(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Children's Library | Biodiversity Heritage Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "Chrestomathie provençale (Xe-XVe siècles)"

Google 



This is a digital copy of a book that was prcscrvod for gcncrations on library shclvcs bcforc it was carcfully scanncd by Googlc as part of a projcct 

to make the world's books discoverablc onlinc. 

It has survived long enough for the copyright to cxpirc and thc book to cntcr thc public domain. A public domain book is one that was never subjcct 

to copyright or whose legal copyright term has expircd. Whcthcr a book is in thc public domain may vary country to country. Public domain books 

are our gateways to the past, representing a wealth of history, cultuie and knowledge that's often difficult to discovcr. 

Marks, notations and other maiginalia present in the original volume will appear in this flle - a reminder of this book's long journcy from thc 

publishcr to a library and fmally to you. 

Usage guidelines 

Googlc is proud to partncr with librarìes to digitize public domain materials and make them widely accessible. Public domain books belong to thc 
public and wc arc mcrcly thcir custodians. Nevertheless, this work is expensive, so in order to keep providing tliis resource, we liave taken stcps to 
prcvcnt abusc by commcrcial partics, including placing lcchnical rcstrictions on automatcd qucrying. 
Wc also ask that you: 

+ Make non-commercial use ofthefiles Wc dcsigncd Googlc Book Scarch for usc by individuals, and wc rcqucst that you usc thcsc filcs for 
personal, non-commercial purposes. 

+ Refrainfivm automated querying Do nol send aulomatcd qucrics of any sort to Googlc's systcm: If you arc conducting rcscarch on machinc 
translation, optical character recognition or other areas where access to a laige amount of tcxt is hclpful, plcasc contact us. Wc cncouragc thc 
use of public domain materials for these purposes and may be able to help. 

+ Maintain attributionTht Goo%\'S "watermark" you see on each flle is essential for informingpcoplcabout thisprojcct and hclping thcm lind 
additional materials through Google Book Search. Please do not remove it. 

+ Keep it legal Whatcvcr your usc, rcmember that you are lesponsible for ensuring that what you are doing is legal. Do not assume that just 
bccausc wc bclicvc a book is in thc public domain for users in the United States, that the work is also in the public domain for users in other 
countrìcs. Whcthcr a book is still in copyright varies from country to country, and wc can'l offer guidance on whether any speciflc usc of 
any speciflc book is allowed. Please do not assume that a book's appearancc in Googlc Book Scarch mcans it can bc uscd in any manncr 
anywhere in the world. Copyright infringement liabili^ can be quite severe. 

About Google Book Search 

Googlc's mission is to organizc thc world's information and to makc it univcrsally acccssiblc and uscful. Googlc Book Scarch hclps rcadcrs 
discovcr thc world's books whilc hclping authors and publishcrs rcach ncw audicnccs. You can scarch through thc full icxi of ihis book on thc wcb 

at |http://books.qooqle.com/| 



Google 



A propos de ce livre 

Ccci cst unc copic numérique d'un ouvrage conservé depuis des générations dans les rayonnages d'unc bibliothòquc avant d'êtrc numérisé avcc 

précaution par Googlc dans le cadre d'un projet visant à permettre aux intemautes de découvrir l'enscmblc du patrimoinc littérairc mondial cn 

ligne. 

Ce livre étant relativement ancien, il n'est plus protégé par la loi sur les droits d'auteur et appartient à présent au domaine public. L'expression 

"appartenir au domaine public" signifle que le livre en question n'a jamais été soumis aux droits d'auteur ou que ses droits légaux sont arrivés à 

cxpiration. Les conditions requises pour qu'un livre tombc dans le domaine public peuvent varier d'un pays à l'autre. Les livres libres de droit sont 

autant de liens avec le passé. Ils sont les témoins de la richcssc dc notrc histoire, de notre patrimoine culturel et de la connaissance humaine ct soni 

trop souvent difflcilement accessibles au public. 

Lùíi notcs de bas de page et autres annotations en maige du texte présentes dans le volumc original sont rcpriscs dans ce flchier, comme un souvcnir 

du long chcmin parcouru par l'ouvrage depuis la maison d'édition en passant par la bibliothòquc pour finalcmcnt se retrouver entre vos mains. 

Consignes d'utilisation 

Googlc cst fler de travaillcr cn paricnariat avcc dcs bibliothòqucs à la numérisaiion dcs ouvragcs apparicnani au domainc public ci dc lcs rcndrc 
ainsi accessibles à tous. Ces livres sont en effet la propriété de tous et de toutes et nous sommes tout simplement les gardiens de ce patrimoine. 
D s'agit toutefois d'un projet coûteux. Par conséquent et en vue de poursuivre la diffusion de ces ressources inépuisables, nous avons pris les 
dispositions nécessaires afln de prévenir les éventuels abus auxqucls pourraicnt sc livrcr dcs sitcs marchands fiers, notamment en instaurant dcs 
contraintes techniques relatives aux rcquêtcs automatisécs. 
Nous vous demandons également de: 

+ Ne pas utiliser lesfichiers à desfins commerciales Nous avons conçu le programme Google Recherche de Livres à l'usage des particulicrs. 
Nous vous demandons donc d'utiliser uniquement ces flchiers à des flns personnelles. Ils ne sauraient en effet être employés dans un 
quelconque but commercial. 

+ Ne pas procéder à des requêtes automatisées N'cnvoycz aucune requête automatisée quelle qu'elle soit au système Google. Si vous cffcctucz 
des recherches concemant les logiciels dc traduction, la reconnaissance optique de caractères ou tout autre domaine nécessitant dc disposcr 
d'importantes quantités de texte, n'hésitez pas à nous contacter Nous encourageons pour la réalisation dc cc typc dc travaux l'utilisation dcs 
ouvrages et documents appartenant au domaine public et serions heureux de vous être utile. 

+ Ne pas supprimerl'attribution Le flligrane Google contenu dans chaque flchier est indispcnsablc pour informer les intemautcs dc notrc projct 
ct leur permettre d'accéder à davantage de documents par l'intermédiaire du Programmc Googlc Rcchcrche de Livres. Ne le supprimcz cn 
aucun cas. 

+ Rester dans la légalité Quelle que soit l'utilisation que vous comptez faire des flchiers, n'oubliez pas qu'il est de votrc rcsponsabilité dc 
veiller à respecter la loi. Si un ouvrage appartient au domaine public américain, n'en déduisez pas pour autant qu'il cn va dc mêmc dans 
les autres pays. La durée légale des droits d'auteur d'un livre varie d'un pays à l'autre. Nous ne sommes donc pas en mcsurc dc répertorier 
les ouvrages dont l'utilisation est autorisée et ceux dont elle ne l'est pas. Ne croyez pas que le simple fait d'afflcher un livre sur Google 
Recherche de Livres signifle que celui-ci peut être utilisé de quelque façon que ce soit dans le monde entier. La condamnation à laquelle vous 
vous cxposcricz cn cas dc violation dcs droits d'autcur pcut £trc sévòrc. 

A propos du service Google Recherche de Livres 

En favorisant la recherche et l'accès à un nombre croissant de livres disponibles dans de nombreuses langues, dont le français, Google souhaitc 
contribuer à promouvoir la diversité culturelle grâce à Google Recherche de Livres. En effet, le Programme Googlc Rcchcrchc dc Livrcs pcrmct 
aux intcmautes de découvrir le patrimoine littéraire mondial, tout en aidant les auteurs et les éditeurs à élargir lcur public. Vous pouvcz cffcctucr 
dcs rccherches en ligne dans le texte intégral de cet ouvrage à l'adresse fhttp: //books .gooqle . coïrïl 




HARVARD 
COLLEGE 
LIBRARY 



k' 



CHRESTOMATHIE PROVENÇALE 



X 



CHRESTOMATHIE PROVENÇALE 



(X*— XV SIÊCLES) 



PAB 



KARL BARTSOH. 



SIXIÈME ÉDITION BNTIÊREMENT REFONDUE 

PAR 

EDUARD KOSCHWITZ. 



MARBURG. 

N. G. ELWERT, LIBRAIRE-ÉDITEUR. 

1Q04. 



(oX^io.lO.S' 



-^r^^T'T-é-T-lt.Tr r ;f 



MAIVABD COl LE6E LIBRARY 

BEQUE8T OF 

PROF. E0WA80 8. SHELDOX 

NOV. n, 192S 



O. 1 1 o , ImprUMTto Mllqat, DanMUdt. 



•>• 



<. 



A' 



T 

1 



AVANT-PROPOS. 



Malgré la récente publication de trois anthologies rivales, la Chrestomathie 
provençale de K. Bartsch n*a rien perdu de rancienne popularité qu^elle doit 
à rheureux choix des textes et aux légitimes sentiments de piété qu*a pour son 
défunt auteur le public savant. La cinquième édition n^en a pas été épuisée 
plu8 lentemeut que celles qui la précédaient. II a donc fallu entreprendre oette 
nouvelle édition, qu^après quelqucs hésitations, faciles à comprendre, je me suis 
décidé h, publier, sur la demande réitérée de son éditeur actuel, M. Brauii- 
Elwbrt de Marburg. 

La derniòre édition qu*ait publiée l'auteur a paru en 1879. La oinquiòme 
édition, de 1892, n'en était qu*une reproduction anMtatíque. Depuis oe temps- 
là, la philologie provonçale, qui doit tant à K. Bartboh, a fait bien des progràs 
qu'une nouvelle édition ne pouvait ignorer. Aussi avons-nous soumis toutes les 
parties do Touvrage à une revision attentive, sans toutefois en ohanger entiòrement 
la forme ni le caractòre primitifs. Loin d*augmenter le nombre des textee, 
nou8 avons, au oontraire, supprimé les extraits des traductions du Code de 
Justinien et du Nouveau Testament, les poésies de Serveri et de Raimon de Comet, 
et les 8ix petites chartes insérées par rauteur, qui ne nous paraiseaient d*aucune 
utilité. Nous avons mis à profit les éditions récentes, critiques ou non, dee textee, 
utilisée par Bartsoh et, autant que lea circonstancee nous le permettaient, enriohi 
les listes des variantes. Tous les morceaux ont été soigneusement revus et 
corrigéa aussi à Paide dos nombreuses correctious, qu'on a proposéee, et 
qui 80 trouvent éparpíllóes daiis les Revues de philologie romane. Nous ^vons 
fait, en téte des textes, une part plus large à la bibliographie et, dans rintérét des 
autodidactes, nous y avons ajouté des renvois au Grundriss zur OeschiclUe der 
provmzalischen Liiieraiur de K. Bartsoh {Ordr.) et au Précis de la littératore 
provençale publié par M. Stimmiisq dans le Orundriss de Qròbbr (voI. II, sect. 2; 
Si.). L'orthographe régularisée par Bartsoh a été généralement conservée; 



VI AVANT-PROPOS. 

cependant, pour plusieurs pièoes, nous avons préféré les orthographes établies par 
les auteurs d'éditions oritiques. Lea j trop nombroux de IUrtsoh, au milieu 
et à la (in des mots, qui correspondaient à des sons bien diíFérents dans les 
dÌYers idiomes du Midi de la France, ont fait place aux í des manuscrits, qui 
semblent moins se préter à des intorprétations erronées. Pour faciliter Ten- 
tendement des textes provençaux, los euclitiquea, quo Hautsoii avait Boudóes aux 
mota précédents, en ont été séparées par des points ou dos apostrophes, selon 
les procédés actuellement en faveur. La ponctuation trop parcimonieuse de 
l'auteur a été remplacée par une ponctuation plus abondante et qui tàche égale- 
ment de se conformer à resprit de la syntaxe mediévale. Dans le numérotage 
et dans rarrangement des variantes nous avons introduit quelquoB petits change- 
ments qui permettront de comparer avec moins de peine lea lignes du texte 
aux notea qui y correapondent. Noua avona auppoaé que peraonne ne ae aer- 
virait de la Chreatomathie aana avoir au préalable étudié lea élémenta de la phoné- 
tique, derort hographe et de la morphologie provençalea ; auasi nous a-t-il aemblé 
inutile de reproduire le Tahleau sommaire des flexions provefujales^ dont lea 
formes, cbaque fois qu'elles préaentaient dea difiìcultéa pour le débutant, ont 
trouvé une place dana le Olossaire, (>elui-ci a cté eurichi d'étyinologiea, et loa 
mota allemands en ont disparu pour faire place à doa interprétations françaises 
plu8 nombreuaea. Autre innovation de la préaente édition : les subatantifs et les 
adjectifa aont donnéa aous la forme du cas oblique aingulier. Exception a été 
faite pour quelquea mota qui, dana lea textea, ne ae préaontaient qu'à un caa 
sujet tròfl divergent du caa oblique. Enfin nous avona accru Pancien Index 
décidément trop maigre de Tauteur. M. Bkaum-Elwbrt, de aon côtó, a eu aoin 
de rendre la lecture de la Chreatomathie plua agréable à 1*qbì1 par le choix d'un 
meilleur papier et de caraotòres plua granda et plua diatincta que ne Tétaient 
oeux des éditiona précédentea. 

Noua espérona, Tun et l'autre, que.soua cette nouvelle forme, la Chreato- 
mathie de BABTdOH demeurera, pour l'étude de la langue et de la littérature 
provençales, un dea plua pratiquea inatruments de travail. 

Eônigaberg. E. KoSChwltZ* 



M. Eduard Ko80HW1tz est décedé subitemeot le 14 mars derníer. C*eét 
par une mort prématurée qu'îl a été enlevé aux sieos et au travail, le jour 
méme de la fête de Mme Ko80HWITZ. II était eocore eo pleine aotivité, qui 
8*exerçait dans les sens les plus divers. Le matin, il venait de donner ses 
soins assidus à la nouvelle édition de la ohrestomathie provençale, qu*il avait 
sur le chantier, lorsque une apoplexie du coeur finit sa vie si riche de labeur 
et de succès. 

M. Ko80HWiTZ a dû laisser inachevée la chrestomathie provençale, dont 
rimpression était avancé jusqu'à la colonne 606 (plaideiamen). Restait à revoir 
les épreuTes de ce qui manquait du glossaire. Mme Ko8CHW1tz et M. Braum- 
EiiWRRT nì*on avaiont prié, ot jo nio ohargoaia, à moii gri^, de cotto potite tAohe, 
tout eu avouant coinbien le inaítre regretté aurait conduit à meilleure fin oe 
livre utile dont il a fait, on peut dire, son oeuvre à lui. 

Marburg, août 1904. 

Bduard Wech88ler. 



TABLB. 



Avant-Propos 



pafe 

III 



Aimeric de Pegnlhan 
Domna per vos estanc en greu turmen 175 
En aquei temps que'l reis mori nAnfos 179 
Si cum Talbres qno per sobrecargar . 177 

Alba 
En un vergicr sotz folba d'albespi 107 

Alphonse II, roi d'Aragon. 
Vvr mantas gnizas m'es datz ... 03 

Amanien de Sescas 
Essenhamen de la donzela :i55 

Arnant do (•arrassoR 
Novas il(*l papagai 288 

Arnant Danicl 
T/nnr'amara fais brnoills brancntz . 147 
Lo fcrm volcr <|n'el cor m'intra . . 10(J 

Arnaut de Maroill 
Bel m'es quan lo vens m'alena ... 101 
Domna genser que no sai dir . . . 102 

Arnaut Vidal 
Cirventes 387 

Ballades 

A Tentrada del tcns clar 122 

Coîndeta sui si cum n*ai gren cossire 269 
IVamor m'estera ben e gent .... 268 
Mort m'an li semblan qne ma dona*m 

fai 267 

Barlaam et Josaphat 882 

Beatrice, comtesse dc Die, 
A chantar m'er de so qn'cn no volria 7ô 

Bède, liber scintillarnm, traduc- 

tion 2A5 

Bcrnart dc Ventadorn 
Be m'an pcrdut lai enves Ventadorn . 61 
Qnan la donss* anra venta .... 63 
(ïaant vei la lanzeta mover .... 68 
Tant ai mon cor plen de joia ... 65 
Tençon avee Peirol Iô8 



Bertolome Zorzi 
Aissi co*] fnocx consuma totas res . 801 

Bertran de Born 
(^es de far sirventes no*m tartz . . 126 
Ten m'escondisc, dompna, qne mal non 

»nicr 123 

Mout mi platz quan vei dolenta 128 

PuoÌB als baros enoia e lor pesa . . 127 
Si tnit li dol e Ih plor eih marrimen 134 

Bertran Carbonel 
Coblas esparsas 297 

Bcrtran de Roaix 
('anso dc nostra dona 445 

Biblc« histoirc abrógóc dc la, . . 428 

Biographies des tronbadonrs 

Bertran de Born 2(M 

(ìuillcm de Capcstaing 261 

Peire Vidal 268 

Boèce 1 

Bonifaci Calvo 
Oes no m'es greu s>a non sni ren pre- 

zatz .401 

Cercalmont 
Per fin amor m^esjanzira 51 

Chansons anonymes 

Eissamen com la pantera 252 

(juan vei los praz verdesir (chanson 

d'nne dame) 250 

Chastel d'amors 299 

Citation dn consistoire de la gaie 

science & Tonlonse .... 435 

Comte dc Rodes 
cf. Uc dc Saint (Mrc 17» 

Confcssion 21 

Croisade albigeoise, chanson de la, 201 

Dansa 
Pres soi ses faiUencha 270 

Dante da Maiano 
Las, so que m^es al cor plns fins e cars 345 



Deb u 

ElBcjJftrí ie lAt ptsprietati 4e 

t«tM r«i B»t«raU ... 

Epitrc fAfcit dt ■ ;kiit-Êti«KBe 

ívftiglle Ì€ rcBfkBce 

E*»Kgile le Nic«4èae 

PlaaeBCft, rsafti 4e, ..... 
Pol^iet it LbicI 

BMua 4e ■riifi thU 

Folf aet 4e 11 Arieille 

Eb chaaáu «'•*«■ » MeaAni . . . 

8it«t metù A tvt ■^rceabata . . 
Falfict de EcBaif 

Pftf T«eQi Dii uoti ■rreates ... 
tìmiín 1« BrsD 

OftBcelM Fftidit 

AJ ■OMbUa dd rd ties 

ixa Mt ri» fvU 

Lo roMÍBjtolet nlTalge, 

J«« putl; tl SsTuíc de Mulei» et 

Ue 4e U Buidaria 

Oirart 4c R*iiilk», ron«i de, . . 

Lct Heýt J^ dc Nutrv iMne ... 
Oai d'Uíitel 

L'mUc )on eoct' wu m 

OsilhcH ct OailhcB A«f ier 

Jm pwU 

OsllbcB de BerK«ed»i 

Chaaaoaet* lea e ^aa* 

OBlllea de CabcttaÌBf 

U dou c«MÌre 

OiìIUb dc CcrTcira 

ProTctbM de SalotHn 

OmlIlcM Flgaeir* 

|j ut tifTfrm*» fsr en ett iuD qoe m'»- 

gMMH 

Ollllen IX,, conte dc Poltieri, 
lí';n ïi>ì;I ^ut »ìi|k)ii.ii 11 plnz«r , , 
Coapalgiui, Don potc mudar qa'ea no 
M'ûlrei 

Cftral cl>IIU>'>I|i:U DnCTS 

Poi dc dunUr n'ei pret t*leu . . 
OdIIIc» de Haint Uregorl 

Brm pUtc lo gaic tcoipc de Patcor . 
aaiMen dc U Tor 

UDa, doai, tret e qoatre 

Onirant dc Bornellb 

0[Hi mi'iftii tl m'o ninaeiitlt ... 

(jnan la bron' anra t'etiaclia . . . 

Reia glorloi, Teraic Inmt e clartatz, . 

Un ionat Inte malTatx c bo . . , , 



Oairaat dc Catrcira 

Galih^u: âi C^ltnt* 

A itin (cì UE dt ecr c 
Osiraat Bi^aicr 

Brca ÌtMe 

OmmiMtMÌn rne é 

èe CUaw 3 

Lcttrc i 

Retroacb . 3 

ScTCM . 3 

Gairaat de Salinbac 

Ptf aoUta e pn ètfatt > 

Heliai de Sclier 

PUvgb dd gna foc de naUa . . 4 
HoBorC Bonnet 

Atbtc dc baUíDea, ti»dKtiML, ... 4 
Hac del Valat 

CaoM e daasa meacUáa * 

Lat Novaa de l'beretge ...... a 

Jaafre, toman de 2 

Janttc Bndel 

Qoui lo rÌBi de U fimtaaa .... 
Jen parti 

CL (liiilkM ct Sa*ark dc Haalcui 77 ct I 
Joaa de Pennai 

Dn gaerriet, pet alegtar 3 

Lejt d'amort d 

Lndni Sancti Jacobi, mjatète, . . 4 
LbdcI de Uonteg 

Enenhamen dcl gaarso 3 

Harcabrnn 

A U fontana del Tcrgier 

Dtrai TOi en mon Uti 

L'aatrier joct' nna ■ebíaaa .... 
Harti de Hodc 

8ÌrTentci 4 

Hatfre Ermeogan 

BrcTÍari d'amor 3 

Hoínc de Hontandoo 

Fort m'enoia, bo anzes dîre I 

L'antrier laí en paradit 1 

Hjttíre de Ssínte Agttía .... 8 
N'At de Honi 

La Taiort ea grant e i'oDort .... 3 
Natarat d'alcat antelt e d'alcnnat 

bettlat 8 

No«l 

PaitoreU 4 

Peire d'AÌTernhc 

Cluuilurai d'oijnoiitx Iriibadurs . . . 

Bouiiibol en son repalrc 

Peìre de Barjac 

Tot fraDcamcD, domna, Tenh dcDan tob 2 



TABLE. 



XI 



Peire Cardenal 
Ar mi poso ea laazar d*amor . . . 191 

Qni ye gran maleza faire 189 

Tartarassa ni yoatonr 190 

Una ointatz fo, no sai cals, .... 193 

Peire de Corbiac 
Domna, dels angels regina, .... 281 
Tezanr 284 

Peire Gnillem 
Nonyelle allègoriqne 291 

Peire Raimon de Tonlonse 
AtresBÌ cnm la candela 06 

Peire Rogier 
Qes en bon vere non posc falhir . . 87 

Peire Vidal 
Baros .lesus qn'en crotz fo mes. . . 118 
Drogomaìi, senher, s^en agnes bon des- 

trier 120 

Po8 tomatz sni en Proensa . . . . llô 

Poire de Vilamnr 
Dansa d^imors am refranh .... 435 

Peirol 

Cora qn'amors volha 151 

Tençon avec Bemart de Ventadom . 158 

Poème snr la mort de Robert, roi 

de Naples, 899 

Poésies religienses 
Santa Maria, vergen gloriosa, . . . 805 
Vergen santa Margarida 805 

Poótiqne, traitè de, 825 

Pons de Capdoill 
De toz chaitins sni en aicel qne plns 185 

Pons de Prinhac 
Vere de Tan 1345 415 

Prière à la Vierge 19 

Raimbant III, comte d'Orange, 
Escontatz, mas no sai qne s'es ... 72 
Po8 tals sabers mi sortz e*m creis 69 

Raimbant de Vaqnéiras 
Era pot hom conoisscr e proar . . . 137 
Trnan, mala gnerra 140 

Raimon d^Avinho 
Sirrens sni avntz et arlotz .... 229 

Raimon Escrivan 
Senhon, Tantrier vi ses falhida. . . 844 



Raimon Ferant 

Vie de Saint Honorat 363 

Raimon de Miraval 

Anc trobars clns ni brans 163 

Be m'agrada'l bels temps d^estin . . 167 

Si tot s'es ma domn' esquiya . . . 165 
Raimon Vidal 

Novela: So fo el temps c*om era jais. 289 
Règle de Saint Benoit, tradnction 253 
Richart de Berbezilh 

Atressi cnm 1o leos 185 

Sainte Agnès, mystère, 375 

Sainte Donceline, ?ie de 831 

Saint Jean, évangile de. .... 9 

Saint Trophime, vie de, 421 

Savaric de Manleon 

Jen parti; cf. Gancelm Faidit et Uc de 

la Bacalaria, 169 

Seneca on lo Savi 869 

Scrmons 27 

Sordel 

Planher vnelh en Blacatz en aqnest 

lengier so 225 

Sydrac, tradnction dn livre de, . 338 

Traité de poétiqne 885 

Uc de la Bacalaria 

Jen parti; cf. Gancelm Faidit et Savarîc 

de Manleon, 170 

Uc Catola 

Non poBc mndar, bels amica, qn*en 

chantanz 59 

Uc Faidit 

Grammaire provençale 213 

Uc de Saint Circ 

Tres enemics e dos mals senbora ai . 173 

Senh'en coms, no'ns cal esmaiar. Cf. 

Comte de Rodes, 175 

Vices etVertns, livredeSi tradnc- 

tion 871 

Vilanova, la dona de, 

Canso 445 

GloBsaire 449 

Corrections XII 



CORRECTIONS. 



P. 

8 
9 

n 
« 

n 
n 
n 
n 
n 
n 
n 
n 



2 1. B d*en bas. Corr, Bzns {ou nnzs)? 
11 1. 21. Corr. trecía que. 
83 1. 81. Corr. aintori. 

54 1. 23. Carr. Vatican , et airui de suiie. 

55 1. 5 d*en bas. AJoutez 40, à la marge. 
92 I. 4. Corr. feroi 

187 1. 5. Corr, Ms. da Vatican. 

187 1. 1. L. Oui dTissel. 

101 1. 15. L. Trueia ten. 

203 1. 25. Corr. ▼enoilh. 

207 I. 17. Corr, p. Ifi. 

211 1. 24. Corr. rimas, de romans. 

254 1. 1. L. BENOIT. 



P. 283 1. 

. 284 1. 

, 809 1. 

, 311 1. 

n 321 1. 

, 375 1. 

n 416 1. 

n 418 I. 

, 430 1. 

n 438 1. 

, 453 1. 



25. L. bastit. 

12. L. qu'el 

38. L Bels Deportz. 

5. L. e Is. 
14. Corr. 8*0. 

30 et 35. Ájoutez 30 et 35, a /a 

nuirge, 
16. L, q*uey. 

6. L. volgi. 
3. Corr. nos. 

18. L. serpenti. 

13. Imér, acier; as-; ass- (ftcTârinm) 
8. m. acier 39, 33 ; 183, 12 ; 289, 10. 



î> 



•î^ 



POÈME 8UR BOÈCE. 



Manuscrii: Bibl. de la ville tPOrléanê, n*. 374. FaesifMli: Mimaei, FaeêimUi di 
aniichi manoscrHii, iav. 33—9. — Ediiionê: Diez, AUromanische SpraehdenhnaU, Bonn Î846, 
p. 33 et 9uiv, (D.)\ P. Meyer, Reeueil d'ancienê iexies, Paris 1874, p. 23 ei 8uiv. (M.)\ 
Hílndgen, Das alipravenzalische Boeihiuslied , Oppeln 1884 (Hû)] Âppely Provenaaliêche 
ChretUmaihie^, Leipziq 1902, p. 147 ei 9uiv. (Á.). — Cf. P. Meyer. Romanià I (1872), 229 ei 
suiv., ei Romania VII (1878), 471 ei »uiv. (M^)\ Siengel, Jenuer Liiieratur»eUung 1875, 
p. 63 (Sie)\ Bôhmer, Romanische Studien III (1878), 133 ei suiv. (Bô.)\ Tobler, Zeiteehrtfi 
fûr roman. Philologie II (1878), 504 ,ei suiv. (To.); Appel, ib. XX (1896), 385 ei euiv. (A.*). — 
Hofnuinny SiizungsbericMe der kgl. bayr. Aìeadtmie der Wi8êen»chaften 1870, p. 175 ei 9%Uv. 
(Uo.). Grdr. § 8, p. 8. Si. p. 44. 



No8 jove omne, quandius qa*e nos 

estam, 

de gran follìa per foiredat parllam; 

quar iio iiuh nioiiibra \h)Y vaìì viur' 08- 

pcrain, 

qui no8 808tc tan quan per terra nnnam 

5C quí U08 faÌ8 que no murcni de fam, 

per cui 8aly e8me8 per pur tan queil 

olamam. 

No8 joye omne menaro ta mal jovent, 

que U8 non o preza, 8Ì*8 trada 8on parent, 

8cnor ni par, 8iil inena malamont, 

10 ui ru8 708 raltre 8Ì'8 fai fal8 8acrament. 

Quant a fait, mìia no 8é^n repent 

ni eyer8 Deu no'n fai emendament. 

Pro non e8 gaigre, 8Ì penedenza'n pren : 

dÌ8 que Ta pre8a, miia nonqua la te, 

inque cp8 lo8 forfaiz 8cinprc fai cpsaincn 

e laÌ8a'n Deu, lo graut omnípoteut, 

1 qae D. P. M. IIu. 2 follfìdat ious les éd., 
excepiè M. A. B ainri. 10 uel laitrc Mê. \ ve 
iraitre />., neir aitre MK 11 a manque Mê. 
12 ni evers Ho. M. Hií.] eniuers Ms. A. i4', 
e invers Ba. 14 bresa . ten Bv. 16 eps lor 
for farzc Ms.^ epslor forfa(i)z 1). M. Ba.\ eps 
lor forfaiz s. fan e. Ho. epsaîn. 16 e manque. 
omipotcnt Me. 

ItARTHril, 11ire«lomiillil«) |truti»nç»l<i. 



kiÌ8 morz eis yiu8 totz a in jutjamen ; 
eps li 8atan 8on en 8o mandamen : 
808 Deu licencia ja non faran torment. 

Enanz oii dic8 foron oiiio fcllo; 
mal ome foren, aora sunt peior. 5 

Yolg ì BoocÌ8 metro qua^tiazo: 
auycnt la gent, fazia en 8o serroo, 
cree88en Deu, qui 808tenc passio, 
per lui aurfen tra^tút rederocio. 
Mal 8*en penét, quar non i roes foÌ80,io 
anz per eyeia lo mesdren e preÌ8o. 

Donz fo BoccÌ8, lo corp8 ag bo o pró, 
cui tan amet Torquator Mallios. 
De 8apiencia no fo trop nuallo8, 
tant en reteno que de tót no'n fo blo8.i5 
Tan bo e^seniple en laÌ8et entre no8, 
no cuid qu*e Roma om de 8o 8aber fo8. 

1 ki Is morz] kil mort & Mê.y kil8 mors et 
vius D.. kil mort et viu M. Sie.. ki mort e 
viuB ou Ri'ls mort eis vius A. cf. A\ tot. intiam. 
2 mandaîn. 4 Ezns unzs ? Ms. \ en anz, en dies 
M.\ anz no8 en dies Sie.y eus ans antícs? A^. 
h pejor a ora so Bô. 10 mat) mas molt if<., 
molt M. Bô., Mas mal s'en pénet Ho. Molt s. 
p. mas? A 12 lo corpel corps Ms.y e corps 
Bô., corpe ag e bo Af . Sie. pros AT. Bô. 13 
reis M. Sie. 

í 



X« SIÈOLE. 



Oóms fo de Roma e ac ta gran valor 
aprob Mallio, lo rei emperador: 
el era'l meler de tota la onor, 
de tót Temperi'l tenien per senor. 

5 Mas d'una causa nom avia genzor: 
de sapiencia rapellaven doctor. 

Quan veug la fís Mallio Torquator, 
donc yenc Boeci ta gran dolors al cor, 
no cuid aprob altre dols li demor. 

10 Morz fo Mallios Torquator dunt eu dig: 
ecTOs e Roma Temperador Teiric; 
del fíel Deu no volg aver amig. 

No credét Deu, lo nostre creator; 
per zo no*l volg Boecís a senor 

15 ni gens de lui no volg tener s'onor. 
Eu lo chastia ta bé ab so sermo, 
e Teirfx col tot e mal sa razó: 
per grant evea de lui volg far fello. 
Féz u breu faire per grán decepcio 

20 e de Boeci escriure fez lo nóm 
e 8Ì*1 tramét e Grecia la regío. 
De part Boeci lor manda tal raízó, 
que passen mar, guarnit de contençó: 
eu lor redra Roma per traazo. 

ssLo sénz Teiric miga no fo de bo, 
fez 808 me8 segre, siiz fez metre e pre80. 

El capitoli, Tendema, al di clar, 
lai o 8olíen la8 altra8 leis jutjar, 
lai veng lo reÌ8 8a felnia menár. 

soLai fo BoecÍ8 e foren i soi par. 
Lo reÌ8 lo pre8 de felni' a reptar, 
qu'el trametía los breu8 ultra la mar, 
Roma Yolia a óbs los Gréx tradár. 
Pero Boeci anc no venc e pesat, 

sssál en estánt e cuídet s'en salyar; 
l'om noi laiset a sulyameut anuár: 
cil li faliren que*l solient aidar. 
Fez lo lo reis e sa charcer gitar. 
Ecyos Boeci cadegut en afán, 

40 e granz kadena8 quí restán a pesant! 

2 prob Bô. 4 remperi lo To. 6 nom M, 
IW. Ste. IIii.] u nom Ma.; nnom lío, 7 f. rei 
M. Ste. 8 ^rranz A. 10 Mort Mallios Bô. 
2i) p. ê.: escriure i M. 21 dia. 29 felni*a A, 
ì\i\ a 61)8 loB (]rcx Honia nolia Jlftf., Volia 
lioma a. o. 1. 0. t BO. 34 pesar M. Bli. i\ò 
sal] sal él. 37 qn'el soli M, HU. aiudar. 40 
kdena8. apesaot Me. Ba, M. Bò, Hû. 



Reclama Deu, de cél lo rei, lo grant: 
'^Domne pater, e te*m fiav* eu tant, 
e cui marce tuit peccador estánt. 
Las mias musa^ qui ant perdut lor cánt: 
de sapiencia anava eu ditan. 6 

Plor tota dia, faz cosdumna d'efant: 
tuit a plorár repáiren mei talant. 

Domne pater, tu qui*m sols goernar, 
e te'm soli eu a tóz dias fìar, 
tu'm fezíst tánt e gran riquezá stár: lo 
de tota Roma l'emperi aig a mandar; 
los 8ayÌ8 omes en soli' adornár, 
de la justícia que grant áig a mandar. 
No't servii bé , no la*m volguist laisar; 
per aíz6*m fás e chaitiveza star. 15 

Non ái que prenga ne no pósg re donar, 
ni nóit ni día no fáz que mal peusar: 
tuit mei talant repairen a plorar.'' 

Hanc no fo óm, ta gran vertut agues, 
qui sapienciu conipcure poguos. so 

Pero Boecis no'n fó de tot mesprcs; 
anc no'u vist ú qui tant en retcgues. 
ínz e las carcers o él jazia prés, 
lainz contáva del temporal, cum es, 
de sól e luna, cél, terra e már, cum es.25 

^'Nos e molz libres o trobam legen," 
dis o Boecis e sso gran marriment, 
quant e la carcer avia'l cor dolent, 
'^molt vál lo bés que Tom fai e jovent; 
coni el és vélz, aqui pois lo sosté; 80 
quan ve a Tóra que'l córps li vái franén, 
per be qu*a fait, Deus a ssa part lo te. 

Nos de molz omncs, nos o avem veút: 
om per veltát non á lo pel cbanut; 
es eferms o á afan agút. 95 



2 dne. Domine A.\ Damrideu paire Sie. 4 
Lasas m. m. To. 8 Dfie. Domine A, 9 solij 
= 80lh; soli' D. M. Ste. dis M. Ste. 20 Vne 
ityUabe manque. la sap. comp. qui pog. Bò, 
Éu. , 8. tot comp. M. Ste. , sap. tot'apenre To. 
23 inz Ho. M, A. \ la ínz. 24 cotáua. tôporal. 
ca es] dcls mcs ? Jlf., cumcs liô. 26 cól e 
terra mar. 2() (fne eyllabc nutnque: librcs 
no8 o tr. M. A.\ nos o trob. c molz libr. 
Ìcgcn Stf.. o| aízo U'ô. IIii. :U) (|ui Mn., c qui 
MBa.f aqui Setteyantf Rom, Forsch. I, 4Uti. 
poisî poissas Ho. Ste, Hû, 33 nos o] aizo Bô, 
Hû. 



BOÊCE. 



6 



Cellui vai bé qui ira mal e jovéut, 
e cum es yelz, donc estai bonameut: 
Deu8 a e lúi més 8o cha^tiamént. 
Ma8 quaut 08 jovcs et & onór inolt gránt 
ft et eyer8 Deu no torna 80 tiilant, 
cum el 08 yelz, yai s^onor^ de8captán: 
quant 8e reguarda, nó'n á ne tan ne 

quant: 
la pélz li rúa, héc lo kap te tremblánt, 
lomorir yolrfa e é8 e gran masánt, 
tra8tota dia yai la mórt reclamán; 
ella noi préu ne no l'en fai 8emblant. 
Dréz 08 e bé8 que l'om e Deu 8^e8pér, 
ma8 non 08 bé8 que's fî e 8on ayér. 
15 Ta mala fé uulz om no pót yeder: 
Tom Ta al má, miga no l'a al 8er. 
Cum ru8 lo pért, a l'áltre yé tener. 

E la niórz & cpsnmeut mala fé: 
Tom ye u omc e quaitiu c dolónt, 
<oo 08 maláptc8 o áltre prós lo té, 
non & ayér ni amíc ni parcnt, 
dunc apella la mort ta dolzamcnt, 
crída e úcha: '^Morz, a mé quar no yé8p*' 
Ella*8 fén 8orda, gen8 a lui non aténd; 
tsquaut monz 8'cn guarda, no aiip mot 

<|uan, lo'8 prcnt. 
Si cum la niblc8 cobrei jórn lo be má, 
8Ì cobre ayér8 lo cór al christiá, 
qui tant i pe88a que ál no fara ja; 
e Deu no*8 fia ni Deu8 e lúi no má, 
80 quan 80 reguarda, peró re8 noi rema.'^ 
Molt fort bla8maya BoecÌ8 8Ó8 amig8, 
qui lui laudáyen, deréer, euz dÌ8 antfx, 
qu'cl era cómp8 e molt onraz o rix, 
et eyers Deu éra tot 808 afix. 
sr> Molt lo laudayen e amfc e parent, 
c^ab Damrideu 8e tenia forment. 
Pero BoecÌ8 tra^tuz lo8 en desmént: 



2 ca. ì\ a mòB c lui. 6 ca. 17 cu. 1K K 
mala fe la m. a epe. Bô. Ste. ïlû, 19 e quai- 
tiu] € manque Mê. 22 la fnanque Mb. 23 ven 
Bò. 26 ca. 27 xristiii. 29 e lai e no. 32 
dias. 33 e molt Ba, llo. B'ò.] molt M^.\ molt 
o. e iiiolt r. M. SU. 37 et ij,ì. A tìeniande s'il 
faui trantposer ce8 deux vers. 



no 8*08 ac8Ì cum anayen dicent. 

''Cel non 08 b68 que a frebla 8cala*8 té, 

qui tota ora de^empre yai chaden ; 

aquel quì l'a, non C8tai fcrmament. 

E qual8 08 Tom qui a ferma 8chala*8 téP k 

Bo8 chrÌ8tia8 qui cre perfeitament 

Deu la paterna, lo rei omnipotent, 

et en Je8u que ac tán bo talent, 

chi no8 redém8 de 80 8ang dolzament, 

e Sanctum Spiritum qui e bo8 ome8 de- lo 

8end, 
que que'l corp8 faça, eui yai rarma 

dozén. 
Bo8 crÌ8tian8 qui a tal e8chala'8 te, 
cel non quaira ja per negu torment." 

Cum jáz BoecÌ8 e péna charceral, 
plan se 808 dol8 e 808 menuz pecaz, I5 
dVma donzélla fo lainz yÌ8Ìtaz: 
filla ^8 a1 rei qui a gran poe^tat. 
Ella 's ta bcUa, reluz ént lo palaz; 
lo nia8 o fntra, inz 08 granz claritaz, 
ja no 08 6b8 fox i 88Ìa alumnaz, îo 

yeder p6t Tom per quaranta ciptáz. 
Qual ora*8 y61, petita*8 fai a^áz; 
cuni olla 8^auça, col a dol cap polsát; 
quant be 80 drcça, lo col a portu8at 
é ye lainz tota la maio^tat. tR 

Bclla'8 la domna, ei yf8 a tant preclár, 
dayan 80 yf8 nulz om no*8 pot celar; 
ne ép8 li omne qui 8un ultra la már 
no potden tánt e lor cor8 cobeetár 
qu^ella de tot no yea lor pe88ar. ao 

Qui leÌ8 80 fia, morz no 1*08 a doptar. 

Bella ^8 la douìua, ma8 molt 08 de 

long8 dÌ8. 
No'8 pot rascúndro nulz óm denant 80 yÌ8. 
llanc no yÌ8t omne, ta grant onor agues, 
8Ìi forféz tan dont ella*8 rangurés, 85 

1 ca. 3 dcscmpre To. Ilú] scmprc Mê. 8* 
vai dcchadeii Ho. M. SU, 6 xristias. 10 scm 
epm Ms.y sant sperit Ho. Bô. Hû.y sanct esperit 
Ste, 11 en 11 Mê.y en M. Bô., el Ho., \ì SU. 
12 aital M».\ a 'ital A. 14 ca. charceras? M. ; 
charceras Bd. 17 a rei? i4 21 neder ent pòt 
Af«. , veder en pots SU.^ tupffr. per? Af. ; 
A. A.^ reuí supprimer Tom et $uppo9e une 
lacane au v précédtnt. 23 ca. 30 pcssan (?) Ms. 
32 dÌM. 34 agois Bô. 35 rangorii Bd. 



XI- SIÈCLE. 



8 



808 corps ní s' anina miga per rén guarfs; 

quoras que's vol, 8'en á lo oorp8 aucÍ8, 

e poÌ8 roet Tarma en eiFérn eî sorosis. 

Tal l'í cománda qui toz dias la brfs. 
5 Ella smetéssma te cláus de paradis, 

quoras que's vol, lainz c61 808 amig8. 
Bél 8Ún 8Ì drap, no 8ài nomnar lo fíl, 

mas molt pcr foren de bón e de sobtil. 

Ella 8eÌ8 féz, avia anz plu8 de míl. 

loTán no 8on vél, miga lór préz avil. 

Ella medesma teÌ8et 80 ve^timént, 

que negu8 6m no p6t de^far neient. 

Pur Tuna fremna qui ver8 la terra pent 

no comprari' om ab mil liuraa d'árgént. 
isElla ab Boeci parlét ta dolzament: 

'^Molt me derramen donzellét de jovent, 

que zo esperen que faza a lor talén. 

Primas me ámen, poÍ8 me van aÌ88ent; 

la mi^ amor ta mal van deperdén." 
so B6I 8un li drap que la domn' a vestit, 

de caritat e de fe 8un ba^tit: 

11 8un ta bél, ta blánc e ta quandi, 

tant a BoecÌ8 lo vÌ8 eavanuit 

que el zo pen8a, uél 8Íen amo8Ìt. 
85 El ve8timent, en l'or qu*í es repré8, 

de86z avia e^cript ú pei M, grezé^c: 

zo siguifiga la vita *qui en ter' ea. 

Sobre la 8chápla avia ú tei .0. greze8c: 

zo 8Ìgnifiga de cél la dreita léi. 
80 Antr' ellas doaa depent sun re8chal6; 

d'aur no 8un gé8, ma8 nuallor no 80. 

Per aquí monten cent miri' auzello; 

alquant 8'en t6rnen aval arreu80; 

maa cil qui poden montar al ,0. alçor, 
SAon ep8a Tora 8e 8un d'altra color. 

Ab la donzolla poÌ8 an molt gran amor. 
CalH 88 la achalaP De que sun li degraP 

Fáit 8un d'alm68na e f e e caritát, 

contra felnia 8unt fait de gran bontat, 

4 tot dias. 6 £ ssa man ten las c AK ten 
las Ms.; ìaa est qjoíiU en interligne, 7 nonar 
lo8 filâ. 8molz. 9 Ella se féz Ms., El'a se f. 
A. anz avia. 12 6m dans l'interligne. 13 fremja 
M, vert. 14 comprar' om M. ; comprarìas Sie. 
IG mederramen. ì\ì mia mort. 20 Bèlla. 22 
e ta blanc. 28 escript avia. 29 las dreitas leis 
Bô. 31 80] san; mas no sun noallor Ho, M. 



contra perjúri de bona feeltat, 
contr* avaricia aun fait de largetát, 
contra triaticia aun fait d'alegretat, 
contra menz6nga 8un fait de veritat, 
contra lucxuria 8un fait de ca^titat, 6 
contra 8uperbia 8un fait d^imilitat. 
Quaacua bo8 6nì 8'i fái lo so degra. 
Cal 8un li auzil qui sun al tei montat, 
qui e la scála ta ben áu lor degrasP 
Z6 8un bon 6mne qui an redema lorio 

peccaz, 
qui tan ae fíen e Sancta Trinitat. 
D'on6r terreatri non an grán cobeelat. 

Cal an li auzil 8Ìgnifícaci6, 
qui de la achala tornen arreu86P 
Zo 8un tuit omne qui de joven aun b6,i5 
de 8apiencia qui commencen raz6 
e, cum 8un vell, e^devenen felI6 
e fan perjurÌ8 e granz traici68. 
Cum poiaaa cuida montar per I'eschalo, 
cerqua que cerca, no'i vé míga delaoito 
vén lo diable8 qui guardai baratro, 
ven acorreu, 8Ìi preu pcr lo tal6, 
fai l'acupár a guÌ8a de lairo, 
fai Taparer, de t6t noi troba b6. 

Bella'8 la domna e granz pcr cosedent; t5 
no vÌ8t donzella de aon evaiment. 
Ella '8 ardida, 8Ì*8 foren 80i parent. 
É sa ma dóxtra la domna ú libre té, . 
t6z aquel librea era de fog ardent: 
zo *8 la juaticia al réi omnipotent. ao 
Si Fom forfái e poÌ8 no 8*en repen 
et evers Deu no*n faz* amendament, 
quora que*8 vol, ab aquel fog l'encent, 
ab aqucl fog s'en préu 8o vengament. 
Cel bona i vai quí amor nb lei pren, B5 
qui be la áma e per bontat la te: 
quan 8e reguarda, bo merite Ten rent. 

El ma 8ene8tre tén ú 8ceptrum reial: 
zo 8ignifíga ju8ticia corporal 
de pec .... 40 

3.4.5.6 8. lOpeccat^d. llsca. 13 BÎgnifacio. 
16 cOmencen. 17 ca. ueli, corr. de neil. 18 grant 
traïcio tìô. 19 cn. 20 ccrc quan qnc cerca Bô. 
To, 26 pcr coscdenz To. A.^ pcr «^o scdenz D M. 
HU. 31 forfai M.\ o f. Mn. 37 bol be bo M8.\ 
be bo merit Bô, Su. Hil. 39 iusticL 



9 



ÉVANGILE DE SAINT JEAN. 



10 



TRADUCTION DE L'ÉVANGILE DE 8AINT JEAN, CHAP. 13—17. 

M8, du Musée Britanniquef HarL 2928 ^ /ol 187, — C, fío/mann, Oelehrie Anzeigen der k. 
hayer. Akademie der ìVissensdia/ìen , juillet 18^*8 (H.J\ l\ Meyer, Reeueil (Paneiens iexteê 
bas-latine, provençaux et /rançais /., Pariê 1874, 32 $$. (M.). — Grdr, § 12, p, 12. St. p. 60, 



Incipit sermo domini nostri Jesu Christì, 
quem fecit in cena sua quando pedes lavit 

dÌSCÌpulÌS 8UÌ8, 

i»,i At&d lo dfa festál della Pásca 

5 sabía 1o Salyádre que la sóa óra vé 
que traspásse d'aquést inán au páer. 
Cuui aguÓH aui&t Ioh bós clii /ìrou ol 
niÚD, en la (1 los atnét. 2 E fáclia la 
céna, cuin diábles ja agués tnés eu cór 

loque Júdas lo trais, 8 sabens que lo páer 
li donéth tótas cháusas e sas más e que 
de Déu eisBÌt be a Déu vái, 4 léva de 
la céna e páusa sos vestiniéus. E cum 
ac présa la tóala, preceis s'én. 5 D'aquf 

isaprés més Táiga cu la cónclia e enquéth 
a lavár los pés déu8 discfples e estérzer 
ab la tóalia de que éra céins. 6 Dunc 
véno a 8áin Péire, e dfiss li Péir: ''Dóm, 
tu me lávas los pésP" 7 Respondét lí 

toJesÚB e dfÌ88 li: "Zo quc eu f&z, tu no 
8&b8 aóra, tna8 póÌ8 o 8abrá8.^' 8 DfÌ88 
li Péir: ''Ja uo mé lavarás lo8 pé8." 
Ro8pondot If Je8ii8 : ''Si 6u nó't lavar&i, 
noD aurá8 párt ab mé." o DfÌ88 li Péir: 

t5"Dóro, DO 8olamén lo8 pé8, mas neép8 
la8 má8 e lo cháp." lo Dfi8 li Je8Ú8: 
^'Céll chi 08 lavát dod a besóin que láu 
ma8 lo8 pé8, ma8 toz é8 népte8. E vo8 
e8z népte, ma8 no túih." n Car 8abfa 

80cal8 éra cbi lo trairfa: per zo dfÌ8: ''Non 
e8z tuih népte." it Pói8 que lór ac 
lavát lo8 péâ e ac pré8 808 ve8tím6D8, 
cum 80 fo a8f8, de8 cháp dfÌ88 a 6uz: 
''Sab6z que vo8 ai fáithP i8 Yó^ tue 

35apelláz mai68tre e dóm, e dizét o b6, 
car eu o 8Ói; u e per zó, 8i 6u, dÓD8 
e máie8tre, vo8 ai laváz lo8 p68, e vo8 

4 Qaán H. 7 cH, eonslanment, 11 dans 
donétli et enquéth 15 le h est ajouté â Venere 
rouçe M. 13 aestiâs. 14 toála M, 22 Ja] 
U. 32 aestims H, aestiâ M, 87 majôstre M. 



dev6z ru8 a Fáutre lavár lo8 p68. i5EÌ886m- 
ple V08 ai douát que aÌ88f cum eu o 
ai VÓ8 fáith que vo8 o fazát. le Yer- 
am6D, veram6u vo8 dfc: non e8 lo 86r8 
máier de 80 8euiór, ni rapÓ8tol8 máer 5 
de celúi chi llo tram68. 17 Si aqu68ta8 
cháu8U8 8ab6t, bonaur&tli Bor6t 8Ì Ia8 
far6z. 18 Non dic de tot vo8; eu 8ái 
cal8 ele8qu6i ; ma8 per zó que la Scrip- 
túra 8fa aumplfda: Chi mandúia lo meuio 
pá, levará e8Contra m6 80 taló. it A- 
óra V08 dfc, anc6Ì8 que 8Ìa fáith, que 
creát, cum 8cra fáith, que eu 8Ói. toVera- 
men, veramen vo8 dfc : chi rec6p cui 
eu tramctrái, me rec6p, e clii me rec6p, 15 
recep cellúi chi m6 tram68." ti Cum 
ac aizo dfith, fo torbáz per e^pirft, e 
aferm6t e df88: "Yeramen, veramen vo8 
dfc que U8 de vÓ8 me trairá." tt Donc 
C8gardáven Iidi8cfpleru8l'áutre, dobtánto 
de cál dezfn. ts Has U8 de 808 dÌ8- 
cf ple8 era jaz6n8 eu 8e Je8Ú, lo cál amáva 
Je8U8. t4 Aqu68t ccnn6t P6ir, dfÌ8 
li: ''Cal8 08 de cúi o dfiP" t5 E 611 
ouro jagu688a 8Óbre lo p6iz Je8Ú, dfissn 
li : "Dóm, cal8 68 P" t$ Re^pou Jesús : 
^'Aqu611 68 cui 6u darái lo pá molliit." 
E cum ác molliát lo pá, donet ló Júda 
Simó d'El8carióth. ti E apr68 la bucélla 
adónc ÌDtr6t en lúi Sadená8. E dfÌ88 8o 
li Je8Ú8: ''2iO que fá8, faì tÓ8t." tt E 
eizó negÚ8 non 88Ìub d6uz 8e6nz cóntra 
que ló'ill dfÌ88. tt Alcint cuiiven, car 
Júda8 avfa las bór8a8, que Je8U8 li diÌ8868: 
^'Cúmpra acó que no8 a ób8 al dfa fe^til," 86 
o que doné8 alcuua r6 auz 8ofrachÓ8. 
80 El cum ac receubúda la buc611a, eÌ88Ìt 
8'6n 86mpre; e 6ra nóith. 81 E oum 

3 no8 o U, yeramen yeramen H, 22/23 Jèsû- 
Jésos M, 2S A eqaést M. 31 iès*. 32 contra 
H 37 Ei H. 



11 



XI« SIÈCLE. 



12 



en fó eissfz, diiss Jesús: ^'Aóra es clari- 
fiiáz lo fflls deiróme, e Deus és clari- 
fiiátz en lúi. 32 Si Deus és clarifiiátz 
en lúi, e Déus lo clariíiiará e se meésme, 

5 e 8é manemá lo clarifiiará. 38 Filleth, 
páuc 8Ói enguéra ab vos: querret mé; 
e eÌ88Ì cum eu diis^fi aut Juéu8, lai 
eu váuc VO8 no podét yenír, e yo8 dfc 
aóra. 34 Mandaium novum^ noéll 

locomandamén yo8 dó, que améz l'u^ 
Táutre aÌ88Í cum eu yÓ8 améi. 85 En 
aizó conoÌ88erán túitli que mei dÌ8c{ple 
é8z, 8Ì yÓ8 aurét amór entre yÓ8." 36 DfÌ88 
li Péir : "Dom, o vá8 P" llcspondét Jc8U8: 

ib^Lái éu yáuc tu nu*m póz 8égre aóra; 
ma8 poÌ8 me ^egrás." 87 DfÌ88 li Péir: 
"Per que no te posc 8egre aora P M'árma 
pau8arái per té." S8 Re^pón Je8U8: "La 
tóa árma pau^arás per méP Yeramen, 

2oyeramen te dfc: no chantará lo j&us 
trecfa, que me abnéi8 per tré8 yeiáda8.'' 
14,1 E df Ì88 a 8Ó8 dÌ8cfple8 : ^^ììon iurbeiur 
cor vesirumf no 8fa turbát yÓ8tre cór8. 
Y08 creét en Déu e e roé creéz. 2 En 

ssla maÌ8Ó deu méu páer 8un móutaa 
maÌ8Ó8. Si que nó, eu yo8 agra dfith 
que lo loc vo8 váuc apre^tár. s E 8Ì 
éu irai e vo8 aparellarai lo loc, de8 chap 
venrii e recebrai vo8 a me meé^ine, 

80 que aqui o eu soi e vo8 8iát. 4 E 8abéz 
o cu váuc, e lla vfa 8abéz." 5 DÌ88 li 
Tomás : "Dóm, no 8abém o vás ; e cum 
podem la vfa 8aberP'' 6 DiÌ8 li Jc8U8: 
"Eu 8oi via, vertat e vida: negu8 om no 

35 vé au paer 8Ì per nie nó. 7 Si mé a- 
guo88áz conogát, o*u niou paer uguossáz 
couogút; e d'eÌ88a ora lo conoÌ88eréz e 
ir avéz veûth." 6 I>iÌ88 li Philip8 : "Dom, 
demo8tra no8 lo páer, e 68 no8 a88az.'' 

40 9 DiÌ88 li Je8U8: "Eu tan gran temps soi 
ab yo8 e no m'avet conogútP Filip, cel 
chi roe ve, ve lo paer. Tu cum faitamen 



1 iès*. claritijátz M. 7 aut nieas. 9 noéell 
M. 15 nQ. 17 pér. 24 créet. 2ô san] san. 
82 na. 84 Eisoi. 40 ei. 



diz: demo8tra no8 lo paerP /ìo No crca 
que eu ell paer e'l paer es e meP Las 
paraula8 que eu parle a V08, no parle de 
me mee8me, ma8 lo paer permanens e rae 
mee8me, el fai la8 obra8. iiNocreezque 5 
eu el paer ei paer 08 e meP Sobrequetot 
per mee8ma8 la8 obras crcéz. is Yeramon, 
veramen yo8 díc: cel chi cre e me, las 
obra8 que eu faz, cclla8 fara e maor d'a- 
que8ta8 Ia8 fara; car eu vauc au paer. 10 
18 E calque chau8a requerret el meu num, 
nizo farai, que 8Ìa clariíiiat lo paer eu 
fíll. 14 Si alcúna cháu8a me querrét el 
inou nuin, aizó farái. 16 Si diligiiis me^ 
8Ì yÓ8 me amát, gardáz I08 méu8 comau- 15 
damens. le E eu preiarái lo páer, e dara 
yo8 áutre aco88elIíadór que permánia ab 
yo8 durablamen, 17 Tespirfth de vertát, lo 
cál no pót lo inúnz recébre, car no lo vó 
ni lo 8áb. Ma8 yÓ8 I0 ponoÌ88oróz, carto 
ab yÓ8 permenrá e e yÓ8 er. I8 No yós 
grupirái órfos; vonrdi a vAs. i9 Enguóra 
petfth, oi múnz ja no me vé; ma8 yo8 me 
veez, car eu vfu e v68 viurét. so Vos 
conoÌ88eret en aquel dfa que eu 80ieut5 
páer e vo8 e me e eu e yo8. 21 Ceu chi 
á I08 méu8 comandamén8 e I08 gárda, 
aquell é8 chi mé áma. E chi me áma 
8era amáz dcl méu páer, e eu Tamarái 
e dcmo8trarAi li ine ineésme." ta DiÌ88 li so 
Juda8, non aquéll d'Escarióth: *^Dóm, 
cal8 cháu8a 08 fácha, car a no8 te 08 a 
dcmo8trár au inuu iióP" 28 llcapondét 
Je8U8 e diÌ88 li: ^^Si quis diligii me, 8Ì 
aIcÚ8 ino áma, gardará la infa paràula,85 
oi inóiiB páor uiiiura ló, o vonróm a lúi 
e farém inaisó cha8 lúi. u Cou chi no 
m'áma no garda Ia8 mfa8 paráulas. E 
la paráula qu'avét auvfda non 08 mfa, 
ma8 d'aquell chi mé tramés, del páer. 40 
25 Aqué8ta8 cháusas vos ai parládas per- 
manéns ch&s vos; 26 nias racosselliádro 
Sainz Espirfz, lo cil trametrá lo páer 
eii iiieu núm, ol vós dozcrá tóttis cháusas 

11 nn. 14 nn. 80 demostraráali. 36 a lia. 



13 



ÉVANGILE DE 8A1NT JEAN. 



14 



e yo8 sózmiuisirari tótas aquéllas chiusas 
que eu vós dirii. S7 Piz vos liise, la mia 
piz V08 dó. Eu no la vós do aÌ88Ì cum lo 
miiuz la dóim. No sia turbiz lo vÓ8tre 

6 cór8. <8 AuvÌ8z car eu vo8 diÌ88Ìi: vauo 
e véin a vós. Si vós me ama88iz, vo8 
certas e8Jauviriz, car eu viuc au pier; 
car lo pier es mier de mé. t9 E aóra 
V08 o dÌ88Ìi, anceÌ8 que 8Ìa fait, que V08 

locreaz cum 8era fiit 80 Ja no parlarii 
ab VÓ8 m6uta8 chiu8a8, cir lo princeps 
d'aquést mun vé o non a c mó alcúna 
chiu8a. 81 Ha8 per z6 que lo múnz 
conÓ8cha que éu im lo pier e que aÌ88Ì 

I5 0um lo pier me donét lo comandamén 
aÌ88Ì o fiz. Leviz, anném d'eici. 

15,1 Ego sutn vUis vera^ eu sâi véra 
viz e*I méu8 pier 08 lo coutividre. s Tot 
reÌ88crmen no p6rtan friìíth e mé tolra 

toI6, e tot aquéll chi p6rta frúih purjara 
16 que port plúi8 frúith. 8 Yo8 e8z ja 
népte per la pariula que ai parlida a 
v68. 4 Permanéz e mé e eu e v68. Aissi 
cum reÌ88ermen8 no pót portar frúith de 

15 80 nìeósme, ai no pornìanri en la viz, aissi 
ficliamon o voh, 8Ì o mó no pcrnmnrót. 
5 Céu chi perina e mó e óu en lui, aquest 
p6rta móut frúith; car 808 mé neén podéz 
far. 6 Si alcús no permanri e mé, 8era 

80 for8 mé8 aÌ88Ì cum reis8ermen8, esechari, 
e culliran 16 e metran 16 eu f6c e ardri. 
7 Si permanrét e mé, e Ilas mias pariulas 
permanrin e v68; calque chiusa volrét, 
querréz, o scri vos fiita. 8 En aiso és 

85clari(iiit lo méus pier que v68 portét 
m6ut frúith e que siis fiit inéi disciple. 
Aissi cum lo pier me amét e eu vos 
améi. Permanét en la mia am6r. lo Si 
vos gardarét los méus comandaméns, per- 

40inanrct on la inia ainór, aissí ciim eu 
gardéi los comandaméns del mcu pier e 
pormain oii la sóa amór. ii Aquéstas 
chiusas V08 ii parlidas quo lo inéus jaus 
sia e V08 0*1 v68tre jiuis sia umpliz. 

17 verá. 44 nóstre. 



it Hoc est preceptum meum^ aiz6 és lo 
méus comandaméns que v68 amiz Tús 
Tiutrc aisi cum éu v68 améi. is Negús 
6ni non á ma6r amór d^aquósta que 
piuse s^irma alcús per s^s amix. u Ŷos 5 
ész li méi amic, si farét aquellas chiusas 
que eu v68 comin. 15 Ja no v68 dic sérs, 
car lo sérs no sib que fiza s^s séiner; 
mas v68 diissii amix, car t6ta8 las chiu- 
sas que auvii del meu pier vos feziiio 
conogúdas. le Yos no me elesquisz, mas 
eu v68 olo8qu6i paiisoi v68 quo ann6t 
e portez frúith e'I v^stre frúith perminia, 
que cilque ohiusa vos requerréz lo pier 
eu meu núm vos do. 17 Hec mandoih 
vobiSy aquéstas chiusas vos comin que 
v68 améz I'us Fiutre. I8 Si lo múnz vos 
aira, sabchit que me io en ira primér 
de v68. 10 Si vós fossiz dol mún, lo 
múnz améra zo que era 86 ; mas oar v68 to 
non ész del mún, mas eu vom elesquéí 
del mún, per zo vós aira lo múnz. 
to Mémbre v68 della mia pariula que eu 
VO8 diissii : non es lo sérs mier de 86 
8oni6r. Si me persegiiéren, e vosper-tft 
sogriii. Si gard6roii la mia pariiila, 
e Ila vóstra gardarin. ti Mas tótas aques- 
tas chiusas vos farin, car no siben oellúi 
chi mé tramós. tt Si eu no vengués e 
aguós parlit a éuz, non igren peohit;8o 
... 84 a6ra acértas e viiren e airéren e 
mé e*u méu pier. t5 Mas que sia um- 
plida la pariula chi és escriuta en la 
lor léi, que do grith me iguen en odi. 
te Cum auiem veiìetit paraclUuSj mis cum 85 
venri racoeselliidre cui éu vos trametrii 
del pier, respirite de vertith, chi procé 
del pier, el portari testimóni de mé. 
t7 E vós portaréz testimóni, car am me 
C8Z déÌ8 lo comonzamen. i6,i Aquéstasio 
chiusas parléi a vós, que no siiz escan- 
dalizith. t Fórs las sinagógas vos farin; 
mas la óra vé que trastót céll ohi v68 



31 la laeune n'e9i paê indiquét. e TÌiren 
Tobl€r\ euuren. 32 meú. 39 ime. 



15 



XI* 8IÈCLE. 



16 



auc( 86 jAtge (lonár sorvfzi a Déu. 8 E 
farán aquéstas cháusas, car no conóguen 
lo páer ni mé. 4 Mas aquéstas cháusas 
ai a YÓs parládas, que oum venrá la lór 

5Óra remembrét que eu vós o diissii. 
5 Aquéstaa cháusas acértas déis lo comen- 
zamen no yos dissii, car ab vós éra. 
Vado ad eum qui misit me^ mas aóra 
yáuo a cellúi chi me tramés, e negús de 

lOYÓB no mé demáuda: o y&sP e Mas car 
YÓB dissfi aquéstas cháusas, tristícia um- 
plith vóstre cór. 7 M&s eu yós dic la 
yertát : yos coyé que eu án ; car si 6u 
non ir&i, l'acosseliádre no yenr& a yós. 

isMas si 6u ir&i, ieu lo trametr&i a yós. 

8 E cum 611 yenr&, repenr& lo mún de 
pech&t e de drechúra e de jútjamen ; 

9 de pecch&t ac6rta8, car no cre6ren e 
m6 ; 10 de drechúra ac6rta8, car eu y&uc 

so al p&er e ja no m6 yeir6t ; 1 1 de jutjamen 
ac6rtas, car lo princeps d'aqu6sz mún es 
jutj&z. it Engu6ra yos ai a dir máutas 
ch&usas; mas non o pod6t port&r aóra. 
18 Mas cum yenr& respirith de yert&t, 

t5e8seniar& yós t6ta yert&t; car no par- 
lar& de se me6sme, mas calque ch&usa 
auyir&, parlar&, e anunciar& yós aqu6llas 
ch&usas que sún a yenir. u El m6 clari- 
fiiar&, car del m6u o recebr& e anun- 

8ociar& yós 6. i5 Tótas las ch&usas quo 

10 p&er & sun mias; per zo dissii que 
del m6u o recebr& e anunciar& y6s 6. 
16 Modicum et jam^ petít e ja no me 
yeir6t, e des ch&p petit e yeirez m6, car 

35 eu y&uc au p&er." i? Per zo dizien alc&nt 
de sós dísciples entr'6uz: '*Qu'6s aizó 
que nos dii : petit e ja no me yeir6t, e 
des ch&p petit e yeirez m6, e car yauc 
au p&er P" i8 Per zo dizien : ''Que es aiz6 

40que dii petitP No sab6m que p&rla." 
it Oonóg ac6rta8 Jesus que lúi yolfen de- 
mand&r, e diiss a 6uz: ''D*aiz6 quer6t 
entre yós, oar dissii: petith e no m6 



ici. 



1 iutge. 2 dìásas. 17 iutiaffl. 83 ja Tobler] 



yoir6t, dos ch&p potit o yoirez mo. 
20 Veram6n, yeram6n y6s dic que plo- 
raret yos, mas lo munz jauyira. Yos 
ser6z entrist&t, mas la yóstra tristicia 
ser& trastorn&da en j&u. ti La f6mna, 5 
cum cf&ntn, a tristicia quo la sòa ora y6; 
mas cum efantat & Tef&u, ja no lli m6m- 
bra de la dolór per lo j&u, car om es 
n&z el iimu. tt E pcr z6 yos ay6t aóra 
tristicia; mas des ch&p yós yeir&i, eiio 
y6stre córs s^esjauyira, e lo yóstre jau 
negus óm no tolr& de yós: 28 e'n aqu6u 
dia yos no m6 demandar6t alcúna ch&usa. 
Amen amen dico vobis^ si quid petieritiSj 
yeramen, yeramen yos dic: si alcúnai5 
ch&usa querr6z lo p&er eu meu núm, 
dar& a yós. 24 Trecia que aóra no quesisz 
alcúna ch&usa eu m6u num. Quer6z 
que yóstre j&uis sia pI68, e recebr6z. 
25 Aqu6sta8 ch&usas ai parl&das a yósto 
e sembl&nzas. Ye la óra cum eu no 
parlur&i ja a yós en proy6rbis, ma aub6r- 
tainen yos annunciar&i del p&er. 26 En 
aquell dia querr6z eu meu num; e no yos 
dic que 6u preiar&i lo p&er de yos. t? Car>5 
me6sme8 lo p&er yos &ma, car yós me 
am&z e cre6sz que eu eissii de D6u. 
28 Eissii del p&er e yenguii eu mún : des 
chap grup lo mún, e yauc al p&er." 
20 Dizen li si discipic: ''Ec, a6ra p&rlasao 
aubertam6n e no diz alcú proy6rbi. 

80 A6ra 8ab6m que t6tas ch&usas s&bs, 
e no t*es óbs que alcús te dem&nde. 
En aiz6 cr6em que de D6u eissist." 

81 Re8pond6t a 6uz Jesus: ''Aóra cre6z;85 
32 cc, ye la 6ra e ja y6 quo yos si&z 
deyis ch&schús e s&s próprias ch&usas 

e me grup&z sól; e no sói sóls, car lo 
p&er es ab m6. 33 Aqu6sta8 ch&usas yos 
&i parl&das que ai&z p&z e m6. El mún «o 



2 yerám verám. 6 ef&ntará. 10 ueirá. 
11 iaus; s de la main du corredeur. 17 que 
aòra quc: le 2* que eut cffacé par le catTecteur. 
18 chása. 24 ememna. 27 amèszV 29 uanc. 
31 aubertám. 32 cbásas. 37 cbás cbûs. 



17 



ÉVANGILE DE 8AINT JBAN. 



18 



auréz pressúra ; más fia^ vós : eu veDquéi 
lo mún.*' 

17,1 Suhlevatis oculiSy aquéstas cháusas 
parlét Jesus e, BozlcYáz los òììs eu cél, 

ftdiss: 'Tier, la óra vé, clarifiia lo to 
(III, que lo tós fîUz te clariflge ; 2 áissf 
cum tu li donéz poestát de tóta ohárD, 
que tot zo que tú li donést, des a éuz 
yfta eterna. 8 Yfta eterua és aquésta, 

10 que ill té conÓBchen sól e Jesum Crfst 
lo cál tu tramesfst. 4 Eu te clarifigéi 
Bobre térra, la óbra cosinéi que tu mé 
donést que fáza. 5 E aóra tu, páer, 
clarifiia mé pres te meésme de la clardát 

15 que eu agufi pres té, ancéis que fós lo 
múnz. 6 Lo to num manifestéi auz ómes 
que tu mé donfst del mún. Toi éren 
e donfst los mé c gardéren la tóa pa- 
ráula. 7 Aóra couóguon que tótas las 

tocháusas que tu mé donfst sun de té, 
8 car las paráulas que tu mé donfst 
donei a éuz, e ill reoéuben e conóguen 
yeramén que de té issii e creéren que 
tu mé tramesfst. 9 Eu préc per éuz, 

t5no préc per lo mún, mas pér aquész 
quo mé dunfst, car toi siìn. lo E tótas 
las mfas cháuBaB sun tóas e las tóas 
8un mfas. E soi clarifiiáz en éuz, ii e 
já no sói eu món, e aqufst són eu mún, 

8oe eu vein a té, p&er s&inz. Garda los 
c&ls eu to num me donfst, que 8fen una 
ch&usa aÌBsf cum em nós. it Oum eu 
era ab euz los gard&va eu to num : los 
c&l8 mo donfst gardéi e negús d'aquész 

85 no perfth, mas lo fîll8 de perdicio, que 
la C8criptúra 8Ìa aumplfda. i8 E aóra 



yein a té e aquéstas ch&UBas p&rle eu 
mún, que &ien lo méu jaui umplit e se 
meésme. u Eu donéi a éuz la tóa 
par&ula, e lo múnt ac éuz en odi, car 
qo 8Ún del mún, aÌ88Ì cum eu no 80Ì 5 
del mún. 15 No préc que Io8 tóllas del 
mún, mas que Io8 g&rdes de m&l. le No 
8on del mún aissf cum eu no sói del 
mún. 17 Sanctiffia lós e yert&t; la tóa 
par&ula es yert&t. i8 AÌ88f cum tu me lo 
trame8f8t eu mún, e eu lós tramesfi el 
miin. 10 E per éuz cu Banctifîge mó 
meésme, que e ill sfen 8anctifii&t e yert&t. 
to E no préc t&nt solament per aquész, 
mas per aquéuz chi an a oreér e méi5 
per la par&ula d'éuz: si que tdith sfen 
una ch&U8a ais8Ì cum tu, p&er, es en 
me e cu cn té, que íll 8Ìen e nós una 
ch&u8a, que lo munz créa que tu me 
tramcsfst. tt E eu donei a euz la olardatto 
que tu me doniot, que sien una ch&usa, 
aissf cum e nos em una ch&usa, ts eu 
en euz e tu e me, que sien cosmat en 
una ch&u8a, e lo munz conoscha que tu 
me tramesist e amest los aissi cum met5 
aincst. t4 Paer, yoll que aquill que'm 
donist aqui o eu 8oi e ill sien ab me, 
que yeen la mia clardat la cal me douist ; 
car amést me ayan lo costituemen del 
mún. t5 P&er jusz, lo múnz no té oonóg, so 
mas eu te conogufi, e aquist conoguen 
que tu mé tramesfst. te E fezfi a éuz 
conogút lo to num e farai 16 oonogút, 
que la amórs per c&l tu me amést 8Ìa 
en éuz c éu en éuz. 85 



1 más mas. 7 poéstat: l'accent n*est pcu 
súr, 8 des] dos. 15 agnii. 20 snm. 23 yerám. 



2 ai en. 15 mas manque. 90 uiss. 



10 



XI«-^XII« SIÈCLE, 



20 



NOÊL. 



(MJ 



, d0 I\tri9., laí. ítHi>, foL 48. — Paul Meyer, Aneiennes poìeiee religieuse» en langue ^oc, 
ri$ mO, p, ro—ll. (Bihliothèque de VÉcole dee Chartee, 21* année, Paris 1860, p. 493^95) 
J, Pan$ le rytlme et la mélodie de Vhjfmne latine In boc anni circnlo. J'ai omie le» 
êtrophi» latinee, qui aìtement avec les provençalee, — Grdr, § 10, p, 10. 



10 



lA 



•0 



Moi amio e mei íiel, 
IfiÌBttt ostar lo gazel: 
aprondet u so uoel 
de virgine Maria. 

Lain lo'm dire obi non sab, 
qirou lo'l dirai ses nul gab: 
mout m*en íssit a bo chab 
de vinjine Maria. 

So sabjat, re qu'es be yer, 
no ohal c'om s'en desesper, 
I)ou8 i ven, per nos, maner 
in ie^ virgo Maria, 

^^Non perdrai virginítat, 
to8 temps aurai chastitat, 
8Ì oum 08 profetizat, 
pol8 er virgo Maria.^^ 

^^Eu 80i rangol8 Uabriel, 
aport V08 8alut (iel: 
I)eu8 de8cen de8U8 deu oel 
in te^ virgo Maria.^^ 

Cum la reina l'enten, 
8Ìi re8pon tan piamen: 



''Âco 8Ìa au 80 talen 
e virgine Mariay 

Cum la reina l'auvit, 
8Ì l'amet e si'u jauvit. 
'^Aco 8Ía au so chausit 
in /«, virgo Maria.^'* 

^'Tu 08 mesatjes al rei, 
8Ì cum tu o dit, orei: 
a lui me do e m'autreí, 
egOy pirgo Maria. 

Ancela soi Damrídeu; 
8Í cum tu dit cre eu: 
maire serai Damrideu 
e poÌ8 virgo Maria.^* 

L'angels 08 deu cel vengut 
e la dompna Ta creut: 
per tal u*08Uie8 ereubut 
de virgine Maria. 

Eu V08 ai dit mou talan, 
e V08 diia en avan 
chasque^ vera nous ab nou jan 
de virgine Maria. 



10 



15 



80 



PRIÈRE À LA VIERGE. 

Mê. de Pariê, lat, 1139, fol. 49. — Paul Meyer, Anciennes poésies religieuses en langue d*oc, 
Pufis 1800, p. 18^19 (tìihliothèque de VÉcole des C/tartes, 2P année, PaHs 1860, p, 496—97). — 

Qrdr. § 10, p. 10. 



15 



Versas aanete Marie. 



Maria, Deu maire, 
Deu8 t^e8 e (ils e paire: 
domna, preia per nos 
to fìl, lo glorio8. 



E lo pair' aÌ88amen 
preia per tota jen; 
e c*el no nos 80Cor, 
tornat no8 es a plor. 



Sft 



7 nem. IH-16 Faut-H rangcr cette strop/te 
irprès 20, 14 y 10 er manque. 17 Qabriels. 18 
apor. ílels. 19 descen] à cet endroit Vépiderms 
du parchemin est arracfié M. 



1 talcnt. 7 mcsatjes, al rci M. 12 tu o 
dit o. 17 erambat. 20 diiat. 21 chaqaes. 
no8 jan. 



21 



CONFESSION. 



22 



10 



16 



20 



Eva creet serpen 
un agel resplanden; 
per 80 no8 en vai gen: 
Deu8 n'es om veramen. 

Oar de femna nasquet, 
Deu8 la femna salyet, 
e per quo nasquet hom 
que garit en fo8 hom. 

Eya, moler Adam, 
quar creet lo Setam, 
no8 me8 en tal afan 
per qiravoin 8ot o fain. 

Eya mot foleet, 
quar d*equeu frut manjet 
que Deu8 H devedet, 
e cel que la creet. 

E c'el no la'n crees 
e deu fruit no manjes, 
ja no murira hom 
chi aines no8tro Dou; 



Mas tan fora de gen 
ch'aner' a garimen; 
cil chi perdut 8eran 
ja pcr re no foran. 

Adam menjet lo fruit 6 

per que fom perdut tuit: 
Adam no creet Deu, 
a tot no8 en yai greu. 

Deu8 receubt per lui mort 
e la crot a gran tort, lo 

re8or8 al tert dia, 
8Ì com dli Maria. 

Au8 apo8tol8 cumtet 
e dÌ8 o'ap Deu parlet, 
qu^eu poi de Galilea i» 

YÌu lo verem angera. 

Vida, qui mort aucÍ8, 
no8 donet paradÌ8; 
gloria aÌ8amen 
no8 do Deu8 veramenl to 



C N F E 8 8 1 N. 



híê, tfe Vari9, supph lat. 1734. — l*aul Mryer, Anciennes poésieê religieìiseê en lanffue tfoc, Pariê 
mo, p, 10—12 (mhlioMqiie de Vhkole tles CÀutrtes, 21* ann^e, p. 488—00). — CMr. § 11, p. 11. 



Deu8, receb me, 
qu*eu*m ret a te 
cofe8 e penent de8 pecaz 
qu'ai faiz e diz e C08iratz, 

25 del incsprendomont, 

do Tora quo fui naz 
e e fon8 babtizats 
tro en e8t jorn pre^ent. 
Tu qui e8t vers prestre et yer8 Deu8, 

90 et eu pecairc, qui 8oi teu8, 

a ti'm cofe8 membradament. 
Po8 fui uaz de ma maíre, 
comen8ei mal a faire 
contrai tou mandament. 

4 nes. 7 pre. 44 m . . . ìet. 

22 me ret 23-24 peui Hre Cofes e penedeut 
Des pecaz qa'eu ai faz E diz e cosiraz. 29 qui] 
8i. 82 Mo8. 34 contra. 



E eu lo fÌ8 

e eu lo dÌ8, 

ei diable8 re8orÌ8 

pel roeu acu8ament. 

So qu'el 08crÌ8, 

e tu delÍ8 

e torna a neient. 

De ma longa maleaa, 
de ma laja oree^a 
te fa8 cofe8ament. 
De tanta8 guÌ8a8 laja8 
ai oreeza8 faita8, 
la8, pecaire dolent: 
ei en dol e mo cor . . . 



2 ch*aner Rocheçudt, ch* ao er' M. 
perdnt. 13 Aat. 
34 la laeune n'esi pas indiquée. 



25 



80 



6 toit 



23 



XI*— Xn« SIÈCLE. 



24 



10 



15 



20 



S5 



e ira e marriment. 
Eu mesis m'en acus 
que anc om non fes plus 
n'i ac 80 cor entent. 
E d'aiso 80 cofes: 
mensungas dio ades 
e ment mo sagrament, 
que jur ti e ta maire 
et tot lo teu afaíre 
d'aso dou sei que ment. 
Engans et laironias, 
traÌ8Ì08 et bau^ias 
ei fait, mon e8ient. 
E yeir et hauvir, 
e baiar e sentir 
ai me^pres mot 8oent. 
Se re vei que m'agrat 
ei roala volontat, 
e d'ai80 8i*m repent. 
De tot aÌ80*m penent 
et a mer8et m'en rent, 
qu'en fa8a8 to talent. 
Fait ei pecat mortals, 
dignes 8oi de toz mal8, 
80 ti pietat no'n prent. 
Des mals e de8 deleit 
qu'ai faj per teu8 de^peit 
m*en feri en est peít, 
mia colpa dizent. 



Mia colpa'n dic eu, 
e 8Ì la'n fa8 yas Deu, 
e ma colpa 'n entent. 
Je8U8 douz, Je8U8 bo8, 
merce't quer per to8 nom8 
e ver castiament. 
Merce't quer per ta maire, 
a ti e a to paire, 
del mal contenement 
que ei tengut 
e ei agut 
ade8 e mo jovent. 
FaÌ8 me merce tuh trea, 
quo al diable po8 
del meu melurament. 
Je8u, per ta bontat 
gara'm de lait pecat, 
de bla8me e d'auniment, 
e d'aquels que ei fat 
(d'aquel8 i a a8at) 
fai me perdonament. 

1)08 D0U8, 80 yo8, 

paubr' 08 ma fe8, 

pauc8 08 mos be8 

ei mal gran 08 

que e mí es, 

e nula re8 

estre merces 

menar no'm pot a salvament . 



10 



15 



so 



S5 



ÉPITRE FARCIE DE LA SAINT-ÉTIENNE. 

Raynouard, Chaix de» poésies originales deif troubadours, II, 146 — 151. (H.)- Comparé avec le 

Ma. de MontpelUer (M)^ le Ms. d'Aix (Á.) et de Itomsillon (Ho). Cf. Remie des langue» romanes 

I, 140 9.; Société aijricole, itcientifitfue et littéraire des IS^rénéeS'Orieìítah's XIV, 17Ck Appel, 

FrovcnzaliscJte Chrestotnathie, p. 145— 147 (Ap.h — Oi'dr, § 10, p. 10. St. p. 4L 

PUnch de aant Esteye. 



90 (Sezetz, 8enbor8, e aiats patz, 
80 que direm ben escoutatz, 
car la leÌ8808 08 de vertatz, 
non i a mot de fafóetatz.) 



Esta leB8on que legirem 
dels fach8 deb apostoh trairem, 
lo dig san Luc recontarem: 
de 8ant Esteve parlarem. 



30 



4 cors. 16 66. 16 806.. t 19 repen. 20 pe- 
net. 21 ret. 27 pes. despeÌB. 29 dizen. 

a0-d3 manquent MRo. 32 lisson AR. ver- 
tat Ba.AR. 33 falsseUt Ba.AR. 



3 euton. 4 J. bos J. douz. 6 tot. 7 a ta 
maire. 9 de. 19 fait. 20 aqael. 29 non. 
30 SesU Ap.M. 32 Los ditz Ro. 



25 



ÉPITRE FARCIE DE LA SAINT-ÉTIENNE. 



26 



En aquel temps que Deus fo natz 
et fo de mort ressusoitatz 
et poÍ8 el cel el fo poìatz, 
sniit Bstovo fo lapidatz. 
5 Auiats, senhor, per qual razon 
lo lapidoron li fellon, 
car connogron, Deus en lui fon 
et fes miracla per son don. 

Encontra el corron e van 
10 li fellon Libertinian 
e li crudel Cilician 
e li autre Alexandrian. 

Lo sens de Deu e la vertutz 
los a messongiers conogutz, 
ibIos plus savis a rendut mutz, 
lo8 paucs, Io8 grans, totz a vencutz. 

Quant an auzida sa rason 
e conogron que vencut son, 
d*ira lor enflan li polmon, 
tolas dens croisson cuma leon. 

Quant lo santz vi lor voluntat, 
no quer socors d'ome armat, 
8U8 en lo cel a regardat: 
auiat8, 8enhor8, cum a parlat. 
tft *^Ar e8coufatz, no*u8 8Ìn grou, 
lo col ubcrt IiiÌ88U8 voig eu 
e conosci lo filh de Deu 
que crucifixeron Juzeu.'* 



1 aicel Àp.MRo. diens etc. nat ete. AR, 2 
resnssitatz Ap.MRo. 3 pneis AMR. al c. Ro 
sen fo Ap.M^o. pniatz M, pniat AR. 6 los 
fellons A. 7 niron qne ApMRo. e Ap.Ro. 8 fec 
Àp.R. miracle A, miracles Ap.MRo. por A. 9 
Ini Ap.MRo. e nan Ro. 10 los fellons Losber- 
tenians AR. 1 1 los crnzels (emels A) Cilicians 
AR. crnzel Ap.MR^. Cirinian Ap.MRo. 12 cls 
autres AMR, ct ayccls Ro, ci a. Ap. Alcxan- 
drians AR.M ajouie c silh de lai Cilician. IH 
— 2^, 16 mnnquení Ro. 13 sen Ap.M, ser AR^ 
las AM. Tcrtnt A. 14 los mcssonf^ics a con- 
noprnt A. 15 rendntz Ap.M. U\ los bons A. 
cls grans Ap.M. cls mals A. 17 la tìaAR. 
18 els A. ven vcncntz AMR. 19 enflo R, cfflon 
Ap.M. \o AR. 20 lo8 M. cmy88o(n) AR. cum 
al leo R^ coma lcons AM. 21 lc M. sant 
AR. vil conff i. e. conog Af, 8i A. 23 mai 
sns el (to Ba!). cel lia csgardat^p.Af. 2û Or 
AR. CBCotats R, cscontas Av.AM. nos vos A^ 
no yo8 R. 26 que sns cl (ío Ba.) cel n. v. 
Ba,AR, 27 conosc la R, connost A. 28 crn- 
cifies V08 Ap.M. 



D*aÌ880 foron fort corroaaat 
li fal8 Juzeu et an cridat: 
^Trengam lo, que trop a parlat; 
gitem lo for do 1a ciutatP 

Non 80 pot p1u8 Torgolh^ celar, 6 

lo 8ant prenon pcr lui ponar: 
deforas el lo van menar, 
comenaon a lo lapidar. 

Yecvoa qu'ala pee d*un bachellier 
pau8on lur drap8 per miel8 lancierl lo 
Saul rapeleron li premier, 
Sant Paul cilh que vengron darrier. 

Lo 8anz vi Ia8 peiraa venir, 
dou88a8 li 8on, non quer fugir: 
per 8on 8enhor 8uifri martir 15 

comen8et ay880 a dir: 

^^Senher Deu8, que fezist lo mon 
e no8 traÌ88Ì8t d'enfern preon 
e no8 doneat lo teu 8ant nom, 
recep mon eaperit amon.** to 

Âpre8 8on dich 8'aginolhet, 
don a no8 ei88emple donet: 
car per 8O8 enemica preguet, 
e 80 que volc, el acabet. 

^^Senher Dous, ploa do gran douaaor,** tn 
80 dÌ8 li 8or8 a aou aeuhor, 
^Ìo mal qu'el fan perdona lor, 
uo'n aian pena ui dolor.'* 

Quant aquest aermoa fon fenitz 
e'I martire fon ademplitz, so 

de 80 qu*el que8 ea esaau^ítz 
el regne Deu 8*08 adormitz. 

1 Per aqnest dig son c Ap.M, 2 los fals 
insicns AR. ct en A. 3 qne trop] caasati ApM. 
4 fors Ap.M. 5 si Ap.M. mais Ap.M. lorgneilhs 
Ap.A, lorgucilh M, lorgnelh R. 6 sans M. 
per lo pcnar Ry pcr tormentar M. 7 For la 
cintat lo van gitar Ap.M. els /2. 8 e comenson 
lo MAp. 9 Decvos Jlí, Vevos A. qnes pes A. 10 
(pa)u8on ymfn^u^ Jlf . 11 li ap. A. 12 8. manque 
M. cels AR. 13 le M. vit Af, vic R 15 scinher M. 
IG aissi Ap.M. 17 Hcl scinhcr d. M. mont AR. 
18 dunfcrn A, dinfcr R. 19 c pneis M. dom- 
nest AR. 20 rccip M. amont R. 22 exemple AR. 
23 son A. 24 solc A, qncs Ap.MRo. 25 plcn AM 
RRo. 26 Lo A. scr RRo. sant M. 27 scst mal Ap. 
M. qncls fan ARo^ qucm fan R, quan fach Ap.M. 
29 Quant I0 A. scrmon AM. sermo R. fom tot A. 
Itrài eic. ARRo. 30 martyri R. fom A, \oc R. 
adymplit AR^ ademplit Ba, azemplitx Ap.M. 81 
sanct Estevc foc exansit R. el fom auzit A. 
32 Al Ro. rcgnum Ba.AR, dc dicu A, dioni R. 



27 



XI-— Xn« SIÈCLE. 



28 



DEUX 8ERM0NS. 

Mt, de Pari9, lai. 35á% (B). — Armitage, Sermans du XII* siècle en vieux provençal, Heil- 

brann 1884, p. 12 s. et 19-^22 (Â). 



I. 

Hodie nata eat beata virgo María cujus 
vita inclita cunctas iUtistrat ecclesias. Oí 
08 la natÌYÌtaz de la bonaurada vorgina 

5Maria que per la sua richa vida onra 
totas las gleisas. Per gran meravila fo 
nada aquesta dona; que nos trobam que 
Joachim sos paire et Anna sa maire 
avion estat gran termini essems e no 

10 podio ayer effant, tant que Abiatar, quo 
era preire de la leg, soanet la offerta 
de Joachim, yezeut tot lo poble ; et ac 
tal verguina Joachim que s'en fugi ab 
sas bestias, ab sos pastors, et anet s'en 

i5molt long en una montana, e laiset sa 
moler per zo que Abiatar lo preire I'avia 
dit que Deus I'avia adirat, quar noi dava 
ofant. Et estet gran temps quo de sa 
molor non audi novas. Et uu dia la dona 

soestava sola a la fenestra de sa chambra 
e vi una basser sus en u laurer, que 
s'esgausia ab sos poucis, et ac molt gran 
dol dis : ^^0 Detia celi et terre^ unicuique 
creature das fructum^ et mihi misere ab- 

îbstulisti pirum meumy o Seiner Deus, 
reis de ccl e de terra, ad unaquega 
creatura donas fruit, et a me lassa as 
tolt mo senor." E jetet se a so leit. E 
Nostre 8. ac pietat de la dona et eyìet 

aoson angel al marìt que tornes a sa moler. 
E si fez, e Nostre S. donet lor efant: zo 
fo nostra dona sancta Maria. Ara, a 
chap de dos anz que fo nada, portero la 
al templum domini e giquiro la a Nostre 

S5S. Et Abietar revesques era al sobira 
altar. Del primer altar tro a Taltre avia 
XY gras, e quant efas en poiava dos gras 
treSy om o teuia a gran mcravila, e 
dizio que grans signes faria. E cum 



8 et et Annaa. 10 Abiaatar. 22 poncis. 
24 castore. miserere. 25 sesner. 80 meler. 



pasero alz gras, nostra dona sancta Maria 
poiot toz los XV gras tro quo vong a 
l'altar on era Abietar I'evesques. E diz 
toz lo poblos quo granz moravillas aquel 
effas faria. Pro jos fo nurida ab las 5 
altras verges del temple, et ac tan gran 
sapiensa que revesques Abietar li man- 
dava tota ora coseil, tant li dizia granz 
paraulas e belas. EI servizi del temple 
cstot tro que Josoph rcsposet per coinan- lo 
dament d'angel; e Nostre Seiner pres 
charn en ella. Aquesta gloriosa dona 
pregem que nos plaig ab lo seu fil sine 
finè in secula seculorum, Amen. 

lí. lâ 

Postquam consumati sunt dies octo 
usque circumcideretur. Auzir, seinor, po- 
det que iios dciiiostru saiis Lux ovaiigo- 
lista ; car zo nos diz que Nostre S., quant 
ac compliz los viii dias de la sua natívitat, to 
si fo circuncis, et enn aquela circuncisio 
fo apelaç Jesus. Quar zo era comandat 
e 1a log quc tuz li efant niascle que 
naisio, quant avio viu dias compliz, que 
il fosso circuncis. Et en aquella circun- 25 
cisio om lor trencliava la superfluentat 
de la charn e ssi lor pausava lo nom per 
que era apellaz aquel efas. E N. S. que 
era veuguz el mond per adìmplir la leg — 
si com diz e I'avangeli ^*non veni solvere so 
legem, sed adimplerej ^ii no vong por 
destruir la log, mas adimplir,*' — et el 
medeìs e roctau dia depos la sua na- 
tivitat volc esser circuncis, et en aquel- 
la circuncisio el fo appellaz Je8U8.S5 
Jesus latine salvator dicitur: Jesus e 
lati salvairo cs appolaz, o nostra log N. 

1 pa[a]seroa<gr. n.d. >4. ôjofrnjsA Sabelas. 

17 concipcrctur. 18 qne nos. 21 circncis. 
22 apclac*.. 24 n'tt'o, naisso A. 27 cliunn. 
28 ero. 30 con A. 33 dia el de pos. 34 n. 
8. qae volc. 



DBUX SERMONS. 



80 



8. E per aquo el fo appellaz salvaire 
que el era yeuguz per nos salvar e gerir. 
Ê per aquest nom lo avia mandat rangcls 
que el fos appelaz, quant veuc a nostra 

5 dona sanota 11 aria. Ét el aportet lo salut 
del paire esperítal e si'l dis: ^^Ecce pirgo 
concipiês in utero et pariesfilium et vo- 
cabis nomen ejus Jesum, vec te que tu 
concebras en to ventre et eifantaras u 

lofil et appellaras lo per lo nom de Jesu.*' 
E nos, sonor, devem sabcr que aquella 
circuncisios corporalment siguifìa lo nos- 
tre babtisme esperital, et enaisi co enn 
aquella circuncisio era lo nomz pausaz 

15 de Tefant, e la superfluentat de la charn 
trenchada, tot enaisi el nostre baptismc 
C8 lo nostro nomz pausaz, (c la super- 
fluentat trenchada) . . ., zo eslasupcrflucn- 
tat dclz vidis (quc) . . . devo csscr dc nos 

{odcaebrat. Quar lo prcire cntorva rcfunt 
dcmanda li d^aital guisa: ^^ Ahrennìicias 
Sathane et omnïbus operibus ejus et ovt' 
nibus pompis ejus? negas tu diable,*' zo 
diz lo preire, ^'e totas sas obras e toz 

2r,B08 BonzP" E'il pairi que so fizanzafl 
rcspondo pcr Fofant, o diz "afrr^ittncío," 
zo es "eu'l devet". Senor, quam pauc 
te aqucl mandamcnt! Quar ta viaz co 
refas pod anar e parlar et es em poder 

90 de 808 talanz a far, adonc laisa Dcu ei 
8eu 8ervizi, e pau8a se el poder de diable 

3 aqnesta. 4 fo. 6 pare. 9 concelebras. 
10 pcr lo mafiquf. tO onaisi manque. \H c 
la snpcrllucta. l\) Ui lacutie n'esl pas imìiquée. 
25 808 senz. fizanas. 27 enl] el Ms.f ^n A. 28 
aqaelz. 



et el deleit del 8egle e IaÌ8a encore lo8 
pairia eiz covinenz que faiz avio, on lo8 
avia me8 va8 N. 8. pel 8eu 8ervizi far 
gardar; quar il no*8 gardo de perjurar 
ni de lor fe mentir, ni de negu pechat 6 
a faire no*8 gardo que no*l fazo. E pau80 
lor amor e la8 manentias d*aque8t 8egle 
et el deleit de la charn don ja no'l venra 
nula re se malo no, que zo dÌ8 aizi: ^^Quid 
prodest homini si universum mutidum lo 
lucretury anima sua detrimentum pa^ 
tiatur?^* Zo diz: ''Que profeita ad ome 
8Ì tot lo mon gazanava ni l'aur ni l'ar- 
gent ni tota la riqueza dcl 8egle, que 8* 
arma en 8ia pau8ada e Ia8 pena8 d'efem,i5 
on ja redemcio non auraP*' 8i con diz 
aizi lo bo8 om lob : ^^Quia in infemum 
non est redemptiOf quar en efern**, zo 
diz, ^^non a neguna rodempcio'\ E per 
aquo, 8enor, amaz N. S. aitant con avezto 
tomps do lui 8crvir, que no 8abez cora8 
V08 traspa^arez d^aque^t segle, que em 
petit d*ora 8erez vcnguz a la fi. E laÌ8a» 
diable e totas las 8ua8 obra8, e tra^tornem 
no8 a Dcu, o clamcm li mcrce, que ols» 
U08 do durable rcpau8 ct aÌ8Ì no8 laia 
pcr8egre aquel babtÌ8teri que no8 receu- 
but avem, per que no8 po8cam pervenir 
al 8eu durable regne sine fine in secula 
seculornm, Amen. ao 



6 far. re A. 7 aqueste (?). 10 prod 
tos. 13/14 larf^ens. 24 tota. 



13 



81 



XII- SIÊCLE. 



32 



GUILLAUME, COMTE DE POITIERS. 

I. M9. de Paris, fr. 856 (C); Ms. de Modène (D); Me, de Paris, fr, 17 é9 (E); Ms. de CheUen- 
ham 22$ (N^) et 231 (N^). II. Ms. de Paris, fr. 856 (C). — Appel, Prov. Chrestomathie, p. 52. 
III. Af*. de Chelienham, foU 226 (N^) et 231 (N^). ~ Meyer, Recueil d'anciene textes, Paris 1877, 
I, 69. (Me.). IV. Ms. de Pari8,fr. 856 (C) ; Me. de Modène (D); Ms. de Paris, fr. 854 (I), 
et euppl. fr.2032 (K); Ms. de CheUenfMm 227 (N^) et 231 (N^); Me. de Paris, fr. 225Í3 (R). 
— Creacini, Manualetto provenzale, Verona 1892, p. 7 e. (Cr). Cf. Die Lieder Quillema IX., 
Grafen von Peitieu, Herzogs von Aquitanien, Jia. von W. Holland und A. Keller, 2* éd., ISUnngen 
1850, p. 7—9, 20-^21, 27—29. — Diez, Leben und Werke der Troubadours, 2* id., Leipzig 

1882, p. 3 ss. Ordr. n». 183. 



I. 

Ben YOÌU que sapchoD lí pluzor 

un verset de bona color 

qu'eu ai trait de mon obrador, 
squ'eu port d*aioeI mestier la flor, 

et 08 vertaz, 

e posc en trairei vers auctor, 

quant er lassaz. 

Eu conosc ben sen e folor 
10 e conosc anta et honor 

et ai ardiment e paor; 

e 8i*m partez un joc d*amor, 

no 8ui tan faz 

no sapcha triar lo meillor 
i5d*entreÌ8 malvaz. 

Eu conosc be cel qui be*m di 

e cel qui'm vol mal atre88Ì, 

e conosc be oelui que*m ri, 

e 8ii pro 8*azauton de mi 
socono8C a88az, 

qu*atre88Ì dei voler lor íì 

e lor 8oIaz. 
Ben aia cel que me noìri, 

que tan bo me^tier m'eschari 

2 Ar D. auzon D. 3 dnn E, dcst C. oers 
8Ì8 C, ners si cb E. bella D. 4 trali N, trag 
C de bon E. 5 daqest D. 7 lo uera en trac 
ad auctor D. p08 N, puesc CE. ne E. trair lo 
CE. autor N 8 finaz D. 9 Ben c. sen D. 
après 6 N^ ajoute e conosc ben sen e folor. 
10 et ancta conosc D. ancta N. 12 partes 
D. 14 qeu no tries ben lo D. prendre lo 
N. 16 dentrel N, entreis C. 16. 17 Ben 
conois qui mal me di. e qui ben me di at- 
ressi D. 16 ben seUi C. celui N. que EN. 
17 quem EN autresi N. 18 quim C. 19 sill 
pro N, selbe qui C, sels quc E. 20 e conosc 
K. 21 cautrcBÌ dcu N, atrcssi dei A', qcu 
dei ben D. 28 Mas ben C', (A)ia ben N quem 
DEN, quim C. 24 mesUr DEN. 



que anc a negun non failli, 

qu'eu 8ai jogar sobre coÌ88Ì 

a toz tocaz; 

maÌ8 en 8ai de nuill mon yezi, 

qualque'm veiaz. 5 

Deu en lau e 8aint Julìa, 
tant ai apres del joc dou88a 
que 8obre toz n*ai bona ma; 
e cel qui con^eill me querra 
noill er vedaz, 10 

ni U8 de mí non tomara 
desconseillaz. 

Qu'eu ai mo maístre certa: 
ja m'amiga noit no m'aura 
que no'm voiir aver I'endema, 15 

qu*eu 8ui d'aquest me^tier sobra 
tan enseignaz 

que ben sai gazaignar mon pa 
en toz mercaz. 

Pero no m'auzez tan gabier ^ 

qu*eu no fo8 rcuzaz rautricr, 
qu*eu jogav* a un joc gro88Ìer 
que'm fo trop bos al cap premier, 
tro fo taulas; 

1 et anc dc ren si mesfaiUi D. 2 que de 
iogar CK. sobra D. 4 on| no P!N. dc mafn/ut 
/>, que C. ô quelquem uczaz N. 6 Lau en 
deu D. sanh iolia C. 7 dolzan D, dolcha N. 
9 mas ia qui N, ma ia hom que E. mi C. qera 
DN, queira E. 10 non ler CE. 11 ni un CE, 
ni nnill N, ne ia negus D. de mi manque I). 
tornera DN. 13 Eu ai nom D. maiestre C. 
14 e ia domna D, ni ia una N. nueg CE, 
nuoiz D. lô cent deman D. 16 soi ben des 
N. som uan D, som va fìa.C. 20 E pero sim 
uousist gaber D. Mas-ufaner N. 21 toz en fui 

D. rahuzatz C, causaz D, lauzatz E. 22 que 
CEi. iogaua a 1>N. 23 e fo taut bos D. el 
C. primier CN. 24 trop N'. fui CE. entaulatz 

E, dautaulaz D. 



38 



GUILLAUME, COMTE DE P0ITIER8. 



34 



quan gardei, no m*ao plus mestier, 

8i*m fo camjaz. 

Mas ela*m dis un reprovier: 

^^Don, Yostro dat son menudier/' 
5^^Et eu revit tos a doblier,'* 

fis m*eu: ^^Qui'm dava Monpeslier, 

non er laissaz.*' 

E levei un pauc son taulier 

ab ams mos braz, 
10 E quant Taic levat lo taulier, 

enpeis los daz, 

oiil dui foron cairat vallier 

e*l terz plombaz, 
E fi'ls ben ferir al taulier, 
15 fo jogáz. 

II. 

Farai chanBoneta nueva, 
ans que vent ni gel ni plueva. 
Ma dona m'assay' e'm prueva 

toquossi de qual guiza l'am; 
e ja per plag que m*en mueva 
no'm solvera de son liam, 

Qu*an8 mi rent a lieys e'm liure 
qu'en sa carta'm pot escriure. 

srE no n]*on tcnguatz per yure 
8*ieu ma bona donipna am, 
quar sonos lieys non puesc viure, 
tant ai pres de 8*amor gran fam. 
Que plu8 08 blanca qu*evori, 

aoper quMeu autra non azori. 
Si'm breu no'n ai ajutori, 
oum ma bona dompna m'am, 
morrai, pel cap 8anh Gregori, 
8i no'm bayz* en canibr* o 8otz ram. 



1 e qnant D, cant me N, qnem C. garde />• 
non ac N, nom fo D. plns ma$tque DN, 2 chan- 
zas D, caminatz N. 8 reprocher D, reproser 
N. 4 nestre N^, nostrcs C, nostres E, datz 
CE, mennder N^. 5 et errenidaz a Z>. 6 di8 
ien C, monpensler D, monpesler N^. 8 et ai 
Ìi lenat lo D, 8on] lo Ba,N. 9 enpcinz lo8 daz 

D. ab ains los N, 10-13 manauetii D. 10 qnan 
aic tía,N. 11 empys C, espeis E. 12 el C, cil 
N. cairat naler N, cairanallier C, caramaiílier 

E. 13 ienN. 14 (E) feri ferm sus el N. fis 
E. ben] fort D. 

34, 1-6 préeèdeni les vers 29-34. 29 etz Ap, 

RART80I1, Ohr«tioiiiftilil« prov«nçAl«. 



Qual pro*y auretz, dompna conia, 
8Ì vostr' amor8 mi de^IoniaP 
Par que'u8 vulhatz metre monia. 
E 8apchatz, quar tan vo8 am, 
tem que la dolors me ponia, 8 

8Ì no'm faitz dreig del8 tortz qu*ie'U8 clam. 

Qual pro'y auretz 8'ieu m'enclo8tre 
e no'm retenetz per vo8troP 
Totz lo joy8 del mon 08 no8tre, 
dompna, 8*amduy no8 amam. — lo 

Lay al mieu amic Dauro8tre 
dio e man quo chan o que bram. 

Per aque8ta fri e tremble, 
quar de tam bon' amor Tam, 
qu'anc no oug qu'en nasques 8emble » 
en 8emblan del gran linh nAdam. 

III. 

Compaigno, non po80 mudar qu'eu no 

m*e8frei 
de noveIla8 qu^ai auzida8 e que vei: 
qu*una domna 8*08 olamada de 808 garda- to 

dor8 a mei. 
Diz que ge8. non volo prendre dreit 

ni lei, 
ans la tenon cn^errada quada trei; 
tant ru8 no'ill larga re^taca que Paltre^ 

plu8 no laill ploi. 
Et aquill fan entre lor aital agrei: 
ru8 08 compain8 gen8 a for mandacarrei, n 
e meno trop maior nauza que la mainada 

del rei. 
Et eu dio V08, gardador, e vo8 castei, 
e 8era ben gran8 folia qui no'm orei: 
greu veirez neguna garda que ad oraa 

non 8omnei. 
Qu^eu anc non vi nulla domn* ab tan ao 

gran fei. 



2 Amor. ô m1 p.? Ap. 9 tot lo joy. 12 e 
bram. 

18 pnons N^y pns N^. qneo nom effrei N. 
19 do N. anzidai et N. 20 que una N^, 21 
Diz que ges Me.] {) áìz N\ () ìz N^ E dis 
Ba. 22 teno ess. N. 23 larffu JV*. laltre N. 
25 vet-ê corrompu Me, a foc NMe. mandacairei 
N^, 26 maior, corriaé de maica, 7/*. nauta N. 
28 gran N, folU N^. 29 nerres N. tonei N, 



35 



Xn- SIÈCLB. 



36 



qui no Yol prendre son plait o sa mercei, 
s'om l'aloigna de proeza, qu*ab malvestat 

non plaidei. 
E si'I tenez a cartat lo bon conrei, 
adoba'8 d*aquel que troba yiron sei: 
5 8i non pot aver caval, adonc si compra 

palafrei. 
Non i a negu de yoa ja'm deaautrei, 
s'om 11 vedava vi fort per malavei, 
non begue8 enanz de l'aiga quc's laÌ88e8 

morir de sei. 
Cha8CU8 beuri* an8 de l'aiga que*8 Iai88e8 

morir de 8ei. 

10 IV. 

Po8 de chantar m*e8 pres talen8, 

farai un ver8, dou 8ui dolena; 

no serai maÌ8 obedien8 

en Peitau ni en Lemozi. 
15 Qu'era m*en irai en ei88ill, 

en guerra laÌ88arai mo íill, 

en gran paor et en periU, 

e faran li inal 80i vozi. 
Lo departir8 m'e8 aitan greu8 
sodel seignoratge de Peiteu8: 

en garda lais Folco d*Angeu8 

tota la terr*, a 8on cozi. 

Si Folco8 d'Angeu8 no'l 8ocor 

e'l reÌ8 de cui eu tenc m*onor, 
s&faran li mal tuit li pluzor, 

felon Qascon et Angevi. 

1 mecei N^. 2 proessa qne ab N. malaas- 
tatz N^. H acarcat Ha.N. òooer N^. Me. carr.: 
destrier o caval, compra. adonc tnanque N. 
campra N. Q () on ìh N. 7 sem li N. 8 
que N^. 9 laises m. dessei N. 

10 ordre deu eirophes dane R: 1. 9. 3. 4. 2. 
íi 10. 7: /e reniii manquc\ C a ies tirophee dauu 
i'ardre euivani: 1.:-). 4. 2. 5. 7. 9. (3. 10; Bntanque. 
11 pris N. 13 mais non serai DIK. 14 de-de C. 16 
Eras R^ iea C. anaray O, uau ieu R. 16. 16 inter- 
verii9 DIK. 17 en gran paor en gran p. Z>, en 
gaerra et en gran p. R. 18 guerreyaran tatz 
siey R. aolran N. 19 Pas lo partirs C. gieas C. 
21 esgarda C. lai C, de l)IK. folcon DIiST, lalco C, 
el coms R. 22 totaj lais DIK^ manque R. ma C. 
e Bon Ha.IK. el son I>, et a /^, e mon C. 23 Sil R. 
folco Nf falco C, fol tos I, pros coms R. 24 el 
bon rey de cui tenc honor R. teig N. 25 mal li 
faran C', guerrciar lan Cr.NR. siey sordeior R. 
26 quel ueyran ioaenet meschi C, can lo ueyran 
ioue fray R. aniaui N. 



Si ben non 08 8avÌ8 e pro8, 
quant eu serai partiz de vo8, 
viaz Pauran tomat en jo8y 
car lo veiran jove mesqui. 

Merce clam a mon compaigno, 5 

8*anc li ii tort, que lo'm perdo, 
et e prec ne Jezu del tro 
en roman8 et en mon lati. 

Dc proeza e de joi fui, 
mas ara partem ambedui, lo 

et eu irai m'en a celui 
on tuìt peccador troban fi. 

Mout ai estat coindes e gais, 
ma8 Nostre Seigner noi vol mais ; 
ar non posc plus soffrir lo fais, 15 

tan sui apropchaz de la fi. 

Tot ai guerpit quant amar soill, 
cavalaria et orgoill, 
e po8 Deu plaz, tot o acoill 
e prec li quo'm retong' ab si. so 

Toz mos amics prec, a la mort, 
que'il vengan tuit e m'onren fort, 
qu'eu aí avut joi e deport 
loing e pres et en mon aizi. 

Aissi guerpisc joi e deport S5 

e vair e gris e sembeli. 

1 Si molt C. mon es N. ni pros l)IK. 2 guays 
e vezis et artillos C. 3 tost C'. lauiran N. 
abayssat C. 4 fello guasco et angeuj C. 6 Per 
merce prec mon DIK. quier Or.C. 6 fìs C qil mo 
DIK, qncl me R. 7 et el N. il DIK, ieu CR. en 
DI. ihezuB CR. 8 £t en C. mon manque C, son 
Ba.DlKN. 9. 10 De proesa e dardimS. soy auut 
may uau men parte R. 9 proesse e N. iouen 
Cr.N^ ualor C. sui C. 10 parton I, parte A", nos 
partem C. abduy C. 11 et ieu uauc men lay 
a seluy 0, et ieu a seluy yray men R. et uirai 
N*. t2on morc<!clainon iMîllcgri ('. li (•. |)€nriin 
CR. 13 Tant N. cuendcâ CDl. 15 era N. plus 
manque N. 16 fui AT. aprozaz N', apazaz N^. 
17 Aissi lays (laysi R) tot CR. so camar R. 
19 e uauc mcn lai ses tót destueUi C', e de drap 
de color me tuelh R. mas a JSr. 20 on li pec- 
cador penran fi C, e bel caussar e sembeli R. 
e prec lui /, et el N, reteigna N. 21 Mos 
enemicx C. qu'a la Cr.NR. 22 Veignon tuh 
sai al meu conort N, sian dc mi e moro fort 
Rj que sion mctge mon cofort C. quei X>, sai 
e mon renfort Z)i, e mo cofort Cr.K. 23 quancse 
amey C. 24 luenh de me ot cn C', el luenh 
e pres del R. enj e X), a DIK. 26. 26 man- 
queni NR. 2ô gurpisc C. 



ttUHSILHO. 



38 



ROMAN DE GIRART DE R088ILHO. 

Mu.: Ox/arâ, Bodl. Can, Mi$e. 63 (0); Paris, /. frnnç. 2180 (P.); Ltmáres, Mus. Brii. 
llnrL 43:{'l, (L). -^ Girarlg tìe Hoiêilho, naeh drr ParÌMcr JlamUehri/l Iterauitjeaehen von I>r. 
Conr. Ho/mann, Berlin 1855 --07, v. V.m-'20i9 el 6639^6043 (Ilo). C/ nérarà de RouêsHUm 
p. p. Fr. Miehel, Paris 1866 (Mi.), et Foerster, StUrzinger et Áp/elêUdt, Romanieehe Studien V 
(1880), (v. 2529-2677 et v. 7571—7884). — Grdr. § 15, p. 14 s. St. 3 êê. 



YeoTOs per miei restorD lo vilh Draugo, 
lo paíre dou Qirart, l'oucle Folco! 
E 8Ì8 el chaval bai qu'ac de Muco, 
ac Te8tit UD au8berc, grau, fremilo, 

r>qu'Ì88Ì do la fornatz E^pandrago, — 
oiique8 per ucgun' arma falsatz no fo~, 
o ac Ia88at 8od elme de barato, 
obrat ab aur e peiras tot d'eyiro; 
plu8 re8plaD que estela que Ihutz el tro; 

10 e ac 8eDoha la 8pa8a de Marbio, 
escut portet e IaD8a a gonfaDO, 
e veDc lo8 8autz menutz pel plan cambo; 
ma8 de gen retenir 8emblet baro, 
e e8cridet al rei en sa razo: 

iR^^Per UD 8oI chayalier garda no*m do.** 
Vecvo8 lo duc Terric deuaD Karlo: 
^^DoD reÌ8, coDoÌ88etz vo8 e8t BergoDhoP'* 
"Per moD cap," 80 ditz Karle8, "car 

aquo no." 
^'8o 08 Draugue8, lo villis, de Uo88Ìlho, 

solo pairc8 don Qirart, roucIe8 Folco. 
KI me tolc ja ma terra e ma reio, 
8et an8 n'estiei faiditz en un boÌ880. 
Tenetz mi per coart e volpilho, 
po8 batalha demanda, sMeu no laih do.** 

tsE Karle8 re^pondet: ^^le'us abando: 
trop n*avetz pre8 lonc terme de vengaso; 
aque8ta volh vezer, ses ocaizo.** 

yecvo8 lo duo Terric del renc partit! 
Pe8et li del contraile qu^el a auzit, 

aoe 8Ì8 e Palferan amoravit, 
e ao de bona8 arma8 8on cors garnit, 

t A8U08 0. i\ bai godcmucon O. 4 c aesti 
8011 a. meronillon O. t) corr, vremilo? 5 man- 
qnf P. fornaÌBo Q. (> nnqncfl lìa.P. a fía.IX). 
ciM|ner par anuo» (K 7 I lUi.OV. nn. H loliro 
O. e a O. i ab p. Ba.V, a p. O, 10 mar- 
mion 0. 11 a ffonf.] de marbio P. 12 per 0, 
IH del 0. samble 0.^\ò genda Mi.Apf. nom] 
Dol 0. 18 manque P? 23 per renit 0. 24 la 
don 0. 26 preti P. 27 manque P. 28 parcit 
O. 29 manque V. Hl des 0. 



e venc lo8 8autz menutz pel prat flurit: 
8Ìei ome lo8 8egueren, que 8on ardit. 
Terric8 cridet: "Âuriu, vilh, cau, mu8it, 
de la cavalairia vo8 vei giquit, 
tau V08 vei entreÌ8 vo8tre8 que*u8 an 5 

cobrit." 
E Drauguee re^pondet: ^'Yeu^ mi Ì88it. 
leu no amiei anc home que mo mal 

git." 
E brochet lo caval, veu8 Ten 8alhitl 

yeu8 Talferan el camp e Tarabitl 
E Ihi va88au 8'en 80 aÌ8Ì ferìt, 10 

lor e8cut 80U traucat, frah e partit, 
e Ihi au8berc fau8at e de80ofit. 
yeu8 Draugo per lo camp mort e delitl 
MaÌ8 d*un* auna perpre8 de fre^elit, 
la lan8a ei gonfaino8 d'oltr' en Ì88Ìt. u 
Ha8TerrÌ8 fetz que 8avÌ8, que laih gequit, 
quar ro8cut e ï'au^borc e88em8 co8Ìt, 
ma8 noi tochet en cam, Dieu8 re8carit. 
Draugue8 retorna al8 80U8, que 80 marit. 
yecvo8 Terric de Taigua al plan Ì88Ìt!io 
Lor e8cala8 van jondre de tal e^trit, 
viratz e8cut traucat, tan pih8 ubrit 
e tanta te^ta ab elme de buoe partit 
e tan pe e tan ponh e tant aurit; 
la clara aigua d^Arcen tota *n cobrit, ts 
del 8ano que ieÌ8 del8 mortz enroge8Ìt. 
Ben agro Ihi Drauguo restom ba^tit; 
80 no fo8 morz lor 8euher, foeso garit, 

1 per prai 0. 2 qnen 0. gamit 0. 
3 criae 0. aorine Me. (arive Ho. anrme Mù)y 
a la rinc 0. b quc f'c. 0. 6 nes men aiuit 0. 
7 gnit lia.P. 8 ues len 0, ve los P. 9 cl 
gap O. 10 8C snnt O. IH lo conbe 0. 14 car 
uno — dcl fraÌ88clit O. 15 doltrc cn O, de lui 
P. 16 e T. de la soc qui li geocit 0. 17 aue 0. 
18 lescremit 0. 19 drange en torne les •• 
quin snnt 0. 20 al| del P. 21 eltrit P. 22 trau- 
car HoMa. 23 bot 0, bmcs Ba.P. 24 tan 
Ho. Ba. aoit 0. 96 quen eis 0. 88 ie lor ioil- 
ber no fos (mors manque) P. 



S9 



Xn- SIÈCLE. 



40 



qu*era se tec Terris per esoarnit, 
que noD ac de vÌDt milia mil acomplit. 

Mancea i Angevi e ToroDJatz, 
celh foro davas Karle vint milia armatz, 

5 yestitz lo8 blanoa ausbercs, elmes lassatz, 
808 lo8 elme8 enclis e enbronchatz. 
De gran batalha far van co88Ìratz, 
cum veltre^ en cadena, que 08 amoraatz. 
Lo com8 Jaufre8, lor 8enher, lo8 a guidatz, 

10 per mieh lo ga d' Arcen oltr' a pasaatz. 
En apres pa88et Kar1e8 e 808 bamatz. 
Enquar noi 8ab Girartz ni fo membratz, 
per lo dol de son paire, que es grans 

assatz, 
quan Folques paraulet cum om senatz: 

15*^A la fe Dieu, Girart, lo dol laissatz, 
pos lo ducs es absoutz e cumergatz; 
e quant el poira estre, sia vengatz.** 
Adonc es 6 la sela Folques poíatz 
e sobre una asta nova s'es apoiatz, 

to tomet s'en vas los seus e ditz lor: ^Tatz! 
Senhor, franc chavalier, or m'escoltatz: 
quant seretz en restorn ab els mesclatz, 
feretz i aucietz e derocatz 
tan que vos en siatz d'oltra passatz: 

S5e puis trastuh essems sobr'els tornatz: 
mais val assatz proesft que malvastatz." 
E siei home respondo: ''Que predicatzP 
Mas anem los ferir davas totz latz." 
Adoncas fo restorn fort, abduratz. 

80 Bos e Folqu' e Seguis e Ihi melhor 
foro mais de vint milia comensador. 
Yiratz d*aur e d'argen ta gran lugor, 
d'asier e de vernitz tal resplandor, 
tanta lansa trencan ab auriflor 



e tan donsel adreh envaidor. 

En apres so vengut Ihí feridor, 

Pons e Ricartz e Coínes, bon ponhador. 

Or chavalgua Girartz ab gran legor. 

Dons Odils venc, sos oncles, un pauc ( 

en por. 
D'aquesta reiregarda vos trai auctor, 
que 80 seisanta milia abdurador, 
que 80 be de sembel apropchador. 
Òn sab son enamío, sobre Ihui cor 
e si lo vai ferir de tal vigor lo 

que del caval lo porta a terra por. 
Or chalvagua Girarts ab gran baudor 
contra Karlo Martol, romperador, 
e Karles venc vas lhui,ab sa feror: 
vecvos una enquansa de gran dolor! 15 

Lai on las oz s'encontren en un plan bel, 
uo'i ac foBsat ni barra, bos ni ramel. 
Angevi van pmmier e Ihi Mancel, 
lo coms Jaufres d'Angieu e Torongel. 
Ab Girart so vint milia eu un 8embeI,so 
no'n i a un trop vilh ni barbustol: 
Bos e Folqu e Seguis on so capdel. 
Lhí un crido Yalea, Ih' autre Rossel, 
e Ihi plusor la senha Karlo Martel. 
Si com falx pren sa ponha, quan fer ausel, t5 
de tal eslais se corro Ihi jovencel: 
no*i a ta fort escut, non escantel, 
no fenda o no pertus o no arcel, 
asta reida de fraisser, que no astel; 
no*i a ta fort ausberc', no desclavel. 80 
Yiratz tan dol levar, fresc e noel, 
tanta coissa caer ab 1o turmel, 
e tan pe e tan ponh e tan budel; 
mais en a remasutz en plan estel. 



2 qnil nen a 0. XX. M. P. 3 toloigiaz 0. 
4 XX. M. P. ô vestit P. lelmes 0. 6 toz les 
0. 7 a faire 0. cossirat P. 9 gnidat P. 10 les 
gaz 0. oltre e passat P. 12 nol sat 0, no 
sal P. 18 qnes granz e chaz 0, 16 laissat 
P. 17 mais qnant 0. 18 en sa sele de pie 
montaz 0. 19 e fn dune aste nuene folce a. 
0. apoinatz Mi. 20 se 0. 22 lestor fort la 
duraz 0. 24 e quant vos en serez 0, passat P. 
26 treBtuit prcs lcs cscuz el camp tornaz 0. 
Bobre Is i'. 2G ce sai mclz ualt pr. 0. 29 a- 
dunc hi bien 0. 81 XX. M. P. 32 e daznr 
PO. Inbor 0. 



2 E non preuc 0. 3 bon] li 0. 4 manque 
P. ô pau P. 7 M. P. ladurador 0. 8 ne nc 
snnt de 0. 9 quant veit 0, tan dreit li cor 
0. 11 le met a 0. 12 iror 0. 14 e manque 
0. lô er es uos 0. 16 en] ac 0. 17 ni a O. 
19 Jafîers P. c li tornel 0. 20 XX. M. /'. el 
prin cenbel O. 24 plusBur Mi. lcnsegne O. 
2ô lanzel 0. 26 segnercnt 0. li Ho, Ba. '21 ni 
a 0. UvA non cstcl O. cscaiiC4^1 Mi, Ap/. 28 p. 
on cscuntcl O. 29 r. ne fraignc o nou arcel 
0. fauBser Mi. 30 manque 0, 81 frecs P. 32 a 
■on trumel 0. 33 codel 0. 34 en est r. el 0. 



41 



GIRART DE R0S8ILH0. 



42 



no'D a ni yius ni mortz dedins Bordel. 
Qui ferit et estors d'aquel masel, 
Dieu ac a salvador e Gabriel. 
Ben i feren Mauses i Augcvi, 

(ToroDJatz e Flaraenc, li Baudoi, 
no lor 80 Ihi Qirart de ren adi. 
Folqu' e Bos e Folchiers ab don Segui, 
seilh guido lor companhaspel brulh fresni, 
ensenhas de cendaz e d'aucassi, 

logónfainoB ab aurfres e nou polpri; 
las flors denan lor foro fer aceirí, 
don tan noble vassal receubro fi. 
D'ira qu'en ac Girartz ac lo cor gri. 
Per tant es descenduz desoz un pi 

ue fichet sa senheira latz un marbri, 
un peiro Jantix tems, Devins lo fi, 
c'ayia castel lonc laigua el Rovesi. 
Lodoixs l'a fondut per un mati, 
quant el deseretet aquel aisi. 

loQirartz es au peiro îo gran Devi; 
de las ira8 que ac, Kar1o maudi: 
*'A, reis, DieuB te cofunda, cor de masti!*' 



Era s'en vai Qirartz, engal soleilh, 
S5 per un estreh semdier, lat un caumelh, 

e trobet una fon desotz un telh 

e oolget s'i a I'umbra per lo soleilh; 

e volc se cumdurmir, que ac somelh; 

mas non cugetz del comte, gaire dormel, 
soabans plora dels oilhs, tira'I cabelh, 

ditz, mai8 volgra estre mortz e un campeil 



1 nen est nc m. ne y. 0. 2 e estort 0, en 
lestorn P. 4 tans alinéa Ho. B. ferirent 0. 
5 nutnque I\ toloif^nac 0. 7 bos nc folchers 
nc folcncs (>. 8 lor cnsogncs 0. fraîsnin. ce 
nen en aotres bruclz qncn vo8 deuin 0. 9. 10. 
11 dans cet ardre: 11. 9. 10 0. 11 1. f. des 
fraisnes furcnt O, 12 rcceit grant fin O. 
13 qne ac P. 14 manque P, 15 ficha Mi. 
16 antiftx P. tencns P. de nilafí P, del niel 
elftn 0. 17 qnot ia c. en laige en renolin 0. 
car i a i'. 18 Loloixs JP., Lodois 0. 1i fnndent 
O. 10 e1| 1e O. diqnel 0. 2() cs au] puie el 0. 
dounin O. 21 quila O. 22 ja d. fl naiUc 0. 

25 esteit O. ramcil L. 26 troue unc fon- 
taine L. trober 0. 27 manque L. sen lunbrer 
0. soleih P. 28 endormir L. quil LO. 29 qui- 
daz lA). gaire i O. 30 tire L. 31 d. que m. P. 
melz OL. en pla(i)n c. OL. 



quei reÌ8 ragues auoit, e siei feeilh. 
E sa molher Ihi ditz: "No far, donzel; 
maa preia Damredieu que nos oosselh.*' 

D'aqui s'eu son anat a un rcpaire, 
don 80 mort de la guerra Ihi filh eih paire. » 
Lai auzissatz maldire e filha e maire, 
e maudire Qirart cum se fos laire. 
Entre lo dol e Tira o lo maltraíre, 
8Ì no fo8 8a molher, no vi8que8 gaire. 
Ela es 8avia e corteza e de bon aire, lo 
e no paraula milh8 nulh8 predicaire : 
*Senher, Iai88a lo dol, 8i t'en e8claire: 
to8temp8 fu8t orgolho8 e gueregaìre, 
batalhier8 e engre8 de mal a faire; 
i a8 plu8 ome8 mortz, no 8ab8 retraire,i6 
e lor er8 paubrezitz e tout lor aire. 
Era en pren Dieu8 justizia, lo dreh8 

jutgaire. 
Membre te del prodome del boB de 

Chaire, 
que te det peniden^a de mal retraire. 
Enquer aura8 ta onor, 8Ì la vol8 faire.** lo 

D aqui 8on albergat au8 ortz dauratz 
on parto Ihi cami d'aqueh comtatz. 
Lai aprendo taÌ8 nova8 don fo vertatz. 
Aqui 08 U8 me88atge8 tre8Ìer pa^aatz: 
Karle8 n'ac cen trame8 davas totz latz : S5 
*Qui trobara Qirart, 8*68 amenatz, 
d aur e d'argen Ihi er set vetz pe^atz.'* 
^^Senher/* dítz la comtesaa, 'quar me 

creatz, 
e^quivem lo8 ohasteh e laa ciptats 

1 et lenst le rei mort L. feoil L, feilh P, 
fiell 0. % \w Mû 3 pregen 0, preies L. da- 
medrien P, damliden 0, damledex L. quil OL. 
4 E de qui (diqui) crberìct OL. 5 son Mi., 
sa OL. et f. ct L. 6 laij c OL. auisei \o 
filh la m. P. 7 manque OL. 11 e] que 0. 
no] 8i L. can p. L. 14 de ton afaire OL. 

16 loB P. m L, i8 0, as P, apouris L. tot P. 

17 E en 0. 18 saint ome OL. del sarmonaire 
L. 19 penitensa Mi. co i1 te conseilla dcl L. 
20 ta manque L 21 E daiqui erberiet a (as 
L) pors cairaz (miraz L) OL. 22 c passcnt 
(p>a88e) OL. dc sct c. OL. 23 aiqui aprcnt OL. 
qui fun 0, qui st L. 24 par ioui est m. OL. 
25 que k. a mcsages tramis 1. 1. L nVenvers 
0. 26 si Ta menatz P, 8i cst m. 0, scit li 
m. L. 27 cenz vez O, un ueis L. pesats P, 
comblatz L. 



48 



XII« SIÈOLB. 



44 



e totz lo8 ohaYalien e'ls poestatz, 
que la feuDÌa es grans ei cobeitatz. 
Quar, senher, vostre nom 8Ì lo oamgatz/* 
Et el Ihi respondet: "Si oum vos platz.** 

sAqui eÌ8 s'apelet Jolcun Malnatz. 
Ab un luorier felo 08 alberjatz: 
fels es, ma8 sa molhers 08 plus assatz. 
Lai Ihi pren malaudia don fon greiatz 
que de uchanta dias non fo levatz, 

10 tro la nuh de Nadal que Dieu8 fo natz. 
L 'osdes lo fetz gitar de son palatz, • 
en Tarvolt d'uii celier, desotz U8 gras. 
Aqui ao la oomtessa dolen solatz. 
Oirartz jac en Tarvolt, no'i ac sirven, 

15 mas 8a molher quei sierve molt dossamen. 
Ab tan veu8 Michael que a lui ven: 
Dieu8 lo Ihi a traines tot veramen. 
Cel Ihi portet un drap, denan loih ten : 
"Dompna, per amor Dieu omnipoten, 

2oque nasquet per tal nuh en Besleen, 
me talh e cos d'est drap un vestimen'M 
Ela ditz: '^Yoluntiera.*' Sempres lo pren, 
talhet lo ei ooset de mantenen. 
A Tosde comtero cilh seu sirven: 

25 ''La pautoniera cos molt vistamen." 
EI Ihi trames vestir d'un seu paren, 
mandet quei cozes tost e non jes len. 
Ela ditz al messatge molt umilmen: 
''Amios, ieu en oos un a plus manen, 

1 els] les L. 2 ntanque L. la numque P, 
e c. P. B biaa sire L. car le L, car o 0. 
5 mezeÌB P, es OL. lapeleit L, sapele 0, 
iocel OL. maniaz L, mancaz 0. 6 ab] a 0. 
cbies L. sest L. 7 felonesse feme a L, ca 
felnesse maller 0. e el (il) manaaz OL. 8 ma- 
ladia Mi.t maleaez 0, enferte L. e maaa (mal 
L) assaz OL. 9 carante OE, iorz L, ior O. 
11 il lo fest (lo iist) devalar OL. 12 nn garz 
0. soz nns degraz L. 13 a OL, 14 jaz 0, 
jat L. ni a OL. lô fors OL. sert m. bone- 
ment OL. 16 veas] les es L. angabel 0, 
migael L, an digiet P. 17 qae d. fl a OL. 
18 e li aporte OL. lesten OL, 20 a tal L. 
21 me talnasetz BaJ*. me tailliez e coseiz is v. 
L. dissel Ì8 V. 0, 22 volanters OL. 23 e t. e 
c. OL. molt aistement L. 24 lont comte de- 
maintenent L. 25 mol P. coainent 0. isniaa- 
ment L. 26 e li 0. sirven P. 27 m. li qncl 
(qae le L) cosest (cosc L) OL. tot 0. Jes ntan'' 
aue OL, 28 molt manque L. amihment 0. 
29 men 0. a an P. 



e puis penrai lo sou, si tan m^aten." 

E cel o reoomtet tot aisamen. 

II s'en veno pels degras viassamen, 

a lei de Satanas, iradamen, 

e gitet los de tot son casamen. 5 

Aita mal crestia no vistes anc; 
quar gitar los a fahs foras el fanh. 
Lo coms non ac vertut ni carn ni sanc. 
La comtoBsa lo pres por iniei lo flanc, 
ela fo febla e cassa, de carn estano: lo 
ambedui son caheh dedins lo fanh. 
Us prodom los gardet, que ac lo cor franc; 
fetz de costa sun fuc ostar un bano 
e fetz Ihi faire lieh molet e blanc: 
puis Ihi det venazo e peish d*estanc. 15 

E quant foren caeh amdui el brac, 
laì esblesmet la dompna de dol quo ac. 
Lo prodom I'esgardet si cum Dìeu plac, 
e fetz I'en aportar tot freh e flac, 
fetz far de latz son fuc un lieh on jac, lo 
puis Ihi det carn de bos e peis de lao 
e tenc lo tant ab si tro giierit Tao. 

Uirartz se regardet e jac evers 
e non ac mas los os ei cur o'Is ners. 
^A Dieus,** ditz el, ''tant iest vas mi 25 

teners ! 
Las obras que ai fachas, molt lah me mers. 
Folqu' e Landrix m'o dis, cel de Nivers. 
Bernart, Folchier, Segui, Bos e Qilbers, 



2 0] li OL. reconteirent L. 3 en vient L. 
a vent 0. par OL. aaal corent OL. 6 1i del 
L. bastiment OL. 6 Aitant 0, Itant L. male 
maller OL. 7 co les a fait getar fores 0, co 
ele a fait g. foler L. gitat Mi. fab(8) P. en 
Mi. 8 devant ce vere rfja comtessa non ac ni 
curn ni sanc] /'. 8 a OL. 9 prcnt L. iO man- 

Îue L. ile an fenile caase ecbauc anc O. 
1 manque OL. 12 les gardet (-e) OL. qaa 
le OL. 13 fait de ioste OL. son L. 14 fait 
OL. an lit L. 15 Done li v. peison L. 16 Qaant 
0, Q. il L. cbaagat 0, cacb Mi. 17 aiqai pas- 
met 0, Bi se pasme L. del doel quel L. 18 un 
L. 19 fait OL. 20 lor (lors L) li fes (fait 
L) 1. OL. e let 0. on] un I\ 0, 00 L. 
21 done 1i veneisun peison L. 22 manque L. 
retct 0. ab si manque O. tro] que 0. 24 ot 
8or les 08 L. 1c8 Mi. lo cnìr cus 0, fors 
c. e L. 2ô numqUe L. aj fcî O. envers i'. 

26 las quels oures ai L. mol P. tant L. 

27 Folques L. Tiebert L. 



45 



(URART DE R0S81LH0. 



46 



po8 Tisquiei apres vos, molt fui culyen.'* 
La 8oa bona dompua lo cap Ihi ders: 
'Quars senher, laissa estar la honor que 

pcrs; 
quar, sii mal culhs en grat, melhor 

desers.** 

5 E puÌ8 despon del 8alme David trea vers 
e comtet Ihi de Job cum fon Deu aers; 
(E 8on aermon o ditz sainz Rigobera, 
que 80 fon U8 miracle^ gran8 e apers 
que Deu8 fetz per e8t comte qui tant 

fo fera; 

loquar 8*el no fos faíditz e tant de8er8, 
ja no partis de mal ne fos conver^.) 
Qui yo8 acomtaria Io8 encombrier8 
e las fams e los setz totz per entier^P 
AÍ8Ì cum ditz rescrih^ que 08 els mo8tier8, 

iftyint e do8 au8 fo 8Ì lo fortz gueriers 
que non ac de sa terra quatre denier^; 
an8 08 en Alamanha, don fo FoIchier8. 
Un jorn intra en U8 gas gran8 e pleniera 
et auzit una nauaa de charpentiera, 

*oe 8eguet tant la yia, per Io8 ramiera, 
que trobet a un fuc dos charboniers. 
Li U8 fo gran8 e Iah8 e tenh8 e nier8, 
o utí Hom (JarÌ8 l)ru8, raulro llainiors: 
cel fon U8 petitetz, U8 ramponier8. 

si^EI npolet (lirart o ditz prumicra: 
'Amic8, digatz don 08, peneden8ier8 P 
Quar, portatz eat carbo, aiatz coIier8 
e 8Ìatz del gazanh dreh8 parceriera !*' 
E Qírartz re^pondet: *Don, voluntiers.** 

80 Ab Qirart aon Ihi dui, trei companho. 
Ca8cu8 a pre8 8on faihs, e*I com8 lo 80, 
e 8on Ì88Ìt del bosc per un cambo, 

2 E la Boa Ba.P. e sa bone moillers OL. 4 8i Oi 
se L. mal] ta L. conqners OL, 5 P. li d. des san- 
mes OL, 6 conte L, qui f. OL. desers P. 7-11 
manque P. rogebers L. 9 est] is O, cest L. 11 
dcl L. 12 8ien vo8 comtava totz /'. los] tanz 0. 
18 c (lc8 L) destorbicrs OL. 15 si| pois L. 
ìCì qnìl-a L. 17 manque P. donc (don) fn 
lob(i)er8 OL. 18 un f^aut L. 19 nan Mi. 
20 noiz OL. 21 quil L. 22 cil nns 0. 23 e 
a OL., i ac /'. Bru r, J^runs OL. 24 mantfue 
P. ranproners 26 mantjue L. fi O. 26 es 
penadiers OL 28 de P. parconiers OL. Hl son 
sac li qnens L. faih Mi. 32 per plan OL. 
boc8 P. 



veno a Orliac 8otz Troilo. 
Ca8CU8 8eten denier ven 8on carbo, 
cilh non an plu8 de Ihui miga un bilho. 
Qirartz vit lo gazanli e 8aub Ihi bo. 
Er Ihi do Dieu8 08tal e tal maÌ8o s 

per que pu8ca venir a garÌ8oI 

El8 rua8 d*0rliac, en la 8obriera, 
en una maÌ80 pauca e e^tremiera, 
08 albergatz Qirartz latz la 8auniera, 
Ia8 una bona femna, Dieu almorniera:io 
de Ihies feiro 8ÌrTenta e chamberiera. 
Qirartz 8aub ben d'Ardena la gran cha- 

riera, 
el ao bona vertut, fort e pleniera, 
e portet maior faÌ8 d*una 8aumiera, 
e vai 8oen la rua de la 08teliera. \h 

Aqui fo la comte88a pui8 corduriera, 
que anc non TÌstes de ma8 tal fazendiera. 
No'i a tan richa dompna no la requiera, 
de aaa obraa a far no Ihi profiera. 
Don dizo Ihi donzol e gena lichiera, to 
parlen tot aon auzen e en dereira: 
'Eogardatz qual beutat de carboniera! 
Sii YÌIas del carbo no la fea niera, 
n'aguea ta genta dompna tro a Baviera. 
E, domna proa o aavia o bona obriera,u 
per que prea a marit charbofaziereP" 
Ela reapon, quo fo savia parliera, 
e qui beu lor aaup eaaer o menaongiera : 
''Senhor, merce per Dieu e per aan Piere; 



1 a] en L. manque 0. anrilac OL torilon 
0. 3. 4 iniervtrtie OL. boton L. 4 veit 0. 
le Mi. semblat li L 6 poissent 7 E las 
P. Es OL. 8 en] aveit L. e manque OL. 
9 la herberge L. latz] chies OL. 10 cest nne 
yeve f. bone a. OL. 11 sirvent OL. 12 gran 
manque 0. 13 il a OL. 14 manque OL. 15 on 
herberffiere L, obergere 0. 16 iluec L, esloc 
0. pni P^ pui8 manque OL. taillendere OL. 

17 con no O. quonqnes ne fu L. ta f. /'. 

18 ni a donne (dame L) t. r. OL. quere 0. 

19 a fcre L. faire 0. 20 e diunt cil OL. le- 
fpere OL. 21 parolent 8on L. 22 la b. ca c. 
OL. 23 Ses OL. de OL. carbons L. 24 bele 
L. dedinz L, dinz 0. 25 ui 0. dona P. C>>r- 
teise e proz L. savia] gente OL. 26 qnas p. 
OL. charbofaziera P. 27 saive 0, feme L. 
28 manque P. lor sat O, le sot L. e manque 
0. 29 saint Pere (Piere) OL^ samiera P. 



47 



XII- 8IÈCLE. 



48 



trobet me orfanina, pauca bergiera, 
e prea mi a molher, Dieus Ihi o miera, 
e puis mi fetz apenre a corduriera. 
No sai plus gentil ome de Ihui on quiera, 

squ'el non es de sai mar d'esta ribiera. 
No*n i a ta felo de mala tiera, 
ab sa dolsa razo tot no'l oonquiera." 

Lo gaanhs del carbo venc pertalen: 
ilh lo fan, cil lo porta e si lo ven. 

loYint e do8 ans s'en van aisi viven 
entro qu'a una festay quaremprenen, 
vassals que deu quintana lo jor la reu. 
Fai lalo ooms Ooltelmes e'I dux d'Aiglen. 
Oirartz la vai vezer ab I*autra gen 

16 fo lonhet dels autres, en son jazen, 
entreis bratz sa molher que char lo ten. 
La dompna los vassals vit burdissen 
e membret Ihi de lonh del noirimen 
de Oirart que solia far issamen. 

soTal dol n'a a son cor, per pauc no fen; 
I'aìgua Ihi chai dels oilhs e Ihi dissen, 
8U8 la barba Oirart Ihi vai chazen. 
E lo coma se droBsot, ditz sou talen: 
'Dompna, er 8ai de ton oor que 8Ì repen. 

tsQuar t'en vai, dompna, en Franaa, e 

mantenen, 
e ieu te jurarei 8uis sanhs verten, 
ja maÌ8 no mi veiraa ni tiei paren." 
"Era auh," so ditz la dompna, "sen de 

joven. 
Ja Damridieu non plaasa omnipoten 

1. 2 me — pres manque P. ponre L. 2 me 
prest 0, lo lì OL. Iho desierva P. 3 costorìere 
OL. 4 enquera 0. 5 qail nest pas de L. ges 
en sa tera P. Vers corrompu, 6 ni a nn t. 
OL. ni de mal eira P. terre 0. 8 talan P. etc. 
U cil lc OL. il le p. 0. lo vcn 0. 10 se tiiit 
L, vont 0. ailmement L. 11 entro a Ha.Py 
entrosqaa 0, dcsi qaa L, líaresme intran 
Ba.P. qaarempnent L, car en pernent 0. \2 
qae om basti qu. gran esforçan Ba.P. rent 
OL. 18 e ait 0. aait la li dax iociaames 
li d. L. 14 ab] e L. 16 lomef 0. 16 molhers 
/'. 17 veit 0. 18 del tnanque 0. 19- 49. 16 
manque L. 20 e ac tal dol el cor 0. 21 e 
len O. 22 sor 0. 28 lan dresset P. 24 ke 
tes cors aers mei r. O. 25 care ten v. en f. 
8cnz maitenent 0. 2iì c manque 0. sor sains 
0. vertans P. vercent 0. 27 ne me 0. 28 eenz 
0, cen P. 29 damidrieu P, 



que ja vos degurpiaqua a mo vívon; 
certas abans aalhdría en fuc arden. 
Senher, per que parlatz ta malamenP" 
E lo coma la baizet de mantenen. 

"Senher, ae moa cosaelha en fo8 auzitz, 5 
no8 tornaasam en Fransa on fos noiritz. 
ler ac vint e dos ana qu'en foa iaaitz 
e 68 totz de nial traire rotz e frunitz; 
e 8Ì podetz trobar I'emperairitz, 
a cui vos fustea ja amica plevitz, lo 

ja non er ta fels Earles, lo seus maritz 
no V08 en quiera plah, don ers garitz." 
E Oírartz respondet: ''Ben es que ditz: 
e ieu lai m'en irai, totz aoi garnitz.*' 

Lo coms Oirarts en pren son cosaolh 15 

breu: 
^No laissarai per re per man non leu." 
EI ac la messa auzida a sanh Ândreu, 
e a preíat lo saint e Damlideu: 
*ReÌ8 del cel, met en cor al senhor meu 
que*m perdoue sa ira, el e Ihi seu, 2o 
per que'm renda m*onor e tot mo feu." 
PuÌB 80 niot cl canii, molt o fai greu: 
al dijos de la cena, semblan romeu, 
albeget a Orlhes, a Tost Arveu. 

Arveus li ostaliers fon ben antis: 25 
el apelet Oirart e si Ihi dis: 
''Don estes vos, amicP De qual paisP 
Quar anatz a la cort, si es esmis, 
e preiatz la reina que vos vestis." 
''Per Dieu'', so ditz Oirartz, *^no*n soiso 

apris." 
'Senher," ditz la comtessa, ''siatz pervis 
e no vos esmaguetz, cars dos amis; 
parlatz ab la reina per qualque gis". 
Lai n'es anatz lo coms molt a cnvis. 

1—3 = 3. 16. 33. 34. 0. 1 que cu ja vos 
gerpis 0. 2 ne mais can me s. O. certans 
Mi. 4 de] scnz 0. 7 X. X. 11. P. or a O. 
que nes O. 8 e cssez de 0. fraitiz O. 11 K. 
808 m. 0. 12 en] i 0. er P. 13 bens O. ben 
avetz ditz /'. 14 e manque 0, 15 brien etc. P. 
16 manque P. 17 a 0. 18 i Ba.P. p. sancta 
Maria e dicu /'. 20 quc mc pardunt O, 21 mes 
terres 0. tot manque 0. 22 mes O. 23 de] 
a P. 24 orlins chies luste ^rreu 0. Erucu O. 
25 Arvius 7', Erucus 0. 2(> E O. molt gcnz 
li 0, 21 es O, 28 si serez mis 0, 30 non 
Ho, 32 du cars 0, 33 paraulaz o lei 0, 



49 



UIRAUT 1)B ROSSILHO. 



50 



eDtreis autres romieus Qirartz s'asis. 
Ab tan vecyos Aimar, clerc de Parisl 
E quant el vi Qirart, fet un fin ris: 
'Yozetz aizel truan ab cel cap grÌ8: 

»ben pogra gazanhar don el vesquis/* 
Donc ac paor Qirartz, quei conoguis 
e no fo ges segurs qu*en anes vis. 
Lo dercs si trais vas lui, pel ponh lo pris: 
^'Don, Yila pautonier, sai que quesisP 

10 Si no ra^era per DieUy ieu vos feris." 
E leyet lo del renc e lo partis. 
Qran joi eu ao Qirartz, quan lo gurpÌB. 
El venc a la comtessa e si li dis: 
'Techat uos a menatz on cest paîs.** 

15 ^'Senher,'* ditz la oomtessa, ^^sabs que 

diraiP 
Per Dieu, no te qual metre en tal esmai : 
quar icu ai bon cosselli que tc dirai. 
Doma sera divendres qu*om per Dieu fai. 
Encanuh la reiua on cercha vai: 

soquan sera au mostier, anatz en lai, 
bailatz Ihi est anel qu*ie*U8 passarai; 
ela lo Yos donet de cor verai 
ab tot sa drudaria vezen Qervai 
ei gonfano de Fransa e Bertelai. 

t5Seuhor, bailos lo mi, ieu lo gardai: 
per nulh bezonh qu^agues no lo laisai.*' 
E Qirartz respondet: "Meravilh u'ai. 
Quan vos Tanel avetz, lai m^en irai.*' 
Lo joms es espasatz, ei sers vengutz. 

at Quan la nuhs fo venguda, rescurs cazutz, 
adonc fo grans la noisa e lo tabust 
de monges, de canorgues, de clercs menutz. 



La reina au mostier en va pes nutz, 
e Qirartz se levet, lai n'es vengutz. 
A un altar desotz us arcs voltutz 
lai la trobet oran, ab pauc de Ihutz. 
Ben prop de lies si trais, no se fetz mutz: 5 
^^Domna, per amor Dieu que fai vertutz 
e per amor dels sanhs qu*avetz quesutz 
e per Qirarl, lo comte, que fon tos drutz, 
dompna, te quier merce, que tu m'aiutz.'* 
La reina respon: ^^Bos om barbutz, lo 
que sabetz de QirartP Qu'ea devengutzP'* 
^^Dompna, por totz loo oanliB que voo 

preiatz 
e per amor del Dieu que adoratz, 
e per aquela verge don el fo natz, 
8Ì V08 Qirart lo comte si teniatz, i5 

quar me digatz, reina, qu*en fariatzP** 
La reina respon: '^Bos om barbatz, 
molt fazetz gran pechat que'm conguratz. 
Donat i volgra aver quatre ciptatz, 
per que lo ooms fos vius e agues patz to 
e tota la honor don fo gitatz.** 
Donc s'es lo coms de Ihies fahs plus privatz 
e bailet Ihi Tanel, e ditz: ^^Yeiatz! 
leu son aquel (3irartz don vos palrlatz.** 
E quant ela lo tenc, conoc rassatz. 15 
Adonc noi fo divenreo sanhs redopdatz, 
en cel luc fo Qirart cen vetz baizatz. 
E apelet Aimar, clergue letrat: 
^'Cest om es de ma terra noiritz e natz 
e apertenc al meu sos parentatz. so 

Queretz me Benacis sii m*amenatz." 



2 a tan es A. 0. 3 il veit 0. fai Inn fein 
O. 4 vees nos cen t a cen 0. 5 enqnel pont 
g. de qncl garis O, vÌ8(|nc8 I\ 8 c cii se trait 
0. pcr poin 0. 9 ke ca O. 11 e len p. 0. 12 a 0. 
1.^ nen 0. 14 en Ì8 0. 15 sa bas 0. 17 trobe 
L, ai OL. 18 qne o I\ per den 1o sai L. 20 e 
cnin or nn O. rcn 0. 2Î liaiHc OL. pc88a ni /*. 
qnc icns i'. qnen te dirai 0, qne te dorrni L. 
22 qnc clc vo8 OL. vczcn ^crvai /'. 23 dc cm 
vcrai /*. 24 uuinque 1\ 2ô tn (tn el) mc bailaz 
(baillas) OL. gel te g. L. 26 p. b. qnensson L. 
qne a. P. onc nel L, an non 0. 27 qnar ben lo 
sai OL. 28 e de8po8 lo volez O, pois que vo8 
le V. L. 29 Car le jor e8 passaz 0, Icel J. est 

{». L.eL. 30 qne OL. meiade OL. rescnrs] lor 
er (loi) OL. 31 Unbnz OLj rabnst Mi. Apf. 



1 en manque L. tos nns L. lan es 0. 3 man- 
que L. 4 ct la reine orot soz lars volnx L. 5 si 
fcin 0. 6 dona P. 7 lamor L. qne a P. 8 e 
p. lamor g. L. lo comte manque O. 9 te cri O. 
tnl re 0. 10 li dist OL. 11 qne es P. 13 lamor 
OL. 15 ci neiaz L, Ì8 loc v. 0. 16 qncn. 19 i 
nutnque O. fp voldrcic avcir mi8 h. trcnte OL. 
20 vesqnist L. i P. 21 e trestote lenor L. 24 
qncn 8ni (>. gc fni qnon a cel comte L. diiaz 
0. 25 el tint Inncl L. lo a. /'. 26 venres P. 
onqnes lais (la) lo (li) d. ni fn gardaz Oìj. 
27 en Ì8 loc O, maintenant L. set OL. 28 i 
JPf manque OL. naimar 0. clers bien 1. L. le- 
tratz Mi. 29 aiqnit (iqnist) est de la terre dnn 
en (donc ge) sui naz OL. 90 I T. a mei //. 31 
Ben.] licuaese L. cìl i' 8in O. menmenaz L. 



51 



XII' SIÈCLE. 



52 



Cel ditz: "Voluntiors, dompna." Lai n*08 

anatz. 
Fetz sas donzelas totas traire a un latz. 

La reina Girart pres per lo col 
e baiset lo soen, qu*amar lo sol; 
5traÌ8 lo a una part desotz rarvol 
demandet Ihi tot que auzir vol: 
e cum el Ih'o comtet ac ne gran dol. 
^'Senher, on es ma sorP" "Dompna, 

lai for, 
en Tospital Ârveu, Palbergador. 
10 Anc mais om no vi dompna de sa yalor. 
De mil vidas non agra jes la menor: 
mas ela ni*a guorit por sa dolsor 
e per son bon cosselh e per s'amor, 
e m'a sai fah venir ab gran paor." 
i6^^Don, no vos esmaguetz, qu*eu ai la flor 
del cosaelh de la cort remperador. 
Tan bon aver de pretz e monedor 



lor ai donat que m'amen tuli Ihi melhor. 
Non queiratz ja vos autre mantenedor, 
80 ieu ad est be8onh no vos socor; 
tot aital cum ieu vulh iei, mossenhor." 
Apelet Benacis, lo cantador 5 

del mostier de la crotz al salvador: 
^'Albejatz est romieu, Ihui o s'oisor. 
De ma terra fo natz, si n'ai tendror, 
foro d'un Ihinatge nostre ancessor. 
E fazetz lo per mi tan celador lo 

que noi sapchan la fors cilh gabador, 
chavalier ni sirven lauzenjador." 
E col ditz: '^Yoluntiers." De joi lai cor: 
dins sas cambras lo mcs, en la molhor. 
Lai entret la reina ab sa soror, i5 

e remairo defors siei menador. 
No vos quier ja comtar lo dol nii plor 
ni las razos que tenon lai entre lor. 
No*n parti la reina tro vi lo jorn. 



CERCALMONT. 

Ms. de Moâène, fol. 196* (DJ, Ms. de ParU, /r. 12472, fol. 61 (f). Cf. Muêsafla,. Del codiee 
Estense di rime provenzaU, Vienna 1867, p. 445 9. — Meyer, Èecueil d'anciene textes, Parie 

1877, I, 70 (Me.). 



Per fin' anior m'osjauzira 
tant quant fai chaut ni s'esfrezis. 
Toz tems serai vas loi aclis, 
mas non posc saber enquera 
si poirai ab joi remaner 
e*m voldra per seu rotener 
cella cui mos cors dezira. 

1 e cil d. V. OL. dompna manque OL. la 
est L, 2 íait OL. traire totas P. 3 pres g. 
P. Ele (ore) baiset (- e) g. pres lo per col OL. 
4 e hi li bon asaz OL. qoe a. P. ô e trait la n. 
OL. 6 tot] 00 0, ce L. 7 e si co il li comte L, 
e com il 1i c. 0. el(eì en a dol LO. acjne Mi. 
8 por OL. 9 ostal de aroiu P. 10 anne vit 
mai8 d. 0, gefi ni onques d. L. 11 mile 0. 
nogesse 1. 0, noguisse L. jes] pas L, manque 
0. 13 e a (o) OL. (bie). s'onor P. 14 fait ca 
OL. 15 que mai O, quant gc ai L. 17 moua- 
dor 0. 

18 Ordre des etrophes dane f: 1. 5. 3. 7. 2 ab. 
4c— g. 4 ab. 2c— g. 6. 23 om Me. Ba. Of. 



Soígiiors dompnas guorpira, to 

s'a lei plagues qu'eu li servis. 
E qui*m diria m'en partis, 
faria'm morir des era, 
qu'en autra non ai mon esper 
noit ni jorn ni matin ni ser, ss 

ni d'als mos cors no consira. 

Qes tant lcu no l'enquosira 
s'eu sabes cant greu s'afranquis. 
Anc res no fo, no s'umelis 



1 tuh manque 0. grant et menor L. 2 e 
non (ne) qrez iamais m. LO. 3 se deu aquest 
0, se aiquest L. 4 comme v. 0. 6 manque 
P. 8 de la melhor P. 10 et siel íaìtes eissi 
por meie amor L. 13 ioie i cor L. 14 les 
mct L. gcncor OL. 15 c sa L. 16 li m. L. 
17 uuil L. acumtur OL. lo d. le p. L. 18 man- 
que PL. lai tnanque 0. 19 troB 0, ainz L. 

28 tant leu Ba.D. 



58 



CERALMONT. — MARCABRUN. 



54 



vas amor; mas ill n'es fera, 
e domna noD pot ren valer 
per ríquesa ni per poder, 
se job d*amor no TaBpira. 

5 Ja de 808 pe8 no'm partira, 
8Ì'l plague8 ni m'o con^entis, 
e 8Ìyal8 d'aitant m'enrequÌ8 
que dÌ88e8 que ma domna era, 
e del plu8 fo8 al 8eu plazer, 

10 de la menzonja o del ver, 
o*ab 8ol 8on dig m*enrequira. 

Entro joi remaiug et ira 
ade8 quant de leis mi partÌ8; 
qu'anc poÌ8 no la vi qu'ela'm dÌ8 

i5que, 8Ì l'ame8, ill m'amera. 
Al re no 8ai del 8eu Yoler; 
ma8 ben pot ma domna 8aber 
qu'eu morrai 8Ì ganre'm tira. 
Gen8er domn'el mon no*8 mira, 



bell* e blancha plu8 c*U8 hermi8, 
plu8 fre8ca que ro8a ne IÌ8. 
Ren al8 no m'en de^e^pera. 
Dieu8, 8Ì poirai Tora veder 
qu'eu po8ca prea de lei jazer! 
Eu non, quar vas mi no*8 vira. 

Toz mo8 talen8 m*ademplira 
ma domna, 8oI d'un baÌ8 m'aizÌ8, 
qu'en guerreiera mo8 yezÌ8 
e fora Iarc8 e donera 
e'm fera grazir e temer 
e mo8 enemice bas chador 
e tengra'l meu e*l garnira. 

E pot ben ma domna 8aber 
que ja nulz hom de mon poder 
de meillor cor no'ill 8eryira. 

E 8Ì'm fezea tant de plazer 
que'm IaÌ88e8 prea de 8Ì ja^er, 
ja d*aque8t mal non morira. 



10 



15 



MARCABRUN. 

î. Jlfir. ffe htri8f fr, Srì6,foL 17 :i* (€), — JÌppfl, h'CvenMlhcJte Chreêtotnaihie, p, M (Áp.); 
Cre*cini, MantuttHio provenzalc, Verofut 18192 — 94, p. 12 s. II. Mee, A C I K È T. 
Appel, ProvenzaiiseJte Chreetomathie, p. 101 s. (Ap). ÍII. ìíe. du Vaíicain 5232, fol, 2T (A), 
M99. dc Varie,fr. 8ôfí,foL t77* (C)\fr, 22543, foL /í» (H) , - Diez, Lében unA Werkt der 

Tronbinlmire, T êd. Leipzig 1882, p. 37 ss. 



I. 

A la fontana del yergier, 
on I'erb* 08 yertz jo8ta'I grayier, 
a Tombra d'un fu8t dome8gier, 
cn aiziinent de blanca8 flor8 

t5 e de noyel chant costumier, 
trobei 8ola, 808 companhier, 
cela que no yolc mon 8oIatz. 

So fon donzel' ab 8on cor8 bel, 
filha d*un senhor de ca8tel; 

90 e quant eu cugei que Tauzel 
li fe88on joi e la yerdor8, 

4 lespira f la spira Ba.Me.D. 7 E sol que 
d'a. Ba.D, 13 denao lei p. Ba.D. 15 8i ames 
Ba.D, mì a. Ba.D. 16 Mas eo no sai lo s. 
Ba.D. 19 G. en es m. Ba.D, 

22 era. 25 novelh eic, 27 selha. vol. 90 
ìenZeU. 



e pel dou8 termini noyel, 
e que entendes mon fayel, 
to8t li fon 808 afara oamjatz. 

Del8 olha ploret joata la fon 
e dol cor 808piret preon. 
"Je8U8,*' di8 ela, ^^reia del mon, 
per yo8 mi creia ma gran8 doIor8, 
quar yo8tra anta mi cofon, 
quar li melhor de tot est mon 
yo8 yan 8eryir, maa a yo8 platz. 

Ab yo8 a'cn vai lo meua ainica, 
lo bels e'I gen8 e*l proa e'l rica; 



25 



80 



4 Hai Ba.D. 10 E'n fora Ba.D. 17 sans 
alinéa D. 

22 t mi r. mo8 a. c? Ap. 23 hnelhs. 25 
reys etc, 26 gran. 28 meflor. 90 amicx ffc 
Sl^els gens. 



55 



XII* SIÈCLE. 



56 



sai m'en reman lo grans destrics, 
lo deziriers soven ei plors. 
Âi, mala foa reis Lozoics 
que fai los mans e los prezics, 

5 per quei dols m'es el oor intratz!'' 
Quant eu rauzi desconortar, 
ves leÌ8 vengui jostai riu clar. 
"Bela," fi'm eu, "per trop plorar 
afola oara e colors; 

10 e no Y08 qual dezesperar, 
que cel que fai lo bo8c folhar 
Y08 pot donar de joi a^satz." 

"Senher," dÍ8 ela, "ben o cre 
que Deu8 aia de mi merce 

16 en l'autre segle per jasse, 

quon assatz d'autres peccadors; 

mas sai mi tol aquela re 

don joÌ8 mi crec; mas pauc mi te, 

que trop 8*e8 de mi alonhatz." 

so 

II. 

L'autrier jo8t* una sebÌ88a 
trobei pastora mestissa, 
de joi e de sen massissa. 

t5 E fon filha de Yilana, 
cap' e gonel' e pelissa 
Yost e camiza treslissa, 
sotlars e caussas de lana. 

Ves leÌ8 YÌnc per la planissa: 

30 "Toza," fi'm eu, "res faitissa, 
dol ai gran del Yen que'us fissa." 
"Senher," so dis la Yilana, 
'^merce Deu e ma noirissa, 
pauc m*o pretz sii Yons m'erissa, 

86 qu'alegreta sui e sana." 

"Toza," fi'm eu, "cauza pia 
destoutz me sui de la Yia, 
per far a yos companhia; 
quar aitals toza YÌÌana 
no pot 808 parolh paria 



pastorgar tanta bestia 
en aital loc tan soldana." 

"Don,'' fetz ela, "qui que'm sia, 
ben conosc sen o folia. 
La Yostra parelharia, 
senher," 80 dis la YÍlana, 
"lai on 80 tanh si s'estia, 
que tals la cui' en bailia 
tener, no*n a mas rufana." 

"Toza de gentil afaire, 
caYaliers fon Yostre paire 
que'us engenret en la maire, 
car fon corteza Yilana. 
Con plu8 Y08 gart, m'es belaire, 
e per Yostre joi m'esdaire, 
8Ì fossetz un pauc humana." 

"Don, tot mon linh e mon aire 
Yoi roYertir e retraire 
al Yozoig et a l'araire, 
senher,'* 80 dis la Yilana; 
"mas tals se fai caYalgaire 
qu'atrestal deuria faire 
lo8 8eÌ8 jorns de la setmana." 

''Toza," fi'm eu, "gentils fada 
Y08 adastret, quan fos nada, 
d'una beutat esmerada 
sobre tot' autra Yilana: 
e seria'us ben doblada 
8Ì'm Yezi' una Yegada 
sobeira e yos sotrana." 

"Senlìor, tan m'aYOtz lauzada, 
que tota 'n sui enoiada. 
Po8 en pretz m'aYotz loYada, 
senher," so dís la Yilana, 
"per 80*n auretz per soudada 
tií partir 'bada, fol, badal' 
e la muz'a meliana." 

"Toza, fel cor e salYatge 
adomesg' om per uzatge. 
Ben conosc al trespassatge 
qu'ab aital toza Yilana 



10 



15 



85 



80 



85 



40 



2 els. 7 lieys. 11 bcIIi. fulliar. 13 crey eic. 
18 joy. 

31 d. ai del freg que vos Ap. d. ai del ven 
R. car lo freitz AIK. pisa lÊ, 



2 loc tan] luec tan CR^ forest A, terra Ap, 
IKT. 13 fon Ap. ACRT] es BaJK. 32 totan 
seri* enveiada Ap. T^ CR tnanquent. 38 fel 
CR] estranh Ap,AIK. Bella musa me lia 
elestragn cor o salvatge T, 



67 



MARCABRUN. 



58 



pot hom far ric companhatge 

ab amistat de coratge, 

quan rus Tautre non engana/* 
^'Dou, hom coitatz de folatge 
5 jur' e pliu e promct gatge. 

Si*m fariatz homenatge, 

senher/' so dis la ^îlana; 

^^mas ges per un pauc dMntratge 

no Yolh de mon piuzelatge 
10 camjar per nom de putana.'* 
'^Toza, tota creatura 

rcvcrtis a sa natura. 

Parelhar parelhadura 

devem eu e yos, vilana, 
15 a l'abric lonc la pastura: 

que melhs n'estaretz segura 

per far la cauza doussana.'* 
^^Don, oc; nmB scgon dreitura 

cerca fols sa folatura, 
to cortcs cortez' aventura, 

ei Yilas ab la vilana. 

En tal loc fai Bens fraitura 

on hom non garda mezura, 

80 ditz la gens anciana." 
t5 'Toza, de vostra figura 

non vi aUtra plus tafura 

ni de 8on cor plu8 trefona." 
"Don, lonh anetz; . . . 

que tals bad' en la pcintura 
80 qu'autre n'espera la mana." 

III. 
Dirai Y08 en mon lati 
de 80 qu'eu vei e que vi: 
I segles non cuit dure gaire, 
85 8egon qu^eBCriptura di, 

qu'eraa faill lo fill8 al paire 
e'l pair' al fiU atressi. 

9 n. V. mon dcspiaz^latge Ba.Ap.ACIKR, 
n. V. nom dc pinzclat^o? J^, 21 1a] %dkDa. 
A1K. 22 tal \oc\Ad,A1KT. mans locs Ba. 
CR. 23 on Ap.T, don Ba.AlK. 26 Toza] 
A1K J^llia Ap.CRT. 28 Don 1. a. non 
B'atara Ba, =• C (satnra), lo chauuccs uos 
ahnra A, locauecs (-aueB /) nos anra 1K, lonia- 
netz nosBatura /?, lo cannetnns aiura T. 

.B2 enj de i4. 83 qne vei CR. 84 1 ntangue 
CR. coich Ay cng CjK. 36 qne Te. CR. 



DesYÌat a 8on oami 
jovens que torn' a decli, 
e donars qu'era sob fraire, 
va B'en fugeu a tapi, 
c'anc douB CoBtans, renganaire, 5 

joi ni joven non jauzi. 

Soven de pan e de vi 
noirÌB ric8 hom mal vezi, 
e 8Ìi tengucB de mal aire, 
BCgurs 08 de mal mati, lo 

8Ì no*i ment lo gazaignaíre 
don lo reprovierB cìbbì. 

Lo mounier jutg' al moli; 
qui ben lia ben doBli; 
e'l vilans ditz traB l'araire: 15 

bouB fruitz eÌ8 de bon jardi 
et avolB fillB d'avol paire 
e d'avol caval roBBÌ. 

EraB naÌBBon dui poilli, 
beill, burden, ab Baura cri, to 

que'8 van volven de blano yaire 
e fan Bcmblan aBcni: 
joÌB e jovens n'ea triohaire 
e malveBtatz eÌB d'aqui. 

MoiUeratz a 8en cabri, t5 

c'a tal para lo coìbbì 
don lo conB eBdeven laire; 
que talB dítz: '^Mob fillB morí", 
que anc ren no'i ao a faire: 
gardatz bou ben bedoi. 9o 

Re no'm val a'eu Iob ohasti, 
o'adoB retomon aqui, 
e poÌB un non vei OBtraire 
moillerat del joo coni, 
an lo tondreB per lo raire 85 

MarcabruB d'aquel trahi. 



2 torncn C. 4 aan A. 8 hom] bo CR. 9 e 
Bi pueyB (bèn R) nol ten ax aire (ad aiie R) 
CR. 1 1 ni no CR. mct Ba.ACR. 12 isBÌ ACR. 
13 Cnm C^. monniers Ba. ACR. uiral CR. 
lòdestra C. 16 hieis ^ 17 maire CJR. 19 no- 
ÌBBon A. 20 belh e. b. C. 21 qeis Ay ane C 
V. blanc en v. C. 24 hieis A. 30 Ben ae CR. 
34 de CR. dò am C. contral r. Ba.A. 



59 



Xn« SIÈCLE. 



60 



UC CATOLA. 

Ms, ဠModène, /ol. 208 (D). 



''Nou po80 mudar, bels auiíos, qu'en 

cliantanz 
uo*u8 enqueira con8Í m'aveu de V08, 
qu'e^tat m'avez adreíz et amoro8, 
franc8 et humifó e blo8 de toz enjanz, 
5 8'aÌ88Ì 08 perduz lo bo8 talanz 
que m'aviaz, quant no8 partim amdui, 
8Ì per altra m'avez en refui. 
S'al prim vo8 fi reu que no*u8 fo8 a grat, 
8i m'aiut Deu8, ben o ai car comprat." 



''Bella amiga, euBegnamenz 08 granz 
de dompnoiar, qui'n 8ap 088or geignoB, 
que tuit 8*ajo8ton gai e voluntos; 
mas al partir en 68 cha8cun8 blasmanz. 
Ma8 eu de vo8 8ui jauzenz esloinanz, 
e V08 de mi no V08 bla^maz, zo*m cui. 
Per zo fai ben qui la mala fin fui, 
car toz faiz creia en la fin o a'abat, 
per c'ab lo ben prenc eu de voa comjat.'' 



5 



JAUPRE RUDEL. 

M99.: ABCDEIKMRSUbegC» Stitnming, Der Traubadour Jau/re Rudel, Kiel 1873, 
p. 44—46 (Si.). Cre9cini, ManuaUito provenzale, Verona 1892, p. 13 9. (Cr.). C/. G. Pari9, 
Revue hÌ9torique UII (1893), — Diez, Lében und Werke der Troubadoure, 2* éd.., Leipzig 

1882, p. 46 M. 



10 Quan lo riu8 de la fontana 

a'oBclarzÌB, 8Ì cum far 80I, 

e par la flora aiglentina, 

0*1 ro88Ìgnoletz el ram 

volf e refranh et aplana 
15 8on doutz chantar et afina, 

dreitz ea qu'ieu lo mieu refranha. 
Amora de terra lonhdana, 

per VO8 totz lo cora mi dol; 

e no*n puoac trobar meizina, 
so 8Ì non vau, al 8Ìeu redam, 

ab atraich d'amor douaaaua 

dinz vergier o aotz cortina 

ab deairada companha. 

PoÌ8 del tot m'eu falh aizina, 
25 no*m meravill^ a'ieu n'aflam; 

car anc genaer creatiana 

no fo, ni Dieua non la vol, 

juzeva ni aarrazina. 



1 Nom pois. 2 CO88Í. 4 tot. 
24 tots jomB St,\ quocx jorns R, tot jorn 
CSEM. 



Ren 08 cel pagutz de mana 10 

qui rou de 8*amor gazainha! 

De doBÌr mos cora non fina 
vaa cella ren qu'ieu plua am, 
e aai que volera m'engana 
8Ì cobezeaa la'm tol; ir> 

que plu8 ea ponheuB qu'eapina 
hi dolorB que ab joi aaua, 
don ja non vuolh c'om m'en planha. 

SenoB breu de pargamiua 
tramet lo vera, que chantam so 

en plana lenga romana, 
a 'n Hugon Brun por Filhol. 
Bo*m 8ap, car gena peitavina 
totz AngeuB e Ouiana 
8*e8gau per lui, e Bretanha. t5 

2 dopneiar qim. 5 jaaszenz e loinanz. 6 
chom cni. 9 pren d. v. 

10 ben es cel St.] et es ben Ba.AB, ben es 
(er R) doncB MRe, per q^es ben IK, cel eB 
ben S. 14 e sai] e cre Ba. St. ABCDIK, ben 
sai S. 23 Bon m'es Ba.AB. 24 de Beiria St. 
DC, qae totz Piteus DIKy qae totz Peiteas E. 
e de Gujana St. e de Bretaigna ABC, e Giana 
(Uiana IK) DIK, e Uiana Jí, bi guazanba E. 
25 loi Cr.ABe] leis Si.Ba. 



61 



BEBNART DE VENTÂDORN. 



62 



BERNART DE VENTADORN. 



I. M». du VaiieaiH 6232, fol. 87* (A); Mtt. de Pari*, fr. 866, fol. 61* (C), fr. 1749, f. 248 (E) 






/r. 854, /ol 29* {I); Ms. du Vatieain 3208, AtU della r. Àeead. dei ÌÀneei eer.IV, w>l lï 
(1886), p. 69 (0); Me. de Veniee, Bibl. de Saini Marc, App. Cod. XI fol. W-», Arehiv fOr dae 
Siudium der neueren Spraehen 36, 409 (V) ; Me. de la Riceardienne 2814 p, 95, Revue de$ langueê 
romanes, i. 42, p. 332 (a). — II. Me. du Vaticain 5232, fol. 94^ (A); Mse. de Parie fr. 856, 
foL 50* (C), fr. 12474 fol. 49' (M), fr. 22543, foL 58* (R); Me. de Veniee foU 55, /. e. p. 405 
(V); Ms. de la Rieeardienne, p. 89, l e. p. 336 (a). — III. Me. du Vaticain 5232, De Lolliê, 
Siudj di fiíohtfin romanza 11 1, 273 $. (A), lilumen/ese dcr Chigùtna p. p. Stenf/e!, Marhurg 1874, 
p. 44 (F); Mes. de Paris fr. 856, fol. 52* (C), fr. 854, fol. 28* (1), fr. 12474, fol 44* (M), 
fr. 22543, ýol. 6S* (R)\ Ms. de Venise, foL 62*, L e. p. 410 (V); Ms. de la Riceardienne, p. 95 
L c. p. 332 (a);-^l\. Mss.: ACDEFIKMRVV. Appel, IVovenzalischr C^resiomaihie, p. 56.— 
Diez, Leben ufid Werke der Troubadours, 2* éd., Leiptìg 1882, p. 16 ss. 



Be m^an perdut, lai enveM YeDtadorn, 
tuit mei amiCy poB ma domna no m^ama, 
et es be dreítz que ja mais lai no torn, 
qu'ades estai vas mi salyatg^ e grama. 
5 ŶeuB per que*m fai Bemblan irat e mom ! 
Quar en B*amor mi deleit e*m sojorn, 
ni de ren al no*B rancura ni's clama. 

AisBÌ co'l peis qui s'eslaÌBs* el cadorn 
e no sap re tro que s'es pres en Tama, 
10 m'cslnÌRBOi ou vaB trop amar un jorii, 
qu^anc no saup niot tro fui en mei la flama 
que m^art pluB fort que no fai focs cn forii ; 
e gcs por Bo iio'ni posc purtir uu dorn, 
aÌ88Ì*m te pres B^amors que m^aliama. 



No*m meravilh bì s'amors mi te pres, 
que genser cors no cre qu'el mon bo mire; 
bels es e blancB e frescs e gais e les, 
e totz aitals cuin eu volh e dezire: 
no posc dir mal de leis, que no*n i es; ^ 
ben n'agra dig de joi, s'eu li Baubes, 
mas no li sai : per bo m*en lais de dire. 

Totz temps volrai Ba honor e bob be8, 
e'lh serai hom et amicB e Bervire, 
rainarai, b« li plaBs* o bo*Ih pos, lo 
qu^om no pot cor deBtrenher bcb aucire. 
No sai donina, volguos o no volgues, 
8Ì*m volia, qu^aniar no la pogues; 
mas totaB rcB pot hom en mal escrire. 



1 lai enves] lai uer 0« de sai (lai) vas V. 
en lai ves Ra. 2 pois J, car /. B non es 
dr. (h. per qaìea non ai CIV. mais talan qne 
lai (qaelia) tom CI. talan qae chant /. jorn V. 
qe ea o. lai torn Oa. i car tant A. qe trop e. 
Ôa. 5 tot jorn mi fai Oa. semblar escor e 
moris O. irat] marit 7, trist V. 6 en amor O. 
semblant e mor a. em d. 0. 7 qae de COV, e 
de a. 8 Si com lo Oa. qoi serca lo chandorn 
CV^ sestaina de calor a. a1 /, del 0. 9 qae no 
/, e non o. re] mo(t) AO. qel es 0. alama 
Oa. 10 mi laisai 0. vas] de AOa. envers lei 
trop an jorn /. 11 E 0. qiea n. nom gardiei 
ClOVa. si Oa. tre qae fai en V. e1 m. a. 12 
Mart a. m* manque A. fort no feira CV^ay f., 
nom fera 0. en] de AO. 13 et ab tot so /, 
qaeraf nom p. de leis V. e de samor a. tom 
Ca. 14 caiiiim IV. amors e men li ama 0. 



1 de samor sim MOVa. 2 car /. q. tan 
gen C 3 e b. e francs e les /, b. e blancs es 
AD, b. e gens es e gaays e blancs e fres C, 
gais e hamils franc e íin e cortes 0. ^s e 
cortes hamils e francil e íinz a, bels noilB et 
gens clars e fis e cortes V. 4 ea] lo C. ni d. 
Va. h n. sai /. mal dir CV. noi es ges C, 
non 1i es O. car non ges V. 6 aael Ba. ACEI. 
qaea o. lagra Oa. de leì V. 8. leis Oo. se li 
s. IV. 7 n. loi o, no lo 0. per aaea lOa. mo 
I. /. del d. IKa. per qael ne laia a. d. V. 
8 sas onors Va, e sonors C 9 e serai (X). 
8. 1i C. e li 8. K. h. amic8 CV. 10 Amarai 
1a (le8 0) Oa. tot o 1i p. o li p. K. o li pes 
C, 8i ben li plati o pe8 0, cai qe plais o cai 
pe8 a. 12 domnam a. o nom o. V. 13 
o. 88 O. 14 Car 0. toU r. (X), lom /. 



63 



XII' SIÈCLE. 



\ 



\ 



64 



A las autras sui aìssi escazutz: 
laquals si vol mi pot vas sì atraire, 
per tal coven que no'm sia vendutz 
ronors ni'l bes que m'a en cor a faire; 

5qu*enoio8 es preiars, pos es perdutz: 
per mi'us o dic, que mals m*en es vengutz, 
qu'enganat m'a la bela de mal aire. 
En Proensa tramet manâ e salutz, 
e mais de bes qu'om no lor sap retraire, 

10 e fatz esfortz, miraclas e yertutz, 
car eu lor man de so don non ai gaire; 
qu'eu non ai joi mas tan com m'en adutz 
mos Bels Yezers e'n Faituratz, sos drutz, 
e'n Âlvergnatz, lo senher de Beloaire. 

15 Mos Bels Yezers, per vos fai Deus ver- 

tutz 
tak c'om no'us ve que no si' ereubutz 
dels bels plazers que sabetz dir e faire. 

ir. 

Quan la douss' aura venta 
to devos vostre puis, 

veiaire m'es qu'eu . senta 
un ven de paradis, 
per amor de la genta 
vas cui eu sui aclis, 



1 Dç Oa. siii sai A. sai hom escazegatz /, 
8iii desescagotz Ûo, son hai mais eschazatz F. 
2 qae cals la, qae se aol mi pot asei atraire 0, 
car onam aol pot sis aol V, a sos ops traire 
CI. 3 ah an Ôa, ah t. V. no C, nom sei car 
0. 4 lo hen el gaag Oa. lo iog nil he qae man 
F. el hes qae man C de f. V. 5 p(r)egar ses 
pron sahcs qes tot p Oa. qaant es iF. G per 
mei lo (me o a) dic qea en sai cofandaz Oa. 
et ica (ca o) sai hcn 67, ct ca noj uuill F. 7 
qe trait ma la fausa Oa, 1a falsa V. castiat 
ma IV. 8—17 manqueni Oa. 8 mansl joy CV. 
9 el ah /. plus A. joy CI. quieu C. lor no 
(no lor F) pot IV. no vos sap C 10 miracles 
A. 11 . . lor tramet zo don eu V. li C. aiso 
CI. 12 tant qant AV. lom F. 13 faì iratz 
C, faitura E. 14 alvergna C. el F. 15-17 
ntanaue CE. 16 Pel F. fai deus tan de a. F. 
16/1 Y com non lo uej no sia ereuhuti del hel 
semhlan et dels hes qe sap faire F. 16 nos 
/. 17 de /. 

19 freidaura A, 20 de uos notre pais V. 
21 mes veiaire CRVa. 22 un ram'iíF, odor R. 
24 a coi MV, 



en cui ai mes m'ententa 
e mon coratge assis; 
quar de totas partis 
per leìs, tau m'atalenta. 

Sol lo be que'm prezenta, 5 

808 bels olhs ei francs vis, 
que ja plus no*m consenta, 
mi deu aver conquis: 
no sai per que'us en menta, 
quar de re no sui fis; lo 

mas greu m'es que'm repenta, 
que una vetz me dis 
que pros hom s'afortis 
malvatz s'ospavonta. 

De domnas m'es veiaire i5 

que gran falhimen fan, 
per 80 quar no son gaire 
amat li fin aman. 
Eu no dei ges retraire 
mas 80 qu'elas volran: to 

mas greu m'es c'us trichaire 
d'amor ai' ab ongan 
o plus o astrestan 
cum oel qu'es fis amaire. 

Domna, que cuidatz faire 2& 

de mi qui vos am tan, 
c'aissi'm vezetz mal traire 
e morir de talanP 



1 on meza ai (ai m.) MRVa. 3 et 4 
manquent V. De tot autram Ma. 4 Mon cor 
R. tan] qe M. 5 8i lo ioi Ra. sel (sil F) 
ioi qc ma p. MV. 6 sos hels cors A, s. es- 
gartz R^ 8iei hcl liuclh C. seyul e son cler y. 
F. c (I. clars MRa, 7 «la rcu pns noin UQ, 
plu8 non a, 8 8im R. cre C. dieu C', degr 
MVa. 9 qe men MV. 10 Qe MRVa. 11 m'es] 
er MRV^ es a. 12 quc] per MRV. me] qem 
M. ditz C. 13 Qc8 a. ho8 RS. 13 et 14 inter- 
veriie V. 14 et a. 15-24 ei 25^,6 interverHe 
RV. 17 a. de 8o R. nois fant A. 18 amar 
a A, 19 ma8 ieu non au8 (dei RV) MRVa. 
21 Qieu 8ai hen a. qeu uos F. Qieu sai hen 

3un8 chantaire Af, Tan — que tr. R. 22 a 
amor Ma, aia joi R. h hh A. ai amor F. 
23 quatre tanz a. 24 cD sera iins Ma. 

26 Domna8 M. 26 queus R^ qeu uo8 F. 

27 per quem fatz tan (U F) MRVa. 28 e] 
ni MRVa, 



65 



BEENART DE VENTADOEN. 



66 



Ai, francha de bon aire, 

feBsetz in*UD bel semblan, 

tal doD mo8 cors s'esclaire, 

quo niout trac grao afau; 
5 e no*i deí aver dau, 

quar uo m'ou posc estraire. 
Si no foB gens yilana 

e lauzeogier savai, 

eu agr* amor oertana; 
10 mas no m'eu recreirai: 

de Bolatz m^es humana, 

quan locs es ni s^eschai, 

per qu^ou sai qu'asatz mana 

n'aurai enqnera mai: 
15 qu'astrucs sojorn' e jai 

e malastrucB s^afana. 
Cel Bui quc no soaua 

lo bo que Dous li fai, 

qu^en aquela Betmana, 
so quaut eu parti de lai, 

mi dÌB en razo plana 

que mo8 chantarB li plai. 

Tot' arma orestiana 

Yolgra agues tal jai 
?ri cuni ou agui ot ai, 

oar 8ol d'aitau se vaua. 
Si d'aisBO m'eB certana, 

autra vetz la^n creirai, 

8i quo no, ja niai 
Bo no creirai creBtiana. 

• 111. 

