient, prés, 
ind. sg. 3" pers., 363; digwez, 363; 
digoué, 368, 372; e zigouéa, 370 — 
Prêter, prim. sg. ^^ pers., e tigoueaz, 
373; infin., digwéout, 374. 

digracc sans égards, cruel, 243. 

dihel inactif [gl. deses), 91. 

dihoell, V. diwall. 

dihou, V. da. 

dihuen, v. diffennet. 

dilacc dégagé, 273. 

dilaez délaisse, impér. sg. 2'' pers. , 
251. 

dilamas fît apparaître, prêt, 
prim. sg. S'' pers., 263. 

dilection affection, 297. 

dilesell a&«nrfon;ier, î;i^n,, 250, 
340. 

dileuzras députa, prêter, prim. 
sg. 3^ pcrs., 274. 

diligencç diligence, 291, 294. 

dilisid, 124. 

diliu, gl. fuscetur (di privatif et 
liu; cf lion couleur), 91. 

dilivret, v. delivret. 

dyllun lundi, 313. 

dilucet extinction de la lumière, 
analhéme, 91. 

dimeset, v. demeza. 

dimeus, v. demeus. 

din digne, adj., 250, 252, 297; 
cf. dign. 

dinam sans tache, 244, 245, 250, 
252, 270, 273, 274. 

dindan, v. didan. 

diner denier, 349. 

dinessai rrazinessaipuwseajjpro- 
c/ier, 339 ; dinessai, fut. prim. sg. 
3* pers., avec la particule ra, joue 
le râle d'optatif. 



dino 

dinoas innoconmcnt, adv. et 
aclj., 281. 

dinou coule, se répand, prés, 
ind. sg. $^ pers., 254. 

dint, V. ouf. 

dioch, 11. diouz. 

diogan promet, prés. ind. sg. 
3'^ pers., 259; cf. diouganet. 

Dioscorus, N.pr., 278, 279, 283. 

diou, dyou deux, au féminin, 
299, 303, 316; cf. daou. 

diouganet prédit, part, pass., 
244, 248, 272. 

diouz f= di-urth), dious, dous, 
dioc'h, doh, de, vers, contre, 
d'après, 276, 280, 290, 293, 297, 
318, 322, 325, 339;diouch, 288; doh, 
330, 332, 334, 336; dons, 370. 

Avec les pronoms suffixes : sg. 
3°^cri., diochountan, 363 ; dezountan, 
372; doutôïï, 371; dochtiJn, 374, 378; 
dochtou, 376; doclitéôn, 380 — Plur. 
l^e pers., diouzomp, 326; 2^ pers., 
diouzoch, 301; Supers., doute, 370; 
dezouto, 372; dohte, 335, cf. ouz, 
diurth. 

diprim manger, infin., 91; cf. 
debrein. 

dirac devant, prép. 247, 296, 
326; dyrac, 276; dirag, 343, 367. 

Avec pron. suffixes : 3^ pers. sg., 
diraan, 348 — Plur. l""" pers., dira- 
zomp, 293 — 2° pers., dirazoch, 
334; deracoh, 360; diraghoch, 367. 

diredek accowrtV, infin., 365,372 

Aiscdiscnn. désagréable, 243 [cf., 
sacçun). 

disquet, v. desquign. 

dysguennit descemlez, impér. 
plur. 2" pers., 305 — Prêter, prim. 
sg. 3^ pers., disquennas, 260 — Part, 
pass., disquennet, 236, 331 ; diskenet, 
372. 

discleryAt déclarer, infin. ,2i(,; 
tiscleria, 340 — Prés. ind. sg. 
3« pers., er re na zisclair, 330 — 



471 — 

disp 

Prêter, prim. sg. 'i'^pers., disclaeryas, 
281 — Part, pass., disclaeriet, 
discleriet, 279, 330, 349 — Pass. 
prés, ind., a zisclerier, 333. 

disclos non clos, adj., 318. 

discou plats, 91. 

discret sage, 276, 279, 282. 

discuez découvrir , montrer , 
infin. 287 — Prés. ùid. sg. 3"^ pers., 
descuez, 248 — Fut. prim. sg. 
l^'^ pers. discueziff, 286; 3'^ î)ers., 
deusqueuso, 311 — Passif prés, ind., 
discuezher, 282 — Part., discoeit. 
358. 

disenor déshonneur, 278. 

disesper désespoir, 347. 

disesperi désespérer, infin., 
321. 

disiran, v. desiry. 

dison, dyson, sans bruit, 270, 
272, 286. 

dispar sans égal, 234; extra- 
ordinairement, 275. 

dispenny tu te dissoudras, fut. 
prim. sg. 2^ pers., 275. 

dispignaz il dépensa, prêter. 
prim. sg. 3« pers., 363, 365, 368, 
374, 375, 378 — Part, pass., dis- 
pignet, 363, 365, 368, 370, 372, 
374, 378, 379. 

displige déplairait, cond. prés. 
sg. 3" pers., 310 — Fut. prim. sg. 
3^ pers.. displigo, 309. 

dispos dispose, impér. sg . 
2^ IJers., 257 — Infin., dispos, 297 
— Part, pass., dysposet, 311. 

disposition disposition, 329. 

dispriner est déprécié, pass. 
prés, ind., 91. 

disprisa mépriser, infin., 288; 
id. de zisprissen, 358 — Part, pass., 
dispriset, 291. 

disprisancc mépris, 288. 

disputas disputa , discuta , 
prêter, prim.. sg. 3" pers., 290 — 
Part, pass., dispute!, 290, 293. 



472 



dist 

distreid, v. distroas. 

distrihuet distiibîié, part.pass. , 
329. 

distroaz il revint, prêter, prim. 
sg. Supers., 364, 366, 369, 373; 
pe zistrwas, 374 — Futur prim. sg. 
i^^ pers., dizroy, 307 — Imparf. sg. 
3'= pers. pe zistraye, 371 — Infin., 
dizreiff, 251; ô tistroi, 367; distroein, 
378, 380 — Part, pass., distrôet, 
364, 365, 367, 368; distreid 370. 

distrouncit détroussez, iiiipér. 
pliir. 2'' pers., 303. 

dysull dimanehe, 313. 

ditaulas rejeta, prêter, prim. 
'i" pers., 270. 

ditechet en fui, 2)a7i. pass., 284, 
285. 

dius : dius dezaff libre à lui (dius 
choix), 286. 

diuset choisi, 242, 247. 

dyvelcony insensible, insou- 
ciant, 299. 

divers divers, adj., 290, 292. 

dîvez fin, 251, 252, 254, 263, 
274; dyves, 301. 

divezaff dernier, final, supcrl. 
301; divesaf, 251; diveza, 314, 324, 
325, 326; dehuehan, 345; deuehan, 
359. 

divije, V. bezaff II. 

divin divin, 248, 256, 328, 329, 
343. 

divinerion devins, s. plur., 330. 

divis devise, prés. ind. sg. 
S'' pers.,, 303. 

divisiou devis, entretiens, 303, 
304. 

diviset divise, part, pass., 279, 
303, 316. 

diuoe sérieusement? 284. 

di'wall garder, prendre garde, 
infin., 365, 372; dlhoell, 334. 

diuuohart sans empêchement, 
125. 

diurth, 125 {cf. dioiiz). 



doe 

dizi, V. dezi à da. 

dizibraet, dessellé, pari, pass.., 
305. 

dixiovi jeudi, 313. 

dizonaeste deshonnête, 342. 

dizreilF, dizroy, v. distroaz. 

diznvx désordre, 365, 368. 

dleez tu dois, prés. ind. sg. 
2" pers.; 3" pers., die, 295, 296, 
291; délé, 331; déli, 345; plur. 
!■■<= pers., déliamp; 2^ per*. dliet, 327 

— Imparf sg. !''<= pers., na zelienn, 
357 — Cond. prés. sg. l^" pers., 
dleffen, 292; plur. 2° pers.. deliaih 
{prononcez delièh), 345 — Passif 
prés, ind., dleer, 260 — Part.pass., 
gléet, 370, 371; délet, 374; deliet, 
330. 

dleou dettes, s. plur., 303. 

dleour débiteur, 337 — Plur., 
dleouryen, 255. 

do, V. da. 

d'o, V. da. 

doa, doae, v. ouff, cf. bezaff. 

doanyet attristé, part, pass., 
299, doaguiet, 347. 

doar, V. douar. 

docondom ni ou docordom 
ni, )ious écartons? 91. 
■ doctement doctement, 290. 

doctor docteur, 249, 259. 

doctrin doctrine, 281, 286, 298 

— Plur., doctrinaou. 
doctrinet instruit, part, pass., 

289. 

doch, V. diouz. 

doch, doh, V. oufif. 

doch, V. da. 

dodimenu effacer, faire dispa- 
raître, 91. 

dodocetic apporté, 91. 

Doe Dieu, 242, 243, 244, 248, 
259, 272, 280, 282, 273, 274, 295; 
Doue, 256, 257, 258, 260, 261, 274, 
304, 322, 349. 

Agglutiné avec l'article : Doe'n 



473 — 



doen 
tat, 269, 274 — Plur., doueou, 
290, 291, 292, 293. 

doen porter, in/in., 263 — Prés, 
ind. sg. 2" pers., dougues, 274 — 
Fut. priin. sg. 2^ pers., douguy, 275. 

doguohintiliat qui chemine, 
91. 

doguolouit a mis en ordre? 
prêter, prim. sg. 3^ pers., 91. 

doguorenniam je répands , 
prés. ind. sg. [^<^ pers., 91. 

dogurbonneu aura demandé, 
subj. sg. S*" pers., 91. 

doh, V. ouff, diouz, da. 

Dol DoJ, 32o. 

dominical dominical, 322, 323. 

domot coutume, 91. 

donesonaou donaisons, s. plur. , 
297 — sg. dounaeson, 317. 

donet, dont, v. deuaff. 

dorn bat : a dorn qui bat, prés, 
indic. sg. 3"^ pers., 91. 

dorn, dourn, i'. daouzourn. 

DORO, 18. 

dou, r. daou. 

douar terre, s. masc, 2o4, 260, 
273, 274, 273, 280, 290, 298, 323, 
328, 329, 331, 337, 339; doar, 343; 
en noar, 243. 

douch, r. ouff. 

Doue, r. Doe. 

douet, dont doute, 231, 276. 

douetaf douter, doute, inf. et 
subst., 248 — Jmpér.plur. 2^ pers., 
doulet, 333 — Prêter, prim. sg. 
3^ pers., doutas, 282 — Imparf. 
plur. 3« pers., douetent, 294. 

douguen, douguy, v. doen. 

doujanç crainte, 334 ; zougeance, 
339. 

dougias craignit, prêter, prim. 
sg. 3« pers., 27 9. 

doulagat ijeux {les deux yeux), 
273. 

donn profondément, adj. etadv., 
300. 



dounaeson, v. donesonaou. 

dour eau, s. masc, 243, 250. 

douraff abreuver, infin., 307 — 
Impér. plur. 2^ pers., dourayt, 306 
— Part, pass., doureat, 306. 

douretit, gl. tiirpi? 91. 

douç doux, adj., 337, 342; dons, 
370, 371. 

dont, V. douet; v. ouf. 

douzec, V. daoudec. 

douzorn, daourn, v. daouzorn 

douolouse/ii(^?éLOi7t's?39. 

dre (pour tre) par, prép., 247, 
248, 231, 235, 257, 261, 263, 278, 
281, 290, 292, 293, 294, 297, 328, 

329, 330, 336, 367 — Agghdiné 
avec l'article : dre'n bel, 233, 298, 
318 — Agglutiné avec la particule 
ez : dre'z voe ordrenet, 279, 293. 

drebet, i. debrein. 

dreis par-dessus, 274, 280, 281 ; 
dress, 343; dreist (= dreist d'), 323, 
364, 366, 367, 369; drest, 37 9 — 
Agglutiné avec le pronom personnel 
de la 3« pers. du sg. fém. : dreisy. 

drem face, rac da drem devant 
toi; rac drem tout de suite (cf. rac- 
ial), 243, 230. 

drindet, v. trindet. 

drogn troupe, 91. 

drouc mauvais, mal, adj. et 
subst., 260, 276, 283, 283, 287, 296, 
301, 311, 323, 324, 366; droug, 318, 

330, 339, 364, 371, 373 — Plur. 
droucou, 261. 

droug-calon mécontentement , 
irritation, 37 7. 

drouc-speredou mauvais es- 
prits, les démons, 251, 233. 

duc duc, 349, 331. 

duglas azuré, sombre, 91. 

duliu de couleur noire, 91 {ma- 
nuscrit daliu). 

dnrentdurant,prépos.,3o0. 

dutimen faire disparaître, 91. 

d-wa, V. ouff. 



— 474 ~ 



E 



e prepos., v. en. 

e, he, i, pronom, possessif et per- 
sonnel, masculin et féminin, 3^pers. 
{le masculin et le féminin se dis- 
tinguent l'un de Vautre par leurs 
efl'els sur la consonne initiale des 
mots suivants : v. Jntroduct. au 
vocab.); e, he maso., 242, 245, 247, 
2i8, 249, 251, 257, 261, 263, 267, 
272, 279, 295, 296, 321, 322, 323, 
327, 332, 334, 335, 346, 348, 354, 
359, 363, 364, 372, 375, 377; i, 
368, 370, 373, pour he unan lui- 
même, V unan (hes unan lui-même, 
376 [île de Houat) — e, he, fémin., 
248, 264, 269, 271, 274, 286, 289, 
299, 347. 

eal, V. ael. 

ean, v. eflf. 

ear, v. aer. 

easamanchou, v. aes. 

eat, r. a 9. 

eaz, V. a 9. 

ebahysset ébalii, 290, 291. 

ebars, r. parz. 

ebataff s'ébattre , s'amuser , 
infin., 252, 283. 

ebwe, V. abaoue. 

ec'h, r. ez. 

edan sons, cf. didan, 345. 

edarre, v. adarre. 

edeficc édifice, 288, 290. 

edemnetic qui a besoin de, 91. 

edi, edy est, prés. ind. sg. 
'à^pers., 242, 252; idy : ma idy Oi< es^, 
308; nen dedy, 271; d'autant meidy, 
327,329, 330, 359 (meidy = ma edi); 
e medy = e m' edy, 351 ; cf. aedy. 

édition édition, 324. 

edo était, 363; védo : pa vedo, 365 
[v. bezaff I); pour edoae, edoa , 
edoann, v. ouff. 

ee, eevou, v. nefif. 



egm 
eet, V. a 9. 

eeun droit, adv. et adj., 311; 
eun, ibid. 
eeunn, v. aon. 

eSil, lui, pronom pers. 'Supers, 
{sujetct aussi complément), 250, 280, 
271, 274, 280, 281, 284, 290, 294, 
308, 320; hen, 363, 364, 365; eân, 
375, 376, 358; em, 380; e, 308, 
311, 380, complément, hâû : chede 
hân, 369 ; âïï : lac'het âii, 369 ; m, hûii : 
lahet w, 371, 374. 

effect effet, 81; effet, 281, 296, 
344, 345. 

efoa, efoe, v. bezaff II. 

effo, V. evaff. 

égal égal, 277. 

eguet (jue, conj. après compa- 
ratif; agglutiné avec pron. pers. 
suffixes : sg. l""" pers., eguetoff, 247. 

eguetou il y a un moment, ré- 
cemment {léonard, près Lander- 
neau egentaou; comique agynsow : 
cf. aquetou), 246. 

eguile, r. kile. 

eguis en guise de, comme, 303, 
321, 323. 

eguit , eguyt , evit , aveit 
pour, prép.; s'emploie aussi dans 
le sens de que après le comparatif, 
245, 254, 258, 260, 276, 277, 284; 
evit, 290, 291, 292, 294, 295, 297, 
303, 308, 312, 321, 322, 349, 363, 
367, etc.; eui', 374, 375; hui', 378; 
eveit, 327, 329, 330, 331, 332; 
aveit, 327, 330, 343, 356, 357, 358, 
359, 360; eit, 357, 358, 377, 380. 

Combiné avec les pronoms per- 
sonnels suffixes : 

Sg. \" pers. eguidoff, 248, 261 
(eguidafu), euidoff, 273; eitonn, 357, 
359 — 2" péri, guitot, 286; eit ous, 
357 — 3^ pers. masc. euitaff, 293; 



— 475 — 



evitan, 366, 369; evit-han, 367; 
evintan, 373; euiton, 371; aveiton, 
339. 

Plur. l'^ pers. eguidomp, 239, 
260; euidom-ni, 322, 340; evidomp, 
300, 341; eveitomp, 360, 322; avei- 
tomp, 345; aveidomp, 343 — 2^ pers. 
euidoc'h, 332; eit-oh, 338. 

Idiotisme : yvit ce oll malgré tout 
cela, 291; evyt ce néanmoins, 291; 
evyt da selhet pour te voir {on aurait 
beau te voir), 276. 

ehan repose-toi, impér. sg. 2« 
pers., 242 — Prêter, prim. sg. 
3^ pers., ehanas, 273 — Inf. ehanaff, 
246, 249. 

ehom, i\ ezom. 

ehomec, r. ezom. 

ehué, V. evez. 

eidguin, pour eid[n]giiiQ[ot] 
chasse aux oiseaux? 91. 

eil, eyl second, l'un en parlant 
de deux : an eil da heguile Vun à 
l'autre, 258, 239; cf. 310; an eil dez 
le second jour, 282; an eil le second, 
288, 322, 327. 

eilvet second, 303, 304. 

EIORC, 9. 

eittec dix-huit, 313. 

eiz liuit, 269, 303, 313, 317. 

eisvet huitième, 303. 

ejont ils allèrent, prêt. prim. 
plur. 3^ pers., 367 {omis à a 9). 

él, V. ael. 

el, V. evel. 

elanvet promis? 244, 231. 

elchsides juge, justicière, s. fém. 
269. 

eleac'h, v. lec'h. 

eleis, V. leis. 

elese à savoir, 288, 290. 

elestr glaïeul, 91. 

eil. ellont, r. gallaf. 

eloquencç éloquence, 291. 

eltroguen belle-mère, 91. 

