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Full text of "Chronique des arts et de la curiosité"

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PURCHASED FOR THE 

USIVERSITY OF TORONTO LIBRARY | 

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CANADA COUNCIL SPECIAL GRANT 



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CHRONIQUE DES ARTS 



ET DE LA CURIOSITÉ 



rA»IS. — IMPRIMKRIK K. I»KBONS HT C, lli, Ull-; DU CUOISSANT 



LA 



CHRONIQ_UE DES ARTS 



ET 



DE LA CURIOSITÉ 



SUPPLÉMENT A LA GAZETTE T>ES BEAUX-ARTS 



AIVÏVEI:: IHTS 



PARIS 



AUX BUREAUX DE LA GAZETTE DES BEAUX-ARTS 



, RUE FAVART, 



N" 1 — 187f 



BUREAUX, 8, RUE FAVART. 



Vi Janvier 



LA 



CHRONIQUE DES ARTS 

ET DE LA CURIOSITÉ 

SUPPLf-MKNT A LA GAZErTK DES BKAUX-AIITS 

PARAISSANT LE SAMEDI MATIN 

J.es abonnés à une .innt'c enture de lu Gazette des Boux-Arts reçoivent grituicement 
U Chronique des Aits lC dj la Curiosité. 



Uu an , 



PARIS ET DÉPARTEMENTS 
12 fr. I Six mois. 



8 fr 



CORRESPONDANCE D'ANGLETERRE 

EXPOSITION DE LA GUOSVE.NOR GAM.ERY 

( Suite ) 



Je me propose aujourd'hui de terminer ma 
revue, bien incomplète, des dessins exposés à 
la Grosvenor Gallery, par l'énuniération de 
quelques-uns des plus beaux morceaux appar- 
tenant aux autres écoles. En spécimens du 
talent puissant et varié d'Albert Diirer, la col- 
lection est remarquablement riche. Il y a ici 
des portraits d'une vigueur étonnante, des 
études d'animaux d'un travail exquis, des allé- 
gories pleines de mysticisme et d'imagination; 
enfin, il y a deux aquarelles, l'une représentant 
un moulin à eau, et l'autre, les murs de la 
ville de Trient, qui sont peut-être les plus an- 
ciens essais dans cette branche de l'art qui 
nous soient parvenus. A côté des œuvres de 
Durer se trouvent celles de ses disciples et de 
ses contemporains, Altdorfer, Burgkmair et 
Hans Baldung Grïin. L'esprit satirique de ce 
dernier ne pouvait manquer de donner un 
coup de son pinceau à ce sujet si populaire 
parmi les peintres des quinzième et seizième 
siècles, la Danse de la Mort. 

La reine Victoria a prêté encore une dizaine 
des meilleures têtes dessinées par Ilolbein, 
prises dans la collection conservée à Windsor. 
Ces dessins, qui sont au nombre de 88, repré- 
sentent les personnages les plus marquants de 
la cour de Henri VIII et datent de U période 
comprise entre 1327 et 1343, l'année de la 
mort de Holbein.IIs ont d'abord appartenu au 
roi Edouard VI, nitiis pendant les troubles de 
son règne ils ont disparu de la collection pour 
y reparaître au temps de Charles P»". Ce roi 
les échangea avec le comte de Pembroke contre 
le Saint Georges de Raphaël qui se trouve ac- 
tuellement au Louvre. Après un intervalle 
assez prolongé, ils ont de nouveau reparu dans 
la collection royale, à Kensington, sous 
Georges II, et, depuis lors, ils ont fait partie 



de la collection particulière de la famille 
royale. Dans le vestibule où se trouvent les 
Holboin, il y a des spécimens intéressants de 
la manière de Martin Schongauer, Israël Van 
Mechenen, Jean Van Kyck (à la pointe d'ar- 
gent), et de Wolgemuth, le maître de 
Diirer. 

L'école française est représentée par Claude 
le Lorrain, dont les esquisses, si belles, à la 
plume, à la sépia ou au bistre, sont pleines de 
ce rare sentiment de la nature que l'on admire 
dans ses tableaux. Nicolas Poussm et Watteau, 
ainsi que Lancret et Pater, se réunissent har- 
monieusement pour révéler à ceux qui J'iigno- 
rent encore lesgràces etlafmesse du style fran- 
çais. Les portraitspar Dumonstier, les études de 
Janet et un pastolremarquahle par Latour, nous 
font connaître un côté individuel do l'art 
français, qu'on a trop souvent oublié, môme 
en France ; tandis que l'école sentimentale de 
Greuze, le genre humoristique de Saint-Aubin 
et le style pseudo-pastoral de Boucher, sont 
également représentés par des échantillons 
dignes des noms qu'ils portent. Les Frago- 
nard ne sont pas de la ])lus haute qualité, 
mais il y a un portrait de Sterne, en pied, par 
Carmontelle, qui donne une idée saisissante 
de ce que l'auteur du Voyage sentimental a dC" 
être. 

Pour les écoles hollandaise et anglaise, je 
me bornerai à dire que la collection ici ex- 
posée oti're une idée juste et assez complète 
des mérites et des défauts des peintres de ces 
deux pays. Rembrandt et Rubens brillent au 
premier rang. 

Pour ceux qui s'intéressent aux dessins des 
maîtres anciens, je devrai ajouter qu'il se pré- 
pare un catalogue illustré de l'exposition de 
la Gx'osvenor Gallery. Ce catalogue sera édité 
par les soins de M. Comyns Carr. Les dessins 
seront reproduits par les meilleurs procédés, 
et il n'y aura de ce catalogue qu'un nombre 
limité d'exemplaires. 

M, Winter Jones, le bibliothécaii^e et secré- 



ilKONlOUK DKS AU IS 



...^ M-n^i»<>M«i Britiih-MuM'um. «Tant dft I beaux dossins. parmi losque^s sp irouvont lo 
' ' " ' " 'î'if r.<ycht* tt lui (lonuant la 



/«i/*7(', rpsiiuisso pour le Vor- 

. .., troi;* t'tuilos |>inir doSaiiilo 

!i»ill«\ Ole. K-ipôrons «lu'.ipr^s co pivinior 

, li« duo iM «i'aiitivs oiilloi'lioiiiionrs pcr- 

1,1 <|Uiiiiivpn>tliiisi' parles plKifoKrapliii's 

..pu» aulro nrtirrdt^ analo^iio, los piiii- 

cipauv laMoaux uo loiirs (;alt'r>t's, ddiil cpii>l- 

(jtir-. un;, ne Mtut nn'rno pas r(tniiiis par la ^rra- 



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liJXJtiii Àslwlj^s uiii. i:rig'airtf 



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de fri;» plo» 



A^anl sa inori, M. \Voriiuiu a pu ruiiiplôlor 

In piililiration d'iino sorcimio .si^rio d'i-aux- 

fortos, d'apn^s dos tnl>l<<aux do la National 

(iallorv. l,o nouvoau vohiiiio qui vient de pa- 

ist i"> la fois le dinne il val de son pré- 

ir et rnn des plus lu-aiix livres di' luxe 

. I lit- année. Il r(tnlienl dix-lmil eanx-forli's, 

rnii l.'scjurlles il laiit sipnaler miiIouI iiiiMo- 
iMiii et un portrait d'-\niliea de! Sarlo. par liii- 
inéiiio, tous les doux ropr.nlnils parM. Moii^'in ; 
lo portrait <^c (lérard Itow par liii-niènie, 
pravt'r par M. Hajon; les oanx-lotles d'aiir("'s 
Iluv>f1aél et Tiiiner, de M. Hnim-i-neliaisnes ; 
ot eiitin la .S(i'»te Cnlherine de Hapliarl inter- 
prétée par M. Lo liai. 

On annonro la niMrl,à 07 ans, de M. Thomas 
Wriplit.nn arrlirolof^iic distingué, aussi eoiinu 
on Kranre qu'en ,\iigleti'rre. I,e ealalo|,'uo des 
(luvragos dont il est l'auteur i-ullil à nionlirr 
quel a élé son laliour, ol la réputation dont il 
jouissait j^'irmi ses rontomptirains ju'onvo la 
valeur do son travail. Il a déimlé par une 
liistoire détaillée du ooiiite d'Kssex, dans un 
ponro de littérature fort en faveur en Anple- 
torro, où lérrivain jieiit faire valoir la pro- 
fiindeur ol létenduc do ses rerlierclios sans 
avoir liesoin d'un style littéraire, liiu fois 
lancé sur celle voie, M. Wright ne l'a guère 
quiltoo. Dans tous les travaux des sociétés sa- 
vantt's, il a eompiis un rôle im|)orlanl chaque 
fuis qu'il s'est agi d'éditer un vieux manuscrit 
ou do faire des recherches sur l'iuigiiie des 
noms, des mots et des coutumes. Toute la 
science populaire du moyen âge avait pour lui 
un attrait suprême, et il a fait de ce côté des 
éludes et des découvertes importantes. l'Iiis 
tard, il s'est oc<upé do l'histoire de la satire et 
de la caricature surlout à l'épciqur- de l'avéne- 
menl de la maison de Hanovre. De plus, ses 
fouilles dans l'aiiriennc ville romaine d'L'ri- 
conium, découverte dans le voisinage do sa 
ville natale, lui ont valu une invitation à traduire 
en anglais Vllisioirc ilc JuUs Crsdr, par Napo- 

111 111. qui <'ul pour Alesia aulaiil d'enlhoii- 

i -me d'archéologue que M. Wright jtourl'ri- 

liiuni. 

•'" '■' "' mom(;iit,au iSiirlington 

i ult, une ex[)osilion do l'o-uvre de 

l'.ili.iiii 1 .1 follcction, qui pro- 

I s, ne contient pas 

mariiisrrits ajoutés à la collect r»ii 

lirilish Muséum, dans le couiant 

dt . le plus imjiortanl, sans con- 

If l'jurnnl du cardinal d'Vork, 

frère liicgili iic du jeune prétendant Charles 



KT DE LA CURIOSITÉ 



Stiinrt. Ce journal comprend vingt volumes 
in-t". En outre dos souvenirs personnels du 
cardinal, il y a plusieurs volumes de corres- 
pondances et de papiers iclatifs k la famille 
Snbicski. Tons les papiers importants de 
l'histoire d'Angleterre rolatifs aux SUiarts 
sont depuis longtemps à Windsor. 

Nous diron-j, en terminant, que M. Whistler, 
dont les eaux-fortes et les gravures à la pointe 
sèche sont recherchée-i avec autant de passion 
en Francis qu'en Angleterre et en Amérique, 
s'occupe en ce moment d'une uouvelle série 
d'études sur le vieux Londres. Celles qui ont 
déjà paru montrent que, loin d'avoir perdu 
les méritesffui lui valurent son ancienne répu- 
tation comme aquarelliste, son style a pris un 
essor qui donnera aux O'uvres de cette 
deuxième série une nouvelle valeur. 

Lionel Robinsox. 



NECROLOGIE 



On annonce la mort, à Vevey (Suisse), de 
Gustave Courbet. 

Né à Ornans(Doubs)lelO juin 1819, Courbet 
vint ;\ Paris en 1830 pour y étudier le droit : 
il s'y livra ardemment à la peinture. En 18i4, 
il faisait admettre un tableau au Salon. En 
1848, il envoyait à l'Exposition |)lusieurs toiles 
ou dessins qui obtinrent un vif succès. Mais les 
années suivantes, ses tableaux l Aprés-Diner à 
Ornans, l'Enterrement cVOrnans, les Baùpieises 
soulevèrent de nombreuses critiques. Mécon- 
tent de la place que le jury officiel avait 
donnée à ses toiles, Courbet organisa à ses 
frais, pendant l'Exposition universelle de 18oo, 
une exhibition particulière. 

Parmi les œuvres les plus connues de Gustave 
Courbet, on peut citer le Portrait de Berlioz, 
le Matin, h Soir, les Bonis de la Love, le Châ- 
teau d'Ornans, les Cussew^s d", guerres, les Lut- 
teurs, la Pileuse, les Demoiselles des hords de la 
Seine, la Chasse au chevreuil, la Biche forcée à 
la neige, le Cerf à Veau, la Boche Oragnon. 

Courbet obtint une médaille de deuxième 
classe en 1840, un rappel en 1857 et en 1801. 
Il refusa la décoration qu'au mois de juin 1870, 
M. Maurice Richard, ministre des beaux-arts, 
lui avait fait obtenir et dont le décret avait 
même paru au Journal officiel. 

Une étude sera faite prochainement dans la 
Gazette de ce « maitre-peintre », ainsi c[u'il se 
qualifiait lui-même. 



Un de nos paysagistes les plus connus, 
M. Emile Lambinet, élève d'Horace Vernet, 
vient de mourir à Bougival, à l'âge de soixante 
et un ans. 

Lambinet, né à Versailles, avait été décoré 
de la Légion d'honneur en 1867, après avoir 
remporté une médaille de troisième classe au 



Salon de 1843, une de deuxième classe en 1863 
et un rappel d© médaille en i8o7. 



Nous ap|ii'ciions également la mort de 
M. Adolphe Braun, chef d<î l'importante mai- 
son de pliotographie de Dornach. M. Hraun 
a rendu les plus grands services aux arlisU'% 
et aux amateurs en reproduisant avec une rare 
habileté les o'uvres des maîtres. Nous nous 
bornerons à ra|)peler ses atlmirables photo- 
gra[)hies d'après la voûte de la chapelle Six- 
tine et les cliand)res du Vatican, et sa belle 
collection des plus importants dessins con- 
servés dans les principaux musées de l'Iùirope, 



ï-c-îieaj>--»- — 



SÉANCE DK L'aSSKMIîLIÎK GÉNÉRALE 



SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE GRAVURE 



TEMUE LIÎ "^'l OCTOIiKU 1877 



RAPPORT SUR L'EXERCICE 1876 

Api.robation des Comptes. — Renouvellement 
dos Membres du Comité. — ■ Election des 
Ce7iseurs. 



Messieurs, 

Conformément à l'article 16 de notre règle- 
ment, je viens, au nom du Comité, vous rendre 
compte de la situation de la Société française 
degravureet vous tenir au courant des travaux 
encours d'exécution quivous seront prochaine- 
ment distribués. Le nombre de nos souscrip- 
teurs a peu varié depuis le dernier exercice. 
La mort a fait dans nos rangs quelques vides 
qui n'ont pas encore été comblés; mais nous 
avons tout lieu d'es[)érer que les places 
devenues vacantes par le décès de leurs 
titulaires ne tarderont pas à être occupées. 
Vous pourrez connaitre exactement l'état des 
finances dont vous nous avez confié l'adminls- • 
tration, en jetant les yeux sur le tableau 
suivant : 

Recettes : 

Les souscriptions des Mem- 
bres fondateurs ont produit... 10.600 fr. » 

Les souscriptions des Mem- 
bres associés 6.150 » 

La vente des gravures 
isolées 4.040 » 

Bonification d'intérêts du 
compte courant au 31 décem- 
bre 1876 871 80 

Total 30.661 fr. 80 



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M. -M.Mir>,do c^nouvol ouvratrc ilo imln' haiiilo 

■ î.ltiMU'. 

ii(> ili>vons pas. on (iiiissant, Messieurs, 
(lo i»ayor iiM tribut do n\a;rct ^ M. lo 
IU>11u«;mi qui, depuis le ddbut do notrn 
I ' niplissait a\oc drvouomiMit los lonc- 
■ 1 l'Uxnir. ('.Iia<p)(' auuôo il vcmlail hicii 
. >ur les rares luoiuiMits do liliorlô (juo 
.lit sa prt»fossiou, quol(pit>». liourospour 
\ 11, .ICI- on détail los<()iii|dos quolui soiimet- 
Uiit luitrc trôsoricr, cl linlt^rôl (pi'il purtait h 
uoiro Sociôlô mujs a valu jtlusiouis adliôsions. 
Apri^s locturode ro rappnii, M. lu prosidenl- 
diroitour doinauiloà l'assoinlili'o ilo lii<'n vou- 
loir ratilior par un vnio la dôponso do lu 
Minuno do l.lKK» fr. atlriliuôo, dans Tassonibloo 
ponoralo du 1i juillet l.S7(i, aux oniployôs 
rijariii's des divers sorviros do la Sociôi»'-. O.Ue 
d('|irii>o o>t approuvôo. 

l,ov pduvoirs du' (loiuitô oxpirant au 31 d^*- 
ciMnbro do rotto annôo.]\l. lo prôsident. invite 
«•nsuito lassoniblôo à prorôdor au ronouvcllc- 
luoiit d<'^ iiiciiibros du ninnié. 

S<uit ntiMiiiiôs jiuur la 3'' piriodi; (|iiiii({iion- 
n.ilo (187S-1S8-J) : __ 

Vit^sùlcut-divcctcur, M. HiCMUQUKI^DupONT, 
iiHudiro do l'Institut ; 

Vir,-piisidt'nt, M. LlillMANN, nioiiibro du 
l'inslitut. 

M'tiibrcs (lu ComH(\ MM. : 

Vicomte Henri nKl.AliOHDK, .sfu'n'dairc por 
jiétuci de l'Aridéiiiie des beaux-aris, ronsiM- 
vatour du départcnient des estanipi-s i\ la H.- 
bliotlu''<pie nationale ; 

tiClM.AUMK, nionibro de l'inslitut, direc- 
teur de l'Hcole nationale des beaux-arls ; 

LouviUKH Dic LA.IOLAIS, directeur de l'Ixolo 
nationale des arts décoratifs; 

IJaron Ib-nri (îérard ; 

A. Ahmani), arcbitecle ; 

St'crélnirc, M. (ieorges DuPLESsiS, consor- 
vateur-adjoinlà la HiblioMicMpie nationale. 

Lnfin l'assemblée réélit, pour 1878, M. Eu- 
doxfi .Marcille comme censeur, et, on i-oinpla- 
cement de .M. le docteur Ijolbeau, nomuie 
M. I.'-viromto, qui sera on même temps cliarf^é 
de l'examen des comptes de rc'x.ici.c J87(i. 



ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS 



"l,\.'«C« l)U 2K DÉCEMIIIIK 1877 



■»I. ]\i\ià^i-<)a, présii/cn(, annonce «juil a été fait, 

lion, d« nouvelles dlHitoBilionfl dans 

- .'iiiliMiK- i!u Louvre. Des clasac- 

'oiiiplia ; des objets, 

m ou épars, ont été 

|t h rulles ont reçu une décora- 

■ !'• et du uieilb iir goftl; enfin la 

linvillon I>'iion a été liviér; au 

li jeu rnoniKiients de l'AsHyrie, 

'V[irc cl «le lAf'ie-.Miiieurc, 

irels, préscident aux visi- 

)r^ i)./ ^'Tie- <i aiiiiulJi»lu8 inlércHeantes que 



ET DE LA CURIOSITÉ 



les diflerences et les affinités des groupes appa- 
raissent sans effort et rendent en quelque sorte 
palpables les découvertes les plus récenti.'s de 
l'archéologie. Dans la salle de Phénicie et de 
Chypre, il faut signaler l'énorme vase d'Amatlionte, 
qui jadis coula dix-huit mille franc? de transport; les 
objets rapportés par M. Renan de sa mission eu 
Syrie (inscrijjtions phéniciennes d'Oum el Awaniid, 
inscriptions grecques et latines, fragments d'ar- 
chitecture, statues, stèles grecques de Sidon, 
monuments phéniciens do Byblos) et qui n'avaient 
pas encore trouvé jilace dans le musée ; la pierre 
à libation du Séraiieum, avec inscription ]>héiii- 
cienue, don de M. JMariett*. Parmi les antiquités 
cypriotes, qui ont acquis un nouveau prix depuis 
que leur é|)igra[)hie a cédé aux dernières tentatives 
(le déchilTremciit, nous remarquons : les inscrip- 
tions, les chapiteaux, les statues, la stèle de 
Lirnaca, don de M. Melchior de Vogué, membre 
de l'AcadéiMie, notre ambassadeur à Vienne ; il y a 
aussi des inscriptions araméennes, données par 
J\1.M. de Vogué et W. Waddington ; des inscrip- 
tions bimyarites, provenant de l'Arabie, données 
par M. Clermout-Gauneau; des inscriptions 
palmyréuiennes, données par M. de Vogué; des 
inscriptions du désert de Safa, dont nous avons 
])arlé récemment, à propos de leur déchillVcment 
[lar Bl. J. ilalévy; des inscriptions puniques 
recueillies à Carthage et provenant des missions 
de MM. de Sainte-Marie et Héron de Villefosse ; 
enfin des iuscriptious grecques de Chypre, 
données par M. de Vogué. 

Nous n'avons rien à dire de la salle d'Assyrie 
qui n'a subi que des modifications sans impor- 
tauce. 

Dans les salles consacrées aux antiquités de 
l'Asie-Miueure, il y a deux: groupes très-impjr- 
tants; le premier, le groupe milésieu. provcLaut 
de la mission de .MM. Olivier Rayet et Thomas, a 
été donné pj.r M.M. Gustave et Ed. de Rothschild ; 
il se compose d'inscriptions, de hases de colonnes, 
de chapiteaux et de fragments d'architecture : le 
temple d'Apollon Uidyméen, la scèue du théâtre 
de Milet et les ruines d'Héraclée du Latmos ont 
fourni ces richesses. 

On verra plus loin que M. 0. Rayet consacre 
à cette exploration un ouvrage considéra- 
ble, dont la première livraison a été déposée sur 
le bureau et appréciée avec une grande faveur par 
un juge très-compétent. A côté, on a placé des 
marbres de Cyzique, donnés par M. W. Wadding- 
ton, un bas-relief de Smyrne, représentant les 
neuf muses, et une statue de Diane xjrovenant de 
la mission de M. George Perrot. Le second groupe, 
disposé dans la salle dite de .Magnésie, renferme 
des bas-reliefs du temple de Diane Leucophryme 
(de Magnésie du Méandre), représentant des 
combats d'amazones, rapportés au Louvre eu 
18'i3 par M. Texier; plusieurs inscriptions grec- 
(fues recueillies dans les ruines du même temple ; 
(les inscriptions grecques de Caryauda, d'Olymos, 
de .Mjdasa, rapportées par M. Lehas ; des bas- 
reliefs de Cyzique, représentant des banquets 
funèbres, don de .M. Waddington ; des inscriptions 
de Cilicie, provenant de la mission de M. Victor 
Langlùis ; un bas-relief d'Épbèse, donné par 
M. Beutivoglio d'Aragon. 

M. Jules Girard fait hommage, au nom de 
.M. Olivier Rayet, ancien membre de l'école fran- 
(jaise d'Athènes, de la iiremière livraison d'un 



ouwage important intitulé : Milet et Ip. rjolfc Lnt- 
miqne, et publié sous les auspices du ministre de 
l'instruction publique. Cet ouvrage contient le ré- 
sultat des fouilles et exi)lorations archéologiques 
faites aux frais de .M.M. les harons Giistav(! et E. 
de Rollischild, avec la très-utile collaboration de 
M. Albert Thomas, architecte, ancien pensionnaire 
de l'Académie de Erancc à Rome. 

Celte première livraison se compose de si.x plan- 
ches et d'un volume de texte. La plupart des 
planches se rapportent à la restauration du Icnqile 
ionique d'Atliéné Poliad(! à Priène. On y a joint 
deux reproductions héliographiques d'un lion eu 
marbre, trouvé dans la iiécroiiole de .Milet, et de 
l'Apollon Didyméen, bronze que possède le .Musée 
du Louvr(!. 

.Mais il faut d'abord mentionner deu.t cartes de 
la vallée inférieure du .Méandre et des régions 
adjacentes dressées par M. O. Rayet. L'une donne 
l'état actuel, l'autre rétablit l'état des (;(*)tes tel 
qu'il a dû exister vers le cinquième siècle avant 
Jésus-Christ. Cette restitution était indispensable et 
elle constituait une des parties à la fois les plus 
intéressantes et les plus difficiles de la tâche que 
l'auteur avait entreprise. 11 lui fallait d'abord dé- 
terminer le champ de ses explorations; or, les 
lieux ont tellement changé dejiuis l'antiquité, (jne 
les ruines d'Héraclée du Latmos, autrefois sur le 
golfe Latmique, sont aujourd'hui au fond d'un 
grand lac, dont le bord opposé est à une distance 
considérable du littoral actuel. La ville maritime 
de .Myante et le champ de bataille de .Mycale sont 
maintenant assez avant dans l'intérieur ties terres. 
C'est le Méandre, dont les attérissements ont mo- 
difié à ce point et modifient encore la nature de 
ces régions. Ils ont complètement conddé le golfe 
Latmique et ne cessent de faire reculer la mer 
devant eux avec une rapidité qui a dû atteindre, 
dans les parties où la vallée qu'il forme était en- 
core resserrée entre les montagnes, .=> à 600 mètres 
par siècle. 

Tel est le sol mobile et changeant du pays ex- 
ploré par M. Rayet. Il a remonté la vallée du 
Méandre jusqu'à Tralles; puis, il a redescendu la 
rive droite en reconnaissant et étudiant les empla- 
cements de Magnésie et de Priène, pour ne citer 
que les villes principales. De Priène, eu traversant 
le fleuve, il s'est rendu en face, à ^Milet, et, vers 
le sud de la presqu'île Milésienne à Didyme, où 
ont été faites les fouilles du temple d'Apollon. 
Enfin, de là, il est remonté jusqu'à Héraclée, au 
pied du Latmos. M. Rayet a donc fait une explo- 
ration complète du cours inférieur du Méandre, 
la contrée la plus hellénique et de beaucoup la 
plus curieuse. C'était la première fois qu'elle était 
étudiée avec cette précision et cette sûreté. Les 
erreurs de Chandler avaient été indiquées par 
Leake, et Texier avait compris ce pays dans sa 
Descrijjtion de l'Asie-M'meure, mais il restait beau- 
coup à faire pour le géographe, l'historien et l'ar- 
chéologue, et, en réalité, le travail de M. Rayet 
est original. 

Le premier tome de la publication renferme la 
géographie physique de la vallée du Méandre et 
des régions voisines. Pour le cours supérieur du 
fleuve, M. Rayet s'est aidé surtout du travail de 
M. Tchihatchef. Cette première partie est un mo- 
dèle d'exposition méthodique, foudée sur l'exa- 
men géologique du sol et sur l'étude attentive 
des textes. 



i v i^i! !u>M(ji I nis Ains 



Là rMl» do TirtlooM», h«>«iK<»up pins rnu^ili^ra- 



iir <!<» 



ip' 1.1 

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ir d«pou8cr Antouîa, la fllle <lii 
1. M. Uayrl 



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Fuu>iAAAb Dklao A ^ 



J(>U t 



Anliqmtci anneniennes au Briush M 



M f^T«rrI «mM'^TÎrnr "TArifltt.T 



useuia 



stylo «lo conveulii»n ndopti^ eu Assyrio. I,a tîjmro 

mIi". Cola paraît i^'lrnnfîo an pn'inior aliord, 

un l'xamon plus nll.'ulif iliMUiMitrc nuo la 

■ ilf la tiMo, c'osl-iVilin^ la ligure, 

inine, tpi'ello iMai» probahleinonl 

' : ir une eouehe de 

ni i'i eo ipii a lieu 

... - , (1,1.1. - .;. Iiienfs ailt^s à Irle 

rts à K«»junjek et s"! Niinromi, a 

. > sur l.i poitrine et les mains 

■ ' 1 I ilne n «'t(^ rielieinent um^e «litr. les 

et len eornes oui iMtN iueruslt^es 

i"le, eoninie une sorle il'ailjune- 

I la roitliue en foruio lie cornes donl elle est 

. se trouve le piéilestal ornemental il'uno 

j.. lilf colonne qui portait quelque lé>:er ("■ililico. 

Autour (les bras, ou voit nin> paire de bracelets 

dt)nt les oruemenLs d'un modèle c^irré rappellent 

le style iirec. 

Le second objet important de la collection est 
au«?i une statuette de bronze; elle représente un 
lion COU' li>\ 1 1. dilTéreute de la slaluetle que 
ni>us venons de d/'crire. reproduit entièrement nu 
animal d«s«iné avec beaucoup iliî iierfectiou. Kllc 
il environ i |iouees de haut et l pouces I ide lonjç; 
Il tête porte une seule paire de cornes, et non, 
suivant i'usai:e, la coitTureou triple rauf; decorucs 
< t I ' ' • i?nmaiuc, mai- daus celle œuvn; la face 
i. Les pic<ls et les sabots sont mode- 
la inconp d exactitude, ainsi que les cor- 
nes, et nionlrenl qui; l'artisio étudiait la nature 
avec plus dallentiou que cela se pratiquait ordi- 
nairement en Assyrie. 
r. •: deux objets purtenl des indii'atioiis 
lies d'où l'on peut conclure cpi'ils ont été 
i>s d'après îles dessins assyriens; la cheve- 
lure, la coitTurc, la tête de bœuf à lijjnre humaine, 
dénotent que ce sont des copies de moilèles assy- 
rien-. Le lion couché est cependant une repro- 
■ lii' li.iiiheaucoupplus fidèle de lu nature qu'amuiie 
.l'iiie mliquité de Nimroud. 

Le ti.ii-ieme objet intéressant dans la collection 
est le jiiri! d'un autel ou rTun siégi;; 

celte (iniv sive et bien des.sinée et 

reiif -' ni • • \.'- eoiiventioimelle d'une patte do 

Il !!. 1.1 I' util- -upérieure est décorée d'uu pan- 
ne, m, lequel porte nu cercle ailé, décoration 
eniMinnne à l'.Vssyrie et à l'H^^yple. La jiarlie 

-'"■'' "'•• ■' ' ''■■•' ' •■ ••'■'• riidiement décoré<; 

-éi- en bosse d'or- 

. :il a environ sept 

' l'I quatre de largeur; c'est mi 

•I il.I'- -wliililé. Il s'y rattache un 

. <.st vrai : il porte 

ré«; /i nue éjtoque 

:i le« antres objets de la collection, on i»eut 

■\ ftanneau de bronze qui repré- 

■i'>!i iiii pilais avec desraurscré- 

eeux qui fi;,'urent daus le» 



■int de l'importam e au jioint 

re; ce sont de.-s parlii-s «riin 

i.ii [lorte aunsi rindieatiun du 



■tnt 



ul 



■fijetK, la [iremière qu<s- 
I lit es^t celle de lu date 

I ■■ I -.. :-._,•; c^-tle question, nous 

pooToni beareiueaieut la résoudre au ojoyea de 



ET DE LA CURIOSITE 



l'inscription gravée sur un des fragments et qni 
porte le nom d'un monarqu'i nommé Arfiisti:=, 
ainsi qu'ime dédicace au roi Ilakli?, la principale 
divinité du panthéon arménien. Sous le règne du 
roi assyrien Sulmanazar 111 (85 ans avant J.-C), le 
royaume de Mannaï ou Van. au nord-csl de l'As- 
syrie, devint un adversaire puissant de la domi- 
nation assyrienne, et des guerres éclatèrent 
entre les Minnéens et les Assyriens. C'était à 
l'époque où les Minnéens adoiitèrent l'écriture 
cunéiforme, et comme Kalak ou NitUroud élail 
alors la caiiitale de l'Assyrie, ils copièrent le style 
lourd de l'art de cette période. 

Mais le royaume de Van se trouva en rapports 
directs et continuels avec l'Assyrie pendant les 
règnes de Sargon (721 ans avant J.-C.) et ses suc- 
cesseurs, et Sargon doune parmi les noms de ses 
ennemis celui dont le nom a été trouvé sur ini 
des bronzes de M. Layard ; nous pouvons, par 
conséquent, placer ce roi Argistis vers l'année 
71.') avant J.-C. 

M. Layard, pendant ses premiers voyages en 
Arménie, a copié un grand nombre d'inscriptions, 
qui portent le nom d'inscriptions de Van, et 
quoique un petit nombre de savants puissent en 
lire les iiou)s propres, personne n'a encore pu 
en déchiffrer les textes, qui seraient sans aucun 
doute d'un grand secours pour l'histoire des der- 
nières dynasties assyriennes. 

La ville de Van, d"où M. Layard a tiré ces anti- 
quités, est de date très-ancienne ; elle existait cer- 
tainement déjà au dixième siècle avant l'ère chré- 
tienne. Les rapports très-intimes entre sa fonda- 
tion et TAssyrie sont établis par la légende locale 
qui attribue son origine à la reine Sémiramis, de 
qui procède l'ancien titre de Schanieramfard. On 
disait que la reine d'Assyrie y avait fondé une de- 
meure avec de splendides jardins et des cours 
d'eau. C'est là qu'elle passait les mois d'été, au 
milieu des fraîches et belles collines sur les bords 
du lac Van, pour retourner à Ninive pendant l'hi- 
ver. Cette légende n'est évidemment qu'un écho 
de rapports réels qui ont existé entre l'Assyrie 
et l'Arménie. 

Les monarques de Van prennent le titre, dans 
leurs inscriptions, de rois de Manûaï et de Nal- 
vic. ce qui indique que leur domination s'étendait 
au sud plus loin que les limites de l'xVrménie. 

Dans un texte triomphal du roi Argistis, Baby- 
lone est mentionnée comme, tributaire. Ce sont 
les Minnéens qui, alliés aux Mèdes, ont renversé 
Ninive 606 avant J.-C, et ont mis fin à l'empire 
d'Assyrie. Van était une ville importante sous la 
domination des Perses, et il y a des inscriptions 
des rois perses dans les environs. Mais elle paraît 
être tombée eu décadence et n'avoir pas eu beau- 
coup d'importance jusqu'au second siècle avant 
J.-C. ; à cette époque, le monarque Vagharschatz, 
le premier roi de la dynastie des Arsacides en Ar- 
ménie, Ta rebâtie et eu a fait la ville la plus forte 
de sou empire. Au onzième siècle, elle a été cédée 
par la famille des Ardzroumis aux empereurs 
grecs ; après sa prise par les Turcs, elle a été sac- 
cagée par Tamerlan en 1392. 



BIBLIOGRAPHIE 



Les Tapisseries de Liéye à Madrid, \uA\i in-S» de 
2G6 pages. — J. Gothier, — Liège, 1876. 

Les études si intéressantes que M.Ch. Kphrussi 
l>ublie sur Albert Durer dans la Cnzette des 
Beaux-Arts nous engagent à lui signaler, ainsi 
qu'aux admirateurs du j^'rand artiste allemand, un 
factuin anonyme que nous avons reçu naguère 
de Belgique et qui cache sous un titre qui semble 
étranger à Diirer quelque chose comme ce qu'en 
termes familiers ou aiq)elle un éreinlen)ent. 

Il existe au jialais de Jladrid quelques tapisse- 
ries représentant des scèues de l'Apocalypse, exé- 
cutées en Flandres, au xv^ siècle, d'après un 
maître flamand que l'on dit être Roger Van der 
Weyden. Un auteiu- belge, dont il ne nous appar- 
tient pas de révéler le nom, i)uisqu'il n'a pas 
jugé à propos de le faire imprimer sur la cou- 
verture de son livré, les comparant aux gravures 
d'A. Durer, qui ont aussi l'Apocalypse pour sujet, 
trouve que les estampes sont la copie des tapisse- 
ries et que c'est à cela seul qu'elles doivent de 
posséder quelques qualités. 

Tant qu'il n'a pas été guidé par un maître fla- 
mand et même hégeois, Albert Diirer n'aurait rien 
fait de supi)ortable, ce qui peut bien passer pour 
excessif aux veux de tout le monde. 

A. D. 



Plume et Pinceau, études de littérature et d'art, 
par Jules Troubat. — Paris, Liseux, 1878; iu-18 
de XII et 348 pages. 

Ce volume, formé en grande partie d'articles 
insérés dans la République du Midi, contient de 
curieuses études qui ne sont pas de notre res- 
sort, mais il en renferme de nombreuses qui in- 
téressent particulièrement nos lecteurs. Nous ci- 
terons parmi ces dernières des pièces relatives à 
la statue de Voltaire, par Houdou, à Montpellier ; 
un Salon de 1877, conçu au point de vue exclusif 
du département de l'Hérault; des Notes sur Cour- 
bet, sur le Musée de Sèvres, sur la galerie Bruyas, 
etc.; enfin, un travail très-étudié sur Du Guernier 
et Sébastieu Bourdon. On voit que ceix qui s'oc- 
cupent de l'histoire de l'art trouveront à y puiser 
d'utiles renseignements. 

P. Cn. 



Articles concernant Gustave Courbet 

L' Événement, 2 janvier, non signé. — La 
France, 3 janvier, par Marins Vac'hou. — Le 
17J« siècle, 3 janvier, par Henry Fouquier. — 
Le Temps et Les Débats, 3 janvier, notes non 
signées. — Le Moniteur universel, ' 3 janvier, 
V. Ch. — Le Constitutionnel, 3 janvier, non 
signé. 

Journal de la Jeunesse, 266"^ livraison. Texte 
par Alfred Assollant, Et. Leroux, Louis Rous- 
selet, M"« Gouraud, Richard Cortambert et A. 
Saint-Paul. 

Dessins : Sahib, A. Marie, Gorski. 



LA CIM05IQrC DES ART5 ET DE LA CCRIOSITE 






I ri « i:» 



Lirtit ic cmmixi? 



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• ajtjut j<*ar, 4e 1 L. 



VENTE 






ouiTMBa sur 



■i[iuf 



l!1> UllUjKfttUiLI'Cf' 



^':^- . 11 et sezaaâi 12 jazTier 1878 
' " ■ le ftB Bbir. 

TRE . c'.citnmisshiie- 
...,-£. LABITTr ."."1 

:.. i-TS II' AIT ET 33E CUMOSITI 



E. LOWENGARD 



>-.«^-»«T7,4tX 



TilLEAll . Il M01iEL\ES 

ANrrOIME BAER 
Expert 



— *^- F Z«»5» <■ >. 11 rw as CntiMU'. 



1/ bcûarirur en c/^ geroM : UJCIS 



.V i — 1S73 



BUREAUX, b, RUE FAVART. 



12 Janvier 



LA 



CHRONIQUE DES ARTS 

ET DE LA CURIOSITÉ 

SUPPLF.MF.NT A LA GAZETTE DES REAUX-ARTS 

PARAtsSANT L« SAMEDI MATIN 

"La abonnes à une jimée entière de lu Gazette des Beaux-Arts reçoivent gratuiiemi-nc 
Ij. Chronique de.-; A.ts cc du- la Curi.Dsité. 



Un an . 



PARI5 ET DÉPARTEMENTS 

12 fr. I Six mois. 



8 t 



MOUVEMENT DES ARTS 

DEUX TABLEAUX DE DELACROIX ET FROMENTIN 

Vente du 8 janvier à l'hôtel Drouot 

Portrait de George Sand, par Eag. Delacroix, 
8.000 francs. 
Le Simoun, par Fromentin, 7.000 fremcs. 



CONCOURS ET EXPOSITIONS 



L'ouverture de rExposition de Nice est re- 
culée au 23 janvier. 



INSTITUT 



La présidence de l'Institut pendant l'année 
1878 est dévolue à TAcadémie des inscriptions 
et belles-lettres. 

Le bureau se compose de MM. Laboulaye, 
le directeur de l'Académie française, qui 
change tous les trimestres ; Fizeau, François 
Bazin, Michel Chevalier, directeurs des diver- 
ses sections de l'Institut. 

Les fonctions de secrétaire sont remplies par 
M. Doucet. 

Voi' i la composition des diverses commis- 
sions : Dictionnaif-e historique c?e la langue 
française : MM. Camille Doucet, Migaet, Ni- 
sard. Sandeau, de Sacv, Littré et Cuvillier- 
Fleury. 



Histoire littéraire de la France : M.M. Paris 
(Paulin), Littré, Renan, Hauréau. 

Travaux littéraires: Cette commission est 
chargée de surveiller la continuation des 
notices, des manuscrits, du recueil des histo- 
riens des Gaules et delà France; .M.M. Naudet, 
Eg-'cr, de Longpérier, Maury, Renan, Hau- 
réau. 

Antiquités de la France : Cette commission, 
composée de MM. de Saulcy, Rénier, .Maury, 
Delisle, de Rozière, est chargée de l'examen 
et du classement des notices et documents 
demandés à M.M. les [M'éfets des départe- 
ments sur les anciens monuments de notre 
histoire. 

Commission du Dictionnaire de la langue 
des bnaux-arts : .M.M. Lehmann fpeinture), 
Guillaume (sculpture), Garnier (architecture), 
r,atteaux (gravure), Reber (musique), et Dela- 
borde, secrétaire perpétuel. 



LE MUSÉE DE SÈVRES 



La Chronique a déjà signalé les améliora- 
tions que seflForcent de faire, en vue de 
TExposifion de 1878, les divers conservateurs 
des Musées nationaux. Une récente visite au 
Musée de Sèvres nous a montré que cet ét^J 
blissement ne reste pas en arrière des grandes 
collections parisiennes. 

Les travaux, depuis la réouverture du 
Musée céramique, ont consisté d'abord en 
aménagement des vitrines. Par un système de 
gradins il n'existe plus actuellement d'espaces 
vides derrière les faïences et les porcelaines ; 
aucune des pièces, appuyée sur une surface 
plane, n'enjambe sur l'autre et ne produit de 
confusion. Ainsi les fragments les plus menus 
prennent une importance particulière et nous 
citerons entre autres les vitrines de poteries 



10 



l.A r.HROMOl'K HKS ARTS 



élAtvnt caMVs 



; .i.ilut'S 

■ >\\r la 

•. UOU5 

ion lie 



M78. Fabrique de Maheberg (Suède.) 



. rc»cr» : 

C" un. iiaie. 




nile de ces fiches qu'il sorait .•^ouhaitaMc 
- ' >' - du niOiiie ordre 

- "M lumi/rc, il 

- d«'ï. pii'ccs 

grammes et 

i «'nient au revers des 

une oltservation à 

lies explicatives des 

• «1»'S vitrines devraient 

1 ti'-n»? plus voyants que 

les ne nous ont 

[tour le [luMir ; 

^ . .•t 

•:i C4;rlaiû qu il Icra di\.A à 
n. 

L. G. 



LE MUStED ARTILLERIE 



-, tî i a 1 . r. 



Mm.... .i'jrlijçric 

.th- 



n^pres de la cAte de la fiuini^e, Cafros, Mal- 
parJies. .Vr.tln's du Zanzibar ot de la ctMc d'.\- 
»len; ponrl.Vnu'rnpji' : les Kst|uiinaux, Peanx- 
Houfîes, M''\ii'ains, les naturels do la répn- 
Mi.pio lio I Kipialenr, du hrésil, du IVron, de 
la Plat a. 

(>> types, an nonilne de siuxanle-dix el de 
prandenr naturelle, sont en plaire peint, et 
ont rtê exéontrs dans l'atelier iln ninsee; 
bon niinihre «l'entre enx ont «""t»'' e>tarnpés sur 
les nioiilap-s ori^inanx pris sur nature de 
nuire lii'ile palerii' anthropologique du Mtl- 
si'UHi, et ollrent ainsi un précieux raraetèrc 
de vérit". 

(Ve>t \h conune un tour du monde f*uorrier, 
présentant des peujdes |ilacés à des dep;rÙ3 
liien dilléronts de rivilisation. (JufUpn's lies 
de l'Oréanie m sont encore à là^o de la 
pierre; d'antres ont di-s armes en os, rommo 
les peuples qui halut.iient notre sol dans la 
période dite <iu rciiir. 

iNous voyons en Africjue des nègres portant 
des sagaies en fer; d'autres ont des armes à 
feu h ditférenls degrés d'avanet-menl. Ainsi 
peut-on juger des progrès par lestpiels a dû 
jiasser un même peuple, aujourd'hui civilisé, 
pour arriver au dernier perfeclionni'inc'nf des 
armes. 

Otte curieuse rollection fait le |>lus grand 
honneur au lieutenant-colonel Le (^lerc ; on 
n'avait point enco'e réuni en un seul musée 
un si urand nombre de types diUérents. Il a 
fadu, jiour arriver à des résultats aussi com- 
plets, une science si^re Joinle i'i de persévé- 
rantes recherch»'S. M. Le Clerc a rendu un vé- 
ritable service aux amateurs du |)itlori'squc et 
a encore mieux mérité de tous les savants ou 
artistes qui s'occupent d'ethnographie. 

tlh". E. 



NOUVELLES 



.*. L'.Vcadémic desbeaui-arts vient de renou- 
veler son bureau. 

•M. François Ha/in, qui était vice-jirésident, 
[irend la jirésidence, en remplacement de 
M. François, de la section de gravure, 

M. Louis .Muller, de la section de peinture, 
a été nommé vice-président i la place do 
M. François Bazin. 

.*. M. Taine a ouvert mercredi, à l'École des 
beaux-arts, son cours d'esthétique etd'histoire 
de 1 art. 

Il fait cette année l'histoire de la peinture 
vénitienne et la (in de l'histoire de la jiein- 
tiire en Italie. Ce cours est public pour les 
hrtmmes (les mercredis et samedis à deux 

li'iir i-».j, 

. . 1^1 Colonnade du F,ouvre est complétc- 
iif- lit débarrassée des échafaudages qui la 
ma-quaient d»'|)uis longtemjts. 

Le travail de restauration est complètement 
terminé. Ce travail était très-important. 



ET DE LA CURIOSITÉ 



11 



En outre du grattage des colonnes des deux 
ailes, on a restauré complètement l'avant- 
corps central du bâtiment. 

On a remis ;i neuf l'œuvre de Lemot, bas- 
relief représentant le busiede Louis XIV, placé 
sur un piédestal par Minerve. Dans la compo- 
sition de ce bas-relief entrent également des 
Amours, des Muses, et nombre d'autres ligures 
mytbologiques. 

Le dessus de la grande porte est orné d'un 
autre bas-relief, sculpté par Cartellier et repré- 
sentant une Renommée montée sur un char, 
conduite par des Génies et distribuant des 
couronnes. 

^% A Olympie on continue activement les 
fouilles. L'éditice circulaire qui a été récem- 
ment découvert est, du moins à ce qu'on 
suppo-e, le Pliilippéion. Ce bâtiment avait été 
construit par Phibppe de Macédoine, a[)rès la 
bataille de Chéronéc, comme monument vutif 
et poui- y placer les images «le sa famille. Il a 
été décrit par Pausanias, qui le représente 
comme entouré de colonnes. Cette trouvaille 
est importante pour la topograpbie de l'Altis 
ou bois sacré, dans lequel, comme on sait, 
étaient e.'îposés les statues et les monuments 
des vainqueurs aux jeux Olympiques. 

En même temps que ces nouvelles, on areçu 
à Berlin les premières photographies de la 
statue d'Hermès, également trouvée à Olympie 
dans les fouilles et. qu'on croit être de Praxi- 
tèle. Il est vrai que ce pourrait bien n'être 
qu'une copie. Il a été aussi trouvé une tablette 
de bronze qui con-titue, parait-il, un document 
important. Il s'agit d'un contrat probablement 
du temps des guerres persiques, et semblable 
à celui relatif à la ville d'Hérée (Herœa), que 
sir William Gell a envoyé d'Olympieen Angle- 
terre en 1813. 



CORRESPONDANCE DE BELGIQUE 



J'ai sous les yeux un extrait des Documents 
de la Chambre 'les Représentants qui a trait à l'art. 
La section chargée des Beaux-Arts appelle no- 
tamment l'attention du gouvernement sur la 
convenance de faire participer, dans une large 
mesure , les sculpteurs au fonds d'encou- 
ragement. Elle émet également l'idée de ré- 
server aux sculpteurs belges les travaux de 
sculpture d'art des établissements publics, 

« Le gouvernement, ajoute le rapport, ne 
saurait être, quant à la préiérence à accorder 
aux statuaires belges, d'un autre avis que la 
section centrale, surtout dans un moment 
critique comme celui-ci, où les commandes 
des particuliers et des marchands faisant dé- 
faut aux artistes, il ne leur reste que l'appui 
de l'Etat. » 

Il est très-vrai que les sculpteurs vendent 
peu et l'on ne peut qu'applaudir à la sollici- 
tude de la section. De grands travaux sont en 
pré{)aration ; il y a d'abord l'énorme Palais de 
Justice qui dominera Bruxelles de son archi- 



tecture compacte ; il y a encore la construc- 
tion monumentale de la rue de la Régence, 
spécialement destinée aux expositions trien- 
nales ; ce sont de beiles occasions d'étaler de 
la sculpture. Je souhaite qu'on la demande ;\ 
de vrais artistes. Je souhaite aussi que les mo- 
tifs ne traînent plus da'is celte banalité cou- 
rante des morceaux purement décoratifs. Quand 
il s'agit d'art l't de justice, il y a mieux à faire 
que des poncifs ; des cerveaux véritablement 
(trganisés trouveront toujours le moyen de 
frapper de grands coups avec les grandes 
idées ; mais il faut leur laisser l'invention et 
ne plus leur imposer des sujets qui font 
quelquefois très-bien sous la plume d'un 
commis des beaux-arts et sonL impossibles 
sous la main d'un artiste. 

Je n'ai pu oublier les malencontreuses chi- 
mères commandées à M, Caliier et dont il a 
été parlé ici. Des cliimèrcs sur un palais où se 
donnt! la justice! On ne pousse pas plus loin 
rinconséquoace et l'illogisme. 

Puisque j'en suis à formuler des souhaits, 
je souhaite qu'on ait recours à la science et 
au tact de riiispccleur des beaux-arts, M. Jean 
Rousseau ; il a longuement étudié la sculp- 
ture, en Italie et en Flandres, et il imprimera 
une direction très-nette aux commandes, si on 
veut l'écouter. 

L'extrait desDocuments énumère ensuite les 
œuvres faites pour le compte de l'Etat. C'est 
d'abord un monument à Termonde, par 
M. Fraikin ; un autre monument à Philippe 
ville, (»ar M Jacquet; le monument du .Jean 
Van Eyck, à Bruges, par M. Pickery; un buste 
pour l'Acidémie des Sciences, par M. Sa'iiain ; 
le buste de Mercator, par M. Van Haverinaet; 
le lion colossal de la Cileppe et deux lions 
pour la décoration du mur à balustrades de la 
l'ue Royale, par M.Bouré; une Bacchante, pour 
le musée de Tournai, par M. Dutrieux; un 
groupe pour le musée d'Anvers, par M. Sa- 
main ; le monument du peintre Verhaegen, 
par M. Courroit; enfin un Samson, par M. Van 
Heffen, et une statue par M. Van der Stappen, 
dont j'ai, parlé dans une de mes lettres, le 
Jeune homme à iépée. 

De tous ces travaux, le plus important par 
ses dimensions est le Lion de M. Bouré. Le 
sculpteur s'est installé à la Gileppe même, au 
cœur des montagnes, pour pouvoir présider 
en personne à la construction de son énorme 
lion, qui n'aura pas moins de douze mètres 
trente centimètres de haut sur douze mèti'es ■ 
vingt centimètres de long et formera une masse 
d'environ trois cents mètres cubes de pierre. 

Le lion doit couronner le barrage de la Gi- 
leppe, et ce barrage est lui-même une chose 
très-audacieuse. Figurez-vous une digue de 
quarante-sepr. mètres de ^hauteur, deux cerrt 
dix de longueur, soixante d'épaisseur à la base 
et dix-huit au sommet; l'énorme construction 
retient un volume d'eau qu'on évalue à treize 
millions et demi de mètres cubes. Or cette 
eau est celle d'une petite rivière capricieuse, 
la Gileppe, qui tantôt débordait et tantôt était 
à sec. Retenue à présent |iar le barrage, elle 
remplit l'entonnoir des montagnes qui s'éta- 
gent par delà le barrage, d'une superbe nappe 
qui s'étend sur une superficie de plusieurs 



lî 



LA THRONKU K l^J-^^ AHTS 



•f do 
.jiit^l •« Lww UcUchorA >a Mil» tu«»tto 



In vorlion, 

•. rnoin^ «jiiVllo 

■ •* i\c\\\ nmis M 

riuni«<»nco la 

•'"* Kl lo* por- 

•nt-ih dan* 
^ ■> 

• no SI» soit 

;r<> |«>S (Irullii 

. M nalun'lio- 
millit»^ dos toilos 
^ ■ \rn-. Willonis, Ma- 
is Ihiltois, pir., ont 
'• lart national, 
iiix (1p chevalet, 
I iii-!MiM' réunis, avec le 
te Irnrs niMros courants 
,« .. .Mr fii.i part, le cou- 
i< ratii>n ce j>as- 
i lion des Heaux- 



;".-«urais touIu un parajjraphc 

it5 du musée niodrrne. Il 

;iie U spclion atlirAt l'at- 

't sur la nécessité de 

• volution de ces dix 

irt. Il T a eu depuis Four- 

'î'>*r. Kindermans, Dillen-^, 

■ms, Gallait, un mou- 

:iiable. Or, ce mouve- 

•'• ijue jiar Alfred Verwée, 

. ff. Je ne parle pas d'AI- 

' st en dehors et au-dessus 

'• en question avec une 

• ''lie. Mais ni Baron, ni 

:'"rli, ni Roiivicr, ni 

', ni Stnbhaerts, ni 

- n«»nt de tableau au 

, •• l'art se soit irnmoli- 

llifion de M. Stallaert, un 

heminée, et du Repos ro- 

-oan», ane prétentieuse étiquette 

c'est que le 

■ mplétAt, la 

bornée pour le 

ijTainps et De- 

-ande force pour 

irA»-f»ïTnrable à 

. Millet, 

entrée 

irir Troyon, 

dont I indu* 

; . . -r< «'11*.- Mir no* nriodcmcs 



\: 



tent»^r#nl les audacieux coups do brosse du 
inallro dOrnans. AllVod Vorwéo fut coiupiis 
oj;alom(Mi(. puis d .uilros ijuo j imblio. Aii^-si, 
la mort de (.ourbet a-t-ello ou ici du lotonlisso- 
inonl dans los aloliers. Tn marohaïul du boii- 
lotard ("utval a eu l'idée d'orijanisor loutc 
une vitrine do llourbol. avec dos oonroiiucs 
voilées de cr/^pos soiis rlia(|iio tableau. Kl vrai- 
mont, nous antres Klamaiuls nous avons ton- 
jours été sensibles à rot art épanoui du 
peintre qui sut par exrolloiiro oxpriiiior l'éfii- 
derme des choses. Ile nioonp damât" iirs belles 
«uit de trés-boau\ (iourbot. J'en oilt-rai trois, 
;^ Hruxollos, MM. Cardon, qui a le paysage des 
IhmniarlIiS lit lu Si inr. Van Trach et (io-lhals. 
Happeions, entre pareiilliésos, que c'osl un 
Holgo, M. Arthur Slovcns, ipii lit. acheter ù 
M. tlo .Morny, un pou roiilre le gié de re der- 
nier, rnne dos o'uvres les plus frunclios de 
Courbet, les iktnotst'lh s <ic ht Svitte. 

Je ne veux i>as terminer cette correspon- 
daiire sans parler des oMivros de sriiipture 
qu'un artiste liégeois, M. Lambert lloriiiaii, 
vient <lo réunir dans la salle de VEniululidU, h 
Liège. (> sont trois séries successives d'ou- 
vrages fait» jX Home. 

Le premier se compose de trois bustes de 
Homaiiios, \'iffnna, Cliecrn et hnsa, dans les- 
quels on remarque un |tou do dureté. 

Cotto dureté s'adoucit notablement dans le 
sbcond envoi qui consiste en deux bustes. Pal- 
ma et hcrnnr<lina. 

Le troisième envoi, enfin, comporte doux 
bustes, une liomninp. et Ginlia, (ilicz collo-ci 
régne la grAce ; elle s'attache une marguerite 
au corsage, du bout de ses doigts linoment 
modelés. Mollf tille, avec une sensation cliaudo 
de vie. La liomdiue, au contraire, est sevéro. 
Les modelés sont traités par grands plans ; 
elle a l'ampleur des matrones, et sa chair est 
forme, dans une silhouette large et franche. 

Il Y a encore, au nombre des morceaux ex- 
jtosés, un portrait, consciencifiisemenl modelé, 
un bas-relief : Dvinc bandnnt son urc, léger, 
heureux, dun bel accent décoratif; puis une 
statue qui a été vue au dernier Sabm de Paris, 
la Suit. Il n'en faut [)as davantage pour re- 
connajire un tciii|(éramonl épris (le la vie à 
travers une formule encore un peu vague. 

C. L. 



DEUX GRAVEURS DU SEIZIÈME SIÈCLE 



Lf3 membres du Club df» beniix-nrl'» de nurllng- 
ton viennent d'ouvrir a Londres une ex[to»ilion 
de» fpuvre do deux graveurs du xvi" siècle de 
l'école de Niiremherp : M.ini» Sebald Beham et son 
frér»' BarihéloMiy. IxsnomH mémos deces deux ar- 
lif»t''fi. fiil le Times, dont sans doute peu connus 
(]f )-'i pluftarl de» amateurs de la gravure moderne; 
f ojiendaut on trouve d.'ms leurs (ouvres le «en- 
liuient artistique et le Uilonl d'exécution, réunis 
à un (rrnnd mérile d'invention et de composition. 

T. ut ce qu'on »ail d'un peu exact dei deux 



ET DE LA CURIOSITÉ 



13 



Beham est di'i h des études récentes et surtout à 
l'ouvrafie publié à Leipzig,' par Hosenberp, et au 
catalogue que M. Loftie, spécialiste, qui de son 
côté a beaucoup étudié l'œuvre de ces deux frères, 
a rédigé de sa propre collection. C'est à lui qu'est 
due la collection en ce monieut exposée au Bur- 
lington Club avec un catalugiie intéressant. Ces 
nouvelles sources d'informations rectitient sur 
beaucoup de points les récils de Samlrart, qui a 
fait pour les Allemands et les Hollandais ce (jue 
Orlandi, l'abréviatcur de Vasari, a fait, sans beau- 
coup plus d'exactitude peut-être, pour la biogra- 
phie lies artistes italiens. 

Jusqu'à présent, sur l'autorité des dictionnaires 
de Bryan et de Pinkington, Barthélémy, ou Barthrl 
tout court, a passé pour le frère aine et pour l<*maîlre 
de Sebald; mais aujourd'hui les dates sont interver- 
ties : Sebald, l'ainé, est né eu 150i), asur'vécudix ans 
àson frère Uarthelet est mort en l.'iiiU. Tous les deux 
se sont adonnés à la peinture dans de certaines 
limites, suivant Sandrart; les peintures de Barthel 
se trouvaient dans les galeries de l'Éhicteur de 
Bavière à iMunich et du prince Neubourg; la seiûe 
peinture de Ilans Sebald est au Louvre, elle re- 
présente des scènes de la vie de David et porte la 
date de 1524 II y a rais son j)ropre portrait. M. 
Loftie mentionne un autre portrait du même 
peintre qu'il a gravé sur pierre et qui a été gravé 
par Hollar; plus un portrait peint, qui se trouve 
dans le musée de Vienne. 

Il fut l'élève d'Albert Durer, avec Altdorfer, Al- 
degrever, Jacob B'nck, George Pencz, Jean Bro- 
samer et son frère Barthel, qui, dit-on, partit 
pour Rome, où il étudia sous Marc Antoine. 

Ce sont là les sept maîtres qu'on a nommés les 
« Petits maîtres», quoique l'un d'eux, George 
Peucz, sesoitmoutré supérieur à cette qualitication 
par ses beaux dessins et surtout par sa grande 
planche « la Prise de Cartilage », dont il a em- 
prunté le sujet à Jules Romain, et qui est digne 
de son raaitre Marc Antoine. 

Biuck passe aussi pour avoir travaillé dans l'a- 
telier du grand graveur italien, comme sa gravure 
du « Massacre des Innocents » semble l'indiquer. 
Altdorfer a aussi copié ksfgravures de Marc An- 
toine, mais sans aller eu Italie, et il est certaine- 
ment remarquable que les meilleurs élèves d'Al- 
bert Durer soient allés se placer sous un maître 
qui avait si audacieusement pillé les fameuses gra- 
vures sur bois de la Passion, du grand maître de 
Nuremberg, et qui fut cité devant le sénat de Ve- 
nise quand Albert Durer obtint enfin cette justice 
de l'obliger à effacer son monogramme des gra- 
vures qu'il publiait. Cela montre cependant que 
les élèves, ainsi que le maître, avaient le senti- 
ment de la beauté de l'art italien et subissaient 
son influence, comme le prouvent, par le choix 
des sujets mythologiques, la grâce supérieure des 
lignes et l'ordonnance de la composition, beau- 
coup de gravures exposées au Club Burlington. 

A ce point de vue on peut citer les « Travaux 
d'Hercule » et 1' « Enlèvement d'Hélène », qui 
méritent une mention particulière. Viennent eu- 
suite d'autres sujets classiques, tels que le Juge- 
ment de Paris, la Cléopàtre, Lucrèce, Didon, 
Léda, Apollon et Daphné, Vénus, tous remar- 
quables par la beauté des contours, et les formes 
plus nobles et moins raides que dans l'art alle- 
mand. 

Il faut noter la Didon comme une des premiè- 



res oemTes de Sebald, portant la date de iîi20, 
dont la gravure exposée est une épreuve dans 
sou second état ; les épreuves dans le pn-mier 
état sont excessivement rares ; le British Muséum 
en possède une. On y remarque l'iniluence d'Al- 
bert Diirer. Dans le mèmi! cadre s(? trouve une 
Juditii avec sa suivante, deux ligures dc.'bout qui 
ra^qicUcut .Mautegna. Un saint Sebald assis au 
jiicd d'un arbr(! cl tenant l'Eglise dans sa nuiiu 
est une autre des premières œuvres de Sebald, 
tout à fait dans la manière d'Albert Diirer. Cette 
œuvre porte U\ monogeamnie <• H. S. B. » et la 
date de 1.'j-21. Dans le premier état, c'est une gra- 
vure des plus rares. 

Adam et Eve sont aussi deux petites gravures 
très-rares, très-bien dessinées. En 15:11, Sebald 
quitta Nuremberg pour s'établir à Francfort, il 
modifia à celte époque son monogramme et 
adopta celui-ci : « Il.-S-B. » Un vase dessiné à la 
manière d'Holbein est la première gravure qui 
l)orte cette signature. 

Ses compositions les jilus magistrales sont pos- 
térieures à la mort d'Albert Durer ; sa » Mélanco- 
lie » est datée de 1539 ; cette, gravure passe pour 
être une copie de l'œuvre bien connue de Diirer 
de 1515, et on y sent, en effet, tou'e l'influence 
de ce maître ; mais il s'en faut que ce soit une 
copie; la pose est modifiée et l'expression de la 
tête appartient à Sebald. 

Les œuvres exposées de Barthel Beham sont en 
petit nombre, mais elles démontrent qu'il n'était 
pas inférieur à son frère, quoiqu'd fût moins la- 
borieux. Le portrait de Charles V est d'un3 ex- 
pression remar(iual)lement belle et d'une grande 
dignité. D'autres portraits du môme maître méri- 
tent aussi l'attention. 

Quelle que soit la variété de la collection ex- 
posée, elle est loin de comprendre la totalité de 
l'œuvre des deux artistes. Beaucoup de leurs 
gravures décrites par les meilleures « autorités » 
ne peuvent être trouvées que dans les grands mu- 
sées publics ou les grandes bibliothèques. 



LES « SPOGLI VATICANI » 



Le dernier numéro du Giornalc di Erudizio)ie 
artistica de Pérouse (publié fin décembre 1877) 
contient, sous le titre de Spogli Vaticani, une 
série de documents dont la publication est destinée 
à causer quelque émoi dans le monde des érudits. 
Signalons, parmi eux, le texte de la convention 
conclue entre Fra Angelico et l'œuvre du dôme 
d'Orvieto, la liste des paiements faits au même 
par le pape Nicolas V, celle des paiements faits 
à Gentile da Fabriano, à Benozzo Gozzoli, à Ber- 
nard Rossellino, à Mino de Fiesole, etc., etc. 
Toutes ces pièces, par leur contenu, par les artistes 
illustres auxquels elles se rapportent, sont des plus 
intéressantes, et personne, à coup sûr, n'en mécon- 
naîtra la valeur. 

Malheureusement l'auteur de l'article, M. Adam 
Rossi, a oublié de dire que les découvertes an- 
noncées sous ce titre à sensation : Spogli Vaticani, 
ont la plupart été faites depuis longtemps, et par 



14 



LA r.MROMOl K OKS A IMS 






Fk«v: 

r ■ 



doon- 

.r ,1,. 



1791. 



il Fa- 

, |>ui!> *\nuf riiiii- 

«S77. 

t vrai, 

{mil- 

1' oniui 

M'iit<i faitu à 

;. i:si-«M) n 

.;V» .1»/*. IS76. n» du 

mI din« h .Vf7r)"Vi* do 

. t 
l\ •->" lini" , rc- ilrr- 

• t rii oxlr.iil» dans la 

' -"'. p. SOS. Le do- 

] dr.« d<)ciiin<-i)l!« 

<!■ Xoronc, Isai8 de 

I». 145 d s?.) on! été 

.- ^■■■■jiq^ir, 1877, l»* livrai- 

\ 1 .m !i,.;., . ..ntiniie h ox- 

^on rfcin'il 

■ \-'<)ir. Il 

' j;je- 

I Tarif 

Ipp Mfmririf onginaii <li 

. idi; il *n tirera la matière 

iiei« du Giornn'e (fi Eruiiiziffir 

poMm ç'attaffiier aux beaux 

par M. Armand bas- 

""1 'Ip Zalm. Le r)iam|i, 

' •"•rnalrdi Eruiti- 

; l«>t de cnpie. 

■ aujourd'hui en 

Ai: de Pérou^e, 

- que M. Adora 

1 S'alican n'ont 

, .. . ,. . j. j„>iiiilc8 opiuies. 



BIBLIOGRAPHIE 



Ditiumnatrt- tf^i anUquit*.i t)r*riju^ f( romaine*, 
t^rUM.Ct.lJvetnbcrg et Edui. Sagiio. 5« fa»ri- 
c«le. lUebctte et O. Paru. I«77. 



et qo. 



. L,\- 
.t la 



F«9i<M« |irç>rbâio« looti 
F*«f«ft d'estrc oona. 
Ce dcraier (Mdcvle ne le cède en rien «u pré- 



drs illustrations, qui sont au nomliro >]o i\:\. 11 
lormiuf la liltrc H «•! i«muuhmioo la U'Ilro T.. 

Signalons |>aruu les arliolos los.plus imporlaiits 
ceux ^ur li>s Hnctytin ^pi^>^•^*s-idol('s) ot sur li-s Ta- 
Ariy.«, dus rt M. 1". Li'uoruiaiil. Dans ce dtM'iiii-r, on 
*'ost «'iTort'é do <lislin>jui'r des uiythos diUcrtMils 
qu«> l'on n essayé do fiiirt> rourtu'dor. mais qui 
n'auraient d'autre analogie enlre eux (|u'une iden- 
tité de noms. 

La hranclie pélns^ii|ue <lt\ nivllie des Cahiri's, 
(]ui se rapjiorle au rulle du feu, se sérail déve- 
loppée eu Sanmthraee, aurait été importée en 
Héolii'. et se retrouverait eu Tliessaloiiiqne. Klle 
n'aurait rien de eomuum avee la hranche piiéni- 
eieuue ort les eabires sont di's jiersoiMiiliealioua 
eosmiques et sidérales. 

I^a représentation de mounuieuls Irès-iuléres- 
sants necompapne cet article fort développé. 
M. I'. Lenormnnt s'ist moins étendu sur li- eidle 
des linrlylio ou pierres-idoles, ces formes itrimi- 
live* de la divinité qui oui le plus souvent une 
appareuee ]>lialliqiu>. 

Qu'on ni»us perinelte. à ce propos, d'énieltrn 
un désir, et nous sommes eerlaiii (pi'on ne so ni6» 
pr<Midra point sur le motif (|ui nous y engage. 

Personne n'ignore, pour si peu i|u'nii ail jeté les 
yeux s\)r les monuments de l'auliquilé, quelle 
plaee importante la génération et ses ori-'aues ont 
tenue dans la reli);ion et dans ses syuilndes. et 
qiii'lli's moMirs singulières régnaient en (Irène, 
(•r. par une raison ipie nous eonqireiioas, les au- 
teurs et l'éditeur du Dictiontiairp des Atitif/uilifs 
ffrrrffups et romaines se sont tenus dans ime 
)iran<lc réserve sur ees sujets seahreux. Mais (•<! 
li^Te, rependant, malgré lous les scrupules possi- 
bles, n'est i»oinl fait pour les jeunes lilles, et, 
chAtié comme il l'est, il risque, malgré la sciiMicc 
et les recherches de ses auteurs et C(dlaiiorateur9, 
d'élre incomplet et de ne nous donner qii'ime 
connaissance imiiarfaile de la vraie antiquité. Ne 
point parler de certaines choses lorsque l'on 
écrit sur elles une œuvre scn-ntiliqne, c'est se taire 
sur les organes de la génération dans un livre de 
botanique ou de physiologie. Tel est du moins 
notre avis. • 

Nous voudrions donc f|u'au Dirlionnaire, tel 
qu'il est cfunmencé, — comme il y aurait danger 
d'en changer le caractère, — on adjoignit une 
annexe réservée aux maliéres trop scabreuses. 
L'achèterait qui voudrait, mais, du moins, ceux 
qui tiennent à connaître le lin fond des choses le 
pourraierd étudier. 

Ce desideratum exprimé sans fausse honte, 
nous revenons à ce (jni se trouve dans le livre 
pour signaler les articles suivants, sf>uverit des 
plus développés, et rpii «ont dus pour la plupart 
à M. E. Sojçlio : fta/neum, Italteu^-H'irl/a, liarliari, 
Bfnlùr Mnnxuet/r [en collaboration avec .M.L. Cou- 
gny), où l'on voit que l'apprivoisement deH bétes 
était poussé loin dans l'antiquité ; liihliotUena, 
Burina et Bulla. C'est .M, Guadel qui a traité l'ar- 
ticle Hasilica. 

Nous négligeons ceux qui, bien qm; très-imfior- 
tants, ne louchent point h. l'art, pour mention- 
ner celui qui, encore inachevé, lermine le fasci- 
cule et qui. «OU"* le litre de (.'.elnturn, est im vrai 
traité de l'orfèvrerie et de la bijouterie dans l'an- 
tiquité. Nou« le croyons de .M. E. Sagiio. 

A. D. 



ET DE LA CURIOSITE 



i5 



NOTES BIBLIOGRAPHIQUES 

Étude sur Pierre Ml'inard, sa vie, sa famille et 
son œuvre, \tSiV Le ,Briiu-Dalbanue, conservateur 
du nmsée do peinture de Troyes ; ouvrage orné 
d'uu portrait inédit de Catherine .Mignard. Pa- 
ris, R;ipilly, 1870; 1 voL in-S» de 2.'i8 pages. — 
Le Portrait de François Snei/ders au Musée de 
Troyes, par le même. Troyes, Dufour-Bouquol, 
1876; brochure iu-8o de !(> pages. — Le Peiyitrc 
de Lyen au Musée de Troyes, par le même. 
Troyes. Dufour-Bouquot, 1876 ; brochure ia-8o 
de 12 pages. 

Nous réunirons ici ensemble, pour les signaler 
à nos lecteurs, un volume et deu.x brochures si- 
gnés d'un nom que nous tenons en haute estime. 
M. Le Bran-Dalbanne appartient à cette race pa- 
tiente et méticuleusement consciencieuse de 
chercheurs provinciaux, comme Renouvier, comme 
Léon La^Tange, comme M.M. Benjamin Fillon et 
Houdoy, que la Gazette s'est toujours fait bon 
neur de compter parmi ses correspondants et ses 
collaborateurs, chercheurs qui jieu à peu bâtis- 
sent l'histoire de nos arts nationaux et qui, beau- 
coup mieux que nous autres Parisiens surchauf- 
fés, peuvent rencontrer le calme et les loisirs 
indispensables à ces sortes d'études. Beatus ille 
qui procvl necjotiis.... ! M. Le Brun-Dalbanne est 
doublement heureux, vivant loin de la capitale, 
d'habiter une aussi charmante et artistique ville 
que celle de Troyes. Un curieux Musée, une ma- 
gnifique bibliothèque, des églises du plus haut 
intérêt, de vieux hôtels ; dans la cathédrale, un 
trésor d'uu prix inestimable: elle a tout à souhait. 

Troyes a aussi donné naissance au célèbre 
peintre de la coupole du Val-de-Gràce, à Pierre 
Mignard. M. Le Brun-Dalbanne s'en est souvenu. 
Son livre est d'uu grand intérêt. Tout en restant 
dans les limites d'une étude, comme son titre 
l'indique, il nous présente un tableau animé de 
la vie et des travaux de Pierre Mignard. Il ré- 
sume excellemment la biographie de l'abbé de 
Monville, écrite eu quelque sorte sous la dictée 
de Catherine Mignard, fille du peintre, devenue com- 
tesse de Feuquières, les ^otes mr Pieire Mignard 
et sa famille, pubUées par M. Auguste Huchard 
dans la Gazette des Beaux-Arts, les notices de 
Jal et d'Eudore Soulié, et enfin les documents 
très-importants découverts par M. J.-J. Guiffrey, 
aux Archives nationales, notamment son testa- 
ment olographe et son inventaire après dé- 
cès, et publiés récemment dans les Nouvel/es 
Archives de la Société de l'Art français{\ilk- 
1875), documents auxquels M. Le Brun-Dalbanne 
en a ajouté plusieurs trouvés par lui, et fort in- 
téressants, sur différents travaux exécutés par 
Mignard à Troyes, On peut donc dire que cette 
étude constitue un livre à peu près définitif sur 
le peintre troyen. Il est de plus, ce qui ne gâte 
jamais rien, par sa forme rapide et parfois humo- 
ristique, d'une lecture attrayante. Tout ce qui 
touche à la belle Catherine Mignard y est piquant 
et très-complet. Il en est de même pour tout ce 
qui appartient au séjour et aux ouvrages de Mi- 
gnard à Troyes. A la fin, l'auteur a ajouté un ca- 
talogue, qui n'était certes pas facile à rédiger, 
celui de son œuvre et la liste alphabétique de ses 
portraits peints, liste, comme on peut le sup- 
poser, extrêmement considérable. 



Le Portrait de Sneyders, après quelques consi- 
dérations générales sur le peintre anversois et sur 
les diverses images de sa physionomie qui nous 
sont parvenus, nous révèle un intéressant tableau 
du Musée de Troyes, dont .M. Le Brim-Dnliiaune 
est l'actif et très-dévoué conservateur, qui d'après 
lui serait un portrait de Sueyders. La peinture est, 
parait-il, assez fatiguée; elle a cependant encore 
d'assez beaux restesjiour (pie .M. Le Brun-Dalbanne 
après l'avoir longuement étudiée s'arrête à penser 
qu'elle pourrait être de Van Dyck lui-même. 

Le Peintre de Lyen au Musée de Troyes nous 
fait connaître dans une notice succincte un pein- 
tre dont le nom était resté entièrement oublié 
ijuoiqu'il eût fait partie de l'Académie de pein- 
ture. Jacques François de Lyen était né à Gand 
en 1684. Il avait reçu à Paris les leçons de Largil- 
lière et était entré à l'Académie en 172.'i. Il mou- 
rut à Paris en 17G1, Le Musée de Troyes, sous le 
no 73 de son livret, possède un superbe portrait 
de François de Lyen, longtemps attribué à Nat- 
tier, celui de Nicolas -René Berryer, lieutenant 
général de police, à Paris, et plus tard garde des 
sceaux sous M™« de Pompadour. Il a été gravé 
par Wille et provient du cabinet Paignou Dijonval. ' 

L. G. 



Galerie contemporaine, littéraire et artistique, 
i\° dOO : H. Dauniier, par Aristide Ménandre, 
avec portrait-photographie, et fac-similé de 
dessins. 

Athenœuîn, 29 décembre : Les Fouilles d'O- 
lympie, par J. Schubring. 

Academy, 29 décembre : La Société des Aqua- 
rellistes, i" article, par W. M. Rossetti. 

Journal de la Jeunesse, 267^ livraison. — 
Teste : par Alfred Assollant, P. Vincent, Louis 
Rousselet, M''^ Gouraud, M™« Gustave De- 
moulin. 

Dessins : Sahib, Bonnafoux, Maillard, A. 
Marie, Mesnel. 

Le Tour du Monde, 888» livraison. — Texte : 
Expédition française au Pérou et en BoUvie, 
par M. Wiener i87y-1877. Texte et dessins iné- 
dits. — Treize dessins de Riou, P. Sellier et E. 
Bayard. 

Bureaux à la librairie Hachette et C'«, bou- 
levard Saint-Germain, 79, à Paris. 



CONCERTS DU DIMANCHE 13 JANVIER 

CO.XSERVATOIRE 

Symphonie easol mineur. Mozart; Pater noster 
chœur, Meyerbeer; Ouverture du Roi d'Vs, Lalo 
chœur des génies d'Oôéron, Weber; Symphonie 
en ut mineur, Beethoven. 

CIRQLE d'hiver 

Symphonie en ?<^ majeur, Beethoven ; Le Départ 
(chœur), Mendelssohn; Ouverture de Manfred, 
Schumann ; Air de Femand Cortez, Spontini ; 
Fragments de l'oratorio les Saisons, Haydn. 



16 



LA CHROMOIK HES ARTS KT OK LA CURIOSITE 



Ik^mt^oo- r\>inaiilii]Uti (utur 

«»ukm. 1> ^U<l, Lulli ; Frau- 

da Mi^lu. '. B. . UlOWU, 



VENTE 



MAlLLin:.^ 1)1. lA.NAGHA 

Vav,-» .Ar.t'onc? irrr.-i ri fîr niMailIes ro- 

JUP5. 5roaMX 
;it Irs collec- 
i... proîoi>.«-tui , à Athènes, et de 
'■ Paris. 

UrB DROrOT. 0. SAl.LK N» « 
L« luidi 14 JanvUr 1878. A3 heure* très-pr6cUe«. 



■• MAURICE DELESTRE 



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expert*, 4, rue I.ôuvni*. 

Ult3 Ut»Ql'EL3 SK IROl'VE LR CVTALOGCB. 

Kaposifon, de midi à 2 heures. 



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Lrpiftitton, le jeudi 17 janvier 1878, de 
( beare k 5 heures. 



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groupes ft ^t;llu»>tl^•s en poiTolaiiio île. Saxo ; 
porcelaines do la C.hinp ot du Japon, sciil()ture3 
en luarltro ot on ivoiro, liijonx anciens, arnios 
ot fors, lironzos d'anioulilonuMif, nicnMos 11a- 
niands. siôgos on Itois sciilplo du XVII" si^clo; 
<piolquos taltloaux, dont 2 poriraits |iar Mie- 
rcvelt ; tapisseries, le lonl anivanl do l'é- 
tranger. 

HOTKL DROUOT, SAI.I.K N" 8 

Les lundis 14. mardi 16, ractorcdi 16 ot jeudi 
17 Janvier 1878, à 2 heures. 

Par lo ininist»\re do M» Charles PILLET, 

rominissairo-prisour, rue de la (irango-Hatc- 
lii^ro, 10, 

AsMstr do M. Charles MANNHEIM, export, 
ruo Sainl-Cioorpo;-, 7, 

Chez lesquels se trouve le catalogue. 

Exposition, le dimanche 13 janvier 1878, de 
1 heure ;\ ii heures. 



ADJUDICATION 

En l'étude de M'' MASSION, notaire à Paris, 
Itoulovard ilaussmaim, iiS, le 18 janvier 1878, 
à midi lie : 

5 ACTIONS de la C" d'Assurances géné- 
rales ^viej. 

Mises à prix de chacune IH.OOO fr. 

30 ACTIONS de la O' d'Assurances la Pa- 
ternelle (incendie). 

Ml-'' a ]ii i\ de rhacune. 1 .000 fr. 

i;t 60 ACTIONS do la C* des Mines de VU- 
lebœuf à St-Etienne (Loire). 

Mise à prix de chacune 80 fr. 



OBJETS d'art et de CURIOSITÉ 



Mir 
A^ 



M LU4&D« Charava/, archi- 
'j'k*. me de S«ine, 51. 

Bry^iu* n puU^qiu, le dimanche ÎOjanrJer 
de drâz k ciiMi bevrei. 



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20, rue Buiïault, l'aris 
Spécialité de Tapisseries et d'étoffes anciennes. 

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TABLEAUX ANCIENS ET MODERiNES 

ANTOINE BAER 

Expert 

2 , Rue Lallitte , Paris. 



I^wi». - tof. F- DEBOKS et O, 16. fm da CroiMaat. 



Le Rédacteur en chef, gérant : LOUIS GONSE 



N" 3 - 187i 



BUREAUX, 8, RUE FAVART. 



19 Jauvicr 



LA 



CHRONIQUE DES ARTS 

ET DE LA CURIOSITÉ 

SUPPLÉMENT A LA GAZETTE DES BEAUX-ARTS 

PARAISSANT LE SAMEDI MATIN 

Les .ihonnés à une année entière de la Gazette des Beaux- Arts reçoivent gratuitcmint 
la Chronique des Aits et de la Curiosité 



Un an. , . . 



PARIS ET DEPARTEMENTS 

12 fr. I Six mois. 



« tt 



CONCOURS ET EXPOSITIONS 



EXPOSITION UNIVERSELLE 

Nous rappelons que M. le ministre de l'In- 
struction publique, voulant faciliter aux artis- 
tes rachèvement des œuvres qu'ils destinent 
il l'Exposition universelle, a décidé, sur la 
pîoposition du directeur des Beaux-Arts, que 
le dépôt des ouvrages serait prolongé de vingt- 
cinq jours. 

MM. les artistes pourront, en conséquence, 
déposer et faire enregistrer leurs œuvres 
au Palais des Champs-Elysées, jusqu'au io fé- 
vrier. 



L'Exposition de peinture du Cercle de 
rUnion artistique, place Vendôme, ouvrira 
le 10 février. 



Le remarquable Musée ethnographique 

(Hôtel des Invalides), dont nous avons parlé 
dans notre dernier numéro , a été ouvert au 
public jeudi dernier. 



NOUVELLES 



,% La ville fait faire en ce moment des vues 
panoramiques de Paris qui figureront à l'Ex- 
position. Elles sont prises à 500 mètres de 
hauteur. Il y en aura une qui, de la terrasse 
des Tuileries, montrera la Seine descendant, 
le Trocadéro, le Champ-de-Mars et, dans le 
lointain, le Mont-Valérien. Le premier plan 



est aux Champs-Elysées, où chaque maison 
de l'avenue sera fidèlement représentée. 

Une autre pcrpccliv»!, disent les /Jt;6'(f.s, don- 
nera l'aspect des buttes Chaumout. 

Les dessins sont iiiiinenseslo mètres carrés), 
et dés aujourd'hui d"liabiies a(piarellistes y 
travaillent activement. 

Une dizaine de dessinateurs ont été occupés 
pendant près de deux mois à ineltre les pers- 
pectives en place. 

,*, Depuis trois ans, MM. Ravaisson père et 
fils, conservateurs du musée des Antiques, au 
Louvre, travaillent à l'établissement du cata- 
logue de ce département qui n'a pas été fait de- 
puis de nombreuses années. 

Ce catalogue vient d"èlre terminé, livré à 
l'impression, et, au moment de l'ouverture de 
l'Exposition, il pourra être mis entre les 
mains du public. 

Très-complet et volumineux, il indiquera : 
1° le sujet représenté; 2" l'époque où l'o.'uvre 
a été exécutée; 3° son origine; i" le nom de 
l'auteur, si possible; 5° toutes les réparations 
dont il aura été l'objet et les pièces qui y au- 
ront été ajoutées. 

,*, En Hollande, des artistes du pays ont été 
chargés par le gouvernement de faire une sé- 
rie de statues — probablement de statuettes 
— représentant les différents costumes des 
paysans dans les Pays-Bas. Ces oljjets d'art 
sont destinés à figurer à l'Exposition univer- 
selle de Paris; après quoi, elles serviront à 
orner un des musées de la Hollande, sans doute 
un de ces musées nouveaux dont nous avons 
eu occasion de parler ici il y a quelque temps. 
On se souvient du succès qu'ont obtenu, à 
la dernière Exposition universelle de Paris, en 
1867, les figurines représentant les costumes 
des diiférentes classes, surtout de la classe 
villageoise, en Suède, en Danemark et en Nor- 
vège, en un mot en Scandinavie. 



IS 



LA CHROMO IK DES ARTS 



DKE EXPOSITION RETROSPECTIVE 
A iiu»o«i«'«r lo Dircctrur tic la iiazette lics 

Bf3ltT-Att<. 



.11 rt A cA\c 

il n\o .«oinblc, 

ur» fratjçais. 

.s, uiu» e\|»o- 

«luon poiir- 

.»! aux XV» et 

s du premiiT 

lit ain?>'. dans 

•lie coinpri»»' rntre la 

ont trav.«ill»'' pour les 

,.<, et Tentn^e en scène 

îti P(»uv<iin. A dater de 

iir se fait dans les 

i«avs, tandis qu'au- 

il li'y a j»rc**iuc partout que ténè- 



cr 

irr 



Or 
il' 
P 

C 
F* 






ilfrf- 



', d'indications certaines 
res de relie période de 
iiini-e-:. Iteau- 
arbitraires et 
idciit 1» cou- 
des, en ce qui 
- mu!-ées, des 
ventes piilili- 
. où seraient 
. les scijlpliin> 
^••Sj,los pivrres 
rtcvrene, les peintures, 
. <'tadc5 et croquis de 
• ' TK-s. i:rarures, 

- : • >. aurait pour 
r une f.iule de pro- 
' 'iro répartir d'une 
entre les 
Heurtions 
-, - II- I' - irtrards du 
'-. Rouen, Arras, Lille, 
Aix, Limopes, Tours, 
•5, ont été des centres 
iioins actifs, avant que 
. <> qui en est sorti est 

, ,,rif,,n,(ii T..M.._nié|e. 

mer, 
. • . -■-- duo 

r '■X'-riiple, de cette école 
'al si discret, 
:.-•? De celle de 

ii'i l'a.ien a subi une 
I -«■■■; ru: i^Mi'f ' Oii»'|qu»"- 



ditis- 
, •.'• {TT-inj"» i iy',i.:.<-nT <:•■ i '^<.i<- pari- 
dcs aaiears d« c«» cravoru meneil- 



oootefr 
de cer. \ 



'rails de tant de 
lïi et de» pre- 



brités françaises, à l'Kxposition universelle, 
quelques-uns des portraits d'après lesquels 
Tliotnas de Leu et ses énuiles t>nl pravé les 
leurs. On n'en serait plus réduit, ensuite, à 
attribuer aux C.Uiuet, à l,aiîn> au, aux Uunions- 
lier ^dont on ne sait pas distinguer les a-uvrcs 
indixiduelles , i'i deux ou irois autros au plus, 
la ttit.tiiié de ces dessins, ipii accusent cepen- 
dant des aptitudes et des sonfinienls très- 
variés. 

Pour les émaux, c'est autre chose. Nous 
connaissons les ouvriers 4]ui les ont ]ifints, 
mais non les artistes qui en ont fourni les 
patrons, à moins qu'il ne s'agisse de copies de 
gravures célèbres. 

De la composition d'uiii;rand nonriire d'ori- 
ginaux entre eux, naîtront des cerlitmles, qui, 
présentement, nous manquent. C'est, en réa- 
lité, le seul moyen pratique <le njeltre un peu 
d'ordre dans cet inextricable chaos, et de 
rappelt-r, sur notre art national, une partie de 
rattenlion que nos critiques porterit, faute de 
mieux, sur les inlinimenl petits des écoles 
étrangères; ce dont noire patriotisme éprouve 
quelque tristesse. 

Si mon idée vous semble bonne, cher Mon- 
sieur, prenez-la sous vcjtrc patronage, et 
engagez vos amis et lecteurs à la mettre à 
exécution. Ils rendront, soyez-en assuré, un 
signalé service à l'histoire de l'ait français et à 
la saine critique. 

IL Kji.i.ox. 

Saint-Cyr, \i janvier 1878. 

Nous nous faisons un plaisir d'ouvrir les co- 
lonnes de la. Chronifjue à l'intéressante lettre 
que nous adresse notre ami, M. Menjamin 
rillon. Il est certain (juc l'histoire de la Re- 
naissance française reste à faire, que les quel- 
ques matériaux qui ont été péniblement 
amassés à droite et à gauche, ne peuvent suf- 
Jire à en reconstruire l'édifice. (Jue de noms, 
])armi les j»lus célèbres, que d'oeuvres, parmi 
les |»lus illustres, demeurent dans le vague ! 
Que dénigines dans tous les sens! Que de dé- 
^olanle^ ténèbres 1 Que sajt-un même de Jean 
Goujon, de Cousin et de Rullant? Peu de 
chose en vérité. Mais il eonviriit aus-i de dire 
f|ue la réalisation du projet indiqué par 
M. Killon serait une énorme atl'aire, (ju'il fau- 
drait préparer de Irés-longue maiii et laisser 
mûrir patiemment; »me vouloii- l'enlrepreudre 
en ce moment, en dehors et en surcroit de 
l'Exposition universelle, serait donner un coup 
d'épée dans l'eau , qu'enfin, si quelque chose 
peut encore être tenté dans ce sens pour la 
présente année, il ne saurait l'être avec fruit 
q ne par la commission de la s^^ction rét ro^pecti ve 
■'1 Champ-de-Mars, qui, à côté de l'Exposition 
■ inçaise des portraits, consacrerait des salles 
-péciales, avec un clcissement chionoIof.'iqiie, 
a toutes œuvres d art appartenant à notre art 
riationaL D'ailleurs, ce que demande .M. Killon, 
^ou5 forme d'exposition, la comniis!-ion de 
l'Inventaire de^ Richesses d'art le poursuit sous 
forme de catalogoe.<"e&t .'lelle que reviendrait 
en bonne justice la tAche de répondre au vœu 
formulé plus haut. 
I L. G. 



i:t de la curiosité 



nt 



CORRESPONDANCE D'ANGLETERRE 



La Royal Academy, par ses Ex])0»itions d'hiviT, 
poursuit ('iierfri((iioni('iit l;i tàclK! iiti'cllc s'est iiii- 
posi'i' de faire coiiiiuilrc, peu à peu. au i)ul)lic, 
les trésors de la peinture aueieiine tMit'ouis dans 
les vieux châteaux du pays. 

Nous sommes, celte auuée, à la neuvième expo- 
sitiou de cette nature, et qu(ii(]ue à chaque fois 
les nuirs aient été tapissés de ciiefs-d'tcuvre, il 
existe bien encore une douzaine de galcies particu- 
lières qui n'ont pas encore été « réquisitionnées ». 
L'Acddemy a eu aussi la bonne idée de ne pas 
renoncer à l'habitude qu'elle avait prise, dès le 
début de ses Expositions d'hiver, de mettre eu 
évidence une école ou un maître national. Tantôt, 
c'est Romney, puis Gainsborough, c'est ensuite, 
Reynolds, après lui Raeburii, llogarth, etc. 

Cette auuée, c'est vers l'École de Norwich que 
les directeurs de l'Academy se sont tournés. La 
première salie est remplie des oeuvres de Cotman 
et de Stark, du vieux Crome et de George Vincent. 

Ce n'est pas assez, pour expliquer les tendances 
et la manière des artistes de cette école, de dire 
qu'ils vécurent à un moment où le naturalisme 
triompbait, quand Cuyp, Ilobbema et Ruysdaél 
étaient regardés comme les maîtres par excel- 
lence. 

Nous laisserons aussi aux etluiographes le soin 
d'étudier la question intéressante des similitudes, 
provenant des conditions mêmes de climat et 
d'existence, qui se trouvent dans le mode d'expres- 
sion des artistes de Dordrecht et de Norwich. 
Les riches pâturages du cjmté, à travers lesquels 
les rivières profondes roulent paresseusement, 
ressemblent beaucoup aux vertes prairies de la 
Hollande, arrosées en tout sens par les canaux. 
La même atmosphère humide et tiède enveloppe 
dans l'un comme dans l'autre les beaux bosquets 
et les arbres séculaires. Les circonstances qui ont 
fait naître cette école provinciale sont restées 
obscures. La coterie qui se groupa autour du vieux 
Crome se forma en 1805. Gainsborough, la vraie 
source du paysage anglais, est mort en 1788 et sa 
succession est échue à Constable (1776-1837). L'un 
et l'autre, ils étaient de la même région de l'An- 
gleterre que Crome. Le vrai maître de l'Ecole de 
Norwich est le vieux Crome. Il avait le don de 
prêter une dignité presque grandiose aux paysans 
les plus simples; il saisissait avec une rare per- 
ception cette lumière à la fois dorée et nébu- 
leuse que Claude avant lui et, après, Turner, ont 
répandue avec tant de profusion dans leurs tableaux. 
Mais le plus grand mérite de Crome fut de saisir 
la valeur relative des ombres. Il fut des premiers 
parmi les modernes qui comprit la valeur réelle 
des parties obscures du paysage. 

Entre ces émules représentés ici, nous trouvons 
d''abord Stannard (1797-1830), qui prit Cuyp 
pour modèle. Il est un des plus intéressants, 
quoique le moins bien représenté de cette expo- 
sition. George Vincent, lui, avait des inspirations 
charmantes autant que sa main était habile, mais 
l'on sent trop, en regardant ses tableaux, le caprice 
excessif des unes et l'indépendance sans contrôle 
de l'autre. 



Stark MTfti- 18.09), au contraire, donne l'idée 
d'un artiste consciencieux, mais peu sensible. 11 
ne reste guère que Cotman (I782-181-2) qui puisse 
entrer en balance avec Crome. Le grand charme 
de Cotman réside dans la siin[dicilé naïve, quali- 
té qu'il sendjJe tenir autant de son amour pour la 
nature, (pie de son vrai maître, Ilobbema, dont 
la manière et le sentiment le passionnaient. Il y a 
dans tout ce ipie fait (;olman la marque d'uni' na- 
ture d'élite. 

Je compte l'evenir jilus lard aux laiileaux (|ui se 
trouvent exposés à la lluyal .Vcademy, et parler 
alors de la riche colleclioii de gravures (pii a été 
rassemblée, grûce au zèle intelligent du secrétaire, 
M. j. A. Eaton. 

Il y a i'i peu près un an, j'ai fait allusion à l'éco- 
noniic mal placéi; du gouvernement anglais, qui 
permettait aux Américains d'emporter les trésors 
bistori({ue3 (pie le général de Cesnola avait décou- 
verts dans l'île de Chypre. C'était la seconde l'ois, 
en dix ans, ([ue notre gouvernement avait la bonne 
chance de pouvoir combler une lacune importante 
de notre collection nationale, et deux lois d(;s 
considérations parcimonieuses ont arrêté le mi- 
nistre des huances. La publication du magnilique 
volume (l) qui vient de paraître, nous fait mieux 
estimer la perte irréfiarable que nous avons subie» 
D'abord il faut dire que l'ouvrage du Lfénéra' de 
Cesnola sera aussi bien accueilli par les simples 
curieux que par les artistes et par les archéolo- 
gues. Il aura le don d'intéj'esser sans ennuyer. Le 
général n'est pas seulement un narrateur habile, 
mais encore et surtout un érudit spirituel et bien 
informé. L'île de Chypre a été, comme on .suit, le 
point de rencontre dans l'antiquité des civilisations 
assyriennes, phéniciennes et égyptiennes. Elle de- 
vint, de celle fa(;on, la vraie source de l'art grec, 
tant en Asie JMineure (pie dans la Morée. L'auteur 
passe légèrement sur tout ce qui touche à ces his- 
toires iiriiuilives et arrive droit au but de son ou- 
vrage, celui de faire connaître au lecteur les résul- 
tats de ses fouilles et de leur assigner une date 
approximative. Le général de Cesnola, malgré son 
nom italien, est consul des États-Unis en Chypre. 
11 a passé dans l'île plus de dix ans, et pendant ce 
temps s'est voué presque exclusivement aux re- 
cherches archi'ologiques. 

Plusieurs archéologues francjais, notamment 
M. le comte de Vogué, M. le duc de Luynes et 
M. Lenormant, se sont préoccupés, à différentes 
reprises, de cette île ; ils ilairaient en quelque 
sorte les découvertes qui devaient un jour y être 
faites. Ils ont vaillamment préparé le terrain pour 
les explorateurs futurs par leurs études séj-ieuses 
sur le rôle qu'ont joué les Cypriotes dans l'his- 
toire ancienne et au moyen âge. C'est grâce à 
leurs travaux que le général de Cesnola a pu éta- 
bUr une sorte de chronologie dans les diilérentes 
couches de découvertes qu'il a faites, chronologie 
qui a été confirmée par ceux qui ont postérieu- 
rement étudié les terres cuites, les marbres, les 
bronzes, et les ornements eu or et argent qui ont 
été la récompense de ses ardents efforts. Il serait 
impossible de donner un ai>erçu à vol d'oiseau du 
contenu de ce beau volume qui mérite l'honneur 



(1) Cjpras, its aacieat Cities, tambs and temples, by 
General L. P. di Cesnola. I.ondon, John Murray, 187% 



a» 



i.A (.iiiioMoi'K ni:> A in s 



le* oniniMut 



. l.<>^ illuolitili .. 

1 tfXlO. Ils fiTOllI 

\ i|tii u'oiil jxi Voit 



I.ÎONKI IloBINSON. 



CORRESPONDANCE DE HOLLANDE 



Iji lliive, \:> janvier 187>. 

."1 .!.' vixf nHii«liqiii\ mira 

ni iiii riiiironrs. 

. < t, ilaiis lotit n-la. 

-itv par la rééilificalidii 

■ <l Jn1rC!»s<> urtii ri 

.. el à IV'IranptT. 

'.-. Il on fsl viMHi Itcnii- 

toutfs roiilriin» «-t <lc 

ni» bii'ii iiifoniié. il ne 

1* in ilinsso rapnbU' ilt* 

a-t-«lle lUo cxri's- 

.;■ . . « [inijrls, nu pou li/ili- 

fvii In'iivail rcrlamciiiriit 

' •■ -' Mialilcf I dur lixtT 

(lir^i [las iiitcili- 

..■_,i:o ^atiiil*' à rrliii 

. iiiai;! cuinposi* de pens 

il a fuiiii la iiiatirn-, on 

rt^in, déiii(*i(* dans Ions cos 

■ t II- . onpcs, les éléments 

1". f>r, avec les res- 

-e, ou ne pouvait 

.<. i^i odlr*', «lans nn pays aussi 

:il d^ vue archilecloniqne, a-t-on 

iî.» XI k Jruil de •« montrer féroce ? Assurément 



!ii| concours qui échoue 

I- mois. O'iiii pour la 

.1 eu, en effet, un nieil- 

. j'fn df-menre dareord. 

•'• n «•nvoyées. trace d'un 

.Mais il faudrait savoir 

-' ''laire. lu fij/ure de 

•'. O'I^'lijllcS SCIllp- 

j»arl»* de ro nio- 

- en France, m'ont 

• * i»a» m ftatue. >■ 

d une [K'ns«'-e fort juste. 

'! ' ff<'t, il faut « voir ■ 

'i'^n i»our fKiuvoir 

. ; et au point de 

'f. U»t«lue de Sj'inoza 

• .'lin» de» orpanita- 

uit remarquer que 

i juif », comme lap- 

de trèn-sculptural, elje 

r»nUine. 

jiie roii- 

..»-.i ■... ,„':.,^,,i.,Q œrait 

Mai* on m'a réfH>odu 



Noiei q 
ua*i daxt' 






tem 



roinriMl «a tmti 



,:i.- Spinoia lut'iitail nue slaluo. Il n'y a rien i\ 
.•lijecter i\ cela, si «-e n'est qu'idi'ver nue vilaine 
«latue, c'est peul-t'^lri' moins bien liouiMcr la nié- 
aïoire d'un prand iicinnn' inie di' lui coiisarViT 
DU Iteail mouuinrid. 

\a conelusioii i|u on peid tirer de là, —il c'est 

i quoi nous voulions arriver, — c'est que l'in- 
.•ompéleiu e des juj^es n est pas toujours i trauîîère 

I In failile^j-ie des artistes. 

Or. rinconipi'ten les jupes lioUandais vii'ut 

de .«e faire jour tout réceuiiin/'nl dans n:ie dispute 
. iieorr lout.M-liaude <'t qui vous lira so\irire assn- 
•iiuent. Ku vojei l'orij^iiie : ilepnis quelques 
.luiK-es. l'adiuiiiistratiou di-s |iran\-arts .-d siu'lie 
de l'espère ilo l.'lhaivif où elle riait idonj.M''e. Klle 
.1 essayé de galvanisi-r 1rs arts iq.entreaulres, s'est 
!>enueou|t occupée d'aii liiteeliire. 
Notez que je ne luvteuds poitd nn- l'iire sou 

.vocal il'oniee. Klle a fait ce qu'elle a <mu devoir 
. lire ou, pour mieux ilire, <•<• qu'idl.- a |iii lain-. 
'.•• n'ai pas à érrire lélopi'de ses actes. lille possède 

• M n'sif à sa tète un j.Miiie directeur, à la plume 

■ ive el Itrdlaiitr, <pii a liée et oiiples pour se ilé- 
:-udre. .Mais vous ne devineriez jamais quelli- 
laison on invoque pour battre ivi brèelie la di- 
l'ction qu'il imprime aux travaux coimiieiieér-. On 
!-ii reproche de f.iire de 1' " archilecluri' ealho- 
Ique. • 

C'est là, u'cst-il pas vrai, une ohjiirpatioii siii- 
iilière? De tous ceux qui me eoiiuaissciil, il n'eu 

I ^l pas nn. j'en suis certain, qui osera m'accuser 
le pactisiT avee le clériealisme, et ctqieiidaut j'a- 

" oue qui- je rerais heureux qu'on voulût bien 
in'apprfiidre Cl- que cria peut bien être que l'ar- 
. liiteclure catlndique. 

Nous avons vu en Sicile des temples antiques 
Ivansformés en épliscs; à Hmne. les basiliques 
-ont un comptoiiiis enire les dilTéreiils styles de 
i antiquité et rarchiti'eture byzantine. iJuns le 
l'udi de la France, nous voyous s'élever nue nd- 
irdrable eollcctioii d'éjilisrs romanes. F^e style po- 
fdque s'épanouit dans le eentrc el dans le nord 
îe notre pays, l'ius tard, la Renaissance rappela 

• 'ans nos monuments ndifiieiix les éléments de 
l'uutiqiiité.et depuis Louis XIV jusqu'à Louis. Wlll. 
;.'s II ordres » se sont plies à toutes les exipenccs 

■ 'u culte Eiilin il n'est pas jusqu'à rarchiteclure 
,:iaurfsque <jui n'ait produit ni Ksp.ipue des sanc- 
!;iaires mervcilh-ux. DaiH tout cela, je le demande, 

■ û est la plaii- de 1' " arcliiliMliire catholique » ? 

S'il fallait bannir des monumi-iits civils actuels 
î.juter IfS formes et tous lits slyh-s qui oui été ein- 
|.loyés jiarle <atholi<isme, que reslerait-il.' L'archi- 
tecture en f<T : les pares de chemin de fer elles 
liallcs centrales. Ci-rtes, je n'iiii dirai pas de mal, 
l'ir je les admire de toutes iiifs forces et je suis 
«onvaineu que, en fait d'architecture, ce sera le 
jilns sérieux de nos titres de ploire aux yeux de 

II postérité. .Mais enfin on ue jieul jias tout faire 

• le la sorte, et nialpré les services que ces con- 

• tractions nous rendent, on ne jieul pas les plier 
à tout'-" les exipences rt à tous les l^esoins de la 
vie civile. 

I>es Hollandais du bon teiiqis, de la grande 
< poque, ceux qui avaient le seiitiiuenl de l'art et 
de ses c<mvenanc^H, ne poussaient jioint au reste 
'I loin les scruiiules. A léjioque de la Héformatioii 
i> se «ont emjiarés de toutes les éplises catholi- 
ques et, sans se soucier du style, les ont appro- 
priées à leurs besoins. Pour être topique, il fau- 



liT DE LA CL'UIOSITI- 



(Irait tloncconirédier leurs dosceiuliiuts et resti- 
tuer ail clergé romain les sanctuaires duiit ou l'a 
dépossédé jadis ; francheineiit, je ne i-rois pas 
qu'on s'y résolve. 

Il nie restait à vous itarler dr rK\|Hisitiiin : 
c'est celle des (i-iivres d(; Vcrlat, (ini fii ce luo- 
nieiit sont réunies à Ainslerdani, dans les salons 
lïArti rf Amiciti.T, mais cette lettre est déjà loni^nc 
et je remets à quelcpies jours le soin de vous 
parler de cette exlnhitimi. 

llK.NHV IIaVAKU. 



DEUX PORTRAITS DE DURER 



11 n'y a point de petite découverte dans le do- 
maine des arts, lorscpi'il s'affit d'un maître; tout ce 
.jui intéresse lesprunds noms mérite d'être livré à 
la piiiilicité. C'est à ce titre que nous croyons 
(1 voir communiquer aux lecteurs de la Gazette 
quelques nouveaux reusei,i,niements sur deux 
])oriraits de Durer. Nous aurions pu reculer cette 
contideuee jusqu'à la publication de nos dernières 
études sur les dessins du maitre ; mais on nous 
pardonnera notre empressement: il est bon, par 
le temps qui court, de prendre date ; nous l'avons 
appris à nos dépens. 

L'un de ces portraits est le n^ 8G0 de l'exposi- 
tion actuelle de la Grosvenor Gallcry. Le catalo- 
gue le .nenlionne dans les termes suivants : « Lucas 
de Leyde, tète d'homme, avec un chapeau à large 
hoi'il, supposé être le portrait dii l'aiiiste. Char- 
bon noir. Prêté par le comte de Warwick. » 

Nous avions remarqué ce petit chef-d'œuvre au 
Durlinglon Club où il était déjà considéré comme 
un portrait de Lucas de Leyde par lui-même, à 
cause de la signature L, acconqjagnée de la 
date 1325. 

L'oîuvre nous parut si magistrale, si puissante 
que, malgré le talent du graveur hollandais, il 
nous fut difficile de lui en attribuer la paternité. 
En examinant le dessin de plus [irès, nous aper- 
çûmes assez aisément, sous la lettre L, les restes 
effacés du monogramme A. D. et sous le o de la 
date 1525, le chiffre 1. Il ne pouvait plus subsis- 
ter aucun doute dans notre esprit : le portrait 
improprement attribué à Lucas de Leyde était 
l'œuvre de Diirer. On sait que lors de son voyage 
au Pays-Bas, le maître uurembergeois rencontra 
eu lo"21 à Anvers le graveur de Leyde et qu'il lia 
connaissance avec lui : « Maitre Lucas qui grave 
sur cuivre m'a invité comme hôte ; c'est un tout 
petit homme, natif de Leyde en Hollande ; il était 
à Anvers... J'ai pourtraict le maitre Lucas, de 
Leyde, avec la pointe (d'argent). » Le portrait de 
\PiGrosvenor Gallery est au fusain; peut-être Durer 
s'estil trompé dans son rapide Journal de voyage 
en parlant de la pointe au lieu du fusain ; peut- 
être encore, ce qui est plus probable et assez cou- 
forme à ses habitudes, a-t-il fait deux fois le por- 
trait de Lucas de Leyde (l). 



(I) A ce propos, nous aurons à parler d'une étude pu- 
bliée par M. Hymans dans le Bulletin des Commissions 
royales d'art et d'arcltéologie de Bruxelles, sous ce titre : 
Albert Diirer et Lucas de Leyie. 



Nous devons noire autre découverte à l'obli- 
geant concours de .M. William .Mitchell. de Lon- 
dres, qui nous a déjà fourni de précieux ren- 
seignements sur Din-er. .M. .Mitchell, d'ailleurs, 
est conluniier du fait : c'est à lui <p:c .M. Thaiising 
a dû, enire autres coinmnnications, ci'llc di' deux 
lettres très-curieiises, adressées par l>invr à l'irk- 
iieimer et à Niklas Kratzcr. Dans son zèle pour 
la gloiri'de Durer, .M. Mitchell est d'une prodiga- 
lité inépuisable pnur tous ceux ipii s'occupent du 
inailre. 

Possesseur d'une belle collection, connaisseur des 
jilus éclairés, profondément versé dans l'art alle- 
mand du xvr siècle, il pourrait aussi bien, on 
mieux que tout autre, enrichir de ses travaux per- 
sonnels l'histoire de Durer; il aime mieux se dé- 
pouiller généreusement au profit d'aiitrui. Nous 
saisissons cette occasion de témoigner toute notre 
reconnaissance à l'aimable érudit, dont le nom, 
du reste, est déjà familier aux lecteurs de -la Ga- 
zette. 

Ala vente de la colbM'.tion l)i<lot, M..Mil'iiell a ac- 
([uis le beau portrait du Chancelier .Morhiy (à la mine 
d'argent sur papier vert, avec ces mots de la main 
de Durer: Heinrie/t Morlei/ aies Engrllnnt, 152:i). On 
ignorailjusqn'ici (pud était ce personnage et dans 
(pielles circonstances Durer avait pu faire son por- 
trait. .M. Mitchell vient d'écla circe point historique: 
^ Henri, VIII chargea, en 1523, Henri Parker, Lord 
Morley, de porter les iusif^nes de la Jarretière 
à larchidnc Ferdinand, frère de Charles-Quint, 
plus tard empereur sous le nom de Ferdinand I". 
Morley, accompagné du docleur Edward Lee et de 
pir W'ra Hussey.se rendit à Nuremberg on la remise 
des insignes eut lieu le 8 décembre 1 52:5. C'est donc 
dans ceUe ville que Durer fit le dessin que l'on a 
si justement admiré à la vente du regrette 
M. Didot; 

Nous aurons occasion de revenir plus ample- 
ment sur ces deux morceaux importants. 

GUARLKS EpHRUSSI. 
11 janvier 1878. 



Les Monuments de Desaix 



Il est question de réédifier sur la rive gauche, à 
l'un des carrefours du boulevard Saint-Michel, le 
monument élevé place Dauphine au général De- 
saix, et qu'on a démonté et transporté dans les 
magasins de la ville. La fontaine qui décorait la 
place Dauphine avait été dressée en 1802. Au pied 
du soubassement étaient gravés sur une plinthe 
de marbre les noms des souscripteurs, que les in- 
lempéries de l'air avaient presque complètement 
effacés. Autour du piédestal se déroulait un bas- 
relief composé dun trophée d'armes modernes et 
de la figure du Nil et du Rhin. Deux génies inscri- 
vaient sur des cartouches les principales victoires 
remportées par le héros. Sur la façade principale 
un lisait : Desaix. Et plus bas les paroles 
célèbres : « Allez dire au premier consul que je 
lueurs avec le regret de ue pas avoir assez fait 
pour la postérité. » 

Sur le piédestal, un groupe du sculpteur Fortiu 



LA OHIU>M0rK HKS AHTS 



> on lt«ail ; 



UNE NOUVELLE POMPÊI 



L 1.11. .\NT. MiiAIX 
», _ ;._.;. .lo|Miii«*Hiriil «lu l^^y-«l^»■I»«^lue 

If \MI «»lM M. tx . .1. Mil 

ui..: ; . Mnivr^o 

W \\v )• \ ill tir In llcitiiMiquo 

Cr I lin fut viexi^ 

. . iS 

d« M k la vilTiU'' 

KkU» !<> c<xt»uUl «Ir ll«iu>i|>art« 

I «Il tli\ <lo !•> Hi'|nibhi|U<< 

M iMfu:.it 

!Hir 1 «ulrr OH ii»aii : 



u. Kfhl. Wi*^ ' MmU. . Clultrri:». elr. 

fumil l*"» !>»s UlfiiU 

ri %!• - ■ . . wi.i>:<' 

l.0f rlillt'llil» 

1 m,.^ 1.1, ni ),' j»i)i(e 

S«» K>'. :i<> roux «if Dayar-I 

%;\ '. -ans n'|irocln' 

Il T. rnl 

il iiionnil 

pour la patrie 

I ■ 1" «"c moniinienl. nous l'avons dit, 

hw> ir nn«» «on^rriplion iinlioiinlp. à In- 

qr' - .le la sociéli- prirent jiart 

aT. : *flns e\)MU|il(>, tant avait 

H* ^i^c I niir' -i-i->u raufo»? pur la uiort »le ce 
héfot, de r« »oldat si iub'sri.* il si brave. Uu 

OMieoar» fut ouvert «-t ' dr.<>.«ins furent 



•pn'« un*" 



orroTé*; 
Fa-' 

le 
bi 
p».. 
I 
U 
V.. 
ra: 

ri' 



d<; 
k>t 

tr 

d- 



d- 

S' 

••, p«r 

li fgal* de U tUt 



|iiil>li*{ue dan:= 

.]. i i. .!• - (iror-Clieuets, 

•ur 1»; j>r('jt:l, a.<.>iiréiiicnt 

\ .,u.y . iijmirée en 1802. 

nvillc. 

'• ;i Dr-snix sur 

- XIV. pla<'C des 

sans inlrnH de 

• !'ubip» |»nr luu? les nionn- 

rer r.tte m<'UJoirc pi fflo- 



1^ premier consul avait posé la jtre- 

• c<.n^l^^rlion ayant la forme 

li<-n l't qui devait être élevée 

Klélj<'r i{ dr? D<'?aix 

fut almndonnéc. Une 

'f. par Hf-mond 

!'• marbr*» blanc 

■ !■ ii»tuf« éjry jitienne!". 

'.<■ nu. la main droite ap- 

■-'•' h<» •'•tendue ven< l'O- 

••donnei renrereées, 

colossale. 

Oarifi fai«aient école, on le 

'-t liT) fleTiii»- l'effet que pro- 

}ue r^tle statue telle 

' ' (rravures du terufif». 

•iij enf«TTna dan» un éeha- 

♦♦"nn «i rh<x}nant inauv-ais 

> ' ifTil eDl«-v^e en ff^l î, 

«uxqiiHii «e plaît le 

[•ublirain «errit f>oar 

d Henn T\. 



1,'ne di''rouv«'rl<* récente attire, dit le 7/»/«'.v, l'al- 
teillioii des archéologue.^ du su<l de l'iUlie; il no 
s'agit de rien moins que de l'exliunialioii d'une nou- 
velle l'iMiipèi. ('.'ost dans le voisinage de Alanfre- 
«lonia. à HO milles environ au nord-nord-tun-sl de 
Drindisi, (juo eelle déeouv(>rle a en lien, dans les 
terrains bas qui s'étendent «lu pii'il iln inoni (lor- 
gani> jusqu'à la mer. I/aneienne villi' qui a été ri'- 
tnuivée est relie de Siptndnni. 

Déjà les découvertes ont mis au jniir un liiniile 
de Dume et une colonnade d'environ d.'i pieds de 
long; «ni n en pallie expl<ué un(> nécropole sou- 
terraine ipii parait avoir /|0 on 'i.'t pieds carrés. 
Iteaiicoup d'inscriptions et de tKunbrenx objets 
intéressants ont déjà été dé]iofés au nnisée de 
Naples, et le gouverneuient italien a donné les 
instructions nécessaires jiour ipip ces ex|doralioiis 
sur une grande échelle soient immédialcmenl en- 
treprises. 

La ilisparilion île Sijiuntnm n'est pas duo fi des 
pluies de cendres volcaniques comme colles qui 
ont enseveli les villes napolitaines, mais à un ef- 
fondreujeut du sol, qui a été causé prohnltlemenl 
par des Irimblemenls de terre successifs. C'est à 
cette circonstance que nous devons d'avoir con- 
servé celle ville ancienne. 

La dép ession du sol a été si considérable que 
les anciennes conslrucfions se trouvent mainte- 
nant à un niveau inférieur de 20 pieds h la plaine 
qui les entoure. Une ]iartie de la ville moderne 
de M.iMfredouin est b/itic sur les déliris de Siinni- 
lum, exacteuient comme ces villes que le doc leur 
Schliemaun a trouvées superposées les unes aux 
autre- à llisçarlik. 

Sipuutuni était originairement une colonie grec- 
que dont la date est inconimc. Lalradilion, connue 
dans le cas di' benucoup d'antres villes aniicpies de 
r.\ptdie. attribuait sa fon<lali<ui à l)ioriiède. Elle 
était vieille quand les Romains recoloniséreut 
toute la contrée a[irés la seconde guerre punique. 
Il esi jirobable que c'est alors que son nom jtrit la 
forme qui lui a été conservée dans l'histoire; le 
nom originaire était Sipus ou Sifions, qui lui fut 
Bans doute donné à cause d'un poisson, la seiche. 
sepia, qui se trouve près de ses côtes. De ce nom 
le» Homains lirent Sifuintum, delà même manière 
qu'ils lirent l^irenlum, Ilydrentum, elc. 

Cette ville n'a jamais été llori-sante, et l'Apulie 
ne se releva jamais des l<;rrib!es dévastations 
qui suivirent la seconde gu.rre punique. On par- 
vint cependant à conserver son existence, lauiiis 
que d'autres villes disparaissaient si conqilétemenl 
que la tradition même est muette sur l'eniidace- 
ment qu'elles ont occupé. .Mais vers le milieu du 
xrir» siècle, l'histoire nous a[q»rend que Sipunliiin 
était considéré connnc très-malsain, à cause de sa 
situation dans un bas-fond et des marécages qui 
l'entouraient. En 1251, .Manfred, fils de l'empereur 
Frédéric II, tiansjiorta sa population dans une 
nouvelle ville qu'il avait fait b.'itir dans un lieu 
plus MUB et jduA élevé, et qu'il uouiua, d'après 
son lUMu, Maufredonia. 

Uapotfl e« moment, le vieux Sifiontum fut aban- 
donné aux Iremblemenl» de terre, qui setnhb'nl 



ET DE LA CURIOSITE 



23 



ne l'avoir pas traité trop rudement et ne l'ont [las 
secoué jusqu'à le réduire en ruine?, mais l'ont en- 
veloijié d'une couelif d'argile et de tuf de ma- 
nière à le cacher à tous les rej^ards pendant une 
période de six siècles. 

On ne doit pas s'attendre à y faire des décou- 
vertes d'un intérêt de premier ordre et d'une 
grande importance comme à l'ompéi et ù Ilercu- 
lanuui, mais on y trouvera sans doute beaucoup 
de renseignements qui auront leur valeur sur la 
vie des Romains dans les provinces. 



BIBLIOGRAPHIE 



CIRUtK 1> inVKR 

Symphonie eu soi, n° 29, Haydn ; Concerto 
pour violoncelle, exécuté par .M. de .Munck(Saiut- 
Saéus) ; le Comte d'Efjm ont, l\a<^v(]ic de Guîthe, 
chant de guerre, romance de Claire, chantés par 
M"" Dih-iu ; le solo de hautbois par .M. Thiébert 
(Beethoven) ; Sérénade par tous les instruments 
î"i cordes, T. Gouvv ; Ouverture des Frnn<:i Jiujes, 
il. Herliiiz, 

TIIKATHK UU ClIATELET 

Ouverture de ('•uHlriuine Tell, llossiiii; Sym- 
[ihonie, première audition. Messager; Concerto imi ut 
mineur, exécuté parj.M. Al[)h. Uuvernoy, Beelhovea; 
le Jiouet (l'Oniiiluile, |ioéme syniphodque, Saint- 
Saëns; Audanle et variations par tous les instru- 
ments à cordes, Schubert ; Roméo et Juliette, Ber- 
lioz. 



Le Temps, 13 janvier. Les Albums Japonais, 
par Charles Blanc. 

Athenœum, 5 janvier : Chypre, ses anciennes 
cités, par M. de Cesnola (compte-rendu). — 
Le Catalogue da Louvre. — M. Gustave Cour- 
bet. 

12 janvier : Exposition d'hiver de la R"yal 
Academy (anciens maîtres et peintres anglais 
décédés). — L'Eglise abbatiale de Saint-Alban, 
par E. Godwin. — Les Antiquités de Hissarlik, 
par H. Westropp. 

Academy, 3 janvier : Gustave Courbet, par 
W. Rossetti. 

12 janvier : Neuvième oxposition d'hiver 
d'anciens maîtres, etc., à la Royal Academy, 
par Sidney Colvin. — L'Archéologie en Italie, 
par F. Barnabei. 

Le Touv du Monde, 889° livraison. Texte: 
Huit jours d'ambassade à Hué (royaume d'An- 
nam), par M. Brossard de Corbigny, lieute- 
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fleuve étranger (chœur), paraphrase du psaume 
Super flumina Batiylonis ,Gounod ; fragment sym- 
phonique d'Orphée, Gluck ; le Départ, chœur sans 
accompagnement ,Mendel?sohn; Symphonie en ut 
majeur, Beethoven. 



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12 fr. I Six mois. 



MOUVEMENT DES ARTS 



faïences 

Une importante et curieuse collection d'ancien- 
nes faïences de Delft, de Rouen, de Nevers, de 
porcelaines de Chine, de Saxe, du Japon, etc., a 
été vendue la semaine dernière, à l'iiôiel Drouot, 
par M<= Charles Pillet. 

Voici quelques-unes des principales adjudica- 
tions qui ont eu lieu dans cette vente. 

Une grande et belle gourde de forme aplatie, à 
deux anses, mascarons en relief, en ancienne 
faïence de Delft, décorée de fleurs et d'ornements 
bleus, 903 fr.; un plat rond, à décor bleu; au cen- 
tre, une scène de bataille des premières années du 
dix-septième siècle, orné de rinceaux dans lesquels 
se jouent des Génies, 230 fr. Cette dernière pièce, 
qui a été gravée, ainsi que la précédente, dans 
VHistoire de la faïence de Delft, par M. Henry 
Havard, porte au-dessous du sujet principal le 
monogramme C. H. (Hermann Pieterz fils) et la 
date de 163'i. 

Un plat rond en ancienne faïence de Delft, décor 
de style japonais, en bleu, rouge et or ; rosace au 
centre encadrée de zones d'ornements» t de fleurs, 
670 fr.; une assiette en vieux Delft, à décor imi- 
tant les émaux de la famille verte, à médaillons de 
fleurs et d'animaux, 180 fr.; un petit plat à barbe, 
à décor polychrome, de style chinois, rehaussé 
d'or, de Delft également, 330 fr.; une potiche à 
pans, à décor bleu, faïence de Delft, 430 fr. 

Parmi les autres faïences nous citerons : un 
buste de Cléopâtre, sur piédouche décoré de paysa- 
ges en bleu et portant les initiales M. A. G. en 
relief, faïence de Rouen, 600 fr.; une fontaine à 
deux anses formées de sirènes, en faïence de 
Nevers, 205 fr. 

Une cruche* en grès de Flandre, émaillée brun, 
offrant au pourtour les bustes des évangélistes, 



ainsi que la date de 1384 et les initiales C. P., 
300 fr.; une cruche de forme'conique, en grès 
émaillé gris et bleu à feuillages gravés en creux, 
datée de 1604 et portant le buste et les armoiries 
en relief de Frédéric IV, comte palatin, 233 fr.; 
une autre cruche en grès, du seizième siècle, 
143 fr., etc. 

Cette vente a produit la somme de 33.137 fr. 



AUTOGlîAPHES 

Une vente intéressante d'autographes a eu lieu 
à l'hôtel Drouot : ces autographes portaient les 
signatures des principaux écrivains, peintres, 
compositeurs de musique et artistes dramatiques 
contemporains. 

La comparaison des noms et des prix offre un 
certain intérêt. Citons, parmi les autographes 
d'écrivains, le manuscrit du Tricorne enchanté, de 
Th. Gautier, vendu 460 fr. ; celui d'Heimani, con- 
tenant les corrections de la main de Victor flugo 
et tous les passages supprimés par la censure, 
320 fr. ; une lettre de Gérard de Nerval à Alexandre 
Dumas, 110 fr. ; une letti'e de Lamartine, Ki fr. ; 
deux lignes de Victor Hugo à E. Arago pour lui 
annoncer l'envoi d'un billet de théâtre, 32 fr. ; 
une lettre de J. Janin à Dumas, à propos de 
M'ie iMars, 21 fr. ; un manuscrit de Claudie, avec 
annotations de George Sand, 100 fr. ; une lettre de 
Ponsard, 50 fr. 

Parmi les autographes des compositeurs, citons 
un reçu de 12.300 fr. pour les frais de l'exécution 
à forfait du Te Deum chanté à l'occasion du bap- 
tême du prince impérial, reçu signé d'Auber et 
venfiu 100 fr. ; une lettre de Gounod, 26 fr. ; de 
Méhul, 20 fr. 

Une lettre de Rouget de Liste au comité de sû- 
reté générale présentait un certain intérêt. Dans 
cette lettre, l'auteur de la Marseillaise demande 
un secours en denrées, à cause de la gène dans 
laquelle il se trouve par suite de ses sacrilices 
pour la cause de la liberté. Elle a été adjugée 
pour 32 fr. 



M 



l.A CHRONIQUE DES ARTS 



Har les priiiri- 
. n'oiU »n>uvi' 



l,- M" MiiT« 



raconta un 

a ntloinl 

•« n'n nl- 

fr. 

>s «ionm^ 

1 fr. ; un 



lovillo, tliiviMour des scumiccs of loliros au 
rtiiiiisttToilo l'instriirtiou iMil)li(iii(', a oli' iiiau- 
gurô nuMcivili, au palais <!(> l'iuduslrio. 

Ainsi «|u<< liudiijuc siui litro, lo inusi'O o.lhuo- 
graplii(]uo si> compose do tous les ol),jets rap- 
port rs par les savants français chargés de 
missions srienliliipies. 

Les prandi's adioiiiistralions puliliipies et 
les grands corps de l'I'.tal assislaieul ;"i celle 
inauciiratu>n. 



AuUv d lu^r«-4, 1 1 II, 



CONCOURS ET EXPOSITIONS 



l 
ce I 



■ ^>..i,,->n do dessins anciens a lien en 

Marseille ; elle a été (U-ganisée 

t^-,' - .':,' \ims des Arts de la ville, 

-ervices à Tari el 

■^ impte aujourd'hui 

lemhres ; elle est en pleine voie 

I». « 1S08. elle a réuni en un 

- des divei*s amateurs 

; tance est telle aujour- 

ù Lai t^ut' iâ nuiniciiialité a consenti k lui 

louer !*• I»**l h<M*'l do l'ancienne préfecture où 



elk 



çaise do 
d'haï, T 
étude de 
dans le S 
2 janTier. 



quelques mois. 

IIS anciens est très-in- 

l'omprend 18<» numé- 

'.<'s>ins sont des o-uvres 

• ~. complètes, des « des- 

• . conmie on disait au 

i. . J,. .-. morceaux de l'école fran- 

xvill* siècle, si recherchés aujnur- 

' ■••' -^n majorité. l'ne excellente 

Il a été publiée par M. Hrés 

;;..., d»'i t.', i<>, -j:! dérctuliro et 



la Société des Amis des Arts de Bordeaux 

.'•rs jours de mar?. sa 

. qui, nous ne saurions 

.1 I'- mémo attrait et aura 

. • c/>lios qui l'ont précédée. 

■ '•'-c «>st devenu général 

ies alfaires commer- 

■'" ■'"" ■'"■•. suivant 

raie au 

a jus- 

l'Oiir un 

lancs de 

Uiiieaax. 



Il rient de 



tenenren, 



I comité »impo.<(é d'<«r- 

■ •>, pour 
juc des 

liea dans les galeries de 

" '■ f '• !''■''••; — . -r-- :na 
;i. 
ul- 



1.' moseam ethnographique des missions 
•uenuiupie» organué par M. le baron de Wat- 



l,e lugtMniMil lin concours tnnicslriel d'es- 
quisse pcinti- a été rendu dernièrement îi 
1 Ecole des beaux-arts. 

Le sujet deniandé était : llcriule lilaiil aux 
pieds d'(>ni|ilialc. 

Deux médailles ont été décernées i"! MM. Si- 
nibaldi et Itiiland, élèves de M. Cahanel. 

Ini' mention lniii()ral»le a été accordée à 
M. l'duriiicr, élève du même professeur. 



L'Exposition du Cercle Saint-Arnaud a été 
ouverte hier 2o janvier. 



NOU VELLE S 



,*, .M. Charles Blanc vient d'être nommé 
professeur d'esthétique au Collège de France. 

.*. Le Louvre vient d'acquérir un beau por- 
trait d'homme par Ingres, daté de 1811, el une 
délicieuse, étude au pastel |)ar Prud'hon, d'un 
buste de jeune lille, nu, de grandeur natu- 
relle et à mi-corps. 

Le portrait d'Ingres ne sera exposé dans les 
galeries que dans (jucdque temps. 

,*. L'Académie des beaux-arts, dans sa séance 
de samedi 2(1 janvier, entendra la lecture des 
lettres des candidats à la jdace devenue va- 
cante dans la section de gravure, par suite du 
décès de M. Martinet. 

Parmi les artistes distingués qui se présen- 
tent, nul ne nous semble plus digne que 
M. (iaillard de prendre [)lace à l'Institut. Nous 
n'avons pas besoin di- lapiicler à nos lecteurs 
les titres de cet éminent grav(!ur : les plan- 
ches que l'on doit à son talent si original et si 
élevé seront l'honneur de la gravure contem- 
poraine el de notre pays. 

.', M, Cuillaumc. directeur de l'Ecole des 
Beaux-Ai!s, a été chargé jtar M. Bardoux de 
l'exécution de la statue de .M. Tliiers. 

Plusieurs esquisses sont déjà [trêleset seront 
soumises très prochainement h l'approbation 
du ministre, 

La statue de l'ancien président de la Répu- 
blique doit être exécuté^ (-n marbn; blanc et 
sera de grandeur naturelle. Elle sera placée 
dans l'une des salles du Musée historique de 
Versailles. 

.*. Entre les diverses collections d'ceuvres 
d'art que le public pourra étudier dans les 



KT DE LA CURIOSITÉ 



27 



galeries historiques du Trocadéro, on doit si- 
gnaler spécialement la série des œuvres do 
Bernard Palissy et de ses doux fils qui con- 
tinuèrent après lui sa fabrication. 

La direction historique de l'Exposition uni- 
verselle altaclie un prix tout particulier à la 
formation de la collection dont nous ])arlons. 
Déjà elle a pu s'assurer do l'envoi d'un très- 
grand nombre de pièces; mais elle compte 
sur la bienveillance des amateurs de céra- 
mique pour arriver à former un ensemble 
excei)tionnel. Avis donc à tous ceux qui pos- 
sèdent des ])ièces isolées de l'ûiuvre dos Pa- 
lissy ; leurs oÛ'res seront acceptées avec em- 
pressement et gratitude. 

/^ M. (^hai-les Durand, dessinateur aux Gobe- 
lins et collaborateur de la Gazette, vient d'être 
nommé oflicier d'Académie. 

Nous apprenons également avec plaisir que 
le roi do Hollande vient de conférer à notre 
ami Henry Havard la croix de la Couronne de 
fer, en récompense de ses belles et fécondes 
recherches sur l'art et les artistes de la Hol- 
lande. 



NECROLOGIE 



Les obsèques du statuaire Louis Rochet ont 
ou lieu le '23 janvier. 

Louis Rochet, né à Paris en 1817, et fils 
d'un sculpteur ornemaniste, étudia sous David 
d'Angers, et débuta par une Statuette au Salon 
de 1838. Il se cousacra particulièrement aux 
bustes et statues-portraits, et fut appelé, en 
1854, par l'empereur du Brésil pour exécuter 
le monument de son père. Parmi ses œuvres 
les plus remarquables, on peut citer : leComte 
Ugolm et ses enfants^ groupe (1839) ; le Christ 
et les enfants (1841); Sai.nt Caprais, évéqiie 
d'Agen, commandé parle ministère (1843); le 
Boiteur Fodéré. pour la place de Saint-Jean de 
Maurienne; \e Député Dumunt (184ti) ^Napoléon 
Bonaparte à Brienne (1853 et Exposition uni- 
verselle de 1855) ; Massé de la Bourdonnuis,^ 
pour l'ile Bourbon; la statue de M^^ de Sévi- 
gné, inaugurée à Grignan en 1857 ; enfin un 
buste d'homme au dernier Salon. 

Cet artiste avait obtenu une 3*^ médaille en 
1841 et en 1855, et la croix de la Légion d'hon- 
neur en 1856. 



CORRESPONDANCE DE BELGIQUE 



Il y a treize mois environ, paraissait à 
Bruxelles la dernière livraison d'une publica- 
tion d'eaux-fortes intitulée VAlbuvi des aqua- 
fortistes dont la Chronique a déjà eu occasion 
de parler. 

Cette publication avait vécu une année. Elle 
paraissait de mois en mois, très-soigneuse- 
ment éditée par l'éditeur-imprimeur Calle- 



waert, sous la direction artistique de Félicien 
Rops, et chacune de ses livraisons contenait 
quatre eaux-furtes. 

Un Cahier accompagnait les livraisons de 
V Album; il était composé de quatre et même 
de cinq plan''.hes, moins importantes que celles 
qui pai'aissaient dans V Album et pour c(;tte 
raison elles étaient l'éservées pour le Cahier. 

Une Société d'aqua-fortistes patronnait l'uiu- 
vro. Elle n'a pu tenir, malgré la volonté una- 
nime, malgré d'excellents travaux, malgré de 
hautes protections. 11 ne faut pas s'en prendre 
au ]iublic exclusivement. L'entro|jrise man- 
quait, je crois, d'une base matérielle solide et 
MM. les a(}ua-fortistes faisaient de l'eau-forte 
un peu trop en dilelt.intcs. 

Il est certain tpio les raffinés aiment l'eau- 
forte pour l'eau-forte, c'est-à-dire pour ses 
accents, [lour sa nervosité, pour ses surprises 
et ses ingéniosités ; mais le public y veut trou- 
ver de l'intérêt, en dehors de ces mérites pu- 
rement artistiques. 11 faut pour lui que l'eau- 
forte précise un sujet, un fait, une figure et 
ne se borne pas à de pures recherches de co- 
loration. C'est ce ({ue n'avaient jias compris 
les artistes de VAlburn, trop préoccupés de le 
satisfaire avec des motifs et des croquis. 
• 11 n'en est pas moins vrai que les planches 
étaient souvent marquées de très-jolis accents 
et j'ai gardé le souvenir d'im[)resftions nette- 
ment burhiècs, signées par MM. Ilaiinon, Hip- 
pert, Le Mayeur, Smits, Haclemans, Storm 
de Gravesande et Rops. M"^*^ la comtesse de 
Flandre avait voulu collaborer aussi à l'ojuvre. 
On sait que la belle-sa^ur du roi Léopold est 
grande amie des arts; elle fait de l'aquarelle et 
grave à Feau-forte d'une main experte. Le 
dessin qu'elle fit paraître avait une belle in- 
tensité de ton. 

.le regrette sincèrement la disparition de 
V Album. La Société internationale des aqua- 
fortistes , sous le patronage de laquelle il 
paraissait, n'a pas jugé à propos de le conti- 
nuer ou de le remplacer. C'est un tort : parce 
(jue rien ne se fait sans apprentissage, et 
ï Album tenait en éveil la curiosité des gens 
du monde. Puis, cette disparition a eu des 
résultats graves. Félicien Rops est parti pour 
Paris, où il habite actuellement, et Nys, l'im- 
primeur intelligent, a quitté la Belgique à sou 
tour. C'étaient les deux hommes par lesquels 
les artistes se tenaient en communication 
constante avec l'art de l'eau-forte. Tous les 
bons tirages de ces dernières années, en Bel- 
gique, avaient été faits par Nys; il avait du 
tact, du soin, un amour sincère de l'impres- 
sion, et il aidait quelquefois le graveur de ses 
conseils, avec sagacité. Quant à Rops, c'était 
rame de la publication. La jdupart des colla- 
borateurs étaient ses élèves ; il les avait nourris 
à sa forte école, de son art simple et grand, 
et souvent il retouchait leurs planches, ànioins 
qu'il ne payât de sa personne et de sa pointe, 
comme dans les planches très-accusées qu'il 
signait du nom de Lesley ou de Nïderkorn et 
qui sont bien de lui. 

En ce temps, il y avait une ferveur d'eau- 
forte. Les artistes cherchaient dans des bouts 
de cuivre des motifs de tableau, etles amateurs, 
de leur côté, gnilaieut, tailladaient, écor- 



S8 



LA l.HHOMOl'K nKS AUTS 



rhairal * U point» dw fantaisies <iuj no man- 

' .irxMcrio. l"no itraiulo 

iJes oi-haj>pt''o> daiiti- 

' ' • -Mi SMflJO. Iia- 

. .-le «>t liiui- 

nont. A l'iv- 

■ iit luniohôs 

Ai' ia rora- 

- dos (lames 

.tlos et do 

, mais, rasMiro7.-vous. au- 

u-.]u"à i»r»^sont vos beaux 

'a pointure sur tuiles 

K iiaut. (|ui a rio la 

>iu «juartiiT l.od- 

. .- tlccouvertos. ponl- 

; ia peinture à Ihuile, 

mai» cclic-ci a pr<'u\e qu'elle avait la vie 

dore. 

A;, ■ ' ' iTTurdissoment de l'oau- 

fort Miiit demeurés lidéles 

. .tu !•. I .11 .!<••. Ilranpjemond. des 

,rt, des Inper et des Https. l»armi 

.,,, .«..r^, ,in,M. Adolphe Siret, mon 

, hs Uciiux-Arts. Il a rendu 

.1 la cau«e de l'eau-forle «'l 

ou ollo était le plus aban- 

. nue, patronnée, mise en lu- 

miTe. avec un dovoucnicnt absolu. 

<«-i,' iV' inurnaux d"arl en Helgiijue, le 

M<jwir(5 ouvre tous les ans un 

•^^ure à leau-forte. Or, voilà 

liiiq «11- 1 ettc petite institution fonc- 

ti«^ne, < • iirs de cette année est le 

sixième. 

J*ai pris plaisir à relire le programme ; il 

attribie une somme de douze rents francs aux 

pni. i*Xi fr. pour la meilleure pravurc repré- 

. 't inédit, soit une repro- 

'1 llainand, ancien ou mo- 

un sujet de genre, et lina- 

de 200 et de' 100 fr. pour 

\ mple amateur qui fait ce 

tpt' . . l/ial, dans un pays où IKtat 

it '. . Il ny a, en elf<;t, en Belgiq iC, 

au ' liT' ment gouvernemental pour 

'tartient à rx'tte branche ex- 
- . ore, l'cdU-forte. L'initiative 
cîe M. Sirct en e^l d'autant plus honorable, et 
2'^:mr h hîi Tf-rrirt r^tte justire <jue ses ron- 

inches tout à fait 
j l'jua-Iortisles n'ou- 

: ..' :.l C^iii, \hii C£t homme de bonne vo- 
lonté. 

Paiique ]'• ' Me devoir être le 

Mijet de ma '. )•■ ne veux pas 

• M. Storm de 
'• chez (ioupil 
!'• deuxième 
■lié aritérieii- 

..,,•.' (if dessiner 

eau dnns le^ gra- 

'• M. de (irave- 

■ >id, correct, 

- une langijt: 

• lui voudrai^ 
. une chaleur 

lUMsti citbctulivit. li Mul 90b inëlier; mais un 



métier sans une Ame est peu de chose, et je 
demande :^ .M. de (iravesande de me donner 
une émotion. Je m Cmpresse au surplus de 
tléclaroi qu'il y a tiiielt|iies liés-bonnes plan- 
ches dans son cahier. 

J'.'.urais i"» parler d'une exposition qui viiMil 
de s'ouvrir ;■» la salb' Meriugg ; mais il ino 
reste peu de plaee. Lt puis, c'est rendre ser- 
vice aux artistes qui l'ont organisée de leur 
promettre mieux qu'une parole d'enrourage- 
ment quand ils auront mûri leur talent. Il ne 
suflit pas de brosser de la toile: il faut avoir 
une visée, et la plupart des exposants eu sont 
enoiire i"» la virtuosité des débuts. Ilien n'est 
abominable comme la couleur pour la cou- 
leur; elle n'est qu'un moyen d'exiiression en 
réalité, et ne suiqilée ni au dessin, ni i\ la 
conception générale, ni ;\ la i>hilosophie de 
l'art. 

l'n homme de talent est un cerceau dans un 
mécanisme. 

Le Hoi a rni oepemlanl devoir se inoiitrer 
bienveillant envers les élèves et anciens élèvivs 
des .Vcadémies, cpii roriiieiit les ex]i(tsaiils. Il 
a acquis les tableaux de M. lleiiiheimer, Alb. 
Dillens, Hellis, Pennelie, Diaiiis, Dej^Toux. 
Lviard, Ch. (idétlials et Canibier (statuaire,, 
.MM. lleiiilieimer, Dillens et llellis méritaient 
ces honneurs. 

l'ne autre exposition e?t visible en ce mo- 
ment à Bruxelles et celle-là a un haut intérêt. 
C'est l'ex|)osition d'un assez grand nombre de 
tableaux de Courbet, |)rovcnant des cabinets 
d'amateurs belges. On i)arle de (juebiues-uns, 
qui seraient admirables. .le ne sais pas; je 
n'ai rien vu, mais je vous promets d'aller les 
voir prochainement. 

Je signalerai encore la commande qui vient 
d'être faite ]iar le gcniveriiement à M. Kdouard 
Lambriflils. Ot liabile artiste est chargé de 
reproduire le beau jiortrait de I,éopold l'"", par 
de Winiie, «pii est au iiuiséc inodcMne. Deux 
autres artistes, .M.M. .\iiiédée Hourzon et Van 
Keirsbilrk, avaient été chargées des copies du 
Itiii et de la Heine, ces deux tros-iriédiocres toiles 
de fallait payées lOO.Cloo fr. par le gouver- 
nement. On assure qu'ils ont iiarfaitement ter- 
miné ce travail. Je les plains et les admire. 

Ca.mii.i-i-: Lk.monmkk. 



CORRESPONDANCE DE HOLLANDE 



La Hiye, 2\ jniivier 1878. 

Je vous ai promis de vous |iarlfr de l'Kxjio- 
sition de M. (iharles Verlat et je m'acfiuitte 
d'autant plus volonli'rs de ma promesse, que 
cette exhibition personnelle présente ii tous 
les points de vue un certain intérêt. 

Jusqu'à présent, en elfet, il n'a point été 
«l'iisatre que b-f artistes conviassent le publie .'i 
considérer leur o-uvre dans son ensemble. 
Deux i»cintre» seulement, si j'ai bonne mé- 



ET DE LA CURIOSITÉ 



29 



moire, ont fait exception à cette recèle géné- 
rale: un ])eintre français, (iustavo (lourbet; un 
peintre belge, Antoine Wiertz. VA encore cette 
double tentative, qui ne réussit qu'à demi, fut- 
elle très-vivement critiqui'e à l'époque. On 
prétendit qu'il fallait une singulière infatua- 
tion de sa personne ou tout au jiu)ins de sou 
talent, pour oser ainsi aflrorter le public en 
répétant le fameux « moi seul et c'est assez ». 
Les quolibets tombèrent dru sur les jtauvres 
exposants et il n'y a pas encore bien long- 
temps que, l'esprit de })arti aidant, M. Maxime 
du Camp reprocbait au maître peintre d'Or- 
nans son aulo-exbibition de 18o5 comme le 
fait d'un orgueil monstrueux. 

Notre époque est jilus indulgente, ou pour 
mieux dire, moins passionnée. M. Vorlat n'a 
donc point à redouter les véhémences de lan- 
gage dont furent abreuvés ses illustres devan- 
ciers. Mais il trouvera bon qu'on ne tienne 
point son essai pour décisif. 11 comprendra 
qu'en un temps où les meilleurs esprits se de- 
mandent, non sans raison, s'il est toujours 
bien profitable pour la gloire d'un maître dé- 
funt, de grouper son œuvre et d'en faire une 
exposition générale, on n'accepte pas sans ré- 
serve un mode de se produire qui pourrait 
bien vite dégénérer en abus. 

Somme toute, quel but s'est proposé M. Ver- 
lat? 11 nous dit dans l'avaat-propos qui orne 
son catalogue, qu'ayant séjourné pendant en- 
viron deux ans en Palestine et en Egypte 
il est bien aise de « soumettre les fruits de son 
travail au jugement du public ». 

Voilà qui est fort bien. Mais où irions-nous, 
Dieux justes ! si tous ceux qui, à talent égal, ont 
pas-é deux ans quelque part, se croyaient 
obligés à une pareille exhibition ? Car enfin, 
M. Verlat n'a découvert ni l'Egypte, ni la Pa- 
lestine ; bien d'autres, avant lui, avaient par- 
couru ces contrées, et sans parler d'une dou- 
zaine d'expéditions plus anciennes, il suffit, 
je pense, de rappeler la fameuse incursion 
faite il y a sept ou huit ans, par MM. Gérôme, 
Donnât, Leloir, Journault et consorts, en 
Egypte, en Syrie et dans l'Arabie Pétrée. 

Ces réserves étaient, je crois, indispensa- 
bles, car il y a deux choses dans l'exposition 
de M. Ch. Verlat, il y a les tableaux et la ma- 
nière de les produire. En règle avec la seconde 
partie, il me faut maintenant parler de la 
première, c'est-à-dire des tableaux. .J'aborde 
donc ce second chapitre. 

C'est pour la deuxième fois que j'assiste au 
défilé de l'œuvre de M. Verlat. La première 
fois, je l'ai vu à Anvers, à l'époque du cente- 
naire de Rubens, et les yeux éblouis par les 
splendeurs sans pareilles du grand maître 
llamand, je n'avais pas été absolument satis- 
fait de l'ensemble des tableaux exposés par 
l'artiste contemporain. 

A côté de ces carnations merveilleuses, de 
ces harmonies inimitables, de cette somptuo- 
sité de conception, les braves gens crasseux 
et bronzés dont M. Verlat a recueilli le type, 
devaient faire maigre visage, il fallait s'y at- 
tendre. 

Dans le pays de Rembrandt le mécompte a 
été moindre, mais je ne puis le cacher, il y a 
eu mécompte. 



M. Verlat est un luminariste ; ses tableaux 
sont éblouissants, son modèle s'accuse par des 
saillies extraordinaires, et c'est par là, j'en 
suis convaincu, qu'il charmera la foule et qu'il 
réussira dans le public. Mais pour les gens 
qui connaissent le métier, le procédé qu'il 
emploie est trop visible, ses jeux de lumière 
sont, trop violents, ses contrastes sont tro[) ac- 
cusés, ses valeurs heurtées produisent sur la 
rétine un elfet désagréable, et il ne faut pas 
oublier que le talent de l'artiste ne doit point 
causer des souffrances aux spectateurs. Mais, 
dira-t-on, la Palestine est ainsi éclairée. C'est, 
jiossible, mais elle est chaude également, et 
alors, pour être conséquent, il faudrait donc 
ne considérer les vues de l'Orient qu'en (ire- 
nant un bain de vapeur. 