Tant ai mon cor plen de joia, 
tot me deBuatura; 

2 façetz Ma^ faitz me A, 3 tal qc M. 4 
qe penae mal trac gran Moy pel (per) mal que 
trac tan gran RV, 6 qien Ma. qe V. 7-30, 
tmtnque Ma. 8 lansenicîers saaais Y. 9 nagr 
^.10 mas ai880 mcn rctrai C, mas 80Qcn for 
scstrais V. II solas mciis U. IH qiic cro qnc 
C8 m. U, qnicn crc qa 8otz hnmana K. Cf. An- 
dregefíj Uofnanisc/te Forschungen /, ìC)0. 14 c 
qncnqncr nanrai mai U. Ití êl U, 17-.% man- 
que V. 18 los bes-me R. 19 qnen ey8a la U. 23 
tota gen R. 24 qne e8 desotz lo rai R. aital 
C. 26 volfçragnes tan de jai U. 20 8en ^. 
com icn ses fencha vana R. 27-«-K) mantjue R. 
28 d'antra v. Ba,A. la C. 

32 Qoant I. 34 mi e8 (mei8 a) de n. Ma. 

IIART8CII, Cliret(omA(lil« prof«nçalr. 



florB blanca, vermelh* e bloia 

me par la freidura, 

qu*ab lo vent et ab la ploia 

inc creÌB Paventura, 

per que mo8 chanB mont* e poia » 

e mo8 pretz melhura. 

Tant ai al cor d*amor 

de joi e de dousBor, 

que lo gel8 me Bombla flor 

e la neuB verdura. lo 

Anar poBO bos vestidura 
nutz en ma chamiza 
que fin* amorB m'aBsegura 
de la freida biza; 

et 08 fol8 qui*8 doBmezura 15 

e no'8 ten de guiza: 
per qu*eu ai proB de nii oura, 
po8 que aic enquiza 
îa pIuB bola d^amor, 
don aten tan d*onor to 

8Ì qu^en loc de ma rioor 
no volh aver Friza. 

De 8*amÌBtat m^esraiza; 
mas eu n'ai fiauBa 
quo BÌvalB ou n*ai oonquiza u 

la bela BomblanBa: 
ot ai ne a ma deviza 
tan de benenauBa 
que jai jorn que Taia viza 
non auraí pezauBa. ao 



1 blancha Ma. nermellla (e A) groia Ala, 
2 me (mi V) Bembla Ba.CRVa. 3 A lo a a 
la p1. o. 4 mi uen MVa. V manaue Ma. m C, 
b mon pretz CMVa. 6 mos cnans MCVa, 
7 el F. 9 qne rivemB Ba.CIM^ qne lenuerti I, 
qe la niens Jí, per quel gel CV. 10 e liuernf 
M. 13 qar MU. pos a. me segura i. 14 fresoa 
Iy fera C. 15 Ma8 tot hom se Cn, cascus hom 
8i V. fol8 manqtte A, faU R. qni /. desnatnra 
M. 10 e) 8i CMV, nons M. 17 qucm ai R, 
na a, 1K dc8 qicn >4 , dcis qncn /. p. agui 
^'? P- l^gui Va. 20 on V, don icu M. naten 
U. gran honor Ua, CMa. 21 qnicn maior /?. 
quar Ba.CMV, 8a r. tìa.CM, ^ uolgr aner a. 
piza CV. 23 menraÌBa AI, me ressisa CK, 
tcnc asBÌza U. 24 Quieu V. et ai ne AL que 
ai cBpcransa U. 25 qien M, car V. SivalB que 
anrai U, 26 8a bela V. amistanssa A. 27 en 
LM, et ai a la mie R, 27-88 manque V. 29 
ia J. a. qien Ma. laurai CMV, 

a 



67 



XII* 8IÈCLE. 



68 



10 



15 



SO 



t5 



Mon oor ai en amor, 
6 resperitz lai cor, 
et 8Ì*m 8ui eu sai, alhor, 
lonh de leÌ8 en Fransa. 

Tan n^aten bon' esperan^a 
Ye8 qutí pauc m'aonda 
qu*atre88i 8ui en balan^a 
cum la nau8 en l'onda. 
Del maltrag que'm dezenanaa 
no aai on m'e8Conda: 
tota noit me vir' e*m lan^a 
de 8obre re^ponda. 
Tan trac pena d'amor 
qu'a TrÌ8tan Tamador 
non avenc tan de dolor 
per Tzeut la blonda. 

Ai Deu8y ar 8emb1e8 ironda, 
que yole8 per l'aire, 
qu^eu vengue8 de noit prionda 
lai al 8eu repairel 
Bona domna jauzionda, 
mor 80'1 voatr* amairo; 
paor ai que'l cora mi fonda, 
8'aÌ880*m dura gaire. 
Domna, vaa vo8tr' amor 
jonh mas ma8 et ador. 
Rel cor8 ab fre8ca color, 
gran mal me faitz traire. 



1 1o CMa. qael R. pres damor CMV^ plen 
damor a. 2 qae CVa. qe mos esp. M. pas de 
nolh amador R. el cor a. 3 ea sím sai Ba. I. 
sai manque I. e los cors estai C, el c. e. sai 
Ma. car lesperitz en lay cor i?, mes lo cors 
essai aillor V 4 pres C, leis] mi R, lui V. 
5 Ea mes ben ai V. ea nai la b. CMV. ieu nai 
a. iì roas petit CM Va. uos /. 7 entrcssim ton 
Af quatressim ten iF. 8 en] sas AI. 9 del 
mal pes Vn, sim desenanza V. 10 non trop 
AI. 11 aerelansa R, m^esp. F. 13 Pueis C 
MV, Peigz a. 14 de CMVa. quanc /?. 15 non 
ac R. qae(u) sofri manta d. ÒMVa, 17 Deas 
car mi ^. A d. quar la. me fos J. dieus ar 
8. yeu R. can no fui V 18 qaiea L 19 E 
CMVa. per n. V. qucBtiers non sai com res- 
conda R. 90 lai dins son CMV. inB en a. 
danar c1 R 21 Bclha CMa. 22 mortz es 
lta.h. Vostro rm a. CMa. 23 A paor CMa. 
24 saisBÌm RV^ BaisBÌI CMa, 25 Bela V, vas 
manque R, _per CMV, 26 las maB CMV. umf 
cuy adzor É. 27 Gen CMVa. 28 mi fai lí. 



Qu'el mon non a nulh afaire 
don eu tan con8Ìre; 
ni aug de leÌ8 ben retraire 
que mon cor no'i vire 
6 mo8 8emblan8 no B'eaclaire, 6 

quo qu'eu n'auia dire, 
8Ì qu'ades vo8 ea veiaire 
qu'ai talen do riro. 
Tan l'am per fin' amor 
que màntas vetz en plor, lo 

pero que mellior aabor 
m'en an li 808pire. 

Me88atgier, vai e cor 
e di*m a la gen8or 
la pena e la dolor 15 

qu'eu trac ei martire. 

IV. 

Quant vei la lauzeta mover 
de joi 8a8 ala8 contrai rai, to 

que 8'oblid' 6*8 laÌ88a cazer 
por la dou88or qu*al cor li vai, 
ailu8, qual8 envcia m'eu ve 
de cui qu'eu veia jauzion! 
Itferavilhaa ai, quar dea^e S5 

lo cor8 de dezirier no*m fon. 

Âila8, tan cuiava saber 
d'amor, e tan petit en aai! 
Quar ou d*amar no'm p08C teuer 
celleÌ8 don ja pro non aurai; ao 

tout m'a mon cor e tout m'a se 
e mi mozeÌ8 e tot lo mon; 
e quan 8Ì*m tolc, no'm laÌ88et re 
maa dezirier e cor volon. 



1 Anc deuB no fetz nuil af. V. El CMa, 
es CM. 2 De quieu RV. 3 Seu a. /. Com 
de leÌB aug ren r. V, Ni tant am de la 
(bell) r. CM. Ni cant cng a, 4 queu V. q. 
de joi nom CMa. 6 non A. Bestraire M. 
E non talant m*en escl. V. 6 cui que Ta. 
CMa. que quen a. R^ que quem n'a naaiat 
V. 7 voB er AV, mi cb CM, 8 del dirc CM, 
dezire R. 9 Talan de CMVa. bon CMV, 10 
que Boven en planc en plor R. 1 1 per so car 
nV. VÒ'U\ tnaniniatt Chla, 14 di^ra l'. If) 
fnanque Y. pene la ÍR. 16 cai per lei el i. 

23 ai tan granB Ap. A (con) DEFO^ ailaB 
tal Rf ai dieuB tals Û, 



69 



RAraBAUT III, COMTE D'ORANGE. 



70 



Ado Don agui de mi poder 
DÌ Do fui meus des l'or' eu sai 
que'm laisset od sos olhs vezer, 
en un luiralh quo niout mi plai. 

r> Miralhs, pos me mirei eo te, 
m*an mort 1i sospir de proon, 
qu'aíssi'm perdei cum perdet se 
lo bels NarcÌBUs en la foo. 
De las' domnas mi dezesper; 

10 ja maÌ8 en lor no'm fiarai, 
qu*aÌB8Ì cum las 8olh captener, 
enaÌ88Ì las descaptenrai. 
Po8 vei que una pro no'm te 
ab leÌB que'm destrui e'm cofon, 

15 totaB las dopt e laB mesore, 
quar be sai qu^atretals se Bon. 

D*aÌB80'8 fai ben femna parer 
ma domna, per qu'eu lo retrai, 
quo no Yol so qu'om deu voler, 

?fl e Bo qu'om li deveda fai. 
Cazutz 8ui en mala merce 
et ai ben fait cum fols en pon, 



e no Bai per que m'oBdeve, 

mas quar trop pogei oontra mon. 

Mercea es perduda per ver, 
et eu non o Baubi anc mai, 
quar cil que plus en degr' aver 
no'n a ge8, et on la querrai? 
A, quan mal sembla, qui la ve, 
que aquest caitiu dezíron, 
que ja ses leÌB non aura be, 
laisBO morir, que no raon! 

Po8 ab mi douB no'm pot valer 
precB ni morces ni'I drcitz qu*eu ai, 
ni a loÌ8 no ven a plazer 
qu'eu Tam, ja mais no'I o dirai. 
ÂÌBBÍ'm part d'amor e'm recre: 
mort m'a e per mort li reBpon, 
e vau m'en, po8 ilh no'm rete, 
caitiuB en eÌBBÌlh, no sai on. 

TrÌBtanB, goB non auretz de me, 
qu'eu m'en vau caitiuB, no 8ai on: 
de chantar me gic e'm recre, 
e de joi e d^amor m'esoon. 



10 



16 



IIAIMHAUT 111, COMTI? irORANOE. 

1. Ms. du VtUienin 5232, foL 35% Siudj di filologia rotnanza III (1891), 93 s. (Á); Mbm, de 
Pnris./r. 8M, /oì. 178< (C), /r. 8M, fol. llCfC (I) et /ol. 147" (i), /r. 12474, /ol. 13fí* (M); 
Ms. de Modhte, Annaíeg du Midi, 1902, p. 200 (D') (la V' slr.); Ms. de CheUenham (Berlin) 
/ol. 19', Archiv / d. Síud. d. neueren Spr., t. 102, p. 184 (N*); Ms. Laurent. PluU XLI, eod. 
43, Archiv eU., t. 35, 449 (U). 11. Mês. de Pariê, /r. 856, foL 201* (Ç), /r. 12474, /oL 135c 
(M), fr. 22543, /oL 8* (fí). — Meyer, Reeueil (Tnnciena textes, p. 78 (Me.). Appel, P^oven- 
salieche Chrrstonutthie, p. 77 (Ap.). — Diez, Leheti und ìVerte der Troubadours, 2' éd. 

Ijeipzig 1882, p. 54 ss. 



I. 

Po8 tal8 saberB mi Bortz e*m oreÌB 
22^que trobar aai et eu o dio, 
mal eetara 8Ì non pareÌB, 

13 qae ana pro no*m te -^ DE] qae nulha 
pr. nom t Ba. COR^ qn^una pr. no m'en te 
Ap.AFIKUV, q. null pr. no m*en ve M. 16 
qnar sai qne Ba.CMR. 19 Qnar Ap.ADFMV, 
qnanc IK. Qan COU. non vol so qn^om d. v. 
Ap.A\ (volc) IK\ (qne d. v.) />; vol 80 qu'om 
no d. V. Ba.CER\ so vol qe n. d. v. MU\ aiso 
vol que non dei v. 0\ xo com no vol f. v. V. 
22 cam fols IKM] col fols Ap.AD\ de fol 
EOV\ del fol R\ qel fol U. 

24 mi aen CMU. 25 mo dic M. 



et or me blaBmee si m*en gio; 
que cant hom ditz ab la lenga 
80 que ben en pes non tenga, 
non pot aver Bordeior deo, 
oan ditz 80 que no*8 oovenga. 



14 nol AoACDEFIEOU, no loi Ba.M, 
no lol R, no ii V. 

23 manque AIN*. mi blasmat ù siea /)'. 
24 qaar so qaom aana ab lengaa CSiií. 25 
tanb be qoe em pes o Qo) t. CiM. 2B qae 
(car) n. p. a. peior OiM. 21 qom dir ço IXU. 
qai ditz re- avengaa CiM. 

3* 



71 



Xn* 8IÈCLE. 



72 



Âr ai gaug, car sebraiti dels freis, 
e remanon sol li abric 
dels auzeletz, et es lor leis 
qu'us maÌ8 de cantar no se tric, 

5qu'usquec8 s'alegr'en sa lenga 
pel uovel temps que lor venga; 
e dels albres qu'eran tuit sec 
lo folhs pels branquils 8*arenga. 
E qui anc jorn d'amar se feis, 

iono'8 tanh qu'eras 8*en desrazic, 
mas per 1o gai teinps que pareis 
deu quecs aver 80U cor plus ric; 
e qui non sap ab la lenga 
dir 80 quo*8 coven, aprenga 

i5con8Ì ab lo nou temps s^eaplec, 
c'aÌ88Ì Yol pretz que*8 captenga. 

Estat ai fi8 amic8 adreÌ8 
d*una que m'enguanet ab tric, 
e car anc 8*amor8 mi destreìs, 

sototz temp8 n'aurai inon cor enic: 
qu*ara8 no volli ab la lenga 
dir que s'nmors mi destrenga, 
per c'u8 autre8 ab leis 8*abrec 
et eu catz 80 que el prenga. 

S5 Âb leÌ8 remaîgna*l malayeis 
e Tengans, et ab 8on amíc, 
que tals m'a a 808 ops conqueÍ8, 
don ja non creirai fah prezio; 



ans volh qu'om me talh la lenga, 
8*eu ja de Iei8 crei lauzenga 
ni de s'amor me desazec, 
8Ì'n 8abia perdr* Âurenga. 

Be'm deu plazer et e8 ben dreÌ8 5 
qu'anc inais tant en autra non tríc; 
que Nostre Senher el mezeis 
ab pauc de far non i falhic, 
qu*a penas saup ab la lenga 
dir: ^'Aitals volh que's devenga." 10 
La grans beutatz qu'en leis parec, 
non volc qu'autra s'i espenga. 

Domna, no'us sai dir loncs plaideis, 
inas de 1110 podotz far mendic 
plus ric que anc no fo reis: 15 

del tot 8ui en vostre castic, 
80I quo'm digatz ab la lenga 
consi volretz que'm captenga, 
qu'eu ai cor qu'enaissi m'estec 
que ja ves vos no'm fenga. so 

Domna, no'us quier ab la lenga 
mas qu'on Imizan vos eatrouga 
cn tal loc on ab vos m'azcc, 
e que dinz mos brntz vos senga. 

II. 

Escoutntz, mas no sai que s'es, 
senhor, so que volh comensar: 



1 can Ál. s^esbrondal /?a., sebram (-an 
del t) dels Ai^ sabron del M^ sebram es /N*. 
seblan lo U. 3 E li Ba. AIN\ Els U, dei 
Cy \ì M. en lor Da,AIN*, ct es í. 4 chas- 
cus Ba.AIS^. Que huei M. non U, qe ne^us 
de c. noÌ8 gic 1. sen tr, A. 5 Que A^ Quec^ 
IN*j IJsquccs Ba.C. (» pcr U. quelh sovcnfŶa 
Ba.AINK 8 loj e /. frug C. brancutz INl 
9 damor M se] nos U. 10 Era Ba.AIN*. non 
BaN^Ui. 11 Quab lo novel t. CiMU. que 
ses preys C, qui sespeís U^ qne es freis i. 
13 sap dir ab U 14 quel CiM, Ço qeus c. 
U. 16 caissi A. ab novel ioi Ba.AIN*. ab 
I0U8 t U. 16 cossi A. vol temps CM. quel 
N* 18 mengannava U. 21 Per queu Ba.AI 
N*. quab sa 6V. 22 maia (auer U) dig per 
qnem d. CiMU. 23 per so (Ul cautre Ci 
MU. estec CM. 24 que il I. qnaissel CM, 
qi aiqel U, cautrc /. qucis N^. 25 rcinhaí 
M. 26 e e. Ba.IN^. et elh (il) estei ab CM. 

27 tals jois ma pres em (e M) rezeys CMU. 

28 qne anc non crezet fol CMU. 



1 E il/(/, icu C. 2 crezi C'. 4 sinì i, siea 
«, saubria U. 5-12 et 13-20 inUrvertít U. 
Bes U. Ben (-m) tanh quen sia fts uas leis 
Ba.AlN*. C/. Tohlet\ ZeiUclirifi fûr rotmni' 
sche Philologie XI, 134. (i quar anc Ba.CMU^ 
en ant Ba.CO. cric Ba.ACN\ tant enan 
(auan) MtJ. 7 E Al 8 A. A. Vcr CM. dcl 
AIN*. qcn leis fai non f. (/. 9 sap lU. 10 
a cois couenga A. que iU. 11 Qua (quar C, 
quen U) la beutat CiMU. assec CiM. 12 nois 
A. taing ^7iV*. uol CM. enprenga A. enpenga 
IN*, esprenga ilf, depenga U. 13 non Ba. 
M, nom (non) cal far Ba.AINK 14 Qoe 
Ba.AIN*. far de mi podetz t, fairem p. be C, 
ben me p. far Jf. 15 On M. rìc plns CM. 
16 De IN\ 17 que CM, vos Ui. 18 uoles I. 
Domna com eu mi c. t. 19 quen cor ai ^/. 
qnaissi C. estec Ba.IUN*. 20 d*antra Ba.AI 
N*. 21 Domials tiM. no C, uos INK als ma 
C', ma M. 23 qe ab if, quab C. 24 d'ams 
Ba.IN^. de mos Cilf. E dambdos moa U. 

28 aisso qieus v. contar M. 



73 



RAIMBAUT ni, COMTE D'OBANGE. 



74 



yerB, eBÌribotz ni BÌrveDtes 
noD es, DÌ Dom doÌ bbì trobftr, 
Di goB Do aai ooi me fezes, 
s'nital Doi podi* acubar, 
5 que hom niais do víb fach aital per 
home DÌ per femna en est segle dì od 
Tautre qu'es passatz. 

Si tot m*o toDetz a foleB, 
per taD Do'm poiria laissar 
10 quc eu moD talaD dod disses; 
Do m^cD poiri' om castiar: 
tot qunnt os no prctz un pogos 
mas 80 qu^ades vei et esguar. 
E dir voB ai per que: quar b^cu vos o 
t5avin niogut e no'us o trazia a cnp, ten- 
riatz m'cD pcr fol ; qunr mais amaria seis 
dcDÌers en mon ponh que mil sols nl cel. 
Ja no'm temn rcn far que'm pcs 
nios amics, aquoi volh pregar, 
20 s^nlB ops no'm vol valer maneB, 
po8 m*o profer ab lono tarzar; 
plus leu que cel que m*a conques 
no'm pot Dulh autre gualiar. 
Tot aÌBBO dic per uua domDa que'm fai 
25laDguir nb belns pnrnulns et ab Iodcs 
rcspcitz, no sai per quc. Pot me bon es- 
aer, senhorP 



Que ben n pasBat quntre mes, 
oc, e mnÌ8 de mil ana, BO'm par, 
que m*a autreiat e promcB 
qucm dnra bo quc plus m^cs car. 
Domna, pos mon cor tenetz pres, 5 
adouBsatz me ab doua l'nmar. 
DeuB, aiuda, in nomine paíris et filii 

et tpiritus sancti. Deus, aisso que seraP 
Qu'eu 8ui per vob gais, d^ra plea, 
iratz, jauzena mi faitz trobar: lo 

e Bui m'en partitz de tala tres 
qu'cl nion noD n, mns voa, lor par; 
e 8UÌ fola chaDtaire cortes, 
taD qu^om m'eu npela joglnr. 
DomDa, far ne podetz a vostra guiza, i& 

com fetzn*Aima do l'espntln, que I^CBtuget 

lai on ]i plao. 

Er fenÌBC mon no aai que s'es, 
qu'aissi Tni volgut bntejnr: 
po8 maÌB d'aital non auzi gea, to 

bei dei enaisai apelnr; 
e dign'1, quan l'aura apres, 
cui que s'en volha azautar. 
E 8Ì hom li demanda qui Ta fach, pot 

dir que cel que anp beu far tota fazeDda,f5 

quau 80 vol. 



1 vcrs ni chanços M. estribot CR. 2 noil 
sa nom Aí. pnesc R. 3 ni ren non sai cossil 
M. 4 Bi tal M. 6 Qne ia R. Qe anc non 
fo8 maÌB fag per M. ad n. ni a À. 7 aqest 
M. 8 fades M. 9 tìcs per aisso non nncilh 
M. 10 Qien ^ non nos M 1 1 poiria (cnies) 
hom C^. De so qara nos nueilh mostrar M, 
12 8o qe fon non M. 13 Vcs so qara M, 
14 dirat vos p. q. vos o ai mognt qe 8i non 
no8 M. 16 tenria mcn hom M, 16 seis] 
.VII. Me. (CR?). presa hom-el poinh qe 
cen M, 17 pnnh CR. 8oltz e1 C. 18 non M. 
deman C. 19 aissol M. 20 nO R. 21 Qant 
hom promet M. profer* Me. al C. 22 Pns len 
CR, ges meilhs M, 28 nulha res cngannar 
M. 25 morir M. loncx espers pot mi M. 



2 E a mi cent antz so mi par M. 4 De 
Bamor so M. qne mcB pns ApRia]. aem nes 
p. M, 5 bon cor manes mes M. 8 sancti 
d'B amen ostas donna e qe deabols er aisso 
M, sera dona R. AÌ88o Ba. 10 sim 
far torbar M. 11 me lí. 12 mas vos non 
ha M. IH en fatz chanços e Bementes M. 
15 en Af. ìCì qno Ap.CR. na pon8a M, anc- 
plac manque M. E non 8ai qieu manes ai re 
contan qa gesor roor non puesc morir 8i muer 
per dezirerB de vo8 M. 17 plati Me. 19 qaissil 
den hom ben b. M, 20. 21 manquepU M, 22 
e chan lo M. 23 Cell qe sen uolra M. 24 Vai 
8e8 nom e qit demanda qi ta fach, diffas H 
den Rambaut. ae sap ben far una baila de 
foudat qan 8i nol Me.M\ a manque M. 25 totas 
fazendas R. 



75 



XII- SIÈCLE. 



76 



líEATlCE, COMTlíSSE UE DIE. 

M9, du Vatieain 5232, foL 167*, Studj di filolo(íia romanza III, 523 (A); Jím. de Pari8, fi\ 1592, 
fol. lOá* (B), fi-. 12471, fol. 20é< (M) , fr. 225á3 , fol. 22' (R), fr. 844, fol. 204", Ro- 
mania XXII, 404 (W); Ma. de Rome, Bibl. Barberine XLVI. 29 foL 68 (b). — 0. SchuUz, Die 
provensalieehen Dichterinnen, Leipzig 1888, p, 18. Cf, Semin Santy, La Comtesee de Die, Farie 

1893. 



A ohantar m'er de so qu*eu no volria, 
tant me ranour de lui ouí sui amia; 
oar eu Fam mais que nuilla ren que sia : 
yas lui no'm val meroes ni oortezia 
5 ni ma beltatz ni mos pretz ni mos sens ; 
o*atre88Ì*m sui enganad' e trahia 
oom degr' esser, 8*eu fos dezayinen8. 
D*aÌ880*m oonort, oar ano non fi fail- 

len8a, 
amics, yas yo8 per nuilla oaptenen^a; 
10 an8 yo8 am maÌ8 non fetz SeguÌ8 Yaleu^a, 
e platz mi mout que eu d*amar yo8 yen^a, 
lo meu8 amio8, oar etz lo plu8 yalen^; 
mi faitz orgoil en digz et en paryen^a 
e 8Ì etz franoa ya8 tota8 autra8 gen8. 
1 5 Merayeill me oum vo8tre oor8 s'orgoiUa, 
amics, ya8 me, per qu'ai razon que*m 

doiUa; 
non 08 gea dreitz o'autr' amors yo8 mi 

toilla, 
per nuiUa ren que'us diga ni aooiUa. 
E membre yo8 oal8 foi oomensamen^ 



de no8tr' amor! Ja l)ompnedeu8 non 

voilla 
qu'en ma oolpa 8Ìa*l departimen8. 

Proeza gran8, qu'el yo8tre cor8 8'aizina, 
e lo rio8 pretz qu'avetz, m'en ataina; 
o'una non 8ai, loindana ni yezina, 5 

8Ì yol amar, ya8 vos no 8Ì' aclina; 
mas VO8, amic8, etz ben taut conoÌ88on8 
quo ben deyetz conois^er la plu8 fina; 
e membre yos de no8tre8 partimena. 

Valer mí deu mos pretz e mos paratge8 10 
e ma beutatz, e plu8 mo8 fin8 corntge^ ; 
per qu'eu yoa man, lai on 68 yo8tr' 08- 

tatge8, 
e8ta ohan8on, que me 8Ìa me88atge8, 
voill 8abor, lo mous bol» aniic8 gon8, 
per que yo8 m'etz tant fer8 ni tant aal- 1& 

y atges ; 
no 8ai 8Ì 8*08 orgoill8 mals talens. 

Maa aitan plu8 yoill li diga8, me^satgea, 
qu'en trop d'orgoiU ant gran dan maintas 

gena. 



1 mes MWb, daisso— denria MW. 2 Qar 
M, mot R. cel M, leys R. al cor W, daco b. 
cele a qni W, amigs W, 3 E si W, qael de R. 
4 E nom R. Ni ab lai traeb merce M, Non mi 
val ren beltat ni c. W, 5 ni no mi val ma b. 
ni roo8 seDB M. 6 Qatreissi M, Qaenaissi R, 
Altresi W, trahida B. 7. silh R. si b. Qaeasee 
faìt vers lai desaainencc W. fjes autres etrophee 
fHunquent Wb. 8 Dacom U, 9 per] e R. 10 
ans manque R. 11 moat] ben Aí. qaiea del 
amar R, 12 etz pros e v. M. 14 etz] es vos 
R, 15 Bem m. A. 17 Ni non es d. M. 18 
nias ac Ba.MR. ocaoilla AB. 19 cal fol B, 
lo bels M, connenssamens A. 



4 nren] vos M, 5 Nalla M, 6 se fos lames 
— fos M. 7 ct B. 9 membreus dcl nostrc 
U. do aostres couinens A. 12 ostatics U. 
13 e ma cli. nueilh quc s. M, 14 Eu v. s. 
A. lô m^etz V08 Ba.B, mi es t. M, mestatz 
R. 16 8i es M. 0] ni Ba.B. 17 M. tan e plus 
Uos uoB diga le m. M. v. qaeus dial. m. R. 
18 Qae — fai mal a m. R, 



77 



JEU-PAUTI ENTHE GUILHEM AUGIER ET OUILHEM. 



78 



JEU-PARTI ENTRE GUILHEM AUOIER ET OUILHEM. 

M89, d€ Pári9, /r. 1749, p, 216 ' (E), fr, 12474, fol, 259' (M), fr, 21543, fol, 23* (R). 



'^Quilliein, príms iest eD trobar a ma 
trobaD volh doncs saber [guiza; 
ta YoluDtat, poB sai tao l^aias miza: 
Cal Yolgras mais ayer: 

sesser rics de terr* e d'aver 
ODtre'lB pluB ricB, o la BCÌenB* apriza 
ab lo saber que las set artz deyizaP'* 
'^MaÌB Yolgr' aver la Bcíensa conquiza, 
quc'm dcguoB rcmnncr, 

loque la rictat, que cauza ob deviza 
c'alB ricB pot pauc valer, 
e leu pot hom d'aut bas cazer. 
E'ill BCÌeuBa non chai, pos b'cb assiza: 
cel c*a'l Rnber, cb rics en sa camiza.'* 

15 ''Ccl qu'cntre'ls rîcs a grnn ricor ple- 
Yol quícr plus en sus, [neira 

que ccn savÌB pot metr' en una teira, 
a chascun donan plus; 
c'ArÌBtotilB Bobreis prims clus 

fopres douB, e cel que jatz en la ribeira 
lai a NapolB: maís am donar que 

qucira." 
,Uc8 pcr lenga polida, gcn parleira, 
uAugier, non lais mon ub, 
que sciensa Yai totAs vetz premeira, 

sfttenen Iob rics encluB, 
c'AIeisBandre venquet Porus, 
e sa gran oBt el tornet en paubreira 
ab Bon saber, per qu'enBeo en cadeíra.'* 

1 i^ia ER. 2 volrîa 8. E. 3 sai manaue 
KM. 4 volrias EMH. i\ pas R. Biensa prlxa 
R, 7 la set ars R. 10 rictatz E^ ricor M. 
11 cal ric E. 12 qar pot hom lea M. d'ant 
ìtuinqur E. 13 cl MR. 8' nMnque ìi. 16-28 
manqueni E. 1(> Qe qier daqi en 808 M. 
18 8o1 ca c. don R. 19 e lus R. 20 don8 de 
rics ÌSR, cel] Vîrgilis R, Verf^l8 Jí. que ditz 
cn R, nutnffur M. 21 lay a li, do M. napoHn8 
M. may li. 22 (lcsj Uuilhem U. 24 qucl R. 
tota R. 25 e tcn H. conclu8 R. 26-28 ar uei 
qai88i e8t c<>nclu8. ql cap dcl mon fai puiar 
en cadiera. el rci porrns tomct en gran pau- 
briera M. 



''Quilhem, sii rics pot perdre manentia, 
creÌBser pot atressi, 
per quei destrics contrai creisser pars 

8ia; 
ei BeglcB Yai aÌBSÌ, 

que lo rics yìu et a la ii 5 

pot dar alB bcub tot lo mon, si TaYÌa, 
Bo c*al saYÌ DeuB no yoIo donar mia,*' 

''L'artz oi Bnbers c'AristotilB aYÌa 
Yiu, BÌtot el mori, 

e porton l'en man prim clero garentin, 10 
e resoriptura di 
c'a Salomo pres enaissi 
qu'el ac lo Bcn ei rict-at en bailia; 
ab lo sen si fea tot quan far Yolìa.'* 

'AÌBBO que DeuB dis ni parti 15 

non part eu gCB; mas Frans' aver Yolria 
e remperi maÌB que Baber que BÌa." 

''NAugier, do'ub acordatz a mi, 
que paubres es qui mais aYcr Yolría; 
BODB Bobre bì dod cerca maDCDtia." fo 

'SeDS do natur' e de lati 
a en Ilomeus, e plai li que rics sia, 
e preguem lí que d'aqucBt plng dreg 

dia." — 

£n RomeuB per jutjamen di n 

que maÌB Yal seDS que dod fai maDentia; 
pero a si ditz que TaYer peDria. 



8 E le d. M. parBÌa M, pcia R. 4 qel M, 
vai] cor M. 5 quel8 R. niuon tro a /{. aBsa 
i^ 7 no volc dien8 M, 8 I/art E, Tart R, 
SeiìB M. e M. 8aber ER. arÌBtotes E. 10 lin 
R. main8 prims clers E. prim) bon M. 12 
qe Salomon8 Aí. 13 Ix) sen pueÌ8 ae lauer 
en 8a b. M. cl r. numque E. 14 et tsh R. 8Ì 
manque H. 15-20 nutnquent EH, U> ieu M. 
17 8aber8 M. 20 8crca M. 21-2B manquent 
E. 21 natura de R, 23 pregen M. dres M, 
ver R. 25 que be v. m. saber que m. R. 
26 assi R, ai88i M. la rictat mai8 volria R. 



79 



XII' SIÈCLE. 



80 



OUn.LEM DE CARESTAINQ. 

M98. de Paris, fr. 1592, /ol. 53^ (B), fr. 856, fol. 212' (C), fr. 1749, p. 124^ (EJ,fr, 854, foL 105* 
(I), fr, 22543, fol. 95' (R); Ma, du Vaticain 5232 fol. 84^, Studj di filoloyia romanza III, 
255 8., et Cre8€ini, Manualetto provenzale, Verona 1892, p, 61 8, (A), — Hûffer, Der Trobador 
Ouillem de Cabeatanh, Berlin 1869, p. 42 88. (HU,). Cf Mu88afia, Uéber die provemalÌ8chen 
Liederhand8chrifteH dts Qiov. Mar. BarhieH, Wien 1874 (b), p. 54; Diez, Lehen und Werk€ 

der Trouhadour8, 2* éd., Leipzig 1882, p. 69 88. 



Li dous consire 

que'm doD* amors soyeu, 

domna-m fan dire 

de Y08 roaint vers plazen. 
5 Pensan remire 

Yostre cors car e gen, 

cui eu dezire 

mas que non fatz parven. 

E BÌtot mi deslei 
10 per yo8, ges no'us abnei, 

c'ades vas vos soplei 
. ab fina benvolensa. 

Domn', en cui beutatz gensa, 

maintas vetz oblit mei, 
15 que lau vos e mercei. 

Totz joms m'azire 

ramors que'us mi defen, 

s'eu ja'l cor vire * 

vas autr' entendemen. 
20 Tout m*ayetz rire 

e donat pensamen. 

Plu8 greu martíre 

nuilU hom de mi non 8en. 

Quar yo8 qu'eu plus enyei 
<5 d'autra qu*el mon e^tei, 

dezautorc e mescrei 

e dezam en paryen^a: 

tot quan fatz per temensa 

deyetz en bona fei 
:m) penro, nous quan no'us yei. 

1 Lo ACEH, 3 fai ACER. 6 cors covinen 

AB. 7 qam e d. AB. 8 Plus EI. qn(i)ea AE. 
9 desnei A. 10 Ges per so (tan) CR. nos /, 
nom E. namnei E. 11 Anc i. 12 Per EI. De 
Hú.b. franca Hû.CDERb. 13 domna, on Hû. 
ACD. 16 Qeu I. e| cny R. 16 ToBtemps Hû. 
DHIE, tot jom R. cossire R. 17 1' mangue 

AC. 18 Si j. B. 19 Ad Hû.D. autra uim des- 
men C. 23 De mi n. h. C. 24 Per vos AB. 
qe Hû.D. cni E 25 de re Hû.AD. de ren 
EL dona R. 26 desacort AB^ antorc R. de 
say R. 28 per cortczia R. 



En 8oyinen8a 
teing la car' ei dous ris, 
yo8tra yalen^a 
ei bel cors blanc e 1Ì8; 
8*eu per crezen^a h 

e8te8 yas Deu tan fis, 
yiu8 808 faillen8a 
intrer' en paradis. 
Qu'aÌ88Ì*m 8ui 808 totz cutz 
de cor a yos rendutz lo 

qu'autra joi no m'adutz; 
qu*una no porta benda 
qu'eu prezes per e^menda 
jazer, ni fos 808 drutz, 
per las yotras salutz. 15 

Tot jom m'agensa 
1 desirsy tan m'abelis 
la captenen8a 
de yo8, cui 8ui acli8. 
Be*m par que'm yensa so 

yo8tr* amors, qu'an8 que'us yÌ8 
fo m^entendensa 
que*u8 ames e*u8 8eryÌ8. 
C'aissi 8ui remazutz 
8ai, 8ene8 totz aiutz, 25 

per yo8, e n*ai perdutz 

1—16 et 16—81, 4 intervertis CE. 1 A AC. 
H La gran v. AB^ la captcuensa R. 4 Dcl A 
BRj e I. gen c. ABy cors ^ay R. 5 8i líil. 
ADI. 6 Fosaitan E. 9—15 f/24— 81, 4 
ÌHtcrvcrlÌ8 CE. 9 caìsi R. sui mtnquc 1. 808 
escntz R. 10 a vos de cor ER. 12 Del mon 
AB, nin (nis A) p. AB^ ni crey quen R. 13 
Quienn CR, quen /. 14 baizar R. nin C, en 
/. fos] esser E. 16-19 et 20-23 interverti8 R. 
Totz jorns HU,D, Qucc j. E, ades R. comensa 
CER. 17 lamors CEIR. tan) e ABR. 18 be- 
volensa ^. 19 pcr cui languis Hii.DI 21 
qan H. 22 fos H. 23 e B. 24 quab vos sui 
CE. q*ai88im 8. Híi.D. 2ô sols Hû.DEI, ses t. 
mais a. CE, s. autres a. Hii.DI. e s. totz a. 
^. 26 q'ab vos llû.D, ab vos C/, per vos B. 
anen nai /, et eyn C. Kt ai naillors Ej e ay 
aantres /í. 



81 



PEIRE D'ALVERNHE. 



82 



10 



15 



20 



mainB dons: qui's YoillaÌB prenda ! 
Qu*a mi platz mais o^atenda, 
ses totz coYeuB saubutz, 
vos, don m'es jois veugutz. 

Ans que s'encenda 
Bobrei cor la dolorB, 
merces deissenda 
en Y08, domn', et amors; 
joÌB YOB mi renda 
e'm loing Bospirs e plors, 
no*u8 mi defenda 
paratges ni ricorB. 
C'oblidatz m'es totz bes, 
s'ab YOB no*m val merces. 
Ai, bela douBBa res, 
molt fora graus franqueza, 
s'al prim que'us aic enqueza 
m'amassetz, o non ges, 
qu'eras non sai cum b'cb. 

Non trop contenda 
oontra Yostras valors; 



merces vo'n prenda 
tals qu'a yob bì* onorB. 
Ja no m'entenda 
DeuB moBt sos preiadors, 
b'ou YoiU la renda 
dels catre reis maiors, 
per o*ab vos no*m valgues 
merces e bona foB; 
quar partir no'm posc ges 
de Y08, en cui s'es meza 
m'amors, e bì fos preza 
en baizan, ni'uB plagues, 
ja no volgra'm solses. 

Anc ren qu'a vos plagues, 
franca domn* e corteza, 
no m'estet tan defeza 
qu'enans non la fezes 
que d*al8 mi sovengues. 

En Raimon, la beleza 
ei bes qu'en mi douB es 
m*a sai lassat e pres. 



10 



15 



to 



PEIIIE JVAIiVERNllE. 

I. Km. : ETV, Áppeì, iyovenzaliaehe Chrestamaihie, p. 97 «. (Ap.). Zenher, Die Liedtr Peireê wm 
Áutrrgnr, Erlangen 1900, p. 102—106 (Ze.). II. Mss.: ACDIKN* R n(h). Appel, ZeiUeìirifì fUr 
ronutnÌ4ie/te Philoioffie XIV (ÎS\n)), UÌ2—7; lVtwrnznlÌ8che ChrestattMtinr, p. ÍÍ7—VJ. Zenlctr, l. 
c. p. 111—17. Crcscini, Manualetto provenzale, Verona 1892, p. 20, ss. (Cr.). — Diez, Ltben 

und Werke der Troubadours, 2' éd., Leiprig 1882, p. 60 w. 



1. 

'Roasinhol, en son repaire 
m^ras ma domna vezer, 
S5 e diguaB lii meu afairc, 
et ill diga't del seu ver. 



1 bens HU.OI. quilB tì /f, uol los Atì. 2 
mot ^, qn am mais quens a. /. 3 e 8C8 t. 
manx 8. 7. 4 on fìR. mer /?. ^au^. Ey lans 
A*. rendutf. A*, croguz IlU.D. (> En mon c. ^. 
inx cl c líii. 8ur cl D. 7 mcrcoy A*. 8 
domnen vo8 Jlû.D.IC. 9 qnc joi mi Uú.CD 
KI. 10 c lais tì. 1 1 no E. mij o /. 12 Hcl- 
leza C. 14 Sa v. non pren C*, 8i nous en prcn /. 
15 dons8a franca C. 16 ben A*. feiratz Hii.CD 
ER. qne corteza A*. 18 e non R. 19 quicu res 
Ry qar que /. nos C. que ses HU.DR. 

23 e1 seu Ap.Ze. V, 24 Iras Ap. V. 



que'm man Bai oom reatai; 

maB de mii sovenha, 

1 no8 Afí. ial m. p. E. 2 queu8 sia C. de 
mi C. mi A*. 3 j. diens n. AtìE. prenda Atì. 
4 ni 808 C. cntreU 8ien8 AB. aqnest 8ieu jpe- 
cador E. b. 6 manquent R. 5 8Ì HU.D. 7 Per 
ínanque EI. que ab HU.DI. no mi E. 8 Dieus 
e ma HU.D. amors E. o ER. 9 doncs Atì, 
que IlU.DI. 10 tant fort 8i es empresa HU.D, 
en qni R, e qne /. 11 8Ì8 .^, 8iu8 tì, 12 en 
manque Atì. ni vo8 Afì.. eus R. 13 8olve8 
CER. CER ajoutent ici une strophe interpolée. 
\b pro8 dompna c c. Atìy bona dompna c 
Hu.CD. \{\ tan no m. llu.D. 17 qcz cu anc lo 
Afì. quc ien n. A\ q*cu ans HU.D. ho E. 18 
ab que far o Banpes R. 19-21 nuinquent HU, 
DR. 20 pretz C. De mi dons cni ioi e8 E. 21 
manget I. /. mi ten dautra (dautren) defe8 CE. 

22 e man Ap.Zt.TV. J*ai eombiné tes deum 
petits vers pour épargner de la place tìa. 



83 



XII* SIÈOLE. 



84 



10 



15 



SO 



S5 



80 



que g08 lai poi* inil plai 

ab 8Í no't retoDhfl, 

Que t08t DO'm tornes retraire 
8on estar, son captener, 
qu'eu noD ai paren ni fraire 
don tant o voilla 8aber." 
Ar 8'en yai Tauzel gai 

dreit Ya8 on ill renha, 
ab e88ai, 808 08glai, 
tro qu'eu trop ren^enha. 

Tan quan l'auzeb de bon aire 
Yi sa beutat aparer, 
dou8 chant comenset a braire 
8Ì com 8oI far contrai 8er. 
PoÌB 80 tai que non brai, 

ma8 de lei 8*engenha 
coi retrai, 868 pantai, 

80 qu'ill auzir denha. 

''Cel que'u8 es verais amaire 
Yolc qu'eu en vostre poder 
Yongues sai esaer chantaire, 
per 80 que'us fos a plazer. 
E sabrai, quan voirai 

per qu'er rentresenha, 
queill dirai, si ren sai 

per qu*el lai 8*en fenhà. 

E siil pqrt per que's n'esclaire, 
gran gaug en devetz aver, 
c'anc hom no nasquet de maire 
tan de be'us posca voler. 
Eu'm niourai et irai 

ab gaug on que venha; 
no farai, quar nou ai 

dig qual plag en prenha. 



D*ais80 sorai plaidoiairo: 
qui'n amor a son esper, 
no'R deuria triguar gaire 
tan quan Tamors n'a lezer. 
Que tost chai blancs en bai 5 

com flors sobre lenha, 
e val mai qui'l fag fai, 

ans c'om Ten destrenha." — _ 

Ben a tongut drog viatge 
l'auzelB lai on eui tramis; i lo 

et ill envia'm messatge 
segon que de mi formis: 
'Molt mi platz, so sapchatz, 

vostra parladura; 

et auiatz que'íll digatz i6 

80 don mi pren cura. 

Fort mi pot esser salvatge, 
quar s'es lonhatz mos amis, 
c'anc hom de negun linhatge 
no vi que tan m'abelis. so 

Trop viatz fo'l comjatz; 

mas s'ou fos soguru, 
iimis boiihitz n'agr' assatz, 

per qu'eu n'ai ranoura. 

Que tan l'am de bon coratge 2& 
c'ades lai entr' on dormis, 
et ab lui ai guidonatge, 
joo e gaug e joi e ris. 
Ei solatz c'ai em patz 

no sap creatura, 90 

tan quan jatz e mos bratz, 

tro que's trasfigura. 

Tostems mi fo d'agradatge, 
pos lo vi et ans quei vis; 



3 Cades Áp.Ze.T. 4 So 'star e Ap.Ze. Son 
star 6 T. Scstar V. 5 amic lia.E. 7 rauxcls 
Ap. 8 ab gang 011 qne venha Ba.ET. 11 qnan 
Tanzeletz Ap.Ze.V. Quan 1. 7*. 19 lial T\ 
fixclB Ap.V. 2() vol TV. cl V. lia.K. 24 
manquc 7*. dc vus cor (|ncin vcnlia Bu. p. 

3ncral entresejna S. 2ò manque T. quc'iH 
irail Udirai^p.>K. 28 podcU Ba.K. 29 h.] 
noils V. 81 ie*m n*irai e'm monrai (e manrai 
20 Ap.Ze.TV. 32 joi Ap.Ze.V. qne-m Ap. 
Zê.V. 



1 l)'ai880*m farai Ap.Z€.V. 2 qn'en Ba.ET. 
3 tardar Ap.Ze.V. 4 t. com ApZe.V. 6 Coma 
f. en 1. Ba.T. sobrc manque E. 7 quils fagz 
Ap.Ze.V. 8 Ab c*om (lan E) d. Ba.T, ans 
qn*alB lan d. Ap.Ze.V. 10-^5, 22 manquení T. 
12 nii jauzis Ba.E. qucd a mi f.V Ap. 19 can 
V. liom] joÍ8 E, ìiìì Ap.Ze.V. 22 si'm Ap.V. 
Bien Ze.È. 24 qucn| quc Ap.V. 2() soi entre- 
dormttz At>.V\ b. entrendormitz E\ c'adcB, 8i 
entrcdormiB? Ap.Ze. 27 Ab 1. ai en gn. Ze. 
ab lui e en gidonatje V. 28 joi e gang Ap. 
ZtV. 



85 



PEIRE D'ALVEUNHE. 



86 



e ges de plus rio linhatge 

no Yoill autr' aver conquis. 

Mo8 cuidatz es ben fatz; 

110' III pot far torturn 
5 veDs DÌ glatz DÍ estatz 

Di cautz Di freidura. 
Bod' amors a ud uzatge 

coi bo8 aurs quau beu es fis, 

que s^esmera de boutatge, 
10 qui ab boutat lí servis. 

É crezatz c^amistatz 

cascun jorn moillura; 

meilluratz et amatz 

08 cui joÌ8 s^aura. 
16 Dou8 auzel8, eu sod estatge 

ira8, quau TeDra'l matÌ8, 

e diga8 TeD dreg leoguatge 

de qual guiza robedis." 

AbrÌTatz u^es torDatz 

to trop per gran mezura, 

doctrÌDatz, emparlatz 

de boD* aTODtura. 

II. 

i5 ChaDtarai d*aque8tz trobador8 
que chantan de maintas colors, 
e'I pieier cuida dir mout gen; 
mae a chantar lor er alhors, 
qu*entremetre n'aug cent pastor^, 

80 qu*U8 no 8ap que'8 mont^ o's deÌ88en. 
D'aÌ88o mer mal Peire Rotgier, 
per que n*er encolpatz premier, 
quar chanta d^amor a prezen; 
e Talgra li mais un aautier 

8ft en la gleiz' o un candelier 
portar ab gran cander arden. 

E'I segonz: Uuirautz de Horuelh 
que sembr oire sec al solelh 



í\h(ì{n)n Ap.Ze.EV. \b sm Ap.V. l(i mlretz 
Ap.V, 17 oiguatz Ap.Ze. 

2n sordejer Ba.] sordeyor C^. d. gcn] Ba. 
CR, d. a. 29 entrametren vei Cr.ADIN* 
31 ^oiaìen Ba.Ze.Cr.ADII^HZ€. 32 premiers 
Ba.Ze.Cr.ADIN*RZe. 34 covengral mielhs 
Ba.CR. 118 saatiers Ba.Ze.Cr.ADIN^R; an 
saatierB D. 'òR ub candeliers Ba.Ze.Cr.ADI 
N^R. 



ab 8on magre cantar dolen, 
qu'es chans de Telha portaaelh; 
e si's Tezia en espelh, 
no'8 prezari' un aguilen. 

E'I tertz: Bernartz de Yentadorn 6 
qu^en menres d^en Bornelh un dorn; 
en 8on paire ac bon 8ÌrTen 
per trair* ab arc manal d^alborn, 
e 8a maire calfaTa'l fom 
et amassaTa ri88ermen. lo 

E'I quartz: de BrÌTa'I LemozÌ8, 
U8 joglara qu'cs pliia quoroutia 
que 8Ìa tro qu^en BenaTen; 
8emblari* us peIegrÌ8 
malaute8, quan canta'l mesqui^, I6 

qu'a pauc píetatz no m'en pren. 

E'n Ouillems de Riba8 lo quins, 
qu^es malTatz defors e dedins, 
e di totz 808 Tora raucamen; 
per que e8 aTol8 sos retina, «o 

qu^atrestan 8*en fari* U8 chin8, 
e del8 oIh8 sembla Tout d^argen. 

E'l seizes: Grimoartz Ghtusmars 
qu'e8 caTaliers e's fai joglars; 
e fai mal qui lo'i con8en n 

ni'I dona Tostirs Tortz ni Tars 
qu^aitan Talria'Is aguea ar8, 
qu^enjoglarit 8*en son ja oen. 

Ab Peire de Monzo 8o 8et, 
po8 que'I coms de ToIoza'I det, so 
qu'anc no soanet d^aTÌnen ; 
per que fon cortea qui'l raubet, 



1 cantar magre Ap.Ze.Cr.ADlN^f(. 3 qe 
8Ì8 mirava Cr A DIN^. 7 mas en 8. p. Bfi.Ck. 
12 prexenti8 Ba.CR. 10 p. de Ini nom pr. Cr. 
19 chan8 Ba.CR. 20 qa(i)ea non preti res 
Ba.C\ e non e ge8 bo8 808 latin8 a. 21 piiM 
Ze.Cr.ADIN*. 22 e rhnelh 8emblan de t. 
Ap.Cr.Aa^ sei aoil s. csser dargcn N*. 23 
nElias Ba.CR. 24 e vai Ap.Ze.CRa\ e fais 
Cr.A. 25 e pcrda Dieu qni lo c. Cr.ADIN* 
(perga D. prega IN^. 26 bels e cars Ba., h. 
ni c. CR\ V. vert ni var a. 27 qae tals er 
adobatz 8em par8 Ap.Ze.Cr.A (J[> esì, / (es), 
(8emprar8) DIN'*, (8om par) a. 2B 8on ja] 
seran Ap.Cr.ADÌN^a. 29 E Peire Bremons 
se bai88et Ba.Ze.CR. poB lo Cr. 31 chantaa 
an Bonet avinen Crji. 32 E cel O. o. 



87 



XII» SIÈCLE. 



88 



e f e mal quar noi talhet 
aquo que hom porta penden. 

E roches: Bernartz de Saissac 
qu'anc sol un bon mestier non ac 

6 mas d*anar menutz dos queren; 
et anc pois noi prezei un brac 
pos a'n Bertran de Cardalhac 
ques un velh mantel suzolen. 
Ei noves os on Raimbautz 

10 que's fai de son trobar trop bautz; 
mas eu lo torne a nien, 
qu'el non es alegres ni chautz; 
per 80 pretz aitan los pipautz 
que van las almosnas queren. 

16 E*n Ebles de Sanhai dezes 
a cui anc d'amor uon venc bes, 
8Ì tot se chanta de coiden; 
vilanetz es e fala pages, 
que dìzon que per dos poges 

<o lai se loga e sai se ven. 



E ronzos: Quonsalho Rozitz 
que'8 fai de son trobar formitz, 
tan que cavalaria's fen; 
et anc no fon tan ben guamitz 
que per el fos bos colps feritz, 5 

8Ì donc8 noi trobet en fugen. 

Ei doze8: U8 petitz Lombartz 
quo clama 808 vozis coartz, 
ot ol oÌ8 seut do I'e^paven; 
pero U8 aonetz fai gualiartz lo 

ab motz amaribotz, baatartz, 
e lui apel' om Co88ezen. 

Peire d*AIvornhe a tal votz 
que chanta cum granoih* en potz, 
e Iauza*8 trop a tota gen; i6 

pero maiatrea ea de totz, 
ab qu^un pauc e8CÌarzÌ8 soa motz, 
qu'a penaa nulha hom loa enten. 

Lo vera fo faitz ala enflabotz 
a Poivert tot jogan riden. so 



PEIllE ROUIEIl. 

Ms».: ACDIKMORSTc. Appel, Das Leben und die Lieder de» Trohadors Peire fiogier, Berlin 
1882, p. 54—57 (Ap.) - Diez, Lehen und H^erke deì' Troubadour», 2' éd., Leipzig 1882, p. 79 98. 



Ges en bon vera non poac falhir 
a Tora que de mi dona chan. 
Conai poiri* eu ren mni dir? 
Qu'om non ea tan mal enaenhatz, 

16 8Ì parr ab leia un mot o doa, 
que totz vila8 non torn cortea. 
Per que aapchatz be que vera ea 
qutìi bon qu*eu dic tot ai de leis. 
De ren ala no pen8 ni conair 

90 ni Ri dezírior ni talan, 

1 e mal o fes Cr. a. 2 aquel pe qe p. Cr. a. 
3 L^oites es Cr.A^ hnich es DIN*. 4 negon 
bon Ba.C. ((legnn) ^., qae anc nn bon Ap.Ze.a^ 
c^anc nn sol bon Cr. ADIN*. ô m. que vai 
Ba.CR. 6 c*anc despois Ba. (qne C) CR\ et 
cinc p. a. prezem 'Cr.ADIN^, 10 per Ba.CR. 
12 qne Ba. CR. 13 et en Ba.CR. trop mais 
Ba.CR. 16 ben d'a. non prcs Ba.CR. 18 ns 
V. entlatz plages Ap.Ze Cr.Aa. (plaiges) DN*. 
(plaignes) L 19 R Ba.CR ditz hom Ba.C, dis 
nonì R. 2() sai Ba.CR. lai Ba.CR. 

21 n. p. e. b. v. Ap.CRSTe. 22 nnlh hora 
Ap.CMORSTc. 28 ben Ap., bes MRe. 



maa de leía quoi poguea aervir 
e far tot quant Ves bon nii platz, 
qu'eu non cre qu'eu anc per als foa 
moa per leia far 80 quoi plaguea; 
que bo aai qu'onora in*e8 e bea 25 

tot quan fatz per amor de leia. 

2 per Ba CR. 8. chant trop f. Cr.AOIN^. 3 per- 
que Ze., pcr q'en Cr.A, per qel DIN^, en cni a. 
n fen Ba. 4/5 et anc per lui non fo feritz bos 
colps, tant ben (fort Cr.) no fon garnitz Ap.Ze. 
Cr.ADlN^) et anc bos colps non fo f. pcr lui 
tam be no fo g. a.\ dos {au lieu de bos) CR. 
7 petitz CR] vielhs Ap,AIa\ ueilletz Cr. D. 
ueilles N^. 9 Et (Mas G) eíh es daquelh eys 
parven Ba.CR\ e laissal del esserniment a. 
10 per qu'us Ba.CR.\ pero s. Cr.ADN^V, 
per 80 s. /. mout g. Or.ADIN^. 11 maribotz 
(marabotz Ze) e Ap.Ze. macre (uaires e A^ 
matre e i>, magres e N*, vaires Cr. moinz e 
Cr.ADIN*. 14 c. desobre e desotz Ze.b. c. 
desoB e. A.Cr. non chanta sns ni d. DIN*. 
dcsotz ADlN*f qc ch. dcsus e dcsotz Cr. lô 
molt Or.ADIN*. e sei so son dons e plasen 
Ze.b. 18 Puoich-vert Ap.Cr.A. 



89 



PBIRE ROGIER. 



90 



Ben po8C los autres esoarnir, 
car aissì'm saubi far enau 
quci melhs del mon saupi cliauzir. 
Eu o (lic sai qu'es vortatz. 

5Ben leu manz n*i aura giios 
que diran : '^Mens, e no'n es rcs." 
Non m^en cal, ni d^aco no in'cs, 
qu'eu sai beu consi es de leis. 
Greus m^es lo maltraitz a sofrir 

10 ei dolors qu^ai per leis mout gran, 
don lo cors no'm pot revenir 
pcr nulli plai d'autras amistntz, 
c'autre jois no m'es dous ni bos, 
ni non volli ja'm sia promes; 

15 e 8*eu n^avia cen conques, 
ren nois pretz mas cel qu'ai de leis. 

Doussa domna, soven sospir 
e trac greu pen' e gran afan 
per V08, cui am mout e dezir; 

soe quar no'us vei, non es mos gratz; 
e 8Ì beu m*e8tau lonh de vo8, 
lo cor ei sen vo8 ai trame8, 
8Ì qu'aÌ88Ì no 8ui, on tu'm vea; 
eÌ8 be8 qu'eu ai totz ai de leis. 

í» AilaBl. — "Quc plangzP" — Ja toni 

morir. — 
"Que aaP" - Am. — "E tropP" — Eu 

oc, tau 



qu'en mor. — *'Mor8p" — Oc. — "Non 

potz guerirP" — 
Eu no. — "E cumP" — Tan sui iratz. — 
"De quoP" — De leÌ8, don 8ui aissos. — 
"Sofre.'' — Nom val. — "Clama I mer- 



ces. — 



Si'm fatz. — "Non as proP" — Pauc. b 

— "No't pes, 
8Ì'n tra8 malP" — Non. — "Quo faa 

de Iei8p'' 
Con8eIh u'ai. — "QualP" - Volh 

in'en partir. — 
"No farl'' — 8i farai. — "Quers ton 

dan." - 
Qu'en po8c alsP — "Voh t'en ben jau- 

zirP'* — 10 
Oc, mout. — "Cre me." — Ara'm di- 

gatz! — 
"Sias humils, franc8, larcs e pros." — 
Sim fai malP - "Sofr' en patz.*' — 

Sui pres. — 
"ïuP" — Oc— "S' amar vol8 esim cres, 
aÌ88Ì't poiraa jauzir de leis." i6 

Mon Tort-u'avetz prcc, a'a leia platz, 
qii'apreiida lo vont, 8Ì os boM, 
c poÌ8 vol quc 8Ìa trames 
nion Dreit-n' avetz lai en Saves : 
dcu8 8al e giiart lo cors de leis. 



2 qa'ai88i'm Ap.CRSc, qaar en aissim M. 
Bny saopatz Áp.CRScy soi sabatz 07*. trair* 
Áp.CMORTc, traer S. ô mo(a;tz Ba.lK. 
10 de Ap.CMOSTc. Un Ap.CMOSTc. 12 per 
Do*m platz antr* Ap.CMOSTc. ni lantr DI 
K, pcr plaff de nnlh antr R. l') Ni mais Ap. 
CMOSTc ; Àatre R. 14 qnein Ap. etc, qen ò', mc 
R. 15 qne 8. Ap. etc. ; car R. 16 mais aqnels de 
Ap.CMSc. aicels 0, als q. T. 17 Bona Ba.Ap. 
CMOSTc. pcr vos Ba.C. 18 gran p. Ap.CM 
OTc. 24 E zo (cho S) q. a. t. es OST\ mas 
80 qe tn aeis tot es M, qae tot es en poder c. 



5 no'y as pr. Ap.CMOSc. 6 no? qa'o f. Ap., 
nonc'o f. Ba., no qaas fai (fa R^ faz 5) CORS, 
no qa*a o f. c. 10 arns Ha.MR^ era Ap.COSTc. 
15- 19 munquent BIKMORTc. mant Av.AS. 
16 s'il es boB Ap.A. se el S. 17 e si Ba.C. 
18 Dreit-n'a-leiB Ba.O. on ill es Ba.A. 



91 



Xn- STÈCLE. 



92 



GIRAIIT 1)K CAimiílUA, líNSENllAMEN. 

Ms. de Modène, f, 203^ (D). Bartseh, Denìcmàler der provenzaUschen LiUeratur, StuUgart 
1856, p, 88, ll—VO, 19. Crescini, Manualetto provenzale, Yerona 1892, p. 23—25 (Or.), Çf. Mila 
y Fontanalê, De los trovadores en Espaha, Barcelona 1889, p. 273. — Ordr. § 33, p, 51, 

St. p. 44. 



Oabra juglar, 

Don poso mudar 

q'eu Don chan, pos a mi sap bon; 

e volrai dir, 
5 senes mentir, 

e comtarai de ta faison. 

Mal saps viular 

e pietz chantar 

del cap tro en la fenizon. 
10 Non sabz fenir 

al meu albir 

a tempradura de Rreton. 

Mal t'ensegnet 

cel que't mostret 
ir> Io8 detz a menar ni Paraon. 

Non saps balar 

ni trasgitar 

a guiza de juglar guascon. 

Ni sirventesc 
20 ni balaresc 

non fauc dire nuilla fazon. 

Bons estribotz 

non t*eÌ8 pelz potz, 

retroencha ni contenson. 
t5 Ja vera novel 

bon d'en Rudel 

non cug que't pas 8otz lo guingnon, 

de Markabrun 

ni de negun 
80 ni d'en Anfos ni d'en Eblon. 

Jes gran saber 

non potz aver, 

8Ì fora non eis de ta reion. 

Pauc as apres, 
95 qe non sabs je8 

de la gran jesta de Carlon, 

con eu tras portz 

per 8on e^fortz 

2 paesc. 11 miea arbir Cr, &lbir Ms. 23 
t*iei8. 29 Negon ou n^Egun Chabaneau, 30 
de n' Cr. 33 ieis. 



intret en Espaign' a baiidon; 

de Ron8a8val8 

Io8 colps mortals 

qe fero'l dotze compaignon, 

can foron mort 6 

e pre8 a tort, 

trait pel trachor Ganelon 

a Pamirat, 

per gran pechat, 

et al bou rei Mar^elion. to 

Del Saine cut 

c'aia8 perdut 

et oblidat Io8 motz ei 8on; 

ren no'n diçetz 

ni uo'n sabetz: 15 

pero noi ha meillor chanaon. 

E de Rotlnn 

sabs altretau 

coma d'aiso que anc non fon. 

Conte d*Artu8 lo 

non 8abe8 plu8, 

ni del reproier de Marcon. 

Ni 8ab8 d'AioIz, 

com anet 8olz, 

ni de Machari lo felon; tri 

ni d'AnfelÍ8 

ni d'An8eÌ8 

ni de GuiIIelme lo baron. 

De Florisen 

non 8ab8 nien so 

ni de Ia8 gana8 do Milon. 

Del Loerenc 

non 8ab8 co venc 

ni 8ab8 d'Erec 85 

com conquÌ8tec 

re^parvier for de 8a reion. 

Ni 8ab8 d'Amic 

consi guarìc 

Ameli lo 8eu compaignon. 40 

4 XÎI. 28 Gnillemes. 36 drec. 40 sieu. 



93 



ALPHONSE II, ROI D'ARAGON. 



94 



ALPHONSE II, ROI U'ARAGON. 

Mu. dê Pariê, fr. 856, fol. 360^ (C), fr. 854, fol 108^ (I), fr. 22543, fol. 21' (R); Ms. de ìa 
Laurentienne, fol. 59, Stengel, Die altprov. Liedcrsammlung c, Leipzig 1899, p. 50 (e). — Die», 

Leben und Werke der Troubadours, 2* éd., Leipziç 1882, p. 84 8». 



Per niantas guizas m'es daiz 

jois e deportz e solatz; 

que per vergiers e per pratz 

e per foillas e per flora, 
6 e pel temps qu'es refresoatz 

aug alegrar chantadora: 

nias al meu clian neus ui glatz 

no'm notz ni m'aiuda estatz 

ni rc8 for Deus et amors. 
10 E poro ges no'in desplatz 

lo bels temps ni la clartatz 

nii dou8 chans qu'aug pels plaissatz 

dels auzels ni la verdors; 

qu^aissi'in sui nl joi laasntz 
15 nb una de las meillors: 

en Iei8 es sens e beutatz, 

per qu'eu li don tot quan fatz, 

e joÌ8 e pretz et honors. 
En trop ricas voluntatz 
to 8*08 inoa cors ab joi mesclatz; 

nias nò aai 8Ì 8*08 foudatz 

o ardimen8 o paora 

o grans aens amezuratz 

2 gaaz /c. d . . juêqu'à qu'es (5) mutiU dans 
C. 3 qae manque R, 4e manque R. foiUes I. 6-8 
mutili: seuiement . . dors. mas . . ni glats C. aey 
R, 8 Dom ainda dì e. R. ni maae . . c. 9 manque 
c. for] mas /. d. damors A*. 10 per so l. non 
c. 11 bel /^, bclh C. 12 qtics /c. prl /. la 
uaiidors c. 14 car siin c. 16 qucn lc. fatz 
manque c. 18 I. els p. e las /. els j. el proa 
cls h. c. 1i) Tolnntatx manque R. 20 la!(i)8- 
satz lc. 21 si fc7. c. 22 Mardimenz l. 



o 8Ì 8*08 aatre d'amors, 
qu'anc de l'ora qu*eu fui natz 
maÌ8 no'm deatreia amiatatz 
ni'm aenti mala ni dolors. 

Tant mi deatreing aa bontatz, 
8a proez* e aa beutatz, 
qu'eu ii'am maia aofrìr en patz 
penas e dana e dolora, 
que d'autra jauzena amatz 
gran8 bes faitz e grana socors. 
So8 hom8 ploTÌtz e juratz 
8(*rai ade8, 8*a Iei8 plntz, 
davan totz autrea aeignora. • 

Quan nii nici^ibra del8 comjatz 
que prÌ8 de leÌ8 totz forsatz, 
alegres aui et iratz; 
qu'ab 808pir8 me8clatz de plors 
me dia: ^^BeU amica, tornatz 
per merce vas me de cors.'* 
Pcr qu'eu tomarai yiatz 
vaa IeÌ8, quar autr' embaiasatz 
no m'es deleits ni aabora. 



10 



i& 



to 



1 8i CB /c 2 que Re 3 fl /. 4 sentim c. 
ô destrenh CR^ destreÌB /. 6 p. Ba . . . c. bon- 
tatx /. 10 BocorB CR. 11 sicns son p. /. 
12 c Bcrai a. scÌB p. i, Bcn a. c. Ini c. IH 
denan lc. 14-22 manquent I. Tant c. 15 pres 
H. 17 Ab 8. c. ct ab pl. c. 21 baratx c 22 
nom deleytz ni soiorns A*. delietx C. 



95 



XII- SIÈCLE. 



96 



PEIRE RAIMON DE T0UL0U8E. 

M9. de Rome, Chiffiana, L. IV, 106, fol. 98 (àtr. 2 et 3), Stengel, Die prov, Blumenlese der Chiqiana, p. 36 
(F); Ms. du Vaticain 5232, fol. 171'^, Studj di filologia romanza III, 535 (A); Mê. du Vaticain 
3208, Atti dell' Ac. dei Lincei 1886, II, 47 (0); Mss. de Paris fr. 1592, fol. 106^ (B), fr. 856, 
fol. 242^ (C), fr. 854, fol. 85* (I), fr. 12474, fol. 185* (M); Ms. de la Laurentienne, Plut. XLI, 
34y Archiv fHr das Studium der neueren Spr. 35, 421 (U). — Diez, Leben und Werke der Trou- 

badours, 2* éd., Leipzig 1882, p. 97. 



Atressi cum la candela 

que 8Ì nietoíssa destrui, 

per far clartat ad autrui, 

chant, on plus trac greu martire, 
& por plazer de Tautra gen. 

E car a dreit escien 

sai qu*eu futz folatgo, 

c*ad autrui don alegratge 

et a mi pen' e tormen. 
10 Nuilla res, si mal m*en pren, 

no'm deu plaigner del dampnatge, 
Car ben conosc per uzatge 

que lai, on amors 8*aten, 

yal foudatz en loc de sen. 
16 Donc8 po8 tant am e deziro 

la gensor qu*el mon se mir, 

per mal que'm deia yenir 

no'8 taing que'm recreia; 

car on plus m^auci d^enveia, 
20 plu8 li dei ma-mort grazir, 

8Ìi dreit d*amor voill 8eguir, 

qu'e8ticr8 8a cortz non plaideia. 
DoncB po8 aÌ880 que'm guerreia 

oono8C que m'er a blandír, 
S5 ab hourar et ab 8ofrir 

li serai hom e 8ervire; 

e 8'aÌ88Ì*m vol retener, 



1 AÌBSÌ 0. H E fa 0. 4 manque M. Quand 
ea plus B. ô plazer] conort AB. dautra O. 

7 Faz tan gran OMU. qn'eu] que AB. 

8 don iauzìmen M. 11 non U. 12 Pero ben 
sai OM. 18 senten C, enten M. 14 vai 0. 
15 E poÌ8 /. tant] ieu M, numque U. uoill I. 
desìr BCM. 16 mire F. 17 qnem posca 0, 
qen puesca snfrir M. 18 non FIMU. qe U. 
19 manque C. carl et B , anz M. era grena 
Oif, em guerreia i. 20 mas /. ben CF, mel 
0. 21 sai qel dei mamor graçir M. 22 nos 
/. 23 E poB M. a so i, am so C\ aìqo OM. 
nalria O. 24 qel 0. 2ô celar CFOMU. sernir 
/. 26 Sieus ií. Bufrire C. 27 sol sim C. 



vec me tot al 8eu plazer, 
fin, frauc, 808 bauzia! 
E 8*ab aital tricharia 
po8C en 8a cort romaner, 
el mon non a nuill 8aber 
per qu'eu camje8 ma folia. 

Ijo joru quo 8a cortoziu 
mi mo8tret e*m fetz parer 
ab un amoroa plazer 
que'm fetz, me cuiet aucire; 
quMna el cor m*anet 8azir 
eM cor mi me8 un dezir 
quo m^auci d'onveia; 
et eu cum foh que foleia 
fui Ieu8 ad onfolotir, 
car cuiei 80 per albir 
qu*eu eÌ8 no'm pcn8 qu*e88er deia. 

Si per nuiir autra que 8eia 
mi pogue8 plu8 enriquir, 
bo'm n*ngra cor a partir; 
maa com plus fort m'o couBÌre, 
en tant quant lo mons perpron, 
non aai una tant valcn 
de negun paratge; 



10 



ir> 



20 



1 Veus FI. Venc llen a tot son M. voler 
0. 2 francs fins 10 M, fin e franc CF. e ses 
U. scncs CM. 4 posca fa mcrcc CAber O. merse 
cabcr M. en samor r. U. 8 mi] manque IMU, 
m Ba. nim IMU. aparer Ba.IOMU. 9 Un 
panc d'a. COMU. 10 parec ben COM. queni 
volc COMU. 11 sailhir A/, ferir U. 12 lo cors 
qemes li O, e mes dedinz tal d. U. ma /. mes 
lo coraiel d. Af, lo d. Ba.Cl. 14 qan f. If. lô 
faz len M. 16 quant crezei so /0, e ien crei 
M. 17 quenqucrs iOU. n. C', no cre AI. nom 
pes 0. q. pens qesser non poiria M. 18-96, 4 
manquent M. 18 E sieu per a. O. 19 mais 
ACU. 2() bon a. lU. agra en C. 21 on Ba. 
CI. fortj ieu /; i fort U. m'o] en A, eu /y, 
moB U arbire /. 22 com AICU. 24 ni de 
tant aut ric p. /; de prez ni daut p. U. 



97 



GARIN LE BRUN. 



98 



fi 



10 



per quxu el seu seignoratge 
remaing tot vencudamen, 
po8 non trob meilluratnen 
pcr fors' o por agradatgc. 

Chansos, al port d'alegratge, 
on pretz e valors s'atcn, 
al rei que sap et enteu, 
m'iras en Aragon dire 
c'anc mais tant jauzeus non fúi 
per fin' amor cum er sui; 



c'ab rems et ab vela 
poi' adcs 80 que no's cela: 
e pcr 80 non fatz gran brui 
ni voill c'oni Rapclia do cui 
m'o díc, plu8 que d'un' e^tela. 

Mas V08 am, ge8 una mcla 
no'in prctz, car ab V08 non 8ui. 
Pero al8 op8 vo8 e^tui 
que'm 8Ìatz govern8 e vela. 



GARIN LE imUN, ENSENiIAMEN. 

JìibìiotíU^que Ambrosienne, R. 71 aup., fol. 12ò' (G), M». de CheUenham, fol. ò* (N) , d'aprh 

la eopie de H. Suchier, — Grdr, § 33, p. 50 ». St. p. 51, 



El premier cap, amía, 

68 mo8 ta1an8 que dia 

totíi la contenenza, — 

8Ì c'om no*i trob faillenza, — 
15 que domna deu aver. 

C'aizo fai a 8aber, 

lo matin al levar 

80 deu gran 80ing donar 

qiio 8Ìa fro8ca o clara 
tn 8a color8 e 8a cara, 

quo non i rciiiaigna 

tals rc8 que no 8'ataigna. 

Pois 8Ìa 8a camÌ8a, 

qu'e8 aprob lei a88Ì8a, 
t6 blanca, molla e dolgada; 

car esti' aizinada: 

pel8 flanc8 e pel8 co8taz, 

pel8 altre8 loc8 privaz 

deu e88er d'aital mena 
30 qu'en aital loc covena. 

t e 8on U, 2 forsadamcn /. B qaar CU. 
nolh Cy noi 10. 4 f. ni BU. foso /. 5 aport 
r/. 6 mon pr. 0. 7 qi ang 3f. 8 m' manque 
M. \) qcz anc tan M 10 Dc /. fin' manque 
M, ara M. 

11 prímcr cap Ny cap premier G. 13 cap- 
tcneza G, 14 coz noilf tiuep G 17 maìtin 
G. 18 ^ranz G. 20 color G. 21 noi i G, 
22 tal re Cr. 8Ì tegna G. 23 puois G, sa man- 
que G. 25 dolffuada N. 26 estai Ba,GN. azinada 
G. 27 dels ilfts e dcls G. 28 dels G. luecz N. 
iìò cO aital G, •uegna G, 

ItARTBCII, ChrMlomiithle provençnl*. 



Tuit 8ei altre apareill, m 

8egon 1o meu con^eiU, 

do qualque mena 8Ìon, 

e8gar que ben estion 

pels flanc8 e pel8 costaz 

e pel8 pe8 e pelz braz. 15 

Sei 8otlar, per mon grat, 

8Ìon petit, dolgat, 

quo no paro8coii griiii 

8ei pe, ni mnl e^tan. 

R dc 8on afiblar to 

80 deu grnii 80Ìng donar 

que non e^ti' en fol 

808 mantel8 a 8on col 

ni 8emble 80Ì8eupuz 

can l'er al col penduz. 26 

8a8 8crviriz privada8 

8Ìon gent on^eignadas 

e 8apchou 808 orgoill 

l manque /. qa — a M. 2 por 0. sol com 
uoB 0. qell non MU. nom C. 3 Pero leu n. 
M, V. noquan CU. si tot no com 0, 4 ni co 
no U0I sapzon 0. ni non MU. c*om manque 
i'M. sapcba liom CU, sapclion M. ô Nin d. 
quel de Te. /. den e. AOU. de est. B. 6 Mas 

r« u. pauca M. Ihezus ges ien u. C, niela O. 
nos 0. non pr. U. 8 per so /. ad < '. meatieu 0. 
13 eschai q G. 16 sollar N. pel G. 17 siun 
U p. fr. 19 sei pei ni N, ne sion G. 20 afn- 
blar G. 21 grftz G. 23 matel G. 24 soi seu 
puz G, 25 li er Ba.GN. 26 sas Bemirís N, la . 
seruerÌB G, 28 senz N. orguoill G, orgueil N, 

4 



99 



XII- SIÈCLE. 



100 



sorvir, c'aitfil o voill. 
E de sa liadura 
86 sapchon donar cura; 
80D pel ahordenar 

5 8apchoD, et entrenar. 

E s'om gen Ia8 apella 
de neguna novella, 
8apchon 8e ben defendre 
e gardar de reprendre. 

10 Quant ill ira al 8aiu, 

aia ab 8Ì tal compain 
que ge8 d'ancta no'il fasaa, 
cui que trob en la plaasa. 
III au dreit e suau 

15 ez a petit esclau; 

que non es cortezia 
que domna an tost per via, 
que trop faasa gran pa8 
ni per anar se la8. 

»0 Si 08 en palafren, 

8Ì' aítals com conven; 
e 8i ben o espleita, 
an gentemon o dreita. 
Dinz 8a maison e8chai 

25 a IeÌ8 que ben o fai, 

que 8Ìa a tota gen 
de bon contenemen, 
ez al8 mals ez al8 bo8 
8Ìa de bel respos. 

») Cals que vcigna ni an 

en leis trob bol 8emblan 
e bon acuillimen; 
ma8 non tuit engalmen: 
no 8Ìon tuit engal 

»5 li bon aÌ88Ì coi mal. 

Tal i a qi no gara 
cui 08 humil8 ni cara 
ni non 8ap ge8 triar 



1 noiU O. 4. ô manqiient (7. 6 e son ON. 
7 de irana (sans de) N. 10 il etc. ON, 12 
faza ON. 13 truep 0. plaza ON, 15 e N. 
desclaa ON. !(> nun es de ?^. 18 qe trop 0. 
faza ON. 19 ftnar ON. 21 aital O. 22 e an 
tost espleita N. 2H ardiamcnt e N. 24 ituns 
alinéa O. mason ON. 25 lK>n e fai N. 27 
. captenemen O. 28 e-e N. Hì lci truop O. 
82 a bon O. 36 que N. 37 humilis G. 



cul honi fai ud honriii*. 
Maa aquo non 08 sena, 
anz mals enseignamen^ 
e UU8 tors de folage 
que revert a putage. 
Hout 86 deu apensar 
cil qui ben o vol far 
en cui plu8 abandon 
8a bona acuillizon; 
que mout home 8eran, 
8'om lor fai bel semblan, 
que*8 faran demanes, — 
tant 8cron mal apre8, — 
conte8 de ^'amistat 
e'n lovaran gniu glat. 
De moIta8 guisa^ son 
divers home pel mon 
que 80 fan adhonrar 
d'acuillir e d'amar. 
AIs autres no taing gairo 
ni no deu hom trop fairo, 
c'al> un breu saludar 
pod oiii taii goii pagar 
que*8 tenran per graziz 
e per gen acuilliz. 

Si hom V08 ven vezer, 
ab 8omo8 de sezer 
V08 drcichaz coiitra luí; 
mas ben gardaz va8 cui; 
qu'assnz 8on destrian 
hoinen a lor Bonblan. 
Si'u8 par cortes ni pro8, 
faiz lo sezer laz vos. 
Ma8 no seiaz leugeira 
qe ja parlez premeira 



10 



15 



20 



«5 



84) 



3n 



1 cals ON. hoz O. a iV 3 mal O. 5 pu- 
tagnc O. 6 inult O. 7 cel O. 10-14 car molt 
horae despres i seran mal apres sils fai sCblan 
honrat Cr. 10 homes N 11 sccmblan. 12 que 
N. 15 lcueran ON 17 homes O. 18 a N. 
21 hoz O. 22 oron (!. 23 podon O. 24 ten 
tan (r. ^razir Cr', gariv N. 2() hoz O. 28 
dreijes N. 29 mas cs gaidaz N. iM) dc truan 
N. 31 homcs O. 33 fas lo sejícr las ON. 
M siaz N. leugcra Oy laugeira N. 35 parlcs 
Oj parlaz N. primeira N^ premera O. 



101 



AHNAUT DE MAROILL. 



102 



de neguD gran soIrz, 
mas solamen si'l plaz 



lo somonez quei jorn 
remaigD*a 'quest sojorn, 



AllNAUT DE MAROILL. 

L M88. de Pari8,fr. 856, foL 115^ (C), fr, 22543, fol. 79* (R). IL fr. 22543, fol. 134 (R); 
ÌÍ8. de la Laurentienne, Plui. XC inf. cod. 26 fol. 22* , Stengel, IHe altprovenznlÌ8che Lieder- 
eammlung c., Leipzig 1899^ p. 15—17 (c), — Diez, Leben und Werke der Troubadours, 2* éd., 

Leipzig 1882, p. 103. 

Á.* 



r» 



10 



15 



20 



25 



30 



Bel m'es quan lo vens m'aleua 
eu abríl, aus quMutre mais, 
e tota la noit serena 
chautai rossinhols ei jais. 
Quecs auzels en son lenguatge, 
per la frescor del mati, 
van incuau joi d^agradatge, 
C0U1 quccs ab sn par s^iizi. 

E po8 tota ro8 tcrrena 
s'alegra, quan folha uaÌ8, 
non po8C mudar no'm 80vena 
d'un' amor per qu'eu 8ui jaÌ8. 
Per natur' e per uzatge 
m'ave qu'eu va8 joi m'acli 
lai (piuu fai lo doua auratgo, 
que'iu reve lo cor aÌ88Ì. 

PIu8 blauca C8 que Elenu, 
be1azor8 que flor8 que naÌ8, 
e de oortezia plena; 
blanoas den8 ab motz veraÌ8, 
ab cor franc 808 vilanatge, 
color fre8o' ab 8aura cri. 
Deu8, quei det lo scnhoratge, 
la 8al, qu'auc geu8or nou vi. 

Meroe fara 8Ì uo'm meua 
d'aÌ88Ì euau pcr 1ouc8 plai8, 
e dou m'en un baÌ8 d'estrena 
e 8egon servizi maÌ8; 
c poÌ8 farcm brcu viatgo 

1 dcn tl gfíinz G, 2 mais G. 

4 Uclli C. 5 mays ctc. C. niic|]^ C, nucg 
R. 8 auzcl CR. 11 con ^. am C. 12 pus C 
R. IH fnelha ete. CR. 14 nom C. sovenha R. 
15 don yeo R. 17 me ue(n) Ba. C. 20 blancha C. 
21 bclhazors C. 2ô frescn pcls sanras crîns 
R. saursa C. 2<ï dicus ('R. qucm A'. 27 ienser 
nom R. 81 servizil tìa.CH. 



aovendet e breu cami, 

quei 8eu8 bels cora d'alegratge 

me a mes en eat trahi. & 

IL 

Domna, genaer que no sai dir, 
per quo aovcn plaiih o aospir, 
08t vostr' auiic8 bo8 e corala, 
a88atz podetz eutendre cala, lo 

maud' e trainet aalutz a voa. 
Mas a 808 oba n'es aofraitos: 
ja mai aalutz ni autre be 
non aura, si de vos noi ve. 
Domna, lonca tempa a qu'eu conair i5 
co*u8 dÌ88C8 o V08 fozoa dir 
inou pen8amen c mon coratje 
pcr mi meteia o per mesaatje; 
maa per measatge non aua ges, 
tal paor ai c'ades uo'us pes; 20 

ans o diasera eu meteÌ8, 
mas tau sui d'amor entrepreis, 
can remir la vostra beutat, 
tot m'oblit cant eu ai pcnsat. 
Mc88atje*U8 trainet mout fizel; 26 

breu sagelat de mon sagel; 
no sai inesaatjc plus cortes 
ni que melhs celea totas res. 
Eat conselh m'a donat amors, 

1 somoncs G, somoires N. 2 aqnes ^. 

4 sìeu belh (bel) CR. 5 mauetx en aquest R. 

8 qeu c. i) lo u. c. flns e leials c bo 
coral (: cal) R. 12 cobeitos Ba. R. 14 per v. c 
lô dcsir c. IB qeus diga c. vos] ous R. faça 
c. 21) nous desplagucs c. 21 dìria c. metes 
(: pres) R. 22 soi etc. R. 28 u. fn^n b. e. 24 
moblida cant m'ai Ba. R. 25 m^^si^crs trame- 
trai f . c. 26 anel c. 27 Un B^ j^^. ^ ^^ ^ 

4* 



103 



Xn- SIÈCLE. 



104 



a oui demau tot jorn socors; 

amors m'a comandat escrire 

80 qu'ab la boca non aus dire. 

Eu no'us au8 far esdig ni ganda 
6 en 80 que amors me comanda. 

Er auiatZ; domna, di vos plai, 

80 que mo8 breus yo8 dira lai. 

Corteza domn' e conoÌ88en 

e de bon grat a tota gon, 
10 apreza de totz bene8tar8 

en fatz, en ditz et en pen8ar8, 

la oortezi' e la beutatz 

e*l genz par1ar8 e*1 bels 8olatz, 

I'ensenlmmen^ o 1a valor^, 
16 e'l gens cors ei fresca colora, 

lo bel8 rÌ8, Pe^garz amoro8, 

e Pautri benestar de yo8, 

ei bel fait ei dig agradiu 

me fan la noit ei jorn pensiu. 
«0 Quan non ai loc de vos vezer, 

joì ni deport non po8C aver; 

non po8C aver joi ni deport, 

poritz 8ui 8Ì uon veno nl port; 

quei Ionc8 e^pers ei lonc8 consir^ 
25 ei trop ve1har8 ei pauc dormir8 

ei dezirìers de vezer vo8 

me tenon 8Ìi cor angoÌ8808. 

Con vctz proc Deu la noit ei jor 

que*m do mort o 1a vostr' amor. 
80 Domna,. 8Ì'm do voatr' amor Deu8, 

cen tan8 8ui vo8tre melhs que meus; 

car de V08 8ai, domna, que'm ve 

tot cant eu fas ni dic de be. 

E de V08 ai renaenhamen 
85 e tot quan 8ai far d*avinen. 

Lo premier jorn, domna, que'u8 vi, 

m'entret el cor vostr* amors 8Ì 

l Bonen c. H so quel b. n. aaza Ba. /^. 4 e 
non paesc e. escrit ni landa A'. ô daiço qam. 
vol e c. 6 sa u. c. 7 guida Ba. H. 8 aui- 
nenz c. 9. de b. saluz a totas genz c. 10 be- 
nestanz c. 11 en d. en f. e en semblanç c. 
lô e la fresca c. 16 1i b. r. Tesgart Ba,/i. 
17 b.-an c. 18 H bon faich c. 19 si c. 
20 (lar Ba. k. 23 traiz c. 24 qen lonc cspor 
ol grcii noHpir 0. 27 U\\\ hìhhì lo c. aÌHtfuii Itu, 
^. 211 d. la m. o u. a. c. 'Ai m. uostre q. e. 
Ml^ manquent Ba, R. 36 qu'eu anc vos Ba. R. 



qu'ins en un foc iii'uvos a88Ì8, 

c'anc no mermet, pos fon empris: 

foc8 d'amor 08 qu'art e destrenh 

que vin8 ni aigna no'l destenh. 

Po8 fon empris, anc non e8teÌ8, 6 

de jorn en autre dobP e creis. 

E can me sui de vo8 lonhatz, 

creÌ8 e dobla p1u8 l'amistatz: 

ma8 can 80 pot cndevenir 

qu*eu V08 vei, domna, e*u8 remir, lo 

8on aÌ88Ì que mai re8 no'm 8en; 

per que 8ai be qu'es falhimen 

lo repropchier8 c'oin dire 8o1: 

qiie olh no vezo, cor8 non dol. 

Lo cor8 mi dol, domna, per ver, i6 

can no*u8 podon mei olh vezer. 

Ma8 del vezer conselh non 8ai: 

pero mos cord, quo remas lai, 

lo premier jorn que anc vo8 vi, 

anc poÌ8 de vo8 no 8o parti; to 

no 80 parti de vos un torn, 

ab V08 sojorna noit o jorn, 

ab vos estai on qu'eu csteia, 

la noit ei jorn ab vos domneta. 

Ges d'autr' afar pensar no'm letz. t5 

Enan m^esdeve mantas vetz, 

can cuit entendre en autras res, 

do V08 ai mossatjo cortes: 

mon cor, qu*08 hti vostr' ostaliers, 

mo von de vos sai moHsatgiers, ao 

quo'm ditz o'm remeiiibr* o'm retrai 

vostre gen cors coindet e gai, 

las vostras belas sauras oris, 

oi vostre fron plus blanc que lis, 

los vostres olhs vairs e rizons, 86 

e'l nas qu'cs dreitz e be sezens, 

la fassa fresca de colors, 

1 qnn f. maveç lainç c. 8/4 manqueni Ba. ^. 
ô poÌ8 Ba. R. 7 qan soi c. plns loignanz c. 8 e1 
cr. e d. treis aitanz c. 10 nins c. 1 1 s. sans e sals 
mon escicn c. 12 p. qcn c. q. fail c men c, 
l:i qe hom dir c. lô men d. c. 16 qar c. 17 noi 
Bu, R, 18 es romas R. 19—22 manquent li. 
21 iorn c. 28 mesleia c. 25/26 intervertis dana 
Ha.A\ 25 qne autr. ^. non c. 26 per que 
m'endeve /:a.A\ scsileui» c. 27 peusar Ba.A\ 
82 coiiulc Ba.U, c(»iut c. M (^l fi*. p. íil. q. 
Hor de 1. c. 85 clars e r. c. 87 1. tcudra facc 
e la (^. c. 



105 



ARNAUT DE MABOILL. 



106 



blanca, yermelha plus que flors, 
petita booa, bclas dcDs, 
plu8 claras qu'esmeratz argens, 
nienton o goln o peítrina 
5 blanca com neus ni flors d'espina, 
las Yostras belas blancas mas; 
al8 loncs detz granz, grailes e pla8, 
e la Y08tra bela faÌ880 
on non a re8 de mespreizo, 

10 Io8 Yostres gaps plazens e bo8, 
ei gen solatz ei franc respos, 
oi hol Honiblaii quo'ni fotz al prim, 
can a'esdevonc c'abdui no8 vim. 
Can 8o'm remembrai cors ni*m ditz, 

1!^ adoncs remanc 8Ì esbaitz, 

no sai on vauc ni on mo Yonc; 
meraYÌlh me car me sostenc, 
quei cors me falh e la colors: 
8Ì'm destrenh, doninn, Yostr' amors. 

«0 Tot jorn sofre esta batalha, 

roas la noit trac peìor trabalha; 
car can me sui anatz jazer, 
e cuit alcun repaus aYor, 
eil companho dormo trestuit 

?r« quc nuls non fai noisa ni bruit, 
adonc mo torii o'm yoIy e ni YÌr, 
poiis repcns, e pois sospir. 
Sovcn nio levi ou sczoiis, 
apres mo retorn en jazens, 

80 e colgui me sobre'l bras destre, 
e poÌ8 me vire el scnostre, 
descobre me soptozamen, 
pois me recobre belamen. 
E can me sui pro trebalhatz, 

S5 eu get defor abdos mos bratz 
e tenc la cher' e'Is olhs enclis, 
nias jointas, deves lo pais, 
on eu sai, domna, que vos es, 

1 bl. c n. c. 2 bluiicas Ua.R. 3 b1aiiC4i8 
Ba,R. 5 plns blanc qc e. 7 cls vostrcs detz 
jn*. e pì. Ba.R, 8 e pncys A'. 12 îcr c. 14 
cm d. <;. 18 qal e. 20 snfTcrt ai tal c. 22 
qnc Bti.R, cu 8. c. 2'A plnzcr Ba.K, 24/5 m/<ti- 
quent Ba.R. 28 e pois Bo,R, 29 a. retorni 
m'cn Ba.R\ e pueis me r. c. 30 cnlc roe sns 
mon e. 3Í non sai sim soi sns el s. c. 32 
douçameni c. 36 lo cor Ba.R. la cbaira cl 
cor el oilz e. acHs Ba.R. 37 las m. j. vas c. 



la raizo fns c'auzir podos: 

Ai, bona domna benestans, 

8Ì veira ja est fìs amans, 

a 8on vivou, lo jorii iiii sor 

que, a celat o per lezer, 5 

Yostre gen cors coind' e prczun 

entre mos bras remir, baizan 

olhs e boca tan doussamen 

que sol un bais fassa'm de cen, 

et eu pel joi blasmar me lais! — lo 

Er ai trop dig, mas no posc mnis, 

s'iina vetz Rohi ai parlat 

80 qu'el cor ai mil vetz pensat. 

Er ai trop dìg, non posc plus dir; 

mos olhR clauzens, fas un sospir, i5 

en soRpiran vau endorroitz. 

Adoncs s'en vai mos esperitz 

tot dreitamen, domna, vas. yos 

de cui Yozer es cobeitos. 

Tot ennissi com eu dezir, ?o 

la noit 0*1 jorn, can m'o consir, 

a son talan ab yos domiieia, 

embrass' e baiza e maneia. 

Ab que dures aissi mos soms, 

no Yolri' esser reÌR ni comR. t5 

Mai volria jauzcns dormir 

que Yolhnn doziran languir. 

Ê Uodocesta ni liiblis, 

Blancaflors ni Semiramis, 

Tibes ni Leida ni Elena so 

ni Antigona ni Esmona 

ni'1 bel' Yseus ab lo pel bloi 

non agio la meitat de joi 

ni d'alegrier ab lor amis, 

com eu ab vos, so m'es avis. h5 

Per la doussor fas un sospir, 

e pois trebalh al resperir, 

1 tot aisso f. r^a.R. 2 bclla c. 3 se ja a. 
c. 4 nil i. c 5 pcr c. c. 9 qnn dolç baisar 
c. dcls c. 10 c aens dcl ior c. 12 qar sol 
u. u. c. 13 cors a 1unc8 t^mps Ba.R. 14 cant 
aÌ88o dic Ba.R. \h clauR son mos oils c. 23 
abra<;a c. 24 pcr quc -868 H, sol qen aissi 
c. 26 no volgrcsscr scnbcr de rems R, Ý^il 
mamfuent c. 28 Ni c. 30 T. Neyda c. tiba 
ni lena ni cledina /í. 34 quant il eran e. 
36 vostr' amor Ba.R. 37 pueis qan me uen 
a lesperir c. 



107 



XII» SIÈCLE. 



108 



obro mos ollis soptozninon, 
gart sai e lat tot bçlamen, 
trobar vos cuit, domna, latz mei, 
mas no voa trop ni no yos vei. 

5 Clauzi mo8 olhs, torni ma chera, 
las mas jointas d'aital manera 
8Ì ja'm poiria endormir. 
Ma8 jes no'i po8c endevenir: 
an8 torn en eÌ88a la batallia 

10 d'amor que m'auci e*m trebalha. 
Domna, no*u8 po8c lo cente dir 
de Ia8 pena8 ni del martir, 
del pantais ni de la dolor 
qu'eu trac, domna, per V08tr* amor. 

15 Totz viu8 por V08 art o afluin, 
mas per merce'u8, domna, reclam 
quo'm perdones, 8'eu falh ni pec. 
Âuiatz et entendetz e8t preo, 
domna, la genaer criatura 

20 que ano forme8 el mon natura, 
melhor que non po8c dir ni sui, 
plu8 bela que bels jornà de maì, 
Bolelhs de nmrs, ombra d'estiu, 
roza de mai, ploia d'abriu, 

25 flors de beutat, miralhs d'amor, 
clau8 de fin pretz, escrins d'onor, 
ma8 de do, capdels de joven. 



5 



10 



cims ruzítz d*oii80nhanion, 

cambra de joi, loca de domneí, 

domna, ma8 jointns, vos soplei: 

pois vostrc 80i 8Ì leialmens 

vensa'us merces e chausimens 

que*m retenguas a servidor, 

e prometes me vostr' amor. 

Do plus no'us prec ni no's covc, 

mas tot si' en vostra morce, 

qu'aissi'm lais Deus d'amor jausir. 

Mais am de vos sol un desir 

resperanza o loug esper 

que de nuir autra son jazer. 

Ê pos de me vos fas ligansa, 

prometetz ine bona esperansa. 

De la promessa aurai cofort 

e bon respit tro qu'a la mort; 

mai volh e bon esper morir 

no volh dezesperatz languir. 

Domna, no'us aus de plus preiar, 

nias Deus vos sal e Deus vos gar! 

Si'us plai, rendetz mo nia salut: 

])0s ainors ni'a pcr vos voncut, 

vcnsa'us per mi tot eissamens 

amors que totas cauzas vens, 25 

domna! 



15 



20 



ALBA. 



Mn. de Pariê, fi\ 850, fol. 383 (c). Aíahn, aaìiclite dcì' Trouhadours Nr. 132. 

^iMagiios a Dou ja lu uoitz non fuIliÌH, 
ni'I mous amics loiih do mi no's partis, 



En un vergier sot/ folha d'albespi 
toiic hi dompiia son uinic costa si, 
aotro la gaita crida que I'alba vi. ni la gaita jorn ni alba no vis! 

Oi Deus, oi Deus, de I'alba! Tan tost ve! Oi Deus, oi Deus, de l'alba! Tan tost ve! 30 



1 csnelamen c. 3 lonc m. c 4 jes nous fìa. 
(nieus) ^. 5 mas clau Bu./^. e torn c (> mos 
m. JiaJÍ. 7 vezer si p. dorinir Jfu.lí. 10 qni 
ma mes en c. 11 non sai c. lô Per vostr* 
amor t. u. afl. Ba./f. IG merce donnaus c. 
18 ces c. 20 q. formes anc c. 21 gençcr qeu 
c. 28 de uern c. 27 de dompnei caps d. c. 

Alba 868 titol. 28 fuella. 31 oy dieus eic. 



4/5 mnnquent Ba.R. prcndes m*al vostre 
8. Jta.R. 7 c ninnque A*. 10-13 mtnqueni Ba. 
A\ If) vostr csp. Jfa./Ì. 10 de l'espcrans' Ba. 
iV. 17 mon bon esper tro a Ba. R. 18 respecb 
c. 19 non faz c. 22 mos saluz c. ma minque 
R. 23 qar pcr am. soi si uencuz c. 26 uì'.m' 
que /^c. 

27 nncitz. 28 lonc. 



109 



GUIRAUT DE BORNEIL. 



110 



Bels dous atnics, baizem dos, eu e vos, 
aval eU pratz od cbautois auzellos; 
tot o fassani eii despeit del gilos: 
Oi l)eii8, oi ])cu8, do Talba! Taii tost ve! 
ò Bels dous amics, fassam un joc Dovel, 
ins el jardi on cbaotoD li auzcl, 
tro la gaita toque sou caramel. 
Oi Deus, oi Dcus, dc l'alba! Tan tost ve! 



Per la douss* aura qu'es yeuguda de lai, 
del meu amíc bel e cortes e gai, 
dol 8CU alen ai begut uu dous rai: 
Oi Dciis, oi Deu8, dc Talba! Tau tost yo!" 

La dompna 08 agradnns e piazens, 
per 8a beutat la gardon mantas geu8, 
et a 8on cor en amor leialmens. 
Oi Deu8, oi Deus, do Talba! Tan tost ve! 



GUIRAUT DE BORNEiL. 

I. iÌ8s, CEPRT. Meyer, Recueil d'anciena textes^ p. 82 (èSe.). Appelf Prorenxalische ChreêtomeUhie, 
p. 9Í 9. (Ap.). II. M88. AliCDGlRMRSV. Appel, />or. Chrestomathie, p. 8(). III. JH*. du Vati- 
cain ô'JTJ, fol. li'', Archiv f. d. Stud. d. neueren Spr. 33, 315 (A)\ M88. de Varis, fr. 1592, 
fol. 5' (B), fr. 856, fol. 23^ (C) ; M8. de la Umrentienne, Vut XLI, 43. Archiv f d. Stud. d. 
neueren Spr. 35, 369 (U)\ Ms. de la Riccardienne 2814 y p. 50, Revue de8 langue8 romane8 
t. 12 (m'J) p. 18. (a). IV. Le8 fnêmrs, foì. 18^ (A), 13^ (lì). 20^ (C) , fr. 1749, Mahn Ge- 
dichte lllj 121 (K); M8. de Veni^c, fol, 72^, ArcJiiv f. d. Stud. d. ncuerm Sprachcn 36, 420 
(V); M8. de la Riccardicnne 2814, A*cvuè des langucs ronuine8 t. 42, p. 306 (ac). Cf. KoÌ8tn, 

(ruiraut von liomelh, der Meister der Trobndors, Berlin 1894. 



L 

10 "ReÌ8 glorio8, yeraÌ8 Ium8 e clartatz, 
Deu8 podero8, Senher, 8Ì a yo8 platz, 
al meu companh sias fizels aiuda, 
qu'eu non lo vi, pos la noitz fou venguda; 
et ado8 Bora Talba. 

15 Bel companho, si dormetz o velhatz, 
non dormatz plus, suau vos resaidatz, 
qu'eu orieut vei restela creguda 
qu'ameua'l jorn, qu'eu l'aí ben conoguda; 
et ades 8era l'alba. 

to Bel companho, en chantan vosapel: 
non dormatz plu8, qu'eu aug chantar 

rauzol 
que vai quereu lo jorn per io boscatge, 
et ai paor quei gilo8 vos assatge; 
et ade8 8era I'alba. 

25 Bel companho, eissetz al fenestrel 
et esgardatz Ia8 ensenhas del ccl; 
conoÌ88erotz 8Ì'U8 sui fizcls messatgc: 
8Í noii o faitz, vostrcs n'er lo daiiipnatgc; 
et adc8 Bcra Talba. 

1 amicx eic. 3 despieg. 7 caramelh. 

18 o^adus lo Me. RT. 24 sins consec enans 
lalba Mc.KV. 25—29 ct 10, 9-18 intn-vcrti^ 
KR, 2(ì rcgardatz Ap. CT, engardatz E. en- 
senhas ER, estelas Me. CI*T. 



Bel companho, pos mi parti de yo6, 
eu uo'm dormi ni'm moc de ginolhos, io 
an8 preguei Deu, lo filh 8aucta Maria, 
que'us ini rendes per leial companhia; 
et ades 8era l'alba. 

Bel coiiipauho, la foras als peiros 
mc preiavatz qu'eu no fos dormilho8, i& 
cnan8 velhcs tota noit tro al dia; 
aras no'us platz mos chan8 ni ma paria; 
et ade8 sera I'alba." — 

**Bel dous coinpauh, tan 8ui en ric 

80Jorn 
qu'eu no volgra maÌ8 fos alba ni jorn,to 
car la gensor quo anc nasqueB de mairo 
tenc et abras, per qu'eu uon prezi gaire 
lo fol gilo8 ni l'alba." 

IL 

Un Roiiot fatz malvatz e bo, #5 

e re non sai de oal razo 



2 belb. 10 non Ba. M. Aprè8 13 C njouU: 
Bcl companbo qaar es trop enaeyos. qae qaant 
intrem pel portal ambedos. estçardets sas tìb 
la f^ensor qae sia. dc mius partitz lai tengaeti 
vostra via. et adcs sera Ìalba. 18 T inêèrt 
deux 8trophe8 avant v. 19. 19-23 manquent CK, 



111 



XII» SIÈCLE. 



112 



ui de cui ni cum ni per que, 

oi re non sai, don mi sove, 

e farai lo, pos no'l saí far, 

e chant lo qui no'l sap chantar. 
5 Mal ai qu^anc hom plus sana non fo, 

tenc avol home per pro, 

e don assatz, quan uon ai re, 

e voíll mal celui qui'm vol be; 

tant 8ui fis amics ses amar 
loc'ancse'm pcrt qui'm vol gazaignar. 
Ab celui vauc qui no'm somo, 

e quier li, quan non a que'm do; 

per benestar sui ab Jaufre, 

qu'aissi sai far so que'm cove, 
i5qu'eu'm leu quand mi degra colgar, 

e chant de so, don dei plorar. 
Detorn mi vaì e deviro 

foudatz, e sai mais de Cato; 

deves 1a coa'l vir lo fre, 
sos'altre plus fols no m'en rete, 

c'aital sen me fích euseignar 

al prim c^ara'm fai foleiar. 
Drutz ai estat una uazo 

senea engan ab traizo; 
26 ab orgoill ai clamat merce 

a Tautrui ops si cum per me, 

qu'estra mon grat cuìt acabar 

e quicr so que non voill trobar. 
Domna sai, ja no voill que'm so, 
80 ni, si'm fai mal, que lo'm perdo; 

si's volia colgar ab me, 

a pauc no vos jur per ma fe 

que pro m'en faria preiar; 

mas non deu hom trop soanar. 
85 E qui'm fai ben a guizerdo, 

eu') sai ben trobar ochuizo, 

per quei servizis si recre. 



6 avol ApJ:OIKMRV\ malvatz Bn.AliCS. 
16 (laso IK, daqao Ap. CDGMSY. 17-22 
tnanqueììi IK. 18 qne mais saí Ap. DGS^ quar 
phi8 sai C vAX 8ai mais A', car mais sai V. 
.'(5—112, 15 tìMn/tumt V. K qui'm fai bcn 
Alì, qni'm fcze» licn Ap, CM, qni fczcs (D) 
b. liR, 8i mi fczos S, Totz liom qnim scr cn 

K. (', Siin faiscz hon c ^. (i. Qnaiit lioiu fai 
. 1K. m Eull AU\ ieu Ap.CGIKàîS. Be 
sanpra t. DM, be sanpro t. ìt. 



20 



AisBÌ sai eu far de mal be: 
per malvestat cui* eu levar 
e maÌ8 valcr per sordeiar. 

No sai de quer m*ai fait chanao 
ni cum, 8*autre no m*o de^po, 5 

qu'aituls foudatz 8aber8 m'avo, 
ro non conoso que m'uperte; 
cela m'a fait outracuii\r 
que no'm vol amic apelar. 

Eu cuit chauzidamen parlar, lo 

e dic 80 que'm fai agaitar. 

Ela'm pot e mon sen tornar, 
si'm degnava tenir en car. 

Si'm volgue8 amic apellar, 
enquer8 pogra mon 8en cobrar. 15 

III. 

Op8 m^agra, 8Ì m*o consentis 

la 8azo8 del temps entenerc, 
qu'en calque solatz m'esgauzis, 
que contra'l freit m'agr' ops ve^tirs, 
u contra'l tort qu'eu prenc merces, 
contra'l trop tazer chantars, 
e contra'l camje dels baro8 
francs 8eigner e cortes e bo8. 

E jagra plu8 chaut lo8 matÌ8, 

8Ì*m 8entÌ8 mo8 op8 dinz l'alberc, 
que ja forsatz for8 non eÌ88Ì8, 
que pona m'e8 a maìnz grazirs; 
e qui 8oforre s'en pogues, 
bcn fora n'auia demandars, 
empero 8Ì donars uon fo8, 
ja non 8aubr' om qui'8 fora pro8. 



1 nuinque AB. Qnaissim cnio far d. m. b. 
(', mot (mas) son daquistz (daacus^ dcrriei 
(dariers) semple IKS, 2 cni en| mi sai Ap, 
DM, cuj*om Ba. BIKS (on) C. cnich a ^l. 6 car 
tant fof a sabcr Ba. ABS, Ap. ca tal 6r. 
qu'aital sabo fuudatz C; qaitals sabcrs foldat 
D, qaitals sabers foldatz MR, qne tan forsatz 
sabers IK. 10— IH manquerU DMfí. 18 dei^na 
retcnir Bi.A/i. 14—15 mnnquvnt Ua. AUIÍCS. 

20 qut; cjil C. tal qc T. 21 qu(;iicontral CIL 
cot a. 2:i taizar C, 24 contrals cambi(s) (' 
If. 25 pros C. 20 plus manqut' C. maitis A 
BU, 27 cn (I. 28 issis AUC. 2î) (Uir 6\ Qa 
Ua, :-U nauja Ua, nauzes C, nauial U^ nan- 
ges a. 32 ab so que si CUa. 



25 



!t0 



113 



GUIRAUT DE BORNEIL. 



114 



E plagra mais a mos vezis 

mauens que paubres, que, pos cero 

totz mo8 ops, U8 no m'er tant fÌ8, 

pro vctz no'il enoi rescoudirs; 
f* e qui trop cerc' autrui conres, 

sofraignera'il cal8 que di^nars, 

e po8 8'aficha de somos, 

8embla*il failha pan8 e maÌ808. 

Re'8 pagra gensei^, 80 m'e8 yÌ8, 

ioancara8 sobre 80u ausberc, 

8'autra madaula 1i faillÌ8, 

dol 8CU, quo trop n'o8 bcl8 8orvii*H; 

e qui'8 fai de l'autrui cortcs, 

po8 del 8CU sera 8obravarB, 
I5ge8 no m'e8 vÌ8 aport razos 

c'a lui repaire'l guizerdo8. 

Ges m'agra forsa rautrui vÌ8; 

no m'a 8'eu m'oblit ni ni'c8perc 

de far aÌ88o c'om mi grazÌ8; 
soe pero 8ii bel8 acuillir8 

non dona pretz ma8 lui cui es, 

aÌ88Ì cum cha8CU8 68 plu8 car8, 

degra voler quei bel8 re8808 

eÌ88Ì8 an8 de lui que de vos. 
25 8'om agra- mcn no m'acuillie, 

BÌ'm pouc ui nianci ni m'e8tcrc 

lo8 jovenccl8 ni l8 enautís, 

gcn8er8 en paregrai forbirs; 

ma8 qui fara semblan quc'il pc8 
80 en8eignamen8 ni chastiars, 

e T08 trebaillatz c'autre fos, 

fraigner i podetz mil bastos. 

Per sagra- mcn c'om me plcvis 

nou crciria, qu'ans tcm quc'i pcrc 
.S5moB chastics que totz bes assis; 

po8 trop l'esfrcda l'apcdirs, 



ja coill' ardit, desc' aura mes 
s'entcncion cn sos aflTars, 
que mcntre qu'cs mancips o tos, 
l'eachai soiatz c pretz e dos. 

Fodagra, don ja non garis, 5 

o grans mescaps en plau codcrc, 
aitals que'I plus loiudans I'auzis, 
o faitz don ai sec escarnirs, 
peitz volrîa l'avengucs, 
cui joÌ8 non platz ui deportars, lo 

que mains pensamcns enoios 
loigua do BÌ boua chuusos. 

Seigncr Sobrctotz, rics pensars 
e joÌ8 e bona sospeissos 
cresc' ades mon seignor e vos. i6 

Qu'eu'm clam anquera dels Navars, 
car ano deschauzitz, sofraitos 
mi fou entr' cls coutrarios. 



IV. 

Quan la brun' aura s'eslucha 
pel suau termini frano, 
eras si de joi m'estanc, 
8Ì be'8 someilla ni's clucha 
ramors, que'm fara languir, 
8Ì uo la'm desloign' oblitz, 
mal mer, e si faill mos chans, 
V08 n'aurctz tort, mal' amiga. 

Car V08 m'etz un pauc esducha, 
m'avetz virat de brun blanc, 
non per re qu'eu disscs anc, 
don m'aiatz tal ir' aducha; 
ans s'eu auzcs descobrir 
cum V08 ma domna'm plevitz, 
que destrics ni mals ni dans! 
No'm letz que plus vos en digal 



to 



2."» 



80 



nri 



4 enneg esc. C. ô fress antmi CUti. 6 so- 
frAnher la CUa, 7 e pos si íìcha ses sonioB 
AB, 8 C, amaniars U. 9 Rcis AB. e 
plagra(inì gcnser Ca, gcnscitz AB. 10 cn- 
qnerre C. 12 que mot C, car miilt (^a, mcs 
a. 14 poÌB AB. 15 non mcs nis 1i port Ua, 
uist li port C. 17-24 mauquent CUa. 20 bes 
AB, 24 issis anz AB. 25 aigramen noti(nq) 
AB. nom cniHis U, 26 Si a. 28 em U. fur- 
nirt C, fnrírs r/, sernirs a. 29 e qnis C, c 
qui U, quens Ca. 31 cus Ua. qus tr. pos cautra 
foa Ca. poder U, 33—114,4 manquent CUa. 



ià l ^^-\ 



h t 



K 



\ I 



2 en] ni AB, 3 e tors A, e bos B. e plan 
U, 5 ons a. 1 tal qnel CUa, plus lonhadis 
C. 8 mal CUa. se fcnh C. 10 a cui-dcports 
AB. 11 mals a. pessamens j4£)CVi. 12 loignan 
U, -cn a. bonas U. 13-18 maiyjuent CU 18 fo A. 

22 Boan AB. 2:) scu EV. 24 esneila V. 
sonilha Ca. 21 sim CV. 28 tort naurets vos 
CV. amia etc. AB. 29 eslucha K, esclucha a. 
;30 si (tant V) qnem viratx en brun CV. brun 
de b1. o. 31 rc] so ^, o V. queus E. 82 
manetz CV. 33 E C. Ilas V. siens B. 36 
nois (nos) taing Ba.Afì. 



115 



XII- SIÈCLE. 



116 



Lo cors (lÌDs 1110 crid' o'in huclia 
que no'l rompa nii desbrano 
de Yostr* amor, et eu planc, 
car vei que ren no m'afrucha, 
5an8 sai que*m n'er a fugir, 
8Ì YÌure non voill aunitz, 
e te'm lo sobriers afans 
que*m tol repaus e'm destriga. 

Tal m'avetz menat c'a lucha 
iono*m defendria d'un manc; 
e YÌtz anc greu clop ni ranc, 
8Ì per mal pas non trebucha, 
leu non po8c' avan fugir. 
Aissi m'en vauc fiebezitss 
i5cum col desamatz amans 
qui de joi se desraziga. 

La uoit quan lo sons me trucha, 
dorm sobr' arca o sobre banc 



tro quo m'on dolon H iiano, * 
per qu'es ma valors destrucha; 
car en leit non poso dormir, 
ans m'en leu totz esbahitz 
e pcns de vos en estans 
contra que m'etz tant eniga. 

Âb ma Yoluntat paurucha 
no m'a'i laissat carn ni sanc: 
pustol' en son oil e cranc, 
qui'us me cuid' aver forducha, 
qu'enans m'en er a fenir 
mon vers que sia compUtz; 
e sui de so plus clamans, 
car aiic mi uoc geus mondiga. 

Qu'eu vi I'or* e vos la vitz, 
non cuidera us amiranz 
mi noguos: Deus los maudiga! 



10 



15 



PEIRE VIDAL. 

Peire Vidal'8 Lieder hetatisgegehen von K, BartscJi, tìerlin 1857, p. 28—30; 49—51; 60-61 
(Ba.), l\ Meyer, itecueil d'anciens iextea, Paris 1877, 1, 80 (Me). C/. Romania II, 425 88. 
Nou8 ajouton8 les variantes des nm. H et c que Bartsch n'avait pas uiilisés; cf. Stucy di 
filologia romanzíí V (1891), 425, et Stenyel , Die ultprovenzalische Liedersammlung c, p. 48, 
54 ei 57, — ha première chanson a été imitée par le minnesinger Rudolf, comte de Neuenburg, 
Cf. Diez, Léhen und Werke der Troubadours, 2* éd., Leipzig 1882, p. 125 ss. 



I. 

20 Po3 tornatz sui cn Proensa 
ot ab ma domna'm sap bo, 
ben dei far gaia chanso, 
sivals per roconoissensa: 
qu'ab Rcrvir et ab honrar 

1—8 cinquième strophe CV. Qucl C(»i*-uclia 
CV. 2 nom. r. V, nim V, csbranc C', cstanc V, 
4 sai CV, nom minque C. 5 enans (cades V) 
men er a partir CV. 7 los A. sobres AB, so- 
brels E. ct es tan C, e te mi V. sobricrs la- 
fans CV. £t es tan sobrcn lafan c. 9-16 troi- 
sihne strophe C, manque V. 9 tornat Ea. 10 
ad un C. 11 leu a. 12 Qi a. per] a Cc. 13 
caUem E. on a. puesca f. En. 14 tan sui vas 
cnfreuolitz (\ eissamcn uau Ea. 16 desrahia 
A^ dcsraicha B. 17— Ufi, 6 quatriòme strophe 
r'V. Quc la ii. qucl s. meslucha V. ma clucha 
6', mcntrucha C, mc tucha a. 18 e V. 

21 a Ba,Hb. mi c. domna Ba.Hb. 22 bona 
Hb, 



conquier hom de bon senhor 
don e bonfait et honor, 
qui boi sap touor en car: 
per qu'eu m'en dei esforsar. 
Ses peccat pris penedensa 
808 tort fait quis perdo 
e trais de nien gen do 
ot ni d'ira bonvolonsa 



20 



S5 



l tro que(m) CEa. d. ams CE. mey f. C, 
mi Vc. 2 per cai CV. 3 quen lieg n. p. ieu 
(non p. V. ren a) CV. adormir V. tot en V. 
4 en f/, mi c 6 cautra C\ outra V, 7 Cap CVc, 
8 ma CV. \) tranc V. 10 qus C. quilam V. 
11 qabanz merier a. 13 mas Cc. daisso sui C. 
e son cu daizo V. 15-17 manquent CV. 17 Ni a. 

19 bciifaiz //. 2() bcn //. 21 me dei H. me 
(n ò.). uoill bc. 23 et ai aqis ses tort p. H, 
e aqis ses t. p. c. 24 ric d. c. 25 e preng H. 



117 



PEIRE VIDAL. 



118 



e gaug entier de plorar 
e d'amar doussa sabor, 
8ui arditz per paor 
e 8ui perden guzmiliar 

s e, quau sui vencutz, 8obrar. 
E quar anc no íìs falhen^a, 
8ui en bona ^ospeisso 
quei maltraitz me torn en pro, 
po8 lo be8 tan geu comensa. 

10 E poiran 8'en conortar 
en mi tuit l'autr' amador, 
qu'ab 8obre8for8Ìu labor 
trac de neu freida foc clar 
et aigua dou88a de mar. 

15 Estier^ non agra garen^a, 
ma8 quar vei que vencutz so: 
8ec ma domn' aital razo 
quc Yol que veucutz la veu8a; 
qu'aÌ88Ì deu apoderar 

2()franc' umilitatz ricor, 
e quar no trob valedor 
qu'ab leÌ8 me po8c' aiudar, 
ma8 prec8 e merce clamar. 
E po8 en sa mantenensa 

t5aÌ88Ì del tot m'abando, 
ja no*m dou diro do iio; 
quo 808 tota retenen^a 
8ui 8eu8 per vcndr'e per dar. 
E totz hom fai gran folor 

soque di qu'eu me vir alhor: 
maÌ8 am ab leÌ8 mescabar 
qu'ab autra joi conquÌ8tar. 

E cel que long' atenden^a 
blasma, fai gran falhizo; 

85qu'er an Artus li Breto, 
on avian lor pleveu8a: 
et eu per louc esperar 
ai couquÌ8t ab gran doussor 
lo bais que forsa d'amor 



me fetz a mi don8 emblar, 
qu'era8 lo'm denh' autreiar. 

Bel8 Ilainier8, per ma crezen^a, 
no'us 8ai par ni compauho, 
quar tuit li valen baro 5 

valon 8otz vostra valen^a. 
E po8 Deu8 VO8 fetz 808 par 
e'u8 det mi per 8ervidor, 
servirai vo8 de lauzor 
e d'al8, quant poirai far, 10 

bels Rainier8, car etz 808 par. 

II. 

Baro8 Jezu8, qu'en crotz fo me8 
per 8alvar cre^tiana gen, 15 

no8 mand'a totz comunalmen 
qu'anem cobrar lo 8aint pae8, 
on venc pcr no8tr' amor morir.' 
E 8Ì noi volem obezir, 
lai on feniran tuit li plag, so 

n'auzirem maint e^quiu retrag, 

Quei 8aint paradi8 que'n8 prome8, 
on non a pena ni tormen, 
vol ara liurar francamen 
a ccls qu'iran ab lo marques t5 

outra la niar per Dou sorvir; 
e ceU que no'l volran 8eguir, 
no'i aura negun, brun ni bag, 
que no'n po8c' aver gran e8glag. 

Ar veiatz del segle qual8 es, so 

que qui'l 8ec plu8 al peitz 8'empren; 
pero no'i a ma8 un bon 8en: 
qu'om laÌ8 I08 mals e prendaÌ8 be8. 
Que po8 la mortz vol a88alhir, 
negU8 no'i pot ni 8ap gandir, ^ 55 

quo po8 tuit morrem atrazag, 
ben es fols qui viu mal e lag. 

Tot lo segle vei 8obrepre8 
d'engan e de galiamen: 
e 8on ja tan li me8crezen 40 



10 86 c //, 8i c. c. 12 car s. llc. 18 tai 
//. fr. ncu e. 1(5 sap qn'cu //. 17 vol c. 20 
hamiHtat ab r. H. 21 pois noi c, 22 a. 1. c. 
mcn //. 24-32fwcfn^íim/ //. .38—118,2;?' strophe 
H qi // 'U mespreiso c. 85 qar eii A. c. ^T» 
don aien H. 38 tan gran ricor c. 



1 ma dompna //. qc f. a ma dona cmbrar 
c. 2 don mi faitx iauçcnt cstar c. 8 mias 
det //, nins det c. 10 ea p. H. qant p. c. 
U qins es //. 

24 relinrar c. 28 aga c. 80 E y. c. 31 
plus sec c. 35 non c. 87 m. ni I. c. 



119 



XI1« SIÈCLE. 



120 



qu'apenafl reulia droitz ni fos, 
que chascus ponha eo trair 
•on amío per si enrequir: 
peroih trachor son aissi trag 

ftcum cel qui beu toissec ab lag. 
Catulan et Aragoncs 
an «enhor honrat o yalen 
e franc e larc o couoissen, 
humil et ardit e cortes. 

loMas trop laisHa ennianontir 
Mo» 0er0, cui DouH baÌB ot azir, 
qu'a tofz jorns ostan en agag 
per far en cort dan et empag. 
Roin aunitz val nieins quo pages, 

ibquan viu a lei de recrezou 
e plora'li bes qu'autre despen 
port Ho que'l paír' a conques. 
Aitalii reÌM fari' ad aucir 
et en lag loc u iobelir, 

loqui'M dufnu a loi do conlrag 
uo prou ni doua ganiag. 

Domuan volluui nou aiii eu gos, 
quau vivou doicauzidiiiuou 
oontr' amor o contia jovou, 

taquar flii paratg* iin ni mal mos, 
greu oi do oouitar e de dir 
grou d^oiooutar e d*auzir; 
quiir flu domuot an aiiii trag 
qu*outro.lor uou trobon OHoag. 

M) Doiiiua, ii'iii touetz on defoi 
quo d*al ro uou ai pouiaiiion 
iiuu dn fiir voitro mauduuion. 
Vi M*eii grat «orvir voi poguoi 
outro'l doMpolliar o'l voMtir, 

iiaju uiiflM mali uo'm pogr* avenir, 
quur voitro dig o voitro plag 
iii*au nabor do roza de mag. 

Hoii do íioou, Honei montír 
dovotz hoiirat protz rooolliir, 

40 0UIU ool qui MOiiHur ou garag 
touiprat (rauior ab douB complag. 



I A pcna c. H laic i; frunc c. i) adiccli c, 
Và (|a iiolU c iorn Mtan c. 17 paiic conq. r. 
*S) qo uiii 0. 20 V\)VH CM dcbconlar c. 27 K 
fnr (lc contar c 28 frun c. Bi tot frach c. 
Utl nMctaoli c. 86 fach c. 38 deu c. 



lll. 
Drogoman, senher, s'eu aguea bon des- 

trier, 
en fol plag foran ìntrat tuit mei guerrier, 
qu'aissi mezeis quant hom lor me mentau, 
mi tomon plus que calhas esparvier, 6 
e no prezou lor vida un denier, 
tan mì sabon fer e salvatg' e brau. 

E s'eu agues caval adreg corsier, 
suau s'estes lo reis part Balaguier 
dormis si planamen e suau: lo 

qu'eu tengr' on patz Proens' eMonpesliér, 
que raubador ui malvat rocinier 
no rauboran mais Yonaissi ni Crau. 

Quaut ai vestit mon blanc ausberc 

doblier 
cenh lo bran quo'm det on Gui I'autrier, i5 
la tcrra crotla per aqui on eu vau, 
e non ai enemic tan sobrancier 
quo tost iio'm lais las vias e'I soiidior, 
tan mi dopton quan senton mon esolau. 

D'ardimen valh Rotlau ot Olivier 20 
e do doiuuei Herart de Mondesdier, 
oar sui tau pros, per aco n'ai bon lau. 
Mout mi venon sovendet messatgier 
ab anel d'aur, ab cordo blano e nier, 
ab tals salutz, don totz mos cors s'esjau.ts 

E si cousec gelos ni lauzengier, 
qu^ab fals conselh gaston I'autrui sobrier 
e baisson joi a prozent et a frau, 
per ver sabran qual son li colp qu'eu íier, 
quo, s'avian cors de fer o d'acier, so 

no Ìor valra uua pluma de pau. 

En totas res sembli bon cavalier 
si'in suí, saí d'amor tot son mostier 
tot aisso qu'a drudari' abau: 
qu'ano en cainbra no vist tan plazentierss 



2 B^aiinies Me. 4 C'aqui Me 5 calha Ba. 
8—13 ntrophe cinquihne Me. 1 1 Quieu'l Me. 13 
No I Me, Autaves Me. U-10 strophe deuxiìinv 
Me. 14 fort Me. lô det Uuigo tìa. 10 on 
vaa Me, 17 ai ges Ba. sobrier Ba. 22 c 
car B. pr. /mi. 2Á ()uc sovcndct m'on vonon 
Me 2()-31 ntroplte neptinne Me. 20 K s'cu 
Me. jangloB / a. 21 sabrier Ba. 32—121,2 
4' itropìte Me. 32 Bemble ben Me, 35 vitz Me. 



121 



BALLADE. 



122 



ni ab armas ìad fer oì tan sobrier, 
doD tals mi tem qu^era DO'm ve oi n^au. 
E 8ii reÌ8 torn' a Toloz' el gravier 
e^i eÌ8 lo com8 e soi caitiu dardior 
5que tot jorD cridou: ^^A^pa e Orsau!" 
d'aitau mi van, qu'eu'n aura'l colp pre- 

mier. 



e farai tan que n'intraran doblier, 
et eu ab lor, qui la porta no'm clau. 

Na Vierna, merce dc Monpeslier, 
en raina biiì aniuretz cavalier, 
don joÌ8 m'es maÌ8 cregutz, per vo8 Deu 5 

lau. 



HALLADR. 

Ms. de Pari9, St. Germain 1889, foi. 79. Appel, Provenz<iliêdie Chrestotnatíiie, 2^ éd., Leipzig 

1902, p, 86. 



À l'entrada del ten8 clar, eya^ 

per joia recomençar, eya^ 

e per jelos irritar, eya^ 
lovol la regina mo8trar 

qu'el' 08 8Ì amoroza. 

A la vi\ a la via^ jelosy 

laissaz no8, laissaz nos 

ballar enire noSy enire nos. 
15 EI' a fait per tot mandar, eya^ 

non 8Ìa ju8qu'a la mar, eya^ 

piucela ni baclielar, eya^ 

que tuit nou veuguau dançar 

eu la dau8a joioza. 
20 Lo reÌ8 i vcn d'autra part, eya^ 

per la dan8a destorbar, eya, 

que el es en cremetar, eya, 

2 d. m^am^em tem tals qac nom Me. 3 — 
122, 2 6* itrophe Me. 5 cridon tag: ad cs- 
pazas tornaa Ba.y cf. Meyer, Romania I, 104. 

7 entradc. 8 pir joir. \) pir jalons. 10 
rrginc. U tcclc-nmorousc etc. \ì\ lassnz. ir> 
pir. 16 8ie. 17 pacele. 1K vonguent. 19 
dancc ioiouse. 20 vcnt. 21 pir. dance. 22 quc 
il est. 



que om no li voill' emblar 
la regin' avrilloza. 

MaÌ8 per nicnt lo vol far, eya^ 
qu'ela n'a 8onlì de vicllart, eya^ 
niaÌ8 d'un leugior bachelar, eỳa, 
qui ben ^apclia 8olaçar 
la domna 8avoroza. 

Qui donc la veze8.dançar, eya^ 
e 8on gent cor8 deportar, eya^ 
ben pogra dir de vertat, eya^ 
qu'el mont non ain 8a par 
la regina joioza. 
A la fn\ la via^ Jelos, 
laissaz noSj laissaz nos 
balltir enire nos^ enire nos. 



10 



15 



to 



1 c i fcrrai Me. qaeis Me. 

7 on nc li vuollr. 8 aurillouse. 9 pir neicnt. 
10 kelc na soi^. 11 lcgeir. 12 ki b. sache. 
IH donnc savoronsc. 14 veist. 16 bien puist 
dirc de vcrtar. 17 kel. aia] sie. 



123 



Xn- 8IÈCLE. 



124 



BERTRAN DE BORN. 

I. M88.: ABCDEFIKRT; 11. M88,: Te.; ni. M88.: ACDEFIK; IV. Shs.: ABCDEFIKRUV; 
V. M88.: CR. Stimminíj, Bertran de Boni, Ilalle 1879, p. 155,212, Hì2, 18tì, 178, et Rotnani^die 
Bibliotheìc VIII, Halle 1892 (StiJ, p. 116. 72, 60, 95, 135. A. Thonuts, Poé8Ìe8 complètes de 
Bertrandt Hom, Toulou8e 1888, p. 108, 28, 39, 66, 141 (Th.J. Appel, Provenzali8cfèe ChreHo- 

mathie, p. 76 (I.; Ap.). 



I. 

lou in'escondisc, dompna, quo mal non 

mier 
de so que'us an de me dich lauzengíer ; 
per merce*u8 prec qu'om no puoscha 

mosclar 

5I0 yostre cors fi, leial, vertadier, 
humil franc, cortos e plazontior, 
ab me, domna, per menzonjas comtar. 
AI primier get perd' ieu mon esparvicr 
que'l m'aucian el ponh falco lanier 

toe porten I'en qu'ieu'I lor veia plumar, 
«'íeu non am mais de vos lo consirier 
quo de nul' autr' aver lo desirier 
que'm don s'amor ni'm retenh' al colgar. 
Autr' OBCondich .voa fiirai plus sobrior, 

15 no mi puoBC orar plus d'oncombrier: 
s'ieu anc falhi ves vos neis del pensar, 
quan sorem sol en chambr' o dintz vergier, 
falha'm poders devos mou companhier 
do tal guisa que no'm puosch' uiudar. 

10 S'ieu per jogar m'aasot pros dol taulior, 
ja no'i puoHcho bnratar un denior, 
ni ab taula presa non puosch' intrar, 
auz get adcs lo roirazar derier, 
s'ieu autra domna doman ni enquier 

25ma8 VO8, cui am e dcsir e tenh char. 
Senher si' ou de chastel parzonier 
et on la tor siam quatre parier, 
ja I'us I'autre no'ns poscham amar, 
anz m'aion ops totz temps arbalestier, 

sometg'e sirven e guachas e portier, 
s'ieu anc aic cor d'autra domna amar. 

3 dig de mi Ba.ABC. 9 ol Ba.BF. m'aucion 
Ba.Ap.ABC. 10 porton Ap. et tou8 les fìi88. 
14-19 manquent B, septirme strophe C. 16 27 
manquent h\ 2()-25 manquent ( 'É. 2 \ d. inais 
d. Ba.StiTh.AB, c/. Ihmania XXll, 59 1. 
2(i-.-ll 8iu:ihnc 8Ìrophc C. 27 rt cn Sti. Th./ 
ABD1K, 8i qu'en Ap.FRT, E que C. 28 tí 
rus. — p. ja a. Sti. Th.\ cf. Romania t. c. 



Ma dompna'm lais per autre chavalier, 
puois non sapch' a qiio m'uin mostior; 
e falha'm vens quan serai sobre mar; 
en cort de rei me batan li portíer 
et en cocha fassa'I fugir primier, h 

si no mentit col que'us auot comtar. 

Domna, s'ieu ai mon austor anedicr, 
bol mudat, be prondon muisnior, 
que tot auzel puoscha apoderar, 
cinh' e grua et aigron blanc e nier, 10 
volrai lo donc mal mudat, gallínier, 
gras, debaten, que no puoscha volar. 

Fals euveíos, fementit lauzengíer, 
puois ab mi dons m'avctz mes destorbier, 
be lauzera que'm laissassetz estar. i5 

11. 

Si tuit li dol e'Ih plor e'Ih marrimen 
e las dolors e'Ih dan e*Ih chaitivier 
qu'om anc auzis en est segle dolcn 
fossen onsems, sombleran tuit lengior 20 
contra I:i mort dol jovo roî onglos, 
don roma protz e joveus doloros 
0*1 mons oscurs teíntz tcnobros, 
sems de tot joi, ples de tristor e d'ira. 



2 sai a Ba.Ap., sai a ou soi a les. m88. 6 
no] nouB Ba.ABR. 9-14 manquent ER, troi- 
8ième strophe C. 12 gras Ba.Sti.Th.J ABDIK, 
gort Ap.C (guort), F (grot), T (guortz). C 
ajoute ici. 
Escut a colh caualg* ieu ab tempíer 
e port sallat capairo trauersier 
e regnas breus qu'om no puesc' alonguar, 
et estrueps loncs en caual bas, trotier; 
et en ostal truep' irat ostalier 
Bi no'us menti quius anet comtar. 
La 8tr , qui se trouve uusiti dans les m88. FR 
T, C8t crue intcrpoléc pur Bu.Sti.Th. 13-16 
mumiuent C. 

19 qne lioni agn<ís lìu., com agos 7'. 20 
foson 7', fosan c. tut 7', tot c. 22 ioucnt c, 
guen T. tenebros T. 23 mon c. Esc. e tintz 
e negre doloros T. 24 sem ï', sens e. plen T. 



125 



BEUTRAN DE BORN. 



126 



Dolen e trist e ple de mnrrìinen 
8on renriasut li corteB soudadier 
eih trobador eih joglar avincn; 
trop an agut en niort niortal guerricr, 

5 que tout lor a lo jove rei engles 
vas cui eran li plus larc cobeítos: 
ja non er mais ni no crezatz que fos 
vas aquest dan el segle plors ni ira. 
Estouta mortz, plena de marrinien, 

lovanar ti potz quei melhor chavalier 
as tout ai mon qu^anc fos de nula gen; 
quar non os ros qu'a profz aia nicstior, 
que tot no fos el jovo rei cnglos: 
e fora mielhB, s'a Dieu plagues rnzos, 

isque vÌBques el que maint autr^ enoios 
qu'anc no feiron als pros mas dol et ira. 
D'aquest segle flnc, ple do marrimen, 
s'amors s'en vai, son joì tcnh mciisongier, 
que re noi a que no torn en cozeu; 

tototz jorns veuzis e val mens huoi que 

hier; 
chascus si mir el jove rei engles 
qu'era del mon lo plus valens dels pros: 
ar es anatz sos gens cors amoros, 
dop es dolors e desconortz ct ira. 

iTt Ccliii quo pluc pcl nostrc muiTÌinon 
venir el mon nos traire d'eucoinbricr, 
c rcccup mort a nostrc salvamen, 
com a senhor liuiuil c drcchurier 
clamem merce, qu'al jove rei engles 

soperdo, siih platz, si coin es vers pcrdos, 
ei fass' estar ab honrntz companhos 
lai on anc dol non ac ni aura irn. 



2 remansatz T, remangnt c. soldaier c, 4 
emort a^çiit T. 5 tolt los c. aic lo giovon T. 
6 li plusor c. 7'. 7 crcatz 7', crc<,'as c. 9 
Senta T, Estcnta? Ba. Sti. c, Cf. Àndfrscn, 
Romanische ForscUunfjen I, 4!j1 mort Tc. 10 te 
pods Jìa.T. It nu1a| nnlli c 14 miels c. micltz T. 
irifcron Ba.T. 18s'amor Tc. tcinh 7; tcncbc. 
lî) camui a qui 7*. c corc 7*. 20 ucuyis ct c, ucirctz 
ce (que) Ba.T. uoi 7', liuci c. 21 cascun 7\ 
çascum c. 2H son ji^ien cor T. 24 dcsconort 
Te. 25 planc per 7'. 2í> e nos trais /Ui. T. 
28 manque c. 29 clamcn c, clam T. 'M oratz 
T. 32 non ac dol T. aura nMnque T. 



III. 

Qes de far sirventes no'm tartz, 
anz lo fauc senes totz afans, 
tan os sotils nios gcnhs c ni'artz 
quez eu n'ai jires aitals engans 5 

et ai tan de sort 
que veus m'en estort, 
queih comte niih rei 
no*m forsfciron rei. 

E puois lo reis ei coms Ilichartz lo 
m'an pcrdonat lor mals talHus, 
ja maÌH nAzcmors ni nAinblartz 
no'm do treguns ni 'n Tnlairans, 
ni ja d'Autafort 

no laissnrai hort; 16 

qui's vol, ni'en guerrei, 
puois nver lo dei. 

Quant es fis devos totas partz, 
a me resta de gucrr^ us pana: 
pustel' en son uolh, qui in'en partz, 2o 
si tot m'o comcnzci enans! 
Patz no m'a conort, 
ab guerra m'acort, 
qu'ieu nou tenh ui crei 
noguii' autra lei. «» 

ìi uoi guart dilus iii dinmrtz 
ui Actmauas ni mes ni ans, 
ni'in lais per abril ni por inartz 
qu'ieu no tracte com venha dans 
a cels que'in fan tort; fm 

c ja mais per fort 
no'i conqucrran troi 
lo pretz d'un correi. 

Quals que fassa sos bos eissartz, 

ieu ro'en sui mes totz temps en granssa 

3 quenans los f. ses tortz affanz / 5 qae 
mes m'en sui en tal enans Sti.* Th, J, qades nai 
fait tan ^ranz F, qem sai ^ardar de totz DIK. 
pcrquicu E. cnganz DI K cnans AF. (» sai 
\AXìtAFDlK. 8 que c. ni rei Sti.Th.AF. 10 
mas Ba.CE. 12ricliartzni nafjrnirau8^,naimar8 
ni naichartz DIK, ^uirautz ni(n) audoartz Ba. 
CE. 18 (ìuant fis cs Sii. Th. AF, puois Hs c /A', 
puois quc tins cs D. 22 fai c. Sti. Th. AFl. 27 
sctmana Ba.C. (scpmana) KF. 31 E ja'b Sii. 
DIK, ja ab mi Th. mais per f .) mi (ou me) per fort 
Sti. I 'IK. us per f . CEF. pcr nuill sort A. H2 no(n) 
Sti.Th.AFDlK. M Qui qne Sti. Th. AF, quis vol 
IK, sis vol 7>, cals qucs E. 35 me s. Th. totz 
temps mes Sti. Th. AF. 



127 



XII- SIÈOLB. 



128 



com puosch' aycr cairols e dartz, 

çlms et ausbercs, chavals e brans; 

qu'ab aisso'm cofort, 

e*m trac a deport 
5 assaut e torDei, 

donar e domnei. 

MoB parzoniers es tan galliartz 

qu'el Yol la terra mos enfans, 

et ieu Yuolh Ten dar, tan sui gartz; 
lopuois diran que mals es Bertrans, 

quar tot non Io*i port; 

mas a malyatz port 

yenra, so'us autrei, 

anz qu'ab me plaidei. 
15 Ja maís d'Autafort 

no fatz drech ni tort; 

qui's yol m'en guerrei, 

puois ayor lo dei. 
Lo jutgamen crei 
somo senhor lo rei. 

IV. 

Puois als baros enoia o lor pesa 
d'aquesta patz qu'an facha li dui rei, 
farai chanzo tal que, quant er apresa, 
25 a cadau aera tart que guerrei; 
e no m'es bel de rei qu'en patz estei 
deseretatz, nì que perda son drei, 
tro la demanda que fai a conquesa. 
Ad ambedos te hom ad ayolesa, 
soquar an fach plach don quecs do lor 

sordei. 
Cinc duchatz a la corona francesa, 
e, siis comtatz, son a diro li trei; 
e de Gisortz pert lo ces o I'esplei, 
e Caorcis rema sai on trcpoi 
85 6 Bretanha e la terra engolmcsa. 
Qes aitals patz no melhura proesa 
com aquesta ni autra qu'om li grei, 
ni deu sofrir qu'om li bais sa richesa, 

4 tenh Sii.Th.AFDIK, 15 Nom cal d' Sii. 
Th.ADIK. 16 no fas CK, mas far Sti.Th.A 
l)EIK. \li\S tnanquentSti.Th.ADKFIK. 19 
Qael Sii.Th.ADlK. 20 de monsenhel r. Ba.C. 

28 que fai al q'a faita Sti.^Th.V. que fai aia 
Sii.^C, qel fai aia F. 33 io ce8| Sii.n'h., lo ses 
D1K, lo 8on K, la rend(a) Sii.^CEFR. 



puois Essaudu a tornat doyes soi 
Ìo reis Henrics e mes en son destrei, 
no cuch ges qu'a son home s'autrei, 
sii iieu d'Anjau li merma una tesa. 

Sii reis engles li fetz do ni larguesa 5 
al rei Felip, drechs es qu'el l'en mercei, 
queih fetz liurar la moneda englesa, 
qu'en Franza 'n son charzit sac e oorrei; 
e no foron Anjayi ni Mancei, 
que d'esterlis foroih primier conrei lo 
que desconfis la lor gen champenesa. 

Lo sors Guerics dis paraula cortesa, 
quan so nebot yi tornat en esfrei: 
que dezarmatz yolgra 'n fos la íis presa, 
quan fo annatz, no yolc pcnre plaidei;i5 
e no semblet ges lo senhor d'Orlei 
que desarnmtz fo de peior mercei 
que quan el chap ac la yentalha mesa. 

A rei armat lo te hom a flachesa, 
quan es en champ e yai querre plaideì;so 
ben au chanìjut houor por cobeitesa, 
segon qu'nuch dir, Dergonho e Froncei; 
e yalgra mais, per la fc qu'icu yos dei, 
al roi Felip, comenzes lo desrei 
que plaidoiar armatz sobre la greza. 25 

Yai, Papiols; mo sirventes a drei 
me portaras part Crespi el Valei 
mon Isembart en la terra artesa; 

E digas li qu'a tal domna soplei 
que marves puosc jurar sobro la lei so 
quei melher es del mon oi plus cortosa. 

V. 

Mout mi platz qunn vei dolcnta 
la malvada gcn manenta 
qu'nb paratgo muon contontn, bîi 

e*m platz quan los vei desfar 

3 {manque CERUV) non cait gesl nois (no's) 
cnges Sti., cuzes F, nón cnich ges ÀB. ^ tesaj 
crestesa Ba.AB. 5 li fetzl fetz mais Ba.^ i fes 
F, a fait CER. 6 qu'el Ten] q. AD, que l'en 
Sti.Th.lflKV, quel 1i i?, que lolh C, queill E. 
1 1 deconfiron la gen Th.CER. 12 Guerics Sii.'^\ 
Henrics Ba.Sti.^ (enric) Ch% gnenris 1K, guen- 
ric D, geri F, garins V. 14 quej totz Ba.BDl 
K. fis] patz Th. 2() penre Ba.D. queren 1K. 
25 la glesa Ba.Sti.^ABDlKF, largueza C. 30 
pot Ba.ABDlK. 

33 v. la R. 34 Estar falsa R. 30 mermar R. 



129 



GUILLEM DE BERGUEDAN. 



130 



de jorn en jorn, vint o trenta, 
el'8 trop nutz, ses yestimenta, 
e yan lor pa achaptar; 
e s'icu niou, m'ainia'ni ineuta. 

6 Vilas a coBtum de troia, 
que de gen viure s'enoia; 
e quan en gran rícor poia, 
ravers lo faì folleiar: 
per queih deu hom la tremoia 

lototas sazoB tener voia 
eih deu del sieu despensar 
e far sofrir ven e ploia. 

Qui 80 vila be no serma, 
en desleiautat lo ferma; 

i5per qu'es fols qui no Tamerma 
quan lo ve sobrepoiar: 
quar vilas, puois si conferma 
ní en fort luoc si reforma, 



de maleza non ii par, 

que tot quan consec aderma. 

Ja vila no deu hom planher, 
BÌih vc bratz o chamba franher 
ni re de sos ops sofranher; 
quar vilas, — si Dieus m'amparl — 
a cel que plus li pot tanher, 
per planher ni per complanher, 
no vol del sieu aiudar, 
per qu'om deu sos fachs refranher. 

Rassa vilana, tafura, 
plena d'enjan e d'usura, 
d*orguolh e de desmesura! 
Lor fachs no pot hom durar; 
quar Dieu getan a nocura 
e leiautat e drechura; 
Adam cuian contrafar: 
DieuB lor do maP aventura! 



10 



15 



GUILLEM DE BERGUEDAN. 

M$. du Vaticain 5232, foL 201'', Stu^ ái filologia romanea III, 621 $, (A) ; M$, de Pariê, /r. 

854, Mahn, Gedidtte der Troubadour$ Nr, 162 (I). 



CliansonetA Icu c plana, 
toleugereta, ses ufana, 

farai eu de mo marques, 

del trachor de Mataplana, 

qu'es d'engan farsitz e ples. 

Â, marques, marques, marques, 
t^d'engauB etz farsitz e ples. 
Marques, ben aion las peiras 

a Melgurs de pres Somciras, 

on perdetz de las denz tres; 

ni tcn dan quc las primeiras 

1 XX C/í. 2 Paeys los vej B. 3 Anar del 
pan R. lar C. 4 sin R. 5 Vilan ab te de R, 
tnicia ete. CR. 6 quc dcstar ne de s. R. 8 
laaer C, aoer li. fcrssenar R. 9 p. com li dcu 
R, len t. C. 10 mantas R. fazos C. 11 el 
Biu apanar R. 12 sufrir C. 18 v. non aerma 
C. 14 dcslialtat CR. 15 follis C. et cs pccx 
qai be nol merma R. 16 vctz C. trop aut mon- 
tar R. 17 Tilan CR. can sc refcrma R. co- 
ferma C. 18 E'n tan f erm Ua.Sti. • CR. coîenna R. 

21 eo] e AI. 28 frasitz etc. plens etc. I. 
27 megar A. 29 noas A. 

BARTSCU, ChretComAthla proTançala. 



i 8on e no*i paron ges. 

A, marques, marques, marques, fo 

d^engauB etz farsitz e ples. 

Del bratz no'us pretz una figa, 
que cabrella par de biga 
e portatz lo mal estes; 
obs i auria ortiga t» 

quei nervi vos estendes. 
A, marqucB, marques, marques, 
d^engans etz farsitz e ples. 

Marques, qui en vos se fia, 
n*i a amor ni paria, ^ 

gardar se deu totas ves, 

1 non ha de m. K. 2 cossec CR. adzerma 
R. 4 Bil C, qail R. vetz C. ni R. 5 res R, 
ren C. (> vilan CR. me gar R. 7 man*pu C. 
sel qac pus R, 8 manque R. o p c Th. 9 nalhs hom 
nol dea Ba.Sti.^C. 10 enans C sob fachs Sti.\ 
lo fag Sti.\ \o feg C, bob faiU n.R. 11-18 man- 
quent R. lô dieas C. 

25 aariatz Bo., aaratz /. 26 enerviaB Ba., 
enervi vob /. 

5 



r^-ií. 132 

ctiiia^ do braios de cort vos, 

A 130 tils de cristiana 

ìetv.-r CDstuma no mes. 

V. iiìiirquos, marques, marques, 

i'^u^iuâ otz farsitz e ples. 



:ft 



MAUSEILLE. 






t »* fc 



^jMama III, tiií (A); Mss. de Paris, fr. 1592, 

(l), /r. 84 i, fol, m'", Romania XXII, :iV2 

. .1. ^VmíÍ. d. neueren Sprachen, voL 3tí, p. 428 

^, Víí. AliClMPRSV) (McJ; Ms. de la Chigiana, 

•'.ífr. 4; F); Ms. de Paris, /r. 844, /ol. J88''\ 

f.'t*>Ct'r chitnsoH a été imiiée par les minnesinffer 

k ■•'•o*-*«. /«1 seconde par Rudol/ de Ncuenhurí/. — Diez, 

.. .\iioiy 1882, p. lUJ ss. 11. Pratsch, Ììiographie 

.^•.» iv^ ỳlarscille. lierlin 1878. 

po8 (lins etz, sufrir lo covo; 

oHi|)(îro faitz (l(il cora 8o quo*U8 or bo, 

oi cor gnrdatz si cum vostra maizo, 

Qu'el garda voa e'us ten tan car lo 
quo'i cors en fai ncsci somblar, 
quoi 8on i met l*ongenli o la valor, 
8Ì qu'on orror 

laissai cor pol scn qu*ol roto: 
qu'om mo parla, maintas votz s'osdevo, ir» 
^4îci*\> qu*(îu uo sai que, 
'i.iO o*m saluda qu*eu non aug ro. 

Per 80 ja mais nuls hom no m'occaizo, 
si'm saluda et eu mot nou li so. 

. "V 7 K ir. insCT. los (;, loil /, lol F, len \V, 

,<•> 4 oa *0» 8 IVio d. c. (faidi li) faitz Ali. so qa (que A) 

uos Ali. l*uix faitz doinpiia del cors zo queus 

ues r, K per oc faz al cor cou que sab bon \V. 

9 quel c. g. com la vostre \V. e. g. !o si /. 

v*x , * mu'la H> Kv vos am e t. \V. e ten 1. tan manqut V. 

V *. 4 K *'H l ^ *"* ^*" ^' *' ^*^**"** "^*" ^^^ nescis (.' 12 s. esmuet 



^ ' V 



'v« 






.a I L» ll'. quar cl y C. i;i quinz en /. Usuide v 



i'OS 



xvi m» 
[.irde 



i;.^ *% 



per cor queu II'. qu(;n /. \b Et paraulent \V. 
..îii w.uHu- 1<> manque V. re .1. 17 eui s. hom /. deuen 
*u \\\ »b'H biden Il'. 1K IVro /i, e ja p. 8. n.li. //</.(;/. c ges 
•^i K iH»s p. 2 *'. n« J* " ** 1**^^ ce ne Il'. lií si salu- 

dent \V lor W. 



133 



FOLQUET DE MARSEILLE. 



134 



Peroi corB dod bì deu clamar 
del cor per mal queil sapcha far, 
que toroat l'a al plus hoDrat seDhor 
e tout d'ttlhor 

5 0D trobav' CDJaD e dod fe. 
Mas dreitz toroa vas sod scDhor aDCse: 
per qu'eu dod cre 
que'm deuh, si mercoB DO*m maDte, 
que'lh ÌDtr' el cor taDt qu'eD loc d'uD 

ric do 

lodcDh' escoutar ma veraia chauso. 
R 8Ì la'ni dcnlia CBCoutar 
mi donz, uicrcci degra trobar; 
pero obs nres qu'oblide la ricor 
e la lauzor 

i5qu'eu n'ai dig e dirai jasse: 
pero bcD sai mos lauzars pro DO'm te, 
cum que'm mal me, 
que rardors Dii creis e'm reve, 
e*l focs, quii mou, sai que creis a baodo, 

20 e qui Doi mou, mor eu pauc de sazo. 
Morir posc be, 
DÁzimaD, qu'eu uo'm clam de re, 
Deis si'm doblavai mals d'aital faisso 
co'8 doblai poins del taulier per razo. 

«•'» Chausos, do880 
va8 Monpeslier vai do part me, 
a doD Ouillcm dir, 8Ìtot uo'il sap bo, 
808 pretz, car creÌ8, lim fai querre perdo. 

n. 

80 Sitot me 8ui a tart aperceubutz, 
aÌ88Ì com cel qu'a tot perdut e jura 



que maÌ8 do joc, a grao boD' aventura 
m'o dei teuer, car me 8uì conogutz 
del gran engan qu'amors vas mi fazia; 
qu'ab bel 8emblaD m'a tengut eu fadia 
maÍ8 de detz aD8, a lei de mal deutor 5 
qu'ade8 promet, ma8 re dod pagaria. 

Ab bel 8emblaD que fah' amors adutz, 
8'atrai va8 leis fol8 amans e s'atura, 
coi parpaiIlo8 qu'a tan fola natura 
que*8 met el foo per la clartat queil lutz: lo 
ma8 eu m'eu part e 8egrai autra via, 
808 mal pagatz, qu'ostiers no m'en partria, 
8cgrai I'aip de tot bou sofridor, 
cum plu8 8'iraÌ8 e plus fort s'umilia. 

Pero Do*8 cuit, 8Ì ben sui ira8cutz is 
Di faz de lei en chantan ma rancura, 
jai diga ren que si' outra mezura; 
maa bea sapcha qu'a 808 ops sui perdutz, 
qu'aDC 8obre fre no*m volc menar un dia, 
an8 mi fetz far mon poder tota via: to 
et anc 8empre cavah de gran valor, 
qui'I beorda, trop soven oolh feunia. 

Fols for' eu ben, mas sui m'en reten- 

quar qui ab plu8 fort de 8Ì*8 desniezura 
fai gran foldat, e n'eis en aventura t5 
ncÌ8 de 8on par, qu'easer en pot vencutz, 
e de plu8 freul de 8Ì es vilania: 
per c'anc no'm plac ni'm platz sobran- 

Baria; 
pero en aen deu hom gardar honor, 
car sen aunit no pretz plus que folia. so 



1 E jal /. Mas ja (gcs V) 1o c. nos d. 
blasmar ('V, 2 per ren que CV. De ren qoel 
cors li pnoBca J. 3 ma a C. 4 vout CV. 6 
Que C, Car V. 7 Pero /, mas ieu C, et en 
V. 8 qniel-nol sove CV, 11 Quar CV. 11 
8Ì la dcnliatz Ha.CI V. sim d. //. 12donnia fìa.Cì. 
merce dcnrai C. 13 obs es V. qu'oblidetz lìa. 
BCI 14 Dc sa B. 16 n' nianque CV. eus dir. V. 
16 Mas antre pro m. I. noquam te /. sos B. 
18 La dolors mengraÍBS /. Ans me creis lardor 
V. 19 mon creis ades a /. 20 Ab qnom nol 
toc mas nm pauc per razo C 21 — 24 muiilé 
dans C. 22 Blaimja V. qne /. pianc V, 24 com 
Ba. CIV. 25-28 manquent CIV. 

^0-134,2 nuinqueni W. 



r. 



2 qnan W. 3 des firranz engins W. i Toi 
W, 5 de li est a Ì. fF. B et ffìns non 
agarie W. 7 Cab Me I ou false Vf^ 8 vers 
i se trai W. 9 con papiUons a t f. n. W. 
10—19 mutilés danê W. 10 qeis BI, qnÌB C. 
fer el Me. CV. qne Me. B, qnei Ba.ABC. 
16 Sitot me dic Ba. BIS. 90 ma fet f. W. 
21 et Bemble lon ch. W. 82 qni behorde t. 
8. et fansnie W. bioma V. 28 le resie manque 
W. FelB Me.V; TeÌB F. trop V. 24 a F. 25 
en es F. 26 es ife. V. 27 qar p. esBer nengnti 
F. De F. frevoi F. 30 qe mais F. 

5* 



135 



XII- SIÈCLE. 



136 



Per 80, amora, me sui eu recrezutz 
de Yos servir, que mais do'd aurai cura ; 
c'aÌBSÌ com mais prez' om laida peiutura 
de lonh, no fai quand es de pres veDgutz, 
ftprezav' eu voBmais quan oo'us coDoissia: 
e «'anc a'aic pauc, mais n'ai qu'eu noD 

volria ; 
c'aífliii'm n'es pres com al fol orador 
que dÌB quWr8 fos tot quant el tocaria. 



Belâ nAzímans, s'amors yos destrenliin, 
Yos e'n Tostemps, eu vos oonselharia; 
sol Yos membres, quant eu n'ai de dolor, 
ni quant de ben, ja mais no'us en calria. 

En PIus LeiaJ, s'ab los olhs yos vezia 6 
aissi com fatz ab lo cor tota Yia, 
so qu'eu ai dig poiri' aver Yalor, 
que'us quier conselh e conselh yos daria. 



P0N8 DE CAPDOILL. 

Msê. ABCDIRMRlab. Leben und Werke des Trobadora Ponz de Capduoill ífon M. von 
Napol$ki, IlalU 1880, p. 85—87 (Na.). — Diez, Leben und Werke der Troubadours, 2r éd., 

Leipziŷ 1882, p. 207 88. 



De totz chaitius sui eu aicel que plus 

10 ai gran dolor e sofre gran tormen; 
per qu'eu Yolgra morir, e fora gen 
qu*6u m'aucises, pos tant sui esperdus 
que viurei» m'es marrimens et esglaís. 
Po» morta es ma domna n'AIazais, 

iftgreu pen8ar fai I'ira ni'I dol ni'l dan. 
Mortz trahiritz, ben vos posc en ver dire 
que non poguetz el mon meillor aucire. 

Ai, cum fora garitz et ereubus 
s'a Deu plagues qu'eu fos primeiramen 

fo mortz ; lan, caitius, non voill mais long- 

amen 
viur' apres leis, Reis, perdona'il, Jesus, 
DeuN [Hideros, dreituriers e verais, 
nalvaire Crítz, nomnatz sobre totz gais, 
farma rendetz saint Peir' e saint Jolian, 

nque tuit li ben i son c'om posca dire, 
e de totz maU la pot hom escondire. 



Seigner, ben la devem plaigner ohas- 

cus, 
qu'anc no fon hom ne vis tant avinen. lo 
Qui aura mais tan bel captenemenP 
Que val beutatz ni bos pretz mantengus, 
ni que val sens, honors ni solatz gais, 
gens acoillirs ni nuills cortes essais, 
ni que valon franc dich ní fait prezanlis 
Segles dolens, de bon cor vos azire, 
mout valetz pauc, pos lo meils n'es a dire. 

Aras podem saber que I'angel sus 
son de sa mort alegre e jauzen, 
qu'auzit ai dir, e trobam o ligen: 20 

cui lauza pobles, lauza Dominus. 
Per que sai be qu'ill es el ric palais, 
en flors de lis, en rozas et en glais, 
la lauzon l'angel ab joi et ab chan. 
Cella deu be, qui anc no fo mentire, <6 
en paradis sobre totas assire. 



8 com prez om plas Ba. MS. 6 8*anc vos 
volc Me. ren oolc P, rcn qaÌB /. m. n^aic 
qo'er Me. 7 n' manque Me. AIV. qaeredor 
He. V. 

10 greu Na. !KM!{b. 11 qae NaJXRT, 
fortm Na. !KMRn. 12 qaar trop via Na. 
!KR. 18 E V. Na. !K. lò Boffrir Na. IK. el 
— el Na. !K. 10 traigritz Na. et les m88. 
17 Q'anc Na. IKR. p. meillor domna Na. IK. 
don R. 



2 en] ni Me. nim /. eas en c. /. 8 qa'ea 
Ba. MS. 

9 molt Na.IKR. 10 q. dieas non fetz el 
mon t. Na.lKR. 12 Ni q. Na.IKR. v. joÌB ni 
ricB pr. Na. IKR. 13 ni nals bos faigz ni nals 
cortes assais Na IKR. 14 vers ni chansos ni 
lais Na.!KR. 15 ni plazen dit ni avinen 
semblan Na.IKR. 20 troba hom 1. Na IK 
21 Qae Na. K. 



137 



RAIMBAUT DE VAQUEIRA8. 



138 



Ai, cals daD8 es de midoDs D^Azalais! 
NoD poBC als far, mas de tot joi mi lais 
e proDC comjat de chaDtar deroDaD, 



e plaÌDg e plor e maÌDt coral sospire 
m'aD mes per leis cd aDgoissos martire. 
Amics DÁDdreii, caDijatsoD mei dezire, 
DÌ ja d'aDior dod scrai maÌB gauzire. 



RAIMBAUT DE VAQUEIRA8. 

I. Mm, du Vaticain 5232, fol. 163^, Stuâj di filoìogia romangft, III, 509 (A)\ Msa. de Pariê. 

/r. 856, foL 129* (C), fr, 854, fol 77* (I), fr. 22543, foL 61* (R); Ms. de Cheltenham (Berlin) 

foL 11 ©•*., Archiv f. d. Stud. der neueren Sprachen, t. 101, p. 387 (N^), II. Mss. de Paris, fr, 

12Í7Ì, fol, 107** (M), fr, 225i:i, fol. 1J2' (It). Ihi pretmtre pièce ee rapporte à la eroisade 

de 1202. — Diez, Leben und Werke der Troubadours, 2* éd., Leipzitj 1882, p, 216 b$. 



I. 

5 Era pot hom coDOÌsser e proar 
que de bos faitz rcD Deus boD gazardo, 
qu'al pro marques D*a faít esmcDd' e do, 
e'il fai 800 pretz sobreis melhors poiar 
taDt quei crozat de Fraus* e de CampaDha 

10 TaD quist a Deu per lo melhor de totz 
per recobrar lo sepulcr* e la crotz 
OD foD Jesus, quei vol eu sa coiupaDha, 
ToDrat marques, et ail Deus dat poder 
de bos vassalhs e de terr' e d'ayer 

15 e de ricor per melhs far so quei tauha. 
TaDt a d^oDor e vol oDratz estar, 
qu^el oura Deu e pretz e messio 
si mezeis que, s^erou Diii baro 
eDsems ab lui, de totz si sap hourar, 

soqu^el hoDraÌs seus ethoDra gODt estraDha. 
Per qu'es desus quao autre sod desotz, 
qu'a tal hoDor a levada la crotz 
que DOD par ges mais hoDors li sofraDha, 
qu'ad hoDor yoI est segl' e Pautr' aver. 



1 Deas Na.IK, 2 men Na.lK. 3 chansoB 
Na.IKR, 

5 Ara podetz A. 8 Quel Ba CIR. El N\ 
« Bi q. Ba,CR. 11 E pcr cobrar Ba.CIRN\ 
12 ncnc j. C, j. fon 7. volc AIN^. 13 Lo pros R. 
et el al dat R^ e d. al d CN*. 15 manque 
A. de ric cor BalN^. /?, davdit cor C. îar m /. 
10 ia/. 18 sera l, sís fan K, 19 El semblan siea 
^. 20 Et b. C. 21 qnan] els R. autres CK, lautre 
INy flotz N*. 22 Quaital 7, quab tal R. 23 
pes C. nom pens (pes C) mais fìa.C, per que 
aon cog conors mais R. lin R^ len Ba,lN^. 
84 qaab R, 



e Deus ai dat forsa, geuh e saber s 
cois aiao dos, e taot quau pot s^eo lauha. 

Cel que fetz air' e cel e terr' e mar 
e freit e caut e ploia, yeut e tro, 
Yol qu'el seu guit passeu mar tuit li bo, 
si cum guidet MelchioD e Gaspar lo 

eo Bethleeui, quei plao e la moDtaoha 
D06 toIoD Turc, e Deus do*d voI dír motz. 
Mas a Dos taoh, per cui fo mea eo crotz, 
que lai passem; e qui que sai remaoha 
vol s'avol vid' o sa greu mort vezer, I5 
qu'eo lait peccat estam qu'om deu teuier, 
doD quecs er soutz s'eu flum Jordao 

se baoha. 

Mas tan nos fai Dostres peccatz torbar 
que mort vívem e do sai dire quo, 
qu^UD DOD i a tao galhart dì tao pro,8o 

1 Qae Na.IKR. 2 An mes mon cor en Na, 
IKR. 3 n manque Na.íKR. consire Na.IKR, 
4 Qae Na.IKR. 

5 la A. genb e fors e poder Ba IN*, g. forsa 
e poder C, sen e f. e poder R. 6 qaels Ba, 
AICR. quar tant Ba.C. per qae pretz la com- 
panba R. 7 layr C. aer sel R, 8 c. e fr. e 
V. e pl. e tr. Ba,CR. c e fr. -A^*. 9 qaa Bon 
C, passem R^ passon CI, 11 Dreit em beslem 
C, 10 plan R, 12 Qacns R, tolols C. mas diens 
R. 13 M. cras t. car cl fos R, 14 P. de la 
C, quel aiudem R. qual qae Ba.CR, salques R, 
sai] ne R. 15 Pot sa gran vida e sa m. R. 
16 Que C. grans peccatz Ba CR, Cassatz nezem 
pcccat R. 17 doncs C, car R es AR. sals Bn. 
CR, 8o(r)tz AI, qnel Ba, sin A. quil C, quen 
R. 18—139,8 H 139,9 19 intervertie dans A et 
N*. 18 fan nostre peccat Ba,CR. trobar /. 19 
aezem e uieus R. re no sabem Ba,CR. 21 Car 
un g. R. galbar C. 



■ l 



« > » 






140 

:i .1 cuiii|) lii Yora orotz 
r :uJ; eil valen rei d'Rspanha 
^-•..là oáta sobre Maurs conquerer, 

.i.ios vai oat e sotgo teuor 
-^ niiu e pass' en breu Ronmnlìa. 5 
í*:t "^eiiher uos niaud' e'na ditz a totz 
. ■. :: v.'obrar lo sepulcr' e la crotz: 
ir:i osser de aa compauha, 
.. .-. 'i.'r hii, 8Ì vol vius reuiauer 

t.-^iiis, e fassa son poder lo 

^ííïar mar e d'aucir la gen canha. 

^:jv.*s Oavaliere, per cui fas sos e motz, 

u s». ì: lu hiis per vos oui leu la crotz; 

^). v'um au ni sai consi'm remauha, 

.,.»*• :%« mi fai vostre bels cors plazer, i5 

... li :uor sius vei e, quan no'us posc 

vezer, 
■i.i :tîorir sols ab tot' autra companha. 

II. 

rruan, uuihi guerra 2(í 

si \olou comousar 

:. :;iuas d\'sta terra 

,' \ilaî» ooutrafar. 

y;i plau eu sorra 
^> ,uidrtu ciutat levar 25 

.41' tors: 

^u;ir tau poia Touors 

vîo lois», que sotzterra 

■or protz 0*1 seu ten car, 
"'* vju*Oî» tlors 30 

do totas las melhors: 

u;i Hiatritz. Oar tau lor es sobreira 

i)uVuoontra leis farau totas seuheira 

^uorr' e foc e fum e polvereira. 



l ti'ohan'iii ('. en .l/.V. 2 (^uavt'S (■. rey 
>hK'U A'. 'i\ sohicls .V*. inors /.V. Ponlia de 
\m K»s movos (s»)l)rels) ('A'. 4 fai Â'. 5 soMa 
i'st pas rin C liasseni h. Á'. (l-ll munquvnt 
JIS*. 8. soinon c d. A'. \) per el sah el uol 
i. A*. 11 Uv luy sevuir A| \2 Hels ('avazÌL'rs 
^rauullier .V) r\*. eui «i fas e s. A'. IH leu- 
\a\» A'. iiO h'U /. nini .V'. 11 inun /. coinen 
i. /. I;') 18 uuintimnt .V*. (^ue /. gcn c A'. 
tloler ('. H) (^uiu lUt.Ch'. Muer ean uos v. A'. 

■*'" * 'V' i; e. ('sser sols e ses lota e. í'. 

*^ j^ ^ \ 21 volo say A'. 2ï) volo A'. ;i2 nias tan 3/. 



* . ■ 

.• Vi 



W.\ • *k ' 



i\« :l:l volon levar s. A'. ;U (tuerra A'. 



141 



RAIMBAUT DB VAQUEIRAS. 



142 



La ciutatz s'ajosta, 

e fan murs e foBsatz. 

Doninns ses semosta 

i vcuon de totz latz, 
5 8Ì que pretz lor costa 

e jovens e beutatz. 

E'm pes 

quei íìlha del marques 

n^aura dura josta; 
locar a conques en patz 

totz bes 

e totz bo8 aib8 cortes: 

e quar 08 pros e franch* e de bon aire, 

non estara plus en patz que sos paire, 
i5que tornatz es a lan^ar et a traire. 
Domna8 de Yersilha 

volon venir en I'ost, 

Sebeli e Quilha, 

e na Riqueta to8t; 
?ola mair' e la íìllia 

d^Amsiza, quan que C08t. 

Apre8 

ven de Lenta n'Agnes, 

e de Yentamilha 
S5na Quilhelm' a re8C0st. 

Enipres 

er la ciutatz en pe8. 

De Canaves i ven molt gran compauha, 

de Surian, e domnas de llomanha, 
sona Tomazin' ei domna de Suranha. 
Engles e Qarsenda 

e Palmeir' e n'Auditz, 

n'Aud' e na Berlenda 

n'Agnes e n'Eloitz, 
35Volon que lor reuda 

joven na Biatritz; 

8Ì no, 

2 Per far H. 3 Vielhas R. sens M, a R. 
4 dans M 5 Tan R. 7 e pes M. 9 manta j. 
R. 13 ilh es plazcns c k. 14 no vol cstar 
en patz pus R. 15 car iicn^ut cs al-al A*. 
18 Sibcli M. 19 Rixcnda A*. 22 adcs R. 23 
y cs dc A*. naiiics M. 24 vintiniilha M. 26 
sculement rescost R. 28—30, et 142, 21^23 
itUervertie A*. canaver /?. 29 De Toscana el 
dona R. 30 Tomazina R. 31 ct 33 intervertis 
R. Engleze na g. R. 32 na Palmier R. 33 
bìanda R, 34 naines e naluitz M. 



las domnas de Ponso 

en querran esmenda. 

Car lai, part Mon Senítz, 

8omo 

la ciutatz contenso, 5 

qu'ades guerrei leìs qu'es tan bon' e bela, 

que 808 gens cors tol a la damizela 

et a totas color fresqu' e novela. 

Maria la Sarda 
ei domna de San Jortz, lo 

Berta e Bastarda, 
mandon tot lor esfortz, 
que joves Lombarda 
no rest de sai los portz. 
E sai 16 

qu'a na Biatritz plai, 
quar lor reiregarda 
non pot esser tan fortz 
qu'esglai 

lo seu fin protz verai. to 

Donan lor senh, cavalcon ab gran joia;. 
fag an ciutat et an li mes nom Troia; 
poestat fan de midons de Savoia. 

La ciutatz se vana 
de far ost en arrenc, ts 

e Bonai campana, 
e lo velhs comuns venc 
e ditz per ufana 
que chascuna desreno. 
Pois ditz 

quei bela Biatritz 
08 tan sobeirana 
de 80 quei comuns tenc 
c'aunitz 

n'es totz e desconfitz. 
Trompas sonon e la poestatz oría: 



nn 



85 



1 panso P. 2 Lin R, qeran If. 8 B Ha.R. 
ScnÌB M. 6 leÌBJ ill M. tan manque A*. 7 Qne 
lor bcnUt R. 8 l>c las antras R. 9-.23 etf 
24—131,8 intervertis R. 11 Knglc«e R cl ^í. 
15 car say R. 17 que ics d r. 21-23 el 24, 
- 143, 2 iníervertis R, de totas partz y vcnon 
a A*. 23 e fan poestat R. 24 La poestat ^. 
25 e M. 28 dis M. 29 derrenc M. 32 cbU 
R. 34 c' manque M. 35 mans /?. 36 La 
trompas van R 



143 



ni'SIÈCLB. 



144 



^Dcmandem H beatat e eorteûa, 

pretz e joven." E totaa eridon: 
La ciatatz si Toia 

e moYOQ lor carroe, 
6ei Telha oomans poia, 

e geton en lor doa 

cuiraasas de troia 

ab que cobron lor oa. 

Gambais 
10 an et arcs e carcais, 

e non temon, ploia 

Qi mals temps no lor noa. 

Oimais 

Yoirem de grans assais. 
16 De totas partz comenson a combatre; 

na Biatritz cuídan de pretz abatre; 

mas noQ lor Yal, s'eran per una quatre. 
Per lor murs a fendre 

fan engenhs e carels 
soe calabres tendre, 

.goasas e maQganels, 

foc grezesc acendre, 

e faQ Yolar cairels. 

De jos 
ntreQcaQ murs ab bossos. 

Per tal qo*s yoI roQdre 

lo seus geutils cors bels 



joioe, 

fiiUz de bebs fiûaeoa. 

Totaa eridan: ^'Aiada, tnaresposdar 

l'an' a raatrm; la tena ten la fronda, 

e trazon tait li genh a la redonda. i 

Na Biatrítz monla, 
e Ta's de prctz gamir; 
ansbere ni porponta 
non Tol, e Tai ferir. 

Cer ab coi s'afronta lo 

ea certa de morir; 
e jonh 

et abat prop e lonh. 
Fait a mainta jonta 

ai que roet faì partir; u 

pois ponh 

tant quei carroe deajonh. 
Tanta n'a prez' e derrocad' e morta, 
quei Yelhscomuns s'eamai'e's deaeonorta 
tro que Troia Tenclaus dedins la porta.iii 

Na Biatritz, be*m plai quar etz eatorta 
a laa Yelhas, quei Yostres gens eors porfca 
pretz e joyct, qu'a lor proeza morta. 

Bels CaYaliera, Yostr' amors mi eonorta 
e*m dona joi e m'al^' e'm deporta, ts 
quant autra gens s'esmai' e's deaeonorta. 



liE MOINE DE MONTAIÎDON. 

I. ManuscriU: CDEIR. PhHipp3<m, Der MíHêeh 9om MotUaudom, ntUU 1873, p. 37—S9. (FhJ. 
0. KleÌH, Die Dichtungen des Monches pon Montaudon, Marhmy 1885, p. 3:ì--U (KL). AppH, 
Provenzalische Chrestomathie, p. 132 e. (ApO. II. Ms$. CDIR. PhHippson, i c^P- 51— M. Kism, L c, 
p, 54 — 57. Appei, L e.,p. 83 s., — Dìsm, Leèen und ÌVerte der Tnmhadours , ^ id,, Leipmg 

1882, p. 270. 



90 



L 

L'autrîer fui en paradis, 
per qu*eu sui gais e joios, 
car tan me fo amoros 
Deus, a cui tot obezis, 
terra, mars, Yals e montaingna; 



1 11 joTent A*. 2 Pres M. valor R, 4 Qìeto 
fors R. 6 Qieton sobrc R. 9/10 après 14 R. 
Oarcais R. 10 fangambays R. 12 ni aigua 
R. noU MR. 14 faran M. 10 et nistols A*. 
20 trabuqueii A'. 22 etfcHUru A'. 2:i fiiu 
¥olar e carels Jf. 26 e pcr tant R. 27 joves R. 
30 me f o tao a. Ph.DL 31 toU FkJ>I. 



e'm dis: '^Morges, car YcnguisP 

Ni con estai Montaldoa, 

lai on as maior compaingna?^ 

^^Seingner, estat ai aclis 
en claustra un an o dos, 



2 Ples R. 3 adrecba part R. 4 hin a 
terssa e lautra Jf. 2 reonda if. 7 es va Jf. 
10 sela cuì encontra R. 11 serU R. qe pres 
M. del R. l:i pres A*. 14 e fai Unta R. 15 
gue<Hlc8Cotir R. \i\ e ponb R. 17 Si R. 18 
Tantiui A\ 10 c M. 20 tro iliiiâ T. Vn 
ciirlauH |»cr la A*. bi qu'n T. lUiM. 21 vtti 
Af, câ A'. 22 car Tostra valor R. &i qar lor 
M. 24 coforU R, 26 laatra R. % M. 



147 



XII- SIÈCLB. 



148 



e fugir ab caval armatz 
m'enoía, e maldir de datz. 

Et enoía'm, pcr vit* eterna, 
manjar ses foc, quan fort iverna, 

5 jazer ab veiira galerna 
quan m*en ven flaírors de taverna. 
Êt enoía'm e m'es trop fer 
quan cel que lav' olla enquer; 
et enoia'm de marit fer, 

loquant eu li vei bella moiller, 
e qui no'm dona ni'm profer. 

Et enoia'm, per sant Salvaire, 
en bona oort avols violaire, 
et a pauca torra trop fraire, 

15 et a bon joc paubre prestaire. 
Et enoia'm, per saint Marsel, 
doas penaa en un mantel, 
e trop parier en un castel, 
e rics hom ab pauc de revel, 

30 et en tornei dart e quairel. 

Et enoia'm, si Deus mi vailla, 
longa taula ab breu toailla, 
et hom qu'ab mas rouhozas tailla, 
et ausbercs pezans d'avol mailla. 



Et enoia'm estar a port, 

quan trop fai greu temps e plou fort, 

et entre amics dezacort 

m'enoia, e'm fai peiz de mort, 

quan sai que tenson a lor tort. 

E dirai vos que fort me tira 
veilla gazals quan trop 8*atira 
e paubra soudadeir' aíra, 
e douzels qui sas cambaa mira. 
Et enoia'm, per saint Áon, 
dompna graasa ab magre con, 
e seignoratz que trop mal ton; 
qui no pot dormir quant a son, 
maior oiioi non sai ol inon. 

Encar i a mais que m'enoia: 
cavalcar ses capa, de ploia, 
e quan trob ab mon caval troia 
qui sa manjadoira li voia. 
Et enoia'm e no'm sab bo 
de sella quan croll'a Tarço, 
e fivella ses ardaillo, 
e malvaitz hom dins sa maiso 
que no fa ni ditz si mal no. 



10 



15 



so 



AUNATIT DANIFJi. 

I. Mauuscf'Un: ACh1ílKNN^H(ÌVuc. (UineUot Ltt vita e le o^crv tìcl trovatove Anmldo Ihi- 
niello, Jluile 188:J, p. ÍOò. (Oa.) Appel, rroveiizalùchc C/n'eiftomuiUiv*, Leipzig VJO^t p. (iO (Ap.J, 

II. Manuscrits: AtíCDEGUIKMM'N*QRSUVac. Canello, l. c, p. 118 ÍCu.J. Appel, l.c,p. 67. 

(Ap,). — ÌHez, Lebeít und Werke des Troubadours, 2r éd., Leipzig 1882, p. 279 aa. 



«5 I. 

L'aur* amara fa'Is bruoills brancutz 
clarzir, que'i doutz ospoissa ab fuoills, 
e'Is letz becs dels auzels ramencs 

5 velha caserna (qae cerna (7) Ba.Ph.CR, veiHa 
galerna KiDL 6 Qaant ella flara en la t. 
Kt.DI 7 car cs de f. DI. 8 la vol la enq. 
lia. 8-11 Avols hom qu'a bella moìllcr E per 
gelosia 1a fer, E fai o ben qui la enquer, 
E no lo lais per marit fer Kl. d'après 
DI. 12 Enoja me Kl.DL Enueyam R. 14 a 
C (ab R)] en KlDL 21 Enoju inc Kl.DI. 
2ì\ ab mas roinus quan h'l.DL 

21 doQtz Ca.Aj dous* lia.Ap. ei iea autres 
msê. 



ton balps o mutz, pars e non pars; 
pcr qu'cu m'esfortz de far e dir plazers S5 
a mains per lici que m'a virat bas d'aut, 
don tem morír, si'Is afan» no m'asoma. 



2 1. cor g. venz KI.DI. ni pl. Ba. 3 de dez ^p.? 
4 Aquol onois nrcs p. KL 1)1. 7 qu^a trops se gira 
Ba.C^ que fai formia />/, quan trops atira? 
Ap. 8 a ira Ba. 13 qui Ap.^ que Ba.CR, e 
DL 14 saij a KLDL 1« ab p. KLDL 18 
manjanra KLDL 19 e no| car n. KLDI. 20 
crotlon rar<;o Ba. I*lt.Ki.hl. 23 ('ar no di ni 
fai bV'Uoì no KL (si noi /, non D)DL 

26 a manhs? per Ap. 27 sil d. Ba, ei lea 
mss, ACDNUV (siU) H. 



149 



ARNAUT DANIEL. 



160 



Tant fo clara ma prima lutz 
d'eslir lieis, don crei cors los huoills, 
Don pretz, necs mans dos aigoncncs (?) 
d'iiiitm, H^CHlutz rurB inos proiiirH; 

5pero deportz m'es e d*auzir Yolers 
bo8 motz ses grei, de liei don tant m'azaut 
qu'al sieu servir sui del pe tro c'al coma. 

Amors, garal Sui ben vengutzP 
C^auzir tem far, si'm dezacuoills, 

lotalsdetz pecs quet'esmieillsque'ttrencs; 
quMeu soí íis drutz cars e non vars; 
mai cors forms fortz mi fiii cobrir 

maiuB vers, 
qu'ab tot lo nei m'agr' ops us bais al chaut 
cor refrezir, que noi val autra goma. 

15 Si m^ampara cill que'm tralutz 
d*aizir si qu^es de pretz capduoills, 
dols quctz precs, c'ai dedinz a rencs, 
Ter fort rendutz clars mos pensars: 
qu^euforamortz; mas fa'm sofrir respers 

soqueill prec que*m breí, c'aisso'm ten 

let e bant, 
que d*al8 jauzir no'm val jois una poma. 

Doussa car* a totz aibs volgutz, 
sofrir m'er per vos mainz orguoills, 
quar etz dccs do totz mos fudcucs, 

t5don ai mains brutz pars. E gabars 

dc Yos no'm tortz, ni'm fai partir avers, 

c*aucnonamei ren tantabmeiusd^ufaut; 

anz Yos desir plus que Dieu cill de Doma. 

Era't para, chans e condutz, 

soformir al rei qui t'er escuoills; 



3 don ai (o V) gonencs Ba. UV, dos aigo- 
nencs Ca. HIKNUj dos angovencs Ap.y dos ago- 
nenc8 A, doncs aigonencs / (-ecs A^'), dos 
aigonecx D, dos aguitens Ji, dos amonencs a. 
4 s'esdutz Ba, Ca. AIKN*RUVa, sest luz 
DH, scsluç N. 6 adauzir] Ca.AJKN^ R, ad 
auzir i^a.,et auzir Ap, C DHNa, auzir UV. 
8 vcncutz Ba. et tous lcs mss. rxcepic C. 
10 precs Ba. et ies mss. ACIK. 12 mats 
Ba. et U» ffw«. UV. cobrir Ca.UV] sofrir 
lìa. rt tes »/i«*. ADIKNN*, snfTrir Ap. et 
Ic8 mif9. Ha, 15 qnem] cnim (^i.a, tralutz| 
trahuts Ca. et Ivs mss. ADHNa, ctutz C, tray 
a lutz R. pod tutz UV, iG d'anzir Ihi. CD 
IKN*, d'azir A, detir UV. 20 grei Ba. C 
R. 2ô pars e gabai'S Ba.Ca. 28 dieus BaCa. 
CIKR, cit d'Edoma Ba.] cf. Ca. 



car pretz, secs saì, lai es doblenos, 
e mantengutz dars e manjars. 
De joi la't portz, son anel mir sii dera, 
c^uuc iioii ostoi jorn d'Arago quoi saut 
noi volgues ir, mas sai m'a clamat Roma. 5 
Faitz es Tacortz qu*el cor remir, 

totz sers, 
lieis cui domnei, ses parsonier, Arnaut; 
qu'en autr* albir n^es fort m*entent*a 

soma. 

II. 

Lo ferm voler qu*el cor mMntra 10 
no'm pot jes becs escoisaendre ni ongla 
de lausengier, qui pert per maldir s'arma; 
e car non raus batr' ab ram ni ab verga, 
sivals a frau, lai on non anrai oncle, 
jauzirai joi eu vergier dinz cambra. I6 

Quan mi Boven de la cambra, 
on amon dan saí quenuillshomnon intra, 
anz me son tuich plus que fraire ni oncle, 
non ai membre no*m fremÌ6ca,neÌ8 Tongla, 
aÌ88Ì cum fai.renfaa denant la verga: so 
tal paor ai noi sia prop de Tarma, 

Del cors li fos, non de Tarma, 
co88cntis iira colat dins sa cambra: 
que plu8 me nafrai cor que colps de verga 
car ïo 8Ìeu8 sers lai on ill es non intra. S5 
Totz temps serai ab lieis cum carns et ongla 
e non creirai chastic d*amic ni d^oncle. 