Elysabeth, X pr., 274. . 



é'm = e prép. + m, i'. enprépos. 

em = relatif + m pronom, v. 
a relatif. 

em, ancienne préposition servant 
à donner au verbe la valeur réflé- 
chie; aujourd'hui on se sert à peu 
près iiniquement de la formule en 
em précédant le verbe, pour toutes 
les personnes; en moijcn armoricain 
em était souvent précédé du pronom 
2)ossessif et personnel : sg. i''^ pers., 
me. . . a 'm em ro, 264 ; ma em crou- 
gaf, 267; em em erbedaff, 247, 291; 
2* pers., da em tenn, 242; daz hem 
avance, 283; cf. 290; 3" pers., an 
test... en em discuez, ; cf. 278, 280, 
291, 373 — Plur. l«-e ])ers.. hon em 
tommuiï Jious chauffer, 283; d'on em 
poumienaff, 283; 2'' pers., hoz emgoar- 
nisset 294; 3« pers., d'o em applicafl 
pour s'appliquer, pour qu'ils s'ap- 
pliquent, 293; au lieu de en em, en 
im, 370, 373 : n ura, 369; hem : er 
re a hem vell, 330; e hum, 377, 378; 
en om, 331 — sa)is en : mar em gou- 
vernez, 292 — hunn : aveit hunn 
angagein, 339. 

ema, emaint, i-. ma. 

eman, v. heman, aman. 

Emery, N. pr., 297. 

émeus = a 'm eus, v. bezaff II. 

émeus de, prép. : seiz sent émeus 
a Vreiz, 326; cf. aues, demeus. 

eminant éminent, 293. 

emparlet qui a la parole facile^ 
292. 

empliign employer, infin., 334; 
impléeign, 327, 329; impleïen, 358 — 
Futur prim. sg. 2^ pers., im])\igy, 237. 

en, e da7is (en, surtout devant 
les voyelles) : e gou, 243 ; e bro, 244 ; 
245; en, 246, 249, etc.; inn, 337 : 
inn gorto en attente (n g, nasale 
gutturale); souvent est foyidue : 1" 
avec l'article; en otleren pendant la 
messe, 322; erbed, 321; e'r statt ce 



476 



dans cet état, 328, 331; cf. 373, 
379, etc. 

2» Avec les pronoms possessifs : 
e'm calonda/25 mon cœur, 243, 244; 
e"m requet, 247; e'z querchen autour 
de toi, 232. 

3" Avec les pronoms personnels 
suffixes : sg. 2« pers., enout, 337 — 
3^ vers, masc, enn-han, 363 ; ennân, 
365; innân, 368; ba 'n on ;= e parh 
enon), 374 — Plur. 2« pers., ennoch, 
351; Z^pers., eahe, 290; enn-ai intt, 
343, cf. ent. 

en, er, l'article, v. an. 

en, er, in, pronom masculin et 
neutre, à l'accusatif, 238 [neutre), 
263, 267, 273, 280 ; er, 370 (erhassè) ; 
hen, 363, 367; in, 368 : Vn de ce 
pronom, en Goello, ne se change 
jamais en r; de même en bas- 
vannetais. 

Ce pronom se fond avec diverses 
particules et pronoms : pa n petes, 
273; ne'n servichi, 243; ni "n tamallo, 
246, etc. 

Assez souvent, il précède le pro- 
nom régime, sans avoir de valeur 
spéciale [cf. en gallois fe) : en he 
pardonnas, 264; en bon eus, 292; en 
ho convertisse, 293; ean onn lacantt 
ils nous mettent, 343. 

en, V. neff. 

ena, v. hen. 

enaouet allumé, animé, 318. 

enbit, gl. debilis, 91 [faible d'es- 
prit?). 

enclaouo enclouera, futur prim. 
ou subj. prés. sg. 3^ pers., 307. 

enclasc rechercher, s'enquérir, 
inf. et subst., 289. 

ender(ch) évident, 91. 

endeus, v. bezaff II. 

endlim gain, 91. 

endro de retour, deit endro revenu 
[cf. Iro'. 371, 373, 378, 380. 

enùvLT&t souffert, part. pass., 331 



ense 
enebarz, v. enepuuert. 

enep visage : en énep à V encontre 
de, 310, 316, 324, 331, 339, 363, 
365, 368, 371, 372, 374; eneb, 280, 
372, 378, 380; a henep, 293, 294; 
inemp, 376; a enep, 363. 

enepuuert[h], 128 ; enebarz 
douaire, 239. 

enefu âme, s. masc, 257; eneff, 
269, 272, 292; ene, 322, 323, 326, 
339, 369; ineff, 299 — Plur., enef- 
fuou, eneffou, 254; enenfueu, 328; 
enenvou, 323; ineueu, 329; anafïon, 
301; anavon, 294; anaon, 340. 

enez île, s. fém., 364; cf. inis 
dans l'Index aux noms de lieux. 

enesen um île, 244, 249. 

enioentet Jomf, part. ppss. ,270, 
271. 

enmetiam, gl. innuo, 91. 

eno là, adv., 242, 283, 298. 321, 
350, 365, 366, 379; inô, 375; 
enôn, 336, 368, 370, 374, 378; enou, 
331. 

enoe peine, ennui, 295; enoiie, 
256. 

enoeet contrarié, 284. 

enor honneur, 245, 234, 273, 
290, 291, 292, 297, 323, 330; henor, 
330; inour, 327, 335, 345 — Plur., 
enorou, 293. 

enori honorer, infin., 247; inou- 
reign, 327 — Prés. ind. sg. 1^ pers., 
enorez, 291 — Fut. prim. sg. i^^ 
pers., henoriff, 239 — Part, pass., 
enoret, 294. 

enormite énormité, 315. 

enrage enrager, inf., 294. 

enseignet enseigné, 327, 328, 
329. 

enseignement enseignement , 
328. 

enseinign enseigner, inf., 336. 

ensembli assembler, inf., 292. 

ensemblement ensemble, adv., 
328. 



477 



ent, préposition qui unie a un 
adjectif lui donne la valeur adver- 
biale, 270, 272, 279, 372; ent corfl", 
272; en mat, 308; ervat, 308; en 
fat, 293, etc. : a été confondue 
évidemment avec en in : ent corff, 
272. 

enta donc, bien (ent da; da bon), 
379; eta, 334, 363, 363, 370 (powr 
enta : eta, ta, cf. aguetou = egentaou, 
étré=: entré, etc. : c'est pure affaire 
de déplacement d^ accent). 

entent entends, comprends, im- 
per, sg. 2"= pers-, 2i4; plur. 2« 
pers., ententet, 285; ententas, 280, 
289, 293 — Infln., entent, 291. 

entendamant(?n^cndt')ncni,340. 

enterret enterré, 331. 

entic ancien, 91. 

entre, être, tré entre, prep., 
2S7, 260, 276, 290, 293, 331. 

Joint aux pronoms personnels 
suffixes. Plur. {^° pers., entrezomp, 
340 — 2« pers., entroc'h, 279 — 
Supers., entrezo, 315; etrédè, 373; 
entrehè, 368 ; etrezé, 363, 365 ; etreso, 
372; etrezont, 365; trené, 370; — 
entresea hag {auj. etrézé vers), 290 : 
cf. etrezeg, tresak. 

entretenement entretien, 329. 

entron, v. itron. 

env, V. neflf. 

eo, eu, V. oufif. 

eoll bonne volonté, 274 : cf. 
youll. 

eon, V. eff. 

eont oncle, 77. 

ep sans, 91, u. hep. 

ep, V. hep. 

Ephumien, N. pr., 359. 

EPOREDIAS. 15. 

er parce que, 279, 280. 
er, article, v. an. 
er = e préposition + r, article, 
V. an, en prépos. 

erbet (= en bet), v. bet. 



erbedaff je recommande, prés, 
ind. sg. l''° pers., 247. 

erch neige, s. masc, 269. 

ercentbidi te tu reconnaîtras, 
fut. priiji., sg. 2^^ pers., 91. 

ercolim ou erioliin.,gl. editui,9 1 . 

ercor coup, poussée, 91. 

erderh évident, 92. 

ère : ère an chouc par la nuque 
(en suspens par la nuque), 267. 

ereddeu, v. eured. 

erfat, erhatt, v. ent et mat. 

erguinit passion violente, 92. 

error erreur, 278, 291. 

ermit hermite, 280. 

eru, 203. 

es, V. eus. 

essa essayer : ouz essa en es- 
sayant, 271. 

esceilenn couverture, 92. 

eschem, 203. 

escommunietexcommimié, par- 
tic, pass., 336. 

escus excuse, 242. 

escop évéque, 320, 324, 326, 328, 
330 — Plur. escobet; cf. Esquebien 
[nom de lieu). 

escopti évécké, 257, 322, 324, 
325, 326, 332, 339. 

espediet expédié, 285. 

esper espoir, 27 6. 

esperanç espérance, 297, 326. 

esperout espérer, infin., 321, 
322 — esper, prés. ind. sg. 3« pers., 
352, 346. 

espernyt épargner, impér.plur. 
l'' pers., 308. 

espliquy expliquer, infin., 347. 

estid siège, 92. 

estymhe estimerait, jugerait, 
cond. prés. sg. 'S'^p^rs., 276 — Part, 
pass. estimet, 357. 

estlam étonnement, 245. 

estlame s''étonnait douloureu- 
sement, cond. prés. sg. 3"^ pers., 
299 — Part. pass. estlamet, 318. 



478 



estr 

estren étranger, 273. 

estrench étrange, 324. 

estonaff je m'étonne, je suis 
dans la stupeur, prés. ind. sg. 
!■■'= pers., 243 — Cond. prés. sg. 
3« pers., estoiihe, 399 — Part.pass. 
estonet, 299. 

estonus étonnant, 348. 

et, V. a 9. 

eta, V. enta. 

eta-w, 379, V. ata'w. 

etbinam je déchire, je mets en 
pièces, prés. ind. sg. l'<= pers., 
92. 

eternell éternel, 261, 331. 

éternité éternité, 342. 

ethin ajoncs, 92. 

etncoilhaam je consulte les 
oiseaux, j'augure, 92. 

etouez au milieu de, prép., 
340. 

etrezé, v. entre. 

etrezeg, v. tresak. 

eufF, V. neff. 

eufr œuvre, 297, 331 — Pluriel 
euffrou, 252; œuvrou^ 288; œuvreu, 
332. 

eulyit suivez, impérat. plur. 
2" pers., 311. 

eum, V. em réciproque. 

eun, V. un. 

eunt droit, juste, 92; cf. eeuu. 

Euphemien, N. pr., 337. 

eur heur, 321; heur, 231. 

eur, V. un. 

eur (heure) heure, heur, 279, 
323, 326, 340 — Plur. heuryou les 
heures, 293, 339. 

euret noces, 238 — Plur. ereddeu, 
332. 

eurux heureux, 236; eurus, 
297, 332; euruss, 343; eureux, 293, 
298. 

eurs, V. urz. 

eus est, il y a, j^rés. ind. sg. 
3^ pers., ez eus, 304; avec mar si, 



les négations ne, na, les pronoms 
pers. de la 3" pers., on a deus : mar 
deux, 246, 238; ne deux, 276; nen deux, 
280, 310; na deux, 330, etc. {Pour 
eus précédé des pron. personnels et 
servant à former une sorte de verbe 
avoir, v. bezaff II); dès, 333, 337; 
ne gueus, 276 {imité de nag eus). Eus 
a fini par infecter les formes du 
verbe substantif commençant par b 
[v. bes, à bezaff II). Il y a eu aussi 
sporadiquement confusion avec les 
formes du verbe subst. vieux breton 
is est. 

eus, ues de, prép., 242, 323, 
334, 335, 336, etc.; ues, 254, 348, 
cf. zo en dialecte de Groix et Belle- 
Ile; zo e'r vro du pays, 378, 379. 

œuvre, œuvrou, v. eufr. 

euzic repoussant, effrayant, adj., 
273. 

Eva, N. pr., 318, 333. 

evaff boire, 306, 308, 309 — 
Prés. ind. sg. 3« pers., eff, 308 

— Futur prim. sg. S'' pers. effo, 
308. 

eue, V. ivez. 

evel comme, prép., 242, 243, 
243, 247, 235, 239, 260, 278, 279, 
282, 290, 292, 293, 297, 309, 330, 
331, 338, 339, 340, 342, 347, 348, 
333, 363, 3G7, 368; eval, 289, 327, 
330; avael, 343; èl, 360, 374, 380. 

Agglutiné avec les pronoms pers. 
suffixes, sg. 1''^ pers., eveldon, 334 

— Avec les pronoms neutres démons- 
tratifs : evellen, 340; evelse, 261, 
339 ; cf. hevel. 

evelep, v. hevelep. 

evez, evé aussi, adv., 243, 243, 
231, 282; ivez, yvez, 236, 237, 261, 
274, 275, 290, 291, 293, 294, 300, 
301; yves, 323, 336, 331, yve, ivé, 
410, 411, 412, 416, 417, 422, 364, 
363, 367;; eue, 327, 331, 337, 371, 
374, 378. 



479 



fall 



evez altcniion, 290. 

evezha veille , imper, sg. 
2^ pers., 273; 3^ pers. sg. ou plur. 
2« pers., evezhet — Inftn., évehat, 
338. 

évident évident, 293. 

evoa, V. bezaff II. 

euonoc écumeiix, 92. 

exaltation exaltation, 328. 

examen examen, 297, 315. 

exantet exempté, 333. 

excuset excusez, impér. plur. 
2" pers.. 301. 

excède surpassait, imparf. sg. 
^^ pers., 292. 

excellant excellent, 289, 343. 

exempl exemple, 292; exemple, 
328 — Plur. exerapleu, 337. 

exempt exempt, 253. 

exers exerce, infin. prés., 
348. 

exercice exercice, 304, 322, 323 
— Plur., exerciçou, 297. 

exhortet exhorté, part, pass., 
333. 

excite excitait, imparf. sg. 
3" î)ers., 294. 

explication explication, 313, 
322. 

expliquet expliqué, part.p)ass., 
313. 

exposin : en em exposin, m' ex- 
poser, infin., 349. 

exprès expressément, 247, 248. 

expressaf f exprime, j'expose, 



prés. iml. i^'^ pers., 246 — Pass. 
futur, expresser, 243. 

extremitez extrémité, 348. 

exuly exiler, infinit., 243. 

eyennet qui a jailli, 230, 263. 

ez, e, particule verbale non 
relative, sans sens appréciable par 
elle-même, 244, 243, 246, 247, 
248, 249, 230, 269, 270, 288, 321, 
322, etc.; e 327 (e hoh = ez oc'h), 
328, 329, etc.; ec'h ellomp, 340; 
souvent jointe à ma, conjonction : 
ma 'z : guellaf ma 'z gallen du mieux 
quejcpouvais, 243 ; ma 'z conuo, 245; 
plus tard ma : pour les effets de ez 
sur la consonne initiale suivante, 
voir l'introduction aie vocabulaire. 
Sporadiquement ez provoque Vélé- 
vation de v provenant de b en f, 
par exemple dans la Vie de sainte 
Barbe. 

ez, se place avant l'adjectif et 
lui apporte une sorte de valeur 
affirmative; ez louen joyeusement, 
vraiment, 273 {c'est le verbe subs- 
tantif ancien ïs ; il joue à peu près 
le même rôle en gallois : ys truan a 
ddyn wyf quel malheureux homme 
je suis = c'est bien un malheureux 
que je suis). 

ezom besoin, 364; ehom, 368 — 
izomec qui a besoin, 339; ehomec, 
334 : cf. edemnetic. 

ezvez pour evez, ivez aussi [et 
non pour evez attention), 244, 



fachet fâché, 358. 

fabliquet les fabriciens, 330. 

faeçon (fèson) façon, 296, 318, 
340, 339; facson, 330; façon, 294, 
297; feçon, 334, 336. 

faezet vaincu, part, pass., 255; 
favzet, 293, 294; fezet, 283. 293 — 



Futur prim. sg. 3« pers., fezo, 274, 
323 — Infin. fezaff, 292. 

fall mauvais, faible, 246, 276, 
334, 333, 375. 

fall il faut, prés. ind. imper- 
sonnel; e fall deign il me faut, je 
veux, 359; fell : ez fell d'it il le 



— 480 — 



foU 



faut, tu veux, 292, 294, 298, 312, 
353 — Futur prim. sg. (personnel) 
i''<= pers., filliff : ne filliff quet je n'y 
manquerai pas, 286 — Prêt. prim. 
sg. ^^ pers., fallas : ne fallas quet, 
282 — Imparf. sg. S'' pers.; fêle, 
364, 366 — Cond. prés. sg. 3« pers., 
falhe, 284 — Inf. fellell, 283. 

fallente vice, mauvaises mœurs, 
334. 

fais faux, adj., 287. 

familier/a»u7î;er, flf(/.,303,304. 

fsim.ï\idiVSiva.Sint familièrement, 
244. 

fantasy fantaisie, 349. 

faout : V. fault. 

fas fâcherie, colère; e saw fa s 
enéôn la colère s'empare de lui 
[colère s'élève en lui), 380 ; c/". fachet. 

fasil facile, 348 — Superlat. 
facilhafn, 254. 

facilemant facilement, 292. 

fat, v. mat. 

fault faute, 246; faut, 272, 285, 
306, 359; faute, 332; faout, 261; 
fût, 379 (manque, disette) — Plur., 
fauteu, 329, 334. 

fauss faux, adj., 330. 

faut il faut, prés. ind. sg. 3^ 
pers., 358. 

favor faveur, 65; faveur, 330; 
faver, 339. 

fazy se trompe, s''égare, prés, 
ind. sg. S'' pers., 291 — Part, 
pass., faziet, 322. 

fe : V. fez. 

fell félon, 286. 

fell, V. fall. 

fenissan, v. finissan. 

feo : e feo en train de vivre, vi- 
vant (— oz vewo), 37 0; cf. befuaff. 

ferm ferme, fermement, adj. et 
arfu., 294, 322; compar. fermoch, 277. 

fermamant fermement, 294. 

fes : te fes, v. bezaff II. 

feçon, V. faeçon. 



fest fête, réjouissance, 364, 367, 
377, 379; fee"t, 371 (a aussi le sens 
de danse). 

fet fait, action, 244, 252, 331 — 
Plur. fetou, 243, 295. 

feunteun, v. funton. 

fez foi, s. masc, 250, 252, 278, 
281, 282, 283, 293, 294; feiz, 245, 
259, 277, 297, 315, 32S, 326; fe, 
328, 357. 

fezaff, V. faezaff. 

fidel fidèle, 330, 333, 335, 356, 
357 — Plur. fidelet, 327. 

fidélité fidélité, 358. 

fier fier, 295. 

figur figure, 287, 354. 

fin la fin, but, 249, 290, 291, 292, 
(pe da fin à quelle fin, pour quel 
motif), 298, 314, 326, 338. 

finablement finalement, 298; 
finalement, 329. 

finction fiction, 281. 

finess finesse, ruse, 337 ; finesaff 
action de ruser, ancien infinitif, 
229 (aujourd'hui finessa). 

finissan /înîV, 3i8,infin., fenis- 
san, 359 — Prêter. prim. sg. Z^'pers., 
finissas, 325. 

finvez fin, s. fém., 232. 

fiout se fier, infin., 337. 

firmamant/irwamcnf, 333,355. 