La seconde querelle que je chercherai à 
M. Verlat est relative à sa technique. Son tra- 
vail est partout le même. 11 crépit, il maçonne, 
il truelle (je voudrais, pour rendre ma pen-èe, 
avoir à mon service la plume si pitloresque- 
ment technologique de mon spirituel confrère 
M. Camille Lemonnier), en un mot, il peint 
ses chairs, comme il peint les murailles ell'ri- 
tées, les rochers rugueux et les terrains cail- 
louteux. Tout cela est d'une facture identiqui;, 
empâtée et revêche. Les tissus sont dans le 
même cas. Quand ils sont grossiers, cela va 
encore; mais pour les autres, il faudrait une 
brosse plus légère, une couleur moins épaisse 
et plus de souplesse dans la main. 

Enfin, la composition même de cette expo- 
sition déroute un peu l'esprit et ne satisfait 
absolument ni le public ni les artistes. Elle se 
compose d'une vingtaine de tableaux et d'au- 
tant de dessins, aquarelles ou gouaches. Cette 
seconde fraction, la plus intéressante pour les 
gens du métier, Ifur semble un peu maigre. 
On se demande comment, en deux années et 
sur un si long parcours, le peintre n'a pu 
trouver plus d'occasions de saisir au vol quel- 
ques motifs curieux et de croquer quelques 
types pittoresques. Ce sont là les notes qu'on 
aime à étudier, parce que dans ces impressions 
instantanément fixées, l'homme, pour me 
servir de l'expression de Bacon, a moins le 
temps de s'ajouter à la nature. 

Quant aux tableaux qui sont mieux l'affaire 
du public, ils le laissent un peu étonné parce 
qu'il s'attendait à quelque chose de plus gé- 
néral. 

L'Egypte et la Judée ! On sait tant de choses 
sur ces lointains pays dont l'histoire est si 
intimement mêlée à notre éducation, qu'on a 
peine à croire qu'ils se résument en une quin- 
zaine de portraits assez peu plastiques et hor- 
riblement déguenillés. 

Restent encore deux grandes compositions 
historico-bibliques, prétentieusement intitulées 
l'une, vox jjopuli^ et l'autre, vox Dei. Je deman- 
derai la permission de n'en rien dire. Les dis- 
cuter nous entraînerait trop loin. 

En sortant de l'Exposition Verlat, je suis 
allé faire un tour au Tnppenhuisen. J'ai revu 
la B.onde de nuit, les Syndics, le Banquet et 
toutes les merveilles que chacun sait. C'est 
une petite promenade ([ue je reconimand(> à 
notre jeune exposant, 11 a de très-grandes 
qualités, un talent très-réel, avec cela, de 



30 



LA eu au M Q LE UKS AllTS 



l'andacv, c'est b«auct>up. Mais il lui manque 

..... . — ^i.. t..,,f.. ^t. r.Mit, 

I ;<•, ni t'u 

. .,... , :..-:.;. .- acqui^nr 

ntempuuon dc$ grantts iuaitjv> an- 

Henry Havard. 



LE PANTHEON DE ROME 



le ror| 8 liii 

ioviM>ir<Miic"nl 

..itriii(>nt <i(>si^iire 

In Voici i]nel(]iio.4 

t<Mn|ili>. i)ui 

' miuablo «me 

• «iii temps do la r^pu- 

-l<'. qui lo <l(^«lia à 

I an 1 4 i)o Jr.'in.'s- 

. i< <xi'iiciii •! un grand nombril 

I' ...d,. ..,, oft une rotonde cou- 

■ dp dianièlrc; mesure 

I ' Hp de la li.iutenr. 

. dit plaisamment 

' : spnle de prr'.si'-ancc 

dont iee statues «^toienl uuiror- 

- rn Cl rrl.^. Pline ajoute : o La 

tir repri'senter la 

: '• dfs dieu.\. >. Le 

«onnlliien. 

-1 "ot jsty'c et sujijtorle 

■ olonne» en p-nnit 

: hautes de U".?.";. 

■ ; ' \< ■ iiliMnlrùs-r«'U)nr<]ii.iM<'. 

- au porti<]ue du Panllu'im 

Il n'en reste plus ijur d<'Mx. A 

tic de la grande jn-rte d'cnln'-e 

' ■ naien'. les sla- 

1''. Le plafond 

iré <li' lames 

\\<: à diverses 

<pie ]>ar une 

iipole et me- 



L- 



Hu; 



dans Té- 
lé dont 
le d"en- 
. lies can- 
^ix eha- 
diî mur; 
■liies 
de 

les 

■ar 



troisième de 

' îi Mîrvir 

le foire 

' Lo- 

. on 



1 1 ne 
du 

I.- 



souhas.-seujent de la statue, derritre l'autel. Ses 
re.xles, ayant été découverts le II seiitembre 1833, 
furent rejilaeés au lUt'nie endroit li< IS oct(d)re en 
gran<le pompe. 

Ou a cru longtemps ipie le erAne do Uaidinél 
se trouvait h l'académie de Saim-Luc à Home, 
(îtvtlie lui-même partagea Perreiu" commune ; il 
écrivait en I7s('> : <> L'académie de Saint-Luc pos- 
séile le crrtne de l'amaul de la Kornarina. Celle 
relique u>e parait véritable ; car la consirucliou 
osseuse est admirable «îl disposée de manière 
iju'une belle Ame eiM pu se |iromener là-dedans 
à son aise. » C.'élait celle «l'un insigne sciilérat ; 
le crAne de Itapliaél n'avait jamais quitté le Pua- 
théon. 

Celte église possédoil autrefois nue congréga- 
tion <omposéo d'architectes, de peintres, de 
sculpteurs, .\ussi y voyait-on une quantité in- 
nonduable de bustes et de monuiiicnls funèbres ; 
ils ont été transportés au Ca|iilole en ISil. A 
coté du tombeau île Hapliael, on remarque encore 
ceux de Maldassare l'erruzzi, de l'ierino del 
Vaga, de (iiovanni <la l'dine, et d'.Vnnibal Car- 
rache. 

— — -p^Ciess"; 

BIBLIOGRAPHIE 



Le,s Cakficiu, pcnliiteurs el fondeurs-ciseleurs, 
élude sur la statuaire et sur Tari du bronze en 
France au xvn» el au xvui" siècle, \)iir Jules 
CiiKFHEY, avec sept gravures à l'eau-forte, par 
.Maurice Leloir, et plusieurs fac-similé d'auto- 
graphes. Paris, Morgand et Fuloul, 1 fort volume 
in-80 de .550 (lages, lire h :u)0 exemplaires numé- 
rotés sur papier de Hollande, donl KiO ne sont 
pas mi.- dans le connneree, el 10 sur Cliine. 

11 y aurait h écrire, au point de vue de l'Iiisloire 
de noire art au xvin" siècle, surtout de notre art 
décoratif, un conipte-rendu élemlu «le cel inqtor- 
tant ouvrage de .M. (iuill'rey. Ce compte-rendu sera 
fait dans la Gazrtti', i-l par notre collaborateur 
l'aul .Mantz, si bien informé lui-niénu* sur les 
Caflieri. Nous nous garderions bien de vouloir 
enqiiéler sur mie t/lehe dont il s'aiipiilti-ra mieux 
que jiersonne. Nous nous contenterons de signaler 
le livre à tous ceux qu'intéresse cette iiériodc de 
l'art. Le nom de l'auteur, qui nous a déjà rendu h 
tous de si èminents services, tant en niellant son 
dèvoueintnt au service de l'iniporlanle puliiiciilion 
des Nouvelles wchivcs iJe /'.!;•< frinirriis, (pTen se 
consacrant tout entier ù explorer, au point de vue 
exclusif de l'art, notre grand dépôt jinblic de la 
rue du Chaume, est déjà une recommandatiou 
suffisante. 

Ce volume sur les Cafderi est le recueil des re- 
cherches les plus fiuctueiises et les [dus diverses; 
il est une mine abondante de ren.'^ei^'iiemenls 
d'un rare intérêt sur le muuvemeul artislitpie du 
dernier siècle. Il est, j> dire ju-*te, d'un intérêl 
plus étendu, par suite de trouvailles inattendues, 
que n'avait d'abord pensé lui donner son auteur. 

C'e.-t un beau et excellent livre, de forme un 
peu c/jni|iacte peut-être; mais qu'importe. Per- 
sonne n'eu voudra à M. 'iinlfrey d'avoir faK anqde 
Djegure. 

C<< i fioBé, l'dutcur nous iicnneltra - 1 - il un 



ET DE LA CURIOSITE 



31 



très-minime point d'interrogation? Doit-on ùcrire 
Caffiéri ou Cafficri, sans accent? 

M. Guiffrcy tient pour l'accent nniformémenl, 
et il a sans doute de bonnes raisons; à prendre 
l'origine italienne du nom, nous écririons Caf- 
fiéri, comme Allieri ou Loupardi. 

L. G. 



Les deux premiers vnliunes de la Bibliothèque 
des Ecoles frcuiçaises d'Athènes et de Rome vien- 
nent de paraître. Ils renferment les travaux sui- 
vants : Mission philologique et arch6ologi([ue au 
mont Atlios, par MM. Duchesne et Boyet ; — 
Etude sur le Liher Pontificalis, par M. Duchesne; 
— Etude sur les manuscrits archéologiques de J. 
Grimaldi, par M. E. Miiutz ; — Etude sur le mys- 
tère provençal de sainte Agnès, d'après le ma- 
nuscrit de la Bibliothèque Chigi, par M. L. Clé- 
dat. — Le troisième volume, actuellement sous 
presse, sera consacré à l'histoire de l'art à la 
cour des papes au xv^ et au xvi^ siècle ; il con- 
tiendra la première partie du recueil de docu- 
ments inédits que notre collaborateur, M. Mûntz, 
a formé pendant son séjour à Rome. Rappelons 
que quelques fragments de ce dernier travail ont 
paru dans la Gazette et dans la Chronique. 



Atlas de la civilisation du peuple suédois, par JI. N. 
M. Mandelgren, petit in-folio. Knut Nilsson, à 
Paris. 

Nous venions de lire les différentes études que 
M. A. Bertrand, le savant et ingénieux conserva- 
teur du musée de Saint-Germain, vient de réunir 
sous le titre général d'Archéologie celtique et gau- 
loise. Nous étions encore tout préoccupé de ce fait 
nouveau que le sol de notre France aurait été oc- 
cupé par trois populations juxtaposées : les Gau- 
lois ou Gaels à l'est, les Celtes au Sud, et des 
peuplades encore innommées à l'ouest. ?ans comp- 
ter les troglodytes des cavernes qui leur étaient 
probablement antérieurs à tous. 

L'auteur avait fait ressortir avec force les ana- 
logies qui existent entre les monuments de pierre 
brute : dolmens, allées couvertes et tumulées, 
laissés comme vestiges de leur séjour, par les ha- 
bitants de l'ouest, et les mêmes monuments exis- 
tant encore en Scandinavie. 11 avait indiqué, de 
plus, que ces demeures des morts avaient été 
construites à l'imitation des demeures des vivants 
lorsque V Allas de M. N. M. Mandelgren est venu 
nous apporter une confirmation irrécusable de 
cette hypothèse. 

Des douze sections qui doivent former son At- 
las de la civilisation du peuple suédois, Fauteur 
n'a encore publié que deux fascicules, ceux qui 
se rapportent à l'habitation. Les 20 planches qui 
les composent i-euferment à une petite échelle 
plus de 300 représentations d'habitations et de 
leurs dépendances, depuis l'antiquité la plus re- 
culée jusqu'au xvue siècle. Ces dessins avec le 
texte, suédois et français, qui les commente et 
les explique, montrent par quelles transforma- 
tions successives, la tente et la hutte se sont méta- 
morphosées en une cabane, puis en une maison, 
et comment le dolmen, et l'allée couverte qu'ont 
dû recouvrir et que recouvrent souvent encore des 
umulus, ne sont autre chose que le foyer et la 



hutte primitifs, qui, dans certains cas, ont eux- 
mêmes été transformés en tombeaux, tant l'iden- 
dité est frai>pante entre les uns et les autres. 

La civilisation ayant pénétré plus tard ( n Scan- 
dinavie que dans la partie la plus méridionale de 
l'Europe, on y assiste presque à ses développe- 
ments ainsi (ju'aux transformations qu'elle a fait 
subir, à des dates relativement récenles, aux us- 
tensiles et aux armes. Aussi l'élude des antiqui- 
tés Scandinaves importe-t-elle essentiellement à 
celle des antiquités de notre jtays. 

Pour ces causes, un livre de vulgarisation comuu; 
celui de M. N. M. Mandelgren doit-il être le bien- 
venu parmi nous. 

A. D. 



Le Tour du Monde, 8!tO" livraison. Texte: 
Huit jours d'aml)assHde à Hué (royaume d'An- 
nara), par M. Brossard de Corbigny, lieute- 
nant de vaisseau attaché à la mission, 187b. 
Texte et dessins inédits. — Onze dessins de 
P. Kauffmann, J. Lavée et E. Ronjat. 

Journal de la Jeunesse. — 269^ livraison. 
Texte : par Alfred Assollant, P. Vincent, 
J. Girardin, Mademoiselle Gouraud et H. de 
la Blanchère. 

Dessins: |Sahib. Férat, A. Marie, Faguet. 

Bureaux à la librairie Hachette et G®, 79, 
boulevard Saint-Germain, à Paris. 



CONCERTS DU DIMANCHE 27 JANVIER 



CONSERVATOUIE 

Symphonie en si bémol, Schumann ; Près du 
fleuve étranger (chœur), paraphrase du psaume 
Super flumina Bahylonis, Gounod ; fragment sym- 
phonique d'Orphée, Gluck ; le Départ, chœur sans 
accompagnement ,Mendelssohn; Symphonie en ut 
majeur, Beethoven. 

CIRQUE d'hiver 

Symphonie pastorale, de Beethoven ; Menuet 
{i^<^ audition), de Wormser, prix de Rome (t875) ; 
Symphonie en mi bémol, de R. Schumann; 2^ con- 
certo en mi bémol pour piano (i^s audition), de 
Weber; Ouverture de Guillaume Tell, de Ros- 
siui. Soli par MM. Brunet, flûte ; Triébert, cor an- 
glais ; Vandergucht, violoncelle. 

THÉÂTRE DU CHATELET 

Christophe Colomb, ode- symphonie en quatre 
parties, paroles de Méry, Chauvet et Sylvain Saint- 
Ëtienne, musique de Félicien David. 

M. Manoury (de l'Opéra), Christophe Colomb ; 
jpie Vergin, Elvire, un mousse, la mère indienne ; 
M. Warot (du théâtre royal de la Monnaie), Fer 
nand ; M^e Rousseil, la Muse de l'histoire. 



3i 



LA CHROMOIK DES ARTS KT HE LA CURIOSITE 



TABLEAUX 

AQUARELLES & DESSINS 



AMADO I PADL COLIN 
ALLONGÉ P H DELANOY, 

MAURICE BLUM. CODINA LANGLIN. 

BODDICR SCHREIBLR 

VENTK, HOTKI. PROUOT, SALI.K N" J 

Ltloadl 38 lanricr 1878. AShaarMl/S prteises. 

\ i« iK r.vTAU>r.rK r.ntc/. : 

M* Léon TDAL. rommissniro-jirisour. suc- 
Co»44'ar de M. HouS&ATON, nie do la Vir- 
loirr, 39 ; 

M G. MEUSNIER. rxport. ruV Nenvc-Saint- 
Ati|ri»tjn .'T. 

fj7>r..w7iV<n, \o mororedi 23. 



VENTE 

r>ir 

rtiiti'.ELAiNHs [mnm 

DE LA CHINE, DD JAPON & OE SAXE 

^-mr--. f^rnlrllrs. nhjpts d*^ monirp, lapisse- 
. cuirs de Coidoue, le 

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HOTEL DBOUOT, 8ALLK X» 3 

Vm landi 28. mardi 39. mercredi 30 et jeudi 
31 JanTier 1878 

l'hr lo miniMérf d.* M' Charles PILLET. 
commissaire-priseur, rue de Li (.r.iiif:(-I{;iic- 
lière, 10: 

AssbU- dp M. L. BLOCHE, expert, 19, boule- 
Tari *' ' irire. 

« ^e rompose de grands et beaux 

dn Japon et de Chine, 

•rni^ f.\ i]o rin-f pièces 

tt09, 

> pes 

• de 

;.dle 

I ...• .;.„,.,».. PU j,„ini aAlcnçon, 



eo 






'- "'""" •- «-maillé, 

% xvii« 

-, <^'vcn- 

\V H 

- • ■■• ' n laque ; 

luqnes, tre»-belJes K>ieries, cuirs 

;«*. le dimanche ?7 janvier 
. 5 heures 1/2. 



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r.KLLKS I \IENCi:S 

ITALIENNES 

dos f.tbiiquos do Gubfno, Pcsaro, Urhino, 
Fornza, Vrrnta, etr.; ('>niaux do Linio>»es, 
scnlplun-s cii ivoin», arint's ancicmics, fers 
oiivn'-s, i)ij()ux, orfi-vrorif, jnlir duiir vn verre 
</(' Vrnj.sc, beau kioiiih' on lti()ii/.i\ doux cacho- 
pots nionlôs on arj^otil; beau cdliinct du xvi" 
siixir inrnislô d'ivdiro, objols variôs; laj)is.sc- 
ries Honaissaiico. 

HOTF.L DROnOT, SALÎ.K N" 8, 

Le vendredi l'> février 1878, A 2 lieuros. 

Par lo niiiiislôro do M» Charles PILLET, 
conimis«aire-prisour, nio do l.i (;i;ni),'o-|{ato- 
iière, 10. 

AssistV- do M. Charles MANNHEIM, oxport, 
rue Saint-(ioorpes, 7. 

r.nr.7. i.F.syiEi.s ?k thouvi-; lk cATAi.or.t'B 

Expositio7i publiqiir, le jeudi 31 Janvier 1878, 
de 1 heure à 5 heures 1/2. 



LIVRES 

RARES ET PRÉCIEUX 

nr.SSINS OHK.INAI \ 
Provenant du cabinet de M. P*** 

VKXTI-:, HOTKL DROUOT, SALLE N" 3 

Lo lundi 4 février 1878. à 2 h. précises. 

Mo MAURICE-DELESTRE, conimissairn- 
|iri.«oiir, 21. nio hroiiot, successeur do M. Del- 

HKRfiUE-OjKMOM-. 

Assisté de M. LABITTE, oxport, i, rue de 
Lille. 

CHEZ LESQUKI-S SF. DISTrilBI'K LE CATAI.OODE 

Exposition, lo diiiianclu; 3 février 1878. 

OIJJETS d'aKT KT lk f:UHIOSITK 

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U Uédar.l(;ur en clipf, gérant : LOL'IS OONSE 



N« 5 — 1878 



BUREAUX, 8, RUE FAVART. 



2 Février 



LA 



CHRONIQUE DES ARTS 

ET DE LA CURIOSITÉ 

SUPPLEMENT A LA GAZETTE DES BEAUX-ARTS 



PARAISSANT Ll SAMEDI MATIN 



Les dhonnés à une année entière de U Gazette des Beaux-Arts reçoivent gratuitement 
la. Chronique des Arts et do la Curiosité. 



Un an. 



PARIS ET DÉPARTEMENTS 
12 fr. I Six mois. 



8 fe 



NOS MUSÉES NATIONAUX 

DEVANT l'exposition UNIVERSELLE DE 1878 



Le Conseil supérieur des Beaux-Arts, écho 
en ceci de l'opinion publique, s'est occupé, 
dans ses dernières séances, de la situation de 
nos musées à l'approche de l'Exposition uni- 
verselle, de la figure qu'ils pourront faire de- 
vant les étrangers conviés des quatre coins de 
l'univers à cette fête pacifique, que, entre 
parenthèses, nous espérons ardemment ne point 
voir entraver par les complications politiques 
de l'extérieur. Paris est la ville du monde 
entier qui contient les plus beaux et les plus 
nombreux musées; il est plus que jamais de 
notre honneur de nous préoccuper de leur 
état matériel, de leur toilette extérieure, si je 
puis me servir de ce mot. Ce que la France 
fait pour ses musées est totalement insuffisant; 
les maigres sacrifices qu'elle s'impose pour eux 
sont indignes d'une nation aussi riche et qui 
tire son prestige le plus incontesté de son 
génie artistique. Cela est hors de doute. Le 
Louvre, dans son ensemble, aussi bien par la 
variété, la qualité et la quantité innombrable 
de ses trésors, est le plus merveilleux musée du 
monde; eu égard à son importance même, il 
est le plus misérablement doté. 

Mais passons. Je reviendrai sur ce sujet au 
moment de la discussion à la Chambre du rap- 
port, de M. Tirard sur le budget des Beaux- 
Arts. Je retrouverai en même temps une bro- 
chure que vient de faire paraître M. Caix de 
Saint- Aymour, intitulée : Un Million pour nos 
Musées nationaux, s'il vousplait! 

Mais, au moins, pouvait-on sans grands frais 
se préoccuper de certaines améliorations fa- 
ciles. C'est ce que vient de faire le Conseil 
supérieur des beaux-arts, réuni sous la prési- 
dence du ministre de l'instruction publique, 



M. Bardoux, qui témoigne une si grande solli- 
citude pour nos grands établissements d'édu- 
cation générale, bibliothèques et musées. 
M. Tirard assistait à cette séance. 

Le Conseil a surtout porté son attention sur 
les réparations indispensables à faire opérer au 
Louvre et aux Gobelins. Pour les Gobelins, une 
commission prise dans le sein du conseil et dont 
font partie MM. Duc et Lefuel,a présenté un pro- 
jet d'arrangement provisoire, sans préjudice, 
bien entendu, de lareconstitution totale, ou pour 
le moins des parties détruites par les incendies 
de la Commune, qui est décidée en principe. La 
grande salle d'exposition qui menace ruine et 
qui est soutenue par des étais extérieurs, serait 
remplacée par une construction provisoire en 
planches, essentiellement destinée à une exhi- 
bition des produits de la manufacture. L'entrée 
sur l'avenue des Gobelins, qui est plus que 
modeste, serait mise en état convenable. 

Pour le Louvre, on a préparé un projet 
complet d'améliorations urgentes et de net- 
toyages. — 1° Remplacement du carrelage de 
la salle des bronzes par un parquet; 2* ré- 
fection du parquet de la salle des bijoux an- 
tiques qui est complètement usé par le pas- 
sage incessant des visiteurs; 3° réparations, 
nettoyages au grand escalier et, si possible, 
mise en état de décoration provisoire ; 4° ra- 
fraîchissement des peintures des salles de 
dessins qui sont dans un état de malpropreté 
pitoyable ; 5° peinture des parois de la salle de 
sculpture française dite salle Chaudet; 6° dallage 
de la salle Michel-Ange (elle en a bien besoin) 
et des salles adjacentes ; 1'^ remplacement des 
rideaux de la salle de la Vénus de Milo, qui 
ont pris un ton sale impossible à décrire ; 
8° remise à neuf de stores et de battants de 
portes. Tout cela n'est que le stiict nécessaire. 
D'autres travaux urgents, mais ceux-ci coûteux 
et considérables, ont été admis en principe, 
pour une époque prochaine, sans doute, mais 
encore indéterminée. 11 faudra d'abord obtenir 
les crédits de la Chambre, ce qui, espérons-le, 
ne sera pas trop difficile. Ce sont : l'achèvement 



34 



de> 



LA r.HRONlOrK HKS ARTS 



! iiiatiou 
• ^»ar on 



tri' 



'1"'' 

-I lt»iii;ti'inps 

I- d'un M'H- 

hiontôl 

travaux 

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Si nous 

•lis d"au- 

s; par 

■\\l .\lu>r<' <io iiia- 

r,«|U(\ «'t lôtalilis- 

:>\i\ ;i la plaro de 

Il m. |»«iur arr/M^T 

! . .1.- 

u.HI.*^^^■lu. .M.ii>, à 

■ anssi do 1\'-Ut 

iiiil II* Musôe de 

ihi.««!«oiin'nl iiiccs- 

I lire ; il a d«''rid6 

' la ()«lo^l^lro 

iii moins dô- 

Oniiï.liinlinc 

I Hililiothè- 

I plus visitr 

es, cl c'est 

î en est vi- 



mLi 



On 3 ^ira1<*m«Tt1 admis que de grandes fêles 

. nu moment de l'Ex- 

']*■ (;oiT'pi<''gnc cl de 

:iv>il a obtenu de M. Bardoux 

I de moulages de 
lit rompirl/'c et 

;<ir l<'^> visiteurs, 

'lu Movfn-Agc cl 

~ la rliapclle. 

. fil dehors des 

., l'.tM.i.. Il va 

jtie^lion 
l'i' iro- 
nies 
^ .ii- 

Lûtà ùe Ci*iitË,< iiil «liiill UdiM il< C. 

Louis Gonpf- 



Le Mofce dci art-i décoratifs 

i (Conseil des 
''• ri'nion 



le r>ro- 
's: (ians 
la leo- 
lain, le 



r.onsoil a voto uno apju'oltation romplMo du 

projol. onf;ago;ml M. lo niinistro, »pii présidai! 

-iMnoo. ;\ lavori^or, tians la mosuro du pos- 

t', la onMtion do cotio inslilulioii si utile il 

M ( auso ilo notre art national. 

thi sait «pi'uii ooinitc, ayant pour présidiMit 
M. le duo .l'AudiHrol-l'astpiior, prosidont du 
Sonat, s'était oooupo, l'annôo dernière déjà, de 
ji'tei .'^ 1 IN,'- <lii prt»jot. 



CONCOURS ET EXPOSITIONS 



Salon 

Pans la derniôrc séanoe du conseil 
su|iôriour dos lioaux-arts, il a ôlo décidé (|uo 
l'oxposilion dos artistes vivants, au Palais do 
rindnslrio,sorait |tridongéo d'onvinui un inoif, 
alin ipio les joiinos artistes, dont les o'iivros 
no sont pas assez éminonlos pour ligiii-or h 
IKxposition univorsollo, puisseni copondant 
prolilor. .iiitant cpie possible, de la visite des 
étrangers. 

Toutefois, ceux ipii préféreraient envoyer 

leurs ouvrages aux expositions légionalos des 

déparii'iii lit-, pourront les retirer du i'alais 

de 1 Industrie Ims do la clôture toniporairecpii 

, aura lieu à ré[)o(}ue habilucllo. 

Le dernier délai pour le dépôl, i'i lEcole des 
Hoaux-Arts, dos sujets destinés ;i la première 
éprouve du concours du Prix de Sèvres de 1878 
a ex[tiré le ',\\ janvier. 

L'oxposilioii pul)li(pio aura lieu à I'KimjIo dos 
Boaux-Aris les samedi 2, dimanche !t, et lundi 
i février, de dix heures à cpiatre heures. 

Le dimanche, jour du jugement, les portes 
n'ouvriront qu'à midi. 

On entrera par le quai Malaquais. 



Le jugement du concours triine'-li loi d'es- 
quisse peinte a été rendu à l'École des Beaux- 
Arts. 

Le sujet demandé était « Hercule lilaiit aux 
pieds d'Omfdiale. » 

Deux médailles sont décernées à MM, Sini- 
lialdi et ituland, élevés de M. Calianel. 

I lie nieiilion lionoralilc; a été accordée à 
M. lunrnicr, élève du même prolcssour. 

Nous av(jns parlé, dernièrement, de la consti- 
tution d'un cfuiiité chargé d'oru'atiiser une 
exposition de l'flliuvre de H. Daumier. 

Voi< i la composition de cecdiiiité : 

Vic,e-j»résider ts : MM. Corbon, Henri Martin, 
f»eyral. sénateurs, 

SfM. Th. de Banville. — Hé(.'uin, 12, rue des 
l.ioii'-St-I'aul, — Bonvin. — Boiilard, l.'t, quii 
d'Anjou. - Auguste Itttulard, 13, quai d'Anjou, 
— Brame, 17, rue Tailboul. — IMiilippe Burly, 
11 bis, boulevard dos Baligntdles — Cli ment 
Caraguel. — Ostagnary. — Champlleury, ma- 
nufacture de Sèvres. — Jules Clarelic. — Dau- 
bigny, 4t, rue N,-I).-de-Lr»rette. — Karl I)au- 
bi(friv. 37, rue Fontaine-St-Georges, — Jules 



ET DE I-A CURIOSITE 



35 



I)upi;é,f)9, rue Ampère. — (IcoflVoy Dechaume, 
1,J, quai d'Anj(ju. — Adolphe (ieoifroy, C, rue 
Linuée. ^ 

MM. Emile de Girardin. -Lemaire. I, rue 
Saint-Claude (Marais). — Ernest Miiuidron, 8, 
rue Jean-de-Heauvais. — Eugène Mespiès, 17, 
(juai d'Anjou. — Paul Mantz. — Antony Méray, 
31, rue de Sèvre>. — P.inl Meurice. — Nadar, 
rjl. rue d'Anjou-Saint-lIonoré. — CiimilU; Pel- 
letan. — Paul de Saint-Victor. — Sleinlieil. i:;-,', 
rue de Vau£,nrard. — Adolphe Stcinlu-il, i;;2, 
rue de Vaugirard. — Auguste Vacqueiie. — 
Pierre Véron. 

Les noms suivis d'ac^resses sont ceux des 
membres spécialement chargés de recueillir 
les adhésions et de fournir aux propriétaires 
des œuvres qu'il s'agit d'exposer, tuus les ren- 
seignements nécessaires. 

Le Cercle artistique de la rue Saint- Arnaud 
a ouvert son exposilion, (jui durera jusqu'au 
23 février. 

Citons parmi les principaux exposants les 
noms suivants : 

Peinture : MM. Bastien Lepage, lîernier, 
lionnat, Briguiboul, Brillouin, Caraud, Ben- 
jamin Constant, Cot, Desbrosse, de Dramard, 
Tony Faivre, Ferrier, de la Foulhouze, Fran- 
çais, Henner, Jadin fils, de Jonghe, .lundt, 
Landelle, Jean-Paul Laurens, Lavieille, Le- 
matte, Hector Leroux, Luminais, Pasini, Vey- 
rassat, etc., etc. 

Sculpture : MM. Aizelin, Robert David 
d'Angers, Aimé Millet, Oliva, Vasselot, etc. 

Les œuvres les plus importantes do l'Expo- 
sition sont incontestablement : Une chasf^e au 
faite '71, de M. Pasini, tableau d'une exécution 
et d'un charme exquis qui fait penser à Fro- 
mentin ; le Portrait de M^^" V. K., par M. Bas- 
tien Lepage, dans une manière toute ditie- 
rente de celle que le jeune peintre avait 
adoptée jusqu'à ce jour, et une puissante étude 
d^animaux par M. Van Marke. 



NOUVELLES 



,\ Pendant l'année 1877, la bibliothèque 
de l'Ecole des beaux-arts a été fréquentée par 
7.907 lecteurs. Ce chiffre se décompose comme 
suit : 

Architectes, 2.323 ; 

Peintres, 3.700; 

Sculpteurs, 717 ; 

Graveurs, 26 ; 

Amateurs, 1.141. 

En 1876, le nombre des lecteurs ne s'était 
élevé qu'à 6.723, soit 1.182 de moins qu'en 
1877 ; en 1873, à 5.763 seulement. 

Depuis sa fondation, en 186 5-, la Biblio- 
thèque a reçu en tout 63.746 lecteurs. C'est un 
chiffre qui se passe de .commentaires, 

.*, Le Musée de Cluny ouvrira prochaine- 
ment au public une salle nouvelle, qui a été 
installée dans les constructions récemment éle- 



vées au-dessus de la salle dite des Voitures, 
F]lle sera ouverte dans quinze jouis. Elle est 
consacrée à la collection de céramii(uo persane 
et orientale, formée par les soins de M. duSom- 
merard, et dont noti-e collaborateur M. M.irius 
Vaclion a 'écenmient sigi:alé dans la (iazette 
toute l'importance. Cetli; collection, toute nou- 
velle à Paris, est vraiment admirable, et nous 
pouvons lui prédire un grand succès de pu- 
1 lie. 

On pourra voir également dans diverses 
salles plusieurs monuments de haute vah'ur 
récemment acquis. 

On travaille au remaniement du catalogue 
du musée, qui laissait beaucoup à désirer. Le 
nouveau catalogue sera prêt pour l'Exposition, 

,% \j Mhenœum annonce que les fouilles de 
Kouyunjik, |)rés de Ninive, interrompues par 
la mort prématurée de M. (i(^orges Smith, du 
British Muséum, vont êtic reprises par M. Ras- 
sam, déjà connu par ses nombreux travaux 
snr les antiquités assyriennes. 



NECROLOGIE 



Les journaux de Strasbourg annoncent la 
mort d'un dessinatnir alsacien bien connu, 
M. Théophile Schuler, l'auteur des SchUiteiirs 
et des Bûcherons iies Vosges. Il illustra presque 
toutes les œuvres d'Erckmann-Chatrian, plu- 
sieurs ouvrages de Jules Verne, les Châtiments^ 
de Vict'-r Hugo, et un grand nombre des pu- 
blications pour l'enfance dont la maison lletzel 
s'est fait une spécialit.é. 



Le 14 de ce mois est rnorte, à Londres, 
]^me Dury-Palliser, qui a écrit un livre sur la 
dentelle, divers travaux sur des expositions 
rétrospectives et a traduit ÏH'Stoire de la céra- 
mique et VHistoire du mobilier, de Albert Jac- 
quemart. 



ACQUISITIONS DU LOUVRE 



Nous avons parlé dans notre dernier numéro 
d'un portrait d'Ingres, récemment entré au 
Louvre. Voici, à ce sujet, quelques renseigne- 
ments complémentaires. 

C'est le portrait de M. Bochet, ami du pein- 
tre. Il est représenté, jeune encore, en coetume 
d'élégant de 1811, habit marron à collet de 
velours, haute cravate blanche, pantalon gris 
bleu sur lequel se détachent des breloques 
finement ciselées. Les gants sont verts; de la 
main droite il tient une badine et le chapeau 
est placé sous le bras gauche. Tout ce costume 
e-t curieusement et magistralement rendu. La 
tête, qui regarde le spectateur, est peinte de 
cette façon serrée et affirmé*', qui caractérise 
surtout la première manière dumaître. Elle est 
admirablement étudiée. 

MM. Bochet fils, qui tenaient beaucoup à ce 



l.A rUROMOlK ^^'^ AHTS 



prv' 

l\ 

qu 

qu 

U 

là 

eu: 



, .. .-f^..! <f, 5ont entendus pour 
On juMit pro^quc dire 
(• |rix plu* que moilosto 
.' quiMtion. sor.'UMnplovo 
\ V utor 1rs sept copies que 
• cmune souvenir. On s"of- 
. c'est ce qui explique pour- 
quoi ie |«.fU«»luc pourr» l'Ire exposi^ que plus 

I '.l «il» l'nul liiin 
<|^, a rtt^ acqui->e 
de M. lUi.is!..:. |iiuU<-v.!M. r. qui eu iiuMne 
tempo a .«iTrrt AU l.oii>re un pn-riiMU \itrail 
<Ji: ' ' Mt'sonlant la Vi<t;;c 
ff iiu^iui' niux'i' l'in- 
\i ' Mayer. au pastel, 
lions plus considéraMo.s 
,,,.,...- i>,jmn»\lui fera un digne 



rt . 
p«nd«nt 






irnf .rm^f.tllrr au l.ouvre, dans les 
" -, au second étage, deux 

^ laques et les ivoires 
rhinoi» et japonais liguée par M. Le l.iboii, 
rancien directeur général des Postes. (>s 
deux 5^rie5 comprennent un choix d'objets 
de« p!tî« Tins et des plus précieux. Pour ceux 
qi. -nt l'art de rKxtrémc-Orient ces 

Ti: :,t un vrai n'-g-il. (> ne sont i\ vrai 

dire que des laques et des ivoires d'étagère 
— en tout trois cents objets environ d«» très- 
pr' ' . — mais du plus merveilleux 

U'. là de première ipialité. Ce 

c-xir'" reȔrp;i.i contient un monde d"in- 
Tenlion et de caprice. Nulle part mieux que 
• ^^inches minuscules do l'art le 
— de l'Kxtréme-Orient ne se 
...iilvt. I.a délicatesse de l'cmtil, 
imapnative, la légèreté du tour 
tient, dans cos petites coupes la- 
c«*i iigtirines d'ivoire si vivantes, 
ité san^ rivale de la matière. 
M. L« Libon avait formé cette collection 
î-vi-«-^Ti'i| était chargé d'aiîaires de France à 



f. 

U 

d 

lu 

d 

î 
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M 

h 
n 
r. 
f. 
»-. 



btK 



nAij« permettrons à ce sujet de poser 
ti du 1/iuvre une question sous 
fritiquc. Pourquoi avoir en- 
mur et de telle 
hle d'en jouir, 
;'[it ll^i^ que les autres 
inodèment et en pleine 
it peii^f-r qu'un jour vien- 
'•I ciinvenaltlemenl quel- 
T f I -titMible, — ce dont 
trouvent relé- 
-1 ^ - jij on appelle le 

.' f!irr,Tf\ nr.us demanderons sans 

' rnelle question du 

iidset du musée chi- 

■ liiKtiii. i^fi deux magnifiques 

♦»t dûment payées de notre 

• nt, doivent sans plus tar- 

^ iio<k rnu'^es nationaux. 

' reconnus 

-• • uips saisi 

•■ qiji est du 

r ï)ieu que l'on 

••■• ■ . •( . ■ • UM. 4 l'étude du pu- 

et des artbtes, «a moment de i'Exf>osition 



universelle, des collections »pi'aucuiie somme 
d'argent no pourrait reconstituer. Ncuis fai- 
sais appel dans cette question ;\ l'appui de 
tous nus confrères do la presse. 11 iniporlo 
gramleinent qu(> ce litige, pondant depuis sept 
années, reijoive onlin une solution conforme 
aux intérêts du pays. Qiï\ sait si ces collec- 
tiims iniièrmimenl dérobées aux roganls ne 
se détériorent pas ? Nous traiismellotis nos 
vo'ux A rèiiiinont rapporteur du budget des 
Heaux-Arts, M. Tirant , |»ersuadé qu'il est 
mieux que persiuine en situation »b> faire ap- 
pel au palri(disme éclairé de la Cbambro, 

L. (]. 



EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE 



DB 1878 



RAPPORT 



SUK LA SITUATION DES TRAVAUX l'RKPARA- 
TOIRKS AV !•' NOVKMHHK 1877. 



On sait que M. Kraniz a dressé un rapport 
trés-étendii sur la situation générale de l'Kx- 
position universelle au i*"' novcnibre 1877, 

Nous extrayons de cet iniportanl rapport la 
partie relative aux beaux-arts et aux exposi- 
tions rélrosperfives : 

BEAIX-ABTS 

Les beaux-arts forment le preinier firoupe de la 
clnssilicalion. Le liln; Il du rèfîlimiiit fiènéral et, 
pour In serlion frainMi.se, les rèf^lenienis spéciaux 
en date des iO octobre 1K76 et 7 février 1877, délî- 
nisscnl les conditions dans lesquelles les artistes 
peintres, sculpteurs, pravcurs et architectes sont 
a])pelés à prendre part au concours intt;rnational 
de 1878. 

Le règlement du 2tj octobre a pour olijet l'ad- 
niissiou des ouvrages des artistes français ; il 
délcrmiae la composition des jurys d'admission 
foriiiég. pour un tiers, de inembre.s de l'Institut ; 
polir un tiers, de membres noinuiés à l'élection 
par les artistes; pour le dernier tiers enfin, des 
membres de l'administration. L'élection des mem- 
bres du jurynvuil clé fixée au 12 novembre 1876, 
le dépoiiiileiiient a eu lieu lel.T, et aussitôt après 
la liste a été complétéi; par radjoiiclion des mem- 
l>res <le droit et des iiieiiibres choisis i)ar l'adaii- 
nistratiou. Le ministre de rinstruction [lublirpie 
et des beaux arts a réuni ensuite les quatre sec- 
lions du jury du groupe 1, qui se sont constituées 
imniédialcmenl par la nomination de leurs bu- 
reaux. 

Le règlement [Miblié et distritiué le 7 février 1877 
était relatif au dépôt des ouvrages ; les indications 
de ce règlemenl ont été coriiplétécs ]>ar un avis 
en date du 17 mai, par lequel les artistes étaient 
invités à renouveler, jusqu'au l.ï juin, les décla- 
rations failes antérieurement, ces déclarations, re- 
flues et classée» pendant les mois de janvier, fé- 
vrier, mars et avril, ayant été reconnues incom- 
plète» et insuffisantes. 

Le jury de peinture, convoqué pour l'examen 
des déclarations, a fonelionoé le 20, le 21 et le 28 
juin, les elle 7 juillet, le 24 octobre; le jury de 



ET DE LA CURIOSITÉ 



sculpture a fonctionné le 22 et le 26 juin; le jury 
d'architecture, le 25 juin ; le jury de gravure et 
de lithographie, le 25 juin. 

Dans les derniers jours d'août, des lettres ont 
été adressées aux artistes pour leur notifier le ré- 
sultat des travaux du jury d'admission, suivant 
les quatre catégories ci-après : 

i° Ouvraiics admis d'oftice ; 2° ouvrages non 
admis d'office, et dont l'examen est ajourné au 
mois de janvier 1878; 3° dessins, jiastels, minia- 
tures, etc., dont l'examen est ajourné au mois de 
janvier, selon le vœu du jury; 4° enfin, lettres 
d'avis faisant connaître que les notices non re- 
nouvelées n'ont point été examinées. 

Le travail du jury d'admission se décompose 
ainsi qu'il suit : 



GENRES 



Peinture 

Dessins 

Sculpture 

Gravure en médaille 
et sur pierres fines. 

Architecture 

Gravure 

Lithographie 

Totaux 



H H 5 

- a 


a aï 

w o -M 

= < — 

i ? -j 

O o 'ri 


[S -^ 
— ~- 

< 


857 


2.856 


221 


433 


1.150 




280 


876 


112 


22 


59 


11 


134 


259 


48 


141 


377 


34 


27 


66 


6 


1.894 


5.583 


432 



o « o 
< ^ r 



798 
264 

29 
104 
176 

19 

1.390 



Les ouvrages admis d office sont donc au nom- 
bre de 1.390. Il faudra ajouter à ce nombre les 
dessins et autres ouvrages qui pourront être reçus 
à l'examen de janvier 1878. 

Cet examen définitif des œuvres dont le jury 
n'avait pas conservé un souvenir précis a été fixé 
du 5 au 20 janvier 1878. Le jury a même exprimé 
le vœu que le dépôt des ouvrages admis d'office 
eût lieu au palais des Champs-Elysées, du 15 au 
20 mars, époque où il sera certainement j)0ssible 
de les transporter, avec tout le soin et tout le 
respect qu'ils méritent, dans les galeries du Champ 
de Mars. 

Dès le mois de septembre dernier, on a com- 
mencé, pour les ouvrages admis d'office, la pré- 
paration des fiches destinées à l'impression du 
catalogue. En outre, on apprête, dès à présent, 
tout ce qu'il convieut de prévoir pour l'enregis- 
trement, le numérotage et la mise en ordre des 
peintures, sculptures, gravures, etc., qui seront 
présentées par les artistes au palais des Champs- 
Elysées, en janvier et en mars 1878. Quant uu 
matériel nécessaire au transport et au placement 
des ouvrages dans les galeries de l'Exposition 
universelle, un inventaire du matériel des expo- 
sitions annuelles a été dressé, afin de se rendre 
compte de l'outillage qui pourrait être prêté au 
service de l'Exposition, et du matériel complé- 
mentaire qu'il sera nécessaire de réunir pour le 
travail du placement et du mouvement des œuvres 
d'art. 

En résumé, la marche des travaux administratifs 
de la section des beaux-arts a été aussi régulière 
que possible, malgré la nature complexe et déli- 
cate des intérêts qu'elle doit ménager. L'Exposition 
universelle de 1867 avait offert à l'appréciation 
des connaisseurs environ 1.000 ouvrages des ar- 



tistes français. Le tableau ci-dessus montre que 
nous pouvons compter déjà sur 1.400 ouvrages 
environ ; l'examen de janvier augmentera proba- 
blement ce nombre de plus d'un tiers El comme 
les jurys paraissent à bon droit préoccupés dé 
n'admettre, dans ce concours international, que 
des œuvres d'une valeur incontestable, nous pou- 
vons espérer hautement que l'Exposition uni- 
verselle de 1878 maintiendra l'Ecole française au 
rang qu'elle a su conquérir en 1S55 et garder en 

1867. 

(.1 suivre.) 



BIBLIOGRAPHIE 



Les Mosaïques de Ravenne (die Mosaiken von Ua- 
venna), par M. J. P. Kichter. Vienne, Braumei- 
der, 1878, un vol. in-8o, avec 4 planches. 
Un des élèves les plus distingués de M. de Rossi, 
M. Ricbter, vient de consacrer aux Mosaïques de 
Ravenne une étude approfondie, dans lafpielle il 
décrit avec le pbis grand soin les (ouvrages encore 
existants, en retrace l'histoire, établit entre eux et 
les autres monuments chrétiens primitifs des rap- 
prochements, qui sont aussi instructifs au point 
de vue de l'iconographie et du symbolisme qu'à 
celui de la peinture proprement dite. Le travail <le 
M. Ricbter est divisé en trois sections correspon- 
dant aux trois grandes périodes de l'art ravennate : 
la période latine 'mosaïques du Baptistère des 
Orthodoxes et du Mausolée de Placidie), la période 
des Goths (mosaïques du Baptistère des Ariens et 
de Sanl'ApoUinare-Nuovo), la période byzantine 
(mosaïques de S^nt'Vital, delacbapelle archiépis- 
copale, de Saint-ApoUinare in Classe, de Saint- 
Jean l'Evangélisle). 

Ce volume ne peut manquer d être favorable- 
ment accueilli par tous ceux qui s'iutéressent à 
l'histoire de l'art chrétien primitif, dont Ravenne 
est, en quelque sorte, la seconde patrie. Il a droit 
à d'autant plus de sympathie que, de l'autre côté 
du Rhin, les études d'archéologie chrétienne sont 
loin d'avoir suivi l'impulsion que leur ont donnée, 
en Italie, M. de Rossi, en France, M. Le Blant. La 
tentative de M. Ricbter est un heureux présage et 
il faut espérer qu'il ne s'arrêtera pas en si beau 
chemin. L'histoire de la miniature italienne, celle 
de la sculpture et de la peinture des douze pre- 
miers siècles, sont des sujets qui mériteraient 
d'être étudiés à nouveau. Le champ, comme on 
voit est vaste, et il est à souhaiter que les 
hommes compétents et de bonne volonté ne fas- 
sent pas défaut. 

Quatre planches exécutées en héliogravure, 
d'après les excellentes photographies de M. Ricci, 
servent d'illustration au volume de M. Ricbter et 
nous fout connaître les spécimens les plus parfaits 
de la mosaïque ravennate. 

E. M. 

Revue des beaux-arts de Leipzig [Zeitschrift fur 
bildende Kunst). 1878, 4« livraison. 

Ouvra-es en métal et joyaux de l'Orient, par 
M Falke -Esquisse de Michel-Ange pour le 
Carton de la bataille de Gascina, parM, Thausmg. 



LA CHUOMQUK OKS AIITS 



La C«in;M,£tie de Rome, |>*r M. SUUer. — Let- 

' " . 1, i> .},„ _ j;„|. l'hiMoire do 

Iheriv do Homo, par 

L«' Helour à In Mnisun, 

Ziii.-. 1. - • !..< T<-m».l<' .lu 



J> Trmp$. » janvier. L'OrftWrerie, par 

;.^s lo Soint 
t ili'vsiii ilo l'arlislc ; 
(ia.>^t«in Sclu'-for. 

' janvier : rjiypre. par M. île 

, T.ii.lii i.ir \\ \owl«>Il\ 

• Ms iiiailrcs 

^ ' ,Mii. Shako- 

'IX. par l'Ii. Burly. 

ir M. <ie ('.«'snola ^2" 

I . Le monument de Wel- 



ythrtfrHM. IS janvier : Histoire des cartes à 
'" ' N«>uvelles pravures et 

•I d<' la Hiiyal Ara- 
article. — Los Kouil- 
'ibrinpr. — 20 jan- 

- • ; -, ... ....i de la Royal Aca- 

demy, anciens maîtres, 3» et dernifr article. 



.' 'irnal fit 1 : 



I» 
A M 



• — 270* livraison. 

liant, AlliorI !,évy, 

■ f Mii-'Sil. Madeiiioi- 

. M.'niiii<' llrli-nc. 

b. de .>cuvillt, lloyer, Riou, 



U Tottr du Uondr, 89i« livraison. Texte: 

S .<i\-Tiir« .i'::i,.- ..iiilias-ade .mplaive à Kach- 

|>ar MM. «Jiajiman et 

:•• rariiba>.-ade. 1873-1874. 

'^ • ' iri* médit*. — Dix dessins de 

i - ( ^ rneu. A. Hixens, H. Clergct, 

- brader, H. Catenac. i et K. Ronjat. 

'- i la librairie Hachette et C*, 79, 
boulerard Saint-Germain, à Paris. 



VENTES PROCHAINES 



i>e u. 



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rr<r ' 



D. Kl... 



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l*^ liant/" 

M rnre- 

;/rande 

M. 1). Sch..., 

'1 iirip d#'» 

iclW-reii 

lllotel 

'Il C f.'- 

' «onu'di 

■9 curio-il»'» 



ftuin", I rruTi' 



'h''« falenc«*i ita- 
iirruta, Gaffa^llo, 



r.aslol- Durante, etc., et parliouH^nMiuMil une bcllo 
coupe de l.iSS, ri'prosrnlanl le conibal tlos Con- 
laur»'!! et des Lnpilhes ; «les t"'iujiux byzantins; 
chi^sses et reliquaires; des émaux de Liniii^ies atlri- 
liués pour la pluiarl aux ^jrands (''(uuillenrs ; deâ, 
torreseuiles, des marbres, des bronzes. des bois 
et des ivoires seulptés des xV. xvt" e| xvii" siè- 
cles ; un petit elief (l'oMivre de l"ranc;ois Flamand, 
uu eippe enloun'' d'enfants el de satyres dan- 
sant ; des bijoux iineiens. do la vieille orfèvre- 
rie, des anliquilés, des iné<lailles, des bronzes 
d'anienblenient, de beaux inenbles, qnebpies tn- 
bleaux, oie. 

Cette vente sera fait"' par M" Clwule-* Pillel, 
commissaire-priscur, assisté dt- MM. Manriheini et. 
Ferai, experts. 



VEMi: IIKI.I.Y 

M. Léon Helly. ilonl l.i inorl récente a été vive- 
ment ressentie dans le monde des arts, était un 
de nos i>eiiitres orientalistes ji-s |iius renommés. 
.Xprès Marilbal et Fromentin, il avait su repro- 
duire dune faeon oriffiiiale et avec un talent tout 
à fait iiers(Uinel les sites cl les nneurs de l'Afrique 
et de IKfivpte. Ce ipii le distinfîuail surlonl, c'était 
la sincérité, l'exactitude, en un mot, la conleui' 
locale el toujours réaliste qu'il savait donner à 
ses tableaux. Après l'avoir vu. on connaissait 
l'Orient comme si l'on y eilt soi-même lonfttemps 
voyagé. <Jnoi((ne nomlireuses, se? œuvres sout 
relativement |tcii répandues. Aussi, la vente qui 
va avoir lien à rii<'itel Droucit, jiar suite de son 
décès, des tableaux, dessins et études qu'il a lais- 
sés, servira t-i'llc à le faire connaître et apprécier 
du jinblic amateur auquel elle réserve encore nue 
autre surjirise : c'est de montrer M. Bdly sous un 
jour eomplélement muiveau et inatleiulu, comme 
un des meilleurs peintres de paysages français. 
A ee litre, il relève de Rousseau et de Diaz et son 
nom mérite d'être placé parmi les premiers & côté 
des leurs. 

Cette vente, conliée aux soins de -M.M. Charles 
Pillel et Brame, est annoncée pour les lundi 11 et 
mardi 12 février. Elle sera précédée de deux 
ex|)08itioiis à l'iiôtel IJrouot, salles numéros 8 et9. 



CONCEHT.S IJI; DI.MANCIIK .! FKVlilKU 

CIHQI K DHIVKIt 

L'Ori^f/n, symphonie, Hubiiistein ; Allr;ffrelto, 
agilato, Mendelssohn ; Septuor, exécuté par MM. 
«;ri.'<e7, felarinetle], Schubert (tiassori). ,Mohr (cor), 
et tous les instrumenis à cordea, Heelhoven ; Con- 
cert-Sfiirk, pour violon, exécuté [lar rautenr, Si- 
vori ; Ouverture de Sii/urrl, E. Iteyer. 

TIlKMItK m; <;ilATKI.KT 

Christophe Colnrnh. ririe symphonie en ipialre 
parties, paroles de Méry. Chauvel et Sylvain Saint- 
Ktienne, musique de Félicien David. 

.M. .Maiioury ^de rO[)éra), Chrislo|)he Colomb; 
\jii. \r.rgin. Elvire. un mousse, la rnere indienne; 
.M. Warot (du théâtre royal de la Monnaie;, Fer- 
nand ; M"* Rousseil, la Musc de l'histoire. 



ET DE LA CURIOSITE 



39 



OBJETS D'ART 

ET D'AMEUBLEMENT 

Porcelaines anciennes de Chine, faïences de 
Délit et do Hliodes, p;ij-aiidoles et ajj[>liques 
garnies de cristaux de roche, meubles des 
époques Louis XV et Louis XVI, beau cabinet 
en bois d'ébène sculpté. 

VENTE HOTEL DROUOT, SALLEN°8 

Le lundi 4 février 1878, à 2 heures. 

M* Charles PILLET, comniissaire-priseur, 
rue de la (Jrange-Balelière, 10; 

M. Charles MANNHEIM, expert, rue Saint- 
Georges, 7, 

CHEZ LESQUELS SE TKOUVE LE CATALOGUK 

Exposition, le dimanche 3 février 1878, de 
1 heure à 5 heures 1/2. 



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aux enchères publiques, par suite du décès 
DE M. L ,.. T... 

D'un BEAU TABLEAU par Horace Vcrnet, 
représentant la Dernière Chasse de Louis XVI 
à Fontainebleau et de divers objets en bronze; 
porcelaines et cristaux. 

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Le mercredi 6 février 1878, à 4 heures 

M'' Léon LEBRUN, commissaire-priseur, 
rue de la Michodière, 20. 

M. GEORGE, expert, rue Laffitte, 12. 

Exposition publique, le même jour , de 
1 heure à 4 heures. 



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M. LÉON BELLY 

DE SES 

XABLB.A.XJX 

ÉTUDES ET DESSINS 

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Les lundi 11 et mardi 12 février 1878, à 2 heures 
précises. 

M" Ch. PILLET, commissaire-priseur, 10, 
rue de la Grange-Batelière ; 
M. BRAME, expert, 47, rue Taitbout. 

CHEZ LESQUELS ON TROUVE LE CATALOGUE. 

Exposition particulière, le samedi 9 février ; 
publique, le dimanche 10 février 1878, de 
1 heure à 5 heures 1/2. 



COLLECTION DE Bl. D. SC«... 

Seo'c taire d'ambassade 

OBJETS D'ART 



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HAUTE eu R I OS I TÉ 

Faïences italiennes, faïences de Delft, Sculp- 
tures en terre cuite, en marbre, en bois, en 
ivoire. 



BEAU RELrQUAUlE EN FOUME DE CHOIX 

Émaux champlevés dits byzantins. Émaux 
de Limoges, Bijoux et Orfèvrerie des xVjXVI", 
XVII« et XVIII" siècles. Antiquités, Médailles. ' 

CIPPE sculpté par François Flamand 

Porcelaines, ColIVets, Bi'unzes d'anieuble- 
naent, Meubles sculptés. Broderies, Guipures, 
Tableaux anciens. 

Composant la Collection de M. I). Sch... 

Secrétaire d'ambassade. 

VENTE HOTEL DROUOT, SALLE N° 3. 

Les jeudi 7, vendredi 8 et samedi 9 lévrier 1878, 
à 2 heures. 

M« Charles PILLET, connnissaire-priseur, 
rue delà Grangi'-Batelière, 10. 

M. Charles MANNHEIM, expert, rue Saint- 
Georges, 7. 

M. FÉRAL, peintre-expert, fauboui'g Mont- 
martre, 54. 

CHEZ LESQUELS SE TMOUVE LE CATALOGUE. 

Exposition par^culiére, le mardi '6 février ; 
publique, le mercredi 6 février 1878, de 1 heure 
à 5 heures 1/2. 



Succession de M. Alfred SENSIER 

LETTRES AUTOGRAPHES 

COMPOSANT LA COLLECTION 
de Feu M. Alfred SENSIER 

VENTE HOTEL DROUOT, SALLE N° 7 

Les lundi 11, mardi 12 et mercredi 13 février 

1878, à 2 heures précises. 

M^ Ch. PILLET, commissaire-priseur, rue 
de la Grange-Batelière, 10; 

M. Etienne CHARAVAY, expert, rue de 
Seine, oi. 

Chez lesquels se trouve le catalogue. 

Exposition publique, le dimanche 10 février 
1878, de 2 heure à 5 heures. 



OBJETS d'art. — AUTOGRAPHES 

TABLEAUX ANCIENS ET MODERNES 

ANTOINE BAER 

Expert 

2, Rue Laffitte, Paris. 



40 



LA CHRONlOrK DES ARTS ET HE LA CURIOSITE 



ORJFTS IV MÎT 

ET D'AMEUBLEMENT 

Buns nias dukkkmuhik 

pur <.l ll«l \l'\ 

Piistr* en La- ri '.i. f tlo l.uujs XM et tU« 
||«rir-Anloinrttrrn arjr*>nt ropou<sr. OrK-vrorio 
fr*n{«i>e rt «Urinan.lc. Hijoux onnrlusilo roses 
»t autrr« dr *-U\e iMni'^tjuo. Niuiatiiros par 
A'.. H.\ll, ètf . Ht-ain fermoirs de livres 

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et dr Vot. 

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L«s lundi 18 «l mardi 19 lévrier. A 2 heures. 



e de M* Charles PILLET, 

iir. rue de l.i draiiitre-ltale- 



Par 
commi- 
lière, i»i. 

M. Ch. MANNHEIM. exp.rl, rue Saiiil- 
Ceorgc». 7. 

Erpofition partirulùre, le samedi Ift février 
1878. PubU'juc, le dimanrbe 17 février. 
De 1 heure à 5 heures. 



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M* Maurice DELESTRE, commissaire-pri- 
»«or. »uc<:e»>eur de M» Dklbbrglb-Cormo.nt, 
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priseur, me Ilidimt. JT. 

Assisté de M. LABITTE, expert, rue de 
Lille, 4. 

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Gaucher, Grateloup, IiiKoiif, Savarl, Saint- 
Aubin, etc. ViKiietles de Gravelot et autres 
orntmcnia : l)ielerliii, Uucorceau, Pillemenl, 
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Salle n° 2, au premier étage. 

Les lundi 25, mardi 26 et mercredi 27 février 
1878, â 7 h. du soir. 

M» MAURICE DELESTRE, c,oinmi.ssaire- 
pn^eur, UT.nir' llroiiot, successeur de M. Del- 
BBROUE-CORMONT. 

Assisté de M. VIGNÈRES, marchand d'es- 
tampe-, 21, rue- de |ii Monnaie, 4 l'entresol. 

CHEZ LESQUELS SE TROUVE I.E CATAI.OOUE. 



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N" 6 — t878 



BUREAUX, 8, RUE FAVART. 



9 Février 



I. A 



CHRONIQUE DES ARTS 

Kl" i)K LA Ci kiosriÉ 

Sl'PPI.FMKNT A LA GAZETTE DES BEAUX-ÀK IS 

PARAISSANT LE SAMEDI MATIN 

I.es uhonnês j une jiinée entière de Ij. Gazette des Beaux-Arts icçuncn ^ijiintfnwu 
Id. Chronique des Arts et do la Curiosité 



Un an 



PARIS ET DEPARTEMENTS 
12 fr. I Six mois. 



8 b 



CONCOURS ET EXPOSITIONS 



Un concours est ouvert entre tous les --culp- 
teurs français pour ériger une statue monu- 
mentale à M. Thiers. sur la place de la gare, 
à Nancy. 

Les modèles présentés au concours, et qui 
comprendront le monument complet, devront 
être au cinquième de l'exécution définitive ; ils 
seront en plâtre. Chaque artiste désignera la 
matière qu'il entendra employer pour le monu- 
ment. 

Les modèles devront être rendus à Paris 
avant le lo juin 1878, dans un local qui sera 
ultérieurement désigné, et où ils seront publi- 
quement exposés, avant et après leur classe- 
ment par le jury. 

Le jury cliargé de classer les esquisses et de 
décerner les prix, sera celui de TExposition 
Universelle section de sculpture); aucune 
adjonction de membres étrangers ne sera auto- 
risée. Les membres du jury qui auraient pris 
part au concours, se récuseront. 

Une somme de 4d.UC0 fr. sera allouée à 
l'artiste qui aura obtenu le premier prix. 
Le 2^ prix sera de 3.000 francs. 
Le 3« — 2.000 — 

Le 4« — 1.000 — 

La statue définitive devra avoir un minimum 
de 3 mètres de hauteur si elle est debout, et 
proportionnellement si elle est assise. Le pié- 
destal pourra être orné de bas-reliefs et de 
statues allégoriques. 

Pour plus amples renseignements, s'adresser 
à M. Belle ville, trésorier du Comité, 8, rue 
Montesquieu, à Nancy. 



L'exposition publique des projets envoyés 
au concours que la ville d'Angers a ouvert pour 



l'érection d'un monument à David, le sculpteur 
illustre, aura lieu pendant huit jours à la cha- 
pelle de IKcole des beaux-arts, rue Bonaparte, 
à partir d'aujourd'hui samedi !» courant. 

Quatre prix seront décernés; il y a douze 
exposants. 

L'exposition du cercle de l'Union artistique 
de la place Vendô^ne sera ouverte lundi pro- 
chain, 10 février. 

Parmi les ouvrages qui y figureront, nous 
pouvons citer un Saint Jérôme de Gérome, 
des sujets militaires de M.M. Détaille, de 
Neuville et Berne-Bellecour ; un Portrait 
d'homme de Carolus Duran ; Un intérieur de 
Harem de G. Boulanger; un Portrait de jeunes 
filles, de Jalabert;le Portrait de Diibufe, par 
Bonnat; une Vue de Lo?iire.«,par de Nittis ; des 
paysages de Japy, Benouville, etc.; une Nature 
morte de Ph. Rousseau; un Catali<^r, par J. L. 
Brown ; une Halte en Afrique, par Protais ; 
diflérents sujets de M.M. Jacquet, Lefebvre, 
Luminais, Landelle, Leloir, etc., etc. Nous 
reviendrons sur cette exposition. 



Appel aux poètes. Le vingtième concours 
poétique, ouvert en France, le 15 février 1878, 
sera clos le i'^^'juin 1878. Seize médailles, or, 
argent, bronze, seront décernées. Demander 
le programme, qui est envoyé franco, à M. Eva- 
risle Carrance, président du comité, 6, rue 
Molinier, à Agen (Lot-et-Garonne). Affranchir. 



Le Concours de Sèvres 



Le concours de Sèvres prouve une fois de 
plus qu'il est moins facile qu'on ne le crafi 
d'imaginer un vase de forme nouvelle. 

Il s'agissait, en effet, de composer un vase 



42 



LA CHRONIQUE DES ARTS 



et une coupe, ton? tieux sins anses, dostinc^s 
à être donnés en prix à l'Exposition univiM- 
selle, le premier dans la classe des Beaux- 
Arts,' la seconde dans la classe de l'Agri- 
culture. 

Le concours du vase a i'\^'' a une fadtlesso 
insigne, et. en dehors des quatre projets W'- 
serv^'S, aucun n'est à citer. 11 n'en a pas élô de 
même pour le concours de la coupe, car, en 
outre des quatre projets rôservi'-s, le jury en a 
mentiount* sent antres, auxquels nous nous 
permettrons d'en ajouter un huitième. 

Dans le concours du vase, les projets ré- 
servés pour une seconde épreuve sont les sui- 
vants: „ , . , • 
N» 0.. Good Luch, i>ar M. Sandner, archi- 
tecte. Vne urne à iorines géométriques sans 
pied et à large col, décorée de zones de feuil- 
lages en teintes plates, convenant autant i\ 
de's incrustations de pâtes colorées qu'à des 
peintures. Inlluence des faïences anglaises. 

N° 2S. l'n marteau et un ciseau ; M. E. Char- 
rier. Urne à panse ovoïde galhée, à couvercle 
et à pied, panse bleue décorée de pâtes blan- 
ches rapportées. Style de la Renaissance. 

^■° 40. Ncmo, M. Mayeux, architecte. Casso- 
lette. Panse en forme de coupe, sur un pied, 
haut couvercle à génératrice concave percé 
d'oritices en arc. Décor de nielles noir et or 
sur fond blanc. Le couvercle semble trop im- 
portant. 

N» 61. M. Edme Couty, élève de M. Galland. 
Coupe cvlindrique à couvercle sur un haut 
pied à balustre, dans le genre de celle que 
l'on attribue ii Holbcin. Fond bleu à orne- 
ments blancs saillants décorés de quelques 
touches d'or. Le tout, très-éléganl. 

Les projets les plus raisonnables portaient 
les n°* 53. Porcellana. Urne funéraire par la 
forme et la couleur, d'une tristesse désespé- 
rante, et 37. Ahasvérus. Urne à fond vert 
avec pâtes rapportées. 

Dans le concours de la coupe, les projets 
suivants ont été réservés. 

N» 60. Un fleuron. M. E'ime Couty, élève de 
M. Galland. Une coupe plate à génératrice 
courbe très-accentuée, sur une tige courte et 
un large pied. Deux projets de décor intérieur 
et extérieur inspirés tous deux par celui des 
faïences itaUennes du xvi« siècle que compo- 
sent surtout des feuillages: l'un en camaïeu 
bleu sur fond orangé : l'autre en camaïeu 
orangé sur fond bleu pâle. 

>'« 17. Ou monter ou descendre. M. Avisse de 
Sèvres, dont trois autres projets ont été men- 
tionnés (n°» U-lo-lfi), Coupe cylindrique à 
fond galbé sur pied en balustre, décorée d'une 
frise sur fond bleu et de nielles d'or. Coupe un 
peu lourde pour le pied. 

N» 26. Doncc. M. Aug. Clere, élève de UEcole 
nationale des ails décoratifs. Coupe sur pied 
en balustre, trop simple et lappelant un bout 
de tahle des services courants. Décor intérieur 
de sujets ruraux au trait d'un très-bon carac- 
tère. 

N" 62 bis. Une étoile, M. Daniel Alaux, élève 
de -M. Galland, Une coupe cylindrique sur pied 
en balustre. Frise à ornements hleus interrom- 



pus par dos camaïeux blancs sur fond noir. 
DéciM- intérieur de médaillons en* camaïeu sé- 
parés par une épaisse guirlande de feuilles. 
Style de la Renaissance. 

Les projets mentionnés, en nuire de ceux 
de M. J*aul Avisse de Sèvres, ont pour. auteurs 
MM. Morand (n" 64) et G. AInux (n" 63), tous 
deux élèves de M. Galland: MM. Faure (n" 13), 
Ceyian (n" 31) et Peret (n" 38), tous trois élè- 
ves de l'Ecole de Limoges qui avait envoyé un 
certain nombre d'autres ])rojels. Ils étaient 
tous reconnaissables à ce qu'ils indiquaient 
une inlluence manifeste des anciens peintres 
émailleurs limousins du xvi° siècle. Leur dé- 
cor se compose presque exclusivement d'en- 
trelacs blancs sur fond bleu lapis, ou bleus sur 
fond blanc. 

Nous mentionnerons ]iour notre compte par- 
ticulier le n" 14 (Sf; vos non vobis). Les formes 
de la coupe et de son pied sont un peu rigi- 
des. Le décor par teintes plates est un peu 
architectural par la simjdiilcation des for- 
mes. 

Ce modèle conviendrait mieux à la faïence 
qu'à la porcelaine, mais en définitive, il indi- 
que un excellent sentiment décoratif. 

A. D. 



ACTES ET DOCUMENTS OFFICIELS 

Réorganisation des services administratifs 

des Beaux-Arts, 

Le Journal officiel publie un arrêté du mi- 
nistre des beaux-arts en date du l""' février, 
instituant une commission chargée de prépa- 
rer un projet de réorganisation des services 
administratifs de la direction des beaux-arts 
près le ministère de l'instruction publique, des 
cultes et des beaux-arts. 

Cette commission est composée de : 
MM. Edouard Charton, sénateur, président ; 
le sous-secrétaire d'Etat, vice-président; Lam- 
bert de Sainte-Croix, sénateur, membre du 
conseil supérieur des beaux-art? et de la com- 
mission des théâtres ; Tirard, député ; Anto- 
nin Proust, député, membre de la commission 
des théâtres; Quicherat, directeur de l'Ecole 
des chartes, membre de la commission des 
monuments historiques et de la commission 
de l'inventaire général des richesses d'art de 
la France ; Marficau, conseiller d'Etat ; le vi- 
comte Delaborde, secrétaire perpétuel de l'A- 
cadémie des beaux-arts; Du Mesnil, conseiller 
d'Etat, directeur de l'enseignement supérieur; 
Louis do Ronchaud, inspecteur des beaux-arts. 



RAPPORT 

AU MlXrSTRE DE l,'l>STRUCTIO.N PUBLIQUE, 
DES CULTES ET DES BEAUX -AHTS 

Monsieur le ministre, 
Votre collègue, M. le ministre des travaux pu- 
blics, dans les attributions duquel se trouvent 



ET DE LA CURIOSITÉ 



les bâtiments civils, préparc de vastes entreprises 
à l'activité nationale. Ne jugerez-vons point qu'il 
conviendrait d'associer à ce mouvenient votre 
direction des beaux-arts, en rechercbant quelle 
part pourrait être fuite dans les travaux futurs 
à l'adujirable arnuie de peintres et de sculp- 
teurs dont la Franco peut disposer en ce nio- 
uieat? 

Notre école montre, chaque année, dans ses 
ex[)ositions publiques, combien elle est prête par 
la solidité de ses études et l'habitude des grandes 
ordonnances, à un ensemble de décorations mo- 
numentales qui feraient l'orgueil de notre p«ys 
tout entier. Que si ces fortes études qui ont pour 
but de stimuler et d'entretenir, non -seulement 
les expositions annuelles, uuiis le grand prix de 
Rome elle prix du Salon, demeuraient inemployées 
et, partant, inutiles, il n'est que trop certain qu'à 
bref délai l'école en perdrait le respect et l'usage, 
et qu'elle s'acheminerait rapidement vers nue 
décadence désormais inévitable. 

C'est à ce maintien salutaire de la grande pein- 
ture d'histoire qu'avaient visé les commandes, 
approuvées par vos prédécesseurs, de la décoration 
du Panthéon, du palais de la Légion d'honneur, 
des plafonds du Luxembourg et des quelques 
monuments de la province qui s'étaient offerts à 
nous, à Rouen, à Bordeaux, à Montpellier, à 
Amiens, au Havre, etc. 

Je vous proposerai aujourd'hui, monsieur le 
ministre, d'étendre et de régulariser le principe 
de tels travaux eu l'appliquant aux hôtels de ville, 
aux palais de justice, aux facultés de droit et de 
médecine, de sciences et de lettres, aux biblio- 
thèques et aux. musées, aux chambres de com- 
merce de la province, à tous les édifices, en un 
mot, qui relèvent soit de TEtàt, soit des munici- 
palités. Ce ne serait, d'ailleurs, que reprendre une 
tradition fort usitée en France à nos grandes 
époques d'art et particulièrement au dix-septième 
siècle, et dont témoignent l'hôtel de ville de Lyon, 
les palais de justice de Rennes et de Montpellier, 
et l'histoire de tant d'autres monuments de pro- 
vince à Rouen, à Aix, à Marseille, à Dijon, à Tou- 
louse, partout! 

Pour les édifices municipaux et départementaux, 
peut-être trouverez-vous dans votre administration 
des monuments historiques un précédent utile; 
là, villes et départements" participent, pour une 
somme convenue, aux dépenses qui sont résolues 
et dont eux seuls profitent. Quant aux bâti- 
ments de l'Etat, il va sans dire que l'Etat seul 
devrait y supporter les frais de décorations [iro- 
jelées. 

Pour couduii'e sagement et avec ordre une œuvre 
où toute la France serait mtéressée, vous jugerez 
qu'il serait bon, monsieur le ministre, d'ouvrir 
vme enquête sur les monuments i)ublics qui se- 
raient digues d'être classés dans la répartition 
successive des travaux de nos artistes. Et c'est 
pourquoi j'ai l'Iionueur de vous pi'oposer d'adres- 
ser à MAI. les préfets nue circulaire les invitant à 
étudier avec soin quels édifices de leur ressort 
appelleraient utilement la main de nos peintres et 
de nos siulpteurs, lesquels pourraient être choisis 
de préférence entre ceux que leiu' ville ou leur 
département a envoyés ou pensionnés dans nos 
grandes écoles d'art parisiennes et qui ont acquis 
science et honneur. 

Je suis profondément convaincu, monsieur le 



le ministre, ([ue nos assemblées législatives, héri- 
tières des prérogatives et des ressources de nos 
anciennes assemblées provinciales, des Etats de 
Bourgogne, de Brtîtagne, de Provence ou de Lan- 
guedoc, ue se montreraient pas moins empressées 
qu'elles à voter les fonds nécessaires pour la dé- 
coration des monuments publics de leurs villes. 
Elles ne seraient pas moins soucieuses d'élever 
l'esprit et le goût de leurs populations par le spec- 
tacle des plus belles inventions de leurs artistes 
et des plus nobles souvenirs de leur histoire ; nos 
Chambres, enfin, auraient certainement à ctcur 
d'entretenir, en les répandant sur toute la surface 
du pays, la sève et la vie d(! cet art framjais, source 
de notre plus vraie richesse qui, par elles seides, 
peut durer et qui, sans leur appui, peut tout à 
coup s'étioler et mourir. 

J'ai l'honneur d'être, avec un profond respect, 
monsieur le ministre, votre très-humble et très- 
dévoué serviteur. 

Le direcleur des beaux-arts, 

PII. DE CIIENNEVIÈKES. 

Approuvé : 
Le ministre da l'instruction publique, 
des cultes et des beaux-arts , 

A. liAHDOUX. 

A la suite de ce rapport, le ministre de l'in- 
structiou publique et des beaux-arts a adressé 
aux préfets une circulaire les priant de lui 
faire parvenir l'état de tous les monuments 
publics de chaque déportement qui par leur 
construction et leur destination paraîtraient 
de nature à recevoir des décorations pictu- 
rales ou sculpturales. Les hôtels de ville, les 
palais de justice, les facultés, devront spécia- 
lement appeler l'attention, car c'est dans ces 
édifices que les beaux-arts peuvent exercer 
leur action la plus élevée, la plus morale, la 
plus instructive. Il va sans dire qu'aucune 
autre catégorie d'édifices publics n'est exclue 
dB la liste que l'on devra dresser et qui sera 
soumise à l'exameiî du conseil supérieur des 
beaux-arts. 



NOUVELLES 



^% L'Académie des beaux-arts, dans sa der- 
nière séance, a classé comme suit les candi- 
dats au feuteuil laissé vacant par la mort du 
graveur Martinet : 

N° 1, MM. Blanchard , graveur en taille- 
douce, etOudiué, graveur en médailles ; 

N° 2, MM. Morley, graveur en médailles, et 
Bertinot, graveur au burin; 

N"» .3, M. Salmon, graveur au bui'in. 

A cette liste, présentée par les deux sections 
de gravure, l'Académie a joint les noms de 
MM. Pollet et Huot, graveurs au burin ; Pons- 
carme, graveur en médailles ; Gaillard et Fla- 
meng, graveurs au burin et à l'eau-lbi-te. C'est 
aujourd'hui samedi qu'aura lieu le vote 
déiinitif. 

/. MM. Teisserenc de Bort et Kianlz sent 



i4 



LA CHRONIQri: DK? AKTS 



allés voir dans latolior do M. Raudrv le dessin 
que cet éniinent artiste vient d'achever pour le 
diplôme de IKxposition universelle de 1878. 

M. Paul Haudiy a syniholisé la Frnvcc s'njt- 
puyant sur hi l'aix pour protéiicr k Travail. 

Cette leuvre sera reproduite juir le procédé 
(iouj)il. 



NECROLOGIE 



Le célèbre caricaturiste anglais Ceorge 
Cruikshank vient de mourir ;i Londres, à l'Age 
de «]iialie-vingl-six ans. A\ec lui disparait le 
dernier représentant de cette brillante école 
de dessinateurs satiriques qui s'était l'orméc 
sous le régne de «leorge 111 cl pendant la ré- 
gence du tîls de ce souverain. 

L'u'uvre de Cruikshank comj)rend des illus- 
tration-ï qu'il ]irodii.M)a dans plus de 200 volu- 
mes, livres d'élrenncs, albums, journaux, et 
environ3.000 dessins à la ])lume élan crayon. 
C'est toute une peinture des modes, des mirurs 
ctdes coutumes anglaises pendant trois quarts 
de siècle, retracées avec une humour et un 
sens arlistiipie qui n'avaient pas été égalés 
depuis llogarth. 

Parmi les premières séries de caricatures 
morales, il faut citer : la Maison du Marin, 
V Homme de lu hmc, le Curdonnier politique, la 
Vie de Londres ella Vie de Paris, les Anglais 
peints par eux-mêmes. 

La collection du Punch, dont il l'ut le con- 
stant collaborateur, louniit aussi de nom- 
breuses preuves du talent de George Cruiks- 
hank comme caricaturiste. 



Le sculpleui' CincinnatQ, Baruzzi, élève de 
Canova, vient de mourir dans la villa prin- 
cière qu'il s'était fait bâtir à Bologne (Italie), 
et où il avait réuni une remaïquable collec- 
tion de tableaux de maîtres et Qe statues an- 
tiques. 

Baruzzi, dont les principales œuvres ont 
été acquises par les jnusées d'Europe, laisse 
un nombre considérable de Vénus et de su- 
jets mythologiques. 



CORRESPONDANCE D'ANGLETERRE 



Aiijounl'bui je iiif; propo-K lie jelL-r un ra(ii<lc 
coup d'œil sur les tableaux les plus iuipijrtauts des 
écoles Uuuiaiide et bollaudaise qui se Irouvenl à 
l'Ex^'Ositiou d'iiiver de la Royal Academy. Ils ne 
sout pas nombreux, mais quelques-uns sout de 
grande valeur. 

Eu première hgu<-, il faut citer une (i-iiviu de i-.n 
luailre très-rare, Van der Meer, de iJelll, rlonl l«s 
tableaux, depuis les travaux de Bûrj,'er, sont de- 
venus le denletatuin des coUcclionueurs. L'bis- 
toire du tableau exposé celle aunée à Burlinf-dou 



House est assez remarquable. Il appartenait 
depuis longtemps à M, Vernon, de Hatley-Park, 
dont la galerie a été dispersée l'année passée. 
Dans le catalogue, il était attribué à .Aletzu ; mais 
avanl la veute, une discussion fut soulevée à pro- 
pos de son véritable auteur, el de lavis uuaninie 
des experts, il a élé reconnu pour être de A'an der 
Meer. C'est sous ce nom qu'il a été aolieté par lord Po- 
vverscourt. Ce tableau représente une jeune i'enune 
devant une fenêtre ouverte. La couleur domiiiaule 
est le bli'u clair du ciel, — d'un ciel bollandais. 
Toute la ligure, les traits, les vèlemenls, — nue 
capote el une pèlerine blancbes, — la table et 
fous les acçessciires sont enveloppés de celte lu- 
mière opaline. La jeune fenune, qui est sur le 
lioinl de fermer la croisée, est pleine d'animation. 
Elle est vêtue d'un corsage bleu el jaune recou- 
vrant une jupe d'un bleu plus foncé. Eu somme, 
l'harmonie claire du coloris et la liiiesse du dessin 
rehaussenl encore dans ce tableau la réputation 
de ce maître si rare et si recliercbé. 

Terbuic; est représenté i)ar deux spécimens, 
dont le meilleur est une Dôme à sa toilette. Ilieii 
de plus riche que le saliu blanc de sa robe, ni de 
plus habile comme exécution (jue le jeu de lu- 
mière des deux bougies ])0sées sur la table. Mais 
le coté le plus intéressauL de c(; tableau est dans 
la tigure accessoire d'une jeune fille eu corset bleu 
qui se tient au second plan. 

De Jean Steeu il y a (piatre morceaux, dont le 
plus imjiorlauL est, sans contestation possible, 
celui prèle par la reine el intitulé la Chayniirc. à 
coucher. C'est une j(;uue l'emme tpii suri du lit 
dans tout le désordre d'uue loilelle à j^'ine com- 
mencée, el son négligé uu peu exagéré fait un 
eoulrasle frappant avec le riclic mobilier de la 
cliandire. Tout près se trouve le eliarmant Corset 
Iticu de Metzu, ap[iarlenaul aujourd'hui à sir.lolm 
Neld, qui est trop connu des auiateurs jxmr qu'il 
soit nécessaire d'en donner une description. Deux 
jiortrails de Frans liais, deux d'Holbeiu, uu ta- 
bleau exquis de Pierre de lloogh, se[it Ilendtrandt, 
autant de Van Dyek, dont trois au moins du plus 
haut mérite, el neuf llubens, suffisent [)our indi- 
quer que les écoles du Nord sout bien représen- 
tées celle année à Burlington House. Les tableaux 
italiens soûl aussi d'un haut inlérèl, et je compte 
en dire quelques mots plus lard. 

La Royal Academy vient de remplir les rangs 
de ses associés eu uonmiaul aux i)Iaces vacantes 
M. Rivière, un peinlre d'auinuiux, M. Roehm, un 
sculpteur, el M Waterhouse, un ardiilecle. M. Ri- 
vière, dont le nom trahit l'origine fraucaise, est 
surtout conim à l'élranger ])ar les gravures de 
ses deux tableaux : les Coinita<inons d'Ulijsse el 
Daniel dans la fosic aux lioîts. M. Roebin, malgré 
son nom allemand, est plutôt français aussi dans 
sa manière. Depuis quelque temps il a été re- 
connu comme uu des rares artistes auf^lais qui 
avaient à cœur d'émanciper la sculpture nationale 
de,s langes du pseudo-classicisme doul elle a été 
si lùugtemiis enveloitpèe. M. Waterhouse est aussi 
un architecte qui a eu du courage, car il n'a ja- 
mais voulu se prosterner devant le néo-gotliiquc; 
dont sir Charles Rarry, sir Gilbert Scott et leurs 
coutemporaius ont voulu inaugurei- la renaissance 
en An<^lclerrc. Les ouvrages de M. Waterbouse 
les plus remarquables sont le Palais dt; Justice de 
Maachesler el le Musée d'histoire nalureUe di 



ET DE LA CLIKIOSITE 



45 



South Kensinglon, qui est sur le point d'être 
acbevé. L'un et l'autre bâtiment visent uu peu au 
romantique architectural, mais, dans tous les cas, 
ni l'un ni l'autre ne sont une imitation servile des 
styles anciens. 

Ai)rès un délai presque sans égal daus les an- 
nales de la lenteur britannique, le monument 
élevé dans la cathédrale de S;iint-Paul à la mé- 
moire du duc de Wellington vient d'être achevé. 
Le scul[»teur, M. Alfred Stevens, à qui le travail a 
été conlié cl qui s'en est acquitté avec talent, est 
mort avant de voir l'élaboration complète de son 
projet. 11 a pourtant vécu assez longtenqis pour 
que rien ne manquât au travail artistique, et sou 
successeur, M. Collman, a dignement et religieu- 
sement suivi les données de son aun. La hgure 
du duc repose étendue sous une arcade élevée, qui 
devait être surmontée d'un Saint (ieorges achevai, 
mais les autorités ecclésiastiques de la cathédrale 
se sont opiiosées à l'entrée d'un Ciivalier daus 
l'enceinte sacrée. La hgure a donc été remplacée 
par une couronne qui diminue de beaucoup l'am- 
pleur du dessin original. A chaque extrémité du 
sarc jphuge est un groupe, dont l'un représente 
la Couardise se cachant sous son bouclier aux 
pieds du Com-age, et l'autre la Vérité arrachant 
de la bouche du Mensonge sa double langue. Ces 
dsux groupes sont pleins de vigueur et de carac- 
tère, et l'idée de représenter le courage et la vé- 
rité sous des formes de femmes et le mensonge 
et la couardise sous celles d'hommes est assez ori- 
ginale. 

Le dais est supporté par des colonnes corin- 
thiennes dans le goût classique, qui sont à la fois 
légères et solides. 

Le comité chargé de faire honneur à la mémoire 
de John Stuart Mill, a fait choix de M. Woolner 
pour exécuter sa statue. Après un assez long délai, 
ce travail a été achevé, et le monument mis en sa 
place sur le quai du Temple. M. Mill est repré- 
senté assis sur son banc, à la Chambre des Com- 
munes. La tête est jetée en avant, comme si elle 
guettait les points faibles de l'argumentation d'un 
adversaire. Il y a daus la Hgure une expression 
de malaise nerveux et d'irritation mesquine, qui 
sont peu en accord avec les principes et la vie du 
philosophe. 11 y eut bien uu moment de sa vie, 
où Stuart Mill voulut se jeter dans l'arène poli- 
tique, mais ce ne lut qu'un épisode transitoire. 
Ses admirateurs aimeront mieux conserver le sou- 
venir des services qu'il a rendus à l'économie 
politique, à la logique et à la philosophie eu gé- 
néral. Quant au reste de la ligure, M. Woolner 
s'est laissé aller un peu trop à sou goût d'idéali- 
sation. Comme intelligence Mill fut sans doute un 
géant comme il y eu a peu de nos jours, mais 
son corps était frêle et sa taille au-dessous de la 
moyenne. 11 semble que le sculjiteur ait épuisé 
ses efforts à reproduire les traits de la figure, et 
qu'il ait laissé au fondeur le soin d'y ajouter un 
corps quelconque, pris au hasard, sur un modèle 
d'athlète. 

(-■1 ■suivre.) 

Lionel Uorinson 



CORRESPONDANCE DE BELGIQUE 



Je vous ai jiromis, dans ma dernière correspon- 
dance, de vous parler de l'exiiosition des anivree 
de Courbet au Cercle artistique de Uruxelles. 

Il y en avait quatorze, ]u"esque toutes du plus 
beau faire. L'une d'elles était une Marine, sur la- 
quelle les altistes du Cercle avaient déposé \ui« 
couronne d'inunorlelles. Je regrette, ])our ma part, 
qu'on n'ait pas cherclu'! à rendre cette exposition 
plus inq)orlante encore, eu demandant aux trois 
amateurs (jue j'ai eu l'occasion de citer ici, les 
Courbet ([u'ils possèdent. 

IJu portiait de Courbet par lui-même raiipelait 
ré[)0(|ue où il était troublé jiar les anciens. Il s'y 
est représ(mlé jouant du violoncelle, la tête 
t(jurnée vers le spectateur, avec les longs cheveux 
noirs et la collier de ba.be qu'il a répiHés si sou- 
vent. La pâleur des chairs est nuancée de tons ro- 
sés, et Si- détache sur un fond noir. Lue des mains 
tient l'archet avec un beau geste musical. C'est, 
dans l'ensendjlo, la cuisine de Ribera. 

Un autre portrait semblait préoccupé de Velas- 
i{nez: c'est un portrait de femme maigre et pincée 
La peinture est sèche comme le modèle, mais les 
mains sont nerveuses, avec un mécanisme qui 
tient du maître que je viens de nommer. 

Une tête-portrait se faisait remarquer ensuite 
par des recherches de distinction. Le galbe est dé- 
licat et s'enlève en demi-teinte sur un fond vert 
sondjre. C'est un joli morceau, mais secondaire. 

Un buste de femme, la gorge nue, lui était in- 
contestablement suiiérieur. La chair, laiteuse et 
grasse, y est modelée dans une [ileine clarté, 
avec ces bleuissements qui sont l'efflorescence des 
veinules sous la peau. La dame tient un miroir à 
la ujain et s'y regarde, la tête un peu penchée en 
avant. Une chaleur de vermillon allume ses joues. 
Belle peinture au pinceau souple et ferme. 

Près de ce décolleté, se trouvait un nu. C'était 
la réédition d'une des nombreuses limt/neuses que 
Courbet a peintes, mais avec des qualités de pre- 
mier ordre. 

La lemme est debout, dans une demi-teinte 
d'ombre, et son corps se cambre avec un beau 
mouvement. Pour fond, un paysage constellé de 
soleil. La chair a des moiteurs de pulpe et uu 
peu de sang rose eu colore les contours, du côté 
de la lumière. Des ombres grises soulignent les 
potelés, dans les creux, mettent une sourdine aux 
éclats nacrés de la peau; et un frisson d'aise 
semble dilater le grain des jambes. Il y a peu de 
morceaux de peintures modernes qui pourraient 
tenir à côté de cette peinture ferme et sobre. 

Cinq paysages montraient eu Courbet le i)eiid,rc 
du plein air. J'ai surtout remarqué un Automne 
d'uue belle humeur rare. Tout y est enlevé au 
couteau, ciel, teiraiu, frondaisons, avec la vail- 
lance des bons jours. Les tons de cuivre neuf, 
orange, citron, acajou et fer rouillé y résounent 
très-haut, par-dessus le calme des verts gris et 
des verts noirs; au milieu de cet orchestre, un 
bleu de roi tombe d'uue crevée de ciel. Exécution 
preste, qui n'a pas l'air d'être, de l'exécution, tant 
le morceau est improvisé. 

Uu Turrent avait cette même furie. A droite, une 



40 



LA OnUONIQUK DES AUTS 



maison, des rocbcrs pour fond, et an premier 
plan nne eau bouillonnante sur laquelle crèvent 
les l'ouuies. Courbet donnait à ses eaux ropacité 
et l'éclat poli des marbres ; il les égratigiiait sur 
des fonds de velours vert, laissant jouer les dessons 
ù travers des reclierclies de tons ]ihospliorescents. 

Cette cuisine se voyait encore dans un autre 
paysa^re qui représentait «ne mare au fond don 
entonnoir de rochei-s ; leau y avait un chatoiement 
de moisissure, lustré par les reflets A-ert-de-gris 
de la pierre. Entin. un paysaire largiMiient décoratif, 
taillé dans le manteau rouge des autonnies, re- 
portait à sa manière ancienne, un peu noire, mais 
très-ferme et marmoréenne à force de sclidilé. Il 
y avait à lavant-plan deux beaux chiens dune 
allure sculpturale et un lièvre fourré de roux,, 
grassement modeîé. 

Une Marine, vraie symphonie du Lieu, et un 
U'ès-lmnineux Bouquet complétaient cette petite 
expositiou qui est si bien venue à sou heure et a 
été, de la part des artistes et des amateurs belges, 
comme un suprême hommage à la mémoire du 
peintre. 

11 nous reste à dire quelques mots d'Etienne Le 
Roy, l'expert bien conQu qui vient de mourir. 

C.\M1LLE LE.M0.\'.MEn. 

(A suivre.) 

BIBLIOGRAPHIE 



Etude sur Franrois Bonneme H,, etc.. par R. 
de Brébisson. iu-S" de .32 pages. — Le Blauc- 
Hardel. Caen 1.S78. 

François Bonnemer, baptisé à Falaise le 14 octo- 
bre 1638 ; lauréat du prix de dessin en 1665, du 
prix de peinture en 1666, puis pensionnaire du roi 
à Rome, fut employé par Ch. Le Brun à son 
retour pour exécuter eu peinture, soit d'après 
ses com{tositions, soit d'après celles de Raphaël et 
autres, un certain nombre de modèles pour les 
Gobelios. où il mourut eu juin 16S9. 

^L R. de Brébisson, en écrivant cette notice sur 
unartit-têtrès-secoudaire, ne s'est pas fait d'illusion 
sur ses méritp.=;. H lui suftisail qu'il fût Normand 
pour ujériter d'être tiré de l'oubli où les biogra- 
phes l'avaient laissé. 

A. D. 

Revue des Deux Mondes. 1^'' février 1878. — 
Raphaël et .MioheJ-Ange, leur vie mondaine et 
politique, leurs poésies et leurs amours, par 
M. Henri Blaze de Bury. 

Galerie contemporaine littéraire et artistique \ 
n" 104. Pils, par M. Ijecq de Fonquières. avec 
dessin.s de l'artiste et photographie de son 
tableau : Lts zouaves dans la tranchée. 

Journal de la Jeunesse, 27 P livraison. — 
Texte : par Alfred Assollant, L. Léger, Ch. de 
Kaymond, M"= Gouraud et .M""" Gustave De- 
iiiouiin. 

iJessÏDS : Saliib, A, Marie, E. Théroiid 

L'; Tour du Monde, 802" livraison. — Texte : 
Souvenirs d'une ambassade anglai-^o à Kacbgar 
(Asie centrale), par MM. Chapinan cl Gordon, 
membres de lanibassade. 1873-1874. Texte et 
dessins inéilits. — Onze dessins de Kiou, F. 
Sorrieu, A. Rixt-in-, l'erdinandus, Sclirader, 
Deiorl, 0. Matthieu, Valmy et K. Konjat. 

Bureaux à la libniirie Hachette et C'", bou- 
levard Saint-Germain, 70, à Paris. 



VENTES PROCHAINES 



Tableaux 

COLLECTION DE FEU M. LE BAUO.N D... 

La collection de M. le baron D... comptait parmi 
les collections importai des de Paris. Par suite du 
décès de son propriétaire, elle est aujourd'hui, en 
partie, mise en vente. 

Elle contient, sous le titre de : Cuisme flamande, 
un des plus beaux David Teniers que l'on coQ- 
naisse, fin. brillant, ayant toute la précision, l'es- 
prit et la fermeté qui caractérisent les meilleures 
oHivres de ce maître; en deux mots, un tableau 
hors ligne. 

A côté de cette pièce remarquable, figurent dans 
divers genres, d'excellentes toiles ou panneaux, 
comme par exemple : Ulysse chez Circé, de Mieris, 
signé de 1G90 et qui a appartenu à plusieurs col- 
leclious classées; la Passage dic Gué el V Abreuvoir, 
par Duplessis, bous tableaux, signés ; deux spiri- 
tuelles coHiiiositions de Boilly, signées et gravées : 
Scènes de voleurs; des Heemsliorck qu'on prendrait 
pour des Brauwer; un Senove, très-fin ; trois gra- 
cieux Wouwermanu. un bon pâturage de Vau 
Slry, des oiseaux et des insectes île G. Bégyn ou 
de il. Ruysch, des fruits de Vau llnysum; d'autres 
I noms encore, J. Bolh, Parrocel, Dictrich, K. Du- 
jardin, Pater, et enfin un portrait de jeune fille 
. qu'on peut attribuer à Boucher. Qiiehinès tableaux 
' modernes, des aquarelles et des ouvrages illustrés 
complètent cette collection dont la vente aura lieu 
le 15 fé~-rier, après deux jours d'exposition. 
M. Charles Pillet, commissaire-iiriseur ; M. Ferai, 
expert. 



Objets d'art et ameublements 

Al'PAIiTENAM' A JU™" J. B. 

Cette vente livre aux acheteurs une des plus 
brillantes réunions d'objets d'art et d'ameu- 
blement du temps de LouisXVI qu'on ait peut- 
être jamais formée. Les tableaux y sont peu nom- 
bri'ux, mais ils ont déjà une notoriété bien éta- 
blie : ce sont trois portraits par Drouais; c(!ux du 
comte de Provence et du comte d'Artois, enfants, 
de la collection Penibrocke, et celui de la mar- 
quise de Poinpadour; puis celui de la comtesse 
Polocka par l>ainjii, et de l'infaute Isabelle des 
Pays-Bas, i)ar Simon de Vos, gravé dans la Ga- 
zelle des Beaux-Arts. 

Une des plus attrayantes curiosités de cette 
vente est assurément la magnifiipie garniture de 
toilette, unique eu son genre, composée de onze 
pièces, exécutées, en argent ciselé et doré, par 
E. T. Germain, un des orfèvres célèbres du xviiic 
siècle, pour le roi de Portugal. 

On y trfiuve encore; hs bustes de Louis XVi et 
de -Maiie-Autoinette, en argent re|)0ussé, ouvrages 
tiès-liueuient faits ; des bijoiix aiicii-ns et étrus- 
ques, des uiiuiatures |iar Augustin, Hall et autre~: 
des bronzes i>ar llou bm, des terres-cuites de 
Rolland; des Sevrés, des Saxe, ries faïences diver- 
ses; mais surtout des meubles et des sièges du 
temps de Louis XVI, très élégants et d'une perfec- 
tion inouïe coujuie liuessi- de sculpture, par Rie- 
seuer et autres; euiiu, de supeibes tapisseries 
des Cobelins, à sujets, d'iiiuès Boucher. 

Exposition pariiculière les 16 et 17 février ; 
ventes, les lundi Ih et mardi 1!), par le nduistére 
de M« Charles Pillet, assisté de M. Mauuheioi, 



ET DE I.A CURIOSITE 



47 



CONCEKTS DU DIMANCHE 10 PKVIUEH 

CO.NSEItVATOIIlE 

Symplioiiip en In mineur, M<Mi(lcl»solin: Vrih-e 
dumntin et du mir, clioMir <:nne ncconijta^'iii'iiiout, 
Kmilio (Ici Cnvalieri!; 2<^ cl 3' iiailic df Itotm-o rt 
.hi/ii-ltp, lirctor Ufrliuz; Clin-iii- iWiniiiih-, Liilly; 
Oiivi'itill"' (le f.i't.tliirr, Jlfrllniviii. 

r.inyiK i»'iiivh:n 

Syin|>lii>nif! itii ré majeur, Hi-i'lliovcii : Frufiiiieiil 
(Yllihigfiiio ni Tnurù/t', ciiaiilt'' riar M. (laillanl 
(Piciiiii) ; \'Arli*tim»r, ilraini' de M. Alplinii.':c 
Daiiilct, iniii:ii|ni- (lir (i. Ili/ct, — Mi-iiiirl, |..'ii lc>ii-~ 
les iii«tiiiiiifiils il coitlc-, Bûi liicriiii ; i\\r(\r.liii/iis 
Mmliftliiif, rliaiili'- par M. «iaillard (llacridcl; : Oii- 
vciliiir (1(1 Frcijsr/tiilz, Weber. 

TIIKATKK DU CHATEI.KT 

Si/)/i}i/iO)iie fidslinnlc, npi'tlioven ; Prrlinlc ol air 
lie danse, 2" audition, Cli. Lt'fehvrc ; Onverlnre 
du ('iiniarnl niiiirii/t, H. Deilioz ; Conrcrlo poni" 
jiiano, ••xr-iiili' par .M. Lnui- Dii'mcr. .M. i'Ai. Widdr ; 
Hucchana/r, 1'" audition, Saiul-Saëns ; Polonaisi' 
de Struenzée, Meyerbeer. 



VENTfci 

après décès de M. Thiriet, ancien directeur 
desécoles de Metz et du Havre. 

jVJ OIÎlLIJErt 

Meubles Louis XVT en acajou garnis de cui- 
vre, baromètre en Imis doré, collVet Louis XIIL 
encoignure laquée. 

Tableaux, aquarelles anciens et modernes ; 
cadres sculptés, porcelaines, faïences et bron- 
zes, objets de montre, curiosités diverses : 
livres. 

IIOTKL DROUOT, SALLE N" 3 

Les lundi 11 et mardi 12 février 1878, à 
1 heure 1,2 précise 

M MAURICE- DELESTRE, commissaire-' 
prisnir. iiie Drouot, 21. 
M GEORGE, expert, rue Laffitte, L2. 

Exj)osition, le dimanche 10 février. 
VL.MK PAR SUITE DE DÉCÈS 

DE 

M. LÉON BELLY 

DE SES 

ÉTUDES ET DESSINS 

et quelques TABLEAUX par divers 

VENTE HOTEL DROUOT, SALLES N''" 8 ET !» 

Les lundi 1 1 et mardi 12 février 1878. à 2 heures 
précises. 

M*^ Ch. PILLET, commissaire-priseur, 10, 
rue de la Grange-Batelière ; 

M. BRAME, expert, 47, rue Taitbout. 

CHEZ LESQUELS ON TROUVE LE CATALOGl E. 

Exposition particulière, le samedi 9 février ; 
publique, le dimanche 10 février 1878, de 
1 heure à 5 heures 1/2. 



VENTE 

aux enchères publiques 
ffitiipostml lu liifiliiilhéf/uc 

de feu M. LAFAURIE 

Cnmmaiideni- tle la Légion d'Iiotineui-, ancien 
ins|ieclcnr d.'s Finances, Conseiller-Mailn' jio- 
noraii'e à la (mut des Corniile». 

1U:E DES nO.NS-ENFANTS, 28 (mAIS(i\ 

sylvestre), salle N» i. 

Les lundi 11, mardi 12 mercredi 13, jeudi 14. 
vendredi 15 et samedi 16 février 1878 à 7 
heures et demie du soir. 

I»ar le ministère de M" ESCRIBE, commis- 
saire-j»ri.seur, rue de Iiano\ rr. (;. 

Assisté de M. Adolphe LABITTE, libraire 
de la nibliolhèque nationale, rue de Lille, 4 

CHEZ LESQUELS SE TltOLVE LE CATALOGUE 

NOTA. — Il y aura Exposition chaque jour 
de vente, de 2 heures à 4 heuies. 



OBJETS D'ART 

ET D'AMEUBLEMENT 

Très-beau meuble «le salun Louis XVI, com- 
posé de : 1 canajié et fauteuils, recouverts 
en tajasserie des Gobelins, lits Louis XVI, fau- 
teuils, chaises et taliourcis Louis XIII, F.ouis 
XIV et Louis XVI, crédence Louis XIII, meu - 
blés Louis XVI. 

IHIEUBtES D'ART ITALIENS 

(h-édence, vitrine, bureaux, tables, chaises, etc . 
Anciennes porcelaines de la (]hine, bronzes, 
gaines en marbre, objets de vitrine. 

ANCIENNES TAPISSERIES 

VENTE HOTEL DROUOT, .SALLE N° I 
Les lundi 11 et mardi 12 février. 

M'^ QUÉVREMONT, commissaire-priseur, 40, 

rue llichf-r. 

M. FULGENCE, expert, 9, rue Buffaut. 

Exposition publique, le dimanche 10 février 
1878, de 1 heure 1/2 à ii heures 1/2. 



OBJETS d'art ET DE CURIOSITÉ 

E. LOWENGARD 

26, rue Buffault, Paris 
SpéciaUté de Tapisseries et d'étoffes anciennes. 



I \ OHROMOIF HKS ARTS KT HK LA (UlRIOSITE 



TABLEAUX 

LANGEROGK 

VKVTK, IIOTKI. PROnOT. SAU.K N" H 

rue Kl. II. 1 . t". 
H nriTi.iNT.rR ...ri. i... ,V. ...... :, 

ui.inii lî W'vrierl878. 



ANCIENS ET WIODERHES 

' -IN>. (.HA\ I |{l.> 
'T, SAU.K N" I 
l^ jcud» 1* tvvncr 1878, ft 2 heures 

M' Charles PILLET. coniml - .n,.-i,- ;...,,, 
rue do I.T <ir.'»nf;««-|iatplM«iv, In. 

M. E. FÊRAL, pointro-r\|MM (. mui.. .\i<.ni- 
martre, îi4. 

TROrVE I.K r.\TAI,Or.l'E 

^n . I'' morrrrdi IH février 



TABLEAUX ANCIENS 

IMPOUT.VNTK (X')Mr(iSITI(i\ P \ K 

David TENIERS 

KT AITKKSllK : !.. |l(illl\ , .1. ISolll, l»i<>t lirll, 
I)ii Jardin. Diiplcssis. .1. \;m lliivsiim, \V. Mirris, 
llii\>cli, N.iii SIrv, W iiiiw iM in.iMii, i't<'. 

TABLEAUX lYIODERNES, AQUARELLES 

(»i;VUA(iKS ILl.l .STKLiS 

IHdVIWM Kl I \ < (tl.l II TION 

De feu le baron D.. 

VKMK IIOTKI, DKOUOT. .SAI.LK N" 8 
Le vendredi 15 février 1878, à 2 heures 1/2. 

(;i>.M»iis.>iAiiii:-i-iusi:in : i:xim;ut; 

M^ Ch. PILLET I M. FÈRAL 

1(1. rue (ir.-lliilflii'rc. • faiil». Mdiitiii.irln', ."li. 
(liiez lesquels se trouve le ralaloRUe. 
E.rpnsition jiartiridicrc, le mercredi I :i Irviici- 

I'iililii/ii(\ II! jeudi 14 février 1878. 
]U' I liriiri' à .'» liriires 1/2. 



VENTE 

MVliKS ANCIENS 

ET MODERNES 



(tvmt-, 



iT-firls et la Révoluli") 
;. ..* 'iMP, etc. 

«:OJ|POSA\T LA RIHLIOTIIICOrK 
de Feu M. Alired SENSIER 



»oy^} 



i->on Sylvestre 



ijcodl 14. vendredi 15. et samedi 16 février 
â 7 hcîjrç» 1 2 du soir. 

M« Charles PILLET, 

i'- ']■■ î.i (.r ,i:,.., l:.,t..- 



" î BAUi 



i«, 'iiij.iijr--i'\j,,.i I 



lol.II-: COLLECTION D'ESTAMPKS 
Boucher, Fragonard, Huet 

I *< >lt I It.VI l>S 

Vour illustvdlions 

(lliiivrcs <]<• helvaiiN, de Marcenay, Fir.ijiieL. 
Gaucher, Gratcloup, lriL,'niit, Savart, Saint- 
.\iiliiu. efc. \ iL'iiiltc- de Gravelot et aiilres 

ORNEMENTS 

|)innii.i\. iJn 1 iK.KAi , lMi,i.KMO\T, IIa.nson, bti;. 
Vente, Maison Sylvestre, 

HUE DKS BONS-ENFANTS, N" 28 

Salle n" 2, au jnernier étagi;. 

Les lundi 25, mardi 2G et mercredi 27 février 
1878. A 7 h du Boir. 

Me MAURICE-DELESTRE, eoniiiiissaire- 
ftri-seur, 27, iiie Mrouol, surcess«'ur de .M. Dki,- 

ItKROt.K-COUMONT. 

Assisté de M. VIGNfcRES, marrharid d'es- 
iiii[ie>, 21, rue de la .Monnaie, à leutrcsol. 

. MKZ LESQUELS SE TItOLVK I,E CATALOGUE. 



oner i6;«, a? heure$ 1/2. — De 

' rier 1878, â 7 heure$ (/2, 

'<T 1878, a 7 heures J/2. — 
nt.de I k 131, et qucl- 



-tmf.r DiSBOXS 1 O. li. r« du C«i.«u.t. 



OBJETS D AKT. — AUTOORAPHES 

TABLEAUX ANCIENS ET MODERNES 

ANTOINE BAER 
Expert 

2, Rue Lailitte, Paris. 



Le Ré<tacUw en chef, gérant : LOUIS GONSE 



N° 7-1878 



BUREAUX , 



RUE FAVART, 



16 Février 



LA 



CHRONIQUE DES ARTS 

ET DE LA CURIOSITÉ 

SUPPLÉMENT A LA GAZETTE DES BEAUX-ÀRTS 

PARAISSANT LE SAMfDI MATIN 

Les abonnés à une année entière de la Gazette des Beaux-Arts reçoivent gratuitement 
la Chronique des Aits et dj Li Curiosité. 



Un an . 



PARIS ET DEPARTEMENTS 
12 fr. I Six mois. 



8 fr 



MOUVEMENT DES ARTS 



La vente d'une partie de l'œuvre de Léon BoUy 
a eu lieu à l'hùtel Drouot avec un succès mar- 
qué. 

Parmi les toiles les plus importantes, citons : 

Dahieh engravée, 12.000 fr.; Femmes fellahs au 
bord du Nil, 12.000 fr.; Vue de la Basse-Egypte, 
2.550 fr.; Bords du Nil, 2.900 fr. 

Parmi les études : 

L'Allée de Choubrah, 1.020 fr.; Beyrouth, 1.200 fr.; 
Une rue du Caire, 1.400 fr.; Chameaux montés, 
2.700 fr. 

Les acquéreurs ont été invités à vouloir pi^êter 
les tableaux vendus pour l'Exposition des œuvi'es 
de Belly, qui est organisée à l'Ecole des beaux- 
arts. 



CONCOURS ET EXPOSITIONS 



La commission chargée de juger le concours 
du monument de David d'Angers s'est réunie, 
à l'Ecole des heaux-arts, sous la présidence de 
M. le maire de la ville d'Angers. 

Le nombre des concurrents était de douze : 

Void les noms des lauréats : 

l«"^prix: 3.000. — M. Louis Noël, de Pari--. 

2« — 2.000. — M. Schœnewerli. 

3« — 1.500. — M. Falguière. 

4^ — 1.000. — M. Taluet. 

M. Noël est chargé de l'exécution du monu- 
ment dont les frais se montent à 40.000 fr. 



Le jugement du concours d'architecture 
exposé, ces jours derniers, àl'École des beaux- 
arts, a été rendu. 



Le sujet donné aux élèves architectes de la 
première classe était : Un?, caserne de gendar- 
merie paur une grande ville. 

La première médaille a été (tbtenue par 
MM. Dejean et Naudin, la seconde parM.M. Bas- 
tien et Delagrave. MM. Beauvais, Moutiers, 
Uavoust, Julien, Joaunes, Douillet, Ilénar, 
Simal et Rivas ont eu des mentions hono- 
rables. 

Dans le concours d'esquisses pour la pre- 
mière clisse, une deuxième médaille a été dé- 
cernée à M. Chancelles. 

Dans la seconde classe (ornement), MM. Rad- 
wilwald, Schnell, Lechatelier ont obtenu des 
mentions de dessin. 

Conformément à l'arrêté ministériel du 2 
août 1877, l'élève architecte qui obtient la 
grande médaille d'émulation remporte aussi le 
prix de fin d'année, mais il s'engage à faire 
une étude sur un monument français dont 
on lui laisse le choix. 

Dans ces conditions, un rendu de l'église de 
Gonesse (Seine-et-Oise), exécuté par M. Abel 
Chance!, élève de M. Moyaux, a été accepté 
par le jury, qui a toutefois expi'imé le désir 
qu'à l'avenir le monument choisi ait plus d'im- 
portance. 



Le jury du Concours musical ouvert par la 
ville de Paris s'est réuni hier, à trois heures, 
au palais du Petit-Luxembourg, sous la prési- 
dence de M. Ferdinand Duval, préfet de la 
Seine. 

Les membres présents étaient: MM. Ambroise 
Thomas, Charles Gounod, François Bazin, mem- 
bres de l'Institut; Banderali, Ernest Boulanger, 
Cherouvier, Colonne, Léo Delibes, Franck, 
Guilmant, Ernest Guiraud, Hérold, Lenepveu, 
Leroux, Ortolan, Emile Perrin, Saint-Saëns, 
Vaucorbeil, 

Deux membres du jury, MM. Edouard André 
et Massenet, étaient absents. 

Il y a eu cinq tours de scrutin sansqu'aucun 
des concurrents réunit la majorité absolue. En j 



50 



LA CH no M QUE DES ARTS 



r.M 1«> «iii^nii tour a donné le n'-sultat suivant: 
Viradis prrrfw. V» toix; n» 17. lo Tussr, 



df 



lot 



1 



• ; MM. I 

rrrorron* 
franc*. 



.Ti\ de nouveau, a 

voix contre 1. «jue 

irait parla ce 

4 et J7. 

■~ i .iior> procédé à 

innl les nom» de,* 

/ > 1X7.M4 e>t Itruvie de 

-. M. Itenjantin (iodard est 

idé à la n>ajt»rité qu'il 
ri-hiiiiorable.*. 

e A la partition 
, et la secjnde à la 

s noms des auteurs de 
lie seriMit ouverts que si les 

/ et le Tasse, le* deux u-u- 

f}uo. seront exécut<!*s inté- 

.lélai rie six mois, 

iieut de concours, 

liilnii- <i itenjantin (iodanl 

la somme de cinq mille 



L'exposition des <ruvres du peintre Belly ou- 

--'ledi 1 fi février à l'Ecole des beuux- 

rontinuer les jours suivants de H à 

■ : I franc, au pndit de l'Asso- 
...... .; . .. listes peintres, sculpteurs, archi- 
tectes, grmTcars et dessinateurs. 



EXPOSITION DU CERCLE ARTISTIQUE 
DE LA PLACE VENDOMK 



l> • 'il (jerclc arlisti- 

qnr- ;,,ir le bon ton ; 

. Ceci ne fait pas 

gens de bonne 

;.;iitre, d'ailleurs, que 

> rhoso'i. Tout y est 

: ir des yeux. 

' ossu et co- 

ti.iij(.'nr<; cette année 

'IX dire son nouveau 

' ' 1''* pour 

- iii.Jit pas, 

■'•urs de ces 

aux seuls 

V- les ans à 



. un éj»^ment 

.'■ure ni pire 

■ 'levons 5I.M. iJon- 

, de Nittis, de 

1^1. p. I ni.ijj.*- noti-^^.i, Gérôme, c'est-à- 



dire liMilc la tlour élégante des grandes exhi- 
bitions du l'alais des Champs-Elysées. 

M. Carohis Duran expose deux jwirlraits, ce- 
lui, grandeur nature, de M. Leroy-Ucaiiliou, lo 
disert écrivain des Dclti'ts, assis à son bureau 
et lie noir velu, et un petit portrait d'eiilanl, 
debtuit devant une ample tliapeiie rouge ama- 
rantlie, qui (d»tieniienl le plus vif succès. Nous 
préférons le portrait dtMilan) qui est d'une 
grande i;aieté (le ton ; le rouge de la (lra|>erie 
ps\ superbe et |irol(tinl ; j'aime peu le modelé 
du bas de la ligure, qui mainpie un |»eu d'as- 
siette, mais les yeux et les joues sont d'un 
éclat et dune vie extraordinaires. Les mains 
sont traité' s trop en escpiisse, eu égard i"! la 
nature d'exécution de certaines autres |iarlies. 
M. Ronnat a eu la main bien plus heureuse 
que dans le Portrait ti'Edvwiril Dnbufe. Le 
modèle, il est vrai, est cobiré; il a l'expressicui 
vive et |»étillante; mais il ne va pas jusipi'à 
cetttf rulilance exagérée des chairs, (k' portrait, 
traité en ébauche vdioiilairement violente, ne 
doit pas être fouillé outre mesure. Heleiions 
seulement l'aspect de vie des yeux et du Iront. 
Ouant i"! la couleur, elle est, ce cpii est. lou- 
j(Uirs la grande force do M. Moiinat, pleine 
de vibrations lumineuses. 

L'un des deux tableaux de M. Détaille, 
l'A/cr/c, est vraiment excellent. M. Détaille a 
rarement fait mieux. La touche est ferme, vi- 
goureuse; l'ensemble est plein et bien d'ac- 
cord; l'intérêt concentré. Par-dessus tout, les 
expressitms sont d'une justesse parfaite. Il 
y a même dans l'opposition entre la raideur 
et le sang-froid du vieux général, vu de dos et 
solidement campé sur ses jambes, et le trouble 
inconscient des jeunes oflicicrl> (pii l'entourent, 
un eliet (le mimique approfondi (pie ne désa- 
vouerait jias M. Meissonier lui-même. Tableau 
remanjuable en vérité, et (pii fait le j)lus 
uraiiil honneur au jeune peintre. Nous en re- 
• ommatidons léludc attentive. — VJ. de Nittis 
se complaît dans les brouilbirds de l^ondres. 
Tous ceux, et nous sommes du nombre, qui 
éttiient les admirateurs de son talent si (in, 
si délicat, d<»ivenl le regretter; car rien au 
monde n'est plus anti-pictural (pie le brouillard 
sans air, sans lumière, des bords de la Tamise. 
Partout ailleurs le gris peut donner au peintre 
des tons charmants, des délicatesses lumi- 
neuses; ici, il est fumeux, opa(jue et monoto- 
nement triste. Aussi, malgré tout le talent 
déployé dans la vue delà Ihur/w; d Angleterre, 
avec le féroce va-et-vient du giand carrefour 
de la Cité, nous nous sentons mal à l'aise pour 
faire auj(»urd'hui un éloge. Nous remarque- 
rons, du reste, que les ligures du (tremier plan 
sont beaucoup tr(q) éclairées et beaiJcou[t trop 
faites pour un tel milieu et une telle* atmo- 
sjdière; et puis, nous devrons dire que cette 
toile, étouffée par les tonalités avoisinantes, 
transjdanlée en quelque sorte, est difficile 'i 
juger dans c»'tte ex|»osition. Elle nous séduit 
peu, mais nous reconnaissons volontiers que 
notre jugement n'est |(as sans appel. 

Les deux tableaux ^e M. de Seuville nous 
plaisent moins que d'habitude. La couleur en 
est rude; les plans en avancent les uns sur 
les autres, du moins pour l'un de» deux. Nous 
nous contenterons de les signaler. 



ET DE LA CURIOSITÉ 



51 



Quant aux deux nature morte de M. Phi- 
lippe Rousseau, le rare et puissant peintre, 
elles nous semblent tout bonnement do i»remière 
qualité. Il serait [)énibie d'avoir à choisir entre 
ces pèches au vin, qui orit une éloquence ir- 
résistible, et ce fromage de Brie, à demi cou- 
lant, qui est digne des suttVages des gourmets. 
Touche grasse, transparente et savoureuse 
dont le secret se perd. 

Le Sai7it Jérôme^ de M. fiérôme, est un cu- 
rieux tableau, et qui contient des parti, s de 
modelé étonnantes. Le samt dort la tête ap- 
puyée sui- son lion, un peu comme un cadavre 
sur la table de l'amphithéâtre. C'est un tableau 
mis sur le métier depuis longtemps. Ld, Gazette 
a publié en 1876 l'étude au crayon de cette 
œuvre singulière. 

Après ces pièces à succès, nous citerons ra- 
pidement parmi les peintres dont les envois 
sont le plus justement regardés : MM. Berne- 
Bellecour, — En tirailleurs, — Bernier, Clai- 
rin, Duez, — un charmant tableau dans les 
tons clairs, très-juste d'aspect, quoique traité 
en impression, le Restaurant, où l'on voit à 
droite un très-ressemblant portrait de M. De- 
taille, — Harlamotï, — un bon portrait d'homme, 
— Jacquet, Jalabart, — l'élégant et frais por- 
trait de deux jeunes filles, debout et groupées 
dans le même cadre ; œuvre de grande distinc- 
tion, — Jules Lefèvre, — une petite marchande 
d'oranges, finement burinée, — Emile Lévy, 
Albert Maignan, — une curieuse composition 
représentant Lucrèce Borgia à douze ans, — et 
Protais; dans la sculpture: MM. d'Epinay, 
Franceschi et de Saint-Marceaux. 

L. G. 



NOUVELLES 



,\ Le budget des Beaux-Arts a été voté 
hier : nous l'analyserons prochainement. 

,*, Par décret du 7 février, M. Gérôme a été 
promu au grade de commandeur de la Légion 
d'honneur, et M. Ziem à celui d'officier. 
MM. Ribot, Feyen-Perrin, Bin, Humbert, B. 
Desgoife, Barrias et Hirsch (architecte) sont 
nommés chevaliers. 

,% M. le baron Charles Davillier vient de 
faire don au Musée céramique de Sèvres de 
diverses porcelaines et faïences recueillies dans 
6K3 voyages en Espagne, en Italie et dans le 
Midi de la France. 

On remarque surtout parmi ce don un as- 
semblage de grands carreaux de revêtement 
qui décoraient le plafond de la grande salle 
de l'ancien palais des rois de Navarre. 

M. Je baron Davillier donne ainsi un bon 
exemple aux collectionneurs en distrayant des 
richesses de son cabinet les doub'es, ainsi que 
certaines pièces marquées à légendes ou avec 
gravures particulièrement intéressantes pour 



des collections techniques, telles que celles du 
Musée céramique de Sèvres. 

,\ M. Il' ministre des beaux-arts vient d'ar- 
rêter que l'escalier d'hoimeur du palais du 
Luxembourg serait décoié do panneaux de 
verdures et de lleurs exécutés par les manu- 
factures des (îobelinset do Beauvais. 

Les modèles ontélé commandés ;'i MM. Fran- 
çais, IIar|iignies, Lansyor, l'aiil Flandrin, Bel- 
let-(iaspard, Lacroix, Desgoll'e , Paul (]olin, 
Tony Faivre et M"*" Escallier. 

,\ On écrit de Bruxelles à la Pall Mail 
Gazette que les antiquités (pierres précieuses) 
qui ont été soustraites il y a deux mois au 
British Muséum par le baron de Freitheg vien- 
nent d'être restituées à ce musée par le marchand 
de curiosités de Bruxelles qui les avait achetées. 
Le gouvernement hollandais a demandé l'ex- 
tradition du coupable. 



NECROLOGIE 



M. Auguste Poulet-Malassis, dont le nom 
vivra dans la mémoire des bibliophiles, a suc- 
combé à une cruelle maladie dont il était at- 
teint depuis longtemps. 

M. Poulet-Malassis s'associa, il y a vingt ans, 
avec un imprimeur d'Alençon et s'efforça de 
faire revivre le goût pour les belles éditions. Il 
ressuscita les frontispices, les fleurons, les let- 
tres ornées, les culs-de-lampe, les impressions 
en deux couleurs. Chacune de ses éditions 
était pour lui l'objet d'une étude spéciale, et 
tout était combiné pour en faire une œuvre 
harmonieuse. Il chercha en même temps à 
mettre en relief des écrivains d'une réelle dis- 
tinction, mais dont beaucoup n'étaient pas 
encore appréciés du grand public. 

Le succès ne couronna point ses efforts ni 
son talent. 

Mentionnons également la mort de M. Al- 
bert de la Fizeliére, collaborateur du Monde 
illustré, un lettré et un érudit de grand ta- 
lent. 



ERNEST VINET 



Nous avons le regret d'annoncer la perte 
douloureuse qu'ont faite les lettres et les arts 
en la personne de notre collaborateur M. Er- 
nest Vinet, bibliothécaire de l'Ecole des Beaux- 
Arts, Les obsèques ont eu lieu mardi dernier, 
au miUeu d'un grand concours de savants et 
d'artistes. Des discours ont été prononcés sur 
sa tombe par MM. Albert Lenoir, Egger et 
Alfred Maury qui ont été les interprètes des 
sentiments de sympathie unanime laissés par 
M. Vinet. 

Nous ne saurions rendre un meilleur hom- 



st 



LA (.H ROM OIT nrs ARTS 



lU-.'cll T- 



;ro lie notn' rollahoratour 
. iiM \c (liscours i\v M. l.p- 
i «j»io lo iiian(|uo tli'>|t;uM' no 
pas tlo publior coux »loMM. Ki;- 
g«f fl AifrcU Ma«iry. 



Au nom de l'ÊcoIr nalionnlo do» h«»onx-arl!*. ri 

• ' •'<.-i-< - ••■ < .... 'i «lirifîo, jf prends la pa- 

1 a«ii«Mi à noir.' s.ivaul 

M Vin. t <pii. par s. m 

! pour r«''lii<lo, 

-. rri'-or ot il"'- 

. .'S noire prando 

\ dans loiiles Ip? 

;. C.«:-l a itUe sonroo inépnisaldi' 

. porî^i^vt^ranoo, qne noln* jeiini'^se 

IIS lo.« amis do.< aris viouncnl ap- 

.dlre. à apprécier h li-ur juste va- 

- Iravanx «le? artistes 'ini, depuis 

iuà nos jours, oui illuflré celte 

I est pour la luéiuoire de M. Vinet 

'■ reronnaissanre publi(iue, ainsi 

\'S «pii lui doivent nue partie 

notre école. 

' Vinel esl né en 180'i d'une 

-: 'on aïeul était conseiller à 

I : après avoir fait ses éludes 

- l.< ons de lÉcole de droit, 

rature, il fut juge audi- 

• ise en 182»;. et substitut 

• ur du fol à Nantes en ls.10. Tout eu 

'1 d«»« devoirs de sa charge il avail «les 

t l'en éloigner dan» l'avenir : 

liicienneset modernes, un goût 

!■ jiir i iiiti(piilé le conduisirent vers un 

;i convenait mieux; il donna sa déniis- 

AtUché au Cabinet des Médailles en 1849, ad- 

"•• ' %i 'iiignaut, secrétaire pcrpé- 

■ rijilions et beljes-leltres, 

on archéologique, il nj»- 

I à conn.iilre li?s monu- 

_ • et de rilalie, et depuis 

lor* il se livra meul à leur étude. 

M. Vin* t .1 un volume, soue le titre 

de rArt ■ • yip des mémoires et de nom- 

^•v^îT nr* maux qu'il publia sur ces ma- 

l.re de rinstitut archéologique 

la Société des antiquaires de 

<le la commission du Diction- 

«lea heaux-arts, il était bien 

lire de 1 Écolo des 

d'État, .M. le comte 

;)irff-tle place au mois 

1 »rs réunissant avec ar- 

publiés en France et à 

n int-'rveulion active au- 

;ic. les (in^andcn publica- 

il fit entrer dan» notre 

de la bibliographie an- 

nrr 

' iT^ ni enrichie au point d'at- 

'-, et de pré.'»enter 

■aux-artH une mine 

I, .M. Vinet pensa 

Ti«iteara ud guide 



srtr pour diriger lors recherches; il se mil donc 
A l'n'uvre, el sur un itlau nouveau qui lui appar- 
tient, il pulili.i. l'U Is7:t. un ("..ilalogne niétlioiiiquo 
des livres d'arl de la lUbliolhèciue. Km IST:!, le nii- 
uislre de 1 iiislrnclion piilili<|iie, faisaul, eiiIreiiviMi- 
<lre 1.1 grande piiltlicalioii destravaiix des peiisiou- 
naires .nchilecles de la France en (ïrèee et en lla- 
lie, M. Vinel fut niuniné secrétaire de la connnis- 
sion chargée d'eu surveiller l'exécvilion, il en a 
rédigé la préface historique. Mu IST.i il publiait 
re?«piisse d'une llisloire de rarchilecliu'e cliissiquo 
et faisait parait re la premier^' partie d'inie Uiblio- 
graphie générale des b(;aux-arls, eiitieprise sous 
les auspices du ministère de l'insliin lion jiMlili- 
que. 

Tels sont les nombreux et utiles travaux (pie 
l'art doit à notre l.iborieux el savant l'oiifrère, 
qui nous est si douioureusemenl ravi quand nous 
espérions le voir longtemps encore auprès de 
nous. 

Adieu, cher collègin-, adieu. 



CORRESPONDANCE DE BELGIQUE 



Je luc suis promis de consacrer quelques lignes 
de correspondance à un homme qui vient de 
mourir et dont la mort esl une perle sérieuse pour 
l'art. 

Je veux parler rrKlienne Le Roy. 

II était lils de |)einlre; son père a laissé des 
dessins qui sont chez Wollinglon. Son frère, Pierre 
Le Roy, qui peignait entre 1sno el ls:{5, avail une 
vraie valvur; il mourut i>oifrinaire. Très-jeuuc, 
Etienne s'occupa de tableaux ; il étudia avec 
ardeur les anciennes écoles, ht son apprentissage 
de restaurateur laborieusement el ne tanla pas à 
faire autorité. 

Je l'ai c(Uinu il y a cinq ans, lors de l'exposition 
à Bruxelles des tableaux de la collection Suer- 
inondt. L'iiouime était grand, large de carrure, 
avec une apparence anticipée de vieillard; mais 
l'œil avait un clignotemcnl très-lin au milieu de 
ce masque caduc. Il |)îirl;iil pc-u, avec la it.'iiteur 
qu'il mettait à se mouvoir, r'I no disait que ce 
ipi'il voulait dire, prudent tout à la fois el fin 
comme l'ambre. Sous celle lymphe se cachait une 
admiration sans bornes pour les anciens, pour 
Rubens surtout dont il avait à un degré prodi- 
gieux déchiffré l'arl. Il aurait voulu retenir dans le 
jiays tous ceux des Rubens qu'il jugeait iniliscu- 
tables. n fit des efforts surhumains |)our acquérir 
au .Musée de Bruxelles les deux sjilendidf!» por- 
traits de Rubens, cédés au prix de ItJO.OOO francs 
par la famille des comtes de Beaufort. f)n peut 
dire que c'est grAce ;ï lui rpie ces deux joyaux font 
partie des collections nationales. Une volonté trés- 
tenace se découvrait en Le Roy, dans cesmoraeuta; 
il n'épargnait ni paroles ni démarches, el le génie 
de la peinture llamande semblait être descendu en 
lui, jiour se défendre el faire va'oir ses droits. 

Parmi ses titres de gloire figure en première 
ligne la restauration des Bubens d'Anvers. Il nous 
a rendu la Descente tir rroix, pour ne parler que 
de ce merveilleux tableau, dans sa maturité 



ET DE LA CURIOSITÉ 



53 



magnifique de chff-d'œuvro éraaillé rt patiné par 
le temps. C'est peut-être la plus belli' page de sa 
vie, et en tout cas cette restauration est pour les 
restaurateurs de l'avenir, comme uu avertissement 
de respecter les maîtres au point de se sacrifier 
devant eux. 

C'était, en fait d'art, un très-fort e.xpcrt en écri- 
tures. 11 lisait couramment l'Iiistoire de l'art, savait 
jiar cœur tout ce qui était le côté matériel des mai- 
Ires, mais ne projetait pas au delà sa visée. La si- 
gnification supéricnre, le cc'jté mystérieux et idéal 
de l'art lui échappait. Il était saturé de pratiques, 
de manières, de métier, et cela avait uni par fer- 
mer ses yeux à la création même. 

En i8'4(j, lors de la vente des collections du roi 
de Hollande, quelqu'un lui demanda quel était le 
premier peintre du temps. 

— C'est de Keyzer, répondit-il, car c'est celui 
qui ressemble le plus à Van Dyck. 

Nicaise de Keyzer est ce peintre qui depuis a 
pris la direction de l'Académie des beaux-arts 
d'Anvers et dont, il y a quelques années, on inau- 
gurait, dans le vestibule d'entrée du musée anver- 
sois,les peintures décoratives l'epréseutant l'École 
flamande. 

Etienne Le Roy avait été touché par une cer- 
taine élégance à fleur de peau qui est le caractère 
du peintre de Keyzer, et il lui paraissait que le 
plus grand peintre vivant devait nécessairement 
ressembler à un grand peintre mort. 

Il ne s'est pas attaché aux modernes, qu'il n'eût 
pas compris ; sa préoccupation et sa tendresse 
ont été pour les anciens, et il s'est absorbé dans 
leur étude. 

II était intéressant à écouter lorsqu'il parlait du 
prix des tableaux. Des œuvres qui se vendaient 
10.000 et 20.000 fr. avaient passé par ses mains 
cotées 3.000 et 4.000 fr., et il s'étonnait de ces 
hautes fortunes. 

— Ils sont fous ! s'écriait-il eu faisant allusion 
aux amateurs. 

Etienne Leroy était expert des musées de 
Bruxelles ; mais la commission des musées se 
privait volontairement de son expérience et de 
ses conseils, on ne sait trop pourquoi ; jamais on 
ne le conseillait sur les achats. On avait plutôt re- 
cours à un autre expert, M. John Nieuwenhuys, 
lequel fait partie de la commission et en est resté 
aux jMieris et aux Shalcken. 

Cette injustice eût obtenu une réparation écla- 
tante si M. Le Roy avait vécu. Tout récemment, le 
nouveau directeur des beaux-arts avait proposé à 
la signature royale la nomination d'Etienne Le 
Roy aux fonctions de membre de la commission 
des musées. 

Camille Lemonnier. 



TRIBUNAUX 

L\ MAISON GOUPIL ET LÉO HERMANN. — COMMANDE DE 
TABLEAUX DE GENRE 

La maison Goupil prétendait que M. Léo Her- 
manu, peintre, s'était engagé à exécuter pour elle 
divers tableaux moyennant une somme de 10.700 fr. 

Jusque-là, rien de bien curieux ; mais, ce qui 



l'est, ce sont les titres des tableaux qui devaient 
être exécutés ; les voici : 

1° Deux Amis buveurs. 

2" Un Curé déi/ustateur. 

,{" Deux Curés rieurs. 

.'|0 U?i Curé ilchout rieur. 

ii» Vît Curé pécheur. 

(')" Un Pâtissier pleureur. 

.M. Ilerinann n'a exécuté (pi'une seule de ces 
(lîuvres : le Curé rieur dehout. Il déclare rpi'il ne 
s'est nullement engagé à exécuter, qu'il devait 
seulement composer un autre tableau pourhMpiel 
il avait reçu une somme de 2.000 fr.; que, ne 
l'ayant point fait et ne voulant point le faire, il 
s'olfrait de rendre cette somme. 

Les livres de la maison Goupil contredisent ces 
déclarations. Mais, devant le refus d'exécution 
exprimé [lar le peintre, le tribunal ne peut que 
déclarer le traité résilié et condamner M. Léo 
Ilermann à 500 fr. de dommages-intérêts. 



EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE 

DE 1878 
RAPPORT 

SUR LA. SITUATION DES TRAVAUX PRÉPARA- 
TOIRES AU l^"" NOVEMBRE 1877. 

(Voir le n^ 5 de la Chronique) 

Exposition des portraits nationaux historiques 

Les organisateurs de l'Exposition, ont été ame- 
nés de bonne heure à songer à donner à la 
peinture ancienne, dans les galeries du Champ 
de Mars, la place qu'elle ne pouvait trouver dans 
les salles de l'Exposition archéologique du Troca- 
déro, et ils se sont arrêtés, après examen, à la 
pensée de réunir une collection de portraits de 
personnages français, choisis dans les galeries 
publiques et privées, au double point de vue de 
l'intérêt historique et de la valeur artistique-. 

Un arrêté du ministre de l'instruction publique 
et des beaux-arts, en date du l^^'" février 1877, a 
chargé la commission de l'inventaire général des 
richesses d'art de la France d'organiser, au palais 
du Champ de Mars, cette galerie des i)ortrait3 
historiques nationaux. 

Dès le mois de mars, la commission se mettait 
en devoir de rédiger le règlement particulier de 
l'Exposition. L'art. 3 de ce règlement a été modifié 
par uu arrêté de M. le ministre de l'agriculture et 
du commerce, en date du 24 avril 1877. 

Eu mai, le règlement définitif a été rendu public. 
Pendant ce temps, la commission jjrocédait au 
dépouillement des livrets de nos musées de pro- 
vince, et des expositions rétrospectives qui ont eu 
lieu depuis un certain nombre d'années. Elle 
retrouvait ainsi la trace d'un millier de pc>rtraits 
historiques. 

La circulaire du 20 juin a été suivie de près par 
l'envoi des demandes de la commission de l'in- 
ventaire adressées aux possesseurs de tableaux, et 
déjà plus de cent cinquante portraits sont acquis 
à la galerie dont l'organisation est confiée à cette 
commission. 



1 V en HdMOl »• HKS AUTS 



vnndw «"ont ontrc 

r <|Hi' lailuuiu.-- 
•If* i>i>|it à luiit 



K\P*vsmo\ lUSTolUOl K I»K I. MIT ANCIKN 
«î miMOOiurwir i>r!* rmn.»» JttRAV.H(> 

!ivo <h* riiistoin» dn travail 

M «nivorsollo de Istî" a 

\ .-oiiviMiirs. Non-*oulciiioul 

:it> rt dcf» nioyons ctiiis- 

■ Ti-Fscnl 1«\« «'liiilrs piir 

aussi une art ion nin- 

i, ' >ur l.i prodiiclioii iiidiistricllo. 

n\ Irouv»' ilos modt''l<'!ï licnn'iix 

'MC.« de dérornlioii tomb»'?s 

■ avions de proct^dés i|tii, 

u-.iiKiu . iiKiit s, onl été par eux mis à 



> 

d 



■ - urs rt Plhi)nprn|ihiqn«'s du 

l>as moins d iiUcrêl. et 

d'iiinuoncp sur nos indiis- 

'.'' à le croire. Les rotlec- 

;rer auront encore un ea- 

l'en 1867, puisque, relte 

.'■'rno pas à exposer ses 

No» divers amateurs ont ex- 

montrcr au public les séries 

lou» les pays qu'ils ont patieni- 

vs. GrAee à eux, nos galeries du 

un asjterl encyclopédique ; elles 

ut aussi bien peut-être que nos 

Mars, mais à un point de 

îuhle d«>s productions dues 

C'est là un ré- 

veimes de tous 

-1 ii'iii- en collections 

•rr. permettent de consi- 





le nous puisons 




.. . illant <le8 p<ju- 


^• 


•'tran^i'-rs nous per- 


n 


• r a cette partie de 




J.ireoutUmé. 


1 


'U\ Trocadéro surpasse 




- celle de la galerie 




'•té. en IS67, consa- 




r>tle aujzmentation 


ri 


1" d'fïdriM'ltre, à coté 


ii 


no, de lor- 


t- 


' ' imens de 


•' 


r des réu- 


ri 


!•-• mobilier 


à^ >; 


• t des temps 


plw» « 


l».-^ armes, des 


*l,-.fï*-i 


M'- ■• •■■i.-iil. des carions 




.'>re«, des iostrumeol» de mu- 



'1* et lei procédé! indus- 

'fir d'- 'poqufcs le» plus 

de l'Extrém" 

. iront des repré- 

.t» (itutiit* du Trocadéro ; mais on 



y dpvra trouver encore des eolli'ctidiis dinstrn- 
luiiils scieutiliques, «les ducunient!* iirmeiiaiit de 
nos illustres inventeurs, des monuments de la pa- 
l(S>pr«pliie, tels que manuscrits et inscriptions, et 
nii'ine ces armes, ci-s ustensiles <runi! exéeution 
rudimeulaire «lont la malit>re. la forme et l'em- 
ploi, constituent connue des liens conununs entre 
toutes les piiiiulalions du plohe h l'étal, d'ei\fanee 
préhistorique. Les historiens et les arehéolopues 
posséderont doue là im <'hamp d'observations 
aussi fertile que relui (pii s'nll'rira aux artistes et 
aux industriels. Au reste, l'adresse maïuielle jiré- 
rède souvent l'état de civilisation policée. Ouel- 
ques lames île silex recueillies dans le vieux sol 
<le la (îaulo sont taillées avec une finesse (|ui 
ét<ume nos lapidaires, et les nèpres de rAfri(|u« 
équ.iloriale fabriquent des bijoux d'or avec uno 
délicatesse «pic l'I'.urope pourrait leur envier ; 
c'esi, un fait que, prAce à r<ibliî.'eauce de nos 
exposants, le philosophe pourra amplement vé- 
riHer. 

f.,e succès des finleries historiques el ethnogra- 
phiques de l'Kxposition de ls7s dépend entière- 
ment de la bonne volonté des eoUeclionneurs qui 
ne sont pas, comme les exposants de l'industrie, 
encouragés par l'attrait bien légitime des récom- 
penses. Mais cette bonne volonté désintéressée 
s'est manifestée de toutes parts avec mi em|ires- 
sement qui rlénote un véritable iialriotisme et un 
désir il'élre utile auquel s'associent cordialement 
qiu'lques-uns de nos plus éminents In'des étran- 
gers ; ceux-là qu'on est toujours certain de ren- 
contrer lorsqu'il s'agit d'accomplir une (Puvre 
bonne ou grande. 

Les membres de la eomniission d'adinisr-iun el 
de classification s'acquittent avez zèle d'une tAche 
qu'il onl acceiilée avec d. vouement. Il ne s'agit 
pas seidement [lour eux de constater l'existence 
d'objets d'une «irigine bien connue, comme ceux 
que produit l'industrie coulenifiorainc. Ils ont sur- 
t<iut ù apprécier 1 authenticité des renvres sou- 
mises à b'urexnmen, à en déterminer l'Age ev.icl, 
élément de première nécessité pour l'arrangenient, 
chronologique adopté, jiarfois à en établir ^en 
l'absence de fout renseignement) ce qu'on pour- 
rait ap|ieler Vtfffit civil. De la comparaison qu'ils 
sont afqn'lés à faire des objets les plus dillérents 
d'âge et de patrie, résultent trés-Bouvent des lu- 
mières nouvelles. 

La science a singulièrement à gagner dans ces 
assises tenues par des connaisseurs pleins d'ex- 
périence el de [icrspicacitè. 

Ce progrés d'insfructirm ne sera pas un des 
moindres fruits île l'Kxposition de IS?»*. 

L nislall.llion de foules les choses, précieuses à 
tant de titres, qui viennent d'être soirnnairetnenl 
signalées, a été [(ré|iatée avec sollicitude. In lo- 
cal bien éclairé, slriclemenl clos el gardé, de bel- 
les vitrines, à la construction desquelles l'expé- 
rien«;e des Expositions précédentes a iicrmis d'ajt 
porter diverses améliorations, telles sont les con- 
ditions matéri<;lles indispensables qui s'ajouteiil 
a o'iles rluii aul e ordre p'jur donner lieu de 
com|»ter sur im résultai digne de la grande so- 
lennité que nous préparons. 



ET DE LA CURIOSITE 



55 



ACADÉMIE DES IN3CRIPTI0NS 



FOUILLES DE PRENESTE 

Voici, d'après une note de M. Fernique, membre 
de l'Ecole française de Rome, l'énumération «om- 
maire des principaux objets mis au jour sur l'em- 
placement de la nécropole étrusque de Palestrina 
(Préneste), au lieu dit Columbella. Les sarco- 
phages explorés sont au nombre de cent trente 
environ. La jiUipart ne renferment que des osse- 
ments ; l'emplacement funéraire était marqué par 
dos ornements en forme de pomme de pin sup- 
portés par des bases, avec le nom du défunt. 

On a trouvé dans le sol beauconp de fragments 
de peintures, entre autres un buste de femme as- 
sez bien conservé ; luie quarantaine de monnaies 
impériales et un denier consulaire ; plusieurs bas- 
reliefs en terre cuite représentant deux chevaux 
tournés en sens inverse et séparés par un masque 
de bon ; deux bas-reliefs eu terre cuite, en fornie 
de cône, représentant l'enlèvement de Ganymède; 
une dizaine de cistes (coffrets de toilette avec 
anses, couvercle et pieds^, contenant des miroirs 
de métal, des strigilles (sorte de racloir avec man- 
che pour les soins de propreté au bain), des ai- 
guilles, des boîtes à fard, des peignes, des 
éponges. 

Les miroirs sont presque tous ornés de ces des- 
sins au trait qu'on nomme graffiti, mais ce sont 
des œuvres grossières ; de même la fabrication 
des cistes est vulgaire. Les poignées qui surmon- 
tent les couvercles représentent, comme d'ordi- 
naire, des lutteurs ou des femmes couchées. Ce- 
pendant, parmi les figurines de ce genre, il faut 
signaler deux types nouveaux ; d'abord une Mi- 
nerve casquée, vêtue d'une tunique, portant l'é- 
gide et le gorgonéion, tenant d'une main une 
lance ; la déesse est debout à côté d'un cheval 
qui se cabre ; le second type est formé d'un 
groupe qui nous mniitie deux femmes portant le 
corps d'un homme; l'une des femmes tient un 
poignard. 

UN VASE DE DODONE 

Dans la belle collection de bronzes recueillie 
par M. Carapauos dans la vallée de Tcbaracovis- 
ta, sur l'emplacement du sanctuaire de Dodone, 
il existe des anses, des cols, des goulots, des 
fragments de panse qui fourniront pendant long- 
temps aux antiquaires l'occasion d'exercer leur 
sagacité. M. Léon Heuzey avait remarqué une 
anse archaïque d'un très-beau travail et d'une 
forme surélevée. La difficulté pour l'adapter à 
une forme de vase quelconque gisait en ceci qu'à 
la partie supérieure de l'ause étaient fixées deux 
rondelles destinées à embrasser le col. En exa- 
minant les autres pièces delà collection, M. Heu- 
sey remarqua un col allongé, en forme de gout- 
tière et dessinant à peu près un quart de cercle. 
Bien que les dimensions comparées de l'anse et 
du col indiquassent nettement que les deux mor- 
ceaux provenaient de deux vases distincts, il était 
évident qu'ils provenaient de deux vases analogues 
pour la structure. D'ailleurs, l'anse et le col ainsi 



déterminés permettaient de rechercher dans les 
vases archaïques de terre un type analogue. 

Ce type s'est rencontré dans un vase de Santo- 
rin : on sait que la [loterie de cette île, trouvée 
sous une couche épaisse de terrain volcanique, 
remonte à une très-haute antiquité, puisque le 
souvenir du catîiclysme n'a pas même laissé de 
trace dans la légende. 

Le vase est constitué par nufi panse ovoïde al- 
longée, renversée en arrière et posée sur une base 
aplalie; le col est long et va s'amincissanl jus- 
qu'au goulot en gouttière ([uise projette en avant, 
alfcctant une certaine caujbrure ; au point où 
l'ause surélevée s'articule avec le goulot, on re- 
marque deux grosseurs qui rappellent !• s ron- 
delles du bronze. 

La partie supérieure et antérieure de la panse 
est ornée de deux pastillages qui représentent 
les seins, tandis que les deux grosseurs de la base 
du goulot semblent représenter des yeux. Il est 
donc extrêmement probable que le vase de Do- 
done appartenait à cette catégorie; elle était des- 
tinée aux ablutions et figurait à ce titre dans le mo- 
biber sacré du temple de Jupiter. 



VENTES PROCHAINES 



COLLECTION G. AROSA 

Celle-ci est bien véritablement une collection 
d'amateur. L'homme qui l'a formée est un des 
plus fins connaisseurs de Paris, ayant, en pein- 
ture, ses préférences marquées et cherchant avant 
tout à satisfaire son goût personnel. Admira- 
teur passionné du génie de Delacroix, il a réuni 
dix-sept de ses œuvres, et dans le nombre : Des- 
démone, Ivanhoé et Rebecca, Saint Sébastien, Arabe 
montant à cheval, Campement arabe , Paysage du 
Maroc, Hercule enchaînant Nérée, Sénèque mou- 
rant, etc., etc., plus deux belles copies d'après 
Rubens. 

Tous les maîtres aimés de M. Arosa sont ici 
non pas représentés seulement par un seul mor- 
ceau, mais ils ont, quelques-uns, jusqu'à sept ou 
huit tableaux. Ainsi Corot, avec le Petit Pécheur, 
Allée sous bois, Vue de Picardie, etc.; ainsi Cour- 
bet, avec les E^nvirons de Rambouillet, les Falaises 
d'Etretat, Marée montante. Jeune Femme endormie 
et le VioloncellisteAid<iv\\. de 1848; ainsi Jongkind, 
Diaz, Daumier et Tassaert ; ainsi d'autres encore 
comme Boudin , Chintreuil, Jacque, Harpignies, 
Veyrassat, qu'il est juste de nommer, et enfin 
Théodore Rousseau, dont la Lisière de bois, nue 
de ses toiles les plus merveilleuses, complète di- 
gnemeut cet ensemble d'œuvres charmantes, spi 
rituelles ou émouvantes, toutes choisies avec une 
intelligente délicatesse. 