Anc la seror de mon oncle 
non amei plus ni tant, per aquest' arma! 
C'aitant vezis cum es lo detz de rongla, so 
8*a lei plagues, volgr* esser de sa cambra. 
De mi pot far Tamors quMnz el cor mMntra 
mieills a son vol c'om fortz de frevol verga. 

Pois flori la seca verga 
ni d*en Adam mogron nebot ni oncIe,85 

H sis d. Ba. ÌKIl (siz) a. 5 m'an clamat 
Itoma ^n., mVn clamat Roma Cti., m*aii 
clamat: roma! Ap. 9 m'ententa soma Ba.Ca. 

18 c pos Ba. CHIKMhf^N*RSa. 19 ni ongla 
ai. AliCDK(niKMM^Qc. 21 trop Ap. AliC 
DEGHMM'N^QSUVc. 22 1 i Ap. 23 quem 
coiisentis a cet. Ba.CIKN*. 26 l)e liejs serai 
aissi c. Ap. DEG1KMM^ N*QUVe. 3fi mogron 
Ca. AB\ foron Bc^ Ap. ei iùus les autreê 
mss. excepté C qui lit: hyssiron. 



151 



XII* SIÈCLE. 



152 



tant fin' amors cum cella qu'el cor mMntra 
non cuig qu'ano fos en cors, ni eis en 

arma; 
on qu'ill estei, fors en plaz' o dinz cambra, 
mo8 cors no's part de lieis tant cum ten 

Tongla. 
sC'aissi s'enpren e s'enongla 
mo8 cors en lei cum roscorss' en la verga, 



quMIl m'es dejoi torse palaitz e cambra, 
e non am tant paren, fraire ni onde, 
qu'en paradis n'aura doble joi m'arma, 
8Ì ja nuills hom per ben amar lai intra. 
Árnautz tramet son cantar d'ongl'e 6 

d'oncle 
ab grat de leis que de sa verg'a I'arma, 
son Dezirat, qu'a pretz dinz cambra intra. 



PEIROL. 

I. Mss, de Paris, fr, 856, fol. 102'' (C), fr. 854, foh 57** (I), fr. 22543, fol. 13* (B), Ma. de 
la Riccardienne 28íi, p, 178, Stengel, La l'* partie du C/uimtonier de liernart Amoros, Leipzig 
1902, p. 235 8. (a). II. Ms. du Vaticain 5232, foi. 181^, Archiv f. d. Stud. d. neueren Sprachen 
34, 184 (A); Me. de Paris, fr. 854, fol. 155* (I). — Diez, Leben und Werke der Troubadaura, 

2* éd., Leipzig 1882, p. 250 88. 



I. 

Cora qu'amors volha 

eu chan, 
loqu'autra fior ni folha 

non i vauc gardan. 

Uen 08 dreitz que'in dolha, 

aman, 

8oI qu'en grat m'acolha . 
15CÌI, cui me coman. 

Perdut ai e cobrarai, 

ge8 no'm recre per tan, 

qu'aÌ88Ì'8 va'I segles camjan. 
Deus m'aiut e'm valha, 
so qu'antan 

aic d'amor 808 falha, 

maÌ8 no'n ai oguan; 

qu'era'm mou baralha 

trop gran 
26 al cor e'm trebalha 

dormen e velhan. 

Per c'o faiP Qu'al melh8 qu'eu 8ai 

2 foB aDC en cors Cb., qu'anc fos maìs en 
cors //a., fos anc in ERSa^ íon mai C, qu'anc 
Í09 ABIKN\ que fos (fes H) GHMM^QUVc. non 
eÌB en a. Ca. KNlKN*Ra, ni en arma BCMM^S 
(ncn) (ìQ, ni cb cn a. Ap.ACVc, ncÌH non K 

8 Coras H. 11 No irai a. 12 Dregz es quieu 
men duelha C. qcn u.M pus uas mc sorf^uclîui C. 
ino cncilla a. 16 Bclha CU, »11 c. icu a. IH quaiaai 
Ba.C/í. 22 maB CL ayc B. 23 quar me C. 24 
mangue L tan C 27 per queu C. quen 8&i L 



la 8erv e la reblan; 

per 80 vei qu'eu m'i ai dan. 

Mo8 cor8 8alh e trembla lo 

80ven, 

m'amia lo m'ombla 
8Ì qu'eu non o 8en; 
qu'ilh m'ama, 8o'm 8embla, 
comen i5 

que'U 8eu8 ditz a88embla 
al meu pensamen. 
Donc dirai qu'amor8 mi fai 

8ofrir aquel turmen, 
don eu tan ric joi aten. %o 

Nul8 hom be non ama 
ni gen, 

que d'amor 8Ì clama, 
8Ìtot mal Ten pren; 

cum plu8 m'euliama S5 

greumen, 

2 paren fraire 1KN*'^ fraire paren Ca. Ap. 
ABOQUVc £ am la mais no faz cozin (nebot 
HR) ne oncle C (íis) E, HRS. 5 sa chansson 
Ca. AB. d'oncl' e d^ongla Ba. ABHIKN^U. 
6 A gr. Ca. ABC. verga Tarma Ba. 7 cui p. Ca. 
A naQUc. cn Cu. A liCGQUc, ins MM*^ , dc /?/Î.S'a. 

8 8. ct blan a.Dsosai C. 10-20, 12 crJl- 162,5 
intervertis 1. sai cm /. 13 no sen /. 14 so Ba.CR, 
som í, son a. Ifì Lo (Q(;1 a) hìous digz rc8(8)cmhla 
Ca. 17 lioni. C'. Mon p. a 18 doncx It, don /, que 
mout mi plai Ca. 19 aital C. 21 nom a. a. 24 li en 
a, lin C. 25 On pl. a. mi 1. L 



153 



PEIROL. 



154 



e m^art e m'aflama, 

n'ai melhor talen. 

AÌBSÌ'm trai mos volers lai 

el fol contenemen 
§ on m'es manta vetz parven. 
Ben bas fora meza 

yalors, 

deportz e gaieza, 

8Ì no fo8 amor8, 
10 que mante proeza 

totz jors 

fai quo corteza, 

quar pren Io8 meIhor8. 

No 8'e8chai d^ome ^avaì 
15 li venga ta d*onor8, 

que d'amor senta dolor8. 
Era'UB quier, amia, 

8ocor8, 

qu*enan8 i morria 
to qu'en queze8 alhor8. 

A88atz trobaria 

au88or8 : 

Y08 etz 808 fadia 

cap8 de la8 melhors. 
ts Mo8 cor8 jai en gran esmai 

eutro 808pir8 e plors: 

mas tot m*e8 jois e doussors. 
Peiroh fai íin e verai 

lo sonet per amors 
80 on 808 oors estai totz jors. 

II. 
BemartB de Ventadorn e'n Peirols. 

'Peirol, cum avctz tant cstat 
que non fezetz vers ni chausoP 
86 Respondetz mi, per cal razo 
reman que non avetz chantat: 
8*0 laissetz per mal o be, 
per ir* o per joi o per que, 
que saber en yoill la ycrtat.*' 



3 qnaÌBSÎm C, 4 chaptenemen C, 5 don C. 
mantas les 1. 6 Mout C. 8 E d. /?. 10 quar 
C 15 Jall V. a. Qne aia t. C 19 quenansas 
m. C, qnenaissi m. /. 20 queres /?, queris C. 
22 anc tors /, autors a. 24 Una de las genzors a. 

32 e den peirols eie. I. 33 Peirols ete. I. 39 
vertart /. 



«^Bernart, chantarsnom yen a grat 
ni gaires no'm platz ni'm sab bo ; 
mas car yoletz nostra tenso, 
n*ai era mon talan forsat. 
Pauc yal chans que del cor non ye ; 5 
e po8 jois d^amor laissa me, 
eu ai chant e deport laissat.** 

'Peirol, mout i faitz gran foudat, 
s'o laíssatz per tal ocaizo; 
8*eu agues ayut cor fello, lo 

mortz fora, un an a pasaat, 
qu'cnquer non poso trobar merco: 
ges per tant de chant no'm recre, 
car doas perdas no m'an at.'' 

'Bernart, ben ai mon cor mudat, 15 
que totz es autres c'anc non fo: 
non chantarai mais en perdo; . . . 
mas de yos yoill, chantetz jaaae 
de cellei qu*en grat no'us o te, 
e que perdatz yostr' amistat.*' to 

'Peirol, maint bon mot n*ai trobat 
de leÌ8, c'anc us no m*en tenc pro; 
e B*\ì serya cor de leo, 
no m*a ges tot lo mon serrat, 
qu'en sai tal una, per ma fe, t5 

qu*am mais, 8*un baizar mi coye, 
que de leis, s^il m'agues donat** 

'Bernart, ben ea acostumat, 
qui maÌ8 non pot, c'aissi perdo, 
que la yoips al sirier dÌ8o(P): to 

quan Tac de totas partz cercat, 
las sireisas yic loing de se 
e dis quo non yalion re: 
atressi in'ayotz yos gabat.** 

'Peirol, sireisas sont o be 85 

ma8 mal aia eu si ja cre 
que la yolps no'n aia tastat.'* 

'Bernart, no'm n'entramet de re, 
mas pesa'm de ma bona fe, 
car non i ai ren gazaignat. 40 

1 Bernartz eie. I. 2 sabon /. 5 dal AL 
6 pois AI. 8 mout fezest /. 10 ahnt A, 15 
Bernat etc. A, 18 chantar /. 19 no tos te /. 
23 Etla serva /. 2ô qien A. sa / antra /. 
29 caisso /. 30 ella v. /. siríeis A, serier /. 
dis Ba 32 la /. sirieias A^ sereisas /. vi /. 
35 siricias A^ seriesas /. 38 nomen tramet /. 
40 hi ^. a /. 



155 



I5S 



«lATTELM PAIDIT. 



r jr« fiu 



Í2.-ÌS, .^ìtud. ii 



^^hm f. 4 .^iwL t Meu£r»m .>'pr ;.>, ii>:é . D . JCt. re ^^4mc ^lreM ndH. sSá (V). IL Mm. 
VMiemm 'y^TíZ. jM. rS -A): JTá». ù Par^ V. ±'.^. -bi. ;» f';. > «^ âii. Ui (I). III. 



fr. Vf^ 

7, rÁ'i ê. nf): Mk U V^m, Jrdtém díc ii. i»é. — .«. Mmtr. Dmâ LAtm <te 
^mrrs f^mteeim F'Mdii, SmíUiitry làTiL Dûss, Laktm '.Êmà r 




r éd.. 



r. 

M mtit, /foe a'«*sÌMui«ieia 
p'*r amor en jm lentjxicge. 
» ^i» fm m monr il'enveiar 
<»Hr \em (m\ ^iesir 
ft«> ^ ní nmiír 
ní néym 7oli^ oipa íuiair. 

P^m p^l '10118 «^hiUl 

i<» f\n*<^\ e •« pnr fan 

^if)ft^ tm pttiut mon eorsicee, 

t^m 9m «vmiMtftn 

mon ^y>r «m i^íin&in. 

!ií> /}n'<m ru> cni^iieí far •içan. 
j-ç íïmp^'> íinl ali^jiTargfi 

HA'm donUI <v>r re« /^u'en ▼eia^ 

|Hr /fn'en c/mic^, mon folatge. 

R^ M 4reír/ qn'aimi'm n'etfeia 

^ íl^ m'Av^nír. 
Vi ^f |Kr fol <v>nf«r 

\mmm m/tÝíi <v>r ajan»r; 

Afim m% ^ íifdn 

# ii'« ir* ^ 4dn 

^ ^; imfíf 'IV /4 ^í^, <• |>r^ m#»n Uii fzraiise. / 
^ fl|fw f *xi^\ <*A V '^ \%.i^ A,<\m Kl'V. aoU 
^' ^ a«>U()rft /. ^ m«ii p*f U> /. 10 qnilli c. 
ŷmH Af Vi *m ^UíỲ^. ^ <*AntMi //. en /, 
^ /' ^4MH r. »)^//4n / L^ ^ <v>n«%n e»ua 

A l^ ^^f ^ mn%n ÍC Mm p^r'v / f^ p^rr, Y \^dXtxi/t 
mmfit4 fH f'^KI1'f V /|iw «^nn^ia / ^jn^ ««iit /'. 
f7 MMf /vvnA^ M A? ^ í*Ar ^tnir p., m. >#, e 
/»«f ffímS fvwvn /^ . 4f«m^iiiifA, /. \H Kt t% 

AM â^ n^ìf / A*r fKr M Alhir /i :;i 
4^ Ê0l An <"/ ^. ^n / /1 Mt.hMf/íiT C in#in 
M KMf«^ //. ^^ « in*n«i UrsuM» .4^'. :£$4«n 
«1 AMÍ/. Itm Un /. 



lo 



d eanoM: ^ idua «smratgtt 
t|ii^ù p«!rTÌuc «K m^ 
qa'';ui«: nun ^c jiH gm 
iii ro iiuuin ▼engne» a tabuL. 

E lâcut pianii moa duBaa^ey 
m«w <Mr» a&dm'' e »pleîa 
▼a» leis «|ae ^ Mnhunlge 
en mL « tanà «^o'imer deû^ 
qa';uto aiiin poc pbiB ilîrr 
tfiiaa ^enc li ptirtîr. 
Xjâ ^a oara'Ih fi cobnry 
e*m «& iuepinui: 
"^A Deu Yue cuaiiui!^ 
E qoan peoâ ea miMt contge 
r^uuorot» ^Mmblaiu i& 

a paac en ploran 
QO m^&acl» car no'Ui sai Jeoaa. 

Mi donjK «lae re moa eora^e, 
prevv :M com cel i|ae menieiay 
<pie no m*dia eor dalvalgev ^ 

ni fab lauien^ier^ ao creâà 
de mi, ni ;»*albìr 
qa*ea T»â nutra^ rìr^ 
qoe per boaa fe eo^ir 



± qeatnlz »i .1 tfriUI KIÍ\ u ui I. ^fne 
Bon Ba,rt:il\ noi Cì\ ò pianc £1 6 moa 
cor Acli C 7 ;àl X *i r. $ 4e ■» X ca 
A7.'. cenh K td má lìàìiuc «|« seoirà /. e tnnk 
be qme e. d. C 9 noa r «|e ;um: nofue ^ 
r. 1:2 cmn dis l'. 15 l;unt>c ei sembùn Bif. 
CEf'V. 16 per T. u'aaci en p4or^ cml nol 
so deo^ r. 17 qona U soì G 18 leí m. iT. 
<u>r fpLi^ ba.L cor ea n^iijçe l'. M. d. ba per 
herecal^ C 19 pre /. boa ct seih hom qaes 
Cr. di Boo r. aoLàt^e jrr ±2 oo snlbir 
V, 2» qoe £^C7. 24 qonr de ÌMa cor la 
remír AEl. nnz L'. fea T. £ per f'. 



157 



(ÎACELM FAIDIT. 



158 



10 



15 



20 



25 



80 



e ratn ses eDJan 

e ses oor truan, 

qa'ea non ai ges tal eoratge 

ooin li falfl (Iriit an, 

que van galian; 

per qu^amors torna en soan. 

Ano no falsei mon coratge 
vas leis, cui mos cors 8*autreia, 
poB Taigui fait homenatge, 
e non ai oor que'm recreia 
ja del seu servir. 
Cui qu'enoi ni tir, 
seus 8ui e no posc giquir 
de leÍB tan ni quan, 
qu'autra no deman, 
ni non es en mon coratge 
res qu^eu volha tan : 
per que la reblan, 
mas mas jontas, humiliau. 

Chansos, de te fatz messatge 
e vai ades e despleia 
lai on jois a son estatge, 
a mi dons que tan m'agreia; 
e pos li tan dir 
qu'eu mor de deair. 
E 8*il te donha acolhir, 
yai li remembran, — 
e no t'ans tarzau, — - 
lo consirier ei coratge, 
e Pamor tan gran 
don mor deziran, 
car no la remir eu baizan. 



3 e non Ba. CIV. qae non E. ai aital CV, cor 
nolatge E. 4 tman V. 5 enganan V. 6 tor- 
ncn É, tome /. 7 viatffe Ba,CEU. l—\9manquent 
Al. 12 a cni CE. IH partir E, 16 en manque 
E. 18 qne en V, blan E. 19 Mas ìantas V. 
20—158, 6 manquent V, 21 et esplcia EI, e 
resplcia Á, 22 c son E, ostadgo U, 2H ni 
greia U, la bcla don ine grcjn BtuC 24 qc 
nom Ba.Á. e p. laitant d. Á. posc partir Ba C, poi- 
ras El. c p. 1i dìr. I, 25 Gcs p. lai aitan d. 
U, C)c8 dcl 8en scrvir Ba,C. 20 mas sit volgncs 
B€lC, 27 V. lades U. No Tans dcsmenibraii 
Ba.C, la desm. A, 28 e non tanar t. U, non 
tan enoian A^ e non ans Ba.C. 29 to mcn 
deziros Ba,C. .SO quc per tc 1i man Ba. (ran) 
C, 32 la mir U. en manque Eì. 



Na Maria, tan 
avetz de pretz gran, 
per que 8on tuit d*agradatge 
moi dich e moi clian, 
per la lauzor gran 5 

que eu dic de yo8 on ohantan. 

n. 

Ara no8 8Ìa guitz 
lo vers Deu8, Jeau Critz, io 

car de franca gen gaia 
8ui per lui partitz, 
on ai e8tat noiritz 
et honratE e grazitz. 
Per 8oi prec8 noi deaplaia, i5 

8*eu m*en part marritz. 
Ai, gentila LemozÌ8, 
el Yoatre dou8 paÌ8 
IaÌ8 de bela paria 

8enhor8 e vezÌ8 <o 

e domnaa ab pretz fia, 
pro8 de gran cortezia; 
don planh e languia 
808pir noit e dia. 

Mr8 quahque 8Ìai critz M 

dcl rcmauor auzitz, 
ja nul8 be8, que'm n'eachaia; 
ui ric8 loc8 aízitz 
no'm tenra, ni conquitz, 
8'ayiaÌ8 yotz complitz, so 

qu*apre8 calenda maia 
no 8ia garnitz 
del torn, 8Ì Deus Taizia; 
e 8*a lui platz ma fia 
en leial romania, 86 

lo tot li grazÌ8. 
Pero ma8 joina acIÌ8 
prec yá8 8a 8enhoria 
qucÌ8 portz eÌ8 camÌ8 
no8 adreÌ8 vas Suria. 4o 

B quen Ál. 

9 Oimais A. 11 franssa A. 12 licy8 C, 14 
scrvìtz A. \i\ nauc Cl. 17 a (7. 18 uostronrat C/. 
19 De donssa conpaignia A, 20 E. 8. ^. 82 
flors de C. 25 E A. 20 de A 27 ia negn^ 
bcs quicu aia C/. 29 nil A. H3 maisis A, 84 o ^. 
H5 romerìa i. H8 Vir Cl. 40 nes 7. endres Cl, 



155 



1. 3f^- 





. /; 






car : 

r'l 

ni • 



15 



II 

l' 
I' 



2» 



AV 

<î •;■■ 
r 

/.!• 
.1 

//• ■ 
li 
r ■ 
( 

I !■ 
.1 . 
i' 



• k 



% » 






..* 



.A 



'..'. 

rf 






160 

1 ^\.-i:em quo'ns atmia 

;j -1.:^ afortitz 

. :i- Jels Sarrazia, 

'.. .'i'eu 8Ìa conquis 
f;i::iâ loca, e la via 

:»atì" dlá pelegris, 

iir uos tolc Saladis, 

;. c: la vergena pia 

.•^. Deua beuezis 

j i ;»ia garentia. 

UoU (lous Maracdea fis, 
v.> ela pros Peitavis 
5a! Deus e ua Maria 

:li\i bon pretz conquia. 
r ina donina Elia 
ŷapeha be, aes bauzía, 
qu'eu li aui aclia 
on qu'eu an ni ni'estia. 

m. 

Al seniblan dol roi tiea, 
quan Tac vencut rouìperairo 
o'il fetz tirar, quan Tac jjroa, 
sa carret' e aon arnes, 
don el chantava'l maltraire, 
vezen la roda virar, 
e'l aer plorav' al manjar, 
ehant, on plua ai malauanaa, 
quan conair qu'en alegransa 
mo pot moa maUraitz tornar; 
plor, quan vei joi ni be 
ala autrea, e mi aove 
qu'ou n'aic pro; er no'n ai re, 

Qu'on aital tr(ìbalha'm te 
prea amora e*n gran balanaa; 

1 \\\\\\ pi'. liOH u. .1. 2 iils faÌB .1. .-{ al (7. 
OAi» ('. H cui la verjíra Maria í7. il quc A. 
II-IS manquint A. ir)/l() manqucnt (\ 18 i|uicu 
:tui tiit'US on (|UÌ('U bia ('. 

21 .\ /•;!'. 21 la r. 25 tantava nialtr. //. 
mi pîir lia.ìiCE. ni .1. no sai rous I'. 2(> 
'tuxnqut' li i'oilal l'. viilar .1. 28 (|ancìi hoin 
/// . icu i'li. /v 2î» Taii r. :MI nu' \nn\\A nial- 
tia^' ('. p. cii inci inal taiiiir (' inon iiialtraich 
/í. il iiialtraic //. :il (^uaiic /'. pUDÌ pl. /, 
lU pl ''• •^•^ Mn«- (\ 11(1111 //. :U Al) aital 
iraiii nic tc //. \h aital l'. Kn a. /, t^u ab a. 
/. ;l;') aiuoi's prcs h'IIll'. itji'aii] tal (/, grou 
.1////'. 



.^ 



10 



ih 



20 



25 



30 



;»r> 



161 



GAUCELM FAIDIT. 



162 



10 



15 



«0 



25 



30 



e no sai ren dir per qae, 
mas car aten sa merce, 
vencutz ses dezesporansa; 
car 110* in rccro d'iiinar, 
que d'als no'in pot encolpar, 
tan li 8ui fizels amaire, 
a lieis, cuí non aus retraire 
ni descobrir mon pensar. 
Pros domn* ab gen cors oortes, 
tan tem lo pretz qu'en vos es 
e laa grans valors eis bes. 

Pero no'm dezesper ges 
ni ni'es semblan ni veiaire 
qu*en vos no sia merces, 
quei vostre cors ben apres, 
humil, franc e de bon aire 
vei ei ric pretz valen car 
ei dou8 rÌ8 ei gen paiiar, 
joios ab gaia Boniblaiisa. 
E car uon trobatz egan^a 
de beutat el nion ni par, 
aÌ880'm tira si el fre 
e'm tol Tardit e'm rete 
qu'eu no'us aus preiar de re. 

Car maintas sazos m'ave 
qu*ab tota fait* acordansa 
domua'us cug preiar de me, 
e poÌB, quan mos cors vos ve, 
m*e8pert e no'n ai membransa 
ma8 8oI de vos esgardar, 



l S re nom sap dir E, s. dire Da.CHIUV. 3 
ben crei U. be crcsser de resperanza H. 4 car 
cn non r. //. quar non crci U. 5 e d*al //. 
non /. sap IIU. (> tant s. lis lcials a. ììa.C 
EIilU V. 7 va« Jìa.CHIU, dc EV. aos Da.CEH. 
qieu D. nous ans /. 8 afar /. 9 cors gen C. 
èai c. mu. 10 ell p. //. 11 honors Dì. c las 
raazors (coupi) E. 15 Pos /, Car Í7, Quan C, E 
anch H. Car lo V, ients cor DI, cortes /. 16 c 
manq%u H. 17 Yneg el pr. K. e car U. 18 EI 
grnt rirc f/. dons| l)cl /K, f;ai /?, gcn A. riro 
blll. dous ÁDIU V. 19 iois ab uniil s. //. franca 
I . dousa/ . ab huniil U. cortcs C. 20 aucz HIU 
V. 21 ni dc E. mi Da.CE. 22 e chom ÌIU. U 
reste manque //. uii ten enaissi C tcn aissi cn 
Da.CElV. lo fr. U. 23 lardir E, ardit AD. 
24 que Da.CEV. de me E. clamar merce C. 
25—162,7 6' strophe dans U. Que E. 26 qc U. 
28 que V. 29 Noblit /. Espert V. 30 M. quant 
ÍU. 

BART8CH, ChreaioauUhia protençal». 



e no'uB sai ni'us aus preiar 

ni Tamor no'ns poso estraire. 

Doncs gran merce pogratz faire 

BÌ'ni dessetz ses demandar, 

que non es tan pauca res 6 

qu*eu del vostre don agues, 

quez a gran no la'm tengues. 

Per qu* enans que'l bruitzvengues 
ni fals lauzengiers trichaire 
Tamor que'us ai oonogues, lo 

fora gen, s'a vos plagues, 
de conoÌBser mon afaire, 
po8 eu no'l V08 aus mostrar. 
Qu*un honrat do'm pogratz far, 
8Ì, ses tota malestansa, 15 

sofrissetz qu^a vostr* onran^a 
fo88on mai8 tuit mei chantar. 
Ei plu8 Iai8, que be*8 cove; 
nia8 d'aÌ880 no cug ni cre, 
s'eu renquer, que m*en malme. m 

E po8 de V08 no'm reore 
ni de la vostra fiansa, 
don eu autrei per jasse 
mon chant e ma leial fe. 
Si vostra valora m*enan8a, n 

honors vo8 er, ses doptar. 
Yos sabetz oo's tanh a far, 



1 pois no Tos ans /. (pois nons ans) de 
mi U. 2 mamor Da.ClU. non /. 3 donc C. 
be E. 4 si d. /, qem U. 5 qney C, qoi el 
mon non es E. 6 que AIU. de vos en don 
E. 7 quieu ACEI U. al la CE. en E. nom V. 
no la EIU. 8 Pero ans E. 9 Nil V. 11 

?cn I drcips C, ^rat //. ben El. cstcra sius E. 
H p. siu A. nous aus prcgnar E. htn. V. 14 
do C. doncs ben ric /. l^n ric do me E. dar 
EIV. 15 Senes E. malanssa V. 16 sinB 
plagues EI. 17 fos C*. mais] fait ^. ISques 
(sis V) descove CV, quar bes c. Ey si descoTe 
/. 19 mas] qnieu C. pero ieu no È. daitan /. 
20 sieu dic /. en prec E. qne so quenqnier C: 
qicnxo qnc quicr V. qnc mi Dn.I, 21—162,6 
4' Bhovlu U. 21 Donc CEUV. cn nostra 
mcrce El. non cre K. 22 tnanque C. Boi ei 
en v. EV. c en /. nim part de U. e pnB e 
uostra fiansam V. 23 manque C. d. et /. ei 
un do nom autrei per ase Ey donati tos soi 
U^ do e mautrej V. 24 mos cbans Dy mon 
cor EIUV. hi CK bona V. 25 Si de mi noe 

Sren esmassa V. 26 es £. 27 e vos E, gar- 
atz C. qeis D, queus (', com U. tanhl fai AD. 

6 



169 



Xn« SIÈCLE. 



160 



Honratz es o grazitz 

cui Deus non es falhitz, 

que DeuB yoI et assaia 

Io8 pros e'Is arditz, 
5 et aquels a chauzitz, 

e laissa los aunitz 

et rayol gen savaia 

per cui es traitz. 

Ái, caitiu, mal assis, 
10 Y08 eÌ8 Y08 etz aucÌ8, 

qu'aYors e manentia 

Y08 tol paradi8, 

qu*aYar8 etz e re88Ì8, 

tan qu*u8 far no poiria 
15 qu'a Deu abelis: 

per que Deus yo8 destia. 
OimaÌ8 es Ántecritz 

al dan del mon eissitz, 

que totz lo be8 s'esmaia 
80 e*I mals 08 8alhitz, 

queis fals prins a sazitz 

e pres et endormitz 

oscartatz, queis esglaia 

eÌ8 te morns e tritz, 
Sft quei reÌ8, cui es Paris, 

Yol maÌ8 a saint Daùnis 

lai en Normandia . 

conquerr' esterlis 

que tot quan Safadis 
80 a ni ten en bailia: 

don pot esser fis 

qu*aÍ88Ì com deura sia. 
Ár laissem los giquitz 

remazutz escarnitz, 
85 et ab obra Yeraia 

de bona razitz 

8Ìa per nos serYÌtz 

lo Yors sains Esperitz, 

7 avol Ba.CI. 8 que A. 9 ai] e C. 10 CQm 
YOB etz toich a. ^. 11-12 manquetU CI. 14 
tan quom res noi trobaria C. 17 Queimais C, 
21 prinsj ric8 A. prensatz saitz 1 22 prctz 
/. 23 En techatz C\ el pccatz /. eecurtatz? 
Andre$en, Romanische Forsdmngm I, 4ôl. 24 
ren /. 27 enj o /. lombardia 6*. 29 cant fa die 
A. 90 Ha et A. 31 don pot ben eaber A, 33 gner- 
piU /. 36 lobra A. 36 rahiU A. 37 Que A. 



cui pregom quo'ns atraia 

ab faitz afortitz 

a dan dels Sarrazis, 

8Ì qu*en sia conquis 

lo sains Ioc8, e la YÌa 5 

foss' als pelegris, 

que no8 tolc Saladis, 

don la Yergena pia 

cui Deus benezis 

no8 8Ìa garentia. lo 

Bels dou8 Maracdes fis, 
Y08 eÌ8 pro8 PeitaYÌs 
sal Deu8 e na Maria 
qu'a bon pretz conquis. 
E ma domna EIis i5 

sapcha be, ses bauzia, 
qu'eu li 8ui aclis 
on qu'eu an ni m'estia. 

lïl. w 

AI somblan dol rei ties, 
quan Fac Yoncut remperaire 
oil fetz tirar, quau Tac pros, 
sa carret' e son arnes, 
don el chantaYai maltraire, «5 

Yezen la roda Yirar, 
ei ser ploraY* al manjar, 
chant, on plus ai malanansa, 
quan consir qu'en alegransa 
me pot mo8 maltraitz tornar; so 

e plor, quan Yei joi ni be 
als autres, e mi soyo 
qu*eu n'aic pro; er no'n ai re, 

Qu'en aital trebalha'm te 
pres amors e'n gran balansa; 85 

1 quc pr. noB a. A. 2 ale fals A, 3 a1 Cl. 
can C. 8 cui la verges Maria CI. 9 qne A. 
llA^manqxuni A. Ibjl^ manquent C. 18 qniea 
Bui BÌeuB on quieu sia C. 

21 A EV. 24 la C. 25 cantova maltr. H. 
mi par Ba.BCE. ni A. no sai cous V. 26 
manque B. rodal V. vidar A. 28 qanch hom 
nu. ieu ch. E. 29 Tan V. 30 me podol mal- 
trag C. p. cn mci mat taing U. mon mattraich 
B^ el maltraic H. 31 Quanc U. puoi p1. /, 
eu p1. U. 33 quc C. nom 7/. 34 Ab aital 
iram mc te IL Ab aital K, En a. /, Qe ab a. 
U. 3ô amors pres EHIV. gran] tál C, greu 
AHIU. 



161 



GAUCELM FAIDIT. 



162 



10 



15 



to 



<6 



80 



e no sai ren dir per qne, 
mas car aten sa merce, 
venoutz ses dezesporansa; 
e ciir no'in rocro d'iiinar, 
que d^als no'in pot encolpar, 
tan H 8ui fizels amaire, 
a lieis, cui non aus retraire 
ni descobrir mon pensar. 
Pros domn' ab gen cors cortes, 
tan tem lo pretz qu'en vos es 
e las grans valors e'ls bes. 

Pero no'm dezesper ges 
ní m*e8 semblan ni veiaire 
qu'eu V08 no sia merces, 
quei vostre cors ben apres, 
humil, franc e de bon aire 
vei ei ric pretz valen car 
ei dous rÌ8 ei gen parlar, 
joios ab gaia Bomblansa. 
E car uon trobatz egausa 
de beutat el mon ni par, 
aisso'm tira si el fre 
e'm tol Tardit e'm rete 
qu'eu no'UB aus preiar de re. 

Car maintas sazos m'ave 
qu*ab tota fait* acordansa 
domna'us cug preiar de me, 
e pois, quan mos cors vos ve, 
m^espert e no'n ai membransa 
mas 8oI de vos esgardar, 



1 e re nom sap dir E, s. dire Ba.CHIUV. 3 
ben crei U. be crcsser de l'esperanza H. 4 car 
cn non r. //. qnar non crci U. 5 e d'al ïí. 
noii /. sap II U. (> tant s. lis tcials a. J)a,C 
EIilU V. 7 vas Jia.CHIU, dc EV. nos Da.CEH. 
qicu B. nous ans /. 8 afar /. 9 cors gen C. 

frai c. HIU. 10 ell p. //. 11 honors /^A. c las 
auzors {coupi) E. 15 Pos /, Car Í7, Quan C, E 
anch H Car lo V, ients cor BJ. cortes /. 16 e 
manque H 17 Yneg el pr. K. e car U, 18 El 
lîrnt rirc U. donsl ncl /K, f;ai /?, pcn A. rirc 
Eìt. doufl ÁBIU V. 10 iois ab ninit s. //. franca 
• . donsa/ . ab huinil U. cottcs C. 20 auoz HIU 
V. 21 ni dc E. mì Ba,CE. 22 e chom HU. U 
rcsU ntanque II. ini ten cnaissi C. ten aissi cn 
Ba.CEIV. lo fr. U. 23 lardir E, ardit AB. 
24 que Ba.CEV. de me E. clamar merce C. 
25—162,7 6' strophe dans U. Que E. 26 qe U. 
28 que V. 29 Noblit /. Espert V. 30 M. quant 
lU. 

BARTSCH, ChreaioauUhia protençala. 



e no'us sai ni'us aus preiar 

ni Tamor no'us poso estraire. 

Doncs gran meroe pogratz faire 

si'ni dessetz ses doinandar, 

que non es tan pauca res 5 

qu^eu del vostre don agues, 

quez a gran no la'm tengues. 

Per qu' enans quei bruitzvengues 
ni fals lauzengiers trichaire 
Tamor que'us ai conogues, io 

fora gen, s'a vos plagues, 
de conoÌBser mon afaire, 
pos eu no'I vos aus mostrar. 
Qu*un honrat do*m pogratz far, 
8Ì, 808 tota malestansa, 15 

sofrissetz qu^a vo8tr* onransa 
fo88on mai8 tuit mei chantar. 
Ei plu8 laÌ8, que be*8 cove; 
mn8 d*aÌ880 no cug ni cre, 
s'eu reuquer, que m*en malme. fo 

E po8 de V08 no'm recre 
ni de la vostra fiansa, 
don eu autrei per jasae 
mon chant e ma leíal fe. 
Si vo8tra vaIor8 m'enansa, ss 

honors vo8 er, 808 doptar. 
Yos 8abetz co'8 tanh a far, 



1 pois no vos ans /. (pois nons aus) de 
mi U. 2 mamor Ba.CIU. non /. 3 donc C, 
be E. 4 si d. /, qem U. 5 quey C, qoi el 
mon non es E. 6 que AIU. de vos en don 
E. 7 quieu ACEIU. a] 1a CE. en E. nom V. 
no la EIU. 8 Pero ans E. 9 Nil V. 11 

Çcn I drcifrr, C, firtíí U. ben El. ostcra sins E. 
8 p. siu yl. nous aus prcguar E. a m. V. 14 
do C. doncs ben ric /. l^n ric do me E. dar 
EIV. 15 Senes E. malanssa V. 16 sios 
plagucs EI. 17 fos C. mais] fait £. 18 ques 
(sis V) descove CK, quar bes c. E^ si descove 
/. 19 mas] quieu C. pero ieu no J^. daitan /. 
20 sieu dic /. en prec E. qne so qnenquier C: 
qicnzo qnc quicr V. quc mi Ba.l, 21—162,6 
4' sUophe U. 21 Donc CEUV. cn uostra 
mcrce EI. non crc V. 22 manque C. soi ei 
en V. EV. c en /. nim part de U. e pns e 
uostra fiansam V. 23 manque C. d. et /. et 
un do nom autrei per ase Ey donati tos soi 
U, do e mautrej V. 24 mo8 chans B^ mon 
cor EIUV. hi CE. bona V. 25 Si de mi nos 
pren esmassa V. 26 es E. 27 e vos E. gar- 
datz C. qeÌB B, queus (', com U. tanhl fai AB. 

6 



163 



Xn* et Xm* SIÈCLES. 



164 



qu'eu no*u8 dic ni pauo ni gaire, 
mas tan qu'umils meroeiaire 
Y08 8ui ab fin cor e clar. 
E s'aesmes ni saubes 
qu'auzes mais dir ni degues, 
del plus me for* entrames. 



A Yontadorn volli retraire 
que la domna non a par 
de beutat ab oomplitz be8, 
e 8Ì*n Maracdes saubes 
80 qu'eu 8ai, bei fora pres. 



RAIMON DE MIRAVAL. 

I. Ms, du Vaticain 5232, fol. 45 • (A), Archiv etc. 33, 436; Mss, de Paris, fr. 856, fol, 82 (C), 
fr. 854, fol. 70 (í), fr. 12474, Mahn Oedichte III, 38 (734) (M); Ms. de VenUe, fol 48^, 
Archiv etc, 36,398 (V). II. Ms. du Vaticain 5232, fol. 50*, StudJ di filologia romanza 111, 142 
(A); fr. 856, fol 76 (C), fr. 854, foL 72 (I), fr. 22543, fol 84 (R). III. Ms. du Vaticain 5232, 
fol. 48^, Studj di filoloffia romanza III, 130 s. (A); Mns. de Paris, fr. 856, fol. 76 (C), fr. 
174i), p. 32 (h!); Ms. de /a Chigiana, f 72 (str. 3), Stengel, Biumenlèse, p. 27 s., (F); Ms. de 
Paris, fr. 854, fol. 68 (I); fr. suppl. 2033, Mahn, Qedichte IV, (1084) (M); Ms. d'Oxford, Douce 
269, Mahn, l. c. (1085) (S); Ms. de la Laurentienne, Plut. XLI, 43, Archiv etc. 35, p. 425 (U); Ms, de 
Venise, Archiv etc. 36, 393 (V). — Diez, Leben und Werke der Troubadaurs, 2* éd., Leipzig 1882, 

p. 308 ss. 



I. 

Anc trobars olus ni brau8 

non dec ayer pretz ni laus, 
10 po8 fon faitz per vendro 

oontrais 8onetz 8uau8, 

coindetz, aÌ88Ì com eu'b pau8, 

e Ieu8 ad aprendre, . 

ab bel8 ditz clars e gen clau8; 
15 car per far entendre 

non cal trop contendre. 
Car tan prenon cabau8 

domnas entreÌ8 fi8 lo8 fau8, 

fan amor deÌ88endre; 
20 ma8 no*m tanh quo las caus, 

ni del tot en tot no m^aus 

Ya8 lor dan estendre. 



1 Non A. noB /. plos p. A. Non diraj plus V, 
qnier EIU. 9 vos son J, e car C. cor fín Ha.BIU. 
ferm e clar V. 4 E sieu esmes AB^ e sazimes 
E, E sanzes dir ni deffues C. E seu meil dir 
Uj E Bies mes ni sabeB V, 6 que de plus 
YOB Bovengaes C, queu lo plns dire d. /. 6 
de E. del plai V. mais B. 

8 chantars /. 10 Quc A. 12 cls V. e c. 
M. 18 pcr AM. 14 d. ct ab motz c. C. clarsj 
cars ACf plas V. 15 que C. 16 noi A. 
17 La com p. C, Mas qar M. 18 contrals A. 
20 non tainh las non c. M. nos CV, non /. 
qea V. t. las encaus C. 21 manque A. de tot 
CV. 22 destendre /. 



Car cilh que*m teu en repaus 

mi faÌ8 tortz dcfcndro 

qu'a mains drutz vei prendre. 

Tot quan mi dons vol volh, 
et tot quan li platz acolh lo 

en patz ses rancura; 
po8 alhors no'm destolh 
e josta IeÌ8 me despolh 
nutz 808 vestidura, 
aitan tenc de ric capdolh 15 

que bon' aventura 
no'm pot far fraitura. 

Pos tan Tam e la volh, 
en trac peitz e plus m'en dolh, 
car cílh no'n pren cura. 20 

E 8*eu anc dis orgolh 
vas domnas, aras m'en tolh 
e torn a mezura. 
E drutz qu'es d'aital escolh 

1-6 manquent CV. De Ba.E. auich /. 3 do- 
nor ni de pres ni de /. 4 e siU ma razon s. 
AB. ô quien E. 

7 contcndve IMV. 9-l()6, 2 man(/uent AI. 
uol ra. d. M. 12-17 tt 20-iaô, 2 intervertis Y, 
12-20 intervertis ('. 13 que j. M. 14 ab v. 
M. 16 maizis tant dcl M. 17 nom fezcs M. 
18 Qar lam mais (|uc nO sncilz Jlf. 20 qar 
nom MV, pren en M. 21 fts M. 23 £m V, 
24 Qar M, 



165 



RAIMON DK MIRAVAL. 



166 



oonquíer joi, e dura 

8Í'd bon loo B^atura. 

No saí per quals mestíers 

amoD domuas cavaliers. 
5 S'amors me soaoa, 

DO'm saì gabar estiers, 

que meins en par yertadiers 

qui totz 808 bes vana. 

Per qu'eu volh plu8 volontiers 
10 dir cortez* ufana 

que vertat vilana. 

Los maiors lauzengiers 

tenc vas mì dons plazeutiers 

e cil que'Is apana. 
iR E 8Ìi moDres portiers 

fo8 taD gais DÌ bobaDCÌers 

qu'auzes vestir graoa, 

plus fora ric8 sos dobliers, 

qu^eu tela reDsaoa 
20 jagr* OD sa cabaDa. 

n. 

8i tot 8*08 ma domD* esquiva 
ui'm mostr' orgolh DÌ soan, 

26 ges del seu servir DO'm las; 
ans, car cu vas leis uou pas, 
li trametrai lai on es 
chanso faita de merces; 
car per solatz e per clian 

90 creis amors e brot* e rama. 

Dins el cor me nais la ilama 
qu'eis per la boc*en ohantan, 
don domnas e drutz abras. 
Eih sonet son dous e bas, 

85 coind' e leugier e cortes. 



1 qel M. 8il V. 2 Siem, En K. 4 s'amon 
CIR, 6 non anoitl Áy nom nuil F, non dei M. 
7 car CM. 12 peiors CMV. 13 per mi CM. 
14 cel C, ccls quils V. que saplana Á. 15 si 
lo 6'. montre i. 16 prezenticrs CMV. 17 
portar C. 18 tan f. CM. loguiers CM. 19 
ransana ACl^ rcnzana V\ cf. Andresen, Ronu 
Forsehungen 7, 45i. 

23 mes R. 24 nim /. 25 lays C. 28 ques 
f. A. fassa /. 30 Nais Ba.CR. 31 el] 1o Dó. 
Cy del R. 32 boca ch. Ba.R. 33 amas A. abas 
/. quan donez adutz a. C. 34 dous] aut R. 
36 leugierj befag R. 



per que de grat son apres: 

que tals amera tiran 

que per mos bels ditz s'abriva. 

Pcr la lengua recaliva 
80 don eu ai pres lo dan s 

tan, per pauc no'n veng al vas 
qu'als fals fenhedors escas. 
Ensenh so qu*a lor es bes 
quan mi degr' esser promeis; 
8Ì feira, 8*eu saubes, tan lo 

com fai cel que re non ama. 

Mas fin' amors m^enliama, 
qu^en mi non a ponh d'engan, 
ni falsetat non amas; 
qu*ab tal domna sui remas, I5 

qu^anc no falhi ni mespres 
ni non amet dos ni tres; • 
pcr qu*eu autra non deman, 
ni farai ja tan quan viva. 

Mas car crezet gen badiva, so 
que de mi 8*ane8 lonhan, — 
que m*an levat en tal clas 
qu'a pauc de joi no m'an ras, — 
ma domna no saup que'8 fes 
qu'anc 8oferc qu*om la'm toIgue8;s5 
quo tal pordcra lauzan 
que per autra no's reclama. 

Mas lo deziriers m*afiama 
e*8 vai cascun jorn doblan, 
tan que'm poia sobrei nas. — so 

1 p. quien sni damar a. R. quan de bon 
grat son a. C. 4 lengam Ba.CR. 6 apres /. 
yen eis prenc R. don ma donat lo C. B pon 
/. ca pauc R. e'n so vengutz pres dcl Ba.C. 
7 (la R, e1 C. fols /. 8 don lor to Ba.CR. 
9 qua Ba.CR. 10 sis fora s'en affues Ba.Cj 
e sis fora s'agues R. si fera /. 11 ae sen cum 
q. n. a. Ba.CR. aiscel /. 12 me liama Ba.CI. 16/17 
intervtrtis C. ni no C. 17 que non C. 19 o 
f. A. }K\manqu€ A, ges /. farai aitan R. cnm 
^. 20 £ AI. Car crezet en g. R. 21 sane A. 
(saue /) de mi /. iem uau de samor R. 22 
lcnat man R. tornat-cas C. 23 c'ab AICR. 
ma C. 24 mas mi dons R. sai ques en C. sap 
A. 25 quar snffrirs quom mius C. cant sofri 
R. qu'om lim Ba.CR. que AI. 26 Cella p. A 
/, bela R perderatz C. lauzan manque I. 27 
sel que per autras r. R. autre A 28 afama 
Ba.Cl/í. 29 qu'es Ba.C. quem R. 30 que 
mes puiatz R. que ia lieys de s. d 

6* 



147 



XII- SIÈCLB. 



148 



e fugir ab caval armatz 
m*enoia, e maldír de datz. 

Et enoia'm, pcr vit* etema, 
manjar sea foc, quan fort iverna, 

5 jazer ab veiU'a galerna 
quan m*en ven flairors de tavema. 
Et enoia'm e m'es trop fer 
quan cel que lav' olla enquer; 
et enoia'm de marit fer, 

loquant eu li vei bella moiller, 
e qui no'm dona ni'm profer. 

Et enoia'm, per sant Salvaire, 
en bona cort avols violaíre, 
et a pauca torra trop fraire, 

15 et a bon joc paubre prestaire. 
Et enoia'm, per saint Marsel, 
doas penas en un mantel, 
e trop parier en un castel, 
e rios hom ab pauc de revel, 

soet en tornei dart e quairel. 

Et enoia'm, si Deus mi vailla, 
longa taula ab breu toailla, 
et hom qu'ab mas ronhozas tailla, 
et ausbercs pezans d*avol mailla. 



Et enoia'm estar a port, 

quan trop fai greu temps e plou fort, 

et entre amics dezacort 

m'enoia, e'm fai peiz de mort, 

quan sai que tenson a lor tort. 

E dirai vos que fort me tira 
veilla gazals quan trop s'atira 
e paubra soudadeir' aira, 
e douzels qui sas cambaa mira. 
Et enoia'm, per saint Áon, 
dompna graasa ab magre con, 
e seignoratz que trop mal ton; 
qui no pot dormir quant a son, 
muior onoi non sai ol mou. 

Encar i a mais que m'enoia: 
cavalcar ses capa, de ploia, 
e quan trob ab mon caval troia 
qui sa manjadoira li voia. 
Et enoia'm e no*m sab bo 
de sella quan croll'a Tarço, 
e fivella ses ardaillo, 
e malvaitz hom dins sa maiso 
que no fa ni ditz sí mal no. 



10 



15 



so 



AUNATIT DANIlíTi. 

I. ManuacrUn: AOI>ìílKNN^UUVae. (kitieUOf Ln vita e le opere iìci trovatore Arftattìo Iht- 
nielto, Jlutte 1883, p. ÍO^. (Ca.) Appet, rrovenzalùchc Chreatomaihii^, Leipzig li)0!íf p. tìtí (Ap,), 

II. Manuacrits: AtíCDEGUIKMM'lPQRSUVae. Canetlo, l. c, p. 118 (Ca.). Appet, l. c , p, 67. 

(Ap.). — Diez, Lehetì und Werke des Troubadours, 2^ éd., Leipzig 1882, p, 279 88, 



V5 1. 

L'aur' amara fa'ls bruoills brancutz 
clarzir, que'I doutz cspeissa ab fuoills, 
e'Is letz becs dels auzels ramencs 

5 velha caserna (qae cerna (7) Ba.Ph.CR, veilla 
galerna Kl.DL 6 Qaant ella flara en la t. 
Kt.DI 7 car cs de f. DI. 8 la vol 1a enq. 
iia. 8-11 Avols hom qu'a bella moillcr E per 
f^elosia la fer, E fai o ben qui la enquer, 
E no lo lais per marit fer Kl. d'après 
Dl. 12 Enoja me Rt.DL Enueyam R. 14 a 
C (ab H)\ en KtDL 21 Enoja mc Kt.DÎ. 
2;i ab mas roìnos quan KLhL 

27 doutz Ca.Aj dous* lia.Ap. ei t€8 auires 
ms8. 



ton balps e mutz, pars e non pars; 
pcr qu'cu m'csfortz de far e dir plazers S5 
a mains per lioi que m'a virat bas d'aut, 
don tem morir, si'Is afan» no m'asoma. 



2 1. cor g. venz Kt,Dl. ni pl. tía. 3 de des Ap. ? 
4 Aqud euois nrcs p. Kt. 1)1. 7 qu^a trops se gira 
tía.C, que fai íormia />/, quan trops atira? 
Ap. 8 a ira tía, 13 qui Ap.] que tía.CR, e 
l)L 14 sai] a Kt.DL 1(5 ab p. Kt.DL 18 
manjanra Kt.DL 19 e no| car n. Kt.DI, 20 
crotlon Tarço tía. P/i.l<i,hL 23 ('ar no di ni 
fai s'cnoi no Ki. (si noi /, non D)D1. 

26 a manhs? per Ap. "21 sil d. tía, et tes 
ms8, ACDNUV (siU) H. 



149 



ARNAUT DANIEL. 



160 



Tant fo dara ma prima lutz 
d'eslir lieis, don crei cors los huoills, 
noopretz, necs mansdosaigoncncs^P) 
d^iutru, H^OHlutz rurB nios proiarH; 

5pero deportz m'es e d'auzir volers 
bo8 motz ses grei, de liei don tant m'azaut 
qu'al sieu Hervir sui del pe tro c'al coma. 

Amors, garal Sui ben vengutzP 
C*auzir tem far, si'm dezacuoills, 

lotalsdetz peos quet'esmieillsque'ttrencs; 
qu'ieu Boi íis drutz cars e non vars; 
mai cors forms fortz mi fiii cobrir 

maius vers, 
qu'ab tot lo nei m'agr* ops us bais al chaut 
cor refrezir, que noi val autra goma. 

15 Si m'ampara cill que'm tralutz 
d'aizir si qu'es de pretz capduoills, 
dols quctz precs, c'ai dedinz a rencs, 
Ter fort rendutz clars mos pensars: 
qu'euforamortz; mas fa*m sofrir respers 

20 queill prec que'm brei, c*aisso'ni ten 

let e baut, 
que d*al8 jauzir no'm val jois una poma. 

Doussa car' a totz aibs volgutz, 
sofrir m'er per yos mainz orguoills, 
qimr etz decs do totz mos fadoucs, 

t5don ai mains brutz pars. E gabars 

dc Yos no'm tortz, ni'm fai partir avers, 

c'ancnou amei ren tantab meins d'ufaut; 

anz vos desir plus que Dieu cill de Doma. 

Era't para, chans e condutz, 

soformir al rei qui t'er escuoills; 



3 don ai (o V) gonencs Ba. Í/K, dos aigo- 
nencs Ot. HIKNU^ dos angovencs Ap,y dos ago- 
ncncs A^ doncs aigonencB / (-ccs N*), dos 
aigonecx D, dos aguitens B, dos amonencs a. 
4 s'esdutz Ba. Ca. AIKN^RUVa, sest luz 
DH. scsluç N. 6 adaozir] Ca.AIRN^ R, ad 
auzir i^a.,et auzir Ap, C DHNa. auzir UV. 
8 vcncnt^. Ba. et iom les mss. excepU C. 
10 prccs Ba. et ies ms8. ACIK. 12 mals 
Ba. et les mss. UV. cobrir Ca.UV] sofrir 
lia. ei ies mss. ADIKNN*, snfTrir Ap. ei 
lcs mits. Ila. 15 quc'mj cuim (^f.a, tralutz| 
tralmtz dt, et ics mss. ADUNa, clutz C, tray 
a lotz R. pod tntz UV. 10 d'auzir /ia. CD 
IKN^, d'azir A, delir UV. 20 grci Ba. C 
It. 2ô pars e gabars Ba.Ca. 28 diens Ba.Ca. 
CIKR. cil d'Edoma Ba.\ c/. Ca. 



car pretz, secs sai, lai es doblencs, 
e mantengutz dars e manjars. 
De joi la't portz, son anel mir sii ders, 
c'auc non ostoi jorn d'Arago quoi saut 
noi volgues ir, mas sai m'a clamat Roma. 5 
Faitz es Tacortz qu^el cor remir, 

totz sers, 
lieis cui domnei, ses parsonier, Arnaut; 
qu*en autr' albir n*es fort m*entent*a 

soma. 

II. 

Lo ferm voler qu'el cor m'intra 10 
no*m pot jes becs escoissendre ni ongla 
de lausengier, qui pert per maldirs'arma; 
e car non Taus batr' ab ram ni ab yerga, 
sivals a frau, lai on non aurai oncle, 
jauzirai joi eu vergier dinz cambra. 15 

Quan mi soven de la cambra, 
on amon dan sai quenuillshomnonintra, 
anz me son tuich plus que fraire ni onde, 
non ai membre no*m fremisca,neÌ8 Tongla, 
aissi cum fai renfas denant la verga: so 
tal paor ai noi sia prop de Tarma, 

Del cors li fos, non de I'arma, 
cosscntis m^a cclat dins sa cambra: 
que plus menafrai cor que colps de verga 
car ïo sieus sers lai on ill es nou intra. t5 
Totz temps serai ab lieis cum carns et ongla 
e non creirai chastic d'amic ni d^oncle. 

Anc la seror de mon oncle 
non amei plus ni tant, per aquest' arma! 
C'aitant vezis cum es lo detz de Tongla, so 
s*a lei plagucs, volgr* esser de sa cambra. 
De mi pot far Tamors qu'inz el cor mMntra 
mieills a son vol c'om fortz de frevol verga. 

Pois flori la seca verga 
ni d'en Adam mogron nebot ni oncIe,85 

H sis d. Ba. IKU (sìz) a. h m*an clamat 
Itoma Ba.y mVn clamat Roma Cti., nran 
clamat: roma! Ap. 9 m'ententa soma Ba.Ca. 

IH e po8 Ba. CIIlKMM^N^RSa. 19 ni ongla 
Ca. AIiCDI'Xni^MM^Çc. 21 trop Ap. AIiC 
DEGHMM^N^ÇSrVc. 22 ri Ap. 23 quem 
conscntis a cel. Ba.CIKN*. 26 l)e licjs serai 
aissi c. Ap. DE(UKMM<^ N^QUVc 36 mogron 
Ca. AB\ foron Ba, Ap. et tous les autrtê 
mss. excepié C qui lii'. hyssiron. 



151 



XII- 81ÈCLK. 



152 



tant fin* aroora ctiro cella qa'el cor ro'íntra 
Don caig qa'anc foe en oon, ni eis en 

arroa; 
on qa'ill estei, fora en plaz* o dinz carobra, 
rooe cora no's part de lieÌB tant caro ten 

Tongla. 
iCaissi s'enpren e s'enongla 
rooe cora en lei caro roecorss* en la verga, 



qa'ill ro'es de joi ton e palaitz e eambra, 
e non aro tant paren, fraire ni oncle, 
qa*en paradis n*aara doble joi ro'arma, 
BÌ ja nuills horo per ben aroar lai intrm. 
Amautz tnroet son cantar d*ongre • 

d'onde 
ab gnt de leis qae de sa yerg'a rarma, 
son Dezint, qa*a pretz dinz carobn intra. 



PEIROL. 

I. Mss. de Paris, /r. 856, fol. 102* (C), fr. 854, foì. 57^ (I), fr. 22543, fol. 13* (B), Ms. tU 
la Riceardienne 28íi, p. 178, Stenyel, Im l'* partie du Chamtonier de liemart Amoros, Leipsig 
1902, p. 235 s. (a). II. Ms. du Vaticain 5232, foL 181\ Arehiv f d. Stud. d. neueren Spraehem 
34, 184 (A); Ms. de Paris, fr. 854, fol. 155* (I). — Diez, Leben und Wer1ce der Troubadours, 

2* éd., Leipzig 1882, p. 250 ss. 



I. 

Cora qu'amors volha 

eu chan, 
loqa'autn fior ni folha 

non i vauc gardan. 

Ueu es dreitz que'ni dolha, 

aman, 

sol qu'en grat m'acolha 
licil, cui me coman. 

Perdut ai e cobrarai, 

ges DO'm recre per tau, 

qu*aÌ88Í'8 ya'I segles camjan. 
Deus m'aiut e*m valha, 
soqu'antan 

aio d'amor ses falha, 

mais no'n ai oguan; 

qu'era'm mou baralha 

trop gnu 
t5al cor e'm trebalha 

dorrocD e velhaD. 

Per c'o faiP Qu'al melhs qu'eu sai 

2 fos anc en con 0»., qa*anc fos mais en 

cers //ck, fo8 anc in ERSa, Iob mai C, qu*anc 

h^ABlKìì\wx^ fos (fes fl) QHM M^QV Vc. non 

«issa a^ Gi. ENIXN^^a, ni en arma BCMM^ S 

fmt^ GQ^ ai cs en a. Ap.AVVc, noÌB non K 

^ Qwaa M . 11 No irai a. 12 Dregz es qniea 

^^JISm!^ Cvfn a. 14 pus nas mo Borfoiclha C. 

^'9Êf9P' HíseilHi C/(y 8il 0. icu (i. IHquaÌBHÌ 

^ffSmmmm CLs^E. ÍA qnar me C. 24 

«^-îí^ / MT Cn fsr %aen & qaen lai /. 



la sery e la reblan; 

per 80 veì qu'eu mM ai dau. 

Mo8 cors salh e trembla lo 

soyeD, 

m'amia lo m^embla 
8Ì qu*eu non o sen; 
qu'ilh m'ama, so'm sembla, 
comen is 

queÌ8 seus ditz assembla 
al meu pensamoD. 
Donc dirai qu'amors mí fai 

sofrir aquel turmen, 
dou eu tau ric joi atoD. so 

Nuls hom be uon ama 

DÌ gCD, 

que d'amor si clama, 

sitot mal Teo proD; 

cum plus m'euliama ts 

greumeu, 

2 paren fraire I^N^"^ fraire paren Ca. Ap. 
ABGQVVc E am la mais no faz cozin (nebot 
HR) ne oncle C (tis) E, HRS. 5 sa chansson 
Ca. AB. d'oncr e d^ongla Ba. ABHIKNH)V. 
% K^.Ca. ABC. verga Tarma Ba. 7 cui p. Ca. 
A liGQVc. cn Ca. A liCGQVc, ins MM*^ , de ERSa. 

8 8. et bhui a. \) so sai C. 10 - 20, 12 c/ 21 - 162,5 
intervertis 1. sai cm /. 13no sen /. 14 so Ba.CR, 
Boni í, 8on a. Ifì Lo (Qol u) hìous di^z ro8(B)emh]a 
Cn. 17 lio tii. C. Muii p. a 18 doncx /^, don /, que 
mout mi plai Ca. 19 aital C. 21 nom a. a. 24 11 en 
a, lin C. 25 On pl. a. ml 1. L 



153 



PEIROL. 



154 



e m'art e m^aflama, 

D'ai melhor talen. 

Aíssi'm trai mos yolers lai 

el fol coDtenemeD 
B OD m'es maDta yetz paryeD. 
BoD bas fora meza 

yalors, 

deportz e gaieza, 

8Ì Do fo8 amors, 
Lo que maDte proeza 

totz jor8 

fai quo corteza, 

quar preu lo8 melhors. 

No 8'e8chai d'ome 8ayai 
:i5 li yoDga ta d'oDor8, 

que d'amor ^euta dolor8. 
Era'us quier, amia, 

80C0r8, 

qu'eDaD8 i morria 
to qu'eo queze8 alhor8. 

Âssatz trobaria 

aussors : 

yo8 etz 808 fadia 

caps de las melhors. 
t5 Mo8 cors jai eu graD esmai 

ODtre Bospirs e plors: 

mas tot m'es jois e doussors. 
Peirols fai fin e verai 

lo soDot per amors 
w OD 808 cor8 estai totz jor8. 

II. 
Bemartz de Ventadom e*n Peirol8. 

•Pcirol, cum avctz tant catat 
que Don fezetz vers ni chausoP 
S6 Ilespondetz mi, per cal razo 
reman que uon avctz chantat: 
8*0 laissetz per mal o be, 
per ir' o per joi o per que, 
quc saber en voill la vcrtat." 



.3 quaissim C. 4 chaptenemen C 5 don C. 
mantas ves 1. 6 Mout C. 8 E d. i?. 10 quar 
C. 15 Jall V. a. Que aia t. C 19 quenansas 
m, C, quenaÌBSi m. /. 20 queres R, queris C. 
22 anc tors /, autors a. 24 Una de las genzors a. 

32 e den peirols eie. I. 33 Peirols ete. I. 39 
vertart /. 



'^Bernart, chantarsno'm ven a grat 
ni gaires no'm platz ni'm sab bo ; 
mas car voletz nostra ten80, 
n'ai era mon talan for^at. 
Pauc val chans que del cor non ve ; 5 
e po8 joÌ8 d*amor laÌ88a me, 
eu ai chant e deport laÌ88at.** 

*Peirol, mout i faitz gran foudat, 
s'o laÌ88atz per tal ocaizo; 
8*eu ague8 avut cor fello, lo 

mortz fora, un an a pa^sat, 
qu'cnquor non poso trobar meroo: 
ges per tant de chant no'm reore, 
car doas perdas no m*an at.** 

*Bernart, ben aí mon cor mudat, 15 
que totz 08 autres c'anc non fo: 
non chantarai mais en perdo; . . . 
ma8 de yo8 voill, ohantetz jasee 
de cellei qu'en grat no*U8 o te, 
e que perdatz yo8tr' amistat." to 

*Peirol, maint bon mot n'ai trobat 
de leÌ8, c'anc us no m'en tenc pro; 
e 8'il serva cor de leo, 
no m'a ge8 tot lo mon serrat, 
qu'en 8ai tal una, per ma fe, ts 

qu'am mais, 8'un baizar mí cove, 
que de leis, s'il m'ague8 donat'* 

*Bernart, bcn ee aco8tumat, 
qui maÌ8 non pot, c'aiesi perdo, 
que la yolp8 al 8irier dÌ8o(P): to 

quan Tac de totas partz cercat, 
las 8ÌreÌ8a8 vic loing de 8e 
e dÌB quo uod valioD re: 
atrcssi m'avctz vos gabat." 

'^Peirol, 8ÌreÌ8a8 soDt o be 86 

Dia8 mal aia eu 8Ì ja cre 
que la yolp8 do'd aia tastat." 

''BerDart, Do'm o'eDtramet de re, 
ma8 pesa'm de ma boDa fe, 
car Dou i ai reu gazaigDat. 40 

1 Bernartz etc. I. 2 sabon /. 5 dal AL 
6 pois Aí. 8 mout fezest 1. 10 ahut A. 16 
Bernat etc. A. 18 chantar /. 19 no vo8 te /. 
23 £11a serva /. 2ô qien A. sa / autra /. 
29 caisso /. .30 ella v. /. sirieis A, serier /. 
dis o Ba. 32 1a /. sirieias A, sereisas /. vi /. 
3ô sirieias A, seriesas /. 38 nomen tramet /. 
40 hi ^. a /. 



155 



Xn« SIÈCTiE. 



156 



OAUCELM FAlDrr. 

I. Ms, du Vaticain 5232, Stud, di filologia romanza III, 218 (A); Mss. de Paris, fr, 856, fol. 
63 (G), fr, 1749, p. 13 (E), fr, 854, foL 35 (I), Ms. de la LaureìUienne, Plut. XLI, 43, foì. 58*^, 
Ârchiv f d. Stud. d. neueren Spr. 35, 402 (U) ; Ms. de Venise, Archiv etc. 36, 387 (V). II. M9. 
du Vaticain 5232, fol. 78 (A); Mss. de Paris, fr. 856, fol. 66 (C), fr. 854, fol. 36 (I). III. 
Ms. du Vatieain 5232, fol. 7i)\ Studj etc. III, 239 (A) ; Mss. de Paris, fr. 1592, fol. 45 (fì), 
fr. 856, fol. 72 (C),fr. 1749, p. 10 (E),fr. 834, Mahn, Gedichte II, 118(1); Ms. de la Laurentienne, 
Plut. XLI, 43, fol. 55; Archiv etc. 35, 399 (U); Ms. du Vaticain 3207, Studj di filoloçia romanza, 
V, 553 9. (H); Ma. de Veni9e, Arcìiiv etc. 35, 384. — R. Meyer, Das Lehcn des Trauba- 
daura Oaucelm Faidit, Heidelberg 1876. Diez, Leben und ÌVerhe der TroìÛHidour9, 2* éd., 

Leipzig 1882, p. 293 88. 



I. 

Lo rosBÌDholet salvatge 

ai auzit, que s'esbaudeia 

por anior en son longatgo, 
5 e'm fai si inorir d'cnveia, 

car leÌ8 cui dezir 

no vei ni remir 

ni no'm voigr' ogan auzir. 

Pero pel dous ohan 
10 qu'el e sa par fan 

esfortz un pauc mon coratge, 

e*m vau conortan 

mon cor en chantan, 

80 qu'eu no cuidiei far ogan. 
15 Empero nul alegratge 

no'm don'al cor res qu'eu veia, 

per qu'eu conosc mon folatge. 

Bon 08 dreitz qu*aÌ88Ì'm n'o8teia 

e deu m'avcnir, 
so car per fol con8Ìr 

IaÌ88ei mon cor ajauzir; 

don 8ui en afan 

e n'ai ir' e dan 

2 roBBÌnhol E 3 ques G. 5 e f ai me (e fam 
AV) murìr d'e. AEV, e pren men tan ^anse. /. 
6 que /, qni cn V. 8 Ja nol A, no EU \\ uolc 
C. e uolgra /. 9 mas per lo /. 10 quilh C. 
pars AI. 12 em deport en cantan Ú. en /, 
e C. cans V. alegran /. 13 em conort catan 
/ . E V. Ba. em nan conostan U. 14 que Ba.C. cuidier 
A. 15 Pero mais E, Mas pero /, E pero V. 16 al cor 
manque Ba.GEIUV. que enneia /, quem ueia U. 
17 ans conosc hi E. e car poing e. m. A^ e 
car penei mon lU. dampnage /. 18 Et es 
CV. aÌBSÌm (m)eBteia AV. 19 em denh E. 
em deia uenir /, car per fol alhìr A. 21 
don sni en c. A. qan /. 21 achauzir G. mon 
ioi iausir U. 22 e manei tarzan A U. 23 don 
ai AEU. ira tan /. 



e cono8C en mon coratge 
qu'ai pordut e8t an, 
qu'anc non aic joi gran 
ni ro quo'm vonguos a talun. 

E 8Ìtot planh mon damuatge, 5 
mo8 cor8 aclin' e 8opIeia 
va8 ieÍ8 que a 8enhoratge 
en mi, e tanh qu'e88er deia, 
qu'anc no'm poc p1u8 dir, 
quan venc al partir. lu 

Mas 8a cara'lh vi cobrir, 
o'm dis 808piran: 
"A Deu VO8 coman!" 
E quan pen8 en mon coratge 
l'amoros semblan, i& 

a pauc en ploran 
110 m'auci, car no'lh 8ui donan. 

Mi don8, que to mon coratgo, 
prec, 8Ì com cel que merccia, 
que no m'aia cor salvatgo, 
ni fal8 lauzengiers no creia 
de mi, ni 8'albir 
qu'eu vaa autra'm vir, 
que per bona fe soHpir 



2 qestatz sui A estat EIU. un an /. 3 que 
non Ba.CElU. noi GV. ô planc E. 6 mon 
cor acli C. 7 al. A, ai U. 8 de mi A. en 
EU. tenh E. e mi taing qe serdoia /, e tanh 
be que e. d. G. 9 non U. qe anc nopoz dir 
l^ 12 can dis V. 15 lamor el semblan Ba. 
CEUV. 16 per U. m'auci en ploran cal noì 
Bo denan V. 17 quan li sui Q. 18 te | a. / V. 
cor gatge lia.I^ cor en gatge V. M. d. ma per 
heretatgo C. 19 pre /. bon cQ sclli hom qucs 
CV. 2() non V. uolatgc AUV. 22 no salbir 
V. 23 que tía.CI. 24 quar de bon cor la 
remir AEl. anz U. fen U. E per V. 



20 



157 



GACELM FAIDIT. 



158 



10 



\f» 



so 



S5 



90 



e l'am ses enjan 

e ses cor truan, 

qu'eu non ai ges tal ooratge 

Goin li fnls drut an, 

que yan galian; 

per qu'amors torna en soan. 

Ano no falsei mon coratge 
yas leis, cui mos cors s'autreia, 
po8 Taigui fait homenatge, 
e non ai cor que'm recreia 
ja del seu servir. 
Cui qu'enoi ni tir, 
seus 8ui e no posc giquir 
de leis tan ni quan, 
qu'autra no deman, 
ni non es en mon coratge 
res qu'eu voiha tan : 
per que la reblan, 
mas mas jontas, humilían. 

Chansos, de te fatz messatge 
e yai ades e despleia 
lai on jois a son estatge, 
a mi dons que tan m'agreia; 
e po8 li tan dir 
qu'eu mor de desir. 
K 8*il te donha acolhir, 
vai li remembrnn, — 
e no t'ana tnrzau, — 
lo consirier ei coratge, 
e Tamor tan gran 
don mor dezirnn, 
car no ia remir en baizan. 



3 e non Ba. CIV, que non E. ai aital CV. cor 
uolatge E. 4 truan V. 5 enganan V. 6 tor- 
ncn E, torne /. 7 viatffe Ba.CEU. l—\9manquent 
Al. 12 a cni CE. IB partir E, 16 en manque 
E. 18 que eu V, blan E. 19 Mas iuntas V. 
20—158, 6 manquent V. 21 et espleia EI, e 
resplcia A, 22 o son E. ostadgo fh 28 ni 
greia V. la bela clon nic grcja IhuC 24 qc 
nom Ba.A. e p. laitant d. A. posc partir lia C, poi- 
ras El. c p. U dir. i. 25 Ucs p. lai aitan d. 
IK 0c8 dcl 8CU servir lia.C. 20 mas sít voljrucs 
Ba,C, 27 V. lades fJ. No Vans dcsmembran 
Ba.C, la desm. A, 28 e non tanar t. (I, non 
tan enoian A, e non ans Ba.C 2t) lo mcn 
deziro8 Ba,C. HO quc pcr te 1i man Ba. (ran) 
C, 82 1a mir U. en manque El. 



Na Maria, tan 
ayetz de pretz gran, 
per que 8on tuit d'agradatge 
mci dich e moi chan, 
per la iauzor gran 5 

que eu dic de yo8 on chantan. 

n. 

Ara no8 8Ìa guitz 
1o yer8 Deu8, Je8u Critz, io 

car de franca gen gaia 
8ui per lui partitz, 
on ai e8tat noiritz 
et honrats e grazitz. 
Per 8oi precs noi de^plaia, i5 

8'eu m'en part marritz. 
Ai, gentil8 LemozÌ8, 
el yostre dou8 paÌ8 
laÌ8 de bela paria 

8eniior8 e yezia so 

e domnaa ab pretz fia, 
pro8 de gran cortezia; 
don planh e languia 
e 808pir noit e dia. 

Maa qualsque aiai critz t5 

dcl romaner auzitz, 
ja nula bea, que'm n'e8chaia; 
ui ric8 loc8 aizitz 
no'm tcnra, ni conquitz, 
a'ayiaia yotz complitz, so 

qu'aprea calenda maia 
no 8Ìa garnitz 
del torn, 8Ì Deua l'aizis; 
e a'a luí platz ma fia 
en leial romania, 85 

lo tot 1i grazia. 
Pero ma8 join8 aclia 
prec ya8 8a aenhoria 
quel8 portz eis camia 
no8 adreÌ8 yaa Suria. 4o 

(> qucn AI. 

9 Oimais A. 11 franssa A. 12 lieys C, 14 
scrvitz A. 1() nauc Cl. 17 a (7. 18 uostronrat C/. 
Uì De doussa conpaignia A, 20 E. s. A. 22 
flors de C. 25 E ^. 2i\ de A 27 ia negns 
bes quicu aia C/. 29 nil A. 88 maixis A. 84 o ^. 
86 romeria /. 88 Vir Cl. 40 nes /. endres CI, 



159 



Xn^ SIÈCLE. 



160 



Honratz es o grazítz 
oui Deu8 non es falhitz, 
que Deu8 yoI et a88aia 
lo8 pro8 eÌ8 arditz, 

5 et aquel8 a ohauzitz, 
e IaÌ88a lo8 aunitz 
et l'aYoI gen ^avaia 
per Gui 08 traitz. 
Ai, caitiu, mal a8sÌ8, 

10 Y08 ei8 Yos etz aucisy 
qu'aYors e manentia 
Y08 tol paradis, 
qu'aYars etz e ressis, 
tan qu'us far no poiria 

15 qu'a Deu abelis: 

per que Deus yos desfia. 

Oimais 08 Antecritz 
al dan del mon oissitz, 
que totz lo bes s'esmaia 

<o ei mals es salhitz, 

queis fals prins a sazitz 
e pres et endormitz 
esoartatz, queis esglaia 
eÌ8 te morns e tritz, 

sft quei reiSy cui es Paris, 
Yol maÌ8 a saint Daiinis 
o lai en Normandia . 
conquerr' esterlis 
que tot quan Safadis 

80 a ni ten en bailia: 
don pot esser fis 
qu'aiâsi oom deura sia. 

Ar laissem los giquitz 
remazutz escarnitz, 

86 et ab obra Yoraia 
de bona razitz 
8Ìa per nos sorYÌtz 
lo Yors sains Esperitz, 



7 avol Ba,CI. 8 que A. 9 ai] e C. 10 cam 
Y08 etz taich a. A. 11-12 manquent CI. U 
tan quom res noi trobaria C. 17 Qneimais C, 
21 prinsl ric8 A. prensatz saitz I 22 prctz 
/. 23 En techatz C, el pecatz /. escurtatz? 
Andresen, Rúmanische Forecìitingen I, 451. 24 
ron /. 27 enj o /. lombardia 6*. 29 cant fa dis 
A. 90 Ha et J. 31 don pot ben saber A, 33 guer- 
piti /. 36 lobra A. 36 rahitz A, 37 Que A. 



Gui progom quo'ns atraia 

ab faitz afortitz 

a dan dels Sarrazis, 

8Ì qu'en sia conquis 

lo saina locs, e la Yia 5 

fass' als pelegris, 

que no8 tolc Saladis, 

don la Yorgena pia 

cui Deu8 benezis 

no8 8ia garentia. lo 

Bels dous Maracdes fis, 
Y08 eÌ8 pro8 PeitaYÌs 
sal Deu8 e na Maria 
qu'a bon pretz conquis. 
E ma domna EIis i5 

sapcha be, ses bauzia, 
qu'eu li 8ui aclis 
on qu'eu an ni m'estia. 

ITI. «, 

AI semblan dol rei tios, 
quan I'ac Yencut I'empcraire 
eil fetz tirar, quau I'ac pros, 
sa carret' e son arnes, 
don el chantaYai maitraire, ta 

Yozen la roda Yirar, 
ei ser pioraY' al manjar, 
chant, on plus ai malanansa, 
quan consir qu'en alegransa 
me pot mo8 maltraitz tornar; so 

e plor, quan Yei joi ni be 
ala autres, e mi soyo 
qu'eu n'aic pro; er no'n ai re, 

Qu'en aitai trcbalha'm te 
pres amors e'n gran balansa; 85 

1 quc pr. no8 a. A. 2 als fals A. 3 al Cì. 
can C. 8 cui 1a verges Maria Cl. 9 que A. 
11-18 tnanquent A. 15/16 manquent C. 18 quieu 
8ui sieus on quieu sia C. 

21 A EV. 24 la C. 25 canUva maltr. H. 
mi par Ba.BCE. ni A. no sai cous V. 26 
manque B. rodal V. vidar A. 28 qanch hom 
HU. ieu ch. E. 29 Tan V. 30 me podol mal- 
trag C. p. cn mci mal taing U. mon maltraich 
By el maltraic H. 31 Quanc U. puoi pl. /, 
eu pl. (/. :i8 qnc C. nom U. 34 Ab aital 
iram mo tc 77. Ab aital K, £n a. /, Qe ab a. 
U. 35 amors pres EHIV. gran] tal C, greu 
AHIU. 



161 



GAUCELM FAIDIT. 



162 



10 



15 



to 



25 



90 



e no sai ren dir per que, 
mas car aten sa merce, 
yencutz ses dezespcransa; 
car 110* in rccro d'amar, 
que d'als no'in pot encolpar, 
tan 1i 8UÌ fizels amaire, 
a lieis, cui non aus retraire 
ni descobrir mon pensar. 
Pros domn' ab gen cors cortes, 
tan tem lo pretz qu'en yos es 
e las grans vaiors eis bes. 

Pero no*m dezesper ges 
ni m'es semblan ni yeiaire 
qu'en vos uo sia merces, 
quei Yostro cors ben apres, 
humil, franc e de bon aire 
vei ei ric pretz valen car 
ei dous ris ei gen parlar, 
joios ab gaia somblansa. 
E car uon trobatz egansa 
de beutat el mou ni par, 
aisso'm tira si el fre 
e'm tol Tardit e'm rete 
qu'eu no'us aus preiar de re. 

Car maintas sazos m'ave 
qu'ab tota fait* acordansa 
domna'us cug preiar de me, 
e pois, quan mos cors vos ve, 
m'espert e no'n ai membransa 
mas sol de vos esgardar. 



l 6 re nom sap dir E, 8. dire Ba.CHJUV. 3 
ben crei U. be crcsser de resperanza H. 4 car 
cn non r. 7/. quar non crci U. 5 e d'al ïí. 
non 7. sap II U. (> tant 8. lis lcials a. Jfa,C 
EIJIU V. 7 vas Jìa.CJJJU, dc EV. uos Ba.CEJJ. 
qieu B. nou8 aus /. 8 afar /. 9 cors gen C. 

frai c. JJJU. 10 ell p. JJ, 11 honors /?/. c las 
auzors (ccupé) E. 15 Fos /, Car U, Quan C, E 
anch H, Car lo K. ients cor BJ. cortes /. 16 e 
manque H. 17 Ynec el pr. V, e car U, 18 El 
íícnt rirc U. donsl ucl /F, ^ai Jì, frcn A. rirc 
Eìì. dons ÁBJUV. 19 iois ab uinil s. //. franca 
I . dousa/ . ab buinil U. cortcs C. 20 aucz JJJU 
V. 21 ni de E. mi JUt,CE. 22 e chom UU. J^e 
rcsie numque JJ, ini ten cnaissi C. tcn ai88i cn 
Ba.CElV, lo fr. U. 23 lardir E, ardit AB. 
24 que Ba.CEV. de me E. clamar merce C, 
25—162,7 6' ttrophe dans U. Que E. 26 qe U. 
28 que V. 29 Bloblit /. Espert V. 30 M. quant 
JU. 

BARTSCH, ChreiiiomAthle proTençale. 



e no'us sai ni'us aus preiar 

ni Tamor no'us posc estraire. 

Doncs gran merce pogratz faire 

si'm dessetz ses demandar, 

que non es tan pauca res 5 

qu'eu dei vostre don agues, 

quez a gran no la'm tengues. 

Per qu* enans que'l bruitzvengues 
ni fals lauzengiers trichaire 
Tamor que'us ai conogues, lo 

fora gen, 8*a vos plagues, 
de conoisser mon afaire, 
po8 eu no'l voB aus moBtrar. 
Qu'un honrat do'm pogratz far, 
8Ì, 808 tota malestauBa, 15 

BofrÌBsetz qu'a voBtr* onrauBa 
fo88on maÌB tuit mei chantar. 
E'l pluB laÌB, que be'B cove; 
niaB d'aisso no cug ni ore, 
s'eu Venquer, que m*en malme. to 

E po8 de voB no'm recre 
ni de la voBtra fiauBa, 
don eu autrei per jaBse 
mon chant e ma leial fe. 
Si voBtra valorB m'enauBa, ts 

honorB vo8 er, bob doptar. 
VoB Babetz co'b tanh a far. 



l poÌ8 no V08 aoB /. (poÌB nouB aus) de 
mi U, 2 mamor Ba,CJU, non /. 3 donc C, 
be E. 4 8i d. /, qem U, 5 qney C, qoi ei 
mon non es E. 6 qne AJU. de vob en don 
E. 7 quieu ACEJ U, a] la CE. en E. nom F. 
no la EJU. 8 Pero ans E. 9 Nil V. 11 

fcn I drcips C, grat U. l)en El. cBtcra bíus E. 
3 p. sìu y(. nous au8 preguar E. a m. V. 14 
do C, doncs bcn ric /. lkn ric do me E. d&r 
EIV. 15 Senes E. malanssa V. 16 sinB 
plagucs EJ. 17 fo8 C. mais] fait E. 18 ques 
(8Ì8 V) descove CV, quar bes c. E, 8Ì descove 
/. 19 mas] quieu C. pero ieu no È. daitan /. 
20 sieu o dic /. en prec E. que so quenquier C; 
qicnzo qnc quicr V. quc mi Bn.J. 21—162,6 
4' ntropfie U. 21 Donc CEUV. cn uostra 
mcrce EJ, non crc V, 22 manque C. 8oi et 
en V. EV. c en /. nim part dc U, e pas e 
uostra fìansam V. 23 nianque C. d. et /. et 
un do nom autrei per ase Ey donats yos soi 
U, do e mautrej V. 24 mo8 cbans B, mon 
cor EJ U V. bi CE. bona V. 26 Si de mi uoe 
pren esmassa V. 26 es E. 27 e vos E, gar- 
datz C. qeÌB B, qneus (', com U. tanhl fai AB. 

6 



163 



XII* et Xni« SIÊCLES. 



164 



qu'eu no'us dio ni pauo ui gaire, 
mas tan qu'umila meroeiaire 
YOB Bui ab íin oor e olar. 
E s'aesmes ni saubes 
qu'auzes mais dir ni degues, 
del pIuB me for' entrames. 



A Vontadorn volli retraire 
que la domna non a par 
de beutat ab oompiitz bes, 
e si'n Maraodes saubea 
80 qu'eu sai, bei fora pres. 



RAIMON DE MIRAVAL. 

I. Afí. du Vaticain 5232, fol. 45 • (A), Archiv etc. 33, 436; M88. de Paris, fr. 856, foL 82 (C), 
fr. 854, fol. 70 (l), fr. 12474, Malm Qedichte III, 38 (734) (M); Ma. de Venise, fol. 48^, 
Archiv etc. 36,398 (V). II. Ms. du Vaticain 5232, fol. 50', Studj di jìlologia romanza III, 142 
(A); fr. 856, fol. 76 (C), fr. 854, fol. 72 (I), fr, 22543, fol 84 (R). IIÍ. Af«. du Vaticain 5232, 
fol. 48^, Studj di fiioloqia roimmza III, 130 8. (A); Mss. de Paris, fr. 850, fol. 70 (C), fr. 
1741), p. 32 (K); Ms. de la Chigiana, f 72 (str. 3), Stengel, Blumenlese, p. 27 8., (F); Ms. de 
Pari8, fr. 854, fol. 68 (I); fr. 8uppl. 2033, Mahn, Oedichte IV, (1084) (M)'; M8. d'Oxford, Douce 
269, Mahn, l. c. (1085) (S); Ms. de la Laurentienne, Plut. XLI, 43, Ârchiv etc. 35, p. 425 (U); Ms. de 
Veni8e, Arehiv etc. 36, 393 (V). — Diez, Leben und Werke der Troubadaurs, 2* éd., Leipzig 1882, 

p. 308 88. 



I. 

Ano trobara olus ni braus 

non deo aver pretz ni laus, 
10 poB fon faitz per vendre 

oontrais sonetz suaus, 

ooindetz, aissi com eu'Is paus, 

e leus ad aprendre, . 

ab bels ditz clars e gen olaus; 
15 oar per far entendre 

non oal trop oontendre. 
Car tan prenon cabaus 

domnas entreis fìs los faus, 

fan amor deissendre; 
20 mas no'm tanh quo las caus, 

ni del tot en tot no m'aus 

Yas lor dan estendre. 



1 Non A. no8 /. plas p. A. Non diraj plns V. 
quier EIU. 8 vos son i, e car C. cor íin Ha.BIU. 
ferm e clar V. 4 £ sieu esmes AB^ e sazimes 
E. E saazes dir ni degaes C. E seu meil dir 
Uj E sies mes ni sabes V. ô que de plus 
Yos sovengaes C, queu lo plus dire d. /. 6 
de E. del plai V. mais B. 

8 chantars /. 10 Qac A. 12 cls V, e c. 
M. IH pcr AM. 14 d. et ab motz c. C'. clurs] 
cars ACf plas V. 15 qae C. 16 noi A. 
17 La com p. C. Mas qar M. 18 contrals A. 
20 non tainb los non c. M. nos CV^ non I. 
qea V. t. las encaas C. 21 manque A. de tot 
CV. 22 destendre /. 



Car cilh que'm ten en repaus 

mi fais tortz dofondro 

qu'a mains drutz vei prendre. 

Tot quan mi dons vol volh, 
et tot quan li platz aoolh lo 

en patz ses ranoura; 
pos alhors no'm destolh 
e josta leis me despolh 
nutz ses vestidura, 
aitan teno de rio oapdolh 15 

que bon' aventura 
no'm pot far fraitura. 

Pos tan Pam e la volh, 
en trao peitz e plus m'en dolh, 
car cilh no'n pren cura. 20 

E s'eu ano dis orgolh 
vas domnas, aras m'en tolh 
e torn a mezura. 
E drutz qu*es d'aital esoolh 

l-ô manqumt CV. De Ba.E. aaicb /. 3 do- 
nor ni de pres ni de /. 4 e sill ma razon s. 
AB. ô quien E. 

7 contendre IMV. 9-lí>6, 2 mam/uent AI. 
uol m. d. M. 12-17 et 20-l(iô, 2 inteìvertÌ8 V. 
12-20 interverti8 C. 13 que j. M. 14 ab v. 
M. 15 maizis tant dcl M. 17 nom fczcs M. 
18 Qar lam mais quc nO sneilz M. 20 qar 
nom MV. pren en M. 21 lis M. 23 £m V. 
24 Qar M. 



165 



RAIBION DE MIRAVAL. 



166 



conquier joi, e dura 

si'n bon loc s'atura. 

No sai per quals mestiers 

amon domnas cayaliers. 
5 S'amors me soana, 

no'm sai gabar estiers, 

que meins en par vertadiers 

qui totz 808 be8 vana. 

Per qu'eu volh plus yolontier8 
10 dir cortez* ufana 

que yertat yilana. 

LoB maior8 lauzengier8 

tenc yas mi dons plazeuticrs 

e cil queis apana. 
15 E 8Ìi nienres portiers 

fo8 tan gais ni bobanciers 

qu'auze8 yestir grana, 

pius fora ric8 sos doblier8, 

qu*en tela rensana 
20 jagr' eu sa cabaua. 

n. 

8i tot s'es ma domn' esquiva 
ni'm mostr' orgolh ni soan, 

25 ges del 8eu servir no'm las; 
ans, car cu vas leis uon pas, 
li trametrai lai on es 
chanso faita de merces; 
car per solatz e per chan 

30 creÌ8 amors e brot' e rama. 

Dins el cor me nais la flama 
qu'eÌ8 per la boc'en chantan, 
don domnas e drutz abras. 
Eih 8onet son dous e bas, 

86 coind' e leugier e cortes. 



1 qel M. Bil V. 2 Siem, En F. 4 s'amon 
CIR, 6 non unoill A^ nom nuil F, non dei M. 
7 car CM. 12 peiora CMV. 13 per mi CM. 
14 cel C, celB quils V. qne saplana Á. lô si 
lo C, montre i. 16 prezentiers CMV. 17 
portar C. 18 tan !. CM. logaiers CM. 19 
ransana ÁCIy renzana V\ c/. Andresen, Ranu 
Forsehungen /, 451, 

23 meB E. 24 nim I, 25 lays C. 28 qneB 
f. A. fassa /. 30 Nais Ba.CR. 31 el] lo tíâ. 
Cy del R. 32 boca ch. Ba.R. 33 amas A. abas 
/. qnan donez adntz a. C. 34 dous] ant R, 
36 lengierj befag R. 



per que de grat son apres: 

que tal8 amera tiran 

que per mos bels ditz s'abriva. 

Pcr la lengua recaliva 
80 don eu ai pre8 lo dan 5 

tan, per pauc no'n yeng al yas 
qu'al8 fals fenhedors e^cas. 
En8enh so qu'a lor es be8 
quan mi degr' esser promen; 
8Ì feira, 8*eu ^aubes, tan lo 

com fai cel que re non ama. 

Mas fin' amors m*enlíama, 
qu*cn mi non a ponh d'engan, 
ni falsetat non amas; 
qu'ab tal domna sui remas, 15 

qu'anc no falhi ni mespres 
ni non amet dos ni tres; 
per qu*eu autra non deman, 
ni farai ja tan quan viva. 

Ma8 car crezet geu badiva, to 
que de mi s'anes lonhan, — 
que m'an levat en tal olas 
qu*a pauc de joi no m'an ras, — 
ma domna no saup que's fe8 
qu*anc soferc qu'om la'm tolgue8;t5 
quo tat pcrdcra lauzan 
que per autra no's reclama. 

Mas lo dezirier8 m'aflama 
e*8 vai cascun jorn doblan, 
tan que'm poia sobrei nas. — so 



1 p. quien sni damar a. R. qnan de bon 
grat 8on a. C. 4 lengam Ba.CR. 6 apres /. 
yen eis prenc R, don ma donat lo C. 6 pon 
/. ca pauc R, e'n so vengntz pres dcl Ba.C. 
7 (^a /e, el C. fols /. 8 don lor ve Ba.CR, 
9 qua Ba.CR. 10 sis fora s'en affnes Bti^C^ 
e sis fora B'agues R. si fera /. 11 de sen cnm 
q. n. a. Ba.CR. aiscel /. 12 me liama Ba.CI. 16/17 
iniervertis C. ni no C. 17 qne non C, 19 
f. A, }i\manque A, ges /. farai aitan R. cam 
i4. 20 £ AI, Car crczet en g. R. 21 Bane A. 
(saue /) de mi /. iem uan de Bamor R. 22 
lenat man R. tornat-cas C. 23 c'ab AICR. 
ma C. 24 mas mi dons R. Bai qnes en C, sap 
A. 25 quar BafTrírs quom mius C. cant sofri 
R. qu'om lim Ba,CR. que AI. 26 Cella p. A 
Iy bela R perderats C. lauzan manque I. 27 
Bel que per autras r. R. autre A 28 afama 
Ba.CIR. 29 qu'es Ba.C. quem R. 30 que 
mes puiatz R. que ia lieys de 8. O. 

6* 



167 



Xni- SIÈCLE. 



168 



Cala, fols, trop en diras. — 
No faraì, qu'anc no fo res. 
Ma domn' e ma bona fes 
m'en vaigues ei tems d'antan, 
5 que me fos d'alques aiziva. 
S'a mon Audiart plagues, 
tornar volgr' e mon paes 



vas lcÌ8 que tot las m'abriva. 
10 Ben l'en deu penre merceS) 
qu'anc noih fi quei despiagues 
nulha re petit ni gran, 
qu'ins e mon cor non escriva. 

III. 

15 Be m'agradai bels temps d'eatiu 
e dels auzels m'agradai chans, 
eih folha m'agrad' eis verjans, 
eih prat vcrt mi son agradiu; 
e V08, domna, m'agradatz|ceut aitans, 

20 et agrada'm quan fatz vostrea comana: 
mas voB non platz que re'm denhetz 

grazir, 
mas agrada'us car me mor de dèzir. 

Per un dezir, domna, reviu, 
que m'es de totz dezirs plus grans, 

85 qu'eu dezir quei rics benestans 
vostre cors de^iran m'aiziu, 
que mo8 dezirs se dobles en baizans; 
e po8 tan be'us dezir ses tots enjans, 
ja uo'm laissetz al dezirier aucir, 

80 que deziran deu hom d'amor jauzír. 



2 qae no C. 3 Has A. dona na R. e manque 
A. 4 Mais H, mo vah*a Ba. C. e tcm dai- 
tan A. 5 daquelh C. qcni sia dalques esquiua 
A. cant U08 nom eran antiua R. 6-12 man- 
quent AIR. 

15 Bem agral /. Molt V, dous C. 17 el 
uert fuelh magradel C. e1 fuelha MU^ et f. S. 
£ 1a V. 19 mas ISU. mil IMSU. 21 que me 
denhes g. EM, quem d. re Ba.CE «lem degues 
ren S^ qe dcignassotz U. 22 Et af(radam I, 
Et agradaus SV. quant me M. eu m. V. 23 
reuenh E. 24 dautres d. CSV. 2ô Qnar AE, 
si I. 26 Deziran n. c. MS. mausiu AEV. '21 
Qucl meu SV. elh micus C. baizan (: tot engan) 
C. t. es vos V. 28 ben U. 29 Nom V. derjer 
K, 31 Qnar CU. jausir damor V. 



Tot jauzir d'autr' amor esquiu, 
ma8 de vo8 a jauzir m'enan^, 
qu'eu jau lo8 be8 e cel los dan8 
de V08 que'm faitz jauzen pen8iu. 
Tan 8ui jauzens de vo8 que nulh8 afan8 5 
no'm tol jauzir, quei vo8tre bèl8 ^emblans 
m'e8JauzÌ8 tan que cel jorn que'U8 remir 
no po8C e8tar 868 gaug, vas on que'm vir. 

Ma8 alque8 an virat mon briu 
lauzengier que viro'ls aman8 lo 

e viron la8 domnas prezan8 
e maint gai viron en caitiu. 
E 8Ì*U8 viratz, domna, per mal parlan8, 
vo8tro fì8 cors tem quo a'en vir truans, 
per que*8 viron plazer en e8carnir, i5 
e gran8 lauzor^ 8e vir' en gran maldir. 

Maa eu dic que, 8Ì totz temp8 viu, 
totz temp8 dirai V08tre8 coman8, 
e 8i'm dizetz: '^Yai o non an8", 
al8 vo8tre8 beis ditz m*umiliu. 2o 

Sol no'm digatz que remanhai demans, 
que totz mo8 ditz ne pa^sari' enans, 
que per uulh dig, donma, pogue8 partir 
lo cor niÌ8 ditz n iÌ8 faitz de vo8 8ervir. 

Per 8ervir en ric 8enhoriu <& 

08 bo8 servire benanans. 



1 iausir damor U. denos V. dautra donna 
M. 2 qnar per nos mesiauzi enans C, Caia 
los bes cnlor dans V. a manque U. 3 lau ^\ 
4 Vcr I. iausir T. 6 Oan V. dc vos j. E, 
per vos V. j. donna Ba.C. j. per qe negns S. 
qe loing U. 6 que E^ quar CV. 7 qnes v. 
ES. me fay iausir an V. quel j. que(u) vos 
Ba.CISV. 8 ses ioi (gaug) estar SU. qeu 
S. 9 £n alques S. atras M. a leis V. 10 
viran S. micls Y. 12 numque V. mans guais 
Ba.AIS, mantz iois M. 13 domna mantjue S. 
14 cors gen V. Ì. prctz Ba.S, rics prctz /. qucs 
E. menanza F. Tem quel f. p. quauez se v. 
C. torn V. lô qaisis S^ per qe U. uiroill E. 16 
Qne AE. se manque C. servir U. sen /. uiron 
AIMS. per m. AMS. 17 beus C. Ben pot 
dir E. 18 farai AMV. 20 A AM. dona als 
V. 21 non S 22 quar C em U. en pas- 
sarai Ba.CMS. en p. E. en desdiria /. abans 
V. 23 dreg E. que ja pogues donina de vos 
p. C. pogncs de vos V. domnam A. q. per null 
drctz poges de uos M. qe ia de nos S. 24 n. 
fj dona E. nils bucilhs M. 2ô cnl U. en loc 
(f. 26 son manz seruidor S. ve lo seruire U. 
sorvizis E rics seruirs e V. ben amans /. ben M. 



169 



JEU-PARTI ENTRE SA VARIC DE MAULEON, G AUCELM FAIDIT etc. 1 70 



per que'us Yolh servir totz mos ans, 
et anc servidor meÌDs antiu 
non ac la ber a cui seryi Tristans, 
au8 V08 farai dc bcls sorvizis taus, 
5tro mo8 aervirs me fa88' en grat venir 
o V08 digatz: "Mon 8ervidor azir". 
De grat dezir, domna, que'U8 jauzÌ8, an8 



que'8 vir per ditz mos servir^ en soans, 
que servire, ditz hom, qu'a dreit 8e vir, 
quand om no'ii vol 808 dcziriers grazir. 
Loial, be'ni platz dc nion Estiu ronans, 
mas de mi don8 08 la valors tan grans 
que cu c tug li dcvcm obczir, 
per que no'lh vol ge8 Miraval8 mentir. 



JEU-PARTI ENTRE SAVARIC DE MAULEON, GAUCELM PAIDIT ET 

UC DE LA BACALARIA. 

Ms, du Vaiieain 5232, fol. 177", Stuâj di filologia r&manza III, 546^8 (A); Mês, de ParÌM, 

/r. 856, fol 391 (C), fr, 1749, p. 143 (E), fr. 854, foL 152 (I). — Cf. P. Rajna, Raceolia di 

etudj critici ded. ad Al. d'Aneona, Fìòrenee 1901, p. 553 — 68. — Diex, Leben und Werke der 

Troubadours, 2^ éd., Leipzig 1882, p. 326 m. Grdr. § 25, p. 34. St. p. 25. 



^^Oaucelm, tre8 joc8 enamoratz 
partÌ8C a vo8 et a'n Ugo, 

10 e cha8CU8 prendetz lo plu8 bo 
e Inissatz me qualque'U8 volhatz. 
Una domn' a tre8 preiadors, 
e de8trenh la tan lor amor8 
que, quan tuit trei li son denan, 

1» a chaacun fai d'amor Romblan: 
l'un oBgard' amorozamcn, 
l'autr' e8trcnh la man dou88amen, 
al tcrtz cau88iga*l pe rizcn. 
Digatz al qual, po8 aÌ88Ì es, 

to fai maior amor de totz tre^P'' 

"Souh'en Savaric, ben 8apchatz 
que ramic8 recep plus gen do, 
qu'e8 francamen, 8e8 cor felo, 
del8 bel8 olh8 plazcns e8gardatz. 

S5 Del cor mou aquela dou88or8. 



1 que V. qnien CS. seruirai ES. 3 ac isent 
V. serait E. 4 qeti S. e farai vos E. per 
qiiiens CV. nncl far C. 5 noR mcBfas farai M. 
fasson coy C. no8 faza en joi U. fasa ioy n. 
V. dcignatz S. coillir .*?. fi diretz tía.CEIS. 
moB servidors /. mazìr E. 7-170, 7 manque S. 
quen ia dis ans U. 

10 prenda C. 11 qnal nos C. 12 Qu'una 
Ba.CEI. 17 a lautr I. 18 chauzial EL 21 
Senher en CEL ben ntanque C. 22 receu plns 
ric E. 28 Que A. 24 Ês dels huoills pl. A. 
donsamen gardatz I. 25 aquesta E. 



per qu'ea cen tans maier honors. 
E del man tener dic aitan, 
que non li ten ni pro ni dan, 
qu'ait-al plazer comunalmcn 
fan domna8 per acolhimen. 
E del cau88igar nou enten 
que la domn' amor li fezes, 
ni dou per amor 088or pros/* 

^^Uaucelm, vo8 dizctz 80 quo'U8 platz, 
for que non mantenetz razo, 
qu'ou l'esgardar non cono80 pro 
a Tamic, que vos razonatz; 
e s'el i enten, 08 folors, 
qu'olh e8gardan lui et alhor8 
e nulh autre poder non an. 
Mas quan la blanca ma8 808 gan 
estrenh 8on amic dou88amen, 

1 qel ditz peruis nom tomes M, semir per- 
dÌE U. e Bouans /. 2 Qar U. qne (qna) seraizÌB 
(-i) EC. adreg CV. servir Ba.CIUV. qar Ver- 
nidor qadreg qes M. sab gang nol U. 8 s'ab 
gang no Ha. s'ab gaug nol U. sen grat non 
pot 8on d. ianzir M. quì ab joi- son dezirier 
CV. qnant hom nol totz 8. E. Qni son semir 
ab gancli noi nol g. /. jansi V. 4-7 nuinçueni 
ACIMV. 5 sa SU. íî Qa lei totas U 7 qnen 
n. uolh g. miraual BaEU. 

8 lamors /. 9 de la m t. d. tan Ba.CI. 
12 fai domna Ba.Cl. 14 C'anc A. domna 
damor f. C. car la E. 15 Nil A. 16 so tMan- 
que L G. d. so que nos C. 18 lesgnar non c. 
nulh pro C. noi E. 20 et es ncscies e f. C. 
21 que huelh gardon C. 23 sesj del C. 



10 



t» 



to 



171 



XIII* SIÈCLE. 



172 



ramors mou del cor o del son. 
E'n Sayarícs, car part tan gen, 
mantengai oaussigar cortes 
de po, qu'eu noi mantenrai ges." 
6 '^Senher, pos lo melha mi laissatz, 
mantenrai l'ou, ses dír de no; 
don dic quei caussigars que fo 
faitz del pe fo fin' amistatz, 
celada de lauzenjadors, 

10 e par be, pos aital socors 
pres l'amicB rizon caussigan, 
que Tamors es ses tot enjan. 
Ê quii tener de la man pren 
por maior amor fiii nonsen. 

15 E d'en Qaucelm uo m'es parven 
que l'esgart per meihor prezes, 
si tan com ditz d'amor saubes." 

^'Senher, vos que l'esgart blasmatz 
dels olhs e lor plazen faisso, 

•0 no sabetz que messatgier so 
del cor queis i a enviatz; 
qu'olli doscobron als amadors 
80 que reten ol cor paors; 
don totz los plazers d'amor fan. 

15 E maintas vetz rizon gaban 
caussigai pe a maÌDta gen 
domna ses autr' entendemen. 
E*n IJgo mante falhimen, 
quoi toners de man non es res, 

80 ní non cro qu'anc d'amor mogues." 

1 e doiis«n /. 2 que part K. 6 NUgo Ba., 
Knatfo /. ìo A, 7 donc /. 8 es C. 9 dels 
A. 10 ho qiifi mout ^ran b. C. It pren C, 
\2 fo /. piii tun li fal damor semblan C, 
l)M4 muni/uent C. rtítvnor do la man. pren 
p<^r amor fal non noncii /. 15 non C. Aprh 
M (í ujouh Molli ii^iM'H iiiiiit niolhor son C. 
17 ,iHunquê A. qiioii (>'. 20 BiiiibcH /. 21 quc 
loi a (f. 22 quoill uolli tJ, q luelh C. desco- 
hrali C 2i) en C. 25 vetx mançu$ I. 29 dels 
mani AK, del man tìa.C. 



^^Gaucclm, eucontr' amor parlatz, 
vos ei senher de Malleo, 
e pareis ben a la tenso, 
queis olhs que vos avetz triatz 
e que razonatz pels melhors 5 

au trahitz mains entendedors. 
E de la domn' ab cor truan, 
si'm caussigavai pe un an, 
non auria mou cor jauzen. 
E de la man es ses conten 10 

que l'estrenhers val per un cen, 
car ja, si al cor non plagues 
l'amors, no Tagr' al man trames." 

'^Gaucolm, voncutz etz ol conton 
VO8 e'n Ugo, certanamen, 15 

e volh qu'eu fassai jutjamen 
mos Gardacors que m'a conques, 
e na Mari' on bos pretz es." 

'Senher, vencutz no sui nien, 
ct al jutgar er bcn parven, to 

per qu'eu volh quei si' eissamen 
na (hiilholina do nonaugiios 
ab 808 ditz amoros cortcs." 

"Gaucelm, tant ai razo valen 
qu'amdos vos fortz e mi defen ; m 

e sai un' ab gai cors plazen 
en quei jutjamens fora mes, 
mas pro vei n'i a mais de tres." 



3 parec C. 5 per C. 7 Mi C. 10 del C. es] 
dic C, senes C. 18 V ntantjue C, noi I, 14 
etz] 8CS K dd Al. 10 que C. 18 Na Maria 
on moB am es C. 19 no manínte A. 20 iurar 
/. 08. Itit, ACKI, 21 (|uc I. (|iici I manque K. i A, 
sia ACK. 23 cortcs nutnque 1. 26 niiu ab AI. 
et am nna ab cor C. 28 mas pr. ni a ab meins 
de tres A. que pro uei ni ha mais de tres £. 
que n'ia de tìa.C. n'i a] ma /. 



173 



UC DE SAINT-CIRC. 



174 



UC DE 8AINT-CIRC. 

I. m. (fu Vatictíin rt2:ì2, /ot. 154* (A); Mss. âe Pariê, /r. 850, ýol. 224* (C), /r, 1749, p, 163' 
(K); Ms. iie ía Chiffiana, 82, (str. 2. 3), Slcntfc/, lìiumenlesr, p. 25 (V); Ms. tfu Vatic^íin 3207, 
/oL 61', Studj âi fiioloffia romanza V, 557 s. (H); Ms, du Vaticain 3208, Atti della r. Aecademia 
dei Lincei 1886, 29 (0); Ms. de Cheltenham (Berlin), Archiv /. d. Stud. d. neueren Spraehen 
101, 381 (N^); Ms. de In ÍMurmtienne, Pl, XLI, 43, Archiv / d. Stud. d, neuercn Spr. 35, 
439 (U), 11. Mss, du Vaticain 5232, /ol. 184*" (A), 3207, /ol. 49\ l. c, p. 513 (H), — Diez, 
Leben und Werke der Troubadours, 2* éd., Leipzig 1882, p. 334 ss. 



I. 

Tres enetnics e dos mals seDhors ai, 
qu^usquecs ponhanoit e jorn cum m'aucia: 
rcncmic 8on mci olh ei cors qui'm fai 
5Yo1er celei qu'a mi non tanheria; 
e ru8 8enher es amors qu'en bailia 
ten mon fin cor e mon fin pensamen, 
Tautre etz vos, domna, en cui m'enten, 
a cui non aus mon cor mo8trar ni dir 
locum m'aucizetz d'cnvei' e de dezir. 

Que farai cu, domna, que aai ni lai 
nou posc trobar ren 8cb vos quc'm bon 8ÌaP 
Que farai eu, cui serion esglai 
tuit autre joi, si de vos noÌ8 avia? 
isQue farai eu, cui capdella e guia 
ia Yostr' amors, e'm fug e'm sec e'm pren P 
Que farai ou, qu'autre joi non atcn? 
Que farai eu ui cum poirai gandir, 
8Ì Y08, domna, no'm voletz retenir? 

Cum durarai eu que non posc morir, 
ni ma vida no m'es mas malenansa? 
Cum durarai eu cui vo8 faitz languir, 



dezesperat ab un pauc d'esperansa? 
Cum durarai eu que ja alegransa 
non aurai maÌ8 si no m'en ven de vosP 
Cuni durarai, domna, qu'eu sui gilos 
de tot home qui vai vas vos e ve, 5 
e de totz cels a cui n'aug dire be? 

Cum Yiurai eu que tan coral sospir 
fatz noit e jorn, que movon d'esperansa ? 
Cum Yiurai cu, quo non poso far ni dir 
autra scs vos ren que'm teuh' ad onrausa? lo 
Cum YÌurai cu qu'nls no port en mcm- 

bran8a 
mas Yostre cors e 8a8 p1azen8 faissos 
e'lfl corte8 ditz humils et amoro8? 
Cum Yiurai éu que d'als non prec de me 
Deu, mas que'm lais ab vos trobar merce? i5 

Que dirai eu, domna, si no'm mante 
fina mcrccs, sivals d'aitau qu'eu vensa 
ab mon fin cor ct ab ma leial fe 
Yostra rictat e vostra gran valensa? 
Que dirai eu, si yo8 no'm faitz sufrensaPfO 
Que dirai eu, c'autra non posc vezer 



3 q'ansqnes pngnam HU. camj que CEU, 
4 e li nemic snm mcs //. 5 cclliei A, scl ioi 
15, tal ioy C no(i)8 AH. (5 es uns 8. H. q'un 
H. 7 nn] bon C. 8 en qne eu 0. m man^ue 
C, me ten H. 10 cum| be C. Com m'auciez 
(-az D) HN*OU 11 E quc E. Qem U. eu) 
doncs AFHN*0, manque E. ni 8. ni 1. 0. 12 
8e8 V08 ren C. dig en uo8 U, bcn H. qne 0. 
qe bom FNK 13 qua mi semblon C. csmai N^. 
14 tuicb A. non 1 ania CEOU. C ajoute: en 
cui c8 joy8 c francba cort^zia. If) r.ui ioÌ8 
cabdcle E, IB qnem CEOU. siec cm fng C. 
hn , . H, enten H. 18 eu p. U, ianzir E, 
garir //. agent 0. 19 aculbir CU, 20 Que 
farai doncx que ge8 non C. Depuis ce vers 
H. montre de nombreuses iacunes. 21 e ma 
C. non EU, man^e C. mc8 trop gren8 m. 
C. 22 cum uiurai ieu 8enai88im f. C, que vos 
EF. fai8e8 //. 



1 ab petit C. 2 (viurai ieu queì ia mais 
CH. 3 mai non anrai U. a. ieu si aoncx nom 
ven C. nom ane Ey no me uen F. men ucs 
N*. per U08 0. 4 durarai ìcn AU q sui tant 
Ay uiurai ieu quen ai88i 8ai C. 5 Va8 0. ab 
V08 vai C. ni ve CEN^OU. 8 jorn ab gran 
deze8peran8a C. mauonda e pesan^a U. 9 qae 
farai C. cui Ba.AIIOy qaì A^'. nom C. pot Ba.A 
CHN*U. 10 a. mas U. de quem des alegransa 
C, r. qem don alcgranza HO, quc iam don a. 
N^, qucm tengnaz az o. E. 11 cantra no E. 
qe nom p. //. de m. U. 12 cors gentil et 
amoro8 C. e Ia(8) EHU. uostras bclla faixoe 
O. 13 cl c. d. bnmcl //. c las vo8tra8 gnayas 
plazen8 fai8808 C. 14 de me numque 0. 16 
d. donc N*. sì no EU. aten de vos E. 17 
Franca U. Blerce8 ab vos C. qaea8 (X). 18-19 
manquent C. 19 ricor E. e manque H. 20 si 
ab V08 non truep guirensa C. non U. 



175 



XIII- SIÈCLE. 



176 



qu*on droífc d'amor ini posc' al cor plazorP 
Que dirai eu, qu'autra el mon non es 
que*m dones joi per nulh be que'm fezes. 
A la yalen comtessa de I^roensa, 
5quar son sei faifc d'onor e de saber, 
eih dig corfcos eih Bomblan de plazer, 
an ma chansos, car cella de cui es 
mi comandefc qu'a ieis la fcrameses. 

II. 
10 NTTc de sain Circ ei coms de Rodes. 

^'Seign'en coms, no'us cal esmaiar 

per mi ni esfcar consiros, 

qu'eu no sui ges vengufcz a yob 



por ron quorro ni dcmandar; 

que ben ai so que m'a mesfcier, 

e Yos Yei que faìllon denier, 

per qu'eu non ai en cor que'us queira re, 

ans, si'us daYa, faria gran merce." 5 

"NUc de Sain Circ, bo*m dou groYar 
quo*u8 Yoia quo ogan sai foa 
paubres o nufcz e sofraifcos, 
efc eu YO'n fi manen anar, 
que mai'm cosfcefcz que dui archier lo 
non feiron o dui caYallier: 
pero ben sai, si'us daY* un palafre, 
Deus que m'en garfc, yos lo penriafcz be." 



AIMERIC DE PEGULHAN. 

I. M8S, de Pari8, fr, 856, foL 93 (C), fr, 854, foL 50 (1), fr, 12474, foL 264 (M). II. Ma, 
du Vaticain 5232, foL 136", Studj di fii. rom. III, 423. (A); Msa. de Faris, fr. 1592, foL 79 (B), 
fr. 856, foL 89 (C),fr. 854, foL 51 (I); Ms. de ía Chigiana 72, Stengel, Blumenlese p. 22 (str. 3. 4; 
F); Ms. d'Oxfard,lDouce 269, Mahn, Gedichte IV, 49 (S); Ms. de ia iMureiUienne, Plut. X! inf. 
coÎL 26, Stenifcl, Die aliprutetìzalische Liederaammlung c, p. .V.V n. 111. Ma. du Vatìcain 5232 foi. 
139*, Studj'di fii. rom. III, 435 (A); Mss. de Parii, fr. 1592, foL 81 (B), fi\ 856, fr. 98 (C), 
fr. 854, foL 199 (I), fr. 12473, foL 184* (K). Creacini, Manmietto provenzaie, Verona 1892. 
p. 116 (CrJ. - Diez, Lebeth und Weí*he der Troubadaurn, 2* éd., Lcipzitf 1882, p. 342 89. 

Grdr. § 25, p. 32. St p. 18, 29. 



I. 

15 '^Domna, per yos esfcauo en greu 

turmen." 
^'Senhor, que fols faifcz, qu'eu grafc no'usen 



«9 



sen. 

^^Domna, per Deu aiafcz en chauzimen." 
^^Senher, Yosfcres precs i anafcz perden." 
^^Bona domna, ja'ua am eu finamen." 
so ^'Senher, efc e*u8 Yolh peifcz qu'a l'aufcra 

gen." 
"Domna, per so n'ai cu 1o cor dolen." 
^'Senher, efc eu alegre e jauzen." 
^'Domna, ja mor per yos ses nulh 

conforfc." 
^^Senher, ben trop n'auretz fag lonc 

acort." 

1 men N*. pneBca far pl. C naler E. 2 qa- 
latra al 0. est in. U. 4-8 manquent CU. 4 
cortesa H. 5 quar manque N*' 7 com c. H. 
8 m'a HO. mi A. me E. cummandat H, 
comandat EN. 

Uì 8. foUs C8 qo null ffrat M. 18 manque 
C. ananz /. 20 eu I. 23 ja] eu /. D. per 
no8 morrai 808 tot 3f. 



^^Domna, ja 08 ma Yida peitz de mort." 
''Senher, 80'm platz, sol qu'eu*8 non aia 15 

tort." 
"Domna, do yo8 non ai ma8 de8conort." 
'^Senher, e donc8 cuiatz que*u8 am per 

fortP" 
^'Domna, ab uu semblan m'agratz estort." 
"Senher, respeit no*n aiatz ni conort." 
^^Domna, Yauc doncs alhors clamarso 

merce." 
^'Senher, anatz de aai : qui yos rete ?" 
"Donma, no poac, que Yostr' amors mo te." 
^^Scnos cousolh, senher, o fa de me." 
'^Domna, trop mal mi respondetz ancse." 
^^Senher, car peitz yo8 Yolh qu'az autra re." t5 



1 ren manque H. 4 per qne H. 7 qeu H. 
8 e d*auer bfoB //. 9 ti vos en ric tornar fí. 
10 mais me c. H. 

14 ja mcB M. 15 qicu M. qnc nous naia C. 
17 duncs Bcinlicr M. 20 doncsl mcn M, 
claman /. 21 sait qi ians M. de sai doncs B. 
a. e doncs qui C. 23 seinher senes c. M. fas I. 



177 



AIHERIO DE PEOULHAN. 



178 



II 



**E doQos, domna, DO'm faretz ja nulh beP 

"Senlicr, aìssi er cum dizetz, so cre.'* — 

"Amors, gitat m'avetz a uo m'en cal." 

^'Aniics, per Deu, no'us en posc far ren 

al." 
&"Amor8, e yos ja meretz de tot mal.** 
'^Amios, per so'us en trairai san e sal.'' 
^'Amors, per que'm fetz chauzir domn' 

aital P" 
^'Amics, eu yos mostrei so que mais yal.'' 
"Amors, no posc sofrir Tafan coral.'* 
io"Amic8, per bo queiram autre logal.'* 
"Amors, 0n tot quan faitz yob vei 

falhir." 
"Amics, a gran tort me yoletz laidir.** 
"Amors, e doncs per que'ns yoletz par- 

tirP'» 
"Amics, car grou m'es quan yos yei 

morir." 
16 "Amors, ja no cugetz qu'alhors me yir." 
"Amics, per so pensatz del ben sofrir." 
"Amors, sembla'us sì ja'n poirai jauzirP" 
"Aroics, oc yo8, sufren et ab 8ervir." 

II. 

to 8i cum I'albreB que per sobrecargar 
franh 8e mezeÌ8 e pert son fruit e se, 
aí eu pcrdut ma b<)la doiiin' e mo, 
e mo8 engenh8 8e franh per 8obramar. 
Pero, sitot me sui apoderatz, 

t6anc jorn no fi mon dan ad e8cien, 
anceis cuit far tot 8o que fatz ab 8en: 
ma8 er cono8C que trop 8obra'I foudatz. 
E non C8 bo qu'om 8Ìa trop 8onatz 
que a 8azo8 no 8ega 8on talen, 

8«e 8Ì no'i a de ca8cun mesclamen, 
non 08 bona 8oIa I'una meitatz. 



2 cO U08 d. M. 4 no puesc faire M. (> so 
▼on C, 7 a, pcr qnc fczcs canzir domna tal 
/. 10 qcrrcs M. 12 maldir M. 13 e doncs 
amors M, 14 qar nos n. M, 15 nos Af. 16 de 
ben IM. 17 sabrai si M. 

21 frug pcr sobramar /. 22/23 itìatiquent I. 
ai perdnda C. 23 e mon entier CSc. sen fraff 
Cc. 24 despoderatz C. 26 ab ensien /. 2§ 
manque c. enans Ba.CIcS. en cug /. qnei /. qant 
S. 28 ben Ec, trop] tan C. tot senatz S, tot 
asennatz c. 30 nO ia /. 



Ben e^deyen hom per 8obre8aber 
nc8CÌ8 e'n vai mainta8 votz foleian; 
per que 8'e8chai qu'om an en loc me8clan 
8en8 ab foudat, qui'ls sap gen retener. 

La8, qu'eu non ai mi mezeÌ8 en poder, 6 
an8 vau mon mal enqueren e cercan, 
e volh trop maÌ8 perdre e far mon dan 
ab yo8, domna, qu'ab autra conquerer. 
Qu'ade8 cuit far en aque^t dan mon pro 
e que 8ayÌ8 ab aque^ta folor; lo 

pero a lei de fol fin amador 
m'ayetz adc8, ou peitz mi faitz, plus bo. 

No 8aì nulh *oc" per qu'eu des vostre 



•no" 



pero 8oyen tornon mei rÌ8 en plor, 

et eu cum fol8 ai gaug de ma dolor 16 

e de ma mort, quan vei yo8tra faisso. 

Co'I bazale80 qu'ab joi 8'anet aucir, 

quant el miralh 80 remiret e'8 yi, 

tot atre88i etz yo8 miralh^ a mi, 

que m'aucietz quan yo8 vei ni*u8 remir. so 

E no'U8 en cal quan mi yezetz morir, 
abans o faitz de mi tot atressi 
cum de I'enfan qu'ab un maraboti 
fai hom del plor IaÌ88ar e departir; 
e poÌ8, quant 08 tornatz en alegrier t6 
et hom I'e^trai 80 quo'I donet e'I tol, 
et el adoncs plor' e fai maior dol 
do8 aitan8 plu8 que no fetz de primier. 

Teriaca, ges yo8tre pretz no col 
de melhurar, qu'oi val pro maÌ8 quo hier. so 



1 Car ben (bes c) deven Ba.CISc. 2 moutas 
C. 3 aia c. an locs /. 4 ouil Ba.CIc. qoi o 
8. S, qui 8. r. C. 6 mon dan AB. quenqQan 
C, 7 et eu uoill mais FI. 8 que autra C 
9 car eu c. Sc. cancse cnig ÁB. en] ab C 
FS. 10 abl cn AB. queBia /. 11 fï fol CSc, 
12 manes totz tcmps /. 14 per quc C. torna 
moB FI. 16 joi AB. 16 mir Ec. 17 basa- 
lcnc^ AB. 19 cÌBsamcn FI. de mi AC. 20 
mauzÌBcs C, 21 AaoB non cal C. 22 en aissi 
CI. 24 Bcbrar e B. 21 mais nes irats et ha 
mil tans de dol C. 28 e plora maÌB que C. 
mil tant pluB fort S. mil ait. c. 29 Rejs 
castelIaB Cc, Bel c. S. cal c. tol S. 80 pro 
manque I. valetz maÌB /. 



Uî. 
K)t «Ufttf) Wm)Mi t}uoÌ reia mori n Aofoa, 
t» m* Mn fitk« )>UiMU8, oortes e bos, 
tfi rwt« tVir«t ^* oui fou Aragos, 

>«'« l^vipMi uu'vnt MTÌ« e proB, 
<t\ HHUi^itM 4*Ki*l oi YHleuB Salado8, 
*ii^v« <Hkjf[«t «^ue fua HiorU pretz e dos, 
«i <4«'vtt t\tì )>m d« UiaMr maa ohaaaoB : 
uuw *K Km vet ronUuniU amliedos. 

to kN«U <M «Mhurtt tjuVrtt gaBtv e malmeB, 
» iJhNt ^rtU •ivì tiial <)U*avÌa pres, 

rVu Wu w<My« HOa u UauB ant trames 
<iw im»ru, Mvi e ben aprea, 
i^v VsuiiMit luU Um HiaU tots loB bes 
|^>^ utiHÙti* v<aii«uu «eguu que b'ob, 
»1 nui» ki^ttì<#r iiu'ii (Ìuniaudet ni'n pres, 
fttw Vm» Iv4t*ti Uut ua ft-HiiOB e cortes. 

.\u<í tuuu Ho vl uiutge de Bon joven 
^W Ur«v Uu M, Uu buu, Uu oonoiaBen, 
*»UU vuMl^M, Uii fnrui, Uu oonqueron, 
UU bMi )iitrìaH ul Uu ben entendea: 
<^\tvi tit>ii Mp tut u tot 1u mal enten, 
^ <4tt«t Mtp iHulha iHOÌiiuar e plus gen, 



[BCLB. 180 

e fai de Deu onp e oonienBamen, 
quo l'oDHOiilia gardai- de fnlliimen. 

Aquest motgo aap de metgia tan 
et n rengenh ei aen ei aaber gran, 
qu'el aap enaems gazanhar meiziuan & 
Ûeu ei eegle (gardatz valor d'enfaD!) 
quei Bou perden Tcno, meten e donon, 
sni oonquerir l'emperi alamnn. 
OÌmaÌB cro ben, oor que'i anea doptan, 
loa faitz qu'om ditz d'Alixandre oomtan. lo 

Aquest metge aaTÌs do qu'eu voa dio 
fou fìlliB del bon emperador Enrio, 
et a lo uom del metge Frftderio 
e'l cor ei acn e'l saber e I'afio: 
don aeran ben meizinnt sei amio ti 

e'i trobaran conselh e bon abrìo. 
De lonc sermo devoin far breu prezio, 
que ben cobram lo gran sogon l'oBpíc. 

Ben pot aver lo nom de Fredoric, 
quo'l dig BOn bon oi fag son aut e rìa.fo 

Al bon metge maistro Frederìo 
dì, motgin, que de metgar no's trìo. 



aUILLEM DE 3AINT-0UROORI. 

\l«. »(<• t'uhMMH .U.lH,/uJ. »13', íìhuli <" fiiologia romunxa III, €59 (A); líê*. rf« Parit, fr. 1M2, 
U>tAH. MtxhM* ihe l'roubaihurt m (B), fr. 806, fol. 312* (C), fr. 854, fol. t76' (l), fr. 
|V(M. 'VJ. VJV- (H); Mt.dt la ÍMttrtnUcHnt, l'lut. XI.I, 13, /ol. IJ7*, Arelilv f. tl. Sltulium 
>lvt <***,<» f* .'<i^-. JÍ.V.VIj if>8(tl); Jf*. dt VtHitt, liibi. Mme. app. eod. XI, fol. 77-, Arahiv 
fi>^ \ \ \ M, itx tYi. Im ehanton mI attribuit diint C à Laryfrânc Cigala, dana I à Bmtran 
tl* Uum, dant U à Ouilttm Augitr, et áan* U, Y à BlaeoMet. 

tondaB paTailloa formatz, 

o ni grun nlegratge 

quaiid vui per uiiiripaignu rongat'£ ts 

caTalIiera e cuvala armatz. 

G platz mi quan li corredor 
fan laa gena e l'aver fugir, 

3 roi(t)zÌBÌt&ii IK. ômeizinar guaignaiia A. 
6 d. « a 9 corl COD 1K. qaei aniics IK. 10 
Lo [ft(i)g IK. dalixBndren CI. -aDdrin K. U 
el fag rìc Ba.IK. 16 Bl /. al boD /. 17 deD 
hom Cr.C. Ý2 mczÌDa-mengar IK. 

24 plai mi en raon corstge CMUV. 25 
ounp&ignas AB. 26 e] ab CL L* reil* man- 
qut V.. 28 la gen IT. eU avers C. 



Itit'iH iilaU lu gaÌH tompa de Pascor 
vjuu M riilllna u Hom veuir, 
ii ultiU ilil quuHd nug In bniidor 
iMa HU«uU t|UO ran retontir 
Uu' nliaii pur lu boBoatge; 
V )iIhU niu quand vei aobreis pratz 



r 



H 1 ^U'VIR l>l " >> 

,l|uttW|l*i4.Uil <'Ii 



.VIK. B dego IK. 7 

'iA', IllDlC.nÌnqQeBÌla./jr. 

' 11) t. bel L bon t. larc 

t. bul /1. 21 bel p. C. 

Uliy. 26 lìuanCJfF. uev 

í» \o ÀB. lo manqu* Y. 



'U t- l»i 



181 



GUILLEM DE SAINT-GREOORI. 



182 



e plafcz mi quand vei apres lor 

gran ren d*armatz eDsems yenir; 

e platz m'e moti ooratge 

quand vei fortz cliastcls assotgatz 
5 eÌ8 barris rotz et esfondratz, 

e vei Tost el ribatge, 

qu'es tot entorD claus de fossatz 

ab lissas de fortz pais serratz. 
Et atresBÌ'm piatz de seignor 
10 quand es primiers a renYazir, 

en cayal, armatz, ses temor, 

c'aissi fai los seus enardir 

ab yalen yassalatge; 

e po8 que restorns es mesclatz, 
15 chascus deu esser acesmatz 

e segrei d'agradatge, 

que nuills hom non es ren prezatz 

tro qu'a mains colps pres e donatz. 
Massas e brans, elms de color, 
10 escutz traucar e desgarnir 

yeirem a Tintrar de l'estor, 

e maìns yassals ensems ferir; 

don anaran a ratge 

cayal dels mortz e dels nafratz. 
25 E quand or en restor intratz, 

1 aprop C. 2 ensems] apres BC, corren A. 
3 et ay gran alegratge CMU, me mont en /. 
5 e1 bcri lU, totz es /. emnrs fondre e dero- 
catz C. desforzaz U. 6 pel C, en (7. 7 E tot 
Cy Tot M. dej amboB Af. qes claos de mur e 
de U. 8 de I.] e am M. ficatz C. seiaz U. 
9 Totas nes me plaì M. £t manque C. de bon 
C. 10 es] uen M. 11 Ab C. 12 A. U. lo 
8ieu enantir C. 14 E quant elb es el (es en 
lo) camp intratz CM. E qan lo storm sera U. 
15 assermatz C. IG Dc seguir (scgrc) CM. 
segres A 17 Quar CM. nuills manque M. 
renì adreg M. 19 Lansas CI. blan U. 20 
asciar CM. traincar U. 22 maint vassal AB. 
Gran ren v. C. 23 donc B. amaran A. 24 
Cavaliers m. e dcrrocatz C. 2ô E poeis qne 
(ia pus) lestorn (-ms) er mesclatz CM. lo storm 
sarez U. 



•0 



chascus hom de paratge 

non pens mas d^asclar caps e bratz, 

que mais yal mortz que yius sobratz. 

E'us dic que tant no m'a sabor 
maujars ni beure ni dormir 5 

cuma quand aug cridar: ^*â lor!" 
d'ambas las partz, et aug bruir 
cayals yoítz per Tombratge, 
et aug cridar: '^Aidatz, aidatz!" 
e yei cazer per los fossatz lo 

paucs e grans per I'erbatge, 
e yei los mortz que pels costatz 
ant los tronçons ab los cendatz. 

Pros comtessa, per la meillor 
c*anc 80 mires ni mais se mir 15 

yo8 ten hom, e per la gensor 
domna del mon, segon qu*aug dir. 
Biatritz, d'aut lignatge, 
bona domn' en ditz et en fatz, 
fous lai on sortz tota beutatz, 
bella 808 maestratge, 
yostre ric8 pretz es tant poiatz 
que sobre totz etz enansatz. 

Baron, metetz en gatge 
ca8tel8 e yilft8 e ciutatz t5 

euau8 qu'u8quec8 no'U8 guerreiatz. 



1 NegUB C, ia nnlls M. daut C. 2 No poncb 
d'a. mas e. C 4 — 13 manquent CM. Bes 
U. 7 enguir /. engnir U. 8 lerbatge /. 9 
aiatz aiatz /. 11 lombrage /. 13 ab Io8 pe- 
Dons /, outre passaz l/. 14-23 ìuanquetU /. 
Qubom pnesc en tot lo mon cbanzir CM. 16 
Quanc se mires ni ar (ia) se mir CMU. 16 
tenon (ar) p. CU. 18 paratge CMU. 19 faiti 
B. 20 F. on soiorn (sorçon) totas CM. bon- 
tatz A. 22 V. fìn C. prezatz C. 23 Sobre 
totas es coronatz C. Sobre tots antres U. 24 
-20 manquent CU. Donzella dan linbage. tal 6 
cui es tota beutatz. am fort e Bui per leÌB 
amatz. e donam tal corage. qe ia no pens 
esser sobratz. per un dels ploB ontracoiats 
M. 25 - /. 26 no8 /. 



183 



XIII* SIÈCLE. 



184 



GUIRAUT DE CALAN80. 

Mss. ACDEIKORR*a. O. Dammann. Die allegoriache Cnnzone des Ouiraut de Calanao: A leis 

cui am, Breslau 1891, p. 1 88. (Da), Appel, Provenzalische Chrestomathie, p. 75 (Ap,) — Diez, 

Leben und Werke der Troubadours, j^* éd., Leipzig 1882, p. 427. Qrdr. § 32, p. 49, 



A leÌB cui am de cor e de saber, 
donin' e seigDor et amic, yolrai dir 
en ma chanso, sii platz qu*o deign' auzir, 
del menor tertz d'amor son gran poder, 

6 per 80 car yens princes, ducs e marques, 
comtes e reis, e lai, on sa cortz es, 
non sec razo, mas plana voluntat, 
ni ja nuil temps noi aura dreit jutjat. 
Tant 08 subtils qu'om non la pot yczer, 

10 6 corr tan tost que res noil pot fugir, 
e fer tan dreg que res noil pot gandir, 
ab dart d'acier, don feí colp de plazer, 
on non ten pro ausbercs fortz ni espes, 
8Ì lansa dreit, e pois trai demanes 

usaietas d'aur ab son arc estezat, 
poÌB lans' un dart de plom gent afìlat. 

Corona d'aur porta per son dever, 
e no ye re; mas lai on yoI ferir 
no faiU nuill temps, tan gen se'n sap aizir ; 

20 6 Yola leu, e fai si mout temer, 
e naÌB d'azaut que 8*68 ab joi empres, 
6 quan fai mal, sembla que aia bes, 
6 Yiu de gaug e's defen e'a combat, 
e noi garda paratge ni rictat. 

26 En 8on palais, on ela vai jazer, 
a cinc portals, e quiia dos pot obrir 



1 A leis Da. CERR^] celeis Ap. 01, de 
lei8 Aa, cella D, bella J. 8 niV^a. AOB^a] 
e Ba.Ap. CDEIR: 24 Mas Ap.E. 



leu paaaais trea, maa no*n pot leu partir, 
et ab gaug yìu cel quM pot remaner; 
e poiai hom per quatre gras mout les, 
mas noi intra yilans ni mal apres, 
c'ab los fals son el barri albergat 5 

que ten del mon plua de I'una meitat. 

Fors al peiro, on ela's yai sezer, 
a un taulier tal co'us sai devezir, 
que ncgus hom noi sap nuill joc legir ; 
las fìguras noi trop a aon Yoler lo 

et ai mil poinz, maa gart que noi ades 
hom malazautz, de lait jogar mespres, 
quar li point son de yeire trasgitat, 
e qui'n fraing un, pert son joc enyidat. 

Aitan quan mars ni terra pot tener i5 
ni Boleils par, se fai a totz servir; 
los us fui ric8 eÌB autres fai languir, 
Io8 U8 ten baa eia autrea fai yaler, 
poÌ8 eatrai leu ao que gent a promea; 
6 yai nuda, mas quan d'un pauc d'orfres 20 
que porta ceing; e tuit aei parentat 
naÌ88on d'un foc de que aon aaaemblat. 

AI aegon tertz taÌDg franquez' e merces, 
ei aobeiraa ea de tan gran rictat 
que aobrei cel eiaaauaaa aon regnat. 25 

A Monpealier, a'n Quillem lo marquea 
t'en yai, chanao; fai I'auzir de bon grat 
qu'en lui a pretz e valor e rictat 

9 no'i] no Ba.Da.Ap. Mss. 10 voler Ap. 
CERB*\ plazer Ba.Da. AÙIOa. 



185 



lUCHAHT DE BERBEZILH. 



18G 



RICHART DE BERBEZILH. 

Mb. du Vaiicain 6232, /ol. 165', Stu^ di filologia romanta III, 513 (A); Mss. de Pariê, /r. 1592, 
Mahn, GediMe der Troubadours 34 (B), fr. 854, /oL 88' (I), fr, 12474, foì. 100' (M) , fr, 
2254.1, fol. 00'^ (R); Ma. du Vaticain 3208, Atti delia r. Aeendemia dei Lincei 188G II, 17 8. (O); 
Mb. de Ui ÌAiurentieimc, VI. XIJ 43, fol. 10.')'*, Archiv f. d. Stud. d. neueren Spr. XXXV, 435 
(U); Ms. de Paris, fr. 844, fol. 195^, Romania XXII, 308 (ÌV), — Diez, Leben und Werke 

der Troubadours, 2* éd., Leipzig 1882, p. 429. 



Atressi oum lo leos 
que es taut fers quan s^irais 
de 80D leouel, quan nais 
mortz 808 alen e 808 vida, 

5 et ab 8a votz quau rescrida 

lo fai roYÌur* et anar, 
atresBÌ pot de mi far 
ma bona domn* et amor8 
o*m garir de ma8 dolors. 

10 Totas las gaia8 sazos 

yenoD, et abrils e mais: 
ben degra yenir oimais 
la mia bon' e8carida; 
trop 8*08 amor8 ondormida 

15 que'm donet poder d'amar 

ses ardimen de preiar. 
Ai, quanta8 bonas honors 
m'a tout temens* e paors! 
Ric8 fora lo guizardos 

so e mout fi8 e mout yerais; 

per que m'abeliis lo faÌ8, 
8Ì sa merces no m*obIida. 
AÌ88Ì cum de nau perida, 
don res non pot escampar 

S6 mas per forsa de nadar. 



1 Aisi U. AvBcmciit W. 2 qiics fai t. M. tan 
ricx A*. e t4in iays OH \V. 3 quc sos lconctz 7^. 5 
Mnis W. entro qa s. v. 1. 3f, tio a. b. v. quel 0, 
tro pucys b. v. 1. H, (5 el MR. Borçcr OM. 
amar /W. sanar H. 7 eBniîïit W. 8 douce 
dosnc W. 9 E g. Ba,ABIM. g. mc 0. g. maa greus 
R, ma gren d. U. man gran d. W. le reste manque 
W. 10 troisifme sirophe OMR. autras OM, 
11 cn ahril %ÍU. ct cn m. U. 12 Doncx A*. 
l:i hcn O. 14 adunnida 7^/. 15 dona OH. 17 a 
/. c maiitas bcllas (vetz las) li. OMU. 18 man 
OMH. 19 denxìhììe git'ophe OMK. moiit cs bos 
OM, bcn cs ricx H. 2<) c. lis e v. H, e dous 
e cars e v. OM.^ ben e v. OM. tan f e tan u. 
U. 21 mas tan plazen son (s. pl.) 1i fais 
MR. 22 si sol ^. ma m. A, non AD. pcr qes 
sa ualors complida OM. 23 Caysi OH. la naus 
OM. 24 Qe OMU. hom R. noi M, nom U. 
25 tro R. csfois OMHU. 



atressi for* eu ressors, 
domn', ab un pauc de socors. 

Marrit mi ten e joios, 
soven chan, soyen mMrais, 
8oyen magrisc et engrais, 6 

c'aÌ88Ì 8*08 en mi partida 
amors joioz' e marrida; 
ab rire et ab jogar, 
ab consir et ab pensar 
mostra sas ricas yalors lo 

a mi entreis ris eis plors. 

Totas Ia8 bellas faissos 
del mon son en yos, e mais, 
domna, c'anc bes noi sofraìs, 
de totas yalors complida. 15 

Si fossetz d*amar ardida, 
ren no'i pogr* om meillurar: 
ab tot 80 etz yos ses par, 
e murs e castels e tors 
d^onor, e de beutat flors. to 

Domna, Deua vob sal eus gar, 

c'om ren non pot meillurar 

en yostras finas lauzors; 

mas per yos m*auci amors. 

1 Eissament U. aisim fora R. forien 0. 3 
cinquièine sirophe MR, Irat MR. Prat O, men 
tenc /?. 4 Leu mapac R. chan] car AB. e 
souen U. men lais OM. 5 8 tost (tosc) ma- 
grczisc lcu (e 1.) eOHM. 6 Aissi OMR. Aissi 
cs A. de mi 7^ 7 a. e ioios U. 8 Cab /. Ab 
consir et ab pcnsar li^ Qe abrir e a plorar U. 
plorar OMH. 9 ab r. et ab j. B, ab plagner 
ct ab p. Oy ab plazcr et ab pcnsar M^ et ab 
temer de preiar H. 10 Aissim m. s. dolors 
OMR, mostran B. 1 1 £ /. dentrels B. Amors 
OM. entre ris e plors OMU. em met en rire 
et cn p. A*. 12 qiuitrihne strophe MHU^ »wfi- 
que 0. 13 c nuinque U. 14 quautrc nous M^ 
canc rcs non 7^ on anc b. non U. 15 tota 
valor MH. 17 iios lM)gra U. CBinciidar H. 18 
cab U. aisso cst scs MH^ tot co es uos U. 19 
Forsa Af, dona H. 20 Damar M. 21-24 man' 
quent HU. Marma e mon cor mais nom par OM. 
Veg inz en mon cor estar 0. 22 non pot ren A. 
noi I. 28 uostra fìna lausor /. Qe sia nul 
autra ricos 0, 24 mais en muei per vostramor /, 
nom tengra ni mur ni tors O. 



187 



Xm- SIÈCLE. 



188 



GTJI DE D^UISSML. 

M89, de Pari8,fr, 856, /ol 218* (C), fi\ 22543, fol, 91' (R), — me», Leben und Werke der 

Trobadaurs, 2* éd., Leipzig 1882, p, 435. St. p, 18, 28. 



L'autre jorn cost* una yia 
auzi oantar un pastor 
una oanson que dizia: 
'^Mort m'an semblan traidor/' 

6 E quant el yì qu*eu venia, 

salh en pes per far m'onor 
e ditz: ''Deus sal mo senhor, 
qu'er ai trobat ses bauzia 
leiai amic oelador 

10 a cui m*au8 clamar d*amor.*' 

E quant eu yi qu*el yolia 
far de 8*amia damor, 
eu li dÌ8, an8 que plu8 dia, 
que 8ofr* en patz sa dolor, 

15 qu*eu Pam e ge8 no volria 

feze8 de 8on mal peior 
per dig de lauzenjador. 
Qui ben ama, ben ca^tia, 
e qui conorta folor, 

ao Yol qu'om la fa88a maior. 

E*l pastre que'l mal 8entia 
tornet 8on cantar en plor 
e ditz: ''Mout ai gran feunia, 
quar yo8 aug castiador, 

26 Y08 que díg ayetz manh dia 

mal de domna8 e d*amor. 
Per <}u*eu 8ui en gran error; 
ar 8ai que Yer ditz Maria, 
quant ilh dÌ8 que cantador 

80 8on leugier e camjador.** 

1 Lantrier dejust R, 5 e1 me yi quieu R, 
em C. 7 dicis Ji. 8 falBÌa li. 11 leu 
cant anzi qne R. 13 Li dis enans quieu pos 
R. 16 Bon dan R. 17 ditz ^. 24 Qnens fas- 
sats R, 21 So don soi R, 28 E R. Marìa 
t. e, Maria de Ventadom. 29 yel C. Can digz R. 



''Er aujatz tan gran feunia,** 
fi m*6u, 'M*aquc8t parlador, 
que quant eui mostrei la YÌa 
d'e88or franc e 8ofridor, 
m*apelet de leujaria! 6 

Ma8 eu 8ai 8ufrir aor 
tan que, quan prenc dezonor, 
díc que 8erYÌt o aYÌa 
et apelli'm peccador 
on totz lo peccatz 08 lor.** lo 

Ab tan yì Yenir 8'amia 
lo pastre, de colhir flor; 
e Yiratz li tota Yia 
camjar paraul' e color. 
'^BelIa, 8Ì anc jorn fo8 mia i6 

868 par d'autre preiador, 
er no*U8 quier autra ricor; 
mas del tort qu'eu yo8 aYÌa 
par Yoncuda, e d'ainor, 
tro que la'm fa88atz maior." to 

Ela re8pon al pastor 
qu'el' 68 sa leiala amia, 
6 feiral'h semblan d'amor 
8Ì no li fo8 per paor. 

Et eu qu'era 8ol8 ab lor, u 

quan Yi qu'enoi lor fazia, 
IaÌ88ei leis a I'amador: 
parti'm d'eb e tinc alhor. 



2 daquels parladors R. 4 serYÌdor R. 5/6 
tnanquent R. \ì apclani R. 10 ('an î^ 12 
pastor C. lô sanc j. f. mamìa R. 17 Car R. 
19 Patz R. e manque R. Leversestcorrompu. 20 
Des R. 21 respos R. 23 fora R. 24 si no 11 fazia 
paor R. 25-28 manquent R. 



180 



PEIUE CAllDBNAL. 



190 



PEIRE CARDENAL. 

I. M88. de Pari8, /r. 856, fol. 275* (C), fr. 854, fol. 171^ (I), fr. 12474, fol 218* (M). II. /r. 
S.'ýfí, fol. 28(i* (C), fr. 854, fol IfíO^ (1), fr. 2254.% fol. 08^ (R.). III. /r. 85fí, fol. 273* (C), fr. 
854, fol. 170* (1), fi\ 22543, foL 72* (k). IV Ms^.: lKin\ Appel, iyovenzalÌ8clu Chretto- 
maíhie, p. 162 (Ap.). — Die», Leben und Werke der Troubadour8, 2* éd., Leipzig 1882, p. 359 88. 

Grdr. § 25, p. 33 et § 32, p. 47. St. p. 22 et 45. 



I. 

Quí ye graD maleza faíre 

de mal dír no se deu taire; 

per qu'eu yolh dir e retraire 
5 que ric8 hom dezeretaire 

es piegor quo autre laire 

e fai diablia 

peior que negus raubaire, 

e plu8 tart si castia. 
10 Rics hom, quan yai per carreira, 

el a una companheira, 

Malye8tat, que yai primeira 

e meiana e derreira; 

e gran8 Cobeitatz enteira 
15 li fai companhia; 

e Tortz porta la 8enheira 

et Orgolh8 la guia. 

Ric8 hom mals, quan yai en plassa, 

que cuíatz yos que lai fassaP 
20 Quant autr' om ri e solassá, 

a Tun mou plag, Tautre cassa, 

Tuu maldi, Tautre meuassa 

e Tautr' afolia; 

e no fai joi ni abrassa 
25 8Ì com far deuria. 

Rics hom, quan fai sas calendas 

e sas cortz e sas beyendas, 

dc toutafl e de rozendas 

fai 808 do8 e 8a8 esmendas, 
30 808 Ium8 e 8a8 oíferendas, 

e de raubaria; 



et en guerras met 8a8 rendas 
et en plaidezia. 

Ric8 hom mals, quan yol far festa, 
auiatz con8Ì fai 8a questa: 
tan bat la gent et entesta § 

tro quo deniers non lor rosta, 
que no*i cal yenir tempesta 
ni lam ni moria; 
poÌ8 fai cara mout honesta, 
qui no*I conoÌ88Ìa. lo 

Un pauc ai dig de la gesta 
que dire voìia; 

ma8 tan gran8 ma88a*n i resta 
que fort pauc embria. 

n. ,8 

Tartara88a ni voutor 
no sent plu8 leu carn puden 
com clerc e prezicador 
8enton ont es lo manen: 
mantenen son 8ei privat, so 

e quan malautiai bat, 
fan li far donatio 
tal quei paren no i an pro. 

Frances e clerc an lauzor 
dc mal, car bon lor en pren; 25 

e renovier e trachor 
an tot lo 8egr eÌ88amen; 
qu'ab mentir et ab barat 
an 8Ì tot lo mon torbat 



3 si /, sen C. traire C. 4 manque C. 6 p. 
qae negus raabaire I, et à la marge es pieger 
q aatre laire. 11 Mena ana M. 15 manque 
CI. 16 En CI. 17 e granz M. I ajoute quar 
no sec 1a drcita via. 19 aos cuiatz C. ql /. 
23 alaatre follia M. enfulia I. 24 Qe noì f. 
gaag ni enbrassa M. 2ô si cO hom far solia 
M. 28 mangue I. 29 far /. dieus C. 30 e 
sos-afrendas M. offrendas /, qui ajoute eo bens 
e sas preaendas. 



1 e de g. grai sas /. 2 gran plaidia M. 
De clardessia /. 3 Mals rics hom /. 4 si 
com /. 5 sa Af. 6 manque CI. 8 fam /, 
lainh Af. 9 fai festa /. for h. M. 10 qi be 
nol M. 12 qu /. 13 res mais ni M. 14 qe 
fort petit M. 

17 tan leu R. 18 qae /. 19 hom manen 
R. 20 manemen /. 22 fran 1i var no aisso /. 
23 no tí 24 E fr. /. 26 del / 29 trobat /. 



191 



Xra« SIÈCLE. 



192 



que no*i a religio 

que DO sapcha sa leisso. 
Saps qu'endeyen la ricor 

de oels que Tan malamen? 
6 Yenra un fort raubador 

que non lor laissara ren, 

80 es la mortz queis abat, 

qu*ab quatr' aunas de filat 

Io8 tramet on tal maizo 
10 ont atrobon de mal pro. 

Hom, per que fa8 tal folor 

que passes lo mandamen 

de Deu quez es ton senhor 

e t'a format de nienP 
16 ... ten e1 mercat 

cel quez ab Deu si combat, 

qu'el n'aura tal guizardo 

cum ac Judafl lo felo. 

Deu8 yerais, plens de doussor, 
to Senher, 8Ìa8 no8 guiren, 

gardatz d'enfernal dolor 

peccador8, e de turmen; 

e 8olYCtz Io8 del peccat 

en que 8on pre8 e liat, 
15 e faitz lor verai perdo 

ab yera confe^sio. 

III. 

Ar mi po8C eu lauzar d'amor, 
que no'm tol manjar ni dormir, 

80 ni'n 8ent froidura ni calor, 
ni no'n badalh ni no*n 808pir 
ni*n yauc de noit a ratge, 
ni*n 8ui conques ni*n 8ui cochatz, 
ni*n 8ui doIen8 ni*n sui iratz, 

85 ni non logui mes^atgo 

ni'n 8ui trahitz ni enganatz, 

que partitz m*en 8ui ab mo8 datz. 



2 sapcha de mal pro R. 8 dun f. R. 9 lo 
/. 10 on trobaran R. lô La troja Ba. Trueia CR. 
Lantreia /. ren /. 16 a /. 21 guarda C, 22 nos p. 
7. 23 solue C. de R, 24 manqut /. 2ô lo /. 

29 no perc R. 32 ni / 38 ni-ni R, niin- 
nim /. liatz R, 84 nim-nim /. 36 nim /. tra- 
litz C. 87 qll R, al mieus /. 



Autre plazor n*ai eu melhor, 
que non trahisc ni fauc trahir, 
ni*u iom tracheiritz ni trachor, 
ni brau giIo8 que m*en azir, 
ni'n fauc fol yas^alatge*, 5 

ni*n 8ui feritz ni derrocatz 
ni no*n sui pres ni*n sui raubatz, 
ni non fauc lonc badatge, 
ui dic qu*ou 8ui d'amor forsatz, 
ni dic que mos cors m'es emblatz, lo 

Ni dic qu'eu mor per la gensor, 
ni dic que*I bela*m fai languir, 
ni non la prec ni non Tazor, 
ni la deman ni la dezir, 
ni ,no*1 fauc homenatge, 15 

ni no'I m*autrei ni*I mi sui datz, 
ni no sui seus endomenjatz, 
ni a mon cor en guatge, 
ni sui 808 pres ni sos liatz, 
ans dic qu'eu li sui escapatz. so 

MaÌ8 deu hom amar yensedor, 
no fai yencut, qui'I yer yol dir; 
quar lo yencons porta la flor, 
0*1 yoncut yai hom sebelir; 
e qui yens son coratge «5 

de las desleials yoluntatz, 
don mou lo faitz desmezuratz 
e li autre outratge, 
d'aquel yencer os plus honratz 
que si yencia cent ciutatz. so 

Pauc protz prim proc do proiador; 
can cre qu*el cuia conyertir, 
yir yas yil yoler sa yalor, 
don dreitz deu dar dan al partir; 
si sec son sen salyatge, 85 

leu I'es lo larcs laus lag lonhatz; 
plus pretz lauzables que lauzatz; 
trop ten estreg ostatge 

1 maior C. 2 trazisc C, trasse R. nim R. 
trazir C. 3 ni R. tent I. tracheris /, trairis 
R. 5 ni /. 6 nyn d. C. desroquatz /. 7 tnan- 
que CI. 21 lauzar R. 22 nol fal R. 23 qnel 
vcnsen nc p. R. 24 uensc s. /. 27 don yeissol 
fag ^. 28 e ab a. I, et ab Ta. C. 29 d' man- 
que R. 30 c. armatz R. 31 prec fìn prec R. 
32 q. cuy quicr c. R. 33 nis ues uil C, 3(> 
lÌB C. le leu larc /. layz C. leu vey falhir larc 
saui lag R. 37 pos /. ques R. 38 hostatge C. 



193 



PEIRE CARDENAL. 



194 



dreítz drutz del dart d^amor nafratz: 
per pluB pretz plus pretz es compratz. 

No Yolh voler volatge, 
que'm yoIy e*m YÌr YÌls voluntatz, 
6 mas lai on mos yoIs es Yolatz. 

IV. 

Una ciutatz fo, no sai cals, 

on cazet una ploia tals 

que tuit home de la ciutat, 
10 que toquet, foron forsenat. 

Tug dc88cnero, ma8 sol U8; 

aquel en escapet 808 plu8, 

que era din8 una maizo 

e dormia, quant aÌ88o fo. 
16 Aquel lcYet, quant ac dormit 

e fo se de ploure giquit, 

e Ycnc foras entre la8 gens. 

E tug feiron de88enamen8 : 

ru8 a roquet, Tautre fo nu8, 
fo e raûtre escupi ycs 8U8; 

Tus traÌ8 peira, l'autre astella, 

Tautre e^quintet 8a gonella, 

ru8 feri e Tautre enpeÌ8, 

e l'autre cuget e88er reÌ8 
25 tcnc 80 ricamen pcls ilnnc^, 

e Tautre 8autet per los baucs; 

Tus moua88ct, rautre maldÌ8, 

Tautre ploret e lautre ris, 

rautre parlet e non saup que, 
80 Tautre fes metoa8(P) de 8e. 

Et aquel qu*aYÌa 8on 8en 

meraYÌlhet 8e mout fortmen, 

1 dcls drtitz R. 2 pcr pl. prcs qaon hom 
(com) acompratz fcompraz) C/. Pas paac pres 
pas prctz 68 c. R. 4 qae /. qai aol cA air 
uiclh R. 5 uiratz R. 

9 lome Ap./K. 10 tochct /. dessenat RT, 
11 lcuat U8 R. 12 ne R, n Av./K. c non plu8 
Ap./K. 18 en i?. 14 on T, q R, aco i?. 16 
8e fo A*. 18 On R. feirn K. 19 Tus arroquet 
lìii./K'ì\ ru8 ac roquet? i4p. lus fo ue8ti8 e 
lautre nn8 ^. 20 escorpi (-it K) /K. Lautre- 
scnqi Uiis lo ccl 8U8 R. 21 Uutre p. R. i>cira8 
Ap./Kj pcira c A*. astclas A\ 22 C8qui8sct sa8 
gonelas R. 28-24 manquent R. e l'us ferit Va. 
BaJK. en peis Ba. 24 cuges /K. 25 lautres 
tenc r. R. î^ c manque R. 28 iuret Ap.iK. 
29 sap Ap.lKR. 30 meinas /K. 82 mout man' 
que R. 

BARTRCII, ChrcMitoiiMilhl» prov»nçiil(«. 



e Yi ben que de88enat 8on, 
e garda aYal et amon 
8Ì negun 8aYÌ nM Ycira, 
e negun 8aYÌ non i a. 
Gran8 meraYÌlha8 ac de lor, s 

ma8 mout Tan ilh de lui maior, 
quei Yezon e8tar 8aYÌamen; 
cuidon c'aia perdut son 8en, 
car 80 quMlh fan noih Yczon faire; 
a ca8cun de lor ea Yciaire lo 

que ilh 8on saYÌ e 8enat, 
ma8 lui tenon per de^aenat. 
Quii fer en gauta, qui en col, 
el non pot mudar no'8 degol; 
l'u8 renpenh e Tautre lo bota, ti 

el cuia eÌ88Ìr de la rota; 
ru8 Te^quinta, raufre l'atrai, 
el pren colp8 e lcYa e chai. 
Cazen lcYan, a grans gambautz, 
8'en fug a 8a maizo de sautz, to 

fango8 e batutz e meg mortz, 
et ac gaug car lor fon eatortz. 
Cist faulà 08 az aquest mon 
8emblan8, et als homea quei son: 
aqueat 8egIo8 e8 la ciutatz n 

quez 68 totz ple8 de forsenatz: 
quei maier 8en8 c^om pot aYcr 
8Ì 08 amar Deu e temer 
e gardar 808 comandamens: 
ma8 ar es perdutz aquel 8en8. 
La ploia sai 08 cazeguda. 



1 e uet /K. dessenatx R. 2 e ffardaaal e 
gardamon R. H-4 manquent T. 1 y. Ba.R. 
no i Ap.T. 4 neni ha IK. e. nalh aatre noy 
aezia R. n e ac merauilha de I. R. 6 lan 
els R, lasaill /K. 7 que Ba.T. quar el esta 
8. R. suaumen Ap./K T. 8 cuidon, iUisible R, cana 
/, cuian Ap.K. pedut 1. 9-12 manquent ^. 11 e 
ben scnat T. 14 nos p. R, nis /. 15 e manquê 
/K. li trai 1o T. 16 ensir K 17. 18 maH- 
quent R. 19 a fnanque T. sabautz /Ky cscallanz 
T, gabauU Ba. 20 Pugit 7^. de] a R. 21 f. 
1). c dimicz la T. 22 can RT. 2H AqucsU 
f. C8 el m. R, aqnist fama es per 1o m. T. 
fabla /K. 24 semblan Ba./KR. et als] ad R, 
es al /. et a tug silh /K. 25 aquilh /, aquesti 
R. caquest T 1i 7*. 26 dessenatz RT. 27 maior 
K. 28 8i manque /K. dieu fort e /K. 29-196, 
8 manquent R, 81 gazeguda K. 

7 



195 



Xm- SIÈCLE. 



196 



cobeitatz, e si es venguda 
U8 orgolhs et una maleza 
que tota la gen a perpreza; 
e 8i Deu8 n*a alcun gardat, 
Tautre'l tenon per dea^enat 
e menon lo de trop en bilh, 
car non e8 del scn que 8on ilh, 



quei 8en8 de Deu lor pur folia. 
E ramics de Deu, on que 8Ìa, 
conois que de^senat 8on tut, 
car lo 8en de Deu an perdut; 
et ilh an lui per de88enat, 
car lo sen del mon a IaÌ88at. 



DAUDE DE PRADA8, LI AUZEL CA8SAD0R. 

Ms. de la UhliotUque Barherini à Home 2777, fol 33*, éU'' ei 52^, C/. Monaci, Lo ronians dels 
auzels caBsaáors, Studj di fihlogia romanza V, 85—80, 90—92, 171-174,187 8. (Mo..) W. Koeh, 
Beitràge zur Texthritih der AuzeU Caasadors, MUnster 1897, p. 39—42 et 57— 58, — Grdr. § 34, 

p. 32. St. p. 12. 



Gora e consi trag' om ausel de ni. 

OimaÌ8 deu Iiom dire con8Ì 

10 e coras lo trag' om de ni: 

aprop nou jorn8 que 8eran nat; 
car adonc8 son alques fermat 
et an de for8a lor cap pre8 
que Ia8 planeta8 hi an me8. 

15 Lo matinet ab la frescor, 
can 8on deju e 868 calor, 
ab maa nuda8 los deu hom penre, 
tot 8uau e gen, car 8on tenre, 
e deu gardar ben autre88Ì 

20 que'ill paire no aion prop d'aqui; 
car tals nM a, son tan e^quiu 
que poÌ8 no tornon a cel niu. 
Li falco gran batailla rendon 
a cel8 que lor auzelo8 prendon. 

25 En rams foillatz fassa portar 
caacuns per 8Ì, ab gent anar, 
e porteia hom en un pauc deac, 
e desobre 8Ìon li ram frc8c, 
e per dedina aion folrat 

80 ab peU de lebre o de cat 

d'autra calque pel moleta, 

1 ana c. es T. 2 qae o. e granz m. T. 3 
gens K. 4 alcans K. onrat ^, ^adat T. ô 
Aatrìl A*, laatra /K. deszisnat /K. 6 de tom 
/?, en to|i T. 7 es manque T. son ^. 

9 Hueimais. 11 jorn. 12 adoncx. 18 aan. 
lar etc. 14 lii aiins. 17 1o 22 pncis. scl ctc. 
24 lor auBols lor prcndou Ba. 2b ramps. fan. 
fasB* aportar Ba. 29 per manque. fulratz: catz. 
31 moneta. 



qu'en l'anar nois nafre yergueta. 
Cant a maizo ea hom tornatz, 
de gent pauzar aia membratz: 
frevol 8on, no*8 podon aufrir, lo 

maizo lor coye a bastir . . . 
que hom apella per 80 fermal 
Ê tot per 80 que meilla hi crcaca 
motai hom jouc e foilla fre8ca. 

15 

Coiisi deu hom tener l'ansel oan l*a gitat 
de gabia et enaenhar d'esaer privat. 

AÌ88eIIa noit com l'aura pres, 
pos que li get li aeran mes, 
gran pesa lo deu hom tener. to 

Mas poÌ8 lo deu hom far aezer 
eu tal perga que 8*au crotlan; 
car adoncas non a talan 
de moure; ans cuida cazer, 
et csforsa's de meilla tener. 25 

Abans de jorn deu hom leyar 
per 8on auzcl a rcgardar, 
e tenga Tom tro al mati 
abans qu'en la perga torn 8Ì. 
Et entretan c*om lo tenra, 8o 

la man senestra crotlara 
ei man deatra meneill denan 



1 sen RT. per K. 2 lamic R. 5 an] ab T. 
llh tenon R. 6 nn IIk. 

7 nul iia.Mit. 8 tornat. 1 1 La lacune n'entpas 
indiquée. 14 fueilla. 17 priuan. IHnueitete. 26 
auans. aregardar Mo. 29 si manque. 32 e la. 



197 



DAUDE DE PRADAS. 



198 



per 80 que s'an adomesjaD; 
ab un basionet bel e pla 
adop las penas, s'ops li a. 
PoÌ8 que 8*íra nprivadau, 

5 hom li niostre 1a carn deuan. 
E 8*el hi Yol lo pe C8tendre, 
hom non Io*i deu per re defendre, 
mas laÌBse la'ill, e mange la 
a 8on plazer 8obre la ma. 

10 E qui vol aver son auzel, 
gart 8Ì be que ja no Tapel 
ni TcBcrit nii fa88a vcnir, 
entro que I'auze ben gequir 
tot 8oI, tant VaV aprivadat. 

15 Car molt I'aura to8t adobat. 
PoÌ8 er privatz e faitz maniers, 
mas ges . . . can Ta mesticrs. 
Que ges, pcr coita d*auzelar, 
noi fassa trop pcr temps volar. 

20 Car aital us coma pcnra 
de premier, aital lo tenra. 
Per 80 fail gardar del malvetz; 
mas tota la premeira vetz 
que nuill auzel penra per 8e, 

25 laisse loill, e pcr nuilla re 
uo veuga vcs lui trop correu, 
mas tot 8uau e belamen 
s'an apropchan e senes brui; 
car 8Ì trop bruen cor ve8 lui, 

8(1 malvezar Ta d'esser ratier. 
Âissi deu far lo jorn premier: 
a son talan deu manjar pro, 
c*aÌ88Ì Ta hom privat e bo. 
Tot aquel jorn e Tcndcma 

35 non penra plus; mas can venra 
dreit al tcrs jorn, scguramen 
pot auzelar a son talen, 
e poÌ8 tot jorn si com volra, 
aitan com sas bcn estara. 



Gant anxels a febre 

Si vostr' auzel febre destrenh, 
ges d^cBser malautes no's fenh, 
ans es malautes per daveras; 
et auíatz las ensenhas veras 
per que o conoisseretz leu: 
lo cap te bas et er fort greu 
que un pauc no Taia enflat; 
sa pluma li trembla eill bat, 
e 8i noca si te tot dreg, 
ben fai parer que aia freg. 
E Io8 oills te claus per dormir, 
80 que pren, non pot degerir; 
az oras gieta so que manja, 
qu*en la gorga res no s'estanoa. 
Un jorn manja coitozamen, 
autre non vol manjar nien; 
un jorn tot a sa gorga te 
que non espenh neguna re. 
Magrcs si te et afamatz 
e tot jorn estai esmagatz. 
Can vostr' auzel veiretz aital, 
sapchaz que febres li fai mal. 
Per febre lo sol hom sancnar: 
mas hom qui be non o sap far 
uo s'en deu per re entremetre, 
que ades li poiria metre 
en nervill flecme o en vena, 
queill seria poissas grans pena. 
Pero qui sancnar Ten volia, 
la camba dreitai liaria 
ben estreg ab una correia; 
e ben cove fort clar hi veia, 
car las vcnas son tant sotils 
coma seria uns prims flls. 
Per mei de la camba d'avan 
a una veneta plus gran 
que las autras venas non so 
c^adoncas paron de viro; 
per mal de febre trenca's ill, 
c*aÌ88Ì gueris d'aquel perill. 



10 



15 



fO 



26 



80 



85 



40 



8 lai8c. 14 aia pr. Ba. Ifì maners. 17 add. 
Yolan? Mo, Mange sa carn can etc. Anâresen, 
^otnanische Forschungen /, 452. 20 com apenra 
Ba. 22 fai a gardar. 23premicra. 24 nutlls anzclB 
Ba, 81 aÌBÌ deu bom far. iìS caisi etc. 



1 auzel. 6 conoiseretz. 10 nocas te. 12hueill8. 
15 que re en 1a gorga. 18 tota sa g. Afo. 25 hom 
manque. Mas q. be non o sanpra f. Koch, 27 
cades H parria; p. - ê. c^ades ben ^fo. 29 ffran. 
32coreia. 'ò\)c'manque. 40tr.cill^a.,tr.8ÌUlf«. 



199 



XIII* SIÈCLE. 



200 



Desotz el pc un* aiitra u*a 

que per batíge's trencara. 

E dereires sobrei talo 

n'a un' autra, que'ill fai gran pro 

6 oant hom per gota sanc Pen trai. 
Pero contra febre*u8 dirai| 
per 80 que 8ancnar noi yo8 cailla, 
metzina que non aura failla. 
Del 8UC de rarsemizaill datz, 

10 et aqui ia carn li moillatz. 
Autra I'en faretz eÌ88amen 
que trobaretz bona e yalen. 
D'un* erba que a nom lentilla, 
qu'en aiga naÌ8 per merayilla 

15 et e8tai per tot Tan yerdeta 
et 08 pauca e redondeta, 
polyera'n faitz, e mange ne 
yo8tr' auzel8, e garÌ8 lo be. 
E quii banha en aquel bro 

20 on grua cueia, 08 li fort bo. 

Gant ausiilB a mal de rof. 

Oar uns mald 8oI uu autr* adurc, 
can non es qui premier cn cure. 
Apre8 febre8 8oIon ayer 

t5 auzel gran8 mals per noncaler. 
Rof e te8ga 8on li peior, 
car per rof 8ofron tal dolor 
el cap, quei cap e I*oiII lor enflon 
tan fort c'apena8 poÌ8 dezenflon, 

80 e 8oyen fora de la testa 

lor getaÌ8 oiIU for8 de la te8ta. 
La raitz del rafe penretz, 
tre8 petitaa ne triaretz, 
e d'estafizagra tre8 gras, 

85 de pebre doa entier8 e 8a8, 
e de girofle tre8 cIayeÌ8, 
de ginebre que 8Ìa bela 
tot lo pezan de do8 denier8, 
de 8erbe trenta graa entiera. 

40 AÌ880 tot en8emp8 tru8aretz, 
et en aprop vo8 hi metretz 

6 fobrcs. 18 auzel. 21 anzcl. rcf BaMs, 22 
aduire. 25 auzels. 2tí rcf tìaMit. 21 ref. Ba, 
Ms, Buefron. 28 els hueills Inr. 30 e manque. 84 
d'estalizagra Ba. 38 tot man^ue. 



aitan do auin d'uiiu troia 
que de porsel fo plena e yoia; 
de tot I'ab 8Ì po8ca defendre. 
Cant I'aure8 fait en I'ola fendre, 
en aquel 8ain buillira 
tot eii8emp8, e tant cozera 
ab un pauc d'aiga 8oIamen 
que 8'i metra premeiramen, 
que Ia8 raitz amenuzÌ8Con 
e que tota8 enyaneziscon. 
Cant er coit, ana que 8Ìa freg, 
colatz per un drap e^treg, 
et en aprop conseill que'a meta 
en uoa boÌ88a bella o nota. 
Lo premier jorn ne donarctz 
aitan can leyar ne poiretz 
ab la poncheta d'un coutel 
8U8 en la carn a yostr' auzel. 
£ I'endema doa8 pinholetaa, 
que 8Ìon doaa fayaa gro88eta8, 
I'en donaretz, e poÌ8 quec jorn 
donatz I'on tre8, tro que 8a8 torn. 



10 



16 



so 



Segon 80 c'ayia prome8, 
mo8 romaa del tot complitz 08. 20 

Pero, 8Ì negun n'i ayia 
maÌ8 ne ^aubea e meill8 dizia, 
ja no*8 pen8e que m'enoge^ 
ni mal d'enveia I'en portes. 
Maa tal8 n'i a que*8 fan parlier ao 
e no yolon ayer me^tier 
ma8 de maldire e de bla^mar 
80 que no 8abon eamendar, 
ni non entendon neÌ8 que 8*e8. 
E 80 aye de ne8Ìe8, 85 

car beu 08 nesi^ yeramen 
qui bla8ma 80 que non enten. 
E qui faill per tal no8aben8a 
ge8 non ea quitÌ8 de faiilenaa; 
car nuill8 hom no fai maior pecca 40 
de cel que per nonsaber pecca; 
ei proyerbis consent hi be 

1 dc trnia. 2 vnoia. 3 pncsca. 4 fondro 
ô et cn. tí cant BuMiê, 11 cueit. 12 un ^nanque. 
14 boisa. 18 ausel. 19. 20 d corr. dos? 25 
romans. 29 Nel Ba. 30 tal. 41 sel etc 



201 



CHAN80N DE LA CROISADE ALB1GE0I8E. 



202 



10 



15 



to 



que ditz aissi: 'Ter qui non ye.** 
Car cec8 e pecs an tal maneira 
que negus non garda on feira; 
que col qu^cs cecs no yo defor 
e cel qu^es pecs no ve de cor; 
et a n'i pro d'aitals cecs pecs 
outracuiatz, trayers, bavecs, 
paire e fill de vilania, 
auripelat de parlaria, 
c*ade8 van metjan e megen 
e cuion esser maldizen, 
e ges no'i podon avenir 
c*adreitamen sapchont maldir. 
E lor maldigz non es neis mals, 
qu'en dreit posca esser digz tals, 
car en maldig a obs sabers, 
8Ìa*l maldigz o fals o vers, 
cnr mals digz, ses bcndig, no ferma, 
per 8Ì mezeÌB desvai e merma, 
e maldigz ditz adreitamen 



vens bendig dig nesiamen. 
Maldig beu dìg non tenc a mal, 
car maldigz bendig 80ven val, 
e per maldig, cant es cortcs, 
^'esmera e's meillura bes. 
Maldig ben dig deu hom prezar, 
car a ben auza contra^tar. 
Ja de bendig non er parier8 
maldigz, 8i non e8 prezentier8, 
e prezentiers non 8era ja 
BÌ queacom bendig no*i a, 
e cel no'i dira ja ben re 
que non enten autrui ni 8e. 
Ben es doncas mciu8 que non re8 
avol8 maldigz que mal digz 08. 
Per 80 no'm fan nuilla paor 
vezat, badoc maldizcdor: 
fat maldizon giet a mon dan 
et a gen corteza'in coman. 



10 



15 



CHAN80N DE LA CR018ADE ALB10E018E. 

lìisioire (ìe ta croisade eontre les h/rttiques AlhigeitiSy écrite m vers provençifux, puhliie par 
M. C. Faurief, Paris 18.37, p. 212—224, v. 2970—3139 (F). La ehatuan de la croisade cnrUre 
1e$ Alhigeois p. p, P. Meyer, Paris 1875179, I, 133 — 140 (M). Le passage choÌBÌ raconte la bataille 
de àíuret (1213). Cf. L. Kraack, Ueber die Éntstehung und die Dichter der Cftanson de la croiêode 

contre les Albigeois, Marburg 1884. Grdr. § 16, p, 16. St. p, 38. 



Li donzel van to8t díire al conselh 

principal 

qu*el8 fa88an deMurel issir l'ost comunal 

e que no*i trenquen plus ni bareira ni pal, 

masque'ls laisso lains estartotzdecabal, 

25 e que 8 en torn cascus als traps per son 

cabal, 
que'l bo8 reis lor o manda ab cor emperial ; 
qu*en 8imos i vindra avan de Vavespral, 
e vol lo lains pondre maÌ8 qu'en autre 

logal. 
E'ls baros, cant o auzo, cisson tuit comunal 



2 secx e pecx aun. 7 bavecx. 14 maldig. 
16 saber. 17 ver. 18 bon dig Koch. 20 
mal dig. 

21 cosselh FM. 27 avcsprar FM.\\l r'7^} 



e van 8*en per las tendas, caacus vasto 

8on fogal, 
e manjuio ne bevon, li pauc ei maioral. 
E cant agron manjat, viron per un costal 
lo comte de Montfort venir ab so senhal 
e mout d'autres Frances, que tuit son 

a caval. 
La ribeira resplan co si fosso cristal n 
dels elmes e dels brancs, qu'eu dig, per 

sant Marsal, 
ano eii tan pauca gout uo vis tan bon 

vassal. 
E intran a Murel per mei lo meroadal 

2 le 2^' dig manque. 3 soven] un ben. 6 
bendig Tobler] ben. 15 mals digz. 16 fal. 
'^21 manenjon FM. 24 motz. 25 crisUlh FM, 
26 qaieu etc, FM. 



203 



Xin« SIÈCLE. 



204 



e yan a las albergas com baroD natural 
e an pro atrobat pa e yi e carnal. 
E poÌB a l'endema, can Yiro lo jornal, 
lo bos reis d^Arago e tuit li seu capdal 
6 eÌBon a parlamcnt dofora en un pradal, 
e lo coras de Tholoza ei de Foíh atertal, 
e lo coms do Cumengc ab bon cor e leial 
e mout d*autre8 baros, e'n Ugs, lo senescal, 
o'Ib borzes de Toloza o tuit li mencBtral: 
10 ei reis parlet primers. 

Lo reis parlet primers, car el saup 

gent parlar. 
^^Senhors'*, so lor a dit, ''auiatz que'us 

Yulh monstrar. 
8imo8 08 lai Yengutz e no pot escapar. 
Maa pero eu yos Yulh d'aitant asabentar, 
isque la batalha er abans de raYoaprar. 
E V08 autrea 8Ìat8 adreit per capdelar 
e sapjatz loa grans colps e ferir e donar, 
que, 8Ì eran detz tans, aiia farera 

traBtornar/' 
E lo com8 do Toloza se pre8 a razonar: 
so '^8enher,reÌ8 d*Arago,8Ì*ni YoIotzoHCOutar, 
eu YO'n diirei mo sen ni que n'er bo 

per far. 
FasBam entorn laa tendas las barreiraa 

dreaaar, 
que nulh8 om a caYal dina non poaca 

intrar. 
15 E BÌ Ycnoiih FranccB, quc Yulhau aBautar, 
e noB ab las baloBtas les farem totz nafrar. 
Oant auran ios cabs Youtz, podem los 

encauBar 
e poirem los trastotz aisi doBbaratar." 
8o ditz Míquel deLuzia: ^'Jea aiso bo 

no*m par 

soque jai rois d*Arago fassa coBt maloBtar. 

£ 08 mout grana pecatz, car aYctz on estar, 

perYOBtraYolpilhia'uslaichatzdeBeretar." 

"Senhors," so ditz lo coms, ^'als non 

puBC acabar. 
Era BÌa co'ub Yulhatz, c'abanB de I*anoitar 

8 pnÌB FM. 8 mot dantri baro FM. 10. 
11 parle Mi.y parlè M, 11 sap FM. 12 qnons 
F. 17 K manque. 21 diiru Hu.M. 24 pncsca 
FM. 25 quens F. 2G. 27 los F. 31 mot FM. 
32 Yolpilhaas F. lanchatz Ms. 



YOÌrembocalBBÌradarriorBalcampIeYar." 
Ab tant cridan : *'Ad armas !" e Yan se 

tuit armar, 
entro bub a laa portas 8*en Yan esperonar 
8Ì quean losFraucoB trastotz faitsenBarrar. 
E per meia la porta Ynn laa lansaa gitar, 6 
BÌ quei d'ins ei do fora contendon buI 

lumdar 
0*8 gioton dartz o lausaB o*8 Yan grans 

colps donar, 
d^entrambas las partidas ne fan lo aanc 

raiar, 
que trastota la porta Yoiratz Yormelheiar. 
Can aicelB de la fora no pogron dina intrar, lo 
drcitament a las tendaa s'en prendo a 

tomar ; 
YOÌB Yos asetiatz totz ensems al dinnar! 
Mas Simos de Montfort fai per Murel 

cridar, 
per trastotz los osdals, que fassan enselar 
e fassan las cubertas sobreis caYals gitar, ^^ 
quc Ycíran dcls dc fora aiis poiran enganar. 
A la porta do Salas les ue fun totz auar. 
E cant foron de fora pres se a sermonar: 
^^Senhors, baro de Fransa, no'us sei nulh 

conselh dar, 
mas qu'em Yengutz trastuit per nos totz so 

perilhar. 
Anc de tota ostA noit no fì mas perpensar, 
ni mei olh no dormiron ni pogron repauzar. 
E ai aisi trobat e mon estuzìar 
que per aquest semdier nos coYÌndra 

pasaar, 
c^anem dreit a las tendas com per batalha 85 

dar; 
e si eison de foras, quc'ns Yulhau asaltar, 
e 8Ì nos de las tendas uois podem alunhar, 
noi a mas que fugam tot dreit ad 

AutYÌIar." 
Ditz lo comsBaudois: ''Anem o esaiar. 
e 8Í eisson de fora, pensem del be chaplar, 80 
que mais Yai mortz ondrada que yìus 

nieudìguoiar." 

1) viratx. 12 vcl F. V(i1s Ba.FM. esscms ctc- 
FM. 17 los i'*. 19 saiif. cosselh FM. 21 per- 
pessar eic. FM. 2ò e anem F. 



205 



CIIANSON 1)E LA CROISADE ALBIGEOISE. 



206 



Ab taot FolqueU rayesques los a pres 

a senhar, 
GuilheumeBde la Barra los pres acapdelar 
e feÌ8 en tres partidas totz ensems escalar 
e totas las Benheiras el primer capanar; 
5 e van dreit a las tendas. 

Tuit s'en van a las tendas per meias 

las palutz, 
senheiras desplegadaB eis penos desten- 

dutz, 
dels escutz e dels elmcs on es li ors batutz, 
d'ausberos e d'espazns tota la plasa'n 

lutz. 
10 Ei bo8 reÌ8 d^Ârago, cnnt los ag per- 

ceubutz, 
ab petits companho8 es va8 lor atendutz. 
E Tome de Tolosa i 8on tuit corregutz, 
que anc ni coms ni reis no'n fon de 

ren creutz. 
E anc non saubon mot trois Frances 

8on vengutz, 
15 van trastuit en la on foi reis conogutz. 
EI escrida: '^Eu soi reisP'^ Mas noi es 

entondutz 
e fo 8Ì malament e nafratz e ferutz 
que per meia la torra s'es lo 8anc8 

espandutz; 

e loras cazec mortz aqui totz e^teudutz. 

fo E rautri,cant o viro, teno'8 per deceubutz; 

qui fug sa, qui fug la , U8 no s'es defendutz. 

E li Frances lor corro e au totz los 

deatrutz 
e an les malament de guiza combatutz, 
o'aicol quo viu8 ii'eacnpaac to pcrcroubutz. 
t5 Entro 8U8 nl Uivel ea lo cliaplos tengutz, 
e rome deToIosa, c'als traps 8on remazutz, 
estero tuit enaemp^ malameut desperdutz. 
E'n Dalmatz d'Enteiselh es pcr Teiga 

embatutz 
e crida: ^'Deus, aiuda! grans mals nos 

08 cregutz, 
90 quei bo8 reis d'Arago ea mortz erecrezutz, 



15 en lal lai F. 22 1o8| lor FM. 23 los 
F. 24 c'aicel M.] car cel FMa, qui F. 28 
dEnteisehl. 



e tant baro dels autres que 80 mortz 

e vencutz: 
ja maÌ8 tan grans dampnntjes non aera 

receubutz.*' 
Ab tant ea de Garona fors de Taiga issutz, 
ei poblea de Toloza, e lo grana ei menutz, 
8*en 8on traatuit ensema ves Taiga 5 

corregutz, 
e paason cela que pogon, mas mouts 

n*a rcmazutz, 
Taiga qu*e8 rabineira n'a negatz e perdutz, 
e remas ina el camp traatotz le lor trautz: 
don fo lo grana dnmpnatges per lo mon 

retendutz, 
car mana om iremaatotzmortzeestendutz, lo 
don 08 grana lo dampnatges. 
Mout fo grana lo dampnatges ei dola 

ei perdemena, 
cant lo reÌ8 d*Arago remaa morte aagnens, 
e mout d^autrea baroa, don fo grans 

raunimens 
a tot oreatianesme et a trastotas gens. 15 
EÌ8 omes dc Tholoaa, totz iratz e dolens, 
nicela qui 80ue8tortz,queno8onremanen8, 
8*en intran a Tolosa dedina los bastimens. 
E*n Symo8 de Montfort, alcgres a jauzeus, 
a rentengut lo camp, don ac mans to 

garnimena, 
e moatra e retra trastotz sos partimens. 
E lo coma de Tolosa es iratz e dolens 
ez a dig al capitol, ez aquo baasamens, 
que al mielha quea els posoan fassan 

acordamcns, 
quo ol trn al papa fur 808 quorolhamen8,<r> 

qu'en Símoa de Moutfort ab sos mals 

cauzimens 
Ta gitat de 8a terra ab glazioa turmens. 
Poih Ì88ÌC dc sa terra e 808 fiihaichamens; 
eÌ8 homes dcTolosa, cum caitiua e dolena, 
8*acordan ab Simo c li fan 8agramen8,3o 
e redo*8 a la gleiza a totz boa oauzimena. 

2 dampnatc^es F. 6 n*i a FM. 7 pemtz 
FMs. 8 lo tor F. \2 perdementi FM. 17 
remnaens F. 24 qnal F. paescan FM. 28 
pncih FM. 29 caitiens FM, 30 ab Aí] ab 
en Ff et Ms. 



207 



XIII* SIÈCLE. 



208 



Ei cardenals trames a Paris ichaniens 
al filh del rei de Fransa o'ades venga 

correns, 
Ez el i es yengutz, bautz e alegramens, 
ez intran a Toloza trastot comunalmens 
5e perprendo la yíla e los albergamens 
ez albergon ab joía dedins los pazimens. 
EÌ8 omes de la vila dizon : ''Siam suffrens; 
suiTram so que Deus vol trastot pazi- 

blamens ; 
que Deu8 nos pot aidar que es nostre 

guirena.** 
10 Ei filhs del rei de Fransa, qu'es de mal 

consentens, 
Simos ei cardenals e'n Folcs mesclada- 

mens 
an dig en lor secret c*an lo barreiamens 
per trastota la yila e pois io focs ardens. 



E'n Simos se perpensa, que es mals e 

cozens, 
que, 8Ì destrui la vila, non er sos sal- 

yamens; 
que mais yal sia seus totz Taurs e totz 

Targens. 
E poih fo entre lor aitals emprendemens 
ques umplan los valatz, e nulhs om 6 

defendens 
no si posca defendre ab negus garnimens, 
e trastotas las tors eis murs eis bastimens, 
que sian derrocatz e mes en fondemens. 
Âisi fo autreiatz e dig lo jutjamens, 
e'n Símos deMontfort remas terra tenens lo 
de trastotas las terras quos eran apendens 
al comtedeTholosani alsseus ben yolens, 
qu*el es dezeretatz ab fals prezicamens; 
ei reis torna's n*en Fransa. 



IZARN, LAS NOVAS DE T/HERETGE. 