Usas mouvement, 265; naflaig quet 
ne bougepas, imper. sg. ^''pers., 267. 

flam flamme, éclatatit, subst. et 
adj., entre dans diverses locutions : 
delcher flara, tenir net, 244 ; lesel flam 
abandonner net, 230 ; nevez flam tout 
neuf, flambant neuf, 252; cf 209 
— Plur. flammeu flammes, 340. 

flastret écrasé, part, pass., 324. 

Ueriot sent, prés. ind. sg. Supers., 
92. 

flour gentiment, adv. cl aussi 
adj., 270, 272, 281, 285. 

flourdelis fleur de lis, 270. 

foll fou, 295. 



— 481 

foll 

follez folie, 286. 

foltrin défaire, mettre en pièces, 
in finit., 348. 

fondaterion fondateurs, 329. 

font fond, 266. 

font : quent font, r. monet. 

fonus promptement, adv., 378. 

for-aess fort aisément, 342. 

forbany bannir, infin., 243. 

forme forme, 327. 

formet formé, 348; cf. furmet. 

fortifieing fortifier, infin., 328. 

forz force : forz pedennou force 
prières, 341 ; forz ne raff je m'en 
■moque, je n'en fais cas, 286. 

forh fortement, adv. : forh avancet 
en oéet fort avancé en âge, 338. 

fos, 130. 

fosan, 130. 

fôt, V. fault. 

fouen foin, s. masc, 308. 

foueterez flagellation, 298. 

fourmal : dour founnal eau qui 
est de règle, prescrite, 231. 

fournis entièrement : comps four- 
nis parler abondamment, 246; tour 
fournis tour très complète; fournisgoar- 
nisset complètement garni, 301. 

fragil fragile, 292. 

France, 310; Frans, 330. 

frescq frais, 271. 



gall 

freh, V. froez. 

frezieu des frais, 337. 

fry nez, s. masc, 273. 

friponag friponnerie, 336. 

frisq vile, vivement; cf. frescq, 
283. 

froez fruit, s. masc, 234, 260, 
274; froes, 347; frouez, 340; freh, 
331. 

fret, frout, V. Index des noms 
de lieux. 

frottit frottez, impér. plur. 2* 
pers., 303. 

frouez, V. froez. 

frustret frustré, rendu inutile, 
243. 

frut, 131. 

funiou câbles, 92. 

funton fontaine, s. fém. : funtoa 
maen la fontaine de pierre, 131; 
funtun, 203; feunteun, 230, 263, 
300, 324; feunten, 273. 

fur sage, habile, 280, 334, 249. 

furmas forma, prêter, prim. sg. 
3^= pers., 210 — Part, pass., furmet, 
249. 

fumez sagesse, s. fém., 316. 

furor fureur, 292, 293. 

fustet battu, part, pass., 286. 

fwétaz dissipa, prêter, prim. 
sg. 3" pers., 372. 



ga*, V. gant. 

Gabriel, .Y.pr., 274, 318, 342. 
gadélez débauche, luxure, 363, 
366. 

GAESA, 16. 

gaillard gaillard, courageux, 
292. 
galchar, v. glachar. 

gallec la langue française, 297, 
298, 303, 304, 339. 

gallaf je peux, prés. ind. sg. 
\^^pers., 282;guallaf,243 — 2<=j?e?'.î., 



eell, 337 — Plur. l"'" j:)er5.,guellomp, 
294; ellomp, 340 — "impers., guellit, 
292 — 3'= pers., guellont, 237, 291; 
gellant (ellant), 330. 

Fut. prim. sg. 2^ pers., gelhy 
(helhy), 3^i — d^pers., gallo, 245 — 
Plur. l»"^ pers., guellimp, 339 — 
2e pers., guellot, 304. 

Prêt. prim. sg, 3eper5.,gallas, 294. 

Imparf. sg. {'^'^ pers., gallenn, 243, 
248 — 3'' pers., gualle, 291. 

Cond. prés. sg. 3^ pers., galhe, 
31 



482 — 



guin 



2y8;nyahalle, 304 — Pliir. l'^pers., 
ma hellemp, 329 — 2'= pcrs., hellach, 
333. 

Prêter, second. ( plus-que-par f. et 
cond. passé), sg. ï" pers., galses — 
Z^pcrs., galse, 279, 292, 293; gualse, 
292 — Plur. 3'= pers., galsent, 292. 

Pass. prés, ind., guillir, 238 — 
Prés, et fut., galler, 282 — Inf. {et 
subslant.), gallout, 248, 251, 291. 

galloudec jaumani, 260, 261. 

galw appelle, 280, prés. ind. 
sg. 3^ pcrs. — Prêter, prim. sg. 
3^ pen. ; é c'halvaz, 364; e halvaz, 
374; c'halvas, 367; halhuas, 378; 
helvaz, 373 — Imparf. sg. 3<= pers., 
c'halvé, 371 — Partie, pass., galvet, 
292, 363, 363, 370, 371, 374, 376, 
380; galhuet, 378; gelvet, 368, 372 
— Infin., guelver, 291; guervel, 237. 

ganas mit au monde, prêter, 
prim. sg. 3« pers., 317 — Inf., 
genel : e henel 348; guenell, 269 — 
Passif, prêter, prim., ganat, 269, 
318 — Part, pass., ganet, 62, 243, 
247, 249, 234, 260; guanet, 348; 
cf. guiniveles. 

gant (cf. centet), avec, par, prép., 
249, 259, 322; guant, 290; guand, 
292; gad, 370; ga' : ga' gisti, 371; 
get, guet, 331, 338, 337. 339, 378, 
379, 380; ge' : ge' gisti, 375. 

Avec pronoms suffixes : sg. \^^ 
pers., gueneff, 273, 293, 297, 307, 
312, 320; guenefii; gueneuff, 297; 
guenên, 320; ganen, 364, 368, 373; 
genen, 369; geneign, gueneign, 377, 
359; ganinn, 366; geningn, 375; 
genon, 379; kenoun, 371 — 2^ pers., 
guenet, 274; guenez, 235, 273 — 
3* pers. s. masc, gantaff, 286, 295; 
gantan, 348, 332; getou, 377; guentou 
dans de guentou, v. digant — 3« pers. 
fém., ganty, 247, 293, 294, 372. 

Plur. i^^pers., ganeomp, 258, 296 ; 
gueuomp, 291 — 2" pers., guenech, 



260, 306, 307, 310 ; quenech, 352 ; 
gueneoch, 247, 303, 309, 339, 340, 
342, 337; guet-neoh, 331; guenohuy, 
328 — 3« pers., gante, 294; gant-hô, 
363; geté, 379; get-ai, 377; get-ent, 
373. 

gaou mensonge, tort, s. masc, 
296, 307 ; gou, 243, 273, 281, 284, 
283; gueu, 331, 332. 

gardien gardien, 313. 

garu rude, dur, 232 : garo, 301 ; 
garhue {une syllabe), 344 — Superl. 
garfaff, 293. 

gavrik chevreau , s . fêm . ; 
c'havrik, 366, 367; c'havrek, 369; 
c'haorek, 371; haorek, 373; garik, 
380. 

ge", get, guet, r. gant. 

gelteri, r. kerteri. 

genel, r. ganas. 

guenet, v. gant. 

guenou bouche, 283; gueno, 353. 

guenet, 333, v. quenet. 

guer, V. kaer. 

guer, germai, subs. masc, 243, 
246, 272, 281, 288, 291, 337; a yer 
de yer mot à mot, 327 — Plur., 
gueriou, 304. 

genre fît, prêter, prim., 301; 
guère, 288 (disprisa a guère). 

guet combien, adv. d'exclama- 
tion, guet a mevier (le texte porte par 
erreur, ar mevier), 339; guet a reral, 
combien d'autres ! ibid. 

gueu, V. gaou. 

genre fit, prêter, prim. sg. 
3« pen., 301; guère 288 (disprisa a 
guère elle méprisa ou méprisait). 

gueus : ne gueus il n'est pas, il 
n'y a pas, 276 {d'après nag eus? v. 
eus). 

giân, r. da. 

GUdas, N. pr., 247, 248. 

guile, V. kile. 

guiniveles naissance, s. fém., 
233. 



guis 

guis guise, façon, 279, 280, 285, 
333, 337, 349, 3o8; giz, 370. 

gîsti femmes de mauvaise vie, 
s. plur. {sg., gast) 366, 367, 369, 
371, 373, 373. 

gla.chaLr douleur, s. fém , 299, 
301, 349; galchar, 301. 

glan pur, net, adj. et adv., 243, 
244, 247, 249, 231, 270, 271, 272, 
273, 293, 301. 

glanet pureté {ici : pureté de 
teint, blancheur, sens que ce mot 
a d'ailleurs encore en Galles), 92. 

glas le glas, 341. 

glas vert, 280, 333. 

glazaz : e c'hlazaz il se mit en 
colère, 367 {il pâlit de colère). 

gléet, V. die. 

glenn le monde, 243. 

glyzen, v. blizien. 

gloar gloire, 234, 271, 274, 322, 
324; c'hloar. 

gloer pour cloer, clercs, 347. 

gloaset en grande souffrance, 
part, pass., 299, 301. 

gloasou. douleurs, 246; gloasiou, 
299; gloasiou, 300. 

gloat royaume, 269. 

glorifie glorifie, impér. sg . 
2'' pers., 290. 

glouton! gourmandise, 316. 

gluiz rosée ; a macsoth gluiz, que 
tu as nourri. . . ? 273. 

goab moquerie, 230; goap, 281. 

goaflf hiver, s. masc, 320; gocàn, 
ibid. 

goal malheur, mauvais, subst. 
et adj., 243, 246, 270, 321, 328. 

goalenn sceptre, 337. 

goalen anneau, bague, s. fém., 
364, 363, 367, 368, 369; gwèlen, 374. 

goar doux, doucement, adj. et 
adv., nep a pet goar he trugarez, 269; 
en goar mary, 299. 

goar, gouer, v. gouzout. 

gosLrnisset garni, protégé, part. 



294 



27c 



goti 
pass., 294, 301 — Prêter, prim. 
sg. 3" pers., gouarnissas, 289. 
goas serviteur, 243; gwaz, 376 

— Plur., gwazet, 376, 380. 

goas plus mauvais, pis, 332 — 
Superl., ar goehan le pire, 338. 

goat sang, s. masc, 270, 
330; goaitt, e oaitt, 3i5. 

goazyet veines, s. plur., 

gober, V. ober. 

gobr, V. gopr. 

godell poche, s. fém., 303. 

goehan, v. goas. 

goel fête, s. masc, 331,gouel, 238 

— Plur., goelyou, 236, 237 ; gouelieu, 
329, 332. 

goelet le fond, subst. masc : 
goelet Breiz la Basse-Bretagne, 242, 
277, 278. 

goelet, V. guelet. 

goen, V. guezen. 

goerp stigmate, pustule, 92. 

golbinoc à bec, 92. 

golchet lavé, part, pass., 231. 

goloit couvrez, impér. plur. 
^'^ pers., 311. 

golou lumière, s. masc, 230; 
goulaou, 318; gouloii, 312. 

gopr salaire, s. masc, 363, 367, 
370, 378, 379; gobr, 274; gop, 368, 
374. 

gopraer homme à gage, 363 — 
Plur., gopraerieu : da c'hopraerien, 
363. 

gopraet gagé, pari, pass., 368. 

gorreas, gorroit, v. gourren. 

gorik, V. gavrik. 

gortos attendre, inftn., 308 ; 
gorto, inn gorto en attente de, 337 
— Imparf. sg. 3^ pers., gortose, 
286. 

gotibunan tous sans exception, 
adv., 334; guytibunan, 301; guiti- 
bunen, 323 ; giiytibiintam = guytib un 
tam, 84 {cf. comique : ketep onon; 
ketep tani). 



484 



go un 

goun, V. gouzout. 
gou, V. gaou. 

gouarnet g ar dé, 2)ar t. pass.,2'65. 

gouarnissas, v. gouarnisset. 

gouk i'. gouzouk. 

goude après, prép. et adv., 245, 
251, 252, 255, 269, 275, 280, 
293, 306, 308, 329; ^oude'n, 372; 
a oude depuis, 375; goude-ze après 
cela, ensuite, 338. 

gouele pleurait, imparf. ind. 
2," pers. sg., 299. 

gouez : a gouez en présence, à la 
face de, 249. 

gouuiziec savant, 290, 293. 

gouuizeguez science, 291, 292. 

gouir, V. guir. 

go-a\endcmander,inp,n.etsubst., 
285, 290, 291, 292, 303, 306, 323, 
329; c'houlen, 340; da houlen, 
348 ; goulen (oulen), 337 — Près. ind. 
sg. \^^ pers., goulennaff, 297, 298, 
309 ; goulennan, 323 ; e oulennan, 357 ; 
?)^ pers., goulen : a c'hiii oulen, 322, 
337, 380 — Impér. prés. sg. 2^ pers., 
goulen, 357 — Plur. 1" pers., gou- 
lennom ni, 322, 323 (oulenuom). 

Fut. prim. sg. 3" jiers., goulenno, 
243. 

Prêter, prim. sg. 3"^ pers., gou- 
lennas, 270, 364, 366, 371, 373, 374, 
377; gouUas (c'houllas), 367; goulas 
(c'houlas), 369 — Plur. 3" pers., 
goulensont, 271. 

Irnp. sg. 3" pers., goulè, 371 
(c'houle) — Part, pass., goulennet, 
248, 358. 

goulou, goulaou, V. golou. 

goulouenn une lumière, s. fém., 
252. 

goulauas éclaira, s'éclaira, 
prêt. prim. sg. S'^pen., 318. 

gouly blessure, plaie, 300 — P/wr. 
gouliaou, 298; goulyou, 301; goulyau, 
300. 

gouliet blessé, 300. 



gouz 
gounn, V. gouzout. 

gounideu gains, subst. plur., 
338. 

gourchemen commandement , 
258, 353 — Plur. gourchemenou, 256, 
315, 323; gourhemenou, 373; gour- 
hemenneu, 328,330,331, 378; gour- 
hiemennow, 371, 375; gourc'hemeno, 
367, 369. 

gourhemena commander, inf., 
294 — Prêter, prim. sg. 3" pers., 
gourchemenas , 291 — Part, pass., 
gourchemennet , 257, 259; gourhe- 
mennet, 243. 

gourren soulever, 271; gouren, 
321 {lutter) — Impér. plur. Impers., 
gorroit, 312 — Prêter, prim. sg. 3^ 
pers., gorreas, 27 3 — Part, pass., 
gouréet, 285. 

gouris ceinture, s. masc, 270, 
272. 

gourvez être couché, étendu, 
271. 

gouvernez gouverne, prés. ind. 
sg. 2e pers., 292. 

goviz,aif£ supporter , souffrir, inf., 
293, 294 — Prêter, prim. sg. 3* 
pers., gouzaffiias, 259 — Part, pass., 
gouzafuet, 260. 

gouzout savoir, infin., 276; 
goût, 345, 351, 355 — Prés. ind. 
sg. l'^ pen., gounn, 310; gonn, 243 

— 3^ pers., goar : evel ma uoar, 353; 
ni a ouer, 359 — Plur. l"""^ pers., 
gouzomp, 238. 

Impér. sg. 2« pers , gouuez, 293 

— Plur., gouzvezet, 276, gouezet, 
282. 

Imparf. sg. 3" pers., gouzie — 
Plur. 2° pers., gouzyech, 279 — 
3^ pers., gouzient, 293. 

Condit. prés. sg. 1" pers., gouiïen 
(ouffen), 312— 3«perJ., gouffe, 258, 
353; goffe, 276 — Plur. 2" pers., 
goufiac'h (oulTac'h), 340. 

Passif: fut. second, ou cond. prés.. 



— 485 



gouz 



gouffet, 307 : ne gouffet petra a rahet 
il n'y a remède. 

gouzouk cou, s. niasc, 364, 
365 ; goug : d"e c'houg, 361, 368, 371 ; 
ar coug, 338. 

graff je fais, prés. incl. sg. l'" 
■pers., 243, 249, 231, 292, 310, 311 ; 
gran, 322, 323 ; — Impers., grez, 290; 
res (mares), 333, 336; rez, 331 — 
3« pers., gra, 291, 292, 308, 309; 
me a ra, 261 ; groa, 286 — Plur. ï^" 
pers., greomp, 258, 308; goulen a 
reomp, 323 — 2" pers., grit (goulen 
a ht-u), 322, 323, 340 — 3*= pers., 
greont (a reont), 340; grant (a rant), 
334, 336, 337, 343. 