La vente de ces tableaux aura lieu à l'hôte 
Drouot, salle 8, le lundi 25 févi-ier, après deux 
jours d'exposition, par les soins de MM. Charles 
Pillet et Georges Petit; quelques jours auparavant 
aura lieu également la vente d'une très-intéres- 
sante réunion de faïences appartenant au même 
amateur. 



l A CHHONIOUE '»Ks \!n«^ KT HK l.A (UMUOSITK 



CONCERT» m* niMANCIIK «7 KKVIUKII 



fv^ iM'ilÇIÎ . 



■■ ■ ' Ili'or 

piano 

liitl.r : 

i M. (lonnoti ; !"• 

M. Laiicii-n. 

M.imJii) ; flir d- 

x^Mili' jiar 

■ liniiii' csna- 

|.iir M. Cn- 

''«« t) Car- 

•" (Rop- 



OBJETS DE VITRINE 

Tabaliôrc» pI honlionnièros en or •'•maillé et 

•inaui, liijoiix divr>rs, por- 

joli raharet, tapis, joli 

■ii-i i»lcu turquoise, etc.; grou- 

-' cil ancienne porcelaine de 

.... .. .iue. 

VKXTB HOTKL DROUOT, SALLE N» 5 
Le mercredi 20 lévrier 1878 à deux heures. 

M* Charles PILLET, < <>iiiiiii-->airr-prisenr, 
rue d«- U «•r.*iic<-r..it<lii r.\ Kl; 

M. Charles MANNHEIM, expert, rue ^.lint- 
Gforge5, 7, 

" • • • - ^r IhOl'VE I,E CATALOOIK 

Et] ■ , I e m ardi 1 9 février 1 878 , 

de I heur« à ;« heures {/2. 



VENTE 



faïences ANCIENNES 

-K^ fAllHlMUK-S 

lUlienne*. Mau^e^<pJe«, Espagnoles, 

de Persecl il*: UJiudes, de Dclft, dcXevers, 

de Kouen et autres. 

PORCELAIRES DE LA CHINE ET DU JAPON 

. ;r '.K- i/K'.H A S i ii.i,. rS-. 

Composant la collection de M.G. AROSA 

'' V. N" .'{ 

LM)«adi2i ii23(«vrierl878. 

""• Ch PILLET re-priscar, ru*- 

HEIM, cx{»erl, rue Saini- 



d#>l4 



lT.''ryr. LE CATALOOLE. 

-^Tf-di 20 féTfier 
i t,2. 



TAIILEAUX MdllERNES 

y 1 

AQUARELLES 

par Alexandre FRANGIA 

/; /' A Q r A ni: L l ks 

par Loixis FRANGIA, son père 

m;mk iU)rKi. duouoi', sai.i.k n" 8. 

Lo vendredi 22 février 1878. à 2 heures 12. 

M" Ch. PILLET. citininissaire-piiseiir, 10, 
rii«> fie la (iraiiLri'-nalclière ; 

M. HARO, itcinire-experl, 20, r, Bonaparlo. 

/•>i)o.s(/jn» puhli<jw\ le jeudi il février I87K, 
de 1 heure i"i !> heures. 



MODERNES 

Composant la collection de M. G. AROSA 

VKNTK, HOTKL DROUOT, SALI.K N" H 
Lo lundi 25 février 1878, à 2 h. 1/2 

M' Charles PILLET, r(»ninii.>^.saire-priseiir, 
rue dr la (ir.iii^'.-ltaleliére, 10. 

M. Georges PETIT, marchand de lablcaux, 
7, rue Sainl-lieorges. 

<:lir.Z LKSyilKLS SK TROUVE LE CATALOGUE 

Exposition particulirrc, lo samedi 23 février; 
publiiiur, N- dimanche 2i février 1878, de 
1 heure à li heures 1/2. 



Kn distribution chez M. Etienne CHAR AVAY, 

archivisfe-jialéogra[ilie, expert en aulngraplics, 
rue de Seine, .'il : 

(>atal<tguc d'une impoitanto colleclion de 
l.ETTMKS AITOtiMAPlIKS et de DOCI'MlvVrS 
IIMOI'.JOIKS, provenant de feu M. J.-H.-W. 
WAGENER, consul de Suéde à Uerlin, dont 
la veille aura lieu à jjerliii, le 20 février 1878, 
par le>, M»in de M. All.erl i.OWS. 

M. Ktienne r.HAHAVAV, devant assister à 
la vente, se chargera des cdiiMnissions des 
amateurs français. 



OBJETS D'aBT. — AUTOGRAPHES 

TABLEAUX ANCIENS ET MODERNES 

ANTOINE BAER 

Expert 

2, Rue Laffitte, Paris. 

OHJKTS d'art et DE CURIOSITÉ 

E. LOWENGARD 

20, rue Buffault, l'ari.s 
S[>écialité de Tapisseries et d'étoffes anciennes. 



P.W. - I»^ r DEBOM et C. I». m. Ja CroUtw^l. 



U Rédacteur en chef, gérant : IX)UI8 OONSE 



N° 8 - 1878 



BUREAUX, 8, RUE FAVART. 



23 Février 



LA 



CHRONIQUE DES ARTS 

ET Di: LA CURIOSITÉ 

SUPPLÉMENT A LA GAZETTE DES BEAUX-ARTS 



PARAISSANT LE SAMEDI MATIN 



Les abonnés à une année entière de la Gazette des Beaux- Arts reçoivent gratuitement 
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PARIS ET DÉPARTEMENTS 
12 fr. I Six mois. 



8 f[ 



MOUVEMENT DES ARTS 



COLLECTION DE M^ J.-B. 

Me Ch. Pillet, commissaire - pi'iseiir 

Portrait du comte de Provence, enfant, par 
Drouais, 10.000 fr.; — un portrait du comte d'Ar- 
tois, par le même, 2.600 fr.; — un portrait de la 
comtesse de Potocka, par Lampi, 12.700 fr.; — l'in- 
fante Isabelle, par Simon de Vos, 3.600 fr.; — une 
miniature sur ivoire, 1.300 fr. 

— ^ Parmi les objets d'prfévrerie, citons : Un 
miroir aux armes de Portugal, 8.000 fr.; — deux 
plateaux, mêmes armoiries, 8.290 fr.; — Bustes 
de Louis XVI et de Marie-Antoinette, argent re- 
poussé, 2.o20 fr.; — deux fermoirs de livre en 
émaux, 2.880 fr.; — un couple de pigeons en vieux 
saxe, 4.700 fr. 

Eu sculpture : terre cuite, deux bustes, par 
Roland, 8.300 fr. 

En ameublement : un canapé Louis XVI, sculpté 
et doré, 8.100 fr. Enfin une tapisserie des Gobe- 
lins, le Repas, la Danse et la Musique, d'après Bou- 
cher, 12.000 fr. 



BIBLIOTHEQUE DE M. P 

Me Maurice Delestre, commissaire-priseur 

No 1 (Catalogue). Bible, de Robert Estienne 
{1343), 1.803 fr. — No 11. Les Provinciales, de 
Louis de Moutalte, Cologne (1637), 880 fr. — 
No 13. Oraison funèbre de la princesse Palatine, 
parBossuet, Pari^, Mabre-Cramoisy(1685),édit. or, 
1.600 fr. — No 19. Les Essais de Montaigne, Paris, 
AbelLangelier(1388),1.100 f.— No 22.LesCharactères 
des Passions, par le sieur de la Chambre, Paris, 
Rocolet (1648), 360 fr. — No 34. Quatre dessins 
originaux de Leprince pour les Saisons de Saint- 
Lambert, 1.100 fr. — No 33. Quatre dessins de 
Quéverdo pour le Déserteur de Sedaine, 1.000 fr. 
— No 38. Iconologie par figures, avec 20 dessins 



originaux de Cochin, 1.600 fr. — N'o G2. Margue- 
rites de la marguerite des Princesses, Lyon, Jean 
de Tournes (1547), 1.400 fr. — N» 73. Fables 
choisies de La Fontaine, avec figures d'Oudry, 
Paris, Desaint et Saillant (1733), 800 fr. — No 76. 
Contes de La Fontaine, avec figures d'Eiseu e 
Lemire, Amsterdam (1772), l.OPOfr.— N» 78. Poésies 
de Me Deshoulières, Paris, Villette (1707), 1.000 fr. 
— ÛEuvres de Rabelais, Paris, Jean-Frédéric Ber- 
nard (1741), 5.900 fr., etc. . ■ • 

La vente a produit 46.483 fr. 



NOUVELLES 



,% Les opérations du jury des beaux-arts, à 
l'Exposition universelle, pour la peinture et la 
sculpture, ont commencé cette semaine. 

,*, Nous annonçons avec le plus vif plaisir 
que notre collaborateur, M. Eugène Aliintz, 
vient d'être nommé bibliothécaire à l'Ecole des 
beaux-arts, en remplacement du regrettable 
M. Vinet, dont il était l'adjoint. 

Les artistes et les écrivains qui fréquentent 
la bibliulhèque ne pourront que se féliciter 
d'avoir pour guide l'un des jeunes savants qui 
honorent au plus h ut point la gcience mo- 
derne par l'esprit de méthode, l'ingéniosité et 
l'ardeur infatigable qu'ils apportent dans leurs 
travaux. 

M. Jouffroy succède à M. Eug. Mûntz dans 
l'emploi de bibliothécaire-adjoint, et M; Etienne 
Arago est, croyons-nous, nommé archiviste de 
l'Ecole. 

*^ L'Académie des beaux-arts, dans sa 

séance du 16 février, a nommé jurés-adjoints, 

pourprei:dre part aux jugements des concours 

aux grands prix de Rome : 

Pour la peinture, MM. Boulanger, Biennoury, 



58 



I A (HHOMOrK HHS AUTS 



rt I 



•■ On II 

Tsrd a V 



,1.1, i.i..... ....i>i. JaUbprt,Bli- 

ur* vu taille-*lo«CP. MM. Hollov 

>. .-u in,-.i.»;n.>, MM M.rl.'v ol 



. r. riMiiiiii'iit 

ut miM>.'> au 

I .iloi:ufs 

iilplrto- 

.(!! iiniiM' <M1- 

•\ prient itnpir «le 

iMii^ lurs, l'un <l<'s or- 

. il> MM-viront aiii>i îi 

, - .luxquols appartionnont 

:i> dans le Vadcrland , journal 

". Arnhom : •• M. Iloiirv Ha- 

\ jours «lans nutn* ville à 

■ ians les archives. ^Juoiijuil 

un rertain mystère et »ju"il 

. 'nies personnes, nous 

i'Ut î'tail de retrouver 

no labnque de faïence qui a 



Tifs bien renseign»"", ce but 

■ il aurait trouvé des pièces 
... ..«tant rcxistcDce d'une pa- 

mIIp de notre correspondant se 

. ce serait une belle lin 

!.f M. H.ivard a été chargé 

-. laquelle mission 

- dans les archives 

jr Kcufillir les documents 

:> à riiistoire de l'art et des 

' Henry Havard, que nous 
temps que le Yadcrland, 

■ \c répondre à notre sym- 

bien renseigné. 

uvert à Arnhem 

iixenl d'une manière 

si controversée de la 

même temps notre col- 

" qu'il réserve la pri- 

,..-.,. ., . .. ■> ,..,;. pour les lecteurs de la 

GaieU* des Btaux-Artt. 



mièret toile- 



NÉGROLO GIE 



- :i:cr ]n plu* fJoulolirCU'-e 

Charles François Daubigny, 

du 

■ ■ ■ ■ ' : I . à 

1 Pari!», aux suites 

' : il était âgé de 

a donné ses pre- 

1838 et de 184^j; 

en 18*8, une 1" en 

. f-\ une de 1" classe à 

... .:i,.-ry ede 1867.11 éUit olTi- 

a Légion d'boDoear. 



Charles Haubigny est resté sur la brèche 
pre>qiic jn>qu'au diMiiiiM" jour. Ses dernières 
e\posilioii> n'ont pas été les nuùns renurqua- 
bles. Il seinlilc «pi'au dérliii de la vie de cet ar- 
tiste, son vigoureiix talent de naturaliste se soit 
connue alleiidri, et ipiune part plus grande 
encore y ait été faite à la poésie, à l'idéal. 

I.a (iaztttc des Ilcaur-Arfs a publié vu 1874 
[\. IX. p. J.'ili et it)4) une (>xcelleiiti> élude de 
M. Frédéric Ilenriet sur le grand peintre dont 
il était l'ami et radniirateurlrès-entendu. Nous 
rappebins cet im|)ortaiit travail à nos lecteurs; 
ils y trouveront en même temps le catalogue 
des pièces gravées à l'eau-l'orte |>ar Daubigiiy, 
et dont nous avons eu la bonne foiliine de 
publier les spécimens les plus imiMulanls : Le 
sohil courhani, un Lever de Lune, le Mai'ais et 
lu PhKjc de Villervillc. 



EXPOSITION DES MISSIONS SCIENTIFIQUES 



Cela est intéressant, mais cm pouvait espé- 
rer que ce le serait encore davantage. 

Peut-être y a-t-il dans les salles lro|t de 
mannequins avec des oripeaux et dont les 
types ne sont jamais d'accord avec ceux des 
jdjotographies qui re|)résen1eiil les mêmes 
races. In de ces j)réteii(lus Indiens ressemble 
à un des acteurs du TliéAlre-Fran(;ais. Ailleurs, 
une jolie dame en cire, sous la véranda d'une 
li.icieiida, se penche à son balcon de bois et, 
(jiKiiiju'elle ait l'air bien raide, inspire le re- 
gret de n'avoir pas une guitare pour lui don- 
ner une sérénade. Les savants missionnaires, 
ainsi que les nomme la notice de l'exposition, 
errent près de cette belle dame et lui envoient 
des baisers. 

Oui, trop de mannequins, gauches, pen- 
chant de travers et sur (jui les oripeaux 
jiendent all'aissés et pileux comme des loques 
de noyés. Ce si>eclacle porto sans doute l'ef- 
Iroi dans l'Ame des moineaux et terrifiera jjIus 
d'un pauvre petit enfant. Je ne lui vois guère 
d'autre utilité. Les p(ds ont le dessus dans 
cette exhibition. L't'tlinograi)hie est une belle 
chose, l'art colombien, péruvien et mexicain, 
est aussi une belle chose; mais je crains que 
les pots, les cailloux, les lléches, les crânes, 
etc., ne nous reviennent plus cher par la voie 
des missions que si on allait les acheter chez 
les brocanteurs. 

Les quelques spécimens de stèles carthagi- 
noises exposés par .M. de Sainte-.Marie et dis- 
traits de la collection de la Bibliothèque na- 
tionale sont la partie la jdus intéressante et la 
plus imposante de l'Exjiosition. Ce sont des 
monuments unvjUtH en Liirope actuellement 
et dont aucun musée étranger ne possède 
d'exemplaires. Ils éclairciront bien des ques- 
tions relatives i la civilisation et i l'art phéni- 
ciens. 

Une des choses les plus surprenantes qui en 
ressortent au Palais de l'Industrie spéciale- 
ment, c'est de retrouver le symbole lunaire 
carthaginois et la figure de la divinité aux 
bras levés sur les pots péruviens ! 



ET DE LA CURIOSITÉ 



59 



Un Anglais qui a écrit un livre sur le Pérou, 
le consul Hutchinson, croit beaucoup à l'ori- 
gine phénicienne de la civilisation du Mexique 
et du Pérou. Selon lui, ïAmcrica, journal de 
Bogota, prétendait, en 1870 ou 1872, qu'on 
avait découvert une stèle sidonicnne à Guaya- 
quil. 

L'exposition montre aussi un rapport assez 
frappant entre des idoles sibériennes photo- 
graphiées par M. Uljalvy et les plâtres dressés 
dans la salle péruvienne. 

Les missionnaires sont fort inégaux dans 
leurs récoltes. L'un, par exemple, n'a rap- 
porté que trois petits paniers; l'autre, au con 
traire, avec force mannequins, huttes, véran- 
das d'haciendas, décors peints, et grands 
plâtres reconstitués, c'est-à-dire un peu tra- 
duits at assez révisés, remplit toute une 
énorme salle. 

Comme art, ce sont les tessons de faïences 
et les briques ornementées, les bijoux du Tur- 
kestan, les harnais en turquoises cloisonnées, 
rapportés par M. Ufjalvy, et les bas-reliefs 
Khmers, de M. Harniaiid, rappelant certaines 
des sculptures sassanides de l'ouvrage de 
MM. Coste et Flandin sur la Perse, qui sont les 
objets supérieurs. 

Du côté du Mexique, une statue en porphyre 
du dieu Quetzalcoatl est assurément un beau 
spécimen de l'art d'Amérique et rappelle la 
facture égyptienne; des tètes coilfées et riantes 
en terre cuite évoquent à leur tuur le souvenir 
de figurines égypto-phéniciennes; des sceaux 
ou empreintes à tatouages montrent une jolie 
ornementation géomét'ique. Une certaine 
liberté ou une certaine énergie de modelé 
donne quelque souplesse vivante à divers 
bonshommes des vases péruviens, que M. de 
Longpérier, il y a déjà longtemps, trouvait 
as>-ez analogues aux vases étrusques en terre 
noire. 

En somme, nous qui ne nous occupons que 
d'art, nous sommes un peu désorientés au 
milieu des oiseaux empaillés, des couleuvres 
en bocal, des papilluns, des mannequins 
penchés de travers, et des drôles de paysages 
décoratifs qui forment, paraît-il, de précieux 
adjuvants aux études ethnographiques. 

J'oubliais l'exposition de M. Soldi, chargé 
d'une mission pour l'étude des procédés de la 
glyptique, depuis l'époque préhistorique jus- 
qu'à nos jours. 

li a constitué un petit musée composé de 
moulages de pierres gravées des diverses 
époques, auxquels est jointe la série des outils 
qu'emploie la glyptique, accompagnés de 
tableaux synoptiques et synchroniques, des 
progrès du dessin, de la nature des substances, 
et de l'outillage, selon les diverses périodes 
artistiques. 

En somme, l'idée de celte exposition a été 
intelligente et sera féconde; sa réalisation 
laisse quelque désenchantement, bien qu'elle 
semble nous transporter sur les quais du 
Havre, mais elle laisse entrevoir aussi tout 
l'intérêt qu'aurait dans l'avenir un musée 
comparatif complet, sérieux, des productions 
industrielles et artistiques, anciennes ou ac- 
tuelles, des races restées tant en dehors de 
l'antiquité classique que de la moderne civili- 



sation européenne, et tel que sera peut-être 
le grou[)e ethnographique à l'Exposition uni- 
verselle. 

DURANTV. 



CORRESPONDANCE 



A PROPOS DU rORTHAlT DE LUCAS DE LEYDE 

PAR Albert Durer. 
Mon cher directeur, 

Los lecteurs de la Chronique des A)-tx n'ont 
peut-être pas oublié une courte note publiée par 
moi dans le numéro du 19 janvier dernier. 

Il y était établi qu'un portrait, exposé d'abord 
au Burlmrjto>i Club, puis à la Groavenor Gallery, 
et attribué à Lucas de Loyde, devait être, sans 
aucun doute, restitué à Albert Durer. 

Cette note a itrovoqué, de la part do M. Sidney 
Colvin, dans The Acadenvj du 9 février, une rec- 
tificatiou, ou plutôt nue protostation dont la por- 
tée m'échappe. 

L'auteur, en etl'ot, loin de contester la justesse 
de mon attribution, la reconnaît pleinement : 
« La note de M. Ephrussi, dit-il, montre claire- 
ment qu'il a eu le mérite d'apercevoir le premier 
la signature originale effacée, lorsque le dessin 
n'était pas encore à la Grosvenor Gallery , mais 
au Burlington-Club.» Fort bien. Mais comment 
concilier cet aveu forcé avec quelques autres 
passages de la même lettre : « La pubUcité 
donnée à l'opinion de M. Ephrussi n'était pas né- 
cessaire pour établir l'attribution du dessin à Al- 
bert, et cette attribution n'est pas une question 
en litige, mais une certitude. »... «Tous les 
connaisseurs ont remarqué à la fois la différence 
de style entre ce dessin et ceux de Lucas de Leyde 
et sa parfaite ressemblance, au point de vue tech- 
nique et général, avec toute une série de portraits 
dessinés par Durer, spécialement avec ceux qu'il 
fit à Anvers dans les anuées 1520 et 1521.» «Cette 
découverte est devenue le bien commun de tous 
les connaisseurs qui ont vu le dessin à la Grosve- 
nor Gallerv depuis les premiers jours de l'Expo- 
sition. » Mais pourquoi les visiteurs des deux 
expositions n'ont-ils pas relevé l'erreur signalée 
dans la Chronique ? Pourquoi le dessin figjire-t-il 
encore dans le catalo^nle de la Grosvenor Gallery, 
sous le numéro 8(iO, avec le nom de Lucas de 
Leyde? Pourquoi, dans son travail sur Durer, où 
il est longuement question des rapports des deux 
maîtres, M. Sidney Colriu n'a-t-il pas saisi l'oc- 
casion toute naturelle de rétablir la vérité? Pour- 
quoi, enfin, rappelant i'entrevue des deux peintres 
à Anvers et citant ces propres mois de Durer: 
« J'ai pourtraict au crayon maître Lucas de 
Leyde » (1), M. Colvin ne dit-il absolument rien 
du beau dessin de la Grosvenor Gallery, dont il 
parle aujourd'hui avec tant de complaisance? 



Votre dévoué. 



Charles Ephrussi. 



Le 20 Février 1878. 



(1) Voir Tlie Portfolio , août 1877, p. 119. 



90 



LA l'.llHOMOl 1 l'IS AUTS 



U 



CORRESPONDANCE D ANGLETERRE 



t. ^iic .111 Miiil Inii cf 

i« offr«< <l<" l'in* rt'iiinr 

I • ' • "«■^- - n ):oliiio 

luo l'on 

iiiit Ira- 

:.Hl lis 

:i«', qui «li'vait 

.; . lA'f- nradi^- 

iirwilu Ji- soin «le pré- 

iivor, onl ru In bonne 

*-.Uii tous lo» |tnuni>aux do 

no (ivail pfinti* |»our lo 

•■, à Kloirnro. Du vi- 

-lo lui-mt'^iiie, rllc avait 

.: iiii uivail plu» important qui 

lutel bien connu cl cxislant «mj- 

t 

» question ayant été Iransforée 

,1 ,.._,. y pj( ri>ji(<vg jusqu'au 

■ le, rpoque à la<pu-lle 

' ■ ^ 'iont la rollectiou 

:ieaux de la pn'-- 

I f\ dispersés. Ils 
vêtu à Uiirlingtiin 

II valeur d'Lgolino 
-•■urs. On peut y 

• iir religieuse qui 
■i ?ou travail. 

ivera un «les rares la- 

'e la main du grand 

est au-dessu.^ de toute 

■ f in Viergr, n[i[iartenanl à 

•ort, est non-.'i-iilemciit de 

; TfMuier rang des meil- 

■ re. Elle fais^ait partie de 

a que Giolto fit pour 

^jrcnce. Vasori y (ait 

■ I ■ '^" ..iisiagmc que 

' [l'iiir la prc- 

>r un lit de 

•l de blanc 

,:ie-des-F1eiirs. 

Mst debout, prêt à 

la forme dun petit 

pleurs. La tête de 

r un onjfe. Tout 

' et d'ajx'.tres. L'ex- 

liDie. Al. Willelt a 

• Oîuvre qui n'est 
cpII* de M. Brom- 

/ '"■», peint 

pie où il 

' ri' i-.j ouvre, aux 

' ' ' Saitoru 

lis inlé- 

*. '"6té 

lils 

.i de 

Faftnllt; 

•■''■; «ne 

■lard de Vinci 

qui avait tu 



s'inspirer de la profomle tendresse du niatlre et 
un portriiil de jeune hoiuine allribuc'' aussi i^i Léo- 
nard. Il .lis (pu est vraiseiiiblaltleinent de Hellraf- 
!lo. Ces talileaux ajonlè.s à <le curieux spécimens 
de Cnnaletio, <lcs vues de Londres, où il a su 
rendn» un ciel plus gris et «les îdus moins clairs 
qtie dans son propre pays, h un Ihxjr du Tinloret, 
h un Christ au Temjttr de IMris Jlortloi\e, snllisenl 
h prouver qiu" les organisateurs de l'exposilion 
di' l'Academv n'ont pas fail unecamiiagne inutile, 
(.luand on ]iense au nombre de clii^lcaux seigneu- 
riaux el nn''mi' île simples maisons de campagne 
dont les colloclions de tableaux anciens n'ont pas 
encore été mises h contribution jiar les exposi- 
tions, nous avons bon espoir pour lu durée de 
l'intérêt des expositions dliiver. 

Les autorités du South Kensington .Muséum 
viennent de faire reproduire l'un des ebefs- 
d'œuvre de la Henaissance italienne, la célèbre 
Cantoria, sculptée <'n collaboration par Donatello 
et Luca délia Itobbia, et anjonrd'iiui conservée au 
Dargello de Florence. La reiiroduction qui en a 
été faite est à l'honneur des artistes qui s'en sont 
occupés et elle est un supplément jirécieux « 
l'histoire de la Renaissance italienne. 

L'obélisque d'Ali'xandrie, coimii sons le nom 
dAiguille de CléopiUre, a triomphé des dangers 
du voyage et se trouve aujourd'hui tranquille- 
ment amarré dans la Tamise. La place «pie le mo- 
nolithe devra occuper est encore .ù découvrir. 
Toutefois le premier emplacement choisi devant 
le nouveau palais et h coté de la vieille abbaye 
de Westminster a été fort heureusement aban- 
«lonné. Il est question maintenant de l'ériger aux 
bords de la Tamise même, par pure raison d'é«',o- 
nomie. Je me suis permis de dire, quand il a été 
question de faire venir l'obélisque à Lomlres, que 
le site qui semblait réunir le [dus d'avuulagiis 
était la place ouverte devant le Urilish .Muséum, 
où se trouvent réunis b-s meilleurs échantillons 
de la sculpture antique de tous les pays. 

Vous avez annoncé la mort, à un Age fort 
avancé, de George Criiikshank, le célèbre carica- 
turiste et aquafortiste, le di^'ue successeur des 
Ilogartb, des (iillray et des Rowlamlson. Connue 
le premier, il a toujours visé au côté moral de la 
caricaturi'.et s'il n'est pas toujours arrivé aux hau- 
t<;ur9 qu'atteint son maître, il n'a jamais non plus 
prêté son crayon aux violences de la caricature |io- 
iitique, comme le faisaient troj) souvent ses deux 
autres devanciers. Cruikshank avait, en même 
temps que la vigueur humoristiipie, un ci'jté sen- 
limental et idyllique. Et malgré la netteté parfois 
réalisU; au pomt «l'être crue avec laquelle il pei- 
gnait les terrible» conséipicnces de l'ivrognerie, 
un sentait qu'il s'épanouissait en esquissant les 
plaisirs de la vie paisible. Cruikshank s'est fait 
connaître d'abord par ses illn'^tralions aux imimiers 
romans de iJickens, Picnkk 'i\n<; Seymour avait 
commencée» et que sa mort prématurée avait ein- 
p<V-bé d'achever) el autres. Plus tard, c'est comme 
moraliste et comme ajiôtre «le la sobriété «pi'il a 
maintenu sa réputation. 

On ne saurait rendre un jdus graufl bonniiage 
à l'influenc*; qu'il a exercée, qu'en relatant ce fail. 
Son tableau du South Kenhingb>n, Le Cu/tr; fJe 
Bw.chus, attire pins de .-riccl-itenrs. surtout aux 



ET DE LA CURIOSITÉ 



61 



fêtes populaires, qu'aucun autre tableau de la ga- f 
lerie. 

L'ancienne corporation des faiseurs d'éventails 
vient de se réveiller de son long sommeil. La 
compagnie, qui est une des plus vieilles corpora- 
tions de la cité de Londres, vient d'iiistituer des 
primes aux meilleurs dessins pour éventais. Il y 
a longtemi>s qu'au Soulh Kensiugton un prix an- 
nuel avait été créé. 

La corporation, de son côté, a l'intention do 
consacrer, cha(iue année, une somme considé- 
rable au développement de cette branche de la 
peinture. 

L'étude du provençal et du vieux français est 
toujours en faveur chez nous. M. John Payne, un 
poète distingué du Parnasse contemporain, et ipii 
est même connu en Fiance de la jeune école lit- 
téraire, annonce une traduction métrique et litté- 
rale des œuvres de François Villon. Il va sans 
dire qu'un tel ouvrage ne s'adresse pas au public, 
de sorte qu'il ne sera publié que par souscription; 
et l'édition ne sera tirée qu'au nombre limité 
des souscripteurs. Il serait à souhaiter que !\L Payne 
donnât le texte de l'original en face de sa traduc- 
tion. 

En même temps, on annonce que M. Armitage 
va faire paraître son volume sur la littérature 
provençale, qui contiendra de nombreuses pièces 
en prose, jusqu'ici ensevelies dans les manuscrits 
de Paris, de Londres et d'Oxford. Il est question 
de pièces du plus haut intérêt pour l'histoire de 
la littérature. 

Les amateurs de l'œuvre de Rubens apprendront 
avec satisfaction que M. Lombardi, l'excellent 
photographe d'objets d'art, vient de reproduire 
les grands dessins de Rubens appartenant à la 
National Gallery, dessins qui ne sont pas exposés 
au public. Cette série comprend quinze clichés 
superbes auxquels sont ajoutées les reproductions 
des deux célèbres tableaux de Rubens, une Sai?ite 
Famille et une Tète de vieillard, appartenant au 
duc de Wellington. Parmi les dessins de la Na- 
tional Gallery, qu'entre parenthèses M. Lombardi 
avait reproduits pour la fête de Rubens à Anvers, 
les plus remarquables comme compositions sont 
quatre esquisses de la Chute des Damnés, deux 
Crucifixions entièrement différentes, Rinaldo dans 
les jardins d'Armide, et un Portrait de jeune fille. 
Ces reproductions sont, il va sans dire, exécutées 
d'après les originaux. 

11 semblerait, d'après une acquisition récente 
que vient de faire la bibliothèque du British Mu- 
séum, que l'usage du papyrus ait subsisté en Italie 
jusqu'à une époque relativement moderne. Il s'agit 
d'un document du septième siècle ayant trait à un 
bail de terrain aux environs de Ravenne. Ce titre 
est en latin, de l'écriture courante de l'époque, 
mais sur papyrus. 

Le capitaine Abney, qui vient de quitter le ser- 
vice militaire où il était officier du génie, pour 
s'occuper au South Kensiugton Muséum de pour- 
suites jiurement scientifiques, semble être sur le 
point de faire une grande découverte dans le do- 
maine de la photographie. Jusqu'ici, toutes les 
tentatives de trouver une plaque assez sensible 
pour reproduire la coloration des objets, ou du 



moins, jiour la fixer, ont échoué. Le capitaine 
Abney a fait un pas en avant. Déjà, dit-on, il est 
parvenu à faire reudre d'abord au cliché et en- 
suite à reproduire par l'impression plusieurs 
nuances du bleu. En ce moment, il s'occupe du 
rouge avec espoir de succès. Il va sans dire qu'en 
attendant un résultat définitif, M. Abuey enve- 
loppe son procédé du secret le plus absolu. 

La Société d'Arts et Métiers (Society of Arts) 
olfrira cette année un prix de 600 fr. au meilleur 
dessin pour meuble, tapis ou autre étoile propre 
à l'ameublcuient. Il faut que les concurrents aient 
étudié les principes d'ornementation à l'école 
d'Owen Jones, en mémoire de qui le prix a été 
fondé, et que le dessin soit eu harmonie avec les 
principes de cette école. 

A la vente des portefeuilles et livres illustrés 
de M. Grahame, la semaine passée, les prix sui- 
vants ont été oblenns : Lebrun, Galerie des pein- 
tres flamands, 2 vol., 473 fr.; Claude Lorrain, Liber 
vcrilatis (reproduction moderne), 3 vol., 336 fr.; 
la Galerie du Musée Napoléon, 13 vol., 580 fr. ; la 
Galerie de Florence, 4 vol., 360 fr.; la Galerie de 
Dresde, 3 vol., 7'i0 fr.; le Musée Royal, 2 vol. 623 fr.; 
le Musée Français, 20 édition, 530 fr.; Hans Burg- 
mair, le Triomphe de Maximilien, 420 fr. 

Lionel Robinson. 



CORRESPONDANCE DE HOLLANDE 



A M. le Directeur de la Gazette des Beaux-Arts 

La Haye, 17 février 1878. 

II me souvient, mon cher ami, que lorsque, tout 
chaud encore des grandes fêtes d'Anvers, vous 
vîntes l'automue dernier vous reposer quelques 
jours dans notre paisible Hollande, vous mûris- 
siez un projet, celui de donner à Rubens une 
place importante dans la Gazette (l). 

Nous en causâmes longuement alors, sous les 
verts ombrages de Ryswijck, et tout paraissait 
concourir pour faire de ce travail une œuvre ap- 
pelée à rester." Il se fera, je l'espère, et le public 
y compte. Dans tous les cas, je viens vous ap- 
porter, de mon côté, une toute petite pierre pour 
votre édifice. C'est un document, inconnu peut- 
être, qu'en tout cas je crois inédit, qui certai- 
nement n'a jamais été publié entièrement, et que 
le hasard de mes recherches incessantes dans les 
Archives hollandaises a placé, il y a quelque 
temps déjà, sous mes yeux. 

Cette pièce intéressante figure sur les Registres 
des Actes, pensicms, oc/roj's, etc., des États géné- 
raux à la date du 23 février 1620. Comme on le 
peut voir du premier coup d'œil, c'est un privilège 
accordé à Rubens pour l'exploitation de ses gra- 



(1) C'est notre collaborateur, M. Paul Mantz, qui est 
charo-é de faire ce travail, qui commencera à paraître 
prochainement, sur la vie et Tœuvre de Rubens. (N.D, 
L. R.) 



*t* 



1 A i:MUOMUL E ULS AUÏS 



Tiir 
du . 
tMBp*. 



bft 






1.1 |>r.>|iri«M«^ arlistii]ii(< 

I <' )>.ir 1.1 Ifjislatioii liu 



viwR rtKtSM MUKiiKXs »« iiiuirn 

" " ^ ■ \ !.rlnnil<Mi. 

lor.ili«n. 

i 1 11. Il" m'iiilcr- 

II mil!» ilescn, 

II' Il van <l<' voors : 

1 mot pl.u'lsiiyilfn 

M Piolcr Hiiblicns, 

Ml AiUivorpt'ii iiil 

t. -n\cl.ii ilacrvnn 

lihon vcr- 

i i-ii im ti> 

\.iii vrrbfiirl»' van 

: • |irint<'ii cmli' diit'- 

■ \>'r\ Cirolnspulilcns 

;• iiilffl (liiTvnii t">t 

Calcii^ic (loiMi snl, 

i<*'n van deii Arnicn, 

i-l tôt lichocfl van 

\!<liis ;:i>ila<Mi to ver- 

• K'It»» liforiMi .Slîili'n 

WIM f.l.riMrv XVI' 



t»cTtoi rorm pierrs ribe^is, peiytre 



!.. i , ,. ... 



!«■• 



; l»ays-Rae-lnis, pour bons 

ont (ii'fonilii cl intcnlit, 

■■■■'- '•■- jirpspnles. à tons 

-iir tonte l'étendue 

r ondfs?inernncune 

! «le l'inv-Milion de 

nranl à Anvers, soil 

doive *^tre encore jçravé 

ip •* qui ont été présen- 

. el cela pendant une 

•inr« de confiscation 

■ -tampe.s et en 

■Iti" [lar cli.iqne 

l'inée 

.-. le 

li.nivr"-- <'t le trui-<iènie 

iiB dii «nsnommt' Pierre 

' mblée de« ousdils 

a U Haye le XXIII 



I qne 
ven- 
ine, 
r.Hs, 
• ^es 
du 
lior* 
Il de 
•1. I ., 



Hi> 



* i^'i l'T*:* rf!\^in •{!)' 



on dit reniement 

it. d.- m- 'ir.int. ro 



lient 

• donc 

Ictire f;.»ûtea'aijt Vhx- 



pression otithouHrnde qui, sons la plume d'un 
liourpi-ois d'Anvers, est au moins sinfjulii'Te. 

.l'aurais vcnlu pmivoir vous donnt>r la copie de 
la requrie pn^sentée par le mailre IImuuiihI, mais 
je n.' l'ai pas trouvée. La eolleelion de rcs reipit''- 
tes est. du rt'ste, vers ce temps, siufjulièicmcnt 
incoini>lctc. On ne conservai! alors que lis missi- 
ves des personnages très inlliicnis. 

Il n'eu faudrait pas conclure toutefois ipic Huhens 
fi"»! un inconnu pour leurs liantes p lissauces. Cet 
«iciroi iicciinic par les Klals gcncraiix à un artiste 
etran::er et demeurant à rélran;ier doit l'être 
rej:ardé au contraire C(>mme )ine favenr lo>il 
cNcepliomielie. Déjà le nom de Hnliens s'était 
Irouvédii reste sous la |»lume du réd.iclenr liahi- 
liitd de ces octrois, qui n'.ivail |»as hésité alors h 
lui accoIer<lenx qualilie.ilifson ne peut plus lioiio- 
r.ildes. C'est (laus nu .lutre privilégie octroyé à un 
autre artiste ipie se trouve cette mention, docu- 
ment assez lon^r (pie je vous dem:mde la permis- 
sion de résumer, car celte pièce nouvelle n'a 
plus, .si je puis m'exprimer ainsi, iiuiin iiiiéiêt de 
raccroc. 

Oi;Tnol pot R IIALTIIA/.AII KI.KSSIKRS 

Les fitats généraux ont octroyé et octroient à 
llaltlia^ar Flessiers, |teintre, domicilié à La Haye 
de pouvoir seul éditer et vendre, le j)ortr.iit d'une 
certaine Eva Flipen (1) et item une estampe du 
Sacrifier il'AInnham inventée (ran<'ii'n Itivrnit) 
parle prand artiste et illustre peintre [Konslryrkcn 
nidr. vprmarn/rn srhil/ff't), M. Pielcr Paulo Huli- 
liens. Défendant jiendant l'espace de quatre ans, 
r-tc, sous peine de confiscation et d'une amende 
de .ïo réaiix d'or, etc , etc. Fait à La Haye le, 24 
dé<('Illlire ICI 'i. 

Ce ne sont là certainement (pie de jietits faits, 
mais le maître au(piel ils se ra[iporlenl est si 
grand qu'on peut dire assurément (pi'ils prennent, 
fjr.lce à lui, une Importance spéeiaW;. C'est ce (pii 
m'a encouragé, mon cher ami, à voih his fairt; 
connaître. 

IIkmiy IIavmiii. 



BIBLIOGRAPHIE 



JyCt Ex-voto (lu temple fie Tanit ô Ctrl/inge, (ftc, 
par M. Philippe Berger. Brochure io-i", avec 
figures. — Paris, tK77, — Maisonneuve. 

Ce travail, qui a paru dans la (iazrlle archdo- 
lorfiquc, e^t justement un coiiim<!nlaire aux cu- 
rieuses stèle» carthaginoi-es raiq)ortées par M. de 
SainU'-.Marie, dont nous avons dit un mot à 

>po%de l'KxpfJsition des .Missions 9cieiitiliqu<!s; 

.iiiiienUiire net, prudent , ferme , qui ajoute 
quelque nouveau bagage au peu qu'on savait »ur 



1/ Cette Eva Fligen était une fille ph»!norn(!ne (pii 
j . ii.ii»ait alor» d'uno (.'r.'iri'luwlébril»! : <!ll'! paxMiiit pour 
être demeurée dix-iiepl ans Haas abi>orh':r aiiouiiu nour- 
riture, et uui* cep>?a'laut avoir oM scriouvcrncnt 
indisposée. 



ET DE LA CURIOSITE 



63 



cette civilisation carthaginoise si ignorée et que 
des médailles seules éclairaient d'une faible lu- 
iiiière. Les stèles de M. de Saintc-.Maric fonn(;nt 
la seconde catégorie des moDUUieuts figurés qu'on 
ait encore pu se procurer sur la grande cité pu- 
nique. 

Les idées de splendeur qu'on s'était faites de 
Cartilage sont singulièrement déconcertées par la 
pauvreté des monuments dont il s'agit, humbles, 
médiocres comme les ex-voto d'une de nos églises 
de village. 11 semble que Carthage, éloignée du 
foyer phénicien, tombe dans une espèce de dégé- 
nérescence artistique, tellement ces images sont 
loin à leur tour des sculptures qu'on peut voir 
dans la salle phénicienne du Louvre, et de celles 
qui jjrovieuuent de Rhodes et de Cypre. On est 
bien i)rès de rester convaincu que si les Egyp- 
tiens et les Assyriens n'avaient pas d'abord sti- 
mulé la fabrication artistique des Phéniciens, et 
si les Grecs et les Étrusques n'y avaient pas ensuite 
greffé et enté leur esprit, les fameux marchands 
et industriels de Sidon, de Tyr et de Carthage, 
créateurs de l'alphabet ou à peu près, el teintu- 
riers eu pourpre, n'auraient jamais su créer qu'une 
école d'Epinal sémitique. 

La brochure de M. Berger est très-intéressante 
encore au point de vue des renseignemenls sur 
les outils, armes, ustensiles de Carthage. D'ail- 
leurs, tout ce qui concerne les Phéniciens prend 
de jour en jour plus d'intérêt et d'importance, ce 
peuple ayant résumé les religions, les industries, 
les efforts intellectuels de toutes les nations qui 
l'entouraient, et les ayant fait rayonner au delà 
de la Méditerranée. Il est notre ancêtre par la 
Grèce et l'Italie, et nos architectes inscrivent en- 
core, à titre décoratif, plus d'un symbole phéni- 
cien sur nos monuments. 

D. 



Événement, 21 février. — Daubigny, par 
M. Paul Lefort, 

La France, 21 février. — Id,, par Marius 
Vachon. 

Le Z/Je Siècle, 22 février. — Id., par M. H. 
Fouquier. 

Revue politique et littéraire, n. 33. 16 février 
1878. — Peintres français contemporains. — 
Gleyre, d'après M. Cli. Clément, par M. Levas- 
seur (del'Oise.) 

Academy; 2 février. Neuvième exposition 
d'hiver d'anciens maîtres, à la Royal Acackmy 
(suite), par F. Wedmore. — Découvertes 
récentes à Olympie et à Mycènes. — 9 février. 
George Cruikshank, par \V. Bêle Scott. Neu- 
vième exposition d'hiver d'anciens maîtres à la 
Royal Academy (4^ et dernier article), par 
Sidney-Colvin. Ancien édifice sépulcial à Casi- 
nam, par Ch. Heuth Wilson. — 16 février, 
Gustave Courbet, par Ph. Burty. 

Athenœum ; 2 février. Les fouilles d'Olympie, 
par J. Schubring. — Les fouilhs de Mycènes, 
par W. Percival. — 9 février. Gravures nou- 
velles. — M. George Cruikshank. — Notes de 
Madrid, par Juan Riauo. — 16 février. Gra- 
vures et eaux-fortes nouvelles. — VArt Mu- 
séum à Manchester. — Antiquités du lac de 
Van. 



Journal de la Jeunesse, 273« livraison. — 
Texte : par M"'" Colomb, Louis Rousselet 
M"'' (jonraud. 

Dessins : Delort, P. Sellier, Riou, A. M^rie, 

Le Tour du Monde, 89i« livraison. — Texte : 
Souvenirs d'une amliassade anglaise à Kachgar 
(Asie centrale), par MM. Cha|)man o.i Gordon, 
membres de l'ambassade. 1873-1874. Texte et 
dessins inédits. — Dix dessins de H. Clcr- 
get, A. Rixens, Sellier, Schradcr et Delort. 

Bureaux à la librairie Hachette et C'*, bou- 
levard Saint-Germain, 79, à Paris. 



VENTES PROCHAINES 



Dans le mois de mars on vendra, à l'hôtel 
Drouot, une très-belle collection d'estampes du 
xvine siècle, dont environ 200 pièces en couleur. 



CONCERTS DU DIMANCHE 23 FÉVRIER 

CO.NSEliVATOlRE 

Symphonie en fa, Beethoven ; Fragments du 
Stab'/t, Pergolèse ; Concerto de violoncelle, Gol- 
thermann ; Pavane du xvi« siècle (choeur sans ac- 
compagnement) ; le Sonye d'une nuit d'été, Men- 
delssohn. 

CIRQUE d'hiver 

Symphonie de La Reine (Haydn) ; Ouverture : La 
Coupe et les Lèvres, première audition (Benoît) ; 
Bourrée, Bach ; Symphonie eu ut mineur, Beetho- 
ven ; 8e concerto pour violon, exécuté par M. Si- 
vori (Rode); Polonaise, J. Ten Brink. 

THÉÂTRE DU CHATELET 

Symphonie en fa (no 8), Beethoven; Manfred, 
poëme dramatique de Lord BjTon, Schumaun ; 
Concerto en sol mineur, pour piano, Meudelssohu ; 
Danse macabre, C. Saiut-Saêns; Larghetto du 
Quintette eu la, Mozart ; Ouverture de Mazeppa 
(3^ audition), G. Mathias. 

MODERNES 

Composant la collection de M. G. AROSA 

VENTE, HOTEL DROUOT, SALLE N° 8 
Le lundi 25 février 1878, à 2 h. 1/2 

M^ Charles PILLET, commissaire-priseur, 
rue de la Grange-Batelière, 10. 

M. Georges PETIT, marchand de tableaux, 

7, rue Saint-Georges. 

CHEZ LESQUELS SE TROUVE LE CATALOGUE 

Exposition particulière, le samedi 23 février; 
publique, le dimanche 24 février 1878, de 
1 heure à 5 heures 1/2. 

OBJETS d'art ET DE CURIOSITÉ 

E. LOWENGARD 

26, rue Buffault, Paris 
Spécialité de Tapisseries et d'étoffes anciennes. 



l.A OHHOMOIK PKS ARTS KT OK l.A CURIOSITE 



BEAU MOBILIER 



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n 
c»- 

|ar N. N. IV i\. \ 

femnio. 

\KNTK noTKt, nROrOT. SAI.t.tî N" 'J 
L.4 lundi 26 lévrier 1673, A 3 h«urcs. 



•trrr. 

Il in.iili*- 
\lr.i iiMi- 
1. Mi;r l.« 

. Inshos, 

-K»J»« lit" 



( oi I mioN PARTir.n.iKnK \w. m. k... 
TO MODERNES -' ^ 

DE PREMIER OBDRE V 

MMK ll«vn;i, DKOl'OT, SM.I.KS N"' 8 KT !) 
I.O lundi .'♦ m^rs t878. à 2 heures 1 2. 



M* H 

nie ila 



' rCHAT. O' 

iro Motr 



•-' -prise >ir, 



/»f, le dimanche ?i n'errer"" 
1 5 heures. 



o ni ET S nviiT 

ET DE CURIOSITÉ 

• s du xvjii' et Hijoux de,*» ^vj',, ^vVll» 

-. \>.. ' "^ 'vos en bois et en 

ittuti^ ; ■ i-l Lniaux rlois?n- 

U»r4 (jâ . • * .• . •■- '!■■ ' ''•'!■• -•! •'" 

^ue. IUronze« 4i . 



VFVTH. H'THI 



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L«« mercredi 27 et Jeadi 28 février 1878. à 
2 beuret prëoises 

M* Charles PILLET. c«imiiii>sairc-priseur. 
M Charles MANNHEIM, o^|.fit. 

- >-F. Il.ri VF. LB CATAU'iilj; 

trdi 26 février 1878, 



TUil S^i 



f '-. 



tic 1 heure a oiituic; 1,::. 



OIUKTS ])"A]!.T 

ET DAMECBLEMENT 



à* - .i.i- 

Hl' • i i-i iiciu m'-i)|)i(; (jii 

**' ■ riianjijeleri'" da liiuilc, 

'^ ' " \V cl Louis \\ I, 

lies l^nturfts chi- 

ptjr \ui(u«><on el awln 

. TABLEAUX ARCIERS 

frvttnant ■/■ '/..; .V' U uAnUm- V" 

TBVTE HOTEL DHOl'OT, !?ALLE N» 
L« aamedt 2 ntara 1878, A 2 h«arM. 
!!♦ Ch. PILLET. 'mmissaire-prisfur, rue 

y MANNHEIM 19 Saiht- 

M. E rtRAL, T'^ntrd-etpert, faob. Monl- 
mar'r-» .'. 



18 



lo v.-;f.€ix«4lL 1^?, mars 



l{iMni'-Hfll«T()iir 
Itdldini 
Ronyin ,^. 
RÔugucVeau 

_Çp u lu re 

Corot 

Daubign^^A 

Deranips 

Ditiz 

I)ll|in'' Jules 1 

UrlNrtîrtttP 

De Nittis 

Forluny 

Fromentin 

Goupil 3HVU0J DQ 



DÉSIGNATION 

J.if(|ue 

Kiiau.ss 

Mciissonier 

Madrazo 

Muukac.sy 

R i card 

TTcnierî^neiTry 
Rousseau (Th.j 
Rovl.el 

SilioM'er (Ary) 
Sr lire ver 

~" ' Sfl'VlMIS ■ 

Trovoii 
Wil'lcMiis 
Zieiii 
3àri8.M 



M Ch. PILLET. eorninissaire-priscur, 10, 

me <)e la (ir;n)Kr-l!ii^'liw'e v^i ,'.,,1 ^l [ 

Assisté de M. Georges PETIT, rue Saint- 
Geo rpfe.^, "t-. " ■ • .'I -f/"/ 

, ,!, / M - ~K TnW^'d^'HÀVA'i(fo\J^'"" 

■ ,i -iKin 'niji •j.tiii'/'is' 
hriinsitinn parliruliérc, lo samedi 2 mar.s 
\H1H. I'uljli(/uc, le rlimancho3'niar3, (!•! 1 heure 
;'i lieures fl/i. •..,!. ■■■..,:.'■ .m.,- - 
' ' -■- ' '■ .li^.i.l'i I. ■)■■!:- M'.^ .iiMV 

LIVRES 

RARES ET PRÉCIEUX 

iini» imifs et manuscrits 

1 r ., •;; ■il/. -■)! 

l.A PLUPART FRANÇAIS ET LATINS , 

Provcnanl 
De la bibliothèque de M. ROBERT S. TDRNER 

VKNTK H')| Kl, ItlUM'OT. SAf.LE S" '.i. 

Le mardi 12 mars 1878. et les quatre jours 
suivant», à 1 h. l'2 

M^ MAURICE DELESTRE, cOttimissaire- 

lu jiiii-. I II'' Iti uu'il. 27. ' . 

M. LABITTE, expert, 4, rne de Lilie,,,, ,,, 

Krprtsitton, I«î lundi U nnars 1878, do 2 h. 
i hrnrcs. 



OBJETS d'à BT. — AUTOOBAPHES 

TABLEÂIX ANCIENS ET MODERNTS 

ANTOINE BAER 

txpert 

2 , Rue Laifitte , Paris. 



Para. - Imp. F. DBBOXS et C*. I^ ru. d-a Croi».ai,t. 



Le Rédacteur en chef, gérant : LOUIS GONSB 



N° 0-1878 



BUREAUX, 8, RUE FAVART. 



2 .Mur^. 



LA 



CHRONIQUE DES ARTS 

ET DE LA CURIOSITÉ 

SUPPL^.MENT A LA GAZETTE DES BEAUX-ARTS 

PARAISSANT Lt SAMEDI MATIN 

Les abonnés à une année entière de la Gazette des Beaux-Arts reçoivent gratuitement 
la Chronique des Aits et de la Curiosité 



Un an. 



PARIS ET DÉPARTEMENTS 
12 fr. I Six mois. 



8 fr 



MUSÉE DU LOUVRE 



LE DON DE M. HIS DE LA SALLE 

Nous recevons de réminent directeur des 
musées nationaux, M. Frédéric Reiset, la lettre 
suivante que nous nous empressons d'insérer : 

Cher Monsieur, 

Je viens vous donner nue nouvelle qui, j'en 
suis sûr, vous fera grand idaisir, a vous et à tous 
ceux qui aiment le Louvre. 

Mon vieil et respectable ami, M. His de la Salle, 
vient de mettre à exécution un projet qu'il nour- 
rissait depuis longtemps et que vous n'ignoriez 
pas. Il a exigé, malgré tous nos scrupules, malgré 
tous nos désirs de remettre à d'autres temps uue 
prise de possession définitive, ([ue le Musée reçût 
dès aujourd'hui, parmi ses trésors, cette magni- 
fique collection de dessins anciens et modernes 
à laquelle il a travaillé pendant plus de quarante 
ans, et qui ne contient pas moins de /|34 pièces 
choisies avec un goût exquis. 

Il y a joint une vingtaine de tableaux qui, dans 
leur dimension restreinte, sont des morceaux 
excellents et,dans leur variété, des types nouveaux 
et précieux des maîtres qu'ds viennent compléter 
au Louvre. 

N'est-il pas bon que le public tout entier ap- 
prenne le plus tôt possible cette bonne nouvelle, 
et que notre généreux donateur soit récompensé 
par la reconnaissance unanime de ses contem- 
porains ? 

Mille compliments empressés. 

Keiset. 
25 février. 

Tout le monde s'associera, nous en sommes 
certain, aux sentiments de gratitude si délica- 
tement exprimés dans cette lettre. L'acte de 
générosité de M. His de la Salle, comme celui 
de M. Lacaze, est de ceux qui vont droit au 
cœur d'une nation. Le Louvre est noire patri- 



moine à tous, et tout ce qui ronrichit nous 
enrichit. 

M. Bardoux, l'honorable ministre de Tin- 
struction publique, a du reste été l'interprète 
otticiel de ces sentiments dans une lettre que 
M, de la Salle veut bien nous autoriser ti pu- 
blier : 

Monsieur liis de la Salle, 
85, rue d'Amsterdam. 

Paris, le J9 février 1878. 
Monsieur, 

Déjà, et à bien des reprises, vous avez enrichi 
de vos dons le Louvre et l'École des Beaux-Arts. 
Vous venez de mettre le comble à tant de géné- 
rosités en donnant d'un seul-coup à l'administra- 
tion des musées nationaux une suite de .'i3'i des- 
sins précieux de maîtres anciens et modernes de 
toutes les écoles, une vingtaine de peintures 
pleines d'intérêt et quelques marbres antiques. 

L'administration des musées aurait le vif désir 
de réunir dans une salle spéciale tous les objets 
si remarquables donnés par vous. Eu attendant 
que ce vœu légitime puisse se réaliser, vos dons 
seront répartis entre les divers départements, et 
le public trouvera à chaque pas dans le Louvre et 
dans chacune de ses collections , d'irrécusables 
preuves de votre goût et de votre savoir, en même 
temps que du sentiment élevé et patriotique qui 
vous anime. 

Croyez donc, Monsieur, à ma vive gratitude, et 
veuillez agréer l'expression de ma considération 
la plus distinguée. 

Le Ministre de l'instruction publique, 
des cultes et des beaux-arts. 
Signé : A. B.vrdolx. 

Les richesses de notre musée national vien- 
nent, eu elFet, d'être accrues d'une façon très- 
notable par l'acte généreux de M. de la Salle. 
Tous ceux qui s'occupent d'art, les h-cteurs 
de la Gazette en particulier, connaissaient de 
longue date l'importance des trésors amassés 
pendant près d'un demi-siècle par l'un des ama- 
teurs les plus fins et les plus passionnés de ci 



I.A CHRONIQUE DES ARTS 



. ..M !/ 

t la mnjruro ; dcnT (îfrioault ot un I^o|iold Robert, qua le 

.vi« lies priii- donittairi' a tenu i\ cotisci-vcr cuooro sous, ses 

- 'MiTlion veux. 

■ t.>, mfti*^ Si lc(« tiilileaux pn''sontoiit un vif intôr^t, Jcs 

1 iT.i.l-' «iosiins i-(insli!atint lui «Misoinblo iluin' vaietr 

inapprociuMf. Ils ap^furlLrnuiMit aux î'coles et 

au\r|»oqiii'-lt*s|)lusdiV(M'>cs,(lcpiiislo xV siècle 

.' aulro, au ilalion, <pii lu illr avec dos joyaux uuiipics, jiis- 

1 Potîi;-in df qu'aux crtiuls ninitros français d(' la iireniiùro 

r l.as-rci; tnmlit- du xix» ^iArh-. Toussontd'iin clioixirr^ 

'. C3\ br> ■ . prorliabJc; (lualre c^'^U 4U liioiiis soiif de la 

l'Kr.il»- di'^ plus prandt' bcauto ot rnôriforaieiil ahsolutnonl 

- d»' njaltro, d't^lro expos«''s dans des radios ; «(Ut>l(|ii('s-uns 

. 'assaut, prendront i)la(0 an tout prornioi' raiitr do coux 

-••s; an i que possède* le Ixxnri!. iNiwis î>o«b ooiilonloiis 

.■; jtieoe.s qui ^ aujo'ird'bui d« luarqnor on doux mots l'iiu- 

por(anrf»do rotto roilortion, (pii a»'l6 la^^rande 

»• .». ii«' <rt >rfiio wj dùcom- jtrAorrnpstmn d« M. dr- ta S a lte. iN o u B ■y p r p ^: 

: 'JO tableaux, i,'!i dessins viendrons (ros-prochuiiioincnt. •..! M 

,' , . F.oms Go.N'SK. 
U- ix ï^ont : 

•i- -'"' '/'//«rO'/r, panoeau 

iito aulbtMitii-iUi. ^ 

mV >-iocle : une 

le nnrac'.e MOUVEMENT DES ARTS 

, iio> d ur il des 

o> puur irur dot. Ecole ' 
1 du XV' sioclc : un bn^te 

I , / , ,. , , ,j |,ein- iiiEvu.iu; KiiiTin> hk siiakksi'Eaui-: 

II... 11. duno l»anfi uuo vmite do livre."? qui a eu liou k Lon- 

luiu, d une ctiuleur austère, dns ces jour? (liTni<r«. nu oxomplnire de ta pre- 

■ nl Iros-ropardéo et très- mièrtr ëdiliun do. Sbakespoare, iiupniuce à, Lon« 

lyu.'' eeui qui sintorossent dres» par iBttacJa^jKarlol Edmond Ulouul, 1G23,,^ 

• rilaiio. Hartuluninioo .Monta- .lUciul leprix A; .»8() bvrcs slerliug (I2.0i)(i fr.)., , 

■ petits Ou r«ujan|uo (pj'uu ex<;niplaiio do cetl'- luôuae 

iinenls, , l'ulilion. devenue ixlrènieuieut rare, avait ét/t 

• .11.1! Ml'. .Mi.in u.i.jtii-o jiar vendu aulérieun-Mn' ' "'^ '■■■ ■''■•' ^.' 'li!! 

iture. Luiui : un^ tèlo daxijjro (\lA*iHlr. 'io,. 



'•""■ lie. frapnieut de 
une S'iinlc ta- 

-i.iii- i.ioi'fiiino 



r~ajicAJi.-r^~ 



CONCOURS ET EXPOSITIONS 

i^nva. f'ruU ùun : i Etude. 

i!i ^^rt.^lne1^ jtartios est à 

n'rnr couverte, ot u„p exposition 4fpuvroft d'art aura Jiou à 

ur... perfection £igge ^,„ ^^-;^^^ t;i|,. s'ouvrira le 14 mai, au 

ut le monde f^y^r ^u Théâtre-Royal, pour être clôturée le 

-in précieux «.-juin. 

Mi» la con- Les objets doslinés à l'Exposilion devront 

I «HTin de I être rendus au local de l'Kipositiou au plus 

'*" tard le l*"^ avril. Us devront être adresse';» à 

'' ï' Union (/<« Artistes, uu Thédlre-Roi/al, à 

'"' Liég^. 

,, , ,. .. i„ Les membres de la commission chargée dp 

) juger le concours Roagevin se sont n'îuni» à 

i! déi.i «'\\..t^<-y dans ' rhcoio de- beaux-arLs, sf)us la présidence de 

M. (.uillaume, directeur. ' 

Le prix RouKovin est donné, dans les S«o- 

«♦•i-^t d*»- lions d'architecture, a l'élevo auteur du meii- 

prirmi 1^ ' leur jirojet sur un sujet donné. 

'«•s l>; sujet de cette année était Une fontaine 

1- puhllfJUf. 

IJ une valear de *,(KiO franc», ie jirii Kouge- 
'joatre labteaQX vm a été décerné comme suit : 
«' •,'••'; un .Manltiat 1* médaille '^WMr.j à M. fienuys, élève de 

•*»f^ M mi4i fU laFnmc^K M. Train ; 



ET DE LA CURIOSITÉ 



67 



2* médaille (400 fr.) à M. Mouteii-o, élève de 
M. Pascal. 

Le concours était des pliïs brillants cotte 
année ; aussi le jury s'est-il trouvé dans la 
nécessité de décerner vingt-deux mention* ho- 
norables. 



Dispense du service militaire en faveur des 
prix de Rome 



M. le nfiinistrrf de la Guerre, par un arrêté 
du 10 février, a pris les décisions suivantes an 
sujet des élèves de l'Ecole des Beaux-Arts qui 
remporteront les prix de Runie : 

i° Les jeunes soldats des classes maintenus 
dans leurs foyers en sursis d'appel, par appli- 
cation de l'article 23 de la loi du 27 juillet 
1872, qui obtiendront les grands prix de l'Ins- 
titut, seront annotés sur les listes de recrute- 
ment comme dégagés de toute obligation mi- 
litaire, sous la condition déterminée par le ?; 
numéroté 3 de l'article 20 de la loi précitée et 
dans les mêmes conditions que les autres dis- 
pensés, c'est-à-dire : <<■ à condition qu'ils pas- 
seront à l'école de Rome les années réglemen- 
taires et rempliront toute? leurs obligations 
envers l'Etat. » 

2* Lorsque des engagés conditionnels d'un 
an en sursis [art. 37] remporteront Jes grands 
prix de l'Institut, il y aura lieu de leur appli- 
quer les dispositions de la circulaire ministé- 
rielle du 7 novembre 1874. Leur acte d'en- 
gagement sera résilié et la prestation qu'ils 
auront versée leur sera remboursée. Ils seront 
ensuite annotés sur les listes de recrutement 
comme dégagés de leurs obligations militai- 
res, sous les mêmes conditions que les précé- 
dents. 



Concours de Rome 

Voici la date exacte des concours de Ro- 
me de 1878 à l'Ecole des beaux-arts. 

Les peintres exécuteront leur premier essai 
le 28 mars ; le second essai aura lieu le 
jer avril ; le jugement définitif sera rendu le 
27 juillet. 

Les sculpteurs feront leur premier essai le 
4 avril ; le second essai le M avril, et le juge- 
ment définitif sera rendu le 3 août. 

Pour les arcbitectes : premier essai le 
12mars; deuxième essai le lo mars; jugement 
définitif le 5 août. 

Pour la gravure en taille-douce : concours 
d'essai le i 1 mars ; concours définitif le 2o mars; 
jugement le i^"^ août. 

Pour la gravure en médailles : premier essai 
le 13 mars; deuxième essai le 18 mars; juge- 
ment définitif le 20 juillet. 

Pour la musique : concours d'essai le 1 1 mai; 
choix de la cantate le 25 mai; jugement défi- 
nitif, H l'Institut, le 29 juin. 



NOUVELLES 

^*, Au moment où les élèves de l'Ecole des 
beaux-arts sont mis en demeure de remplir les 
formalités déterminées par la loi pour contrac- 
ter l'engagement militaire d'un an, nous rap- 
pelons au souvenir de nos lecteurs rrj-uvre qui 
est destinée à faoiliier à ces jeunes artistes 
l'exercice du droit que la loi leur confère. La 
cotisation (qui est toujours fixée h 10 francs) 
et les dons seront reçus au Secrétariat de l'E- 
cole tous les jours, de 10 à 4 heures. Ils seront 
touchés à domicile poui" les persomies qui en 
feraient la demande. 

.*. L'Académie des beaux-arts, dans sa séance 
du 23 février, a élu jui-és-adjoints, pour pren- 
dre pai-t aux divers jugements du concours au 
grand prix de sculpture, M.M. fiauthiei-, Lepère, 
Mercié et Sanson. 

,*. Dans une des dernièi'os séances du jury 
de l'Exposition universelle, la section de sculp- 
ture a émis le vo'u que les artistes pussent 
faire suivre la nomenclature de leurs oîuvres 
exposées de celles des autres ouvrages exécu- 
tés sur ou dans des monuments publics, sans 
voir cette nomenclature reléguée, a l'aide d'un 
renvoi, à la lin du catalogue où le lecteur va 
l'arement la chercher. 

Ce voiu a été adopté à Vunaniinitc. 

Les peintres et sculpteurs que la question 
intéresse particulièrement auraient besoin 
d'être éclairés sur la décision prise par l'ad- 
ministration, relativement à ce vœu pour la ré- 
daction définitive de leurs notices. Ils nous 
prient d'être leur interprète. 

,*, La direction des beaux-arts vient de 
faire l'acquisition d'un objet des plus pré- 
cieux : c'est un jîapyrus égyptien de grandes 
dimensions. Il mesure 8 mètres oO centi- 
mètres de longueur sur 43 centimètres de lar- 
geur. 

Lorsque, il y a environ deux mois, ce 
papyrus fut veails à la direction des musées 
du Louvre, il était, comme tous les papyrus, 
en forme de rouleau, et il s'agissait de le dé- 
ployer. 

L'o[iération a si bien réussi que non-sea- 
lement ou est parvenu à le déployer dans 
toute sa longueur, mais qu'il a été encore pos- 
sible de reconstituer eu entier le texte écrit 
en hiéroglyphes. 

Le manuscrit dont il s'agit est au nom d'une 
princesse nonmiée Nedjem, mère du grand 
prêtre d'Ammon Her-Hor, lequel usurpa le 
pouvoir royal à la tin de la dynastie des Ranisès, 
la X.V de Manéthon, 

C'est un exemplaire hiéroglyphique du Livre 
des Morts, formulaire religieux bien connu, 
pour lequel il n'y a eu aucune restitution de 
texte à établir, car il est d'une admirable con- 
servation. Il otfre cet intérêt particulier qu'on 
peut conclure de certains indices qu'il a été 
rédigé au moment même où Her-Hor se sub- 
stitua aux descendants lé-gitimes des Ramsès. 
Il sera prochainement exposé dans la salie fu- 
néraire du Musée égyptien. 



♦;8 



LA 



u H KO N 1 u i: lu: s^ ^ a hts 



.\ On *crit ti« lliUl 

M. ! 



au journal 



(H> 



.•:vm<"nl> .\ rrpipraphio 
ctlniiiY du fo\ an- 

-1 ;ix mi iiii'- ii-niim» |tlu< jii.iinM 

. I n'arMiit pa« jtibi la moludnî al- 

■ \rt ii'«rt. <]\ij ponl ^«•utoHir 'a roin- 

« »» il'nno :ii'ulo vcin.' 
]'.'.ni in:irl»rc d«* Nu 
L-rands frais 



• lit.' Julia Hninna, ce 

qni. . ucmrnl* |>o?itifs, peut 

pArailrr \rdi>4'iiil»lHliI<*. .«-i l'on roii<idéro ipif^ 

,-^lto iniffcArHtrir»', ini^n* i\o (lararalia. tétait, 

-, tr^s-vihnM«V* dan> la partie de 

trrtiivait <\\\\è t'.ttiriilum (Dji- 

I'. Hll 

«>Hn bolk MatQp «>cm, dlt-on, très-prochai- 
Den»iiHmn5port»«<» ^ f!nti?tAT^tino. 

,'. '^'•Uo I Mri< -iwindant do Londres nons 

T (iallor>- rciilera ouverte 

, ir suite dune prit're adres- 

~ Liiui>.a.v. Laiioyal Arademy 

!■ irlir du 1(1 niar«. 



NÉCROLO GIE 



r> Alexandre Jean Anti- 
li'T. \.'T (•'■TriiT, ri Paris. II 
. ihlH. Après avoir fait 
• nlli*. il entra dans l'ate- 
. nti an apr»-?, dan- l'afe- 
f. I^s premier- laldeaux 
: a jS4S forent de^ «ujel»; 

nnffea de mani^re et «adonna 

'Te. Il expo«a «ncres^ive- 

le Coin du f*'u, le Prr- 

«>t )^ Baiffri^tiiicg, qui 

f" mnv'»« d'OTl<'nn«. Son 

• fr.'f !à 'oje e«t Vlncfniie, grand 

Ul.l'Mi (] tïu ma»ée du Lu^rm- 

• T«it ohtenn en 1847 tin«» médaille de ' 
■■- rn IMB tin« 2« m<^daî1l«, et nne K» 



... . .". u rrvux 
dlionafnir en iS^f. 



'-; f 



*^»r «roon/îe fa mnr* dr M. d'^ la Saassaye, ) 

I on. mem • i 
K hflle*- 

• • ' : ■ . -Mrs 

.i . ..I"S 

Il '-.t I autour 
H Humi^matu/ut < 



(/(• /o Gaule nnrbontuiisç: mais, il est s^urlout 
ci>ntn) par ses histoiii's (les rli;ll,eau.\ do Ulois 
ft de t'.hanihftrd, qui téuioj^noul d'une gniudc 
inleiligenoc des travaux hislorinues rX d'uu 
profond savoir. 



KXPOSITIO.N IJKS OXVUES DK IJ^:U,V 

A i.'Knoi K ï>BS'tiEktï*i'A'fti'fe 

- • ; . III 'il ' n . .-■ J 
••1 rt-iil 1' 

i .vUi- fX|'i)M(j(m mnidro un Ijnoune ipii ft 
)>oanroiip liMv.iilii' «t i|iii a m pai' sa position 
juT-nic tuuli'K les iiicililé.s 'l'iiludo.* ; elle, ex|di- 
quo et onruciùri&u une .sérif «rarlistes et 'Uhe! 
naluroUteuvreu qui« niaiai'é les did'éreueesd't'^l- 
poquu on d.ti mode., (uit un air do raniill^jWf' 
dont on jMîut signaler le type r.ln'/. feu Bertin,' 

l»u temps do Hertin, on son^ceait h POnSi^in, 
on peignait ilos temples, de* paysages en gra- 
dins «t des ix)chei"s à iinhMClno.sités iircliil«»tilu-l' 
raies. I)n teni|is de Urjly, on point des 608*^ 
Iuni4!8 araltes. dos dessous de hoi^t d>o.'>i rètis' 
du (jain^ : on éludic lu couleur, '^tottre-' 
flu'reJie l.i familiariti-.l'intimitV! du |riltot«S(ïtr^"' 
pInl/H quo sa solennité, ' .i"' 'i' '• ''''' 

Ik'Ily a [)u étudier à son aise, il a pu étU'-' 
dieroùil roulait et qui i| voulait, ailéf en'' 
Orient, suivre rKcoie do KutilaincMeau, 'se ser- 
vir des tentatives do Housseau et de ftO'- 
inentin. ... i m: 

Ltis ()eintjre8do figures dirent votOTitiers de 
lui que .sa vi'nitahle vocation fql d'être paysa- 
giste, et les paysagistes rifuistent ^|u'!l était 
]ilulOtl né pour peindre des caravanes. 

Ou a dit aushi de lui, avec un l)on .sens trop 
évident, « qu'il ne put /'Ire un pr6curseur en 
art, paire qu'il vint trop tard. " La vérité est 
qin-, lùl-il venu plus lût, il aurait toujours 
suivi quelqu'un. ■ - '-'i 

Il a eu ju.stoniontle f(u-t do no p&^' i'é ré- 
soudre a choisir une route. Ses qnfilitéft d'at- 
t<-nli<»n, de rx<n8cience, de niéllio<le, la com- ' 
plèle connaissance du méfier qu'il avait, lui 
auraient fait dévelopfH-r une note sinon Tt\\iA 
originale, du moins plus appuyée, ]du9 déeidéfe'' 
que celles qu'il a talonnées tour à tour. ' ' 

« Il s'est essayé dans louh les genres », pel:*- ' 
suadé évidemment qu'il y avait une preuve de 
su|tériorité, ou une m'-ccssité professionnelle 
dans (>■ parcours successif ou simultané do là' 
ComfKisition historique, du paysa^fe, du por- 
trait <ft du pcnre, car il nn s'est jiermi» de 
manquer li aucune de.* c.ulégorios Iradition'- 
nelles. ■' ' ■•"■■ i' ' I 

Son grand Bois de Fontainebleau, m' Ca'rà'j" 
ritnc, et quelques notes de paysage, imprè^^ 
.slonnés par la tactore d* Troyon, de Diaz, de 
Rousseau ou de Fromentin, .sont ce qu'il 3' u de 
mieni dan» son «i-urre, exposée h l'Kcole defe 
Ueanx-Arts. il y a un jioinl qui trahit toujonM 
dans l'artiste rinférionté rJe dessous qui est en' 
lui, c'ert lorsque dans Imégalité de ses |)rodtiift^ 
lions on surprend on ne sait quoi de volgaire, 
de plat, d« in*diocM-e. - 'ii'. 

Le^ portraits, les compoèi*iôri9 tié Belly'dilf 



ht 



/nr. 
.1 



'^f'nÉ'i^A MiSi\E 



m 



ce côté inférieur. C'est surtout quand il imite 
([u'il se rcjéve, car, de inûnic que certains 
littérateui'S ont bcsoiii de lire un auteyr cé- 
ir'l)re avant de se mettre a écrire, plus d'un 
peintre a Jjesoin de regax'der le voisin pour 
pouvoir se tirer d'allaire. 

Cela ne veut pasllîre que Tîelly n'ait été 
supérieur encore à l)ien des artistes d'aujour- 
d'hui. Il dessinait, il connais-ait « les lois » 
du jiittoresque, s'en servait jtari'ois avec goftt 
et justesse ; il donnait une assiette ferme à ses 
terrains, il avait le sens des belles branches 
daibres, il comprenait bien la lumière une l'ois 
qu'il avait vu comment les autres, les forts, 
ceux qui pei\oivent par eu.v-mcmcs, savaient 
l'exprimer. . . ; ,, ; 

Peu de peintresi pouri'aiènt venir' là boti* 
d'un paysage comme son grand dessous de 
lorèt; les arbres y montent bien, avec élégance 
et netteté ; l'ombi'e^ largement étendue pour 
faire valoir de vigoureux coups de soleil sur 
quelques branchages, n'est pas pesante, bien 
qu'elle sejuble distribuée de façon un p(!U con- 
ventionnelle. Le tableau est bien mani.% d'une 
venue grasse et pleine. ;i -i imi: . ■. 

C'est curieux : ces arbresi s'élèvent^ dans 
cette exposition, un peu comme dans une 
plaine, où, si la C'tHYtua/ie ne venait faire 
saillie à son tour, rien n'attirerait beaucoup 
les yeux. ■ , .•:•( n...; i, ■!■''.!■< i-; ■ 

Mais aussi n'y a-t-il pas du ïroyon dans ce 
tableau d'Orietjt, dans celte lumière matinale 
qui borde de ses luisants les contours de ces 
hommes et de ces bètes, dans le modelé lai- 
neux ou vaporeux et dans les tons bruns 
et gris verdàtres qui enveloppent les longs 
anneaux serpentants de la caravane? Les cha- 
meaux du premier plan ne se détachent pas 
assez des croyants qu'ils portent, et d'un autre 
côté ils ne forment pas assez bien avec eux 
une seule grande silhouette ombreuse et un 
peu fantastique qui eût ouvert la marche d'une 
manière plus saisissante. Mais la caravane 
s'avance, et il y a là le fait d'un homme qui a 
été frappé d'un spectacle qu'il a rendu avec 
sobriété et non sans une certaine émotion. 

Comme peinture, j'aimerais mieux le nu- 
méro 1 du Catalogue, une petite chose, une 
allée de grands arbres, où passent des chame- 
liers et que borde une eau brillante de tons 
argentés, fins, délicats, tandis que l'ombre 
des arbres est grasse, douce, enveloppante, 
comme à ceux de Fontainebleau. Je citerai 
encore, parmi ce qui, chez Belly, révèle le 
mieux le sens artiste, le rellet réel d'une im- 
pression, mais toujours subordonné à l'in- 
tluence de la peinture d'autrui, le numéro 31, 
qui est une rivière d'Orient, blonde, grise, 
adoucie, dans l'une des façons de Fromentin 
et rappelant aussi M. de Knyfl'; une étude 
soyeuse et harmonieuse d'une figure de femme 
élégante, maladive et un peu douloureuse; 
le numéro 117, étude énergique de roches et 
d'herbes; le numéi-o 118, plaine à végétations 
pauvres, avec un beau ciel à lumière pâle, 
rayonnante, peinte dans un heureux moment 
de sensibilité; ailleurs, une esquisse d'hiver, 
vive, colorée, ou une mare aux verts jaunis, 
aux reflets légers et vibrants... 

Je crois décidément que Belly aurait été. 



aurait dû être un paysagiste. H eût peuplé, 
par-dessus le marché, jes paysages de figures 
agréables, bien lituMieH, A induire de ces 
quelques percées à travers les bois, les eaux, 
les champs, il est probable qu'il se fût dégagé 
peu à peu. Pourquoi ne l'a-t-il pas fait cepeii'' : 
dant? ])eut-on demamU^r. 

Il était loin de se montrer un esprit étroit, 
et les visées, les tentatives nouvelles en poin- 
ture l'attiraient, ainsi (ju'on le voit par les 
imi)ulsii)ns qu'il allait chercher au[trés de 
gens comme Honsseau et Fromentin, fort en 
dehors de la routine classique. (Jue lui man- 
quait-il donc? Un élan qu'il perdait dès qu'il 
revenait à lui-même, un ressort qu'on croit 
possédt'i- parce qu'on comprend le jeu de celui 
qui anime les auti'es, et qu'on le leur a em- 
prunté dt! temps en temps. 

Sa Caravane tient au Luxembourg une place 
honorable et méritée. Lui-même tient une 
place honorable sur le bord de cette lisière 
qu'il n'a j)as su franchir, et ({ui sépare les ta- 
lents originaux, puissants ou hardis, des ta- 
lents sérieux, appliqués, savants, mais qu'on 
forme par l'élude intelligente, sans que les 
dons préalables vous portent fortement à telle 
fonction plutôt qu'à telle vautre." "-* . 



'me Tt.q ."T/TûT r.r i" 



LETTRES DE HOLLANDE 



l'état civil de quiring brb:kelkxkamp 



Le dernier numéro de la Gazette des Beaux- 
Arts contenait à mon adresse une mise en 
demcmre, très-aimable d'ailleurs, d'avoir à 
m'occuper de Quiring Brekelenkamp. « Per- 
sonne, disait M. Paul Mantz dans un article 
que tout le monde aura lu, personne n'a en- 
core interrogé au profit de Brekelenkamp les 
Archives hollandaises. Ces vieux papiers sont 
bien loin de nous et peut-être ne saurions- 
nous pas les lire. Il ne nous reste qu'un espoir. 
M. Henry Havard ne peut refuser de s'intéresser 
à la fortune d'un artiste qui a beaucoup de 
talent, et qui n'a pas même dans l'histoire un 
commencement d'état civil, » - 

M. Mantz n'est pas de ceux dont les paroles 
sonnent dans le vide. Son appel est arrivé en 
Hollande, fort heureusement avant que j'aie 
quitté pour toujours la patrie des vieux maî- 
tres. Son désir était trop légitime pour que je 
refusasse d'y satisfaire. Je me suis donc mis à 
l'œuvre. . : ■ , , 

Brekelenkamp, en effet, comme le dit fort bien 
M. Mantz, est une sorte d'inconnu; jusqu'à ce 
jour, on ne connaissait de Inique ses œuvres; 
Immerzeel ne donne pas une date ; Kramm ne 
lui consacre pas un mot. 

Mais des raisons qu'il serait trop long d'ex- 
pliquer ici, me faisaient croire qu'il avait dû 
vivre à Leyde. Je suis donc parti pour la vieille 
ville académique et j'ai été frapper à la porte 
de M. Rammelman-ÉIsevier. 

M. Rammelman-EIsevier n'est pas seulement 



:* 



l.A r.MHOMQUK DES AHl'S 



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modMlie. 



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. .' . V . ; ■.• : ,\i:! ! .ii> .»uiuU'r HJl'il 

.1.1 nu M' ri t. s 
! r Ji' iii'o- 

ni. (>«|U0 

i>o a eiiv- 

i\ osl in- 

•-ou ôru- 

g:iii.!i', iiiiih gi.Mjcic l'iiçoro i'*l sa 

• '■ ilir# d.injun tomps 

iiio «A I«* iii'ttu", où 

tiiiKlostef i|iicii|ii(> 

■ i.n iJ riitr<" noiH x^ 

•'-.t 3i. HumiitvIiDan- 

; y il trouto ans, 

iliî Ri>mhrAn<lt o( 

;iii.iu\ <|ui ixrniiK'itt de 

ide limir*" .' i.omhion «le 

..•rer *\iie r «•-» M. Hain- 



:. rdiiniic je lo croyais 

.amp a\;nt v«'tu et Ira- 

iii'|iirr de le 

Kpn' cité 

'ne trr»mi 
■■•■■'.!■« Iv i... ; I, , ■ ,■ ijif jii ci- 
rai pour la prochaine 
•••-. •" '. ' • -i-<'r«, salis- 
ri.'iix (jui 
, .. , i ^a juste 

-reiaarriuable talent (i« ce Irès- 

Henry Havard. 



VENTES PROCHAINES 



TAm.RALX DE pnEjTrER onom: 



. oiiK. n.-vT rinVirfr.it 



1 ^ r, " 

rtC DK M. K.. 



Aiijoiinrhni ifWHn«> ri ilninAiii. i1iin«incli(>, a iiiMi 
il lliiMfl Dnuiol iVxprtsiliiin i\e la rollcclinn pnr- 
tirnli«^r»> de M. K..., dont la rcnîe ost ii)dii]in^i» 
pour lundi S mar», «ullc* 8 etO. 

Pour doniuT une idi^c de In trt'îs-jjrnndi' iiii|ii(r • 
tanco de r^'tto v<m4rt, il suItlriM rfl]»pcl«'r <]iu' In 
.iillfction do M.K... <«iiitii'iil, (Milrc .iiilros o'iivres 
nmarriunldofl ; lo /.)«»<>■ , dr Moiosonior ;. Vh'roie 
Tiirtjur, di- l)<'i'atupt> ; In Ihionn/r ilrt firiulen, do 
Truyon ; Toinrau P7i liber U^, do lîriiscnssnl ; le Sflc 
'/V liontr, do Koliorl -H/^ui y : lo TiVu.); vftt'ntf, di; 
.lidon Dnpro : \' Antirlum^lire Hii Vntirnu. par Kor- 
liniy ot Hovbol ; la l.fthp n/triuh/r. \i\ Tristi: ,\V*u- 
it'ih. do bU'Vfns; plusiours l»uiz. notniimient 
Courher rfr attleU nvmit inraqr : [(hisiouri* l»nu- 
liifiliy, dmil il!* lioriis ilr l'Onn ol l.i /•;« ^/)i cvé- 
lu^nilp : un Hiipprl)? Corot; lo Vont rlr T/iii^zac, 
pir Hoiineoan; trois oliarmniits snjols do, Wilkmft,' 
tableaux célobros qui, pour la pliiparl, onluppas^* 
tonii à do? collootions trèp-osliinofi». I,a l'iuru Clù 
rfii. do Boldini, ot ÏAvmiur t/n Hoix (!<• Ifonhqîir, 
par do Nillii». toiU'S tT»*i»-curieuso.s au p«>iiiL tif 
vuo do la poininre des niopurs paripioiuicn du 
jour; ontin do? œii\Te8 de (>)uturo, Kniuiontin, 
Au)i. Bonheur, Hnguet, de NcUvUle, Hou^'ueroMi, 
E?ro«ura. f.ortnzzo, de Joii^lu% Toiilmotii lie, 
Knaus?. MunkacAV, Castres, Barou, Merlo, l'iasàwi, 
(i. Hio.ird. Ary Soholfor, Vollmi. Ziom ol quelqucfl 
autro.s. 

Colto veutc sora faite ()ar M" Cliarle» Pillol, 
^,_...... ,1.. M ,;,.„rL'o<! |>r|if. 



BIBLIOGRAPHIE 



p« V. 



l'ar.M. «.ti 



M— r 



Hert'^ral. 

> h.T,} 



Ttldp-KIenriof, 
' îrio, Tay- 



U Tour éii M-Mde. bOZ' Iivr;i. 



xUt 



Dijuic ^i^;>i;n.s de 
. bou- 



UJ.NCtUTb DL Dl^lANCIlJi 3 MAllS 

<;n»sp.uv\TOuilc 

Symphonie en fa, Beflhovopi Fraginoiit? du 
Slnfjat. P'TjJoTi'îi'o ; Conoorfo de violoncelle, fînl- 
lliormann; Pavane du xvi" sjcjcle (chœur sapa ac- 
oompngnomont) i le Srtny? d'une îimi (Cété, Men- 
dols^nhn. 

cinQVR D'iiivrn 

Srmphonio en t<' innjeiir (n» 1', Mozart; Tasxo, 
po.'mo syniphoniqne M''' audition'. Linzl : Inler- 
HI07Z0, Larhiior ; '•" ooncorto pour j»iano, bainl- 
Saotji ; iSon-nado. Tloolhovon : Oiivr^rfnro du .Iran''. 
Henri. 

thUatio: (ii; r.Hi^TFf.KT 

i,.i liiir "' ' ii/ln(\, iô^t iidi: <i.iiiOL-:<;, lia- 

j doction di' f f{. I>, Manf^oot, iiiuaiqui; de 

, NieU W. <....i. .... ...i-.-aUo, de rOp/.ra; .M"'" Bru 

j nol-Laflcur, ; Mnitfrcd (^edcmand/i/, Schiiiuana ; 

!.. fuo 'I" l,nl.,,ro 'S,-, nnditi'.ri , M-r^-'-iiot. 



ET DE LA CURIOSITE 



71 



COLLECTION PARTICULIÈRE Ote M.E... 

MODERNES 

DE PREMIER ORDRE 

VENTE HOTEL DROUOT, SALLES N"* 8 ET 9 
Le lundi 4 mars 1878, à 2 heures 12. 



DÉSIGNATION 



Bernc-Hellecour 

Boldini 

Bonvin 

Bouguereau 

Brascassat 

Couture 

Corot 

ûdubigny 

Decamps 

Diaz 

Dupré (Julos; 

De Neuville 

De xNittis 

Forluny 

Fromentin 

Goupil 



.»ac(|uo 
Knauss 
Meissonier 
Madrazo 
Munkacsy 
Ricard 

Hobert-Fleury 
llousseaii (Th.; 
Roybet 
Schelier (Ary 
Srlireyer 
Steven? 
Troyon 
Willenis 
Ziem 
etc. 



COLLECTro?^ ne'FEl' M. HARDY 

(de BfMilogne-sur-.Mcr) 

OBJETS D'ART 

ET DE CURIOSITJÈ 

Anciennes porcciaiut'.s lie la (Juin-, du Japon, 
de Saxe, etc., faïences diverses, hijoux, orfè- 
vrerie, sculptures en niarLre, Lois et ivoire, 
bronzes d'art et d'aineubleinenl, plaiiiieltes 
de la Renaissance, émaux de Limoges, meti- 
blcs Louis \'V et Louis \'V[. Tableaux anciens 
el iiioderne>, aquarelles. 

VL.NiL APHKS DECKS 

HOTEL 1>R0U0T, SALLE N° i 
Les 7, 8 et 9 mars 1878, i 2 heures. 
M'^ Maurice DELESTRE, conunissiure-|)ri- 
seur, 'JT, rue Droii.)! . 

M. Charles MANNHEIM, expert, rue Saint- 
Geo i'i<es, 7. 
Exposition, le mercredi mars 1878. 

TABLEAUX, ÉTUDES 

ET ESQUISSES 



M" Ch. PILLET, commissaire-priseur, 10, 
rue de la Grange-Batelière ; 

Assisté de M. Georges PETIT, rue Saint- 
Georges, 7. 

CHEZ tESQUELS SE TROUVE LE CATALOGUE 

Exposition particulière, le samedi 2 mars 
iSlS. Publique, le dimanche 3 mars, de 1 heure 
à S heures 1 2. 



OBJETS D'ART 



ET DE CURIOSITE 

Bronzes de l'Orient, jolie suite d'anciens 
émaux cloisonnés de la Chine, bijoux, porce- 
laines de Cliine et autres, faïences, vitraux, 
anciens lacjues du Japon, objets variés, bron- 
zes d'ameublenaent, meulsles Louis XV en bois 
peint et couverts en damas rouge, très-belles 
étoffes chinoises, étoffes et dentelles. 

VENTE, HOTEL DROUOT, SALLE N° o 
Le mercredi 6 mars 1878, à 2 heures. 

M^ Charles PILLET, commissaire-priseur, 
rue de la Grange-Batelière, 10; 

Assisté de M. Charles MANNHEIM, expert, 
rue Saint-Georges, 7, 

CHEZ LESQUELS SE TROUVE LE CATALOGUE 

Exposition publique, le mardi 5 mars 1878, 
de 1 heure à 5 heures. 



pai 



EMILE 

TABLEAUX 



LAMBINET 
ET DESSINS 



par divers artistes 

Porcelaines, bronzes, meubles, tapisseries, 
composant l'atelier de M. E. Lambinet. 

VENTE PAR SUITE DE DÉCÈS 

HOTEL DROUOT, SALLE N'' 1 
Les lundi 1 1 et mardi 12 mars 1878, 
M'' ESCRIBE, commissaire-priseur, rue de 
Hanovre, ii" 6. 

M. E. FÉRAL, expert, faub. Montmartre, oi. 
M. Ch. MANNHEIM,-. expert, rue Saint- 
Georges, 7. 

CHEZ LESQUELS SE DISTRIBUE LE CATALOGUE 

Exposition particulière, le samedi 9 mars : 
publique, le dimanche 10 mars. 

ESTAMPES ANCIENNES 

ÉCOLE FRANÇAISE DU XVIII» SIÈCLE 

PIÈCES IMPRIMÉES 

EN NOIR ET EN COULEURS 
Par et d'après ; Baudouin, Lancrct, Freuden- 
berg, Greuze, Boucher, Fragoaard, Lawreioce, 
Moreau, Watteau, Wille, Descourtis, Janinet, 
etc. 

ÉCOLE ANGLAISE 

Cosway. Hoppner, Strange, Reynolds, 

Woocett, etc. — PORTRAITS 

VENTE HOTEL DROUOT, SALLE N** 4 

Les lundi 11, mardi 12 et mercredi 13 mars, 

à 1 heure et demie. 

M^ Philippe LECHAT, commissaire-priseur, 
rue de la Chaussée-d'Antin, 2i> ; 

MM. DANLOS tils et DELISLE, marchands 
d'estampes, quai Malaquais, lo. 

CHEZ LESQUELS SE DISTRIBUE LE CATALOGUE. 

Exposition publique, le dimanche 10 mars 
1878, de 2 heure à o heures. 



Tt 



LA OHKOMQUE DES AllTS ET DE LA C.L'IUOSITE 



Bibliothèque de M ROBERT S. TURNER 

I.IVHKS 

RARES ET PRECIEUX 

hupnims tt m>miucrits 
LA PLIPART KRASr.AlS KT LATINS 

Cl*&»iqucs lalii)!^ et français, ôiiition des Aldo 
et Kl/orier, etc., de. 

VKNTK HOTKl. DROUOT. SALIR N" 3. 
Vt 13 13 14. 15 «t 10 mar« 1878. A 1 h. 1,3 

M' MAURICE DELESTRE, . oniiiiissaiiv- 
M. A LABITTE, CTppH, 4, rur' de I.illr. 

<MtJ LKV..t »X* SK TIlOl VE I.E OATALilOl K 

Erpofitîon, \c lundi H mars 1H78, do 2 li. 
k \ heures. 



OhJKTS Ij ART KT DK (URIOSITK 

E. LOWENGARD 

26, rue Bu (Ta ult, Paris 
if-'-'-ialité do Tiipisscries et iCétoffes anHeimi^s. 

OBJETS d'art. —AUTOGRAPHES 

TABLEAUX ANCIENS ET MODERNES 

ANTOINE BAER 

Expert 

2, Rue Lallitte , Paris, 



1 r\F nrrîK rni,i,Er,TioN ivrstampks 

SUJETS GRACIEUX DU XVIIi SIECLE 

■o vendra loa 18 ot 19 inara; on reiuanmo : 

Un.' pouaclu' df lU>AUr.Mlîl<:il(; simiée ; des 
miaifttuics ; dans les illiislratimis : les Contes 
lit' L<i Foutititic d<'s Konuifis gc'-nôiaiix. 

Les l'slanipes <'n noir et en couleur sont 
d'une grande beauté, beaucoup a\aiil la lettre 
et tonte marge. 

I.K (ATAI.ddlK SK niMIllIU F. < IIK/ : 

M. VIGNÈRES, iiiarrhaiid d'.-stampos, 21, 
rue lie l.i Miiiiiiaie. ;i l'ans. 

M' Maurice DELESTRE, rommissaira-|iri- 
seur, 27, rue Drouot. 



AMIoriTKS lu: CIIVIMIK 

TERRES CUITES DE TANAGRA 

MdNNAlliS D'iCCiYPTK 
VKNTÏ, A I.'HOTKL DK.S COMMISS.-PRISEURS, 

Salie n" 7 
Lo lundi 4 mars 1878 

Mo MAURICE-DELESTRE , commissuire- 

|nispiir, 2' . rue lliounl. ■■''' 

M. H. HOFFMANN, expert, :t;i, quai Vol- 
taire. 

<:IIE/ LESQURLS SR TUOI VK LE CATALOGUE. 

Exposition publù/ue, le dimanche :i Mars 

1878. 

ESTAMPES ANCIENNES ET MODERNES 

LIVRES D'ART 

AH(:iirrE<;Ti HK, peinture, sculpture 

i:t gkavube 

R A PI LLY 

5, quai Malaquais, PARIS 



VHXTK DE l'ORCKLAIXES ANCIENNES 

De Dresde, Berlin. Vienne, Cape di Monte, Buen- Retire, etc. 

COLLECTION BOHN. SIXIEME ET DERNIER LOT 



MM. 

eofii'T*'* 
2« m 



<-h^l.^tl'■. Mauion et \VcMJ^l^ ont llifinneur d'inlornier le jiublic qu'ils vendront aux 
, :i loiir» «-^ne^ de vente, 8, Kiiifj-Street, Saint-James's Square, k Londres, le mardi 
qui kuivront, 

''•1 de la crli'-brc rollcction d'objets d'art, réunis durant l(!S cinquante 

: rc amateur Henrj- (,. Hohn, IJsq., de .North End Ibjusc, Twicken- 

■ iid de.s porcelaines de IJrc«de, de tout (^enre et (Ic.s plus anciennes. 

'• elle» iool des sp/tr imens uniqu<-H. Une collection Iré.s-compWîte des 

ri, (.nr\ Théodore, Hochfit, elr., ainsi que de Hrihêmc, Hongrie, Suisse, 

. Hollande «?l provinres Hbénanes; Hapue et vieux Tournay; tous les 

ceux de Venise, .Naples, Iloccia, (>a[»o di Monte, Le Novc, etc., les 

ment des Buen-Reliro. Plus de 1.0(K) spécimens en 760 lots. Au.ssi de 

ile, bois .satiné, vieux meubles français, dan.s lesquels la collection a été 

, •• y^J^^*^^^ <lc c«W« vente importante e^t envoyé (fratuifement à toute personne qui en 
fut la demande. 



' iyr**- 



P»m. - I;t.^. p OEBOXS «t O. 1». ma da Croi..«Dt. 



Le Rédaclcur en clief, gérant : LOUIS OONSE 



N" 10 — 1878 

arir^ouiu:) 



IH^^H fi? A ^Vf^ (F^WÎ^ /. fl HD 



A.I 



9 .Mars. 



>':tqKAT?î3'n /^otToa.uoo ajjaa w 



I^IV.^VT: .c TRlBOn m 9b QupbdâoUdiB 



inoB w.!..:,. n ET' DE i m GUKiOSITÉ 

■. ^:o^J.W.ÏI.-^ 1.' • ■ ' ' ' ■ • ■ 

Le* ahonn^'lStjtdieW'nïé'éhnire dç'jJ. Gazette des BeauV- Arts reçoivent grutuitemcnt 

■ l-e-iir.gfeKnuioo ,aHT^aJ^a e'.r: .rr-^ .. , . ; I >V J .1 .^ 'K :\%^]oLV 

_;,,[,,/«^jÇ,^içomque des A.ts et do la Curiosité. ,; ,_,. 



ITIffAi A 






•(T^Toa (1 eaiAXVîOM 



EPARTEMENTS t 
I Six mois 8 fr 



378 f Bijern j> ibnirl eJ 

MOUVEMENT DES ARTS i 



, 'GJkh ;a 1 mu 



TABLEAUX PE M. E.. 



d M 



, '/; r '»M9iGli.r:Pillet, ^Gommisaaire-priseur 

Un Boldiui, la Place CUchy en hiver, a. atteint 
15.000 fv.\\s Piffcraro, de BoUguèreâu, 3.450 fr. ; 
le Taureau en liberté, de Brascassat, 19.000 fr. ; 
une Cascade, de Calame, 3.700 fr. ; Bords de ri- 
vière, de Cd'rot, 3i000 ^\:.\ Matinée musicale , d^e 
Cortazzo, ' 6.800 fr. ; VOiseleur, de Couture, 7.GâO 
fr. ; \(i?, Deux Amis , de Diaz, 4.400 fr., Y Assomption , 
4.750 fr. ai Enfants surpris par im vautou^% fiJi^O 
fr. ; un Dupré, le Vieuxxhéue, I.QOD fr. ; un Meis- 
sonier, le hisein^, ..kl .6ff0.îr. • un .Madrazo, Réve- 
ine, (t.OiO fr. ; Daubigny, la fjH du crépuscule, 
3. 050 fr. ; Decamps, VÉcole turque, 3.450 fr. ; Es- 
— cfysttra,- la Visite au chàteau;-'^:iioO"ÎT.; Fortuny ' 
et Roybet, Antichambre au Vaticart, G.OOO^fr. ; 
Fromentin, une Halte, 4.250 fr. ; Induno, la Vi- 
site des grands parents, 5.700 fr. ; Jacque, Trou- 
peau dé mdutonS' sous bcis; 4.800 fr. ; Knauss, le 
Voleur dajis la /"oire,, 6.500 fr.; Merle, l'Attente, 
4.550 fr. ; Munkacsy, VIvrogne, 4.450 fr. ; de 
Nittis, le Bo/5 de Boulogne, 3.350 fr.; Robert Fleury, 
Sac deRome, 6.700 fr.; Roybet, le Trompette, 4.050 
fr. ; Ary Sebeffer, la Bataille de Mora, 3.250 fr. ; 
Scbreyer,la Halte, 4.850 fr. ; A. Steveus, la Lettre 
attendue, 7.080 fr, ; id., la Triste nouvelle, 4.650 
fr.;Toulniouche, les Confidences, 4.100 fr. ; Troyon, 
la Provende des Pouliéé; Ti'^OSifp.'; Wiriems, là' 
Collation, 6.600 fr." ' '''■- ''^''f '■'' ■■ ' ' ' ' 

'" lie'tdtal de la vente s'e!st'él¥v^ à'286.9't0 fr. 

-i>;d'^ "ïîLiiîr.U .oiii'.ii.^}l •jY' ODp .^f-r 

■A ..ote .OTo'/! o.I .otnoK ib '.,rt 

:i >: if.iî Aj-pO^ECTION G. ABOSA 

'"''M'.'Gli. 'Piflet, commissaire-priseur. 
Corot, le Petit Pécheur, 5.500 fr. ; Allée sous 
bois, 1.900 fr.; la Lettre, 3.310 fr. Courbet, Jeune 
femme endormie, 3.000 fr. HdiXixiïïtv , Don Quichotte 



et Sancho, 1.620 fr. Delacroix, Arabe montant à 
cheval, 8.000 fr. ; le Bon Samaritain, 5.000 fr. 
Campement arabe, 4.30O fr, ; Ivanhoé et Rebecca, 
3.000 fr. Joiigkind, PfîT/.î'ff.rye, 1.800 fr.; Th. Rous- 
seau, Lisière de buis, 8.900 fr.; Tassaert, le l'etit 
malade, 4.550 fr. et Sarah la Baigneuse, 3.150 fr 
Total de la vente des tableaux, 90.710 fr. 



CONCOURS ET EXPOSITIONS 

8Hi''i.ifiiiiOM TA ci/lidiïi/iA AjAtiûuAî 

EXPOSmON trNIVÉkSÉLLE DE 1878 

La salle des fêtes du Trocadéro et l'une des 
salles dites des conférences seront mises gra- 
tuitement à la dispositîo'i des sociétés liljres 
..françaises qui, seraient admises à se luire en- 
tendre devant la commission des auditions 
musicales. . -rTV T 

Ces sociétés organiseront leurs concerts, à 
leurs frais, risques et. périls. Elles auront 
quatre mille places à leur disposition et elles 
pourront percevoir les recettes qu'elles auront 
provoquées. 

Les œuvres choisies par la commission des 
auditions musicales ne pourront être inter- 
prétées par les sociétés libres qu'après l'avoir 
été dans des auditions officielles. 



'^L'eiposition' dé Pa'à èompte 4^1 ouvrages. 
Parmi les œuvres les plus remarquées, nous 
citerons celles qui sont signées : Allongé, Au- 
guin, Donnât, Félix Cogen, Alexandre Djefaux, 
Paul Flandrin, Froment, Gilbert, Gonzalez, 
Hanoteau, Frédéric Henriet, A.-Eug. Lambert, 
Landelle, Lanfant de Metz, Pallière, Emile He- 
nard, Rivoire, Robinet, Amédée. Rosier, An- 
tony Serres, Valadon. ' ■- ''''^'-'^ 



ilâi^OO dlJOA : ilt«'v'j(i ,Vj40 .>\à ■»iiyijD'ï;àh 



SuBsaioiJ u. 



74 



LA CHRONIOUK DKS ARTS 



an 



pr 
po 



q« 
le* 



tir. 

ff'.. 

Hurl. 

pO' 

/ 
MM 



Daumier ii"»i-^ 1"""' •! .i.hi'-mt 

• tui'--.»!.t .i|>|»*l aut possossour-i 

- lit» rarti*lo. Los adlu^- 

m'xcx sufliraionl k rllos 

uM<i une (>x|Hisitu)ii fort 

iîiverso5 iiMivrej dont iVxis • 

,i.> n,> II)) ><>nt pas oncAiri' 

'ir. 

1 informer los nro- 

ll.uiinior, quo le lU-lai 

, lit 11\o au 20 fùvriiT 

;<• n>pt>rti^ au 

a «pifl.iuos doinantlfs 

<• Coin»'»' veut inforiiior 

1UX et dossiiis «pj'il a 

tons m'rpssairps pour 

ir fussont 

,' $ur /■('.">■- 

//<■ ^, soit sur 

l(» jour où on 

[.!i r. .U' ■: i: . a.jii- ir- l-.i <i .os de Durand 

la loUhto des uMivros qu il s'agit d'ex- 

/• la rcntn'c (Us uoticrs, le Comité 
ju,. ^,n taicmcnt cinq de s« membres : 

Jlramo. 17. nie Taitbout, 

kar! n inl.ieny. 3", ruo Fontaine-Sainl- 

<>■ •"_'«"^. 
J . r.O. me Ampi'TP. 

t, rhaumo, 13, quai d'Anjou, 

trool Maindron, ^. ruo Jean-de-Beau- 

Tajs, 

qui font t-palement chargos de fournir tous les 
renseignements qui p«^iiv....i .•i-.- .ml-^.., m.m es- 
MJres. 



NOUVELLES 



.*, S. A. le prinre de Hohenlohe, ambas- 
Mdear d'A"'"rm:7nf h Pnri-, vient de faire con- 
iMltre a '"'•s /•tranffèrc'i que 

S. M. • i iirne autorise les 

arti^li"» {»f,i.tîe> «l m ulptour? allomands à 
prendre part à l'Expo»ilion universelle de 
Paris. 

Lf- minUlre a reçu, en m^me temps, une 

*' ' ■ " '• • ■■ ■■ ,tion- 

; les 

> de 

. l'un 

i ..»-...,. Il et 

de nombre des 

au . j.>. , ..,; .. .iSKS. 

.*. Lapîr'i-ry-i^ionderAll'-m.Ttmc h l'Fiposi- 
lion OT dans la ' lux- 

A^. n nn rprt^ iient 

.; avaient 

par les 

' • '-■ . : ; ont la galerie qui 

•'■■,.: - - r. i>x rni- .fi.lures nationales 



et les salons abandonntSs aux pointros diVo- 
ratours ol aux inaquottos dt^ It^pi^ra. 

On va oon^lruiro pour los iiianuracluios na- 
tionalos un pavillon dans la grando calorie 
»lontriV\ (»Mo du pont d'h'nia, qui fera pen- 
dant au Imitais indien du prince de (ùilles. 

/, Voiri quoKpios dotails sur la rôparlition 
du rr(^dii do '23(».i>0() IV. alloc, è à la roparu- 
lion dos inoiiuinonts puitlirs : 

7r).(tO(> l'r. (Ml rôparalioMs à lOpora ('.0Mii«pie ; 
13.000 fr. ;\ la rliapolle do IKoole des hoaux- 
arts; 8.0(10 fr. au classeinont ol i\ rinslallalion 
dos ninulapos do plAIre et au projet de res- 
tauration dos aurions momiiiiortls dt! la (irùco 
et do Homo; 3S.000 fr. l'i dos réparations ur- 
gentes a X (iidiolins ; i.'i.QOO fr. il lu répara- 
tion des .sallos du Louvre. 

Os i.'l.OOO fr. «pii vionnont d'être accordés 
au L<»uvre, sont destinés à divers travaux ur- 
gents à exéouler à l'approche de rKxposition 
univorselle et dont nous avons donné le dé- 
tail dans un des précédents numéros de la 
Chronique. 

,*, Il y a un an ol demi à peine, au mois de 
juin I87(), radiiiinislralioii des l3oaux-Arts a 
déci<lé d'ouvrir un atelier pour les mosaïques, 
à la manufacture de Sèvres. 

.\ujourd'liui, cet atelier fonctionne régu- 
lièrement,; plusieurs artistes y sont occupés 
chaque jour, et travaillent aclivemeiit à 
l'achèvement du grand panneau de mosaïque 
qui doit orner la façade du musée de Sèvres, 
et pour lequel on a laissé une vaste place 
libre au-dessus des fenêtres du premier étage. 

.*. Le docteur Demanjuay a donné, par tes- 
tament, aux musées d'Amiens et de Péronne 
divers tableaux de sa galerie, parmi lesquels le 
Diner sur l'herbe, de Tragonard ; V Enfant de 
France, la fi/euse, de Lawrence; lu. Jeune fille 
de la cainpaijne Je Jiotne, de Lôopold Robert. 

,*, On vient de faire i Rome, au milieu de 
la Piazza di Pietro, près du Corso, une dé- 
couverte intéressante au point de vue archéo- 
logique. On a mis au jour un grand bloc de 
marbre qui forme la partie antérieure d'un 
piédestal mesurant 2 mètres carrés, et portant 
sur l'une de ses faces un haut-relief représen- 
tant un prince Oace. 

Ce personnage a 1 mètre 1/2 de haut; les 
pieds s'appuient sur la moulure supérieure de 
la nlinlhe, et la tête touche à la corniche. 
Malneureusement, la figiire a été détruite; 
les draperies seules sont bien conservées. Ce 
piédestal appai tenait au [»orlique des Argo- 
nautes. 

On a découvert aussi un fragment de cor- 
nirhe gigantesque, une inscription relative à 
Germanicus, et uu autre piédestal en marbre 

,*. A Athènes, le conseil municipal, dans 
l'une de ses dernières séances, a volé l'érection 
d'une colonne comrnémorative qui sera placée 
à l'entrée de l'Acropole, et sur laquelle seront 
gravés les noms oc tous ceux (jui, soit par 
leurs discours, soit par leurs écrits, soit de 
toute autre manière, ont témoigné de leurs 
sympathies pour les Hellènes, 



ET DE LA CURIOSITÉ 



75 



L'ÉTAT CIVIL DE QUIRING BREKELENKAIViP 

(Suite.) 
(Voir la précédente Clirouique.) . 



Brckolenkanip n'est pas né à Leyde, mais 
probablement à Swammerdam, petite cmn- 
miine où sa so-ur a certainement vu le jour. 
Il habitait Leyde en 1648, demeurait à VAm- 
skrdamsche Veer, et, le 8 mars de cette 
année, il fut reçu membre de la gilde de Saint- 
Luc. 

Il appartenait à une famille catholique et 
dépendait dune paroisse appelée le Bak- 
kei'steeg. C'est da-is cette église qu'il épousa, 
en avril 1648, un mois après son admission 
dans la gilde, une joune lille nomin/e Maria 
Jansd'' Caile [alias Charle, ou Scharle) née à 
Leyde, y habitant sur le marché au bois {hout- 
ma'Ct), orpheline de père, ayant encore sa 
mère, Teuntgen Jansd"' van Ronsen, laquelle, 
remariée en secondes noces, demeurait dans 
la Heerenstteg. 

De ce mariage naquirent six enfanis. Tous 
furent baptisés à la Bakk( rsteeg ;Yoicï les dates 
dn leurs baptêmes et leurs noms. 1649, o sep- 
tembre, Magdalena. — 16.30, 5 mars, Gérard. 

— 16ol, 28 avril, Abigaïl. — 16.Ï2, 17 octobre, 
Magdalena. — lCo3, 17 novembre, Catharina. 

— 16.o5 30 avril, Jan. 

Vous remarquerez que deux de ces enfants 
portent le nom de Magdalena. Il est donc à 
présumer que l'aînée mourut en bas âge et 
avant 1652. Il est également probable qu'elle 
fut baptisée tardivement à cause du court 
espace de temps compris entre le premier et 
le second baptême. Son transport à l'église 
retardé par sa frêle santé, pourrait, du reste, 
nous expliquer sa mort rapide et préma- 
turée. 

Peu après ses dernii'res couches (celles de 
1635) la femme de Quiring mourut. Celui-ci 
se remaria le 23 octobre 1656. Il demeurait 
alors sur le vieux Rhyn {opoudenRy)i).U épousa. 
Elisabeth van Beaumoiit, veuve -de Willem 
Symoulz. 

De ce second mariage naquirent plusieurs 
enfants. Trois nous sont connus : Anna, qui 
fut baptiîée le 6 juin 1637; Arnoldus, le 
30 avril 1664; Quirinus, le 29 mai 1668. 

Le peintre n'eut, pas longtemps à jou r des 
caresses du dernier de ses lils, sorte de Ben- 
jamin auquel il avait donné son nom. Les 
livres de Saint-Luc nous apprennent, en effet, 
que Brekelenkamp qui, jusqu'en 1667, avait 
ti'ès-exacteroent et très-ponctuellement payé 
sa cotisalion, n'acquitta pas celle de 1668. Et 
la mention d'émargement est remplacée par 
cette inscription impressionnante dans son 
laconisme : 

QrnUNG GF.UniTSZOON BHEKELI.NGHKAJl DOOT 

c'est-à-dire « Quiring Brekeleughkam, lils de 
Cerrit, mort ». L'homme de talent, l'artiste ha- 
bile et sincère, le charmant peintre d'intérieur 
avait donc cessé d'exister. 



Voici une restitution complète, je pense. 
Satislera-l-elle .M. l'.iul Mantz? Je l'espère. S'il 
veut cependant d'autres détails, il m'est encure 
possible de lui (mi fournir quelques-uns, et je 
me mets à son entière disposition. 

En ce faisant, je n'ai point, du reste, grand 
mérite, car je ne saurais vraiment dire ce qui 
m'e4 le plus agréable, ou de mettre à contri- 
bution la science et la cordiale amabilité de 
l'archi-'iste de Leyde ou 'le répondre aux 
questions de l'éminent critique parisicMi. 



Henry IIavard. 



La Haye, 25 février 1878. 



CORRESPONDANCE DE BELGIQUE 



Uu peiulre, tiui avait eu peut-être son lifure 
de succès, vient de mourir. 11 s'ai)pelli: Eiluuani 
Vau den Bosch. 

Il était parvenu à s'assimiler les qualités faciles 
de l'art, la correction du dessin, l'esprit dans le 
choix des sujets, uue exécution honnête. 

Son genre était « la bête, » non pas fruste ni 
sauvage, mais humanisée, avec uos grimaces et 
nos vices, la bête faite homme, comme chez Ver- 
lat et, avaut lui, chezDecamps. 

C'est de la comédie uu peu lourde et qui pa- 
raît bien démodée aujourd'hui qu'on étudie les 
bêtes et les hommes sur le vif. 

Al. Van deu Bosch faisait en art ce qu'on pour- 
rait nommer du travesti. Celui de ses tableaux qui 
a surtout attiré l'attention sur son nom, repré- 
sentait un chat en train de renverser un encrier 
sur un article de critique. Une satire iuoffen^ive se 
cachait sous cette physionomie de bon chat ma- 
licieux. Peut-être aussi était-ce une petite ven- 
geance de peintre. L'article, soigneusement peint, 
pouvait se lire d'un bout à l'autre, et naturelle- 
ment il était écrit dans un style abracadabrant. 

Ed. Van den Bosch était un ancien peintre dé- 
corateur, qui faisait de la peinture de tableaux 
depuis sept à huit ans environ. Le Cercle artis- 
tique de Bruxelles organisa, au lendemain de sa 
mort, une exi)Osition de ses œuvres, où ses amis 
l'ont retrouvé, avec les facultés moyennes qui le 
caractérisent. 

C'était un talent froid et appliqué. 

Il était de ceux qui ont besoin de fortement 
empâter pour paraître solides et il avait gardé de 
sou ancien métier un bel aplonab de brosseur, 
mais sous cet aplomb se cachait une timidité 
récllG, 

Peut-être se doutait-il de tout ce qui lui man- 
quait pour être un vrai peintre. 

L'Académie royale des lettres et des beaux-arts 
de Belgique vient de faire connaître le programme 
des concours pour 1879. 

La première question est celle-ci : » Faire l'his- 
toire de rarehitectnre qui florissait eu Belgique 
pendant le cours du xv'' siècle et du commence- 
ment du xvi«. » 

La troisième : < Déterminer sur des documents 



7« 



LA CHRONIOUK 1>KS ARTS 



• îo nuhoii* inrlu- 

'. smiini U pr»- 

-: .Ir rnppP-n- 

t • r.irl. <lnn»i 



.1 la a.-<- 



CORRESPONDANCE D ANGLETERRE 



ivr<< la série de» eX|>o!ii 
> '"C les a<|iian'ilt*9 de ses 

l«> a un peu trop oublié lea proniié- 

f<iadat«un>. Elle élail. da- 

de hc*; aux recru»' s qui 

" 'i porte des* sorjt'î- 

KTil <|iic Ih Diid- 

V. 1 ■..4. Il iiui.re à la Iloyal- 

di-ux \Val4r C'ilour S>eii'lics. 

:. - T., ,,,tr..^ ae jioilt quhli- 

■ pciiir It'iirs pro- 

■ >ir, pUrrs toul 

~ et pelile!», 

/'■ n'e.'it pas 

rie d'expo- 

iiioiiiik buD, 

liii Ijieij, il^ fuiildii turl 

tj. n vrsit fa'i« inl«r«-t jxjur nos 

r en délai! de» 

■ iiL Je nie bome- 

.e offre aux observa- 

:i en Aii|rl>'l«Tre une 

ne des 

. uni- <]>■ j .iiitr«- : i < roleréa- 



mUiv ctr iaift 



• ' • ' d.- la 
onniie 
• i iJ'jHald 
'■'i baron I^yi», cl 

. I .!■■ tr:./. .1 -, 



■ ■> <l 1 i U' «.«lit Moll- 
ir »r\ 't Imnoiir de 



•***•' on de 

fmt*î ,. pour 

■i le» d rtwa^ ci le* e*qui«4«^ q,„ joi plairaient le 



pins. Tiirner u'nyanl pas de parents ui d'héritiers 
d.recl». M. lUiskin n pu profiter lari^ciueiit do 
i-flte |iermi<sioM sans iTainto d'i'^tre indiscret. Des 
lieux ou (rois cents esipiisses cpiil a conservc^es 
-^Miiir lui, une bonne moitié au moins a «Hé donnéo 

I irniversilé <l't>\ford, où M. llnskin lient la 
' linin* des beanxaris. 

yunni A l'antre moitié (|Ui' jiersonne , sauf 
M.Hii^kin et ses intiiiK.s, neroniiaissait.il vient d'en 
ilresser un calnlomie raisonné et deseri|ilif qui 
ui fait le pins pra d honneur. Vax suivant l'ordre 
iiron<dopiqne et liisttiriqne de l'ienvre si consi«ié- 
.-îible de Tnrner, il a aieonipaKnécliaquo csqnisie 
.1 une sorte de <li.sconr8 critique. Après M. Rus- 
Lin, l'iiisloirc du célèbre peintre, n'est i>lus i» 
faire. 

Ce cataloune, auquel son auteur a dû travailler 
avec tMiit d'amour, restera coiuine un témoinnatç« 
lie proronde admiration pour la gloire du uiaUro. 

II servira dinleriirète obligé à tons ces cheCe-. 
iTtruvre que .M. Huskni a bit-'u voulu expoi^cr aux 
veux du |iiiblic dan» la Fine-.\rl.s Galiery, ù iS'ew- 
iloiid Street. 

.M. llnskin partagela vie de Tnrner en six périodes 
ou six phases distiintes, anxqnelb's il recunnuil 
des raraet» res s|ié<"iaux. Tnrner était ué eu 1775. 
La première périoile, relie de la jeunesse tt de 
radoieseenee, s'éteml jus(|u".'i INOO. Pendant ce 
lenips, Tnrner ne donna guère signe de s(ni génie 
fulnr. Il travaillait ferme. Gisliii fut son innilre ; 
mais c'est au docteur .Mnnro qu'il dut sa véri- 
table direelion, car c'est lui qui engagea con- 
>l.i minent le jeune artiste à se uitllie en piésenco 
df i,a nature. Kn 1707, il commença ses voyages, 
choisissant de préféren''e le voisinage des inonta- 
gnep, pour mieux se rendre compte des effets des 
nuages et des phnscs cliuugeautesde lalmosidièxe. 
A partir de 1800,et pendant dix ang, c'est la 
mythologie d'Homère et les sévérités de l'histoiro 
liil»Iiqiie qui l'attirent. De 1810 à 1820, il revient à 
la nature, mais avec une aiéthode d'exécution 
plus raffinée. Il est parvenu à soulever le voile 
qui ca'he tant de ses beautés; il est maître (Je sa 
manière per.-ionnelle. Dans les vingt années qui 
suivent, son talent atteint siui plus grand essor. 
C est l'époque cm rinfluenee de Claude Lorrain est 
souveraine. H y semble parfois presque atteindre 
lei mêmes hauteurs que l'illustre paysagiste fran- 
çai«. A partir de 1KiO, la période de la décadence 
fommen' e. Tiiruer perd ce sens délicat des cou- 
leurs qn il avait possédé à un rlegré si rare. Son 
esprit s'accentue dans le sens de la bizarrerie, qui 
devient de l'extravagance . ■ 

il travaille toujours avec acharnement, mais lu 
j>roduit «le pou travail est inalaflif, il n'est plus 
Miailrr- de son pincreau. 

Tonte cette biographie artistique se trouve en 

pielipie sorte écrite sur les murs de cette galerie. 

ositioii de ce« esquisses sera une haute jouis-- 

pour les aiuateurs de Tnrner, et l'un de» 

ewiieinfutji de la saisrui de Londres en 1H78. 

Ceat surtout en Angleterre que depuis quelque 
l^-mp!* le» ouviagei à aignille ont ae([uis l'impor- 

• d'œuvres d art. Au .Soulh-Kensington, nous 

déjà dit qud exi-tait une école artistique 
■:. .• dans le but de créer un goftt intelligent et 
artistique dans ce genre de travail, l'jusieurs ar- 
li»let renoDiraés ont fourni des dessins et sur- 
veillé le travail des étudiantes. A rËx{*ositioa uni 



ET DE LA CURIOSITÉ 



77 



verselle de Paris, les étrangers pourront juger les 
produits de ces travaux. En attendant, deux dames, 
qui ont déjà conquis les premières places dans la 
phalange des artistes à l'aiguille, viennent de pu- 
blier un volume (1) à l'usage de ceux qui veulent 
s'instruire dans les principes et la pratique de cet 
art autrefois si en vogue et aujourd'hui si délaissé. 
Les auteurs prennent grand soin de prouver que 
l'imitation pure des objets réels est toujours 
l'opposé du beau, quand ou essaie d'y arriver 
avec les matériaux de la broderie. Il s'agit donc de 
se mettre d'abord d'accord sur un type conven- 
tionnel. Plus ce type sera simple, meilleur il sera. 
Donc, le premier point pouf la brodeuse, après 
avoir choisi son modèle, soit fleur, soit fruit, soit 
animal même, est de le réduire à sa plus simple 
expression. Les auteurs insistent sur les difficultés 
de cette tâche. Puis elles montrent, d'une ma- 
nière éminemment pratique, comment on peut 
triompher des obstacles. 11 n'est pas difficile de 
voir que ces dames sont enthousiastes de leur art ; 
mais elles ont acquis le droit de l'être, et leur en- 
thousiasme ne les empêche jamais d'être lucides 
et pratiques dans tout ce qu'elles écrivent. Au 
volume, qui est édité avec beaucoup de luxe, sont 
ajoutées des planches coloriées avec soin. 

Lionel Rodinson. 



TRIBUNAUX 



RESPONSABILITÉ DES COMMUNES ; LE DIRECTEUR DES 
BE.\UX-ARTS DE LA VILLE DE TOURS CONTRE LA MUNI- 
CIPALITÉ. 

Une question de responsabilité communale vient 
de se présenter devant le tribunal civil de Tours 
dans des conditions assez nouvelles. Bien qu'il 
ne s'agît que de l'interprétation d'un contrat, la 
population tourangelle avait suivi avec une vive 
curiosité ce procès qu'étaient allés plaider deux 
sommités du barreau de Paris, M^'^ Allou et 
Nicolet. 

La ville de Tours possède un beau musée et 
une école des beaux-arts. En 1871, le conserva- 
teur du musée, qui est en même temps profes- 
seur à l'école, se retira et il y eut lieu de lui dé- 
signer un successeur. M. le maire de Tours, — 
c'était alors M. Gouin, — songea à le remplacer 
par M. Lafon, qui était loin d'être le premier 
venu ; élève de Gros et de Delaroche, il avait 
obtenu la médaille d'or. Toutefois, des raisons de 
famille le déterminèrent à accepter cette position 
relativement modeste, puisque le traitement n'é- 
tait que de 4.000 fr. 

M. Lafon vit s'augmenter le nombre des élèves. 
Dans un discours prononcé à l'occasion d'une 
distribution de prix à l'école, en 1875, M. Lafon, 
exposant ce qu'il appelait un rêve d'artiste, dé- 
veloppa des projets d'agrandissements pour la 
ville de Tours : il rêvait de peupler les pro- 



1. Arl Embroidery, par M. S. Lockwood et E. Glais- 
ter. — Londres, Marcus "Ward et G», 1878. 



menadcs de statues de rois et aussi d'illustres 
roturiers comme Velpeau et Bretonneau. La 
statue équestre d(! saint Martin devait orner 
l'entrée du parc, et, enliu, il parlait de réé- 
ditler l'ancienne basilique de Saint-Martin de 
Tours. 

Il fut répondu à ce discours par l'un des mem- 
bres du nouveau conseil municipal élu en 187:1, 
M. Schwob, rai)porteur du budget d(; la ville. Il 
s"éli!va contre ces tendances rétrogradtis qui sem- 
blaient, disait-il, un déii jeté .'i l'esitrit nouveau, 
attesté par l'élection du nouveau conseil. 11 n'ad- 
mettait pas que la statue de saint Martin rcm- 
plaçât celle de Descartes, et terminait en expri- 
mant, au nom de la commission du budget, un 
blAme énergique à l'adresse du directeur de l'école 
de dessin. 

Une polémique s'ensuivit dans laquelle M. La- 
fon s'exprima « trop vivement », c'est lui-même 
qui le reconnaît, à l'égard du rapporteur du bud- 
get municipal. 

Le préfet engagea .M. Lafon à faire des excuses 
directes. M. Lafon se prêta à ce désir, ce qui 
n'emi)êcha pas de prendre un arrêté ipii rempla- 
çait M. Lafon. 

M" Nicolet soutenait qu'il existait entre la ville 
de Tours et M. Lafon un contrat qui était violé 
par l'arrêté municipal. Il demandait 20.000 fr. de 
dommages-iutérêts à la ville. 

M" Allou, au nom de la ville de Tours, re- 
poussait cette demande et affirmait les droits de 
l'autorité municipale, qui est libre de provoquer 
l'exclusion du directeur d'une école de dessin. 
M. Lafon, d'ailleurs, s'était mis en état de ré- 
bellion contre l'autorité municipale ; il y avait 
tout au moins incompatibilité d'humeur et la 
rupture avait été rendue nécessaire par M. La- 
fon. C'est donc lui qui a mérité le renvoi pro- 
noncé : il ne peut y avoir lieu à aucun dédom- 
magement. 

Le tribunal, conformément aux conclusions du 
procureur de la République, a, dans son audience 
du 2 mars, rendu un jugement qui condamne la 
ville de Tours à payer à M. Lafon 3.000 fr. à titre 
de dommages-intérêts. 

(Le Temps.) 



BIBLIOGRAPHIE 



Notre collaborateur M. Duranty vient de faire 
paraître, à la librairie Charpentier, un nouveau 
volume de nouvelles. Nous le recommanderons 
sans hésiter à nos lecteurs parce que, sous bien 
des rapports, il rentre dans le cadre des livres qui 
ont des droits à. l'examen de ce journal. En effet, 
l'auteur y affirme de nouveau, eu outre de son 
talent de romancier, si original et si fin, des 
qualités très-personnelles d'artiste et d'expert eu 
critique d'art. Dans la première nouvelle du vo- 
lume, celle qui lui donne son titre : Les Six Ba- 
rons de Septfmtaines, et plus encore dans la se- 
conde, « Gabrielle de Galardy » , si nous suivons 
avec un intérêt soutenu toutes les péripéties de 
l'action, nous ne sommes pas moins charmé de la 
part que le romancier a bien voulu céder à l'ar- 



78 



LA CHRONKH K nKS ARTS 



ti%Xù (>!!<• pnrL •T»' <';»» dm» \h f<»rn)a donuéo h 

- ' ' r. tljtiii» un slylo 

.1 r.» ol»ji»«tifs de la 

.« tUo .>•«' il rtttilr. pour «'^tr«' un 

• •lorno, M. Durniily n'a pns orn 

V Ml.mlrr nus inrtninuMU |n-- 

•■<« : il n'i» pas l.i i«nli«nc«> 

i]ui no onii- 

r* Icflcurs à 

~ l>nr i-i> mmiI oonrtop 

«. 

' •••;i\ » Hrir-h-lirao <», 

.'UKMit ; bt'ancoiip 

; .'U iir<-l (If l'avoir 

. s : c'<'s>l à rouji frtr la 

. .i lo pins cbarmô, sans 

iil.' <l nn sujet qui nons esl 

r. Mari-haiuls ot amn leurs y 

■i an vif, i»l c'est plaisir «le voir »<• 

nies présomi<tions, les manifls 

tle It.ns les n.leptes du bi- 

-u n*stor Téritli'lue sans être 

.i!if ; D'Mis suninips d«> ceux qui 

attendu que les pierres lancées 

■- dans notre jardin. 

ni , sans arriére-pensée, 

r . • Me 11 rlure à nos alionnés: ils y 

t. sous des pseudonymes transparents, 

. u< el desamateurs d'art que 

dans la Gazette, c'e.st-â-dire 

V rotrouverout eux-niêmes : 

" M. Dnranly esl donc pour 

.■ 1. . ;ure de famille. 

A. FiE L. 



'/ Bouru, par Jules lléduu. In-S" 
ivec portrait à leau-fortc. Auge, 

I-i Irîh .;rr-;r>iif, à Routrn, n'a jamais joué un 
l'it, Di jeté un bien vif éclat. Ce- 
bon de raconter ses coinmenof;- 
«*i »<*a ♦ixistf'nr*'. maitil'Mianl qu'elle y est 
•! m-^trl* qti^ !'B'i(*'iir cinpniiile la pointe 
^^ \ NicoIIp, pnnr 

- e-l remar- 

!il^. -Tau- 

j.i'- •) i.iu- iii- -nr le.« mérites 

■ e, — ainsi q<ie par la précision 



toal 1 



i" à Rou^n est de plu? un livre 
• e qui ne g4le jamais rien :r 
IraiUde» qucstous d'art. 

A. h. 



J'fumaJ dé.» iMhaU, da 6 mars; David d'An- 
«r«r* par M. Cb. Clément. 

l/i Fnuioc, 7 mars: 1."» firi}*ic* allemarids à 
I ExpAition nniTCTr' M .Manus Va- 

cboo. 

• nf,Ulttjratrcet nrti>tiifu( , 
p-ir M. Y.A"\v<rA [Imi 



Aik*it^rum. 2-J i''\tv,T : Catalogop des gra- 



vants »>t oaux-forlns dt> Ilans S(>l>ald Beh.im, 
par W. I.nftieî ^l*oInpl('-ren(h^). — (îravure.s et 
i;anx-A)rles nonvollcs. — Les dossiiis de Léo- 
nard îi Windsor, nar A. Marks 

2 njars : Los Imiille.s d'Olyinpii', par Julius 
Schulu'iiig. — Dauliigiiy. 

Amdviny, 21 février : William lllaki", par 
\V. Hossetli. — L'Kxpositioii de l'Afaiiéniin 
nivale d'Kcosse, par J. (iray. 

2 mars : Le carton de l'ise de Micbe!-,\nf::(!, 
par M. Heaton. — L'A ri de la Grèce préliislo- 
ricpie, par il. Sayre. 

Journnl di' la Jeunesse, 271)' livraison. — 
Texte par M™" Colfrmb, LAon Dives, M"" Gou- 
rand et Albert Lévy. 

Dessins : DeiorI, Petol, Catonacci, A. Marie, 
Honnafoux, GiIIicrl. 

Lf. Tour du Motidr, 8it0* livraison. ■ — Texte : 
L'Américjue éqniiioxialt! (Colombie, Kqnaleur, 
Pérou), par K. -André, voyagiiur chartïé d'une 
mission dn gouvernement fran(;ais. 187;)-187fi. 
Texte et dessins inédits. — Douze dessins de 
Riou. 

Bureaux à la librairie Harlietlcî cl G'", bou- 
levard Saint-Germain, "il, à Paris. 



VENTES PROCHAINES 



SL■cnESFIn^( sMNT-n<iMV 

•M. de Saiut-Réniy était un des bons amateurs 
àf notre Uiutps. Peintre Ini-niémo dans sa jeu- 
nesse et élév(! du baron Gros, il était iiilimenieiit 
lié avec quelques uns des artislcs célèbres (\v uo- 
Irp école: Diîiz, Honsseati, Isabey, Koaiti^Uxu et 
autres». Colleclioniipur d'un poAt sûr et fbi', les 
tableaux et objets de euriosilé qu'il a laissés, se 
ressentent de ses tendances et de ses amitiés ar- 
tistiques. 

Diaz, notauiUK ni, y est dignement représenté 
par biiit tableaux imiiorinnts : Dirmn Chasseresse, 
Femme turque et ses enfants, Hf'verie, Confif/ert- 
rrt», (»tu.; C'iTol, jiar nne eharaïaute Vite (t Italie ; 
Dnidiifîiiy, par un tableau très fin, les nordi de 
t'Oise à Auvrrs; Isabey, par trois morceaux de 
choix, la Plar/e, la Murée hns^e et les Côtes de 
Uo'lnitde ; Housseau, par deux paysages remar- 
quables. Y Abreuvoir et Ui Sentier. 

Outre ces noms, nous trouv. JUS encore ceux de 
Chai»lin, Boniupton, Cb. .lacque. Roqiieplan, ete.; 
•■au" liaricr de superbes rupiarelle» et de beaux 
di'ssins par Jules Uupré, llamon, Pils, Zieni, (H(-. 

r,es principaux tableauA anciens sont de lluys- 
man de Malines, Van Goyen. Vati der .Meuien, 
I,.njouc. .Miffnard, Van Loo, ltiib'>ns, S.ilomou 
HuyiMl.iël,el plu-'ieurs m.iilres de l'Keole frau(,'ai8e. 
Les dessins sont de Catialetti, André del Sarle, 
Oéricanlt, l'rud'hon. e«;. ■ •' ' 

D^mr les olfjetii d art.on sipiale de belles mirria- 
tin»î.*, dch livn;^ précieiik, des v.lrauA du xvi" siècle. 
i)e rielie»» pipreel.ijiies , des falein e^ de diverse» 
proveuances, de» bronzes, quelques anliqpilé», 
d*>.<* meubles r-nrieux et de» tiipi&seriea', parfifkj- 



ET DE LA CURIOSITE 



79 



lièrement une tenture de lit en soie blanche, époque 
Louis XIV, provenant du château de .Ménièrcs. 

La vente, par suite du décès de M. de Saint- 
Remy, aura lieu à l'hôtel D -ouot, salle 8, les 18, 
19 et 20 mars, après deux jours d'exposition. Elle 
sera faite par Mi= Charles Pillet, assisté de MM. Fe- 
rai et Maunheim. 



CONCERTS DU DIMMCHE 10 MARS 

CIRQUE d'hiver 

Ouverture du Roi d'Ys, opéra inédit (E. Lalo). 
— Chœur des génies d'Obéron (Weber). — Thème 
slave varié (Léo Delibes). — Fragments à'Iphiyé- 
liie en Aulide, ouverture, air d'Aganiemnon chanté 
par M. Dufriche (Gluck). — Symphonie avec 
chœurs, paroles françaises de M. Ruelle. Soli 
chanté par Mi'^s Adèle Isaac et Henri; MM. Du- 
friche et Frantz Villaret (Beethoven). 

L'orchestre sera dirigé par M. Pasdeloup. 

THÉ.\TRE DC CHATELET 

La Fi//e du roi des Aulnes, M. Lassalle (de l'O- 
péra), Mme Brunet-Lafleur (Niels Gade). — Varia- 
tions sur un thème de Beethoven, M°^e Montigny- 
Rémaury, M. C.-Saëns (G. Saint-Saëns).— Le Roi 
de Lahoi-e, M. Lassalle (J. Massenet). — Trio des 
jeunes Ismaélites (H. Berlioz). — Ouverture du 
Freyschûtz (Weber) . 

Prochainement, fe audition du Requiem de 
Berlioz. 



TABLEAUX, ÉTUDES 

ET ESQUISSES 

Ipar 

EMILE LAMBINEÏ 
TABLEAUX ET DESSINS 

•par divers artistes 

Porcelaines, bronzes, meubles, tapisseries, 
composant l'atelier de M. E. Lambinet. 

VEiNTE PAR SUITE DE DÉCÈS 

HOTEL DROUOT, SALLE N" 1 

Les lundi 1 1 et mardi 12 mars 1878, 

M*' ESCRIBE, coinmissaire-priseur, rue de 
Hanovre, n" 6. 

M. E. FÉRAL, expert, faub. Montmartre, 54. 

M. Gh. MANNHEIM, expert, rue Saint- 
Georges, 7. 

CHEZ LESQUELS SE DISTRIBUE LE CATALOGUE 

Exposition particulière, le samedi 9 mars ; 
publique, le dimanche 10 mars. 



TABLEAUX ANCIENS 

DES DIVERSES ÉCOLES 

PEINTURES DÉCOIUÏIVES 

Tentures d'appartement, panneaux, dessus 
de portes, cadres, boiseries sculptées, objets 
d'art, armes, fusils arabes, objets de la Nou- 
velle-Calédonie, faïences, curiosités diverses, 
provenant de l'atelier de M. X..., artiste- 
peintre, et 20 tableaux dépendant d'une suc- 
cession. 

VENTE HOTEL DROUOT, SALLE N° 9 
Le lundi 11 mars 1878, à 2 heures. 

M" Maurice DELESTRE, commissaire-pn- 

seur, 2~ , rue Drouot. 
M. GEORGE, expert, rue Lafiitte, 12. 

Exposition publique, le dimanche 10 mars 
1878. 

OBJETS D'ART 

ET D'AMEUBLEMENT 

Faïences italiennes, de Perse et autres; grès 
de Flandres, sculptures en bois et en ivoire, 
émaux de Limoges, orfèvrerie, statuettes ita- 
liennes en bronze, joli vase chinois en cuivre 
èmaillé, porcelaines de la Chine, du Japon et 
autres, bronzes d'ameublement, meubles en 
bois de noyer sculpté , torchères, miroirs, 
meubles Louis XV et Louis XVI, belles tapis- 
series des Gobelins et autres tapisseries go- 
thiques. 

VENTE HOTEL DROUOT, SALLE N° 1 
Les jeudi 14 et vendredi 15 mars 1878, à 2 h. 

M^ Charles PILLET, commissaire-priseur, 
rue de la Grange-Batelière, 10; 
Assisté de M. Charles MANNHEIM, expert, 

j rue Saint-Georges, 7, 

CHEZ LESQUELS £E TROUVE LE CATALOGUE 

Exposition, le mercredi 13 mars 1878, de 
1 heure à 5 heures. 

ESTAMPES DU XVIir SIÈCLE 

EN NOIR ET EN COULEUR 

D'après Baudouin, Bailly, Bonnet, Boucher, 
Carême, Challe, Debucourt : La Main, le 
Menuet de la mariée, la Promenade publique, 
etc. — Demarteau, Descourtis, Fragonard, 
Greuze, Huet, Janmet, Jeaurat, Lancret, La- 
vreince. Marin, Moreau le jeune, Saint- Aubin, 
Schall, VVatteau, Wilie tils, etc. 

jyjme £)^ Barry de Gautier Dagoty, très-rare. 

]\jmo Je Pompadour, d'Anselin. 

Vue de Bordeaux par Blarembeig, gouache 

Contes de La Fontaine des Fermiers généraux 

VENTE HOTEL DROUOT, SALLE N° 4 
Les lundi 18 et mardi 19 mars 1878. 

Me Maurice DELESTRE, commi.saire-pri- 
seur, 27, rue Drouot. 

LE CATALOGUE SE DISTRIBUE CHEZ i 

M. Vignères, marchand d'estampes, 21, rue 
de la Monnaie, à l'entresol» 



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Xjub lundi 18. mardi 19 et mercredi 20 mars, 
A 2 heures 

M* Ch. PILLET, rtinimissairo-priseur, rue 
lie la r.ranct^-HatfiirTo, !0; 

M. E. FÉRAL, ppintrc-oTprrt. faiib. Mont- 
tnartrr. ^)^•. 

M. Charles MANNHEIM, .xiMit, me Saint- 
Geo rgo s. 7. 

cari. LSMjVK\.s o> tboive lk catalocib. 
Exp^-sitt'in pnrtiruliérc, lo sa iiedi 16 mars; 
pubtiquc, le iJiman.ho 17 mars; 

de 1 heure à 5 heures 1/2. 



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t'n ainaf«*up a dans sa possession un lr^s- 
boaii cl II i'^ iniiMMt.iiit iiuvrafî(» de Jean- 
Baptiste GREUZE di> la cnllociion do M. 
le cliic di' (.lioiseiil. la peinture a t'-h'' pravc^e 
par Scrvt'Icur l'orparali, Ini^oiif et De l.unnay. 
Elle est une des plus exquises et eslitnanles 
productions du maître, et. elle est dans un 
tri^s-bon l'-tat d« conservation. 

l.a jicinture a éli^ plus de cinquante ans 
dans la possession de la faiiiillt' de celui qui 
l'annonee el nui veut maintenant la vendre. 

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s^ à leurs salles de vente, 8, King-Slreet, Saint-James's Square, à Londres, le mardi 
f\ ]f* iroi.* jours qui suivront, 

• l dernier lot de la rZ-i^bre collection d'objets d'art, réunis durant les cinquante 

-. r- ir !<• rP.:\.rf amaleur lïpnry G. Bohn, Esq., de North End House, Twicken- 

porcelaincsde Dresde, de tout genre et des plus anciennes, 

.t des sp*^'cimens unique??. Une collection tr('!S-conipi«^te des 

I. Cari Ih/odore, Hocbst, etc., ainsi que de Bohême, Hongrie, Suisse, 

. Hollande et provinces Rh<'nanes; Hague et vieux Tournay; tous les 

c/'ox de Venise, Naples, Doccia. Capo di Monte, Le Nove, etc.j les 

des Buen-Hetiro. Plus de 1.000 spi^cimens en 760 lots. Aussi de 

u:.;IeA de B.jQle, bois saline, vieux meubles français, dan.s lesquels la collection a 6té 

' de celle renie impoiiante est envoyé gratuitement k toute personne qui en 



Paris. - bap. F. DBBO.fS «t C«, iç. rue <ia CroiMant 



U RédacUW en. chef, gérant : LOUIS OONSE 



N° 11 — 1878 



BUREAUX, 8, RUE FAVART. 



10 Mars. 



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CHRONIQUE DES ARTS 

ET DE LA CLRIOSnÉ 

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la Chronique des Arts et dj la Curiosité. 



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— avec la lettre 5 fr. 



CONCOURS ET EXPOSITIONS 



L'élection du jury du Salon 

Le directeur des beaux-arts a l'honneur de 
rappeler à MM. les artistes les principales dis- 
positions du règlement concernant l'élection 
du jury du Salon de 187H : 

Le vote des noms à dé.-igner pour le jury 
aura lieu le dimanche 17 mars, de dix heui'cs 
du matin à cinq heures du soir. 

Sont électeurs, tous les artistes, exposants ou 
non, remplissant l'une des conditions suivan- 
tes : membres de l'Institut ou décorés de la Lé- 
gion d'honneur pour leurs œuvres, ou ayant 
obtenu soit une médaille, soit le prix du Salon 
aux précédentes expositions, soit le grand prix 
de Rome. 

Les artistes électeurs seront admis ù voter, 
après avoir apposé leur signature sur un re- 
gistre spécial. Chacun d'eux déposera dans 
celle des quatre urnes qui correspondra à sa 
section, un bulletin portant les noms des jurés 
choisis par lui. 

Les électeurs, exposants ou non exposants, 
qui, domiciliés hors de Paris, ou absents mo- 
mentanément de cette ville, ne pourraient ve- 
nir en personne voter le 17 mars, pourront 



adresser, par la poste, à M. le directeur des 
beaux-aits, au palais des Champs-Elysées, un 
pli cacheté, signé d'eux, contenant leur bul- 
letin de vote également cacheté. Ces votes 
seront mentionnés sur le registre des élec- 
teurs. 

Le dépouillement du scrutin aura lieu le 
18 mars, à dix heures du matin, en présence 
de M. le ministre des beaux-arts et des artistes 
qui voudront assister à cette opération. 

Les listes des quatre sections du jury élu par 
les artistes seront composées de : 

15 membres pour la section de peinture; 

9 membres pour la section de sculpture ; 

6 membres pour la section d'architecture; 

9 membres pour la, section de gravure. 

(La section de sculpture devra comprendre 
au moins un graveur en médailles et un gra- 
veur en pierres fines; la section de gravure 
devra comprendre cinq graveurs au burin, 
deux graveurs ù l'eau-forte, un lithographe et 
un graveur sur bois.) 



LES ARTISTES ALLEMANDS AL'EXPOSITION 



On lit dans le Deutschcs Montag Blatt du 
11 mars 1878 : 

Nous sommes en mesure de donner divers 
renseignements sur les dispositions qu'a déjà 
prises la commission chargée de régler la 
participation de l'Allemagne à l'Exposition 
universelle de 1878 et composée, avec appro- 
bation de l'Empereur, de huit membres, sous 
la présidence de M. Antoine de Werner, direc- 
teur de l'Académie des beaux-arts de Bei'iin. 

L'empereur Guillaume a donné l'ordre de 
soumettre à la commission d'examen toutes 
les œuvres modernes se trouvant dans les 
musées publics et dans les galeries de tableaux. 
Les particuliers détenteurs de tableaux remar- 



LA i: H K O.MO LE DKS A IM S 



tiUAMe» et r»^ni|»m dans la nu'iuc rat«i;orio 

... .'.- ..- , . ,'. \,.ii!»>ir birn l»»5 envoyer i^i 

- »|i< roinpirf Vonr- 

l't» nmn's i>our le 

n»»»5. I.Vnip*»- 

\ connus. 
L.. ■ u iu!>iMi:u' .se rv-?cr\c dnppron- 

1 < «rnvro» 
lie l.ireo 

f-i in » (Ml MM' «M 

onxt 5\ IVnlr^^p du 

rur ilo l'nraih'Mnio, 

. ..jiprobMion do l'rm- 

1 dirortion drs alVaircs 

•\i>n (î.- r.\!IiMnacn«» à 

! -.Mil. M des 

"• Itirmor 

ir lit-riin — riiarpro dn 

r\ do t«mle> lo< autres 

«rt«iro reiaUves m i arraneomont de l'Exposi- 

Uon. 

> Wcrnor a cboi- 



JIVI. - 
herl \ 



•.■••,;•.•-. Al- 

1 s(iiijitcur). 
|iri*ts à cntre- 

so trou Vf au 



NOUVELLES 



doux «vnvros d'.uf sploiulidos, Iroiivt'os à Ve- 
nise, li.uisun vioux palais où ollos jîisaiont ii^no- 
rôos do l«iu>. 

O sont doux picuipos on hronzo d'un niolro 
ot donii environ, altiilmôs à Mieliol-Auiro ; 
rh.icun d'eux i*epr/'sonlo une panliiôro sur 
Inqiiollo s'apiuiio, dans unn pose ploino do 
erAco et do forco. un fauin^ ou un salyro. 
M"" Adolpln> do Mofli>;rliild a payé ces deux 
irro\ipos prosipn» au |»oids do l'or, car ils ne 
lui oiu'^ti'nl pas moins do ;t.'i(). (>(>(> t'r. 

r/'dani aux instances do M. do Lotipp^rior, 
M""" d" Hotli-olul'i a oonsonli à lonr oxhilulion 
dan5 l'une des sallos du palais ilu Troraiirro, 
où nos artistes pourront se rendre roniplo do 
la valeiu" l'I do l'intorrt dores cliofs-d'o'iivrc 
«sser l>eanx |pOiii- .ivcio' l'-ii' ;ill i iliiirs au ii<i'iu 
lU^ .Michel-Ange. 

,*. Ou maudc Uo Moi ton. au Vicu ^liliunul 
do' Metz : 

On vient d'- faire dans l'iulôrioui- de ce vil- 
li'itjo la dôcouverlo anlioologiqiio la jilus im- 
portante, celle d'un vôhtalileinonunicut gallo- 
romain. 