P. Meyer, Annuaire - Bulletin de la SociHé de VHistaire de France 1879, p. 233 98. (MeJ. 
Appel, Provenzaliaehe Chresiomaihie, p, 153 89. (Ap,), — Qrdr. § 16, p. 160. St. p. 50. 



''Di me, de cal escola as tu aisso avut 
15 que Tesperitz de Thome, cant a lo cors 

perdut, 
se met' en bou o*n aze o en mouto cornut, 
en porc o en galina, el premier c'a yezut, 
e ya de Tun en Tautre, tro quei a cors 

nascut 
d*ome o de femnaP Aqui a loc sauput, 
2oaqui fai penedensa et a lonc temps tengut 
e tostems o tenra, tro sia endeyengut 
lo dia del juzizi, que dou cobrar salut 
e toruar en la gloria el loc que a perdut. 
Aisso fas tu conoisser a I'home deceuput 
26c*as donatal diable e I'as de Deu mogut, 
que ya de I'un en Tautre et espera salut 
e cuia recobrar aco que a perdut. 



1 cardìnals F. 4 cominalmens FM. 8. 9 
dieus FM. 11 N Simos M», cn Simos F. 

14 ai80 ete. 16 lesperit 10 meta. baou o 
en moto. 23 en gloria. 25 diea etc. 



Tot loc e tota terra que t'a ja sostengut i6 
degra perir e fondre, que tan mal as 

tescut, 
ordit e semenat lai on hom t'a crezut. 
Si aguessos la fe d'on Rornart Montagut 
d'en Raimon Yilar o d'eu Bernart 

Pagut, 
be*t foras cofessatz. 20 

Oimai d'aissi ayan non seras csperatz: 
8Ì aras no't cofessas, lo focs es alucatz, 
oi corns ya por Iii yilai poblos es amassatz 
per yezer la justizia, c'ades seras crematz." 
^'lzarn," so ditz reretje, ^^si yosm'asse-ts 

guratz 
ni'm faitz assegurar que no sia creinatz, 
emuratz ni destrugz, be sofrirai en patz 
totz I08 autres tormens, si d'aquestz me 

gardatz; 

4 paeih FM. 12 sieus FM. 14 toriia s'cn F. 

lô t' rnanque. aia Me.Ba. 18 B. 19 H. — B. 21 

Haeymai daisi. 22 foc etc. 23 pobol. 27 be farai 



209 



IZAEN, LAS NOVAS DE L'HERETGB. 



210 



e s'eu poso esser fís que de yos no'ni 

partatz 
e que'm teoguatz ourat, que no sía forsatz, 
taut auziretz dc iiii dels uostrcsenbaissatz, 
que per yer díc a yos que'm n*aian 

lauzcnjatz. 
sBeritz e Peir Uazols non sabon ab us 

datz 
segon qu'eu yos dirai de tot can demandatz 
de crezens ni d^eretjes; mas volh n'esser 

celatz, 
que s'eu's dic mos secrctz ní in*en dcs- 

cobriatz 
e ma cofessio e no*m recebiatz 
lOYOs niÌ8 prezicadors, seria i gualiatz. 
E dirai vos per que, be Yolh que o 

sapchatz: 
qu'eu ai be cinc cens homs d'aquestas 

maa salyatz 
e mes en paradis, mai fui bisbes levatz 
8Ì*m 8ui partitz de lor e'U ai desamparatz; 
16 trastotz aquels cino cens auria dessalvatz 
e liuratz als diables per far lor voluntatz, 
en laspenas d*ifern cazutz e condampuatz, 
quc ja mai us d'aquels non scria snlvatz. 
K quo fariu cn, si pois cr' cncoutnitz 
soper Io8 nniicB d'aqucls o no'm rcccbiatz 
ct er' cn vostra cort escariiitz e janglatz, 
e perdia'I loc de So, en que eu sui pauzatz, 
e caber no'i podiaP Seria grans foldatz. 
E par aco volria que'i fos la fermetatz 
del laÌBsar o del penre, mai vengutz sui 
85 guizatz. 

Mai tot en primaria volh be que o sapjatz 
qu^eu per fam ni per set no mi sui 

prezentatz, 
nipernuIhapaubreira,quebevo808apjatz. 
Yers 08 que totz nos autres a hom 

entrecelatz, 

1 pucsc 2 parcatz. dc vos qiie mc parcatz ? 
Áp. 4qaeic8perdiri4p.Af«. qne'Tn] qneas n'aian 
Áp, ou qne'ns aian Tohltr, 5 Beritc P. r,-è. no 
8. ja (ou f<C8) trcs datz? Me, no s. ja us d. Lery. 
7 vnelh de. 9 non. 14 soi. de lor numque. 12. 15 
V.C. IGlicuratz. lOpucys. 20amicxf(<;. 22 8oy 
etc. 24 Une lacune nprh ce vers? Ap, 26 -airia 
manque. 27 cet. 28 lunha etc. heeto manquent. 
C/. V, 11 et 26. V08 y 8. Me. 



que'ns gardem de resclau d'aquels o'om 

a citatz, 
que nou trobon adop que lor sia onratz 
ui nulh plaideiamen senesoovensferniatz; 
que qui pren un heretje, on que sia 

trobatz, 
lo deu redr* a la cort, si vol estr' escapatz. 6 
ÂÌ880 80 meravilhas maiors que no'us 

pensatz, 
que li plus car amic e'Is plus endomergatz 
que no8 autri ac8em,no8 n*an dezamparatz 
e 80 fach advcrsari et cnemic tornatz, 
que'ns prendo e'ns estaco cant nos anio 

saludatz, 
per 80 qu^els sian quiti e nos autres 

damnatz. 
Ai88i cuion ab nos rezemer lor peccatz. 
Mai ans que cocha'm fassa, m^en sui 

aconselhatz, 
que 8ui vengutz en cort de grat e non 

forsatZy 
e fag V08 ai amor maior que no'us pensatz, 15 
qui sap la benanansa en la oal sui pauzatz. 
E dir V08 ai un paucsi no vo'n enoiatz: 
Eu ai ganre d'amics, manens et aasazatz, 
iio'n i a ncgu qiic's loiigua pcr pnguatz, 
s'a dcnicrs o nrgcn, tro que'Is m*a oo-io 

mandatz. 
D^avers e de comandas sui be atessaratz, 
que totznostres crezens ne tenc acabalatz; 
que pauc n*i trobaretz paupres ni estiratz. 
De vestirs a dobliers sui be apparelhatz, 
de camizas, de braguas, de lansols M 

bugadatz, 
de cobertors, de vanoas a mos amica 

privatz, 
que'Is en posc ben servir, can lo8 ai 

covidatz. 
Si'm dejuni sovcn, ja d*aco no'm 

planguatz, 
que be inangi soven de fort bo8 cozinatz, 
de salsas de giroflo e de bo8 empastatz. ^ 
Be val peis avol carn, e bos vis giroflatz 

2 lur etc, «S plaieiamen. 6 pessatz etc. 7 

λU8 eic, amicx. 12 aichi. 13 acocelhatz. 26 
au88ol8. 31 bo vi. 



:i 



XIII* SIÈCLE. 



212 



VA 



^^ X* ^ft à^ cuMfa^ <i piìft iMurtiteUtx 
>^4u >v :iÉi<ìMtf^ i«i cÌMuùlM; et ei88uts 

«|tie iMolhatB 
>4Ù (M^ ^ tfii[|. >ii||j:tàéiiâ» qiie> oan yos 

imaiitteliatx 

U ^%Hk N^ :^ îi^ pKHA iii ^fMets tantolhatz, 

' vHÀ u t^Hii 4ii*^ ^ÌMfi Wiaiiieii et en pats 

^ li^^ !w<4m ^^^ârnir^ ^ne $011 apparìatz, 

v^un» ^tt iji^î^ ^ M ^tnlo ean ni^en yen 

Yolontats. 
bí tKMà i^ ti^ x^^|jtiia4a»^ can m^en yen 

Yolontats, 

Hi \M v<v4«% ^ v^MÌM> ao co^ta rei peccatz, 
^v^*^ ttft^H^ iM^w aU>olvi, oan ne so 

doYalats. 
Vm* t^ ^ gtM*vHr^4^iM nì tan uiortah peocatz, 
^^^ ^ )^ ^it^t^^à ai W (km« que no sía 

aalYatz, 

^\ UV41 a^lr^ ♦'wi v^ aiíiai o entendatz, 
WMM ^^^ si^ )H^) ^ì^f ^^ ^Mi^ ui*eatara de latz. 
\vvv>^ k ^aaau^ on que eu sui 

pausatzl 

Vì Aha k x^4h ||[i^uir, i^ir oono^c qu'es 

peocatz, 

>k jMvuv^ U ^ sl^ Kowia> Yolh quo m'o 

grasisoatz 

yv >^visv ^M4 i^vm|i^mU iH]^iua Ui homn onratz. 
VNm^^^^U \ì^ \^\$\x^\nkê fo mos pair' 

apelatz, 

^vHi\*4hv4 4 ^^i' ^u Oiéor *i astres m'en 

foii datz; 
vv Vvu uv^ «uv v4 *oíle garuits ni eapazatz, 
\vvih v^ v>a*<M* vlo l>ou» urnn yo« m'o oon- 

selhatz. 

V \v»a v^ sUv\ uléarui tuir o» onrazonatz 

viyx v4Uàu \W ivu^^u*i| oi 0« ondoctrinatz, 

Hxv^usv và^lli* hv^u^ \W \tM lerran eu os mielhs 

assaiatz. 



^ v«4^V« íl \<vl Ih» umíii, fl loi manque. 
vA ^^ suv^H^^v,Y wu Hi» laeiialiBÌ. 19 mO. 
u- ^^ A^ s^m^\v^\ W cuini' áô torras e sia 
Ni\^\ SS4 vvv\k^V*vW VIMIH* kW roumnnnoneB. Me.Ap. 

„»,,. ^^* «Mv4« W ^jiHtHt iiinsi un vers; 
{% ^ V^ s^^ *%#i^av#«* N#t ii0 íieux rìmas dc 
vvv^^vsi ts^* vW UM D a'eitoríaa <m par de 



^VVA* Hi NM' <l^^« 



De noYO quostioB que douan me pauzntz 
e*m prezicatz tot jorn, me sui aconselhatz, 
que totas las creirai, e mai, 8Ì m*en 

mostratz, 
per lo8 ho8 te8timonÌ8 que yo8 me amenatz 
e pcr Ia8 guerentias que denan me pauzatz. 5 
Per las Yostras paraulas Yolh e88er bateiatz 
tornatz a la fe que yo8 me aermonntz, 
YO8 e fraire Ferriors, a qui podere es datz 
de liar e de aolYre, cal8 que 8iai peccatz, 
d'eretj* de Baudea defó Eseabatatz. 10 
E qui de mi'ue demanda, qui es lo 

coiTessatz, 
Yos lor podetz dire, car sera Yoritatz, 
qu*68 Sicartz de Figueiras, lo cals es 

cambiatz 
de trastotz sos mestiers. 
C'aissi coma sol esser enemics e 15 

guerriers 
do la gloiza do Roma, oimai irai estiers, 
qu'encaussarai heretjes, crezons e lauzen- 

giors, 
quo ja amor ni trogua, quo Yalhan dos 

deniers, 
non trobaran ab mi: es'ancfiiiplazentiers 
a Peire Capella, ni a sos captaliers, so 
ní a Joan del Colet amics ni parceriers, 
oimai d'aissi enan lor serai aYorsiers. 
Si coYertir no's Yolon, ans que Yonga 

febriers, 
trastotz I08 farai penre a nostres escudiers. 
Beritz e Peir Razols e Ricartz lo portiers 25 
sabran be las estradas eis camis tra- 

Yorsiers, 
I08 cluzels e las balmas eis passes eis 

sendiers 
e ben las cavarotas on rescondois deniers. 
£ no*m podon guerir qu'eu nois tenga 

premiers. 
Ja no'us i calra esser, yos ni fraire Ferriers, ao 
8Ì coYertir no's yoIo, vistz nostres messat- 

giers." 

1 VIIII. Me. corrige: de las .viiii. 2 acoc-. 
11 micuB. 12 lur podetz. V\ qu'cs] quo. 16 

flieiza. hueymay. 18 .iii. Me. 21 parciers. 
2 hueymai. 



213 



UC FAIDIT. 



214 



'Sicart, ben aias tu: aquel Deue dre- 

churiers 

que formet cel e terra, las aiguas eis 

tempicrs 

eisolelh e la luna, ses autres parsoniers, 

te done que tu sias d'aquels leíals obriers 



que Deus mes en la vinha, c^aitan det 

als derriers, 
can los ac alogatz, coma fetz als premiers. 
Tu seras us d'aqucls, si vols esser entiers, 
c'aissi com as estat pervers e messorguiers, 
que sias vas la fe leials e vertadiers.'* 5 



UC PAIDIT, GRAMMAIRE PROVENÇALE. 

M$. âe 1a Txiurentienne 187 f. Sa. Maria del fiore. THe heiden tlUeêtfn provenzaliêdten Gram- 

matihen herautgegchen von E. Stengel, Marhurtj 1878, p. l—ô; e/. Biadene^ Stu4f di fllologia 

romanza I (Í855J, p. 345 et p. 370 88. — Ordr. § 41, p. 65. St, p. 67. 



^ Inclplt Donatns proTlncialis. 

Las oit partz que om troba en gra- 
matica, troba om en vulgar proYenchal, 
zo os: nonie, pronomc, vcrbc, advorbc, 
particip, coujuuctios, prcpositios, intor- 

lojectios. 

Nom es apelatz per ço que significa 
substantia ab propria qualitat o ab co- 
muna; e largamen totas las causas a 
las quals Adams pauset noms poden esser 

i^noms apelladas. En nom a cinq causas: 
species^ genm^ numbro, figura, cas. 

Species es priniitiva o es derivativa : 
primitius es apelatz lo nom que es per 
se, e no es venguz d'alqu nome ni d'alqu 

2overbe, si cum es ^bontaz*. Derivatius 
nom cs aquel que ven d^altre loc, si 
cum 'bos' que ven de ^bontat,' que *bos' 
non pot om esser ses ^bontat*. 

Genus cs de cinq maneras: masculis, 

t5 feminis, neutris, comus, omnis. Masculis 
es aque) que aperte a las masclas causas 
Bolamen, si cum ^bos, mals, fa]s\ Feminis 
es aquel que perte a las causas feminils 
solamen, si cum ^bona, bela, mala* e 

3o^fa)Ha\ Ncutris es aquol que no pcrtc 
a Tun ni a rautre, si cum ^gauç' e 'bes'. 
Mas aici no scc lo vulgars la gramatica 
els neutris substantius, ans se diçen aici 
cum se fossen masculi, si cum aici: 

4, et 214,5 lials. 

lège'nns. 18priinitiaa8.26pertena/^a. 27boz. 



^grans es lo bes que aquest m'a fait*, 
e 'grans es lo mals que m'es vengutz 
de lui'. Comus es aquelh que perten 
al niasclc e al fcmo cnsems, si cum sun 
li particip quo fcnisscn in 'ans' vel mio 
'ens' ; qu'eu posc dire 'aquest chavaliers 
es presans, aquesta domna es presans, 
aquestz cavaliers es avinens, aquesta 
donina es avinens'. Mas el nominatiu 
plural se camja d'aitan que conven ai5 
dire ^aquelh chavalier son avinen, aque- 
las domuas son aviucns'. Omnis es aquol 
que perte al mascle e al feme e al neutri 
ensems ; q'eu posc dire 'aquest cavaliers 
es plasens, aquesta domna es pIaoen8,*to 
e 'aquest bes m'es plazens.' 

Numbres es singulars o plurals: sin- 
gulars, quan parla d'una causa solamen ; 
plurals, quan parla de doas o de plu- 
sors. tB 

Figura es simpla o conposta : sim- 
pla, si cum *coms'; composta, si cum 
Wescoms', qu'es partz composta, so es 
apostiza de ^es' e de ^coms'. 

Li cas sun seis: nominatius, genitius,80 
datius, acusatius, vocatius, ablatius. Lo 
nominatius se conois per io', si cum io 
reis cs vcngutz;' gcnitius per 'de', si cum 
^aquest destriers es del rei ;' datius per 

6 1o8. 8 coman. es] 8an. 11 pos. cliaaal\ 
13 caaar^. 14 dona. 16 chaoal\ 20 dona. 
plai8en8. 28 oe^cons. 29 aez. 



I 'iiíL 



- IC 

■ • ■ 



MÈHLE. 216 

quc fcnisscn on 'airo*, si cum ^onperaire, 
Ainaire', et en *eire,* si cunrì Teire, be- 
?eire, radeire, tondeire, pencheire, fen- 
cbeire, bateire, foteiro, prondreire, te- 
neire,' et en *ire', si cuin 'traire, con- 5 
«entire, escarnire, escremire, ferire, gro- 
!. ""i DÌre': mas ^albires' vol *a' ^conssires' es 
*dctìire8 . 

K devotz sabor quo tut aquolb quo'us 
AÌ dit, don lo nominatius siugulars fenis 10 
en *aire' et en *eire,' fenissen totz lor cas 
singulars en *dor,' trait lo vocatius qe 
sembla lonominatiu, si cum es dit deaus. 
E de la rogla del nominntiu singular, que 
vol V a 'û ^) yo'\\ì\ ancar traire forsis 
*maestre, prestre, pastre, sener, melher, 
peier, sordeier, maier, menro, sor, bar, 
-ìBí 1 gen W leugor,greuger,'et totz los ajectius 
■^jîtíi neutris, quan sun pausat senes sustantiu, 
si cum *mal m'es, greu m'es, fer m'e8,20 
esquiu m'es, Oîitranh m'es qu'el aia dit 
sQin niûl do me.' E voilh on trairc fors oncar 
lot dels pnmoms alcus, si cum *cu, tu, el, 
Jit qui, aquel, ilh, cel, aicel, aquest, nostre, 
vostre,* que no volon *s' en la fi, e sun 25 



T. 



^,^ ;;> ìM 






^ ^»i \ùAeh del nominatiu singular. 



■ r^VET DE ROMANS. 

i« Folguet von Romans hg. von R, Zenker, Halle 1896, 
^ --'^^.^ jg^ q^roubadours, 2* éd., Leipzùj 1882, p. 45!f 88. 

_^.« Protz vol ome conoissen 

ab nna largueza, 
franc et umil e plazen 
ses avoloza; ^ 

a celui se don' e's ren 
e'i a s'amor meza. 
Mas paucs u'a conques, 
qu'en con baros non a tres 
complitz de procza. 35 

3prencheire. 7 sconssires. 9deyez. 24aitel. 
33 pauc Ze. Hlh'rST, 






^x^bUr. 20. 2ÍJ 



il9 



Xin- SIÊCLB. 



220 



v|uN>u ai chaiutl eti Wis ouì amarai, 
a voi^ tà>f^ ohAitttl» qu^eu ben o sai, 
uu uu Uil virut que^t» fiuu deehazer, 
\H M ^u uU qu^ vol preU mantener, 

^v»u ;^'t4HV(>ch<fc joveu^ e de yos vai. 
Sil\>( uo «V do loc iau paratjos, 
;u^«it^ ^' M plu«> b^ia e plus pros. 

VVv ho ud^ Jh\ lola tempe serai clamos 
vio ^o^' «U^Tv \)U*ai<ieo*tt volh retener, 

(«^v^u'mu uou o po(M> ((itar a nonchaler; 
sHàAiMi a)<MÌ d^) tol Yoa aerYÌrai, 
liHu v|uo ju uiaW yo!)tree druta no serai, 
^ tM^ lu dov^ ^caraa lo jazer 
s|U\> ui prvuit^iiot^ ouu Q*Auriata lezer; 

^w u\»u dì^> )HNr )K> ear sonh no'n ai, 
m^ «Vu tjiN^(u<M 0!»tat tan poderos, 
Ul vu^ Mi ^uVu fora plus joios. 

K Ai I jurur« uii plovirs de nos dos 
)h4 )4Ì pATtir do l'amor dan tener, 

4v ku«>u^ uoi» auMft eu h» roaa d*un prever, 



Bolvotz mi, et eu vos solverai; 
e pois poirem cascus d'aqui en lai 
plus leialmen bon' amor mantener: 
e s'anc fezetz re que'm deia doler, 
e'U8 en perdo tot so que m'en escai 5 
tot francamen ; qu'a mi non er ja bos, 
si de bon cor non es faitz lo perdos. 

Mala domna, tro que'm fezetz gilos, 
non amei re contra'l vostre plazer; 
mas anc gilos non ac sen ni saber, lo 
ni ren no sap gilos que's ditz ni's faí, 
ni lìom no sap los mals que gilos trai, 
ni patz non a gilos mati ni ser 
ni en nulh loc gilos no pot caber, 
per que vos deu plazer car m'en partrai;i5 
qu'assatz val melhs a celui qu'es lebros, 
que gcs sivals tug no'I son enoios. 

Fe que'm devetz, si be'us sui aziros, 
prendetz comjat de mi qu^eu'I pren 

de vos. 



QUILHEM PIQUEIRA. 

V««« ti^ l^i^^ ( km^»v^mn0 D 465 inf,), E. Levy, Quilìiem Figueira, ein provenznlÌMcher Trou- 

h^is^ur, Betlin 1880, p. 35—43 (LeJ, — Ch-dr. § 25, p. 33. 



h'uu «^ivvouttvft far en est son que 

m*agenssa 
uv^m vuolh plus tancar ni far longa 

bistenssa, 

i y^n vHuu^ i^MlrA ay c, uue a. R. Qar ai Ua- 
^ ^\\M MM«i^ K «i quieu por ver o say It. 
4iv um yivu ««^ vu ». rt4. U Kii tiil aniig Ua. 4 cn 
K.\« K\* sliv^ K ^ miii /'ii. eii c« V j. s'a C'. 6e 
A \\\^\\ v« K «Hot m\\ es V. oii I. C, de loinc 
s^UHui K. 7 Ylli K% assaU plus C'. Klla 
N « Vs^u \À {\k H \ieuA^èmê êirophe C, quatrihne 
k Wv 4^ ii^ ^u I i\ l*«^re donna Ùa. euros a. 9 Del 
\u. us^liv vvi^ vaiiitfui H. car soi U, caisso y. a. 
\\\ \hK^\^ x^ vlvl lol notti lajfi a R. Qanc non uus p. 
vuvlvv vM a. Ì' i'anc nous pogni metre a a. 
\ \ \i^\m^\kê {\ A, d. t ennan U, A. d. t. enanz 
sk ««4iK^k«^U lusleuii ¥01 amaray R. 12 fors] 
ut^^ rA' ^Mt^l |»ui H^ drutz nuínque R, 16 yeu 
u\4V4« K vl mai (|uar liieu s. C. Nol dig p. s. 
yj|N« uv^iuu r«4 c. 110 lo ay R. 1(> que sieiilh n*a. 
.vutt v|UvM lvki Ji (\ nia« (s'o) eu en fos aguz en 
iHU* ^%\ r«4 17 «luen f. R. lo deuxihne etrophe 
K. VH^ anvm uoi en Ba.C/í, la man Ua. 



e sai ses doptar qu'ieu n'aurai malvolenssa, fo 

car fauc sirventes 

dels fals, d'enjan ples 

de Roma, que es caps de la dechasenssa, 

on dechai totz bes. 

1 m'en a. et en] quieu Ra^ qens en U^ vos en a. 
2 iuiido U, uîiuhii a. H boii] luitr U^ nostr Ua. 
4 sicus li rc en drcg dc desplazer R. fes rcn qa 
mi 1f(i. 5 K uos |»crdon Ua. qa îiij(u) Ua. tí 
Tot de boii car Ua. questiers no (8)eria RUa. 
7 Bi lialmcns ïì. R. 8 Bona CR. pus me CR. 
9 ^ 10 manquent a. Ren non feri mas al u. 
U. 10 Quar CR. hom g. r/. 11 «< 12 inter- 
vertie dttns U. 11 ffclos non sap U. 12 ren 
n. 8 1o mat Ua. 13 et 14 intervertis dans Ua. 
13 ffelos non na paosa Ua. 14 Ni nul a. n. p. 
en loc Ua. 15 nous CR. retrai Ua. 16 quar 
trop C8 mielh8 CR. a 8el que es i?, a sclhs 
que 8on C. qel U. 17 Qadonc8 s. non son tot 
Ìfa. noii C. éncios /?. adiros a. 18 quc ^. bcm C. 
sitot Boi Ua. lU c. dona quiel CR. qei Ua. 

22 mal apres Le.; c/. Ba., Zeitschr. f. rom. 
Phil. IV, 4iO. 



109 



Xin- SIÈCLB. 



200 



Dosotz el pc un' aiitra u'a 

que per batige's trencara. 

E dereires sobre'l talo 

n'a un* autra, que'ill fai gran pro 

6 oant hom per gota sano Ten trai. 
Pero contra febre'us dirai, 
per 80 que sancnar noi yos cailla, 
metzina que non aura failla. 
Del 8UC de rar^emiza'iU datz, 

10 et aqui la carn li moillatz. 
Autra l'en faretz eissamen 
que trobaretz bona e valen. 
D'un* erba que a nom lentilla, 
qu'en aiga nais per meravilla 

15 et estai per tot l'an yerdeta 
et es pauca e redondeta, 
polvera'n faitz, e mange ne 
Yostr' auzel8, e garÌ8 lo be. 
E qui'l banha en aquel bro 

20 on grua cueid, es li fort bo. 

Gant ans^ls a mal de rof. 

Oar un8 maU 8ol uu autr' aduro, 
can non 08 qui premier en cure. 
Apre8 febre8 8oIon ayer 

t6 auzel gran8 mab per noncaler. 
Rof e te8ga 8on li peior, 
car per rof sofron tal dolor 
el cap, quei cap e l'oiU lor enflon 
tan fort c'apena8 poÌ8 dezenflon, 

80 e 8oyen fora de la te^ta 

lor geta*l8 oilb for8 de la te8ta. 
La raitz del rafe penretz, 
tre8 petita8 ne triaretz, 
e d'estafizagra tro8 gras, 

8ft de pebre do8 entiers e sas, 
e de gírofle tre8 clayel8, 
de ginebre que sia bels 
tot lo pezan de do8 deniers, 
de 8erbe trenta gras entiers. 

40 AÌ880 tot en8emp8 trusaretz, 
et en aprop vos hi metretz 

B fobrcB. 18 auzel. 21 anzcl. rof fìaMs. 22 
adoire. 2ô auzels. 2G ref fìa.Mn. 21 ref. fìa. 
Ma. suefron. 28 els hueiUs lor. 30 e manque. H4 
d^estalizagra Ba. 38 tot manque. 



aitan de suin d'unu troia 
que de porsel fo plena e Yoia; 
de tot l'al8 8Ì po8ca defendre. 
Cant l'aures fait en I'ola fendre, 
en aquel 8ain buiUira 
tot eii8emp8, e tant cozera 
ab un pauc d'aiga solamen 
que s'i metra preineiramen, 
que la8 raitz amenuziscon 
e que totaa enyaneziscon. 
Cant er coit, ana que aia freg, 
colatz per un drap eatreg, 
et en aprop conseiU que's meta 
on una boissa bella e neta. 
Lo premier jorn ne donaretz 
aitan can leyar ne poiretz 
ab la poncheta d'un coutel 
sus en la carn a yostr' auzel. 
E l'endema doas pinholetas, 
que sion doas fayas grossetas, 
l'en donaretz, e pois quec jorn 
donatz I'on tros, tro que sas torn. 



10 



15 



so 



Segon 80 c'ayia promes, 
mos romas del tot complitz es. 25 

Pero, si negun n'i ayia 
mais ne saubes e meiUs dizia, 
ja no's pense que m'enoges 
ni mal d'enveia l'en portes. 
Mas tals n'i a que's fan parlier so 
e no yolon aver mestier 
mas de maldire e de blasmar 
80 que no sabon esmendar, 
ni non entendon neis que s'es. 
E 80 aye de nesies, 85 

car beu es nesis yeramen 
qui blasma so que non enten. 
E qui faill per tal nosabensa 
gos non es quitis de faillensa; 
car nuiUs hom no fai maior pecca 40 
de cel que per nonsaber pecca; 
e'l proyerbis consent hi be 

1 dc truia. 2 vncia. 3 pucsca. 4 fondro 
6 et cn. 6 cant fìa.Ms. 11 cueit. 12 un manque. 
14 boisa. 18 ausel. 19. 20 à corr. dos? 26 
romans. 29 Nel Ba. 30 tal. 41 sel ete. 



201 



CHANSON DE LA CROISADE ALBIGEOISE. 



202 



10 



16 



to 



que ditz aissí: "Fer qui non ve." 
Car oec8 e pecs an tal maneira 
que negus non garda on feira; 
que oel qu'cs cecs no ve defor 
e oel qu^es pecs no ve de cor; 
et a u*ì pro d'aitals cecs pecs 
outracuiatz, travers, bavecs, 
paire e fill de vilania, 
auripelat de parlaria, 
c'ades van metjan e megen 
e cuion esser maldizen, 
e ges no'i podon avenir 
c'adreitamen sapchont maldir. 
E lor maldigz non es neis mafó, 
qu'en dreit posca esser digz tals, 
car en maldig a obs sabers, 
sia*] maldigz o fals o vers, 
car nials digz, ses bcndig, no ferma, 
per 8Ì mezeis desvai e merma, 
e maldigz ditz adreitamen 



vens bendig dig nesiamen. 
Maldig beu dig non tenc a mal, 
car maldìgz bendig soven val, 
per maldig, cant cs cortcs, 
B'esmera e's meillura bes. 
Maldig ben dig deu hom prezar, 
car a ben auza contrastar. 
Ja de bendig non er pariers 
maldigz, si non es prezentiers, 
e prezentiers non sera ja 
8Ì queacom bendig no'i a, 
e cel no'í dira ja ben re 
que non enten autrui ni se. 
Ben 08 donca8 meins que non re8 
avol8 maldigz que mal digz es. 
Per 80 no'm fan nuilla paor 
vezat, badoo maldizedor: 
fat maldizen giet a inon dan 
et a gen corteza'm coman. 



10 



16 



CHAN80N DE LA CR018ADE ALBIGEOISE. 

ìliêtoire âe ía ci'oisaâe contre Icb htrvtiques AlhigettU^ ^crite m ver$ provençtfux, publiée par 
M. C. Faurieì, Pari$ 18.37, p. 212^224, v. 2970—3139 (F). La chanson de la croisade contre 
ìes Albigeois p. p, P. Meyer, Paris 1875179, 1, 133 — liO ( M). Le pasBage choisi raconte la bataille 
de Muret (1213). Cf. L. Kraack, Ueber die Éntstehung und die Dichter der C/tanson de la croisade 

conire les AlbigeoiSj Marburg 1884. Grdr. § 16, p, 16. St. p. 38. 



Li donzel van to8t diire al con^elh 

principal 

qu'el8 fassan deMurel Ì88Ìr Tost comunal 

e que no'i trenquen plus ni bareira ni pal, 

masque'l^ laÌ8so Iain8 estar totz de cabal, 

t6 e que 8 en torn ca8cu8 al8 trap8 per 8on 

cabal, 
que'l bo8 reÌ8 lor o manda ab cor emperial ; 
qu'en Simo8 i vindra avan de I'ave^pral, 
e vol lo Iain8 pendro raaÌ8 qu*en autre 

logal. 
E*l8 baro8, caut o auzo, cÌ88on tuit coinunai 



2 secx e pecx aun. 7 bavecx. 14 maldig. 
16 saber. 17 ver. 18 bon dig Koch. 20 
raal dig. 



21 cosselh FM. 27 avesprar FM.\\ J . 



S 



e van 8*en per la8 tenda8, ca8CU8 vasto 

8on fogal, 
e manjuio ne bevon, li pauc e*I maioral. 
E cant agron manjat, viron per un costal 
lo conite de Montfort venir ab 80 8enhal 
e mout d'autrc8 France8, que tuit 8on 

a caval. 
La ribeira re^plan co 8Ì fo880 crÌ8tal t6 
del8 elme8 e dels branca, qu'eu dig, per 

8ant Marsal, 
anc en tan pauca gcut no vÌ8 tan bon 

vassai. 
E intran a Murel per mei lo mercadal 

2 le 2*"' dig manque. 3 soven] nn ben. 6 
bendig Tobler] ben. 15 raals digz. 16 faì. 
'^21 manenjon FM. 24 ttioU. 25 cristalh FM. 
26 quieu etc. FM. 



203 



Xm* SIÈCLE. 



204 



e van a las albergas com baron natural 

e an pro atrobat pa e yi e oarnal. 

E poÌ8 a l'endema, can viro lo jornal, 

lo bo8 reÌ8 d*Arago e tuit li 8eu capdal 

6 eÌ8on a parlament defora en un pradal, 

e lo com8 de Tholoza ei de Foih atertal, 

e lo com8 de Cumcnge ab bon cor e leial 

e mout d'autres baro8, e*n Ug8, lo 8ene8cal, 

o'l8 borzes de Toloza o tuit li mene^tral: 

10 ei reÌ8 parlet primer8. 

Lo reÌ8 parlet primer8, car el 8aup 

gent parlar. 

^^Senhora'*, 80 lor a dit, ^'auiatz que'u8 

Yulh mon8trar. 

Simo8 08 lai yengutz e no pot e^capar. 

Ma8 pero eu yo8 vulh d'aitant a^abentar, 

i5que la batalha er aban8 de I'aye^prar. 

E V08 autrea 8Ìat8 adreit per capdelar 

e sapjatz lo8 gran8 colp8 e ferir e donar, 

que, 8Ì eran detz tans, 8ÌÌ8 farem 

trastornar." 

E lo com8 de Toloza 8e pre8 a razonar: 

so '^Senher,reÌ8 d'Arago,8Ì*m volotzescoutar, 

eu vo'n diirei mo sen ni que n'er bo 

per far. 

Fa88am entorn laa tendas las barreiras 

dre88ar, 

que nulhs om a caval din8 non po8ca 

intrar. 

t& E 8Ì venoiih Francea, que vulhau asautar, 

e no8 ab la8 balestas les ftirem totz nafrar. 

Cant auran le8 cabs voutz, podem los 

encau8ar 

e poirem loa trastotz aÌ8Ì desbaratar." 

So ditz Miquel de Luzia: ^'Je8 aÌ80 bo 

no*m par 

80 que ja'l reÌ8 d'Arago fasaa cest malestar. 

E 08 mout gran8 pecatz, car avetz on eatar, 

per vo8tra volpilhia'U8 laichatz deseretar.'' 

'^Senhors," 80 ditz lo com8, ''ab non 

pu8C acabar. 

Er8 8Ìa co'us vulhatz, c*aban8 de I'anoitar 

3 pnÌB FM. 8 mot daatri baro FM. 10. 
11 parle Ms.^ parlè M. 11 sap FM. 12 qnons 
F. 17 K manque, 21 diirc Ha.M, 24 pncsca 
FM. 26 quens F. 2G. 27 los F. 31 mot FM. 
32 volpilhaiis F. lanchats M$. 



voirem bc cal8 sira darríors al camp levar." 
Ab tant cridan : **Ad armaa !" e van ae 

tuit armar, 
entro 8U8 a las portas 8'en van esperonar 
8Ì quean losFrauces trastotz faitsensarrar. 
E per meia la porta vnn las lansas gitar, 5 
8Ì quei d'ins e'I de fora coutendon sul 

lumdar 
0*8 gioton dartz e lausaa e*8 vau grans 

colps donar, 
d'entrambas las partidas ne fan lo sanc 

raiar, 
que trastota la porta veiratz vermelheiar. 
Can aicels de la fora no pogron dins intrar, lo 
dreitament a las tendas s'en prendo a 

tornar; 
ve'ls vos asetiatz totz ensems al dínnar! 
Mas Simos de Montfort fai per Murel 

cridar, 
per trastotz los osdals, que fassan enselar 
e fassan las cubertas sobre'ls cavals gitar, i5 
que veiran dels do forn si'ls poiran enganar. 
A hi porta dtí Salas les ne fun totz auar. 
E cant foron de fora pres se a sermonar: 
'^Senhors, baro de Fransa, no'us sei nulh 

conselh dar, 
mas qu'em vongutz trastuit per nos totz to 

perilhar. 
Anc de tota esta noit no fi mas perpensar, 
ni mei olh no dormiron ni pogron repauzar. 
E ai aisi trobat e mon estuziar 
que per aquest semdier nos covindra 

passar, 
c'anem droit a las tendas com per batalha t& 

dar; 
8Ì eisou de foras, quo'us vulhau asaltar, 
e 8Ì nos de las tendas uo'ls podem alunhar, 
no'i a mas que fugam tot dreit ad 

Autvilar." 
Ditz lo comsBaudois: ^'Anem o esaiar. 
e 8Ì eisson de fora, pensem del be chaplar, 80 
que maÌ8 val mortz ondrada que vius 

meudiguciar." 

\) vii'atx. 12 vol F. vols tìa.FM. oBBonis ctc- 
FM. 17 lo8 F, 19 saiAÍ. cossclh FM. 21 per- 
peflsar eic. FM. 2b e anem F. 



205 



CHANSON 1)E LA CROISADE ALBIGEOISE. 



206 



Ab tant Folquets ravesques los a pres 

a senhar, 
Ouîlheumes de la Barra los pres a capdelar 
e feis en tres partídas totz ensems escalar 
e totas las senheiras el primer cap anar; 
&e van dreit a las tendas. 

Tuit s'en van a las tendas per meias 

las palutz, 
senheiras desplegadas eis penos desten- 

dutz, 
dels escutz e dels elmcs on es li ors batutz, 
d'ausberos e d'espazns tota la plasa'n 

lutz. 
10 Ei bo8 reis d^Arago, iuint los ag per- 

ceubutz, 
ab petits companhos es vas lor atendutz. 
E l'ome de Tolosa i son tuit corregutz, 
que auc ni coms ni reis no'n fon de 

ren creutz. 
E anc non saubon mot trois Frances 

8on vengutz, 
15 e yan trastuit cn la on foi reis conogutz. 
EI escrida: ^'Eu soi reisP" Mas noi es 

entendutz 
e fo 8Ì malament e nafratz e ferutz 
que per meia la tcrra s'es )o sancs 

espandutz; 

e loras cazec mortz aqui totz esteudutz. 

to E rautri,cant o viro, teno's per deceubutz; 

quifug8a,qui fug Ia,u8 no s'es defendutz. 

E li Frances lor corro e au totz los 

destrutz 
e an les malament de guiza combatutz, 
c'aicol quovius n'escapasotoporcroubutz. 
15 Entro 8U8 nl llivel es lo cliaples tongutz, 
e I'ome deToIosa, c'als traps son remazutz, 
estero tuit ensempp malament dcsperdutz. 
E'n Dalmatz d'Entoiselh es per I'eiga 

embatutz 
e crida: ^'Deus, aiuda! grans mals nos 

es cregutz, 
80 quei bo8 reis d'Arago es mortz erecrezutz, 



15 en 1a] lai F. 22 losl lor FM. 23 1o8 
F. 24 c'aicel M.] car cel FMs. qui F. 28 
dEDteisehl. 



e tant baro dels autres que so mortz 

e vencutz: 
ja mais tan grans dampnatjes non sera 

rcceubutz.*' 
Ab tant es de Garona fors de l'aiga issutz, 
ei pobles de Toloza, e lo grans ei menutz, 
s'en 8on trastuit ensems ves I'aiga 5 

corregutz, 
e passon cels que pogon, mas mouts 

n'a remazutz, 
I'aiga qu'es rabineira n'a negatz e perdutz, 
e remas ins el camp trastotz le lor trautz: 
don fo lo grans dnmpnatges per lo mon 

retendutz, 
car mans om í remas totzmortz e estendutz, lo 
don 08 grans lo dampnatges. 

Mout fo grans lo dampnatges ei dols 

ei perdemens, 
cantlo reis d'Aragoremasmorte sagnens, 
e mout d'autres baros, don fo grans 

l'aunimens 
a tot crestianesme et a trastotas gens. 15 
EÌ8 omes de Tholosa, totz iratz e dolens, 
nicels qui soncstortz^quenosonremanens, 
s'en intran aToIosa dedins los bastimens. 
E u Symos do Montfort, alcgres a jauzens, 
a rentengut lo camp, don ac mans to 

garnimens, 
e mostra e retra trastotz sos partimens. 
E lo coms do Tolosa es iratz e dolens 
ez a dig al capitol, ez aquo bassamens, 
que al niielhs ques els posoan fassan 

acordamens, 
quo ol irn al papa far sos quorolhamens, sri 

qu'en Simos de Montfort ab sos mals 

cauzimens 
Ta gitat de sa terra ab glazios turmcns. 
Poih issic de sa terra e sos filhsichamens; 
eis homes doTolosa, cum caìtius e dolens, 
s'acordan ab Simo e li fan sagramens^so 
e redo's a la glciza a totzboscauzimens. 

2 dampnatees F. 6 n'i a FM. 7 peratz 
FMi. 8 lo ToT F. 12 perdementz FM. 17 
remnaens F. 24 qnal F. pnescan FM. 28 
pueih FM. 29 caitieas FM, 80 ab ií] ab 
en Fj et M$. 



207 



XIII- SIÈCLB. 



208 



E'I cardenals trames a Paris icliameus 
al filh del reì de Fransa o'ades yenga 

correns. 
Ez el i 08 Yongutz, bautz o alegramens, 
ez întran a Toloza trastot comunalmons 
5 perprendo la yila e los alborgamons 
ez albergon ab joia dodins los pazimens. 
E'Is omes de la vila d izon : ^^Siam suífrons ; 
suífram so que Deus vol traâtot pazi- 

blamens ; 
que Deus nos pot aidar que es noBtro 

guirons.*' 
10 Ei filhs del rei do Fransa, qu'os do mal 

consontens, 
Simos ei cardenals e'n Folca mosclada- 

mouB 
an dig on lor socrot c'an lo barreiamens 
per trastota la vila e poÌB lo focs ardons. 



E'n Simos so porpensa, quo es mals e 

cozens, 
que, 8Ì dostrui la vila, non er sos sal- 

yamons; 
quo mais val sia seus totz l'aurs o totz 

rargons. 
E poih fo cntre lor aitals omprendemens 
quos umplan los valatz, e nulhs om 5 

dofoudons 
no si posca defendro ab negus garnimons, 
trastotas las tors eis murs eis bastimens, 
que sian dorrocatz e mes en fondemens. 
Âisi fo autreiatz e dig lo jutjamens, 
c'u Simos de Montfort remas terra tonens lo 
de trastotas las terras ques eran apondons 
al comte de Tholosa ni als seus ben volens, 
qu'ol es dozeretatz ab fals prezicamens; 
ei reis torna's n'en Fransa. 



IZARN, LA8 NOVAS DE L'HERETQE. 

P. UeytTf Annuaire ' Bulletin de la Sociéié de VHiatoire de France 1879, p. 233 8$. (MeJ. 
Appel, Provenzalische Chresiomathie, p. 153 8$. (Ap,). — Ordr. § 16, p. 160. St. p. 50. 



^'Di me, de cal escola as tu aisso avut 
15 que l'esperitz do I'home, cant a lo cors 

perdut, 
se met' on bou o'n aze o en mouto cornut, 
en porc o en galina, el premier c'a vezut, 
va de I'un en I'autro, tro quoi a cors 

nascut 
d'omo de femnaP Aqui a loc sauput, 
toaqui fai penedonsa et a lonc temps tengut 
e tostems o tenra, tro sia endovengut 
lo dia dol juzizi, que dou cobrar salut 
toruar en la gloria el loc que a perdut. 
Aisso fas tu conoisser a l'home deceuput 
25 c'as donat al diable e I'as de Deu mogut, 
que va de I'un en I'autre et ospora salut 
e cuia recobrar aco que a pordut. 



1 cardinals F. 4 cominalmens FM. 8. 9 
diens FM. 11 N Simos Ms. en Simos F. 

14 ai80 etc. 16 lesperit. 16 meta. boon o 
en moto. 23 en gloria. 26 dien eU. 



Tot loc tota terra quo t'a ja sostengut i5 
degra perir e fondre, que tan mal as 

tescut, 
ordit somenat lai on hom t'a crezut. 
Si aguessos la fo d'on Rornart Montagut 
d'on Raimon Yilar o d'en Bernart 

Pagut, 
be't foras cofessatz. to 

Oimai d'aissi avan non seras esperatz: 
sí aras no't cofessas, lo focs es alucatz, 
oi corns vaporlavilaipoblososamassatz 
por vezer la justizía, c'ades seras crematz." 
^'lzarn," so ditz l'eretje, ^^si vosm'asse-s^ 

guratz 
ni*m faitz assegurar que no sia crematz, 
emuratz ni destrugz, be sofrirai en patz 
totz los autres tormens, si d'aquestz me 

gardatz; 

4 pncih FM. 12 sieus FM. 14 torna s*en F. 

15 1' nuinquf. aia Me.Ba. 18 B. 19 R. — B. 21 

Hueymai daisi. 22 foc etc. 23 pobol. 27 be o farai 



209 



IZÁBN, LAS NOVAS DE L'HERETGB. 



210 



e 8*eu poso esser fis que de vos no'm 

psrtatz 
e que'm ioDguatz onrat, que no sia forsatz, 
taut auzirotz de nii dels uostrcsenbaissatz, 
que per ver dic a vos que'm n*aian 

lauzonjatz. 
sBeritz e Peir Uazols non sabon ab us 

datz 
segon qu'eu yos dirai de totcan demandatz 
de crezens ni d'eretjes; mas volh n'esser 

celatz, 
quo s'eu's dic mos sccrotz ni in'en dcs- 

Gobriatz 
o ma cofessio e no'm recebiatz 
10YO8 niis prezicadors, seria i gualiatz. 
E dirai vos per que, be volh que o 

sapchatz : 
qu'eu ai be cinc cens homs d'aquestas 

mas salvatz 
e mes en paradis, mai fui bisbes levatz 
8Ì'm 8ui partitz de lor eÌ8 ai desamparatz; 
16 tra8totz aquels cino cens auria de88alvatz 
e liuratz al8 diable8 per far lor voluntatz, 
en laspena^ d'ifern cazutz e condampnatz, 
quc ja mai us d'aquels non scria ^nlvatz. 
Vi quo faria cu, si pois cr' cncontratz 
80 pcr lo8 aniics d'aquels c uo'm rcccbiatz 
ct cr' cii Yostra cort escarnitz e janglatz, 
e perdiai loc de So, en que eu 8ui pauzatz, 
e caber noi podiaP Seria grans foldatz. 
E par aco volria quei fos la fermetatz 
del laÌ88ar o del penre, mai vengutz sui 
t5 guizatz. 

Mai tot en primaria volh be que o sapjatz 
qu'eu per fam ni per set no mi 8ui 

prezentatz, 
n i per nulha paubreira, que be vos o sapjatz. 
Yer8 08 que totz nos autre8 a hom 

entrecelatz, 

1 puesc 2 parcatz. de vos qne mc parcatz ? 
Ap. 4 qae ies per dir ^p. Af «. qnem] qneas n'aian 
Ap, ou qne'ns aian Tohler, b Beritc P. r,'ê. no 
8. ja (ou gcs) tres datz? Me, no s. ja ns d. IjCiMf. 
7 yneih ete. 9 non. 14 soi. de lor nianque. 12. 15 
V.C. IGlicnratz. 19pneys. 20amicxf<c. 22 8oy 
ete. 24 Une lacune nprh ce vers? Ap. 26 -airia 
manque. 21 cet. 28 Innha eic. heeto manquent. 
C/. V, 11 et 26. V08 y s. Me. 



que'ufl gardem de l'esclau d'aqueh c'om 

a oitatz, 
que non trobon adop que lor sia onratz 
ui uulh plaidoiamen Bonos covens fermatz ; 
que qui pren un heretje, on que 8Ìa 

trobatz, 
lo deu redr' a la cort, si vol estr' escapatz. 6 
AÌ880 80 meravilha8 maior8 que no'us 

pen8atz, 
que li plu8 car amic e'ls plu8 endomergatz 
que no8 autri ac8em,no8 n'an dezamparatz 
80 fach advor^ari et onemic tornatz, 
que'n8 prendo e'n8 estaco cant noa anio 

saludatz, 
per 80 qu'els 8Ìan quiti e no8 autre8 

damnatz. 
Aissi cuion ab nos rezemer lor peccatz. 
Mai an8 que cocha'm fassa, m'en sui 

aconselhatz, 
que 8ui vengutz en cort de grat e non 

forsatz, 
e fag V08 ai amor maior que no*U8 penaatz, 15 
qui 8ap la benànan^a en la oal sui pauzatz. 
E dir V08 ai un pauc8Ì no vo'n enoiatz: 
Eu ai ganre d'amic8, manen8 et assazatz, 
iio'ii i a ucgu quo*8 lougua pcr paguatz, 
s'a deuiers o nrgcn, tro quo'ls m'a co-to 

mandatz. 
D'aver8 e de comandas sui be atessaratz, 
que totz nostres crezens ne tenc acabalatz; 
que pauc n'i trobaretz paupres ni estiratz. 
De vestirs a dobliers sui be apparelhatz, 
de camizas, de braguaa, de lanaola t5 

bugadatz, 
de cobertors, de vanoaa a mos amios 

privatz, 
que'la en posc ben aervìr, can lo8 ai 

covidatz. 
Si'm dejuni 80vcn, ja d'aco no'm 

planguatz, 
que be mangi 80ven de fort bos cozinatz, 
de salsaa de giroflo e de bo8 ompastatz. ^ 
Be val peÌ8 avol carn, e bos vÌ8 giroflatz 

2 Inr etc, «S plaieiamen. 6 pessatz eU. 7 
pns etc, amicx. 12 aichi. Vò acocelhats. 25 
laussols. 31 bo vi. 



211 



XIII- SIÈCLE. 



212 



val bo YÌ de tonehi, o pas barutelatz 
yal be michas de claustra; et eiasutz 

quo molhatz 
val mais a laa yegadas, que, can yo8 

trasnuchatz 

al yen o a )a ploia ni yenetz tantolhatz, 

6 eu m'estau dins cobert belamen et en patz 

ab lo8 nostred cofraires, que 8on appariatz, 

que m'espulgo e*m grato can m'en yen 

yolontatz. 
E ben a las yeguadas, can m'en yen 

yolontatz, 
8Ì 08 cozis cozina, no costa rei peccatz, 
loqu'eu meteis m'en absolvi, can ne so 

deyalatz. 
Non i a descrezensa ni tan mortals peccatz, 
qui queis digua niis fassa, que no sia 

salyatz, 
8*a nos autres s'en ye, aissi o entendatz, 
per me o pel diague que m'estara de latz. 
i^Yecyos la benanansa en que eu sui 

pauzatzl 
E s'eu la yolh giquir, car conosc qu'es 

peccatz, 
e prenc la fe de Roma, yolh que m'o 

graziscatz 
e que sia receuputz coma us homs onratz. 
Ermengautz de Figueiras fo mos pair' 

apelatz, 
2ocayaliers pogr' eu osser si astres m'en 

fo8 datz; 
e s'eu no sui el segle garnitz ni espazatz, 
yolh esser de Deu, mas yos m*o con- 

selhatz. 
A yos dic, nlzarn, car es enrazonatz 
de rimas de romans, et es endoctrinatz, 
25 que nulhs homs de las terras en es mielhs 

assaiatz. 



2 ÌBsutz. 8 val be mais. 6 los manque, 
soy, 11 mortal qaey son Me. 13 enaissi. 19 mo. 
apelaz. 20 cauayer. 22 coss-- 2ô tcrras e sia 
quieus vulhatzde rimas de romans non es. Me.Ap. 
gardent ces mois et gagneni ainêi un vera; 
maiê Me. veui remplacer un de deux rimas dc 
romans par de lati e d^estorias au par de 
totas las .vu. artz. 



De novo questios que denan me pauzatz 
e'm prezicatz tot jorn, me sui aconselhatz, 
que totas las creirai, e mai, si m'en 

mostratz, 
per los hos testimonis que vos me amenatz 
e por las guerentias que denan me pauzatz. 5 
Pcr las vostras paraulas volh esser bateiatz 
e tornatz a la fe que yos me sermonatz, 
yos e fraíre Ferriers, a qui poders es datz 
de liar e de solvre, cals que siai peccatz, 
d'eretj' o de Baudes o dels Essabatatz. lo 
E qui de mi'us demanda, qui es lo 

coíTessatz, 
yos lor podetz dire, car sera veritatz, 
qu'es Sicartz de Figueiras, lo cals es 

cambiatz 
de trastotz sos mestiers. 
C'aissi coma sol esser enemics e 15 

guerriers 
do la gloiza do Roma, oimai irai estiers, 
qu'encaussarai heretjea, crezens e lauzen- 

giers, 
que ja amor ni trogua, quo valhau dos 

deniers, 
non trobaran ab mi: es'anciìiiplazentiera 
a Peire Capella, ni a sos captaliers, 20 
ni a Joan del Colet amics ni parceriers, 
oimai d'aissi enan lor serai aversiers. 
Si coyertir no's volon, ans que yenga 

fcbriers, 
trastotz los farai penre a nostres escudiers. 
Beritz Peir Razols e Ricartz lo portier8 25 
sabran be las estradas e'Is camis tra- 

yersiers, 
los cluzels e las balmas e'Is passes eis 

sendiers 
e ben las cavarotas on rescondo'Is deniers. 
E no'm podon guerir qu'eu no'Is tenga 

premiers. 
Ja no'us i calra esser, vos ni fraire Ferriers, ao 
si covertir no's volo, vistz nostres messat- 

giers." 

1 VIIII. Me. corrige: de las .vini. 2 acoc-. 
11 micns. 12 lur podetz. 13 qu'cs] quo. 16 

flieiza. hueymay. 18 .m. Me. 21 parciers. 
2 hueymai. 



213 



UC FAIDIT. 



214 



'Sicart, ben aias tu: aquel Deue dre- 

churiers 

que formet cel e terra, las aiguas eis 

tempiers 

ei solelh e la luna, ses autres parsooiers, 

te done que tu sias d'aquels leials obriers 



que Deus mes en la vinha, c^aitan det 

als derriers, 
can los ac alogatz, coma fetz als premiers. 
Tu seras us d'aqucls, si vols esser entiers, 
c^aissi com asestatpervera emessorguiers, 
que sias vas la fe leials e yertadiers." 5 



UC FAIDIT, GRAMMAIRE PROVENÇALE. 

M$. de ìa Tjaurentienne 187 /. Sn. Haria del fiore. THe heiden iiltestfn provenzaliêdfen Gram- 

matihen heraiugegehen von E, Stengel, Marhurg 1878, p. 1—5/ e/, Biadene^ Sludj di /Uologia 

romanza I (Í855J, p. 345 et p. 370 M. — Ordr. § 41, p. 65. St, p. 67, 



^ Inclplt Donatns proTincialis. 

Las oit partz que om troba en gra- 
matica, troba om en vulgar provenchal, 
zo 08: uomo, pronomc, vcrbc, advcrbe, 
particip, coujuuctios, prcpositios, iutcr- 

lojectìos. 

Nom 08 apelatz per ço que significa 
eubstantia ab propria qualitat o ab co- 
muna; e largamen totas las causas a 
las quals Adams pauset noms poden esser 

i^noms apellada8. En nom a cinq causas: 
species^ genus^ uumbro, fìgura, ciia. 

Species es primitiva o es derivativa: 
primitius es apelatz lo nom que es per 
80, e no 08 venguz d^alqu nome ni d'alqu 

2overbe, 8Ì cum es ^bontaz'. Derivatiu8 
nom 68 aquel que ven d'altre loc, 8Ì 
cum 'bo8' que ven de ^bontat,* que *bo8* 
non pot om e88er 868 ^bontat'. 

Genus oh de cinq maneras: ma8culi8, 

t5feminÌ8, neutrÌ8, comus, omnÌ8. Masculis 
68 aquel que aperte a la8 masclas causaa 
8olamen, si cum ^bos, mals, fal8\ FeminÌ8 
68 aquel que perte a las causas feminiU 
solamen, 8Ì cum 'bona, bela, mala* e 

oo^falHa'. Ncutris 68 aqucl que no pcrtc 
a Tun ni a Tautre, si cum ^gauç' e 'bes'. 
Mas aici no 86C lo vulgars la gramatica 
6l8 neutrÌ8 8ub8tantiu8, ans 86 diçen aici 
cum 86 fo88en masculi, 8Ì cum aici: 

4, et 214,5 lials. 

lège'nai. 18prìinitiaa8.26pertena/^a. 27boz. 



^gran8 68 lo be8 que aquest m'a fait*, 
6 'gran8 68 lo mal8 que m'es vengutz 
de lui'. Comu8 68 aquelh que perten 
al ma8clc e al fcmc cnsems, 8Ì oum sun 
li particip que fcnissen in 'ans' vel tnio 
'ens' ; qu'eu po8C dire 'aqueat chavaliers 
68 presans, aquesta domna 68 presans, 
aquestz cavaliers 68 avinens, aquesta 
domna 68 avinens'. Ma8 el nominatiu 
plural 86 camja d'aitan que conven ai5 
dire ^aquelh chavalier 8on avinen, aque- 
las domuas 8on aviuens'. OmnÌ8 68 aquol 
que perte al mascle e al feme e al neutri 
ensems ; q'eu po8C dire 'aquest cavaliers 
68 plasens, aquesta domna es pIaoen8,*to 
6 'aque8t be8 m'es plazens.' 

Numbre8 68 8Ìngular8 o plurah: 8in- 
gular8, quan parla d'una cau8a solamen ; 
plural8, quan parla de doas o de plu- 
8or8. tB 

Figura 68 8impla o conposta : 8Ìm- 
pla, 8Ì cum 'coms'; compo8ta, 8Ì cum 
^ve8Com8', qu'68 partz composta, 80 es 
apostiza de 'ves' e de *coms'. 

Li 088 8un 86Ì8: nominatius, genitiu8,80 
datius, acu8atiu8, vocatiu8, ablatius. Ijo 
nominatius se conois per io', 8Ì cum io 
rcÌ8 C8 vcngutz;' gcnitius per *de\ si cum 
^aquest destriers es del rei ;' datius per 

6 los. 8 coman. es] san. 11 pos. chaaal'. 
13 cauars. 14 dona. 16 chaaal\ 20 dona. 
pjaisens. 28 oesconi. 29 uez. 



215 



XIII- SIÈCLE. 



216 



^a', 8Ì cum 'mena lo destrier al rei;' acou- 
satìus per Mo', si cum 'eu yei lo rei armat'. 
E no 80 pot conoÌ88er ni triar Tacusatiu^ 
del nominatiu, si no per zo quei nomi- 

^natìus singulars, quan 08 ma80ulÌ8, vol 
V en la fi, e li autre ca8 noi volen; 
ei nominatiu plural noi vol, e tuit li 
altre ca8 volen lo enl plural. * Pero lo 
Yocatius dou 8ombIar lo nominatìu en 

10 totas Ia8 ditios que fenissen in 'ors' et 
en las autras ditions que'us dirai aici: 
Meus, reis, francs, pros, bos, cavaliers, 
canços'. Et els altres locs on lo vocatius 
non a V en la fi, si es el semblans al 

i6nominatiu, al menhz en silabas et en 
letras, que deu aver aitals e tantaa cum 
lo nominatius, trait sol 's' en la fi. 

Pero de la regla on fo dit desus quei 
nominatius cas no vol ^s* en la fi quan 

20 08 pluralis nutnerij Yoilh traire fors totz 
los feminis, que non es dit mas solamen 
dels masculis e dels neutris, que 8un 
semblan el plural por totz locs, si tot 
8*08 contra gramatica. E lai on fo dit 

t5 del nominatiu singular que yoI ^s' per- 
tot a la fi, Yoilh traire fors totz aquels 



quo fenisson en 'aire^ si cum ^enperaire, 
amaire', et en *eire,' si cum Teire, be- 
veire, radeire, tondeire, pencheire, fen- 
cheire, bateire, foteire, prendreire, te- 



neire,' et en 4re', si cum 'traire, con- 5 
sentire, escarnire, escremire, ferire, gro- 
nire'; mas ^albires' yoI 's' e ^conssires' es 
'desires'. 

E doYotz saber quo tut nquolh que'us 
ai dit, don lo nominatius singulars fenis 10 
en ^aire' et en 'eire,' fenissen totz lor cas 
singulars en ^dor,' trait lo vocatius qe 
sembla lo nominatiu, si cum es dit desus. 
E de la regla del nominatiusingular, que 
Yol V a la fí, Yoilh ancar traire forsis 
'maestre, prestre, pastre, sener, melher, 
peier, sordeior, maier, menre, sor, bar, 
gençer, Ieuger,greuger,'et totzlos ajectius 
neutris, quan sun pausat senes sustantiu, 
si cum ^mal m'es, greu m'es, fer m'e8,so 
esquiu m'es, estranh m'es qu'el aia dit 
nial do me.' E Yoilh en traire fors encar 
dels pronoms alcus, si cum ^eu, tu, el, 
qui, aquel, ilh, cel, aicel, aquest, nostre, 
Yostre,' que no Yolon 's' en la fi, e sun t5 
del nominatiu singular. 



POLQUET DE R0MAN8. 

M9S. : ACDEHlKFTtST. Die QedichU des Folquet von Romanê hg. von R. Zenker, Halle 1896, 
p. 52 M. (Ze.). - Diez, Leben und Werle der Troubadours, 2* éd., Leipzig 1882, p. 453 ss. 



Far Yuelh un nou sirYentes, 

que razon n'ai granda, 

e dirai de pretz on es, 
80 8*om tot noi demanda. 

Pretz sojorn' ab los cortes 

e noi quier liuranda 

mas joi e valor, 

e ten celui per senhor 
85 quii da tal vianda. 

3 conosBcr. 7 no v. 9 scenblar. SO. 26 
toiz. 23 BceDblan. 
28 po8 Ba.CEHR. 34 melhor Ba.CER. 



Pretz Yol ome conoissen 
ab fina largueza, 
franc et umil e plazen 
e 808 avoleza; so 

a celui 80 don' e's ren 
ei a s'amor meza. 
Mas paucs n'a oonques, 
qu'en cen baros non a tres 
complitz de proeza. 35 

dprencheire. Tsconssires. 9devez. 24aitel. 
33 pauc Ze. HIKPST. 



217 



FOLQUET I)E ROMANS. — PEIRB DE BÀRJAC. 



218 



10 



15 



SO 



Ja mais negus mos amics 
no Yuelh rics deyenha, 
po8 mo8 8enher Frederics, 
que aobre totz renha, 
era larcs an8 que fos rics; 
er li platz que tenha 
la terr* e Tayer: 
aÌ880 m'en comta per yer 
ca8cu8 qui que'n yenha. 

Mas d'una re si acert 
qu'als 8ayÌ8 aug dire: 
qui tot yol toncr tot pert. 
£n aiso se mire 
e tenha donar ubert, 
que'I roda no's yire 
80 de8U8 de8otz, 
qu'al yirar faria totz 
808 enemic8 rire. 

E lau Deu que 8U8 Ta me8 
e l'a dat corona, 
e 8on cosin lo marques, 
que ca8cu8 razona 
que yenir Ten deu gran8 be8; 



e*il razos es bona, 
qu'ieu yi, 80*U8 autrei, 
Tamor que cel d'E^t li fei 
ei coms de Yerona, 

Per qu'eu li yuelh co88elhar, 
car Tam 808 bauzia, 
que 808 amic8 teuga car 
e ric8 tota yia, 
que ben a poder de far, 
miels c'om qu'el mon 8Ìa, 
fatz d'ome yalen: 
yec yo8 doblo falhimen 
8Ì non o fazial 

Emperair*, ie'U8 yuelh preiar 
que ja mal no*u8 8Ìa, 
8'ieu'8 dic mon talen, 
que car vo8 am coralmen, 
yo8 mostr' aital yia. 
NOtz del Carret, be'u8 tenc car, 
car en Lombardia 
no 8ai plu8 yalen, 
ni negu8 no m'en de^men 
de ben qu'eu en dia. 



10 



ib 



PEIRE.DE BARJAC. 

Msê. âe Pnris, fr. 850, fol. 20\ì* (C), fr. 22543, fol. 3tì* (R); Mt. de la Laurentietme, Pl. XLI, 
43, fol. 135**, Archiv f. d. ISiud. d. neueren Spraehen 35, 437 (U); Me, de la Uieeardienne 2814, 
p, 214, Siengel, La V* partie du ehanêonnier de Bernart Amoros, Leipgig 1902, p. 279 (a). 

Cf. Raynouard 3, 242-244 ei Parn. Oceii, 35. 



Tot francamen, domna, yenh dennn yo8 
îspenre comjat per to8 temps a lezer, 
e gran8 inerccs, quar nnc dciihotz volor 
qu'eu mi tengue8 per vostr'amor plus gni^ 
tan can vos plac ; inas aras, pos uo'us plai, 
08 be razo8 que, 8Ì voletz aver 
80 drut d'autra part que'us posca maÌ8 valer, 
qu'eu'l V08 autrei : ja peitz no'u8 en volrai, 



1 nalhs de Ba.CEUR, 10 sia cert Ba. 21 
mo senhor Ba.CER, cn mons. 7/. 

24 domna manque R. denant a. 2G e mil 
R. denhcs R. 27 Que R. Quenm a. endreg vos 
amors g. R. de uostr amor Ua. per U. 28 manque 
a. a. no vos p. C. nos pl. U. 2í) Ben C8 a. eys C. 
30 part] gent U. sapcha RUa. 31 Quieu lous 
R, lenl U. AÌBBÌl vos salu a. 



ans n'aurem poÌ8 bon 8olatz entre nos 
et e^tareni com 8Ì anc rea non fos. t5 

Mns yo8 cui<intz, car ou 8ui aziroa, 
aÌ88Ì com 80ÌII, non o diga de ver; 
mas derenan vos o farai parer: 



1 e razos Ba. CEUrRST, 3 bo quel mar- 
qnes Ba.CEIÍR. 5—13 Appel voudrait metire 
cc$ vers avant la 5' êtropìie; ef Litteraturbl, /. 
germ. u. rom. Phil. 1896, p. 169. 7 son amic 
Ze.EIiPRS. 8 ric Ze.CHPRS. 

24 Qans U., Quant a. enans a. gay s. R, Sò 
£n est. U. co R. con sant {eorr. sanc) parlar 
(corr.'tX) n.í.a. 26 troieième strophe CR. Ben 
jeu pcsatz si bcns ui a. R. 27 pus (| noui nuelh 
non d. pcr uer R, Qaîsi uus del tot o d. 
r/, Caissi del tot nous o d. a. 28 8i faa yea 
be e faray o p. R. non so f. U. 



:?.'.J. 



220 



^ •! 



.•. '■ 



.."-■'■ 



-.■> 



•» «- 



^,r.V 



s^.iMí nii, et ou V08 Bolvonii; 
. iMirí »ireni cascus d^aqui en laí 
, i^ ".r.ilnien bon' amor mantcnor: 
. ï iz.* fezetz re que'm deia doler, 
:-uỳ :c perdo tot 80 que m'en escai & 
1 1 fr&noamen ; qu'a mi non er ja bos, 
^ íi bon cor non es faitz lo pcrdo8. 

Viìi domna, tro quc'm fezetz giIo8, 
luii iniei re contra'l vostre plazer; 
Yiifi» ânc gilos non ac 8en ni saber, lo 
i. rvn no 8ap gilo8 que's ditz ni'8 fai, 
I.. hom no 8up los mals que giloB trai, 
y; patz non a gilos mati ui ser 
y: en nulli loc gilos no pot cabor, 
zkt que V08 dou plazer car m*on partraí; 15 
^u'Aâsatz val molhs a cclui qu'es lebros, 
-uo gos sivals tug no'l son onoios. 

Fe quo'm dovetz, si be'us sui aziros, 
preudetz comjat de mi qu'eu'l pren 

do vos. 



L-M FUaiElRA. 



i î./ry, Quilhem Fi</ueira, ein provcnznliitcher Trou- 
■1-40 (Le.). — Oriìr. § 25, p. J.f. 



^ ^« \ 



so 



»b#:ï 



i. ORC* 



. 4 on 

•^>*.. tîe 

.;, l.iiiic 

X ,; Klla 

,^i#*o V. u. 
^«^ ».^« UU8 p. 

"■^ i t oiianz 
\- lâ fors] 

' "^ ♦ .V *•'> y^^ 

. ^*, >ïOiilli n'a. 
*^,^W êtrophe 



^ *• 



esaisosdoptarqu'ioun^auraimalvolenssa^so 

oar fauc sirvontos 

dels fals, d'cnjan plos 

de Roma, quo es caps do la dochaseussa, 

on docliai totz bos. 

l m'en a. ct cu) quieu /?a, qcua en U, vos en íï. 
'2 aniilo l'f uiiidui a. ì\\hììì\i\\i\v /i, nostr Ua, 
4 sicus li i'e cii tli'e^ de (les|»lii/cr H. fes ren ({u 
ini /'(/. i') K ii(»s |»(r(l(»n /'</. (|u iiiiisi) Ua. (i 
Tot (le l»()ii ('ur l\i. quesliers no (s)eria UUa. 
7 Bi liuliiiens ii. H. H liona CB. pus nie Ctì. 
i) et U) manquent a. Ken non feri mas al u. 
V. 10 i^iiir ('ìi. hom \r. V. 11 et 12 iuter- 
vertiit dnns V 11 gelos non sap /'. 12 ren 
n. s lo mal Va. 13 et \\ intervvrtin dans Va. 
l.S gcloB non na pausa Va. 14 Ni nul ^. n. p. 
en loc Va. If) nous CH. retrai Va. 16 quar 
trop cs niicUis CU. a sel quc es R^ a selhs 
que son C. (|(l /'. 17 (^udoncs s. non son tot 
Va. n(»n C. 6n(i(»s A'. udiros a. IH que A'. biui C. 
sitot Boi Va. \\) c. ílonu (iuiel CH. {.\\t\ Va. 

22 niul aprcs Le.; cf. Ba., Zeititchr. /. ronu 
PhU. IV, ÌIO. 



221 



GUlIiUEM FIOUEIRA. 



222 



No'm merayilh ges, Roma, si la gens 

erra, 
que'I segr avctz mes en trebalh et en 

guorra, 
e pretz e merces mor per vos e's sosterra, 
Rom' enganairitz, 
5qu'etz de totz mals guitz 
e cim' e razítz, que'l bons reis d*Eng- 
fon per vos trahitz. [laterra 

Roma trichairitz, cobeitatz yos engána, 
qu'a Yostras berbitz tondetz trop de la 

lana. 
10 Lo Sains Esperitz, que receup carn 
entenda mos precs [humana, 

e franha tos becs. 

Roma, no m'entrecs, cum es fals' e trafana 
vae no8 e vas Orecs. 
iT) Hoììì\ als homes pecs rozetz la carn 

e rossa, 
e guidfltz loa cccs ab vos inz en la fossa, 
e passatz los decs de Deu, car trop es 
vostra cobeitatz, [grossa 

car vos perdonatz 
îoper deniers pechatz. Roma, de gran 
do mnl V08 cargatz. [trasdo^sn, 

Romn, beu 8apchatz que vo8tr' avol8 

barata 
e vosira foudatz fetz perdre Damiata. 
Malamen renhatz, Roma! Dieu8 vo8 abata 
en dechazemen, 
85car trop falsamen 
renhatz per argen, Roma de maP eaclata, 
e de mal coven. 

Roma, veramen 8ai iou 8ene8 doptan88a 
qu'ab galiamcn de fal8a perdonnn^a 
30 liurntz a turmcn lo barnatge de Fran^sa 
lonh de paradis, 



i\ c] car lìa.B, don H. pcr nos mor tía.I). 
o's. sostxTrn] c sostcrni IfnJ,e,tì, c sotcrra 
C, e soptcra />, es sotz ierra R, e saierra ?t. 
20 de trop mala tr. Ba.B, Roma gran tr. C, 
Roma de tan gran tr. R^ Roma trop gran traidosa 
$1. 21 de mall Roma Da.B, 25 follamen Ba. 
B, malamcn Ríì. HO liurctz LeCR. 31 la 
gcn de Paris Ba. CR, VarU changé en paradiê 91. 



ei bon rei LoÌ8, 

Rom*, avetz aucÌ8, o'ab faha predicanssa 

1 traÌ88etz de ParÌ8. [dampnatge, 

Rom\ nl8 SarrazÌ8 fasetz pauo de 
ma8 Grecs e LatÌ8 metetz e carnalatge. 5 
Inz el foo d'abÌ8, Roma, faitz vostr* eata^e 
en perdicion. 
Ja Dieu8 part no'm don, 
Roma, del perdon ni del pelegrínatge 
que fetz d*Avinhon. lo 

Roma, 808 razon avetz mainta gen morta, 
e je8 no'm 8ab bon, car teuetz via torta, 
qu'a salvacion, Roma, serratz la porta: 
per qu^H mal govern 
qui 800 vostr' e^tern 15 

d*e8tiu e dMnvern, car diable8 Ten porta 
inz el fuoc d'enfern. 

Romn, be'8 decern lo mals c'om vos 

deu dire, 
quar faitz per esquern del8 crestians 

martire: 
maa en cal quadern trobatz qu*om dei*to 
Roma'ls orestian^P [aucire, 

Dieu8, qu*e8 veraÌ8 pans 
e cotidian8, mi don 80 qu'ieu dezire 
vezer dels Romans. 

Roma, vers es plan8 que tro fozan-t^ 

goÌBSosa 
del8 perdon8 trafans que fetzsobreTolosa. 
Trop rozetz las man8 a lei de rabiosa, 
Roma descordansl 
Mas si'I com8 prezans 
viu ancar do8 ans^ Fransa n*er dolorosa,^ 
del8 vo8tre8 engans. 

Roma, tnnt C8 grans la vostra forfaitura, 
que Dieu e 808 8an8 en gitatz a noncura, 
tant etz mal renhans, Roma fals* e tafura: 
per qu'en voa s'escon * 

e*8 magr', e'8 cofon 
lo joÌ8 d^aquest mon. E faitz gran des- 
del comto Raimon. [mezura 

8 tr. del pais Ba., gitetz del pais C. 4 faiti 
yo8 paac Le. Cf. Ba. l. e. 6 Roroa aveti Ba. 
B. 14/16 intervertiê Le BC^. 18 besl beis 
Le.B. ben RH, ben se D, 23 lais Ba.B. 26 
prcdics /?«., prczicx CR, 80 n'crl cr B<t,B. 
87 cnjans Ba, L'cnguan CR. 



223 



Xni« SIÈCLE. 



224 



Romal DieuB raon eili don poder o 

forsa, 

al comte, que ton los Frances eis escorsa 

e fa*n planca e pon quand ab els se 

et a mi plntz fort. [comorsa; 

sRom', a Dieu recort 

del Yostre gran tort, sii platz, ei comt' 

de ¥08 e de mort [estorsa 

Roma, be*m conort quez en abans de 

gaire 

venretz a mal port, si l'adreitz emperaire 
lomen' adreoh sa sort ni fai so que deu 

Roma, eu dio yer [faire. 

quei Yostre poder 

yeirem deohazer. Roma, lo yers Balyaire 

m'o lais tost yezerl 
15 Roma, per ayer faitz mainta YÌlania 

e maint desplazer e mainta fellonia, 

tant Yòletz aver del mon la senhoria 

que ren non temetz 

Dieu ni sos devetz; 
2oanz vei que fazetz mais qu*iou dir non 

de mal, per uu dotz. [poiria 

Roma, tan tenetz estreg la Yostra grapa 

que 80 que podetz tener, greu yos escapa. 

Si'n breu non perdetz poder, a mala 
25 08 lo mons cazutz [trapa 

e mortz e Yoncutz ei pretz confondutz. 

Roma, la Yostra papa 

fai aitals Yortutz. [YÌda 

Roma, cel qu'es lutz del mon e Ycra 
80 e Ycra salutz, yos don mal' escarida; 

car tans mals saubutz fasetz, don lo 

Roma desleials, [mons crida. 

razitz de totz mals, 

els foc8 enfernals ardretz 8ene8 faillida, 
86 8Ì non pen88atz d'ab. [prendre 

Rom', als cardenals yo8 pot hom 8obre- 

per lo8 criminals pecatz que fan entendre, 

que non pensan d'als mas cum puo8can 

Díeu e 808 amio8, [reYondre 

40 e no'i Yal ca8tic8. 



26 ei-conf. manque tìa. (22—28) BCR, 31 
faitz per que Le.; of. Ba. /, e. 



Ronia,gran8 faBtíca os d'auzír o d'outondre 
lo8 Y08tre8 prezic8. [montá 

Rom', ieu 8ui enica, car Yostre poders 
e car grans destrica ab yo8 totz no8 

afronta, 
car Y08 etz abrics e caps d'ongan e d'onta 5 
e de deshonor; 
eil Yostre pastor 

8on fal8 trichador, Roma, e quiis aconta 
fai trop gran follor. 

Roma mal labor fai papa, quan tensona lo 
ab l'emperador pel drech de la corona 
nii met en error niÌ8 8eu8 guerriera 
car aitals perdoa perdona; 

que non 8ec razos, 

Roma, non ea bo8, anz, quii Yer en razona, i6 
reman Yorgonhos. 

Romai glorioa que aofri mortal pena 
en la crotz per no8 yo8 done mal' eatrena; 
car Yoletz totz jora portar la boraa plena, 
Roma, de mal for, so 

quo tot Yostro cor 

aYotz on tro8or: don cobeitatz yo8 mena 
el fuoc que no mor. [gola 

Roma, del malcor que portatz en la 
naÌ8 lo 8UC8 don mor lo mona e 8'e8trangola85 
ab dou88or del cor, de quei saYÌs tremola 
quan conoia e yo 
lo mortal Ycne 

que portatz el ae, (Roma, del cor yos 
don li pieitz 8on ple. [cola!) ^o 

Roma, ben ancae ha hom auzit retraire 
quei cap sem yo*8 te per quei faitz 

* aoYon raire: 
per que cug e cre qu'opa yo8 auria traire, 
Roma, del cerYol, 85 

car de mal capel 

4 ab vos totz| totz ab yos Le.CR, a vos 
tost BD , vas Yos tost $(. 10 fol 1. Ba.CR, 
quar Ba.CR. 15 enans qui Ten razona Le B^ 
enans qui lanraizona /), en ans quil araisona 
V. VJ totas sazos Ba.CR. portatz Ba.CU. 
25 nais-mor Tobler,Le. naissol sicamor Ba.^ 
nais desicamor BDy nays lo suc do mor /?. 
don lo mons sestrengola (scstrangola D) Ba. 
BD. 20 dc c. Ba.CR. 28 vere Le\ c/. Ba, í. c. 
p. 441. 29 e de lai ve Le.(Tohler)CK. 30 
pluB Ba.BD. 



225 



GUIIiLEM DE LA TOR. — SORDEL. 



226 



etz Yos e Cistel, qu*a Bezere fezetz faire 
mout estranli maze). [tozura, 

Rom\ ab fals serobel tendetz yostra 
c man mal morsel maujatz, qui quo 

l'endura; 



car' avetz d*anhel ab simpla gardadura 

dodins lop rabat, 

serpen coronat 

de vibr' engcnrat, per quei diable'us cura 

comai 8Ìeu priyat. 



10 



15 



GUILLEM DE LA TOR. 

Ms. de Modhte, fol 188^ (IT). — Mussafia, Del codice Estense p. 443. Si, p, 29. 



Uitn, doas, tres c quatrc, 
cinc e seis e set e ueicli 
m'avcnc l'autrer a combatre 
ab m'osta tota una nueich; 
e sì'm trobes fol ni mal dueich, 
fe que dei a Deu, bel fratre, 
beu íorn toz mos pans cueich, 
8Ì me volgues esbatre. 

E uon vos cuides, bel' osta, 
quet eu mais ogan chai torn, 
cant per la vostra somosta 
non puoc meilz estar un jorn; 



qu'auz m'aues rnutrer taut eutorn 
tant que me chalfes la costa; 
ano non cugei vezer jom, 
tant me fo mal en posta. 

N'osta, V08 non es ges lota, io 

ben conoc al moutar; 
8Ì no'm tengue8 a la cota, 
ja non pogra 8U8 e8tar; 
tant haut me fazia8 levar 
con 8'eu fo8 una pelota. i5 

Toz tem8 fai mal cavalcar 



80RDEL. 

Mss.: ACDHIRRS. Meyer, Reeueil d'anciens iexies, Paris 1877, I, 93 s. De Lollis, Viia e 
poesie di Sordello di Goito, Halle 1896, p, 153 ss. (LolU). — Diez, Ld>en und Werke der Trou- 

badours, 2* éd., Leipzig 1882, p. 375 ss. 



Planher vuelh en Blacatz en aque^t 

leugier 80, 

nb cor trist o marrit, jt ai cn bo razo, 

qu'en lui ai mcscnbat seuhor et amic bo 

20 c car tuit Taip valen en 8a mort perdut 8o: 

tant C8 mortals lo dan8 qu^eu non ai 

808peÌ880 

que jn mnÌ8 8Ì reveigna, 8'en aital guiza no 
qu'oin li traga lo cor, e qu'en manjo'l 

baro 
que vivou de8corat, pueÌ8 auran de cor pro. 
25 Premier8 manje del cor, per 80 que 

gran8 op8 I'e^, 

^l noi Ha.Loll.CDIK. 

BARTSCII, ChrettomAthle proTençnle. 



Temperaire de Roma, 8'el vol lo8 Milane8 
per for8a conquÌ8tar, oar lui tenon oonque8, 
c viu de8cretatz, malgrat do 808 Tio8. to 
E de8cguentre lui inanj' en lo reÌ8 frauces, 
pueia cobrara Ca^telln qu'el pert per 

ne80ie8; 
ma8 8Ì pe8a 8a roaire, el no'n manjara ge8, 
car ben par a 8on pretz qu'el non fai 

ren que'l pe8. 



2 lops rabatz D] cf. Ba.^ l. c, p. 441. .3 serpens 
coronats D. 4 engenrats D. apella Le.; ef. 
Bn., l. c, 6 comals sieus privats D. 

22 quc pert Ba.LollCDlR. 23 pes' a Ba. 
Loll. 

8 



227 



XIIP SÍÈCLE. 



228 



Dcl rei engles me platz, oar es pauc 

coratjos, 
que Tnauje pro del cor, pueís er yalens 

e bo8 
e cobrara la terra, per que víu de pretz 

blos, 
quei tol lo rcia do Fransa, car lo sap 

miallìos. 
ft E lo roÌ8 ca8tola8 tanh qu*on nianjo por do8, 
car do8 regiamea ten,e per l'un non 08 pro8 ; 
ma8 8*el en vol manjar, tanh qu'en manj' 

a rescos, 
que, 8Ìi mair' o 8abia, batriai ab ba8to8. 
l)ol rei d' Arago vuolh dcl cor doia manjar, 
loque ai880 lo fara de l'anta deacargar, 
que pren sai de Marselha e de Millau, 

qu'onrar 
no*8 pot eatiers per re que pueaca dir 

ni far. 
Bt apre8 vuelh del cor don hom al reí 

Navar, 
que valia mais com8 quo reia, 80 aug 

comtar. 



Tortz 08, quan l)icu8 fai honio en gran 

ricor poiar, 
po8 8ofracha de cor lo faì de pretz baiasar. 
AI comte de Toloza a ops qu'en 

manjo be, 
8ii membra so que sol tenor ni so que te; 
quar 8Ì ab autro cor su pordu nou rovo, 5 
no*m par qu'ola rcveigna ab aquol qu'a 

on 80. 
Ei coms proensals tanh qu'en manje, 

sii 80ve 
c'oms que deseretatz viu gaire no val re, 
e 8i tot ab esfors si defen ni's capte, 
ops l'cs manjo del cor pel grou faisio 

qu'el soste. 
Li baro'm volran mal de so que íeu 

dic be; 
mas ben sapchan qu'ieuis pretz aitan 

pauc com il me. 
Rels llestaura, sol qu'ab vos puesca 

trobar merce, 
a mon dan met cascun que per amic 

no'm te. 



(ÌUÍRAUT DE 8AL1N1IAC. 

Miís. (U l\uH8,/r. dr»0,/ol. :ir>7' (C), /r. 'J'JíyLt, /ol. mì'* (A'J: <}. dc solmhâ. 



15 Per solatz e por doport 

me conort 

o'm don alegransa; 

e ja non feira descort 

s'eu acort 
20 e bon' acordansa 

trobes ab leis qu'am plus fort; 

qu'autre tort, — 

V08 dic ses duptansa, — 

uo l'ai mns l'amor quei pòrt, 
95 peitz de mort 

me vol per semblansa. 



11 sai prcs Me.ll. d'Afnilau LoU.Mi. 
17 du a 19 sieu Clt etc. 21 lieys CA* etc. 
ca A'. pns CR. 24 qniol A*. 



Mas de lauzongiors mi lau, 15 
quar fan cuidar qu'eu am alhor, 
e pois demando'm que fau 
ni on ai pauzada m'amor. 
Et eu, quar son mal e brau, 
tem los tant que dirai la lor: 20 
la genser es qu'om mentau 
e la melher de sa ricor, 

Francha, de bella paria, 
gen parlan, de bel solatz, 
la trobaretx cascun dia, 2& 

e tot quan fai ni ditz platz; 
sens e pretz e cortezia, 

B qne la r. lia.l.olL 8 coms lin Mv. 

\h laus A'. 1() alliurs (: auiora) (/. 17 de- 
mandon ('. \\) 8oy R. mals C. 23 Franquc A*. 
24 parlans c dc lii^lli (\ 25 qnascun C. 



229 



RAIMON irAVlNHO. 



230 



10 



gaiez* e fìDft boutatz 
estan ab )eÌ8 noit e dia, 
sitot enoiais malvatz. 
D'al ro uo consiro, 
mas s'amor dezire 
que'm des; 
sei dous plazen rire 
m'an donat martire 
engres ; 

on qu'eu m^an ni'm yire, 
el cor la remire 
adc8, 
e pens o con8Ìre 



e no l'aus ges dire: 
m^ame8 ; 

Que'l 8obramor8 qu*eu Tai m'en te 
c ptior8 que rcnog de88c; 
maa en loc de clamar merce 5 

I'ai fìn' amor e bona fe. 
Qu'en tant quan mara ni terra te, 
non a tan fin aman cum me. 
La yalens reina mante 
domnei, fina beutat, ab se, lo 

part totaa laa dompnas qu'om ye; 
e non aì aobredig de re. 
De Monferriol no dic re, 
ma8 yalor e fin pretz mante. 



RAIMON D'AVINHO. 

Ms. tif Modhte fol. 20:r (D); Mss. dc PariSj fr. Srytì, fol. :i72' (C), fr. 854, fol. 191^ (I), 

fr. 2254S, fol. 23'' (R). 



Siryens 8ui ayutz et arlotz, 
ifi e comtarai totz mos me8tier8: 
e 8ui estatz arbalestier^ 
c portacarn e gualiotz 
roliauH baratiors 
e pescaires et escudiers, 
50 sai bcn dc pcirn nuirar, 
pero de cozir non trop par, 
e mauta portei mantas yes, 
et ai mais de cent auzels pres; 
e sui trobaires bels e bos, 
2fí qu'eu fas siryeutes e tensos, 
8ui joglars desayinens 
e de set ordes sui crezens. 

E fui mazeliers e fìs datz, 
e corrcgiers fui lonjamens. 



e sai far anels bels e gens 
e rateiras pér penro ratz, 
e far ausberca e garnizos, 
e sai far putas c laíros, 
(í sancnci bras, o fui boyiers 
niais d'un mes mercadaniers, 
sai far arcas o yaisscls, 
penclies e fus e cascayels, 
e sai far galeas e naus, 
coutels et espazas e faus; 
e saí esser pestres e cocs, 
e 8ui bos meges, quant es locs. 

E fui clergues e cayaliers 
ct.escriyas e tayerniers, 
c sai far selas et escutz, 
e sai ben penher e far glutz. 



16 



to 



85 



80 



2 cn R. nueg C, nnech A*. 3 enneials C, 

cnncia als A*. 4 res C. cosBÌre CR. 7 So dos 

R. dols C. 8 ma A. 10 qnicn A. 13 pes e 
cossìre Cìi. 

16 manque CR. 18 errofìans />, e rossian 
R. c balcBticrs CR. lî) presUires Cfí 21 
poB 80 c. /. 22 monta R. 23 may C, maint 
D. de mil C. 24/2Ô manquent CR. 



2 qne mamefl CR. 3 Qne R. 4 enaeg ('. 
enncch R. 5 luec C. 7 Que-e R. 8 Nom R. 
co R. 9 rete R. 10 D. e f. R. 12 e man- 
que A*. 

17 fÌB R. gonioB CR. 19 e semnar blati 
CR. Boi R. ^ dnn an R. merdacaniers CDI. 
23 ^abiaB CR. 25 CBtre C. 26 Bai metre 
geÌB q. CR. 27 E Buy CR. 30 ben mnnque 
C. faire C. 



231 



Xíll* SIÈCLE. 



232 



6 sai teissor e far oarbo, 
e sai faire de gal oapo, 
e sai far teules o oapels, 
e sai far gipas e gipels, 

5 e sai far lansas e bordos, 
e sui espessials trop bos, 
e sai batre lan e deniers, 
sui fort cortes aguilliers, 
e sui cambiaires leials, 

10 e sui enves las femnas fals. 
E fis estueiras e tamis, 
e serquei aur e pueis m'assis 
a eavar argen ben tres ans, 
e fui corrieuB arditz e grans, 

15 e sai far fres et esperos, 
e budelliers fui a sazos, 
e fis caus e fui campaniers, 
e sai ben esser falconiers, 
e fui portiers e barufautz 

20 e gacha per fregz e per cautz, 
e billaires e berretiers, 
e fui de seda bos obriers, 
ot engienlis fis, si Dious mi gar, 
e oordas e pairols sai far. 



Aucar \\\xì agutz do luellioi*», 
qu'eu gardei fedas et anhels, 
fui crestaires de poroels, 
e teis fil de maíntas colors, 
e toqueí azes e saumiers, 
e fui mai de dos ans porquiers, 
e fui penchenaire de li, 
e guardei mais d'un an moli, 
e fui manescals de cavals 
e guardei eguas per las vals, 
e fui fabres o pelleciers, 
si m'aiut Dieus, e sabatiers; 
qui m'en vol creire, bos fols sui, 
e savis be, quan trop ab cui. 

E fis olas e fui sauniers, 
e fui cassaires e veiriers, 
e fis pargamíns e fossatz, 
e sai liar radels erratz. 

E taillei borsas e vendei 
plom per argen, e pois menei 
orps e deviuc redons e gras, 
e fui barbiers, e paniers fas. 



10 



15 



to 



PEIRE DE CORBIAC. 

I. M88. de París, fr, 856, fol. 373^ (C), fr. 854, fol. 149^ (I), fr. 22543, fol. 29^ (R); Mê. de 
Ut bihl. roy. de Bamberg, Ilerlet, ZeiUtchrifi fiir rotnanische Philologic XXII, 250 (Herl.). Cf. 
Ordr. § 27, p. 37. II. Mh. de Paris, fr. 22543, foL 121 (A); Ms. du ViUicain 320G (B). Cf. 
K, Sachs, Le Trésor de Pierre de Corhiac, Brandebourg 1859, p. 25—27. Ordr. § 34, p. 52. 

St. p. 43. 



S5 



I. 

Domna, dels angels regina, 
esperansa dels crezens, 
segon que'm comanda sons, 
chan de vos lenga romana; 

2 ben far CR. 8 teulas D. 4 jnpas e jupels 
CR. 6 espessiers C/í. 8 furt] trop CR. 10 
ves DI. femenas D. 18 ben] per C. ans nian- 
que D. 15 fars /. 1B suy CR. 17 et tìs 
camp. A*. 19 luirufanz A>, barrufantz /^, ba- 
rufaus /, -aut BaC 20 frez />, freg Ba.CIR, 
chauz />/, caut Ba.CR. 22 e fuy de CR. 2A 
ft C. 

26 dangele anima Ilerl. 28 aonda Ba.I. qne 
manda Htrl. 29 de vos c. Herl. 



quar nulhs hom justz ni peccaire 
de vos lauzar no's deu traire, 
cum sos sons mielhs l'aparelha, S5 

romans o leuga latiua. 

Domna, roza ses espina, 
sobre totas flors olens, 

1 de plus belhs C. 4 tenh C. íìIb R. b ades 
i>, fìl /. 6 duB mes CR. 9 manescalc C, ma- 
rescals R. 10 gar /. 11 fui mauque C. 12 
K ballcstiei-s e s. C. 18 c bons /. 15-22 nMn- 
quenl CR. 15 saunies /. 18 e ratz Ba. 19 
taillie D. 20 phni ì). 21 orsps /. 22 fatz 
DI. 

24 taire Herl. 2ô ca /. qaal HerL 26 o] 
ab R. 



2'ÓH 



PEIUE DE COBBIAO. 



234 



yerga seca frug fazens, 
terra que ses labor grana, 
estela, del solelh maíre, 

Doirissa del vostre paire, 
el mon nulha no'us semelha 
DÌ londana ni yezina. 

Domna, joves, enfantina, 
fo8 a Dieu obediens 
en totz 808 comandamens, 
per que la gen8 cre^tiana 
cre yer e 8ap tot l'afaire 
quo'us dÌ8 rangcl8 8aludaire, 
quan receubes pcr raurelha 
Dieu, cui enfantc8 vergina. 

Domna, verges pura e fina, 
an8 que fo8 I'enfantamens, 
et apre8 tot eÌ88amen8, 
receup en yo8 carn humana 
Je8u CrÌ8t, nostre salvnire, 
8Ì com ses trencamen faire 
intra'l bels rais, quan solelha, 
per la fenestra veirina. 

Domna, vos etz raiglentina 
que trobet vert Moysens 
entre las flamas ardens, 
e la toizos de la lana 
que's moillet dins la sec' aire, 
don Gedeons fon proaire; 
e natura's meravelha 
com remazetz intaizina. 

Domna, estela marina 
de las autras plus luzens, 
la mars nos combat ei vens; 

1 virge I. 3 e. que d. Herl. de O. 4 de C, 
5 ana Herl.L no ^. someilla L 7-14 et 15-22 
êont intervertis dans Herl, 7 e mesquina / 
Herl. 10 manque L per so ire (?) HerL 11 
per 80 crezen tot L chant ven e creden lafaire 
Herl. 12 qne dis a. Het'l. 18 quc conBcbras 
/. ciiiiRclnirot Unl. 14 quc li. 15 vcrjços) 
vcra C'A*. Ifï/lO Hn an qiic líerl. 17 dc prcs 
Herl. 18 l)c vos trais sa /, dc vos traisit 
chara iini. Ilerl. 20 si 5 srs fractura HerL 
qiiou <■. frnchura /. 21 vai e ven r. quc 1, 
vaj e vc lo r. cant llerL 22 uerina /. 24 
cni /. 2ò aprer 1. f. HerL 27 qui m. HerL 
en la IHeri. 28 f. Hed. /. 29 e) mas IHerL 

30 enterina IIIerL 31-234, 19 mamfuent HerL 

31 e marina /. 32—234, 19 muiiUs (lans C. 



mostra nos via certana: 
car si'ns- vols a bon port traire, 
non tem nau ni governaire 
ui tempost que'ns destorbelha 
nii sobern de la marina. 

Domna, metges e mezina, 
lectoaris et engueus, 
lo8 nafratz de mort guirens, 
ravilheje (P) onh e sana; 
doussa, pia, de bon aire, 
V08 me faitz de mal estraire; 
quar perdutz cs qiii sonielha, 
que la mortz Tes trop vezina. 

Domna, espoza, iilli' e maire, 
manda'l filh e prega'l paire, 
ab l'espos parl* e conselha, 
com merces nos si' aizina. 

No8 dormem, mas tu'ns revelha, 
ans que'ns sia mortz vezina. 



10 



15 



20 



II. 

Lo tejsaiirs (fln). 

Faulas d'auòtors sai ieu a miliers et 

a cens, 
mai8 o'anc non fetz Ovidis ni Tales lo 

mentens ; 
maÌ8 tan n'an fach auctor trobas e fenh- 

emens, 
non poiria comtar a totz mos joms vivens t5 
las lor genologia8 e lo8 probainamen8, 
Ia8 artz e*l8 artificÌ8 e Io8 tra8gitamen8 
ni las elluzio8 d^aqueh decebemen8. 
Mai8 la8 g08ta8 maior8 8ai be triadamen8, 
deTroia e deTeba^ com fo'l de8truímen8, an 
e com en Lombardia venc Enea8 fugen8, 



3 nil C. 4 nij lo /. tempier /. estorbeilla 
/. 6 nil Btobi /. 8 no8-temenz /. 9 . . letge 
C, lauelia / 11 fai nos tost /. 12 qni8 /. 
. . nolba C sonclba A\ ftmilla /. 13 |m>8 la /. 
aizina /. 14 l>icu csp. /. 17 nons axina /. 
18 Fo8 JR. 19 qucn /. 

22 dV>tor8 A. milbicrs A, 23 mai A. 24 
tant ban li a. /i. actor Á. fcigncmcns Mê. de 
Modèney fenimens AB. 2ô non o Ba.AB. po- 
rion B. vivens manque A. 26 lor manque. 
genolo8Ìa8 B. ne B, probainainamens Á. 27 
ne lo8 B, cls A. 28 d'aq.] nc lo6 B. 30 de 
tebes c de tr. B. co A, 



235 



XIII» SIÈCLE. 



236 



coin fetz 808 iilhs Alcanis d'AIbanaÌ8 

bastimens. 
Aqui duret remperÌ8 quatorz' engenra- 

mens, 
tro que Rem8 e Romuls, que foron dels 

parons, 
feron un pauc recepte, e fon lor guerímens : 
6 80 fon Roma la grans, pauc oada pauc 

creissens, 
caps de trastot lo mon e senhoreiamens. 
Trop deguerrassofri e moutz esvazimens: 
tug foron aei vencut, anc ua non fon 

vencens. 
De Cezar, do Pompieu sai ieu perfio- 

chamens 
10 ias vidas e las mortz eis entrecaussamens, 
Io8 trebalhs e las guerrase loa descofimens 
que'8 mogro I'us a I'autre entrecapjada- 

men8; 
pero en patz esteron e acordadamena. 
Si fo viu8 Marchu8 Crassus qui moric 

aur bevena, 
15 cui tug I'ome del mon feron aclinamens : 
noi remas hom ni femna noi dones 

annalmen8, 
cadau8 per aon cap, denier d'aur oessal- 

mena. 
Nero8 renhet apres, maia lo sieus 

renhamens 
fon a crestiandat molt grans destorbamens 
ko et a tot l'autre mon grans empeiuramena : 
Roma la gran fetz ardre per fols efa- 

cbamens, 
sa mair' e so maistro aucir fetz malamena. 



1 co feretz A. dalban los B. 2 qatorzes ans 
grandamenz B. H tres qa B. remus Ba.AH. ro- 
malns Ba.Ay remalus ii. 4 foron A. on fo B. 
lars A. 5 paac e paac acr. //. 6 cap AB. 
mons Af montz B. eioB. 7 trop ha g. soffert 
e grantz B. mot A. 8 après 12 A. 9 ieu] 
ben B. 10 e los atraìtamentz B. 12 entroc. 
Ay entrechftjablamentz B. 18 rminque A. 14 
que mori dau A. 15 q tuit B. 16 noi hac 
ho B. noi B. 17 Eram argent e aur per son 
cap c. //. 18 Hcro A. VJ mot A. grant po- 
juramentz B. 20 manque B. 21 essajameuz 
B. 22 aasBÌr A. aucis mult cruelmeuz B. 



E can fo fach al pobol d'aquel desliura- 

mens, 
YoBpazias e'nTitus, cui foi govemamens, 
passeron la gran mar ab grans navei- 

amens, 
dreg V08 Jorusalom, abdui coniunalmons. 
Tant estet enviro lo lor assetjamend, 6 
tro grans coclia do fam fotz cols de d'in» 

reudens. 
Aqui fon de Juzieus grans enviliamens; 
trenta per un denier: 80 fon lo venjaniens 
del mercat c'ap els fetz Judas lo descrezens, 
que vendet Jesu Crist trenta deniersio 

cl'argons. 
DotzeCezars acRomatot enteiradamens: 
Costantis foi dotzes, que per revelamens 
conoc signe de crotz e fo'n en Dieu cre- 

zens: 
80 fo ala crestians molt grans eissaus- 

samens. 
L'estoria dels Qrex no*m tol oblida-is 

mens, 
qu'ieu sai com Alexandris, lo fortz ci 

conquerens, 
conqnos dotze regismes en dotze ans 

solamens, 
e can saup que sa mortz seria prop- 

danameus, 
parti als dotze pars totz sos conquerc- 

mens, 
car Tavian servit molt honorablamens. ?o 
D'estorias de Francs sai ieu continua- 

mens, 
del fort Clodoior, que pels sermona- 

mens 
san Uoniozi, quo fon arcivosquos deUems, 

1 Qant daiqest fo al pople faitz lo d. B. 
2 Tug cui fon A. H ab lors B. 4 comin. A. 
5 los A. lors B, inrs A. 6 fams A. sels A. 
7 dels jndeus tan gran auilamentz B. 8 le A. 
il mescreszcnz B. 10 maìiqae B, 11 doz c. 
hac a r. B. atciradamenz B. 13 enl de B. 
14 nuinque A. cho-mult grant eissanchamenz 
B. lô Ucs lestoyra B. Ì7 rejanmos B. 18 
prochainamenz B. ì\ì els XII. partz A. totz 
conqistamenz //. 2i) qi lliiuiia //. niot A. 
amiiibltinicntz //. 21 lostoira dirls K. s. con- 
tinnadamentz B. 22 Del f. rey clodoer B. pel 
A. 23 sans AB. 



287 



PEIHE DE l'OliBlAC. 



288 



orezet lalei de Dieu e'ls seus establímens, 
e de Carle Martel, que tolc los dcmaniens, 
de Pepin lo petit, com visquet leialnionB, 
de Carle, dc Uotlan los grans conquc- 

remcns, 
h que feron cn Espanha ab las paianas 

gens, 
e del rei Lodoic que s'aucis enferens: 
anc no fo ncgus rcis qu^estes plus en- 

galmens, 
c'anc non gazanhct terra ni'n perdet 

autramcns. 
Las cstorias cnglczas saì ben perfie- 

chamcns, 
10 de liruto, lo truant, co afortidamens 
arribet cn Hretanha ab grans naveiamcns 
e venc en Englaterra per far pobola- 

mens: 
lai venquet Cornilicu. lo gaían, encorrens; 
quant ac la torra preza ses contradisa- 

mens, 
15 fo partida pcr sortz en mains de guisa- 

mens; 
de Merli, lo salvatjc, con dis cscurameus 
de totz lo8 reis engícs los prophctizamens. 
l)o hi niort ArtuH sai p(»r quc n'ca dop- 

tamens, 
de (jlalvan, so ncbot, los avcnturamcns, 
20 de Tristan e d'Ysolt los enamoramens, 
e del clerc lauzengier, per quals lauzen- 

gamens 

dc Icis e del rei March parti'I maridamens; 

de tìuillclm lo pcrdut,com fo terra tencns, 

dol bo rci Aroct, coni fo larcs c motciiB, 

25 e d^aquels reis en sai que sabon autras 

gens. 



l (|i c. la \o\ d. H. 2-5 oiìfès H A. 'ò co 
A, 4 c dc rolaîìtz B. conqncrcns A. 5 qi 
foro r4)nbat(íntz ab fì. fi e d. bo rei loicic n. 
cfcrcns A. 7 qRc rcis no t^Mic rc>{isnìc nc^is 
p. 7/. pU8 A. 8 i|cl no /y. ncl pcrdcc Ji. 1) 
Estoyra dels cngles tì. plcnciramcnz H. lU 
tro.van 7i. 12 puois v. H. apoblamcntz li. 18 
conbatentz /^. ìiilïì manquent A. 18-2ô>mm- 
quefit A. 21 lausengcr per qal laus. 22 marr. 
28 lo munque. 25 cn hai. 



Senhors, encaV sai ieu molt be uza- 

damens 
cantar en sancta gliciza per ponhs c per 

acccns, 
triplar sanctus et agnus e contrapon- 

chauicns, 
entonar seculorum, non es menhs us 

amens, 
e far dous chans et orgues e contra- 5 

pointamens, 
e sai be mo mcstier aperceubudamens, 
tot carcsmn cornal, qiiatrc tcmpa etavons. 
E sai be cansonctas e vcrs bos e valcns, 
pastorclas ab prccs amoros e plazens, 
retrocnsas e dansas, e gent-e ooinfîamens. lo 
De totas gens del mon saiaver graziinens, 
de clercs, de cavaliers, de domnas avi- 

ucns, 
de borgcs, de joglars, d'escudiers, de 

servens ; 
e sai esser del segle bcn e ginhozamens, 
retenc los fols eis savis, a cascu suiis 

plazens, 
c'm sai guarar d'enueitz e de dcschau- 

zimens, 
c'm tonc cn gcnt parlar et on cnsenh- 

amens : 
e qui aÌBSo non a, non pot csser valens. 
Ab totz mc sai aidar, ab fols et ab 

sabens: 
ab fols pasdi com pucsc, ab savis savia-to 

mens. 
Senhors, so's mos tcsaurs e mos amass- 

amcns, 
mo8 jois e mo8 repaus e mos delech- 

amens. 
E que'm tanh si no oi d'aver grans 

cobramens 
que'm tcngua en paor ni en consiramens? 

1 mot A. etc. m. aminablamentz B. 2 lcgir 
li. 8 CAntar B. triblar c. . . tenz B. 4 (j no 
faill B. uzamcns A. b mnnque A. ct or^cs 
Mi. iie Moiìène. c . . rgcnz B. l-Vò nuinquent 
A. 10 dansas f^cntet c coindamcns Ba., ben 
c cortcsamens Mahn. 14—18 nuinquent B. 
14 de A. 15 soi A. 17 cssenh. A, 19 aidar 
cauayer e sirucns A. 21-28 manquent A. 21 
so C8 Itii. 24 aprí's '2;W, \\. 



239 



RAIMON VIDAL. 



240 



Set jorns do la setinaDa in'estau alegra- 

mens, 
que non ai consirier ni negus pensamens. 
Senher Dieus, ja no'us quier trop grans 

tezauramens, 
mas santat a mon cors et assaciamens, 



tan cant viurai al seglo, vianda e vesti- 

mena, 
e que'm des far las obras, que'm sian 

salvamens 
al dia del juzizi, vers Dieus omnipotens. 



RAIMON VIDAL, NOTIVELLE. 

íifss.: LN/íp (tns, de Perpignan, ef. lievue dea langueê romans IV, 228 ssj et r (cf. Rajna, 

SiudJ di filologia romanza, V, 07—62). — So fo erl temps eic, Novelle von Raimon Vidal hg, 

von M, Comicelius, Berlin 1888 (Co.) (v. 1—383). — Ordr. § 19, p. 21. St. p. 12. 



ft So fo el temps c'om era jais 

e per amor iis e yerais 
e cuendes e de bon escuelh, 
qu'en Lemozi, yas Essiduelh, 
ac un cayalier mout cortes, 

10 adreg e franc e gent apres 
e a totz afars pro e ric; 
e oar son nom ados no'us dic, 
estar m'en fa so, car noi sai 
e oar el en sa terra lai 

16 no fon ges dels baros maiors, 

per que sos noms non ac tal cors 
coma de comte o de rei. 
Per so'us dic que non fon, so crei, 
senher mas d'un castel basset; 

20 mas nobles cors, que mans en met 
de bas loc en ric et en aut, 
li donet que saup far azaut 
e d'aviuen tot cant ano fetz, 
a totz sos jorns: e qu'en diretzP 

26 que tant puget per galbardia 
per pretz e per cavalairia 

por armas o per scrvir 

1 sol set By e VII A. de manque A. mestei 
li. 2 manque B. 3 qer gr. tezaarizamentz B. 
4 manque A. 

5 En aquel /ta.R. 7 C^end. e d'avineD Ba. 
A*. 8 En L. part Ba.R. 9 cavaier mot. Co. 
Mas. 10 ben a. Ba./í. 11 e en Ba.Jf. pros 
Co. 12 car ades s. n. Ba.Ií. 14 jes en la 
Ba.Ií. 15 non era Ba./í. 18 car el non era 
jea Ba.R. 20 qn'en mans sc m. Ba.lí. 21 de 
ric 1. e de bas azaut Ba,R. 22 fag li fetz far 
e fo d*a. Ba. 24 manque fìa. 2ô q. may Ba./Í. 
p. que qu^en dizetz Ba J^. Après ce v. Ba.K. 
insèrent: per gcn tener, per cortezia. 27 man- 
que Ba. 



c'a totz si fetz mil tans grazir 

que baros qu*on la torra fos, 6 

vos qu'el sera de companhos 

menet soven e voluntiers. 

Tant ac de coYÌnens mestiers 

que cavaliers fon, pro e bo, *- 

qu'en la terra non ac baro, lo 

a quí taisses, que do bon grat 

noi fezes de sa cort privat 

e podoros ab lui ensems. 

E mombra'm be qu'en cellui temps 
quei cavalìers fon pros aissi 16 

ac una domn* en Lemozi, 
valent de cors e de paratje, 
e ac marit de senhoratje 
e d'onor ric e poderos. 
Mout foi cavaliers coratjos so 

que celei amet per amor. 
E la domna, que de valor 
lo vi aital e de proeza, 
anc no'i volc gardar sa riqueza, 
ans lo retenc lo premier jorn ; t5 

qu'on Bernartz dís de Yentadorn: 
"Amors segon ricor no vai." 
E doncx no'us cuiatz vos, de lai 



1 co serai //. v. e] maondo A. 2 e datz me 
far A 8 manque H. ver Dieu Ba.A. 

4 manque Ba.R. 7 m. ab si Ba./Í. 9 fan 
Ba. pro c bon JV, ric e bo Bti.R. 13 luij 
8Ì Ba./Í. 14 scllui etc. aqucl t. Ba.R. 15 
cauaiers etc. R. 16 don etc. 17 rica de cor 
Ba./í. linhatje Ba./í. 19 d'aver Ba./Í. 24 noy 
esgardet anc sa r. Ba.A\ 27 (Tamors Co.N\ 
cf. Mahn, Oedichte 820. 5 (/^). 28 E nous pen- 
setz vos doncs Ba./Í. 



241 



XDP SIÈCLE. 



242 



cant el se senti retengutz, 

c*adoncx fos plus aperceubutz 

e plu8 jais que dabans non eraP 

8í fo, c dc incllior niancra 
6 yalens e plus abaudonatz. 

Car bon' amors fug als malvatz 

e dona'8 als bos metedors. 

E domn', ab cui treya valors 

e Yal eabers e conoissensa, 
locom auza far desconoÌBsensa 

ni drut recrezen per ayer 

ni tal que ja non aus parer 

ni en cort venir ni anarl 

Sabetz, cal drut deu domna far 
i5que per pretz vol menar joyenP 

Âdreg e franc e conoisscn, 

ardit et en cort prezentier, 

e gart, cant penra cavalier 

a 8Ì eenrir, que sieus paresca 
80 e qu'e s'amor melhur e cresca, 

car aÌBSÌi pot far de paratje: 

c'anc malvatz no fo de linhatje 

ni hom galhartz de vilania; 

car lai on valors ven e tria 
86ven paratjes, e de lai fui 

ou paubrofl cor» Bovcn s'adtii, 

que mans n'a faitz bas d'autz baros. 

E pcr 80 dÌ8 en rcrdigoe: 

'^En paratje non conosc ieu mai re 
30 mas que mais n'a cel qui mielhs se capte." 

E cascus pot 8aber qu'ee dreitz. 

E per 8oi cavalier8 adreitz, 

on ricx cor8 noiric cortezia, 

can vi c'a 8Ì done non tanhia 
ssper paratje ni per ricor, 

volc enantir tan 8a valor 



1 qae c. se tenc per Ba.^. 2 qae no fos 
plns Hn./í. pns eU. Mss. 3 pns pros Ba.R. 
6 PhiB larcx Bn.R. 7 doiia Ba., donals b. R. 
8 en qne Ba.R. 9 Ni a nalor ni Ba,R. 11 
1j commence par ce vei's. 12 tal q. i. n. a. 
aparcr Ba.R. valcr Co.IjN. 21 qn>n aissil 
Ba.R. 24 mas lay Ba.R. 2G anols Ba.R. 21 
d'aut bas Ba.R. 2î) cf. Mahn, GedicìUe, 1413, 
4 (//). 3() mas qn'en a mais Ba.R. 31 E po- 
detz conoisser Ba.R. dretz etc, U. 33 a qui 
joÌ8 tanh e c. Ba.Ji. 36 tant enantir Ba,R. 



c'ab IieÌ8 8'engale8 pauc o mout. 

E non estet en lei de vout 

vestitz, ni patz a una part, 

an8 80 carguet guerr' c regart 

e fetz per 808 vczÌ8 a88autz, 6 

aÌ8Ì com dÌ8 en Raimbautz: — 

e cel8 que*m vol auzír m'escout — 

^Ter midon8 ai cor estout 

et humil e baut; 

e 8'a lieis no fo8 d'azaut, lo 

ieu m'estera en loc de vout, 

d'al8 no pen^era mout, 

maÌ8 manger' e tengra'm oaut 

et agra nom Raìmbaut." 

No volc aver nom Raimbaut i6 

lo cavaliers, mas bon e bel. 

E la domna, per far cembel 
a la gent que vai devinan, 
volc lo sofrir a 8on deman 
e c'om plu8 ba8 noill en dones, to 

car greu er pros domna c'ades 
calque drut hom noiU en devi. 
E 8Ì no*n voletz creire mi, 
auiatz d'en Miravalh.qu'en dÌ8, 
quo mai saup d'amor que Paris t6 

ui honi c'anc auzissctz comdar: 
^'Sabetz, per que deu domn' amar 
tal cavalier quo*I 8Ìa onors: 
per paor de mal8 parladors, 
c'us non la'n pue8c' ocaizonar so 

d'aÌ80 c'ad onrat pretz s'atanh; 
quar plus en bon' amor 8'enpren, 
nulh8 hom no*m pot poÌ8 far crezen 
que ve8 autra part se vergonh." 
AÌ8Ì*m par Ì88ida del ponh 85 

a malparliers domna prezan8. 

2 DOB tenc pas a Ba.R^ no stet ^ en laec 
de L. 3 u. pascutz a un depart Ba.R. past 
L. 5 fes eic. Mss. a Ba.L. 7 a. escout Co. 
LN. 8 c/. Arehiv f. d. Siud. m, 43f) (A). 12 
Quc d'als Ba. C. 18 ad aqnels qu'en van Ba.B. 
19 loj li'n Ba.R. a] tot Ba.R. 2() per Ul c'om 
p. b. no li*n dcs Ba.R. non i dones CoN. 22 
drntz Ba.L. no li'n devi Ba.R. 25 8. mai Ba.R. 
26 h. de c'a. parlar Bn.R. 21 cf Mahn, ì.e., 735, 
4; im, 4 {R). 2í) dels m. Co.N. 30 c*om Ba.R. 
3Ì de 80 Ba.R, daco N. 33 p. f. recresen Ba. 
R. 35 Ai8i Ba.R. 36 a] als Ba.L, ab R. 



243 



Xlll- SIÈCLR. 



244 



Enaissii tenc niai do aet nus 
la domnai cavalier que'us dic, 
que pres del sieu e quei sofric 
8on deman e que la preics, 

5 et qu'ella 1 donet que portes 
anels e maujas per s'amor. 

Adeuau, un jorn de Pascor, 
c'aisi serviai cavaliers, 
anet, car n'era costumiers, 

10 vezer si dons en son repaire, 
e si'us cuiatz qu'ellai saup faìre 
tot cant a bel solatz covo, 
ja non cug quei falhatz en re; 
c'anc domna miellis no s'on captenc. 

15 Ei cavaliers, senipres que venc, 
josta lieis s'anet asezer; 
e no foron mas can plazer 
las premieiras novas d'abdos. 
Mais cel qu'en era bezonhos 

20 e per sobramor aponsatz, 
co hom cortes et onseuhatz 
a si dons dou far, li comonsa 
I'amor o lu long' cntondensa 
qu'en lieis a fag' ei long servir, 

25 e com li deu tostemps grazìr 
lo ben e I'onor qu'en lui es; 
car be sap e conois manes 
que per lieis Tes tot avengut; 
e sii tenia en loc de drut 

»0 a son jazer ni per privat, 
no*s cuia quei agues peccat 
ni facha nulha leugaria: 
e quar loi dis, per mercei sia, 
que non li o torn a nulh mal, 

35 c'aroors l'en fors', e no'n pot al. 



1 e aÌBÌl Ba.f en aisol N, et dissi L. 'ò e 
li Da,/í. 4 808 dcmans Ba.^. qu'el la Ba.R, 
5 ct en esdemieir ita.R^ que la idunet L. 
10 8. d. u. Ba.^. 11 pensatz Ba./Í. qu'ilh 
(qn'cl A^ saubes Ba./Í. 12 t. so c'a bon Ba.^\ 
IH crci Ba./f qucil N. l.ô desse q. Bn.H. 17 
c/a /ia.ì', 10 Ìnias-n'era Co./vAT. 20 apcssatz 
cic. (ss au liea de ns) Lh\ 24 que cl a f. Ba. 
/í. 25 li deu t. Ba.R. 2(> Tonor ci lie que 
cn Ba.R. 2\) tengucs a lci BaM. 81 non 
cugcra a. Ba.Ry no cut(C8 quc/ ha^nes L. 3*-i 
io Ba. R. B4 no so tenna a Ba.R. no loi torn 
no a. L. H5 amars Ba.R. 



e pois totz jorns pot auzir dire 

qu'el mon non a tan greu martire 

com lonc esporar, quii sec fort. 

Aisi noi respos nulh conort 

la domna, mas iradamens: .*> 

"Por Dieu/' fai's ela, '^malamens 

ai messa I'amor que'us ai facha, 

c'aital anta m'avetz rotracha 

ni'us ponsetz anc c'ab mi'us colguos. 

Non aviatz pro que'us ames lo 

e'us tengues per mon cavalier? 

A mi m'en torn que mal m'en mier; 

que per vos n'ai laissatz mans riox: 

mais en Bernartz, lo fis amicx, 

dis, so sabetz, qu'ieu o sai : 15 

^^Totz m'en desconosc, tan be'm vai, 

e s'om sabia, en cui m'enten!" 

Tan n'ai fag per ensenhamen 

que totz vos n'etz descouogutz. 

Aisi, quar volotz ossor drutz, su 

vos tuolh mo solatz e m^amor, 

poiiHatz do coiiquorr' nlhor 

domna, c'ab se vos donh eolgar: 

c'ab mi non podetz mai trobar 

esmenda, patz ni fi ni treva." 25 

Ab tan dejosta lui se leva 

cais c^als autres vol far solatz. 

E'I cavnliers remas iratz, 

pensius, e teno son cap vas terra, 

qu'es per anior en manta guerra au 

ab maut pensamen enoios. 

Era's poiiet, car fon cochos 

vas si dons tan de dir son cor, 

e maldis celui qu'a nulh for 

amet anc, car tot cant avia 85 

fag en sot ans, port en un dia, 

ses forfag, e no sap per que. — 



1 c car tostemps a auzìt Ba,R. ô malvai- 
zamens Ba.R, a<;irament N. fí dis e. Ba.R. 
9 pes8a8S(;tz c'ab. Ba.R. 10 noi avia p. Ba.R. 
13 car lUi.R. \h d. licn pcr vcr Ita.L. Vc- 
niianicnt quc ieu R. 1(> r/. Mahn, l. c, 1,45; 
Archiv :M», 4(K), 2 (V). 2H sius denlia B(t.A\ 
queus dcnli ab si .Y. se os L. 27 doncs s. 
Bi.A'. 2Í)/:U) iutirvntia ('o.LN. 2í) e t. lo c. 
pessieu Co.LN. BO E p. Co.LN. 32 £ penet 
sc Ba R. :i3 A s. d. Ba.R. M ccl que Ba.R. 



245 



UAIMON VIDAL. 



24G 



En la sala, que be'm sove, 
on aiso fo c'a celui peza, 
ac una donzela corteza, 
nepta fo*l Bculior dol castel; 

6 azaut cors ac e gent e bel 
e jove, que non ac vint ans. 
E aperceup be per semblans 
e per fag las novas d'abdos, 
e vii cavalier consiros 

loper la domna que s'en levet, 
e penset, c'anc sol no'i ponhet, 
c'auzit ac so que noi fon bo. 
Ves lui s'en va pcr occaizo 
d^aver solatz, ei cavaliers, 

isdes que la vi, mot voluntiers 
josta 8Ì li fetz bel estatje, 
com a donzela d'aut paratje 
dcu lioni far, cant es ric' c bela. — 
AÌ8Ì co hom se renovcla 

sosolatz per traire cor d'autrui 
li vai dizen tau que l'adui 
en las novaa o'auzir volia. 
Ei cavaliers li dis: "Amia, 
car conosc, que de vos no*m gart, 

t5an8 car semblatz de bona part 
tals cui no tauli malvcstatz, 
V08 dirai, e sia'n celatz, 
de vostra domna co'm n'es pres; 
ieu cug que tant avetz apres, 

aonon per jorns, mas per plan coratje, 
que ben aabetz que per paratje 
ni que'm cuges esser sos pars 
non amei, — e sia'n cuiars 
cissitz — vostra domu'a mos jorns; 

»5ma8 amors, quo non es sojorna 



4 n. del Ba.R, n. al L. 6 XV (quinz') Ba. 
R. 8 ap Ba.R. 9 Car n. Ba R. 11 conoc be 
Ba,R,vesses L, penssa S, anc noi Ba.R. 18 
ol Ba.R. 14/15 c pcr scniblan d'av. s., cl c. 
fon cnscnbatz Ba.R. 18 pros c Bn,R. 20 
Novas Ba.R. 21 li dis tan cntro qiic Bit.R. 
2.-1 Kt çl li d. per dicu amia Ba.R. 24 c. nous 
conosc, de vos Co.LNy quant o conoscb de vos L. 
25 paretz Ba.R. 26 t qnc noi a Ba.R. 29 
(*ar sai Ba.R. ting L. 81 linbatje Ba.R. 82 
au'ieu Ba.Ry qe L. 38 si anc c Ba.L.^ siain 
R. 84 ac V. d. mor' (mori R) ì. y Ba.R, 
(V)olsitz d. mor zorns L. 



celui que vol trop aut amar, 
la*m fetz tan soven remembrar 
que mal mon grat loi aic a dir. 
E car anc m'o volc acuilbir 
qu'eu la preges, noi gardei re 5 

a lieis servir, ni mal ni be, 
ni tort ni dreit, cals queil plagues; 
e membra'm be, cala c'o disaea, 
e cug fos nArnautz de Maruelh 
que mai saup qu'aicel de Nantuelh 10 
d'amor ni d'autre al mieu albir: 
^"^E can mo pcs cals cs que*m fa languir, 
consir l'onor et oblit la foldat 
e fug mo sen e siec ma volontat."" 
AÌ8Ì m^a volers enganat 15 

e fag amar aet ans en van: 
eras, can cugei penre plan 
e lcu 80 c'avia servit, 
es m'avengut ao c'ai auzit, 
quo dÌ8 en Folquetz l'amoros: fo 

^^'Ter qu'er peccatz, amora, so sabetz vos, 
8Ì m'aussizetZ; pus vas vos no m'azire; 
mas trop servira ten dan mantas sazos, 
que 8on amic en, pert hom, so aug dire; 
qu^ie'us ai servit et encar no m'en vire:t5 
maÌ8 car sabetz qu'cn guizardo enten, 
ai perdut voa ei aervir eissamen."" 
"AÌ8o no'm par del vostre aen," 
dÌ8 la donzela, ^^bels aniicx: 
assatz toccatz de bas afiox, ao 

vas que de cor semblatz azautz. 
Auzatz 80 qu'en dis en Ouirautz 
que mai saup d'amor que Tristans: 
E com ja aemblari' enjans 



(iit 



l que fai en tant a. loc a. Ba.R, 2 la fcfl 
t. en mon cors membrar Ba.R. 4 pus m'ao 
\tLg en lieis cbanzir Ba.R, 5 a leis servir non 
g. Ba.H. 6 Ni nucf^ ni jorn Ba.R. 7 n. dans 
n. proB ni pauc ni rcs Ba.R. quci L. 10 qac 
scl C*o.A'. saup m. Ba.B. d'amor que n. U. 11 ni 
a. Co.N. 12 Mahn, l. c, 1404, 5 (B). ^eCa^.NLH. 
18 cossirL NR. 14 lais Ba.R. 15 imonBa^R, 
17 E ar Ba.R. 21 Mahn, l. r., 26, 2 (BEI), 
•20 E c. Ba,A\ 27 serviz Ba,^, 80 trop me 
parlatz Ba./í. a. comtatz L. 81 de ric cx)r 
/ífi.A'. (z)autjr. BaJ^N, 32 e ansis (-etz) q. B€l 
^. 88 8. mai Ba./Í. 84 cf. Arehiv X\ 320, 
Mahn, i. c, 1878, {B). 



247 



XIIl' SIÈCLE. 



248 



aítals balans 

o'om ben ames e no sofris!"" 
E car ma domna no 8*en ris 
al premier mot e no*us dic oc, 

sper 80*U8 cuiatz que'us torn en joc 
yo8tr' afar ni'us datz consirier. 
E d'en Quillem de san Desdier 
qu'en dis, non auzitz anc parlarP 
""E cels qu'obra d'amor sap far 

lojes per un mot uo's desesper; 
car bona domna son voler 
cela soven per essaiar."" 
Yoletz n'en mon conselh estar 
o nonP" "Oc ieu mout yoluntiers, 

isamiga," dis lo cayaliers, 
"e preo yos que m'en conselhetz." 
''Ades yuelh doncx que'us remembretz 
aquesta cobla per intrar, 
c'auzitz a'n Quillem Ademar 

somantas yetz dir et en mans locx: 
"^E fara'ni canezir a flocx, 
8Ì no'm sooor enans d'un an, 
car ja dizon que'm yan brulhau 
canetas, e no'm sembl^ jocx: 

26 si'm fai joyen canezir, 
tot canut m'aura, can que tir, 
car bo8 edfortz malastre yens."" 
Et a yos remembr' eissameus 
aquesta qu'es entre nos ams: 

80 ""E cuiatz qu'aisso sia dams 
ni que ra'en rancurP Non fatz jes; 
tota ma rancura es merces, 
8Ì be'8 passa'l ditz lo garans; 
no sui clamans; 

Sòmas be yolria ela's chauzis 

1 bobans Z/a.^, blanç N, tnanque L. 4 p. 
deman (ni) di8 d*oc Ba./í, 5 c que per bohb 
t. Ba./f. per cho en catsats L. 7 Ni Ba.^. 
Leidier Ba.^, Dister L. 9 Cels que Ba.^. 
10 dig Ba./fj nn no L. 15 donzela Ba./íy 
amicx JV. 17 Aras Ba./í 19 c'avetz d'en Ba. 
A*, qu*auzi a G. L. 20 Âuzida d. Ba./í. 21 
ef. Mahn, l c, 342, 2 {B). Bem fara Ba./Í. 22 
Âhhïì(s) Ba.L. 23jam di; honi Ba.L^ aug dir 
^. 28 E vuelh queus membrc Ba.^. 29 a. 
entre n. dos a. Ba./í. 30 Mahn, l. c, 1373,3 
(B). 0. U08 c*a. A'. qe cho L, que so Jia. 31 
quleu Ba./^r. 33 los Ba.Co.N. 3ô clla Ba.Lr, 
que laa JR. 



que no falhÌ8, 

tan 08 adrecha e beneatana, 

que'l maier pans 

del pretz caira, 8Ì no'l 808te yertatz, 

e sera greu U8 fi8 cor8 yea doa latz."" 5 

Ab aital cor yuelh que 8Ìatz, 

amicx,*' la donzela re^pon. 

^'Et ieu, per lo 8enhor del mon.'* 

"Car dolor8 08 d'ome que ama, 

ab midon8, e si tot 8*en clama, lo 

uo yo'n cal, qu'ieu yo'n serai bona. 

Mas de mieg jorn ad ora nona 

08, e yo8 remanretz aÌ8Ì; 

non laissetz c'ul bo inati, 

ans que'u8 movatz ni'l cautz 8'e8panda, is 

non tornetz a yo8tra demanda, 

aÌ8Ì co fi8 amicx deu far; 

car ben leu per yo8 eaaaíar 

o car no'i yenguetz de aazo 

ayetz trobat aital de uo; so 

e dou s'eu melhurar, 80 cug; 

e dirai yo8 8o que jo8 tug 

uo'u8 sabrian dir, 8Ì'm n'e^yelh, 

qu'on di8 en Quirautz de Bornelh, 

e membre'us afortidamen: S6 

'^^^Qu'en patz e 8ufren 

yi ja que'm jauzira 

d'un' amor yalen, 

8i leugeiramen, 

por fol aen 8ayai, so 

uo'm fozea osglai 

80 que m'aiudera, 

8Ì'n fo8 yeziatz; 

e feiclìi'm iratz; 

per c'autre 8enatz, 85 

quan m'anoi tardan, 

poins e pre8 euan. 



2 t. e. placentz r. ô gr. fts .1. c. Co., gr. 
f. c. Nf gr. 8i un cor L. 7 donzelal Ba./Í. 10 
de m. Ba./í, a m. L, vas m. r. 11 m*en Co. 
LNr. voB 8. mot b. Co.LN. ieus en 8. b. r. 
14 mudetz Ba.R^ e laissass L. lô a. quei 
cautz nil solelbs Ba.R. 16 en Ba.R. 21 E m. 
V08 a Bn.R^ se m. L. i m Rajna^ si m. i*. 2d cf. 
Maim, l. c, ]3<>8 (B). 83 sinl si B, sem L, 
Bieu Co.N. 34 Mas BaRr. 37 puins L. pois 
apres Co.N^ pres e pois A'. 



249 



(^HANSONS ANONYMK.S. 



250 



E poÌ8 sofertera 
maiors tortz assatz, 
quan m'en fuí lunhatz 
fui'u Cflfrcidatz; 

sper que'us preo e*u8 mau 
que 8ofratz aman. 

Be*m platz que'ill aman 
amon soffertan ; 
Car cil yenoeran 

loque be sofriran.'*" 
É V08, que avetz sufert tan, 
nou perdatz per 8ol un 8er." — 
AÌ8Ìi fe la nueg remaner 
la donzela, cui Dieu8 ampar. 

15 E non oblidet c'al colgar, 
cais qui'8 vai d'autr' afar parlan, 
a 8Ì don8 non demande8 tan 
qu'en Ia8 novas la fetz venir. 
Ma8 cela que 8'en pre8 albir 

MaÌ88Ì com 8'era trop 8aben8 
leva la ma, fier l'en Ia8 den8 
que*l 8anc li'n fetz Ì88Ìr manes. 
"Vai," fai*8 ela, '^maldicha re8, 
vils 8ene8 8en, que vos m'au8e8 

ssparlar de ta) cau8a, c'ade8 



non o compre8et8 808 devet." 

E la donzela 8'en calet 

e tenc 8e per envilanida 

dÌ8 qu'anc mala fo fcrida, 

que 8a domna re non auzi. 5 

Ai8i remas tro al mati 

que tug levan per la maÌ8o. 

E*l cavalier8, can vic sazo 

c'a 8Ì don8 degue8 mai plazer, 

jo8ta lei 8'anet a^sezer, lo 

e tornet li a 8on deman: 

ma8 no l'en calc anar enan; 

c'al comen8ar auzi tal re 

que per tot cant hom el mon ve 

non auaera mai dir un mot 15 

mai 8ol aitan, e fon fag tot, 

com cel8 c'apena8 8'a8egura: 

'Tortezia non es al8 ma8 mesura, 

e V08, amor8, no 8aupe8 anc que*8 fo8; 

pcr qu'iou 8erai tan plu8 corte8 que vo8, so 

c'al maior bruí celarai ma rancura." 

^*E V08 faitz, qu'ieu no'n ai cura 

ma8 que denan mi vos 08tetz," 

dÌ8 la domna, ''e que pen^etz 

d'autre vo8tr' afar per ja maÌ8." îr 



CUAN80N8 AN0NYME8. 

Ms. de Paris, /r. 844, foL m' et 199* (W). Cf. GaucÌMÌ, Rommia XXII, 400 et 402. — Grdr. 

§ 26, p. 35. 



I. Chanson d*ane dame. 
Quan vei los praz verdesir, 
e pareÌ8 la flor8 granada, 

4 tnanque ÁR. E'n Boi Ba., E soi n L. 7. 
8 manqueni R. 8 8*anon Ba.^ sftnon L. 10 
mielh Ba.R. Le ms. r insère ici 30 vers. Cf. 
Rojna l. c.y p. 6—11. 11 que Tnvetz C'o.L, que 
çavcs N, pns cavetz R. 14 qac íìa.R. IG c. 
C088Ì d'als ancB Ua.R. c. d'al re anncs r. 17 
c'a sa domna non disscs Ba.R. 19 ela Ba.R. 
qn'en prcs son a. Ba.Co.LRy quem pr. s. a. N. 
20 Com scla qn'era Ba.R. a. com era r. 21 
lcvet Ba.R. 22 ne fe(tz) Ba.Rr, Ven h Ct.N, 
cf. Levy , Liibl. f genn. u. rotn. l^nl. 189(), 
841. 23 dÌB Ba.Rr. 24 estai cn pauza Ba.R. 
26 com auzas parlar d'aital causa Ba R. 

27 les. 28 et parenB la flor granea etc. 



adonca8 pen8 e con8Ìr 
d^amor8 qu'aÌ88Ì m'a lograda, 
per un pauc non m'a tuada. 
Tan 80ven 808pir 
c'anc non vi tan fort colada 
8ene8 colp ferir. Aei! 



l que non la comprcs s. Ba.R. 4 qnc m. fon 
fenida Ba.hr. 5 C'anc Ba.R. 6 trol bo Ba, 
R. 13 c'al premier mot Ba.R. 14 h. aa ni 
(c r) V. Ba.Rr 15 el no parlera Ba.R. 18- 
21 Veí'8 de Folguei th Marseille; cf. Zeitêchr. 
f rom. Vhil. XII, 644. 19 que fos Ba.R. 23 
Ab 8ol q. Ba.R. mìns Ba.R. 24 Respon Co.LN. 

26 adonqs. et etc. 27 quainsi malegrea. 28 
pou. 29 soen. 30 cainc. for. 



251 



XTII' SIÈCLB. 



252 



10 



15 



20 



S6 



80 



Tota noit sospir e'm pes 
e tressalh tot* eDdormida, 
per oc car veiaire m'es 
quei meus amics se ressida. 
A Deus, com serai garída 
s'aissi devengues, 
una noit per escarida 
qu'a me s'en venguesl Aeil 

Domna qui amors aten, 
ben deu aver iin coratge. 
Tal n'i a qu'ades la pren, 
pois la laissa per folatge: 
mas eu Ten tenh fin coratge 
aissi leialmen 

qu'anc domna del mieu paratge 
non o fetz tan gen. Aei! 

Domua qui amic non a, 
ben 8Ì gart que mais no*n aia, 
qu'amors ponh oí e dema 
ni tan ni quan non s'apaia: 
senes colp fai mort e phiia. 
Ja non garíra 

pcr uul metge qu'el' ou aia, 
s'amors non lo'i da. Aei! 

Messagier, levaz matí 
e vai m'en la gran jornáda, 
la chançon a mon ami 
li portatz en sa contrada: 
digas li que mout m'agrada 
quan membres del son 
qu'el mi ditz quan m'ac baizada 
soz mon paveillon. Aoi! 

1 nuìt suspir. e veill. 2 tressal totc. -ia ete. 
'ii vcrairc. 4 amis. resia. 5 dcx. scri. scnsì. 
7 iiuit par. 9 amor satcn. 10 de. coraie etc. 
12 pnis. IH mui'/. Uai. U onsi lcahncnt. 15 
(Uiiiic dosna. lii uu liz tant gcnt. 17 Dusua. 
19 pon vie demag. 20 sapia. "^ tal ja n. gania. 
23 mege que ie naia. 24 se mors. 2ò matin. 
26 -aa etc. 27 amic. 29 mol. 30 soug. 31 
dist. mot. 



Dins ma chamhr' eucortinada 
fon el a lairon; 
dins ma chambra ben daurada 
fon el en preison. Aei! 

II. 5 

Eissamen com la pantera 
qui porta tan bon' odor 
et a si bela color 
que non es bestia salvatge 
qui per fors' e per outratge lo 

sia tan mala ni fera 
que 8Ì loing com pot chauzir 
non anos pres lei morir: 
et en altretal semblansa 
mi ten amors en balansa, iiv 

que'm fai segre so que non posc aver, 
e sec mon dan per far lo seu plazer. 

Ni ja per so uo'm planhera 
negun joru del tort d'amor, 
ans prendrai en gaug dolor 2o 

de sou gent cors de paratge, 
mas' qu'el' agues eu coratge 
merce, que no'i es enquera. 
Aissí no m pot res garir 
de mon maltrait e merir S5 

fors ab sa simpla semblansa 
et ab sa dous' acoindansa 
on a tan gran beltat en son poder, 
per que non posc laissar de leis veder. 

2 fu il alarron. 3 doraa. 4 fu i1 en prison. 

6 Enscment. pantliere. 7 porte ete. 9 beste. 
-age etc. 10 par force et par. 12 loig. puet 
choisir. 13 auges. lo (lou Qaucìmt) muir. 14 
-cc etc. 15 amor. lí> q fas s. (scgre hi9 Qau- 
diat) che. pos aber. 17 d&p. lou. plaser. 18 
Nc ia por cc non. planU^ri^ 19 jorn al cort 
Jia. jorn dcl manque. cor (tor Gauch,), 20 ainz. 
ioi. 21 de manque. gentil cor dcl. 22 mes 
sel abes. 23 merces. non. encore. 24 ensinc 
non pog. 26 fors manque, a. 27 a sa douce 
acoint. 28 ou. 29 pos. del veder. 



2M 



*v 



ruAhrrTioN i>k saint-iîionoit. 



254 



TRADUCTION DE LA RÈGLE DE 8AINT-BÉN01T. 

Ms. de raria, /r. 2428 (nnc, 8087. 2), foL 1 et 26. — Grdr. § H8, p. 58. SU p. fíî. 



Incipit regula benti Uenodicti trAiisUiA 
de latino in vulgari. 

Lectio prima. Mo senher S. BeDeih al 
cotneDsaiiien de ]a regla fai sos ainonesta- 
6 mens e ditz enaichi: ^'Bels fìlhs, escota vo- 
lunticrs lo8 coinniandamens de to niaior, e 
80 que t'amonestara rete fort en ton corat- 
ge, e mct ho on obras, per so que tu vas 
Dieu, dc cui t'cras partitz per desobe- 

lodiensa, puscas tornnr pcr obcdicnsa.*' 
lou fai ccl parli ab aqucl que vol laychar 
8a8 voluutatz e vol eser cavaliers de 
Nostre Senhor Dieu Jesu CrÌ8t e penre 
la8 arnms d^obcdiensa. Filhs, quan tu 

iTivolras comcns.ir alcu be, tu pregua al 
comcu8ar No8tre Senhor, quc t'aiut c ta 
obra pcrfassa c acabc, pcr so quc Dieus 
lo paire, quc'us dcnha apelar sos íilhs, 
uo trobe en nos re pcr qu'cl nos airc. 

foE dcvem Ihi tostems obedir e scrvir 
dels bes que el nos dona, per so qu'cl 
no iios doaorcto dcls bca do pnradis, 
ui'us Ihiuro a durabhi pcna cuin fara 
aqucls que no*l volo segrc a gloriii. 

25 Lcctio sevvnda. Esvclhcm nos donc 
tuh, que la Sancta Scriptura nos rcchida, 
que'ns ditz: "Hora es quc levcm de 
durmir e ubram Iob olhs vas Dicu, que 
es vertadicra clardatz, c augam que uos 

8oditz.'* La votz de Dieu nos ditz totz 
jorns crida quc no siam gcs de dur 
coratge, quaiit auvirem la soa paraula, 
cum 80 aquclli que pcr castinr no s'es- 
mendo. E ditz en autre loc: '^Qui ha 

85 aurelhas, auga quc ditz S. Espcrit a sancta 
glciza: vcnotz, Ihi meu filh, cscotatz 
inc, que eii vos osouharai cum doptctz 
Dieu. Corrctz domeutrc quo avctz lo 
Ihuni de vida, por so que a la mort uo 

40 cagatz en tcnebras." Nostre Senher qucr 



e dcmauda eutre la gen, qui vol esser 
lo seus obriers, e ditz: *'Qui es aquel 
hom que vol gaanhar vida durabla? 
Quar qui's vol logar a far la mia obra, 
eu Ihi darni vida durabla." E si tu 5 
respoudes: "Senher, eu volh esser aquel," 
e Dieus te ditz: "Qarda ta boca que 
no digas mnl, ui sias bausios; part te 
dcl mal c fai be e amn patz e la euquer; 
e si fas aiso, llii incu olh te gardaranio 
c las mias aurclhas auvirau las toas 
pregarias, e quan m'apelaras, eu serai 
ab te." Car, frairé, be dossamen nos 
covida Nostre Scnhor e'ns demostra la 
via do vida. 15 

Lectio iercia, Garnili doncas de fe 
e dc bonas obras segam Nostre Senhor 
pel sendier que ravaugelis uos demostra, 
per 80 que uos lo poscam veire ei seu 
regne, on hom uo pot veuir mas perio 
bonas obras. Quar si tu domaudas a 
Nostro Sonhor so quo David Ihi de- 
niandet: ^'Senhcr Dieus, qui habitara el 
teu abitaclc?", o ol te respon: "Aquel 
quc 08 nodcs e fai bonas obras, qui esn 
vertadiers, qui no ha lenga dobla ni 
bauziosa ni maldizen, qui sap veuser e 
mesprczar las temptacios del diable, qui 
de sa bona vita no's gloriega ui s'eu 
orgolhozis." E ditz Nostre Seuher enao 
ravangcli que qui au las soas paraulas 
e Ins met eu obras es semblans a aquel 
quc bast sobre fcrma peira, e uoih pot 
dan tener aigas ni ventada de vens. E 
Nostre Senher ateu totz los jorns que.H5 
iios por Io8 seus s. amouestamens fassam 
bonuB obras e que nos toruein da inal 
a be; quar el no vol la mort del pecador^ 
mas que's coverta e viva. Beu avetz 
doncas tuh auvit qual comnudamen tfno 



2 Vc. 10 scnlir. Hl cumj r. 



fi 6or. 



255 



Xin* 8IÈCLE. 



256 



Nostre Senlier a aquel quo vol liabitar 
ab Ihui, que fassa be en terra, per que 
aia loB bes del cel. 



5 De hoBpitibiis BUBCipiendis. 

En aquesta sentenaa ditz mosenher 
S. Beneih que nos aculham e recepcham 
los ostes enaÌBsi coma Dieu, quar Nostre 
Senher dira: ^^Eu fui ostes e aberguetz 

10 me.** E onrem los totz, e maiormen la 
bona gen e los romieus. E tan tost 
cum nos sabrem que alcus ostes es ven- 
gutzy ane tost lo priors vas Ihui o qualque 
fraire, e sia receubutz amigablamen ab 

15 la orazo qu*om li deu far. Lo baizar 
de patz no sia jes donatz tro la orazos 
sia facha, pels escarns que diables en 
Bol far, qu'as alcunaa vetz se sol de- 
mostrar als bos homes en guiza d*08te. 

soLo saludar sia fahz ab tota humilitat, 
e quan los ostes irau e quan venrau, 
nos devem en aopleian aorar en lor 
Jeau Chriat quo cs cn lor roceubuz. 
Quan Ihi oste serau receubutz, sio me- 

85 natz primieramen a la orazo, e puih seira 
ab lor lo priors o aquel cùi el o coman- 
dara; e aqui aia ligida la Sancta Eacrip- 
tura, e poia fassa Ili*om tota humanitat 
que Ih'amìniatre hom so que meatier Ihi 

80 sera, humilmen e alegramen. Lo priors 



ofranga lo dojunh por amor de I*oate, 
ai non era dejunhs comandatz al segle. 
L*aba8 do Taiga a laa mas dels oates, 
e lave lor los pes Tabas e tot lo covens. 
E quan serau lavat, digo aquest vers: 5 
''Snscepimns, Den8,misericor(liam tnam," 
Mas grans cura sia presa dels paubrea 
e dcls romioua, quar Ihi ric liomo ai 
farau be aervir. La coziua de Tabat e 
dela oatea aia per ae a part, per ao que lo 
Ihi 08te no faaao enueh ala frairea. En 
aquesta cozina aia dos fraires que faaso 
tot Tan rofìci de la cozina. E baile lor 
hom solaz ai lor a meatier. E quant 
aurau pauc a far, faaso autre coma.nda-i5 
men. E aiso aia aegut en totz loa autres 
afars del mostier, que cui aura meatier 
aolaz e aiutoria, qu*en aia, e cui falhira 
fazenda sega autre comandamèn. Apres 
la cainbra en que osto dovo jazer siaîo 
bailada a tal fraire que dopte Dieu e 
8*arma, o aqui sio Ihi lieh establih ho- 
ncstamont, o hi inaizos de Dieu sia pels 
savis governada saviamen. Aquel no 
s'acumpanhe ni s'ajuste ab los ostes, cui t5 
comandat no sera; mas si loa ve o loa 
encontra, aalude los humilmen e diga 
que no'Ih lez parlar ab los oatoa, o an 
a*en. 



TRADUCTION DU LIBER 8CINTILLARUM DE BÈDE. 

Ms, de París, fr. 1747 (anc. 7694), fol 19c, — (h-dr. § 38, p. 59, St. p. 61. 



Fugez los deleiz del mont, que negus 
deleiz non es ses pena. A altre perdona, 
nias te non perdonar ja, quant faras que 
fols. L'oil no forfant re celui que a son 
85coratge em poder. Deus di a home: 
^'Chastia te"; mas no li promet gos l'en- 
dema. A toz homes sias profeitos e a 
potiz privaz. Lí tros primior pochat 

7 S. B. 2ô sera. 



dels set principals, so es ergoils, eveia 
e ira, sunt apellat esperital, quar movuntso 
d'esperit d'ome o de diable. Altre dui 
apres, tristicia et avaricia, movunt del 
mont. Li altre dui, gola e luxuria, mo- 
vent de la charu. 

Do charitat prima. Nostre Sogner disss 
011 roviingoli: '^Nogus hom iioii u muior 

29 80 nutnque. 6 di mlaz. t. 12 .11. 



257 



TRAOUímON DIJ LlBEtt SCINTILLARUM DE BÈDE. 



258 



charitat que aquel que met s'arma per 
808 amics.'* Peìre l'apostols dís: "Âiaz 
contìnuosa charìtat'en vos davan totas 
chuuRaH, car charita/ cohní la grandima 
6del8 pechaz.'* Pauls rapostols dis: 
"Charitaz es paciens c benigna," o 
'^Âmat ades la charitat de fraternitat.'* 
Johan8 rapostols dis: ^^Deus es chari- 
tatz/' e '*Qui istai en charitat estai en 

n»Deu c Deus cn lui." "En aisso apparec 
li charitaz de'!Deu e nos, car el îiuret 
s'arma pcr nos, o nos dovcm atrcssi 
nostras armas liurnr per nostres fraires." 
Salamosdis: "Odis mou tenso, e charitaz 

i6cobre trastoz dcleiz". Augustisdis: "Si 
volem anar por la via de charitat, nos 
podcm venir a la durabla vida, e tot 
aquo quc nos fam ses charitat no nos 
profeita, e laboram vanament si non 

toavem charitat, li quals es Deus; car li 
charnals cobceza regna aqui ont non es 
li charitaz de Deu. Adonc es hom per- 
feiz, cant es ples de charitat; e ja sia 
80 que chascus hom crea be , non pot 

25 pas pcrvonir a bonaurotat ses l'amor do 
chnritat; car tan grans es li virtuz do 
charitat que ses leis non es tengut a 
re profecia ni martiria, e si li virtuz de 
charitat defail , las altras virtuz sont 

sovanas, e sMI i es, las altras sunt bonas. 
E aqucl quc ten charitat en sas cos- 
dunmas sap tot aquo que es escur ni 
08 apert cn las divinas paraulas. Seguct 
donc charitnt, li quals es dolsn vianda 

^^ c saludables dos, ses la qual lo ricx es 
paubres ei paubres ricx. Aquil que 
clauzont lor oils contra charitat dormont 
en lor cobeezas e el deleit de lor charn. 
Estendet charitat per tot lo mont, si volez 

^<^Deu amar, car li mombro dc Dcu jazunt 
per lo mont. Car enaissi cum lo corR 
dc rhome cs niorz, cant cs sch espcrit, 
enaissi es morta li arma, cant cs ses 
charitat, e aquil que sunt ses chnritat 



non podunt pas istar essem» ui permaner 
en Deu, mas solament aquil podunt istar 
essemB e permaner cn Deu, que ant 
charilat. Ara sia so quo aquil quc non 
ant pcrfeita chnritat estegont essems, il 5 
sunt ndcs murmuros c moleste e tur- 
bolent e plen d'aissa." Ambrosius dis: 
"Si cum hom non pot pervenír lai unt 
vai 808 via, atressi non pot anar ses 
charitat, mas marrir; et aquels que líio 
charitaz de Deu dona forsa per sufrir 
las grans pasHÌos, non pot corrumpro 
negus deleiz dc charn ni ncnguna màla 
volontaz." Qregorius dis: "Una sobci- 
rana proansa es de charitat, cant es amaz is 
aquel que fai mal: car sos proimes deu 
hom amar, e deu honi aver charitat ab 
toz homcs, ab los estrains e ab los pri- 
vaz. Nequedonc per aquela charitat no 
8Ì deu hom pas flechezir de l'amor de to 
Deu; car atressi co molt ram eissunt 
de la raiz d'un arbre, enaissi charitaz 
engenra las altras virtuz, nii rams del 
bon arbre non a ges de verdura, si non 
ÌRtai on la rniz de charitat. Aquol a2r> 
veraia cliaritat que ania son aniic on 
Dcu ama son enemic per Deu. Re 
non quer pcr son enemic qui de chari- 
tat non preia per lui. Charitaz d'unitat 
es li IeÌ8 Deu. Totas nostras obras noao 
sunt res, si non avcm charitat, li cals 
ten l'autcza dels comandamens de Deu." 
En altre loc di que '^charitaz os li amors 
de l)eu e dcl prosmc do tot lo cor e 
dc tota la pessa," e ^'que nos fassamu 
a toz homes aquo quc volriam que il 
fcessunt a nos; car aisso es lo coman- 
dainens de la lei e de las prophetas." 
E apres di que '*a tot hoine que a 
cliaritat es plus donnt; car aqucl queio 
a charitat, a totas altras virtuz; e cel 
quc non a charitat, sì e1 a alcunn altra 
bona vcrtut, el la perdra. Grant mesteir 
no8 a donc que velliem vers lo liani de 



38 charuB. 43 ses] sas. 

RART8C1I, Chrctlomalhiu provcnç*le. 



ô ant inttnque. estengoDt. i2 le 2* & nuinque, 

9 



259 



XII* SIÈCLE. 



2(U) 



charitat; car un plii8 tost lo cors dcl 
pechador leva per rentalantament do 
charitat, tant es plus tost gastaz lo ruils 
del pechat. Cant hom s'umilìa e a cha- 

srítat yas son prosme, adonc se esalsa 
yers Deu. Li yirtuz de yera orazo es 
li alteza de charitat. Lada es li cha- 
ritaz que prent Tanior dels enemix. Li 
fraternals charitaz sofre los mals lon- 

lojament; car yera charitaz es amar son 
amic en Deu e sou enemic per amor 
de Deu. Qui non a charitat pert tot 
lo ben que a. Charitaz aministra lo be 
que non poders tol. Charitaz es a la 

uyeiada d'alcunas ocupacios empaitada, 
e ja sia so que non poscha esser mos- 
trada per obra, il a bona odor el coratge. 
E 8Ì co lo Boleils que luz ades non pot 
luzir sobre terra, cant li nubles lo cobre, 

2oatre88Ì charitaz non pert pa8 sa yertut, 
cant es occupada de uon poder, e a bon 
coratge, si tot non o pot mostrar per 
obra. Anquara es charitaz maistra de 
toz bes e no sap neguna maleza ni al- 

25cuna mala aspredat ui alcuna confusio. 
E qui se planta en la raiz de charitat, 
non perdra ja sa yerdura ni non er ses 
frut; car ila proz non pot perdre Tobra 
de plantat.'* leronimus: '^Li longesa 

80 de la terra non part pa8 aquols que 
charitaz ajo8tet." Isidorus: ^^Ja sia 80 
que alcun home siunt yegut partendeir 
de la fe e de las obras dels sains, oar 
il non ant la charitat de la fratemal 

86amor, non ant negun creissement de 



vertut, car nou aoâmunt hi virtut de 
charitat; car charitaz a la seguoria de 
totas altras yirtuz." De rechap dis: 
'Tuit home devunt cuminalment tener 
charitat, e tant cuni chascus se sostra 5 
del mont li a mesteir que s'ajoste ab 
la compania dels bo8 Charitaz es per- 
feita amors eu Deu e al prosme. Aquel 
guarda I*amor de Dcu que a charitat 
yers son prosme. Qui se depart deio 
fraternal compania es partiz de la com- 
pania de Deu. Aquel se part del regne 
de Deu que 8Í depart de charitat. 
Charitaz es li amors de Deu e del 
prosme; car tota bontaz mou de charitati!^ 
e d'umilitat." Ciprianus: "Cel que co- 
noÌ8 et ama lo liam de charitat deu 
chaptener sa lengua de mal dire.** Ba- 
silius: "Cel que es ples de charitat yai 
am paziblo coratgo o ab alogra fuz, oso 
homs que es ples d'ira vai folonossa- 
ment." Oesariua: "Aiam vora charitat o 
obediensa o esperansH en la misericordia 
de Deu, non pas e nostras forsas. Aitals 
es dejuns ses charitat cals es Iampeza26 
808 oli. Si non avem charitat, re no'ns 
profeíta lo trabails de veliar ni de labo- 
rar. Re no val, cant hom trabalia son 
cors, cant non a charitat e son cor. Si 
non avem veraia charitat, re no'ns pro-so 
feita Tabites de religio." Eiirem: ^'Cha- 
ritaz es columna e fortaleza en la sainta 
arma.'' E per aisso seguet e amat oha- 
ritatl 



18 Boleis. 



lG/17 coiiiois. 29 cors. 



261 



BIOGUAPJIIES DES TROUBADOURS. 



262 



BIOGRAPIIIIíS DES ÏROUBADOURS. 




I. 
Guillems de CapestaÌDg si fo us caval- 
liers de l'eDCODÌrada de Rossilhoo que 
coDfÌDaya cod Cataloigua e cod Nar- 

5 boDes. Mout fo avÌDeDz houi de la per- 
80Dn e prezatz d'arDìas e de scrvir c 
de cortesia. Kt avia eu la soa cdcod- 
trada uua dompDa que avia uom ma 
dompDa SermoDda, moilher d^eo Rai- 

lomon de Castel-RossilhoD , qu'era mot 
rics e gCDtilB e mals e braus e fers et 
orgoillos. E'd Guìllems de Capestaiug 
8Ì amava la dompua per auior, e caD- 
tava de lieÌ8 e*D fazia sas caDsoDs. E 

15 la doDipDa qu*cra joves e geutils o bella 
e plaisscDz si'll volia beD uiaior que a 
reo del mou. E foD dich a^D RaÌDioD 
de Castel-RossilhoD. Et el, cum hom 
iratz e jelos, eDqucric lo faich e saup 

2oqDO vcrs orn, o fotz gnrdar la Dioilhor 
fort. E quaud vcdc ud dia, RainioDS 
de Castel-RossilhoD trobot passau Guil- 
leui de CapestaÌDg ses graD couipaigDÌa, 
et aucis lo, e trais li lo cor del cors e 

t5 fetz lo portar a ud cscudier a soo alberc, 
e fetz lo raustir e far pebrada e fetz lo 
dar a maujar a la moilher. E quand 
la dompua Tac maDJat, od Raimons 
li dÌB aque el fo. Et ella, quand o 

aoauzi, perdet lo vezer e Tauzir; e 
quaod ella revoDC si dis: '^Sei<;Der, 
ben m^avetz dat sì boD maojar que 
ja mais do'd maDJarni d'autre." E 
qaud el auzi so qu'ella dis, el corrcc 

85 8obre lieis ab Tespaza e volc li dar sus 
eu la testa. Et ella s'en aDct al balcoo 
e 80 laissct cazcr jos, c foD morta. La 
Dovella cors per RossilhoD e per tota 



CatflloigDa qu'cD Guillems de CapestaÌDg 
e la dompDa eraD enaissi malamen mort, 
e qu'eu RaimoDs de Castel-Rossilhon 
avia dat lo cor d'en Guillem a maujar 
a la dompDa. Mout eu fo graDs dols 5 
e graDs tristezza per totas las eocoo- 
tradas, ei reclams vcdc davan lo rei 
d'ArngOD que era seiguer d'eo Raimon 
de Castel-RossilhoD e d'en Guillem de 
CapestaÌDg. E vcdo s'cd a PerpigDaD lo 
en RossilhoD, e fetz venir Raimon de 
Castel-RossilhoD deDno si. E quau fo 
vcDgutz, 8Ì*I prcDdre fetz e tolc li totz 
808 chastels eis fetz desfar, e tolc li 
tot quaut el avia, e lui en menet enis 
preÌ880D. Guillem de CapestaÌDg e la 
doDipDa fetz peDre e fetz los portar a 
PerpigDaD e metre en un moDumen de- 
nan l'uis de la gleiza, e fetz desseignar 
dcHobroÌ nioDunion cuin ill oraiit CHtatto 
iiiort; ct ordenet pcr tot lo conitat dc 
RossilloD quc tuit li cavalicr c las domp- 
nas lor venguesson far anoai chascun 
an; e'n RaimoDs de Castel-RossilhoD 
Dioric dolorosamen eu la preison del reÌ85 
d^Aragon. 

II. 
Peire Yidals, si com ieu vos ai dig, 
s'entendia en totas las bonas domnas e 
crezia que totas li volguesson be perso 
amor. E si s'entendia en ma domna 
n'Alazais, qu'era molher d'eu Barral, lo 
senhor de Marsclha, lo quals volia melhs 
a Peire Vidal qu'az ome del mon, per 
lo ric trobar e per las ricas folias ques5 
Peirc Yidals dizia e fazia; e clamavan 
se abdui Rainier. E Peire Yidals si 



H RoBinhon Be. 22 paissan Be. 



3 enqaen AB. 12 RosilhoD. 



2tJ3 



Xlir* SIÈOLE. 



264 



era privntz de cort o do CAinbru d'cn 
Barral plus qu'oine del mon. E'n Barrals 
8Î sabia be que Peire Yidals se enten- 
dia en la mollier, e tenia lo*i a solatz 

5 e tuit aquilh qu*o sabion e si s'alegrava 
de las folias qu'el fazia ni dizia. E la 
domna o prendia en solatz, si com fa- 
zian totas las autras domnas, en que 
Peire Yidals s'entendia, e cascuna li 

lodizia plazer eih prometia tot so queih 
plagues e qu'el demandava; et el era 
8Ì savis que tot o crezia. E quan Peire 
Yidal8 80 corros8ava ab ela, en Barrals 
fazia ades la patz eih fazia prometre 

i5tot 80 qu'el demandava. E quan veno 
un dia, Peire Yidals si saup qu'en Bar- 
rals s'era levatz e que la domna era 
tota sola en la cambra. Peire Yidals 
intra en la cambra e veno s'en al leit 

sode ma domna n'Alazais o troba la dor- 
men, et aginolha se davan ella e baizet 
li la boca. Et ela sentit lo baizar e 
crezet quo fos cn Barrals, e rizen ella 
se levet, e vit qu'el erai fols de Peire 

25 Yidal e comenset a cridar et a far gran 
rumor. E vengron las donzelas de lains, 
quant o auziron, e demanderon: ^^Quez 
08 aissoP" E Peiro Yidals s'en issit 
fugen, e la domna mandet per en Barral, 

soe fetz li gran reclam de Peire Yidal, 
que la avia baizada; e ploran l'en pre- 
guet qu'el en degues penre venjansa. 
Et cn Barrals, si com valens hom ct 
adregz, si pres lo fait a solatz e comenset 

85 a rire et a repenre la molher, car ela 
avia faita runior d'aisso quei fols avia 
fait: mas non la poc oastiar qu'ela non 
mezes en gran rumor lo fait e cercan 
et enqueren lo mal de Peire Yidal, e 

lograns menassaa fazia de lui. Peire 
Yidals per paor d'aquest fait montet en 
una nau et anct s'en en Genoa. E lai 
estet tro que pueis passet outra mar ab 
lo rei Riclìurt, queili fo mes en paor 

45quo mu domnu u'Âlazuis li volia fur 
perdre lu persona. Lui estet louga sazo, 



lui fetz niuintus bonus chunsos, recor- 
dan del baizar qu'el aviu emblat. E 
dis en una chanso que dis 

"Ajostar e lassar," 
que de leis non uvia ngut negun guizardo: & 

^^mas un pctit cordo; 

si aigui, qu'un muti 

intrei dins sa maizo 

eih baizei a lairo 

la boca ei mento." lo 

Et en autre loc el dis: 

^TIus honratz fora qu'om natz, 

8ii bais emblatz mi fos datz 

neis autreiutz." 
Et en uutru chanso el dis: 16 

*^Be'm bat amors ab las vergas 

qu'eu colh, 

car una vetz on son reial capdolh 

I'emblei un bais, don tan fort mi 

sovo. 

Âi! Tan niul viu qui so qu'amu 

no vo." 
Àissi estot longu suzo outru mur, quow 
non uuzuva venir ni tornar en Proensa. 
E'n Barrals que li volia aitan de be, 
com avetz auzit, si proguet tan sa molher, 
qu'ela li perdonet lo fait del baizar e 
loi autreget en do. E'n Barrals si man- 26 
det per Peire Yidal e sii fes mandar 
gracia e bona volontat de sa molher, e 
que vengues a sa molher. Et el veno 
ab gran alegreza a Marselha, et ab gran 
alegreza fo receubutz per en Barral eso 
per ma domna n'Âlazais. E autreget 
li lo baizar en do qu'el li uviu omblut, 
[e fo li tot pordonut.j <lon Vv.'m\ YiduUi 
fetz esta clianso que ditz: 

'Tos tornatz sui en Proensa," 35 
[la qual vos auziretz.] 

III. 
Ben avetz entendutz los mals qu'en 
Bertrans de Born remembret quei reis 

4 c/. reire yuìnl 7, 1. (i cf. V. VUhU 7, 24. 
12 cf. P. Vidaí 20, 25. 16 cf. P. Vidal 37. 18. 
86 cf. r. Vidul 18, 1. 



205 



BIOGHAPHIES DES TROUHADOURS. 



200 



d*Arago avia faclis de lui e d'autrui. 
Et a chap d'uua gran sazo, qu*el n^ac 
apres d'autres mals qu*el avia fachs, si 
loih volc retraire eu uu autre sirveDtes. 

sE fo dich a*D BertraD qu*UD chavalier 
avia en Arago, que avia nom nEspanhols, 
et avia un bo chastel mout fort que 
avia nom Castellot et era proprietatz 
d'en Espanhol et era en la frontereza 

lodels Sarazis, don el fazia gran guerra 
als Sarazis. Ei reis si entendia mout 
on aquel chnstel, o vonc un jorn on 
aquelti encontrada, e nEspaiugnoIs siih 
venc encontra per servir lo o per en- 

16 vidar lo al sieu chastel, e menet lo cha- 
ramen, lui ab tota soa geu. Ei reis, 
quau fo dedintz lo chastel, lo fetz penre 
et meuar deforas e tolc li lo chastel. — 
E fo vertatz que, quau lo rcis veuc al 

toservizi del rei llenric, lo coms de To- 
losa sii desconfis eu Guasconha e tolc 
li be cinquanta chavaliers; ei reis Hen- 
rics li det tot Taver queih chavalier 
devian pagar per la reenzo, et cl noi 

•i.^paguet, l'avcr, als chavaliers, anz l'en 
portet cu Arago. Eih chavalior cis- 
siron de preiso e paguerou raver. — 
E fo vertatz qu'us joglars, que avia nom 
ArtusetZ) li prestet dos cens marabotis, 

80 e menet lo ben un an ab se e noih en 
det denier. E quan venc un dia, Ar- 
tusctz joglars si si nicsclet ab un Juzieu, 
eih Juzieu li vengron sobre e nafrerou 
Artusct nialamcn, lui et un son con- 

35 panho. Et Artusetz ei companhs auci- 
seron un Juzieu, don li Juzieu aneron 
e reclam al rei e prcgueron lo qu'el en 
fezes vendeta e que lor des Artuset ei 
conpanho per aucire, e qu'ilh li darian 

4odos cons marabotis. Ei reis los lor 
donet amdos e pres los dos cens mara- 
botis. Eih Juziou los feiron ardrc lo 
joru de la Nativitat de Crist, si com dis 
Guilhems de Bergueda en un sicu ser- 

46ventes dizcn en el mal del rei: 



E fetz una mesprciso 

don hom noi deu razonar, 

quei jorn de la naíssio 

fetz dos crcstias brusar: 

Artus ab autre son par, 6 

e no degra aissi jutjar 

a mort ni a passio 

dos per un Juzieu fello." 
Don us autre, que avia nom Peire 
joglars, li prestet deniers e chovals, etio 
aquel Peire joglars si avia grans mals 
dichs dc la viclha reina d'Englatorra, 
la quals tcuia Font-Ebrau, que es una 
abadia, on se rendon totas las vielhas 
richas. Et ela lo fetz aucire per paraula i6 
del rei d'Arago. 

E totz aquestz laitz fachs remembret 
en Bertrans de Born al rei d'Arago en 
aquest BÌrvcntes que dis: 

^^Quant vei pels vergiers despleiar to 
los cendatz grocs, indis" et ceiera. 



Lo reis Hetirics d'Englaterra si tenia 
assis en Bertran de Born dedintz Auta- 
fort ei combatia ab sos edifìcis, que 
mout li volia gran nial, quar el creziat^ 
que tota la guerra quei reis joves, sos 
filhs, I'avia facha, qu'eu Bertrans laih 
agues facha far, e per so era vengutz 
deuan Autafort per lui deseretar. Ei 
reis d'Arago venc en l'ost del rei Henricso 
denan Autafort. E quan Bertrans o 
saup, si fo mout alegres quei reis d'Arago 
era on l'ost, por so qu'd cra sos amics 
cspecials. Ei reis d'Arago si mandet 
sos messatges dintz lo chastcl , qu'en S6 
Bertrans li mandes pa e vi e charn, et 
el si I'en mandet assatz. E per lo mes- 
satge per cui el mandet los presens, el 
li mandet pregan qu'el fezos si qu'el 
fezes mudar los edìfizis e far traire en 40 
autra pnrt, quoi murs on ilh ferian cra 
tot rotz. Et el, per grau aver del rei 
Enric, e1 li dis tot so qu'en Bertrans 

2í) cj. Stimming, ái. de 1879, p. 197; éá. dê 
1892, p. 8.i. 



267 



XIII* SIÈCLE. 



2G8 



Tavia maDdat a dir. E'I reis HeDricB 
si fetz metre dels edìfìzis plus eu aquela 
part OD saup que'I murs era rotz, e fo 
Ìo murs ades per terra ei chastels prea. 

5E*D BertraDs ab tota sa geo fo meaatz 
al pavilho del rei HeDric, ei reis lo 
receup mout mal, ei reis HeDrics siili 
dia: "HortraDs, BertraDS, vos avetz dich 
que aDc la meitatz del vostre seu do*us 

10 ac mestier uuls temps; mas sapchatz 
qu'ara vos a el be mestier totz.'* "Seu- 
her," dÌ8 eu BertraDs, "el es be vers 
quMeu o dissi, e dissi be vertat." Ei 
reis dis: '^leu cre be qu*e1 vos sia aras 

i5falhitz." '^SeDher'* dis od BertraDS, „be 
m'esfalhìU." "EcomP" dislo reis. "8e- 
Dher," di8 eo Bertraas, "lo jorn quei 
valens joves reis, vostre íilhB, morit, ieu 



perdei lo sen ei saber e 1a connoì»- 
sensa." E I reis, quant auzit so qu*en 
Bertrans li dia od ploran del fìlh, veno 
li grans dolors al cor de pietat et als 
uolhs, 8Ì que do's poc toDer qu*el no 5 
pasmes de dolor. E quan el revenc de 
pasnmzo, el crida e dis en ploran: ^^En 
Bertrans, cd BertniDS, vos avotz be 
drech ot es be razos, si vos avetz per- 
dut lo SOD per mo fìlh, qu*el vos voliaio 
mielhs que ad home del mou. Et ieu, 
per amor de lui, vos quit la persona e 
I'aver ei vostre castel, e vos ren la mia 
amor e la mia gracia, e vos do cinc 
cens marca d'argen per los dans quei5 
V08 avetz receubutz." E'n Bertrans siih 
chazet als pes, referen li gracias e mer- 
ces. Ei reÌ8 ab tota la soa host s'en anet 



BALLADE8 ET 1UN8ES. 

I — III. Mê. de la hihlioth. Riccard, (Q). I e^ III : Appeì, Provenzalische Chrestomathie, p, 85 9. (Ap.). 

IV. M8. du Vatieain 3206, /ol. 105' (L). 



I. 

VI) Mort m'an li semhlnn que ma dana'm 
e li seu bel oil amoros e gai, [fai 
Qu'eu non irob conseil, s'eu de li non 

Tai; 

per qu'eu joinclias mas denant li venrai, 

preiaDt humilmeut, quaut far o poiraii 

25 que'm facha socors, sevals d'uD dolz bai* 

Lo seus cors es blaucs com dous sobre 

fresca sa colors cnm rosa do mai, 
ei seu cabil sor cum aurs, de que'm plai, 
dolza e plaisens plus qu'eu dir non sai* 
so Anc Deus non en fes de tant bela mait 
ni non volc que fos, per qu'eu Tamara' 

20 qe etc. 21 8. b. deuxfois. bels oilz. amors. 22 
qeu. coseil. 2H devant per le nts. ^joute niort, i. e. 
les deux vers 1. 2. sont répétés après les vers 
l. 2 et 4 de chaque strophe. mais ioinchas. 
norrai. 25 qcm etc. 20 sen. lilanc cO. nen Ap. 
Ma. 27 color etc. 2ii plaisen, -enz Ap. 81 
vole. lamerai. 



de bon cor toz temps tant quant eu 

viurai 
e pos serni morz, s'eu lo poder n'ai. so 

Mo8 Bels Couorz val d'autras tantas mai 
cuma aurs vil (?) veire soz un ric palai. 

II. 

Uamor in'estera hen e gent, 
s^eu ma dona vis plus sovenf. y^ 

Balada faz ab coíndet son, 
qu'u ma bola don a randon, 
quar ai estat tant lonjament. 

E prec, 8Ì plaz, no m'ochaisoD, 
quar estauc sai eu AragoD so 

ab lo rei qu'a boD prez valent. 

6 pnoc Sti. 

2() poi serda morç. lo] ie. 21 Mon bel conort. 
conortz Ap. tanteB. 22 cnm nersum ucire. 

25 vist. suvcnt. 2() al. 2() son damor: i. e. 
ie re/rain {v. 1. 2) eitt répêtc aprtit le l"^ et .V 
vers de chuífue ittrophe. 27 raaon. 28 ai] di. 
81 valen. 



209 



JULLADES ET DANSES. 



270 



MaÌ8 OD qu'eu sia seus mi sod, 
e vauc m^eu lai ad esperoo 
per dcBcoIpar de falIimeDt. 

(leii mo foiron moi oil ric don, 
5quant diì mostreroD sa faisoD 
e sa bela bocha rizeDt. 

Bella domDa, gCDtil faizoD, 
DOD credaz lauseuger feloD, 
que baissoD amor per Dieat. 
10 Balada, vai ad esperoD 
e saluda'm leis de cui soo, 
quar maDtco valor c jovoDt. 

111. 
Coindela sui, si cum n'ai grexi cossire, 
ìòper moìì marit, quar ne'l voil ne'l desire, 
Qu^eu be*U8 dirai per que sod aissi 

drusa: 
quar pauca sod, joveDcta e tosa, 
e degr' aver marit, doDt fos joiosa, 
ab cui toz temps pogues jogar e rire. 
to Ja Deus uo'm sal, si ja'o sui amorosa: 
de lui amar mia sui cobeitosa, 
auz, quant lo vei, dc sod tant vergoig- 

Dosa 

qn'on proc la mort quo'l vonga tost anciro. 

Mais d'uua rcn m'cn son bcD acordada: 

S5 8Ì'I meus amics m'a s'amor cmendada, 

ve'I bel8 08per8, a cui mc 8on donada; 

plaÌDg e 808pir, quar dc'I vei dc'I remire. 

E dirai vo8 de que'm 8ui acordada: 

que'l meu8 amics m'a loDgameDt amada; 

80 ar li 8era m'amors abaodoDada 

e'I bel8 e8pers, qu'eu tant am e desire. 

1 sea. 4 firon mei oilz. 6 se rient. 9 
basson. 11 et. les. 

15 qar ctc. 16 aisi p. q. 8. azirosa? Áp, 
Le refrain (r. 14/15) e9t ripéié après ìe 1'% 
2^ et 4' vers de eìuique strophe. 17 iuveneta. 
18 aae. dant. 20 no*m Ap,\ rol. se. jan Ap,] ia. 
21 cnbitosa. 25 sel men amic. 26 bfcl esper. 27 
plaigcr c. 8. 28-31 et 270, 1-4 intervertis. 
21) men amic. 30 lc. scrai Ap. mamor. 'òì bel 
csper per q. 



10 



En aquest 80d faz coÌDdeta balada 
e prec a toz que sia loÌDg caotada 
e que la chaDt tota domDa CDsegDada 
dol mou amic, qu'cu tnnt nm c desirc. 

IV. 
Dansa. 

Pre8 80i 808 faillencha 
en tal bevolencha, 
doD ja DO'm partrai; 
e quau m'oD prcD 80veDeDcha 
d'amor cou88Ì*m vai, 
tot quan vci m'e8 de^pIazcDcha, 
e torracDz qu'ieu u'ai m'agODcha 
pcr IeÌ8 qu'ieu am mai. 
Hai, s'en brieu no la vei, hrieumen\:y 

morrai. 

Ed aDior loDdaDa 
ha dolor probdaDa: 
per mi eÌ8 o 8ai, 
que 8et jors de la 8etmaua 
808pir o'd dic hai. 2r 

Mortz fo8 ìeUỳ que'I via e8 plaua, 
quar dod hai razoD certaDa, 
d'aDar 80veD lai. 
Hai, s'en brieu no la vei, brieumen 

morrai. 
Sc8 par dc proccha n 

C8 e de belecha, 
ab fi prez verai; 
e 8a Datural8 blaDchecha 
8embla Dieus quant chai, 
e la calor8 no'i 08 mecha so 

pcgDOD, auz 8obra fre^chocha 
de roza de mai. 

Hai, s'en hrieu no la vei. brieumen 

morrai. 



1 coidcda. 2 prct a tat. 
18 nbai. 18 ossai. 



271 



Xlll' SIÈCLE. 



272 



ROMAN 1)K JAIIFRE. 

M88. de Pari8,fr. 2164 (unc. 7988), /ol 73^ (A),/r. 12571, p. 81'' (B), Ms. du Vatteain 
3206 (Ò). Cf. Petry, Le ronmn de Jaufre, Retnscheid 1873, progr. -— Ch'dr. § 18, p. 17 $. St. p. 8 «. 



E dirai vos de Brunessen 
con ieis del CRstel ricamen 
ab donznllas, ab cavaliers. 
E*l sencscals vai 8*en primiers, 

ft e elu Hcc lo cavalcant 
en un bel palafre fcrant, 
ou lìom de cavalquar no's dol; 
e ambla si que par que vol, 
adaut e jent, drcit o suau 

10 c*a penas au om son esclau. 
E fon vestida cosdament 
d'un cisclaton mout avinent; 
e siei cabel delgat e saur 
son gent estreít d'un filet d'aur; 

15 e sa bella cara plasent, 
on unc non nc affaitnmont, 
anz es ben finH per natura 
qu'en nulla sason non peiura 
plus al mntin que al colgar, 

20 mns ben la ve om mellurar 
rcllusir e getar clardat, 
que tuit en son enluminat 
cels que ranavon environ. 
E ac un capel de paon 

85 en son cap mes per la calor, 
e portet en man uua flor 
mout bella e mout ben flairan. 
E enaissi vai s'en pensan 
com poira Jaufrc retener 

30 ni coi fara son cor saber, 
ni, cant er ab el, quei dira 
ni de cal guisa rcspondra. 



\ \r C. Hrunescnz AB. 2 icns A. ricamenz 
Ali. 4 cIb C vaissen A. prcraicrB C. fí pa- 
lafren A 7 non ^l. 8 ansz a. C. 9 e ben 
dreig C. 10 pena B. qab p. ang C. 11 richa- 
mcnt BC 12 iiiot A. 14 ab un iil C. 15 cz 
a B. 18 quc n B. \\) colcar A. 20 vcs A, 
nci C. meiilorar //. 21 mcnct B. relluBÌ e «cta 
Ba.AB. 22 cnlominat A. 2(> cn sa (la) man 
AB. 28 scn va C 21) con poria B. Janfrcn 
A. HO colz A. qar niolt lo uolria ueszcr C. 
81 tíMnque B. qnc d. A. 



^^Si m'escomet de nulla ren, 

ades li respondrai ab ben; 

e ses clama car lo tinc pres 

ni del mal que ma jentz lí fes, 

ni car lo menassei a pendre, 5 

d'aisso consi'm poirai deífendreP 

Ab blandir et ab jent parlar, 

c'aissi pot om tot cor domptar. 

E, 8Ì Dieu platz. ieu domtarai 

aquest, tanz plasers li dirai." to 

E Jaufres ven daus I'autra part 
pensan, que's cuia que fort tart 
poira Brunesen couvertir, 
ni*s cuia que puesca avenir 
qu'ella per ren s*amor li don; i& 

car tant es de bellu faisson 
e tant es rica de coraje 
do tcrra c de linnago 
c'a pauc no'n es dcsesperatz. 
Mais en aisso s'es aífermatz so 

que dis que non es ses merce, 
pos totz autres bens a en se. 
^^Doncs non poira ella suífrir 
que'm veia per s*amor morir; 
que mortz sui o tota Taurai: 25 

mais merco n'aura, si Dieu plai." 
E aissi anet longaraent 
pensan, qu'en al re non entent, 
tro que vi Brunesen venir. 
Ei scnescal vai s'cnantir so 



1 si lacomet B. 2 rcBpoudra B. abj en A. 
3 sis C. 4 ni sanc fei re qeill desplages C. 
5/0 tntervertis C. di qar C', e car B. menasava 

A. (i dcucndrc A. 8 tot| son A. sa C. 
plat A. 10 tan C. plazer B(\ 11 venc de B 
C 12 parlant BC. la puesca B. 14 ni /i. 
pcnsa À. quci (\ quc ia A. venir B. lô q za 
pcr rc C. li) qab (', can iia.A. 20 s' ttuinquc C. 
21 senz A. 22 tutz .4. 23 poiria ìll C. di^ 
nos n. p. 8. A. 24 quen A 2ô sui tntmque B. 
e A. 2(( sa ('. 27 cnaissi A. 28 altre B. 
res non s'e. A. 30 pcr cni el es cn tal coisir 

B. va cnantir A. 



273 



UOMAN 1)£ .TÂUFRE. 



274 



e yenc 8*eD a Jaufre correntz: 

''SeÌDer, ma domDa BruDesentz 

es aici tot per vostr* amor 

pcr 80 quo'U8 fa8a inais d*ouor; 
5 e vec la'u8 que'us veu acuillir." 

DÌ8 Jaufre: ^'Bel fni a grazir.*' 
Âb taut Bruue^eutz or veuguda, 

que mout coÌDdamen lo 8aluda, 

e Jaufre8 ella eis^amoDt, 
10 e apre8 tota Tautra geut, 

cavalier8, domoa^ e pulcella8, 

car mout d'ì avia de bellas. 

E BruueseDtz restoDt la flor. 

"DomDa," di8 el, "per vostr' amor 
iK la peorai, pos vos la'm doDntz.'' 

E pueis cavalcoD latz e latz, 

e las jeDtz estaD CDtorD els, 

de cavaliers e de donzels, 

de pulcellas e de borges. 
20 E taDt i estavoD espos 

c'om DO*i pot Dulla reu parlar, 

8Ì fort DOD l'avoD a cridar: 

doD oDueia mout a Jaufre 

e a BruDOSseD mais, so cre; 
26 car DOD 80D CD luoc OD parlar 

poguc88on niiollz de lor afar. 

Ez eDaÌ88Ì sod s'en vengutz 

a Monbrun, on an receubutz 

Jnufre a gran procesion. 
30 Pueis Brunesenz e siei baron 

an l'en menat sus el palais; 

e non cre que hom vis anc mais 

miels apparellat de manjar. 

MaÌ8 no m'o lctz aras comtar, 
85 car enant fai meillor auzir: 

e per aquo voill m'en giquir. 

1 manque C. janfren corren A. el senescals 
yenc totz corentz B. 2—28 manquent A. 
brnncBC C. 8/4 no manda fn'ftntz Ralntx 
l»er mc cz cb ai(|i p. v. a. C. 4 íjnicns ìì, 5 
Ìa no8 C. 8cn ncn nes nos q. vol B. 8 coin- 
damcnt'/ fì. {) janfre U, ansiment B. \2 cn 
bania C, 13 nct li la C. 17 cs tan ^rantz 
e. e. ìi. 21 no pod C. 22 dc qe enoza fort 
a C 24 e Br. atresse C. 26 mais C. 27 sen 
son C. 29 e fai mnt gr profecion A. HO pnis 

A, 32 e an n. c. q. v. 1i. mais A. 34 me les 

B. araz A. a recontar C. 36 aicho C. 



E cant agron assatz manjat, 

il an lor solatz comensat, 

e Jaufre a lor o mogut 

co'8 n'nuet, cant I'agron batut, 

ni con 808 ausbercz lo guari 6 

e'l drapz, que res non l'envasi. 

Pueis demandet del cavallier 

quei venc residar el vergier 

tres vetz e*l venia ferir, 

s'es garitz o 8Ì pot garir. lo 

Di8 lo senescals: '^Ben guarra, 

senner, car ja mal no'n aura. 

Mas per la fe que dei a vos, 

enantz n'i eron vengut dos, 

qu'ieu e Symonz i fon vengutz, i^ 

que a caacun par els escutz 

que cascuns voides lo8 arsos, 

e n'aguem los vestirs terros. 

E de totz aquelz de Monbrun 

feratz altrestal, un e un, to 

entro qu'ieu dis que lai ane88on 

tuit ensems e que'us n'amenesson: 

adonx cre 'que agueat paor." 

