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Full text of "Annales historiques de la révolution de l'Amérique latine [microforme] : accompagnées de documents à l'appui, de l'année 1808 jusqu'à la reconnaissance par les états européens de l'indépendance de ce vaste continent"

IMAGE EVALUATION 
TEST TARGET (MT-3) 




1.0 îfi- IM 



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22 
2.0 



1.8 





1.25 


1.4 1.6 




« 6" 


► 



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Photographie 

Sciences 

Corporation 



23 WEST MAIN STREET 

WEBSTER, N.Y. 14580 

(716) 872-4503 




CIHM/ICMH 

Microfiche 

Séries. 



CIHM/ICMH 
Collection de 
microfiches. 




Canadian Institute for Historical Microreproductions / Institut canadien de microreproductions historiques 





Technical and Bibliographie Notes/Notes techniques et bibliographiques 



The ksstitute has attempted to obtain the best 
orig'f'tal copy available for filming. Features of this 
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□ Coloured covers/ 
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□ Covers damaged/ 
Couverture endommagée 



□ 



D 

□ 
D 



V 



D 



Covers restored and/or laminated/ 
Couverture restaurée et/ou pelliculée 



Cover title missing/ 

Le titre de couverture manque 



I I Coloured maps/ 



Cartes géographiques en couleur 

Coloured ink (i.e. other than blue or black)/ 
Encre de couleur (i.e. autre que bleue ou noire) 



Coloured plates and/or illustrations/ 
Planches et/oi. illustrations en couleur 



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Relié avec d'autres documents 

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mais, lorsque cela était possible, ces pages n'ont 
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L'Institut a microfilmé le meilleur exemplaire 
qu'il lui a été possible de sa procurer. Les détails 
de cet exemplaire qui sont peut-être uniques du 
point de vue bibliographique, qui peuvent modifier 
une image reproduite, ou qui peuvent exiger une 
modification dans la méthode normale de filmage 
sont indiqués ci-debsous. 



□ 

D 

n 

□ 



V 



D 
D 

n 

D 



Coloured pages/ 
Pages de couleur 

Pages damaged/ 
Pages endommagées 

Pages restored and/or laminated/ 
Pages restaurées et/ou pelliculées 

Pages discoloured, stained or foxed/ 
Pages décolorées, tachetées ou piquées 

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Pages détachées 

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slips, tissues, etc., hâve been refilmed to 
ensure the best possible image/ 
Les pages totalement ou partiellement 
obscurcies par un feuillet d'errata, une pelure, 
etc., ont été filmées à nouveau de façon à 
obtenir la meilleure image possible. 



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Additional comments:/ 
Commentaires supplémentaires; 



This item is filmed at the réduction ratio checked below/ 

Ce document est filmé au taux de réduction indiqué ci-dessous. 



10X 








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lire 

détails 
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modifier 
ger une 

filmage 



ées 



The copy filmed hère has been reproduced thanks 
to the generosity of : 

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the last page with a printed or illustrated impres- 
sion, or the back cover when appropriate. AH 
other original copies are filmed beginning on the 
first page with a printed or illustrated impres- 
sion, and ending on the last page with a printed 
or illustrated impression. 



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shall contain the symbol — »> (meaning "CON- 
TINUED"), or the symbol y (meaning "END "), 
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Bibliothèque nationale du Canada 



Les images suivantes ont été reprodu tes avtc le 
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dernière page qui comporte une empreinte 
d'impression ou d'illustration, soit par le second 
plat, selon le cas. Tous les autres exemplaires 
originaux sont filmés en commençant par la 
première page qui comporte une empreinte 
d'impression ou d'illustration et en terminant par 
la dernière page qui comporte une telle 
empreinte. 

Un des symboles suivants apparaîtra sur la 
dernière image de chaque microfiche, selon le 
cas: le symbole — ► signifie "A SUIVRE", le 
symbole V signifie "FIN". 



re 



Maps, plates, charts, etc., may be filmed at 
différent réduction ratios. Those too large to be 
entirely included in one exposure are filmed 
beginning in the upper left hand corner, left to 
right and top to bottom, as many frames as 
required. The foliowing diagrams illustrate the 
method: 



Les cartes, planches, tableaux, etc., peuvent être 
filmés à des taux de réduction différents. 
Lorsque le document est trop grand pour âtre 
reproduit en un seul cliché, il est filmé à partir 
de l'angle supérieur gauche, de gauche à droite, 
et de haut en bas, en prenant le nombre 
d'images nécessaire. Las diagrammes suivants 
illustrent la méthode. 



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6 


6 



ANNALES HISTORIQUES 



DE LA RÉVOLUTION 



DE L'AMÉRIQUE LATINE. 



A. F. — I, 



DU MÊME AUTEUR : 

HISTOIRE DES PROGRÈS DU DROIT DES GENS EN EUROPE ET 
EN AMÉRIQUE, DEPUIS LA 1\M\ DE WESTPMALIE JUSQU'A NOS 
JOURS, par Henii Wiikato.n; tr.iduile en espagnol et augmentée. 
2 vol. in-8°. Paris, 1801. 






i 



,|i 



COL..ËCTION HISTORIQl E COMPLÈTE DES TRAITÉS, CONVEN- 
TIONS, CAPITULATIONS, ARMISTICES ET AUTRES ACTES 
DIPLOMATIQUES DE TOUS LES ÉTATS DE L'AMÉRIQUE LATINE 

compris entre le golfe du Mexique et le cap do Horn, depuis 
l'année 1493 jusqu'à nos jours, précédée d'im Mémoire! sur l'état 
actuel de l'Amérique, de tableaux statistiques, d'un dictionnaire 
diploiîiatique, avec une notice historique sur chaque traité im- 
portant. 

Cet ouvnige est divisé en trois périodes : 

La preinière comprend l'époque coloniale ;-6 vol. in-8*. 

La seconde commence à la révolution et se termine à la reconnaissance 
par l'Europe des Etals indépendants de l'Amérique latine ; 

La troisième embrasse l'époque qui s'est écoulée depuis l'indépendance 
de ces Etats jusqu'à nos jours. 



BESANÇON, IMPRlMEItlË DE ;. JACQUIN. 



//?/ 



i/z. 



JROPE ET 
QU'A NOS 
iginonlée. 



CONVEN- 
S ACTES 
l LATINE 
i, ck'puis 
sur l'ôtat 
tioniiaire 
[•ailé im- 



ANNALES HISTORIQUES 

Dë la IlÉVOLliTlOIV 

DE L'AMÉRIQUE LATINE, 

ACCOMPAGNEES 

DE DOCUMENTS A L'APPUI. 

DE V.^U ,808 ,„-SQ,rA LA HECONNAISSANC. LAH LE. ÉTATS Et'noPÉENS 
UE LINnFM.FNDANCE DE CE VASTE CONTINENT. 



PAR 



M. CHARLES CALVO, 



MEMRFIK CORRKSPO.NDANT DE L'INSTITI T II 



ME.MBKK nE ,. A s o r I L T F ■'": .^ "■■■ "'•''•»"«":. 

A . 0(,1I.T.., „t GKOCRAPHIE l,K FRAN 
"K LA soniETE nts ECONOMISTES I.E PARIS • 
"^' '■ 'N^TITUT n.STOR.giE ET GEOCRAPII.QLE DU RIO Dl^ I.A PLATA. 



r. E 



naissiincG 
perulance 



TOME PREMIER 



»<JÏ»ioo_ 



PARIS, 

LIBRAIRIES DE 
A- DURAND. I GARNIEU frères, IL 

nue des G,è,. 7. | Rue des Sain.s-Pères. 6. 



HACHETTE 4 Ci% 

Boulevard S'-Germain , 77. 



ESPAGNE, 
LIBRAIRIE DE C. BAILLY - BA (LLIÉRE, 

MADKID, PL»H DEL Pr.lsciPE AUOINS», 8. 

1864. 

TOUS DROITS KÉSEUVÉS. 



Cet ouvrage forme la seconde période de la Collection historique 
des Traitis de l'Amérique latine, du même auteur. 



de 
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30 
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pa 



4 



INTRODUCTION 



— »-«*«ir— 



I, 



historique 



I. 



Comme nous l'avons offert dans l'introduction de la 
première période de cet ouvrage, c'est-à-dire des six pre- 
miers volumes qui ont paru et qui comprennent l'époque 
coloniale des Etals, aujourd'hui indépendants, de l'Amé- 
rique latine, nous allons donner une idée rapide de l'état 
social, industriel et économique , dans lequel la révolution 
trouva ces peuples lorsqu'ils s'émancipèrent de leur métro- 
pole. Mais auparavant, c'est pour nous un devoir d'offrir 
l'expression de notre reconnaissance aux sociétés savantes 
et à la presse européenne et américaine (i), qui nous ont 



l.'aiileiir 
M'iiiplit la |>njmv!'se 

'|m'iI a h'ili! 
iliiiis la |>ri'inibio 



(1) Voyez les publications suivantes : 

Le Journal des Savants de Paris, mois de mai 1862, pag. 322. La Revue 
des Deux-Mondes du l-^r septembre 1862, pag. 237. Le Moniteur universel 
du 17 et du 20 décembre 1862. La France du U novembre 1862. La Revue 
du monde colonial du 15 octobre 1862, pag. 303. L'Opinion nationale du 
30 juin 1863. Le Mémorial diplomatique , n" 31. The Home and Foreign 
ReviewiUx mois de juillet 1863. Le Journal des Economistes de 1863. Le 
Bulletin de r Académie des sciences politiques et morales, session de novem- 
bre 1863, pag. 185. Le Journal des Savants de Gœltingue, 1863, n» 7, 
pag. 250. Le Précurseur d'Anvers du 13 janvier 1862. l'Época de Madrid 



MiinirusialiiinL 
ilcinll'aiiti'iir 
H r'Mé r<)l>ji't. 



VI IMTHOPUCTION. 

l'ail rii()nn(3ur d'applaudir on lermcs d'iiiie fxIrriiK; hionvcil- 
lanco à la pubiicalion do cet ouvrage. Nous (''lions loin do 
nous altoudie à dos lûmoignagos aussi l'avorablos, biiTi 
que nous croyons celle œuvre desliuée à fournir d'alton- 
danls nialériaux pour les sciences el pour l'hisloire du 
vaste conlinent (jui nous occupe. 

Parmi ces lénioignages, nous ne pouvons nous dispenser 
de placer en preniioro ligne el de reproduire lexluellemenl 
les paroles llalleuses par les(iuellos le souverain de la 
grande nation française a daigné nous encourager, par l'en- 
Iremise de son honorable ministre des all'aires étrangères. 
Voici ce document: 



MINISlÈltK DES AFFAUIES ÉlKANnÈRGS. 

t 

i'aris, le 9 avril ISG.'). 

Monsieur, 

Je m'empresse de vous faire connaître que, |)ar décrol 
du A de ce mois, rendu sur ma proposition, l'Empereur 
vous a conféré la croix d'olTicior de son ordre impérial de 
la Légion d'honneur. Sa Majesté a voulu vous donner, à 
l'occasion du savant ouvrage historique que vous publiez 
sur les traités anciens el modernes de l'Amérique latine, el 
que vous lui avez dédié, un témoignage de son estime par- 
ticulière et de sa haute satisfaclion. Je suis heureux d'avoir 
élé à môme d'appeler sur vous cette manjue de distinction 
donl vous êtes si digne , el , en vous transmeltanl les in- 



thi 21 novembre 1862. Le Merrurio de Lima du 19 seple'nbro 1863. Le 
Feiro-Carril de Santiago du 22 janvier 1863. Les Andes de Guayaqiiil du 
22 janvier 18GV. Et beaucoup d'autres journaux d'Europe et d'Amérique, 
qu'il serait trop long de menliouiier. 



hipiivcil- 
is loin do 
les, hiuii 
r d'altdn- 
itoirc (lu 

lispcnsor 
lellcment 
in (N; la 
par l'en- 
angères. 



r tlccrcl 
nporour 
érial de 
inner, à 
publiez 
itine, et 
ne par- 
d'avoir 
inclion 
les in- 



1863. Le 
yuquil du 
iicrique , 



4 



INTHOniCTION. yii 

sij^iiesdc l'ordre, je vous adresse avec plaisir mes sincères 
l'élicilalions. 

Hcccvez, Monsieur, les assurances de la considéralion la 
plus dislin^iué*; avec K'Kpiellc j'ai l'honneur d'<Hre 

Voire très humble et 1res obéissanl serviteur. 

DnorvN UK Lnuvs. 

A Mniisioui' Culvo. 

Les opinions que nous avons émises dans le Mhnoiir. 
sur Xèktt actuel de l'Américpie nous ont valu (piebpies ob- 
servations d'un de nos savants bibliograplies. Ces observa- 
lions sont fondées, nous le croyons sincèrement, sur une 
extrême susceptibilité nationale, dont, soit dit en passant, 
nous n is souunes peu préoccupé en rapportant sans pas- 
sion et dans toute leur vérité les faits historirpies de notre 
émancipation, qui se trouvent d'ailleurs am|)lemenl con- 
Jirmés par des historiens et des publicistes éminents de 
tous les pays et surtout de la mère-patrie. 

Ce serait mal à nous, fils d'Esj)a£;nols, de contribuer au 
discrédit de notre mère-patrie, (jue nous aimons comme 
on aime ses ancêtres; mais en écrivain impartial, nous ne 
nous croirions pas à la hauteur de notre mission si nousdé- 
naturions la vérité historique pour flatter de mesfjuines 
j)réoccupations. Nous croyons au contraire avoir fourni des 
preuves irrécusables de notre impartialité, en n'émettant 
aucune assertion (jui ne fût appuyée sur des faits ou sur des 
documents ; faute de ceux-ci , lorsque les opinions des 
historiens américains n'étaient j)as d'accord avec celles des 
historiens espagnols sur certains événements de quelque 
importance, nous avons eu soin de soumettre les deux ap- 
préciations au jugement du lecteur impartial. 

Parmi les plus sérieux reproches qu'on nous a iails, 
on a dit : 



OiiHi'rvulKiMii 
pni' Ici (liM'liinos 
iliins Ir Uffiiiiiire. 



fiir l>'si|U('1es 
l'Iles Mijl rundéoi. 



Uepioches 
adressés b l'auteur. 



^1 



(.'niilPiir 

le» repoiissi! 

en se réft^rant 

il riilXuiii', 



Vm INTHODHaiON. 

« Que dans notrn travail prédominn un osprit lioslile à 
i'Kspa{,me, surtout à l'occasion ric son syslùnm colonial. 

j) Que les nouveaux Filais liispano-aiiiôricainsonltelienicnl 
nHroj;raiié en c<3 qui loucho à leur richesse, à leur pojiula- 
lion, à leur industrie el ,'i leur commerce, (jue dans l'état 
actuel ils sont dans une grande infériorité comparative- 
ment à ce qu'ils étaient àrépo(|ue coloniale. » 

Ces reproches nous paraissent aussi inconsislantsque peu 
fondés, el nous aurions voulu les passer sous silence; mais 
comme le sujet Gur lecjuel ils portent rentre dans l'ordre 
d'idées que nous devons développer dans ce travail, il nous 
sera facile de les comhatlrc sans nous écarter de notre route 
et sans qu'il soit nécessaire de faire le moindre eHort d'éru- 
dition et de logique. 

Nous commencerons par déclarer péremptoirement que 
nous n'avons rien dit dans notre Mémoire qui puisse justi- 
fier l'accusation irréfléchie qui nous est adressée, d'ingrati- 
tude el d'aversion pour notre mére-patrie. En comparant les 
différents systèmes de colonisation suivis dans les domaines 
de Sa Majesté Catholique el dansceux de la Grande-Bretagne, ' 
nous avons dit: «Que les lois des Indes condamnaient à 
mort l'Hispano-Américain qui communiquait avec un étran- 
ger, » el nous l'affirmons de nouveau, en priant notre 
savant contradicteur de vouloir bien consulter la loi vu, 
lit. Lxxvii de la Recopilacion, qui dit textuellement : « Il 
est défendu aux habitants de l'Amérique espagnole, sous 
peine de mort, de trafiquer avec l'étranger, sous quelque pré- 
texte que ce soit. Nous ajoutions ensuite, pour établir noire 
opinion sur l'étal arriéré dans lequel la révolution trouva 
ces peuples, que pendant que ces lois s'exécutaient avec 
une extrême rigueur dans l'Amérique espagnole, le gouver- 
nement colonial du Nord recevait à bras ouverts l'émi- 
grant européen, dont le concours faisait augmenter la po- 



hostile ù H 


colonial. 1 


lelleincnl H 


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iNTnoni r.TK». ix 

pidalion, rôducalion cl les lu'ojjrès de la civilisalion mo- 
drriic. 

» Le conlraslf .,.. ...'islors oITrail l'adriiinistralion des 
(l(3ux Aniéri(|Uf's, devait plus tard produire ses coiisé(|uen- 
ces ioiiicjues, de niènie (jue la mère-patriis devait recueillir 
à son tour hi IVuil d'une semence si l'uneslc » 

Est-ce donc celte ap[)réciàlion qui a pu nous attirer une 
condamnation si excessive et si imméiitée? Cependant 
ncus ne nous laisserons pas entraiiwM", à notre tour, à l'aire 
une lonj^ue dissertation sur un point d'iiistoire si coniui et 
à la portée de tous ceux (pii veulent se donner la peine 
d'éludier l'époque coloniale. Nous nous bornerons donc à 
répondre à notre contradicteur au moyen du discours 
prononcé réccnnuent devant le con^çrès par un des premiers 
orateurs de l'Espagne régénérée, dont la parole élocjuenle 
et pleine d'auloi'ité suMira pour convaincre les incrédules. 
Voici comment M. RiosRosas expli(|ue et compare le régime 
des deux colonies cl les causes [)rincipales de l'étal arriére 
dans lequel a vécu pendant |)rès de quatre siècles notre 
malheureuse Amérique, état dans lefjuel elle se trouvait 
encore à l'époque de son émancipation : 

« Messieurs, il y a en Amérique deux races européennes, 
deux peuples qui ont porté la civilisation à ses dernières 
limites : le peuple qui, jusfju'à la fin du dernier siècle, se 
nommait la Nouvelle Angleterre, et le peuple qui s'appelait 
hier encore la Nouvelle Espagne. 

t Messieurs, les hommes qui consliluèrenlle peuple de la 
Nouvelle Angleterre, n'étaient pas des colons envoyés par 
leur gouvernement dans ces contrées ou qui y avaient trouvé ^o"'""^ A"»'''""'« 
l'appui et la protection du gouvernement ; c'étaient quelques 
proscrits qui émigraienl, jusqu'à un certain point contre la 
volonté de leur gouvernement, qui l'uyaient jusiju'à ces ré' 
gions, à la recherche d'une terre étrangère où ils pussent 



0|iiiiiiiii 

ll'lltl 

éiniiifiil inrtliiii' 



(•iirci|Mi'iiiii'» 
en Ailléi'l<|UK. 



lie b |iu|<ii|:ilioii 
lie l;i 



Eliil ili" ("(^ pays 
(|iihihI éi'lala 
la rcvuliitioii. 



X INTRODUCTION. 

vivre en paix et en liberté, loin du gouvcrncnienl de leur 
pays, devenu (tp|)resseur à leurs yeux. Ce n'étaient pas 
([uelques aventuriers sans forlu le, c'étaient des hommes 
([ui tous occupaient une position sociale moyenne et (jui 
avaient des ressources pour vivro dans leur patrie; c'étaient 
des hommes dans l'aisance, de coutumes austères, d'une 
grande régularité de vie et de conduite, et qui conduisaient 
avec eux leurs iemnies et leurs enlanls ; c'étaient des hommes 
tous soumis nu même niveau social, sortant tous de la même 
classe, la classe moyerme; c'étaient des hommes qui, 
d'abord parla Iradilionet parles inslilulions de leur pa- 
trie, ensuite par les grandes luttes auxquelles ils avaient 
assisté comme acteurs et comme témoins, avaient le sen- 
timent de la liberté, les habitudes et les idées de la liberté, 
la possession, la connaissance réiléchie, le lanalisme de la 
liberté; c'étaient les dépositaires, les représentants les plus 
purs du principe de liberté; c'étaient les organes de la li- 
berté humaine dans toutes ses manilestalions, de la liberté 
municipale, de la liberté civile, de la liberté politique, de 
la liberté religieuse... Ainsi, Messieurs, ce peu[)le fonda 
une société avec la tradition et avec la religion, principes 
nécessaires de toute société humaine, et avec la liberté, 
élément lecond de toute société destinée à un rapide dé- 
veloppement. Par ces raisons, cette société a [va vivre et 
croître avec un merveilleux développement pendant l'es- 
pace de plus de cent années, presque sans autre frein que 
le frein de l'autorité divine, presque dépourvue du frein de 
l'autorité humaine. 

» Eh bien, Messieurs, cette société, quand survint pour 
elle la révolution, se trouvait en état de république; c'était 
une vraie républi(iue; là tout était répul)licain , les insti- 
tutions municipales connue les institutions civiles et poli- 
tiques; les sentiments, les habitudes, les coutumes, lama- 



l de leur 
aient pas 

hommes 
me et (\m 
; c'étaient 
es, d'une 
iduisaient 
s hommes 
3 la même 
mes qui, 

leur pa- 
ls avaient 
t le sen- 
la liberté, 
sme de la 
Is les pins 
s de la 11- 
!a liberté 

ique, de 
)le fonda 

)riiicipes 
liberté, 

)ide dé- 
vivre et 

mt l'es- 

\^in que 
frein de 

int pour 
j ; c'était 
es insti- 
el poli- 
, la ma- 



il,' la |)<<|iiruitioii 
de l'Ainùriquo 

ts|ia(;iioU'. 



INTROULT/ilON. VI 

ilière d'être, les principes, les idées, la vie intime, la vie 
privée, tout était républicain. Quand la révolution s'accom- 
j)lit, il n'y eut plus qu'une chose à faire, il n'y eut (ju'â chan- 
ger la coupole de l'édifice et à lui en subsiiiuer une nou- 
velle. Et lorsque dans ce pays, le pou^oir suprême demeura 
vacant, lorsqu'il s'agit de constituer le pouvoir central, à 
qui par hasard vint la pensée d'appeler à la domination de 
celte société un |)rince de la maison de Hanovre? Qui put 
faire un pareil rêve? Goiiunent une telle monstruosité serait- 
elle venue à l'esprit de quebju'un ? 

» El dans l'Amérique espagnole? Quels furent les hommes 
qui hrent la con(juêlede l'Amérique espagnole et (pii peu- 
plèrent ce pays ? Ce furent des soldats envoyés par le roi 
d'Espagne; des soldats et des vassaux de Charles V et de Phi- 
lippe II ; ces hommes qui n'avaient pas compris les derniers 
mouvements de la liberté expirante dans leur patrii ; ces 
hommes qui n'avaient pas compris les insurrections de Cas- 
tille, de Valence et d'Aragon; ces hommes qui, dans le domaine 
des idéi'S comme dans celui des sentiments, ne comprenaient 
rien antre chose que l'obéissance passive dans l'ordre reii- 
gieix, l'obéissance passive dans l'ordre politique; ces 
hommes, représeidanis exclusifs et organes occlusifs du 
princi|)e d'autorité, ce furenleuxcpii peuplèrent l'Amérique 
espagnole; et le principe d'autorité en tous pays et (hins 
toutes les relations fut le seul principe qu'ils implanlèrcnt 
dans l'Amérique espagnole. C'est avec ce seul principe, avec 
ce principe exclusif, qu'ils fondèrent cette société, et ils le 
déveloi)pèrent de telle manière, (jue ce principe se manifestant 
là dans des proportions encore plus exagérées qu'il ne s'était 

jamais manifesté dans la métropole, it se bnda là un des- s,i mani, vi.r 

podsme, paternel à la vérité, mais le despotisme le plus grand ,iJi'r"'Xws. 
(jii'ait connu llmmanilé dans les temps modernes, aussi bien 
dans l'ordre relirjicux que dans V ordre politique, dans l'ordre 



XII 



INTRODUCTION. 



Opinion? 

cniiclii^iites 

tic M. Hios liogns. 



administratif et dans l'ordre fiscal. Là paraissent les disposi- 
'ons du conseil des Indes; là se montre cet ensemble, admi- 
rable à un certain point de vue par le zèle et l'amour pour la 
race conquise, mais sous un autre point de vue harbnre, 
par la proscription de tout étranger, de tonte nouveauté. 
Dans les Indes tout était contrebavA'^, les idées aussi bien 
que les marchandises. La déification de l'autorité rot/ile, au 
double point ce? vue du pouvoir politique et du pouvoir reli- 
gieux, telle fut la constitution de l'Amérique espagnole, parce 
que là le roi était presque pape. 

» C'est de cette manière que se constitua celte société; c'est 
de celle manière qu'elle vécut pri^s de quatre siècles ; c'est de 
cette manière qu'elle arriva à la révoluuon. La société de 
la métropole^ en contact avec l'Europe, témoin et jusqu'à 
un certain point victime des révolutions européennes, en 
présence d'une autorité plus tempérée et plus discrète que 
dans l'autre liémisphére, la société delà métropole voyait, 
entendait, étudiait, apprenait, méditait, faisait tout ce qu'il 
était impossible de faire à la société américaine, cliez la- 
(|uelle les coutumes, et cela jusqu'à ces dernières années , 
s'étaient conservées et pétrifiées de telle sorte, que les cou- 
tumes de Manille, de Lima et de Mexico étaient, il y a qua- 
rante ans , les mêmes que celles do l'Espagne à l'avène- 
ment de Philippe V (i), » 

Il résulte donc de la savante exposition faite par l'éminent 
orateur espagnol, que l'éducation^ au moment où la révo- 
lution éclata chez les peuples hispano-américains , était 
dans le même état où l'avait laissée le gouvernenient de 
Charles II à l'avènement de Philippe V, c'est-à-dire que 
pendant plus d'un siècle ces peuples n'avaient pos fait un 



(1) Discjurs de M. Rios Rosas à propos de la question du Mexique, au 
congrès dtso députés, séance du 13 janvier 1863. 



les disposi- 
ibîe, admi- 
our pour la 
e barbare, 
nouveauté, 
aussi bien 
! roi; lie, au 
nivoir rcli- 
nole, parce 

ociété; c'est 

35; c'est de 

société de 

et jusqu'à 

îennes, en 

is^rcte que 

olc voyait, 

mt ce qu'il 

1, cliez la- 

s années, 

ne les cou- 

1 y a qua- 

à ravcne- 

l'éminent 
m la rêvo- 
ns , était 
leriient de 

dire que 
i?s fait un 

tlexiquc , au 



INTRODUCTION. XIII 

seul pas dans la voie de la civilisation moderne. — Qu'avons- 
nous dit de plus dans les quelques paroles que nous avons 
consacrées à cette époque? Ce point d'histoire ayant été si 
clairement élucidé par M. Rios Rosas, il serait supertlu et 
inopportun d'apporter d'autres documents à l'appui de nos 
assertions, qui trouveront d'ailleurs leur développement 
naturel dans le cours de notre travail. Le premier re[)rocho 
émis par notre savant contradicteur se trouvant écarté, 
nous allons aborder le second, qui, sans aucun doute, con- 
cerne l'époque la plus intéressante et la moins connue de 
la vie des peuples américains. 



II. 



Pour atteindre le but que nous nous proposons, c'est-à- Maniiie 
ire pour mettre en évidence les erreurs grossières qui se repousse 
commettent en plein xix« siècle, lorsqu'on nous représente •'''«''""•' '■*p""=''e 
d-^ns un état plus arriéré que celui dans lequel se trouvait 
l'Amérique espagnole quand elle s'émancipa de sa métro- 
pole, il est indispensable de remonter, comme point de 
départ, à la période la plus prospère de l'époque coloniale, 
pour la comparer ?vec le présent , en ne nous écartant 
jamais de la statistique et des chiffres officiels, c'est-à-dire 
du terrain pratique^ parce que c'est la seule base solide sur 
laquelle puisse et doive s'appuyer une argumentation sé- 
rieuse. 

Voyons donc quel était l'état et le développement de la 
richesse, de l'industrie et du commerce des colonies his- 
pano-américaines au commencement du dix-neuvième 
siècle, à ce moment où se préparaient les éléments qui 
mirent le sceau à leur indépendance. 

Le Mexique, qui était une des colonies es \gnoles les 



Etat du commerce 

et de l'iiiduslrie 

dans l'Améiique 

espagnole 

au commencement 
du XW siis'Ie. 



Sllpl'lfil'ic! 

Kl sliiiiiliuri 
ilu riiyotiiiio 
iIm Mexii|ii'. 



Sm popululiuii. 



Gi'iMnlo fi'itililr 

(lu !<i<l ; 
ses pi'ixldctlons 



XIV INTRODUCTION. 

plus prospcros de l'Amérique, complaît à cette époque un 
lurriluire de 118,000 lie-jes carrées do superficie (i), dont 
les deux tiers dans la zone tempérée et le reste dans la zone 
torride, JGjissant, par suite de la grande élévation de ses 
collines, d'un climat analogue à celui du printemps dans 
le centre de l'Italie et de l'Espagne. 

Celte vaste étendue de territoire, l'une des plus grandes 
de cette partie du monde de Colomb, ne contenait qu'une 
population de cinq millions huit cent cinquante mille ha- 
bitants, divisés alors de la manière suivante: deux mil- 
lions et demi d'indigènes, un million de Mexicains d'origine 
espagnole, soixante-dix mille Espagnols européens, et deux 
millions deux cent soixante-dix mille métis (2). 

Les céréales, cultivées sous la zone torride dans tous les 
terrains situés à une altitude de cinq à six cents toises 
au-dessus du niveau de la mer, se reproduisent dans 
la proportion de vingt-quatre grains pour un. Le maguey 
peut être considéré comme la vigne des indigènes. La 
culture de la canne à sucre y avait fait en peu d'années de 
rapides progrès. Du port de la Vera-Cruz on exportait an- 
nuellement onze millions de livres, équivalant à 0,500,000 
francs. Les côtes occidentales produisent du coton de la 
plus belle qualité, ainsi que du cacao et de l'indigo. La va- 
nille des forêts de Quilale offrait une récolte annuelle de 
neuf cents milliers. Le tabac se cultive avec soin dans les 
districts d'Orizaba et de Cordova, où il est de qualité supé- 
rieure ; la cire abonde dans le Yucatan ; la récolle de la 
cochenille à Oajaca était de huit cent mille livres par an ; 
les bêles à cornes s'étaient extrêmement multipliées dans 



(1) Voyez le tableau n" 1, sur la superficie et la population de l'Atuériquc 
espajçiiole, etc. 

(2) HUMBOi.DT, tome ler, paj;'. 3G8. 



)oqun un 
(1), dont 
is la zone 
)n (le ses 
(ips dans 

I grandes 
t qu'une 
Tiille ha- 
eux mil- 
[l'origine 
;, et deux 

1 tous les 

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500,000 

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Aiiiûrique 



l.i> proilnit 

(Ips iiiiiii'S 

y (li'pas^e wliii 

ili'S :iiilri.'S coluriies. 



Qiianlllé 

ili' mimrr.'irc 

finiriiic 

p:i|' l;i Monrwiiu 



IMHODir.TION. XV 

les provinces intérieures (i) et sur les cotes orientales, entre 
Panuco et Iluasacualco. Les dîmes du clergé, dont la valeur 
indique l'accroissement de la production, avaient augmenté 
d'un cinquième depuis 1800. 

Mais ce qui distingue plus particulièrement le Mexique 
dos autres contrées de l'Amérique, c'est le produit de ses 
mines. Jusqu'à la guerre de l'indépendance, on l'estimait 
aunuellemeni à seize cents kilogrammes iVor et à cinq cent 
trcnle-scpt mille l;ilo(jrammcs d'argent, évalués 23,000,000 
de piastres ou 115,000,000 de francs, équivalant à la moitié 
de la valeur des métaux précieux qui s'exportaient an- 
nuellement des mines des deux Amériques. 

L'hôtel des monnaies de Mexico a fourni, de l'année 1690 
à180r{, plus de 1,353,000,000de piastres ou 6,705,000,000 
de francs. Trois districts de mines, Guanajuato, Zacatécas 
et Catorce, qui forment un groupe central entre les SI'' et .i..- 1090 1. 1803. 
24* degrés de latitude, produisaient presque la moitié de 
tout l'or et l'argent extraits annuellement des mines de la 
Nouvelle Espagne. Le seul fdon de Guanajuato, plus riche r.ùiiessn dos mines 
que celui de Potosi, donnait annuellement, terme moven, '" '"'""■^J"'""' 
cent trente mille kilogrammes d'argent, ou la sixième partie 
de tout l'argent ipi'exportait annuellement rAméri(jue jus- 
qu'à la guerre de l'indépendance i-). La seule mine de Va- 
lenciana, dans laquelle les fi'ais d'exploitation dépassaient 
quatre millions et demi de francs, n'a pas cessé de produire 
annuellement à ses propriétaires, pendant (juarante ans. 



(1) On donnait le nom de provinces inlériourcs à celte étendue de terri- 
toire qui ?e trouve m nord et au nord-ouest du royaume de lu Nouvelle 
Galice. Elles comprenaient : l» le petit royaume de Léon , 2" la colonie du 
Nouveau Saint-André, H» le Texas, 4" la Nouvelle Biscaye, .)<> la Sonora , 
6" Cahaliuila, 7» le Nouveau Mexique. Elles occupaieni en tout une sui>er- 
ficie de 39,373 lieues carrées, peu|)lées de 33'J,:200 habitants. 

(2) Voyez le tableau n» 4, 



lorco 



Succës liniiié 

ilpi entreprises 

'jjricolfs. 



Valeur intriiist-qiiv 

des mines 

(lu Mexique. 



Industrie 
mitnufai luiière. 



XVI INTKODIT.TION. 

un profit net de trois miliions de francs, qui s'est élevé quel- 
ques années à six miliions. Ces produits expliquent la for- 
tune de quelques grandes maisons d'Espagne, qui jouissent 
d'immenses revenus. Les défrichements qu'avaient occa- 
sionnés les mines auraient dû encourager l'agriculture dans 
les environs; mais, en général, les spéculations se portaient 
vers ce genre de richesse préférable ment aux entreprises 
agricoles, qui étaient en nombre restreint, et établies sur 
une faible échelle. 

Selon le savant Humboldt, la richesse des mines mexi- 
caines consiste plus dans l'abondance que dans la valeur 
intrinsèque des minerais d'argent; cette valeur ne s'élève, 
taux moyen, qu'à 0,002 (ou trois à quatre onces par quintal 
de cent livres). La quantité de minerai extraite au moyen du 
mercure est à celle produite par la fonte dans la proportion 
de 3 1/2 à 1 . Le procédé de l'amalgamation, dont on se ser- 
vait, était très long et causait une grande perte de mercure ; 
cette perte, dans la Nouvelle Espagne, s'élevait à sept cent 
mille kilogrammes par an, ou quatorze mille quintaux. Il 
esta présumer que les cordillières mexicaines fourniront un 
jour le mercure, le fer, le cuivre et le plomb nécessaires à 
la consommation intérieure (i). 

L'industrie manufacturière au Mexique; à l'époque colo- 
niale, dans son plus grand développement, n'est pas arrivée 
à produire plus de 7 à 8 millions de piastres annuellement, 
c'est-à-dire 35 à 40 millions de francs. Les tanneries-, les 
fabriques de draps et de toiles de coton, peuvent acquérir 
un grand accroissement, lorsque la main de plomb du des- 
potisme et la guerre civile auront disparu de ces riches 
territoires, parce que la liberté et la paix, ces éléments les 
plus précieux de l'industrie, les élèveront à un degré de 



(1) Humboldt, tome V, page 85. 



XVII 



élevé quel- 
lent la for- 
ji jouissent 
lient occa- 
iilturedans 
e portaient 
entreprises 
tablies sur 

ines mexi- 
5 la valeur 
ne s'élève, 
)ar quintal 
i moyen du 
proportion 
on se ser- 
! mercure ; 
i sept cent 
uintaux. Il 
rnirontun 
îessaires à 

oque colo- 
)as arrivée 
iiellement, 
neries-, les 

acquérir 
ib du des- 
ces riches 
îmenls les 

degré de 



m 



INTRODLCClOiN. 

prospérilé que les autres peuples n'ont pas encore connu. 
Voici (|uel était, année moyenne, le commerce d'expor- 
tation cl d'importation fait par le Mexique dans sa dernière 
période coloniale, c'est-à-dire de 1800 à 1804, époque de 
son plus grand développement. 

Importation en objets manufacturés espagnols et étran- 
gers, 20,000,000 de piastres, — 100,000,000 de francs. 

Exportation des produits de l'agriculture et de l'industrie 
manufacturière, 6,000,000 de piastres,— 30,000,000 de fr. 
Los mines d'or et d'argent produisaient 23,000,000 de 
piastres, dont 8 à9 millions pour le compte du roi. Par 
conséquent, si l'on déduit du restant, s'élevant à 15,000,000 
de piastres, les 14,000,000 nécessaires pour payer l'excé- 
dant de l'importation sur l'exportation, on trouve que le 
numéraire augmentait à peine de 1,000,000 de piastres 
(5,000,000 de francs) par an. 

Les rentes se sont élevées à la même époque à 20,000,000 
de piastres ou 100,000,000 de francs, dont 27,500,000 
francs provenant du produit des mines d'or et d'argent, 20 
millions du domaine des tabacs, 15 millions de péages, 
6,500,000 fr. de la capitation des Indiens, et 4 millions de 
l'impôt surlemaguey, espèce de vin consommé par le peuple. 
La situation de Mexico , capitale de ce beau pays, offre 
des avantages inappréciables, sous le rapport de ses rela- 
tions avec le reste du monde civilisé. Placée sur un isthme 
baigné par la mer du Sud et l'Océan Atlantique , cette 
ville est destinée à exercer une grande intluence sur le 
reste du continent américa'n. 

Un publicisle notable, qui écrivait sur ce riche pays au 
commencement du xix« siècle, a dit : « Un souverain qui 
gouvernera cet Etat par dos lois constitutionnelles et libé- 
rales, pourra l'élever au rang des premières puissances du 
monde. En moins de cinq semaines on pourrait communi- 

A. — I. b 



Commerce 

(l'im|>ui talion 

el iJ'>'ii|i(irmiion 

ilii Mi'tiqiie 

b r(^|)iii|ue 

ilf >un apogée, 

sous lo régime 

colon iiil 



Rentes 
decelte vice royauté 
ti la même époque. 



Délie et arnntageuie 

siliiation 

de la capitale. 



Paroles 

d'un ptiblii i!te 

notable 

BU début 

du XIX' siècle. 



GlIlMlll- l'irllR.^ilO 

lin mil 

(Jh Im NiiuvcIId 

E-piigiie, 



MmivuU ilii 
ili'r« rf^lt'S 

Il iiiiiriq Il' piiiU 

Mil' l'AlhinlIquc. 



VHi'.i.(".rii7. 

n'est qu'uiiH 

niuiiv:ii!>e l'iiiic. 



('omiiiiTi'c 

cxii'i ii'iir 

fait |IUI \ ri :l-(;illl 

CM 1804. 



XVIII INTROnur.TION. 

qiior avec l'Europe, et en six semaines avec les îles Philip- 
pines cl l'Asie (•). » 

Le lerriloire de la Nouvelle Espagne, bien ciillivc, pour- 
rait, à lui seul, suffire à la consommation du globe en sucre, 
cocbonille, cacao, calé, coton, grains, chanvre, huile, soie 
et vin; il Iburnirait toutes sortes de minéraux, sans en ex- 
C(!pter le mercure, ainsi (|ue les bois de construction les 
plus précieux. L'abondance du fer et du cuivre favoriserait 
les progrés de la navigation mexicaine ; mais l'état des côtes 
elle manque de ports, depuis l'embouchure du ileuve Al- 
varo jusqu'à celle du Bravo, opposent des obstacles très 
dilTiciles à vaincre. Ces obstacles n'existent pas cependant 
du côté du Pacillcjue. San-Francisco en Californie (2', San- 
Blas dans l'intendance de Guadalajara, près de l'embouchure 
du Ileuve Santiago, et surtout Acapulco, sont des ports ma- 
gnifiques. 

Les côles orientales n'ont pas lo même avantage; il n'y 
existe pas de véritables ports, carcului de la Vera-Giuz, par 
lequel se faisait annuellement un commerce si considérable, 
n'est qu'une rade très mauvaise. 

Le commerce extérieur du Mexique fait par le port de 
Vera-Cruz pendant l'année 1804, s'est élevé aux chilïres 
suivants : 



m 



bnportations d'Espagne. 



Productions nationales. 



1.1. 



étrangères. 



Importations d'Amérique 



10,412,324 piastres, ou r)2,0r)i,r)20 fr. 
A,m:i,TM 22,4G8,G80 

1,619,082 8,09S,410 



10,525,742 piastres, ou 82,028,710 fr. 



(1) Les cominuiiicalions du Mexique avec l'Europe se font à présent en 
moins do quinze jours. 

(2) Aujourd'hui aux Etiits-Unis. 



I>TnODLT,TION. 



\IX 



Exportations de Vera-Cniz. 

Pour l'Espagne 18,03.^,371 piastres, ou 90,100,8^5 fr. 

Pour l'Amérique .... _;{,.Wi,;ilJ 17,lâ2,r)53 

2i,4r)7,88;2 107,289,il0 

10,^2:i,7i2 82,028,710 

Total (lu commerce général. 37,083,024 piastres, ou 180,918,120 fr. 

Parmi les productions nationales importées d'Espagne à proiiuin nmionaui 
Vera-Cruz, on compte quarante-huit mille sept cent trente o!K.7»Tn*. 
barri(iuos d'eau-dc-vie, évaluées à 1, 235, l;iO piastres ; (jua- 
ranlo-trois mille cent soixante-deux pipes de vin, ayant une 
valeur de 837,776 piastres; vingt mille neuf cent (juaranle- 
si.x arrobes d'huile, évaluées a 10,456 piastres; dix-neuf 
mille sept cent vingt livres de safran, 287,057 piastres; 
soixante-dix-neuf mille deux cent soixante-dix bouteilles de 
bière, valant 78,456 piastres; cent trente-six mille trois 
centfjualre-vingt-une rames de papier, évaluées à 486,583 
piastres; soixante-treize mille huit cent vingt-sept quintaux 
de fer, valant 812,707 piastres; trois mille cent huit quin- 
taux d'acier, valant 53,052 fr. ; et pour plus de 6,000,000 
de piastres en soieries, tissus de fil, mousselines et cha- 
peaux, contenus dans des caisses que les négociants n'étaient 
pas tenus d'ouvrir à la douane. 

Dans le nombre des produits étrangers importés d'Es- 
pagne, il y avait pour une valeur de 4 millions de piastres en 
soieries, toiles de fil, draps et autres tissus; quarante-sept- 
mille deux cent trente-six livres de cannelle, évaluées à 
163,171 piasires ; une valeur de 85,952 piastres en clous; 
et deux mille neuf cent quatre-vingt-dix-sept quintaux 
d'acier, valant 51 ,477 piastres; ces articles, comme les pré- 
cédents, étaient évalués dans le port. 

Parmi les productions américaines importées des autres 
colonies espagnoles à Vera-Cruz, sont comprises les valeurs 



riniliiiln 

iiii|ioi li* 

de» HUiiea i'i>liiiii«i 

('•piignuli'S 

il'AiiiAi iqiii*. 



Pruduilsinilifibiica 

du Mi^xlqiic 
pour l'Espagne 



XX INTROI)irTIO>. 

suivanlrs : vingl-sopt niillo liuil ccnl (pialor/p arrohcs de 
cire delà Ilavano, iioiir iino valeur de 570, 8.'J() piastres; 
mille neurreiit viii<;i-lmit arrobes de cire de Caiiipèclie, 
valant ':20,UH() piaslics; lrei/(; mille cpialre-vingl-trois fa- 
nègiies (le cacao de Tabasco, valant 401,845 piastres; buil 
mille cent (|uarante-une lanè^iies de caca(» de Caracas, 
valant !2,055 piastres; (jiiaraiilc-neiif mille ciricj cent Irente 
qiiinlaux de bois de Campèclie, valant 100,^10 piastres; 
et dix-liuit mille ([ualre cent (pialre-vinyl-six fanèyuesde 
sel, valant ^7,845 piastres. 

Les productions indif^ènes (.'xportées du Mexi(iuc pour la 
métropole, comprises dans le résumé précédent, se com- 
posaient de : 

381,590 arrobes de sucre 1,097,505 p. 

11,737 arrobes de cocbenille fine (ré- 
sultat d'une mauvaise récolte) . . 

807 arrobes de cocbenille ordinaire. 

40 4 arrobes de cocbenille en poudre. 



1,220,193 

24,414 

5,810 



189,397 livres d'indigo 307,302 



77,485 
02,411 
90,734 



37,797 quintaux de bois de Campèclie . 

1,808 «luintaux de jalap 

7,109 livres de salsej)areille .... 

1,400,000 livres de vanille 111,195 

3,780 fancgucs de cacao de Guayaquil . 400,585 
E>poruiion L'cxporlatiou d'argent monnayé, non comprise dans ce 

d-arg«ntmon„nsé. ^^i^^q.^^^^ g'^i^^^^ à 10,847,843 pîastrcs, dont 13,500,000 
pour le compte du roi d'Espagne et le reste pour le compte 
du commerce. On n'y a pas fait tigurer non plus vingt mille 
quintaux de mercure, qui furent envoyés pour le compte 
du gouvernement espagnol. Dans la même année 1804, 
entrèrent à Vera-Cruz 107 navires venant d'Espagne, et 
123 des colonies espagnoles de l'Amérique. 

L'année suivante (1805) les importations à Vera-Cruz, en 



\\t 



IMKODlCnON. 

prndiiclions indif^énes do l'Espapno, curonl une valeur do 
l,.')!!/».?.) piaslios, ou 7,r)7:2,.']Gr) francs; en papitM- slmiIo- 
rnonl i! entra soixante mille six cent dix-sept rames, éva- 
luées à r>(S'2,7r»!> piastres. L<!s produits de rAiiiéiirjue s'é- 
levèrent à 1,:20:Î,'J07 piastres, ou G,.}!!,.'),}.') IVanrs; il fui 
notamment introduit dix-neuf mille neuf cent soixante-neuf 
arrohes de cire de la IlavaiK;, valant 547,;J()4 piastnîs. 

L'exportation |)our rKspaf^ne, [)en(lant la même année, 
acquit une valeur de Il0,!i00 piastres; pour les autres 
Etals de l'Amérique, elle fut de .'WO.rjiO piastres; l'expor- 
tation par navires neutres s'éleva à une valeur de r)():?,0-48 
piastres. Total du comtnerce : -4, .'355,137 piastres, ou 
^1,775,085 francs. 

Voici (|uel fut le mouvement commercial en 1800 : 

Importations d'Espagne en produitsespagnols, 1,815,579 
piastres (11,007,805 francs); en produits étrangers, 3-27,295 
piastres (1,030, 4-75 francs). 

Importation d'Amérique 1,400,244 

Id. par navires neutres .... 3,485,055 

Exportation pour l'Espagne 805,037 

M. pour l'Amérique 574, 491 

Id. pour des ports neutres . . . 4,101,534 

Par conséquent , l'importation totale était de 
7,137,775 |)iastres; et l'exportation, de 5,478,702 piastres. 