Impérat. prés. sg. 2"= pers., gra, 
242; groa, 270, 274, 338 —Plur. 
1" pers., greomp, 317, 365, 367, 

373 ; greomb, 364 ; greom, 369 ; gramp, 
371, 374; gramb, 378; groamb, 376; 
grwamp, 380 — 2"= pers., grit, 300, 
301, 303, 306, 307, 308 ; gruet, 279. 

Fut. prim. sg. l""" pers. , ringn 
na rin, 354, 365; grign, 378; gringn, 

374 {moij. arm. griff) — 2^ yers., 
gry, 316; grouy, 332 — 3^ pers., 
gray, 231, 285, 308, 347 (rai); grey, 
328, 347 — Plur. l"^" pers., grint 
(rint), 337, 342; graint-y, 321. 

Prêter, prim. sg., greaz (reaz), 
363, 363; grèz, 363, 372; genre (v. 
genre) — Plur. 3^ pers., gresont 
(resont), 324; réjond, 365. 

Imparf. ind. sg. l'^ pers., gren, 
243, 270 (a renn) — Plur. 3" pers., 
grent (e rent), 371. 

Gond. prés. sg. l^^ pers., graen 
(na raen), 353 — Plur. 2« pers.; 
grehet, 305; rehet, 327; reet, 354, 
rahet, 307. 

Gond. pass. ou prêter, second., 
grage (e rage), 348. 

Passif prés, ind., groer (pe hano 
a groer ahanot quel est ton nom = 
quel nom fait -on de toi), 309; 



gueg • 
grer (a rer), 334 — Part., graet, 254, 
256, 260; great, 258; gret, 297, 373; 
groaet, 281; groeat, 290; groet, 343, 
348, 330, 354, 367 ; groit, 330 ; groeit, 
345, 357; greit, 379. 

Rem. Ge verbe, outre sa valeur 
propre, sert fréquemment d'auxi- 
liaire : gonlen a reomp nous deman- 
dons [demander nous faisons) ; P in- 
finitif suivi de la particule relative 
a précède le verbe. Gcpendant dans 
quelques cas faire précède : groa bon 
mhei garde-nous, 274 (C'est la cons- 
truction ordinaire dans la nord du 
pays de Galles). 

Ce verbe a le sens de donner 
à l'île de Groix, 377, 379. 

Ge verbe n'a plus d'infinitif 
propre : ober, gober {v. ober) en 
remplit le rôle. 

gracz, grâce, grâce, gras 
grâce, 243, 249, 260, 261, 273, 
282, 310, 323, 329, 331, 339, 
348; grès, gress, 343, 357; graece, 
345 — Plur., graçou, 244, 297, 
326, 339; graceu, 327; graeceu, 
344, 343. 

gracius gracieux, adj. et adv., 
281, 337; gracienx, 291. 

gramerianet grammairiens , 
s. plur., 292. 

grat volonté, consentement, 273, 
280. 

gratha agrée, prés. ind. sg. 3" 
pers., 21 i. 

griet cousu, part, pass., 273. 

groec femme, 236, 348 (ar nroec) ; 
gruee, 247; gronec, 261; grec, 291, 
292 —Plur. groaguez, 260;grouagne, 
331; groagué, 343. 

guanorion hislrions, 92. 

guascotou (gna=:gwa) le frais, 
ombrage, s. plur., 92. 

gudcoguod réprimande, 92. 

guedom serjje, 92. 

Gueguen, N. pr., 282, 283. 



486 - 



guell, guel mieux, 292, 332; 
guell eo gueneff j'aime mieux , je 
préfère, 293, 312, 359 — Superlat. 
guellhafu, 254, 256; guellhaff, 295; 
guemaff, 282; guellaff, gaella, 322; 
guellan, 336, 337 — Superlat. d'ad- 
miration, guelhet, guelhet, 317 {cf. 
caezret). 

guelaff je vois, prés. ind. sg. 
i'"' pe7's., 270, 292; guelan, 351 — 
2" pcrs., guelès, 337 — 3« pen., 
guel, 270; me uéel je vois {= me a 
uél), 358 — Plur. 2'^ pers., guelit, 
311 — S^pen.jguelont, 283; guelant, 
336. 

Fut. prim. sg. 2" pers., guely, 
276 — 3" pers., guelo, 249, 250. 

Prêter, prim. sg. 1'"'= pers., guilis, 
272, 285 — 2« pers., guelsot, 274 
— 3« pers., guelas, 270, 271, 272, 
280, 285, 286, 292, 293, 299, 300; 
guelaz, 374; gwelas, 364, 365, 368; 
goelas, 347 (voelas) — Pur. {''^pers., 
giiellsomp, 291. 

fmparf. {avec valeur de prêter. ), 
3^ pers. sg., guélè, 371. 

Infin., guelet, 247, 270, 275, 276, 
291, 292, 295, 321, 324 (o velet). 

Passif prés, ind., gneler (a veler), 
330, 338. 

Part, pass., guelet, 271, 284, 
309. 

guele Ut, s. masc, 335, 311 ; 
guelle, 312. 

guelhat aller niieux {en parlant 
d'un malade), infln., 330. 

guelhet, V. guell. 

^neltiocion de paille, adj . plur . , 
92. 

gueltoguat fertilité, 92. 

guen, guenn blanc, adj., 252, 
269, 311, 354. 

Guenet Vannes, 327, 328, 332, 
342; a Venet, 325. 

guerr? 278. 

guerch vierge, 206. 



guerchdet virginité, s. fém. , 
274, 279. 

guerches vj'cr^e, 249, 255,260, 
261, 270, 271, 272, 273, 274, 279, 
281, 298, 318, 322, 333; guerhes, 
293, 294;guirMes, 329, 331 ; guiriess, 
343; gurhès, 332 — Plur. guer- 
cheset, 301. 

guerg e/Jicace, 92. 

guerh, guerhet, v. guersafif. 

guersaff vendre, inf. act., 303 
— Prés. ind. sg. 3^ pers., guerh, 
330 — Part, pass., guerhet, 337. 

guaerzaenneu cantiques, 342. 

gueth victoire : gueth Rouan, 
209. 

guez fois, 246, 249, 256, 273, 
308, 309, 312; gués : 322; gueh : a 
ueh arall d'autrefois, 376; guhave = 
guez (gueth) a vez parfois, 337, 

guezen arbre, subst. fém., 311, 
goen : ar uoen, 337. 

guforn petit four, 92. 

guhave, v. guez. 

Guillerm Guillaume, 325. 

guilannou goélands, 92. 

guilp mouillé, 92. 

guiliat tondu, 92. 

guiltiatou tonsures, 92. 

guin vin, 305, 306, 308, 329, 
336, 338. 

guinith froment, s. masc., 210. 

guinodroitou rets, filets de 
chasse, 92. 

guinuclou épieux, 92. 

guinvidic heureux, 271, 272; 
guinvizic, 256. 

guinvidiguez bonheur, béati- 
tude, s. fém., 317. 

guir, guyr vrai, véritable, adj., 
243, 246, 249, 255, 256, 257, 270, 
271, 274, 283, 290, 298, 297, 238, 
400, 408, 409, 410, 413, 425, 624; 
gouir, 614. 

guirgiriam je hennis, prés, 
ind. sg. l^'^ pers., 92. 



487 — 



guir 

guirhter dureté, 92. 

guiryon vrai, sincère, 272, 
279, 299. 

guiryonez vérité, s. fém., 248, 
291 ; guirionnez, 320; guiryonne, 344, 
353, 354. 

guyscamant vêtement, 275. 

guisket révêtez, impér. prés, 
plur. 2" pers., 369, 371, 372, 374, 
378; gwiskit, 364, 365. 

guitibanan, v. gotibunan. 

guitot : da guitot, 286, te cher- 
cher : cf. eguit. 

guohi guêpes, bourdons, 92. 

guolchti, 134. 

guoliat chevelu, 92. 

guomonet territoire, 92. 

guomonim promettre, infin., 92. 

guorail sourcil, 92. 

guorcerdorion vagabonds, 92. 

guotan dessous? 92. 

gaotric diffère, impdr. prés. sg. 
1'^ pers., 92; gutric, ibid. 



hebi 



guotroit vous trayez, prés. irul. 
plur. 2"= pers., 92. 

gupartolaid privilèges, 92. 

gurclut très connu, évident, 
92. 

garlimnn ou gurlimnu, polir, 
séduire, infin., 92. 

gurprit superstitieux , 92. 

gutric, V. guotric. 

guner (u français) le vendredi, 
s. masc, 332, cf. dezguener. 

gurhes, v. guerches. 

guhave, r. guez. 

g-wal : gwal-bell très loin, 372 ; 
11. goal. 

g-walen, i'. après goalen. 

g-walh plénitude, ho gwalh tout 
leur saoul, 378. 

g-warn garder, infin., 378. 

gwaz, V. goas. 

gwelaz, V. guelafif. 

g^wélen, v. gwalen. 



H, C'H 



ha ton, ta, 624, v. az. 
ha. hac, ha'n, r. ac. 

habaster dowcewr, docilité, 300. 

habit habit, 280. 

habitant habitant, 324. 

hael généreusement, bien, adv., 
245, 270; hel, 254. 

haflF été, s. masc, 320, haf, 275 ; 
hàn, 320. 

haloc souillé, sombre, 92. 

hambrouc accompagner, inf., 
318. 

hân, V. haflF. 

han, hano, v. anu. 

hân, v. eff. 

hannein, v. heman. 

hany, v. heny. 

hanoch, v. ahan. 

hanter moitié, 212, 313, 318; 



hanter-cant, cinquante {demi-cent), 
292, 293. 

hantertoetic à moitié couvert, 
92. 

hanu. hanuet, v. anu. 

hardiamant hardiment, 354. 

hardiz hardi, 289; hardeh, 357, 
358. 

hars arrête, impér. sg. 2<' pers., 
276 — ouz hars à l'appui de, à 
côté de, 299. 

hastafu hâter, infin., 254. 

hat semence, s. masc, 269, 
276. 

ha valet rendu semblable, 277. 

he, V. e. 

hè, V. i. 

hebiou : trenien hebiou passer 
à côté, dépasser, 286, 



lieea 

hecaf très repoussant, superlat. 
de hec, 263. 

hedro mobile, changeant? 244. 

hegar aimable, 249. 

hegarataff, superlat. de hegarat 
aimable, 231. 

hegas odieux, 2Gi, à moins qu'on 
ne le rapproche de hegacr, agacer, 
liegazus querelleur, du diclionn. de 
Maunoir. 

heguile, v. kile. 

hel, V. hael. 

helabar éloquent, 92. 

hem, V. em. 

heman celui-ci, 283, 353, 363, 

364, 367, 371, 372, 373; hemen, 
370, 371; hinann, 373; henâu, 377; 
énan, 378; bannein, 380. 

hen, V. eflf. 

hen, démonstratif neutre dans 
evellen, v. evel. 

hena Vaine, superl. de lien, 364 ; 
ena, 366; henaïï, 367. 

henep, v. enep. 

hennés celui-là, 322, 348, 330, 
353; heunez, 281; henez , 290; 
heaec'h, 377. 

heny, hiny, hany, pronom et 
adj. démonstr. : an heny celui, 249, 
237; hani celui, 331; hini aucun, 364, 
367; ini, id., 369; hèni, id., 371; 
hany, id., 373, 379; nep heny per- 
sonne, 286 ; pep heny chacun, 328, 
346; peheny lequel, celui, celle qui, 
288, 293 ; pe en heny dans lequel, 239, 
275; piny, 348 (an ty piny ma voant 
ennan la maison où ils étaient ; mot à 
mot : la maison laquelle ils étaient 
dedans); pe gant hiny arecZegneZ, 330. 

henoriff, v. enori. 

henoz ce soir, 304. 

hent chemin, s. masc, 232, 272, 
273, 311, 322, 324, 337, 338, 363, 

365, 368, 370, 374; heant, 378 — 
Plur , henteu, 330. 

hantez procliain, les autres (par 
opposition aux parents). 



hier 

heol soleil, s. masc, 280, 290; 
heaul, 280. 

he-psans,prépos., 246, 247, 248, 
232, 238, 270, 271, 272, 273, 274, 
281, 292, 293, 294, 295, 296, 324, 
326, 331, 332, 333, 347, 351; heb, 
234, 281, 283, 283, 286; ep, 303; 
hemb, 337, 359, 360 — haempdai 
(ai = è français) sans eux, 344. 

hepcorim privation, mettre de 
côté, 92. 

her : her ma tant que, 234. 

heretiquet hérétiques, 330. 

héritier héritier, 347. 

heruez selon, d'après, prépos., 
251, 256, 290, 292, 296; herue, 328, 
347, 349. 

hes, V. bezaff II. 

hes, V. a 9. 

hestr huitres, 92. 

het longueur : a het dez le long 
du jour, 276; a bet an deiz, 307. 

hetus joyeux , joyeusement, 281 ; 
crédit betus croyez bien, 281. 

heur, V. eur. 

heureusement heureusement , 
340. 

heus, V. bezaff II. 

heusou bottes, 306. 

hevel semblable, 276, 290. 

hevelep de même façon, sem- 
blable, de telle façon : an hevelep tra 
la même chose, 298; hevelep ez deuz 
de telle façon qu'il vint, 291; cf. 
293, 294, 297; evelep : evelep na 
gouzient de telle façon qu'ils ne 
savaient, 293. 

hi, hy elle, la, prou. pers. 3° 
per s., généralement sujet, mais assez 
souvent complément, 248, 274, 278, 
279, 280, 286, 289, 299, 322, 333; 
less y laisse-là, 284; mar he queff y 
s'il la trouve, 283 ; guiskit hi, 364, 
365, 369, 371, 374, 378, 380. 

Hybernia, N. pr., 243. 

Hierusalem, N. pr., 281. 



— 489 



hile 
hileis, V. leis. 

hint chemin, 93 ; cf. hent. 
hirio, V. hiziu. 

hyrvoudet affligé, dans les gé- 
missements, 299. 

histoar hisloire, 347. 

hirglas, 99. 

hiziu aujourd'hui, 254, 260, 272 ; 
hirio, 325, 339; hiriou, 323; hirie, 
347; hiriue, 327, 329, 330. 

hoant envie, désir, s. masc, 247, 
274, 308, 347, 352; choant, 348, 351 ; 
c'hwant, 367, 372; houant, 358. 

hoantec qui a envie de, 272. 

c'hoantéed. désiré, part, pass., 
363, 365; hwanteid, 374 — Fut. 
prini. sg. 2" per^s., houantey, 331 — 
Infln., hoanteign, 376. 

choa,r sœur, 258 — Plur., choare- 
zet, 341 ; hoerezet, 360 ; liouerezet, 329. 

hoary jouer, jeu, inf. et subst., 
278, 283, 284. 

c'hwarvezas survint, arriva, 
prêter, prim. sg. 3<= pers. 363; 
c'tiwarvéaz, 366, 372; hoaruéas, 348 
— Imparf. sg. 3e jiers., c'hwarvè, 
370 — Futur second, ou cond. prés., 
hoarfe, 246 — Part, pass., hoarvezet, 
242, 246, 250, 284. 

hoas, hoaz encore, 243, 258, 
281, 292, 306, 307, 312, 323, 334, 
336; c'hoas, 365, 367, 368; houah, 
329, 374; ouah : laret ouali, 3 44; 
goutt oah, 345. 

hoc'h, V. oz. 

hoc'li, V. oufiF. 

hoe, r. ouff. 

hoentjoie, bonheur? {cf. gallois 
hoen), 270. 

hoerezet, v. choar. 

hoguen , hogen cependant , 
mais, 244, 255, 260, 280, 291, 293, 
294, 306, 308, 309, 310, 363, 364, 
365, 366, 367, 368. 

holeu harmonieux, 93. 

boman celle-ci : cf. heman, 269. 



huy 
holl, V. oU. 
hon, hor, v. on. 

honestenient/ionneie?)ien<,329. 

honnez celle-là : cf. hénnez. 

honneus, v. bezaff II. 

Honorius, N. pr., 357. 

horell, 283; cri poussé en jouant 
à la crosse au moment où on frappe 
la boule ou la pierre; on donne 
aussi ce nom à la boule ou balle 
servant au jeu de la crosse ; horella 
ou horellat se dit en certains endroits 
d'un chariot en marche et branlant. 

hont là, ado. laarquanl Véloi- 
gnement. 242; hond, 345 (e'rbethond 
dans cette vie-là). 

horib horrible, 348. 

horreur horreur, 247. 

hortualeu : er hortualeu les 
quatre-temps, 332. 

hospital hôpital, 335. 

hostalery hôtellerie, 303, 304. 

hostys. hostis hôtelier, 304, 
307, 308 — i lur. hostisyeu, 307, 308. 

hostyses hôtelière, 308, 336. 

hoUantey, v. hoant. 

houç, V. oz. 

houerezet, v. choar. 

hoz, v. oz. 

huec tendre, 272. 

huech na;, 304, 313;hueh, 331. 

huechvet sixième, 303. 

huen : oar da huen sur ton dos, 
tout de ton long, 273. 

hues, V. bezaff II. 

huez odeur, s. féminin, 271. 

huezec seize, 313. 

Ta.ViSVienB.Vià.a.%e protestantisme, 
330. 

huguenaudet huguenots, 328. 

huy vous, 248, 249, 250, 255, 
239, 278, 280, 283, 300, 301, 
303, 309, 310, 327, 331, 355, 364, 
373, 377; c'houi, 368; c"hui, 322, 
323, 323, 326, 340, 341, 333, 
334, 335; comme nota augens ou 



huiç 

forme pronominale renforçante u, 
hu, 261,288,304,312,322, 324,333. 

Huiçant Vincent, 342. 

huisicou furoncles, 93. 

hui', V. eguit. 

huital ampoule, 93. 

hum, V. em. 

humaen humain, adj., 256. 

humanitez Jiumanilé, 255. 

humblamaiit/tuwi'/ertie«i,297. 



imp 

humiliaff /iwmt7ter, infin., 291, 
295. 

humilité humilité, 288, 298. 

humplan de la façon la plus 
humble, superlat., 331. 

hun, hunn, v. on. 

hunan, v. unan. 

h-wanteid, v. hoant. 

c'hwaz, V. hoas. 

c'hwes, V. bezail II. 