^'0 ieu, que ano non l'ac maior," 

dÌ8 Jaufres, "si'm sal Dieus ni fes. n 

Diable, cugiei, m'aguesson pres, 

que sai fo88on d'enfern ixitz, 

cant Io8 vi entorn mi garnitz. 

MaÌ8 quant m'agron sai 8U8 poiat 

ni ac am ma donna parlat so 

e vi 8on cors, so'm fon avis, 

que fo8 ab Dieu en paradis, 

c'anc puÌ8 non ao de ren temensa; 



2 Inr A. 3 Inr A. ha lo Inr C. 4 cons B 
C. annet A. 5 e con BC. 6 els A. les nazi 
B. 10 garit A. ne si C. sen B. 11 gaara A 

B. 12 qne BC. mal manque B. 18 dietz B. 
14 ni avia B. qel foss C. eram B. vengat B. 
16 c par a c ÍW. cn lcscnt B. 17 cascnn A 

C. Y. dcls a Ba.A. voidct los a. fì, cn nnigot 
larchos C. 18 iicgncm A. c nac lclmo c lan- 
bcrc t fìC. IH aiccls fì. de manque B. 20 
fcrat ait4i1 dnn en un vf. 21 1a i4. anasem fì 
C. 22 trestnig emsems eus C. amenassem BC. 
23 e docs B. acses BC. 24 oc C. an A. 27 
que ca B. 28 vos vi denan me C. lo vi B. 
20 porUt C. 30 ez BC. ftl ab /?, a C. 31 
snn-fnn A. 33 de ren pueis non ac B. 



275 



XIIJ" SIÈCLE. 



276 



h 



10 



15 



20 



25 



ttO 



85 



onantz voâ dic pci* ma crcseusa, 
que, 8o1 qu'ela's tengues ab me, 
res no'm pogra nozer, so cre." 

E Brunesenz a sospirat 
e a tan fíchament garat 
Jaufre e aitan dousament 
queis oils ins el cor li deisent; 

a ella puiet el vis 
lo sano dol cors, si qu*en rogis. 
Amdui 8on malament nafratz 
d*un dart, qu*e8 d'amor enpennatz, 
don om nou pot son colp veser, 
ni garnimenz noi pot tener; 
tant fer prim; mais lo colp es gros, 
que no*i a mesolla ni os, 
vena ni nervi que uoi senta. 
ÂÌ88Ì nafra, oan Tatalenta, 
durament e jent e suau, 
que non ve om son oolp ni Pau, 
ni ja mais .sanat no'n sera, 
mais per aquel quei colp fara. 
E ooi pot ferir ne naffrar 
p08 puis loi aven u sinar? 
Aoo'us dirai ieu ben per que. 
S'ieu ai naífrat vos e vos me, 
s'ambedui nos podem garir, 
en fol nos laissarem morir; 
oar quex es de garir cochos 
de 8on mal, tant es angoissos. 
Mais oan l'uns nafra solamenz, 
aqui a mestier mais de senz, 
que'l nafratz a obz que enqueira 
oon cel qui Taura ferit feira, 
qu'estiers non pot per ren guerir. 
Ê diraì vos coi pot ferir: 

ab servir et ab gent parlar, 

1 creensa A 2 qlha t. C, 8 noi re A. 6 
haî C. fachament 6\ íinament A. 1 que o. 
A. díntz B. q z*enz C, 8 ez az el B. 
9 qne r. ^. il quc d'a B. 12 dun on A. 
ÌH ((arniment nnl A 16 non AC. 17 conD. 
21 q colp A, fcra BC 22/28 intervertia A. ni 
6anar A. 2;) lo AH. covcn A. 24 aconz A, 
aqous //, aiclio us C. dirarai A. ien manque 
ItC, 25 Hu A, 2(i s&bdus nos en ('. 27 no 
C. 21) qft no8 0. m hm A. :U ccnz A. 82 
qal C. es C, quera B. 84 que pers A. 86 ab 
ien 8. A. 



ab bhuidir, ab humíliar, 

e que's gart de far avolesas, 

e fassa con poira proesas 

e que sia a totas genz 

humils, amoros e plasenz, 5 

per 80 que tuit en digan ben; 

e gart si sobra tota ren 

d*enucg e de far vilanias, 

d^erguil e de sobransarias, 

e sia laroz quan s'escaira lo 

segon lo poder que aura; 

e que's tenga asaut e jent 

e's gart de pacha d'avol gent, 

que non lor sia trop privatz. 

Mais de tot si* abandonatz 15 

ves celui que nafrar volra, 

e qu*en digua ben, can poira, 

e sia finz e vertadiers 

e a totz aquels plasentiers 

que ab leis li puiran valer; 20 

e cels que'l poiran dan tener 

am atrossi tengua oar; 

e <iue sapclia son oor celar. 

E veus cal son li dart d*amor 

que nafron suau ab dousor, «5 

ez enaissi pot hom nafrar 

lo plus dur que l'er ad amarl 

Andui Bon d'aquest dart ferit 

et amdui seran leu garit, 

sol qu'ensems sian ajustat, 90 

car cascuns n*a gran voluntat. 

El palais tenon lor solatz, 
car cascuns conta so que'l platz. 
Mas Brunesentz non au ni ve 
faitz ni ditz, mais cels de Jaufre, 85 
nì en ron al re non enten: 
don plaing e sospira soven, 

1 ez ab h. BC 2 aolesas A^ auolecha: 
proecha C. 3 cant BC. 8 vilania (: -ia) ItC. 
10 8i esc. A. 12 e manque C. 18 e (^rt A^ 
e g. 8c B. parlar BC. 14 ni non C. lur A, 
lô del fì, 10 aiql C, cels //. 18 el B. 19 
piausenticrs A. 22 els C. 23 sapxa A. 20 
cz manque A. 21) aia A. 80 que scn A. 31 
cascun AHC. 'ò2 Al C. lur A, 88 munque (\ 
casc. //. .^i4 ni au BC. 8í> faicli no dich C. 
deits B. 80 re als re C, ren alte B, seuten 
A. 37 dun A. 



277 



ROMAN DB JAUFRE. 



278 



e trasal e fremis e mor 

e pensa ades eu sod oor 

can poira la sasoD veser 

quei puesca entre sos bratz teuer. 

5 E Jaufre plain de l'autra part 
e mor et esconpren et art, 
can ye son cors gai e cortes, 
qu'ades mor car ab lui non es. 
AÌ88Ì an aquel jorn estat, 

10 e Brunesenz a comandat 
c*om fassa leitz aparellar, 
quMra jazer e rcpausar; 
car la calors que n'es annada 
l'a un pctit de mal greuiada. 

15 Pueìs venc a Jaufre mantenent 
e dÌ8 li tot 8uau e gent: 
"Seiner, vos vo8 n'iretz gaser, 
e Dieus vos dou anuit bon 8er 
e al matin meillor levar, 

to qu'ieu m'irai atressi pausar. 
MaÌ8 paor ai que'us en fuiatz 
ancanuit, can 8erem colgatz, 
aÌ88Ì con Tautra ves feses." 
'^Non farai ja," so dis Jaufres, 

26 '*quc, si m'aiut Dieus ni sos sanz, 
auz saì istaria dctz auz 
que*m n'anes senz vostre comjat 
ui meuz de vostra volontat." 
DÌ8 Brunesentz: *'En bon aur, 

80 que ben dormirai plus segur.'^ 
E es s'en ab aitant intrada 
e fes castiar sa mainada 
que non fasson bruida ni nausa 
c quo laiscn dormir on pausa 



1 c sallie A, e reaia /?, e aia C. 3 cor Ba.Ay 
q C paesca C. 4 col poges en C. son A. 5 
Jaafrenz A. 7 cor ^. 8 cant ab B. lei C, 
el B. 11 leig C. faÌBsal lieg B. 12 qairas B, 
dormir A. 13 sen cs A, qac cs ìi. q la C. 
14 grcvada C, graaada B. 17 scine-irct A. 
18 dias A. 21 qae aos fì. B. 22 cx)1catz A. 
2í1 laatrc A. vcs 7?, nncig C', numfjue A. 24 
ja manque fì, 2tí 8a i4, cliainsz C. VII A. 
27 qae A. nftne C. 28 ni a m. C. 29 e I?, 
ab C. bona ora A. 30-32 qae miels men ten- 
rai per segara. e micls dormirai plas segar. 
e 1ai8et lo en bona aar fìC. 33 qai B. 34 
qael A. 



Jaufre si com pro cavallier, 
que ben cre que l'aia mestier. 

Jaufre an ricament oolgat 
en uu lieg gent aparellat, 
en que pogra suau dormir, 5 

s'amors noi vengues aflsaiilir. 
Mas ves amor non pot valer 
benestansa de ben jaser; 
c'aitan ben dormiria en pailla 
totz bom, pueÌB amors lo trebailla. in 
E el 08 ne si treballatz 
que cent ves s'es 1a nueit giratz, 
que non sent sì jatz mol o dur 
ni gaire no'n esta segur, 
c'ades pensa de la faisson 15 

de Brunesen, c'al cor li fon, 
que totz 808 faitz e totz sos ditz 
I'a 8U8 sagellatz e escritz. 
E pensa s'en nulla maniera 
puesca conoiser la carriera 10 

coi puesca son cor descobrir 
DÌ I'amor, c'aissii fai languir. 
E cant a pro pensat, noi ve 
via maÌ8 de clamar merce, 

dÌ8 qu'enaissi lo dira tft 
tan tost con veser la poira: 

'^Donna, la vostra grantz beutatz 
ei vostre cors jent faissonatzy 
vostre oil, vostra boca plasent 
ei gaÌB ditz c'al cor mi deissent 10 
m'a 8Ì destreit, pres e lasat 
que no m'avetz poder laissat 
de neguna ren qu'el mon sia, 
que totz 08 en vostra bailia 
mon cor, mon saber e mon sen, ^ ss 
ma proesa, mon ardimen, 

1 qae J. con pros A. 2 ql ba gran mestier 
C 3 colcat A. B ves B. asallir A. 7 qae 
vas C \) dormira cn pala A. 10 tnti bomx 
por Á. trabala A. 11 nes C aissi C, ensi B. 
12 ncs A. 13 iat A. q no sab C 15 dclla A. 
1(» qncl cor C 17 tntz-tntz A. fachdich C. 
deitz B. 18 la c1 cor 8. escritz A. escrich C. 

20 conoÌ8e Ìa cariera A. poira ja c car BC. 

21 cal A. 23 pron B. proa a il. 25 loi C 
29 vostre beh gabs plaszens C 30 vis qael 
fì. vo8tra bella bocha ri8zen8 C 31 Uat C 
33 nuUa B. que e1 B. mun A. 



279 



Xll^ SIÈCLE. 



280 



mon dolicg e ma voluutiii:. 
De tot m'aves poder eublat, 
que tot 08 vostro mielz que mieu. 
E si'us avia dig: de Uieu, 

5 non deuria a mal tener, 
car el vos a donut poder, 
e per s'amor, domna cortesa, 
car V08 a dat tant de proesa, 
de pres, de scn e de beutat, 

10 devetz aver humilitat 

de me, c'aissi m'aves conques 
e destreit e lassat e pres 
que non veg ni entent ni aug 
ni puesc aver dclieg ni gaug 

15 senz vostr' amor; e si non Tai, 
atrasag vos dic que morai. 
E, per Deu, bela domna pros, 
non voiUatz quMeu mora per vos, 
oar no*m podetz mostrar ni dir 

20 rason per que'm deiatz aucir, 

mais car vos am: veus tot lo tortl 
E si per só volotz ma mort, 
peccat farez a mon veiaire. 
Mais nuil dreit no'm val ab vos gaire, 

t5 que tot es en yostre voler. 
MaÌB merces mi degra valer 
que'us quer, bella domna cortesa.*' 
Ben sui folz e ben dic folesa, 
car ja cuit s'amistat aver. 

80 Con la'i ausaria querer, 
qu*eu no sui d'aquela valor 
qu'cn mi fos be messa s'amor, 
qu'er es riqua e de grau aiFar 
e puis de beutat non a par; 

85 . el mon non a nulla persona 
quo, s'ella s'amistat li dona, 
que non s'en tengua per pagatz. 
Donx non sui ieu ben estragatz. 



8 e tnt A. 4 si eus C, si o B. 5 nan A, 
80 BC. a manque B. nlia C. 1 e B. 8 taiit 
dat A. U ni manque B(\ 12 c vcncnt B('. 
Uì vo8 manque C. qieu C. 17 bona B. 18 
unlatz A, l\) non A, no C. 2() qncn A. 21 
am vo8 B, 24 non A, no C. a mi C. 25 tnt 
A eU. 2Xì dcza C*. HO com //. lansarai ica 
enqaerer BC. dô qnel BC. 86 cela A. 87 
8i tenges C. 



caii mi cuit quo a mi la dou, 

c'anc maîs no'm vi ni sap qui'm 8onP — 

Tol t'en, que ja non s'avenria. 

Vai t'en e ten deman ta via. — 

E, Dicus. e con o puoc anc dir? b 

Qu'ieu ja cuiava ades morir, 

can son cortes cors non vesia, 

e tot jorn plorava e plagnia; 

e ara, cant ab ella son, 

que'm n'anes, non o tenc a bon. — lo 

Adonx e qual consel penrai? 

Que quant la veg, lo'm dobla mai 

mou mal, mon trebal, ma dolor. 

Âisso non fo lo (?) anc amor, 

anz es lo peier mal del mon, i5 

qu'en totas guisas mi confon 

e m'auci e'm ten en destreg, 

atrestan ben can non la veg 

con can puesc ab ella parlar. 

E aisso con puesc ieu durar? — so 

Tot m'er a soffrir o morai: 

mas morce cro quo trobarai, 

que ja'm fes ella bel senblant 

e m'a servit et onrat tant, 

jent acuUìt e jent profert 25 

que ben poso conoiser apert 

que per entendensu d'amor 

o fetz c'a mi donet la flor. — 

Ara conosc que non ai sen: 

aissi vai de la folla gen, so 

que moutas sasons s'esdeyen 

c'uns folz hom si ouiara ben, 

s'una pros domna'I vol servir, 

que de s'amor aia desir 



1 car B. 2 non A. qi C. ô dieus con o 
puesc B. Puois di8 c1 col paosc C. 6 des B^ 
tnanque A. 8 to ^. Qades ploraaa CB. plan- 
nia A. 9 car ab A. 10 nunc tenc A. 11 e 
manque B. en p. B. perei A, 12 qnam A, 14 
fa lo i4, fon B. 15 ma A. 17 em A. destreig: 
vcií( A(\ dcstreitz: vcitz B. 22 cuig G7i. 
28 queram B. 20 pusc A. cn apert C. 27 
entenensa A. 2î) aissi conuc qnien A. 80 
mnnque A. 82 lioiuz A. 'MS pres A. amar ni 
scrvir pcr son bon estar A. 81 api'èa ce vet*» 
A ajoute e ia non i cuida fallir. 



281 



ROMAN l)E .IAIIFHK. 



282 



e cuia beú esser amatZ) 
e aquo es fìna foudatz. 
De me puesc atrestal veser, 
que s'aquesta m'a fait plaser 

b DÌ gent aculit oi ourat, 
roi fas segur de s'amistat. 
Per qual valor, per qual proesa, 
per qual beutat, per qual riquesa, 
que aia ni que en me sia, 

10 aurai 8*amorP — No'i conosc via, 
mflis aquesta c'om dítz d'nmor, 
que non vol ergoil ni ricor: 
donx Taurai cu, que non son ricx, 
niais ben serai vcrais amicx 

15 senz erguel e senz tot engan 
eil servirai de bon talan. 

Aissi tota la nuit si plais 
c estet cn aquel pantnis 
que anc de sos oils non dormi. 

20 E Brunosenz plaug atressi 
e sospira soven e greu 
e prega Âmor e puis Deu 
que d^aquel mal consel li don, 
c^flissi Tauci contra rason. 

15 "Car outra rason m'ausi ben 

Amors, qu'on mo no faill do rcn, 
qu'ieu fas tot so que'm manda fur 
e am ccl cui mi niand' amar. 
E bMcu fas son comaudament, 

80 a tort m'auci mon escient. — 

A tortP — No fa, anz a gran dreg, 
qu'ieu non o faz si con far dcg. — 
8i fas: non am ieu donx JaufreP — 
Non icu, car ron no'l fas. Pcr quoP — 

85 Do tot 80 que tain ad amic 
cuig lo ben amar, car o dic. — 
Non fas ges, nls i a mestier. 



1 cnian C. anz c. A, ben] della /i. 1/2 m- 
tervertU A. 2 aiclio C. 3 pns A. si mas- 
segur C. 7 nolcr A. a. en me ni sap qnem 
8. Jì. IH qien C. 21) plais íì. 22 e poisns Ji. 
26 fal A. 27 fas nMnque A, fach C, faitz li. 
28 que mi BC. 29 mandament A. 30 ecient 
A, 31 na BC. dreit A^ dreig C, dreitz B. 
32 deig AC, deitz B. M non B. noi C. 35 
qstaing C. 37 ges ntanque C. qalre C. alre 
ma B. 



mon parlar non val uu denìer. — 

Si fai. — Non fai; ans dic follor 

e n*ai Tenemistat d*amor; 

car 8*ieu Tai conveugut que l'am, 

e non o fas, a tort m'en clam 5 

que si m'auci ni'm dona mort, 

el aura dreit es ieu n*ai tort. — 

E donx, IflRsa, que m^en farai, 

s'amors no'm conseillaP — Non sai; 

del tot mi met en sa comanda lo 

e farai tot so qu*ela*m mnnda. — 

Amors manda quo a Jaufro 

renda m^nmor, mon cor o me, 

c tot lo meta cn abandon 

per fnr so que li sia bon, ift 

que ja de ren uon Ten desdiga, 

qu*enaÌ88Ì o deu fnr amiga. 

Aquo farai icu volonteira, 

sol que'l plassn que m*o enqueira, 

car amors non deu jes voler w 

qu'ieu Tan pregar ni cnquerer, 

que mos pretz s'en nbaissnria. 

Donna deu aver seiuoria 

d'aitant que liom la deu pregar, 

e ela deu o escoutar. t5 

E s^aqucir amor non Tngrada, 

non rescout mas una vegada, 

que no'I deu jcs so far ontcndre 

que non Ta en cor as atendre. 

E 8Ì Tagrada ni tant es, so 

fassa s'en apregar tres ves, 

oflr jfl vergoigna uon scra 

a aqucl quc Tamor querra, 

s'olla s'on fa trcs vcs prcguar, 

uns la'n deura tenir plus car; 86 

c'ades es om plus cnvegos, 

2 fait-fait A. sel faich no fach C', sils faiti 
non faits B. 3 V tnanque B. 4 q silh&i C, 
cant se lai B. qnen B. 7 el na (nha lo) BC. 
n*ai I 1o C. 8 que m'en) doncx q C\ ien e quem 

B. i) non consela A, 1 1 qela C. qnel mi B, 
12 qieu BC. a| am AC. 14 cin bandon B. 
ir> tot 80 qucl B. 17 car e. den BC. 18 aicho 

C. 19 me li. 22 monz sen B. 23 donor daner 
de B. 24 lam A. 25 o dei C. 28 dei ('. 29 
nenna en A. 30 8i A. 31 pregar A. 32 ver- 

Sonna A. noi B. 33 saroor B. 36 len den B. 
rega C. 36 nolontos B. 



283 



XIII* SIÈCLE. 



284 



10 



plu8 cobes 6 plus YolontoB 
de causa quei ven a plaser, 
can ve que non la pot aver; 
e puÌ3, can Ta, es miels garada 
que cela que non es presada; 
car causa vil non es trop bona: 
per que domna, se s'amor dona 
868 querre, non 08 tant bonrada 
con 08 cella que n'e8 pregada. 
E per 80 08 dreit qu'ieu e^per 
qu'el me vengua m'amor querer. 



E 8Ì non la'm quer, coù 8eraP — 
LaÌ88arai me morirP — Non ja. — 
E annarai l'en pregar euP — 
Hoc, ans que'm laÌ8 morir, per Deu. — 
Donx i aurai eu de8onorP — 
Non aurai, que for^a d'anior 
m'en destreing, quo m'en pot forsar, 
08 ieu non la puesc contra8tar, 
car en mo vol fur aparor 
8a 8einoria e 8on poder." 



10 



ARNAUT DE CARCASSES, NOUVELLE. 

S€WJ-Lope9, La novella provenzale del pappagallo, Naplea 190Í, p. 49^61 (S-L). Cf. Jeanroy, 

Annales du Midi 1902, p. 211. — Grdr, § 19, p. 21. St, p. Í3. 



Din8 un verdier de mur 8erat 
a l'ombra d'un laurier folhat 
auzi contendr' un papagay 

15 de tal razo com ye'us dirai. 
Denant una don' 08 vengutz 
ot aportai de lonb saliitz 
e ai dig: ^^Dona, Dieus vos 8al, 
me88atje 8oy, no'us 8apcba mal 

20 8Ì V08 dic per que 8oy aÌ88Ì 
vengutz a vo8 en e8t jardi. 
Lo miellier cavayer c'anc fo8, 
e 1 pu8 azautz ei pu8 joyos, 
Antiphanor, lo filbs del rey, 

îb que ba8tí per vo8 lo torney, 
V08 tramot 8alutz cen mil vetz 
prega'us per mí que Tamotz, 
car 8eno8 vos no pot guerir 
del mal d'amor8 quei fay languir, 

80 e nuilb8 metge8 noilh pot valer 
mas V08 que l'avetz en poder. 
yo8 lo podetz guerir, 8Ì'U8 platz; 



1 ciibert A. desiros fí. H uei C. 4 mils A. 
((-0 uMnquent A(\ nil //. 11 qcm aenga m'a. 
enqaerer (aquerrer) Ctì. 

18 lorier. 



8ol que per mi li trametatz 

joya quei port per voatr' amor, 

l'aurotz estort de sa dolor. 

Encara'u8 dic mays per ma fe 

per quei devetz aver merce: 15 

car, si'us play, morir vol per V08 

mays que d'autra viure joyo8." 

Ab tan la dona li respou 

ot a li dig: ^^Amic, e dou 

8ai 08 vongutz e que sercatzP 20 

Trop me paretz enrazouatz; 

car anc auzetz dir que dones 

joya ni que la prezentes 

a degun bome crestia, 

trop VO8 08 debatutz en va. 25 

Ma8 car vo8 voy tan prozentíer, 

podetz a nii, en sest verdier, 

parlar o dír 80 que volres, 

que no'y seretz forsatz ni pre8. 



1 lan A. 2 laisar mai m. non ieu Ja B. 
6 d. Ihaurai C. 6 forsamen B. 7 az en d. C. 
em en d. li. destreig A. m'en] em li. 8 nol 
p. ic8 Jí. lo A. 10 se'Scn B. i)/10 qucn mo 
vol mostrar lo poder quel seus am quei deu 
auer A. 



285 



AHNAirr 1)E CAUCASSES. 



286 



E peza'm per amor de vos, 
oar es tan azautz ni tan pros, 
oar m'auzetz dar aital coBselh.'* 
"Doim, ot iou nrcii incravolli 

5 car Y08 do bon cor uon Tamatz.*' 
"Papagay, be vuelh que sapjatz 
qu*eu am del mon lo pus aibit.*^ 
"E V08 cal, donaP" "Mo marit." 
"Jes del marit non es razos 

10 que 8Ìa del tot poderos: 
amar lo podetz a prezen; 
aprcs dcvctz scladamcn 
amar aquel que mor aman 
per vostr' amor, ses tot enjan." 

15 'Tapagay, trop 68 bels parliers; 
par me, sí fossetz cavayers, 
que jen saupratz dona preiar. 
Mas jes per tan non vuelii laissar 
qu*eu no*u8 deman per cal razo 

90 dey far contr' aissel trassio 
a cuy ay plevida ma fe." 
"Dona, 80 vos dirai yeu be: 
amors non gara sagramen, 
la voluntatz sec lo talen." 

«5 "Vo9 be dizotz, 8Ì Dious m'aiut; 
ub lau vo8 ai you doiicx vcncut, 
qu'eu am nio marit may que ro 
quo 8Ì* cl iiiou, do boiia fc, 
e lunh autr* aniador no vuelh. 

80 Com Ruzatz dir aital erguelh 

qu*eu am la on mos cors non esP" 
*'Dona, erguelh non dic yeu ges; 
par me que'us vulhatz corrossar. 
Pero, 8Ì'm voletz escotar, 

35 ja per razo no'us defendretz 
d'Antiphanor que non Tametz. 
Be'us dic que dreitz es veramen 
que devetz amar a prezen 
vostre marit mays c'autra re; 

40 apres devetz aver merco 

d'aissel que mor per vostr' amor. 
No vos membra de Blancaflor 
c'amet Floris ses tot enjan, 



6 sapiatz S-L. 'M) Votre S-L. 42 Pauc 
S-L. 



ni dlzeut quo amct Tristan, 

ni de Tisbe cant al pertus 

anet parlar ab Piramus, 

c^aiic nulhs hom non Tcn poc toninrP 

En lieys vos podetz romirar. 5 

Gnl pro'y auretz, s'Antiphanor 

languis per vostr' amor ni morP 

Lo dieus d'amor e sas vertutz 

say que vo*n rendran mals salutz, 

et ycu meteys, quo dezir n'ay lo 

de V08, tot lo mal que poiray, 

s'cn breu d'ora no m'autreyatz 

que, s'el vo8 ama, vos Tamatz." 

"Papagay, si Dìeus m'acosselh, 

encara'us dic que'm meravelh, 15 

car V08 tan gent sabetz parlar. 

E pu8 tant me voletz preiar 

d'Antiphanor, vostre senhor, 

ieu V08 reclam pcl Dieu d'amor, 

anatz vos en, que trop estatz, «o 

e pregui vos que li digatz 

qu'eu m'acordaray en breumen 

e'ilh mostraray tot mon talen. . 

E 8Ì tant 08 que'm vuelh' amar, 

d'aitan lo podetz conortar t5 

quo pcls vostroH precx l'aniarai 

e jn de luy no'm partiray. 

Vj portatz li'm aquost anel, 

qu'el inon non cug n'aya pus bel, 

ab sest cordo ab aur obrat, . so 

que'l prengua per ma amistat. 

E gardatz vos que non estetz: 

en sest verdier ra'atrobaretz." 

Ab tan lo papagays respon: 

"Dona," fay'8 el, "si Dieua be'm don,85 

mot a aisi aznut prezen, 

et yeu portar Tay veramen; 

e car avetz tnn bel esgart, 

saludar l'ay de vostra part. 

Dona, sel Dieus que no mentic «o 

V08 do d'Antiphanor amic, 

e'm lays vezer c'abans d'un an 

Tames de cor ses tot enjan." 

Ab tan parton lor parlamen. 

2 Tisbes S-L. 4 gmrdar S-L. 



287 



Xin- SIÈCLE. 



288 



Do layns, oar ao gran talon 
de la don' e d'Antiphanor, 
del Yorgier joyos ses demor 
dreg a son senhor es vengutz 

& e comtai com s'es captengutz: 
premeiramen Ta comensat 
lo gran pretz e la gran beutat 
de la domna, si m'aiut fes; 
e d'aisso a fait que cortes. 

10 Pueys li a dig; "Senher, ja mays 
non er noiritz tals papagays, 
que tan digua per sou senhor 
com yeu ay dig per voBtr* amor. 
Dins el verdier m'aney suau: 

16 no Yolia qu^en mon e8clau 
se pogues metre nulha res; 
may volri' esser soutz que pres. 
La dona trobey verameu, 
de vostr* amor li fi prezen, 

20 e tramet vos aquest anel, 

qu*el mon non cug n'aya pus bel, 
ab sest cordo ab aur obrat, 
quoi prondatz por sa amistat. 
E prendetz lo per su' amor, 

ib que Dieus vo'n do be et honor. 
Mas jes no say per cal razo 
nou prenguam sonh ni ochaizo 
que puscam el verdier intrar: 
jes no V08 en say cosselhar. 

30 . Mas yeu metray foc a la tor 
et al solier, per vostr' amor; 
e can lo focs er abrassatz, 
poiretz intrar per esperatz 
ab vostra dona domneyar, 

85 e lieys tener et abrassar." 
Antiphanor rospon broumon . 
"Tornatz premier al parlamon 
a lieys parlar, si a vos platz: 
doncx sestas razos H mostratz." 

40 Ab tan parto s'en ambeduy. 
Mot es 1o papagays vas luy 
fizels amiox e sos enjan. 
Vas lo verdier s'en vay volan. 
La dona trobet sotz un pi, 

45 saludet la en son lati: 

''Doua, aisel Dieus quo vos fetz 



V08 dono so que mays volotz 

e'us gar de mal e d'enoombrier, 

sol que lo vostre cavayer 

vulhatz amar tan lialmen 

com el fay vos ses falhimen." 6 

^Tapagay, si m'acosselh Dieus, 

si trastotz lo mons era mieus, 

tot lo daria de bon oor 

per Tamistat d'Antiphanor. 

Mas aquest verdier es trop claus lo 

e las gardas non an repaus, 

devo velhar tro al mati, 

car lunha nueg non prendo fi.*' 

"Dona, e no'y sabotz cossolhP" 

^^leu no, e no m'on meravelh, i& 

si vos cosRellì non y sabetz." 

^*Si fas, dona: ar m'enteudetz. 

leu tornaray vas mo senhor, 

c'ay laissat cossiros d'amor. 

Encar' anueg l'on monaray ... «o 

al pe del nuir l'en aduray: 

fuoc grezesc portaray, si'us play, 

ab quo motray fuoo al oloquier 

et a la tor et al solier. 

E cant lo focs sera enpres, m 

ilh y corran tug demunes, 

quei voldran per fort escantir. 

E vos no metatz lonc albir: 

pessatz de luy e faitz Tintrar; 

adoncx poiretz ab luy parlar. so 

E s'aquest cosselhs vos par bos, 

ab mal grat qu'en aya'l gilos 

poiretz ab luy aver delieg 

e jazer ab el en un lieg." 

Ab tan la dona ditz: ^TIatz me, S5 

ot anatz lo quori'e dosso." 

Ab tau lo papagays vay s'en 

vas Antiphanor, que l'aten. 

Sobre son caval l'a trobat, 

de sou garnimen adobat; «o 

elm et ausberg vh3st sobre si 

e caussas de fer atressi; 

sos esperos d'aur tenc caussatz, 

s'(3spa/n seiicha a son latz. 

Ei papagays li venc denau. 45 

^^Seuhor," fay's el, ^^al niieu semblan 



289 



ARNAUT OE (îARCASSES. 



290 



anueg veiretz aisela re 
que niay amntz per bona fe. 
Vostra dona'us manda per mi 
cVuetz vas licys tot ilrcg eami 

5 viatz, e cavalguatz suau: 

lunhs hom no sapcha vostr^ csclau, 
ni lunha res, ses devinar, 
no puesca sHber vostr' afar. 
Mas foc grezesc nos fay mestier 

10 en ola de fer o d'assier; 

ieu Tenpenray entre mos pes, 
faitz inei liurar tost et ades.*' 
Antíphanor isnelamen 
1i*n fay liurar a son talen. 

15 Tan cuvalgucro per viguor 
que la nueg foro prop la tor. 
Las gaitas sono pel cloquier, 
Tuna va e Tautra renquier. 
Devo vclhar tro al inati, 

20 car luulia uucg no proudrau R. 
Ab tan Antiphanor dissen, 
et a pauzat son garnimen 
de pres son caval, tot entier, 
mas Bolamen son bran d'assier 

SK que volc portar senh a son latz; 
c no 1*08 ops, d\iÌ88o'm crozatz, 
car 808 temeus* ab cor 8egur 
08 vengutz tro al pe del mur. 
Ei papagays de Tautra part 

80 intr* el verdier, car trop 1*08 tart 
de metre foc, 4'.ar 8o senhor 
Iai88et tot sol 8ene8 paor. 
Denan la dona venc premicr8; 
aisi com 8Ì fo8 c^parvicrs 

8& 8*anet pauzar denan 808 pes, 
e pucys Ta dig tot cu apre^: 
'^Dona, mo 8enhor ay Iai88at 
al portal maior dezarmat. 
Pe88atz de luy e faitz Tintrar, 

40 qu^icu vauc lo ca^tcl abraudar." 
*4^apagay, por mon e^sien, 
fag u*ay icu tot ra88ormamcn. 
La8 clau8 del ca^tel ai pre8 mi: 

18 e manque S-L.Ms. sen enqnier S-L.Mê. 
HO Tes] 68 S'L.Mê. 42 leu f. n. S-L. tot as- 
senadamen Buj assemainen S-L.Ms. 

nARTBCH, Chretloinalhle proTençale. 



vcc las V08 8U8 aquest coissil 

Anatz metre foc al oastel.** 

Anc may no cug per lunh auzel 

fo8 aitan ricx faitz a88aiatz, 

com aquest er, ni comen^atz. 5 

Ei papagays 8eladamen . . . 

de Ia8 la tor prop del terrier 

lor vay metre foc al solier. 

Deva8 quatre locx 8*08 empres, 

ei critz 80 leva demanes: lo 

'*A focr' crido per cominal. 

E la dona venc nl portal 

e n ubert senes comjat 

de Ia8 gachas e mal lor grat. 

Autiphanor intr* el vergier: ift 

en un lieg dejos un laurier 

ab sa dona 8*anet colcar. 

E Iunh8 hom8 non o 8ap oontar, 

lo gaug quo fo entre Io8 dos, 

cal8 pu8 fo de Tautre joyos. lo 

Veiaire lor C8, 8o m*e8 vis, 

o*aquo 8Ìa lor paradis; 

gran8 gaugz es entre lor mesclatz. 

Ei foc8 fo to8t azamortatz, 

ab vinagrei fan escantir. «5 

Ei papagays cugct morir, 

tal paor ac de 8on 8enhor. 

A rcnan8 quc poc venc vas lor 

e 08 80 prop del lieg pauzatz 

e a lor dig: '^Car no'U8 levatzP so 

Anatz 8U8 e departetz vos, 

quei foc8 08 mortz tot ad estros.** 

Antiphanor ab cor marrit 

8*08 lcvatz puey8 li a dit: 

^^Dona, que'm voldretz vos mandarP**ii5 

^^Senher, quo'us vulhatz esforaar 

de far que pros tan can poiretz 

en ^st segle tan cant viuretz,*' 

fay 80 va8 el, baizai tres vetz. 

Antiphanor 8*en torna leu 4o 

com fìlh8 de rey ab 8on oorrieu. 

So dÌ8 nArnautz dc Carcasses 



13 senes] ses Ba.S-L.Ms. ses nnl Jeanrop, 
comiat Ba.S'L, 84 levat S-L.Ms. 

10 



291 



XIII» SIÈOLE. 



292 



que precx a faitz per mantas ros 
e per los maritz castiar 
que Yolo lors molhers garar, 



quels laisso a lor pes auar, 

que may valra, 

e ja degus no*y falhira. 



l'RlHlí UUILLRM, NOUVríLLH ALLlííJORIQUE. 

Ms. de Paris, /r. 22ôi3, foL 147 (R). — Qrdr. § li), p. 22. St. p. 40. 



Lai on cobra sos dregs estatz, 

5 que naicho las flors per lo8 pratz, 
e brotono bruelh e boscatge, 
e son gai li auzel salvatge 
e li albre vestit de nuo, 
ieu m'estava a Castelnuo. 

10 E levie me uu jorn mate: 
era dos temps, clars e sere, 
ses bruma e ses ven e ses nauza, 
el temps que chanta la alauza, 
lai eu Pascor. 

16 Et ieu volgui vas mo senhor 
anar, quo to cort a Murol, 
per que Vanar me fo plus bel, 
e coehie fort mos cavaliers 
que digo a lors escudiers 

20 que prenguan lors armas de briu, 
qu'enquer passarem Corbairiu, 
BÌi dia dura. 

Ab tant anie m'en l'anbladura 
tot mon cami, 

v5 parlan d'en Folcuens e d'en Uui, 
cal amet mai. 

Ab tant vec vos venir de lai 
un cavazier, 
bel e gran e fort e sobrier 

Ho e lonc e dreg o ben talhatz! 
Dir V08 ai a quei conoscatz: 
tot 80 quei ve de Ihui fa festa, 
quei peal a bloy sus en la testa, 
e fon per la cara vermelhs, 

86 car tocat Ti ac lo solelhs, 

II essere. 12 ces vcn. 13 lalauza. 15 et 
tmtnque. 22 cil dias. 32 totz quel. 34/:y) cen 
deux vef'ê uont imitén du roman de Juu/re: o 
fon por la cara vermeils, car ferit li ac lo 
soleifs 54''. 



qu'escapatz fo del clar mati. 

Et anc nulhs hom quo fos aqui 

uon vi plus gay ni menhs iros. 

Los huelhs ac vars o amoros, 

ei nas fo bels e gen formatz, 

e las dens foro, so sapchatz, 

plus blancas que non es argens; 

la boca fresca e rizens; 

larc ac lo col, la gola blanca 

plus que neus ni flors sus en branca; 

amplas espallas e costatz, 

e pcls flancs fon gros e cairatz; 

lunc cors o dulgatz por sontura: 

e fon larcs per la forcadura, 

cambas e coichas de faisso. 

EI pe portet un sabato 

de safis, fag ab esmerauda, 

de I'autre pe anet en caussa. 

Et el anet vestit de flors, 

totas de diversas colors; 

mantel e blial do viulas 

portet, e sobreoot de rozas, 

e caussas de vermelhas flors, 

que negus hom non vi gensors; 

et ac el cap una garlanda 

do flor de gaug ab alamauda. 

E dirai vos del palafro 

cals fo, que non mentrai de re: 

la coa ac negra e I'una anoa, 

e l'autra com avori blanca; 

e Tespalla drecha ac biza, 

e la senestra tota griza. 



5 



10 



16 



20 



26 



30 



3.j 



7 1. 8 fo iUinible. iìì c/. Jaufre 81* que 
neus gelada sus en branca. 34 e manque. 



203 



PtilHB GUILLEM. 



294 



10 



\h 



20 



2h 



30 



85 



40 



la cri e la testa vermeUia, 

et ac gruegua TuDa aurelha, 

e per l'al res el fo ferraus, 

e Do foD trop pauc dì trop graos. 

De la sela, seDes messoDJa, 

puesc Yoa dire cossi fo coDJa : 

tug li arsso foro de jaspe 

e la sotzsela d'uD diaspe, 

e*] cuer fo d'uua serpoDtÌDa 

que valc tot l'aver de Meciua. 

Ûu8 estriop fo de calssadoÌDe 

e Tautro fo do cassidoíno. 

Lo fre nii peitral, ses doptansa, 

comprar do poiriai rei de Fraasa, 

e que Ihi valgues remperaire; 

car tot lo tesaur del rei Daire 

valo doas peiras quei so; 

ot nnc lauram d'aital faisso 

DOD vi ninis duIs hom bateiatz; 

que Faver de treuta ciotatz 

val lo carboDcles qu'es al fre, 

que la DUg escura al sere 

vira cum pel bel joru d'estiu. 

Adc cavasier plus agradiu 

no vitz, plus bel dì plus auzart. 

Et auet li (le Tautra part 

uua doDa mial taDs plus bela 

que glai dì flor, caD rcDoela; 

ni ueu ab gel, can cai en branca, 

non es de la mitat tant blanca 

cum la gola niis pes niid mas. 

E de la cara soi certas 

qu^es plus blanca e plus colorada 

que roza de mai brotonada: 

VCU8 tota sa fìna color! 

E portot garlanda de flor 

eu8 cabela que aon lonc e 8aur, 

que per ma fe 8embleron d'aur, 

tant foron belh e reaplandens. 

lluols amoros, gais o plazous 

ac, e non caia eBtruuada, 

e fon graila e grassa e dalgada, 



e Do portet veatir de 8Ìrgua, 

aus portet be vcstir de Ihirgua, 

mautel e blial e gaDDacha. 

Plu8 fo escafìcha e be facha 

que doua qu'hom puesca trobar; 6 

car auc Dios dod formet sa par 

de graD beutat e de cuuhtia. 

E que voletz que plu8 yos diaP 

Quei fre ei peitral e la sela 

val mai que l'aver de Castela lo 

ab lo8 cioc regeme8 d'EspaDha. 

Ei palafre fon do Brotanha, 

e 08 plus vertz qu'erba de prat, 

e fo vermelha la mitat, 

e la cri e la coa saissa; i» 

e per la cropa una faissa 

ac plu8 blanca quc flor de lir; 

e valc do8 tans, senes moDtir, 

quei palafre del cavasier. 

Ab taut Yec voa uu escudier to 

e uua donzela apres! 

E fo*m veiaire que portes 

UD arc d'alborD, bel per mezura, 

e trea cairels a la seutura 

doD I'u8 08 reapleudoDa d'aur fì S5 

e l'autre d'acier peitavi, 

geut furbit e geut afìlat; 

ci ters 08 de plum roilhat, 

ab uua asta torta de boih, 

ab que fìer tot amador moih no 

e amairitz, caut vol trair. 

De la doDsela, sea meotir, 

DO 8ai 8Ì 8*08 bruoa oi blaoca, 

quois cabcls li vao tro part l'ancai 

8Ì que cobrco tota la sola, 86 

qu'om DOD ve arssu oi sotzsela; 

davao li van tro a l'artelh. 

E portet UD blial vermelh; 

mas ieu oo 8ai si s'es be facha, 

que, cum si agues capa o gannaoha, 40 

la cobro per tot li cabelh. 

Et aoc Do vitz plus bel parelh 



1 cli. 2 la nna Ba.Ms. 6. 8 cela. 14 no 
poiria comprar lo reí. 16 qui. 17 que isso. 
23 Tiratz Iía.M8. 33 colrada. 36 tota manque. 



1 dessirgua. 4 plus] e. 5 que bom Ba.Mê. 
9 cela. 11 .V. 13 que e. 17 ac manque. % 
Laus Ba.Ms. 32 ces. :^^. '^ì ces. 36. 'Òò cela. 

10* 



295 



XIII- SIÈCLE. 



2116 



del donzel et de la donzela. 
E que cuiatz que faria elaP — 
Anet chantan un chan noel, 
8Ì qu'entendoi boi e li auzel 

b e 8*en laÌ8savo de chantar. 
E chantet gent, azaut e clar, 
e dih: ^'Dona ses amador 
e cayasier aenes amor 
deuria *n aze cavalguar, 

10 per tal qu'om loa pogues triar 
de mest cels qu'aroon leialmen; 
e dona c'ama per argen 
ni sap 8on mercat al colgar, 
Yolgra l'avengues ad anar 

16 en camia desafiblada." 

Ab tant vec vos per meg Testrada 
venir la dona ei cavasier! 
Et ieu Baludie los premier 
e dÌ88Ì: ^^Senher, Dioa voa sal 

«0 e V08 gart d'ira e de nial, 
V08, la dona e la companhia.*' 
Et el dih: ^'Dios vos benezia, 
Peire Quillom, e'ua laili trobar 
dona que'ua am de cor leial, 

t6 que tant lono tema I'avetz seroada." 
^^Senher, et ieu ja Tai trobada, 
de cui 80i ieu mial tana que mieus." 
^^E V08 podetz ben esaer sieua, 
Pcire QuíIIem, qu'ilh non es voatra." 

ao '^Senhor, pel bol aomblan quo'm moatra 
me teni de liea por paguatz." 
^^Aichi paih hom d'amor loa fatz," 
dih la dona, ^^bela amica fraire." 
'^Dona, e a'ieu I'am aea cor vaire, 

86 no me pot be valer merceaP" 
^*Amic8, e mercea, en que n'ea, 



que anc noca fo en aon repaire^" 

^'Ei fo, dona, gea non a gaire, 

que volc qu'eu fo8 aea autre aieua." 

^^A mal aeuhor laiaaa hom 808 fíeus, 

amiea," ao dih lo cavaaiera. & 

^^E qui no pot paaaar eatiera, 

aenher, per que loa laiaaaraP" 

"Poiro QuiIIem, car aervira 

cum Iioni foraaatz, o'ala non pot faire". 

^^Senher, per I'arma voatre paire, lo 

diguatz me, don me conoiaaetz, 

maa ta aoven me mentavetzP 

Car remanetz enuegh ab mi, 

car anc per ma fe non aigui 

uu oade que tant m'abelia, i6 

ni anc nulh tems home no via 

que ta be fos per tos tems vostro. 

Doncs estatz ab mi que'us o mostre, 

qu'eu vos o quier per amor Dio." 

^^E no remanra aitant lio," so 

s'a ditz la dona, ^Snas li platz. 

Mas pres de fontaina e de pratz 

no8 matotz, e pres de boscatge, 

car li castel nos so salvatge; 

mas nos partím dels Catalas, th 

que mrnhs n'i trobam de vilas 

quo de gentils de rencontrada." 

^'Dona, ou bela alborguada 

estarutz, e luenli do castel. 

Eu uu verdior, claus do rauzol, 8o 

estaretz sotz uu bel laurier, 

on cor fontaina sul gravier, 

fresca, freja, clara e genta." 

'^Aítal fontaina m'atalenta," 

dih la dona jdi cavasier. S6 



ì; 



4 en tindo li. 6 essen. 7 ces. 21 vos d. 
V08 e la vostra Ba. 23 eic, Peire W. 27 tant. 
29 quela. 



8 quen. 13 car manque. 15 un manque. 
18 estat. queu soi vostre. 19 queus o. 20 
nos remanh. 27 |çens. 



297 



COBLAS ESPAR8AS DE BERTRAN CARBUNEL. 



298 



COBLAS ESPAR8A8 DE BERTRAN CARBONEL. 



DenhndUr der provenz<UUchen LiUeratur wm K Bartsch, StuUgart 1856, p. 5 8$. Str. 20. 26. 

32. 4t. r>.9. ('omparé avec le ww, /r. I2Ì72, foì. !• ff). — Grâr. § 31, p. 46. St. p. 63. 

Diez, Leben und Werke der Troubadours, 2* éd., I^pzig 1882, p. 474 «. 



1. 

Totz trops es mals, e qui lo trop 

DOD peza, 
•noD er cabals ; per c'oni deu totas yes 
esser lials, mezura en tot meza: 

h 80 Don es als mas mermar 8o quez 08 
trop crcÌBRor y tota via 
80 qu'cD failb, per que'o fa folía 
qui mai de^pen que oon ha do poder; 
car man8 n*ai vistz e*n yey d'aut baa 

cazer. 

10 2. 

Motz homes trobi de mal plach, 
maiormen8 c'o son per paureza; 
al8 paures non e8ta fort lach 
¥08 aquels que an gran riqueza; 

iscar dreitz ditz que neces^itatz 
non a ley, et 08 veritatz. 
Âpres ditz dreitz que cor d'atendre (P) 
deu hom comtar per fach e pendre; 
por c*oin8 pauro8 dcu atrobar pordo 

20 et alongui, cant falh promessio. 

3. 
D*ome8 8ai que'8 van rebuzan, 
que 8on avutz bon e corte8; 



2 qni a trop sa deza /. 3 es /. 4 totz /. 
5 qnc D. 6 creiser ^. 7 qn^en f. per manque 
D. qne fay / 8 qni non /. 12 eza ni con/ 
18 estan D. 16 et] aiso/ vcrtatz / 17 an- 
car / dretz / dreg D. 18 pcr f. c. p. f. D. 
fagz J. 20 can pasal iom de sa p./. 22 trop 
qne / 28 agut bon ez adreg f. 



e 8*anc Io8 lauzioi nulha ves, 

ar Io8 pue8c ben anar blasman; 

oar qui fay mal e lays^a be, 

non deu aver lauzor per re 

del be que fea, po8 qu'es IaÌ88atz; ft 

oar bes pren fin, oant mal es oomen^atz. 

4. 
Bertran lo Ro8, yeu t*auch . cobla re- 

traire 
en tant oars rims que huey non es per8ona 
qu'en lo 8emblan respo^t te pogue8 faire : lo 
per que toa con» a 8aber no s'adona. 
No fai valor 8el que mi vol 8obrar, 
oant 08 armatz, ni deu nulh8 comen^ar 
8egon razo obra o*a fi no venha: 
per qu'ieu ti preo hueymay to8 oors s'en i& 

tenha. 

5. 
8avÌ8 hom8 en re tant no falh 
com oan cre lauzongcira gon, 
qu*ieu ai vist e vey dar trebalh 
aes oolpa soveneyramen. «o 

Per que totz homs que aavis 8ia 
deu aaber la vertat enans 
de tot fach, e pos la 8abria, 
deu punir et es^er jutjana. 



1 vets D. e sien anc 1. 1. adreg/ 6 el be 
D. pu8 que D. 8 — 15 manquent f. 12 mis 
15 ton. 17 res D 18 cres / 19 nai v. en 
/ 23 totz fatz / pu8 D. lo / 



299 



Xm* SIÈCLE 



300 



CHA8TEL D'AMORS. 

Mê, du Vaticain 3206, foL 1: la première page est effacée, C/. A, Thomas, Annaleê du Midi, 

1889. — Grdr. § 32, p. 50. St. p. 46. 



Las portas son de parlar 
a reíssir e a Tentrar: 
qui gen non sab razonar, 
defors li ven a estar. 

6 E las claus soh de preiar: 
ab cel obron li cortes. 

Dedinz la clauson qu'i es 
8on las maszos dels borges, 
restraing fan lur conres: 

10 80 8on trop adreitas res, 
joias e anels trames 
per entreseignas d'amor. 
Lainz 8on li vavasor, 
cels qui servon lor seinhor, 

16 donzellas de gran valor, 

qu*om prega per grant douchor 
de 8on be e de s'onor, 
aqui 08 maior atz. 

L'autre portals es fermatz 

so totz temps d'oBtar al8 privatz 
de baÌ8ar8 8oau donatz, 
no ges com vilana patz: 
e poÌ8 aquest 08 pa88atz, 
poÌ8 no'i ha nuil defensal. 

n Mas qui pa88' aquest fermal 
e plu8 a enant non 8al 
aforir fa roN a mal; 
Gil qu*i mot rotenal, 
poÌN hom m aitan i fal, 

NO non Map gairo pro d'amar. 

Lainz 80 dou gran 80ing dar 
(|U*om no'l puoHcha ongígnar 
qui vol la foroha gardar; 
quo 80*1 pa8 lassa pa^sar, 

S5 ja poÌ8 a onan noi gar, 
maÌ8 mota'l en chausimen. 



2 euBÌr. 10 adrcita. 1(> qho. 19 portal. 
20—22 vers corrompu». al. 21 basar. 29 e 
aitan. Bl Ainsz se de. 32 qho nol en p. gignar. 



Dedinz aque^t mandamen 
e8tan dolcess' e joven: 
d'acuillir e de presen 
8on e de respondre gen 
e d'atendre convinen, k 

poÌ8 ja no*i er fala negus. 

La8 8ala8 el torn desus 
8on de manear lo plua 
de jazer en luec clu8, 
totas nudas ab lo8 nus; lo 

e laa feneatras e l'ua 
son faitas de beb aemblana. 

Primer li mur fan enjans 
de gran mal e de afana, 
que fan sofrir al8 amans, 15 

tr08 ques aian lur talana, 
quar non racoillon enana: 
don l'an ben recognogud. 

Las chambraa son de 8alud, 
al partir qu'il an agud, »o 

de plaideiar lor drud, 
quan forfaig i ea nascud, 
e de celar car tengud 
ester aqui o a luec. 

Lor celarer e lur cuec S5 

8on tuit de ris e de jooc 
e de parlar 808 ennuec: 
lainz non cal autre foec 
mas amor, per que o moec 
qui lur fai estiu tot l'an. so 

Lainz non venon ni van 
morchadicr ni nogosan, 
ne ja re qui atalan 
hom per aver no*i deman, 
mas 8ol ço qu'es de gran ran ; S5 

qu'aiço tenrian a mal. 

2 reuen. 3 dacugir e. fi faill. 7 tomin. 
8 los tìa.Mê. 12 scemblan. 13 lo. enuan. 14 
afan. 15 aman. 16 q sajan. talan. 17 enan. 
20 Q lan. 21 lors. 30 tot tnanque. 32 meschadier. 



301 



BONIFACI CALVO. BERTOLOME ZORZI. 



302 



BONIFACI CALVO. 

Mss, : JKd. PeheZf Giomale starico della ìetteratura Haliana, 1897, p. 344 — 346 (Pe.J. Creecini, 
Mantmiftfo jyrovnistUe, Veronn l8U2f p. Jfd (Cr.), — Cf. 0. Schuitz, Zeitschrift fUr rwnanùtc1tt 
l*hHologie VII (1883), p. 225 s. JHez, Leben uml Werke der Troubudours, 2^ éd., ì.eipzig 1882, p. 389. 



Ges 00 m^es grcu, s'eu dod sui ren 

prezatz 
ni car tengutz entr' esta gen savaia 
genoeza, ni'm platz ges s'amistatz, 
car no'i cab hom, a cui proeza plaia. 
sMas ab tot so nii peza fort quMI es 
(lcsiicordnnz, car sMI osscr volguos 
en bon acort, sos granz poders leumeu 
sobrera totz cels per cui mal en pren. 
Hai, Ueuoes! On es Tautz pretz honratz 
loqu'aver soletz sobrci gen, que par qu*aia 
totz vostres faitz decazutz e sobratz 
tan fort que totz vostr* amics 8*en esmaiaP 
Siai descortz, qu'entre vos es, jos mes, 
e donatz vos luec a tornar los fres 
16 en las bochas de cels que, per conten 
qu*avez mest vos, si van deaconoissen. 
Mas lo contenz es tantmestvos poiatz 
que, s'el non chai, greu er que no'us 

dechaia; 
qu'om vo8 gucrroia, vos vos guorroiatz; 
80 e qui V08 vonz, ar no's cug quci n'cschaia 
Iau8 II i bon protz; ear iio'uh plutz vostrcH 

bes; 



que Tus a gaug quant a Tautr' es mal 

pres: 
donca qui venz tan descabdelada gen, 
non fai esfortz don pueg em pretz valen. 

E 8Ì no fo8 la follor8 ei peccatz 
que naÌ8 del vostre de8Cort, tals 8'a8aia r» 
leumen a fur ho quo inais vo8 de^platz, 
que'U8 for' aclÌ8 ; car rc8 tant non csglaia 
V08tre8 guerrier8, ni tant lor de^plai go8, 
con fariai vo8tr' acortz, 8'el pogue8 
cntre vo8 tant durar enteiramen lo 

que pogue88etz d'cls penre venjamen. 

Car il 8abon que leger no'ua donatz 
de V08 venjar, mo8tron que lur de^plaia 
zo que pro vetz lo8 avetz malmenatz, 
tant que greu e8 luoc8 on hom no'l retraia i5 
que trenta d'eb non esperavon tre8 
de vob; per c'ab pauc non e8 Dieu8 

repre8, 
car de tal guiza vo8 a tout lo aen 
quo*u8 8obron cil quo no valon nion. 

Yenccian, ben sapchatz qu'ob^ vos 08 so 
quo HÌ' ab voh Dìoiih coiitraÌ8 Ociiooh, 
oar ab tot zo qu'cl vo8 hi val granmcn, 
V08 an il tout tant qu'en vivetz dolen. 



BERTOLOME ZORZl. 

Arcliiv fHr das Studium der neueren Spraehen 34, 182. Levy, Der Troubodour fíerioiome Zorzi, 
Halie 1883, p. 79 s. (I.e.). — Diez, Leben und Werke der Troúbadours, 2' éd., Leipzig 1882, 

p. 398 88. Si. p. 18. 



AÌ88Ì co'l fuocx con8uma tota8 re8, 

consuma amor8 el cor, oi's denha a88Ìre, 

tot pen8amen que'lh pogues contradire, 

2r»tro que dcl tot a'l cor vencut c pre8. 

Per que mos cors contradìr no'i pot ges, 

8 Bobran a totz IKd. en manque IKd. 14 
iuecs Cr.IK. 20 nos Pe.] nous Bú.JK. 
22 faoBx. 23 el l.e.] 1o Ba. Ms. 



qu'el 08 eo lui a88Ì8 ab tal e^fortz 
que, 8Ìtot eu m'era ab lui acordatz, a* 
pel dan que'm fctz antan la dura mortz 
do laisHHr cliaii et amoro8 solatz, 
ops m'cd qu'er cliant c 8Ìa enamoratz. 
Pero d'aitan puo8c dir que m'es ben pres 
c'amor8 m'a faich tant plazen dompnaso 

081 ire 



303 



Xill» 8IÈCLB. 



304 



o*a (Iroich iio pot totz liom oBSor oliausire, 
cum en lieis es oomplidamen tots bes, 
qu'il 08 taut pros, frauoha, bella e cortes, 
c*ai88i oum es d'un fruich gen^atz uns 

ortz, 
6 08 lo segles de lieÌ8 totz enansatz; 
qu'en lieÌ8 reviu joÌ8, dompneÌ8 e deportz, 
que moriron, quand fui del gaug mermatz, 
qu'en lieÌ8 m'er gen, 8'a Dieu platz, 

restauratz, 
E car aten que mon gaug restaures, 
10 ben dei ponhar d'e88er adreich seryiro ; 
per qu'ai pausat mon cor e mon desire 
en far e dir tot 80 qu'a lieis plagues. 
Ha8 8Ì ja fo8 que grazir lo*m donhes, 
tot atre88i cum guida rícs conortz 
iscellui qu'en mar 08 a perilh estatz, 
quan ven en luoc on aisitz Yes bons 

portz, 
guidera'm gaugz o conortz da totz latz, 
8eria'm de tot mal eslouhatz. 

Mas 8Ì noi's tanh que grazir lo'm 

degues, 
soper merceih proc quo mos digz non 

l'azire; 
c'aÌBsi cum es de quant Diéus vol grazire 
rendutz qu'estai penodens e confes, 
enten grazir tot cant faire'm volgues, 
qu'estiers fora trop sobranciors mos tortz; 
sbcar de l'afan qu'en s'amor fos donatz 
seria honratz cel oui s'atanh Quisortz, 
tant sobreval sos adreitz cors prezatz, 
per que m'es bel tot aisso qu'a lieis 

platz. 
Qu'ab tal volor sui a lieis servir mos 
aoquo d'als non ai ponssamon ni cossiro, 
mas oum pogues tant per lieis far e dire 
qu'en retener mi per sieu s'acordes; 
e del maia fos cum a lieis agrades, 
car sol fos faitz en lieis aitala acortz, 
86aÌ88Ì oum es senes par sa beutatz, 



volriu uinors c'a nii vcuiguos lu sortz 
d'esser de joi senes par avondatz 
e sobro totz fins amans afìnatz. 

Pero tals m'a ses tot aisso oouques 
que'm plagra neus si Ma'm volia aucire; 6 
per qu'eu no'm plano, si 'la'm fai greu 

martire, 
ben c'a morir m'en avenra, so'm pes, 
si no m'en val chausimens e meroes; 
car mi destrenh us desirs qu'es tant 

fortz 
qu'ieu sui aissi de paor tormentatz lo 
cum tormenta temenssa e desconortz 

« 

lo faisan qu'es en tal albro pausatz 
on ve l'austor qui es sobremontatz. 

Ai, pros dompna sobrevalens, no'us 

pes 
si 'naissi'us sui de m'amor descobrireyis 
qu'estiers non puosc de mort esser 

gandire, 
taut m'a greumen mos dcsirs sobrepres, 
car en vos a so qu'estort m'agra ades, 
sol vos preses d'omilitat recortz: 
per c'atrossì cum malautes grevatz to 
quior lai socors don pot esser estortz, 
vos clam merce per Díeu e per pietatz 
que de la mort estorser mi deiatz. 

Amors, breumens sorai joios o mortz, 
tant fortz desirs avetz en mi pausatz;s5 
mas car oonvens totas res vostr' esfortz, 
en bon esper m'en remanc conortatz, 
oar segon dreich valer m'en deuriatz. 

Si be'm desplai trop mais anta que 

mortz 
por vos, dompna, covcns e digz passatz, so 
car vos otz protz, capdols, valors o portz, 
sens et abrics, estatges o beutatz, 
per qu'ieu non puosc a dreich esser 

blasmatz. 

2 deser. 20 malautres. 30 paissatz. 31 
portz] pretz. 



305 



POÉSIES RELIGIEUSES. 



306 



POE8IE8 RELIGIEU8E8. 

Bekker, Prorenzaliêche geistliche Lieder âeê 13, Jahrhundertê (Abhandlunffen der Berliner 
Ahidnnie der TViesmschaften 1842) p. Hlì7, Nr, 16 et 17, É, Levy, l\>Í8Ìe8 religieuBes proven- 
çitles et françaiseê, Dtriê 1887 , p, 80—83 (Le.). La première pièee est une ùnitation de la 

strophe sapphique. — Grdr, § 31, p, 44. St, p. 34, 



I. 



vergen gloriosa, 
8or tot degniiosa, 
seiaç piatosa! 



8anta Maria, 

de Deu8 amia, 

de rarina mia 
sMeroe, raina! 

Genodris santa, per honor vos plaia, 

del mal, de Tanta qu*ai faiç perdos aia ! 

Âi, fruic et planta de tot ben c'on aia! 

Merce, raina! 
10 Yergen honrada, de corona degna, 

encoronada de jois 

Domna preçada, de mi vos sovegna! 

Merce, raina! 

8or mi dexenda la vostra pietança, 
ismon mal estenha e'm don alegrança, 

et mì defenda dMnfer, de pesança! 

Merce, raina! 
Yergen gracida en cel, de Deu maire, 

seiaç mi gida en tot mon afaire, 
tohai, bcnodida da Dou, uostre pairol 

Merce, rnina! 
Ycrs voR soploia mon cor Bons bistcnça; 

qu^ou mc seia cn vos hai timença ; 

valer me deia la vostra valença. 
tsMerce. raina! 

Yergen cortesa, vida vertadera, 

en V08 hai mesa voluntat entera. 

Hai, ben apresa, qualamen non peraP 

Merce, raina! 
80 Yalen pulcela, de gracia plena 

marina stela, gardaç nos de pena! 

Hai, rems e vela quei mund guida 

Merce, raina! [e mena! 

11. 
85 Yergen santa Margarida, 
plcna de . . . an, 

2 Sancta. 7 atnta. 10/1 1 de iois en . . . 
cncoi'onada dc corona dcgna. 15 mals. cstenda 
Ba.Ms. 19 toç mcs. 27 messa. voluntaç en- 
tcira. 30 pulcella etc. 82 rens cnella. 

36 plena de sxusan. 



pulcela da Deu graçida, 

a V08 roi ren et ooman. 

Per mi peccador preiar 

deiaç Deu, que perdonar 

me deia mo8 falimen8 5 

qu*ai faiç vers lui longamens. 

Y08 que fo8 enprÌ8onada 
et 8ofrÌ8 tan greu dolor, 
tan greumen pa^ionada 
fo8 per lo 8anti8me amor 10 

de Deu, rei de paradÌ8, 
8eiaç me defenderÌ8, 
que renemic non aia part 
en me per negun eaguart. 

Au8i cum doaa ves penduda, u 

vergen, fo8 daU malva8 8er8, 
l'una ab verge8 batuda, 
Tautra tallada ab fer8, 
au8Ì, vergen, m'aiudaç. 
Dcu, lo droit 8egner, preiaç, fo 

que'm don tan far qu'eu 80Ì deng 
do vonir al 80U 8ant rong. 

8i oum veramen glorida, 
vergen, fu8te8 dals dragon8 
et en greu tormen ai8ida n 

el foc deU arden8 brandon8, 
au8Ì domna, per meree 
preiaç Ye8u Crist per me, 
que no'm IaÌ8 a feniçon 
venir 8en8 confeaíon. 80 

En freda8 aiguaa gittada 
fo8, vergen, col cap en jo8, 
I08 pe8 ct Ia8 man8 liada: 
maÌ8 lo 8egner glorio8 
VO8 gardet loraa de mort. 86 



7 en prixonada. 13 qael enimic. 14 ne- 
gnns. 15 doo8, deos Ba. 17 rnnas. 18 rantras 
tallados. 22 saint. 23 Teraiamen. 24 dal. 
25 tormcns. asida Ba.Ms. 26 des arden. 27 
ai8. por. 28 por. 33 mains. 



vHOT 



XIU* SIÈCLE. 



808 



\yi 



U 



\|U^ii uû l tkkMi (H!»r \iol\*ar«. 

Yor((«u, Uo Yo«»u« AuiAr« 
ÌVIU ((^uv ui^Ui^uuMv oruda 

MAroKu«^ v^) \)Uo l vu» Ullioil 
ïïK\\ vvmli^ i^r^H^ iM> mIvoìI^ 
VmìIUiu Ihu v\vilr0 |mH^ jon, 
v\»r|&iui» v(u\hi lr\^)^ iMlvAmon. 

i\^\um vl'^ur juuoivUìvU, 
Ui iku« 0) ivu|í i^rtH'ivm, 

MV0C ^^^^ '^ ^^^^A blvnivU 
H^l i&rvu (v^riiiv>u vlv^lvir\^« 
Ui, vv^g^u viv^ i^ruul vv^rtul, 

U vvMiliv luoiHH^ urniut! 

\\%\i^^ IHm v|Uv»'ui lniii 011 vor 



ï 



el 8CU 8ervÌ8 periiinner. 

La 8oa merce dexenda 
8or meí per 8a8 umíltaç, 
del8 mal8 obrar me defeoda, 
d*orgoill8 et de greu8 peccaç. 
En Deu, lo Segner yeraÍ8, 
yergen, et en yo8 mi laÌ8, 
que'm defendaç de faíllir 
et d'e mala fin yenir. 

A cel 8ecor8 qui demanda 
prejaç Deu que lo li man; 
la soa pietaç granda 
yaiUa'm, quar eu la deman. 
Âi, yergen, clamaç merce 
por tota8 gen8 ot per me 
a Deu, que de mal no8 gar 
et deía nos perdonar! 



10 



15 



(nnUAlIT UIQlIllíU. 



\hkH, ht^ ll>#4f» »/•••' h^»Hhihf0H»$, t. 4, Berlin 1853, p. 80, V7, 175--177, ei 221-224. — Qrdr. 
i) y<*, I* ,1». í VH. I». .ïîi; áf M, p. 36. St. p. 20 et p. 21 s. Diez, Leben und Werke der 

hHmbiUÌourê, 2" éd., Leipzig 1882, p. 408 ««. 



I. 
I4M |irliu»lra r«lro»ii«lia d*eii Guiraut 
141 lllt|uliir. fnolia cui l*aii U70. 

I^in uMtron uo 111*011 donatz 
i|Uo du iiil doiin bo8 nroBohaya, 
iii uullin iiion plaiAoni no*l platz, 
iii ui podor quo*iii ii*oiiiraya, 
uii o|iii III «tn i|ii*iou niu fondiitz 
011 viii <ruiiior voniyu; 

pUOHO uVpOlirO llHHIlU 

ol ISiliiluoulm lu Hí^iya 
ouh'oU Oiiliiltiii valoiiH 
m\ hiM doiiUM uvluoiiH. 

(Jiiiii doiiipiioyM, prot» VHlors, 
JoyM iiniu «Mirlo«ì)it 
HOMH HuliorH o( lioiiorH, 
liolliH piirbirM^ liollii piiriii 



e largueza et amors, 

conoyssensa e cundia 

troban mantenh e sucors 20 

en Cataluenha a tria 

entre'ls Catalas yalens 

e las donas avinens. 

Per qu'ieu ai tot mon acort 
que d'elhs lurs costums aprenda, 25 
per tal qu'a mon Helh Deport 
dono razon quo lu'entonda, 
que non ai autre conort 
que de murir me defenda. 
Et ai cor, por pcnre port, so 

qu'en Cataluenha atenda 
entre'ls Catalas valens 
e las donas ayínens. 



ì\ iiii iii I ri'ii (I oitiiitn 

liiui'luimiU IM i|iM*it 



N Uulot. 12 



H umilita^. 5 greu. 8 defendeç. 9 d*a Ba. 
10 A cels Bo.Mm. 



309 



GUIRAUT RIQUIER. 



aio 



B s'ieu entr* elhs dod aprenc 
80 per qu'aniors guazardona 
servir als sieus, don dan prenc, 
no'y a inas qii'oni nie robona; 

5 quar tant d*afan ue sostenc, 
que in*a gitat de Narbona. 
E por gandir yia tenc 
en Cataluenha la bona 
entreis Catalas yalenti 

10 e las donas ayinensr 

Tan 8uy d'apenre raÌ8808 
80 quo d'ainar ai fallen^a, 
que nulhs pe88ar8 no ni*e8 bo8 
may 8elh qu'ab yeray8 agen^a; 

^^ e quar noi 8ay ad estro^, 
yau per bona entenden8a 
querre e trobar oocho8 
en Cataluenha yalen^a 
entreÌ8 Catala8 yalen8 

fo e las donas ayinen8. 

II. 
Brea doble d*eii Goirant Riqoier, l*aii 1265. 

Amor8 m^auci, que'm fai tant abelhir 
8ella que'm plaí; quar ney8 no'm n*e- 

8chai grat/i, 
25 ni ai poder ni cor qu^allor me yir, 
ct 08 nia niortz quMeu bon ani, non amatz, 
per que mos chan8 diyerea. 

M out ai chantat, que anc no plac auzir 
a Iiey8 qu*ieu am : per que'm 8uy acordatz, 
80 pu8 mas chan808 ab precx no yol grazir, 
qu'e8t breu doble fassa, e 8Ì li platz, 
tenrai yia trayer^a. 

Nueg e jorn pe8 co pogues ayenir 
en far 8on grat; per que'm 8uy as^aiatz 
85 eu tans chantar^; qu^e^tìers non li au8 dir 
lo8 mAl8 qu*ieu tray ; et on pu8 8uy 8obratz, 
yeu la truep pu8 enyersa. 

Mo8 Yellm Deportz, 08 1 noinp me fa 

mentir, 
qu*ab doAConort lo dic; quar no in'aidatz, 
40mo8 doble8 mal8 se ter^a. 



4 mas, quom. 
26 maj me. 



III. 
Serena d*en Goirant Rlqaier, l*an 1263. 

Ad un fìn aman fon datz 
por 8Ì don8 rospiogz d*amor, 
e I 8azo'8 ei luecx mandatz. 6 

Ei jorn quei eer dec Tonor 
penre, anaya pe88ÌU8 
e dizia 808ptran: 

'^Jorn8, ben creyssetz a mon dan, 
ei 8er8 io 

auci'm e sos loncx espers.'* 

Tant cra Taman^ oochatz 
de la deziran ardor 
del joy que Ter* autreyatz, 
qu^elh 80 daya gran temor 16 

que'I 8er non atende8 yiu8. 
E dizia 808piran, etc. 

Nulhs hom non era de latz 
a I'aman, que 8a dolor 
no conogues, tant torbatz to 

era ab 8emblan de plor; 
tant li era'I jorns esquiue. 
E dizia 8ospiran etc. 

Mout 08 greu turmen aatratz 
a 8elh qu*ab nulh yaledor t5 

no*8 pot yaler; donc gardatz 
d*e8t aman, en qual langor 
orai jorn d^afan aizius. 
E dizia 808piran: 

''Jorn, ben creys^es a mon dan, no 
e'I aers 
auci'm e 808 loncs espers." 

IV. 

E oar diyersamen 
auch pages apelar, bò 

8Ì com sabon uzar 
per obras o per als; 
e dols mencstairaU 
aug lo meteÌ8 8emblan; 
dels mercadiers, que yan 4o 

e8tan, atertal 

16 qu'al — IV. 34—313, 30 partie dê te 
supplicdtion que le poHe adre99a au roi Al' 
phonse de OutilU (1274), v. 627-660. Ordr. 
§ 32, p. 49. St, p. i9. 34 divmamens. 38 o. 



»11 



XIII* SIÈCLE. 



812 



lU 



U 



«0 



Vfi 



N4I 



llh 



411 



(inaii (ieU bor«ea no*m oal 
nmi» pnrlnr ontíor^); 
cl m^ Uu» oavaliers 
ilivoriiHUiou uouiuar, 
i>l'«i olor((Uoii apolar, 
ouiii luMU pot, pua onran, 
loM uouii» (íivarìtin. 
K, ni'uii ai (liff (leaus, 
Oio <|Uoi (iovern o Vub 
nou per (Irog aoiirftat, 
4U*eu genoralitat 
a (rii|ui oii|)ooìaU, 
i|Uo imnoiin gonorais 
|)or alouua rtufto, 
nl ooiii (lo ntgio, 
torniMi vilan o gonn, 
tot pro|irlau)i)nii 
OM por (lovor uoiunat: 
|ior uiio iii*ai albirat 
nuo rora oovlnon 
(lo UMiir olniiuinon 
ilo iioiiiM ontro Joglurn. 
(JilM iioii OM lioiiimtarH 
oiir oiiir* oIm 11 niollior 
noii wn (lo noin lionor 
iiItommI ooiii (Io riioli. 
(JiiMou 110 toiio II inaltraeli 
o*iiM liouiM MonoM Mabor 
ali Motll oa|i(onor, 
mI (Iu otil(|U* oMtruinon 
mmIi iiii |muio (Io iironuui 
m'oii Ira ol looan 
|Mtr (mrrlolrtiMi Moroaii 
H (|iioron 0*0111 li do; 
itiiti'o, MOM rtuo, 
oiiiiliirii |Mtr Imm |)Iiimhiih 

VlllllOII, Ot On gOUM ImHHIlH 

tiioti'ii (|Uoroii Mu |MMilia, 
011 IditiM, MOM vorgonliai 
|iiiVHilitM ot OMtornaH; 
|iiitiyM Ira'H ii*on tavornaH, 
ali Mol (|U*ou puoHo* avor; 
u 11(111 aiiMan paror 



on doguna eort bona. 
Car hom aquels mensoDa 
ses autre nom joglars, 
DÌ sels, que trasgitars 
es lor U8 808 aÌ8 far, 
Di oel8 que fau jogar 
eimi8 Di baya8tel8, 
ni d*autre8, que oapdel8 
bo8 DOD lur 08 doDatz. 
Car per hoíhe8 soDatz, 
8ertz de ealque 8aber, 
foD trobada per ver 
de premier joglaria, 
per metreÌ8 bos od yìa 
d'alegrier e d'oDor. 
Uestrumen ao 8abor 
d'auzir d'aquel que 8ap 
toeau issir a eap, 
e doDaD alegrier: 
per quei pro de promier 
YolgroD joglar aver, 
et enquer per dever 
n'aD tug li grau aoDhor. 
PueÌ8 foroD trobador, 
per bo8 faitz recoDtar 
chaDtaD e per lauzar 
lo8 pro8 et ODardir 
en bo8 faitz: car chauzir 
lo8 8ap tal que noÌ8 fa 
DÌ je8 dever dod a 
del far, tal los ODseDha: 
per qu'ìeu, que qu'eu ayenha, 
DO*m pueso teuer del dir. 
Aisi a moD albir 
comoDset joglaria, 
e oadau8 yivia 
ab plazer eutreÌ8 pros. 
Mas er es tals 8azo8, 
et 08 lonc temps ayuda, 
c'una geD8 8*08 moguda 
808 800 e 808 sabor 
de far, de dir plazer, 
e 80^08 conoissoDsa, 
que preodo captoDODsa 



10 



15 



<o 



S5 



80 



85 



40 



M il itiiH Ul mitê^uê. ÏÏI maltraK< 



2 mens sona. 20 pros. 38 tal. 



313 



GHJRAUT RIQUJER. 



314 



de caDiar, de trobar 

d^esturmeDS tooar 

d'als, 808 tot deyer, 

ab quo pue8ca querer, 
5 per enveia dels bo8. 

E 80D tau t08t gilo8, 

caD yezo'l8 bo8 ODrar 

al8 pro8, e ye'D afar 

maDteDOD del maldir. 
10 E D0*8 degra 8ofrir 

per roD a moD semblaD. 

: yey que hom los blau 

eÌ8 tem may queis ^euatz. 

E pueÌ8 tnut cs baÌ8atz 
15 lo Doms de joglaria 

d'oDor, que Do'y 8olia 

caber aquela geus, 

08 mc greu dels 8abeD8 

trobador8; car clamat 
eo DOD au el temp8 pas^at 

80 qu^er m'avcD a dir: 

que fe880D deyezir, 

a cui que mielh taÌ88e8, 

que ca8cu8 uom D'age8 
t6 per 80 que saupra far, 

e tuch fo880D joglar 

OD gcDeral estar 

per 8ol UD fag a far, 

8Ì pu8 DOD y ague8, 
90 8Ì coin 08 de borgue8. 

V. 

En son palays^ on ela vay jazer, 
ha cinc portals, e quils dos pot hubrir, 
greu passa'ts ires, mas leu n*es per partir; 
35 e viu ab gaug sel quey pot remaner ; 
e poia'y hom per catre gras mout les, 
e no'y intra vilas ni mal apres, 
c*ab los fals son el bari albergat, 
que tefì del mon pus de Vuna mitat. 



7 vezon los bos. 13 quel. 14 cant. 19 
trobador. 27 en esser general. 

V. 32 — 316, 42yfragmeni âe l'expoaition de la 
chansùn de Guiraut de Calanson; cf, 183, 26— 
184, 6. Ordr. § 32, p. 4lì. SU p. 43. 35 vieu 
etc. 36 mot lens. 38 fals fnanque. 



Mout y ay cossirat 
d'aque8t palaÌ8, cals es, 
e trobi od moD pes 
c'aiso 08 la porsoDa 
de cui Tazautz s^adoua 5 

OD Tautra per vertat. 
E 1 portal perilhat 
80D aquÌ8t que*U8 yuelh dir: 
far saber lo dezir, 

per amoros 8emblaD8 10 

per ditz mout doptaD8, 
per 8Ì per autrui. 
Pero mielhs es de lui, 
8Ì'8 pot geut ayzÌDar; 
car amor8 ses selar I6 

DOD pot voDÌr a port. 
yeu8 lo premier trop fort 
e perilhos dMDtrarl 
Ei segoDs 08, 80'm par, 
d'umil8 precx pcrceubutz, 20 

que 8Ìa roteugutz 
per 8eryir ad hoDor: 
aque8t deu far temor 
e dopte graD d'obrir. 
Ei ters 08 per ver dir t5 

8eryir8 ab grao aizÌDa, 
que yezis DÌ yezÌDa 
DOD la pue8ca saber, 
coDOÌBser dì yezer; 
car mout graos perilhs es. »0 

£i cartz es mout cortes: 
80 08 baizars de grat. 
E 8Ì fo8 co8tumat 
c^om remazes aqui, 
Tamor^ dod agra fi S5 

Di morira tao leu. 
Mas lo quÌDz es trop greu, 
qu'es lo faitz, per que mor 
ramors c*om te al cor 
CDtro qu'eu 08 passatz. «0 

E*D Quirautz com seoatz 
dÌ8 cubertamoD. 
Le palais d'avinen. 



1 Mot ete. 19 segon. 20 d'umil ete. Bl 
motz. 30 lieu. 37 to V. trop. 



315 



Xm- SIÈCLE. 



316 



ow amùTB vay jazer, 

68 sert, al mieu parer, 

la persona amada; 

e'l cinc porial dUntrada 
6 8on 8Ìlh que dig vos ai. 

Mas dels portals dis mai 

en Quirautz 868 mentir: 

e qui'ls doB pot hubrir, 

greu paBsa'lB treSy mas leu n'ee per partir, 
loMout saup azaut dir; 

oar tug 8on perilhos 

li trey, ab que pels dos 

8ia hom leu intratz. 

E quiis a totz passatz, 
15 a Ì88ir lo*n cove, 

pu8 8on dezir a ple, 

00 Y08 ai dig de8U8. 

Mout dÌ8 bel e clu8 

8elh qu'en 8abiai ver: 
soe viu ab gaug eel que'y pot retnaner, 

El dÌ8, car poder 

del remaner non ha 

negU8, pu8 quoi de8va 

808 dezir8, com dig 08. 
t6 E pueia'y hom per catre gras mout ies. 

Yer dÌ8, 8egon que'm pes, 

e que truep oo88Ìran. 

Li gra 8on benestan: 

le premier8 es onrar8, 
90 ei 8egon8 08 selar^, 

ei ter8 08 gen ^ervirs, 

ei quartz 88 bo8 8ufrir8. 

E ca8cu8 08 mout len8 

tan quei pueia greumen8 
85hom 868 elenegar. 

E ditz vertat e par 

8elh que la chan80 fes: 

E no'y intra vilas ni mal apres. 

Yer dÌ8, quei descorte^ 
4oyilan, mal essenhat, 

mal nôirit, empachat 

no'y intran per poder 

2 Bl. 4 el8 y. porUls. 12 dela. 34 qnel. 
87 fe. 38 uila. 



el palaÌ8, on jazer 

vai amor8, ni '^aiar 

uon auzan de puiar 

lo8 grazoF per lunh fag; 

ni cre c'u8 8*en empag. 5 

car de lor no'8 covo. 

E di8 enquer trop be 

80 de que drtz vertat: 

c'ab los fals son el barri alberguat 

que ten del mou pus de Vuna mitat, 10 

Ben ditz 8a voluntat 

e pogra de mai8 dir, 

que las nou partz m*albir 

quei barrÌ8 ten del mon, 

e que tug aquel 8on 15 

albergat malamen. 

Barri8 08 veramen 

ditz 80 que fora8 vila 

68 bastít 8en68 guila 

entorn e pre8 del mur, 20 

per 80 que pu8 8egur, 

tot cant y es estia, — 

que ben lcu no faria, — 

e pu8 a88ola88at. 

El barri son poblat «5 

8Ìlh que venon derrier. 

E'y 80 fag li pallìier, 

e8cura8 e boald, 

e'y fa hom I08 cortafó, 

per tener bestìar. so 

Car greu veyretz estar 

en barri8 I08 melhor^ 

home8 del8 loox au8or8, 

ans 8on mout gen cazat. 

Per que fon comparat 35 

a barrÌ8 gent e be. 

Ad ayso no'm cove 

pu8 dir, o*a88atz ^'enten, 

ma8 que dey belamen 

de la quinta parlar 40 

cobla, segon que'm par. 

en declaran lo ver. 

3 anza Ba,M8. 18 fora. 10 gnìzti. 34 moat 
ntaix/Mf. 



317 



UUl FOLQUBYS. 



318 



GUI POLQUEYS, LES SEPT JOIES DE NOTRE DAME. 

Afw. áe PariSy fr. 22543, fol. Í2ô (A), fr. 1745, fol. 125 (B). — Denkmàler provenzaliêcher 
Literatur und Spracht hg. von Suehier, I, Ilalìe 1883, p. 272^276 (Sr.). — Grdr. § 20, p. 23, 

St. p. 46. 



AqaestdE gaatz deohet mo senh^en Goi Fol- 

qaeys, e donet cen jorns de perdon, qni 

loB dira) can fon apoBtolls. 

Escríg trop, et aísi es vers. 

b que de Dieu ven totz bos sabers, 
e Do val tan argen ni aurs 
00 sabers, qu'es us rics thezaurs, 
nb quo gm sia despciidutz; 
car qui pro n^a e n'esta mutz 

10 Do'8 pot esdir de cobczeza; 
e sel que'l despen cd vaDcza 
DOD 08 larcx, aD8 es degalhier^: 
per que*8 tanh c'oin lo mcD e^tiers. 
E car hom Ta ei tcD de Dieu, 

ìh dretz 08 c*om li^u serva 8o fieu, 
e que de^pcDda bod saber 
CD luy amar, eu luy temer, 
eu lui lauzar, eu lui 8ervir, 
CD lui onrar et obezir. 

20 Et yeu, 8i tot m^eo ai petit, 

sai que del pauc l'ai mai servit; 
e Do m^c8 luohs razoDamoDs, 
car ca8CU8 del mais o del meus 
li deu 8crvir segoD quc u'a; 

9h et 08 forfaitz qui dod o fa. 

MaÌ8 el qu'ea fotz plc8 de merce, 
li plai, qui 8a8 falhaa reve. 
Per qu'ieu od bo que Diot li play, 
moD cor e moD scd pleyarai, 

no 80 C8 en aa mairc lauzar. 
E lauzAD volrai la prcguar 
per Dic; e qui o legira, 
8Ì'8 vol, per 8Ì preguar poira. 
A te, verge aaucta Maria, 

^h me rcD c'm coDiaD nueg e dia, 
e prec te que prcgucB per me, 

La ruhrique manque B, 7 que es rics B. 
9 e'nl et ^. 11 que d. en anarcza B. 12 
degahers B. 14 e manque Á. el teinps B. 15 
li Berve B. 23 mal A. 24 lo Sì-.A. 25 qui] 
8i Sr.A. 26 ell to8 B. 27 el p. B. que A. sa 
falha B. 29 cors A. pegaray B. 32 o q. Sr. 
Ay nuinque B. 30 prec que tu pregue B. 



car mo8 precx do val re aes te. 

TaD m'aD luohat li miey pecoat 

de toD filh que ai mcscabat 

parlao, pcaaaD e coaaeDfoD, 

e tBD 80D grao miey falhimcD 5 

qu'ieu DOD cug atrobar perdo, 

8Ì tu DOD prcDdes ma razo. 

llazo ai dig. Dodc es razoa 

que de lui me vcDgua perdosP 

Oc, razo8, car el a promea 10 

que ja do falha aa mercoa 

a aela que querre la volrau, 

ja taD forfaitz dod li seraD. 

Et enaÌ8Ì o preziquet 

ot CD cacrig do8 laÌ88et, 15 

e det D08 CD aoDhal certaD, 

caD pcrdoDct al publicaD. 

E 8Ì fetz a la Magdaleua, 

c^adoDCx era de pecoat ploDa, 

et al layro, que mercei quìa, 10 

promca e douct paradia; 

et a saDt Peyre perdoDOt 

8Ì tot trea vetz lo roDeguct. 

Tot aÌ80 8ai ct ai legit. 

Et cDqucraB ay may auzit tR 

que aani Paul volc tirar a se, 

8Ì tot Do'l fazia per que. 

Be aai dono qu^el deu perdouar, 

qui'l 8ap DÌ'l vol mercc clamar, 

c par qu*en sia pus tcDgutz, so 

dcpu8 qu'cD toD cora foD vongutz, 

qu^cnana cra noatrea oreaires; 

d*aqui enant fon nostrcs fraires. 

3 q icu ay despaio^tx B. despagat Sr, 4 
pe88an parlan B. qne ieu non trobarai ia 
B. 7 nom li. 8 razo8 que ay digz es doncs 
B. 9 vengra B. 10 orazo B. 11 falbo sas 
B. 13 non ceran B. 14 aysso nos B. 15 
En eys escrigz B. 16 e donet nos s. Sr.A. 
detz B. 18 sis B. 19 c' tnanque B. peccats 
B. 2()/21 et 22/23 inUrvertis Sr.B. merce B. 
24 £t A. auzitz B. 25 legiU B. 30 tengut 
AB. 31 vengut AB. 33 payres B. 



321 



bOMAN DE ^LAMfiMcA. 



83S 



ROMAN DE FLAMENCA. 

Le Romnn de Flatnmca, públiè par Paul Metfery 2* M., Pàris ^901. voL I, v. 471 — 616 '(Me.J. 
(Y, C. Chnhaneau, Revue fìes lantfuea rotmmes, V' série, t, VII (Éxiraii), p. 10 $$. . — Ordr, 

' § 18, p. 19. St. p. 10 s. 



L'endeina fo la SaDz Joans, 

una festa rica e grans, 

08 aDC per al no s^amermet. 

L^evesques de ClarmoD chaDtct 
B aquel joru la messa maior; 

sermo fes de Nostre SeDor, 

comcn san Joan tan amet 

que plus que prophetai clamet. 

PoÌBsns vcdet de part lo rei 
10 qu^aisi con cascus cre sa lei 

de XV jornz homs do'8 partis 

dc 1h cort, per re ques auzis, 

quci rcÌ8 vol quVitnu dureil cortz; 

so dÌ8 a folz, Do dÌ8 a sortz, 
15 car ncgus hoin dod ac talaD 

que 8'eD partis, De ge8 d^uD an. 

Sii reis i volgue8 tant estar, 

be lo feiran il caÌ8 gelar. 

Caut agroD tuit la nies^' auzida, 
20 lc reis a Flnmenca causida 

ct cÌ8 s^en ab leÌ8 del mo8tier. 

Apres lui vao be tre8 miUier 

de cavalliers quc domua^ menoD. 

Tuit eD^ems al palaÌ8 s'cd vodod 
S6 OD le mnnjars fon adobatz. 

Le palaÌ8 fo e granz e latz: 

X millíer la pogran caber 

de cavallicrd, e larc sezer, 

pnrt la8 dona8 e Ia8 donzellas, 
so e Tautra gon quo8 cra ab clla8, 

purt lo8 <lonzcl8 eis servidors 

quc dcgron servir los 8einor8, 

part lo8 juglar8 eÌ88amen 
qu'erau plu8 de mil c cinc cen. 

H5 Quant an lavat, tuit 8on a8Ì8: 
hanc noi ac banc, maÌ8 de coÌ88Ì8 
qu^erau tuit cubert de dia^pres: 
e DO'us peDsos DegU8 fos aspre^ 

1 L'endf>Tnan. ^-iel, ren? Me. non f/r. 12ren. 
14 assortz. IB ^ens ele, 18 el Me, 22 miller. 
24 tut etc, palai. 27 milleir. 34 v. c. 

DÁRT8CH, ChrattomathU proT«nçale. 



del8 maDdil8 on ensugoiz mas, 
aD8 fo be ca8CU8 belz e 'plas. 
Quan las donas foron asÌBa^, * 
veuoD maDJar e moutàs guisas; 
mais ja DO'ro cal ques aiso' diga. 
Nulla re8 do's pot far d'espiga 
DÌ de razis dì de rasiuí, 
Di de fnicha dì de Doiriro, 
DÌ de 80 que8 aer8 BuflTris 
ni terra ni mar8 ni abis, 
ques om manjar poaca ni deia, 
que ja*n dcgue8 portar enveia 
aquel que menor part n*avia 
a cel que plus ric lai vezia. 
Be 80D servit a lor talenz; 
mas ben i ac p1u8 de cinc ûenz 
que ca8CU8 e8garda e roira 
Flamenca, e can plu8 cossira 
8a faÌ8o ni 8a captenenza 
e 8a beutat c*ade8 agenza, 
808 oil8 ne paÌB a resgardar 
e fai la bocca jeiunar: 
e pergai Deu8, 8Ì grat Ten sapl 
Mai 8Ì pogues traire a cap 
que 8oI un mot ab lei parles, 
noil calgra si poís dejunes. 
Mout 8'en levon boca dejuna. 
Mai8 anc noi ac domna ncisuna, 
no volgue8 Flamenca semblar; 
qu'aÌ88Ì com es soleih 808 pnr 
pcr beutnt e per resplandor, 
tal8 08 Flamenca antre lor; 
quar tant 08 fre8ca sa colors, 
8Ìei e8gart douz e ple d*amor8, 
siei dig plazent e saboros 
que la bellazers ei plus pros 
e que plus 8ol esser jugosa 
e8tet quaÌ8 muda et antosa. 

H acisas. 5 non Me. qa[e] aers Me. 15 
lar talen. IH .V. 28 anc tftat^que Bfu non i 
dona Ba. 32 lar. 

11 



10 



16 



to 



ff6 



^ 



Xm* SIÈGLfi. 



824 



10 



1.1 



^ 



^ 



a^ 



:41U villf^ (HNT ItHHI $4 lr^^tMÙlk 
tlU vMI Ml^ «mllà d<JUIIlÙi»#)k. 

l/(iu(rMÌ btmtei Wìii nn i^l(km 

Vu^» vlv uttUn r^^ no «i ftna 
IHhah, \muiI Ui l!W«iHí4 AÌUii genta; 

t4Uu« Ý^ ^^^ ^ HUlfHlU 

II vH>))i \)U^ lià v^Mi> tti rnuton. 

V)UIUI luil U^HUIHIMI IMI iHHlUt UuiOn, 

bu )kk)u« imi^^ b^tu iM) 
\\ik\kk M Iv UHUi tto tt^tt g^ tree 
\»u \)uu liu^ «lulnMii n^Aoortloaaon 
\|ua KÌ\>Ì M K>r lH>uUt Ittuieâson; 
«IU4 vluou: ''Uì^U iHUioiiMiem nos 
bouut vÌ0 vi\ui«i, ttv^ fUts Yoa: 
\vMi nutr^'uii Ivttvm (lor pttgiit 
ni vivMuun vMi vlo Ihui «i(triit 
V» ououii iHUiv» gvuit e'ua Aoueilla; 
uu4(« v)ui lu vvs quutt «i doapueilla, 
i^utiu «I vH^vm vk K\mì\ ni levu, 
lu uv^ vluu |uki» tuuta rova, 
ui «uvin iMi u lun «orveiitaa/* 
AUMi Mv» umlun I» «iolontan 
vt vv^vm bnÌAHur vui imtoiuer 
l\i l^n \|uv» u ^iut Nontro Heinor 
s\ v^v^lU ^un lilu» vol ni ania. 
U^é ^rnUvi naiiiottvva no^a olama 
s\\ uv^ «Nm ^iou |ior lo olamar, 
v)Uv^ lnU uvi vvilviu \f%^ hlaamar, 
v|uui uvui \ liHiiuiu )o porque; 
uvi «^^ latiuHiu |ior mai ro, 

^ v^lU îHloUíV IM. 5i»nii»á. » c. ol /?a. 

^M ^a^lsuvMMv^ lOlMiN IHUha. ÎÌO dons 

al ^^mlln IH^ U K'/ OMUainor. 28 

^vsw\ 



t 



oar, 8Ì tan ni quan n*i trobesson, 

ja no'UB pensetz que s'en laisseseon. 
Quant an manjat, autra ves lavon, 

mais tot atressi con s'estavon 

remanon tuit e prendon ví, i 

car vezat era enaisi; 

poissas levct liom las toaíllas; 

bols conseilliera ab granz yentaillas 

aportet hom davan cascu, 

ques ano us no faíili ad u: 10 

aqui'B poc, qui'8 vol, acoutrar. 

Apres 8i levon li juglar: 

ca8cu8 80 volc faire auzir. 

Âdonc auziratz retentír 

corda8 de manta tempradura. 16 

Qui 8aup novelia violadura 

ni canzo ni de8cort ni lais, 

al plu8 que poc avan ai traia. 

L'u8 viola'l laÍ8 del Cabrefoil, 

Tautre cel de Tintagoil; so 

1*08 cantet cel deU Fin8 Amanz 

e raiitro cel que fes Ivan8. 

L'u8 menet arpa, Tautre viula, 

ru8 flautella, Tautre 8iula; 

Tua mena giga, Tautre rota, ss 

ru8 diz I08 motz e l'autre'U nota; 

Tus e8tiva, Tautre fleetella, 

Tus mu8a, l'autre caramella; 

ru8 mandura e l'autr' acorda 

lo 8auterí ab manicorda; 

l'u8 fai lo juec deU bavaetelz, 

Tautre jugava de coutelz: 

l'u8 vai per 80I e l'autre tomba, 

l'autre balet ab 8a retomba; 

ru8 pa88et 8ercle, l'autre 8ail: 

negu8 a 80 meetìcr no fail. 

2 pesses Ba. 7 pois. toallas. 8 consemers. 
13 Yol Ifa, 14 auziras. 19 uiola. :^1 banastels. 



ao 



326 



TRAITÉ DE POÉTIQUE. 



326 



TRAITÉ DE POÉTIQUE. 

Ms, du Vaiicain 3207, fol. 49* (B). — Grtìr. § 41, p. 66. St. p. 67, 



Aqestas coblas mostran qe las graDs 
Rutas dompDas no cresoo poder fallir, 
c 8Ì mostra oon lo faillimen de l'auta 
dompua es maier qe cel de la bassa; 

5q'aÌ8Ì con il es grans de ricor, aissi es 
grans lo faillimens, e si con ella val 
pauc, 08 pauca la faillida. E qi perdona 
la pena, lo blasme no pot perdonar, 
e menasa a mantz cel qe fai ad un 

lotorz. Car ca^cuns si garde d'aqol: pcr 
qe pren maior dan cel q'engaina qe 
cel q'e8 enganatz. 

Mas V08 no par, poscatz far failUmeti etc. 
Blasme n'a hom e cascnns, s'el a sen etc. 

15 Lo coms de llodc8 8Ì era mout adreics 
e mout yalen8, e si era trobaire, e'n 
Uc de Saiu Circ 8i'u fetz aqe^ta cobla: 

Seigner coms^ no'tís cal esmaiar 
per mi ni estar consiros, 

ìoq'eu no sui ges venguiz a vos 
per ren qerre ni demandar; 
qe ben ai so qe m^a mestier^ 
e vos vei qe faillon denier: 
per qe non ai en cor qe'us qeira re^ 

thanz, si'us dava, faria gran merce. 
Lo com8 8Ì respondet aqe^ta cobla: 
NUc de Sain Circ, be'm deu grevar, 
q'eu veia qe oian sai fos 
paubres e nuz e sofraitos^ 

^et eu vos fi manent anar, 
que maim costeiz que dui arqier 
no feiren o dni cavalier: 
pero ben sai, si'us dava un palafre^ 
Deus qe m'en gar^ vos lo prendriatz l)e. 

35 ' Cobla de rauoura. 



8 po. 13/14 stropheê de Folquet de MareeiUe, 
cf, Mahn. Oediehte 80. 14 cascbuns. 18 c/. 
ei-de$suê 176, 10««. et Ma. de Modhìe 313^ (D). 
21 ren nuinque H. 22 ro'es D. 24 qera //. 
25 sens /f . 29 e dacer blos //. 30 ti vos en 
ric tornar H. 31 mai D. mais me. sinia quc 
//. costes DH. 34 qui D. 35 rancarc. 



Aqe8ta cobla 08 d'amic, a qi non platz 
que per beutat ni per joven ni per valor 
8*atraia a dompna, qe done enten8Ìon a 
totz ceU qe lla pregon, que salvan s'onor 
pot ben una bona dompna gasainar amics i 
e far cnan^ar 8on prez e aa valor, NUc 
de San Circ: 

Dompna^ eu sui d'aital faiso* etc. 

Als bels capienemens 
ei als cortes parvens lo 

ei ckl fugir foïlors 
conois hom las meillors, 
qel semblans fai parer 
so don a'l cors voler: 
doncs i*i de far folia 15 

no vos ven volonUiiZy 
ja'l semblan no fassaiz. 
No iaing qe plus en dia. 

Tal domfmu sai q'es de iani frane 

usaige 
c'anc non gardet honor soiz sa centura; to 
e'l toriz es sieuSy s'ieu en dic vilanaige: 
car senes gein e senes coberiura 
fai a iotz parer 
com poin en si deschaer. 
E dompna c'ab iani s'asaia, n 

no's cuig mais qe m'alezer 
qe ja de lei ben retraia, 
ni voiU qe'm puesca eschaer. 

NUc de Sain Circ: 

Passada es la sasos so 

qe fasias cols e cais, 
e ja no'us gensera mais 
lo blanqez nil vermeillos 
ni'l gluz ni Vestesinos, 
qe la cara'us rn e fraing^ 85 

2 beutats. 6 po. dompna manque. 7 sansil. 
8 cf. Mahn, GedicJUe 1158, 5. 9 ef. M$. de 
Modíme,foL 257 (D); Mahn, GtdiehU 671, 4. 
10 ez D. 12 conos H. 13/14 manauent D. 
15 donc //. 16 noas en pren D. 17 fasati 
//. 19 cf Mahn, 2, 28. 20 8ot 21 tort 25 
tans. 26 no Ba. 31 fatias. 32 et 33 blanqet. 

11* 



323 



\ 



--. srLîJE: 328 



siiíí iDà a VI, plu8 s'avilis qe s'el 

" irrr.jer an amea un avineu. Mas las 

I ',..\>hí i'il falâ fan uii nial ìnercat, (jo 

■ ■ ■■ II • . 1 i< 



I 



■ '/■■' 



10 ...-:-l. 



^. i\:ìwu uu e llai autre, e de llor a 
iiii. ^i pl"^ '*^'* dona. (ìuilenis de Saiii 5 

:M'"iiir dett hom uu usatge qe cor otcí. 
^v'i^ tria un drut a desouor ote. 



ir» 



ifi,' 



•* ■ 



^x^-^ 



•,iU^> • 



^ .1*» l"'í« 



. - ;f MONS. 

,_. *., j;* (li). — Die Werke des Trohadors 
'...;;„" .S>^'. /• ^^'7 8. — Gnìr. § :i2, p. 4U. Si, p. 4ii. 

tnas quau cossir dels dans, quals es plus 

fortz, 
niâis notz blasnies que res, neis que la 

niortz. 
Morirs es nials, si'l falli valors, lo 

c val tan quan dostrigua'l d:in; 
iloucx qui l'alli n'i forsfa tot rau; 
mas qui "û val, ìnortz Tes secors: 
doucx per blasme vedar a niortz ìnesti(»r, 
inas part blasnie no vey nulli peiurior, i5 
\\\ leu no ven paors ni dosconortz 
de si ineteis, qui de blasni' es estortz. 

lilasiiies es grans e desliouors 
rt roy que leu nian ni desinîin, 
^'òr: ^"^^ sembla d(í leugior talan, 20 

* .*. ìríî» ® ^*'*" í*"* ^^^ ^^ qu'es follors. 
" *^ /■ lleys deu aver dur cor e dreiturior, 

"-' ^" * qutì non aia voler ni cor lcugior 

iii cainge bîu sos sons ni sos acortz; 
quar qui leu vul leu falli leu s'estortz. •:• 

Ueys d'Arago, sonlior, (ui pretz se mier, 

vos voletz b(í so quo hom vos profier; 

^ "'líJr- doncx ja de Dieu que taiit es tfians e 

lortz 

servir iuíh vir vostro valons osfortz. 
a (* 

•^ !*h,rs 1. ^l^ «rnit.lins (it; lolibarr. 7. « </. Malm, 2, 54. 

S ilrl tliiii /.'. piib // 10 iiiaíí'. biiii //. II 

ilrStrÌ^iiJi ìl. 12 »1. í|. lui.shîi /;*/.(', maninu li. 



jir. ;•**'• 






r.:JOr 



.> < 



•*í rcvs « • 
í Mlliii-s í'. 



• ifiii // I * ^'•'**'*' '^ '** ^*' ""'í*^ ^»'- l'» iioiii-paí)r /»'. 
.****r „ // 17 i\v\ li 20 stiiiblaii //. 22 vvy U. 2.J iii 
^i;* <• "" • j-ug H. 2.") sebtors Cìi. 



329 



GUILLEM DB OBRVBIRA. 



330 



aUILLBM DE CERVEUIA. 

Ms. de Ui hihliothèque de Sainl-Marc à Venise, fr. I (CIV, 6), fol. 5"—^. — Grdr, § 31, p. 46. 

St. p, 53. 



So G*a hoin cs pus car, 
80 quo Yols inayâ amar, 
Aytunt tart coni la mar 



Mant arbre fan fruyt tal per quc la 

brancha frayn: 
pel fiyl pren payre mal en loc d^altre 

guasayn. 
Enans cWtra casti deu hom si castiar: 
qui mal fa e ben di, 8Ì eys yoI gualiar. 
sS'autrc yoIs meynsprcar, esser vol« 

mcynsprcsats : 
qui no Yol autrc lionrar no vol esser 

honrats. 
80 es pu8 YÌl 
a Dieu: 
poras perdre 
pu8 leu. 
tenras femna 
bestada: 
10 taut uo'l poras donar quc ja'n sia payada. 
Us marits asaget c^ab diable's be^tes: 
sa muyler quils uget ans que fer se 

pogues. 
No desirs dignitai la qual no pot8 aver 
scns tort e sens peccat, mays te val 

pauc d'aver. 
15 Altesa dc ricor es guardaris de vicis: 
per puiar en honor porta mants horos 

cilicis. 
So que par scnyoria es grans subjeccios: 
taÌ8 n^a, cuy meyls scria que paubro 

romeu fos. 
Un say que pot aver dos, e duy no 

may d'u: 

20 d'ayso |)odon sabcr lo ver per lor cascu. 

Cant seras covidats, derrer vuyles ceser : 

aven umilitats vcy bas aut romaner. 

Lay 08 cap de la taule hou seon li 

miylor: 
pus Dou8 lo joch t'entaule no prendes 

lo pigor. 



Car hom hon pus alts 68 es en periyl 

roaior, 
et hon mays a conques del perdr* a 

roays dolor. 
Qui dona senyoria a fol, obra*n axi 
com 8i peyres metia al roon de Mercuri. 
Si gran coropte tenets entre roaos e s 

coroptats, 
s'una peyre hi metets, lo oompte er 

torbats. 
Can horo al layra tray los oyls, sab 

bo a Torp: 
tot or 80 quei lops fay ve a plaser 

al corp. 
Qui savis Yol u8Hr savis ooven que sia: 
qui ab foyls vol enar apendra de folia.io 
Trebucansa de gen ts ve per roal regidor : 
bo8 hom a'la noyriments ensenyon li 

aenyor. 
Tu volrias aver bea e no esser bos: 
bea no pot romener roas ab los valoros. 
Nuyls homs re no volria de mal dinsis 

sa mayso, 
e plats li mala via: guardats ooro 

vol 8on pro. 
tant vils oom 
mala vida: 
tals c'an Tarma 
delida. 

Aytant cnn es malvats cn maior dignítat, 
deu csser nicyns preats e qui Vi a puiat. lo 
Un' obra de just val oen mil de pecoador : 
no perdon lur jornal li bo laborador. 
Mayd 08 menifestats del saví us sol dia 
que la tota etatz de ceyl qui sec folia. 
Lo foyls fera tal re don horo perlara n 

mays 
que 8ii savis fay be : nias de be far 

no*t lays. 



Nuyla causa non es 
e trop an pauc apres 



12 poques. 14 paus. 15 guardans. 17 gran. 1 altes. 18 p. e trop an a. 24 dona esiats 

18 pabrc. del. 25 don] hon. 



327 



;::• 5IÈCLB. 



332 



qe no poi penre color : 
ni no'n pot traire iluu^<u- 
nuill hom c*ab vns s'.- 
ni tnais de vos ivm it.,(,,i 
5a vostre driit, si hu ... 
Aqoâtas colila.s ÌiI.'.mhui! ■ 
ftti tropprciar, |mi6 v«' -. :i ,- 
mas la bontatz ud. i]:(iit .^ ip < 
E s'olla cauBÍ» iiii 



. í •» ' 



. 1 1 I • ' 



..^ r-il 



Dioynfl pus tart n'auras; ìIoucIib fay 

a I)eu plaser. 
Guardn que oo ajusts aver don auries 

plor: 
l. los lagrcmcs dcla justs puion al sol 
^ J^: aenyor. 

-átfl. T*>^ aygua avayl cay, aquo»ta puiu 

'^iÉíb amon : 

"* " ' pu8 licu quo rc8 b'ou vay la gloria 5 

d'cât mon. 



Af«». dê Paria, /r. '• • 
N'Ai íìe Mons, ìnj. i 

10 La valors ea ^i.u.- 
ei fach e'l di«í i ■ 
cortes e franc c ' .. 
dels royâ e dcls aiiiii 
mas fug ui di(']i > '. 

istan solamon nnii 
qu'om pot falliir r 

que perdrai \my\7. ':< 

Dela reya tura ;.".. 
quí be cos^iirai ii' ' 

flomaa de falliir ò^- i' 
quei blasnio tol a) ' 
Êi rey son pliia <!• : 
quargreuau/'iiin v 
per que do rey, i »: 

26eflta Bos pret/. (^n \ 
Si falliirH t'iib lit!: 
cum cs daii.s ad ". 
ja no falhira laii : 
negus per tuit .j- 

doFalhir apcl :r<> lini 
qu'autre fallìii ii<> 



1/2 pu. 4 ii->!!i 
10-14 rnutiiéa f' 
far BaC. 17 i|iic /, 
iia.C, 21 <jiii- /; luih 
pUS Ìi. 'J.'i iii(i:ir /.. 
25 nuii <\ piiilhir/a . 
aqnelliB (-. ììh la.lr. 
Sai tìa.Cn 



r»- 




tieu 



^aiiift|s 

per lo« 
g mot 



•i 



L' 



i .1 




c iAllîTB DOUOELINE. 

dff TflpiV rf* ^' ^'««í Aíiíycr. — /xï Vie de Sainte 
* îJ' /^í^. - Qrdr, § H7, p. 58. St. p. 62. 

fie Ab tant li maires de mot gran dolor 
plena amb amars critz si tornet a la 
dancta, e vodot de bon cor que son so- 
pulcre illi vozitaria, c que li portaria 
í'enfant am son auzarí. Et aissi fachio 
don vot, l'cnfaB fon rcstauratz a ploniora 
salut, ot enaissi con pcr los mcritis do 
la benaurada sancta lo prcmior fìlh 
Dious lur avia donat, aissi per los sieus 
meritis aqucst que crezian que fos mortz, ii 
píatozamcns lo lur va rcstaurar. I)on lí 
maires am gauch li atendet son vot, o 
comtava o dizia que per cort li sanctu 
Pavía ressuscitat. 

 Marsella era una femena que totz2o 
los onfantz ques aviu perdia tan tost 
ques cran natz, et cra cn tan marrida 
que non somblavu rcmazes en son sentz 
dc dolor quo inonava a cascun dels en- 
fantz. E una vos qu'ill era pros do sont^ 
enfantament, era mot consiroza, car dop- 
tava de la mort de renfunt, o plorava 
lo ennns quo fossa nat. Et una nuech 
en sompni lo li nparec lí benauradu 
maire, si trczena de donas de Robaut, so 
quo I'acompninhavan mot honradamens, 
traspassadas totas d'aquest mont, ot eran 
totas de mcravilloza beutat. E dis li 
li sancta mot benignamens: ^^Supjas, 



iC e» ® '' 
^jeiir*^" 
rjiiD aver; 

• ' *gr volgucB 



íítf»»'"'» 

► Tj fi>n menatí 
^ dell »"• 



333 



TRADUCTION l)U LIVRE DB SYDRAC. 



834 



femena, que tu portas un filh del cal 
Reras alegra, e per cert sapjas que grans 
bens t'en venra, car ieu ti fa8 saber 
que aqucst ti viura, quMeu ai prcgat a 

sDieu que lo ti salvi/' Âdoncs li femena 
li demandet qui era. ^^leu,*' 80 dis li 
sancta, '^sui Doucelina de Dinnha, be- 
guina do Robaut e sorre de fraire Uugo 
de Dinnha, qu'en aque^t an sui trans- 

lopassada d'aquest mont a Dieu, e la qual 
tu avias reclamat/' Adoncs 1i femena 
8Ì gitet a 808 pe8, e requcs 1i am gran 



devocion que benezis son ventre, e li 
sancta adoncs pauzet sa man sobr* ella 
e benezi la, e pueis parti si d^ella; e 
li femena remas mot consolada, et ao 
pleniera fe en las paraulas quei sanota 5 
Ìi ac dich, e 'speret que per los sieus 
meritÌB trobera gracía am Dieu. Azimpli 
8Ì le 8ompnÌ8 quei femena ac viat, et 
enfantet un fìlh de ques ac mot gran 
gauch, car aquel li viaquet e li fes motio 
de ben8, qu*ell fon bon8 mercadiera e 
lonc tcmp8 la noiri. 



TltADUCTION DU LIYRE DE 8YDRAC. 

Ms. de Varis, fr, 1158, fol. lOl'^lOS^, — Grdr. § 07, p, 91 t. St, p. 69. 



Lo rey dcmanda: "Que val mai a 
beure, lo vÌ8 o Ih'aigaP" Sydrac re^pon: 

i5'^Lo vÌ8 es una pre^sioza cauza e digna, 
e es a 8alut del cor8 e de I'arma, quar 
per 1o vi pot hom salvar 8on cor8 de 
molta8 malaudias e s'arma dMssamen; 
qunr vis es bos per las savias gens que 

20 lo bcvo atrcmpadanien et a razo, c no 
fan pcr Ihuy nulh outratge a lor ni 
ad autra gen : pcr que aitals gens apro- 
fiecha mais tro beure vi que ayga. 
Mas als fols, que bevo lo vi folamen, 

25 ilh ne gnsto e'n perdo lo lor e n'aucio 
la gen o la dcraubo e*u prendo l'autrui 
cauza, c s'en fan aucire e^n fan bregas 
e baralhas o d'autras fulhias assatz. Ad 
aìtal gcn valria mais beure Tayga de 

30 la mar quc lo vi , quar no*n perdrion 
lo lor ni lor seu ni farian mal a lor ni 
als autres. Aitals gens non deuria beure 
vi, ni drehs ni razos non es que o fasso, 
quar lo vis no fon pas fahs per els, ans 

35lor es defcndutz. Lo vis fai als bos lo 
cors sa e pur e net coratge, e als mal- 
vatz fai malvatz cor e fol, e lo cors n'es 



destruhs manhtas vetz, per que dizem 
nos que als bos val mais lo vis et als 
malvatz l'aygua.'' — Lo rey demandaru 
^^Cant hom es ardens de batalhar o 
d'aver paraulas ab alcuna persona, cosai 
8*en pot hom esquivar?" Sydrac respon : 
"Cant hom es ardens de batalhar o 
d'aver paraulas ab alcuna persona, la-io 
donx deu hom cossirar en Dieu, e Ihi 
dcu sovenir de s'arma, e no fassa cauza 
que torne a dampnatge del oors ni a 
perdecio de l'arma ni ad anta de se ni 
do 808 amix; e deu cossirar cn altrats 
cauza e combatre se ab son ooratge e 
gitar cela pessa de se, e 8i de tot no 
sy pot refreidar, el sy dea moure fors 
de la gen e parlar ab si mezeis, e ba- 
talhar e menassar ab se mezeis, aissyso 
cum 8Ì fo8 denan sela persona; e sela 
arsura, la quals efla lo cor e lo ventre, 
sy desenflara per la boca e pels membres 
e per lai on lo cors dezira a deseflar; 
et en aital manieira sela arsura si re-ss 
freydara." — Lo rey demanda: "Si fa 
mal qui si vanta de son peccatP*' Sydrac 



14 toujours dbrégé Sy R. 21 autrage, damp- 
natgo Ba. 23 uix. i^ vis. 37 que nes. 



1 bezenis. 3 beseni. 
13 que ne8. 



831 



Xni« SIÈCLB. 



Sí com al cora os bos rosauta d*efer- 

metat, 
a l*arm' es seboros aver mal de pecoat. 
Reys ceseu en cadeyra df^ judici leyal 
a la gen dretureyra dona be loyan mal. 
5 Trop 68 enjanayritd la gloria del mon : 
guarda las trixarrit», cals an estat e aon. 
I)e 80 que cuyderaa may8 en est 8og1a 

aver 



moyn8 o pus tart n'auni 
Ouarda que no ajusts 
los lagromcs dcla juati 
Tota aygua avayl cay, 
pu8 licu quo rc8 s'on 



VIE DE SAINTE DOUCELINE. 

M$. de Pariê, fr. 13503 (anc 766^), /ol. 88. Copie de M. Paul Mcyef\ - 
Doueeline p. p. Albanh, Marseille 1879. — Ordr. § 37, p. 58. 



Le qaiiiEena eapitola es dels miracles qae 
Diena fes per la sancta apres lo 8ieu 

traspaflsament. 

10 

Ar e'alegri Robaut d'Ierae e de Mar- 
8ella, car tan digno cap ha agut en aon 
comensament, cou servi lo seinnhers 
cn tota sanctitat, con tostemps i sia amatz 

II e 8ervitz puramen per lo8 gracios meritÍ8 

de la maire que l'a edificat, per lo8 

cal8 meritie Dieue a acorregut a mot 

de gen8 8egon quee auzires. 

En Prohenea era un uoble baron 

foquee avia nom Rainaut, 80innher8 d'uu 
caetell que8 a nom Cabrier, et ell e li 
donna quee avia nom Costanea deziravan 
fill meravillozamens, e no'l podian aver; 
et am gran fe voderon a la sancta lo 

36 pee de renfant en siera, si lur volguos 
dar fill. Non triguet gaire ques agron 
un bell filh quo lur fc8 mot gran gauch, 
car el si fe8 tan 8avi8 quo per meravílla 
auzia hom eae paraulas, que non semblava 

80 enfant, e ben paria que fifó era de gracia; 
tan 80til8 era en 8on entendement. 
Estalvet 8Ì d'un autre filh que8 agron, 
cazec en malautia, per la qual fon menatz 
8U8 lo ponch de la mort, en tant que 

35certamen8 li viron far lo8 tratz, e nei8 
crezian que l'arma fo8 partida dell cor8. 



Ab tant li maires dc 
plena amb amars cril 
sancta, e vodet de boi 
pulcre illi vezitaria, 
l'enfant am 8on 8uza] 
son vot, l'cnfas fon ro8l 
salut, et enaissi con f 
la benaurada sancta 
Dieu8 lur avia donat, 
meritis aquest que'crc 
piatozameus lo lur v 
maires am gauch li 
comtava e dizia qu 
l'avia ressuscitat. 
A Marsella era 
lo8 onfantz ques 
ques cran natz, e 
que non soniblavi 
dc dolor quc me 
fantz. E una ve 
enfantament, ere 
tava de la mor 
lo cnans que f 
en sompni lo 
maíre, si trezf 
que l'acompai 
traspassadas t 
totas de mei 
li sancfa m 



835 



XIII' SIÈCLE. 



836 



respoD: ^'Cilh que de son peccat si 
yanto bod mÌDÌstre del diable, quar tuh 
Ihi mal YCDO del diable. E silh que sy 
Yauto de so que lo diables Ih'aura ami- 

^DÌstrat ben, es dreh que sia apelatz 
mÌDÌstres dels diables, quar ilh aDUDCio 
las obras del diable a la geu; e sel fai 
graD mal e graa peccat e fay peccar 
los autres pcr so yaotameD, quar tal 

lopeccat aura fah, per aycDtura, per so 
yaDtamen ; sel que Tauzira lo fara que 
ju DO'l feira, e lo yautaires sera colpu- 
bles del peccat.'* — Lo rey demanda: 
^Ter que femna sy doua leu joia e leu 

16 dol ?" Sydrac respon : ^^Femna en aquest 
segle sí dona leu joia e dol per bona 
razo, plus que hom no fa; quar femna 
a lo sauc e la seryela plus leugieiramen 
que hom, e es aissi coma la synia en 

toVarbre que s'enclina pel yen ad uqucla 
partida on sy yol ; e fcmna es tals que 
de petita cauza que yeia o auia, ela 
trembla tota per lo sanc que a; quar 
la freyoleza de so sen Ihi fai tost aycr 

26Joia e tost dol; e sitfos sayia coma hom, 
feira ne hom bailieus e scnesquals e 
jutges e senhors. E per aqucsta razo 
quar non an gaire de sen ni fermetat 
eu lor, ans so yolutgus do coratge, sy 

30 demora a far, quar mautenen descuebri 
80 que aura yist e auzit; e per so sy 
dona fost joia e leu dol, et enans scrion 
desseubudas cen femnas quo us suyis 
hom." — Lo rcy demandu: "Duu hom 

36unar yezer soen son amicP" Sydruc 
respon: "Certas no; quar tu i poirias 
anar ta soen que tu lo corossarias e 
lo enoiarias ; mas tu lo deyes anar yezer 
a horas e a sazos, non pas soen, quar 

40toh trop so mal; e per ayentura el aura 
a far al res que de te yezer, e si tu 
yenes adonx, tu Ihi yenras al desus e 
faras Ihi enuoc. E aisso podem saber 
per tè mezeis: sy tu eras en ton ostal 



18 8&nx. 24 



40 80 trop mal. 



en autrc luoc e fuzias tos ncgossis 
secrctz, tu no yolrias pas que nulhs hom 
yengues sobre te, e que fos ancaras tos 
filhs o tos fraires ; atretal faras tu a tou 
amic, sy trop soen lo yus yezer; mas cant 5 
hom yol anar a Tostal de son amio, hom 
Ih'o deu far a saber, e sel que aissj o 
fai es cortes e ben essenhatz.'* — Lo 
rey demunda: "Dcu hom far layda cara 
a son amic, quan ye e son ostalP'* Sydruc 10 
respon: "Si tu es en ton ostul ub tu 
niuinudu e tos umix yo sobre tc, quo 
ti desplassa, tu noili dcyes pas mostrur 
malyutz semblan; mus devcs llii mostrur 
bel semblan e far plazcr honor a ton 15 
poder; quar tro es mielhs quo tu sias 
corossatz en ton coratge ei sapchas re- 
tener per ton amic que si Ihi fazias niih 
dizius antas ni yerguonha. Car si tu 
Ihi mostras malyatz semblun, tu le cor-to 
rossaras, et aura ti mula yoluntat et 
auras corossat te e Ihuy, e pueis t*en 
repentiras; mas sy tu yols tot so es- 
quiyar, fai fermar ta porta, e negus no 
si poyra sobre te metre.'* — Lo reyss 
demanda: "Cossi's pot far que a las 
yetz .j. hom yencera .iij. homes .iiij., 
e alcunu yctz sera yencutz por un solP" 
Sydruc rcspon : "Hutulha cs coma Dyeus, 
quar silh quo Dyeu crezo et adoro do:io 
tot lor cor e so seryizi fan, non an en 
autra cauzu lor entendemen ni lor pessa, 
ni uyer no lu deyo. Tot atretal deu 
far cel que batalha fai, quar el deu lo 
cor ei coratge e sa pessa metre entiei- H5 
ramen en la butalha, e deu oblidur de tot 
en tot 808 autres ncgossis, e molher 
cfans e sa riqueza, e deu cossirar cossy 
yencera sa batallia. E si el es caitieus 
ni paorux, el sera yencutz." — Lo rey40 
demanda: "Es santatz de manjar totas 
yiandasP" Sydracrespon: "Totascauzas 
que Dieus fetz per manjar so sanas, 
quar la yianda, que es eferma, non es 

3 tos] .11. 14 malyatz-mostrar maf»^. 
3Q el el es. 42 caozaa répM, 



337 



TRADUCTION DU LIVBB DE SYDRAC. 



338 



mas de refermetat del oors on ÌDtra, 
del temps: quan lo cors es sas, so 
que el manja Ihi es sa e bo. E cant 
ci es fcblcs o malaudcs, puuc dc vianda 

6 Ihi fai mal; per aisso bona vianda e 
sana no mou mas del cors sa e pur e 
net ; que can lo cors es sas, tota vianda 
Ih'es bona e sana; e al cors malaude 
pauc de vianda Ihi notz." — Lo rey 

lodemanda: ^^Quals so las gens que plus 
8Ì vauto del mon P" Sydrac respon : 
'^Aquilh que mai si vanto que gens dcl 
mon, 80 Bon tres manieiras de gens. 
Prumíers fols vielhs que'is vanta de sa 

i5jovcntut e recomta de son cora, cant 
el era joves, vertatz o messongas, e 
recomta sas baudors e sas fulhias, e si 
vanta de sa gaieza e de sa pcssa, que 
las gens l'en crezo; e non cuia pas que 

toaquilh a cuy o comta Ten chuflo ni 
rescarnisco. La segonda manieira cs 
de fol estranh que recomta bordas e 
fulhia, que el a estat e son pais rix e 
maDens, o que sia vertatz o no: per un 

S5 que Ten cre, dos non o crezo. La tersa 
nianioini os do ric fol quo rctraira biìb 
fulhias e sas bordas, e aquilh que Tauzo 
ron janglo o Ihi bufon en hi bnrba o 
lli*nutreio can que ditz, per sa riqueza. 

80 — Lo rey demanda: "Cossi" . . . "las 
nivols 8on tant espessas en estieii coma 
êu ivcrn e aitan escuras e plus altaa 
que en totas las sazos de Tan qu'elas 
no 80 c nostras partidaa . . . d*autra gcn, 

5/6 68 sana. 19 cuiar. 



que de totas las 8azo8 de Pan non falho 
ja maie ni en ivern ni en eetieu. Quar 
can lo firmamen8 fai 8on toni e so mo- 
veraen c'l 8olelhB pren 8on altre torn, 
fa e8tieu a nos e yveni al8 autres jens 5 
def mon. E cant el fa 8on autre torn, 
fa e8tieu ad aquel8 e yvern a nos; en 
tal manieira no falhira ja mais yvern8 
ni e8tíeu8 al mon de tota 8azo de Tan. 
E aquel torn8 quei 8ole1h8 fai, non 08 lo 
ge8 de la montan8a d*una pena; la alteza 
dcl (irmamen no8 aparey8 e regarda- 
men." — Lo rey demanda : "Co88Ì una 
nivols apar petita, co88Ì esdeve tan grans 
que cuebri gran cantitat de la terraP**i?> 

Sydrac re8pon: "La nivols que apar 

petita a la vÌ8ta a son cors es molt 
grans, mas sa grnndeza horo non pot 
saber per la alteza que a, per que par 
a sa semblansa petita a la vista; e paucm 
pauc 8*a8emb]a e esdeve granSy et 
efla aÌ88Ì la petita nivol8 8a grandeza 
encontra lo cel en aut, e hom no la 
pot vezer. Mas per 80 que es encon- 
tra davas no8 e 8*e8pieÌ88n, hom not5 
In pot pns vozor ni do lonc ni do tra- 
vcrs, e pcr sa alteza lo vens la fer e^ 
enfln e In fni crcisHor c Cflpnndro o 
cnzer e ploure en la terra et abeurar 
les be8 que'y 80. E non entendatz que8t> 
8eln ayga venha ni yeeca de l*aire, ann 
y monta de la mar, e a la vetz del 
fum quc la terra geta, e esdevc neula 
e plueín nÌ88y cum vos podetz vozer.** 

24 per manaue. 23/4 encoDtra aras dauas, 
cn contraria d. Ba. 



iií^tí 



XIII* SIÈCLE. 



340 



FlìLQUET DE LUNEL. 

^«. .4« íUi*4^ •#. /^í»K's *<h^ a^^ -- è\. SichelhraìU, Der IVoubadaur Folquet de Lunel, Beriin 
!^'^. t*. ii;- M ^*». l^:í .^0 { hV^ — Ordr. § 32, p. 48, St. p. 48 8. Diez, Lében und Werke 

dnr tíymM^rê, ^ éd., Leipzig 1882, p. 478. 



\KÏ 



U 



n 



wi 



m 



u 



u I l>4^ìi»M \k> Hlh umI mouan 

s>\ \>s>Ak\i ^^>\\mví oi fÌTAÌre; 

U \k\m^ Muoi m>ìx «ufau 

\^ IVutku4i «^uui» iM uiairo; 

u I olvro WImu imouuioujau 

kW «V» ^uo lur 0« voiaire, 

K l'viu|HvvaiKir (craun torts fan 

«11« voìa^ m>\ o\i (luonoon faire, 

\>\ voi aU ivoiutoa atroatan; 

M l \smito do grau afairo 

vlo4oro(o'U baiH>ii tot Tau, 

o l (karo iiiaut bol ropaíro 

^lo lov« oavutiorn a tort an; 

I oavaltor a grau airo 

vuoin \mitiouii imgott pluinmi. 

'raU u'i a, uou» do Tarairo 

Ivir lovoU buouH, iion drog gardan. 

|0i |ia^oii \m bolaH truire 

«M |ioihIoii, oi pantor talan, 

4U0 uo 11*011 nabon ontraire; 

11' I i'iiniÉor, onr (loiiiandon gran 

loguioV) |ior lur faU maitrairo; 

oi iiiotgo lur uiotitior falsan; 

ai|Ullli ^^\w uo Mabo gairo, 

ouìoM guorir ot auoíran, 

iiov (|U*o» uial o*oni lor o paire. 

)0i iiioiioMtrnl oi inorcadan 

luH Mo iiiontidor o laire, 

ruM van rautru ab bol Honiblon 

iraiuor, |)or avor atrairo. 

101 joglarot oi viandran 

nl |iorduii |ior inul rotruire. 

10 voui» d*a(|U0Ht segle truan 

(Miiii ongana inant peccairel 



I Iii nr m%n{ 



â. 5 aussi etc. 



7 clercx. 
13 deze- 



lU MtyM rl(> 11 (flv roys al comte. 
imUU. \U oaviiyerii. 10 els cavayers. 19 
Ì<mM nariluii. tíO eU. 21 els pastors. 23 els 
l«ii«uri. UH (<!■ por (|UC8. 33 le deuxihne el 

M«(llt/(«# 



Tant es aquest soglo farasitz 
de gens inot dezordcnudas 
qu*engana molhers e maritz 
tan c*aucÌ8 Tub l'autr* en badas. 
Mas las molhers enganairitz, 5 

can son dels drutz emprenhadas, 
fan entendro las trichairitz, 
do lurs maritz aon cargadas; 
e ouion aver escarnitz 
lurs maritz, las desastradas, 10 

cant an perdutz lurs esperítz, 
e remanon enganadas 
per jovenseU enfoletitz, 
e mais per sels c*an clergadaa. 
Aras parleni dols dcscausitz i& 

ulbcrguiers, co son malvadas 
gens; mot serctz ben aculhitz 
per cls e per lurs mainaduB, 
al venir, e mot obezitz; 
las ostas auretz príyadas, to 

e las BÌrventas poccairitz 
tenran vos apparelhadas; 
e can \08 seretz reculhitz 
ab ela, e seran sermadas 
las Yiandas, er faitz renvitz, n 

que manjon totas yegadas 
ab yo8, que seretz gen noiritz! 
E lur trametetz onradas 
prentalhas, segon que aizitz 
ne seretz; e s'enviadas ao 

lur avetz auca ni porditz 
carnB froBcatt e aaladas 
pan8 blancx e vis esolHrzitz, 
ycndran vos avoU divadaâ 
mal lieuradaa e fes poiritz S5 

e manjadoiras traucadas. 
Pucis auran vos los porcx aizitz 
e truiasBas afamadas. 

2 mot manque. 5 la molher enganairis. 7 
-Ì8. 15 Arans. 16 albergueiras. i7 gent. 29 
B. caiziti. 



341 



FOLQUET DE LUNEL. 



842 



E caD Y08 seretz adormitz, 

manjaran a grans goladas. 

E jairetz cn lensols blezitz 

cn cosscrs dczonriulas 
5 e serctz mal e lag cabìtz 

de COÌ88Ì8 e dc fle88ada8. 

PueÌ8 al comtar 8eretz malditz, 

8Ì de la8 doa8 80udada8 

non lur datz quatre 80U8 complitz 
10 de lur8 faba^ denairada^. 

yeu8 co'u8 er lo prezen8 grazitz 

de la8 yianda8 delgada8 

de que yo8 1o8 auretz 8ervitz! 

Tant 8on gen8 de8arengada8 
15 en aquest 8egle qu*e8baitz 

8ui don 8eran restauradas 

la8 armas del8 angel8 marritz, 

c'ab Lucifer 8on dauipnada8. 
Urans dcu C88er lo co88Ìricr8 
to c'avcr dcvom, scs fallicn^a, 

car al Scnlior qu*e8 drcchuricrs 

de nos fam de8ConoÌ88en8a, 

qu*el no8 08 francx e drechurier8 

c no8 808 obedicn^a 
25 VC8 lui, quc mans tormcn8 8obricr8 

8ofri per uo8tra guirensa. 

Pauc fam dels mandamen8 preniier8 

qu'el no8 fei, per negligen^a 

no8 en laÌ88am, per qu'els derrier^ 
80 jutjamen8 n'aurem penden^a. 

L*U8 08 YaudoB e liauniers 

e de mala conoÌ88en8a, 

Tautr' eretge8, Tautr' U8urier8, 

Tautre rcte 808 temen8a 
85 carta8 pagada8 o denier8 

comandatz cn 8a plcvonsa. 

L'autr' 08 molheratz baga88Ìer8 

808 lei e 808 penedeD8a, 

e Tautre deh quatre carticr8 
40 de Dieu dira . . . ezcn^a: 

por ca88* per joc, per e8tier8 

8 IL 9 IllL 11 prezcn. 12 de la, ìe rette 
est iUiêíble, 13 los anretz ilUnble. 14 gen. 
desangadas. 21. 23 Za répéUtion de la même 
rime est sans dotUe fautive. 27 faym. 29 qnel. 
30 pedensa. 33 esnriers. 35 e. 36 comandas. 
40 descrezcnsa Ba. 



a 8on tort pren defalhen8a. 

L'autr* 08 a 8a8 gen8 mals terriers, 

Pautre 8on 8enhor bÌBtensa 

dc 8on drcg. S*cl 08 corturior8, 

8*08 d*un rei en mantenen8a. 5 

L'autr' 08 a 8enhor lauzengíer8 

tan quo met poleg* e ton^a 

entre lui e 808 companhier8, 

tro'n geta la bevolen^a. 

L'autr* 08 ricx hom que volontier^ lo 

8ervÌB8Ìal8 covenen8a, 

que a cap de trent' an8 entiers 

non auran ma8 lur viven8a. 

L'autre ve paures almoinìers 

a 8enhor quei fa valen^a ii 

tan qu*e8 ricx, e pueÌ8 8Ì mostiers 

li fa, no'n a 80YÌnen8a. 

L*autr* 08 baile8 o peatgiors, 

c'al 8cnlior fai tot croÌ88en8a 

de renda8, tan 1*08 plazentiers, 

qu*en met 8*arm* en nonchalensa; 

e l*autr* 08 corrieu8 o bandiers, 

que tot l*an en mal deBpensa 

per gatjar pastor^ o bovier8 

d*autre8, 808 conoÌ88en8a. 

L*autr* 08 trobaires messongiers, 

que non a ges d^OBtenensa 

de mal dir, qui don8 ufanier8 

noi vol dar 808 retenensa. 

L*autr* 08 de penre prezentiors 

drap8 o denier8 a crezensa, 

puei8 al pagar sera frontíers 

que'U8 dira, 808 reverensa, 

que Y08 08 U8 gran8 renoYÌor8, 

8Ì TaYotz fag avinensa. 

Ii*autr* 08 alcavotz mercadicrs 

de femna8, 808 e88ien8a, 

Tautr* 08 trichaire8 lechadier8, 

que d*al8 non a 8a chalonsa. 

L*autr* 08 pauros, ricos parliora, ^ 

quo totz jorD8 bregaa comonaa, 



1 cort ou tort. 4 dr. el Ba, 10 homss. 11 
prut'étre ve co vensa Ba. 14 panre. IB e 
manqìie. mas Ei. 19 tort. 24 bojrers. 29 
retensa. 34 renoyera. 



H3 



Xm- SIÈCLE. 



344 






que tot l'au fa aa doâpeusa 
per tayernas e per selieni, 
qu'en als non a s'enteudensa. 



w 



u 



<M 



4a 



H» 



IIAIMON E8CRÍVAN. 

^♦4* ù ^^»^ /**. ^^'Xí» M '^^ CQ), A- ^^5i5, /ol. 95- (11), - Orifr. § 20, p. 35. 



SmkÌM^ r^Aulri^ vi 868 falhida 
k v^^^iH ^u^ ^ tto m^oblida, 
j^vu^ ^vuima ^ mielh8 garnida, 
V» )H4tlo4 A Wy U'Ì88erniday 
v> di^ lU (rAl>u\|Ut^ aital: 

bViU !iu> ^ iio*ui podets far mal; 
VH4 liui ti8«*8 fitmi portal, 
v|uu vhu8 lu vilu vuelh ostal." 

l^ui (iu^UHU0t: uHÌAble'us guida, 
u(i v'uCu^ vivl^ta, uiarrída; 
Kl\im \MA aurui trtni oolps ferida, 
m \k\> uà^ Mou aurots guorida; 
\|u«> 8« |M«88ut8 do 8ai lo pul, 
>M4t>vvu4 vl^ v\MKtro ouor quan val, 
viu'iMU 8 ^ darai un oolp mortal, 

Hl \VMI aVHUMMOO 8Ul 008tal.'* 

V^ taut la i^ata 8*08 moguda, 
vju\> uv^ V ao pu8 do retonguda; 
U\' lu vilu t\>8t fo vouguda 
v> uumtvot 8U oara poluda; 
v^ xouo 8uaUi ooladanion, 
)M4U\^ \Hi\la pauo prondon e pren 
Mi v|u'uMO my MO rotonomen, 
Um liui diu8 lo violh bastimon. 

W \|uau Tao viat' o oonoguda, 
Uul^i\|U\H di(8: ''('ata morruda, 
U^u v\Mi auiai t\i8t abatuda.'* 
(C IWr la douMUt 8a barbuda 



u ^ul K II iiiU»la (*. 7 lev manquê R. 9 
Y\^\\\^ \*> 10 Ua mitn^iUêC, 16 Don a. ab mi 
ú^\\\\\M K 10 K H. i8 M 19 cossefipii R. sus 
A«i i* iH^ ikiviivl8ii m*%HqH0 R. 26 retenem C. 
^ vlU ni »8| U H. 



tal eolp que tota I'esooyssen. 
Pueys a li dig: „Ben as fol sen, 5 
cata, qu'ab mi prendas conten; 
e farai t'o ades parven.*' 

Ab tan la cata s'en erissa, 
qu'es grnss* e grossa e faitissa, 
e ditz qu'enquer a fort pelissa, 10 

e venra, si pot, tro la lissa. 
E junh I08 pes e fes un saut, 
et a cridat e mot en aut: 
"Trabuquet, no't pretz un grapaut, 
que prop vos suy al mieu assaut." 15 

Ab tan lo trabuquet s'erissa, 
qu'es fers e fortz, e fer e fissa, 
et a dig: "Na cata mestissa, 
fort pel auretz, s'ar no'us esquissa.'* 
E tramet Tuu cairo raspaut, to 

que no'l leveran trey ribaut, 
et u lo*ì mes el cors tot caut, 
don tug foron alegr' baut. 

E la cutu quci colp sontí, 
a per pauc de dol no mori, ss 

e dis: "Trabuquet, malat vi, 
ieu te lais, e tu laissa mi.'* 

E'I trabuquet respondot li: 
"Na cata, non er enaissí, 
qu'ab mi non auretz treu ni fì, so 

enans vos aucìrai aqui." 

3 sentensa. 

(î preans 6'. 10 dis C. 13 e ha R. el mat 
R, 14 pres C. 15 pres R. 16 sarÌBsa R. 18 
et ba dicb R, 19 ser R. 21 leveron R. 24. 
2ô Bentic: moric R. 



845 



DANTE DA MAIANO. - MATPRE ERMENGAlî. 



846 



DANTE DA MAIANO. 

Ms. de la LauretUienne, Plut. XC in/.còd. 26 (e). — Archiv/ûr das Studiumder neueren Snrad^en, 
33 f lîl, Siengclf Die altprovenzalische Liedersamtnlunf; e, p. 75. — Grdr. § 38, p. 39. St, p. 2S. 



Las, 80 que m'es al cor plus fìns e 

cars, 
ades Tai de mi parten e loignan, 
e la pena ei trabail ai tot, ses pars, 
on niantas vetz n*ai greu languír ploran. 
5 Quei fìs amors mi ten el cor uns 

dars, 
on eu cre quei partirs non es ses dan. 



tro qu*a mi dons, ab los sieus gens parlara, 
prenda merse del mal qu*eu trag tan gran. 

Leu fora 8Ì*m Yolgues mì dons garir 
de la dolor qu*ai al cor tan soyen, 
quar en lei es ma YÌda e mon morir. 

Merse Tenquer, a ma domna yalen, 
que per merse deia mos precs coiUir 
e perdon faasa al mieu gran ardimen. 



MATPRE ERMENGAU, LO BREVIARI D'AMOR. 

I. Me. du British Museum, reg. 19. C. 1. fol. 127^ (A); Mb. de Parie, fr. 858, foî. 127^i(tí): 
Ms. Jlarlei. 4940, fol. 130^ (G). II. Mahn, QeâicìUe der Troubadours 1, 184-186. — Le Breviari 
d'amor de Mntfre Ermengaud p, p. Azaie, 2 volL, Paris 1862^84. Cf Jahrbueh /Hr romanieehe 

Literatur ô, 402. — Grdr. § 34, p. 53. SL p. 43. 



1. 
Dels metges. 

Lo8 motge8 peccan eyssamon 

10 en manta guiza, quar 80guen 
Ia8 doctriua8 de Galia; 
per 80 que puescan vieure 8a 
louc tenip8 et ab cor vigoro8, 
8on mot ardent e mot curos 

15 de seguir tot delieg carnal, 
e de resperit no lor cal. 
Mas en 8o qu*e8 plazent al cor8 
meton nueg e jorn lor esfors; 
don volou uver palAfros, 

so belas raubas e bels arues 
vianda8 dolicadas 
e trop ben aparelhadas, 
et auzir esturmens e can8 
e sentir cauzas odorans; 

2s e tot aysso volon seguir, 
quar es profieg a retenir 



1 ço. gars. 2 lnngìan. 8 aiea tot. 4 mantes 
aeç. langir. 5 an. 6 ens. partir. er Ba. 

10 segen C, soaen AB, 11 galias (: sas) 
AB, 16 cspirit A. lor ne qual C. 18 lors i4. 
24 bon odorans B, 26 profieg es de C. 



al cors la calor natural, 

mas a l'esperit es mortal. lo 

Et esquivo cum lo malan 

80 qu*e8 a I*arma profeohan; 

quar al oors seria nozen, 

del qual an cura maiormen. 

E dono per cosselh leyal ir> 

als autres que fassan aytal, 

e per corporal sanetat 

cosselhan qu*om fassa peooat. 

E soven fnn mant home bo 

niorir senes cofesaio; to 

quar si nn greu uialautia, 

no sostcno qu'om lor dia 

qucz els se deian cofessar, 

per duptansa de may greuiar, 

e curo mays de corporal t5 

sanetat que d'esperital. 

D*autra part, quan vezo trebalh 



1 ab loien p. 2 merseis. B sem. donç. 6 
lencer a mia. 7 qa p. merseis d. mon p. 
acoillir. 8 faca. grans. 

9 a lor cors 1a color C. 11 le i4. 15 lial 
AB. 19 fa mans (\ 2i) ses B. 21 gran C. 
22 qaeas om ABC. diga A(\ 24 greaeiar A. 



847 



xra- srÈcLîî. 



848 



10 



d'aloun home, ouy mals assalh, 
dolors o febres eartana 
o febres cotidiana, 
gotassa lebrozia, 
o autra greu malautia, 
ja no*n auran compassio 
ni desplazer, ans lor es bo; 
quar espero quez ilh auran 
de la cura salari gran; 
et outrai dig gran salari 
auran lor ypotocari 
especial, don hom pendra 
tot aquo que mestiers fara 
al dig malflute trebalhat; 

15 et auran ja fag lor mercRt 
ab repotecari, lo qual 
auran pres per especial, 
que lor partísca son gazanh. 
Apres 8Ì*1 malaute si planh 

to d'alquna dolor que senta, 
ditz que fort lo turmeuta 

ol oap o en rosquina, 

01 faran far mediattina 
ad aquol ypotecari, 

t6 emplaustre o lectoari^ 
banhs, eyssarops o onchuras 
et autras malaventuras; 
e res d'aquo pro noi tendra, 
8Í.0 fay, petit sera. 
Et apres, quan ve al comtar, 
rypotecaris fay pagar 
per 80 qu'om a de luy agut 
detz tans que no li*n es degut, 
8Ì veritat dir volia. 
Pueys d*aquela raùbaria 
a lo motgos sa boiiii part, 
lo ters la meytat oi quart. 
E si cuíatz a lor gandir 



1 dalqanb A^ dalca B^ dalcus C. homes aqa 
m. 6*. 4 o] ab i4. gran salari C. 10 oatra 

A, 12 hom] ne C. pendran C, pendra /?. IB 
qne manque A. faran C. 15 aaran fatf H- 21 
le A, la B. 22 ol C. lasquina AC. 24 oz C. 
25 cniplaastz C. 20 bans Alt^ o ans C, o 
onch.] onch. A^ unch. B. sonch. C. 27 mitu/uc 

B. 38 lenes C, lui es B. H6 an A. le AC. 
87 1e AB. 



80 



86 



e'us fatz la recepta legir 

dels lectoaris o dels banhs, 

nomnar vos an per noms estranhs, 

segon lor antidotari, 

las cauzas del lectoari, 6 

per 80 que no las entendatz 

en lunha guiza, ni puscatz 

de las dichas cauzas saber 

8Ì las prezon outra dever. 

E soven per gran bauzia lo 

fan greuiar 1a malautia, 

sia plaga o nayssedura, 

et alongaran la cura, 

per may aver salari gran 

de I'home caytieu, malenan. 16 

Apres quant an agut rargent, 

son en la cura neglegent, 

don mant home veno a mort, 

que foran vengut a bon port, 

8Ì no fo8 lor neglogentia; so 

per fauta de scientia, 

quant auran preza 1a cura, 

obruran ad aveutura 

en alquna malautia, 

que no'y saubran peudre via t5 

certa, veraya ni íìna, 

segon I'art de mediscina; 

et al malaute prometran 

qu*el per cert del mal lo guerran, 

por 80 queis pague largament. ao 

E quant els an tirat Targent, 

fan lor compte; si val, valha, 

8Ì que no, no m'en calha. 

E dono bevenda mortal 

cn loc de la medicinal; 86 

furaii autra bauziu, 
que sití'us vezo malautia 

. e sabo que no's pot curar 

1 fan C, 2 del 1. e B. bans: estrans BC, 
3 nomps A, 4 antdoctari B. 5 de C 6 loi 

B. 8 de fnatume B. pezon A, 11 greneiar 

A, 12 8i ^. plaguas o n — as C. 18 las curas 

C. 15 malauan B. 16 nan aunt Ry an gat 
Ay agut C. 24 malicia B. 25 sabran prene 

B. 2H promctun (/. 29 de B. lc AC. m quel 
B. .Hl fiil an B. trag C, 82 lor mafique AB, 
conte A. 88 quc manque C. 86 e B. .87 
8iu B. 



d4d 



MATFRE BRHBMGAU. 



860 



10 



16 



to 



25 



^ 



qu'el DO'y podo cosselh dar, 
pendran sobre se la cura, 
tot per ayareza pura: 
et abans no'y toquarian 
entro que be pagat sian. 
E faran vos un temps muzar 
et en fol Yostre argent gastar; 
e quan tot er fag en derier, 
no'y conoysseretz melborier. 
Et áyssi murtrisBou la gent 
e la raubo de lor argent. 



II. 
Ayrai parlan li maldÌBen. 

Ara'm dizon li maldizen: 
'^No'ns potz ges escapar tan gen, 
quar ab sol qu*ab nos estias, 
1108 t*aurein pro gueroutías 
qu*an dig per les fols castiar 
qu'amors tol mays que no vol dar, 
e 808 far socors ni plazer 
dona trebalh e desplazer: 
don trobara8, ab qu'enquieyras, 
qu'en Ríambaut de Yaquieyras, 
di8 d'aquesf amor ses temer: 
'^^^Mas per so m*eu vuelh esteuer, 
qu'amors tol mays que no vol dar, 
quMe'I vcy per un be cent mais far, 
e mil pezars contr* u plazer; 
et anc no dec joy ses trebalh: 
mas cum ja vuelha so egalh, 
quMeu no vuelh son ris ni son plor, 
puey8 no'n aurai gaug ni dolor, 
sivais noi seray mals ni bos, 
e lays m'estar dezamoros.^ 



»»»» 



85 Respon Matfk^8 als maldisens. 

^^Per Dieu, non agra *n Riambautz 
razo, que fo8 ta mal azautz 

1 aqael A, oqailh BC. b pagatz A^ pagaan 
C 10 et en ayssi A, mortrieysshoii A^ mar- 
trycho /?. las gcns B. 11 las B. arj?cii8 B, 

18 mal dÌBZcns et Bouvent 8z = z. 15 nons 
pot 16 8ol manque. qae no8 24 dieys eU. 
26 ej. Mahn, Qedìchie 273. 528. Het-rig, H5, 
413. 27 qail. be manque. 28 mial. plaszets. 
81 8om plor. 

85 malB. 



que'8 preze8 a mal dir d'amors 

que'I avia fag tantas honors. 

Empero'I dig testimoni, 

que fetz ab cor malenconi, 

no val gee, de dreg, una glan, 6 

8Ì gardatz 8o que dÌ8 denan 

en cela mezey88a caneo. 

Dieus, quan tost oblidat li fo 

qu'el avia dichas grans Iauzor8 

del8 be8 quez om pren per amor8, lo 

et avia *n dig enayssi ver: 

""Pero be eay, ei'm dezeeper, 

que'I mielhs de pretz y dezampar, 

qu'amors fa*l8 meIhor8 melhorar 

e*l8 pu8 malvatz pot far valer, 15 

e 8ab far de volpilh vassaih 

0*1 dezavinent de bon talh, 

e don' a man8 paubres ricor; 

e pu8 tant y trop de lauzor, 

ieu 8oy tan de pretz eveio8 zo 

que ben amera, 8Ì amatz fo8.*'*' 

Pu8 doncz amor8 ta fort lauzet, 

si puey8 tahtost amor blasmet, 

e de 80 qu*ac ben dig dis mai, 

808 testimoni re no val, îr 

qu'es contraris a ee mezeye, 

8cgon que dizon nostras Ìey8. 

E *n Aymeric de Pegula 

ditz reprenden cel qu*ay880 fa; 

"^Qu'aycel que rì mezeys desment 80 

del be qu*a dig, no m'es parvent, 

pueys qu*e8 trobatz ben dizen fals, 

que'I deiam creyre dizen mals.^ 



tfft 



Aytsi parlon li Baidisen. 
"Que dizetz," dizo'lh mal parlier, 85 
"a'n Peir Vidal, le cavayer, 
que per amor trebalhec tan 
e per amors pres mal e dan, 
e ne clamec de trascio, 
per que dis en una oanso: 40 



5 hana. 12 fim. 18 ma8. 22 E das. laozeti: 
bla8metx. 30 </. />x. Rùm. 1, 432. 31 non. 
38 deian. 

ï\% an pc. M Unt :iO es ne Bn. 



351 



Xra- SIÈCLE. 



3&â 



""A Y08 mi clam, senhor, 
de mi dons e d*amor, 
qu^aquest duy traydor, 
quar me fia^va en lor, 
» mi fan vieure ab dolor, 
per be e per honor 
qu'ay fag a la gensor, 
que no'm val ni m'acor."" 

Reapon Matfires als maldÌBena. 

10 **Ad aquest vos dic iou breumen 
quez a 8a vída non ac sen, 
per que ges ieu non daria 
un plom en sa guerentia; 
quar per falsetat proada 

16 li fo la lenga mermada, 

per que*n dis d'aquesta razo 
ïe bo8 morgucs de Montaudo 
en un dechat qu*el compilec, 
on seyze trobadors bluBmcc: 

so '"Teyre Vidal es lo derriers, 
que non u sos membres ontiorB, 
et agra'l ob» lenga d*argeu, 
al vila qu^era peliciers, 
quez anc pus sc fe cavaliers 

t& non ac pueys membransa ni scn."*' 

Ayisi parlon li maldizen. 

Aras dizon li maldizen: 
^^Aquo mezeys podem proar 
por UD autre guoreu tot clar, 

soque fo mot savis e mot bos 
e blanmec on aoas cansoa 
amorH: ayM80 fo en F^olquetz 
que dii» cn un eantar quo fotz 
deU fal8 HcmblanH qu^amord adutz: 

85*^^*AmorH, per ho mi 8oy ieu recrozutz 
de voH Horvir, que mayb no'n auray cura; 



1 e^esi une chanêon d$ Bemart de Vmtadorn, 
e/. Mahn 1, 18. KlU eei attribuée à P. Vidai 
par le$ muu. M et T, )\ qimqaestz. 

\ì inalH. 10 bruumcnt. IH inili. 16 lisso. 
10 XVI. 20 c/. Mahn 2, «1. 22 dar^cnt. 
2H manque, 25 iiieiihraiiBHti. 

2(1 AyiBO. 2t) car. 29. liíi unh. dO fot. 81 
8R8. )Ú seniblant. Sb e/ ci-deemê 186, 1. 



qu*ay88Ì cum pu8 pres* hom layda pen- 

chura, 
quan ìi*8 dc luenh, quc quant li*8 pres 

vengutz, 
prezav* ieu may8 vo8 quan no'U8 oonoy8- 

8Ìa: 
e 8*anc re vuelc, mays n'ay que non volía; 
qu'ay88Ì m*08 pro8 cum a1 fol quoridor s 
que dÌ8 qu'aur8 tot fo8 quant el toqua- 



««>f 



ria. 



Itespon Matfìres als maldiseiis. 

*^Ad aquesta guerentia 
vos dic qu*en Folquetz fetz olamor 
ol dig cantar de fals' amor, lo 

e declarec 8'ententio 
en cela mezey88a quanso, 
don dÌ8 iratz e 8omogutz: 
^^^^Ab beì semblant que fals' amor adutz, 
s'atray vas lioys fols ayinans e 8*atura,i6 
quo'ì papalhons qu'a tant fola natura 
quo fier cl foc per la chirlnt que'i hitz: 
per qu'ieu m*en part e sigray autra via, 
808 mal pagatz, qu'estiers no m*en partria, 
e sigray Tayp de tot bo suffridor so 

que s'irays fort si cum fort s'umilia.**** 
Ên Foìquetz doncx entendia 
on la dicha canso mal dir 
de fals* amor, la.qual esdir 
iou no vuelh de mals ni d'errors, t5 

quar fals' amor non es amors 
ni fals sestiers non es sestiers 
ni fals diniers non es diniers, 
segon que dizon nostras leys; 
mas de ver* amor el mezeys so 

dis que falhiment non pot far, 
que mays en farí' a blasmar, 
si fezes lunh' error o mal, 
quez un* autr* aytant quan mays val: 
don dis az est' amor tot gent: . ss 



3 noB. 4 unele. f) en ayssí. cl manque. 

7 tiials. folquot. 12 ccla] sa. 14 c/ ci- 
dc$m9 \My 7. Al. 16 vays. 17 qncl Intsi. 
19 mals. 20 lay. 21 ie deuxième fort nuiìiiiue. 
22 folquet. 31 nom. 82 fera b. 35 adx. 



353 



.ÎOHAN 1)E PBNNA8. 



354 



'^"Mas Y08 no'm par puscatz far falhi- 

inent; 
pero quan falh cel qu'es pros ni prezatz, 
tant quant val niayH tan n*e8 pus en- 

colpatz, 
qu*e la valor pucia colp' e deyssen. 
5E sitot hom perdonai forfaytura, 
ja del blasme noi sera fagz perdos, 
quar cel rema e malns sospeyssos, 
qu*a mans ment cel que vas un des- 



»»»» 



mezura. 

AysHÌ parlan li maldijEen. 

in Encarns dizo Tenveios 

que tant blasmon los amoros: 
"N08 avem un autre gueren, 
qu'a digz mals d^amors per un cen 
' no*n a dig dds autrcs nogus; 

15 auiatz doncx qu*en dis Mnrcabrus: 
'^^'Fams ni mortaudatz ni gucrra 
no fan tant dc mal en terra 



que amors qu'ab engan serra. 

Escoutatz! 

Quan VO8 veyra sus 1a bera, 

non sera sos ImcIhR mulhatz.** 

Respon Maifres als maldisena. 5 

'^Ar, senhors, sia ieu escoutatzl 
Ano en Marcabrus non nc par 
de mnl dire, per que no*m par 
quez el sia dignes de fe, 
quar d'amor no poc saber re, 10 

quar dona lunh temps non amoo 
segon qu'el mezeys cofenseo 
en aquel mezeys cantar cert, 
e dÌ8 ayssi tot ad ubert: 
"^'Bru8 Marcx, le filh Maroabruna, 15 
fon engendratz en tal luna 
que sab d'amor quo fl'esgruua. 
Escoutatz ! 

Pcro anc non ameo una 
ni d*autra non fon amatz.*'*' to 



JOIIAN I)E PENNAS. 

Ms. âe raf-is, fr. Í247ÍÍ, foL 2fi^ (f). — Grdr. S 4U, p. 76. 



Un guerrier, per alegrar, 
vuelh comensar, car m'agensa 

20 quc non lo dey plus celar; 
trop Tauray tengut en pensa: 
e guorreiaray d'amor, 
endomons que ma guerrícira 
a trobat gucrreiador 

25 que guerreia volontieira. 

"Querrier, ben vuelh guerreiar 
ab VO8 d'amor, ses failheusa; 
car RapchiiR, non puoRc trobar 
hom do milhor entondenHa 

fu) ni ja plus fin aimador 

I cf, Mahn, GedidUe 80. pascat. 6 blasmes. 
7 roma e mala sospeyssios. 8 es desmexurar. 

II amors. Ifì ef. Mahn 1, 50. fpiera. 

20 la. 22 gaeriaray damors. 2H guer- ete. 
29 homs. 30 dì sia. 

RART8CII, Chrottomathitf provençale. 



qui milh sapcha la karrieira 

de ben amar per araor 

ni tengua sa laus entieira.*' 

'^Ouerrieira, sobrelauzar 
mi voles per benvolensa. 
I3en V08 vuelh dir, ses duptar, 
jur voe per ma crezensa, 
que V08 est de beutat flor, 
que non say on ieu mi quieira 
en Tharascon bellazor, 
quo micls del dart d'amor fieira.'* 

^^Mon guerrier, cortes d*amar, 
sapohas que grau penedensa 

2 esc lae dieys peyre pegala. 3 berra 
5 mals. 8 manque. de manque, 15 cf 

Jlerrig .H3, ^aS. 19 an. 
21 ni m. karieira. 2H se laasenlieira. 89 

bon. 

12 



80 



355 



Xin« SIÈCLE. 



350 



safri, oar do'us aus mostrar 
ramUtat grao de valensa 
qa'ieu vos port; oar gran secor 
mí fora, sí la manieira 
noD fo8 del lauzengador 
maldizen, qu'es trop sobrieira.*' 
^^Ma guerrieira am pres clar, 
plena de gran couoissensa, 
Don vullias per so laissar, 



quMeu suy eu vostra plovensu; 
car qui ama sa honor 
lialmens ni vertadieira, 
non deu pas aver temor 
de presona lauzengieira.*' 

"Querrier, per vostra valor 
vos seray lial guerrieira; 
car V08 portas per lauzor 
do saviu la banieira." 



AMANIEIJ DE SE80AS, ESSENIIAMEN DE LA DONZELA. 

Mê, de PariSf fr, 22f*4:i. — Mila y Fantanala, De los trovadores en PJitpana, Barceìona Í88if, 

p. 443-446 (FontJ. — Chdr. HS, p. ùJ e. St. p. 52. 



10 



15 



fO 



f6 



:ui 



ift 



De vostr* esgardamen 
vos man, cant al mostier 
seretz per lo mestier 
e per la mess' auzir, 
queis huelhs sapchatz tenir 
de folamen gardar, 
mas jos vas I'autar, 
si gandir y podetz. 
E lay no bastiretz 
parlamen ni cosselh, 
qu'ieu pel vostre sen velh 
on bona chaptenensa, 
c'am faitz de plazensa 
siatz per tot grazida. 
Enpero s'az ichida 
vol doguna solatz, 
lau c*ab sela n'aíatz 
ot ab sels quei voldran 
6 no Hobroguaban, 
qun torno ad onuoy, 
ab nuoiza ni ab bruey. 
(*ttr donzola crídiva 
non ON fort agradiva 
ni t'oMta d'avinon; 

o li pUM COnoÌHHOU 

dizon quo no'n os bol. 
Hobroc4)t ni gonol, 



que'us sia conogut, 
no portetz descozut 
ni lunh autre vestir. 
E 8i voletz bastir 
solatz de jocx partitz, 
noÌ8 fassatz doscauzitz, 
uius plazons o cortos. 
Can vendras, bela res, 
sobre taul' al manjar, 
lau que'us fassatz portar 
aigua fresca denan. 
Lo vi atrompatz tan 
quo jc8 no'us fassa uial ; 
car dona res no val 
ni donzol* atrossí, 
pu8 80 cargua de vi; 
ans 68 mestiers ontOs, 
ei focs luxurios 
nais d'aquel, et assatz 
d'autros moBtiers malvatz 
qu'icu non dic ni diria. 
Sobre manjar, amia, 
jes vostre companho 
niÌ8 autres deviro 
non anetz covidan, 
car non par bencstan 
c*om covit home sa; 



10 



\b 



20 



25 



30 



35 



H qiihMiN. 5 (l»U. inAlilixens. 9 laisar. 
22 rft. 



2 ama a sa. 9 bftnieira. 
lU aportar. 27 for. 



357 



AMANIEU DE SE8CAS. 



858 



mar sel que denan n'a, 

be vuelh manjuc, sii platz; 

pero, s'il n'a pertratz 

denau, faitz azauteza, 
5 ei covitz or pegueza. 

E tenc per vostr' onor, 

sie'us falho servidor, 

que V08 talhetz premieira 

que vostra companhieira : 
10 pero 8Í companhs es, 

fort sera mal apres, 

si uo sor V08 e si; 

jes a dreg noi noiri 

808 maestre veramen. 
15 Mal noyrír mal apren, 

et 08 leu conogut. 

E can veiretz vengut 

temps de taulas levar 

e de las mas lavar 
to ni veiretz rezensada 

vostra don* e lavada, 

refrescatz vostras mas, 

quei lavar es fort sas 

apres manjar e netz. 
15 Et aiatz totas vetz 

al lavar compauhia, 

8Ì podetz, que no sia 

mal jutjat per negu, 

ni per vayr ni per bru. 
Mi E cant iretz sezer, 

vuelh V08 aperceber 

que'us eu anetz pus bas, 

8Í podetz a nulli cas, 

de vostra don' aitau 
»5 que ab lieys d'un garan 

no siatz, vostre vol. 

E s'aizina'us o tol, 

aia*n doas o dos 

entre de lieys e vos, 
40 8Ì podetz ab bel genh. 

Bela, may vos ensenh, 

8Ì en aquela sazo 

negus homs vos somo 

e*u8 enquier de domney, 

et el per; et ynell? FotU. 14 so Ba, 
congnt. 21 lenada. 40 nìenïì. 



16 



jes per la vostra ley 

no V08 siatz estranha 

ni de brava companha. 

Defendetz vos estiers 

ab bels ditz plazentiers. 6 

E 8Ì fort voe enueia 

8on solatz e'us fa nueia, 

demandatz li novelas: 

'^Cals donas son pus belas, 

o Gascas o Englezas, lo 

ni cals son pus cortezaa, 

pu8 lials ni pu8 bonasP*' 

E s'il V08 ditz: '^Guasoonas,*' 

respondetz see temor: 

'^Senher, sal vostr* onor, i6 

las donas d*Englaterra 

8on gensor d'autra terra.*' 

E 8'il voe ditz: ''Engleza*', 

respondetz: '^Si no'us peza, 

senher, genser es Guaaca." to 

E metre Tetz en basoa: 

8i apelatz ab vos 

dels autres corapanhos 

que*u8 jutgen dreg o tort 

de vostre desacort. 95 

E negus que'us enquieíra 

no*U8 truep mala parlieira, 

neys 8*era enemicx 

de totz vostres amicx. 

Car 8Ì com ee graziti ao 

hom, cant es afortitz 

contra sos mals guerriers, 

er grazitz a sobriers 

vostre pretz ab bo laus, 

8*08 cortes* e suaus m 

et humil e plazens 

a totas bonas gens, 

c*om no'us conosc* erguelh, 

donzela, qu*ieu no vuelh 

siatz de brau respoe. 4o 

D*autra8 defensìoe 

podetz far avinens, 

8ie*u8 play, may de cinc oens, 

808 dir dechauzimen 

e 808 far falhimen. 4& 

21 metre'. 48 .V.C. 44/45 -ens : -enB. 

12* 



tòd 



Xîll' SlfeOLÊ 



B6Û 



AISO SON l,.V8 NATVUÂS D'ALOUS AUZELS E D'ALCUNAS BESTIAS. 



w*. 



Kk /V^, /* . Ì^i^à-U ./W. tèO (H>, — Af^l, lÝovenzalische Chrestomathie, p. BOl'-S ÍApJ. — 

iirdr. p, 4á, p. 67. St, p. 68. 



/Ví (mA. 1«^ u^^tum iWì pol ea que 
<^\kUk U» v^(ki'\\ i'MU ^ut venir Ia iiuoch, 
|kU« m^vou; o'I uiHti, CAU «eu venir lo 
Ì\Mu, \HiuU )^u« iHkY«»u; e v«8 la mieia 
=»uu^^ \4i^ru\^ÚMM iM Yot e oauta pus larc 
\\ puM olur. Ih ti4*¥. \jk uatura de 
TaA^ iMi \\ws'^ \H^uta, oaut a fani et on 
uuim m» li*t»(u^llia. - />W /op. La na- 
i\\\'kS \W\ lop ^m quo, t>au ve hom' enans 

\\\\^\m lo Yoya. ol li lol lo parlar. E bì 
I\muo Io yo ouauni l*omo li tol la forsa. 
Kl a I \^\A lau rtU quo uol pot plegar. 
IC «0 i|Uo i^aiuMi Ya fort luenh de sa 
lohoyrai o oaut vol iiitrar en cortal, ya 

iKt\Ml miau, oau iiiona HOgle ab sos pes, 
ol iiroii Nou po a iiiorH fort o rego, et 
aynl n'oii Yoiija. />W grilh, Lo grilh 
a (al iiatiira (|Uo (uiit aina son cantar 
laii N*ou doloolia quo no*ii porcassa do 

«iivlaudao iiior oantan. — Del 9%gHe. Lo 
MÌ^iioM a tal iiadira (|Uo, oan deu morir, 
oaiita laii otar (|uo, hì hoin li ve denan 
ali oNtiiniioUN, ol ni aoordara ab loa 
OHliiriiioiiHi adouox oonoyi honi que deu 

ì\\ luoi'ii' Ihl iHi. Lo oai oant a manjat 

ot OM Hudol ploH| ol gota 80 quo a 

iiiiiii|iil I oaiit a iuiii, o toru' a inanjar. 

Ih h i'êhi^ê, La Yihra, oan ve home 

iiiili ola iioii raiiHa rogardar de paor; 

mio ouMl lo vo YOHtlt, no'l proHa ro o sautu 
ll iloHiiH. />#/ nièèii, Lo HÌini vol oen- 
Iriiriii' lot oniit vo far. 14 oaut lioin lo 
vol |ioiiio, lioiii HO uiot on loo quo lo 
voyiii oiiiiHHa uuan nahataH ah oorregas 

•)i< |iiioYH laiHHa lan Hahatan o va'a metre 
a iiiiii pmt. M'l HÌuii va o fay aital; e 
oaiit OH oaiiHHatH, lioiii lo pron, — Del 
f Hi /1 I lO oorp, oaiit a hoh oorhatoa, quo 
HMii HOH pliiiiia 110 Honihlan paire ni 

II Uii»| Url ipt H V oiii. \ì\ p. é, «t ab so. 
114 iiiiH«| I. INI .1. 



mayre, ja non lur donara clam ni cosselh, 
tro que an pluma e que'Is somblo. E 
cant troba Iiome mort, premìeíramon lì 
manja los huellis e per los huelhs lo sor- 
vel. — Del leon. Can lo leon a preza 5 
e home li passa denan, ja noi tooara, 
que passar y pot set vetz, sol que rhome 
no1 regarde. Mas si Tome lo garda, el 
es tau senhorilh que cui* esser deceu- 
butx, car osgurt <roino os tun souhoril, lo 
e per so el laisa la cassa e cor vas hom 
ei cofon. E cant hom lo cassa que ve 
que no*8 pot defendre e I'aven a fugir, 
el cohri sas pezadas ab la coa dereire, 
per 80 c'om no veya son esclau. E can i» 
la loonessa a loouat, el uais mort; o tros 
jorns lo paire crída e rugis sobre el e 
fay lo vioiiro. — De la mostela. Oaii 
la mostela a son mostelon qu*es natz, 
elai muda per paor o'om no lo*y embIe;to 
e si hom loy men' a mort, ab c'om lo'y 
rendes, elai revieu. — Del calandri. 
Sii calandri porta hom denan un ma- 
laute et hom lo geta sul lieg, e lo ca- 
landri gara lo malaute eu ia cara, senhal 85 
es de guerir; e sii gira la coa, es senhal 
de niort. — Serena canta tan dossamen 
que tot hom que Tauia, ven vas ley, e 
non pot estar que no s*adorma; e cant 
es adormit, elai mct mort. — De aspis.fiti 
Aspis 08 la serp que garda lo basmo; 
cuut hom vol aver del busnie, hoiii lo 
adormis ab esturmens, o pren hom del 
basme ; e can ve que es enganatz, el so 
clau la una aurelha ab la coa e fretass 
tan I'autra per terra, tro que tota Ta 
clauza, per so que non auia los esturmens 
e velha. — Det merle. Merles noiris 
hom volontiers; e non canta mas tres mes 
de Tan, o fai pus plazen can quo auzel 40 

7 .VII. 11 laissa Ap. 21 met a mortV Ap. 
28 luy. 



363 



Xlll- SIÈCLE. 



364 



trauca los costatz o va fora gauzens, e 
la cocodrílla mor. — De Vidre. Idre 
68 una serp que, cant hom li talha una 
testa, el ne met doas; e d^aquel idre s'a 

ft paor la cocodrilla. — De la vibra, Can 
la YÌbra vol aver paiia do aa par, cl 
met Bon cap cn la boca bayan do 
la femela; o la femela estronh li tan 
fort lo boc oi cap al masclo que 

10 mantenen mor ; e la femela reman prenhs 
de doas vibras, mascle e feme; e can 



devon nayssor, cls salhon per roaquinu, 
e la maire mor; et enaisi el mon non 
Bon mas doa. — De la simia. La simia 
fay dos simos; e cant hom lacassa, ela 
mot sel que mens ama sul col, o tonga 5 
ue, BÌ's vol; e sol quo mays ama, lo 
maior, mot entre aos braa, e fug ub dos 
pes. E cant vc que non li val re, pcr 
tal quo puesca miellis fugir ab cutro 
pes, ela laissa sel que mays ama, e fug io 
s'en ab lo menor. 



RAIMON FERAUT. VIE DE 8AINT IIONORAT. 

ÍAt vUla de Sant Honarai, par Raymond Férauâ, publié par A, L. Sardou, Nice 1875, p. 4 — 8. 
Donné ici d'après les Msa. de Faris, la Vallière 152, fol. 15* (Á); fonda fr. ISÙOU, fol. 'Z' (B). 

— Qrdr. § 20, p. 23, St. p. iO, 



Ayssi dis restoria, con Herenborc, la reina, 

mayre de sanct Honorat, mes en heregia 

remperador e son marit frayre. 

15 El temps ancianor, so retray I'escrip- 

tura, 

quo Mahomet de Meca, nialvayza crea- 

tura, 

e Johan Gaunes feron ley de falsa figura, 

de peccat e d*error, 

don foron verinat mot duc e mot persant, 
soPinabels de Bugia e Sidracs d*Oriant, 

Marsilis de Marroc an son frayre Ay- 

que foron rey clamat [golant, 

d'Agey e de Girona, de Murcia la bella, 

de Tholota la gran tro ins en Compostella, 
iftGranada, Haragossa, de trastota Òastella, 

roy de Pampaloua: 

a(|uostN crezíen la loy do la malvayza 

gesta, 

Idifruni oTorvagant honravanenlurfesta. 

ìi can Ap. metalha. 6 elli. 

11 frayrcm. rubrique danu It: I)e lerror de 
mafumitt. 10 mafumet B. 17 fezeron B, 18 
(li;rror o dero^l*^ ^cunda //. 19 motz ducs c 
motx \ìu*M%m A , ma^UH dux magns persant 
li, *^) bur^itt //. tà claiuttt o foron de fach 
/y. %\ do M. /i. 26 r. dcl pays do naaarra 
îi. )iH hondravan A 



Per 80 qu'els cristians poguossau far 
e monar a desrey, [conquesta 

ad Audrioc d'Ongria donoron lur soror, 
princo de Oumania o do tota Tonor, 15 
frayre Leon lo Grec, que fom de gran ricor 
e de gran manentia, 
Ueremborc la plus bella de cara, de 

faysson, 
huels vars e saura testa con fil d'aur 

environ, 
bel vis, boca rizent colorat menton,w 
flor do tota Oastella; 
roza fresca do may non cs plus colorada; 
gent cors e bellas mans, de faysson 

mesurada, 
gent parllant e plazent qu'a totas gens 
e sa beutat retray. [agrada ts 

Ues milia combatens ac per ella d'aiuda 
remperayre Leons, tro quo agues vencuda 
la guerra de Uudac, que avia lonc temps 
qu'era reys veramens [aguda, 

4 simios Ap. 

12 que de crestians h. 18 manque H. 14 rcy 
dongria U. 15 primpcc B. 18 helemberc A. 
e de f. //. 19 tcsta sanra B. till A. 24 quo 
a A. 25 manque li. sas beutas rctras ^1. 
r. a tlor de tiis Horida B. 2\) que era A. ?. 
amsi en escricb si troba b. 



3G5 



lîAlMON FERAUT. 



:)66 



deSur, deNicosia, d*Acree d'Escaloua, 

de Domas, de Nichca, d^Autioclia la bona. 

L'emperayre Leons li baysset la corona 

e li tolc ìa Turquia 
5 ab Audrioc, son frayre, prince de Cu- 

mania, 

que la bella lleremborc avia cn sa baylia. 

Tant s^esforset li domna que mes eu he- 

remperador e*I frayre. [regia 

Ay, Jesu Crist, lo payre, quaU dans e 

quals dolors, 
luque per nquesta donna porda tant grans 

senhors, 

Andrioc e son frayrc, la loys christianors, 

trastot lur repayre! 

Ayssi (li8 \n |ce8ta,con Herenborc pantayset, 

cant era prens de snnct llonorat, qne un 

i^ray de flama li eyasia del cors, que 8i 

eatendia entro al cel en forma de colompna. 

Pueys nou tardet gran temps quei 

domna si sentia 
ensencha de son cors: domens qu^ella 

dormia 

dins 80U palays ausor sotz palis de Suria, 

80 vi uua vcsion do mot graut espavent: 

cyssir vi de 8on cors una flama luzent 

en formn de colompua, quo tro al cel 

a'estent. 
Lo ray 8 d^aquesta Hama an la bella clayror 
venia tro en Espanha e la ley payanor 
ssvincia et encaussava e gitava d'onor. 
Et Andriox, lo rey8, que era en Turquia, 
pantayzot aquol scr quci dona s^ajasaia: 
uua flama luzent del ventre li ey88Ìa. 



2 niclioa A. e d'A. 3 li i b. ^. 4 T. am 
trastota sa terra B. b am tì. primpce B, 6 
helemborc A. 8 el | e son B. f . e trastotz sos 
vanadors B. 10 pcrdan A, pcrdam B. 11/12 
la -repayrc manque B. xpristianors. IH ru' 
brique dítns B: Ayssi retray lestoria del pan- 
tays de 1a bella licremborc c del rcy andrioc 
17 Tuey A. lonc B. quil //, quc la A. 18 
ementre qne d. ^. 19 en son //. sos A. 21 
Hamma A. 22 quen tro B. 28 flamma A. 
am B. 24 en tro cn B. 25 e A. en casaua 
B. 26 rey A. querra B. 27 que la (li) AB. 
8Ì iasBÌa A. 28 ílamma A. 



Et aqueata clardatz d'Eepanha e d' Aragon 
encau88ava la seuta de Mahom lo gloton, 
de tota payania tro a Montmelion. 
En gran pen^amout 8on lo rey8 e la reyna 
d'aque8ta vezíon e caacun a'atayna. 5 
Non restet en lur terra ni devinani devina, 
I*un8 non o dÌ8 a Tautre, en 8on cor o 

celava, 
ala 8avÌ8 de lur seuta caacun^ o entervava. 
D'aqueata vezion tot lo plu8 8*acordava 
que Herenborc la reyna portava un enfant lo 
quo de totaCa^tella e d'Eapanha la grant 
encau88ava la 8euta Mahom e Tervagant. 
La bella Ilerenborc avia mot gran paor 
que, 8Ì aaupea lo rey8 la vezion maior, 
fezee aucir renfant a mot gran dezonor. 15 
Aras layeea lo reye la guerra de Turquia, 
cavalca 8a8 jomadaa, tro quo fom en 

Ongria, 
e trobet qu'eu palhola Uorcnborc 8Ì ja88Ìa. 
Aliurada jaaia d'un precios enfant, 
net, de clara fay88on e de belleza grantrto 
Andronic li me8 nom lo rey8, car I'amet 

tant. 
NoyrÌ88a8 fe8 venír e gardas li quería 
que gardeeaan I'enfant, cargran paor avia 
que per la vezion la raayre rauciria. 
Araa croy8 e meilhura Andronix lo pla- 25 

zen8: 
lo rey8 li fe8 venir eacudiers e 8Ìrven8, 
que trastotz aoa plazers li aguessan pre- 

zen8. 
Pre8 de Nicomedia avia fach Gon^tantia, 
lo pnyre d'Andrioc, ol foroat, on jardia, 
un gran palay8 rial, hon 8Ì noyr Andronis. 80 
Andronix lo plazent 8^68 noyritz el palaya, 



ì e A. clerdat (atx) AB. e mttnque A. 2 
cassava AB. la crescnsa A. mafumct B. b si 
attayna A. 8 Inr ley A. demandaua A. 12 
la ley A. 15 desonor A, deyionor B. 18 qnc 
cì\ A. e trobct heremborc quen payllola iascia 
B. 19 alliurada A, alienrada B, 20 net] ques 
B. clayra A. 26 meilhuyra A. plasent A. pla- 
zentz B. 27 en present B. 28 nichomaaia B. 
constantins AB. 29 en f. B. un A. iardins A 
B. 30 noyri B. andronix AB. 81 lo joyos B. 



m 



Xlll- SIÈCLE. 



368 



A\> «uU») ilo Imuilor u tant oon volc o 

mays: 
iiiuyM Imiio iioii ai (ioiiot a nulh malvays 

rellays. 
Ihi (iia ii*o«i4Ìovono que Ândronix lo pìa- 

zens 
iimiijava on la foroBt ainb al^un de sas 

gens, 
I o*uuM orintUnii li vonc e quos li humiU 

mens: 
^* Aluiornn, illh do roy, ini fay far a tagent 
iior JoMU ( VÌMt, hi roy de paradis plazent.*' 
TaiitoMt II foM donar tratitot son compli- 

ment. 
l<liifaiiM do piotat it do gran osporanza 
MiOM lo IioIm Andronix o do gran aondansa, 
a pauroM vorgonhoM, a gent de malanansa. 
( )unt tornot al pahiyM, ol atrobet sa mayre, 
la bolla lloronboro, o di» li »on veiayre. 
^M'ar illh, quo avoM fach deforas el 

repayroP** 
iii^MhMinai vono do doport ot ay vist un 

moasage 

do iloMii <VImì, lo roy, qiio os do gran 

paragtí. 

Mm oI nuMtro ooxìiim ni do nontre linhage, 

aporlon a mon payro iii a remperadorP 

lioyM OM do paradÌM, mo dizon li pluzor." 

no^'Uol lllh/* dlM lloronborx, ''beu parllas 

de folor. 
Non plaMMa a llatluinot quo coat Jeau 

(vríst 8ia 
oMiporayro iii royM iii do lur compagnia: 
Immii foMi MialuuroM, pon<lut/ per na folia. 
HoIm quo oroMtMi («ii ol Mon fala galiador, 
olohroM Miiilaiiont o vivon a dolor: 

I MytMia il, uoiil tl. 8 am H, H cant B, 
1 mIoimimn /' ft liiimiliuoiit Atì. 12 cl H. el 
vny Iniimr nm //. II n qiiavri uÌBt //. 15 e 
liiiy Â. 17 iMiNliiN A, ruvliitx //. U) plozor //. 
UM Nii (ÌIn // 'Ji\ pliu'la a iiiahomet //. 22 
i>lfi|iiti'Miloi'N tl* iiiniu'nciu A. 2:t p. fom per fì, 
ya i^lll //. Iiiy /'. K(^lli^(h»cv ^^- ^f) malan- 
liailt A, 



trop 8Ì banhon en suno do filli d'en- 

perador." 

Herenborc fom marridaepensetsoD afar, 

con 8on fill Andronic non poguea atrobar 

negun d'aquesta ley, an qui pogues parlar. 

Comandament fom fach tantost do part 5 

lo rey 

que totz homs que crezes en so quo 

J08U8 fey, 

morÌB a mala mort ho reneguea saley. 

Ar moron cristians an tota lur companha: 

per lo regne d'Ongria e per tota Ala- 

manha 

fan auciro los sancts tro en la granio 

Espauha; 
quant Dieus lo glorios aparec verament 
a tres verays cors sancts qu'estavan 

penedent 
lonc temps el mar de Creta, en una 

isla plazent 
Aysso fom aaiict Capracis, aanct Mayona, 

aanct Liona, 
que do gran sanctìtat oran e luma e fona; 15 
mays plus complìtz estava sanctCapraaaia, 

le dona. 
Aquesta eran agut philozophe nomnat: 
laa riquezas del mont avian dezamparat, 
amics foron de Dieu, plena de gran 

sanctitat. 
"Anaa," dis Jesiia Criat, "lay on Níco-fo 

medía, 
en la forest del rey tenes la drecha via: 
trametray vos doa filha d'Andríoo, rey 

d*Ongria, 
e mcnaroB los en lay on aurea mandat ; 
aqiieat oyasauBsaran tota crostiandat.** 



1 tro A. e1 //. denfantz tì. 4 dcngiin //. 
am tì. ô dapart A. 7 vo A. 8 am tì, 10 
pliis nuínque tì, stava A. domps AB, 17 
a^ns philosophes iiomas A. 20 lay en] prea 
de B. 24 tota] la sancta B. 



3GU 



SfíNfíCîA OU U) 8AVI. 



370 



8ENECA OU LO SAVl. 

liariifch, iJmltntller der provenzaliscìietì LiUeraiur, p, VJU, 3—201, 27. — Grdr. § 31, p. 46, 

St. p, 18. 



Le jugge que servÌBÌ pren 

greu fara lial juggamen. 

Jugge qu*en dreit absol lo tort, 

per dreit se lia a la mort. 
5 Ilom bo laissa per Dieu mal far 

ei mal per la pena sessar. 

Soven per las autrus foldatz 

ve Iiom Io8 bo8 mal trebalatz. 

Qui vol entiers autrus malan 
10 ni Io8 e88eta, no 8*engan ; 

car maldizen dítz fal88etatz 

ei 8avì cobre las vertatz. 

Savi 8'aluenha d*autru huÌ8, 

ei fol agacha pel pertuÌ8. 
15 Qreu e8ta savi 808 fasenda, 

car adc8 troba on 8e prenda. 

Qui pert 8on temp8 de 8on pro far, 

ge8, oan 8e vol, noi pot cobrar. 

De taU fasendas for ti tracba, 
20 que de trop parlar ve 8ofracha. 

Trc8 cau8nR malditz SaIamo8: 

hom viol, noci, luxurioR, 

et homo manent me88ongier, 

paubrc erguIo8, mal parlier. 
25 Le 8avi am 8on gent parlar 

80 fa a tota gent amar, 

ei fol conqaÌ8ta enomix8, 

can parla, e pert 808 amicx8. 

Am lo fol no t*acompanhar, 
30 8Ì no't vols am lu degolar. 

Fol8 08 qui vol e88er privatz 

d*omo que vol 8eguir foldatz. 