Le mouvement général du commerce s'éleva à peine à 
12,010,535 piastres, ou 03,082,(375 francs (i). Cependant 



Vul- m PII ItOS 

ili'> lin <ii imiiint 

Il Vil II .1 lut. 



Viiliiir rn lOO» 
iIm i'\|<u'talion> 
piiui' riCs|iiigiic< 



Mauvi-nirnl 
ruiiiinrri'i.ilen 1106. 



^ne, et 



'uz, en 



(1) La France et l'Espagne, alors sous la domination ile l'empereur Napo- 
léon !"'•, étaient en {guerre avec l'Anj^lcterre. Le commerce, pour continuer 
ses opérations, donna la préférence aux ports et aux làliments neutres. L'ex- 
portation d'ar^^ent monnayé pour l'Esp.ijjne cessa dès lors, et le mouvement 
du connnerce en denrées et marchandises diminua sensiblement. En effet, 
le uu)nvement du commerce, ([ui en 180i avait été de 37,983,621 piastres 
(189,913,120 flancs), se réduisit en 180G à 12,616,535 piastres (03,082,675 
francs). 



XXII nTROmiCTION. 

on ne pourrait prondrn cns derninros annnos oommo haso 
(lu comiiKTco que faisait alors le Mexi(|ue, à cause de l'élal 
do ffuern; dans Ie(|uel £0 trouvait la inéli'tpole ; mais en 
prenant pour terme moyen les années 1802 , 180.'3 et 1804 
(trois années do paix), on voit (jue l'imporlalion totale 
à Vera-Cruz s'élevait à 20,700,000 piastres , et l'exporta- 
tion , non compris l'or et l'argent monnayés ou travaillés, 
à 0,500,000 piastres. Total du commerce généri'l , 
27,200,000 |)iastres (130,000,000 de francs). 



m. 



Superflcis 

cl impulution 

de la vi<'iï>r(:y:iuté 

du Pérou. 



SidiTiiion 



Son commnrrA 

aveu lei aulrci 

provinces 

en 178». 



L'importance du commerce du Pérou était beaucoup 
moindre que celle du commerce delà Nouvelle Espa^^nc ou 
Mexique. Cette vice-royauté, qui dans son immense étendue 
de 30,390 lieues carrées ne contenait qu'une population 
d'un million d'habitants (') , était loin d'avoir atteint l'état 
prospère auquel étuit arrivé le Mexique. 

Après le fractionnement que subit l'ancienne vice- 
royauté du Pérou par la création de celle de Buénos-Ayres 
et de la présidence de Quito , elle se divisa en sept inten- 
dances ainsi nommées: Trujillo, Tarma, lluancavelica, 
Lima, Guamanga, Arequipa et Cuzco, comprenant chacune 
plusieurs départements ou pariidos. 

La statistique coloniale de la vice-royauté du Pérou n'est 
pas aussi satisfaisante que celle du Mexique , quant au dé- 
veloppement de l'industrie et du commerce. Nous allons le 
démontrer par les données les plus exactes que nous avons 
pu réunir. 



(1) D'après le recensement fait eu 1795 par ordre de D. Gil Lémos, vice- 
roi du Pérou. 



INTHOOKTIIIM. XXIII 

I/inlon()anro(loLim;i(»liliiil, à la (indc 17<Sl), un ^xcrdanl 
(In 7"i5,l!)- |iiaslres on faveur du coiiirruTL'c ({u'clli! laisail 
avec le rosledela vicc-rnyaulé. h^ profit (|u'(dl(' iralisa la 
inf'^mr' annro avec la vicn-i'oyaulé de nuérius-Ayres s'(Meva h 
1(10,000 |»;:islres; celui (|U(; faisail la mèiiu» vice-royauté 
av(!C les provinces 'd'Areiiuipa et diiCiizco tiiotilail chaque 
année à 4,0.'i'i,080 piastres , dont l,rJ00,475 piasin's pour 
Areqiiipa, qui donnait eu échan'-e du vin , de l'cau-de-vie , 
deriiuile, du poivre, du sucre et d'autres productions 
moins importantes. Le surplus de cette sninnic , c'est-à- 
din; 7.']5,r)05 piastres, était le produit du commerce de l'in- 
tcndance de Guzco , en laines , sucre, Idé, etc. La province 
d'Ar('(|iiipa recevait de nuéuos-Ayres pour une valeur de 
3(Sl),:280 piastres en bétail , viande scclie, suif, noix de co- 
cos, cuivre, élain, etc. ; et celle de Cu/co pour une valeur 
de 475,530 piastres en mulets, moulons , hélail, cuirs, 
cire, savon ,suif, molleton, etc. Le hénélice de ce com- 
merce pour la |irovince d'Areipiipa s'éhivait à 0M,!2I5 
piaslr<>s ; et pour la province deCuzcu à 258,975 piastres. 

Les provinces do la Sierra, (|ni faisaient partie de la nicims.p .i.-» min.. 
vice-royauté de Buénos-Ayres, renferment les mines les plus ,io„lu 'vi.l'miiiii* 
riches, et étaient pour celle raison les plus peuplées , quoi- <i"*''^i<^">-'^)>^»- 
que les plus stériles; elles étaient obligées de tirer du . 
Pérou leurs approvisionnements de [)roduils agiicoles, car 
c'était là que se trouvaient les terrains cultivés les i)lus 
rapprochés. Cuzro subvenait aux besoins de ses bahitants 
avec ses manufactures de laines et d'autres étoiles ()our 
habillements. Cependant celle imiuslrie subit une déca- 
dence croissante à dater de 1795, par suite de l'importation 
à Buénos-Ayres, sur uneécliellc considérable, des marchan- 
dises étrangères , avec lesquelles, vu leur bas prix, il était 
impossible de lutter. 
Le commerce avec les autres provinces du Pérou se faisail 



i^r-* 



nviT les autres 
provinces. 



Commerce du Chili 

»vec les |iorl8 
d'Arica et il'^ianla. 



XXIV INTRODUCTION. 

comniriuMiii Pérou par mer, au moyen de navires de divers tonnages apparte- 
nPrtl la plupart aux habitants de Lima , et ayant pour 
principal port le Gallao. Les chargements réunis formaient 
un total de 16 à 47 mille tonnes de dilTérenles marchan- 
dises et de produits divers , dont cinq mille tonnes pour le 
commerce qui se faisait avec le Chili. 

Les marchandises exportées de Lima consistaient princi- 
palement en étoffes, tant des manufactures de l'intérieur 
que de colles de Quito, en sucre et en riz. Lima recevait en 
échange une grande quantité de blé, de suif, des cuirs, du 
cuivre, des cordages, etc. 

Les productions du Chili, exportées parles ports d'Arica, 
d'îloet c''Aranta, appelés ports intermédiaires sur l'Océan, 
ne s'élevaient pi i au delà de 50,000 piastres, y compris deux 
cargaisons de yerba mate et de labac du Paraguay, pour le 
compte du gouvernement espagnol, qui partaient annuelle- 
ment du port de Pascamajo. 

Le commerce avec Valdivia, ville située dans une contrée 
fertile et avec un excellent port , était alimenté par deux 
navires qui s'y rendaient tous les ans , l'un du port de 
Valparaiso avec des subsistances, et l'autre de Lima avec la 
paie des troupes qui composaient la garnison. Ce manque 
de commervCe ne pouvait être attribué à la stérilité du sol, 
car à une petite distance de la cordillière il y a des terrains 
abondants en blé et en productions de toute espèce. Les 
montagnes sont couvertes de chênes et d'autres arbres qui 
fournissent d'excellents bois de construction ; elles con- 
tiennent des mines d'or célèbres autrefois par la richesse 
du minerai, (jui n'a jamais produit moins de vingt-trois ca- 
rats, ou neuf cent cinquante-huit millièmes trois dixièmes. 

Les ports de Realejo et de Sonsonate , sur le même 
Océan, étaient seuls fréquentés par les navires qui faisaient 
ReaiejoeiSQn.onate jç comiuerce d'exportatioH du Callao à Guatemala. L'expor- 



ComnierceduOallao 
avec CualPiuala 



3nlprinci- 
l'inlérieur 
•ecevait en 
> cuirs, du 

Is d'Arica, 
ir l'Océan, 
nprisdeux 
ly, pour le 
l annuelle- 

ne contrée 

pnr deux 

u port do 

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e manque 

té du sol, 

s terrains 

lece. Les 

arbres qui 

elles con- 

a richesse 

t- trois ca- 

dixiémes. 

le même 

i faisaient 

. L'expor- 



Oommcrcp île Lima 

iut'i; 
S:ima-i''é de Bogota, 



INTRODUCTION. WV 

talion consistait en cuirs, vin, eaux-dc-'.ie, huile, cic. En 
général elle était peu considérable et ne s'élevait pas à i)lus 
de 30,000 piastres. L'importation montait à plus du qua- 
druple de l'exportation, et consistait en indigo, piment, 
poisson, planches, bois de cèdre et du Brésil. Ce commerce 
établissait une balance considérable en faveur de Lima. 

Le commerce de Lima avec Santa Fé do Dogotase fais'\it 
en partie par terre à travers la province de (Juilo , et en 
partie par mer, par les ports de Guayaquil et de Panamt>. 
L'exportation du Caliao pour les ports de Puno et de Guaya- 
quil consistait en vins de Coquimbo, de liasca, de Piscu et 
de Concepcion, en eau-de-vie , sucre , farine , cuivre , etc. 
L'exportation qui se faisait des mêmes ports pour Panama 
consistait principalement en marchandises provenant des 
manufactures du pays, en laines et en farines. Les articles 
principaux transportés par terre à Trujillo et Pascamayo , 
à destination de Guayaquil et de Parama, étaient du coton, 
des cuirs , des souliers, des chapjaux, du mollei )n et du 
sucre. 

La province de Santa Fé importait à Lima du cacao , du 
café, de la cire, etc., dont la valeur montait ordinairement 
à ^284,000 piastres. 

Ce qui constituait la principale richesse du Pérou à l'é- ivincipaie richesse 
poque coloniale, c était , comme au Mexique, les mines, ,., ,1.. M.xi(,ue 
dont l'exploitation fut l'objet qui fixa plus particulièrement î''>"i"ecoiuniaie. 
l'attention du gouvernement de la métropole , comme l'a 
démontré le savant Humboldt dans son important ouvrage. 
Essai sur V économie politique de la Nouvelle Espagne. Nous 
ajouterons à ce qu'il a dit quehiues rensoigiioments que 
nous ont procurés des recherches récentes. 

Le Mexique, le Pé-ou, Buénos-Ayres, Potosi, le Chili et 
la Nouvelle Grenade, sont les provinces qui ont fourni la 
plus grande quantité de minéraux. 



Expoilition 
(le SanU-F6 
pour l.iiiia. 



Or et argent 
monniiyi^!! 

il l.illlH, 



Production 
de l'or e! de l'arpent 
à diverses é|roques. 



Le produit 
de l'argent 
a dépHssc 
celui lie l'or 
au Péiou. 



Produit des niiiic. 
en temps de paix. 



XXVI IMRODUCTrON. 

D(3 l'année 1754. à 1772 , l'iiôlel de la monnaie de Lima 
a frappe six millions cent deux mille cent Irenlc-neul' 
marcs d'aPL^enl, cirent vingt-neuf mille cent quatre-vingts 
marcs d'or ; de 1772 à 1791, il a été introduit dans le même 
hôtel huit millions quatre cent dix-huit mille trois cent 
soixante-sept marcs d'argent, et quatre-vingt mille huit 
cent (juarantc-six marcs d'or. 

La valeur de i'or et do l'argent s'est élevée pendant la 
première é|)oque à 68,944,522 piastres, et dans la seconde 
à 85,434,848 piastres; ferme moyen de 1754 à 1772, 
3,830,000 piastres par an; et de 1772 à 1791, 4,496,000 
[liastres. 

Le produit de l'or avait diminué au Pérou pendant que 
celui de l'argent augmenlait considéi'ablenient. En 1790, 
le produit des mines du Pérou était, selon le Mercure pc- 
ruvicni'^), de cinq cent trente-quatre mille marcs d'argent 
cl de six mille trois cent quatre-vingts marcs d'or. 

De 1797 à 1801, il a été frappé à Lima, en or et en ar- 
genl, pour une somme de 20,032,633 piastres , savoir, 
23,709,980 piastres en argent, et 2,322,667 en or. 

Dans les cinq années qui précédèrent, le produit fut de 
30 millions de piastres ; mais par suite de la guerre de 1801, 
l'exploilalion cessa à cause de l'impossibilité de transporter 
le mercure, et ce chilTre fut réduit à 20,032,633 piastres. 
On peut le fixer , année moyenne, en temps de i)aix , à 
6 millions de piastres. Cependant, pour éviter toute exagé- 
ration, nous acceptons l'opinion de M. Ilumboldt, qui l'é- 
value à trois mille quatre cent cinquante maics d'or, et à 
cinq cent soixanle-dix-sept mille marcs d'argent ; total du 
produit, année moyenne, des mines du Pérou, 5,300,000 
piastres. 



VR'l 

de 

([[U 

eue 
Pas 
Cil 



(1] Tome I, p. 89. 



; (le Lima 
ronlc-neuC 
ilre-vingls 
isie rnèine 
Irois cent 
mille huit 

lendanl la 

la seconde 

à 1772, 

4,496,000 

ndant que 
En 1790, 
'vcurc pé- 
3 d'argent 

cl en ar- 
, savoir, 
r. 

lit fut de 

de 1801, 

insporter 

piastres. 

! paix , à 

te exagé- 

qui l'é- 

'or, et à 

lolal (lu 

300,000 



d'Yinn ico( lia 
(le 1792 il 1801. 



Richesiie 

(lf> lu mine 

lie Gualgaj'iii' 



INTIlODUr.TION. XXVII 

De môme qu'au Mexique presque tout le produit pro- Princip-uminei 
vient des mines de Guanajuato , de Gatorce , de Zacatecas , hV>''iw 
dellealdel Monte et de la Nouvelle Biscaye , au Pérou pres- 
que tout l'argent est extrait des grandes mines de Yauri- 
coclia, de Lauricocha (nommées communément mines de 
Pasco et du Gerro Bombon), de celles de Gualgayoc ou de 
Cliola et deHuanlajaia. 

De 1792 à 1801, il a été fondu en lingots deux millions p.».iuiui.inmine 
quatre cent soixante-dix-neuf mille quatorze marcs d'ar- 
gent de la mine d'Yauricocha; d'après les registres de la 
trésorerie de Pasco. 

Toutes les mines comprises sous le nom de mines de 
Gualgayoc, dans le district de Gliota, ont fourni aux caisses 
provinciales de Trujillo, depuis le mois d'avril 1774 
jusqu'au mois d'octobre 1802, la sonnne de un million 
neuf cent douze mille trois cent vingt-sept marcs d'argent, 
soil, année moyenne, soixante-sept mille cent quatre-vingt- 
treize marcs. Le minerai du Gerro de Gualgayoc est très 
riche, et il n'y a pas de doute qu'il ne devienne un second 
Polosi quand l'exploitation sera pratiquée sur une plus 
grande échelle. 

Haantajala contient beaucoup d'argent naturel; cette 
mine a fourni annuellement de soixante-dix à quatre-vingt 
mille marcs d'argent. 

La présidence ou capitainerie générale du Ghili produi- 
sait annuellement 1,700,000 piastres en or et en argent. 
Ce produit augmenta considérablement dans les dernières 
années du gouvernement colonial. En 1700, il a élé frappé 
à Santiago 721,000 piastres eu or et 140,000 en argent. 

La grande quantité de métaux précieux que fournil la 
vice-royauté de Buénos-Ayrcs provient surtout de la partie 
la j)lus occidentale, c'est-à-dire des provinces de la Sierra, 'i'""'''"'i'^«'ty»"'* 

' de Uuénos-Ayrei. 

qui furent séparées du Pérou en 1778 ; on peut en évaluer 



Rii'liij!i|<> 

à,: Ni niiiiO 
(le lIilHiiliijaia. 



Produit 

de l'oretdel'aigent 

dans la ('«[.itiliicrie 

gt'iieiaJH 

du Chili. 



Pli, ,iil 

des 

mines de la Sierra, 



Pl'ililuil 

rie la mille de Piil'i»! 

(le tSi9 il 1810. 



l'roiliiit moyen 

(le la mini,' (li> l'otosi 

de J779h 1789. 



Produit des mims 

(k> la 
Nouvulle-Uiennile. 



Ridiess.- ei produit 

de la 

mine de mcrcnrt! 

de Hiiaiicavélicn, 



XXVriI INTRODUCTION. 

le produit annuel à 4,200,000 piastres, à peu près tout en 
argent. 

En ne tenant compte que de l'argent enregistré et qui a 
payé les droits royaux, la seule monlagne de Potosi a pro- 
duit une somme d'argent équivalant à 5,750,000,000 do 
francs, depuis l'année i5i5 jusqu'au commencement du 
XIX'' siècle, éj)oque où commença la guerre de l'indépen- 
dance. 

Il est également prouvé que pendant l'espace de deux 
cent trente-trois ans, de 155G jusiju'à 1789, il a été 
extrait des mines de Potosi 788,000,000 de piastres ou 
3, 940, 000, 000 de francs. Enfin, terme moyen, le Gerro de 
Potosi a produit annuellemenl, de 1779 à 1789, 3,070,330 
piastres de 8 réaux, valant quatre cent trente-deux mille 
marcs de Castille. 

La Nouv(dle-Grenade n'a pas été moins productive en or 
et en autres minéraux. Il résulte des états autheiilitiues que 
nous avons sous les yeux, qu'elle a produit, terme moyen, 
dix-huit mille trois cents marcs d'or annuellement. De 1789 
à 1795, il a été frappé à Santa Fé de Bogota soixante mille 
treize marcs d'or, valani 8,101,802 piastres ; et de 1788 à 
1 709, (|uaranle-sepl mille huit cents marcs d'or à Popayan ; 
total, 0,502,542 piastres: terme moyen de la première 
somme, huit mille cinc} cent soixante-treize marcs d'or, ou 
1,101,802 piastres; et delà seconde, six mille huit cent 
trente marcs d'or, ou 928,951 piastres. 

L'intendance de Iluancavélica est célèhre par sa mine de 
mercure. Selon M. de Ilumholdt, de 1570 à 1789 il en a été 
extrait un million quarante mille quatre cent cin<iuante-deux 
quintaux. D'après diverses estimations fait^'S par le même 
auteur, celte mine produisait six mille quintaux de mercure 
par an. Le Mexique seul consomme seize mille quint;mx 
de ce minéral. De calculs assez exacts il résulte que les 



près tout en 

slré cl qui a 
otosi a pro- 
000,000 do 
nccincnt du 
rindépon- 

ice de deux 
>9 , il a élé 
piastres ou 
, le Gerro de 
), 3,670,330 
j-deux mille 

luclivo en or 

eiilifiues que 

rme moyen, 

>nt. Dci789 

ixante mille 

de 1788 à 

ùPopayan; 

a première 

•es d'or, ou 

le huit cent 

sa mine de 
9 il en a élé 
liianle-dcux 
ar le môme 
de mercure 
e quinlaux 

Ile que les 



Les mini'S(l(^ l'olosi 

»oiit celles 

i|uliiiilétévxi>loilév!) 

a V ri; 

II' :ilu:i (l'iii llvitc^. 



I 



IXTRODir.TrOX. XXI\ 

usines de Polosi onl consommé, de '15'45 à 1037, l'énorme 
quanîilé de deux cent trente-quati'(i mille sept cents (juin- 
lauxde tnercurc pour le travail d(; l'or (;l de l'argent ; et, de 
1750 à 1703, (juinze cents à dix-sept cents quintaux par an. 

De toutes les mines de l'Amériiiue espagnole, celles de 
Potosi sont celles qui ont été exploitées avec le plus d'acti- 
vile. Pendant l'année 1790, il a élé frappé à l'Iiùtel de la 
monnaie de Potosi 4., 2-22, 000 piastres, savoir : 299,240 
j)iaslres ou deux mille deux cent quatre marcs d'or; et 
3,923,175 piastres, ou quatre cent soixante-deux mille six 
cent neuf marcs d'argent. 

D'après les recherches les plus exactes, le Mexique, le gnamiiédemprcure 
Pérou, le (Juli et la viC(vroyaute de IJuenos-Ayres consom- p„ ,, m^ui,.,.. 
maienl annuellement plus de vingt-cinq mille (luintaux de '•■''^'^""•''■' '"'' 
mercure, dont la valeur s'élevait dans ces colonies à plus de 
0,500,000 francs. 

On importait à Vera-Cruz tous les ans, pour le service Quaiuitéci<.ni.>rcure 
des mines du Mexique, une quantité de huit cent mille bwcn,/.. 
kilogrammes de mercure, évaluée à 050,000 piastres ou 
3,250,000 francs. 

Les droits perçus par le fisc sur la vente du mercure 
montaient annuellement à 530, 000 piastres ou 2, 680, 000 fr. 

La cour de Madrid, s'étant réservé le monopole du mer- Traité je iTspagne 
cure en Amérique, conclut avec l'empereur d'Autriche , en poÙria L'uniTtûL 
1784, un traité par lequel ce dernier lui fournissait le ''"">"<:'•■•'• 
mercure au prix de 52 piastres le quintal. L'envoi en était 
fait, en temps de paix, par des navires de la marine royale, 
et la quantité s'élevait de neuf à vingt mille quinlaux 
annuellement. 

En 1803, on forma l'utile projet d'approvisionner le Mexi- 
que pour plusieurs années, afin qu'en cas de guerre le 
travail des mines ne lut pas interrompu par le mancjue de 
mercure ; mais ce projet ne put être exécuté. 



t 



J 



(îiaiiilc pro'pnitû 
lin In niiiM! 
(l'Alinaden. 



Onsommalinn 
(lll iiicrcUK! 
au Ali.'xlqiiu 

Oo ilO'i !i 17i!!. 



D'uprl-s IlumlioUt 

rAiiiéiiqiie 

possède le mcriuie 

néce^suiie 

\k ses mines. 



XXX INTRODUCTION. 

Le mercure fourni par le gouvernement aulrichien ne 
lut introduit au Mexique qu'après l'écroulement des tra- 
vaux souterrains de la mine do Iluancavelica, et vers l'é- 
poque où la mine d'Almaden (i) l'ut inondée et ne donnait 
plus qu'un très faible produit. iMais en 180i2, cette dernière 
ruine alleignit un étal si llorissant, qu'à elle seule elle four- 
nissait annuellement plus de vingt mille quintaux de mer- 
cure, de manière qu'elle pouvait approvisionner le Mcxi(jue 
et le Pérou. 

Dans certaines années, il a été importé à Vera-Cruz dix 
à onze mille quintaux de ce mercure. 

De 1762 à 4781, les seules usines du Mexique ont ab- 
sorbé l'énorme quantité de cent quatre-vingt-onze mille 
quatre cent cinq quintaux de mercure, évalués à 60,000,000 
de fr. « Cette consommation, dit l'auteur déjà cité, démontre 
le besoin que l'on a du mercure pour mettre en valeur une 
des premières ricbesses des colonies espagnoles; et ce 
besoin tiendrait éternellement ces provinces sous la dépen- 
dance de l'Europe, si elles ne pouvaient y suppléer par 
l'extraction du mercure indigène. » Mais, d'après les recher- 
ches de M. de Humboldt et d'autres naturalistes, l'Amérique 
espagnole contient un grand nombre de mines de mercure, 
et à mesure que l'art et les explorations se perfectionne- 
ront, on arrivera à exploiter la quantité nécessaire. 

D'un autre côté, il est évident que, indépendamment de 
sa consommation immédiate, le mercure peut devenir, aune 
époque de tranquillité normale, une branche de commerce 
considérable. Le savant Humboldt indique plusieurs loca- 
lités dans lesquelles le cinabre se rencontre en quantité 
suffisante pour en extraire beaucoup de mercure. 






(1) Almaden ou Âlmandéjos est une petite vill* d'Espagne, dans la pro- 
vince de la Manche, sur la frontière de l'Estramadurc. 



[ilrichien ne 
enl des ira- 
, et vers l'é- 
L ne donnait 
elle dernière 
ule elle four- 
aiix de mer- 
erle Mexique 

/era-Cruz dix 

ique ont ab- 
gt-onze mille 
à 00,000,000 
ilc, démontre 
3n valeur une 
;noles; et ce 
lOusla dépen- 
suppléer par 
■es les recher- 
s, l'Amérique 
de mercure, 
perfectionne- 
aire. 

damment de 

levenir, à une 

jde commerce 

isieurs loca- 

en quantité 

;ure. 



le, dans la pro- 



(^omniPiif ilii Pérou 

I« Ilid <li< U l'Iatl 
et l'Asie. 



INTRODUCTION. XXXI 

On exportail du Pérou, jusqu'à l'année 1810, de l'or, do 
l'argent, d(î la laine de vigof;iie et do lamas, divers baumes 
et (les plantes médicin-^'es. On y recevait annuellement du 
Rio de la Plala vin<;l-cin(i à Ironie mille mulets, qui étaient 
employés aux travaux des mines. La valenr des exporta- 
tions pour l'Asie était à peu près de 2,800,000 piastres. 

Le Pérou recevait des Pbilippines, en écbangc, pour une 
valeur de 2,700,000 piastres de mousselines, de tbé et 
d'autres marcbandises. 

La population du Pérou s'élevait, dans la dernière pé- PopuiuHon.iu Pérou 
riode coloniale, à un million trois cent mille babitanls. Meivpoqu..'.'Lni»i« 

Le gouvernement espagnol y conservait une garnison 
de douze mille bommes de troupes réglées (i) et environ 
quarante-neuf mille bommes de milices, en tout soixante-un 
mille soldats. 

En résumant les données précédentes, nous trouvons : commerce du réro.i 

Que le commerce général d'importation et d'exportation 
de la vice-royauté du Pérou s'est élevé, dans l'année i80'4, 
à la somme do 77,500,000 de francs, qui se divisent ainsi . 
57,500,000 francs d'importation et 20,000,000 d'expor- 
tation, et en outre 40,000,000 de produits minéraux et 
d'argent monnayé (2). 

Que les importations d'Europe dans la vice-royauté de 
Buénos-Ayres se sont élevées à 3,500,000 piastres, elles ''« «"^'— ^yre. 
exportations à 2,000,000; en tout 5,500,000 piastres ou 
i 27,500,000 francs ; et 5 millions de piastres ou 25 millions 
I de fi'ancs en minéraux et argent monnayé. 



(1) En reclierchant la proportion dans lariuplle étaient avec la population 
les troupes entretenues dans les ci 'onies espagnoles d'Amérique, on trouve 
pour 1796 vingt-six mille hommes de troupes européennes pour une popu- 
lation de quatorze à quinze millions d'àmes. 

l2) Vojez le tableau du counnercc général des colonies espagnoles au 
comnienccnient du xix« biècle. — N" 13. 



VII 1804. 



Commerce 



CotnmiTrn 
de Svnla-I''é. 



(^umnierce 
tli; (^aracas. 



Commerça général 

(Iks ruluiiios 

iiclucllcmcnt 

inilé|iuntlanle9, 



XXXH INTROmiCTiON. 

Quo les importations clans la Nouvollc-Grcnade ou 
vicc-ioyaulé de Santa-F6 à la nième époque, furent de 
28,500,000 francs et les exportations de 10,000,000; en 
tout, 38,500,000 francs. Les produits minéraux cl l'argent 
monnayé s'élevèrent à la somme de 15 millions de fiancs. 

Qu'enfin la caj)ilainerie générale de Caracas (it un com- 
merce total de 47,500,000 francs, divisés de la manière 
suivante : 

27,500,000 francs d'importations et 20,000,000 d'ex- 
portations. 

Il s'ensuit donc que le commerce général des colonies 
aujourd'hui indépendantes s'éleva, pendant l'année 4804, 
époque de sa plus grande prospérité, aux cliillVes sui- 
vants : 

Importations d'Europe 241,000,000 fr. 

Exportations d'Amérique .... 105,000,000 

Total du commerce 346,000,000 

Exportation de produits minéraux et 
d'argent monnayé . . : . . . 192,500,000 

538,50^,000 fr. 



m 



IV. 



Résumé 

de l'exposition 

qui précède. 



De celte exposition minutieuse, ainsi que des faits les 
plus authentiques que nous avons recueillis avec soin, 
il résulte que le commerce général d'importation et d'ex- 
portation que faisaient les colonies de l'Amérique espa- 
gnole avec la métropole, s'éleva, pendant l'année 1753, à 
un total de cent soixante-onze millions neuf cent mille 
francs, et que pendant l'année 1800, époque de sa plus 
grande prospérité , il monta au chill're de six cent trente- 



il 



ircnadii ou 
, l'urenl de 
00,000; en 
xel l'argent 
is (le francs. 
, fil un com- 
! la manière 

)0,000 d'ex- 

dcs colonies 
année 1804, 
cliinVes sui- 

1,000,000 fr. 
5,000,000 

6,000,000 

2,500,000 
.8,500,000 fr. 



des faits les 
is avec soin, 
alion et d'ex- 
nérique espa- 
année 1753, à 
luf cent mille 
e de sa plus 
X cent Irente- 



INTRODIT.TION. XXXIII 

Ldit millions cinq cent mille îrancs (*). Mais nous devons 
faire remarquer que dans celte somme se trouve compris 
le commerce de la capilainerie <,^énérale de la Havane et de 
Porto Hico, qui, déjà à celle époque, était un des plus con- 
sidérables de l'Amérique, puis(|ue dans celle même année 
il atlei<fnit la somme de 20 millions de piastres fortes ou 
100 millions de francs. 

Les trois premières années du xix* siècle furent égale- 
ment llorissanles, cl si le commerce général n'augmenta 
pas, il ne soullVit pas non plus de diminution, le chiffre 
total de l'importation et de l'exportation, y compris les pro- 
duits minéraux, s'étant élevé à la somme de 585,500,000 
francs (2). 

Maintenant, comparons les proportions du commerce 
des colonies hispano-américaines avec le développement 
qu'il a acquis depuis leur entière émancipation politique, 
en tenant compte de quinze années de luttes désastreuses 
et des conséquences logiques qu'elles ont dû produire, et 
voyons s'il y a quelque fondement dans les assertions de 
ceux qui prétendent, avec autant de persistance que d'in- 
justifiable ignorance, que ces contrées ont beaucoup perdu 
de l'importance qu'elles avaient à l'époque coloniale. 

Pour ne pas fatiguer le lecteur, nous réduirons tous nos 
raisonnements aux arguments que fournissent les chiffres, 
et nous appellerons son altention sur le tableau comparatif 
suivant, qui met en parfaite évidence l'importance et les 
proportions du commerce aux deux époques : 



Pro»pArilé 
(1*1 premières 

(lu IIX'iièclK. 



Ci)inparai!ion 

rlu commerra 

avant et après 

l'iiidépendance. 



(1) Voyez le lablenu statistique ilu commerce général des colonies espa- 
gnoles, de 1753 à 1800. — N'iî. 

(2) Voyez le tableau du commerce général au commencement du xix« siècle. 
— No 13. 



A. — I. 



XXXIV 



IMIIODI CTION. 



hpnqun ...lonialf. |„,|^|, ,,,„„ 



An:ily«(> jiiii lifl'.e 
lit'-, pri'jii l's' 
(II! c :» I£lai!i. 



Vicp-royantô du Mcxiquo et ca- 
pilaincric g^aéralo tki (iuate- 
iii.'iia 

Vice-royauté de Santa -Fé . . 

Capitaint'riiî de Caracas . . . 

Vice-rovauté du IV-rou et capi- 
tainerie du (iliili 

Vico-ruyaulé de Buéaos-Ayres . 



Milliiin». 

;ks :; 
■17 :; 



77 :i 

27 ri 

3M\ 



Milli.uii. 



IH'i 2 

rir> 7 

(ii 1 

'181 ri 



AïKimcnliMion 

cil (i<ï.ur 
de I .\iiii>riqiio 
iiiiji)|>«udiiiil«. 



30 2 
17 2 
I.'i G 

:;oi 
a:\:> ;i 

1,UU0 u(«' 



le Cliili v{ le î'éroti. 



Que l'on cilo, à l'oxcoplion dos Elals-Uriis, d'aulros 
peuples (lu monde dont les pro^n'ès réels préseiilent des 
résultais aussi reuiai'cjuahles que ceux qui ressorlent du 
laMeau préeédenl! 

A l'épotjue coloniale, avec le monopole et une paix inal- 
térable, il lallul un demi-siècle, de '175u à 1800, pour voir 
doulder le cliillre du commerce; — tandis que ces mèmi.'s 
colonies, une fois indépendantes et libres des entraves et 
du sysîème oppressif qui retinrent leur marclie pendant 
trois siècles, v\. malgré la lutte qu'elles ont soutenue pen- 
dant (|uaranl(.' ans |)our détruire les dernières barrières 
que leur opposaient les restes de la barbarie, ont, comme 
nous venons de le démontrer, à peu près quintuplé leur 
commerce et leur richesse générale ! 

Si nous nous arrêtions à faire une analyse partielle des 
progrès de chacun des nouveaux Etats hispano-américains, 
par exemple de liuénos-Ayres, du Chili et du Pérou, il nous 
serait facile (h? démontrer, par les chiffres (jui précèdent , 
qu'on ne trouve pas un seul exemple , même aux Etats- 
Unis, d'un aussi rapide développement. 

En elï'el, dans les quarante années (jui se sont écoulées 



-41 



i 



(1) Voyez le lableau comparatif du commerce général des iinnces 1800 
et 18G0. — N» U. 



.*w. 



Auqm(>ntfttinn 

cil Tui-iir 
de rAiin*iu|U(î 
iiiil<^{)uiidjiili> 



no 2 

17 2 

i;» G 

fiOl 

AX> ri 



i,uuu :i*" 

s, d'aulrfis 
soniciil (les 
ssorlcnt du 

paix inal- 
i, pour voir 

ces mêmes 
entraves el. 
ho pendant 

enuo pen- 
barrières 

ni, comme 

uplé leur 



inl 



irlicllc des 
méricains, 
^ou, il nous 
)récédent , 
aux Elals- 

it écoulées 



i 



INTHODrr.flON. NWV 

depuis la liatnillc d'Ayacudio , après laquelle les dfM'nièrcs 
léj^ions espa;,ai()l('s ahaudonnèn.'nt 1(« sol américain, le 
comnK.'rce do Buénos-Ayres, du Chili et du Pérou, s'est 
accru dans les (troporlions suivantes : 

Anni'o IRfiO. 

.Hi;«,()()o,0()() 
:isi,r;()o,()no 

1,0il..'i0l),000 



Hut''iios-Ayri's (I) . 
Chili fl IV-rnii . . 



Arinro imK), 

27,:i(»i),o()i) 
7T,:i(»t>.nuu 



io:i,()()(),()U(> 



End^ilnnl 
fn (in ur .1.' IMfiO. 

.i;«.'i,:i()n.()uo 

M) i, 1100,001) 

i);w,r)00,ooo 



En moins de (juaranteans d'indépendant.'e, le comMierco 
(général d'im|)orlalion el d'iixportation du Chili cl du 
Péiou a augiiii-nlé dans la jjropojlion exlraordiiiairi; de 
son p. 0/0, et celui (1(! lîuénos-Ayrcs ou du Uio de la IMata 
(le 1,700 p. 0, (),(!(; manière <|U(3 dans ces Irois Etals seuls 
le dévelopiieineni ihi la richesse, dans la période écoulée 
depuis répo(pio de rindéiicndance, s'est lait dans l'énorme 
proportion del05 à 1,010 millions de francs. Nous niellons 
au déli les déiracleurs gratuits de nos [lenplcs anu'ricains 
si mal connus encore , de nous montrer un tait pareil 
dans li'ur Europe prospère et civilisée; mais s'ils no 
peuvent y parvenir , comme nous en avims la conviction, 
(pi'ils soi(.'nt au moins assez loyaux et généreux pour 
l'econnailre que c'est par ignorance (|u'ils nousoni abaissés 
el calomniés, et que les peuples (jui ont lait de tels progrès 
dans la civilisation moderne méritent plus de respect et 
d'indulgence de la part de l'EuiTtpe. 

Si l'on considère que c'est dans ces Irois Etals sud-amé- 
ricains, et surtout dans la Plata , que s'esl répandu plus 
parliculicremenl le Ilot de l'immigration européenmî, el 
que c'est en grande partie à ce puissant contingent (|u'esl 
dû le développement de leur richesse teriiloriale , il sera 



Ac e'oij-rnicnt 
ilil riiiiiiiii'i'i'K 

iIl'I IIIS I I llit.lllll* 

il'Ayudiilii', 



I.'imci)'(.'iiil''iii 

UIIIII|.(''i'IIIK', 



iinnces 1800 



fP Avcr, i'iKMios-Ayref nous comprriions le l'.io iK; la i'i.ila, lini que inn.s 
l'avons déjà cx|iliquo. 



Itlilullllt 

qu'elle |iirii urA 
k iluéiiuii-AM«i>. 



XXXVI iNTRODiir.Tioyr. 

facil(! He s'oxplifjnor la véiilahlfi ni uniqun caiisn du rolard 
apparent dans Icciiicl on supposa en ^iônôral rAni(!ri(|ii(' du 
Sud. Kn cdiit , lifMi n'anùlo sa iiiaiTlio ascjîridaulc (pjo le 
riiaii(|U(; relalit' do populaliDii pour rt'i'lilis«3r ces ItM'iiloiios 
inliahilôs, d'uiK* supiMncii; lullo ([u'uiu; population duultin 
de ceIN; d»; toute l'Kuiopc s'y trouverait à l'aise. 

Si Buénos-Ayros , (|ui possède une population civilisée 
imbue des principes les plus libéraux de l'PiUropc in(ulern(!, 
(|ui reçoit un courant (riunni<> talion de douze à i|uin'/e 
inille Européens chaque annéi;, qui s'appuie sur une léj^is- 
lalion douanière voisine du lihrc-éclianjie.si Buénos-A\res, 
disons-nous, a lait des pronrès si considérables au milieu 
de ses luttes civiles, que ne feraient point les autn^s peuples 
si le concours des bras élranj-ers allait féconder chez eux 
ces terres vierj^^es où se recueillent sans travail et sansellort 
les plus riches productions du monde? 

Quoi(|ue nous ayons déjà démontré l'imporlance acquise 
par le commerce de Buénos-Ayres, il nous semble oppor- 
i.iiuincH Ayie». [^,^1 (\q donucr uuc idée de son iléveloppenient ^«^rathicl de- 
puis l'orif^ine îles premiers mouvements révolulionnaires 
(jui l'émancipèrent de la métropole. 

Oji sait que dtîpuis la derniéie é|)oque coloniale, ce sont 
les peuples du Rio de la Plala qui entretinrent le com- 
merce le plus suivi avec l'étranger, v^'est-à-dire, comme 
nous allons le démontrer, exclusivement u^ec l'Angleterre. 

En 1809, époque du premier développement commercial, 
il fut introduit par contrebande, à Montevideo seulement, 
'.iituén..5.Ay,..i, pQyp yng valeur de plus de 4- millions de piastres fortes en 

lidater de 1809. 

objets manufacturés anglais; il en fut saisi pour 96,000 
l)iaslres fortes par les autorités royales. 

En 1816, pendant la guerre de l'indépendance, l'An- 
gleterre envoya à Buénos-Ayres des produits de ses manu- 
factures pour une somme de 388,487 livres sterling. 



i 



Impai'tancR 

ncquisR 

par 1" l'iiiiiiiicri'e 



Le coiiimerce 

•e (li^veiiinua 



Viilpiir 

(lesiiiii'Oriiiiion( 

en 181t. 



I 



I (lu rnlanl 
iim i(|ii(; (lu 
iiil*; (|U(3 lo 

l(3rriloiios 
ion iloulilo 

DU civilisée 
:• moduinf!, 
e à (]uirr/(i 
* un(.' Ié};is- 
n(js-Ayn;s, 
s au rnili(!u 
res [)ruples 
!r clioz ou\ 
: sansell'orl 

nce acquise 
ble oppur- 
ladufil (le- 
lilionnairos 

lin, ce sont 

II le com- 
e, comme 
in^ielerre. 
niniercial, 

seulement, 
s fortes en 
ur 96,000 

nce, l'An- 
ses manu- 
ing. 



Kii iltt. 



I 



é 



eu 1111. 



Mirchlinlii'iPH 


tniilaiiii 


Produits 


méricaini 


imporij^ps cii / 


linéiii]Ui>. 


impDrràs en 


Ani|li'li>rre. 


I>ivrr3. 


S. I>, 


Livres. 


S. n. 


:K)!»,77(i 


11) () 


2ii,«2rj 


16 9 


rio;<,f;2i 


Il S 


4:i,2:.7 


8 10 


i08,872 


12 G 


1 ?),;<«" 


12 9 


4«i),(iOI 


17 2 


y, 7 11) 


VJ 6 



1,573,873 10 



803,237 19 1 



292,137 17 lU 



3ft8,338 fi 10 



2,377,110 19 11 



080,470 



80) 



De ce tableau, dont l'exaclitude est confirmée par les 
publicalions ofTiciclles de la slalislique brilanni(iue, il res- 
sort deux fails. 

Premièrement : QueBuénos-Ayres seul représentait alors 
(en 182-2) 35 pour 0/0 du commerce total d'importation 

(1) Voyez l'Art de vérifier les dates, tome XI, page 236. 



SiipiW loriié 

riiiiit •iiiH 

ilii rdiiiniirra 

lit) U l'Uia. 



IISTHODUr.TIOn. XXXVII 

En 1822, le cliiiïre de celln impnriafion s'éleva .^ 
1,1(11,715 livres sh-rliii-, ou 2!MI!),(;25 Ir.incs; il lut 
iiiiployé à cccommerce ;Jii bâtiments de liaul bord, dont 
1G7an;;!ais, représcidaut un total de IH,!!»!) t(»inn'aux. 

Le commerce j^énéral de Iluéfios-Avres s'éleva celle «:un.m..i.ng*iiéri! 
annéeàll millions de piastres fortes, ou 55 millions de 
Irancs, dont plus de la moitié, comme on l'a vu, correspon- 
dait ;\ l'Annlclerre. 

Mais, ceijui démonîic d'une manière incontestable l'im- 
|Kirtanreet la supériorité, dès cette épo(|ne, du commerce 
(le la Plata sur celui des autres peuples bispano-américains, 
c'est le tableau comparalil" suivant du coiim)ei(îe d'impor- 
tation et d'exportation lait pai' rAiii^leterre en 1822 avec 
les républi(pies (pii sui'gireni des anciennes colonies espa- 
gnoles dans rAméri(|U(! du Sud: 



MOXHIUO .... 
Colombie. . . . 

Pérou 

Chili 

Buenos - Ayros ou 
Provinces - L'nit's 
duUiodelaPliita. 



Il 



J. •■ 



■ 

I 

I 

î 



nlli! sii|iii'i!itilii' 
jii>c|irii ce jiiiir. 



(;(iMipl'--iciviii 

•les .Mi.'>>iij;i'iii'S 

iiii|ii''i'i;il(.'S 

do l*'i:'iicc. 






XXXVIII INTRODLCTION. 

fait pai' l'Angleterre avec toutes les républiques hispano- 
américaines. 

Deuxièmement : Que l'exportation des produits de Bué- 
nos-Ayres pour l'Angleterre excéda (dans la même année 
182-2) de 92,200 livres sterling le commerce total d'ex- 
portaiion de tous les autres Etals sud-américains avec l'An- 
gleterre. 

Cette suprématie, nous nous plaisons à le dire, il l'a 
conservée jusqu'à ce jour dans les mêmes proportions, 
ainsi que le prouve le tableau suivant du commerce d'ex- 
portation de l'Angleterre avec les mêmes Etats en 18G0: 

Livres flerlinr(. 

1" liio de laPlnta: 

|{ii(''nos-Ayi'cs et Uruguay 2,7ir),280 

Cliili 1,702,800 

t'érou l,38J,;{o7 

2" Ancienna Colombie : 

Nouvelle Grenade 810,970 

Venezuela 32.'^,r).")0 

liquateur 74,149 

3" Mexique 402,004 

<" 7,470,816 

Comme complément de ces chiflres, (jui démontrent évi- 
demment la supériorité du commerce du Rio de la Plata 
sur celui des autres Etals de l'Amérique espagnole, nous 
allons reproduire un exirail du compte-rendu présenté par 
la direction des 3Iessngeries impériales de France à l'as- 
semblée générale desactionnaires, le 1" juin '1803, Nous y 
remar(|uons avec satisfaction que la seule ligne du Brésil 
et du Rio de la Plata a fourni les deux cinquième;- de Taug- 
mentation des bénélices de l'année, et (jue, en ce qui con- 



(1) Voyez la publication de ?latistiqne officielle qui sj fait à Londres, 
Trade ami Nnvigalion (presented to both lieuses of parliamerit by command 
of Her Majesty), 186-2. 



"^. 



les hispano- 

lils de Dué- 

riômc année 

total d'ex- 

ns avec l'An- 

I dire, il l'a 
iroporlions, 
mcrce d'cx- 
s en 1800: 

Livres sterling. 

. 2,7i:;,28o 

. I ,702,800 
. l,38J,;5o7 

810,970 

32;^,()rio 

7i,l49 

4()2,(i04 

<" 7,470,816 

onlrenl évi- 
de la Plata 
gnolc, nous 
réscnté pai' 
ance à Tas- 
803. Nous y 
ne du Brésil 
(.;? de l'aUg- 
cc (|ui con- 
flit à Loiiiires, 
it by conimand 



I.NTRODUr.TtON. XXXIX 

cerne les marchandises, l'augnienlalion des recettes de cette 
ligne surposse celle de toutes les autres lignes réunies. 

Voici la partie qui nous concerne dans cette importante 
exposition : 

« L'examen des lignes de rOcéan n'offre que le tableau 
d'une prospérité dont, jusqu'à ce jour, l'accroissement a été 
continu. 

» Les prodi.ils généraux de ce service se sont élevés en 
1802 à 3,005,704 fr. 90 c. , ce qui constitue, pai' compa- 
raison avec 1801, une plus-value de 12,74 O/q. 

» Cette plus-value se répartit entre les passagers pour 
11,20, et les marchandises pour 10,17. 

» Le nombre des passagers a été de 0,577, soit 548 par 
voyage (aller et retour). 

» Les quantités de marchandises transportées dans les 
deux sens ont été de 3,952 tonneaux, soit 327 tonneaux 
seulement par voyage. 

» Gomme importance totale, les lignes de l'Océan parti- 
cipent à elles seules pour les 2/5 dans l'augmentation de 
nos recettes d'exercice, et, sous le rapport des marchan- 
dises, raccroissement des recettes de l'Océan surpasse celui 
obtenu dans l'ensemble des lignes de la Méiliterranée. 
Enfin, si nos navires, faisant presque toujours leur plein à 
toutes les épo({ues d'émigration ou d'immigral' ii habi- 
tuelles, voient de ce côté leur trafic borné comme l'espace 
dont ils disposent, du cote des marchandises le chanqî 
reste encon; largement ouvert au progrés. 