I Y 



I, y eux, elles, pron. pers. plur. 
3« pers. sujet, 271, 279, 351 
quelquefois complément, 297, 311 
bas-vannetais hè, è, 374; ai, 378 
remplacé sporadiquement par iut, 
V. int. 

i, y elle, la, pron. pers. fém.. 
3*= pers., V. hi ; v. les prépositions 
s'agglutinant avec les pron. pers. : 
ouz, gant, da, etc. 

i son, sa, v. e. 

ia, ya il va, v. a 9. 

ya oui, 303, 309, 311, 312, 
333. 

iac {prononcez iac'h) en bonne 
santé, sain, 93. 

iach, ;•(/., 364, 367, 369, 371, 
373, 373, 377, 378. 

ialc'h bourse, fémin., 336. 

lan Jean, 324. 

iaouanc, iouanc jeune, 292, 
293, 294, 347 — Superl. iawanka, 
363, 365, 372; iawankan, 366, 368, 
374; iewankan, 379; iawnkan, 370; 
yoiiankan, 375, 377. 

iaouancdet jcunewe, 239. 

yas, yaz, v. sl 9. 

Ycomedi Nicomédie, 278, 279. 

idan sous, prép. : cf. edan, diiJan, 
tan, 377. 

ydolou idoles, 280, 289, 293. 

idy, V. edy. 

ie, yei, v. a 9. 



yea allait, imparf. 3'' pers. sg. : 
cf a 9. 

yechet santé, s. masc, 239. 

iecol, gl. alienigena, 93. 

lehan-badeour Jean- Baptiste, 
332. 

yel, yelo, iello, v. a 9. 

yen froid, 231, 275, 276, 283, 
293, 231. 

yenien froidure : mar bez anezy 
yenien s'il fait froid, 283 : cf. anezy. 

lEURU, ii; cf. eioru. 

iflf, v. a. 9. 

yfam infâme, 293. 

iffern enfer, s. masc, 239, 295 ; 
infern, 321, 323; ihuaern, 345; ivern, 
335, 338. 

ilis, ylis, ilys église, s, fém., 
246, 259, 261, 327, 328, 329, 331, 
332, 333, 342, 344, 347, 356 — 
Plur. ilisieu, 329, 330. 

im, r. em, partie, de récipr. 

iœaich image, 324. 

imcobloent, gl. apocant [ils 
mettent de côté?), 93. 

imcomarguid j'ai éprouvé {le 
mot est prob. inachevé), 93. 

imguparton ils se séparent ou 
se séparer de, 93. 

imhoir, 141. 

immortel immortel, 297. 

imp, suffixe de la !''•= pers. du 
plur., V. da, gant, ouz. 



491 — 



impa 

impalazr empereur, 289, 290, 
292, 293. 

impalaezres impératrice, 298. 

impleïen, v. empliign. 

importance importance, 351. 

importanta le plus important, 
siiperlat., 321. 

importantoc'h plus important, 
compar., 322. 

impossibl impossible, 293, 359 ; 
impossib, 348. 

imprimer imprimeur, 324. 

imprimât imprimé, part, pass., 
261, 263, 297, 298 — Impér. plur. 
1'^ pers., imprimit, 326. 

imprimeur imprimeur, 326. 

in, inn, r. a 9. 

in, suffixe de la l'^" pcrs. du sg., 
V. da, gant, etc. 

in, V. en. 

inaatoe il faut entrer, 93. 

innâû, v. en préposit. 

ind, int ils, les, ind e hum lakaz, 
376; ind a laniou, 342; pihue en-déss 
ind instituet, 345 ; enn-ai intt en eux, 
eux, 345. 

inemp, r. enep. 

ineueu, r. enefif. 

ini, r. heny. 

inmor grandement, 93. 

ino, V. eno. 

inon, r. unan. 

inocent inncent, adj. et subst., 
288; innoçant, 334; inocentet, 288. 

inour, r. enor. 

incurable honorable, 327. 

inoureign, v. enori. 

inspirât inspiré, 244, 324. 

instant instant, 342. 

instituet institué, 249, 345. 

instruction instruction, 259 — 
Plur. instrurtionou, 324, "339. 

instruet instruit, 289, 291; 
instruget (j français], 333. 

int. r. ind. 

int, V. OJXS. 



iul 



intellectuel intellectuel, 297. 

intention intention, 328, 329, 
331. 

interremanteu enterrements, 
329. 

interprétation interprétation , 
288. 

intercession intercession, 298, 
329. 

introduction introduction, Zi^. 

intron, v. itron. 

ioa, V. oufif. 

iolent qu'ils prient, subj. prés, 
plur. 3'^ pers., 93. 

yôn, V. eff. 

youU désir, bonne volonté, subst. 
fémin., 274; ivoul, 378; cf. iul. 

youankan, v. iaouant. 

ir parce que, 93. 

ys, r. a 9. 

iscartholion balayures, ra- 
clures, 93. 

yseuit alerte, prompt, 245, 271. 

iscus excuse, 349, 360. 

ystoar histoire, 278, 279; histoar, 
347; istor, 316. 

iâe, V. bezaff II. 

ysel bas, 243, 250, 312, 318 — 
comparatif ancien, is : r. 215 ; com- 
par. mod., iselouch, 258. 

istant instant, 353; cf. instant. 

istruas instruisit, prêt. prim. 
sg. ^^ pers., 294 : cf. instruet. 

istum j'estime, prés. ind. sg. 
3« pers., 309. 

it, su/fixe de la 2^ pers. sg., v. 
da, gant. 

itron, ytron dame, 263, 269, 
270, 272, 281, 288, 289, 300, 301, 
315, 316, 353; itroun, 301, 317; 
intron, 325; entron, 332. 

ivez, i'. evez. 

ivraignerah ivrognerie, 356. 

yvraignour ivrogne, 335. 

iul : a iul de bonne volonté, 93 ; 
cf. youll, eoll. 



— 492 — 



iun jeûne, 243 — Piur., yunieu. 
inny Jeûneras, fut. prim. sg. 2« 
péri., 332 — Impér.prés.sg. 2'^pers., 



laer 



iun, 257; pliir. 2» pers., yunit, 341. 
ivoul, V. youll. 
izomec, v. ezom. 



J, I, G = J français 



jamais jamais, 327 ; james, 3S0, 
359, 377. 

Ja.nnet Jeannette, 3 ii. 

iurdin jardin, 298. 

geina être géhenne, infin., 341. 

générale ^e/ierai, 328, 329, 331; 
gênerai, 315, 349; gernal, 344. 

generallement généralement , 
328, 329. 

gentil noble, 276; v. tut gentil. 

gentilet les Gentils, 293. 

George, N. pr., 297, 298. 

lesu, 281, 282, 299, 318; Jésus, 
249, 256, 270, 281, 297, 298, 301, 
313, 316, 324, 325, 326; lesu- 
Christ, 260, 294, 321 ; Jesus-Christ, 
291, 293. 



Gilles, iV. pr., 260. 

joa, joie, 245, 351 ; ioay, 292; joy, 
350; joé, 380— Plur., ioazou, 254. 

Joacin Joachim, 322. 

ioa-eus joyeux, joyeusement, adj. 
et adv., 242, 281 ; ioaus, 281 ; joyus, 
337. 

joyustet gaieté, 336. 

iolïs joli, 279. 

Joseph, N. pr., 322, 325. 

jouissa jouir, infin., 341; jouis- 
seign, 330. 

jugeign juger, infin., 331. 

Julian, ^\ pr., 324. 

iust, just juste, 242, 298, 352. 

justice justice, 328, 329. 



labour travail, 257, 278, 279, 
335. 

labourer laboureur, 335 — 
Plur., labourerion, 328. 

labourât travailler, infin., 331. 

lacquaflF je mets, prés. ind. sg. 
3« pers., 296 — 3"- pers., laqua, 288; 
laça, 330; lak, 379, 380 — Plur. 
Z^ pers., lacantt, 345. 

Impérat. plur. Impers., likid, 364 ; 
liquit, 300, 306; lakit, 365; léked, 

367, 369, 374, 380; lequel, 299; 
laquet, 321, 355; laked, 374; laket, 
372, 378. 

Fut. prim. sg. Z^pers., laçai, 360. 

Prêter, prim. sg. i^ pers., laquas, 

278, 279 ; lekeaz, 364, 365, 366 ; laças, 

368, 369, 374, 376, 378 ; lakaas, 367. 
ym^jar/". 5^. 3= péri-., laké, 370,371. 



Cond. passé plur. S'^ pers., laqua- 
sent, 324. 

Infinit., laquât, 280, 295, 298, 
303, 325; lacat, 323, 329, 341, 369, 
370,371,372, 373; lakaad, 363, 364, 
365; lakein, 380. 

Passif fut. prim., laquaher, 275. 

Participe, laquaet, 260; laqueat, 
lacqueat, 290, 294, 307; lequeat, 290, 
304. 

lagat œil, s. masc, 21o; plur. 
V. doulagat. 

ladam je tue, prés. ind. sing. 
y^"^ pers., 93; cf. lazaff. 

laer voleur, 380; cf. latr dans 
Camp-latr ( v. index des noms de 
lieux) — Plur., lairon, 330 (v. 
Latdrun, Ladron, Index des noms de 
lieux). 



493 — 



laery voleras, fut. prim. sg. 
2" pers., 331. 

laes, laeso, v. les. 

laeter litière, 303. 

lammam jf' saute, prés. ind. sg. 
•l'-e pers., 93 — Prêter, prim. sg. 
3« pers., lammaz, 364, 365, 372; 
lampaz, 368 — Imparf. sg. 3« pers., 
lampe, 371. 

lamet enlevé, retiré, part, passé 

— Prés. ind. sg. 3° pers., lem, 270 

— Futur prim. sg. 3« pers., lamou, 
342 — Prêter, prim. sg. 3'= pers., 
lamas, 324 — Passif : futur prim., 
lamher, 276 — Condit. pass. ou 
].rotér. second, {imparfait du sub- 
ionctif, ici), lamset, 276. 

langag langage, 337, 347. 

langroas croix (l'arbre de la 
croix, croix avec fût), 300. 

languissomp languissons, prés, 
ind. plier, i''^ pers., 340. 

lann lieu consacré, monastère, 
99 — Plur., laniou, 93. 

lan, lannîngn, v. leun. leunia. 

laouen joyeux, joyeusement, 
255, 296; louen, 250, 275, 285 — 
Superlat., laouenhaf, 247. 

laouenaat se réjouir, inftn. , 
364 ; lawénat, 373, 375 ; lawénân, 369. 

lauenez joi'e, s. fém., 263. 

laouenidiguez gaieté, s. fém., 
341. 

laqueset laquais, 292. 

lardas graissa, oignit, prêt, 
prim. sg. 3« pers., 264. 

lart gras, adj., 364, 367, 369, 
371; lard, 366, 367, 369, 378, 380 
— Superlat., lartan, 376, 377. 

laçou lacs, 292. 

lastez misère (proprem. ordure), 
318. 

lat boisson, 93. 

latin langue latine, 259, 299. 

lavar propos : doli te lavar à ce 
que tu dis, 337, cf. lavarezou. 



lavaraff Je dis, prés. ind. sg. 
l'^ per5., 271; laran, 329, 337 — 
2e pers., lèverez, 306 — 3« pers., 
lavar, 274, 283, 291, 292, 333; lar, 
333, 354, 379 — Plur. l-'e pers., 
leveromp, 322, 323 — 2= pers., 
lavaret, 322. 

Impér. prés. sg. 2" pers., lavar, 
242, 246, 284, 286, 291, 316, 336 
— Plur. 2^ pers., leveret, 285 ; livirit, 
307, 309; leret, 331, 355; larett, 
344, 345. 

Fut. prim. sg. \^^ pers., livirinn, 
363, 365; larinn, 367, 370; laringn, 
374; lerin, 355 — 3« pers., lavaro, 
238, 291, 351 ; larou, 330, 376, 378, 
380. 

Prêter, prim. sg. l"-^ pers., 
livyris, 272 — 3^ pers., lavaras, 272, 
291, 292, 293, 363, 364; laras, 343, 

366, 369, 371, 372, 373, 374, 375, 
376, 377 — Plur. 3<= pers., le- 
versont, 293. 

Imparf. sg. l''" pers., lavarenn, 
246; lavare, 317; lare, 370, 371. 

/n/in., lavaret, 258, 260, 261, 288, 
290, 291; laret, 347, 360. 

Passif, prés, ind., lavarer, 310 — 
Part., lavaret, 305; laret, 352. 

lavarezou p>"opo5, s. p/wr., 261. 

laz : pe laz d'imp ni, que nous 
importe? 284. 

lazafif je tue, prés. ind. sg. 
3« pers., 275 — Impér. plur. 
2e pers., lazit, 312, 364, 363; lac'het, 

367, 369; lahet, 371, 373, 374, 376, 
378, 380 — Fut. prim. sg. 3^pers., 
lazo, 283, 312 — Infin., lac'han, 
367 — Part, pass., lazet, 289, 364, 
366; lahet, 338, 371, 373, 375,377, 
378, 380; lac'hed, 367, 369. 

lau main, 93. 
laur sol, 93. 

lauskett laissez, impér. plur. 
2^ pers., 343. 

LAUTRO, 18. 



— 494 — 



leal 



limn 



leal loyal, loyalement, 242, 259, 
299, 300. 

lealement loyalement, 330. 

leanes religieuse, 246, 247. 

lech lieu, 242, 272, 279, 292, 
295, 307, 324, 32a, 350 ; leach, 310 ; 
leh, 329, 336 ; eleac'h au lieu de, 
340 — Plur., lehieu, 329. 

léen, V. lenn. 

leS gémissement, 273. 

leffls je criai, prêter, prim. sg. 
1" pers., 272. 

lefr, V. levr. 

legent légende, 289. 

legitim légitime, 256. 

légitimement légilimemenl , 
330. 

leiham, 144. 

lein, V. leun. 

leis plein, 365, 372; leiz, 363; 
a leis beaucoup, 365; e leiz, id., 
368; hileis, id., 370. 

lem aigu, mais ici ayant le sens 
de : vite, net, 244, 280. 

lem, t'. lamet. 

lemenic sautillant, 93. 

lemhaam j'aiguise, prés. ind. 
sg. l''" pers., 93. 

lenn lire, infin., 277 ; len, 303 — 
Prés. ind. sg. 3^ jjen., léen, 330 — 
Prêter, prim. sg. 3" pers., lennas, 
281. 

Léon le pays de Léon, 297, 298, 
326, 339. 

Leonis Léonards, gens du pays 
de Léon, 318. 

lerch : oar lerch à la poursuite 
de, après, 284; lerh : ar me lerh, 
après moi {mot à mot : sur ma 
trace), 327. 

les hanche, 321. 

les laisse, prés. ind. sg. Supers., 
249, 326 — Impér. sg. 2^ pers., 242, 
284, 291, 292; plur. 2« pers., 
leset, 260, 275 — Fut. prim. sg. 
d" pers., laeso, 244 — Infin., lesel. 



250, 270, 326, 338, 341 — Part, 
pass., lezet, 329. 

lesen loi, s. fém., 334. 

leshanvet surnommé, 296. 

lesquidic brûlant, ardent, 21i. 

lest vaisseau, navire, s. maso., 
245. 

lestnaued nausée, 93. 

LEUGA, 16. 

leun plein, 242, 245, 255, 260, 
273, 278, 279, 339; lein, 343; lan. 

leuzras députa, prêter, prim. 
sg. 3'' pers., 281. 

leunia remplir, infin., 363, 
365 ; lânnîïïgn, 374. 

leué veau, 364, 365, 371, 373; 
leui, 37 8, 379; leu, 380; loue, 369; 
le, 37i, 376, 377. 

levenezjoje, s. fém., 271, 273, 
274. 

levr livre, 303, 332; lefr, 277, 
296 — P/î<r.,levreu,330;leffroa, 281. 

le-vric pelil livre, 314. 

lezrou chausses, 3 H. 

liammou lie?is, s. plur., 255. 

libel petit livre, 295. 

libéral libéral, 289, 291. 

libiriou traîneaux, 93. 

librer libraire, 324 ; librour, 342. 

lie, lyc laïque, 295; ne voe quet 
lyc elle îi'était pas inintelligente, 
pas ignorante, 280. 

lid réjouissance, 368. 

lien, lyen toile, s. masc, 275. 

lieiiet enveloppé d'un linceul, 267 

lies souvent, 281, 292, 297, 338 
(liez), 342 (lyess), 349, 357, 359; 
quen lyes tant, tellement, 292 — 
Superlat., liessafu, 256. 

lig lige, goas lig, homme lige, 
serviteur, 243. 

lignez lignée, 309;lingnez, 291; 
lynez, 275. 

lim aigu, cf. lem, 93. 

limbeu les limbes, 331. 

limn flexible, 93. 



495 - 



limn 

limncollin tilleul, 93. 

limncollou tilleuls, 93. 

lin étang, marais, 93. 

linguez lignée, 291 ; lengné, 358. 

linom rature, 93. 

linceryou draps, 311. 

liou tache, 93. 

lis cour, 93. 

lisiu lessive, 93. 

liuet coloré, 308. 

liufre livrée, 231; livfrae, 272; 
liffrae, 270. 

lizerou lettres, s. plur., 292, 
304. 

loar lime, s. fém., 280, 290, 354. 

locman j)ilote, 245. 

loch, 145, 147. 

loden lot, part, s. fém., 363, 
365, 368, 370, 372. 

lodas partagea, prêt. prim. sg. 
3« pers., 377. 

loei veau, 217; cf. leue. 

loed moisi, pourri, 93. 