On vient d«; mcltre à jour l(^s ruines, soit 
d'un tompli', d'un ari- d»^ triomplio ou d'un 
tonilieau. Lu }u'oprié.taire do Morleii était on 
train do l'aire orcu-^or un puits dans son jardin 
ipiaud, ù SX grande snrpiisc, lapiochc àm ter- 
rassiers reiconlra, à doux nit-tios de proi'on- 
dcur, d'énormes pierres do taille. 

On ])oursuivit la l'ouille et on trouva une 
roloun- de :} nn'-tros de liauteur avec diaiii- 
teaii doi-drc torinlhion d'un style tro.s-pur, 
ptiis un buste d'homme, tin Lusto del'en)nie, la 
moitié d'un cheval et des tôles plus grandes 
que nature fl'honnn<'s (;t de jemrne.s. Les 
hiuilles se continuent. La Sooiélé d'aichéologic 
de la Moselle comj>te tenir hieulôt sur cette 
trouvaille le rajipoil d'un de ses membre-', 
demeurant à Bouzon\illo, M. le docl» ur Hé- 
i-Miier, qui assistait, 1 un do premiers, ù cette 
découverte. 







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[lortraits 


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]y ro'nî-frc ';<■ l'in*^'" wr'i'in r.iililian- »-f 



NÉCROLO GIE 



M. Adolphe 'Viollet-le-Duc, ir<'re de l'énu- 
nonl arcluti'ch;. xifiii de mourir. Paysaçiste 
distingué, d'un goût j)ur et d'un slyle délicat, 
N. Adolphe Viollet-le-Duc a publié dans les 
Dtibats, où l'avait introduit son i-nclc Delé- 
rluze. un grand nombre d'articles sur les arts. 
Bu commerce le pin.-» aimable ci. Je jdu.s sur, 
il lai-sc dans le n)onde des lettres cl des arts, 
d'universels regrets. 



CORRESPONDANCE DE HOLLANDE 



ni . 



intre pour ••ire àamnv*; au 



.*. On ntm annonrc. dh te X1S* Siécfe,1'»cmri- 
faitefar W^ Aë«éf»be de BoHucbiid de 



Ton»» ceux fjn'i ont voyngé flans le» partie<? nep- 
tentrionnl'"? de \a Néerlandc out été surpris de 
rmconln-r. d.in? Ifi plupart des pflîtes villes un 
yten ancienne», de vieilles habitation? municipales 



ET DE LA CURIOSITÉ 



8» 



et des établissements de charité, avec des salles 
entières tendues en cnir roponssé de la plus 
irrandc magnificence et du goiU le plus dis- 
tingut''. 

Un grand nombre de ces tentures sont à champ 
d'or avec des bou({iiets en relief d'une richesïc et 
d'un éclat exceptionnels; d'autres font resplendir 
à la lumière de majestueux hunbrerpiins d'un 
style opulent et d'une noble ampleur; enlin, il en 
est. qui, grâce à un fond savannnent estampé, 
présentent, suivant l'angle de vision, une surface 
vibrante dlternafivement verte et argentée sur 
laquelle se détachent des vases, des draperies, 
des fleurs et des guipures d'un effet éblouissant et 
d'une maguiiicence sans pareille. 

Le commerce des curiosités, ui-je besoin de le 
dire? est à l'atrùt de ces admirables décorations. 
Il ne se passe-guère d'années sans que quelqu'une 
d'entre elles ne soit enlevée pour faire place <à un 
papier peint d'allures tapageuses et de goût dou- 
teux. Aussi, chacun comprendra la réserve que 
j'apporte à ne pas préciser davantage. Il est cer- 
taines convoitises mercantiles qu'on n'a certes pas 
besoin de surexciter. 

Jusqu'à présent on s'était demandé d'où prove- 
naient ces magnifiques spécimens de i'art du 
'( eordouannier ». Avaient-ils été importés d'Es- 
pagne, étaient-ils au contraire le produit de l'in- 
dustrie hollandaise? On cro3'ait savoir qu'une 
fabrique de ces cuirs gaufrés et dorés avait 
existé jadis à Amsterdam parce qu'à différentes 
reprises, ces mots f/oiuleleet'huis (la maison aux 
cuirs dorés) s'étaient trouvés sous la plume des 
<îhercheurs. Mais encore s'a,!2issait-il d'une manu- 
facture, ou simplement d'une maison décorée de 
tentures particulièrement remarquables? c'est ce 
qu'il était assez difficile de préciser; et la ([uestion 
demeurait entière. Un document que j'r.i récem- 
ment découvert aux Archives Royales de La Haye, 
sur les Regi.itres des Actes, pensions et octrois, etc., 
des Etcds généi-nux, lève tous les doutes à cet 
égard. En voici la traduction dans ses points es- 
sentiels. Je le résume, en effet, car enveloppée de 
toutes les paraphrases sacramentelles, parée de 
tout un luxe de formules qui se répètent, sa pi- 
blicfition intégrale sortirait du cadre que nous im- 
pose la Chronique. 



OuTi'.oi polu .iacoc DrncKsz de sw.vrt et iiaxs le 



Les États généraux, etc., sur la requête pré- 
sentée par Jacob Dircksz de Swart gaînier {custo- 
diemaker) de Son Excellence et Hans le Maire, 
tous deux bourgeois de la Haye, expliquant qu'a- 
près de longues années, ils sont parvenus à fabri- 
quer des feuilles de cnir peintes de diverses 
eouleurs et dorées, et que grâce à leur travail et 
à leur industrie ils sont arrivés, à l'aide de pro- 
cédés artistiques par eux inventés et inconnus 
avant eux, à pouvoir représenter des personnages, 
des histoires, des bosquets, des chasses et autres 
sujets divers, qu'eu outre ils sont également par- 
venus à imprimer avec toutes espèces de couleurs 
sur des tissus divers tels que satins, taffetas, toile 
de lin et autres étoffes, desquelles impressions ils 
ont fait des échantillons, et que ces échantillons 
ayant été présentés à Leurs Excellences le prince 



et la princesse d'Orange (1), L. L. A. A. en ont 
exprimé un tid contentement, que la haute pria- 
cesse a témoigné le désir d'avoir qiu'lques cham- 
bres tendues de la sorte. — .Mais que les snp- 
pliants sont dans l'impossibilité de mettre en 
pratique leurs ]ii'Océdés et inventions parce que 
la divulgation permcltrail ù d'antres de faire de 
pareils cuirs dorés et argentés au grand dommage 
et à la ruini- de leurs personnes. Ils demandent, 
en conséquence, qu'il leur soit permis seids et à 
l'exclusion de tous autres de fdbricjuer et de 
vendre les produits dont ils sont les inventeurs. 

Ils exposent ensuite qu'un certain Claes Jacobsz, 
marchand à Amsterdam, a, <Iepiiis environ une 
année, obtenu des Etats de Hollande un privilège 
du même genre pour ]iouvoir seul, dans les pro- 
vinces de Hollande et West-Friesland, faire cer- 
taines sortes de ces mêmes cuirs dorés, mais 
qu'ils ont acquis la preuve que ce Claes Jacobsz 
tirait ses instruments et faisait venir ses ouvriers 
du roj-aume du l^ortugal et autres pays, les faisant 
transporter à grands frais et que toute son indus- 
trie s'exerce [lar des mains étrangères, par lesquelles 
il fait façonner et imprimer ses cuirs, fabriquer 
ses couleurs au grand détriment des travailleurs 
nationaux. Qu'au contraire, les suppliants off'rent 
d'établir une invention nouvelle qui n'a jamais 
été exploitéee pas plus en ces provinces qu'eu 
d'autres pays; et dont les produits atteignent une 
perfection qu'on ne peut obtenir qu'avec leurs 
procédés. Qu'en outre, ils procureront du travail 
aux bourgeois de la ville et répandront ainsi l'ai- 
sanee dans le pays, etc., etc., etc. 

Le privilège est accordé pour une durée de sept 
années, comprenant les impressions en or, argent 
et toutes nuances, non-seulement sur le cuir, mais 
encore sur les satins, taffetas, toiles de lin et 
autres étoffes pouvant servir comme vêtement, 
tapis et tentures de salles, chambres, voitures et 
autres, défendant à tous et chacun, dans cette 
période de sept années, de contrefaire les pro- 
duits de « l'art décrit ci-dessus » [voorschreven 
lamste), de fabriquer, ni vendre, ni colporter 
sous peine de la confiscation des ouvrages contre 
faits et en outre d'une amende de 300 florins ca- 
rolus à partager, etc., ftc. 

Fait à La Haye, le xvh décem.bre 1613. 

Ainsi donc, grâce à ce docunier.t, nous savons 
qu'en. 1613 il existait déjà deux fabriques en Hol- 
lande. L'une, sise à Amsterdam, dirigée par Claes 
Jacobsz, installée depuis un an, faisant travailler 
des artistes portugais, et favorisée par nu privi- 
lège des États de Hollande ; l'autre, établie à La 
Haye, employant un [procédé nouveau et occu- 
pant des ouvriers du pays, joignant à sa fabrica- 
tion des ateliers d'impression sur étoffes et pri- 
vilégiée par les Etats généraux. 

Nous manquons de renseignements précis sm* 
Claes Jacobs, le fabricant d'Amsterdam ; avec Ja- 
cob Dircksz de Swart nous sommes plus heureux. 
Nous savons qu'il était primitivement gainier et 
habile artiste, puisqu'il était fournisseur du stat- 
liouder; eiDfin, un privilège qu'il obtint deux ans 
plus tôt (S juin 1611) pour un nouveau système 
de boucliers et de rondaches nous le dénonce 
comme \\n esprit ingénieux et inventif. 



(1) Il s'agit de la princesse douairiiii'c Louise Je 
Coligny , morte à Fontainebleau ou lG-^0. 



81 



LACHUOMUUE DES ARTS 



Il r»l ptobaW*' que ce* J«>ux maisous rivales 
t« V.- rriMiro a-is«'i viv«»; oi'i>«'H<lniit 

Qi •■ • !>nfc<>mlM^r»nl dans lu lutte. 

Vo' . .11 »li' la rhaiiibrr «!«»» (^r|>U«-lins 

d Ain^ui.' u ll«^. i*, p. iV OOU5 emnolf en 
rflci. a la date «lu I& f^vrioT lAôO, uu i^rtnin 
* J*n Jai>>J. iMriiilTP (laii* la maison dos ruirs 



liait dotii. tou- 

. ...il jinssiM' vers 

ir n «'»t question. 

Hollande, doté dv 

■n lleuvel. fnbricatil do 

Amsterdam. 

de La Haye n'avait pas 

Il i^ine nnui'o (déoeniljro 

de Jacob de Swart, 

i tient ^pnlenieut lies 

Lt-.:> df iiv>l:..iido lia nouv.l octroi pour la «ra- 

Ttirr -l** plan<'h«'« de cuirre. «lestmécs sans donle 



Jor 
U 



l»r M>n cv\t' 



à I. 
I 



TJII 

A 

de.- 



de' 

qo 

mr 



anniS\ un troi-sième 

si^'ualc ut) certain 

rdrecbl cl exerçant 

« ' lie- iu-iuslrie darl hélait, 

ment acclimati''e dans les pro- 

. antique dédain pour les arts 
-^à nnci nieilb'un'apprécinlion 
par leure modestes mais pré- 

.'• - r ,!. I. -hluer riiistoirc 

1 t^lre quelque 

jiioi j'ai iieusi'; 

de pofer les premiers 

m tardive. 

Hf.?(ry n.^v.ui). 



CORRESPONDANCE DE BELGIQUE 



s aprè» l'exposition des movres 

'' ' " ; 're vivaid, bien 

- salons*, dix à 

' naliire- 

-t Grfic ; 

-iiars an- 

. ;.A et inrtri 

itA, il travaille 

frt innUieureu- 

• n. 

/ lui, c e*l la i)alvel« et le 

'-*i. Il ne paraît precque 

^■r d*" H peinture et il y 

bizarres. Mii^ 

ib; à pr«»riii^re 

.>uUa* Ui» ci«.'it:ticA, et p«|«l à petit 



i« 4« oaiauuioa 
*4 aou Viendrait pat do Tem- 



on est eboqué par la IVanehi^e île la bonhomie 
tpii f7/7<r(Vj7^.«*i p«ig,*er vl|«\|»pfeiil^3sa(:i'. 

M. Pantazis voit jusli'. Ses tons oui de la 
fiuefse. Il y a une cinolion de l'iril dans ses 
impressions. Mais tontes perlées qu'elles sont, ce 
ne sont que des impressions et il ne me parait 
pas <-oni|>ren(Ire le sens du tableau. 

.\ulri' rh.ise est l'élude, autre chose le tableau. 
M. Pau I axis fernn! sa bolli- au moment où sou Ame 
devrait s'ouvrir. Personne [lourliinl uioiiiK que 
moi ne denieurii insensible i\ ses i Ibuls pour 
n mcllro dans l'nir. » C'est la visée des vrais ua- 
turistcr, et lelli) de ses toiles n sous co rap|iorl 
uii charme ipii attendrit. U poursuit au uioyon 
du Ion juste la suisaliou des choies; c'est l'ùcnle 
de ('.ourl)el dont il esl irè.s-iiéuétn'' ; mais le Ion 
juste n« suflil pas j^our marquer la vérité élor- 
nelle. ijiiauil .Millel lait uu paysaii,altousBeau un 
chêne, llorot im lac. iU oiit dans le <'ervoau un 
idéal qu'ilp traihiisnil «laim une jyiiljièse de cou- 
leur «l de dessin, — les deu\ ae faisant qu'ttn. 
Ils ont il ce point le. sealiment des ehosus qu'ils 
seraient vrais, malgré la fausseté du ton. 

Je reprocherai ù M. Paulazi.'t de se .salisfuhro ^ 
tro|i bon marché dans une exécnlioti d'à peu jirès. 
Les maîtres ont été plus respeclueux devant la 
nature; ils n'ont pas fait des terrains sans plans, 
des arbres i^ans écones »îI des branches sans 
feuiUes. 11 y a des feuilles dans la nature; il en 
faut dans l'art. Mulheurenseaient ce u'e.-^l pas 
avec le couteau (pte cela s'attrape, ol M. Pantazis 
jiiue (lu couteau d'un bout à l'aiilre de ses bùies. 

J'espérais un mouient de répit dan» ce, trucUft^c 
féroce. Je (^'Uellais un coup <le brosse. Je n'en ai 
pas Irouvé. Lu faraud diable de racleur de violon, 
représenté en pied, ce qui manque d'inli'lli;ï.'uce, 
est peint au couteau, comme les rocher», les arbres, 
les marines el les lionnes. C est le systèiue poussé 
à ses dernières con.sé^'uenccs. 

,M. P.uitazis nianque-l-il de talent? Loin de \h. 
Il seul, il u nu (i'il tin el qui l'émeut, il a une 
vibration rare dans le ton, il donne ]>ieu Ja sen- 
sation des choses. Je crois qu'il a du tonipérainenl 
biBU qu'il paraiuHt! surtout avoir des nerfs, et cer- 
tainement il est |»einlre par une cerlaine leudrusse 
dans les K^is. .Mais sa main droite est trop rouiin; 
je voudrais lui con=eiller de ii.:indre de la main 
gauche. 11 est sur le mur mitoyen de la vir- 
tuo.=ité qui confine d nu coté à la force calme et 
de l'autre côté à ritnpnissancc lapaji^nse. J'esjtèro 
qu'il me fournira bientôt l'occnsion de rendre jus- 
tice il ses qualité», d'une manière moins parcimo- 
nieuse. 

11 a du rcalo une bonne occasion de voir les 
luailrcs dau» l'intimité. Qu'il visite l'nxposilion 
ai:tuellement ouverte au Cercle. Il y u deux jMillel 
incooiparubles, un de c<i» Lever* de Jane qui ont 
la beoiib: élernelle des nuits ol nue Çoiuieme d'un 
style large et grand. Il y a encore un printi;ujps 
de OiVoi, uu petit Jiuubigny d'une vision Irès- 
netle, une étude de, vache de ïroyon dan.s une 
belle lumière argculoe, un superbe Dupré et une 
(le <u-n belles études un peu fatiguées, où 'tous- 
seau cher<:bail son idt'Ml comme ù travers les pro- 
foudfiur» d'uu creuset. Si j'ai le t«mp>«, je revien- 
drai procUainenient sur celle très-remarquable 



Lf 



C. L. 



ET DE LA CURIOSITÉ 



85 



BIBLIOGRAPHIE 



La Monnaie dans u'Antiquité, par François Lenov- 

mant. Paris, A. Lévy et Maisouneuve, 1878. 

2 voL in-80 de 302 et /t84 pages. 

Notre collaborateur, AL François Lenormant, 
vient (le réunir et de publier, en deux volumes 
de format iii-s», les leçons sur l'histoin^ de la 
numismatique dans ranti(iuité, qu'il a ]>rofesst'e 
de isTl) à 1S77 dans la chaire d'archéologie de la 
Dibliotlièque nationale. 

On sait (|ue M. Lenormant a succédé dans cette 
chaire à M. Benlé. Le sujet qu"il a choisi était 
fort intéressant ; il avait de plus cet avantage 
d'être à peu près inédit comme cours public sur 
la matière et comme résumé didactiiiue et classi- 
Jicalcjur des grands Iravau.v antérieurs. Le but que 
s'est proposé M. Lenormant et qui répondait du 
reste entièrement à l'esprit du cours, était un but 
de vulgarisation et de coordination d'un sujet 
loutîu, hérissé, semé d'ornières et jus(pie-là à 
peu près inaccessible au gros du- public. Dire que 
Al. LpuorniMnt s'est acquitté de cette tâche à son 
honneur et à la satisfaction de son public est 
inutile. Nos lecteurs ont eu maintes fois occasion 
d'apprécier le talent tout spécial d'expoï^ition, la 
clarté de style et de diction de notre collabora- 
teur. M. Lenormant, par cette clarté même, estde 
ceux qui se font toujours lire. 

Aussi ceux qui s'intéressent à la numismatique 
et en particulier les collectionneurs de médailles 
ap[daudiront-ils unanimement le savant profes- 
seur d'avoir réuni en deux volumes, d'un prix et 
d'un format accessibles à tous, ses excellentes 
leçons. Ce n'est pas, bien entendu, un répertoire 
de numismatique qui puisse servir à dénommer 
tel type spécial dans un médaillier ou à distin- 
guer une pièce fausse d'une pièce vraie ; c'est un 
manuel, un codex rédigé en bon langage, si l'on 
veut, où l'histoire des monnaies antiques et 
l'histoire du monnayage en général dans l'anti- 
quité est exposée avec méthode. 

Malgré les nombreux et éminents travaux de 
Raoul-Rochette, de Millingeu, de Mionnet, du duc 
de Luynes, de Charles Lenormant, de Borghesi, 
de Cavedoni, et, parmi les vivants, du baron de 
Witte et de M. de Longpérier, un livre de cette 
nature était à faire. On en est encore aujourd'hui 
pour les lignes générales de législation et de clas- 
sification au grand ouvrage du plus illustre de 
tous les numismatistes, à la Doclrina numorum 
veternm d'Eckhel, le directeur du Cabinet impé- 
rial des médailles de Vi'.'nue sous Joseph II. 
Comme le dit avec à-propos M. Lenormant dans 
l'hommage qu'il rend à la mémoire du modeste 
et profond Viennois, « les principes qu'il a établis 
« demeurent inébranlables, la méthode qu'il ainau- 
« gurée ou du moins conduite à son point deper- 
« fectio-n, et dont il a laissé un modèle impossible 
« à surpasser, est la vraie, celle dont il n'est pas 
« permis de s'écarter. » M. Lenormant s'est donc 
attaché à résumer avec précision, dans son 
ouvrage, ajoutant au beso'n le fruit de ses 
propres recherches, les grands travaux de ses 
prédécesseurs. Nous louerons vivement et la tenta- 
tive et le résultat. 

L. G. 



CONCERTb' DU DIMANCHE 17 MARS 

C0N."5BUVAï0n»E 

Sf/mpho}iie avec chœurs, Beethoven; soli par 
MH« Soubre, .VI">« Bodin-Puisais, .MM. Villaret et 
Auguez. --Romance de la Sipnjihonie de la Heine, 
l\s.yda;[a Mort d'Oij/iélie, Berlioz — Ouverture 
d'à héron, Weber. 

cniQiE r>'invi;ii 

Hnrold en Ualie, symphonie en quatre parties 
(Berlioz); la partie d'alto principal sera exécutée 
par M. Vau Wœflghem. — Concerto i)our piano, 
l'o audition (E. Grieg), exécuté par M. C. de Bé- 
riot. — Adagio et scherzo du !(.« quatuor, fugue 
du 9" quatuor (Beethoven), exécutés par tous les 
instruments à cordes. — Air de Jennnot et Colin 
« Oh ! pour moi quelle peine extrême ! » chanté 
par M"" Adèle Isaac. — Le Songe d'une nuit d'été 
(Mendelssohu.) 

THÉÂTRE OU CHATELKT 

irc audition du Requiem de H. Berlioz. Requiem et 
Kyrie; Dies irœ — Tubn mirum; Qui swn miîer ; 
Rex tremendx; Quœrens me; Lacrijmosa; Offer- 
toire; Hostins et preces; Sanctus Deus Sabaoth; 
Agniis Dei. 



C'EST DEMAIN DIMANCHE L'EXPOSITION 

PE LA BELLE COLLECTION DES 

ESTAMPES DU XVIir SIÈCLE 

EN NOIR ET EN COULEUR 
La gouache de BLAREMBERG 

Les Livres illustrés 

VENTE lundi 18 et mardi 19 mars 1878 

IIOÏEL DROUÔT, SALLE N° 4 

M'= Maurice DELESTRE, commissaire-pri- 
seur, 27, rue Drouot. 

LE CATALOGLE SE DISTRIBUE CHEZ I 

M. VIGNÈRES, marchand d'estampes, 21, 
rué de la Monnaie, à l'eatresoL 



COLLECTION 

de feu M. Henri REGNAULT 

MONNAIES ET MÉDAILLES 

françaises et étrangères 
VENTE aux enchères publiques 

Les lundis 18. mardi 19, mercredi 20, jeudi 21 
& vendredi 22 mars 1878, à une heure précise. 

EN L'iiOTEL DROUOT, SALLE N° 7 

Par le ministère de M^ BAUDRY, commis- 
saire-priseur à Paris, rue St-Georges, 24. 

Et de M« Maurice DELESTRE, son confrère, 
rue Drouot, 27. 

Assistés de M. HOFFMANN, expert, quai 
Voltaire, 33. 

CHEZ LEQUEL SE DISTRIBUE LE CATALOGUE. 

Exposition publique, le dimanche 17 mars 
1878, de 2 heure à 5 heures. 

Au Comptant 3 0/0 en sus. 



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LA CHUONIQLE DES ARTS 



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AOrARKLl.KS. nRSSINS KT OHWfKKS 

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A 2 heures 

M* Ch. PILLET. roniiiiis?airc-pri.seur, ino 
Je Ix <ir.in.r««-R iteliOrc, 10; 

M. E. FÊRAL, |»eintrc-cxpert, fauh. Monl- 
martrr. :. » ; 

M. Charles MANNHEIM, oxpcrt, rue Saint- 

IJty.ulfn r, ]r sa nodi {C, mars, 

pulf'ique, le I' IT mars; 

de l keure à 5 heures f/L 



VENTE 



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Fables, Runians, His- 
;^"; *•■''"'"= ""' ' """ <i« France, Archéo- 
logie. Histoire lilU'-raire. 

De feu M. MORTREUIL 



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"'■""" *> •■ I««î»i 28 m.TT» 1878, a 7 heures 
da »oir. 

M« MAURICE DELESTRE , commissiirc- 
pn*ear, 27, ruo [Jr .i, .'. 

AftsisLédelf. LABITTE. ^«Tt./rt ; m.wU 
Ul'e. 



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LIVRES D'ART 

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ÉTUDES ET DESSINS 

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VI'NTK HOTKL I>R01I0T. SAI, LEN"!) 
Le jradl 21 mars 1878, <i 2 heures. 

vom i.K cAiALoiiiK r.iiFy : 

M" Léon TDAL, »•l>^lUllis^.•^'lv-prisonr, Mic- 
ccsMiir (ir M. l!(>us~ArON', rui! (le la Vir- 

lt>ir.\ :i'.t. 

M. MARTIN, e\i)cil, rue SI-CieorgL-s, 'J'.l. 
Exposition, le inci-credi20 mars 1878. 

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Curiosités, objets diver.«. 

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COLLECTION de f tu M. le comte de *** 

VKNTK HOTEL DROUOT, {JALLK N" .3. 
Le vendredi 22 mars, 1878. à 2 heturea. 

COMMIS. -iT.i-<iTn : I T-xfrr.T : 

Me ESCRIBE j M. BLOCHE 

rue de ll.iii')\ ro, C ' iniiil'\ ..'»!.>;. lni;irtro, l!l 

EXPOSITION, le jeudi ?l iiiar>^ 1878, de 
1 Ueure 1/2 ;'i H Ik-'i--- I ?. 



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DE BOISSIEU 

VKNTK HOTKL T)R0T:0T, SAI.T.K N» 8 

lA samedi 23 mors 1878, a 2 heures. 
M' Ch. PILLET, cuinuiissairo-piiseur, 10, 
ru<' de la (iranqc-lîalclièro ; 

M. BRAME, erperl, 47, rue Taiibout. 
fjiEZ LK%(ivr.i.-i KT rnoirvt ur. catai.oiïtk. 

ExpotUion particulière, le jeudi 21 mars; 
puUi'^/ue, le vfiidrr-di 22 mars; 

de 1 lieare à 'i heures. 



ET DE LA CURIOSITE 



W7 



BIBLIOÏllÈQUË NUMISMATIQUE 

VENTE IIOTKL DK0UOÏ„SALm N° 7 
" Le samedi 23 mars 1878, à 1 h. 

M« Maurice DELESTRE, coinuii saiie-pri- | 

seur, 27, rue Droiiot. i 

EXPKi.rs : I 

M. HOFFMANN, quai Voltaire, 33; ; 

M. CHAMPION, quai Malaquais, lo. j 

CHEZ LESQUELS SE DISTRIBUE LE CATALOGUE ; 

VENTE 

Par suite de cessation de coniiuercc do 
MM. VIDALENC Frères 

Marclronds do Guriositc.s 

DE MEUBLES, BBQIZES 

; .^ BOIS SCULPTÉS 

Bibliothôques, armoires, tneubIes'''T7"'^tro- 
deux, tables à jouer, bureaux plais et. autres, 
encoignures des époques Louis XIV, Louis XV ; 
et Louis XVI, sièges, écrans, glaces eu bois 1 
sculpté. I 

Pendu'es, candélabres, chenets, Ilambeaux ! 
en bronze doré, des époques Louis XV, Louis 
XVI et autres, Lustres garnis de cristaux de 
roche et de Bohème, pendules en marquete- 
rie, queh|ues porcelaines, Tapisseries et Soie- 
ries. 

HOTEL DROUOT, SALLE K" 8 
Les Itiudi 25 et mardi 26 mars 1878, à 2 b. 

M« Charles PILLET, conimissaire-priseur, 
rue de la Grange-Batelière, 10; 

M. Gh. MANNHEIM, expert, rue Saint- 
Georges, 7. 

CHEZ LESQUELS SE TROUVE LE CATALOGUE 

Exposition, le dimanche 24 mars 1878, de 
i heure à o heures. 

VENTE 

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PROTENANT DE LA BIBLIOTHÈQUE 

OE M. LE COLONEL COMTE DE L*** 

Éditions d'Horace, Aldines et EIzéviriennes. 
Ouvrages à ligures. Publications de Mame, 
Jouaust et Lenierre. 

Les lundi 25 et mardi 26 mars 1878. 
A L'HOTEL des COMMISS.-PRISEURS. 

(Libraire A. CHOSSONNERY, 47, quai des 
Grands-Augustins.) 



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TABLEAUX ANCIENS ET MODERNES 

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Ornements. 

Le mercredi 27 et jeudi 28 mars 1878. 

A l'uOTEL des commis. -l'UISEURS. 

Li])raire A. CHOSSONNERY, 47, quai des 
Grands-Auguslins. 

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AUX CONNAISSEURS 
ET A CEUX QUI EONT UNE COLLECIIQN' 

Un aniati'ur a dans sa possession un très- 
brau et Irés-inijtoi-lani: ouvrage de Jean- 
Baptiste GREUZE de la cuilcction de M. 
le duc de Choi>eul. la peinture a été gravée 
par Scrveleur Porparati, Ingoufet Dô Lnnnay. 
Elle est une des plus exquises et esliinables 
productions du maître, et elle est dans un 
très-bon état do conservation. 

La peinture a été plus de cinquante ans 
dans la possession de la famille de celui qui 
l'annonce et qui veu* maintenant la vendre. 

Adresse : MM. Uulf, Last et C'", 42, Cannon- 
St., Londres. 

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de Paris, le mardi 9 avril 1878, à jnidi, de : 

1" MAISON à Paris, boulevard Malesherbes, 
34. Revenu : 13.200 francs. 

2" MAISON à Paris, rue Lavoisier, 12. Re- 
venu : 1 1.400 francs. 

Mise à Prix : llo.OOO francs. 

S'adresser aux notaires M" BONNEAU, 7, 
faubourg Poissonnière, et M'' MASSION, o8, 
boulevard Haussmann , dépositaire de l'en- 
chère. 

AD.r\'ACTio^'s .K e"\-Asr 

en l'étude do M^ MASSION, nut. à Paris, o8, 
boulevard Hau--smann, 22 mars 1878, à midi. 

Mise à prix 
par action 

Actions Pénix, incendie 6.000 f. 

Action As-urance Générale, vie. . 20.000 » 

Actions Nationale, vie 13.000 >' 

Actions Union, vie 3.000 » 

Actions Paternelle, incendie. . . 2.000 » 

Actions Caisse Paternelle, vie. . .i2u » 



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à vtndre à l'amiable, château, 

PARC, FERME, BOIS, PRÉS, MOULIN, RIVIÈRE. 

Cout. 292 hect. On pourra joinirc 89 iiect. de 
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not. à Paris, boulevard Haussmann, o8. 

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Spécialité de Tapisseries et d'étoffes ancimms. 



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De Dresde, Berlin. Vienne, Capo di Monte, Bnen- Retire, etc. 
COLLECTION BÛHN. SIXIÈME ET DERNIER LOT 



Mil. l.Uri.-Uc, .M.IUMU1 cl NNnod-- ont riuuuii-ur d'inforiiicr lo piiMic (ju'ils voiulront aux 
rnch^rp», A lrin-« smlirs (!o vente. S, King-Strcol, Saint-Jainos's Scpiaro, à Loinlrcs, lt> ni.iidi 
26 mar» et le» troi> jours (|ui stnvmnt, 

I .. siM. II , ■ : .'iriii. I ..1 ■!.> la féièluT rollcclion d'dltjels darl, iviiiiis diii.iiit les riininaiile 

J. ■ nnmlrur llcnrv (i. Itolm, I><1., <i«' Noitli Knd lionso, Twickcn- 

h , i des jMMOclaiiies de Dresde, de tout peine et des plus anciennes. 

l : . d entre elles sont des spécimens nni(jiies. Vnn colleclion liès-cdmiiléle des 

ri: :.e. Berlin. Cari Théodore, Horlist, etc., ainsi (pie de |{(dièine, Moiij^rie, Suisse, 

» " . Russie, Hollande et pro\inres Rhénanes; llague cl vieux Tournay ; tous les 

g< compris ceux de Venise, Naples, Poccia. Capo di Monte, Le Novc, etc., les 

e-, ]>alement des Hucn-Retiro. IMus de 1.000 spéciniens en 100 lois. Aussi de 

jo lUiulo, bois satiné, vieux meubles Tranchais, dans lesquels la colleclion a été 
espo6cc 

Le calalocuo de celte vcnlc iniporlanle est envo3é gratuiteincnt à loulc personne «jui en 
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Richault et C", éditeurs, 4, boulevard des Italiens, Paris. 



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Lél'o ou le r«lûur à 'a vie. <•].. r.. monodrnnie lyrique avec orchestre, chœurs i.'l eolis iuvisililes; 

transcrit pour le piano par Guiniilc Sainl-Saëns. 

ml 8 n 

L I i',, Tril.tgifi s.-icrée, lextr français et nllemntiil. 
I I>.ir A. Méheaix el Tu. Hniàn. 
. m-*-» net M » 

Co1!e:lion de 33 mélodies pour une ou plusieurs voix el clueurp. Parlilion in-R" . . . net 13 » 

Lia Daxnaation de Faust, parlilion dianl el piano nel 20 » 

MUSIQUE POUR PIANO 

E. KiiK>^ ... La Damnation de Faust. r''<luii.' punr pinno ?. ni 12 >. 

— f,-i ru'riK . r'.ln.l- p.iiir pinno k '« mninR 18 » 

— Chanson gothique : n-illod*» du Koidc Tftulé, pour piano seul .1 » 

— 1^1 iik'iii^. i onr piino k ; mairiH ;i » 

— 8érénad« de Méphiatophélès, pour piano neui .ï » 

— I iiio a « maiiiB 7 50 

Lart .... Dî> hea. v;il»e i\f la Dninnnlion de l'aiist 6 » 

Ea. WoLT . . Ma: .. »»• rr, ./.,. |,fjijr piano pcul 7 50 

J. Bcnavrr . . f-> Ui- ■ ,rio à i main» 7 50 

C, S»0rT-S*tJB Hymne î onr piano seul » 

Ta. Rntta . Le Songe Jjihri, pour piaao «rnl 9 n 

„^_"~ Célèbre Trio - de ien/flncirf/w CAri»/, transcrit nour pinno. 7 50 

OcTgatcaa vt "Waverley. ,-..,.,,,.• -. , ,,...,„■ 7 50 

— Franca-Jnges. à 2 mains 7 50 

— A . riiain* 10 » 

— Roi Lear, a k mains . 9 » 

— Corsaire, a ; mains . . 12 » 

pMi». - la-^ F DEBO.X5 «t C». 1«. rj» <3a CroiiMnt. Li RédarAeur en chef, gérant : LOUI.S GONSB 



N» 12 — 1878 



■TROJM'JD BUREAU3f,.8^ R^E FAVART. ..-,^.^_ 



23 Mars. 



CHRONIQUE DES ARTS 

ET DE LA CURIOSITÉ 

SUPPLÉMENT A LA GAZETTE DES BEAUX-ARTS 

PARAISSANT LE SAMEDI MATIN 

I^es abonius à une jiuwe entière de lu Gazette des Beaux-Arts reçoivent gratitiieinent 
la. Chronique des A,ts et do la Curiosité. 



Un an 



PARIS ET DEPARTEMENTS 
12 fr. I Six mois. 



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MOUVEMENT DES ARTS 



BIBLIOTHÈQUE DE M. R0BERr-i/MÔÉC'"1'U^NÈÏf. ' ^ 

M. Maurice Delestre, commissaire-priseur, 
M. Adolphe Labitte, libraire-expert. 

Cette vente marquera dans le souvenir des 
bibliophiles par l'énormité des prix atteints. 
Elle contenait une partie importante de la cé- 
lèbre biblio'hèque de l'amateur anpjlais, 
M. Turner. Il faut dire que tous les exem- 
plaires étaient de la plus rare beauté. Malgré 
cela, certains prix ont dépassé les prévisions 
les plus hardies. Le total de cette vente qui ne 
contenait que 774 numéros s'est élevé à 
320.000 francs. 

Voici les prix de quelques-uns des articles 
principaux : 

La B bie, de Vitré (16G6, in-4°), reliure de 
Du Seuil en mar. rouge doublé de mar. rou- 
ge. 5.600 fr. ; le Psautier de David (Jamet 
Mettayer, 1586, in-4°), en maroquin ancien 
aux emblèmes de Henri III, 3,000 fr. ; la pre- 
mière édition des Histovpirum VHeris T^-sta- 
menti Icônes, d'Holtiein (Lyon, Trechsel, 1538), 
3.000 fr. ; les Annotationes Jacobi Lopidis, 
(1319), exemplaire de Grolier avec sa reliure 
en veau à compartiments, 3.000 fr ; l'édition 
originale in-4° de> Provinciales^ rehée par 
Trautz,700 fr. ; les Heu e.>v d". la Vierge (Chris- 
tophe Plantin, 1570), bel exemplaire dans sa 
reliure ancienne à compartiments, 300 fr. ; 
la Répnnfie à Jacques Davy du Perron, par Du- 
plessis-Murnay, reliure ancienne à comparti- 
ments, aux chiffres de celui ci, 2.000 fr. ; les 
Co" tûmes de Normandie (1483), 1.500 fr. ; l'é- 
dition oriifinale des Essais de Montaigne 
(1580), reliée par Ti'autz, 1.300 fr. ; la Politique 
de Bossuet (in-4°, 1709), aux arme? du duc du 
Maine, 2.300 fr. ; l'arithmétique de Jacques 
Peletierdu Mans (^Jean de Tournes, in-8» 1334), 



reliure originale à compartiments, aux armes 
du cardinal de Lorraine, 1.060 fr. ; l'édi'ion 
originale de Vasari (Florence, 1350). d;ins sa 
reliure ancienne aux arme- de Cosme de Mé- 
dicis, 1.100 fr. ; un matrnifique exemplaire du 
Vecellio, première édition (1390), relié par 
Trantz, 2.480 fr. ; le Monument du costume 
de Moreau, en 3 parties in-folio, superbeexem- 
plaire, 3 300 fr. ; suite, en tirage à part, des 
•22 vignettes de Duplessis-Bertaux pour la 
Puct'lle de Voltaire, 803 fr. ; VHorace de Pine 
(Londres, 1733-37), relié par Denîme, en mar. 
bleu à compartiments, 3.000 fr. ; les Poèmes 
macaroniques d'Alione d"Asti (1321, in-S") 
1.220 fr. ; le Bomnn de la Rose (s. 1. n. d.)' 
2.800 fr.;id. (Pierre Vidoue, 1329.) 1.000 fr.;le 
Champion des Dames (s. 1. n. d.), 2.900 fr. ; le 
Temi le de Boccace (Galliot du Pré, 1517), édi- 
tion de toute rareté, 4.000 fr. ; les Œuvrps de 
CnquUlart (1532), exemplaire de La Vallière, 
3 400 fr. ; la Morosophie de La Perrière (Lyon, 
1353), avec les ravissantes gravure.s sur hois 
signées J. P. et J. M (non pas sans doute Jean 
Muni et Jean Péréal, ou Jean Péresin, mais 
tout simplement J. Monnier et J. Perrin, les 
éditeurs mentionnés dans leprivilégedu livre), 
780 fr. ; les Oies d'Olivier de Magny (Paris| 
Wechel, 1359), reliées par Trautz, 1.230 fr. ; 
les Premières (Euv7'es de Philippe des Portes 
(Paris, Pâtisson, 1600, in-8°), leliure du t-mps 
en mar. olive à riches entrelacs, 3.505 fr. ; les 
Fables de La Fontaine (éditions originales, Paris 
1678-94, 5 vol. in-12), reliées par Boyet, 
11.930 fr.; les Contes, édition des Fermiers 
Généraux, 1.250 fr. ; un Recueil de chansons 
(Caen, Jacques Mangeant, 1615), 1 vol. in-12, 
mar. relié par Trautz, 3.000 fr. ; VAr<0'<te de 
Baskerville (1773, in-4''), relié par Padeloup, 
4.400 fr. ; un Plau'e (Leyde, 2 vol. in-8°, 1664), 
aux armes de Lungepierre, 2.5i'0 fr. ; le viys- 
tére 'es actes des Ai ôtres (Paris, Nie. Couteau, 
1537), in-folio, 3.000 fr. ; les Œuvres de Mo- 
lière (Paris, Bauche, 1739, 8 vol. in-12). avec 
les jolies figures de Punt, reliure de Derôme, 
5.000 fr.; le Duphnis et Chloé, édition du Régent 



M 



LA CHRONIQUE DES ARTS 



(1718). en maroqtiin ancien. 2.i50 fr. ; le W^- 
Uvnr. de Ulaeu. |Oit>«»-TI. in-S». rclit^ par Hovet. 
4 iKHi fr. ; le Jason <le Raoul le Ki"'vre. éililion 
••■ ■ - ' 11. il.\ exemplaire île l.a Val- 
. le Rabelais de ri!i3(Paris, 
,!i.i.iwif, AAMH) fr. ; l'édiUon do 
.:re sur papier viMin, 
. ; le DiW'anieron, «'•di- 
n avec les lîpures de (îravelol 
.on ninr. ancien. 'J.OOO fr. ; le 
' . Ilartli. Hiiyer, 1480, 

■ re. ('dilion rarissime 
lioiii i. jj t Vi>torrtil piwiil d"autre exemplaire 
av«M- rt'ltii de la Ribln>th«''«jUi» nationale, fi 2:>0 
riçinale dn Disroufs sur lUis- 
. de Hossuet, aux armes de I.e 
I :, t.i<»<i fr. ; un Monstrelet, édition de 
\ .'I, s. d., exemplaire de l,a Vallière, 
;>. ; VEntréc de Urnri 11 à Lyon, éd'tion 
ne de i:;49, .'lOO fr. ; enfin le c6li''bre 
i.e •.i.lde. divers }X>rlrnits et (loges cti vers [par 
M"* de M"ntpensicr\ Paris, Ch. de Serrv, Ifij'l, 
in-8* de 91 '2 pages, exemplaire en maroquin 
aux armes de Mademoiselle, 14.400 fr. au li- 
braire Fontaine, qui, dit-on, Ta revendu le 
lendemain au baron James de R<ithschild. 
C'est ici la troisi«"'me édition de ce recueil ; elle 
n'est guère moins inirouvable que les deux 
premièrrs. Le frontispice est gravé par Cliau- 
Teau. L"n exemplaire, splendide et intéressant 
à tous égards, de la première édition (Caen, 
1659', ne s'était vendu que 25j francs à la se- 
conde vente de Nodier! Heureux tempsi 

I-. G. 



CONCOURS ET EXPOSITIONS 



Jury du Salon 

Le lundi 18 mars, il a été procédé à l'élec- 
tion de* membres du jury de l'EipoMlion des 
Beaux-Arts de 1878. 

Ont été élus : 

SECnON DE PEIlfTURB. 

MM. L*'fcbvre, Honnat, Laurens, Raudry, 
iWt-iii'-'.- Dubufe, Busson, Henner, Buuguc- 
r( ', Boulanger, Vollon, Bernier, De- 

U ' pri. 

ntaire$ : MM. Leloir, Gérôme, 
H re. 

Jurti iicj't-jnn par l'administration : MM. 
Edouard André, Gottier, Kud. Marcille, le 
comte d'O&moy, dépuié, le vicomte de Tau- 
na. 

Juri ivppUmentaire : M. ^. Turquet, dé- 
poté. 

SECTION DB SCULPTURE. 

MM. P4u Dubois, Chapu, Guillaume, Schœ- 
nr^Tk, Fali?aK;re. Mathurin Moreau, Gal- 
branr;*r. D^rnorit, Thoma». 

Jurit iuf.'f,l/:rrtintair€t : MM. Delaplancbe, 
Meraé, C^veiier. 



J»r<*.< (/('s/.'/Mf*.* nar l'administration: MM. Bar- 
bet de Jouy, Michaux, le vicomte de Hainne- 
ville, sénateur. 

Jwt' supplàncntairc : M. Alfred Arago. 

SECTION D'ARCHITliCTURE. 

.M.M. Bailli. I.esucur, Bonnet, Uchard, No- 
guel. Hopertlns. 

JurtS- su})pl(:mentaires : MM. Duc, Qucslel, 
Viollel-Le-l)uc. 

Jun^s di\sigm^s par l'administratioti : MM. le 
comte de Gardaillac, A. l.eiKiir. 

Jwé supplémentaire : M. Boeswillwald. 

SKCTION DK ORAVURK KT 1)K LITHOORAl'IIIK. 

MM. Flaineng, llenri<jin'l-Duponl, Kran(;ois, 
Didier, Waltner, llédouiu, Veyrassat, Gbauvel, 
Pisan. 

Jurés suppléinenl aires : MM. Blanchard, gra- 
veur au burin; (iaurhcrol, f.;ravcur i"! l'eau- 
forle ; Boëlzel, graveur sur bois ; Vernier, li- 
thographe. 

Juris désignés par l'administration : M.M. E. 
Gharton, sénateur; le vicomte 11. Delaborde, 
P. Mantz. 

Juré supplémentaire : M. Louis Viardot. 



L'exposition publique des Envois de Rome 
aura lieu, à la villa .Médicis, du i'"^ au l.'l .ivril 
prochain. 

Cette cérémonie sera présidée par M. le mi- 
nistre de France près le Gouvernement ita- 
lien. 

Après cette exposition, les travaux obliga- 
toires de nos jeunes artistes seront adressés 
au ministère des beaux-arts, à Paris, où une 
nouvelle expositi'-n aura lieu, au mois do juin, 
à la salle Melpnmène. 

Nous donnons, d'après le Temps, la liste des 
œuvres de nos artistes : 

PEINTRES. 

l'« ann(*e. — M. Wincker : Sainte Elisabeth 
de Hon^rie^ soignant un lépreux. 

2* année. — .M. Comerre : Le Lion amou- 
reux. 

.'}' année. — M. Besnard : Copie d'après Ra- 
phnd (Vatican). 

4* année. — M. .Morot: Les Femmes nmhronnes 
protégeant la retraite de leurs maris contre Ma- 
rins. 

SCULPTEURS. 

1" année. — M. Lanson : La Résurrection du 
Christ. 

2" année. — M. Hugues : Francesca da Rimini 
et Paolo Malatista aux 'nfers. 

y année. — M. Injalbcrt : Tête d'étude (buste 
marbre). 

■4* année. — M. Idrac : Mercure inventant le 
caducée (marbre). 

ARCHITECTURE. 

1 '* année. — .M. Blondel : Etude sur les tem- 
ples de 'Vesta (Romej, Fortune virile (Rome et 
Go ri). 

2* année. — .M. Paulin : Etudes sur le For- 



KT DE LA CURIOSITE 



01 



tique d'Octavie, le Théâtre Marcellus et le Temple 
du Soltil (Rome). 

3« année. — M. Loriot : Monuinent de Lysi- 
crate (Athènes). Restauration essai. 

4« année. — M. Lambert (Oscar) : Etudes 
sur V Acropole d'Athènes (état actuel et restau- 
ration). 

GRAVURE EN TAILLK-DOUCE. 

i""" année. — M. Boisson : Etude diaprés Ra- 
phirl (galerie Doria). 

GRAVURE EN MÉDAILLES ET PIERRES FINES. 

2° année. — M. Roty : Faune et Faunessc 
(modèle de camée); médaille commémorative 
de VExpotiition universelle de 1878 (projet es- 
quisse); Jeum: fille (étude, plAtre). 



DON DE M"" DDCHATEL AD LOUVRE 



Au moment de mettre sous presse, nous ap- 
prenons une nouvelle très-importante. M™^ la 
comtesse Duchâtel, qui vient de mourir, a lé- 
gué, par testament, au Musée du Louvre, la 
nu- propriété de la magnifique et célèbre col- 
lection de tableaux réunie par son mari et 
dont nos lecteurs connaissent de longue date 
toute la valeur. 

Les héritiers, avec un sentiment de géné- 
rosité qu'on ne saurait trop louer, en ont 
abandonné immédiatement la jouissance. De 
telle sorte que ces tableaux, au nombre des- 
quels se trouvent la Source et VŒdipe, d'In- 
gres, la Vierge au Donatevr de Memling, etc., 
vont entrer au Louvre, où ils seront exposés 
provisoirement sur des chevalets. Nous revien- 
drons avec détails sur ce legs si précieux. L'es- 
pace et le temps nous manquent aujourd'hui. 

L. G. 



L'ART AU THEATRE 



Si le théâtre de l'Odéon a déployé tout le 
luxe imaginable pour encadrer le Balsamo 
d'Alexandre Dumas, nous devons lui tenir 
compte de ne l'avoir point poussé jusqu'à em- 
ployer la lumière électrique. Malgré cette 
absence, les esprits chagrins ont trouvé tant 
de luxe un peu excessif sur une scène qui de- 
vrait être avant tout littéraire, et que deux 
ou trois drames ou comédies de jeunes auteurs 
y auraient été mieux à leur place que tant de 
satins et de brocarts brodés, et taillés en robes 
ou en habits ; car c'est par le costume surtout 
que brille la mise en scène de la nouvelle co- 
médie. 

Trois décors sont à citer cependant. 

Un parc au printemps, par M. Chéret, fort 
bien planté et d'un vert adouci très-agréable, 
bien qu'un peu uniformément éclairé en 



toutes ses parties ; un salon de Versailles, un 
soir de présentation, tous ses lustres allumés, 
et la place Louis XV, la nuit du feu d'ai tifice 
du 50 mai 1770. 

Le salon de Versailles doit être l'un de ceux 
qui sont placés à chaque extrémité de la Ga- 
lerie des glaces, bien que l'on voie celle-ci 
non en perspective fuyante, corimie cela de- 
vrait être, mais en travers, lorsque Ton ouvre 
les portes du fond. On a beaucoup parlé de ce 
fond de chAssis garnis de glaces, et l'on pré- 
tend qu'on a été obligé de les tamponner atin 
d'en anniiiiler le pouvoir réilecteur, sans cela 
la salle s'y fût mirée. Aussi l'effet sur lequel 
on comptait a-t-il été nul. Excellent argument 
pour ceux (pii veulent que la fiction des choses 
remplace au théâtre les choses elles-mêmes, 
toutes les f"is qu'elles ne sont pas absolument 
indispensables à l'action. 

Le décor de la place Louis XV vue de l'ave- 
nue Gabriel, fermée au premier plan par deux 
files d'arbres où la foui 3 est entassée, est sur- 
tout remarquable par la façon dont cette foule 
est mise en scène. 

Lorsque les premières fusées tirées dans la 
coulisse ont éclaté en arrière-plan, une houle 
se fait, découvrant une toile de fond où sont 
figurées la place et la foule qui la couvre ; la 
panique se déclare, un voile de crêpe noir 
s'élève, et, dans la nuit, des formes vagues 
s'agitent et des appels désespérés s'entendent, 
puis le brouillard noir se dissipe, et l'allée 
s'aperçoit de nouveau jonchée de cadavres et 
de blessés qu'éclairent les lanternes des méde- 
cins qui y cherchent ceux qui respirent encore. 

Les costumes sont splendides, ceux des 
hommes comme ceux des femmes, et taillés 
dans des étoffes d'une richesse de bon goût. 
On a surtout remarqué celui que porte à la 
cour le duc de Richelieu. Il est d'une finesse 
de ton charmante, mais d'une couleur qui 
n'est point du temps, étant de celles que l'on a 
extraites tout récemment de la houille. 

De tous les costumes de femmes, celui qui 
a produit le plus d'effet est celui que porte 
M™" du Barry lorsqu'elle arrive à la cour, pour 
être présentée à la Dauphine, au milieu de 
l'émotion générale et lorsqu'elle n'y était plus 
attendue. Il faut dire qu'il est élégamment 
porté par M"^ Léonide Leblanc, dont la poi- 
trine disparaît sous un quadruple rang de 
diamants. 

La coupe du corsage de cette robe a soulevé 
de grandes discussions parmi les spectatrices. 
Les manches laissent la naissance des bras 
complètement nue, mais des bretelles passent 
par-dessus les épaules. 

II a semblé à plusieurs que dans les gravures 
du temps ces bretelles étaient précisément 
la limite du corsage. qui, coupé carrément, cou- 
vrait toujours la naissance des bras, et qu'il 
y avait un mélange hybride du décolleté mo- 
derne et du décolleté ancien : celui-ci gagnait 
d'ailleurs en descendant ce que l'autre gagne 
en s'élargissaut. 

Une gravure d'après Moreau et une autre 
d'après Leclerc représentant une dame qui 
quête vêtue de façon à perdre les âmes de 
ceux qui se rachètent par leur offrande, sem- 
blent donner raison à la couturière de M^^* Léo- 



91 



LA CHRONIOl'E HES ARTS 



aide Leb'aac, soo$ cete réserve que la ligno 
du forN«p<> s'y fontjnuo mieux sur \o hras 

qv,- î",-».-'nrf ne nous la ujontn''. 

rclaim, ajouton* que la 

rii tS-harpo (]iii so >oil dans 

i' u.iis a rl«.^ foiisorvt^o sur la 

\ _ îttMis t\\w lorî^quollo porto 

.»,■ »l«' \iUi\ «Uns Tact»' »»ù olloso rend 

> »m<». M"" du Barry nail pas ivmMu 

mo de rlj«ss«', moitn^ d'homiuo, 

uf, qup douiio le soroud por- 

If*! ' ''* . j II. 

% (ff un costuino do soulirolto, 

, , ir«^»->rai, coupô dans iiiu' rtollo 
ce p*ss»* <•* pris. 

NOUVELLES 

• l>a direction des Hoaux-Arts \ionl (io 

• ,,*r.r .î int...rt.HUÎos commandos aux artistes 

_-.s dopuis bien longtemps 

'm Mrouv UuU exôculor le ?/<//"<>'-(/ d Kug. 
DelaVrn T qui est dans la galerie d'Apollon ; 
H y . la Badiilk dts Ctmbrti du De- 

r^nVi • «i'' '•* rollectiun de M. Collier, 

nui a t U; Kra\<- par M. Cucinoita dan? la (i</- 
Zfttf dit BM/iijr-Arfs; M. (.iibert, laJuHe ^hort, 
de II HobiTt-Kloiirv, au Luxeinbouig; M. l'aul 
FUndnn. jé>u>-Cluij,t it le» E>la,.ls, d Hippo- 
Irin: M. Français, le i'ayxiye, «Je 
Housvau. au l^uxemhourg ; M. V.r- 
ni- r. i .\nij-lus. do J.-F. Mill. l ; M. Jules Lau- 
rens. la bUxtlxcUion de suint L<jui.s, de M. l,.i- 
» *' M Luxembourg; eiilin M. «.tiauvei, le 
r. d bugéne Fromentin, egalemenl 
rtu .... V .(ih«»urg. 

l-cs pierres ^cront conservées à la chalcogra- 
phie do Ivouvre. 

.*. Un n«»UTcau prix de cinq mille francs 
Tient détre fondé, a l'Ecxile des beaux-arts, 
en fa^rrir d'*s éb'Ves archilectes, par M""" (x)n- 
ven* qui a laiss/-, on m«*me temps, 

an»- dix mille francs pour l'érection 

d'un ijiu:-u:xienl au Père-Lachaiso en l'hon- 
neur de K)n mari, décédé le 1 fsefitofubre J876. 

Le lauréat du concours sera chargé de l'exé- 
rution du monument et recevra une prime de 
mille frfcnc». 

Le second prix *era de JîJO francs. 

,*, Il n'y aura pas d'Exposition d'aquarelles, 
r«lle annéf?, au (>;rcle de la place Nend^'imo, 
«n raison des deux Expo-itions .simultanées 
du Champ de Mar» et du Palais de l'Indus- 
tnc. 



de 



pou: 
U 



■ ■<• .M. !'■ ministre 

'ïrc*; avait accepté 

ifc" r 'i exécuter f»our la 

, le plâtre d'une siatuo de 

^ 'le voulait participer 



— 'f '• a ac-cepté la proposi- 
tion muitsténelJe, mai? à la condition que 



loMivro projetée serait mise au concours ; de 
ulns. il a émis Io vœu que la statue de la 
lté|.ul)liqne oxécutt'io par Soitoiix, on 1848, 
et qui fut couronnée au c«)nfours ouvert à 
colto époque, fût enlevée dos magasins de 
l'FMat. où elle est reléguée, et placée ;i l'en- 
trée do l'Fxposititui universelle. 

.*, Plusieurs des tableaux apparlenanl à la 
ville et déposés au musée coniiiuuuil de 
Liège ligurer»)nt à l'Exposilion universelle de 
Pa is, 

!,•• conseil communal a, en ollet, autorisé 
le liansfeil du portrait de M. Piercot, par 
Mssen ; le tableau do W.mlors, Marie de Bour- 
(j gnr i n}>liir(int lu (/nJrc dv ses consciiers, et 
un tableau de Hiielof, Une FonH en ■ utomnc 

,*. Nous avons dit dans un de nos |)récédenls 
nnnu ros (jue les manufactures de l'Etat, les 
(iobelins, Reauvais et Sèvres , auront , au 
Cliamp-do-Mars. un local réservé où seront 
exposés leurs plus beaux pro luits. 

Voici l'indicalion précise des sujets prove- 
nant de la Manutarture des fiobelins qui gar- 
niront l'un des ct'>lés de la salle d'exposition : 

La Tinc, sujet imité de Charles Lebrun, le 
célèbre peintre du xvn'' siècle, directeur des 
CJobciins, oVi il mourut en IfiDfl : coifc tapis- 
serie est terminée depuis i87i ; /'£au, sujet 
également imité de Charles Lebrun, terminé 
l'année dernière; Saint Jérom- , imité d'une 
composition d'Antonio Allegri da (^orrcggio ; 
le Vin, hs F-U't.s, la Cfiassi:, la l'échr, l-i Pdiis- 
sc te, les Glaces, le Tlié, le Caf'ù (ces sujets for- 
ment huit panneaux d'égale dimension qui 
sont desiinés ,\ la salle du Ijull'.l de l'Opéra de 
Pans) ; l<( Vis tatiun, imité de Ghirlandajo ; le 
Vainqueur, de Kliriinnn; S(*léiié, de Jules Ma- 
chard ; Turnaturii, S>:uli4uri, sujets de deux 
panneaux décoratifs réservés à la Manufacture 
de Sèvres (musée céramique); Pénélope, sujet 
destiné au Conservatoire des Arts-et-M'tiers ; 
une Vitr(/c et un Enfant J/sus, d'après Saivi ; 
l Elude, d'après Fragonard ; Suinte Elisabeth 
de Uonijrie, tapisserie qui s< ra fort remarquée: 
elle est imitée d'un ouvrage de même nature fort 
ancien, prêté à la Manufacture par M"* la ma- 
re» haie de ,Mac-Mahon ; la Mélancolie, Sainte 
Aynes. 

D'autres tableaux de moindre importance et 
des tapisseries exécutées par les élèves ligure- 
ront dans celle salle. 

La .Manufacture de Beauvais occupera le 
mur ojqiosri. F;iIc aura trois tableaux: le Lion 
devenu vieux, le Coq et la Perte, le Loup devenu 
berger : trois fables de La Fontaine. On re- 
marquera en outre un certain nombre de 
compositions ayant pour sujets divers ani- 
maux et des étolfes pour meubles ; plus, des 
travaux d'élèves. 

La Manufacture de Sèvres occupera les vi- 
trines ga- niasant la salle et des socles élevés 
au centre jKJur les grandes pièces. 

,*, Ou lit dans la Gazette de Lausanne : 
" I/Cs ateliers de marbrerie de .M. Doret de 
la Harpe offrent ces jours-ci un intérêt tout 
particulier. On v admire le monument funcbre 
qui doit être érigé sur la tombe de Léopold 
Robert au cimetière de Venise. Le monument 



ET DE l,A CURIOSITE 



93 



est composé d'une stèle ou pyramide tronquée, 
monolithe, haute de troi> mèlrc-s environ, en 
granit rose de i'Oberland, ornée d"un médail- 
lon portant la tète fort ressemblnnte, dit-on, 
et de grandeur naturelle, du célèbre peintre 
défunt. Ce médaillon est en bronze. Il est 
l'œuvre fort bien réussie de M. Landry, de 
Neuchàtel. Au-dessous se lisent ces mots , en 
grands caractères : 

A LÉOPOLI) HUBERT 

SES AMIS 
(t70i-183;i) 

« Devant cette stèle massive d'un style grave 
et sérieux, se trouve placé sur un socle un sar- 
cophage, également en granit, mais qui, par 
sa teinte grisâtre, atteste une origine valai- 
sienne. Il vient en effet de Monthey. 

« Sur le couvercle du sarcophage, l'artiste a 
sculpté des palmes et des pinceaux reliés au 
centre par une palette. Cette palette est la re- 
production exacte de celle dont se servait Lèo- 
pold Robert, et qui est actuellement déposée 
au musée de Neuchàtei. 

« L'impression que laisse la vue de ce mo- 
nument est grave et sévère. Lorsque, au cime- 
tière de Venise, le «feuillage épi ré » d'un 
saule le couvrira de son ombre légère, il 
produira certainement l'effet cherché par l'ar- 
tiste, 

<< Ceux qui savent quelle est la dureté du 
granii, et avec quelle difficulté il se laisse 
fouiller par le ciseau délicat du sculpteur, fé- 
liciteront vivement M. Doret d'avoir mené à 
bien cette patriotique œuvre d'art. » 



VENTES PROCHAINES 



Œuvre importante de Courbet 

Ou vend, aujourd'hui samedi, salle n" 1 de 
l'Hôtel Drouot, un tableau bien connu de Cour- 
bet, une DemoispUe de la Seine, qui a été popu- 
larisée par la lithographie de Gilbert. A la même 
vente, les Iles du Rhin, l'œuvre capitale de 
Yundt et qui lui a valu une médaille au Salon ; 
puis une puissante marine de Manet : Comhat de 
CAlabama, et divers autres tableaux remarqua- 
bles. 

COLLECTION DE M. LE COMTE DE B... 

La vente de tableaux modernes composant la 
collection de M. le comte de B... peut être consi- 
dérée comme une des plus importantes de la sai- 
son et ne manquera pas d'attirer à l'hôtel Drouot, 
avec un nombreux public, l'élite des amateurs. 
Presque tous les maîtres les plus recherchés au- 
jourd'hui s'y rencontrent et quelques-uns d'entre 
eux dans des conditions tout à fait exception- 
nelles. Ainsi, Diaz, outre plusieurs beaux paysa- 
ges, s'y montre sous un jour inattendu, dans sa 
première manière, avec une grande et superbe 
toile, toute remplie de mouvement, connue sous 
e nom de la Châtelaine. Philippe Rousseau y fi- 
gure avec une œuvi'e de proportions également 



extraordinaires. Bassin sur une terrasse, où sont 
très-batiilement peints des animaux et des vola- 
tiles. On y trouve encore un des plus beaux mor- 
ceaux de Decamps, Jésus et In Samaritaine; le 
Pc'cheur Napolitain, de Corot, tableau d'une si 
brillante coloration; deux ou trois autres paysages 
du même; plusieurs Courbet excellents, entre 
autres les Roches noires, etc. Pour tout dire enfin, 
des bords de rivière par Daubigny, des sites nor- 
mands de Chintrcuil, des {taysagcs ou des ani- 
maux, par .Iules Du[)ré, Victor Dnpré, Harpignies, 
Ch. Jacqup, Ziem, Palizzi, Fromentin, Mouchot, 
Fortuny, et quelqu"S autres ; des chevaux de De- 
dreux ; des sujets d.? genre, des fruits, des fleurs, 
des natures-mortes, par Drillouiu, Roybet, Cha- 
plin, Steveus, Vollon, etc.; deux sujets historiques, 
[lar Robert-Fleury ; deux sujets religieux par Ri- 
bot; et uous n'avons pas la prétention de tout 
citer. 

Cette vente, des plus intéressantes, confiée aux 
soins de M" Charles Pillet et de M« Georges Petit, 
aura lieu à l'hôtel Drouot, saUe no 8, vendredi 
prochain, 29 mars, après deux jours d'exposition. 



BIBLIOGRAPHIE 

Le Français du 1 o mars: David d'Angers, 
par Ch. Timbal. 

Galerie contemporaine, littéraire et artistique 
n° HO : Courbet, par M. Marins Vachon, avec 
portrait, dessin de l'artiste et photographie 
d'après la Ftmme au perroquet. 

Le Tour du Monde, 898^ livraison. — Texte : 
L'Amérique équinoxiale (Colombie, Equateur, 
Pérou), par Ed. André, voyageur chargé 
d'une mission du gouvernement français, 
1873-1876. Texte et dessins inédits. — Onze 
dessins de Riou et Varô. 

Journal de la Jeunesse, 277* livraison. — 
T^'Xte par M™° Colomb, Lucien d'Elne,Et. Le- 
roux, M"* Gouraud et A. Saint-Paul. 

Dessins : Delort, G. Doré, A. Marie, Thé- 
rond. 

Rureaux à la librairie Hachette et C'*, 79, 
boulevard Saint-Germain, à Paris. 



CONCERTS DU DIMANCHE 2', MARS 

CONSERVATOIRE 

Symphonie avec chœurs, Beethoven; soli par 
Mlle Soubre, M^e Bodin-Puisais, MM. ViUaret et 
Auguez. — Romance de la Si/mphonie de In Reine, 
lia.ydn;[a. Mort d'Ophélie, Berlioz. — Ouverture 
d'Oberon, Weber. 

CIRQUE d'hiver 

Symphonie en fa, Beethoven. — La Forêt en- 
chantée (|r<= audition), V. d'Indy. — Concerto en 
la, pour violon, Viotti. — Le Rouet d'Omphale, 
Saiut-Saëns. — Adagio pour violon, Spohr. — 
Ouverture d'Eurianthe, Weber. 

Les soli de violon seront exécutés par .M^oNor 
man-Neruda. 

THÉÂTRE DU CHATELET 

26 audition du Requiem de H. Berlioz : Requiem e 
Kyrie; Dies iras — Tuha miruni; Qui sum miser 
Rex tremcndse; Quœrens me; Lacryrnosa; Offer- 
toire; Hostins et preces; Sanctus Deus Sabaoth; 
Agnus Dei. 



fti 



l.A OH ROM 01 f- ItKS ARTS 



VENTE 

aux rnfh^n»* publiques 
APRÈS DÉCÈS DE M. B" 

n-ns ; i>k>>i .-t, ^ m i k >" <> 

L« Mtmrdt 33 mars 1878. à 1 h 13 précise. 

i»i: i.iM{i:s 

I I Kuri>|n» illu>lri''«'. r» \o\. iii-l", 

V Rrrt. 6 vol. in-8», roliur.* en mato- 
* »ur les plais; (^into5 moraux dr 

y . ITTr<; llrtiriado, pravuros d'iiscir. 

V ..' . .:. ~r< >i<l., rt'litiro niaro(]tiin ; Ori(/«' (/o 
Hn-.ur. , \,.l . bt-;io- .prouve*, plan de Tur- 

\o l'artiste, etc., etr. 

. rs i)K vithinf:s, mki iu.ks 

M' Léon TDAL. rommissaire-iiri^eur. i^nr- 
ceîK-rur d>' M Hormis \to\-. nie de la Vir- 
Inire. 39. 

M. LABITTE, . \poit pnir les livres, i. nir 
de I.iii.v 

M. RIFF. rvport pour les objels d'art, rue 
de l.iil. . i. 



F?^T.\M!'F>;. .MTOr.RAPHKS, LIVRES 

M E r> . V I i ^ L, e: S 

TABLEAUX 

\'ENTF. APRKS I)R(.KS IiK .M. R... 

IK'TKI, KBorOT. SAl.I.K N" C>. 
Vm 35 26 37 38 39. 30 mars, â 2 heures 

Pa- ]o M' Philippe LECHAT, 

fomn. ; . nio do |.i ( .li.ni'-ii' li Aii- 

tin. 2i. 

A»M««A. pour les livres, do M A LABITTE. 
" ". t; 

Kstampes, de M. CLÉMENT, riio 
. 3. 
nai»;5,do ROLLIN 't FEDAR- 

VA -aphes, de M. CHARAVAY, 

quaj .,., i.-.ii.|. . A. 

VOIR LES CATALOGUES 



OIUKTS IVAltT 

ET D'AMEUBLEMENT 

r.ran.îo ;,::.. 1 ilalionne?, 

iTi-*., objets 
■ - d'art ita- 
lien», Ancienn»'» tapi*»«n»"s. 

VENTE HOTF.L T»ROIOT. SAI.I.B N" 1 

Vem laodi 2S «t inardJ 26 mar» 1878. 
i detix heures. 

U* QUtYREMOlfT, commi»»aire-priîear,4fi, 

M. GDILLAIII, eiperi, nie Notre- iJame-de- 
loreit'*. 1«». 

EzffOiiliûn publique, le dimaoche 24 mars 
1878, de I heure k 5 bcores I 2. 



faïences françaises 

.MiMistu is, Novers, .Marseille, MiuitiicllitM", 
Rouen, etc. 

Plats à reflets nuMalliques, porrelaines di- 
verses, euriositt's: mortiers en bronze du 
\vi" si(Vle, elefs en fer, canne en urgent 
massif. Ila(nbeaux Louis XIV argent, gilets 
Louis XV ; tapisseries. 

Le tout arrivant delà pro\inre. 

VKNTK HOTKI, nROUOT, SAl.I.E N" 2 
Le mercredi 27 mars 1878. à 2 heures 

M" Maurice DELESTRE, conimissaire-pri- 
sour, JT. riii' Drouot. 

M. Ch. GEORGE, expert, rue Laftitle, 12. 

Exposition ynldnjxic, avant la vente. 



oi;ji:rs d art 

ET DE CURIOSITÉ 

DIAMANTS et RIJOI'X, faïences, porcelaines 
de (Jiine, du Japon et autres; instruments de 
musifjue, belle harpe du temps d(> Louis XVI, 
vitraux, sculptures, graale buiic orientale en 
enivre graV('',(;iirislen boiset en ivoire sculpté. 
MKIRLKS LOLIS XVI; bronzes d'ameublement, 
fauteuils et bel gères Louis XV; TAPISSKIUKS 
et KTOKKKS, costumes. 

VKNTK HOTKI- DROUOT, SAM.K N" I 
Le ]cudi 28 mars 1878, à 2 heures. 

M' Charles PILLET, commissaire-priseur, 

rue delà di-ariL' ■Miiielière, 10. 

M. Charles MANNHEIM, expert, rue Sainl- 
deorges, 7. 

iMVX I.BRQUKU» SK TriOlVK LK f.ATALOOUB 

E.TposiUonputi!i'fUo^ le mercredi 27 mars IR78 
de 1 heure h îl heures. 



Anciens et modernes, de Litt/Matiire, de 
Médecine, de (Chirurgie et de Sciences, 

provenant de la hihliothéf]UC 

De M. le D^ LEROY DÉTIOLLES 

VENTE 

RUK DES HONS-KNFANT.'^, 28 

Les vendredi 29 et samedi 30 mars 1878, 
a 7 heur*?» du soir. 
M' Maurice DELESTRE, commissaire- pri- 
f-eur, 27, ru'- IM ou jI . 

M. Léon TECHENER.expnt, r. de lArbre- 
Sec, 52. 



ET DE LA CURIOSITE 



95 



TABLEAUX MODERNES 

AQUARELLES, DESSINS 

SCULPTURES, lïIARBRES, TERRES CUITES, 

BRONZES 

VENTE HOTEL DROUOT, SALLE N° 3. 
Le vendredi 29 mars, 1878, à 2 heures. 



COMMIS.-PRISEUR ; 

Me ESCRIBE 

rue de Hanovre, lî 



ExrKUT : 
M. BLOCHE 

boulev. Muiituiartro, 11) 



Exposition publique, le jeudi 28 mars i878. j 

XufV B L E .fV U X 

MODERNES 

FORMANT EN PARTIE LA 

COLLECTION de M. le comte de B*** 

VENTE HOTEL DROUOT, SALLE N" 8 

Le vendredi 29 mars 1878, à 2 heures 1/2. 

M® Ch. PILLET, commissaire-priseur, rue 
de la Grange-Batelière, 10; 

Assisté de M. Georges PETIT, marchand de 
tableaux, rue Saint-lieorges, 7. 

CHEZ LESQUELS SE TROUVE LE CATALOGUE. 

Exposition pa'iicu/iere, le mercredi 21 mars; 
publique, le jeudi 27 mars; 

de 1 heure à 5 heures. 

TABLEAUX ANCIENS 

DES ÉCOLES 

ITALIENNE, ESPAGNOLE 

FLAMANDE & FRANÇAISE 

VENTE, HOTEL DROUOT, SALLE N° 1 

Le samedi 30 mars 1878, à 2 heures 1/2 

M® Charles ?ILLET, commissaire-priseur, 
rue de la Grange-Batelière, 10; 

M. E. FERAL, peintre-expert, faub. Mont- 
martre, 54; 

CHEZ LESQUELS SE TROUVE LE CATALOGUE 

Exposition, le vendredi 29 mars 1878, de 
1 heure à 5 heures 1/2. 

OBJETS d'art. — AUTOGRAPHES 

TABLEAUX ANCIENS ET MODERNES 

ANTOINE BAER 

Expert 

2, Rue Laiiitte, Paris. 



COLLECTION 

de feu M. SIGNOL 

OBJETS D'ART 

DES XV ET XVI» SIÈCLES 

Sculptures en marbre , terre cuite et bois, 
Bronzes d'art, Faïences italiennes. 

Médailles italiennes et françaises 

Estampes, livres, antiquités, plaquettes en 
bronze, objets variés 

TABLEAUX ANCIENS 

DESSINS, AQUARELLES ET PASTELS 

VENTE HOTEL DROUOT, SALLE N" 8 

Les lundi l^r, mardi 2 et mercredi 3 avril 1878, 
a 2 heures. 

M« Ch. PILLET, commissaire-priseur, 10, 
rue de la Grange-Batelière ; 

EXPERTS : 

M. Ch. MANNHEIM, rue Saint-Georges, 7. 
M. E. FÉRAL, peintre, cli, faubourg Mont- 
martre 

CHEZ LESQUELS ON TROUVE LE CATALOGUE. 

Exposition particulière, le sa nedi 30 mars ; 
publique, le Dimanche 31 mars; 

de 1 heure à 5 heures 1/2. 

TRÈS -BEAUX LIVRES 

tNCIEHS ET KIODERIiES 

PRINCIPALEMENT SUR 

LES BEAUX-ARTS, L'HISTOIRE 

ET LA LITTERATURE 

Composant la bibliothèque de M. *** 

VENTE HOTEL DROUOT, SALLE N» 3 
Du Ipr au 6 avril 1878, à 1 heure et demie. 

M^ Maurice DELESTRE, commissaire-pri- 
seur, 27, rue Drouot. 

Assisté de M. LABITTE, expert, 4, rue de 
Lille. 

Exposition, le dimanche 31 mars. 

ESTAMPES ANCIENNES ET MODERNES 



LIVRES D'ART 

ARCHITECTURE, PEINTURE, SCULPTURE 

ET GRAVURE 

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5, quai Malaquais, PARIS 



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awj- tHchrtxs, apr^s décès 
De M. ]c marquis d'E'" 

Fil >oin h<^u . rtio Ca>iinir-l*<ri«T, n" Ji j;». 

Ua« 1 3 A 4 vt b avril 1 R7I1 .. 3 hruroa 

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LT l)K «'.iHIOSrTK 

I • Sinyiiii'. taltl<*anx 

ai - praviiivs ; porrc 

Uin- «■ <;. 1.1 (. nuir, «in J^pon, do S<*vrrs, prAs 
émailU\«. faipticcs ; hron/i-s d'aiiiPiibloini-nt, 
m."»-'" ires, bois sculptas, boltrs, laha- 

U' ;uro«, «""vontail-, coffrets, (^niaiix, 

ol Trmrs orionlalos. tr'iilaros, 

|i : inrdailles; argenterie do 

ta rillants 

• 'it< M' AVRIL, roimnis- 
«. , - . if Maub-^upo. 21. 

tt ao M' GUERODLT, son confrère, rue de 
Prorenre. b<>. 

As&islés do M GEORGE, expert, nie l.af- 
Mle, 12. 

eau UB^vMJi st msrtKfVt u cataloovk 

Erpo$ition partiruhérf. le samedi 30 iii.ti> , 
put^hque, le dimanclie 3l mars. 



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M SCHWEIGHAEUSER 

AF.UHI\.-lE-I'AI.tÛtiRAIUK 

I îni^T, -r.ii-f. fir,..,,,o (]cf. Lanpiit -^. i;..i,.„i, 

«t . Argot, Troubadour». 

Tr w \ vr et AMI' !«i(;- 

fl' , Solies, Ro- 

n»' - 'iivelles.. Kaci'- 

li* jre de Pari;-, Histoire 

•il- '■, Bibliog'aphie, etc. 

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Du Intill l" aa mercredi 10 avril 1878, â 7 h. 
du Buir. 

U* MAURICE-DELESTRE 

priMur. Î7. rue Drouot. 

M. BAUB, expert, rue des bauib-l'crci, 11. 



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Les jondl 11 «t vondrodi 13 avril 1878. A 2 h. 1/2 

M Charles PILLET, commi^saire-prisonr, 
rui' lie la (iinnpe liatt-litre, K». 

M. HARO '^, poinlrc-cxpert, 11, r. Visconli, 
cl "20, rue Uonaparlc. 

Erpnsilion pa'tii'.tiliérc. le mardi U avril; 
publKiuc, le mercredi 10 avril. 

i. i t » *l i l il t j ' 

X y V 13 T^ T^ A. I J X 

AUX CONNAISSEURS 
KT A CEUX QUI FUNT UNE COLLECTION 

In amat-'iir a dans sa possession un tr^s- 
heau et trrs-iniportant ouvrage de Jean-^ 
Baptiste GREUZE de la collection de M. 
].■ liiic (le ('lini-iiil. I.i peinture a Hé pravAe 
par Scrveleur l'oiparali, IiiRouf et De Lunnay. 
Kilo est une des plus exquises et estimables 
productions du maître, et elle est dans un 
in-s-bon étal de < oti^crvation. 

La peinture a i'if' plus de cinquante ans 
dans la jiossession de la famille de celui qui 
l'annonce et qui veu' maintenant la vendre. 

Adresse : MM. Uulf, Lasl et C", 42, Cannon- 
^r, Londres. 



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llPtIl IfM \ I lU.l chambre des notaires 
de pHri>. le mardi !j avril 1878, à midi, de : 

1» .Maison a Paris, boulevard Maleslierbes, 
34. Hevenu : i;».20O francs. 

1" .MAIS«)N k Paris, rue Lavoisier, 12. He- 
venu : 1 1.4-00 francs. 

Mise à Prix : H T.. 000 francs 

Sadresier aux notaires M' BONNEAD, 7, 
faubourp Pois-onni(''re, et M' MASSION, '.>h, 
boulevard Haussmann , d/*|iô«ilaire de l'en- 
chère. 



iiiniu\E 



de l'HI-XY, prùs Joigny(Y(Hincj, 
Ij II v-ivlrc H l'amittUi;, CHATEAU, 
fAJU., I KhMK, BOIS, l'BÉS, MOULIN, HIVIKRK. 
Cont. 292 hect. i m pourra j'dn Ir»'. H'.S lntJ. ilr 
bO'S i:ontuu8, CHA.s.'^E. S'adr. à M* MASSION, 
not. à Paris, boulevard Haussmann, '6S. 



r^tr». - Ix?. P DEBOJCS «1 C«. 16. m* da CroiMao». 



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Spécialité de Tapisserie» et d'étoffes anciennes. 

U Hédacleur en chef, gérant : LOUIS OONSE 



N" 13 — 1878 



BUREAUX, 8, RUE FAVART. 



30 Mars. 



LA 



CHRONIQUE DES ARTS 

ET DE LA CL:RI()>ITÉ 

SUPPLÉMENT A LA GAZETTE DES BEAUX-ARIS 

PARAISSANT LE SAMEDI M A P I N 

Les abonnés à une année entière de la Gazette des Beaux-Arts reçoivent gratuitement 
la Chronique de; A ts et d^ la Curiosité. 



Un an. 



PARIS ET DÉPARTEMENTS 
12 fr. I Six mois. 



8 fc 



Malgré les difficultés que nous a créées 
la grève des ouvriers typographes, nous 
sommes parvenus , au ptrix de grands ef- 
forts, à faire le nuivAro de la Gazette 
du mois d'avril. Il jmraitra seulement 
avec trois ou quatre jours de retard. 



En vente au bureau de la Gazette ths Beaux-Arts: 
La Tête de cire du Musée Wicar 

Gravée au burin par M. F. Gaillard 

Épreuvesavantlalettresur Japonmonté.. 20 fr. 

— — d'artiste.... ... .. io (v. 

— — sur Hollande 10 fr. 

— avec la lettre 5 f r. 

TABLEAUX DONNÉS AU LOUVRR PAR M™" DUCHATEI. 

La Source 

Gravée par M. L. Flameng, d'après Ingres 

Épreuves avant toutes lettres 40 fr. 

— dites au camée 30 fr. 

— d'artiste 20 fr. 

— avec lettre 6 fr. 

Œdipe expliquant l'énigme 

Gravé par M. F. Gaillard, d'après Inyrc- 

Épreuves avant lettre 10 fr. 

— avec lettre G fr. 

Vierge entourée de saints 

Gravée par M. L. Flameng, d'après Memling 

Epreuves avant lettre 6 fr. 

— avec la lettre . . , 3 fr. 



MOUVEMENT DES ARTS 



Tapisseries des Gobelins 

Dernièrement ont été vendues, à l'hôtel Drouot, 
cinq tapisseries des Gohelias, du temps de 
Louis XIV et provenant du château d'Oiron, ayant 
appartenu à Mn^e de Montes pan. Ces tapisseries 
représentent des arceaux garnis de feuillages et 
de fleurs ; deux d'entre elles sont ornées, au 
centre, d'un groupe de deux figures : Femme et 
Amour; les deux autres, de vases et de fleurs, et 
la dernière, d'un vase surmonté de divers iustrj- 
meuts de musique et du blaron de France. Elles 
ont été adjugées à 7.550 fr. 

Parmi les autres objets d'art et d'ameublement 
anciens qui out été adjugés par Me Charles Pillet 
dans la même vente, nous citerons : une tapisserie 
du temps de Louis XV, à sujet champêtre et fond 
de paysage, 1.400 fr.; une tapisserie gothique à 
ligures de berger et de bergère, le premier jouant 
de la musette et la seconde chantant, portant les 
inscriptions suivantes en caractèr.-s gothiqui-s 
« Chantons sur lerbette avec la musette, quelque 
note doulce, criant est de Georgette, elle a la voix 
nette, mais je fais le trouble », 1.499 fr.; une ta- 
pisserie de Flandre, sujet mythologique, com- 
posé de sept flgures dans un parc, avec des cas- 
cades et monuments, 1.750 fr.; un miroir, avec 
cadre en noyer sculpté, surmonté d'un fronton, 
composé de trois Amours, dont l'un est placé sur 
une panthère et orné de fleurs et de fruits du xvne 
siècle. 1.300 fr.; une glace Louis XVI, avec cadre 
en bois sculpté et doré, portant au sommet le 
blason de France entouré de guirlandes, 2.950 fr.; 
garniture de cheminée, composée de trois pièces 
eu bronze doré et marbre vert de mer, de l'é- 
poque du Directoire, 950 fr. 



M 



l.A CHHOMOIK IU:S AKTS 



^MNTKf.MY 
M* Cti«rii>* l'iiifl, (*uiiiiut«<mir<>-prifii>iir 

TabloAux c-t dessins 

\V '1 r( is|i... ]>ar Donlnplon, 

\.M0 fr.; les 

_iiy, i.78« fr.; 

un i. ni j'MUio rnfanl. 

-.•rnV jiar nno roinltirv 

' . un n^iiu-aii ({u'il 

lirs ; (111 cliicn «'st 

...u. i, . H.^viTi.'. 2.100 fr.; 

fr.; IKiifaiil ot la Clièvr»^. 

,, I ..1,. 1. K'MniiK* Inrqm' 

. >sc, /i.oOo fr.: 

; .. rAlirciivoir, 

.; Pl«pi' H iimrt'o Itasec. imr 

; 1»' Zoiiavi- à In Iraiirlii'i^. 

(• fr.; Muriiii', aquan'IU" <1<^ 

. (|p Cninlirai, |«.ir Vnn dor 

|p Moulin à vnU, «li- Van <i<\v<'ii, 

ie U r.aninr>;i>, f'-tmlo au iiaslcl, 

par Ls Tour, i60 tr. 

Objets d'art 

piirtrnit fl'hommo.l.^/'.'.ilp française ausoiziènx' 

• - ' il". 500 fr.; d^ux aulr(>.« 

.1 de .\l<'.\an«]re Karnc-sc. 

310 fr.: portrait de jeune 

«in pcizièinc siècle, 380 fr.; 

' <ival** sur vélin, 

\IV. 390 fr.; vitrail 

,1 ;jiiiTi iiT «aiipuyanl d'une 

1 drii\ niain? <•( de raulrc 

'rié: dans le haut, PCène 

r bas, la date de iS.'Si, 

,|.|.. Adam Von ^irosviller, 

1 h li(/ure de pnerrier debout, 

. 710 fr.; di'ux itetits vitraux 

une rlii\t«>laine près d'un 

rtant la date, l'un <lc 1520 et 

r.: falenefs italit-nues de lu 

.1 jdat rond h ôfcor, ù reflets 

el b'eu naep- : an centre, 

•;1 !<" fflifnnates, f.BO fr.; un 

•bout tenant un cicur 

iluncrx)uronne, 525 fr.; 

DU crucbe ea grès de Flao- 

.itMluil 92.487 fr. 



CONCOURS ET EXPOSITIONS 
Prix de Sèvres de 1878 

JUGEMENT DE I,A bECONDE ÉPREUVE 

L>xpo»ition pabliqae aura lieu les .'i, <i. 7 
„* i. .^. ,io {fj à 4 heures, à l'Ea^le de.- 
.ée par le quai,. Le jugemeDt 

L*- - »onl : 

(' I inique destiné à être 

donné e- • n»e aux exposant? du 

groupe d* ■ . irts. 



'J" l'no coupe en porcolainn destint''P à Hro. 
donnée en réroiniiense aux oxpos.-uHs des 
cla.<ses de raf^rienllnreet. des animaux viviints. 

Huit arlisics ont été admis i"» la .sucondo 
épreuve ; ce sont,, ]>our le premier sujet : 
M.M.Il. (".liarrier. K. (Ituily, Mayeiix. San(iier. 

Kt pour le seeomi snji'l : MM. 1'. A\is30, 
Allanx. Clerc, K. Conty. 

I.e ciHicours semestriel de peinture;'! lËcoIe 
des beaux-arts *"esl terminé par les récom- 
penses Miivanli's : IMeimères tnédailles : 
MM. Piuicet, élève de M. Keil'elivre ; Hoger 
l.ionnel, élève de M. Calianel. — Mention : 
M. I.arue, élève de M. ('alianel. 

La Société lorraine, des Amis des Arts ou- 
vrira, le lîi mai proejiain, sa vingt-dcuxièmo 
ox]»osition i\ Nancy. 

Les u'uvre.'^tl art devront rire adressées, Hvani 
h' f'' mai, à AL C/upeidier, rue Ilalévy, (i. 

Pour plus am|)lcs renstiiKnemonts, s'adresser 
à M. Conrnault, président de la Sociétù ù 
Nancy. 



LE LEGS DE LA COMTESSE DUCHATEL 



Nous compléterons, en les rectilianl sur cer- 
tains points, les renseignements que nous 
avons donnés en dernière Jienre dans le précé- 
dent numéro de la Chronique. O n'est pas 
l'ensemble de sa rolleclion de tableaux que 
M"= la comtesse DiicliAlel a légué au Louvre, 
mais seulement les cinq tableaux (jui en l'ont 
la célébrité curopéeime, tableaux qui mis en 
vente eu>sent atteint des prix énormes et qiu; 
notre Musée eût très-prol»ablement dû laisser 
échap|»er. Ces cinq talileaux, (pie tout le 
monde connaît au moins de léputation el 
que l'on a j»u voir exjiosés aux Alsaciens- 
Lorrains, représentent en effet une valeur 
de cinq ou six cent mille Irancs. Ce sont 
VŒdipc, d'Ingres, peint en 1808, la Source, du 
même, de 18j9, deux volets s]tlendide3, par 
Antonio Moro, enlin, la Vicri/c entourée de 
Saints, de Memliiig, (jui est admise; unanime- 
ment comrjic l'une des œuvres les mieux con- 
servées, les pl.is im|)ortatites et les plus ma- 
gnidqucmetit belles du peintre de la Chdse de 
sainte Ursule. Ce dernier t.Jjleau peut /^tre 
mis en parallèle avec l'Adoration des Slages, 
de rb<jpital de Urnges. 

.Nous n'avons pas besoin de rappeler h nos 
lecteurs que ces tableaux ont été l'oltjet, dans 
la Gazette de.« heaitx-A'ts (l. \l\, l"'[»ériode, 
p. J; el 2^7), dune étude aj)profondie, signée 
[»ar notre éminent collaborateur, M. le vicomte 
ilenri IJelaborde, conservateur du f>abinet des 
Lslampe». Les trois princi^iaux ont été l'oc- 
casion de gravures qui comptent certainement 
parmi les meilleures de la Gazette. Vd Source et 
. le .Mcmling ont été gravé» par Flameng, 
' VŒdijie, par fiaillard (t. XXIII, i'" |.ériode, 

p. 202;. 



ET DE LA CURIOSITÉ 



99 



Les ministres des finances et des beaux-arts 
viennent de demander à la Chambre l'ouver- 
ture, sur l'exercice de 1878, d'un crédit sup- 
plémentaire de 15.000 fr. 

Ce crédit est destiné à l'aménagement, au 
musée national du Louvre, d'une salle où se- 
ront exposés ces tableaux. 

Nous extrayons le passage suivant de Tex- 
posé des motifs de ce projet de loi : 

La comtesse Ducliàtel vieut de léguer par st)n 
testament, un Musée national du Louvre, cinq des 
plus iuiportants tableaux de la collection formel- 
[lur son mari, en eu rési-rvaut toutefois la jouis- 
sauce à ses héritiers, leur vie durant. Ces cinq 
lahlcaux, qui ont été naguère admirés à l'expo- 
sition des Alsaciens-Lorrains, sont ÏŒdipc et le 
Sp/iin.r; la Sonrre, par Ingres; la Vierge entourée 
(l'une famille, par Ilaus iMomling; les deux por- 
traits de Sei(j?ievr avec sex fils et de Dame nohle 
en firière, par Antonio Moro, c'est-à-dire des chofs- 
d'fpuvre de premier ordre, tels que le musée du 
Louvre peut à peine espérer en pouvoir acquérir 
de loin en loin. 

.M. le comte Tanneguy-Duchàtel et .M™" ]fi prin- 
cesse la Trémoïle, sa soeur, en faisant connaître 
les dern'ères volontés de leur mère, ont informé 
le ministre de l'instruction publique et des beaux- 
arts qu'ils étaient disposés dès aujourd'hui à se 
dessaisir de ces précieuses peintures en faveur de 
l'Etat, à la seule condition que ces cinq tableaux 
seraient exposés au musée du Louvre dans une 
salle spéciale où seraient placés le buste du comte 
Duchàtel, ancien ministre de l'intérieur et des 
iieaux-arts, dès le 1^"^ mai prochain. 

L'intérêt de notre Musée national fait au gou- 
vernement un devoir d'accepter immédiatement, 
au nom de l'Etat, l'otîre généreuse qui lui est 
ftiite. Une somme de III.OOO fr. suffira à préparer 
au musée du Louvre l'installation qui doit mettre 
en lumière ces admirables tableaux dans les con- 
ditions ci-dessus indiquées. 

Une salle spéciale sera donc consacrée à ces 
cinq chefs-d'œuvre, qui tous eussent été dignes 
de figurer dans le Salon Carré. Nous croyons 
que cette salle sera l'une de celles que l'on pré- 
pare sur la façade de la Colonnade. Ce serait 
naturellement la plus petite et elle porterait la 
dé.iignalion de S(//on Dnchàtel. Lescinqtableaux 
seraient isolés sur des fonds de draperies 
rouges. Quant au buste du comte Duchàtel qui 
figurera dans cette salle, c'est une omvre de 
M. Cliapu, offerte également au Louvre par 
les héritiers de la comtesse. 

Nous ajouterons, en passant, que le Louvre 
exposera dans ces nouvelles salies, en outre 
des objets d'art qui leur sont destinés, les 
belles tapisseries connues sous le titre de 
C/iasses de MaximUien et tissées à Bruxelles 
au XVI'' siècle, d'après les cartons de Van 
Orley. 

Rendons grâces encore au sentiment patrio- 
ti([ue qui a inspiré M'"'' la comtesse Duchàtel, 
remercions ses héritiers désintéressés, et sou- 
haitons que ce noble exemple qui vient si opi- 
nément de s'ajouter à celui de M. His de la 
Salle, trouve dans l'avenir des imitateurs. 

Notre Louvre joue de bonheur en ce mo- 
ment. 

L. G. 



NOUVELLES 



,*. Par décret inséré an Journnl Officiel du 
27 mars, une chaire d'estJiétiquf! et d'histoire 
(le l'art a été créée au Collège de Trance, et 
M. Charles Blanc est nommé professeur titu- 
laire de cette cliaire. 

.% La décoration de la grande salle de la 
Cour de cassation vient d'être confiée à M. Paul 
Baudry. 

.*, L'administration des Musées a acquis, au 
prix de 2^.000 fr. pour h; Luxembourg, l'un des 
plus beaux tableaux qu'ait peiids (lourbet. 
C'est le Vaçiuc du Salon de 1870. Ceux qui ont 
visité cette exposition se souviennent cer- 
tainement de cette étonnante marine, où 
Courbet a déployé toutes ses qualités de pein- 
tre sans aucun de ses défauts habituels. Le 
ciel et l'eau sont d'une puissance et d'une 
vérité prodigieuses. Cette toile vient d'être 
placée dans les galeries du Musée. On se souvient 
aussi que c'est à la suite de l'exposition de ce 
tableau queM. Maurice Richard, alors ministre 
des Beaux-Arts, nomma Courbet clievaiier de 
la Légion ri'lionnenr. La nomination parut au 
Journal Officiel, mais le peintre refusa la 
croix de la façon bruyante que l'on sait. 

/, Lors de la discussion du budget de l'ins- 
truction publique à la Chambre, M. Edouard 
Locki-oy a signalé la nécessité d'isoler les 
bàtimeiits de la Bibliothèipu', nationale en 
expropriant, pour cause d'utilité publique, 
les maisons particulières adjacentes à ce grand 
établissement national, et qui, par la nature 
des industries qu'elles contiennent, font 
courir à ces incomparables collections un 
danger permanent de destruction par l'in- 
cendie. 

Le ministre de l'instruction publique, frap- 
pé par ces observations, vient de constituer 
une commission extra-parlementaire chargée 
d'étudier cette question. Il a nonmié pour 
faire partie de cette commission MM. Lockroy 
et Tirard, députés; M. Léopold Delisle, direc- 
teur de la Bdjliothéque nationale; Aucoc, pré- 
sident de la section au conseil d'Etat, etc. 

^*, M. Walferdin nous prie d'annoncer que 
pendant la durée de l'Exposition universelle, il 
mettra à la disposition du public sa belle 
collection d'œuvres de Fragonard, tous les 
vendredis, à 2 heures, rueBudé, n° l (Ile Saint- 
Louis). 

,\ Une des curiosités de l'Exposition sera 
l'exposition de la Préfecture de police qui sera 
divisée en trois catégories ; 

1" Collection des portraits de tous les lieute- 
nants, ministres et préfets de police •; 

2" Collection des portraits des criminels; 

3° Reproduction des instruments de toute 
sorte cliers aux voleurs, pinces, monseigneurs, 
ciseaux à froid, etc. 



MO 



La r.HROMUlK OKS AHTS 



,\ l.p bfitr.ir 1 <nu> Ion so jiro- 

po«* t1>n^or«T .\ ' 1 nnivorsollo ili> 

". u\ iiuxn-^ .tm>lii|UOS \\o la g.i- 

k\c Berlin, «Mitre aiitivs : 

. h ; /(i (Vnr, xiv «;olihartil ; 

lîiorvni>ki; /«* Veuf, de 

r. . ,,/ '• '«.«ii/i m. (le 

< . . tlo llfn- 

^: V . -/<■ /(i- 

»»ii»l l'/r. .'. ''' In K( <>■ '/r.v MQrt>i^ ^\^' 

lltif>t«hl. ,lf 1,1 Mort.iU' S|.aiip'ii- 

Im rir. rt le i.u-lo eu inarbro ilo M. Adolphe 
Mrniel, par i{ega>. 



CORRESPONDANCE D'ANGLETERRE 



Non» diroos «ujourd'lmi quelques inoU» du 
t dM Be«us-Arls. Le ministre qui e»t 
t'.f' H -itn Art» eu AU|j;lel«rrre, csl le 
.!iou gi^iu'-niie. Il vicDt 
187S.79 pour le déjiur- 
Iteaux-ArU. 
1 de ce déparlemeut 
' -'11 .Muséum. Il demande 
l l'anuff, la Puiiinie de 

lUguieuUlion de 250.000 fr. 
.t. 
•irti : 

fr. 

ttll .(lOO 

^ aies (Iiw- 

• '-'■■-■ ■ Ici 3.474.400 

Afhsu el reproductions d'œuvres 

' "'^' 452.500 

itioa du South 

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68r>.i">0 

1'.n,.L'50 
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'J-'- •'•'^•1 22.3.275 

^' Art» d'ËJimbourg.. 270. 5S0 

>'!• de Dubliu 250.275 

Ecole» •cieoliliques de Dublin 1 97 . 0.10 

•■■'— • ',n du cadastre du K ijaume 

I .'•«•••■<.. 1.. iir i._i. ti.. 

I'-, i-n 

J I. de» 

iiaricr 

:.,.-.4.-iO fr. 

633.875 



ir;jliv>n <\i 



satiou indépendante, mais qui devrait former une 
annexe «le la National (lallery, rei;oil une subven- 
tion tle so.tuui fr. dont l'i peine la moiti.' est affectée 
A l'acqn -ition de porlniits historiques. Kn nn^me 
tenip.'», le gonveiueniiiit donni" iiO.OOO fr. à, la 
Royal .Veadeniy «''foiJ!>aise. dont la jjalerle se 
trouve à r.diinbonrf;. i-t CO.OO» fr à la (;alerie N.t- 
tionale de Dnlilin. Il y a aussi quilques autres 
dépenses telles ijUi' eidlcs de couslnietion de 
musées et galeries qui ni» sont pis votées avec 
le.« sommes susdites et qui sont assez iniporlantes, 
lelli's que : 

Hrtlmients an Soutli Kensin^tC»! : ajîràrihis- 
semenls du musée, ^no.nno fr. Itrilish .Muséum 
tîri.ono fr. Musée d'iiisloire niitiir.ll.', J.nOo.noo fr., 
faisant partie d'iine dépende toi, de de 1 4.:<a'i.0".0 fr., 
votée pour la eonstruetiuii e| r.imtMiMenient de ee 
musée scientifique. 

La saison des ventes s",inii>iii. . .,--.,. iimdosle- 
ment. .lii-cni'iei les prix suit |ionr le>» ïablennx, 
.«oit pour les objets d'art, sjut peu .sirtniticalifs. 
La colleetion des vi^jnettes de Tnnier, les p<i»pee- 
laiiies de .M. llolin, les /» /V/'/c.v des colleetlons 
d'estampes, dessins, etc., du Lit/ Wdlinm Mu.*enin. 
de Canibrid^'u. vienuenl d'otlrir aux (ini«li*ur> 
spéciaux des ooeasiona exeelleulcB de compléter 
leurs eolleetions. Mais, ju^quA présent, on n'en 
tend point dire qu'au» nue fir.uniiî paierie wra 
dispersée dans h; cornant de la sai.*on. • •<■ 

• • . ■ <, Il ■ i ■ 

Le liurlington Clult, qui de loinpa en. Usnip» 
réunit dans nu de ses salons un certain noud)re 
d'oMivres d'art ipi'il eniprunteà ses meinl;res ou 
aillunrs, aura cette année uue petite exjiositioii 
de* plus ran.'.s, ooniposée :!e« Immoix. de$.siiis des 
mailles du xVii* siècb; île . llùiol^ Iiollainl li-^e. 
Cette collection, quuiqu'eu partie tiric de^ilièmes 
sources que celle formée à la (irosveiior (iallery» 
sera d'un genre tout à fait spécial. 

Parmi les plus récentes acquisilions faites jiar 
le HrilisL .Muséum se trouvent certaines gravures 
duDC mrelé renjarquuble. (in fKjul citer deux 
épreuves (!<• Mare .Vm oine, dont l'une représente 
un Cbrisl en jiied, avi-c un niuibtj et tunatlit '^me 
Ton , et rippelmii surtout i iulbieuçH deiUulMël, 
dont l'autre représente An^réliquc < t .Méanr«r?ou.'* 
uu arbre, dau-s un l»cuu jiuy.sage, a U» lAçV'i d'Al- 
bert Oiirer. Kii outre,, le .Musée a aelu lé une 
épieuve de la grande Lw fAî ('olot/nn. pur iiollar, 
."i^iiiée et datée /Vwj/MC 1 Gif». Ou ne coimail que 
deux autres éjireuvts de eett« grhvar«', rmic à 
( :(il(i MIC l'i !'..iOr'' ;i N'ieuue. 

I.'Om:i- Uobinson. 



>n t-n 

dont 



VENTES PLOCHAINES 



Coll>ictic'n de leu M. Siguol 

AnjMUtd inii 1 1 d' ui.iin .lui'.i lieu a l'iiolel i)roi|ol, 

die n" )>, l'fApM-ili'^n de la collection de feu 

\\. i^igrioL .NoMK ne saurions |pi»p engag^-r, le.s 

iiin.'ileurs de. vrai'' curiosité a vi»ilfir <;elt«i o?po- 

•itixu d»;» plus intéressantes. 

.M. ^i;.'nol était non-seulement un des grands 

i.'ircbandé de Paiir, oiai» encore un connais?eur 



ET DE LA CURIOSITE 



lOl 



et un collectionneur émérite qui, tout en se li- 
vrant aux affaires de sou eommercf , sV'taitfait pour 
lui-même, avec une sollicitude toute spéciale, un 
pn'cieux cabinet d'objets d'art, de médailles, d'an- 
tiquités et de tableaux. L'art de la Reuaissance 
tenait chez lui, comme chez tous les amateurs 
sérieux, une large place. Sa collection de tableaux 
contient donc surtout de vieux maîtres italiens et 
allemands, parmi lesquels on distinguait particu- 
lièrement un superbe Portrait d'ho)nme ([vw .M. Si- 
gnol et beaucoup de connaisseurs avec lui u'hési- 
taient pas à attribuer à Antonello de Messine; et un 
précieux l'ortrait de fiunine attribué à Ilans liol- 
bein; des sujets religieux de Cimabuë, Mabuseel 
autres; deux très-beaux Tiepolo : Alexandre et 
Bw.-éphule, et Jésus présente au peuple. Dans une 
note moins sévère et appartenant à l'École fran- 
çaise, la Leçon de lecture, par Siméon Chanlin ; 
un Portrait de jexme fille i>ar le peintre anglais 
John lloppner, etc. Comme jjastel, un charmant 
Portruit de jeune femme par sir Thomas Lawrence 
et une scène du temps do Louis XVI, les Joueurs 
de Tric-trac par Lavreiuce. 

La collection Signol présente en outre de très- 
remarquables sculptures en marh<"e, des terres 
cuites, des bronzes d'art, des faïences italiennes, 
des estamijes, des livres anciens, et divers objets 
très-curieux des xv^ et xvi'= siècb'S. Jlais ce que 
nous devons signalersurtout, c'est une nombreuse 
et importante réunion de médailles en brojize, 
dues, pour lamajeure partie, au ciseau des gra- 



veurs italiens de la Renaissance et présentant une 
foule de personnages historiques ([ui ont joué un 
rôle dans les événements de l'Italie et de la France 
à celte é[iotiue. Mentionnons aussi toute une série 
de plKiueltes eu bronze qui sont de précieuA; 
objets de collection. 

La vente de la collection Signol.faite par le mi- 
nistère de M« Charles Pillet, assisté de MM. Ferai 
et Mannheiui,aura lieu la seujaine pi-ochaiue, 1", 
1 et 3 avril. Les tableaux seront vcudus le lundi, 
les objets d'art i;t d'antiquités le mardi et, le mer- 
ci'edi, li;s médailles. 



CONCERTS DU DLMANCHE 31 MARS 

CO.NSEUVATOIRE 

Symphonie en ré majeur, deBeeHioven; frag- 
ments du Stabat Mater de M. Salvayn- ; Adagio 
du Septuor de Heethoven ; chœur de Paulus, de 
Mendclssohn; Ouverture du Carnaval romnin, de 
Berlioz. 

ClUQL'Ii D'inVEK 

La Damnation de Faust, de Berlioz, partition com- 
plète, avec chœurs et soli chantés par M^ie Isaac, 
MM. Valdéjo et Lauwers. 

THÉÂTRE DU CHATELET 

3" audition du Requiem de H. Berlioz : Requiem et 
Kyrie; Dies irx — Tuba mirum; Quid sum miser; 
Hex tremendx; Qxiœrens me; Lacryrnosu; Offer- 
toire; Hostias et prtccs; Sa?ictus Deus Sabaoth; 
Agnus Del. 



COLLECTION' "LAURENT -RICHARD 



La remarquable Collection de Tableaux de M. Laurent-Richard 
sera vendue à l'hôtel Drouot, k Paris, les 23, 24 et 25 Mai prochain, 
par le ministère de M« Charles PILLET, conimissaire-priseur, 
MM. DURAND-RUEL, Georges PETIT et FÉRAL, experts. 

Cette Collection se compose de quatre-vingt-dix Tableaux mo- 
dernes et vingt-deux Tableaux anciens. 

Le Catalogue est en préparation. 



TABLEAU.X MODERNES 



5 Corot, 


{ Gh. Jacques. 


1 Chardin. 


1 Sal. Ruysdael. 


2 Courbet. 


1 Marilhat. 


1 Fragonard. 


1 M"« Meyer. 


2 Couture. 


2 Meissonier. 


2 GUARDI. 


1 Prud'hon. 


2 Decamps 


10 Millet. 


1 Van Goyen. 


1 Van der Pool. 


8 Delacroix. 


{ Protais. 


1 Heda. 


1 TÉNIERS. 


12 DiA'z. 


1 Pettenkofi-'en. 


1 Dayiu de IIeem. 


1 A'OENIX. 


J. DUPRÉ. 


3 ROYlîET. 


i DUMÉNIL. 


1 Crome le Jeune. 


1 Daurignt. 


l'J Th. Rousseau. 


1 Debucourt. 


1 Raeburn. 


3 Fromentin. 


5 Troyon. 


1 Greuze. 


1 i!.'JOLE française 


1 ISABEY. 


4 Tassaert. 


1 Moucheron. 


Le petit Voleur de pâté 


i JONGKIND. 


1 ZiBM. 


1 Van der Neer. 


I ÉnOLE FRANÇAISE 
L'Oiseau mort. 



TABLEAUX ANCIENS 



ni'u. 



k 



101 



I.A r.HHOMOt'K I>KS AHTS 



CoUftCUon particulière de M T' 

VENTE 



UB DKPART 



( r i; 1 OS IT i:.s 

BRONZES 

EMAUX. PORCELAINES 

l'.oiv *<-ulptr!», noin^. I.ii}tn'* 
MEUBLES TAPIS. ÉTOFFES 



1> iuadl 1" myrrU 1878. A3 heures 

M* IVLES BERLOQDIN, rn,M,nj»$âirc-(.ti 
>*ur. rup SsMn!-l..i/^r.-. t, 

ho :\{ mars 



VENTE 

APRÈS LE DECES DE M D 

DK. 

IIICIIK MOIUIJKR 

BROIZES. ARCEUTERi. BIJOUX. 
BRILUITS. TABLEAUX 

Oaatrt p-anK TAftIK.M \ ; Mij.fs dn rhasse 



Jin-li 1 manll 2 et mrcredi 3 avril 1878 
a 2 h'-cr'-T 



M E FÉRAL. 



TAIU.KAUX 

CLMDi: III (.\Uh 

V» mOTCrcdi 3 arrll l =-''•■ - - ^- ~, ptéatmea 
M' Léon TUAL r. %iir- 

:■■■ M l( ^ 



( Ol.l.lH.TION 

de feu M. SIGNOL 

oiMi/is 1) Airr 

m s W" Il \Vl SIKCI.KS 

'^. iiI(.1iiivn «mi iiLti'Iuv, tcm' ruito t't b«»i», 
llroii/t's «r.irJ, K.iùMici's italimncs. 

Médailles italienues et françaises 

li^t.iiiipoâ, Inri'S, aiitiqiiitrs, |ila<|iifttos on 

TABLEAUX ANCIENS 

DKSSINS, AUl'AHKI.Î.KS KT l'ASTKI.S 

VKNTK HOTKL DROUOT, SALI.K N» 8 

Lc^ lundi 1". mardi 2 et mercredi 3 avril 1878> 
a 2 heures. 

M' Ch. PILLCT, roiiiinissuinî-prisoiir, 10, 
riK- <lo la (iraniji'-Haff'li»'!»' ; 

KVPKI'.TS : 

M. Ch MANNHEIM, ru.' Saii.l )..•.. rK.'s, 7. 
M. E. FERAL, |Miii(ri.-, lit, faMiioiirg Monl- 

iii.iili.'. 

I > - i),x TRncVI vr. r..tTAi.<>.i i:. 

/.(/. ^tli'iii ))nrtirulitii\ !•> sa ittïdi :io mars; 

;.(.''. fi)f . !.■ nitnriiicLe :;i mars JSTH, <l« 1 li. 



Cj 4 k n ti r- 



VENTE 

PAU M m; lii i»K(j;s \n. m. x*** 

!;.''0|i»i:)lc 

T.\BLi:.\l \ ANCIKNS, 

dont un LENAIN capital 

IM il par P\ll-sv. 

i i.iin*'* .'incit-nncs, tapi»»erie»' 

j,.^..' ir.itt. miiliK-. LTaviires. 

HOTEL l> 

Lo mercredi 3 .ivril 1S78 à 1 heure 

M" J. BOULLANO, r'>rnmi!>>airi:-pris«ur, 2H, 
rue Nfiiv<'-<1''- -P<'lil'^-( Jiantp». 

M HORSIN-DÉON, < xpcrt, place Valois, fi. 

y/. tXbWU» sr. TiiouvK lb cataumh;* 
lifsitvm puhti : ' iriarili 2 avril I87K, 
df; 1 lipijr»"*' a W li 



ijtUKTb DaKT KT l.V. (.LKIOSIIK 

E. LOWENGARD 

•-'♦i. n;'; iîulliull, l'.'i. 
Sft'icialité de Tupissenes et d'étoffes unrAennes. 



FT OE LA CUHIOSITE 



i«3 



VENTE 

D'ANCIENNES POROELAINES 

De la CHINE et du JAPON 

(ianiituriîs de trois ot dt> riiiq pièces, poU- 
chos, vases, plais, jissiettes, lasses ol. st>u- 
coupes, faïences de Dellf, ol)Jet.s de. vitrine, 
montres, eliAtelaines, orfèvrerie, éventails, 
lustres en bionze dn temps de Louis XV. Le 
tout arrivant de llollnri'te. 

UOTKT, DUOIIOT, SAI.I.K N" I 

Les jeudi 4, vendredi 5 et snmedi G nvril 1878, 
;\ 1 heure et 1, 2. 

Me Ch. PILLET, oomiiiissaire-prisenr, me 
de la Liraui^e-Uiili'lière, 10; 

Exposition puliliqtte, le mei'credi :i avril iSTS, 
de 1 heure à a heures. 



VENTE 

AUX ENCIIKIILS IMUUdOllIlS 1)K 

TABLEAUX 

l'AR 

ANTONY SERRES 

UOTKL DROUOT, SALLK M'' l.'i 
Le vendredi 5 avril, 1878, à 3 heures. 

M" QUÉVREMONT, commissaire-priseur.iG, 
rue Iticher. 

M. F. REITLINGER, exi.ert, nie d(> Nava- 
rin, 1. 

Exposition publique, le Jeudi 4 avril, de 
\ heure ;\ 6 heures. 



VENTE 

D'OIUETS D'ART 

ET DE CURIOSITÉ 

nijoux anciens, monlre en cristal de roche 
cl, anlr(>s des xvii" et xvni'^ siècles, lahalières 
en porcelaine et en émail de Saxe, servic(! (h; 
table en ancienne porcelaine de Sèvres, pâle 
tendre, éventails, miniatures, orfèvrcriiî an- 
cienne, groupes et stal.uelt.es, panneau en bois 
sculpté, collection de statuettes en terre cuite 
avec costumes en ètolfc do soie, pouvant ser- 
vir de modèles aux artistes, (fucl(|uc;s armes, 
objets variés, ]tendule Louis XV en vernis Mar- 
tin, tapisseries Renaissance, broderi s et étoiles. 

H0T1<;L DROUOT, SALLE N° (î 
Le samedi 6 avril 1878 , à 2 heures 
M'' Charles PILLET, commissaire-priseur, 
rue d(> la (irani;c-nate!ière, 10. 

M. Charles MANNHEIM, expert, rue Saint- 
Georges, 7. 

CIUÎZ LKSOUHLS Sli TIIOUVK LU CATAI-OCUIÎ 

Exposilioii publiiiuc, le vendredi il avril I87H 
do 1 heure à 5 heures. 



.SmXESSION DR 

M»'" \.\ M.\hoi;isK FOUCHER de CIRCÉ 

VENTE 

d'iNK IMIMIRTANTI-; Cni.l.KCTION 

IT()B.il<;TS IVART 

ET D'AMEUBLEMENT 

BELLES & ANCIENNES PORCELAINES 

!)!•: LA ciiim: i:t du .iaimin 

SC.ri.ITlUK SIH MAHIIKK IH-.s WU" lil Wni" SUvC.I.KS 

MEUBLES & BRONZES D'ART 

m.s wc", xvM'' Kl XVIII'' siKia.Ks 

PORPHYRE ROUGE ORIENTAL 

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75 KILOGRAMMES D'ARGENTERIE. BIJOUX 

i)i:,xri;i,i.i;s, i oi iiiii:ni.;s, i,i\mi:s 

VOITURES & HARNAIS 

111, rue de l'Lniversilé, 1 !» 

Les lundi 8 avril & jours sulvanta, A 2 h. précises 

M- DURANTON, commissaiie-priseur, à Pa- 
ris, '20, rue MaiibeiiLjc. 

Assisiè .1,. M. MANNHEIM, (expert, 7, ruo 
Sainl-lleorges. 

CIIKZ LUSQUKLS SK TUOUVIi l,K C.ATAI-OOUK 

Exposition particulière, lo vendi'edi !» et su- 
nu'di (i avril ; Vubli(]ue^ lo dimanche 7 avril 
1878, de I heure à 5 heui'es. 



VENTE 



l.f^.l3I^E;A.UX 



vEmrs vAii 



Hail. 

Bektiion (N.). 

iÎEAUVKlUK. 
ClIAlGNEAU (l'\). 

Clairin. 



Damoyk. 
d.vuiîigny (k.). 
Manotkau (IL). 

La1'0ST0I-ET (Cil.). 
LiiMAIRE (L.). 



HOTEL DROUOT, SALLIS N° 8. 

Le lundi 8 avril 1878, à 3 heures. 

M« Charles PILLET, conmiissairc-priseur, 
ru(! (le la (Il aii^'e-lJatelière, 10; 

M. E. FÉRAL, peintre-expert, faub. Mont- 
martre, [y't; 

CIIHZ LESQUELS SE TUÙUVE LE r.ATAI.OGUK 

Exposition particulière, lo samedi avril; 
pubtiiiue, le dimanche 7 avril 1878, do 1 houro 
à 5 heures 1/2. 



I#ft 



LA CHROMOrK DKS ARTS KT PK I.A CURIOSITE 



TRÈS^KLLK r.OI.I.KCTlON 

DKSTAMIM'.S 



r«i5urAiJïMi»T 



DE L'ECOLE FRAKÇAISE DU XVIII^ SIECLE 



mort, rt 



»N >Oin I T KN toi I M lis 

!i\.- A\.\\\\ \:\ lottro ou .« 

> HaïKltuiin. 

Tri inli'lti'rir. 

Saint- 

I urlis, Ja- 



PORTRAITS 



3I»' Dn H.irn . par Hranvari.M ; M" !•<• Vom- 
p«d(tur. par Aiixlin. <|>ro»vo> avant la Icltn'. 

COLLECTION DE 288 DESSINS ORIGINAUX 
liK l'.-C. Makiimkr 

VKVTK HOTKI. DROUOT. SAM K N" V 

Vaa lundi 8. mardi 9 et incrcr«di 10 avril 1878, 
A i heure 1 2 précise. 

H' Maurice DELESTRE, cotiiniissaire-]iii- 

veur. 1*7. nu- l>r.HiM;. 

MM. DANLOS Vi\- <t DELISLE, marchands 
dV^t.anipci, <juai M i. njniis ):.. 

£fpoiil*0H publique, le dimanche 7 avril 
{878, de 2 heures k ."> heure». 



\n4%,\(,Ti(i\s,.KC"\Asr 

M* MASSION, uot. à Paris, îiS; 
. ;--Mi.iriii. 1(1 avril 1878, 'a rnidi. 

Mi«<- ià prix 
par action 

5 Afti ••..- A--iirHn'^'-^r,.'i,.'T.il<-.\i.-. 20.000 •> 

S .' c.oiiO f. 

4 .V 0.500 f. 



20 AcUuDs Patemeile, lucendie. 



2.00 



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RARES ET CURIEUX 

▼ «XTB, RUE DES BON S-EX PANTS, 28 

Maison Silvestre.) 

L* )>u<li 1 1 a-rrll 1878 & 8 heure* du soir 

M* Maurice DELESTRE, a^mmi5saire-pr<- 
>eor. 27. ru? Iiri'iut. 

M ADOLPHE LABITTE. Iibraire-eipert, 4, 
roe d* Lii'.e. 

cnz Lca<2(rEU m Msnnrt li cataumkk. 

^•riA. — Xmp. V. DSBOXS et C*. 16. dm da CroUaut. 



ANCIENS ET lïlODERNES 



AQUARELLES & SCULPTURES 
Zacharie ASTRUC 

S<:iI,PTT'UKS DIVKRSKS, MKUni,KS, 
OUJKTS DAKT 

VKNTK HOTEL DROUOT, S.M.I.K N» 8 
Les Jeudi 11 et vendredi 12 avril 1878. «i 2 h. 1/2 

M^ Charles PILLET 



M. HARO ^ 

l'KIM U|-,-KXrKUT 

l'i, r. Nisntiiti, ot 20, r. 
Bonaparln. 



CiiMMiss.-riusKrii 

10, r. firangc-nalfliôn*. 

rilF.7. I.F.SQI F.I.S SE DISTRIRl'K I.F. CATAI.OOUB. 

Exposition particulière, le mardi 9 avril; 
publique, le mercredi 10 avril. 



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r> M\r.MFrOt'K K.T MTHF.MIoLE TAnLE.\L' 

DE ANNIBAL CARRAHHE 

Provenant de la paierie BUONOVISI de 
Flon*nre invcntarin di «luadri nel l'alazzo, da 
Intcrno di'jla Casa Hnonovisi 18 nnvemhro 1784-) 
représentant ime descente de Croix. 8 figures, 
hauteur i"";», larK''iir l'^iO. S'adresser au 
propriétaire M. Guilmain-Bracq, rue porte- 
Kobert, 12, à (.Hrnl)rai (^Nord;. 



ESTAMPES ANCIliNNES ET MODERNES 



LIVRES D'ART 

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2, Rue Lailitte, Paria. 



U fUdMleW en. chef, gérant ; LX)U18 00X8E 



N° l'i — 1878 



BUREAUX, 8, RUE FAVART. 



G Avril. 



I.A 



CHRONIQUE DES ARTS 

ET DE LA CURIOSirÉ 

SUPPLÉMENT A LA GAZETTE DES BEAUX-ARTS 

PARAISSANT LE SAMEDI MATIN 

Les abonnés à une année entière de la. Gazette des Bc;uix-Arts reçoivent gratttiiement 
la Cltroiiique des A ts et d; la Curiosité. 



Un an 



PARIS ET DEPARTEMENTS 

12 fr- I Six, mois. 



8 t 



LE DON DE rj. HIS DE LA SALLE 

AU MUSÉE DU LOUVRE 

En annonçant le don si important que ve- 
nait de faire au Louvre M. His de la Salle, j'ai 
dû négliger les dessins et r.e parler que des 
tableaux. Le morceau était en effet trop gros, 
et ce que j'en pouvais dire risquait d'être in- 
sufljsant. 

Aujourd'hui donc, sans préjudice du travail 
qui sera fait dans la Gazilte, je leviendrai sur 
cette collection de 434- dessins, d'un pris ines- 
timable pour le Louvre, — dont elle vient si 
heureusement accroître les richesses et com- 
bler les lacunes, — et d'un intérêt hors ligne. 

Ces 434 dessins sont la fleur d'une collection 
plus ntuubreuse, fruit d'un demi-siècle de pa- 
tientes recherches servies par un goût sur et 
délicat, et d'heureuses trouvailles. On peut af- 
firmer que ces 434 feuilles de choix valent 
bien plus que tel amas que nous pourrions ci- 
ter de plusieurs milliers de dessins. Eu égard 
à leur ({ualité, ils représentent, au contraire, 
un chitïre vraiment considérable. 

Je l'ai déjà dit, trois cents au moins sont de 
la plus grande beauté, de la plus excellente 
conservation ; cinquante, peut-être, prendront 
place parmi les pièces les plus rares de notre 
vieille collection nationale, sirichi', ^i illu tre. 
Nous promettons à ceux qu'intéressent les 
beaux dessins un régal sans (pareil, le jour où 
ceux-ci seriint exposés -ux regar is du public 
dans une ou deux salles spéciaus. D'-jà il est 
facile de se faire une idée de ces richesses par 
les quatre ou cinq dessins tout (mcadrés qui 
ont été placés dans 1 i salle ([ui précède les 
pastels : une miniature étonnante, attribuée à 
Lorenzo Monaco, deux Gèricault, un Mariihat 
et un Prud'hon surprenants. La plupart de ces 
dessins portent y^. niarque des plus célèbres 



collectionneurs : Crozat, Mariette, comte de 
Pries, Reynolds, Lawrence, Lagoy, Revil, Val- 
lardi, etc. 

Nous trouvons d'abord une série précieuse 
de dessins italiens, sur parchemin, des xiV^et 
xV^ sièc.es. On sait la rareté de ces sortes, de 
dessins. Entre ceux-ci il faut, noter : une com- 
position, à la plume, représentant les Trois 
morts et les Trois vifs et qui rappelle assez la 
manière de Benozzo Gozzoli; et deux dessins 
de premier ordre, que tout indique comme 
étant de Jacopo Beilini, le père et le maître de 
Giovanni et deGentile. L'un des deux surtout, — 
la Flagellation du Chri-t au milieu d'une somp- 
tueuse composition architecturale, O'un style 
analogue au Palais Ducal de Venise, — est du 
plus haut intérêt. Il paraît avoir été détaché 
du fameux recueil Vendramin, contenant 431 
feuilles de dessins de la main de Jacopo, qui 
fdt acheté, en 185o, 75.000 francs, pour le Bri- 
tish Muséum. L'autre représente une ligure 
tombale portée sur un bas-relief. On peut pla- 
cer après une expressive Mise au winbcau de 
Giovanni Beilini, qui n'est pas sans une lointaine 
analogie avec la saisissante composition du 
Brera. A la suite vient un groupe de dessins 
du même temps, sur papier préparé, au stylet 
d'argent ou au pinceau. Puis voici Man ègne 
le grand, avec trois dessins, dont un bas-relief 
bachique dans le goût antique et le fameux 
projet jjour le monument de Virgile, commandé 
par Isabelle d'Esté. Olui-ci a été gravé en fac- 
similé hors texte dans la Gazette des Beaux-arts 
(t. XX, P« période, p. 486). Plaçons à côté un 
de-sin d'une beauté prodigieuse, un véritable 
trésor; c'est un d-ssin, à la plume et lavé, 
qui a toute la valeur d"un tableau. H repré- 
sente Hérode assis sur un trôn.- somptueux, 
it orné de bas-relielsà l'antique, présidant au 
massacre des lunoceuts. Il parai* appartenir à 
l'école ferraraise de la fin du xV siècle. A la 
suite encore, un Christ ù la colonne, a la plume, 
dessin superbe de Bartolnmmeo Montagna. 

Un autre maître, qui n'est guère moins il- 
lustre que Mantègne, et dont les dessins plus 



106 



LA CHROMO l'K HKS ARTS 



ruro* o'>.»»ri- iw >ont em'^n' moins pn^cipiix, le 

\ iiti'- par lu'uf do>>«ns, 

. uno saveur do natiiro 

>u au mnin5 »oi)( inroii- 

.11. I'ui«, lo XV» MiTlc rsl 

• \e M. do la Sallo, 

oapilalos, — par 

: un lujsto de 

\ idiot, ot uno coni- 

> l> iiiiio ot an piuooau. 

\ rdn>|>(iMli<ins, h la 

l'.iii M- liaccii) it.ililini. 

I.- 1 \cn os pln> altondant on- 

r .'. ■ 1.1 .\,' . it r li's n(un» do : 

• ininod, Sodonia 

iiio nno, au crayon 

Il t'h.irniaiit |>ay>ano, 

un pavsapo à laliri- 

qur>. « la piuiiii*, dau> le Roùl «io> pay> igo> de 

lï-îrrT . H i!ihî7nr l'oruzzi (uno supoiho rnm- 

k la \io »l Horrulo). naccio 

dol Sarlo (doux liolle» os- 

Miatro «lossins, dont Jinora- 

1 nii-rorpî*. a la ^angMlne, 

ii|). l'iilydoro do Cara- 

- do rarart^ro), Jules 

! ipjuf r<iinpo>itinn ropré- 

Eiirytirc}, ot Parniosan. 

I tionl uno jilace iinpor- 

1 tion ; notons surtout los 

.ii< do Nircoltk delAltliutc 

r*. yuaiit A r«V(»le bolonaise, 

1 (liment ropré>ontoo, trop abon- 

-•^trc, par des moneaux du 

T J • me souvions encore;, à la 

Mil';»-. <) 1. ISO aquarelle de Pannini, 

uno Vw - inlifjues, et de croquades 

de Guardi. 

I."A/-ol<« hollaniai»e, qui vient après, est su- 
it 5era«t didicile de rencontrer une 
iin#^ pm» préciruse colloction d'os- 
On sait quo 
lit Ion pt'U 
!: , ■ - I, .(u-M ijii il> ont »ou- 

^ ■; i 1. lir .: I 1. r<"l do voril'ililfs in- 
' '; i.l.rdiidl de M. His «io la Sahe 
V en a wpl, t<>u» imporlints. 
la copie Irès-curieuse d'une 
•nn»' et la Vu': '(>■ xm nt>lu;t\ 
■■ '■■ i.iu- !.. ,111 dosMn du mai- 
;• qujcstcon-ervé 
pièc<'S capitvilcs 
une ample de»- 
lo Kinuesse, au 
lise aquarelle de 
qui ne vaut pas 
1 plus finie, une lête 
•. el une vraie rareté, 
i-*'T, a la s/'[»ia. dessin 
rr, et d'bumour dans son 
* ■iiton» a c<;5 dessins 
de Lovde et deux 
'-• !•■■'■'-. 

Elle brille 

*; s'int por- 

;u généreux 

, <-r que dos 

'IX compositions 

res d "rlévrerio, 

û Luebùe Ht Lëiijiâc, el ae ces viDgt et un 



dessins du Poussin, côlobres dans lo monde 
entier ? M. do la Sallo fut, on vérili'', lo plus 

}»assionn«"' oolloctioiinoiir dos dessins liii maître 
laiiç.ns ; il en a pnssôdo boaiiciuip ti'.iiilres, 
et nntammoiit l'admirable suite dos Sept Sa- 
crcnunts qu'il a donm'-o anli'riouromoiil. au 
l.ouvro. I,a (iiizrltr :i doiuu^ on fac-similo bors 
texte l'un dos plus beaux Poiisiii do M. do la 
Salle, ,'lris et (i(iliitéi\ 

Que dire oiilin do tous los .iiilros dessins 
français qui torminont cbronologii|iiomoiil la 
cdlloclion '.' Tous sont do la plus oxcollonle 

3ualilô. du plus indiscutablo ini-rtM? Il l'au- 
r.iit d<'Ciiio, commo ib-s l.ibleaiix, co [t.iysago 
(lo (llaiido, es quatre \V;itl. au, cof iiilôiiour 
de (.Ibar.lin. ce-. Mavid n^-. (Ints, es (iiiodot, 
ces Piiid bon, puis cos cpLiloizo (lônciull si 
procioux, cos SIX Marilli.it, d'une sùroi»'' et 
d'une linosse d'ox»''Ciilion si romarqiiables, ces 
trois Obarlol, ces doux lloiiingl.n;, ces trois 
aquarelles do (lavarni, cos dnix Doc.lmps ot 
ces lieux Pils. Ici. au mili> ii de 'dus ces maî- 
tres si varies, si imprévus, le ravissomont est 
complot, et je ne saurais, en vôrilé, en par- 
courant du regard de tels trésors, exprimer 
le soiiliinenl do rocoiinaissance qui dob.inle 
en moi et qui sera parlajço. J'en suis sùi' , par 
tims ceux de mes compatriotes f{ui vieinlruiit 
los adiiuior. 

Louis Gon.sij;. 



CONCOURS ET EXPOSITIONS 



I.o délai pour l'envoi dos esquisses destinées 
au concours que le comité du ciMilonaire de 
Voltaire a ouvert pour rércclion d'une statue 
est ajourné au l.'i avril courant. 



A la suit^ de rKx[ioMtinii org.inisée par la 
Société dos Amis des arts d»; Pau, le musée de 
cette ville a aclielé deux tal)l>-aiix, lo lit^jeu- 
nc>- d'iiis In s rre, de M'"' Abbo/iia, ot r/n/tTJ*,'Mr 
(/ un comptoir du cAon à la youOKlIc-Urleuris, de 
M. D-Kis. 

La Société et divers amateurs ont acbeté 
47 tableaux de divers artistes exposants. 



MOUVEMENT DES ARTS 



Un tableau de Courbet 

Une des œuvre» les plu» connue» de Courbet, les 
iJffnoùif/leii flrtil/fif/e, vif nUic ]iii>»t:r en vente pu- 
blique a l'bot*'! iJrouol. C«; tibleau, qui [(Foveuait 

j de la Biice»;i<fii.jii Morny, avait été nlej/ué dans 
une tnai(«ou do ':aini»a{iiie où il a 8oiill<;ft de l'bu- 

I rnidité. et il exige un reutoilage complet. 11 a été 

^ adjugé b.OOO fr. 



ET DE LA CURIOSITÉ 



107 



NOUVELLES 



,% On vient de placer au Panthéon deux 
nouvelles statues colossales, ce qui [)urte ;i 
(juatre les statues déjà installées dans cet édilicc; 
pour s< décoration. 

Les deux dernières oeuvres que l'on vient 
d'installer sont : un Suint Bervarii., par F. 
Jouil'roy, et w Saint Jean de M'itha, dû au ci- 
seau de E. Hiolle. 

,\ On sait que les déc(>rations picturales du 
Panthéon ont été confiées ;iux plus habiles de 
nos artistes. 

M. Baudry, chargé de peindre les quatre 
entre-colnnriements qui se trouvent à gauche 
dans le bras de la croix, a choisi pour sujet la 
légende de Jeanne d'Arc, suj-'t qui deman- 
der it, pour être exécuté en entier, un espace 
relativement considérable. 

Forcé de s'en tetur aux limit^-s qui lui ont 
été tracées, M. Baudry a choisi les quatre épi- 
sodes suivants de I histoir de .leanne : 

« La Vision, l'Entrevue de la Pucelle avec 
Charles VII au cbâteau de Chinon, la Prise des 
tourelles d'Orléans, une Scène dans la prison 
de Houen entre Pierre Cauchon, Loiseleur et 
les Anglais. » 

L'éminent artiste peindra sur la frise : 

« Les chevaliers apportant la sainte am- 
poule à la cathédrale de Reims, et le Supplice 
de Jeanne d'Arc. » 

M. Baudry aura terminé son important tra- 
vail au plus tard dans trois ans. 

,*, On signale d'intéressantes découvertes 
archéologiques à Rome. Au coin des rues 
Monlebelio et Volturno, sur l'emplacement du 
camp des prétoriens, on a mis au jour un 
cellier contenant un niilli''r d'amphores dis- 
posées sur dix rangs superposés. 

Sur ces 1.000 amphores, il y en a environ 
200 qui portent des inscriptio'S en couleur 
(noir, blanc, rouge ou vert) ; ces i scriptions 
ont une véritable importance au point de vue 
de 1 histoire du commerce, des denrées ali- 
mentaires chez les anciens. 

A l'angle des rues Mazarino et Nazionale on 
a trouvé une magnifique peinture murale en 
mosaïque, aux couleurs éclatantes, et qui ne 
mesure pas moins de 2 mètres 10 centimètres 
de haut sur 1 mètres 90 centimètres de large. 

Cette mofaïque représente une grande ga- 
lère, toutes voiies dehors, avec son pavillon 
llottant, au moment d'entrer dans les jetées 
d'un port monumental. Ce port est garni de 
quais, d'escaliers de débarquement, d'un môle 
bàii sur des piles et .les arches, et d'un phare 
dont la partie inférieure est rectangulaire et 
la partie supérieure cylindrique. 

Cette mosaïque, découverte dans la pro- 
priété Pallavicini, a éié ofTerte par le prince 
Pallavicini au musée Capitolin. 



NÉCROLOGIE 



Nous avons à annoncer la mort du peintre 
paysagiste Ch. Boulogne, qui était né ;i Tour- 
nai (B<'lt;i([iie|, de Claudius Jacquand ot de 
.M. Auguste Rougevin, aiu icn architecte de 
riiùUil des Invalides, chevalier de la i/égion 
(l'Iionneur , fondateur du pri.x Rougevin à 
l'Ecole des l)caux-arts. 



On annonce la mort, à Londres, de l'archi 
tecte sir George Gilbert Scott, l'un des restau- 
rateurs de l'école ogivale en Angleterre. 

Parmi ses oeuvres les plus connues, il faut 
citer la construction de la chapelle des Mar- 
tyrs, à Oxford, les églises de Croydon, de 
Leeds, de Liverpool, de Saint-Jean-de Terre- 
Neuve, de Doneaster, ainsi que la restaura- 
t on des cathédrales d'Ely, d'IIereford, de 
Westminster. 

Sii' (iilbert Scott était le pptit-fiis du célèbre 
auteur des Commentaires de la Bible. 



L'ART AU THÉÂTRE 



Le décor tient une place importante dans 
les Misérables, pièce qui n'est qu'un résumé du 
roman en quelques tableaux typiques et ra- 
pides. 

MM. Robecchi et Poisson ont été surtout 
chargés de ceux qui exigent quelque compli- 
cation dans les plantations et dans les Hétails 
de la mise en scène, comme la ville d'Embrun, 
dans le premier tableau : Un soir d'un jour de 
marrhe, comme dan^ la salle des assises d'Ar- 
ras, et le tableau de transformation de la tin, 
celui qui montre un carrefour du quartier 
Saint- \ntoine, puis le jardin du couvent de 
Picpus. 

Il en résulte nécessairement que les choses 
s'y montrent à une échelle un peu petite pour 
les personnages. 

Dans le ()remier tableau, en effet, qui est de 
M. Robecchi, il faut, en allant de gauche à 
droite, une porte d'église praticable, une bou- 
tique deeordonnier dont l'intérieur praticable 
s(àt visible par une large fenêtre, et une porte 
de prison précédée d'un perron aussi pratica- 
ble. Puis une rue par oîi arrive Jean Valjean, 
la porte du jardin de l'évêque Myriel. Une rue 
et, en revenant au yiremier plan à droite, la 
cuis' ne praticat>le d'un aubergiste que l'on 
aperçoit par sa porte et sa devanture vitrées 
toutes deux. 

Ce sont bien des choses qu'il faut loger dans 
l'espace relativement restreint d'une scène, 
quelque grande qu'elle soit, choses dont il faut 
nécessairement diminuer les dimensions, au 
risque de les faire un peu petites pour les ac- 
teurs, qu'on ne peut rapetisser. 



10« 



LA (IIHCMULK DtS ARTS 



îl*m<" ohM'nat'oii pimr ravant-dornior ta- 

>.!.'. M • . M rv vs lî oui ropn^scnto au con- 

.\ nii>>. dont runo est 

;vont Pir|ui<, formant 

M', un doiiltio retour, 

' . alado d«* Valjran. l,o 

uitMociit |n'iT«' poiir l'action, 

rt*.*-<!orlj.»ussr«' cl d'un»" fon^- 

' (ro|» t^troit. 

«on escalade, a hi.'S*^ 

r» lie lui, rt .s'osl racine 

mur. lo d»Vor fîli>-se vers 

hc le j.'.din cor- 

I lune, et hord«'« 

Il ( u.ij'iiM- inmimi-e pourla prii're 

^" '--•'- 'VArras. d'un style gothi- 
. peinle par M. Hobecrhi, 

■ i\ f. .■: !'.• i^^i/ .» l'aise 

' iros. 
:i liiils 

; .eis il manque le charme 

<; ur. Ils soûl fri'iils, Juon 

«ju »i V iiii plus iio recheiche dans ceux de 
M, H-iV-^rcbi, auquel ou doit encore le Iroi- 

^ T. 

iu rocheux et nu est traversé obli- 
irune route jalonnée de quelques 
! milieu des bruyères rouges en lleur 

is clair-semés, brûlés 
1 t tourmcnté> par les 

k'i.ii..j> \.i,i- ,1 iiiMT. 1 ne lumière éclatante 
i inonde. 

V... « décor qui s'harmonise le mieux 
;. <îur M)y^térieuse avec le caractère 

■'" . i-,. ,.^t celui qui repré- 

ui'il, la nuii, ombra- 

...•res l'arc moussu de 

tite (Josette descend, trai- 

. M. ('.In-ret en est lau- 

s'v opposant c"i 

'ies apparences 

■ r ellrayer la [laiivre 

* eau moindre bruit, 

ic> pc.'.u.- ..u ciit'ijiâii ijui mène à la sour e. 

M t h^T'-r H a-!-'-! peint le carrefour de la 

■ de baies et de jardins 
'■ro d- eranfls arbres, la 

' 'ité du berceau 

. un jjeu grand 

i d'~li'j!i qui s'y passe, 

lins autres qui sont trop 

une ini|ireASion 

■ni'- I iin(ir espion 

• <■ i; i_'- w I elui que nous 

. 'T. 



r«Uon. i> 

' ■ '' ,* '* ■ ris celui de 

.e» frar me. fi dans 

'»nriée mi- 
' - de Ver>.el 

<l 1» Lfi-ir,et ûou» ont co{ii>«né les »onve- 
nir>. 

A. D. 



CORRESPONDANCE DE BELGIQUE 

^Swite.) 

.M. I'aiil;i/is a une belle occasion d'éliulier l;i 
vérité de l'art. ;\ U p -rtée de la riiain. Qnil 
aille visiter l'expo^ilion (|iii a succédé A la 
sienne, au Cercle artisti<|tie. 11 y verra les 
maîtres dans riiiliniilé de leur émotion et 
de leur liavaii. 11 y verra les scrupules 
de Th. Housseaii lorsqu'il avait !\ peindre 
un coin de village perdu dans les acci- 
dents d'un pjiy.^age bosselé, la l'oiigiie à la 
fois eni|torlée et «aime de Diipré maitelaiit de 
ses larg"'s coups de brosse les cuivres sonibrc- 
ment tlamboyants d'un coucher de soleil sur 
la mer ; la recherche des harmonies grasses et 
Unes qui passionne Tioyondans les moindres 
études; raltcndrissement [irol'ond d'un Mulot 
rêvant d'associer à une silhoiietl(! de bergère 
le grandissenienl de la vision religieuse. 

Il n'est pa«. inutile que l'on saidie en France 
combien la i{elgi»pie a été sensible à l'art des 
Delacroix, de- Millet, dos Oovui et des ilous- 
seau. Alors (]ue leurs o'uvres étaient encore en 
France l'objet des jugements les plus troublés, 
des collections s'ouvraient ici à leurs beaux 
accents naturali tes, et .Ml'red Sensior. dans ses 
Si'rtvrrnrs sur Th. lloiisscdn, n'a fait «pie rendre 
justice à ce (pion pourrait a|>peler une preuve 
de santé morale en félicitant les Meiges d'avoir 
tressé les premiers des couronnes aux grands 
artistes fran(.'His du xix° siècle. 

Bruxelles fiossède à lui seul des trésors 
inestimables en fait d'art contemporain. 11 n'y 
a pas bien longtemps, il m'était donné do voir 
chez M. Prosper Crabbc un des plus admira- 
bl'-s Rousseau qu'on puisse voir, uiio Lisière 
de (jois, ])n.< delà laquelle on sentait sans les 
voir des pnd'onileurs de ciel énormes. Le 
même amateur po-sède la réducli(ui du S'tr- 
(/'/«'//j'i/c ri'l.ugètK! Delacroix, orchestre comme 
une symphonie de Berlioz, avec d'étonnantes 
llambées de gaz; un l'aysan à lu hmir, de 
Millet, sculpté comme une cariatide; VOrdnn- 
nuiH-e de Mi'issr)nier, des Diaz, un Corot qui 
est une perle lino. 

(Juehpie temps auparavant, je visitais une 
autre demeure fl'art, celle de M. Waroccpiié, 
chez qui se trouvent les Qu'itre Saisons <ï AU loA 
Steveris, toule l'histoiie de )a fimime en 
quatre pages, et, presque à la même é[H)(pic, 
j admirais, chez M. Van den Kynde, un Millet 
d'une ordonnance sévère connue celle d'un 
bas relief; un Corot limpide comme une eau 
ous une clarté de mai; une Citasse (\c Dela- 
' roix qui a la férocité d'une tuerie ; enlin. un 
portrait de jeune lille par Alfred Slovens, 
tendre comui<; un boulon de ro-e. 

J'ai déjà jtarlé plus d'une fois des collections 
de M.M Van Praet, (ioetbals et (>ardon ; jo 
[•rends plaisir à mentionner aujourd'hui celle 
'lu banquier D'-k"ns, de lafpi.-lle proviennent 
la plupart des toiles actuellement exposées au 
Cercle de Bruxelles. Je les noterai en deux 
mots, pour ceux d'entre les collectionneurs 
français qui suivent les fortunes des tableaux 
de maîtres. 



KT DE LA CURIOSITE 



109 



Millet. La Cousni-e. — Elle est assise, le 
corps penché sur son ouvrage. La tète et les 
mains d'un beau caractère. Exécution très- 
poussée. Happelle dans le ton et le dessin 
certains Van Ostnde. 

MiLLKT. ,\euiv' Bergère gardant son troupeau. 

— Elle se détache en fine silhouette sur une 
crevée de lumière, dans le milieu de la toile. 
Un peu de terre et de ciel, c'est tout. L'im- 
pression est immense. Pourtant, le talWeaa 
n'est qu'à l'état d indication ; mais, chez les 
vrais maitres, l'esquisse fait déjà tableau. 

Th. Koi SSEAU. Pai/sag>\ — Une superbe 
étude de terrains accidentés, avec des maisons 
noyées sous des verdures métalliques, et par 
delà, un fond de montagnes, dans des pris- 
violets, très-fins. Ciel inharmonique et dur, 
plaqué de blanc d'argent, qui donne l'impres- 
sion d'une teujpéralure anormale : — séche- 
resse? vent du midi? 

Jules Dupré. Marine. — Ciel de tempête, 
d'une belle férocité d'exécution. La mer sem- 
ble rouler une boue bleue, qui s'éclaire de 
filtrées de lumière coupante. Impression de 
grandeur et de sévérité. 

Une belle étude de Troyon, Vache vue de dos 
dans les dunes. Le roux acajou de la robe 
met sa tache chaude sur un fond de ciel perlé 

— une clarté. Les accords de la bête et du 
paysage sont exquis. 

Un Paysage de Daubigny, nerveux et écrit, 
avec des accents d'eau-forte. Le ciel a des 
lumières blondes qui font penser à Boning- 
ton. 

Quatre envois de M. Arthur Stevens fai- 
saient partie de l'Exposition. C'était d'abord 
une esquisse de Géricault pour son tableau le 
Veiige''r, une épopée en petit, où tout est 
indiqué comme dans une toile de dix mètres, 
avec une couleur de fournaise. 

Puis un Goya, la Maison des tous, une cour 
où le dénùment des formes hum ines, dans 
une lumière de cave, verte et sourde, qui 
semble éclairer à regret cette géhenne, i omme 
pour rendre cette supposition plus réelle, le 
peinire a imaginé une belle lumière argentée 
et fluide, dans la partie supérieure de son 
œuviv, là où finissent les murs de la sombre 
cour. 

Il n'y a pas d'ancien qui ait mis plus de 
finesse et de poésie dans sim clair-obscur. 
Enfin, M. Stevens avait envoyé une esquisse de 
son frère Alfred, un délicieux Bébé rose sur un 
fond grenat d'- tenture et de fauteuil, ei cette 
noble-et touchante nuit, célèbre dans l'œuvre 
de Millet, qui s'appelle la Bergerie. 

C. L. 



Note sur des tapisseries vendues à l'hôtel 
Drouot 



Le bulletin des ventes qui se trouve en tête du 
« Mouvement des Arts », dans la Chronique des 
Arts du 30 mars, annonce comme étant des Go- 
belin?, ciuq tapisseries qui ont été vendues à l'hô- 
tel Drouot, le 15 mars dernier. En cela, on a suivi 
les indications du catalogue et nous croyons que 
l'on a eu tort. 



Les tapisseries en question ne sont certainement 
point sorties des ateliers des Gobelins ; nous n'eu 
trouvons la nii-nlion dans aucun document <lliur 
qualité — inférieure — s'y oppose. Elles doivent 
avoir été tissées au xvii» siècle dans quelque ville 
du Nord. 

Jlais leur vente a été assez intéressante, pour 
que, cette rectiiication faite, nous croyions devoir 
en indiquer les iueidents. 

Cinq tapisseries de mêmes djinensious, ou à peu 
près, — et de même style étant à vendre, ou en 
souuiit une aux enchères, à choisir au gré de l'ad- 
judicataire, avec le droit de pnndre au même jirix 
tout ou partie des quatre autres. 

Les enchères furent assez vives et se prolongè- 
rent assez longtemps pour que l'on eût le temps 
de se demander quel était le choix secret des con- 
currents. 

Or, sur les cinq tapisseries en présence et com- 
posées d'après le même sy?tèmo : un berceau aljri- 
tant ou un groupe do tigures, ou un vase, quatre 
se faisaient pendants deux à deux. 

Deux représentant le Printemps et l'Automne, 
par les fleurs de ces deux saisons posées flous les 
vases et les plantes grimpant le lor.g d" treillage 
des berceaux, sont il'un excellent eU'et décoratif. 

Des personnages empruntés certainement à 
d'autres compositions, et introduits d'une façon 
assez maladroite sous les berceaux trop petits 
pour eux, remplissent le mdieu de deux autres 
panneaux se faisant également pendants. 