» Le succès obtenu par notre compagnie, dans cette 
branche encore nouvelle de son activité, peut donc être con- 
sidéré comme complet. S'il nous est agréable de vous le 
faire loucher par son côté matériel, nous tenons encore 
plus à vous le faire apprécier par son côté moral. 



l'itispérllé 

rroissHiilc 

(le l.'i lit;ii>' lu l'ir(!3il 

et il<.' lu Plaïa. 



Siiiici^s olili'iui 
par l;i ('nin|iugnie. 



i>. r 



I 



■ :> 



il 



Note 

de M. Drouyn 

do Lliuyt, 



XL INTRODUCTION. 

i Voici ce que S. Exe. le ministre des affaires étrangères 
nous écrivait à la date du 12 mai de celte année : 

« Monsieur le président, dans un rapport qu'il vient de 
m'adrcsser sur le commerce et la navigation du port de Rio 
de Janeiro, M. le ministre de l'Empereur dans cette ville 
s'est plu à constater que les paquebots français de la ligne 
du Brésil soutiennent avec avantage la concurrence des 
bateaux à vapeur britanniques, et ne leur sont nullement 
inférieurs au double point de vue de la sécurité et de la 
régularité du service. 

> En raison de l'intérêt que cette appréciation est déna- 
ture à offrir à la compagnie des Messageries impériales, je 
crois devoir vous communiquer ci-joint l'extrait du rap- 
port de M. le chevalier de Saint-Georges où elle se trouve 
contenue. 

» Recevez, Monsieur, etc. Drouyn de Lhuys. » 



:*4 



Paroles 

du clievalier 

de Saiiii-Geurget 

sur le 
succès 'le la ligne. 



LÉGATION DE FRANCE AU BRÉSIL. 

« Rio-de- Janeiro, 24 mars 1863. 

» Monsieur le Ministre , 

» Quanta la ligne des vapeurs de Bordeaux, la réus- 
site est complète, sa régularité plus irréprochable même 
que celle des vapeurs de Southampton ; et la sécurité 
qu'elle offre, aucun accident ne lui étant arrivé encore 
dans aucune de ses traversées, vaut beaucoup de crédit et 
de considération à notre marine, et elle a fait abandonner 
cette idée préconçue que la navigation de France, comme 
tenue sévère et exactitude rigoureuse, le cédait à celle de 
l'Angleterre. Elle est un titre de plus à la reconnais- 
naissance des résidants français du Brésil et de la Plata pour 
le gouvernement de l'Empereur. 

» Agréez, etc. Chevalier de Saint-Georges (i). » 



(1) Voyez daus le Moniteur universel du * juin 1863 : Rapport de la di- 



étrangères 

j • 

il vient de 
)ort de Rio 
cette ville 
le la ligne 
Tence des 
nullement 
.6 et de la 

est tiena- 
jérialcs, je 
it du rap- 
3 se trouve 

HUYS. » 



INTRODUCTION. XLI 

L'immense supériorité acquise par le commerce actuel 
de rAmérique espagnole comparé à celui de l'époque colo- 
niale étant bien démonirée, non-souloment pourTensemble 
(les dilTérenlcs nations indépendantes, mais aussi dans ses 
résultais parliels, il ne nous reste, pour donner le dernier 
Irait à ce tableau hérissé de chilTres , qu'à appeler l'at- 
tention de nos bienveillants lecteurs sur le fait suivant. A 
Buénos-Ayres seulement, en moins de cinquante ans d'in- 
dépendance, la richesse s'est accrue dans la proportion de 
1,700 pour 0/0, el le commerce s'est élevé à la somme de 
/i63 mdiions, c'est-à-dire à 25 0/0 de plus que celui de la 
métropole avec toutes s.s colonies , après trois siècles de 
monopole. Que l'on juge par là du progrès réalisé, el du 
brillant avenir réservé à cette Améri(iue, si mal appréciée 
et si légèrement jugée en Europe ! 



Siipt^rioriti 

tif ni' litige 

ilii < omiiieirn iichK'l 

A' l'Aiii/'iiqua 

e^pagiiul». 



1863. 

iix, la réus- 
le même 

sécurité 
ve encore 

crédit et 

)andonner 

e, comme 

à celle de 

econnais- 

lata pour 

3 (1). » 
9rt de la di- 



V. 



Quant aux produits de l'exploitation coloniale des mines 
de l'Amérique latine, celles du Brésil comprises, ils s'ôle- 
vèient, au commencement du xix^ siècle, à la somme de 
43,500,000 piastres fortes ou 216,500.000 francs (i). La 
production diminua considérablement pendant la guerre 
de l'irulépondance, soit parce que les bras manquaient pour 
les travaux, soit parce qu'il n'y avait plus, comme à l'é- 
poque coloniale, le stimulant de grands bénélices à réaliser 
par quelques privilégiés. Ce résultat, bien qu'il ne s'appli- 
que qu'à une seule branche de la richesse du pays, donne 

rcctinn des Messageries impériales à rassemblée générale des aclionniiircs 
du l«f juin 1803. 

(1) Voyez le titbleau du produit annuel des mines de rAmérique latine 
l'époque coloniale, n" 6. 



Expldiuiion 

<-ulttniule 

(les III. lies 

de l'Ainériqna 

lutine. 






XLM INTRODUCTION. 

une apparence de vérité à rncniisation rie marche rétro- 
grade portée conire l'ensemble de la situation actuelle des 
peuples hispano-américains; mais, dans ce cas particulier 
même , il nous est agréable de pouvoir démontrer que 
si ce mouvement rétrograde a duré quelques années , 
il est évident qu'il a été un lait purement transitoire. En 
eflet , si celte branche très importante de notre richesse 
territoriale n'a pas encore reçu le développement considé- 
rable auquel elle est appelée, l'exploitation actuelle est loin 
pourtant d'être inférieure à ce qu'elle était à l'époque co- 
loniale. 

M. Dalloz , dans son important ouvrage intitulé De la 
propriété des mines et de son organisation légale, dit au 
suji't de la découverte des mines de l'Amériiiue : 

« A la lin du xv^ siècle, l'Europe ne possédait qu'une pe- 
tite quantité d'or et d'argent en nature (à peine une valeu»' 
de 300 millions de francs pour l'or et île 700 millions de 
francs pour l'argent) (i), lorsque Christophe Golom!) , et 
après lui Cortès elles Pizarro, vinrent lui ouvriienttout un 
monde où abondaient les métaux précieux. Toutefois , l'i- 
nondation d'or et d'argent qui a exerce une si grande in- 
lîuence sur le développement économique des contrées 
civilisées de l'Europe, n'eut pas lieu immédialcment après 
ladécouverteetlaconquètedu Nouveau Monde; ce n'étaient 
j)as en cffei, selon M. de Ilumboldt, les trésors dcsincas et 
de Montézuma , dont on a fait l'objet de tant de récils fa- 
buleux , qui pouvaient augmenter d'une manière sensible 
la richesse métallique de l'Europe ; c'est à peine si le 
pillage de Mexico a mis aux mainsdes Espi^nols 1,1:25 ki- 
log. d'or, soit uiie valeur de 3,875,000 Ir. , et si l'or qu'a 



(1) Voyez M. iNARCÈs Taurassenro-Otreschkoff, De l'or et de l'arijent, 
c. XVI, §1", p. 184, 




arche rélro- 
acluelle des 
s particulier 
Donlrcr que 
aes années , 
insiloire. En 
Dire richesse 
onl considé- 
ucUe est loin 
l'époque co- 
ït ilulé De la 
gale, dit au 
e : 

lit qu'une pe- 
e une valeu'' 
) millions de 
' GolûHil) , et 
ircnltoul un 
uli'fois , l'i- 
i grande in- 
cs contrées 
onicnt après 
ce n'étaient 
des Incas cl 
de récits fa- 
ère sensible 
peine si le 
ois 1,1:25 ki- 
si l'or qu'a 

et de l'argent. 



INTRODUCTION. XllU 

coûté le rachat d'entre leurs mains de l'Inca Atahualpa 
valait 20 millions de francs ; le pillage de Cuzco, la cilé du 
Soleil, n'a donné pour butin qu'une quantité d'or attei- 
gnant le poids de 5,911 kilogrammes, pouvant valoirvingt 
autres millions de nos francs, et en résumé toute la (juan- 
tilé d or cl d'argent expédiée en Europe cl enlevée par les 
Espagnols aux peuples concjuis, n'aurait pas (Ié|>assé, pour 
l'or, 24,401 kilogr., valant (S.4,O70,i80 fr., et pour l'argent, 
i,10! kilog., valant 911, 800 fr., c'est-à-dire, pour les deux 
métaux, une valeur totale de (S4,982,280 fr. 

T) Le véritable point de départ de l'invasion en Europe des 
métaux précieux de rAméri(|ue a été l'émigration eu niasse 
(.'t l'élablissemenl des Espagnols dans leurs nouvelles 
possessions du Mexique et du Pérou, et le fait de l'exploi- 
tation régulière des mines de ces contrées par l'industrie 
européenne (i). 

M. de llumboldl estime que la production moyenne des 
mines d'or et d'argent du Nouveau-Monde, (jui, [lendanl 
les cinquante première: .•"'.nées du xvi" siècle, n'avait pas 
dépassé la sonnne de 3 millions de piastres ou 10 millions 
de francs environ, s'éleva à la fin de ce siècle à 11 millions 
ik> piastres ou 58,700,000 francs, réalisant ainsi une aug- 
îiienlalion de 207 pour cent (-). 

Pendant, le siècle suivant, de 1000 à 1700, la moyenne 

ni I ... /.11/. .11. 1 • i!p IGnO .1 1700, 

e (le la production lut de 10 millions de piastres, ,,,. ,-o„ ;, ,7-,o, 

soit 80 millions de francs. De 1700 à 1750, la moyenne '•"^'- '^•^o-"*'»^ 

annue|je,i)uur les deux métaux, fut (le 122 mil! ions (le francs, 

ei ne dépassa que de o'i pour cent la période précédente; 

dans cet excédant l'or ligure {)our la plus forte partie, par 

(1) Voyez l)ALt,oz, De la proitiictè des mine'i et de son onjnnimliitn léijnle 
en France et en lieUjique, t. II, c. xiii, p. 7G9. 

(-2) Voyez M. Michel Cukvalieu, Cours d'économie politique, sect. v,c. m, 
p. -m. 



l'iiuluitiles mines 

(In Noiwoiiii-MiMule 

au xvr siiii'lc. 



l'rOlIlMiS IIHV. l'il» 



T; 



Qiinnlilé d'or 
et (J'ui);eii( riiui'iiiii 

|iHr 
l'Ame 
de 



XLIV INTRODUCTION. 

suite du clcveloppr-nont de la production au Brésil. De 
1750 à 1803, la production des métaux précieux en Amé- 
rique reçut un accroissement considérable, car elle s'éleva 
en moyenne à 191,679,000 francs; d'où il résulte une 
augmentation de 57 pour cent; il est à remarquer que la 
production de l'or au Brésil, qui atteignait à ce moment 
son apogée, y ligure dans une proportion très importante. 
Au commencement du xix^ siée!-:, de 1806 à 1810, la 
quantité d'or et d'argent fournie par l'Amérique du Sud, 
é,ique.i.. su.i selon les données les plus sûres (i), a été de 800,000 kilo- 

1808 II 1810. ' 

grammes d'argent, valant 177,800,000 francs, et de 
14,100 kilogrammes d'or, évalués à 48,000,000 francs (2\ 
ce qui donne un résultat total de 226,400,000 francs pour 
les deux métaux. 

L'année 1810, époque de la révolution et du commence- 
ment de l'émancipation politi(jue de l'Améi'ique espagnole, 
fut le point de dépai't de la décadence transitoire de 
l'industrie minière dans l'Amérique latine. De 1810 à 1825, 
période de la guerre de l'indépendance, les produits 
des mines diminuèrent du tiers, de la moitié et même des 
trois quarts, selon la qualité. 

En 1825, les capitaux britanniques, introduits en quanti- 
donnènnt ^^^ considcrables, donnèrent un nouvel élan a I industrie 
mélillurgique, et avec la découverte des mines d'or de la 
Californie, la production de l'Amérique est revenue à son 
époque la plus tlorissante, c'est-à-dire qu'elle fournit annuel- 
lement 701 ,570 kilogrammes d'argent fin, d'une valeur de 
155,903,000 francs, et 15,215 kilogrammes d'or, valant 
52,407,000 francs; total, 208,310,000 francs. 

Selon M. Narcès Tarrossenko OtrescbkofîW, de 1810 à 



L'urinée IStO 

le poiiil lie dépnil 
d« la diminution, 



En 1818, 



Dnu nouvelle 

impiilMon 
b l'indiisirie 
métuUui'gique. 






(1) Voyez le tablo.iu n"» 6. 

!2) Voyez M. Michel Chevalikr, livre cité, p. 222 et suivantes. 

(3) Voyez le livre cité, p. 2B0 et suivanies. 



u Brésil. De 
;ux on Amé- 
r elle s'éleva 

résulte une 
•quer que la 

ce luomenl 

imporlanle. 
'6 à 1810, la 
que (lu Sud, 
00,000 kilo- 
ncs , cl lie 
00 francs (2), 

francs pour 

u commence- 
le espaj^nole, 
•ansiloirc de 
1810 à 1825, 
les produits 
t même des 

s en quanlî- 
l'induslrie 
is d'or de la 
[venue à son 
irnit annuel- 
le valeur de 
d'or, valant 

L deISîO à 



INTRODUCTION. XLV 

1825, l'Amérique a fourni, année moyenne, 7,792 kilo- 
grammes d'or, d'une valeur de 26 millions de fr;incs, et 
319,215 kilogrammes d'arj-ent, valant 70,980,000 francs; 
total, 90,980,000 francs; le produit total de la production 
pendant toute cette période serait de 110,880 kilogrammes 
d'or, valant 390 millions, et de 4,788,225 kilogrammes d'ar- 
gent , valant 1,004,000,000 fr.; le produit de ces quinze 
années équivaut donc à 1,454,700,000 francs. Suivant le 
même économiste, de 1825 à 1848, époque de la découverte 
des mines de Californie, l'Amérique a produit annuellement, 
en movenne, 10,787 kilogrammes d'or, ayant une valeur 
de 30 millions de francs, cl 508,857 kilogrammes d'ar- 
gent, valant 120,490,000, c'esl-à-dire qu'en réunissant 
les 23 ans de cette période, le total de la production s'élève 
à 248,101 kilogrammes d'or et 13,083,711 kilogrammes 
d'argent, valant ensemble 3,737,270,000 francs. 

Ces chilTres ont donné lieu aux considérations suivantes 
du savant écrivain déjà cité : 

« Ces divers calculs ét.iblissent, en tout cas, quel'exploi- 
» talion des métaux précieux, depuis l'époque des guerres 
ï de l'indépendance, n'a fait que s'améliorer progressive- 
» ment en Amérique. Le chiffre de plus de 700,000 kilo- 
» grammes que la production de l'argent a, suivant M. Mi- 
)) cliel Chevalier, atteint en 1848, ne s'est plus trouvé infé- 
» rieur (jue d'un huitième à l'ancienne extraction, et pour 
B l'or il y aurait eu plutôt de raugnientation dans la pro- 
» duclion. C'est donc à tort que M. Blanqui (i) semble 
» croire que la diminution qu'a éprouvée en Améri(jue, par 
» suite des guerres de l'indépendance, la production des 
» métaux précieux, ne s'e^'t pas singulièrement atténuée. 
» Celte diminution n'a été que temporaire, et l'exploitation 



Proiluii moyen 

dea minci 

(le l'Aiiénqiir, 

(le tSiO il ISaS 

vide \iti ti 1841. 



Considérations 

dp l'éiiidit 
M. E. Ddiluz. 



Ues. 



(1) Vojez Histoire de l'économie politique ^ t. 1, p. 336. 






,;1 ! 



f 1^ 



V..l.'iir Idl^ln 

^\^•. Ui I In Imii 

lllili/'i :<li' 

lit) NllllM'illl-MlilJlll' 

d'u|irè9 llniiil'iilili. 



nillli5''B <IP« lllillIM 

lin N in'.';iii-^l(Mnl(" 
>.';iiij IIiiiii' .iMl. 



l'inoli'S 
(11' M, Diiiioi I. 



XLVI IMIlODLCriON. 

>^ (les mines du Nonvcau-MoïKlo n'a fait, depuis 1825, que se 
» relever •;radu('II(;rnenl d'uuf! décadence accidenlello (M. » 

Le haron de niuiiboidt évalue à la somme énorme de ;:^0 
milliards de francs l()ut(! la |)ro(hicli(Ui minéraledu Nouveau- 
Monde, sans y comprendre la Calirornie. Non-seulemenl 
M. Narcès Tarrossenko Olresclikoll, dans son important ou- 
vrage l2), ne Irouve pas ce clii(ÏVe exagéré, mais il élablil 
lui-même les proportions suivantes : « L'exploitation en 
» Américpie, depuis la découverte jiisiju'cn 185."), sans la 
» Calirornie, s'est élevée à i2,8i'j-,Ool kilogrammes pour 
» l'or et à i •40,591,47:') kiloniamme.^ pour l'argent. Va- 
y liMir de l'or : 9,-2-20,000,900 IV.; valeur de l'argenl : 
» o0,051,997,.j00 IV.; d'où il résulte pour les deux mé- 
» taux un lolal de 39,258,897,900 IV. » 

Au conunencement de ce siècle, le baron de llumbi)ldl 
constatait ([ue les Européens commençaient seuleineni à 
jouir du l'ond de ricliesses inépuisable (pie renferiiK.' le 
Nouviîan-Monde, et ii ajoutait : « L'l']urope serait inondée 
» de métaux précieux si l'on alla(piail à la lois, avec tous 
') les moyens qu'oH're le perlectionneiiient de l'art du mi- 
» neur, les gîtes de minerais de lîolanos, de I)alo|)ilas, 
» de Sombrerele, du Rosario, de Pacliuca, de Moran, di; 
» Zult{^pec, de Cliiliuabua, et laut d'autres qui ont joui 
» d'une ancienne et juste célébrité. » M. Duport, dans son 
remarquable Essai sur la pmduclion des métaux précieux 
auMeriquc, a dit, ciiupianle ans plus iard : « Les gisements 
» exploités depuis trois siècles ne sont rien aupi'ès de ceux 
» qui restent à explorer. Le temps viendra, un siècle plus tôt 
» ou un siècle plus tard, où la production de l'aigent n'aura 
» d'autres limites que celles qui lui seront inq^osées par 
» la baisse toujours croissante de la valeur. » 

\\) VoynzM.K. Dmj.oz, De la propriclé îles : mes, clc, loiiie II, [<■ 77j, 
[i) Ue l'vr cl de iurgenl, p. 235 n[ suivaiucs. 



r.MUODl'r.TION. 



XI.VII 



1825, quoso 
J)jiilclle(i). » 
iiiormc (l(j ÎÎO 
;(lii Noiivcau- 
L)n-s(.'ulcineiil 
m|)()rtanl ou- 
lais il établit 
ploilalion en 
ISjÔ, sans la 
M m m es pour 
l'argciît. Va- 
di' l'ar^enl : 
les (luiix inc- 

k llumhi)l(ll 

seiilomeni à 

} ivn ferme le 

erail inondée 

i?, avec tous 

'ail (lu mi- 

! iJalopilas, 

e M(.)ran, de 

ui ont joui 

rt, dans son 

(tix précieux 

s gisenicnls 

nés do ceux 

éclc plus tôt 

licnl n'aura 

uposées par 

» 

(iiiie II, I' 775. 



Enlin nous lerniinons colle revue rétrospeclivc de la ri- r. 



r.a^i.r 



cliessf! cl du coniinerci' de notre Aniéri(iue, |)ai' une exposi- ^.^ ^ „ ,.,,,,„,_ 
lion si^'nilicaliv(; laite en pliîinc IriliuiKi paileuKMilaii'e par ".m.'mh. .ii.i,. 
un des lionunes les plus cijuipélenls de l'empii'e IVaneais, s. M.N.|-i'-i„iii. 
M. IJoulier, niinislre d'Etat de reni|)ereur Napoléon ili , 
dans la séance d" "21 janvier 1804, au Cor|»s législatil'. A 
elle seule, elle conslilue la plus complète jusliliealion des 
républi'i'ues hispano-américaines, et elle les ven^e noblo 
ment des accusations qu'on leur prodij^Ufi. Voici comuK.'nt 
s'exprime Son excellence au sujet de rinicrvenlion Iran- 
eaise au M(>xi(p,ie : 

>' .!(! dis. Messieurs, ((ue nos inlérèts dans F * rique oi.j.i.i.r.xi.-iniuii 
du Sud sont bien aulrenmnt considérables iv\ c(Uix (jui 
sont dii'ecli'ment d isijlément représentés par notre com- 
merce avec le Mi'xiijue. 

>) Permellez-moi, Messii'urs, de déterminer avec soin 
noli'e situation à cet éi^ard, de' vous la l'aire coimailrc au 
point dit vueducoiiiiuerce, au point de vue de la navii;ation, 
di'lanaviuaiionau Ioul; cours, celle qui est l'objet de la solli- 
citude si légitime de ceuxijui dans cette chambre sont plus 
spécialemi.'iU a|)pelés à di'déndre les intérêts maritimes, 
et vous verrez ([ue ce (jue nous sommes allés faire au 
Me\i(iucn"a peut-être jamais élé parfailemenl comj)ris dans 
ce pays, et ipie les impopularités (jui semblent entourer 
celte (lueslion ne naissent véritablement qu(.' de rii^noi'ancc 
des faits. (Très bien! très l)ien !) 

» Et d'abord, j'élimine les Elals-l'nis. Les Etats-Unis 
sont étrangei-sà ce débat. Us représentent, pour me servir 
du langage employé hier dans celle enceinh», la race anglo- 
saxonne, et je parle ici de nos rapports commerciaux avec 
les peuples de la race latine. Les Etats-Unis, dont je ne 
l)arle (jue pour les éliminer, avaient avec la France en 185ii 
un conmierce général de 448 millions. En iS0^2, la guerre 



i« 



') il 






Le commerce 

de la Fr inre 

avec l'Améiique 

■lu Sud 

t'en acci'U 

de 113 !).•/. 

dansî les 

dix dHi'iiières 

année». 



ILVIII INTRODUCTION. 

civilo (jui déchire les provinces du Nord et du Sud a réduit 
ces rt'lalions commerciales à 213 millions. Le commerce 
de la France avec les Etats-Unis a diminué «mi deux ans de 
2;Î5 millions. En 1852, notre navif,'^alion avec les Etats-Unis 
représentait 'iGrJ/i.Od tonneaux; en 1802, elle n'en présen- 
tait plus que 214,728 ; en 1852, la navij>ation de la France 
prenait dans ce chiffre total une part représentée par 
29,000 tonneaux ; en 1802, cette part était représentée par 
21,000 tonneaux. 

!> J'ai donc le droit de dire qu'en ce qui concerne notre 
commerce avec les Etals-Unis, si llorissant autrefois, para- 
lysé aujourd'hui, mais qui renaîtra, j'en suis convaincu, 
la marine américaine est notre convoyeur presque exclusif, 
tandis que la marine française y prend une part à peu près 
insigniliante. 

» En est-il de mémo pour les autres Etats d'Amérique? 
Voyons! 

» Quel était notre commerce général en 1852 avec les 
Etals de l'Amérique du Sud? Notre commerce général était 
représenté par 208 millions, et, en 1802, Messieurs, il 
s'est élevé à 572 millions ; il s'est accru de 113 pour 100 
en 10 ans. Voilà le mouvement commercial que nous avons 
avec toutes les répuhlique^j des Indes occidentales, voilà les 
intérêts qu'il s'agit de protéger (i). (Très bien 1) 

» Allons plus loin. Quelle était notre navigation? En 
1852, notre navigation de long cours avec tous les pays 






It 



1 'Il ( 

i i 



(1) Après la publication des six premiers volumes de la Collection histo- 
rique, etc., précédés du Mémoire sur l'état actuel de l'Amérique latine, nous 
eûmes l'iionueur d'offiir un exemplaire de cet ouvrage à Son Excellence, 
qui daigna nous en accuser réce|iti(i;i ilaiis les termes suivants: 

« Monsieur, j'ni reçu vos publications sur l'Amérique, et je m'empresse de 
vous remercier de l'Iiommuge que vous avez bien voulu me faire de cet ou- 
vrage. 

» I/'importance des sujets qui y sont traités et le nom de l'auteur justifient 



Sud a réduit 
iC coinmorcc 
doux ans de 
csElals-Unis 
n'en |)résen- 
de la France 
ésenlée par 
jrésenlée par 

incerne noire 
Irefois, para- 
is convaincu, 
sque exclusif, 
arl à peu près 

d'AnîCiique? 

1852 avec les 
3 général était, 

Messieurs, il 
1 13 pour 100 
le nous avons 

aies, voilà les 

1) 
vigation? En 

tous les pays 



Collection hislo- 
^riqiie latine, nous 

Son Excellence, 
jants : 

|j(" m'empresse de 
faire de cet ou- 

ir auteur justifienl 



INTRODUCTION. UII 

hors d'Europe — je ne parle pas seulement des Indes oc- 
cidentales, je |)arle de tous les pays, sauf les colonies — 
était de 807,829 tonneaux. Dans ce chiffre, la France 
comptait pour 382,725 lonneaux ; le reste ai)partenait à la 
navigation étrangère. En 18C2, notre navigation au long 
cours s'est élevée à 1,164,400 tonneaux, et alors 1(!S pro- 
portions se sont trouvées renversées : les étrangers n'ont 
pris (|ue 372,749 tonneaux, tandis que la France en a pris 
791,091. (Très bien! très bien!) 

» D'où |)rovenait cette augmentation? Etait-ce de nos 
relations avec les Etats-Unis d'Amérique, avec la Chine, 
avec rAfrifjue? Non, elle provenait de nos relations avec 
les Indes occidentales. Savez-vous quelle est la situation de 
notre navigation au long cours dans ces parages? Nous 
sommes les convoyeurs de 412,500 tonnes de marchan- 
dises ; nous prenons 75 0/q de toute la navigation qui se 
fait entre la France et les Indes occidentales, pendant que, 
dans nos relations avec les Etats voisins, nous prenons à 
peine 10 O/q. Et (\\ie représentent ces 412,500 tonnes? 
E'Jes représentent les trois cinquièmes de toute notre navi- 
g:itiou française au long cours, c'est-à-dire que notre navi- 
gation française au long cours n'a pour ressource, n'a pour 
issue que les Indes occidentales. C'est là que se borne notre 
commerce maritime, c'est là que se forme notre tlotte, 
c'est là que s'exercent nos marins, c'est là que se constitue 
notre puissance maritime. 

» Voilà les intérêts que nous avons dans les Indes occi- 
dentales. (Très bien! très bien! — Bravo! ) 

l'intérêt avec lequel j'ai pris connaissance de l'œuvre que vous avez bien 
voulu m'offrir... 

» Recevez, Monsieur, l'assurance de ma consiiiération distinguée. 

» Le Minisire d'Etat, 

» ROUHER. » 

A Moniieur C. Calvo, etc., etc. 

A. — I. d 



D'uii provient 
cet «ccroiiicoient. 



I ! 






L INTRODUCTION. 

» Aussi, quand j'ai onlendu parler dn nos 20 ou 2-4 mil- 
lions de commerce direct avec le Mexi(jue, en vérilé, je me 
suis étonné, Messieurs, je vous Itî dis en toute sincérité. 
Vous n'avez sur aucun point de plus grands intérêts com- 
merciaux et maritimes (jue dans les Indes occidentales, où 
se trouve actuellement notre armée du Mexi(jue. (Très 
bien ! très bien I ) 

j> Est-ce tout ? Mais le commerce extérieur des Indes occi- 
dentales, par qui est-il donc lait ? Est-ce par les Anglais ou 
les Espagnols? Vous avez aujourd'hui dans l'Amérique du 
Sud plus de 200,000 Français (jui font le commerce à l'in- 
térieur et qui, après ce long labeur et des dillicultés dans 
lesquelles ils joueiil leur existence, ont la pensée du retour 
et veulent rapporter à la rnère-palrie des richesses pénible- 
ment acquises. (Très bien! très bien!) 

» Voilà les 200,000 nationaux que vous avez à protéger. 
Et vous auriez quitté le Mexique à la suite du général 
Prim ! Mais alors la situation eût été impossible pour votre 
commerce et pour nos nationaux; c'eût été la plus honteuse 
de toutes les désertions, et je ne crains pas de dire que 
jamais plus grands intérêts maritimes et commerciaux n'ont 
été pris en main par une expédition, que les intérêts en vue 
desquels a eu lieu la guerre du Mexique. (Vive approba- 
tion, bravos et applaudissements. ) » 
L'iutenr Nous u'avous pas l'intcntion de porter un jugement an- 

ne Teui p.» porter ij^ipé sur la qucsliou dc droit qui a donné naissance à l'in- 

un jugement ' ' ^ 

tervention française dans le malheureux Mexique et qui a 
motivé l'important discours de M. Rouher ; dans la troi- 
sième période, nous consacrerons à cette question considé- 
rable l'espace qu'elle réclame, et nous exprimerons notre 
pensée avec l'indépendance qui nous caractérise. En at- 
tendant, nous avons pris bonne note des chiflres officiels 
au moyen desquels Son Excellence a éclairé la discussion, 



niiticipô 

lur l'inlervention 

BU Mexiqiis. 






ou 24 mil- 
crilô, jn me 
î sincérité, 
lérèls com- 
Inntalcs, où 
ique. (Très 

s Indes occi- 
5 Anglais ou 
.mérique du 
ncrce à l'in- 
icullés dans 
ée du retour 
ssespénible- 

z à protéger, 
i du général 
[le pour votre 
lus honteuse 

de dire que 
erciaux n'ont 
lérèls en vue 

ve approba- 

jgement an- 
sance à l'in- 
]ue et qui a 
ans la troi- 
ion coiiàidé- 
.erons notre 
ise. En ai- 
res offîciels 
discussion, 



INTROnUrTION. Il 

cl c'est avpc toute l'ardeur de noire patriotisme que nous 
appelons sur ces cliiiïres l'allenlion do nos conciloyens et 
(lu monde civilisé. Bien que l'éminenl orateur n'ait fait 
aulre chose que de présenter d'une manière encore plus 
saisissante l(! tableau prospère de notre Américpie, ébauché 
par nous dans notre premier travail , le caractère of- 
ficiel (|ue revêt la déclaration laite par son organe, à savoir, 
que ces peuples absorbent les trois cimiuièmes de tout le 
commerce marilimc du puissant empire français, met en 
relief la véritable importance de leurs relations avec 
l'Europe. Nous avons la confiance que la parole auto- 
risée de l'illustre ministre mettra nos calculs à l'abri de 
toute fausse interprétation. 

Gomme complément de ce beau tableau, nous croyons 
qu'on verra avec plaisir l'étal ci-joint, |)orlantle n° 17, (jui 
montre le notable accroissement acquis par le commerce 
français dans l'Amérique latine peni' ml les trente années 
qui se sont écoulées de 1880 à 18GU ; il fournit des doimées 
précieuses, que nous craindrions de rendre confuses en 
les commentant; nous nous bornerons à les signaler à l'at- 
tention du lecteur, qui ne manquera pas d'y trouver un 
vasle champ de réflexions. 

Il existe un autre fait d'un intérêt très grand pour la s.iuaiion favo,ui,io 
France, et qui doit justement flatter son amour-propre na- 
tional, car il montre d'une manière pratique l'immense dé- 
veloppement de son commerce extérieur ; le voici : 

On sait que le commerce britannique a été pendant bien 
des années, c'est-à-dire depuis les premiers jours de la ré- 
volution de l'indépendance, presque seul en possession du 
marché de l'Amérique du Sud, pendant que celui de la 
France pouvait être considéré, jusqu'à l'année 1840, comme 
étant en dernière ligne. Eh bien ! ce commerce, relativement 
minime jusqu'en 1840, s'est tellement accru en ce (jui con- 



' I 



(lu roiiimi^rci} 
frariçïit. 



mn 



[■M 
- 4-É 



LU 



INTRODUCTION. 



cerne l'exportation des objets manufacturés, que depuis 
4856 il a dépassé de 9 pour O/q celui de la Grande-Bretagne 
dans les Etats de la Plata, du Chili et du Pérou, comme on 
le verra par les tableaux suivants : 



I '-i 



Commerce d'exportation de la France (*) avec les répu- 
bliques du Rio de la Plata, du Chili et du Pérou, pendant 
les années 1856 à 1861 : 

ANNÉES '*'° ^^ ^'^ PLATA (2). CHILI. PÉROU. TOTAL. 

Francs. Francs. Franc». Francs. 

18oG 33,000,000 39,800,000 23,000,000 97,800,000 

1857 43,200,000 44,100,000 28,500,000 115,800,000 

1858 31,200,000 27,200,000 39,000,000 97,400,000 

1859 40,400,000 33,800,000 31,700,000 111,900,000 

1860 77,900,000 38,100,000 44,100,000 160,100,000 

1861 . 64,500,01)0 27,300,000 36,500,000 _|28,300,000^ 

296,200,000 210,300,000 204,800,000 711,300,000 

Terme moyen annuel du commerce d'exportation de la 
France avec le Rio de la Plata, dans les six derniùres an- 
nées 49,300,000 fr. 

Idem avec le Chili 35,116,000 

Idem avec le Pérou 34,130,000 

Commerce d'exportation de la Grande-Bretagne (3) avec 
les républiques de la Plata, du Chili et du Pérou, pendant 
les années ir56 à 1861 : 






(1) Tableau général du commerce de la France, et direction générale des 
douanes et des contributions directes: pendant l'année 1861. 

(â) Comprenant les ports de Montevideo et de Buénos-Ayres. 

(3j Ce résumé est tiré de la publication oiUcielle de statistique faite 
chaque trimestre à Londres sous le titiC de Trade and Navigation, presen- 
ted to both bouses et parliament by command of Her Majesty, 1862. 



jue depuis 
le-Bretagne 
comme on 



les répu- 
)u, pendant 



TOTAL. 

Francs. 

97,800,000 
115,800,000 

97,400,000 
111,900,000 
160,100,000 
128,300,000_ 

711,300,000 

station de la 
mit res an- 
,300,000 fr. 
,116,000 
,130,000 

gne (3) avec 
ou, pendant 




on générale des 

es. 

statistique faite 
igation, presen- 
y, 1862. 





INTRODUCTION. 


LUI 


BIO DE LA PLATA (1) 


CHILI. 


PÉROU. 


TOTAL. 


Francs. 


Francs. 


Frnncs. 


Franct. 


31,750,000 


33,900,000 


26,150,000 


04,800,000 


43,075,000 


38,025,000 


29,300,000 


112,400,000 


38,275,000 


27,925,000 


28,175,000 


94,375,000 


41,325,000 


38,800,000 


21,400,000 


101,525,000 


67,619,000 


42,575,000 


34,550,000 


144,744,000 


49,175,000 


34,100,000 


29,875,000 


113,150,000 


276,219,000 


215,325,000 


169,450,000 


660,994,000 



Causes 
de raccniiïJPmoMl 
(lu roninifrii' 
de la Fiaiii'c. 



ANNÉES. 

1856 
1857 
1858 
1859 
1860 
1861 



Terme moyen de l'exportation de la Grande-Bretagne 
pour la Plata 46,000,000 fr. 

Idem pour le Chili 35,220,000 

Idem pour le Pérou 28,440,000 

A notre avis, cette augmentation considérable, ainsi que 
la supériorité du commerce français sur le commerce an- 
glais, surtout dans la Plata, ont eu pour origine deux faits 
prédominants : 

1° L'immigration française, qui au nombre de plus de 
deux cent mille personnes est allée peupler les côtes et l'in- 
térieur du Rio de la Plata. 

2° L'impulsion indirecte qu'un des premiers hommes 
d'P^tal de la France a donnée à cette immigration ainsi 
qu'au développement, par tous les moyens à la portée de son 
gouvernement, du trafic de la France avec ces fertiles 
contrées et avec les centres de commerce si importants 
qui s'y trouvent. 

En effet, l'honorable M. Drouyn de Lhuys , actuellement 
ministre des affaires étrangères de Sa Majesté l'empereur "•»""'>" ''«'-•"')» 
Napoléon III, avait depuis 1848, époque où il occupa pour 
la première fois le ministère, su comprendre les immenses 
avantages que retirerait la France du développement de 
ses relations avec les peuples de race latine en Amérique. 
C'est à son patriotisme éclairé que sont dus en grande 



s. E. 



Sl'S vur'S 

pir rapport 
il l'Aménquo. 









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(1) Comprenant les ports de Montevideo et de Buénos-.^yres. 



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LIV 



INTRODUr.TIOK. 



* 



Si^s instruction» 

•ux représentants 

de la France. 



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Appui qu'il a pr6lé 

en Europe 

aux représpntants 

Uo l'Amérique. 



partie les avantages considérables que son pays a conquis 
parmi ces populations. 

Les habiles mesures qu'il a prises ont contribué puissam- 
ment à consolider dans ces régions les sympathies déjà 
prononcées en faveur de la France, et à élargir les relations 
politiques et commerciales de cette nation. 

C'est de lui que les représentants de la France dans l'A- 
mérique du Sud reçurent, dans leurs instructions générales, 
les ordres les plus péremptoires pour adopter la politique 
.de cordialité et de conciliation qui a prédominé dés lors 
dans les conseils impériaux. 

L'illustre ministre a tenu rigoureusement à l'application 
de son programme politique, et en diverses occasions il a 
mis en pratique les nobles déclarations qu'il avait faites à 
plusieurs représentants de l'Amérique à Paris. Il disait 
alors, et il répétait encore, il y a peu de temps, à mi autre 
ministre d'une répubUque sud-américaine : « Je ne suis pas 
ï de ceux qui veulent montrer partout le drapeau de la 
D France escorté de canons. » 

Fidèle à ces principes de sage politique, M. Drouyn de 
Lhuys a destitué plus d'un agent oflîciel pour s'être écarté 
dans la pratique des devoirs qui lui étaient imposés; et ses 
dignes successeurs, en persévérant dans cette voie, ont 
réussi à conquérir à la France la suprématie absolue que 
possède aujourd'hui son commerce d'exportation sur celui 
de l'Angleterre , dans la plus grande partie des Etats his- 
pano-américains ('). 

L'honorable M. Drouyn de Lhuys a été depuis, soit qu'il 
occupât le ministère, soit qu'il en fût sorti, un guide sûr et 
éclairé pour plusieurs représentants officiels de l'Amé- 

(1) Voyez le premier volume de la Collection historique, première période, 

p. XIII. 




INTRODUCTION. 



LV 



a conquis 

lé puissam- 
»athies déjà 
es relations 

36 dans l'A- 
s générales, 
la politique 
iné dès lors 



rique, dans les graves conflits suscités à leurs gouvernements 
par de grandes puissances, et maintes fois il a empêché, par 
l'autorité de sa parole et par l'influence de son nom , la 
violation à leur détriment des règles de la loi commune 
qui gouverne les nations civilisées. 

L'auteur de ce livre a reçu, dans des occasions sem- 
blables, des preuves éloquentes et positives de la noblesse 
de caractère et des sentiments élevés qui distinguent cet 
éminent homme d'Etat français (*). 



l'application 
ccasions il a 
ivait faites à 
ris. 11 disait 
3, à Ml autre 
[e ne suis pas 
'apeau de la 

Drouyn de 
s'être écarté 
îosés ; et ses 
e voie, ont 
absolue que 
ion sur celui 
es Etats his- 

lis, soit qu'il 
guide sîir et 
s de l'Amô- 

remière période, 



VI. 



A la fin du xviii* siècle , les colonies espagnoles occu- 
paient un territoire de quatre cent soixante-huit mille 
quatre cent soixante lieues carrées , habité par treize 
millions deux cent mille âmes , c'est-à-dire que cette im- 
mense étendue de territoire était peuplée à raison de 
vingt-huit habitants par lieue carrée iV. En l'année 1810, 
point de départ du changement fondamental qui s'est opéré 
dans ces vastes régions, cette population s'élevait au chiffre 
de quatorze millions trois cent cinquante mille âmes (3), et 
malgré les luttes désastreuses de l'indépendance, qui en dé- 
truisirent la partie la plus vigoureuse et la plus productive, 
la population des répubhques actuelles est en ce moment de 
vingt-quatre millions six cent mille habitants. Il s'est pro- 
duit par conséquent dans la population une augmentation 

(1) Voyez Une page du droit international, ou la Quextion Canstatt devant 
la science du droit des gens moderne, par Charles Calvo. Paris, 1864. 

(2) Voyez le tableau n» 1. 

(3) M. de Humboldt faisait monter à 15 millions la pôlpnlation d6 l'Amé- 
rique espagnole à cette époque. 



Eiendua 

(le territoire 

occupée 

par Us colonies 

espagnolet. 



Leur popuUtioD 
en 1810 

comparée k cells 
de 1880. 



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L'aJminisilralion 

et le< iinpAts 

k répnqiie t'uloniale 

et h IVpoqii« 

actueUtt. 



Proiluit 

d.?» rev'^nn» 

coloniaux 



Leur répartilion< 



LVI INTRODUCTION. 

considérable, puisqu'elle n'est pas de moins de 70 pour 
cent (1) depuis 1810. 

Si le lecteur veut se rendre compte en détail de la propor- 
tion dans laquelle s'est produite cette augmentation dans 
chacun des nouveaux Etats, il reconnaîtra, à vue des ta- 
bleaux joints à ce travail, que la population a plus que dou- 
blé chez plusieurs de ces peuples. 

Si de la populaf'on nous passons au régime économique 
et administratif des colonies, pour le comparer avec le sys- 
tème actuel , quoique nous ne puissions en général pré- 
senter celui-ci comme la dernière limite du progrès , il 
nous est permis d'assurer cependant qu'avec le règne de la 
liberté, non-seulement le monopole a disparu , mais aussi 
les charges considérables des impôts qui pesaient sur ces 
populations. Pour en avoir une idée approximative, il 
suffît de dire que le gouvernement colonial percevait près 
de quarante millions de piastres — deux cents millions de 
francs - - sur des peuples dont le commerce d'importation 
en objets manufacturés d'Europe atteignait à peine une va- 
leur de 57,200,000 piastres , c'est-à-dire qu'on prélevait 
en impôts plus de 70 pour cent en sus de la valeur des 
marchandises , déjà grevées des bénéfices réservés par le 
monopole au commerce privilégié de l'Espagne. 

Voici dans quelles proportions étaient établis les impôts 
perçus par le gouvernement métropolitain (2) : 

Vice-royauté de la Nouvelle-Espagne. . . 20,000,000 de piastres. 

Vice-royauté du Pérou 6,500,000 

Vice-royauté de la Nouvelle-Grenade. . . 3,800,000 

Vice-royauté de Buénos-Ayres 4,700,000 

Capitainerie générale de Caracas .... 1,800,000 

Capitainerie de Cuba, etc 2,300,000 



(1) Voyez le tableau n" 2. 
(ï) Voyez le tableau n» 10. 



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înéral pré- 
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rvés par le 

les impôts 



)0 de piastres, 
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INTRODUCTION. LVIl 

La caisse royale de Potosi a perçu, de 1556 à 1809, 
seulement en réaux de quintos. ci en dîmes, 157,931,123 
piastres, ou 789,655,615 francs, sur un capital de 
823,950,508 piastres, c'est-à-dire plus de 18 pour cent (i). 

Les impôts sur les produits des mines d'or et d'argent 
s'élevaient annuellement à huit millions et demi de piastres; 
le droit royal sur le tabac, à neuf millions , et enfin le pro- 
duit des droits d'alcabala, de douane et de la mita, à vingt- 
trois millions. 

Les frais de l'administration intérieure montaient à trente 
et un millions, de manière que le trésor de Madrid rece- 
vait annuellement une somme nette de neuf à dix millions 
de piastres ou de cinquante millions de francs. Les dif- 
férentes provinces étaient représentées de la manière sui- 
vante dans la formation de cet excédant : la balance des 
receltes et des dépenses de la Nouvelle-Espagne offrait un 
bénéfice de six millions et demi en faveur du trésor; celui 
du Pérou était d'un million et demi ; celui deBuénos-Ayres, 
de huit cent mille piastres à un million, et celui de la 
Nouvelle-Grenade, de neuf cent mille à un million de pias- 
tres. 

Quant aux capitaineries générales de l'île de Cuba, de 
Porto-Rico, (le Caracas et de Guatemala , les frais d'admi- 
nistration absorbaient toutes les recettes. 

La totalité des impôts perçus dans le royaume d'Espagne 
ne s'élevait pas, en 1810, à plus de 35 millions de piastres, 
c'est-à-dire à cinq millions de moins que ceux prélevés sur 
les colonies d'Américjue, fait qui démontre combien était 
lourde la charge qui pesait sur ces populations. 

En effet, l'histoire coloniale offre peu d'exemples de ré- 
sultats semblables à ceux que recueillait l'Espagne de ses 

(1) Voyez le tableau no 8. 



Escidant , 
•prfea déduction 

•dat frais 

d'adminiitratioD, 

etc. 



Les revenoe 

géniraux 

de l'Espagne 

comparés avec cens 

de ee* coioniea. 



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Comparaiaon 
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dei potacsgions 

an^iUiseï 

en Asie 



Pi avec ceux 
d«t républiques 

actuellKs 

de l'Améiique 

latine. 



LVIII 



INTRODUCTION. 



Supériorité 

de l'époque présente 

sur l'époque 

coloniale. 



Excédait 
de population. 

Conimerce. 



colonies américaines, surtout si on les compare avec ceux 
obtenus à la même époque par la Grande-Bretagne dans 
ses possessions d'Asie. 

La population des possessions britanniques en Asie, qui 
était en 1804 de 32 millions d'àmes, plus du double de 
celle de toute l'Amérique espagnole, produisait un revenu 
brut de 43 millions de piastres, mais il en revenait seule- 
mentau gouvernement anglais un excédant net de 3,400,000 
piastres. C'est-à-dire que l'Espagne percevait dans ses co- 
lonies, avec moitié de population, sept millions de pias- 
tres (35 millions de francs) de plus que l'Angleterre ne re- 
tirait des siennes. 

Si d'un autre côté nous comparons ces impôts avec ceux 
que prélèvent actuellement les républiques qui se sont for- 
mées des anciennes colonies espagnoles, impôts qui se bor- 
nent à des droits de douane, nous verrons que, nonobstant 
l'augmentation de- plus d'un milliard de francs qui s'est 
produite dans le commerce, ils ne s'élèvent pas à plus de 
44 millions de piastres (ou 227 millions de francs), ce qui 
équivalut à 16 pour^/o de la valeur totale de leur commerce, 
au lieu de 70 p. ^o que l'on payait autrefois ; d'où il résulte 
une diminution de 54 pour cent sur les impôts généraux 
auxquels étaient soumis les peuples sous le régime colonial. 

De cette exposition , appuyée sur les chiffres et sur les 
documents les plus authentiques , il s'ensuit que, bien loin 
d'avoir vu leur importance diminuer, les républiques his- 
pano-américaines manifestent leur supériorité dans les faits 
suivants : 

Dans leur population, qui s'est accrue dans la proportion 
de (|uatorze à vingt-quatre millions. 

Dans leur commerce général , qui s'est élevé de trois 
cent quarante millions à un milliard trois cent quarante 
millions de francs. 