LOGAN, 617. 

lois ou loos, gl. latronibus, 93. 

loit blancs (à cheveux), 93. 

logaff loger, in fin., 304. 

logeys logement, 305. 

lom goutte, 345. 

lot lot, part, 287, 306, 353, 377 ; 
lôd, 375, 379. 

louan {probahl. pour louman : 
cf. locman), 269. 

lousou herbes, 348. 

loznet bêtes, 280. 

luh, 147. 

ludu cendre, s. masc, 258. 

luhet éclairs, 348. 

lum : a lum, 275; M. Ernault 
propose, avec raison, ce semble, de 
lire aluni vite. 

luysant luisant, 295. 

luscou berceaux, objets mobiles, 
93. 

luxur luxure, 316. 



M 



m, suffixe pron. possessif et per- 
sonnel régime; agglutiné : v. en 
prép., a relat., bezaff II. 

ma, va. me, m en mo7i, ma, 
mes, pron. possessif et personnel 
régime de la l^^ péri, du sg., 249, 
259, 263, 266, eic; va, 363,365,366, 
371, 372; me, 344, 345, 363, 370, 
373, 373, 377; men : meu dever, 357 
(men en vannetais devant V explosive 
sonore d, la gutturale g {nasale 
gutturale), mem devant b; mam 
breur, 336); mac'h : mac'h thad, 379; 
ma complément direct : ma quecet 
envoyez-moi, 265. 

ma où : ma'z a où va, 284; an 
croas ma'z foue, 299; ma idy où est? 
308; cf. 269, 271, etc. 

ma, ma'z, conjonction relative 
et finale {pour que, de telle sorte 



que) : guellaf ma'z gallen du mieux 
que je pouvais, 243 ; humplan ma 
helly le plus humblement que tu 
pourras, 331 ; evel ma'z eo, 239 ; evel 
ma tely comme doit, 327 ; ell ma hoe, 
357 (ma'z en armoricain mogen, 
ma en arm. moderne : ma'z = ma 
+ ez particule verbale; en van- 
netais, auj. souvent au lieu de ma, 
me) — Ma'z, ma dans le sens de ut : 
ma'z coraso de façon que dira, 245 ; 
ma'z vezo pour que, de façon que 
soit, 247; ma'z compsiff pour que je 
parle, 247; ma'z duy pour que tu 
viennes, 232; cf. 254, 265, 279, 281, 
286, 328, 329, 343, 348, etc. 

ma, mar si, conj. condit. ; ma : 
ma caffet dour, 70; ma ne gouzyech, 
279; cf. 285, 331, 338; mar, 246, 
238, 283, 285, 286, 290, 292, 



496 



293, 306, 333, 359. On trouve 
aussi quelquefois maz = ma + ez 
dans ce sens. Ces conjonctions sont 
à rapprocher des précédentes ; sui- 
vant la grammaire vannetaise de 
l'abbé GuHlôme {p. 46), mar s'em- 
ploierait spécialement pour le passé 
[dans un autre passage, il est vrai, 
il ajoute : et pour le présent) ; mar 
^ma -f r (rr=ro?). 

ma : e ma, e man est, prés. ind. 
5^. 3" pers. d'un verbe substantif, 
311, 339, 371, 373 — Plur. 3 pers. 
e maint, 330, 340; e mahint, 290; 
e mant, 330, 343. Ce verbe était 
d'abord employé uniquement aux 
deux troisièmes personnes, et tel 
est encore l'usage en gallois et en 
vannetais; il a fini par avoir toutes 
les personnes : sg. i'^" pers., emounn, 
364, 371 ; abawé moun, 373 — Plur. 
i"""^ pers., emmaoump, 308; e maomp, 
325 — 2" pers. , maouch : ha ne maouch 
quel n'êles-vous pas. . . ? 312 ; cf. ma 
interrogatif. 

mab, map fils, 242, 244, 247, 
249, 250, 251, 238, 263, 270, 285, 
290, 295, 297, 299, 316, 322, 366, 
367, 368, 370, etc. 

mabcauuelou berceaux, 93. 

mabden l'Iiomme en général, 
l'espèce humaine, 273. 

mabic, diminutif de mab, 
318. 

maciat [leg. mociat = mochiat), 
porcher, 93. 

macoer, 148. 

macsoth, v. mag. 

mac'h, V. ma, possessif 

mad, madou, v. mat. 

madelez bonté, s. fém., 297; 
madeleah, 343, 344 — Plur., made- 
lezou, 234; madeleso, 350. 

maes champ, campagne, 249, 
338, 339, 378; mees, 330; mez, 367, 
372, 373, 377; meaz, 363, 366 — 



manq 
Plur,, maezew, 378; mezew, 379; 
mezeu, 376. 

Rem. Ce mot a formé un idio- 
tisme très en usage : er maes, er mes 
hors de, dehors; oeit ont er mes eus 
ta squiant mat tu es allé hors de ton bon 
sens, 338; cf. a ves, émeus, dimeus. 

mag nourrit, prés. ind. sg. 3^ 
jjers., 234 — Prêter, prim. sg. 2^ 
jjers., macsoth, 273 — Part, pass., 
maguet, maget, 291, 350. 

magueres nourrice, 321. 

maint, v. ma. 

mais mais, 331. 

mait, v. nameit. 

majesté majesté, 67, 297, 340, 
334, 357. 

magiciennet magiciens, 330. 

mail empressement, hâte, 282; 
mail eu il est temps, 273. 

malédiction malédiction, 287. 

maleureux malheureux, 291 ; 
malheurus, 336. 

malice malice, 330; malis, 337, 
348. 

malicius malicieux, 278. 

ma.Uoezmalédiction, s. fém., 286 

Malo, N. pr., 323. 

mam : mam breur, v. ma, jws- 
sessif. 

mam mère, 243, 236, 257, 258, 
260, 270, 273, 298, 299, 300, 318, 
331, 333, 336, 344 — Plur. , 
mammeu, 329. 

mamen source, s. fém., 623. 

man, mân, men ci, particule 
démonstrative marquant rappro- 
chement, 242, 243, 244, 248, 249, 
250,252, 259. 269, 271, 272, 283, 
288, 289, 290, 295, 308, 321, 333, 
338, 348, 331, 355, 364, 363, 367, 
375, etc.; cf. aman, breman, heman, 
homan. 

manas resta, 2^, prêter, prim. 
sg. 'M pers. 

manque manque, 329. 



mauq 

manquein manquer, inf., 3o9. 
manquet manque, 339. 
mandamant mandement, ordre 
24 i . 
Maner Maunoir, X. pr., 32i. 

MAXIACOX, 16 

manyer. manier mani'ére, 272, 
292. 

manivic magnifique, 323. 

mant. r. ma. 

maoues femme, 321. 

mar si, conj., v. ma, mar. 

mar si, tellement : mar nieiir Imn 
raras si grandement il nous aima, 
263 ; na ve ma dispar ez carset ; mar razr 
083, 273; na dont mar soiilil; mar 
discret ve, 276. 

mar. r. ma, mar si. 

mar doute, danger : voar mar 
{auj. war var) en danger, 243; hep 
mar sans doute, 244, 273, 274. 

marbr marbre, 287. 

march cheval, 303, 306, 307. 

marchadoures marchandises, 
s. fcm.. :J03. 

m.a.rch.a,ussyétable, écurie, 30 o; 
marctiauci, 318. 

Maria, N. pr., 260, 263, 271, 
273, 323; Mary, 249, 235, 260, 270, 
293, 298, 299, 315, 331, 332, etc. 

marishall maréchal - ferrant . 
307. 

maru mort, adj. et subst., 231, 
252, 239, 276, 293, 374; marou , 
289, 293;maro, 301, 323, 326, 340, 
364, 363, 366, 380;marv, 331, 367, 
368; mavf, 369; marhue, 344; marw, 
378, 3i9. 

marv, marva, meurt, prés, 
ind. sg. impers., 363, 363, 368, 370, 
372, 374, 378; me e varo je meurs; 
1" pers., maruann, 367 — Fut. prim. 
sg. 3« pers., varvo, 321 — Infin., 
mervel, 239, 312, 333, 376. 

maraaill : da hem marvaill émer- 
veille-toi, imp. prés. sg. 2'^ pers.. 



497 — 

megii 
290, 291 — Imparf. sg. 3" pers., 
marvaille — Infin. : da hem manaillaf 
a grès tu t'émerveilles, 290 — Part, 
pass. marvaillef. 213, 2i9. 

maruel mortel, 238, 315. 

maruelamant mortellement , 
321. 

marz merveille, miracle, 271. 

mastinet matins, subsl. plur. 
263. 

mat, mad bon, bien, adj. et adv., 
247, 249, 231, 232, 271, 273, 288, 
289, 292, 310, 311, 312, 322, 331, 
338 — en mat bien, 308 ; en fat, 293 ; 
in fat, 292, 293 ; ervat, 308 ; erhad, 336 

— P/wr., madou, 234, 239; madeu, 327, 
329, 330, 331; mado,347, 349, 366. 

mater matière, 299. 
materi sujet, matière, 232. 
matériel matériel, 234. 

MATREBO, 9. 

mau, vif, vivement, adj. et adv., 
283. 

maz, V. ma. 

me, mi je, moi, pron. pers. sg. 
i^'' pers. sujet, 243, 249, 233, 290, 
331, 344, 349; mi, 376; mega, 374 
(=1 mev 1= même ; cf. nign = nini) 

— se fond souvent dans l'écriture 
avec les pronoms : mez badez je te 
baptise (= me 'z ou me a 'z badez), 
232; men effo diguenec'h, 308; mena 
trugarez, 270. 

meaz, r. maes. 

méchant méchant, 347, 348. 

mechantetez méchanceté, 348. 

mecher besogne, métier, 246, 333 

mecherour ou uner, 333 — 
Plur., meclierouryen, 278, 279, 290. 

méditant méditent, prés. ind. 
plur. 3*= pers., 334, 333. 

meditationou méditations, 297. 

méd, V. nemeit, 373. 

medy, r. edy. 

meh, r. mez. 

megn, v. me. 



meul 

meid petit lait, 93. 

meid, v. nameit. 

meidy, i'. edy, ma. 

meinin, 100. 

meir prqjnsc.^ à, 93. 

mell .se Vicie, prés. inil. stj. 
3" pci's.,,(iv re a hem vell, 330. 

vaellsit jouer à la soûle, inftn., 
283. 

melconiet afflige, 299. 

melgabr troène, 93. 

meligett, v. milliguet. 

memb même, ado., 351. 

membry certes (^= me on bry je 
Vattcsle?), 286. 

mêmes même, 313, 339; memeus, 
271; mtnimeiis, 349; mesmes, 322. 

memeussamant mémemenl , 
334. 

memoar mémoire, 280, 300; 
mémoire, 329; memor, 340. 

memprou )iieinbres, 3 41. 

men = me je + eu pronom 
neutre, v. me, en. 

men, v. man. 

menn, v. mennaflF. 

mennaffje veux, prés. incl. sg. 
1"''= pers.; 3'^ pers., menn, 24G — • 
Prêter, prim. sg. 'â'^ pers. mennas — 
Iinp. sg. 3^ pers., mené (ne véné), 
371, 375, 378, UQ — Jnfin., mennat, 
282. 

menez montagne, s. mase., 274, 
283, 285, 288, 317. _ 

mendi : e memli disent-ils, 33G 
=: e me-int i [bas-vannetais e mindi) ; 
cf. gallois meddu dire [Léonard e 
mez). 

m.e-p\diom avoir Jionte,infin., 'd'à. 
merch fille, 248, 238, 269, 274, 
278, 279, 285, 239, 291, 292, 294, 
317 — Plur. raeroliet, 340, 364; 
merhied, 380; merhed, 379; mirhied, 
377. 

merchic petite fille, 209 ; merhic, 
293. 



498 — 

ineve 

merhec belle-fille, 358. 

mercher le mercredi, 258. 

maerche marque, 343. 

merdeydi matelots, 243. 

mergidhaam je suis fou, 93. 

merit mérite, 301 — Plur. lue- 
riloii, 298; meriteu, 345. 

meriteing mériter, infin., 328 
— Prés. ind. plur. 2^ pers., meritet 
(ma veritet), 358. 

Merlin, N. pr., 245. 

meruel, v. marua. 

merzeres martyre, 288. 

merzeryen martyrs, 29^, 340. 

merzerinti le martyre, 294. 

mes 7nais, 332, 336, 338, 353, 
355, 358, 359, 371, 377, 379, 330. 

messager messager, 289. 

mesat mener paître, infin., 370, 
374. 

mese respect? pudeur? 247. 

mestr maître, 246, 293, 342, 
358; mest, 351 — /"^wr. raestri, 293. 

mestres maîtresse, 298, 301, 
353, 355. 

mesur mesure, 355. 

met, V. nameit. 

metaou milieu, 301 ; melou, 246, 
284, 285, 296. 

meuleudy louange, 297, 317. 

meuly louer, 291; meulifi', 297. 

meumeus, r. mêmes. 

m.eu.v grand, 350, 364, 366, 369, 
371, 373, 375 (meiii- a vlé pas mal 
d'années). 

m.eurhet grandement, 245, 248, 
258, 261, 270, 289, 290, 291, 301, 
311, 335, 370. 

meux, meus, r. eus, bezaf II. 

mevelli garçons, domestiques , 
378; mevelien, 363, 369, 372, 373; 
me/iveyen, 369; meoyen, 370, 371; 
me^elian, 374, 375; mevello, 367; 
mevellou, 364. 

meverez , meveres ivresse , 
338. 



499 — 



meve 

meves tu es ivre, prés. ind. 
2^ pers. sg., 3o6 — Infin., mevign, 
33o. 

mevier ivrogne, 338. 

mez honte, s. fcm., 69; mch , 
33 i. 

mezellour miroir, 29o. 

mezur nourrir, in/în., 323. 

mi. r. me. 

myc : maru myc tout à fait mort, 
raide mort, 273. 

Michel, .V. pr . , 298, 322, 
332. 

migelicortt miséricorde, 343. 

mignon ami, 326, 338 ; niignoun, 
309 — Plur. mignonet, 323, 341, 
364, 367. 309, 371, 373. 

mignounes amie, 311, 312. 

mil mille, 263, 276, 286, 309, 
313. 

milliguet maudit, 326; meligett, 
336. 

vniMn. prostituée, 93. 

miMnou jaunes, couleur de miel, 
93. 

milintric prostitution, 93. 

milioun inillion, 313. 

ministr ministre, 281, 282.- 

mintin matin, 297, 307. 

mir garde, veille sur, impér. sg. 
2^ pers., 249, 237, 273, 296, 330 
— Futur prim. sg. 3° pers., rairo, 
244, 304 — Prêt. prim. sg. 3« pers., 
iniras, 288 — Infin., miiet, 274, 279, 
283, 291, 316, 323. 

miraclou miracles, 324. 

mirer gardien, 317. 

mirhied. v. merch. 

mis mois, s. masc, 313. 348. 

miserabl misérable, 297, 338; 
miserab, 34S. 

missiff : lizerou missilî lettres 
missives, 30 t. 

myster, mister mystère, 279, 
290 — Plur. mysteriou, 314; mis- 
terou, 24 . 



moc'h porcs, 363, 363, 367, 
368, 372, 374, 376; mouc'h, 378. 

moezvoix, air, s. fcm., 243, 270, 
313, 316, 3l7;niouez, 3il. 

mogou crinière, 93. 

moien, moyen moijen , 297, 
327, 342, 313, 317. 

molin moulin, s. fém., 93. 

moment moment, 337. 

monarchy monarchie, 248. 

mondain mondain, 288, 

monet aller, infin., 242, 243, 
244, 247, 270, 281, 286, 289, 301, 
332, 377; mont, 272, 363, 364, 
363, 366, 369, 372, 373, 373, 378, 
380; (le ounaet d'aller, 330. 

monitoirieu monitoires, 330. 

mont, mond, v. monet. 

montet monté, part, pass., 331. 

montol balance, 93. 

MontroUes Morlaix, 288 ; Mon- 
troules, 297, 298. 

mor mer, s. masc, 244, 280, 
290, 310, 313. 

morbran cormoran, 93. 

morchet souci, chagrin, 284. 

mortel nioriel, adj., 292, 333. 

mouez, r. moez. 

mouguet étouffe, part, pass., 
338. 

mounn, i-. ma (e ma). 

mozreb tante, 238. 

mu, V. mui. 

mui, muy plus, davantage, 243, 
243, 247, 237, 273, 280, 281, 286, 
290, 291, 292, 293, 320, 331, 334, 
372 — Comparât, muioh, 334; miiioh 
mui de plus en plus, 334. 

mnitrer meurtrier ,2^ [ — Plur. 
multrerion, 331. 

muoed orgueil (a muoed gl. 
fastu), 93. 

mundain mondain, 292. 

murmure murmurait, imparf. 
sg. 3« pers., 280. 

mut muet, 293. 



500 



N 



na, nac [devant voyelles), par- 
ticulenégalivc-conjonclive,négalivc- 
rdalive mjant divers sens : l» ni, 
et ne : hep mar na gou sans doute 
ni mensonge, 213; cf. hep droug na 
breig, 263; car nac estren, 273; mar 
cazr na quen, 276; an fall na'nu cre 
diouz an seven, 276; na ne deux et il 
n'y a pas, 276 ; na tnou na knecli, 
250 (na parfois n'a aucun sens né- 
gatif appréciable : an caezraf na"n 
netaf, 250). 

2" Qui ne, que ne : unan na diiy 
quelqu'un qui ne viendra pas, 243 ; 
na galses que tu ne pouvais pas, 246 ; 
na compsenn na lavarenn giier, 246, etc. 

3° Sens purement négatif dans 
les défenses : na ehan quel ne te 
repose pas, 242; na tardât muy, 247. 

4° Le sens de ne, iit non, de façon 
que ne, pour que ne, que ne : miro 
dit tra hedro na noaso quet, 244 ; me 
a preder... na viziff, 244; mir n'o torry, 
257. 

5" Que de, combien : nag a vevelien 
combien de serviteurs, 365, 367, 
368, 370, 372, 374, 376, 378. 