8i fil de Dieu devenir vol8, 

aia8 merce del8 orfanob. 
35 Cala't, 8Ì parlar no ^abias, 

que per aÌ880 8optatz no 8Ìa8. 

A covit en autru maÌ8o 

8apja8 grasir ei pauc ei pro. 

Tot paubre que*8 te per pagatz 
40 a may quei ric trop as^edatz. 



Liab homs 8alva 8on vesí, 

ei fal8 tot en risen rausi. 

Ton coragge e tas maisos 

garda d*ome qu'es bauaios. 

E gara be la tua cau8a, 5 

quei 8avi te la sua oIau8a. 

Bon co88eI, 8Ì fol le te dona, 

noi meapre^ea per la pressona. 

80 que a to8tem8 vola establir 

de lonc temp8 deu8 veser consir. 10 

A far amic fay lonc demor, 

mas puei88 Tama de tot ton cor. 

L*amic, cant as lonc temp8 amat, 

amai, cant poyras, a ton grat. 

Ke no pre8 pueias aquel parel, u 

c*an renhat lonc tempa d'un cossel, 

can les veg pueisaa^ sopartir, 

que ru8 degra Tautre sufrir. 

Fízel8 amic lun temp8 no fal 

per paubrieyra ni per trebal. to 

Aquel araio tenc per e^tranh 

quo u la grau ooclia sofranh; 

a la cocha conoicheras 

8Ì val to8 aroíx ni 8Ì Tas. 

Al8 faitz oonoícheras las gen8, t5 

que las paraulas van mentena. 

Paraula do88a fai amix 

et aauauia enemix. 

Aiaa amix, mais no d*un for, 

un aiaa, cui digaa ton cor. 80 

Doas forsas ha e saa ma 

qui pot aver amic certa. 

Fizel amic la vida val, 

qui ama Dieu a Taital. 

I/amic ca8tia c 88clan 55 

renomic en deafìzan. 

L^amic caatia a^pramon, 

renemic eu coasonton. 

A to8 amix 8Ìa8 Iial8 

a la cocha, ho seraa fals. ^ 



19 Uls Meyer] tas. 



10 veser] p. ê, n'aver. 



371 



XIJl' SlfccîLE. 



372 



10 



El mon noii a tiin dosaa oausa 
d'amic am cui liom parlar ausa. 
L*amic castia en apert 
pueisB lausa lo en cobert. 
Aquel 08 vertadiers amix 
que t'esenha com to castix. 
L'amic quo te costia t'ama: 
aquel croiss ton bo e ta fama. 
Aquel amie, a cui nou cal 
8Ì tu faa be o 8Ì fas mal, 



to lausara tot quaut fara8, 
ja do lui no*t gau8Ìra8. 
En ton amio te fizara8 
que pu8 lial Ten trobaras; 
e qui e son amic no*8 fia, 
do far ongan lo mot en vîa. 
l)o tot t*aco88o1a am un, 
nou ges am tot ho am dogun. 
Non laisses ges i'amio privat 
pel novel que no as vezat. 



10 



TRADIJCTION DU LIVRE DE8 VICES ET DES VERTU8. 

Mê, de Pariê, fonds fr. 10i9 (anc. 7337), fol. 48^. — St. p. 61. 



I>e peccat de gola. 

Ijo .VII. cap de la bestia d*enfern es 
peceat de gola. Li boca d'ome a dos 
uficís: gostar, so os a ssaber manjar e 

15 beure, e parlar. Per amor d'ayso farem 
do la boca .ij. tractatz principals. Tjo 
preinior os on poccat do glotouiaou beuro 
et en manjar; Tautre es peccat de la 
longa, qui es fol parlar. Peccat de 

toglotonia 08 .j. vici que mot plas al dyable 
e mot dosplas a Dieu. Per aquest peccat 
a lo dyable mot gran podor en homo. 
Don no8 trobam on I'avangeli que li de- 
iiioni demanderon licencia a Jesu Crist 

9ftquo poguossan intrar ois porx. E Jesu 
i)mi donet lur en iicentia. E deman- 
tonont quo ílh foron intrat, tut li porcx 
ayni (ion ondomoniatz si negueron tut el 
iiiar, on significansa que tut li home glot, 

Kiquo vivon a maniora de porcx, son donatz 
ul dyablo, que puoscan habitar en els, e 
que l(Mi puoscan far nogar en abis en la 
iiiiir d*onforn. Mot a gran podor sobre 
Non oiMtmio, qui lo ton a la gola; atressi 

% a lo dyablos inot gran podor on iiome, 
oaiil lo pot far poooar por aquost poccat 
do gola. Oant lo dyablos vol home do 
tot soMinotro, ot ol li oorro plus volontiors 



a la gola ; car a penas li pot pueys 08- 
capar. Enaysi pres Adam et Eva en 
paradis terrestri. Aquest peccat es razesc 
o li linha an que le pescayrcs d'enfern 
pronlospoysonsen I'estanh d'aquestmont, 15 
o pron los por la gola. 1\fot dosplas a 
Diou aquost vici, car tot homs glotz fa 
son diou de son vontre ; et ayso es grans 
desplazer gran abominacion aDieu,c'om 
fassa son dieu d'un sac plen de femsi eto 
que hom temia mays et ami son ventre 
que Diou. Dious comanda dejunis ot ab- 
stinencias, e le ventres oomanda que hom 
mangi pron e de pas ; Dieus comanda 
matin levar, e'I ventre dis: ^^Trop suy plens, «5 
a dormir mi coven per miels degerir mon 
condug.** E pueys cant s'es levatz, oan 
tart que sia, enans que diga sas oraoions 
ni sas matinas, el pensa de son ventre e 
domanda: ^'Quo poyrom huey manjarPao 
Poyrem rcn manjar de sazon P** Et apres 
renombraquefortfonbonslevinsd'anueg: 
^^Poyrcm en trobar d'aytal de melhor? 
Li tosta m'a dolgut anueg, ja non seray 
ad ayze, tro quo aia begiit.*' Aquost poccat ^ 
iiiona iiomo a tota paurotat ot a tota vor- 
gonha. Premieramens lo fa glot et hu- 
briac, ot apros jugudor hixurios 



4 (III Ap<iri. 



13 tcrresti. 



373 



LlVUtí DES Virns ET 1)E8 veutus. 



374 



degastayre, mal despendeyre del sieu, 
e pueys vendre sa liereiat et endeutar. 
E pueys esdoven ribautz e layres e mal- 
fadatz et houiicida o justiziatz, et cl 

5 mezeys, que si dezespera, e ssi aucis e si 
destruy. Aytal esoot fa soven pagar le 
dyables del servizi del ventre. Aquest 
peccat 8Ì partis en .v. brancas segon 
sant Gregori, car en .v. manieras pot 

10 hom peccar en beure et en manjar : qui 
manja denant hora; qui en pren ses 
mezura; qui manja golozamens; qui fa 
aparelhar de manjar trop par sobrefluitat; 
qui fa aparelhar son manjar trop curio- 

i5zament e trop delicadament. Li pre- 
miera branca d'aquest peccat es manjar 
denant hora. Trop esta layt ad home, pos 
quc C8 vongutz a niadura etiit, et C8 sans 
e delichos, que non pot esperar ora de 

tomanjar; et esdeveu 1i de gran glotouia, o 
per mala costuma, o per malvayza com- 
panhia, pos que es sans e fortz delichos, 
8Ì non 68 alcuna ves per cauza razonabla. 
E motz de peccatz esdevenon per aquesta 

tft costuma, c*om cura en sa vida aysi com 
bcstia niuda. Aytals homs dis quo non 
pot dejunar ni far penedensa, car a frevol 
tosta; et el dis ver, car el a malvays cor 
e malvayza volontat. Qui son cap dezarma 

8oet 08 808 bon cor, el non pot dejunar ni 
far autre ben, e sson malvays cor li fa 
trencar son dejuni, que es gran peccat e 
greu dezobediencia de sancta gleya que o 
a comandat et establit. E fora pron 

sr) sufertador, si ay tal persona danipnos sola- 
inens si inezeys, mas ol vol aver com- 
panhons en sa glotonia, c tol lur de ben 
a far e vol los menar an si en enfern, 
fazent las glotonias. Mot homes son mal- 

40 vays per avol companha, car totz homs 
glotz ha propriamens sobre totz autres 
peccadors rufìci del dyablc, que es re- 
trayre home de far bcn; neis cal re, quc 
s'en rizon e s'en glorifican, cant podon 

12 golaozamens. 48 nescalre. 



alcuns retrayre de dejunar e de far ben, 
e chiHan et escarniysson aquels que non 
Io8 volon creyre, cant Io8 vezon dejunar 
far autres bens, ot apellan los layrons 
et ypocritas; e deurian si mezeys apellar 5 
enemix de Dieu, car ilh podon ben far 
soven maior dejunis, e pueys podon tre- 
balhar en las fazendas d'aquest mont, 
c mostran que fort an pauo de Tamor 
de Dieu, e tut son sebelitz en la vanaio 
amor d'aquest mont, car mays curan del 
plazer de la cara o de la gloria del mont 
que d'aquella de Dieu. Alcuns homes 
podon ben dejunar tro a la nueg per 
cassar o per playtz o per juox o peris 
alcuns negoois temporals o per alcunas 
vanetatz, mas per Dieu lur seria grieu 
do far. Ad aquol jorii que deurian de- 
junar, son tornat enfant que volon a 
totas horaa tenir lo pan en la man.to 
Àtressi com hom pecca per trop manjar, 
pot hom peccar per trop sopar. Home, 
a cuy plas trop velhar de nuetz, gastan 
lur temps en occiozitatz; ilh si colcan 
tart e ssi levan tart e peccan en motas S5 
mauieras. Prcmioramens en so que 
trastoman 1o temps ; car fan de la nueg 
jorn e dcl jorn nueg, e Dieus maudis los 
per la propheta. Lo jorn deu hom ben 
fayre ; e la nueg deu hom pauzar de las ao 
obras del cors e deu hom Dieu lauzar e 
pregar. Mas ilh non o fan ni lo jorn ni 
la nueg, so per que Dieus ha tot lo temps 
cstablit, e perdon tot lur temps; e non 
tan solainons perdon lo tempe del ben, 86 
que poyrian far, mas fan motz de mals, 
jugar a taulas, ad escax et a datz e dire 
follias^ gabarias e mals enprenemens, et 
offcndon Dieu e fan motz de greuges a lur 
cors, don s'amerma lur vida, e dainpnan 40 
lurs armas. /Jja segonda branca de pcccat 
dc gola C8 manjar c beurc otra mezura. 
Aytals 8on propriamens glotons, que tot 



8 fazemias. 10 en laaa amor. 31 dieoi. 
'òS 80 que D. ha per t? 39 diens. 



:ir 



XIV- SIÈOLE. 



37tí 




^"^ ^fc :«*!* ^ jr*!! ^MMUt corporal et 

.y^mUìI v>« tti<ugtir I» biHir^ p«r meiura^' 

itftx»to lK>itt^ «w UMfoii ilaTant lur 

^«|M (HHT maig^ \> |MNr bnHire oira nie- 

. ^ ; %> \Hkf^}t^ ^ >itïoii i^a ^ns langors 

^ «,>u air^u4 iHaUàulùu. K qui iraquesta 

t^^^>^«»«^ ^^' ajHMir^v irf diHi aaber que 

^^^^^^t^íi tiiauì^a» ííou Ji> YÌuro el mont. 

I^ ^ ^ K4&i ^»*^^** iWí(>>u la iHàru, lí autre aegon 

\%A&' )<^^^^^^^ ali>^miii0ii«> lì autre segon 

^ ^^vci****** 'i auir^ $%^u lur avarioía, 

\^ (4Uii*^ ^^ lUÙHH^ U aulre aegon lur 

^^^tt^i*^^^ ^ ^^ ^^^^* ^^ ouenta, li autre 

V ^xv»ii ^^u )H>ui><U^tt^ «\)({\ui quo lur poooat 

% ^>uus>i^^x (^ aulrv iMí^ui IVmor de Dieu, 

^\HÌ svu Iva v\>ie^WHant« Hsperit. Sil 

v^\iv> Mi^v4i >àV|Lv^ Ia ^^iti) ^u oondampnat, 

v% iM4ul Taul kv« juja a mort, oar fan de 

vàKi\u* xi^uUv luv vlU^u. AytaU non tenon 

ui «UM'U ui uu^ura^ por que auran en 

\'«4ViUv iHHtlv pv4\a« ui^urmona ses mezura. 

Hil v|uv^ ^i^\Mi ou lur jovontut, volon 

^v^a^^^^ '^^ ^^^''^^ iHMupauhiaB e non podon 

4i% u^àu luvvâUiHi. Hilli quo vivon segon ypo- 

yuu^^ «vM^ iMArtir dol dyablo: aytals an 

vt\M4>* uu'AUiHM» \m don dyablog ati, que 

Isui uiviu^^ulMU Miou mot oontraris eutre 

\\U Wm dynbloM li dia: ^^Manja pron, 

v)u\^ «iA«i \m\ (\>r(« uon t^af^eolisoas ;** 



\^>- 



Tautros 1i dis: ^^Nou faras, dejuna per ho 
que sembles bons e santz et homs de 
penedensa.'* Et enaysi coven a la ypo- 
crizia doas mezuras, una petita et es- 
castta, de que huza davant la gent, et 5 
autra gran e larga de que huza priva- 
damens, cant hom non o ve. Aquel que 
es cobees et avars viu segon lo man- 
dament dc 1a borsa. Li borsa li es 
comandayria de tot Postal, per que entre lo 
la borsa ct home glot ha trop bella dia- 
putacion. Le ventres li dis qu'el vol 
esser gras e plens. Li borsa dis: ^'Et hieu 
vuolh esser plena e non mi vuelh vuydar.** 
Le ventros conselha: ''Hyeu vuelh queift 
bevas e manges pron e despendas.*' Li 
borsa dis: ^'Non fassas, hieu vuelh que tu 
gardes lo tieu e o restrenhas." E que fara 
aquest las caytius, que es sers d'aquest 
dos mals senhors P Per far pas li coven to 
far doas mezuras, lá mezura del ventre 
en autruy ostal, bona e larga,, e la mezura 
de la borsa eu son ostal fort doloyroza 
ct escassa. Silh que vivon aegon fízioa 
tenon la mezura d'Tpocras, que es petita ts 
et estrecha, ec esdeven fort soven que 
cilh que vivon per fízica moron atrossi 
pcr íizica. Tant purgan las catre huniors 
que li .Y. humors si gaeta, so es la vida. 



8AINTE AONES. 

/ .Ut<ihi«* AMi«iv«»#<Wi' ifi *^'> éiijnetc, Fucn, in eUotipia thlí' unico nis, con prejasiotte tU 
K' <W«têi«u«, Kv«M» IHHi^t Is ^-^H, Sttneta Agneií, I^'ovenzalùtdtes genstliche9 Sehauitpiel, /iet'uutt^ 
Mu^^'H ¥^^H k lUtrht'ht IMin I8(ÍU, p. iS—H.'t, l. lUl^d.Hi. Coìnpnrè avcc Péiìition th 

âl. StmloH, Siee 1877. — ardr. S ŷ^, P- SO, SL p. .05. 



au Mo*<»» »«#H«MMl ntmUU W circumdant $am 
Mé ^h*«^»/»m/o, W /hmi/i«(i matev/acit plan- 
, /iMM «M JiOMM iilhp Itol glorio», Yorai lums 
\\ olunba M MM/iN/MiMM tUvai planvitm, 



iia i>/ i4 slmH9 p. liH), 10. 



^'Ai, bella fila, ques aves? 

Certas, no mi semblas, Aines. 
Rei gIorios,Sener, per qu'hancnasqieiP 
Morrir volgra lo jorn que t'enfantiei, 
bela filla, quar s'anc n'aic alegranza, 
ar n'ai mil tanz de dol e de pensansa^ss 

qe mala fosas nada. 
Holla fílla, por qo yoIos damuar 
la tiua arma ni*I cors faa tormentarP 



379 



XIV SIÈCLE. 



SRO 



per q*ÍGu dio qe li anem totas enaems 

pregar 
qea en nom del aieu Dieu nos deiha 

bateihar." 
Elis meretrix respondit Pirie dicendo sic : 
"Ara lo li anem dir ses gran bestenza 

far, 

b e qe totas ensema lo li deiham pregar.*' 

Modo vaduni omnes meretricea ad vir- 

ginem ut roget Deum quod vellit eis per- 

donare. Dicit Sansa Aineti sic: 

^^Domna, a tu venem, qe tu deihaa 

pregar 
10 lo Dieu que tu asoras, q'el nos yuella 

aiudar, 

es en lo sieu sant nom noa deias bateiar, 

qe noB no volem plus na Vestis asorar." 

Aines respondit meretricibus quod libenter 

dabit eis babtismum, si volunt credere 

15 articulos fidei, 

^'Es ieu Yos donarai baptisme de bon 

grat, 
8Ì oroses loa articlos quo cro li cres- 

tiandat. 
D'autramenz le baptesn^es no'us seria 

autreihat." 
Borgutida meretrix respondit Aineti: 
20 "Domna, de mot bon grat creirem tot 

qant diras, 
e Yolrem far o dir tot qant coman- 

daras." 
Modo dicit eis Aines quod istud est eis 
necese : 

^^Aizo ¥08 a mestier qe sol un Dieu 

cresas, 
25 col q'a fah cel e terra; on aqol vos 

iisas 
08 en lo sieu car fíll Jesu Crist qe 

nasquet 
del ventre de la verge, qe hanc homs 

non i toqet; 
08 en aqel sant ventre el volc eser 

portaz 
e per Sant Esperit fon lainz aspiraz. 
ao E cresas qe per nos fon en la croz 

levaz, 



per nostros grieus pecaz auniz e nial- 

menaz ; 
pueh intret en enfern e de lainz nos 

trais: 
Yuella per sa bontat qe lai non tornem 

mai8. 
Cresas qe al ternz jorn el volo resuoitar 
08 a I'asension lai sus el cel puihar. 5 
E cresas q'ol venra los morz e'Is yíua 

juihar 
e la sia passion als mals requastenar. 
Es aihas en la gleisa de Roma yostra fe 
e tot cant vos dira ames es onrea be. 
E cresas que li mort ancars reoitaran lo 
es al jorn del jusisi en lur carnz tor- 

naran. 
Aizo sun li article de nostra sanota fe : 
qi ben non los cresia non seria cres- 

tians be. 
Mais 8i aizo volos croire, pues voa 

bateiharai 
08 aici com fìselH croRtians voh roco-i5 

brai." 
Piria respondit Aineti et dicit quod bene 
credent totum iUud quod dixit. 

^^Domna, nos cresem ben tot zo que 

dih ayes, 
esaici com físels crestians nos recebes.*' 
Modo accipit Aines unum plenum vasfo 
aque benedicte et babtizat eas dicendo sir: 
'^Es ieu e nom de Jesu Críst 
yos bateih, quar m'o aves reqist, 
e prec vos qe non desnembres 
con fun Dieus per nos en croz mes ; » 
qe 81 ben vos en vol nembrar 
puoh no'us poiros por ren damnar." 
Modo tendunt omnes meretrices in medio 
camjìi et faciunt planctum omnes simul 
in sonu : Bel paire cars, non vos yei res ími 
am mi. 

Planctus, 
^'Bell Sener Dieus, qes en oroz fuat 

levaz 
es al torn jhorn de mort rcsuoitaz, 
tu sias grasiz, qar forein de pecat s» 

H5 for em Jia, 



381 



BARLAAM ET .lOSAPHAT. 



382 



e de follor. 
Sancta María, maire del creator, 
prega ton fill per ta sancta douzor 



q*el no8 perdon e nos done s^amor, 
8Ì a lui plai." 



LÉGENDE DE BARLAAM ET JOSAPHAT. 

Ma, de Paris, fr, 1949, foL ÍSO^. — Ordr, § 54, p. 88, St. p. 63. 



En aquel temp8 que hom comenset los 

R monestiors cdificar,eÌ8 monegucs cis lier- 
mitans comenseron a creyser la renomada 
de la crestiandat, foii luenh saupuda que 
venc tro cii la terra d'India. Motz hy ac 
d'omes que desamparerou lurs posses- 

10 sions e tornayan a con version. Esdevenc 
8Ì que cn aquella terra nc un rcy que 
avia nom Avcnis ; aquel era do mot gran 
poder e dc mot gran riqucza, c gcutíl 
hom e poderos contra sos enemix, c de 

iRla riqueza d'aquest mont bcn azondos; 
mays encar segon Tarma era mot mal 
azomatz, car cl crezia las ydolas. E 
domens qu'el vivia aysi dousament cl joy 
otcl dolich d^aquoHt inoiit, qucaviiiuquo 

80 que BÌ volia, veieyre li fon que una cau- 
za tnnt solamcut li falhia, quo mot l*ngreu- 
iava e mot li merniava sa gloria, so es 
a ssaber que non podia aver cnfant. Lo 
glorios linage dels crestians e las may- 

2r>zon8 dels nionegues e dels hormitans 
mesprezavon lo coutivament dcl rey, e 
per menassaB ni per paor de mort non 
laysavan a prezicar la ley de Jesu Grist 
ardidament e ses paor. Et aco que a 

30 la ley s^apertenia, estudiozament fazian, 
e prezicavan lo nom de Jesu Crist. Gant 
lo rey Avcnis auzi aquesta paraula que 
aytals gcns H'crnii lovadns quo mcHprc- 
zavan las ydolns e prezicavan lo nom 

35 de Jesu Crist c que non doptnvan morir, 
mot fou plen de gran yra e de gran tristor, 
e oomanda per tota sa terra a sos baylons 



et a 8808 senescals que totz sels que 
poyrian trobar que creyrian el nom de 
Jesu Crist, que per diyeraas mortz los & 
fezessan morir. E sertas li benahurat 
amic de Nostro Senhor s'en annavan 
davant lo rey e reprenon li la soa fellonia 
e la Boa mescrezensa. E cant lo rey o 
auzi, de gran yra era plens e fazia los lo 
morir per diyerses martiris. 

Cant la terra d'India era en aytal error, 
un prebost del rey que mot era de gran 
poder e de gran gentileza e de gran pres 
en la cort del rey, cant el auzi aytali5 
fellon comandament, mesprezet la vanetat 
d'aquest mont tan fortmens que prezent 
8Ì inozoyH I'abit do roligiou pres o mos 
8Ì eu un dezert, e la soa vida era en 
dejunis et en vigilias. Lo rey Ayenisto 
amava lo mot e mot li portava d'onor 
gran. E cant lo rey auzi aytal cauza 
de luy, non vos pot hom dir lo gran dol 
que el ac en son cor, car aytal amic avia 
perdut, e de tot en tot crec adonx la soass 
yra contra los morgues. Adoncx trames 
808 sirvens per los puetz e per los de- 
zertz per motz luox quei quezessan 
amablamens e que li amanessan. E 
cant venc a cap de pessa, aquil queso 
Tanayan querent, serqueron tant que 
trobcron lo ; prcron lo c mcneron lo da- 
vant lo rey. Uarda le rey e vi lo pau- 
ramens vestit, seluy que tant resplandens 
yestira solia vestir e tant delicadamens 86 
solia viure, e vi lo lag e mesprezat e 



6 e comcnscron. 8 tcra. 9 dcspamarcron. 
24 linft^c. 



B benehurat 20 Aucniair. 28 quels. H6 
mcsprezant. 



383 



XÎII- SIÈCLE. 



384 



vestit a giiiza d'erinítaii. Do la tristor 
e de la yra que avia lo rey parlava e 
dizia a seluy : ''Oy, tu fol* arma perduda; 
per qual cauza tu as mudada ta gloria 

5 nî ta honor quc solias aver en mon regne ; 
car tu oras premiers en ma cort, onratz 
davant totz îos autres ; en aytal dezonor 
ct en aytal viltat as mudada ta gloria, 
e que cuias gazanliar? Car totz nostres 

10 dieus e tot lo joy d'aquest mont as laysat 
per un home que es apellat Jesu Crist 
— per que as ayso fag?" Cant le bons 
homs auzi ayso, alcgrament e sanament 
rospondct c dis: 'Micys, si tu vols dc 

ismí auzír razon, gieta de ton palays tos 
enemix, et adonx respondray tí d*aquo 
que tu volras demandar, que, tant com 
aquilh y seran, neguna paraula tu non 
poyras recebre en pas que yeu ti diyses; 

20 per razon vuelh que m'aucias, o fay de 
mi que ti volras." Lo rey respondet e 
dis: ^^E qui son aquist enemix que man- 
das lìostar?" Ei benahurat li respout: 
^'So es yra e cobeeza. Aquestas doas 

85 cauzas tollon ad home que non pot en- 
tendre razon; mas si tu hostas aquestas 
desobre tu, e per aquestas doas cauzas 
tu as en tu saviza e lialtat, verayament 
tota cauza diray a tu." Ei rey respont : 

80 '^Hyeu ti autrey que yra e cobeeza giete 
de mon cor que'y fassa aver saviza o 
lialtat. Digas mi, don t'es venguda 
aytal error que aquo que vezem et auzem, 
aias laysat per nulla esperansa.'* Res- 

sspont I'ermitans c dis: ^^Reys, si tu vols 
auzir lo comensament, escouta. 

EIs jorns de mon jovent, cant eu era 
joves, auzi una paraula que mot es bona 
e de profiech e de gran salut e que mot 

40 mi intra el cor aytant fort que hanc 
pueys no'n parti. La paraula es aquesta: 
80 es a veieyre als fols que aquellas 
cauzas que son divinas, que hom non pot 
vezer, deu hom mesprezar atressi com 



8i noii cnin, et nqucllas quc son d'iiqucttt 
mont, deu liom amar e car tener atrossi 
com 8Ì oran durablas. Non conoyaea 
per qual cauza hyeu ay dezamparat aquest 
mont? Car la sobeyrana apellatíon m'a r> 
apcllat a vida durabla; o cant plac a 
la benignitat de Nostrc Senhor Jesu Criat 
que'm volc desliurar dcl podordel dyable, 
cl mi fes mesprczar la vanotat d'aquost 
mont, et adonx yeu mi consiriey queio 
aquest mont non era mays cant nient 
vauotat, e perpcnsiey nii pcr que yeu 
era fatz c que*m covenia ad annar davant 
moii Sonlior per rciidrc razon ; ct adoiix 
dezampariey tot cant avia e segui lo, et^ 
fas li gracias ; car li plac que'm desliures 
del poder del dyable e de las tenebras 
d'aquest scgle e car mi demostret via 
per on podia annar a luy. E dic ti 
quc ncguns autres bcns ni ncguna autra^ 
via non es bona mays cant aquella don 
tu, cayticiis rcys, yest partitz e dcaes- 
peratz, per que nos em partitz de la toa 
oonpanhia; car nos ti vezem a Dieu 
dezagradable per so car tu mesprezastr» 
Nostre Senhor Jesu Crist que es senher 
de tot cant es et es egals a Dieu lo 
payre quei sel e la terra establi e de 
sas proprias mans formet home ei mes 
en paradis; ei dyablc per sa enveia^ 
decep lo, inas lo benignc Scnher quo 
nos formet, regardet si a las obras que 
avia fachas de sas mans e volc per nos 
sufcrtar mort e passion, per la qual nos 
desliuret de la poestat del dyable. E^ft 
tu, caytiu rcy, ofTendos cii la cort dc 
celuy que nos a fach dignes d'aytals bena 
ad aver, e tu yest el delieg de ton oors 
totz entendutz e de las ydolas que yeu 
vcg que apellas dieus. Oy, e tu tant^o 
solament non tolles als orestians ben, 
que abans o fas a totz aquels que als 
tieus comandamens obeziyson. E sapjas 
en ver que hyeu non ti creyray ni non 



2â beneharat. 33 aezez, = aezCz. 



13 qaen. 16 qaen. 22 partirtz. 40 oyets tn. 



385 



BARIiAAM KT .lOSAPHAT. 



\m 



ooDseDtiray als tieus comaDdamoDs d*a- 
questa maniera ni encoDtra Dieu non 
faray fellonia dì moD boufaytor dì mon 
hon salvador non rcncp^aray, si tu a 

I bestias salvagas mi liuravas per devorar 
o a glazi o a fuoc mi fazias morir. Non 
temi ni non am la prczent vida, que, 
plena es de vanetat o d^enfermetat taDt 
(brtment quc longa cauza seria a dire. 

loMays pcr bona paraula enscnlia mo sen- 
her saut JoIiaD quc tot lo moot cs pau- 
zatz cn nuilignitat, n quc non vuellia 
hom lo mont ui las cauzas que'y 8on, 
que tot cant cs cl mont cs cobeeza de 

15 la carn et envcia dcls huelhs, e lo mont 
traspassa eu la cobeeza de luy, ct aquel 
que faza la volontat de Dieu, permanra 
cn durabletat. E per far la voloutat 
dc Dìeu ay dczauparat totas cauzas, e 

<ode totz aquels que crezoD Dieu Nostre 
ScDhor OD ay fag mos amix e mos fray- 
res e mos parcDs, e d'aqucls quc ja foron 
mieu amic e mieu frayre, et yeu m'en 
soy lunhatz e pcrmaDC cd la soleza et 

SR esperi Nostre Senhor que'm fassa veuir 
salut." 

Totas aquestas paraulas e mays d'autras 
ganrcn dis le bons homs al rcy. R cant 
lo rey I*auzi, fon mot sosmogutz en yra 

90 e volc lo ferir; mays per houor e per 
rcvercDcia de si mezeys et cl s'en re- 
tcDC e comcDset li a dire: ^^Caytiu, e 
doD t'es moguda aytal perdicion que 
tant as aguda ta lenga a rccontar aquesta 

Sftfablazou? Sertas, si al comeDsamcnt de 
tas paraulas dod ti agues promes que 
partis yra de mi, a fuoc liurera ta carn ; 
mas car al comeusameDt de tas parau- 
Ins mi coDJuriest e per I'amor que solia 

4oavcr an tu, sufrc ta vida; leva ti c fug 
dcuant los mieus huelhs que ja mays 
non ti veion e que non ti dcstrua.*' 
Adonx le bons homs s'eu tornet el 
desert mot corrossatz, car lo martiri non 

ô Balaages. 2ô quen. 26 p. ^. a salat. 

BART8CH, ChrMtoMalhla proTfiiiç«l«. 



avia sufert; ans sertas cascun jorn suífer- 
tava martire eu sa coDsoicDCÌa coDtra 
las temptacions del dyable. E oant le 
bons homs s'cn fon aìinatz, lo rcy fon 
mot yratz e consiret si de diverses tur- 5 
mens encontra los monegues et hono- 
rava plus largameus que Don solia sos 
dicus e sas ydolas. 

Domens quei rey era en aytal error 
ct cn aytal pensicr, un íilhs li nasquetio 
a mcravilhas bels, e la gran beutat de 
luy fìgurava aquo quc dc luy era a ea- 
devenir. E dizian que en tota la terra 
non era vist tant bel enfant ni tant 
agradable. Le rey ac a uìcravilhas gran I5 
gaug de la nativitat de luy, et apelle- 
ron rcnfant Jozaphat. E lo rey si com 
autre fol annet s'en al temple de sas 
ydolas far gracias c lauzor, e le oaytiu 
non conoysia a qual senhor ooveniato 
rendre lauzor per lo gnug de la nati- 
vitat de son filh. E lo rey fes far feata 
et ajustct ganren dels ooutivadors de 
cels que azoravan las ydolas, e de Pautre 
pobol ajnstet ganren, et a celebrar lan 
fcsta cl fcs ausir ganron dc taurs al 
sncrifìzi far, e donava sos dons als grans 
et als paucz ct als rix et als paubres 
en la soUempnitat de la festa quei rey 
fazia. Et esdcvenc si que aquil cinqao 
barons qui si fazian savis de Tart de 
la estrolomia, aquela lo reys fazia 
estar e prop de si e demandava a 
casoun d'aqucls que dizessan d*aquel 
enfant cals devia esser. Et ac n*i motz 35 
quc dizian que renfant seria de gran 
riqueza e de gran poder e sobre totz 
los autres reys que enans hy avian estat 
Un dels estrolomiayres que fon plus 
savi dels auircs, dis al rey; '^Si con sela^o 
que m*ensenheron d'eatrolomia, en tant 
com yeu puesc conoyser, trobi que 
aquest enfant non sera en ton regne, 

2 ct en. 20 ajnrt senhor <fune auire maim 
aqoi. 

13 



387 



XIV 8IÈCLE. 



»88 



îiìaa 011 autro rogiio niollior 80d ooinpto, 
et 08 mi a a veieyre que la religion 
dels crostians que tu persegues el ro- 
cebra, e que el mezeya y aura sa es- 

^peransa." Cant le reys o auzi, mot o 

roceupgreu, o tornet sa leticia en tristor. 

En aquella ciutat on el era, bastiun 

palays a ineravîllias bel, et en aquel 

fes oambras inot bollas e mot resplan- 

lodens; e cant l'enfant ac la etat d'en- 
fanteza, el lo mes el palays et establi 
li servens e ministres, e aquilh eran 
joves mot e de gran beutat, e coman- 
det ad aquels quo negun home de lains 



non intro» o quo noguiia ciurza d'uquoatii 
vida que pogues engenrar yra non li 
manifestoB hom, ni mort ni vilheza ni 
enfermetat ni pauretat ni neguna autra 
cauza, âi non era joyoza e delichabla, 5 
non li aportos hom denant per ho quo 
non pogues consirar ueguna cauza ad 
esdevenir. R comandet que neguna 
cauza pauca ni gran de Jesu Orist non 
li deches hom; et aquo que I'estrolo-io 
miayre li avia dig, mandava que sobre 
totas cauzas fos celat. E caut neguns 
dels ministres era malautes, el rey lo 
oomandava gitar foras. 



ARNAUT VIDAL. 



Monumens de Ui iiUérature romane, pubL par 

Ordr. § òO, p. 

isCirventes, loqnal fe 'n Arnaufz Vidal dal 
CiiHtoluoiidarri, 6 gaziuihei iie In vlololu 
d*aur, a Toloca : 80 es a Bnaber la preniiera 
qne 8*i donet, e fo en l*an M. CCC. XXIV. 

Mayres de Dieu, verges pura, 

80 vas V08 me vir de cor pur, 
ab esperansa segura, 
tal qu'ab merse m'aâsegur, 
que m'escur 
say tan qu'a la íi s'atur 

25 m'arma lay on gaugz s'atura. 
Verges, ab dreyta mezura, 
prec, preguctz Dieu no'm mezur, 
car per dreg, on loc oscur 
m'arm' auria <:ambr' oscura; 

so car do vo8 no'ni rancur, 

dols gaugz dols sols non endur. 
Verge8, 808 par de plazensa, 
per no8tr' amor fo8 plazens 
a Dieu tan qu'en pre8 nayshensa, 

H5 dont puoys pcr no8 fo nayshons. 
Humiimens 
V08 prec quo*m siatz guirens, 

18 del ans. 



Gatien'Arnou/t, stcofide piihHcatioft, p. .7—6*. — 
77 s. St. p. :{(i. 

quo'm portctz tal guirensn 15 

qu'iou aii lay, 8C8 doralliciiHti, 

on gaugz non es defalhens: 

car yeu de cor soy crezens 

que, qui 'n vos ha 8a crezensa, 

no mor perdurablamens, so 

an8 or ab gaugz rovivens. 

Regina dola sels, d'ondransa, 
car totz homa queus 08 ondrans, 
ondratz sora, ses doptaiiaa, 
80I Bia ferma, no doptans, S5 

mil aytans 

per VO8, qu'etz fons aondans, 
on Dieu8 trobec aondansa 
dc totz bos; vostr' amparansa 
roquior, quo'm si' amparans 9» 

vostre filh8 e perdonans 
mo8 pecatz; car perdonanaa 
fay al8 8Ìeu8 fízols clamana: 
tant ea dous e merseyans. 

Verge8, U8 gaugz mo coforta as 

tot jorn d'amoros oofort; 
car per la virginal porta 

iì aportet. 
16 defalensa. 



389 



LVmL 1)K MONTECi. 



im 



5 



10 



15 



intret Dieus dins voBtre port, 
doD estort 

em tug a durabla mort: 
que noBira vid* ora niorta, 
quar Adams tcnc via torta, 
manjan del frug a gran tort. 
Mas yeu en vos ay conort, 
ab tal esper que'm conorta 
que vo8tra bontatz me port 
mest manh glorios deport 

Flors de paradis, ondrada 
per lo8 arcangcls ondratz, 
Jlors 8U8 el8 tro8 aut montada, 
flors que vostr* ainic montatz, 
flors de patz, 
flor8 on gaugz s'es encastratz. 



flors eu purtat encastrada, 
flors que no fo desflorada 
pel frug, ans remas floratz 
vo8tre cora, quan Dieu8 fo natz 
de V08, vergC8 ses par nada, 
prec V08 que mcrse m'aiatz, 
tan que'm n'an ab lo8 salvatz. 

Si cum 8oy lay autreyatz 
on vertutz 08 autreyada, 
en vo8tra cambra ondrada 
duzesca, car lay ondratz 
nian8 desfagz 8Ì queÌ8 refatz. 
Prec V08 que de la re fada, 
vcrgOR, por qu*om es damnatz, 
8Ì'U8 plat8, guirens no8 sintz. 



5 



10 



15 



LIÎNRL m MONTEíî, ESSENIlAMIîN DEL (JUAIISO. 

/iartsch, nmhtuHer tler provenztUischen IMierntur, Stuttpari ISfttí, p. 1 14— 117, rt 1\ de ÏMnel, 
tiit Ctimlier Luftei dr MotUccìi, p. p. K, ForeBÌié, Moutauban 1891, — Grâr. S rt2, p. 8i'*. Sí. p. />/. 

L'autrier, mentrc ques ieu m'estava Es ren que tant cortes 8omoP 



8olot c fortmont cocirava 

dins en mon cor 
20 dc mi don8 quc'in fasia for, 

que dc lonc teinp8 

DO avia volgut fos8cm essemps 

entr' ambedos, 

cstan enaissi cociros, 
2sper un mati, 

vi quc tot drecli vcnc on cami 

us bcls guarsos, 

que foc asautz e gracios 

n mon scmblan. 
3oQuar al dcsse quc'm fo davan, 

mi saludec 

oi capayro dcl cap ostcc, 

c va ini dir: 

"Sciilicr, dc quc avctz cocir, 
»5iii coiii aiiatz, 

aissi quc gentils liom siatz, 

8C8 companho?** 



Coin cl fo mi, 

ealudoy lo tot atre88Ì 

e dìslii le: 

"Companhs, icu no dopti do re so 

8Ì sols mc 80, 

car companhos yeu auria pro 

a mon plaser; 

mas nnhot, can m'aniey jasen 

ieu fuy iratz, t5 

per que ini soy plus leu levatz, 

que'm deportes 

e mo8 mals plus tost que'm laishcs, 

que'in te fort greu. 

Ê car tornar m*en poiria leu ao 

dins mon oastcl, 

ade8 ine platz c m^ee plus bel 

tot 8oI anar : 

pcr quc no volgra amcnar 

que fo8 iratz * 85 

homc Ihun, que mal oompanhatz 



26 un cami. 



12 en deux vere da$î9 Pédiiion. 15 DO. 

13* 



891 



XIV SIÈÎOLE. 



892 



fora de me." 

Ea adoucas el per merce 

mi preguet mot, 

que, 8Ì m'avia dig degun mot 
&que'm desplagues, 

quea aperdonar le yolguea. 

So*m dîsh per Dieu; 

08 adoDOx le vauo dire ieu: 

^^Re DO'm de8p1atz 
loque m'aias dig, aus fort me platz. 

E pregui't trop 

qu'en est oastel que'ns 08 tan prop 

anes am me, 

08 aqui tu dinnaraa te 
16 en trop bel loc." 

"Senher," dis el, "ieu voa dic d'oc, 

car Bolassar 

Yos vuelli ea am vo8 trop parlar, 

8Ì V08 8ap bo. 
soSenher, 8ilh que paasat ne ao 

antiquamen, 

an fag man bel ensenhamen, 

ben ho aabetz; 

ea au8Ìc dire ques avetz 
ssd'en Amanieu, 

que d'amor 8'apelavai dieu, 

com e88enhec 

la donzcla que la 8Ìguec, 

e rescudier; 
aoe oar a mi maior mestier 

ques ieu agues, 

me faria ieu com cortes 

am tot 8enhor, 

e car Ihun temps . . . 
85degu8 guar808 

non ac que fo8 ni pros ni bo8, 

vuelh V08 preyar, 

8enher, que'm denhetz ensenhar, 

co'm captendre; 
40oar ieu, senher, ben de cert 80 

que lhun8 homs natz 

no foc anc pus aventuratz 

d'amor ni d'ah 

quc V08 etz, ni foc phi8 lials 
45 ni pu8 valeng 

ni d'amor uo foc pu8 jauzeuB 



ní foc p1u8 guays; 

ade8 doncx vo8 deu plaser may8 

qu*aÌ880 fassatz. 

E car, 8enher, vos etz aenatz, 

podetz ho far, 5 

8Ìe*u8 platz, e faretz vo"n lau8ar 

a tota8 genti." 

"Amicx, 8apcha8, ge8 ta grans cens 

ni ta gran8 be8 

com tu dÌ8e8 en mi non 08 10 

ni la mytat; 

ma8 poy8ha8 que tu m'aa preguat 

que8 ieu do cen, 

faray lio volontioramen, 

8Ì 8ay en rre. 15 

Premieramen acocelh te 

que tal cenhor 

cau8Ì8cas, don aias honor, 

e guarda cuy; 

que cant aurias estat am luy to 

do8 mes tres, 

que poiehas no lo't covongues 

ges a laishar. 

Vuelhas trastotas vetz be far 

unadamen, » 

car ieu aug dir cominalmen 

de tot guarso, 

c'om non pot trobnr deguii bo 

mas quaut .vni. dias. 

Encaraa te prec may que siaa 90 

ben arnezatz, 

car trop ne seras miels prezatz 

e mielhs cabitz. 

T08 arnes 8Ìa bels e politz, 

e guara't be 95 

que no l'enpenhosos pcr rro, 

8Ì far o potz. 

Per rre dal mon no sias lotz, 

mas bo mayti 

te leves e vay ton rossi 40 

veser que fa. 

E 8Ì davan manjar non ha, 

tu dona l'en, 

e vay so reguardar aovon. 

31 amezatz C/uiÍMífteau] arvezatz. B4 tot. 
â6 qae lo. 



393 



ELUCÎDARI. 



394 



ELUCIDARI DE LA8 PROPRIETATZ DE T0TA8 RE8 NATURALS. 

liihlioihèque Sainie Getieviève 1523—514 (1580). I. Déhut du poètne dédiínUoire , DenhmOler der 

propenz€tli8cìfen Liiteratur p, 57—59, II. fol. 72^, 75* ei 164, C/, Appel, ZeiUchrifi fUr rom, 

Philologie XIII (1889), p. 225 ss. — Grdr. § 57, p. 91. Si. p, 69, 



l. 

Comensa le palayts de sayiesa fayt a 
isUncia del noble princep Guasto, compte 

de Foysh. 

5 Díos UD palaytz tni sezen rauire dia 
bel doDzel vi garDÌt de gran cundia, 
libre logcnt, entcndre no'l podin: 
per fort dezir de saber tot ardia. 
Uen ni^ize de sa phizonomia: 
losomlec ordit per la pbilozophia; 
mnntel portec gent foldrat d'azautia, 
d'armas senhal, sembel de valentia. 

De cor humil renglozec son vizagge, 
e'm dissli: '^L'estil del libre m'es sal- 

vagge, 
15 escur, subtil ; yeu requier declaragge. 
Sera'm util, expres en mon lenguagge.'' 

Quan yeu auzi sa corteza requesta, 
estranh mi fo, novel mot e de festa. 
A mon avis jorn semlec de tempesta, 
totot oviro ni'nnct rodan la testa. 

Ma dona vic le donzel a la porta, 
liurtan, cridan, et uon ges ab votz morta, 
808 trig, me dissh que bay88e8 la con- 

porta: 
'4ntre dedins, quar no^tras armas porta." 

25 Saviesa depinh las propríetati del eomte. 

'^Ceptre d'honor, corona de nobleza, 
caetel 8egur, . columpna de fermeza, 
font de do88or et fluvi de franqueza, 
cintel d*amor et anel de proeza. 
30 De drech capdel, flor de cavalaria, 
amic fìzel, miralli de cortezia, 
naphir de pretz, cedre de galhardia, 
liri glar8 netz, tenor de mclodia. 
The8aur 8*acuelh de valor et 8^atura 
B5 en 8on capduelh, ay880Ì ve per natura. 
El ven8 erguelh, ab humil8 ha junctura, 
per quci recuclh dcdins nostra clau- 

8ura." 



Qne ve le comte dins le palayti. 

El din8 que fo remireo le caragge 
de la dona, que parec de paragge. 
Emperial 8emlec 8on 8enhoragge, 
libre portec et ceptre d'avantagge. 5 

Linx no fo par a Iie8 en gardadura, 
ni le 8olelh, mas 8enileo nuech eecura. 
Talh cert no hac ni dex en ea statura; 
al 8Ìeu voler mermec, oreo ea mezura. 

A vetz 8on cap Ie8 cels paseec d'auteza, le 
mi no eobrec ad horae de grandeza. 
Sa rauba fo partida, be larc teza, 
balagtz robÌ8 no 8Ì fan de 'beleza. 

Mot fo 8ubtil et prima la textura, 
uzar no*8 pot ni rumpre 8a coetura. ts 
D'e8tox, retalh8, de 8cinden8' 08 segura, 
per colp de dart, de flecha no peiura. 

EI 8ieu miralh vi totae creaturae, 
dela elemen8 lora virtutz et mixturaa, 
horba8, peyra8, metaH», ni quaU naturaeio 
han cel8, niar8, mone et totae lors nie- 

zuras. 

Ela mi dieeh, auzi de mae aurelhas: 
^'Quaeto de Foy^eh, mostrart'e, perque 

vuelhas : 
no ^8 tan plazent ambra nii frug d*abel- 

ha8; 
lunh temp8 no viet tan grandas mara-t» 

velhaa." 

U. 

De ìms oansas pertenena ad hnmanal 
eonMervacÌo. 

Resta apre8 le tractat de lae cauzae 
intran8 en humanal compozicio, quc di- 
gam de las cauzas pertencn8 adz hu-so 
manal con^ervacio. Entre aqueetas 
prumier direm de la vianda, qusr de 



3 parec Tobler] parlec. 1 1 hobras. 2ô ma- 
rauilhas. 



cMí 



ijif Ftroit^ 



f^^^¥ Vi^f^#^ ^';|«MffHt.. '-«lU^UMSlt 

• ■ 

^/M*»^^ jlV/^ .• 4»>rt*4 /^/-^y^iirfi^v .if rMV/-^i- 

/^tV 4ï»fVA, /yíVtf» ,fK At h-.ff^ 4**mí0^«í>* <^. 

ft^f ''\ ^^tfrhfÝMiie 4T /^^ïîy/AffMHríVíV ;f*r 4|.-^ 
HfUff^^ M ftíf^tttfft^ ^fvŷfMr4fff U^ m4¥A^ 

Hfihft^ ffftfi^, M Htf^ mn^ ^ff*ff ŷfffm^Jlf 

M tftfti ^ ffft^nfft f^fft^t-ft'íMfi tftfi^ fMÍffê^ 
f^tt^f'ftfffl ffttf* ffttif M t^fftt/fm'mfi tfA 
tifftit^U tptì i'titt t*fí t^tt*ft^U',) f^ if)\9H\h 
iìftfifífi th fiftftt thtftt^ fí,t*itttfHi\it^. Va 






■imii' •«•tti^ 



*.iaMiii:^ /l. 



'Sijk0^t^tk »» '^4»uii i» 'OiiuifiHau»' afft 



i 



rim' m firti4i9Mítit 'A^iiii>^r UMi ■jbihbmi'!!' 

MÉT A^ifMfMr ^ .if BI M ll ft itfctt lOrair 'iar 
•ì«r .in^flri^MPI 'tlttlttli; iMÌhil» flfltil. [«IK> 

li.^'MMFt*^ •'! 'iHiiifnr«i-«f ineïiniifliiiBÌ^âii 
KK liifMMr '•dniirm iinii iim i«iiimbiu. 
l^stf -Mím riitvr ^- mr ÌUuur iiaa Iua » 

!nr OMtldiib 

'ihilitk. 
(*^\»i^t$ <w. «nítum fUuiMi pRUtiiimiaiHim. 
rVt. Mmsm v <^ft|Mi^ p«u«rkv :ifttpiniâttn8nit.2Br 

(VlflÌlUMS;. 

|)«V^A 1«» '«1«ì>ÌWiU^ -^tìÇlSf»» tw 

f «4UMI Aiv^i<^ L^^ir^'^ «^ (Mtdiv tMÌi 
f^Ai' ^fviuu' itíi^ijarn^ «uuv Im MBfiranuHHL 
1*4 ^ m «^f' 4MUîf ^ nn^ «liiitti iiv»(tii iiv «"jmti;. » 
Mf^im ^ fmuMu^ ^ bè ti lUiainntfaL 
A fff^i^, ffmm 4^ rUÌ M k (luiiiiHil mBmM^ 

f>f«4vî(«4 fjyin « Th^ft^. fmm » I>m l4i« 



A< f4i^^ ^ ff>^^# hmtf^,»! ffrmmner etm 



Ŷ,i t^nmti hs^tt iéfiA ÌH'fçui Mmmtx et per 

Ulent, 
rt^ttrtíH nUm «1 (iroprí r|fitt«ea alegmment. 



Mí ifHitih íW íif fffttfffftff 



Sr/ |<riMil4^MM. ífl fruclMM. ftl dieiui. 



397 



ELUGIDARI. 



398 



De la oena o sopar. Tsidori. 

Geua es Ulment dita, quar cenoD, 
don ve aqneBt noni, vol dire conm. Et 
antiqumneiit fo costunia do conar o so- 
spar en loc pntent et comuual per ex- 
quivar deshonestat. Papias. Mas quant 
als temps prezent podem dire que cena 
pren son nom de cenos, que vol dire 
umbra, cum quaHCU per granda avareza 
lofassa en loc rcscost et umbros sa cena, 
[o es dita cena de cenoSy quo vol dire 
cu, car trops I1011108 raii lor cona a gui/Ji 
de ca] cum totA lor vianda vuelho de- 
vorar scs far adz autre partida. Las 
i5condicio8 conveniens al dinnar so con- 
veniens a ccna. Empero aquela cena 
cs mot Doblamcnt ordenada, quan si fa 
011 tcinps convenirnt, no trop tost 
II i trop tart, en loc suHcieut, segur, 
eodclicios et bo espacios, 
quan lo senlior joyoa dona liberalment, 
quar a totz bela cara de rhoste es plazeut; 
quan ro'Is ineysshed diverses et apte 

ministratz, 
por qiio do lanii manje lioin si rautro 

no'I platz; 
85quan les vis so plazens, aptes les ser- 

vidos, 
et quascu covidat a I'autre gracios, 
quan so auzitz diverses muzicals in- 

strumens, 
torchas so alumnadas claras et resplan- 

dens, 
viandas ministradns, lcugicrns, delicadas, 
sod^ospazi prezcntadaB, ct non ges trop 

cochadas ; 
quar vianda cochoza de ser es mot 

dampnoza 
ot iinn 08 hc ganioza, qiian d*C8C0t 

08 pcnoza; 
qiiaii colchas dolicadas apros so adap- 

tudns : 



aytals so aproadas oenas per totz 

lauzadas, 

cum cridn la Rcriptura declarant en 

iigura 

del rey (iran-Âssueri qui optenc tot 

remperi. 

D*Alamanha. Ysidori. 

Alamanha cs nobla a glorioza regio ^ 
OD Europn, que prcu aytal Dom del 
fluvi dit Ahiinan, pres del qual nquel 
poble fo |H*uniicr rczidontia. Autra- 
ment es dita Germania, quar es on gons 
gcrminozn ct mot populoza. Devcs oriont 10 
ha le fluvi ditDnnubi; deves miech jorn 
le fluvi Rcui ; deves occident et sep- 
tcntrio la mar niaior. Et es una Qer- 
iiiania nauta quo dura entro'ls inooR 
liipheis ot entro la mar mediterranea ; ih 
Tautra es do ssa le fluvi Reni. Cas- 
cuna 08 motu rica a glorioza et en 
gens d^armas fortz numeroza. Grandas 
80 de staturà, ardidsis per natura, 
80 grans cassadors ot trebalhadors^to 
do cara graciozcs, alogroR ot gauioxoH, 
liun saurs pels en color, so liberal 
de cor. Mas les Saxos entre el8 en 
totas aqucstas cauzas hao maior excel- 
lencia, qui so ditz Saxos, quar ayshits 
cum saxumy qui os peyra, contra lors 
onemics so durs et fortz batalhan, per 
inar et pcr terra. Mas sobre totz nutres 
pobles valo cn inar. Autras proensas 
lia en cascuna (iorinania mot excelIenB,80 
cuin CR Au8triu et Bavnria, pros dol 
Danubi, Suevia ot Alzacia pres del Renc, 
et tropas autras. Dels Saxos Germas 
les Angles descendero, le linagge dels 
qiials on l(retnnlia la maior per8ovoni|85 
ot roRsomlo do loiigura et costuinns 80gon 
quo ditz Bodn. 



11 Uê mots entre crocheU se trouvent à ia 
margr, éerits d'utie atUre main. 



18 et fortz. 20 80 tnitnque. 



391) 



XIV SIÈCLE. 



400 



POÈME SUR LA MORT DE ROBERT ROl 1)E NAPLES (1343). 

BartBCÌi, DenkmiUer der provengalisehen LiUeraiur, Stuiigart Í8ù(i, p. 55 — 57, sir. ly—iiU. — 

Grdr, § 4î), p. 77. 



Amb umil cor lo rcy,« si oon podia, 
ans qiie fenis, dis: '^No's meravilhets 
8Ì ay reveatit lo rey Andrieu c'uey es 
del realme; car dreg ea e razon, 

òCarle Martel, lo sieu avi que fon, 
e mon frayre de mi fon premier nat, 
degra regir miels que yeu lo regnat. 
Consicnaa del tort per cert avia, 
per que yeu cre que als sieus tornat sia.'* 

10 Adonx feni, don fon mot gran pezansa; 
qui Yi raubas trencar e mans vestirs, 
caras, cabels, plorar e far grans cris. 
No'y ac negun, non menes gran dolor, 
dizent aysi: "Mot perdem bon senhor; 

15 la sieua arma non puesca sufrir peua." 
Uran fon lo dol que tota sa gent mena. 
Gran dolor fon, qui auzi la depertida 
del rey Robert ani la donna gontil. 
La regina va gitar un gran quil: 

so ^' Ay, bona amor, temps es que noa partam. 
Si a Dieu plagues, volgra esser avan 
morta que vos! Mays pueys que Dieu 

lo payre 
ho vol aysi, you non puosc al re fayre.'' 

2h Lo rey auzi quo la donna planhia: 
aysi com poc el la va confortar: 
'^Huey es lo jorn, Dieus mi vol apollar; 
el sia grazit, que pron sa ay vescut. 
Puoys que a cel son voler m'es salut, 

90 a sel mi rent, quau quei peccayre sia, 
ni*arina, mon cors mcta en sa baylia.*' 
Ben deu planher tota la sancta gleya 
la BÌeua mort, car en tot son vivent 
de la gleya es agut son sirvent, 

sftgonfaronier de papa quin Clement. 
E del seyzen ol fora eysament, 
8Ì agues vescut, captengra lo tot dya. 
Fe sperital en el bon pe avia. 
De la razìs el es mogiit de Fransa, 

4oper que Frances lo devon sospirar 
e de sa mort planher e gaymentar. 



Lo rey Robort, inant hom lo planhora, 
tals portamens en sa vída facli a 
que tota goiit en deu aver pezansa, 
ospecialmens lo noblo rey de Fransa. 

Com de Velli, aquel planh e sospira 6 
la mort del rey, el n'a dreg e razon, 
car Tamava de (in cor o do bou. 
A'n pauc lo cor de trastot noi falhi; 
cant au8 la niort, el ha dig cap encli: 
"Bel Senher Dieus, ben m'as descap-io 

dellat 
de bon senhor, mas Dieus en aia lauzat, 
e la verge humil santa Maria 
sa sieua arma tenga en aa baylia." 

Complansa, vay senes tota bostensa 
per lo pays, de levant al ponent. I5 

Pcr Proensa passa promierameiit, 
dedins Nissa tu t'en vay conieiisar, 
tro la vorge sancta Mari' a la uiar; 
per Masselha passaras e per Arle, 
tro aqui s'estent lo poder del rey Carle.M 

Ad Ayx t'en vay, complancha, aenes 

fallia, 
petitz e grans humilmens saludar, 
com un dels hiox quci rey volia amar 
de Proensa: proguem devotainent 
santa Clara per lo bon rey valent, C5 
en paradis avocada li sia, 
totz 808 clamans de destric gardat sia. 

Ad Avinhon t'en vay pueys al sant 

payre, 
car razon es, c pueys als cardenals, 
al college, pueys a totz los reals; 8o 

aqui es cap e razis de la fe 
lo veray Dieu que tot lo mont soste. 
L'arma dcl rey non sufra nulha pena: 
totz en preguem humil de gracia plena. 

A sant Loys, ver cors sant de Masselha, 86 
complancha, vay an gran dcvooion. 

2S p. ê. solia. 3ô cors Bans. 



401 



i'ONS I)E PRINHAO. 



402 



Aquel senher que sufri passion, 
pregue, sí'l play, per lo rey cabalos 
quo aia rarnia el regne glorios, 



e racuelha el sieu digne ropayre, 
hon gaug ses fi a tot fizel peccayre. 

Amen. 



PONS DE PRINHAC. 

L(ts joyas (Ul ijay saber, p. 10 —12; ef, p. 247. — Grdr. § 00, p, 78. 



Per aqnest yers M. Pons de Prlnbac, ex- 
5 capitol de Tholosa, gnassanhec la Tioletta 
de raiir, Tan M. CCC. XLV. 

Dins un bol prat, cotnpassat per me- 

sura, 
una flors nays, qu*ieu say, en pauc de 

femps; 
o can vc lay quc regna lo gay tcnips, 
10 eu 8on jhoven, preu guayha noyridura; 
etz enapres, quar es frcvols c tenra, 
lo vent tot jorn en ventan la decay, 
c pueyhs le freytz, que la fa tornar lay 
al femps poyrir, del cal davan s'engendra. 
15 Per le bel prat, on la flors pren nay- 

sensa, 
C8 ontcndut/ lo mons fal», quo'ns cnpenh 
a far baratz; quar malvestatz uos fcnh 
80 que non 08, e'n8 tolh la conoy8cn8a, 
tant quo no voi que milhorem de vida 
20 ni 8oI pen8ar no volem don na^quero: 
e per 80 crey tot le mal que 8ufrem 
no8 dona Dieu8; quar maIve8tatno8guida. 
Comparar vuelh a la flor per 8emblan8a 
no8, qu'en e8t mon prendem lo nay^emen, 
2r>que de prumior avem gay noyrimen, 
tro renemix8 eu peccatz no8 avan^a; 
por que Dícu8 fay dc paradÌ8 la vÌ8ta, 
com la flor8 pot, 8egon qud'm par atz 

uelh : 

2 8i plays. 

14 als. 21 nials. 24 prendrcm. 



per que n'ee pex8 qui leva gran erguelh, 
ol qual, 8Ì mor, lay^hara Tarma trÌ8ta. ft 
Pol foinp8 don nayh8 la flors qu'o uo8 

fay bru8ca, 
08 entendutz le Iim8 del qual naaqueo 
Adamx8, que puey8 Io8 payres engendrec, 
del8qual8 prendem no8tra captiva ru8ca; 
c puoy8 8ercam mant pueg o mantaio 

oomba 
|)erno8tre8 hop8, don sufrem gran trebalh; 
e, can morem, tot Taver no8 defalh, 
tant que no8 met totz nutz dedin8 la 

tomba. 
Le cruzel vent qu'entom de iaflor venta, 
dio yeu de 8ert quez es cobeytatz gran8, i5 
quo'n8 fay bayshar lo oap on far ongans, 
don cug per so c*avoI gen no8 turmenta. 
E le gran8 freytz que pueyh8 la flor 

ne porta, 
dic qu'e8 la mortz, veus la qual fals 

oompanh, 
que'n8 fay tornar, al 8Íeumelhorguazanh,io 
en terra vil, quan nostra carn 08 morta. 
Mo8 fcrm8 govern^, bo8 e^pers mo 

conorta 
dc venir lay on lunh bca no defranh: 
por quo'u8 80ploy, no'ni tengats per 

e8tranh, 
can mc veyrctz pre8 la divinal porta. n 

() qucns fay. \) prcndrcm. 10 naut pnetf. 
tomba. 111 veus] qncas. 20 sien al. 23 dcfalh. 



403 



XIV SIÈCLE. 



404 



LAS LEYS D'AMOliS. 

Monumena (ìe la lUtéf'ature romane depui8 le XIV* aiècle, puhïiéa par M. Gatien-Arnoult, 
V* publication, t. I, p. 340 - 350 (M), Appel, Provenzaliache Chreatoinathie, 2^ éd., Leipstig 1902, 

p. 198 88. (Ap.). — Grdr. § 50, p. 00. St. p. 67. 



La dijiniiios de dansa. Dansn es us 
dictatz gracios qiio coiite un refranli, 
80 08 un respos, Holamen, c tros coblas 
scniblaus en la fi al rcspos ou compus 

5ct en acordansa. E la tornada deu 
esser semblans al respos. E'l comen- 
samens de cascuna cobla deu esser d*un 
compas e, qui's vol, d'una acordansa o 
de diversa; lí qual comensamon devon 

loesser dol tot divers d'acordansa del 
respos. Quar tio seria bela cauza quei 
oomensamens de 1a cobla fos de la con- 
sonansa del respos. Ysshamens li dig 
comensamen podon esser d'u meteysh 

i&compas de divers am lo dig respos. 
Ei respos deu osser del compas de meia 
cobla, o quaysh, so es mays o mens de 
dos bordonetz. E li bordo quo son en 
dansa, no devo passar .viii. sillabas. Et 

20 en oas que aytal bordo passesso .viii. 
sillabas, seria irregulars aytals dansa, 
anormals e fora son propri compas, e 
si donx lí rim no seran multiplicatiu. 
E qui's vol, pot rotroucliar tres bordos, 

ssses plus mens, del respost; pero, sii 
rcspos es de tres bordos solanieu, uoi 
deu hom retronchar mas dos, ses plus 
mens. E deu tractar d'amors, e deu 
haver so joyos et alegre, por dansar, no 

mpero ta lonc coma vcrs ni chausos, mas 
un petit plus viacier, per dansar. segoii 
qu'es estat dig. Enpero huey no uza 
hom mal en nostre temps d'aquest so; 
quar li chantre que huey son, no sabon 

35 a penas endevenir en un propri so de 
dansa. E quar noy podon endovenir, 
han mudat lo so do dansa en so de 
redondel am lors minimas et am lors 



semibreus do lors motetz. Le remanon 
de dansa trobaretz las^us en ^^cobla" ot 
en autre loc, can tracta do ^'coblas re- 
tronchadas." Alqu fan dausa do coblas 
tensonada8,Ia qual adonxappelŷn^dans"; 5 
pero entre ^^dans" e ^'dansa" no fan 
lunha difTerensa. Et alqu faii '^des- 
dansa" e ^'deátláns" per pauzar e des- 
cantar lo contrari, o degus no*s varía 
del compas de dansa. lo 

La diffinitios de descort, Descortz es 
dictatz mot divers, e pot haver aytantas 
coblas coma vers, so 's a ssaber de .v. 
a .X., Ia.s quals coblas devon esser singu- 
lars, dezacordablas e variablas en acort, 15 
en so et en lengatges. E devon esser 
totas d'un compas de divers. E deu 
tractar d'aiiiors de lauzors o per lua- 
niera de rancura, '^quar mi dons no mi 
ama ayssi cum sol," o de tot ayssOfo 
essems, qui's vol. E qui volra far tor- 
nada, scgua la maniera lassus dicha, 
can tractcm de vers. En la qiial tor- 
nada dcu houi tractnr, qui's vol, de totz 
los longatges los quals dessus ha pauzatzgs 
ayssi a tiera cuiii los ha pauzatz. E si 
aysso far li tornava greu, fassa la dicha 
tornada del lcngatge de la derriera cobla. 
E si la tornada I'aparia bèetts t^t)!* tractar 
do totz los lengatges, pot hom far re-yo 
corsa dol coiiipas do la una do laa 
coblas denan pauzadas, o d'autra, sol que 
no passe lo compa^, so es lo nombre dels 
bordos que cobla deu haver. E deu 
tractar de totz los lengatges ayssi cums^ 
son estat pauzat dessus a tiera, e dou 
haver las acordansas que son cn la (i 
de cascuna cobla. 



12 comensamen. 22 fcra? 2tì noij Ap.pro- 
po»e: no'n. 27 sesj es. 32 qu'esj qne. 



7 fanj fam. 8/U desUnUr. 26. 36 atiera 
M. 29 la paria M. 



405 



LAS LETS D'AMORS. 



406 



La diffinitios de ienso. Tensos es 
contrastz o debatz, en lo qual cascus 
mante e razona aloun dig o alcun fag. 
V]í tt(|U08t (lictiitz al(]una8 vctz procozili 

5per noYas riinadas, et adonx pot haver 
.XX. trenta cobblas o may, et alcunas 
vetz per coblas, ed aquest conte de .vi. 
coblas a .x., am doas tornadas, en las 
quals devo jutge eligir, le quals difinisca 

lolor plag e lor tenso. E'l jutges per 
aquel motoysh compas de coblns o per 
noviiH riiiia(hu) pot iUììuív mu jutjninon, 

— enpcro pcr novas riinadas os liuey 
inays acostuniat, — en lo qual jut- 

i( jamen alqu volon seguir forma de dreg, 
fazen mensio d'avangelis e d'autras pa- 
raulas acostumadas de dire en sentencia: 
la qual cauza uos no reproam ; pero be 
dizem que aysso no es de necessitat. 

2oQuar abasta aolaineu qu'om done son 
jutjamen et aquel declare, per aquela 
maniera que mays plazera a cel qu'es 
elegitz per jutge. 

Encaras dizem que non cs de neces- 

2riBÌtat qu('H haia bo; onpero on aqiiel chr 

que'8 faria al coiiipas do vors o do 

chanso o d'autro dictat qiraver deia so, 

80 pot caiitar oii aquol viclh so. 

Diffinitios de partitnen, l'artiinena 

30 08 queatioB que ha dos niembres con- 
traris, le qual^.ea donatz ad autre per 
chauzir e per sostener cel que volra 
elegir; c pueysh cascus razona e soste 
lo nionihro do la questio lo qual haura 

35 olegit. En totas las autras cauzas, cant 
al coinpas o cant al jutjanion e cant al 
80, es semblaus a teuBo. Diferensa pot 
hom poro vezer outre tonso e partimen, 

— qiiar en tenso cascus razona aon 
4opropri i'ag, coina en plag; ma8 en par- 

timon razona hom Tautru fag o l'autru 
qiiCHtio, — jaciaysso quc aoeii pauza 
hom partíincu per tonso, c tcnao per 
partimou, &t ayaso per abuzio. 

30 ques. 41 laatre fag. 



Encaras devetz saber que en aytals 
dictatz que'8 fan per diversas peraonas 
oz en lo8 quala hom fenh que aian di- 
versaB peraouas, pot hoiii uzar de di- 
vorBea lengatges, coma en deacort. E 5 
d'aytala dictatz aon tensoa, partimena, 
paatorelas, vergieras, ortolanas, monias, 
vaquieras, et enayasi de trops autrea 
dictatz. E degun dictat d'autru lengatge 
noe no prendem en noatre jutjamen, quar 10 
prezomtuoB es qui vol jutjar l'autru 
longatge, si donx 110 C8 mesclatz am lo 
noatre per dreg compas. 

La diffiniiios de pastoreìa, Paatorela 
08 U8 dictatz que pot haver .vi. o .vui. 15 
.X. ooblaa maya, ao eaaytantaa oum 
aera viat al dictayre, mas que no paaae 
lo nombre de trenta. E deu traotar 
d'esquern, per donar aolas. E deu ae 
hom gardar en aqueat dictat maiormen,to 
' quar en aqueat ae peca hom maya 
que en I08 autrea — , que hom no diga 
vila paraulas bi laiaa, ni prooezisoa en 
8on dictat a degu vil fag. Quar trufar 
80 pot hom am femna e far esquerm^ 
l'uu a l'autre, 808 dire e 808 far viltut 
o dczonestat. Pastorela requier tostempa 
nool 80 c plazon gay, no pero ta lonc 
cum vera o chauBoa; ana deu haver 80 
un petit ouraori e viacier. E d^aqueata so 
pagela- son vaquieraa, vergieraa, por- 
quieraa, auquieras, cabrieraa, ortolanaa, 
inoniaa, et enayaai de laa autraa lors 
BOinblana. 

La diffinitios de retroncha, Retronchass 
08 U8 dictatz ay88Ì generals coma vers, 
que pot tractar de sen, de eaaenhamen, 
(î'amora, de lauzors o de reprendemen 
per caatiar los malvatz. Et aqueat dic- 
tatz 800 lo coinpaa de vera cant al 8O10 
e cant a laa coblaa, quar pot haver de 
.V. a .X. coblaa. Et ea dicha retroncha, 
quar ea de coblaa rotronchadas ; no por 
autra oauza. E quar lassua havem 

6 daytal. 12 am la. 26 lann. 29 rm\ 
ven. B2 crabìeres. . 



407 



XIV- SIÈiUiE. 



408 



uiostrat qu'oH cobla retrouoliada, por so 
no qual quea ayssi ne tractem. Enpero 
oant hom fa vers, chanso o dansa per 
coblas retronchadas, ges per so no se 

5 8ec que deia haver nòm '^retroncha/' 
ans lo pot hom apelar '^vers retronchat" 
o ''chanso" o ^^dansa retronchada." 

La diffiniiios de plang. Plangs es 
U8 dictatz qu'om fay per gran desplazer 

10 e per gran dol qu*om ha del perdemen 
de la adversitat de la cauza qu'om 
planh. E dizeni generalmen: de la 
cauza qu'om planh; quar enayssi quo 
hom fa plang d'ome o dofemna, ayssi 

ismeteysh pot hom far plaçg d'autra 
cauza, coma si una vila oz una ciutatz 
era destruida e dissipada per guerra o 
per autra maniera. Et es del compaa 
de vers, cant a las coblas; quar pot 

solmver de .v. a .x. coblas. E dou haver 
noel 80 plazeu e quays plauhen e pauzat. 
Pero per abuzio vezem tot jorn qu'om 
se servish en aquest dictat del so de 
vers o de chanso; et adonx, quar es 

25aoo8tumat, se pot cantar,.qui*8 vol, en 
1o 80 del vers o de chanso don se ser- 
vísh. La qual cauza permetem maior- 
men per la greveza del so; quar a penas 
pot hom trobar huey cantre ni autre 

aohome que sapja be endevenir en far 
propriamen un so segon que requier 
aquest dictatz. Plangz deu tractar de 
lauzors de la oauza per la qual hom 
fay aytal plang. Enoaras deu traotar 

sôdel desplazer qu'om ha, e de la perda 



1 6/. Qatien-Arnoult 1,2280: Oublaretroncbada 
C8 dicha, can en la íi de cascon bordo, o de 
do8 en doB, o de tres en tres, o de mayB, se- 
tfon qaes volra aqoel que dictara, oz en la 
n de cascana cobla, bom retorna ana meteyBBba 
dictio, can en cascnna cobla hom retorna 
un meteyBh bordo, o dos (pero de dos no es 
gayre acostumat). Et aquest compas pot bom 
tener yBshamens, qui*8 vol, de doas en dous 
coblas, de may. — 2B del bo manque, 80 
en Ap,] et. 



quo'8 fay pcr lo mescabanieu do la 
cauza qu^om planh. 

La diffimiios de escondig, Escondigz 
es U8 dictatz del compas de chanso, oant 
a las ooblas et al so. E deu traotar 6 
de dezencuzacio, escondizen se en son 
dictat de so de qu'es estatz aouzatz o 
lauzenjatz am sa dona oz am son oapdel. 

Tractat es estat dels dictats prindpala, per 
qoe ayasi es tractat dels no principala. lo 

Autres dictatz pot hom far et ad 
aquels nom enpauzar segon la voluntat 
do cel que dictn e segon que roquior 
le dictatz. Quar hom se poyría be peoar 
en la enpozitio del nom; quar sihomjs 
apelava ^'cossir*' "somi", o per le con- 
trari, ja le noms no seria be enpauzatz. 
Per que cove qu'onì pauze tal nom quo 
8Ìa consonana et acordans a la cauza. 
Et en aytals dictatz no trobam ceriio 
nombre de coblas, per que en aytals 
dictatz pot hom far aytantâs coblas quo's 
vol, ayssi cum son : somis, vezios, oossirs, 
reversaris, enuegz, desplazers, desco- 
nortz, plazers, conortz, rebecz, relays^ts 
gilozescas, o enayssi de trops autres, 
jaciaysso que alqu fassan gilozesoas al 
compas de dansa e relays al compaa 
de vers o de chanso. Item alqu fan 
bals a la maniera de dansa, amb unao 
respos et am motas coblas. Pero bab 
es divers de dansa; quar dansa no ha 
mays trea coblas, estiors lo respos e la 
tornada, e bals ha .x. coblas o mays. 
Encaraspot haver autra diversitat; quarsb 
bals ha so mays minimat e viacier e 
mays apte per cantar amb esturmens 
que dansa. Encaras ha autra diversitat; 
quar hom comunalmen fa et ordena lo 
dictat de dansa, e pueysh li • enpauza 40 



B 08 cuntredizen Ap.: à carr. e*B contraditz 
(ou e'8 eBcondits) bom en s. d. 8 dona de 
oz. 18 noms. 10 acordam. 25 rebecs Ap, 



409 



I/ÉVAN(4ILB DE MOODÈMH:. 



410 



80 ; ei coDtrarí fay hom leumen en bal, 
quar hom primieramen trobai so amb 
esturmens, e pueys, aquel trobat, hom 



fa lo diotat de bal, tractan d'amors o 
de lauzors o d'autra materia honesta, 
segon la volontat del dictayre. 



L'ÉVANGILE DE NICODÈME. 

M$ de VariSf fr, 1745, /ol. 105*. — Denhmâler pravenzalisdier Literatur und Sprache hg, von 
H. Suchier I, Halle 1883, p. í— 5 v. 1^138 (Sr.). — Ordr, § 47, p. 73. St. p. 41. 



Sens e razos e dÌYÌna escriptura, 
5quez ay trobada bona, sancta e pura, 

m*a mes e motz gran pessamen, 

C088Ì la pue8ca 8olamen 

de lati en roman8 tornar. 

Car qui yoI bona obra far, 
loquoye que sia 8Ì bastida 

que, cant 8era tota complida, 

re no*y aia de malestan, 

que torne ad anta ni a dan. 

Tot yssamen vuelh yeu bastir 
issegon mo sen ni mon albir 

una obra bona e covinen 

e nom de Dieu omnipoten, 

e metray y catre colonas, 

autas e fortz, belas e bouas: 
20 la prcmieyra de las prophetas, 

que porto guerentias certas; 

la segunda d'avangelistas, 

que nom podo fondre legista^; 

la tersa d'e^pozisios 
ssque mostro motz belas razos; 

la quarta faray de mo sen, 

car tornaray be veramen 

lo lati em plana paraula, 

hon non aura bafa ni faula. 
30 Aquesta escriptura dis 

veramen, cosoi fon aucis 

8U8 cn la cros Jesu Crist Dieus, 

hon rczemet trastotz los sieus, 

ni fon el sepulcre pauzatz, 

4 e div.j duna. 5 qez aj atrob, qn'ay atrob. 
B. e. p. Sr. 12 de fnanque. 18 y manque. .iiii. 
columpnas. 20 premeyra's Da„ s jyattciué Sr. 
24 de pozisios. 27 veramens. 29 antra. HO 
di8 5r.j deviB Ba., deíinis Ms. 31 ancits. 'i):^ cienB. 



e puey8 fo yieus resussitatz, 

con tornet el ccl veramen, ( 

ni co venra al jutzgamen. 

Totz aquo dÌ8 que 8an8 Johan8 

ni 8an8 Mathieus niÌ8 autre8 8an8 

e ganre may, que ieu'8 diray 

tot per horde 8Ì com deuray. io 

EI tem8 que Dieu8 mori per nos, 

8Ì con dizem, 8U8 en la cro8, 

fon adouca ganre fagz e digz, 

que no8 non trobam en e8crigz, 

ni'n8 ho retrazo li avangeli u 

ni cell que no8 fea lo 8auteri. 

E per 80 car ieu ay trobada 

una escriptura que es celada 

e re8C08ta a motaa gen8, 

ot ieu dirai vos totz loo 8en8 to 

per bona rima e romano 

e nom de Dieu e delo 8Ìeu8 oan8. 

leu Eneao mayeotre dic: 
delo Ebrieuo ay trobat eocrig 
loo fagz que fero li Juzieu f5 

a Jeou Criatz, lo fil de Dieu, 
e Nicodemuo que ho vi 
ho eocriuo tot em pargami 
en ebrayc oegon oa razo, 
pueyo ieu en grec, car mi fom bo, oo 
ho tranolatyey e ho eecryo, 
8Ì com la letra departyo. 
Tugz auzez ho per veritatz 
que Domerdicuo de maieotatz 



9 ieuB Sr.] nonos. 14 non o troba eBcrin 
Ms., non atrobam esc. Sr. 17 lay. 20 lo 
ccns. 22 del. 28 dics. 24 trobatx lescrifpi 
Ms.^ trobats etcrigx Sr. 25 lo. 29 ebrajric. 



411 



XIV STÊCLE. 



412 



trainos ou torra lo siou fllh, 

per Adam gitar de perilh, 

e nos autres totz íssamen, 

quez em aieu fìlh verayamen; 
ôo'n receup nostra carn mortal, — 

per que nos autres serem sal — 

el ventre de sancta Maria, 

segon que la letra'ns detria, 

venc en estz mon per nos salvar 
10 e per lo dyable deraubar; 

el nasquet esems homs e Dieus 

per rezemer trastotz los sieus. 

AI Sathanas tenc esconduda 

8Ì que non Ta aperseubuda, 
16 a renemic, nostra semblansa, 

8Ì totz Jesu e ssa efansa 
r ja fezes meravilhas tals 

que no fes hanc luns homs carnals. 

EI fazia Io8 sortz auzir 
20 e Io8 clobs sautar o aalliir, 

als 8ec8 rendia lur vezer 

et als forsenatz lur aaber, 

ganre do niortB roHU88Ìtot, 

domentre que am nos estet. 
2ft Cant li Juzieu fello trachor 

viro de Cristz, Nostre Senhor, 
, las meravilhas que fazia, 

ei pobol que en ell crezia, 

azirero lo tug dc mortz 
80 et encuzero lo mot fortz 

a'n Po8 Pilat, quez era bayles 

de la terra e dels realmes, 

e si que pres lo li rendoro. 

D'u 8Ìeu descipol lo comprero 
35 trenta deniers, pueyssa liatz 

l'aduysero a 'n Pos Pilatz. 
El tems que Anna e Cayphas 

ero avesque de Judas, 

Qamaliel e Neptalim, 



8 letra nos. 12 lo cienB. 17 Ja mam/ue, 
19 lo 8ortz8. 22 forcenat H2 e cfe. 



ot Adrosou o Honjamhi, 

e motz d'autres que ieu no'ua pueao dir, 

car lassarie vos de I'auzir, 

aduysero u 'n Pos Pilatz 

Jesu Crist Dieus pros e liatz. fi 

Motz fortz rencolpo o roncuzo, 

motz crims encontra luy aduzo. 

*'8enlior, aquest," so dizo, "es, 

que tu ayssi davan te ves, 

fìlhs d'u fabre, Joseph per nom, lo 

e de Maria, so dis hom. 

So dÌ8, que reys es de totz nos, 

e per aysso liuram lo vos. 

Nostre sabdes corrump e frany 

e fay obras que no si tany, i5 

e nostra ley bona e santa 

no8 rump, cuy nos tenem, ad anta.'' 

Pilatz respondet als Juzieus: 
^'Cest es trayst per eyss los sieus, 
quo 80 quo fa os contra nos. «i 

De que vos autr' es autorosP*' 
Donc8 rospondero li Juziou 
encontru Cribt, lo lilh do Diou: 
'^En nostra ley escrig avem, 
que a sabde obrar non devem, 85 

et aquest frang lo motz soven, 
80 08 sauput per mota gon. 
Encautayres es veramens 
d'aco avem pro guirens. 
E nom del diable fay auzir »i) 

lo8 sortz, cÌ8 clops corro o salhir, 
demoniatz, cecx e gibos 
motz soven sana vezen nos 
al sapte, per que lo te avem 
liurat, car nos trastug volem s» 

que 8ia saupuda sa razos, 
8Ì el 08 mals o si es bos." 

1 en. 2 no uos. 9 vezes. 12 es fmtnque. 
15 8*ì ^V. 16 sancta. 18 respondet als Sr.] 
rcspon a los. 19 traìtz Ba. 20 vos. 21 
aatres es. 25 que sabde Ba. 27 motas. 31 
lo Bortss. 82 demoniatzB. 85 trastags. 87 
el' Jia. 



413 



IIUC DEL VALAT. 



414 



HUC DEL VALAÏ. 

IjOS joycLS (fel <ioy êabcr, p. 16—19; c/. p. 247. — Grdr. r»0, p. 79. 



Am Aqaesta cnnso e dansA mescladn Hac 
del Valat, mestre en niedecina de Mon- 
peeiier, gasanliec la yioletU, Tan M. CCC. 

LXXII. 

6 Per ramistat, od fort moD cor se íiza, 

de V08, geotils, cuy pretz e laus euaDsa, 

dompDa, si'us play, vuelh ohaDso far e 

daDsa, 

Do por U8 rims, inas per uovela siza 

gODt deviza: 
lOquar la dousors que'I Dovel temps amoDa, 

8*68 taD prehoD dioe lo mieu cor euclausa, 

que d*e8tar gays do pot jorD aver pausa, 

e per causa, 

pu8 que 1*au8el cd may am la eeroDa. 
15 De tal gaug es in*arDia pIoDa 

quc Do'm ce88Ì d*alcgrar, 

etz OD pu8 me vuelh fondar 

en chaDtar, 

may8 ay d*amor8 joy 8eD8 peDa. 
20 DoDC8 pel deeduyt que m*e8 datz per 

cstroDa, 

ceray jhoyos, hoadruD vos, doua cara, 

868 cossoDtir res por que'm toru amara 

I*ainor8 do vos, qu*e mon cor jhoy Beinona 

e remena; 
25 quar, pauxs enfaDt, do sabeatz l*aveDtura 

DÌ Tastre be qu*el moD aver devia, 

doDO moD cor a vostra scDhoria, 

lo tercz dia 

que parlantz fuy segon cors de iiatura. 
30 Per 80 doDcs, am boDa cura, 

chau 80 del vostrc cors gay, 

quar ayshi, doua, viuray, 

si a V08 play, 

rixs, que jhoy in*en nsscgura; 
8r>e si I*amors se reifrena 

dc vos, pel miou cors nafrar . . . 

d*amar vos hon pretz gormcna. 



llanc, pucys que'us vy, non agui jorn 

endura 
de gaug entier ni de tot ben sofracha, 
ni d*amar vos no mi fec res empacha, 
quar fis espers m*eD donec am figura 
regla pura, 5 

que vos etz mars de jauzimeu horaada, 
e creys valors foDtz doD pretz s*asagua, 
per que Di*adutz volers dreytz qu*ieu 
que m*apagua [retragua, 

l*ODor e'l laus de que vos etz dotada. 10 

Sus totas etz corouada, 
gCDtiIs flors d'umilitat, 
amb excolleut castetat, 
que*U8 ha dat 

lo pretz que'us a *DlumÌDada; ir 

car vos etz de gaug la veua; 
doD cascus deu vos lausar, 
creyser e multiplioar 
e poDsar 
quom dreg d*amor determeua. so 

Do niotz bos haips do ricx ctz or- 

nada 
e de bos faitz complidament garnida, 
honrad* ctz d*ans e de vielli sen com- 

plida, 
senes erguelh e de vertat parada 
e fonsada, n 

etz etz ses frau, avinens e jhoyoza, 
neta de cors e d*arma fort devota, 
Iiumils d*csguart e d*eetat sens riota, 
no punt lota, 
pros en be far etz en totz ditz aondosa. so 

La vostr* amor grasciosa 
m*empeDh lo cor a servir 
ctz a lausar e bcndir 
e grasir 

vos, flor ses par, amorosa; ss 

e quar etz de bos fruytz mena, 



8 novcV asiza. 2Ŷ) paralantx. .-U chanso. 
36 liicune de dtux verê. 



10 donada Ba, 14 ha mnfufue, 15 qne nos 
enlominada. 21 haps. 24 veritat 30 andoea. 



415 



XíV SIÈiîLE. 



41G 



pel vostre pretz eyshausar 
me Yuelh ohantan deportar 



e jhoy dar, 

com nadan fay la balena. 



L'ÉVANQILE DE L'ENFANCE. 

Hart8ch, Denhnnler der provenznlischen Litteratur, Stuttffart 18ÒG, p. 281, 3(1-287, 2:i. Coni- 
paré par M. Miola avec le Ms. de Naplee (N). Ulnfanzia di Gesú, ponnetto provenzale tìel 
gee. XIV, riat. dal pro/, Qioriiio Roêsi, Botogna mo, p. I8^2rt, v. ll(i—627 (Ro.). — CJ. 
Á. Kre99ner, Árcìiiv f, d. Siudium deì' neueren Spraehen, vol. 58, p. 291 gs. Grdr. § 47, p, 7H. 

St. p. 40. 



Ar m'entendes et aurires 
l'eifant Jesus pueyssas que fes. 

5 Un bon mati se vai levar 
e vol s'en anar deportar 
foras la vila en la ribieira. 
E passet per una teulieira 
ont avia ganre d'ubriers 

10 que farian teules e pechiers. 
L'eifant aqui s'arestanquet, 
I'obra que farian regardet; 
pueis l'eifant volc lur aiudar. 
E'l toulior vui li domaudar: 

15 ^^Digas, eifant, de qui es vos 
que tant es bel e gracios? 
Vos non es pas d*aquels mestiers 
que fassas teules ni pechiers. 
leu cre que sias gentil eifant; 

to la cara u'aves e'I semblant. 

Yos me semblas de gran linhatge 
e de mot noble parentatge. 
Prec vos, mon oflTant, vo'n tornes." 
L'eifant respont: ^^No farai ges." 

26 L'eifant am los obriers estet; 
tro fon gran nueg lur aiudet. 
A lo teulier era samblant 
c'amb els obres Jesus I'eifant. 

H Aro mentendres N. 4 Contaray vos Ten- 
fant que N. ô un bel N. 6 vaì sen P, vol 
8Ì N. 7 rìbìera NP. 10 pechies N, pochiers 
P. 11 Tenfan Jesus N. setanquet N. 18 pueis 
nuifìtfue N. vol N. \4 e \o N. 16 Bies tu N. 
16 Bies bella creatnra N. 17 d^aquest mestier 
N, 18 pechies N. 10 que vos N. 2() el num' 
que N. saniblan /'. 2H preguc N quc vos en 
N. 24 non íeras N. 2h tculìtTB sesUtt N. 
2i\ tro quc N 27/28 tant grant talent hauie 
dobrar de tout lo jor non va manjar N. 



h 



A I'eifant nulla re non dero 

ni de manjar noi convidero. 

Vespre font; volgro s'on anar; 

car era ora d'elbergar. 

L'obra, c'an facha, regarderon; 

trestotz fort se meravilheron, 

cant viron tanta d'obre facha, 

e font mot gentilmens obrada. lo 

Mai n'agro fag en aquel dia 

que de cinq jorns fag no'n avia. 

Pueis lo prozom teùlier va dir 

a sos obriors: ^Mio'ui uitíravilh, 

aquel eifant, ont es anat, 15 

quey tot jorn nos a aiudatP" 

Dis lo maistre: "Gran falhensa 

avem fag e desconoissensa, 

qu'a I'eifant non aveni re dat: 

de que forem gran malvestat. so 

Negu de totz re non li dom 

ni de manjar nei convidem." 

Respondo totz: ^^8oI quei trobem, 

entre tos ben lo pagarem." 

D'aqui se van tantost partir, ts 



2 ie reste tmnque: car lez atroplteg qui »f 
trouvent à la page 20 n'appartiet^nent pag à 
cette cltatníon. 

H ni a Tefíant ren non donneron iV. 4 nel 
convideron Ba.P, non renvideron N. 5 nHtn- 
que N. 7 que an íach N. 8 fortz Ba.^ man- 
que N. 9 tant N. 11 mays nafçueron fach 
daquel jor A^ 12 iorn P, iors N. 13 dire N. 
14 Bcis Ho.P. ben mi mirivillie N. Ifí que hneg 
tojor N. 18 quc aven fach N. 19 qu* nMUífue 
N. ren non aiain doiiat N. 2() ne que N. faren 
N. 21 tot nos rcn iion li doncn N. 22 non 
rcnYÌdcn N. 23 T08 reBpoiideroii fassan que 
lo troben N. 24 en tres tos N, 



417 



l/KVAN(nLK 1)K l/KNKAN('K. 



418 



fi 



10 



15 



20 



2r> 



30 



vas lur liostal s'en vau vonir, 
aui grau gaug et ab alcgratgo, 
car avian fag tan bel obrage. 
L^offiiut Jo8U8 fonc rcuiaxutz 
a la touliera re^condutz. 
R cant 8*en foront totz anas, 
reffant Je8U8, qu*cra rema8, 
tota l'obra que facha avian, — 
ben quatre jorn8 o .v. avia, — 
ola ní teule ni pechier, 
ren non a remarut entier. 
L'offant Jesus tot atrenquot, 
de mantenent el s'en anet 
VC8 8on hostal tant co podia. 
E Jozep 8on effant queria; 
car era ve^pre tan gran, 
gran paor avia de reffan, 
car non lo podia trobar, 
Jozop no faria mai plorar 
e dÌ8: "Catiu, e que faray, 
aque8t effan on trobarayP" 
Cant el at pro l'effant 8ercat 
^ fon ben las e trabelhat, 
eì vic l'effant que 8*en venia 
véB 8on ho8tal tant co podia. 
E Jozop tauto8t Teffau preu 
per la ma et pueis menet Tcn. 
No8tra dona, cant vit Jozop 

Teffant que nm 80 menet, 
ela ác plazer e gaug mot grant, 
cant font vengutz 8on car effant. 
PueÌ8 uo8tra dona humilment 

li demandet mot do88ament: 

1 aii K^'M\ f(auc)i ct fiii lM*rÌ8 A'. 2 manque 
S, i\ can agneron N. 4 font. lio. es roman^nt 
X. b scondut N. fi annas N, anatz ï\ 7 ro- 
niangnt A'. 8 facli hania N. 9 jom l\ iors 
N. o. V. I qnc N. 10 olas et tenlcB et picliies 
N. U havia romangut N. 12 TefFant tot ho 
tr. N. 14 vers Thostal A'. 15 qncrie P. 18 
R car fta. podic atrobar N. \\ì *ì. non si fasia 
may placar A'. 2U cay ycu A'. 21 tnanque N. 
22 nientre que Josep Teffant Bcrcaua N. elj 
.Tozep Ro,P. 28 fun Ro. per una tranessa hon 
passaua N. 24 e ni N. 25 annaua a son h. 
t. que N. 20 per la man 1o pres A^ 27 per 
la man N. 28-31 c nostra donna Ro.N. ha 
plascr gran qnan vi venir son car ciifant N. 
28 c nostra 1\ :U) at Fo. gran /*. 81 sont 
/*, sent Ro. 83 doBsamen P. 

BAaTSCIl, ChrMtomallilt proTençal«. 



**Mon effant, vont aves estat 

de tan gran nuegP Si a8 albergat, 

ieu V08 prieo que no m*o ^eles/* 

L'offant re8pon : "No- faray ge8. 

Uey mati ieu me vau levar b 

volg i anar deportar 

tras la vila en la ribieira, 

e pa88ey per una teulieira 

ont avie granre d'obrier8 

que farian teule8 e pichier8. io 

Aqui ay huey tot jorn e8tat 

e ay al8 obricrs aiudat.*' 

E no8tra dona pro8 a rire, 

puey8 apre8 ella va dire: 

'^Mon enfant, 08 d'aytal me^tier ir* 

quo fa88a8 teule ni pechier?*' 

No8tra dona va*l domandar: 

^^Mon effan, volrias vos pauzar?" 

L'effant ro8pont: ''Menjar volria, 

huoy no mangey de tot lo dia." to 

E no8tra dona a re^pondut: 

*^Mon effan, be 8on mala^truc 

8el8 cui avee huey aiudat, 

que lunha ren no'us aion daf 

Je^uB re8pon: ^'Res no mo deron n 

II i de luangar no'm covidoron.'* 

L'effant Je8U8 beg e manget: 

cant a manjat, pauzar 8'anet. 

E lo prosKom de la teulieira 

lo bo mati tent 8a onrreira, ao 

a la teulieira 8'en anet, 

ganre d'obrier8 am 8e menet. 

L'obra pesset aver trobada 

oiitioira, coni Tavia IaÌ88iula, 

et vit que re8 no*y ac entier, 86 

ola ni teule ni pecliier. 



8 pre^e N. 8ole8 P. 4 respondet Ro.P. 5 icn 
nuinque N. volc N, G volgi Ba. manar dcsp. N, 7 
fora la villa a la A^. 9 avicn Ba. V. 1 1-10 num- 
que Ro.P, 11 toior sUt AT. 12 obries N. 13 
donna N. 15 cs vob N. 16 ni pcchies ni 
tcules N. 17 pueÌB n. Ro.P. e pueys n. N. 
va dire N, 18 dormir A'. 19 respondet N. 
20 non A'. ne Ro.P, jor (: volrie) N. 21-36 
manqut N. 23 a qui P. 27 begj vet Ro,P, 
m lo bcl N. m averl facha N. 85 non hj 
a N. at lio. .S6 olas ny tenlet n^* pechiet N. 

U 



419 



XIV SIÈCLE. 



420 



E'l teulier cridet: '^Que faray 
ni qualh cosselh penre poiray? 
E quí ro'a donat tal dampnatge 
que ro'aia trencat mon obratgeP 

5 Qu'ieu non li pessi aver tort: 

mai nìe valgra que m'agues mort.'* 
Lo teulier estet corrossat 
e fono mot dolent et irat, 
cant víc tota Tobra aifolada, 

10 aissi delida e malmenada. 

Pueia lo prozom teulier va dir 
a 808 obriers: ^^VoIes aurir: 
leifant que hier nos aiudet, 
per 80 car ren hom nei donet, 

ir> sapjas que ieu vau fort doptan 
que l'aga fag aquel effan/' 
Tot respondon: ''Far se poria; 
no8 ferem mot gran vilania 
qu'a l'eifant non aiam re dat; 

20 de que ferem gran malvestat. 
Per que per sert es be razo 
reífan nos redda gazardo, 
car I'eífan es de grau sabeussa, 
ne re a ffar non a temenssa: 

26 eífan fassa o mal o be, 
el non pessa falhir en re. 
Digam Teifant fag o agues, 
lun tems amenda non aures." 
E parlet un savi Juzieu: 

80 ''Senher,*' dis el, ^^no vos sia grieu, 
per sert ieu acosselharia, 
8Ì conoisseH que be fag sia, 
davant Jozep nos no*n anem 
e pueis aprcs li contarem 

S5 la perdoa e'l dampnatge gran 
que no8 a fag lo siou oifan." 
Tug respondo: ^^Mot ben dizes, 
maistre, anem hy addes." 
D*aqui s'en van tantost partir, 

40 davant Jozep 8*en van venir 

1 e cridet quay yeu qne N. 3 dat aytal N. 
dampnaga P, dalmagi N. 4 maìQ 1\ m'aie Ro. 
tout mon N. ó que yea N. pessa Ro. aver 
fach tor N. 6 volria N. 8 font Ro. 10 ausin 
Bulida N. el ni V. 12-420, (\ manque N. 14 
nol Ro. Ifí ¥*aga Jia.Pf n'aga Ro. 18 serem. 
21 be] le. 2ô affan. 29 juziu. 30 greu. 



et anero lo saludar 

e Jozep elos atrestal. 

DÌ8 Jozep: '^Senher, que dizes?" 

^^Senher, nos te direm addes." 

Jozep tantost s^anet pessan 5 

c'alqu' esquern lur a fag Veifan. 

Pueia lo prozom teulier va dir: 

^^Senher Jozep, voles aurir: 

ton iìlh Jesus vonc entre iios, 

a la teulieira adiudet nos lo 

Teifan de bona volontat, 

volontiers nos a aiudat 

MaÌ8 pueis nos ho a car vcndut, 

de l'obra non a remazut, 

olaa ni teulaa ni pechier, i5 

res no'y a remazut entier." 

Pueis Jozep al teulier va dir: 

^^Maistre, fort me meravilh, 

8Ì nostre eifan vos a trencada 

vostra obra ni aifolada." ŷo 

E lo teulier a respondut: 

"Senher Jozep, si Dieus m'aiut, 

sapjas que ieu non ho diria 

per lunha re que el mon sia." 

Di8 Jozep al teulier: ^'Ânem 25 

a la teulieira e veirem 

s'aquela obra ha trencada 

I'eifan Jesus iii aifolada." 

Totz respondo: *^Mot volontíers." 

DÌ8 Jozep: ^^Metes vos premiers.*' ao 

D'aqui 8on van tantost partir; 

a la teulieira van venir: 

la obra volgro a Jozep mostrar. 

Ei toulior anot rogardar 

et estet trestos vergonhos, §5 

fonc per sort moravilhos, 

cant el vic I'obra ben formada, 

2 astrestat. 4 no(8) Ro. ô senet. 9 con 
Yostre ftls N. 10 adjudar N. 12 hier tojor 
nos N. 13 m. p. ben nos ha rendut N. 14 
noy ha entier romangut N. lô teules N. 
pichier Ro. pechies N. Ifì non yes N. 17 e 
Josep N. 19 la vos a N. 24 nulla-al N. 21 
aquella hobra que ha N. 28 nostre enfant ni 
N. 29 ToU Ro. e elos rcsponderon vol. N. 
;1B u volgucron lobra a .1. N. lU c lo N. 
estet e Ro. 30 c stet .V. foiit Ro. ser Ro.l'. 
fert N. 37 quan vi lobra moult ben N, 



423 



XIV 81È0LE. 



424 



quo Dieii sagrct, c'om tipolla Alisquants. 
Êncaras maÌB reconta, et es vers, 
que de Tolzan e de tot Carcases 
e de Franza e de tota Espanha, 

6 foson en plan o foson en montanha, 
tant com tenian los regnes de sa mar, 
caut eran mort, s'i fazien portar. 
E tutz avien tant gran devosion 
los avesquea eis coutes ei baron 

loque a penas alouB jaaer yolian: 
aytant gran fe al sementeri avian. 
E 8Ì fazien totz los ricz embaymar 
et an cavAlz vo an c^rris portar; 
e li paures que aver iion avien, 

i5a lur parens prometre si fasien, 
Io8 saleaan dedintre e defora: 
e cant fora ben saonat lo cors, 
lo portesan en Arle soterar, 
en Aliscamps, lo qual volc Dieus sagrar. 

soSo 08 l'espclh qu'ieu desus dig avia: 
ol qual espellì totz fizel» 8Ì deuria 
mirar en 80 que faaien Io8 antioa. 
MaÌB no8 8emblam Io8 jovenetz mendics, 



car no siguom laa pczadaa dola vioU 
que dizien et o faaien mot mieU 
que no8 non fam, per que laysam eatar 
lo 8aute luoc que l)ieu8 dignet sagrar. 
Mas ges del tot non es nostre lo dans, 5 
ans y an purt selhs que rosins anblans 
e bels cavals sojornatz e corens 
tenon d'aquo quo lur ufron las ^ens. 
Per lur deport e per lur quavalquar 
dezamparon lo servir de Tautar lo 

e non mostron tota la veritat 
del sante luoc aysi com fon sagrat. 
Molt fan miels de la relegion: 
sels que i son, dison en lur sermon 
q*il8 sont tutz sans e lo lur eysamens^ib 
per que tiran ad els totaa las gens, 
que non sabon la vera sagrason 
que Jezus fes al sementeri bon. 
E per aquo quar tota gent non sap 
la gran vertut quoi sementori cap, 2o 
ieu o diray a tot lo mont per ver: 
8ol do l'auzir es grana gauc o plasor. 



HI8T0IRE ABRÉGÉE DE LA BIBLE. 

Bihliothtque SairUt'Getieviève à Pariê A. F. i. h2, fol. 10. — Grdr. § 54, p. 88, St. p. Ciì «. 



Oom grtínt batalha fo en Roma entre els 
25 meteyBBes • mori y mota e^ran gent. 

Enans que Julius Cezar naaquet, ac 
un jorn gran batalha en la ciutat de 
lloma entre tant que y mori tanta gent 
que tota la ciutat n*era enjoncada entre 
:tolioino8 e feinnuB, quo dogiiii non podiu 
annar'per la ciutat, si^on per la gont 
morta, ayci que era inot fera^ cauaa de 
vezer.ho. Et cant aquella tant grant 
batalha fo paaaada, un home ric annet 

5 ffoBon P, fossam F, fossan N. 7 mortz 
Ba. mors FN. ì si /*, ling F, li si N. 8 
avien tntz Ba.] tuts tnanque PFN. tant tmi/i- 
que BaJ\ \) els barons ZimiJ^ et barons FN. 
11 aytantl taut Ba.P, tiYhìì Ba.i\ 21 tot físsel 
Zitiij.P, tìhelz F, flllels N. 

84 annet munqu€. 



per la ciutat entre los hoinea mors, el 
vi una dona morta que era prens e vi 
que la creatura li ballava en lo ventre. n 
E tost el deycendet de son caval e va 
trayre son cotel e hubri la et va trayre 
la creatura del ventre, e era inaacle. 
K :iÌ8H0 fo 011 lo III08 do jul, ot aiinoroii 
iiietre nom ad aquel enfant Julius, perso 
razon del mes que Tavia trach del veutre 
de la mayre ; e per so car lo jom enans 
qu'el nasques, eran agutz espesatz e 



5 dan Zfm/./', dam N. desport Ba.PFN. 
13 Mot Ba,F, inoiit N. las relofi^ions Zitìtj.P^ 
la rele^ions /'*. 14 Bermoiis Zitin. 15 eysa- 
ment Zing.PFN 21 hieu Ba.P. Eu pero F, en 
pero N, 22 ajan g. e Ziny.Nt aiam eíc. F, 



425 



HISTOIRE ABRÉGÉE DE LA BIBLE. 



426 



mors 800 payre e sa mayre ambe motz 
autras, mezeron H sobreoom Cezar. E 
oant saupron qu'el era agut de bon 
linlìutgo, noyrirou lo bon. É por tomps 

5cant el ae vescut, ac una filha que ac 
non Juliana, e donat la pcr molher a 
Pompieu qu'era dels maiors de Uoma. 
E en aquel temps era costuma en Roma 
que, cant alcuna tcrra non lur volia 

loobezír, que els y enviavan ost e dona- 
van cert iemps ad aquel que anava 'n 
cnp do ro3t quo (rcnfra nquol cort tenips 
ngues conquÌBtat la tcrra on anavan; e 
8Ì cn nqucK tcnips el avia conquístat, 

15 el tornava , e los Uomans lo recebian 
an gran honor, ayci que rompìan .xv. 
brnssas del mur de Roma e lí trazian 
una cnrreta d^iur e acetavan lo sus e 
euayci intravan dins Uoma. E en aquel 

to temps que vivin Julius Ceznr esdevenc 

• si que agron adenviat ad una terra que 
lur ern desobedient, e fes tant Pompieu, 
que Julius Ceznr, son suegre, que era 
cavalier e bon honie, mas el era paure, 

25 quc ol annet cnp de l'oat. Et doneron 
li ccrt tomps, sogon que era costuuia, 
que ngucs preza aquelln terra. E fo 
nital aventura quVHraspasset lo temps 
que los Romans li nvian donat, e non 

30 ac ren fach; e la gent s'en volinn tor- 
nar dizcnt qu'els avian servit lur temps. 
Dys lur Julius Cezar: ^^Amicx, si tor- 
nar vo'us en voles, tornatz vo'us en en 
bonnhora; e si n'i a deguu que per lur 

35cortezia vuelhan demorar ayoi» faran 
hir bontat e lur ensenhament; e yeu 
prometi lur que ieu partiray amb els 
tostcmps 80 que yeu nuray. Que sia 
cort a vos autrns quQ yeu per deugun 

4oteiiip8 non tornaray eu Uoma, sJ ieu 
nou fach aquo per que ieu sa-suy tjra- 
ines.^' E sobre aisso s'en tornet/ en 
partida la gent, e en partida y resteron, 
mas non totz. E pueys fo aventura que 



el amb aquels que eran restatz, acabe- 
ron 80 per que la era annatz, an ba- 
talhas e an grans combatemens de villas 
dc castels, ancara qu'el gnzanhet tota 
la terra. E el estant en aisso, mori sa 5 
fìlha quo era molher de Pompieu. E 
saup que Julius Cezar venía, e vezent 
qu'el avia perduda sa molher, que era 
la filha de Julius, adoncx comenoet a 
traotar e dire que lo non era razon que io 
on li fezes la honor que era acostumada 
do fnr aln autroR, pos d'enfra lo tonipR 
que dcvia venir, el non era vengut. E 
cant tlulius Cozar fo prop do Uoma, fo 
li dich qu*el 8*en tornes ayci com uni5 
autra cavalier, qu'els non li farian den- 
gun' autra honor, pos que enans non 
era vengut. Caut Julius Cezar auzi 
aÌ880, el sonet aquels que venian amb 
el e dys lur: ''Amicx, si tot nos nosso 
em alegoratz, gazanhat avem a Uoina 
may8 que degun dels auiras que son 
agutz tramesses per tres vegadas; si 
tot els 8on poderozes del pobol, nos em 
do maior fama; car vos sabos ben quetn 
no8 venem de terras que totz erau 
nostres enemicx, e nial lur grat lur a 
covongut qu'cls sian nostres. Per quo 
fassam d'aquestos atretal, e non intrem 
en la ciutat, mas escometan los ayciso 
defora et aytant com d'els poyrem penre 
en destruan e aucizan.*' E concenti li 
tot Post, e fazian ho enaici, e fazian 
gran dampnage a la ciutat, e avian on 
Uoma gran peleia aici que los Uomans 85 
que vezian lo gran dan que preuian, 
manderon li dire que li farian la honor 
que era acostumada. Et respondet 
Julius Cezar que non volia, car el era 
nielhor home que aquels a cuy solian 40 
far aquella honor, mas que els li do- 
blessan aquo que als autras solian far; 
si non , que ja mais non intraria. E 
els ayoi com despagatzs agron ho a far. 



42/43 tornet partida. 



25 fanc. 



427 



XIV SIÈOLE. 



428 



o oiiayci coiii Holian roinpro .xv. brasBUB 
del mur, els en roinperon trenta e li 
doneron totas las autras honors. E 
apres pauc de temps que foron en 

5 Roma, e fon Julius Cezar senher de 
lloma per si meteys, o fes aucire Poni- 
pieu que avia concelhat que non li fe- 
zeasan honor. Et aquest fo lo premier 
emperador de Roma, e aquest conquistet 

10 la maior partida del mont, e, per la 
boiitat que el ac, totz los autras empo- 
radors gentils que puoys foron en Roma 
prezerou lo sobrenom d'aquest. E fes 
apobolar tres ciutats en Espanha, ho es 

isTholedol e Sagorbiu o Saragossa. E 
trames dos cavaliers que apobolessan 
una gran ciutat en lo melhor luoc qu'els 
trobarian cn Espanha, e que la entito- 
lessan de lurs noms meteysses. E l'un 

20 dols cavHlicrs avia noin Ladol e I'autro 
Tol, e ajosteron los nonis e fo lo nom 
de la ciutat Tolodol. E pueis el ac 
autras dos bons cavaliers et fes lun 
anomnar I'autra bona ciutat per aquella 



nietoyssa maniora, o ayci niotoys la on- 
titolessan de lurs noms, e ayia nom 
I'un dels cavaliers Oobia e I'autre Sa- 
gorbia. E atroberon un luoc que lur 
fo semblant que y dovia aver bona & 
ciiitat, nuis que avia luonh Tayga; e 
envicron ho dire a remperador Julius 
Cezar. o el lur mandet que prezessan 
lo trauc que enpachier fazia a I'empe- 
rador, e que y fezessan vonir ayga eio 
que apobolcssan la sieutat. E feron 
ho enayci qu'els foron un pont mot aut, 
per lo cal feyron venir l'aiga, que dura 
tro u la fìn dol mont, o costîi Payga 
demenar tro ad aquella ciiitat de .xv. i& 
ans, que Espanha devia annar a Roina. 
E entitoleron los cavaliers la ciutat de 
lurs noms enaici que prezeron las .v. 
premieras letras de Segorbia e las .iu. 
dorrioras do (yobiu, o foroii on nom ti 
la ciutat e apeleron la Sogorbia. K 
pueys fes apobolar Saragossa e fes en- 
titolar del sieu nom. 



MARTI 1)E MONS. 

Luê joyiis del yay saber, p. Í05 107. — Ordr. § 50, p. 7.V. 



26 Am haqnest sirventes ligarat MarU de 
Mons, marchant de Malcosinat dé Tholosa. 
gasanyhec rengJentina, M.CCCC. XXXVI. 

Us ricx vordiersdo motgrantexselensH, 

ple do frutiers, atn fruts do grnn savor, 

3oausit ay dir qu*os faytz por un pastor, 

ain una font, on vertatz pren naysoiisa 

e quantitat quo met gran diligensa 

por avansar aquels motz nobles frutz 

fort odorans et plons de grans vertutz, 

sb que deguns homs may no'y pot donar tala. 

Per verdier prenc lo sant cosselh do 

Bala, 
he pels frutiers cardenals he prelatz; 



per lo pastor, queis ha totz ajustatz, 
lo payre sant qu'es montat per l'escalats 
de la vertat, que ja mays no ce tala, 
quez an volgut doclarar rcretier 
Charles soto, coma fìlh vcrtadior 
d(;l roy francos, am sontensa doiiada. 

Duy cardenal santamen I'an portada so 
al noble dnc Arras, hon s'es tengutz 
le bos cossolhs, hou foc reconogutz 
por droyt senhor ez am patz cofermada. 
La paubra gont, qu'ora trop desolada, 
al jorn d*ey ha lo cors mot fort joyo8:36 



14 80 esl des. 



24 am stats: correction de M. Tobler. 



429 



L'AUBUE DE BATAILLES. 



430 



cnsemps veyretz Franoea he Vergonyhos; 
don preo a Dieus que no'ls do ja mays 

guerra. 
Aras es tonipt/. quo lo rey d^Anglatcrra 
layse lo crit qu^a portat falBament, 
sque nostres rcys Charles niot exselent 
Dieus ha monstrat oom senyhors de la 

terra; 

8Ì no 8*en van, tugh perdran la desferra, 

cum fe le reys am sos frayres e ducs, 

d'autres gran re, que yezem dezastrux 

loper guireiar contrai reyne de Fransa. 

L'erguelhs d'Anglesestornatzen may- 

sansa 



per nostras gens, que tost Tan abaysat. 
Miraole gran Dieus nos ha demonstrat, 
am íranc voler nos vol desamparansa. 
Dorenavtiut no cal plus dart uy lansa, 
depus que Dieus s'es mes de nostra part ; 6 
qu*a tout rerguclh a1 verenos leupart 
que ta lonc temptz nos ha donat damp- 

natge. 
Confort d'amors, fons he cap de pa- 

ratge, 
vostre car filh faytz que prim ho de tart 
no8 velha dar totz cnseinpB bona partm 
do paradis, le sobrier heretatge. 



TUADUCTION DE L'ARBRR DE BATAILLE8 DE IIONORÉ BONNET. 

Mê. de VarU 7807. 2, /oL 193 eí 246. — Grâr, § 58, p. 93, St. p. 68. 



Si on estndiant angles ven a Paria per 
estadiar, si deu esser apreyaaonat 

Mas lo qual veser d'un dopte que totz 

i5Jorn8 8*endeven. Uom 8ab ben que lo 
roy do Franaa e lo rey d^Aiiglatorra an 
tot jorn guera euBenible. Si es vengut 
un Iicen8iat de la ciutat de Londre8 per 
08tudiar a ParÌ8 e per e8tro mestre en 

tn decretz o en teulegia, un Franses Ta apre- 
sonat, e la questio ven per devant lo rey. 
So ditz lo licenciat qu'el no deu pa8 far 
finansa ny esser presonier, e si fonda 8a 
oppinio en dreyt, disen qu*el a casespres 

ssde ley per 8a partida, la qual dona 
previlegi fort grant al8 esoolas e 8Ì deiTent 
quc hoin no lor fassa greu ui dcsplaser, 
mas tota honor e reverensia; e vec vo8 
la ra8o que ditz la ley: "Qual sera,'* ditz 

:ioolfi,^^tal8 honi08que non aura inerco d*un 
e8Cola lo qual por 8abor o per saviesa 
aqucrre ha Iay88at riquosas o 808 aniix 
carnals c son pays, c si 8^C8 ines on 
paubretat e 8Ì 8*08 fayt banir entre autra 

8 est. 4 falsoment. 
23/24 80 oppinio. 



gent? Ben 8eria de^cortea aquel que mal 
li faria.** Mas Tome d^armasque Ta apre- 
8onat tanto8t re^pon: ^*Mo8 amix, entre 
no8 Fran8e8 non avem cura de V08tra8i5 
loys ni do romperayro que las ha faytae." 
E lo licenciatreplica: „Sira," fayt el,*4ey8 
non 8ont altra oau8a que dreytaa ra808 
ordenada8 aegon aabiesa. Si voa non avetz 
cura de laa leya, ja per so non es queto 
Io8 aenhora de Franaa non amen raso 
en Ia8 cauaaa ra^onablaa. E d'autra part, 
quant Charle-Mayne restudi guasanhec, 
lo qual hera a Roma, o de la voloutat del 
papa remudec a Paris, lo papa e lo reya s» 
doneron previlegi grant en aquest atudi 
do ParÌ8. E picr aquela via enmenec lo 
reys de las partidaa de Roma mestrea 
escolaa de totaa lenguas. E donc per 
que non poyria ol venir aeguramon, puyaso 
qu'ol8 foron aaseguratz per lo roy?** 
^'Sira,'' 80 dÌ8 ronio d^armaa, ^'aupausat quo 
totz eacolas foaaan aaacguratz, dopuyaquo 
guera general foc jutghada per lo rey de 
Franaa contra aquela d'Anglaterra, nulsu 

4 d^oronavant. 

14 mos] noB. 24 e manque. 



431 



XV SIÈCLE. 



432 



Ânglea 110 deu vcnir por ostudiar iiy por 
autra oausa. Car per color d'estudi voa 
poyriatz venir en aquesta vila lie poyriatz 
escriure e mandar los secretz del rey e 

6 lo aseguramen del realme a sos enemix, 
dont lo rey poyria avor dapnatglio/' Araa 
qualveBorqueu'oBdedreyt. Fisogon mon 
avÌB, mas qu'el sia voray estudian, so oh 
a dire qu'el no foB vengut falsament o 

loper falsa color per espiar, yeu cresi 
verayament qu'el no deu esser proBonier, 
8Ì no que lo reys agues fayt mandament 
general que negus Angles estudian no 
venghesan en son rcalme; e si alcun ditz, 

15 si lo rey uou obstan los previlegis papals 
autreghaz a l'estudi poyria far tal man- 
dament, yeu dic que non i qual doptar. 
Car si raroivesquat de Roams vacava o 
l'avescat de Paris e los canonges eligian 

so un Engles, lo rey poyria contradir a la 
electio e en sorìu escotat segon las 
oppunyos dc nostres mestres e tot por 
aquesta raso; car nou os pas oxpedien 
ny al realme ny al rey d'aver en son 

25 realme son enemic. 



Si nn Alaman troba on Frances portan 
sas armaa, se el lo pot apelar de gatglie. 

Mas regardom d'un autre dobat que 
3opoyria ben soven vonir. Un Alamant s'en 
von a Paris per veser la cort del rey, 
per conoysser las gcntials manieyras de 
Fransa. Si troba un cavalier un scudior 
portant las armas de son linatghe, al qual 
85 el vay, anayssi rudament coma los Ala- 
mans an acostumat, discn que per sa fe 
mal porta el sas armas. Mas lo Franses 
si respont cortesament: ^^Bel senher, que 
mo dissctz vos? No podi be portar las 
40 arnìas que mon payre eis mieus ancessors 
an portat per tot lo temps, que memoria 
non os del contrariP" "8i m*ayut Dieus," 
ditzTAlamant^^'mon linatghees plusantic 
què non os lo vostre^ aquestas armas 

18 larciaesque. 26 portas. 



quo vos porhitx son propias noslras, e si 
vos dic que vos las portatz malvasament. 
Esi voson voletzdefféndro,vecsi mongat- 
ghe.** Lo Franses ditz cortesament: '^Ycu 
non vos fauc punyt dc vilania, e per tiint & 
movolid(i(iondrcde8soquo vos modisctz.'* 
AraHycMi domandi si lo rcy,quautdovant 
luy sera vcnguda aquelu qucrclha, dcura 
el entrc aqucst dos jutghar batalha? Car 
lo es avis que hoc, per so que lo Alamant 10 
ditz que son linatghe es plus antic, 
enayssi vol el dire que son linatghe a 
premier portat las armas ; donc si el era 
promier, el auria lo premier dreyt. E car 
el uon ha testemoni davant lo rey e aysao 15 
vol proar per son cors, lo es avis que 
batalha y dcu aver. Mas en esta opunio 
non es ben l*actor acordan, e si es ben 
la raso propatent, per que non y deu 
aver batalha. Cnr els no son pas d^inso 
realme ny d'un senhor, per que entre els 
cn cavalguada pogessa aver ni venir ny 
al roy grant dampnatghe, uy a I'AIamant 
non es desonors cn son pays, si en Fransa 
son portadas sas armas per un Fransesîs 
si non que fossa fayt per grant barat. 
Car supausem que un cavalier de Fransa, 
homc dc mala vida, grant corredor uiai 
pilhart, prent las aruìas d*uu bon cavalier 
Alamant, am las quals s'cn anes on ])or-»u 
gonha botar lo foc o cn lo rogne pendre 
de las vacas e tot home raubessa en son 
oami, si lo prodome cavalier Alamant 
contra aquel cavalier donessa son gatghe, 
sus aquest fayt la querelha non seria pas 35 
mala; mas ges per tant no dic pas que 
lo reys degues jutghar batalha. Car si 
lo rey pcr bona informacio trobava que 
so fossa vcrtat, ycu non ausi pas parlar 
del gibet ny de copar lo cap, car son^o 
home de gleysa. Mas si el en fasia bona 
justicia, yeu no m'on apellaria pas; mas 



1/2 c 8i V08 dic ctft répété. 7 devanant. 34 
donessesa. 



483 



HBLIAS DB SOLIER. 



434 



jutghar batalha entre eU dos , jes per proar de meschanta vida, ycu no vey pas 
hotnc quc sìa critninoB e que si puscha que dreyt o vulha. 



I1ELIA8 DE SOLIER. 

!ai8 joyas del ijay êobeTf p. 148 — 151; cf. 27 ô. Cette pièce $e rapporie au grand feu de TouUnuse 
(ÍHi3)y sìijet traité par le même auteur dans un sirvente (p. 143—147). — Grdr. § ÍH), p. 81. 



Cnnso de plangh del gran foc de Tholosa. 

Am dolor, ses trobar pausfl, 
r> vezeii l'ongoys. de Tholoza, 

velh oantar am votz ploroza 

(lel peryment de tant bes. 

ILolas, qui guardar la guau»a, 

en greus sospirs se repausa, 
10 contemplan lo foc engres. 

Quí vio ja may tal destressa! 

Ni causa tant desquausida 

ja may plus no foc ausida, 

qu^en senlant fayso vengues. 
15 No *8 possible que's refessa, 

de cent ans, la gran rudessa 

quc*l foo en dos jorns comes. 
Âquela mala vesprada 

1108 portec a totz dcsayre: 
20 le foc volava per Tayre, 

lui'y uvia mur que tengucs. 

El fasia per tot passada: 

ayga ni ví ni trinquada 

no'y poo contrastar en res. 
25 Pensar podetz la cridesta 

que'8 meiiava per la vila 

dc toquacen e d'csquila: 

totz ernn d'engoysa ples 

do tal orribla tompesta. 
35 Mot 08 causa desonesta 

le gran dapnatge que'y es. 
Estimar no ce poyria 

aqucl mal crusel dapnatgc; 

car le foc d'engual pasatge, 



coma fier e desoortes, 
quatre cens ostals ardia: 
casous do 808 be8 pcrdia 
de 8Ìno partidas la8 tres. 

Per maior tribulacio 
rcquiren8 no8tro8 pecatz 
em estatz dapnificatz 
de gran poble que mort es, 
he de frutz la perdioio, 
qu*e8 veuguda 8U8 Feetio, 
d*un crim a pauretat mea. 

Mot foc bona la venguda 
del rey de Fransa novel, 
car vic rac8Ìdent crusel 
per totas partz, 8Ì cum e8. 
De la 8ciutat abatuda 
la vertat foo oonoguda 
per lo rey e 808 comes. 

Per 80 le rey 80 deolina 
donar grasia, per cent an8, 
de talha8 al8 abitans, 
e totz autres carx remea, 
comen8an8 he prenens 8Ìma 
on Tan de la millezima 
quatre cen8 saysanta tres. 

Demo8tra no8 la 8criptura 
que per Io8 crims detcatablea, 
qu'eron al mon continuablca, 
Dieu8 n*ac a degus mercee; 
an8 perio tota natura: 
Nohc, am sa noyritura, 
8ol demorec que vÌ8que8. 



10 



15 



20 



25 



80 



14 senlat. 



Btatz. 15 Louiê XI. 



435 



XV S1È0LK. 



43G 



PEIRE DE VILAMUU. 



Im8 joyn9 iUl yay $aher, p. ^U—^SG; cf. p. 280. — Ordr. § 50, />. 81. 

._ .^ ^ ^ __•_ ^-_ •_ 1 ^_ ^ ì í « • it 1 



DiiniiA d*ainoro am refranh, per la qual foc 

Jutgat lo gAUoh a mestre Peyre <le Vilamuri 

baohelier en leys, l'an M.CCCC.LXV 

Noyt et jorn dins en la pessa 
6 no'in puoBC tonir d*alegrar, 

quant nii bovo la noblessa 

do la flor que'ro fay pensar. 
Kn mon joven me oomensa 

amors do far mortalz jocs; 
10 tunt m*art ho 'mflama sos focs 

qu*on passi greu penedonsa, 

dolor mortal e destressa; 

ot no puesc alz cossirar 

ni no que la gentilosaa 
15 do la flor que*m fay pensar. 

llolaii, no*m puoso ben deifendre 

quo no senta la dolor 

que piiMÌ per fin' amor, 



don cuda lo miou cor fendre, 
dolens et plens de tristessa, 
qui no cossa de plorar, 
per tal sob volers aguessa 
de la flor quo'ui fay ponsar. 

Prec humilment, test' enclina, 
eysausÌBqua mon desir, 
car no'y a plus medecina 
pér me far tost engausir: 
no 'b creatura que sabcsBa 
autra milhor cogitar, 
que surmontes la princessa 
de la flor que'm fay pensar. 

Ma blancha flors e meBtressa, 
8U8 trastot quan es ses par, 
datz mei Becors e VendreBsa 
de la flor que'm fay pensar. 



10 



15 



orrATION Dll CONSISTOIIIE DE LA QAIE SCIENCE À T0UL0U8E. 

Ijííê joyiut del ijay saber, p. *J35 ; cf, p, 280. 



Ciiallo douada per M. Matieu d* Artigualoba, 

iru i^laglt de ravaiiqnatdaPamiaa, aia dictadoa, 

ran M.C(3(HMiXVlI], en alioat De man- 

ilainaut da meiiiianhoB ohancelier he man- 

tenidoB. 

A totK onportz 011 Tart de rectorica 
oho viil^ut^rniont upolat Sabor Quay, 
quo'ii Hul logir lo pruininr jorn de may 
II lu proMoiit Moiutat, hun bo pratica 
nohlo/ii ^vm^ donaii tros belas flos, 
iMiiÉ, ohunNolior ho Bot muntenedoB, 
ttofum u Nuhor quo, diinongo que ve, 



voloin donár ansi oum s^aperte 

hun branc d'argent am ia pora d'enguoya. 

lle per ansí vulhat aver memoria to 
de far díctatz novels he ben partitz, 
de troB coblas tant solament complitz, 
am nau bordos, que sia causa notoría 
voBtro bon cen eutre Iob dictados, 
car por sabor vendretz a grans hono8;s» 
e Bobre tot no vob oblide pas 
que tal reifranh no defalha de bas: 
al cor me fier la pera de renguoys. 

17 tlors. 

18 saprestc. 



437 



l'ASTORELA. 



438 



PA8T0RELA. 

La9 Joiftts del gay êober, p. 89—02. — Ordr, § 48. 



Pastorela, coDBolan erestiandat contra 

lo Tnrf . 

crestiandat, nostra doBsa mestressa, 
cesse ton dol, do menes plus ton planh, 

ftdolor banís e n'aiaB plus tristessa, 
ton paubre cor trop duramen se plauh ; 
de ton greu mal a nul plus te complanh, 
mas day to gauch c vieu en esperansa, 
quar Jesu Crist, ton Dieu, que tan ree- 

planh, 

losecors te day am molt bela poyBsansa. 
En gran debat e divisio mortala 
loB Italìans eron y a gran discort, 
tot lo pais avia guerra tres mala, 
grans e petits se volian mal de mort, 

i5dont lo gran Turc soven te fasia tort 
e tos subgetz vilanamen tuava; 
peys que ta gen non era d'un acort, 
am pauc esfors ton pais gasanhava. 
Mas Jesu Crist, lo nostre bon salvayre, 

<oa*gut pietat de tu, pètubra dolen, 
cx ti volgut que lo nostro sanct payrc 
lo8 ha *ccordatz, e cascun es conten; 
don totz 8*en van am cor joyos arden 
contra lo Turc e sa gen de malecia, 

sspcr dar socors a Ragosa plasen 
o dcfTensar la cieutat de Yenecia. 

Lo payro sanct, en donan la crotMidn, 
ley vay premier conia voray pastor, 
cz a creat de tota son armada 

30 lo rey Perran cap c governador. 
Dcls Italics y van cascun senhor; 
l'estendart y es de Florensa la bcla: 
juynes e vielhs lcy van de gran amor, 
dc gauch cantan, en guisa molt novela. 



Ton filh Lois a bona sovenensa 
de t'aiudar e sos maiors seguir, 
a tart son cor autra causa se pensa, 
mas be no pot explicar son desir; 
en breuB de jorns te vendra soooorir 6 
tan valhenmen an gran e forta guerra 
que de paor fara tramblar, fremír 
lo8 Sarrasins e per mar e per terra. 

Don lauza Dicus e la verges Maria, 
qu*a ton besonh tant be t'an secorrit, lo 
y alegra te la neyt e mays lo dia, 
Do menes plus ton planh e dolen crit: 
aras sera lo gran Turo doscof&t; 
en conoyssen ta ley fisel e bona, 
ton salvador Jesus sera grasít 15 

per tot lo mon de caacuna persona. 

fier dragol, calobre oru, salvatge, 
cor sarpenti, de natura murtrier, 
renegat Turc^ inhuman al coratge, 
diable dampnat, tigre fals, messongier, to 
plus no rompras lo cami vertadier: 
aras a inort vcndra ta gen pagana, 
e de grau dol crebara ton cor fier, 
florira la sancta fe crestiana. 

Per que trastotz menem joyosa vida, î5 
alegrem nos e de joya cantero; 
secors a*gut nostre ley oppremida, 
don tot jom may gauch e solas aurom. 
Lo bon Jesus devotamen lauzem, 
quar a volgut de nos aver memoria, to 
c totz euclins de bon cor luy preguero 
que vuelha dar al sanct payre victoria. 

Tres dossa flor, on totz nos gaudirero, 
qu*a8 enfantat Jesus, lo rey de gloria, 
prega ton filh que lo Turc conquÌ8temt5 
y aver puscam honorabla victoria. 



15 mort. H4 molt ^uisa. 



7 gran paor. 27 opprimada. 



439 



XV SIÈCLE. 



440 



LUDUS SANCTl JACOIU. 

Lutliiis sanctí Jacobif fi'atjment de mt/stère provençal, tìéconvert et publié pnr Cttmille ArtMutì, 
MarseiUe 1858; c/. JahrbuchfUr ronianùsch^ Utteratur III, VJtí. — Grdr. § 53, p. 86 v. St. p. 50. 



Trompeta, A1 bel son de ma trompeta 

íeu Y08 diray uno serveto; 

a fin que la causa sia plus neto, 

de ma trompeta sonaray 
5 pues apres beuray. (bibit), 

Per lo sant buon Jeusulaa, 

que lo mel fay mel es louas; 

mes que vos ulha a tos pregar, 

que nion companhon ulhas 'scotar, 
10 ot ieu ulho tirar ma vio. 
Nuncius. Salut & tos e bona vio! 

Yevos aysi la companio 

per vos autres bonas gens 

solas et ebatement 
15 donar! 

Pensas vos de vos arregar 

en aquest ebatemcnt. 

Un easemple vos dcmostren, 

que Ycngaa veyro resbat 
«0 de sant Jame, en beritat, 

que 8Ì fara joussament. 

en esta plassa sertament. 

E 8Ì Dieus no8 dona victoria, 

dimenge jugaren restoria, 
25 volen a Dieu pregar 

que noâ done las obras far 

que en paradis pussan intrar. 

Per tant vo8 y veudres, 

tant quan V08 dinat seres, 
'M per veyre Pesbatement. 

Ades aco ne portare8. 

Mas pur sí voIoh bon ontondro, 

grant oyssemplo y porres pendro. 

Autra causa non say que dio: 
35 Dieu gard do mal la companio. 
TrotnpetQ, leu vos fauc comandament 

que tot home d*aval d'amont 

3 net. 4 son aray. 7 lo me. es manque. 
14 et manque. 10 lebtcmcnt. 25 Volcnt. 2() 
qne est attribué au vers précétient. 27 piis- 
sant. 29 dinat manque. dô garde. 87 danant 
e damont. 



de entendre sio prestament 

e d'escotar la rason 

quo Y08 dyra mon conpanhon. 

Quar el vol declarar 

. . . e senso tarsar 5 

lo miracle quo deven jugar. 

Per 80 Yos prege, bonas gens, 

que non ulhas perdre lo temps. 
Nuncius per villam. Avant, avant bonas 

Yos aves comandament [gens! 10 

del senhor de mantenent 

e dels nostrcs conpanhos, 

que, 8Ì vos plas, de bon' amor, 

que vengas en nostra plassa, 

e Yones y tos, no'us desplassa: 15 

mes dinas vos primioyrament, 

e pues venes tot prestament, 

quo nos volou far, son doptansu, 

un petit de plassansa, 

e 8Ì vos volen demostrar, 10 

conssi on se deu governar 

ny al diable laysar tentar. 

Per 80 vos y vendres 

grant yssimple y prcndros. 

Per 80 Yos ulh pregar «5 

que vos ulhas despachar. 

E qui non vendra vere la festo, 
' li sera facha una enquesta; 

e qui non vendra de matin 

pagnra un pichier do vin. so 

Trompeta. Senhors e donnas do vallor, 

ieu vos progo do bou* amor 

que non ulhas gayre parlar, 

mes ulhas ben escotar 

ot ontendre la rason 

quo vos dira mon conpanhon. 



S5 



1 Bio tnanquv. 2 Bscotar. :\ conphanio. 4 
dccliira. 8 pcdrc. 12 coiiplianios. 16 nos 
V08. 21 coBÌns. 27 laffesto. H4 ben estar. 
35 ct mantiue. larson. H6 conphanion. 



441 



LUDUS SANcm JACOJíI. 



442 



IYimo nutieius. 

Pax ei consolatium 

Yulha donar nostre Senhor 

aquesto bello conpanhio 
5 ei la vuelha, per sa cortesio, 

de tot mal gardar. 

Dieus que nasque . . . 

de humana natura 

e d*uua berges net' e pura, 
10 no8 don far tal portamen 

que vengan tos a salvamen. 

Bouas gens, an breu parlar, 

un miracle yos volen mostrar 

de sant Jame, en veritat. 
16 Et 8Í voles de cor Dieu servir 

et a sanct Jame hobeir, 

els V08 gardarant de morir, 

como V08 vcyres do tros pellogrin8, 

coy8Ì to8 tre8, un bon matin, 
to 80 pnrtigron de bou corage, 

per anar en romavage, 

et van trobar en lur via 

liuna ho8talaria, 

en la qualla an trobada 
8R una servanta nonada 

per 80U nom Ueatrix, 

que lo fílh del pellegrin 

. . . vay priar 

que li degue88a 8'amor donar, 
Ao e d'autre causa li vay demandar, 

como V08 veyres ay8Ì jugar. 

Me8 el fonc illuminat, 

de 8ant Jayme fonc gardat; 

car avio Dieu en 80u entendemont 
85 e la verge8 Maria parelhament. 

E la filha vay re^ervar 

et ay8Ì li vay prear 

que ello lo dege8 lay^sar 

ot de aco non parlar; 
40 car ol volio far 80U viago 



et far le volio 8an8 autrage. 

Et ella 8Ì vay e^maginar, 

con8Ì ella poyria far 

que ella fo88a vengada, 

car el Tavio refu8ada. 5 

Et del demon fonc tentada 

que ella dege88a maniera trobar 

que en 8a maleta butar 

degues una ta88a d'argent, 

affin que el fo8 pendut enoontinent. lo 

Aco ella vay far, 

car lo diable la vay tentar, 

et fey8 la cort apre8 anar 

et lo filh fey8 enoarcerar, 

et a la forcha lo van butar. is 

Me8 lo filh vay Dieu pregar 

et a 8ant Jame 8e vay reoomandar, 

que lo volges de tot gardar, 

e may8 la verges Maria, 

que lo garde8 de vilhania. io 

Per 80 Dieu8 li vay mandar 

do8 angiol8 per lo confortar 

et sant Jame per lo 808tenir, 

car to8ten8 Tavia 8ervit. 

Per tant vo8 dic, gran8 et petÌ8, n 

quo vulha8 entondre a mo8 dichs 

et non ulha8 gayre parlar, 

maa vulhas ben '80otar; 

car, 8i vole8 ben entendre, 

grant esemple hi poyre8 prendre. ao 

Car qui aura bona devocion 

ny hi metra sa entension 

enver Dieu e 808 8an8 8ervír, 

et 8ant James vol hobeyr, 

8era gardat de tot mal prendre. 88 

Per 80 vulhas ben entendre 

et en vo8tra memoria oonpendre 

lo8 per8onage8 que jugaran, 

que vulhn8 ben auvir 

lo8 dÌ8 retenir, lo 

coma aant Jame, amio de Dieu, 



4 conp. bello. 5 cortisso. 9 neta pnra. 
10 voles bobeir. 17 ellos. 22 et en Inr cba- 
min van trobar. 24 van trobar. 25 nonaya. 
26 per son nom tìmngue. 27 K 1o. 88 vay 
tnan^. 29 le. donar de sa amor. 40 fa on. 



ô refaeso. 6 tentca. 8/9 degnes batar. 
20 cn tendres. HH en son sans. H4 voles. 
*-)f) aprendre. 37/HK peut-Hrt et conpendre en 
vostra memoria los personages de 1 estoria. 



443 



XV- SIÈCLE. 



444 



car aÌ88Ì cres o ben iou, 

'per la requesta de Jesus Crist 

miracle fìst al pellerin 

que de tot mal lo vay gardar, 

6 como desBus declararan. 
E la Borventa nonea Beatrix, 
li fero 8on cor marit 
ot 8Ì la feron cremar 
e la van en lo fuec butar; 

10 car ella 80 avia ganhat. 

Mantenent non yo8 dich p1u8, 
car Vo8 ho declayraren de88U8. 
Per Y08 non plu8 detriar 
Y08 prege yo8 Yulhas asctar 

16 et Y08 fas^ea un pauc arriero, 
car Y08 ne Yeyre8 la maniera. 
Et lo8 angiU faran sUete, 
e qui deu comenaar comense, 
car 08 causa coYonabla. 

io TjO fol. Ola, ola, iou Yonho de Pransa 
et de Englaterra e de Patilalona, 
que ay YÌ8t lo 8ol ot la luna 
quo HO conbutian enseublo. 
Et ay agut grant paor, lo cor mi 

trembla, 

25 que non mi conogues^a Dieu8. 

leu mi estendiey dereyre un catieu, 
de paor que non me Yegue88a prendre 
e per lo col en arbre pendre. 
Mas 8*ieu trobe88a una '^pada 

80 que fo88a cuocha ho cremada, 
ieu perdre ben aquella jornada 
de aque8to en aYant. 

Siiete. 

Pater. Molher, o tu mon enfant, 
85 ìeu Y08 dich en Yoritat 
que deman al plu8 matin 
ieu Yole e8tre lo pellegrin 
de sant Jame, lo bon martir, 



1 aassi creso. 3 al p. fcs. 4 mal nut/iqiie. 
van. 9 en lo fuec tmínque. 12 licclayraroii 
per d. 13 non vos. 17 faren cillate. 18 dicii. 
22 Bolcr. 28 t4%nibla mamiue. 2(> catic. 27 
perilre. 28 en arbre peuilre lèMnque. 2i) Hpalla. 
80 foca. 81 iornaya. 88 ciUete. 



ot al pont del jor Yole partir. 

Per tant ay deliberat 

de demandar quere lo curat, 

per acomplir mon te^tamen. 

Per 80 ti prege charamen, ;. 

mon filh, que lo vagaa 8onar. 
FUÌU8. Sertâ, aquo anaray ieu far, 

mon payre, que an8Ì Yoloa. 

Mes ieu yoIì quo yo8 8ache8 

que ieu yo8 tendray conpanhia io 

et per ren non reataray mia, 

car vo8 daray gran confort 

e Y08 gardaray de la mort, 

car Y08 8*08 dega de grant ago 

per far un si grand romayrage, i& 

et 8Ì Y08 aves confort 

de qualque un que sia plu8 fort. 

Yoa anarias pendre la mort, 

can seres sus lo cami. 
Pater. Mon fìlh, por la fe quo ay a aantso 

anbe ta mayre restaras [Marti, 

ot con|>anha tu li faras 

ontrctant quo iou rotoruaray. 
FUius. Per ma fe, payre, nou faray, 

car anbe yo8 m'en anaray, ^ 

8Ì Y08 plas de me licencia donar, 

car doYocion ay de I*anar, 

e uforta li aportaray, 

ieu vo8 afì, mon payre, en lai. 
Mater, íle ieu reataray aysi dodins ao 

8ol1ota coma los chius? 

Per ma fe no'n sera gea 

et de aquo non parles, 

car ieu anaray anbe yo8 

veyre rapostol glorios. ss 

leu non say, coysi rentendea, 

car Y08 perdea vostre temps 

8Ì a mon plasir non fases. 
Pater. Molher, per ren vos non vendres. 

Yos gardares nostra maysson, 40 

car non seria paa rayson 

de laysar Tostal sollet. 

10 conpliania. 11 niia| cn via. 18 aiisa- 
\\\xû. 2(i doiiai' eat atlrihiu' au pertt ttuirtuit. 
27 de la. 2i) asi. cn laij e . . . . ;U) dedieUB. 
82 gesj ren. 88 parles ren. 84 yo8 antres. 



445 



LA DONA DE VII.ANOVA. - HERTttAN 1)E HOAIX. 



44G 



Mater. leu anaray, et non doptes, 
mon bon marít, non dotes pas; 
car ieu vos lavaray los draps 
et Y08 tondray ben nctamen. 
bFilius. Ella di8 ben 8ertamen, 



mon payre, selo mi 8embla. 
Pater, No8 anaren tos tre8 en^emble; 
ieu non 8abe be^sonha de demandar 
lo cura per deliberar 
de mon filh, pue8 que to8 tres anaren. 5 



LA DONA DE VILANOVA. 

Las joifas del fiay saber^ p, 278. — Orfìr. § ùú, p. 8:i. 



Aqnesta catiso dictet la dona de VilAUova, 
ran M. CCCC. LXXXXVI. 

Quan lo printens acampat a las nívas, 
e que tcneu lo florit ines de may, 
10V08 uifrizetz a manh dictator gay 
del gay saber las flors molt agradivas. 

Rcyna dVmors, poderosa Claniensa, 
a V08 me clam per troCar lo repau8, 
que 8Ì de vo8 mo8 diotatz an un Iau8, 
16 aurey la flor que de vo8 pren naysensa. 

Jotz lo mantel d'una verges sagrada 
la flor nasquet per no8tre 8alvamen; 



do88eta flor, don lo governamen 
no8 portara la patz que molt agrada. 

l^aysar la flor, fons do tota nobleasa, 
8era tostems mon 8obira desir, 
e 80 del cel podi me far au8Ìr, lo 

mitigara del peccat la rudesea. 

Maires del ChrÌ8t, que 8U8 totas etz 

pura, 
donatz, 8Ì*u8 platz, poder d'eetre fizel; 
gitatz no8 len del gran serpen oruzel, 
e mo8tra8 no8 lo oami de dreytura. I6 



BERTRAN DE ROAIX. 

Las joyas dtl gay saber, p. 181—183. — Chrtìr. § !ìO, p. 82. 



Canso de nostra dona, per laqnal mossen 
BertrancU de Roaíx gasanhet l*englantina 
to novella, qne foe dada per dona Clamença 
l'an H. CCCC. LXXXXVIII. 

Per V08 lausar eecoretz mon podor, 
reyna del cel, de do88or molt ornada; 
8ola to8tein8 avetz tot mon voler, 

25car no ja may no eemblatz corosada. 
Manhs hom en voe pot trobar reconfort, 
sorelh luzens, dona, vcrges corteea; 
no cranhetz gcz Iy pecat e la mort, 
c Jesus ChrÌ8t mnntenh vo8tra nobleza. 

80 Lo devis mieue n^es ny malvatz ny 

fals, 
Iiberat8 me de nin granda destrcssn: 

10 manhs dictators. 



eola podetz garir me tant de mals. 
Vo8 8ola qu*etz de 8antetat meetreaaa, 
advoquoiatz per lo poble humanal. 
Reina dols cel8, amoroea Maria, 
enqadenatz lo 8erpen enfemal 
e gardats no8 jote voetra senhoria. 

Quan lo 8enhor, voetre valaro8 filh, 
trobec eu crotz la mort tant doloyrosa, 
mayre d'onor, genta verge8 humilh, 
nvotz 8ufcrt la dolor cugoysoaa. fs 

No8, 8uifri8cu lcn dcl palay8 del ccl, 
no trobam pas do guayha noyridura: 



5 mol. 
8 Baysa. 
27 troban. 



447 



XV- SIÈOLE. 



448 



ayssi boDÌ rAnteclirist mot cruzel, 
e malvestat en tots locs fa sa cura. 

Mes vos tot jorn ses nul corompamen 
demoraretz din lo san consistory, 
5e*n pregan Dieu per nostre salvamen 
nos prestares vodtre dolz adjutory, 
e Io8 malsfaytz nos siran remetutz, 
coza de vos, verges humilhs e tendra: 



lo criator, lo rey do laa vertuta, 
sap quo de vos tota vertut s'engendra. 
En mas coblas vostre nau pretz res- 

plan; 
tostems mon cor sopleia vostra gracia: 
fasetz, sì'UB platz, que len del serpen 5 

gran 
lo dictator sia davan vostra facia. 

2 il tnanque une iUrophe. 4 Bopleio. 



I 



GLOSSAIRE. 



lô 



ABRÉVIATIONS. 



abs. absohi. 

aec. accusaiif. 

(uìj. adjectif. 

adv. adverbe. 

ags. anglosaxoii. 

alí. allemand. 

anom. anomal. 

art, article. 

at. atone. 

b. lai. bas latin. 

ceU. celtiqne. 

cf. confer. 

cj. conjoint. 

comp. comparatif. 

cand. conditionnel. 

conj. conjonction. 

corr. corrigez. 

dat. datif. 

tifm. dómonstrntif. 

dim. diminatif. 

/. féminin. 

fut. fntnr. 

gén. gènitif. 

gér. gèrondif. 

geì-m. germanique. 

goih. gothiqnc. 

impér. impératif. 

t'mpf. imparfait. 

ind. indicatif. 

inf. iníinítif. 

interr. interrogatif. 

intr. intransitif, ncutre. 

Kg. Knrting, Ijat.-roman. \VI».' 

lai. latin. 

m. on masc. masculin. 

n. ne»'*re. 



n. pr. ou n. propr. nom propre. 

o. cas oblique. 

or. ine. origine incertainc. 

/). pour. 

parf. parfnit 

pari. particule. 

pc. participe. 

pc. p. participe passé. 

p/. pluriel. 

plgpf. plnsqueparfait. 

po8f. possessif. 

prép. prèposition. ^ 

prés. présent. 

pron. pronom. 

rad. radical. 

rrfl. réfléchi. 

re/. relatif. 

8. suh8t>antif. 

8av. savant. 

eg. Bingulier. 

8J. cas sujet. 

8ubj. subjonctif. 

eubet. substantivé. 

8. verh. substantif verbal. 

ion. tonique. 

tr. transitif, actif. 

17. voir, voyez ec verbe. 

V. f. I. îí. îîí. verbe fort, If*, 2^, 3« dassc 

V. h. a. vieux haut allcmand. 

V. /. //. ///. verbe faible, f*, 2<>«, 8« conjn 

gaison. 
: en assonance. 
* forme conjecturalc. 
< provenant de. 
> transfornié cn. 



GLOSSAIRE. 



A; ad .'tO, 12; i;{7, 24; adz m, 8(); as 255, 

18; atz 401, 28 (&d) ptT^p. désifinant le Neu, 

la direction, le temps, ìe dati/, la eon/ormtír, 

In coneomitance^ le hut^ la relation ; d^ aveCy 

auprh dc, «i, par^ pour^ selon^ 9wr^ con/or- 

mément à; a Bo que ajin que. 
a; ha 145, 28; interj. ah. ha, oh 41, 22. 
a V. e. 
ab; ap 22, 14; ain 14, ^); amb 882, 7; ambe 

425, 1 ; an :i08, 21 ; anbc 444, 21 (îib) prép. 

et eonj. avec, par, et; ab tant alors 882, 0; 

ab que (c') pourvu que 84, 8. 
abadia (&bbfttlam) «./. ahhaye 266, 14. 
abaissar ; abaysar (de ftd ei b&ssum ; ^&dbftssTftre) 

p. 7. tr. haisser^ ahaisser 480, 1 ; réfl, haisser 

282, 22, 
abandon (de a bandon, deì^à et fferm. band) s, m, 

ahafuhn\ mctre en a. uhufuhnntr 282, 14. 
abandonar (de abandon) r. /. tr. ahandonner, 

livrer 87, 25; a. sa bona acnillizon /aire hvn 

neeui'ii 100, 8; domur 2(M). HO; réjU se livrer, 

fte donner 117, 25; pc. p. (ittndié 241, 5. 
abans {de îib-ante) adr, et conj. avant; plutòt 

41.30; 48. 2; 17H, 22; a. de avant 198. »»; 

on a. de gaire sous peu^ hientót 22M, 8; a. 

f|nc avant que 196, 29. 
abastar {de ftd etrad. bant; r/. Kij. íììììÍì) r. I. 

intr. ttu/firr 405, 20. 
abat (&bbfttcm) tf. m., sj. abas, ahln' 256. H, 4. 
abatro (ftd-bilttiíore) v. III. tr, ahaUre 144, 18; 

191,7; vaincrr 148, 16; réjl. ^ahaUrc, haissrr, 

diminuer 60, 8. 
abanzir (or, inc.) v. Ih. convcnir 120, 84. 
abaysar v. abaissar. 
abdos ; abdni v, amdos. 
abdnrador {de abdnrar. ab-darftrc) 9. m.. «.;'. 

abdnrairc, fjuerrier endurci. Iiotntne Oijuerri 

40. 7. ' 

abdarat (áb-darfttnm) aHj. dur, violent 89. 2M 
^ abelha (ftpTcillam) s. /. àheille 804. 24. 
abelir; -Ihir; -llir {de ád et bolium; ♦ádbiilllrc) 

V, II^, intr, açréer, plaire, coftvenir 80, 17; 

186, 21 ; 809, 23. 
abergnar r. albcrgar. 



abenrar {de ftd et bTb^re; ♦ftdbTbSrftre) 9. I, tr* 

ahreuver 338, 2î). 
abÌB (sav., &bŷ88um) $. m, ahìtne 222, 6; 822, 10. 
abit, -e {sav,, habTtum) 9. m. habit^ vHefnênt\ 

a. de religio vêtement de religieux 260, 81; 

382, 18. 
abitacle {eav., h&bTtftclilam) e. m. habitaele, A<i- 

hitation 254, 24. 
abitar ; ha- {eav.. hftbTtftre) v, I. tr, hahiter 254, 

23; pc. prétt. euhst. hahitant 434, 28. 
ablatiu (sav,. ablfttlvum) 8. m, ablati/ 214, 31. 
abneiar ; -near (ftbn^gftre) v, L tr. renier 11,21 ; 

79, 10. 
abominacion («ar., abOmlnfttTOnem) $. ý. abO' 

mination, défjoût 372, 19. 
abrandar (de ad et gernì, brand) v. /. tr. tnettre 

m /ru^ ifteendier 289, 40. 
abrasar (de &d et germ. brasa) v. I. tr. embraeer 

185, 38; allumer 287, 32. 
abrassar {dr iid brftchínm ; *&dhrftchTftro) v. 7. tr. 

níd»ra98er 110, 22; 287, m\/ig, 189, 24. 
abregar (ftb-*brTgare, d'or, inc. ; c/. Vall. berg«n) 

V. I, réfi, s'ahfHter^ ee c^ehrr 71, 23. 
abric (de *abbrTgarc, abregar) e. m. ahri; a Fa. 

a Vabri 57, 15. 
abril; abriu (ftprllem e. m. avril 107, 24. 
abrivar (^ftbnpftre ou dr &b et eelt, brlgaV) «. /. 

tr. mettrr en ttufuvement BTì, 19: fáire marcher 

1(57, 9; W/?. ae mettre en ttuyuvetnent 166, 8. 
absolvre (&b8Òlvi^re) v. / II,. prée^ ind, eg. 1, 

absolvi 211, 10; 3. ab8ol 3(>9, 3; itc. p. abaoat 

39, 16, tr, abeoudre^ r^fi, ifabeoudre. 
abetinencia (tdt?., ábetTnSntTam) e. /, ahetinenee 

872, 22. 
abasio {sav., &ba8Tanem) «. /. abu$ 405, 44. 
acabalar (de »d et ^c&pnm) v I, tr, paurrair, 

munir 210, 22. 
acabar ; acc- (&cc&pftrc, de ad et ^c&pam) v. I, 

tr, achever 26, 24; 73, 4; 258, 17. 
acampar {de áá et c&mpum ; *&dc&mpftrc 9. / 

tr, drloger dee ehamps, ehasêer 445, 8. 
accen (sav., &ccSntam) s. m. aeeent 238, 2. 
accio (sav.. &ctTanem) s. / action 895, 16. 
accordar v, acordar. 



453 



GL0S8AÎRE. 



454 



aceiri (^ftcSrlnnm) (láj. acêré 41, 11. 

•acel V, aicel. 

acendrc (ácct^nd^re) v. III tr. ullunnr 143, 22. 

acertar (dc ád et ciirtnni; *ádc8rtare) v. í. 

réfl. tf^asmrer, étrv. eertain 217, 10. 
acertas (ìid-c^rtiis) adv. crrtcs 14, 81. 
licesinar (^áccîsniftrc , r/'or. inc.) r. 1. tr. pré- 

parer 181, 15. 
acetar v. assetar. 
achel V. aicel. 
acbeptar {de Áá et cuptare) v. I. tr. acquérir, 

acheter 120, 8. 
acire i^. assire. 
acli (de ácchnftre) adj. enclin, noumis, humhte 

41, 6; 144, 80; a. vas soumis, dévoué 51, 20. 
aclinanien (dc aclinar; ^adcllnami^ntum) s. m. 

incUnatiou, hommage, soumission 235, 15. 
aclinar (accllnftrc) v. I. intr. et réft s^inctiner^ 

rendre ìtomnuíj/e 101, 17; 15(5, íî. 
aco V. aqno. 
acocelhar v. aconselliar. 
acoindansa (de acoindar; ^adco^nïtftro) s. /. 

conduitc, fnanièrvs 252, 27. 
acolhimen; accaiU- (de acolhir) s. m. accueil 

170, 12. 
acolhir; acoiltir; aculhir; acnilliir 240, 4: acnl- 

lir; aculir (*adcÒllígSre) i'. //••.. prés. ind. 

sy. 1. acolh 164, 10; 3. acuelh 393,84; suhj. 

S(j. /. acoilla 75, 18; 3. acolha 151, 14; acu- 

eilla 323, 21; pl. I. aculham 255, 7; impf. 

êubj. sg. 3. acuillis 113, 25; pc. p. acuUit 

280, 25; tr. accueillir, aceepter; réft. s^aquárir 

803, 84. 
acompanhar; acnmpanhar; acompaignar; -ai- 

nhar (de a eí companh, ^cÔmpftnTo) v. I. tr. 

aceompa(jfner 832, 81; réfi, se réunir, tcuir 

compagnie 256, 25. 
acomplir (de ad et cômplere) v. IP. ir. accom- 

plir, faire 444, 4 ; pc. p. complet 30, 2. 
acomtar; acontar (ad-rÒmpiUftrc) v. I. tr. comp- 

ter, faire cas 224, 8; racotUer 45, 12. 
aconHclliRr; acoc-; aross-; acossclar (àd-con- 

sïlïartî) V. I. tr. conseilfer 31)2, 1«; 286, 14; 

rift. délibérer 872, 7; 210, 13. 
acontar v. acomtar. 
acurdadamen (^áccôrdftta mt^ntc) adv. d'accord 

285, 13. 
acordamen ((/eacordar; '*'accÔrdftmôntam) 9. »n. 

accard 206, 24. 
acordansa (^&ccòrd&ntia) s. f. accord, ttarmonie 

227, 20; Hme 403, 8, \0\' réifoiution 161, 26. 
acordar ; uccordar ('ccordar j C^ftccórdftrc) v. I. 

tr. uccorder 437, 22; rvft. s'uccorder 12(»,23; 

se msttre d'accord, s'entendre 206, 80; s'a. de 

résoudre, se résoudre 260, 24, 28. 
acorrer (ftcctlrrore) v. f. III. intr., pe. prés. acor- 



ren 8, 22; pc. p. acorregut 831, 17, accou- 

rir; a. a seconrir, venir en aide. 
acorsar (de ad vt cUrsum; ^adciìrsftre) v. tr. 

mettre en cours 314, 10. 
acort (s. verb. dc acordar) s. m. accoi'd, luir- 

nuynie 150, 6; 227, 10; riniv 401, 16; inten- 

iitm, résointion 808, 24. 
acusscgrc (iíd - ♦côns4if(nì'»re) i». III. ir., ^tris. 

ind. Sij. i. acossiec, aUeindre 343. 10. 
acosselhar; -lar v. aconselhar. 
acosselliador; acos-; (ad-^consTlìfttorem) s. ih., 

sj. acossotliadrc 12,42: 14, 3(i, votêseiller 

12, 17. 
acostnniar (de a vt costuma) r. /. ir. acctmiu- 

mer, habitner; pc. p. habituel 154, 28; 405, 

14. 
acoutrar (or. inc.) v. I. ré/l. s'arranyer 324, 11. 
acsi V. aici. 
ac^idcnt (sav.. ruTTdoiitíMii)^. m. aecident,désasire 

434, 16. 
acnilhir; aculhir; •illir; -Uir; -lir v. acolhir. 
acuillizon (dv aculhir) s. f. accueil 1(K), 9. 
acunipaiihar v. uc4>nipaiihar. 
acupar (*acciìlpftre '^} v. I. ir. inculper (Ba) ; 

prendre, arrêier (Appel) 8, 23. 
uciisamen (de acusar; *uccUsftinuntum) s. m. 

occusaiion 22, 24. 
ucusar; -zar (áccasftrc) v. I. ir. accuser 408,7; 

r^. 23, 2. 
acusatiu (sav , áccnsfttlvnm) s. m. accusati/ 

214, 31. 
ad V. a. 
ad- cf. az-. 
adaptar 'adaptftrc) t'. /. //*. adapier, préparcr 

397, 33. 
adastrar (dr ud el ustriim ; '*'iidastr&rc) v, I. tr. 

douer 56, 25. 
addes v. ades. 
adenun (ad-d!6]-Tn-ànte) adv. dorénopaní, à 

Vavvnir 248, 7. 
udcnviar (ád-*TnvTftro) t;. /. ir. enootfer A2b^ 21. 
adermar (ìid ei ♦dTrTmâre p. dlrTmSre) v. I. ir. 

iroubler, détruire, ruiner lílO, 2. 
ades; addes (ad-d|6|-Tpsum?) adv. aussiiát, tout 

de suite 109, 14; 247, 17; 419, :J8; toujours, 

incessainmeni 25, 6; 322, 20. 
adesar (ftd-dcnsare) t;. /. inir, ioucher 184, 11. 
adimplìr v. azimplir. 
adiudar i;. aidar. 
adj- cf. ai-, aj-. 

udjcctiu (suv., îidjectïvum) s. m. adjectif2\^^ 18. 
adjutory r. niutori. 
adohar [dv ad et genn. duhhan) v. I. tr. pour- 

voir, armer 288, 44; préparer 321, 25; ar- 

ranger 107, 8; pacifier 197, 14; réfl. se mu- 

nir 85, 4. 



455 



(U^OSSAIRE. 



456 



aHoTHfìSf^ar; -jar íád-*dÔ!ïníatïcftrc) v, I. tr. tip- 

in-ivoÌBfì' 50. H9; rélL 197, l. 
.'idonar (ad-donarc) t». /. réfl. 9'iiHonnn' 2ííS, 11. 
adoiic; -iiiìc; -oncs: -oncx: -oncivs .'Jîï, 20: lîHî. 

28 (ad ct diiniquc on dOnì«|nf) tniv. aÌM-g 10, 

30: 179, 7: 241, 2; fnmr rrla .'«M, 8. 
ado|i {9. rerh. de adohar) y. m. tirraiUfeìnnit 

210, 2. 
adormir (ád-dôrnilro r. //". hitr. emiormir 341, 

l; m). HO: réfl. s'eminrmir 2(5, H2; 3(30, 2í». 
adonssar (fie ad rí diilcrni; ♦nddiíUvarc) r. /. 

tr. mloucir, rttulrf doux 74, H. 
adrcissar (ad-*drTctïftro) t^. /. tr. apianir íîìH.M). 
adrcit: -im-Ii; -eicli; -cj;: -«'ic; -ch (jid f< *drìc- 

tnm /). dlrectnni) adj. adroit , liahile 40. 1 : 

120, 8; 223, 9; 283, 34: 325, 16; altac1h\ mt- 

cère 59. 3: 71, 17; 30.H, 10; a. per prêpnr^ 

pour, lníbile ò 203, M»; adr- Hireetemrnt (ou 

a drech à hon droit'^) 223, 10. 
adnire; -nyre; -nre fjuldilcrreì r. f. //., pri^it. 

ind. 8íf. 'f. adui 241. 26: adntz íkJ. 12; 80. 

11: jtl .7. adnzo 412. 7: par/. pl. .7. adn.y- 

scro 411. 3(5: 412, 4; /ut. inj. I. aduiay 2H8. 

21; pc. p. /. adncha 114. 32, tr. atnener 

288, 21; 41Ì. 30; 412,4; donner (53, 12; 80, 

II; réfl. 8c montrer 241, 26. 
adnmplir v. azhnplir. 
adnnc v. adonc. 

adverhc (aav.^ ìidverhinîn) s. m. adverhe 213, 8. 
advcrsari (sav., iidvrrBilrinin) ». m. adrn'mire 

210, 9. 
adversitat (»av.. &dver8ît&tcm) «r. /. adversité 

MY7, 11. 
advoqneiar (de adv5c&re) r. /. intr. plaider 

446, 18. 
adymplir 9. azimplir. 
ads V. a. 

aei interj. 2ôO, 81; 251, 8. 
aemplir 1;. azimplir. 
acr 1;. aire. 

aesmar (&d-ae8timftrc) r. /. tr, estimer, appré- 
cier 260, 1; présumer 163, 4. 

afaire; afar; afT- {de a et îaire. îar) s. m. uf- 
JaireUA, 2; 249, 15; 273, 26; condition 339, 
12; cnnduite 54, 22; 56, 10; tot I0 ten a. 
IniU rr qui tr cnnrerne 23. 9. 

afainar (de ìu\ rt faincin, '^afTainftrc) r. 1. tr, 
alfamer 198, 20; 340, 38. 

afan; afî- (r. Kg. 206) s. m. travail , e/iaffrin, 
mieère 3, 39; 148, 27; peine 126, 3. 

afanar (*&df&nftre, c/'or. inc.) v. /. rt'ft »r /ati- 
tfuer, se peinrr 65, 16. 

afar v, afaire. 

aferir (ftd-forlre) r. 11*. a. a mal écJiouer 2)K1, 



afermar; aff- (afTîrmftre) v. í. tr. a//irmer 10, 

18: tV/y. s'a. en »e /ixrr, in»i»ter 272^ 20. 
aff- ef. aî-. 
affait4inieii (r/f affaítar : 'hdf&ctftmìíntnni) ». m. 

artijice 271, 16. 
altin (-= a tìnì qiir ennj. ajìn que 442, 10. 
afíhlar (afflbQlftre) r. »uh»t. m. aHaeher d'une 

atjrn/e 98, 20. 
atíc i». verb. de afícar) íf. m, ejfort, aepimtion 

6, 34 : 246, 80. 
afíchar (afícar \ de ík et tìc^ir , ♦flccftre p. fï- 

fjïcAre) r. /. réjl. (de) t^attac/ier ^, in»i»ter 

rn 113, 7 
alilar (dr ail et flluni ; ♦affllftrc) r. /. tr. ajfiler 

183, 10. 
afínar (de ad flnem; ♦&rfinftre) v. I. intr. ter- 

minn'f /inir 307, 32. 
afínar {dr «d flnum; *affïnftre: r. fi) r. /. tr. 

njfinrr, rendre plu» dêlicat 59, 15; 304, 8. 
nfíamar ide &d ri llanimam; ^afHftmmftre) v. /. 

tr. rnjlammrr 15íi, 1; 1(56, 28: intr. Hre r»i- 

liammé, hriìler 50, 26: 107, 15. 
aîolar : afî- (de ad et fftllcm ; ♦ftlffillftre) v. l. tr. 

endotnmager, détruire 419, 9; inlr. »e gdier, 

»e perdre 55. 9. 
afoliar (de &d rt fôllem) v. I. tr. rendr» /ou 

189. 23. 
afortidamen; -ns (du pe. p. du v. afortir) adv. 

/ortnnení, riffnureutfcment 287, 10; 248, 25. 
afortir {de M fôrt-i'in) r. i/*. ir. rendre /ori; 

réfl. devenir plu» fortf »e rajfirmer 64, 13; 

pc. p. énergique, courageux 160, 2; 358, 81. 
afra v. eiifra. 
afraingner; afranhcr (ftd-fr&ngere) v. /. II., 

pré». »ubj. »g. J. afranha 189, 2; afraingna 

146, 27, tr. hai»»er, /air» perdre 145, 27; 

réfl. a. ad toucher A 139, 2. 
afranqnir (de tí eí franc) v. /7\ réfl. »*appri' 

voi»er 52, 28. 
afreolir (de a et frenl, frcvol, de Hcbílem r. 

//*. aff'aiblir 376. 29. 
afrontar (de ad rt frôntem) v. I. ir. aborder 

de /rontf ineulter, menaeer 224, 4; rifl. 8*a. 

ab »e me»urer acrc, attaquer 144, 10. 
afruchar (de &d et fmctam) v. I. intr. proJUer, 

en'vir 115, 4. 
afnhlar v. atìhlar. 
a^ag {». rerh. de agaitar, agachar) ». m. em* 

hitecade 119. 12. 
a^nitjir; agachar {de &d et germ. wahtan) v, I, 

tr. eurveilUr, »ouf>çonnrr 112, 11; regurder, 

oìt»ervn'^ espitmnn' 3(59, 14. 
age (/ranç. age. de ♦aetfttlcnm) ». m. dge 444, 

14. 
agel V. angel. 
)\gciizar; -nar; -ssar; -char (f/e &d et ♦gòntain 



457 



4R8 



p. ((SnTtiim; *iid({eiitiire) v. I. Ir. agenter, I 

coiupmír, pUiiie «I, 16; 219, 21; 270, 18; 

822, 20. I 

»({inolhar (de h ginolh . iá *){Jìnac(iliim) v. /. 

réfl. t'a.jmouiller 26, 21 ; 268, 21. 
aftradar (<le id et grltum; 'ádgruttre) v. /. 

intr. ufpver, plaire 28, 17; 167, I&, 16, 17; 

pe. p. «.jríable 1 10, 4. 
mrSidatge ((/c ut;rtuliLr) í. iii. agrtiiieal; eauci' 

d'a. ilre mjii'abte 84, -Cí; 168, 3; d'a- rie bon 

gri, colotUierii 181, Ifí. 
ftgradiu (rfc agradar) oaíj.,/. -iva, agriabU 108, 

18; 167, 18; 293. 24; 355, 82. 
agramen (dt agre, *tcrDm p, ftcreiii) <utB. ai- 

grement 113, 25. 
agrat (ad grttum) i. m .rf^; eBBer de hoii a. 

flre açréablé, complaiaant 823, 20, 
agrei (íi« fid ei germ. gereide) í. tn. convenlion, 

arrançemenl 34, 24. 
a){rÊÌar; afn-eaíar (lie ád et *gr5Tem p. gravim; 

*fidgrïíTllre) V. I. tr. aggraver, imporluner, 

moltster, ehaifrìner IhT, 2H\ ìlSl, 22. 
nguilen (*ÌU:llCttlriitjim) e, m. fruit (i>omiHe) <le 

figtanlier; ehoite <lc peu <le culmr 86, 4. 
atpiiUier (■Hcflcìlliirlam) s. m. <i!i/uillier, /at»i- 

eant fniíiuillai 2.HI, 8. 

shordenar (de ild OrilTiicm; 'ádordiníre) ■>, 1. tr. 

arremger 91), 4. 
ahoat (*aKBBtiim p. aiigiiHtiiiii) n. m. aoítt Ai\h, 

21. 
ai; ay; hai inl<rj. IS6, 17; H04, 14; m>, \>; 

ai Oeus ô 11101. Dìrii l>7, 17. 

aibit {dê aip, 'Iu celt. ■ailio) ilimí; bilenlutii.r 

280, 7. 
aic^l; a-; ay-; aÌMol; aixel; achrl (ìio^c ìlluiii) 

tliiH., m. »!i. sj. aícel l.'HS, !l; aycel; aittiel; 

p. aicel 8l, 5; aìscl It), 4; pl. aj. hìcìI; air^lt, 

2*U, 10; 205, 17: «. aicel»; f. jtjf. aÌcclH; 

aÌBsella lt)6, 18; /rf. aiceliis, ce, eelle cti:.; 

ce'lt/, MJfc ((d., Ftliii-ci rle. 
iiici; aÌBSl (j'(»;c hîc) iutt>. ici Ht), 23; 2i:-l, XI: 

iCft. eDan lUeormní» 1111, 2Ì); d'u. uvan (/»' 

rMavant ^, 21. 
uidar 3, 17; 207, tl; aydiir (•udjutArci s. /. t.:, 

prit. *ubj. *y. :i. niiil 5i), 0; 277, 25; ayut 

4HI, 42; par/. ty. 3. adiudct 421), 10; im- 

pir.pL S. aid&ti 182, i>; pe. p. aiudat 420, 

12 aiiirr. 
aiglenti (*&cUcalSntinnm) ui/t', /. -ina; la llois 

* iglantine. 
ai|[tent)na; engl-; eiif(iantinB (*&eucult!ntinam) 

«./. igtataine, igiantier 288, 28; 427, 27; 

446, ÌS. 



aigooenc (angovenc Appel; c/. CbmUo I. o. 

p. 218) piquant, incitont (?) 149, 3. 
aigro (líe netin. Iieigar) a. ih. /liron 124, 10. 
aiifua; -ga; aygua; -ga (JU|nam) ■./, euu 8, 16; 

88, 20; .Ï12, 4; 883, 2:-i. 
nilas (ki ei luB) in(t>;;'. A^/u8 68, 24. 
aimadur; alniairc p. amador. 
aip; aib; ay|>; haip (ceft 'aibo) «. tH. eomtuiíe, 

nuiniire» UU, 13; 141, 12; m, 20; qualilc 

225, 20; 414, 21. 
atr ; ahir (r/e fferui. hatjan) e. /i*. (r,, prit. Aid, 

»g. 3. ahÌB 146, 20; pe. prit. aisBent 7. 18, Aa'i'r. 
urar v. azirar. 
aire; uyrc :■*.%, 1; aer (ftìirciii) », m. («iV 67, 

18; 322,9; ((ír Srfiam) «. «i. ei/. de bon «. 

iliboanaire, <le boniie qiuilili 42, 10; de m»1 

a. micJutnt 68, 7; a gran a ù <;raiHÍe mine, 

aux grantU airt 339, 18; {iror. inc.) /oyer, 

iiiaanct 42, 16. 
aÌBamcn d. eisBumen. 



itÌBBU (fi[n|\iam) a./. auguÌÊ!.!; lAiigrÌn 258. 7. 
aÌBSamoii o. GÌBSanien. 
aiBsel V. aic«l. 

lÚBSÌ li), 2; 241,21; uiBBy .H34,.80; ilìhìH17,4; 
310. 13; m, H; uizí :-10. 17; aici SIS. 33; 
ayi^i 43:í, 82; l'Ìbsì It, 7; iiyshi 808,25; ac«i 
6, I ; axi •m*. :i; ansi ^-lOe, 15; aDSÌ 488, IH 
loegiie Slc) eonj. aiiui; u. cum ainsi gue 6, 
1; III, 2; II, 7; 314, 13; :Í20, 8; ele.; eoiuiie 
»i 21:í, 8:^; iM, 80; a. <im- i(<^ lorte que 42i), 
42; •im.igut ;189, :«!. 

aÌBSu; aix" 14, 1; aysso 26. 111; aÌBo i:-t, »4; 
•£i, G: :il8, 24; aysu 816, 37; Mo 28, 10; 
i'ÌSd 111. 32 (i'ccc hîic) i(rin. neulrc eg. »j. i>. 
er, ecUl. 

lusaus (iilnlxiiiHiiini ,i,lj.anj.ieux, inquirt INl, .<<. 

aita (uii|uc t4iii c" = HÌtan) mli'. mteri 44, 7. 

ailal; uytul (ai'<|uu tatem) ;irMi. tt mlj. r(étn. 
ci; erlle: d'u. t;ili«ii •lc ctltr laniiih-e, ile ln 
miimèi-i- niiiítiiitr 29. 21; u. ciiiii Irl qoe »2, 
.4; mainl :i78, 26. 

HÌtant^ -nt; nyUnt (aciiuc taiitnm) pron. iiilj. 
iliiM. <mKiÌ, iiutaiit H7. i:l: :t2a. 9; u. (|uau 
.(>((.iH( itiir 181. 15; :-1.52, 1^4; a. con uh».' 
lonijtrmpa qat 30, 20; aiitsi . . jue 82!) 9; 
d'a. quc ííc ee qut 6:1, 7; en ce 3«e 282, 24; 
i'r iortc que ÌVÏJ, 34; uli a. iinec cela, alore 
Zll, 31 : cciit uitauB eenl /oie aulaiit 1«7, 19; 
mi) a- .>ii((e /o.n «ulnui :IH6. 26. 

uituii V. uilintovi. 

ainda (líe *iidjOUrc) t. /. aidc 109, 12. 

aindar v, aidar. 

aiut (•. oerb. dt aiadar) «. »i. aidt 80, 35. 



450 



GÎ.OSSAIRE. 



460 



aiutori; adi-; ait-; adintory 447, 6 (♦iliUuUJ- 

rïam) 8, »w. aûfe hS, 81 ; 26«. 16. 
aizel V. aicel. 
aizi V, aÌRSÌ. 
aizimen (de aizir) «. m. aUe, aisance, joui^êance 

58, 24. 
aizìua (de aizir) 8. /. faciliié, occasioft 5î), 24 ; 

.357, 87; aítancf 314, 26. 
aizinar; ay- (de aizina) v. 7. intr, 8éjoumer, 

demeurer à son aise 7fi, H; r^/î. é'arranger, 

8'éhattre 101, 11; w contenir 314, 14; ;>c. p. 

convenable 97, 26. 
aizir; ais- (or. inc; v. Ktj. Uii) v, 11. Ir. el 

intr. arramjer, pourvoir, 8ervir 340, 29; /a- 

cililer, fnvnafter ;W)6, 25; permeitre 158, 38; 

fV/î. ^arranifcr; pc. p. accessihle, eommode, 

agriahle 158, 28; 303, 16. 
aizi; ai8i {de aizir) «. m. (fiiíf, lieu convenable 

ou agrèable 36, 24; 41, 19. 
aizi (or. inc.; v. Rtj. t:ì4) ailj.^ f. -na, facile 

234, 17. 
aiziu (de alzi) m/;., /. -iva. accommodani, prr- 

venant 1(»7, 5; pourvu 310, 28. 
aizivar (f/« aiziu) r. /. ír. aceommoder, rendre 

accessible 167, 26. 
aizo V. ai880. 

ajasser (fcd-jftc«re) «. /. JII. accoucher. 
ajauzir (ftd et ♦gaudlre p. gaudSre) r. //•*. inir. 

sf réjouir 155, 21. 
ajostar; -ustar (*ádjiìxtnre) v. I. ir. réunir, 
' assembler 259. 31; 264, 4: 332, 2: 428. 24; 

rêjl. $e réunir, se rassrmhler (îO, 3; 141. 1; 

256, 25. 
aju8tar 9. ajostar. 
ajutori V. aiutori. 
al; als; alz (♦lile p. &liud) pron. neutr. autre 

chose 5, 28; 52, 26; 90, 10; 435, 13; al re 

auire ehose 276, 36. 
at; als v. 1o. 

ala (llam) s. f. aile (^, 20. 
Aladai8 v. Alazais. 
Alaman; -ant (iil&mAnnum) adj.alUmand 180, 

HO; 8. 431, 2í> yíllemand; nom d'un fleure 

398, 7. 
alamanda (de Alábftndam, v. Du Cange s. v. ala- 

mandinac) s. /. pirrre d'AMande, pierre 

préeieuse 292, 29. 
Alamannha n. pr. AllenMgne 45, 17; 3î)8, 4,5. 
alauza (lllaudam) s. f. alouette 25)1, 13. 
Alazais; Aladais; Azalais n. pr. Adéhtide KI5, 

14; 262, 32. 
alba (ftlbam) s. J. aube 107, 30. 31; 109. 4, 8; 

110, 4, 8. 
Albana n. pr. Albti longa 2:i5, I. 
albegar t\ albergar. 



alberc (s. verb. de albergar) 8. m. logemeni, 

demeure, nuiison 112. 27; 261, 25. 
alberga (gerìn. beriberga) s. f quartier, teniê 

203, 1. 
albergador {de alberga) s. nu^ sj. albergaire, 

aubergiste, hôtelier 51, 9. 
albergamen (de alberga) s. m. maison 207, 5. 
albergar; -gnar: -jar; albegar 48, 24; -Jar 52, 

7; albergar 416, 6 {de alberga) i;. /. tr. et 

inir. héberger, loger 42, 21; 43, 6; 207, 6; 

renirer au logis 416, 6. 
alberguada (de albergar) s. f. auberge, logement, 

demeure, nutison 2Í)6, 28. 
alborguier (de alberga) s. m. aubertfisie, logeur, 

hòUlier 314, 16. 
albespi (ttlbnm ♦splnnm p. ftlbam spinam) 

aubépine 107, 28. 
albir; -re (&rbltrîum) s. m. avis, opinian, Juge- 

meni 91, 11; 96, 16; 150, 8; 216, 7; 812, 84; 

hésitaiion 288, 28. 
albirar (de albir, ftrbltrium) v. I. réft. s^inut' 

giner 156, 22; 311, 19. 
alborn (ftlbQrnum) s, m. aubier 86, 8; 294, 23. 
albre (ftrb5rem) s. m. arhre 71, 7; 177, 20. 
Alcani n. propr. Ascanius 235, 1. 
alcant v. alqnant. 
alcavot (arab. alqauvâd) s. m. maquereau 3i2, 

36. 
alçor V. auBSor. 
alni; alqu; nlgu (iilTqu'-unum) pron. adj. in- 

dèf.^ f. -una, quelqi^un, aucun, queUpie, 218, 

19; 258. 15; aucnna re quelque ehose 10,36; 

pl. quelques'uns 895, 87; quelques 874, 13; 

404, 4. 
ale; -en (s. verb. de alenar) s. m. haleine, re- 

spiratùm 110. 3; 185, 4; 361, 30. 
alegorar {or, inc.) v. l. rèft. tarder 426, 21. 
alegramen; -ent; -ens (de alegre) adv. aUègre- 

ment, gaiment 207, 3; 239, 1; 256, 30; 383, 

13. 
alegransa ; -(^a {de alegre) s. f. alìégresse, Joie 

174, 2. 
alegrar {de alcgrc) v. /. ir. réjouir 144, 25; 

intr. 93, 6; réjl. se r/Jouir 71, 5. 
alegratge; -age (de alegrar) s. m. aUégreêse, 

Joie 95, 8; 155, 16; 422, 10. 
alcgrc (ftlécrcm ou alècrum de ftláorem) at^. 

aUèffre, gai, Joyeux 87, 12; 94, 16; 186, 10. 
alegret (dim. de alcgrc) atij., f. -eta, allègre^ 

joyeux 55, 85. 
alegretat (de alegre ; ♦ftlécrítAtem) s. f. aUé- 

gresse^ humeur joyeuse 8, 3. 
alcgreza (de alegre) s. f. aliégresse, Joie ŶXXS^ 

29, 80. 
alegrier (de alcgrar) s. m. aliégrssse, Joie 106, 

•M; 178, 25; 312, 15. 



461 



GL08SAIRE. 



462 



alenar (^&lenare p. &nli6lftre) v, I. inir, souffler 

101, 4. 
Alexandri 28(5, 10; Alixandre 18(), 10; Aleis- 

sandre 77, 26 n. propr. Alexamire. 
alezerar {de a lezcr, ád lïcCre) v. I. rèfi. 

employer les loûfiri! 320, 2(). 
alferan (de l'arab, alfftris; v. Ky, Ì3S) s, m. 

cour^er tiris, tudriHrt 88, 9; a. anioravit 

íJ7, »). 
algu i;. alcn. 
albors 85, 28 ; -or 117, 80 ; -allor 800, 25 ; alors; 

alons 42H, 10 (álîOrsam) adv, ailleurs. 
alianiar (de a liam, ad iTjirftnìen) v. I, tr, licr 

61, 14. 
aliment (sav,, àlîmfintnnì) s m. alimeiit 805, 2. 
alinrar (ad-llborftre) i'. /. //•. délivrer 8(>(), 19. 
allor V. alhors. 
almoinier; -mornicr (h, lat, (^lìíSmÒsyniìrinm), 

/. -ra, s, m, et f, celui ou celle qui reçoit 

l'aumône, metidiant, te 842, 14; 46, 10. 
almosna 87, 14; -oina 867, C^áimòsnam de 

SlSdmOsỳnam) s, f. aumône ; charité 7, 88. 
alogar (♦Ìllôcûrc) v. I, tr, louer , mettre au 

service de 214, 2. 
alogar (de ad et ijerm. lanlija) v. I. tr. ìtnjrr, 

placer 895, 12.* 
aloignar v. alonliar. 
alongar (de ád lòngnm; '*'áll5ng&re) i'. /. tr, 

ailotnjer, pi'olongeì' 848. 18. 
alongui (de ád lòn^nin) s, m. retard, déiai 

297, 20. 
alonhar 50, 19; -oignar; -nnhar 204, 27 (dc 

a et lonh) i;. /. , prés, ind. sij. 3, alaenlia 

869, 18, <f/oiV/;Rr 85, 2; réji, 65, 19; 869, 18. 
alons; alors v. alhors. 
alqaant; -cant (alTquántniiij pron. indéf, pL 

queiques-una 7, 'à:^, 10, 88; 15, :i5. 
alque; -s (ftlTquem) pron, adj, indéf, quelque 

420, 6; neutr, queique peu, un peu 167, 5. 
alqu V, alcu. 
als y. al. 
alt- V, aut-. 
alucar (de fid et *ltlciim p. iQcem) v. I, Ir. ailu- 

mer 208, 22. 
alumnar (^fillnmTnftre) v, I. tr, aliumer 6, 20; 

897, 28. 
alunhar t^. alonhar. 
alz i;. al. 
am V, ab. 
ama (^hfimam p. hfimum) s. f hain, luimeçon 

61, 9. 
amador ; aimador 858, 80 (íimfttorem) s, m,, sj, 

amaìrc, anuLut 61, 24; 171, 22; 2tU, 80. 
amairitz (fimfttrlcem) s f amante 294, 81. 
aman ; ayman 852, 15 (fimftntem) s. m. amant. 
amanar v, amenar. 



amar (fimftre) v. I. tr. aimer 61, 2; a. mais 

aimer mieux, préférer 189. 6. 
amar (ámftrnm) adj. amer 74, 6; 882, 7. 
amaribot (de fimfirnm) adj. amer, ttu>rdant 88. 11. 
amassanien (dc ainassar) s, m, ce qyíon a ram- 

assé; richesse^ éparijne 288, 21. 
amassar (de iid et mfissam) v, I, rMnasser, 

rassembier 80, 10; Uîfl, 14; 208, 28. 
anib; ainbe v, ab. 
ambas v, ams. 

ambedui; -ny; amdui; v, amdos. 
amblar ; an- (Aiiibitlftre) v. 1. intr, atnbler, ailer 

Vamhlv 271, 8; 424, iS, 
.\mb1art n. pr, Atnhiard 120, 12. 
ambra (de farah, anluir) s. m, ambre 394, 24. 
aiiidos (ainl»í»s-dii08) a. de nomh'., ///. sj, ambe- 

dui 80, 10; 44, 11 ; ambeduy 287, 40; amdiiy 

34, 10; niiduí 276, 28; o, ambedos 127, 2î); 

amdos 205, 41; abdos 105, 35, ious deux, 

ious les deux. 
amenar; -anar 882, 29 (de a ei menar; *&d- 

mTnftre) v. I. tr, atnener 42, 26; 50, 81; 390, 

34; ciin- 212, 4. 
amcnda v. csinenda. 

amendamcn (de amendaì s, tn. amende 8, 82. 
anu'nn/ir (dr ad it niTnutnm) v. //*. tr, intr, 

atncHUÌser, s\nnoindrir 2(X), 9. 
amcrmar (de ad niînTmum ^fidmToîmftre) v, I, 

tr, ditnitiuer, cmiomnunjer 129, 15. 
amezurat (de íid ei mSnsQrain), pc.p. de ame- 

zurar, tnesurc 98, 28. 
aniic; -ig; -i 251, 27 (aniicum) s,m,, sj, -io«; 

-igs; -icx; -ix; -is (:Ì8)48, 82, 09/11 8, 12; 5, 

21; U. 9; :JÔ, 21; 802, 8. 
amiga; aniia (amicaiiil s. /'. amir, bieti-aifttce 

82, 14; 282, 17. 
amìgablamen (de '*amTc4&bTleni) adv. utitictiÌetMeni 

255, 15. 
aministrar (sav., admTnTstrftre) v, I, ir, ad- 

ministrer, fournir 255, 29; 259, 18; 885, 4. 
anìirat; -an (de tarah. amtr) s. m. émir 92, 8; 

116, 16. 
amistat ('*'ámlcTtfttcm) s, f, amitié, atnour (16, 

28 ; 89, 12 ; 279, 29. 
amon (&d mOntem) adv. en haut, là haui 26, 20; 

8:S2, 4. 
amonestamen (de amonestar) s, m. admmUtion 

258, 4. 
amonestar ('*'fidmdnestáre, de mÔnOstnm, pc,p, 

de mòiiSre) v. l. ir. adnuinesier, averiir 258, 7. 
amor (iíniorem) s. f, amour. 
amoravit (dér. de Manrum, '^fid-manr-fiyltnm) 

a4Ìj. tuiirci, noir, foncc 87, iK). 
amoros (fiinOrOsnm) mij., f, -oza, amoureux, 

amical, aimatit, aimahie 59, 8; 96, 9; 181, 11 ; 

148, 80. 