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LIX 



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ts qui se bor- 
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ir commerce, 
i'où il résulte 
ôts généraux 
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ue, bien loin 
iibliques his- 
dans les faits 

a proportion 

evé de trois 
ent quarante 



Impâti. 



Fran'-hi>M. 



et poliliqua. 



INTRODUCTION. 

Dans les impôts, qui sont descendus de 70 h 16 pour cent, 
taux (les cbarges actuelles, année moyenne. 

Enfin, en ce que le monopole et les entraves coloniales 
ont été remplacés par des franchises qui se rapprochent du 
système du libre-échange. 

Et si nous devions nous occuper de la question religieuse Liberté r.iigieuse 
et politique, nous ajouterions que la liberté des cultes est 
adoptée ou permise* dans presque tous les Etals sud-amé- 
ricains ; — qu'en ce qui concerne la liberté de la presse , 
quoique nous soyons partisan des idées les plus libérales, 
nous sommes forcé de reconnaître, comme preuve de notre 
impartialité, qu'elle est aussi exagérée que mal comprise 
dans quelques-uns de ces Etats , où l'or confond la liberté 
de la pensée avec la licence, et que c'est en partie à cet abus 
déplorable qu'il faut attribuer l'instabilité que l'on reproche 
si sévèrement à ces populations ; mais cette question ré- 
clame une élude plus réfléchie , et nous pourrons nous en 
occuper dans une autre occasion. 

Après tout, comme on ne peut exiger la perfection poli- 
tique de peuples qui , suivant la parole autorisée de 
M. RiosRosas, se trouvaient enretard d'un siècle sur le reste 
du monde au moment de leur émancipation (i) , nous 
croyons néanmoins avoir démontré par des arguments ir- 
réfutables qu'ils ont acquis une importance beaucoup plus 
grande que celle dont jouissent d'autres Etats qui sont pla- 
cés au centre de l'Europe. En présence des progrès qui se 
sont réahsés depuis l'indépendance , nous pouvons sans 
présomption leur prédire un avenir immense, qui fera de 
chacune de ces républiques autant de grandes et puissantes 
nations. 

(1) Selon M. Thiers, de plus de deux siècles. Voyez plus loin le discours 
prononcé par cet orateur dans la séance du 26 janvier 1864, au Corps légis. 
latif de France. 



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IlSTRODUr.TION. 



VII. 



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Défelappement 

coniidérable 

ilei amélioration!!, 

lIl■téricllea^ 



Initrucllon 
publique. 



Les améliorations matérielles, chez les peuples hispano- 
américains, depuis leur émancipation politique, ne sont pas 
moins considérables que celles que nous venons d'examiner, 
et si nous nous arrêtions à montrer lefs progrès généraux 
obtenus, soit par l'introduction des chemins de fer, soit 
par l'adoption des procédés et des découvertes de l'indus- 
trie, ces puissants auxiliaires de la civilisation moderne, 
nous arriverions à la môme conclusion que nous avons 
posée dans le Mémoire placé en tête du premier volume de 
la Collection historique des Traités de l'Amérique latine, — 
que, dans ces diverses branches, plusieurs nations de l'Amé- 
rique du Sud sont relativement plus avancées que beaucoup 
de relies de l'Europe; mais, comme v.etle démonstration ré- 
clamerait un espace plus grand que celui tiont nous pouvons 
disposer dans ce travail, nous nous bornerons, pour 'o mo- 
ment, à mettre en lumière divers passages que nous em- 
pruntons à des documents officiels récemment publiés. 

Dans la branche de l'instruction publique , base fonda- 
mentale de l'avenir des populations , les progrès réalisés 
par quelques-imes de nos républiques pourraient servir 
de modèle à beaucoup d'Etats européens. Dans la provihce 
de Buénos-Ayres notamment , elle a reçu une impulsion 
remarquable dès l'année 1859, sous le gouvernement d'un 
Américain des plus illustres, M. le docteur Valentin Alsina, 
dont nous signalerons en temps opportun les services et 
les talents. Ce digne magistrat disait, à cette époque, dans 
son message annuel à la législature constitutionnelle de 
l'Etat : 

« L'éducation que reçoit la plus grande partie de la jeu- 



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II 






îs hispano- 
ne sont pas 
l'examiner, 
s généraux 
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de l'indus- 
1 moderne, 
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' volume de 
le latine, — 
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le beaucoup 
islralion ré- 
3US pouvons 
pour'o mo- 
e nous em- 
ipubliés. 
ase fonda- 
rès réalisés 
ient servir 
la province 
impulsion 
ement d'un 
lin Alsina, 
services et 
oque, dans 
lionnelle de 

de lajeu- 



INTRODUCTION. Ul 

nesse du pays, et qui donne la mesure de nos progrès dans 
la culture de l'intelligence , a reçu une grande impulsion 
dans ces deux dernières années. 

» D'après le compte-rendu du département des écoles pré- 
senté dernièrement, treize mille six cent trente-huit enfants 
des deux sexes sont élevés actuellement dans deux cent 
(juarante-six écoles de l'Etal; en 1856 il n'y en avail que 
dix mille neuf cent dix, dans cent soixante-sept écoles. 

!) D'après la proportion de ses habitants, Duénos-Ayres 
est aujourd'hui la partie de l'Amérique du Sud où l'éduca- 
tion primaire est le plus propagée. 

» La ville de Buénos-Ayres compte huit mille soixante- 
quatre élèves dans ses écoles (*) ; Rio-Janéiro n'en a que 
sept mille trois cent six; Lima, mille quatre-vingt-douze; 
Santiago du Chili, moins de six mille. 

» La proportion dans laquelle se distribue l'éducation 
des deux sexes, est égale non-seulement dans la ville caj)i- 
tale, mais dans les déparlements de la campagne, fait uni- 
que dans nos pays, et qui montre que la culture intellec- 
tuelle a pénétré profondément dans le foyer domestique, 
par l'influence de la femme. 

» Ainsi, quatre mille deux cent trente-sept garçons et 
trois mille huit cent vingt-sept jeunes filles reçoivent l'édu- 
cation dans la ville; deux mille cinq cent soixante-six gar- 
çons et trois mille jeunes filles dans les déparlements. 

» L'action de l'Etal dans ce mouvement ascensionnel est 
très marquée. En 1856, les écoles de garçons de la capilale 
élevaient mille sept cent soixante-(iualre élèves ; aujour- 
d'hui ils en comptent deux mille sept cent soixante-quatre; 

(1) D'après le Message du gouvernement provincial de Buénos-Ayres, 
publié dans la Nacion nrgentina du mois de mai 1864 , le nombre des 
enfants élevés dans les écoles gratuites soutenues par la province s'est élevé 
au chiffre de 9,755, 



Ntimbrc irécoltf 

et (l'iillivet 
kUiiiiiot-Ayrei. 



Duni les nuiret 
ville» (l'Aiiiirique. 









j ' 



^ i 



Branchei 
d'cnicigiisment. 



LUI TMRODUCTION. 

les jeunes lilles étaient au nombre de mille huitconlquatrc- 
vingt-Iiuit ; aujourd'hui on en compte mille six cent 
soixante-quatorze ; les écoles de yaiçons dans la cam- 
pagne avaient deux mille deux cent dix élèves ; aujourd'hui 
elles en ont deux mille cinq cent soixante-six ; celles pour 
les jeunes filles en comptaient mille neuf cent quatre-vingt- 
douze, et aujourd'hui elles en ont trois mille huit, dont 
mille neuf cent quatre élevées par l'Etat, ce qui représente 
approximativement le chilïre de tous les élèves des écoles 
de la campagne en 1856. 

B Mais les progrès de cette partie primordiale de l'éduca- 
tion publique ne se bornent pat au nombre des enfants 
qui la reçoivent. L'instruction s'est améliorée en acqué- 
rant plus d'étendue, plus de solidité. Il a été étabU une 
école supérieure dans un bâtiment disposé à cet eflet, avec 
les appareils et les in-^lruments les plus recommandés; les 
textes d'enseignement se font remarquer tant par l'excellence 
des méthodes que pir la beauté, la sohdité et le bon mar- 
ché des éditions. Des professeurs munis de diplômes des 
universités de l'Europe sont à la tête de cet établist:ement. 
Nos écoles enseignent aujourd'hui hs langues vivantes, et, en 
dehors des branches ordinaires de l'instruction, la mu- 
sique, le dessin, la tenue des livres en partie double, la 
géographie, l'histoire et des notions d'astronomie et de 
physique. 

» En outre, dans les établissements particuliers d'éduca- 
tion, le progrès dans le nombre des élèves ainsi que dans 
la soHdité de l'enseignement, a été remarquable dans ces 
deux dernières années. Un seul fait en donnera une idée. 
En i85B, six cent quatre-vingt-sept élèves recevaient des 
notions de géograpnl? ; aujourd'hui le nombre de ces élèves 
monte à douze mille quinze. 

i La loi du 31 août 1858, qui destinait des fonds spéciaux 



J:; 



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3 six cent 
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INTRODUCTION. Ulll 

à la fondation d'écoles, a reçu un heureux commencement 
d'exécution dans la paroisse de la cathédrale au Nord, où 
la commission des écoles a, par son zèle et par son exacti- 
tudt!, obtenu des résultats auxquels on était bien loin de 
s'attendre (*). » 

Dans les autres républiques, l'éducation publique ac- 
quiert un développement analogue; nous aurons l'occasion 
de le démontrer bientôt. 

Quant aux chemins de fer, la République Argentine chemin, d. fer. 
compte aujou.d'hui cinq grandes voies en exploitation et 
en construction, qui une Ibis terminées représenteront plus 
de mille milles de longueur. La seule province de Buenos- a Buénos-Ayrei, 
Ayres, sans compter le grand projet d'unir les deux Océans, 
en possède quatre, dont la situation est indiquée de ia 
manière suivante par le gouvernement de celle province 
dans son dernier message : 

a Chemin de fer de l'Ouest. — L'administration étant ugn» de louest. 
pourvue de toutes les ressources dont elle manquait quand 
le gouvernement acheta ce chemin de fer, le bervice se fait 
actuellement avec une régularité parfaite. Jusqu'à ce jour 
il n'est arrivé aucun de ces malheureux accidents si fré- 
quents sur les hgnes nouvellement établies. 

ï Voici le mouvement du chemin dans la dernière année, 
> 1 la comparaison de ses résultats avec ceux de l'année 
précédente : 

» En 1862, 2,398 trains, composés de 32,926 voitures Mouvement en ism. 
de voyageurs et de 18,721 wagons chargés, ont parcouru la 
voie. 

» En 1863, le nombre des trains a été de 2,317, avec En nés. 
28,289 voitures de voyageurs et 18,224 wagons. 



(1) Voyez le Message du pouvoir exécutif à la législature constitutionnelle 
de rEtal de Buénos-Ayres, du l»"- mai 1859, p. 41-i2. 






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ï^i 



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Mméiii-I. 



Lïiv iNTnonur.TiON. 

> Les trains de 18G2 ont conduit 420,122 voyagfiurs (dont 
4,900 pour le compte du gouvernement), et 31,408 tonnes 
de marcliandises. 

«Ceux de 1863 ont conduit 400,120 voyageurs (dont 
1,080 pour le compte du gouvernement), et 20,574 tonnes 
de marchandises. 

» Les résultais en faveur de la première année do l'ex- 
ploitation par le gouvernement ne peuvent être plus 
favorables. La diminution (|ui se remar(jue dans le nombre 
des voyageurs est insignifiante si l'on considère que le che- 
min de fer du Nord a été ouvert au public en 1803. 11 est 
à remarquer que la diminution a porté sur les voyageurs 
de première classe; ceux de seconde on augmenté. 

La commission directrice, jalouse d'accomplir son man- 
dat, a porté toute son attention sur le prolongement de 
la voie. Tout le matériel et le train roulant, commandés en 
Angleterre, sont déjà arrivés, et tout est de la meilleure qua- 
lité. Quatre superbes salons, deux des locomotives et beau- 
coup de wagons sont déjà en service. Le grand dépôt du 
H de scticmbreesiiléyiiienmné, et l'on construit la grande 
station de celte place de commerce, celles de Florès et 
de Villa de Lujan. La section entre Morenoet Villa deLu- 
jan est presque terminée, et les terrassements avancent 
avec rapidité vers Mercedes, qui sera pour le moment le 
point extrême de celte voie importante. 

» Des quarante millions votés par la législature pour le 
prolongement de ce chemin, il en a déjà été dépensé près de 
vingt-neuf, et le président de la commission croit que, mal- 
gré le détour de deux kilomètres qui a été nécessaire pour 
que la voie pût toucher à Lujan, ia somme votée suffira 
amplement pour 1^ mener à bonne fia. Alors sera défini- 
tivement résolu le problème des chemins de fer dans notre 
pays; enverra avec quel fondement le gouvernement a sou- 



pours((lonl 
,408 luîmes 

[Hurs (dont 
,574 lunnus 

lée de l'ex- 
L cire plus 
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sera défini- 

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îment a sou- 



l>TnODrf.TION. LXV 

tenu comme un principe essentiel pour notre progrés, qu'il 
n'y a pas un pa\s qui olFre autant de facililés (|ue le nôtre 
pour l'exéculion éc(jnomi(|ue do ces grands travaux. 

» La commission directrice du chemin de fer de l'Ouest a 
mérité la considération du pays et la reconnaissance du 
gouvernement. 

» Clicmin de fer du Nord. — Le chemin de fer du Nord iiiot du Nord. 
a été ouvert jusqu'à San-Fernando le 5 février dernier, 
sans responsabilité do la part du gouvernement. La di- 
reclion a fait l'ouverture dans le dessein d'èlre utile au 
jmblic, (|ui réclamait la jouissance du chemin, ({uoiquc 
la conslruclion n'en fût pas entièrement achevée et que 
l'adminislration ne possédAl pas au complet les cléments 
nécessaires pour l'exploitation. Les résultats connus font 
espérer (jue cette compagnie n'aura pas besoin de re- 
courir à la garantie que l'Flat lui a accordée. 

» Chemin de fer du Sud. — Le chemin de fer du Sud est LifoaduSvd. 
déjà en construction. Le gouverneur de la province a eu 
l'honneur d'accompagner le président de la république à 
l'inauguration des travaux, dans les premiers jours du 
mois de mars dernier. Les difficultés dont le gouvernement 
vous a rendu compte dans son message de l'année der- 
nière, ont été aplanies en reconnaissant, pour les effets de 
la garantie, la somme de six cent soixanle-cjuinze mille 
livres slcrlings comme le coùl délinitif des 75 milles de 
chemin de première classe. 

» Chemia de fer de la Doca et Enscnada.— On a commence chtmin de ut 
aussi la construction de la première section de cette ligne; i. buc. y Le...di. 
et en ce moment l'entrepreneur se dispose à dégager l'en- 
trée delà baie de Barragan, au moyen de la drague que le 
gouvernement de la province a mise à sa disposition (*). » 

(1) Voyez le Message du gouvernement de lu province de Buénos-Ayres 
à l'asscaiblée générale du l"" mai 1864. 

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Li rié,-uliliqiie 

sV>l !i'V('e 
iIh Li 



Son t'i'iiiulit 



Lxvi l^TnoDlT.Tlo^. 

Le général Mitre, président deKi République Argentine, 
clans son bi'illant discours pron. ncé à l'ouverture de la 
session du congrès national, le 12 mai dernier, exj)ose la 
situation prospère du pays <lans les termes suivants : 

« La République Argentine, morcelée et pres(juc mou- 
rante, après cinquante ans de calamités, s'est enfin relevée 
''"T''""' """':'"'"• de la poussière sanglante de la guerre civile, plus jeune et 
plus vigoureuse que jamais, avec tous les éléments de vie 
et de puissance nécessaires pour glorifier son nom et faire 
le bonheur de tous ses enfants et de tous ceux qui viennent 
habiter ce sol avec nous, sous la protection de nos lois hos- 
pitalières. 

» Njus avons un territoire vaste el fertile, (jui peut con- 
tenir et alimenter génércusenient 'înc population presque 
éga'c à celle de l'Europe entière, baigné par la mer, arrosé 
par deslleuvesqui pénètrent jusqu'au cœur du pays, et une 
plaine préparée par la main du Créateur, qui n'attend (luc 
les bras du laboureur pour la féconder et les rails du chemin 
de fer pour activer les communications entre les hommes. 
» Une loi révélée par la statistique montre que, les forces 
de la reproduction étant combinées avec celles de l'immi- 
gration, notre population s'accroît dans la proportion du 
double !ous les vingt-cinq ans. Il esta remarquer que l'im- 
migration actuelle est plus considérable chez nous que 
dans toutes les Républiques lii;rpano-américaines réunies, 
et qu'elle dépasse celle que recevaient les Etats-Unis cin- 
quante ans après leur fondation. 

ï) Notre trésor commun est à peine organisé pour la pre- 
mière fois, et nous jjouvons présenter des revenus d'un 
quart plus élevés (;ue ceux obtenus, aj)rès de longues 
années de paix, p-ar la plus prospère des Républicjues 
américaines ; et selon une autre loi, dont l'exactitude est 
démontrée aussi par l'expérience, et qui se trouve confir- 



Sv pu|jlll.j|luil. 



S-> rr 




c Argenlino, 
îi'lurc (lt3 la 
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vvcnus d'un 

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Répu^rniues 

L'xaclilude est 

houve conllr- 



dc» piDviiKe» 
nigentioi'9. 



INTROniT.TlON. IXVll 

mée par l'augmenlalion de nos produits cl de nos con- 
sommations ainsi que des forces croissantes qui vivifienl 
le capital, ces revenus doivent se doubler au moins toutes 
les dix années. 

» Ainsi, dix années de paix encore, et nous pourrons avoir 
un revenu de seize millions de piastres fortes, el une 
augmentation d'un demi-million d'iiabilants. 

j Kl ce progrès immense, (\u'\ se développe spontanément 
en vertu des lois naturelles, n'est pas le résultat de ces 
combinaisons arlilicielles qui appauvrissent les sources de 
la vie, mais la conséquence logiciue de la vigueur et de la 
vitalité toujours croissante des membres robustes qui for- 
ment le corps argentin. 

» Ainsi nous voyons qu'une seule de nos provinces, avec Prog.ènn.rvciUeux 
trois cent cincjuante mille liabilants, produit quatre mil- 
lions de piastres fortes de plus que la plus prospère des 
Républiques américaines avec une populalion cinq fois 
plus grande. 

» f 'et étonnant phénomène économique se reproduit par- 
liellcuient, avec plus ou moins d'extension, dans presque 
toutes les |»rovinces : le bien-èlre matériel cl la condition 
morale s'y sont améliorés, comme consécjuence de l'amé- 
lioralion (jue recueille le gouvernement politique el social 
des nouvelles richesses naturelles exploitées aujourd'hui 
pour la première fois cl des nouvelles industries (jui s'éla- 
blissenl, en même temps (jue le système de viabilité tend à 
se compléter pour se mettre au niveau des exigences du 
connnerce. 

» C'est pour cela (juc les provinces de rintérieur cher- 
chent avec persévérance une connnunication fluviale avec 
rAllanli(|ue ; c'est pour cela que la nation ouvre à travers 
le solitaire Chaco, une roule qui, au moyen de nouveaux 
ponts i;t tl'embranchemenls, reliera toutes les provinces de 



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Le grand raiiway 

centrul RrpRiiliii, 

Appui rflii'are 



LXVni INTRODUCTION. 

la République ; c'est pour cela que la navigation du Ber- 
mejo est déjà un fait, comme le sera bientôt celle du Sa- 
lado ; et c'est aussi pour cela que la province de Buénos- 
Ayres possédera, d'ici à deux ans, deux cents milles de che- 
mins de fer; et que dans six années la République se verra 
sillonnée par plus de cinq cents milles de voie ferrée. 

» Je puis vous assurer que le grand chemin de fer cen- 
tral argentin, qui doit donner une nouvelle vie aux pro- 

dii gouvernement, yinccs dc l'intéricur et changer la face de la République, 
se fera, et pour cela je compte que lorsqu'il en sera temps 
vous permettrez au gouvernement national de souscrire 
pour deux cent mille piastres fortes à cette entreprise. 
C'est là la réponse la plus éloquente que nous puissions 
faire à ceux qui doutent de refficacilé de la garantie. 

> Je puis vous annoncer aussi qu'en ce moment se trouve 
parmi nous un envoyé d'une des premières maisons d'An- 
gleterre, avec pleins pouvoirs pour soumissionner et pour 
construire le chemin de fer de la Concordia à Monte-Casé- 
ros, qui, évitant l'obstacle du saut de l'Uruguay, et reliant 
les provinces d'Entre-Rios et de Corricntes, donnera une 
issue facile aux produits du Brésil et de Misiones, et servira 
de base à de nouveaux centres de commerce. Les études 
sont faites, le capital est prêt, et il ne manque plus que 
votre approbation pour commencer les travaux. 

» Et pour que rien ne manque à cette révolution pa- 
cifique, je puis vous annoncer avec un enthousiasme que 
eSanii.go yous parlagcrez sans doute, que le constructeur du premier 

•t Buénus-Ayre». clicmin dc fcr du monde par les obstacles qu'il a fallu 
vaincre dans son exécution, l'homme dont la voix fait le- 
ver des milliers de travailleurs armés de pics et de pioches, 
M. Meiggs, l'entrepreneur du chemin de fer entre Valpa- 
raiso et Santiago, me fait dire, depuis l'autre côté des 
Andes, que les Andes n'existent plus comme barrières 



M.Mripgs: 

|it'0|i>isiilan 

d'un rnilway 

enire ! 

du 






ion du Ber- 
cellc du Sa- 
î de Buénos- 
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ferrée. 

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République , 
3n sera lemps 
de souscrire 
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ous puissions 
iraiilie. 
nenl se trouve 
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à Monle-Casé- 
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donnera une 
nés, el servira 
:e. Les éludes 
ique plus que 

IX. 

révolution pa- 
lousiasme que 
ur du premier 
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la voiM fail le- 
el de pioches, 
r entre Valpa- 
utre côté des 
inme barrières 



Etrndas 

des cliemint de fer 

de la République 

Argentine 

■vint lis IDI. 



Le Chili 
en .t m millet 
en ttp'.oiuiioa. 



INTRODUCTION. LXIX 

entre des frères, et qu'il s'engage à établir un chemin de 
fer de Santiago du Chili à Buénos-Ayres , dans un délai 
de huit années, en y faisant travailler jusqu'aux Indiens 

barbares (i). » 

Des assertions de l'illustre général Mitre il résulte que la 
népubliiiue Argentine compte aujourd'hui à peu près deux 
cents milles de chemins de fer en exploitation el cinq cents en 
construction, qui seront terminés avant six années, d'après 
les engagements pris. 

La pacifique et prospère république du Chili, malgré 
les immenses difficultés que lui oppose la nature de son 
territoire, possède aujourd'hui en exploitation une étendue 
de SM milles 74 centièmes de chemins de fer, représentés 
par six voies différentes qui traversent les principaux cen- 
tres (le la république; plusieurs autres sont en construc- 
tion, comme le prouve le tableau explicatif qu'on trouvera 
plus loin sous le numéro 18. 

Comme preuve des efforts el de la sollicitude avec lesquels 
le gouvernement de ce pays se consacre au développement 
de ce puissant élément de civilisation, nous reproduisons 
quehjues paragraphes de l'intéressant Mémoire présenté 
l'année dernière, 18G3, par le ministre de l'intérieur au 
congrès national. Voici comment M. Tocornal expose la 
situation de cette branche des travaux publics : 

« Les routes el les chemins de fer existant aujourd'hui ne r.éfomie propoiée 
sont cerlaincmenl pas le dernier terme devant lequel doit 
s'arrêter la construction de ces puissants auxiliaires du 
commerceelderagriculture;ileslnalurel au contraire qu'on 
leur donne une nouvelle impulsion, el avec la réforme propo- 
sée on obtiendra infailliblement l'avantage d'une vigilance 



(1) Discours prononcé par le président de la République Argentine & 
l'ouverture du congrès nutionul, le 12 murs 18G4. 



Miniiiio 

(In iiiiiiisire 

du l'inli'rii'ur. 



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liiBu^iirmiiin 

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lie Saiiliago 

il Vu||'UTiiu-u, 



i.xx iNTunnirrroN. 

sévère cl constante, une notable économie dans les dépenses, 
et en ménric temps do plus grandes garanties de réussite el 
de durée dans les travaux. 

» Le gouvernement emploie annucllcmeiil des sommes 
considérables à la construction el à la réparation des mo- 
numents el édifices appartenant à l'Etat. Il résulte d'un cal- 
cul fait avec soin , (juc dans les sept années écoulées de 1855 
à 1802 il a été dépensé quatre millions six cent (juatre- 
vingt-seize mille trente-trois piastres pour les routes et les 
autres travaux publics, sans y comprendie les cbemins de 
fer ; ce qui donne une moyenne annuelle de six cent 
soixante-dix mille liuit cent soixante-une piastres. L'im- 
portance de celte somme sufïil pour montrer la convenance 
de placer les travaux publics sous la responsabilité ei l'ins- 
peclion d'un bureau de l'administration, qui serait cbargé 
des opéi'ations de construction, de conservation et de répa- 
ration, selon les plans (jue lui fourniraient les ministères 
au service desquels les travaux seraient spccialcmenl des- 
tinés. 

». L'inauguration du cbemin de Santiago à Valparaiso a 
eu lieu le 14 septembre de celle année; dès le jour suivan» 
il a été livré au trafic pubi'c. 

» Le travail, commencé !c 1" octobre 'Î852el terminé 
jusqu'à Quillota, a éprouvé quelque interruption pendant 
qu'on continuait les études dans le bul d'adopter la ligne 
la plus convenable. La difficulté résolue, intervint le con- 
trai du 14 septembre 1801, donl mon j)rédécesseur a ren- 
du com[)le, en vertu duquel le cbemin devait être acbevé 
jusqu'à Santiago dans l'espace de Irois ans, moyennant le 
prix de ciiKj millions ciiuj cent mille piastres, payable en ar- 
gent ellectif, cbaque mois, à mesure de l'avancement des tra- 
vaux entre Quillota ellesommet du mont Noir; ouantà ceux 
entre le monl Noir et Santiago, les deux tiers dti la valeur 



iNTnonir.TiON. 



I.XXI 



3 dcpenses, 
rcussilc ni 

os sommes 
3n des mo- 
le d'uncal- 
ies de 1855 
ni (lualrc- 
•oules cl les 
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>lres. L'im- 
convenance 
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rail chargé 
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l.'ing#nji'ur 
lianri M«i|t|i. 



cmplujrét. 






dovaienlcn être payes à l'enlreprencur en ohligations du 
Ircsnr portant six pour cenl d'intérêt annuel cl un fjuarl 
pour cenl d'ainortissoment, el l'autre tiers en espèces. 

» Le travail a été entrepris par l'ingénieur, M. Henri 
M('i"f'^ avec une activité au-dessus de toute allenle : en 
mènie temps (jue se continuaient les travaux depuis Quil- 
lotn, ou les commençait en parlant de la gare de Santiago 
cl dans divers points intermédiaires. Lenomhre des ouvriers Nombre d'»a»rier. 
s'est élevé jusqu'à neuf mille, el il n'est jamais descendu à 
cin(j cents, minimum déler.niné dans le contrai. Mais celle 
forte impulsion n'aurail pu se maintenir sans la coopéra- 
lion enicaceilu gouvernement, qui a procuré à l'entrepre- 
neur loiile espèce de facililés, lui fournissant les moyens 
et lui faisant les avances nécessaires pour hàtei la termi- 
naison des travaux : c'est ce (jui a per(nis de devancer 
d'un an le terme fixé pour l'ouverlure de la ligne. 

» Le chemin de fer de Valparaiso à Quillola mesui'e trente- 
trois milles (jualie-vingl-dix-sepl centièmes, cl il a coûté 
4,0Ii,798 piastres, ce qui écjuivaut à l."i5,7^1) piastres 
,j5 centièmes par mille. Le |)rolongement jus(|u'à Sanliafjo 
mesure quatre-vingts milles quarante-deux centièmes, et les 
frais ont été de 0,220,000 piastres, ou 77,750 j)iastres par 
mille, en y ajoutant les 500,000 [tiasti'es de gralilication en 
ohligations; une somme de 120,000 piastres en espèces pour 
la livraison anticipée du chemin; de même que 100,000 
piastres, valeur des terrains el indemnités, et en calculant 
l'une dans l'autre les ohligations j)ayées à 85 et celles 
émises depuis. Tout le chemin mesure cenl quatorze milles 
trente-deux coiitièmes, el a coûté 10,250,000 piastres, soit 
89,4:]4 piastres par mille. 

» Le chemin de fer du Sud mesure quatre-vingt-trois De u lign- .lu sud. 
milles (.'tdemi, el a coûté 5,000,000 piastres, ce qui équi- 
vaut à 07,1 ;37 piastres par mille. 



I.i>nf:uniir 

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k PnhiHon. 



De Pahrilon 
k Chunarci'lo. 



Di! la 'i;;nii 
ilr C.oquiiiiliOi 



Des cinq ilii-niini 
réunit 



Ti!légru)ihf. 



de» rlii'niins ilc fer 

du ( liili 

et de la République 

Argenl'.ae. 



LXXtl INTRODUCTION. 

)» Le chemin de fer de Copiapo à Pabellon mesure 
soixanle-qiiat <rzc milles et un ijuarl, et a coûlc 2,900,000 
piasircs, ce qui correspond à 39,805 piastres par mille. 

» Le chemin de for do Pabellon à Chanarcillo mesure 
vingt-six milles, et a coîilc 1,000,000 de piastres, ce qui 
équivaut à 38,461 pidsiic? par mille. 

» Le chemin de for de Coquimbo mesure quarante-un 
mWùs et un quart, et a coûte 1,040,700 piastres, soit, 
terme moyen, 01,647 piastres par mille. 

» Les cinq chemins de fer rcun-s comprennent une éten- 
due de trois cent trente-huit milles et trente-deux centièmes, 
et ils ont coûté en totalité 20,856,706 piastres , ce qui 
équivaut à une moyenne de 61,647 piastres par mille. 

» Des cinq chemins de fer dont je viens de parler, le moins 
coûteux a été celui de Coquimbo, et le plus dispendieux, 
celui do Valparaiso, en raison des difficultés presque insur- 
montables que l'on a rencontrées. 

B Le chemin a été livré au trafic public avec le matériel 
d'exploitation qui était en service de Valparaiso à Llaillai ; 
mais ce matériel étant insuffisanl, on a commandé en 
Angleterre trois machines de première force pour le pas du 
Tabon, trois autres pour le service de toute la ligne, et le 
nombre nécessaire de wagons de toute espèce pour 
voyageurs et pour marchandises. On a demandé aussi un 
télégraphe qui sera placé le long du chemin de fer; car il 
ne serait pas possible d'établir la régularité et le bon ordre 
dans le service sans communications télégraphicjues entre 
toutes les stations, pour annoncer l'heure de l'anivée et du 
départ de chaque train, et donner avis de tout accident qui 
pourrait devenir funeste s'il n'était connu promptement. > 
On voit que ces deux Républiques comptent à elles seules 
déjà plus de cinq cents milles de chemins de fer en exploi- 
tation, et qu'avant cinq ans, avec ceux en construction, elles 








au l'ai'agu;iy. 



INTRODUCTION. LXXIII 

en auront mille milles. Et cela sans parler de la lip^ne des- 
lincc à unir les deux océans, projet colossal dont la réali- 
sation probable fera disparaître les barrières qui, jus(iu'à 
ce jour, ont sépare deux peuples de frères. 

Le Paraf,aiay, qui a fait des progrès si considérables pen- ,, p„,g,„y 
danl l'administration éclairée de M. Cbarles-A. Lopez et •""p-'S'*». 
qui a continué sa marche ascendanic sous la présidence de 
son successeur, a environ r'.ifiuanle milles de voies de fer 
en exploitation et autant en construction ; il s'y fait des tra- 
vaux qui peuvent élrc considérés comme étant de premier 
ordre. 

,\u mois de mai de cette année, un ingénieur allemand, 
M. Richard Von Fischer, se trouvait à l'Assomption, où il 
s'était entendu avec le gouvernement pour établir un réseau 
de lij^mes télégraphiques au Paraguay. Lehl (h; 1er, les ins- 
truments et !e • mécanisme pour quatorze stations étaient 
déjà arrivés à leur destination. 

Une ligne Je 100 milles sera dirigée de l'Assomption k 
Villa Rica ; une autre, de 180 milles, doit parcourir le bord 
du lleuve, de la capitale à ilumaita et vers les confluents du 
Parana; d'autres lignes seront dirigées sur l'intérieur du 
pays. 

Nous ferons connaître prochainement avec plus de délails 
les progrès réalisés dans ce pays parles dilTérenles branches 
de l'administration au point de vue de l'ulililé publique. 

La Nouvelle Grenade possède la grande ligne de Panama, uiigrudérsnimf. 
ayant une étendue de.48 milles et qui relie les deux océans. 

Le Pérou a près de cent milles de chemins de fer en e\- Lei chemina a» fer 
ploitation et en construction. Il est arrivé récemment en 
Europe des ingénieurs chargés de la direction d'une ligne 
considérable, qui doit traverser la Républi(iue en reliant 
ses principaux centres de production. 

Ce beau pays, sans les barrières que lui oppose fréquem- 



du l'iiou. 



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UXIV 



INTnODir.TlON. 



rncnl la règle anglaise, verrait se réaliser d'importantes 
améliorations matérielles sous l'administration éclairée qui 
la dirige acliiellemont. Nous avons été assez heureux 
pour voir intimement, à Paris, son jiiésidenl actuel, 
1(3 piénéral Pezol, et nous avons pu apprécier la droiture de 
SCS pri icipes et le dévouement avec Icijuel il consacre son 
temps à tout ce (jui peut contribuer à la grandeur de 
son pays. Nous ne pouvons donc nous empêcher de l'egret- 
1er profondément quii , après avoir écarte avec l'hahileté 
la plus grande .'is ' )bstacles qui s'o|)posaient au déve- 
loppement de S:-] N !v: " projets d'amélioration intérieure, 
il rencontre des i ; i îame? inalienducs de la part de ceux 
qui devraient le plus s'inicrcs. er à la consolidation de son 
gouvernement {'). 

IJientôt nous nous occuperons de nouveau de cette hranchc 
très imporlanle de l'administration puhlique, dont le déve- 
loppement croissant causera, dans un lenips peu éloigné, 
une révolution cornplèle dans l'existence, dans la richesse 
cl dans la puissance de ces peuples vigoureux. 



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VIII. 



Con«i,i(i.,. lions Sans la démonstration |)ralique que nous venons do faire 

•'."„'", '""""*"' (Ju développement croissant des jeunes répuhliiiucs du Nou- 

<iHi-A.i.<i.i,,,m veau Monde, notre travail auiail été incomplet, car nous 

ivvc Iuj> ii'pi'iicliet 

qui lui sum faits, u'aurious pu melti'e en évidence h; contraste qu'offre cette 
prospérilc avecles reproches extravagants (ju'on adresse à 
ces peuples, reproches hases uni(]uement sur les luttes plus 



(1) Nou> vouions parler de l'actn aj,'r('s>if ixerr»; réccniiunnt par la miirinc 
cspaj;n()li! , cl (|ui a causé une si vive sciisalidii cti Auicrii|iio, cl en iùiio|ii'. 
Nous li'ouvcrons procliaiiiciiiciit roccasioii d'élucider ccUc grave question, 
qui uiciilc uuu élude acricusc cl réHéciiic. 



iNTnomrTiorf. i.xxv 

011 tiioins longues (piMls onl soulcnnrs pour cirnrntcr les 
instilulions lilw'i.ilrs dont ils jouissciil aujoui-d'liiii. 

S'il no- s'tîlail a',n (jue des romans absurdes publiés 
par (nirroifjuas voyajicurs sur rAin(;ri(iuo ospa^^noiiï, nous 
nous serions bi('n ijardc d'y |)rt;ler la moindre altenlion ; 
mais nous éprouvons le regret de voir appuyer ces étranges 
accusations par des iiornines dont le nom seul constitue 
ime s;raiide autorité, et alors nous ne pouvons nous cm- 
pèclier de les repousser avec toute l'énergie' (|u inspire le 
droit de sa propre défense et avec toute l'ellusion de notre 
patriotisme oiïensé. 

Les inlei'pellations faites par quelques membres du Corps 
législatif, au sujet de l'intervention armée que le gouver- 
n"menl inqiérial soutient depuis (luelqui! temps au Mexique, 
onl donné lieu, dans les séance-s du 20 et du 27 janvier de 
celle année, à une discussion 1res importante, dans laciuelle 
les [dus illustres orateurs delà France ont pris la parole. 
Nous avons assisté à ce débat, et nous avons écouté ces dis- 
cours avec toute l'attention (jue nous inspirai(.'nt non-seule- 
ment les opinions des orateurs, mais aussi le sujet de la 
discussion, qui, en notre (|ualité d'Américain, ne pouvait 
nous être indillérenl. La parole éloquente et la logi(jue irré- 
sistible de quchpies-uns des orateurs vibrent encore dans 
nos oreilb.'s ; mais ce qui a le plus frappé notre imagina- 
tion, c'est le spectacle singulier que donnent pTrluis quel- 
ques-uns des grands p(dili(|ucs de l'Europe, lorsque, assis 
sur les bancs de l'opposition, ils ont à lutter enlie leurs 
convictions et le bi^soin d'attaquer tout acte émanant d'une 
autorité qui ne leur est pas sympalliiiiue. 

Le discours prononcé par iM. Tbiers dans la séance du 
2G janvier en est un exemi)le palpitant. L'illustre orateur, 
jtonr établir les motifs de son opposition à la politique im- 
périale et par consé(iucnt blâmer l'inlervcntion, s'esl clTorcé 






I)lsrii<iion 

(lu l'i'iin • 

(le l'inli-r' ion 
«u Mb. .<[a- 



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(le M. Tliieii. 



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A|ipréciallfln 

(lu tlilcourt 

d*S Ë M.Uoiilier. 



r,xxvi iNTnoni'rxioN. 

flo (Icmonlrcr (juc les rc^publiquos liispano-arnnricainos 
sont dos pays anicrc's, en proie à l'anarcliio, olil a appiivf^ 
sa lliùsc sur do nombreuses allégations plus ou moins capri- 
cieuses, qui, à noire avis, se Irouvaienl être la juslificalion 
la plus complote de la polilicjue impériale. Mais ce qui a 
au;;iu('nté notre surprise, c'est que S. Exe. .M. Roulici", mi- 
nistre d'Etat, au lieu de s'emparer desarj^uiiients piésentés 
par M. Tliiers pour rendre plus solide la défense de la poli- 
tique de son f'ouvernement, adopta au contraire une tactiquo 
tout à fait opposée; il ébaucha avec habileté le tableau des 
immenses progiès qu'a faits l'Amérique et du développe- 
ment étonnant acquis parle commerce do la France dans ce 
pays ; et il justifia précisément par ces projjrès la politique 
suivie dans C(!tte alTaire par le gouvernement impérial. 

Afin que nos lecteurs puissent comparer les opinions 
omises par les deux orateurs sur l'Amérique méridionale, 
nous allons reproduire la partie du discours de M. Tbiers 
à laquelle nous faisons allusion. 

M. Tliiers a commencé par établir que les relations 
soutenues par les Etats européens avec ceux do l'Amé- 
emie l'Améiiqu. j'inuQ gonl exlrcmomenl diflîcilcs, mais que cependant il 

du N..rJ ' 'II 

.Cl celle du Sud. était uécossairc de distinguer entre l'Amérique du Nord cl 
l'Amérique du Sud. 

Nous acceptons aussi celte distinction, mais nous l'ac- 
ceptons pour montrer le triste spectacle qu'otTrc à la civi- 
lisation moderne le facile orgueil dont on se pare vis-à-vis 
dos peuples relativement faibles , et l'humble condescen- 
dance avec laquelle on déguise les injures quand elles 
émanent de peuples forts. En elïel, le lecteur impartial trou- 
vera des preuves non éiiuivoqucs de celle observation 
dans le paragraphe que nous allons reproduire. Voici 
la distinction que fait M. Tliiers enlro l'Américiue du NorJ 
et celle du Sud : 



Oi$linrlion 

élal'li» 

par M. Tliicri 



qui on 

suuflVii 



i>TnonrrTro?i. uxvii 

« DansTAmcriquodu r.onl, nos concitoyens ont loiijours 
Irouvô le cliatiip d'un commerce} immense, qui, vous le 
savrz, s'ctail élevé juscju'à 500 millions; ils y ont toujours 
trouvé, (le plus, une sécurité parlailc ; je parle des temps 
qui ont précédé la guerre civile. Quehjuel'ois ils ont eu à 
soulTrir de lu rudesse des mœurs démocratiques; mais 
on ne peut pas plus reprocher à un pays ses mœurs que 
son climat. Toujours est-il (|ue nous avons trouvé dans 
rAtnéri(|ue du Nord sécurité parfaite. Mais, // faut tout 
dire, cette, sécurité, nous la deviens à un gouvernement vi- 
goureux, qui était susceptible, ombrageux, et la puissa)ite 
Angleterre elle-même a eu plus d'un affront à dévorer. 
Quoi (pi'il en soit, il serait i\ souhaiter (|ue nous eussions 
trouvé dans l'Amérique tlu Sud des relations comme celles 
que nous avions trouvées dans l'Amérique du Nord. » 

Evidemment ce n'est pas la logique qui domine dans les 
lignes (jui précèdent, surtout si on cherche l'Iiai'monie (|ui 
devrait exister entre la parfaite sécurité qu'ont trouvée les 
compatriotes de l'illustre orateur, et les alfronts que plus 
d'une fois a eu à dévorer, même la puissante Angleterre, de 
ce gouvernement vigoureux, susceptible et ombrageux. 

On peut déduire aussi de la nouvelle doctrine préconisée 
par l'illustre orateur, que l'Europe doit et peut dévorer 
très cordialement les alTronts du gouvei'nemenl de Was- 
hington, qui représente une nation |)uissante; mais il n'en 
est pas de môme à l'égard de l'Amérique du Sud , qui se 
trouve divisée en petites répuhli(|ues sans importance ; 
non, parla même raison qu'elles sont faihies, il est néces- 
saire de leur appli(|uer la règle anglaise i) quand cela 
conviendra aux intérêts du plus fort ! 



I.< • iii|;iim*'nlt 

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nl.-iiluiiiriil 
ili* lugi(|ur. 



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(1) La règle anglaise ne peut ôtrc traduite que par ces mots, iictcs de pira- 
terie, tels que le sont ceux qui se commettent par surprise uu contre des 



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CeniiniKiion 
d* ion (liicuurt. 



ICiat lie r.\iniWii|'>'< 

l(M-qii'>'llii 

t» •l'ii 11,1 

(le la iiitiiu, ili>. 



RiixIciirH 

qii'e'.li' il ii.ilii'''i) 
(U|iuiii 911 nii». 



Actes Inuuls 
qui t'y cooimtiUei.l. 



rxxviii l?(TRODtTTlO^^. . 

Kcnuin/, locloiirs anii-ricains , los jiigomonls ppu mosn- 
n'>:s (|iin pnrlorilliisti'(! Iiisloiicii iVaiiraiii sur l'clal aciiicl de 
rAim''rii|ii<' iiK'iiiliniialc ; mais rci)Ul(7,-lf!S avec calme, car, 
liicM (jij'ils soietil l'expression cxagéire d'un liomnu' (|ui a 
vécu peiidanl fjualor/i; ans dans un complet isolomenl poli- 
li(|ue, ils renl'ermenl néanmoins une sévère el utile leçun 
dont vous devrez l'aire volie prolit |»our revenir : 

« Vous savez (jue lorsqu'au commencement du siècle les 
colonies espagnoles ont voulu se séparer de leur métro- 
pole, elles ont modelé leurs inslilutioiis sur celles de l'Amé- 
ri(iu(3 du Nord; mais elles n'étaient [»as aussi bien prépa- 
rées à la répul)li(iue. Vous sa\cz que lorscjue les colons 
qui ont peuplé le nord de rAméri(|ue se sont transportés 
au delà des mers, ils étaient déjà, par leurs mœurs, par 
leurs opinions, de véritables républicains; c'étaient, de plus, 
des liommes très laborieux , et pour les |)assions il n'y a 
pas un meilleur calmant (|uc le travail. Mais ces popula- 
tions méridionales, ijuontippdk avec coniphiisancc la race 
latine, ces populations, lois(|u'elles se sont séparées de la 
métropole, n'étaient «luère piéparées à la républi(jue. 

» En fait d'opinions, elles n'avaient que celles «jui exis- 
taient en Espa}j;ne //// a deu;r siècles. Connue mœurs, elles 
étaient ardentes, turbulentes et peu laborieuses. La répu- 
bli(iue n(! leur a pas réussi ; elles n'ont lait, depuis cin- 
(juante ans, que tiaîner une existence malbeureuse et fort 
incommode pour les étrangers |)lacés au milieu d'elles. Ces 
malhcxireiix élvangcrs ont été lonrmenlés en cent façons. 

» D'abord ces gouvernements du Sud sont toujours 
gênés ; ils empruntent, cl quand ils ont enq)runté ils no 
paient pas. C'est un premier .siij(;t de réclamation. Puis les 



peuples faibles, sans dcclnratioii de guerre préaluble, et suns avoir été pré- 
cédés d'aucune des formalités prescrites par lu droit des gens. 



INTnODLT.TIOJt. 



LXXIX 



fi ilt>i»iii ili- >i^i iiriié 

(1 r » r('»|ui)r«. 



élranp:c'is (\\n passent viii;;!, licnlo et (|iiarniil(' ans dans co 
navs, sont liicnlùt ronroinliis avec li>s lialtilanls nix-tnèincs, 
d on pirlcnd leur inijinsn-, qw^inrfuis If service militaire, 
toujours les emprunts forcés et tes imjiots de guerre. Ils se 
plai-iiicnt en inv()(iuanl leur naliunalilû. C'est un nouveau 
suji.'t (le réclatnalii)n. /-^ 

ù Mais voici le plus j^rave de tous : dans ces pays toujours Ai..-,Mo,ioHif« 
aillés et où iln'i/ a pas cette police vigilante des vieux l'Uats 
de l'Europe, les villes, les ciimptuines, les grandes routes, 
1\ offrent aucune sûreté. OiKjhiueluis on enfonce à main 
armée la porte des maisons; plus souvent on envahit les 
fermes, on arrête les voilures |iul)li(pies sur les {j:randes 
routes. Il y a des violences, des vols, queNiuelbis des assas- 
sinats ; et il a été nnionnu si dillicile non-seulement de 
reclierclier les coupables, mais de les faire punir, dans un 
pays où la police est nulltî et où la justice est faible, qu'on a 
presijue renonce à obtenir justice et qu'on a converti tous 
les griefs en réclamations en argent. 

» Aussi dans la lan{^uc du pays, dans la langue diploma- 
tique, il s'est introduit une certaine expression, c'est celle 
de CONVENTION ÉTRANGÈRE. Toutcs les fois (juc Ics nalions 
européennes ont à se plaindre, on fait des traites qu'on 
ap|)elle conventions étrangères ; et ce qui vous prouve la 
singularité de celle situation, c'est qu'en faisant un calcul 
très simple, j'ai trouve que les conventions étrangères, ces 
demandes d'indemnité, étaient toujours proportionnées it 
Icienduc du commerce que chaque nation européenne faisait 
avec ce pays. Cela prouve bien, Messieurs, que cette anai- 
chie avait au moins ce genre d'impartialilé de traiter tout 
le monde également. 