Na, nac entre aussi eji composition 
de divers idiotismes : nac eu m;ir 
fier si fier qu'il soit, 263 ; nag eguit 
se et pour cela, et quand même. 
Na suit aussi de préférence à ne les 
conjonctions ma, quen, elc. 

Pour na, nac, nag, v. 242, 243, 
244, 246, 250, 235, 237, 258, 273, 
274, 275, 276, 280, 281, 284, 290, 
291, 292, 293, 294, 295, 297, 299, 
306, 308, 311, 321, 322, 323, 325, 
327, 330, 331, 332, 336, 337, 338, 
339, 343, 344, 347, 348, 330, 334, 
335, 357, 358, 363, 364, 363, 366, 
368, 370, 372. 

nachenn je nierais, cond. prés. 



sg. l^^ pers., 285 — Prés. ind. sg. 
2=^ pers.. nachez, 285. 

nam vice, tache : hep quel a nani 
[écrit à tort en un seul mot anam, 
comme l'a fait remarquer M. Er- 
naull). 

nameit si ce n'est, sinon, 327, 
330,344; nemet, 258,271,275,279, 
292, 310, 347; nement, 292; nemert, 
355; meit, 336, 357; niait, 331 — 
Avec le sens de mais : meid, 371, 
374; med, 373; met, 372 — nemet, 
conjonct. : nemet ez gallsent pourvu 
qu'ils pussent, 292 ; nemet na à moins 
que ne : nemet na displige guenech à 
moins que cela ne vous déplaise [ne 
vous déplaise), 31 ; nemedota prouphe 
à moins que tu ne prouvasses, 
291. 

Avec pron. pers. suffixes : sg. 2'' 
pei'S., nemedot, 294; 3'= pers., neme- 
taf, 282 — P/ur. 2- jjeri. meitoh, 359. 

nân, V. naon. 

nao neuf nom de nouibre, 313 ; 
nau, 348. 

nanto, v. trinanto. 

naon faim, 367, 368, 370, 372, 
374 ; naoun, 365 ; nàn, 378 ; neun, 330. 

naonegez disette, famine, s. 
fém.., 363, 365. 

naontec dix-neuf, 313. 

nsitif 7iatif 297, 298. 

nation nation, 248, 333. 

nsitroUon deserpenls,adj.plur., 
94. 

natur nature, 256, 287. 

naturel naturel, 258, 316. 

ne, particule négative simple 
[v. na), 243, 230, 256, 279, 284 
286, 292, 297, 305, 307, 303, 322 
347, 348, 353, 358, 373, 375, 377 
378, 379, 380 — La voyelle finale 
est souvent élidée:n'on, 255,260, 368 



— 501 — 



néan 
no, 237,271, 347; n"e, 286, 292, 308, 
333; n"a, 373, etc.; souvent ne est 
soudée au pronom infixe : ne'ni, 
243, 350; nez, 273; ne'n , 243, 
297, 307 — Au lieu de ne devant 
deo, deus, doa, etc., assez souvent 
nen, 235, 271, 279, 284, 303, 348, 
353, 338 [cf. en devout, en devezo; 
V. bezaff II). 

néan, r. neff. 

neb, i". nep. 

nébat, r. neubeut. 

nechet pt'/;it', adj., 230, 289. 

nectery nclteté, pureté, 288. 

necun nul, personne, 330. 

nefif ciel, s. masc, 234, 269, 27 0, 
272, 273; nefu, 236,260; nenv, 368; 
nenw, 378, 380; nèaii, 374; néan, 
342, 343, 376; néon, 370, 371; 
euff, 298; env, 363, 364, 363, 367; 
en, 323, 326; ee, 339 — Plur. ne- 
fuou, 260, 261; neffuon, 234; nefTou. 
272; eevou, 339. 

nehamant chafirin, o47. 

nehè,neliy,nehou, r.anezaff. 

nemet, nement, nemert, v. 
nameit. 

.NEMETOX, 8. 

nemeus, nemes je n'ai pas, 
V. ne et bezaff II. 

nemorant le reste, 324. 

nen, v. ne. 

nên, V. neff. 

nep aucun, quelqu'un {nul : sens 
négatif amené par la fréquence de 
la présence de nep dans les propos, 
négatives; c'est V histoire du fran- 
çais aucun), 249, 237, 260, 269, 
271, 274, 273, 276, 280, 291, 292, 
293, 293, 296, 299, 339, 349, 330; 
neb, 272, 280, 283, 286, 334, 333; 
nep a pet quiconque demande, 269; 
nep bon furmas celui qui nous forma, 
27 3 ; neb on aucune crainte [n''ayez 
crainte , 33 i; nep heny personne, 
V. heny. 



nepret;a//mj5 (= nep-pret), 293, 
301. 

nerz force, 271, 

nessafu k plus près, le prochain, 
233; nessan, 3.'] 2. 

necesser nécessaire, 259, 313, 
298, 322, 323; nécessaire, 328 — 
Comparât, necesseroc'h, 322 — Su- 
perlat. necessera, 321. 

nécessite nécessité, 291, 328. 

net net, propre, adj. et adv. , 242, 
244, 247, 270, 274, 281, 282, 288, 
300, 301 — Superlat., netaf, 250. 

netra ?'/(■/; [p= nep Ira), 271, 284, 
310. 327, 337, 338, 348, 333, 339; 
nettra, 303, 311, 312; nitra, 337. 

neubeut petf, en petite quantité, 
adv. et subst., 272, 306, 310, 312, 
348, 330, 368; nebeut, 363, 363, 
36G; neubet, 372; nebet, nebat, 37 0. 

néun {diphtongue), v. naon. 

neuse (eu français) maintenant, 
adr., 270, 281, 289, 290, 291, 292, 
318. 333, 336, 347; neuseu, 290; 
neusse, 333; neuze, 334, 337; nezé, 
328. 

neuz aspect, forme, s. fém-., 27 3, 
288. 

nevez nouveau, 246, 231, 261, 
263, 282, 310, 324; neué, 332; cf. 
niguid, nouuid. A nevez fraîchement, 
tout nouvellement, 231. 

ny neveu, 238. 

ny, ni nous, pron. pers. ï^'^pcrs., 
sujet, 246, 230, 234, 274, 283, 291, 
296, 299, 301, 304, 318, 328, 329, 
343, 343, 347, 339, 360. 

niguid nouveau [cf. nouuid, ne- 
vez , 94. 

nigun nul, 293, 305; cf. necun. 

nim série, nombre, 94. 

ninou voiUes, plafond, 94. 

nit, nith nièce, 94. 

nitra, i'. netra. 

nyver nombre, 300. 

niz nièce, 238; cf. nith. 



— 502 — 



offa 



noar, t. douar. 

noaso nuii'a, fut. prim. sg. 3" 
pers., 244. 

nobl noble, 246, 276. 

noblans noblesse, 347, 349. 

noblesse noblesse, 328. 

n'oc'h = ne oc'h : v. ne ci ouf. 

nombre nombre, 289 — Plur. 
nombrou, 313. 

n^onn = ne gonn, v. ne ci gou- 
zout. 

Nonn, N. prop., 242; Nonnita, 
247, 249. 

nonparail satis pareil, 243. 



Normandy, N. prop., 347, 349. 

non pas non pas, 357. 

nos nuit, s. fém., 290, 311, 312, 
318, 334, 333; noz, 295, 297. 

notett noté, part, i^ass., 342. 

Nouel Noël! 317 — Plur. Noue- 
loii des Noëls, 317. 

nouaenn l'extrême-onction, 345. 

n'ounn=ine ounn {v. ne et ouf); 
ou ne gounn (v. ne et gouzout). 

nouuid nouveau, 155. 

nouitiou foires, marchés, 9 4. 

noz = ne + oz, 237. 

nwac'h cependant, adv., 37 6. 



o, V. oz. 

o, part, exclam. : o mam breur, 
336. 

o devant Vinfinilif, v. ouz. 

o, ho = oz pron. pers. cl poss., 
V. oz. 

o, ho, ou, hou leur, leurs, les, 
pron. possessif et pers. régime, 
3^ pers. du plur., 291, 293, 294, 
293, 336; d'o, 244, 251, 257, 293, 
295,1). da;n'o, 257, 266, 271; p'o, 
337; hou, ou, 329, 330, 331, 
345, etc.; pour ho, hou construits 
avec le verbe substantif, v. bezaff 
II, 3" pers.du plur. (oz doit être lu 
dans n'oz deurye, 290, hoz devez, 
hoz dévie, 292). 

oa, oann, oamp, v. ouf. 

oar, voar, ■war, var sur, 
prépos., 243, 246, 248, 251, 254, 
269, 274, 284, 285, 290, 291, 313, 
315, 316, 317, 322, 325, 326, 349, 
350, 353, 355, 365, 366, 367, 369, 
372 {vannetais ar, v. ar). 

Avec pronoms suffixes, sg. 2'^ pers. 
oarnot, 287 — Plur. i^'^ pers. oar- 
nomp, 325. 

oat âge, s. masc. , 348; oéet , 
338. 



obéissant obéissant, 329, 354. 

obeisset obéi, part, pass., 339. 

ober faire, action, inf. etsubst., 
250, 254, 278, 279, 283, 291, 304, 
351, 364, 366, 367, 368, 373, 380; 
d'ober, 328; gober, 327, 330, 357, 
371, 375, 378, 379, 380; gobir, 377 
— Plur. obcrou, 261, 297. 

obererion : obererion vat bien- 
faiteurs, 328. 

obligatiounou obligations. 

obliget obligé, part, pass., 360. 

observas observa, prêt. prim. 
sg. Z" pers., 288. 

obteneign obtenir, in fin., 330. 

occasion occasion, 291, 306, 
323, 325, 339. 

ocerou aigus, 94. 

Occident, N. pr., 290. 

occupet occupé, part, ijass. 291. 

oc'h, V. oz, ouff. 

oeet, V. oat. 

oeit allé, part, pass., v. a 9. 

œuvriou œuvres, cf. eufî, 315, 
322. 

off, I'. oufF. 

offansiff offenser, infin., 297; 
offanci, 333; otfanceign, 330 — Fut. 
prim. sg. 3= pers., offanco, 321 — 



- 503 



P«W.pas5.,ofranset,offancet,260,323, 
3i3: offencet, 331. 

offansou offenses, 260; offançou. 
323; ofanceu, 330. 

ofFeren messe, s.féin., 236, 272, 

327, 330; oferen, 342; ofveren, 329. 
offic office, 289; ofGce, 328. 
offran f offre, prés. ind. sg. P« 

pers., 3.j8; 3== pers., offr, offre, 322, 
359 — Impér. plur. 2" pers., oiirit, 
342 — Infin., offr : en em offr s'offrir, 
297; oBreign, 327. 

ofFrancc offrande, 297. 

oU, holl, ol, hol tout, 232, 23 i, 
23:;, 236, 23S, 260, 261, 288, 289, 
290, 292, 294, 297, 318, 322, 323, 

328, 329, 332, 333, 348, 351, 357. 
366; holl-galloudec tout-pitissanl, 
261. 

olguo poursuite, recherche, 9 t. 

Olimpi, .V. pr., 339. 

Olivet le mont des Oliviers. 272. 

omp, i'. ouff. 

on : neb on, v. nep, aon. 

on ou onnje suis, v. ouf. 

on, hon notre, nos, nous, pron. 
poss. et pron., régime de la l"'^ pers. 
du plur., 234, 233, 236, 239, 260, 
263, 264, 274, 278, 284, 292, 294, 
299, 303, 321, 322, 323, 323, 329, 
330, 333, 339, 340, 341, 342, 344, 
343, 347, 349, 333; d'on conduy, 
243; n'on dilaez, 233, 283. v. da, 
em, bezaflf II. Hor, depuis le 
milieu du A'[//'= siècle, devant les 
consonnes autres que t, d, n, ex- 
cepté en bas vannetais et dans cer- 
tains sous-dialectes, 321, 323, 323, 
333, 339, etc.; hunn, unn, 344, 339, 
360. 

onestant nonobstant, 291. 

onestet honnêteté, 247. 

or bord, 94. 

orateur orateur, 292, 293. 

oratoret orateurs, 292, 293. 

ordinal ordinal, 324. 



ordiner ordinaire, 317, 329. 

ordonnât ordonné, part, pass., 
259. 

orgiat qui tue, tueur, 94. 

orgouil orgueil, 316. 

Orient, N. pr., 290. 

original original, 313. 

Origenes, .V. pr., 281. 

orion bord^, 94. 

oryller oreiller, 311, 312. 

ornamentou ornements, 290, 
oriiementeu, 329. 

oscur obscur, 280. 

otro. otronne, v. autrou. 

ordren ordonner, infin., 248, 
276 — Partie, pass., ordrennet, or- 
drenet, 279, 322, 330. 

oreson oraison, 329, 347; orai- 
son, 28S, 316, 329; oraeson, 313, 
317, 322, 323, 323. 

oreur horreur, 349. 

organist organiste, 297, 298. 

orgueil orgueil, 288, 316. 

ostaget emprisonné, 263. 

ou, r. oz votre, vos, vous. 

ou : e 011 = ez vou, 339, i\ bezaff. 

ouar. r. car. 

ouat âge, 237, 

oude, V. ouff. 

oue, V. ouff. 

oueit allé, part, pass., 345. 

oner, v. gouzout. 

ouff, off je suis, verbe subst. 
prés. ind. sg. i^" pers., 243, 311; 
oun, 363, 370, 378 ; n'ounn je ne suis, 
364, 363, 366; ou me = ouf me : 
evel ma'z ou me comme je suis, moi, 
297 ; on, oun, 338, 339 — 2'^ pers., 
out, 236, 270, 272, 276, 333, 337, 
338; oute, 293; oude, 291; ous, 324, 
357 — 3" pers., eo, eu, e, 242, 
243, 249, 232, 269, 273, 286, 288, 
290, 291, 293, 293, 306, 308, 321, 
322, 323, 327, 331, 342, 344, 331, 
339, 364, 367, 373 — Plur. 1^^ 
pers., omp, 230, 291, 297, 322, 



504 



332, 339, 341; homp, 329; homb, 
360 ;om, 352; oump, 304, 305, 307, 

— 2"^ pers., oc'h, 339; e hoh, 328, 
358; oiic'h, 2G0, 274, 294, 297, 339, 
364, 365, 366; ouc'li-u, 341 — S" 
2)ers., int, ynt, 307, 321, 323, 344. 

Imparf. sg. l""^ pers., oan, 376 

— 2^per5.,oas,246, 273 — 3e/;er5., 
oa, 246, 271, 273, 275, 279, 280, 
282, 289, 291, 293, 324, 364; oe : 
el ma hoe comme il était, 357; ioa, 
yoa, 246, 273, 274, 276, 281, 282, 
289, 293, 294, 364, 363 (oe, voe 
prêter, ont souvent été confondus 
avec oa; oè est la formevannetaise). 

Ce verbe est souvent précédé de 
la particule ed : edouc'h-hii, 312; 
edoann, 272; edoae, 270, 289; edoa, 
289. // est aussi très souvent précédé 
de ez, e, ma'z, ma. 

Précédé de la négation ne, na, et 
de mar si, il apparaît avec un d 
initial (nd souvent après ne) : ne 
deu, 257; ne de, 308; ne deo, 291; 
nen de quet, 337; nenn don, 358; ua 
dont, 292; mar doh, 336; avec pa, 
pe, pan : penn dch, 359; pan doc'h, 
pan deo, 351, 352; cf. bezalT II. 

our, V. un. 

ous, V. ouff. 

ous : oit ous pour toi, 357; v. 
eguit. 

ousor berger, 94. 

outan, outi, v. ouz. 

outraig outrageusement, 301. 

ouz, oz, o, e (= urth) envers, 
vers, pour, contre (avec les divers 
sens de contre en français), prépos. : 
dizreiff oz Doe revenir vers Dieu, 23 1 ; 
mir oz soiirci protège contre les soucis. 



249 ; me a confess ouz Doue je confesse 
à Dieu, 261 ; comps oz Origenes ^jar/er 
à Origènc, 272; sintiouz obéir à, 324; 
sellit ous ho pugale regardez vos en- 
fants [vers vos enfants), 325 ; cf. 263, 

269, 277, 290, 291, 292, 294, 296, 
299, 300, 304, 311, 324, 325, 347, 

350, 367 (cf. diouz; vannetais doc'h). 
Ouz, oz, précédant l'infinitif lui 

donne la valeur d'un participe pré- 
sent : oz songaff en songeant, son- 
geant, 243; veza... o tevi étant 
en train de brîiler, 340; ouz, 266, 

270, 272, 285, 286, 287, 288; ce- 
pendant plus souvent oz, et. depuis 
la seconde moitié du XVIl^ siècle^ 
o; oz, 251, 266, 270, 272, 291, 293, 
308, 318; o, 333, 333, 340, 347, 
303, 364, 368, 372, etc.; e haut 
cornouaillais et vannetais : e feo 
= oz vevo, 370; e feweign, 374, 378. 

oz, hoz, hous, o, ho, ou, hou 
votre, vos, vous, pron. possessif et 
personn. régime de la 2" pers. du 
plur. : oz, hoz, 247, 249, 254, 259, 
270, 297, 300, 305, 306, 339, 341, 

351, 353, 334, 363; o, ho, 235, 256, 
260, 272, 274, 297, 300, 305, 306, 
307, 309, 310, 312, 322, 323, 325, 
326; hous, 285, 357; ou, hou, 
327, 328, 329, 330, 331, 343, 336, 
358, 359, 368; oc'h, hoc'h, devant 
voyelles : oc'h ano, 322; hoc'h ano, 
339 (la spiranle est née après la 
chute de z, en hiatus : o hano, oc'h 
auo); cf. oc'h eus, oc'hues, 322, 335, 
V. bezalT II ; construit avec le verbe 
substantif dans le sens d'avoir, oz, 
se réduit souvent à e : n'e ouess, 
3i4. 



pa, pan lorsque, puisque, quand 
même : pan, 243, 243, 246, 247, 
249, 251, 257, 263, 266, 270, 275, 



276, 286, 289, 292, 293, 294, 295, 
296, 299, 301, 318, 346, 351, 355; 
pa, 305, 306, 312, 321, 322, 326, 



paed 
327, 337, 342, 347, 331, 333, 333, 
303, 364, 365, 366; pe, 334, 371, 
374, 376, 378, 380; pa avec voyelle 
finale élidée : p'e prederaf, 272; p'o 
méditant, 334; p'e guelant, 336; ag- 
glutiné avec le pronom : pa'n petes 
lorsque tu le pries, 273 ; v. abaoue 
(a pa voue, 290); dons ban depuis 
que, 371 ; cf. peban. 

paedign, v. pedaf. 

paillart paillard, 286, 331. 

paillardegah paillardise, 336. 

payan payen, 330. 

payi tu payeras, fat. prim. sg. 
2*^ pers., 332. 

payemand paiement, 337, 343. 

palamour à cause de, 243, 244, 
243. 291, 297, r. abalamour, bale- 
iiiout. 

pales palais, 289, 291, 338 — 
Plur., palezieii, 337. 

pamde, v. pemdez. 

pamdyaeg, v. pemdeziec. 

pan, V. pa, peban. 