463 



(4LOS8AIRE. 



464 



aniorozanien (ftmorosa mîsnte) a*ìv antoureuBe- 

ment, amiealetìient 169, 16. 
araorsar {de ád et mOrsnm : ^iXdmí^rsAre) amtn-- 

crr, apacrr 89, 8. 
amosir (fír »d el ^tuUtTnm) v. IV\ fi. hmueeer, 

affaihìir 7, 24. 
amparansa {de amiiarar) s. f. snuveijarde, pro- 

tectiim 388 29. 
amparar (♦Tmpíirftre) c. 7. tr, proiéí/er 130, 6; 

149, 16; 249, 14: 888, 30; a. de munir de (?) 

149, 15. 
ample (ámplnm) adj. ample, lartje 292, 14. 
ams (ambos p, âmbo) n. de nntiibt', f. ambas, 

/r« deux 33, 9; 72, 24: 182, 7: 21*7, 29. 
an V. ali. 
an (ftnnnm) 8,m., sj. ans, anz. an. antu'el.d: 

47, 10; d'an cn aii totis les atis 3<i2. 24. 
anar; annar: enar 380. 10 (t\ A'//. :'>88) v. I. 

anoiit., prés, ind. sg. 1. van: vanc 11. 8; 191, 

32; 2. vas 11, 14; ./. vai 4, 31; <», 3; va 

58, 4: pi. 1. anam; H. anatz; •/. van 7. 18; 

vant: stûij. stj. /. an IBO, 18: ane: va^a 

378. 5: ?. ans 167, 28; vajças 444. 6; H. an 

90. 14: ane : imp/. suhj. anrs Hc. : par/. s*j. I. 

anic 291. 23: /«/. irai etc. ctmd. iria etc.i 

imph'. s;/. V. vai 47. 25 : 249. 23 , nfler : ft/, 

21, 3: suivi du pc. prés., de l'itt/. et de ìa prep. 

per: n'a. s'en aller 277. 13: s'cn a 27, 14: 

s*en aller^ s'éloiyner: a. a appartenir 481, 35; 

a. sns se lever, 
iinaysRÌ V. cnnÌRRÌ. 
anh- c/. amb-. 

anbladnra (^^imbnlfttarani) s. /. amhle 291, 23. 
anr: bnnc. 4. 19: 821, îl*); onqncH i/raiiç.) 37.1» 

{dt' iiiHiuaiii) adv. jainais : nc. iio . . a. ne . . 

jamais : non . . a. mai tie . , jamais 70, 4. 
anca iijerm. banka) s,/, hanehe 292. 32 : 294. 84. 
ancannit: cncannb 49, 19 (*ftci|uc bftc n}^ctc) 

adv. eette nuii. 
ancar 216, 15: -ara; -aras 118, 10; 423, 2; 

cncar 148. 15: -ara; -aras 392, ;10; ancArs 

:W0, 10; cnqnar 39, 12: -cr^S, 20: -ers 112, 

15: -era 51. 21; 252, 23; anqnera 114. 10; 

-ara 269, 23: angera 22, 16; enguera 11, 6 

(^âcqne hftc bora) adv. cncure; même 33(>, 3. 
anc«is {df anz, ántíus et ant.ei8, rmttns?) adv, 

plutôl 177, 26; a. que avtint que 10, 12. 
ancela (ftncTllam) s. /. servanic 20, 11. 
ancessor (rintecQssOrcin) s. m ancêtre 52, 9; 

431, 40. 
ancia: -an (^&ntcftnam) oflj,, (/én,pt ancianor 

m\ 15. ancien 57. 24; 421, 14. 
ancse (de anc et se de desse, *dQ ^xTnV) adv, 

UiUJvHrs 111, 10; 176, 24. 
ancta v, antii. 
andui •. amdos. 



ancdier (ancda, ^ìinctam p. ánat«m) aâj. à 

cnnard ; anstor a. autour ehoêsatU dtê ea$%ards 

124, 7. 
anel (ftn}^11nm) s, m. anneau, baj/ue 49, 21 ; 286, 

28; 287, 20; 299, 11. 
Anfos n. propr, Alphonse 91, 30; 179, 2. 
angel ; angil 448, 17 ; angiol 442, 22 ; agel 21,2 

Oingîîlani) ange 19, 17; 20, 16; 188, 18. 
angera v. ancar. 
Angen ; -gien ; Anjan 128, 4. fi. propr. Anjou 

:tô, 21, 23; 40, 19; «0, 24. 
Angevi ; -in ; Anjavi 128, 9 n. propr. Ange- 

rin 86, 26; 39, 3; 41, 4. 
angoÌBsos ; cngoysos 440, 25 ^^ftngìlstTOsam) adj., 

/. -08H . atìxieux, pi-nihle i:H8, 2; 276, 2Ì); 

pressc 222, 26. 
anhcl (ngiicllnm) s. m. agneau 226, 1. 
anhot (bftc nAct^) adv. ceite nuii, de nuit 890,24. 
Anjan v. Angen. 
Anjavi V. Aiigevi. 
anma v. arma. 
ann- c/. an. 
annalmcns (de ftnnftlcm) adv. annuellement 

236, 10. 
aiioal (ftnnaftlem) s. m, /ète annueite, anniver- 

saire 202, 2:i. 
anoitar (de ftd nActem; HdnÒctftre) s.v. I. intr.; 

suhsi. anuiter- 203, 84. 
aiiomnar (ftnnOinTnftrc) r. /. ir. nommer 427, 24. 
anormal (*ftbn5rmftlem, de ftbnOrmem et &n6- 

mftlcm) adj. atHimat 403, 22. 
anquari^; -cra v. ancar. 
ans V. anz. 
ansi V. aÌRSÌ. 
atita; ancta il9, 12; onta 224. 6 (germ. bÔDÌda) 

s. /. Imiir, insulte 81, 10; 64, 27; 189, 2. 
antan (ftnte ftnnum) adv, ¥an demier 161, 20; 

802, 26. 
Antecbrist n. propr., ^j. Antecriti 160, 10, 

Antéclèrist 447, 1. 
antic (ìintlqnum) adj,, sj. -ics; -ix; -ís 48, 25, 

antique, archahiue, ancien, vieux 5, 32; 41, 

10; 432, 11 : subst. pl. les ancirtts 421, 16. 
antidotari (sav., ftntTdotftrinm) s. m. regisiro 

d'afUidotes, livre pharmacologique 348, 4. 
antiquamen: -nt (sav,, ftntlqna mente) adv, 

ancietitieiiieni, jadis :-)91, 21 ; 897, 4. 
aiitin (de anta) adj. honteux 1(K), 2. 
antos; ontos (de anta) adj. Itonteux 822, i\S. 
antre 9. entre. 
anunciar ; ann- (ftnnttntlftre) v, I. ir, annoneer 

15, 27; :^86, 6. 
anz; ans (ftntins) adv. et co^j, avant, auparar- 

vani, plus iôt, plutót 2, 1 1 ; 8:H, 28 ; M, 22 ; 

266, 26; 282, 86; a. qne aoant que 38, 18; 

84, 8. 



M 



ínmsAîRE 



4nG 



\oii, •ttint, u, propr. 148, 10. 

ioncltt'»*^' (&bOndiintTain) s. f. abandanceSfíl, 10. 

%onáê^^ ; avundar (ftbûndftre) v. 1. intr. abonder 

B8B, a7 ; airfiîr, pro/iier 67. « ; 70, 10; pe. p. 

riaHm 804, 2. 
lUiiìdos ; azondoB (de aondar) adj. ahondant 

HBl, 16; 414, 80. 

aor» \ »*>** O'^^' ^^***) "^**- ^ ^í^* ^^» ^î wain- 
tésrttêtU 2, 6; 9, 21; 10, II. Ç/". nr, ara. 

apafcnar ; -1*«' (ftd-plclre) d. 7. ír. apaiser 251, 

2C> ; contenier 414, 9. 
a|»a%iar (í/« » <5< P*") <>• '• '''.• noMrriV Ifiô, 14. 
»\>ar<)IU (#. t'í^^^ ''« aparííillar) ». m. appareil 

IIH, 1«. 

i^iarolliar ; -olllar; -ollar; upparelliar ; -ellar 

(«i»A,p|)ilrTcQllre) v. I. tr. appareUler, préparer, 

dÌMpoêer, urranger, pourvoir 11, 28; 210, 24; 

2J»VÌ, 25; 278, 88; 840, 22. 

»1tarcir H8, 12; app- (àpparCre) t>. / ///., parf. 

«^. «ï. apP^rec 2ft7, 10. apparaUre^ se mon- 

irêT't far a. ;Non^'er2K4, {); compara/tre 8, 24. 

upodlr (•appPtîie p. A\)\ìÌ)ìÌSyìì) s. m. convoittêe 

118, 86. 
lipolar ; -llAr; appelar; -llar (uppfilliire) v. I. tr. 
appvlcr, nommer 8, ; 5, 22 ; 0, ;«> ; 2(î, 1 1 ; 
2H, 28, IMì; !i84, 6; 404, 5; a. de demander 
iM), 0; acouser IHH, 5; a de ^Atf^be 481,27 
demander cotnpte\ réft. se pliundre. 
apellailo (sav., ttpiN^llfttTOneni) s. /. appelltUion 

88-1, f». 
apenaN (a penan) aiiv. i) prine 118, 1. Of. 

pena. 
a|K5ndre (lipi^flndnre) v. IIL inlr. appartenir, 

dépendre 208, II. 
apenHat ipo. p. tlc apensar, ìidiiensiìre) adj. 

préoooupé 218, 20. 
aperiMdior 857, 81 ; apercebre ; -sebre (ad-p6r- 
rípíire) v /. ///., pc. p. apercenbnt 1.83, îM), 
apercevoir, aviser 411, 14; pc. p. sage, ap- 
ptis 241, 2. 
aperceiilindaiiicnH (r/i« pc. p. uperceubnt, de 

a|H«irebrr) adv tivec inteUitjenec 288, (». 
api*rdonar {tie a et pfidonar, ^p^idOnftre) t;. I. 

Ir fHudontter 8tfl. 8. 
aperl'ener (úd-pfir-l»<i»flir) v, / ///., prés. ind. 
»11 if- apcrte 112, 7; -ten 887. 18; parf. sg.S. 
aportenc 50, îtt), tippartcnir. 
a|M*rt (#«!»., ft|>ISrtiini) atlj. clair, évident, ap- 

paretd 45, H ; 257. 88 
aplaiiar («/d a et plan ; ^ftdplftnftre) t;. /. tr. 

apltmêr 51). 14. 
apobolar (ftd ♦piípQìftre) v. L tr. peupler 427, 
M, 1« 



aimderar {de a |M>der: Rd-*|>«tflr -ftreì v. L tr. 

soumettre 117, 19. 
apoiar (^áppòdTare) v. L tr. appuyer 89, 1». 
aportar (ftppôrtftre) v. L tr. appot'ter 19, 18; 

29, 5; denutnder ll.H. 15. 
apostiz (&d-p58t-ltium) atij., f. -iza, compoêé 

214, 29. 
apostol (sav.y ftpôstdlum) s. m, apttre 10, ò; 

257, 2. 
apostoli (sav.^ àpÔst^lTuin) ^r. m. pî^pe 817, 8. 
app- c/. ap-. 

appariar (ftd-p&r-Tftre) i;. /. tr. lier 211, 6. 
apregar (a et pregar ; ^ftdprôcftre) v. L ir. prier 

282, 81. 
aprendre; apendre; apenre 47, 8 (apprCiidore) 
V. / IL, impér. ;>/. 2. aprendet 19, 8; pc p. 
m. apres .82, 7; 28r), 8; apris 48, ;<0; / apr<*y.a 
108, 10; apriza 77, 0, apprendre, instruire 
19, 8; pc. p. instruit 48, 80; 108. 10; bcni 
a. hien élevé, tris instruit 181. lô; 179, 18: 
mal a. mul éievi^f mal iustruit 100, 18. 
apres (ftd pvr'ssnm) prép. aprés 9. 15; 10, 20; 
256, .82 ; cii n après, easuite .89, 1 1 ; t«>t «íii 
a. tout de suite, immMiatemt'nt 280, 86. 
apresonar; aprcvHSoiiar (</< a cl prcttoii; ad- 
prensTOn-ftreì t;. /. /r. etnprisonner 429. 20; 
480, 18. 
uprestar (tìe :id et praeBt^i ; ^áppraestaro) v. /. 

tr, apprêter, préparer 11, 27. 
apreyssonar v. aprestiner. 
aprivadar (ftd-prlvftt-ftre) v. I. tr. apprivoiser 

197, 4, 14. 
aproar (ftppròbftre) v. ì. tr. npprouver 8i)8, 1. 
aprotiecbur (tie & ei proliecb; ^udprofécttire) f>. 

/. iiUr. profiter 888, 22. 
aprop; -ob (ád-pròpoì prt^.p. auprèn tie, prisdv 
8, 2; à peu près 195. II; venir a. sr ru/*- 
prodter 362 , 22 ; à cóté 8, ; touí près tie 
J)7, 24; en a. enmite 199, 4Í; 200, la 
apropcbador (ud-prÒpi^-fttOrom) s. m. ceiui qui 

s'approcfte, voisin 40, 7. 
apropcbar (ad-prftpe-ftre) v. I. réft. s'approcfter 

\91, H\ pc. p. i de proche tle 88, 16. 
apt4: (sav., iiptiiiii) adj. apte, aiiroit, huhile 

3tHI, 27. 
aqucl ((3ccu|m| Tllum) pron. adj. dnn.y nuisc. sg. 
sj. aquel: aquell 10, 27; aquelb 214, 8 ( = 
neutre)\ o. aquel; aqueu 10, 12; equeu 21, 14; 
pl. sj. aquil 257, 86; aquill 18, 26; aquilh 
339. 2(); o. aquels; aquelz; aquenz 18, 15; 
féìH. sg. sj. 0. aqnela 430, 27; aquella: pl. sj. o. 
aquelas, aquellaâ, ce, ceite^ eic.y celuif cdle 
eic. ; celui'là, ceUe-là, etc. ; a. qni ; a. cui etc. 
ceiui qui, à qui 6, 4 ; 10, 27. 
aquerre (ftd-quaergre) r. / //. acquérir, oHemr 
429, 32. 



467 



GLOaSATRE. 



468 



aqaest; ha- (Scca[m] Tstam) pron. eí adj, dém., 
mase. sg, ^j. aqaest 26, 20; o. aqaest 9, 6; 
aqiicsz 15, 21 ; pl. sj. aqacst; aqaist 17, 29; 
o. :ii|iio.st/.; :u|iio8/. 17, 25: aqnrR: aqacst^is 
42(>, 29; Jvm. stf. nj. o. aqucsUi; pi. sf. o. 
a<|iiC8t4i8, ce^ cette. cea; reiui-ci, celle-là etc. 
aqacu é. aqacl. 

aqai ír»rca[ml lilc) tviv. Lt)\ a. o /r> oà 11, 81); 
avec cela li)9, 10; per a. pnr là 7, 32; pcr 
a. on, d a. un. ià oà 120, 16; 42, 21 ; tro a. 
auifsi loin qtír 400. 20: (1*:ì. aprcs emuiie 0, 
14; d'ii, t'ii lai fiétformais 220, 2. 
aquo ioccu[ni| lioc) pron. neuir. dém.f sg. sj. 

o. T.i, 19; aro 10, 85: 89. 7, cí, cela. 
ar m. 16: ara 27, H2; 'M. 10; ÍH), 11; arns; 
er 40. 5; cia Hô, 16; 41, 24; 244, 82; cras 
58, 19: 71, 10; ers 208, 84 (hnç hOra) adv. 
or, maintetiant, à prrsent. 
arahit {de aráhum ; *arábltani) s. m. cheml 

arahe 38, 9. 
aniirc (arritrnin) y. m. clmrrue 5<», 19; 839, 18. 
arbalcsticr (de arbalesta, &rcÛbftllTBtam) 9. m. 

arhaUtrier 123. 25): 22î». Ifì. 
arc (arcnin) i». ///. aic, arcíidc 50. 3; 8(), K. 
arca (arcain) e J'. arche, cojf're 116. 18; 230,21. 
arcnn^cl (&rch&Dgôlnm) «. m. arclntnge 889, 12. 
arcelar (v. Ky. 4:')76) v. I. tr. harceleì'j iour- 

menier par dea attaquvs réiiérées 40, 2H. 
archier v. arqnier. 
arcivesquat (iirchidpîBc^ipritnin) b. m. arehMehr 

4,31, 18. 
arcivesque (iirchiSpíscÒpnni) «. m. arclièvèque 

2:WÎ, 23. 
ardaillo (de gam. Iiart: *rirt4lìonciii) «. ìn. ar- 
dillon, pointe dUme houcle qui seri à farrèter 
148, 21. 
ardidamcnt (de ardit, p. pc. de ardir, genn, 

hartjan) adv. hardimeni 381, 2Ŷ). 
ardìinen [de ardir, germ. hartjan) «. m. Itardi- 

esse 31, 11; 98, 22; 120, 20. 
ardit {pc. p. de ardir, qerm. hartjan), /. -ida, 

hardi 8, 27 ; 38, 2. 
ardit {pc. p. de ardir, gertn. hartjan) ê. m. 

hardiesee 161 28. 
aidor (árdorcm) s. /. ardeur 181, '20; 133, 18; 

310, 18. 
ardre 236. 21 (ârdrrc p. ârdÇrc) v. /. //., />ivV. 
ind. eg. :). ait (>1. 12; 107, 15; 153, 1; 485, 
10; imjìf. ind. sg. .^. ardia 203, 8; par/. 
itg. I ars; pc, prée. ardcn, -cnt 8, 29; 48, 2: 
pc. p. ars 86, 27 , brûler. enjlammer ; pe. prés. 
ardcnt f aride 345, 14. 
arentrar: arre^ar 489. 16 (de ad ei germ. rin^; 

*iidnníí6re) v. I. réjl. e^arrangrr 71. 8. 
arcstancar (ftd-r^t-&nc&re) v. I. rrfl. s'arrHer 
415, 11. 



argen (ftrgSntam) s. m. argent 7, 14; 89, 82. 
Argas n. propr. Arguê 861, 48. 
arlot (v. Kg. 820) e. m. ribaud 229, 14. 
anna ; anina (ftiiTniain) n. /. ihne (>, 1 1 ; 7, 1 ; 

150, 12; 25t>, 22. 
armada (ririníltani) armée 437, 2Ŷ). 
armar (ftrmare) v. I. ir. armer 25, 22. 
armas (ftrma) s./ pi. arme8\ ad a. aux armes\ 

204, 2; omc d'a. gendarme 430, 18; armoiriee 

393, 24; 431, 27 ctc. 
Arnaut n. propr. Amaud 152, 5. 
arnes (celt. harn et ensem p. Ì8k) s. m. fíur- 

naie, équipage 160, 24; 345, 20; 892. 84. 
arnczar (de arncs) r. i. ir. équiper 892, 81 . 
arpa (germ. hftrpa) «. /. fèarpe 324, 23. 
arqier; archier (*arcftrTam) archet' 176, 10; 

325, 81 
arrabar (ftd et *rftpftrc, de germ. rapòn) v. /. tr. 

arracfier 362, 21. 
arregar v. arengar. 
arrcnc (s. verh. de arcngar) $. tii. rang, ligne 

142, 25. 
arrcnso (a rcuso, iid *r5v0rB0nem) adv. en 

arrure 7, 38; 8, 14. 
arribar (♦ftrrlpftre) v. I. intr. arriver 237, 11. 
arriero (ftd-rétro) ^zdv. arrière 443. 15. 
arrozar (♦î'irrosnrc) v. I. tr. arroeer 862, 14. 
arsemiza (rirtenilsfam) «. / amìoiee 199, 9. 
arso; -sbo (*ftrcìOnein. de ftrcum) «. iii. arçon 

148, 20; 274, 17; 2t)3, 7; 2Î)4, :16; arcAiti 

91, 15. 
arsara (ftrsUrani) *. /. ardeur :ì:ì4, 82. 
art (ftrteniì «. ./. art 77, 7 ; artijiee, ruse 284, 

27. 
artelh (ftrtTcalum) e. m. orteil 294, 87. 
artcB (artensem) adj. ariésien 128, 28. 
article (aav., artTcÛlam) «. m. artiele de /ai 

379, 17. 
artifici (eav.y ártTfïcTnni) 9. m. artifice, ruse 

234, 27. 
arvol ; arvolt (ftrcum *vò1tnm) 9. m. arcads 43, 

12, 14. 51, 5. 
M V. A et lo. 
as- e/. asB-. 
asabentar (ftd-Siip-Sntare) v. I. tr /aire êavidr, 

instruire 208. 14. 
asaltar; asantar (rid-BaltJirr) v. L tr. assaiUir, 

atUtquer 203. 25; 204, 2(;. 
asclar [de *fi8c1ain, de ftstOlain) v. I. ir fendre 

182, 2. 
aseguramcn (de asegurar, *ft88«carftre) s. m. as- 

suraftce 431, 5. C/. assegurar. 
ascni (ftsTninum) euij. d*<ìne 58, 22. 
nsension (sav.. ftscÇnsTOnem) s. f. aseensian 

:S80, 5. 



m) 



vH.aSMAÍRR. 



470 



iiftl tr. fiûsBÌ. 
aaier ». acier. 
;uiir« p. aiiieser. 

;y|U e». {ÙMU. 

iUHimMr (iid^oiinAre» > ^ 'i'. tchifmr. lé 
ttttpi \{U ;itf|K;iii ii. ;iSpiiUtmi o. m. éttfne Jtíll. 

4; :W :ìU. 
iiiiprtuiti^ii ^;ii»penà tiMiiiu.* • «««i». Jyr f fn gm :I7U» ^fT. 

«MMCttunvii ^t<« *tuMttUàre. ^dnsàtíiliièQtiiBii : 

l^ 14; 14:». U 
ìURMUiir. tttftuiu:; <tu . v;u ; ^«titfiuiu:. cii^; 'ttftÌM: 

Mtf<i»'« ii <;'4i|/r«HfNí :^. lU. idS^ i; :ìi7. l:ì: 
;ì:A^« tl. <MO^m««v :ju^ :ìH: *.d^. i. jw. ^c^ 
^vmr^ iit. :i5. 
iUMiilllir. ^ullir .aii^^tUrt*- i'. íL tt\ ^utmi i iltr 
UH» ÌM; Í?K y'K 

tUHMd; 44A v.\U^ttl|) «UV. «4He«J» ft» HH<K t « |» 0. 

áSl. U. îft>; 4iK 7; m i 

(UHMUlt. tHMUt i)!)t. l v«4ih«lUlllll' 4. «1» MHlMil^ 

láT. 5. :U4. là. 

(ttHMâiàt vjM^. jT» 10 «siMáiu:. *Hs»àtìar\' «H^» »>««í- 

^M^. i .^«i«r 'itO, tS 
;uRHHÌift( vjK\ jf. fv :i«kt«(ur. '« .uÌ^riiinrTf* «i^/. 

n«jWi<4it«. 
iiM«5|Cur:u: . aui • ^i:Mi4iMBinu-« ;^ ^ ír ^MMfT^*. 

•/(irtiiuvr. niMm'v** iilK l.i. :5^. :iu« ib. \AK 

:u. :u. ^ií. M M<^M#^^ 'ibi». t.v ftrr. áï. 

siMtftuhlux \ .latftiìiuturt* «^. < r»-. «â«M«Ntò««r. »'U|^> 
^r^tdiifr l;^îl. 10. ni«r* '^«««v'mc»**;»' *' l^:i!ì. 

aâai^rm:imi»n v^.^^'^rfmAmOttCuitO ;k -m. jrrvii«tf«Hir 

289, 4J. 
AâsrtAr. ;4âet;ir. AnvtAr *:i5:$<HÌìt.irv> v. L. tr 

f««MO«r, p4acfr -^X IS. réft. o'.**í*Vír l:i:i. :*>. 

44H. 14. 
asetiar (^àiaêtiìUcftr^^ ». l tr pÁatíwr. pc. p^ 

«w«w*>tV4. 12. 31)*>. \\) cn/#*\ -tiaiU jr. tjatzi. 
MMtjam«n ((^u p ^iâiHítjar' ;r. m. 4uyit. i#«#«h^ 

tisêêment 23H. .^. 
aMetjar, -tf<ar t^Âaaètiiare- v. /. tr o^tfM'ycr 

181, 4 
assf/er ;;.y>. 10; m- 24:^ Itì; aamrv .ii»l. á:i 

rád-fíí4«rpi r / //; /*«r/. <j; i. AAìn 49. t; 

i^ ^ m Msia fU, i, 22li ilH; aaiii D. H:^. 

iKll, H6, / iiMÌM 77, 13; aMiSA U7, 24; asiga 

:H*^2;, 8, aê9ê(nr, placêr, mtUrt 64, 2, 97, aU. 



I 



UM, l ; Ì2:i, :\ ; /v/l. *'t««rf.,V î>, 33 ; 19. I ; 
m 16; 2Ô»>. 10: 3)t. 23; ^. ^. Aaèfi 118, 
:i&; mtii ;i«s mtii mHi-ué tâU. 9; tiîaer Msitf 

f*. llCÌlfff . 

uifliire r. .ittHïSLT. 

IMHtllMHIlir f/r ui t< :itfUUllllu; *;i«illiftti&n') l>. /. 

ir, ctmnyirr, i^m/tài-tet' 3U), :U. 
iUitii.llsi^iCami tf./. /««Mtfr, piifHe 'âb, 19: 2&I,:SI. 
;iiitciiur .iiitillunv </« .iatiHaiii. ifim. tU lûtf- 

tUftj p. /. 'mtr mtitr m tídttts, iÊt fru^jtmmter 

40. 2». 
uMUfiU .;'uitìtlw, fU lûttMDi «./ £niMcwi, hàtam 

\m^ 21. 
«■fcnu: ^^tttrftrif. ^it iistnim; p. L tr, étttmer 

310. âk 
;uiUní .a««r.« MCrauf «. /«. <ÌMri««, âb«aicr, ^om- 

/«r«tf> 94» l 211. 2U: 4t:S. 2tf. 
■Mlttilb «te AttmiU] '««4L hmHrmut 6&, lÂ. 
•itHmiiitr ,««• a«i a stfTem) •. /. tr. mdmÊeir 

J7U, 2tf. 
4t .M*. «M«rt.j j. «.. 4;. atai. fctumu 154^ 14; 

291». 18^ 
;iluilittr. -viiiur V*TiUiit£TttÌlBBre, iim tfrriiL. tAgm- 

dHMî' ». l. ti\ '«tN«rti«ir^ mr^tnir, in^ittrr, 

cMfiyivMir Tli. 4: ««if. .H*fH^iAer .'ilBB» âc 
;UiiiiHiUur; itUiluiihir («4«- aal «*tf tuiìHUuai, ^àttu- 

ÌèllCsirv* I*. /■ '««ir fàiuirv^ tì mim m àr 114, 4; 

275, 17; MK » 
dUauiiiiir; 4taiì|j:iiiîr Ait>l*iHjBêrn> r / /i. n^. j« 

'^f#M«'rrrr. ovMMf r 97. ±i; rìl^i, .*» : aoa, S6l 
AfiUBilt^» àttúBiiiriMj n. L£L tr. dMmnànt 44, 1: 

^ 19: ft. .à.) rairv .tUtmimi 5. :&; afet 29: 

ttM« t. a« -««rr«^« 296. Ll: r#^. /Êttrtmr «tf- 

íauiiiUM 96» t^. 
4fittruil '^ .ittfitvtsil. 

.ituiMiirtu: <M- (M«;.j '-. / tr ptêHi'tmir 210L :íl. 
Atimr ;mì et ttr:ur. *t2títa. «ir. Xi0. Sfiâ0)L •. i. 

rg»/|. i« iMcr»r I4b, 7. 
atruîrtí ò;5. 2 *ictr:ii$^ 9. Utiiihlnì •. / //. 

tr., prt^ ^j. «M^. i. atnua Itíli. I. attûrrr, 

ctiiiUittrv : rêrt. á'afipt ucm r V^ H'. 
;itraiiiM<; -fiiéC ^l trAAiiái:tiuu/ .««««. ctriuìmt^ 

m^iti, yùrrmcHt 1 1^. :ili; 279. IIL 
.fctnîmpaáiiimen *att«ìmpêrâta mtHite «^. m#- 

./(*«*i«M«Mi :m '2(J. 
;itr«iiipur átU;mpi'>nure) f*. L tr. mmàér^, tem* 

mértr. 
jitnîJiciir uii u «t trencar. á«i et *triMaR pi 

tr^OcAn:» ^. /. tr. trtincmer, cOMrr 417. 12. 
atrvui. aat- aítônim aic) aiim. aut^*, «ir armr 

31. lô: 196. VJ 257. 12. 
atrestao ». aiatnìtaii 
iitn:tàl, atreatai 1« aatreCal. 
atrobar (a H troiiar; id -*tr6partj «. /. fr. 

trmtmr 191. tii; 2Ua, 2, 296, 33L 



471 



OIiOSSAIRE. 



472 



atnrai' (♦Rtttlrarc /;. Sbttlrlirc) r. / léft, s'«p- 
pnyer, H'afrrrmiv l«4, 8; 105. 2; 387. 24, 25. 
',\\7. r. at. 
aii r. lo. 
anbfTtaiiieti (ft|N'rta iiiriit^*) iniv, frntichemntt 

Hî, 22. 
anca (ancam) s. f, oie 340, 31. 
anrar (*iiltîiire) v. T. htiiisverj élever; réfl. 

(». 23. 
aiirasFÌ (or. itic.) étoffr orit'tifnlf 41. î). 
ancire iM;. 10; 265,30; 266, 15; ancir; aussir; 

nnrir 378, 4 {(ìe ftccldr;re) r /. //., prés. itni. 

Hij. I. nnci Oii, 10: :i. anci lo. 1; 06, 13; 

:inK.«<i 'MVl. 12: pl. *J. ancizetz 173. 10: aiis- 

Hizetz 240, 22: ancictz 178. 20: suhj. sy. :i. 

ancia 173, 3: pl. I anrixan 42(), 32; 3. an- 

riaiï 123, 0; iiupj. snhj. I. aiiciscH 135. 12; 

Ifarf. 8*j. 3 anci» 22, 17; pl. 3. i^faihU) aaci- 

seron 265, 35 ; itnpér. sfj. 1. auci ; pl. 2, an- 

cietz 39. 23; pc p. ancis 7, 2; 4(M>, 31; 

ancit 42, 1, hur, 
anctor (*f?r., auctOreni) .s. m aiUenr, létttoiu, 

ijnriitit 31, 7; 234, 22. 
andir 27, 10: anzir: ansir 427, 30; aurir 

415, 3: auvir 2, 7: 203. 32; hauvir 23, 14 

(audlre) v. 11"., prês. itid. sg. I. aug 68. 3: 

auch 208. 8; 310, 35; auh 47, 28: an ; ans 

421, 13 : :ì. aus 400, 0; an 121, 2; subj. sg. 3. 

auga 253, 35 ; auia ; pl. auiatz ; impér, sg. 2. 

an : pc. pirs. anzen 4(>, 21; anvent 2, 7. 

ou'/r, eniemlre\ pc. pri^s, à l*oyani ile 2, 7; 

46, 21. 
anmplir v. azimplir. 
anna (âlTnam, de germ. eliiia) ts.f. aune 38, 14; 

191, H. 
aunimen: -nt (de aunir) s. m. Iionte 24. 18; 

206, 14. 
aunir (germ. haunjan) r. II''. honiiír, déMho- 

tutrer 115, 6; 139, 11: 330, 6; pc. p. sans 

honte, dévergondé 134, 30. 
auffuiera (*aucrtrïam, de anca) s. j. cìuinson 

iliml i*héroine est une gurdtuse d\ties 406, 81. 
anr (aurum) s. m. or 7, 25: 85, 8. 
aura (auram) s. f. vent, snuffle 63, 10. 
anratge (*aurfttTcum) s, m, vent, souffle, bise 

lOl, 18. 
anrelha (anrïcìilam) ,v./. oreille 283, 13 ; 25«, 35. 
Anrcni^a n, propr. Orange 72. 4. 
aurfres; orfres (aurum frî8|Tjum p. Phry^ium) 

if. m. otfrni 41, 10; 184, 20. 
aurtllor (auri llorcni) s, m. oriflamme 30, 34. 
anripelat (*aurTprdlatuni. de aurnm f( pr*llem) 

adj. couvert (Toripeaux 201. 0. 
aurir v. andir. 

anrit (aurltum) s. m. nreiUe 38, 24. 
auriu (*aurlvum, de aurani) adj. léyer 38, 3. 



aus- cf auz-. 

ausberc (gertn. halsherf^) *. m., sj. -s, z, liauhert 

37, 4; 205, 9; 274, 5. 
anst V. aÌRSÌ. 
ausire; anssir v. aucire. 
anssor; ansor; alçor 7, 34 (áltTOrem) atij., 

cmnpar. dc ant 158, 22 ; 310, 33; le plus haut 

377, 17. 
austor (de ^anstOrem p. *ri8t0rem < ftstareui ?) 

íT. m. nutour 124, 7; 146, 22. 
aut; alt; haut (àltntn) adj, et adv. haut 77, 12; 

226, 14; 330. 1; cf compar. aassor. 
autar; altar (âltftre) s. m. uutel 27, 36; 355, 16. 
aiit^'za: alt-: altesa (*âltTtTam) s. f. ìuiuteur 

258, 32; 329. 15. 
ant4iro8 (anctOrOsuni) adj. tétnoin^ aeeusftteur 

412, 21. 
autra (*âlt4*iftnutn) pron. et adj. indéf. autrui 

820, 3: 426, 22; 427, 28. 
antra^e v. outratf<e. 
autramen; -iit: -ns; -nz (âlU^ra menU^) oHv, 

nutrement 237, 8; 395, 18; 398, 8; d a. autre- 

tnent 879, 18. 
autre; altre (âltírum) adj. indéf.f -ra; pl ^. 

aatri 103, 17; 205, 20, ouire l, 10; 3. 9; 

154, 16; nos, vos a. nous (autres)^ vous 

(autres) 209, 29. 
autreiar; eihar 379, 18: -egar: -eyar: -eghar 

(anctOrTcare) v. I. tr, oetroyer, accorder, per- 

inetlrey datinery assurer^ jn*omettre 20, 0; 

74, 3; 127, 13; 162, '23; 264, 25; 337, 29; 

431, 16. 
autressi v. atressi. 
autretal; alt-: -at-; altrestal; at-; atertal 

(ált^rum tAlem) pran. a^i- indèf le même 

69, 16; 252, 14; la mètne chose 56, 22; 274, 

20: adv, ausfi^ êgaltment 2(K^, 6; 310, 41. 
autretan ; altretan ; atrestan (âltrram t\ntam) 

pron, tieutr, auttnt 64, 23; 92, 18; adv. 

égaietnent. de même 339, 11. 
autri V. autre. 
antrier (àlt(>rnni hr<ri) s. m. i*iivant'hier, fautre 

Jour 32. 21 ; 55, 22: 143, 28: 343. 4. 
antrni : antrus :í6íï, 7 (•riltortti) iìron. indtf o, 

autrui, d'autrui 95. 8; 113, 5; 400, 41. 
auts V, ant. 
anvìr v. andir. 
anzar; ans- (*aii8Are) v, I. tr. onr ìiX\ 4; 

249, 24: 270. 8í». 
anzart (dt ansar et suffixe germ, hart) atlj. 

hardi 29.3, Zt. 
aazel; ausel (aucellaoi) s. m,, pl. auzil 8, 8; 

13, oiseau 40. -25; 53, 30; 413, 14. 
auzelar {de auzel, ávlcèllam ou aacellnm) v. 1, 

oiseier 197, 18. 
anzelet (dim, de auzel) «. m, oiseltt 71, 3. 



473 



GLOSSAIRE. 



474 



anzello {de aazel) s, m. oiseau 7, 32. 

auzir V. ancire et andir. 

aval ; avalh ; avayi 882, 4 (ad vâllem) itdv. en 

baê 7, 88 ; 422, 25 ; là bas 100, 2. 
avan; -nt; -ns (áb-ánte) adv. et prép, avatU 

18, 29; aupararani llò, 18; a. de avant 
'2()1, 27; en a. disorìnais 20, 20; do aqnesto 

en a. d'ici en avant, dh à préiteni 443, 32. 
avangeli; -ista v, evan-. 
uvans; -nt v, avan. 
avansar (*àbânt iftre, de àb-antc) v. I, ir. avancer, 

pousêer 401, 26; 427, 83. 
avantagge (âb-ánt-fttìcutn, de rib-iintc) «. m. 

avaniage: d*av. davantaye, de p1u9 (V) 804, 5. 
avar (âvftnim) adj. avarc lôO, 13. 
avareza; -icia (eav,, avarïtïam) a.f, avaricc 8, 2; 

250, 32; 340, 3. 
avayl v. aval. 

aven (adv^ntnm) s. m. aveni 288, 7. 
avenir 201, 12; 272, 14 (advSnlre) v. f. III. 

inir., préft, ind. sg >. ave 131. 18; aven 

50, 2; 273, 22; parý. sg. 3, avenc 67, lô, 

avenir, arriver , venir; imperê. il m'urrivc 

50, 2; 278, 22. 
avcntura (ádvdntttram) e. f. évèncmcnt^ sort, 

aventure, fnisard, hunnc ou tmtuvaise chance 

57, 20; 66, 4 ; BT). 22; lîM, 25; \m' a. par 

fiosard 335, 10; ad a. à l'aveniure, au hasard 

348, 23; bona, mala a. bfmhear. malheur 

130, 18; fo a tV arriva 425, 44. 
aventuramen (de aventnra; ^âdvrintarftmentnm) 

s, m, aveniure 237, 19. 
aventurat (de aventura) Oiij, esscr a. avoir dcs 

aventures 391. 42. 
aver; haver 408, 29 (liâbSrc) v.f. III., prés. inti. 

sg. /. ai; ay 285, 21; 318, 25; ci 28, 28; 

iei 52, 4; o 394, 28; 'J. as; 3. a; lia 224, 

31; pl. I. avem; V. avez .'M), 20; avctz; 

avet 11, 41; aves 279. 11; etz 8r>8, 21; 

3. ant 76, 19; an; han 394, 21; ifubj. sy, 1, 

aia; aya; 2 aias; 3. aia 419, 4, liaia 405, 

25; pl. I. aiain; 2. aiaz 16, 40; aiatz; aiats 

23, :U); aian V:\H, 6; aion 123, 29; aien 18, 2; 

imparf, ind, sy. l. avia; 2. avias; 3. avia; 

avio 442, 5; avic 418, 9; pl. I, avìam ; 

2. aviaz 59, iì ; aviatz ; 3. avian ; avion 27, 9; 

avio 28, 24; avien 418, 9 note\ subj. sg, I, 

agnes ; agucssa 43(i, 4 ; 2. aguesses ; 3. agucs ; 

agcs 818, 24; pl, I. aguesBcm ; acsem 210, 8; 

2. agucssetz; aguessaz 11, 86; ./ aguessen : 

agucsson; aguessan 866, 27; parf, ind.sg, i. 

ac 274, 80, 33; aic; aig4,. 11; agui 65, 25; 

2. agníi 17, 15; aigui; 2. agnist 319. 12; 

3. ac; hac 394, H; ag 2, 12; 205, 10; at 
417, 22; pl. 1. aguem; 2. aguetz; 3. ugron; 
agro 38, 27 ; fui, sg. I. aurai ; aurey 445, 15 ; 



2. auras; 3, anra; haura 405, 34; pl. 1. 
anrem; 2. aurez 17, 1; anretz; auret 11, 18; 
aurcs 200, 4 ; 3. auran ; aurau 256, 14 ; eond- 

1. s(j, I. agra; 2. agras; 3, agra; pt. l. 
agram ; 2. agratz ; 3. agran ; agren 14, 30 ; 
coíid. II. sg. l. auria; 2, aurias; 3, aaria; 
pi. I. auriam; 2. auriatz; 3. anrian; aurien 

2, 9; impér. sg, 2, aias; pl, 2. aiatz; pc. 
prés. (gér.) aven ; avent; ^. p, m. avnt ; agut; 
/. aviiila; aguda, avoir, tvnir\ avcr \wv 11N>, 5; 
sert à désigner le passé (avec le pc. p.), ei 
le ftUur (avec l'infiniiif ou Vinýin. ei a); 
i a, a il g a 7, 9, 2kì\ bcn aia bonheur ò, 
qu'U sc portc bien 31, 28; iioy a iiias it ne 
resie qu'ù 309, 4. 

aver (hrihôio) s. m. avoir 5, 14; 210, 21; ie 

iroupcaa 180, 28. 
aversicr (advcrsririum) s. m. adversaire 212, 22. 
avespial (âd-v^sper-âiem) s, m. soir 201, 27. 
avespnir lâd-^vdsporftre) v l.fairesoir; s,m, 

soir 203, 15. 
avesque ; avisque v, cvesque. 
avi (âvîuin) s. m. a'icul 399, 5. 
avilar {dc âd et vîlemì t>. I. intr. is'avUir 7, 10. 
avillieje (ou -eicy dc îu\ et vilein) s,f, vUetíic, 

nuiìadif, fiiih/essv 234, 9. 

avincii (âdvriiïtfiitciii) adj. avcnant, conccnablc 
103, 35; 125, 3; 1;W, 10. 

avinciisa (*;ulvrnîÔntîam) s, f. complítisancc 
842, 85. 

Avinhon n. propr. Avignon 400, 28. 

avis (âd-vlsum) s. m. avis 432, 16; co m'cst a. 

ce mv scmblc 106, :\îì. 
avizar (dv àil-vlsuiii; *àdYí8iirc) i>. I, aviscr, 

rcmaniun'; n'fl. sc rappclcr 393, 9. 
advocada (ádvoriU<iiiii) s. f, acocatv 4tX), 26. 
avol (or, inc; v. Kg. 1130) adj. bas, mécfMuit 

nuttivais :ì^, 17, 18; 86, 20; 111, 6; 138, 15. 
avoleza ; • sa {de avol) s. f. bassesse, méchanccié 

127. 29; 216, 30. 
avondar v. aondar. 
avori t' rvori. 

avrilloh (i/e avril; âpnlcm; ^apriliOsum) adj.,f, 
-oza, regin' avrilïoza reìne d'avrit 122, 8. 

axi V. aissi. 

ay V. ai et aver. 

ay- V, ai-. 

aymar v. amar. 

ayudar v. aidar. 

Ayx n, propr, Aix vn Vrovcnce 400. 21. 

ayzc (or. inc.) s. m. nisv: ad a. à l'aise dl^/Sb. 

.■\zalais r. Ala/aís. 

azaiiiortar \^dv a|d| vl iii<»rt; ad-*adiiiortarc) t* I, 
tr, anwrtir, éteimlre 290, 24. 

azaut; ad-; as- (àd-âitum) a(^J. adv. grucieux 



475 



GímSAIRE. 



476 



agréahle, convenable 242. 10; 246. 81 : 271, 9; 

H80, 28. 
azautar {de M et altum; *&dá1tftre) v, L réfl. 

»e réjouir, se plaire, âtre Jiei' Hl. 19: 74.28: 

I4G. 28. 
azauteza {de azaiit) í». J. ffraeieuêeté 357, 4. 
azautia (de azant) «./. ffentillcsse, ffrâce 393, 1 1. 
azcirar (udftcquftrc) v. /. réfl. ê'arrnnger, se 

réunir 72, 28. 
azesc (ad-escum, de Cscam) s. m. amorce 872, 13. 
Aziman (*ridîmántem p. ridrniuìutcm) s m. (n. 

pr.) ainMni 183. 22. 
azimplir; adcmplir; aomplir: adumplir; aum- 

plir {di' AdïmplOrc) v. ll^. tr. nmplìr, ar- 

complir 10, 10; 2«, 3í): 28. 29; r>4, 7; 334, 7, 
azirar; ad-: airar (de âd el iraui; *ridirftre) 

r. /. tr. hàir, irriter 14. 18; 27, 17; 79, 16: 

119, II; 148, 8; 263, 19: a. de mort Ita'ir 

inortellemefU iiì, 29: rt^fl. (va.s) se fiìcliei* de 

24«. 22. 
azints {de azirar) itdj irrllt', ftìehr 2IH. 2(». 
azoudos r. aoudos. 
.-izorar: ad-; Jis-; a- (âdorrire) v. 1. tr. ndorer 

ÔO, 13; 192, 13: 2;V». 22; 378, 28. 
azoruar; ad- (ádornârc) v. I. ir. orner 4, 12; 

381. 17. 

bahtÌRmc v. liaptisnic. 

bahtistcri isiîv.y hâptist^rlum» 9. m. haptême 

30. 27. 
hahti/ar [nar., h:ìpt1/AnM r. /. htifìtimr 21,27. 
harhdar; hachcllicr; hachclicr ^♦hrin'alArcm vt 

*h:ìcralarinni) tt. m. Jen/te hotnme 2iì. 9; 121, 

17: la'», :\. 
hada (.v. vvrh. dr hadar) 9. /'.; cu hadas m vain 

:W0, 4 
hadalhar (de hadar; *hátftci9ftrc) v. I. hàilìer 

191, 31. 
hadar; baiar 23, 15; hayar m\, 7 (*hàtftrc, 

d*or. inc.) V. I, intr. ht^er, Hre ouvert; re- 

ffitrder avee curioaité, reifarder avidetnent ce 

qu'on désire 5«, :J6; b. ên 57, 2Î). 
hadat^c ide badar: *hâtfttTcum) *. m. cimttnt' 

plation curieusr; V'.ìine attention 192. K 
hadiu (ile badar) íulj. curieux, oiseux^ iffnoranl, 

fou m\. 20. 
hadoc {dv badnr) ad'u curieux, oisettx, itfnorant 

202, 17 
haîa \or. inc; v. Ktf. llòJ) s.f. ifnjfe ou hourde'^ 

409, 29. 
ha^ V. bai. 
ba^assicr (dr hagassa, ^hri^ftccam p. vágaccam y) 

9. m. coureur de filles 841, 37. 
bai; bag (bâdínm) 'adj. bai, rouge-hrun 'ò7, 3; 

84, 5; blond 118, 28. 
baiar v. badar. 



hailar (bftjnlSre) v. I. tr. haitler, donner 49, 21 ; 

256, i:^. 
baile; bay- (bftjOlum) s. m. haHH 342, 18; 

411, :n. Cf. haylon. 
bailia; hay- (de hftjOlum) s.f. hailliage, pouvoir, 

puissanee t^, 8; 145, 11 ; S65, 6; 399, 31. 
bailien {de balle; *bftâjtt1lvum) s. m. haiUi 

335, 26. 
hailo V. baile et bajhm. 
baininiAr v. banhiir. 

baÌB (bftsTum) s. m. baiser 54, 8; 264, 18. 
haisar v. baizar. 
baÌBsar: bayssar; hayshar {de bjlssnm; ^hìíS' 

Bîân*) V. I. tr. haissrr, abaisser, humìlier 

119, 11; 3(i5, 3; :^tí3, 23; dêtracter 209, 9; 

intr. h. tlc se bnieser, perdre 228, 2. 
haizar: haÌB-; bayz-; hays- (bflsTâre) v. I. tr. 

baiser a3, 84; 51, 4; 26:i 21: 440, 8; ín/. 

suhst. -m, 22; m. 21. 
bal (s. verh. de halar) «. m. sorte ile balhtde 

408, :M). 
balada (pc. p. de halar) s.f halladc, ehanson 

li danser 2(»8, 25. 
bala^jt] (de l'arah. halakhch) atlj. halais; rohi 

b. ìiibis baíais, rubis d*un rouge tirant sur 

l'orange 894. i:^. 
balan {de hTlâncem) s. m. élan, impulsiun 247, 1. 
balansa (de hì\kncen\) s.f. équilihre; agiUUion 

07, 1\ doute 160, :H6. 
halar: Imll- (hàlhirc: r. A'//. 1t><4\ r. /. inlr. 

hallrr, danser, nouler 91, 10; 121, II; :UM, 

:V4; 424, 25. 
hahii'csc (de halar) n. m. ÌMÚhidr, ehnnnon t) 

dnnsrr. 
balcou (de gerni. ballco) s. m. Imlcon 261, 30. 
halena (bftlaenam) n. f. halsine 416, 2. 
balcsta (hftllTsUm) s. f. MisU 203, 20. 
ballar r. halar. 
balma (*halmam, d*or. eelfiquef) n. /. Imums, 

grotie 212, 27. 
halp (hftlbum) adj. bègne 14H, 24. 
hanc (oerm. bank) n. m. banc 44, 13; 115, 18; 

321, 30. 
bandier (dr germ, band) s. m., membre d'une 

bande, c, à-d. d'itne réunion de soldeUs rangén 

sous nne même bannière 842, 22. 
bando (dir. de germ. band) s. m.\ a b. d vo- 

lonté, sans réserve 92, 1 ; 183, 19. 
hancira; -icira (du gotíi, handi) s. f. bannièrr 

146, 21; :Mìfy. 9. 
banh (bàlncum) x. m. bain Ml^ 2{\. 
hanhar; haingnar (hàlneftre) r. 7. réfl. se bai- 

gner 138, 17. 
banir; bann- (germ. bannjan) r. //. tr: han* 

nir, exUer 429, 34; 437, ô. 



477 Ol/tì 

haptlsmc; bubt-: liaptrBiiiG :17I), 18 («nx., liAp- 

tTamom) «. m. bapUrHi 29, 13, 16. 
bsr >. baro. 

B» H. ;n-(ipr. Sarj imi, 2ll. 
bHr- V. ban-. 
barftlha (d'uri rail. bnrr, rf'ar. íue.) «. / mi- 

í'«rrn«, Cro»Uc, if>«/;ii(( lól, 23; 383, 2H. 
barat («. v^. rfe baralBi') «. m. tromptrie, 

fraudt 190, 28; 401, 17. 
barnta (rft bftr&tar) u. /. homptiir, impotlure 

221, 23. 
liarBtalro (>/« bur&tnr) h «i. bì. trompmr, im- 

/loiiifiir 421, 7. 
barator (or. i'nc.) i<. /. ír. Iramprr, ffiiguer (par 

Irompeiie) 123, 21. 
baraitler (ile baratar) «. ni. irompeiir, impoê- 

Irnr 221), 1K 
luirHtu uii llarAtiiV a. >». Mii'iif i'r iliffértiile» 

coiiíriirii, ou II. firupr.t .H7, 7. 
Intralrii («»11., il« liariithruin) t. m. enfer 8, 21. 
hiirU Ihftrtiiiiiil ../. Imrbe 47. 22; %<?, 28. 
harhtt (b.'irhitiiiii) mlj. b.n-bii BO, 17. 
barbler (</r biiiliii; *li;irl)&ifn)ii) ï. iii. Iinrbiei- 

•m, 22. 
harbaiU (ili linrliu) «. /. iiiii.,nii, i/ii<W.' 348, 31. 
Ii>rbukt(il (rfr liai'ba) iiiV. imlierbe 40, 21. 
hftrbut {lìe hiirhii; 'hiìrbntiiiii) ai/>. iMirbii 50, 10. 
linritM'niintt (»i.' iue.. ; r. A'v- /2^5) « /. <oih- 

•Hrror, n^o/ir. I lii. li). 
barl r. barrl. 
harnat|{e (*birOnft 11(11 m) «. m". haroiiuagr, l'en- 

timblt ilf biiriiiia 'ii\. 3ll. 
li*niut(li|lrnii'aiiiiMl ■, m. bnroniiiigr, l'en»tmblf 

ile* liaronii itH, 1 1 . 
buru; -on (blruuriii) «. iu., /J. bar rl hurii, baroii, 

l/rilHif Miiiiieiir, geiililliiiinuit, houimeÏÏI, 13; 

1>Í. 2M; IIH, U; 2l(t, 17. 
harra íur, ine.i 1 f. bnrrr, òarrièrt 40, 17, 
liMrrplaiiirn (pi'. ìhc) -. m. fitlagt 207, 12. 
Iiarri-lr»; hnr- (./r Imrra) .. /. I,arri»rr 301, 23; 

m. 22. 
burrl; Imrl (or, /im.) ». m. rriufntrl 181, Ti; 

li,iil«iiiiff 1H4, r>l 1118, H8. 
biirta (<i, /J/.'. ■. r, liurlii) «. f. bnineOH, biv»»' 

MiillleM Hlli, Hl. 
haruUut (0. A';f. 911/9) t. m. »,Hiúaii«n 281, 19. 
hiii'UU^Ur (í> liiirat«lar, rfn 'baram) n, /. blater 

211, I, 
hM (*bftNiiim) iid). b«» 64, 12; 357, 32; fiç. rll 

811, 87; / rf« ;>ni «'in(f>i«i7J 106, 84; de b. 

4:«, 27. 
buiia {biiÊi/. baicii) >. A iUguûl, malaier, ildpit 

HM, 21. 
baame (balulmutii) baiimt 8(k), 31, 
bua&inaua (bùHa mlnte} urfv. 4» voim baett 

30e, 28. 



IIRK. 478 

hHSHer (p^BMrom) ^. / »ioin«nH 37, 21. 
huaet {rf.wi. i/e bM) aáf. peltí; dt pru iPim- 

porlaner 2HS. 1». 
bastart (rfii >',ii/. Iiost; v. Kg. I2iìfi) aâj. bii- 

liiril; mort h. iiio' (irovriiçal tìans /<i lionelie 

rf'iiji Uiiiliaid 88. 1 1. 
liAsliim'ii (.;, liu^tii 'liriBlimi'nlum) ■. »1. bâli- 

mtnl, eçntlruciioii, iiiaiMiu 2UI), 18; 23á, I ; 

m, 27. 
baatir (biìsUre , rfn mrf. bnst) v. II'*. bAlir, 

eoiitlruire í)6. II; 864.3; iirrrt«i/rr883, 25; 

cONi/xi«#r 7, 21 ; eiilriprmilrr, ••oulmir 38, 27 ; 

cuiHMiíHcrr, rntamtr 365, IH. 
baato (rfii rail. baBt; *b;-inUiiem) «. »1. M/eii 113, 

32; 227, 8. 
butnnct (rfiHi. ile baslo, *brii>tOi)('iii) .. m. bû- 

loniirl 11)7, 2. 
bHUlha; -ailU; {•hrittilAl1&> «. /. halnilU, rom- 

l"il {piiriiciilin-) 87, 24: rendre h. livrer b.: 

nr ilifriiilrt l!)6, 23. 
hatalhar (tlt buUlha) o. /. inlr. biilailUr, die- 

puier awe lènnciif 3H4. Ifl. 
Iintnlhicr (rfi' liii|.Hl)iiirl ndj. hiilaHleur 42, 14. 
biilcJHr: -filiiir (lifiiitl/nrc) u. /. ir. haplierr 

212, 0; 2il;i, tg. 
hat*irr (. vtrb. dr hntrp) ■. n>, rí. batlriir 

21li, 4. 
batige (rfí liHl.ve) x. 111. b'ifl«m(ii(> rfi> omnr 

I9t), 2. 
batee(bi\ttiOjPre) e. Ill.lr.ballre 124, 4; 2116, 

8; i«ír. I9H, ^, frapper. iiballre 190, 21. 
BandcB r. Vaudea. 
bandor (rfi- bant] «, f. hitidiiete, eoiirage 40, 12: 

íiiiiNfui- yaie 179, 26; Jiiir, pìaitir 367, 1. 
bausja; bsnaius r. bani-. 
hiiut {í7e>i>t. biilt) adj. Iinrdi, ^er,JofeHx I4U, 

20; 207, 8; ae faire b. nr vaiHtr.foirr te firr 

87, Itt 
hauzia; -BÌa (rf« ^criii. *baasa) t. f. faatttti, 

Irimiprrir ÌH. 22: 96, 2; lliO, 1(1; 187, 8. 
baitiiioB liiiUH- iJr haiiKÌii| mlj. J'aiix, Iromprnr, 

mrnleiir 254, 8; 870, 4. 
Iiii iixli' {/•, ÌHiffaaUA; r, Kii. //.ì4) «, ni, fndi- 

eJùiirHr, marloiiillr 812, 7; 324, 31. 
liiLvcc (>/r bjivu, oiiomitliipér) nilj. biiparj 201, 7. 

baj'ar v. hadai'. 

ba>loii (rf« hiijalum) ■. m. bailli 331, 87. Cf. 

basali'HC h biiaTTîacum) «. 1». òa«>7>e 178, 17. 

bc; hcn l'i'iic) ■'</r. bieii, braueoup 3, 16; 8, tí; 
31, 2; IK. 2^1 bS, :Mi lo be ma rfi> grand 
miiiiu 0, 26; hen leo ptui-ítrr 248, 18; be . . 
hc «oi'f giit . . eoit ifiie 62, 10. 

be ; huii (bSue) «. mi. lit«ri, richetti, fttlumi. 



47î) 



GL08SA1RE. 



480 



araiitage, vertn 4, 29; 6, 13; 24, 24; 62, 8; 
70, 0; 272, 22; 338, 30. 
bec (♦brccum, d^or. ganloise) 8. w, bee 146, 10; 

147, 27; :W2, 14.' 
bcdoi (or. iuc) mtj, folMire 58, íK). 
beguina ((iér. âe Lambert le Bègue, fomlatenr^ 
nu 12' J?., dn premier couvent de hégnines) 
ê. f. hégnine 333, 7. 
bel ; belb ; beill 58, 20 (bellum) adj., /. bella, 
henu, agréable 6, 18, 26, 82; 7, 7, 20; 8, 25; 
322, 2; cJier 109, 1, 5. 
belaire v. belazor. 
belamen (bT^lIa mrnte) adv. heUement, doitce- 

mrnt 105, 33; 211, 5. 
belazor (*br;l1fttìurem), ndj. compnr,^ »j, belaire, 
plns hean 56, 14; la bellazer la plu$ helle 
822, 30; bcl.izors 101, 21. 
belcza; bell-; belecha 270,26 (♦bîýllîtTam) s.f, 

heauté 82, 19; 366, 20. 
belh V. bel. 
bellazcr r. bclazor. 
bcltat V. bcutat. 
ben V. bc. 

bcnanan (bcn anan) adi, hvnrenx 168, 2(5. 
bcnanansa; bcnenansa (f/f ben anan) H.f,aisr, 
agrèment, hien-rtrv 66,28; 210, 16; 211, 15. 
brnaurat; benaburat :<82, 6 (brnc ♦a[ulgnr5tum) 

adj. hien-henrenx 3:-12, 13. 
benda (j/erm. binda) ff.f, handeauy hande dVtoffe 

dont on ceint In tvte 80, 12. 
bciidig (bì'nrdïctum) «. m. vtoge^ compìimenih 

202. 1, 8, 11. 
bendir; benedir r. benezir. 
Bcncib nom, propr, Denoìt 253, 3. 
benenansa v. benanausa. 
benestan (ben estan) adj. hien fait^ heau 106, 2; 

167, 25; convenahìe :-il5, 28. 
bencstansa (ífe ben estan) a.f.hien-itre 278,8. 
benestar (bî5ne stftre) s. m. hien'étre 111, 13; 

hiensénncey convrnnnre \{X\ 10; 811, 2:i. 
bcnczir; bencdir; bcndir 414, :i:i; bczcnir (br'Uo- 
dîcrre) V, f. II, tr., préts. snhj. sg. 3. benezia 
295, 22; impf. snhj. sg. H, lionczis :-i:-V4, 1; 
;mr/. stj. .7. bcnczis 1(50, 0; (fnihlr) bcnczÌ 
:^34, 3; pc, p. m. Beneih (n. propr,) 253, 8; 
/. (faihle) henedida 305, 20, hénir. 
Iienfait (lyonrîrictum) «. m. himfnit 110, 19. 
bcni^namcns (sav,^ liì'nïf^na niì»ntc) itdv.h^nigne- 

mvnt^ nvrc honté 332, 'M 
bcni^nc (snr.^ brnîgnum) adj^ /'. -jçna, hénin 

257, 6; 384, 31. 
bcnignitat (sav.y bcnîgnîtfttem) n. f. hénignité 

384, 7. 
benir r. venir. 
bcnvolensa v. bevolensa. 



beordar (de germ, ♦behardan) v. /. tr, fnire 

joûter 134, 22. 
bera (germ. br»ra) s, f, hière^ eercueil 364, 3. 
bcrbitz (♦bì'rblr4»m ;>. vì»rvCccm) «. /. hrebis 

221, 9. 
bercar (germ. brekan) v. I, tr. rompre^ omettre 

319, 10. 
berge r. verge. 

bergiera (♦bSrblcAriam) *. /. hergère 47, 1. 
Bergonho ; -oignon ; Vergonyho ##. propr. Bour' 

gnignon 37, 17; 128, 22; 420, 1. 
beritat v. vertat. 
berretier (de berret, ♦bïrrïttum) s. m. fahri- 

rant de hérels 231, 21. 
besonh; -oin (or. ine,; r. í<g. 8878) s. m. besoin 

9, 27; 49, 26; délresHe 438, 10. 
bcssonha (v. besonh) s. f. besoin 446, 8. 
bcstar (dn tatl, bast; ♦liastftre) v. I. tr, coti' 

ienter 329, 9; réfl. s*entendre, vivre en paix 

:^29, 11. 
bestcnsa v, bistensa. 

bcstia (bQstiam) s. f. hêle 27, 14; 252, 0. 
bcstiar (bestîftrium) s. m. hétail 316, 30. 
bcuragge (de bcure; ♦bibr»rRtTcum) s. m. breu- 

vngr :^9G, 14. 
bcure 182, 5 (bïbgre) r./ /7/., prés. ind. »g, 3. 

beu 119, 5; subj. sg. 2. bevas376, 16; impf, ^ubf, 

sg. 3. begnes 35, 8; pnrf sg. 3. beg 418, 27; 

rond. sg, 5. beuri' 85, 9; pc. p. begut 110, 8; 

.306, m, hoire; inf, snhsl, 3î)6, 35. 
boutat; bcl- (♦UllTtfttcm) s, f. beanUi 5(), 26; 

75, 5; 252, 28. 
bevcire (bTbítor) s. m. sj. buvenr 216, 2. 
bcvenda (bibondam) s. f. boisson 818, 84; orgie 

189, 27. 
bevolensa; benv-; bevolencha 270, 8 (bcn)^v5- 

lÌ^ntTam) s. f, hienveillanee, amitié 79, 12; 

116, 25; 842, 9; 854, 25. 
bczenir v. benezir. 

bczonhos (de besonh) adj, hesogneux 243, 19. 
biga (lilgam) s. /. higne, pontrelie 1:^0, 20. 
bilh (pr, inr.) s. m, bHlon^ monnair de rebui\ 

menar dc trop cn b. maitraiter 195, 6. 
bilho (or, inc.) s. m. hiHony monnnie de cuivrCy 

mnnnnie de rehnt 46, 8. 
billaire (de bille, de germ. bickil?) s, w, sj. 

fnhricnnt de hiiies 231, 21. 
bÌ8 (or, inr,; v. Kg. 1497) <ulj, 6/>, gris foncé 

292, 34. 
bislie (rpTscí^pam) s. m. Mgue 209, 1.3. Cf. 

CVC8f|UC. 

bistcnsa; -ssa; -ça; bestensa; -za (de bisien- 
sar) s.f. trouble, hésitation, reíard 219,22; 
305, 22; 400, 14. 

bistensar (nr, incert.; r. Kg. 1434) v, 1. tr. 
réparer, cloigner 342, 'ò. 

16 



481 



GLOSSAIRE. 



482 



biza {or. tiic; v. Kg. 1497) s. /. bise^ hrhe 

66, 14. 
blanc {germ. blanlc) adj. Uanc 7. 22; 104, 34; 

105, 1, 6. 
blanchecha (de blanc, germ. blank) «. f. hlan- 

eheur 270, 28. 
blandir (♦blándlre p, -iri) v. 11'*'. tr. fiaiier, 

H^insinuer 95, 24; 272, 7. 
blanqet (âim. de blanc) adj. hlanehet 326, 38. 
blasmar (blasphSmAre) v. I. ir. hltìmer^ re- 

prendre 5, 81; 60, 4; réfl. »e plaindre 00, 6. 
blasmar {de v. nor. blâmiV) v. L intr. hlêmir^ 

s'évanouir 106, 10. 
blasme {e. verh. de blasmar) b m, hlâme^ honte 

24, 18; 825, 14; 327, 30; 328, 9. 
blezìr {de germ. blet) v. II^. hlettir; pc. p. hlei^ 

gâii 841, 8. 
blial {or. inc.; v. Kg. 1475) a. m. hahillement 

de aoie 292, 24; 294, 3. 
bloi; bloy {de germ. blôdi) adj. hlond 291, 33; 

jaune clair 66, 1. 
blon {or. inc; v. Kg. 1469) adj.^ f. blonda, 

hlond 67, 16; 807, 7, 14. 
blo8 (v. h. a. blôz) adj. dépouilli, exempi 59, 4; 

227, 3. 
bo; bon; baon 439,6 (bônum) adj. hon, brave, 

agriable 68, 16; 60, 23; 88, 23; 80, 13; 213, 

22; al b. mati de hon matin 248, 14; bona 

gen domeatici fidei 255, 11; bona adv. en 

honne voie 8, 35. 
boal (*b5vft1e p. bôvlle) a. m: iiahle à hceufs 

316, 28. 
bobancier {de boban; v. Kg. U9(i) udj. faaiu- 

eux, orgueilleux 16ô, Ui. 
boca; bocca; bocha (bììccam) s.f. houche 105, 2; 

269, 6; 322, 22, 27. 
bois; boih (biiscam) «. m. huis. 
boÌBsa (*bUxam de '*'bUxTdam) n./.hoUe 200, 14. 
boisso (de bois) a. m. huisaon^ hois 37, 22; 

819, 28. 
bola (bUllam) s. f. houle 330, 20. 
bonamen; -ent (b5na mìlnte) adv, honnetneut, 

hien, convenàbìemeni 5, 2. 
bonaarat; -ath {de bònam a[a|gQriaiii) udj. 

hieuheureux 10, 7; 27, 4. 
bonaaretat {de bônum a[a]gariam) s. f. bon- 

heur, hiatitude 257, 25. 
bonfaytor (bônam fàctorem) s. m. hienfaiteur 

885, 3. 
bonUt (bSníUtem) s. f. bonti 7, 39; 8, 36; 

213, 22, 28; 427, 11; faire sa b. agir hien 

425, 35; plnisir 84, 28. 
bontatge (*bônTtfttîcam) s. m. honti 85, 9. 
borda (or. inc.) s. f. hourde 387, 22, 27. 
bordel {de germ. bord) s. m. bordel 378, 27. 
Bordel n. propr. Bordeaux 41, 1. 



bordo; -on (bUrdoncm) s. m, hourdon 281, 5; 

vers 403, 20. 
bordonet (dim. de bordon) s. m. petit vers 403, 18. 
borges; -gues 813, 30; -zes 208, 9; 811, 1 (de 

germ. bnrg) s. m. hourgeois 238, 13; 273, 19. 
borsa (*bùrsam) s. f hourse 10, 34; 224, 19; 

232, 19; 376, 9. 
bosc; bos 40, 17 (*biiscnm; v. Kg. 1004) s. m. 

buis, fmêt 45, 32; 55, 11. 
buscutgo (de busc; *bìiscùtTcum) ». m. ìntcatfr 

109, 22; 179, 28; 291, 6. 
bosso (or. inc.) s. m. bilier 143, 25. 
botar; butar {germ. bûtan) v. I. tr. pousser 

194, 15; 442, 15; mettre 442, 8; b. 1o foc 

mettre ie feu 482, 31. 
bou V. buou. 

bovier (♦bfívftrium) s. m. houvìei' 342, 24. 
brac (or. inc.) s. m. boue 44, 16; 87, 6. 
bragas; -guas; -ias (brftccas, d'or. eelt.) s. f. 

pi. hraies 132, 1 ; 210, 25. 
braire (♦biâgore, d'or. inc. ; v. Kg. 1539) v. III. 

braire, cì'ier, chanter 83. 13. 
bramar (de germ. breman) v. I. intr. bramer, 

faire sonnei: 
bran; branc {gcrm. brant) s. m. giaive 120, 15; 

127, 2; 202, 26. 
branc {de brtíncum) s. m. hranche 430, 19. 
braiica; -cha (bnincaiii) s. m. hranche 2^)3, 29; 

329, 1 ; 373, 8. 
brancut {de branca) adj. brunchu 147, 26. 
brandon (de germ. brand) s. m. brandati 306, 20. 
branquil (de branca) s. m. rameau 71, 8. 
brassa (bnichïa) s. f. brassc 425, 17; 427, 1. 
bratz; bniz; bras (brrtcliTuiii) s.%n. brtís ?t}i, 9: 

47, 10; la"), 80, Síì\ 277, 4; 3(U, 7; memìpre 

ririi m), 22. 
brau (t». Kg. 1220) adj., f bravu, dur, rude, 

midMnt 120, 7; U>3. 8; 2()1, 11; 358, 3. 
brega (de germ. brikan) s. f querelle 338,27; 

342, 41. 
breiar (♦brSvTftre) v. I. tr. abréger 149, 20. 
breu; brieu (brSvcm) adj. bref, court 48, 15; 

en b. dans peu, tout-à-i'lieure ('iii b.) 33, 81 ; 

270, 24. 
breu (br^vem) s. m. href, ieitre 3, 19; 60, 19; 

102, 26; b. doble breý-douhie, espèce depoème 

309, 22, 31. 
breumen; -ns; brieumen (brevi mSnte) adv. 

brièvement 351, 10; hentôt, rapidement 270, 

24; 286, 22; m, 24. 
brieu; brieumen v. breu; breumen. 
brisar (or. inc; v. Kg. 1^)70) v. I. tr hriser, 

tourmettter 7, 4. 
briii (í>. A'í/. :iiGU) s. m. impéiuosiié, culhoU' 

siahme 1(38,9; de b. impétueusement, vivement, 

aussiiôt 291, 20. 



483 



OLOSSAIIIE. 



484 



bro {du rcíd. germ. brô) 9, m. houilUm 109, 19. 
brochar (♦brôccílre; v. Kg. 1582) v. I. tr. bro- 

cher, t'peronner 88, 8. 
broill; brnoiU; bruclh; brnlh (d*or. ceU.; v. Kij. 

l.m) 8. m. boÌ8 41, 8; 147, 2(); 291, (5. 
brotar (de gentu briit) v. /. inir. gernter, bou- 

ionner 16ô, 80. 
brotoiiar {de broton, dt gcrm. brttt) t^. /. inir* 

germeTf boutonner 291, 6; 293, 84. 
bm; brnn (germ, brûn) adj., /. brnna, brun 

118, 28; eombre 114, 21. 
brnelh; brnoill; bmlh v. broill. 
bmida {pc. p. f. de brnir) *. /. bruit 211. 83. 
brnir (♦brflglre; de rttglrc ei celi. brag?) v. 
11*. intr.y pc. jn-rs. brucn, bruire, hennir 
182, 7; Jaire du bruit 179, ;i6. 
bmit; bmt; brni; brney {de brnir; ♦briígïtnm) 
8. m. iapage 98, 3; bruit, rumeur 105, 25; 
162, 8; 197, 28; 250, 21; 855, 30. 
brnlhar (de broill, brulh) v. I. intr. bourgeonner 

247, 23. 
bruiiia (bruinam) 8. f. brumt', brouiliard épaie 

291, 12. 
brusar (d*nn rad. ccU. brùs?) v. I. tr. brúler 

206, 4. 
brasca (*bm8cam ; v. Kg. 1601) ê. f. branche, 

rameau 402, 6. 
brnt (brnttnm) adj. rude, vilain 149, 25. 
bnc (germ. bûk) s. m. tronc 38, 23. 
bncella (bttccSllam) 8. f boudiie 10, 29. 
bndcl (bot-i^llnm) e. m. hoìjnu 40, 33. 
bndrllior (*liot(illuriuni) ». m. tripier 231. 10. 
buîar (de liuf, onomaiopèc) v. 1. inlr. boHjfer, 
itoujjier] b. cii la barba rirc au n«z337, 28. 
bugadar (dc bugada, pc. p.f. de bngar, gernu 

bnkon) v. I. tr. Ireeiver 210, 26. 
bnillir (biìlllre) v. II: bouiUir 200, 5. 
bnon V. bo. 

buon (bôvem) 8. m bofuf 207, 10; 839. 19. 
bnrdir (de genn. be-hnrdan) v. ì. inir. joúter 
47, 17; cahrioier 58, 20. Cf. bcordar et 
borda. 
bntar v. botar. 



o* = qne, si. 

ca (cânem) 8. m. chien 359, 25. 

CAb V. cap. 

cabal (♦cápftlem, de *cripiim p. caput) adj. ex- 

cclleni 1(kí, 17; JusU 2Î)7, 3; de c. et% hon 

éiai (V) 201, 24; pcr soii c. m ce qui lc con- 

cerne, poitr sa pnri 201, 2n. 
C4iba1o8 (//c cabal,*cíiprtlcm) adj. puissani, glo- 

rieux, excellent 401, 2. 
cabana (c&pìtnnam, d*or. inc.) e.f eabane 1(56, 

20. 



cabelh; -eil; -il; -el (cftpTllnm) 8. m. cheveu4k\^ 

80; 267, 28; 271, 13; 899, 12. 
caber 209, 23; 220, 14; -bir (♦cápQre p. c&p8re) 

V. f IIL inir., prée. ind. eg. 3. cab 801, 4, 

i'tre contenuy demeurcr; pc. p. cabit muni, 

pourvu 341, 5; 392, 33. 

cabil V. cabelh. 

cabir v. caber. 

Cabra n. pr. 91, 1. 

cabrefoil (cáprîfOlinm) 8. m. ehèvrejeuille 324, 

19. 
cabrella (*cáprniam) «./. ehevron (hérald.) 180, 

23. 
cabri (c^iprlnnm) adj. de chèvre 58, 25. 
cabriera (*cripr&riam) 8. f. chevrière, chan$on 

dont Vhéroìne eet une cfievrière 406, 82. 
cada; qnada (cata, gree M>fTn) adv. ; qnada trei 

tou8 lee troi8 34, 23; panc c. panc peu à peu 

235, 5; 843, 26. 
cadan; -nn (xfrrà anum) pron. indéf chaeun 

127, 25; 236, 17; 312, m. 
cadeira; -eyra (câthŶdram) «. /. chaire, ihràne 

11, 28. 
cadel (catollnm) 8. m. Jeune d*animaux 361, 

13, 17. 
cadena; kadena (catenam) 8. f chatne 3, 40; 

•)U, o. 
cader v cazer. 

cadorn (or. inc.) 8. m. appâi, amorct 61, 8. 
cacr V. CAxrr. 

(îacrci n. pi\ Quti'cg 127, ;Ì4. 
cairnt (quâdrfttnm) adj. carré, uolide, robuêie 

m, 12; 202, 15. 
caircl; qnaircl (*qnâdrullnm) 8. m. carreau^d^ar- 

balète)y gro8 trait à quatre pans que lançaient 

lee arbalHee de grande dimeneion 127, 1 ; 148, 

20; 294, 24. 
cairo (♦qnadrOnem) 8. m. grande pierre earrée 

844, 20. 
cais; quais; qnaysh (qnasi) adv. quaei, pour 

ainsi dire 322, 38; d peu in-èe 403, 17; c c' 

(qne) comme ei 244, 27. 
cai8 (câpsnm) 8. m. bouche; faire c baiser 326, 

31 (d^aprh To. il faut lire 821, 18: lo feiran 

el cai8 gelar ìe Jeront geler dane la houehe, 

Vempécheront de parler). 
caitin; chait-; cayt-; qnait-; capt-; cat-; cai- 

tien; cayt-; cat- (cáptlvnm) adj., f -iva, 

capiif\ diHif, mieérable, malheureux 6, 19; 

70, 8; 121,4; 135,9; 330,39; 848, 15; 376, 

19; 402, 9; 417, 20; 413, 2(5. 
cal V. qnal. 
calabre (*câtab5lam) e. f machine de guerre 

143, 20. 
calandri (de *cà1àndram; ♦c&l&ndnnnm) «. m. 

16* 



ilU^&àlRS. 



486 






^ îK 



^l >«k 






• «I <k4. 



, ^(Ì^ %^ 






. r .v^t^ ^ --<- :m. *K :ì77. I3î 

.^.v. .v**v ...,». ^>< ^^N tl- W- . . X 
\. x-^ -i^ v»*.iunHiM ***»•• ^ /^ Nmmi (te 

vk • À ^' "^ ^'^ ^ ^^^ ♦A^Aanyr*- contre 



1 cauiipanicr (ih campaiia; *câmpSiiiirînm) n. m. 

. itmneur </e chches 231, 17. 

j campeil (de camp; ♦cámpïliam) *. m. champ 

«">; ch-; j- (cántum) a.m. chani, chanson, air 

4, 4; 20, 21; 53, 25; «5, 5; 13fi, 24; 345, 23. 
can t>. quan. 
cancelier; chanc-; chans- (sav,, c&ncr4hirium) 

cìtancelier 435, 22, 29. 
cant^o V. canso. 

candcla (cíindêlam) s. f, chamìeiie 85, 36. 
candelier (de candela; *crind$1firium) a. m. cÌMn- 
. Mier 85, 35. 
caneta (de ciìnum; ♦cftnïttam) «./. cheeeu gris 

m bianc 247, 24. 
canezir (de caneta) v. II''. intr. devenir chenu, 

hUtnchir 247, 21. 
canh (♦crincum) adj. canin 140, 11. 
canonge; canorgue (crmônïcura) *. m. chanaine 

4í), 32; 431, 19. 
cauBo; -on; chanso; qu-; canijo; canzo; chans- 

son ; chançon (cantïonera) s. / cltansan 70, 

13; 92, 10; 97, 5; 187, 3; 215, 13; 251, 27; 

201, 14; 324, 17; 352, 12. 
cant t>. quan. 
cantador; ch- (cantfttorem) s,m, sj. -taire, -8, 

dianU'ur 52, 5; 74, 13; 83, 21; 93, 0; /wVf 

187, 29. 
cantar; ch- (cTmtftre) v. I. tr. chanter 34, 12; 

187, 2; >()1, 13; 309, 28; (en parlani du coq) 

11, 20; réjl. 87, 17; inf. suhst. chant 59, 15; 

152, 5; 309, 35. 
cantitat v. quantitat. 
cantrc; ch- (cantor) *. m. chantenr, porte, cotn- 

lìositeur 403, 34 ; 407, 2î). 
canut; ch- (cftnutum) adj. ehenu, bianc, flris 

4, 34; 247, 20. 
canzo V. canso. 

cap; ch-; k-; cah (cápum p. Cjiput) *. m. téte 

5, 9; 6, 23; 9, 26; 33, 33; chef 153, 24; 
sommet, place d'honneur 329, 23; cotnmence- 
ment 91, 9; 195, 13; al premier c. au cotn- 
mtnceìnent 32, 23; a cap de au bout de 21, 
33; ^íii), 2; des chap de rvclirf 9,33; 11,28; 
15, 34. 

capa (cíippam) s. f. cape, chape, manteau 55, 

2(î; U8, 1(». 
capayro (de capa; ♦cuppftrîonem) s. m. cíiaperoft, 

coiffure à bourrelet et à queue 380, 32. 
capdal (cripïtftlera) s. m. chef, capitaine 203, 4. 
capdel (câpitrîllum) s. m. cltef supérieur 40, 22; 

107, 27; 408, 8; cltartfe, táche (principale) 

312, 8. 
capdelar; -llar (dc capdel) v. l. tr, tfouverner, 

diriijer, dominer 173, 15; 203, 10; 205, 3. 
capdolh; -uoill; -ueill (♦cápïtrilium) b. m. ehâ- 



487 



GLOSSAIRE. 



488 



teau, nianoir f prvpriété 164, 16; 264, 17; 

393, 35; fig. 14U, 10. 

capel (♦c;ìppí»ll!im) 8. m. chapcau 271, 24;/f;. 

22», îîí». 
capcla (♦cjlppìMlániiin) 8. m. chapelain, vieaire 

m, î). 
captalicr {tfe captal) pnrtisany erctatcur 212, 20. 
captenemen {de captener) ». m. conduite 186, 

11; pl, manières 326, 9. 
captenensa; chap-; captenenza {de captener) 

s.f. conduîlr 75, 5; 322, 39: 355. 21 ; prendre 

c. cntreprefuire 312. 43. 
captener; chap- (♦câpiim tônêre) v.f. IlLtr., 

pn's. subj. stf. .ï. raptcnga 71, 16; fut. stj. 1. 

captendre 391, 39; cond. /. sg.S. captengra 

399, 37. soutenir, dêfendre 69, ll; retenir 

26(), 18; r///. se conduire 71, 16; 391, 39. 
captia V. caitíu. 
car; char (carum) adj. cher, de fuíui prix, rare, 

pì'évenant 99, 37; tcner o. clin'ir 47, 16; 

123, 25; 218, 7: nutintmir à ìmìU prix 140. 

29; 300, 23. 
car; qnar (quttrc) conj. car 1,3; 9, 2î); 24, 

l^; parcrque, puisque 10, :i.3; 21, 10; pour- 

quoi 5. 23; 144, 27; cc que 13, 5; seri à in- 

iroduire une accUimation 42, 28; 43. 3. 
cara {de carnem) s. f. chair 374, 12. 
cara; chera (caram; r. Kg. liilb) figure^ visage 

55,9; 105, 36. 
caragge {de cara; caratTcum) s. m. fiqure^ visaqe 

394, 2. 

caramel (crilriniellum) s. m. chalumeau 109, 7. 
caramellar (dc ciiramcl) r. /. intr. joucr du 

chaíumeau 324, 28. 
caramen; ch-; -nt (cAra monte) aìr. chèremeni; 

instamment 444, 5; menar c. reeevoir â bean- 

coup de frais 265. 15. 
carbo (cilrbonem) s. m. charìion 45, 27; 231, 1. 
carbofaziere {dc carbo et îaire) s, m. char- 

hontiier 46, 26. 

carboncle (carbUncUlum) *. m. escarbouete 293, 
21. 

carbonicr; char-; charboniera (cTirbonftriuni, 

-am) charbonnier, -ièrc 45, 21; 46, 22. 
carc (s. verb. de cargar) ». m., chnrge^ impôt 

434, 24. 
carcais (♦carcasium, d'or. persane) s. m. ear- 

qnoÌH 14.3, lO. 
cíircor; ch- (crircì'ronì) x. /. chartre, prison 

3, 38; 4, 28. 
rardcnal ; -dinal (sai\, crirdînlllem) j?, m. eardinal 

207. 1, 11; 223, 3(ì. 
carel (quridrellum) s. m. maehine de ÇiUêrre 143, 

19. 

caresme (quaresîmam p. quádrftgesTmam) s. m. 
carvme 238, 7. 



cargar (cftrrîcAre) v. I. tr. eharger 221, 21; réfl, 

242, 4; se remplir 356,25; pe. p. f. cargada 

enceinte 840, 8. 
CJiricra v. carrcira. 
caritat; ch- {sav,, cftrltfttem) s,f. eharité 7, 88; 

256, 86; 257, 1. 8, 4, 6 ete. 
carn; ch- (càrncm) s. f,chair 17, 7; 38, 18; 146, 

23; 256, 34; 340, 32. 
carnalatge (de carnal ; cârnftlfttîcum) s. nt. ear- 

nage 222, 5. 

carnal; ch- (cTirnAlem) adj. charnel, de ehair 

288, 7; 2Ò7, 21; 846, 15; s. m, chair, viande 

203, 2. 
carpentier (crirpr^ntiiriam) «. m. eharpeniier 45, 

19. 
carreira; -ieira; -icra; chariera; karrieira (dê 

cftrrnm; ♦carrAriam) s. f route 46, 12; rue 

189, 10; 311, 33; fig. chemin 278, 20; 364, 21. 
carreta {de car; ♦cârrïttam) v. f, charreite, 

voitnre à detix mues et à dtux ìimons^ gamie 

de ridelles, ou priiie charretie à bras 160, 24; 

426, 18. 
carri {de currum) s, m. ehar. 
carros (de carram; ♦c&rrôceam) s, m. earroêse; 

char de guerre 143, 4; 144, 17, 
cart V, qaart. 
carta (chârtam) s. f. papier, eharte 83, 24; noiê 

841, 3.5. 
cartat (ciirTtâtem) s.f. eherté; tener a c. rendrê 

eher^ conper qe. à qu, 86, 3. 
cartier (quftrtftrium) s. m. quariier, quari 841, 89. 
cas (cftsnm) s. m. eas 213, 16; mnnière 857, 88; 

en cas qne en eas que 408, 20; 
cas {sav., cftssum) adj eassé^ brisé 44, 10. 
casamen (df caaa; ♦cft8ftm6ntam) ê,m. maiêon^ 

habitaiion 44, 5. 
cascavel (or. ine. ; v. Kg. 8398) s. m. greloí 

230. 22. 
cascu; -n; ch-; chasqa; chascho; qaascn (♦c&s- 

canam, de quTsquunam. de qaîsqoe ei nnam) 

;>fOM. adj, indéf. ehacun 16, 37; 85, 0; 45, 

31 ; 60, 4 ; 241, 81 ; 825, 10; ehaque 8, 7; 895, 

15. 
cassa («. verb. de cassar, ♦ciptTftre) b, f. chassê 

341, 41; capture, proie 860, 11. 
cassador (de cASsar, ♦captTSre; ♦cáptTfttOrem) 

8. m., sj. cassairc, s. ehassèur 232, 16; 861, 14. 
cassar (♦captTftre) v. I. tr. ehasser 71, 24; 360, 

12; 8(>1. 14; poursuivre 180, 21. 
rassidoine r. calssadoine. 
castel; ch- (câstSliam) s. m. ehdieaUy manoir 

42. 20; 262. 14. 
castela (câstllTftnam) adj. easiillan 827,6. 
castetat; castitat; chas- («'»«., cftatltfttem) «. /. 

chasteté 8, 5; 19, 14; 414, 18. 



i<!^ 



GL03SAIRB. 



490 



.•401'«-» . >»4mì%». i^«»tuir« Jv l^« ^Sll; 73, 
U. l;U, l.': icfcí. t{>; •ít*»'^***^ ;M. »: •rrr/ír 

«M««M . * «(|M %i^<i<m» «MnXoVM^r^ U3f 35; 150, 
^; Ì3Hv ^K jM«o«r T^. UV 

^vmM ^CiàaftOr^) À «N. <^«4tf<M' 36â« 15, 16, 

04^4V. C^UVV ^ ^Ià4ll" 
vVàUiU' «. CMMMMT- 

v'^^UA vVUIvvmO ^' *' v^Aoibr ^l, 17. 

v^u«iiA vV^^"^*^^ ^^ ^ «-AfiN^^f, cA<iN«4»#//e, />atf 
iV\ iîti. AW. îíli. 0. 4. ht <?Mi*ítin/, jaMbière 

m*,mVv WK. -43; 3í^K 3K 

ì^V-ii t^. Ih( V «< A*it oAiiNt^ 51, 19; tfifòii/. 

.,t*,.w. M4IJIV** vH, 5» 413, 13; cAo*i» 0, 11; 57, 
U, ^13, li^. (v'liMi vMiu»M /UN/ 108,25; 257, 
M. ^iA^Mv, *íí»v e^x3ll; oi^l iHturqtioi 12, 

íUè, vHMbl^ 4V ^ «H«MIKI «/# U7i 8. 

V 44U*4m\4i . vvlM^Ué , ohi^u» {ih cAUvlr) «. »1. iyfird 
,/.*>^<vMj, iWi*ls/y*iv# lOH. 5; 175, 17; 299, 
Hk. ^'«H^a^ Mii^l iHm.)Nl; bu 0. 2(Mt,31. 

v>Hu«u . \vh4U . v^umr. olmu {ýfrtH, lcauBJan) v. 
//'!«. ^^v^»\ ^Uv0 mi, 3; 15U, 5; 252, 12; 
.m». ^3 V. vu VllUi I. ìl. 

\'H\«4l. \^«* . v^vau voANIIum) #, m. chepal 37, 
)(, îlK 3. m. Ui MUl. 10; 423, 13. 

v^HV^UU^. ahU iilr oaval) *. /. chepaterif, 
*^i.i««4^4«« <Jk9¥i^tH^^^H¥$ 36. 18; 38, 4; 239, 

vav^lvHt. Muur, ^uariquavalquar;chavalguar 
iSMUmll\vAtv^) h^fmHi^fr^ alhr à chrral 40, 
. uu «1. tí^J6, 10. ilVl. 5. 7; 424, ». 

\vii\HlMAhv \t^ ouvaloiir, ^>Al)AlhoAtor) «. m. 11/. 
m«v«i/hi 06, ttl 

vxuvnlnua^U v»/# tmvalour) «. /. fh0Piwchéf^ «fr- 
v«s*# U i>AiiHif (/il |Mr /# vii««if/, corv4i dc 



\ 



cJêevaux due lors du passage d'un souverain 

432, 22. 
cavalier; -llier; -Jer; chavalier; -llier; cavazier; 

-sier; cavayer (c&bftllnrium) s. m. ehevalier 

87, 15; 39, 21; 43, 1; 56, 11; 176, 11; 214. 

19; 283, 22; 291, 28; 294, 19. 
cavnlqiiar v. cavulcar. 
cavar (cTivrire) v. I. tr, caver, creuser 231, 13; 

862, 26. 
cavarota (de cTivain) s./.caPf, caveau 212,28. 
cavau V, caval. 
cavayer t;. cavalier. 
caytieu; -iu v. caitin. 

cazar (de cûsam) 1;. /. /r. caser, loger 316, 84. 
cazer 182, 10; chader; chazer; caer 40, 82. 

(♦c&dere) v.f. 111., préa. iud. sg. 3. cai; cbai 

47, 21; auitj. ag. 3. caia; pl. *J. cagatz 258, 

40; par/. ag. 3. cazet 193, 8; cazec 205, 19; 

/ut. ag. 3. caira 248, 4; quaira 6, 13; eaud. 

1. ag. 1. cagra; //. cairia; yc. pré^. cazen; 

chaden 6,8; chazen 47, 22; pc. p. cazut 

49, 30; cadegut 3, 30; caheh 44, 11; caeh 

44, 16, clioir^ tomber. 
ce = se 428, 26. y 

cec; sec (caecum) adj. aveugle 201, 6; 411, 21; 

412, 82. 
ocdru (c4Hlruiii) s. m. cèdrv 803, }tí. 
cel (ucce îllum) dém. maitc. sg. ej. ccl; sel 318, 

35; cell 9, 27; celh; selh 809, 14; ceu 12, 26; 

cclui; ccllni 10, 16; o. ccl; sel; celh; solb ; 

310, 2ò; ceyl 330, 24; celni; cellui 5, 1; 240, 

14; pl. sj. cil 7, 34; sil 315, 5; cilb 43, 24; 

silb 315, ô; scilh 41, 8; ccls 271, 23; sels 

418, 23; o. ccls; sels 340, 14; celz 823, 11; 

/ém »g. 8j. cela; sela; cella 51, 24; sella 

300, 24; cclba; cil 70, 5; cilh 164, 6; o. cela; 

sela; scUa; celba; sclba; celei 240, 21; cellei 

154, 19; celeis; celleis 68, 30; cill 198, 40 

note\ pl. 8J. o. celas, ce, celui, etc. 
cel; sel (caelum) «. fii. cieL 
celadamen ; sel- (cSlûta mcnte) adv. »fcrèfement^ 

en cuchftte 285, 12; 290, 6; 343, 24. 
celador (de celîire; cfilâtorem) adj.f aj. ui. celaire, 

discret 187, 9; adv. en cacheltf^ eecrèíement 

52, 10 
celar; selar; sc- (cSlnre) v. I. tr. céler, eacher 

6, 27; 209. 7; 314, 15; réfl. 26, 5: a celat 

fti cacheite 106, 5; 150, 23; e sselan en $eeret 

370, 35. 
celarer (de coUnrium, *csn5rftrium) s. nf.ceiléritr 

300, 25. 
celebrar (sav., cSblbrftre) v. 1. tr. eélébrer 386, 25 
cclestial (de ciidrstem) adj. céleste. 
celicr; selier (cuUariuiii) s. m. celUer 43, 12; 

344, 2. 
cell ; cellui ; ceiui v. cel. 



49 1 



GLOSSAIRE. 



492 



cembel ; semb- (c) mbollnm, (//m. de cŷmb&ltim) 

8. m. appfU 22Ò, 8; far c. t'conduire 242, 17; 

comhat 40, 8; 'cn nn 8.), réunir sous le tnême 

tíntprau »0, 20; sifpic :W:í, 12. 
cen; ccnt; sen (cvntum) n. de nombr. eeni 7, 

32: 216, 'AX\ :-Ì22, lf>; a cens par centaines 

234, 22. 

cena (cenam) s. f. cíne 9, 9; 48, 23; Wì, 1. 
cenador (sav. Stínfttorcm) s. m. sénateur 378, 29. 
cenar (cSnare) v. I. inir. manfjer, dlner î-197, 4. 
cendat (de ♦síndftle) s. m. sortc d*itoffc, taff'etas 

266, 21 ; oriflamme 182, 13. 
conlier; Bcnlior; Reigncr (cTnjjrre) v.f, II. ^ prés. 

sìdìj. Sîj. I. %vì\\f\\, 72, 24: pc. p. m. v^.uh 120, 

V, ; cciiìír 184, 21 ; scnli 289, 25 ; ccin 9, 17 ;/. 

scncha :i7, 10; 288, 44, ccimìrc. 
ccnnar v. scnliar. 
cent V. cen. 

cente (ccntenum?) n. de nombr. ceniième 107, 11. 
centura; sen- (cïnctUram) s: f. ceinture 'A2Q. 20; 

htillc 292, 10. 
ccptrc (sar., scSptriiiii) s. m. sccpire :J93, 20. 
c^rcar ; -<|uar ; scrcar (cïrcftrc) v. I. tr. chcrehcr 

8, 20; 57, 10; 113, 2; 154, 31; 284, 20; 

3U, m. 
cercha (s. vcrh. dc cercar); anar en c. alier en 

quftc, faire sa prièrc 49, 19. 
cert; scrt (crTtuin) adj. ca'tain, súr 144, 11; 

812, 11; de cert; per cert ceriainemeni 4Q2y 

lò; 410, 21, 31. 
ccrta (♦cortftiium) «((/., /. -aiia, ccrtain, súr 32, 

13; 65. 9; 270, 22; 319. 5. 
ccrtamcn ; -ns ; ccrtaincn ; -nt : (c4>rtA mriitc) 

adv. ccriaincmcnt :131, :-«); 430, 22; 445, 5. 
ccrtanamen (*cr'rtftna mrnte) adv, certainemeni, 

bien sûr 172, 15; :120, 19. 
ccrtas; scrtas; serta (ccrtas) adv. certes 13, 7; 

:J36, 36; :i82, 6; 444, 7. 
ccrvel; scr- (cor| SjbcUum) s. m. cervcau 224, 

dfi ; :M>0, 4. 
ccs (censuni) s. m. ccns, impót 127, :i3. 
ceaer v. sezcr. 
cessalmens (♦c6n8[û'.ftli montc) adv. ccìisuelle- 

meni 235, 17. 
ccssar; s- (cessftre) r. /. intr. cesser 436, 8; 

tr. fairc ccsser 369, 6. 
rost; sost (occc îstiim) f//tw. nutsc. sij. sj. o. cc8t; 

scst 284, 27; pl. sj. cest; o. cc8tz;/<?f». sg. 

sj. cesta; cist 194, 23; o. cesta; pi. sj. o. 

cestas; sestas, cc, cctte, ces. 
ccu ; ceyl v. cel. 
cli- c/. c-. 
chai V. sai. 
chaitiveza (de c&ptlvum; ♦cftptlvTtìam) s. ý. 

capiiviié, misère 4, 16. 



chaitÌYÌer (♦cáptlyftriam) s. m. maìheur, miêère 

124, 17. 
cham])ene8 (♦cTimpanensem) adj,,f. -esa, eham- 

pcnois. 
charceral (de charcer; ♦càrcSrSlem) od/. de pri- 

son 6, 14. 
charzlr (de cilrQm; ♦cârïclre) •. //*. ren- 

chf^rir, devenir cher 128, 8. 
cha8 (♦casum) prép. chez 12, 42. 
chaschu; v, cascu. 
chasqu v, cascn. 

chasque (tiré de cascn) adj, indéf, ehaque 20, 21. 
chans- v, caaz-. 
chaiiRÌrc (de C4in8Ìr) s. m. êj, eelui qui ehoiêii; 

csscr c. faire son ehoix 808, 1. 
cliausit (pc. p. de causir) s, m. dtoix 20, 6. 
chauzidamen (du pe, p. chaasit) adv, avec diê- 

tineiion 112, 10. 
chera v. cara. 
chi V. qni. 
chiHar} chuHar (slbTlilrc et ♦sabTliire) v. I, ir, 

sifler, railler 887, 20; :H74, 2. 
chin (cTineni) s. m. chien 86, 21; 444, 81. 
christianor v, crestia. 
cientat v. cintat. 
cilici (sav.y cTlTcium) s, m, eiliee, étoffe de pail 

de chièvre de Cilieie, eeiniure ou ehemise de 

erins poriée sur la peau par esprii de péni- 

ienee ou de mortifieation 829, 16. 
cim ; -sim (cymnm de cymam) s. m, eime, som- 

mei 108, 1. 
cima; syma; sima (cymam) s. f, eime^ êommei 

221, 6 (cim\ p.-é. cim); 8:-^, 19 eommenee' 

ment 484, 25. 
cimi V, simi. 
cinc ; cinq ; sinc (qlnque p. qnlnqne) n. de nombr, 

eif^q 127, 31; 218, 24; 828, 1. 
cinquanta (qlnqÌlîlgTntap.) n. de nombr,einqHanie 

265, 22. 
cintel (de cTng^re; ♦cTnctellnm) s, m. eeiniure 

;^0;1, 20. 
cìotat; ciptat v. ctatat. 
circnncire (cTrcttmcldere) v, f. II,, pe. p. dr- 

cnncis 28, 21, 25, circondre, 
circnncisio (s. m., cTrcttmclsTOnem) dreoneiHon 

28, 21. 
ciryente8 r. sirvenies. 
cìsrlaton (de cycládem?; v. Kg, S725) robe 

d'apparai 271, 12. 
citar (sav.; cTtîlre) v. I. tr. eiier 210, 1. 
citatio (sav.f cTtfttTQnem) s, f, eiiaiion 485, 19. 
ciutat ; ciot- ; cipt- ; sient- (clvTt&tero) s. f, eiié, 

ville 6, 21 ; 26, 4; 42, 29; 203, 20; 428, 11 ; 

437, 26. 
clam (s. verh, de elamar) s. m. pìainie, réda- 

maiion 247, 30; appel (seeours?) 860, 1. 



493 



GLOSSA.mE. 



494 



clamar (clâmnre) v. /. tr, cn'er, appeler 84,6; 

88, 8; invoquer 1,6; cl. merce denumder 

yrâce 30, 25; réclamer 313, 10; ré/i, se plain- 

dre 34, 20; se rapporter 445, 18. 

clamor (clâmorem) tt /. elameur, plainie 187, 12. 

clamos (clâmosum) culj, criant, se plaignani, ré- 

clamant 21i), 8. 
clar (clârum) adj. clair 8, 27 ; 149, 18. 
clariiicar; -gar (ìtav., clârïfïcâre) v, I. tr. clari- 

fier 11, 4, 5; 17, 11, 14 
clarzir (♦cUìrïclre) v, IV'. intr. g'éclaircir 147, 

27. 
cla8 (or. incert.) a. m. bì'uitj rumeur 166, 22. 
clau (clavem) s. /. clef 7, 5 ; 107, 26, 289, 43. 
claure (claudure) v. f. líl., prés. ind. sg. 1. 

clauzi 107, 5; 3. clau 122, 2; 360, 84; pí. 3. 

clauzunt 2ô7, 87 ; parf. «//. 3, chuiH ; pc. préa. 

clauzen 106 , 15 ; pc, p. m. claus 181 , 7 ; 

c1u8 168, 8; 0. 800, 9; /. clauza 319, 37, 

cíore,fermer, enfermer; clus obncur, profond 

77, 19. 
clauson {de claure ; clausîonem) s, f cloison 

299, 7. 
clauBtra (claustra) s. f. cloHre 144, 31. 
clansura (clausUram) s. f clôture 893, 37. 
clerc; clergue; -ge (clSrîcum) s. m. clerc, eccié' 

itiaíititiue, /W<rí?49, 2; 50,28; 78, 10; 311,5; 

421, 22. 
c1erg8ida (*cl6rîcRtam) «. / tomture 340, 14. 
clerge; clergue v. clerc. 
clob; clop (^clÔppum) adj. ciopinant, boiteux 

115, 11; 411, 20. 
cloquier (*clOccftrium) s. m. clocher 289, 17. 
clucbar (or. inc.) v. I. réfi. feínner lea yeux 

114, 24. 
cluB V. claure. 
cluzel {de clus; ^clasOlluro) s. m. détroit^ col 

212, 27. 
co 17. com. 
co- ef con-. 
ço (5cce hOc) dhn. neutr. mj. sj. et o., <;u 213, 

11 ; zo 15, 85 ; so 838, 6 ; dev. voy. s' 296, 21 ; 

ce, cela\ per zo 15. 85, 8*J; per so 21, 8 pour 

ceia. 
coa (codam) s. /. queue 111, 19; 292, 82; 360, 

14. 
coart {de codam et germ. bart) adj. couard, 

lâche 87, 23; 89, 8. 
cobbla V. cobla. 
cobe ; cobee {de cûpîdum) adj. convoiteux, avide 

376, 8. 
cobeetar (♦cûpïdïetâre) v. I. tr. convoiter 6, 29. 
cobectat; cobeitat; cobeytat (*ctlpîdîr>tâtero) 

s. f. convoitise 195, 1; déitir 8, 12; cupidité 

43, 2; 402, 15. 
cobeeza; cobeitesa v. cobezeza. 



cobeitus (*cUpTdìì>tOsuni) adf. convoiíeuur, avidc 

12.5, 6; 269, 21. 
cobert (cO[Ô|pcrtum) s. m. bien caehé, abi-i 

211, 5; en c. en cachelte 371, 4. 
cubertor {de cobert; *cOpcrtOrium) s. m. cou- 

verture 210, 26. 
cobertura {de cobert ; ♦côpíîrtttram) s. f. cou- 

verture; senes c. franchement 826, 22. 
cobezeza: cobeeza; cubeitesa (*cUpîditiam ei 
*cupîdï(ítîtiam) s. f. convoitise, avariee 60, 
15; 128, 21 ; 317, 10; 383, 24; désir 257, 38; 
cupidité 257, 21. 
cobla; cobbla (copiilam) s. f. couplei, sirophe 
145, 16; 247, 18; 298, 8; 404, 38; AQô, 6, 7. 
cobramen {dc cobrar) s. m. provision 238, 2^'i. 
cobrar (♦ciipCrrire) v. I. tr. conquêrir 118, 17; 
acquérir, obtvnir 180, 18; ntrouvvr 112, 15; 
reconquérir 151, 16. 
cobrir; cu- (côlolpcilre) v. II'*. tr., iirés. ind. 
stj. 3. cobre 5, 20, 27; cobri 360, 14; pc. p. 
cobrit 38, 5; cubert 321, 87, couvrir 5, 20, 
27; intr. se couvrir. 
coc; cuec (cOquum) s. m. cuisinier 280, 25; 

300, 25. 
cocb- V. cuit-. 
cocir- V. consir-. 
cucodrillu; -illia (cru(ùidiluni) s.f croeodilv 2(02, 

35, 40, 41, 48. 
coderc {de coda?) s. m. espace qu*on laisêe in- 
culie devant une nutison, pelouse, préau 1 14, 6. 
codicio V. condicio. 
confesamen (confossnmuntum) s. m. confession 

22, 80. 
cofraire (♦confrâtrem) s. m. confrère 211, 6. 
cogitar V. cuidar. 
coicha V. coissa. 
cuillir V. culliir. 
coiden {or. inc.)\ de c. 87, 17. 
coindamen; -ens (cognTta monte) adv. gruci- 

eusement 238, 10; poliment 278, 8. 
coinde; cuendc (cognitum) adj., f conia, poli 
239, 7; tjracicux, tjeniil 34,1; 80, 13; lOíi, 
0; >// 293, 6. 
cuindot {dim. tlc cuiudc) tulj. tieniil, Joli 104, 

32; 163, 12; 268, 26; 209, 14. 
cuissa; cuicha (côxam) s. f cuisse 40, 82; 

292, 18. 
cuissi {de ♦cÒxlnum V; cf Kg.2G58) s.m. coussin 

32, 2; 58, 2(ì; 290, 1; 321, 36. 
cuita; cocha (cOctum) s.fbesoin, déiresse 2X0, 
13; 370, 22, 23; cotnbttl 124, 6; désir 197, 18; 
0. de fam famine 28(i, 6. 
coitar {dv coita; *cÔctare) t>. /. ir. presser, 
siimulcr 291, 18; vxcitvr 310, 12; /uHer, 
accéiérer 397, 30; /ac. p. avide 57, 4. 
coitos ; cocbos {de coitar ; ♦cOctOsum) oí^f. pressé, 



496 



GLOSSAIEE. 



496 



rapide 145, 24; atfide, dénireux 275, 28; 
YÌanda cochosa nourriiure mangée rapidemeni 
397, 31. 

coìt><i7.aincn (r/í' c<>it4>8) mh. avhitment, raptih'' 

mfut 198, 10. 
col (cdllnm) «. m. c<m ôl, 8; 194, 18; accoi<tde, 

haiser 326, 31. 
colada {de c8l1nm ; ♦c511âtam) s. /. coup 25(), 3(). 
colar (colâre) v. I, tr. faire passer (au filtre) 

200, 12; inir. couler 224, 29. 
colcar V. colgar. 

colcha («. verb. de colcar) s. /. coucJíe 397, 38. 
colgar; -gnar; -car (côllficare) v. I. tr. eoucìter 

278, 3; trfl. sc couciier 41, 27; 111, 15; 

244, 9 ; 290, 17 ; 823, 23 ; ê'appuyer 105, 30; 

in/. $utt8i. couclter, soir 271, 19. 
colbir; coillir; culhir; cullir (de côllígrre) v. 

11% pì'^8. ind. sg. 1. colh 264, 16; 2. coills; 

culhs 45, 4; 3. colh 134, 22; col 3, 17; 7, 0; 

cnelh; subj. 8g. 1. coilla; 3. coiír 114, 1; 

colha; cucilla; imp/. 8uì)J. J. coillis 145,36; 

cuiUÌ8;/uí. pi. 3. cnlliran 13, 31 ; impéì: sg. 2, 

cnclh, cueitiir, recueiiiir; accueiliir, toiérer 

340, 7; c. c mal jìrcndre cn maurai^e jMri 

3, 17 ; 0. mal cn grjvt prendre cn bonne pari 

45, 4; no c. de ne pa8 ce^ser de 178, 29. 
colier (♦cttllnrinm) «. m. portC'/aix 45, 27. 
college («av., cdlleginro) 8. m. (le sacré) collège 

400, 30. 
c^lompna; cohinina; colnm|)na ; colona (c($hf m- 

nam) 8. /'. coionnc 20O, 32; JMI5, 10; 893, 27: 

409, 18. 

color (cíílorem) s. /. couieur 7, 35 ; teini 298, 
35; manière 85, 26; préiexfe 431, 2. 

colorar (côlorâre) v. I. tr. colorer 293, 83; 
364, 20. 

colp (c»1[ri]pum) 8. m. coiip 88, 5; 250, 31. 

colpa (cûlpam) 8.//auie 23, 29 ; 24, 1, 3; 70, 2. 

columna; colnmpna v. colompna. 

com; cnm; con; quom; qnon; co; qno {de 
qn0m5do) cuiv. coìij. comme^ commeni 4, 24, 
25; 11, 32; 55, 16; 84, 6; 91, 37; 138, 19; 
267, 16; 274, 5; 414, 20; cofnme 8i 897, 18; 
0. faitamcn cofnment 11, 42; si com, 8Ì cnm 
ain8i que 5. 20; 19, 15; 20, 8; 22, 12; enaisi 
co de même que, ain8i que 29, 13; o. qne 
qnoiquc; o. plns 113, 22; c. 8Ì (sc) amnic W 
42, 7; 202, 25; 218, «25; (de ciim) quaiui, 
icrequc », 30; 5, 2; (î, 14; pui^quc .•«).3, 2. 

coma; cuma; c^mo (de quoniodo) adv. commc 
25, 20; 92, 19; 208, 22; 441, 81. 

coma (c^mam) 8. /. chcvclure 149, 7. 

coman («. vcrb. de comandar) s. m. ordre, com- 
mandement 167, 20. 

comanda (». verb. de comandar) 8. /. ordre, 



eommandement 282, 10; marcJuindise com- 

fnandée ou recomnuindée 210, 21. 
comandamen (de comandar ; *cÔmm&ndftmfintnm) 

8. m. ordrc, commandement, fmtulai 11, 10; 

12. 15; 28, 10; 256, 1!). 
comandar (*cÔmmrindâre) v. I. tr. et intr. eom- 

mandcr 281, 27; recommander, eo^fier 7, 4; 

841, 36; réfi. 151, 15; 202, 19. 
comandayris (♦cOmmandâtrlcem) 8./. comfnan- 

deuee, nmtircese 370, 10. 
comanre v. somonre. 
comba (♦ciimbam, d*or. ceit.) «./. comhe, vallée 

étroite ei pto/onde 402, 10. 
combatemcn (de combatre) 8. m. combvi, attaque 

426, 3. 
combatrc; conb- (ciím ei báttúrre) v. III. tr. 

cottibaUre 143, 15; 448, 23; 225, 7; r//f. «e 

batire 183, 23; 191, 16. 
comdar v. comtar. 
comen (de com, avec le 8u/fixe adverbial ment) 

adv. cofnfnent 321 . 7 ; c. que de queite 

ftutnière que 152, 15. 
comensamen; -ment: comenz- ((<« comcnsar) «. 

fiu commenccttìcnt 14, 40; 253, 4; 331, 13. 
comensar; commençar (♦cQmînîtîflre, de cam 

et Tnîtium) v, /. tr. cofnmencer 8, 16; 21, 33; 

72. 27. 
comcs (pc. p, de cometre) 8. m. commis, eom- 

mi88aire, /onctionnaire 434, 20. 
comctro (c8mmîttoro) v. / IL, par/. 8g. 3* 

comos 4))i\, 17, cofìuneiire. 
comiat r. comjat 
cominal v. comnnal. 
comjat (commoâtum) 8. m. cofigé (K), 9; per^ 

fni88Ìon 277, 27. 
commençar v. coroensar. 
como V. coma. 
comorsar (de ciim ei môrsnm) v. I. réfi. 8e 

baitre, batailler, 8e chamailler 223, 3. 
compaigna v. companha. 
companh; compain; compaing; companho; -on; 

conpaignon; -aingnon (*cÒmpdnio, de ciim ei 

pânem) «. m. compagnon 99, 11; 109, 12; 

205, 11 ; 265, 35, 39; 858, 23; 373, 87; 389, 

37; 890, 20; pair 92. 4; par ni o. équivaieni, 

égal 118, 4. 
companha; conp-; compaigna (♦cômpâniam, r/e 

ciim et piìncm) e. /. eomjH$gnic 358, 8; 873, 

40; 444. 22; troupe 41, 8. 
C4)mpanha (dc companh) 8. / cotnpiujne 50, 2^i. 
companhar {de companh) r. /. ir. accompagner 

390, 36. 
companhatge [de companh) 8. m. aecompagne- 

tftent 57, 1. 
companhia ; compania ; -io {de companh) 8. /. 

compagniebò, 38; 110, 12; 260, 11; 357,26. 



473 



GLOSSAIRE. 



474 



auzello {de auzel) s, m. oiseau 7, 82. 

auzir V. aodre et audir. 

aval ; avalh ; avayl 882, 4 (ad vállem) adt. en 

bas 7, 88 ; 422, 25 ; là bas 100, 2. 
avan; -nt; -ns (áb-ànte) adv. et prép, avant 

18, 29; aupararant 1 lô, IH; a. dc avant 
'2()1, 27; en a. déaoiinaie 20, 20; do aqncsto 

en a. d'ici en avant, dh à présent 4^, H2. 
avangeli ; -ista v, evan-. 
Hvans; -nt v, avan. 
avansar (*àb&ntTftre, de âb-ante) v. L tr. avancer, 

pausser 401, 26; 427, 88. 
avantagge (âb-ftnt-fttìcuni, de rib-antc) s, m. 

avaníage: d*av. davantags, de pìus (?) 804, 5. 
avar (âvftrum) adj. avarc 159, IB. 
avareza; -icia (sav,, avarîtîam) s.f, avarice 8. 2; 

250, ;i2; 340, îJ. 
avayl v. aval. 

avcn (iídv^ntamì s. m. avsnt 238, 7. 
avenit 201, 12; 272, 14 (advônïre) v. f. III. 

intr., prés. ind. sg X ave IHl. 18; aveii 

59, 2; 273, 22; parj. sg, 3, avcnc 67, lô, 

avenir, arriver , venir; impers. il m'arrive 

50, 2 ; 278, 22. 
aventura (jídvCntaram) s. f. évtnement^ sort, 

aventure, iMsard, honne ou nutuvaise chance 

f)7, 20; 06, 4 ; fty 22; 134, 2^); \m' a. par 

hasard 335, 10; ad a. à l'aveniure, au hasard 

348, 23; bona, mala a. btmheur, malheur 

130, 18; fo a ii arriva 426., 44. 
aventnramen ((/e aventura; *âdvr*nttlrftmentnm) 

s, m. aventure 237, 10. 
aventurat (de aventnra) atij, esscr a. avoir des 

aventures 391. 42. 
aver; haver 408, 2S) (liâbérc) v.f. III., prés. ind. 

sg. l. ai; ay 285, 21; 318, 2q; ci 28, 28; 

iei 52, 4; o 394, 28; 2. att; 3. a; ha 224, 

31; pl. 1. avem; 2, avez :iO, 20; avctz; 

avet 11, 41; avcs 279. 11; etz a'iH, 21; 

3. ant 76, 19; an; han 394, 21; subj. sg. í, 

aia; aya; 2 aias; 3. aia 419, 4. liaia 405, 

2ô; pì. l. aiam; 2. aiaz 16, 40; aiatz; aiats 

23, 30; aÌAii i:M. (i; aion m, 29; aicn 18, 2; 

imparf. ind, sg. í. avia; 2. avias; 3. avia; 

avio 442, 5; avic 418, 9; pl. 1. aviaiii ; 

2. aviaz 59, 6; aviatz; 3. avian ; avion 27, 0; 

avio 28, 24; avicn 418, 9 note\ subj. sg. í, 

agues ; agucssa 4íi(), 4 ; 2. aguesses ; 3. agucs ; 

agcs 818, 24; pL 1. aguesscin ; acsem 210, 8; 

2. agucssetz; aguessaz 11, 86; ./ agucsscii : 

agucsson; aguessan 866, 27; parf.ind.sg, t. 

ac 274, 30, 83; aic; aig4, II; âgiii 65, 25; 

2. aguíi 17, 15; aigui; 2. agnist 319. 12; 

3. ac; hac :H>4, H; ag 2, 12; 205, 10: at 
417, 22; p/. i. aguem; 2. aguetz; 3. agron; 
agro 38, 27 ; ftU. sg. i. aurai ; auiey 445, lò ; 



2. auras; 3. aura; haura 405, 34; pl. 1. 
aurem; 2. aurez 17, 1; anretz; auret 11, 18; 
aurcs 200, 4; c^. auran; aurau 256, 14; cand- 

1. sg. l. agra; 2. agras; 3, agra; pl. 1. 
agram ; 2. agratz ; 3. agran ; agren 14, 30 i 
coftd. II. sg. i. auria; 2, aurias; 3. auria; 
pí. l. anriam; 2. auriatz; 3. anrian; anricn 

2, 0; impér. sg. 2, aias; pt. 2. aiatz; pc. 
prés. (gér.) aven ; avent; pc. p, m. aviit ; agnt; 
/. aviida; agnda, avoir, ttnir) avcr |mt liNi, 5; 
sei't à désigner ie passé (avec le pc. p.), et 
te futur (avec Vinfinitif ou ì^infin. et a); 
i a, a it g a 7, 0, 2kS\ bcn aia bonheur à. 
qu'ii sc porte bien 31, 28; noy a mas it ne 
reste qu'n 309, 4. 

aver (hâliôrc) s. m. avoir 5, 14; 210, 21; ie 

troupcau 180, 28. 
aversicr (advr^rsririum) s. m. adversaire 212, 22. 
avespial (;1d-v{^8pcr-nlem) s. m. soir 201, 27. 
avespnir lâd-^vrîsporftre) v l.fairesoir; s.m. 

soir 203, 15. 
avesquc; avisque v. cvcsque. 
avi (âvîuiiì) s. m. aiciU :H99, 5. 
jivilar {dt âd et vïlem) v. I. intr. s'avHir 7, 10. 
avilheje {ou -cicy dc âd et vileiii) s,f, vHetíie, 

maìadir, fuihicssc 234, 0. 
aviiicii (âdv('>iiï(^iitciii) adj. avcnant, coneenable 

103, :^5; 125, ;J; 136, 10. 

aYÌnciiìia (^ridvriin^ntTam) s, f. complaisance 
842, 85. 

Avìnhon n. lìropr. Avignon 400, 28. 

avis (Ad-vlsnm) s. m. avis 482, 16; co m'cst a. 

ce mc scmhlc 106, ìSíì. 
avi/ar {dc iìd-visuiii; *àdvi8arc) t>. /. aviser, 

rcmarquci'; rc/l. se rappetcr 393, 9. 
advocada (ádvocat^iiii) s. f, avocalc 400, 26. 
avol (or, inc; v. Kg. Í130J adj. bas, méehantt 

nmivais Ï)SÁ, 17, 18; 86, 20; 111, 6; 138, 15. 
avoleza ; sa {de avol) s. f, bassesse, méchanceté 

127, 29; 216, M). 
avondar r. aondar. 
avori V. rvori. 

avrilloH (de avril; àprilciii; '*'aprlli08um) adj.,f. 

-oza, rcgin' avrilîoza reine d'avrii 122, 8. 
axi V. aissi. 
ay if. ai et aver. 
ay- V. ixì'. 
aymar t;. aiiiar. 
ayudar v. aidar. 

Ayx n, pro/)r, Aix cn Vrovence 4tK). 21. 
ayzc (or. inc.) s. m. aisc\ ad a. ù Vaise 212/áb. 
AzalaÌH r. .\la/.aÌ8. 
a%aiiioi't.ar {dc a|d| ct iiiorL; ;Hl-*adiiiortarc)fi I. 

tr, amortir, éteindre 290, 24, 
azaut; ad-; a^- (âd-âltum) a€^J. aUv. graoiêux 



475 



GíiOSSAIRE. 



476 



agréahle, convenable 242. 10; 246. 81 ; 271, 9; 

880, 28. 
azautar (de ká et áltum; *&dâltftre) v. L réfl, 

iff réjouivy se pìairc, Mre Jicì' M, 19: 74.28: 

140. 28. 
azaiiteza [de azaut) íf. ./. tjraeieuêeté Hf)7, 4. 
azautia {de azaut) »./. tirntillcssef (jrâee 893, II. 
azo^ur (âdaeqnftre) v. /. réfl, s'arronger, se 

réunir 72, 28. 
azesc (nd-escnm, de Sscam) s. m. amoree 872, 18. 
.\ziman (*âdïmântem p. ridrniirintcm) * m. («. 

pr.) aiuutnt 183. 22. 
azimplir; ademplir; armplir: adiimplir; anm- 

plir (di' ridïmplOro) v. U'\ tr. rrmph'r. ae- 

eomplir 10, 10; 2í>, 30; 28. 29: 54, 7; 334, 7, 
azirar; ad-: airar (de âd et iram; *âdir&re) 

r. /. 1r. hàir, irriter 14, IH; 27. 17; 79, 16: 

119, 11; 148, 8: 253. 19: a. de mort iia'ir 

niorteHffneiU Àì\, 29: iV/f. (vîv.s) se /fìcìier de 

240, 22. 
îvziro.s (de azirar) itflj irritf', /ftdn' 2IH, 2(». 
azoiidoB r. aondos. 
:izorar: ad-: Jis-; a- (íidorâre) v. L tr. adorer 

r)0, 13; 192, 18: 2:V). 22; 878, 28. 
azoniar; ad- (iidornrirc) v. L tr. orner 4, 12; 

m. 17. 

bahtÌRmc r. baptisnic. 

babtistcri {sav., bâptist^rinmi s. m. haptême 

30. 27. 
Iiiibtizar (.svir.. bâph/An') i\ I. haptimr 21,27. 
barbclar; bacbcllicr; barliclirr ^*b:ìrralAi-nii H 

*bMr.ralariiim) .v. m. jeuiie homme 21». 9; 121. 

17: la'», 3. 
Inula (.V. vrrh. dv badar) s. /'. ; rn badas ni vain 

:MU, 4 
badalhar (de badar; ♦bâtAcillftrc) v. L hiìillev 

191, 81. 
badar; baiar 23, 15; bayar 3t5:J, 7 (♦bàtftrc, 

d*or. inc.) v. 1. intr. ht^er, Hre ouvert; rc- 

Ifdrder avre cnriositt', rcijarder avidement ce 

qu'on déairr 50, .-16: b. en 57, 29. 
badatf^c yde badar: *bâtfttTcnm) s. m, cimtem- 

plation curieuse; vtine attrntion 192, 8. 
badiii (de badar) «/(/. curieuXy uieeuXf iffnorantf 

fou HMÎ. 20. * 
l»adoc íf/r badnr) atlj, curieux, oisenXy iijnorant 

2i)2, 17 ' 

baîa \or. inc; v. Kff. ilòj) s./. ijajfe ou hourde'^ 

409, 2Î1. 
ba^ V. bai. 
Iia^assicr (de bagassa, ♦bâgftcoRin />. vágncoam y) 

8. m. coureur de Jilles 841, 87. 
bai; bag (bádînm) adj. bai, rouffe-hrun 37, 8; 

84, 5; bloml 118, 28. 
baiar v, badar. 



baîlar (bftjalftre) v. L tr. haiîler, donner 49, 21 ; 

256, i:^. 
baile; bay- (bftjQlnm) s. m. hailli 342, 18; 

411, 31. C/ baylon. 
bailia; bay- (de bftjtllum) s./ hailliage, pouvoir, 

puissance 56, R; 145, II; 365. 6; 399, 81. 
bailien {de balle; ♦bftâjìlìlvum) s. m. baitli 

335, 26. 
bailo V. baile et baylon. 
baìngnar v. banhar. 

bais (bftsTum) s. m, baií/er 54, K; 264, 18. 
baisar v. baizar. 
baissar: bayssar; baysbar (de b:\88um; ♦bilB- 

BTfirc) V. 1. tr. haisser, abnisser, humìlier 

119, 11; 305, 3; 'm, 28; dêtraeter 269, 9; 

intr. b. «le se bnisser, perdre 228, 2. 
baizar: bais-; bayz-; bays- (bflBTiìre) v. 1. tr. 

baiser aS, 84; 51, 4; 26:-í, 21; 440, 8; in/ 

subst. 26:1, 22; '299. 21. 
bal (s. verb. de balar) s. m. sorte de ballude 

408, :io. 
balada (pc. p. de balnr) s./ hatlade, chanson 

à dantter 2<»8, 25. 
balag|t] (de t'arah. balaklicb) adj. halais] robi 

b. rubis batais, rubis d*un rouge tirani sur 

t'orange 894, 13. 
balan (de bTlâncem) s. m. élan, impulsion 247, 1. 
balansa (r2f bTlâncem) s. f. équitihre; agitaiion 

07, 7: douU 160, :^6. 
balar: ball- (halbirc: r, l<ij. ÍIH4) p. /. intr. 

hallrr, dannrr, nanlrv 91, 10; 121, II; :124, 

:M; 424, 25. 
babircsc (dr balar) s. m. hallade, chanHon t) 

danser, 
balcon (de grrm. ballco) ». m. halcon 261, 30. 
balena (bftlaenam) s. / hateine 410, 2. 
balcsta (bâllTsUm) «. /. haìisU 203, 20. 
ballar r. balar. 
balma (*balmam, d'or. crttiquef) .*. /. iMume, 

grotir 212, 27. 
balp (bftlbum) adj. bègne 148, 24. 
banc (oerm. bank) n. m. banc 44, 13; 115, 18; 

321, ;w. 

bandier (de germ, band) s. m., membre d*une 
bande, c à-d. d'une réunion de soldais rangé» 
sous nnr même batinière 842, 22. 

bando (dér. dr germ, band) s. m.; a b. d vo- 
lonlé, sans réservr 92, 1 ; 138, 19. 

bancira; -ieira (du gotit, bandi) s, f, battnière 
146, 21; :b)fi, 9. 

banli (balncum) x. m. bain 347, 2(). 

banbar; baingnar (balneftre) p. J. réfl, se bai- 
gner 138, 17. 

banir; bann- (germ. banDJan) r. //. tr: batf 
ttir, exiler 429, U\ 437, 5. 



';.i<fiMIB£. 



478 



* " n. 



* «« 



s3íl iK 



;•>*» 



»,. ■., MifAMílNrr 



•M . itêà- I 















vV 



l. 



s\\ - 



" ^,.». >uM^y ^\ 17. 

\, V ^^ V ^ ^iimiHiiH 281, 19. 
* ,\,* O.N*»*4ciií^ m, 84; de b. 



\v..vW Vhìi** AH81. 



b«Aser (líHSsCrom) s. f. moineau 27, 21. 
bttâsei (dfin. tìe bas) adj, peHt\ de peu d'int' 
porttwee 289, 19. 

(MSlart (du rad. bast; v. Kii. 12fì5) adj. bâ- 
furd\ inort b. mo' ffrovença/ datis la honc/te 
d*nfi í^ni/iard 88, II. 

bastimeu (dt bastìi*; ^brisMmrMitiiiii) «. m. bâti- 
mentj cona/ruction^ maisou 20(), 18; 23ò, 1; 
.H48, 27. 

bastir (bâstlre, dn rad. hast) v. //•*. bdtir, 

construire 196, 11 ; 254. 'ò, arrangrr 288, 25; 

composer 7, 21 ; entreprendre^ noutenir 38, 27; 

eommencerj entamer 85.Ô, 18. 
bastu (r/(( rr?f/. bast; ^bâstOnem) s. m. bàtou 118, 

82; 227, 8. 
bastoiiot (dim, de basU>, ^bristOiiciii) s. m. bâ- 

touint 197, 2. 

batalba; -ailla; (*brittuftlïa) s. f. /latai/le^ com- 
/lat (pnrt icalier) 87, 24; rendre b. /ivrer /i.\ 
se défeudrv 195, 2;Ì. 

batalhar (de batalha) v. i. intr. /nitai/Ur^ dis- 

pttfer avec téuacUé 884, 16. 
batalliier (dc b.italharì udj. /tataiileur 42, 14. 
baU'iar; -eilmr OȈptlzaro) v. l. tr. /lap/iser 

212, 6; 29:J, 19. 

batH^irií («. vti'b. de batro) .<*. m. sj. ba/teur 

21(>, 4. 
batigc (de batre) s. m. btittemeiiís de ctBur 

199, 2. 

batre (bâtt[ìi|ere) v. III. tr.battre 124, 4; 205, 

8; intr. 198, 9; frapper, abattrs 190, 21. 
Baudes r. Vaudes. 
baudor (de bant) s. f. /lardiesse, courage 40, 12; 

iiumeur ijaie 179. 26; joie, plaisir 867, l. 
bausia; bausios r. banz-. 
baut (germ. balt) aí/;. /lardi, fier^ joyeitx 149, 

20; 207, 8; se faire b. se vantei\faire le fier 

87, 10. 
bauzia; -sia (de germ. ^bausa) s. f. fausseté^ 

tromperiv 28, 22; 96, 2; líìO, 16; 187, 8. 
bair/ios; baus- {de bau/ja) adj. faiix, iroiufieur, 

mi'uH'iir 2.^)4, 8; 370, 4. 

bavaslol (/<. ba^astol; r, Hii. lííií) s.m. fHdi' 
cliim/ii', marioiii/te 312, 7; 824, 81. 

bavec (tie bava, Oèiomatopée) tuij. ÌHivard 201, 7. 

bay- p. bai-. 

bayar v. badar. 

baylon {(/e bâjùlum) s. m. bailli 881, 87. Cf. 
baile. 

bazalesc ib&sílïscum) «. m. basi/ic 178, 17. 

be; ben (bone) adv. bien, beaucoup 3, 16; 8,9; 
31, 2; 48, 25; 58, 30; lo be ma de grand 
mutiu 5, 20; ben leu ptut'êtrr 248, 18; be . . 
be soit que . . soit ipie 62, 10. 

bc; ben (boue) s. m. bieu, ricìiesse^ fortunSy 



470 



GLOSSAIUfi. 



480 



araiiiage, vetin 4, 29; 5, IB; 24, 24; 02, 8; 
70, 9; 272, 22; 338, 30. 
bec (*br'ccam, d^or. ganloise) 8. »w. hee 146, 10; 

147, 27; -m, 14.' 
bcdoi {ov. inc.) tnij. folUìtre 58, îM). 
begnina (âér. âe Lambert le Bègne, fomiatenr, 
nu 12' «., dn premier couvent de bégiiines) 
8. f. béguine 333, 7. 
bel; belh; beill 58, 20 (bellura) adj,, f. bella, 
benu, agréahle 6, 18, 26, 32; 7, 7, 20; 8, 25; 
322, 2; cher 109, 1, 5. 
belaire r. belazor. 
belamen (bolla mrnte) adv. bellementy douce- 

mrut 105. 33; 211, 5. 
belazor (*brîllftUorcm), ndj. compar,^ 8j. belaire, 
plu8 beau 56, 14; la bcllazer la plus belle 
322, 36; bclazors lOl, 21. 
belcza; bell-; belecha 270,26 (♦bTîllïtTam) «./• 

beauté 82, 19; 366, 20. 
belh r. bel. 
bcllazcr r. bclazor. 
bcltat 0. bcutat. 
bcn r. bc. 

bcnanan (bcn anan) ndj. hvureux 168, 2(). 
bcnanansa; bcncnansa ((/r ben anan) 8.f,ai8e, 
agrèmeut, bìeu-vtrv 66,28; 210, 16; 211, 15. 
bcnaiirat; bcnahurat ;V82, (> (bonc *a|u]gnrfttum) 

adj, t)ien-heureu.r 332, 13. 
bcnda (jferm. binda) fs.fbandeaUy bnnde d^étoffe 

dont on ceint la tvte 80, 12. 
bcndig (bvnrdïctum) 8. m. vloge^ complinienth 

202. 1, 8, II. 
bendir; bencdir r. benezir. 
l^ncih uom, propr. lìenoU 253, 3. 
benenansa r. benanausa. 
benestan (ben estan) adj. bien faiiy bean 106, 2; 

167, 25; conrennbìe 315, 28. 
bcnestansa (de ben estan) 8.f.bien-Hre 278, 8. 
bcnestar (bí»ne stftre) s. m. bieu-être lll, 13; 

Ijieusénuce^ conrrunnre 103, 10; 811, 2.3. 
bcnczir; benodir; bcndir 414, 3:i; bczcnir (brno- 
dlcr*rc) r. f. 11. tr.^ prég. 8ubj. sg. 3. benezia 
295, 22; impf. suìij. sg. H, bcnczís 334, 1; 
pnrf. Sij. .'{. bcnczis líîO, 9; {faihle) bcnczi 
334, 3; pc. p. m. Bcneih {u. propr,) 253, 3; 
/. (faible) bcnedida 305, 20, hênir. 
benfait (br'nrfrictum) s. m. bieufnit 116, 19. 
bcni^namcns («í»r., iH'nî^na nirntc) adt.hòiigne.' 

mvut, nvvc bonfé 332. *14 
boniíínc («/rr., brnîgnum) adj^ f. -gna, bénin 

257, 6; 384, 31. 
bcnignitat (ííir., brnïgnîtfttem) 8. f. tiinigniti 

384, 7. 
benir r. venir. 
bcnvolcnsa r. bcvolensa. 



beordar {de germ, ^behordan) v. J. ir, faire 

joûier 134, 22. 
bera (germ. bcra) 8. f, hière, cercueil 364, 8. 
bcrbitz (♦brrbiccm p, vrírvCccm) «. /. brehi9 

221, 9. 
bercar (get^i. brekan) v. I, ir, rompre, omeltre 

319, 10. 
berge v, verge. 

bergiera (^bSrblcAriam) «. /. bergère 47, 1. 
Bergonho ; -oignon ; Vergonyho n. propr. Bour' 

guignon 37, 17; 128, 22; 420, 1. 
beritat v. vertat. 
bcrretier (de berret, ♦bïrrïttum) «. m. fabri- 

eant de héret8 231, 21. 
besonh; -oin (or. inc; v, Kg. 8878) 8. m. besoin 

9, 27; 49, 26; ditre^se 438. 10. 
bcssonha (v. besonh) 8. f. be8oin 440, 8. 
bestar (du tad. bast; ♦Ìiìístftre) r. /. tr. eon* 
tenter 329, 9; réfl, 8*eniendre^ vivre en paix 
329, 11. 
bestcnsa v. bístensa. 

bcstia (bestiam) «. /. bête 27, 14 ; 252, 9. 
bcstiar (bestlftrinmj 8. m. bétail 316, 30. 
bcuragge (de bcurc; ♦blbfírfttîcum) 8.m.breu- 

vnge 390, 14. 
bcure 182, 5 (bïbcre) r./ Uí.. pré8.ind,«g,.3, 
beu 1 19, 5 ; 8uhj. 8g. 2. bevas 376, 16 ; impf, suìtf. 
8g. 3. begues 35, 8; pnrf 8g. 3. beg 418, 27; 
rond, »g. 5. beuri* 35, 9; pc. p. begut 110, 8; 
396, íW, hoire\ inf. 8uh8t, 396, 85. 
bouUt; bcl- (♦brllítfttcm) 8. f. beaui/, W), 26; 

75, 5; 252, 28. 
bevcire (bïbttor) 8. m. 8J. huvenr 216, 8. 
bcvenda (blbrndam) 8. f, hoi88on 318, 34; orgie 

189, 27. 
bevolensa; benv-; bevolencha 270, 8 (bcn^vO- 
lôntlam) 8. /. hienveillanee, amitié 79, 12; 
116, 25; 842, 9; 854, 25. 
bezenir r. benezir. 

bczonhos (de besonh) adj. be^ogneur 243, 19. 
biga (blgam) 8. f. higue, poutrelle 130, 2.3. 
bilh {or. inc.) h. m, billon^ monnair de rehut; 

mcnar dc trop cn b. maltraiier 196, 6. 
bilho (nr, iuc.) 8. m. 6i7/om, monnaie de euivre^ 

mnnnaie de rehnt 46, 3. 
biliaire (de bille, de germ, bickil?) «. w, tý, 

fnhricani de biUe8 231, 21. 
bis (or, inr,; r. Kg, /#.97) a^lj. 6i>, grÌ8 foneé 

2Í)2, 34. 
bisbe (r*pT8C()piim) «. m. Mgue 209, 1.3. Cf, 

CVC8I|UC. 

bistensa; -ssa; -ça; bestensa; -za (d$ bisten- 
sar) 8. f, trouble^ hésitation^ retard 219,22; 
305, 22; 400, 14. 

bistensar {or, inceri.\ v. Kg. 1434) v, î, tr. 
réparer, éioigner 342, 3. 

16 



481 



OLOSSAmE. 



482 



biza (or, ine,\ v, K(j. 1497) s. /. bise^ brhe 

66, 14. 
bUnc (ífêrm, blank) adj. blanc 7. 22; 104, 34; 

105, 1, 6. 
bUnchecbà (de blanc, germ. blank) s. f. blan' 

eheur 270, 28. 
blandir (♦blándlre p. -Iri) v. JI*^, tr. flaUer, 

$'in$inuer 95, 24; 272, 7. 

blanqct ((iim. de blanc) adj, blanehet 826, 38. 

blaimar (blasphemAre) v, /. tr. bhìmtì'^ re- 

prendre 5, 31; (K), 4; réfl. se plaiudre 00, 0. 

blasmar (de v, nor. blâmiV) v, I. intr. blêmir^ 

ê'évanouir 106, 10. 
blasme («. verb. de blasmar) 8 m. bláme^ honte 

24, 18; 826, 14; 327, 30; 328, 9. 
blezir (de çerm, biet) v. II^. blettir; pc. p. blet^ 

gâté 841, 8. 
blial {or. inc.; v. Kg. 1475) 8. m. habillement 

de 8oie 292, 24; 294, 3. 
bloi; bloy (de germ. blôdi) adj. blond 291, 33; 

jaune clair 66, 1. 
blon (or. inc; v. Kg. 1469) adj,, f. blonda, 

blond 67, 16; 807, 7, 14. 
blos (v, h» a. blôz) adj. dépoiiiHÌ^ exempt 59, 4; 

227, 8. 
bo; bon; boon 430,6 (bônum) adj, bon, brave, 
agréable 68, 16; 60,23; 88,23; 80, 13; 218, 
22; al b. mati de boit matin 248, 14; bona 
gen dome8tiei fldei 255, 1 1 ; bona adv. en 
bonne voie 8, 35. 
boal (*bOvftle p. bOvlle) ». m: éfable à bantfs 

316, 28. 
bobancier (de boban; v. Kg. 1496) mìj. fa^tu- 

euxy orgueiUeux 166, 1(). 
boca; bocca; bocha (bilccani) s.f bouche 105, 2; 

269, 6; 322, 22, 27. 
boie; boih (biiscam) «. m. bui8. 
boieea (^bOxam de i'btlxîdain) 8. /. boUe 200, 14. 
boisso (de bois) «. m. bui88on, boie 37, 22; 

819, 28. 
bola (btillam) 8. f. boule 380, 20. 
bonamen; -ent (bOna m^nte) adv. bonnement, 

bien^ eonvenablement 5, 2. 
bonaurat; -ath ((te bOnum a[u|gai'iuin) ((dj. 

bieuheureux 10, 7; 27, 4. 
bonauretat (de bOnum a[u]garium) 8. /. bon- 

heur, béatitude 257, 25. 
bonfaytor (bOnum fâctorem) s. m. bienfaiieur 

885, 3. 
bonUt (bOnîUtem) 8. f. bonté 7, 39; 8, 36; 
213, 22, 28; 427, 11; faire sa b. agir bien 
426, 35; phti8ir 84, 28. 
bontatge (^bOnîtfttîcum) 8. m. bonté 85, 9. 
borda (or. ine.) 8. f. bourde 387, 22, 27. 
bordel (de germ. bord) 8. m. bordd 378, 27. 
Bordel n. propr. Bordeaux 41, 1. 



bordo; -on (bUrdOiiom) a. m. bourdon 281, 5; 

ver8 408, 20. 

bordonet (dim. de bordon) 8. m. petit vers 403, 18. 

borges; -gues 813, 30; -zes 208, 9; 811, 1 (de 

germ. burg) 8, m. bourgeoi8 238, 13; 273, 19. 

borsa (^bûrsam) 8. f bourse 10, 34; 224, 19; 

232, 19; 376, 9. 
bosc; bos 40, 17 ('*'bii8cuni ; v. Kg. 1664) 8. m. 

boÌ8,forêt 45, 32; 65, 11. 
boBcatgc (de bosc; "'liiisciitîcuin) ^. m. bociufc 

109, 22; 179, 28; 291, 6. 
bosso (or. inc.) 8. m. bélier 143, 25. 
botar; butar (germ. bòtan) v. I. tr. pou88er 

104, 15; 442, 15; mettre 442. 8; b. lo foc 

mettre le feu 432, 31. 
bou V. buou. 

bovier (^bOvftrium) 8. m. bouvier 342, 24. 
brac (or. inc.) s. m. boue 44, 16; 87, 6. 
bragas; -guas; -ías (brftccas, d^or. eelt.) 8. f. 

pt. braie8 132, 1; 210, 25. 
braire (♦brftgore, d'or. inc. ; v. Kg. 1530) v. III, 

braire, crier, c/ianteì' 83. 13. 
bramar (de germ. breinan) v. I. intr. bramer, 

faire sonner, 
bran; branc ((fírm. brant) s. m. glaive 120, 16; 

127, 2; 202, 26. 
branc (de brancum) 8. m. hrunche 436, 19. 
braiica; -cha (bnincuui) 8. m. brandte 2^1*3, 29; 

329, 1 ; 373, 8. 
brancut (de branca) adj. brunchu 147, 26. 
brandon (de genn. brand) 8. m. brandon 306, 20. 
branquil (de branca) 8. m. rameau 71, 8. 
brassa (bhicliTa) 8. f brassc 42.Ô, 17; 427, 1. 
bratz; braz; bras (bracliîuiii) s. m. bnut ?i}t, 9: 

47, 1«; 105, 80, a'); 277, 4; 3(»1, 7; mendne 

virU i;U), 22. 
brau (f. Kg. 1226) a(tj., f brava, dur, riuìe, 

médiant 120, 7; 1(>3. 8; m, 11; 358, 3. 
brega (de germ. brikan) 8. f queretle 338,27; 

342, 41. 
breiar (♦brOvïftre) v. I. tr. abreger 149, 20. 
breu; brieu (brovem) adj. bref, eourt 48, 16; 

en b. dan8 peu, tout-fUl'heure ('in b.) 33,81 ; 

270, 24. 
breu (brevem) 8. m. bref, lettre 3, 19; 60, 19; 

102, 26; b. doble bre/'doubie, espèce de poème 

30Í), 22, 31. 
breumen; -ns; brieumen (brêvi mOnte) adv. 

brièvement 351, 10; b'entôt, rapidement 270, 

24; 286, 22; :^04, 24. 
brieu; brieumen i;. bren; breumen. 
brisar (or. inc; v. Kg. 1^)76) v. I. tr briser, 

tourmetiter 7, 4. 
brin (i>. Kg. :ii6u) 8. m. impétuositê , enthou- 

8Ìa8me l(i8, 9; de b. impétueusement, vivement, 

au88itôt 291, 2(J. 



483 



ÔL0SSAIKE. 



484 



bro {du rad. germ, brô) 8. m. bouillan 199, 19. 
brochar (♦brôccftre ; v. Kg. 1582) i». /. tr. hro- 

cher, rperonner 88, 8. 
broill; brnoill; brnclh; brnlh {d*or. celt,; v, Kg. 

IbSò) 8, m. hoÌ8 41, 8; 147, 2(i; 291, (». 
brotar {de germ, briit) i?. 7. intr, germer, bou- 

tonncr 165, 30. 
brotonar {de broton, de gerin. brttt) v. I. inir. 

germer, boutonner 291, 6; 293, 84. 
bru; brun {germ, brûn) adj., /. bmna, brun 

118, 28; 8ombre 114, 21. 
bruelh; bruoill; brulh v. broiU. 
bruida {pc. p. f, de bruir) *. /. bruit 277. 83. 
bruir (♦brtìglre; de rtt^lrc et celt, brag?) v, 

II*. intr.^ pc, i>ré8, brucn, hruire, hennir 

182, 7; Jaire du bruit 179, 36. 
bruit; brut; brui; bruey (r^ brnir ; ♦brîlgTtum) 

8. m. tapage 98, 3; bruit, rumeur lOô, 26; 

162, 8; 197, 28; 2ò0, 21; 366, 30. 
brulhar {de broill, brulh) v. I. intr. bourgeonner 

247, 23. 
brnina (bruuìani) 8. f, hrume, hrouitlard épai8 

291, 12. 
brnsar {d'un rad. cclt, brfisy) v. I, tr. brúler 

206, 4. 
brusca (*brtl8cani ; v. Kg. 1601) 8, f, hranehe, 

rameau 402, (J. 
brut íbruttum) adj. rude, vilain 149, 26. 
buc (germ. bûk) 8. m. tronc 38, 23. 
bucella (bttccSllam) 8. f bouchie 10, 29. 
bndol (bot-i^llnm) 8. m. hot/au 40, 33. 
bndrllìor (♦botMlivrinm) ìf'. m, tripier 231, 10. 
bnfar {de bnî, onomatopéc) v. I, intr. bouffer, 

foujflcr', I». cn la barba rirc au nf2f 337,28. 
bngadar {dc bngada, pc. p,f de bugar, gernu 

búkon) V. 1. tr, ìeeeiver 210, 26. 
buillir (biìlllre) v. //*. houillir 200, 6. 
bnon V. bo. 

buou (bôvem) 8. m boíuf 207, 10; 839. 19. 
burdir {de genn. be-hurdan) v, I. intr. joûter 

47, 17; cabrioler 68, 20. Cf bcordar et 

borda. 
butar V. botar. 



o' = que, 8i. 

ca (canem) 8. m. chien 369, 26. 

cab V. cap. 

cabal (♦cápftlem, de •capnm p. ciiput) adj, ex- 

ccUent l(>3, 17; jusU 2Î)7, 3; de c. m hon 

('tat (V) 201, 24; por son c. en ce qui le «m- 

cerncy pmr sn pnrt 201, ^Tì. 
cabalos [de cabal, ♦ciiprtlcm) adj. puiesant, glo- 

rieux, excellent 401, 2. 
cabana (c&pánnam, d*or. inc.) 8,f ctibane l()6, 

20. 



cabelh; -eil; -íl; -el (cftpTllum) 8,m. cheveuiì, 

30; 267, 28; 271, 13; 899, 12. 
caber 209, 23; 220, 14; -bir (♦c&pQre p. c&p8re) 

V. f III. intr., pré8. ind. eg. 3. cab 801, 4, 

Hre contenUy de^neurcr; pc, p. cabit muni, 

pourvu 341, 6; 392, 83. 
cabil V. cabelh. 
cabir v. caber. 
Cabra n. pr. 91, 1. 
cabrefoil (c&prîfOlium) «. m. ehèvrejeuille 324, 

19. 
cabrella (♦c&prHlam) 8.f ehevron {hérald.) 180, 

23. 
cabri (caprinum) adj. de chèvre 68, 26. 
cabriera (♦caiprSriam) 8. f. chevrière, chan8on 

dont Vhéro'ine eet une dtevrière 406, 82. 
cada; qnada (cata, grec tt'trn) adv,; quada trei 

tou8 les troi8 34, 23; pauc c. pauc peu à peu 

236, 6; 843, 26. 
cadau; -uo {tt.rtà Unum) pron, indéf clMcun 

127, 25; 236, 17; 312, .%. 

cadetra; -eyra (c&thôdram) 8. f ehaire, thr/h^e 

77, 28. 

cadel (c&tellum) 8. m, Jeune d^animaux 361, 
13, 17. 

cadena; kadena (c&tenam) 8, f chaine 3, 40; 

39, 8. 
cader v cazer. 

cadorn {or. inc.) 8. m, appât, amoret 61, 8. 
cacr V. OAZcr. 

(îacrci n. \n\ Çurrcg 127, ;U. 
cairnt (qu&drfttum) atif. carré, 8olide, robuste 

33, 12; 292, 16. 
caircl; quaircl (♦qu&droUum) «. m. carreauid^ar- 

baUte)y gro8 trait à quatre pane que lançaient 

lee arhalHee de grande dimen8i<m 127, 1 ; 148, 

20; 294, 24. 
cairo (♦qu&dronem) 8. m, grande pierre earrée 

844, 20. 
cais; quais; qnaysh (qoasi) adv. quaei, pour 

ainsi dire 322, 38; d pfu prie 403, 17; c c' 

(que) comme ei 244, 27. 
cais (c&psum) 8. m. bouche; faire c baieer 326, 

31 {éPaprh To. il faui lire 821, 18: lo feiran 

el cais gelar le Jeroni geler dane la houehe, 

Vempêcheront de pcírler), 
caitio; chait-; cayt-; qnait-; capt-; cat-; cai- 

tieu; cayt-; cat- (c&ptlvum) adj., f -iva, 

captif\ dìHif, mieérable, malheureux 6, 19; 

70, 8; 121,4; 135,9; 330,;«); 848, 16; 376, 

19; 402, 9; 417. 20; 413, 2(5. 
cal V. qoal. 
calabre (♦c&t&bòlam) 8. f maehine de guerre 

143, 20. 
calandri {de *c&l&Ddram; ♦c&l&ndrinom) «. m. 

16* 



485 



GLOSSAIRE. 



486 



calandre, {jramie alouette (ì'Nurope H(R), 22, 

23. 24. 
calar (càlftre) v. I. tr, faire deacendre; intr. 

se taire 167, 1; réfl, 250, 2; 369, 35. 
calenda (*câlSndam) s. f. calende 158, 31; pL 

ýHe 189, 26. 
calensa; cha- {de caler; ciilì^ntia) e. f. soin, 

itouci 342, 39. 
caler; clialer; qualer (câlere) v.f.IIL impers., 

prée. ind. sg. 3. chal 19, 10; qual 49, 10; 

407, 2; suhj. gif. H. calha; cailla 199, 7; 

parf eg. 3. calc 250, 12; fut, ag, 3. caira 

212, 80; cond. I. sg. 3. calgra 322, 26; //. 

sg. 3. calria 136, 4, chaìoir, aoucier; falloir 

49, 16; nég. ne pas imporier; ne pas valoir 

la peine 177, 3; gitar a non chaler «^norer 

219, 10. 
calfar; ch- (♦cìílgfftre) v. I. tr. cìiaujfer 8(J, 9; 

226, 7. 
calha (*quaciilam, de genn. kwakkila) s, f. 

caille 120, 5. 
calobre (♦còlôbnim, de côlilbrum) s. m. cou- 

leuvre 438, 17. 
calor (c&lorem) e. f chaUur 101, 30; 277, 13; 

346, 9. 
calesadoine; cassidoine (('halcedòniam) s. f 

pierre de Chalcédoine, rariété d'agate d'une 

transparence laitcuac 293, 11, 12. 
camba; ch- (♦cambam, d'or. celt.) e, f jambe 

130, 4; 292. 18. 
camberiera; ch- (camî^rftriam)- s. f. femme de 

chambre 46, 11. 
cambiaires (♦câmbTfttor; de ciÌmbTftre) s. m. ttj. 

áiangeur, agent de change 231, 9. Gf, cain- 

jador. 
cambiar v. camjar. 
cambo (de campum: ♦camponem) e. m. grand 

chump 45, 32; plan c. pleine campagne 37, 
12. 
cambra; ch- (câmSram s. f chambre 27, 20; 

33, 4; 52, 14; 252, 1. 
camei (♦cámSllum) a. m. cfuímeau. 
camgar v. camjar. 
camia v. camiza. 
carojador (de camjar; ♦câmbifttorem) adj. vo- 

lage 187, 30. Cf. cambiaires. 
camjar; -gar; -biar (cTimbîftre) v. I. tr. changer 
33, 2; 43, 3; 54, 22; c. per échanger contrc 

57, 10; 128, 21; exempter 212, 14. 
camje (s. verb. de camjar; ♦ciimbTum) s, m. 

change, inconstance 112, 24. 
camp (càmpum) s. m. cfiamp, champ de bataille 

88, 11; 128, 20; camp 204, 1. 
campana (crimpl&nam) s.f cloche 142. 2tl. 
campanha; -aigna (criinpftneam) s. f champ 
180, 25. 



civnipanior (de Miinpana; ♦câmpfiiuirTnni) ar. m. 

sonncur de cloches 231, 17. 
campeil {de camp; ♦câmpTlinm) s. m. champ 

41, 31. 
can; cli-; j- (cìintum) s.m. chant^ chanson, air 

4, 4; 20, 21; 53, 25; «(ì, 5; 186, 24; 346, 23. 
can V. quan. 
cancelier; chanc-; chans- (sav., cftncollârinm) 

chancelier 435, 22, 29. 
cMìiio V. canso. 

Cíindcla (càndslam) s. f. chandelle 85, 36. 
candelier {de candèla; ♦candslftrium) s. m. e/uin' 
. delier 85, 85. 
caneta {de cnnnm; ♦cftnTttam) s,f cheveu gris 

ou hlanc 247, 24. 
canezir {de caneta) v. IP. intr. devenir chenu, 

bUinchir 247, 21. 
canh (♦crincnm) adj. eanin 140, 11. 
canonge ; canorgue (crinOnTcum) s, m. ehanoine 

49, 32; 431, 19. 
Ciiiiso; -on; chaiiso; qu-; cantjo ; canzo ; chans- 

son ; chançon (cântTOnem) s. f. cJutnson 70, 

18; 92, 10; 97, 5; 187, 3; 215, 18; 261, 27; 

261, 14; 824, 17; :<52, 12. 
cant V. quan. 
cantador; cli- (ciintfttDrem) s,m, sj. -taire, -s, 

cìtauU'ur 52, 5; 74, 13; 83, 21; 95^, 6; />04'(e 

187, 29. 
cantar; ch- (cantftre) v. I. tr. ehanter 84, 12; 

187, 2; 2(>1, 13; 309, 28; {en parlant du eoq) 

11, 20; nifi. 87, 17; inf subst. chant 59, 15; 

152, 5; 309, 35. 
cantitat v. quantitat. 
cantre; ch- (cantor) s, ni. chanteur, porte, cofn- 

positeur 408, 34; 407, 2S). 
canut; cii- (cSntltum) adj, chenu, blanc, gris 

4, 34; 247, 20. 
canzo V. canso. 

cap; ch-; k-; cab (cápum p. Ciíput) s. m. tête 

5, 9; 6, 23; 9, 26; 38, 33; chef 163, 24; 
sommtít, place d'honneur 329, 23; cotnmence- 
ment 91, 9; 195, 13; a1 premier c. au cotn- 
menccfnent 32, 23; a cap de au bout de 27, 
îlvi; áíif), 2; des chap de nchef 9,^1; 11,28; 
15, 84. 

capa (cáppam) s. f cape, chape, manteau 55, 

2(>; 148, 10. 
capayro (de capa; ♦crippftrTonem) s. m. cfuiperon, 

cvijfure à bourrelet et à queue 389, 32. 
capdal (capTtftlem) s. m. chef, capitaine 208, 4. 
capdel (ciipiUíllum) s. m. cftef supérieur 40, 22; 

107, 27; 408, 8; cfutroe, tdcfte (principale) 

812, 8. 
ca|Mlo1ar; -llar (dc capdcl) v, /. tr. gouvcrncr, 

dirigei', dominer 173, 15; 203, 10; 205, 3. 
capdolh; -uoill; -ucill (♦cápTtÔlium) s. m. ehá' 



487 



GLOSSAIRE. 



488 



trau, nianoir, propriété 164, 16; 264, 17; 

393, 36; fig, 14U, 10. 

capel (♦câppnllnm) s. m. chapcau 271, 2A\ fig. 

224, îv;. 

capcla (♦crippìîllaninn) ». m. chapelain, vicaire 

14(;, {). 
captalici' (tie captal) ptirtisan, scctatcur 212, 20. 
captenemen (de captener) *. m. conduiie 186. 

11; pl. manières 326, 9. 
captenensa; chap-; captenenza (de captener) 

e.f. conduite 75, 5; 322, 39: 365, 21 ; prendre 

c. entrcprendre 312, 43. 
captener; chap- (♦câpum tCnere) v. f. IILtr., 

pn's. 8ut}j. «//. .7. captcnga 71, 16; fut. sg. 1. 

captendre 391, 39; cond, L ag.d. captengra 

399, 37. soutenir, dêfendre 69, ll; retenir 

26(), 18; rrfl. se condnire 71, 16; 391, 39. 
captÌQ V. caìtiu. 
car; char (carum) adj. cher, de haut prix, rare, 

prévenant 99, 37; tcner c. cíifh'ir 47, 16; 

123, 25; 218, 7: nuiintrnir <) Imuì prix 140. 

29; 300, 23. 
c^r; qnar (qnflrc) conj. car 1, 8; 9, 2î); 24, 

m; parceqncy puinque 10, 3.3; 21, 10; pour- 

quoi 6, 2:i; 144, 27; ce que 13, 6; seri à in- 

troduire une acclamation 42. 28; 43. 3. 
cara {de carnem) s. /. chair 374, 12. 
cara; chera (carani; r. Kg. líflô) figure^ visage 

Ò6,9; 106, 36. 
caragge (de cara; caratîcum) j». «/. fiqnre^ visaqe 

394, 2. 

caramel (crilûniellum) s. m. chalnmeau 109, 7. 
caramollar {df cnramel) r. /. intr. joner du 

chalumeau 324, 28. 
caramen; ch-; nt (cjlra mrnte) adv. chèremeni; 

instamment 444, 5; menar c. reeevoir à hean- 

conp de fvinn 266, 1». 
carbo (cftrhonem) «. m. charl>on 45, 27; 231, 1. 
carbofaziere {de carbo et faire) ». m, char- 

Itonnier 46, 26. 

carboncle (crirbiincUlum) s, m. escarbouele 293, 
21. 

carbonicr; char-; charbonicra (cârhonftrium, 

-am) charbonnier, -ière 45, 21 ; 46, 22. 
carc (s. verb. de cargar) «. m., chnrgr^ impôt 

434, 24. 
carcais (♦carcasium , d^or. persane) n, m. cnr- 

qunÌH 143, lO. 
curccr; ch- (càrci'rom) s. f. chartre, prison 

3, 38; 4. 28. 
cardcnal ; -dinal (snr., crirdînftlcni) j», in,eardinal 

207, 1, 11; 22.3, »;. 
carel (quâdrr>llQm) s. m. machint; de çuerre 143, 

19. 
caresme (quaresîmam p. quàdrSg$8îmam) s. m. 

carvme 238, 7. 



cargar (cSrrîcftre) v. I, tr. charger 221, 21; réfl, 

242,4; se rempUr 356,26; pc. p. f, cargada 

enceinte 840, 8, 
c«'iri(Ta V. carrcira. 
caritat; ch- (sav., cftrltfttem) «./. chariU 7, 88; 

266, 86; 267, 1. 8, 4, 6 ete, 
carn; ch- (cftmcm) s. f.chair 17, 7; 38, 18; 146, 

•23; 266, 34; 340, 32. 
carnalatge (de carnal ; càrnftlâtîCQm) s. m. ear^ 

nage 222, 6. 
carnal; ch- (crirnâlem) adj, charnel, de ehair 

288, 7; 257, 21; 846, 16; s. m. chah\ viande 

203, 2. 
carpcntier (crirpì*ntarÌQm) «. m. charpentier 46, 

19. 
carreira; -icira; -icra; chariera; karrieira (de 

c&rram; ♦cârrAriam) s. /. route 46, 12; rue 

189, 10; 311, 33; fig. chemin 278, 20; 864, 21. 
carreta (de car; ♦carrïttam) v. f, charrette, 

voitnre à detix rnues et à dtux limons^ garnie 

de ridelles, ou pviite eharretie à bras 160, 24; 

426, 18. 
carri (de cTirrum) s. m. char. 
carros (de carrum; ♦c&rrSceQm) s,m. earrosse; 

char de guerre 143, 4; 144, 17. 
cart V, qQart. 
carta (chàrtam) s. f, papier, eharte 83, 24; noiê 

841, 35. 
cartat (ciirïtâtem) s. /. eherté; tener a c rendre 

cher^ conper qe, à qu, 86, 3. 
cartier (qaftrtftrium) s, m, quariier, qnari 341, 89. 
cas (cftsum) s. m, cas 213, 16; mnnière 867, 38; 

en cas qoe en eas qne 408, 20; 
cas (sav.^ cftssam) adj eassé^ brisé 44, 10. 
casamen (de casa; ♦cftsftmdntam) «. m. maison^ 

habitation 44, 6. 
cascavel (or. ine. ; v, Kg, 8398) b. m. greloí 

230. 22. 
cascu ; -n ; ch- ; chasqo ; chascha ; qQascQ (♦cfts- 

cQnam, de quîsqaunuro. de qQÎsqae ei anQm) 

jn-on, adj, indff. chacun 16, 87; 85, 0; 46, 

31; 60, 4; 241, 81; 826, 10; ehaque 8, 7; 895, 

15. 
cassa (s. verb. de cassar, ♦cftptîftre) s, f. chasse 

341, 41; capture, proie 360, 11. 
cassador (dr cassar, ♦cTiptlftre; ♦c&ptlfttorem) 

s. m., sj. cassaire, s, chassèur 2;)2, 16; 861, 14. 
cassar (♦cTiptïftre) v. I, tr. chasser 71, 24; 360, 

12; 861, 14; poursuivre 180, 21. 
cassidoine r. calssadoine. 
castel; ch- (cìistSllQm) s. m. châieau^ manoir 

42, 20; 262. 14. 
castela (castllTftnam) adj. easiiHan 827, 5. 
castetat; castitat; chas- (»''«., cftstîtfttem) s.f, 

chasteié 8, 5; 19, 14; 414, 13. 



^^i.ossxí«^- 



10«. - ;^ c*- -' , cV*i:t* *^_. -,j...-..* tîjnr - 

•^*'*"!!!.* ** '" ..w.i' ■'■ ■ ,- c*»^^^'^' 

>**-.^ •-•^'•' ■••••-■• ^*«iav 

....^^- ^:..^ì .1.Ï-*" ->. '■• * '" 

^^ ->WiV»''' , . • . \ ■■ 

^*** ■ «•' . t . ' » 

4.- -*•'•■ ....... -""'• 

- »ah^'''* 



489 



OLOSSAIRE. 



castiador (df castiar; *câ8tigfttDrem) s. m. ceti- 

surtur 187, 24. 
castiar; chas-; casU^iar (câstlgi&re) r /. tr. 

chátier; hlâmer, reprendre 3, 10; Ò8, 31; 73, 

11; 131. 17; 187, 18; instruire 34, 26; arertir 

2TÌ, 32; enipêchrr 263. 37; réfl. ae rrpetêiir^ 

/aire pétiitence I8ï), 0. 
castic; ch- («. verb. lìe C:ì8tlgare) «. m, chnti' 

nunt; répróbutiotì^ qvìh^ cotìueH 113, 35; ln(K 

27; 223, 4i); pouvoir 72. 10. 
caatitat r. castetat. 

castor (c&atoremì s. m. cnator 362, 15, 16. 
cat (câttum) «. m. chat ld5. 30. 
CAÌa (cAttam) $. f. chatte, inachine de guerre 

343, 5. 20, 20;' 844, 8, 18, 24. 
cMien; catio v. caitia. 
catone; catre v. quat- 
catiar v. cassar. 
caa (cálvam) adj. chaure 38, 3. 
caas (càlcem) r. /. chaux 231, 17. 
caas- r. caaz- 

caasar vcaosire) r. /. tr. areuser^ pronder 163. 20. 
caassa (^càlcdam) r. /. chansse, cìutusiefíe, ho* 

ôô, 28; 2112, 2tì; c. d. for citissard^ iamhièr^ 

288, 42. 
caassar {de caassa: V.ìlce.^rei r. /. fr. rlififfster, 

íuettrt 28S. 43; HTiîl. .11. 
caassigar \%ie caassa'i r. /. tr. toucher dn pied 

169. 18. 
caat; ch- v^'^Mîdamì ndj. adr, chaud 112, 20; 

242. 13: fai c. iì /oit chaiid 51. 19; whêt. 

cJtaìeitr 248. 15. 
caasa; -sa; chaasa; coza 447,8 (c&asam) s./. 

cause, raìsoii 3. 5; 413, 13; chuse 0, 11; 57. 

17; 213. 15; totAS caazas tont 108, 25; 257. 

3: pm^onne, être 55. 3Iì; c«1 C fìourquoi 12. 

82; coza de à eause de 447. 8. 
caaiimeD : chaoz- ; chaas- v'^'' caozir) «• m. iyur 

diêcrétion, induìitenve lOH. 5; 175, 17; 21) 

;^6; i»nv/iíí; mai c. 20iî. 26; bo c 200,31. 
CAazir; chaa-; caasir; chaa- \jìe»'M, kMi8Jaii> 

ir fr. choisir, fìire Í9, 3: 150, 5; 252, 

392, 18 c. en 219, I, 2. 
cjiTal; cha-; cjiTaa ^c^bâllum) s. m. chtvo 

3; 38. S; 232, 9; AW. 10; 42», 13. 
cjiTalaria; -aîria ,i// CATal) s. /. chvr 

Manièrts cKef*flìen sques 8iV 18: 38, 1 

26. 
caTaloAr: -^ar: -qaar:quavalqaar;chii 

iCJihiïlUcàre) chfìaucher^ alter à v' 

4, 142. 21. 226, Uî. 271. ft. 7; 42^ 
caTsljraire àt cavalcar, ♦cJibnUìcàtoi 

.MioiíVr bi\ 2l. 
caTalguada àt cjivalcar) «. f- chevu 

Tict à cÀ4raí dù par ié vomsuI, 






ehevaux dt- 

432, 22. 
cavaJier; -Uii 

-sier; cav 

87, 16; :v 

19; 2&i : 
cavnlquar . 
cavar (0:1 v 

802, 2() 
cavarutru \ 
cavaa v. 
cavayer ì 
caytieu 
cazar ( 
cazer ) 

(♦cuíi 

47, L 

40;, 

/«/. 

/. : 

dl: 

4 

4 
ce 
ccc 

Ci 

{■■ 



.'i.'.'/j 



Jll.6. 



adr. tfracì' 
_T:V s. 
. t'. conia, poU 
: 1: 3ii. 13; lUH, 

. itHtii,joU t(M, 

.* 14. 
f. cuism 40, S2; 



1 . :{21, 86. 

«. r.tooM, rfrtMMSlO, 
. A.í 124,5; Am- 197, 18; 

\<wiare) r, I. tr. preuer, 
\>. isv^r 310, 12; Wttr, 
^O: j«. p. mmiê 67, 4. 
V oitar ; •tìlrti««) a^'. 



niilLftiTC) 0. 
' Hi; :ì. coills; 
i'l :t. 17: 7, «; 
■ r<iill' 114, I; 
. n)ílli8 I4Ò, ;tK: 
^ :ii ; impér.ag.2. 
■'niifillir, lulérer 

•i'lrc rn bonne parl 
..Tf-- .le 178. 29. 
rlf/„ix 45, 37. 
1. (Ve iacr<9 eoUJ^ 



■ '..„leur 7. aS; ieiiii 298, 

J'i; iirilrxlt 4;íl, 2. 

'. /. Ir. Mlvrn- 298, 83; 

. .-,, e.o„p 88. 5; 260, 31. 
/ >«/< 23, 29 ; 24. I,3;ï0,2. 
'ii|>iia r, colompna. 
'oii; «tiiiim; qnon; co; qno (ife 
'Ti'i'. conj. eonune. commeitt 4, 24. 
J, :<r.. 10; 84, 6; 91, 87; 1S8, III; 
.74, .■); 414. 20; e<»iim< « 8tì7. 18; 
II II r'imment 11, 42; BÌ com, ai cnm 
f> 2<i; 19, 15: 20, 8; 22, 13; enaiii 
i^r. iiif que, ainfì qut 29, 18; e. qne 
. <: tiÌDH ll.'í. 22; c. HÌ {kì eummr gi 
.. .'112.25; 2IH. -;6; (ile ciim) qiutml, 
7 'r I, :iO; Ti. 3; ii. 14; puinqur iHfí, 2. 
. iiirii.i; cvinii {ile <|iluiiinito) adv. eatnme 
Lii: 92, Itì 2U8, 22 441. 81. 
1 irriiimm) »./. ehfOf.lurr 149, 7. 
III lï. vrrb. rfe ciim&ndu) «. m. ordrt, eom- 
-xríímeni 167, 20. 
tnda (ï. verh, ite camandaT) «. /. ordre. 



eammaitdetnent 28 J, 10; marelutndíte eom* 

ininHÍ^ ou i'«eoiniwm(f/c 210, 31. 
coniKndMaen(i/ccomandar;*cOmmÍLndnniCntum) 

K, Hi. orilrr, niinmiiiiilemml, aiamUit 11, 10; 

12. 10; 28, lO; 2i'i6, 1)1. 
comandar (•cOmmíindiire) i'. 1. tr. et intr. eom- 

ma$idrr 231, 27; reeommander, eo^fier 7,4; 

341. B6; rifi. 151. 15; 802, 10. 
coniandajrÍR {*cfimmiìndritnceTn) »./. eomma»- 

drnte, maHtfii»e 370, 10. 
comanre e. somonre. 
comba ['cUmbam. d'or.eelt.) t./.eoinbe, vaUie 

Hroitt tt pro/ondt 402, 10. 
cnmbatcmcn {ili cnmbatre) *. m. eoittbiil, attaqne 

42li, B. 
cnmbatrc; conb- (cilm ei bnttiir'rc) n, ///. Ir. 

eonAatírt 14H, 16; 448, 23; 226, 7; rf/i. n 

baitrt 1K8, 28; 191, Ití. 
comdar n. comtaT. 
comen {dt eam, otiee ti eu/fixe advirbial ment) 

iirfr, eommeHt 821 ,7; e. qae de quelte 

iiMitiire 'i'ir 1-'>2. 5, 
eomensamcn; -ment: comení- (rfecomcnsar) f. 

III. ,ommfncrii,nit 14 40; 2i>iì. 4; ^i")!, 13. 
conieiisar: rommini,i>r (•cilmïnîtlftre, de cilm 

rt Inltinm) v. t. tr. commtneer 8, 16; 21, :«; 

72. 27. 
comee (pe. p. ile cometre) *. m. eommit, eom- 

mitiaàre, /onetionnairr 484, 20. 
cometrt! (rflmmltti^ro) i*. / //., pnr/ eij. 3- 

r^iiiiea 4!lil. 17, eommellre. 
ciiininl. r. coniJM. 
cominal v. comiinal. 
comjat (ciímmriìtum) e. m. eongi (», »; pet- 

mhsioii 277 27. 



comonar (de cftm et mSrmim) v. l. rtfi. ee 

baifrt, hnlmll'i-. le (Ifinuiìlltr 2Ì'l, 3. 
i'nmimi^iin r. ci<miianha. 
companh ('<iiii]ialii; coni|HiÌnK; companho; -on; 

conpMgiiirfi: -alngnoa t*cAmp>lnÌu, (fe cúm et 

piinem) >. m. eompagnon 99, 11; 109, 12; 

805, II i 265. 86, 39; 868, 28; 873. 87; 889, 

87; 8»0, 20; pair 02. 4; par ni o. fquivalent, 

iffal 118, 4. 
companha; conp-; compaittnn (*cAinpAnikm, rfe 

ciim el ptïnem) f. /. eomi>agnir HM, 3; 873, 

40; 444. 22; Iroupe 41. H. 
rjimiianha (de compnnh) ■. /. coui/>(iirn« Ml, 2:-), 
companhar (de compiuih) r. /. 

;IU0, 36. 
compaahatfte (de companh) « 

mmt 67, I. 
companhia; compania; -to {de companh) $. /. 

eompagmefid, 38; 110, 18; 860, 11; 867,26. 



481 



OLOSSAIRE. 



482 



biza (ar. titc; v, Kg. 1497) 8, /. bise^ hrhe 

66, 14. 
blanc {ŷerm. blaDk) adj, blane 7. 22; 104, 34; 

105, 1, 6. 
blanchechà {de blanc, germ. blank) 8. f, Man- 

eheur 270, 28. 
blandir (♦bl&ndlre p. -iri) v. ll*^. tr. flatter, 

a'insinuer 05, 24; 272, 7. 
blanqet (diM, de blanc) adj, blanehet 826, 38. 
blasmar (blasphemAre) v, /. tr. bhìmer^ re- 

prendre 6, 31; 60, 4; réfl. 8e plaittdre 00, 0. 
blasmar {de v, nor, blâmi?) v, 1, intr, blêmir^ 

b^évanouir 106, 10. 
blasme («. verb. de blasmar) s m, blâme^ honte 

24, 18; 825, 14; 327, 30; 328, 0. 
blezir (de germ. blet) v. II^. blettir\ pc, p, blet^ 

gâté 841, 8. 
blial (or, fitc.; v. Kg. 1475) 8. m. habillemeut 

de 8oie 292, 24; 294, 3. 
bloi; bloy (de germ. blôdi) adj. hlond 291, 33; 

jaune clair 66, 1. 
blon (or. ine,; v. Kg. 1469) adj,, f. blonda, 

hlond 67, 16; 807, 7, 14. 
bloB (v, h, a. blôz) adj, dépouilli^ exempt 59, 4; 

227, 3. 
bo; bon; baon 439,6 (bônum) adj, hoti^ brave^ 

agréable f>8, 16; 60, 23; 88, 23; 80, 18; 213, 

22; al b. mati de bon matin 248, 14; bona 

gen domestici fidei 255, 11; bona adv. en 

bonne voie 8, 35. 
boal (*b$vftle p, bôvlle) s. m: éfable à boeufs 

316, 2a 
bobancier (de boban; v. Kg. 1496) udj. fa^tu- 

euxt orgueiUeux 165, 1(>. 
boca; bocca; bocha (bûccam) s.f bouvhe 105, 2; 

269, 6; 322, 22, 27. 
bois; boih (bUscum) «. m. bui8, 
boÌBsa (^bûxam de i'bQxîdam) «./. hoUe 200, 14. 
boÌBSO (de bois) e, m. huis8oti^ hoie 37, 22; 

819, 28. 
bola (btillam) s. f. boule 389, 20. 
bonamen; -ent (bôna mìínte) adv, boiinemeut, 

bien^ eonvenahìement 5, 2. 
bonaurat; -ath (de b^num a[n|gQriam) udj. 

bieiiheureux 10, 7; 27, 4. 
bonaaretat (de bônum a[u]gariam) 8. f bon- 

heur, béatitude 257, 25. 
bonfaytor (bÔnum fàctorem) s, m. hienfaiieur 

885, 3. 
bontat (bOniUtem) s. f. honté 7, 39; 8, 36; 

213, 22, 28; 427, 11; faire sa b. agir hien 

425, 35; plai8ir 84, 28. 
bontatge (^bOnTtfttTcum) 8. m. bonté 85, 9. 
borda (or. inc.) s, f, hourde 387, 22, 27. 
bordel (de germ, bord) 8, m. hordd 378, 27. 
Bordel fi. propr, Bordeaux 41, 1. 



bordo; -on (bUrdouom) n, iu. hourdon 281, 5; 

vers 408, 20. 
bordonet {dim, de bordon) 8. m, petit vers 403, 18. 
borges; -gues 813, 30; -zes 208, 9; 811, 1 (de 

germ. burg) 8. m. bourgeois 238, 13; 273, 19. 
borsa (^bûrsam) 8. f. bourse 10, 34; 224, 19; 

232, 19; 376, 9. 
bosc; bos 40, 17 (*bUscum; v, Kg. 1664) 8. m, 

hois,forêt 45, 32; 55, 11. 
boscatgo (de bosc; '^'biiscatîcum) ^. m, ÌHicuqr 

109, 22; 179, 28; 291, (î. 
bosso (or. inc.) s. m, bélier 143, 25. 
botar; butar (ger^t. bôtan) f^. /. tr, pous^er 

104, 15; 442, 15; mettre 442, 8; b. lo foc 

tneltre le feu 432, 31. 
bou V. buou. 

bovier (^bOvftrinm) s, m. bouvier 342, 24. 
brac {or. inc.) s, m, houe 44, 16; 87, 0. 
bragas; -guas; -ias (brftccas, d'or, ceU.) 8, f, 

pt. hraies 132, 1 ; 210, 25. 
braire (♦brftgîíre, d*or, inc, ; v. Kg. 1539) v, III, 

braire, crier, chanter 83. 13. 
bramar (de germ. breman) v. I. intr. bramer, 

faire sonner, 
bran; branc (germ. brant) 8, m, gloive 120, 15; 

127, 2; 202, 26. 
branc (de brìíncam) s. m. hranche 436, 19. 
brauca; -cha (braucani) s. m. hrandte 2t^, 29; 

329, 1 ; 373, 8. 
brancut (de branca) adj. hrunehu 147, 26. 
brandon (de genti, brand) 8. m, hrandoth 306, 20. 
branquìl (de branca) s. m. rameau 71, 8. 
brassa (bruchTa) s. f, hrasse 425, 17; 427, 1. 
bratz; braz; bras (bracliTum) s.m. bru8 3H,9: 

47, 1«; 10), 80. 85; 277, 4; 3(U, 7; memhre 

viril i:U), 22. 
brau (t». Ktj, 1226) adj., f brava, dur, riule, 

médiant 120, 7; 1(>3. 8; 2(}1, 11; 358, 3. 
brega (de germ. brikan) s. f, quereUe 338,27; 

342, 41. 
breiar (♦brSvTftre) v. I, tr, àbréger 149, 20. 
breu; brieu (brì^vcm) adj. bref, court 48, 15; 

en b. dans peu, tout'à'i'iteure Çm b.) 33, 81 ; 

270, 24. 
breu (brOvem) s. m. href, iettre 3, 19; 60, 19; 

102, 26; b. doble bref'douhle, e8pèce depoème 

309, 22, 31. 
breumen; -ns; brieumen (brêvi niOnte) adv. 

biHÌvement 351, 10; h entôt, rapidemeni 270, 

24; 286, 22; 304, 24. 
brieu; brieumen i;. breu; breumen. 
brisar (or. inc; v, Kg. 1576) v. I, tr briser, 

tourmenter 7, 4. 
briii (v. Kg. :il6\i) s. m. impétuosité , eulhou- 

sianme 1(58,9; de b. impéttieusement, vivement, 

auasitôt 291, 2^). 



483 



ÔLOSSAIKE. 



484 



bro {du rad, germ, brô) s, m. bouillon 199, 19. 
brochar (♦brôccftre; v. Kg. 1582) v. I, tr. bro- 

cher, rperonner 88, 8. 
broill; brnoill; brnelh; brnlh {d'or. celt.; v, Kg, 

jrySfj) 8. m. boÌ8 41, 8; 147, 2í»; 291, (î. 
brotar (de germ, brlit) v. I. intr, germer, bou- 

tonner 165, 80. 
brotonar (de broton, de germ. brttt) v. I. intr. 

germer, boutonner 291, 6; 293, 84. 
brn; bruo (ŷerm, brûn) adj., f. bruna, brun 

118, 28; êombre 114, 21. 
bruelh; bruoill; bmlh v. broill. 
brnida {pc. p. f. de brnir) «. /. bruit 211. 83. 
brnir (♦brtíglre; d^ rttglre et eelt, brag?) v, 

ìl*. intr.j pc. jìrés, brncn, bruire, hennir 

182, 7; ýaire du bruit 179, 86. 
bmit; brut; brni; bruey (ríe bruir ; ♦brîigTtuin) 

8. m. tapage 98, 3; bruit, rumeur 105, 26; 

162, 8; 197, 28; 250, 21; 866, 80. 
brnlhar (de broiU, brulli) v. I. intr. bourqeonner 

247, 28. 
brnina (brUniani) 8. f, brumr, brouillard épaiê 

291, 12. 
brnsar {d*un rad. cclt, bríisV) v. I, tr. brúler 

206, 4. 
brnsca (♦brtlscam ; v. Kg. 1601) 8, f, branehe, 

ramenu 402, 6. 
brut (bmttum) adj. rude, vilain 149, 26. 
bnc (germ. bûk) e. m. tronc 38, 28. 
bucella (bttccSllam) «. /. bouchée 10, 29. 
bndol (botì^llnm) 8. m. hot/au 40, 88. 
bndrllior (♦l>ot<illimnm) 8. m. tripier 281. 10. 
bnîar {de bnf, onomatoprc) v, ì, intr. bouffer, 

itoujjicr; I». cn la barba rirc au ne2f337, 28. 
bugadar {dc bngada, pc, p.f, de bugar, gertn, 

bíilíon) V. I. tr, ieeeiver 210, 26. 
buillìr (bììllire) i;. //-. bouiUir 200, 6. 
bnon V. bo. 

buou (bSvem) «. m bmuf 207, 10; 889. 19. 
burdir {dc genn. be-hnrdan) v, I. intr. joúter 

47, 17; cabrioler 58, 20. Cf. bcordar et 

borda. 
bntar v. botar. 



o' = que, 8i. 

ca (canem) 8. m. chien 859, 26. 

cab i;. cap. 

cabal (♦cápftlem, de ♦ciipnm p. caput) adj. ex- 

ccllent ir»8, 17; ju8te 2Î)7, 8; de c. en bon 

rtat (V) 201, 24; pcr 8on c. en ce qui le con- 

crrney ponr sn part 201, 25. 
mbalos {de cabal, ♦cìipnlcm) adj. puiesant, glo- 

rietix, excellent 401, 2. 
cabana (c&piinnam, d*or. inc) 8,f. ctibane 166, 

20. 



cabelh; -eil; -11; -el (cftpTllnm) 8, m. eheveuiì, 

80; 267, 28; 271, 13; 399, 12. 
caber 209, 28; 220, 14; -bir (♦cápSre p. c&p8re) 

V. f III. intr., prée. ind, eg, 3. cab 801, 4, 

t'tre contenUy demeurcr; pc. p. cabit muni, 

pourvu 841, 5; 892, 88. 
cabil V. cabelh. 
cabir v. caber. 
Cabra n. pr, 91, 1. 
cabrefoil (c&prîfôlinm) «. m. ehèvrefeuille 324, 

19. 
cabrella (♦c&prHlam) 8,f, ehevron (hérald.) 180, 

23. 
cabri (c^lprlnnm) adj. de ehèvre 68, 26. 
cabriera (♦cuprftriam) «. /. chevrière, ehanson 

dont Vhéro'ine eet une dìtvrière 406, 32. 
cada; qnada (cata, grec u^trn) adv.\ quada trei 

tou8 lee troÌ8 34, 23; pauc c. pauc peu à peu 

285, 6; 848, 26. 

cadau; -uo (»'^7» aoum) pron. indéf. chaeun 

127, 25; 236, 17; 812, :J6. 
cadeira; -eyra (c&thôdram) 8. f. chaire, thráne 

11, 28. 
cadel (c&tellam) 8. m. Jeune (Panimaux 361, 

18, 17. 
cadena; kadena (c&tenam) 8, f, eh^Une 3, 40; 

89, 8. 
cader v cazer. 

cadoro (or. inc.) 8. m, appât, amoree 61, 8. 
cacr V. OAxer. 