Dans le cinquième, consacré à l'hiver, un gros 
vase d'or d'où s'échappe de la fumée, est placé 
sous un berceau garni de sarments nus, en avant 
d'un paysage sans feuilles, avec quelques attri- 
buts gueiriers. — Nous y avons vainement cher- 
ché l'écu de France qu'annonçait le catalogue. 

Or, parmi les quelques amateurs de tapisseries 
qut^ cette vente avait réunis, tous étaient d'accord 
à trouver les deux panneaux à fleurs bien supé- 
rieurs à ceux qui contiennent des iîgures. Aussi 
lorsque le marteau de M« PUlet tomba sur l'en- 
chère de 2.060 francs, l'étonuement fut grand de 
voir choisir une des deux secondes, et prendre 
son pendant au même prix : soit 4.1-20 francs pour 
les deux. 

La même opération ayant recommencé avec 
les mêmes conditions, les enchères ne uiontèrrnt 
qu'à 1.250 francs pour chacun des panneaux à 
fleurs : soit 2.5o0 les deux. 

Quant au dernier, il ne monte qu'à 930 francs, 
et avec raison, car il n'est guère agréable. 

La morale de ceci est qu'd est bien difticile de 
prévoir les caprices des enchères, et que les ques- 
tions df goût et de prix diffèrent souvent. 

La verdure du xv^ siècle, qui fut vendue le 
même jour au prix de i.499 francs, a eu une singu- 
lière destinée. 

Posée sur quatre perches, elle a servi quelque 
temps d'abri à un âne dans une ferme des envi- 
rons de Paiis. Le parent d'un des tapissiers des 
Gobelins l'eut en sa possession sans trop en savoir 
la valeur, et il se trouve avoir possédé pour rien 
une chose que l'on a payée un prix bien supérieur 
à celui que nous lui avions indiqué comme pro- 
bable, loisqu'il viut nous le montrer et nous con- 
sulter sur sa valeur. 

A. D. 



H< 



LA CHKOMOUii DKS AUTS 



«« Tfmp*. S7 mant : Moniimont romim^mo- 

rn '' ' .1..... .,,^ Ktats-l'ius, par 

H 

i - > A!icu>to DolAIro. impri- 

jxi par .M. «"«tMapiiarv- 

; "J.» inar> : l.o Don tlo 

M* 'ol, |»ar M. (.II. r.lriiHMit. 

\ tr< : l.lHuvn» cravi- doTiir- 

nr - - lît .iii\-.\rt-. l'.ir M.K. \N<*d- 

rr.tl «les 

- 1^ («Aieiie l)uOley,2* ar- 
tti. 
\ . ir» mar< : Kxposition dos dessins 

: : .irtonant a M. Huskin. — 23 
m << Homo, par H. Lanciani. 

/ • "oo* livraison. — Toxtc : 

1/ A i- (('.ii|iinibit>, Ktpn'.tMir, 

•'• . . ....In-, vinaciv.r charp«'' 

■1 du ponvcrncnu'nl français, 
\lc it ovsins in^dils. — Sept 
ae- . carte. 

I rie HachoUc et C", 79, 

b«' nt-dnniain, à Paris. 

J ht Jcuntssc, 279* livraison. — 

Tf ^ r.olnnili, J. (lirarJin, M'" Gou- 

rau .1 Leroy. 

DesMiu : Deiort, A. Marie. 



CûNTF.nTS nu DIMANCHE 7 AVRIL 

.««iRMVATOinR 

ij'Mir. de Ucf'llioveu; frnp- 

ip .M. Salvnyre ; Adiigio 

I.' ui >.u ; clitciir de Pautus, de 

<»uverlurc du Carnaval romnin, de 



CIRQCB D niVRR 

.;. p. . il )-,- r)io/_ |iiittj|i<>ri iiiiii- 

iilés par M"« Isaac, 



TBâATas oo CMAicLirr 

/ ^ de Berlioz, partition 

co: t ftrili cbaul^t par &!■<< 

Verf.;i. .»i>i !,..-><..:- -i Laurent (de l Opéra). 



VENTES PROCHAINES 

L>a vente des Dix 

On a- :•"!•• -i ri-\ .i !'•'!< 1 Dr •tint, une vente 

ril on mai, cl 

u\ d^jà d'une 

•I nn cer- 

■"jfi» de 

■1 inx, 

'ieiit 

l!'rthon. 

jny. Ha- 



M- Ferai, txptxi. 



,.,,-.r.jr ; 



CoUeciion Paravey 

M. P.irav(>y. ancien eoiiscillcr «i'I'.lal, «Mnit en 
nn'^nie temps un nnuili-iir dislinfini''. Il a n-iini nn 
riflie ( ahiniM île lui'il.iillcs, hrunzrs et terres 
omti's qn: lif:iirera à IKApusilioii universelle el une 
importante (-i>llei-ti»n de talilcaux et dessins an- 
eiens o\\ rn(i<lernes <I(HiI la vente aura lien à 
riiôlel Druuol. salle ii" I, le sainrili i:i avril eou- 
ranl. 

Parmi les «imivits ni.xlcrnes. \.\ iilnjiarl pro- 
viiMinent des vente» apri'>» iléeùs ili* Delanroix. tle 
Injires et de Klundrin. Aussi Ininve-t-on «liez 
.\). Paravey ln-aueunii de lalileanx on dessins re- 
présentant des coniposiliiHis relative» à la déco- 
ration de réalise Saiul-(ierni.iiii-(les-Prés , |)ar 
Hippolyte Flandrin, h rapolliéose d'jionière, par 
Ingres : J^ms au Jmdin t/r.i O/iiirrs [lar Delacroix. 
Puis, trois superbes pays-apes jtar Corot ; l<uile 
une série île loiles et de fusains par Alfred de 
Ciirzon eousncrés h la canijiMpue de Home on aux 
ruines de la (îrèce, etc., etc. 

Dans les talileanx ain-ieiis. il faut citer tout d'a- 
bord (|natre |ianneaux décoratifs rie Crépin. (li^:ues 
du pincean d llnliertitobert ; et des peiniures d(! 
Filippino Lippi. lYaucia, (iliirlandajo. Maliuse el 
autres, (.luainl aux de.s-ins. il y en a de tontes les 
<^coles, depuis Clamle Lorrain, (^orrépe, Albert 
Durer, jnsqn à Haidiaél, Micliel-Anpe cl l'rnil'bon. 

Celte collection sera exposée les jeudi II el ven- 
dredi a avril. La vente' sera faite le 13 par 
.M«" Cbarles Pillel el Paul Hain, connniBsaires-pri- 
seurs, assistés de M. l'Y'ral, expert. 



.SUCCESSION DE 

M»- LA MAHQriSK FOUCHER de CIRCÉ 
VE'v-TE 

d'i NE IMI'ORrAftTK COLLECTION 

D'()1},.ETS D'ART 

ET D'AMEUBLEMENT 

BELLES & ANCIENNES PORCELAINES 

DK LA CIMNK LT IJII JAPON 

SCLLPTIflF ^11! MMIiliF |i|> XVII" V.T WHI" SIÈCLES 

MEUBoES & BRONZES D'ART 

i.( ~ \ \ I' , \ \ ir I r \\ iir -ii i;i,i-,s 

PORPHYRE ROUGE ORIENTAL 

seri'p:ntin d'écjymk 

75 K LOGRAMMES D'ARGENTERIE, BIJOUX 

M \n II I -, I ''I l;HI Ml •-, l,l\ lus 

VOITURES & HARNAIS 

1'.», me «le I I iiiveisité, \ !j 
Les lundi 8 avril & Jours suivants, à 2 h. précises 

M' DUR ANTON, comrnissairc-priseur, .'i F'a- 
ris, l'O, ni'" .M;tiibeiiL'e. 

As-i.-» (i de M. MANNHEIM, expert, 7, rue 
S'iint-lJeorges. 

CHEZ I ESfjCEL» HE TWOLVE LE CATALOOLE 

Exposition pfirii'iiliére, le vendredi ,'} et sa- 
medi fi avril ; Puhlif/ne, le dimanche 7 avril 

1878, de 1 lieiire ;i :', beiircs. 



ET DE LA CURIOSITE 



111 



PORCELAINES ANCIENNES 

Dt- LA CHLNE, DU JAPON LT DE SAXE 

Garnitures de 3 et de 5 pièces, crands vases 
du Japon, potiches, plats t''nuiillés, assiet es, 
faïences; Hronzos Louis XV et Louis XVI, 
peridules, can'lélabrcs, lustres tlainands, ob- 
jets divers. Meubles en marqueterie; objets 
de vitrine : montres en or éinaillees, éventails. 

TENTURES ET ÉTOFFES 

Tenture en velours roupie, environ 2.'J0 m. 
Tenture en satin rouge, environ luO ni. 

COSTUMES 
VÊTEMENTS E.N SOIK LOl'IS XV ET I.OLIS XVI 

Le tout arrivant de Hollande 

VEMTE HOTEL DROUOT , SALLE K" ',) 

Les lundi 8 et mardi 9 avril 1878, à 1 heure 1/2 

M<= Charles PILLET, comniissaire-priseur, 
rue delà Grangi'-Batehùre, 10. 

Edposition publique, le dimanche 7 avril 1878, 
de 1 heure à 5 heures. 



ESTAMPES ANCIENNES 

dj: toutes les écoles 

Lithographies et eaux-fortes modernes, œu- 
vre de DaU-MIER, composant la collection de 
feu M. HARDY, de Buulugne-sur-Mer. 

VENTE HOTEL DROUOT, SALLE N° 4 
Le samedi 13 avril 1878, à 1 h. 

M« Maurice DELESTRE, commissaire- 
priseur, rue Drouot, 27. 

M. CLÉMENT, expert, rue des Sts-Pères, 3. 
ON OFFRE DE VENDRE 

UN MAGNIFIQUE ET AUTHE.NTIQUE TABLEAU 

DE ANNIBAL CARRACHE 

Provenant de la galerie BUONOVISI de 
Florence (Inventario di quadri ne Palazzo, da 
Interno délia Casa Buonovisi 18 novembre 1784) 
représentant une descente de Croix. 8 figures, 
hauteur i™7o, largeur 1™40. S'adresser au 
propriétaire M. Guilmain-Bracq, rue porte- 
riobert, 12, à Cambrai (Nord). 



OBJETS d'art. — AUTOGRAPHES 

TABLEAUX ANCIENS ET MODERNES 

ANTOINE BAER 

Expert 

2, Rue Lailitte, Paris. 



ANCIENS ET MODERNES 



AQUARELLES & SCULPTURES 

l'A H 

Zacharie ASTRUG 

sculptures diverses, meubles, 

ODJETS d'art 

VENTE HOTEL DROUOT, SALLE ^■° 8 

Les jeudi 11 et vendredi 12 avril 1878, à 2 h. 1/2 



M' Charles PILLET 

CI)MM1SS.-I KISKUR 

10, r. Grauge-Batelière. 

CHEZ LESQUELS SE DISTRIBUE LE CATALOGUE, 

Exposition partii-uliére, le mardi 9 avril; 
publique, le mercredi 10 avril. 



M. HARO * 

i-i';i.NTUi:-i:itJ-i.UT 

14, r. Viscoiiti, et 20, r, 

Boudparle. 



TABLEAUX 

ANCIENS & MODERNES 

École moderne : Ingres, Flaiidrin, de Cur- 
zon, Corot, Eug. Delacroix, etc. 

École ancienne: Filippo Lippi, Ghirlandajo, 
Franci.a, Mabuse, etc. 

4 GRANDS PANNEAUX DÉCORATIFS 

Par CRÉPIN 

DESSINS ET AQUARELLES 

VENTE par suite du décès de M. PAHAVEY, 
ancien conseiller d'État, oiticier de la Légion 
d'honneur. 

HOTEL DROUOT, SALLE N° i 
Le samedi 13 avril 1878, à 2 heures 

M^ Ch. PILLET, commissaire-priseur, rue 
de la Gran^e-Bdtelière, 10; 

M*' Paul RAIN, son confrère, ru(! Bleue, 19. 

M. E FÉRAL, peintre-expert, rue du Fau- 
bourg-Montmartre, o4. 

CHEZ LESQUELS SE TROUVE LE CATALOGUE 

Exposition particulière, le jeudi 11 avril 1878; 
publique, le vendredi 12 avril 1878. 

ESTAMPES ANCIENNES ET MODERNES 



LIVRES D'ART 

ARCHITECTURE, PEINTURE, SCULPTURE 

ET GRAVURE 

R A PI L LY 

5, quai Malaquais, I>ARIS 



La t;Hll(»M<Jl I ltK> A Kl s Kl DK |,A CI" l{ 1 OSIT K 



lilIlUdTIII-nl I-; 

De ieu M. BASSE 

I ii^\ . ,. -r .'. I , l.i'-mon tl'luuiiUMir, aiiiUMi 

LIVRES ANCIENS ET WOD RNES 

CoLLKt-.TIOJ» IMPORTANTK 

DES r.DmONS ORIGINALES DE PASCAL 

VKMr. Kl K l•^S 1(1 'N- l-.M AM.s. JS 
L« lundi 13 avril 1878. A 7 h. 1 2 du soir. 

''' 'laurice DELESTEE, r«>nuui-sairo-pri- 

■ :;.■ niMli..t. 

M. Léon TECHENER, «-xp.rl.rue 



TAJU.EAUX 

ÉTUDES ET DESSINS 

1 Vil i* A |_ t . H LJEi 

£1 *t- lri.iXixnn\ cnco'C tlavs \,,ii nt,l,,r. 
VENTI 

TEL DROUOT, SALI r 9. 

ï-f^ ;undi 15 et mardi 16 avril 1878, à 2 h. 12. 

M Charles PILLET. commi-saire-priseur, 
rur <ic la Grange Kateiière, 10. 

M. BRAME • 

la Paix, 22. 



^ Taithout, 47, et de 



> l-E CATAI.Or.lR. 

•• samedi 13 avril; 
f.uU.:ju> , le UiUiiiii-iie 1 1 avril 1878. 



10 S T A AI P E S 

GRAVEURS MODERNES 

MA(iMI-l«.)t Ks Kl'IlKlNKS AV.VM I \ 1.1 I IIIK 

la plii|iiirl siffiiÔL's 

et <lr In jilus ijrnmti' fr»h,hr\ir. 

COLLECTION de M. JEAN CHATAIN 

\ !■ N I 1-. llnlKI. liU(M(iT. SAI.I.K N" i 

Lo Bninodi 20 uvril 1878. i\ 1 lioure très-prèoiso, 

M'' Maurice DELESTEE, cinniiiissain- pri- 
MMir, 'J7, nu- hmn.it. 

n c MMni.ll. SI. DIMUIlll K r.lll'7. : 

M. VIGNÈRES, marchand d'estampes, 21, 
rdu de la iMuntiaie, à Paris. 



fflODERNES ET ANCIENS 

1 i)»M wr r.\ I (ii.i.k;ii()\ 
De M. IVAN TOURGUENEFF 

YICNTl":, IIOTKI, DROt'OT, SAI.I.K N" H 
Le samedi 20 avril 1878, à 2 h. 

M* Charles PILLET, coinmissairo-priseiir, 
rur (le la (iiaiiK«î-B;it<!lière, 10; 

M. E. FÉRAL, poiiitre-ex|)t'rl, faiih. .Mont- 
martre, .■;» ; 

CHEZ LKSfJIKI.S SK TIIOUVK I.K CATAI.OOUB 

Fxposition •particulière ^ le jeudi IS avril; 
puhli'/up, le vendredi l'.l avril 1878, de 1 heure 
à 5 heures 1/2. 

OBJETS d'art et DE CURIOSITÉ 

E. LOWENGARD 

20, rue Bu H'ault, Paris 
Sp/'cialité de Tapisseries et (Vetoffes anciennes. 



VEMF [)i: T\nLE\UX ET DE f'.BWri'.ES 

A BERNE C Suisse) 



f 
Pu- . 



80U8 PRESSE : 

grand nomltrc de ^çravure», il faut citer : Au- 
dran, 'es iritaillfs d'Alvxanflrfr le (irand ; Ji. 
Picart,\c Kf've de Salomon; Suide hotf, lo Fu- 
meur et le Hiiveur; Cor , Lurr^-ce; Hcmljrnn'U, 
la F'-mme de IMiliphar et lAdoraliiui de^ Bei-- 
pers; W»f/e. ,Mu-ir.ieris airiliulanfs; /'.-./. hr^vit, 
'nenne l^ecouvreur et le (/ird nal Duhrtis ; 
iiuifn. Wuhjh; Aiisf'lin Madame di- Pompa- 
dour à la jardinière ; Dmer, le Oinronnenn-nl 
de la Vierge; une ein'pi.intainfr de feuilles 
grav'''es par fjnllot, etc., etc. 

t pri»:- de s adres-^er à C. UOKAM, lihraire à Pari», îi, rue des Sts- 
nargé de la rente : Geoboes HETTKi, hi>>liothécaire à Berne (Suisse). 



'rf$, etc., for- 

'/. (If BONOA- 

/•">*»', Pen/inar.J 
V">'*'' ''' l'.oi de 

forf 



'" J' an- 

"/»"/:, le 

>>ii le Irès- 



P»n*. - ïtÊ^ V. DEBCna et O. |«. 



nie au Croitunt. 



U Rédacteur en chef, gérant : LOUIS OONSE 



N° 15 — 1878 



BUREAUX, ô, RUE FAVART. 



13 Avril. 



LA 



CHRONIQUE DES ARTS 

ET l)i: LA C[ RIOSIl'K 

SUPPLÉMKNT A I.A CiJZKTTI-: JJllS HEAUX-AR I S 

PARAISSANT lE SAMfDI MAIIN 

J.es tibonnés à une annie enticre de A; Gazette des HcaLi\-Ai'ts reçoivent ^r.ii mii-nhiit 
Li Chronique des Aits et* de la Curiosité ' 



Un ail 



PARIS ET DKPARTEMENTS 
12 fr. I Six mois. 



8 fî 



Coup d'œil sur l'état actuel de l'Exposition 



L'Exposition se compose, on le sait, de deux 
parties: l'une plus spécialement industrielle, 
du moins par le caractère des constructions, 
et qui est cHahlic au (^liHinp de I\Iars ; l'autre 
tout à fait architecturale et qui couronne d'un 
vaste monument de pierre les hauteurs du 
Trocadéro. Les deux emplacements sont in- 
comparables, et \q< deux genres de bâtiments 
font contr.iste. L'ensemble en est presque 
grandiose. On trouvera de nombrrux défauts 
dans le détail, ji l'on veut, mais cette ordon- 
nance générale, le vaste palais assis sur la 
colline, et la cité de fer et de verre étendue à 
ses pieds, avec ses dûmes, ses longues lignes 
qui emmènent l'onl, son air un peu sévère 
avivé de quelques colorations, de statues, 
d'oriflammes, avec son assiette ferme et tran- 
chée au milieu du fouillis de petits pavillons, 
de hangars semés de tous côiès, et les deux 
rangées de colonnes élancées dont la ilanquent 
les cheminées d'usines destinées à faire tlam- 
ber les foyers moteurs des machines, tout cela 
forme un aspect, un décor digne de Paris, de 
la France, et une vraie expression de la mo- 
derne civilisation. 

Au Champ de Mars se déploie un grand 
rectangle d'environ 700 mètres sur 360, dont 
les côtés sont divisés en deux galeries, elles- 
mêmes subdivisées, et dont les façadi's, l'une 
vers la Seine, l'autre vers l'Ecole militaire, 
constituent deux immense.-? halls ou vestibules. 
La double galerie de gauche est destinée à 
l'exposition française, et celle de droite réser- 
vée aux nations étrangères. Les immenses 
salles des façides recevront les œuvres des ma- 
nufactures de l'Etat et certaines pièces excep- 
tionnelles tant de la France que des autres 
pays. Les deux galeries latérales extérieures 
recevront les machines, et les deux intérieures 
les divers produits. 



Le recl;mgle enveloppe cnmplélement deux 
séries de bâtiments en pierres qui sont consa- 
crés aux beaux-arts et qui s'ouvrent, l'une en 
face de l'autre, au centre du Champ de Mars, 
sépai-ées par le pavillon de la ville de Pari« 
dont on a faitl'édilice-cu'ur, ou, mieux encor'e le 
nombril, Vomphalos de l'Exposition. 

Enfin toute la f;ice de la galerie étrangère 
qui regarde l'intérieur du Champ de Mars et 
qui s'oppose par conséquent aux murs de la 
galerie des beaux-arts, a été décorée d'ar.-hi- 
tectures empruntées aux styles historiques par- 
ticuliers aux divers pays. 

Telles sont les dispo-itions générales. 

On peut se rendre compte dés à présent de 
ce que va être l'Exposition. (Quelque défiance 
qu'on ait eue, il faut reconnaître qu'elle sera 
intéressante et remarquable. 11 y a là un 
etfort, et un bel effort. Les puissances créa- 
trices ou plutôt organisatrices de la civilisa- 
tion à haute tension, telle que l'a laite le 
monde moderne, s'y afiirment. Là oii une né- 
cessité, un besoin bien défini demande et 
commande, l'œuvre prend un caractère net, 
harmonique, très-satisfaisant. Toutes ces salle? 
immenses, les unes très-élevées, très-larges, 
les autres plus basses, plus resserrées, où la 
fonte, le verre, la brique doivent s'accorder 
pour laisser passer la lumière, où l'ornemen- 
tation doit livrer le plus de place possible aux 
choses abritées, sont fort réussies. Les lignes 
d'ensemble s'étendent et courent bien sous 
le regard. Ce n'est ni maigre, ni massif. 

Le verre, avec ses reflets ou ses transparen- 
ces qui laissent voir du ciel derrière les vitra- 
ges, s'encadre bien comme coloration entre 
les montants et les bordures de fonte gris 
bleuâtre. Presque partout on a fait un heu- 
reux emploi de la faïence qui se développe 
en frises ou en pilastres légei's. Les notes fer- 
mes et discrètes de la brique soutiennent bien 
l'aspect général. Il n'y a pas de fanfreluches àe. 
coloriage, pas d'exagération de colossal, mais 
une allure générale sobre, solide et légère en 
même temps, dans ce grand quadrilatère du 



114 



LA iUrtOMOllE DKS ARTS 



riiamp de Mars, où Im six ilAme? à vcrn^ros 

d«5 (icui façade» doniuMit l'accont iiiitini- 
laratiil 

Lr- . <Jo f«*r, do vorre «mu- 
plO) !nmacin;iMi»5, ri loiito 
la ru'iif :' . tr.ivnillait i>t bourdon- 
nait .lu son actjvilti qui soninit 

ilion vous pr<>nd 



<|ii on ontrpvoil sons 
^•i'srt de loilos préscr- 

ir'trf durarit rc- derniers instants 

. on U' dr- 

■ PS I*' pitlo- 

. iiiv lit illiiniinées 

HT U'. mieux lu 

du Iravai. iiuuIcmh*, la noIliM»' do 

lions, o\ la crandeni du d«*cor dont 

iircr. 

^s ont bion mérité de la pairie, 

:i> dir»' avec, orguoil qu'il 

. » tel que le u{\[vo jxmr 

• avor ce goût, col on- 

unc b-lle salin des 



Jl .-a 



I fi I ' 1 II ■ ' 1 11 



Tout n'eM pas mervoillciix au Champ de 

M-'- ■' '' -^ tr.in-.. ,l..v . llOSOS IlilMl pluS 

lir que la st'-rie 

11! llli i].' Iirl il - 



i i;sp«;(;iî à Jiùtel 

if . outre aulre.^, 

u mali'riaux 

- grises — 

-I attrajanle. 

Iiarg^es cl bnl- 

. un fraemenl 

■ Waller 

lussie, 

M iMiii r. ■' i-n bois 

us curieu-.cs; la 

' ■'■• car illon ; 

uii temple 

. ipii a mis 

avec des 

- ( : I i 1 1 ^ 1 1 1 1 1- 



.L 
;i\fC 

il des 
• , 'Il III 'r-ij"i iic, en 
lit quelque«^uns pa- 

i . , . 

Ao centre de 1 ExpotiUoo se dresse le grand 



• ])avillon do la vilio do Paris, conslrnotion poly- 
climnio on briipio, on fonto ol (Mi vono. l,o 
plan on osl trôs-dôconi^ô, ol dos sortes do tou- 

. iTlIos.s'armndissanl dans los angles rentrants, 
! T adonrissont l.i sécln losso dos creux angn- 
I laires. La brique, à couleurs variées, coii'*- 
litue le foml liu b.Atiinont. où les cadres de 
fonte et lo< lutnlmo» do faionco joiioni aussi 
un rAlo honreu\. Dt^ciiloinonl. il est visible 
«pi'on nr tardera pas à trouver nne formule 
t\ pi«pi(>, nno lommle d'opoquoot d^ spiirc, pour 
la nouvelle nrcbiloof lire que l'industrie a intro- 
nisôe dans ce monde. 

Les linil on dix grandes cliominôes dusinc 
qui llanqueni les bàlinpMits de rKxposilion, 
lormonl doux lignes i\(> colonnes qui ne man- 
quent corles pa- d'alliiro ni d'éU'ganco. 

Le temps .'lyanl manqué, los plafonds cais- 
sonnés, les montnnls pilastres do la grande 
salle (pii occupe l.i façade, seront, croyons- 
nous, seuls dorés ol points enlièroment. Ce 
décor est un de conx (prou jiourra le plus cri- 
tiquer cl il ne laisse pas do montror quelque 
vnigarité, mais il s'enveloppe et se perd assez 
dans les largos et longues fuites du Hall, pour 
n'être p liiit cboquant. Los caissoiinagos elles 
pilastrages de l'anlr ' s.tHc prirallolo, qui fait 
face .'i PKcolc militaire, rester 'îilnioins riches 
et n'en donneront ]ias un coup dcoil plus dé- 
sagréable pour n'avoir p.is t.int de galon. 

Lc'i statues se posent aux bases ou sur le 
faîte des salles, tout marclie à la fuis, et chaque 
journée transforme IKxiiosition. Déjà la Hol- 
lande a déballé ol étalé ; nombre de machines 
.mglaiscs atlenient sous des housses le mo- 
ment de se montrer; des tableaux sont aux 
murs. Par ])arcnthè3C, les deux galeries des 
machines qui long? ni Tune la galerie française, 
à gauche, l'autre l.i galerie étiangéic, ;'i droite, 
ne produiront peut-êlro pas autant d'ellet que 
la galerie circulaire de 1807. iMais on peut dé- 
clarer, dé.s à présent, que notre Lxpbsilion de 
1878, sous l»ien des rapports, sera supérieure 
à la précédente, comme ordonnancf'menl et 
aspect. 

Le Palais du Trocadéro, nulgré les défauts 
quon aura a lui rejtrofber et dont le principal 
est labscnce d"amén;igomenl intérieur et la 
diflicullé d a(q)roprier ses saiU's tournante* à 
une destination (piclconque, garde une tour- 
nure imposante, cl étend non sans ainpleur cl 
I.iTL'i. sim|dicit/' ses deux grandes ailes tout 
itr de la colline, toul autour du troupeau 
j'-lits jiavillons (jn'oii a placés 'i ses pieds, 
l'.irmi ci'S {tavillons, ceux de lAlgérie, qui 
re|iroiluiscnt les monuments de 'Mcmcen, de la 
jiriinitive et pure époque de l'art arabe, sont 
îirt remarquables. L Lgypt<', la (diinc, la l'erse, 
l-ar leur* c<inslnictionh, contribuent .'i animer 

• t rendre amn-ants ces t'^rrains que domine 
'• palais aux ailes déployées. Tout le monde 
1 déjà blâmé la grande rotonde centrak cl 

xenlrale de cet édiljce. Suspendons néanmoins 
la critique, cl attendons que la loileite géné- 
rale soit faite j)our nous prononcer tout ù 
fait. 

Le lecteur comprendra que c'est l'impression 
prise dans \u\c man h" loi t rapide à travers 
l'F^xposition, que nous lui donnons ici. Au mi- 
lieu du tohu-bobu des travaux et de l'mstal- 



ET DE LA CURIOSITÉ 



115 



lation, il n'est pas possible de regarder lon- 
guement; les planches, les martcanK et les 
auges de plâtre qui menacent do vouo tomber 
sur la tète à chaijne instant, obligent le visi- 
teur à passer vite. Mais limpi'ession qu'on 
éprouve est très-bonne; on ressent un patrio- 
tique plaisir à contempler ces formes qui sor- 
tent du chaos. La France n'est pas amoindrie, 
elle est encore bien vivante et supérieure, et 
au premier rang en bien des choses. L'Expo- 
sition de 1878 en témoignera fortement. S'il 
n'y a pas de guerre entre les autres peuples, 
on les verra afUuer à Paris en juillet et en 
août, et les étrangers retourneront chez eux 
en se disant : Allons, cette nation est encore 
vraiment grande. 

DURAXTY. 



CONCOURS ET EXPOSITIONS 



Le jury d'admission du Salon de 1878 a for- 
mé hier ses bureaux comme suit : 

Section de peinture et dessin. — Président, 
M. Cabanel, membre de Flnstitut; vire-prési- 
dent, M. Hébert; secrétaii^e, M. Cotter. 

Section de scuplture et gravure. — Président, 
M. Guillaume ; vice-président, M. Dumont, 
membre de l'Institut; secrétaire, M. Michaux, 
chef de division des beaux - arts à la préfec- 
ture de la Seine. 

Section d'architecture. — Président, M. Le- 
soeur, membre de Flnstilut ; vice-président, 
M. Ballu, membre de l'Institut; secrétaire, 
M. Lenoir, secrétaire à l'Ecole des Beaux- 
Arts. 

Section d-^ gravure et lithographie. — Pré- 
sident, M. Henriquel-Dupont, membre de l'Ins- 
titut; vice-président, M. Henri Delaborde, se- 
crétaire perpétuel de l'Académie des beaux- 
arts; secrétaire, M. Mantz. 

Sections réunies — Président, M. de Chen- 
nevièrcs, directeur des Beaux-Arts ; vice-pré- 
sident, M. Guillaume, directeur de l'Ecole des 
beaux-arts; secrétaire, M. E. Marcillc. 



trop d'éléments et qu'elle, gagnera ?» subir 
quelques suppressions. 

2° Une coupe destinée aux exposants de 
l'agriculture et aux exposants de la classe des 
animaux vivants. 

Prix : M. Paul Avisse, delà manufacture de 
Sèvres. 

La coupe plate ;'i bords presque cylindriques 
rappelle trop celle qui a été si souvent don- 
née aux membres des jurys des beaux-arts. Le 
pied en est très élégant. 11 y a plus d'origina- 
lité dans les profils et surtout dans le décorde 
celle de M. Daniel Alaux, élève de M. (ialland, 
bien que sa tige soit un jjeu lourde. 

A. D. 



Le jury de l'Ecole des beaux-arts a décerné, 
pour la -première fois, le nouveau prLx de 
5.000 fi-ancs fondé par M'"° Convent, pour être 
décerné à l'élève le plus méritant de la section 
d'architecture. 

Les lauréats sont : 

l''' prix : MM. Naudin et Lemaire, élèves de 
M. Coquart. Ils sont chai'gés également de 
l'érection du monument que la veuve fait 
construire au Père-Lachaise en l'honneur de 
son mari. De ce chef, ils toucheront 1,000 
francs. 

2^ prix : ioO francs, à M. Beauvais, élève de 
M. Vaudremer. 



L'.\.cadémie des beaux -arts jugera le con- 
cours du piùx de 4,000 francs, fondé par M. Duc, 
le samedi 20 avril prochain. 

Le nombre des concurrents est de trois. 



Nous rappelons que l'exposition de Dau- 
mier sera ouverte du 17 avril au' 15 juin. 



NOUVELLES 



Concours de Sèvres 

Le concours de Sèvres comportait cette an- 
née deux sujnts (1) : 

1° Un vase destiné aux exposants du groupe 
n" i (Œuvres d'art) de rExposition univer- 
selle. 

Prix : M. Edme Couty. élève de M. Gal- 
laud, pour une coupe cylindrique à couvercle, 
portée sur un haut pied : dans le style de la 
Renaissance. 

M. E. Couty avait bimi>lilié en exécution la 
tige du pied indiqiiée bur son csquibse. ÎNous 
ii'oyons que cette tige est encore composée de 



^l) La Cin unique des arls du 'J ievrier a indique quel- 
les étaient les obqui:.ses qui avaient été admises à subir 
la seconde épreuve. 



,\ M. Walferdin nous informe qu'une 
grande partie des portraits historiques d'ar- 
tistes de sa galerie étant envoyés à l'Exposi- 
tion universelle, cette galerie ne sera pas ou- 
verte au public ainsi que nous l'avions an- 
noncé, sur sa demande, dans l'un de nos 
derniers numéros. 

,\ Le })ai)e vient de prendre une décision 
qui fera grand plaisir aux amateurs de beaux- 
arts. 

Il y a au Vatican un grand nombre de ta- 
pissei'ies dispersées sur les parois des appar- 
tements ou enfouies dans les garde-robes, à 
l'exception de celles de Raphaël, qui foiment 
une section spéciale du musée. 

Ces tapisseries proviennent de dili'érentes 
écoles. 

On remarque entre autres des tapisseries 



u^ 



I V < HUONKU K HKS \ H IS 



lUitt«adr>« 



>, celles dos- 
it sauTfo «iu 
il ii««nihr»Ml. •<. 

il.i- 



aviins porté siir elles, c'est que la camarado- 
ne est nue belle chose .. pour coux an moins 
qu'elle arcable de ses favetir». 



qnc df5"trinni« Intjtr? 



NÉCRO LO GIE 



.;i niutiujitcul .uUalique 

publia p.%T la Gazette 

' ■'•• '■ ' ■• •- (lion 

une 

' >>cr 

du 

lUCS. 

de 

iiiiis- 

fle^ ren- 

dans les 

'«» Flofncc Tient d'acquérir une 

Mie avant servi de nm- 

I.a -fatup représente 

i-, ornée 

. collier, 

|| esl soi- 

' le avant 

izzn di tieira, on a exhumé une 

'•• * ■•■■ i«* j)rovo- 

<lans |c 

•...■ iil> d'ina- 

icnt les noms de <;iaude et 



in fait 

mois, et, 

|jar le but et 

■n fUfieuA à 

'xhibitiooà a eu lieu à 

" M.-nté 

-ta- 

iiM ue- des 

''>. (>elle res- 



I «le \oii-5 



hîfmn a rn Vxrn h Am 



•lU- 



Nous avons annoncé. dans notre dernier nu- 
méro, Il nioil de M. Claudios Jacquand, 

peintre «rhi^toiie et de kciui'. 

Clandius Jacquand était né ,i Lvon en iHo.'i. 
Il CMininença ses études i\ l'Acaiiétnit' de Mar- 
seille, sons la direction île M. l'N'urv Hidiard, 
et débuta an Salon en ISJi. Jai'((iiiind composa 
un faraud nond>re de toiles ipii lurent acqui- 
ses par l.i liste civile. IMusietiis de ses tableaux 
figurent aux musées du Luxenibonig et de 
Versailles. Le tableau représentant la mort du 
duc (l'Orléans, qui est placé dans la cha- 
pelle Sainl-Kerdinaiid, a été p<iiil par Jac- 
quand. 

Il a obtiMHi une 2*^ médaille en I8'24, une 
I"" médaille eti \H'M't et la croix de la Légion 
d'honneur rn ISîo. 



- * <*.>^*4 '^^^ — 



CORRESPONDANCE DE BELGIQUE 



M.i . ..1 '.sjMjnd.iiiif Vil se trouver un [x'U élroitf 

■ 11 de rcnruiidjrcuKMil ijc 1.1 i|ijitiz.iin<'. 
vuidii parler luu;iu<;nieul des tableaux de 

M. Louis Uiibuis ex|iosés uu (<i;r<:le arlistiqui-, 
après ceux de M.Pautuzis ; mais je suis (<>rcé d'é- 
courler mes aiiprérjatious. .M. Lyuis Dubois est 
uu peiulre llauiaud dans toute raeceplion du mot, 
et ce serait une curieuse élude à faire que celle 
de» raécouiples de cet artiste si iermenienl atta- 
ché aux saines traditions <le la peinture, dans 
une épijqiie qui s'éprend surlmil «lu «ùlé lilté- 
raire des oeuvres d'art. Je la réserve pour des 
jours meilleurs. Il me suftira de coii»taler Tespéce 
de revirement prjdiiililans le publie,» ruceasion de 
cette eX|iosi(ii)n du peintnr : on H'e«t entiti a(>er«.;ii 
que .M. Louis lltibois est un tem|*érauient cuiilnnt à 
])lems bords, iJn^z qni les déruiils sont en quelque 
!-orl<; l'exrH's de» qualités mêmes. Notez qu il a 
fallu plus de viii^:! ans pour cela, .le me kuu viens 
'I Un t'Mnps où le nom seul di; l'artiste sufliisait a 

■ lier les commissiouH. Sa peinture alors 
' urleg peintre.., en n^f/le avef;lefl bienséances 

Ilet «lu lambeau ruaii»: qu'on ai.'ite devant les 

reaux, à celte dilference prés toutefois que le 

ipenu é'.ait bien plutôt le peintre solide et con- 

iii' M, objet de leur animosité. Il faut féliciter 

' ilujis d'avoir lutté brnvenn-nt contre le» obsta- 

- que le» jurv» tentaient u cette époque de 

mettre eu travers de sa earriere. Jtéfirouvé par la 

•ti4j'irite de» artiste.», aceepté seulement par un 

lubre qui, a l'iieiire préseul<% est en pas-^"- 

irer la m.ijorile a hqu tour, il a cuutinué .i 

Il art daiin un beau i.idme votsiu du dé- 

' '-tait I lieiire ou CourlR't, en Kr.ince,ameii 

.ù I',- liaine.^ autour de «on réalisme. 



I 



ET DE LA CURIOSITE 



H7 



Louis Dubois a certainement été le Courbet 
belge. Comme le peintre franc-comtois, il a été 
abreuvé d'amertume ; il a connu les refus, les 
soucis des débuts qui se prolougeut, le combat ù 
outrance, et d'autre part les cliaudes admira- 
tions, les ûères sympathies, l'acceptation enthou- 
siaste de quelques-uns. Le parallèle, il est vrai, 
s'arrête là : il n'a eu ni sa gloire retentissante ni 
ses audaces. J'ai seulement voulu indiquer le li' 
néament qui unit à l'art du peintre français cette 
manière grasse, nourrie et, jusqu'à un certain 
point, puissante du peintre flamand. Lui aussi a 
remué les ateliers ; il a bouleversé les notions 
d'art de sou temps avec la notion supérieure de 
la nature ; il a fait école parmi la génération qui 
le suivait. 

Pour en revenir à ses tableaux du Cercle, ils 
(lisent nettement cette préoccupation de faire vrai 
et large qui est une des formes de son art. Louis 
Dubois est, par excellence, un peintre de natures 
mortes , bien qu'il ait peint de très-bons portraits 
en coloriste épris de la chair plutôt qu'en obser- 
vateur et en physionomiste ; mais peindre la chair 
pour la chair est encore de la nature morte, et, 
dans ce beau métier, je ne sais personne qui 
l'approche. On dit qu'il manque de visées, que 
sou art n'a pas de graudissement, qu'il est par 
moments pesant, avec uue lourdeur toute fla- 
mande ; c'est vrai. 11 ne faut lui demander aucune 
des élégances mièvres qui sont à la mode dans 
les salous, et j'avoue qu'il fait son art en bour- 
geois épaissi par le ventre, sans autre idéal que 
la grasse vie, l'amour du bien-être, la tendresse 
pour ce qui correspond au large épanouissement 
de son instinct. Mais c'est précisément pour 
cela que je le trouve à louer; il ne s'empêtredans 
aucune tendance étrangère à sa personnalité, et 
il est à son aise brutal, puissant dans le ton, 
fermedans la pâte, d'un dessinraboteux etgrossier, 
en raison de l'espèce de cérébralité qui lui appar- 
tient en propre. Il est fait de toutes pièces. L'aime 
qui veut ; comme les excessifs, il est plein de 
vices ; mais il est difficile de lui pardonner celui 
qu'il a contribué à propager : l'ignorance érigée 
en système. L'instinct du moins, chez lui, sup- 
plée à l'éducation. 

Ln même temps que Louis Dubois faisait les 
irais de l'exposition du Cercle, une Société de 
peintres, qui a pris le nom modeste de « Chrysa- 
lide » réunissait quelques tableaux dans son local 
de la place de Louvuis. 

.Je me rappelle avoir parlé l'an dernier d'une 
exposition semblable. J'espérais tout au moins 
un progrès, mais il ne me semble pas que ce pro- 
grès ait été réalisé. C'est à peu près la même in- 
suffisance de science avec la même facilité à saisir 
l'impression des choses. 11 ne suffit pas dans l'art 
d'être un œil; il faut aussi avoir la main et 
le cerveau qui guide la main. J'ai remarqué tou- 
tefois quelques bons ouvrages d'ouvrier. Je citerai 
en première ligne deux tigures de M. Wilson, 
très-bien peintes et d'une exécution parfaite; des 
Poires et Pommes grassement enlevées de M. Pan- 
tazis qui exposait aussi une petite figure bien 
posée, un Amateur, juste de ton, dans des gris 
nu peu sourds; une Maison rustique àa i\J. Mans, 
un débutant quia de la chaleur, de la verve, un 
I oup de brosse large et vigoureux; une Tète (Fé- 
lude de M. Taclemans dans des sourdines fines; 
enfin un Paysage à Dombasle, de M. Théodore 



Hannou, à mon sens, le travail le plus fait de 
l'exposition, sous son laisser aller d'esquisse, et 
du même artiste, une Mariiv^ grise, bien dans 
l'air. 

Je signalerai pour mémoire, l'achèvement de 
six nouveaux poitrails pour le Sénat, par .M. Louis 
Gaihiit. Ce sont les portraits de Pépin d'Herstal, 
de Robertde Jérusalem, de Beaudouin deConstau- 
tiuople, de l'évêque Noiger, de Guillaume le Bon 
et de Philippe le Noble. J'ai eu occasion de les 
voir dans les caissons ipi'ils occupent dans la pre- 
mière de nos assemblées li';gislatives : ils ajoutent 
à l'ornement de la salle, mais ils n'ajoutent ni à 
la renommée du peintre, ni à la grandeur artis- 
tique du pays. .\rt de défroques peintes dans un 
accès de somnambulisme. J'y reviendrai i)lus tard 
en détail. 

Le nom de .M. Louis Gallait a été souvent pro- 
noncé depuis quelque temps. On avait appris 
que l'auteur de VAhdication de Charles V avait 
manifesté le désir de ne point figurer à l'Expo- 
sition universelle de Paris, et cette nouvelle avait 
été généralement assez mal accueillie. Il parais- 
sait inadmissible que celui qui à tort uii à raison 
passe pour le représentant le plus accrédité de l'ai't 
contemporain en Belgique, s'abstînt dans une lutte 
où, pres(iue seul, il avait à lever l'étondard de la 
grande peinture. Pardonnez-moi cette emphase ; 
elle est de situation. Tout au moins espérait-on 
l'envoi à Paris du Roi et de la Reine ou des douze 
portraits terminés du Sénat; V Abdication n'étant 
pas daus la limite de temps im[)osée. Et voilà que 
le peintre se désiste! Il eût été curieux, en vé- 
rité, de voir sortir de ses cendres ce vieux reste 
d'un art qui a fait son temps, parent de celui de 
Deveria et de Delaroche, avec aussi peu de vie et 
d'humanité. Sous ce rapport, nous regrettons 
l'abstention de M. Gallait, nous le regrettons 
encore eu raison des dignités de toute sorte, des 
honneurs, des commandes, des retentissements 
qui ont illustré ce dernier prince de la pein- 
ture. 

Laissez-moi sigualer à la hâte, avant de fiuir, 
quelques envois importants à l'Exposition univer- 
selle. Alfred Stevens enverra de dix à quiuze ta- 
bleaux. Le peintre, retenu à Paris par nue indispo- 
sition sans gravité, quoi qu'en aient dit les journaux, 
n'a pu venir encore les choisir lui-même tn Bel- 
gique, où se trouve la fleur de son œuvre ; mais 
je sais qu'il demandera aux cabiuels de .MM. Crabbe, 
Cardon, Van Praet et Van den Eynde le plus clair 
de son envoi. Je vous annonce à l'avance un por- 
trait, chose rare dans l'œuvre du maître; c'estceliii 
d'un garçon de douze ans, du fils de M. Crabbe, 
une merveille de lumière, de jeunesse épanouie, 
de fraîcheur daus les tons et la facture, une har- 
monie gris-perle, uu chef-d'œuvre, puis le superbe 
tableau des châles de M. Cardon, dont le vrai nom 
est la Visite à l'Accouchée, puis l'Inde à Paris, de 
M. Van den Eynde, et peut-être le terrible S^hynx 
qui ap[)arlieut à Van Praet et dont j'ai parlé dans 
mon étude de la Gazette. 

Florent Willems expose duuze tableaux égale- 
ment, la plupart de son œuvre si chatoyant, si 
élégant, si discrètement éclatant. 

Miue Maiàe Collard, cette àme de paysanne, eu 
qui s'ébauche une parenté'avec le vieux Breughel, 
envoie six toiles, — le poème champêtre des en- 
virons de Bruxelles, une suite d'idylles bocagères 
où vous verrez germer les arbres, pousser l'herbe, 



ils 



I.A i.MlvdMUlK I>KS AHTS 



•>r4n<>nir I,., n.«i>r« rtA TOUS «»nlendrot mupir !<»<» 



Dubois. Bmivi.>r. \lfpr«1 

' molli. 

Il y « ru, 
' .'opla- 



prociitin coumer. 



I «Mivnr son 

Il ilnns» lin 



<:\MII 1 I I.KMONNIEU. 



BIBLIOGRAPHIE 



T artisfique. par I-Vruand Petit . 
.. U><^n. S<'h»Mirin?, 1H78, 1 vol. 
Ùl la A lie \i% pai- 



O \^\\\ vo'- 


- — •■, . -l -u. i.- )..,,:- Kl. .-,),, uni- 


brochurr, ni^ 


-ipualé à ciMix ijiii aiuifut 


le. » vv - 


il' %ni»» Ae^ juiiifebanres c*l 


d- 


tiques qu'ils doiinciil et à 


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:;ii 11.. iiti'dl dall<T faire 


ut. 


Quoique l'Es- 


[M. 


• .iimiucbut de 


Tovaire. fiir 


■ lie le 


mènerait I 


' iicorn 


coan a 


i.- J<' |.iiil»' r.'ttleUii ut .111 pOnil 


d^ Tfî# 


- iVriTl cu'i'l!'- n-îiVriup. J'ai «'té 


fr 


.1 visité cA-l 


M- 


- ''nlralne- 


ra 


1 ■ Ulnl 


;u 


lue la 




• II- ui'orsd'art 




* ' volume de 


M 


<)in' ilï-tre 


m. 


' prisée 


«1. 


!ire se 


1" 


.... urdi- 


0-- 


'S rouiuie 


C,r 


. j'y ai jiris 


pi. 


1 auteur a déjà 


b- 


.;.. . 1 .• .jui cft 


BL 


lupa- 


r*- 


ti.M,. 



roslnil t"ntr<« Ifs pins bonux i-t snftisnil ninjilp- 
uu'iU ;i ilomuT la ineill un* iilre (in innitro. .l'ai 
rdov»'' au#si «buis ce |>i'lil volume mie note iuti''- 
ressni.le sur Mariiiu:* de Zouw, peinlre très-rare, 
Irî-s-cunoux et Ir^speu connu de l.i liasse Z(^- 
lande. 

I . <.. 



CONCEHTS nu DIMANCHE lA AVHII. 

CliAlelel : hi Unwttntion de Faust, de Hector 
berlioz («3» audition). S.>li |>ar M"» Vergiu, Vil- 
larel lib i t l..ui\vers. 



('o>/''.- ,."/'"'/^ ''" Cirque d'hiver et au 
Cliillelel. le Vendreili-S.iinl, à s heures du soir. 

ChAtelel ; .'i« audition du linjuirm de Berlioz 
(.100 exécutants). 



VENTES PROCHAINES 



Atelier Paul Huet 

jirpuis la mnrt du paysa^iislc l'aul Huel, arrivée 
en lévrier Isii'J, les tahh.'au.x, études, esquisses 
pi-intes, des.-ins et aqii.-irelles qui ^'ariiissaieut 
alors t-ou atelier "Ut été reli^iieusemenl conservés 
[»ar sa famille ipii se décide aujourd'hui à les li 
vrer aii.x enehères. Nous n'avons pas besoin d'in- 
sister sur l'imporlanee et rintérèl de celle veiile 
(losthume. l'aiil Huet. chacun le sait, a été le 
jiremier qui, vers Its.'Ji), au.\ débuts du loiiian- 
lisme, n poussé le paysa;'e dans la voie du na- 
tiiralisiue où il est .KUirieusenient entré piU' la 
suite. Sa \ie, e.\clu«ivi'iue,nl eniisairee à I arl, a 
élé laborieusement remplie. Aussi, les lableaii.\, 
études et dessins qu'il a laissés Hoiit-ils nom- 
breux. On trouvera dans sa viiile une dizaine de 
beaux tableau.\ qui ont li(.'nré ;iux Expositions 
universelles <le is:i;i-ls(i7 et divi.'rs autres Salon» ; 
eomine études, dessins et aquarelles, di.'s vues 
des eiiviroiib de Paris, des sites de i-'uuUunubleuu 
et de Cumpiéf.'iie, des p.ltni'uges de Norniundie,deH 
mouta^'iies d'Auver^'iie, des environs de Nice et 
de Toulon, «les souvenirs d'Italie, etc., etc.; eu un 
mol, le résumé de tout son ri'uvre. 

(jette vente, f.iile jiar .M" Chailes Juillet assisté 
di- .M. liraiiie, aura lieu à 1 liolel Dioiiol, i!ulles K 
<-• '• 1' - lundi l.'i et mardi Id avril cnuraiit. K.x|i<i. 

particulière et piiblii|ue le samedi et le 

]ii- nui pi. ( édi-nuil la vente. 



m 
f ' 

Ib 



• I Gt* 

d* 1» GmjéUe de* Ii<^iut-A 



Collection Tourgucneef 

^I In.oi T<»iji(.'uei)eel n est pas (•euli-nienl b; 

des romanciei s rosées ; il n'eirl (las 

oix yeux de beaucoup de sea lecteurs, 

I >)i:.» premiers écrivain» frunqaitf, il est enrx»re. 

'lont bien des (iens ne se doutaient peut-être 

p<t>, un collectionneur passionné, t, de plus, un 



ET DE LA CURIOSITE 



H9 



vrai connaisseur, ilabilm'- de l'Hôlfl des vontos, 
il s'est formé à la ion^ne une des ]iiiis impor- 
tantes galeries de laMeanx de Paris. Le ;ienre qu'il 
])réfèr3 est surtout le paysasp frauf-ais moderne. 
Daubigny, Diaz. Corot, sont représentés (liez lui 
d'une manière admirable |>ar qneliiues-nnes de 
leurs œuvres les plus fortes, les plus fraîches el 
les plus poétiques : bords onijoyanls de l'Oise, 
vus aux douées clartés de la lune; beaux et grands 
arbres i]o Fontaiuel)lean, r icbers arides on mys- 
lérieusi>s clairières; resplendissant lever de soleil 
à travers les brumes malinales. On iTnnve loul 
cela dans la collection Tourfïueneef ; i)uis encore 
des Cliintreuil exceptionnels ; nue perle, une vraie 
perle, les Clunuitières de Oeorf^es Miiihei, labii'an 
eilé et décrit dans le livre si complet d'Alfred 
Sensier; des .Iules Dupré, des (liiarles .lacqne; des 
paysages hollandais par .M.M. Vallée, (iegerfeld et 
autres. Ce n'est pas tout, les maîtres anciens ne 
sont pas exclus non plus, ^'ous citerons, entre 
antres, un paysage célèbre de Courod Decker, 
dont les figures ont été peintes par Ad. Van Os- 
tade; le Départ du voyaqoiir, œuvre excellente et 
presque émouvante de David Téniers, un gai Von 
der Neer, on le peintre habituel des clairs de lune 
s'est appliqué à rendre un lumineux cfl'et de 
matin. Combien nous pourrions en signaler en- 
core! mais mieux vaut renvoyer l'amateur à l'Ex- 
position de cette belle collection qui aura lieu à 
l'Hôtel Drouot, salle n» s, jeudi et vendredi pro- 
chains. La vente sera faite samedi 20 avril, par 
M* Charles Pillet, commissaire-priseur, et M. Ferai, 
expert. 



30 TABLEAUX 

PAR 

JULES HÉREAU 

VENTE HOTEL DROUOT, SALLE N° 7 
Le lundi 15 avril 1878, à 3 heures précises. 

VOIR LE CATALOGUE CHEZ : 

M*^ Léon TUA,L, commissaire-priseur, suc- 
cesseur de M. BOUSSATOX, rue de la Vic- 
toire, 39. 

MM. MARTIN & PASCHAL, experts, rue 
Saint-Georges, 29. 

Exposition particulière^ le samedi 13; Pw- 
blique, le dimanche 14. 



ON OFFRE DE VENDRE 

U.N MAGNIFUiLE Kl AUTHE.NTIQCE lABLEAL 

DE ANNIBAL GARRACHE 

Provenant de la galerie BUONOVISI de 
Florence (Inventario di quadri nel Palazzo, da 
Interne délia Casa Buonovisi 18 novembre 178i) 
représentant une descente de Croi^. 8 figures, 
hauteur l™7o, largeur 1™40. S'adresser au 
propriétaire M. Guilmain-Bracq, rue porte- 
Robert, 12, à Cambrai (Nord). 



015.1 ET S 1) ART 

PETIT P/IEUBLE RENAISSANCE EN CHÊNE 
jMarbre ])laiic (l.i Liseuse, ivniics sciil|>tés, 
lironzes, slaliietles, ]iu>l(^s, lustre et appli- 
ques, miniatures ;'i l'huile, ]tortraits, objets 
orientaux, émaux cloisonnés, cuivres, etc., 
porcelaines, l'aïenr.es, grès, tableaux, étoll'es 
persanes, itroderies, tapisseries anciennes. 

VRNTK IIOTKL DROUOT, SAI-T.E N° 4 
Le lundi 15 avril 1878, à 2 h. 

M^ Maurice DELESTRE, cummi-saire-pri- 
.seiir, i'7, iiH' Krniiiil. 

M. Ch. GEORGE, e.\peit, rui; Laflitte, 12. 
Exposition, le dimanclie 14 avril 1878. 

TABLEAUX 

ÉTUDES ET DESSINS 

PAR 

El se trouvant enco^'e dana son atelier. 
VENTE 

HOTEL DROUOT, SALLE N°^ 8 ET 9. 
Les lundi 15 et mardi 16 avril 1878, à 2 h. 1/2. 

M' Charles PILLET, commissaire-priseur, 

rue do la (Irange Batelière, 10. 

M. BRAME, expert, rues Taiibout, 47, et de 
la Paix, 22. 

CHEZ LESQUELS SE TROUVE LE CATALOGUE. 

Exposition particulière, le samedi 13 avril; 
publique, le dimanche 14 avril 1878. 

COLLECTION 
De M. le baron J. de WYKERSLOOSH 

'de Bruxelles) 

BELLES FAÏENCES ANCIENNES 

Di Rouen, Nevers, Moustiers, Sceaux-Pen- 
tliièvre, Saint-Aman i, Sinceny, Marseille, Nie- 
derwiller, Strasbourg, Delft," Bruxelles, Ter- 
vueren, Baireuth, Marienberg et autres. 

VENTE, HOTEL DROUOT, SALLE N° ;i 
Le vendredi 19 avril 1878, à 2 heures 
M^ Ch. PILLET, commissaire-priseur, rue 
de la Grange-Bdtelière, 10; 

M. Arthur SLAES, expert. G, r. St-Georges . 

CHEZ LESQUELS SE TROUVE LE CATALOGUE 

Exposition publique, le jeudi 18 avril 1878, 
de 1 h. à o heures 1/2. 

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ARCHITECTURE, PEINTURE, SCULPTURE 

ET GRAVURE 

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inODERNES ET ANCIENS 

Do M. IVAN TOURGUENEFF 

\TIl, HOTKl. OBOUOT, SAI.I.K N" 8 
I.C iiAiiioHi 30 avril 1878. A 3 h. 

M* Charles PILLET. riitiinii^->.'iirr-|iris(>iii', 
nu* iV U Jtr.ini;o-|{,tt«ln»ri'. I(»; 

M. E. r£llAL. iM'inItv .•M.. -II. f.iiil.. M,.iit- 
inaiirv, 54; 



w/ifrr, le joutU IH avril; 
jw.i^u.. M- MMi<iii-«ii l!» avril <H7K.<lo t Immuc 
j 5 heures l,'2. 

OH.lF/rs D'ART 

ET D AMEUBLEMENT 

Faioncos de D«'in, do Novers, do Hoiicn, «-le, 
».,.r, oî.iii,- Ai- (liiiio. du Japon r[ autres, dh- 
u7.e> d'amruhloinout, objets 
1 laque et en vitiiI^ i\r Mar- 
tin. 

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L« i«»udi 18 avril 1878, à 2 h. 

M* Charles PILLET. fununissaire-priseur, 
rue de la dr.iTik' -|{.il<!:<'re, 10. 

M. Cb. MANNHEIH. expert, rue Saint- 
George*.. 7. 

rJHtZ I.ES</tEl.S 0> TKOLVB LE C\T.\1.0Glh. 

ïajtoiition puUiqut, le mercredi 17 avril 
1878, de I he«r<^ • ' • • 



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LIVRES, r HA HTES ET M TUGHM'HES 

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de feu M. TAUPIER. 

VENTE IKTKl. I»ROi:OT. SAI.LK N" 7 
L« mercredi 24 avril. A deux heures précises. 

M« G.-L GUtROULT Gabriel CHARAVAT, 



66, rue de Provence 



I M t 11 

8, quai du Lou\: 

eau LUKUtlA *r. bf^THlKL'C t£ CATALOOIK 



Expottiion publique, mardi, 23, de l heure 
à 3 beare5. 



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Kriilc li.tut.aise du .Wlll" .si»"»!!!- : Kaudouiii, 
MouiImm, (llianliu, l']i>en, !■ ra^ttinanl, (;reuze, 
llurt, Me l.auuay, Lavreince, Walleau, etc. 
en siipcrlics (épreuves, 

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M. LIBERT, <!<• Itruxelles. 

\eute : '>:, cl "Jti avril |«7H. 

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.Musée français, Musée l'ox.il, (ialeiie EiJhol, 
I (ialerie du l'alais-Moyal, <le Veisailles, du 
l.uxenilHiiirf,', Caliiriets Clioiseul et l'oiijlain, 
(Ialerie |.e Hiiin, (ialerie de Florence, (ialerie 
du Palais l'ilti, de Dresde, de Dusseldorf, de 
rilerniila^e, elr. — |{orrar,e avec (if;iires par 
(iravelot ('i exeinpl.); lloplahiér()n-Kran(.ais; 
Dorai, les R^isers; Voltaire, Hoiuans elt'.onlcs, 
illusliés par Marillier; La Purelle,illustn''e par 
Diipiessis-Hertaux (non roj^n.'), etc., elr,. 

délaissés par le Docteur ONTYD. 

\ KNTK. HoTKi, <' Mkakkk (iu(JM) " le i'k avril 
1878. 

I fis hi I \ I M\iiM.ii> sK iiisrainit.NT lau;/ : 

Frédérik MULLER & C'«. qui les envoient 
gratis, sur demande. 



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L: lundi 2!» avri' 1S78, à 2 lieujes 1/2. 

M' Cb. PILLET, commissaire-priseur, 10, 
rue de la Granfîo-Hatxîlière ; 
Kxer.rtTs : 

M BRAME, rue Taitbout, 47, et rue de la 
l'.iix, -22. 

M. Georges PETIT, rue Saint-Georges, 7. 

CHEZ LUmiVtLSi HE TROUVE I.E CATALOGUE 

Expositions parti(uliér(',\(i samedi 27 avril 
1878; puhlt'/ue, dimanche 28 avril 1878, de 
1 heure à 5 heures 1/2. 



Piri». — 



jN5 «t C<- l'. T 11 il CroisMat. 



OBJKT.S DART ET DE CURIOSITÉ 

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Spécialité de Tapisseries et d'étoffes anciennes. 
U RéiiarV'.nr en chef, gérant : LOUIS OONSB 



N° 16 - 1878 



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20 Avril. 



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CHRONIQUE DES ARTS 

ET DE LA CURIOSITÉ 

SUPPLÉMENT A LA GAZETTE DES BEAUX-ARTS 

PARAISSANT LE SAMEDI MATIN 

Les abonnés à une année entière de la Gazette des Beaux-Arts reçoivent gratuitement 
la Chronique des Arts et de la Curiosité, 



Un an 



PARIS ET DEPARTEMENTS 
12 fr. I six mois. 



8 fi 



MOUVEMENT DES ARTS 



Collection Signol 

Me Charles Pillet, commissaire-priseur 

Tableaux anciens et aquarelles. — Jésus pré- 
senté au peuple, par Tiepolo, 1.820 fr.; portrait 
de femme attribué à Hans Holbein, 1.200 fr.; por- 
trait de jeune femme (école de Bourgogne, xv^ 
siècle), 800 fr.; portrait d'homme, attribué à 
Antonello de Messine, 10.000 fr.; les Joueurs 
de trictrac, aquarelle gouachée, par Lawrence, 
3.380 fr. 

Objets (Tart. — Médaillon ovale peint sur émail 
par Petitot, portrait du roi Louis XIV^ 425 fr.; 
sculpture, travail italien du xv<= siècle : Filippo 
Visconti, duc de .Milan, tête de profil, grandeur 
nature, en marbre blanc, appliquée sur un mé- 
daillon rond en terre cuite ; ce buste, derrière 
lequel est écrit en vieux caractères le nom de 
Filippo Visconti, était place au-dessus de la porte 
de la Maison des Chiens à Milan, 1.410 fr.; iDuste 
de jeune homme, bas-relief eu marbre blanc, 
1.100 fr.; buste d'une jeune dame florentine terre 
cuite, 2.000 fr.; groupe en bois, représentant la 
Vierge debout, vêtue de long, portant l'Enfant 
Jésus sur son bras gauche, 1.830 fr.; le maréchal 
de Trivulce, buste en bronze, 4.680 fr.; petit mor- 
tier à deux anses, avec bas-relief représentant 
l'Enlèvement d'Hélène, 700 fr.; Faïences italiennes : 
deux cornets à décor à reflets métalliques, fabrique 
siculo-arabe, 400 fr.; vase ovoïde, fabrique Castel- 
Durante, 310 fr. 

Médailles italieiines en bronze du xv^ siècle : 
Leonellus. Marchio. Estensis, tête de profil à 
droite; au revers, marins sur un esquif. Opus. 
Pisani. Pictoris, 355 fr.; Alfonsus. Rex. Regibus. 
Imperans. Et Bellorum Victor; buste de profil à 
droite, armure ornée de jeux d'enfants et d'un 



mascaron. Revers : souverain assis et couronné 
par Mars et Bellono, avec l'inscription en latin ; 
COO fr.; Philippus Maria; (Visconti) Angélus. Dux, 
Mediolani. Et cetera. Papie. Augleri. Que. Cornes. 
Ac. Genve. Domiuus. Tête de profil à droite. Re- 
vers : Guerriers marchant en sens divers. Opus. 
Pisani. Pictoris, 500 fr.; Magnus Laurentivs. Me- 
dices. Tête de profil à gauche. Au revers : femme 
assise tenant des fleurs. Tutela patriœ Florenti 
(œuvre de Nicolas de Florence), 1.000 fr.; Philippe. 
Maserauo Veneto. Musis. Dilet;to. Tête de profil à 
gauche. Revers. Génie porté par un Dauphin. Vir- 
tuti omnia parent Arioni, 420 fr.; Carolus, Gralus, 
Miles et Comes, Bononiensis. Au revers : deux 
cavaliers armés ; l'un d'eux est agenouillé au pied 
d'une croix; à la hauteur de la tête est le mot 
Salve, 600 fr.; tête d'homme coiffée du mortier 
profil à gauche. Sans revers, 400 fr.; Lucretia 
Estn. de Borgia. Duc. Tête de profil à gauche, 
sans revers (attribuée à Filippino Lippi), 300 fr.; 
Tête de profil à gauche; au revers : les noms sui- 
vants frappés : Galeazzo, Sforza duca Milano, 
510 fr.; Tête de profil à gauche, encadrée d'une 
couronne de laurier formant saillie, avec cette ins- 
cription : Diva, Hoc in Rutilo. Celata. Est. Ere. 
Thadea. 800 fr. 

Médailles françaises : Felice Ludovico. Regnate 
Duo Decimo. Ca;sare. Altero, Gaudet. Omnis. 
Nacio. Buste de profil à droite sur fond semé de 
fleurs de lis. Au revers : Lugdun. Re. Publica. 
Gaudeto. Bis. Anna. Régnante. Bénigne. Sic. Fui. 
Confl. Ata. 1499. Buste de profil à gauche sur 
fond semé de fleurs de lis. Au-dessous de chaque 
buste un lion rampant, 435 fr.; Ludovicus. Rex. 
Francorum. mccccg. Tête de profil à gauche; sans 
revers, 515 fr. 

Le total de cette vente s'est élevé à 71.162 
francs. 



Tableaux de Paul Huet 

Soleil couchant, Seine-Port (Exposition univer- 
selle de 1853), 3.620 fr. 

Le Parc, matinée de printemps (Salon de 1835, 
Exposition universelle de 1867), 2.000 fr. 



ISl 



LA CHRONIOUK HKS ARTS 



Mani» wlanls aux «uvirou» de Saiut-Vftljry- 

y 

f >..«; . i.ooo fr. 

vilie, 1.650 rr." 



CONCOURS ET EXPOSITIONS 



1^ jorr dp peinture appoli^ A prononcer 
50U - ■ lo< onvrapos des ^l('>vos ad- 

nij. rouvos p'cliMnontain's ]i()nr 

Taîi ,.-, 'Il .m lonroiii'^ du grand prix de 
Rome -est n^uni dornii^renicnl à I Koole des 
Boaii\-Art5. 

Vi.i.i. par ordre de mérite, les noms :ies dix 
élèvo» ijui prendront part h ce concours : 

MM. lA><irtois. t'iévc de M. r.ér(>me ; Schom- 
mer. «levé de M. I.ebniann ; Httver-LionncI, 
«•lève de M. «..iliaïu^l ; iKiUtet, élève de M. Lc- 
fcbvre; I»ai:nan.ilévc d.' M. (;é^^me ; Bnland, 
Pritcl. Moreau de Tours, élèves de M. Caha- 
ncl ; Lacaille, élève de M. Lehniann ; Janiin, 
élève de M. Lefebvre. 



Mardi, a eu lieu, à 1 École des Heaux-Arts, 
l'ouverture de l'exposition des escjuisses en- 
Tovèe^ .iu cnncour*. k loccasion du centenaire 
deVoltaire. pour lérection d'une statue, 
I •• I. iiilr.' des exposants était de vingt-six, 
inds prix de Home, savoir : MM. 
irrand prix de Home 18»)4; Le- 
.. de Rome 1832, et M. Maillet, prix 
1847. 
L«i * oncurrents ont représenté Voltaire de- 
bout. La statue sera coulée en bronze ; elle 
aura trois mètres de hauteur et sera éle- 
Tée sur une des grandes places publiques de 
Paris. 

Le jajïemenl a été rendu hier, par un 

;, jç iTvii jurés désignés par le 

Laurent Pirhat, Viollelle Duc et 

<..,,.,.-, Mi..,,, et de jurés nommés jtar les 

concurrents, MM. Chajiu, Ala>seur et Voizon. 

I .. r.riT . . •• i,,;.iL'.'; rx-X'/uo, cutrc M.M 

'•ntion honorable a été 



I. 
d'ei 
tnii' 



if la statue, (rrandeur 
.1 somme de se[»t mille 



L'Académie des lUaux-Arls jugera le con- 
coure .1 ;.r, h.*, f tiir<- Duc. !'• samedi 27 avril. 



I 

dé< 
I. 
l'a 

M. <. 

l n honorable a été décernée à 

M. L: juicr, • leve de M. Daamet. 



Achille Leclerc a été 

.).•- l..;iiix-arts. 

.t le n* 1 qui 
'.: ,;d. élève de 



l.a commission instituée à l'elïet do décer- 
ner rl>at|ue année le prix d'encouragoincut 
fondé par M. Crozalier informe les ouvriers 
ci'ieleur> sur lim> niélaux, domiciliés à Paris, 
qui voudront concourir pour ce \m\\ en 
1878 : 

Qu'ils devront se faire inscrire, jusiiu'an 10 
novembre inclusivement, chez. .M. Victor l'ail- 
lard, rue de Turenne, !i!t, l'un des membres de 
la commission, chargée de leur faire connaî- 
tre les conditions du concour.s; 

Que les ouvrages présentés au conctnirs de- 
vront être déposés à la préfecture de la Seine, 
bureau d'adminisi ration des mairies, direction 
de radminislralion générale (f" division, 2" 
bureau), rue do Vaugirard, :j(î, du 12 au 20 no- 
vembre, de midi à tr(»i^^ Innires; 

Que ce dépôt devra être accdinpagné d'une 
déclaration signée, indiquant le n()m du pro- 
priétaire de l'œuvre, et le ninn de l'ouvriiir (jui 
l'aura exécutée ; 

Ou'enlin le concours de 1^78 sera ouvert 
pour l'ornement seulement. 



L'L.XPOSITIO.N Dl:: UAUMlliU 



C'est le Daumier des peintures, des aqua- 
relles, des dessins, c'est-à-dire le Daumier le 
moins connu, <jue nous montre cette exposi- 
tion, où les lithographie-) apjiarailronl selon 
un mode de rouicinent (jui les remplacera 
deux fois par semaine. 

(domine la (iazctd: consacrera un article ù 
Daumier, nous ne dirons ici que quelques 
mots sur celle exposition. 

Llle est extrêmement intéressante, et il faut 
aller la voir. On y trouvera un coloriste Irés- 
remarquahle, qui a beaucouj) cherché, qui a 
un sentiment |iarticulièremeiit vif de la lu- 
mière, cl qui la répand, la balance, la manie 
avec une certitude toute spéciale. Tout ce que 
lei lithographies de Daumier nous ont appris 
à apprécier se revoit dans ces dessins et ces 
tableaux. Ce sont les avocats, les amateurs, 
les baigneurs, les comédiens, les buveurs, les 
boucheis, les loges, les wagons, tous ces per- 
sonnages aux grands gestes, ces décors large- 
ment et finement maniés que l'artiste a jtrodi- 
gués dans son étonnante existence carica- 
turale. 

Nous signalerons, entre autres, et pour nous 
borner, les quelques tableaux qui ont été ex- 
posés au Salon à diverse» époques par Dau- 
mier : son esquisse de la République, k Meu- 
nier, son fils et l'dw, d'un ton superbe; le 
Snwh'j désespéré d'une folie d(! son maître, et 
une hlunc.liiDSCwn: marrhnnt sur les quais, qui 
est une merveille de couleur. 

.Nous conseillons vivement de visiter cette 
exposition qui permet de compléter l'idée 
qu'on a pu déjà se faire de l'oiuvre et de l'in- 
dividualité du grand artiste qui se nomme 
Daumier. 



DURANTY, 



ET DE LA CURIOSITÉ 



123 



CONCOURS DE L'UNION CENTRALE 



L'Uuion Centrale des bcaiix-arts appliqn(''S à 
l'industrie, dont le siège social est à Paris, place 
des Vosges, n» 3, a orjanisé cette année trois 
concours distincts, entre les écoles de dessin simi- 
laires de Paris. 

Les résultats de ces trois concours sont très- 
satisfaisants ; les dessins primés sont exposés 
place des Vosges, n» 3, et le seront ultérieurement 
au palais du Champ de -Mars, dans le itavillon de 
rUnion Centrale, pendant la durée de l'Exposition 
universelle. 

1° CONCOI'RS A 

Etitre les élèves de l'École Jiationale des Arts 
décoratifs, les élèves des écoles suhveiitionnécs de 
la Ville de Paris et ceux de L'Ecole des Gohelins. 

Sujet du concours : Dessus de la porte d'entrée 
d'un musée des Arts décoratifs. 

l'"" prix, M. Loron; 2« prix, M. Deschamps; 
l'o mention ex-asquo, MM. Waret et Joignot; 
2« mention, M. Dinkel. 

2" Concours B 

Entre les élèves des écoles dic soir (adultes) de la 
Ville de Paris, et les élèves des écoles spéciales de ' 
la bijouterie et autres écoles professionnelles. 

Sujet du concours : Marteau de porte avec sa 
mouture. — Grandeur d'exécution. 

l«r prix : M. Basse; 3" prix : M. Gambier; 
l^e mention ex-asquo : MM. Gilton et Herbin ; 
2« mention ex-œquo : MM. Dé vérin et Rembaud- 
Furcy; 3c mention ex-sequo : MM Camerman et 
Fischbach. 

3° Concours C 
Entre les élèves de l'École nationale de dessi7i 
pour les jeunes filles, les élèves des écoles subven- 
tionnées et celles des écoles jyrofessionnelles de jeunes 
filles. 

Sujet du concours : Décoration d'un écran-rou- 
leau en développement, demi-grandeur d'exé- 
cution ; 76 jeunes filles ont pris part à ce con- 
cours. 

l*"!" prix : Mi'e Marie Larsonneur; 2^ prix : 
Mii^Kron-Méni; fe m.eni\o\-\ ex-aequo : M'ies Jeanne 
Lapointe, Berthe Desmurs et Louise Langelier; 
2<= mention ex-œquo : M'ics Angèle Boyer, Ga- 
brieile Debillemont, RoseMaury et Blanche Moria; 
3^ mention ex-ssqno : MUes Augusta Lnchet, Nina 
Lezaire, Clarisse Bernamont et Berthe Burgkan. 

Concours de l'Industrie 

Eu outre, l'Union Centrale a organisé un autre 
concours spécial pour l'industrie ; le sujet est 
une aiguière et son plateau ; 52 compositions ont 
été déposées. 

Le jury a déclaré le concours extrêmement re- 
marquable ; il a décidé qu'en outre des 2 prix, il 
serait décerné 4 premières mentions ex-asquo 
avec médailles d'argent, 5 secondes mentions ex- 
aequo, avec médailles de bronze et 8 troisièmes 
mentions. 



(SOO fr.) 1er prix : M. Pomba; (200 fr.) 2" prix : 
M. George; f" mention ex-œquo : médaille d'ar- 
gent, .M.M. Fossey, Clerc, Wan-t .t. M"" -Marie Lar- 
sonneur, 20 mention exwifuo : .Médailli; d<! bronze, 
M"" Faure, .M.M. Beatrix, Mayeux, Conversât, Ra- 
douan ; 3^ mention ex-,rquo : .M.NL Band, Huunot, 
Legastelois, .M"" Evrard, .NLM. Clostre, Cliin-penticr, 
Boureau, Rouillard. 

Ces concours ont présenté un très-réel intérêt, et 
ils montrent une fois de plus de quelle utilité est 
pour nos industries d'art la création de riinion Cen- 
trale. l!s téiuoignentd'un progrès des [dus sérieux 
dans l'enseignement de nos écoles de dessin en 
même tenqis que l'élévation progressive du goiit 
dans les conceptions de l'art décoratif. Les con- 
cours du marteau de porte et de l'aiguière, dont 
nous retrouverons d'ailleurs les résultats à l'Ex- 
position du Champ de Mars, étaient particuliè- 
rement dignes d'attention; le second a même dé- 
passé de beaucoup ce qu'il était permis d'espérer^ 



NOUVELLES 



,*, Le Musée du Louvre vient d'acquérir, 
pour la somme de 28.000 fr., le magnilique 
torse de Vénus accroupie, un peu plus grand 
que nature, qui a été découvert à Vienne, en 
Daupliiné. Ce marbre figurait à l'Exposition 
rétrospective de Lyon ; notre collal)orateur, 
M. Alfred Darcei, en rendant compte de cette 
e-xposition dans la Gazette, a signalé toute 
l'importance de ce monument de l'art grec. 

/, Le conseil supérieur des beaux-arts se 
réunit aujourd'hui samedi pour discuter le 
projet de loi, en préparation depuis près d'un 
an, sur la conservation des monuments publics 
et des œuvres d'art qui les décorent. 

,*, Les travaux de placement des tableaux 
dans les salles du Champ de Mars avancent 
rapidement, à mesure que les ouvriers livrent 
celles-ci ;'i l'administration des Beaux-Arts. 
Mais on nous assure que le jury de la section 
de sculptrzre se refuse à laisser placer sous la 
galerie en plein vent et en plein soleil, où elles 
sont reléguées en magasin, les œuvres qu'elle 
a admises. 

L'administration de l'Exposition, devant ce 
refus, aurait oifert les trois salles réservées 
à l'exposition des portraits historiques, mais 
celle des Beanx-Arts se serait absolument 
refusée à cette combinaison, estimant avoir fait 
assez en consentant au déplacement des manu- 
factures nationales dont le salon a été alfecté 
à l'exposition des artistes allemands. 

,*, Le conseil municipal de Rouen vient de 
s'occuper des travaux de décoration sculptu- 
rale du nmsée-bibliotlièque que la ville fait 
construire. 

M. Bartholdi a été chargé du fronton prin- 
cipal ; le fronton sud sera confié à M. Léon 
Chefdeville, et les quatre bustes devant orner 
cette même façade méridionale seront l'œu- 
vre de MM. de Vasselot, Bonnet père elGuillou 
père. 



\n 



LA r.HROMOlK UKS AHTS 



NÉ CRO L O GIE 



On annooco la mort de M. Pierre Robinet. 

Sv 'od crand prix de Hunu', iiuWl.ulle 

i - «STO. 

^' i avait rcstaur»^ \o jjrand jMirtail 

d«' •" Senlis. Il est laiitciir do plu- 

M« i. - .,.....<> qui ti«'Toroiil lo l>>u\ro cl le pa- 
villon de Klon- aii\ Tiiilories. 

l'ierro Hobmol était lun dos rnniMirroiits 
pour la ^tatuo do Voltaire. 



L'ART AD THEATRE 



Bien que la comédie nouvelle de M. Kmile 
Aopier soit de celles qui ne nordenf rien à^lre 
jouof» entre Iroi* paravents, Vadministration de 
la < Française a tenu à faire agir les 

F- . Il dans un radre <• analogue au 

sojct , Comme disent les affiches des théA- 
tre5 de *ous-prèfecture. 

I^ scène se passant au Havre, ce sont des 
rues du Havre que montrent les toiles de fond 
de deux décors. 

L'un, qui représente le sa'on d'été d'un pa- 
vil on de la cAte dinpouville, s'ouvre sur uie 
terra.S'e qui domine la ville et la l»aie de 
Seine ferm-e à l'horizon par les cAlcs de 
baise Normandie estompées par la hrunie. 
Cette vue, qui est due à M. IJuvigneau, est 
fort exacte, et, si le panorama qu'elle repré- 
»ente n'est pas tout a fait a la hauteur du 
vers on (^isimir Uelavigne, un Havrais, il est 
rrai. U r. l.'bra indi-^. il faut convenir qu'il est 
n. aux. 

1 - 'Tque la nature se mon- 

tre iiè.jii.s c«>iiipl.4j>.inte que le pinceau lors- 
nue T'-'H vont orner de végétation les treillages 
d ' ly^mme celui qui sert d'encadre- 

nr vue panoramaliqije. Dans le dé- 

ci ■ l les Meurs sont toutes tour- 

n* T de la pM-c*. Dans l-i réalité, 

el. ' ' lier la lumière 

ai. : ait guère. 

de Paris, pen- 
d« urs : pétunia, 

ca Ml leurs têtes 

Cl. d» fonte et se 

p*" de l 'a ppar te- 

rri- - liges, 

i - Meure est donc 

conventionnclie ; mais ia cunretition est néces- 
saire. 

L'autre vue prise au Havre est celle du 
b*-»»;'î d'j «>'mm«'rr»'. aperçu à travers la glac« 
s^' '•» d un salon. 

I -enté dans sa longueur 

avç . :-:i ; .: . • ;» amarrés le long des 

miai« et la r rnAter qui se dresse au 

fond, f-n arar.i l'i ui'-^itre, et des maisons qui 
Fencairent, autour de* quinconces de la place 



qu'arpentent du matin au soir des hommes 
graves jouanl ;'i la hausse ou à la baisse du 
pn\ des cottins. 

C'est à M. l'.hapron qu'est dû ce décor oii les 
navires sont mieux dessinés (pi'il n'est d'habi- 
tude do le faire au théAIre. 

L'n troisième décor représentant un salon 
sévère, garni de panneaux de tapisserie enca- 
drés dans di's Iioiserie.s sombres, intéresse 
quelque peu la CuitrUe dru hrnu.v-Arts parce 
que les motifs des tapisseries lui ont été em- 
pruntés. c;e sontceiix quelle a publiés^ priq)0S 
de l'exposition de rilistoire delà Tapisserie en 
IMTti et qui appartiennent à la douxiéme moitié 
du wi" siècle. Seulement M. Diivigni'au eiH 
mieux fait de les copier en leur entier, que 
d'y introduire des éléments étrangers qui en 
rompent la com|)osilion ;\ son désavantage. 

A. D. 



Porte des Beaux - Arts à l'Exposition 
universelle 



La Chronique peut, dés aiijourd'hni, faire con- 
naître à ses lecteurs ce que .■^cra la porte niuiiii- 
meutale qui .s'élève au centre du Champ de Mars, 
sous la loggia sud, à l'eutrée des salles des beau.v- 
arls. 

Exécutée sur les dessins et sous la direction de 
.M. Paul Sédille, anliilerle, celte «eiivre considé- 
rable ue mesure pas moins de i;i métrés de bail- 
leur sur 10 uièlres de largeur. Elle est culiùrc- 
uionl composée de pièces de terre cuite rehaus- 
sées d'émaux el d'ors qui s'associent dans une 
ebaude el harmonieuse coloration. Un riche 
chanibraule r|.' feiiillis et d'entrelacs encadre la 
porte. Le large linteau formant Irise au-dessus 
est soutenu par deux puissants j)ied8-droils ou 
pilastres couronnés de chapiteaux ornés de 
sphinx aux ailes déployées. Sur ces pieds-droits, 
s'enlaçant à des végétations montantes chargées 
d'abondantes floraisons, s'élève el se déroule la 
chronologie glori«Mise de nos artistes français 
d<'|iui8 J<'ban Foiicqnel et Pii-rre de Monlereaii 
jusqu'à Waltr-au el Louis Itavid. Sur la frise 
supérieure, dont les carions ont été dessin*''» 
|tar .M. Emile Lévy, ranbileclure, la sculidure et 
la iieiuturc sont mises en a.'ilion par une suite de 
nombreux personnages. Enliii, au-dessus de la 
corniche qui couronne la jiorte, dans le vaste 
tympan qui l'encailre, apparaît sur un quadrige, 
dans un immense rayonnenicnl, Aiiollou, le ra- 
meau d'or à la main. Les modèles de ce fronton 
sont du statuaire André Allar. 

On b; voit, par celle r.qiide description, c'est le 
caractère triomphal qui domine dans I teiivreque 
nous signalons. Nous ne douions pas qu'en raison 
du mode particulier de sa construction, celle 
fiorte, qui n'apftaralt encore que j)ar fragments 
au travers de» cbarpcnles el des toiles qui l'en- 
veloppent, u*" soit considérée bientôt à l'Expopilion 
comme une de» œuvres d'art le» plu» dignes d'in- 
térêt. 

A. hv. L. 



ET DE LA CURIOSITÉ 



129 



CORRESPONDANCE D'ANGLETERRE 



M. Wallis, fidèle ù son habitnd»?, a inaiijj;un'' le 
printemps j)ar une exposition de tai)iean.\ étran- 
gers. Il a choisi ceux qm ont attiié le [dus l'atton- 
tion, mais qui n'ont pas trouvé d'aerpiéreurs ans 
Expositions de Paris, de lîerlin, de Bruxelles et 
de Munich. 

Pour étudier l'art conte:ri)orain étranger, il n'y 
a ordinairement pas, à Londres, de meilleure oc- 
casion que celle qu'oH're la galerie de .M. Wallis, 
à l'all-Mall. Les deux places d'honneur ont été 
réservées à M. Van Marcke, qui a envoyé la 
Source de la Nes/cttr, un charmant paysage nor- 
mauJ, et à M. Bertrand qui est représenté par 
son Echo du dernier Salon de Paris. 

M. Meissonier, avec une seule de ses petites 
toiles, attire plus l'attention que ces messieurs 
avec leurs grands tableaux. La distribution de la 
lumière qui tombe sur son vieux savant absorbé 
dans l'étude de ses parchemins, est ménagée avec 
une adresse surprenante, et tout le tableau respire 
cette santé d'aspect et cette vigueur d'exécution 
qui rappellent les meilleurs peintres de l'école 
hollandaise. Nous admirons profondément le génie 
de M. Meissonier, mais nous regrettons que tant 
de peintres cherchent à suivre la lettre de ses 
procédés sans en comprendre l'esprit. M.Domingo 
est un des imitateurs les plus distingués de 
M. Meissonier et dans ses Joueurs de cartes on 
mesure facilement la distance qui sépare le mo- 
dèle de l'imitation. L'École de Fortuny se con- 
tinue dans la sous-école de ]M. Madrazo, d'un 
côté, et de M. Palmnroli, de l'autre, et il n'est 
pas difficile de prévoir l'issue fatale de ce style 
factice qui repose uniquement sur le désir de 
briller par des contrastes, et de saisir l'attention 
du passant par des effets heurtés de tons clairs 
juxtaposés. Un petit dessous de bois, de Diaz, 
vaut mieux à notre avis que tous ces papillotages. 
Il y en a un ici qui risque de passer inaperçu, 
mais qui est un vrai repos pour l'œil. Citons aussi 
les deux envois de MM. Jules Breton et Pierre 
Billet. 

Sauf les exceptions que nous venons de signaler, 
cette exposition est très-faible. 

D'autres expositions de tableaux sont ouvertes 
en ce moment. M. Maclean, dans Haymarket, 
nous montre, entre autres œuvres intéressantes, 
un beau portrait en pied par M. Tissot, conçu 
dans un esprit différent de ce que cet artiste pro- 
duit habituellement. La figure est de grandeur 
naturelle; c'est celle d'une dame charmante ha- 
billée de noir et à la dernière mode. Elle se re- 
trousse en marchant et se penche en cherchant 
son chemin au milieu des feuilles jaunies d'un 
bois de châtaigniers. C'est une œuvre excellente, 
où M. Tissot a prodigué toutes les ressources de 
son talent si habile, mais qui manque un peu de 
chaleur et de sentiment, et qui, à vrai dire, nous 
a laissé un peu froid. 

M. Goupil a aussi son exposition internationale 
qui est pleine d'objets intéressants, et M. Everard 
a pu réunir encore un bel assortiment de tableaux 
belges et hollandais. 



Au British Muséum, les autorités commencent à 
reconnaître que les graAnires et les dessins ne 
doivent pas être cul'ouis éternellement dans les 
p(jrtefeuilles et réservés pour les amateurs (pii ont 
assez de persévérance t-t de loisirs pour forcer la 
C(jnsigne, qui les cache au public. Depuis quel- 
ques jours on a fait un étala^^e public (l'une série 
de portraits historiques duxvr' et d'une partie du 
xvn" siècle. Et il faut espérer qu'aussitôt que les 
bêtes empaillées auront émi^M'é dans leur nouvelle 
demeure, à South Kensinf^lon, la place qu'elles 
laisseront sera affectée à rex[)Osition des trésors 
authentiques du musée. 

Parmi les ac([ui-itions récentes on peut men- 
tionner T.IS photographies, du jtrocédé au charbon, 
des vieux maîtres du Louvre, de Florence, Venise, 
et de Saxc-Weimar ; un dessin en bistre, une tête 
de vieillard, par Jean Bellini ; une feuille d'études 
par Benvenuto Cellini et l'étude d'une femme de- 
vant un juge, par Rogicr Van der Weyden. 

La National Gallery vient d'acquérir un tableau 
du peintre brescian Gian (iirolamo- Savoldo qui 
ornait autrefois la Casa Fcnaroli,dans la ville na- 
tale du peintre. Le tableau représente une jeune 
femme, vue à mi-corps, enveloppée d'un voile 
blanc. Le fond rappelle un peu les lagunes de 
Venise, où l'on sait que Savoldo demeura après la 
prise de Brescia. Au musée de Berlin, il y a un 
tableau du même artiste, intitulé la Madeleine 
allant au sépulcre^ qui est éviilemment une va- 
riante du même motif. Actuellement les ceuvres de 
Savoldo sont d'une rareté extrême. De l'avis des 
gens compétents, plusieurs de ses tableaux sont 
passés sous les noms de Bellini, Giorgionc, Pade- 
none et du Piombo. Le tableau que la National 
Gallery vient d'acquérir était depuis longtemps 
attribué au Titien. Au Louvre, il y a le portrait 
d'un chevalier armé, h demi couché dans une 
chambre sombre, qui pendant bien des années a 
été regardé comme un Giorgione et qui est de Sa- 
voldo. Mais ce tableau sévère ne saurait donner 
idée de la délicatesse et de la grâce de celui qui 
vient d'être acquis par la National Gallery. 

Le gouvernement espagnol vient de publier un 
livre intitulé Cartas de Indias qui aura le plus 
grand intérêt pour les archéologues et les géo- 
graphes. II contient de nombreuses lettres de 
Christoi>he Colomb, Amerigo Vespucci, Barthélémy 
de Las Casas, Bernard Diaz del CastiUo, etc. ; en 
un mot, de tous les personnages historiques dont 
les noms se rattachent à l'histoire coloniale de 
l'Espagne au xvi'' siècle. Le volume est orné de 
gravures et de cartes qui jettent la plus vive lui 
mière sur les mœurs, les costumes et les arts des 
populations autochthones des pays conquis par 
les Espagnols. C'est au zèle éclairé du ministre 
de l'instruction publique, M. le comte de Toreno, 
que nous devons ce recueil de documents authen- 
tiques qui touchent à toutes les questions politi- 
ques, sociales, scientifiques et théologiques qui 
s'agitaient en ce moment avec tant de violence 
dans l'Espagne. Pour ceux qui étudient l'histoire 
de l'art, la valeur de celte publication ne saurait 
être méconnue, car elle reproduit en fac-similé 
des dessins faits d'après les monuments du Pé- 
rou, du Mexique, et des régions moins connues 
de l'Amérique centrale. 



IM 



LA CHROMOl'K HKS AKTS 



^ lr«. on peut cU<»r cfWi» 

■MuW, tir«M>» du Fili- 

>ltfr. I.'hidtiurt* «lt> »'«»llo 

: iisi«. Tout Cl» quo Ion 

-. .,.. . .i t7U. liforu*' l»'acliol« 

o tif |»orlof<Mnllt'ii a In viiitiMiio- 

1 ,ui' M«-"-.- .1 1 Aiin«''o siiivanl)*, le 

roi en ti( radeau .i Urpuis plus de 

o-;.'. > iv.Mil.- .i;»« d* . . Il pn^c ouhlii^s, 

j où M. 5» du«\v Colwin, prorc«- 

» Iv 1. V d'oouvnt ol I<s clnpiia. 

I plnsitMits rxi'mplnires 

■ ' .< me «'lai. Los autorili^s 

.- il v« a.iro l«'« duplirnta jiour 

!u!( h ln«'liat «laulrrs jjravurci». 
I' ut Ht' offiTii'9 au pu- 

l> iMUio do ."ifi.noo fr. I^ 

p juMOP l'iail lo Bosqurt cl 

I iiidi*? do t«H«*s ol nu choval 

^ 356 ; Uarlsoh . 3fi4 ; 

H ..■ T.fii.i fr. I/ôprouve 

«i liant do la colloclion 

C- imme uniquo. On en 

• : ,. . . 

\jk rollootjon do.iux-forlo* df Hon)hran<lt. for- 
ni''- I -«r f. M M. rvml.v S.Minmr, viont aussi 
d qui la compo- 

»' ' l.iaâfranrs. 

L«-? «li-ruipr» tableaux de la odiortion do 
M. Munro. l'ami ol Texf^cutour teelamontnire du 
peintr<- Tunn-r. ont «"'té vondus la semaino passôc 
par MM. rhri«f'>. I1« comprenaiont d'abord les 
» ' <lc 3i vipiiollos de Turncr 

p n-op dos fpuvres de Byron, 

St'II. •! . 1 il d'uno finesse extraordi- 

naire ol d'i; ir sans ôfiale. Ces pclitis 

rhefKJ'rpurr- "tit j. réduit la somme totale cJo 
420.39% fr. Vinrent ensuite neuf prands tableaux 

*'' I . .. • -. . - T,r,-.ip„t,ja„t (Jcs vues 

d ii\ l<-s amateurs ont 

d .... ■ ■ -i .1 .iir<' on niovoMiio plus 

«'• pour chacun. Parmi 1>'S aiilros la- 

l' • ' r. t,,..r..nf.r. le mcillour <^tnil une 

▼' ''i nu ftoix^on do Ho- 

I ■ i.iO fr. ; une Vue rie. 

- ost Tonduo tin [irix <^ftal. 

•nie dos |0i tableaux et osquis- 
- - '.' iâ coliectjooMuaros'est élevé à 1.837.n80fr. 

Lionel Hobixson. 



BIBLIOGRAPHIE 



Joumoi offrir] , 31 mars : Les Ecole» d'art 
olranjr-'-'' =< > Kip'-'-.-i par M. Kmile Hcr- 
geral. 



M. H. T. 



'•a/*, il et 12 avril : GIcvre 
!;vro Af M. (M. f.I/-mont , par 



Li'/t"'' ; -, .wTw : <>ravijros t-m- 
ï>0'>i '*' mrnce. *tatno de M. Mor- 
de. — L- . . . du Panthéon, de MM. 

PoTis d* Charannes et Jo«eph Blanc. — L« 



M<Jrceou de M. J. P. Laurons, et le Priniiwpa 
do M. Loloir, ['Attintot dWiKiijtii de M. A. Mai- 
piian. 

Galerie ronicmporninc litti^.rairc et artisti({U(\ 
n" 1 12 : liiisl.ivo Don"', avec porlrail, dossins 
et photopraphio do lalticaux. — N" Mil : Fran- 
cisque Plaiitr, par M. Oscar ('oinellaul. 

Jlevur des (luesfions liistoriquea, {" avril : La 
I\<''voluti()n ol les musôos nationaux, par 
M. F,<uiis ('ourajod. (i'"'' arlicloj 

Urvue pnlitiiiuc et lilt(^raire, n" iO, f» avril : 
Ino question nouvollo. — Le dovoloppoment 
historique du sens de la couleur, par Arv<''do 
Barino. — Ktudos nouvolios sur le Moyon-Apje. 
— M. Demay : l.cs Sceaux do l'Artois et de 
la Picardie. 

Revue srirntifi(iw\ n" iO, (\ avril : L'Arc du 
bronze on Franco, d'après M. Krnest (^li.inlrc. 

Illustrazitmc Ilnliana, 7 avril : Dessins d'après 
l'Heure du Repas do Knaus — Statue d'Apollon, 
char anii(|un et divers bronzes trouvas dans 
les dernières fouilles de Rome. 

Aen'hmy. 30 mars : Les Fouilles d'Olympie. 

Les Rembrandt de Cambridge, par Fn^d. 
Wedmorc. 

(î avril : LTlF.uvre dcManfopna reproduit par 
Armand Durand, vtiomplo rendu j)ar II. Wallis.) 

Sir (ioorge riilbort Scott. 

Collection égyittienne de M. Allcmanf, par 
Amolia Edwards. 

La French (iallery. 

La Société des Artistes antrlais. 

Peintures envoyées à l'-Vcidémie et à la 
Grosvonor-fiailery, par W. Hossetti. 

Les F'ouilies d'Olympie. 

13 avril : Société des artistes anglais. 

Nott'S de Rome, par R. Lanciani. 

Les fouilles d'Olyinpio, par Julius Schultring. 

Athen(rum,2(\ mars : Sir Gilbert Scott (notice 
nécndogique). 

La l'ête de cire du Musée de FJIIe (compte- 
rendu de l'article paru dans la fiazfffr). 

(\ avril : Exposition de pointures dos artistes 
des écoles continentales à la French-Gallery. 

La (iaierie Goupil. 

13 avril : rEx|tloration archéologique du lit 
du Tibre, par F. Harnaboi. 

Les tableaux de la collection Novar, par 
F. Wedmore. 

N^tessur l'archéologie en Italie. 

L'exposition de .MM. Goupil, par W. Rossclti. 

Journal (le la Jeunesse. — 281" livraison. 
Texte : nar M"* Co'omb, E«. Leroux, et M. de 
la RIanchéro. 

Dessins : IJelort, Sahib, Riou. 

Le Tour fin Monde, 'My-i" livraison. Texte : 
Excursion au (Canada et à la Rivière Roiifre du 
.Nord, par ,M. IL de Lamothe ('I873J. — Texte 
et des«,ins inédits. — Dix dessins et une 
carte. 

Bureaux k la librairie Hachett»; et C**, 79, 
boulevard Saint-fiermain, k F'aris. 



ET DE LA CURIOSITÉ 



127 



VENTES PROCHAINES 



COLLECTION FAURE 

M. Faure, de l'Opéra, très-connu pour »on goût 
et sa coiupéteuce on matière de peintures, possède 
une des riches cullections de tableaux modernes 
de Paris. De celte collection, il va détacher une 
quarantaine d'œuvres, panui les plus reuianjuablcs, 
pour les livrer aux enchères, à l'hôtel Drouot, le 
29 avril courant. 

Cette vente, qui sera faite par M" Charles Pillet, 
assisté de MM. Brame et Georges Petit, iucontcsta- 
blemeut une des plus importantes de cette année, 
offrira toute une série de toiles par Corot, les plus 
belles ({ui existent peut-être dans un cabinet d'ama- 
teur. Ce sont d'abord de splendides, charmants et 
poétiques paysages catalogués sous ces titres : 
les Bûcheronnes, les Gaulois, les Baiijneuses, les 
Etangs de Ville-d'Avray, Vue de Marcoussis, la 
Foret de Coubroii, etc., et ensuite, chose plus 
surprenante, des portraits ; ceux de M'io NiUson, 
plein de grâce et d'une idéale beauté ; d'une 
jeune femme italienne, fièrement campée; d'un 
moine en méditation. Les Corot appartenant à 
M. Faure, sont de notoriété publique, d'une 
qualité tout à fait exceptionnelle. 

Diaz, qui a naturellement sa place dans une 
pareille collection, y ligure avec un des meilleurs 
tableaux (ju'il ait peints, le Braconnier ; rien de 
plus saisissant et de plus vrai. Les autres Diaz 
s'appellent la Famille, les Roches, la Promenade 
dans le parc, etc., œuvres merveilleuses où se 
rencontrent toutes les quaUtés du grand paysa- 
giste. 

Il en est de même pour Jules Dupré ; dans les 
Landes, notamment, se joint à une coloration blonde 
une grande puissance d'effet ; C Etang et le Petit 
Pêcheur appartiennent à un mode plus adouci. Un 
autre paysagiste, M. Jongkind, nous montre les 
canaux de la Hollande éclairés par de magiques 
reliefs de lune. 

La collection Faure contient encore, comme 
peintures de genre, cinq ou six toiles de Boldini ; 
deux esquisses magistrales de Fortuuy, la bataille 
de Tétouan ; le célèbre tableau de M. Manet, le 
Bon Bock ; puis du même, le Bal de VOpéra et 
Polichinelle; le Chaudron de M. VoUon, tableau 
également très-connu ; enfin, trois morceaux de 
premier ordre par M. Madou, Intérieur de cabaret, 
le Portrait et la Querelle de Jeu. 

Les amateurs pourront voir ces très-intéressants 
tableaux à l'hôtel Drouot, où ils seront exposés, 
salles 8 et 9, le samedi 27 et le dimanche 28 avril 
courant. 

CONCERTS DU DIMANCHE 21 AVRIL 

CONSERVATOIRE 

Symphonie en la, Beethoven. — f» partie 
û'Eve, Massenet ; soli par M^^^ Brunet-Latleur, 
MM. Lassalle et Prunet. — Concerto pour orgue 
et orchestre, Haendel. — Cantique sur une ode 
de J.-B. Rousseau, Halévy. — Ouverture de 
Cono/ff/j Beethoven. — 98e psaume (double chœur), 
Mendelssohn. 



Collection LAURENT-RICHARD 

90 taTleaux 

MODliRNES 

DE PREMIER ORDRE 

22 TABLEAUX ANCIENS 

r()M|'(i-l.\ r 

CETTE RE.MARQUAELE COLLECTION 

VKNTK UOTKL DROUOT, SALLES N"" 8 KT ft 

Les jeudi 23, vendredi 24 et samedi 25 mai 1878, 
à 2 heures 1 2 

EXPOSITIONS : 

Pariiculière : | Publique : 

Le mardi 21 mai 1878 1 Mercredi 22 mai 1878 

de 1 heure à 5 heures 1/2 

(■.(xmmissaihe-piuselr : 

M« Ch. PILLET, 10, rue Grange-Batelière. 

experts pour les tableaux modernes : 



M. DURAND-RUEL 



M. Georges PETIT 



11, rue Le Pcllelier. 7, rue Saiul-(ieorges. 
expert pour les tableaux anciens : 
M. E. F£RAL, o4, rue du Faub.-Montmartre . 

cuEz lesquels se trouve le catalogue 

DÉSIGNATION 



TABLEAUX MODERNES : 

5 Corot 
2 Courbet 
2 Couture 

2 Decamps 

8 Delacroix 
12 Diaz 

J. Dupré 

1 Daubigny 

3 Fromentin 

1 ISABEY 

1 Jongkind 
1 Ch. Jacque 
1 Marilhat 
1 Meissonier 
10 Millet 
1 P rotais 
1 Pettenkoffen 

3 Roybet 

19' Th. Rousseau 
5 Troyon 

4 Tassaert 

1 ZiEM 

ETC. 



TABLEAUX ANCIENS : 

Chardin 
Fragonard 

GUARDI 

Van Goyen 

Heda 

David de Heem 

dumesnil 

Debugourt 

Greuze 

Moucheron 

Van der Neer 

Sal. Ruysdael 

M'i" Meyer 

Prud'hon 

Van der Poel 

Teniers 

Veenix 

Ckome (le jeune) 

Raeburn 

École française : 

Le petit Voleur de pâté. 

École française : 

L'Oiseau mort. 



1S8 



LA CHRONIQUE DES ARTS ET DE LA CURIOSITE 



r\i!i.i:\i\ wc.iFNs 

DL> Li.dLLn ILAMAMii;. HOLLAMi \I--1 

KT niAMAl^K 

PEINTURES DÉCOBATIVES 

1 i'.imii\ui\ I , ..- \\ 1 

TABLEAUX MODERNES 

2 jolipj j;ouadio> attribiu'-os à Lairrincr, 
Aqu.ir<»llr> par J.-V. Sicolk. 
Ucssjn.'i, (lhrl^t pu ivoire, etc. 

VKNTK HOTEL DROUOT, SALLK N" U 
L« mardi 23 avnl 1878. A 3 heures. 

M* ALCGATIÊRE. commissaire-priseur, ruo 

M. GEORGE, export, rue Laditto, \2. 
ET}H'SitH>ti publitjue, le lundi 22 avriL 



TABLEAUX 

MODERNES 
CULLECTIOX FAURE 

VENTE 

HOTKL DROUOT, SALLE X» 8 

L* lundi 29 avril 1878, à 2 heures 1/2. 

M' Ch. PILLET. commissaire-priseur, 10, 
rue de la Grauf^e-Hatelière ; 
Exrp.RTs : 

M BRAME, rue TaiLbout, 47, et rue de la 
PâiX. Tl. 
U. Georges PETIT, rue Saint-Georges, 7. 
aux LCM/iiLs n t«oob u catalooub 

^" ' " •' "■'. le samedi Î7 avril 

1" 28 avril 1878, de 



VENTE 

PAH snri: m ni::ci>s de 

DAUBIGNY 



l'Alil.RAUX 

ÉTUDES 

DESSINS ET CROQUIS 

IIOTKI, PHoroT, SAI.LKS N"" H KT !• 

Le lundi uini 1878 ot joura suivants à deux 
lieures lf2. 



M Charles PILLET 

I 'MMiSs-l lUM III 

10, r. Grangf-Unlt'iiùro. 



M. BRAME, expert, 

rii('> T.iitiiitut, 47, 
cl (le la Paix, 22. 



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étrangers : Jlistnirc, Littératun., Beaux- Arls^ 
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Chnalirie, llomaneeros, Cuncionvrof!, Chrcmi- 
ques des X\* et xvr .siècles, etc., etc. 

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LIVRES RAHLS, parmi lesquels se trouve 
un exf-iiiplairc sur peau dt^ vélin de la RIMLK 
dite MAZARINK, l'RhMIER LIVRE I-MPULMÉ 
PAR GITENRERC, et Mmittufrih prlcirxix du 
x* au wiii'' ^iérle, avec ou sans miniatures. 

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(jui indiqueront les lieux et jours des ventes, 
a Paris : 

1" A M" J. BOULLAND, commissaire-prlseur, 

T- A lanri.Tiiir. jil.raiii'' BACHELIN-DEFLO 
RENNE Emile LEGAT et C' , surcosseur-;, 
boulevard des Capucines, 10. 



OBJKT.S D'aBT et DE CURIOSITÉ 

E. LOWENGARD 

26, rue Buffault, Paris 
Spécialité de Tapisseries et d'étoffes anciennes. 
Le ftédacleur en chef, gérant : LOUIS OONSE 



N" 17 — 1878 



BUREAUX, 8, RUE FAVART. 



27 AttiI. 



LA 



CHRONIQUE DES ARTS 

ET DE LA CURIOSITÉ 

SUPPLEMENT A LA GAZETTE DES BEAUX-ARTS 



PARAISSANT LS SAMEDI MATIN 



Les abonnés à une année entière de lu Gazette des Beaux-Arts reçoivent gratuitement 
la Chronique des Arts et de la Curiosité 



Un an. 



PARIS ET DEPARTEMENTS 

12 fr. I six mois. 



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MOUVEMENT DES ARTS 



Collection de M. Paravey 

M^ Charles Pillet, commissaire-priseur. 

Les Bergers, par Corot, 5.300 fr.; la Campagne 
de Rome, par le même, 1.300 fr.; la Riccia (cam- 
pagne de Rome), par le même, l.OoO fr.; plusieurs 
toiles d'Alfred de Curzon : — Autour d'un berceau, 
2.400 fr.; Rêve dans les ruines de Pompéi, l.OOO fr.; 
— les ruines de Pœstum, 2.020 fr.; les Colonnes du 
temple du Jupiter et l'Acropole d'Athènes, 700 fr.; 
rilisus, 1.060 tr.; Débordement du Tibre, à Ostie, 
1.600 fr.; la Rade de Lazaret, près des Sablettes 
(Toulon), 800 fr.; le Joueur de mandoline, 1.120fr.; 
Jésus-Christ au jardin des Oliviers,, parEug. Dela- 
croix, 910 fr.; plusieurs compositions parH.Flan- 
drin,, pour la décoration de la nef de l'église Saiut- 
Germain-des-Prés : Adoration de l'Enfant Jésus 
par les mages, 1.550 fr.; l'Institution de l'Eucha- 
ristie, 2.000 fr.; Melchisédech offrant le sacrifice du 
pain et du vin, bénit Abraham, père des croyants, 
1.000 fr.; Isaac au moment d'être immolé par son 
père, 1.050 fr.; plusieurs figures seulement, par le 
même, pour la décoration du haut de la nef de 
la même église : Jahel et Débora, 285 fr.; Judith, 
200 fr.; Isaïe, 205 fr.; Ézéchias, 260 fr.; Ézôchiel, 
270 fr.; Amos, Nahum et Malachie, 320 fr.; Tête 
de jeune fille, vue de trois quarts, par Ingres, 
700 fr.; Tête d'homme, de profil (étude pour 
Eschyle dans l'Apothéose d'Homère), par le même, 
810 fr.: Étude de pieds, pour la figure de l'Iliade, 
dans l'Apothéose d'Homère, par le même, 1.020 fr.; 
la Fornarina, dessin à la mine de plomb, pour le 
tableau de Raphaël et la Fornarina, par le même, 
420 fr.; étude de l'ensemble pour la figure de la 
Source, par le même, 1.120 fr.; deux figures de 
l'Iliade et deux figures de l'Odyssée, mine de 
plomb, par le même 1.080 fr. 

Tableaux anciens. — La Vierge allaitant l'Enfant 
Jésus, par Antonio Allegri, dit le Corrège, 2.100 fr.; 
la Vierge et l'Enfant Jésus, par Francia, 2.600 fr.; 



la Nativité, par Lippi, 2.500 fr.; la Douane à Ve- 
nise, de Francesco Guardi,700 fr.; quatre panneaux 
décoratifs: la Fontaine, les Terrasses, les Casca- 
des, Pastorale, par Crépin, 12.600 fr., etc. 
Cette vente a produit environ 66.000 fr. 



CONCOURS ET EXPOSITIONS 



Sur la demande de l'administration, l'ou- 
verture du Salon a été reculée au 24 mai. 

Le grand concours semestriel des médailles 
(nature) a été jugé à l'Ecole des beaux-arts, 
parle jury de sculpture. Deux médailles ont 
été décernées à MM. Pépin et Ollé, élèves de 
M. Cavelier. 

Les cours et ateliers de l'Ecole rouvriront 
aujourd'hui samedi. 

L'administration supérieure de l'Ecole des 
beaux-arts informe les intéressés que les 
catholiques de Lille ont ouvert un concours de 
peinture pour honorer la mémoire de Pie IX. 

Le concours reste ouvert jusqu'au 1" iuillet 
1880. "^ 

Les concurrents devront présenter un 
tableau rappelant la vie ou le pontificat de 
Pie IX, soit dans son ensemble, soit dans l'un 
de ses faits les plus importants ou même de 
ses épisodes. 

La commission désire, sans en faire une 
obligation, que les dimensions du tableau ne 
soient pas inférieures à une toile de 50. 

Deux prix seront décernés. Ils consisteront: 
le premier en l.oOO fr. et une médaille d'or; 
le second en 700 fr. et une médaille de ver- 
meil. 

Les tableaux devront être envoyés franco au 



IM 



I.A r.HROMOllK DKS ARTS 



I 



li comiiU&.Mau, rue Ni^grtcr, 31, 
,■ lit» d'uno cx|m.siU(>n 

.> i:; juiiloi !sso. 
',: .it'irs di' rhoi.<'r t.'u; f.iit 
\ic do l'ie IX. 



SOCIttnt DKMVtrRAORMKKT I^M'H l'vMltl.UV 

nj<»« do 10. (MX» francs rincuno ont 
; , ]^4r le (Aunilt^ do» cour^os pour 

I'., do doux id>jol# d'arl qui doivent 

l{ 111 iiiv. ^ Tari*, en IS*!'. La 

C . î.'colaohalonvro,coninio 

^•s nlos, un ronroiirs aux 

Arti>tr» ii«n^i» uu ùtal»lis en Franco, (pu 
voudront souraetiro dos prcjot,* h ?on appro- 
balioo. (>* pmjots devront <^lrc dôposiis au 
s«fT^t-inat <io la SociiM'-. J f>h, rur f>iribi, 
I iR78, /«rm< rf/ riyu^ur; ils 
i>ar la conunission, qui noti- 
iirrent> lo i" abùt. 
:it «^trc torminés et 

■ ' Vrnitre \q i" l'ol'it 



Se 
fi. 

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j(l t 1 lil<j< 



est laîssi^c aux 
concopUon de leur o^nre : 
•upo, otc. ;Ia formo de l»ou- 
is auront seulcinoul ;» tenir 

• M.. 111)1 dm! IduiMiu".-. l'Il'o 



pr 



lue ezpasilioQ rétrospective d'objets d'art 
et de cuniiiit^ est ouverte en ce moment à 
Bâle 



NOUVELLES 



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''•re do. l'instrurlion pu- 

\l F! ir.luiix d'une lettre 

fjae nou.s l'a- 

- du juiv de 

.1 i txpositiun univer- 

rrtlf' Ifftrr' qn'nnr.une 

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aux 

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' •: Irans- 

I Troca- 

rien 

ure 

.. .il ,1 j' t K 'jiii ,<it fr-i due 

'; jKjuvajt séneu sèment lui 

Mttt aouTcile ga'erie de scalptnre vient 



1 t:-! 

li riro ouverte au Mnsi^e du I,uxenil>o\irp. Klle 
a porniis d'exiiosor divers niorooaux tri">s-iiili''- 
rosî<.-u)ts qui n'avaionl pas vu lo jour depuis 
les Salons ofi ils avaioni ^lû' aotpiis. On ,v re- 
marque notamment l'exemplairo en argent du 
'Vi.im/< )/(• fluViuHu i|iii avait fait partie do lu 
rolloiMion de M. ^\(' Nieuwerkeriio. (lelte ga- 
lerie s'ouvre à angle droit sur raiiiiiMine. 

I.'arrangi'iiioiit i.U' celle galerie, leelassenieiil 
ol le ehoix des «l'uvros exposées font grand 
honneur au goût de M. Paul Dubois, lliono- 
ralde Conservateur du iiiu«éc du Luxembourg. 

,*, On peut voir eu ce moment, 41, rue de 
la (lliaussi^o-d'Aiitin, chez MM. Hagne, un ta- 
liloati de M. (o-rvex, dont le motif est em- 
prunté !\ liolln, d'AlIred de Musset. Oi"'"'" quo 
soit la V ilcnr de cotte poinluro, nous pensons, 
avec radminislration, que le sujet était trop 
scabreux poui- qu'on put l 'offrir en spectacle 
aux fiunilles qui visitent lo Salon. u im 



NÉGROLO GIE 



Mardi 2rt avril, est mort snbitemont fi PdriS 
lo poiutro Jaroslaw Cermak. ' ','' 

M. Cermak était né .'i Prague. Il était él^ve 
de Gallait et do Holiorl l'ioiirv ; médaille du, 
Salon en IHfil et en \MH, il avait été nommé 
chevalier de la I,égioii dlionnenr. 11 est moH 
à l'Age de quarante-sept ans. 

Deux de sos tableaux figureront à l'Exjibil-' 
tion du Clianiji do Mars. 



CORRESPONDANCE DE BELGIQUE 



].VS Ol'ATHE SAISONS 



ALFHIfcD STEVliNS 

Panneaux exécutts pour le roi des Belges. 

Au palais de Drnxelles se trouvent quatre 
compositions d'Alfred Stevens, rcprésentaol 
les Qaitre Saisons. Il n'y a pas bien longtertips 
que le peintre los u terminées-, je f)ui.s donC 
en parier comme d'Une chose ehcdrë nda- 
vclle. ■'■ • ■'•'■ ' ■ ■ ' ■ '■'•'' ' •'" 

.N'était VJliver, on pourrait dire irjiiie le.q 
quatre Ages de la nature sont aussi le.s qua're 
.•■aisois de la femme. Le va;u du roiaemnC-cbé 
Alfred Stevens d achever logiquement son 
oeuvr-; il a plu à Léo|)old de n'avoir sur le^ 
jnurs de son palais que la grAce jeune et 
fraîche, et la quadrilugie s'est forcément arrê- 
tée à l'Automne, cette incarjjatiou dernière de 
lajeunes*e. ]///<i;«'r eut été pourtant, pour le 
pemtre de la beauté moderne, l'occasion de 
se renouveler dans cette chose extraordinaire: 
la femme vieille. 

Alfred Stevens a peint les quatre saisons 



,i;h'' '"riij 



■tcfoWmoTir.I tib O'V.iiW 



ET DE LA CURIOSITE 



131 



sous la forme de quatre femmes ; il est de- 
meuré lidèle ainsi à ses prédilections et à 
son temps. Toutes quatre se d.Lachent sur 
des foi ds de paysage ; c'est la vision de la 
femme avec la nature pour cadre, et le paysage 
devient ainsi quohjue chose comine le cadran 
dont elle-même est l'heure. Seul, VHivcr n'est 
pas en plein air; les murs capitonnés d'un 
boudoir lui servent de fond. C'est un elfct de 
cette logi(iue qui est une des caracléri-itiques 
du peintre. 

Une femme des champ? se risque dans la 
neige, mais c'est à peine si la mondaine foiilo 
celle-ci du pied eu descendant de voilure. Or, 
Stevcns s'est donné à la femme riche, élé- 
gante ; il ne peint ni la fiMnme du peuple ni 
la paysanne. C'est (jourcpioi son //ùc/', ou du 
moins la gracieuse femme qui le symbolise, 
est debout devant la psyché, en satin blanc, 
dans un appartement blanc comme ses satins. 
Le peintre rentre de cette fnçon dans l'idée 
qu'il avait à exprimer : blancheur de neige, 
plaisirs d'hivt-r, mondaine se préparant pour 
le bal. 

ÎN'ous sommes loin de l'allégorie, comme on 
voit, et pouitant l'allégorie n'a jamais été plus 
fine, [)ius poéticiue et plus vraie. 

Les Quatre Saisons sont devenues quatre 
jolies femmes, c'est-à-dire quatre portions 
d'humanité. Elles ont la beauté de leur âge, 
moins celle des lignes du visage que celle de 
l'âme, et la première espère, la seconde aime, 
la troisième regr^te, la quatrième a l'espèce 
de virginité vague, indéfinie de ÏHiver. 

Chacune est préoccupée par le songe inté- 
rieur. Li vie qui s'allonge pour Tune se rac- 
' ourcit pour l'autre, ou bien elle plane mimo- 
bile au-dessus de la splend' ur des rêves comme 
un beau ciel de juillet. Ajoutez par la pensée 
l'homme à ces femmes, vous aurez quatre 
côtés diii'érents de la vie moderne. L'homme 
en moins, elles restent quatre états de l'âme. 

Il n'y a rien à reprendre dans cette manière 
d'aliégoriser. Le peintre est absolument logi- 
que, ne s'occupe que d'être vrai, et peint la 
vie de son temp?, sans alliage. Les^ Quatre Sai- 
sons sont des documents pour l'avenir, des in- 
dications précises ' sur notre état moral, des 
parcelles de notre mentalité. 11 n'est pas un 
esprit éclairé qui ne puisse reconstituer en les 
étudiant nos amours, nos ménages, nos joies, 
nos soulfrances. Chaque époque a un certain 
genre de femme qui est à la fuis le but des 
convoitises et l'idéal des esprits. Raconter 
cette femme est faire œuvre d'historien, car 
c'est raconter du môme coup les eiforts que 
nous faisons pour l'obtenir et les conditions 
qu'elle met à se donner. Or, nul peintre n'a 
touché par plus de côtés au mundus inulie- 
tiris que Alfred Stevens ; il l'a détaillé avec 
un génie d'observation sans égal, il l'a exprimé 
dans toute sa vérité: il en a dégagé toutes les 
sensations.il demeurera à ce titre un des his- 
toriens les plus sincères de l'époque, 

Les Quatre S'ùsons sont des créatures vivan- 
tes, nullement des héroïnes de fantaisie ; elles 
ont chacuiu! une famille, une histoire, une 
âme, et chacune joue à sa manière son rôle 
dans la société. Elles sont précises comme des 
portraits. 



J'ai déjà eu l'occasion de dire mon admira- 
tion profonde pour le PrnUcnips. Cette vierge 
est la sœur des vierges de Mcmling. Elle a la 
virginité de la première heure, modifiée par 
le type muderne. Elle est de tous les temps et 
de notre é|)oque. Ue la même main ({u'il a 
pétri la chair sensuelle, de ses .Madeleine, 
Alfred Stevens a fait la femme avant l'amour, 
c'est-à-dire la page sans tache où rien encore 
n'est écrit. 

L'Été est le printemps en Heur; c'est l'épa- 
nouissement des promesses de la virginité ; 
c'est la jeune fille faite femme. II y a dans le 
pcis<jnnage du (teintre une satisfaction vague 
des sens et la chair est heureuse, avec un sou- 
rire qui vient du sang. L'Été est debout, en 
robe rose, au bord d'une tf'irasse. La clarté 
moire de tons vermeils l'incarnat velouté de ses 
joues, illumine la transparence de ses robes, se 
mêle aux tiMis d'épis miàrs de ses cheveux, puis 
va mourir dans des végétations constellées de 
t-.ches pourprées, au loin. 

L'Automne, au contraire, a la désolation de 
certaines figures de Shakespeare, avec un effioi 
sombre dans les yeux ; vaguement, elle semble 
ret^'arder tomber dans le goulfre des jours ses 
illusions en lambeaux. La nuit descend sur 
cetie âme irrémédiablement. 

Qui a pu dire qu'Alfr^-d Stevens ne peignait 
que la chair? Que celui-là contemple attenti- 
vement VAutomne, qu'il sente se r-^'pandre 
dans ses veines le froid grandissant qui entoure 
cette désespérée, qu'il scrute ces yeux immo- 
biles, emplis de visions funèbres, qu'il étudie 
ces pâleurs, ces rides, ces cheveux dénoués, 
cette gorge qui ne peut comprimer ses bat- 
tements, qu'il écout»* monter de ce cœur les 
regrets, de cette nature les lamentations, de ' 
l'œuvre entière son accent de sincérité admi- 
rable; puis qu'il dise, celui-là, si Stevens ne 
peint que la chair. 

Son art est celui des maîtres supérieurs. 
Comme les hummes extrêmement sei.sibles, il 
n'étale pas la sensibilité. Il peint la douleur 
sans larmes; le spasme est à l'intérieur; ce 
n'est pas la comédie qu'il joue ; il croit à ses 
personnages, à la douleur, à la vie, et son 
théâtre, à lui, c'est l'âme. 

Il suffit de signaler ces tendances pour éta- 
blir de quelle hauteur elles dépassent i'ajçt des,,' 
peintres qui s'arrêtent à la mimique. . ,. 

Rien d'exagéré dnnscette figure douloureuse 
de ÏAntomne. Ses tristesses sont vraies, sin- 
cères, discrètes. 11 n'y a pas de saule pleureur 
à l'horizon, elle n'aflecte pas l'éplorement de 
l'élégie romantique. C'est une femme qui a 
aimé, qui aime et qui en soulfre. Voilà tout. 
Elle presse un livre contre son sein et il semble 
que c est le livre de sa vie; peut-être ses re- 
grets viennent-ils de ce qu'elle n'a pu le lire 
jusqu'à la dernière page. 

Alfred Stevens a dessiné ce petit drame in- 
time avec sa logique habituelle. Le fond du 
paysage, les vêtements, l'atmosphère du 
tableau ont une tonalité sourde, des accords 
feuille morte d'une mélancolie qui se commu- 
nique. Le peintre fait servir ainsi la couleur à 
l'état de l'âme qu'il exprime. Diins le Irni 
tem-ps, le mode général était bleu, un bku doux 
candide, couleur des premiers songes; das- 



13* 



LA CnRONIOUK OKS ARTS 



ir.> ...» ^,- f^.;. A,i-,io"» h i*tireax. disait 

l'.lKftimrir. coM 

it la (iiinuiiâtitc 

• lutil nous appa- 

•, debout, 

: si'5 vous 

• ians 1.1 lîlaro sur la 

-f'- rhovoux. lui dv 

^rps. liomi-rou- 

^ -.' ivoourhc aii- 

>■ i.t t<lr. » l'rpatilo, ri s«> 

\r x\T>*> T11 . Il' ppiit daipt 

1 il, ftirinaiil tablier 

moule, et se casse à 

•; c .iii I pli dp trnlno ramena 

lionne à la lîpunMinp svoltossc 

inscinA nn «Vlairaj^ rose qui 

^^ aur«^ole autour d'elle on 

î honelte d'un reJlot vif, à 

"'!Tit. (",('si riunnie le 

. un feu riair counint 

;..iiil. et tendrement la 

•'e à la hlanrheur des fonds, 
• Pair ri.irfiiMir inic .•.•(to ln^ija 
:e rrypire. 

, :,,1.I.. .1,, ■ .. , 

• irtu i~i ivijiii^. Il une (lis- 

l'rution el le ^cnlinicnt 

" '-. Alfred Stevcns est 

" I cnlimèlre de pein- 

' ... iu entier. Cela vient 

'• ne rien lais.<^er à l'aban- 

■'pt dune main, il polit 

' ;irt avec la même perfection 

.•• \He ou un buste. Aus^i une 

^- 'bsulue caractérisf-(-el!e tous ses 

r " ; voTi« nVn verrez j»as dont les 

^ fiir à un autre corps 

* . • jn.irceaux .ibstrai- 

t^^nitnl diQiiii. 

Tawili-K Ltiin<t:»iip.. 



DOCUMENTS SUR lA FAMILLE DE CALLOT 



mande 'Anzeigrr 

t. 1*07. Siirnhi'rg 
deux documents qui 
aux amateur» fran- 

l'orgne, dan.s l'église 

ûr€tji û* i;rcsliu, «e trouve riji«cription 

Doa 

'LAf Drr» CALL/>TH 
.'«OaiLU LOTHABI>«r <« 
IBUa fOUjHLC «GblH 

rkUlAkil» PtCTUR 

ftl«« cti oa^u vjvt jrr 

* ' HIV 

C ^ V|(f, 

A*»0 i -.' i/it il At<it«TJ 

-^4 de Breilau gardent Toriginal rln 



testament de Claude Callot ; nous croyons inutile 
dt< II' reproduire ici. 

Jmgucs >.,illi)t, 11) priuiil Callot, mourut, ou Iç; 
!5iiit. l'ail!» (Mirants. Cepciulanl. le piofosiscur à'" 
ri'iniviTsil<^ de Drcslau, l)f Alwiu ScliuUz, i\ qù» 
V Amrif^rr doit ces coinuuniicHlions, est d'avis 
que Clntidc pourrait bien lUrc un tils do Jacques^ 
Cftlc ciiiijcriinc c.-^t mal fondi^c. Lo peintre des 
rois de i'oloj;ue, enterré dans Ttyiise Saiul-Vin- 
cpDt, u'csl autn- que Claude, troisièuic du nom, 
fils dr Ji'uu, frère ain«'' de noire illustre .turques. 
Il Hguro à In ^cm'ïnloKii! niuuuscrile de Nuacy, 
ri'pro«luite par M. Meuuuie, ilaus sou preuiiei^ vo- 

Les trois rois de Polopue seraient Jean-Caainur , 
(16'iK-tfi6sU Michel (ltt73) et Jean Sobieski. Ou ne 
connaît rien des (euvres de Claude (ballot. 

Toujours est-ilqu'il éluil à Home eu KmO ; il passa 
on l'olopne vers Ifies el y mouml eulf»HGou 1687, 
Le te.>*laiuriil est daté du rfO décembre 1086, el, 
cette date est en contradiction avec celle de Tln- 
scription. Mais l'iuscriplion est seulement peinte 
en noir sur le pilier el n'est point ciselée daus la 
pierre. Le J)» SibulU pense qu'un resLauralcur, 
inaltentif aura commis cette erreur .«^L cela fîst 
plausible, 

Ë. MlISOBET. 



ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS] 



Le monument commémoratii de Mer- 
ten. — D'après l'élude des fragments qui ont été 
trouvés réccmmcul à Merlen (aucicu département 
de U Moselle, arrondissenieut de Thion ville), on 
a \m jirocéder à la reslitulion du monument tout 
entier. .M. A. Prost, de la Société des Antiquaires 
de France, communique à ce sujet une note inté- 
ress.mte; la note est accompagnée d'un croquis 
qui nous montre une colonne sujiportanl un 
groupe de grandeur naturelle el reposaol sur un 
soubassement à deux étn^res, le premier rcctau- 
gulairc, le second octogone. Le preuiier était dé- 
coré sur chaque face d'une niche cuuteuaul urvî 
statue en pi«!d (deux guerriers et deux femmes 
drapées). La partie octogonale avait sur ses huit 
faces de» niches et des klalues analogues. La 
hauteur du frdle de la colonne, calculée sur le 
diamètre des tronçons, atteignait ciuq k six oic- 
tres : l'ensemble du monnmenl avait douze ou 
quinze mètre» d'élévalion. I>e groupe posé sur 
le lihapitcau représenuit un civalier foulant aux 
[lieds un ennemi vaincu. Le nionumeul était sans 
doute destiné ii rafipeler le souvenir d'une vic- 
toire des Homains ; nous ignorons h quel évéue- 
mcDl il se rapporte. Ou peut eonjeelurer que la 
ijonstrucliou date de la fin du iv« siècle et qu'elle 
a été détruite par un retour oOensif des vaincus, 
opéré peu de tenip.s après leur défaite. 

Sculpture grecque archaïque. — M. Alb. 
Dumonl, dire(;leur de 1 Lcole fraiiçai.ie d Athè- 
nes, signale dans la collection des antiques dè- 
'•ouvcrt» à Tatiagra, eu Béolie, et conservée au 



ET DE LA CURIOSITE 



133 



musée de Skimatari, un groupe qui parait re- 
monter aux temps qui ont précédé presque im- 
médiatement la {génération des artistes d'où est 
sortie l'école de Phidias. Ce groupe représente 
•Jeux hommes nus, dehout l'un i)rès de l'autre, se 
posant la main sur l'épaule. La face et les pieds sont 
mutilés ; mais ce qui reste est très-caractéristique 
et montre en germe les qualités que l'art grei" dé- 
veloppera bientôt avec un incomparable éclat. 
Ce qui domine ici, à travers une vague ressem- 
blance avec la statuaire égyptienne, c'est la 
spontanéité, c'est la libre recherche, c'est l'imi- 
tation intelligente et directe de la nature. Le type 
reproduit est bien hellénique : col long, tête pe- 
tite, extrémités fines, taille svelte. 11 y a de sin- 
gulières expériences; on sent un art à son au- 
rore : les bras semblent sortir de la tablidte 
posée, comme rcutublement d'un chapiteau, sur 
la tête des personnages; les oreilles sont placées 
trop haut ; les muscles et les os des genoux sont 
indiqués avec une telle ex.igération qu'il faut ({uel- 
quesoin pour s'assurer que lesmembres ne portent 
pas d'anneaux ; la jambe qui s'avance est roide. 
En somme, ou est frappé de la simitlicité de la 
composition, de la recherche des proportions 
élégantes, du parti pris de s'attacher à l'ensemble 
eu accentuant seulement quelques détails, de la 
gravité et du calme des attitudes, de la symétrie 
des mouvements. Le monument est funéraire ; il 
a été élevé, comme nous l'apprend une inscrip- 
tion, sur la tombe de Dermys et de Kytylos (sans 
doute deux amis), par Amphalkès. 



BIBLIOGRAPHIE 



Histoire générale de la Tapisserie. Paris, 1878. So- 
ciété anonyme de publications périodiques, quai 
g.. Voltaire, 13. In-folio, avec planches. Première 
.c livraison. 

8'- Notre collaborateur M. Darcel parlera plus tard, 
i&vec sa compétence spéciale, de cette grande pu- 
blication quand elle sera plus avancée. En atten- 
dant son travail, il ne sera pas sans intérêt pour 
les lecteurs de la Chronique d'être tenus au cou- 
rant des livraisons successives par une contre- 
«udication. La partie flamande sera due à M. Pin- 
♦chart, la partie italienne et étrangère à M. Eugène 
Muntz. La première livraison parue commence la 
partie française qui est due à M. Guiffrey, et les 
résultats auxquels sont arrivées ses recherches 
sont bien considérables, 
lij Les tapis sarrasinois et les tapis nostrez, c'est- 
xà-dire à la façon française, ne sont pas des tapis- 
series proprement dites ; le mot de haute-lisse ne 
paraît pour la première fois qu'en 1302, et il n'y 
a, au xni^ siècle, pas de texte certain se rapportant 
incontestablement à une vraie tapisserie ; et pas un 
seul fragment existant. 
,8/ En même temps M. Guiffrey nous apprend, d'a- 
près les comptes manuscrits, que la fameuse ta- 
pisserie de l'Apocalypse d'Angers est l'œuvre 
-parisienne du tapissier Nicolas Bataille, qu'il 
-t'suit de 1363 à 1402, et qu'elle fut faite d'après les 
s dessins de Hennequin de Bruges, c'est-à-dire de 
ce Jean de Bruges, peintre du roi de France, dont 



la Chronique (3 novembre 1877) a signalé un si 
curieux portrait de Charles V. D'autres tapisseries 
sont faites sur les patrons du peintre Coiart de 
Laon. Autrement dit, les mentions les [ilus an- 
ciennes avec date se rapportent à la fabrique de 
Paris, qui se trouve ainsi très-aulérieure à celles 
d'Arraset des Flaiidr(;s, ce qui est un résultat en- 
tièrement nouveau. 

Les cinq grandes planches photoglypticpies de 
cette livraison, œuvre de M. Léon Vidal, chargé 
de rilhistratioii, sont : 

La Prési'utation au leiniile, tapisserie française 
de la première uu)itié du xivo siècle, qui appartient 
à M. Escosura. C'est jusqu'à présent la plus an- 
cienne tapisserie connue. 

De l'Apocalityse d'Angers : un vieillard assis 
sous une ordonnance! utchilecturale et lisant le 
livre des visions de saint Jean. — Les vieillards 
déposant leurs couronnes au.\ pieds de Jésus- 
Christ. — Deux anges portant les instruments de 
la Passion; cette dernière des premières années du 
xvic siècle. 

Enlin le mariage du roi Orient et de Béatrix, 
d'après la tapisserie flamande du commencement 
du xvi^ siècle, qui appartient à Sir Richard Wal- 
lace. On sait les noms des personnages jjar l'ins- 
cription du ciel suspendu au-dessus de la tête de 
l'évoque ofli<-iant et des époux : Rex Oriens ob 
amorem — beatricem ducit inuxorc7n.M.ais on n'a, 
croyons-nous, pas encore retrouvé à quel ouvrage 
le sujet est emprunté. Ce qu'il y a de sûr, c'est 
que le roi Orient n'a rien de commun avec le roi 
Avenir, auquel est consacré un Mystère manuscrit, 
analysé dans la Bibliothèque du Théâtre-Français 
du duc de La Vallière. 

À. DE M. 



Notes sur les cuirs de Cordouc, guadamaciles d'Es- 
pagne, etc., par le baron Ch. Davillier. — In-S» 
de 38 pages avec gravure. — A. Quanlin, 7,rue 
Saint-Benoit. Paris, 1878. 

Par un hasard étrange, mais dont nous avons 
eu déjà plusieurs exemples, lorsque M. H. Havard 
pub'.iali ■lans la Chronique des Arts (n» 11-1878) 
quelques documents sur la fondation dans les 
Pays-Bai, au xvn^ siècle, des fabriques de ten- 
tures en cuir, M. le baron Ch. Davillier mettait au 
jour une très-élégante plaquette où le même sujet 
est traité pour l'Espagne. 

Après avoir rappelé, d'après d'anciens textes, 
que, dès le xiv« siècle, les tentures en cuir venaient 
d'Espagne, et que celles-ci y portent le nom de 
guadamacilrs , il démontre que leur fabrication 
était connue dès le xu» siècle dans l'oasis deGha 
dàmès (Sahara), qui a imposé son nom à ce pro- 
duit. Pour la France, les guadamaciles sont deve- 
nus les cuirs de Cûrdoue,bieu qu'on en fabriquât 
aussi à Ciudad-Real, à Séville, et surtout à Bar- 
celone. Leur importation chez nous a duré du 
xive au xvuie siècle où la fabrication a cessé en 
Espagne. 

M. le baron Ch. Davillier, qui aime à aller à la 
découvei'te sur les routes inexplorées, cite tous 
les documents, tant espagnols et italiens que 
français, qui viennent donner quelque éclaircis- 
sement sur le sujet neuf qu'il traite et sur lequel, 
s'il ne dit pas le dernier mot, peut-être, il donne 
tout ce qu'on peut souhaiter de concluant. 
La plaquette de M. le baron Ch. Davillier appar- 



i^ 



I A CHUONIOUK DKS AHIS 



T 



tifrH 4 ni 






^'t e»d*l« Corio- • rccomniBiule la fondation dn l'écolo ffrntiiftè dp 

do la (iairllf ' ilt.'ssiii on ITO"»; il y u joint qnolqncs» iiolt'S où il 

-••(ml anjour- «|<|ili<juo avoo ipiflqui' iimlico à 1 orxniiisaliou iM 

<■! Il' lii\«> à la rdliricidioii «iliiolli' di» la inamifartiin» lio 

, . i-, M^il nir- ôxrrs inirlijiK siiiii'^ liis ■ li^i |V,|( ji ns fio TUp 

y . A. I). 






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■ t<- , I ar r.iiil l'irircl, 
NjMi^n du lAMivre. — 

; c. 

-■\" 4 nmou* 

niylbiqiii» 

il «lis no- 

li 1«'6 nligiond aftti- 

'iiin>M)ci' à s'»^«'Iaimr. 

tX l»»U< JOH poindt'8 

uji- qu'U tt fjillii re- 

' 1« - manuel!) d'histoire 

faut reprendre k nouveau 

M. Pierrot vient dVs- 

: 1 Franco, en romii-n- 

' fort poigué, ce 

Ire aujourd'hui 

• . precque, as- 

. clc. etc. 

••■' Il dis- 

- 8<.ii 
1 .••,.... 
!• iitur 

UluU- 

iive» et «idera hieu «Jc.s 

•'• débrouiller. }iriucipal<-- 

vrc5 il'nrt de l'E^Mple, de 

. ;iiiîs de la liréce et de 

t (Ji^jà rendu au 

ex^'elleiit pelil 



Ti'iliofi'i/e 



'. M. Guftnvo tJouellain, 

f'CCU- 

■M>u. 



-ni*- de reim- 
•ic rarti*t« que i 



Gesr/iirhlc t/er ila/crti {Hisinire de la printuie) 
publit^o par AUred Woltuiann cl Karl \Vo*r- 
nianu. — i vol. gr. iu S» avec, environ WtO ilhi.s- 
tralions, i\ paraître eu !• ou in livraisouH.— Leip- 
zig, 1878. Chez T. A. Socuiaiin. - l•r^•nli^^e li- 
vnijson. 

(Iclle liisloire de la peinture, dans l'intention de 
se« auteurs, doit faire suite aux HistDivex //« /u 
sculj tion pt de raicJiiivrttne, de Willieini Lhhké, 
livres d« vnl;^Mrisation ul do doilrine à la fui.*., fort 
reuouioK''.-!, traduits en Angleterre, et doat uOUt 
n'avons pas l'aualoiiuo en France, ' '^^- ■ 

Lu première livraison do l'ouvrage de .MM. Woll- 
inann cl Woerninnii vient de paraître. Flh; débute 
|>ar la pcinlure «égyptienne et les briqiu's peintes 
< t l' maillées de Ua!)yloue et île Niuive, puis elle 
passe à la Grèee, laisanl, d'après les textes, un 
ré.iunM' de riiisloire do la peinture greetjue et 
gr(^co-ilalienne. Ensuite sont abordés les vase.'» 
peints au.xqui'is succèdent, connue traci^B à la 
pointe égdlciiicul et jiar unaiogit: <le dessins, les 
ouvrages en nuUal gravie, considéréH en outre 
connue les précurseurs de la gravure moderne. 
Kusuilu vieiiiicul la ni(isuii|ui', lu peinlur)' sur 
pierre, la luiui alufe, et enfin la peinture uuirale 
étrusque puis romaine. La livraison rei^to à cbe- ' 
val sur celte dernière. L'ouvrage, fait avec netteté 
et Irès-subslantii'l, fournit les principales indica- 
tions bii>liographiques et donne volontiers «juel- 
ques e.xtraitri des liavau.x spéciaux. Les illuxtrn- 
tious montrent, outre les pièces tradition ne Iles 
les plus connues, ua certain nombre de monu- 
nieiils qui n'oiil pis couru a travers le monde des 
publi'-atioiis illustrée*. . ji 

L'IJutoire </'■ /a ]teiniutv «e tient au cout>aiJt>âeBin 
• .•bercbcg et des induction» le* plus réeenlcB de 

ruditiou alicuiautlt; cl euro|iéonne, et elle nous 
prjrail d<'Voir en effet coniplétcr le .-ycle <les in- 
téressants manuels et lésumés généraux, si utilfH 
au puM ' .;; étudiant^, qui a été enU/'pr^s pur 
Kugl. I it p.u Liilil^é. dont les oUfralteH 

sont di:\i:jiii- iiarniqucr "11 A l!iiiiag..c et ea Au- 

""'■""'■■■■ ■^',»' r- _ ,,1 ,3«niJ«Ti 

i:>in>in(iit, lit avril: H. Ijaumierfl" article), 
Il ■>.', .ivnj (2*afliele), par .M. Parti I,«'frtr1. 

Le. T'-mjis, 'Jf et 2ii avnl : L'ojA' vrerie, par 
! Charles Blanc. 

Hi'viic si:i(:rdifif{uc, u" i2: jji.'îUlul^^Ui rwale. 
: lu (jrandé-l'rel.igne. I.eclure-i dii vencljrg(|i,. 
ir. — Le.s a!l/T.ilion.î des peintures à rhuïïe. 
1 M. H. l.iei»r;ié,li. ' ^ 

\"i'li;npj, 20 avnl : Note.s sur l'ar'chilRcin're ' 
use, jiar le coruti; de Dunraven, t. II 
• -un îii par Noi mari .Mooie ; ilnstifnt, 

'aquarelle, par \V. i\,irSf'.\\'\ \^ , 
me,, par Pli. IJurly; Index 
d*-!, Ii-tire^ t-t aiitrih documents adressé» ix 
Michel-Ange Buouarotti, et ccobervés dans 



ET DE LA CURIOSITÉ 



<35 



les archives de la casa Biionarotf i h Florence, 
par C. Hcalh Wilson. 

A Athenœam^ 20 avril : L'Inslitut des peintres 
h l'aquai-elle, par E. R. Taylor ; catalogue du 
Britisli Muséum (compte reiidti'i ; l'Exposition 
ititernationale. 



VENTES PROCHAINES 

Atelier Daubigny 

Par suite du décès de Daubigny, arrivé dans le 
courant de février dernier, les tableaux, études, 
dessins et croquis qui se trouvent encore à son 
atelier, vont être livrés aux enchères dans une de 
ces intéressantes ventes posthumes qui suivent 
aujourd'hui la mort de tout artiste sérieux. 

Daubin;iiy, on le sait, a été un des grands paysa- 
gistes de notre époque. Avec quelques autres, il a 
largement contribué pour sa ])art h faire du paysage 
non une peinture de convintion, comme il avait 
été jusque-là ou à peu près, mais l'expression 
fidèle et intelligente de la nature telle qu'elle est. 
Doué d'un talent plein de cliarme et de sincérité, 
il s'est presque exclusivement appliqué à rendre 
les paysages qui nous entourent, les bords de la 
Seine et de l'Oise. Les eailx calmes de l'une et de 
l'autre, leurs rives verdoyantes et les grands 
arbres qui les bordent, ainsi que les horizons pro- - 
fonds qu'ils laissent entrevoir, tel a été le sùjet'i 
constant de ses études. jdiijiIi'-:' jIhi;.', 

On retrouvera donc, dans la vente dont nous 
parlons, une grande quantité de dessins, d"e#quisses 
peintes représentant piur la j^lupart les sites les 
plus connus et les plus attrayants des environs 
de Paris, et des départements voisins. 

Ces dessins ne sont connus que de quelques 
intimes, le peintre n'ayant jamais voulu consentir 
à s'en séparer. On y trouvera également un certain 
nombre de tableaux terminés, et des meilleurs ! 
Leur nomenclature nous entraînerait trop loin, 
mais MM. les amateurs pourront en voir la descrip- 
tion détaillée au catalogue. 

La vente de l'atelier Daubigny, faite par M'^ 
Charles Pillet, assisté de M. Brame, aura lieu à 
l'hôtel Drouot, salles 8 et 9, les 6, 7 et 8 mai et 
jours suivants. Exposition le samedi A et dimanche 
5, de 1 h. à 5 h. * 

TABLEAUX ANCIENS 

DES ÉCOLES 

ITALIENNE, FLAMANDE ET FRANÇAISE 

DEUX BEAUX 

' .PANNEAUX DE FLEURS 
jjsq ;oito Par BOSSCHAERT 

VENTE HOTEL DROUOT, SALLE N° 9 
' Le lundi 29 avril 1878, à 2 heures. 

CÔMMISSAIRE-I'RISEUR : EXPERT,' 

M« Ch. PILLET I M. FÉRAL 

10, rue Gr.-Batelière. I faub. Montmartre, 54. 

CHEZ LESQUELS ON TROUVE LE CATALOGUE. 

Exposition publique, le dimanche 28 avril 



1878, de 1 heure à 5 heures. 



TABLEAUX 

MODERNES 

Thi;s-LMr'Onr\M-, i)i;i'K..ND\Nr de la 

COLLECTION FAURE ^ 

VENTE 

HOTEL DROUOT, SALLE N* 8 

Le lundi 29 avril 1878, à 2 heures 1/2. 

M" Ch. PILLET, commissaire-priseur, 10, 
rue de la Grange-Ralelière ; ' 

EXPEItTS ; 

M. BRAME, rue Taitbout, 47, et rue de la 
l>aix, 22. 
M. Georges PETIT, rue Saint-Georges, 7. 

CHEZ LESQUELS SE TIIOUVE LE CATALOGUE 

Expositions particulière, le samedi 27 avril 
1878; publique, dimanche 28 avril 1878, de 
1 heure à o heures 1/2. 



VENTE 

IJE LIVRES 

DE JURISPRUDENCE, DE LITTÉRATURE, 
D'HISTOIRE ET DE BIBLIOGRAPHIE 

COMPOSANT UNE PARTIE DE LA BIBLIOTHÈQUE 

DE RIQNSIEUR D*'' 

Le lundi 29 avril 1878 et les deux jours suivants, 
à 7 heures 1/2 précises du soir. 

RUE DES BONS-ENFANTS, 28 (MAISON 

sylvestre), salle N° 1. .:r,U 

M« Maurice DELESTRE, commissaire-prA^ 

seur, 27, rue Drouot. 

M. LABITTE, expert, 4, rue de Lille. 



OBJETS d'art. — AUTOGRAPHES 

TABLEAUX ANCIENS ET MODERNES 

ANTOINE BAER 

Expert 

2, Rue Laiiitte, Paris. 

TjnrJ ahjuài,» •:i."fiiM:t.lit/i?,lt tj[^ 3ii' 

OBJETS d'art ET DE CURIOSITÉ 

E. LOWENGARD 

26, rue Buffault, Paris 
SpéciaUté de Tapisseries et d'étoffes anciennes. 



136 



LA CHROMOl'K HKS ARTS KT DE LA CURIOSITE 



VENTE 
APIUS Phi KS nh M* V*** 

BEAU MOBILIER 

BRONZES & BRILLANTS 

HOTKL DROUOT, SALLK N» 8 

h» Jeudi a mai 1878. à 2 haurM. 