» Eh bien, quand on veut s'adresser à ces gouverne- 
mcnls, on trouve de très grantics difficultés ; on s'adresse 
à (jui? à l'anarchie. Si on lui demande la sécurité, elle ne 



Conientioni 
iltranijini. 



I.a règle anglaitt. 



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LXXX l>TRODL'CTIO?(. 

peut pas la donner. Si on lui ileinaiide la solvabililê, elle 
ne la possède pas. On se (rouvo donc dans des end)anas 
exirèmcs. Aussi a-t-on clé très circonspecl, et a-l-on pris 
soin de se rcnfernier dans la hkgle angiaisk. Celle règle, 
la voici : (juand on peul alleindre ces ^ouvernernenls par 
la voie niarilinie, alors on se aïonlre sévère, et l'Anglelerre 
a toujours eu soin de l'èlre. Mais rpiand on ne le peul pas, 
on esl 1res sobre de menaces (|u'on ne pLUl pas loujouis 
réaliser. 

9 On me dira (|ue cela n'csl pas bien lier. J'en conviens, 
mais, permellez-moi o'e le dire, l'bonneur s'arrètt; où s'ar- 
rèl(;nt les mojens, cl je vous en citerai un exem|de qui a 
(juehpies années d(i date. 

M La Pruss(j est assurément une nation 1res ficro cl très 
brave. Kli bien! vous vous rappelé/ cpi'un vaisseau prus- 
sien portant pavillon royal s'est arrêté sur les côtes du llilV 
il y a (pirl(|U(>s années. Il a essuyé une é|)ouvantabl(' avaiiii; ; 
il a eu licaucoui» de blessés cl d(! tués ; le |ii'ince lui- 
mémi! a couru des dan-^ers ; tout le monde alors s'est misa 
dire : La lMuss(! va l'aire une expédition. Kli bien, l;i Prusse, 
qui est non-seul(>menl lièreel brave, mais encore réllécliic, 
la Prusse n'a pas l'ait d'expédition, |)arce que, en ell'el, elle 
n'avait ni intérêt ni moyen de la l'aire. 

» La rè^le anj;laise d'aj^ir par la voie maritime n'est 
donc pas si mauvaise ni si liumble, et si je ra))pli(pie aij\ 
faits passés, vous verrez (pic c'est au l'ond ce (pic jus(pi'au- 
jourd'bui tout le monde a fait. 

» Dans la Passc-Plata, un odieux lyi'an, Hosas, traitait les 
Français d'une manière abominable ; il en avait l'ait éj^or^jer 
j)lusieurs par ses ordres, et ce n'était jias le lait de l'anaf- 
cliic, c'était sa V(donlé, salérocité. Nos vaisseaux pouvaient 
l'atleiiidre et s'cnibosser quai à (juai, soit à Montevideo, suit 
à Uuénos-Ayrcs. 



ni( 

on 

ol)l 
IIU) 

(. 



iNTRoninrioN. 



rxx\i 



Traité 

(léiavtniigtui 

ubtcnu 



.. Quant à moi, j'ai deiiiandt'! à cello épofjue un Iraile- 
iiiciil sWèrc. Mon opinion n'a pas j)nnalu, cl nt-aniiioins 
UN a ('iii|iloyé la Ibrco. On a envoyi'; lii.'s vaisseaux, d on a \'»\»V'inc: 
ubh'uu un IraiU; par les nioycns les seuls jtossihlcs, les 
moyens maritimes. » 

Comme on le voit, dans son besoin de dcniyrer les 
peuples liispano-aniéricains, M. Tliiers pousse ses exan:éra- 
lious capricieuses jusqu'à les comparer aux l)arl)ares et •"«c"»""'!" »' 
aux pirat(!S des cotes du IlilV, t;t même à leur dénier leur ori- 
[(iiie latine. 

.Nous prions l'illustre savant de vouloir bien nous si^^na- 



M. TlMcri 

(uiii|iuri' \e» 

llii|iiiiu'Aniéririint 



1er les juraterics (pie ces peuples aurait.'iit exercées. Nous 
le délions d'en citer une seule. 

Les luîtes (pii ont eu lieu dans l'Amérique espa';nole 
(ii>|iuis son éniancipalion jioliliipie, ont été indispensables, 
coiiiNie nous l'avons démontré dans notre jtri'mier travail, 
pour IVancliir la distance de dvitj- siklus do, relard dans 
Injuel l'avait trouvée la l'évolulion , de même (pir l'ont 
e les diverses révidutions i|ui s(ï sont suc- 



el( 



{)our 



Kianci 



i't'iU'i depuis la lin du dernier siècle , et qui ont délivré 
rKuro|)e entière de l'aijsolutisme (|ui pesait sur S(;s poj)U- 
lations de|aiis de longues années. 

Supposons, ce ipii n'est pas possible, que l'Amériipie 
du Sud ail enq)loyé e-n guerres civiles les cinquante ans (jui 
se sont écoidés depuis sor! éniancipalion , quels jusb.'S 
reproches pourrait lui adresseï- l'Kuriqie, si ces ^-ueiit-s 
niit eu pour résultat linal d'amélinrer l'éducation et de dé- 
Iriiire les |iréoccupations que ddi.i' sii'clcs de retard y 
avaient enracinées ? 

Kt peut-on sérieusement accuser l'Amérique niéridio- p»u..on r»prorhi 
nale de ce (|ue ses institutions n'ont |)as alleinl la perfec- 
tion, lors(pie la vieillie Kurope n'a pas dit encore son der- 
nier mot à propos des siennes ? 

A. — I. f 



ï l'Alll^liqu* 

riiii|:rir«iijiin 

it( let iiiililuiivuiT 









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M, Tliieii 

n'h puH ^ii- li>gi(|u» 

ni minqiiaiii 

rAihritqtit'. 



llotifi 

>ur lrM|Uflt 

ni' riiiiili'iit 

>«> allai]iii!«. 



LXX3LII INTRODUCTION. 

M. Thiers est-il satisfait de celles qui régissent acluelle- 
nienl son |)ays?Nousne le pensons pas, puisque nous le 
voyons assis sur les bancs de l'opposition. El cependant, 
qui peut h; inécornaître, jamais la France n'a atteint un 
degré de prospérité et de puissance égal à celui où l'a con- 
duit son illustre chef. 

iMais, est-il généreux, est-il digne du savant auteur de 
Xllisluirc de la RévoliUion française , (jui a fait con- 
naître et a peint avec des couleurs si sombres les scènes 
sanglantes (jui, pendant de longues années, rendirent si dif- 
ficile et si malheureuse l'existence des étrangers dans la 
lU'publiijue française; est-il généreux de sa part, disons- 
nous, de préconiser la nécessité (rappli(|uer la règle an- 
glaise aux républiques américaines , parce qu'elles ont 
commis le crime de renverser les d :rnières barrières qui 
s'opposaient à ce que le commerce irançais et celui du 
monde entier pussent acquérir le dévelop|)ement immense 
(|ue nous avons signalé et que S. Exe. M, Uoulier a corro- 
boré du baut de la tribune française ? 

L'esprit des arguments de M. Tbiers et les données sur 
lesquelles il s'est appuyé, nous ont piM'suadé que ses con- 
naissances sur l'état actuel, j»olitique et social de l'Amé- 
rique espagnole, reposent à peu prés sur les mêmes bases 
(juc II s informations auxquelles doivent être attribuées les 
dillicullés internationales survenues entre le gouvernement 
de Duénos-Ayres et ceux de hi France et de l'Angleterre, de 
18;J8 à 1850; d'oîi l'on peut déduire (jue depuis celle époque 
les idées et les éludes de l'illustre orateur n'ont pas fait un 
seul pas dans cette voie. Nous prendrons donc comme base 
de notre réponse la Républi(iue Argentine, comme étant celle 
(jue l'illustre orateur a le plus étudiée et celle (jue nous con- 
naissons le mieux, ayant eu la fortune de naître sur les bords 
du lleuve majestueux de la Plala ; nous la cboisirons, non- 



INTRODUCTION. LXXXIII 

seulement parce qu'elle a été le berceau de la liberté sud- 
américaine, mais aussi parce que là stationnèrent pendant de 
longues années plus de quatre-vingts vaisseaux de guerre en 
état d'hostilité continuelle, au grand détriment de Téclat des 
armes françaises et britanni(jues; là aussi quefurent aban- 
donnés et sacrifiés les courageux Argentins qui s'étaient alliés 
au glorieux pavillon français pour renverser le gouverne- 
ment l\ ranni(|ue et dictatorial du général Rosas (i) ; là encore 
(juc les deux plus grandes puissances du monde terminèrent 
leurs diUérends internationaux sans obtenir d'autre résul- 
tat (pie la ruine totale de leur commerce (2), tout en don- 
nant une entière satisfaction au gouvernement de Rosas, en 



(1) Le comte de Brossanl , ancien attaché à la mission extraordinaire de 
France dans la l'iuta en 1847, dit ce qui suit dans ses Considérations his- 
toriques et politiques sur les Républiques de la Plata dans leurs rapports 
(wec la France et l'Angleterre, paif. 2i5 ; Paris, 1850 : 

« Le tr.iilé du 29 octobre 1840, dont l'intention était bonne, mais la ré- 
daction défcclueuse, fut pris, non sans raison, comme un abandon de nos 
alliés argentins. Notre considération, la foi dans notre parole, en reçurent 
un irréparable éckec. » 

Nous devons rappeler comme un fait historique que le môme M. Thiers, 
(|iii condamne si justement la lyraimie de Rosa» , était alors ministre des 
iilT.iires élrai!},'i'res du roi Louis-i'bilippe, et que c'est pendant son ministère 
que fut conclu ce traité, qui sacrifia aux vengeances do ce tyran les nobles 
et courageux alliés de la France. 

Le même comte de Brossanl ajoute à ce propos, dans le même livre, 
pag. 2-26, les lignes suivantes : 

• Le maréchal Soult n'était plus ministre ; M. Thiers l'avait remplacé et 
> comme président du conseil et comme ministre des allaires étrangères. 

• On n'a pas été sans reprocher à cet homme d'Etat une certaine légèreté 

• dans ses résolutions, une certaine vcisatilité dans sa manière de voir. • 
(•2i Quoique nous ayons de nombreux témoignages pour confirmer cette 

assertion, nous invoquons de nouveau l'opinion de l'auteur déji cité, parce 
(pi'elle ne peut pas être suspecte à M. Thiers. Voici ce qu'il dit : 

t On a vu dans le livre précédent le rôle que lu commerce de la l'iata 
joue dans le tableau de nos relations avec l'Amérique du Suil. Ce rôle allait 
6'5'alement en grandissant dans la période qui nous occupe. 

■ La moyenne quinquennale de 1839 à 1843 s'éleva à 24,000,000 de 
francs p;n- an; elle donne aux K(at< de, la Plata le troisième rang parmi 



■;ii v\ 



> 






^■1. 



'm 



LXXXIV IPiTRODir.TION. 

hissaril le pavillon ai -^enliii cl lo saluant de vingl-un coups ilt; 
canon (i) ; là enfin (lUc, r^al^^n' celle lullr inéi^^alo cl si lon- 
guement soutenue, jamais les étran|,'^ers n'ont été inijuiélés ; 



ceux tic l'Am/'riqtio cspugnolc avec losr|URls nous trafli|uons , et le viiigt- 
uiiitMiic Mil;; tiaiis le coiiiiiicrcfl ;;éiiéral dn la Iraiice. 

• La si'iilt: aiiiiét; iSi;:!, |iuiiiluiit l.ii|iicll(; nos rcl.iliuns avec la l'Iata 
uvaieiil repris leur cuurs nuriual , donne un iiiuuveiiieiit coniinercial du 
37,500,000 Iraiics. 

" Mais en IHli, xius rinlliience de la ^'Uirre cl du sii'jjc de Moiitt';vidéo 
par nier et par terre, ce cmninerce redi^scendil àl'J.iOO.OOO Irancs ; il n'oc- 
cupait plus i|uc le vin;,'t-deuxièine rnu^ dans l'inipoi tance du coinnierce 
extérieur, et le quatriènio ran^; dans le tableau de nos éctiaiiijes avec l'Aîné 
ri(|tie du Sud. 

• Ciiose reniari|ualilc, la diminution de plus de dix millions dr francs que 
iiolro commerce avec rAméri(|u(^ du Suil éprouva dans cette rncuie année 
«ur la moyenne des années précédentes, ne porta que pour moitié sur nuire 
rommiTce avec la IMata : le surplus allecla la tulalil*! ilr iio< rapports com- 
merciaux avec rAinéri(|ue du Sud. Kl cci.i dînait être ; car noti<: lioonciir 
national avait été com|>romis aux yeux de tous les peuples de ces coiilrées. 

> A la môinc époque , la iiavi^Mlioii présontait ( ncorc un cliiirre di; 
17, lui tonneaux sous jiavillon français, et ,c J,()3<î sou> pavillons étran- 
gers. 

> Aujourd'hui (1850) la situation, rendue de pluseii plus anormale v-^r ^iMle 
des mauvais succès de l'intervention aniflo-française •;n IKiS, s'e^it uggr '.vée 
considérabiciiiciit. 

» l,c coniincrce de la l'Iata est réduit au cinqiiièm'' de son iiiiportar'.io 
de 1842; à moins du tieis de son im|iortance moyenne de 18:)9 .< 'Sii; (> 
7,000,000 de francs à peine. Kt celle décadence menace de s et, ndrc k Uuites 
nos rclatiiiiis avec celle Amérique du ' ', lUi est pourt.mt d'un si ^Tand .isc- 
nir |)oiir nous! • Voir les Coiistdéialtoti» A: H '-'ju" déjà ciiécs, pay. 2G0 
à iG2. 

(1) l.a ronven/ion pour rélahlir de pari..'i: i.iiLion» d'amitié entre, la 
Itépuldiqiie Ar^^enlinc et la (Irande-ltrelagne, signée le i\ novembre 1H.IU, dit 
dans tioii |ireinier article : 

Art. 1*. The governmiMit of lier Uritaniiic M<ijesty, animatcil liy llie de^rc 
of puttiii;; an end tu tlie différences vvliicli bave inlcrrupled Ibe pulitical and 
coniiiierci.d relations lielwecii llii! two coiinlries, liavinj; on tlie liitccnl!! jiily 
une tliousaiiil eii;lit liiindred .ind forty seveii, r.iiscd llic lilockadc wliicli il 
liad cstablisbcd of Ibe ports of tbe ivvo llepublics uf la l'Iata, tliereby givin^ 
a proof of ils concilialory sentiments, now bereby binds ilself, in IIk; saine 
amicable spirit, dellnilively to evacuate llie i>land of Martin (iarcia, to rctiiiii 
Ut<'. Argentine vcssels of war wliicli are in ils |iossession, as far as possible 



M 



■i 



|is de 
i lon- 
ûlùs ; 

s viiigl- 

;l l'iatil 

ixial ilu 

iilt'ivitlto 
, il ii'oc- 
iiimuircf, 
c l'Aiiié- 

;ui("s (juf 
ne ;min';t! 
sur iiolrc 
orls ciiin- 

; llUllDCUr 

(•(iiilriifS- 
iliilTrc lie 
)iis i'irau- 

j. |i,(r s;iite 

iiipiirtanio 
, ' s i 4 ; J» 
i îoulei 
raiiil ave- 



l'''b'' 



iGO 



ciilii"- la 
rulS4'J,<li' 

(lie «Scsiro 
nlilical aiitl 
iii'L'iiih jiily 

le whirli il 

îii'l'V i;i^'"o 

iii ilit! saine 

ia.lo r.:luni 

iis j)0»siblû 



'^. 



itrangtrri 
(Uirnt ili' IHIO 



i:sTRoni:r.Tio?(. i.xxxv 

ri rilliistn^ nralour trouvera la |»n'iivo invcusablo dn Cfjtle 
assorlion dans la norrospondauce ollicifdl'î adressée alors 
par l'aiiiiral de Mackaii à son gouvernement : il résulte 
évideiiimcnl du téuioi^nia^e de cet ollicier général ipie les 
élraiigrrs n'ont rien eu à soullrir dans leur |)crsonne par 
suite des ^nierres civiles (jui se sont succédé en Amérique, 
et (pi'au contraire ils >nt joui partout de privilèges incon- 
Icslables et enviés, car. ou ne ptMit le nier, ce sont les enfants 
du pa\ s (jui seuls oui payé le trihut de sang elde patriotisme 
que leur imj)osail la mission de régénérer leur patrie. 

il est certain que c'est de cette époque que datent les ui conymtitn, 
conventions étrangères O, |)arc(} (|ue Ilosas, afin de dé- 
truire l'alliance (|ui existait entre le gouveinemenl de 
I,ouis-PlMiipj)e et lei> nobles Argentins (pii coud)allaient sa 
tyrannie (^), sacrifia la dignité du pays en accordant une 
pclilc indemnité (jui l'ut sti|)ulé(' dans le traité de 1840; 



m tlie sumo slule Uicy wcin in wlieii takcn , and lo talute the (Ing of the 
Anjentine lUmffderiilinn wilh livrnlij une guns. » 

liaiis la coiivciilidn si;;in''i' par le roprcsiMilaiil de la Fraiicp , le 31 août 
1850, il (ut stipulé ce i|ui suit p.ir l'arlitle V : 

• Ail. 4. Le gouvernement uyiitit levé, le ICi juin 1848, le blocus qu'il 
avait rlalili ilcvunl les ports tic llucnos-Ayres, s'engaifo à Icmt aus^i, siuiul- 
tancuicnt avi'c la suspeusion il'lioslilit^^s , 1- Mocns des ports d.' la Itépu- 
Itliijui! Oiieulalo, à évacuer l'ile de Martin (i.irria, à re-titucr lo navire» ilc 
;;ucrrc in'i^eutins qui sont eu sa possession, autant i|u'il sera possitile dans 
lu mémo élat ()u'il» ont été pris, et a taluer le pavillon de la (lunfèiléralion 
Aujeuline de viiiijt-iin iniip% de cnnoti • 

ilj •■ Si (lelectueuse ([u'ait pu cMrc l'cxé'Uilioii de rarlide t" du traité, 
ipii'lques plaintes qu'elle ait soulevées (plnint<'s dans lesquelles nous u'entrc- 
Tom pas), il n'est pas douteux que lu rumiuéte du principe de l'indeinnilé 
élait un grand point degagué. C'était lieaueoup (|ue d'avoir aineiu'; un jçou- 
vrriu'ineiit dictatorial, irresponsable en\er> ses natinnaus, à se recoi.uailrc 
responsable vi*-à-vi'« des résidants étran„'cr*. • ( Voir Considérations hisl()~ 
Tiques et politiques sur les Hepubligues de la IHata, par M. Alfred DK llRos- 
sAlti), p. 24i à 2 43, l'aris.) 

(i) " Itosas, lui, y ^'a^na la dissolution do la li|;uo formée contre sa puis- 
lunre , la mélhinco et l'hostililô semée» eutrn ses adversaires, ia retraite do 






il' ? 



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1 •j»*'- 



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Piirt qu'iini priio 
rcilniin é'.riiiigcrs 

Imis li'i 
(|i|rorilv< I ivile*. 



Lxxxvi iNTnomr.TioN. 

mais on n'ignore pas qiu* si l; s Argentins avaioni été unis 
alors comnio ils lo sont aujourd'.iui, ni celle-là ni d'autres 
conventions rlrangèros (]ui ont été signées ensuite, n'au- 
raient été consenties, et nous avons la conliance que c(! 
seront les dernières. 

Il est bien avéré (juc Ixîaucoup d'étrangers ont spéculé 
sur ces luttes, soit en y prenant une |)art directe ou indi- 
recte, soit en les excitant avec K; plan préconru d'en profiter 
pour fuire, sans grande pinne, des l'orlunes colossales, après 
avoir |)rovo<iué d/îs conllits internationaux (i). A l'appui de 
noire ass(!rlion, nous oliVons le témoignage du haut com- 
merce étranger du Ilio de la IMata, et nous somme? vs([ue 
cette lionoralilc corporation attestera avec nous qu'eue n'a 
jatiiais eu à présenter une seule rériamation, attendu (jue, 
Taisant loyalement ses allaires , elle ne s'est jamais pré- 
occupée (jue d'uni) seule idée, celle di- contribuer par son 
appui moral à rallermissement de l'aulorité constituée dans 
ce paysi^h Les aventuriers et la facile protection (|ue leur 



la France c\ la Iihcrl»' d'aj^ir, sans avoir à se heurter à nos. armes, contre 
ceux (le sot ennemi» ijui re^t.iient ilel)oui (Icvaut lui. • (Voirie même ouvrajjc 
déjà cilé, |). i48.) 

(1) Nous ne comprenons pis parmi ceux-ci les braves lct,'ioniiiiires 
commandés pur l'illustro pair otc t,'éiioral e.arihiildi, ni les autres 6tra»içers 
(|ui nous iint aidés s, oiitanétn(*nt. à renverser le (i;ouvcrneni(Mit tyr.inniquc 
de Ilo8a!>. 

C^) Voici la pétition adressée par les népocianls et i'.ibricants de France à 
l'Assemblée législative, dans le but de demander la ratitlcation du traité l.c 
Prédour ; elle était si^çtiée piir plus de 700 uiaisons ilc rommeroe de l'aris, 
Lyon, Siiul-tlicnne , bordeaux , Monlpollicr, Celte , Baronne, lu oiotat, 
KIbeuf, tïc. 



• Monsieur le Président et Messieurs les Me.mhres de l'As^iemblée 

Législative. 

» Messieurs, 
• Au moment où les nouveaux traités conclus par l'amiral Lb Prédour vont 
être soumis ù votre sanction, nous venons nous joindre à nos compalriotei 



iNTnonrr.TKix. 

acconlenl (|ucl(iucs rcpn'sontaiils des pays anxquekjfcan^- 
parlifrinoiil, sont donc les snulos causes du ces c.'iil1tt«i, cjpJF 
font tant d<; lorl aux relations polili(|ues cl commerciales 
(le rAiuf''ri(|ue avec l'IiiUrojte, et arrêtent l'immense déve- 
loppement (juc ces relations doivent atteindre. Dans des 
ouvrages spéciaux que nous venons de pid)lier, nous avons 

(le lu l'Iala et vous tlemniulcr lu riitiilcatioii d'une paix , objet de tous nos 

\(LMIX 

• 1,0 oommnrrc du la Kraiiro « hcsoiii di; voir cesser cet état di; pucrre nu 
d'iiiccrliluilu i|iii |ti<iid.iiit i>iii;,'l(.Mii|is l'.i |iiiv)'- d'tiii du sus |iriiiri|iau\ d/!- 
Imiicliûs ni in.tintenant ruiii|ii''cli(! de |)ie)idic lu drvuli)|i|)(>iiiunt dont il fsl 
sii'ii'uiilililu. I,.i inenai'u iiicussaido d'uiiu rcprisu dt!> Imstilités paralyse 
(oui e-'sor cl iirrùlc toute; uiilruprisu ipii iluil coiiiptur sur l'asuiiir. 

• S.in^ rcM'iiir ici >iir lus .trjfuuieiils di';vulop|ii's dans lus deux pùtiliuns 
i|ui vous ont ('tt' adrussùoâ par plus du supt luillu l'raur.iis ùtablis sur les 
deux rives du la IMitIa , nous nous horuurons iidéciarcr que nous parla- 
(luons leurs ouivictlions ut l'orniDus lus munies vu-iix. 

• Si 1,1 (guerre complu uncinu (|\iuli|uus partisans parmi ceux qui n'ont 
rien it itenlie , on qui tr'iuM'nl leur iidùrcH dans la continu, tlioii d'un ctal de 
•lioscs ilésiislrcux pour lu connuurcu, c'est ipu' lus ^ccuirs i|uo la hiance 
i! si ;;<''ui'rt!usumunt accoiilùs c<Milril)nunl à en ii.Jiîuiunter Iv. nondiru , ■•> 
|,i;'n'l,int II' no'uliru ol si ruslrunit i|iiu l'on s'ùlnnnu du luur voir dans la 
uii' 'upati'iu iiuL'inldu syni|>;itliiu ut Ar dùlunscurs. 

• l,a cunliancu de la consoliil.ilioii du la p,iix a clé si ^'ùnûralunicnt part.i- 
(;ce, i|ue dupuis deux ans des • ,ipitau\ considéraldes .su sont en^'a(;é> dans 
la IMala, rcprésentuN par lus ricluts car^jaisons du plus de deux ccnis ni- 
vires partis de lous lus ports de l''r,ince. i.a rupri>e dus lioalilités, paralysant 
toute Ir.nisactiun ut rendant lus rutoiirs iinpnssildes , serait 1*; sii^n.il d'unu 
crise désastreuse, falalu niùmu pour la plupart du ceux qui uni duâ intéruls 
dans lu IMnta 

» Nous vous sup[ilions donc, iMosieurs les llepréseiitanis , de mettre un 
Icrnie à unu |iosition aussi critique;, ut de prundru un ronsidér.ition lus v(l>ux 
siiicirus que nous rormons pour l.i ratilicillun 1,( plus pruuiptu des traités 
qui nous assurent la paix et In sécurité. 

• Dans celle espérance, tn)us avons l'iionnuur d'ùtre, 

• .Mussii'urs lus ltu|ucsuntants, 
• Vos très liunddus et très oliéissaids surviteurs. • 

Vers la même ùpoque , M. L. Taruy de Moiitravcd , capitaine de frégate, 
stationnant dans lus eaux de la ri,ita. terminait ain>i un intéressant travail 
sur la situation politi(|ue cl connnercialo de ces peuples : 

• 11 est facile de reconnultre , après la lucturc dos renseignements com- 



•- . . .if-', 

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I.XXWIII IMTBOOlT.TrON. 

(lémoiilré d'une manière praliquo jiisqu'.^ quel point a 
été porté cet ahiis, dont les {•ouvcrnomenls européens ol 
M. Tliiiirslui-méine ont été les dupes. Nous pourrons bien- 
tôt offrir de nombreux exemples (bj ces actes inqualiliables 
de spoliation; en attendant, (|ue l'illustn; savant nous per- 
mette de repousser son premier reprocbe , cl qu'il tienne 



mnrciaiix que nous avons tlonm'ïs (I.ins ce travail, que notre commerre )l<in« 
la IMata rcpiùsciilft des inlôrtHs (Mitisidi-raliifi* et est en pleine voie de pros • 
péiilé. Or, si depuis six ans la France s'est élevée au preniii-r ranj; dans 
CCS contrées, sinon par lus chiiïres do ses capitaux, du moins par le nombre 
de SOS enfants et par rinllllralion do ses ((uiUs et de ses idées; si, dis-jo, la 
V. ncc est parvenue i\ ce résultat en dépit des circonstances contraires i(ui 
se sont succidé pi;ndant ce laps de temps; si maliçré la t'i'cre et de Um^i 
blocus, nous avims vu le rmuibre de nos nationaux atteindre le cliifl're 
énorme de 30,000, nos expédition'' maritimes et nos opérations commer- 
ciales quintupler de valeur, ne sommes-nous p;is en droit d'.dllrmer ([u'il 
nous f.iudrait faire bicMi peu d'ell'orts |)(Mir conquérir conunercialement et 
synipalhi(|ucmcnt uno riche colonie qui no nous aurait cotUé quo le soin de 
ne pas entraver son mouvement progressif '! 

• Donner au plus tAt, par la ratillcatiim des traités de l'amiral f.e Prédonr, 
la paix ù ces Klals, dont les forces s'épuisent et dont les ressources commer- 
ciales elles-mêmes décroissent, cba(|ue jour, dans une progression ef- 
frayante; sinon favoriser, du moins laisser faire notre émigration en la ré- 
glementant ; faire bien (omprrndre à no.i iKilinnuiix, de quelques ilaxaef 
qu'ils soient, qu'ili n'ont en aucun tus à s' immiscer dans les questions ]ioU- 
liquex qui peurent surgir dans l'une ou l'autre des deux rèjiubliques , ou 
entre l'une <'U l'autre; leur faire comprendre, ce qu'ils semblent trop souvent 
ignorer, que I i Iraiice, toujours prèle aies protéger et ù appuyer lem's ré- 
clamations li'giiimes, ne saurait, sans rominomettre son intérêt et sa loijauti', 
accepter la resjwnsabit'é des actes anli-.égaax de ceux de ses enfants qui , 
vivant au loin, ne veulent pas se plier aux exigences d'une position qu'ils ont 
choisie; telle est la voie qui nous est tracée dans l'avenir. A ces conditions, 
nos intérêts commerciaiix , notre iniluence et nos idées, prendront en peu 
d'années, sur les deux rives de la Plata, un liévcluppcment dont nous aurions 
de la peine, aujourd'hui, à entrevoir les limites , et nous résoudrions l'im- 
portant et nouveau problème de la colonisation |)nr l'Intelligence et le travail 
seuls. " (Voyez La Plata au point de vue des intérêts commerciaux de la 
France, par M. Tardy du Montravul ('), capitaine do frégate, pages iî et 43. 
Paris, 1851.) 

Cl M. J< Mouiritil tit •clutlUmtBt geuvtniur dt la Gu}tn< IrtaçtUr. 



INTROniT.TIOIN. 



I.XXXIX 



ont pliii ili' cirtli 

kl. 

Ildlirin (le l.oiidri'l 

que i{urli|uei 

|iui>t:iiic«t 

pur(>|jéuiini>« 

de prriniT ui tire. 



pour ccriain quo, à l'invorso «In la rùprlo ^'ôncrnlr^mcnl 
t'iiiltli'' dans \o. monde civilisé, los étranfîors résidant dans 
rAiii(''ri(|iic du Sud jouissonl d(> Itoaiicoup plus do privilé^ffs 
(pic los onfants du |)ays. 

M. Tliiors n'ocil pas plus véridiquo quand il soufiont que i.» r*r,.i.ii.|u.i 
los ^Mjuvornonienls du Sud cmpriinli'nl, cl ijui' (juand ih ont ""'"" "'""""* 
('mjhU)it(K ils )tc paient pus. Si cola avait lieu, il est lo- 
\i'u\[Ui do supposer (ju'ils n'auraient plus aucun crédit. Kli 
liion! au contraire, presque tous les Ktats de rAuiériipic 
(lu Sud ont né^^ocié, dans ces diîrnières années, dos em- 
prunts pour des sommes considérables, et ils ont fd)lenu 
des nondilious beaucoup plus avanla^'cuses que plusieurs 
|)iiissanc('S do |)romier ordre de l'Kuropiî. Pour rendre ceci 
plus éviilcnt aux yeux de l'illusln' orateur, nous le prions do 
comparer les cours actuels dos fonds élran{,^ors à la lîourse 
(le Londres, nolammonl ceux de l'Autriclio, de la Russie, 
(le IKspa^ne, du Porlu},fal, de Tltalio d de la Tur(|uie, avec 
ceux (lu (lliili, du iirésil, du Pérou et de Huénos-Ayres : 
il lui sera facile de s'assurer que le crédit ih' ces derniers 
Klals est beaucoup mio'ux établi (juc celui des puissances 
européennes que nous venons do nommer, (ju'il nous soit 
permis de le dire, c'est là un fait (jui sulïit pour démontrer 
avec combien peu de maturité et (b; réilexion M. Tliiors a 
porté sur ces peuples un juj^omont dont l'injustice et la sé- 
véiité nous paraiss(înl inconciliables avec l'importance ac- 
quise au nom de col homme d'Etat. 



IX. 



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Les autres j ccusalions n'ont pas un fondement plus 
solide, comme nous allons le démontrer. 

M, Tliiers dit (jue les ctran{Tcrs sont soumis au ftorvice 
mililairc, ninsi iju'au paioncnt des cnipnmts forcés, consé- 



.1 

il-' 



^li 



Xr. INTBOmCTIOM. 

fjuoncn (lo cnllo situation. Cfci est absolument faux c'osi 



tout au inoins une; «•rossirin invcnlinn par IîkiucIIo on a 
sur|)i'is la l)onno foi de i'Iionoiablc oiatf^nr ; c'est ccr- 



M. Ihii-it 

■rcune 

l'Amérique du Siiil 

lie ce ijiii ii> |iH>ie 

rAiiiériquïdiiNuni. laintîmoul uiH! Mivcnlion raloinnicusc , car jamais on n'a 
l'ait prendre les armes aux étrangers, jamais on ne les a 
souinis à des emprunts forcés, l/iilustre historien confond 
sans doute rAmériqm' ('Spa<,Miole avec l'Américpic anj^laisc; 
car celle-ci, d'après la presse de Londres, impose à des su- 
jets de Sa .Majesté Hiitannicjuc lo service des armes cl 
d'autres ohlij^ations fondées sans doute sur la mjlc an- 
(j lui se (1). 

Mais voici le plus Rravc de tous, dit M. Tliiers, et à notn; 
tour nous appellerons l'aLtenlion do nos lecteurs améri- 
cains sur ce sujet ihi réclamation, |iarce (ju'en eiïel c'est 
le plus yrave pour l'Amcriipie, tant pour ce (jui s'est lail 
à son éj^ard, que pour ce (jui s'est dit au Corps lé^islalif. 
Le reproclicï le phis sévère (jue M. Tliicrs adresse ù l'Aiiit - 
riijuc, c'est qu'ellr n'a pas une police viijUante dans ses iiii- 

,v»iqn.iA,i,émiue m,jiisf;s tcrritoires. Mais nous nui, dans notre impai'lialilè, 

ii'o |>i>9 uiiepulice 

«igibnie. reconnaissons (jue ce reproche n'est pas en entier déiiiit' 
de fondement, nous nous permettrons de lui poser celle 



I.e plus prave 

repruclie 
tl« M. Tliiers, 



(1) « Lord Clanric.inle, clans la clianihre dris lords iriiior .iu soir, a appoln 
l'alUMiliuii de lu ciiaiiibre sur les ciirOiciiicrits d'irlunduis que font les fnli- 
raux. 

• Lord Husscll a répondu « que de vives remonJrances avaient élé adrosséos 
» sur ce point au cabinet de Wasliin';;l(>n , et que , sans vouloir aller iui>si 
• loin (|U(! lord Clanricardc, (|ui avait alliriné qu'il y avait là un casm ln'Hi 
» iuinitl'dial , il devait reconnailre ([ue le cas présent est un de ceux i|iii 
> amènent lréi|ueniineiit la jj;ucrre. » 

» Ce sont, certes, de graves puroles, et il faudrait y attacher une praiide 
importance partout ailleurs qu'en An},'lelerre , surtout quand il s'agit '!<! 
l'Amérique. Trop di; précédents nous ap|)reiment, ù cet égard, qu'entre paili'f 
de guerre et la faire, il y a pour le caliinet de Saiiil-James un aillent'. • 
(Voyez la France, journal |)ublié à Paris, sous la direction du vicomli: de U 
Guerruaiùrc, no du 10 juin 1864.) 



INTHOmifTION. 



xri 



niioslinn : I-a |)olir(» dos Etals riiropôons, dans l(^S(|ii<ds los 
|i(iiiiilalii)ns sont Uv coiio'iiUvcs, et oh |iai* coîisrjuiciil les 
moyens d'action sont faciles, csl-cllc parvemu- à une per- 
l'ccliori telle, qu'elle puissi; eiiipèclier et réprimer toujours 
1rs incurlres, les vuls el les viuleiicfîs, dans les villes connue 
dans les canipa^-nes? M. Tliiers ne pouri'ait pas ikuis ré- 
lioiidre aniiinativeuieiit sans se luellre eu C(Uilradifli()n 
avec les faits cpie la jiresse dévoile tons les jours. Parmi 
lis exemples les plus récents , nous pouvons citer 



un 



giand erime counnis en France, qui a eu jusfpi'iei peu 
d'exemples, et (|ui |)i'éoccupe encore les esprits, non- 
seulement à cause de l'auiiac»! de son auteur, mais surtout 
()arce (pi(! rien n'a mis plus en évidence l'impuissance di; 
la |i()lic<! européenne, nonid>stanl Tadmii-alde système 
adopté par la Krance el par l^\u^lelerre, «lonl les inslilu- 
lions servent de modèle au monde entier. 

Tous les lialtitants de la France ont la mémoire encore 
IValclK! de Tassassinat connuis, dans un wa^on du cliemin 
de fer de Mullunise à l*aris, |»ar le fameux ,lud, sur la per- 
sonne du président Poinsot, dans le liul d<' lui voler son 
porte-monnaie (i). Quel(|ue temps après, ce yrand criini- 



AaniKinai 
tlupD^iiJviill'uiniel 



'-' Hi' !f 



Il (le ceux 'l" 



(1) En ce moment mt^ino , la presse aiigliiisc rcml compte iriin nouveau 
crjint! i|iii a fu lieu sur le chemin de fer <le reiiiturn ihi iionl de l.ondrcft, 
rt ,|iii n'est que la rt'ipélilinn du meurtre commis par le f.imcux Jud. Voici 
les (li'Iails que in)us tirons du n" 'JiO du Moniteur universel: 

• I 11 Cl iinf, qui rnppellt! dans (|uel(|ui's-uus de ses drl.iils l'iKurihle assas- 
sinai de M. Poinsot par Jud, a <'U'. comiiiis samedi soir sur le cliemin de fer 
de ceinture du Nord de Londres. N. Hri^fKS, employé supérieur île la grande 
niiisDii de Italique llidiarls, Curti^ el O', à^'é de suivante ans, etdenienianl 
à llackiiey, a élé assassiné dans in waijon de !"• classe du cliemin de Nmlli- 
London, dépouillé de ce qu'il ;.ufiuil sur lui, et jeté sur la voie, sans i|iio 
l'on ait pu découvrir son assassin. 

» l.e convoi du chemin de fer de Fencliirrli-street, parti de la slalioii à dix 
heures moins un quart du soir, à U.ickney, (ni il prenait des voya^'enrs. clait 
arrclc, quand une personne ayant ouvert un des wagons pour y prendre 
place, s'aperçut quo le compartiment où il allait entrer était saturé de saii)f, 




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Photographie 

Sciences 

Corporation 



23 WEST MAIN STREET 

WEBSTER, N.Y. 14580 

(7>6) 872-4503 




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XCII INTRODUCTION. 

nol so promenait en France sans que ni la police, si active, 
ni h gendarmerie, aient réussi à s'emparer de lui, quoique 
l'on eût acquis l'assurance qu'il avait passe plusieurs 
nuits en divers endroits. Eh bien ! si ce grand crime et 



Mir les coussins, slt les bras des fauteuils, aux poignées et partout enfin. 
Les employés du cliemin de fer furent mis au courant do cet accident, et 
un chapeau qui se trouvait dans le wagon fut remis à la police. Quelques 
daraes placées dans le compartiment voisin signalèrent en môme iemps des 
tachej de sang qui avaient rejailli à travers la portière, à la sortie de la 
station de Bow, et qui se trouvent expliquées par les médecins par le fait 
que Je corps de la victime, jeté sur la voie par la portière ouverte, avait 
probablement une artère coupée, dont le sang avait jailli, et avait été porté, 
par la rapidité de la marche du convoi, jusque sur les robes des dames. 

» Le mobile de l'assassinat a été le vol, car une montre d'or et un lorgnon 
également en or, que portait M. Briggs, ont d'sparu; la montre et la chaîne 
ont été enlevées avec violence , l'anneau près de la boutonnière du gilet 
étant brisé et restant suspendu au gilet. Le seul fait qui j)uisf:e le plus favo- 
riser ■ ^s recherches de la police, c'est que le chapeau trouve dans le wagon 
appartenait à l'assassin, qui aura pris par erreur celui de M. Briggs pour le 
sien. Le chapelier est connu et a dû donner aujourd'hui tour les renseigne- 
ments possibles. Il est à remarquer que la victime avait uans son porte- 
monnaie environ 4 liv. et demie (112 fr, 50 c ) auxquelles il n'a pas été 
louché. L'assassin n'aurait-il pas eu le temps, ou aurait-il craint d'être dé- 
couvert en approchant de la station? C'est ce que l'on ignore. En tout cas, 
les agents de la police de la Cité et ceux de la police métropolitaine sont 
vivement sur l'alerte, et il est possible que l'on découvre quelques traces de 
l'assassin avant l'enquête du coroner, fixée à mercredi, pour les premières 
constatation* olTicielles, qui ne seront qu'une simple formalité. 

• Derniers détails. — Tout annonce qu'une lutte terrible a dû avoir lieu 
entre la victime et l'assassin. M. Briggs était très vigoureusement constitué, 
et de plus il avait un gourdin formidable dont il est possible que l'assassin 
se soit emparé dès le début de la lutte pour le frapper sur la tète. On se 
demande comment le meurtrier a pu quitter le train sans être remarqué : il 
devait avoir du sang sur lui, et ses habits devaient être en désordre et dé- 
chirés. 

» On a remarqué que les deux individus qui ont ies premiers constaté 
l'état du compartiment à Hackney étaient commis dans la même maison de 
banque que M. Briggs. » (Express. ) 

Il faut noter que des crimes horribles de ce ger.rc sont journellement dé- 
voilés par la presse de Paris et de Londres. Combien d'autres ne pourrions- 
nous pas ajouter si nous nous occupions de ce qui se passe en Italie , en 
Espagne, en Allemagne, etc. ! 



V : M '•'■ 



xciit 



INTRODLCrrON. 

d'autres encore sont restés impunis en Europe par l'im- 
puissance de la police, de quel droit M. Thiers invoque-l-il 
la nécessité de nous imposer la rèfjle anglaise ou les con- 
ventions étrangères, puisque la police européenne n'ob- 
tient pas des résultats plus favorables que la police sud- 
américaine? Et cependant c'est là le plus grave des repro- 
ches que M. Thiers a accumulés contre l'Amérique méri- 
dionale, si injustement calomniée ! 

Il n'est cependant que trop vrai que cette nature de 
griefs s'est traduite en réclamations pécuniaires ou con- 
ventions étrangères, comme l'a certifié très naïvement l'il- 
lustre orateur. Que M. Thiers nous permette de lui adres- 
ser cette question : Si, au lieu d'un respectable magistrat, 
M. Poinsot, le poignard du meurtrier Jud avait percé un 
cœur britannique, l'éminent député de l'opposition aurait-il 
consenti à ce que le gouvernement de son pays signât une 
convention étrangère avec lord Cowley? 

Mais, laissant de côté les crimes et les violences qui 
peuvent être commis sur les chemins publics, et qui sont 
des actes exclusivement du domaine des tribunaux ordi- 
naires du pays dans lequel ils ont lieu, — nous supplions 
l'illustre auteur de ['Histoire de la Révolution française 
de daigner répondre à la question suivante : 

De nombreux étrangers furent guillotinés, emprisonnés 
et volés par une multitude sans frein , pendant les dix an- 
nées dans lesquelles on vit se succéder en France l'Assem- 
blée constituante, l'Assemblée législative, la Convention 
nationale et le Directoire. Les gouvernements auxquels ap- 
partenaient ces victimes des excès révolutionnaires se sont- 
ils hasardés à revendiquer leurs droits et à exiger des con- 
ventions étrangères? En ont-ils réclamé plus tard au Consu- 
lat? Et enfin l'empereur Napoléon I'^'^ leur en a-t-il accordé? 

Non, Monsieur Thiers; nous avons inutilement feuilleté 



Li Franc* 

a-t-elle indemnisé 

les tUrangeri 

victimes 

de la révolution? 



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lies conséquencL's 

de» giterruh civili s 



A-t-oii n'rliiiiié 

des conicntioiis 

étrangères 

il lu l■lls^ie 

b propos 

lie Ih révuliilloii 

polunaisi! ? 



XCIV INTRODUCTION. 

votre grand ouvrage, non-seulement nous n'avons trouvé 
aucune page, aucune ligne où soit consigné un tel l'ail; mais 
il n'existe pas un seul indice qu'un seul de ces gouverne- 
ments ait eu alors ou depuis une prétention si insolite. 

En cflet, on ne peut pas rendre les peuples responsables 
des conséquences d'une guerre civile; car, indépendam- 
ment de ce qu'on ne peut pas accorder aux étrangers des 
avantages et des privilèges dont ne jouissent pas les natu- 
rels, chacun sait que les gouvernements de fait formés par 
les partis dissidents, représentant les opinions entre les- 
quelles le pays est divisé, sont considérés comme étant dans 
le cas de deux nations qui ne reconnaissent pas de supérieur 
sur h. terre, et qui, ne pouvant s'entendre, ont recours aux 
armes (i). 

Néanmoins, comme M. Thiers trouvera sans doute plus 
opportun de faire l'application de ses doctrines au droit 
moderne, nous laisserons la révolution de i 789, pour l'a- 
mener sur le terrain de l'actualité. Cela nous convient 
tout aussi bien. Voyons si la base de son argumentation est 
plus solide dans un cas que dans l'autre. Nous deman- 
dons : La France , l'Angleterre et les autres puissances 
de premier ordre ont-elles réclamé des conventions étran- 
gères à la Russie pour les préjudices qu'ont éprouvés ré- 



(1) La guerre civile rompt les liens de la société et du gouvernement , 
ou elle en suspend du moins la force et l'efTet; elle donne naissance , dans 
la nation, à deux partis indépendants, qui se regardent comme ennemis et 
ne réconnaissent aucun juge commun. II faut donc, de nécessité, que ces 
deux partis soient considérés comme formant désormais, au moins pour un 
temps, deux corps séparés, deux peuples différents. Que l'un des deux ait 
eu tort de rompre l'unité de l'Etat, de résister à l'autorité légitime, ils n'en 
sont pas moins divisés de fait. D'.iiilours, qui les jugera, qui prononcera 
de quel côié se trouve le tort ou la justice ? Ils n'ont point de supérieur 
commun sur la leire. Ils sont donc dans le cas de (;eux nations qui entrent 
en contestation, et qui, ne pouvant s'accorder, ont recours aux armes. (Voyez 
Vattel, Droit des gens, tome IV, p. 154-155.) 



INTRODUCTION. XCV 

cemmenl leurs nationaux par suite de la lutte sainte et 
héroïque soutenue par la nationalité polonaise opprimée? 
Pourquoi n'en ont-ils pas exigé? 
Quelle est l'attitude prise par les puissances maritimes, Enn-t.nn.éciamé 

, aux goiiveriiemonti 

c'est-à-dire par l'Angleterre et la France, en présence du deWM-innp.on 
spectacle qu'oifre au monde la lutte gigantesque de l'Ame- *"''^^ ''"'""""'''' 
riquc du Nord? Il y a là de véritables abus contre le pa- 
villon de CCS grandes puissances, il y a des violences do 
tout genre; on confisque les biens de tous ceux, étrangers 
ou nationaux, qui prennent part à ia lutte; on soumet les 
étrangers au service militaire, et on leur impose des im- 
pôts et des contributions indirectes de guerre; enfin, les 
étrangers sont fréquemment assimilés, dans la pratique, 
aux enfants du pays dans toutes les charges et obligations; 
et néanmoms — s'est-on permis de réclamer des co/u'eu- 
(ions étrangères aux gouvernements de Washington et 
de Richmond? Pourquoi ne l'a-t-on pas fait? Nous con- 
naissons et nos lecteurs connaissent aussi la réponse que 
nous ferait l'illustre liistorien : c'est que les Anglo-Saxons 
sont puissants , tandis que les Ilispano-Américains sont 
affaiblis et divisés. La doctrine peut être commode et ex- 
péditive, mais elle n'en est pas moins dangereuse, comme 
nous le verrons plus lard. 