(îaerci n, jpr. Çurrcg 127, sU. 
cairat (qu&drfttam) (m(;. carré, 8olide, robuête 

8.8, 12; 292, 15. 
caircl; quaircl (♦qa&drollam) «. m. carreau(d^ar' 

balète), gro8 trait à quatre pane quê ìançaient 

ìee arbalHee de grande dimention 127, 1 ; 148, 

20; 294, 24. 
cairo (♦qn&dronem) 8. m. grande pierre earrée 

844, 20. 
cais; qnais; qnay^h (qoABÌ) adv. quaei, pour 

ainei dire 822, SS; à peu in-ie 403, 17; c c' 

(que) comme ei 244, 27. 

caÌ8 (c&psam) 8, m. bouche; faire c bai^er 326, 
31 (éPaprh To. il faui lire 821, 18: lo feiran 
el caÌ8 gelar le Jeroni geler dane la bouehe, 
Vempècheroni de parìer), 

caitia; chait-; cayt-; qnait-; capt-; cat-; cai- 
tieu; cayt-; cat- (c&ptlvam) adj., f, -iva, 
captif; ch'etif, mieérable, malheureux 6, 19; 
70, 8; 121,4; i:i5, 9; 886,:«); 348, 16; :^76, 
19; 402, 9; 417, 20; 44:^, 2(5. 

cal V, qaal. 

calabre (♦c&t&bòlam) e. f. maehine de guerre 
148, 20. 

calandri (de *c&l&odram; ♦c&l&ndnnam) «. m. 

16* 



biu (or. ine.; t>. Kg. n97) «. /. biat, bi-i»t 

66, 14. 
Uuc (í)trm. bluik) aâj. blane 7. 23; 104, 34; 

105, 1, f>. 
blanchecbft (dc blanc, pfrm. blanlc) «. f, blan- 

eheur 870, 1J8. 
blan4ir (•blindire p. -iri) e. !!•*. tr. flalUr, 

t'iusinuer 95, 'di; 272, 7. 
blM^qet ((íim. de bl&Dc) adj. ÍJan«ft«l 326, 38. 
blasmar (blasphemnre) v. I. ti: bltìmrr, re- 

prtndrt 0, !lli (iO, 4; réfi. n ptainiire (JÛ, a 
blMm&T {áe «. nor. ìAiml/) c J. intr. blitnir, 

•'éoonouír 106, la 
blume («. vrrò. dê blumaT) « m. iilâme, honte 

24, IH; 826, 14; il27, 30; 328, 9. 
bleslr id» germ. blet) c. //'. bltltir; pc. p. blel, 

gâii S41, 8. 
blial (or. >ni:.; «. Iff. 1Í7S) t. i». habniemetit 

de toie 292, 24; 294, 6. 
blol; bloj (d« germ. blôdì) oi'j. Mond 291, a:-!; 

/ouní í/o.V 66, 1. 
blon {or. ine.; v. f{(. 1469) adj., /. blonda, 

ftíonií «7, 16; 807, 7, H. 
bloa (v. A. a. blAz) adj. dipouilli, exempl 6D, 4; 

227, 3. 
bo; bon; baon 430,6 (bjtnam) adj, boii, brave, 

agricMe 58, 16; 60,23; 68,2.4; 80, 18; 213, 

22; al b. mati de bon «lalìn 248, 14; bunu 

geD domestiei fidti 256, 11; baoa firfv. eii 

bonne voie 8, 36, 
boal {•bííííle p. bBvlle) ». ni.- éiable à bteii/t 

316, 2a 
bobancier (de bobaD; v. Kg. 1496) ntlj. fatiii- 

tux, orgutìUeux 105, U>. 
boca; bocca; bocha (hitccam) t.f. boiiehe lOS, 2; 



Ï9, 6; 



1, 27. 



bols; boib (bilscam) «. m. biiia. 

boÌMH (*baiam dt *btlxldain) «, /'. loìle 200, 14. 

boÌBSO (rf( boÌB) t. ni. tiiijsan, òois 37, 22; 

819, 28. 
bola (bQllam) *. /. íou/« 3311, 20. 
bonamen; -ent (bOna míínte) ado. bonntment, 

bien, eonvtnabUment 5, 2. 
bonaarat; -ath (rfc b»nuni a1u|gDriom) udj. 

bitnheiireux 10, 7; 27, 4. 
bonanretat {de bSnnm a[a]garìnm) t. f. bon- 

heur, bialitude 257, 25. 
bonfaytor (bOnnm fáctflrem) t. m. bìtnfailtar 

3B5, 3. 
bontat (benîtstem) a. f. bonli 7, 30; 8 36- 

21H, 22, 28; 427, 11; faire ■& b. ooir bitn 

42Ô, 36; p/'ii«ir 84, 28. 
bontatge (*bì5nTttticDm) i. »■. bonn gg ^ 
borda (or, iiic.) n. f. boiirde 387, 22, 27. 
bordel (de gtrm. bord) *. nt. bordtl 378.' 27. 
Bordel n. propr. Bordtaux 41, i. 



bordo; -on (blirdQiioni) fi. ui. boiirJu 

vti-i 403, 20. 
bordonet (if ini. de bordon) s. m. pelít vi 
borgee; içiies 313, 30; -zei 208, 0: 

^n-tii. burg) a. ni. bourgeoii 238, 
boraa (•baiaam) ». /. jjoiirH 10, i 

233, 19; 376, 9. 
boBc; boB 40, 17 (•búBcain; ■>. /V 

biiit.foril 46, 82; 55,11. 
boBcntgi: (i/e liosc; •biiBCiiHciuii 

109, 22; ITit, 28; 291, «. 
bosso (or. Ìne.) s. «i, bilier L4 
botar; butai (i/erm. bôtan) 

104, 15; 442, 16; meltre 

meltre íe feu 432, 81. 
boD 0. bnon. 

iHivicr (*))&vfirinm) *. ni. /•. 
Iirac {or. inc.) e. tn. boue 
bragag; -gnas; -ias (bric 

pt. hraiee 132, 1; 810 
braire (*biJLgure, lí'pr. ini 

braire, critr, ehanter 
bramar (de gtrtt. brein 

bran; branc (fitrm. bi 

127, 2; aOS, 26. 
branc (rfe br&ncam) 
bruiica; -dia (briui' 

3211, 1 ; 878, 8. 
brancnl (dt ìoûlx 
brandon {dtgenn 
bronqnil (dt bra. 
brasu (britdiTn'' 
brata; broi; ht^ 

47, 10; 105, 

viiU ISO, » 
bran (». Kg. 



brega (df gr 
m, 41. 

breloi ^r' 

bren; bTi< 
an b. • 
370,1 

brM(Lv. 




^ 



^U)SSA1RB. 



488 



cargar (c«rrïc«re) r. /. (r. charger 221, 21; réfl. 
242, 4; 8f remplir 306,25; pe. p. f. cargada 
^hiif 840, 8. 
V. carrcira. 

(»nv., fftrlt&tem) n.f. chariU 7, 88; 
, 1. 8, 4, rie. 
fcM, 8. f. chair 17, 7; 38, 18; 14«, 

î I : íM<), 32. 

' ■irnal; cârnftl&tîcuin) «. m. car^ 



'lrin) m\), charnel,, de chair 
. 'Mî), lô; K. m. ehaÌTy viitnde 

}■ tit.iiiinm) «. m. charpentier ^y 



Him, 

tmpòi 

•»». r.ar* 

. ftrÌ8on 

.cnrdinaì 

' {.uerrê 143, 

ui>8ïmain) 8. m. 



= i; irni; charicra; karrieira {de 

• iiariam) 8. f. rouie 46, 12; rue 

11. IJ ; ./r>/. c/i^iíw 278, 20; 354, 21. 

rar; ^CHrrîttam) ©. /. charrette, 

'hu.r rnuf8 et â dtux ìimon»^ garnie 

'f Sf ou ptiite chnrretiê à hras 160, 24; 

■\ 

' (Mrrnin) «. m. chnr. 
■■ir carrum; ♦cirrôceum) «. m. earro$8e; 
'h fjufrre 143, 4; 144, 17. 
. (|niirt. 
> ((hûrtani) $. f. papier, eharte 33, 24; note 

A, :\^. 

Mt (cârîtìitem) e.f cherté\ tener a c rendre 

./jíi', rouper tfc. à iju. 85, 3. 

< 1 1 ior (qnftrt&rium) 8. m. quartier, quart 341. 89. 

ts (Cftsnm) 8. m. ca8 213, 10; manière 357, 38; 

cn caa qne en ea8 que 403, 20; 
• as (jra«., cft88um) ar(; e(i»«^, òrf>^ 44. 10. 
rasamen (de casa; ^cftsftmdntum) «. m. maûoM, 

habitation 44. 5. 
I cascAvel (or. ine. ; v. Kg. 839H) 8. m. grelot 

230. 22. 
cascu; -n; ch-; chasqu; chaschu; quascu (^cfts- 

clinum, de qnîsquunnm. de quîsque et nnum) 

pron, adj, indéf chaeun 10, 37; 85, 0; 45. 

31; 60, 4; 241, 81; 825, 10; citaque 8, 7; 395. 

15. 
cassa («. rerò. de cassar, ^diptîftre) 8. f. chae^e 

341, 41; capture, jn-oie 360, 11. 
cassador {de cassar, *criptTftre; ^criptlfttorem) 

<• m., 8j. CASsaire, 8. cha88èur 2;)2, 10; 801, 14. 
caasar (^captîftre) v. I. tr. rhaeeer 71, 24; 300, 

12; 8()1, 14: pournuivre 180, 21. 
cassidoine r. caltsadoinc. 
castel; ch- (câsU^llum) e. m. ehdteau^ manoir 

42. 20; 262. 14. 
castcla (câstllîftnum) adj. ca8iiìlan 327, 5. 
castetat; castitat: chas- {8nv., cftatltfttem) #. f. 

chaeteté 8, 5; 19, 14; 414, 13. 




-^ ^ 



s_-: ± 



1^1 



1. .. 




491 



QLOSSAIRE. 



492 



cembel ; semb- (c5mbollam, (f/m. de cŷmbftlam) 
8. wi. appiU 220, 3; far c. t'eonduire 242, 17; 
comhnt 40. 8; 'cn un 8.), réunir sous ie tnême 
fìrapniu 10, 20; íiiifnr :W:K 12. 

cen; cent; sen (cr'ntum) n. de nontbr. ceni 7, 
:^2: 216, 'AX\ :-)22. IH; a cens par centainet 
2:^4, 22. 

cena (cenam) s. f. cíne 9, 9; 48, 2:^; :-i97, i. 
cenador (snv. sonfttorcm) s. m. sénateur 378, 29. 
cenar (cCnare) r. /. inir. tnanfjer, dtner *;^^1^ 4. 
cendat (de ♦síndftlc) 8. m. sorle fiVío//>, taffeta^ 

266, 21 ; orijlattime 182, i:^. 
c^nhor; flenhor; 8oi>încr (cïnjrrre) v.f. II. ^ pris. 

tfìdtj. tnf. I. sontîîi 72, 21: pc. p. tti. c-onli 120, 

lô; c^iiifr 184, 21 ; scnh 289, 25; cein 9, 17;/. 

soncha :n, 10; 288, 44, ceimìre. 
cennar r. senhar. 
ccnt V. cen. 

cente (centCnum V) n. de nomhr. centième 107, 11. 
centura; sen- (cînctaram) s. f. ceinture :-i26, 20; 

hiHlr 202, 10. 
ccptro (sar., scCptniin) ». tn. sceptre ;\9'ò, 20. 
ccrcar ; -<|iiar ; scrcar (cïrcftrc) r. /. tr. chercher 

8, 20; 57. 19; li:^ 2; 154, :U ; 284, 20; 

:^il, :^:i. 

cercha (s. rcrb, de cercar); anar en c. aller en 

quftr, faire ea prière 49, 19. 
cert; sert (crrtuin) adj. certain, súr 144, 11; 

812, 11; de cert; per cert certaineitumi 402, 

15; 410, 21, :H1. 

certa (*cí'TtûiiUîn) adj., f. -aiia, crriain, gúr 82, 

i:^; 65. 9; 270, 22; 319, 5. 
ccrtainon ; -ns ; ccrUvinon ; -nt : (c(*rta mrMitc) 

adv. crrtainrmeni :W1, H5; 439, 22; 445, 5. 
crrtAnamen (♦crrtftna monte) adv. ceriainement, 

him 8ùr 172, 15; :î20, 19. 

ccrtjis; scrtas; serta (cortas) adv. certes 13, 7; 

:tô5, :SÍÎ; 382, 6; 444, 7. 
ccrvel: ser- (ctirj S Ibullnm) s. m. cerveau 224, 

a'»; :WM), 4. 
CC8 (cSnsuiii) s. m. ccttê, impói 127, :-)3. 
ceser r. sezer. 
cessalmens (*cQn8|û!ft1i mentc) adv. eniêuelle' 

mrnt 2:35, 17. 
ccssar; s- (cessftre) v. L intr. ceêter 436, 8; 

tr. fairr crseer 369, 6. 

rcst; sost (('«ccc ístiim) dòn. tmtfc. »ij. sj. o. ccst; 

sest 284, 27; pl. sj. ccst; o. ce8tz;/<Fin sg. 

sj. cesta; cist 194, 23; o. ccsta; pl. sj. o. 

cestas; sestas, ce, cetie, ces. 
cou; ceyl r. cel. 
cìi- cf. c-. 
chai V. sai. 
chaitiveza (de cftptlvnm; *c&ptlvTtiam) s. ý. 

captivité, misère 4, 16. 



chaitÌTÌer (^cáptlvSríam) «. m. tnalheur, miêère 

124, 17. 
champenes (^cTimpiVnQnsem) adj.,f. -esa, eham- 

pmois. 
charceral (de charcer; *cârcorSlem) adj. de pri- 

son 6, 14. 
charzir (de cnram; ♦cftrïclre) v. IP. rtn- 

chi^rir, devenir cher 128, 8. 
chas (*câ8am) prép. chtz 12, 42. 
chaschn; r. casca. 
chasqn r. cascn. 

chasqae (tiri de casca) adj. indéf, ch^ique 20, 21. 
chans- r. caaz-. 
chatisirc (de c^nsir) s. tn. $j, celui qui chciêii; 

CBScr c. faire son choix 803, 1. 
chansit (pc. p. de caasir) s. tn, elioix 20, 6. 
chanzidamen (du pc. p. chaasit) adv, avte dis- 

tineiion 112, 10. 
chera v. cara. 
chi V. qai. 
chiflar( chnflar (slbTliìre et *8abTlnro) v. L ir, 

sifler, railler 887, 20; :^74, 2. 
chin (cánem) s. tn. chien 86, 21; 444, 81. 
chrÌ8tianor v. crestia. 
cieatat v. ciatat 
cilici (sav.y cTlTcinm) s. tn, eiliee, itoffe de poil 

de chièvre de Cilicie, ceinture ou chemise de 

crins pori^e sur la peau par esptrit de péni- 

ience ou de motriification 829, 16. 
cim ; -8im (cymam de cymam) s. m. cime, som- 

mH 106, 1. 
cima; 8yma; 8ima (cymam) s. f. cime^ sonunei 

221, 6 (cim\ p.-é. cim); 8:-{5, 10 eommenee' 

tiient 434, 25. 
cimi r. 8imi. 
cinc ; cinq ; 8inc (qlnqaep. qalnqae) n. de nofnbr. 

cinq 127, 31; 213, 24; 828, 1. 
cinqaanta (qlnqaîlgTntap.) n. de nombr,einqHanie 

2(^5, 22. 
cintel (de cTng^rc; *cTnctellam) s. m. eeinture 

:^03, 29. 
ciotat; ciptat v. ciatat. 
circancire (cTrctimcldSre) v, f. II. , pc. p. cir- 

cancis 28, 21, 25, circoncire. 
circancÌ8Ìo (s. m., cTrctimclsTHiiem) drconeieion 

28, 21. 
cirventes v, sirventes. 
cisclaton (de cyclftdem?; v. Kg, 2725) robe 

d'apparat 271, 12. 
citar (sav. ; cTtftre) v. I. ir. eiter 210, 1. 
citatio [sav.f cTtfttTOnem) s, f, eitaiion 485, 19. 
cintat; ciot-; cipt-; sieat- (clvTt&tem) s. f. dié, 

ville 6, 21 ; 26, 4; 42, 29; 20:^ 20; 428, 11 ; 

437, 26. 
clam (s. vtrb. de elamar) s. m. píainte, rMa- 

mation 247, 30; appel (steo%tr$?) 860, 1. 



•r^pt 



■ * 



404 



«niMUi: '^rta**Jî«*tOSUiiiì adj. conooiteiu', avitlv 

_ '„ :ì.. ». áít 21. 

,••//> "'*'' "A'' î«ì"-rtuni) a. m. hien caché, abri 

:" .. ;. i!i í. tn cachelte 371, 4. 
, j NfM-ru: •/•/ íobert; ♦còpcrtùrium) s. m. cou- 
«vru^'f £lvi. 2fí. 
f^Mni^ iV coboit; ♦coporturam) s. /. cou- 

tvfun senes o. franchemeni 326, 22. 
fHiiuuE/sv cubeeza; cobeìtcsa (*cupîditiani et 
*r:iiiicy lîtiam) a. /. convoitifse, avarice 00, 
j_ ;:. :iî\ 21 ; 317, 10; 383, 24; iléair 257, 38; 

.wii.i.' 257, 21. 
, j*(.r.Jk «\>bbhi (copulam) ò-. /. couplet, strophe 

1 ^ ^í. :.;; 247. IH; 298, 8; 404, :i8; 4aô, íi, 7. 

cMiitTiabín {ite ( obrai) ^. m. proviaìon 238, 23. 
nAin»: /cupôrfire) v. I. tr, vonquêrir 118, 17; 
4i.-{n^rir, ohtenir 180, 18; retroitvvr 112, 15; 
'nixt.iutrir 151, 16. 
. L, -jurx: ou- (cò|o]iM'iire) t;. //". tr., préit. imi. 
,,-#i,. **/' <i. cobre 5, 20, 27; cobri 360, 14; pc. p. 

.ythrìi 38, 5; cubert 321, 87, couvrir 5, 20, 
,;,g^ ÍT; intr. se couvrir. 

.w*; caec (còquum) ;ì. m. cuiitinier 280, 25: 
m 25. 
^ ,-vcli- r. coit-. 

^v- -■v<ir- r. consir-. 
. . *. cv^tHlrilla; -ilba (crocoililaMíì {*. f, vrovudUv JU»2, 
;i5. 40, 41, 43. 
^ ^ s^>«lerc \íte côda?) ìt. m. eitpace (ju*on taiisíte in- 
friáite devant une maiìfon, pelouae, préau 1 14, 6. 
.^iw i\hIìcìo r. condicio. 

oonfesamen (c0nfr*s8âmr>ntum) s. m. confession 
^ 22, 30. 

^ ,^ m'^Jt' cofraire (♦confrîìtrom) s. m. confrh'e 211,6. 

cugitar r. cuidar. 
coicha V. coissa. 
^.^•* .V» coillir i'. colbir. 

coiden (pr. inc.)\ de c. 87, 17. 
coiudamcn ; -ens (cognîta mcnte) adv. yraci- 
tusement 238, 10; i>oliment 273. 8. 
* i*.^ coinde; cucndc (cognitum) adj., f. conia, poV 
, :>i^, íi. 23Î), 7; (jracieux, ffentH 34,' 1 ; 30. 13; lOt», 

■ ^ *!.•« 0; Joli 21)3. (>. 

coindot ((////*. de coindc) adj. tfentil, Joli 104, 
5C .'í^- -^V 32; 103, 12; 2(W, 26; 200, 14. 

I coissa; coirba (còxam) s. f cuiase 40, 32; 
. , ,v«Mi*'.)\ ' 202, 18. 

' coissi {dv *coxlnuïn ? ; cf. K(f. '^058) s. m. coussin 
] 32, 2; 58, 2<>; 200, 1; 321, 36. 
^••.><«.« ^rixit I coita; cocìia icoctam) s.f.hesoin, dvtresse 2\0, 

] 13; 370, 22. 23; vomha't 124, 5 ; (h'sir 107, 18; 
..«•%i.;«* IV iV. 0. de fam faminv 2'M\, t>. 



* •• 






.vV--' 



coitar ((fv coita; *córtare) c. /. tr. presser, 
stimulvr 2îM, 18; vjcvitvr 310, 12; h(Her, 
accéln'er 397, 30; pc. p. avide 57, 4. 

coitos ; cocbos {dv coitar ; ♦cOctOsum) adj. pressé, 



495 



GLOSSAIAE. 



496 



rapidr 145, 24; avide, dfnireux 275, 28; 

vianda cochosa nourriture mangée rapidemetU 

H97, 31. 
coito7.ati\cn (<//■ roit4»8) mtr. nvittnui'nt, rapiih'' 

vtcnt 11)8, 1(). 
col (còllnm) 8. m. cofi ôl, 8; 194, 18; nccolade, 

haiser 820, îU. 
colada {dr còllum ; ♦cfillrttam) s.f. coup 25(), 8(). 
colar (c^hìre) v. I. tr. faire passer {au filtre) 

2(K), 12: intr. couler 224, 29. 
colcar V. coljçar. 

colcha (s. verb. de colcar) s. f couche 897, 33. 
colfj^ar ; -fçuar ; -car (c^llftcarc) v. I. tr. coucfier 

278, 3; nfi. sc coucher 41, 27; 111, 15; 

244, 9; 290. 17; 323, 2i\ \ s'appuyer 106, 30; 

inf. suìtst. coucher, goir 271. 19. 
colhir; coiUir; culhir; cullir (de côllïgì*re) v. 

Il'.f pr/s, ind. sg. I. colh 2(J4, 16; 2. coills; 

culhs 4.'), 4: 3. colh 134, 22; col 3, 17; 7, 0; 

cuelh; suhj. sg. í. coilla; 3. coiir 114, 1; 

colha; cupilla; impf ifuhi, .y. coillìs 14:'), ;M>; 

cuillis \fut. pl. 3. cnlliran 13. 31 ; impér. sg. 2. 

cuolh, CHciHiì\ rccuciUìr; accueiitir, tolérer 

34(i, 7; 0. mal prcndrc en mauvaise jìurt 

3, 17 ; c. mal en jçrat prendre cn honne part 

45, 4; no c. de ne pits cesser de 178, 29. 
colier (•cftllârium) s, m. porte-faix 45, 27. 
collcge {sav.y cdllegium) s. m. (ie sacré) eoUège 

400, 30. 
colompna; colnnina; cxilnmpna; colnna (Cf^hlm- 

nnm) s. f, cotonnc 2(10, 32; ìm, 10; 393, 27: 

409, 18. 
color (cíllorcm) s. f couleur 7, 35 ; teint 208, 

35; manière 85, 2(): pritexte 431, 2. 
colorar (còlorâre) v. I. tr. colorer 293, 83; 

364, 20. 
colp (cQl[ri]pum) s. m. coup 88, 5; 250, 31. 
colpa (cûlpam) s.ffaute 23, 29 ; 24, 1, 3; 7«, 2. 
columna; columpna v. colompna. 
com; cum; con; qaom; qnon; co; qao {de 

(luomòdo) (uìv. coìij. comme^ commeni 4, 24, 

25; 11, 32; 55. 16; 84, 6; 91, 37; 138, 19; 

267. 16; 274, 5; 414, 20; comme si 897, 18; 

c. faitamen cofnment 11, 42; si com, si cam 

aitisi que 5. 26; 19, 15; 20, 8; 22, 12; enaisi 

cx> de même que, ainsi que 29, 18; o. qae 

tfuoiquc; n. p1u8 113, 22; c. 8Ì (sr) comme si 

42, 7; m. 25; 218, '^5; (de ciim) qutuut, 

lcrsquc 4. :K); 5, 2; 6. 14; puisqur :)0.3, 2. 

coma; cnma; c^mo {de quomodo) luiv. comfne 

25. 20; 92, 19; 268, 22; 441. 81. 
coma (cômam) s, f chrvelure 149, 7. 

coman (s. vcrh. de comandar) s. m. ordre, eom- 

mandement 167. 20. 
comanda (s. verh, de comandar) #. /. ordre, 



eommandement 282, 10; mardutndise eom' 

mandée ou reeomnuindée 210, 21. 
comandamen (rff comandar ;*c0mmlindftm6ntam) 

s. m. ordrc, comnmndement, nutndat 11, 10; 

12. 15; 28, 10; 256, 19. 
comandar (^cômmandftre) v, I, tr. et intr. eom- 

mandrr 281, 27; recommander, eof^fier 7,4; 

341, 36; réfl. 151, 15; 202, 19. 
comandayris (*c6mmàndfttrlcem) s.J.eomman- 

deuse, maHresse 376, 10. 
comanre v. somonre. 
comba (*cilmbam, d'or, celt.) s.f eombe, valUe 

éiroite et profonde 402, 10. 
combatemcn {de combatre) s. m. combat, aitaque 

4*2(5, 3. 
combatrc; conb- (cUm et bHtturTc) v, III, ir, 

combaUre 143, 15; 448, 23; 225, 7; r^fl, se 

baltre 188, 28; 191, 16. 
comdar v. comtar. 
comen {de com, avec le suffixe adverbial ment) 

adv. cotnment 321 . 7 ; o. qae de quelle 

nutnière que 152, 15. 
comensamen; -mcnt: comenz- (de comcnsar) s. 

nu commencrmrnt 14, 40; 253, 4; 331, 13. 
comensar; commençar (*cOmînTtîftre, de cum 

et Tnîtiam) v. I. tr. commeneer 8, 16; 21, 33; 

72. 27. 
comcB (pc. p. de comctrc) s. m. commis, eam- 

missaire, fonctionnaire 484, 20. 
comctro (cflromTttrro) v. f 11., purf sg, 5» 

comoB 4:i:4, 17, cofnmelire. 
comiat r. comjat. 
cominal v. comnnal. 
comjat (clSmmrAtum) s. m, congé 60, 9; per- 

mission 277, 27. 
commençar v. comensar. 
como r. coma. 
comorsar {de ci\m ei môrflam) v. I, réfl, se 

baitre, bataUler, $e chamaHler 223, 3. 
compaigna v. companba. 
companh; compain; compaing; companho; -on; 

conpaignon ; -aingnon (*cÒmpilnio, de cttm eí 

pânem) s. m. eompagnon 99, 11; 109, 12; 

805, 11 ; 265, 35, 39; 868, 28; 873, 87; 8«0, 

37; 890, 20; pair 92. 4; par ni o. éqmvaleni, 

égal 118, 4. 
companha; conp-; compaigna (*cÒmpllniaai, r/e 

cnm ei prmcm) s, f. eomjtagnie 358, 3; 873, 

40; 444. 22; troupe 41, 8. 
C4)mpanha (dr companh) s. f. eompiujne M), 23. 
companhar (de companii) r. Ì. ir, acecmpagner 

390, 86. 
companhatge (de companh) s. m. aeeompagne- 

meni 57, 1. 
companhia ; compania ; -io {de companh) «. /. 

eompagniebò, 38; 110, 12; 260, U; 367,26. 






498 



.•iii 



. .-il" 



,-.-..'— 



■»••■ 



«^■ir*-"' 



.!<•■•' 



^ I ■ 



*. 



iC 



l> !• 



ï». ; 



X.. •-.itH'cíS^ 



'. Hl .1 \ 






*■. 



/. 






.. >\ iVl». 21. 
íA- 12. 2H; 



.■•II...*» 21 H, 12, 20; subst, comiuuHauU^ 112, 

r :.- :W, 2. 

•.iiLiV coniinal (cònimiinrileiu) adj. commun 

í . 22: puhlic 307, ô; per o. cn commuii, 

V"* « ;. nt'meii t 2iK), 1 1 . 

-.in iiAlnion; -ns; -n/; cominalinen; cuminal- 

ii' ' : *ivfr. ilv comiiiiiil) («(//'. commuitvmcut, 

i* .\ninun, ensembU' 118, 10; 230, 4; 2íî(), -4; 

•U^. 21ì; tji'ncralemcnt 170, 11. 
.j.i cOnum) í. /«. co/* 58, 27. 
.•^a •.-. com. 
.^ace- r/. consc-. 
,'--2v'ebre ícÒncïprTe) v. /. ///. tr., fut. sg, 2. 

coiicobras 2í), !), coHrcvoir. 
xvichsi (ròiiclium) n. /. conque, basíin i), 15. 
.vnilampmir (côn-tlâmnart:) r. /. tr. coniìamner 

2<>î», 17; ;J75. 18. 
.vndicio; cod- (*</<'., côiidïtïônem) s.f. condition 

395, 31; 397, 15. 
conduire (côndiicr'ie) v. /. //. tr. conduire. 
oondut; -u^ {pc. p. dc conduirc) ». m. conduit; 

icptis 372, 27 : (//;•, mrlodie 14í), 29. 
ouiifonnar: cof- ((•Onfïrinrirfì) /•. /. tr. conjirmcr 

31î», 31; 42S. 3:1; n'ji, s'mrcrmir l2í), 17. 
confcs; cofcs (coiifi'ssiim) adj. celui qui arouc 

ia culpabilifr 21, 23; 23, 5; <ií)3, 22. 
(*oiif(-s.sur; cof-; colì- {sar., dc cOiifùsHUiii /'. /. 

tr. cuHj'cíiscr; intr. aroucr 354, 12; rcfl. se 

coHjcsncr 21. 81; 2t)8, 22. 
confitssio; cof.; confcsion (tfd/., cOnf(^*ssï(jnem) 

s. /. confcissioH 191, 20; 209, 9; 306, 3í). 
conlìnar (dc cflm et flnem; conflnare) r. /. /////•. 

cvHjÌHcr; c. ub 2(>1. 4. 
confondre; cof-; cofundrc (cOnfiindrre) r. lll. 

tr. coHfondre 41, 22; 54, 27; (ÎO, 14; 223, 20; 

280 10; tuer 3(k), 12; rc/l. pthir 222. m. 
conformitat [aav., *cOnf(~)rmït:itcm) s. /. co/i- 

Jormitr 39.Ô, 35. 
confort; cof- {s. verb de confortar) s. m. con- 

j'vi't , tHCouratjeineHt , consolation 108, l(»; 

175, 23; 430, 8. 
confortar; cof- (confôrtfire) /•. /. tr. conforter; 

t'ijl. *( coHSidcr 127, 3. 
confiisio {sar., cuiifUsîviliein) s. /. conj'usion, 

drsordrc 259, 2î\ 
coiitînrar /'. conjurar. 

coiii (í/( CíUium, *cùnínum) adj. du con 58, 34. 
conia /•. coindc. 
conjunctio (*•»//•., conjiïnctïOiii*m) s.f conjunction 

213. 9. 
conjnrar; -trurar (cònjurarc) v. 1. tr. conjurer 

î'i). 1«; ;W5, 39. 
conoisscnsa; -ovsscnsa; -oys(*nsa (í/c conoisser) 

ií. / coHHaissuHCi 2i>8. 1; ik)8, 19; savoir 

4t)i, 18. 
conoisser; connoissur; conoicher (côgnOsctire) 



499 



GLOSSAIRE. 



500 



V. /. JIL, prés. ind, sg. 1. conosc 60, 4; 

241, 29; conosci 25. 27; 3, conois; 9uhj. 

sg. 3. conoscha 18, 14; conosc' 368, 88; pL 2. 

ronnscatz 2Í)1, Hl; .V. conosclicn 17, 10; 

impf. 9ubj. sg. 3. conogues 1G2, 10; par/. 

sg. 1. conoc 226, 11; (faibie) conognii 18, 31; 

3. conog 18, 30; pl. 3, connogron 26, 7; 

conoguen 15, 2; 18, 'M;/uLsg, í. conoisserai; 

2. conoichcras 370, 23, 25; pc. p. m. conogat 

18, :^î; 134, 2;/. conogada 14, 11, tr. con- 

naìtre, reconnaUre 11, 12; no'ns conosc* om 

qu*on ne retnarque en vous; rèfi. de t^aperee- 

voir 134, 2; faire conognt /aire connaHre 

14, 10. 
conort (s. rerb. f/r conortar) 9. m. con/ort, 

comolation 120, 22; 268, 21. 
conortar {(ie *co[n]hortrire p. cOhSrUiri) r. /. tr. 

con/orter, encourager, consoler 144, 24; 155, 

12; 187, 19; r//. 75, 8; 117, 10; c. de assurer 

286, 25. 
conp- r/ comp-. 
conporta (cìim ct portam) s. /. pont suspetidn 

3î)3, 23. 
conqucrcîucn {dr conqucrcr) s. m. conquHc, 

acquisition 237. 4. 
conquerer 140, 3; 178, 8; conquerir 180, 8; 

{de cftn-quaerrTc) r./. 11. tr., prés. subj. sg. 3. 

conquiera 47, 7; pc, prh. conqueren 236, 16; 

pc. p. m. conques 73, 22; oonqais 64, 8; 

conqneis 71, 27 ; /. conquiza 60, 25, conquérir, 

gagncr^ raincrc. 
conquesta (*c5nqutesïtam) s./. conquête 864, 12. 
conquistar (*cfínquistAre) r. I. tr. eonqu/rir, 

gagner 92, 30; 117, 32; 309, 27; 425, 13, 14; 

raincre 226, 19. 
conrei; conre (s. verb. de conreiar) s. m. êqui- 

page, r.quipement 35, 3; 113. 5; 128, 10; 

2î)9, 9. 
conreiar (r. Kg. 7858) r. 1. tr. êquiper. 
consciencia; consiensa (sar., cOnscîSntlam) «. /. 

conscience 386, 2; 899, 8. 
consegre (c0n-*8cquere) r. III. tr. atteindre 120, 

26. 
conseil; -eill v. conselh. 
conseillier (cOnsTlíârinm) s. m. conseiller; 

coussin 324, 8, 
consclh; -eill; -cil; -cl; concelh; c^sselh; -ell; 

rx)8eill; -cil (consîlîum) s. m. cnmeil 28, 8; 

82, 9; 48, 5, 15; 90, 7; 176, 2:i; 267, 22; 

285, 3; rt^union de pcrsonnes qui dMibèrent 

355, 19; concile 427, 36; résolution 280, 11. 
conselhar; -eillar; concelhar; cosselhar (*cOn- 

sTlTàre) r. /. tr. conseiiler 42. 3; 136, 2; 

218, 5; 234, 16; 282, 9; 427, 7, 
consentir; cossentir; conccntir (consSntlre) 

V, II' *. inir. 318, 4 ; 870, 88 ; 426, 22 ; obéir 



886, 1; c. de 207, 10; tr. aceorder^ eancéder, 

souffrir 63, 6; 86, 26; 160, 28. 
consentire (de consentir; ^cOnsSntltor) s. m. sj. 

celui qui consent 216, 5. 
conservacio (sac, conservdtTOnem) s. f. con- 

scrvation 394, 31. 
consi; conssi; cossi; cossy; coysi;. qnossi (de 

com et si) adr. conj. comment 33, 20; 69, 2; 

272, 6; 293, 6; 336, 88; 440, 21; 441, 19. 
consiensa r. consciencia. 
consir r. consire. 
consiramen (de consirar; ^cOnsldSrftmSntom) 

s. m. considération, souci 238, 24. 
consirar; coss-; cos-; coc- (cOnsldcnìrc) p. I, 

ir. considérer, penser 21, 24; o. de 52, 26; 

0. en 884, 21 ; réfì. sUmaginer, se dire 884, 10; 

86 0. de réfUcltir 886, 5; pc. p. songeant 

à 89, 7. 
consire; consir 108, 24; 166, 20; 889, 84; 

408, 10; cossire; conss- (s. verb de consir&r) 

s. m. réjlexion, rêrerie, pens^e 79, 1 ; 216, 7 ; 

260, 14; 303, 30; soíte de poésie 408, 10. 
consiricr (de consirar; ^cOnsldJSrftriam) s. m. 

rèrnie, pensfe 123, 11; 167, 29; 247, 0; 

souci 341, 19. 
consiros; coss-: coc- (de consirar) adj. penêi/, 

soucieux 175, 12; 288, 19; 332, 26; 389, 24. 
consistory (sar., cOnsistOriam) s. m. consitUnre 

417, 4. 
consolar (consolSre) r. /. tr. consoler 334, 4. 
consonansa (consdnântiam)*./. consonanee, rinu 

408, 12. 
consonar (consônsre) r. /. intr. eoneorder 

408, 19. 
conss- r. cons-. 
cont- r. comt-. 
contempl&r (c5ntSmp1ftre) r. /. tr. contempler 

433, 10. 
conten (cQnt?ntnm) adj. etmteni 487, 22. 
conten (de contendre) s. m. eontestation, dispuie 

172, 14; 301, 15; ses c. sans conteste 172, la 
contenda (de contendre) s. /. eoniradietion, dis- 

pute 81, 20. 
contendre (cÒnUSndíre) r. ///. inir. contendre, 

eoniester, dispuier 168. 16; 283, 14; combaUrê 

204, 6. 
contenemcn (de contencr) s. ni. eontenance, 

conduite 24, 9; 99, 27; 15:), 4. 
contenenxa (de contener) s./. eontenance, eon^ 

duite 97, 13. 
contener (con-tenérc) r. /. ///., prrs ind. sg. 3. 

conte 403, 2, conienir. 
contenso; -ço (cOnU^ntTonem) s. /. etmteniion, 

combat 8. 28; 142. 5, tençon 91, 24. 
contenta {pc. p. /. de contendre) s. /. dispuiê 

128, 35. 



501 



ouiitlnuftbla (cfiutlna-ìtbTlem) a>{/. coulinuel. 
«intlnuíiiiteud ic8iitliia»-ni>"'nit'ì adv. continú- 

mrnl, tt* pltm 2;t(i. 31. 
ouiitÌiiuuN {J* oSnlTnQuiu) a<(/. eontmu 2&1, 3. 
cuiitr» lcftuUk);»V/'.(»Ntrr7,3a;R, 1,2,;-) «ic; 

iYr«. d 1(1, 3L> ^ H:(, 14 ; ir. que pourquoi 1 16, 6. 
ouiitrHi]» ((jn cttutrfti *c)intrrtt&m) t./.eonlrét, 

fMy« 2hl, 28. 
cuiitnu)lr«i -tlir (cttntcitilicòre) p. /■. //■ ínír. 

•»'Nh'nr<W »11. 114, JU; 4.11, 3l. 
txnitrniliiiitnicn (ilr cuiitTiuliru) «. ih. oontra- 

ilitliuni na o. *<im «Mtri-rcfif 2S7, 14. 
MhtTAUr lti(>. 17; HTiil, ^ (c(intra-fri[cti]re) 

r. f. tr. eimtr^itirt. 
OoMtàs (rfíntrrtotuoa) o((;. ealropiii 119, 211. 
PunlTHllo (oantTArÌuin}*. »•■ eoulradìeiiim 87, 20. 
iiiiiiIi'ï|ii>lnluiiiGn; •poncltuinun (u(iiilra-|i>iiictiì- 

tiii»itii»il ■, M c-mlrepaÌHt 2BH, U, 5. 
OuntriU'l (i'Antmrluui) ni{/., / •ari», eontraire, 

ufifXNnl an», -A\\ It7fi, 28; pcr le o. o» coii- 

Intf'c* 4<ltl. lU; «u&«f. 40», 1. 
ouutrftrlu* (if* ountrftrl) u({/. uui/AruríMiv (iji'^il- 

(uitll' Ua.) 114, iy. 
oi>ntrMil (iJ« cuntr«at»r, o(lDtriist>1re) «. »(. 

íiitputi 4<16, 2. 
ouiivniiloi) (nun., canvttnlí^nten)) aiìj. tonrtuani 

\m. 41; m, 15, lil, Itì. 
ounvanlr; miv-; <|uuv- (citnvOnire) c. /. lll. 

inli:, fiti'i iiiil. tfi. a. «^uvu ir)4. 2li; cunvun 

UI4, la; mbj. «ir .ï. ouvanK« 70, 27; fut. 

*(í. .i. ouvlndr» atì4, ^4 /»p, p. m. Bovongut 

anU, 4; tniurimr, lUhlarn; anmer; impert. il 

i'oui'ilHl, il /aul Ni, 18; m, 24; 214, In; 

4IW, 10; ,1% 70, :i7. 
oiinvuniiHr (ciliiviiiw1re) c. /. í//. 'r., prét. iini. 

u,l. X oiiiivoiii 804, 26, «aí'ii-tv. 
iMMivuri (i'^nvi<riuin ; pc. p. de cODvnrtóre) 

.1,1,. ,:.i....li if>. 11. 

i'.iiuvoi'iilu (■iiv., oDnvtiralDDom) $./. convertion 

HHI, 10; irnHi/iiriiiaHoi, 8U6, h. 
iHiiivoi'tllil» (<"i«.. cflnviïrtTblloin) <»(;., /. ibla 

,i.ini.iHblr. diiireli/ 8U6, 8. 
iHihvurtlr; i'-nï- (ih cilnviirliíro) v. Il'. coiierilìr 

lOJ, m-. •JJV. 18; li/l. 1« (nitin/'fli-uifr 306, 22. 
ounvliUri i-uv- ('ciínvitilri;) v. I. tr. eonrier, 

ÌMilrr 810, 27; ítlíO, 28; 4111, 4, 22; pe. p. 

tubÉl. ÌnvHf, liMi HII7, 20. 
(Uiiivlniini riiv- (i'* r.uiivenlr) t. m. eonvriiliui; 

promntr W), 2. 
riiiMr (líc Ciilp; iiil|i»r) v. I. Ir. coup^r 432, 40. 
Oii|iliiN (ii'i'-, i'aiilOMUIil) ii('^., pl. 01. coplozGB, 

niplriij; iiboHilitnl iM, 20. 
cur (mr) ■. m. «irnr 8, 8; II, 28; mal o. 

mMiiiiifnt -m, 84. 
oiirfti -u; liur; quuru^quA hor») inlv. àqaiMc 



ìienre, qunnd 30, 21; 195, 8, 10; o. qoe A 

quelle heiire que 7, 2; 161, 8. 
ooral (rf» cer, 'cSrÂleiii) adj. eorâial, iiitime 

102, 9. 
coralmen (de coral) aiìv. eordinletnmt 318, 17. 
coratge; -age; -atje-; -ajej -agge (*c3r£tïcDm) 



'•(ij;*; £ 



ii<r/i-i i^ 



tièfie 



dr» offrelioiit, lìe» patsíoiitM, 2; 102, 17 ; 272, 

17; 370, 3; amìatftt de o. (iinifiV de caur, in- 

tiiiie 67, 2. 
CurutjoH; -tgug ((/« curatge) adj. caHragfiix, 

plein dt eamr 179, 20; 227, 1; 240, aa 
curbato (lie cìlrbum, côrvnm) ». «i. jttint du 

i^o.-U<,i< p,in coiiia,, 359, 38. 
corda (chfirdam) «./. iwi'ifi! 281, 24; 824, 16. 
cordu ifle corda) t. m. eordou, ruban 120, 'i\\ 

264, 0; 2H7, 22. 
oiriliiri&ru < (iosiluriera, dt 'csnaUEturum) 

»./. coiili-rièr, 40, 10; 47, 8. 
corn (crirmun a. in. cor 208, 23; eornt 361, 24. 
curiiut (côrnntum) ii>?j'. corau -iffl, 16. 
corompamen (<ie corroinpre, cSrrOmpere) t. m, 

eorriiplion 447, 3. 
coroDa (cSrOnam) i./. coiii'Oiii» 127, 81. 
coroBar ». cúrrossav, 
corp (c5rl)uni,CÌlrVQm) í. m. eorbeau 330,8; 861), 

8H, 
corporal (tav., cSrpdrrilero) adj. corporel a 80. 
corporulmciit {<lr. curpural) ada. eorpnrellrniml 

atl, 12, 
corps II. cora. 



rrosriir 320, 

currei (cerrTglum) *. i». eounoie 1211, 33; 128, 8. 
i'.ij|'ri.-itt; 'gn (uiirri^iuiii ^. f eonrroir 108,32; 

3G0, 34 o. ali nobz /oh<i 18», 14. 
curreinr (iVi- oorreiu) «. /. Ir. /oiullrr ISO, 14. 
correr; corre 146, 35 (cQrríire) ». /. ///, 'prit. 

iiid. si/. /. cor A2, 18; 3. corr 18:1, 10; curre 

371, 38; p/. H. corro 40, Ifli; oorron 25, 0; 

P'ir/. »g. .1. corrcc 201, 84; cors aOl, ;W, 

/ut. pi. .i. currun 288, 211; iihíiô-. »if. ï. 

cor68, 13; pc. p. m. corrcgnt 205, 12, eourir; 

o. avec le dal. "ii aobre aataiUir, altoifiitr 

40. 20; 261, U. 
corrien {de corre) ■. iii. ri,urrier 290, 41. 
oorroBaar; corosar (*cfirruplTHre) v. I. Ir. eour-' 

roueer 26, I; 445. 25; affiiger 3BG, 44; 

r/fi. 2(i3. 13; 2Sd, 38. 
corrotz (■. m. dr corro^ar, -oBBar) t. m. eour' 

roux, cliuyrin 180. .t. 
corniniprc; corumpre (cíirriimpi^re t>. Ill.anom. 

eorrompre 268, 12; 32fi, 33, 36; Uttr, 

mfreiiidre 412, 14. 



503 



GLOSSAIRE. 



504 



corrnpcio («fit?., c5rrilptî0nein) ». /. corrHplion 

:-mr), 7. 

cors; corps; corrs (còrpns «. m. corp» 2, 12; 

H7. 81; 205. 8, 5; mon c. moi rte. 
cors (ciirsiiin) /». m. ror/ii* 2.'V.). 1(J; Î127, 21; 

coiirse; de c. ioitf He niiite 94, IJ). 
corsior {fie cors; ♦ciirsfirium) «. m#. courtier 

12(), 8. 
cort (cOrtem) «. /*. covi'51, 16; 132, 1; ossem- 

hlée, réumoii 189, 27. 
cx)rtal (rff cort; ♦cortâlc) «. m. couriH^ parc 

(pour fies hêies) Hl(î, 2í). 
cortes (âe cort; ♦cOrtCnsera) ntìj,,/, -eza, couriois 

42, 10; 179, H. 
rortc74inicn ; cortcs- (í/r cortcs) oìÌp. courioise- 

ment^ polimeni 431, 38; 432, 4. 
cortezia; -sia: -sio 441. 5 {de cortes) s.f. coiir- 

ioisie 75, 4; 201, 7. 
cortina (««»., cortTnam) *. /. murtitie, rideon 

qui enloure uii lit 59, 22. 
corturier (de cort; ♦cortunìrinm) x. w, coiir- 

iisaii 342, 4. 
corumpre v. corrnmpre. 
C08- c/. cons-. 
cosdament [or. iiicerf.) aiìv. matftiijiquement 

271, 11. 
cosdnmna v. costnma. 
coser (fOnsiir're) v. II ì. vt II''. ir., pr. p. cosit 

38, 17, cotidre 43, 23. 
cosin V. cosi. 
coRniiir (ilv roiiRiimmarc rt r^)iiRliin«^ro; ♦eonsii- 

niiiii') r. /. tr. eonsotnmrr 17, 12; 18, 23. 
c^Sfl- rf. cons-. 

r.oRS«*r {or. inrrrf.) f. f. rniinsiiif motrlits ìV\\. 4, 
coBSCzcii (^cuu- 8r«driitcm) adj.in.pi'opr.) av€nnni% 

coiivenahlr 88, 12. 
costa (cOstam) s. /.; prép. i) cMê dr 107. 2^): 

dc c. 44, 13. 
coBtal (de costa, ♦cOstiìlera) s. m. flauc 343. 19; 

coteaUy penchnnf iVune coìline 2()2. 22. 
costar (constrirc) r. /. lr. coiìier 141, 5; 211, 0. 
costitiiemen («or., de constTtìicTo) s. tn. con- 

siitution 18, 29. 
costum (de consiiCtudTnem) s. ni. coittittne, 

inanières 129, 5; 3<)8. 2;'). 
costuma; cosduma (dr cOnsQetHdTncm) s. f. 

coittnme^ hahitude, nsage 4, »1; 257,31; 373, 

21. 
costnmat {de costuma) adj. accontumê^ habitnel 

314, 33. 
costumicr (de costuma) ndj.\ c. dc accouiumr 

à, hnbHtii^ à 5.3, 25; 243. 9. 
costura (de coser; ♦cOsÛrtQram) s, f. coutnre 

3íH. 15. 
riita (dr fjerm. Icotta) s. /. rotfe^ tnnique^ vrte- 
ment de frmtne 22U, 12. 



cotel V. contel. 

cotidia (sav„ quOtldTânara) adj, quotiáien 222. 

23; 347, 3. 
contel; c^tol (ciìltrllum) s. iii. e/tuieau 200, 17; 

2:U). 24; 324, 32. 
coutivador (♦ctiltlvfttorem) «. iii., nj, coutÌTairc; 

-adrc, cnltiraienr^ vitfneron 13, 18; ndoratenr 

380, 23. 
coutivament (♦ctlltlvftm^ntum) s, m.culie, adora^ 

fion 381, 26. 
cov- cf. conv-. 
coven (cSnvvntum) s. m. convention^ eontrat 

(58, 3; 221, 27; condition 81, 8; eourettt, 

comtnunantr de moines, 
covcnaMc (de covenir) atlj,^ /. -abla, eouvtnahlr 

443, 10. 
covinen (de covenir, convenir) adj, eoitvenobìe 

311, 20. 
covit (s. terh. de covidar, convidar) s. nt. in- 

vitation 357, 5; 3(i0, 37. 
covit (cdnvTctum) t. m.fesiin, repns 396, 13, 14. 
consi r. consi. 
coza r. canza. 
cozer; cozir 229, 21 (de ♦cOqSre p, cOqnSre) r. 

/. ///., prés, ind. sg, 3, caeÌB 100, 20; ful, 

sg. 3. cozera 200, 6; pe, prés, cozen 125, 10; 

pe. p. m, coit 146, 30; cueich 225, 11; /. 

coit* 148. 30; cuecba 443, 30, euirt\ tour- 

tnenter, 
cozi; -in; cosin (cOlnlBlObJrlnnm) s. m. cousin 

35, 22; 211, 0; 217, 21; JW0, 4; 367, 17. 
cozina (de cozer; ♦c0q((l 'lnam) s, f, cuisine 

256, 0. 
cozina (ron8|5t)]rlimin) m. /. rouHÌhe 211, 9. 
cozinat (de cozina) s. m, tnets. 
cranc (câncrum) s, tn, eaneer 116, 9. 
crear; criar (sav.y crîíáre) i». /. ir. a'^er 21, 16; 

nomtnrr 437, 29. 
creator 3, 13; criator 448, 1 («ur., crrAtOrem) 

er^ateur. 
crcatnra; cri- (sar., crT'âtHram) s f. créatnre 

27, 27; 57, 11; 107, 19; 363, 16;' 436, 10. 
crebar (cri^pilre) v. I. ittir. ererer 438, 23. 
creder; creer v. crcire. 
creire 232, 13; rreyre; creder; crezer; creser; 

creer 18, 15 (crOdî?re) r. /. ///.. pr^s. ind. 

sg. í. cre (: e) 133, 7 ; crei ; cres 443, 1 ; cresi 

431, 10; 2. cro« 12, 1; 90, 14; 3. cre 0, 6; 

crei (: ci^ 34, 28*. jd. I. crczem; creem 16, 34; 

2. crezeU; crecz 16, 34; 11,24; crcet 11,24; 

3. crezon; croson 321^, 2; snbi, sg. 3, crea 
18, 19; pl, 2. crcdaz 269, 8; crezaU 85, II; 
creaz 13, 10; creaU 42, 28; impf.sHbj.sg, 3, 
rrees 21, \7\ pl.3. creessen 2, 8; pf, $g. 3. 
credetH, 13; crezet; creet 21, 1, 10; pl 3. 
crezeron; creeren 15. 18; fui, sg. 1, creirai 



606 



QLOSSAIRE. 



506 



06, 28, d(); 212, 8; cmuì. /. crczera; //. 

creiria 118, H4; impf. ng. 2, cre; ye, p, m. 

crozut208, 17; creut20, 16; 205, 13, croire\ 

pc.pi'é».8ub»t. crczen croijant 210, 22; 231, 26. 
croittHement; creyBsh- (de creisser) s. m. ac- 

croiêeement 259, 35; Sdô, 4. 
creÌHsensa (eav.^ crescontîam) eroiesancf^ aug- 

mentatioté 842, 11). 
croÌBser 2U7, 6; creyser 381,0 (crûscSre) v. f. 

II L intr.f préa. imi, eg. 3. creis 66, 4; 

166, 3(); pl. 2. creysHetz 310, 0; enbj. eg. 3. 

crosc' 114, 15; cresca li)0, 13; 241, 20; par/. 

eg. 3. crec 55, 18; 394, 9; pc. p. m. cregut 

206, 20; /. cre((uda 109, 17, croítre^ accro- 

Itre; arriver 66, 4; 20ô, 29. 
cremar (buv.^ orftmilre) t^. /. tr. hrúler 208, 26; 

361, 11. 
cromotar {de trrtmfirc) r. /. tr. crainâre\ inf. 

eubet. crainte 121, 22. 
cres- V. -croz-. 

(iro»pÌ ft. pr. Crenpij en Vatoia 128, 27. 
crestairoB {<te crTstam) t. m. ej. châtrenr 282, 3. 
croMtia; -an; orlntia; -an; christ- (chrlstïânum) 

«<(/., /'. -ana, e. »ii. cimHìen 5, 26; 0, 4, 12; 

44, 0; 1B2, 2; 222. 19; 2(MÌ, 4; mX, 12; mìj. 

65, 23; 284, 24; gén. pl. christianors 365, 11. 
croitiandat {eav,^ chrlBtTfinTtAtAm) e. f. chrf- 

tienté 236, 19; m, 24. 
croy- V, crol-. 
croyMho (de creiHBor ; '^'crescTOnem) s. f. erois- 

eance 395, 27. 
crozon»a; cro»- (ile crezer; *cred9ntTam) a. f. 

oroganoe tíiiH^ 19; per ma c. tna foi 118, 3; 

276, I. a 0. íl crMit 342, 31. 
crozor v. croire. 
cri (cnnenO •• A crin^ poìl 58, 20; chevelnre 

101, 25. 
crl f). crit. 

criar i>. crear, cridar. 
oriator v, croator. 
cridar; criar (quirltAre) v. /. intr. crt<^'5, 23; 

e'érier 142, Ji6; 290, 11. 
cridoHta (de cridar) e. f. crie» iV, tumnlte 433, 

25. 
crldlu Uìe cridar) adj.^ f. -Ìva, criard 356, 31. 
crim (crimon) e. m. critne 412, 7. 
crimlnal (i«r., crlmTnAlom) adj. criminel; pecat 

cr. pMé ttìortrl 223, 37. 
criminoH (eav , crimTnOBum) adj criminely cou- 

pabte 433, 2. 
(^rÌHt; (nirÌBt; Crit ((niristum) C/irist 17, 10; 

158, 10. 
crÌNtal (i(fr., cryBtJlllum) e. m. crÌHtal 202, 25. 
crÌHtiiin V. croBtia. 
crit; cri (de cridar) e. tti. cri 290, 10; .399, 12: 

appit 158, 2ò. 



croissir (de germ. ♦krÔBtjan) r. ÍI\ Ir. faire 

griiicer 25, 20. 
crollar v. crotlar. 

cropa (de germ. kruppa) s. f. eroupe 294, 10. 
cros V. crotz. 

crosada (de crosar, ♦cnicïûre) •. /. donar la cr. 

faire le signe de la croix, donner la béné' 

diction 437, 27. 
crot V. crotz. 

crotlar ; crollar (♦crfitûlftre ; r. Kg. 2542) intr. 
erottler, e'écrouler, s'ébranler 120, 16; 148, 
20; 196, 31. 

crotz; crot; cros (crûcem) s. f. croix 22, 10; 
62, 0; 409, 32. 

crozat pe. p. (de crozar, ♦crtlcïftre) •. m. erciBé 

137, 9. 
cra i>. crut. 
cruciiixar (ini^, de crûci fuum) r. /. tr.erueifier 

25, 28. 
crudel ; crus- ; cruz- (crudelem) adj. eruel 25, 

11; 402, 14; 433, 88. 

crut; cru (crudum) adj. eru, rude, saumge 807, 

6 ; 438, 17. 
cnhorta (pc. p. f. de cuhrir, cohrir) s. f. còU' 

verture 204, 15. 

cuhcrtamon (de cubcrt, pc. p. de cobrír) adr. 

couvirtcincnt, indircctcment 314, 42. 
cubrir v. cobrir. 
cudar v. cuidar. 
cuec V. coc. 
cuende v. coinde. 
cuer; cur (côrium) s. m. cuir 293, 9; peau 

44, 24. 
cng V. cut et cuidar. 
cuidar ; cuyd-; cud-; cui-; cug-; cogitar (♦c8gï- 

târe) V. I. tr. eroire, pcnscì' 2, 17; 10, 33; 

41, 29; 91, 27; 92, 11 ; lôô, 14; 207, 27; 831, 

7; inf eubst. pensée, idée 245, 38. 
cuidat (pc. p. de cuidar) s. m. pensée, idée 

86, 8. 

cuirassa (de cuir; cÔrTâcSam) s. f. euirasse 

148, 7. 
culhir; cnllir t;. colhir. 
culvert; -er (or. tnc; v. Kg. 2322) adj. perfide, 

coupable 45, 1. 
cum V. com. 
cum- cf. com-. 
cumdurmir (ctlm-dôrmlre) v. //*. rifl. darmir 

41, 28. 

cumcrgar (cômmtlnTcâre) v. I. intr. conrnunier 

39, 10. 
cundìa ; cunhtia (de coindc) s. f. grâce^ gen- 

tilicsse 204, 7; 308, 10; 393, 6. 
cur V. cuer. 
cura (ctlram) s. f soin, souci; prendre, aTer 



507 



QLOSSAmE. 



508 



0. prendre aoin 66, 17; 136, 2; getar a no- 
cura négliger 130, 15. 

curar (carâre) v, I. tr, soigner, eultiver 220y 4; 

373, 25; avce le ght. se $oueier 109, 28; 

374, 11. 

curat; cura 440, 4 (carâtum) «. m, euré 444, 3. 
curíozament (carîosa mente) adv, êoigneusement 
873, 14. 

curoB (de cura) adj, soigneux 346, 14. 
cursori (iav,, cttrsorium) adj, rapide 406, 30. 
cut; cug (í. V. de cuidar) #. m. pen^re^ doute 

80, 0. Cf. cuidar. 
cuydar v. cuidar. 



da V, dc. 

dabans (d[5l.&b-rinte) adv. auparavant 241, 3. 

dalgat V. delgat. 

damizcla; damaiscla (dÒmTnícollam) «. /. de- 

moiselle 142. 7; 323, 4. 
damlideu v. dompnedeu. 
damnar; dampiiar (daninArc) v. I. tr. damner 

210. 11; 341, 18; 3U0, 14. 
damnatge; danipn-; dampnatje; dapnatgc: -gbc 

(♦drininnticnni) b. m. dommiqc 1)5, 11; lOí), 

28; 15(i,6; 200, 2, 11, 12; 431,6; 433, 38. 
dampnos (dámnosum) udj. nuisible 807, 31. 
daroredeu v. dompnedeu. 
dan (dâmnum) s. m. dommage, détriment, perte 

76, 18; 124, 18; tener d. nuire; nég. nefaire 

rien 129, 29; giet, met a mon d. mépriêer, 

dnhigiêcr 202. IK; 222, 14. 
dançar v. dnnsar. 
dans; dansa (de dansar) s. m. f. danse 121, 19. 

21: chamon à danscr 238, 10; 403, 1. 
dansar ; dançar (de v. a. h. danson) v. L intr. 

daiiser 121, 18; 403, 31. 
dapnatge v. damnatge. 
dapniíicar (sav., dámnífïcnre) v. I. tr. endom- 

mager 434, 9. 

dar 117, 28 (dâre) v. I. anom. remplaeé g^nérale- 
mcnt par donar, prt^s. ind. sg. 1. (dau); 3. 
da 215, 85; day 437, 10; impf. subj. pl. 2 
dcssetz 162, 4; parf sg. 3. dct 42, \9; fui. 
sg. .7. dara 12, (Uî; imíkr. sg. 2. day 437, 8 
pc. p. dat 137, 13, donner ; frapper 261,35 
d. batalha lirrer bataiUe, combattre 2X}\,2ò 
rrfl. se donncr, éprouver 247, 6; 310, 15. 

dardicr (de dart, ags. darad) s. m. aicher, Jeieur 
de dards 121, 4. 

darricr v. dcirier. 

dart ; dar (d'or. gcrm., ags. darad) s. m. dard, 
Javeiot 127, 1; 345, 6. 

dat (dfitum, s. m. dé 33, 4, 11; 191, 37; 229, 
28; ab us datz le moindre. 

datiu (sav., dátlvum) $. m, datif 214, 81. 



Daunis n. propr. Penis 169, 26. 

daurar (de d'aur) v. I. tr. dorer, orfier 42^ 21; 

252, 3. 
daus (d[íl îìd vcrsus) pfu^p. devers, de 272, 11. 

Cf. devcs. 
davan; -nt (d|e| âb ánte) adv.\ prép. devant 6, 

27; préférablement d 94, 13; avani 375, 4; 

auparavani 892, 42; d. que avant que. 
davas v. deves. 
daveras (d|6| ìld vSras) adr.; per d. en effei. 

vraiment 198, 4. 
de (dfi), da 254, 37 (d|6j-ad) prép., sert à dé- 

signer le géniiif, la distance, Vorigine, ìa ma- 

tirre, le moiif, la possession, ìa relatton, le 

iemps; rfe, rl, avee, à eause de, conire, depuis, 

entre, dans, pendant, par, par rapport à 2, 

14; 0, 9 etc.\ après le eompar. gue 7, 9; 

exclam., en aUem. ííber 107, 81; 108, 80 eic. 
debat {s. verb. de debatre) s. m. débai 406, 2; 

querelle 431, 29. 
dcbatre (de-bratíirTe) v. III. inir. d^baiire 124, 

12; r/fl. s'efforeer 284, 26. 
dec {or. inc; v. Kg. 3203) $. m. viee, dé.faut, 

faute 70, 26; 894, 8; cause 149, 24: ordre 

221, 17. 
decazer; dech- (d6-*cadere) v.f. III. inir., prés. 

ind. sg. 3. dechai 230. 24; decay 401, 12; 

subj. sg. 3. dechaia 801, 18; pc. p. decazut 

301, 11, déchoir 219, 8; tr. faire déchoir, 

rabaisser 301, 18; 401, 12. 
dccel»cmcn (dc doccbrc) s. m. déception 284, 28. 
dcccbre; dess- (dôcïpCre) v. f. III. tr., parf. 

sg. 3. decep 884, 31 ; pe. p. m. deceubut 205, 

20; /. desseubuda 336, 88, déeevoir, tromper. 
decendre v. deiscendre. 
decepcio {sav., dec^ptTOnem) $. /. déception, 

imposture, fraude 3, 19. 
decernir (de dOcírnSre) v. II\ réfl. se discemer, 

se voir 222, 18. 
dechar r. ditar. 
dechasenssa {de decaser) s. f déchéance, dica- 

dence 220, Z^. 
dechat r. dictat 
dcchaxomen (dc dccazor) s. m. drchi-ance, ruine 

221, 24. 

declaragge {ie declarar) s. m. explicaUon 303, 
15. 

dcclarar; declayrar (declnnlrc) r. /. tr. dé- 
clarer, expliquer 316, 42; 352, 11; 443, 12. 

decli ($. rerb. de declinar) #. m. décUn, déca- 
denee 68, 2. 

declinar (dcclinfire) r. /. réfi. s^abaisser, daiç- 

ner 434, 21 
decret {sar., decr<ïtum) $. m. décrei, pl. droit 

eanon 429, 20. 
dedins; -nx; -nU (de d(e] Tntus) adr. prép. dans 



509 



GLOSSAntB. 



510 



41, 1; 44, 11; 265, 17; (tethmíf, tm íMans 

86, 18. 
dcfallieiiBa ((U defalhir) «. /. défuiaance^ défaui 

H42, 1 ; erreur 888, Itt. 
defalhir; dcfaillir [tle de et falhir) v. II* intr. 

faire áéfaui, tnanquer 267, 29; 388, 17. 
defonderÌB (de defCndi^re ; *defSnditncem) s, /. 

défendereeee, proteetnce 800, 12. 
dcfendro ; deff- (dúfondt^re) v. III, ir,, pc. p. de- 

fendut ei defcs. /. -xa 82, 10, drfendre 79, 17; 

420, 20; ré/L (de) 115, 10; 119, 20; 172,25; 

200, 8 ; 272, 6 ; 285, 35. 

defenHal (de defensar ; ^ddfénsAle) «. m. harrière, 

obeiaole 299, 24. 
dufenHÌo (êav,, dofonsTonem) ». /. défenae 858, 

41. 
dtifci (dOfiOnsum) e. m, défemfe 119, 30. 
doffondre v. defendre. 
doffonttar (de defènsum) v. I. ir. défendre4Sly 

20. 
dofor; defora; -as; defors (dCfSris) adv. deìiors^ 

en dehor^/ 26, 7; 52, 10; 86, 18; 105, 35; 

201. 4; 203, 5; 204, 18; 209, 4. 
dofranhor (de-frftng^rc) v, /. //., préd. ind etj, 3. 

dofranh, tnanquer 402, 23. 
deira (de J&m) adv. déìà 444, 14. 
dogalhior (or. íi%cef*i.) e. m. prodigue 817, 12. 
dogiuitar (tlo et t(uiitar) i;. L ré/t. ne eotêmmer 

805, 0, 8. 
dogMtayre (de degastar) e. m. »J, prodigue 

»73, 1. 
dogorir v. digcrir. 
dogna V. dong. 
dognar v. donhar. 
dogiiiton ((/i* dognitat, dïgnîtiltcni) ailj.,f, -osu. 

305, 3. 
dogolar (dOcrtlliU'C y) v, /. ré/i. totnber à tcrre, 

déiirhiifotev 191, 14; 309, 'jiO. 
dogra (do et grildum) «. tn. degri 7, 87; 8, 7; 

44, H. 
dogurplr (dô rt fjerm. worpan) i>. í/*. ahaìi' 

donner 48, 1. 
dogui di'iigu (v. Kt/. 2U7Í) pron. indéf, nut, 

(iM0f«/i 372. 8; 301, 35; 425, 31. 30. 
doignar v. donhar. 

doÌN (d|A| IpNUin) |)i7/> dh 15, 0. Cf des. 
doUoondroi drUH' i ilt^in- ; doyBii-; deyc-; desc-; 

doo- ; doM-; doi-i dlBC-i dÌHH- (doscì^ndrire) v. 

Itt. inlr. drecendre 0, lOi 47,21; 81,7; 85, 

30; 27H, m); 3(M>, 14; 353, 4; 398. 84; 422, 

Uh, 20; 424, 20; baieeer 103, 19; tr. faire 

deeoendre, pi^ntUrtr 27f», 7. 
dolMdiiur t> donduor. 

un (do Joh) /»!'(>. eouà 200, 10. Cf jos. 



do 

dojii (de do, 

dojuiiar (de 



uiiur) itdj. à Jeun 105, 10. 
JelJunaro) v, L r^/t.JeiUer 210, 2a 



dojnnh; dejnni (d0[j9]jtlnlam) «. tn, jethte 25(S, 
1, 2; 872, 22. 

dclcchamcn (de dclechar, deleitar) ». m. délec- 
iation 238, 22. 

delechar v. deleitar. 

deleit; delieg; delich (delSctum) «. m. détiee, 

plaieir 23, 26; 30, 1; 255, 31; 279, 1; 345, 

15; 381, 19; 421, 26. 
ddeit (dAlTctum) e. m. délit 257, 15 (au = de- 

lcit carnulV; cf delcit < delr^ctum). 
delcitar; delechar (deloctâre) v, I, réfl, ee flé- 

lecter, se réjouir 61, 6; 359, 19, 
delgat; dalg-; dolg-; delicat ($av.) (dSlTc&tQm) 

adj. délié 07, 25; í)8, 17; 271, 13; weUe2Ù2, 

10; 293, 42; déticat 341, 12. 

deliberar (sav., dellbarâre) v. /. intr. détibérer; 
ite réitoudre 444, 2. 

delicadament; -ns («af., dSlTcâta mSnte) adv, 
dèticaietneni 373, 15; avec tuxe 382, 85. 

delicat v, delgat. 

delich V. deleit. 

delichable (delgctnbîlem) (u{;.,/.abla, déledabte, 
ptaisani 388, 5. 

delichos (de delich , deleit; *delOct06am) adj, 

bien parlatìi, dc bon appéiU 378, 19. 
delicios (eav., dSlTcTOsiim) adj d^licieua: 307, 20. 
dclieg V. delcit. 
delir (♦dêllre p. dslere) r. //*. ir. diiruire, 

anéantir 22, 26; 38, 13; 330, 18; 419, 10. 
dema; -an (ds-mnne) adv, dnnainid, 18; 280, 4. 
demamen (*docTmaìmSntum) g. m. dìme 237, 2. 
demanda (e. verh. de demandar) e. f, dememdt 

127, 28. 
demundar (dOiniinda'irc) v, L tr, dettMnder, /n- 

tcrroijer 15, 10; 37, 24; 143, 1; Uî2, 4. 
dciiiancs (dO mànu Tpsuiii) adv. anseiiot 183, 14. 
dcmttiitcnciit (dc ct niautencn ; do múnu tenénte) 

adv, incontinent 417, 13; d. que auêêitài qne 

371, 20. 

demenar (de ei menar; *demTnilre) v. 1, mener, 

conduire 428, 15. 
dementre que (ái\m Tntérim) conjonet. pendani 

que 253, 38 
demon (daemonem) e. m. dénum 442, 6. 
demoni (daemfinium) a. m. drman, diable 371, 

23. 
demoniat (de daem5nium) adj. dhnoniaque, poa- 

sédé 412 32. 
demonstrar t;. demostrar. 
demor (s verh, dc demorar) s, m. retard, détai 

287, 3; 370, 11. 
demorar (domfiriìre) v. I. intr. demeurer, rester 

3, 0; rcstcr inucftcvé (/. afar) 335, 30; 425, 

35. 
demostrar; -monstrar (dOmonstrAre) v. I, tr. 



511 



GLOSSAIRE. 



512 



tiémontrrr, motitrer, tf'mohfuer 11, H9; 12. '.¥); 
2r>5, 1«; 4»), 2. 

ilrii ((I(<iit4»iii) íí./. tfnit 20, 2ir. 101, 28 : 21 »2. î». 
ilctiairada (*ilòiiîirïritaiiu f. f. tintn'r .'Ml . 10. 
(Irnaii; -ant ((l[el-ïii-ânto) />/v/». ttem/it (J. îtó; 

f*f/r. r// iiviinty pnr ârvmit IÎK5, .'$2; IÎI7. r»; 

eSBcr. vcnir d., avrc lc dat., être, rniir ffevaiit, 

eìi pn'sencr dr 151». 17: 2í>7, 23. 
(Icnjr; (lií^iic ((Ir^niifn) wlj., f. dcgna, (iitjne 2;l 

24; :Mir>, 10; HíRî. 21. ' 
(lcn^u V. (lcgu. 
(I(*n1iar; (lci>(n-; (lcjrn-; dijíii- (dîfçnrirc) v. I.tr. 

tfaitfnrr a-l, 18: 112, l.'í: IIH, 2; I.î:î,* 10: 

107, 2(\: 25:1, 28: 424. 4: ticcortler líU», 8. 
ilcnicr; din- (denririuni) v. m. âcnier 4r>, 10; 

:l'»2. 28; iirijrnl, moiuuiic. 
drpartir (dC-pârtlrc) v. IJ'*. tr. tliftrihitrr, ttr- 

ranifcr; intr. tìt'iturtir^ avpartr 178. 24; rt'll. 

xr ìft'porrr 200. 10, 13; ^'cn nlìtr 200. 31; 

inj. vuhitt. ili''f}ttrt íJTi. 19. 
dcpcnlicr: dcpinlier (depTnK(''re) r. /. U. tr,, 

fìrrit. intì. inj. 3. dcpiiili ;tí);l. 2**»; pc, p. dc- 

pcnt 7. :U). drprintlrr, fìeintlrc, 
dcpcrdrc (driirrdrnM v. III. intr.pt nlre 7. 10. 
dcpcrtida (f)c.p.f. tlr dcpartir) *./. tlcfìart :KH), 

17. 
dcpinhcr v. dcpcnlicr. 
dcport (í*. rrrh, tlr dcportarì s. m. tìivertiii^rmntl, 

joir .•ÌO. 2:i; 0:i. 2; 127. I; 424. 0. 
dcportar (dcportrirc) w. 7. tr. itr nnvtrr tjaiiiinit, 

itr tlirrrtir : n'jl. s't'jtnft r, i/'amiiitt r :i!ÌO, 27 ; 

////". ttnhiit. ftliiiisir. nn'inifrmnit 1 14. 10. 
ilcpos (dc pos) pn'p. itfirh 28, ;18. 
dcpus, dcpuys (|ac (dc et pois, pnis) co^jonct. 

tlefìuis que, puisqiic 318.31; 430,5; 43(^8:). 
dcraubar (de ct tjcrm. rauban) r. /. tr. tlrrohcr, 

ilêjìonilln, fiiiter 333, 20. 
dcrccr; dcreire r. derrier, dcrrcin». 
dcn^iian ( dVr [ — ara, ora] cii an, d(3 liâc liora 

ïii ântc) atlc. dorcnavant, tlcnornMÌs 1:17, 3; 

218, 28. 

dciycr idlcl-Crïgrre) r. /. //. tr., jHirf. ^ij. H. 
dcrs 45, 2; 150, ;l. dresser, élrtcr. 

dcrivatiu (snr.y dcrlvritïvuni) atlj., f. -iva. dt'- 
riratif, di'rirr 213. 17, 2(ï. 

dcrocar; drrr- {dc d(5 ct *r(iccani) r. /. tr, tlé- 
ntchrr, irírr rn has ^ renvcnfcr :iW, 28: 144, 
18; 102. T). 

dcrraiuar (*dì8rriiiirirc) r. /. tr. trancher, mu- 
tiler, ììutltraitcr 7, Hî. 

iliriciic; dcr-; dcrcira; dercyrc; dcrcircs; dc- 
rccr (de-ir'tn») adr. den-irre, m itrriire, par 
dnriitrr lîM), 3: 'M»), 14; cn dcrcira à Cinsu 
40, 21; aiicirniirmrnt 5,32; prép. 44.3, 20. 



derrjcr; der-; derreir; darrier (*d6rctrSrinin) 

oilj. numir. tlernicr 12:4, 28; 204, I; 82î),21 : 

:m, 85; cn d. /) la fin :W0, 8. 
des V. dctz. 
des- cf. dei!-. 
(Ic8 ((l|d] îpsnni) ath, dc8 cra lont tle mite 52. 

23; des l'or en 8ai tlcpuÌB 00, 2. Cf. dcis. 
desacordar (dcs et accordar; ♦dÏ8âcc«nlnrc) r. 

/. tr. flf'iftíccortìer, mcltre cn tìrgaceord îlOl, fi. 
dcsafiblar (dT8-ad-*flbttlfirc) r. /. tr, tléhouclrr 

205, 15. 
dc8aniparan8a {tle dc8aniparar, dl8-Tnip&rtlrc) 

ir. /. tl/fmfifeBftion, ahamlon 4:M), 3. 
desastrat (dT8-*2i8trrituni) atlj. tUsartreujr, mat- 

hrureux. 
dcsautreiar (de8 et autrciar; ^dTsanctdrTcTirc) 

V, I. rrjl, ife âétlire 85, 0. 
dcsayrc (or. ìnc.) t. m. tiffìiction, trisUsfe 4:13. 

I!). 
(lesaxcgar (des et azegar; *dT8:ìda(Hiniirc) r. /. 

rrjl. se êéfmrer, se tlétaeìier 72. 8. 
dcsbaratar (dcs et baratar; v. Ktj, 7iOt) r. /. 

tr, disfìtrser, défaire 208, 28. 
dcsbrancar {de dl8 et brâncam) v, l. tr. éìtran- 

cher, séparer 116, 2. 
dc8C (dTscain) s. m. htittttin, fHtnirr lOri, 27. 
desc' = des que dts que 114, 1. 
dcscantar ((lT8-c&nUlre) v, I. tr. tìéclitinttr, 

cJuu^n' rn drchant 44M, 8. 
(l(*8C4i|Nlcllar; dcHr^ibdrlar (dcH rt ra|Mlclar; 

dTB-câpTtcll-rirc) r. /. tr. décapiter , avilir 

3«tì, 2; fìrircr trun clirf 400, 10. 
(I(*8(*aptar ^dTs-^cTipïtìlrc) r. /. intr, s*enthm* 

mtigcr, s'emttímer, diminuer 5, 0. 
descaptener (des , cap et tener) r. /. ///., fut. 

stj. I. descaptcnrai 00, 12, Uìcher, liíisser 

écÌMpper, 
descargar (des ei cargar; dT8-*cârrTcrire) r. /. 

tr. tlécliarifcr 227, 10. 
dcsTAUXidaincn {tle dcscanxit, /h;. p. tle dos- 

caozir) ttdr. satìs convenance , inconvttMhte- 

ment 110, 23. 
dcscaazimen; desch- {de descaaxir) s, m. im- 

politesse 2^, 10; 858, 44. 
de8caoxir; dcscaos-; deschaoi-; desqoaus- (dfs 

et germ. kaa8jan) r. ll^. tr. mai choisir; pc. 

p. inintcUii/ent, inconvrnanl 114. 18: :440, 15; 

:450, 15; ìiifortunè 4:48, 12. 
de8C4'ndre r. deiscendre. 
dcschacr .320. 24 (d(S-éx-*cilder«) •. /. 111, intr. 

dêchoir; tr. rabaisser. 
desciple; dÌ8C-; descipol 411, 84 (tov., dTscTpn- 

Inm) r, m, disciple 9, 10. 
dcsclavelar (tle dT8 et clîivrdlam; ^dTsclAvi'^llilre) 

r. /. tr. tléchurr: inlr. se th'cloucr 40, 80. 
dcscubrir (dï8ciì[ò]pC*rir(') r. //•. tr., i»'és. hul. 

17 



513 



GLOSSATRE. 



514 



8g, 3. descaebri 336, 30; d/cauvrir 105, 32; 

Jig. rMler 114, 83; 200, 8. 
descobrire {de descobrir) s, m. 9j, d/eouvreur, 

déceleur 304, 16. 
descofimen (de descofire, desconfire, ^dîsconfl- 

cSre) $, m. déeonfiture, défaiie, déroute 235, 

11. 
descolpar (^dTsclllp&re) v. I. intr. se dieculper, 

e^excuser 269, 8. 
desconfir; descofire; descoff- (^dîscOnflcSre) v, 

/ ///., par/. eg, 3. desconfis 128, 11; 266, 

21; pc. p. m. descoffit 438, 18; descofit 38, 

12; desconfit 142, 35, déconfire, ruiner,bri9er, 

haUre, 
desconoissensa (de desconoisser) $,/. ignorance^ 

imprudence 241, 10; manque de reconnaie- 

sance, ingraiitude 341«, 22; 410, 18. 
desconoÌBser (dîs-cÔ(|^08cSre) v. f. IIL, préit. 

imì. 9(j. 1. desconoBC 244. 16; pc. pré9. di*s- 

conoissen 301, 16; pc;. p. aesconognt 244, li), 

ignoret\ méconnaUre. 
desconort (9. verb. dc dcsconortar) 9, m. dé- 

courageíHmt 125, 24; 17(>, 16; 3(>4, 11. 
desconortar ('*'dîscOnhdrtrirc) v. I. intr. ct réfl. 

9e décourager, se plaindrc 55, 6; 144, 10. 
dcsconsciUar (dcs et couHciUar; ^dîsc^nsTlTrire) 

V. I. tr. décon^eillcr; laÌ99fr itatut conseil 32, 

12. 
descorat (de des et cor, dTs ei c5r) adj. 8«/i« 

Cijeur, 9an9 couraye 225, 24. 
descordan (dTscSrdántem) oilj. discordunt , sc- 

mant la dÌ9corde 222, 28. 
descort; disc- (9. vcrb. dc dcscordar, dTscòrdnro) 

9. m. dÌ9Cord, déeaccord , dÌ9corde 301, 13; 

genre de poésie 227, 18; 824, 17; 404, 11; 

487, 12. 
descortes (dcs et cortcs; '^dTscortcnsem) adj. 

dÌ9COurtoÌ9, impifli 315, 39; 430, 12. 
descovinen (pc. pré9, de descovenir, dTscon- 

vSnlre) adj. déconvenant, inconbeuant 327,9. 
descozer (dTs-consìlSre) v, f III., pc. p. des- 

cozut 366, 1 1 , découdre. 
descrezen (pc. prés. de descrezer) (ulj. ttu'créanl 

236, 9. 
descrezensa (</« descrezer; dTscrddìíre) 9.f. ttu^- 

ct'í^athce, itìcrMuUti' 211, 11; blasphnne lia, 

341, 40, 
desdans; desdansa (des et dans, dansa) 9. m. 

ei f. 9orte de chan9on 404, 8. 
Desdier n. pr. Didìer 247, 7. 
desdir (dTs-dlcére) v. f II. dédire; contredire, 

ri9i9ter 282, 16. 
desduyt (pc. p. de deduire; dedactum) 9. tn. 

déduii, diverii99ement 418, 20. 
desebrar (d$ dlssepfix&re) v. /. ir. séparer 29, 

ao. 



desegnentre (de dc ei sSqugntem) prép. aprèê 

226, 21. 
desempre (de ei semprc) aiìr, au99itôt 6, 3. 
desendre r. deiscendre. 
deseretar (dTs-hSredTtAre) v. I. tr. désltérìier, 

priver de eon héritage 41, 19. 
deservir (dfisêrvlre) v. II*. de^servir, mériler 

46, 4. 
desfaire; desfar (dls-fácTtre) r. /. /., pe. p. 

desfag, défaire, détruire 7, 12; 262, 14; 

300, 12. 
desferra (9. verb. de desferrar, de dTs e/ ferrom) 

9.f. lcH qu(Urefer9 d*an chevat mori, dépouille 

420, 7. 
desfiar; desfizar (*dTsfìdâre) v. L ir. difier 

150, 16; 870, 36. 
desHonir (hhv.^ ♦dTsflOrâre) v, I, tr. diflorer 

800, 2. 
desgarnir (des ci garnir; dTs et germ, warnjan) 

V. II^. iUgartii*' 181, 20, 
dcsh- V. des-. 
desjonhcr (dTsjiîngore) r./ ÍI. intr., prvs.ind. 

91J. :t. dcsjonh 144, 17, se dÌ9Joindre. 
desìeial (dÎ8-let(iilem) adj. dcloyal 192, 20; 

223, 32. 
dcslriar; -liar (dT8-lí>;iirr) r. L dHicr fiK, M; 

(Uoigncr, Si'purcr^ tr/l. 79, 9. 
dcsleiautat ((lîs-legfilítritoiiì) 9. f. dilogaulr 

129, 14. 
desliuraincn (de desliurar) 9. m. dclii^'ance 280, 1. 
dcsliurar (des et liurar; dTs-llb^riirc) /*. /. ír. 

di'lirrcr 384, 8. 
desloiiiar; -loignar (dc dcs d lonh; dìs-líin^f- 

jìro) /). /. ir. i'loìgner 34, 2; 114, 2(>. 
dcsiiiandar (dTs-iurindâro) r. I. tr. conlrcmanditr 

328, 19. 
desiiiemhrar ; -nembrar 380, 24 (di's-mSm5rAre) 

V. /. tr. oiihtier, 
desmcntir (dis-mentlre) v. II*. ir, dimeiUir 

5, 37; 218, 22; ri^fl. 350, 30. 
desmezura; -mesura (dTs-mSnsuram) 9. f. prt^- 

somption, otdrccuidance 130, 13; 222, 87. 
desmezurar (dTs-nionsarâre) r, I. ìtttr. diiHisner 

la meeure, être orgueilleux 858, 8; rifl. 

9^e9timer oulre mcsure^ 9'enorgueillir QQf 15: 

si d. ab 99 me9urcr incou9Ìdcrcmetti nr^ 

134, 24; pc, p. dimcsttrc^ orgucillettx 192, 27. 
desnaturar (de dls et nâtaram) r. /. inir, 9e 

dihtalurcr^ chuttger de naiure 65, 38. 
dcsncmbrar v. desmembrar. 
desobre; de sobre (dô-sûper) prip. dessus^ par 

dc9sit9, au desstis de 67. 12; 262, 20; de 

383, 27. 
desolar («ar., dòsi}lûre) v. I. tr, désoler 428, 34. 
desonest(dî8-hÒnestam) adj.déshonníte, terrible 

488, 86. 



î)10 



GUÌSSAIRR. 



510 



desotz; -oz; -ot (de-sQbtos) adv. dêSiOnSf eti 

diiiouê 7, 26; 137, 21; prép, au deêioui 

de 48, 12. 
despachar (de-expedícfire; ef, Kg, 30 lo) v. I, 

réfl. se dépécher 440, 26. 
despagat (dïs-pftcfitam) adj, méeonient Ba.; 

p, ê. despagat = despachat en háte 426, 44. 
despeit (despSctam) s, m. dépit^ mépris 28. 27 ; 

109, 8. 
despendeyrc (de despendre) $. m, dépensier^ 

prodigue 87B, 1. 
despendre (dTspgndere) r. ///. tr, dé.pêndre^ 

dépeneer 110, 10. 
despensa (dTspensam) ». f. dépeme 844, 1. 
despensar (dTspQnsftre) r. /. tr. dépenser 120, 

11; paseer 842, 28. 
desperdrc (dTs-pìírdgre) r. ///. tr. perdre^ 

aneantir 205, 27. 
desplazencha (úe desplazer; ^dYs-placrntîa) 

», f, déphìeiry enuni 270, 12. 
desplazcr; -ascr (dTs-placQrc) r. /. ///. iw/r., 

prh. itid. Hjf. :i. dcsplatz il8, 10; Hubj. »g, H. 

desplaia 158, 15; impf. siêòj. sg. 3. des- 

plaiirucB 391. 5, dfplaire; itif. sithst. 22S, 10; 

347, 7; 429, 27 dépìaisir, désagrimenl, 

entiui. 
despleiar; -gar (dTs-plTcAre) r. /. tr. déptoger^ 

dévehpper, raeotiter, éfaler 157, 21; 266, 20; 

dt^plier 205. 7. 
despois (des pois) adv. depuis, 
dcspolhar (dÇspôlTítre) r. /. /r., pré». ind. sg. í, 

despolh 169. 18; sidý, sg. 3. despneilla 823. 

22, dépouiller; déshabHler 119, 84; rifl, se 

dishabiller, 

desponre (dTsponSre) r. /. //., pris. ind. sg. 3, 
despon 45, 5; despo 112, 6, expìiqner. 

desqaausit v. descanzit. 

desrazigar {de dTs et ^nìdlcam) r. /. tr. drra- 
citier, sOHSlrairr 71, 10; 115, 16. 

desrei; -cy (de dTs et ♦rftdum; r. Kg. 78.58) 

s. m. disordre 128, 24; 804, 18. 
dcsrcngnr (dr dïs et germ. ring) r. /. tr. dr- 

rauger^ diplacrr^ surpasser 142, 29. 
dessalvar (de dTs et 8al?um) r. /. tr. damner 

209, 15. 

flcsso (d|e]-nxTn[dc|) adv.aussitót (>8,25;d.que; 

al d. qne aussiti'tt que^ dès que 889, 80. 
desselire r. decebre. 

desseignar (dTsslguâre) r. /. tr, dessiner 262, 19. 
dessenamen (de dessenar) s, tn, folie 198, 18. 
dessenar (de dS ei germ. sin) r. /. inír. perdrs 

le setiSf ìa raison 198, 11. 
dessus /'. desns, de et sas. 
destinar («ar., destln&re) r. /. tr. destiner 

895, 16. 



destolre (dTs-t5llgre) v. /• ///., pris. ind, sg, 1, 

destolh 164, 12; pe, p. destout 55, 87, rifl, 

sVloigtier^ s'ieartcr, 
destorbamen (de destorbar) s, m. trouble 285, 19. 
destorbar (dlstiirbftre) r. /. tr. trouhler 121, 21. 
destorbelhar (de destorbar, *dlstfirbTlTAre) r. /. 

tr. trouHer 284, 4. 
destorbier (de destorbar ; ♦dTstfirbftrium) s. tn, 

troubfe 124, 14. 
destre; dextre (dSxtSram) adj. droit 8, 28; 

105, 80. 
destreg; destrei (destrTctum) s, m, ditroii^ 

diffiaiM, puissauce 128, 2; 280, 17. 
destrenher 62, 11 ; -eigner (dcstrTngSre) v,f. IL^ 

pris, ind, sg. 3. destreing 04, 5; suhf. sg, 3, 

de8trenha84. 8; destrenga 71, 22; parf, sg. 3. 

destreis 71, 19; 04, 8; pc. p. destreit 278, 

81, itreindre^ presser^ forcer^ obliger, 
dcstressa (*dS8trTctiam) ». f, ditresse 488, 11. 
dcstrian (de dcstriar, dcstrigar) adj, diffirmi 

100, 80. 
dcstric (s. ret'b. dr dcstrigar) ». m. peitie, 

perle^ dommagr 55, 1; 78, 8; 114, 85. 
destricr (*dSxt5rftrinm) s, m, chéral de IminiUe 

120, 2; 214, 84. 
destrigar; -guar (*de-SxtncftreP) s. J. ir, 

qênef% embarasset\ eontrarier, iourmenter 

115, 8; 828, 11. 
destruimcn (de dcstrnirc) «• m. deslrueliou 

284, 80. 
destruire; destruir 28, 82 (*d«8img6re) r.f. II,, 

pri». itid. »g 3, destrui 00, 14 ; ( : autmi) 

95, 8; »ubj, ng, 3. destraa 885, 42; pe. p. m, 

destrog 208, 27; destrah 884, 18; destrait; 

desirut 20\ 22; /. destruida 407, 17; des- 

tracha 116, 2, dèiruire^ rniner, lusr; rifL 

se eotisumer. 
desabres r. desobre. ^ 
desus; dessas (dd-snrsum) adr, dessus 187, 21 ; 

215, 18; 404, 25; vcnir a1. d. surpenir^ sur- 

prendre 885, 42. 
de8va(ij V. desanar. 
desviar (r/# deviar, dfivTftre; *d|e]oxvTAre) v, I, 

Ir. divier; d. son camin s'icartfr de la droiie 

voie 58, 1. 
dct (dTgTtom) s, m. doigl 91, 15; 150, 80. 
dctermenar (sar,, dOtormTnftreì r. /. ir. diler- 

tuiner 414, 20. 
deiestable («#ir., detMftbllem) adj, diieslabls 

484, 29. 
dctora (de iorn) prip. auiour dr 111, 17. 
deiríar (or, ineert.) r, I, tr, assursr 411, 8; 

retard€t\ faire attsndre 448, 18. 
deis; des 864, 26 (dScen) u. de ttombr. diT 

184, 5; 149, 10; per on d. disc pour un 

228, 21. 

17* 



617 



tìLOSSATRE. 



518 



deu; dieu; dyeu; dio 205, 19, 22 (dgnm) «. w. 

dieit l, 16; 39, 15; 380, 29. 
deutor (dSbTtOrem) s, m. dâbìteur 134, 5. 
devalai* {de de et val; ♦dôvriHflre) v. L inir. 

íìémtler^ tomber {tlans h lìéché) 211, 10. 
devedar (dô-vntâre) v. í. ir. (ìâfenilre 21, If); 

renoneer 29, 27. 
dcveiiir (dOvonlrc) v.f. I! I. inir., f»rcs. .s///. *//. 3. 

dcvcii^a 72, 10; fie. />. dcvciipit ÔO, 11, 

(ievenir; réjt. 72, 10. 
dever (dsbere) v. /. Ilí. ir., préa. inâ. sg. í. 

dci; dcjç ( : drejî) 281, 32; 2. dciis; dcvcs 

39«, 7; S. deu 248, 21 ; /i/. /. devcm 57, 14; 

2. devctz 219, 13; dcvcz 10, 1; S. devon; 

dcvuiit 200, 4; fntltj. «//. H. dcia 95, 17; impf. 

snlj. sg. 3. degucs 7^, 9; Wtì, 19: de^cs 

441, 38; purf. sg. 3. dec 103, 9; 310, 6; 

////. sg. 3. dcura ir)9, 32; eond. I. sg. l. 

dcí<r' 75, 7; //. *//. 3. dcuria 5(5, 22; /mj. p. 

degut, devoir; inf. Hubst. devoir 311, 9; 

dignité 183, 17; per d. de i>ar droit 341, 18. 
deves; davas (dS-vcrsus) pn'p. vers, detvrs^ 

du eôíé de 39, 4, 28; 03, 20; 123, 18. 
dcvet (s. verl*. de devedar, de-vrîtâre) s. m. 

défenHe 223, 19. 
dcvczir (de dlvTdcre) v. II*'. ir. diseerner, 

dÌHÌingun\ expUqner 184, 8; 313, 22. Cf. 

devire. 
devin (dTvlnum) «. m. devin, prophète 360, 0; 

n. propr. 41, 16, 20. 
devina (dTvlnam) s. m. devinertase 300, 0. 
dcvinar (dïvlnrirc) v. l, tr. dtviner^ conjectnrer 

242, 18, 22; 289, 7. 
devirc (dlvídore) v. f. II. y pe. p. devis 10, 37; 

77, 10; 413, 9, diviser^ fHtrtagrr^ anumger; 

décider 11, 10. Cf. devczir. 
deviro ou de viro; {\v, et ♦virDncm) adv. à 

Ventonr, ioni antonr 356, 33. 
dcvis (dlvisum) s. m. propos, disconrs 445, 30. 
dcviza (dlvisam) *. /. opìnion^ avis (î6, 27. 
dcvizar (♦dìvlsíire, de dlvlsum) v. I. tr. deviser, 

ordonner, eomprendre 77, 7. 
dcvocio; -sio {sav., dovOtTilnem) s. /. d/'t*otion 

334, 1; 400, 36; 421, 29. 
devorar (dSvôrâre) r. I. tr. dévorei- 362, 37; 

385, 5. 
devot (sav., dôvotum) adj. dfvoi 414. 27. 
devotamen; -ens {sar., dsvota monto) ude. 

dévotement 400, 24; 438, 29. 
dex v. dec. 

dexendre v. deiscendrc. 
dextrc v. destrc. 
dcycciidre; deyss- r. dcisccndrc. 
dezacoiUir (des et acoilhir) f. //'*., prés. ind. 

sg. 2. dezacuoills 149, 9, ne jms accneitllir^ 

rejeter. 



dezacordable (de dezacordar) adj. diseordani 

404, 15. 
dezacort; des- (dcs et acort) s. m. désaecord^ 

discorde 148, 3; 358, 25. 
dcza^radablc (dcs ei aji^railablc; *dTs-rid-^iit- 

ribTlcm) adj. dêsagréable 384, 25. 
dczamar (dcs rt amar; dTs-rinìiKrc) r. Llr.eeH.srr 

d'nimer 79, 27; 115, 15. 
dcxaiiioros (dcs et aiiioros) adj. sanH amoar^ 

indiJl'éreni 349, 34. 
dezamparer; desamp-; dczanp-(de8 êi emparar, 

♦dTsïniprirârc) r. /. tr. désefopurer^ eesser tPoe- 

euper, ulmndonner 210, 8: 350. 13; ;tól, 9; 38:*), 

19. 
dczaiiar; dcs- (dcs #7 aiiar) r. í. intr.^ prés. 

ind. sg. 3. dcsvai 2(M, 19; dcsva 315, 2;i, 

s^en aller. 
dezarmar (dcs et armar; dïs-rirnnìrc) r. I. ir. 

désurmer, di^garnir 128, 14; 289, :í8; 373, 2i). 
dezastruc (dcs et astriic) oilj. désastreux, mal' 

heureux 429, 9. 
dczantor^ar (des ei autor^ar; dTs-auctOrTcfirc) 

V. I. tr. dAsupprouvery rejeler 79, 20. 
dezavincn (dcs et avincn) udj. inconvenunt^ im- 

poti 75, 7; ;150, 17; 
dczo (de dr'C^'in; ♦dr'Ccnuni) udi. nntner. din-irme 

87, 15. 
dezcbre r. dcccbrc. 
dczcnansar (dcs rt cnanzar; dTs-Tn-ántc»-ilrc) r. 

/. di^suruntager 67, 9. 
dczcncuzacio (♦dTsTncnsritTOncm) s. f. exeuse^ 

justijicution 408, 0. 
dczcrctairc (de ílezcrcUir; ♦dísliOrNlitât^ir) adj. 

m. .sj. ravisseur d*lt^ritages 189, 5. 
ilczcretar; íIcs-; ilcsli-; dcscritnr (dTs-bOrcdT- 

târc) p. I. tr. dishh'iier, déposH^det\ prirer^ 

piìler 41, 19; 127, 27; m\, 32; 22«, 20; 258, 

22; 26(î, 29. 
dezert; dcs-; dcscr (dêscrtum, pc. p. de dcsororc) 

odj. désn'/, utmndonnè 45, 10; s, m. drsert 

385, 44. 
dczcspcruiisa (dcs et cspcraiiza. ♦ilTs-s|)Orìíiitla) 

s. /. drsrspoir UU, 3. 
dezesperar; des- (des et espcrar; dTs-spSrflrc) 

r. I. tr. intr. drsespth-er 108, 19; refi. 19. 

10; (Ì9, 9; líil. 12; 35»), 12; 373, 5. 
dczir / . dire ct dezire. 
dczirar; des- (desïdínìre) r. l. tr. désirer 51, 

24; 59, 23; 157, 31; 269, 15. 
dezire; des-; dezir; dcs- (dOsldcrinm) s. m. 

désir (K). 12; 80, 17; 107, 23, 24; 216, 8. 
dczirier (de dczirar; *d5sïdr'rririunì) s. m. dt^sir 

55, 2; ()8, 34; Vaccompìissrmeui du désir^ 

lu chose désin'e 123, 12. 
dcziron (de dczirar) u<IJ. désireux 70, 8. 
dcziros (de dezirar) adj. dt^sirruj'. 



r>iî) 



(ÍLOS8AIRB. 



520 



dczobcdiciìíia; (lcsobcdiciisa (dîs vf XìÌì^Múìì' 

tiam) r. /. (iâsob^iHHance 258, 0; 373, 33. 
dczoncstat; desb- (des et oncstat; ♦dîshrniríB- 

tfitcni) r. /. iiinììtotniHef/ 3Ô7, 0: 4()6, 27. 
dczonor; dcs-: dcis- 377, 7; dcsb- (dcs r/ onor; 

di8-1iòii0i'cin) H. /'. (iÓHhontirnr 18*^, 7; 224. 

(î; 2«4. 5; 328, 8; 3«(>, 15. 
dcxordcnat {tir dcs rt ordenar; ♦dïsordïnjìrc) 

a'/J. lirsoriiniiii/; lìi'rnjlé .'UO, 2. 
di; dia; dya; die {tìe dîem) h, m, jour 3, 27; 

4. 0; 5. 32; 187, 25; 3ÎI0, 37; en dicB (V) 

jaitis lia. 2. 4. 
diablc ÌHnr.^ dîáboliiiii) s. iii. ih'ahle 8, 21; 0, 0. 
diablia («a/*., i/e diable) ^. /. diuhìrrie 180, 7. 
dia|(iic (nnr, dTâc^^nnm) h. tn, iliacre 211, 14. 
dia8|)c; -|)rc (Hnr., diii8|iriilii. f/'or. iiirrrt,; ilr 

jfuípïdcm Kif.) H, in. lìiuprr^ ^toffe priU-iruêe 

ifr coHleiirs rnriirH 203, 8; 321*, 37. 
dic; dich V. dit. 
dictado r. dictayre. 
dictar r. ditar. 
dictat; dccbiit (dîctâtnni) s, m. porsie^ roin- 

poHÌtion 301, 18; 4()3, 2; 4(H;, In; 430, 21: 

445. 14. 
dictayrc (dïctritor) .v. m. »j. o., o. dictado 435, 

20; dictator 445, 10, fivitr, nuienr, roin' 

fiOHÌlrnr 400. 17. 
dicn f'. deu. 
difcrensa; difî- (ifnr., dïffrrriitiam) h. /. iliffé' 

renrr 404, 7; 40.'>. 37. 
diHcnltat (sar., dTfTîciíU^itcm) h. /. ilif/icnllr 

305. :m;. 

dillnir (M^rr.. dcfiniiT) r. 7/* ili'Jinir^ ilrterniitnr^ 

iliUiilrr 405, 0. 
«lìliiiitio; diff- (ìtitr.^ d(4lnitioncni) s. j, iléji- 

nition 403, 1; 404. II; 40), 1. 
dig r. dire. 
di^ r. dit. 
digcrir; dc^- (ilr (h^ì'irrc) r. //* iHijrrrr 108, 

13; 372, 2(i; 305, 13. 
di^estio («<fi;., dlur«8tï0ncm) y. /. iliijrHtiott sV)ô, 

dí<rii!imcii ((iT^na nicnU*) inlr. iliijneniml. 

di<;imr r. dciibar. 

di^jiic r. dcn^. 

di<!;nitat {snv.^ dïgnihitcni) h. f, ilitjnHè 339, 13. 

diirc r>. diic 

dijo (díein .lovis) v. m, Jemli 48, 23. 

dili<;ciisa (.var., dllTiff^'Utiam) h. /. itiliijrtH'Vy 

tipp/ictiiiuH 427. 32. 
diln (dTcm Lunac) h. m. Innili 12li. 2(î. 
diiiiart/. (dícm Màrtis) /». m, nntriti 12l>, 20. 
dìiiicngf* (díciii d(in)înTciim) h, m. iliinanche 

435, 3(». 
diii r. dins. 
dinar; dinnar r. disnar. 



dinier r. den-. 

dinnat (tle disnar) «. tn, iliner 306, 32. 

dins; dinz 72, 24; din 447, 4; (d[0| Tn tns) pr«fp. 

ilanê 59, 22. 
dio r. dcn. 
dirc 135, 26; diirc 201, 21; dyrc 440. 3; dir 

2«, 1(5; 72, 13; dc/Jr (?) 280, 10 (dlcore) r. 

/. //. /r., pr^H. inil, si/. í, dîo 10, 4; (: rlc) 

23ÎI, 12, 18; dig (iTeiric) 3, 10; dich 443, 

11; 2. diz 12, 1; ditz 48, 13; dit 20, 8; 

dizcs; dises 392, 10; 3. diz 28, 19, 30; ditz; 

di 31, 16; dii 10, 24; p1. 1, dizem 407, 12; 

2. dizeU; dizet 9. 35; disMiz 431, 89; 3. 

dizon 247, 23; dizo 46, 20; dizen IB, 30; 

nubi. $if. I. di^; 'J. digaaa 81,25; 3. diia 

20. 20; dia 187, 13; pl. 2. difcate 1((0, (i; 

itnfHirf, inil »ij, :f. dezia 10, 21 ; pl. 3. dizien 

15, 35, 30; HithJ. sif. 1, disscs 114. 31; 3, 

dÌBses 53, 8; 1(^2, IH; diisses 10, 34; p/. 3, 

dìzessan 386, 34; pitrf, êç, 1, dis 22, 22; 

di88i 267, 13; 205, 19; diizsii 11, 7; dÌ8hi 

miO, 19; 3. di8 22, 14; 267, 13; di88 10, 18; 

dii88 9. 18; 10,33; 11, 1; dys 42H. 20; di8h 

301, 7; di88h m^ 14; dih 295, 22; fnl, »ij. í. 

dirai; diirei m, 21; 3 dyra 440, 8; cottH. 

L ttif. 1. dira; (ÍÌBaera 102, 21; //. êç. /. 

diría; impér. êg, 2. di; pl. 2, digatz 45. 20; 

ftc. pr^». dizcnt 23. 20; dicent 0, 1; dizcn; 

ftc. p, m. dich Ì2:i 3; 205, 5; 261, 17; dit 

27, 17; diith 10, 17; dig 88, 84: 100. 14; /. 

dita; dicha, (//rr, pnrler. 
di80- r. do8C-. 
disnar; dinnar; diiiar (♦di^jUnArc p. dujójtl- 

mlre) r. /. tr. illner 113, (î; 204, 12; C88cr 

dinat 4:tO, 2t); rf% 301. 14; iiif. »Hh«t. innrr 

:^00, 13. 
di8pozicio (Mr., dî8p58TtT0nein) s. f. disposHioH 

390, 6. 
dispntacion (mfr., dTsptttiltlOncm) s. /, tlt'spule 

370, 11. 
di88endre r. dei8cen(|re. 
dÌ88Ìpar (siiv,, dTssTpfirc) r. I. Ir. tfhsijMT^ 

atiêiiHfir, rninrr 407. 17, 
distribair (fle dTstrTbai'Te) v, IP, ilisirihiter 

396, 15. 
dít; dig; dic 24. 32; dich 20, 21 (dlctam) f. 

Mi. f///, mot^ilÌHcours 53, 11; 75, 13; 103, 11; 

my 15; 158, 4; émnijHr 24. 32. 
ditar; dictar; dcchar (dictfire) r. /. tr. rt ittlr. 

coinposrr, 4, 5; 317, 1; 408, 13; ilire^ en- 

seigner 888, 10. 
ditio («ftr., dîctTOncm) «. /'. ilidion^ moí 215, 

10. 
diac88a (ile dea) f. f, lUesse 377, 1. 
divariar (dlTftrTcAre) v. I. tr. êéparer^ varitr 

311, 7. 



521 



OmSSAlllR, 






divcndre (díem VSnorÌB) a. m, vcndredi 49, 18. 
divers (dlvorauni) mìj, iudií., f. -Ba, í//t><?r« 1(M), 

17; 202, 23. 
diversamen (dlvgrsa monte) adv, dfversement 

310, 34. 
diversar (de dlvcrsum) v. I. tr. intr, varier 

809, 27. 
diversitat («af., dlvorsTtâtem) «. /. diversité 

396, 4; 408, 35. 
divi (dlvlnnm) adj.,/. -na, í//t»///, 257, 38; 3aH, 

43. 
divinal C^dlvlnâlem) cuìj. divin 402, 25. 
divisio («a<;., dlvl8ÎÌ)nem) «./. dirision^ disêeu- 

siotiy discorde 4d7| 11. 
du; don (donum) s. m. don 257, 35; présent 

342, 28; yrdre 25, 8; /arj/P€«<0 107, 27; 179, 

7; honoraires 77, 20. 
doas ff. doB« 
doblada (pc. p. /. «/e doMar) s. /. doublure 50, 

27. 
doblar (diìplâre) r. i. tr. doMer 426, 21; r^yf. 

166,29; intr. deoenir double 104,8; laS, 23. 
doble (dttplum) adj. numér. douhle 152, 3; 254, 

26; bren d. espèce de poème 309, 22. 
doblenc (de dûplnm) adj, numér. double^ 150, 1. 
dob1ier(*dUpljlrium)ar/;. numér.doiUfle^à doubles 

Uimes 120, 14; a. d. 38, 5; s. m. douhlure2\0, 

24; pourpoint (? Ba.) 165, 18. 
dobt- i>. dopt-. 

doctor (sav., dOctOrem) s. m. docteur 8, 6. 
doctrina (sav., dôctnnam) «. f. doctrine 845, 11. 
doctriuar «2« doctrina' v, I. tr. endoctriner^ 

insiruire 85, 21. 
dol (s. verb. de doler) s. m. douleur 3, 9; 6, 

15; 206, 12. 
dolcessa (*dfllcîtiam) s. f. dottceur^ amabiHté, 

amitii 8iiO, 2. 
dolcor V. douBBor. 
doler (dôlSre) v. f. lll- intr., prés. ind. sg. í. 

dolh 164, 19; dnelh; 3. dol 59, 18; 271, 7; 

pi. 'd. dolon 116, 1; subj. sg. 1. dolba 151, 

12 ; doilla 75, 7 ; dueilla ; pc. prés. dolent 4, 

28; dolen 85, 12; 86, 1; /. dolenU (adj.) 

128, 33; pc.p, dolgut, douloir, souffrir,faire 

mal; réft. tíç^ftiger 271, 7; 75, 7, 151, 12. 
dolgat V. dclgat 
doloiroB; dolor-; doloyr- (dÒloruBum) adj.^ /. 

-sa, douloureux^ ofi^igf^} misérahle 124, 23; 

222, 30; 307, 15; 376, 23. 
dolor (dOlorem) s. f. douleur 3, 8; 16, 8; 347, 2. 
dolorosamen (dOlOrOBa mOnte) adv. douioureuse- 

mont 262, 25. 
dolsor; dolz; dolzament r. donss-; dous. 
dom V. don. 

Doma n. pr. (cf. Canelfo 1. c. p. 221) 140, 28. 
DoroaB n. j^opr. Datnas 305, 2. 



domens qnc; domentrc que (de dAm Tntorîm) 
conj. peiidant qtu 'M\ 18; :)81. 18; 411,21. 
douierdieu i;. dompnedeu. 
domesgier (^dOmSstTcSrium) mtj. domestique, 

privé; fust d. non sauvage 53, 23. 
domna; dompna; donna; dona (dOmTnam)^./. 
dame 6, 26, 32; 8, 25; 20, 10; 25, 7, 2ìl; 
45, 2; 53, 2; 146, 14; 2(i7, 20; 274, ÎK). 
domne i;. don. 

domnei i dompnei ; -cy (s. verh. de domneiar) s. 
tti. gaìanterie^ courioisie, plaisir atnoureux. 
rcjoitissance oà íloinine lu gulanterie 108, 2; 
119, 28; 303, 6; 307, 31 ; 357, 44. 
domneiar; -eyar; dompneiar (de dOmïnam; *dO- 
mTnTcftre) v. 1. intr. courtiser, gaiatUi9er,faire 
la cour, faire l'atnour 60, 2; 104, 24; 100, 
22; 287, 34. 
domp- V. dom-. 

Dompnedeu; Domerdieu; Damredieu; Damri- 

deu; -dieu; Damlideu (dOmTnnm D6um) a. m. 

Seigneur Dieu 5, 30; 20, U, 13; 42, 8; 47, 

20; 48, 18; 76, 1; 410, 34. 

domptar; domtar (dOmTtSre) i;. /. tr. dompter, 

apprivoiser 272, 8, 0. 
don; dont; dunt (d[o|ande) adv. ittierr. eí rcL 
d'oít, tlofU, ce dofU 3, 10; 26, 22; 48, 27; 
125, 24; 269, 18; de plus (= donc?) 266,9. 
don; dom 0, 18, 25; donine (voc.) 4,2 (dOmT- 
num) s. tn. seigneur 2, 12; 9, 36; 37, 2; 
368, 16. 
don V. do. 
dona V. domna. 

donar (donire) v. I. tr. donner 4, 16; 10, 2; 
377, 34; frapper, haUre 362, 10; 377, 36; 
réfl. se donner^ se livrer 269, 26; se d. garda 
faire cUtetition, regarder 37, 15; Be d. soing, 
cura a«of r soin 07, 18; inf subst. faire des 
dons, des largesses 58, 3. 
donatio {sao., dOnâtTOnem) s. /. donaíion 190, 

22. 
dono; doncas; doncs; donx; donoz; doncbs 
(donique) adv. co^Jmtet. donc, alors 8, 8; 5, 
2; 88, 6; 240, 28; 279, 38; 332, 1. 
donna t^. domna. 
dons, indM. (de dOmTnam) s. J\\ mi d. tnatlame 

82, 20; 118, 1 ; si d. sa dame etc, 
dont V. don. 

donzel; dons- (*dOmïnTcfìllum, s. m. damoiseau^ 

page, varlet 40, 1; 201, 21; seigneur 42, 2. 

donzela; -ella (*dOm1nTcOUam) s. /. detnoistí/e 

6, 16; 51, 2; 263, 20; 271, 3. 
donzellet (dim. de donzel) s. m. adolescent, Jeufie 

homme 7, 16. 
doptamcn (de doptar) s. tn. doute 237, 18. 
doptansa; -auBsa; dobtansa; dupt- (^dttbTU^Q- 



rì'in 



(2U)88AIKR. 



524 



iiam) f . /. doute, crainte 221, 28; 227, 3; 

203, 13. 
doptar; dobtr: dupt-; dotar (dfibítftre) v, /. ir. 

intr, (iotOer, eraindrc 6, 31 ; 10, 20; 69, 16; 

120, 10; IB2, «2; 25.1, îr7; 332, 26. 
dtipU' (k. rrrb. dv flu|)t.ar) y. «i. dnutv, vrainle 

314, 24; 420, 14. 
dorcnavant (d'or cn avant) adv. dorénfirant 

430. 4. 
dornielar (dc dormir ; ^dOrmTcttlfire) v. I. inlr. 

dftrmaifter, dormir 41, 29. 
dormilhos (de dormelhar ; ^dOrmícQlosam) adj. 

dormeur 110, 15. 
dormir; diir- (dOrmlre) v. 11". inlr. dorinir 253, 

28; inf. fnhift. m. IO:J, 25. 
íl<»rn (crit. dorn) a. m. pniffnt'r, pvtitr mesurc, 

peu 61, 13; 86, «. 
doB (dorsam) 8. m. doê 143, (>. 
do8 (dùos) n. de nmnhr.f ^j. m. dai 83, 12; 45, 

30; dny 329, 19; /. o. doas 306, 16, deux 

329, 19. 
dos V. dons. 
do88- V. donss-. 

do88et (dim. de dons, dillccm) adj, dmix 446, 6. 
dotar ($av., dotArc) r. /. tr. doter 414, 10. 
dotar V. doptar. 
dotse (*dodocïm) w. dr notttbr. douze 92, 4; 

236, 11. 
dotze; doze (dodOcTmnm) ii. de nonibr. dou9ième 

88, 7; 236, 12. 
doachor; donçor v. doa88or. 
don8; donz; dol8; dolz; do8 (dttlccm) aitj., f. 

don88a, dolsa, doux 24, 4 ; 26, 14 ; 47, 7 ; 48. 

82; 80, 17; 291,^11; 822, 34. 
douBsa (de don8; ♦dillcifìnum),/. -ann, adj. dmtx . 

32, 7; 69, 21. 
doa88amen; doss-; dousament; dolzament; dos- 

8ament (de dons, dou88a) adr. dimeement r», 

22; 0, 9; 43, 15; 264, 13; 275, 6; 360, 27; 

417, 33. 
doussor; dous-; donz-; donç-; doach-; do88-; 

dols- ; dolç- (dr dou8 ; *dillcìOrem) «. /. dou- 

vciir, infi'vmrnt, ch'mence 26, 25; 61, 12; 66, 

8; 1(kC 80; 153, 27; 270, 25; 20Î). 10; 807, 

3; 803, 2H. 
donz r. dous. 
doze V. dotze. 
dozer (dOcêrc) v. f. II. tr., fut. sg. 3. dozera 

12, 44; pc. pr/ê. (g^r.) dozon 0, II; pe, p. 

m. dueicb. rmritincr\ mal dneich nuit appris 

22ih 0. 
dra^o; -on (dr;Vcí>nrin) s. m. drofjim 30li, 24. 
dra^ol {dr drrir, -gon) dra^jnn a. m. 438, 17, 
drap (drappum) s. m. drap, vtojfc, hahit 7, 7, 

m, 10; 43, 18; 274, 6. 
dre r. dreit. 



drcçar; dreicbar r. dre88ar. 

drech- v. dreit-. 

dreg V. dreit. 

dreit; dreyt; dreg; dreb; dret; drech; dreich; 

drci; drc (drîctnm p. dlrOctum) adj., /• 

-a, droit^ direct, jmte , vrai 7, 29; 42, 

17; 45,28; 84,9; 104,86; 198, 10; 292,84; 

387, 26 ; adv. tout droit ; s. m. droit, juíttce, 

raison 5, 13; 59, 16; 61, 3; 127,27; 268, 9; 

291, 4; 317, 15; 338, 38; 869, 3; 432, 14; 

a dr. directement 128, 26; JuêUmení, avee 

raiêon 808, 1 ; per dr. de par ìe draU 860, 4. 
dreitamen; -nt (de dreit; *drTcta mOnte) adv. 

tout droit, directemeni 106, 18; 204, 11. 
dreitara; dreyt-; drech- (de dreit; *drTctaram) 

9. f. dreiture, droit, Justice 15, 17, 10 ; 57, 

18; 180, 16; 446, 15. 
dreitarier; drcch-; drct- (rír dreitora; ♦drícta- 

rnrinm) cutj. droiiurier, droii, Jusie 125, 28; 

213, 1 ; 341, 21. 
dreaaar; dreçar; dreichar (^drlctUre) v. I. ir. 

dreuer, Mever 6, 24; 47, 28; 130, 21. 
dret r. dreit 
dretarcr v. drcitarier. 
drejft r. dreit 
Drogoman n. propr. 120, 2. 
drndaria (de ffcrtn. dr(td) §. f. gatanterie, anumr 

48, 23; 120, 84. 
drat (dê germ. drûd), /. drada, dra^a, 268, 16, 

amami, amanU 50, 8; 300, 21. 
da- ef. do-, 

duc {$av., dilccm) $. m. duc 37, 28; 47, 13. 
duchat (dOcatam) f. m. duehi 127, 81. 
daire (dncOre) r. /. //. ínir., pri$. $ubj, $g. 1. 

dazesca 890. 11, parrenir (?). 
dar (dnram) cutj, dur 189, 16. 
darabiamen (de darable) adv. durabiemení, Her- 

n^ìement 12, 18. 
darable (durftbllem) adj. durabie, èiemel 80, 

26; 258, 23. 
darableUt {de durable) $. J. MemiU 385, la 
daracio (^darîltTOnAn) $. f. durée 306, 80. 
daraoìen; -nt (dara mente) durement, fori 275, 

18: 487. 6. 
darar (dllrftre) r. /. ir. et inir. durer, endurer, 

^éiendrê 57, 84; 165, 1; 280, 20; 396, 14. 
duj r. do8. 
dy- r. di-. 



; ee 23, 15 rar.; he 0, 12; 427. 37; 486, 10 
a 308, 6, 17; i 37, 7. 8 ror.; 292, 7 var. 
ct 23, 14 rte.; ei 207, 3, 4, 6; ets 401, 11 
C8 891, 2 (et) cmsi. H 1, 5 «lc; au$$i 0, 87 
$ert à iniroduirt 1$ $eeond mem b re d'une 
propoeiUon 203, 26 de.; e . . . e eí...eí 10, 
24. 



../^mAivs. 



520 



..r"ft *' 



r*.*. 



•■«. 



• ••41 






. .■•■* 



,..*i: 



_, ***'■ 



•, •«. 






,, ^ .av li; *-»' 






S.-V-- J^V- 



»x'<«í «*"*'* 






^«...sN^ *: 



*i> 






I 



(tjgienDfii ; ÌBS- (('X-sàniiciitiiiii) i^. m. naniifnt, 
inH!! qiir /<* /*/////*• inntitifi chaquv antu'r IH. lî>, 
l^; «tí, Uí. 
riflsi f . Aissi. 
rtsfljll; -iHi (cxïUnm) «. m. cxil Hô, 15; 70, KS. 

rhtóiráJW. :i; eisir; cyssir ?Á\Î^, 15: issir; ixir; 
vfJiir (éxïn;) r. //'*. anom. inir., pn'if, imi. 
.<í/. ;í. cis; iris iW, 2l»; J7I, 2; /»/. ,V. riboii 
Jítì, ;*»; */<///. *i/. li. ycsf.a :{ít.S, :{|; />*///. cfí/. 
;. issii 17, 2:^; .ï. eissit î), 12; 10. :^7; is8it 
■ÎS. ir»; rissi r)8, 12; iinfu'r. pl.'À. .yclirs :<7H. 
M; /íC. //. eissit 24;'», :14; ixit 274,27; isuiit 
3»», :J; /". issidii 242, :^5, sortir, trha/tper, 
yrorenir, pancnir s'en e. U). :-i7. 

eissut (♦í'XsOctuni) íw//. ôtc 211, 2. 

lixo /'. uisso. 

<J (o'l) = eii arcv l'articlv tléjini. 

i\ zr. c li, e lo. 

il ^îlliiiii) />/'í//i. pens. .■>" ;;<•/'*. mdò-c*. if;r/. {.;/. /#;//. 
,/ íi/a/i. /Z. tui; ell 10, 24; elli :^10. 15; eu 
8, 11»; o. ton. el H8, 5; Ini; Ihui 40. í); 1u 
:«»9, :i0; lc ( rc) :-JíK), 19; aton. dat. li; 
Ihi 25:J. 2,1; :W7. U; f/t/ . roy. Ih' 3:^7, 8; 
i/p//«y/' 1 111. ni; Ih m, 16; il 8:^, 27, 
2in, 16; -ill :^2, 10; il i:^^, 27; 'i 86, 25; 
acv. lo: (Ivr. roij. \\ appuijv i, il 1,9; *u 20. 
4; pl cç/. tim. vl at. il 7, 22; 228, 12; iU 17, 
10; ilh; cls 201. 22; 422. 10; cllis; cl îM». 2î); 
». loH. cls; cllis :M)8, 2:>; ciiz l), :^l; clos 420. 
2; lor: lui'; «/.í/u/. lor; lur; uppuy. is («cc. au 
livH da (lat. y) :i7:i, 4;J; 4211, 2; acc. los; le» 2«M, 
17 ; appuyr is 204, 15, 27 vlc. ; iz :<, 26. —/na. 
iff/. lon. vt al. ela; clhi; ellia; cllo 441, H8; 
ill 5:^, I; n 154,28; 257, :M); ilh 70. 17; lcis; 
al. (lat. li; div. voy. I'; apptiyv i 88.21; 70. 
14: il I8:J, 10, II; iU :W. 23; i 279, JH); 
•y ; avc. lott. licis 24:i, 24, 28; acv. la ; dvr. nty. 
V: apptiijr i; pl. nj. htn. v( at. elas; cUiíuì: 
(t. Uìv: liir: al. dal. lor; Inr; «í;c. las. — 
tìvulrv tíf/. .v/. loti. <l at. el :i9, 17; 261, 2î); 
lo 280, 12; 42(», 10; .;. at. lo; dev. r(ty. I'; 
il, cll( vlc 

elhcr^çar /•. alher^'ar. 

eliTtio (ifar., clcctïoiieni) s. /. vlvction 4:^1,21. 

eìcjíir; cli^ir 40.'», 9 {dc c-lcjícic) /'. <iiio//i. //•.. 
//(4/7. *•</. /. clcsiiuci 10, i); ///. 'j, elcsqncsz 
14, 11; />c. p. clejíit 405. 2:-{, ('lirv, clndìfir. 

clcmcii {tfar., (>l(>mcntniii) 6-. ///. rlnncnt 'ìVìíA, 10. 

cleiic«;ar (?) (or. incvrl.) yliifsvr lia. 'Mŷí, :-i5. 

clli /. cl. 

ell /. cl. 

clluy.io (anr., ill(isioiiciii) ^. /'. Hliiaitai 2:J4, 28 

cliii ; cliiic {ifcnn. Iiclin) if. ///. Iieaainv :-í7, 7 ; 
1 27 2 

líloitz n. pntpr. Ih'liû'isv 141, 84 

els = c, cn arcc ('arliclv. 



r>27 



(îL(íSSAIUK. 



528 



cm r. cn. 

embaissat; cnb- (tic *;imb;ictï;ltnm, tVtìr, ceìt.) 

8. m. tnnhassínlff mrssntjCf mesitaffc»' 5)4, 21 ; 

2íH). 8. 
iMiìbatrc (în-b;ìttnrrr) r. ///. inh'. if'rianccr 

'Mh 28. 
cmbaymar (de en cl baume; *ïmbHl8;imjìre) r. /. 

tr. cmhaumcì' 423, 12. 
emblar; enbl- (ïnvoblre) r. /. Ir. mfcrer, rolcr. 

th'rohrr 1 18, 1 ; 264, 2 ; 27î), 2. 
embrassar (dr en r/ bratz; ♦ìmbr;"icbï;ìre) /•. /. 

tr. cmhrassrr HJO. 28. 
embriar (r/'or. inccrt.) /•. /. <r. ejcpMirr fía. 19(). 

14. 
fMìenda; -ar r. esnienfla; -ar. 
rniendameii r. esmendainen. 
nnflaminar; 'inllanimar (înfl:'iinm:'ire) r. /. tr, 

m/îammrr, hrùlcr 485, l(i. 
enip:u'li>i (*ìnil):'ictíïm) n, /. cmprchrmcnl 414. 8. 
empacbar r. empaitar. 
einpa}^ (*ímp:\ctnm) it. m. emprchrmrnt, rmbar- 

ras, trouhtc 11 i). 18. 
rinp;i<r:ir r. eiiipait:ir. 
enipaítar; -p;icbar; -pa^ar (*iinp;ict:ìri) r. /. 

tr. ctnprchcr, rmharaìtscr 25Î), 1;"»; 81;"), 41; 

s'en e. ^-'y eni/atfcr 816. :'). 
('inparbir (ítr eii ct parlar; *ïnp;'ir:'ibol:"ire) r. /. 

(r. renJre rloquent, instruire S.Ô, 21. 
inipastat (</r en ct pasta: *împ;ì8t:ltum) tf. m. 

pùtv 210. :^). 
einpeinramen (*ïin|Hjor:lm('ntnm) «. i/i. fm/)i- 

raiirr, ili'trrioration 2115. 20. 
('inpeiiher; eiip- (ïmpïngrre) r,/.ll. tr., pn's, 

iiif. inil. fij. :i. empenli 414. 82: eiipenh 104. 

r»t»; 4î)l , !(»: impj'. fuhj. *;/. :ì. enpeiiheses 

81)2. .81»; par/. !<i/. I. enpeis .'13. 11, cn/onccr, 

pouitìiir, 
eniperador: enp- (iinpOnltorein) tn. m.. s/. ein- 

peraire; ('ii-. cmpercur 8,2; 40. 18; 210, I; 

m. 1. 

einperairit'/ (ïnii»('r:ltrleeni) «. /. imfH'ratricr 
4H, î). 

emperi {nar.y íinpcriiiin) m. m. rmpirr 'ò, 4; 180, 

8; 28r>, 2. 
eiiipcrial (ífif., ìin|HTi:ìlein) ailj. imprrial 201. 

•2«; 8î)4, 4. 
empcro: ciip- (en per o) conj. /jourtant, nran- 

moini<, m.i/V 112, 82; 855,' 24. 
emplaustre (oinpblstrum) if. m. cmplòtrr 'Ml. 25. 
einprendeinen ; enprenemen (f/e?empreiidre) $, m. 

rntrrpriêc 20«, 4; 874, :W. 
emprendre: en- ; eiipenrc iïmpr<ind(Te) r. /*. //. 

tr., prrìf. inil. *//. .ï. einpren 118.81; enpieii 

l.ôl, 5; 242, 31; pc. p. einpris 104, 2ô ; 

enpres 288. 2r>; empres IH8, 11; 200,1), 

prenilrCf anhraser, cnjtammrr ; rrfl. 200, 0; 



^attacher 118. 81; 151, 5; s'e. en 242, 31; 

s'e. ab ^allier, se joinfîre 1818, 21. 
emprenhar Cîmprae^iiilre) r. /. tr. enijrouscr; 

pc, p enccint 340, (î. 
einprcs (en pres. în pri^ssnm) adv. amiitòt 

141, 2(). 
emurar ((/<? cn c^ mur; ♦ïnmurAre) r. /. tr, em- 

murcr 208. 27. 
en; e; enn; em; in 0") jfrrp, en, dnns, à 2, 

I, II ; 28, 21; .80. 22; 0.8, 8; 252, 28; 255. 

85 ; 322. 4 ; entrc, /Htrmi^ rerg, comtne etc. 
en; ent; ne; 'n; 'n lïnde) udr,^ sert à rem- 

/ilaeer le grniti/; de là, d*ici, pour eela^ jMr 

cehi, /lar rap/nni à cela 1, 12, 13; 1(5; 2,(5, 

15; 5. 87; 0, 18; 21, 8; 30, 7; 123, 10; 

301, 20. 
cii; n; 'n (dnniînuinì titre employ^ derafU lc 

nom firo/trc, seiijneur 34, 10; 87, 15. 
cmiissi; enaisi; cnayssi; cnaysin; cnaici; en- 

ayci; enaichi; anayssi (în acqne slc) adc. 

ainni Tl, 19; 253, 5; 425, 10; tot c. de Ui 

imhnc manih'c 421, 18; e. qnc de 4orte tfur 

428, 18; enaisi eo, ana.vssi . . . C/Oina aingi, 

auif8i.,que 20, 18; 481. 85. 
enamic r. enemic. 
enamoramen (de cnamorar) ». m. ptWfioti r/V- 

mour 2:57. 20. 
cnamorar [de en et amor; •ïn:imonlre) r. /. rrfl. 

s'amouracher , í^t'fn'enflre; pc. ;». irailant 

tCttmimr 1(50, 8. 
enan; -ns (ïn-;'inte) adr, arant; aufMirarant 273. 

85; conj. de ptue 104. 20; a e. en arant 2tM). 

2(5; aiini e. di'ítntnaU 818,38; se far e. irV 

rancer 8Í), 2. 
eiian (ïn-;lnl.c) «. m. arancemcnl, aranltttjc 170, 

4 ; 248. :87. 
enans ; enanz ; cnantz (en ei aniî) adr, uuptt- 

raranf y fdùtot , tnais 2, 4; 35, 8; 82. 17; 
110, 10; 126, 21; 274 14; e. qnc aniiU tfue 
1H2. 2(5; a l'e. qne |)oc le fdue rite ftowíhle 

2î)(), 2H. 
enansar (dr eii «rf anx; *ín;\nl(îilrc) r. /. Ir. 

aratíccr, /air- ftrot/rcinfrr , i'lcrer IB2, 2;); 
1H2. 24; 30:5, 5; rt'ft. tfe /aitr /ort, ee sitjnalrr 
1(58, 2. 
enant r. enan. 
enantir (dr Tn r/ :\nte; Tn-*ântire) r. //*. arancrr, 

autjmenter 118, 27; 241, 3(5; rr'/f. 9c rendre 

en arant 272. 30. 
enantx; cnanz r. enans. 
en;ip {tferm, hiiapp) s, m. hanap, ijrande coufte 

tì Itoirc 81N5, 25. 
cnar r. aiiar. 

enardir ytte Tn ci ijerm, hart) r. //*. îr, enhar- 
dir^ cncouratjer 312, 27; intr. prendre eou' 
tage 181, 12. 



f»tO 



enftyci; enayajn c cnaÌBRl. 

cnb- «/. emb-. 

enbroncbnr {'TmiirOnTcrirc) p. J. inlr. cimrber 

m, (t. 
cnca r. anciL. 
encftnUyreB (TncântíiUir) ». m. tj. tnchtiiiUur, 

eharmeur 412, 28. 
t'ncar enciira -a»B ». ancar. 
encarcerar {.h Va cârcTirem; *ìnciírcJlr.ìrc) r. /. 

ir incurah-cr J43, 14. 
cncastrar (('< Tn el qerm. I[ast«n) r. I. Ir. ai- 

eailrtr .H8U, IH; 3tXI, I. 
encaDBsar; -aar (rfï ïn ciilcem; '(ncAIcìinre) p. 

I tr p,ju,-^,,hrt 203, 27; 212, 17. 
cncendre (Tncìlnitrre) r. III. tr. mfiiimmif H, H3; 

rift. 81, 6. 
enclanre (In-claudflre) «. /. //,, p,a-/. iml. ay. a. 

enclaDS 144, 20, pc. p. cnclitiiti 41S, 1 1 ;' ni- 

clUB 77, 2ft, rtdoií, enfertntt: 
cncli (Incllnem) «rfj / -na, «ncf/fi, huitti 39, 

0; 1(16, 3li; 400, â; 4.H(i, ii; 43», .Hl. 
enclinar (Tnclinilrc) c. J. »■-'/(. •'mcí.n.i- íW6, 2U. 
encolpat (Tnctìlpiíre) r, 7. (,-. ífifu/;)*.- 86, 32; 

161, 6; 363, S. 
iiiconilirier <</« Tn «í h. I. rAinbrtim, il'or. ineerl.; 

* Tncfimbrílríam) #. m. cHcombre, embitrrM, 

•UtOí/r^metit 4&, 12; 12.% 15; 288, 2. 
i^ncontinent (immi., TncAiitTnr>iitcm) mlr. incon- 

lÌHeut, lur It cliiimp 442, ÍO. 
rncuntra (In-c}intrH) pti'p. runlre, riiB 'Jh »■ 

140, 38. 
rncontrada (/ic. ;i. /. ile i'nL-ontrnr) s. /. r,m- 

irie 261, 8. 
uncontrar {ilr encuntr»; *ïncuiitríire) f. 1. ir. 

reneonlrer; i-rfi. 40. 111; 30!i, l'J. 
rncoreffncilrrTire)!'. /.///. Jiír;i-iifourir,c»urin 

laÌBSar 0, MeAn- 30, í. C/. rncorrcr.' 
encuronar rin-cííroiiilri:) i>. /. /,-. cuaniiintr 

306, U. 
encorporar (>av.. tncúrpSrHrci r. /, ir. ineor- 

porer 305, 19, 20, m. 
(•ncorrer (inciirriîrc) p. t. III. aitaquer 237, 13. 

Cf. encore. 
t^ncortlnn (>/( en tl cortinn^ 'incnrtiiiiitiim) 

"•Ij. aafiii ili lapiiittriea 252, 1. 
cncuirar (rfe en et cnir; nncôrTflre) r. /. ír. 

yarair rfa eiti'r 343, 0. 
encnzar CínctiB.ìrt) e. I. Ir. uecuier 411, 30. 
ondema (m He miine) ,. «i. /Eii,{eui«i*H 3, 27; 

32, 16; Itr/, 34; m, í. 
(-ndcmoniat (ííí cn el Hi-munji »>(/. (f^uivHJifu».' 

371, 38, 
(^ndcutar {de cn ei duuU ; 'îndâbTtâret c. /, ír. 

tnilelltr 878. 2. 
uiidi;veuir (ìn-devtíntre) p,/. 111., pc. p. uudu- 



vengnt 3[)7, 21, (■«i/r, parvenir, arrietr Un,8 ; 

rrf/(. 104, 9. 
cnductrlnar (nap,, de Tn «( ddctrlnam) c. /, tr. 

riiieigner 211, 24. 
cndomcnjat; endomerjat (Tn-ilOnu'ístlc-iituui) 

*. m. »trf, toiimi» 192, 17; ,i4i- 210, 7. 
cndomenB qne (en et domens que) eonj. ptndant 

qut 353, 23. 
cndormir (îndormlre) ■>. II*. iiilr. eutìormir 

106. 16; 150, 22; riý. 107, 7; 185, 14. 
i^iidreSBa ((/r cndrcssar, ■ïiidiTclîrn'o) «. /. 

direelion, doelrine 436, 16. 
cndnra (lìe endurar) «. /. manque 414, 1. 
('iiiliH'ar <Lndor;ìr(') r, I. tr. tndiirer, mipiiorlfr, 

>i>„„.l..r,- '.iih, 4; 3K7. 81. 
unemÌc;eniiiiitc(Ìnîmtciim)N. ifi. ennemiaG, 23; 

40, ì); 54, 12; 268, 27; 370, 28; (/iaM«401, 211. 

<-llcmisl;.t. {* 1llrLl.;.l4!l1l) «, / i'.li'il.iíM 2K2, 8. 

L-nfan; -ant; effant' t'fiiiijînfànteiii) «. m., <j. 

-as; -az; clTiis, enfunt 4, 0; 27, lO, 87; 28, 

5; 21), 2»; 127, 8; 320, 28; 832, 21. 
cnfantamen (lit ciifant.ir) «. m. en/anlanent 

238, 16; 882, 26, 
cnfantar; cf-; efl- (rf« enlant; Tnf&ntlre) v. I. 

/>-, inluiiifr 16. 6, 7; 20, \l; 2SS, 14. 
«ii1;iiiti'/;i uii: (.'nfunt; *lntiliitltian)) i.f.mfaaet 

387. 10, 
rnfunti (i/e enfniit; 'ïnfitntlnnm) iiili. ej^funlÌH 

283, 7, 
unlci'ir (în-T.irlrc) v. Il'. frniipfr. 
unfcLiiictia' 4:1- (Tnrfrmitltcm) «. f. ÌnJÌrmiH, 

.mhi.lif mì 1; 385, a 
enfern; cf-; efl-; ínf-; if-; inter (ïnn(riiam) «. 

(H. tnfer 7, 3; 26, 18; m, 15; 200, 17; 222, 

17; 274. 27: 805, lli. 
eiitertiiil («iic, ïnri'rnnli'uil iidj. inlrriial 191. 

21, 223, M. 
cnllubot (i/r cníliir) ê. m. cr„puleur (v) 88, 16. 
cnHar; cf- (ínHfcre) «. /. ir. et iMr. en/Ur 35, 

1!); in8, H; 19!l, 28; 334, 32; 388. 82. 
cnfoletir (ile cii el lulct) f. //*. Ir. et Ìntr. 

ajroler 9t>, 15; 810, 13. 
i^nfi'a; ulru (infra) prép. parini, au militu de 

377, Mi; d'c. ./iiii« Cr^íNíte <Íí! 426, 12. 
cn){ul; -t(Ual; e|{>l (ae^inliliini) (u(f, (!j/aJ, partil, 

ifiiuliei- 00, 34; 433, 89; e, soleilb «» mJiM 

lcinp« qiiii le íoleil, iivec le eoteil; «ittd. 

31S, 12. 
cnifalar. ci;alhar {ile cngal, et;al, aeqntlem) 

•>. I. Ir. niiilfr, ■VttiiHiirr 34SI. 30; nf/1. ê'éffoUr 

242, I, 
cnKnltiicn; -iiicns; ct,'alMi.'nt {aeiiu&li nù-ntc) 

iiih. iijiih.Hí'iil, de la niimt nuiniire 90, 33; 

2;t7, 7. 
eugan; cnjaii; egan (i^. Ki/ 4làv) «. m. trom- 



r>;i i 



(;ii08SA1l{K. 



532 



perie, frauáe, metisonge 23, 11; 59, 4; 64, 

22; 71, 26; 130, 12; 220. 22; 285, 43. 
enganaîre (de enfçftnar) ê, m. sj, trompeur 

58, 5 
rn^^nairit/.; cnjanayrits (de cii^anar; /òn. tìr 

cnganairc) adj, trompeune 221, 4; H31. 5; 

340, 5. 
cnganar; engnanar; cngainar (c/. /ú/- fíf^) 

9. L tr. tromper 57, 3; 71, 18; 825, 12. 
cngansir (în et *gaudlrc p. gauderc) v. ir. intr. 

ee réjouir 436, 1). 
cngcnh; cngienli (îngr^nium) s. m. athresr, 

ruse, projet 132, 12; nuielufte (de guerre) 

143, 19; 231. 23. 
cngcnhar; engignar (de cngenli; *ing(>nîftre) 

r. /. tr, tromper 29i), 32; réjl. s*ingénier 

83, 16. 
cngenramen (de engenrar; *TngSncrftmuntum) 

9. m génération 235, 2. 
engcnrar; engendrar (ingonerare) r. /. tr. 

engendrer 56, 12; 220, 4; 448, 2. 
cngicnh v. engenh. 
cngignar v. engcnhar. . 
cnglantina; -entina r. aiglentina. 
cnglozar (de Tn rl glosam) v. /. /r. nuinij'vider, 

monfrcr, révélir 393, 13. 
cngulmes adj. n. propr, d'Angoulémc 127, 35. 
cngoys; -uoys (dr iingiistiam) 8. m. angoiase^ 

peine, troublr 43:), 5; 4d(i, 19, 28. 
cngoysa (ftngttstiam) s. /. tmgoi^se 433, 28. 
cngoysos t^. angoissos. 
cngraissar (dr cn rt graissa; ^incràsfiiarc) r. 

/. /fi/i*. etujraissrr 186, 5. 
cngran ; egran (Tn-grándcm ; cj'. Kg. -lUTO) adj, 

etnprrssé 126, 35. 
cngres (TngrSssuni) ttdj. riolent, ardmt, aridr 

42, 14; 229, 0; 438, 10. 
engrueissar (de cn ct gros; ^ingróssftre) r. /. 

intr. grossir 369, 5. 
engual; enguanar r. engal; cnganar. 
enguen (ilngu^ntum) n. m. onguntt 234, 7. 
enguera r. ancar. 
enguoys v. engoys. 
enic (Tnlquum) adj.,/, -ga, iniqur, J'tlché, triste 

71, 20; 116, 6; 224, 3. 
enja- v. enga-. 
enjoglarir (de en et joglar) r. //*. rrfl, se/airr 

jongleur 86, 28. 
enjoncar (ïn-*juncrirc) r, /. trjoncftcr 423, 29. 
cnliamar (dr cn ct liam ; *TnlTgrimTnftrc) r. /. 

fr, lier 152, 25; 166, 12. 
cnlnminar; -cnar: illnininar (Tlhimínttrc r I, 

fr. iUutnnier, rV/fi/rrr 271, 22; 441, 32; i*i/r. 

luire 328, 7. 
cnmanentir (de en rt manent: *Tnm&nr>ntlrc) 

r. //*. fi»/r. devenir riche, s^rnrichir 119, 10. 



enmenar ÇLnA^ ♦mïnftre) v. I. tr. enmener 430, 

27. 
enn v. en. 
cnoi; enoc; cnueit; enuey; ennnec; enuoc; 

cnncg ; cnneh («. verh. dr cnoiar) s. m. ennui, 

chagrin, souci 148, 14; 1%, 20; 288, 16; 

256, 11; 276, 8; 300, 27; 385, 43; 855, 2Î); 

sorte de porme 406, 24. 
cnoiar; -gar; enueiar (♦TnôdTftre) v. I. tr. 

mnuyer, ftlcher, attrister 56, 32; 113, 4; 

1-27, 22; Ì29, 6; 146, 2, 5, 6, 15 etc; 230, 4; 

278, 23; 3.Ô8, 6; rAfi. 200. 28; 210, 17. 
enoios; enucios 146, 11 (de enoi; ^nOdTOeum) 

adj. ennuyeux, /ácheux 63, 5; 114, 11; 

220, 17. 
enonglar {tle cn et ungla; *ìnUngalftrc) v. l. 

réjt. s^acerocher 151, 5. 
enueios v. enoios. 
enp- e/. emp-. 
enpachier (de empachar; ^mpáctftrium) s. m. 

rmpt^dtetttent 4î^, 9. 
cnpanzar (tle cn et pauza ; ^npausftrc) v. /. tr. 

ittiposer, dantier 408, 12. 
cnpenher (TmpTng^re) v. /. ìí., par/. sg. :i. 

cnpeis, poHêser 193, 23. 
enpennar (de cn et penna ; ♦ín|H«nnare) v. I. tr, 

empenner 275, 11. 
enpozitio («nr., ïnpÒsTtTOnem) s. /. imposition, 

appticalion 40H, 15. 
enprisonar (de en et prÌBon) r. /. tr, empri- 

stmner 306, 7. 
cmiadcnar (r/r cn r/ riidena; *incfttenftrc) r. /. 

fr. enehaîner 446, 20. 
enquansa (de enquar; ♦Tnchttántiam) ctnntnen' 

eetnent 40, 15 
enquar (Tnchttire) r. I. tr. cotntnettcrr 9, 15. 
enquar; enqner; -era r. ancar. 
enquerrc; enquerir On-quaerore) r/. //•. et III., 

prés. ind. sp. 3. enqncr 254, 9; subj. sg. 2. en- 

qnieyras 849, 22; 3. enqueira 59, 2; 275, 32; 

par/. sg. 3. eoqueric 261, 19; rond. sg. /. 

cnqnesira 52, 27; pr. ;i. / cnqneza 81, 17; 

enqaiia 66. 18, ttemander, clterrher, recher- 

eher. 
cnquers v. ancar. 

enquesta (de en el questa) enquHe 440, 28. 
enrazonat (pe. p. de enrazonar ; ♦TnrAtTOnfttum) 

endotírinf, tliseti 211, 23; 284. 21. 
Bnric; lien- n. pritpr. Henri 265, 20, 22; 

266, 22. 
cnriqnir; enreqnir (de Tn H germ. riki) r. //*. 

tr. ettrieìiir 53, 11; «», 19. 
cnrogesir (tle en ei roge) r. 11K intr. rtmgir, 

devenir rouge 38, 26. 
cnsarrar r. enaerrar. 
cnsegn-; enseign- r. cnsenh-. 



520 

cnayci; enaysin r. cnaissi. 

cnb- c/. emb-. 

cnbronchnr (♦ïmpronïcrirc) r. I. . 

80, H. 
cnca F. ancii. 
encantayrcs (íncântritor) .v. m. .-J. 

charmeur 412, 28. 
encar; encara; -aras r. ancav. 
encarcerar (tìe în cùrcrren); ^iii> ■ 

tr. incitrch'er 442, 14. 
i'ncastrar (r/e în et ijerm. Iiast> n^ 

caatrer H8U, 1«; 8<)(», l. 
cncansBar; -sar (de ïn càlrtiii : ' >: 

/. /r. pûumuivre 2íW, L'7 ; .' I -' 
encendre (încondèTe) /•. ///. fy. '' 

réfL 81, 5. 
enclaure (Tn-clandorc) r. j\ 11. ,. 

enclaiiB 144, 20, pc. p. vuA-... 

clu8 77, 25, encion, i *//,/. 
encli (Tnchnem) <«//., /". -iia. . 

0; 105, 3(5; 400/0;' 4:ti;. r ' 
rnclínar (Tnclinfire) /■. /. / - '; 
oncolpar (Tnciilpârc) » . /. / 

161, 5; 858, 8. 
oncombrier ((/« ìn e/ //. / ( .ni' 

♦Tncdmbnlriam) «. ?/{ 

(lésatjrément 4b. 12. IL' '•. 
vncontinent (tfâp.. íni-i>iitNi< . 

tinetitf êur ie fiiituip M.' 
cncontra (Tn-í'ontra) /j/y 

140, 88. 
rní-ontrada (//<*. ;>. /. 

/iv'« 261, 8. 

oncontrar (r/r enoMiiti.i 
rmeontrer; ri'fl. lu i., 

rncore (ïnciírrï*rc} r.f.hi 
laÌBsar e. /(icAr/- Mi M . 

fncoronar (ín-cóion.d. i 
305, 11. 

cncorporar {nar., in. i i 

pH>rer 805, 10. Ji 
oncorrer (incurrii- 

C/. encuri'. 

('nc4>rtiniit {ile ni . 

atij. ijarni de tn- 
cncuirar ((/f cn ^r 

yarnir de cnir '.■ i 
cncuzar (ïncntf.ni 
cndema (tn «l^ u-.. 

82, 15; 1SI7. ;; 
cnderaoniat i'/. > 

871, 28. 
cndeutar (c/e i n 

tmìetter 878. : 
eudevcnii' iiii->:.: 



.''&Jfi^ 



584 



«'"' 






l.*^' 






líl. 1. 

dtff f. entier. 

íBHTTar iïntrrr5(g|are) /•. /. //'. inlai'oijvr L.». 

-* .Birtiar t''* c" ^' ^*^' ♦iiitt'starc) r. /. //•. 
í*/iVf/', (numenter 100, 5, 
.^íicir. r. enteir- 
"' nticr- cntcr; ('iiteir iiiitrjînnn) uitj. vnttvr, 
\^^^^^^ 18; 117, 1; 214.8; 2«i», 

2i.';l)5. 27. 
-iiutoliir (Mi>M ïntïtùlare) intitiUer 4.^8, 1. 
^i,t.ìn»r lïntônare) r. /. tr. vntumur 288. l. 
•^ hiurii (fn t<*rii) íií/r. í) Ventimr, autitur ISI. 7 ; 
,^>atì. 22;278. 17. 
■ ^jp^ia (^. p. /. dc cntiar; întrát*mi i^. ./. 
f/ttrre, cùmmencement 121, 7. 
■*" -iiranií^tri' /. riitrí'imtn', 

tinuib línter aiiilmis) aitj. inilij'., J'. -aiiiban, 
t^jtj lieux 204, 8. 
"* iirar ». intrar. 

Eire Wtre (ïnU'i) prvp cntre, panni , vn- 
^mhtr, à Uijoi^ 2, 10; 7, 'MV, 11. 18: 822, 
:tí: 410. 24; 4:«), 14; entre dt; 857. 80; e. 
u\\ pcnitnnt lîHî, 30: c. tan qm; íi/</«//// í/'/r 

4iM. 28, 
fljrrt'apjadaiaeiis (ile ciitn' t/ nipjar) mir. 

mHlnelliMrnt 2.1'». 12. 
.itrii'aiissainent(r/ceiitreí/ causa. *intrriausa- 

uirntumi «. m. itisputv 2:k"), 10. 
íBiri'CoUr ^ïiiter-ci'ljìre) /-. / /r. f//<#7ir /// 

^ret iiri». 2î). 
íiiiregar lïntrïciìiei /. /. tr. intriijuvr, viu'hvr 

fHtr «/<* intriifurs 221. 18. 
eiiirfinetre; entra- (ïnter-iiiïttcvc') / . /. //. t'. 

,le i-ííiiyc'r 8;!. 2*.); réji. s'vntrvmvUre, «'íjí^i/// /' 

Uvl. 0; 108, 2ti; 810. 20. 
.iitrt'iiar {or. inc.) /. /. //'■ inlrvlucir ÎMI. 'i. 
.niri'pnndre (ïiitrr-pieiidirc) / . /. //. //■•, //r. 

;j. ontnprcis 102. 22, ^</i*i/. 
eniresci|;na lenlre it st-igna) *./. siijnv 2yí>, 12. 
lUtntiiU lïntcr tántumi vonj. ttinilis', cntrctan 

»*Vl"0 intutiint quv 100, 8«l; 444. 2;V 
fiilristar («// ïn it tristcMiii /-. /. /#'. attn'^^tvr 

10, 4. 
' i-ntro 4UC »ínter hr»c quidì runj. jiatqu'n vv qnv 

47, U. 
, i'um'^ /. anuit. 
iniieií; ciiuch; cnucit; ciiucv; cuuoc /. cmii. 
t-nnciar /■• cnoiar. 
ruvaidor (i/f cuvaii; ruva/ir: ♦ínvadïl^.n-iui 

9. tn. UitiíaHlunl 40. 1. 
luvanczîr (•/< cn c/ vaii) v. ll'. inir. disiìaruitn, 

vhxmittir 2U», 10. 
onvazir; -sir («/c invadcrei r. /i^. tr. cnvahir, 



585 



(ÎLOSSAIRE. 



536 



nliaquer, endomtìuufer 274, 6; inf, suhst. 181, 

lí). 
cnvoia; rví'i:i; rvra (ïnvïiliaiii) s. J, vnvir^ ifrnir 

2, II; :i, IH; 08, 2:^; ÎM». IB; 173, 10; 2í)G, 21). 
iMiveiar (í/í onvoia: *îiivìdïRre) v. I. 1r. etwicrf 

lUssirrr 7í», 24. 
enveios: ev- ; enveyos: eiivegos (ïnvïdïosnni) 

adj. nìvieiu, ih'sircux 124, 13; '282, 30: m\ 

2<i: :$r)a, 10. 
envíT r. enves. 
envers; evers (ïnvorsuin) aiìj. renverê^f oppost' 

44, 2:J; 3(M>, ìÚì. 
eiives; evei*8; iiivers; eiiver (ïn versns) ai/r. 

prép. vvrHf cnvcrSf conlre, lìu côté ife 1 , 12; 

5, .^): 231, 10; 412. :W. 
eiiviar: i*v- (ïiivïnreì v. i, ír. envot/er 27, 20: 

84, II; 171, 21; 340. -JO; 42:'), 10. 
cnvidar (ïiivltftre) v. /. ir. itiviter 205, 14; joc 

eiividat. jeu autfucf im n invilc ou ituqucl on 

rW iinHi' 181. 14. 
niviluiiir (f/rr en ct vilaii : ♦ïnvïllftnire) v. i f'. 

iinituifcr 2r)0, :i. 

rnviro: -oii ; eviro (en viroii ; v. lúf. ÍOJ.i.'t) 

iiifr. cnrirottf iout iiuiour 37. 8; 2:10, f); 271. 

2:4; 3(U. 10. 
eiivis (ifc InvTíiiiii) iiifj.: a e. tttafijrc soi^ n coti- 

ite-ofitr 48, :U. 
envit {de eiividar) n. m. invilaiion :M0, 2r>. 
epotiíe^ari v. yp-. 
e|)8 V. eis. 
(M|nen (rrrn|ni| ïlluni) ndj. diUn. ccfni-fi) 21, 14. 

^'/*. aqnen. 
er (♦liôreiii» *. m. /loir, /u'riticr 42, Ití. 
er; era; eras t?. ar. 

eranh (ifctm. liariiif() «. m. /Mrettg 361, 11, 12. 
erba; herba (lirrham s. f. fierfte 53, 22: :4»4, 2>). 
erbatjçe i lirrliâtïcunì) «. »n /ierhinfc 182. 11. 
erebre (erï|)rre) t\ /. ///, /><r. ;>. ereubut 20, 

17; Vù\, lí»; 8J. -iis ( .lesus) 180, 18, Suurcr, 

i'/evcr. 
liere>?ia (dc vyqì^v) v. /. /lérésie 3(j:4, 18. 
beretAt (♦bôrCMlTtfitenO s, f. /tériiatje. 
beretat^c (♦iirredìt^itïcuni) s. ttt. /téritinfe 4<ìO, 

11. 
eret^e ; -je; beretje iliacrStîcuin) s. m, /térctt'iiue 

208, 2r): 2(V». 7; 210. 4. 
tretier: brritier (bcrôdîUlrinin) », tu, /tériiicr 

428, 27 
<TKoil; er^uelb v. orgolb. 
rr^nlhos r. oifrolbos. 
erissar (♦erïcïftre) v. I. tr. hérisser. dre^ser ies 

chcvett.v 5;"), :14; rifl. 344. 8. 
erisso (ifc Crîciiini) a. tit. /lérisson 'M\2, 20. 
beritier r. eretier. 
brrini Oiriiiotiiuni) s. m. /lermine, tniirtre hlancJie 

54, I. 



ermita; -an; hermitan (^î^remltftnam) s. m. 

ermite 381, 5; 383. 1. 
i'rrar (iMrftre) v. /. inir. crrer 221, 1. 
error (ìTròreni) í». /'. crrcur, faiite 132, i:i; 3r)2, 

25. 
eni D. ar. 
es r. c ct est. 
esaiar r. assaiar. 
esalsar v. eissaussar. 
esant r. assaut 
esbair; -liir (de es et hah: e/, Kg. tí20) v. II^. 

tr. éìmhirf t'tonner lOT), If»; ll(î, 4; :U1, 15. 
esliat (s. ver/t. de cshatre) *. tti. êhot 439, lî). 
esbat^nieiit ; eb- (de csbatre) s. tt%. chat, c/iattc' 

mctit 4:40, 14, 17, :íO. 
os1)atrc (ex-biítlìíere) r. III. réj/, »*f/ntilrr 

('sbaudeiar (de cs et haud ; *exhìildîcftrc) v. /. 

ré/f. sê rcjouir Uìò, 3. 
esbleHinar (de cs el bh'Binc) v. I. inlr, s'i^vu' 

nouir 41, 17. 
esealit (fK. p. de escalir, de v, /i. a. sUafjan) 

iidj.f /. -icha, êfanc^ 204, 4. 
í'scajf (or, itìcert.; s. terh, de cscacharV) s, m, 

P'irtie 110, 29. 
f>scala ; esch- ; sc- ; sch- (scálam) *. /. êelieUe 

íî, 2, »; 7, 87; 428, 2r>. 
ese^ila (jferm. slcara) s, f. escudron^ comptufnic 

:w, 21. 
escalar {de escalti) v, I, intr, échrlûuner ^itT), .-t. 
ICsci^lnna n. propr. Ascaion :t(l5, 1. 
escampar r. cscapar. 
escandalizar (ncir., sc&ndiilixftre) r. /. tr. scan- 

daliser 14, 41. 
cscantelar (de cs ei cantel; ^xcftntTdliirc) 

r. /. intr. se /endre 40, t7. 
escantir (*excandlrc) r. //\ tr. Heindre 288, 

27. 
escapar: cscnmpar (de C8 Wcapa; *e\cftppnrc) 

r. /. inlr. cdiappcr 18r», 24; 102, 20; 20:«, i:i; 

2;r2, 4. 

csc4irida (pc. p. /. de cscarir) a, /, pari., den- 

tinre 185, 13. 
cscarir; csch- (dt tjerm. slcariao) r. //*. tr. 

attrihuerf destiner, dfpartir 81. 24; :48. 18. 
cscarn ; esqacrn (s. verh. de cscarnir) s. m. mo- 

querie, plai»tnterie 222, 10; 2ri6, 17; 4(NS, 10. 
cscarnir (t/erfn. 8karnjan) r. // . tr. herner, 

railler :«, 1 ; m, :44; 20!». 21 ; 840, ». 
escamire (de cscarnir) «. m. sj. 210, 6; o, cs- 

carnido 424, 7, railfeur, moqueur. 
cscartar (r^xqnftrtftre) r. /. ir. rcarter iti9. 2:4. 
escas (ì^xcliriMinnO adj. elticlie, avare l(ìO. 7; 

876, 4. 
escassier hle ijerm. slratjan) r m. cchtissirr, 

ctitropié 1 10, 20. 



viiBCtfrt: (íii-*si>i|iii'i 1 

C1IB0O 77, 'Jtí, »"!' 
«iisclBr (ifc eii ir s. 

i€Uer 304, 1-1. 
enBcmlile; ciiiitiil)! 

420, 17; m -r. 
enBoms; -miNj; t!- 

aïmtalD u.ír. o.. 

!m,ii; 411. K 
(■nNCDCIiA (tn-riiii-' 
■■)iiwiih:i iTiiBitfiiL.' 

tiilincutnl K\. 
unBcnhamcn ; i'ii>' 

1(». U, a^l; li 
■2Ì\ 426, ;iil. 
cnBcnliar; -i-ìí;ii 
(•înaitíniìri.'! 
iippii-mlrr 1)1 
371,«; i>e.i- 

m, H. 



unBnfpir {ilc r\ 
tnaiis (cii sii!' ; 
t^nt •. en. 
i^ntaUnlanifii 



riit«ir(iiii('ii . 

viiUin (intii 
l»8, 4. 

vntenilciii'i 

411. :ll, 

a4a, l':ì 



(>iit(iiidi I' 



.-. . rrnjiai í. m. ,-'en"n 107, 2fi. 

.:— .=~^ «^p- «ír,, BGnptnrani) »./. rerl- 
■■ :' .«; 57, 35; -11(1, 18; S»ncta 
- ~ :.Tia..< 2M, 2fi. 
_ -3 -iat i'acrlptanil «. ui, /erii 45, 
- til, 31. 
, -- J :■: onTÌre ttó. 14; l(«, 2 (scri- 
. :'.j>»'«. ■uò;'. «,/. f. egcriva I<í7. 
.. .. :. fNcTj'ii 4IU, íil; ;i. cscris 22. 
-.:m ilX 28; /,e. ^, »i, escript 7, 2«; 
_i -_ -- i* : «crit 278. 1£ 



,.- ■- "«^.ìEiiml f. ui. reiirain aW, 2H. 
^,..-- -■!- iíuríiriaui) *. »i. 212, 24; 2;»*, 

: r? 4:41, 33. 
_ ' sì-i..ì;ì .', cscolli. 
. ;ir.- b -icùninanreriri') r. I. ir. ereom- 
__ * 7. 
_^., i,. m:i) ,: H': ermhrr Iftí, 20. 

»':r ^bscQTum) ailj. iJiteiir 124, 2;t: 

: < J*r. obfcurilf i», 30. 
_ - t— . ílíílrai í. /. r'cHfií .H16, 28. 
^.=«-1» îbscura inrnte) uilr. oÒMcur^menl 

_-■!. ■i-.'Srate) r. /, Ir. /eiirer, iirlliujrr 

^.. J..Ì-ÍM «. «. A!H 87, II. 

^ .jiT .li-dévrnire) r, /. lìl. iatr., prf». 

. . . rtdfVú 7«, 1; 1H2, In; -cn 178, 1 ; 

. , .«(cTeuen 8, 17. lìerenir, iirrirrr; n'ft. 

i ■■ 
_^ -r..'iain) *. w. ilrilli IIBI, 4. 
^.- -: ^K-(llccru) (■./. ll.tr. acquìlUr, 

.,.,,, xa. 24; n'ft. ;tl7, IH. 
.^11 - 'l^-Jacfrc) *. /, II. tr. i-ltiigHtr; pe. p. 

,,j^ì svHi/er 114, 2i), 
_^ai.K f «itsemple. 
^fc: ■ rn»cnhar. 
.„ , .■*iKr. 
^Mrt.- '^-liimJiire.e'niii ì'iufíurureilrhnArt) 

tjiimiliiir 181. 5. 
^.,>:. 'I <ts rlfnrsar; ì\ -•(ílrtïire) «>. l.lr. 

... i-. iiin tjl'ort, l'orver: iffí. «'tlívivrr 
:. I4S. áîi; liMl, L'n; 21W, !kî. 
_.„-i -.« if. i'h''. <h difiirsar) t, m. r.ffi>rl, 

,.-. ■& W. «l. :W; U'ì. 12; 2-2H. 9; 'MtÌ, 
i.. IS. 
^~^-, -fíJar; -eiar ('nxlrldâre) ,', /. ir. 

'c-^-' 113- 3li; 249, 4; rffi. 34. 18. 
^. |k iYi't. <(( Mfrciar) «. m. ejt'roi 128, 13. 
K— «t ■' *' " Ircit; S"i\lrTKldire) r. Il^. 

Im ^^*rwJir fil, 19. 
,M*M<Jr**<'' Itaarar; V\ ,/ ,„'1111, wHi'iinl 
"*" ir. rtja.ií<r 7:-l, 18. 
^^^M {ie esitarilar) «, m. rtyard 35&, lU. 
n,-*" (ifc ea d (ardar ; ûx et germ. waidau) 



580 



íUiOSSAIRE. 



540 



V. L tr. retjarder, consUUrer 10, 2<); 46, 22; 
prendre garde 08, IH. 
rsgart: -iiart ($, vei'b. de eB^ardar) s. m. re- 
gard 103, 16; 171, 16, 18: 414, 28: éífurd 
286, 38; 806, 14. 
esgausir; -zir t^. esjauzir. 
esglai; esglag (6x et gl&dium ?; v. Kg. 4253) 
8. m. frayeur, douleurf ehagrin 83, 9 ; 1 18, 
29; 13.% 18. 
esglaiar (de csglai) r. /. tr. effragtr, ajfliger 

142, 19; 169, 23. 
esgrunar (de ^x rt genn. kriiitia) v. I. réfl. 

s'égrener, í^émictter ,354, 17. 
esgua- V. esga-. 
esient v. escicn. 

esjauzir : -vir; csgauzir ; -sir (ox et ♦gaudlrc p. 
gauderc) v. l /•*. réfi. se rtjouir 13, 7 : 27. 
22; 61, 18; (K), 25; 112, 20; 168, 7. 
eslais (y. rerh. de oslaissar) 8. m. élan 40, 26. 
cslaissar (cs ct laissar; rx-liixare) v. /. réfl. 

^élanccr ÍU, 8. 
eslire; cslir (ox-ir'gere) v. f. III . anom. élire 

149, 2. 
csloignav; -oinnr; -onliar (r/f es e/ loin, lônge) 

V. I. tr. intr. ihigner 60, 5; 803, 18. 
csluchar (cx- et germ. IukkJAn ou îîx-*lttctire) 

r. /. tv|/î. se dêlivrcr 114, 21. 
csluzir (d-e ex et iQccre) v. II'. réfl. luire 

1 19, 4. 
csniaginar (de Tinftgïnare) v. L rcfl. ê*imaginer 

442, 2. 
csinai (if. verb. de csniaiar) *. m. hnoi 49, 16. 
esniaiar; -gar; -guar (Px et getin. magan) 
r, /. ir, trnubler, chagrincr; rifl. sc déscspérer 
48,82; 144,19; 198, 21; 301, 12. 
esmenda ; cm- ; am- (dc esmendar : ♦oxmÇndarcì 
s. f. réparation, amende 80, 18; 137. 7; IHS. 
29; 244, 2.'); 419, 23. 
csmcndamcn : cm- : am- (dc csmendar) *. m. 

amemicnnnt 1, 12: 8, 32. 
csmendar; cm- (♦•*xmcndire) r. /. tr. nmendcr, 
corrigrr, n'parcr 2<Ï0, .-«; 260, 2r> : tV/f. 25:$, 

m. 

csmerar (íx-mcr-ftrc) r. /. tr. rpurcr 5(», 2<»; 

réfl. 85, 9 ; 202, 5. 
esmerauda {dc sm&rftgdum) s. f. rmrrawle 2!)2. 

20. 
esmetre (?x-mïtU>rc) s. f. II., pc. p, esmis, 

t'puiser, ruincr 48, 28. 
esmolre (ex-môlerc) *. /. ///., pc. p. esmolnt, 

émoudre, aiguiser 146, 10. 
espacìos (sav., spfttTOsum) a({}. spacicux 397, 20. 
espalla p. cspatla. 
espandre (exp&ndere) v. IIL tr. rcpandre 90ô, 

18; .3.38, 28. 



csparcer (spftrgerc) v. /. //. tr.^ pe, p, espars, 

répandre 820, 9. 
csparvier (germ, 8parwAri) s, m, épervier 02, 

37 ; 289, 34. 
espasar (t^x-piiss-ire) r. /. intr, passer 49, 29. 
espatla; -alla (spatûlam) s, /. épaule 74, 16; 

292, 14, 34. 
CBpaven {s. verb. de espaventar) s, m. épouvanU, 

frayeur 88, 9 ; 865, 20. 
espaventar (♦(•xpftvCntire) v, I, réfi, s^effrayer 

64, 14. 
espaza; 'spada; spasa (spfttham) s. f. ápée, 

glaive 37. 10; 261, 85; 443, 2ÌÌ. 
cspazar ; espcBar (de espasa) v. I. tr. iuer par 

le glaive 424, 33; armer de Vépée 211, 21. 
cspazi (spfttinm) s. m, espace, iniervalle 387, 80. 
cspeçia (♦sprciam) s, f. rpicê 396, 31. 
especial (specîftlem) adj. spécialj partieulier 

266, 34; 311, 12; ,347, 17; 396, 21. 
C8p<xialmcn8 (sprcïftH mCnte) adv. spécialeuieni 

400, 4. 
espeissar; -ieissar (♦spTssire) v. /. tfiir. eon- 

denser, remplir 147, 27; réfl, .338, 26. 
espelh (specttlum, s, m, miroir\ fig, 421, 14. 
espenber (^xpTng5re) v. /. IL, prés. ind sg, 3. 
espenli 198, 19; subj, sg, 3, espenga 72, 12, 
pousscr; réfl. surpasser 72, 12. 
esper (s. vcrb, de esperar) a. tti. espoir, es- 

pèrance 52, 24; 84, 2; 103, 24. 
espcransa (8|i(Jrftnt.ia) s.f, esptranee 67, 6; 106, 

15; 260, 28. 
csperar; 'sperar (spOrire) v. I, tr. espérer^ 
attendre, »*utenir, ìnhuiger 1, 8; 207, 26; 
208, 21; 283, 10; 834, 6; réfl. 5, 13. 
esperat? (cf. Tobler, Areh, 109, 32; OP., Ro- 

fnania XXI, Í70) 287, 33. 

esperdre (cx-pordîîre) v, III. ir., prés. intl. sg. L 

esperc 113, 18, rpertlre, ruiner, eonf^ndre, 

i:i5. 12; réfl. se d^'courager 113, 18; 161,29. 

csperit; -irit; -it^"; -ith (splrltam) t. m, Esprit^ 

esprU, dme 10, 17; 12, 18; 15, 24; 26, 20; 

67, 2. 

esperital; sperital (♦spirTtilem) adj. spirituel 

20, 6; 25ÍI, :«; :i46, 26; ;K)9, 38. 
cBpero (^ertn. sporoì s. m. éperon 288, 43: ad 

espero à la htìte 268, 10. 
esperonar (de espero) r. /. ir. rperonner 204, 8. 
espcrt (fap., Cxprrtem) ttf/J. expert 43.Ô, 24. 
espes (spTssum) culj,, /. -ssa, cpais, denst 183, 

13; 273, 20; 337, 'M. 
espesar v. espasar. 

espessial (spT^cTilem) s. m. rpider 281, 6. 
espiar (r. h. a. Bpebon) v. l, <r. épier 481, 10. 
espic (spicum) s. m. épi 180, 18. 
espieÌBsar v, espeissar. 
espiga (splcam) a. /. épi 322, 6. 



•4L08AIRR. 



542 






*V 



. V4^*«l^ * ^ «11*1 ( ■. M. 'VlPtllM t^. S^i. 



•••t' 
****** ■< 

^^^ >!•%>«.• ^=^-a*í^^ *• ^ *»• •>'*««•#• ás, la 

^^^^ s^M.>^>^« îi^HMiSiim) ;», /'. i'pttust 14ri, l.*i: 
t;iìL««i ♦^ x|»*ìIkau'^ •». /. tt\ t'ptictr 211, 7. 

sj-* \^l, *•• 

""nk ^* '^^"^ -'* -^*^*» -* ' ****** -'''^ 

..V o\aU v"V#**M. skÌMluMi> t\ /. /r. évitvr, 
^*^-. i.% v»/*t 0» *< r»initA; ÌA ra«llf-raiv) p. l. 

c»*i*^» . »^»*^* * • *'** * 

• 1 0»*»*^^ l^.V VHtrVÌlU, 17 ^ÒH«tM*0/>. 0881«) 

*Vi.t n». «^» -^^^» *^* V«»»*í^' »»*. BuyJUH), 20; 
, J:ii. loHt H,^ì!^ NOíit îlHI.22; ù'. i>8; cst: 

. / \w\. *'>»>m»»i I.U. V. ot« 121), 2í>; 08/9, 
'•ii »>it íl^l *í*. *'» í •»» ^*» **>*<**» ^^. -7; 

. 'ttou ÌIH, 11 oto., nuu tl. 28. 8ou( ir»l,a5; 

uuut '-», ^ **' •*^» *^*' *••''' *í' ' **'^' **^*^* 

|u r- I ■»*«*"* :\i»Ut«; HUtH atlîl, 10; 8ia8 
t\H». 1», M'lrtv ÌH»Í\. I. .V. Hlnu. Miuu 105,21); 
uu\\ ( U. «luut îíN». M:»; ••H|»/. iW. fí/. /. 
,^.^. ■•• VI H*. «' om. Wiu IIH). 24; /W. /. 
rimu. '* oint». •' »M«iu. vmut «12, 2t): 
viou *u»u »». 7. lí. lí. *MÍ»i, *./. /. fus: 
. Im«.mm l<»iiiiii i.MV îlíi. í. foH. luHHii :l:i2. 
•H lo-n l^*V 'ï'^ /'♦ ' lonHrui, V. (o88rt/.; 
\oMM.i- M. h', ' luttnvu. luHuu I2:i. í>; ío88o 
OM. '»'\. Iv^Mm^u l'Hl. îl-l. íHi»7' ♦•«i/. *}/. / fuí; 
Iii\ H^H». ÌU. ví luMt . lUHt li). I;l. .. fo; lou 



53, 2H; fun :^80, 26; foni 364, 15; foc 380. 
28; fonc 417, 4; font 41«, ô; pL 1. fom 22, 
(î ; 2. fotz ; fos 48, (» ; -m. 1 ; fiis 31)7, 4 ; 
fustcs ílOíi, 24; .7. foitni; foro ;19, 4; forrn 
2, 4; foront 417, lî; fut. I. ntj. L serai; 
scray 413, 21; coray 413, 21; 'J. seras; ;. 
sera; sira 2t)4, 1; pl. 1. serem; 2. scrctz: 
seroz 28, 18; seret 10, 7; screa 444, 10: 
iì. scraii: sorau 2r>5, 24; siran 447, 7; ful. 
IL sij. L er 10, |(i; z ers 48, 12; 3. er 12, 
21: 42, 27; 48, 11; cond. I. sg. L fora; 
2. foras; 3. fora; fi. 1. forain; 2. foratz: 
v. forun ; //. mj. L scria ; 'À. scritis ; .V. scria ; 
pL L scriain; 'J. scriatz; .;. scrian; serioii; 
/«. p. m estat; /. ostada, iHre, con^isíer; strt 
/*/ ilt'ìsitjnfì' lc ptiissiff lc pasifr vt h J'tilur i/r* 
vvrhvs rvjL vt ititr.: o. u vl i'inf ctmtenir^ 
tlvvoir 27«, 27: o. a vcnir ^. J'ut, ilv vcnir 
IT), 2H; d'aco no iiiVs // nv. m'imjHtrtt [his 
80, 7. 

cssctar (rxrïtâre) u. /. tr. vjccitvr, inciivr JMîO. 
10. 

c ssi; C 880 — si. O HO. 

('ssicn V, oscieii. 

essiimsa (scîontiamì «. /*. »civnce, tUmvrrnvtnvnt 

:M2, 37. 
ost; 08 (Tstiiui) atij, ttnn. m. mj. sj. est 1(12,0: 

r». cst 2:1, 28; 04, 28; cs; /i/. */'. ost; o, cstis: 
/. mj. i{i. o. cstii 301, 2; pl. itj. o. cstas, er^ 

Cí'tte. ces. 
(ístablimont (de establir) «. m. éUihlwsetHmt, 

atatut 237, 1. 
osUiblir (stabïllre) v, IIK Mnhiir 25(í, 22; 37:1, 

34; 387, 11. 
ostaoa {jierm. staka) s. f iien 34, 23. 
osUicar (tle ostaca) r. /. tr. iivr 210, 10. 
ostatizagra (sU'iphis ágria) staphisaiure 10!), 34. 
estalvar (u. Kg, if032) v. l. réfi. urriver HíH, 

32. 
ostauìon (</<; ostar; *8tâiiìrntuni) a.m.viaDXÌÏì, 

14. 
ostanc; ostanh (stJÌfŶnuuì) s. m. vUunj, lac 44, 

15; 372, 1;'). 
(ístuno {(ie estaiioar) adj. fatiijuv, vpuisé 44, 

10. Ap, demande is*ii faut iire: (SurcBtanc. 
ostanciU' (*8tátçiiïcare) v. L réfl. éUindter, 

caimer, arrèter 114, 23; 108, 15. 
ostar; istar 2.Ô8, 1; 'star (stâre) v. I. <Mom., 

prêìt. ind. stj. L estau 89, 21 ; 211, 5; estaac 

2()8, :U); 2. cstas 145, 8; 3. esU 278, 14; 

osUii .0, 2; 82, 22; 104, 23; 2Ò7, 0; istai 

257, 0; pi. .;. cstíint 4,3; êììbj. L cstia 

HU), 18; ostcia 101, 23; .v. ostia r>0, 7; 310, 

22; ostoia; osU'i 70, 25; 127, 20; pi. 3. esU^ 

^ont 2r>8, 5; impf suhj. stj, 3. (>8tc8 120, 0; 

IHirf. mj. i. esUc 72, 10; J.cstct 230,5; iiM|»^f-. 



543 



QLOSSAIRB. 



644 



êç. 2. estai ; pe, prés» (gér.) estan ; estant 

3, 35; 426, 5; pe. p. esUt 268, 28, Hre 1, 

l; 4, 3; êire debout, e'arrêter 10, 2; vivre, 

reeter 120, 9; 257, 9; durery tardrr, ^ah- 

stcnir 239, 13 ; se tenir 280, 5 ; èire tran- 

quille, convenir, aller 69, 26; 82, 22; non pot 

cstar qnc non ne peut g'empêc/ier de 8ÌB0, 

29; en estant, -ans dehout 3, 35; 116, 5; 

eomtnt verhe auxil. 3, 40 eic. 
estar (stAre) s. m. manière d'être 83, 4 ; 818, 

27; mal e. inconvefuince 208, 30. 
estat (státam) s. m. étai, manière tPêtre 414, 28. 
cstat (aesUtem) «. /. éié 85, 5; 98, 8; 201, 4. 
estatge; -je (*8tfttTcum) *. m. éiatfe, place, de- 

meurc, séjour 76, 12; 85, 15; 157, 22; 245, 

16. 
csteincr v. cstenher. 
estel (or. incert.) s. m. champ 40, 34. 
cstela ; stcla (stellam) s. f. éioile 37, 9 ; 305, 31. 
cstendart (de estendre ei euff. germ. hart) *. m. 

itendard 487, 82. 
cstondrc (oxtondorc) v. III. ir., pc. p. cstes 

I:K), 24, étendre, iendre, répandre 130, 26; 

197. 0; 205, 19; 257, 89; 273, 13; réfi. 

s'efforcer 163, 22. 
cstendrc v. cstcnhcr. 
cstcnensa (ribstínentiam) s. f. abeiittenee 342, 

27. 
cstencr (iibstînere) v. /. ///. ré/L t'absienir 340, 

25. 
«'stcnhiT; cHU*in(T 21 »7, 5; cstcndrc (nxstínf^H^rc) 

V. /. //. Ir. ci inir., prés. súbj. sg. .7. estenha 

.Mítf), 15; parf. sg. .7. cstcis 104, 5. Heindre. 
csUt e. csticrs. 
cster^er ; esterzcr (ex-tPrgere) v. f. 11., pré$. 

ind. SQ. I. esterc 11.3, 26, essuyer, secouer 

9, 16. 
esterli; -lin (angl. stcrling) s. m. éierlin, sierling 

128, 10; 145, 2a 
cstern (SxtQrnam) adj. élranger 311, 40. 
cstern (r. Kg. OOI.^ì) s. m. trace 222, 15. 
cstesinos {de cstezar) s. m. sòrie de eosttt^iique 

326. 84. 
Hstcvc n. propr. h'iienne 24, Hii. 
cstezar (cx-tôns-ftrc) v. I. tr. iendre 183, 15. 
cstiers; ester; isters (^xìjérins) adv. autrenteni, 

aiUeurs, en dehors96, 22; 117, 15; 212, 16; 

.Míl, 2; |MT c. par d*autres ehoses 341, 41; 

prvp. oulre íiOO, 24; 408, 83. 
cstil (stîlum) s. m. siyle 393, 14. 
cstìmar (acstîmftre) v. I. ir. esiimer, apprveier 

433, .32. 
cstirar (de es et tirar; Sx-^tlrftre) v. I. tr. riirer; 

pc. p. besognetuc 210, 23. 
estia; -ieu; estio (aestlvam) s. m. éié 107, 28; 

338, 7; 4.34, 12. 



estÌTar (stlpftre) v. I. intr. Jouer à la mussUe 

324, 27. 
estoc (gemu 8tock) s. m. estoe 304, 16. 
cstol (sU^lnm) s. m. flotie 189, 20. 
cstorta (sav., hTstOriam) s. f. histoire 286, 15; 

263, 12; 439, 24. 
cstorn ; cstor (germ. starm) s. m. combai, alia- 

que 87, 1; 181, 14, 21. 
estorser (gx-*t9rq[a]gre) v.f. II.,prés. ind. sg.3. 

estorts 328, 26; $uhj. sg. 3. estorBa 228, 6; 

parf. sg. 3. estors 41, 2; pe. p. estort 126, 

7; 176, 18; 206, 17, sauver; se sauvtr, 

échapper; pc, p. échappé. 
cstout {germ. stolt) adj. fier 125, 0; 242, & 
estra; estre (6xtra) prép. eanire, ttnon 24, 

28; 111, 27. 
estrada (strftUm) s. f. ehêmin^ voie 205, 16. 
estragat (Sxtrftv&gfttom) pc. p. extravagemt 

279, 38. 
estraire (ox-*trftgcre) r.f. II., prés. subj. sg. I. 

cstraya .H07, 24, relirer, ^liprer 58, 34; 

162, 2; réfi. 66, 6; 307, 24. 

cstrangolar (str&ngûlftre) r. /. rifl. sfétrangler 

224, 25. 
estranh; cstrain; cstraing (Sxtrftneum) a4j. 

étranger, étrange, farouehe 216, 21; 226, 2; 

2Û8, 18; 20», 9; 358, 2; far e. 145, 3. 
estre v. eaaer et estra. 
estreiner v. estrenher. 
cstrcit; cstrcg; cstrch (strTctnm) m^f. étroit, 

serré, envelopi*é 41, 25; 192, 38; 223, 22; 

271, 14; 376, 26. 

estrcmter (^T^xtremiiriam) ad 

46, a 
estrena (strSnam) s. f. élrenne 101, 80; 224, 

18; 413, 20. 
estrengolar (str&ngQlftre) v. L éirangìer 424, 

25. 
estrenher; estreiner (strlngSre) v. /. /f. fr., 

prés. ind. sg. 3. estrenh 100, 17; 368, 8; 

subj. sg. 3. estrenga 72, 22 ; pc. p. estreg 

192,38, étreindre, terrer, presser, resireindre. 
cstribot {du rad. germ. strip) sorte de poéêie 

73, 1; 91, 22. 
estriop (v. Kg. 9tî3) s. m. étrier 208, 11. 
estrit {genn. strit) s. m. conAat 38, 21. 
cstroloniia {de ìi8tr5l)(giani) s. f. astrologie 

886, .32. 
estrolomiayre (de estrolomia) s. m. astroloçue 

386, 89. 
estros (SxtiVrsam) adv. ; ad e. d rinstant 290, 82; 

800, 16. 
estramen; instr-; estarmen (mstniiDSnUim) 

s. m. in^drumeni 811, 80; 350, 23, 24; 306, 

20. 

18 



192, 38; 223, 22; 
dj. demier, élofyé 



545 



QLOSSAIRE. 



546 



{de BtramamV) adj, imbéeille