M* BERLOQDIN, rx)mniissaire-priseur, rue 
S»nU-l.a;are. •>. 

Ejr}x>fttvin }ml-h<jut\ le inerrredi i" mai, de 
2 b. à 5 heure* el demie. 



TABLEAUX ANCIENS 

Flaniuiidr vi llollunclHiHr 

Jacques RUYSDAEL 

roHMAvr L* < oi.i.e<;ti"> 

MM.H0AREz>0.iAY7/ y./y,scssEX) 

VEVTK nOTK!. DROUOT, SAM-K X" 8 
Le ]eudl 2 mai 1878, A 2 heures. 

M* Charles PILLET, cummiâsaire-priscur, 
rue de la (irang.-Uatehère, 10. 

M. E. FÊRAL, peinlre-expert, faub. Mont- 
martre, Tt^\ 

r.BEX LESQt'ELS tK TROUVE LR C.KTALOGUB 

LxyfjsUum, le mercredi i*' mai 1878, de 
I heure à 5 heures. 



TABLEAUX X AQUARELLES 

l'AK 

Jr A L( 1 ZZ I 

VENTE HOTEL DBOUOT, SALLE N» « 
L« — modl 4 nud, A 3 heures précises. 

VOtlt LK rjk7ALO<MB CHE/ : 

M' LêoD TUAL, coinmi»»aire-priseur, suc- 
ceiseur de M. BOUSSXTOX, rue de la Vic- 
toire, 39. 

M. BRAME, eipert, 47, rue Taitbont. 

Erjy.ii/i'yn pirfiVji/jV/-. , \(; jeudi 2 mai 1878; 
fuHiq}u, le vendredi 3 mai 1878. 



OBJETS D ART 

ET DE CURIOSITÉ 

Meuhlos, ^rulptnrop, lustres do cristal do 
rochi', (iobeliiis, tientcllos, (MoiVos, objets de 
poterie (anciens po(^les alItMn.indsV porcelaines, 
verreries, objets décorai ifs en l'erl'orj^é, armures 
ete., etc. 

KOHMANT LA C.OI.I.FCTION I)K 

VKNTK A MUNICH 
Lo lundi 20 moi 1878 

Le catalogue illustré de |iliolographios sera 
envoyé sous Itandc aux amateurs qui le 
demanderont au prix do 2 fr. 50 c. 



m. mONTMORILLON 

A MUNICH 

VENTE 

PAl'. SIITK Dr DÉCÈS DE 

DAUBIGNY 

HK SKS 

TABLEAUX 

ÉTUDES 

DESSINS ET CROQUIS 

IIOIKL DROUOT, .SALLIi.S N"" 8 KT M 

Le lundi 6 mai 1878 et jours suivants à deux 
heures 1/2. 

i M' Charle» PILLET M. BRAME, expert, 

rues 'i'ailbout, 47, 
et de la Paix, 22. 



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10, r. Grange-Batelière. 



Cam LI8QUBL8 SB TROUVE LI CATALOODB 



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LIVRES D'ART 

AltClUTECTLHh, l'LIMLHE, .SCULPTURE 



ET GRAVURE 



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5, quai Malaquais, PARIS 



ï*«»*^ - t»»- ^ DBBON8 «t C«, 16. n» da CrvissMt. 



U Uàacuwr en chef, gérant : LOUIS OONSE 



N" 18 — 1878 



BUREAUX, 8, RUE FAVART. 



Mai. 



TfT/ 



LA 



■CHRONIQUE DES ARTS 



ET DE LA CURIOSITE 

SUPPLÉMENT A I.A GAZETTE DES BEAUX-ARTS 

PARAISSANT LE SAMEDI MATIN 



Ofld 



Les abonnés à une année entière de la Gazette des Beaux-Arts reçoivent gratuitement 
la Chronique des Arts et de la Curiosité. 



£15 



Un an 



PARIS ET DEPARTEMENTS 

12 fr. I Six mois. 



8 h. 



MOUVEMENT DES ARTS 

Collection Faure 

Voici les prix obtenus par les principaux 
tableaux: les Gaulois, de Corot (mise à prix 
20.300 fr.), 13.100 fr.; les Bûcheronnes, du 
même (mise t\ prix 30.000 fr.), 1 3.500 fr.; l'/^f- 
licnne, du même, 8.000 fr.; le BraconniPr, de 
Diaz, 14.600 Ir.; le Bon Bock, de Manet (Salon 
de 1873), 10.000 fr. (cbiffre fgal à la mise à 
prix) ; le Bal de rOp>-ra, du même. 6.000 fr.; 
les Dômes de Boldini, 8.000 fr.; le Piano, du 
même, 13.000 fr. 

Total des quai'ante-deux toiles vendues, 
209.000 fr. " ~ - , 

Collection de M. Ivan Tourguéneff 

Me Charles Pillet, cominissaire-pri.seur. i 

Tableaux modernes 

Le matin, par Corot, l.oOO fr. ; la Plage, par 
Courbet, 430 fr, ; le Soir, paysage, par Daubigny, 
2.250 fr. ; Paysage par le même, 1.A20 fr.; Inté- 
rieur de forêt, par Diaz, 2.250 fr. ; Chemins dans 
un bois, par le même, 1.000 fr. ; Femmes turques 
dans un paysage, par le même, 1.220 fr. ; les Ge- 
nêts, par Chintreuil, 490 fr. ; les Cabanes, de Jules 
Diipré, 3.030 fr. ; Pâturage, par Jacque, 3.600 fr.; 
la Bergerie, par le même, 2.200 fr. ; Fruits, par 
Jeannin, 450 fr. ; les Chaumières, par Georges Mi- 
chel, 530 fr. ; une Aiguière en argent et son pla- 
teau posés siir une table couverte d'un tapis vert, 
par VoUon, 650 fr. 

Tableaux anciens 

La Mare, par Cornélis Decker, avec figures d'A- 
drien Van Ostade, 1.520 fr. ; Paysage, par Van der 
Neer, 2.800 £r. ; Paysage-marine, de Salomon 
Ruysdael, 2.420 fr.; le Départ, de David ïéniers, 
3.100 fr. 



Avec la collection de M. Ivan Tourguéneff 
a été vendue la collection d'un autre amateur, 
formée d'une vingtaine de tableaux seulement, 
presque tous de l'école ancienne. Nous cite- 
rons : 

Port de mer, par J. Breughel, dit de Velours, 
820 fr.; Vue de Rhenen, d'Albert Cuyp, 1.000 f^.; 
le Forgeron, par le même, 4.520 fr.; Châtoan fort, 
de Van Goyen, 510 fr.; Paysage-marine, site hol- 
landais, eftet de clair de lune, par Van der Neer, 
810 fr.; les Deux Musiciens, de Peters Codde, 
1.100 fr.; les Dun?s de Scheveningen, par Vander 
Poel, 1.000 fr.; r.4uberge, par Salomon Rnysdael, 
82(1 fr.; le Cours d'eau par Jacqups Ruysdael, 4.860 fr, 
les Joueurs de cartes, de Van Brekelenkamp, 660 f; 
l'Abreuvoir, de Philippe Wouwerman, 3.300 fr.; 
Bords de l'Oise, par Daubigny, 2.155 fr. 
' Le total des adjudications de ces ventes s'est 
élevé à 69.708 fr. 



*>'3 



CONCOURS ET EXPOSITIONS 



Exposition Universelle 

L'ouverture de l'Exposition a été célébrée 
le 1"' mai avec un écial exceptionnel: cette 
solennité a été une véritable fête nationale, 
la plus belle, la plus spontanée, que l'on eût 
jamais vue à Paris. 

Les sections nrtistiques n'étaient pas ouver- 
tes au public le premier jour, mais dès le 
lendemain, plusieurs salles, notamment -elles 
de l'Angleterre, s'offraient aux regards des 
visiteurs, et l'impression générale était excel- 
lente . 

No us nous bornons aujourd'hui à Ces quelques 
lignes pour constater le fait matériel de l'ou- 
verture, et l'effet produit dès l'abord, effet 
qui permet de présager un succès sans précé- 
._ dent à r Exposition, quand même la paix.de 



138 



I A rURON 101 H DKS ARTS 



tMjhlt^P 



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par les 

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«'\|iosauls 
can/'. aii\ 



Le 
piel. 
il n« 
dont 
pirt. 



NOUVELLES 



Inndi dernier, notre éniinent collabora- 

' , • ' T" r a ouvert son cour d'eslhé- 

Fraiire devant une iioin- 

.t!,.f .j.ii lui a fait le plus chaleu- 

:I. 

},]...,,■ . .i.inné la définitiun de 

la science du senli- 

t rti'udu sur l'ori- 

. dit-il, a créi'.-^ 

lit dans la nature 

le, les trois qualités qui 

I-, et qu'il possède, lui, 

ut degrv : l'ordre, la proportion et 

' ' l'S Hlanr, a (-té coin- 

:i du débuta laquelle 

) -nt se soustraire, et 

t. du reste, faire la 

...uinent chu/. MM. 
■•ra, la Vkryc mix 

. . ..., .quiv.ii'tn' vi-niliii' à 

'.<-s p4r MM. UirisLic et Mans<>i 

;.ar .M""^ la 

.i.if «'-s dans 

rains. 

• salli' 

'•, lont la 

'• [)ar l<.'s 

ijij i,"ii\ie. 

< ir 1^ fnrjt^p du pa- 



• p'ir .y, Lr.'iuk. 

• si : •' la Forc^j: 
rfr;aii-'ir»i'-- soua le règne de 

■ , .,. ,1,. 1.. f ,; ...» «usissumn 

de la Loi, 

.,. . ..., ,„ ,...;.ce. Sur les 

de la Force cl de la Prospé- 



rité, jiorsonniliées par do jeunes femmes, 
s'étendent, ayant à leurs pieds des enfanis 
ailrs. .V i;auolie. la Force se dresse sur le bras 
dnùl ; do la main gauche elle saisit l'épéo que 
lui préseiilo le (iénie (jiii se groupe avec elle. 
.\ druite, la Prospérité lienl une corne 
d'abondance. 

Divers attributs relatifs aux symboles rem- 
plissent li'S vides dos oiMôs. Le fronlo.'i mo- 
suii' 10 mètres d'élovalion. el les limiros en 
ont 4. 

Le Giuic </es arts île .M. Moi'cio vient d'elfe 
placé au-dessus du pavillon du Louvre, en face 
le p<tiil des Saints-l'oies, dans lempSicemeut 
(pioccu|iait. le Napoléon 111 de Harye. Les 
éiliafaudages ne sont pas encore enlevés. 

,*. Le niuséedeiterlin a acquis récemment, au 
prix do KKl.dOO francs, les tbîiix bustes bien 
connus du palais Strozzi ; run d'eux, celui de 
Madilalena Stro/zi, est sifj;né sous le piédestal 
parpesiderin da Sellipnano : il a été jj;raTépar 
l'erkiiis. L'autre est un bustt! d'iiomino d'ajirés 
un personnage delà même famille. 



NÉCROLOGIE 



.M. Mis do La Salle vient de mourir à l'Age de 
quatre-vingt-trois aris. Sa (in était pressentie 
dojiuis quelque temps déjà par ses nombreux 
amis. 

Il est ù peine besoin de rap|ieler ù nos lec- 
teurs les litres que le généreux bionfaileur de 
nos musées s'est arcjuis à la reconnaissance 
juibliqne. 

M. Mis de La Salle a donné, entre autres, 
l(Mi dessins de premier ordre k l'Ecole des 
beaux-arts, tiiO environ au niiiséi' de Dijon, 
d'admirables Poussin au Louvre, une superbe 
suite de gravures d'après le même maître, et 
d "autres pièces d'une grande rareté au cabi- 
iKît des Estampes, des dessins aux musées de 
Lyon, d'Alençon, d'Orléans, un labJeau de Gé- 
ij. ault h celui de Houen. Kiilin il avait mis ù 
exécution un |»rojct lornié depuis longtemps : 
il avait fait passer dans les salles du Louvre 
l'élite de ses collections : d'abord ses bronzes 
italiens que l'on voit dans la salle Michel-Ange, 
jiuis, il y a un mois, 2.'» ou :iO tableaux el iijô 
dessins de la [tins grande beauté. 

Enfin, la semaine dernière, s»^nlantses forces 
décliner, il avait envoyé à notre musée natio- 
nal les quatre tableaux de premier oidre qu'il 
avait désiré coiiierver jusqu'à la fin: la Jour.use 
ilf: tainhouiin, de Léiqiold Hobert; un admi- 
rable pity$(igc (le Marilhat ; la ravissante Courue 
df rluxaiix niontt's, de dériiault, et la copie 
par le ménie peintre de la Juslve divim de 
l'rudhon. M. le ministre de rinstruc,li(»n jiu- 
bJique venait de témoigner au généreux dona- 
teur la reconriaissanie du pays en le nommant 
ofticier de la Légion d honneur, 



M. le baron de Guilhermy vient de mourir i 
l'âge de 69 ans. Il était membre du Comité 
des Monuments historiques depuis 1838. C'était 



ET DE LA CURIOSITÉ 



139 



un (les archéologues les plus distingués do no- 
tre pays. Quoiqu'il fût malade depuis long- 
leni])s déjà, sa perte sera très-vivement ressen- 
tie. Nous rappelleronsles titres de quelques-uns 
de ses remarquables travaux : Monojniphir de 
l'église royale de Sant-Denis et fie ses tombeaux 
(I8i8) ; Itinéraire archéologique rfc Pdn's (i8;i."i) ; 
Description de Notn-Dame, cathédrale de Paris 
(18;;0) ; la Sainte-Chapelle du Palais (1857). 



Nous avons aussi à annoncer la mort de 
M. Victor Thirion. Ce jeune peintre, élùve de 
Gleyre et de M. Bouguereau, avait exposé au 
dernier Salon un portrait d'homme et une 
Psyrjté abandonnée qui permettaient de bien 
augurer de son avenir. 



RÉUNION DES DÉLÉGUÉS DES SOCIÉTÉS SAVANTES 

DES DÉPARTEMENTS 

Beaux-arts. - Nous empruntons au Temps 
le résumé qu'où va lire : 

La séance a été ouverte par uu discours de 
M. de Cheuneviéres. Le directeur des beaux-arts 
au ministère de l'instruction publique a parlé 
d'abord de l'Exposition où il a réuni les portraits 
nationaux prêtés par les musées, les cathédrales, 
les châteaux ; il rappelle que les écoles de dessin 
de province seront représentées dignement à 
côté de celles de Paris. M. de Cheuneviéres an- 
nonce, avec une légitime satisfaction, que l'In- 
ventaire des richesses d'art de la France, pour 
lequel il l'éclamait Fan dernier le concours des 
sociétés départementales, et qui n'était encore 
qu'à l'état de projet, a reçu un commencement 
d'exécution. Le premier volume a paru et promet 
une série de beaux livres à nos bibliothèques. Le 
second volume, relatif aux villes de Montpehier, 
Oiléans, Chalon-sur-Saône et Versailles, est com- 
plètement terminé, et le troisième s'avance rapide- 
ment; il sera consacré aux premières uomencla- 
tures des monuments civils de Paris. 

L'enseignement du dessin a soulevé dans ces 
derniers temps des questions qui touchent à leur 
solution. M. Bardoux va très-prochainement tracer 
le plan de l'organisation de ces écoles dans un des 
projets de loi qu'il élahore. n Nous avons recueilli, 
ajoute M. de Cheuneviéres, par l'entremise des pré- 
lectures, tous les éléments d'information sur les 
musées, sur les écoles de dessin, sur les métho- 
des qui y sont observées, sur toutes les institu- 
tions, eu un mot, qui peuvent servir au perfec- 
tionnement du goût et à la pratique du dessin 
dans nos départements. Ce seront là de précieux 
renseignements pour la mise à exécution, sensée 
cl rapide, selon le caractère et les besoins de cha- 
que province, de la grande réforme qu'étudie M. le 
ministre. " 

M. de Ghennevières est particulièrement fier, ou 
e conçoit sans peine, des travaux d'art exécutés 
par ordre et pour le compte de l'État ; il recom- 
mande donc aux délégués, s'ils veulent se faire 
une idée exacte de l'état de l'école française con- 
temporaine, de ne pas se borner à visiter les ga- 
leries du Champ de Mars; ils devront surtout 



étudier les peintures de l'Opéra, de Sainte-Gene- 
viève, dt* la Trhiitè; on aurait pu ajouter aussi 
celles d ■ Snint-Gcrmain-dcs-Prés. C'est appliquées 
aux murs dus édlli(*<;s, conllune M. h' directeur 
des beaux-arts, qu'il faut (rliercher les œuvres 
maîtresses, c'est à de telles œuvres caiiitale;' que 
doit avant tout se reconnaîlrc la nation artiste. 
M. (h\ Ghennevières conqncnd très-bien aussi 
qu'on sollicite les vocations d'artistes par les ea- 
couragenii-nts juiblics et privés. Mais ce n'est pas 
assez de faire des [)ciiilres, il faut encore . t sur- 
tout les provoquer à la production, atdieter leurs 
tableaiiN, leur otVrir une carrière. C'est jjéché, 
dit-il, de solliciter la jeunesse à co rwU: métier si 
nous ne trouvons moyen d'utiliser plus tard les 
lahiuts acquis. Voilà une bonne pensée et une 
charitable parole. l*ar malheur, les ressources de 
l'État sont minces; il faut les émietter sur une 
immense surface, où elles produisent relTet d'une 
maigre rosée sur un sol altéré. M. de Ghenne- 
vières est bien près de se plaiudr.; qu'on le con- 
damne à opérer des miracles; il affirme pourtant 
qu'il eu fait. .Mais il demainle pour l'avenir la 
collaboration des conseils municipaux qui doivent 
être jaloux de bâtir ou di; décorer des monu- 
ments. 

M. Charvet, de Lyon, raconte les tentatives réi- 
térées ets uvent infructueuses faites dans cette ville 
pour organiser l'enseignement public du dessin. 
En 1689, la première tentative fut accomplie par 
un peintre, Thomas Blanchet, qui obtint des let- 
tres-patentes, mais ne réussit qu'à enfanter un 
projet. En 1731, l'abbé Lacroix veut fonder à Lyon 
une académie de dessin d'après la figure ; les 
dessinateurs pour 1 industrie des tissus s'y oppo- 
sent et demandent la création d'une école de 
fleurs. Celle-ci se heurte au mauvais vouloir des 
intendants du commerce et des arts," elle ne s'é- 
tablit qu'à la fin du xvino siècle par l'initiative 
de quelques particuliers qui eu faisaient les frais. 
En 1780, l'école gratuite de d.'ssin prit la place 
de cette entreprise et lui donna une existence as- 
surée. 

M. l'abbé Laferrière traite de l'histoire de l'art 
eu Aunis et en Saiutonge. Il lit la préface d'un 
inventaire des richesses d'art du diocèse de La 
Rochelle. M. Vérou, directeur de l'Ecole des beam.x- 
arts de Poitiers, se lance dans une série de rap- 
prochements destinés à relever chez les peintres 
les qualités des sculpteurs, et chez ceux-ci les 
qualités des peintres. Y aurait-il donc deux arts, 
deux méthodes? La peinture et la sculpture se- 
raieut-elles condamnées chacune dans leur sphère 
à se faire des emprunts plus ou moins légitimes, 
plus ou moins heureux? M. Millet proteste contre 
cette dualité : l'art est un, en dépit des moyens 
divers qu'il emploie pour se manifester. Que l'ar- 
tiste tienne le burin, le pinceau, le ciseau, le 
crayon, peu importe, le but qu'il cherche, l'inspi- 
ration qui le soutient et le guide ne changent pas. 

M. Noël, d'Orléans, communique un mémoire 
intitulé : « Des arts industriels au moyeu âge et 
à l'époque moderne. » L'auleur étudie les trans- 
formations de la classe des artisans depuis l'an- 
tiquité grecque et romaine, où elle était composée 
d'esclaves, jusqu'au xi» siècle, où elle se réfugie 
dans les monastères. Au xn^ siècle, les laïques 
s'emparent de l'industrie et se réunissent en cor- 
porations qui portent au plus haut degré la pra- 
tique. Mais, à la fin du xvm^ siècle, les nécessités 



IM 



LA CHROMOir DKP ARTS 



1) 




trut*, « U 


dn 


^Tr^^ f'.i 



delà eon»A^nimiilion <1«n« niu> société plu? mii- 
T^- ! .if l»ris«'r los onimvrs 

q . «iiJ À la pro«lii. lion. 

t: - aillant. In tradition «Ips 

a- hi<» Pt n'rt point onroro «'"te ; 

f, .... . ... I,... ,^,^„lr!^ Hi' I 

,1, 11 aoluoUf. 

1 .ilclior au , 

. Inoult«^(l<'sl«»tlro8 
.! !!.' notice sur Ift vie et 

|. .ur. Ji-nn <1p Bolo<.?ni\ 

1 .\0!H\ <lo Bol 'inii' 

11.1. «niiL'n^ p<'p pa- 
c. Il «li'x-int nppriMili 
iioij. Il ovnil vingt!»i\ 
;ul. >ur Ips r< n««>il» <Ip son 
~.in Toynpp «ritalif. Il Annt 
irnn ilenx nni». La Un- 
t alors ilos mains «lis 
f'*; Micliel-An^'f . lian? 
rt'. avait pt-int Ipp aii- 
i< M riiipclli» Sixtinp. Jcai' pnt 
rorhpr le (îran<l arlisto. <raHiri'r 
\.' ppcpvoir f^oi» cotiPi'ilp. Noiro 
•Mi«ui|p Florence ; il v sf^jonma 
•"'t )i favf'tir Af Bernanlo V< r- 
. son pr< micr niarltre ; .lean 
V<iiiH <jni lui valut lousli-s 
fut un vrai rou[i de 
lit jiour les .M/'dici? le 
"Irnx «Mil'iut!» prriinnt à riiauieçon; 
'.f Snni= m terrassant un Philistin. Sa 
' : on l'appela à décorer une 
•pie le pape ('•levait h Bolo- 
destmalion qu'il Fculpta la 
' [.tune. En 1572, nous le re- 
ii irii «ni le rapfielait l'iiivinrible at- 
- ffrands tréoors artistiques; cegt là, 
•f. qu'il retrempait se:» farces <•! son 
Il y «finçut protiatilciiient la preniién- 
\i,.^.,.^„ 'niant, (p jirodive de l/'jîèrelé, 
f, qui fut eiMut*'! en 157!». 
. ..• va, en 1583, lilluslre compo- 
'!« le litre d'enlèvement des Sabi- 
<m'il avait trouv<^ dans un beau 
•né Ginori, le type héroïque 
- fo chef-d'fpuvre. Un jour 
iticn. s'adressa humblf- 
iintâ ses ardente? inulan- 
■ virdemodi'Ie.Jean de Bologne 
nf-ii'-o ; «ulre If'S (rrands iiior 
!<• Citer, nous avons de 
• ut. d*"- erufilix d une 
' ' se'i Venus, h 
el à UPS Ira. 
■. jni fie 1. f;.:.|. ni prtint en déli- 
;•• B«^Tennlo Oliini. 

re une notice aux 

Ifame de Bèhuard, 

' i <•.- inta'le jlJ^qll■;■| 

v qui repré'cnl^'nt 

que L/jui« XI ''I 

." repr<'»*;ntant de 

. . . .. ..- XI, un calice, une 

'mtom, ooe ricrige en orfèvrerie 

L ■ •• date de l'époque 

<ï't« , on Tient d'y dé- 

coHTîiî iU» i^tature* uiuraiei) da xt« «iècle. \je. 



sujet principal est un arbre de .lesst^ exiVuté avec 
une firande sobriiMé de couleurs. M. l'abbt'' 
l'.lieyssac u donné une «loscnplion «le ces pein- 
tnn's. M. labbé llchaisues annonce «pie la com- 
niissiiMi liisl. nique «lu «lépartcnii-nl du Nnnl, «loul 
il est an hiviste, a dressé un inventaire «les ri- 
chesses il'art conservées dans l(> (li'|).irti'ini'iil. 
M. .Marionueau. «b'Nnnti's, a coinnuinii|ué nne no- 
tice biopraidiique sur Inrchitccte Louis, cpii rec- 
tille plusieurs erreurs ayant cours dans les dic- 
lionnaires. Louis na«piil h l'aris le RO nini I7:U ; il 
fut pensionnaire du roi n lloine en i'iie. L'auteur 
insiste sur les déboin's éprouvés à Bordeaux par 
L«juis njtrès la c«uislruction du IhéAire, «pii est son 
chef-d'oMivre ; il lit nue lel Ire fort «liirue di' l'ariiBle 
ft M. Dupré de Sailli Maur. inleiuiaiil de la pro- 
vin«'e ; celle lettre conlieni «les plaiiili's «'«uilie les 
procé«lés des jurais de la ville, «pii le laiss«'iil |iar- 
lir en lui devant une somiiie considérable. Louis 
inonrul à Paris, non à rh«'ipital, en isn7. mais rue 
de la place Ven«l<^nle, le 2 jnilb'l ISOO. M. Marion- 
neau «spêre que la ville d«' li«irde;iux ven{:ern la 
niéiiuiire <i"' Louis, lors «le la «éléhration «lu cente- 
naire du <Jran«l-TliéAtre. 

M Braipieliaye «lonn«-«les renseifinenients liislo- 
ri"]nes sur lori^'ine de I éc«tle fie peinliire et de 
seuljiture (le H«tr(leaux ; bi fondation dut" delfi'.tO; 
elle e>t due à .M. Le Blond «le La Tour, [teinln- 
ordinaire «lu roi. Ln 1701, elle fut inaugurée so- 
lennelliiiient «lans le collège de Guyenne. Dispa- 
rue en 1709, elle fui rétablie en IT'i'i par l«'8 ma- 
gistrats de Bonlcaux, «pii fondèrent «les prix en 
17.ïi. P«'ndanl l'orage révolutionnaire, elle se ré- 
fugia dans l'ali'lier de Laconr p«!;re, qui se chargea 
généreusement de tous les frais jusqu',à la fonda- 
lion «les écoles cenlr.des (1800). 

M. Brocard, de F^angres, raconte les origines de 
la société archéologique de Langres. Elle fui fon- 
dée en 18.16, malgré les résistances de l'adminis- 
tration, par 110 associés, (|ui voulaient assurei la 
conservation de débris antiques déeuuvcrts en 
183*. Elle a créé un musée d'ar«'héologie et de 
peinture-, elle a publié des mémi^ires sur l'Iiistoire 
et r.irdiéolru'ie de ce déparleiiient. 



— »^. --<-ra' 



CORRESPONDANCE DE BELGIQUE 



Le printemps a ramené les aquarelle.^ : la di\- 
neuviéme exposition annuelle des aquarelles s'est 
onvi'rte le premier avril. Il y a des Italiens, des 
Allemands, fies Hollandais et des Belges, comme 
toujours; mais je n'«i vu qu'un seul Frain;ais, 
M. Ilarjiignies. M. Jacquemart, qui exposait l'an 
dernier trois impressions extpjises , n'a rien 
envoyé cette ann»'*. C'est donc M. Ilarpignics qui 

I va nous dire l'allure prête et Houple de l'arpia- 

' relie française. 

Je ne sais rien de rejtosé comme le Coin il'ntp- 
lier où l'artiste a peint les objets qui président à 
la vie intellectuelle de tous les jours. Ce n'est pas 
un amas de bibelots <l de défroques, comme 
chez les mosaïstes du ton. Vnc lumière tranquille 
baigne tout juste ce qu'il faut pour être heureux 
rhfx soi, des portefeuilles, un bout de table 

I chargé d« jtapiers, un chevalet et l'ûtre avec son 

j creuset de fonte pour le» jours d'hiver. Rien ne 



ET DE LA CURIOSITÉ 



141 



détonne dans cet ensemble de colorations paisibles; 
un chàle éteint ses vivacllés d'aindrantlic dans la 
clarté sourde et fine tamisée par un lanteruau qui 
se devine sans être vu. Ou n'est pas plus maître 
de son procédé. 

Cette mémo blondeur dans les tonalités se re- 
marque dans Tautre aquarelle de M. llarpignies, 
Soiivetiir de r Allier \ il y a toutefois eu plus la 
largeur de la lumière en jdein air; les quatre murs 
de l'atelier ne sont plus là pour mettre une sour- 
dine à l'intensité du ton. 

Oq voit peu il Paris l'artiste extraordinaire qui 
s'appelle Adolpbe Menzel. Je n'ord)lierai jamais 
l'impression qu'il produisit sur moi lorsque je le 
rencontrai pour la première fois dans la collection 
de M. Sueraioudt : il y avait une ardeur de pein- 
ture de missel dans l'admirable Intérieur d'église 
que possédait cet amateur. Depuis, j'ai retrouvé 
M. Menzel aux expositions et je suis toujours 
resté sous le cliarnie de sa manière faite de fuiesse, 
de vibrations, de coloris puissant et souple. C'est 
encore un Intérieur d'église qu'il envoie cette 
année ; mais comme les artistes supérieurs, 
Menzel trouve moyen de ne pas se répéter en 
reproduisant ses sujets. Ici, la voûte nage dans un 
pur rayonnement de blancheurs; le paradis s'ouvre 
au delà, avec un éblouissement lacté; une douceur 
infinie, une clarté immaculée, un printemps de 
lumière enveloppe le vaisseau de l'église, inexpri- 
mablement empli de paix, et l'or s'y amollit 
comme une lumière un peu plus haute seulement. 
La complication des orfèvreries est travaillée dans 
celte belle page avec une minutie de bénédictin. 
Mais la minutie a pour correctif la largeur. Rien 
de plus large d'aspect, à trois pas de distance, que 
le guillochis des petites touches ailées qui, de 
près, ressemblent à des points de dentelles. Un 
clerc rougeaud allume, au premierplan, la lampe du 
tabernacle; c'est large comme le pouce et cela a la 
grandeur nature. 

Je reprocherai h l'autre aquarelle de JI. Menzel, 
Projets de Voijage, de se noyer un peu dans les 
ciselures du détail ; les figures secondaires man- 
quent aussi de l'importance que le peintre partaL:e 
d'ordinaire entre tous ses personnages. Le sujet 
est du reste tout indiqué par le titre Deux mes- 
sieurs, dont l'un suit du doigt les linéaments co- 
loriés d'une carte, avec un très-étonnant penche- 
meut de corps, font le rêve de se mettre en rupture 
de mariage. Une rougeur d'aise enflamme leurs 
cous ; on ne peut mieux indiquer l'ardeur d'un 
grand projet conçu à la faveur du {letit verre de 
cognac, et tout à coup une dame montantles mar- 
ches de la terrasse va dissiper le nuage rose qui 
entoure les deux messieurs. J'ai été très-ému de 
la tournure de celte petite scène qui a tout juste 
l'esprit qu'il faut, comme les œuvres vraiment spi- 
rituelles. Une balustrade découpe ses fleurons sur 
un fond de paysage vert et rose ; c'est un motif 
qui revient souvent dans le subtil pinceau épris 
des étonnantes combinaisons du fer forgé. Une 
chaleur lumineuse et grasse, alourdit l'air, met 
une buée sur les personnages, et la comédie 
s'achève ainsi dans la forte réalité d'un jour 
d'été. 

Combien cet art est plus franc, plus solide et 
plus humain que l'art lassant et ornemaniste 
des imitateurs de Fortuuy I L'adresse chez eux est 
extraordinaire ; ils font faire à leur pinceau d'a- 
quarelliste des métiers surprenants ; mais ils 



n'ont ni les fermetés de la vie, ni les curiosités 
permises à l'art. M. Simoni a eu un beau mou- 
vement de bonne fui en nouunant une de ses 
a(piarelles Costume de l'Empire. Cela dit tout, eu 
elTet, non pas uniquement ce que AL Simoni a 
fait, mais ce que font tous ceux qui font comme 
lui. Costume! Eh oui, et rien de plus, si ce n'est 
nue grAce mince et fi agile, un air emprunté d'hu- 
manité, des silhouettf^s qui se démènent sans 
atteiuflre au geste large de l'action. Et pourtant 
M. Simoni serait de force à me faire riigretler 
mes conviclions, si j'en étais capable, tant il y a 
de charme dans saniièvre et exquise figure de cire 
allongée les jambes en avant. 

M. Cipriani s'attaque aux nus, dans son Arabe; 
c'est de la chair bronzée, avec des finesses gri-es. 
\]ne Japonaise t\ti. )>\. Maccari a un joli chatoiement. 
Je citerai aussi M. Joris, un peu froid cette année, 
M. Carlandi, qui tire un feu d'artifice sous pré- 
texte de Printemps et M.\I. Da Rios et Zazzos. 

Un artiste romain, dont le nom a une saveur 
germanique, M. Culeman, se rattache à la fois à 
l'école allemande par le dessin caractérisé de ses 
paysages et à l'école italienne par la subtilité de 
l'exécution. Les Allemands toutefois, sauf peut- 
être M. Graeb, ne sont pas celte fois à la hauteur 
de leur science habituelle. MM. Roovey, Robinson 
Cox, de leur côté, m'ont paru insuffisants à re- 
présenter l'aquarelle anglaise. 

J'ai trouvé plus de personnalité chez les Hol- 
landais et les lielges. M. J. Maris a envoyé deux 
aquarelles (jui ont au plus haut degré l'accent 
écrit tout à la fois et cursif du croquis à l'eau 
Le ton fait sur le grain entrevu du papier une 
tache expressive, émue, qui semble tombée là 
d'elle-même. C'est de l'impromptu à la couleur 
Le Village et le Moulin sont des modèles du 
genre. L'autre Maris ("Willem) a des bonheurs 
aussi, mais sa facture mollit par places, l'ardeur des 
tons n'est pas non plus poussée aussi loin que 
chez J. Maris. M. Mesdag,au contraire, est gris, 
ferme, ténu, dans sa note des mers du Nord 
fouettées par les averses et les coups de vent. Sa 
lourdeur même a encore de l'accent. M.Blonuners 
fait avec un art aimable de jolies filles roses et do- 
dues, eu train de montrer dans des sourires les pa- 
lettes blanches de leurs dents ; premières amours, 
premiers désirs, premiers rendez-vous. 

M. David Oyens touche aussi à l'idylle, mais 
avec drôlerie. Son Fiancé à cheveux gris, la mine 
trognonnante, s'épanouit dans sa cravate de 
noces très-comiquement. Les Chaumières en Hol- 
lande, du même artiste, sont une des choses les 
plus fraîches 'de l'Exposition. Je n'oublie pas 
MM. Rochussen et Weissembroeck. 

Il y a chez les Belges un sentiment très-franc de 
l'aquarelle. MM. Staquet, Uytterschant, lluberti, 
par exemple, sont tout à fait doués au point de 
vue de la pratique vive, irrésistible, spontanée 
qu'exige cet art d'improvisation. Tous trois se 
ressemblent par nue certaine douceur dans le 
ton et le côté nerveux du dessin. 

M. Pecquereau recherche plus particulièrement 
les tonalités fortes ; il sème d'éclats de soleil 
l'ombre fourrée de ses arbres. M. Huberti re- 
cherche au contraire l'indécision des temps vapo- 
reux. Sou Matin à Lillo flotte dans les buées avec 
une clarté où l'on sent déjà le soleil. Il est vra 
que le soleil est tout à fait levé dans sou Camp 
de Beverloo, un très-beau morceau de plein air 



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rnapli du hnii$5ei«ent dr» 



dr 
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il Ir* pnnlros d'nnr 

■ «ini. clioi! lo pr»'- 

ri< ^t so roiiiltninil 

n.iir m«''|i' «iK Ions. 

~ lilaiirs de |iA- 

~ ;i |ilfil d'iino 

, nlioiirs, 

. il y a un 

-« et Pauvirlè, 



t ospril ni- 

1 la ui< MK' luilf dans sa Wm*" 

niorronii ooriî, mais un jn'ii 

' rorlio quo Ion ynxi laire 

us «ou «imisaiilo aqua- 

. l no fonlo sr lioiisoulant 

•• rhftrcuUor <iaii« des uniolos 

l do vorl. alors quo le voisin, 

• Udarl.ost ri-duit à la fail- 

\ iiif- . ti iii,,i . «•aux. Il y a là 

i' d'adrofso et 

1M.X aquarelles 

. l>o ilol ot Hecker : ils nie con- 

quo jo mo suis faito de l'aqua- 

. rraoolio, colorée, d'an acceut 



Camille Lkmonnikr. 



BIBLIOGRAPHIE 



I^M Prophrtet du Christ, otudo sur les origines du 
|K,4-..,„ ... „.. •„ ^„ jç ,33 paRPS. — £,<? 

I' fif/e, in-«'> do t^d p. 

I'-.. . .;..:.. . , ,.,,. .'.;.. MUS Sopol. 

M 

\i-r- 

V 
H , 



un . 
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»«'■• 
Ur. 



Mflhn» p^ppf q»tt. dopuis dix an», s'occupe 

- uiii^ioos dt notrollKjAIro 

on doux volnmos les dif- 

1 ;! a publiés sur ci-t inlérog- 

L .■iiil»-iir y dt-uioutre. pro.uvfs 

iderno est issu de» 

tre'cullc catholique 

«église» et 

- dos xir 

le puisse 

' -ire liltô- 

..-iialoe aux 

M laiitoDr na- 

-, . le la inij4« en 

ir c< cou. il n avait touché à un 

' do lart dr^iiiiatique e»Benli«'lle- 

oetlo revue, lie uiéme que 

Ton Afre ei«t M>rti des textes 

o uoe forme visilde et 

- n'a été qu'une inife on 

x ou, i>i l'on veut, l'bis- 

iiée. 

•>• jr*rioior^ rc»;j': du draïue-uiodeme fui lo 



ilni'ur do lu basilicino. pni< la n.-f; <'nlÎM le por 
lail ou If parvis do nos oalli(Slralos aiu^iipic. par 
«Xtonsion, In cour d."8ololtro3 oanoni.iiix. P.uli do 
l'antol lît kMKlant toujours à sYniuiiciiior, à rt>von 
diqu>r la hborlti do. 80S allures o| sou iiidiviilua 
lilo, lo tlioi'ilio mil do louiiuis auui'os à Iranrliir cos 
iMapos suorossivos qui 1») si^pninioiil iW plus on 
plus do tioa bon-o.au. M. Sopol, doni lu solide éru- 
dition o;:alo lo laloiil d'éoriv.iiu, déoril à la l'ois. 
avec couleur cl prorision. les dive.rsos phases jnir 
oA passa l'art drn\ualiquo. 11 dépeint, avoo dp cu- 
rieux détail.-;, les eéléhraiils des ollii-os litui'nicpics 
qui fui-ojii loj» preuiiors aciours du drame primi- 
tif. Il expose quels furent leurs rôles, leurs cos- 
tumes, les déeors i\i> la r.eéno. Il nous fait assis- 
ter à des rcprésoiilnlioiis IhéAlrnlos de^ xiii». xiv», 
XV et XVI» sièeles. \.vs luuidireux amis <lu lliéAlre 
modorne. ipii, scrutant de. plus en plus ses ori^îini's, 
fouilletl(.>nt avec aoliaruemonl ses lointaines anna- 
les, seront heureux de ces nouvelles révéla- 
lions. 



VENTES PROCHAINES 

RIBMOTUftorE 
DE M AMBROISE FIRMIN-DIDOT 

De l' Avnilettiir ilis msii ijiliiins ri hrllcs-lfitlrcs 

La vente dune [tarlie de celte eolleclion eélo- 
lire aura lion dans la première quinzaine du mois 
do juin [irooliain, à l'hôtel Drouol. par le minis- 
toro de M» .Mauric* Delesiro, eomniissaire-priseiir. 
suocosseur do .M« Delherpue-Gorniont. nette partie 
ooinprendra ■'oixfmfe-fh.r manuscrits, avec ou sans 
miniatures, relatifs aux iii:i.i,i:s-LKrrnBS et à l'uis- 
ToiRE, et un choix de livres anciens, les plus rares 
et les |dus précieux, aiqiarlenani é^alomenl aux 
BEi.LES-i-KTTfiES ol àrnisToiitK irhélonrs et orateurs, 
[loëtos grecs et latins, une collection iii)|»orl!iule 
de poêles français, le théûlre do CorniMlle, Mo- 
lière et Ra.^iIll• on éditions orifiinales, une série 
nombreuse de rom.'ius do ohovalerie, etc., etc.). 
On y trouvera des e.vemplairos uniques et sur peau 
de vélin, de riches reliures anciennes r-t moder- 
nes, des exennpIairPR de <Jrolior, Maioli, Mare 
Laurin, f>anevariu.-. Lon^epiirre, etc. 

Le oatalo^uo par.dira vers le milieu du mois de 
mai. et il sera di-lribué par b-s sfdns de M. Adol- 
[die Lahittc, libraire-expert, ohar^é de la vente 
Cl, rue de Lille). Il sera fuiblié une ériition illus- 
trée du ;riême oatalo;/uo,a un petit nombre dexoin- 
plaires, au prix de 30 fr. On peut y «ouscrire à la 
librairie Firniin-Didot et (;'«•, ':,>;. rue .lacob, n 
Paris. 

En vente au bureau de la Gazette des Beaux-Arls: 
La Tête de cire du Musée Wicar 

(irniij'; "H l/urin fuir M. F. Gnillord 

Épreuvesavanf la lettre .sur Japon monté.. 20 fv. 

— - d'arliste I.ï fr. 

— lur Hollande 10 fr. 

— avec ia lettre .'i ff. 



ET DE LA CURIOSITÉ 



143 



Collection LAURENT-RICHARD 



VENTE 



90 TABLEAUX lettres autographes 



MODERNES 

DE PREMIER ORDRE 

22 TABLEAUX ANCIENS 

COIMI'OSKNT 

CETTE REMARQUABLE COLLECTION 

VENTE HOTEL DROUOT, SALLES N">* 8 ET 9 

Les jeudi 23, vendredi 24 et samedi 25 mai 1878, 
à 2 lieures 1/2 

EXPOSITIONS : 

Particulière : | Publique : 

Le mardi 21 mai 1878 1 Mercredi 22 mai 1878 

de 1 heure à 5 heures 1/2 

COJIMISSAIRE-PRISEUK I 

M« Ch. PILLET, 10, rue Grange-Batelière, 

KXPF.RTS POUR LES TABLEAUX MODERNES : 

M. DURAND-RUEL 

11, rue Le Peletier. 

EXPERT POUR LES TABLEAUX ANCIENS : 

M. E. FËRAL, o4, rue du Faub, -Montmartre. 

CHEZ LESQUELS SE TROUVE LE CATALOGUE 

DÉSIGNATION 



M. Georges PETIT 

7, rue Saint-Georges. 



TABLEAUX MODERNES : 

GOROT 

2 GOURBET 
2 GOUTURE 

2 Decamps 

8 Delacroix 
12 DiAZ 

5 J. DUPRÉ 

1 Daubigny 

3 Fromentin 

1 ISABET 

1 jongkind 
1 Ch. Jacque 
1 Marilhat 
1 Meissonier 
10 Millet 
1 Protais 
1 Pettenkoffen 

3 Roybet 

19 Th. Rousseau 
5 Troyon 

4 Tassaert 

1 ZiEM 

ETC. 



TABLEAUX ANCIENS : 

Chardin 
Fragonard 

GUARDI 

Van Goyen 

Heda 

David de Heem 

Dumesnil 

Debucourt 

Greuze 

Moucheron 

Van der Neer 

Sal. Ruysdael 

Mil- Meyer 

Prud'hon 

Van der Poel 

Teniers 

Veenix 

Gbome (le jeune) 

Raeburn 

École française : 

Le petit Voleur de pâté. 

ÉCOLE française : 
L'Oiseau nwrl. 



De Gi'-li'brilrs iiiicitiniiL's et m'oderncs, (lor- 
res[)ondances do Pluuvier et de Méry; Docu- 
ments sur ['Histoire de Paris pendant la lit^vo- 
lution. 

HOTEL DROUOT, SALLE N" 7 
Le lundi 6 mai 1878, à 2 heures. 

M" Maurice DELESTRE, commissairc-pn- 
seur, 27, rue Drcjiii)!. 

Assisté de M. Etienne CHARAVAY, expert, 
rue de Seine, îil. 

CHEZ LESQUELS SE DISTRIBUE LE CATALOGUE. 

ExpositiuH, le dimanche 5 mai 1878, de 2 h. 
à heures. 



M« Charles PILLET 

COMMISS.-PRISEUR 

10, r. Grange-Batelière. 



VENTE 

PAR SUITE DU DÉCÈS DE 

DAUBIGNY 



TABLEAUX 

ÉTUDES 

DESSINS ET CROQUIS 

HOTEL DROUOT, SALLES N"^ 8 ET 9 

Le lundi 6 mai 1878 et jours suivants à deux 
heures 1/2. 

M. BRAME, expert, 

rues Taitbout, 47, 
et de la Paix, 22. 

CHEZ LESQUELS SE TROUVE LE CATALOGUE 

D'OUVRAGES ANCIENS 

Sur la Littérature et sur l'Histoire française 
et étrangère 

RUE DES BONS-ENFANTS, 28 

Les lundi 6 et mardi 7 mai 1878, à 7 heuree 1/2 
du soir 

M" MAURICE DELESTRE, commissaire- 
priseur, rue Drouot, 27. 

Assisté de M. A. LABITTE, expert, rue de 

Lille, 4. 

CHEZ LESQUELS SE TROUVE LE CATALOGUE 

OBJETS d'art et DE CURIOSITÉ 

E. LOWENGARD 

26, rue Buffault, Paris 
Spécialité de Tapisseries et d'étoffes anciennes. 



(U 



IV rHHKMOlK HKs \HT< KT OK LA CLKIOSITE 



OWFTS 1»\IIT KT li'AMKlT.LKMKNT 

lies «lo la l.liino.dii J.»|>i»i). 

Hronros. inarhros, l»ijoii\ . 

• io tl di»n^; hrun/os <i "a 
<(u«> IamusMII, l.miis MV 
.* \\J. lapi^MM'io», ur vl art^oiiL, ohj«>t« 

TiBLEàUX ANCIENS DE DIFFERENTES ECOLES 
M.NTK par Mulo liii »i«i . v 

les**' de "• 

HOTKl. nKOl'OT. SAl.l.i; N 2 

Lm lundi 6. et mardi 7 mai 1878. à a heures 

M» Belliot. •*oiniiii»!>airo-pnseur, hnulpv. 
V.. •.,..:■>. .s. 

M Charle» MANNHEIM, expert, rue Saint- 

M. E. FÉRAL, peintre-expert, faub. Mont- 
11 ■ 

puNi'iuc, le dimanche '1 mai, de 
TKtS HEAl CHOIX UE 

roiiTHAITS ANCIENS ' 

Efrann iiititil ht ktlif ou de nmurqxu 
POHTIUlTs |i|- XVin* SIKI.LK 

, par Ansilni, M"" Du | 

j«reuv»'5 avant la lettre 

• -. HOTKL DROrOT, SAI.LK N» i 

L« J«udl 9 mai t878, A 2 heures précises 

!!• Maurice DELESTRE, comnii saire-pri- 
>eur. 27. r«.- IirMij,,t. 

MM. Danlos tils & Delisle, marchanfl d'cs- ! 
titiip.*. quai \l.ila.ju;)is. l.S. 

EipotUion yuhliqw avant la vente. | 



VEME l)i: |J\Mi:s 

DE'BEAUX-ARTS 
DE LITTERATURE ET D'HISTOIRE 

»l R DHS BONS- NFANTS. JR. 

1-ea mercredi 8. Jeudi 9. rendredl 10 et samedi 1 1 

mai 1878 i 7 heure» 1 2 du soir. 

M- Maurice DELESTRE <-tn.,H--airf-r.ri 
Vïur. -.'T. r\u- Droijol. ' 

M. LABITTE. cxpcj;, ,, ,„.- ,i,. j,,jje 

'MU. U1QIY14 o^ TTWCVe Ll CATAtOOtE. 



OWBTS D'A»T. — At'TOORAPHKS 

TABLEAU ANCIENS KT MODERNES 

ANTOINE BAER 

Kif^rt 

2. Rue Laliau, Paris. 



PORCELAINES ANCIENNES 

DK I.A 

CHINE, DU JAPON ET DE SAXE 

(..irmliiit's i!i! ;i (>l (Ir !i pioifs, \a^t'^, \)û 
\ licJiP.s, carnets, plats, «ssieltes, tassos, 50u- 
' roupes, etr. 

lAïKNCKs ni: 1)11.1 r i:t ai thi:s 

(ilijetsdo vilriiic-, mniitrescliùltolaiiifs, boiles, 
i.dialièri'.s. évent^iiK. dentelles. 

ORFÈVRERIE, ARGENTERIE 

M.Mil.l.-.. .lailrs. liMilun-s . .i|i|,-ls iliv.Ts. 
Le tout arrivant de Hollande 

I I MM' Ml I I N \ M 

A MM. HAMBURGER frères (d l'tro.lit) 

VK<sTK HOTKL DROUOT, SALLE N" I 
Le jeudi 9 et vendredi 10 mai 1878, à 1 heure 1 2 

M*" Charles PILLET, rommissaire-piiseur, 
rue delà (iranK''-|{alclièrc, 10. 

Exposition ;)»////'/»(% le mercredi 8 mai tH7H, 
del Ijeuro à .'I heures. 



VENTE 

\> I M. nu ~ iii i.i.K i.iH.i II riiiN 

AQUARELLES & DESSINS 

MODERNES 

l'ar Aelieidi.icli, I!ellaii;,'é, I{lès, [{osIxxhu, 
(^alame, David (Loui"), liHvarni, dirardel, 
liamrnan, llavé f Van), Ko'rkko'ck, Lami fKng.), 
I.epoiteviti (Eu|f^ne), .Madou, Maris, Meissnnier, 
IMulIcr, O'Connell (madame). Haftety, Pnrtaëls, 
Rr)queplan, SrheHer (Arv),Schelfont, Vei'boerk- 
hoven, Vcrveer, etc., etc., 

HOTliL DROUOT, SALLE N» 8 
Le Jeudi 16 mai 1878 à 2 heures. 
Par le ministère de M'^ Charles PILLET, 
rfimmissaire-priseur, rue de la (dange-Hate- 
lière, 10: 

A«sisl«; de M. Georges PETIT, marchand de 
tableaux, rue S.iiiit-(ieor>:es, 7. 

•:HEZ I.KSyUEIJi SB THOfVE LE CATALOOLK 

ExprinHion particulière^ le mardi 14 mai 
1878: puhliijuc, le mercredi 15 mai 1878, d<! 
1 h. à 5 heures. 



ESTAMPES ANCIENNES ET MODERNES 



LIVRES D'ART 

AHCHITECTUnK, PEINTURE, SCL'LPTUHE 

ET GRAVURE 

R A PI LLY 

5, quai Malaquaie, PARIS 



I 



I^m. - U.^ F DBBOX9 tcTiTl^^^ir^;;;^^ 



Le Rédacteur en die/, gérant LOUIS OONSE 



N" 19 - 1878 



BUREAUX, 8, RUE FAVART. 



Il .Miii. 



LA 



CHRONIQUE DES ARTS 

ET DE LA CURIOSITÉ 

SUPPLÉMENT A LA GAZKTTK DES REAUX-AH TS 

PARAISSANT LE SAMEDI MATIN 

Les abonnés à une année entière de U Gazette des Beaux-Arts reçoivent (gratuitement 
la Chronique des A.ts et d.j la Curiosité. 



Un an 



PARIS ET DliPARTEMENTS 
12 tr. I Six mois. 



8 t- 



CONCOURS ET EXPOSITIONS 



L'Académie dos Beaux-Arts, dans sa ■^éanoc 
du 27 avril, a décerné le prix d'architecture 
Duc à M. François Boitte, auteur du tombeau 
du général de Lamoricière. 



Voici les noms des dix élèves de l'École des 
beaux-arts qui ont été admis à rentrer en loges 
pour le grand prix de Rome (sculpture) après 
jugement du second essai : 

1° Edmond Grasset, élève de M. Dumont; — 
2" Alfred Bouchet, élève du même; — 3" Au- 
guste Sucbetet, élève de M. Cavelier; — 4° Do- 
minique Labattut, élève de M. Jouti'roy ; — 
5° Camille Lefebvre. élève de M. Cavelier; — 
6° Jean Mombur, élève de MM. Dumont et 
Bonnassieux; — 7° Paul Puech, élève de 
MM. Falguière et Dumont; — 8° Pierre-Au- 
guste Pœne, élève de M. Dumont; — 9° Dar- 
befeuille, élève de M. Cavelier; — 10° Léon 
Fagel, élève de M. Cavelier. 

L'entrée en loges a eu lieu le G mai. 

La sortie est fixée au 29 juillet. 

L'exposition du concours durera trois jours 
à partir du 3i juillet. 

Le jugement sera rendu le samedi 3 août. 



La direction des beaux-arts vient d'auto- 
riser le transport à Strasbourg du tableau la 
Lapidation de saint Etienne, de M. Wencker, 
prix de Rome, qui se trouve à l'Exposition 
universelle. M. Wencker est Strasbourgeois. 
Son tableau arrivera à Strasbourg pour l'expo- 
sition de la Société des beaux-arts qui s'ou- 
vrira dans cette ville le 25 mai. 

INous croyons savoir qu'un petit nombre 
seulement des artistes invités ont répondu 



jusqu'à ce jour à l'appel du comité strasbour- 
geois, ce qui est d'autant plus regrettable 
que la ville do Strasbourg d'spose de sommes 
assez considérables, destinées à lu reconsti- 
tution de son musée de peinture, et semble 
désireuse d'acquérir un certain nombre de 
tableaux. 

L'exposition de la Société des amis des arts 
de Strasbourg devant ouvrir le 2o, les inté- 
ressés n'ont que le temps de remettre leurs 
toiles à M. Potlier, rue Caillou, l(i, qui est 
chargé de leur expédition. 



NOTES LATÉRALES 

A PROPOS DE l'exposition 

L'Exposition rétrospective est fort on relard 
au Trocadéro; mais on comprendra qu'elle ne 
peut avancer promptement, à U façon dont les 
architectes du jialais en usent avec elle. 

Comme il y aura là quelques valeurs, et que 
les exposants r.'ont qu'un intérêt purement 
moral à les montrer au public, ceux qui diri- 
gent cette exposition attendent qu'on leur 
fasse àes portes pour défendre les valeurs dont 
ils auront la garde. Tant qu'ils n'auront pas de 
portos, solides, fermant bien, ils ne mettront 
rien dans les salles du Trocadéro. 

Autre chose : Avant le 1" mai, ils avaient 
placé leurs vitrines, divisé leurs salles par des 
cloisons en biiques, recouvertes de toile peinte, 
bordées de plinthes en bois. Les architectes 
ont trouvé bon, pour donner un plus beau 
passage an cortège inaugurateur, de faire en- 
lever les cloisons, et fourrer IfS vi'rines en tas 
dans des recoins. L'économie et la rapidité de 
l'installation, on le voit, ne gagneront pas pré- 
cisément à cette petite oiiération. 

Les architectes tiennent à leur palais, mais 
ils semblent ne pas plus se soucier de l'expo- 
sition rétrospective que d'une pomme 



u«* 



l.A r.HROMOllE DR!^ AHTS 



iiip porsun- 

- r.irirs do 

,i«ir iju'oii |S«i7, 

m ni une polilc 

11. nisi ration 

il <-t vrai, 

, inr pas 
noinrau r«Uo «iiitco, li c?l Miiijtlt'iiK'nl 1raii>- 



1^ inr<uro ■; >'<' roitrodiiclioii 

,^,»« f»i.,,.-« .vu- i.ins lo< sallosilu 

1 1 1 i.'nni(iin>« ijiK' lih"- 

• II nous assuré (jui-llo 

rii liridolo^ fals'firalnirs 

1. qui, à \'n\i\o dfs ronsoi- 

- j«.ir les phnlocrapliioî5, onl 

K' rir.'onslanrr, fahriijuor di-s 

- rlc, »i bien omproints d'un 

ipip. qiif Ips connaisTiii' s'y 

, ir«*. Mai*. rnnv<«nnTis-on. depuis 

if par la jdiotoiîrajdnp. !<' dessin, 

'■• if on publie dos obj-ls d'arf an- 

r !<»« ont on \o loisir de prend ro 

|. Mionl*: rion no les onipè lie non 

j :r Ips mo<iè!os mémos, on rorlains 

(*. 'S, «ju'ils voulonl rontrofairo. I.c 

ri ir fait, ot l'intordiction •'•dirtée nn 

r. 1 V.'. np l<* puérira. Pour pr.'S<?rver 

'ijnesraros niôros, valant, 

ind |)rix. fie l'ennni peu 

Acr •■(Midain un second 

l'o. nnconirarie do'^ intiv 

r. tants, ceux de l'art, 

d. do réftandro la con- 

n i.j ii« oi»jftls parmi les 

a \-, otr , etc. Mais cnlin, 

Ir I id/ro sont parlailenent 

]r cr leurs conditions, el 

D inloidu !inn dU rèjçlfi- 

111 . an moins 

l. -ation for- 

ri. ir I -s proprifjiaires, 

d> ^ .'rapliiqiios puissent 
être fûtes. 

DUIIAM . 



1.1 uni. du (..ilal.iLiiie a lion an biiro.in du 
Hardo-maj;asiii (lu Tiésnr. nie de Hivo i, |>t2, 
A l'angle d(> la plaee îles P\ ramidi"-. de neuf 
lienro> îI «piain* bénies. 

— 1.0 public osi prAvenn (pio de linil à dix 
lioures (tu inilin (lienres ré«eivêes aux études), 
los visilenrs seront admis dans l'enivinlo de 
ri-Apusilion inoyonnant le paiemenl de deux 
tirkels do t ir. 

!,os porteurs de caries d'alioiiniiurMit ont de 
rlroil accès dans l'Kxpositidii d(>s huit luMircsdu 
matin. 

l,os porteur.* i\o cartes ib' s(>rvice et do cartes 
d'exposants onlreronl A |»artir desix Iiouios du 
matin. 

— L'exposition des porirails liistoriipios 
sera biontôl installée. Ces ]»orlrails, on le sait, 
doivent êiro placés dans la salle des conférences 
du Trocadéro, mais les précautions les plus 
mimitienses nul été priso.^ jtour ipie los visi- 
teurs ne |>uissenl pas on a]iproc.ber de trop 
jirés. n'aulre jiart, îles ordres formels ont ét6 
donnés pour .prauciine expérience de pbysique 
ou de cliiii) e, (!(• nalnie i\ nuire aux tableaux 
exposés, m; soit faite dans la s.illc. 

Aucune détérioration n'est donc à redouter 
pour les personnes qui ont bien voulu 
confier des tableaux à la direction dos IJcaux- 
Arls. 

Ites mesures sont également ])rises pour at- 
ténuer la lumière trop crue du soleil dans les 
salles de l'expo-ilion de peinlnie. Kiilin l'expo- 
.sition de scul()tiire, dont les murs seront ornés 
de tapisseries lies (iobelins, se p()iir.--iiit ;iv('c la 
plnspr.'inde ;iili\ ilc'- r-l sera 1rr,-|irii( Ii.iiiicmi'iit 
achevée. 

— Plusieurs juiiniaux avaient exprima le dé- 
sir qu'une médaille commémorative di* ri']x[)0- 
sition fiU frappée à la Monnaie au lieu el, place 
des vulgaires échantillons cjne déliite l'indus- 
trie privée. La cli isc va être faite. La direction 
des monnaies a donné l'ordre de graver le 
coin : la médaille sera frapnée au Cbainj) de 
Mars même, sous les yeux ries visiteurs. Il va 
sans dire (|u'elle sera vendue à lias prix, et que 
chacun pourra s'offrir ce souvenir de la fête 
pacifique de \h:h. 



.1. ~ V-. 
H VI. — 



,1m ( :,fMi. 



aie c<»mplernen taire »cra 

> a taellement fais à la 

'ont : 

lise : France. — 
.1 68. — Prix : 



fr. 

Ijê inme 111. — Section française : France. — 
'■'.] i n. — Classes 69 à 90. — Algé- 
— Piix;.3fr. 



NOUVELLES 



. . pendant la durée de l'Expo.^ition, le pu- 
oin jioiirra visiter sans cartes ni permissions 
les manufariures nationales rlo Sèvres et des 
(iobelins tou^ les junrs, de midi à cinq lieurcs. 

I^s dimanches et fêles, les ateliers seront 
fermés, m^c- '■• mu-.-. <i i-^ (r,ir..|-., i<-Hteront 
ooTert*. 

.*, L'aft»eiiibJ>'e gi-nérale aruiue Jo de la So- 
ciété de» nouvelles Archives de lait français a 
ou lien dernièrement rue de Valois, dans la 
.salle des séances de la Commission des monu- 
ments historiques. Nous rendrons compte ulté- 
rieurement de cette intéressante séance. 



ET UE LA CURIOSITE 



147 



.*, Le Journal officiel du mai publie le rap- 
portée M. Darcol, sur la réuDiun de la Société 
des Beaux-arts. 

,*^ On lit dans le Progrés de l'Est : 

(i 11 y a au nuisée de Nancy un magiiiliquo 
paysage do Uobbema qui vaut des sommes 
considérables. 

« Voici comment ce tableau a été placé dans 
la galerie du nmsée de cette ville : 

(( M. A..., de Pont-à-Mousson, venait se fixer 
à Nancy en liSTI. Comme il était encombré 
dans son appartement au moment d'enunéna- 
ger, il donna ;\ un tapissier de notre ville cette 
grande toile qui était toute couverte de pous- 
sière, de vernis et de couleurs criardes. 

« Le ta|)issier eut l'idée de la [)orter au mu- 
sée. Il demanda la clef au concierge et i>laça 
lui-même le tableau au pied de la Transjxiin ra- 
tion. Le directeur du musée ne sut qu'assez 
longtemps après d'où il venait. Il le lava, le 
décrassa soigneusement. Aujourd'bni cette 
œuvre magnifique occupe une place d'honneur 
dans le musée. » 

,*, Parmi les objets d'art que l'Allemagne 
vieut d'envoyer à l'Exposition universelle de 
Paris, on signale trois tableaux que les artis- 
tes ademands s'accordent à cou'^idérer comme 
des œuvres de premier ordre. Deux de ces ta- 
bleaux ont été peints expressément pour l'Ex- 
position par Louis Knaus. L'un de ces t 'bleaux 
représente un vieux marchand d'habits qui, 
après avoir fait fortune, comprend (]u'il n'a 
plus besoin de son commerce pour vivre, et 
qui pourtant le continue afin de pouvoir le 
passer avec plus d'avantage à un élève. Le 
second représente le jeune homme à un âge 
où il a pris lui-même les affaires et les con- 
tinue en digne élève du patron. Le troi- 
sième tableau est de Gussovi^ ; il a pour titre : 
Dans l'atelier. La figure principale est une 
vieille femme occupée à nettoyer un tableau. 

Parmi les ouvrages de sculpture envoyés 
à Paris, on signale deux groupes de valeur, 
VAmmu' et YénuSy etMercuie etPsyhé. Tous 
les deux sont du célèbru sculpteur Keii bold 
Bega';. 

Jusqu'à la fin d'avril, il a été expédié de 
Berlin pour l'Exposition quatre-vingt-dix ta- 
bleaux et œuvres de sculpture, préalablement 
assurés pour une somme de 2.200.000 marcs. 

J"^ Le Bachifjlione de Padoue par e d'une édi- 
tion de la Divinn Comédie qu'un imprimeur de 
cette ville enverra à l'Exposition de Paris. 
C'est, dit-il, un vrai chef-d'œuvre de l'art ty- 
pographique. Qu'on se figure un livre un peu 
plus long que la phalange du doigt, un livre 
destiné à servir de breloque à une cliaine de 
montre, où les vers de rAiiijhiei'i sont repro- 
duits en caractères si petits qu'ils ressemblent 
à des grains de sable. 

L'œil qui n'est pas armé d'une bonne loupe 
a de la peine à les lire. ComniB il est absolu- 
ment impossible de procéder à la distribution 
après le tirage, il a îallu faire fondre les cai'ac- 
tères. 

Ce volume microscopique est relié en ve- 



lours rouge avec fermoirs en argsnt. (]e ne 
sera pas une des moindres curiosités de l'Expu- 
silion. 

,*, D'après Vlllustiirte-Zeitnn;/, on voit en ce 
moment, à Manchester, une machine venue 
d'Amériipie qui ex ile l'atlentiori : c'est une 
machine qui coud les cahieis, les livraisons, 
li's brochures, les livres, etc., avec du fil de fer. 
Le fil de fer cm[iloyé est, parait-il, meilleur mar- 
ché que le fil ordinaire. Les li\ivs riches, cou- 
sus par ce procédé, se tiennent parfaitement 
ouverts. La machine peut coudre 2.0i bro- 
chures ;i l'heure. 



CORRESPONDANCE D'ANGLETERRE 



Il est importuuL du sigualer un ariicle di; lu 
plus i^rande valeur, sous tous les riippoiis, de 
M. le professeur Colviu, qui vieut de iiarailre 
d.nis la dcruière livraisou de la New Quitcly Id- 
vieiv sur l'Apollon du Belvédère. Lu posiliou éuii- 
neule dans la critique artistique dout jouitTauleur 
le met à J'abri de tout sou[]çou d'avoir voulu 
rouqire eu visière avec les opinions acceptées 
pour se poser eu original ou [lour faire parade 
de sou savoir. M. Colviu, il est vrai, avance une 
théorie nouvelle, appuyée sur des arguments fort 
sérieux. 11 reste aux parlisaus des idées aucicuues 
de lui répoudre. Je me bornerai, pour ma part, à 
reproduire les points saillants de sou article. 

Depuis le temps de Wiuckelmann, il a été 
admis presque sans contestaliou que la statue 
trouvée à Porto d'Auzio vers la lin du xv^ siècle et 
placée au Vatican par le pape Jules II, représen- 
tait Apollon tirant sou arc.Malgié ce fait hien connu 
que la main gauche a été ajoutée par MoutorsoP, 
les critiques persistèrent à voir daus celte ligure 
l'ApoUou vainqueur (kalliuikùs) , vainqueur de 
Pilhyos, ou des enfanis de Nioi)é, ou uièuie l'A- 
pollon d'Héeatebolos d'Homère. M. Colviu rejette, 
upi'ès un mûr examen, chacune de ces théories et 
donne alors sa propre solution. D'abord il regarde 
la statue du Belvédère et la fameuse statuette en 
bronze appartenant au comte Slroganotf, de Saint- 
Pétersbourg, dont elle porte aujourd'hui le nom, 
comme doux reproductions, peut-être contempo 
raines , d'une statue originale , également en 
bronze, et aujourd'hui perdue. L'Apollon du 
comte Strogaiiotf ne porte point d'arc, mais le 
reste informe d'un objet brisé. Il s'agit donc de 
découvrir ce qui manquait au dieu. Heureuse- 
ment nous avons le témoignage du consul et an- 
tiquaire Pouqueville, qui était en Grèce au temps 
où la statuette avaii été donnée par Veli-Pacha au 
docteur Fi-ank, en 1809. M. Pouqueville constate 
que daus la mêiue fouille heureuse qui avait mis 
au jour la statuette se trouvait uu autre morceiiu 
en bronze, une tète de Méduse, détachée, mais 
faisant évidemment partie de la statue e complé- 
tant ainsi l'égide d'Apollou. 

Quant à la date à assigner à l'Apollon du Belvé- 
dère, presque toutes les autorités sont d'accord 
pour admettre qu'elle ne remonte pas au delà de 



148 



I.A (.11 HO M LU 1 MIS ARTS 



A r 

«« . 
1 



Cf.. 



'.' avant J.-C 

. n)«'nt rn«»)Ut 

- ,476 nno 

• n y 

v est 

»))ln- 

i.M.t il In 

Intil <lon(' 

.. jiio lApol- 

; lnl«^lniro tin*l- 

«Mi mnin, no«« 

1 ilt> i nmi!>ati(Mi lir nin- 

ii^nl. ol n>iii> m» fnitsoiis 

• . iiuicijiio (If^j.'ï (Inns 

non* IrrtnvoiiR un 

Ai'oiioD «OD (gidc pour 



ilalion (\o M. Colvin o<«l h 
re, en nn'mo trinp!» qii-* 
il « »ori liypo||i(''^o qui' In 
parlu" ri lin prnupi» avrc 
■ ■ nr 1 rst pn!» liioiits. 
p<' lr»«uv;-i>. nints In Dinnr» 
. ■ ;< <lo rAp"llon «lu Hciv^- 
:i«<r qiio imns pouv )ns ro«li- 

- - - . deiis lier» liii pronpr» orifrinal 

r«f«y>dail par uo arlisle qui InvAil vu ontier. 



I. \ 



A suixn .) 



Lionel IIobinson. 



BIBLIOGRAPHIE 



>r»r*T.^i«» M MK(-.\F. vr. I>f>ri« XIV. par If romtc de 
(ji'fnur. T. VI. Paris, Hmouard. fR7s. 



ire* tfe Iliicnnt foiivpnt 

^I.l^.lriIl se forvanl de 

Franf.! fii An- 

">ii parliculiom 

liarl.'i» I". M. le 

!iq preniien* v<i- 

l'iililii- tant 

■\c, a ou la 

r au iiiiiiif>tère dc« 

'rr»'»poiid«iKf ûcliaii- 

l k' CATiilOAl nii HUJot 

kIii nii v»f it.'ihlo ?er- 
■ ' ' " • celle 

iir. 



iii*fiii>' 



)*ii 

j.ro 



1 a ' t»' I'; pr</ii/i'T •l'- 
an, ce qui m*» faraM 



lri*(i-iiivraiscml)laMi', on conviendra du moins 
•lu'oi» no pcnl jiniTO en faire honneur à la «jaliM ii> 
•il' 1.1 rue Siiut-Merry. M. «le Hordeanx l'aelieln h 
l.on«lros .1 par l'enlreinise dini liourj^eois -. Au 
mois de niMP:» Ir>.i3, il lui avait i^lé refu«è pour 
V.OOO lirre:*; eu mai.i'U en deiuauclail O.oOO livres. 
Six tnoiii plus tard, à la Un d'oetolire, on pouvait 
l'avoir poiu- ...iioo livres, mais l'amliassadenr d'Ks- 
paiine. don Aloiiro de Cardenns, en oITrail 'i.ooo li- 
vres et il fall.ut eonelure; ee (|ui fut fait ;\ la lin de 
novendire piiur i..TOO livres. L'amliassadenr dl'.s- 
pn^tne vnd aussilol n la traverse, oIVraut SOU livres 
de plus iiour faire ri'-siUer le marelié ,i sou profil, 
niaiH • le lionrgeuis » fui lidi^-le «.t le talile.iu |Hit 
passer en France. 

Le méu)C envoi romprennil un Saint Jéi'Avir, de 
•Inles llomaini?), payé I.SiO livres, »im» IVir de 
Uapliael. et In belle f.'ouaelin du (',orrè>?e, le Vire 
(cal. Heisel. n" ls|. appelm alori» le Toininml dr 
Mnint/ns, que lirienne nvhil déjà si(?nnlée connue 
une. de? nequi«ilion8 de M de Horde.iux. Ce der- 
nier la retira de!> maiii.s d'un peintre qui l'avait 
nclielée pour lui-même. Ouaut au |iendaul. In 
Vrrlu «eal. Heisel, u*» <7), ou répète à tort que 
«■ell4; nouaelie fut ae(|uisi' pnr .laliaeh à la veuti' 
de Charles I"'. Lue lettre de .M, de H..., du a7 oc- 
tohre li»;».'l, prouve i|u°uii maniiaud, appelé On- 
.laiieour, luvail payée H.OOii livres, à Londres, et 
l'avait portée eu Frauet- où sans doule il In rc- 
vendd à .lahaih. (jet (tudaue.our était '< de la 
coj;noissiiiie,e du sjeur llennrd ». niieien valet de 
cliandire du conuuunde;u- de Souvré, qui tenait 
dans le jardin de« Tuileries un reslaiirnut où tous 
les élégiuts et les gens de qualité ee donnaient 
rendez-vous. Comme, le pâtissier à la mode d'alors, 
le sieur Triliou, dont le i.aliiru'l était cité, il se 
Miël lit de cullection, et avnit acheté à Londres la 
tapisserie de MtUcni/rr, |iour en ^'nrnir les jiièces 
de sou pavillon. Il faisait sans doute affaire avec 
Oudancoiir et trouvait [irès de ses clienls un jda- 
cemeut certain de ce que son associé lui pro- 
curait. 

Sigualon» au.ssi l'achat fait le 18 décembre, au 
prix de 7.0O(» livres, d(! l.lnlioi^ir <lu Tilien (la 
]'énus d'KsiuKjnr) ; elhi se trouvad entre les ninin» 
d'un colonel é qui elle avait coûté ft.OOO livres. 
Knr.ore un tableau qu'd faut enlever à la (paierie 
de Jabrfch! car il n'est tiiiére aduiis.sible qu'd l'ait 
brocanté depuis nvije le cardinal jiour le lui recéder 
ensuile ! Celte com-spoudance contient en outre 
beaucoup de reuseignements flur Ich tapinserien 
que Maxarin recherchait avec tant de pa-ision. On 
y Irouvo cités : ÏHhtoirc i/r l)aiid. le Mmi^yr, la 
l'itxiion, VlliHldiie d'Ahrahani, Iph Aposlres, une 
Sntnité, Jointd, Vllistoirc île Joxfiih, lldiv et 
U'indre, Mr/énf/rfl... etc., tapisseries dont |ilusienrs 
fijii. raient, en 1K7C. a lexposition du Palais de l'In- 
lustiie. 
M. le comte de Cosoac, qui a fait eiilri-r tme 
'• lire» d'ins un des |ilus inléressants 
- Souvenirt, SI! propose <\e faire 
h ■ mol niK- piildicatiou Héparée et coniidéle de 
tous les passades de la ciinrHiioiidauec de ,M. de 
Uord'-aiix reJalifK aux aequi-iiioiis d'fdijels d'art, 
en y j'd^inant d'autre- docuinent'* | réciejx. Nous 
- . 1. .,i,.M- .111 il fcili-c |irom{)t>-menl ce projet. 

Am. IIkiio!» ur. Vu.lbkosmk. 



ET ni: LA ClirUOSITH 



149 



NiMisMATiQ^K DK l'Orient LATIN, par G. Sfhliini- 
berper, de ia Socitilc des antiquairef» de Friurc, 
secrétaire général de la directiou des sections 
historiques à 1 l'.xpoBition universelle. Publié 

f»ar E. Leruux, éditi/ur, sous li; iiatruuafjri- de 
a Sociéln de l'Orient latin. XU — 520 pa'jes df 
texte in-4° et 19 planches de médailles reprodui- 
sant 500 types. 

L'étude des (euvres parfaites de l'art rétrospectif 
it l'exclusive recherche de ses chefs-d'o'nvre ne 
snfUseut plus à l'ardente curiosité de l'intellifiencc 
humaine qui tend, par l'analyse de tonte chose, 
vers une syntliése progressive, capable de lui 
donner une ])lus ample conscience d'elle-même et 
de ses forces futures. Aujourd'Imi l'iiistoire de 
l'art doit étendre son domaine jusqu'en celui des 
sciences archéologiques, pour en tirer des révé- 
lations sur les objets même les plus connus. 
Que d'ouvrages, que de vestiges du passé négli- 
gés ou méprisés comme barbares sont redevenus 
l'objet d'un ]uiissant intérêt! Au xvi= siècle, les 
princes romains bouleversaient sans remords les 
ruines du Palatin pour n'en tirer que les plus 
belles statues ; et cependant, des décombres et 
des humbles débris qu'ils avaient dédaignés, sont 
sortis les éléments qui ont permis de reconslitiuT 
l'ordonnance et la beauté architecturales de ce 
lieu célèbre qui paraissait effacé pour jamais. 

Telle la numismatique pour la grande histoire 
comme pour l'histoire de l'art: ces humbles 
monnayages d'un art souvent grossier, ce sont 
les laisses infaillibles des mondes disparus, qui 
nous restituent, et leurs vicissitudes petites ou 
grandes, et les iulluences les plus pénétrantes 
qu'ils aient imposées ou subies. 

C'est à ce point de vue élevé que se place M. 
Schlumberger. Dans un petit livre plein de vie et 
d'attrait, publié l'an dernier (1), il nous avait 
instruits des résultats et des surprises de tous 
genres que fournit sur le caractère intime des 
croisades, l'étude patiente des monnaies fiauques 
d'outre-mer. On y voyait déjà s'esquisser les 
contours vrais d'un monde à physionomie étrange 
que les vieux chroniqueurs, par négligence des 
petits faits, ou que las clercs, par fanatisme, nous 
avaient montré d'une manière incomplète. 

Ce premier travail n'était que le précurseur de 
ce grand ouvrage, élaboré pendant des années de 
recîierohes et de voj'ages, qui vient de paraître 
et de réunir des suffrages qui le porteront haut et 
loin. En effet, tant par la masse et la nouveauté 
des matériaux que par le cadre extrêmement 
vaste qu'il remplit, ce travail dépasse l'impor- 
tance de ceux qui l'ont précédé : ce n'est plus 
seulement la numismatique des croisades que 
l'auteur étudie, c'est celle de l'Orient latin tout 
entier. Ce qu'il envisage est cet ensemble d'éta- 
blissements militaires ou commerciaux qui 
régnaient de l'Adriatique à l'Euphrate et des 
bouches du Nil à Kaffa en Crimée, pendant cette 
période de 500 ans qui s'étend de la première 
croisade à la fin du xii^ siècle, jusqu'à la chute 
des colonies italiennes, vénitiennes et génoises 
coubommée par la reddition de Famagouste, en 
lo71. 



1- Les priricipmil's franaues du Levant. iCnprcs les 
pl'is récentes découvei tes de la 'numismatique. I^aris, 
K. L roux, ;R77 in-8" (Publie partieilenient dans la 
Revue des Deux-Moaics, l" juin 1876). 



Au milieu de ce conflit iterpétuel entre races si 
diverses, l'art du monnayage subit le premier, 
selon les éj^xpics, l'ialluence de la nation prépon- 
dérante en Orient ; et les débris de cet art, re- 
trouvés (j'à et là, sont souvent le seul guide de 
l'histoire au uiilicu des variations oubliées on 
inconnues. 

L'influence byzantine est la i)reniière qui marqiu' 
sur les monnaies franqnes du Levant : un ilau- 
doin. un IJohémond, frappent, au delà d'Euphrale, 
des monnaies purement byzantines où leurs nom-* 
occidentaux se parent des formes grec(|nes. By- 
zance donne son nom au type monétaire qui s'in- 
titule le liesmit, c'est-à-dire le « byzantin. » 

L'intluence sarrazine lui succède. Pendant îles 
siècles les Francs copient si servilem- ut hulifiar ou 
denier d'or desArabes avec ses légendes nmsulmaues 
qu'ils ne lisaient pas, qu'on fut très-longtemps à 
les distinguer et à s'expliquer le vide manifeste de 
certaines séries monétaires de ce tem[)S. Il fallut les 
excommunications du pape Innocent IV pour 
couper ct)urt à cette imitation qui lui paraissait 
sacrilège. Alors hîs princes chrétiens, afin de 
tourner la difliculté sans trop choquer leurs sujets 
musulmans avec lesquels ils s'enfendaieni parfai- 
tement, imaginèrent d'inscrire sur leurs monnaies 
des légendes chrétieimes en caractères arabes, en y 
prenant le titre à'éiairs et parfois en ori'ant leur 
effigie d'un immense turban surmonté de la 
croix. 

Sur ce terrain d'observation, un livre de nnmis 
matique, on le voit, n'est plus un simple cata- 
logue de monnaies : c'est une source d'inductions 
précieuses. M. Schlumberger l'a bien compris, en 
présentant la science qu'il honore comme art de 
vérifier les dates et en consacrant plus d'un tiers 
de son livre à l'histoire de chaque règne, de 
chaque île, colonie ou principauté. Les planches 
présentent, au point de vue de l'art, une éton- 
nante variété de types exécutés par les chrétiens 
d'Orient, depuis leurs premiers besants byzantins, 
leurs deniers sarrazins du temps de saint Louis, 
jusqu'aux monnaies françaises à légendes fran- 
çaises des Lusignan, des Vénitiens copiées sur les 
sequius de Venise et enfin des Génois de Kaffa en 
Crimée, avec leurs légendes tartares où brille le 
nom du grand Kaan de ia Horde -dor. 

Ces belles études semblent montrer nue fois de 
plus que les races les jdus diverses pourraient s'en- 
tendre à merveille si le fanatisme ne venait souffler 
la discorde, et qu'une race conquérante qui croi 
en avoir terrassé une antre, s'affaiblit tôt ou tard 
en se laissant fatalement absorber par elle. 

Ahthuu Rhonk. 



VENTES PROCHAINES 



Tableaux modernes 

Mercredi prochain 15 mai, sera vendue à l'Hôte 
Drouot, salle u» 3, par les soins de M« Charles 
Pillet, assisté de M. Ferai, peintre-expert, une 
importante collection de bons tableaux modernes 
parmi lesquels se trouvent : de délicieux paysa- 
ges par Corot, Diaz, Daubigny, Troyon, Ch. Jac- 
que, Courbet, plus Un intérieur d'écurie par ce 
dernier; des sujets de genre par Caraud," Isabey, 



IJO 



LA CIIHOMOIK 1>KS A lus 



Chaplin, de Jonsho. tuM«uuin>iil l.- M<H/rU linns 

tmtfTlfT . .!.•> t' uU par do Dramant ; la Jeune 

ft f- ni t«'.»)rn«x qtiî aient com- 

y J«1<'« I.ofobvr»'; daiitrc:' 

^y r (îlrnril. V.»U«>o. 

|5 Mfti"» un r<»iiiar- 

.. 1 ili- sallf H 

1,1 ni\ n'pn^- 

f., f.>ntainr.«. 

t\ ■' ■■• ■■''■■ '■' 



Kx,. 



Ameublementa Louis XV et Louis XVI 

p - .1. li.p.arl. M. K. «t..., aiiuilnir l>i<Mi 

c. anx rnrh^ro* nm* rirho collection 

d rt ri ti'ani<-ublciuenl9 «ici» cpofjno» 

L«>ui« \V et Loni«i XVI. qui ne «anrnil manquer 
d'AMii.t l<e <i:i!at«ur> Dr rirhe» et jolie» ponJules 
ai \ et nier%eillfnii(Muenl 

f; ].>le!>, de» clienels, des 

C: d«jrf ; de cliarmanles por 

e< 1 Japon et de Sèvres ; d<- 

II -. dos liOMlioniiiôres en or 

Ci- • nips de I.oui!» XVI; <|Up1- 

q le viL'UX meuble? en mar- 

q . • uiarqualiirs par la |iiirt't«' 

li' • ' ; . ( iiriiMix II 

p «lion. 

' ', ' :^ j.Midi 

e! , If sa- 

o..-.. !- ,....-. ,-..r .. ,,..,,- . :■ - l'il- 

let, tMisté de M. Maunbeiui 



Collection de M. Farjas 

TABLEAUX ANCIENS 

Par Frnynnard, Riffiwl, Wotifdu, Vaii 

I 'iAJjLE UOLLKXUMit 

TAPISSERIES 

OIMKTS DAUT 

ET D'AMEUBLEMENT 
VBNTK hotk;, ;.i.>;.oi, .sAi.j.fc. .s 1. 
Vm lundi la et mardi 14 mai à 2 heures 
cuti;» -r; :«i ■ ; . » ri» i-7 

M* E8CRIBE M. BLOCHE 

/ . . - i'jw. le diin^inche 12 mai. 



Collection LAURENT-RICHARD 

90 TABLEAUX 

moi)i:rxi:s 

DE PREMIER ORDRE 

22 TABLEAUX ANCIENS 

CETTE REMARQUABLE COLLECTION 

\i:mk 11(1 iKi. imunir, s.\i,i.i;s n"' H kt !• 

Les jeudi 23, vendradl 24 ot samedi 25 mai 1878, 
A 2 heures 1 2 

EXPOSITIONS : 

l\iilii:uliàc : j Vub{u[u& ; 

Lo mardi 21 mai 1878 1 Mercredi 22 mai 1878 

de I heure à 5 heures 1/2 

cfiMMissAinE-piusKuii : 

M Ch. PILLET, 10, rue (irange-Hatciièro. 

iMini- imn IIS TAiii.K.Mv MiiDtnNKs : 

M. DURAND-RUEL \ M. Georges PETIT 
11, rui' 1-0 i'cletior. | 7, rue Sainl-Goorgeg. 

KM'Klil roi n LES TABLBALX ANCIKNS : 

M. E. FERAL, ill^, rue du l'auli, -Montmartre. 

• IIKZ LESQIKLS SE TIIUUVE LK CATALOGUE 



DÉSIGNATION 



OftiKTS \) AHT KT DE CURIOSITÉ 

E. LOWENGARD 

2^., rue BuffauJt. Pans 
Spèdaliiè de Tapiuerui et d'étoffei an'unncs. 



TABLEAUX MODERNES : 

ij (lOKOT 
2 COCRBET 
2 COUTURK 

2 Dkcamps 

H l)I<;i,ACROIX 
12 DlAZ 

.» J. Dl'I'Bé 
1 Dalhio.ny 

3 Fromentin 

1 Isat.ey 
1 jonokind 
I Cm. Jacque 
I Mahilmat 

1 .MKISSONlltH 
10 MlLI.ET 

1 l'ROTAIS 

1 l'ETTKNKOFKKN 

:i HOYBKI 
lîl Tri. IlOCSSKAI 

:; Tkoyon 
i Tassaert 

1 ZlKM 

ETC. 



TABLEAUX ANCIENS : 
(J^ARDIN 

Fragonard 

(lUARDI 

Van Goyen 

IIeda 

Davili de IIeem 

hu.mesnjl 

DkBU COURT 

Grkuze 
•mocciieron 
Van der Neer 
Sal. Huysdael 
M'" Mkyek 

l'UtTD'lION 

Van der Poel 
Tkmers 

V KEN IX 

Chôme (le jeune) 

IUeuurn 

kcole française : 

1^ pelil Voleur de pâli-, 

ÉCOLE FRANÇAISE : 
LOUeau mort. 



ET DE LA CURIOSITÉ 



iM 



TABLEAUX MODERNES 

Piir Carauil, Chaplin, Corol, (idiiilM'l, l),ni- 
bigny, de Jontçlic, Disiz, de iJriiiiiard, Uiipray, 
Firniin Girard , Isabey , Jarqiic , Jongkind, 
Jules Lefebvre, Emile L«''vy, Ric.lilei', Troyon, 
Yolloii, etc., etc. 

SUPEPiBK DÉCORATION 

]>■<: ^iALLF. A MA:\€i;Kll 

PAR rillI.IPPF, ROUSSEAr 

VENTE HOTET- DROUOT, SALLE N° 3 

Le mercredi 15 mai 1878, à 2 heures 1 2 

COMMISSAIRK-I'RISKUH : KXl'HHT : 

Me Ch. PILLET I M. FÉRAL 

10, rue Gr. -Batelière. ' faub. Montmartre, 54. 

C1EZ LESQUELS SE DISTRIBUE LE CATALOGUE. 

Exposition publique^ le mardi 14 mai, de 
\ heure à Ij heure?. 



TABLEAUX MODERNES 

DÉPENDANT DE LA 

Collection de M. L. XOVE\SKI 

VENTE HOTEL DROUOT, SALLE N° 5 
Le lundi 13 mai 1878 

M" Charles PILLET, commissaire -priseur, 
rut" de la (Irauge -Batelière, iO. 

M. DURAND-RUEL, expert, rue Laffitte, Ifi. 

CHEZ LESQUELS SE TROUA'E LE CATALOGUE. 

Exposition le dimanche 12 mai 1878, de 
1 heure à o heures. 



Collection de M. Albert B... 

ANTIQUITÉS &RECQIIES 

VASES PEINTS DE LA GRANDE GRÈCE 
ET DE L'ATTIQUE 

TERRES CUITES DE TANAGRA 

Voteries et verres chypriotes 

VENTE HOTEL DROUOT, SALLE N" 6 

Le jeudi 16, vendredi 17, et samedi 18 mai 1878, 
à 2 heures précises. 

Me M. DELESTRE M. H. HOFFMANN 

commisb. -priseur expert 

27, rue Drouot quai Vo taire, 33 

CHEZ LESQUELS SE DISTRIBUE LE CATALOGUE 

Exposition particulière, le mardi 14 mai; 
Publique, le mercredi 15 mai, de 1 heure à 
5 heures. 



Collection de feu M. J. K. 

TA15LEAUX MODERNES 

AQUARELLES 

Par Baron, Chnigneau, Corot, ]Uiiz, île Drnix, 
Dumaresq, Jhipray, Ficliel, Jacqur, Luminais, 
Pelouse, Pils, Hibot, llirhter, S'',licnck, Schreyer, 
Troyon, etc. 

VENTE I>AR SIÎIT1-: DK DÉCÈS 
Le vendredi 17 mai 1878, à 2 heures 



COM.MISSAIRES-PRISEUHS 



M* ESCRIBE 
f), rue de Hanovre 



Me LÉMON 
, rue Drouot 



M. BRAME, expert, rues Tailbout, 47, et de 
la Paix, 22. 

Exposition particulière, ]q mercredi 15 mai 
1878; publique, le jeudi IG mai 1878. 



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Des xV^, xvi'' et xvii'' siècles ; suite intéres- 
sante de BEAUX TAPIS de PERSE en velours 
de soie. T.^PISSERIES GOTHIQUES et de la 
RENAISSANCE; faïences italiennes, sculptures, 
orfèvrerie, armes, pendules Louis XIII, mor- 
tier en porphyre, objets variés. 

Le tout appartenant à M. G. D*** T 

VENTE HOTEL DROUOT , SALLE N" 3 
Le vendredi 17 mai 1878, à 2 h. 

Me Ch. PILLET, commissaire-priseur, rue 
de la Grange-Batelière, 10; 

M. Ch. MANNHEIM, expert, rue Saint- 
Georges, 7. 

CHEZ LESQUELS SE TROUVE LE CATALOGUE 

Exposition particulière, le jeudi 1(3 mai 1878, 
de 1 heure à 3 heures; publique, le même 
jour, de 3 heures à 5 heures. 



OBJETS d'art. — AUTOGRAPHES 

TABLEAUX ANCIENS ET MODERNES 

ANTOINE BAER 

Expert 

2, Rue Laiiitte, Paris. 



m 



LA CHROMorn iii:> \uis r. r oi-: la cruiosm: 



VENTE 



iilUFTS 11 WIHl iii.i;\ii:.\T 

DES EPOQUES LOUIS XV & LOUIS XVI 

'' ' • • 1 ' ' nui/o iltin* 

\ ..lolos, clio- 

: . , ...iiios ancion- 

t :i ot de S«'vrcs, orf»'- 

\ sii'rlo, montres rf 

«In l(>mp* Mo Louis WI ; 
li . , Mes iL's «'•poijiH's Louis \V 

t \ \ I rn niftrqtiotprio ot pu arajou. 

I . niar<|urt('rie rt on vomis do Mar- 

t. -4 <io salon dti tonips do Loni- W. 

»'. 'S. 

Le tout appartenant à M. E. G*" 

HOTKt. 1>B01"0T. SM.Î.K N" 1 
Vt «ainedi 18 mal 1878. A 2 heures. 

M' Ch. PILLET. rommissaire-priseur, 10, 
ni>* do la (ir.inLTo-Hatoliore ; 
M Charles MANNHEIM, o!(port, ruo Saint- 



a à hrores. 



.' n , lo jou(îi ITi mai 1878 ; 
:i 17 mai 1878, de 1 heure 



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SUITES DE VIGNETTES 

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L« lundi 30 mai 1878. & 2 heures. 

re do M» Maurice DELESTRE, 

( -fur. JT. luo limuiit. 

Xtsiilè de M. LABITTE, expert, 4, rue do 
Lille. 

cact LssorcLs si di^tririi lr <;4TAU>ot-R 

' »iïi'(ij jiuUiffue, le dimanche 19 mai 



VENTE A L'AMIABLE 
r. i-^r PAnne t>r. l\ 

inunm (iitiM\iiiii.\s 

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Salvat V. 

KT A 

V } 



'.Tvr.'^ 



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Giov.-B. MoROXi 
Vela/qi'kz 

l'K l'BKMIER ORDRE 

itinijora jusqn'au l.'J 



h^ 



c«/M<-f li'.ii, qui n est et ne !w?ra visi- 
ble CToe dans son doioiciie, rue S^xinie-Chirc 
lî. Pauy. ' 



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t ll(ll\ I» I.DII IONS ni". 
CORKl-ILLl-, RACINli, QUINAULT 

I Inij^tim^fj par Us EL'/JiVlF.RS 

VKNTK. HOTKI, OROliOT, SAI.I.IC N" W 
Lo mardi 21 m.ii 1878, A 2 liouros pr6olses. 

Mo MAURICE DELESTRE . « .uMinissaire- 
priM'ur, "JT, iu<' Dicuicil . 

Assisté do M. LABITTE, oxiïoiI, i, rue do 
Lillo. 

< IIK7 I.KSOI'KI.S SR DISTIUIU K I.K r.,M M.lUil K 

COLLECTION CASTELLATi 

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Siculo-Aralio, do Lura dolla Hohhia, 

de (lalliafiiolo, (iuld)io, Posaro, Dorula, t"astcl- 

Duratilo, Faonza, Irhirio, Uoma, Caslolli, 

Et deux Pièces tk ht célèbre Porctlaine 
<lcs Médicis 

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iM. ALESSANDRO CASTl-LLANI 

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Les lundi 27, mardi 28 et mercredi 29 mai 1878 
à 2 hourcB. 

M« Charles PILLET, commissaire-priseur, 

ruo do la (ir;iiif,'o-|t.iloliore, lU; 

M. CH. MANNHEIM. <\porl, 7, rue Saint- 

(ioor^'o!,. 

<;IIBZ I.ESQLKLS fE TnOfVK l,K r.,\T.n*)r^K 

Exposition particulière, le samedi 25 mai ; 
Publique, le dimanche 2Ci mai, do 1 h. à ii h. 

\I)JUDICATI0N' sur une enchère, en la ch. des 
not. do Paris, le mardi 'JM mai 1878, de : 

niiTl'Ar ^'^ l*Hl:(;^, pn-s joigny 

1 " l JI 1 I fi/llJ (Yonne). Parc, Ferme, Mou- 
/*», Bois, hiiièrr, Clutssi'. — .'Kl.') hociarcs, — 
Mi-o 1 prix : 275.000 fr.; 2" 87 hect. de Bois 
contigus.- Mise .'i prix : llii.ooo fr.; :{" 1 Bois 
.'t k. du rhiUoau, 2ru; h.— ,M. à pr.: 2:t(i.000 lr. 
Faculté do réunion |iour lo» 2 premiers lots. 
S'ad. pour visiter, au oliAtoau, et poi/r ron- 
seif^neiiionl», à M" Mas.siox, notaire, boule- 
vard. Hauhâmann, 58. 



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N° 20 - 1878 



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18 Mai. 



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CHRONIQUE DES ARTS 

ET DE LA CLRIOSITÉ 

SUPPLÉMENT A LA GAZETTE DES BEAUX-ARTS 

PARAISSANT LE SAMEDI MATIN 

. Les abonnés à une année entière de la Gazette des Beaux-Arts reçoivent gratuitement 
la Chronique des Aits et do la Curiosité. 



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PARIS ET DEPARTEMENTS 

12 fr. I Six mois. 



« t 



MOUVEMENT DES ARTS 



Tableaux et études de Daubigny 

Mb Charles Pillet, commissaire-priseur. 
M. Brame, expert. 

Ile de Bezons, 950 fr.; Péniche (à Bezons),490; 
la Rentrée du blé, 500 fr.; Chevaux de labour au 
repos, 500 fr.; Plaine à Optevoz, 850 fr.; la Porte 
d'Optevoz, 600 fr.; Maison à Optevoz, 1.200 fr.; 
Optevoz (village), 750 fr.; Coteau d'Optevoz, 
505 fr.; Étang de Gylien, 800 fr. Montée à Val- 
mondois, 600 fr.; Ferme de l'Orne, (^25 fr.; So- 
leil couchant, à Villerville, 900 fr.; Mare, à Vil- 
lervilie, 3.170 fr.; Villerville (pleine mer), 740 fr.; 
Portijoie, 2.200 fr.; Départ poiu" la pèche, à Vil- 
lerville, 900 fr.; Au Pratier, 805 fr.; Cabane de 
Daubigny, à Villerville, 760 fr.; Champ de trèfle 
à Anvers, 405 fr.;; Villerville (plage), 530 fr.; le 
Ratier, 800 fr.; la Pressée de raisin, 510 fr.; 
Labour à Anvers, 500 fr.; Attelage de bœufs , 
505 fr.; Forêt de Compiègne (coupe de bois), 
40a fr.; Pont-Marie (Paris), 1.090 fr.; Ile de Vaux, 
1.005 fr.; Trcuville (récolle des pommes de terre), 
1.200 fr.; La Bonneville (pommiers), I,3G0 fr.; 
Moutons parqués, 2.370 fr.; Kérity, les Varechs, 
1.450 fr.; Limay (pointe de l'île), 1.030 fr.; Mouhn 
Kérity (Bretagne), 1.470 fr.; la Tamise, près Lon- 
dres, 1.000 fr.; Bords de la Tamise, à Erith , 
1.060 fr. ; Anvers (la Vendange), 1.020 fr.; Pom- 
miers en fleurs, 1.010 fr.; le Canau (en novem- 
bre), 1.250 fr.; Pêcherie (Poissy), 1.650 fr.; Viller- 
ville (le brise-lames), 1.505 fr.; le Ru (Valmondois), 
1.620 fr.; Anvers (Vieux Chemin), 1.105 fr.; Caute- 
terets (Mahousa), 3.100 fr.; Cauterets (le lac de 
Gaube), 1.000 fr.; Pleine mer, 1.360 fr.; les Gra- 
ves, 1.330 fr.; Villerville, 1.580 fr.; Pointe d'In- 
queville, 2.500 fr.; Villerville (la plage), 1030 fr.; 
Villerville (vue des falaises), 1.000 fr.; Vallée 
d'Arqués, 1.280 fr.; Anvers, 1.800 fr.; Anvers (les 
Gaules), 2.200 fr.; Villerville (vue de la mer) , 



2.000 fr.; Villerville (tilleuls), 1.200 fr.; La Bonne- 
ville (bords de l'Oise), 1.850 fr.; Villerville (les- 
Graves), coup de soleil, 1.150 fr.; Villerville (vue 
de la mer), 1.600 fr.; Anvers, 2.505 fr.; les Roches 
noires (Villerville), 1.100 ; Anvers (la Raviue) , 
1.420 fr.; Parc aux moutons, elîet de lune,1.800f.; 
Vendange en Bourgogne, 10.000 fr., etc., etc. 

Ce dernier tableau (Vendange en Bourgogne) a 
été acheté pour le musée du Louvre. 

Total, 223,095 francs. 



LES JURYS DES INDUSTRIES D'ART 



Il serait , croyons-nous, très-opportun et 
très-important d'appeler l'attention du con- 
seil supérieur de l'Exposition universelle sur 
la question des jurés rapporteurs pour les in- 
dustries d'art , du but qu'ils devraient se pro- 
poser et des services qu'ils pourraient rendre 
à l'éducation de notre goût national : nous 
voulons parler de ce fait, que bien des gens 
ignorent et qui paraîtra sans doute invraisem- 
blable, c'est que, dans la distribution des ré- 
compenses décernées aux exposants des diffé- 
rentes classes d'industries d'art, dans nos expo 
sitions universelles , le mérite matériel de 
l'exécution et la valeur technique de la fabri- 
cation sont seuls en cause ; quant au goût, \x 
l'à-propos ou à l'originalité décorative qui 
auront présidé à la confection du modèle des- 
siné pour le fabricant et mis en oîuvre par 
l'ouvrier, ils n'entrent pas en ligne de compte, 
du moins d'une façon apparente ; ils ne pèsent 
point dans la balance. Il y a là une erreur 
grave et un danger absolu pour l'avenir de 
nos industries artistiques. 

Voici d'ailleurs ce qui se passe en pareille 
circonstance. Les rapports se divisent en rap- 
ports généraux sur les grandes branches du 
travail et en rapports particuliers sur chaque 
classe. Le rapport général est une œuvre d'en- 



i:»» 



I A (IIRONIQUK DES ARTS 



s<>mbl« qni «mbrasse de haut les grandes 

tji; ■ ' it au «It^voIoppouuMit «11» 

n .0 iirsc ou o«>n)parai$oii 

n. • lo# aiilro> natious. 

I.. ■ rt'sorv»'' i\ l'apprô- 

r: . ...ii\ «jui luolivcnt los 

r. «T dans cliaipu* classo. 

O li.' tout proinior orili»» 

|> i ni"ttn\ (]ui no pou- 

>. '- i.ippitrl pt^-noral, 

Il . Dans lo pre- 

t\\ - pitlHiqnos ot 

a >\?, loï travailleurs no 

tt «l'une façon |)ralii]ue, 

]>: mieux faire. (Juant aux 

r.. . ils sont fiiits dans une 

d- :i' toute spôrialo , très-pr«'- 

n- 1. pour le classonienl par nié- 

rr ■ . mais presque toujours 

il, ]ias «tire absolumoul 

ni rations supôiioun-s qui, 

d' los, d«-vraiont tout domi- 

n< '• celles qui ont trait à 

l") \ d- s modèles, au pnùt 

et 'S dans la composition 

d' lie. Kn elfet, sil .suffit 

d.i i-^o iKiiir être un bon 

jr.- 1 ieucc des af- 

frt, ■• de la falirira- 

ti' • du ciiraclère. ces qua- 

lit' _ Il elles soient, aeviennent 

in- pour le jugement de nos indus- 

Ir: 1 ces qualitrs, il conviendrait lou- 

jf. :ier celle d'artiste ou au moins 

d ; pont, et par artiste nous n'en- 

l«' • utant, mais oncorc 

ar' 1 -ation. artiste i)ar 

11: "iiner les prc»- 

bl' i". Il faudrait 
cntiM ']"'■ i^r^iii'"- <ji- iiiMii-iiies d'art fus- 
sent rompus à des t-tudes spéciales de cri- 
y,,.,.. ...-1, .(,.,„.. ,]o„t la plupart de nos in- 

di les plus émérites, ignorent 



n< ' 










'ir)n, d'emploi judi- 
. bref do tout ce qui 
• l'art sans laqindlo 
1 -tire, y sont traib':cs 
• 1", la plus fu- 
té et Celte in- 
:t à la dé- 


CI' 

c- 

n- 

a 

fi' 


de 


C-i 


ei 


•,'dans la 


ma' 


i^di 




impii- 


cilè 


11. Si 


n- 
r 
c> 

ci. 

g 


Miue 
rieo 


; éfni- 


• haut 
,..it dé- 
cette ab- 
, ■il- dans le 
jjiart, LAngle- 
.1 d'avoir notre 
eo ce sens plus d'un 




*ÛC, 






iAii» 


vouloir 


changer à l'organi- 



sation a»tuollt> tics jurys de récompenses, nous 
demandons instamment que l'on adjoigne au 
jury do ohatpie classe dos indiistrios qui tou- 
çliont i\ l'ail un juré artiste, orilitpio on 
amateur, «pii. par son senlinionl tout à l'ait at- 
fiaiiilii di's questions do personnes, par son 
goi'lt éprouvé et son éducation j^éiiéralo, soit ù 
mémo <lo remplir oetl(> diflioilo mission. Lo 
but serait moins do discuter dos mérilos ac- 
quis que do montrer la voie oi^ chacun devrait 
b engager, en indiquant sur les o'uvres niémes 
ce »pie l'on doit poursuivre ou ce que l'on doit 
éviter pour répondre à ces principes généraux 
de la décoration qui domounMit éternels, que 
r«ui soit du Japon ou de la France. . 

Ainsi, j\ côté d'un bon et solide enseigne- 
ment du d«>ssin, qu il faut il'aliord ai>pelor do 
tous nos v(eux, nous souhaiterions une haute 
direction du goût. Nous sommes encore les 
premiers, grAce à Dieu, mais n'oublions pas 
les «'Ibtrls (pii partout sont faits pour nous dé- 
posséder de notre royauté; l'Anglotorre, l'Au- 
triche, la Helgitpie gagnent chacpie jour du 
terrain. Nous pouvons leur résister à morveillo, 
mais encore laiit-il ijne nous le voulions et 
surtout <pie nous ne négligions rien jiour con- 
server et développer cette cpialilé de race «luo 
tout le monde nous envie : le goùl. Par ce 
temps que nous j)révoyons de coimopulitisme 
univorsol, le goùl pourra seul établir une su- 
prématie parce qu'il ne s'acquiert pas. 

Lo juré auxiliaiK! que nous demandons 
pourrait être désigné par le conseil supérieur 
des beaux-arls. Nous admettrions môme, pour 
ne léser aucun des droits légitimes créés par 
l'excellence technique de l'exécution, que le 
rapport de ce juré no lût jiublié qu'après la 
distribution des récompenses; mais, (mcoro 
une fois, nous demandons instamment (jue 
quelque chose soit fait en ce sons pour la di- 
rection artistique de nos industries. 

Louis fiONSE. 



NOUVELLES 



.*, L'Académie des Ileaux-Arts vient de 
décerner un certain nombre de prix de la fonda- 
tiim .Monlyon ;i des ouvrage» de librairie 
récemment publiés. Parmi les lauréats, nous 
remarquons avec plaisir ,MM. Arthur Hhoné et 
A. Hougot qui ont (ddonu un prix do 1.000 fr., 
M. Hhoné pour le livre dont nous rendions 
compte dernièrement : l'Kyi/ptc d petites jour- 
nées, et tiM. Uougot pour SUD Essai surlacriti- 
fjue d'art. 

,*, M. le ministre des beaux-arts vient de 
commandera M. Chassovent une copie du célè- 
bre portrait de Corneille par Lebrun. 

Oltc coftie o.-il destinée à figurer dans la 
maison qu'habitait Pierre Corneille i Petit- 
Couronne (Houen;, 

/, .M.M, Protais, Thirion et Machard ont été 
chargés par M. iJardoux d'exécuter les pein- 



ET DE LA CURIOSITÉ 



155 



ures décoratives de la salle dite du Coniitù 
des Maréchaux et de l'escalier principal, dans 
es nouveaux l);\tiinents du ministère de la 
guerre. 

,*," Sauf la section belge et la sculpture 
française, toute l'exposition des beaux-arts 
îst maintenant ouverte au public. La grande 
salle de l'empire allemand obtient un succès 
rès-vif et très-mérité. Nous nous bornerons 
l signaler les œuvres les plus importantes: la 
Foi'fje de M. Menzel, les tableaux de genre di' 
lIM. Gussow et Knaus, les portraits de MM. 
^enbach et Liehl, les paysages de MM. Acbcn- 
ïach, Baiscli, Krôner, Brendel ; diverses toiles 
le MM. Fritz Aug. Kaulbach, Gab.Max, Bokel- 
nann, Defregger , Ilotf, Brandt, Petcrssen, 
3iez, Gebbardt, Gentz, etc., enfin, les sculp- 
ures de MM. Begas et Hildebrandt. 

,*, Nous lisons dans le Journal de Saint-Pé~ 
ersbourg : 

A l'occasion du congrès international des 
irientalistes à Saint-Pétersbourg (1870), le dé- 
)artement asiatique du ministère des affaires 
itrangères, sur la présentation du directeur 
le l'institut des langues orientales attaché à ce 
ninistère, M. le conseiller privé Gamazow, a 
mtrepris la publication des catalogues des 
ïoUections de monnaies et de manuscrits orien- 
aux appartenant à l'institut. 

Deux livraisons de cette publication ont paru 
écemment. 

L'une renferme la description des manus- 
xits arabes, due à la plume érudite de M. le 
)aron Victor Rosen, professeur adjoint d'arabe 
i l'université de Saint-Pétersbourg; l'autre 
lontient l'inventaire des monnaies des califes, 
tressé sous la direction de notre savant acadé- 
nicien, M. le conseiller privé Dorn. 

Sur 229 manuscrits arabes enregistrés dans 
'ouvrage du baron Rosen, un grand nombre 
brment l'objet de notices étendues, souvent 
iccompagnées d'extraits considérables. Un 
Lvant-propos de l'auteur placé en tète, trois 
istes alphabétiques (en arabe) : 1° des ouvra- 
ges ; 2° des auteurs, et 3° des copistes et pos- 
esseurs ; une table chronologique des manus- 
Tits datés, enfin trois planches de fac-similé à 
a fin complètent ce travail remarquable et en 
acilitent l'usage. 

L'inventaire des monnaies des califes com- 
)rend o62 numéros, sans compter un appen- 
lice considérable. Une préface de M. Uorn 
ournit aux numismates d'intéressants détails 
lur l'origine et la composition du médaillier de 
'institut. 

Une préface de M. Gamazow, jointe au vo- 
ume du baron Rosen, nous communique des 
tonnées générales sur les collections de l'ins- 
itut et fait un historique de la présente publi- 
lation. 

Le monde savant appréciera hautement la 
ollicitude éclairée du ministère des afi'aires 
itrangères, qui a autorisé et subventionné 
'impression de ces catalogues. Il attendra les 
ivraisons suivantes avec une impatience pro- 
Dortionnée au grand intérêt des collections de 
l'institut, qui entrent dès à présent dans le 



domaine de la science universelle, pour y occu- 
lter l;i place qui leur est duc et que leur répu- 
tation leur a assignée depuis longtemps. 



Le Retable de l'hospice de Beaune 
au Louvre 



On expose once moment dans une des salles 
de l'ancien Musée des Souverains, au Louvre, 
un des i)Ins grands tai)leaux daiitel et une 
des plus belles œuvres qu'ail vu faire le .w" siè- 
cle. 

C'est le retable du Jugement dernier, peint 
par Rogier Van der Woyden, de I4V3 à lit?, 
pour le chancelier do Bourgogne Rollin, lors- 
que celui-ci fonda, avec l'auloi'isation du pape 
Kugène IV, l'hospice de Beaune, en mémoire 
de la poste qui avait ravagé cette ville. Rollin, 
chancelier du duc Philippe le Bon, fut le pro- 
tecteur des artistes et patrona successivement 
Jean Van Eyck et Rogier Van der Weyden. 

Le Louvre possède justement de Jean Van 
Eyck un admirable tableau qui porte le n° 162 
du catalogue Villot, qu'on appelle la Vierge au 
donateur, et qui représente ce même chancelier 
Rollin. 

Le retable de Beaune appartient à l'admi- 
nistration de l'hospice. Il a été envoyé à Paris 
pour y être restauré et rétabli dans son état 
original, car il avait subi, au xvii" siècle pro- 
bablement, des retouches inspirées par un esprit 
de décence assez ridicule, et qui consistèrent à 
revêtir d'habits ou à envelopper de llammes 
certains petits personnages nus figurant les 
élus ou les réprouvés. 

Les travaux de restauration et de nettoyage 
n'ont pas duré moins de trois ans et font le 
plus grand honneur à l'Administration du 
Louvre qui les a dirigés. 

Il a fallu scier quelques-uns des panneaux à 
ras, pour ainsi dire, de l'épaisseur de la pein- 
ture et les réappliquer sur du bois nouveau. 
D'autres parties du retable ont dû être sou- 
mises au rentoilage. Enfin on a repeint, que 
ce mot n'effarouche personne, quelques points 
qui avaient soulfert dans les angles des pan- 
neaux et dont la restitution n'altère en rien 
l'ensemble de l'œuvre. 

Le résultat le plus important de toutes ces 
opérations délicates et conduites avec une re- 
marquable habileté a été de faire disparaître 
les faux habits et les fausses llammes qui ca- 
chaient la plupart des figures nues. Celles-ci 
ont revu le jour, et l'extrême intérêt qui s'y 
attache montre qu'on a eu parfaitement rai- 
son de tenter cette curieuse et intelligente res- 
tauration. 

Dans les Anciens peintres flamands de Crowe 
et Cavalcaselle, et dans le Manuel d'histoire de 
la peinture de Waagen, entre autres, on trouve 
reproduit le retable de Beaune, dans l'état de 
prétendue décence où l'avaient mis les scru- 
pules d'une époque antérieure. On peut donc 
comparer les deux aspects de l'œuvre. 

Le Jugement dernier de Rogier van der Wey- 



IM 



LA CHROMQIIE DES ARTS 



p.. 



den. car »! ft^X hor* de doute qu'it np »oit d«» la 

jii.\:n «In T" i' *î"'' tlnniand. puisque tous los 
ircon*tanr«>5 hi>li>n(jnes 

«. est «llVIv». vu IMMif 

^ -ur asMs «iir uno 

houl nu-dcssiMis d** 

n vrrt ipii 

•es vnllllll 
ç- Il .'iii]"'tt(>, (irni- 

1 f»» d<Mi\ |i.iniir mu 

• ' lit. <ruii« 

(if saints 

OMloiino 

N lo pajii' 

_■ ■ . Le paii- 

n. iite 1 l'iifer. co- 

?', , kIis. HiMIX |t»'- 

, ut relui du rentre 
nrlant deux à deiix 

M. 

' i itis ôtnges. En lifis 

es,: il 1' s hommes re-susrit«'s 

et ■ aMnie? de l'enf» r qu'à 

ri II-, planent dan> le 

Cl . Lnlin le Christ do- 
uves, se dirigeant respcc- 

1 • c demeures, sont de 

p itercesseurs, lange 

d" 111. lis le:> anges latéraux 

n- > que les figures nues. 

l'r •'• ••(. r.v rougeAlres en- 

U. tes, que l'es- 

p^ en outre de la 

t* :.x halances et 

r. is. 

fdurnaisc, en 
jiie , surmonte 

■ grande composition ne le cède en di- 
ii.-.on qu'à l'Agneau mystir/uc des Van Eyrk, 



i G and 



» 

Vierir^; U 
tr- * '•• 
(. 



- volet* du retahle où se 

■ nt quatre en grisaille, 

■.. de saint Antoine, 

lit h;\li rhospici» de 

-'iation et de la 

' sont les por- 

' de sa femme 

ns, agenouillés 

'i accompagnés 

:es. 

r.il.les; quant 

raient «*lre 

r Van der 

nient. 

{lie uti 

B<"inn* e»t un** des splen- 



prnndioses nutour de la scAne si ingénue, i 
ilairo et si noble. ' 

Par un contraste qui tiut plniro inliniment 
l'esprit (le l'artiste, i\ C(Mé di- ces persunnage 
divins aux larges ilriilteries, aux gestes ralmei 
i\ la physionomie sérieuse, charités d'exjirimt 
lo caractère auguste d'un tribunal céleste, I 
grand peintre ll.imand a viuilu montrfl 
Ihomnie n'cl, dans sa pauvre et mesquin 
nudité, dans son aspect cliélif et dans ses ag 
talicins. Kliis et réprouvés ont les jambes 
les bras prèles, le biisie llii(>t, le ventre groi 
la tMe forte. Knirainés pai' les joies de l'exlJisi 
ou saisis par les convulsions d'une rage ft 
rieuse, ils lèvent les bras, se plitnif, se toi 
dent. Les maudits grincent des dents, hurler 
et ont des yeux de fous. 

Il y n là un c(^té unique, spécialement ci 
rieux. Les œuvres de l'époque n ont jania 
aborde un aussi grand nombre de ligure- 
nues, traitées dans ce sentiment de vérité. 

tjuelle ccmsc.ience, quel soin rigoureux cl 
jiieiix dans l'élude de tous ces petits corps, et 
de tous ces mouvements 1 Les genoux, b 
pieds, les maïus, les poitrines, les dos, \< 
jambes sont si délicaiemcnt rendus et dé- 
taillés, avec de douces et parfois Irès-tJnes 
carnations, aven un modelé en demi-teinte 
léger, si'^r et solide 1 On sont si bien l'amour 
et la dévotiim de la nature dans ces ligurines 
un peu gauches (.à eti.'i, mais ou la maladresse 
répand un jiarfum de candeur, et qui exhalent 
on ne sait quel sens droit, siiiq)le, proftind, 
honnête, ce sens adorable de tous les |»riiiii- 
tifs. 

Le retable de Beaune ne doit rester que 
deux mois au Louvre. Le jour où il partira, 
sera un jour de grand regret. 

Ce serait un nouveau et beau joyau pour lo 
Louvre que ce retable, qui est considéré 
comme le chef-d'o'uvre de Hopier Van der 
Weyden. Notre musée n'a [loint d'«ruvr<'8 lla- 
mandes de cette espèce, de «.'tle grandeur; il 
n'a point de tableaux de ce Itogicr Van der 
\Ve\den, le maitre de .Memlinp, et l'élève (!• 
Van Kyck, après lesquels il fut l'inspirateur > 
tout l'art dans le nord de l'Europe, uu x> 
siècle. 

Mais, nous le répétons, on ne peut ici qu'ex- 
primer des regrets de voir partir ces magni- 
liqiies panneaux; car il ue semble pas i)ro- 
bible «piils eniretii jamais dans notre prande 
colb-rtion de Paris, malgré le vif désir qu'en 
ex|»riment tous le» amis de l'art. 

.Nous ne savons, en effet, ni si l'hospice do 
Beaune serait disposé .'i se dessaisir de son 
retable, ni si la (Jiambre voudrait, le cas 
échéant, ouvrir, c«iriim<' pour la fresque de la 
Magliana, un crédit extraordinaire, destiné à 
l'achat de cette pièce sjilendide. 

DURANTV. 



CORRESPONDANCE DE BELGIQUE 



.. ut 



Je U<tun à vous parler de l'exposition d onivre» 
d'art aelnellemeul ouverte au C'-rcle art clique de 
Bruxeller!. Ceet daos ces expositions privées que 



ET DE LA CURIOSITÉ 



157 



se voit mieux le courant de l'art. On e?t là comme 
dans l'atelier, au milieu du déshabillé des prépa- 
tions, et c(!la n'a pas rimporlunce apprêtée des 
expositions ofticielles. Cependant, j'éprouve un peu 
d'ennui. Nous qui, par notre âge et nos eouvic- 
tions, sommes les amis des jeunes, nous nous at- 
tendions à un elTort, et il y a lassitude au con- 
traire. Est-ce bien lassitude, après tout? Et ne 
serait-ce i)as cette ell'royable paresse qui pèse si 
lourdement sur la i)lupart des jeunes peintres bel- 
ges ? J'ai à m'expliquer. Le labeur du taltleau, la 
recherciie «l'im î.,'rand caractèi'e et d'une forte 
expression manquent à la jeune école. Il y a une 
tendance [iresque universelle à se satisfaire de 
l'impression. C'est-à-dire que l'esprit s'arrête au 
moment où il a le plus besoin de s'exercer. Je ne 
sais s'il est un autre mot que paresse pour expri- 
mer cela. Je ne voudrais pourtant pas dire impuis- 
sance. 

Non, l'impuissance n'aurait pas ce beau jet de 
quelques-unes des préparations du Cercle. On 
sent seulement qu'on est en jjrésence d'artistes 
dont l'éducation a été mal faite. 

Il est certain que la Marine de M. Artan, par 
exemple a des qualités exceptionnelles de tinesse, 
et cependant, aucun amateur sérieux ne l'accepte- 
rait si ce n'est comme une grosse indication 
incapable de donner la continuation dans le 
plaisir qui fait l'attrait des œuvres d'art. RI. 
Ch. Hermans, à propos de qui l'on a fait du 
bruit, n'arrive pas davantage à se formuler. Ses 
deux figures de femme se ressentent plus de l'ate- 
lier que de la rue. Une chose m'étonne chez ce 
peintre, c'est que son exécution s'accorde si peu 
avec ses tendances. Il a une énergie dans le cer- 
veau qui ne va pas avec la médiocrité de son exé- 
cution. L'esquisse qui s'appelle Tète de jetme fille, 
est brossée dans des pâles grasses ; mais le blanc 
rosé de la ctiair se fait brun dans la demi- 
teinte sans ces adorables finesses qui sont dans la 
nature. C'est le portrait d'une femme par un 
bonnue qui ne voit pas la femme. L'autre étude. 
Femme aux bocks, mérite un reproche plus grave 
encore : elle est commune. Cette figure a des 
tons de buis sec sur un fond de sirop, et le des- 
sin n'existe pas plus dans les bras que dans la 
ête. Une Fantaisie de M. Emile Sacré est tout 
aussi mal dessinée. En outre, les rose, les bleu, 
les caroubier, qui forment l'accord du tableau 
manquent d'harmonie. Une qualité rachète en par- 
tie ces défauts : la chair a une puli)e nacrée, qui 
rendrait presque attrayante cette fille mal bâ- 
tie. 

Je suis plus à l'aise pour parler des deux toiles 
de Smits. Il peut manquer de dessin et de modelé 
]iar moments, mais il n'est jamais vulgaire et il a 
à demeure un sentiment fin dans la couleur et 
l'expression de ses figures de femme. Catherine 
mêle le rose pâle de ses joues aux bleus 
éteints du fond, avec des douceurs tout à fait par- 
ticulières à l'artiste. Mé/anco/ie est dans la même 
note tranquille et harmonique : c'est un peu de la 
couleur de Véronèse et des Vénitiens dans les gris 
brumeux du Nord. 

M. Camille Van Camp semble partir d'un même 
principe. Il a des élégances minces qui, parfois, 
tournent au poitrinaire, avec un sentiment déli- 
cat de l'expression. Il garde une personnalité 
fine, une honnêteté de travail, au milieu des bru- 
talités lâchées des peintres de son milieu. Je me 



plais à reconnaître chez M. Louis Verwée un soin 
pareil dans l'exécution de ses tableaux. L'Anneau 
est l'œuvre d'un esprit tenace qui manque de sou- 
plesse mais nullement d'émotion. A .\1. Wilson, 
(pii envoie u'.ie Trte détude, je ferai le reproche 
de i)0usser la chair au ton lie de vin, et puis la 
touche est molle. .M. Wilson avait une meilleure 
exposition au cercle de la Chrysalide, on s'en 
souvient M. Cardon sait campi-r une ligure; mais 
le ton est toujours un peu froiil. .M. Cogcn, au 
contraire, chendie les tons clairs et jolis; j'avoue 
n'avoir jamais rencontré de pêcheurs aussi lus- 
trés que ceux qu'il [leiut. Cela doit dépendre des 
points de vue. Je signalerai des tendances excel- 
lentes chez -M.M. Th. Gérard, Eontainr,-, Heinhei- 
mer, Ringel, llaeynialkers, qui indiciuent très- 
nettement la figure en plein air, et cliez .M"« Clé- 
mence Van der Droeck. Il y a aussi des portraits à 
citer, ceux de M.M. llennebicq, Bourson et Lam- 
brichs. 

J'arrive aux peintres de la gaieté. C'est un mot 
qu'il faudrait définir. Lei peintres croient avoir 
reculé les limites de la gaieté quand ils ont fait 
un vieux monsieur dormant les pouces entrecroi- 
sés sur le ventre, ou un jeune monsieur pris du mal 
de mer devant deux marins qui se le montrent 
du doigt. Cela n'est ni comique ni gai. Il faut se 
reporter à la grimace humaine de Jean Steen, à 
l'énorme plaisanterie de Jordaens, pour savoir 
combien la gaieté a changé. L'époque n'est j)lus à 
la farce haute en gueule, et Jean Steen aurait de 
la peine à faire accepter ses gaillardises dans une 
scène de genre contemporaine. 

La société moderne a une drôlerie froide, une 
gaieté sans rire, et cela est devenu le vrai comi- 
que aujourd'hui. Il faudrait consulter à cet égard 
certains acteurs de ce temps, qui ont merveilleu- 
sement exprimé la tenue correcte de cette gaieté 
à part. Or, je trouve que la plupart des peintres 
qui se croient gais ne cherchent pas assez la note 
comique là où elle existe vraiment. Souvenez- 
vous du Ventre parlementaire de Daumier, de la 
Comédie humaine de Gavarni, de quelques plan- 
ches mordantes de Félicien Rops : il y a là ua 
comique intense, terrible, qui vous emporte. Au 
rebours, les artistes fout de l'esprit, peignent des 
intentions, réalisent des mots, des situations, un 
comique littéraire qui est le contre-coup des vau- 
devilles. Ou bien ils tirent la langue pour nous 
obliger à rire. Je trouve, par exemple, que M. Eu- 
gène Verdyen, qui donne une note si heureuse 
dans sou Coin du Boulevard, n'a plus le même 
bonheur dans ses Affiches, une aquarelle anmsantc 
qui souligne trop ce qu'elle veut dire. Les deux 
frères Oyens n'ont pas cet esprit pointu, mais ils 
ont une tendance à grossir la grimace de leurs 
personnages, comme s'ils se défiaient du public. 
Chose singulière, j'ai grandi en même temps 
qu'eux et il y a bientôt quinze ans que je les suis à 
travers les expositions. Nous avons tous changé 
eux seuls sont demeurés au même point, traitant 
les mêmes sujets, peignant de la même manière, 
progressant dans un cercle qui ne s'est pas 
élargi. C'est encore de la force, cela. Quelque 
chose expliquerait cette immobiUté : MM. D. et P 
Oyens sont Hollandais. 

(A suivre.) 

Camille Leuornier. 



158 



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BIBLIOGRAPHIE 



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Mortii.ol, nxec 

Tf* iMin-l. ;Hro- 



ni hiii lio 

I, no FOUl 
r. «Ii'pmir- 



.1115 ; 

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nora d iniprcssion- 

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i^ini- un jM^ii immoiifTé 



..itc, cl surtout 

-ips c«l au fond 

LùTl ue doit-il point 

ns.ige» et les mœurs 

e mouTcracnt d»;.» 

.nlinuels du goût, 

' -sion p?ycholo- 

il7 F.iul-il se 

/'•urs de voies 

•■ l'art conlcm- 



1- III- 
f..ui 

iirif 

i la 
'■ 1.1 

'T.ll'pJC M'- 

Cii. E. 



flo- 



Porrot. d<> rinstilut do Kranro. — IN mai 1878; 
havul (1 Anirors. sos onvros ot sos doctrines, 
par M. Henri Itclaluirde, i1t> l'Institut de' 
iraiiro. ..im.> 

I I 

Jouniiil (li's DH>o($, i, (>, 1 1 ,17 mai; les I^mux- 
Arts à ri"\p(i>ili(>n, par M. C.harlt's CléimMil. 

Le Sitrti. 10 tuai ; les Iloaux-Arls à l'Kxponi 
sillon, par M. ('astagnary. — 1.1; l.a Hevuc des. 
Nations, par ^I. Henry llavanl. 

J<)urniil of/iriri^ |2 ni.ii ; la Chine, par M. 
I lianinos. — ir. mai; les oxposiUons wnivor- 
'lles, nar M. Henri nandrillarl. 

/.-■ /V<n»rrj/s, i niai ; Deux amateurs parv,. 
;ens, par M. (!h. Tiniltal. ,, , 

Vnris-Journal, 10 mai; les Bcaux-Arts à 
rExjiosiliou, par M. IJerlall. 

linui- Suisse (les lioiu.c-Artu, n" 7; les fro?n , 
que? d'Holhein au palais Opiscopal do GoiTd, 
par lî. Pihier. 

Athciurum ; i mai, la Ilot/al-Acndemy {["' arti- 
cle) ; la hociôlés (les iieinlrcs à l'aquarelle" 
(1" article) ; la (irosvenor (Jallery (1"" article). ' 

Acodem;/\ i~ avril, les temples des juifs, etc., ' 
par James Fer^'ussun (compte rendu par W. ' 
Simpson i; î- mai, exposilioii de dessins de 
maitres liollaiidais, au Iiurlin;ftorv-Club (!•• '' 
article), par M. llealon. 

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?..,. 



ET DE LA CURIOSITE 



i59 



pour la plupart, de merveilleux échanlillons de 
l'art céramique aux xV et wi'^ siècles. Uue di- 
zaine de vases siculo-arabes datent de 1400. Uu 
buste, un bas-relief et une fontaiuo de Lucu délia 
Robbia vieuneut ensuite. Puis, toutes les fabri- 
ques les jjIus renommées de 1 Italie : Call"af,'iulo, 
Gubbio, Pesaro, Dernta, Caslel-Durante, Faenza, 
Urbiuo, Roma, Caslelli, y sont représentées par 
des morceaux do clioix. Beaucoup «ont l'œuvre 
des plus f.imeux artiï^tcs, les Giorgi Audreoli, les 
Orazio Fontana, les Francesco Xaulo, Giau Paolo 
Savino, Carlo Antonio Grue, etc. Elles portent 
presque toutes soit le nom du maître ou sou 
signe, et souvent une date. Outre les sujets reli- 
gieux ou m\tbologiaues qu'elles reproduisent, 
beaucoup contiennent de gracieux i)ortraits do 
femmes avec les écussous des plus illustres fa- 
milles. Ou ne saurait trop admirer l'état de leur 
conservation, la vivacité des couleurs et des re- 
flets métalliques cbez certaines, la beauté et l'ori- 
ginalité des décors. 

Nous regrettons que l'espace ne nous permette 
pas de décrire ici quelques-unes des plus remar- 
quables; nous ne laisserons cependant pas que 
de signaler le beau portrait de Charles-Quint, 
coupe ronde, n» 269; le no270, Hercule terrassant 
l'hydre, aux armes des Montmorency; G^'gès et le 
roi Candaule, n*" 275 du catalogue ; les n»» 34, 48, 
53, 65, et combien d'autres encore ! Surtout 
n'oublions pas deux pièces très-rares de la cé- 
lèbre porcelaine des Médicis : une cuvette et un 
plat rond, décorés d'après des dessins de Jules 
Romain, portant comme marque de fabrique le 
dôme de Santa-Maria del Fiore et l'initiale de 
Francesco. 

La collection de M. Castellaui sera exposée à 
l'hôtel Drouot, salle n° 1, les samedi et dimanche 
25 et 21 mai et vendue les lundi, mardi et mer- 
credi suivants, par le ministère de M^ Charles 
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Farullè (le ivunion pour li's 2 premiers lois. 
S'ad. p(inr visiter, au chAtcau, et pour ren- 
soijjnrmiMils. à M" Massion, notaire, boule- 
vard llaussmnnn, liH. 



A 11.1 



M\ 


SSION 


manu, 2 


1 


ACT. 


2 


ACT. 


2 


ACT. 


:) 


ACT. 


H 


ACT. 


I) 


ACT. 


.T 


ACT. 


ly 


ACT. 


36 ACT. 



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Salon de 1878 

L'exposition des ouvrages des artistes vi- 
vants s'ouvrira au palais des Champs-Elysées, 
auiourdliui samedi 23 mai 1878. 

Le public entrera par la porte principale 
(côté de Favenue des Champs-Elysées). La sor- 
tie aura lieu par la porte Est (côté de la place 
de la Concorde). , ,. . 

Les lundis, mardis, mercredis, vendredis et 
samedis, il sera perçu un droit d'entrée de 
i franc par personne. Le dimanche et le jeudi, 
l'entrée sera gratuite. 

Dans le cas où l'affluence des visiteurs se- 
rait trop grande, l'administration se réserve 
la faculté de fermer momentanément les 

portes. . * 1 • ^ 

L'exposition sera ouverte tous les jours à 
dix heures, sauf le lundi, où elle ne sera 
ouverte qu'à midi. — Les portes d'entrée 
seront fermées à cinq heures un quart. — 
On fera évacuer les salles à cinq heures trois 

quarts. . , i. . , 

Le dimanche et le jeudi les portes d entrée 
seront fermées à cinq heures. On fera éva- 
cuer les salles à cinq heures et demie. 

La porte de sortie sera fermée, tous les 
jours, à six heures. 

Statue de M. Thiers à Nancy 

Le dépôt des esquisses se fera à l'Ecole des 
beaux- arts de Paris, jusqu'au 14 juin au soir, 
par la porte située quai Malaquais. 

L'exposition sera ouverte au public le di- 
manche 16, le lundi 17 et le mardi 18, de dix 
heures du matin à quatre heures du soir. Le 
jugement sera rendu le mercredi 19. L'expo- 
sition, après jugement, aura lieu le jeudi 20 



et le vendredi 21, de dix heures du matin h 
quatre heures du soir. 

Les projets envoyés au concours devront 
être retirés dans les troi-* jours qui suivront 
la clôture de la dernière exposition. 

En conséquence des dispositions ci-dessus, 
MM. les artistes sont priés d'expédier franco 
leur modèle à l'adresse de M. l'inspecteur des 
beaux-arts, à Paris, avec indication sur l'a- 
dresse de leur dépôt à l'École par la porte si- 
tuée quai Malaquais, et avec la mention : 
Esquisse pour le concours de la statue Tkiers de 
Nancy. 

Dernièrement, à l'Ecole des beaux-arts, le 
jury, appelé à se prononcer sur le concours 
annuel de perspective (section de peinture], a 
décerné les récompenses suivantes : 

Médailles. — MM. Bogino et Lemains, élè- 
ves de M. Lehmann ; Munier-Florimond, élève 
de M. Munier-Florimond ; Merwatz, élève de 
M. Lehmann. 

Mentions. — MM. Cresson, élève de M. Gé- 
rôme; Taravant et Poirson, élèves de M. Leh- 
mann; Réraon, élève de M. Gérôme; Lan- 
delle, élève de M. Landelle. 



ENSEIGNEMENT DU DESSIN 



A la suite d'un rapport adressé par M. de 
Chennevières et publié dans le Journal officiel 
du 23 mai, le ministre de l'instruction publi- 
que, des cultes et des beaux-arts a rendu les 
arrêtés suivants : 

TITRE 1er 

ENSEIGNEMENT DU DESSIN DANS LES ÉTABLISSEMENTS 
PUBLICS d'enseignement PRIMAIRE 

Art. le"". — Le programme de l'easeigûement du 
dessin dans les écoles normales primaires et les 



I.A r.HROMQllK nKS ARTS 



f<olr« pnoiâirr» fup^rifuro» fM dÏTi»* on trois 



:urut . 

'. ilion. 
i il le ^icfiu'' «lo leur force. soTtmt 

•{>l>ii<iuv« * tel ou l«l gonrc d'étude». 



Art. 



\jr .! 



r.. 



' ••.7»r#. 

.,ro romprnul : 
ilroJlM. pcrppndiculnirof». 

,'. - (iM |troi>orlion- 
l.rrs «loiiin'-s ; 
iri']in!» foriiK^i'S par 
il!» trianglos, do» pa- 

7.09 ; 

•PS, cercles, roiirboB à 

.>p inscrits <lnnp nn cercle. 
i.li<. t.ls i]Ui« le cube, la 



. , l.rll, .; . 



Us 

1..S 



.u\ ; 

res (le la perspective. 



Itntin (fomemrnt. 
Art. 3. — Le dessin d'ornomenl comprend : 
!>" nidimenU de loruement, tels que : 

>U parallèle» différents de mesure et d'è- 
it: 

. n linéaires ; 
ires de mesure égale formées par 
<j/ ntournées ; 

variétés, et autres orne- 
nt, '■■''><-ture, tels que dcuti- 
c , ''te.; 

] ; J, s profils d'objets, tels 

q . 'l vasfp ; 

j_ jucmcnt profiremenl dit. 

De$$m d'imitation. 
Art. 4. — LeoMigneinenl du dessin d'imitation 
eompren'î : 

I - dessinés, gravés ou litho- 

g- ■ ' veux des élt'ves ; 

! ■ •]>eri\\<t d objets nrti- 

ft, -M l'espace ; 

iriit» et feuillages ; 
: de l'ensemble de la figure 
,:• , !, .ri.rn. " ■■t. 

Xj\ i, — ■ pn'-cédent sera suivi 

(ko* \r* *^'. - ' . . ';.-- -l lo» écoles primaires 
ot 1 «i»<igneiDent du dessin e»l ou pourra être 
orfanûé. 

TITRE II 

M»r«^r«rTK.*» Arruci»LU acx étailissuie^ts d'kîi- 

- StCO!n»AIRK «T A CMKX I.'«:«»IUO!«ai«!«(T 



Mof/elrj. 



Art. «•». 

Mim à 1 
4eMio '.' ■•-. 
TTonl't-- 

te» pbot^,;;-,. 



re. du 

'j iijiii'iii'^n de- 

tre de linstruc- 

--, sur l'aviB du 

. .;.l adiDues qu'en 



Innt iju'ollcs reproduiront dos dessins on i\o^ 
ostantpcs. 

l'ntfesseurs. 
Art. 2. — Les professeurs do dessin sont nom- 
mé» par lo ministio ; ils sont rlioisis : l» parmi 
les nnciiMis (•li''Vi's de l'ocolo nationale des Iteaiix- 
arts de Paris munis des diplômes ol eerlilleats de 
capacitif établis par rarrt*'tt'' en date du 8 août 
ISTfi; i» parmi les artistes jioiirvus d'un ccrlillcat 
de caitacilé délivré A la suite d'un examen spécial 
dont les conditions seront ultérieurement éta- 
blies. 

Insprriiit'ix. 

Art. .3. — L'cnseignenii'iit ilu (lessin, dans loua 
les établissements jiublics d'enseignement pri- 
maire oil cet enseignement est donné, sera soumis 
h une inspection spéciale. 

Los inspecteurs (le col ordre seront cboisis jiar 
le ministre sur la iirésentation du conseil supé- 
rieur des beanx-arls. 

Le directeur des beaux arts et le directeur de 
l'enseignement primaire sont cbargés, cbacun en 
ce qui le concerne, de l'exécution du présent 
arrêté. 

Paris, le 21 mai 1«7«. 

A. Bardoux. 



NOUVELLES 



.*. La 1" vacation de la vente Lanrent-Ri- 
chard a produit 4."i2.<10;) fr. Nous publierons 
le;- prix des principaux tableaux dans le pro- 
chain nunit'Mo. 

.*. La deuxième sous-ccimtnission de la com- 
mission supérieure de l'Kxposition universelle 
s'est occupée du premier travail de la nomi- 
nation des membres du jury des beaux-arts. 
Ces membres sont au nombre de soixatile- 
Irois, dont trente-deux étrangers et trente et 
un Français. Ces membres sont ainsi ré- 
partis : 

Peinture, 20 étrangers et 1!» Français. 

Sculpture, 4 étrangers et 4 Français. 

Architecture, !i étrangers et ;» Français. 

(iravure, lithographie, etc., 3 étrangers et 
3 Français. 

A l'unanimité, le duc d'Aoste a été nommé 
président. 

.*. Nous apprenons avec plaisir que notre 
collaborateur, JA. Kugéne Muntz, bibliothécaire 
de l'école des Beaux-Arts, vient d'être élu 
membre de la Société des Antiquaires. 

.*. L'Académie française vient de décerner 
un de se» prix de la fondation Marcelio 
fiuérin à l'ouvrage do M. Henri Jouiii : David 
d'Anger», sa vu', son œuvre, ses écrils et ses 
contemporains. 

,*, Le musée d'Anvers vient de s'enrichir 
d'une œuvre capitale de Rubens : un portrait 
d'hornme A rni-c-irps de la meilleure qualité 



ET DE LA CURIOSITE 



163 



de peinture. Ce portrait, dit VAthenœum belge, 
est. bien connu des amateurs. Non-seulonient 
il faisait autrefois partie d'une collection célè- 
bre, la galerie Van Saceghem, mais il a été 
gravé, ainsi que son pendant, — un portrait de 
femme, — par le graveur Sjjruyt. Les deux 
toiles ont été décrites par Smith sous les n"" 
889 et 8'JO de son Catalogue raisonné. La 
femme fait actuellement p irtie du cabinet 
Wilson. 

Le personnage représenté dan-. la tuile du 
musée d'Anvers semble Agé d'une quarantaine 
d'années. Il est blond et porte une barbe lé- 
gère. Il est vu presque de face et complète- 
ment vêtu de noir. Le pourpoint est de satin 
broché, le manteau de drap, et ce manteau, 
ramené horizontalement à la hauteur de la 
poitrine, est serré au corps par le bras gauche 
allongé, qui tient le chapeau, visible seulement 
en partie. 

La main droite repliée repose sur la hanche, 
La tête ressort vigoureusement sur une large 
draperie rouge; elle est d'un admirable mo- 
delé. 

Une large collerette plissée recouvre le haut 
du buste et touche à l'emmanchure du [»our- 
point. 

Nous avons constaté, au sujet de cette col- 
lerette un détail curieux. Le personnage por- 
tait d'abord une fraise à tuyaux, et par l'elfet 
perspectif, la tète se détachait sur cette partie 
du costume dont le bord extrême gagnait la 
crête de l'oreille. Mais la mode changea et la 
fraise à tuyaux perdit de sa raideur, pour dis- 
paraître, comme on sait, vers le milieu du dix- 
septième siècle. Sans doute par un caprice de 
son modèle, Rubens fut contraint de modifier 
la collerette primitive en la rabattant. Mais les 
traces de la première version sont encore vi- 
sibles. 

Le portrait dont il s'agit et son pendant 
avaient été adjugés à la vente Van Saceghem 
à M. le comte de Cornelissen au prix de 11.100 
francs les deux. Il y a vingt-sept ans de cela. 
Nous croyons savoir que l'homme seul a été 
payé plus du double par le musée d'Anvers, et 
c'est peu de chose assurément. 



CORRESPONDANCE D'ANGLETERRE 



Les autorités du South Kensington Muséum 
ont été bien inspirés en choisissant leur succur- 
sale à Bethnal Green comme le siège de l'exposi- 
tion du mobilier ancien qu'elles avaient préparée. 
Bethnal Green Muséum est placé au beau milieu 
du quartier des travailleurs, — c'est le faubourg 
Saint-Antoine de Londres, — et, dans son voisi- 
nage immédiat, se trouve le chef-lieu des ébénis- 
tes, des sculpteurs eu bois, et des fabricants de 
meubles établis dans la capitale. L'idée de faire 
connaître à cette colouie iudustiielle les chefs- 
d'œuvre du mobilier du moyen âge et de la Re- 
naissance pourrait bieu porter des fruits dans son 
industrie. San? prétendre lutter avec les splen- 
deurs du musée de Cluny, ni même rappeler 



les attraits de l'exposition << Alsace-Lorraine », 
les objets empruntés par les autorités du South 
Kensiiigtou aux différents châteaux du pays, ou 
puisés daus les collections des amateurs, sout di- 
gnes d'attirer le monde fashionable de Londres 
dans ce quartier peu aristocratique; bien que ce soit 
pour les ouvriers surtout que cette collection ait 
été formée. 

La distribution du mobilier est faite par natio- 
nalité, tout en conservant, autant que possible, 
la suite chronologique. 

A voir les premiers exeuqjles de l'art italien du 
.\iv« siècle, on serait tenté de croire que l'inva- 
sion des Barbares avait eu pour résultat de dé- 
truire presque entièrement l'idée même du con- 
fort, pour lequel les Romains de l'empire avouaient 
un culte sincère. A voir les sièges, les sellettes, 
les fauteuils qu'on fabriquait en Italie au xv« siè- 
cle, on dirait que, même depuis le temps du roi 
Dagobert, l'idée d'être à sou aise était de- 
venue de moins en moins importante. Du reste, 
la beauté de la sculpture, surtout en bois de 
châtaignier, rachète bien des désagréments phy- 
siques qu'occasionne le mobilier italien de cette 
é[ioque. 

L'art allemand qui, h son début, se distingue 
peu de l'art flamand, est représenté à Bethnal 
Green par de nombreux objets qui nous frappent 
plutôt par leur bizarrerie que par leur beauté, 
et cette impression ne se dissipe pas, si ce n'est 
iuqierceptiblement, avant la fin du xvui* siè- 
cle. 

La France ayant subi, avec Marie de .Médicis, 
l'influence italienne, répand aussitôt ses propres 
lumières sur les pays voisins, quoique sans doute 
les intimes relations qu'avaient les Tudors avec 
les princes et les papes italiens entrassent pour 
quelque chose daus le goût pour les meubles 
sculptés que les Anglais développaient de si 
bonne heure. On suivra bien ici la transition du 
style lourd et empesé qui trouvait sa dernière 
expression dans les meubles de la reine Anne, 
aux délicatesses de forme et à la pureté des li- 
gnes de l'époque de Chippendale et de- ses com- 
temporains à la fin du dernier siècle. Et l'on peut 
également tracer le contre-coup de l'influence de 
Boule et de Gouthière sur l'art français. En spé- 
cimens des mobiliers chinois, indiens, japonais et 
persans, l'exposition est extrêmement riche, et je 
compte revenir plus en détail sur ce sujet. 

Les amateurs delà porcelaine japonaise, connue 
sous le nom de Nankin, pourront voir en ce 
moment chez M. Masks la belle collection de sir 
Henrv- Thompson, chirurgien distingué et artiste 
de mérite. Il serait difficile de trouver, même en 
Hohande, où depuis le seizième siècle le goût du 
« bleu et blanc » a été si vif, une collection supé- 
rieure à celle-ci en objets à la fois rares et 
superbes. Rien ne saurait donner une meilleure 
idée de la place qu'occupe l'art japonais dans 
l'histoire esthétique que ces trois cents exemples 
réunis par sir Henry Thompson. Ceux qui connais- 
sent le livre de Stanislas Julien apprécieront le 
goût et la science qui ont également inspiré sir 
Henry Thompson. Ils lui sauront gré d'avoir 
coopéré avec M. Whistler à répandre par le 
moyen d'un catalogue illustré la connaissance de 
ses chefs-d'œuvre. Suivant l'exemple de M. Albert 
Jacquemart, ces deux artistes, également enthou- 
siastes pour le « bleuet blanc », ont reproduit 



i^ 



LA eu HO MO II: ni: S akts 



1 .-.., r.,,^t „n i^n lier» de la 

>a nianif lo burin 

! <>s tlossins fonl 

< >t (1 une liniito 

, . uvf ; mais M. 

A - se* osquissos une tcn- 

.jui .!..nni' nu iiouvoaii 

(■(> «alalopuo 

:.T«"l v^,i\ povir 

Uf , |K»rt:ul4iUti jajtouaiso et do» 

Il u d tlf Urr iju'A doux rouis ot vinpl oxom- 
pUire», dnnl un nomliro liimit^ o>l n'S'^rvi'' nu 
\*ab\tc, 1 • MM. Kliis .1 Wliilo. 

«S», Xow I 

L'c«pnt de Mlf-(roT<«rniu«ul di'jk a^soz Tort rlioz 
■ • ••' — ' •• ')!• i\ 1.1 pulitiiiiic, « 

-rUniil |tcu à yo» 
.. v.iiis ai jiarli^ dans le 
■ « («ar IfS anl<tril»''s niiini- 

!is d<' province pour olt- 

t en pormanonco soit pour un temps 

uii" parlio dos trésors amassés au 

1 Nslioiinl tîallory, ot au South 

M on devait s'y atlondro. leur.» 

! <rl<'- sans ri'i^uUat. Mais au lion do 

r. los niuniripalilés se sont vaillam- 

i r<Puvro p -iir rir'ci.injilir les vroux 

!iyon<i. Ht-jà à •ila^^^.'nw. .Manoliostor, 

Mm et ailleurs, des must''cs de 

fondés. Les fonJs souscrits 

tés à l'achat de reproductions 

-, et ensuite à former des 

lî- <i 1 1^' i.- d'art contemporain. 