Avec l'Amérique du Sud, nous le sa' ons par expérience, 
le droit des gens tel qu'on l'inte; prête aujourd'hui est 
lettre morte, et on regarde comme inutile tout argument 
qui ne peut être appuyé sur la force, véritable droit mo- 
derne. Ces conséquences ne sont même pas limitées seule- 
ment à l'Amérique méridionale. La lutte héroïque que sou- 
tient actuellement le petit royaume de Dancmarck contre 
le pouvoir colossal de toute l'Allemagne et de l'Autriche, 
par suite de la violation flagrante du droit convention- 
nel fondé sur les traités de 1852 garantis par l'Angle- 



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Li régie anglaise 
appliquée nu UiùaII. 



Actes analogues 

auxquels 

a élé soumise 

U France. 



XCVI INTRODUCTION, 

terre, est un nouveau fait qui corrobore notre assertion, 
et il n'est pas impossible que cet attentat reçoive la sanc- 
tion des mêmes nations (jui devaient garantir l'intégrité 
de cette convention, par la raison qu'il s'agirait de lutter 
contre un pouvoir qui représente une population de cin- 
quante millions d'àmes. 

L'empire du Brésil, avec toute sa prospérité, son gou- 
vernement régulier, son administration irréprochable et 
la paix inaltérable dont il jouit, n'a pu se soustraire à ces 
actes de violence commis en pleine paix, actes que l'illus- 
tre orateur, tout en reconnaissant tout ce qu'ils ont d'o- 
dieux, a bien voulu caractériser du nom de règle anglaise. 
L'acte de ce genre qu'a exercé la marine de Sa Majesté 
Britannique dans la baie de Rio-Janéiro en 1803, et qu'avait 
autorisé M. Christie, ministre résidant anglais à la cour du 
Brésil, est un autre fait qui n'a pas été désapprouvé olficiel- 
Icment, bien que l'Europe entière et le peuple anglais lui- 
même l'aient accueilli avec la plus profonde indignation (i). 

Avant de soutenir de sa parole éloquente une doctrine 
si peu d'accord avec le caractère et la loyauté du peuple 
français, l'illustre historien aurait bien fait de consulter les 



(1) Parmi les diverses interpellations auxquelles donna lieu devant le pnr- 
lenientcot atlentat contre le droit des gens, citons celle qui émana de M. de 
Sejniour-Filzgerald, dans la séance du 17 juillet de la chambre des communes. 
Cet orateur, après avoir appelé l'atlenlion de ses collègues sur l'état des 
relations de l'Angleterre avec le Brésil, fit observer que le représentant de 
l'Angleterre à la conférence de Paris ayant fait la proposition , acceptée en 
principe, que tout différend entre deux puissances fût à l'avenir soumis à 
l'arbitrage d'une troisième puissance , il était étrange que la puissance qui 
avait fait celle proposition fût la première à recourir aux moyens coërcitifs 
au lieu d'invoquer un arbitrage. L'orateur adressa un blâme sévère au gou- 
vernement pour n'avoir pas désavoué la conduite de M. Ciirislie, et il termina 
eu lui demandant s'il était disposé à donner satisfaction au Brésil, comme il 
l'avait f>iit au Paraguay, et à rétablir lus bonnes relations entre les deux 
pays. (Voyez la séance du 17 juillet 1863 de la chambre des communes.) 






INTRODUCTION. 



xcvn 



serlion, 
a sanc- 
nlégrilé 
e lutter 
(le cin- 

ion gou- 
hablc et 
ire à CCS 
,e l'illus- 
ont d'o- 
anglaise. 
a Majesté 
!t qu'avait 
a cour du 
vé olficicl- 
[iglais lui- 
rnation (A). 
e doctrine 
du peuple 
nsulter les 



levant le pi>r- 
iima de M. de 
les communes, 
sur l'état des 
[présentant de 
] , acceptée en 
tenir soumis à 
I puissance q>'i 
yens coërcilifs 
fevcre au gou- 
], et il termina 
Èsil, comme il 
Lire les deux 
lommunes. ) 



annales de la diplomatie européenne, et peut-être y aurait-il 
trouvé plus d'un souvenir d'actes analogues imposés à son 
pays à l'époque où la Grande-Bretagne était la reine abso- 
lue des mers. En tout cas, qu'il nous permette de réveiller 
sa mémoire en reproduisant les termes énergiques dans les- 
quels M. Rouillé, ministre des aiïaires étrangères de France, 
protestait, dans une note adressée au Foreign-Office en 
1755, contre l'application réitérée de \a règle anglaise à 
la marine française. Le digne ministre de Louis XV disait 
alors : 

« L'attaque du mois de juillet dernier et la prise de deux piraterie inguiie. 
navires du roi en pleine mer, sans aucune déclaration de 
guerre, ont été une insulte publique pour le pavillon de Sa 
Majesté, insulte à la suite de laquelle Sa Majesté eût donné 
libre cours au juste ressentiment que lui inspirait un pro- 
cédé aussi irrégulier que violent, si elle avait pu se per- 
suader que l'amiral Boscawen eut agi de cette manière en 
vertu d'ordres de sa cour. 

» Un égal motif avait porté Sa Majesté à suspendre son 
jugement sur les pirateries qu'exercent les navires anglais, 
depuis plusieurs mois , contre la navigation et le com- 
merce des sujets de Sa Majesté , au mépris du droit des 
gens, de la foi des traites, des usages établis chez les na- 
tions civilisées et des égards que Ion se doit réciproque- 
ment. 

» Toutefois, le roi avait, malgré cela, quelques motifs 
pour espérer que Sa Majesté Britannique, aussitôt après 
son retour à Londres, désapprouverait la conduite de son 
amirauté et des officiers de sa marine, et donnerait à Sa 
Majesté une satisfaction proportionnée à l'injure et aux 
dommages qu'elle avait reçus. 

» Mais, voyant que le roi d'Angleterre, loin de punir les 
brigandages de la marine anglaise, les encourage et les 



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pirlcgouverni'incnt 

iTitaiinique. 



Conduite contraire 

auiviei'n loiid ti-inps 

par la Frunce. 



INTRODUCTION. 

Stimule au contraire, en demandant à ses sujets de nou- 
veaux secours contre la France, Sa Majesté maiiquerdil à 
ce qu'elle doit à sa propre gloire, à la dif^nilé de sa cou- 
ronne et à la défense de ses peuples, si elle diiïérait plus 
longtemps d'exiger du roi de la Grande-Bretagne une ré- 
paration solennelle de l'outrage fait au pavillon français et 
des préjudices causés à ses sujets (^),j) 

Il est de notre devoir de dire, à l'honneur de la France, 
que jamais actes semblables n'ont été pratiqués par ses 
armées ni par sa marine, et que c'est la première fois 
qu'une telle doctrine a été conseillée du haut de la tri- 
bune législative. Nous pourrions, au contraire, citer des cas 
nombreux oii la diplomatie et les armes françaises ont été 
mises au service des peuples faibles, quand on a prétendu 
leur appliquer la règle anglaise sans de justes motifs. 

Il est évident que M. Thiers, en traitant comme il l'a fait 
l'Amérique méridionale, a subi une de ces mauvaises ins- 
pirations qui laissent un souvenir fâcheux dans la vie pu- 
blique des grands hommes, et nous le regrettons d'autant 
plus que, il y a peu de temps, nous recevions de l'illustre 
savant, des témoignages d'une nature toute différente (2). 



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(1) Voyez le Guide diplomatique, par le baron Ch. de Martens, t. II. 

(2) Ayant offert à M. Thiers un exemplaire du premier volume de notre 
ouvrage sur l'Amérique latine, il nous fit l'honneur de nous répondre par la 
lettre suivante : 

l'aris, le as mai 1862. 

Monsieur , 
J'ai à vous accuser réception de l'envoi que vous avez bien voulu me faire 
du commencement de votre travail sur TAmérique latine. Aussitôt que mes 
occupations me laisseront un peu deloisir, jelirai avecun grand intérêt voire 
ouvrage sur un pays qui m'a toujours inspiré la plus vive sijmpathie. En 
attendant, veuillez agréer, Monsieur, mes remerciements avec l'assurance de 
mes sentiments très distingués. 

A. Tbiers. 

A MoDsiear 0. CuNo, h Paris. 



I I 






INTRODUCTION. XCIX 

La règle anglaise a été aussi adoptée par rAmérique du 
Nord, et ce qui nous parait plus significatif, c'est que la 
première application qu'en a faite cette république a été 
contre la fière Albion. — On se rappelle l'attaque qui a eu 
lieu dans la baie de Saint-Jean de Nicaragua et celle du 
vapeur britannique Trent par la corvette des Etats-Unis le 
San Jacinto. Le cabinet de Washington a approuvé ce der- 
nier acte en élevant ie capitaine Wilkes, auteur de l'attentat, 
au rang de commodore (i). Nous pourrions en citer beau- 



Lt p«iue du Ulion. 



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(1) Voici ce que disait, sur cet attentat, un des organes les plus autorisés 
(le l'opinion publique en Europe : 

t L'opinion publique s'est vivement émue dans toute l'Europe de l'arres- 
tation des deux ministres de la Confédération américaine du Sud près les 
cours de France et d'Angleterre, MM. Slidell et Masor, saisis à bord du 
itcamcr anglais le Trent, par le navire de la marine des Etats-Unis le San 
Jacinlo. 

• Lu presse anglaise a exprimé la plus vive indignation, et celle des 
autres nations, la France en tête, s'est associée, sinon aux colères qui se 
sont fait jour en Angleterre, du moins aux regrets très légitimes que cet 
incident est de nature à provoquer. 

» L'acte commis par le commandant Wilkes n'est malheureusement pas 
sans précédent, et malheureusement encore pour l'Angleterre on a le droit 
de se demander si elle n'est pas moins fondée que toute autre puissance à 
s'en plaindre? N'a-t-elle pas donné, en bien des circonstances, l'exemple 
des plus graves abus de la force, et la supériorité incontestée de sa marine 
n'a-t-elle pas, plus d'une fois, couvert les plus flagrantes violations du droit 
des gens? 

» La publication récente du volume des documents ofliciels échangés entre 
la légation de la république du Paraguay et le gouvernement de Sa Majesté 
Britannique, relativement à la question Canstatt, en contient encore une 
preuve bien frappante... . 

» Deux navires de guerre anglais, leBunard et le Grappler, ont tiré sur un 
navire du Paraguay dans un port ami, sans déclaration préalable de guerre, 
et contre un diplomate qui venait de remplir avec succès une mission si 
utile à l'Angleterre. 

" Qu'on juge de la gravité de l'acte, de la gravité des circonstances qui 
l'accompagnèrent, et qu'on compare l'attaque dirigée contre le Tacuari à la 
regrettable capture opérée par le San Jacinto sur le Trent. 

• Il est vrai que ce n'est pas à l'Angleterre tout entière qu'il faut faire 
remonter la responsabilité de cet acte odieux ; ce n'est pas à la nation bri- 



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Edgériiien 

nnive et originale 

d« M, Tliier*. 



Quïsliont 
ti M. Tliieii. 



e INTRODUCTION. 

coup (raulres, sans compter les fréquentes vexations aux- 
(juellcs sontexposés les sujets de Sa Majesté nrilauniquede 
la part de l'une et de l'autre des deux nouvelles nations 
formées par la division de la grande répuljli({ue dej- an- 
ciens Etats-Unis. 

Enfin, les exagérations de l'honorable député atteignent 
les dernières limites de l'originalité en même temps qu'elles 
témoignent de la naïveté avec laquelle il a acce|)té des ac- 
cusations invraisemblables, lorsiju'il aniriiie que « les de- 
» mandes d'indemnité sont toujours proportionnées à l'é- 
» tendue du commerce que chaque nation européenne fait 
» avec ce pays. » 

Si l'on pouvait prendre au sérieux cette plaisante asser- 
tion, nous dirions qu'elle prouve une seule chose, l'élasti- 
cité qu'ont ac(iuise dans ces pays les conventions étran- 
gères et surtout la règle anglaise! 

Maintenant que nous avons répondu aux reproches in- 
considérés de M. Thiers, il nous reste à l'interroger sur 
les points suivants : 

Pourquoi les gouvernements des grandes puissances ma- 



2«i 



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tanniqiie, c'est au gouvernement anglais. En effet, la presse anglaise a blâmé 
la conduite du cabinet de Saint-James dans cette affaire, et lorsque la ques- 
tion a été soumise au docteur Ptiiiiimore, celui-ci, à trois reprises différentes, 
s'est prononce en faveur du Paraguay. — « Il est hors de doute, a-l-il 
» affirmé, que les réclamations de l'Angleterre contre le Paraguay relativement 
> à l'affaire Canstatt, ont dû être fuites sans connaître l'état de la question, 
* et que leurs demandes n'avaient aucune garantie et aucune autorité du 
» droit public et international. » 

» Plus tard le gouvernement britannique a parfaitement connu l'état de 
la question. 

» Il est à désirer que la capture faite à bord du Trent, bien qu'on ne 
puisse l'assimiler en rien à l'attaque dirigée contre le Tacuari, rappelle le 
gouvernement anglais à un plus juste senlimiut du droit des autres nations, 
lui qui montre, dans la circonstance actuelle, un sentiment si prononcé des 
droits delà grande nation britannique. > 

( Indépendarice belge du 6 décembre 1861.) 



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INTRODLT.TIOM. CI 

rilinies se préoccupont-ils autant de nt'gocior (Ifs traités 
pour stipuler les base de leurs relations internationales 
avec les i)cuples de l'Amérique latine, s'ils n'ont, quand 
cela convient à leurs intérêts, d'autre guide à suivre avec 
eux que l'application de la rrglc anglaise:^ 

Gomment M. Tliiers entend-il la souveraineté et l'égalité 
des nations, si quehiues-unes d'entre elles doivent être as- 
sujetties aux caprices des gouvernements forts cl plus ou 
moins scrupuleux (iJ? 

A quoi sert l'autorité de Grotius, de Vatlel, de Puiïen- 
dorff, dcKliiber, de Marlens, de VVhealon, de Ilefl'ter, de 
Piiillimore et de tant d'autres illustres professeurs de droit 
international, si leurs doctrines ne doivent être consultées 
que l'^-squc le droit est du côté du plus fort? 

Enim, pourquoi les cabinets européens ont-ils sollicité 
des gouvernements américains leur adhésion aux principes 



l.'iutorili 

de (îinliuri, 

(le VBltel.elc, 

n'c^t iiiv(i(ju(ie 

quo lorsque le droit 

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(1) Voici de quelle manière nous la comprenons : « Par l'égalité des 
nations, on entend que les droits de chacune doivent être respectés autant 
que ceux de toute autre, sans distinction de celles qui sont puissantes ou 
de celles qui n'occupent qu'un rang secondaire sur la carte des peuples » 
(Voir Martens , Précis du droit des gens moderne de l'Europe , édition 
Ciiiillaumiii, t. I", § 123, pag. 322 ; Kluber , Droit des gens moderne de 
l'Europe, édition Guillaumin, § 88, pag. 116 et 117.) « Il n'y a pas de pe- 
tit peuple, dit Victor Hugo. La grandeur d'un peuple ne se mesure pas plus 
au nombre que la grandeur d'un iionime ne se mesure à la taille. L'unique 
mesure, c'est la quantité d'intelligence et la quantité de vertu. Qui donne 
un grand exemple est grand. Les petites nation.s seront les grandes nations 
le jour où , à côté des peuples forts en n.ombre et vastes en territoire, qui 
s'obstinent dans le fanatisme et les préjugés, dans la haine, dans la 
guerre, dans l'esclavage et dans la mort, elles pratiqueront doucement et 
fièrement la fraternité, abhorreront le glaive, anéantiront l'échafaud, glori- 
fieront le progrès... Les mots sont vains si les idées ne sont pas dessous. Il 
ne suffît pas d'être la république, il faut être encore la liberté; il ne sufTit pas 
'l'être la démocratie, il faut encore être l'humanité. » (Lettre à M. le pas- 
teur Dort, de Genève. Hauteville-House , 17 novembre 1862. Journal la 
Presse, 24 novembre.) Voyez Vattel, dernière édition augmentée par M Pra- 
dier Fodéré, t. II, c. m, § 37, p. 2. 



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L'Amériqiia du Sud 
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Cil INTRODUCTION. 

hiimanilairns qui furnnt slipulôs rians In congrôs do Paris, 
si ces principes «lovaient rlro violés si peu de temps après 
leur proclamation solennelle? 

Mais CCS questions nous mèneraient trop loin, surtout, 
si nous nous laissions entraîner par les sentiments de 
juste indi^f nation que nous a causés la doctrine préco- 
nisée par M. Tliiers. 

Qu'il n'oublie pas, cependant, (|ue pour s'opposer, à l'a- 
venir, aux conventions clrawjvrcs, rAméricjue latine a dos 
régie angiaitt apmées formldablos, celles des chidres que représente son 

et lei conventiom 

^éirangirei. commorco, ct quc ce commerce alimente en grande partie 
ceux de l'Angleterre et de la France ; qu'il se rappelle aussi 
que contre la règle anglaise les moyens do résistance abon- 
dent, moyens dont l'Angleterre a eu des exemples mémo- 
rables dans les malbeureuses invasions dirigées par elle 
contre Buénos-Ayres en 4800 et en 1807, ainsi que dans la 
lutte soutenue de 1838 à 1850 par ce dernier pays contre 
les deux plus puissantes nations du monde, avec des résul- 
tats bien connus de l'illustre historien. 

Nous devons confesser que nous avons éprouvé un vérita- 
ble désenchantement lorsque nous avons entendu, en 186-4, 
l'orateur éloquent de 1850 , et nous ne doutons pas 
qu'une impression semblable n'ait attristé toute l'Amé- 
rique, oîi ses talents et son nom avaient acquis une célc- 
M. Thieri ^^^^^ graudc et méritée. Dans une telle disposition d'es- 

D'« ét« ni logique prit que M. Thiers nous permette de lui faire observer, 

ni babila politique. *■ 

avec la même liberté dont il vient d'user à l'égard de 
l'Amérique, qu'il n'a été, dans cette occasion, ni logique 
ni habile politique. 

// n'a pas été logique, parce qu'en 1850, dans un autre 
discours, aussi d'opposition, en soutenant l'intervention de 
la France à Buénos-Ayres, il fit ressortir l'immense avenir 
de l'Amérique espagnole et la supériorité qu'elle offrait, 



I 



(1) Nous appelons l'attention de l'illustre savant sur le tableau comparatif 
du commerce de la France avec l'Amcriijue latine do 1830 à 1860, n» 17. Ce 
tableau lui démontrera que ce progrès a été L.jn plus considérable depuis 
1850. 

(2) Discours prononcé à l'Assemblée législative en 1850. M. Thiers sou- 
tenait alors la nécessité de continuer l'intervention armée à la Plata, pendant 
que le gouvernement français i égociait le traité Le f'rédour, qui la fit cesser. 



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INTRODUCTION. ni! 

pour lo commorcn d»; la Franco, surrAmcriqnn anglaise; 
puis, appréciant les progrès de rAinéricuio méridionale, il 
ajoiit.iit : 

« Savez-vous c (|ui se passe dans rAméri(|ue du Sud? 
Là, vous ave/ à l'aire à des nations dont la croissance est 
si rapide (Qu'elle dépasse siiigulièrenient celle de l'Ainc- 
ricjue du Nord. Dans l'Amérique dit Nord la population, c? 
prosfiue tous les cliilTres do croissance sont analogues à 
celui-là, double en vingt ans à peu près. Dans l'Amérique 
du Sud, je pourrais vous donner des états qui vous le 
prouveraient, la population triple en douze années. 

» Le commerce de la Plata, en douze années , a monté de 
k à 5 millions ii AO millions (^). Voilà la progression du 
commerce et de toute chose en ce pai/s-là (2). » 

Nous laissons au lecteur éclairé, qui a pu apprécier 
l'exactitude des cliidres contenus dans les chapitres prc- 
ccdenls , lo soin de concilier rimportancc que M. Thiers 
accordait à l'Amérique espagnole en 1850, avec la situation 
niallieureuse dans laquelle il la représente en18C4; on 
sera bien forcé de convenir avec nous que iM. Thiers n'est 
plus le même en 1804 qu'en 1850. 

// n'a pas clé habile politique, parce (ju'il a blessé dans ce 
qu'il a déplus cher tout un continent, dont les populations 
vigoureuses sont arrivées en moins de trente ans à entre- 
tenir avec la France un commerce plus important pour elle 
que celui qu'elle peut faire avec quelque autre pays du 



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INTRODUCTION. 



monde que ce soit ; populations dont les sympathies se 
traduisent par des faits non équivoques, qui tendent à les 
unir à la France par des liens étroits et durables d'amitié 
et de commerce (i). En les blessant, il a bien gratuitement 
porté préjudice à son pays, car c'est là un moyen infaillible 
de détourner le penchant naturel qui pousse ces peuples vers 
la nation française. 

Heureusement, il ne manque pas en France d'hommes 
d'Elat pratiques qui ont compris et adopté une politique 
tout à fait différente de celle qu'a conseillée d'une ma- 
nière irréfléchie l'illustre historien. 



(1) Un de nos bibliographes les plus éclairés , qui apprécie en termes 
bienveillants l'i:Tiportance de notre ouvrage , mais qui partage aussi les 
préoccupations aujourd'hui à la mode contre l'Amérique espagnole, n'a pu 
s'empêcher de nous exprimer la mauvaise humeur que lui a causée celte 
sympathie trop vivement manifestée dars le Mémoire qui sert d'introduction 
au premier volume de notre Collection. Voici comment nous traite et nous 
conseille le savant allemand : 

« Nous excusons volontiers un peu de présom|rtion chez les Hispano- 
Américains. Nous devons même leur en désirer, car il n'y a que le senti- 
ment très prononcé de leur propre valeur, ainsi que les autres illusions 
propres à la jeunesse, qui puissent les empêcher de désespérer de leur 
avenir et leur donner le courage de recommencer toujours leur œuvre , afin 
de conduire leur patrie vers un avenir glorieux ; mais nous devons avant 
tout souhaiter que les Américains du Sud réfléchissent sérieusement, et qu'au 
lieu de poursuivre follement les théories françaises, ils tâchent de revenir 
vers la base que leur indique leur nationalité , c'est-à-dire qu'ils essaient 
d'arriver, non à un développement « latin, » c'est-à-dire, néo-français, mais 
à un développement néo-espagnol , dans le même sens que celui qui se 
trouve indiqué dans le développement néo-anglais, œuvre des Anglo-Amé- 
ricains. Mais pour arriver à cette fin, ils r.') devraient pas, entre autres 
choses , choisir Paris pour l'instruction supérieure de leurs jeunes gens 
comme ils le font maintenant ; ils devraient au contraire les envoyer à 
Madrid ou dans les universités espagnoles, et s'inspirer de la littérature 
espagnole au lieu de prendre leurs idées dans les écrits de Voltaire, Rous- 
seau, Eugène Sue et autres Français semblabh' . » (Voyez l'article biblio- 
graphique de M.Wappaens dans le Journal des Savants de Gœttingue, 1863, 
n» 7, p. 230.) 



INTRODUCTION. 



CT 



X. 



Lorsque nous avons entrepris la tâche difficile do ras- 
sembler les précieux éléments qui >loivent servir de bases 
à rhistoire générale de l'émancipation politique des an- 
ciennes colonies de l'Amérique latine, nous n'avions pas 
l'intention de donner à ce travail l'immense développem3nt 
qu'il a acquis. 

En elTet, au lieu d'une simple collection de traités que 
nous avions offerte à nos lecteurs d'Europe et d'Amérique, 
nous sommes heureux de pouvoir leur présenter aujour- 
d'hui, non pas une histoire complète de notre révolution, 
mais au moins un aperçu riche de faits historiques, ac- 
compagné de documents qui lui servent de complément, 
et dont l'ensemble rend très facile et à la portée de tous 
l'élude de cette longue période, la plus intéressante de 
l'existence des peuples de l'Amérique du Sud. 

Toujours guidé par notre désir de facihter les re- 
clierches de ceux qui se consacrent à l'étude des grands 
événements qui ont préparé et développé la révolution 
de l'indépendance , nous avons cru devoir diviser notre 
travail en trois grandes parties, dans l'ordre suivant : 

La première comprend les luttes héroïques soutenues 
par 1 ancienne vice-royauté de Buénos-Ayres, devenue en- 
suite Provinces-Unies du Rio de la Plata, contre l'autorité 
de la métropole, pendant que celle-ci dominait encore 
dans le haut et le bas Pérou, le Chili et une partie de 
l'Equateur, et contre les armées du Portugal et du Brésil, 
qui occupèrent successivement la province de Montevi- 
deo, de 1810 à 1828, c'est-à-dire depuis l'inauguration 



DéTeloppement 
consiclérabla 

qu'» prit 
CCI ouvrage. 



Division 

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pour faciliter 

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Seconde. 



Troitibme. 



Ouvrtges consultai 
par l'auteur. 



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INTRODUCTION. 



(le l'ère révolutionnaire par le peuple de Buénos-Ayres, 
jusqu'à la victoire incontestée de l'indépendance dans cette 
vaste partie du continent de Colomb : nous comprenons 
aussi dans cette période l'émancipation du Brésil [larla rup- 
ture des liens qui l'attachaient à la couronne du Portugal. 

La deuxième période embiasse la lutte patriotique sou- 
tenue contre les autorités espagnoles, dans la vice-royauté 
de Santc? Fé et dans les capitaineries de Caracas et de 
Quito, réunies ensuite sous le nom de république de Colom- 
bie, depuis les premiers mouvements révolutionnaires jus- 
qu'à la bataille d'Ayacucho et à l'expulsion complète des 
armées européennes du territoire sud-américain ; nous y 
rattachons la guerre de l'indépendance de la république 
d'Haïti. 

La troisième renferme dans une même période la lutte 
contre la domination espagnole soutenue par l'ancienne 
vice-royauté du Mexique et la vaste contrée connue ensuite 
sous le nom d'Amérique centrale, depuis la révolution 
jusqu'à leur indépendance définitive. 

Po'ir tracer à grands traits, comme nous l'avons fait, 
l'histoire des événements les plus remarquables qui assu- 
rèrent l'émancipation politique de ces peuples, nous avons 
consulté presque tous les ouvrages anciens et modernes 
relatifs au continent sud-américain, et nous ne croyons 
avoir oublié aucun lait historique ni aucun document, 
parmi ceux qui caractérisent une époque ou qui ont exercé 
une influence transcendante dans les luttes de l'indépen- 
dance. Il est de notre devoir de déclarer que nous avons 
utilisé tout ce qui, dans ces ouvrages, nous a paru pouvoir 
contribuer au grand but de notre travail. Quoique dans le 
cours d(: notre récit nous indiquions avec soin les livres 
dans lesquels nous puisons des renseignements, nous de- 
vons néanmoins un tribut à l'inilialive et aux nobles efforts 



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1818 

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1819 

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1820' 



INTRODUCTIOIf. 



CVII 



(les écrivains qui nous ont devancé, et c'est pourquoi nous 
consignons plus loin, par ordre chronologique, les titres des 
ouvrages et les noms des auteurs que nous avons le plus fré- 
quemment consultés ; s'ils ont mérité notre préférence, c'est 
qu'ils sont généralement considérés comme étant les sources 
hs plus pures et les plus justement estimées auxquelles 
doivent avoir recours tous ceux qui s'intéressent à l'étude 
de l'histoire générale des peuples de l'Amérique latine. 
Voici quels sont ces ouvrages : 

1811. Essai historique sur le royaume de la Nouvelle 
Espagne, par Al. de Humboldt ; 5 volumes. — Paris. 

1812. Vida y Mcmorias del Dr. D. Mariano Moreno; 
1 volume. — Londres. 

1813. Voyage aux Antilles et à VAviérique méridionale, 
par J.-B. Leblond ; 2 volumes. — Paris. 

1814. Voyage aux régions équinoxiales du Nouveau 
Monde, faiten\ld9, 1801, 1802, 1803 et 1804, par Al. de 
Humboldt et A. Bonpland ; 1 volume. — Paris. 

1815. El Pcnsador del Perû ; 1 volume. — Lima. 

1816. Enscyo de la Historia civil del Paraguay , Bue- 
nos Aires y Tucuman, por el Dr. D. Gregorio Fiines ; 
3 volumes. — Buénos-Ayres. 

1816. Vues des Cordillicres et Monuments des peuples 
indigènes de l'Amérique, par Al. de Humboldt ; 2 volumes. 
— Paris. 

1817. Des trois derniers mois de l'Amérique méridionale 
et du Brésil, par M. de Pradl ; 1 vol. — Paris. 

1818. Impreso sobre los seis ûltimos meses delà America 
ydelBrasil, por M. de Pradt. — Buénos-Ayres. 

1819. Bévolutions de l'Amérique espagnole, par un de 
ses citoyens ; traduit de l'anglais; 1 volume. ~ Paris. 

1820. Histoire philosophique et politique des établisse^ 



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CVIII 



INTRODUCTION. 



menls et du commerce des Européens dans les deux Indes, 
par G. -F. Raynal; 10 vol. — Paris. 

1820. Histoire de la révolution d'Espagne et de celle de 
l'Amérique du Sud, par Th. L*" ; 1 vol. — Paris. 

1821. Etat des colonies et du commerce des Européens 
dans les deux Indes depuis \1T6 jusqiC à 1821, par M. Peu- 
chet; 2 vol. — Paris. 

1821. Gacetade Buenos Aires , 1810-21 ; 4 volumes. — 
Buénos-Ayres. 

1821. Registro oficial de Buenos Aires; 40 vol. — 
Buénos-Ayres. 

1824. Le Mexique en 1823, ou Relation d'un voyage dans 
la Nouvelle Espagne , par M. Beulloch, précédée d'une in- 
troduction et enrichie de pièces justificatives et de notes 
par sir John Byerleg; 2 vol. — Paris. 

1824. Mémoirco autographes de D. Agustin Ilûrhide, 
ex-empereur du Mexique , traduits de l'anglais de M. Jean 
Quin par J.-F. Parisot ; 1 vol. — Paris. 

1825. Extracto de las noticias histôricas , politicas y es- 
tadisticas de las Provincias Unidas del Rio de la Plata; 
1 vol. — Londres. 

182G. Diario de las scsiones del congreso nacional del 
Rio de la Plata , 1824 à 1826 ; 5 vol. — Buénos-Ayres. 

1826. Uart de vérifier les dates, depuis l'année 1770 
jusqu'à nos jours. Chronologie historique de l'Amérique; 
10 vol. — Paris. 

1826. Noticias sécrétas sobrccl cstadomilitar, naval, etc., 
del Perû, Chilc, Quito, Nueva Granaday delPlata, escrilas 
fielmente segun las instrucciones del marques de la Ense- 
nada, y presentadas al rey D. Fernando VII , por D. Jorge 
Juan y D. Antonio de Ulloa ; 2 vol. — Londres. 

1826. Mémoires du général Morillo, traduits de l'espa- 
gnol ; 1 vol. — Paris. 



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2 vol. 
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de Rio 
Havre. 



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IRTRODCCTION. 



CIX 



1827. Essai historique sur la révolution du Paraguay 
et le gouvernement dictatorial du docteur Francia, par 
MM. Rengger et Longchamp ; 1 vol. — Paris. 

1828. America, à examen gênerai de la situacion politica 
de las diferentes potencias del continente occidental, con 
conjeluras sobre su futura suerte, por un ciudadano de los 
Estados Unidos ; 1 vol. — Norlhampton. 

1828. Voyage en Araucanie, au Chili, au Pérou et dans 
la Colombie, suivi d'un précis des révolutions des colonies 
espagnoles de l'Amérique du Sud , traduit de l'anglais de 
J.-B. Stevenson par Setier ; 3 vol. — Paris. 

1828. Histoire de V Amérique, par W. Robertson ; 
4 vol. — Paris. 

1829. Memorias del gênerai Miller , al servicio de la Re- 
pûblica del Perû, por M. John Miller, y traducidas al cas- 
tellano por el gênerai Torrijos; 2 vol. — Londres. 

1830. Voyage dans les provinces de Rio de Janeiro et de 
Minas Geraes, par Auguste do Saint-Hilaire ; 2 vol. — 
Paris. 

1832. Memoria histônca sobre las operaciones é inciden- 
cias de la division libertadora à las ordenes del gênerai 
Juan Antonio Alvarez de Arcnàles, en su segunda campana 
en la sierra del Pcrû en 1821 ; 1 vol. — Buénos-Ayres. 

1834. Historia de Chile, por Guzman ; 2 vol. — 
Santiago. 

1834. Voyage au Chili, au Pérou et au Mexique, pendant 
les années 1820, 1821 et 1822, par le capitaine Basil-IIail , 
2 vol. — Paris. 

1835. Un Rasgo de Rolivar en campana. — New-Yorck. 
1835. Voyage à Buénos-Ayres et à Porto Alegrepar la 

Bande Orientale, les missions de l'Uruguay et la province 
de Rio Grande du Sud, par Arsène Isabelle ; 1 vol. — Le 
Havre. 



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INTRODUCTION. 



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1835. Mémoires et correspondance inédits du général 
Diimouriez ; 2 vol. — Bruxelles. 

1836. Coleccion de arengas en el foro y escritos del 
Dr. D. Mariano Moreno ; 1 vol. — Londres. 

1836. Mémoires du Prince de la Paix, don Manuel Go- 
doy, traduits en français par J.-G.-D. Esmenard ; 3 vol. 

— Paris. 

1836. Coleccion de obras y documcntos relativosà la histo- 
ria antiguaymodernade las Provincias del Rio de la Plata, 
ilustrada con notas y disertaciones por Pedro de Ângelis ; 
6 vol. — Buénos-Ayres. 

1837. Le Brésil, par Ferdinand Denis; La Colombie et les 
Guyanes, par César Famin ; 1 vol. — Paris. 

1839. Historia do Brazil desde seu descobrimento, por 
Pedro Alvares Cabrai, aie à abdicaçâo do imperador D. Pe- 
dro /, por Francisco Solano Constancio ; 2 vol. — Paris. 

1840. Le Chili, le Paraguay , l'Uruguay et Buénos- 
Ayres, par César Famin ; 1 vol. — Paris. 

1840. Documentos para la vidapûblica del liberiador 
Bolivar; 22 vol. — Caracas. 

1840. Correspondencia do duque de Palmella ; 3 vol. 

— Lisbonne. 

1841. Recopilacion de las leyes y décrétas promulgados 
en Buenos Aires desde el 25 de mayo de 1810 hasta el fin 
de diciembre de 1840 ; 3 vol. — Buénos-Ayres. 

1841. Resûmen de la historia de Venezuela desde el 
ano 1 797 hasta el de 1830, por Rafaël Maria Barall y Ramon 
Diaz; 2 vol. — Paris. 

1841. Voyage pittoresque dans les deux Amériques, pu- 
blié sous la direction de M. Alcide d'Orbigny ; 1 vol. — 
Paris. 

1843. Tratados, convenios y declaraciones de paz y de 
comercio hechos por la Espana desde el ano 1700 Imsta 



^l^a 



CXI 



inthoductfon. 

nuestros dias , por D. Alejandro del Canlillo; 1 vol. — 
Madrid. 

1844. L'Isthme de Panama, examen historique et géogra- 
phique des dilférentes directions suivant lesquelles on pour- 
rait le percer et des moyens à employer, par Michel Cheva- 
lier ; 1 vol. — Paris. 

1845. Diblioteca del Comercio del Plata, por F. Varela, 
V. Alsina y A. Lamas ; 5 vol. — Montevideo. 

1845. Histoire du Consulat et de l'Empire, par M. A. 
Thiers ; 20 vol. — Paris. 

1846. Memorias para la historia de las armas espanolas 
en el Perû, por el gênerai Camba ; 2 vol. — -Madrid. 

1847. Archivo americano y espiritu de la prensa del 
mundo de 1843 à 47 : primera série ; 4 vol. — Buenos^ 
Ayres. 

1848. Tratados del Rio de la Plata y constituciones de 
las Repûblicas sud-americanas , por F. Varela; 1 vol. — 
Montevideo. 

1849. Historia de Méjico desde los primeros movimientos 
que prepararon su independencia en, elano 1808 hasta la 
época présente, por D. Lucas Alaman . 5 vol. — Mexico. 

1850. Viajes por la America del l^ur de D. Félix de 
Azara; edicion moderna; 1 vol. — Montevideo. 

1850. Considérations historiques et politiques sur les 
Républiques de la Plata, par M. Alfred de Brossard ; 1 vol. 

— Paris. 

1850. Noticias histôricas y descriptivas sobre cl gran 
pais del Chaco y Rio Bermejo , por José Arenâles ; 1 vol. 

— Montevideo. 

1850. Coup d'œil rapide sur la République de Costa 
Rica, por F. Molina. — Paris. 

1851. Archivo americano y espiritu de la prensa del 
mundo, segunda série, 1747-51 ; 27 vol. — Buénos-Ayres. 





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INTRODOCTIOlf. 



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1852. Buenos Aires y las Provincias del Rio delà Pîata, 
destle su descubrimientoy conquista por los Espanoles, por 
sir Woodbine Parish, Iraducido del ingles al castellano por 
Justo Maeso ; 2 vol. — Buénos-Ayres. 

1853. Memorias para la Historia de la Revolucion de 
Cenlro-América , por D. Manuel Montufar ; 1 vol. — 
Guatemala. 

1854. Rcgistro cstadîstico del Estado de Buenos Aires; 
6 vol. — Buénos-Ayres. 

1854. Pélion et Haïti, par Saint-Reniy ; 1 vol. — Paris. 

1854. Voyages autour du monde et naufrages célèbres, 
par le capitaine Lafond ; 8 vol. — Paris. 

1855. Memorias pôstumas del brigadier gênerai D. José 
Maria Paz; 4 vol. — Buénos-Ayres. 

1855. Observauiones- sobre las Memorias pôstumas del 
gênerai Paz, por el gênerai Araoz de Lamadrid; 1 vol. — 
Buénos-Ayres. 

1855. Historia gênerai deEspana, desde los tiempos mas 
remotos hasta nuestros dias , por D. Modesto Lafuente; 
26 vol. — Buénos-Ayres. 

1856. Le Brésil, par Charles Reybaud; 1 vol. — Paris. 
1856. Apuntamientos sobre Cenlro-América , particular- 

menle sobre los Eslados de Honduras y San Salvador, etc., 
por E. G. Squier ; 1 vol. — Paris. 

1856. Coleccionde leyes, decretos del gobierno, tratados 
internacionales y acuerdos del superior tribunal de justicia 
de la Repûblica Oriental del Uruguay , por Adolfo Rodri- 
guez ; 1 vol. — Montevideo. 

1 857 . Mémorandum de los négocias pendientes entre Méjico 
y Espaîia, presentado al Excmo. senor ministro de Estado 
por el représentante de la Repûblica ; 1 vol. — Poissy. 

1857. El Ostracisino de los Carreras, por B. Vicuna Mac- 
kenna ; 1 vol. — Santiago. 






INTRODUCTION. rXItl 

1857. Voyage dans l'Amérique centrale, l'île de Cuba et 
le Yucalan, par Arthur Morolet; 1 vol. — Paris. 

1857. Considérations géographiques sur l'histoire du 
Brésil, par M. tl'Avezac ; 1 vol. — Paris. 

1857. Noticias histôricas de la Repûblica Argenlina, por 
D. It^nacio Nùhez ; 1 vol. — Buenos- Ayres. 

1858. Historia de la revolucion de la repûblica de Co- 
lombia en la America méridional, por José Maria Reslrepo; 
A vol. — Besançon. 

1858. Les Voyages d'Améric Vespuce au compte de l'Es- 
pagne et les mesures itinéraires employées par les marins 
espagnols et portugais des w* et wi'^ siècles, par M. d'Ave/ac; 
1 vol. — Paris. 

1858. Documentos relativos à la traslacion de lascenizas 
deRivadavia, recopilados por cl coronel Mitre. — Bucnos- 
Ayres. 

1858. Memorias y documentos para la historia de la in- 
dcpcndencia del Perû y causas del mal éxito que ha tenido 
esta. Obra pôstuma de P. Pruvonena ; 2 vol. — Paris. 

1858. Manual de historia y cronologia deMéjico, arre- 
glado por Mârcos Arrôniz ; 1 vol. — Paris. 

1858. Os varoes illustres do Brazil durante os tiempos 
coloniaes, por J. M. Pereira da Silva ; 2 vol. — Paris. 

1858. La Confédération Argentine , par M. Alfred du 
Graty ; 1 vol. — Paris. 

1859. El Paraguay independiente ; 2 vol. — Assomption. 
1859. Historia del gênerai Belgrano, por Bartolomé 

Mitre; 2 vol. — Buénos-Ayres. 

1859. Congreso de Verona. Guerra de Espaiîa. Negocia- 
ciones. Colonias espanolas. Polémica , por F. -A. de Cha- 
teaubriand ; i vol. — Madrid. 

1800. Description géographique et statistique de la Confé- 
dération Argentine, par M. Martin de Moussy; 2 vol.— Paris. 



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CXIV I.NTIlODUr.TION, 

1860. Epitome chronologko da hisloria do Brazil , 
composlo polo Dr. Gaelano Lopez de Muura; 1 vol. — 
Paris. 

1800. Manual de hisloria y cronologia de Chile, por 
D. naldotiioro Mcnéndcz ; 1 vol. — Paris. 

1800. Histoire plu/si<iue, économiijnc cl politique du Pa- 
raguay et des établissements des J es ailes , par L. -Alfred 
Deniorsay ; 1 vol. — Paris. 

1800. El Oslracismo de O'IIiggins, por B. Vicuna Mac- 
keniia ; 1 vol. — Valpai'aiso. 

1801. Memoria de la deiida cxlcrior de la Nueva (ira- 
nada, prcsenlada por cl ministro de liacicnda de la Confe- 
deracion al conj^reso nacional. — Bogota. 

1801. Hisloria Argcnlina , por Luis L. Dominguez; 
1 vol. — Buénos-Ayres. 

'\^Çt\ . V Oyapoc et l'Amazone. Question brésilienne et 
française, par Joaquiii Gaelano de Silva ; 2 vol. — Paris. 

1802. El Album de Ayaciiclio : {^oViCc\oïï de los princi- 
pales documentos de la guorra de la independencia did 
Perû, por el capitan de caballeria José Ilipôlilo llerrera ; 

1 vol. — Lima. 

1802. De la propriété des mines et de son organisation 
légale en France el en Belgique , par M. Edouai'd Dalloz ; 

2 vol. — Paris. 

1802. Les Républiques de l'Amérique espagnole, par 
J.-M. Guardia ; 1 vol. — Paris. 

1802. La Repûblica del Paraguay, por AlfredoduGraty, 
Iraducida del frances al espanol por Carlos Calvo ; 1 vol. 
— Besançon. 

1862. Escriptos politicos e discursos parlamenlares de 
J. M. Pereira da Silva ; 1 vol. — Rio-de-Janéiro. 

1862. Anuario estadistico de Chile; 1 vol. — Santiago 
de Chile. 



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INrnOKK.TION. cxv 

1SG2. L'Empire du Brésil, par M. V.-L. Baril, coiule 
(I.; la II me; 1 vol. — Paris. 

1802. Ilisloiri' de l'émigralion^ par Julos Duval ; I vol. 
1— Paris. 

180;^. Memorias de lord Cochrane, conde de Dundonald; 
h vol. —Lima. 

1803. Le Mexique ancien et moderne, par Michel Cheva- 
lier; 1 vol. — Paris. 

1803. Coleccion de Iralados cclebrados por la Uepvblica 
\rgentina con las naciones exlranjeras; \ vol. — Buénos- 
Ljros. 

1803. El général San Martin : snbiografia y documen- 
\os comprobantes ; \ vol. — Buénos-A\rcs. 

1803. Ilisloire parlementaire de France, recueil complot 
les discours prononcés dans les Chambres de 1819 à 1848, 
(ar M. Guizol ; 5 vol. — Paris. 

1804. Historia da fundaçào do imper io brazileiro , por 
M. Percira da Silva. — Rio-de-Janéiro. — (Cet ouvrage 
composera de 8 volumes, le premier vient de paraître.) 

De plus, les principales collections de journaux et écriis 
Sriodiques imprimés dans l'Amérique latine durant la 
h'iode de la Révolution, etc., etc. 




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Tabican par grande* dlvUlona i.>ollllqu<>fl do la MiipcrlIelA, de It' 
liopiilatlon (olain et par llcuu carrée, du produit annuel d»! 
nilnc» et do la valeur dcii niurchandisu» Introduite* dana V\mi- 
rlque eMpagnolo en IfAH (1). 



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proviiices intn'ieures . 


118,478 


5,900,000 


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23,000,000 


20,000,0i| 


Caiiilairierie générale de 










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Guatemala avec Nica- 










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ragua et Verapaz . . . 


20,152 


1,200,000 


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Iles de Cuba et Porto 










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Capitainerie générale de 


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Caracas (Cuiiiana, Ve- 










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Guyane jpagnole) . 


47,850 


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5,5Û0,iJ(a 


Vice-royauté de la Nou- 










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velle Grenade (avec la 










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i présidence de Quito) . 


04,500 


1,800,000 


28 


3,000,000 


5,700,(<j| 


1 Vice-royauté du Pérou . 
Présidence du Cbili. . . 


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22,574 


\ 1,700,000 


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8,000,000 


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Vice-royauté de Uuénos- 




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1,100,000 


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Total do l'Ami^rique 










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espagnole 


408,440 


13,200,000 


28 


39,000,000 


59,200,(fl 



(1 ) Voyez Etat des colonies et du commerce des Européens dans les deui 
Indes, par M. Peuchet, t. I, p. 280, — Paris, 1821. 



(iraiiilri ili< 

[Viccroyau 
velIc-Ksj 
pilaincrii 
•le (îualé 

Kit'p-royauf, 

vt'lle-(;rei 

"lii'iice de 

Ca|)itai;itTi(« 

<l<-' Cai'aca. 

ifice-royaiilé 

etcapilain 

raie du Cli 

l'ice-royaulé 
nos-Avres. 



(1) ^e 
des liidiel 
2.500, Où[ 

(•i) Em| 
doril la , 

Ml, 799 

(3) Lfij 
"as, Corc 
900,000 ;j| 

(4) Le 
Piiliilioii (| 
(J'Iiidieiis.! 

(5) On 
^'endue d| 



INTRODUCTION. 



Civil 




N» 2. 

[Talilraii de In popiilallon «1(*m vleo^royan^^M et pnpltnlnorlea Kénérales 
lie r%iii«^i'l<|Hn CNpngnnIc en IMIO , rouiparép avre ecllo qu'ont 
•ujoui'd'liiil ecM nièniei* paya, dovonua indépondanta, 

r.POol'K C()I,OMAI.B. POITI.ATION. fiPOyl'F DF I.INnh'lPENDANCE. ^, . ^,^ 

. . .M.,» . , .M.,. POPt'LMIO!». 
Crinjrldivlliuii* pnlilKiuui. Aiinét tïlU. AntUt IHIM. 