Paol Paul, 298. 

paour pauvre, 297; peur, 336, 
337, 360 — Plur., peuryen, 289. 

paourentez pauvreté, s. fém., 
400; peurante, 33 i, 338, 373; 
pewrante, 379. 

paouesas cessa, prêter, prim. 
sg. 3*= pers., 323. 

Pape le pape, 328. 339. 

par égal, compagnon, 316. 

parados paradis, s. fém., 303, 
318, 321, 322, 342. 333. 

paramantou ornements, pare- 
ments, 273. 

paraphras paraphrase, 316, 
317. 

park champ, pièce de terre en- 
close et labourée, 364, 366, 367, 
369, 371, 373, 374, 378, 380. 

pardon pardon, 272, 297, 300, 
323, 329, 3i3, 360. 

pardonifu pardonner, infin., 



505 — 

parz 
236 — Prés. iiid. plur. l''e pers., 
pardonnomp, 255, 260, 323.. 339 ; par- 
donnaiiip, 330, 343; 2« pers., par- 
donnit, 323, 339 ; pardonnet, 260, 330; 
3" pers., pardonnant, 343 — Impér. 
plur. 2" pers., pardonet, 233 — Fut. 
prim. sg. 3"^ pers., pardono, 261 — 
Prêter, prim. sg. 3" pei^s., pardonnas, 
264. 

parefarth, 223. 

pareil pareil, 308. 

pareillement parei//ʻienf, 328, 
333, 337. 

parres paroisse, s. fém., 236, 
322, 332; parrais, 328, 329; parros, 
322. 

parfet parfait, parfaitement, 
adj. et adv., 242, 237, 280, 343. 

parfaictement parfaitement , 
331. 

Paris, N. pr., 263, 330. 

parjuret parjuré, 287. 

parron patron, 322. 

parros, i\ pares. 

partabl laillable, vilain {auj. 
dans certains endroits : honorable, 
digne de considération), 276-. 

partas partage, 372. 

participant participant, 300. 

participeign participer, inf., 
330. 

particulier particulier, 328, 
329. 

parz ivannct. \)ix:h), proprement 
part, partie, n'est plus employé 
seul; sert à former certaines locu- 
tions : a barz = a parz avant, dans 
un délai de; ebarz dans, dedans : 
e est souvent supprimé et son 
existence n'est trahie que par l'in- 
fection de la consonne initiale : 
ebars, 306, 324, 332, 334, 347, 350, 
353, 335, 366, 371 ; ebarh, 378; 
barz ar, 372, 373 ; ba'r, 374, 379 ; 
ba'n, 370, 374; ba'on ti, 37C ; br ti, 
380 ; cf. peurs. 



506 



pas pas, subst. et négat., 379, 
285 — Plur. pasoii des pas, 286. 

Pasq Pâques, 237; Pasch, 238; 
Pasqiie, 331. 

passiant patient, 349; patiant, 
335. 

passiantet patience, 347 ; pa- 
tiantet, 3i0, 337. 

passion passion, 239, 261, 281, 
297, 299, 300, 301, 342, 343, 

pastouret pâtres, 283. 

patent patent, 289. 

Pater : ar Pater le Pater, 322. 

Patern, N. pr., 323. 

Patricius, N. pr., 2 42, 243; 
Patrici, 2ii. 

patron patron, 322, 324, 323, 
326. 

Paul, N. pr. : cf. Paol, 332. 

pautr garçon, 286. 

pazen marche, degré, 288. 

pazron patron, 237. 

pe ou, ou bien, conj., 258, 292, 
293, 307, 328, 330, 336, 338, 
344. 

pe quel, quelle chose, adj. et 
pron. interr. et reJat. : pe hano 
quel novi, 284; pe seurt, 307; pe 
a lec'h, 310 ; pelec'h où, 321 ; en 
moyen armoricain, la préposition 
était, en général, entre pe et le 
nom : pe a nation de quelle nation, 
333 ; pe a lingnez oude de quelle 
lignée es-tu, 291 — Pe s'est soudé 
à divers substantifs et particules, 
V. pequen, pebez, pegemeut, pegueit, 
peban, perac, etc. — Pour pe relatif, 
V. hcny, père. 

péal, V. pel. 

peautramant autrement, sinon 
{:=. pe autramaiit ou atitreincnt) , 
340. 

peban d'où, 281 ; beban, 343, 
V. pe, pan. 

pebez quel, adj. interrog. {et 
exclamât.) = pe + pez, 283. 



peei 

pequen que, combien, accompa- 
gnant les adjectifs, 299; peguen, 
284, 291 {auj. pegen, peger). 

pec'h, V. pez. 

pec'het péché, s. viasc, 231, 
233, 237, 261, 274, 295, 321, 322, 
324, 328; pehet, 328 — Plur. pe- 
chedou, 256, 261, 315, 316, 324; 
pecbedau, 293, 297 ; pebedeu, 331, 
332, 335, 343. 

pechet péché, part, pass., v. 
pechifu. 

pechezr pécheur, 237, 261, 
297 ; perheer, 261 — Plur. pechezrien, 
260,298; pec'herien, 3i0 ; peherion, 
330, 331, 343. 

pechezres pécheresse, 261. 

pechifu pécher, 258 — Fut. prim. 
sg. 2" pers., pechi, 295. 323; pehy, 
331 — part, pass., pechet, 363, 364, 
365, 367, 368; pehet, 371,378, 380; 
pihet, 374, 376. 

ped, V. pet. 

pedaf je demande, ordinaire- 
ment je prie, quelquefois jHnvite, 
prés, ind. sg. 3" pers , 249; pedail, 
301— 2''pen.,petes,273 — S'^per^., 
pet, ped, 249, 261, 270, 273, 291, 
331. 

Impérat. sg. 2" jjers., pet, 273 
— Plur. i^" pers., pedomp, 318 — 
2« pers.,\)cM, 260; pedet, 236, 331, 
343. 

Futur prim. sg. .3'^ pers., pedo, 
371 ; pedou, 328, 329. 

Infin., pedifu, 261 ; pedi, 366, 373 ; 
pidi, 292, 322, 340; pedeign, pedein, 
pedin, 328, 329, 332, 367, 369,375, 
377, 380. 

peden prière, s. fém.., 328 — 
Plur. peilennou, 243, 339, 341; 
pedenneii, 328, 329. 

peder quatre [au féminin], 288 

pedervet la quatrième [au fé- 
minin), 288, pedeirvet, 322. 

péeign payer : cf. payi, 330. 



— 507 

pegii 

pegueit combien de temps, 321. 

peguen, v. pequen. 

peh, V. pez. 

pehed. r. pec'het. 

peheny, pehini lequel, celui, 
celle qui, 292, 293, 294, 281, 288, 
289, 290, 291, 303, 303, 314, 322, 
355, 364, 366, 369; peheuny, 234; 
pehany. 32", 329, 330, 331, 3o6, 
379, 380 ; pini, 348, v. heny. 

pell, pel loin, longtemps, 283, 
292, 32o, 326, 331, 338, 363, 363, 
367, 370, 371, 372, 374; péal : 
péal-péal, 378; pél-bras, 374; pell- 
meurbed, 363, 363, 368 - Comparât., 
pelloc'h, 363, 36 i; peloc'h, 363, 368, 
370, 371. 372. 

pellait éloigne:., imper, plur. 
ï" pers., 326. 

pelec'h où, interr., 321; relatif 
quelquefois : é ker pelech dans la 
ville là où..., 324 i^pelerh = pe + 
lec'h). 

pemdez chaque jour, 274, 304; 
pemdeiz, 304, 326; pamde, 333. 

pemdeziec ciiiolidien, 260, 323, 
339; pamdiec, 330, 343. 

pemp cinq, 263, 300, 316, 321, 
322. 

PEMPEDOULA, 16. 

pempet cinquième, 303. 

pemzec quinze, 263, 273, 274, 
313, 347 ; pemsec, pemzec, 273, 274; 
pempzec, 313. 

penn, pen tête. 244, 246, 27 3, 
273, 297, 327; da penn tregon bloaz 
au bout de trente ans, 242; da ben, 
348; a ben blé au bout d'un an, 
daîis un an, 360 ; ben m'en dwai di- 
spignet lorsqu'il eut dépensé, 378 ; 
oiiz pen de plus, 297. 

penac, sorte de relatif indéfini^ 
apportant au mot qu'il qualifie une 
idée d'indétermination : cantiqbenac 
neusé rmet qu'il chante alors quelque 
cantique, un cantique quelconque, 



333; lin di beaac, 373 (le sens de 
benac est ici assez singulier : ailleurs 
qu'à Houat cela signifierait un cer- 
tain jour, un jour, sans préciser). 

penaus, pénaux comment, de 
quelle façon, adv. interr., 246, 293, 
293, 309, 324, 341, 358; penauz, 
290, 292; penos, 347, 359. 

penedour pénitent, 270. 

■genêt pénitence, 263. 

penguen, 224. 

penigen pénitence, s. fém . , 
330. 

pennohen, 100. 

■peoch paix, s. masc, 310; peucb, 
249; peh, 328. 

pep chacun, chaque, 244, 243, 
247, 249, 232, 269, 271, 272, 277, 
284, 288, 289, 297, 304, 310, 318, 

324, 328, 331, 332, 334, 344, 348; 
peb, 232, 282, 331, 339, v. heny, 
unan, prêt. 

pepret toujours (pep + pretl, 
273, 300; perpet, 342, 343, 339, 
359, 377; bepret, 247, 251, 280, 

325, 326, 339, 369; bopret, 354; 
brepet, 333, 337, 338; brpet, 371; 
berpé, 373. 

Per, V. Pezr. 

perac pourquoi, 284, 286, 333. 

perchen propriétaire , 243. 

père lesquels, interrog. et relat., 
288, 289, 290, 291, 292, 294, 295, 
297, 298, 303, 323, 328, 330, 339, 
338. 368, i'. pe, re. 

Perier, X. pr., 324. 

péril péril, 324. 

perissa périr, infin., 324. 

permet, 136. 

permetit permettez, impératif 
plur. 2« pers., 323, 339 — Partie, 
pass., permeltet, 330. 

permission permission, 297, 
298. 

person personne, 272, 332 — 
Plur. personou, 293. 



508 



person recteur de paroisse, 260, 
330, ;5 3 2 — Plur. personnel, 328. 

personnaig personnage, 303 — 
Plur. personnaigou, 303. 

pes, peso, V. bezaff II. 

pet : hô pet, v. bezaff II. 

■pet combien, interrog., 304, 321, 
322, 323; a bed, 363. 

PETORRITUM, 16. 

petra quelle cliose, quoi fpez + 
tra), 243, 246, 282, 289, 293, 308, 
310, 321, 322, 323, 340, 348, 364, 
366, 377, 378, 380; petiè, 374; petr, 
371. 

peuch. V. peoch. 

peur, peuryen, v. paour. 

peurante, v. paourentez. 

peurs : a beurs de la part de, 
348, 353 (cf. parthi. 

pevar quatre {au masculin), 
313; puar, 344. 

pevare quatriè»i.e (aumascul.), 
257, 258; pouarvet, 328. 

pevarzec quatorze, 313. 

pewante, r. paourentez. 

pez chose, quelle cliusc, quoi, 243, 
290 {])ez9idTSi pour quel le chose, 290); 
peh, 345; an pez, ar pez ce qui, ce 
que, 260, 347; erpeh, 327, 328, 330, 
357, 359, 375, 377. 

Pezr Pierre, 235; Per, 332, 334. 

piéton piéton, 281. 

pihed, V. pechifu. 

pignet monté, part, pass., 261. 
288 — Impér. plur. 2" pers , pinnit, 
311 — Fut. prim. sg. 3*^ pers., 
pigiia, 288. 

pillale piller, infin,, 330. 

Pilât, N. pr., 260. 

piny, V. peheny. 

pinnit, v. pignet. 

pintat une pinte, 336. 

pinvic riclie, 334. 

pinvidien les riches, 289. 

pinvidiguez richesse, s. fétn., 
289. 



pncq 

piou,pyou(;r«/, pr. interr., 21&, 
288, 290, 299, 321, 322; pin, 281; 
piue, 358; pihne, 345. 

pirill péril, 273, 291. 

pitoiabl pitoyable, 3i8. 

piz soigneusement {adj., piz a le 
sens aujourd'hui de cliiclie, écono- 
me), 271, 273. 

plach fille {ne subit pas la mu- 
tation devant l'article), 312. 

planedou planètes, 290. 

plantau plantes (des pieds), 299. 

plantet planté, part, pass., 296. 

place place, 242, 2i4, 273. 

plat plat, adj., 283. 

Platon, N. pr., 293. 

pleg pli, repli, 315, 316. 

pleguein plier, infin., 359. 

plen tout uniment, entièrement, 
252, 269, 272, 278. 281, 285, 301. 

plesant plaisant, 291, 318 — 
Superlat. plesantaf, 247. 

pligeadur plaisir, s. fém., 
336 — Plur. plijaiiureziou, 340 ; plija- 
durieu, 37 5. 

plig plaît-il (hagez a blig), prés, 
ind. 3" pers. sg., 306 — Impér. 
3" pers., pliget, 339, 340 — Fut. 
prim. sg. 3' péri., plygo, 305, 309, 
310; pligeou. 328, 329. 

ploe la campagne {v. Index des 
noms de lieux, note à gwic, 210), 
28 4. 

Plouare, .V. pr., 315, 316. 

pluiv, ploi, 157. 

plu plume, 311. 

plusg épluchnres, 367; plnsk, 
368. 

po, poa, V. bezafî II, oz. 

poan, V. poen. 

poanyet tourmenté, 286. 

pobl, i'. popl. 

pocquit baisez, impér. plur. 
2» pers., 312 — Prêt. prim. sg. 3^ 
pers., pokas, 364, 365, 367, 368, 372, 
374 — Infin,, pocquet, 316. 



509 



poch 

Pochaer Poher, 260. 

pochard pochard, 333, 338. 

poetet pactes, 292. 

poen peine, sou/france, s. fém., 
345, 353, 360; poan, 244, 290, 293, 
299, 318, 341, 348, 354 — Plur. 
Itoeimieii, 329; |ioaniou , 259. 298, 
301, 340. 

poent />om«, 269, 322, 327, 328, 
330. 

Pol [saint Pal Aurélicn), 326. 

pompsidovi pompe, faste, s. plur., 

Ponce-Pilat, N. pr., 331. 

popl peuple, s. fém. {arrivé aussi 
sporadiquement au sens de grand 
nombre, une multitude : ôr bobl 
vraz a dud une foule de monde, bas 
vannet.), 293; pobl, 278, 279, 299, 
335; ar bopl, 328, 339; bobl, 357. 

port port, 27 6. 

porz porte, s. masc., 290 — 
Plur. porthoed (ports de mer], v. 
Index des noms de lieux. 

possedi posséder, infin., 353. 

possibl possible, 254, 290. 

pot pot, 311. 

pouarvet, v. pevare. 

poud : hou poud, v. bezaff II. 

poues repos, 94 ; cf. paouesas. 

pouez poids, s. masc., 330. 

poultr poussière, 290. 

pourfit profit, 338, 343. 

pourmenair promener, infin., 
283 — Impér. plur. 2" pers., pour- 
menit, 306 — Fut. prim. sg. 2" pers , 
pourmeno, 286. 

pourp pourpre, 291. 

•çtonrsviy poursuivre, infui., 348 
— Fut. prim. sg. F'' pers., pour- 
suivin, 333. 

pourvoyein pouvoir, infin., 
328. 

pout, V. bezaff II et oz. 

pouver pouvoir, 345. 

prsitic science, 2}ratique,28ù, '33 i. 



près 

pratiqua /^mh'^Mcr, infin., 321 
322. 

predec parler, in fin., 359. 

prederaf Je médite, prés. ind. 
.sg. l^^pers.; 3" pers. preder, 252, 
295 — Impér. sg. 2'^ pers. preder, 
295; cf. preterani. 

predestinet prédestiné, 248. 

prédication prédication, 245. 

predicator prédicateur, 247. 

prefaç préface, 333. 

preg leron, sermon, 338. 

prellat prélat, 248 — Plur. pre- 
ladet, 303. 

preiacy prélature, 245. 

prenaff acheter, infin., 303 

— Impér. plur. 2" pers. [iraenit, 
305 — Prêt. prim. sg. 3« pers. 
prenas, 300. 

preparaffpre'pa/'er, infin., 295. 

prepos propos, 280. 

près presse, 273, 281, 284. 

presans présence, 35 4-. 

■pvesaint présentement, 244-, 318; 
présent, 328, 330. 

presant présence, 2i7, 2i8. 

presantou présents, 292. 

presantamant présentement , 
355. 

presantit présentez , impér. 
plur. 2« pers., 325, 326 — Prêter, 
prim. sg. 3" pers., presantas, 347 

— Infin., presanti