,.,...,. f ,1,,., „„ç nMélirilé du monde 

1 surtout ronnu par son 

-i-..jtp à Innalyse de la 

formes, Voudrait que les 

- "nt au moins les éléments 

de U lumu^re et deg luis ijui régis- 

•• de la euulour. Anlrofois les grands 

que Léonard et Mirliel-Ange ne 

|ia« de recourir aux connaissances 

- que la géométrie et l'anato- 

iin que les découvertes d'opti- 

I autres furent euivies des 

II. M. Ix)ckyer se ydaint 

t Ipg artii'tos se 

[>lus rudimen- 

t'ie, mais il 

(«•s qui ont 

,. - . M iii'-nts de la 

lont que. tandis que 

- •• d'un cheval sont 

i fuite de» rou- 

'-t \i- résultat 

théfie, M. 

ix tatticaux 

et démontre 

.que, les artiste» 

• l de la vérité. 

t'-mp» originale, 

■II-, point de vue 

' i)f vur» de l'art, 



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La urnisou Cassell jouit depuis des années du 
privilège iufontosié de populariser la liltéraluro, 
li's si-itMU'os et toutes les eounai,<saures utiles. i;(is 
éditeurs entreprenants viennent uiijoiud'lini con- 
vier le pulilif A entrer avec eux dans li! domaine 
des heanx-arts. Dans ce but, ils oui lancé leur 
Maijozinr of Art, qui, à en juger par la preiuière li- 
vraison, promet d'être un iiislnmieul île vulgari- 
sation très-bien fait. 

Chaque livraison de ce Magasin de l'.Vrl est en- 
richie <le plusieurs gravures, tant des œuvres 
contemporaines, <pii ont attiré l'atlcntiou el l'ap- 
probation générales, «jue de rejiruduilioiis de 
ehefs-d'ivuvre do l'art ancien. Il faut remlre celle 
justice aux éditeurs qu'ils u'onl épargné auniiic 
peine pour maiuleuir bi répiilalion (lu'oiil acipiisf 
les graveurs sur bois anglais. 

A la dernière séance de la Société des Aulujuai- 
res, un membre a ex|iosé un émail do Limoges 
qui a été roconnu comme datant du xiii" siècle. Le 
sujet de l'émail est le Clirisl sur la croix. 

Au-<lessous est la Vierge. Sur le revers, le CbrisL 
en gloire, avec les symboles desqiialre évaugélis- 
tes aux extrémités de la croix. L'émail élail •sur- 
tout intéressant à cause de l'influence orienlali- 
qu'il indique, ù celle époque, parmi les Lravoil- 
leur.- de Limoges. L'idéo de représenter le Chri«l 
couronné, el les deux pieds séparés, n'élail pas en- 
core acceptée en Occident, comme elle l'a élé plus 
tard. 

A coté des galeries de tableaux ouvertes en eu 
moment, il faudrait réserver une place pour dire 
un mol sur les esquisses el dessins de l'école 
hollandaise, qui se trouvent au Hiirlinglon Fine 
Arts Club. Nous trouvons ici, réunis dans un petit 
cercle intime, rpwbpics rares échantillons de no» 
meilleurs amis : Ostade, Diisart, (jovaert, Flinch, 
et Nicola.-; Maas, iiarnii les [leintres de genre; Van 
Goyon, SaurcJam el (^uyp, partni les paysagistes ; 
de Hcmbrandt, il y en a une vingtaine donnnnl 
uoe idée de l'universalité de son génie, de l'Iia- 
bileU'; de son pinceau el de la pnrt'lé de son sen- 
timent. Il serait impossible de faire un catalogue 
coniplet du contenu de cette petite salle, mais 
après les expositions de l'hiver, il semblf; étonnant 
que les mêmes collectionneiirs aifiil jm trouver 
dans leurs portefeuilles tant de chefs-d'eeuvres. 

Lionel Hobinson. 



Il [l'ifii 



CORRESPONDANCE DE BELGIQUE 

(Suite.) 



Pour terminer avec les comiques, j'avoue n'être 
que très-médiocrcmenl touché des mnlice<^ do MM. 
Meerts, de la Hoe^c ol Mcrbo, bien (ju'il y ait 
chez les premier» une esjiêce de science poncive 
et correcte qui n'est pa» même chez le troisième. 

Je m'aperçois que j'ai omis de jiarler de la 
('■onralexcence d'Agneessens. l'einture brune, tona- 
lité un peu morte, exécution large, seiilimcnl 
juste, voilé ce que discnl mes nolen, El j ajoute 



ET DE LA CURIOSITÉ 



165 



que la Convalescente est la figure la plus étudiée 
de l'expositioi). 

J'ai perdu un peu de temps ù m'égayer de la 
gaieté des peintres. Me voilà obligé de débiter en 
gros le paysage. Je mets bors pair, premièrement, 
les deux motifs de M. Tii. Baron, Camphin et 
Peupliers, dans de belles lumières tranquilles. Ce 
sont des études de la terre sévère? et larges. Une 
Mare de M. Asselbergs est bien écrite, d'un accent 
ferme dans les gris. Deu.x toiles de M. Coose- 
mans ont ce même caractère écrit. Puis je cite ai 
]\iuc» Beernaert, Iléger et Becker, MM. Crépin, 
Dauge, de Simpel, Cilleman, Gœthals, Ilagemans, 
Hamesse, lluberls, Le iMayenr, .Meliery, Monti- 
gny, Pautazis, Raeymackers, Gustave SpeecUaers, 
Storm de Gravesande, Toussaint, Van der Ilecht, 
V'an Loemputten. M. Léopold Speeckaers envoie 
deux indications très-justes, un Champ d'avoine 
et un repos de cavaliers Sous le r/rand tilleul. Je 
loueM. Verbeyden de pousser son paysage jusqu'au 
tableau. J'ai vu peu d'esquisses de lui aux 
expositions. Il y a là une sorte de respect de soi- 
même que je prends plaisir à constater. Il y a 
aus.si un talent énergique, une verve qui commence 
à se tenir en haleine et l'étoffe d'une personnalité. 
Je le félicite d être moins habile que parle passée 
il désapprend ; o'est par là que commencent les 
plus forts, et je souhaite qu'il aille jusqu'au bout. 
M. Th. Hannona, un Etang aux environs de Nancy, 
d'une belle coloration vermeille. Je ne résiste pas 
au plaisirdedire ici la bonne impression qu'a faite 
sur moi son Chester-Célcri, une nature morte, spiri 
tuellemoiit enlevée sur un coin de table. Le 
vert du céleri a un accent blond, très-fin, qu 
tranche sur le jaune crémeux du beurre et l'or 
rousselé du chester. 

Quelques bonnes vues de villes. J'ai particulière- 
ment remarqué une entrée du cÀmciièvc Montmartre, 
par M. F. Taelemaus. C'est une des œuvres les plus 
franches de l'exposition. La note est flamande, 
avec une brusquerie rude, et le peintre a tiré un 
partL très-heureux de ce peinturlurage cru des 
enseignes, des balcons et des volets. On voudrait 
voir toujours cet accent chez les Belges qui vont 
à Paris. M. Blanc-GarJn a de la justesse dans les 
tons ardoisés d^; son Jardin botanique ; mais il y a 
vraiment par trop de buée sur l'ensemble. 

Quelles fraîches floraisons toujours que les bou- 
quets de Jules Ragot! Il en a deu.x, l'un pâle et 
blond, dans une douceur d'étoffes roses et bleues, 
où frissonne la lumière; l'autre sonore, vif de 
tons, avec des pétarades de rouge et d'amaranthe 
sur un fond éclatant de verdures reflétées par une 
glace. Le premier bouquet a une simplicité tran- 
quille qui me charme peut-être plus profondément 
que le second, mais celui-ci a des ardeurs de 
palette que n'a pas l'autre. M. Bellis me paraît par 
moments un peu uoir dans la Nature mûrie. Je 
n'ai pas oublié ses Pensées dans lesquelles il excel- 
lait et qui avaient une si saine saveur. 
''•'*' De Louis Dubois, une petite toile, franche^ grasse, 
largement touchée. Des Chrysanthèmes, de M^e 
de Vigne. Un Païuieau décoratif de Toussaint. 

Je remarque que j'ai omis, dans la nomencla- 
ture des paysagistes, tout un groupe uni par les 
tendances, la manière de voir et la manière de 
peindre. Ce sont les farineux. Je ne mets nulle- 
ment en doute leur talent : MM. Rosseels, Cour- 
tens, Goemaus, Meyers sont pour moi tout en tête 
du paysage belge. Mais leur parti pris des bleus 



est agaçant; la nature ne donne pas ces effets; 
c'est de la i)ure virtuosité et je hais tout ce qui 
sent la recette d'atelier. Je n'en trouve pas moins 
le Midi de M. Rosseels, une page étudiée, et pour 
dire le mot, un effort sérii-ux. M. Ileymaus, qui 
se rattache au groupe avec plus d'ampleur peut- 
être, a deux notes. Je iiréfère l:i p.-tite avec sa jo- 
lie lumière argentée ; le Lever de lune est gros sans 
grandeur. 

Depuis Millet, on n'a plus guère fait que des 
ombres chinoises eu fait de paysages de nuit. 
Camille Lemonnier. 



TRIBUNAUX 

Le Portrait de Mme Turr 

Un dill'érend est survenu entre .M"'" Turr et le 
jeune peintre, M. Bertier. qu'elle avait chargé de 
faire son portrait. Celui-ci terminé. M™" Turr 
trouva qu'il ne lui ressemblait pas. Elle refusa 
donc d'en prendre livraison. Le prix du portrait 
avait été fixé à 6.000 francs. M. Bertier n'avait 
pas supposé qu'il pourrait arriver qu'on refuserait 
de lui payer les 6.000 francs et qu'on serait 
quitte envers lui en lui abandonnant un portrait 
dont il ne pouvait rien faire, et qu'il n'avait même 
pas le droit de vendre. M. Bertier saisit donc la 
justice de sa réclamation. 

Le tribunal nomma un expert. M. Cot fut 
chargé d'examiner l'œuvre, de la comparer à l'ori- 
ginal. 

Après avoir constaté la ressemblance, M. Cot 
ajouta : 

» Ce portrait tient bien son rang dans l'ensem- 
ble des œuvres de M. Bertier, connues ou expo- 
sées jusqu'à présent. 

.< Du reste, ce portrait ayant été admis au Salon 
de 1877, ce seul fait est une consécration de la 
valeur de Tœuvre. 

« Au cours du procès, il a été affirmé que la 
commande avait été réellement faite et le prix 
fixé à 6.000 fr. La valeur connnerciale est très- 
relative en fait de portraits ; elle dépend entière- 
ment des conventions faites entre les parties, et, 
à défaut de conventions, elle est fixée d'après les 
prix qui ont été payés à l'artiste pour des œuvres 
précédentes, et il est de notoriété que M. Bertier 
a fait des portraits aux prix de 6 et 7.000 fr. 

« Par suite de ces considérations, nous con- 
cluons donc que, dans les circonstances actuelles, 
ce portrait vaut 6.000 fr. » 

Sur ce rapport, le tribunal, sur la plaidoirie de 
Me Caraby, pour M. Bertier, a condamné M™« Turr 
à prendre livraison du portrait et à payer 6.000 fr. 
à M. Bertier. 



BIBLIOGRAPHIE 



Causeries sur l'art et la curiosité, par Edmond 
Bonnafi'é. — 1 vol. iu-8" de 237 pages. Frontis- 
pice par Jules Jacquemart. A. Quantin. Paris, 
1878. 

Nous n'avons point à présenter M. Edmond Bou- 
naffé, notre collaborateur, aux lecteurs de la Ga- 
zette des Beaux-Arts et de la Chronique. Tout au 



166 



I.A r.HHOMOl'K MKS A IMS 



(khu avons 



ni 111 >i 



.1 la plii|)art. d'nn- 

■'. il a. i'H .(T.l. 

- plusiour» nN'Ui'ilî» 

; formor IVIt^anl 

■lit «Je f«iro oiUnT 



■ dp l'Art ••! ilo la Curio- 

ii. tvtimoml UonnatT^ est un nmnloiir doubli& 
tî"i!5î l'T-:;*)!. cf (]ir.n p-'urr.nt n|>pol«T un t'trc 

('/* ncn r.iuiplail 
:liculi»^r«»|>arjui se» 

ro «juf le» chosoR 

. nn!»si «le cpIIps 

•n livre sur 

/?(>/»i'- -. Ses 

l>our titre ol 

.. ; un juis.<npc 

; un tnltlrti. r. tourneur sur 
■ temps im.Mk'i'T. Elle tend À 
- l'utt et l'industrie élnieul 
-. Cette prnpi-e, ou plutôt ce 
' ■i'^ toutes les parties du 
11. 

t les P»-o;<ot de Maître 

r du roi Henri II, qui 

- Ifl enliinet de rnutenr. 

• inns sa li iiiiie •■ clinyèie >• 

di' • carreaux ••. ilispo-'es au 

le sa jiari'sse. Ils Sf rappel- 

:i' Hnitrr hifinurt. le vieux 

' qui proteste contre l'inva- 

nne plirase ht'té- 

In ni^iiie valeur 

1 ; *.; larajilie capricieu- 

"t trace dajis respac«parla canne de roncle 

^ité est un travail ini- 
nnus. i|ui niotilre par 



l'iiM-ur j aiijuurd hui, eu passant 

- rnm«»nT du xviii* siècle oonl les 

lujoiu'd'liui ; et, 

■i un-, depuis le 

. ...•ircliaiurs, plus ou 

lurs. 

vr rfrt mortf entre im 
• — Philibert de 
de hAtisaes d»'s 
If des (lurnons. 
'■I''is de J'IutiirijUP. 
loui ce fiu'oiit dit 
.U c^neux coiiUe les choees d'art et 

'■lùternit rien. 
'-Aits, nous 

■ •• ■■•■'• , ...,,. la ce qu'i; y 

r lan* les bureaux des ministères 

"TleurH d'nn 
. )U« enlrete- 



« binet du seertMaire jnMiiM*at. Mais l'un de ces 
.. sous miiiislres trouva ipi'il n'avail ni l,i largeur 
" ni la lon^:iH'ur auNi]U("ll<'s il avait droit suivant 
■ !a liiérarehie. Car les burenux sont pour les bu- 
• reaucrales ce «jiie «ont K's galon» pour les niili- 
« taires. Ma foi! je m'en emparai, bien ()u'il 
' n'eiU pas non jilus les diuieiisious où j'aurais 
>■ pu pnMendre. Mais i\ l'aidi' d'une table de 
" rallonge j'ai compleltV la surface règleiueiilaire, 
■• tout en conservant ce meuble liistorique cl de 
" liant goût. 

" La pendule de ma clieiiiiiiée el les bras qui 
«• raccompagiieiil de clia«pie ci'ilt'- de la glace, ne 
" sont pas iidii plus à dédaigiier. el le casier qui 
« est derrii'ïri' vous est cgali'iiicut digue ilallen- 
<i lion. » 

Si le fonctionnaire de poùl qui nie narlail ainsi, 
s'en (\tail tenu au rf-glemeiit, le trop étroit bureau 
ort le roi Louis» XVI, accoude, dut faire de si Irislcs 
réllcxions. risipiait d'cclKUicr, de cliiili' en cliule, 
dan* l'aiilicliainliri' où il aurait servi de rempart >\ 
l'iiisolenle imperliiience de l'Iiuissier ou d'un 
garçon. 

I*cut-<''tre un jour — si le musée à créer se foude 
jamais — ce bureau en fera-l-il nue des pièces les 
plus curieuses ! 

Nous l'avons dit, l'amour des clioses du temps 
passif rexjilicnlion de leur raison d'<^tre. 1 analyse 
de leurs formes, la misrî eu relief de leurs mérites 
la défense de l'organisation industrielle des temps 
qui li's ont vu faire, tout cela est le fond de divers 
cbapitres du livre: c'est celle idée (pii les relie. 
.Mais .M. Kd. llonnalTé y a mis quelque diose en 
plus : un grain de fautaisie et de bonne bumcur 
(|ui lui douiie une idiysioiiomie toute particulière 
parmi les critiques d'art. 

Il est savant sans avoir l'air de s'en douter et 
surtout sans i>araitre vouloir le laisser deviner. Il 
amuse et instruit. 

Am'Rkd Darckl. 



Articles sur les beaux-arts à l'Expo- 
sition universelle 

Le Journal des Débats, 21 mai — La pein- 
Ime aux Pay.s-Mas el en Italie, par M. Cliarles 
(élément. 

Lu Frnno, *2(( mai. — La peinlme ilalienne, 
par M. Marins Varhon. 

Jouninl offir-icl, 17-23 niai. — L'école an- 
glaise, par M. Kniile Ilergeral; 21 : les Sculp- 
teurs .sur bois en Chine, par M. Cliaulncs. 

Le ConstiUitionnil, 14-23 mai. — La l''raricc, 
par M. Henry Trianon. 

Le Paris-Journal, 21 mai. — ^ L'exfiosilion al- 
lemande, par .M, Hertall. 

L'Illustration, 18 mai. — L'iocob; anglaise, 
par .M. Jules fjomte. 

Le. Sié'le, 23 mai. — La collection du prince 
de dalles, par M. Houry Ilavard. 



U/iU •! amener la 
il m'intéresi*aient 

>ii de Louis XVI 



I. En'tirinrnt, 21 mai. — La collection de 
.M. Laurenl-llichard, par .M. l'aul Lefort. 

Aihi-wrum, 11 mai : rKx[iosition interna- 
tiriualc. — l^a Hoi/nl Aiademy l'2" article^. — 
La HocÀf'.U'. des fieinlies à rat/uareile (2" et 
dernier article). — .Nouvelles de Paris, par V. 
— 18 mai : l'ICxposilion internaliona'e (2" ar- 
ticle). — La liin/al, A'iidcmy (3" et dernier 
article), — La (irosvinor-GalUry (2" et dernuri 
article). — Le» Fouille.s d'Olympe, par J. Schu- 
bring. -- Souiidlch de Paris, par V. 



ET DE LA CURIOSITE 



<67 



Academy, i\ mai : l'Exposition de la Royal 
AcarlPiny, pir W. Udsselti. — Exposition do 
dessins de niaitres hollandais ù Hui-linglon- 
Club, par M. Ilcalon. — Exposition de la So- 
ciété des peintres à ranuarclle. — Nouveau 
procédé de signor Lespanni pour le nettoyage 
des peintures, par Ch. Ilealli Wilson. — 
18 mai : les Acquisitions du British Muséum 
(imprimés, manuscrits, médailles). — La Gros- 
venor-Galkry (!'='■ article) par W. Rossetti. 



PORCELAINES ANCIENNES 

De la Chine, du Japon et de Saxe : garnitures 
de 3 et 5 pièces, vases, potiches, plats, assiet- 
tes ; faïences, bronzes Louis XV et Louis XVI, 
pendules, candélabres, lustres tlamands, ob- 
jets divers; meubles en marqueterie, objets 
de vitrine, orfèvrerie ; tentures et étoiles. 

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Les lundi 27, mardi 28 et mercredi 29 mai 1878, 
à 1 heure 1/2. 

Par le ministère de M^ Charles PILLET, 
commissaire-priseur, rue de la Grange-Bate- 
lière, 10. 

Exposition, le dimanche 20 mai 1878, de 
1 heure à 5 heures. 



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de M"^e Camille F... 

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OBJETS D'ART 

BRONZES, MARBRES, TAPISSERIES 

PORCELAINES DE SÈVRES, SAXE, CHINE ET JAPON 

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Les mercredi 29 et vendredi 31 mai 1878, à 
deux heures. 



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Me CH. OUDART 

rue Le Peletier, 31 



EXPERT 

M. BLOCHB 

boulev. Montmartre, 19 



CHEZ LESQUELS SE TROUVE LE CATALOGUE. 

Exposition le mardi 28 mai 1878, de 1 h. 1/2 
à 5 h. 1/2. 



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TABLEAUX ANCIENS ET MODERNES 

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Expert 

2, Rue Lailitte, Paris. 



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ET DE CURIOSITÉ 
Des xv«, XVI» et .\vii« siècles, sculptures 
en bois, en ivoire et en marbre, (;maux champ- 
levés et de Limoges, faïences italiennes et 
autres, armes et l'ers ; belle i)endul(! en mar- 
bre blanc, sculpté par Julien, en 1791; vitraux 
orlévrerie, plateau en cristal de roche, objets 
variés: panneaux et bahuts en bois sculpté; 
tapisseries, guipures et costumes. 

VENTE, HOTEL DROUOT, SALLE N° G 
Le samedi 1"^ juin 1878, à 2 heures. 

M' Charles PILLET, commissaire-priseur, 
rue de la (ii ang(;-i{atrlière, 10. 

M. Charles MANNHEIM, expert, rue Saint- 
Georges, 7. 

CHEZ LESQUELS SE ULSTIUBUE LK CATALOGUE 

Exposition, le vendredi 31 mai i878, de 1 h. 
à heures. 



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Parmi lesquels on reniarque la 

PREMIER LIVRE LMPRIMÉ PAU OUTEiNBERG 

et de MANUSCRITS 

DU rxc \ixvnie SIÈCLES 

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Le samedi 1" juin 1878, à deux heures précises. 

LE CATALOGUE SE DISTRIBUE CHEZ : 

Me J. BOULLAND, commissaire-priseur, 
26. rue Neuve-des-Petits-Champs. 

Et à l'ancienne librairie Bachelin-Deflorenne 
(Emile LLÇAT et G'^, successeurs), boulevard 
des Capucines, dO. 

Exposition particulière, boulevard des Capu- 
cines, 10, chaque jour, de 2 h. à 4 heures ; 
publique, hôtel Drouot, le jour de la vente, de 
1 heure à 2 heures. 

TABLEAUX ET ÉTUDES 

PAR 

Eugène LAVIEILLE 

VENTE HOTEL DROUOT , SALLE N° 8 
Le lundi 3 juin 1878, à 3 h. précises 

VOIR LE CATALOGUE CHEZ : 

M® Léon TUAL, commissaire-priseur, suc- 
cesseur de M. BOUSSATON, rue de la Vic- 
toire, 39. 

M. Georges PETIT, expert, r. St-Georges, 7. 
Expositions particulière, le l^""; publique, le 2. 

OBJETS d'art ET DE CURIOSITÉ 

E. LOWENGARD 

26, rue Buffault, Paris 
Spécialité de Tapisseries et d'étoffes anciennes' 



168 



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5, lo uiATili 4 jmn tS7S, à 2 heiirt><. 

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von Ll CATALOOCE CIIIU : 

M* LÉON TOAJj. rommisiiairi^-prisour, suc- 
ccsxMir ...• M. K 't>s\TON, r. do la Victi>in\ 39. 

M. HORSIN-DÉON. oxpcrl, place Valois, 6. 

fcjr}...5ifi .»! ;.N^/..;uf, du lundi 27 mai au 3 
juiD, de \ hcaro à 6 heure?. 

TABLKM \ ANCIENS 

l'Ls i.com;s 
FLAMANDE* HOLLANDAISE 



lU»hol Uu\>h, Jan NVcPiiix, David Tônicrs, 
Van dor Ncer. Hondeku/ter, David Lyckacrt, 
B.-l>. Oiuiiicganck, etc. 

. . MrosAM LA COLLECTION DE 

M. DU PASQUIER DE DOMMARTIN 

NhMK H Jl bL DKÛl'JT, .S.VLl.K N" '.< 
Lo mercredi & Join 1878, à deux heures. 

M* Charles PILLET, commissaire-priseur, 
me de 1.1 «tranpi'-BatelK^ro, 10. 

M. GEORGE, expert, rue Laflitte, 12. 

'J<r7 LtiyaLILS SE TROIVB LE CATALOOLE 

Ezpofition le mardi 4 juin 1878, de 1 heure 
k Sheure». 

ItlI'.LIOTHKOrK DE 

M. Auibroise FIRMI.V - IMDOT 

de l'Académie 
deî inscriptions et J>clles-iettres 

MVRKS PRfiCIELX 

MANUSCRITS ET IMPRIMÉS 
VENTE 

▲ L'HOTEL DKS COMXISS.-I'Rl.SKL'RS, f», BLK 

DBOUOT Salle n» S i 

Vm 6. 7. 8. 11. 12 13. 14 et 15 juin 1878 
à 2 h pr^cUea. 

M« Maurice DELESTRE, comiui sairc-pri- 
•ear, 27. rue Drouof. 

A^,.u ^. M Adolphe LABITTE, expert de 
'• '■ »• rue de Lille. 

e LE OATAUHiCK | 

f- 'It^e, le lundi 3 juin 1878; 

f^- . -• *. mercredi 5 et lundi 10 

jwn 197 s, de 2 heure» à 5 heures. 



' OR.IETS D'ART 

ET D'AMEUBLEMENT 

I Mt''f;iilal(Mirs. iMiiiI--l.»l)ri's, cIumicIs, iusfros, 

! des t'-piiques Louis .\1V, Louis XV i«l Louis XVI; 

1 Belle Pendule Louis XV et Louis XVI ; 
Sculplures en uiarbre et eu terro cuile, pur- 

I mi lesipiclles uno lhii<jncusc, par Falcnunet; 
Itijoux et orfi'vrerio aiu'.ieuMe ; vitraux, beaux 
éventails, arnu's ancietiiies, objets varii's ; 
meubles anrieiis, tapisseries du \VI" siècle ; 
tableaux el aquarelles par Heliy, Bouclier, 
Daubigny, Dia/, (ireuze, (uand-Jeau, J.-M. 
Muet, lùigène Laïui, Pali//,i, l'Iessis IJerleaux, 
etc., etc.; (iratures anciennes, par Debucourt, 
Destourlis. Troost, etc., coniposaiit la collec- 
tion de M. E. S***. 

VKNTK HOTEL DROUOT, SAl.I.lCN" 1 
Lo vendredi 7 et s.imedl 8 Juin, à 2 heures 

M" Ch. PILLET, conunissaire-priseur, 10, 
rui' (le la (irantre-Balelière ; 

M. Arthur SLAES, expert, (i, r. Sl-(ieorges. 

CHEZ LESQIELS SK TROUVE LE CATALOOUB 

E-rpiisitiiin puhliquc, le jeudi fj juin 1878, de 
1 heure à ij heures. 



VENTE 

D'ARIiHATERIE ANCIENNE 

AI'l'Aini:NAM' 

à M. le baron J. p*'- 

HOTliL DROUOT, SALLE N" 1 
Les mercredi l'2et jeudi 13 juin 1878, à 2 heures. 

M» Ch. PILLET, rominis>ain;-[)riscur, rue 
de la (iranKc-Uttilii re, 10; 

M. Ch. MANNHEIM, expert, rue Saint- 
Georges, 7. 

f.llEZ LESQUELS OM TROITVE LK CATALOOUB. 

Kjposition particulière, le lundi 10 juin 1878, 
pu/y/iV/uc le mardi 11 juin 1878, de! heure à 
.'i heures. 

ACHATS ET VENTES 

D'INSTRLMEMS DE DÉCISION 

PHYSIQUK, OI»TI(^UE, MATHICMATIQUK 
l'IKiKK.MAI'IIIE, SCIENCES 

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U Mdacuwr en chef, gérant : LOUIS OONSK 



N" 22 — 1878 



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1" Juin, 



LA 



CHRONIQUE DES ARTS 

ET DE LA CURIOSITÉ 

SUPPLÉMENT A LA GAZETTE DES BEAUX-ARTS 

PARAISSANT LE SAMEDI MATIN 

Les abonnes à une année entière de la Gazette des Beaux-Arts reçoivent gratuitement 
la Chronique des Arts et do la Curiosité. 



Un an 



PARIS ET DEPARTEMENTS 

12 fr. I Six mois. 



8 t 



AVIS IMPORTANT 

A partir cravjonrcVfmi, la Chronique j^^ 
paraîtra que tous les cpiinzejoîirs, comme 
d'usage. Le n° 23 sera publié le l^ juin. 

LE MUSÉE DES ARTS DÉCOR/VTIFS 

« N'ius sommes heureux d'enregistrer une 
nouvelle qui sera accueillie avec joie par tous 
ceux dont la préoccupation constante est de 
mnintenir la suprématie de nos industries 
d'art. 

« Le musée des arts décoratifs va enfin être 
définitivement fondé, et c'est au pavillon de 
Flore, aux Tuileries, qu'il va s'installer. Les 
hommes qui se sont voués avec une clair- 
voyance patriotique à cette entreprise d'utilité 
nationale sont convoqués aujourd'hui même, 
au pavillon de Flore, pour prendre possession 
de ce magnifique local, auquel aucune destina- 
tion meilleure ne pouvait être donnée. 

« Les ministres des beaux-arts, des travaux 
publics et des finances, sur l'avis favorable de 
la commission des beaux-arts , orit prouvé, 
en accordant cette hospitalité à la société 
fondatrice du musée des arts décoratifs, com- 
bien ils compremient eux-mêmes que la 
France ne pouvait }ilus longtemps rester pri- 
vée d'un établissement dont le South Kensing- 
ton de Londres présente un si parfait modèle. 
On SH demande comment un tel exemple n'est 
pas venu de nous; mais nous espérons que la gé- 
nérosité de tous les artistes, amateurs, collec- 
tionneurs, enfin de tous les amis des arts, per- 
mettra de réparer le temps perdu. » 

A ces lignes, que nous empruntons au Mo- 
niteur universel du 23 mai, nous pouvons 
ajouter que les membres du comité directeur 
ont ouvert par acclamations une souscription 
qui a produit un chitire important. La liste 



.A>Tir A -T 



AH 



de souscription sera prochainement ])ubliée 
par la presse et restera ouverte à la partie du 
public qui s'intéresse aux o-uvres d'utilité 
nationale. 

iNous nous bornons aujourd'hui à men- 
tionner les souscriptions suivantes : 

M. le duc de Chaulnes 10.000 fr. 

M. le baron Gérard 10.000 

M. A. Dubouché, président 
du musée céramique de Li- 
moges 10 000 

M. Edouard André, président 

de l'Union centrale 2o.000 



ACTES ET DOCUMENTS OFFICIELS 

Commission des bâtiments civils et des 
palais nationaux 



Le Journal officiel du 28 mai a publié deux 
décrets instituant une commission permanente 
dite des bâtiments civils et des palais natio- 
naux, qui doit fonctionner sous la présidence 
du ministre des travaux publics. Les minis- 
tres des finances et de l'instruction publique, 
le vice-président du conseil d'Etat, le secré- 
taire général du ministère des travaux pu- 
blics, le préfet de la Seine et le directeur des 
bâtiments civils et palais nationaux font de 
droit partie de cette commission. Dans le 
rapport qui accompagne ce décret, M. de 
Freycinet expose que le conseil général des 
bâtiments civils qui fonctionne au ministère 
des travaux publics ne peut guère s'occuper 
que d.'s questions techniques relatives à la 
bonne exécution des édifices. Chaque fois qu'il 
s'agit d'une question générale, telle que le 
choix d'un emplacement ou de l'opportunité 
d'une création, il faut nommer une commis- 



170 



LA CHRONIQUE DES AHIS 



>ion sp^iale. Mais ces commissions transi- 
toirp*. ne pnîvnr.t |ia< avoir de tiadilii>ns. 
po- ti'inps on tAtoniHMiuMjts 

et r i"«Ia que lo miiiislro 

d, - [»r»Mu>sj^ d'flaMir une 

Ci' '<•. i-o di'iixi«'*mo ii«''.rot 

i., -.iiiatrt' nnMnl»r«>> <ip cette 

Cl M d«* Krevriiiot ost lo |»r«'si- 

d. ' \r.ipi) lo viro-pn^siilont, 

eX iro. Voici Ion 15 ncitns : 

\ » ;rtoii . liôniUi, 

I.., - ty. >6n.ttours; 

d. .. i , 1. Tirard,Tiir- 

<ji. \ . II. <io Lal)(tr<lo. Viol- 

Ic*. . .... ...iiis, Morno, (tiiillaumo. 

l.rfuol. Duc. (Juostol , liarnior; H<'Viian<l. 
insportoiir «le- punt-* ot chaiissôos; (.onrho, 
inj|>«'clriir do? minos; Alphand cl Lcvasseur, 
directeur des domaines. 



La Direction des beaux-arts 

r ^ en dale du 27 mai. M. Kiipène 

lit, t- noinniô directeur dos B<-aux- 

Af l'Ont do M. lo marqiii.s de 

Oi , Il est admis à faire valoir ses 

df' traite et qui est nuinmé direc- 

te 

« n a ét(^ accueillie avec la 

pli. ion dans la [)ro5.s.e et d'insle 

moriiit- jes arlisle*. Quant à la Goutte, elle ne 
peut que bon r/jouir, nos lecteurs le com- 
prendront s-aDs prine. Nous ne pouvons 
mi**tix fain» pnnr opprimer notre opinum à ce 
«io;> n- lo commontairo dor»t 

le J irmmjtapno la [lulilica- 

tion '!»■- (1 < , .• - : on ne !>aiirait trop applau- 
dir au choix de M. le ministre do rin>lructioii 
' M «. '.jume n ost pas soulemt'nl le 

• <jui tient une dos promiè- 
!• ■ -..»..(,. s r()niem|)orains; 

il .. ■ ur de l'Ecole des 

*■'• .1 iiiiinistratnes de 

lui que IHcole a dû les 
- (Il) ollo a faits depuis 
M. (iiiilhume a en 
• ns arrot«';es, mais 
nO'. ns pas d esprit plus ouvert 

et j i'ie le sien. Son caractère est 

un heureux iii»-lanpro de horine gn'ico et de 
fermeté, deux quili'/'» indi^(i'*nyah!cs pour 
pré4id«»r au • a -arts et 

au»»i d<»» ar^ , l'allies et 

qui .1 contenter, 

Sf< lie y réussira. 

Ln t'.u- LcL-, M. J' niJiiJ-'r>' oo l'instruction 
publique et des beaux-arts ne pouvait pas 
' ' ;'us diurne de 
. >' Nous nous 
.on». 
'^ . .'• mettre sous 

... ..• ■ . ren)[i'acé à 
par M. Paul Dubois. 
1 . . — ;:raàce chou excellent. 



I .Nous enropisirons i^galoniont avec plaisi'' 

I la nomination donoiro ^yl^pallll(Juo collabora- 

! tour. M. Hogor ll.dlii, au po>to do sccrôtairo 

J do la direction dos l)oaux-arls. 



MOUVEMENT DES ARTS 

Collection Laurent-Richard 
M' Cil. l'illot, rouiinissairo-pritsour 

rnK.Mif.iii: v.\cation 

II' IV'clKMir. par Tort//, 2.700 fr ; Lisière do bois, 
par lo uk'^iiio, 1.820 fr.; Iiiti-riour di- Hort^orio, pur 
Jncque, 4.500 fr.; iino Miiro pn-s Auvors, pnr Dau- 
iiguy, 4.700 fr.; 1111 Lnburnloiro d'nlrhiinislo, pur 
Isnhnj, 4.fi00 fr.; uiio Clnirièro, pnr />/'/:, 3.S00 fr ; 
lu .Mnro, pnr lo môme, 2.200 fr.; Sonvi'iiir d'Italie, 
par Ciirol, 8.100 fr.; Souvouir do Atarissol, par le 
iii/*uio, l(i.8.'>0 fr.; Paysanne vonaril th^ puisor de 
l'enu, pnr Millet, 3.500 fr.; Joum- Paysanne en 
forêt, par lo niômo, .'i.870 fr.; In Piaiiio de Harbi- 
zon, par Th lUnisxrou. 4.500 fr.; Li«ioro do polit 
bois, pnr lo niAnio. (i.880 fr.; Marliizun, oIT.l dr 
[iriiitemps, pnr b- môme, it.îtno fr.; Orme pi-iuiiô 
sur rOiso. par Jt'lrx Du//ré, 7.000 fr.; la Ab-ri- 
dioiino. par le mr-nie, 20.700 fr.; les Conluriôros, 
par Milirt, 10.700 fr.; la Vi-illôo, pur lo môino, 
S.fiOO fr.; un Villnpi-en Pionnlif, pa»' ïh. Himsspuu, 
6.500 fr.; lo .Matin, | ar le môme, 27.000 fr,; les 
doux Van de Voido, par Meissonier, .'i7.IOO fr.; 
Auimaux nu pâturage, par Truijon, 4r).ooo fr.; 
Berffor gardant ses moutons, pur lo môme, 
30.000 fr.; Chevaux sortant de l'eau, par Hugàne 
Delacroix, 16.100 fr.; Tigre coiirbô, par le inôino, 
ll.^OO fr.; le Dornioir, par Th. fioi/ssean, 13.000 
fr.; Sf'nlicr montant dans les roohors, jiur lo mômo, 
12.100 fr.; la IJfsccnto des Bnliôniirns, [lur Diaz, 
l'i.KOO fr.; Sous bois, par le mômo, 9. 800 fr.; la 
.Mort »t le Bilcberon, \y.iT MiUrt, 12.000 fr.; Entrée 
de village, par Th. Rousseau, O.'OO fr.; les Eobo- 
viijg de Paris, aipiarollo, par Mcissonier, 5.750 
fr.; Terrains boisôs, par Dinz, .'î.lOO fr.; Diano ot 
Aoléon, par Tnssaerl, 6.000 fr.; .Mort do la .Mado- 
loiuo, par lo niômo, 7.000 f r ; le .Monticule do 
Jean de Paris, par Th Koussmu, C.300 fr.; En 
forôl, ctfol daiiloinno, ]»ar le môme, 5.000 fr.; 
Lion en arrôl, par Enijène llclofroLr, 2.!)05 fr ; 
Liou giiottant sa proio, par le môme, 3.260 fr.; 
b; Chariot de blessôs, par Prtln.lntler,, 5.000 fr.î 
une Barque de pôcheor, par hujné, 3.650 fr.; le 
Soir, pnr Corot, 3.000 fr.; Crép'isculo, par /irr/i, 
2.500 fr.; un Canal en Hollando, par Jon;/kind, 
1.ît20 fr.; Après la pluie, par Diaz, 2.800 fr. 

Cotte vacation, qui comf)rcnait 45 tableaux seule- 
ment, a produit 453.605 fr. 



HEIXIF.MK VACATIO.-^ 

Fleur», par Diaz, 1.280 fr.; Chiens griffons, par 
le môme, l.ooo fr.; le Kévo, par le mémo, 1.720 fr.; 
la Toilette, par .Millet, l.OoO fr.; Forêt de Foiitai- 
nobloaii fgri»aille,, par Th. lioussmu, 2.900 fr.; 
iJéversoir du moulin de Fiatignies, jiar le môme, 
2.400 fr.; l'Éducation d'AcbilIc.par fi'w.v. Delacroix, 



ET DE LA CURIOSITÉ 



171 



1.580 fr.; un Porfe-Etendard, par lioyhet, 3.700 fr.; 
le Rat retiré i.u moude. par Drcnm/ix, 3.950 fr.; 
un Chenil, par le même, 5.1-20 l'r.; Marche d'Ara 
bes, ]}i\T Fro»ie?iti7i, 8.100 fr ; un Campement dans 
le Sahara, par le même, 7.000 fr.; le Retour à la 
ferme, p;n- Mil/et, 6.000 fr.; le Retour du marché, 
par Ju/cs Diipré, 3.100 fr.; l'Orape, par l)inz, 
7.'i00 fr.; Baigneuse, par le même, 8.900 fr.; la Bn- 
rattense, par Millet, 9.800 fr.; le Ruisseau du 
Pnits-Noir, par Courbet, 13.100 fr.; le Chàleau 
d'Ornans, par le même, 7.600 fr.; Animaux au 
b.ird d'une rivière, par Th. Rousseau, 5.100 fr.; 
une Chaumière dans le Berry, par le même, 
10.000 fr.; l'Étang (coucher de soleil), par le même, 
9.100 fr.; le Vanneur, par Millet, 16.605 fr.; le Soir, 
parle même, 15.500 fr.; les Laudes, par 7. Duprc, 
11.200 fr.; Chasse au laucon, par Fromentin, 
.■^'(.100 fr.; Berger ramenant son tronpeau, par 
Troijon, 17.900 fr.; le Retour à la ferme, par le 
même, 23.000 fr.; Coucher de Soleil après l'orage, 
par Th. Rousseau, 19.500 fr.; Bords de l'Oise, par 
le même, 19.500 fr.; le Givre, par le même, 
'16.500 fr.; le Giaour et le Pacha, par Eug. Dela- 
croix, 27.000 fr.; la Mise au tombeau, par le même, 
9.800 fr.; Christ en croix, par le même, 8.500 fr.; 
le Retour de l'Enfant prodigue, par Marilhnl, 
11.000 fr.; la Sainte Famille, par Diaz, 11.100 fr.; 
Pierrot malade, par Couture, 8.000 fr.; l'Orgie, par 
le même, 6.300 fr.; Pâturage aux environs de Hon- 
ileur, par Troyon, 7.6ti0 fr.; Une Alerte, par Pro- 
tfiis, 12.O11O fr.; les Grès de Fontainebleau, par Th. 
Rousseau, 3.800 fr.; Charles lei" insulté, pa.v Roijhet, 
11.005 fr.; Un Joueur d'échecs, par le même, 
6.300 fr.: Bacchante, par Tassaert, 7.150 fr.; le Rêve, 
par le même, 3.900 fr. 

Cette seconde vacation, qui ne comprenait, 
comme la première, que 45 tableaux, a produit 
457.110 fr. Le total des deux vacations consacrées à 
la vente des tableaux modernes, seulement, s'est 
élevé à 910.715 fr. 

Voici le prix de vente des principaux tableaux 
anciens : 

Chardin, le Gobelet d'argent, 2.000 fr.; Crame 
le jeune. Près de Norwich, la nuit, 9.700 fr.; De- 
bucourt, la Consultation redoutée, 1.950 fr.; D;^- 
mesnil,lf. ieune dessinateur, 5.400 fr.; Fragonard, 
le Pacha, 1.220 fr.; J. Van Goyen, l'Hiver en Hol- 
lande, 5.020 fr.; Greuze, la Petite fille blonde, 
15.600 fr.; Guardi. Ruines dans les environs de 
Paris, 1.820 l'r.; — Monuments à Pola, 1.728 fr.; 
Hfda, le Déjeuner, 2.000 fr.; Heem, la Corbeille de 
fruits, 2 0(10 fr.; .M"« Mayer, l'Enlèvement de Psy- 
ché, 2.050 fr.; Moucheron, le Torrent, 550 fr.; F«n 
der Necr, Clair de lune, 2.080 fr.; Vo7i der Pocl, 
les Dunes de Scheveningen, 72.? fr.; Prud'lmn, kn- 
dromaque, 6 000 fr.; Rœburn, Portrait d'invalide, 
2.020 fr.; S. Ruysdaèl, la Meuse, 4.950 fr.; Téniers, 
le Joueur de flûte, 4.050 fr.; Weenix, Oiseaux morts, 
1.550 Ir.; — École française : le Petit Voleur de 
l'àtés, 2.350 fr.; l'Oiseau mort, 3.700 fr. 

Le produit total de la vente s'est élevé à la 
somme de 989.250 fr. 



CONCOURS ET EXPOSITIONS 



L'exposition des œuvres de sculpture de 
Louis Rocliet, mort récemment, a lieu en ce 



moment dans l'atelier qu'il occupait, 5, rue 
des Trois-Hurnes. On y voit des fragments de 
hi grande statue de (lliarleinagne exposée en 
bronze au Champ de Mars. 



On compte au Salon 2,2:50 talileau.\, 
l,f).'i7 dessins, Gk» sculptures, 4(» gravures en 
médailles, oli projets d'arcliileclnre, 2:ii gra- 
vures, 20 lithographies. 

Une exposition de Tableaux militaires, 
exclus du Salon do l'Exposition universelle 
par mesure adininistralive, est ouverte chez 
M.M. Con|)il, tt, rue Cha|)tal. 

Elle comprend des peintures de M.M. Bcrne- 
Bellecour, Détaille, Dupray, de Neuville et 
Protais (tous les jours de 10 heures c\ o heures, 
le dimanche excepté). 



NECROLOGIE 



On annonce la mort, ;\ l'âge de soixante-dix 
ans, du peintre Hiesener. auteur de plusieurs 
peintures décoratives dans le palais du Luxem- 
bourg, et d'un pl.il'ond de l'ancien Hôtel de 
Ville. Il était le lil.-? d'un peintre assez réputé 
de l'époque du premier empire et le pelit-lils 
du célèbre ébéniste du tem[)s de Louis XVI. 

Cette année encure, il avait exposé au Salon 
les portraits de ses petites-iilles. 

M. Julien Noble, artiste-peintre très-estimé 
et dont la tlernièrc o.'uvre figure au Salon 
de cette année, vient de mourir. Il était né au 
Pradct (Var), le 10 août lf<34 et avait étudié 
dans l'atelier de Gleyre . Pendant la guerre de 
1870-71, Noble servit avec honneur a l'armée 
des Vosges, où il avait contracté les germes 
de la maladie dont il est mort. 



Nous avons enfin à annoncer la mort de 
M. Aies, graveur en taille-douce, qui vient de 
succomber à l'âge de quatre-vingt-un ans. M. 
Aies n'a pas cessé de travailler jusqu'à ses der- 
niers moments, et l'on peut voir au Salon la der- 
nière gravure qu'il ait faite, d'après une Vierge 
de Murillo. Son œuvre est considérable ; nous 
rappellerons notamment sa collaboration à l'Ar- 
tiste, et ses illustrations pour les ouvrages de 
Thiers. 



LES CARTONS DE RAPHAËL 



La galerie nationale écossaise d'Edimbourg vient 
d'ajouter à sa collection de peintures un fragment 
précieux d'une œuvre de Raphaël, qui, outre sa 
valeur intrinsèque, est intéressant par l'histoire 
qui s'y rapporte. Cette œuvre, dit le Scotsman, 
n'est autre qu'une partie d'un des célèbres car- 



I7i 



LA CHROMOt'K DES ARTS 



UMit p^inU pour L^on X. comme de»5tn(> de ta- 

y a de Irès-curiuux, cVft «jiio ccito 

.. ., I .hii,>..,iir,. .1...; .11.1, ...1. i aprcji 

-«• par 

topn^- 

•i I l'oiuliliiui 

.; (110 ili* ct'llc 

- romrrrnilrr rommcnt i rtto p(Vi''frrii)alion 

i so rcporliT 

.1 'inpui'iliiibt, 

es oti ii'i>l pa9 (l'occoril 

iiont tires «lo JEvaiipilo ci 

i' «lit H^ lormiiii'cs en <520, 

1 . 1 vi<« du poinlre. Klh's ont 

«' ^r<\ où les dessins ont 

*■'■ ■«, pous la direction 

tir 11 v,i:i ■>ri'-y ij no M. Coxric, arlistos 

flamand», qui araient été leséK-Tes de Rapbadl en 

Ita'if. 

Vu-\nd le» cartons eurent servi h cet usnire (ils 

ffii,' I.! .'.v..:r . !.• 1 .m-t , m ps Il.-plipés Ct OUltilés), 

f ■ 'ompli'ts ; les autres 

, ' « par mnrrenux, sui- 

ioes dc« ouvriers tapissiers, et 

- en différentes mains dans les 

i'«^^-b.l*. 

!»-în« Il ^n]\f df>s temps, les sept dessins en- 
t tés de Itubens pnr Charles I" 

« t - font restes en An^lclerre. Très- 

apjjrLL.tr par Lromwell, ils furent ntpligés par 
Charles II. qui. dit-(in. I«»» aurait rendus si lord 
T> ' i tonips. ils Irouvéïenl 

• i lin-' <iuillannii^ III, qui 
!■ iZi rTf a Hauiptuu-Cuurt. où 
1. au jour où on les transporta au 
n -ion. 

en Angleterre par ces belles 

a .- - 1>'P collprtioiineurs à rechercher 

»' • nt les carions perdus, et fiarmi ceux 

!it en r.îr.mv.-r nn ceft liu lionihre 

'' 'ii»n Hichardson, pein- 

'î^ I- ^'T la ptiiitiire. Il 

r 'jue 1p frnptnent 

»■• -• est sorti ; il de- 

^ iric du dut oAr«}ll, et à sU mort, 

* " fut a- h' {<^. fivc.; un autre fragment 
plu» |*€l.l. j.Ar \f Haxman. Flaxman en 
fit dnn * un M . df. Bath ; cest de ce 
^' ' y. Monro la acheté 
r liT. «t. 

dimension, est 
I' r deux tê|i>« de 

i- 



U pcir 



•jt*e a quelque cti 
■ X fTi*. rit- rf-marqn 

.1 du mailre lii 
. Je U maturité de 



ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS 



La Bible du Puy est un ninnuscril de l'époque 
rariiivinjjniuie. pu rienscnient conservé «laiis le 
trésor de la catliédriiie du Puy, et qui va lif^urer 
dans les vitrines de 1 Kx position. M. Léopold De- 
lisle lui consacre une notice de laquelle nous 
extrayons les intlications suivantes. Lo volume 
est sur panbentin; plusieurs n^uillcts sont teints 
de jiourpre et couverts d'une écriture d'or ou 
darpcut ; il renferme les livres de l'Aucien et du 
Nouveau Testament, suivis de quatre opusculcsi 
ajiiutés pour aider à conijirendre la chronologie et 
le sens figuré d'un grand nombre de passages. 
Ces quatre opuscules sont : la chronofjrapbie de 
saint Isidore, l'explication des noms bébraiqiics 
par saint Kucher, la Clef de Méliton, le .Mémoire 
de saint Augustin. En télé du volume sont deux 
préfaces, l'une en vers, l'autre eu jirose, ayant 
pour objet commun de rappeler la succession et 
le sujet des différentes parties de la Bible. A la 
fin. une seconde pièce de vers explique l'utilité des 
traités. L'auteur de ces morceaux a tenu à se faire 
connaître, c'est Tbéodulfe , qui occu|)a le siège 
épiscopal d'Orléans depuis 788 jusqu'en 821 en- 
viron. 

Ou citerait difficilement un plus magnifique mo- 
nument de la calligraphie du temps de Charlema- 
gne. Nulle part ailleurs, ajoute M. L. Delisle,je 
n'ai vu de plus remarquables exemples de régula- 
rité et de li osse d'écriture II n'y a point, ù pro- 
prement parler, de peintures ; mais l'emploi qu'on 
y a fait de l'or et de l'argent sur des fonds pour- 
prés, l'élégance des inscriptions en grandes lettres 
enclavées, la pureté et la variété des encadre- 
ments suffisent pour constituer une très belle dé- 
coration et pour augmenter encore la valeur de 
la Bible qui forme le plus jirécieux joyau du trésor 
de la cathédrale du l'uy. 

Lue tradition locale, qui jiaraU pour la première 
fois au xvii" siéi le, voudrait que Tbtoilulfe. après 
avoir fait exécuter cette Bible, l'eût offerte a Notre- 
Dame du l'uy. La Bibliutlièque nationale possède 
également une Bible sortie de l'atelier de l'évèque 
d Orléans où l'on trouve la même dispo.sition des 
f<uill»;l8 pourprés, le même ordre des livres sacrés, 
la même reliure, le même 8y^lèm•; de litres cou- 
rant'', les mêmes minuscules microscopiques etn- 
ployees pour les préfaces et les cliapitres, les 
mêmes procédés pour l'application de l'or et de 
l'argent. 

On a lieu de penser que ce volume est entré 
dans notre prand déjxit à la fin du dernier siècle, 
après être sorti des collections de la famille de 
Mesmei. Au xi« siècle, il se conservait au trésor 
ie la cathédrale d'Orleuns, comme l'attotc une 
tiarte (1025) copiée au folio .3i6. 

Il i-erait fort curieux de rechercher jusqu'à quel 

■ ' les Bibbf* d'Alcuin et dcTbéodulle ontservi 

:.es aux copies des livres saints exécutées en 

. ... j: sous les Carlovingiens, mais la question 

l rendue des [Aua délicates, par suite de l'habi- 
tude qu'on avait alors de consulter et de combi- 
ner plusieurs exernjdaires pour l'établis-ernont du 
texte. Ainsi, les deux volumes si matériellement 
pareils de la Bible de Tbéodulfe coolieniient beau- 



ET DE LA CURIOSITE 



173 



coup de variantes et d'annotations marginales, 
qui, pour avoir été tracées par les mfimfs scribes, 
n'en constituent pas moins des différences fort 
sensibles. 

Le musée danois de Rosenborg est uur 

collection d'objets précieux par leur travail on 
leur matière, par les souvenirs historiques qu'ils 
rappellent. D'après M. Casati, qui l'a étudié eu 
détail, ce musée e?t divisé clironologiquement, et 
chaque rè^'ue y est représenté par uu groupe de 
monuments spéciaux. A ces indications, il con- 
vient d'ajouter les suivantes : 

Le règne de Frédéric III est représenté par un 
ameublement où nous retrouvons le même cachet 
d'ampleur, de lourdeur et d'éclat que Ton re- 
maïque dans tout ce qui appartient au règne de 
Louis XIV. Citons : le cabinet du roi, le guéridon 
et la table de la reine Sophie-Amélie, une magni- 
fique coupe en cristal de roche, supportée par 
une statuelt'î d'enfant, probablement un don du 
landgrave de Hesse-Ca?sel, l'écrin de la renie, 
beau colTret d'argent et de cristal de roche repré- 
sentant le jugement de Paris ; il avait été volé 
lors de l'incendie de Christianborg ; un heureux 
hasard l'a fait rentrer dans le trésor royal. 

Dans les salons affectés au régne de Christian V, 
voici : 

10 Un lustre en cristal de roche, ofîert par 
Louis XIV; le gobelet de Wismar, souvenir de la 
reddition de cette ville ; il ligure un poisson sup- 
porté par deux dauphins entrelacés; il est enrichi 
d'or et de rubis. 

3° Un chaperon de faucon de style oriental. 
Christian était grand chasseur et passionné pour 
l'art oriental de la fauconnerie, qui fut porté en 
Danemark à une si grande perfection. Ce prince 
mourut des suites d'une blessure qu'il avait reçue 
d'un cerf aux abois. 

On voit à Rosenborg le bois de l'animal encore 
taché du sang royal. Au règne de Frédéric IV ap- 
partiennent les objets disposés dans la vaste ga- 
lerie des Chevaliers, douze belles tapisseries exé- 
cutées à la manufacture de Kjoge, sur les cartons 
du peintre Peter Andersen, et représentant des 
événements militaires. Sur le plafoud sont scul[ités 
en haut-relief des scènes qui rappellent les prin- 
cipaux faits du règne. Dans deux salles attenan- 
tes, occupant des tourelles, sont le cabinet des 
verres et le cabiuet des porcelaines. La collection 
de verres vénitiens formée par Frédéric IV est la 
plus belle et la plus complète qui existe. Un go- 
belet d'or rappelle la réunion du Sleswig au 
Danemark (1721). Sur ce vase, la rivière de l'Eider 
est représentée avec cette légende, dont la pré- 
diction ne s'est pas réalisée : « L'Eider ne sera 
jamais ravi au royaume héréditaire de Fré- 
déric IV. » 



BIBLIOGRAPHIE 

Daubigny et son œuvre 

PAR Frédéiuc Henriet 
édité chez A. Lévy, 13, rue Bonaparte. 

Nous avons déjà signalé à nos lecteurs le hvre 
que M. Frédéric Henriet a consacré à l'émiaent 



paysagiste que nous venons de perdre, C. Dau- 
bigny. Ce travail qui s'arrêtait à l'année iST'i, 
date h laquelle l'ouvrage a paru, a été repris et 
complété tout récemment par l'auteur. La physio- 
nomie intime de Danjjigny n'est pas moins heu- 
reusement saisie dans ces pages sincères, que le 
caractère de son talent. Q'"»!''' ^ l'œuvre gravé 
du maître, il est décrit avec mi soin et une exac- 
titude qui donnent à cette partie du livre de 
M. Hcnrii't la valeur d'un document sûr et déli- 
nilif. L'éditiun nouvelle est enrichie de deux eaux- 
fortes su|)plémentaires qui portent à dix le 
nombre des planches de ce beau volume. 

A. i)K L. 



MUSÉE DE LILLE : LE MUSÉE WICAR 
Par m. Louis (io.NSK 

Paris, Gazette des Beaux-Arts et Edouard 
Détaille, 1878, 1 vol. gr. in-8" de 112 pages, 
avec 51 gravures dans le texte et 2 gravures 
hors-texte d après un dessin de Raphaël et la 
Tète de cire, titre imprimé en rouge et noir. 

Tirage à part à !jO exemplaires sur grand 
papier de Hollande avec les deux gravures 
avant la lettre et la Tète de cire, par .M. Gail- 
lard, en double épreuve, et à 100 exemplaires 
sur papier ordinaire, des articles par^ s dans la 
Gazette des Beaux- Arts. En vente chez M. De- 
taille, au prix de 10 francs pour le papier de 
Hollande, et de 5 francs pour le papier ordi- 
naire, et au Musée de Lille, 



VENTES PROCHAINES 



décoration d'appartement du ,xviii<' siècle 

I nous prie de signaler qu'il existe, à Bernay 
(Eure), une déc'iration complète d'appartement 
dans le style du xvni« siècle, peinte en camaïeu 
bleu et signée Michel-IIuhrri Dkscours. 

Descours, né et mort à Dernay (1707-1775), était 
élève de Rigaud et ou lui a longtemps attribué 
plusieurs tableaux reconnus depuis pour des 
Jouvenet (Education de la Vierge. Cath. d'Evreux.) 

Cette décoration comprend 7 panneaux : 

1. Le Joueur de flûte, haut. 1.80, larg, 79 cent. 

2. Le Bol de lait renversé, haut. l.SO, larg. 2 m. 

3. La Chasse aux lapins, haut. 1.85, larg. 1.60. 

4. Les Abeilles, haut. 1.73, h)ng. 1.90. 

5. La Femme au tambour de basque, haut. 1.83, 
larg. 1.03. 

6. La Femme montée sur une perche, haut. 
1.70, larg. 1.43. 

7. Le Dénicheur de nids, haut. 1.80, larg. 1.95. 
Plus un panneau de glace sculpté et doré, 

haut. 1.45, larg. 1.20 avec sujet la Camargo, 
d'après Lancret. 

S'iidresser pour traiter à M. Malbranche, greffier 
du Tribunal de commerce, à Bernay ; des photo- 
graphies sont déposés chez M. Rouveyre, 7, quai 
Voltaire. 



174 



LA CHIIOMOI'K HKS \|{TS 



Tableaux anciens 
Pinui !<*» vfulo importante» qui iVKtont oiu'orc 



VENTE 



'■ "is si^inlrroti» cfllo »lo tn- 
ira lii II .1 rin'li"! Dniuol. 

.- .Ir MM. llharl.s Pillft il 

juiu. Kxpusilion <i<nnain lii 



b; 

F. r.U 

Ui > :i>ii 

on r 
lui' 
l.v 

br 

•<- 

Ma .. . 

In Chnvtt nu pâturage, beau ot inli^repsant ta- 
bleau ]• . '.irr. un prinlro «loiil les œuvres 
•ont r il'un nni^oe, nyniit succossivc- 
ni' I uuprratricp t^nlhorino cl au 

\'- 

" -iigf par Jacques Ruy^dar-l. 
par Fragonard, provenant 



Miniont. «Inus rcttc v<>nto : 

.le J. Il Tiopoio, rrprosou- 

..jno» »'l d«;.s Aniour»; Iri-s 

• l'iiuf roulour claire <t 

• If par I). Ticpolo ••! 

, ir In grando-durhoRi!!' 



iri 
d< 
P. 

Ta 

COTJI 



■ de? autre.» tableaux qui 

. jle proviennent de la col- 

;<•. il y a quelques années, avec un 

.!•■ f • n M. AirriMJ ôudry, ancien inpé- 

iiutainnu'ut la 0/ori- 

ice à lluliens; Marir 

'ne sous lextrnitx de sainte 

' k: Job et sa famille, par 

r lif f enfant prodigue, par un 

lie école italienne, etc. 

■:^: un morceau Irès-curicux, le Chien 

J. Van Balen; Y Ahreuvoir, de Dc- 

'' de b. Ruysdaôl ; des œuvres 

■• [lar Tilljorp. Lucas Van Uden, 

.1, A<1. de Heoni, A. Bef.'yn, Sclioe- 

u, Pillement.Hipaud.Nallier, Moreau, 

• 1. < i'".. elc. 



TMILLALX VA KilDKS 

Eugène LAVIEILLE 

VENTE JIOTKI, DROtOT , SALLK N' 8 

L« lundi a Juin 1878. A 3 b. précises 

»•*» I.E CATALOOCK CMM : 



M' LeoD TUAL 

"e<i-/'ijr de V I 



"■•^aire-priseur, mjc- 
<, roc de la Vic- 



M. George» PETIT, expert, r. St-Georgc5,7. 
ErpotUifm* particulière, le 1"; publique, le 2. 

OBJETS d'art. — autographes 

TABLEAUX ANCIENS ET MODERNES 

ANTOINE BAER 
Expert 

2, Rue LaUitte, Paris. 



TABLEAUX ÂNCIEHS 

l'MIMI I.l-SQUKI.S r.N 

TRÈS-BEAU PLAFOND 

Par J.-B. TIEPOLO 

(Uiuviv ini|»or:arilt' de Paul i'oflor, ol l»olh« 
riiiii|>o>ili(tii atlriliiiée à I».-l». Huhens ; la- 
lilciiix im|H>rl;uits proviMiant de la colleclion 
lie Icu M. Alph, Oudrv, «d, uulros iniV'es, par 
Ui'K.vti (Altraliaiii), Dciiiarno, Van Ihck, l'illo 
iiKMil. J. Iliiysdai'l, S. Iluysilaël, Sclial, Schoc- 
vaerdls, etc. 

HOTKr. DROUOT 

Lo mardi 4 Juin 1878, à 2 heures. 

Par lo rnini>trri' de M" Charles PILLET, 
cominissairc-piiseur, ruo do la (irange-IJulc- 
lioro, 10. 

As.sisié de M. E FÉRAL, |ieinlre-experl, ruo 
du Ka'ibourK-.Munliiiiulie, lit. 

OIIBZ LBSQL'BI.8 f-K TROUVE LK CATALOCllK 

Exposition parlicul-é/c, le dimanche 2 juin; 
puhli'jur, le lundi 3 juin 1878, de | heure à 
îi heures. 



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Garnitures de Irni.s et de cinq pièces, poli- 
che.s, vj»se>, coinet'», pl-ts, hol.s, assiettes, 
tasses, soucoupes, etc.; yroiipcs et figurines en 
porcelaine de Saxe, service ti dessert en porce- 
laine de T'iurnay, faïences; belle coUrjction de 
fuiences de Dcfi dorées. 

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Le tout arrivant de Hollande 

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Les mardi 4 et mercredi & juin 1878, à 1 heure 
et demie pr6cisc. 

Par le ministère d" M« Charles PILLET, 
cornrnisî'aire-pri.seur, rue de la Grangc-IJate- 
lière, 10. 

Expfjsition puhlif/ue, le lundi '} juin 1878, do 
1 heure à ':') heures. 



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26, rue Buflault, Pari.s 
Spéciahté de Tapisseries et d'étoffes anciennes' 



ET DE LA CURIOSITE 



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Mercredi 5 et jeudi 6 Juin 187S 
HOTEL DROUOT, SALLE N» 8 



COLLECTION 

IIOSCMEDÏ^ 



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MODERNES ET ANCIENS 



Berchère. 

BONVIN. 

Brown (John Lewis). 

Chaplin. 

Colin (Paul). 

Dl4z. 

Dreux (Alfred de). 

Hereau (Jules) 

JuNDT (Gustave). 

Leclaire (Victor). 

Leloir (Louis). 

Maillot (Th.). 

Manet (Edouard). 



Moxet (Claude). 

MORlSOT(BerlheM="«). 

Nazon. 

Pelouse. 

Pille. 

PiSSARO. 

Renoir. 

Rousseau (Philippe). 

RousSEAU(Théodore) 

SiSLEY. 

Vibert. 

ZiEM. 

etc., etc. 



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M= DUBOURG, rue Laffitte, n° 9. 



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rue Laffitte, 12. 



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7, rue Saint-Georges, 7. 



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DES ÉCOLES 

FLAMANDE & HOLLANDAISE 

l'A H 

Racliel Ruysh, Jan Weenix, David Téiiiers, 
Van dor Neer, Ilondeku'ler, David Ryckaert, 
B.-C Ouiini'ganck, etc. 

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M. DU PASQUIER DE DOMMARTIN 

HOTEL DROUOT, SALLE N" it 
Le mercredi 5 juin 1878, à deux heures. 
M"^ Charles PILLET, conirnissaire-priseur, 
rue (Ir 1.1 (li'.in!j;r-|{aleli(''re, 10. 

M. GEORGE, expert, rue Laililte, 12. 

ClIliZ LESQUELS SE TROUVE LB CATALOGUE 

Exposition le mardi 4 juin 1878, de 1 heure 
à o heures. 



EXPOSITION PUBLIQUE : 
Le mardi 4 juin 1878, de 1 heure à 5 heures. 



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HENRY MONNIER 

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Le mercredi 5 juin 1878, à deux heures 

VOIR LE CATALOGUE CHEZ : 

M'^ TUAL.comm.-pris., 39, rue de la Victoire, 
M. E. FÉRAL, expert, faub. Montmartre, u4. 
Exposition, mardi 4 juin 1878. 

BIBLIOTHÈQUE DE 

M. Ambroise FIKHIi\-DlDOT 

de l'Académie 
des inscriptions et helles-lettres 

LIVRES PRÉCIEUX 

MANUSCRITS ET IMPRIMÉS 

BELLES-LETTRES, HISTOIlîE 

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A L'HOTEL DES COMMISS.-PRISEURS, 9, RUE 
DROUOT (Salle n° 8) 

Les 6, 7, 8. 11, 12. 13, 14 et 15 juin 1878, 
à 2 h. précises. 

Me Maurice DELESTRE, comniissaire-pri- 

seur, 27, rue Drouot. 

Assisté de M. Adolphe LABITTE, expert de 
la Bibliothèque nationale, 4, rue de Lille. 

CHEZ LESQUELS SE DI^TRIBUE LE CATALOGUE 

Exposition particulière, le lundi 3 juin 1878; 
publique, les mardi 4, mercredi 5 et lundi 10 
juin 1878, de 2 heures à 3 heures. 



176 



LA CHRONIQllR DES ARTS ET DE LA CURIOSITÉ 



COLLECTION DE M. E. S. 



OlMT-TS \y\\\ï 

ET DAMEUBLEMENT 

R^iruIaUiurs. caiuLMabres. rhonels, lustivs, 

!..MU!» \!V, Louis XV e\ Louis XVI; 

.0 louis XV et Louis XVI ; 

i marhro et en \crrc ruitp, par- 

- une Boiijnrusc, par Kaironnet ; 

., - .. . .. . . ;t vrerie ancu'uni' ; vitraux, beaux 

é\ont;iil*, armes annennes. objets van<^s ; 
meubles anciens, tapisseries du wi' siècle ; 
t^lexux el aquarelles par Relly, Hitucher, 
n.ïubipny. nia/. <;ren7e. (Irand-JeHU. J.-M. 
Hucl, ku^èn La iii,Pali77.i. Pip essis Herleanx, 
etc.. eic.i tiravures anciennes, par Debucourt, 
l)«»(i(ur(i«, Tp'ost, etc., composant la cullec- 
tjon lie M. K. S'". 

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JJOTKi. l>HiUOT. >A1.I.KN" I 
L« vendredi 7 «t samedi 8 juin. A 2 heures 

M' Ch. PILLET, coinmissaire-priseur, 10, 
rue de la Graiitre-Batelière ; 

M. Arthur SLAES. expert, fi, r. St-Georges. 

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JEjTK'Srt'on pulMque^ le jeudi 6 juin 1878, de 
I heure 4 o heures. 



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TOX, r. de la Victoire, 39. 



M Charles MANNHEIM, rue St-Georges, 7. ' 
ME FtRAL, fanb. Montmartre, 54. 

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M" Ch. PILLET, coinmissaire-priseur, ruo 
de la (iian,k'«'-nili'li'''i<'. 10; 

M. Ch. MANNHEIM, (>x|icit. nio Saint- 
Georges, 7. 

CHEZ LESQIIBI S CM TROrVK I.K r.ATALOflUR. 

Exposition pitrt'iulicrr, le lundi 10. juin 1878, 
publn^uc le mardi 11 juin 1878, de i heure à 
5 heures. 



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mercredi 12 juin 1878, de 1 heure à 5 heures. 



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Le Rédacteur en chef, gérant : LOUIS OONSE 



N° 23 - 1878 



BUREAUX, 8, RUE FAVART, 



15 Juin. 



LA 



CHRONIQUE DES ARTS 



ET DE LA CURIOSITE 



SUPPLEMENT A LA GAZETTE DES BEAUX-ARTS 

PARAISSANT LE SAMEDI MATIN 

Les abonnés à une année entière de la Gazette des Beaux- Arts reçoivent gratuitement 

la Chronique des A:ts et do la Curiosité. 



Un an 



PARIS ET DEPARTEMENTS 
12 fr. I six mois. 



8 b 



JURY DE L'EXPOSITION UNIVERSELLE 



Le Journal officiel du 10. juin a publié la 
liste des membres du jury inlernatioual des 
récompenses à décerner à l'occasion de l'Expo- 
sition universelle. Voici la partie de cette liste 
qui nous intéresse plus particulièrement, celle 
relative au groupe des Beaux-Arts. 

GROUPE I 



Œuvres d'art. 

Italie. — Tullo Massarani, sénateur, président. 
France. — Meissonier, membre de l'académie des 

beaux-arts, l^r vice-président. 
Suède et Norwège. — H. Gude, artiste peintre 

professeur, 2^ vice-président. 
France. — Georges Lafenestre, chef de bureau 

à la direction des beaux-arts, secrétaire, 

— Crépiuet, membre du conseil général des 

bâtiments civils ; architecte de la direc- 
tion de la section française, secrétaire. 

— Etienne, architecte du Domaine et de la 

direction des sections étrangères pour 
l'Exposition universelle de 1878, secré- 
taire. 

— Jamain (Joseph), conservateur du dépôt lé- 

gal à la direction des beaux-arls, atta- 
ché à la direction des sections étrangères 
pour l'Exposition universelle de 1878, 
secrétaire. 



Ire Section 

CLASSES 1 ET 2 RÉUNIES 

Peintures à l'huile, peintures diverses et dessins. 
Angleterre et ses colonies. — Edouard Armitage, 
esq. R. A. 



— Frederick Leightou, esq. R. A. 

— WilliauiC.Ï. Dobson, es.[. 1{. A. 
Etats-Unis. — Francis D. .'\Iillet. 

Suède et Norvège. — F.-L. de Dardd, intendant 
général et chef de l'administration des 
édifices de l'Etat, président de l'académie 
royale des beaux-arts. 

— Docteur L. H. S. Dietrichson, professeur 

do littérature à l'Université de Christiania. 
Italie. — Le coniuiaudeur E. Pagliano, peintre, 

professeur. 
Espagae. — Theodoro Ponte de k Hoz. 
Autriche-Hongrie.— Louis Passiui, artiste peintre. 

— François Pulsky, directeur des musées et 

collections publiques, président de la so- 
ciété des beaux-arts à Budapest. 
Russiç. — Bogoluboff, professeur à l'académie des 
beaux-arts de Saint-Pétersbourg. 

— Jacoby, professeur à l'académie des beaux- 

arts de Saint-Pétersbourg. 
Suisse. — Théodore de Saussure. 
Belgique. — Vervoot, ancien président de la 

chambre des représentants à Bruxelles. 

— Slingeneyer, artiste peintre, membre de 

l'académie royale de Belgique 

— De Lavcleye, membre de l'académie royale 

de Belgique, professeur à l'Université de 
Liège. 

Danemark. — L. Frœlicli, peintre d'histoire. 

Portugal. — Le marquis de Penafiel, pair du royau- 
me, 5, avenue du Roi de Rome. 

Pays-Bas, W. Roelofs, peintre. 

— G. Stortenbeker. 

France. — Baudry, membre de l'académie des 
beaux-arts, membre du jury d'admission 
à l'Exposition universelle de 1878. 

— Bouguereau, membre de l'académie des 

beaux-arts, membre du jury d'admission 
à l'Exposition universelle de 1878. 

— Cabanel, membre de l'académie des beaux- 

arts, membre du jury d'admission à l'Ex- 
position universelle de 1878. 

— Gérome, membre de l'académie des beaux- 

arts, membre du jury d'admission à l'Ex- 
position universelle de 1878. 



LA CHRONIQUE DES ARTS 



— Hébert, uicnime -h- l'académie des beaiix- 

arl?. uiiiiiliro du jury d'adiuissiou à l'Ex- 
l>osilion univorselle de 187S. 

— Lclnnaun, membre de Tacadéuiie des beaux- 

arts, meiiil)re du jury d'admissiou à l'Ex- 
positiou universelle de 1878. 

— Robert-Fleury, membre de l'académie des 

beaux-arts, membre du jury d'ailmissiou 
à lExposiliou uuiversello de 1878. 

— Donnât, artiste peinlre, membre du jury 

d'admissiou à lExiiositiou universelle de 
1878. 

— Doulaujier. artiste peintre, membre du jury 

d'admissiou à l'Expositiou universelle de 
iS7S. 

— Jules Breton, artiste peintre, membre du 

jury d'admission à lExposiliou univer- 
selle de 1878, me de Vaugirard, 30. 

— Delauuay, artiste peintre, membre du jury 

d'admission à l'Exposition universelle, de 
1878. 

— Leloir, arti-te peintre, membre du jury 

d'admission à l'Exposition universelle de 
1878. 

— Jalaberf. artiste peintre, membre du jury 

d'admissiou à l'Exposition univers lie de 
1878. 

— Maurice Cottier, membre du conseil supé- 

rieur des beaux-arts, membre du jury 
d admission à l'Exposition universelle de 
1878. 

— Laurens, artiste peintre, membre du jury 

d'admission à l'Exposition universelle de 
1878. 

— Reiset, directeur des musées nationaux, 

membre du conseil supérieur des beaux- 
arts, membre du jury d'admission à l'Ex- 
position universelle de 1878. 

— Hesse, membre de l'académie des beaux- 

arts, membre du jury d'admissiou à l'Ex- 
position universelle de 1878. 

— Vicomte de ïauzia, conservateur des pein- 

tures du musée du Louvre, membre du 
jury d'admission à l'Exposition universelle 
de 1878. 

— Gruyer, membre de l'Académie, inspecteur 

des beaux-arts, membre du jury d'ad- 
mission à l'Exposition universelle de 
1878. 
Su///>/can/. — Heuner, artiste peintre, inspecteur 
des beaux-arts, membre du jury d'ad- 
mission à lExposilion universelle de 
1878. 



2" Section 



CLASSE i 

Sculptures et gravures sur médailles. 
Angleterre et ses colonies. —W. Calder Marsball, 

R. A. 
Italie.— Le coirmandeur Monteverde, sculpteur. 
Autriche-Hongrie. — Charles Kuudmaun, sculpteur 

et professeur à l'académie des beaux-arts 

de Vieunc. 
Belgique. — Fraiiiin, membre de l'académie royale 

de Belgique. 
France. — Chapu, scuiijteur et memljre du jury 

d'admission. 



— Guillaume, membre de l'académie des beaux- 

arts, directeur des beaux-arts. 

— Dubois (Paul), sculpteur, membre du jury 

d'admission à l'Exposition universelle de 
1878. 

— Cavelier, membre de l'académie des beaux- 

arts, membre du jury d'admission à l'Ex- 
posilion universelle de 1878. 
Supp/éaiif. — Millet (Aimé), sculpteur, membre du 
jury d'admissiou à l'Exposition universelle 
de 1878. 



3« Section 



CLASSE 4 

Dessins et modèles d'arc/iitecture. 

Angleterre et ses colonies. — Charles Barry, F. S. 
A. P. R. J. B. A. 

Italie. — Le commandeur Basile, professeur d'ar- 
chitecture à l'université de Palerme. 

Autriche-Hongrie. — Le chevalier Henri de Ferstel, 
conseiller supérieur des travaux publics à 
Vienne. 

Egypte. — Mariette-Boy, membre de l'Institut, 
commissaire général de l'Egypte, 33, rue 
Caumartin. 

Pays-Bas. — N... 

France. — Ballu, membre de l'académie des beaux- 
arts, membre du jury d'admission à 
l'Expositiou universelle de 1878. 

— Duc, membre de l'académie des beaux-arts, 

membre du jury d'admissiou à l'Exposi- 
tion universelle de 1878. 

— Lefuel, membre de l'académie des beaux- 

arts, membre du jury d'admission à l'Ex- 
position universelle de 1878. 

— Bœswilwald, inspecteur général des monu- 

ments historiques, membre du jury de la 
commission supérieure, membre du jury 
d'admission à l'Exposition universelle de 
1878. 

— Vaudremer, architecte, membre du jury 

d'admission à l'Exposition universelle de 
1878. 
Suppléant. — Ginain, architecte, membre du jury 
d'admission à l'Exposition universelle de 
1878. 



4^ Section 



CLASSE 5 



Gravures et lithographies. 

Angleterre et ses colonies. — Gibson Craig, esq. 

Etats-Unis. — Joseph K. Riggs. 

Pays-Bas. — H. J. Burgers, artiste peintre. 

France. — Vicomte Delaborde, secrétaire perpé- 
tuel de l'académie des beau.\-arts, mem- 
bre du jury de la couuuission supérieure, 
membre du jury d'adLaission ci l'Expo- 
sition universelle de 1878. 

— Gatteaux, membre de l'académie des beaux- 

arts, membre du jury d'admission à l'Ex- 
jiositiou universelle de 1878. 

— Henriquel, membre de l'académie des 



ET DE LA CURIOSITE 



179 



beaiix-arls, mcmhn^ du jury trniiuussion 
à rExposition univcrsellf «If \iilA. 
Suppléant. — f^hnuvel, lilliograplio, ini'iiilire <lu 
jury (i'adiiiission à l'Exiinsitiuu iniiver- 
sellt: (II' Is78. 



CONCOURS ET EXPOSITIONS 



Une exposition de pcinfuro et fl<^ srulptnrc 
est ouverte di'puis le 2 juin au Cercle artis- 
tique et littéraire do la rue Saitit-Artiaiid, 

Le rataliitruf touiiirond I Lt iiuiiitTos ; 108 
de peinture et ."i de sculpture. La valeur de 
rexposilioii so ressent de l'absence de plu- 
sieurs artistes importants qui d'hahitude figu- 
rent avec hofineur dans la belle salle de la 
rue Saint-Arnaud. Nous avons cep<'ndant ù 
signaler qui-Niues œuvres remarquables : un 
beau portrait, de iM. (iabriel Ferrior, d'après 
une jeune l'emnie en toilette de nuances Pom- 
padour ; la ttHe, vue de prolil sur le buste de 
lace, s'enlève sur un fond amarantlic; peinture 
fraîche, harmonieuse et largement traitée, 
sans préjudice |)our le dessin qui est indiqué 
avec une grande justesse; — un portrait- 
esquisse de femme, [tar M. Louis Dc^champs; 
— des Gitcrriers-pa^tcws, de M. Luminais, 
dans un paysage heureusement trouvé ; — un 
Souvtnir de Tanijcr, par M. Benjamin Con- 
stant; — une Nature morte de M. Defaux ; — 
un gracieux portrait de jeune lille , par 
M. Jules Lefebvre ; — une figure de Lesbie, par 
M. Hector Leroux, drapée avec grâce et d'une 
facture très-soignée ; — une toile militaire à 
deux personnages, cU'et de neige, par M. Mai- 
gret : Reconnaissance des positions ennemies ; 
peinture un peu sèche, mais juste dellet et 
du dessin le plus correct ; enfin, d'intéres- 
sants paysages de MM. Princeteau, Vernier et 
Aug. Flameng. 

Cette exposition restera ouverte jusqu'au \'6 
juillet, de 1 1 heures à i heures. 



Une exposition double ouvrira vers le 20juin 
dans les salles de M. Durand Ruel, rue Le Pe- 
letier. Elle comprendra d'une part des œuvres 
importantes de Diaz, Millet, Rousseau, Fro- 
mentin, Tassaert, Ricard et Courbet, c'est-à- 
dire une partie notable de l'Ecole française 
qui n'est pas représentée au palais du Champ 
de Mars, et, de l'autre, les tableaux d'histoire 
militaire exilés de l'Exposition universelle et 
du Salon. 



Les envois de Rome 

Les envois annuels des élèves de l'École 
de Rome sont arrivés à l'Ecole des beaux-arts, 
où ils seront exposés dans la seconde qunizaine 
de ce mois. 

Voici la liste des œuvres envoyées par nos 
artistes : 



l'cinlurr : T" année. — M, Wincker : Sainte 
Elisabeth (il! II(tn);ri(» st)it;nanl. un lépnux, 
ligure de grandeur naturelle. 

2' année. — ,M. Cumerre : le Lion amou- 
reux, tableau de doux ligures do grandeur na- 
turelle. 

3" année. — M. no-^nard : Copie d'après 
Raphaël, tableau ^MMiilenr de l'original. 

■k" année : — .M.Muiol : li-> Femmes ambron- 
nesprotégeant la retraite de b.'ur.s inari^ contre 
Marius. Ce tableau, de ohisieurs ligures, a |»lus 
de quatre nu'-lres dans sa plus grande dimen- 
sion. 

Sculpture : f" année. — M. Lanson : la Hé- 
siirreclion liu Christ, bas-relief do grandeur 
naturelle. 

2'" année. — .M. Hugues : Francosca da Mi- 
mini et Paolo Malalesta aux enb-r?. — Sept 
ligures qui ont quarante centimètres de pri> 
portion. 

:r année. — M. Injalbert : Tète d'étude, 
buste inaibre. 

4" année. — M. Idrac : Mercure inventant le 
caducée (marbre). 

Architecture : l'" année. — M.Rlondcl: Etu- 
des sur les temples de Vobta (Rome), Forluno 
virile. 

2'' année. — M. Paulin : Eludes sur le porti- 
que d'Oclavie, — le Théâtre Marcellus et le 
Temple du Soleil. 

3° année. — M. Loviot : Monument de Lysi- 
cratc (Athènes). Ce travail est accompagné 
d'un mémoire. 

4" année. — M. Oscar Lambert : Etudes sur 
l'Acropole d'Athènes. Un mémoire historique 
et explicatif est joint au travail. 

Gravure et taille-douce : f" année. — M. 
Boisson : Elude d'après Raphaël (galerie Do- 
ria). 

Gravures en méduilles et j)icrres fines : 2° an- 
née. — M. Roty : Faunes et launesses (modèle 
de camée). 

Médaille commémoralive de l'Exposition 
universelle de 1878 (projet esquisse). — Jeune 
lille, étude en plaire. 



MOUVEMENT DES ARTS 



Collection Novar 

On vient de vcndro à Loniires la célèbre gale- 
rie de tableaux connue sous le nom de collection 
Novar. 

Le total de la vente aatteint l.IoO.OOOfr. pour 
cent cinquanfe-troii? toile?, iiarnii lesquelles on 
remarquait la Vierr/e aux candélahrcs, de Raphaël, 
qui était exposée, il y a peu de temps, chez MM. 
Goupil. 

Ce tableau, qui date de lol9 et qui a fait partie 
successivement des galeries Borghèse, du prince 
Lucien Bonaparte, de la reine d'Etrurie et de 
Munro, est peint sur bois ; la Vierge est assise. 



180 



LA CHHOiMOrK IHS ARTS 



traant «nr «c« rrï^ooT ITnfsnt J»^»!? ontiiVomojjt 
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il «Ji> nia- 
Il' (illMIZO. 

,,. .„ ,,, , ailoblic- 

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faïences italiennes 

(œLI.KCTION castellam) 

Veille des 27, 2S cl 29 mai 1878 

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Ivs sur fon«l bleu, l.fiOi» fr. — 7. lleaii ba.'^.siu rond, 
3.120 fr. — 8. Coupe rou«le «le faliriiiiie hispaiio- 
m.iures«pie, 1.200 fr. 

Fn'irnrcs (/r.<i Robliin. — 11. Has-relief. Lu 
Vierpe en a(i«)ralion devant l'enfant Jésus. 4.r.00 fr. 

Fnliviquc dr Cha/fo;/ioi<). — lii. Cou|i<! à boire. 
Au fond, bnst«' «le jeune boninie courounti de 
pampref-, S.o.io fr. — Ifi. Cou]»' r'imie à c«Me8. Au 
centre busle de jeune feinnie, 2.00) fr. — 20. IMal 
rond et creux. Au c«'nlre. enfant debout armé, 
2.000 fr. — 33. Petit plal rond. Amour deboof 
tcnaul un javelot cl un bouclier, 10.100 fr. — 
3i. Autre plal rond. Au cenire, amour à califour- 
rbon sur son arc, 9.200 fr. — 35. Plal rond. Ar- 
moiries, S.o.io fr. — 30. Plal rond. Ecussou 
armorit!*, 1.500 fr. 

Fairifjue de Sienne. — 4k. Plal rond. Femme 
nue dans un pa.ysage, I.50O fr. 

Faïences >i re/Icts inctnlliqncs. — 53. Coupe 
daccouch(''e. Buste de .Minerve, 2.010 fr. — 55. 
Cjupe «l'aceoncbée. Amour «leboul, 2.0ti0 fr. — 
59. Plat rond et creux. Hercule et Anlée, 15.000 fr. 

— 60. Petit plal rond. Ecussou armorit', 3.000 fr. 

— 61. Vase à une anse de forme curieuse. Ar- 
moiries, 13.500 fr. — r.2. Plat rond cl creux. Sc«ine 
allé)zoriqne de la vie et de la mort, 5.700 fr. — 63. 
Plat rond. Enfant barcbant et .satyre, 2.500 fr.— 64. 
Plat rond el creux. Au fond, buste de jeune femme, 
11.500 fr. — 66. Petit plat rond. Enfant satyre 
tenant na serpenl, 1.140 fr. — 66. Plal rond. La 
Chasse au sanglier de Calydou, 5.05(i fr. — 67. 
Coupe ronde sur jiied ba«. Sujets mylliologique», 
3.000 fr. — 6H. Plat rond cl creux. Ecueson armo- 
rié, une licorne au cenire, 4.400 fr. — 69. Plat 
rond el creux. Au cenire, un enfant uu debout en 
plein champ, 3.050 fr. — 70. Plalroml. Au centre, 
buste de Sainl-Pelronio, 3.500 fr. — 71. Plal rond 
à c6le8 en spirale. Ecussou armorié, 2.000 fr. — 
72. Coupe ronde. Génie couronnant un aigle, 
1.900 fr. — 73. Plat rond. Amour d.-bout, l.'.OO fr. 

— 74. Plat rond. Amour combattant un ser[»ent, 
3.400 fr. — 7c. Plat rond et creux. Un liijvre uu 
repos, 2.000 fr. — 77. Plat rond el cr iix. Amour 
d'-boul, 1.320 fr. — 78. Plal rond. Amour tirant 
de l'arc, 1.700 fr. — 79. Plal rond. Amour assis, 
1.821 fr. — 80. Plal rond. Oénie nu debout, 1.660 fr. 

— «1. Plat rond. Amour jouant du tambourin, 
1.380 fr. — 82. Coupe ronde. .Joseph el Puliphar, 
■>-M'\ fr. — 83. Coupe ronde. Buste de jeune 

:;.", 1.420 fr, — 84. Plat rond. Jupiter el Danaé, 

.1 fr. — 85. Platr<jnd, S linte Catherine debout, 

4.000 fr. — t<6. Plat rond. Deux cliieuH jouant, 

3.020 fr. — 87. Plat rond. Portrait de jeune femme, 

3.5<:o fr. Presque toutes les faïences qui précèdent 



ET DE LA CURIOSITÉ 



181 



sont de maestro Giorgio.— 88. Coupe ronde. L'ado- 
ration des berpers, 2.100 fr. — 8t). Petit plat rond. 
Le monogramme du Christ, 2.000 fr. — 90. Vase à 
deux anses en S sur piédouche. Amour et dau- 
phin (Deruta), 1.600 fr. — .92. Plat rond. Au 
centre, un troiihue d'armes (Guhbio), 2.500 fr. — 
9(). Coupe ronde. Au centre, buste de saint per- 
sonnage, 2.350 fr. — 9S. Petite coupe ronde sur 
pied bas. Au centre, la Madone de Lorelte (Gub- 
bio), 1.010 fr. 

108. Coui)e ronde à bossages. Au centre, amour 
debout, 1.100 fr. — 113. Coupe ronde. liérodiade 
présentant la tête de saiulJean ùllérode (Dcruta), 
1.820 fr. — 116. Grand plat rond. (Jualre nymphes 
au bain (Pesaro), 5.700 fr. —119. Plat "rond et 
creux Buste de guerrier (Pesaro), 2. 'i:;o fr. — 125. 
Plat rond. Buste île jeune femme, l.li'iO fr. — 131. 
Grand plat rond. Buste de guerrier (Pesaro), 1850 f. 

— 133. Plat rond et creux. Armoiries de la ville de 
Pérouse (Pesaro), 2.050 fr. — 135. Grand plat rond 
dit de liançailles. Au centre, groupe de deux li- 
gures debout (Pesaro), 2.800 fr. — 138. Plat rond 
et creux. Buste de jeune femme, 2.500 fr. — 139. 
Plat rond et creux. Buste de jeune fille; (Pesaro), 
1.100 fr. — 113. Plat rond. Buste de jeune femme 
tenant une fleur (Pesuro), 1.800 fr. — 111. Plat 
rond. Ecuîson armorié (Pesaro), 1.100 fr. — 169. 
Plat rond. Buste de jeune femme (Pesaro), 3.020 f. 

— 171. Plat rond et creux Sphinx tenant un écus- 
son aux armes de la famille Colonna, 1.200 fr. — 
173. Plat rond et creux. Ecuosou portant une main 
tenant une hache (Pesaro), 2.850 fr. — 175. Plat 
rond. Dragon héraldique tenant lécusson de la 
ville de Pérouse (Pesaro), 1.380 fr. — 186. Plat 
rond. Vieillard blessé aux pieds d'un guerrier, 
3.000 fr. 

Fabrique de Castel Durante. — 189. Plat creux. 
Écusson losange, 1.800 fr. — 190. Coupe ronde 
sur pied bas. Armoiries de la famille Esteusi, 
2.300 fr. — 196 Grand vase de pharmacie. Le 
souper sacré, l.lCii fr. 

Fabriques de Faeiiza et de la Romagiie. — 219. 
Plat rond. Femme fouettant un vieillard qui fait 
tourner son rouet, 1.200 fr. — 226. Large coupe 
ronde sur piédouche. Sphinx, cariatides et ara- 
besques, 1.200 fr. — 228. Grand plat rond. Au 
centre, médaillon avec écusson armorié, 1.050 fr. 

— 229 Plat rond. Sujets mythologiques, 1.020 fr. 

— 233. Coupe ronde repoussée à bossages. Au 
centre, figure de Diane, 1.010 fr. — 240. Coupe 
ronde à bords évasés. Trophée d'armes, 1.859 fr. 

— 242. Plat rond et creux. Au fond, écusson ar- 
morié, 1.500 fr. — 243. Un autre semblable, 1.500 
fr. — 244. Grand plat rond. Alexandre et Diogéue, 
3.000 fr. — 217. Plat rond. Amoir assis jouant du 
violon, 930 fr. — 218. Plat rond. Au centre, deux 
ligures dans un intérieur d'aspect monumental, 
1.630 fr. 

Fabrique d'Uibino. — 269. Coupe ronde. Por- 
trait de Charles-Quint, 20.000 tr. — 271. Plat rond 
et creux. Vulcaiu forgeant, 1.000 fr. — 272. Plat 
rond et creux. Jeune femme assise sur une plinthe 
de marbre au milieu d'un monument à colonnes, 
1.520 fr. — 273. Plat rond et creux. Caïn et Abel 
en grisaille, 1.3-25 fr. — 274. Plat rond. La vision 
d'Alcione, 1.225 fr. — 273. Plat rond. Gygès et le 
roi Candaule, 2.550 fr. — 279. Plat rond. Vulcain 
forgeant une flèche, 1.270 fr. — 281. Grand plat 
rond. Couronnement d'un général romain en 
présence de sa légion, 1.800 fr. — 282. Plat rond. 



Un souverain, assis sur son trône, fait un discours 
à son armée, 800 fr.— 284. Gourde de forme apla- 
tie. D'un ct'ité Diane et ses compagnes au bain, et 
de l'autre Vénus et Adonis, 2.340 fr. — 291. Très- 
grand plat rond. Un souverain, assis sur son 
tronc, reçoit la soumission de trois prisonniers, 
2.220 fr. — 293. Bassin en forme de carapace de 
tortue. Au centre, cartouche composé de cariatides 
de sirènes, de festons de fleurs et de fruits, etc., 
25.000 fr. — 294 et 295. Deux vases ovoïdes à 
anses ornées de mascarons en relief, 13.500 fr. — 
297. Grand plat rond. Le. Déluge, 1.180 fr. —308. 
Graïul plat rond. Diogène près de son tonneau et 
devant lui Alexandre à cheval, 1.100 fr. — 314. 
Plat rond. Scène de combat, 1.000 fr. 

Porcelaine des Médicis. — 339. Cuvette ronde, 
10.000 fr. — 340. Plat rond, 1.100 fr 



NOUVELLES 



,% L'Hôtel continental qui vient d'être 
construit ;\ Paris, rue Castiglione et rue de 
Rivoli, est orné de remarquables peintures dé- 
coratives dont nous parlerons prochainement ; 
nous nous bornerons aujourd'hui à signaler 
à nos lecteurs ces œuvres nouvelles de 
MM. Luminais, Mazcrolle, Laugée, Faustin- 
Besson et Tournier. 

.% Le préfet de police vient d'autoriser la 
consUtution régulière d'une asbociation fondée 
f ous le nom de Société d'excursions artistiques, 
scientifiques et industrielles. 

Cette société, présidée par M. Krantz et pla- 
cée sous le patronage de M. Teisserenc de 
Bort et de M. Bardoux, a pour but d'organiser, 
pour les monuments, les musées et les usines, 
pour les expositions et notamment pour celles 
de 1878, des séries de visites pendant lesquel- 
les les auditeurs, groupés autour d'un dé- 
monstrateur éclairé, recevront des explications 
sur les établissements qu'ils visitent. 

*^ On vient de trouver au château de Chau- 
mont-sur-Loire, prés Blois, plus de deux cents 
médaillons en terre cuite de Mnit. La plupart 
étaient malheureusement brisés ])ar les coups 
de pioche des terrassi.-rs qui creusaient juste- 
ment une tranchée à l'endroit où étaient si- 
tués, au xvin'= siècle, les ateliers de moulage 
et de cuisson de ces charmants médaillons. 
M'"^ la princesse de Broglie, qui est actuelle- 
ment propriétaire du château, s'occupe de les 
faire réparer. 



NECROLOGIE 



Dantan aîné, sculpteur, est mort le 23 ma 
dernier à Saint-Cloud où il itait né le 8 dé- 
cembre 1798. 

Fils d'un sculpteur sur bois, il fut d'abord 
élève de son père, puis il entra dans l'atelier 
de Bosio, et débuta au Salon de 1819 par un 



1S2 



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T^^mMTtif fort r*»marqiu^: — en 182V, uno 

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\:x (^omnuiiic ; 

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I .arc ; la Ilriiif 

il, à I.(in<lros ; 

Dieppe et eello de 

iiui>t''0 de Versailles 

ronniips de VHIars, 

f, prince (h' Condi\ 

: une grande <juan- 

i-ls nouî' nous rap- 

'' - 'il Maison, 

.■....-.. i.. r.i..ii d'honneur 

Danlan jeune, son frère, fut son 



BIBLIOGRAPHIE 



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■t î\) fi liothèque (In l'art et de 
M.Quanlin (imprinic- 

r une om\^- 
uger auprès 

■ '• jour pour 

■ lit il aentre- 
:i lui, du rcpte, 
! s «ont Ifs exi- 

iir de 
"nif/tie 
<;t (pic la Ca- 
jamaie quittée. 
]ff devants en 
f" du 2"; mai du 



iiardia de 



hune et on soulignent nver esprit les /«pisodos 
ilnssique?. 

PiMir le second volume d(i sn eolleetion.M. Quan- 
liu a reiïsupeiti^ Adit/p/ir de Reujainiu Constant ; 
ressuseili- est peut être un peu fort, mais eonvo- 
n .1. ,in .,11 avait u\\ |>eti perdu <le Vue Adolphe, 
'loines. M"""» de Charrit^re, de Slai-l et 
Hioi (pi'il en soit, ou lira eneore avec 
Mi'l le rêeil de» teiulres auf^oisses du 
liciste. aussi versatile dans ses amours 
ipi'd le lut en poliliipie. Dans une préfaee qu'il 
intitule « Les feuunes d'Adolphe «, — «ni tilre k 
jvreudre pour 1rs ]iaroliers de eafé-eoncert, — 
M. A. J. Pons enlAve sans faeon le masque de ces 
dames, et eu voyant qui elles sont, on est moins 
surpris cpie la fausse candeur de l'amoureux 
A<lolplie n'ait eu qu'un médiocre succès auprès 
d'i'llf^. Quihpjes eatix-forlea bien venues de M. F. 
Itéi^'amey eonmienteiil avec tme spiritmllc exagé- 
ration 1rs faux lrans|>orts de ces passions litté- 
raires. Ainsi présenté, nous ne doutons pas que 
II' livre de Henjamin Cousiaul ne récolle le regain 
de l'immense succès qii'il eut aulrefnis. 

Il nous reste h signaler, dans la i\ihlinlhi)(Hie 'fc 
ln.rr, vuie édition minusr nie de la l'aldi- de Vi^ychi^ 
avec reproduction sur l)ois de plafonds de Na- 
toire qui se trouvent l'i l'ancien liôli'l Sonhise, et 
dans la nHiliothrqiie de l'art et de la riirionilé, mqk 
intéressante plaquette de M. A. J. Pons, de 85 
pages, sur les tV/(7jo?j.î illustrées de Knciite, a.\cc 
deux portraits à l'cau-forle, l'un d'après une 
toile du musée de Langres, l'aulre d'ajirès le ta- 
bleau de Tournièrcs qui lipurc au musée de Caen 
sous le titre de : Chapelle et liacinc. Ce curieux 
ouvrage s'adresse à la fois aux artistes et aux 
liililiopliiles : il est conçu de manière à satisfaire 
les uns et li's autres. 

Nous croyons presque suiicrflu d'ajouter que, 
dans tous ses livres, M. Quanlin, éilili'ur, n'a eu 
qu'ii se louer de M. Quantiu, iuqirimiur : caractè- 
res superbes, inqiression soignée, avec encadre- 
ments en filets rouges, rien de ce qui constitue le 
luxe dans la typograjdiie moderne ne lui a été 
Tf^fusé ; aussi ne douions-nous pas un instant de 
l'aivucil favorable réservé par les amateurs de 

A. de L. 



L'Événement, 13 juin: Le Salon de 1S78. 
Histoire et décoralion, l"' article, par M. Paul 
Lefort. 

Le T>mpf>, 11 juin: L'arcliileclurc à l'Flxpo- 
sitiou universelle: 11, constructions en fer, par 
M. tJjHrles IJlanc. 

L( Moniteur universel, 2'* mai : l ji mot sur 



es 



forte* de M. F. lic^jkOi^j <»uip;«U:ut c« i/eâu v>j- 1 quilé. 



i'arl industriel français, par Paul Perret. ■ 
ijuin: L'enseignement du dessin dans 1 
écoles primaires, par M. V. (>li. 

La R vue des Deux-Mondes, l'"'jnin:.I. P. 
Laurens, par M. Ferdinand Fabre. 

Uliipir ri littéraire. N" 18, 1"'' juin : 

universelle. — La peinture. — I. 

•, par M. (Jiarles iJigot. — M, 

Miant : La monnaie dans l'anti- 

.N" 40, 8 juin : Exposition universelle. 



ET DE LA CURIOSITE 



183 



— Les arts et les industries de rextrème Orient. 

— I. La Chine, par M. Léon Roussel. 

Revue scicntifli/ue. N° 48, l'^'" juin : L'i'claire- 
ment dans les tableaux, par M. C. Brûcke. 

Athenœum, 2o mai : L'Exposition interna- 
tionale (3" article). — Notes de Paris. — Les 
fouilles d'Olvnipie, par J. Scliuhring. — 
l"" juin : Le Salon de Paris. — Notes de Puis, 
par E. S. Pattison. 

Academy, 2.") ni;.i : L'Exposition de la Huijnl 
Academy (2° article), par W. Rossetti. — 
!'>'' juin : L'Exposition internationale de Paris 
(T'' article), par E. Pattison. — La Grosveno/-- 
Gallery (2^ article), par W. Rossetti. 

Le Tour du Monde, diO" livraison. - Texte : 
Quatre mois en Russie, par F. de Mély. — 
Texte et dessins inédits. — Onze dessins de Th. 
Weber, llubert-Clerget, E. Thérond et Barclay, 
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levard Saint-Germain, 79, à Paris. 



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et de Paris -Lyon-Méditerranée délivrent aux 
touristes qui désirent visiter une partie de la 
Suisse, rOberland-Bernois, le lac de Genève, 
des billets à prix réduits, valables pendant un 
ou deux mois, avec arrêt facultatif dans les 
principales localités du parcours, et notam- 
ment en Suisse : à Olten, Lucei-ne, Alpnach, 
Brienz, Giessbach, Interlaken, Thoune, Berne, 
Fribourg, Lausanne, Genève. 

Cet attrayant voyage peut s'effectuer indif- 
féremment en partant par la ligne de l'Est 
(Belfort-Delle-Bâle ou Belfort-Mulïiouse-Bàle), 
et en revenant à Pazûs par celle de Lyon, ou 
bien dans le sens inverse. 

Les billets seront délivrés dans tous les 
quartiers de Paris : aux gares des chemins de 
fer de l'Est et de Lyon ; au bureau central des 
chemins de fer de l'Est, oO, rue Basse-du- 
Rempart ; aux bureaux de la Compagnie de 
Lyon : 88, rue Saint-Lazare; 11, rue des Pe- 
tites-Écuries; 6, rue Coq-Héron; 4b, rue de 
Rennes; et à l'Agence des chemins de fer an- 
glais, 4, boulevard des Italiens. 



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' hors-texte d'après un dessin de Ra|ili;ièl et la 
I Tète de cire, titre inipiinié en rouge et noir. 
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papier de Hollande avec les deux (,M'avures 
avant la lettre et la Tèle de cire, par M. Gail- 
lard, en double épreuve, et ;'i lOU exemplaires 
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I Gazette des Beaux- Aiis. En vente chez M. De- 
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à 2 heures précises. 

LE CATALOflLE SE DISTHIBUE 

i° Chez M« J. BODLLAND, commissaire- 
priseur, rue Nciive-des-Petits-Champs, 26; 

2° à l'ancienne librairie iJachelin-Detlorenne 
(Emile LEGAT et C''=, successeurs), boulevard 
des Capucines, 10. 

EXPOSITIONS 

i° Particulière : Boulevard des Capucines, 
10, à la librairie, tous les jours, à partir du 
10 juin, de 2 à 4 heures ; 

2° Publique : A l'Hôtel Drouot, salle n° 5, 
le dimanche 16 juin 1878, de 2 h. à 5 h 

OBJETS d'art. — AUTOGRAPHES 

TABLEAUX ANCIENS ET MODERNES 

ANTOINE BAER 

Expert 

2, Rue Lafiitte, Paris. 



fS4 



I \ 1 11 11 



IMs \HTS FT DE LA CURIOSITÉ 



COLLECTION 

M. J.-B.-A. JARRY 

MÉDAILLES 

ROMAINES 

MONNAIES 

ROYALES ET SEIGNEIRIALCS DK FRANCE 

VBNTK, HOTKI, HBOIOT, SALI.K N* 3 

L«a 17. 18 19 30 31. 33 34 35. 36 ot 37 Jtiin 
1878. « 1 heurts 1 3 précise. 

M' MAURICE DELESTRE, cominissaire- 

pn^^iir. rv.o Uruunt. "JT. 

■ MM. ROLLIN et FEUARDENT, 
f ' . .1» ot jil.ioc Loiivois, 4. 

• an IXSQCBLS si TiourE i.b catalogcb 

Erposition, le (dimanche 16 juin 1878, do 
1 heurv à Ji heure?. 



OBJETS D'ART 

DE CURIOSITÉ & DE VITRINE 

1'uiii:el.\i.\es, f.viences 

Vifra'JT. v«»rr»-< fîe Holn-m*', tapis d'Orient, 

(■ ires on jvoiro. Esanij-scs 

c ix. DaiifuicT. Dauhipny, 

I' :. II. Monnicr, 

I . N.inleuil. Ar- 

L- ii\, i..igijo en brillant. 

.V ; homme. Vinsel liqueurs, 

TE APRÈS PÉCÈS m: M. P. L. A... 

HOTKL DROUOT, SALLK N» fi 



E 

M' L.. 
Saolnicr. 



,i lo ^, i^.-Mi 20 juin 1878. â 3 h. 
1878, salle n* 11 



iirc-priseur, passage 



M. CH. MANNHEIM, expert, 7. rue SainU 

r,. le mardi 18 



CSTAMPBS AN',.r,.s.-»r.-i kj M'JUKI^NK.S 



'V DISTHIHVTIOS 

VIAC CATAtvOOl'K DE 

LIVRES D'ART 

ARCHFTECTl hh, l'hl.Mi Ht, SCLLITLRE 

KT OPAVLBE 

R A P I L L Y 

5. quai Malaquaia, PARIS 



VKNTi: p.Mi sriTi: m: décès 

2, AVliMib: UOSQUliT, 2 

I>KS 

TAPISSERIES 

()li.li:TS D'ART 

ET D'AMEUBLEMENT 

cov\iH>$ant lu collection 

riK FKi; 

M. le comte de MÉRINVILLE 

Los icudi 37 ol vendredi 28 Juin 1878, à 2 bourea, 

( UMMISSAIRKS-I'HISKUHS 



M» SIBIRE 

rue Chaucbut, 12. 



M" Ch. PILLET 

\ù. nie (ii'.-ltatoiièrc. 

E.XPKRT : 

M. Charles MANNHEIM, ruo Sf-Coorgos, 7. 

i.HK/ I.KMJIH.'^ >K. lUnlVK I.K (;ATAI.(JOUK 

EXPOSITIONS 
VnrticuUèrc, les lundi 2i cl mardi 2!i juin 1878. 
Ptthliquc, le mercredi 20 juin 1878. 

I^. B. — Los riii'uldes courants, les déliarras 
et les parnilnros do chaml)ros de dunu^stiques, 
seront vendus dans le cours de la vacation du 
vendredi 28 juin 1878. 



VENTE 

DES LIVRES 

m- LA P.IIUJOTIIKOUE 

De M. le marquis DE MORANTE 



NOUVELLE SERIE 

PREMIÈRE PARTIE 



RUE DES BON.S-KNFANTS, 28, MAISON 
SILVKSTUK, .SAILLIS N" 1 

Le lundi 24 juin 187H, et les 17 Jours suivants, â 
7 heures et demie prùciscs du soir. 

l.K (;\TAI.f'r,rK SK DISTlMtilK CHEZ t 

M* J. BOULLAND, < oniinissairc-priseur, 
20, rue Ncuvc-di-s-l'ctils-CIiamps. 

Kt à rancieiinc librairie iJachelin-Dcdorenno 
(Emile LLCAT et C", bucccsseurs), boulevard 
des Capucines, 10. 

Krposition publUfUf, rue des Rons-Enfants, 
28, cnaque jour de vente, de 2 h. à 4 heure». 

A'OTA. — La vente des autres parties de la 
bibliothèque aura lieu en juillet, novembre et 
dé.cmbre prochain. 



OBJETS DART ET DK CURIO.SITK 

E. LOWENGARD 

26, rue Buflaull, Pari.s 
Spécialité de Tapisseries et (T étoffes anciennes' 



pMis. - lap. F DBBO.XS «t C*. tç. ra« da Crci»«ot. U Rédacteur en chef, gérant : LOUIS OONSB 



w %L- 



1878 



BUREAUX, 8, RUE FAVART. 



29 Juin. 



LA 



CHRONIQUE DES ARTS 

ET DE LA CLKlOSliE 

SUPPL^.MENT A LA GAZETTE DES BEAUX-ARTS 

PARAISSANT Lï SAMEDI MA1IN 

Les abonnés à une année entière de la Gazette des Beaux-Arts reçoivent {gratuitement 
la Chronique des Arts et de la Curiosité. 



Un an 



PARIS ET DÉPARTEMENTS 

12 fr. I Six mois. 



8 h 



CONCOURS ET EXPOSITIONS 



Récompenses du Salon 

En vertu de l'article 29 du règlement géné- 
ral du Salon, deux médailles d'honneur, de la 
valeur de 4.000 fr. chacune, sont décernées 
aux auteurs des deux œuvres les plus éminen- 
tes du Salon, par les sections réunies des 
deux jurys. 

Ces deux médailles ont été décernées à la 
sculpture. 

Voici les noms des lauréats : 

M. Ernest-Louis Barrias, élève de MM. Gave- 
lier et JoulFroy, pour son œuvre : les Premières 
Funérailles : Adam et Eve emportent le corps 
cVAhel. 

M. Eugène Delaplanche, élève de Duret, qui 
a exposé , n»^ 4.177 et 4.178 du livret : la 
Vierge au lis et la MusiqU''. 

Le prix du Salon, décerné au jeune artiste 
qui, par les qualités de son œuvre exposée, 
parait le plus propre à profiter d'un séjour de 
trois années à l'étranger, dont deux devront 
être passées en Italie, a été attribué cette 
année à M. Hector Lemaii-e, élève de MM. Du- 
mont et Falguière, pour son œuvre : Samson 
trahi par Dalila. 

Voici maintenant la liste des artistes aux- 
quels le jury a distribué les médailles : 

PEINTURE 

Médailles de i^'^ classe. — MM. Ferrier, Ro- 
not, Gautier. 

Médailles de 2^ classe. — MM. Butin, Flahaut, 
Brozik, Dubufe, Aubert, Zuber. , 

Médailles de 3"^ classe. — MM. Dagnan, Le 
Blant, Jeannin, Pointelin, Courtois, Carteron, 
Guay, Douillard, Dameron, Betsellère, Maurice 
Lenoir, Boutet de Monvel. 



Mentions honorables. — MM. Poilpot, Moreau 
de Tours, Damoye, Haquette, Escalier, Dela- 
noy, Lerolle, Capdevieilie, Charlemont,Doucet, 
Salmson, Vernier, Deiance, Bejlavoine, Hirsch, 
d'Alheim, Bramtot, Wagrez, Béraud, Dieterle. 

SCULPTURE 

Médailles de l'« classe. — MM. Injalbert, 
Dumilâtre. 

Médailles de 2« classe. — MM. Turcan, Bey- 
lard, Boucher, Lemaire. 

Méd'nlles de 3= classe, — MM. Peiffer, Hu- 
gues, de Vauréal, Lefèvre, Frère , Albano, 
Decorchemont, Engrand. 

Mentions honorables. — MM. Pezieux,Gossin, 
Gaudez, Adrien, Béguine, Leduc, Conibarieu, 
Lawes, Broussard, de Tombay, Jouandot, Leo- 
fanti, Maurelo, Lange, Irvoy, Voyez, Barrau, 
Ferrari, Barré. 

GRAVURE ET LITHOGRAPHIE 

1''^ médaille. — M. Levaseur. 

2*^ médaille. — MM. Deveaux, Lalauze. 

3*= m-édaille. — MM. Leenhoff, Gilli, Milius, 
Teyssonières. 

Mentions honorables. — .M.M. Bénard, Bellen- 
ger, graveur sur bois; Gaujean, graveur -jLou- 
trel, lithogi'aphe ; Damman, graveur. 



Les jurys de l'Exposition 

On sait que le règlement du jury des beaux- 
arts, en contradiction sur ce point avec les 
règlements de tous les autres jurys de l'Expo- 
sition universelle, n'interdit pas aux jurés, qui 
sont en même temps exposants, de prendre 
part à la distribution des récompenses. 

On sait aussi que dans la dernière séance 
du jury des beaux-arts, un certain nombre de 
jurés, qui sont en même temps exposants, ont 
donné leur démission afin de protester contre 
l'attribution éventuelle de médailles par le 
jury à ses membres. 



18»; 



LA t.HHOMOl'K DBS AHTS 



le* 



hu. 



A 



prf5tt1fn<« df ton* J«»« «rronpps du jury 

i'mr disculor 

louis survo- 



l«'S 



JoriiKTo -"• nui- du jurv » 

• : ' ■■ -• ' il«»s 

- il 
,.. . s, .,.-... .M. une 
: " Hors concours, 

(ii's boaux- 

>'it user de 

ion avec 

:!tS. 

: union tcnuti 

I' ino, ceux dos 

.1 |iiirliripcr aux 

imor lour démis- 



lundi 8 jiiillot jusqu'au joudi II juillet inclu- 
sivoinoul, pour tr.tvaux iiiti'Tiours. 

La roouvorluro .uiia liou lo vondrodi 1*2 juil- 
let, ol rKxposilimi sora diMinitivonioui closo 
le 10 aiull, a six litMiros du sinr. 

Diiraiil rollo pori(»do. l'Kxposilion sera ou- 
vorto, (ouunc pr.'TÔdouimt'nt, tous los jours à 
dix lioui'fs et fcrniéo j^i six houros. 

Par oxcoplion, lo lundi IKxposilioM n'ouvrira 
qu'à midi. 

1,0 diinanolio ot lo jeudi l'ontrôo sora pra- 
tuito; pitur los autres jours, lo droit d'onlrée 
reste lixé h I IV. par porsonne. 



LE MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS 



I.e jnrr de *enlptt)re de rKxpositlon uni- 
Mi. A IKcolo des Itoaux- 
ville de Paris avait. 
lU d une statue en I hon- 



i ■ 

2.t 






A 



Uliîl. 



en présence. 
. \i. (lUilbert. 
, M. Pètro. 
'• 1» îiili rc. 
mit. 
. ... ..,..,,( nt aura lieu le 

> ;i. 

.,ni,- ,1,1. m). Il ne porte 
l'i redingote 

il li'S noms 
■uricrit pour 
iir : .Meuse, Vos- 
-cll-'. Kilos sont 
■ies de CCS ré- 
crie : 

A M. THIKHS 

LIBÉRATEUR DU TERRITOIRE. 

ville de Belfort avec 

■lîprin- 

jue de 
c. . ,i inotî : 



\j' jiirr de JlW>!o fi •- firmjx -art'*, chargé de 

• - •■ r.- :,*..,....'... f,.ndé parFor- 

II a décerné 



rabie : M. Bog 



, elevc 
I Iiono- 
le M. Lehmanu. 



Salon dd 1S78 



l/ExfM'itttion des u'avrc» des arlisles vivante 
iu I aliiî des CLaniii»-Elys«:e9, sera fermée le 



Nous avons annoncé, dans notre numéro du 
l*"' juin, la ftindalion d'un Musée des arts 
décoratifs et son installation prochaine au 
jtavillon de Flore (pie radniiriistralion a mi» à 
la disposition de la société l'ondatricc' du 
musée. Nous ])ouv(»ns aujourd'hui donner 
quelques rensoipnoments ^ur les travaux 
accomplis depuis ce moment, et qui nous per- 
mellenl de dire que cette utile création est 
dés à présent en jjleino voie de réalisation. 
Si, comme il y a tout liou de le supposer, 
rem|iressemcnt du ]iuhlic ré[>ond A l'appel 
que lui adressent les hommes étninents 'i cpii 
revient l'honneur de cette généreuse entre- 
pris"', la fin de l'aimée ne se passi-ra pas sans 
que les portos du nouveau musée soient 
ouvertes a;; puhlic. JJùt-on n'avoir qu'une 
salle prête à montrer, ce i)rcmier pas sera 
fait, et alors loîuvre marcliora rapidement, 
on peut l'aflirmor sins crainte, car en France 
plus que [lartoul ailleurs, il n'y a «pie le pre- 
mier ()as qui f'oi^tc. 

L'A*socialion du Munir, dix Arts déroratifa 
s'est formée p.iracto passé par-devant M"" Se- 
gond et Aumont-Thiévill •, notaires ,'i Paris, le 
27 avril 1877. Elle a reçu les autorisations 
de l'autorité compétente qui a approuvé ses 
statuts. 

Cette Association n'a aucun caractère com- 
mercial ; ses membres déclarent renoncer à 
tout bénéfice et ne vouloir s imposer que des 
ohligatmns dans un intérêt f,'éM Tal. D'après 
l'article H de ses statuts, dans le cas où 
lAssocidlion cesserait d'exister, tous les 
objets d'art qu'elle aurait réunis feraient 
retour à l'Et'it et deviendraient propriété 
nationali;. 

Celle as-o''iation est composée: 1" d'un 
Comité. d<i pnti'onnq(t\ 2° d'un Comité directeur 
dont les membres, au nondirc de trente, 
fceront renouvelés, après cinq ans d'exercice, 
yiar l'Association tout entière réunie en assem- 
blée géru'jrale. 

Il n'a pas paru nécessaire de former une 
Société dont la conslitulio'i permit de faire 
tous le-J ados commerciaux, inhérents au 
fonctionnement de l'Association. Cette Société, 
en effet, exi.stait déjà; elle avait prouvé »i 
bonne orgauLsaiion, et rendu de tels service» 



KT DE LA CURIOSITE 



187 



à la cause de l'enseignement populaire des 
arts décoratifs qu'il y avait autan' d'honneur 
que de profit à lui demander sou concours. 

La SociiHé de VlJnio7i centrale des Beaux- 
Arts appliqués à l'Industrie a r'-pondii avec 
empressement il cet appel. Son Conseil 
d'administration et le Conuté directeur se 
sont mis d'accord pour numcr, de concert, 
l'entreprise, et le Musée des Arts dé orntifs 
sera, en réalité, leur œuvre commune. 

Le Comité de patronage est ainsi constitué 

Président d'honneur. 

M. le duc d'Auditfret-Pasquier. 
Président du Sénat. 

Présidents Honoraires. 

M. Philippe Cunlilfe Owen, directeur du 
SoutJi Kensington Muséum. 
Sir Richard 'NVallace. 

Présidents. 

M. le marquis de Chcnnevières, directeur 
honoraire des Beaux-Arts. 

M. Edouard André, président de V Union 
centrale dis Btaux-Arts appliqw's à l'Industrie. 

Vice-Présidents. 

MM. le duc de Chaulnes ; Adrien Dubouché, 
directeur du Musée céramique de Li:noges ; 
le vicomte de Ganay ; Eugène Guillaume, 
directeur des Beaux-Arts ; l.douard Reynart, 
administrateur des musées de Lille. 

Secrétaire génèraL 
M. Eugène Véron. 

Le comité directeur, pour les années 1877- 
1882, se compose de : MM. le duc de Chaulnes, 
président; le vicomte de Ganay, vice-président ; 
de Champeaux et Tardieu, secrétaires. 

Souscription publique 

L'Association didt, pour la formation de son 
capital, faire appel à tous les dévouements et 
à toutes les bourses. L'o;uvre a un caractère 
national ; elle a pour but l'honneur et la pros- 
périté de la France : tous doivent contribuer à 
son succès. 

Déjà de généreux amateurs ont répondu au 
premier appel du comité fondateur eu sous- 
crivant des sommes importantes. Le comité 
espère donc que les industriels, que les artis- 
tes, que les ouvriers, que tous les Français en- 
fin suivront cet exemple dans la mesure de 
leur fortune. Si minime que soit l'obole, elle 
sera un témoignage de patriotisme. 

Les souscriptions peuvent être faites, au 
gré du donateur, soit par un versement immé- 
diat, soit par annuités. Elles sont actuellement 
reçues : 

1° Au pavillon de Flore, quai des Tuileries, 
au nom de M. Sensier, trésorier de l'Associa- 
tion ; 

2" A l'Ecole des arts décoratifs, 5, rue de 
l'Ecole-de-Médecine et au siège de ['Union 
central'', '■], place des Vosges ; 

30 Aux bureaux du journal VArt, 3, Chaus- 



sée-d'.\ntin ; aux bureaux du Mo7nteur univer- 
sel et du Monde illustré, \"), cpiai Voltaire; 

■i° A la Gazrtte dis Heaux-urts, 8, rue Fa- 
vart. 

Nous nous sommes empressés, sur la de- 
mande du comilé-fnndateur, do mettre nos 
bureaux à la disposition de nos lecteurs et de 
toutes l(!s personnes (pii désireraient souscrire. 
L'un des deux propriétaiies de la Gazctti , 
M. Edouard André, a déjà sou'-crit pour2."i.U00 
fi'ancs d(!vanl le comité de patronage dont il 
est président. iNous inaugurons notre sous- 
cription en inscrivant : 

M. Maurice Cottier, jtropriélfiiro de la Ga- 
zette des Beaux-arts, pour ij.dOO francs. 

M. Louis Gonse, rédacteur en chef, pour 
200 francs. 

Les fonds recueillis seront déposés chez 
M. Al|ihoiise de Rothschild, baïKfuicr do la 
Société du Musée des Arts décoratifs. 



Les envois de Rome 

liN 1878. 

L'exposition des envois de Rome vient di- 
s'ouvrir à l'Ecole des beaux-arts ; l'iminession 
générale est très-satisfaisante, je me hâte de 
le dire : l'ensemble fait honneur aux pension- 
naires de la villa Médicis. 

De tontes les œuvres exposées, la toile de 
M. A. Morot (4® année) est, sans contredit, la 
plus remarquable et la plus digne d'être atten- 
tivement considérée. Après la défaite des Am- 
brons par les Romains, les femmes des vaincus 
défendent leur camp contre li cavalerie romaine 
et la forcent à recider. Tel est le sujet choisi 
par le peintre. Il y a dans l'interprétation une 
énergie saisissante. Tout ce que des femmes 
barbares, exaspérées par la défaite, peuvent 
avoir de fureurs et de colères, l'acharnement 
de la lutte dernière, la haine violente et désor- 
donnée, l'énergie sauvage du combat à bras- 
le-corps , tout cela est exprimé d'une façon 
qui frappe et secoue le spectateur. Il s'échappe 
de ce tableau comme un long cri de rage. La 
composition, un peu chargée, peut çà et là 
paraître ditfuse, la violence môme des attitu- 
des est parfois exagérée, mais il faut louer 
dans cette œuvre des ligures réellement su- 
perbes, des morceaux d'une grande allure, 
qui révèlent un peintre passionné, d'un tem- 
pérament puissant, avec lequel il nous faudra 
compter désormais. Cet envoi pourra effrayer 
les uns, intimider les autres, je ne cruis pas 
qu'il puisse complètement déplaire, car il 
contient ce je ne sais quoi qui fait penser au 
grand art. Nou- sommes ici en présence d'un 
vin jeune qui fermetite et s'agite dans l'am- 
phore; mais le vin est de race généreuse ; 
dans peu de temps, il aura sa pleine saveur... 
L'avenir dira si je me suis trompé. 

Il faut quitier ces airs de prophète devant 
l'œuvre de M. Besnard , non point que je 
veuille préparer une critique sévère , mais 
parce que cet essai décoratif se présente 
esquissé à peine. L'Arrivée de François I^' à 
Bologne rencontrant le cordival d'Ostie venu 



188 



LA CHROMQrE DES ARTS 



UIJP eu: •»' 

<• dans 
Il /»i.<- 
: satis- 

II tj ppu 

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rho et vive 

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I hc, et 
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, la trie 

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orifri- 
r ù la 

i.iii;i. 

renvoyé une Suinte EUsn- 
. dans un mouvement 
un vieillard demi-nu 
! lave la blessure 
ir.he, une ftMnnie 
Ml- (i(»nt va st^ l'evèlir 
simple a du charme: 
1. .ivi.-uiiu _ii,i.i la pratique étonnante 
de rarti»-t<; ainsi «pie la Irès-rcelle jiurcté des 
formes et des litrufs; mai? je regrette l'éclat 
rof€ blanc du furp? du viti'l.trd : celte colora- 
lion est colle dun corps lic femme jeune, et ne 
rtnvient pas aux déloriiialions et aux rides du 
sTx'd âtre. Je sipnale en outre dans le faire 
'lie une propreté lisse un peu froide à la- 
';u- , c l'artiste no devra pas s'abandonner. 

O rapide coup d'o-il jeté sur les peintres, 
allon* rnir l»*« «rnip*'"-Mr-. I.e Mfrntr^' inv^yTfnnt 
l 



\eux noii.- « î . 
nale si elle ne 
Salomc d'Honn i{t j 
M. Wenkrr nous 



qu il 



de 



. Miii; 
I,e J, 



Tue du sentiment <; 

! * I lliTiier e-I 

lient, donne 

'■ \ue, on pense 

t par un maître ; 

■ i- .. • -. |.'. ...... (ire, les nerson- 

1 hearea»cmenl groupés dans la 

«us en- 

i.te sans 



T-iil une fciivi >• 



•}Hi:> pcn.-^t 1 



ï»er; 

fant 'pi. 
figure de 

M. Hugu- -.'Ht 



.1 Injal- 

•le «n- 



fjri'iTi' a» M'iiun 'i/fi (t '/Ç 



Frnuccucn dn Himini, a fait preuve do qualités 
supérieures. Je reprocherai à la lij^'ure de 
femme d'èNe un peu lourde de formes; mais 
il y a \\ un gr.uid sentiment de douleur éter- 
nelle el de désespoir profond. 

M. Ilotv (section de gravure) a envoyé une 
chose charmante : l'aune vt fuunrsse dansant. 
J'aime moins r(>squisse de la Màlaille commé- 
morât ivc pour l'Kx position universelle : cola 
iiiaiirpie d'origina ilé, d'eiiirain. X.'Etudc de 
l>ait-ri /*(/■ est tn's-satisfaisan(e. 

La pléiade d<!s pensionnaires architectes a 
donné avec un enscmblt! remanjuable. Mais 
leurs relevés ou leurs jtrojets do restauration 
sont plus intéressants à regarder (ju'à décrire. 
M. Paulin a donné trois dessins du Portique 
d'Ortavie et du tliéAIre de Marcellus à Home, 
ainsi «prune aquarelle trés-soignée de l'Ambon 
de la Basilique do Saint-Laurent. M. Loviat 
expose une restauration du monument de Ly- 
sicrato à Athènes, ainsi que trois dessins du 
palais ducnl, à Venis(3,et, deux dessins du mo- 
nument de Colle(mi. M. Lambert nous montre 
l'Acroiiole d'Athènes. Eiitin, le travail de 
M. Hlondel comprend «pialn; dessinsdu temple 
de la Fortune virile à Rome, trois dessins du 
temple de Vesta et du temple d'Hercule, à 
Cori. 

En somme, — malgré les réclamalions pé- 
riodiques absurdes et heureusement impuis- 
santes que soulève l'Exposition df!S Envois de 
Rome, chaque foi» qu'elle ouvre ses portes, - 
ou peut se réjouir : l'année est bonne. 

ROOKH H\I,I,U. 



NOUVELLES 



.', L'abondance des matières nous force ii 
ajourner b; compte rcuidu du diverses ventes 
de tableaux et do livres qui ont eu lieu dan> 
cette dernière quinzaine. 

.*, L'expo- ition des envois do Home, à i'l> 
cole des beaux- arts, sera fermée lundi [irochain, 
!'"■ juillet, à quatre heures du soir. 

,*, La distribution des prix d'honneur et des 
médailles du Salon de celte année est fixée au 
jeudi, 11 juillet, sous la présidence de M. Guil- 
laume, directeur des beaux-arts. 

^\ L'Académie des beaux-arts, dans sa 
séance du samedi <» juillet, entendra la lecture 
des lettres des candidats à la place de direi;- 
'•■Mr de l'Académie de France a Homo. 

■, La National (lallery a acquis au f)rix de 
•^'i.t)'i.ï fr. l'un des plus beaux tableaux de la 
collection Novar, Sainte Hélène retrouvant la 
croix, de Paul Véronèsc. 

/, On lit dans la Gazette d'Auysbûury du 22 
juin : 

Nou^ apprenons qu'on a l'intention d'orga- 
niser, l'année prochaine, une exposition intcr- 



ET DE LA CURIOSITÉ 



189 



nationale des l)eaux-arts h Munich, et qu'on a 
déjà fait les premières démarches dans ce but. 

/, Les expositions d'art rétrospectif se mul- 
tiplient. Ainsi, à Hanovre, où doit avoir lieu, 
dans les premiers jours de juillet, une exposi- 
tion régionale consai-rée à Findiistrie, on an- 
nonce comme annexe une exposition rétros- 
pective d'objets relatifs à l'art industriel. Les 
cathédrales d'Ildesheim et dOsnabrûch, des 
cloîtres et des couvents fort anciens, un grand 
nombre de municipalités et de particuliers ont 
déjà envoyé des objets précieux qui avaient 
été jusqu'à ce jour soustraits aux regards du 
public. 

,*, L'auteur de Ceinture dorée, M. d'Ëpinay, 
vient de terminer une charmante statue de 
Baigneuse, qui a été acquise par M. Edouard 
André. 



LE PALAIS DE SAINT-MARC A ROME 



DOCUMENTS NOUVEAUX 

Au début du règne de Nicolas V un modeste 
édifice, construit aux frais d'un prêtre d'Anagni, 
occupait l'emplacement sur lequel devait daus la 
suite s'élever le gigantesque palais de Saint-Marc, 
ou, pour l'appeler de sou nom actuel, le palais de 
Venise. Plus entreprenant que les souvei'ains 
pontifes eux-mêmes, PiexTe Barbo, le neveu du 
prédécesseur de Nicolas V, n'hésita point à jeter 
bas l'édifice qui mettait obstacle à ses desseins, et 
il fut donné à un simple cardinal de réaliser un 
projet vainement caressé par les plus grands 
papes du xv^ siècle, de créer au beau milieu de 
Rome un monument entièrement nouveau, un 
monument dont toutes les parties proclameraient 
le triomphe définitif de la Renaissance. 

Les travaux entrepris par le cardinal Barbo ne 
sauraient être antérieurs au règne de Nicolas V 
(1447-1455), car ce fut seulement sous ce pape 
que le cardinal fut nommé au titre de Saint- Jlarc. 
(Auparavant il avait été titulaire de Santa-MaWa 
Nuûva). On mauque de détails sur les débuts de 
la construction. Tout ce que nous savons, c'est 
qu'en 145?i Pierre Barbo fit couler une médaille 
représentant un palais flanqué de deux tours et 
portant l'épigraphe suivante : PETRL'S. BARBUS. 
VENETUS. CARDINALTS. SANCTL MARGI. — 
ANNO. CHRISTI. MCCCCLV. HAS. AEDES. CON- 
DIDIT. Cette médaille était destinée à être placée 
dans les fondations du monument; il e?t donc 
possible que la pose de la première pierre ait 
seulement eu lieu en 145n. 

L'artiste auquel Vasari attribue le dessin du 
palais de Saint-Marc, Giidiano da Majano, ne 
comptait alors que 23 ans. Il nous parait donc 
difficile qu'on lui ait confié, dès cette époque, une 
tâche aussi considérable. Daus la suite, non plus, 
nos registres ne font mention de lui. 

On a mis en avant, avec plus de raison^ l'œuvre 
d'un autre Florentin, Bernardo di Loreuzo (1). 
Lorsque Pierre Barbo, devenu pape sous le nom 
de Paul 11, reprit eu 1465, avec une activité nou- 
velle, les travaux de son palais favori, ce fut lui 

(l) Nous avons eu l'occasion de ninis occuper de cet 
artiste dans la Chronique des Arts do 1877, p. 182, 205. 



en effet qu'il chargea, le i:i novembre 1405, de 
restaurer la toiture de l'église de Saiul-Marc, et 
le 26 mars 1406 île voûter les bas-côtés et de 
refaire le ponicpie de la même église, comme 
aussi d'ajouter un certain nombre de pièces au 
palais adjacent (.Marin!, Arckinlri pontifici, t. III, 
p. 199, etTheiner, Cod. dip/., t. III, p. 445). 

Gardons-nous bien cepenilnnt de faire hoiuicur, 
sans plus ample informé, à Bernardo di Lon-nzu 
du vaste ensendile de constructions qui constitue 
le palais de Saint-Marc. Au xv" sièrle, et surtout 
à Rome, les questions sont d'ordinaire plus com- 
plexes, et ce serait un procédé bien peu scientifi- 
que que de s'emparer d'un nom unique pour lui 
attribuer une œuvre évidemment due à une 
collaboration multiple. Marini déjà d'ailleurs 
avait annoncé que d'autres architectes avaient 
pris pari, dès le 16 juin 1406, aux travaux 
ordonnés par Paul II ; ces architectes étaient 
Manfredus Antonii de Comis, Andréa de Arsolis cl 
Antonius de Gonzaga. A eux s'était joint un de 
ces grands entrepreneurs, si nombreux à Rome 
à l'époque de la Renaissance, Nucio Rosi de 
Varni. 

Une étude attentive du contrat visé par .Marini, 
contrat dont nous avons fait prendre copie aux 
Archives secrètes du Vatican, nous permet d'aller 
plus loin encore et d'affirmer que si Bernardo di 
Lorenzo, Manfredo di Antonio de Côme, Andréa 
d'Arsolis et Antonio da Gonzaga ont partici[)é à 
l'édification du palais de Saint-Marc, c'est non 
pas comme architectes, mais comme simples entre- 
preneurs. En effet, ils s'engagent, moyennani une 
somme fixe de 19 gros pour chaque pas de ma- 
çonnerie, à faire creuser les fondations, à cons- 
truire les murs, etc., etc. Le notaire a soin, chaque 
fois, d'ajouter que ces travaux seront exécutés 
conformément aux mesures qu'on leur indiquera. 
Cette mention ne prouve-t-elîe pas que les plans 
étaient tracés par d'autres? 

Rien de plus fréquent au xv^ siècle que ces 
sortes de conventions. C'est ainsi que sous Nico- 
las V, Beltramo di Martino di Virese s'était chargé 
à forfait de reconstruire la tribune de Saint- 
Pierre. Sous Paul IL les exemples de contrats 
analogues abondent également. A Saint-.Marc 
même nous voyons concourir à l'édification du 
palais, à titre do simples entrepreneurs, deux ar- 
tistes bien autrement célèbres que ceux dont les 
noms précèdent : Giuliano da san Gallo et Meo 
del Caprino. Giuliano de San Gallo, ou comme 
l'appellent nos documents, .lulianus Francisci de 
Florentia, seudde avoir surtout été chargé des ou- 
vrages de maçonnerie. Meo del Caprino (Meus de 
Septignano) au contraire, l'architecte de la cathé- 
drale de Turin, était occupé, avec un grand nombre 
d'autres « scarpellini » à tailler les blocs de tra- 
vertin nécessaires à la construction. Il recevait 
10 bolonais par brasse. Quelquefois cependant on 
le voit exécuter des travaux plus intéressants: 
embrasures de fenêtres, cheminées de marbre, etc. 

Mais, nous dira-t-on, si des artistes d'une telle 
valeur ont consenti à travailler comme de simples 
artisans, tantôt à la tâche, tantôt à la journée, 
c'est donc qu'ils avaient au-dessus d'eux un chef 
bien émiuent, un de ces maitres dont le génif> 
s'impose. Comment se fait-il alors que le nom de 
ce maître ait été jusqu'ici absolument inconnu ? 
[A suivre.) 

EUG. MUNTZ. 



190 



LA CHRÛMUtii UES AUTS 



Vento de la collection d'autographes 



U 
rotn t 



.If .M B.'Uja- 
<lii iiKiis (to 



I .13 



Kmor\ 






«1<> la 



le U 



iilomont In lotiro 
1<> futur |>arraiii 
-t-riiiq ail!», et il 
iiis la lanutii* l.i- 
■ j Vcspucoi, noire 
Lé<jcnrir lies Se- 
ra ytaU' i^oii nom 
le voir iju'cllc aii- 

iroiMciiic vente sont encore 

lie la Gairtte ; il n'y a ilonc 

•.cf. cl i»«<ii« ne pouvons que rappeler 

1 de» noms. Après Rabelais, dont la 

• . très-authentique, est de sa jeunesse, 

ro t'Oia nos écrivains : Honsard. Mou- 

1 illierbe. Voilure, ("lUy-Palin, 

eu, La Hochefoueauld. Uetz, 

• ..•nieille, Molière représenté par 

' l c'est beaucoup. l>a FouUiine, 

— .• est la lettre de Vlsoffrap/iie. — 

Fayette , M"« de Sévjpné , Boi- 

L .1 ^ Il ..,r,p,j ^ ponlenellc , 

iiieu . Voltaire . 

:; jiisseau, Di<lerol, 

■■ . Chateaubriand, 

, . .. : .laulres. Dans les 

-te, le Tasse, Cervantes et Milton 

r ici dans le détail des 

ir.-nl pourtant les ca- 

• Lecouvreur, Clai- 

■1 . an et Hachel. Je 

in^-ut .11» lOiO; la lettre de Jenn- 

•Mi r<")'»tive à une Vie Hn Molière 

■■• pour M.dcChaiivelin, 

de lédilion célèbre par 

T. Voltaire en a fait, dans la 

qui n'a pas été acceptée 

— de M™*' de Graf- 

ir une Vie écrite 

'■^lle de Itousseau 

r il avait connu 

... :, V,, ,1:,,.. r.r- 



« CeiUl lie* pre- 
•t«ra À la fois un 

t qiielqae* ooméros reUUfs 
ui h.:X* ; 
La l«Ure do chimiste Mar^juer qui, ayant trouvé 



U aviiL f. IM. 



une nouvelle pAte de porcelaine «liMit les inaté- 
riaui: existent en France, déclare qu'il est dès 
lors inutile iracquérir (i'Il.innong le secret do sa 
porcelaine ; 

l'iie lettre de Calvet relative A ses collections 
d'objets et de inoiiiiaies aiilicpies qui fonnent le 
fond du iiiUHie d'Aviffiion ; 

Une lettre <l<' l'alibé de M.irolles où il dem.nnde 
h ne pas comprendre dans la vente nu roi un 
volume de portraits de Thomas de Leii, dont les 
doubles se retrouvent dans les porlefetiilles remis 
au secrétaire de. Colberl, et un carton de portraits 
.1 dessinés nu crayon » des premiers chevaliers du 
Saint -F-spril ; 

Ine lettre do Chaptal où il déplore la destruc- 
tion qu'il aurait fallu ccjiijiirer <le l'abbaye de 
Cliiny, mais de son temps il devait sur ce point 
passer pour avoir de. dnMes d'idées; 

La grande pièce ih; vers ilc Fromenliii, que la 
Gairtlr a publiée dans son numéro d'avril 1877. 

Citons enliii deux lettres italiennes : 

L'une de Paul Jove, datée de Côme le i3 octobre 
iôi.l, est relaliviï à l'agression dirigée contre le 
peintre Franc.esco da l'esiiia, peiil-élre « da Pescia». 
alors qu'il peignait au Musée, sans doute le 
Museo, la maison de cam|)agne de Paul Jove, 
l'Amour avec une villageoise. Les (ieu.x agresseurs 
ont été bannis, et Jove sollicite la gr.ice de l'un 
d'eux, un certain (Jiorgio, qui était pécheur. 

L'autre pièce, — il serait diflicilc de n'en pas 
parler ici, — est de Michel-Ange; c'est une page 
de rxcordi datée du 2f> oct(»bre 1.")2I, le reçu de 
diverses sommi's ipii lui sont dues ji.ir un certain 
Lionardo, sellier, et le paiement de ipialre écus 
d'or fait à Federigo Frizzi, sculpteur lloreiiliii. 
pour avoir terminé h Home le marbre <i« son 
Christ de la .Minerve; cela s'ajoute à ce qui en n 
été dit dans la Vie de Michel Amje, p. 2r)3-.1. 

•Mais, quand nous serons à l.i série dos artistes, 
qui ne viendra que cet hiver, il faudra s'en oc- 
cupter autremenl et lui consacrer une véritable 
élude. 

A. i.F. M. 

BIBLIOGRAPHIE 

Les Spogli vaticani 

.Nouvelle tféi i.; '1). 

.M. Ad.mi Itossi, avec une assurance qui ne se 
dément pas, continue A publier comme inédits 
des dociiinenls qui ont depuis longtemps vu le 
le jour, soit ici uiéme, soit dans de» ro'ueils ita- 
liens. Quelques exemples suffiront à édifier le lec- 
teur sur la valeur de c/;s préleodue.M découvertes : 
P. 19S-199. Les documents relatifs h Antonio di 
Francesco ont été re[iroduits, analysés ou résu- 
mé» dans la Chronique dea Arls du 5 mai 1877 
'f>a«e IH-l;); il en est de même de ceux qui con- 
< • rrient Bernard Bos^ellino {(Jhronique iUi '■:> mai 
1^71, p. iHiî, et Bi'vue archàolof/ique juillet 1877, 



'li fiittrnnLe di Eru'lizi<>iie nrlinli'a, livrai<ion<i Vil 
et VIII ([>tihlr<:<;i> au co.iiinenc'îiiiefit 'lu rnoin di) rnni 
1878». Voir »ur la première série la Chronii/ue de» ArU 
dn 12 jaavi«r 1878. 



ET DE LA CURIOSITK 



m 



pp. 28, 29.)- — P- 200. Deux des documents re- 
latifs à Aristotele di Finravanto ont paru dès lo 
mois do septembre ISTO dans la Rirur iin/irù/oi/i 
(ywe (j). 17t.) — P. 211. Le texte du paiement lait à 
Caradosso a été publié en 1875, par M. Berlol dli, 
dans YArc/iivio storico lombardo (p. 10 du tiraj^e à 
part, réimprimé dans WArchivioat irico... di liomn, 
187S, p. 38). —P. 220. Giovanni d'Andréa de Flo- 
rence : documents rapportés dans la Gazette des 
Beoux-Ai'ts, avril 1877, p. 418, et dans la linur 
archéolr/gique, juillet 1877, p. 29. — P. 221. Var- 
roBe d'Àngelo Uelferdeli : le paiement relatif aux 
portes du pont Saint Anpe a été mentionné dans 
la Gazette des Beaux-Arts (avril 1877, p. 418).— 
P. 222. Mandat signé en faveur de Paolo Roma- 
no, connu depuis 1866 par la publication qui en a 
été faite dans VArchivio stoico italiano, t. IIF, p. 
214. — P. 225. Restauration de la statue équestre 
de Marc-Aurèl?, cf. la Revue archéolor/ique de 
septembre 1876, p. 162, etc., etc. 



Traité de lu gravure à l'eau- forte, texte et planches 
par Maxime Lalanue, avec une lettre-préface de 
Charles Blanc. 1 vol. iu-8", chez Cadart, 2<= édi- 
tion, prix 8 fr. 

Maxime Laianne, l'excellent dessinateur, le 
maître aquafortiste, — il est inutile de le présen- 
ter plus longuement à nos lecteurs, — vient de 
faire paraître la seconde édition de son Traité de 
la gravure à l'eau-forte. Le fait qu'un livre aussi 
spécial n'ait pas épuisé en une seule édition la 
somme des amateurs qui peuvent y prendre in- 
térêt, proclame à la fois l'excellence du livre et les 
progrès accomplis par la culture de l'eau-forte. 
Nous nous féliciterons avec l'aDteur de ce dernier 
résultat et nous en attribuerons en partie l'hon- 
neur à son enseignement. 

M. Laianne a eu le bon esprit de laisser la pa- 
role à M. Charles Blanc pour la préface d'intro- 
duction que doit contenir tout livre qui se res- 
pecte ; l'éminent écrivain était plus apte que 
personne à bien dire les mérites d'un jeune gra- 
veur qu'il connaît à merveille pour l'avoir lui- 
même pratiqué. La présentation faite, l'auteur en- 
tre de plain-pied dans son sujet, et alors com- 
mence le cours le plus complet, le plus explicite 
et aussi le plus savant qui ait jamais été écrit sur 
la matière. M. Laianne suppose un dialogue entre 
lui, professeur de gravure à l'eau-forte, et un jeune 
homme bien intentionné qui le prie de lui dévoi- 
ler, séance tenante, les secrets de son métier. L'é- 
lève, sur ce terrain tout nouveau pour lui, voit 
successivement passer devant ses yeux le cuivre 
tout battant neuf, puis recouvert d'une couche de 
vernis et noirci à la chandelle ; on lui apprend à 
faire le calque du dessin qu'il veut graver et à le 
fixer au moyen de la pointe. L'œuvre terminée, il 
est appelé à faire mordre la planche, et ce n'est 
pas de la faute du professeur s'il s'échaude un 
peu les doigts au contact de l'acide. Puis vient la 
constatation des résultats acquis, le tirage d'une 
épreuve, et enfin, la reprise des travaux qui pè- 
chent par omission ou par excès. C'est ici qu'inter- 
viennent le burin, le brunissoir, les remorsures 
et enfin tous les trucs que M. Laianne dévoile 
avec une générosité d'autant plus louable que ce 
sont les armes toutes personnelles par lesquelles 
U a si souvent triomphé. 



De jieliles rau.v-fortes graduées, explicatives, 
font passer les lecteurs de l'ouvrage par toutes 
les péripéties du drame (jiie nous venons dcs- 
quisser, — le mot n'est pas trop fort; il y a dans 
chaque gravure k reau-fcirlf toute une série de 
surprisi's et d'incidents dramaliqufs duneémotion 
réelle, cl les plus vieux «(juafiirlistes n'y échap- 
pent pas plus que les néo|)hyte8. — Le livre de 
M. Laianne imprimé av(!C soin, avec luxe même, 
par M. Quantin, figure avec honni'ur chez M. Ca- 
dart, i>rès des albums d'eau-forte d<! la nuiison; et 
l'on peut dire qu'il est bien à su place, puisqu'il 
y complète l'exfiosition de ce genre de gravure on 
montrant l'enseignement à côté de l'outillage et 
des jiroduits. 

A. de L. 

Histoire métallique des États-Unis d'Amérique, 
1776-1876, l)ar J. T. Louhat, avec 170 eaux- 
fortes de Jules Jacquemart, publiée par l'auteur, 
1878, Paris. 

Cette magnifique édition est d'un luxe hors 
ligue. 

La partie importante en consiste dans les eaux- 
fortes de M. Jacquemart qui représentent les prin- 
cipales médailles que le congrès fit frapper en 
l'honneur des hommes politiques et citoyens mé- 
ritants de l'Amérique du Nord. 

Les premières de ces médailles, à la fin du 
xvm'5 siècle et au commencement du xrx», ont été 
gravées par nos graveurs français ; Dupré, le di- 
recteur des monnaies de la Réitublique, Pierre-Si- 
mon Duvivier, Fleury, Gatteaux, Bertrand An- 
drieux, Raymond Gayrard. 

Notre Académie des inscriptions et belles-lettres 
a été souvent consultée pour les inscriptions de 
ces pièces. 

C'est un ouvrage qui introduit dans la numis- 
matique un élément nouveau et qui, on le voit, 
intéresse directement notre iiays. 