. n/'i>iil»li.jiii!Mt'xi(Mine 7,800,000 

jVicoroyaul^dcInNou- l | Cosla-lticii .... 200,000 

vclli'-Ksnigiif ot ca- ^ ï (luiiti''iii;ila .... SriO.OOO 

Iiitaini'i'ic g('iu'ral(» i |. ilumluras .... 350,000 

,1e (lualéiiiala . . 7,000,U00 <" i \ Nicaragua .... 300,000 

*> *" San-Salvador . . . 000,000 

,,•.,. / Nouvelle Grenade . . . 2,300,000 

M'ilc-drcnade clau- } j m.» ,w>a 

, ,, .. L» n,in n,.,i M< >t.<ltialeur 1,100,000 

(lit'iice de Quito . . 2,000,000 <-) ' ^ ' ' 

[lapitaiiierie générale 

(h; Caracas . . . 9o0,000 (^) Venezuela 1,ÎJOO,000 

ificL'-royauté du Pérou , ,,, -» o/w» aaa 

. •'....,, / Pérou 2,800,000 

elcapitauieriegene- [ onn ,m\c\ 

, \ ,,,.,. ° L> ,,v,. A,iA IV \ Clidi 1,000,000 

raleduCluh. . . 2,or)0,000 ^') ' ' ' 

, HéiHiblique Argentine . I,t)rt0,000 

hce-royaulé de lUié- \ Bolivie l,9rJ0,000 

nos-Ayros. . . . 2,3o0,000 <•■> ^ Paraguay 1,3:10,000 

L'r\iguay. . . • . . 3i)0,000 

14,350,000 24,000,000 



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(1) Cette population comprenait 3,337,000 blancs et métis. La portion 
(les Indiens qui consomiiiuit quelques marchandises étrangères , s'élevait à 
2,500,000 âmes. 

(2) En 1778, on fit un recensement exact pour l'audience de Santa-F6, 
dont In population lut trouvée de 747,641 habilanls; celle de Quito était de 
531,799 habitants; total 1,279,440. 

(3) La population totale des sept provinces de Caracas, Maracaibo, Bari- 
nas, Coro, Nouvelle-Andalousie, Nouvelle-Darcelone et Guyane, était de 
900,000 àincs, plus 54,000 esclaves. 

(i) Le recensement fuit au Pérou en 1791 donna pour résultat une po- 
pulation de 330,000 blancs et 240,000 métis civilisés ; le reste se composait 
d'Indiens. 

(5) On n'a pas pu obtenir un recensement bien exact, à cause de la grande 
étendue de ces provinces. 



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N" 4. 

Prodnit de Pargcnt et do l'or des mines de Giianajiiato pro- 
dant les ceni nnncos do 190I ii ISOO, et pendant les dix- 
huit premières années du siècle actuel. 

bam tes cent premières années, les produits ont été : 

En argent coupelle. , 173, 7o0 lingots avec niarciï 22,,)90,0i3 
En argent de feu . . 70, 7U lingots avec marcs. 9,lS9,7i4 

Total. . . . 241,491 lingots avec marcs. 31,7S0,:W7 

^ Parmi les lingots des deux espèces, il y en eut U),000 .'vec <.e l'or 

(le difl'érents titres, qui, rikluits au titre de 22 carats, vlo'^.nèrent 

70,27o marcs. 

Les 31,780,387 marcs d'argent à 8 p. 2 r. valent. 202,188,192 (i 

Los 70,27^; marcs d'or de 22 car. à 128 p., valent. 8,99:i,20() 

271,183,392 G 

Dans la période de neuf années qui précéda la révolution, de 1801 
à 1809, les produits furent : 

En lingots 42,010 

En marcs d'argent 5,r)l 0,280 

En marcs d'or 17,909 

Les o,Sl 0,280 marcs d'argent à 8 piasf. 2 r. valent . 4rJ,4o9,810 
Les 17,909 marcs d'or de 22 carats à 128 p. valent . 2,292,3o2 

Total 47,7o2,1G2 

Le prodiui de la seconde période, comprenant les neuf ans de dé- 
cadence, fut : 

En lingots 20,3(51 

En mai'cs d'argent . 2,070,021 

Eu marcs d'or (),.^i0o 

Les 2,670,021 marcs d'argent i"! 8 p. 2 r. valent . 22,027,07:; 2 
Los 0,oOj marcs d'or de 22 car.its à 128 p. valent . 832,0 40 

Total 22,800,315 ? 

RÉSUMÉ 

Les cent années de 1701 à 1800 produisirent . . '?,71,i83,392 G 
La première période de 9 ans. de 1801 à 1809 . 47,752,102 
La seconde, de 1810 à 1818 22,860,313 2 

Total en 118 années 341,793,868 








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Ces chitl'res sont tirés de l'état présenté le 20 mars 1819 par la com- 
mission (l'essai de Guanajuato à l'intendant de la province ; cet état 
est^iiccompagné d'une représentation dans laquelle sont exposées les 
<au-ies anciennes et rapprochées de la décadence de ces mines, dont 
Ici jiroduit était réduit en cette année au quart des cinq millions 
qu'elles rendaient précédemment. 

I<e licencié Azcarate, pour évaluer l'augnientalion de produit que 
les mines de Guanajuato auraient donnée avec la suppression complète 
(les droits qu'il avait proposée h l'assemblée, établit les propoi'tions 
suivantes dans un article publié par la Gflse/^,' du 22 novembre 1821, 
11" 27, page 195; c'est de Ici que nous avons tiré ce tableau, car les 
faits comnniniqués parla commission des mines de Guanajuato ne com- 
preimofit que les cent années du siècle passé. Azcarate calcule ainsi: 
Pendant les cent ans écoulés de 1701 à 1800, Guanajuato a payé 
pour droits de quinto, dime de l'argent et de l'or, et double droit du 

domaine 38,-4'4i,484 

Dépenses pour la fonte, à 4 piastres par 100 marcs . 1,301,215 
pf 15,000 lingots et 25,000 tejos essayés, à 2 piastres. 80,000 

,V la mine, p"" plus de 13,000 marcs à 8piastres chacun. 1,155,045 

Total 40,981,344 

Gette somme forme le septième des 271,183,392 6. 
■ Pour arriver à cette quantité en cent ans, il a été nécessaire de 
jeter aux tcrrcros tout le métal qui ne rendait pas sept marcs, lequel, 
])ar un calcul modéré, peut être évalué aux trois quarts; et en sup- 
posant que sur cette quantité il y eût deux parties de métal qui ne 
dépassaient pas 3 marcs, il en résulte que si cette quatrième par- 
tie eût bénéficié de l'exemption des droits, la mine aurait produit 
67,790,848 1.6; ce qui, en réunissant les deux sommes, aurait aug- 
menté le produit total de la somme de 338,974,240 7.6, connue on le 
voit par l'opération suivante • 

Produit dans les cent ans 271,183,392 6.0 

Produit de la quatrième partie dont on aurait bé- 
néficié en ne payant pas de droits .... 67,790,848 1 .6 

Résultat obtenu par Azcarate 338,974,240 7.6 

Néanmoins, l'expérience a démontré que ce qui est jeté aux terre- 
ras ne produit pas de bénéfice, non-seulement avec la baisse qu'on 
a fait subir aux droits, mais cucore avec l'exemption de tous droits, 
parce que les femmes pauvres qui s'occupent à recueillir et à déta- 
cher toutes les pointes de pierres contenant quelque parcelle d'ar- 
gent, tout en retirant un très faible salaire du produit de leur journée, 
réduisent la partie qu'elles laissent au rebut à un titre si bas, qu'on 
n'en peut plus tirer de parti profitable. 



l'asco ' 
Hiinllai 
Tnijillc 
Guainai 

Total 



Produit 
ccix 

Dxs en 

Vice-royai 
Vice -royal 
Capitair.er, 
Vire -royau 
Vicc-royau 
Drôsil . 



(1) Mier's 

(2) Le pro 
2^7,014 mai 

(3; 217,00 



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INTRODUCTION. 



CXXI 



N° 5. 



Tttbicaa officiel du nombre dos mines d^or, d'argent et do 
mci'cure, dans la vlco«royaaté du l'ërou en I990 (1). 



INTENDANCES. 



Lima . . . . 
Hiiancavélica 
Ciizco . . , 
Aréquipa , 
Tarma. . . 
Pnsco 2) . 
Huallanca . 
Tnijillo . . 
Guainanga 

Totaux . 



MINES 


Û'AUGENT 


MINES 


n'OR 


« g; 


AMALGAMATION. 1 


exploitées. 


non 
exploitées. 


oxplcii- 
(ées. 


n. ex- 
ploi- 
tées. 




Argent. 


Or. 


117 


70 


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1 


41 


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80 


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42 


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19 


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1 

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32 


121 


398 


121 



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N° 6. 



Produit annuel des mines do r.%mcrlquo latine au commen* 
cernent du X.lX.e siècle, sous le régime colonial. 

NOM 

DES CnAKDES DIVISIONS POLITIQUES. 

Vice-royauté du Mexique .... 
Vice-royauté du Pérou .... 
Capitair.erie générale du Chili . . 
Vire -royauté de Buénos-Ayres . . 
Vict'-royauté de la Nouvelle Grenade 
Brésil 0,873 

17,2ol 79u,S81 43,500,000 (3) 

(1) Mier's Travels in Chili and la Plata, t. Il, p. 4 33. 

(2) Le proiiuil moyen des mines de Pasco, avant la révolution , a Hé de 
247,014 marcs par an. 

(3; 217,000,000 de francs. 



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OR. 


^ARGENT. 


VALEUR 

DE l'or CJI 

M'MÉHvinK. 


Kilonr. 


Kilogr. 


PliiSlrri 


1,609 


537,512 


23,000,000 


742 


140,478 


6,240,000 


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6,8-27 


2,060,000 


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110,704 


4,850,000 


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2,990,000 


6,873 


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4,360,000 



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l.MRODLCriON. 



N" 7. 



Produit annnol de l'Induatrlo et de rogrieulturc dans Ica 

différentes proviocea du l>érou, évalué en 1999. 

Lima 2,188,5r)0 

Cnzco i,4;{8,f)90 

Aréqiiipa ijUSO.SrJS 

Trujillo 1,115,512 

Guamanga 240,052 

Hnancavélica 161,000 

Tarma 429,833 

Total. . 7,554,495 p. 



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Mines. Le proiluit moyon annuel des mines, en 1795, 1796 ot 
1797, fut de ciiui cent quaranle-six mille marcs, savoir : 

Mines de Tarma 276,472 marcs. 

— Arérpiipa 106,462 

— Trujillo 82,403 

— Lima 70,000 

— Iluancavélica .... 9,119 

— Cuzîo 1,764 

Total. . 546,220 



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Commerce. La valeur des productions indigènes du Pérou expédiées 
annuellement daus les pays étrangers, s'élevait 'x 2,400,000 dollars; 
il en était envoyé en Espagne pour près de 100,000 dollars ; à Biié- 
nos-Ayres, pour 1,900,000 dollars, et le l'este au Chili, à Santa Fé 
et à Guatemala. 



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1796 ot f 



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U expédiées 
10 dollars ; 
rs ; à Bué- 
à Sanla Fé 



IMRODUCilOiN. 



CXXllI 



Tableaux du commerce entre Icm porta de Cadix et du 
Cullao, de 1991 il I900 (1). 







IMPORTATIONS. 




ANNÉES. 


D'OniCINF: ESPAGNOLE. 


D'ORIGINE blTRANGÈRE. 


VALErnS TOTALES 




DOLLARS. 


DOLLARS. 


C0LLAB9. 


1781 


114,952 7 1/2 


309,230 3 


424,183 3 


1782 


506,128 1 


633,435 3 


1,199,563 4 


1783 


695,295 7 


1,0 19,3 iS 4 


1,744,644 3 


1784 


1,020,434 1 


2,073,530 4 


3,093,964 5 


1785 


2,318,448 1 


3,727,267 4 


6,045,715 5 


1786 


6,136,067 4 


7,630,081 7 


13,766,749 3 


1787 


3,870,200 7 


2,911,898 2 


6,782,099 1 


1788 


1,557,901 ). 


1,194,006 1 


2,751,967 1 


1789 


1,209,196 5 


1,400,226 3 


2,669,423 » 


1790 


2,207,962 4 


2,465,499 2 


4,763,461 6 




19,786,677 5 1/2 


23,455,184 1 


43,241,861 7 



Nous croyons devoir reproduire ces iabU-aux d'après l'ouvrage 
cité, malgré quelques fautes d'impression, que sans doute l'auteur 
n'a pas eu l'occasion de corriger. 







liXPOUTATIONS. 






ANNliES. 


OR ET ARGENT. 




PRODUIT. 




TOTAL. 


1783 


443,306 » 




176,766 7 




501,067 7 


1784 


16,152,916 4 


1/4 


968,290 2 


1/2 


17,121,206 7 


1785 


7,144,325 2 




732,587 4 




7,877,912 6 


1786 


8,285,659 7 


3/4 


882,807 1 




9,168,407 » 


1787 


4,518,246 3 




906,022 » 




5,424,268 3 


1788 


5,463,973 1 




579,160 2 




6,043,133 3 


1789 


2,449,945 6 




523,080 » 




2,972,575 6 


1790 


5,220,387 2 
49,678,305 1 


3/4 


418,095 1 
5,158,809 1 


1/2 


5,668,482 3 




54,837,114 3 



Dans les exportations de l'or et de l'argent se trouvent compris 
3,562,000 dollars expédiés par la compagnie royale des Philippines. 

Total des exportations 54,837,114 3 

Id. importations 43,241,861 7 

Diiïérence en faveur des exportations. 



11,595,252 4 



(1) Colonel Poinsetl's Report on Peru, 



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CXXIV INTRODUCTION. 

Cette difiérence dos exportations est due à la guerre. Quatre bâti- 
ments ayant été expédiés de Cadix au Callao en 1784, l'exportation 
s'éleva au chilFre considérable de 17,121,206 6. 

De 1790 il 179o, le chilFre du commerce entre ces deux ports a été 
de : 

Exportations 3.3,31.3,741 piastres. 

Importations 21,547,851 

Différence 11,765,890 

Dans la somme des exportations sont compris 29,310,995 dollars 
en numéraire ; le reste se compose de productions du sol. 

Voici quelle a été l'importance du commerce avec Buénos-Ayres , 
en 1794 : 

Exportations 2,034,980 dollars. 

Importations 864,790 

Différence 4,170,190 

Cette différence en faveur du Pérou lui a été remboursée en argent, 
mis en lingots on monnayé à Potosi. 

Le conunerce avec les autres ports de l'Amérique, de 1785 à 1789, 
est représenté par les chiffres suivants : 

Importations 8,350,749 dollars. 

Exportations 7,823,776 

Différence 526,973 

Jîeuenus. Le revenu annuel du clergé, des universités, des hôpitaux, 
était ainsi composé : 

Lima . . . . 1,076,943 dollars. 

Cuzco 393,455 

Aréquipa .... 329,711 

Trujillo 244,034 

Guamanga .... 275,408 

Total .... 2,319,551 



Revenu du Pérou, en 1791 et 1792. 



En 1791. 

Recettes . 7,683,608 dollars. 
Dépenses . 4,601,313 

Différence. 3,682,295 



En 179!. 

Recettes . 7,095,429 dollars. 
Dépenses . 4,211,192 

Différence. 2,884,237 



D'après le rapport de l'inspecteur général des douanes de Londres, 
du 17 juin 1826, la quantité de laine importée du Pérou en Angle- 



} 



INTRODUCTION. 



CXXV 



terre, a été, en 1824, de trente-huit mille deux cent soixnnte-dix 
livres, et en 1826, de cent quatre-vingt-deux mille sept cent 
soixante-sept livres. 



N» 8. 

Tableau des MommoN revenant à Sa Majesté sur les droits 
royaux do quinlos, de dîmes et de un et demi pour ccui do 
cobos, perçus par la caisse royale de PotosI, depuis io 
«°r Janvier t55B Jusqu'au 31 décembre fSOO. 



Droiti royaux. 



Priniipal. 



Pour les (Jroits royaux de quin- 
tos correspondant aux 23 an- 
nées de 15S6 à 1579 inclusi- 
vement 9,802,257 1 49,011,285 7/8 

Pour les quintos et cobos royaux 
pendant 158 ans, de 1579 h 
1736 129,509,939 611,256,349 2 

Pour les dîmes royales et cobos 
pendant 65 ans , de 1736 
à 1800 18,618,927 163,682,874 5 

157,931,123 1 823,950,508 7 7/8 



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INTnonUCTION. 



CXXYII 



N" 10. 



Tableau eompnratir dem rovonuM généraux porçuN par TllMpagno douN 
leM colonicM nniéricalnoM et tio ceux qui ont été perçus en lMi9 
por ccM niômcM poupicfl conMtltuéit en UtatH Intlépcndantii. 



ÉPOQl'F. COLONIALE. COMMENCEMENT 

• nt.lUKS UIVISIONS POLlrIUUF.9. DU XIX* SI^^CLE. 

Ilevenu en francs. 



Vice-royauti do la Nou- 
velle Espagne et capi- 
tainerie générale du 
Guatemala .... 



Vice-royauté du Pérou 
et capitainerie géné- 
rale du Chili . . . 

Vice- royauté de la Nou- 
velle Grenade et au- 
dience de Quito . . 

Capitainerie générale de 
Caracas 

Vice-royauté de Buénos- 
Ayres 



100,000,000 



30,000,000 

19,500,000 
9,000,000 

23,000,000 



187,500,000 



ÉTATS INDÉPENDANTS. HEVENU. 

180-2. 

Mexique 42,ri00,000 

Costa Rica ri,000,Ot>0 

Guatemala 0,400,000 

Honduras 1,300,000 

Nicaragua 700,000 

San Salvador .... 3,500,000 

Pérou <" 25,000,000 

Chili 32,000,000 

Nouvelle Grenade . . 10,000,000 

Eciuatfur L,t 100,000 

Venezuela 20,000,000 

République Argentine . 37,r)00,000 

Paraguay 6,000,000 

Uruguay 17,800,000 

Bolivie 9,000,000 

(«J 221,700,000 



(1) Non compris le proJuit du guano. 

(2) Les revenus actuels des Etats de l'Amérique sont réduits en général 
aux droits de douane ad valorem , qui ont été diminués de plus de soixante- 
quinze pour cent par suite de la ccssalion du monopole et de l.i grande con- 
currence de tous les marchés de l'Europe. Cette circonstance explique suITl- 
samment la fail)!e augmentation relative des receltes de 1862, comparées 
avec celles de .810. 




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INTRODL'fTlOW. 



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SAINT-DOMINGUE (lIAÏTl). 



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A Saint-Domingue on fait deux ri^coltes de café par an. 
En 1775, la colonie française expédia pour la Franco 4^)9,339 quin- 
taux 41 livres de café, qui rapportèrent 21,818,021 francs. 

Tableau de l'exportation des cafés et de leur valeur depuis 1783 

jusqu'à 1788. 

ianéei. Cifés Tcadus. Produit de la Tente dans lei coloniei. 

1783 44,573,000 liv. 33,429,7r)0 fr. 

1784 52,885,000 44,951,2:0 

1785 57,.368,000 57,:«)8,000 

1786 52,180,000 57,398,000 

1787 70,003,000 90,003,000 

1788 68,151,000 92,003,850 (1) 

En 1775, Saint-Domingue exporta pour la France sur 353 bâti- 
ments : 

1,230,673 quintaux de sucre 44,738,139 fr, 

459,339 — de café 21,818,621 

18,086 — d'indigo 15,373,346 

5,787 — de cacao 405,134 

518 — de raucou 32,063 

26,892 — de coton 6,723;'»03 

14,124 — de cuirs 164,657 

43 — de fil de carret 43,460 

90 — de casse 2,43j 

92,746 — de bois . 908,386 

En menues productions, dont quelques-unes provenant des aulrei 
colonies, 1,352,148 quintaux, valant 2,600,000 francs. 

Toutes ces sommes réunies donnent un revenu de 94,162,178 fr. 

Ces produits provenaient de 385 sucreries en brut et 263 en terré, 
de 2,587 indigoteries, de 1,418,336 cotonneries,de 92,893,405 caféiers, 
et de 757,691 cacaoyers. 

A la même époque, la colonie possédait 75,958 chevaux ou 
mulets, et 77,904 bêtes à cornes. 

(1) Mémoires de la Lu*erne, p. 70. 



INTROnrCTION. 



rxxix 



Pour 1.1 nonrrifure dos h;il)if;mls, cllo aviiit 7,7*in^2r) li.-Miniiici's; 
1,17S,2'2'.( f(»sst'»(lt' iii.iiiioc; liî,7.'M caiTés de muis; IS,7HH do piitalcs; 
li,H2."l d'ignames; 7,0i() de \uM\ mil. 

Les tiaviiux occuiiaiciit .'ti, (»,'»() blancs, U,030 nùgri's ou iiuiUlros 
libres, et eaviroii 300,UU0 câclavos (I). 

Tableau des articles exportés de Saint- Dotninyiic en 1788. 

Sucre terré 70,227,708 livres. 07,070,78! fr. 

Muscades 9:M77,.')I2 — 40,040,r;07 

(JatÏ! 0«,1.M,I80 — :il,8'.)0,7i8 

Coton 0,2S0,I20 — 17,r;72,2.')2 

Iiuligo <j:JO,OIO barriques, 10,.S7.'i, 120 

Cacao i:)0,000 livres. 120,000 

Mélasse 2'J,:i02 l.'oucauts. i,W,\:ii 

Talia :m — 21,816 

Cuir non taiwié 7,887 livres. 78,870 

Id. tanné 5,18(1 -- O.'J.aW 

Ecailles de tortue .... S,000 — 50,000 
Bois de gayac, acajou et niaho- 

gany 150,000 - 40,000 

200,301,031 fr. 
Les droits s'élevèrent à 6,924,100 francs (2). 



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(I)IUynai, , Histoire philoxophique et politique , etc., tome Ml, liv. xni ; 
Gcmne, 1780 
(2)ibiil., tome III, liv. xui. 



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INTRODCCTIOn. 



N° i3. 



CXXXI 



rommpreo glanerai d'Importation et dViportatlon , y rompria loa 
nilni^raui, dca eolonira rapnKnnlPH d'AniiSrlquc aetuoiloiuonl indiS- 
pendante») au conimrnecnicnt du xii* alèclc. 

( Valeurs en inorinuio fiançuise. ) 



1 
1 

ORANDES DIVISIONS POUTIO'JFS. 


Impnrtnliiin 

d'Kuni|ii>, 

jf coriipn» 

1.1 c«nti'«b.tn(l(>. 


Ejporliiliun 
ii«i ciiliimea. 

Viiliur 
dr» priiduiK 

•(jriiuli'i. 


Eiporl.ili.in 

dt's coloniffi. 

Pnlduili 

di • minn 

et anjoDt inonna)>. 


TOT Al, 

ilu iiiDUVi'ment 

<jéiii!ral. 


Mt>\i(iU(' OU iN()uv('ll('-Ks- 
IMKiK! et cii|iit;iinri'ii' 
g('iit''ralt' (le (iiiatéiiiiila. 

Vicc-royiiult'' de la Nuu- 
velic-dreiiatle, . . . 

Capitainerie générale dv 
Caracas 

Vice-royauté du Pérou et 
capitainerie générale du 
Chili 

Vice-royauté de Huénos- 
Ayres 

Total en francs . . . 


Franc*. 

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10,000,000 
20,000,000 

20,000,000 

10,01,0,000 
105,000,000 


Krunci. 

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15,OU0,0()O 
40,000,000 

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Kranci. 

207,^00,000 

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47,500,000 

117,500,000 

52,500.000 
538,500,000 



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CXSXIV 



INTRODUCTION. 







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Les trois quarts de ces recettes provenaient des droits de 
douanes, qui s'élevèrent 

en 1822 à 1,987,109 piastres fortes, 
on Î823 à 1,629,149 — 

en 1821 à 2,032,9-45 — 

en 1825 à 2,267,709 — 

En quatre ans, 7,917,002 
ou environ 1,488,604 livres sterling. Le restant se composait 
du produit du juipior timbré, des patentes, de la contribution 
directe, espèce de droit imposé sur les propriétés foncières, du 
revenu des postes, des droits de port, loyers des bâtiments et 
terres de l'Etat, et d'autres recettes de peu d'importance. 



N" 16. 

MoaTcmcnt de la navigation do r.%ni<'rlqno latlno avec lc« porta de 

la rrunco ou 1831 (1). 



PAYS 

DE PROVENANCt;. 



FRANÇAIS. 



Nombre 

de 
baiim. 


Tonnaye. 


Nombre 
d'Iiommes. 









ETKANCHIS. 



Portant le pavillon 
du plus de provenance. 



Nombre 

du 
bat m. 



Tonnage. 



Nombre 
d'Iionim. 



Autres pavillons. 



Nombre 

de 
bàlim. 



Tonnage. 



Nombre 
d'Iiomm. 



Entrée des bâtiments dans les ports de France. 



Haïti . . 
Brésil . . 
Mrxique . 
Colombie 
Chili . . 
Kio de la Plata 

Total 



Haïti . . 
Mivsil . . 
Mt'xique . 
Colombie 
Pérou. . 
Chili . . 
Rio de la Plata 



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150 

14 

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213 



Sortie des ports français en 1831 , 



Total 



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37 

29 

5 

1 

5 

17 



3,933 


235 


8,()69 


473 


6,838 


435 


1,061 


54 


223 


14 


1 ,386 


90 


3,238 


193 


27,348 


1,494 



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2 



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1,105 


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5 


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457 


23 


3 


659 


46 


1,642 


89 


8 


1,590 


92 



(1) Annuaire du commerce maritime, par M. R. B. Maiseau. Paris, 1833. 



■■.>>H 



INTRODUCTION. 



cxxxv 



de 



N» 17. 

COMMCn'CIÎ GÉ!VÉRAIi. — R^Humé eomparadff poar le* années 19.10 
et fM60, du eomnicrco d'importation et d'exportation do la Franco 
avec les Ktata de TAniérlquo latine, y compris «os colonies du uiômo 
continent (1). 



sait 
lion 
, du 
ts et 



ports de 



pavillons. 



Nomlire 
'"»3"'- 1 d'homm. 



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COMPARAISON 


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77,9 


139,3 


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133.7 


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17,4 


21,8 


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Venezuela . . . 


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11 


Nouv. G-enade . 


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Cnycune . . . . 


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Giialéiuala. . . . 


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0,2 
3Ô0,G 


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0,4 


400,5 1 



(1) La parlie de ce tableau relative à l'année 1830 a été établie avec les 
renseignements que nous a fournis ï Annuaire du cumtneice warilime, ou 
Statistique nautique et comrneriiule des tontrées inaiilimes et des piinci- 
paux points du globe. — Paris, 1833. 

(2) Les chilîics relatifs à l'année 1S60 ont étô tirés de la Diredion géné- 
rale des dowines et des contributions indirectes ; tableau général du rointnerce 
de la Frame avec ses cotantes et les puissances étrangères pendant l'année 
1860, tableau n» 3, pag. xxxv. 



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N° 18. 

C'taenilns de for do la République du Chili en exploitation 

en 1803. 

f) Do Santiago il Valparalso^ 

Longueur en milles : 114 32. 

Frais de construction et dépense annuelle d'entretien : 

De Valparaiso à Qiiillota . Piastres 4,61 i,798 12 

De Qiiillota à Santiago, sans y comprendre 

les gratifications 5,500,000 » 

Entrelien d(! Valparaiso à Llallai, d'après la 

dépense f.iite l'année dernière .... bO,93G 79 

Locomotives, 10. — Voitures, 30. — Wagons, 13.*). 
Condiustibie : Charbon. — Consommation |)ar niille, 30 liv. 02. — 

Dépense par mille, 13 cts. 17. 

Traitement mensuel des employés : 

Administration Piastres 1,075 55 

Département des ingénieurs . . . 958 33 

Direction 1,953 70 

Trafic 2,2i9 18 

Stations 2,934 37 

Conservation de la voie .... 3,209 02 

12,440 21 

Voyageurs en 1802: De 1" classe, 8,0(i2 ; 2% 15,717; 3% 140,615. 

Total, 104,394 voyageurs. — Produit, 104,584 p. 27. 
Marchandises transportées en 1802, 775,875 quintaux. — Produit, 
déduction faite du camionnage à domicile, 103,368 p. 06. 



to Du tiud. 

Longueur en milles : De Santiago à Sau 

Fernando 83 50 

Embranchement de la Canada , h double 

voie 2 » 85 50 

Frais de construction Piastres 5,606,281 47 

entretien et ré^iai-atiou 22,000 » 



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INTRODUCTION. f.XXXVIl 

Locomotives, 10. — Voitures pour voyngeiir.^, dont une à vapeur 

pour trains express, 37. — Wagons pour uiarcluuidises , l.'ii. — 

Waçons do l'ond)rancheMU'nt de la Canada, 21. 
Coiiihiistiljle : Bois d'éi>ines et bois l)lanc. — (ionsommation par 

mille : il'épines, 35'''- îiO; do bois blanc, 28''" — Dépense totale par 

mille, 13^''- 01. 

Traitement mensuel des employés : 

Administration Piastres 800 .32 

Déparlement des ingénieurs . . . 900 06 

Direction 3,903 83 

Stations 2,221 09 

Embranchement de la Canada. . . 728 » 

8,710 50 

Voyageurs en 1862 : De 1" c .^sse, 27,901 ; de 3% 241,472. 

Total, 209,373 voyageurs. — Produit, 130,515 p. 94. 
Voyageurs de l'embrauchemeut de la Cafiada, 195,740. — Produit, 

19,574 p. 24. 
Marchandises transportées en 18G2, quintaux 706,674 22. — Produit, 

9-2,101 p. 07. 

3» De Coplapo. 

Longueur en milles : De Caldera à Pabellon . . . 74 15 

EmbriVi! 1 ements et voies de garage 1 52 75 67 

Frais (le construction Piastres 2,900,183 20 

Dépi'nse annuelle d'entretien 20,822 22 

Lucoinotives, 14. — Voitures, 11. — Wagons, 100. 
Cuiidjustiblc : Coke et bois, — Consommation par n)ille, 47'''- 19; 
bois, V"- 74. — Dépense par mille : coke, 43'^"- 19; bois, O^'- 80. 

Trdilement mensuel des employés : 

Administration ....... Piastres 1,173 76 

Département dii chemin .... 810 » 

Id. des machines et de l'équipe. 3,891 73 

Trains 1,870 50 

Distillation 371 » 

Stations 4,134 66 

12,251 65 

Voyageurs en 1862 : De 1« classe, 23,588 ; de 2% 63,539. 

Total, 87,127 voyr.geurs. — Produit, 95,7f<6 piastres. 
Marchandises transportées en 1802 : Poids total, quint. 1,955,023 80. 

- Produit, 503,838 p. 55. 



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INTRODUCTION. 



40 Do Chanarelllo. 



Longueur on niillos : 20. 

Frais de construction Piastres 1 ,000,000 » 

Entretien, dépense annuelle. ...... Ii{,Ua3 89 

Locomotives, 2. — Voitures, 18. — Wagons, 81. 

Conibustihla : Coke. —Consommation par mille, 67"^- 73. — Dé- 
pense, 8Î)'="- 

Traitement des employés : Surintendant et ingénieur, 2i employés 
du t ratio et des magasin^, dont le traitement mensuel s'élève îi 
2,30") p. 48. 

Voyageurs en 1802 : De 1" classe, 2,409 ; de 2% 7,432; total, 9,901 
voyageurs, — Produit, 19,.%! p. 44. 

Marchandises transportées en 1802: Kn poids, quintaux 2,000 S3 , 
en mesure, pieds 9,047 ; blocs, 2,533. — Produit, 44,327 p. 00. 

fto Do Coqulinbo. 

Longueur en milles, 40 2j. 

Frais de construction, 1,040,700 piastres. 

Dépense annuelle u'entretien, 13,200 — 

Locomotives, 3. — Voitures, 0. — Wagons, 102. 

Cond)ustiIjle : Charbon. — Consommation par jour, 45 quintaux. — 

Dépense par mille, 17'". 
Traitement mensuel d(! 08 employés, 2,400 p. 98. 
Voyageurs depuis le 22 avril! 802 : De 1 « classe, 23,752; de 2", 

40,015: total, 07,707 voyageurs. — Produit, 31,090 piastres. 
Marchandises transportées : Chargement et équipage, 530,222 quin- 

tau.\. — Produit, 53,223 piastres. 



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Qo IJrbala do Valparalso. 

Longueur en milles, 3. — A double voie. 

Frais de construction, 320,000 piastres. 

Voitures, 25. 

Traitement mensuel de 123 employés, 3,614 piastres. 

Nombre moyen par jour de voyageurs transportés depuis le 28 mars 
1802, date de l'ouverture de toute la ligne, 4,800. — De 1'" classe, 
47 pour "/o ; de 2% 53 "/o. — Produit depuis le 28 mars jusqu'au 
26 avril 1802, 10,399 p. 35. 



i : 



Longueur totale des chemins de fer en exploitation, en 1863, dans 
la république ài Chili, 344 milles 74 centièmes. 



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Commandants 

Serr/mt major, le lieutenant 
d infanterie 



i" D" Coriiolio (le Saavcdra. 
2' D" fc;sU''b;in Uoiiicro. 
3" L)" José Duiuiiigu Urien. 

D" Juan José Vianionte. 



{ D" Juan Pedro Aguirre. 

Adjudants | D" Eustoquio Antonio Diaz. 

f D" Francisco Marlfnez. 

iD" Diego Sanvedra. 
D" Juan Francisco Toyo. 
I>" José Maria Ûrien. 

„ .^ . (1)° Augustin Pio Elias. 

Capitaines agrèges, ...},.„,,„ , , 
'^ ^ ^ (I)" José Heriiandez. 

I D" iMariano Gùiiiez. 

Chapelains . . ." . . . \ D" Francisco Acosta. 

^ U" Hoque Illéscas. 

l D° Pedro Carrasco. 

Chirurgiens i D" Juan Madera. 

' D° Matias Rivera. 

Nota. Outre les individus compris dans cette liste , qui tous 
étaient casernes, beauco\ip d'autres se ])résentèrent à l'appel de lu 
générale, demandant des armes qui leur furent accordées; ilsfuici.t 
incorporés et servirent dans l'action, de même que ceux qui appor- 
tèrent leurs armes; d'autres encore no purent être enrôlés parce 
que le général ordorma dans les trois casernes de la ville de suspen- 
dre la formation de nouvelles compagnies , à raison du manque 
d'armes , et alin que l'on pût former avec l'excédant des cor(ts de 
cavalerie, lesq\iels, ainsi qu'une grande partie des autres corps d'in- 
fanterie, étaient aussi composés de patriciens. 
Buenos- Ayres, 2 novembre 1807. 

CORNELIO DE SàAYEDRA. 



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S K r. U N D l> E II 1 D . 



LA ESPANA 



Y SUS POSESIONES EN AMERICA. 



I. 



Division y régimen de las posesiones espanolas en la America. — Vireina- 
tos, Capitanias générales, Aiidiencias, etc — Tralado entre los reyes de 
Espiinu y los conquistadores. — La America como reino, su incorporacion 
â la cororia de Castilla. — Dercclio de los Americanos â descmpenar los 
empleos pùblicos : obscrvacion del baron de Ilumboldt sobre esto. — Con- 
sejo de Indias : su objeto y faculladcs. — Poder rcal de los vireycs. — 
Recopilacion de Indias : Recopilacion de Castilla : las Siete Partidas. — 
Sistema de bacienda : diversos impuestos y su inversion por las juntas 
de iiacienda. — Poblacion , industrias , costumbres , religion y régimeti 
eclcsiâslico de la America. — La inquisicion. — La instruccion pûblica. 

— Sistema restrictive : monopolio comercial : necesidad de franquicias. 

— Pian de conspiracion en Caracas : se frustré. — Revolucion en cl Perû, 
en 1780: propagacion de las ideas subversivas: triunfo de los Espano- 
los. — Revolucion en la Nueva Granada , en 1791 : un convenio que no 
filé cumplido. — Revolucion de Gual y Espana , en Caracas : se frustrô. 

— Plan de Mr. Pitt sobre protegjr la independencia sud-americana : pro- 
clama del gobernador de Trinidnd. 



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Lns posesiones de la corona de Espai^a en el continente de 
America se coinponian de los vireinatos de iMéjico 6 Nueva- 

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LA ESPANA 



t'ii 1.1 Anii'iii a. 



Su gobieiiio. 



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Divi»i(Mierriiorii.i EspaHa , S.intii Fé (le Bofîotâ ô la NiH'va firanada, INmm'i. Iliic- 
t., Ifiui.» "*^^ ■^"'<''' " IM'dVincias dcl lliu dt^ la l'iafa, y df las capitamari 
p'UL'i'alcs (Ir (iiiatciiiala, VciU'Ziicla y Cliilc. KsUts Estados se 
hallahau p)l)('rna(l()s por j(;l'i!s iudcpcndicntcs uuos de otros, 
iioiid)rados por cl rcy de Kspana. Cada ima de las proviueias 
(') iiiteiideii(;ias qiio coiiipreiiiliaii los vireinatos y las capilanias 
cstaba admiiiistrada \)ov iiilnidcntes {{/obeniiulores ù CAwrcijidwvs) 
noiidtrados taïuhieii pur cl rcy, pcro soinetidos ;i la autoridad 
de los virt^ycs y de los capitancs f,'cucrales. Estas proviucias se 
dividiaii tainbicii en dcpurtaiiiciitos, eu cada uiio de los ciialcs 
dividiaii entre si la autoridad y dirigiau la aduiinistracion dos 
nia^istrados, de los que el uuo eranondjrado por cl intendeute, 
y el otro (el alcalde) dcsi^^nado por las inunicii»alidadcs. Todo 
lo concernieute <i la seguridad c iuteres gênerai, (d abasteci- 
niiento, la salubridad, etc., era de la conipetencia de las nunii- 
cipalidades [cnhildo^). 

El niando niilitar cstaba unido al podcr civil en la persona 
de los vireyes, de los ciipitaues générales y ;uni de les inteu- 
dentes; sin embargo, en cicrtos casos y en algunas pro\incias 
liabia coiunndonto^ que cran supcriorcs i\ los intendentcs, aiui- 
que su pod(!r no se extendia sino â lo niilitar. 

La aduiinistracion de la justicia estaba confiada ;'i unos aia- 
gistrados llaniados oùlorPb, los que reunidos constituîan las 
certes de justicia dcnoiuiuadas nmliencias. Cada presidcuto 
residia c\\ la ciudad en que liabia audicncia : es dccn*, en Mé- 
jico. (juadalajara , Ciuatcinala, Caracas, Santa Fé de Hogotâ, 
Quito, Lima, Cuzco, Cliuquisaca, Cbile y lUienos Aires. De casi 
todas las causas conocian desde luego los gobernadores, los cor- 
regidores, sus delegados, 6 los alcaides. consultaudo prcvia- 
meute a un abogado, como asesor, îi inénos que fuesen ellos 
conocedoros del dcredio. Sus sentencias dcbian ser confiruuulns 
por la audicncia; y, en caso de apclacion, la causa era senteii- 
ci(Ula segunda vez por esta corte. La audienciu pronunciaba 
privativamente sobre algunos casos privilegiados, 6 sea los cims 
de corte. 

Conforme ;i un tratado solemne y especial, celcbrado euti'O 



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gonorales, etc. 



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Y 8l]S POSESIONES EN AMÉHICA. 3 

los reyes do Espafiîi y lus cuiKiiiist.uIort's do. l;i Amérir;i ospa- 
fiul.i, lus iiltimos dcbiaii iRTinaiicct'i' sofuircs dn este pais, jx-To 
fun la cai'ga do somctorsc â un vasallajo ftMidal hajo cl noiuhro 
(le cnamicnileroa. Pcro lus primeras colonos se conduji'ron do 
un modo tan cruel cou los iiaturahis del pais, cpie C.'\rlos Quiuto 
y sus sucesores sintierou la necosidad df abolir p'adualmontc 
varios de sus [)rivilo;.Mos; y \ns encomiendds acabaron por caor 
en dcsuso en nuichas de las i^'ovincias que volvieron nueva- 
nicnte al poder de la corona. Concediéronse entouoes à los colo- 
nos algunos i(rivile},^os de poca inipoilancia, para ro"iiiplazar 
lus (jue poseian ori{,nnarianiente : diéronseles los titulos do 
niurquesos, condes, etc., etc. 

La America espanola era mirada, en aquella época, como un 
reino iudopendientc, aunque reunido â la Espafia, y ambos bajo 
cl gdbicrno de un rey. Rcsolviose en consecuencia que las leyes 
de Indias, todos sus titulos, su nond)re y toda idea de courpiista 
l'uesen cbminados, y que los Indios fuesen declarados subditos 
dd rey bajo todos respectos, ni mas ni ménos que los Cas- 
tellanos. La incorporacion de la America esi)anola â la corona 
deCastilla fué decretada por Carlos Quinto en Barcelona, el [\ 
de sfttiembre d(ï IMt), y conflrniada por hon Juan, Felipe II y 
Carlos IV ; y (( considerando, dice el emperador Cirlos V, !a flde- 
lidad de nuestros vasallos, las fatiyas experimentadas y los 
p»'lij:ros corridos por los que han descubieiio ese pais y se han 
establecido en él ; qiieriendo que posean con mas certidumbre 
y cunfianza el der^clio de quedar siempre unidos a nuestro 
roino, empeùamos nuestra real palabra, por nosotros misnios y 
los reyes nuestros sucesores, de que sus ciudades y esttiLleci- 
miontos jamas seran enajenados ni separados en todo ni en 
piirtc, bajo pretexto alguno y en favor de ([iiien quiera que sea ; 
y en el caso de que nosotros y nuestros sucesores liiciésemos 
altrnnos doues 6 enajenaciones en estos lugares, esas diposicio- 
nes serian consideradas como nulas y tiù celebradas (i). » 

En el decreto real publicado el ano de 1524, para el nombra- 

(1) L. I, lit. I, libr. m ; 1. VII, lit. i, lib. iv de la necopilucion de Indias. 



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dit Espana 

y loi 

coni|ui»tuiloref. 



Ociiifo 
do las eiiconiii'ndat. 



La Aniérica 
era cunsidcraJu 
como un ri'inii. 



Di'crclo 

de su inror|iuracion 

A la corona 

de Castilla. 



Conflrmtise 

la denomInacioD 

de reinoa 



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Coiiifjodaliiiliiiii, 



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y un il'iirluiii". 



4 I.A KSI'ANA 

niii'iito (le lin coiiHojo supnjiiK» eu las liidias, hc (la fi\pros,im«^nfn 
c\ lunuhiv (le l'ciiio, y un él s»! rcciinuci' ([uo lus lialiilaiiles 
licncn nn (Icri-clK» naturai ilc (iciipar Ins pncstos de liuiKir y 
luci'alivos. \A scfiui' hamn de lliniihnldt (*) (dtscrva ([ne lus 
ivyi'S de Kspafta, toniand(j cl lilidi» do rt'y de Indias, lian mi- 
rado osas K'janas poscsiimus comi) partti intcj^rante di; la ino- 
nai'f|uia t'spanula, n ('oino provincias dt'i>L'ndit'nl('s de la curuna 
d(ï (jaslilla, nias bien (pic ('(inio colonias, en cl scntido dailo ;i 
esta palald-a dcsdo cl sigl<.) d(''cinio sexto pur las uuciuues trati- 
cantcs d(! Kurupa. 

LaseiKii'gicas ol)S(;rvaciuncs d(^ Moutesino, Cordom, Las Cnxas, 
y varios oti'os,on la c(»rtc de Kspana, sobre l.is niedidas arbitra- 
rias de lus con(piistadores y do lus pi-inicrus culunus, dicroii 
lii^aralestaLleciniicntudcl consejo do Indias. Este consc^ju, aii- 
turizadu poreltil. II, lib. n, de la /(cco/jilticùm de Indias, para 
liacer b^es, jD-ni/Dinfiras, urdenanzas, etc., etc., para lus Indios, 
conio investidu de la aiitoridad suin'enia subro ollus, fué encar- 
^ado al niisniu tienipu do velar en la ejecucion de las lèves 
cstaJdecidas en lavur do lus nncvus si'ibditus. Estus rcglanH^iitus 
lan cuniplftanienlc tVivulus, (in(! apénas nuTocen cl nondtro 
do leyes , iVinnan la base del (•('idi^n llaina(b) Jk'co/jilticioii iln 
f)idias. 

El [loder le;;,islativu del l'oinu pci'linieeiô ontijnccs al cunscju 
de las Indias y del rey, y cl pudor ojecntivu a lus viroyes y â 
ro.i.r icai.j.).(i>!o lus capitanos générales. Lus virejes (jjcrcian adenias cl pudri- 
real, os docir, ostaban auturizadus pur una euniision espccial 
para usar do plenus pudorc^ on las oii'innstancias oxtraurdina- 
rias y delicadas. 

El bnen dosoo dol rey se expresaba pur mediu do cédidns 
renies [principum jdaa'tn et rescripta). Estus actus particulares, 
sienipro separadus do la legislaciun y frocuentoniento revocadus, 
lurniarun el primer côdigu logislativu do la Ank'ric.i espafiola. 
Vonian dospnos la Recopilacion de Indias, la de Castilla y la ley 
ooniun 6 las Siete Purtidas; y ciiandu so roconucia que todas 



Su» f.iiiiltniirs 

ll'f!i>lllliMK. 



pur los virt'us. 



Itecopllafloii 

de Indias 

Id. de Ca^lil/a. 

Slvtr l'arlidiis 



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(1) Essai politique sur la nouvelle Espagne, cap. xii, lib. V. 



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pniilenHli'i. 
Siinii 1 

(II! iLICIfllill, 



l.:i m 1/(1. 



Iiiii ilifimo» 



Lu ithuMa, 



Y SUS rOSF.SIOMîS RN \>1Éni(.\. 8 

filas oiMii insufiriciiti's, In ((uc sncfilia li'fciH'iitt'inciilt!, Iialn.i 
(Itic ateiu'i'sc ,î Kl ()|iiiii(Mi de alu'iiin's prâi tiens. 