Nous n'avons jdus à faire l'éloge du talent de 
M. Jacquemart. Son nom à lui seul recommande 
donc vivement l'ouvrage. 

VENTES PROCHAINES 

DÉCORATION D'aPPARTEMENF DL' XYIII" SIÈCLE 

On nous prie de signaler qu'il existe, à Bernay 
(Eure), une décoration complète d'appartement 
dans le style du xvnic siècle, peinte en camaïeu 
bleu et signé Miche -Hubert Descouks. 

Descours, né et mort à Bernay (1707-1755), était 
élève de Rigaud et on lui a longtemps attribué 
plusieurs tableaux reconnus depuis pour des Jou- 
venet (Education de la Vierge, Cath. d'Evreux). 

Cette décoration comprend 7 panneaux: 

1. Le Joueur de flûte, haut. 1.80, larg. 70 cent. 

2. Le Bol de lait renversé, liant. 1.80, larg. 2 m. 

3. La Ciiasse aux lapins, haut. 1.85, larg, 1.60. 

4. Les Abeilles, haut. 1.73, long. 1.90. 

5. La Femme au tambour de basque, haut. 1.8d, 
larg. 1.03. 

6. La Femme montée sur une perche, haut. 1.70, 
larg. 1.43. 

7. Le Dénicheur de nids, haut. 1.80, larg. 1.95 
Plus un panneau de glace sculpté et doré, haut. 

1.45, larg. 1.20, avec sujet la Camargo, d'après 
Laucret. 



I9Î 



LA CHRONIOl'K DBS ARTS ET DE LA CURIOSITÉ 



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Lortjr, Amand. etc. l'cinturc? ot dojsins de 
Th. Gaalier. Lcltrps et Manuscrits in(''dits de 
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13 Juillet. 



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CHRONIQUE DES ARTS 

ET DE LA CLRIOSITÉ 

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U Cliroiiiqiie dcA A ts et dj la Curiosité. 



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8 h 



MOUVEMENT DES ARTS 



VENTE DE LA PREMIÈRE PARTIE 



Bibliothèque A. Firmin-Didot. 

Le manque de place nous a empêché de parler, 
dans la précédente CJironique, de la vente de la 
première partie de la bibliothèque laissée par 
Ambroisri Firmin-Didot. Cette biblintlièque, cé- 
lèbre dans l'Europe entière, sera sans doute dis- 
persée en entier. Elle était riche dans tous les 
sens, surtout dans le sens des manuscrits à mi- 
niatures et des livres à figures. On peut dire que 
depuis le commencement du siècle, aucune biblio- 
thèque de cette valeur et de cette importance 
n'aura été soumise au feu des enchères. La pre- 
mière partie, comprenant les Belles-Lettres et l'His- 
loire (soit 715 numéros), a été vendue à l'hôtel 
Drouot du 6 au 15 juin. Elle ne formait guère que 
le quart de la collection réunie par l'illustre et 
passionné bibliophile. Les grands amateurs de la 
France et de l'étranger s'en sont di«puté les 
épaves. Le duc d'Aumale, le baron James de 
Rothschild, M, de Lacarellp, la Bibliothèque na- 
tionale de Paris, la Bibliothèque de la ville de 
Rouen, MM. Quaritch et EUis pour l'Angleterre, 
ont été les principaux acquéreurs. Le total s'est 
élevé à près de 900.000 francs. Nous donnons 
quelques-uns des prix les plus importants. 
Manuscrits. 

Virgile (Italie, xv« siècle), in-fol., 1.600 fr. ; id. 
(Italie, xv^ siècle), in-12, 3.800 fr.; Horace (Italie, 
xye siècle), in-fol., 6.00O fr. (M. Quaritch) ; Juvénal 
(xe siècle), in-40, 3.600 f. (M. Quaritch); Térence (xnie 
siècle), in-40, 1.800 fr.; Tragédies de Sénèque (xin^ 
siècle), gr. in-fol., 1.550 fr.; Prudence (x^ siècle), 
in-40, 3.750 fr; Dictionnaire latin-français de Le 
Ver (manuscrit inédit de 1440 et du plus haut in- 
térêt pour l'histoire de notre langue), in-fol., 
9.000 fr. (Bibliothèque nationale) ; Beuve d'An- 



stone : Fierabras d'Alixandrc (xii» siècle), in-40 
2.800 fr.; le Roman de la Rose (xiv» siècle), in-fol. 
3.800 fr.; id (xu" siècle), in-40, 9.600 fr.; le Combat 
de trente Bretons contre trente Anglais (fin du 
xiye siècle), in-40, 3.700 fr.; Poésies d'Alain Cliar- 
tier (xve siècle, dans une admirable reliure lyon- 
naise du xvii^ siècle), in-fol. oblong, 4.000 fr.; le 
Triomphe de l'Espérance, d'Alain Chartier (xvi" 
siècle), in-40, 2.400 fr.; le Débat de la nuire et de 
la tannée (xv^ siècle), in-40, 5.9 fr. (.M. de Laca- 
relle) ; le Livre des trois âges d'Etienne Porchier 
(xvo siècle, avec charmantes miniatures de l'école 
de Touraine), in-fol., 8.000 fr.; le Débat d'amour 
de Marguerite de Navarre (xvi" siècle, avec onze 
miniatures dans chacune desquelles la n-ine est 
représentée), in-40, 20.100 fr. (le baron James de 
Rothschild) ; le Roman de Joseph d'Arimathie 
(daté de 1301), in-40, 3.600 fr.; Lancelot du Lac 
(xine siècle), in-fol., 2 SCO fr.; la Divine Comédie 
du Dante (daté de 1378, manuscrit non décrit et 
l'un des plus anciens connus de ce poème), in-fol. 
7.900 fr.; Épitres de Cassiodore (xvi« siècle), 
in-f()l., 2.180 fr.; les Chroniques de Saint-Denis 
(fin du xive siècle), gr. in-fol., 1.600 fr ; les Chro- 
niques de Normandie (xv^ siècle, admirable ma- 
nuscrit français orné de quinze grandes miniatu- 
res de la plus grande beauté représentant des 
scènf'S empruntées à l'histoire de la Normandie], 
in-fol., relié en parchemin, 51.000 fr. (Bibliothèque 
publique de Rouen); Chroniques abrégées des 
anciens rois et ducs de Bourgogne (xv^ siècle) 
in-40, 20.500 fr.; le Trépas de l'Hermine regrettée 
(funérailles d'Anne de Bretagne) (daté de 1515, 
manuscrit inédit orné de cinq miniatures de la 
plus grande beauté), in-40, 13.300 fr. (baron James 
de Rothschild) ; les Funérailles d'Aune de Bre- 
tagne, par Pierre Choque (commencement du xv« 
siècle, onze miniatures), in-fol., 10. 100 fr. (id.) • 
Statuts de l'ordre de Saint-Michel (xvic siècle), in-40 
1.500 fr. (duc d'Aumale); Diplôme délivré à Marie- 
Antoinette par l'Académie d'Augsbourg (daté 28 
avril 1770), in-fol. de 3 ff., 500fr. 



(^4 suivre. 



L. G. 



19» 



l.A r.HRONlOlIK DKS ARTS 



Collection de M Jarry 

rvrnl. -. "1 ■•. '. > onliou « l'h.Mcl Urouol la vi'nio 
^\ r nM»^. nuiiiisuiali* dos plus ilis- 

l; iVt>rl<^au!«. uiori il y a «Kmix 

4; .lîis. cht>n-lu'«r iiif.iJi(;al<l<\ 

ij • 1.1 \A\\9 rouipli^li* <l«» iiKin- 

li»,e» : • \i*l«' «M» F'"anrc; l<Mitf!« \c9 

tt\r* - > dam» rrUo graixlf juilf 

le 10 <l 1 l))>lniro anli'pie; la clirono- 

i, 4 .ip^mirs oxiste d.ui» tous Ifs nuMniix 

et .;.>•.!* t'.i* le» nioduir». 

Il V avait dan» rrtlo «olliTti>>ii dos pitVo» d'uno 
f:^ ■ ' ..... Voiri los prini-ipaux prix atloints 
|, . dcntr*" rlks : 

V V'itoino «M do.-lavio. I.TOOfr.; 

T t.'.»oo fr.; Didia Clara (fillo 

df ..... :Allortus. tyran (294-297). 

I.KSO fr.;<M\ Ti'fLUf trois njois, 1.'05 fr.; 

|j.-in.\ Kl! : nr do Valenlinien IIP, 

i 267 1. 2.350 fr.; Jnlia 

M , ..20.'» fr.; Annia Faus- 

Uoa (i* foinmc dKl«K<»''a'i''' »•'•'<' fr.: Albin, Côsar 
(I9J à 196 . 2.495 fr.; Manlia Sranlilln (foinnio do 
Dido Julius), 2.2S0 fr.; Julio itillo do Titus . Busio 
à* J'îl'' .^ droite; paon de faco, .1.099 fr.; Laclion 
(*. " - -to lame et cuirasse^. L'Espagne cou- 

ci. •, 3..'i00 fr. 

Le lutâl dos quatro promitTcs vacations s"opI 
élevé à la somme do 125.3t^G fr. 

Tableaux d'Antigna 
On » Tondu 1(( tahloaux do petite dimonsion 
comprenant Waucoup de portraits et «juolques 
étade». 

Sou» citerons entre autros : la Visite du Curé, 
I.Î55 fr. ,'mi»e à prix 600 fr. seuloniont,; to Stpur 
de la Prctiidrnre, k20 fr.; ff Retour du bois, 7r.o fr. 
(miM? k prix, 200 fr.}; la Mort du Pauvre, 205 fr.; 
Bretonne à la fontaine, 250 fr.; la Fille à Cécuelte, 
VA fr ; VEtcalier du j>ère Julien, ',00 Ir. 

Bofita. 235 fr; ilerrédét. 155 fr.; le Petit sau- 
vage, 155 fr.; Suzelte, 115 fr.; Louis XVII. 2?0 fr.: 
Hosette, Î50 fr.; Yvonne. 213 fr. 

Tableaux anciens 
A l>îndre«, a en lieu, ce» jours derniers, une 
t>nte de tableaux provenant de la collection lio 
l<-»rd Stratford et Redcliffe, ainsi que d'autres ama- 
leorf. 

Oo a rendn : Portrait de Wellington, par sir J. 
Lawrenr*' *"'. t'uinées (la guinéo vaut 25 fr.; 
dooc : î '-7 Madone et F enfant, de Mu- 

rillo. «" i»' r^f) fr. ; Paynage [>ar Gains- 

ht>T l'orlrait de lady Clarges, 

^•f '*• : la Thf'i'f f/e bonne 

U Grand 
if-o», etc. 



CONCOURS ET EXPOSITIONS 



1 ui'os aux artistes exposants du Salon do IS78: 
! la lislo dos lauroats a »^lo pulilioo dansl.i Clivo- 

niifue du *2J>juiii; nous n'y roviondioiis pas. 
I La soanre «Mait pri''>idô« par M. Hardoux, 
' ministre do l'instruction piil)li(]iio ol dos hoaux- 
I arts, ayant à sa i:aui'lioSl. Ihirnonl, snilptour, 
\ n^eniltie do rin>ititul, à satiroilo M. io vic-omlo 
Henri Dolaliordo, soorôtairo porpôtuol do l'Aca- 
doniio dos boaux-arls. 

1.0 disooiirs d'usatro a ^lô pntnonci' par 
M. ilardoux : nous nous contonicrons pour le 
nittuionl don oxtrairo los passapes qui suivent, 
dont l'imporlanio n'ôoliappoia pas à nos lec- 
teurs : 

« Il nous a seinlih'- (pie rlia<|no jour l'opi- 
nion se prononçait davantage pour que le droit 
d'ôlire le jury ot It; droit d'ox|tosor fussent 
étendus A un plus f^rand noniliro d'artistes 
ayant fait leurs prouves. 

•' Kn doft'Tant à re désir, en continu.int d'ou- 
vrir larponiont les cxposilions, l'Klal ne peut 
se dôsintôrossor de l'un dos moyens les plus 
eflicaccs qui lui soient donnés d'exerrcr son 
action sur les arts. 

« Des cxposilionsplus restreintes, et presque 
de choix, pourraient, en outre, avoir lieu tous 
les cinq ans. Kilos pormollraienl de mieux 
ronstalor les prof^rôs accomplis et seraient un 
puissant oncouragemcnl. » 

A la lin de la séance, M. Guillaume a pro- 
clamé los nominations et promotions suivantes 
dans l'ordre national de \A Lésion d'honnour: 
Offiricrs. — M. Jean-Jacques Iloimer, prix 
de Home, chevalier depuis 1873, peintre. 

-M. Emmanuel Fremiet. sculpteur, chevalioi- 
depuis t8(J0. 

Chevaliers. — .M. Victor-Joan Hanvier, pein- 
tre. 

M. Paul-Josepli IJlanc, ]irix do Home do ISliT, 
peintre. 

M. Eugène-Antoino-Sanniei Lavjcille, pein- 
tre. 

-M. Rerne-nollerour, peintre. 
M. Henjamin Constant, peintre. 
M. Edme-Antouy-Paul Noël, sculpteur, piix 
de Home de 18fi8. 

M. Frédéric- Ktienne Leroux, scuIj)lour. 

Les médailles d'honneur des beaux-arts à 
rExpositioD. 

Le jury des beaux-art^ h l'Exposition (sec- 
tion fie iteinturo, a distribué les grandes mé- 
dailles (i'honneiir comme suit : 

France. — MM. .Moissonior, Cabanel, fîéro- 
me, Français et Hou^rncroau. 

Angleterre. — MM. .Millais, Herkonier. 

Hongrie. — ,M. .Munkacsy. 

Autriche, — .MM. Makari, Matojko. 

Belgique. — ,M. Wautcrs. 

Halie, — .M. F'asini. 

Russie. — ,M. Séniiraiki. 

Espagne. — M. l'radilla. 



Récompenses da Salon. 

Jeudi a ej ii-îu. au [«alai» des Champs-Ely- 
sées, la distribution de» récompenses décer- 



Lcs concurrents du grand prix de Rome (pein- 
ture) .sorlentaujourd'hui k .sfpt heures, de loges, 
après un travail de soixante-d.iuze jours. 

L'exposition des oiuvrcs sera publique et 
gratuite, k l'Ecole des beaux-arts, salle Mel- 



ET DE LA CURIOSITE 



195 



pomène, le mercredi "2 '», le jeudi -iil, le ven- 
dredi 20 et le diiiianolie 28 juillet, de dix heures 
à quatre heures du soir. 

Voici l'ordre dans lequel seront placés les 
roticiirrents : 1 M. Courti.is, 2 M. Sclioininer, 
:} M. Hoyer-Lionnel, i iM. Doncel.o M. iJaf^'uan, 
<j M. Buiand, 7 M. Friclel, H M. Moreau, de 
Tours, 9 M. Lacaillc, 10 M. Jainin. 

Les logistes de la fjjravure on médailles et en 
pierres Unes sortiront de loges le mardi IG cou- 
rant, à sept heures du soir. 

L'exposition des bas-reliefs aura lieu à la 
salie Louis XIV. Les travaux seront exposés 
dans l'ordre suivant : 1 M. l'atey, 2 .M. Hottéi', 
3 M. J. Dubois, 4 M. Cliarpentier, les 17, 18, 
i9 et "21 juillet, de dix heures à quatre heures 
du soir. 

L'Académie des beaux-arts propose, pour le 
concours de paysage Troyon de l'année 1879, 
le sujet suivant : î'n groupe de vieux chênes 
au bord de l'eau et au pied desquels un paire 
garde des chèvres. Fin de l'été. 



Le jugement du concours d'archéologie 
commun aux peintres et aux sc.iil|iteuis a 
eu lieu, la semaine dprnière, à l'Ecole des 
beaux-arts, en présence de M. Heuzey, profes- 
seur. 

Le cours de cette année portait sur l'ar- 
chéologie orientale. Sujet du concours : « Re- 
présentation allégorique de la bataille de; 
Mageddo entre les Egyptiens et les Babylo- 
niens. » 

Le jury a décerné les récompenses sui- 
vantes : 

Peintres. — Troisièmes médailles. — 
M.M. Fournier, élève de M. Cabanel; Guyot, 
élève de M. Galland. 

Mentions honorables. — MM. Perruchot, 
élèv- de M. Gérome ; Lacaille, élève de M. Leh- 
niann; Mangeant, élève de M. Gérome; Flan- 
dfin. élève de M. Lehmann. 

Sculpteurs. — Secondes médailles. — 
MM. Chavaillaud, élève de MM. Joutfroy et 
Ruubaud jeune; Fossé, élève de M. (^avelier. 

Mentions honorables. — MM. Récipon, élève 
de M. Dumont; Baudelot, élève de M. Juiif- 
froy. 

Le grand concours de composition, dans les 
sections de peinture, vient d'être jugé à l'E- 
cole des beaux-arts. 

La médaille a été obtenue par M. Pinta, 
élève de M. Cabanel, pour les Funérailbs 
d'Hfctor. 

Dans la section des médailles, d'après l'an- 
ti(|ae, M. Gardette, élève de M. Lehmann, a 
obtenu une grande médaille pour le Cuicin- 
natus. 

Une Exposition rétrospective des œuvres 
des maîtres modernes vient de s'ouvrir dans 
les galeries Durand-Ruel, 11, rue Le Peletier, 
et 16, rue Laffitte. Elle est fort intéressante ; 
Millet, Corot, Courbet, Fromentin, Tassaert, 
Diaz, Rousseau, Delacroix et Ricard y sont 
largement représentés, quoique plusieurs 



toiles importantes ne soient |»as encore mises 
en place. Dès ((ue le catalou'ue sera fait, nous 
relèverons pour nos lecteurs les titres des 
tableaux principaux. Nous tenons pour lo 
moment à signaler dans l'œuvre de Courbet : 
Les demoiselles de la Seuic, les portraits de 
(iui !/mard, Berlioz el de M. C(ista(ju<iry ei rie 
iKjinbreux paysages. Alexandre Dumas a 
envoyé un choix de ses meilleurs Tassaert, 
entre autres Id Tentatinn de saint Antoine. Il y 
a un ensemble de Corot inconqiarable et des 
Millet admirables. 



Les Portes de la cathédrale de Strasbourg, 
exécutées en bronze repoussé par M. ( JierlitT, 
sur les sculptures faites par M. A. (ieoll'roy, 
d'après les conq)Ositions de M. Steinheil, et 
sous la direction de .M. Kiotz, architecte de 
la cathédrale, viennent d'être terminées, et 
elles sont exposées chez M. Chertier, 7, ruo 
Férou, jusqu'au 31 juillet prochain. 



LE JURY DES BEAUX-ARTS 

DE l'exposition UNIVERSELLE 



Le jury des beaux-arts de l'Exposition uni- 
verselle a beaucoup fait parler de lui dans ces 
derniers temps. La presse et tout le public 
artistique se sont occupés de ses tiraillements 
intérieurs, qui, d'ailleurs, ont présenté un 
caractère d'acuité insolite. La distribution des 
médailles aura été une opération des pins 
rudes et pour laquelle il a paru bien difficile 
de s'entendre. Aujourd'hui la liste des mé- 
dailles d'honneur est connue et nous la 
publions plus haut; nous pouvons donc dire 
quelques mots précis sur ce qui s'est passé. 
Cela nous permettra en même temps de nous 
élever avec la plus grande énergie contre 
l'absurdité d'un règlement qui a fait, con- 
trairement à toutes les lois de l'équité, les 
jurés juge et partie dans leur propre cause. 
JNous ne parlons que de la France, car l'étrange" 
a eu le tact de choisir pour jurés des honmiei 
beaucoup moins mêlés à la lutte que les 
nôtres. Ceux-ci, du reste, n'ont pas tar^té à 
sentii'la fausseté de leur cas. Ils se sont divisés 
en trois groupes: 1" ceux qui, se tenant à 
cheval sur la lettre du règlement, ont voulu 
rester juge et partie. C>'. groupe n'est pas 
nombreux, car il com[»rend M. Meissonier 
seul, pour la peinture, et M. Cavelier, pour la 
sculpture. Qu'on appelle l'attitude du pre- 
mier du nom que l'on voudra, il est certain 
qu'elle ne manque pas de crànerie. 2'' Ceux 
qui sont restés juges en se retirant du droit 
aux récompenses : ce sont MM. Hébert, Bau- 
dry, qui d'ailleurs n'avait rien f-xposé, 
B'Minat, Laurens, Jules Breton, pour la pein- 
ture, et Chapu, pour la sculpture. Ceux-ci ont 
évidemment fait preuve d'un sentiment de 
scrupule très-délicat, mais ils nous parais>ent 
avoir pris un parti hybride et peu logique, 
puisque, dès l'instant que leurs œuvres sont 
exposées ils participentde par le règlement aux 
récompenses et que, d'autre part, il leur est 
impossible de retirer leurs œuvres. 3° Ceux 



LA CHROMQUK DES ARTS 



qui. <>n v..iiiiii.\ onl pri» le meillfur ]»arti. 
j.^j„j lir |H»ur los rt''"romponso> on 

^ f, ]"ry. l.p sont, notainmoMt. 

]^^ , lunànn. ('-abanol, Honpurrr.tti. 

Il,.„„ :r«'r. l.rloir, lïolnntiav. pour l.i 

i..Mn»i»n\ »-U p»^'""" '* sculpturp.MM.iiuiIlaumr. 
Ihihois Millol. 

S««ulo«noiit, fait tivs-pravc au point <1o vno 
.1,'ViNinil'l'r^ n'iperlif tio.* divorces nations, 
. , : l's qui , aprôs tout, 

' pas i'if' roniplar»'-;-. 
|,<- MU^ ilo 11 iii.i^>-iiu a donc «'•t«'«it'plact^ ol 
l'..«nnt nui « pn î>i«l«' a la »li>lnloiti.in des ré- 
. V a ^li> »an> doulo tout antre «pi'il 
1 »>tn». Il no faillira pas perd e cola 
.:,■• >•:'> .M ii>."in1 la !•>"' d*'s roroinpon«os. On 
\ot M»'* '« mal' !>•«'»''«• '* poursuivi la section 
V;. l»oaux-drt«^ ,),| moins la poin- 
i,> dans les Op,tratioiis de son jnrv. 
.00, niai exposée, mal distribnco, 
'.tlisamnicnl composée, elle aura, m 
...iilo. été mal juiiéo. 
simple remarque, on terminant, k 
• - des- cinq médailles d'honneur de la 
po;nture française. On avait parlé de rappojs 
pur roux qui, comme M.M. Meissonier, (ié- 
<t (xihanol, avaient déji^ olitenn la mé- 
• dhonneur aux Kxpositions universelles 
<if Taris. L'idée était juste et tout le mimde 
V applaudi-sait, puisqu'elle permelliiii de trou- 
ver cinq nouveaux élus jiarmi les jioiiilifs 
d'une eéneration po»térifiire. MM. Ilennor, 
i . Voljun et d'autres encore ireusscnl 

; nous semble, indicnes dune iné- 

• nneur. Mais il n'en a rien été. MM. 
. Géromo et (^abanel sont remédaillé.s 
II, avec un rappel pour la forme 
■'• ocj ij[iant trois médailles sur cinq, 
.r»o .j,].. \(.\i, artistes comme ceux 
• ^ de citer, qui ne sont plus tout 
lit patiemment attendre une 
-ilion, s'il y en a jamais une, 
;\e que l'usage des réc(»mpenses 
.i-arisest chose a-sez fiuérile, 
■ju'on le pratique aujourd'hui. 



LE MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS 






t/. ,«,. 



■ n ,f_.,.,]f. l'ifiivre du Mustr 

de tenir dans la partie 

accordée à la Société 

de Klore, une impor- 

'•. La sAance «'tait pré- 

•ni*e par M. fcdouard .André, en l'absence de 

M. ^f duc d'Audiffrft-Pa*quier , président 

'. qui s'était excusé par Jetlre de ne 

i«*»*ter. 

M André a exposé, en un discours 

Ir** !e but et les effort'! de la Sfj- 

: 'ioter la France d'une institution 

•fK/^tion universelle démontre la 

-■'■', croissants 

d'art. Les 

.\ci»- -I- i.j i- > -fi h' n-i'i ii'.n Ma*eum: nous 

devoDs créer le Mu^ét 4e$ArU décorati^t. * Ar- 



iin>n>- MOUS dfl vijiilanre, a dit en substance 
M. Kd. .\ndré. tjm' notre niiisée soit pour nos 
talirifanls, pour nos ouviiers, pour le public 
tout oiilior, une écolo de goût prnti(]iio qui 
otimulo diiiu> façiui ellicHce nos lieiireuses ta- 
iMiltés. S'il n'y a pas lieu de s'exapérer l'im- 
piirtanre de la concurrence tpii nous est faite, 
il |iarait pianil temps, si nous vcuilons conser- 
ver notre avance, (l'étudier avec la iiiéiiie 
ardeur que nos rivaux los moyens d'éducation 
arlistiqiie cpii mléressont la p o>péiilé maté- 
rielle de notri' pays aussi bien cpie sa gloire.» 
Puis, entrant dans le détail de l'organisa- 
tion du musée au pavillon de I'Iiut, M. i-d. 
.\iidré a brièvement indicpié au comilé de pa- 
tronage los travaux préparatoires accomplis 
par le comilé directeur de|uiis jtrés d'une 
.innée, et a constaté l'iieureiix accord de la 
Société du nouveau musée avec celle do 
I liiion centrale qui, depuis dix ans, n'a cessé 
lien poursuivre la création et ipii, en atten- 
dant le moment op|tortiin, a préparé la voie 
par les remariinables expositions ipii ont eu 
tant de succès. ,\ la suite de ce discours, l'as- 
semblée a voté à l'unanimité, sur la |»roposi- 
tioii de M. Paul Dalli'Z, des remerciiiM-nls à 
l'Inion centrale qui, en cette circonstance, a 
continué à prouver son dévouement aux 
grands intérêts de l'art. 

l'ne brorliiire distribuée à cliaque membre 
ex|)li(piait les divisions adiqttées pour le clas- 
sement des objets, divisions imiremenl discu- 
tées et com|irenaiit onze seclioiis, dont font 
partie les hommes les plus compétents. 
Oommc \i' South Knisnnjton 3/»w;///j,le Musée 
(/es Arts (Ircoratif- organisera dans nos dé- 
partements des expositions circulantes ; il y 
établira des succursales formées avec les mou- 
la^^es, les copies de ses modèles qui, en ré- 
[•andaiil dans tous les coins de la France les 
rlief.i-d'o'iivre de l'art, classés avec une mé- 
thode rigoureuse, seront pour nos ouv'rierset 
n 'S artistes de la pro\ 
fécond moyen d'éduca 

Des correspondants seront choisis dans 
toutes les principales villes parmi les conser- 
vateurs des bibliothèques et des musées, 
pa'-mi les amateurs, etc., pour propager l'in- 
stitution. 

L'assemblée a décidé que le titre de mem- 
bres du comité de patronage serait offert aux 
membres du syndicat de la presse pour bien 
indiquer que l'a-iivrc se place, sans distinction 
de jiartis.sous la firotection de l'opinion publi- 
blique. Ln outre, une somme de 20. OO'i francs 
a été immédiatement votée pour les premières 
acquisiiions qui devront être faites à l'Exposi- 
tion universelle, suivant le classement adopté 
par les sections du .Musée. En attendant l'or- 
ganisation com[»lète, une exposition d'objets 
d'art sera faite au pavillon de Flore, 'i [)artir 
du mois prochain. 

.Nous rajqielons à nos lecteurs (pi'une 
souscription publique est ouverte : 

!• Au pavillon de Flore, quai des Tuileries, 
au nom de .M. Sensier, trésorier de l'Associa- 
tion ; 

2' A l'Ecole des arts décoratifs, .->, mic de 
i'Ecolc-de-Médecine et au siège de l'Union cen- 
, traie, 3, place des Vosges ; 



n 'S artistes de la province un inestimable et 
oyen d'éducation. 



i:t i)k i.a ci'hiositl: 



197 



3° Aux bureaux du jiiurn;il /'A>7,3, Chaussée- 
d'Antin ; aux bureaux du Mmiitiur uniccrsel et 
du Mondeillustré . ili, quai Voltaire; 

4" A ]a Gdzetle des Beaux-Arts, 8, rue Pa- 
vait 

Nous avonspiihlii'' daus uolvo. [iroordoiit, uu- 
méro notre première li-te de souscription, 
montant à S.'iOO francs. Voici une seconde 
liste : 

MM. Edouard Didroii oOO fr. 

(payaljjes en dix annuités de 

oO fr.) 

Alfred Darcel (l«'' verseineni) 2o0 

Galiand (eu cinq ans). , '.'M) 

1 .l'M) 
Première liste ii 200 

Total 0.450 fr. 

L'ensemble de la souscription s'élève au- 
jourd'hui cl environ KIO.OOO francs. 

Notre rédacteur en chef, M Louis Gonse, vient 
d'être nommé membre du comité de patronage. 



NOUVELLES 



/, L'Académie des beaux-arts, dans sa 
séance du samedi 20 juin, a décerné le premier 
grand prix de composition nmsicale à M. Brou- 
tin, élevé de M. Victor Massé. Elle a en outre 
décerné un second premier grand i)rix à 
M. Rousseau, élève de M. François Bazin, et 
accordé deux mentions honorables, la pre- 
mière à M. Hue, élève de M. Keber, et la 
seconde à M. Dallier, élève de M. François 
Bazin. 

,% Le pi'éfet de la Seine vient de soumettre 
au conseil municipal le dossier concernant la 
donation faite à la ville de Paris, par M™= la 
duchesse de Galliera, de sa magnifique collec- 
tion de tableaux, curiosités, objets rares et 
précieux, etc. 

Cette donation sera valable seulement apiès 
la mort de M'"'= la duchesse de Galliera. 

La discussion de cette affaire vient en tête 
de l'ordre du jour de la séance d'aujourd'hui 
au conseil municipal. C'est M. Jobbé-Uuval qui 
est rapporteur. 



ENSEIGNEMENT DU DESSIN 



Le Journal n/^rirf piilili.' iiii iirrAt"' niidii en 
date (lu ^juillet, pur in niiuistre d»- riiislrucliou 
publique, des cidles et dei» lieuiix-nrls, relftlif il 
l'ensei^'iieineiil du dessin et duiil voiii les princi- 
palos dispositions : 

L'enseif^'ueuient du dessin d.iusies élaiilifsenieiils 
publics est ohlinatoire à partir de, la (!liissiî de 
sixième ; il est couliuué dauiiée en aiuiée Justin'i'i 
la classe de pliilnso[)hie iuclusiveMieul. 

Cet ensei|,'ueuient est donné a tous les élèves 
internes et exterui's. 

Il y aura un enseignement particulier pour les 
élèves de mathématiques élémentaires et spé- 
ciales. 

Pour rensei|.,'neuienl du dessin, les élèves son 
partaf,'és en trois séries : 

jo La ]>reudère série comprend les élèves de 
sixième et de cinquième ; 

2" La secoïKle série, les élèves de quatrième et 
de troisième ; 

3° La troisième série, les élèves de seconde, de 
rhétorique et de i)hilosophie. 

L'enseignement de la première série a pour 
objet le dessin linéaire, le dessin d'ornement et 
le dessin d'imitation, couqjrenant : 

1° La représenlation des ligures simples: 

2" Les éléments de roruementation ; 

3" L'imitation des i.arties de la ligure humaine. 

L'enseignement de la deuxième série a pour 
objet : 

1° L'étude théorique et pratique des jiremiers 
éléments de la perspective, comprenant le dessin 
des objets daus l'espaix- ; 

2° L'étude élémentaire de la structure de 
l'homme et des proportions du corps humain; 

3° L'étude des parties de la ligure humaine 
d'après les modèles grajdiiques ou d'après la 
bosse. 

L'ensi'iguemeut de la troisième série a pour 
objet l'étude de la Ugure d'après des modèles 
graphiques et d'après la bosse. 

L'enseigi émeut du dessin dans tous les établis- 
sements publics où cet enseignement est donné 
sera soumis à une inspection spéciale. 



NEGROLO GIE 



J.-A. Duval-Le-Camus qui vient de mourir 
était né à Paris en 1817. Fils unique de 
Pierre Duval-le-Camus, peintre privilégié de 
la duchesse de Berri, il fut d'abord, élève de 
son père, puis de Delaroche et de Drolling. 
Le nombre de ses tableaux est considérable, 
nous rappellerons notamment: Tobie et l'ange, 
\g Chassmr perdu, les Petits déjeuners ''e Marly, 
VHeure du Berger... et dans un genre plus 
élevé, le Christ au tombeau, la Fuite en Egypte, 
Sainte Elisabeth de Hongrie, etc., etc. 

M. Duval-le-Camus avait obtenu une troi- 
sième médaille en 1843, une deuxième en 
1843 et la décoration en 1839. 



CORRESPONDANCE DE HOLLANDE 



Je viens un peu tard p Mit-être pour vous parler 
de l'exposition triennale de peinture de La Haye. 
Notre Salon du liosrJtkant est ouvert en effet "de- 
puis un mois. Mais votre Exposition universelle et 
votre Salon exercent en ce moment une telle fasci- 
nation sur tous les esprits amis des arts, ([u'on a 
presque du remords à les distraire de ces préoc- 
cupations majeures, pour leur parler d'une exhi- 
bition qui n'a, somme toute, qu'un intérêt local 
ou tout au plus un intérêt national. 

Mais si notre exposition triennale n'est point 
appelée à marquer dans les fastes artistiques de 
1878, elle n'en a pas moins excité ici même une 



198 



LA r.llUOMOl'K l»KS AHTS 



très-TiT* ruriofit^; car fil* a élA pr^ct^iiée de 

' MJlrr* rspo'i!u<ns, linbord collo ilos lal)loati\ 

• * 4U Ct>.tmp «!<♦ Mars cl ousuito ivUo lios 
« d art finovoi-s au Salon do.« Ch«nii>sKly- 
<-! dr« <NMn|>Arait!on9 «|u\»n a pu fain*. dos 

|in ont eu lieu tout uaturollomcnl, 

iif »»rlt« di> base d'ai>|«r<Sialion 

'. ■ de» progrt>!« n^n- 

l>nr liS-ole n^er- 

liAle de le dire, ii'onl rien 

- ' ■■■ :-i'--. Ils ?c Itonieut 
niant je me liAte 

.-. .... .~-..l.>n et qui se Irou- 

1 Ui\vi^ au uidieu de votre océan de 
...:iii. iiv nou.< a paru bien préfi-rnble 
ii.icnp de Mars ; la présente 
<\. . iul notis semble encore nieil- 

rure que lenvoi f.iit à votre Salon. 
r.-r1«in> cr-inds nom» ou toul au n)/>ins ccr- 
loeales nous manquent, mais le 
!it comblé par ceux dont la ré|)U- 
.i faire et qui iravailleni éérieu- 
.r des artistes niérilauls. 
Coujuic Jaii.' tous le.s pays où les fortes études 
font défaut, le Paysa^je est chez nous la braui he 
de la peinture qui donne les plus heureux résul- 
tat*. Nous avons toujours dans riulerprétaliun <le 
'"" ' " ' ■' ' ' 'UXTiers, cl des anciens 

artistique, c'est à jieii 
,.- .• -.111 .ju( .ni ..Mi-.i\e un certain écl.it. 

.\u premier ranp panui ces héritiers de Jacques 

BM\..i^.i noQg plaçons M. Van de Sande B »c- 

*^ .i sait (aire «n'and et large et qui, tout 

• "' ^■•'- Ilote trè>-per!>onnelle (jiii le 

ite de la lumière de ses em- 

!■• Vur i/r Ijr/ft de Van der 

M'er qu on admire au musée de la Haye, est 

•'! 'in" m-rveilleuse vérité. Sa l'i/e r/e-t hnsqHPts dr 

'if" qu'il expose cette année confirme de 

' e que nous savions de lui. 

surprenante est aussi V Allée df. 

■ >■ par M. iJilders. Le feuillage e.«l 

1 trop largement traité et les bota- 

: y lrouv<»r a n-dire ; mais l'eiret 

une et l'aspect général 

• de notre province de 

• 1 i.iqij'iie retie excellente toile est em- 

• ' '■ - «i j'ai bonne mémoire, est 

marche hardiment sur les 

multre. Sa Mattnée et sa 

ruittrau sont au.««i d'une 

'. . .1 1.1..., V.... 1....II com- 

; beau- 

• l dauH 
ler, un 

• îiaiiv»- 
. '>a anjuiuiuie dont il étoffe - 



Je profère de beaucoup le tableau de M. Du- 
i-balel Avûihtsltmd qui représente uu troupeau de 
iiioiiloiis tnivers.iiit un ponl. Là encore nous 
soninus dans des tonalités uu |ieu elTacécs, mais 
qui, elles au moins, font penser à votre grand 
Corot . 

M. (i.ibrii'l vous est aussi comm. Mais depuis 
quelqiH's années il nous semble qu'il se néglige ; 
ses ouvrages loiirneiil de plus en plus h V « im- 
pression ". c'e.-l-à-dire à rébaiiche ; des tieux 
tableaux <]u"il expose celte année un seul, VAiiri'S' 
tnidt nti.r rnvivoris r/c Vliflanil, mérite (pron parle 
tie lui. J'en dirai autant de ,M. Xavier de Cocq 
dont l'étercelle verdure priiilanière linil |>ar <ilre 
agaeante, el de deux petites tuiles tiii peintre 
allemand Acheiibacli qui ne eompleronl jamais 
pour les meilleures (|ue le peintre ail pro- 
duites. 

A côté de ces vétérans peu (idèles à leurs gloires 
passées, il nous faut ineulionuer un débiitaDt, 
iloiil nous n'avions encore rien vu el qui n'en a 
pas moins exposé deux petits tableaux pleins 
<le iiromesses, nous voulons parler de M. Edouard 
VaiKh-rmecr. C'est là, il faut l'avouer, un nom 
assez difficile à porter pour un peintre; surtout 
en tenant compte de celte parliculiarité que ce 
jeune artiste esl de Delft. Il y a biaïuoiip de 
promesses, je le répèle, dans les deux tableaux de 
ce nouveau Van der \leer de Delft, bien qu'il ne 
doive jias. croyons-nous, effacer encore de long- 
temps son glorieux homonyme. 

pour en terminer avec les principaux paysagistes 
et piinlres d'animaux qui ligiirenl celle année 
.111 lioschknnt, il nous reste h. dir<î un mot d'un 
ji-une peintre, M. Louis Ajiol, qui lui aussi nous 
avait donné de bien grandes esiérances, et qui 
niallieureiisenienl depuis quelques années semble 
avoir oublié les promesses sur lesquelles nous 
coinpliois, el à parler de deux excellents tableaiu 
d'animaux expo^és par .M. de Haas. 

Ces deux tableaux qui [daceiil leur auteur dans 
le voisinage deM. Vun Manke sont très-supérieurs 
aux fRiivres couriMib-s du jifinlre. Aussi onl-elles 
été acquises de suite, el l'une d'elles figurera 
bientôt ù notre musée communal de la Haye. 

Notre exposition triennale conlieiil '»90 objets 
d'art, presque tous tableaux, je vous ai indiqué 
les paysages qui me semblaient les plus dignes 
d'attenlion. 

Il me reste à vous parler des tableaux de ligure 
et de genre ; c'est ce dont je m'acquitterai dans 
une prochaine lettre. 

n. V. 



BIBLIOGRAPHIE 



ai rim de M. 

■». '•-ir i( f<Ti)rf 



cieL 



Mauve qu*- von» 

tré# -fidèlement a 

-le, que je sache. 

r son nom. Tout 

'itôt l'étude qu'il 

•le.. Son ciel e^t 

brebis bnjii 

blouse d un 

■I» mauves du 



D'il' moderne Kûnsl, etc. 'L'Art moderne ri Irx 
ErimsiUonn de fArad/imie de fierlin). 1*' vol. : 
rKrjiOfition de ls77, p.ir Otto de Leixner; iii-|K, 
12.3 p. Berlin, efiez Giiltentîi^. 

Ce livre est d'uu critique distingué qui voit 
bien le mouvement de l'art et eu détermine les 
différences et les nuances avec beaucoup de jus- 



ET DE LA CURIOSITE 



109 



tesse et de vivacité. On dirart un critiiitie franç;ii.* 
sous ce dernier rapport. 

Après avoir iudiipié les directions et les ten- 
dances que suivent les diverses écoli's, montré 
Dusseldorf à denii-conservaleur, Berlin porté à un 
certain réalisme idéalisé, Wcimar et Carlsruhe 
disposés au laturalisme, Municli entraiiié i)ar la 
couleur et l'habileté d'e.xécntion, M. de Leixner 
examine les œuvres des artistes qu'il réparlil 
dans les chapitres suivants: le Faux Idènlis/iw cl 
1(1 Co7iventio}i, les Naturalistes et les TriviaUstes, 
le Héalisme, les Isolés et les Incertains^ le Coluns- 
me du Sud. 

En passant. M. de Leixner s'élève hcaucoiiii 
contre la peinture de batailles et déclare <|u'niii' 
bataille moderne est un sujet absolument anti- 
artistique, si on veut la représenter dans sa 
réalité. Je suis de cet avis. 

A projios de l'école naturaliste qui a ses prin- 
cipaux adeptes dans le nord de l'Alleniagne, le 
critique reconnaît qu'elle compte des talents 
remarquables daus ses rangs, mais il n'aime pas 
ceux qui suivent les exemples de Courbet. Dans 
le réalisme il voit une disposition à exprimer 
quelque chose par l'observation de la nature. Dan-: 
le naturalisme, il n'apercevrait guère qu'une biu- 
taie reproduction sans esprit ni sentiment , en 
tant que direction générale. 

Sa conclusion est que pour le mieux de larl il 
faudrait que le courant coloriste à la rech>rche 
des effets et des accords de tons qui domine dans 
le sud, et le courant du nord où Ton étudie pins 
directement la nature, se réunissent pour couler 
dans le même lit. 

Si donc on sait l'allemand, on aura une idée 
fort nette des mouvemeuls de l'art en Allemagne, 
après avoir lu ce petit livre qui les résume très- 
clairement, les met en saillie, témoigne d'un 
esprit indé[)endaut, cite les principaux représen- 
tants de chaque école, et les caractérise avec 
verve. 

Dlraxtv. 



L'Iconographie Voltairienne que publie M. G. 
Desnoiresterre, à la librairie académique Didier 
et C''^, est un recueil de documents intéressants 
pour l'histoire de l'art et des lettres ; il est im- 
primé sur beau papier de Hollande et est accom- 
pagné d'estampes curieuses du xvni^ siècle, rela- 
tives à Voltaire. Le l"^"" fascicule vient de pa- 
raître et contient cinq portraits différents du 
grand écrivain, avec un texte sur Largillière, 
La Tour, Vanloo et Lenoir. 



'Revue scientifique, 13 juin: Les laques du 
Japon. Laque ordinaire et laque d'or, par 
M. Maëda. 

22 et 29 juin : Porcelaines et faïences japo- 
naises, histoire et fabrication, par MM. Matsu- 
gata et Maèda, 

Revue des questions historiques, 1" juillet: 
La Révolution et les musées natio naux,2'^ par- 
tie, par M. Louis Courajod. 



Athcnœwn, 29 juin : L'Kxposition du noir et 
blanc à la (iaiene Dudiey (i" article). — Notes 
de Home, par H. Lanciàni. 

juillet : L'Kxposition inicrnalionain (7* et 
dernier article, les (Jaieiies historiques, salles 
IV a .\\ lllj. — Les l'ouilics dOlympic, par 
J. Scliiihring. 



* Acadniv/, 20 juin : Le Salon {■>•' ai-licle : 
Scul|)tniei, par IMi. IJurty. — L'dlùivre à l'cau- 
loi-lc! et au burin de M. \V. IL Scott, par M. Hea- 
ton. 

(i juillet : La gilerie de peinture du PaJaz/o 
Miranda, à iNaples, par (Claude Phillips. — 
l/l]xposition internationale de Paris {i" arti- 
cle : Autriche, Allemagne, (irèce, Italie, Amé- 
rique, Angloteirc), par K. Pattison. — Los 
portraits de la duchesse Lléonore d'Lrbin, j)ar 
Titien, par M. Ileaton. 



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50 fr. 

Savants et érudits. — Jean Flamel, 100 fr.; 
Ficin, 75 fr.; Pic de la Mirandole, 600 fr.; Paul 
Manuce, 80 fr.; Cujas, 82 fr.; Orteliii?, 100 fr.; 
Leibnitz, 100 fr.; Digby, 105 fr.; Newton, 
500 fr. 

Ecrivains français . — Juvénal des Ursins, 
70 fr.; Jean Bouchet, 50 fr.; Rabelais {1. s.), 
1,000 fr.; Ronsard, 250 fr.; Pibrac, 230 fr.; Des- 
portes, 100 fr.; d'Aubigné, 120 fr.; M^e de Gour- 
nay, 400 fr.; Guez de Balzac, 250 fr ; Voiture, 
200 fr.; Scarron, 200 fr.; La Fontaine, 3^5 fr.; 
Signature de Molière à la fin du dernier feuillet 
d'un acte en mauvais é^at, 300 fr.; Th. Coi^neille, 
140 fr.; Boileau, 210 fr.; Jean Racine, 810 fr.; 
Fénelon, 270 fr.; Lesage, 540 fr.; Montesquieu, 
181 fr.; l'abbé Prévost, 460 fr.; Vauvenargues, 
350 fr.; Robespierre, 110 fr.; André Chénier, 
700 fr.; Alfred de Musset, 260 fr. 

Ecrivains étrangers. — Le Pogge, 90 fr.; Poli- 
lien, 115 fr.; l'Arioste, 350 fr.; Viitoria Colonna, 
150 fr.; l'Aretin, 250 fr.; le Tasse^ 600 fr.; Michel 
Cervantes, 600 fr.; Lope de Vega, 399 fr.; Locke, 
200 fr.; Swift, 222 fr.; Sterne, 171 fr.; Byron, 
150 fr.; Gœthe, 110 fr.; Edgar Poë, 175 fr. 

Artistes dramatiques. — Adrienne Lecouvreur, 
500 fr.; Mii« Clairon, 100 fr.; Lekain, 175 fr.; 
Garrick, 85 fr.; iNourrit, 75 fr.; Rachel, 221 et 
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de Condé (id.) 3,100; l'Homère de Florence (éd. 
princeps, 1488), 2,550 ; l'Homère des Aides (l^e éd., 
exemplaire de François l") 4,900 ; les Idylles de 
Bion et Moschus (Paris, 1686, in-S»), reliure de 
Longepierre en maroq. rouge doublé de mar., 
10,900; le Virgile des Aides (1501), 900; THorace 
des Aides (1501), 580 ; les OEuvres de Sannazar 
(Aide, 1535) k la reliure de Grolier, 5,800; le Ro- 
man de la Rose (l""e éd.) 5,500 ; le Roman de la 
Rose, magnifique exempl. de la 2^ éd, de Vérard, 
8,000 ; l'Estrif de fortune de Martin Franc, im- 
primé par Colard Mamion à Bruges, vers 1477, 
in-fol. (l'un des deux exempl. connus), 21,500 
(baron de Rothschild) ; les Folles entreprises de 
Gringore (Pierre le Dru, 1305, in-8"), sur vélin, 
1,350 ; id. les Heures de Notre-Dame (fe éd.), 
1,930 ; id. (2e éd.), 2,200; le Chevalier aux Dames 
(1516), petit in-4°, admirablement relié par Bau- 
zonnet-Trautz, 11,100; l'Adolescence clémenliu 
de Marot (Lyon, Guill. BouUe, 1534, in-16), seul 
exempl. connu, 3,200; Délie de Maurice Scève 
(Lyon, Sabon, 1544), avec de charmantes fig. sur 
bois, exempl. de M>"e de Pompadour, en mar. 
vert, 2,359; les Fables de la Fontaine, in fol. 
avec les fig. d'Oudry, en mar. rouge de Pade- 
loup, 3,550; les Contes du même, éd. des Fer- 
miers Généraux, superbe exempl., 2,400 ; les Bai- 
sers de Dorât, 1.330; les Fables du même, 730; 
les Chansons de La Borde, exempl. ordinaire en 
maroquin ancien, 2,250 ; la Divine Comédie du 
Dante (Foligno, 1472), 1,810; le Pétrarque édité 
par Bcmbo chez les Aides (1501), exempl. sur vélin 



soi 



LA CMIU^MOUK DES ARTS 



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lire cJii nii^ino (lf.(>4- 

1 tniir. nn<-ii-n, li.UiO 

iii> connad en tout 

. l' j»,irlic nvco les 

njtxilor coliii qno noiiii 

1. « <t'iivn's (Ji> MolitTo 

!.. i.SOO; 

. Il' romnii «li» 

i"^ 3.000 ; Ifs 

. 1 Ht !• Nmirry, 15o(î. 

.raal (l'nris. Pli. Le Noir. 

I ! ; il II I^ac (Véranl, 

'' ' ,Aiit. WrnnI. 

,.|iif MM %■ un. tiJ.tOO ; (Hi- 

,<xc, LouJ!» (înrhiii. vers \Mli, 

iiuiquo ri»li«^ p«r Traiilz-Hnii- 

1 âc Rollisriiilil) ; los NiMif 

rr.. <;,srard. HR7^ 3.950; les 

H ve. IV.ti. iii-ful.). .1,350; 

■ II. Rarth. Hiiyor, 147s, 

MitTiii Mi'ijiiin (Lyon, Ho- 

'>"'. i.oiO; 1rs Chroniqups do 

t (\n I»ri^. 1.117, 4 vol. 

1 Hi'iiri Kslieniip, !581), 

\" «J Aitj/lelerre, dan» nne ndmi- 

r Fvc. on mnr. roiipp. 6,000 ; Proropc 

à ia ' "<* ; Kroissart (1" éd. do 

\>r - t (ex. sur vélin, de la 

Wrjjd, dans une magnifique ro- 

30,500. 

L. G. 



CONCOURS ET EXPOSITIONS 



J|r '•■■-.{ ouverte à l'Ecole dos bcaux- 

arU r le ^uai MaUquai.sj l'exposi- 

Uon i' . . . • ' t ffratuilo du içratid concours 

do Pru de Rome, pour la section de peinture. 

Le sujet <lc cette année est le suivant : 

« AuKusle lit ouvrir le tombeau d'Alexandre 

rt f-n 'iv fi-'T !• riir;»*. Anrès l'avoir considéré, 

nnc dorsur la tête, le cou- 

rendil toutes sortes d'hom- 

\'.:n r-irdro dai" loqtio] font exposées les 

: 1' M. (yjurtois, 

.'lornmer, élévode 

.-.i , '.j M. Hoyer Hionnei, 

: '»'' M. I)oric<ît, /•lève de 

: ;:i'".M. Da- 

IluJHut ./-lève 

. . ^. i ' ^'V Mi!- 

S'M.Mcr '!'• 

il.'... i •...♦' M. Lacii. • . • .■ .. ■.., .1. i.eli- 

roabn . 10* M. Jamin, éicTe de M. Lefebvre. 



].'\rAi^^vn:f 'î'^ bf^nT-arl' rient déjuger le 

année 1878. 

f; dans une 

èla^ii LkkciàAiù i^: >-ji iujtl d'histoire, de 

théorie on de critique se rattachant aux 



hoaux-arls, h traiter d'après un propramme 
tioiiné. 

(".«•Ite année, le sujet proposé par r.Voadénue 
était relui-ci ; 

■I Herliercher les ditlerences liiéori(|ues et 
pr.ititpies (pii existent entre le corps des ingé- 
nienr> et n-lui des areliileeles. Se rendre 
compte des avantages et des inci.nvénients de 
la division eidre les deux prtd'es.'^ions, et dé- 
duire de celle élude ce qui devrait être fait 
dans rintérèl de l'art, soit, une division abso- 
lument marquée, soit au contraire une fusion 
complète. » 

Sep! mémoires ont é|é adressés à l'Académie ; 
celui |iortant pour épij^raphc : » Nourri dans 
le sérail, j'en connais les détours », a obtenu 
le pri.x li l'uninimité. L'enveloppe cachetée, 
après son ouverture, a fait connaître «pie 
M. Davioud, l'un des architectes du palais du 
Trocadéro, était l'auteur de ce travail. 



I,e jury de la section de sculpture, réuni 
sous la présidence de M. Dubois, directeur de 
l'école, a r<Midu le Jugement des concours 
de composiiion et d-î médailles pour l'anti- 
que. 

Le nombre des concurrents était de 84-. 

Crmcours de composition. Esquisses mo- 
delées. I.,e sujet proi)osc était : Coriolan et Vo- 
la mnic. 

neuxiéme médaille. — M. Kinsburger, élève 
de M. Uiimont. 

Troisièmes médailles. — M. Boutry et 
M. Fossé, élèves de M. Cavelier. 

Concours pour les grandes ligures mo- 
delées d'après l'antique. — Le sujet était 
l'Achille. 

Iti'iixième médaille. — M. (^arlc, élève de 
.M. Joulfroy. 

Troisième médaille. M. Haniaux, élève de 
M. Duinont. 



Le jury de l'École des beaux-arts s'est 
réuni sous la présideiu;»' de M. l'.iul Dubois, 
pour juger les travaux de lin d'année dans les 
sections de sculpture et de gravure en médail- 
les et en pierres fines. 

Voici les noms des lauréats pour les divers 
ateliers : 

Atrlier de M. Ponscarmc. — Récompense : 
M. .Manuelo ; mentionshonorables, MM. Poin- 
signon et (<ham|)lier. 

Àtclifr de M. Jouffroy. — t" récompcn.se : 
M. Cariés; 2% M. Chavailliand ; 3% M. de 
liosly. 

Menlionsli morables: MM. Puech,Bouteillier, 
Dandelos et Ha ssigner. 

Atelvr de M. (Uiytlicr. — l" récompense : 
M. Houtry; 2% M. Mouleau; :r, M. Lombard. 

.Mentions honorable : MM. Sleigol, Gilbert, 
Huhrer, Carion, Verlet, (iouquier. 

Afflier d'i M. humont. — 1" récompense : 
M. Thomet; 2% M. Devcnet ; 3% M. Bri- 
den». 

Mentions honorables : .MM. l'ollard, Pechi- 
nié, Hanneau, Recipon, Ferrer, Buot et Geor- 
gesco. 



ET DE LA CURIOSITE 



203 



Le jury a exprimé sa hante satisfaction sur 
l'ensemble des travaux. 



L'exposition générale des beaux-arts do 
1878, à Bruxelles, commencera le o septem- 
bre et se fermera le 15 octobre. 

Nui objet n'est reçu après le 7 aoAt. 

Toutefois, les ouvrages qui ligurent au Sa- 
lon de Paris pourront être admis jus([u'au 
26 août à la condition qw les auteurs donnent 
à la commission directrice, avant le 7 août, 
l'indication et les dimensions de ceux qu'il? se 
proposent d'exposer. 



CONGRÈS INTERNATIONAL DES ARCHITECTES 

Un congrès international des architectes, 
provoqué par la Société centrale lics architec- 
tes, se tiendra à Paris, avec le patronage du 
gouvernement français, du lundi 20 juillet au 
samedi 3 anùt, au [)alais du Tiocadéro. 

Le but lie ce congres est de réunir, comme 
pendant l'Exposition universelle de i8()7, les 
architectes et les artistes de tous les pays qui 
voudront discuter les questions se rattachant 
aux progrès de l'architecture, des industries et 
des arts qui s'y rattachent. 

Programme des questions 

I. — Etat actuel de l'architecture pub'ique et 
privée. — Intluence Je la nationalité" — Con- 
servation des monuments historiques. 

II. — Enseitjnement de rarchitecture. — 
Ecoles nalionales publiques et privées. 

III. — De la Situation faite à l'architecte. — 
Responsal'ilité. — Propriété artistique. — 
Honoraires. 

IV. — Personnel du bâtiment. — Organisa- 
tion du chantier. — Apprentissage. 

V. — Concours publics. 

VI. - Conférences et rapports sur Vesthéti- 
que, le Salon de 1878 et l'Exposition univer- 
selle de 1878. (Architecture et arts et indus- 
tries se rattachant à rarchitecture.) 

Le congrès tiendra dans l'ordre suivant ses 
séances, ré|>arties en séances de congrès et en 
conférences : 

Lundi 29 juillet, de 3 à o h. s. — Mardi 30, 
de 9 h. à M h. m. et de 3 h. à 5 h, s. - - Mer- 
credi 31 , de 9 h. à U h. m. et de 3 h. à 5 h. s. 

— Jeudi i"^ août, visite de la ville de Reims, à 
8 h. 30, réunion à la gare du Nord. — Ven- 
dredi 2 août, de 9 h. à H h. m. et de 1 h. à 
3 h. s. — Samedi 3, de h. à II h. m. et de 
I h, 3 h. soir. A 7 h. 1/2, dîner confraternel. 

— Audition musicale. 



La galerie Mazarine 

A LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE 

L'administration de la Bibliothèque natio- 
nale vient d'installer dans la galerie du pre- 
mier étage qui conduit au département des 
manuscrits (entrée par la place Lnuvois) et 
dite galerie Mazarine, une exposition d'un cer- 
tain nombre de ses principales richesses en 
livres imprimés, manuscrits, reliures et au- 
tographes. Cette exposition, d'ailleurs encore 



incomplète, n'est peut-être pas tout ce que 
nous aurions voulu qu'elle soil, mais elle est 
digne cependant de la première bibliothèque 
du monde et jnésenle un magiiilique intérêt. 
Nous y reviendrons dans uu article sjiécial. 

L. G. 

Les nouveaux Salons 



Dans un article publié au mois d'octobre 
dernier, la Gazette proposait d'apporter un 
changement radical aurégiiiK; des Salons, (pii, 
de l'avi'U unanime, parait exercer sur l'art 
une iniluence lAcheuse. 

Il serait ([U(;slion, nous dit-on, d'entrer 
dans la voie de ces réformes qu'indicjuait 
la Gazette. 

On prendrait un moyen terme. Un Salon 
extraordinaire et solennel s'ouvrirait tous les 
quatre ou cinq ans, oUianl au public les tra- 
vaux im|)orlants exécutés [jcndanl ce laps de 
temps. De grandes récompenses y seraient dé- 
cernées. L'Elal se réserverait la direction de 
cette exposition, nommerait le jury, choisi 
dans le sein de l'Institut et complété par les 
membres auxiliaires qu'on a l'habitude d'ad- 
joindre aux artistes de profession. 

Concurremment aurait lieu un Salon an- 
nuel dtjut les conditions ne sont pas encore 
bien a-rètées, mais qui, progressivement, 
conduirait les artistes à une liberté à peu près 
entière dans l'organisation de leurs exposi- 
tions, et seconderait la création de cette Aca- 
démie libre des Beaux-Arts dont M. de Chen- 
nevièi'es avait eu l'idée. 

En l'absence de dispositions précises, nous 
ne pouvons discuter les réformes qu'on an- 
nonce, mais on nous permettra de rappeler 
quelques-unes des idées qui furent exprimées 
dans la Gazette à ce sujet. 

Nous combattrons d'abord l'espace de qua- 
tre ou cinq ans qu'on parait vouloir adopter 
entre un grand Salon et l'autre. 

Il nous semble que le délai serait trop long. 
S'il est bon de donner aux artistes le temps 
de rétléchir, de niùrir leurs œuvres, d'en exé- 
cuter un nombri! suffisant pour former un 
ensemble témoignant de leurs efforts , de 
leurs idées, et de leur valeur personnelle, s'il 
est bon de soustraire l'individualité aux en- 
trainements de l'imitation, aux attraits des 
tentatives tapageuses, et aux avidités com- 
mei'ciales, il ne faut pas cependant priver les 
artistes de l'aiguillon, si nécessaire, de la 
lutte, et les refroidir en les écartant trop 
longtemps de la mêlée. Trois ans nous parais- 
saient donc un espace bien suffisant entre un 
S lion et l'autre. En trois ans, un artiste peut 
exécuter plusieurs œuvres importantes et 
variées, donner une ex[)ression décisive, sinon 
toute la mesure de son tempérament et de sa 
force. Mais il se dégoûterait, se découragerait, 
s'il lui fallait attendre cinq ans pour se me- 
surer avec ses rivaux, et les fièvres de l'im- 
patience, en pareil cas, pourraient lui être 
aussi nuisibles que l'était le contact annuel et 



SM 



lA CHROMOl'K DES ARTS 



incejyyint arfc \e ctimfMagf qui fait la hase 
du comm«»rc<» jirli*tiquo. 

No«< rrttvons pouvoir rappeler «]n'nno dos 
conditions le* meilleures nour encourager et 
(* - ' - • ■,'• • '-1 lie Vf j»(is limiter le 

• ■ ' -i artiste ymt et veut 

t,,,f, , ,., ; V.-! d"onlinaire le i>roiM'e 

des fort.*, et rtinune on le «lisait dans la (lU- 
:-ff, ,- .>vt parcef^ grands ravoiinenients dune 
1 nombreuse qu'ils manifestent leur 
'.(• et «ju'ils donnent matière à ce 
qu on les appn'-cie dans l«Hite leur enverpure. 
Si on leur fait attendre trois ans pour se 
montrer, c'est bien le moins qu'ils aient le 
dc.^nmmatjement d't'-taler sous nos yeux leur 
'1 dans toute son abondance, et cette 
• m^me pennettra au jurv, trés- 
s(\t.:t, ann^ d'une serpe impitoyable, d'éla- 
gaer les oMirres im^diocres. et d'écarter tout 
k fait les mauvaises, puisqu'il en aura de bon- 
nes pour garnir les salles dont il dispo- 
sera. 

Il faudrait aussi, persistons-nous A le croire, 

'- • nu système des exemptions et de la 

roncour*. I,e concours dure toute 
.o .iT ... .artiste. Kt ni les artistes, ni les cri- 
tiques, ni le public ne l'exemptent jamais de 
leurs jugements et de leurs si-v(^rités. 

Rendez la lutte diflicile pour les artistes, et 
TOUS leur donnez de r«^nergie. Mais tant de 
douceurs jusqu'ici accumulées tout le long de 
la carrière leur faisaient le chemin trop com- 
mode. 

Arec les Salons espacés, on se trouvera 
moins souvent dans le cas d'accorder telle 
année, à une o-uvre secondaire, une récom- 
pense aussi haute qu'à telle œuvre supérieure 
de l'année précédente, et nous croyons tou- 
jours qu'un ordre variable de récompenses 
Taudra beaucoup mieux que ces nombres 
fixes de quatre, six ou douze médailles. Tel 
Mion peut c^mtenir plus de quatre, de six, de 
j — ^ ruTres méritant des premières, des 
médailles, etc., et tel autre peut ne 
r assez d'a-uvres méritoires pour 
lire au nombre des récompenses 
I ... ■ Ai,rf I ';<'1ministration a, il est vrai, 

v* ttiques. .Mais il serait 

pour' , .0 de régler le nombre 

de* prix aprcj jugement plutôt (\u avant l'ou- 
\«T*.urc de l'exposition, c'est-à-dire en con- 
de cause plutôt qu'au hasard et 
' .f-ment. 

Uuiiil à ce Salon annuel et prrjy-ressivvicnt 
Vihr* qn'on nou' promet, nous croyons que 
lier la bride que peu à peu 
' artistes auront beaucoup 
f'." l'Jir.'j à 5 organiser. Il est question entre 
•ax en ce moment d'un congrès artistique, ou 
lis <*.. * ' on ne sait trop quoi. Mais enfin 
on ; •'•ndre la réunion de eji congre."» 

pouf xiji ^ Il en sortira quelque idée prati- 
que. 

\r.„. r,-,r,.;.«»r,.r,. r.,, j,jr ^^ deUJ. pOiotS, 

fort vagues, et nous 

- ,. . . - lie. de part ou d'autre, 

qaeiqae projet nettement défini. 

UU BA.NTY. 



NOUVELLES 



,*, I.'.Vcadéinie des Heaux-.Xrls, dans sa 
séance du samedi '20. juillet, a nommé corres- 
pondant M. Scliolamler, .nYliiteclc du roi, ;\ 
Stocklmliii. 

,*, Nous sommes priés de déclarer que 
M"' la duchesse de (taillera n'.i fait don pré- 
sentement à la ville de l'.ris(|ue d'un terrain 
situé .ivenuedu Trocadéro ; qm-surcc terrain, 
elle se propose de créer ;'i ses frais un square 
et de faire élever un bAtimenI dont elle se ré- 
serve de déterminer plus lard A son gré la des- 
tination. 



LE MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS 

Souscripliiin ouverte à la linzrKr ilis liemix- 

Oi'tS. 

Liste précédente <i.4.')0 fr. 

M. Henry Dasson, fabricant de 

bronzes, A Paris (en ii annuités). iiOO 
.M. Jacques Letoiirneur, directeur 

Crédit Lyonnais, à Lyon Km 

Total 7.050 fr. 

NÉCROLOGIE 



Un arché(»loguc modeste, dont la persévé- 
rance inlaligable, les recherches patientes 
cl l'érudition tonte spéciale ont rendu d'im- 
menses services aux éludes et à la connaissance 
dcllii-loire de la cité parisienne au moyen Age. 
.M. Arthur Forgeais, vient do mourir, Agé de 
cin<juanle-six ans seulement. 

Président fondateur de la Société de sphra- 
gistique, lauréat de l'Institut et mcn^bre de 
plusieurs sociétés savantes. Forgeais avait eu 
l'heureuse idée de réunir tout ce que la dragm^ 
tirait du lit de la Seine, pendant tout le temps 
qu'ont duré les constructions des quais et 
des ponts de Paris, de débris de poteries, de 
vases en cristal, de monnaies et de médailles. 
Dans ces épaves, et parmi bcaucou|i d'autres 
choses précieuses au point de vue archéologi- 
que, .se trouvait écrite l'hislfiire des métiers et 
corporations sur des jeton.s de plomb (pii for- 
ment, avec de nombreuscsenseignes de pèlerina- 
ges et les méreaux des collèges religiciiix, t-ute 
une imagerie populaire qui va du XIII" au 
xvi" siècle, et qui est doublement intéressante, 
au point de vue de l'histoire et de l'art. 

Tous les archéologues connaissaient la petite 
boutique de Forgeais; beaucoup y ont été 
chercher des renseignemenls précieux qu'il 
donnait avec une complaisance sans égale, et 
beaucoup aussi pourraient citer de lui des traits 
nori'breux qui ont prouvé son grand désinté- 
ressement et le profond arnour qu'il porlail/ila 
cité qui l'avait vu nai re. .Nous nous bornerons 
k citer le don qu'il a si libéralcrnenl fait au 
musée céramique de la rnanufaclun; de Sè- 
vres, dont l'ancien et regretté conservateur, 



ET DE LA CURIOSITÉ 



205 



M. Riocreiix, avait ponr lui une affection pro- 
fonde. C'est une collection uniqne de rares et 
précieux échantillons de la céramique gallo- 
romaine, des ^rés du xiv" siècle, de poteries 
vernissées à ornements en relief et à emblè- 
mes, de jouets d'enfants et d'ustensiles usuels 
en terre cuite que Forgeais avait donnée, à la 
simple condition qu'ils fussent réunis dans une 
vitrine spéciale. 

Malade depuis de longs mois, il avait vu s'é- 
puiser rapidement les petites économies qu'il 
avait réalisées par un travail opiniâtre; il est 
mort pauvre. 

Forgeais a laissé plusieurs ouvrages dont il 
dessinait lui-même les planches et qui sont 
bien connus des archéologues; il avait été 
nommé chevalier de la Légion d'honneur en 
1867. 



LE BUDGET DES BEAUX-ARTS 



On sait déjà que M. Bardoux a conféré avec la 
deuxième sous-commission du budget, au sujet 
du budget des beaux-arts. Voici, d'après le Temps, 
quelques détails sur les observations qui ont été 
échangées dans cette (!utrevue. 

Au sujet des mauufactures nationale.-» de Sèvres 
et des Gobehns, la commission a demandé qu'on 
opérât les réformes proposées par la commission 
de réorganisation nommée en 1876. Il s'agirait 
notamment de créer une école de céramique à 
Sèvres, où l'on formerait un personnel propre au 
recrutement ultérieur des artistes. Il s'agit ensuite 
de faire que désormais aucune tapisserie ne soit 
exécutée aux Gobelins que sur des cartons soumis 
à un concours préalable. 

La commission a exprimé le regret que l'on n'ait 
pas demandé aux Chambres, avant leur sépara- 
tion, un crédit pour acheter, au uom de l'Etat, un 
certain nombre d'objets d'art tîguraut à l'Exposi- 
tion universelle. Le ministre du commerce a déjà 
obtenu un ci'édit de 100.000 francs pour ar-quisition 
de macliines ou modèles; les Chambres n'auraient 
certainement pas refusé un crédit analogue pour 
les beaux-arts. M. Bardoux a fait remarquer que 
les Chambres rentr?iieut le 28 octobre et qu'à la 
rigueur il sera encore temps d'ouvrir le crédit 
avant la clôture de l'Exposition. 

En ce qui concerne les écoles départementales 
de beaux-arts, le rapporteur a demandé que 
l'école de Toulou-e, qui a formé tant d'artistes 
éminents, notamment les sculpteurs Mercié et 
Falguière, et le prix de Rome Idrac, fût comprise 
dans la répartition des subventions accordées par 
l'Etat aux établissements de ce genre. 

Il a également demandé que le crédit de 
30.000 fr. ouvert pour subventionner les écoles de 
dessin fût employé à encourager l'enseignement 
du dessin et non à acheter des prix pour décerner 
aux élèves. 

Sur le crédit affecté à la décoration des monu- 
ments publics, le rapporteur s'est plaint de l'in- 
suffisance des sommes allouées à ce service et 
qui n'atteignent que 400.000 francs. Il a fait re- 
marquer que la majeure partie de ce crédit était 
engagée pour plusieurs exercices, par suite de 



J "exécution des décorations murales au Panthéon. 
En outre, il a fait observer que, conformément à 
un ra|i[iorl réi^enl du directeur des beaux-arts, on 
devrait prék'ver sur celte somme des subventions 
pour les dé[iartemen1s cl les villes qui veulent 
restaurer ou décorer leurs ujonnments civils et 
leurs liotels de ville. 

Le nnnistre a reconnu l'insuflisance du crédit; 
mais en l'élat actuel du budget, il lui a paru diffi- 
cile de l'augmeuler. 

Enlin s'est posée la question de la disjonction 
de l'administralion des beaux-arts et de sa consti- 
tution en ministère ou en service spécial indé- 
pendant (le l'instruction publitpie. Le rapporteur 
a rappelé que déjà son prédécesseur dans la com- 
mission du butlget [trécédeute, l'honorable .M. Ti- 
rard, avait signalé l'absence de cohésion des ser- 
vices administratifs des beaux-arts, et que, sur ce 
rapport, le ministre avait nonuné une commis- 
sion chargée d'étudier la réorgainsation de ces 
services. Cette commission a conclu à l'unne-xion 
aux beaux-arts du service des bâtiments civils 
dépendant actuellement du ministère des travaux 
publics. 

Le service des bâtiments civils disposant d'un 
budget double de celui de l'administration des 
beau.x-arts, il est évident, d'après le rapporteur, 
que lorsque la jonction sera faite il y aura lieu 
d'ériger ces services en ministère spécial des 
beaux-arts ou en une almiuistratiou indépendante 
du ministère de l'instruction publique et <les 
cultes déjà trop chargé. 

Le ministre s'est borné à recevoir communica- 
tion de ces observations, et n'a pas encore fait 
connaître son avis. 



SALON DE 1878 

ACQUIS1TI0.^S FAITES PAU l'ÉTAT JUSQU'a CE JOCR 



TABLEALX 

Ln Brûlée, par Jean d'Alheim. 

La Hécolte des atuundes, par Baudouin. 

Jésus calynan'. la tempête, par Bclsellère. 

Le maréchal de Co?i/luns, par John Lewis-Brown. 

L''Enfant Prodigue, par Cai'teron. 

Biaise Pas al au milieu de ses coiitradideurs, par 
Charbonuel. 

Le Harem, par Benjamin Constant. 

Le Printemps, par Courtat. 

Les HuiJies le L'acropole d'Athènes, par de Curzou. 

Les bords de i' Aven, par Dameron. 

Pâturages de Cucq, par Damoye. 

Un déjeuner sur Vherhe, par Delanoy. 

Les bords de la Creuse, par Armand Delille. 

La Saiîit-Ruch, par Destrem. 

Sainte Agnès, par Ferrier. 

Le Lévite d'Éphraïm, par Gabriel Guay. 

La Tournée du meunier, par Ilauoteau. 

Sur ta plage de Villervdle, par J. Hèreau. 

Le Zerby. par Huguet. 

La Nuit, à la Celle-sous-Moret-sur-Loing, par La- 
vieille. 

Minerve Poliade, par Hector Leroux. 

La levée du Siège de Metz, par Lucien Mélingue. 

Le Paradis perdu, par Némoz. 



Î06 



l.A CHRONIQUE DES AKTS 



Ia froie, pw Poîlpol. 

Vmf /V«tri> ifrn» h CMe-^rOr. par PoiiU^Ho. 

Mi;;. 1 »r F.milo Renard. 

Sa: i>«r S.nilai. 

JH luniiT. 

L'I ■ r. par Jnrqne» Wa^nu. 

i«s ■■■ WerlJ. 

S*: .me Duluif»'. 

l^( : . •ïi/r. par H>i5!>on. 

Lft r^rruiertt /"fniZ/rx, par llomlirr. 

Dfrant tes rrttqurs de tatnt Georges, par Dio- 

l^rle. 
Lft Ltfuri fit gerbes, par Julien DnpnV 
l^ mont Cervxn. par Franrai». 
Vue tCAmt ir-lfs-B<itns, par dr lîroijeillipi. 
Paru, tue 'fu font -tes Satuls-Pères. par Horpin. 
Les Falaurs (f Y fort, par M»» La ViUtUtf. 
Mort (in çtneral tfKlf'ée. j.ar l.o Hlant. 
Lonù IX fon.'ote un l^preuj.. par Mnijinan. 
Lt Bon Samiintain, par Boutot do Monvol. 
Let AwiAnes lie sainte Elùaheth de AonyriV, par 

Ronol. 
Tu Etang aux enriront de Paris, par Sanzay. 
/»<>r^- ■■'- ■- ^tanche, par TbiolU't. 
Jir , rj GrnndratH/t. par Emile Yeriiier. 

L* u'- ...<r. par Au blet. 

Aux mriroiu «/r Monlhourg, par Flahaut.. 

firiUPTlIlK 

CAarmeiur. statue plâtre, par Allouard. 

G^lntée. Ftatue marbre, par Aub<^. 

Le Tf-rrent. statue bronze, par Lrbain Basset. 

Le Gtnie du mil, ftatue plâtre, par Boi'^penu. 

Evt aftr^t ta faute, «latue plâtre, par Alfred Bou- 
cher. 

fXriix huttes tfEtquimaux. plâtre, par Cordier. 

Or*>- ri par iet Furies, statue plâtre, par 

r» :.t. 

Saint Uirr. croupe décoratif, plâtre, par Deloye. 

Le iMpari f^ur Cythére, Ftatuc plâtre, par Daniel 
Dupui*. 

Arion, jrroupe plâtre, par Enfrrand. 

La Source de C Yvette, Ftatue marbre, par Four- 
quel. 

Chevalier errant, statue équestre plâtre, par Fré- 
miet. 

Chantew oriental, statue plâtre, par Fréro. 

L'Enf ince de Jupiter, groupe plâtre, par fiaudez. 

i> Paradis perdu, groupe plâtre, par Gautherin. 

Enfant et l'afitll/m. statue plâtre, par Gossin. 

AttI m'^f. ïl-itt]r m rbr'". par Lange Guglielmo. 

/</> ' Charles L<'n<iir. 

'>« ' . [lar Morenii Vauthier. 

'-" ■. .<; marbre, par P.-iffer. 

'**'' nt un c"7 nu comhut, «tatue 

I X. 

*»«- plâtre, par Turcan. 

Jeu^r Q-rurir rjrrr ^ statuc marbre, par Marquet de 

VaM«loL 
SamMtn et Dabla, groupe plâtre, par Hector I>e- 

tDAire. 



La ! 
Lt 

M': 



Lt Lttr%it au I 
tHmotlh^net , - 



r Cugnot. 

r Icard. 
r.-ir L-i franco. 

par Leofanli 
• iiii«- Ltoux. 



Vn amour, statue plâtre, par Mabille. 
Persée, statue pl;\lrt', par de Vaurcal. 
Prisonnier de gtwirc, groupe niurbro, par ChriS- 

tien. 
Miirijueritr à l'fiylisr. statue niarlirc. par Lefi-vre. 
La \'ieri/c au iis, .<tatiu< iiiarlin\ |iar Kclaplan- 

cbc. 
Sainte T>i('i>dechildr, slaluc niarlire, jiar Leliari- 

vel-Duroi luT. 
Méditation, statue iiiarlirc, pur Toiiy-Noi'l. 



LE PALAIS DE SAINT-MARC A ROME 



nOr.UMRNTS NOUVEAUX 

( Voir la Chronique du 2!» juin.) 

Parmi les artistes romains sacriliés par Vasari 
à la gloire de (iiuliano da Mnjauo et de Uaccio 
Fontelli, Giacouio da Pielra.suuta occupe inrontes- 
tabUMueut le premier rang. C'est lui qui cons- 
truisait l'église .Sttiut-Auguslin, dont Vusari allri- 
' bue le dessiu à Poutelli. Ce fait résulte di' di'cu- 
meutâ inédits oxumiués par Lauducci {Origine 
del tcmpio... de/ Populo, Uome,IGiG, p. 52) et plus 
récemmeut par M. l'erri [l'Ai'chileltura in Huma 
nei sccoti xv e xvi, Home 1867, p. 181.) Dans celte 
entreprise Giacomo eut pour collaborateur le Flo- 
rrnliu Sebastiano. 

Ses droits sur Saiiil-Augustiu une fois établis, 
qui sait si l'on no di'vr.i pus rosliluer à ce mullrc 
une série d'églises dont Vasari a fait honneur, 
aans plus ample informé, ù son favori Poa- 
telli ! 

Vers la mèuic époque, eu 1172, Giucomo da 
Pietrasnuta rt-rul de Sixte IV une mission des plus 
flatteuses : le pajte le cliurgea d'aller, eu compa- 
gnie de Ileruardo di Loreuzo, étudier à Assise 
les réparations uécessaircs à la basilique de Saint- 
Frauçois (1^. 

Cet artiste, on le voit, était loin d'être un in- 
connu, ei si iiiMis mettons en. avant son nom. 
comme celui, nous ne duons pas de l'architecte, 
mais d'un de.s architectes du palais de Suint- 
3lurc, personuc, à coup sur, ne nous accusera de 
témérité. 

C'est «ou? Nicolas V que nous rencontrons 
pour la première fois Giacomo di Cristoforo da 
Pietrasantu. A la fois sculpteur et arcliitect<;, 
comme la plupart île ses contemporains, Giacomo 
••xéciila en lio2 plusieurs portes de marbre dcs- 
tinéi:B uu Capitol'.-. Sous Pie 11, nous le voyons 
piésider, avic le titre de ■■ nuperstes fuliricx puL- 
pitx Oenediclionis » ù la conslruiJiou de la loge 
du haut de laquelle le pape donnait la bénédic- 
tion (1463j. 

Ués le début du règne de Paul 11, en mars 1/|66, 
Giacomo da Pietiasanta ligure pai uii les témoins 
du contrat figue avec iicriiardo di Lorenzo pour 
la contMiualion des travaux de l'église et du pa- 
lais de SaintrMarc, Sa présence n était probable- 
ment pas fortuite, et nous ne serons pas loin 
de la vérité, en admelUint que, dès cette époque, 
il était attaché à cette double entreprise. 



(t) LKKMimerit publié par la Chronique dii Arts du 



ET D1-: LA cuiuosrrK 



207 



Ce qui est certain, c'est qu'en février 1466, il 
fut chargé, avec Evangeiista de Pesaro, Evnnge- 
lisla de Fiesole et daulres maîtres, de transporler 
sur la place Saint-Marc une vasque provenant du 
Colisée, et qu'en juin I 't67, les couiptes des Lâti- 
ments de Paul II rappellent « superslans viarmo- 
rariis lahorantibus lapides tnarmoreos pro ecclesia 
et palatio S. Marci. » En 1468 enfin (juillet-octo- 
bre) il ?e présente à nous avec le titre de << prœ- 
sidens fabricat pnlatii nposlolici. » 

Ce qui prouve plus encore que le titre l'impor- 
tauce des fonctions de M" Giacomo, c'est le chif- 
fre exceptionncilomeut élevé de ses appointe- 
ments. Il touchait dix llorins d'or par mois. Quel- 
ques exemples suffiront à montrer combien cette 
situation était supérieure à celle de ses collabo- 
rateurs. C'est ainsi que Giovanni Destro de Bolo- 
gne, « soprastante de la munitione dcllu f'abrica, » 
et Francesco di Bartolomeo Lori, « men^uratore de 
la fabrica... a San Marco et a Sun Pietro » ne re- 
cevaient que quatrp ducats par mois. Johannes 
Benedicti Pugeti ou Giovanni Poggielto Francioso, 
u prestans fabrica palatii aj90s-<o//ci <> (1468-1471) 
et son collègue Desiderio de Alberto étaient 
moins bien partagés encore : leur salaire mensuel 
ne s'élevait qu'à un ducat. 

Quant à Autonello d'Albano, qui, sous Nicolas V, 
avait déjà occupé un poste analogue, il touchait 
huit ducats par mois, comme « prœsidens fabri- 
cs. » Mais, selon toute vraisemblance, il était 
plutôt chargé de la comptabilité que de la direc- 
tion artistique. 

Deux autres personnages encore : maestro Colla 
Bollatore, également déjà attaché au service de 
Nicolas V, et maestro Janiuo (Johanninus Pétri 
de Dulcibus, de Florence) se présentent souvent 
aussi à nous avec le titre de « soprastanti de la 
fabrica di San Marco. » Mais, ici encore, il s'agis- 
sait plutôt de la vérification dos travaux et des 
fournitures, que d'une direction véritable. 
{A suivre.) 

EUG. MU.NTZ. 



BIBLIOGRAPHIE 



Courbet et son œuvre, par M. Camille Lemonnier. 
— Brochure in-S", avec un portrait et cinq eaux- 
foites. — Paris, Alph. Lemerre. 

Au moment où la Gazette publie un important 
travail sur Courbet, il ne sera pas sans intérêt de 
de signaler le livre que vient de faire paraître 
M. Camille Lemonnier. 

M. Camille Lemonnier est un esprit hardi, vi- 
goureux, largement ouvert aux choses de l'art. 
Une étude de lui sur Courbet était donc u-ie chose 
fort curieuse: il l'a faite dans ce style imagé que 
conna ssent les lecteurs de la Chronique et de la 
Gazette, appréciant bien cette étonnante machine 
à peinture qui fut Courbet, et C3 robuste sens 
rustique qui donne à son art un aspect si parti- 
culier. 

Néanmoins il ne l'aime pas partout, et le croit 
inférieur comme intelligence, point de vue où 
M. Lemonnier se rencontre avec bien des gens. 

L'achat de la Vague par le musée du Louvre 



donnera un intérêt particulier à cette page de 
M. Li'inonnier sur li's marines de Courbet : 

" Il faudrait parler incore de ces bell<>P marines 
si étonnanininnt nacrées, (|ui «ont secubiables à 
de la lumière figée et dans lesquelles le peintre a 
rais ses plus beaux cliatuiemeuls émeraude, tur- 
quoise, saphir et lapis-lazuli... 

« La musi(iue enchantée des accords marins fit 
vibrer sur sa palette luule une gamme de bleus, 
allant du cobalt au gris perlé. Il se grisa des 
rosées qui bruinent dans l'air Iransparetit de la 
mer, des irisations qu'y allume h- soleil, des traî- 
nées de perles qui font scintiller à l'infiui les pla- 
ges, et une belle réalité d'eaux lamées de lumière, 
de crêtes étincelaules, d'écumes phosphorescen- 
tes, donna à ses toiles une raugie extraordi- 
naire. 

« Par moments, il est vrai, ces ujariues sph-n- 
dides ressemblent à des incrustations de marbre 
et de métal, les vagues ont des cabremeuts de 
cheval, et l'écume qui plaque à leurs pointes s'ef- 
frite comme les éclats dun marbre taillé à coups 
de maillet. Mais le ciel a toujours des fluidités 
admirables, et des bouts de vague, grands comme 
l'ongle, renferment tout un paradis de lumières 
dans leurs facettes claires comme h cri-^tal. » 

Une lettre du docteur Paul Collin sur les der- 
niers jours de Courbet accompagne la brochure et 
est fort intéressante. Cinq eaux-fortes de M.M. Des- 
boutin, Courtry, Waltner, Paul Collin et Trimolel 
ajoutent à l'intérêt de Courbet et son œuvre. 
DURANTY. 



L'atelier d'Ingres, souvenirs par Amaury Du val. 
Paris, Charpentier, un vol. in-18. 

Livre écrit par un homme bien élevé et de bon 
goût, naïf, sincère et spirituel en même temps. 
Ce ton réservé, simple devient rare s'il n'a tout 
à fait disparu de nos habitudes. 

L'atelier d'Ingres, M. Amaury Duval le fait 
remarquer, fut un atelier de gens comme il faut 
et un atelier sérieux. La gravure représentant 
l'atelier d'Horace Yernet où l'on battait du tam- 
bour, l'on jouait de la trompette, on caracolait à 
cheval et l'on se livrait à tous les exercices, sauf 
à celui de peindre, « nous étonne beaucoup », dit 
M. Amaury Duval. 

De nombreuses anecdoctes sur Ingres, ses idées, 
ses jugements, ses bizarreries, son premier 
mariage si singulier, ses heurts avec M. Thiers ; 
quelques traits personnels à M. Amaury Duval 
qui parle de lui-même avec cette tranquillité de 
bon goût déjà signalée, sans fausse modestie et 
sans vanité, racontant certains désagréments de 
sa vie artistique; enfin une charge à fond de train 
contre l'Ecole des Beaux-Arts, et contre les jurys, 
puis d"amusants récits sur les souffrances réser- 
vées aux gens qui sollicitent leur admission à 
l'Institut, et à travers tout cela diverses phy?iono- 
mis d'artistes formant une curieuse figuration 
autour du premier rôle : voilà ce que contient ce 
livre qui continue le David de Delécluze. L'Ate- 
lier d'Ingres se classe en quelque sorte parmi les 
documents de l'histoire de l'art moderne, et 
parmi les volumes les plus intéressants à lire qui 
se soient publiés de ce temps, 

DURANTY. 



SM 



LA CHRONIOITK DRS ARTS KT OK LA CU RIO SITE 



JmmalofJUnel.^l juillet: Mariano FoHuny, 
p«r M. K. IJcrjrorat. 

Lt rnwfM, 51 juillet : La Sculplun- il.xposi- 
tion universelle), par M. t'.harlos Rlaiu\ 

/ ■ . («et '2'J juin. «ijuJllet : 

Le-. r M. Kalire lils. 

t«- lotir lin Mon>ù\ liM'i' livraison. Tkxtk: 
A travers le noir continent, par M. Stanley. — 
Texte et dc&$in$ intMiU. — Dix dessins de K. 
Bavard . 

Jourtiiii df /(i J(»/«(.<s»-. '21 juillet t87K. — 
Texte par Louis lloiisselet, Paul Pelet, Léon 
<lahun, IL Norval et Alliert Li'-vy. 

Uessins : A. Marie. Suhil». Tln-rond, Jahan- 
dier. 

Bureaux k la librairie Hachette cl C", bou- 
leTard Saint -Germain, à Pans. 



y^i'schrifl fur JMIiIrmle Kuntt de Leipzig. 18 
•iide sur riiistoire de rnrcliitocture du 
;ii XVIII' siècle, pnr M. Holiert Dolime ; 
Titien et la «liichesse Eléonorc dUrbino, par 
M. Mauri<e Tbausing; Lettres de Bonavputiire Ge- 
Df-lli et Karl Rahl, publiées par le I)'' Liouel von 
Oonop, etc, 



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l'no romiso i\o :VA "^„ est faite aux 
souscrijitours à la totalité .le l'ouvrante. 

Le dépôt irénéral pourtdutela France 
est au bureau de la Gaictlc <l<'s licaux- 
Afi,s\ H, rue Favart, où Ton peut, dès à 
présent. pnMidre. coiinaissaneedes deux 
premières livr.tisuiis ddiit voici le som- 
maire. 

Première livraison 

V<m Dt/rk: l'dilr.iil .ihabelle, lilN' de Phi- 
lippe 11; Le Christ mort el Marie-Mau:deleine. 

Unis : Porliait illioinme ; Pmlraildc femme. 

Uulhein : Purtrait dhomme. 

Murill'i : Saint Antoine de Padoiu;. 

l'filmn Ver-fiin : Portrait, de l'omme. 

Tl'iphni'l : jMadonna Colonna. 

hduhrmvU : Saskia, femme de Rembrandt. 

Huhrus : Résurrection de Lazare; le (>hrist 
enfant avec saint Jean et ses anges. 

Hulimx et Hnifders : Diane chasseresse. 

È"ilf Milnn'iisr : La Sainte face. 

Deuxième livraison 

Léda; lo et Jupiter. 
; Portrait do .Maria Mancini. 
Le Christ avec Marie, Elisalieth, et 



CurrcffC : 
Miijnnvd 
MÔrcHo : 
saint Jean. 
Murillo : 
huhcnfi : 



Portrait de femme. 

Persée el Andromède. 
Siiftiorclli : Tableau d'autel. 
Holhein : Portrait de jeune homme. 
H'iftlmel : Madone. 
lUIliui : Le Christ mort. 
l'isnc : Le graveur Schiiiidt el sa femme. 
Unis : liille Hobbe. 
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N° 27 — 1878 



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10 Août. 



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CHRONIQUE DES ARTS 

ET DE LA CURIOSITÉ 

SUPPLÉMENT A LA GAZETTE DES BEAUX- ART S 

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Les ahonnés à une année entière de la Gazette des Be.iux-Arts tcçoivc-n gratuUemcni- 
la Chronique des A.ts et dj la Curiosité. 



Un an 



PARIS ET DÉPARTEMENTS 

12 fr. I Six mois. 



8 t 



CONCOURS ET EXPOSITIONS 



PRIX DE ROME 



|rr 



Gravure en taille-douce 

)»i'ix :M. CharleA-Tliéodore Deblois, élève 



de MM. Henriquel-Dnponi et Cabanel, né à 
Fleurmes (Oise), le 6 juin 1851. 

2° grand prix : M. Edmond-Achille Ra- 
bouille, élève de MM. Henriquel-Dupont et 
Lehmann, né ù Paris, le 2 avril ISol. 

Mention honorable : M. Henri-Félix Vion, 
élève de MM. Henriquel-Dupont et Gérôme, né 
à Paris, le 12 novembre 1853. 

Sculpture 

l^'^ prix : M. Grasset (Edmond], né le 
26 juin 1852, à Preuilly (Indre-et-Loire), élève 
de M. Dumont. 

2'^ grand prix : M. Camille Lefèvre, né 
le 31 décembre 1853, à Issy (Seine), élève 
de MM. Cavelier et Millet ; 2= second grand prix 
en 1877. 

Mention honorable : M. Sucbet (Edme-Au- 
guste), né le 3 décembre 1853, à Vaudœuvre- 
sur-Bar (.\ube), élève de M. Cavelier. 

Architecture 

1" piix : M. Laloux (Victor-Alexandre), 
élève de M. André, né à Tours, le 15 novembre 
1850. 

l^"^ second grand pi4x : M. Dauphin (Louis), 
élève de M. André, né à Paris, le 7 août 1849. 

2'' second grand pi'ix : M. Blavette (Victor), 
élève de M. Ginain, né à Brains (Sarthe), le 
4 août 1850. 



Salon 

Le public est prévenu que l'Exposition des 



beaux-arts, au palais des Champs-Elysées, 
sera close le lundi 19 août^ à six heures du 
soir. 

Les artistes sont avertis que leurs ou- 
vrages devront être retirés dans le courant du 
mois qui suivra la clôture, et que ces ouvra- 
ges ne seront rendus que sur la préscnlafioM 
du récépissé. S'adresser au palais des Chainf>s- 
Eiysées, porte n» 9, de dix heures à quatre 
heures. 



L'exposition des Portraits historiques fran- 
çais a été ouverte hier au Trocadéro. Elle 
occupe lés parois des deux grandes salles 
du premier étage affectées aux conférences. 
Cette exposition, si tardivement ouverte pour 
des raisons qui ont été indiquées dans la Cja- 
zette, est du plus haut intérêt. Elle renferme 
de véritables trésors, dont quelques-uns étaient 
à peu près inconnus; mais nous devons dire 
que l'emplacement choisi pour cette exposi- 
tion est très-mauvais. On a tiré le meilleur 
parti possible du local, voilà tout ce que l'on 
peut dn-e, La Gazette étudiera ultérieurement 
cette exposition. 

Une salle a été également ouverte au pre- 
mier étage du Trocadéro, pour l'Art rétros- 
pectif arabe. L'exposition est très-importante 
en céramique, bijoux, tissus, bronzes, ivoires, 
etc. 



L'exposition des peintres militaires français 
est transférée, depuis quelques jours, à la salle 
Frascati, 49, rue Vivienne. 



Le catalogue de l'Exposition rétrospective 
de peinture moderne, ouverte dans les gale- 
ries Durand Ruel, vient de paraître; il corn- 



sto 



LA CllUOMOr»" DKS AUTS 



prend »« numéros. Cette exjHisition, dont 
no,.. ■ i Mpnalt^ l'iinportanco, est 

f,^, .io montivr tiivcrs mailros 

— > au palais du ('.liauip- 
roijriMIro. |M»ur l'Iion- 
„,. '.-■n.- N.ms «Migagl'ons 

vi% ■ nsitor cotte 



l.c» listes de candidats ;\ I éCOlO spéciale 
d'ar'">'>''""«uro -..lU ouvertes, (lepui-» le î aoùl, 

au 

1 -iiur Tadmission f(Mnpn'n- 

nent: 

!• Tn dessin d'apn^s un ornement en rc- 

S* l.r de«in 'phn, rnnpe, élévation) d un 
édr -é; 



4» t.. 
A. — 

les ■ 
no«\ 



, iii.int sur : 
. raI>;i'liro y compris 
nie dcpri- h une inron- 

•iomi'trn]ues, la gî-om/^ 
Ii's surfaces de ré- 



I». - 1».- 11. ru. .11- (if ^<o graphie ethnogra- 
phique. 

Il ' • -• ■• - •- '"- ■- 'ndidats des »''ludcs 

arr!. i faites, ainsi que 

-^ ■•- .. -cnptive et de des- 

- fournissent à l'appui 

. . ..lussion. 

I i'admission auront lieu, i\ 

Par 

L- irtements qui en font 

h iirs examens dans les 

examinateurs spécialement 

Les |.i d«''taillés des matières exi- 

gées k . :i sont envoyées aux candi- 

dats qat le Uc^ircnt. 



Appel aux poètes 

Le vingt et unième conrxiurs politique ouvert 

"■' " ' • •■it 1878, sera clos le l" dé- 

z>^ m<;daille3, or, argent, 

|> .m me. qui est envoyé 

' t^nrrancc, président du 

: Minier, à Agen (Lot-et-Ga- 



NOU VELLES 



,•, 0>ttrs.«>Tn^in«*a rv Iieo,à l'Ecole des beaox- 
■ '■^ prix aux élèves de 



Gr. 



3«ii oe i eiaituâJ^'raen;. ei»:. 



'■arM. Kng/'ne 

dfs he-jux- 

• r fU- l>ajolai5,di- 

sseurs et du con- 



MM.Kug. (tui|iaumo,Mnll(M'l l.inivrior do La- 
jolais ont prononct' dos discours livs-applandis; 
puis, apn^'s la loctiiro, \m\v M. Auiiio l.rm(\\Mo, 
d'une Udtioo biograpliMpio fort inloiossaiito 
sur Bolloc, HUrioii (lirrrlour do riCcolo, la pi'o- 
clamation dos prix a commonrô. A la lin do 
la séanoo, M. (iiiillaume a ooiirc'Tô la dtVora- 
tion d'oflicii r iracadriiiio à MM. .\. l.iMnoviu> oi 
Mullo. 

,*, (l'osl par suilo <1 imo orrour biou invo- 
lont.ure que. dans le niimôro do la i'hranùjue 
<{çs Arts en date du i;< juillol, M. (-avolior a 
été cité parmi les nioinlires du jury dos 
lioaux-arts do l'Kxposilion univorsoilc , (|ui 
t'taiont restés juge et paille. 

L'ômiiionl sculpteur, doiil (nul lo iikmuIo 
connaît d'ailleurs les sotiliinonis ôlovés, s'est 
tenu on dehors do toute r()iii|i('lilinn, puisqu'il 
n'a pas mt'^iiio exitosc'-. Ha|ip('lons (|uo, lors do 
rKxposilion univorsfllo do j.SIIT, lil. C.ivolior, 
faisant partie du jury et ôlani ro[)rôscnlé par 
ses oeuvres, avait tenu à se déclarer hors con- 
cours, 

.*. La ville de Paris, dit In Tcmpi^, doit 
consacrer cotte annôo unesoiiimo de (iO.OOOfr. 
aux achats d'o'uvros d'art. 

Nous croyons savoir qu'iin(> partie do ce 
crédit sera tros-prohahlonienl C(insacr»'!0 à des 
acquisitions do'uvros admises à IKxposition 
universelle. En vue de ces acquisitions, la 
commission des heaux-arts doit faire Irés- 
prochainomenl une visite au (^hamp-de-Mars. 

Lo conseil municipal de Paris n'a pas 
d'ailleurs, conlrairomont li ce qui a clé dit, 
encore statué -ur la rr|iarlition du crédit dc< 
beaux-arts dans IcquoI est comprise la part 
afToctôo aux achats de sciilpinro. Iticn no 
peut donc être fait avant la délibération du 
conseil. 

Kn ce qui concerne le Salon de sculpture, la 
commission des beaux-arts s'est déjà réunie 
plusieurs fois; elle a discuté le mérite do cer- 
taines œuvres, elle est même entrée en pour- 
parlers avec certains artistes. Hien qu'elle 
n'ait pu prendre de décision dôlinilive, nous 
croyons savoir que son atlenlion s'est parli- 
culiérofiiont portée sur les Premières funé- 
railles^ de IJarrias; le prix du Salon, Samson 
et Daliln: le Vnrndis ptrdn, de fiautherin ; la 
Méditation, d'Antony ,Nool. 

Il a été question d'autres otuvres encore, 
mais, nous le répétons, rien n'a pu être décidé 
et il est difficile que la commissisn «les beaux- 
arts puisse statuer avant une quinzaine. 

/. Vendredi dernier, M. Paul Sédille a fait 
devant le t>»ni;rès international dos architectes, 
réunis au pavillon <1e Flore, une inléro.ssante 
conférence sur les vieux monuments du Portu- 
gal. (Chargé parle commandeur da Silva, pré- 
sident de l'Académie royale de» architectes 
et archéologues portugais et correspondant 
de l'Institut de p'rance , de présenter au 
Congre» une étude sur l'important monas- 
tère de F}at;ilha et sur sa restauration en 
cours d'exécution, M. Paul Sédille a jirolilé 
de l'occasion qui lui était offerte pour mener 
ses confrères à Lisbonne, à Cintra, à Ma- 



KT DE LA CI'KIOSITI: 



21< 



fra, {\ Obidos, à Alcohaça, et leur faire vi- 
siter les beaux monuments de ces pays curieux 
par les ruines de l'ait conune pai les beautés 
de la natunî. Les cloîtres et les éKlJM's d.- Hc- 
iem, d'Alcobaçaet de Ratalha, qui (mt foui ni 
à M. Pascal, l'architecie de la serlion portu- 
gaise au Champ-de-Mars, les motifs d'une in- 
génieuse décoration, ont été particnliéi-emcnt 
décrits par M. Paul Sédille et mis sons les 
yeux du (iongrès au moyen des belles et nom- 
breuses photographies de M. Laurent, d(^ Ma- 
drid. 

,*. M. le ministre de l'instruction publitpie 
et M. (iuillaume, directeur des beaux-arts, ont 
chargé M. Alfred Miihiels d'aller en Italie et 
en Angleterre compléter ses investigations au 
suji^'t de la biographie et des œuvres de Van 
Dyck. 

,% La galerie nationale de Londres vient 
d'acquérir i)ar testament un maguitique spé- 
cimen d'un maître de l'école Uamaiide, dont 
les œuvres sont extrêmement rares : (ihee- 
rardt David van Oudewater, ou de Bruges, 
imitateur, sinon disciple de Van Eyck, menil)re 
de la compagnie des peintres de Bruges, dans 
laquelle il entra le 4 janvier liSi et dont il 
était doyen on 1501 et 1302. Le tableau légué 
à la galerie nationale est une de ses plus belles 
œuvres. Il formait autrefois le panneau de 
droite d'un triptyque exécuté pour l'autel de 
Saint-Jean-Baptiste et de sainte Marie-Made- 
laine, dans la cathédrale de Saint- Donat , à 
Bruges; il avait été peint pour Bcrnardino de 
Salviatis, fds naturel d'un ricin? Florentin, 
chanoine de la cathédrale, qui y est repré- 
senté au premier plan, à genoux, vêtu d'une 
robe noire ornée de fourrures brunes et d'un 
large surplis blaac. 

Le donateur est accompagné de trois saints: 
à gauche, saint Donat en habit pontifical ; en 
arrière, saint Bernard son patron et, à droite, 
un évêquc dont le costume est d'une grande 
magnificence. Le plan du fond représente un 
paysage, un château et des arbres. A l'excep- 
tion de quelques retouches, ce tableau est 
dans un état de conservation presque parfait, 
de la couleur la plus brillante et la plus pure. 
Il avait été acheté, en 1792, par M. T. Barett; 
à la vente de ce dernier, M. White, qui vient 
d'en faire don à la galerie nationale, en était 
devenu acquéreur moyennant 531 liv. st 
( 13.775 fr.). 

,\ Voici, d'après la Revue britannique, un 
résumé du budget des beaux-arts de l'Angle- 
terre : 

Le budget de 1878-79, récemment présenté 
aux Chambres par le départementdes sciences 
et des beaux-arts du Royaume-Uni, départe- 
ment confié, comme chez nous, au ministre 
qui surveille l'éducatioa générale, contient 
des chilfres éloquents. La somme demandée 
pour les dépenses ordinaires de Tannée s'élève 
à 7. 685. 330 francs, en augmentation de 
250.000 francs sur le budget précédent. Elle 
se répartit comme suit: 

Administration, 21 i.OOO francs ; subventions 
aux classes locales (instruction, prix, bour- 



ses, etc.), .3.t74.tOO; achat.s et reproductions 
d'ri'uvres d'art, i-;i2.000; entretien et admi- 
ni>tration du South Keu.'>ingtun Muséum, 
99:1.130; menus frais répartis sur tous les ser- 
vices, 0H().23O; entrelien du Bethnal Green 
.Muséum (siieeursale), I9(i.230; rechenhes 
sci(!nti(iques, 100. 000 ; Ecole des mines el .Mu- 
sée uéolof^iqui.' (c 'urs, instructions, etc.), 
22:î.27.i ; Musée des beaux-arts il'IMimbourg, 
270.330; de Dublin, 230.273 ; Ecoles scienlili- 
({ues de Dublin, 197.030; directi(»n du cadas- 
tre du Iloyaume-L'ni, 39ii.730. 

Vi(!nt ensuite le Bi'itish Muséum, qui possè- 
de, en outre des sommes allouées [)ir le l'ar- 
lement, des fonds particuliers : Admiiii>tia- 
tion, I.32;{.i3<l francs; achats et actpiisiiions, 
033.873 ; reliure de livres, préparation de ca- 
talogues el de spécimens, 38k300; menus 
frais, 233.423. 

La National Gallery reçoit une subvention 
en chiffres r(uids de 300.000 francs seulemtmt, 
dont 123.000 francs sont alloués aux achats. 
La National Portrait Gallery, qui a son orga- 
nisation indépendante, mais qui devraitformer 
une annexe de la National Gallery, reçoit 
une subvention de 30.000 francs, dont à peine 
la moitié estalfectée à l'acquisition de portraits 
historiques, En même temps, le gouvernement 
donne 30.000 francs à la Royal Academy écos- 
saise, dont la galerie se trouve à Edimbourg, 
et 60.000 francs à la Galeri.- national d« Dublin. 
Il y a aussi quelques autres dépenses, telles 
que celles de consti uction de nmsées et 
galeries, qui ne sont |ias votées avec les som- 
mes susdites, et qui sont assez importantes, 
telles que : bâtiments au South K'-nsington, 
agrandissements du musée, 400.000 francs ; 
British Muséum, 123.000 francs ; Musée d'his- 
toii'e naturelle, 2 millions de francs, faisant 
partie d'une dépense totale de 14.323.030 fr., 
votée pour la construction et l'ameublement 
de ce musée scientifique. 

LE MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS 



Souscription ouverte à laGazette des Beaux- Arts 

Précédentes listes 7 .030 fr. 

M. Paul Sédille (en cinq an- 
nuités) 1.000 

.M. Edouard Lièvre (en cinq an- 
nuités) oOO 

Total "sTsSOir. 

CORRESPONDANCE DE BELGIQUE 

lES PEI.NTUUES DE -M. LOUIS GALLAIT AU SÉ-NAT 

J'ai eu roceasioa de visiter tout récemment les 
travaux d'aménagement du palais do la Nation. 
Ils m'amèneront à parler tout à l'heure des pein- 
tures exécutées par Louis Gallait pour la salle des 
délibérations du Sénat. J'ai déjà touché uu mot 
de ces peintures dans une précédente correspon- 
dance. Comme il s'agit d'une grande illustration, 
on ne saurait trop y revenir. Quant au palais, il 
est rempli de souveuirs d'art qu'il est bon de si- 
gnaler en passant. 



SIS 



I \ 



< HUUMOl^l' IJKS AKÏS 



L'«chiU«« df» Ch«iul»iv«' hoJges osl M. l'tovnerl». 

•^ -- • • • ^' \ Willam. 

irlciiioul 

.. , .tilor «lo» 

: »lun pn>jel 

iliinv .1. Iiii'l- 

Mlll 

,i.>s 

.1 (if la placo 

,!.' l'h.M.'l «hi 

l'an- jucl <Mi- 

■ . «l'hAlcIs, ttii 

-juci» «'«iiève 1«} âifual, «.es large* masses 

l : ito au palais de la 

N«li la rue Nolrc-l)nai«î- 

lirr l \:\ neuf ri Irùs-active- 

»e. Los lecUnirs de la C/ii-om- 

souvieunont de la 

iirnie vers le Parc 

.11. i.-- inl.« (le (iodtcli.irles. 

flic aux h(M(^ls des uiiiiislères 

cuire 1779 et 17s3. Lnrchi- 

pa5i à se prcoorupcr daoror- 

<.. : ._ .. i.ii voisiuagc de coMiitructioiis. 

n a pu. |»ar constVjuent, choisir liltreiuenl s. s 
coupes; el on réalité, il a élé lieureu^cment ins- 
piré. La fa(^ade. eu retrait sur deux avaut-corps, 
est en pierre bleue, d'uu aspect sévère qui s'ac- 
corde avec la simplicité des ligues arcbitecloni- 
qae>. 

Une porte prati<juéc dans l'avant- corps de 
dr^îl'' mirre «^îr un vf^film'e fii innrbre blanc 

lices et à 
, d'entrée, 

\iac poric ûuuue aci^â a la salle des céréiuo- 
oief. 

Cette - "■ principalement la pr(ioccupa- 

tioa de <)ui l'a traitée eu style 

Lou. T' ' :i marbre vert 

de ' u faïc de la 

'liar- 

- de 

li • ■ . li.iiiiois 

1 note reposée. 

L .' • '* d'une glace; 

e«?' glace qui fait 

ri' l'-'s tons verts, 

j , lU dêc^iratif du 

p», une iue ilu Pont-Neuf, 

•o :in.tlp= I..- morceau est 

I*T. l'ialanles 

î',- iiiiifons. 

' <\>'. l'autre 

ropréfen- 

U.. r. le 

r- fin 



II. 



pa: 



pan- 
;.. ... . ... jre le 

qni produit la plu» grande 

T<>*)t«» rtt* peiolure* ont él'^ exécutées aux eu 



virons de 1840. Elles ont l'intért^t df l'hisloiro 
pour ceux qui les voient h pn'-scnl. lu cerlain 
goiM roui..;ilii|uo y peive à travers une couleur 
poisseuse el des fi^roiit(''S d'exéculioii (|u'oii rap- 
portait de ses voyages eu llalie. 

Tue éu(»riue lniie du pcinlre des agufau.x mi- 
nuscules. Verlxifi'kliovf 11, pnVise m'-s-iiflteiucnl 
celte tendance. Kllc représente un pAtre à cheval 
chassant des Imllles devant lui, dans des propor- 
ti(Uis de nature, lue luiiii(Te jaune inonde In 
campagne (pii est la campagne romaine avec ses 
ruines. L'ensemble a de {'('uergic. C'est l'efforl 
épique d'un bomiiie d<in.\. .lai relevé la date : 
isr.i. 

Prés de là un Itili'ririir i/'rij/ise dt^ploie ses ar- 
ceaux dans l'éternel ton jaune (|iii est commun à 
tonte l'école de ce temps. On s'imaginail nietlri" le 
soleil en couleur avec du cadminm ; alors, c'était 
chez les niariiiisles, iiaysagisles el Inniinisles, une 
hireur/l jaunir les terrains el les ciels (pii depuis 
a fait place à des allernalivcs de gris cl de noir. 
Comme si la lumière était dans union |ilnliM que 
dans un nuire! Comme si In lumière était une 
couleur! Il y a un livre h faire sur les variations 
du soleil en peinture. Dans Vlnlérirur d érjiisc 
dont je parle, In liiuiière s'étale en larges tranches 
jaune d'o-uf battu sur un des piliers. Même em- 
portement de brosse du reste que dans les antres 
panneaux : ces grands espaces s'enlevaient n In 
force du poignet. J'ui cherché en vain une signa- 
ture, mais on jieut altribner l'ceuvre, je crois, 
sans se tromper, k un peintre diiitérieurs 
d'églises qui avait une vogue en Hcigiqne, vers 
1851-6!, (îenissieu. 

(A suivre) Camille Lemonnier. 



(XlRRBSPONnAKCK DR HOLLAISDR 



EXPOSITION TRIENNALE DE LA HAYE 
(Suite) 

Aux paysage», dont je von.s entretenais dans mn 
dernière lettre et qni formenl le {,Tonpe de ta- 
bleaux le [ilus important de notre exposition du 
Boschknnt, on i»eul rattacher tout nntnrellemenl 
Ips vues de ville el les marines. 

Dans le premier de ces deux genres, toutefois, 
nous sommes as-ez pauvres, et en fait de toiles 
avant une indisculable valeur, je ne trouve guère 
h citer que la Matiîirr tlu juinlemps (voorjuars- 
niorgen) de ,M. Klinkcn-ber(i. 

C'est une œuvre sérieuse. Suivant l'habitude du 
peintre, elle est maçonnée vu pleine pAte, pré- 
Fentant des reliefs extraordinaires et des empA- 
tcments excesFifs; très-bimineiise, malgré cela, 
avec def seconds (dans composés de vieilles mai- 
iiOiiH ensoleillée» et rendues plus éblonifisantes 
encore par le quai du pi «minier plan qui, baignant 
dans une ombre discrète el transparente, sert de 
rejiou«eoir. 

Pour b's maririi'-l' H, nous sommes mieux servis 
',/jrnnie nombre. ,M Van llecrnskcrck, malade, parait- 
il, et retiré à la campagne, nons manque; mai» 
nous avons ,Mei>dag, K'*ekkoek, Jansen et nu jeune 
peintre M. E. Koster, quieoutir^iinent vaillamment 



ET DE LA CURIOSITÉ 



213 



le drapeau néerlandais pendant que MM. de 
Berg, Musin, Clays et Ziem reprôsfutfnt fort 
coiivciiiiblemeiit la Suède, la Belf^ique et lu 
France. 

Suivant sou habitude, M. .Ale^da^; a emprunté 
le uidtif de ses deux tal)leau.\ à la i>laf,'e de Sclie- 
veninpiie. Le plus j^rand est de beaucoup préfé- 
rable à l'autre. L'ell'et de lumière est f:raudiose. 
Les bateaux de pêcheurs ali}j;ués le lonj,' de la nier 
dctaclieut d'une façon magistrale leurs >ilhoueltfs 
sur l'horizon. Par contre, les personnages et les 
chevaux sont bien iusuftisauls. 

Le tableau de M. Koeklcoek la Vue du Havre de 
Ramsgatc, bien qu'il puisse compter parmi les 
meilleursouvrages que le peintre ait exposés depuis 
longtemps, n'est cependant exempt ni de dureté 
ni de sécheresse, h Hiver sur Venu, de M. Jansen, 
est d'une couleur un peu terne, rappelant la sépia, 
mais cependant intéressant et vrai; quanta M. E. 
Koster, il semijle s'être inspiré de M. lleemskerck 
dans le joli eil'et de lumière qu'il développe sur 
le HoUandsch Dicp. 

Si nous passons aux étrangers, le tableau de 
Ziem est comme toujours éblouissant. Il repré- 
sente Coyistmilmoplc. Les deux marines de 
M. Musiu sont médiocres. Les deux Clays sont de 
bonne qualité, surtout la vue de liroiiwers/utvcri. 
Enfin les Côtes suédoises, de M. de Beruh, ne sont 
pas sans mérite, quoique nous ayons vu de ce 
ce peintre des marines certainement mieux 
réussies. 

Pour mémoire, je mentionnerai encore Un épi- 
sode du combat naval livré près de Douvres le 
10 décembre 1652, écrit avec plus d'enthousiasme 
que de talent par le général A. C. A. Schônstedt. 
Ce vénérable militaire fait preuve d'un cou- 
rage exceptionnel et d'une énergie dont il faut lui 
savoir compte, eu abordant les expositions à sou 
âge. 

Heureusement, en manière d'antithèse, nous 
pouvons opposer à ce doyen de notre armée tout 
un bataillon de jeunes et fraîches artistes, 
MUes Adriana Ilaanen, Marguerite Roosemboom, 
Yan de Sande Backhuysen et Adrieune 'S Jacob, 
qui nous offrent avec une prodigalité toute juvé- 
nile d'éclatantes gerbes de fleurs et uni' w [r ré- 
colte de fruits savoureux. 

C'est encore une demoiselle, M'''^ Thérèse 
Schwartze, à qui nous devons les deux meilleures 
études du Salon, celles qui se rapprochent le plus 
de la grande peinture. Afra est, sur le livret, un 
épisode du martyre des premiers chrétiens, et dans 
le tableau de M^'» Schwartze un prétexte à nous 
montrer la figure et la poitrine très-énergiquement 
brossées d'une femme enchaînée sur un bûcher. 
Quant à son autre tableau représentant une tête 
d'homme, l'artiste l'intitule ellti-mème : Studie. 
Beaucoup de talent dans ces deux œuvres un peu 
sommaires, mais on sent encore le besoin d'ac- 
quérir une habileté et une science qui font défaut. 

Notez que nous ne sommes point au bout de 
nos surprises féminines ; et la peinture hollan- 
daise semble vraiment être tombée en quenouille, 
car c'est M^^e Bisschop qui nous donne assuré- 
ment le meilleur tableau de genre que compte 
Texposition. Son « Home, sweet home » est em- 
prunté aux intérieurs deMarken. C'est une petite 
scène à trois, père, mère et enfant, gracieuse, 
charmante de conception, de sentiment et de 
couleur. 



Auprès de cette œuvre délicate et vibrante, la 
vieille ft-mme de Schi'vcniugue, tricotant dans 
uni! chaudjre mal éclairée et sans meubles que 
.M. Israël appelle Tranquillement n l'ouvrage (Stil 
aanhct werk), fait une assez sombre figure. C'est 
beaucoup de se croire du génie, uiuis cela ne 
dispense ni de dessiner ni de peindre. 

Je ne vous parlerai |ias de l'élenu-l rayon de 
soleil « à la sauce rembrauesque » »pie .M. Slroebel 
enferme dans tous ses tableaux cl que nous re- 
trouvons dans sa Noce de cette année, aussi bien 
que dans sa Chambre des réyents. Je menUoiiuerai 
seulement les Rraconniers de M. Mari ten Kale, 
iiMivre un peu enfantine, qui réjouira les papas 
et les mamans quand elle aura passé [tar la gra- 
vure ; le Util (jcnut de .M. lleiikes, qui perd 
beaucoup de ses qualités hiunoristupios lorsqu'il 
grandit ses personnages el je me bornerai à signa- 
ler en passant un très-petit el très-excellent 
tableau de M. Rochussen, Une salle d'attente au 
temps de la république balave et une Sipiagogue 
de M. Bosboom qui est remarquable à tous les 
égards. 

Le temps me presse du reste et il me tarde d'ar- 
river an tableau de M. Willem Oeels qui est le 
plus important de l'exposition comme taille el 
aussi comme sujet, car c'est i)resque un tableau 
d'histoire. 

Il s'agit eu effet de la Vengeance de Jeannf. de 
Castille, une page détachéi; du séjour de Charles- 
Quint dans les Pays-Bas : vengeance de fenmie, 
mutilation d'une jeune et jolie Brabançonne, 
maîtresse de son empereur el mari. La victime 
est nue ; trois duègnes la garrottent et la vindi- 
cative Jeanne tient à la maintes ciseaux qui vont 
lui servir pour accomplir sa mutilation. La scène 
est bien composée, la couleur est bonne, les 
étoffes bien traitées; pourquoi faut-il que la seule 
figure à reprendre soit justement la figure prin- 
ci[)ale, celle de la victime qui occu[te les deux 
tiers du tableau? 

Le liobert Esticnyie de M. Van Trigl a aussi 
quelques prétentions à la peinture d'histoire. Et 
il les justifie par le soin avec lequel il est composé. 
L'effet de lumière est très-cherché et assez bien 
trouvé. Estienue est près d'une fenêtre et deux 
ouvriers viennent lui présenter l'épreuve d'une 
gravure. Vous devinez qu'on voit la gravure en 
transparence et que son reflet éclaire la figure de 
l'imprimeur français. On n'est pas impunément 
dans le pavs de Rembrandt et du bourgmestre 
Six. 

Pour être complet je devrais vous parler de 
VAbundanzia de M. Cromer,et mieux encore de la 
Mort de Michel-Ange de M. Robert Fleury, de la 
Réunion dans un jardin àQ M. E. Dupray, du Pm-o- 
quetàQ M. de Cormon, de la Hwhmet de M. Landelle, 
etc., car je suppose que les œuvres de vos compa- 
triotes (bien qu'elles vous soientsans doute connues) 

vous intéresseraient plus que les virtuosités 
criardes et préraphaëlesques du peintre allemand. 
Mais le Salon du Boschkant n'est point assez 
important pour qu'on l'étudié à fond, et, si vous 
le voulez bien, je bornerai là notre visite, me 
réservant toutefois de vous soumettre encore une 
réflexion. 

Cette réflexion m'est inspirée par la façon dont 
nous arrivent les œuvres de vos peintres. Elles 
nous viennent toutes par l'entremise de marchands, 
dont je n'entends nullement suspecter l'honorabi- 



514 



LA CUUOMOIK DKS ARTS 



lit*, m»!» '^ni n«» *<^nt mndA*. linnshnirs envois, ni 

! .r 11» n'sju'cl ilos arlisli'î. 

" i< sont lians li's ronvo- 

.1 ><!it.- .1 ir> i»sijî««iicoi> ili» la rlionlMo. 

Ito »iui» r«rl français osl loin d'^lre 

Jans les oxposHions «^IranfjiTos nvoo. 

.1 la puisssanro ijifil pourrait y avoir. 

■ •' ! uuo partit' «lo son prcsligo, 

et s'aniointlril innlilonuMit. 

..lier h cet iMat do (liosos?ol 

«. plus souriiMix di' Irnr rononunôo cl 

•' iLrlisli<]uo do la Franro.no pourraiont- 

k'or pour quo dan» nos oxhibitions 

au lion do voir appnr.TlIro dos nMivros 

ronaurs. refsa.»siV», f.digu^os de voynpor à 

IrtTors lo continont, nous ayons au moins nn 

«porru do votro arl national et un roflot de voire 

Salon aonuol? 

B. V. 



BIBLIOGRAPHIE 



Afhfri Durer, sa vte et ses œitvref, par .Moriz Thnn- 
»ing.trnduit do l'allemand av.-o l'anlonsiilion de 
l'auleur par Gustave Gruycr ; oavrape illustré de 
75 gravures en laillc-douce, en lilho<irapliic et 
*ur bois. —Librairie Firmin Didot et C'«. J878. 

Los lortours de la Gazrlte connaissent l'ouvrage 

d» M Miriz Thausing par la tn-^-oomiilèto ana 

! -1 donnée .M. Eugène Mnntz. La traduction 

ii> 00 s.-ivanl travail vii-nl de paraître ; 

c;!'-; < .'l iluo à M. Gustave Gruyor. Ce n'/'lail pas 

une tAcbe facile que de mettre en notre langue 

un livre de plus de 560 pages in-i|uarlo,écritosnvec 

plu» do »rionco que de facilité, semées de ces in- 

' * ' ' ' répugnent un peu à la 

'à et là du vieux alle- 

■ jMf >-'•>* eompatriotes mêmes ne 

is sans eiïoil. C<imme le dit fort 

• ■; . t coura^reux traducteur, -. labon- 

t>?rmo» techniques et les nombreuses 

.-. rtw . M,'.,,^. i nu x\'* et au xvi« siècle, 

if; style [(.irticuliers au 

temps, accumulaient de- 

les. » M. Gruyer a triomphé 

tés. grAc€ à une persévérance 

' -iim; fpii mérite les félicitations de tous 

1 irt. Il a rendu acce-;-il»le au public 

'îon nn [»eu charj^ée du direct*;ur 

'- «i dans rott« tradu'tion, quelque 

• lecteur ne retrouve pas cer- 

' lal. il y rcnoyjiitre toujours 

il parfois à l'auteur 

lié. 

■ . " : - . '•• litres à notre recon- 

f' ' ".'. • I w- - ■ -t ;. .- . .;it<rjté de traduire, il 

' ■ ' 1 lie de tables 

: plu» faciles à 

■1 •■'Kinnif'ii. Outre une 

i"* noms propres, l'édition 

♦-■•Me alphabétique d»-» ta- 

're de ses aquarelles, de 

' - -?in«, une troisième de 

•et çr»Tor*» sur caivre, niie qnatrième de se» 



gravures sur bois, une riniiuiéine. ciilin, de ses 
écrits. 

L'illustration de i.i Iraduetion a aus^i beaucoup 
plus «riniporlanci- que celle du vo'aiine allemand. 
Aux planelios (]ui ornent l'original, M. Grnyer 
a ajouté vingt-trois gravures dans le texte et 
dix-huit hors texte, don! ipiebines-iines d'après 
<les dessins (ju'on n'avait pas encoie re|)roduit9. 
Toutes ces gravures no sont pas égulenienl heu- 
reuses ; quelques-unes, c^imme le Sainson trr- 
vassant les Pfii/istius (donné d'abonl par la da- 
n'ttr\ la Safiviti', les études pour trois des petits 
anges de la Fi'tf du Hoxiiirr et surtout la Vierge 
du Cabinet des estampes de Pans, sniil dune exé- 
cution vraiment reniaïquable. Mais d'antres, parmi 
lesquelles le jiortrait d'Agnès Frey, de 1504, ne mé- 
ritent pas le même éloge. Le choix a «l'ailleurs été 
fait avec nn soin qui révèle h la fois un sincère nd- 
miraleur de DOrer et un homme d'un goiH sAr. 

Parmi les nond)reuse8 reproductions des gra- 
vures sur bois, le morceau capital est le C/iar 
triompha/ de l'Emj)crcur Mnximilirn, vaste com- 
position présentée dans son entier i)onr la i>rc- 
u)iérc fois. 

Des erreurs de détails, dont plusieurs assez 
graves, qui étonnaient un peu le lecteur dans l'ou- 
vrage primitif, ont été rectiliées dans la traduc- 
tion. En outre, .M. Gruyer a ajouté aux notes de 
M. Thausing (pielques observations jiersonnelles, 
qui sont d'une importance réelle, entre autres celle 
qui est relative au beau dessin que lit Dilrer 
pour le portrait gravé ibï Frédéric le Sage, et 
qui se trouvt! aujourd'hui chez M. Armand, à 
Paris. 

La librairie Firmin-Didol a édité ce sérieux ou- 
vrage avec un luxe et un soin ly|)ographique dont 
il faut hautement la remercier. Les pnblieations 
de ce genre, qui s'adressent ft un assez petit nom- 
bre de curieux, cxi;.'ent de grands sacrifices que 
ne s'imposent pas volontiers les éditeurs con- 
temporains. La vieille maison de la rue Jacob," 
si hospitalière à tous les chefs-d'œuvre de l'art, 
reste Ddèle à ses traditions de désintéresse- 
ment. 

La nouvelle publication permettra d'apprécier 
sous ses faces multi|des un fécond génie, qui a 
déjà conquis le droit de cité en France et surtout 
à la Gazette des ticaux-Artx. 

Cil. Ei'H. 



Sludies iti eng/iih art. Etudes sur fart anif/ois, 
par P'rédérick Wedmore. Londres, in-8». Bentley 
et fils. 1S76. 

Ce livre, quoique paru il y a deux «n», peut se 
rattacher jusqu'à un certain point à l'Expooition 
de 1H7S, en ce qu'il parle de deux artistes de la 
nouvelle école qui joue maintenant un tMc im- 
portant dans la peinture anglaise : Mason et 
Walker. 

Il contient une série d'articles les un» biogra- 
phiques, le» autres pureiuenl <;ritiqiies sur qiiel- 
ques-Tms de» bomiiies qui depuis la lin du siècle 
dernier ont eu de linfluence sur le développement 
de l'art en Angleterre : 

Gainsboroiigh : Morland le débauché, le coureur, 
qui a peint si curieusement le ftetit monde; 
Wheatley et ses paysages conventionnels à l'aqua- 



ET DE LA CURIOSITÉ 



215 



relie; le prand Reynolds, rillusiraleur Stoliiard, 
Flaxman ; Girtin, rHqnarelli?te à qui l'on doit 
entre autres de curieuses vues de Paris ; le vieux 
Crôme, qui fut avec Turner le pivot de l'école de 
Norwich; Cotnian aussi de la même école, aqua- 
fortiste et peintre ; Turner considéré au point de 
vue de ses dessins et gravures du recueil intitulé 
Liber Studiorum ; de Wint, encore un aquarelliste ; 
enfin Masou et Walker. 

L'ensemble montre une sorte de suite, ces ar- 
tistes se rattachant les uns aux autres par les 
relations, l'étude, les dérivations. La critique 
résume l'opinion définitive qui s'est formée sur 
leurs œuvres. Il est donc bon d'avoir ce volume 
dans la série des renseignements à propos de 
l'art anglais du xixe siècle. 

D. 



Histoire géiiérale de la tapisserie, par JLM. Guif- 
frey, Mûntz et Pinchart. Livraisons 2 à 4. 

SOMM.MRE : 
2e livraison. — tapissëiues italiennes. — Texte : 
Introduction. Origines de la tapisserie italienne. 
Le xive siècle. Le xv^ siècle. 

Planches : La Présentation de la tête de Pompée 
à César, tapisserie italienne du xv^ siècle; la 
Descente du Saint-Esprit, tapisserie italienne du 
xvi^ siècle; Fragmeiit des douze Mois, d'après les 
cartons du Bachiaca, tapisserie florentine du mi- 
lieu du xvi« siècle ; Histoire de saint Marc, tapis- 
serie vénitienne du milieu du xvi'= siècle. 

38 livraison. — tapisseries flamandes. — Texte : 
Introduction. La première mention de tapisserie 
de haute lisse fabriquée à Arras en 1367. Les 
principaux tapissiers du xiv^ siècle : Vincent 
Boursette, Jacques Davion, Jean Cosset, Michel 
Bernard. Grande tapisserie de la bataille deRose- 
beke. André de Tonchy et autres tapissiers de 
moindre importance. Inventaire des tapisseries de 
Philippe le Hardi et de sa femme. 

Planches : Épisode de la légende de saint Piaf, 
tapisserie exécutée à Arras en 1402. Couronnement 
de Clovis et prise de Soi'^sons, fin du xv* siècle ; 
Histoire d'Alexandre, fin du xv^ siècle (2 planches). 
4e livraison. — tapisseries françaises. — Texte : 
La tapisserie et les tapissiers de haute lisse sous 
les règnes de Charles V et de Charles VI (suite). 
Les tapisseries et les tapissiers de haute lisse de 
Charles VII à François I<='". Tapisseries de Troyes, 
d'Angers, du Mans, de Saumur, de Sens, de Beau- 
vais, de la Chaise-Dieu, etc., etc. Les tapisseries 
et les toiles peintes de Reims. 

Planches : Verdure, appartenant à la cathédrale 
d'Angers, xv" siècle ; la Piscine prohatique, toile 
peinte appartenant à l'hôpital de Reims, xvi« siè- 
cle ; Préseiitation du jeune pri7ice, pièce de la 
suite d'^?'</i<imtse, xvie siècle; Tenture des Indes, 
par Desportes, règne de Louis XV. 



Le Temps, 27 juillet : La sculpture à l'Expo- 
sition universelle (3e article), par M. Charles 
Blanc. 

Journal des Débats, 16 et 31 juillet : Exposi- 



tion rétrospective des beaux-arts au Trocadéro, 
section française, par M. Ani. de Caix de Saiiit- 
Aymour. - 4 août : La Chine et le Japon a 
l'Exposition universelle, par M. G. de Moli- 
nari. 

Journal officiel, 30 juillet: Les arts industriels 
et leur formation historique, par M. Henri 
Baudrillart; 8 août : Lo Musée des arts décora- 
tifs au pavillon de Flore, par M. René l)e- 
lorme. 

Le Siècle, 30 juillet : L'Exposition : la verre- 
rie, les verres soufllés et éinaillés, par M. Heury 
Havard. 

Le Moniteur tiniverscl, 3 et C> août : Le Tour 
du monde dans le Champ-de-Mars, promena- 
des artistiques (suite), par M. Paul Dalloz. 

Revue pratique et littéraire, 27 juillet : Le 
Japon k l'Exposition universelle, par M. Léon 
Rousset. 

Galerie contemporaine, littéraire et artistique, 
n° 130. Pierre-Marie Beyie, peintre, par M. Ju- 
les Gros, avec portrait et dessins de l'artiste. 

Athenœum, 3 aoiit : Le département des im- 
primés et dessins au British Muséum. — Les 
fouilles d'Olympie, par J. Schubring. 

Academy, 3 août : Anatomie pour les artis- 
tes, par M. John Marshall (compte-rendu par 
A. Evershed). — L'Exposition internationale 
de Paris, 6^ et dernier article (Paysages, ani- 
maux, sculpture), par E. Pattison. — Seize 
eaux-fortes de John Crome, reproduites par le 
procédé mécanique autotype (compte-rendu 
par Mary Heaton). 

Le Tour du Mo7îde, Nouveau journal des 
voyages. — Sommaire de la 91 S*' livraison 
(10 août 1878). — Texte : A travers le noir 
continent, par M. Stanley. —Texte et dessins 
inédits. — Neuf dessins de E. Ronjat, Th. 
Weber, G. Vuillier, Taylor et A. de Bar, et 
deux cartes. 

Journal de la Jeunesse. — 297^ livraison. 
Texte par Louis Rousselet, M™« Barbé, H. de 
la Blan chère, M°^« Gustave Desmoulin et Albert 
Lévy. 

Dessins : A. Marie, Férat, Boudet, Bonna- 
foux. 

Bureaux à la librairie Hachette et C'% 79, 
boulevard Saint- Germain, à Paris. 



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LA GALERIE DE BERLIN 



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lin .'prtMi(lrt> l;i puMicalioii 

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Musoe, «"U nia;_Miifinuos j)hol()};rai)hies 
lie 67 <ent. s\ir87. Louvrairo comprcu- 
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souscripteurs à la totalité «ie l'ouvrage. 

1^^ di'i>wt L'éiiéral pour toute la France 
est au bureau de la Ga:ef(c des Bcaux- 
.!'-/<•. «. rno Favnrt. où l'on peut, dés à 
iiais>ancedes deux 
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Van î)yck: Portrait d'isaholjp, fille de Phi- 
lippe II; \.c Christ mort o\ Mario-Macdcleitic. 

linh : Portrait .i'hitmnip ; Portrait de fL-i)iriie. 

H'Utein : Portrait d'homme. 

Murilli : Saint Antoine de Padoue. 

f'nlmij V(r hio : Portrait de femme. 

hophai I : Midonna Colonna. 

IX'u.K'r-nn'It : Sa>kia, femme de Remhrandt. 
irrer.lion de Lazare; le Christ 
.1 Jean et ses anges. 

ii! : Diane rhasseressc. 

E l,a Sainte face. 



Deuxième livraison 

'■'•rr'7. : LZ-da; lo et Jupiter. 

MiQn'ud : Portrait de Maria Mancini. 

'' " : Le Christ avec Marie, Elisabeth, et 

Ai -'.. : portrait di- ff-mme. 
huh.m : F»er-<c et Andromède. 
Si'jnf.rdli : Tableau daritel. 
Jiolfj*in : Portrait de jeune homme. 



Hait : ij 
PUfKk : i 



M 



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r Schmidt et sa femme. 

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h(^liofîraviir<'8 Durant d'après des pièces rares de 
l'nfuvro de Danbifiny, elr. Prix : 12 fr. 



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Durant; Noies de M. Ceor^'es Diiplessi». 
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d'après les maîtres anciens, tirées sur «liine et 
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fesseur William Ln}.'er; texte sur papier <l<! Hol- 
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.M.M. le cunite de. l'alloux dt! l'Aeadéuiie franeaise, 
II. P. Doni Piolin de Solesnics, .1. André, E. Bel- 
langer, <îuy de Cliarnacé, etc., etc. 

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P»n*, - la,;,. F. DKBO.N-S et C*. 1<Î. rae da Croi.Mijt. 



U Rédacteur en chef, gérant : L/JUI3 OONSE 



N° 28 — 1878 



BUREAUX, 8, RUE FAVART. 



2i Août. 



LA 



CHRONIQUE DES ARTS 



ET DE LA CL'RIOSITÉ 



SUPPLEMENT A LA GAZETTE DES BEAUX-ARTS 

PARAISSANT LE SAMEDI MATIN 

Les abonnés à une année entière de la Gazette des Beaux-Arts reçoivent g/aiiiutiiicr/^ 
la Chronique des A.ts et d; la Curiosité. 



Un an 



PARIS ET DEPARTEMENTS 
12 fr. I Six mois. 



8 t 



CONCOURS ET EXPOSITIONS 



EXPOSITION UNIVERSELLE 

Les jurys des classes industrielles 

M. Edouard André, président de ïUnioncen- 
trale, avait adressé, dernièrement, ùM.Krantz 
une lettre pour le prier d'examiner s'il n'y au- 
rait pas lieu de désigner ou d'adjoindre dans 
chacun des jurys des classes industrielles un 
membre qui aurait pour mission particulière 
de faire un rapport spécial sur la valeur artis- 
tique des ]iroduits exposés. M. le commissaire 
général de l'Exposition a donné son entière 
approbation à cette idée dont la réalisation 
comblerait une lacune importante : en elfet, 
les rapports des classes, faits toujours par les 
hommes les plus compétents, ont cependant 
un caractère trop spécial puisqu'ils se bornent 
à apprécier les produits au point de vue de la 
technique et des progrès industriels réalisés. 

Nous espérons que M. le ministre de l'agri- 
culture et du commerce, ainsi que la commis- 
sion supérieure des expositions, comprendront 
toute l'importance de cette innovation qui 
compléterait d'une façon si utile les renseigne- 
ments qu'il importe de recueillir sur l'état de 
nos industries qui relèverit plus particulière- 
ment de l'art. La Chronique avait précédem- 
ment émis le même vœu; elle le renouvelle 
aujourd'hui avec une plus vive insistance. 



EXPOSITION RETROSPECTIVE DE TABLEAUX 

au pavillon de Flore 

Mardi, à deux heures, a eu lieu au palais 
des Tuileries, dans le pavillon de Flore, 
l'ouverture de l'exposition rétrospective des 
tableaux anciens et modernes. Cette exposition 
comprend plus de 500 tableaux, dont la plu- 



part .-ont signés de noms de maîtres. Elle 
occupe les quatre salles du rez-de-chaussée. 

Le produit des entrées est destiné k la fon- 
dation du Musée des arts décoratifs, orga- 
nisé par les Sociétés réunies de l'Union cen- 
trale et du Musée des arts décoratifs. 

Cette exposition, des plus intéressantes, 
contient beaucoup d'œuvres déjà connues et 
précédemment exposées soit aux Alsaciens- 
Lorrains, soit au boulevard des Italiens, soit à 
l'Union centrale. Quelques (envres sont, au 
contraire, nouvelles pour le public et mérite- 
ront un examen attentif. Des vitrines d'objets 
d'art compléteront cette exposition à laquelle 
nous pouvons prédire dès maintenant un vif 
succès, même au milieu de toutes les autres 
attractions de Paris en ce moment. Nous 
citerons parmi les principaux exposants : 
MM. Edouard André, l'un des présidents du 
Comité de patronage du .Musée des arts déco- 
ratifs, Rothan, de lieurnonville, etc. 



La deuxième exposition de peinture de la 
Société artistique l'Union est ouverte depuis 
le 17 de ce mois, lu, rue de Lancry ; elle 
durera jusqu'au 1 i septembre. 



La distribution des récompenses décernées 
aux artistes exposants du Salon de Saint-Ger- 
main aura lieu demain dimanche 25 août, à 
une heure très-précise , dans la salle du 
Théâtre. 



L'ouverture de la XX Vl™^ Exposition des 
Beaux-Arts, que la ville de Rouen doit avoir 
en 1878, est fixée au 1'"' octobre prochain; sa 
clôture aura lieu le lu novembre suivant. 



218 



LA CHRONIQUE OKS ARTS 



NOUVELLES 



î n J'urir.iii (1 llilîli-'^ >iiiii <i I itr jii.iif 

«u* Louvn», sâlU" lif» Se|«t-lJirinin«^«>. (Vo>t 
c«lui de M. IV>cheJ, ami »iii pniitn». Nous 
«l'on» uarlt^ ici im'mo de coMr «iMivrc inlêros- 
sAtitA, il y a onviron cmq ou jix ini^i«, ,iti 
momoot uù oile ejl oolrt^e au miis«v<- 

%}§. Horh«t \\h ont o\\or\ cp pn'Ti<ii\ jim- 
IraU ao Lotivro. ;« Li condition qu'une copie 
54>r«i( jTiniM» A rhacHii des >ept membres de 
la famille, condition aujourd'hui remplie. 

\ Il Conservation du musée égyptien au 
1^,' ■ ' ■ '- ■ r en Ci» moment des écriteaux 

oï: taill»''* sur la base des piùces 

le* iiw- ;ii ■ I ■ --.liite^ de ce musre. 

Db' a aussi exposé, depuis quelques mois, 
un certain nombre de papyrus rclaLif-i à la 
TIC civile, avec la traduction au-dessous. 

Ceci csl de bon augur»^; nous arriverons, 
p«u à pcti,A avoir un musée bien organisé. 

,*. Le conseil municipal de Paris, sur la 
prr:* - '• - '•'' M. .' -^hé-buval, au nom de la 
5» , :f le^^ conclusions d'un 

no iiit à employer comme 

sui' "' fr. alfecté aui beaux - 

art- -> : 

Tr. ,1 exécution.. 2U0.GI4 fr. 

^ de sculpture au 

; iiniéresPunéraUles. 2;i.O00 fr. 

; li.OOO 

idit prrtlu KI.OOO 

PeàlW*, i«» HuMiululki . . i. 0<»() 

Tolai .•2.000 fr. 

.* Le l"a "''i, <! 1 Ac'inemie fran- 

çaise, la séa ne annuelle, présidée 

p4r II. Il ■ -t sur les con- 

cours d .taire perpé- 

tO'-' iui' 'Ji ' •-- ivi.a-.'i sur les livres 

d*- ' 1 et HambosioQ que TAcadémie 

co . 

qu'elle croit avoir d'encourager, 

pf -.1.. .1.- fifiiieet de style, des 

tx , qui, tout d'abord, 

j«^ U'H' r 'i >a compé- 

Ir içué l'ou- 

Tj- ., . > et celui 

<Jc Ji. i 1 sur ^.» tlatrftoiuei du son tt 

tltl irîi' • rnu**'plC. 

d» 

leij..geiGt> . part C(jn''id'-rai,.l'' 

est fii'e à comme à l'étude 

^f. T ' que 

II) -son 

Cî . i'" por- 

U< de main 

de r;!^!.;*- y-ii -i . i" iii,. -i )>; '-liileaU de.S 

rapports que le çranâ artiste eut avec le» 



bommes illustres de son temps est si heureu- 
sement présenté, si b.ibiienuMit mis en reliel', 
qu'en faisant un livre d'art l'auteur se trouve, 
«n lin de compte, avoir fait aussi un livre de 
b.Miiie liltératiire et de same morale. » 

.'. Aujcuird'liui samedi, ("i deux heures pré- 
ci^l■^, .M. Ijnile Trélat, directeur de l'école 
spéciale d'ar(!iitecture, fera au palais du Tro- 
cadéro \Salle du pavillon de >;auclie, cAlé de 
Passy), une conférence sur le Mobilivr. 



LE MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS 



Souscription ouverte ;\ la Gazdtc des Bcau.V'Art^ 

Précédentes listes 8.550 fr. 

M. Jules Cousin, bibliothécaire 
de la ville de Paris, .'i l'hôtel 
Carnavalet, |)ar an 20 

M. Jules Sonrdois {ii Creil, Oise) <00 

ToUl 



8.070 fr 



NÉCROLOGIE 



On annonce la mort subite, à Bruxelles, de 
.M. Modeste Carlier, fifintre, ancien (''lève de 
Picul. Il avait ci(i<]uaiit.e-ipialre ans. 

Lo |<ouvernenient liclffe lui avait commandé 
récemment quatre (ijrandes toiles «lécoratives 
pour le palais des Académies. Ces toiles, re- 
présentant l'art égyptien, l'art grec, l'art go- 
thique el l.i Renaissance, restent inachevées. 



CORRESPONDANCE DE BELGIQUE 

I.BS PKf.VrtBES DR M. LOI IS OAU.MT AC pÉMAT 

(Suite) 

Loui.s Gallait, à qui je vais arrivi-.r, a gardé de 
celte époque le pmcédé iurgenieul décoratif, lu 
Couleur épaispe et sonore, l'ignorance absolue du 
ton vrai dans la vraie luinièrc. Son innneuce, très- 
grande entre I8i0 et 18C0, n uiéine aggravé daoR 
l'école du teiii;i9 la teudauce romautique. 

Il l'avait subie lui même au coula';l de* peintu- 
re» de iJcveria et de Iloberl-FifMjry. 

Six portraits bii^toriques ee muuI ajouté» à oeux 
qui fifniraient déjà au .^énal. Les anciens élnierit 
Chariemagne, Godffroid de Bouillon, Philippe 
d Alsace, Jean II, I»abelle el Albert. Le» nouveaux 
font Pépin de Heristbal, Robeit de Jérusalem, 
iSaiidouin de Conslanlinople, lévéque de Liège 
Notger, Guillaume le Bon, Philippe le Noble. 
Trois panneaux attendent le complcmeot de la 
série; ils sont réservés à Philippe le Boa, Charles- 



ET DE LA CURIOSITE 



219 



Quint et Marie-Thérèse. On saura définitivement 
alors si cet ensemble de portraits manquait h 
l'histoire de l'ar/, contemporain de l)rl;,'i(|u('. 

Je ne le pense [las pour ma part. Ciiailruiaj^'iic 
pas plus que Godel'roid de Bouillon ne sont faits 
pour grandir l'art belpc. Et ils ne grandissent pas 
davantage l'artiste qui les a peints. J'en trouve une 
preuve dans la manière dont les nouveaux por- 
traits ont été compris. 

Pépiîi est debout, la jambe gauche repliée. Une 
main est posée sur la hanche; l'autre main serre 
la garde d'un poignard à gaine rouge. 11 porte une 
corne en sautoir. Ses jambes sont entourées de 
lanières. Un casque cerclé d'une couronne couvre 
sa tête. Par-dessus sa cuirasse un manteau de 
peau de bête s'étend et retombe le long de la 
jambe g.iuche. La tournure du personnage est vio- 
lente. Cela est bien dans le caractère lie Pé|)in. 
Mais le peintre aurait dû négliger un elTet facile, 
l'expression terrible du visage obtenue au moyen 
du froncement de la face. On ne peint pas autre- 
ment Croquemitaine. 

Robert de Jérusalem est appuyé des deux mains 
sur son bouclier, le glaive dans la main droite. Il 
est vu de face, le corps en trois quarts. Un cein- 
turon retombe sur sa robe couleur olive. Ni ex- 
pression, ni style. Au surplus, la figure pose sans 
aucune indication sur le caractère de l'homme, ni 
les mœurs du temps. A quoi bon dès lors la nom- 
mer historique? 

Même observation pour le Baudouiji. Il est re- 
présenté debout, de face, une main posée sur un 
des bras du trône. L'autre main tient le sceptre. 
Un manteau brodé d'or couvre ses épaules, relevé 
sur l'épaule droite par une agrafe. De ce que ce 
personnage a pensé et voulu, pas un indice. Nous 
sommes en pleine convention. Baudouin, comme 
Pépin, comme Robert, est simplement un modèle 
d'ateher à qui on a mis une défroque. Encore le 
peintre aurait-il très-mal interprété le modèle : je 
n'en connais pas d'aussi noirs ni d'aussi engoncés. 
Baudouin et Robert ressemblent à des saints de 
village, effroyablement immobiles et tout sales de 
vieille poussière, qu'on habille de paillon et de 
velours, les jours de la procession. 

J'aime mieux VÉvêque Notger. La tête est résolue 
et me dit un caractère. Le geste de la main aidant, 
je puis du moins rétablir une série d'actions en 
conformité avec les indications de la figure. 
L'évèque est habillé de vêtements sacerdotaux. 
Un surplis broché d'or et enchâssé de pierreries 
s'aperçoit sous la dalmatique vert et or. Il est 
debout, un bras tendu, la crosse pastorale dans la 
main droite. 

Guillaume le Bon a bien aussi la face de l'em- 
ploi. Une débonnaireté se lit sur son visage pla- 
cide. Chose plus rare chez Gallait, les mains sont 
en rapport avec la tête. Il tient dans l'une d'elles 
une charte. Robe vert or, avec un surtout couleur 
feutre broché de lions héraldiques rouges et 
noirs. 

Philippe le Noble, le dernier des six portraits, 
porte