Kl sisti'iiia i\r li.niciid.i cstalia riiiidadM rii jns |)riii,i|»iiis si- 
iriiit'iitt's. l'riiiuM'aiiiciili' . ri itv rr.\ |(i'n|iii'tarin île la>^ ticiras 
(lik IV, lit. Ml (le la //fV7y>/A/r>(>//); cil sririiiido liicir. Ins llldius 
(lilii;i!i iiauar iiiia cniilrilmciKii , im iiii|iiu's|(> , pitr cilicza ô 
tapitacioii (lil>. VI, lit. \ii. y lili. VI, li'l. xv); y, itor la initu eu 
rl l'cn'i, rada liidio esl.ilta (diliuMdo a traliaj.ir IK iiit'scs cillas 
iiiiins cil difcrculcs cpocas. dcsdc la cdad di; IK aïKis liasta la 
de .')(); cil tcrccr \u<s,\v, la diMiiiia p.ii'lc dcl [trndiielo de I;is 
tierns eiilli\adas se pa^'.iha enii |,i di'iiiiiiiinaeinii dcl dirzmo, 
para la pruleecion (pic cl roy dal»a ;'i la l^dcsia, eoiilunne â iiii 
c'UTcuIn lieelio citii diffi'ciitcs pap;',s(l); cii eiiavto liç^ar, la iiiipo- 
sicimi iiidireotii de, la adiiaiia, \;{ a/ni/iola , olili;:,il»a â paizar un 
(lei'etlio sulu'c casi todts lus ercctos de coiiiercin; y la qiiiiila 
pi'irle {//iiinfo) de eii;d([iiicr,i especie de oro ('i plata cvtraida de 
l;is iiiiuas (pic un |iei'leiicei;ui al rey "i). La venta de ;ili:iiii;is 
pi'M(liu'ciones eslaha l'cscrvada ;i lus olicialcs di'l rey, coino e| 
l;ili;ii(t, 1,1 sal y lus iiaipes. L.i l'ciita pruvcuiciite dcl csl.ildeci- 
iiiii'iitii (le coiTcos ciiti'alta i^ualiiieiite eu cl Icsuro dcl rey. l'ai oiiio,(u imiur i,.s. 
imicliasproviiu'ias se paj^alia cldcrecliQ de tcnor una einbairacioii 
para atravesar (d rio. cl île teiier ;;;illiiias y veiider lus brevajcs 
ll;iiii;id()s pulclic, guarapo, etc. {^). Estos iiiipiicstus cran e(d)ra- 
ilns pur olicialcs pcrtiinciienlcs ;'i lus dit'ereiites (le[)artanieiitos, 
} su prodiicto era dc^josilado en cl tesoro gênerai, d(^ donde se 
ciiMalia â Espana ; al^unas veces se invcriia sc,iinn las ûrdenes 
(|i' las /////^«.s' siij)fn'(>r('S de /itiiicndd , rcuiiidas en las caitilalcs, 
y que se coinponian dcl inferidoife, qiu! las presidia; ded .•■cf/cnfe S" invoui,.» 
lie h (iiidicncid, do los routndùrcx ntni/on's, d(d //.syv// llaniado de j,ninis'uc lutncmtu. 
lo rivil; Ai^lo/in'fd l'col ntas (indr/iio en oficio, y de un escri/jnno 
rcnl. 

La pobUicion do la Aniériea ospanula se l'orniaba on osa época 



(le la Aniéiicu 
cspaflulu. 



(1) Véasc cl Ut. de Dieimon, en la Recopilaoion. 

(2) Véasc cl lil de Alcubala, ensdijo del oro, etc., en lu Recopilacion. 

(3) Vciise el lit. de los Eslancos, eu la Recopilacion. 



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Su iiiduslria. 



Coitumbrei 
y religion. 



Gobieriio 
cclcsi&stii'o. 



La inquiiiioion. 



Estado 

du la instruccion 

elemcntal 

y cicuiIQca. 



Orad(s 
univcrbit»rios. 

l'robibicion 
de Iransitar. 



Monopolio 
del comercio. 



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LA ESPANA 



(l(ï Indios , Esp.'ifioles , iiegros y mcstizos , siu comprcncltn' las 
tribus (le Indios cjue continium viviendo indopcndientes à las 
orillas dcl Meta, en la costa de la Goagira, en las ribcras del 
Orinoco, del Rio Negi'O, pampas de Buenos Aires, etc., etc. Parte 
de la poblacion de la America espaùola se emplea en L-ragi'icul- 
tura, particularmente en Venezuela, Guatemala, Guayaquil, 
Chile, Cartagena, etc. Algunas provincias, taies como cl Rio d(i 
la Plata y parte de Venezuela, se lian dedicado à la indu stria 
pecuaria. En Méjico, ei Perù y la Nueva Granada, casi todos los 
habitantes se eraplean en los trabajos de las minas. 

Los Indios y los negros habian conservado en gran parte sus 
costumbres primitivas; los criollos recibian las suyas de los 
Espafioles. Siendo la religion de la America espaùola la ca- 
tôlica, 'A gobierno delà Iglesia y las dignidades eclesidsticas son 
lasmis;«uis que en la madré patria : arzobispos, obispos, etc., 
los cuales eran nombrados por el rey, conforme al privilegio que 
le liabia concedido Julio II, el ano de 1508, con el nombic de 
real patronato (i). Fué establecida tambien la inquisicion en el 
Nuevo Mundo. 

Profunda ignorancia, hasta de las artes mas necesarias, reina- 
ba en toda la extension de ese vasto territorio. En las capitales, 
sin embai'go, y notablemente en Méjico , Lima y Santa F6 de 
Bogotd, haciase '"on muy buen éxito el estudio de la medicina 
y de algunas partes de la historia natural. Los criollos se dcdi- 
caban con ardor al de la teologia y delà jurisprudencia, porcpic 
ellos ûnicamente daban consideracion. Reciben actualmente los 
grados de doctor en las universidades, que existen en numéro 
de nueve en la America espan-^la. 

Estaba prohibido todo acceso â los establecimientos espafio- 
les, no solamente â los extranjeros, sino que ;i los mismos habi- 
tantes de las diferentes provincias no se les permitia viajar de 
una a otra (2). El comercio se hacia exclusivamente con la Es- 





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BUl^ ^ '....!. 



(1) Véase el lit. vi, ul, I de la Recopilacion. 

(2) Ley VIII, tU. xviii, lib. iv, cédula de 1609 ; leyes LXVIII y LXIX , 
lit. XLv, lib. IX de la Recopilacion de Indios. 



îiidor h\> 
tes A l.'ift 
bcras dcl 
etc. Parle 
a''agi'icul- 
iiayaquil, 
cl Rio de 
indu stria 
. todos los 

parte sus 
as de los 
3la la ca- 
isticas sou 
spos, etc., 
dlejpo que 
lomLiC (le 
icion en cl 

■ias, reina- 
capitales, 
mta F6 de 
mediciua 
»s se dedi- 
ia, poi'(iiie 
ilniente los 
in nimiero 

os espaùo- 
smos habi- 
i viajar de 
con la Es- 









Nei'C!iiil:i.l 
(lu al)!iiiia!i 
franqiiiciai. 

IJ. 



1(1. 



Y SUS POSESIONES EN AMÉHICA. 7 

pafia, y estaba casi enteraniente monopolizado por los Espa- 
fmles (1). llâcia fines del ùltinio siglo, los vireyes y los capita- 
ues gciKU'ales obtuvieron alyunas Licenci.as especi.iles p.u'a co- 
uierciai' con las iVntillas, en casos de diticultades insuperables 
para coniunicar con la niadre patria. En 171)7, la corte de Madrid 
se viô en la necesidad de perinitir l;i apertnra de (algunos puer- 
tos de la Tierra Firme, p;u'a las ventajas del coniercio; porqiie, 
;t consecuencja de la j,^u(!rra, la Espafia no i)odia proveer â sus 
li'jîluas colouias de los artîculos de Euro[)a , que, por su largo 
iiso, se liabian lieclio ya objetos de prinu'ra necesidad para los 
yViaericanos. Por ol luisnio niotivu, el virey (lisnéros , de las 
pr(i\iucias del Rio delà Pl;ita, a!»riu en 1S09 los puertos de 
Itiicnos Aires, perniitiiïndo el Libre coniercio con las naciones 
aliadas delà Espaùa. 

La corte de Madrid conserva por nuicbo tieaq)0 su poder en 
ol uuevo continente, sin nias auxilio que, un peciucno numéro 
de tropas espanolas. Los criidlos estalian sinceramente adheridos 
;i la niadre patria, y los Indios jamas liabian concebid(j la idea 
de sacudir el yugo. Pero al promediar del liltimo siglo hubo on 
Caracas un plan de consiiiracion trjuiiado por un t;d Léon, 
iiatural de las islas Ganarias; contaba con numerosos p;a'li- Ksie tué cjecuudo 
(larios, queriendo destruir , con su ayuda , la compaùi'a (tidpuz- 
cnana, à la cual se le liabia concedido el privilegio exclusivo de 
cuiiierciar con Venezuela. Descubierto su ^royecto, fué conde- 
iiado à muerte, arrasada su casa, y en el sitio que esta ocupaba 
se hizo levantar una columna para perpetuar el recuerdo de su 
castigo. 

Una injusticia (pie sui'ri(5 Don J. (i. Tupac-Aniaru de la 
Audif^icia de Lima, y el insulto que rccibio de un corregidor, 
liicieron conocer mas vivamente à los Indios su estado de 
ahyeccion, el sistema opresor del rcpartiiniento y el peso de las 
iiuevas tasas. Por eso estallù una revolucion en el Perû en 



Ad'iiesiuti 

le lus AiiP'i'icaiios 

\ la l'isjia&a. 



Conspiraciun 

friiiitrada 

del Canariu Lkod. 



(^adsa 

(II' iiiia revoliicidii 

en l'I l'i'iii, 

eu 17S0. 



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(1) La Ipy VU, tit. LXXXVii, lib ix de la Recopilacion, prohibe à los habi- 
tantes de la Amèriva espanola , bnjo venu de mmrte , (rafivar con extranje- 
nis, sea cual fuerc el pretexlo, 



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CuiiOeii Ifls ideas 
revolucioiiariai. 



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Ejeciicioii 




lie Tiipac-Amaru 


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y olros jefcs. 




nevotucion 




l'ontra el 




régente Pinéres. 



Tvrniinô por incdio 

de un coiivenio 
COQ loi Socorrcltos. 



8 LA ESI'ÀNA 

1780. El repartimionto obligaba â los Indios a recibir do los 
corregidorcs los articules de primera necesidad y sus mulas, 
â los precios que estos fijabau y sobre el crédito que queriau 
darles. 

Muchas personas se decidierou por la causa gênerai, â insti- 
gacioues de Tupac-Aniaru, y propagarou en poco tienipo cl 
espiritu de hidependencia. Extendiése la rcsistencia sobre tres- 
cientas léguas de territorio, dando orîgen a las cscenas mas 
sangricntas : al principio eso no lue sino una lijcra rcvuelta de 
los Tndios contra la opresion de los corregidorcs y de los demas 
agentcs del gobierno. La querella durô très anos con cxitos 
diverses : Tupac-Amaru liabia sido proclamado inca del Peri'i ; 
pero la poca confianza que inspiré al pueblo su conducta, y la 
diflcultad de proporcionarsc armas y municiones, desaleutaron 
muy luego â los Indios, qiiienes no obraron ya sino con desidia, 
a tiempo que los ataques combinados de las tropas de Buenos 
Aires y las de Lima dabanuna évidente superornlad a losEspa- 
noles, por quienes se declarô la mayor pailc del pueblo, no 
obstanto sus vives deseos de un cambio en la administvat'ion. 
À Tupac-Amaru y a varies de los principales jetés de la insui'- 
reccion se les dié muerte de una manera irritante. 

En 1781, cl régente /^/«é'tf.s quiso introducir algunas reformas, 
é imponer algimas nuevas contribuciones en su gobierno de la 
Nueva Granada. La provincia del Secerro, una d(; las mas popu- 
losas del vireinato, se déclaré abiertamente contra esa medidn ; 
cerca de 1,700 bonibrcs se rcunieron y marcliaron contra Sant.i 
Fédc Bogota, gi'itando : <( Viva cl rcy! niueran los malos (joher- 
nadores I » La capital se encentraba indefensa, y se adelantaroii 
en triunfo hasta la planicie Uamada Mortuco, à cosa de Jocc 
léguas de Santa Fé, en demie encentraron al arzebispe de 
Gongera, que revestido con sus ernamentos pontificales ténia en 
sus manos la bostia sagrada. Con tan inesperado encuentro, 
los insurgcntes se detuvieron, llenos de temer y asembro ; y 
aprevecliândose -^l arzebispe de tan febz mémento, propuse unii 
conierencia d si jefe , Don Salvador Plata. De ella résulté un 
convenio, d cens îcuencia del cual se dispersé el tumulto : des- 



V sus POSFSIONES EN AMÉUICA. 9 

pnos stî quej<iron los Socorrenos de que jamas se habian ejccu- 
tado los artîculos cstipulados en la convoncion. 

Al^'unos crioUos y Espanolos iiiiLuidos en los principins poli- 
ticôs que dicrou origen (i la rovolucion franccsa, y familiarizados 
con los cscritores ffiie la habian prccedido innicdiatamontc, for- 
niaron un plan do rcvolucion en Caracas en 1707 ; trataron 
rondcsprecio al gobierno espanol, porque sus armadas habian 
sutVido niiichos golpes, y, sobre todo, porque confiaban en la 
pi'ittcrciun de la higlaterra, con niotivo d(d muy sabido plan de 
M. I^itt — de dar independencia à la Tierra Firme. La conspi- 
racioii i'ué descubierta al acto de estallar, y sus jefes princi- 
piiles. que lo erau Don M. Gual y Don J. M. Espafia, se 
salvai'on en una isla vecina. Regreso este a la Giiàira dos aflos 
despnos, pero fué descubierto y ahorcado. En esa época, hizo 
ciri'ular sir Thomas Picton la siguiente proclama, en todas las 
islas adyacentes. 

« Una nota oficial, fechada el 7 de abril de 1797, me ha sido 
» trasniitida, en mi cahdad de gobernador de la isla de Trini- 
)) dad, por el muy honorable Henri Dundas, ministro de rela- 
ie ciones exteriores de Su Majestad Britânica. Creo de mi deber 
1) coimuiicar su ténor ;'i Vuestras Excelencias, a fin de ([uc 
'I puedan aprovechar las insinuaciones que contiene; y para 
1) que estén en capacidad de hacer que se conozca su contenido, 
Il se la trascribo literalmente, 

» El objeto que recomiendo en est(^ momento mas particular- 
)> mente a vuestra atencion, es buscar el medio mas eticaz 
)i pava liliertar al pueblo del continente inmeiliato a la isla de 
» Ti'inidad del sistema opresivo y tirânico ([ue lo agol)ia y ilel 
" mouopolio establecido sobre cl comercio , bajo el titulo de 
') mjistros cxclimvos , exigidos por el gobierno ; sacar t;unbien 
" la mayor ventaja posible de la situacion local d(! la isla, 
» abriéndole una libre y directa conumicacion con las demas 
» partes dtd mundo, sin perjudicar al comercio de la nacion 
" liiitânica. A fin de cumplir esta intencion con m;iyor faci- 
' lidad, séria prudente (pie Vuecelencia alentase a los habi- 
' taules de Trinidad à continuar las comunicaciones que tcman 



r.i"\oiiiii(>ii 

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al uilô. 



l'Iun de Ml. rui. 



Proclam» 

(lui gulieriudur 

da Trinidad, 

proti-gii'iido 

la revuluciuii. 



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'l'Iori! la fi'clia 
sadejuiili'ile 1797. 



10 LA ESPANA Y SUS POSESIONES EN AMERICA. 

)) con la Ticrra Firme dntos do la reduccion de esa isla, dân- 

n dolcs la segiiridr.d de fjue cncoutrarian en cUa un depôsito ô 

» almaccn gênerai de toda especie de articules. Con tal fin, Su 

» Majestad Dritânica ha detcnninado, en su consejo, perniitir 

» la fran([uicia de los puertos de Trinidad para conierciar direo 

') tanientc con la Gran Uretana. 

» Kelativamcnte a la esperanza que tencis de alentar el âninio 

» de las personas con cpiienes estîus en correspondencia, y (pic 

)> estiniulan a los habitantes â resistirâ la tirania de su goùierno, 

» nada mas tengo que deciros, sino es que pueden ellos estar scyu- 

» l'os, miéntras permanezcan en esa disposicion, de rccibir par 

)) mis manns toda especie de auxilios de Su Majestad' Brildnica, 

» sea de dinero, sea de armas y municiones; que pueden est;ir 

» iguahnente cicrtos de cpie las miras de Su Majestad no tiendou 

» sino a asegurar su independencia ; que ella no prétende nin- 

» gmia soberania sobre su pais, y que ni siquiera ticne la into i- 

)i cion de oi)Gnerse ;'i los privilegios del pueblo, ni â las rccki- 

I) macioucs que pueda hacer para cl ejercicio de sus derechus 

» pohticos, civiles 6 religiosos. 

» Puerto Espafia, junio 20 de 1797. 

» Thomas Picton, etc., etc. » 




II. 



Expcdiciones fnistradas contra Venezuela y Buenos Aires. — Refuerzos mili- 
lurcs. — Causas de la dominacion espafiola. — Quejas de los Americanos 
corilra el gobierno de la madré palria. — Causas générales de la revolu- 
cion de la independcnoia. — Junlas provinciales. — La regencia y sus 
pretcnsiones. — La junta de Astùrias. — Conducta de los gobernadorcs 
icspeclo â Bonaparte : carta del capitan Dcaver â sir A. Cochraiie, iiifor- 
inâiulolc sobre su Uegada â Caracas y la niuguna opinion por IJonaparte. 
— Pcticion para fornfiar una junta en Caracas. — Llegada â Buenos Aires 
de la noticia de los sucesos de Espana; Linicrs; Don J. Ëlio; Goyencche 
en Montevideo. 



itim 



Para auxiliar al partido revolucionario eu la America espa- 
fiola, cl gal)inete ingles pagô la expedicioii de Miranda (i) a 
Venezuela en 180C, y envio la de Wliitelocke â Buenos Aireâ 
en 1807 (2); pero anibas tuvieron mal éxito. 

Los diferentes ataqucs heclios por les Ingleses y los Franccses 
sobre las costas de la America espailola obligaron â los Espa- 
ùoles â aumentar sus fuerzas militares, para auxiliar al ejército 
va estacionado en los puertos, en casos de nuevos ataquos. 

Las conmocioncs civiles, sobre todo , uecesitaron un amuento 
fie fuerzas militares : fué preciso poner las capitales en cstado 
de (lar y recibir auxilios en casos de insurreccion. Pero auuque 
las tropas estuviesen concentradas particularmcnte en las capi- 



Eupeilicion 

de Miianila 

à Venezuela, 

y do Wliilelockfl 

6 Buenos Aires : 

se frustraroD. 

La Espafla 

aumenlô sus fuerzas 

militares. 



Id. 



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(1) Vcaseel parte histôrica de Venezuela en los siguientes tonios de esta 

obra. 

(2) Véanse los tomos IV y V de la Coleccion de Tratados de la America 
I Latina, sobre la conquista y reconquista de Buenos Aires. 



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di: \» iltiiiiiii^irloii 
l'ur Iros siyliis. 



Quejas 
tlo loB Aiiiericanos 
coiui'u k1 gobici no 

cspnfiul. 

('limera. 



Scguiida. 



Ciiarla. 



Quinla. 



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12 LA ESPANA 

talos, gnnrdâbnso pnrto de cllas vu las prnvincias para fortifio;ii' 
su fidclidail ('• impouor rospcto <i los revoliiciunarios. 

Al oltscrvar la adlicsion dihjs Espari()l(3s a su pais, cl rospotd 
quo, los ci'iollos const'/vabaii ;i la Espafia, e,l caractcr dûbil de 
lus Iiidios, y el oslado de insipniliraucia polîlira en que se liall.i- 
ban las dénias razas, no liay por qui» asonil)i'ars(! de ([ue dnranto 
très sidos se liayan dejado gobernar por las levés establecidas vu 
un pais a dos mil léguas del suyo, sin tentar esfuerzo algiiiio 
para conquistar su independeuf ia ; y ami cuando caracti-ivs 
emjircudedores se est'orzaban en excitar â la revuelta, la i'acili- 
dad cou que el gobierno espanol aniquilaba sus planes se expli- 
raba tacilmente, por una parte, por medio de la vigilantia dr 
los jetés y de la inquisicion; y de la olra, por medio de la apatui 
de los criollos, consecuencia nataral de su educacioii. 

No preteiido sostener, sin embargo, que estuviesensatisieclidS 
de la corte de Madrid; creo por cl contrario, que estaban cxcc- 
sivamente descontentos de ella, y lié acpii de que se quejabaji : 
1" del poder arbitrario ejercido por los vireyes y capitaues t;r- 
nerales, que con frecuenria eludian las leyes y aun las ôidciiis 
del rey (véase la ley CLXXIU, tit. xv, lib. 2 de la Iffroj/iùicioit), ni 
la eual se qiiejaban de que los oficinles enviados pnr el rey de /:<- 
pana frccnenteme^tte ernn ncusados y depositados, lo que no siici^- 
dia jamas a los funcionarios nombrados por los vireyes ; 2" do 
que la audiencia cstaba compuesta de Europeos, ûnicos jucccs 
para conocer de las causas, y los cuales tciiian el poder de iii- 
terpretar las leyes en su favor ; 3" de que la audiencia dictalci 
frecueiitcmentc decisiones clandestinas, sentenciaba impouicii- 
do el destierro, y daba una multitud de resoluciones sinjuii'io 
légal; 4° de que erantratados con desconfianza por el gobiciui'. 
a pesar de la lealtad que liabian manii'estado en la giierra de 
sucesion â la coroiia de Espana, resisticndo a las insinuacioiics 
de la Francia y de la Inglaterra, y, sobre todo, à pesar del dcs- 
prendimiento y raro valor que babiaii desplegado cuando ( lai- 
tagena y Buenos Aires fueron atacados por los Ingb'ses ; .V d»-' 
que estaban obligados â sul'rir los insultos de un Esijafidl. 
quien ({uicra que fucse , por el mero lieclio de ser Europeu. y 



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qu'.'jiil':'!! ; 
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)it(ici(»i). rll 



Y SUS POSESIONES EN AMÉIUCA. 1'< 

p(ir((iit' oon esc lîtulo se consideraba coino lui sor do naturaleza 
siiiKM'ior, y como aiiio de la America espafiula. Entre niiubos 
ejciii])los, pnedcu citarse los que siguen : La civulad de Méiida 
(du Mai'acâibo), en Venezuela, liabia presentado al rey mia peti- 
ciuu i)ara obti'ner el perniiso de fundar ima universidad : la 
adiiiuiistrariun llscal decidiu qutî la peticion debia negarse, por- 
qiie no era conveniente pro/xif/nr la instriiccinn en la America 
esjKihola, en donde los habitantes parccian destinaclos por '<i natu- 
raleza ci trabajar en las 7)tinas. Despues de una pretendida so- 
lunino deliberacion, el cons(yo de los consules de Méjico déclaro 
que los Indios eran una raza embrutecida, llena de L'icios é iqno- 
rancia, autôniatas indignas de repre&entar à de ser representados ; 
0" de (p.ic â pesai' de que la convencion originaria heclia entre 
el rt'V y los prinieros colonos de la Aniéiica espanola (i) esti- 
jiuLiha que en todas las secciones 'lel gobiemo, de la justicia, 
ilfl sonioio militai', de la administracion de las reiitas, etc., los 
I lii'iiueros conquistadores del pais y sus descendientes, los poci- 
I i>mdores, los culoiios y aun los niismos indigenas, seriiui elegidos 
;> ron prelerencia para desempenar los destines piibUcos , todos 
fiioscn no obstante privados dentro de poco de toda parti- 
ciliiicion en el poder y los honores. Esta queja esta apoya- 
da jKir la circunstancia de que entre KiO vireyes y (lOiî capi- 
iifs générales , inlendentes y comandantes iiombrados por la 
cortc de Espaùa [tara administrar la America, no se contaban 
^illo (liez 1/ ocho criollos, que no liabian obtenido ose misnio 
t'avor sino porque liabian sido educados en Espana, — Nentrija 
liiu' luuy pocos Amei'icanos podian tencr, poi-que les estaba 
viilado visitar la madré palria ù liabitar en ella, sin expreso 
iHTiniso del rey, que no lo acordaba sino muy rara vez ; 7" de 
"[lit' la Espana impedia toda industria en America, no dcjando 
l'Stablcccr iiinguna manufactura; y de que à pesar de la im- 
Ii"-iljili(lad en que esttdja de proporcionar los iU'ticulos necesa- 
l'insal consume de los Amei'icanos, les proiiibia ô Uiulfaba td 
' iiltiv(j de esos mismos articules. 

Ui Lcy m, lit, 11, lib. m de la Hecopilacion. 



Scxti. 



Sépliina. 



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nealricciones 

puostns 
i l[i iiicliisiria 

agricola. 



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llltiina qurja. 



(Causas penornles 

d« la revolui'iori 

delà inilependenciii. 



H lA ESPANA 

Dctengâmonos algo on l;is restricciones pupstas a la liboriad 
(Ici cultivo. En las poscsiones espaîlolas al sur tlel istmo de 
Pananiii, el numéro de las plantaciones de tabaco era liniitado . 
y si un plantador ténia la desgracia de tener un pié d'\ tabaco 
ademas del que se le habia permitido, toda su plantadon era 

destruida ; y sin embargo, la Espana se veia oblitiada cada 

aîlo ;i comprar al Portugal, para su consumo 6 el de sus colonias, 
una considérable cantidad de tabaco. Con cxcepcion del Pen'i y 
de Cliile, ninguna provincia podia extraer aceites, lia?er vino û 
aguardiente , plantar vinas y cosechar almendras . 'ubile y el 
Peru no liabiau sido exceptuados de osas tiranicas i)rohibicion('s. 
sino porque la Espaîia encontraba el viaje demasiado largo, y. 
de consiguiente , porque le resultaba poco beneficio de bacci' 
trasportar csos artîculos à aquellas provincias. Tambien cmm 
necesario (i)que los aceites, vinos, aguardientes, etc., cosecliados 
en el Pcrù y Cbile, se consumiesen allî mismo, pues su expoi- 
tacion estaba probibida bajo muy severas penas. 

El Perù y Cliile no tcnian el privilegio de cosechar aceites ni 
vino, sin pagarlo por una privacion ; y jamas se cultivé en ellos 
el tabaco ni la cana de azucar. 

En lin, la ûltima quoja que los crioUos di 'gieron al gobierno 
espanol, fué que, para detener los progi-csos de la poblaciou y 
mantencr las distinciones que la dividian en diferentes clasi's. 
habia él hecho y conservado muchas leyes que ponian obstii- 
culos a los matrimonios (2). 

Puede asegurarse, sin embargo, que â. pesar de tantos motivos 
de quejas, la America espaîiola habria cjuedado todavîa durante 
muchas generaciones bajo la dependencia de la madré patria. 
Pero la invasion de la Espana por lionaparte, la dosinteligcncia 
que reinô entre las juntas que se Ibrmaron en Se villa, Asti'irias 
y otras provincias; y, todavia mas — la conducta poh'tica de la 
regencia de Càdiz . decidieron osa revolucion , que, por la exteii- 



»"■' ! 
|(^' ■ 



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(1) Recopilacion de Indias, tit. xviii, lib. xiv. 

(2) Véanse Cédulas sobre el discenso y varias leyes de la Recopilacion sobre 
lox matrimonios. 



itmo (le 
niitado , 
'^ tabaco 
L(ion ora 
i(',a cada 
colonias, 
el Pon'i y 
or vino 6 
,l)ilo y t'I 
Abitioiios, 
) lai'i^o, y. 

de liaccv 
mlnon era 
îosoA'liailos 

su cxpor- 

r aceites ni 
ivô en ellos 

al sobicvno 



Y SUS POSESIONES EN AMÉRir.A. i9 

sion de las rogioiics qiK! abraza, es l'iiiica eu los fastus de la 
historia. Esto precisamente es lo que vanius â desarrulhu' en 
los signientcs capîtiilos. 

Las perturbaciones que agitaron (i la Espafla, y la espncie de 
abandono en que se encontre despues do la conveucion de 
Hayoua, que la entrcgaba a los Frincescfl, (îxigieron la forina- 
cion de reuniones provinciales llaniadas jnntns. Su objeto cra 
proveer al gobierno del Estado, pero cadayMM^a (juiso atribnirse 
cl ])(i(l('r snpremo. La de Sevilla tomo el tîtulo de : Juntu su- 
limiin (jubeimotiva de /ispann é Indias, y diputu uiienibros suyos 
,1 tddas las secciones do la Aiuérica. A fin do lograrmejor éxito 
(Il su inision, asoguraron, contra toda verdad, que la Espana 
cnti'i'areconocia la junta de Sevilla , le obedtu'ia, y que la pros- 
|i('i'i(lad pùblica exigia que la Auiêrica imitase ose ojcinplo. 

Al niisiuo tiempo , la regoucia cstablecida en Madrid p(jr ol 
roy Fernando, ântes de su partida para ir à unirsc d iNapoleon 
Honaparto, se csforzaba igualmente en que se reconociose su 
poder eu Auiérica. 

La jiiuta de las Astùrias ostentaba de un modo altancro las 
niisiiias pretensiones, y relmsaba reconocor la junta de Sevilla. 
l'arecia (lue el momento de conquistar la libertad se preson- 
taba en la Aniérica, cansada y agotada por très siglos do conti- 
iiiios siifriuiientos. La Espaîla, invadida por un poder colosal, 
sus fortalczas ocupadas por el eneniigo, rota toda unidad en el 
triibieriio, — ; que época tan favorable para la eniancipacion del 
iNuovo Miindo ! Pero los Amoricanos eran sincoranicnte adictos 
â la inadre patria ; las noticias del continente los llegaban do tal 
modo desfiguradas y contradictorias, la rosistencia do la nacion 
l'siiaùdla les parecia tan noble, la posicion de la fauiiba real tan 
dolorosa é interesante, que, paralizados por la sorpresa y niovi- 
ilos de compasion, perdieron el feliz nionionto de obrar. Si la 
America espafiola se Imbiora separado, en osa época, de la 
madré patria, i de dôndo hubiera sacado la Esp;uia los mcdios 
ili; s(jstener por tanto tiempo una guerra que (;n parte lia con- 
tribiiido à la caida de Bonaparte? 
La conducta do los gobernadores espaîioles on America 



OilK«n 

(le las juiilat 

|)iuvim'ialus : 

tu olijelo. 



Su aniii(|iilu. 



Pretensiones 
(In la l'pgencia. 



Las de la junla 
do AsU'u'ias. 

Época favorable 

para 
independizarse. 
No se aprovecliô. 



's-J; 




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M'y 



LA ESPANA 



C<iii U* «liliditOH 
onioricnnus. 



conirQiio ofreciô, en aqurlla circiiustaucia, notable contraste con la de 
•le i(isgoiiern!i.i.,.fi |^,j. s,\|j,iifuji ainoricanos. Con i'xc(M)cion (Ici virev «le Méiico, 

espnriolc» 

totlos pni'ccii'i'un dispuestos ;i jimiv liiU'liilad â Bonaparte, conio 
lo pi'csrribia la ùrden contenida en (d deri-eto finnado por ci 
consojo de Indias. Esc decivto ordcnaha reconucèr las cesioïK.'s 
licchas en IJayoïia, y ronlirniaba a los jefes espanolcs en sus 
('nij)](!os. À CSC cambiu ùnicanionte se opusieron los siibditds 
anieiicanos, (jueniando en piddico la proclama enviada pur 
Bonaparte y echando (i sns ageiites. La siguiente carta trasmito 
con exactitud el sentir de los Americanos en aquella época. y 
de que nianera lo expresaban : 



FI capiton De( ver n sir Alexandre Cochi'ane. 



1 . 1 



De la GuAira, juIio 19 de 1808. 



<( Sni, 



Caria 



Ln oriciila 

(II! los blU'OM ï 

(l't Vcnoxucin 



Su llcgada 
:'i hi (jii.'iiri>. 



» OciuTen actuabnente en la provincia de Venezuela aconte- 
ftsirA.cociiiTiin „ ciniientos denniy grande iniportancia. He juzgado necesario 

sobre esto. , . ' t i i ,• i r. i 

» desi)aebar a V., sni perdida de tienipo, el Serpent , corbista 
)> toniada ûllinianiente a los Franceses, a fin de que conozca 
» tan pronlamente cunio sea posil)le los acontecimientos <[ue 
» ban suceilido ya, y de que jiueda ibrniarse una opinion sobre 
» los que probablenu'iite seguirâu. 

Entré el 15 al puerto de la Gudira, y ou el nioniento eu 
» ((ne nie disponia para ii' â tierra, noté 'pie llegaLa un bcr- 
» gantiu (brii'k) ron pabellon l'rances al i'ondeade .'o ; l'ste babia 
» venido la tarde anterior de Cayena con despachos de Bayuiii!. 
)> V eeliado el ancla a cosa de dos niillas de la ciudad de la 
» Guaira. Separado de (!se bu([ue por una distancia de ciiicu 
» juillas. no pude acercarnie A él lo bastante para tirarle una 
" descarga; y el haberse ret'ugiado b ijo las baterias espaùula» 
» me ijupidio pcrseguirlo. 

» En el mouiento eu que me preparaba para partir à Car;'u;b. 
.) el capitan del bcvgautin Irances se rctiraba de esa ciudad, niiiy 
» desconte Vito de la recepciou que se le babia becbo en ella. 

n Lîrgué a las très â Caracas , y présent»' los despacbos ilo 



IteliradadoCniAcas 

(le un agcDte 

frances. 





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época. y 


. 



1 1808. 

la acontc- 

necos;irio 
l, corbeta 
iti coiiozca 
ontos ((ue 
uion soljiL' 

inicnto eu 
la inil"'ï- 
ostu luibia 
lie liayoïi;'.. 
lulad (U" l;i 
la de ciiico 
tiravlc uua 
espafwla> 

â Caracas. 
liudad, uuiy 
eiiella. 

«spaclios ilo 



Y SUS l'OSESIONES EN AMfinir.\. 47 

» V. al capitan gmcral, ({u'wn iiio ifcibiû imiy tVianicntt', û, 
» por mcjur (It'cir, cninmiolia (b-scortosia; hacit'iidoinc la obscr- 
» vaciuii dt; que yo ll('j;aba ;i iina liora nuiy incôuKida para 
» cutrambos, y de (pie baria iniiy bien rn ir â buscar doiule 
» corner, y volver duatro de dos lioras. 

» Al entrar un la ciudad noté graii et'ci'vesoeiicia cutiv cl 
» pueblo. Creî ver aquclla a^ilaeiou qn»; précède 6 signe a nna 
» conmocion popular; y cuando liegut' a la gran casa luuni- 
)) cipal, l'ué rodeado por habitantes decasi todaslas dases. 

)) Supe que el capitan frances, llegado la vispera, babia rele- 
» ri ulanoticia de toilu lo que li.ibia ]»a;-;ado en Espana de inia 
)) nianera favorable â la Francia ; (jue liabia anunciado el adve- 
)) niniiento de José Honaparic al trono de l-^spana, y traido 
» ordenes jtara los agentes tb'l gobierno IVances. 

» l'usose en armas inniedialaniente la ciudad. L)i"'Z mil liabi- 
» taules rodearon la niorada dd capiliui gênerai, y pidieron se 
)) proclamase ;i F'^rnando Vil rey de Fs[)aria. Se h.'s jiromeliij 
'» ceiler â su voto al siguienle dia ; pt'ro poco salisIVelios con 
I) esta proniesa, hicieron ellos proclaniar â Fernando VII, desde 
t) la niisnia tarde, por medio de lieraldos de armas, y colocaron 
1) su retrato duminado en la gale n'a de la casa d(d cabildo. 

)) Los Frauceses fueron pûblicamenti; insultadus en los cid'és, 
n de doude se les uLligô â retirarse ; y el capitan del bergantin se 
') retiré de Caracas secretamente , â las 8 de lanoclie, escoUado 
)) por un destacaniento de soldados. Mas tarde liabria perecido, 
I) purijue a las diez el populacho pidiô su cabeza al goberuador; 
» y cuando aquel supo que babia partido. le siguierun tres- 
1) cientos liombres para darle nnierte. 

» Aunque frianiente recibido por el gobernador, luî perfec- 
» taniente acogido por los principales babitantes de la ciudad , 
» la cual me miraba como un bbertador. Las noticias que les 
>• ai de Câdiz fueron devoradas con avidez, y excitaron gritos 
" de entusiasmo y reconocimiento por la Inglaterra. 

i> AI volver â la casa del gobernador, p(;dî cpie la corbeta fran- 
" cesa me l'uese entregada, ô, al menus, que me fuese ])ermi- 
' li'ln tomar posesion de ella en la rada, en razun de los motivos 
vu. i2 



l.li'iiiida 
ilel efipltiiii Deuvcr 
A In niiiiii.ii l'iuilud. 



l'crnionlo ((iio no'i'i 
cil la clii t ni. 



Se iiifurmo 

(lu U misluii 

ilcl (■(•■l'iili' ffonoi". 



F.l ,iilelilci 
armxlii | l'uihiinù 
6 rcrnaiidu VU 



El npî.'nlc francos 

9n rctiio 
cl.itidcsliniiniriiti'. 



El capilnn Deavnr 

fiii'iniiy 

Lli^n ii(>U);i(lo 

por los Oaruqui fia'. 



El gci'irnriilor 

negô i.\ pt'i'iiiiiio 

(le upuderiiraa 

Oc iinii cnibcta 

franccaa. 



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Pelicion 

pnia foini.'P 

una jiinla 

en Cai&caj. 



Orientas* el tirey 

«le Buenoj Aires 

de lo9 sucesoi 

de Eypuriii, 



18 I.A KSI'ANA 

" (flic l;i b;il)i,'iii licrlio ciiir.in'ii fila. K\ ^ibeniathir mo reluisît 
I) |»i>sitivaiii('iilt' aiiilias ('(isas, y taMi|inco qiiisd apcxli-rarst' l'I 
n (le la nti'licta. hiji>iii)> , |ini- ri CDiilrario , (|iic liabi.'i (lado l'inlr- 
» nt'S para ((iit' t<st> l)ii(|iit' st> liirirsr ,i la vt'la iiiiiii>(lialaiiiciili'. 
Il lliVt'Ii' coïKM'rr (>iiti')ii('t'.s las i|iii> yti lialiia dado [lara (|iii> la 
I) cdgit'st'ii, a lin ilt< i|iit' las api-ohasi^; y al iniMiio lifiiipn Ir 
Il (lij«(, que si la corlxita m» cslalta en d pddiT de lus l-lspaùnlrs 
» a mi irgR'so, yoiiiisiiio iria ;i «'o^^crla. Coiilcsli'» que l'I ciiNi;!- 
I) riii al coiiiaiidaiilf de la (liiâira la ('irdcn de haccriiic fiicgn. 
Il si uw, tuniaha la lil)t>t-lad dv l'jiTUtai' S(>ini'jauti> accioii. Ucpli- 
I) que (.'uNuict'S que las runscciK^ncias de scnii'jaiitc ('«rdcii l'i'cat- 
» riaii subiv l'I ; afiadiciido ([iie la ivccpoion ([Uf iin' liacia me 
» part'cia mas bien df iiinMit'mijJiO (|ii(' de un aiuigo, y (pic 
)) Icuia molivo para soi'pn'iidt'i'uu' de su coudiicla bâcia iiii, al 
'I tracrsc la uoticia di' liabi • ccsadi» las bdStilidadcs t'uliT la 
I) <îrau Urt'taùa y la Es|)afia, luir'uli'as (pic (d Iralaba ;i ln>, 
Il l''i'au('cscs (■(iino anii,u;(is, sabiciido (pic la Kspafia cstaba i ii 
I) guciTa CDU l;i Fraucia. Sostiivit cl ([uc la l^spaùa nu cstaha iii 
11 gucri'ii l'on la Fraucia. y le prc^iiub!^ ('('imu cdusidcralia l.i 
Il caulividad do la l'amilia rcal y la toiua d»; Madrid. Ucspoiidii) 
») sulamcut<^ que cl g(d)icru(> csjiafKd no h bablalti de cso, y 
)i que nus despacbos iio eraii olieialcs. » 

Alguu(js mt3scs despucs de (;sa pnieba de admirald»; adbesion 
â la madrc palria, uu muuero cousidcrablc de las familias mas 
recoiueudables de Caracas presentù uua i)cliciou al capitau p.'- 
ncral Casas, para (tbtener el pcrmiso de elegir una jiuila sciuc- 
jantc â la de Espaùa,con mofivo de la situaciun de la [*cu{usiila. 
Aunque los ])riucipios fundamenlales de la pcticion eslii\i(^sPii 
apoyados en las leyes, los pelicidiiarios fucrou arrestados, iicru 
pucstos en libcrtad pocos dias dcs[)ucs. Entre los siguatarins sr 
encontraban el marques del Toro. el marques de Casa Léon, cl 
conde San Javier, el 'onde de Tovar, y varios otros. 

Un bergantin franc» s, condiicicndo un mcnsaje de Napoléon 
licf.aparte , llcgc) a liueuo;; Aires bâcia lines de julio de IS08; 
y por cl se informô el vircy Liuiers de los aconteciniienlos ociir- 
ridos en la Peninsula. Liuiers réunie el cabildo v la audiencki, 



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Llegada k Mi'ïjic» 

de la nolii i» 

(le uiia in!iiirr> limi 

geiicrat 

Cl) Eipaila, 



l.legadii â Méjico de la noticia de una insurreccion en Espana. — Los Mc- 
jicanos pidieiido una junta : su formacion : necesidad de ella : dos piinto? 
principales de sus Irabajos. — Conjuracion contra ei virey : su deposicion 
y prision. — Diputados Je las juntas provinciales de Espana. — Junla 
de Sevilla : su reconociniiento por la America. — « Junla intuiliva » en 
la Paz : opôneiise 3 ella los vireycs de Buenos Aires y del l'crù : ejccu- 
cione? hochas por Goyencclie. — Establccimicnlo de un gohierno en Quito. 

— Convocacion de una junta en Bogota : su disolucion ; su nueva reunion. 

— Disolucion dcl gobierno de Quito. — Los Espaholes violan la buena 
fe : asesinatos de patriotas. — Manificsto y mala fe de la junta central. 

— Noticias que sobre Bonaparte y esta rccibieron los Anuricanos. — 
Trianlos de los Franceses en Espana. — Dispersion de la ju.ita central. 

— Noinbramicnto de una regencia : conducta de esta. — Junta suprcma 
de Caracas, una vez depuesto Empâran. — Junta de Buenos Aiies : 
reunion de un congreso : combate entre criollos y Espanoles. 

El 29 de julio de 1808, siîpose en Méjico la noiicia de una 
iiisuiTt'cciou gênerai en Espafta. El entusiasnio ([iic j)i'0(liijii 
estaba todavîa en toda su '"iierza â la llegada de dos dipiitiidns 
de la junta de Sevilla : ar.unciaron que venian A redaiiiar d 
niando soberano de la America esiianola para esa asaniblca. 
Tal era la disposicion gênerai de los aniiiios en tavor de la 
Penînsula, (pie los Mejicanos babriaii prubablcnnuite accedido â 
la exigencia de la junta, si dui'îudc los dcbatcs entre los oti- 
ciales civiles y niilitares reunidos por el virey, no lnd)i('sru 
llegado unos despachos anunciaiido el estableciuiicut<» de ia 
junta de las Astûrias, la cual invitaba expresaniente â los Mcji- 
canos h (pie no reconociesen la junta d(^ Audalucia. Fâcibut'iilc 
so concebirà le que debio danar esa declarada rivalidad â la 



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la. — Los Mê- 


W .s 


la : dos piitito? 




• su deposirioii 




iana. — Junla 


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1 inluitiva * en 


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l'crù : ejocii- 


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miiicanos. — 




ju.ita central. 




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- 'k nm n.,»„r,-, o„nf«n„c :\ h ï™ ''" '. '"""'''l'''"'''"! 

I»s cas,.s ,lif,Vil„s .s,,m ,lis,„fi,i„ ^' ^ ""'""■' 'I"« Mos 

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Su necesidaJ. 



Doa puntos 
fundamentalea 
(le los trabajos 

de la juDln. 



(Àinjuracion 

contra cl virey ; 

«u (Icposicion 

y priiiun. 



22 LA ESPANA 

monarca, que piieden ufrccer al roiiio, si es iinido, la posihi- 
lidad do oscapar a los pelijn'os que le rodean. 

» La union do las autoridados os indispensable para produrir 
y mantoner la unaniniidad en el ânimo del pueblo, y prévenir 
las fatales eonsecuencias que resultarian de la desunion. Gada 
cual sera cntônces feliz, y todos los votos, tod;is las resolucioiios 
dirigidas por el patriotismo y el entusiasnio tenurdn ûnio;i- 
mente por objeto el bien piiblico. 

» La ciudad piensa, pues, que ha Uegado el momento (h^ 
adoptar el niedio seguido en Espana. Cuando Vuecelencia liiiy.i 
establecido osa junta, compiiesta de las autoridades y cuerpos 
arriba designados, cuando los représentantes del reino estt'ii 
reunidos,, examinaràn cuidadosaniente los intereses del pais. 
Pero los dos puntos fundamentales de los trabajos de la juiit;i 
no deben olvidarse, El priniero es, que las autoridades deljeii 
obrar como si el trastorno de la monarcpiia — trastorno qiu* 
deploranios — no hubiese sucedido; en consecuencia , Vuece- 
lencia conservarâ sienipre el misnio poder que las levés le otm- 
gan, y havâ que las dtiuias autoridades observen el niisuio 
respeto. El segundo punto es que, d fin de suplir elinmenso vai io 
que existe entre la autoridad de Vuecelencia y la del soberauo, 
recurrirâ ;i la Junta. 

El virey parecio dispuesto X adoptar la niedida propuesta, y 
los Espanoles se resolvieron en consecuencia a deponerlo. Aii- 
ciano, sin vigor, sin ningun plan deconducta, el virey se asuslô 
de las sospeclias excitadas contra su lealtad, y cl mismo pro- 
puso resignar su autoridad. Alentados los Espanoles por su 
debilidad, forniaron una consiiiracion contra él; y un négo- 
ciante, eneniigo personal suyo, lue elegido para suced* ^u. Los 
ofîciales que niandaban la guardia tueron gauaJos, el dut fijadn; 
y el négociante, seguido de cerca de cuî'trocientos Espanoles 
toniados en las tiendas de Méjico, entrô liâcia la média noclio 
en el palacio del virey. No experimentando resistencia alguna. 
los conjurados se apoderaron de él, como tambien de su esposii. 
Esta i'ué conducida a un convento, y encerrado aquel en las 
prisiones de la inquisicion. 



' iil' 



C.bmo SI! Hiiiinciô 
1 8ta iil l'iililico. 



Dipiilndos 

(1^ \a» jtiiiiiis 

proviiii'ialos 

lie K»p!iliu. 

Jiiula (le Sevill». 



Y SUS POSESIONES EN AMERICA. 23 

hnoufh'cncia li;il)i;i autorizado secrctaïucntci csto movimionto, 
V 1,1 iirisioii (loi virey fiié aiiiiiiciada aJ i)ril)li{.'o, con la oircims- 
taiicia (Iti qii(! la audimcia se atribiiïa ol di^reclio de nombmr un 
iiiR'Vo vircy. 

A lin de concentrar su poder, las juntas provinciales de 
Kspnna liaLian ^(msentido en enviar diputados para Jbrniar 
un piliierno gênerai (pie lomaria el niando de la nacion. Cnando 
st^ luibo sabidu en la Peninsnla la noticia de la transaccion 
|)rii[)iii'sfa por lus Mejicanos, va se liabia establecido en Sevilla 
.uiiiclla jnnla central, cumpnesta delos dipnlados que yaliemos 
dcsipiado. Su jnbilo no tnvo limites al saberqne el Nirey, acu- 
Nidn de traicion, era prisionero de los Espanoles; no se tom6 
l'I Ir.djajo de exaniinar los cargos de la acusacion ; ni tanqtoco 
irtk.\iun('t a que punto de relajacion babian ll(\uado los lazos de 
sidiitrdinacion, cnando un pnnado dt^ individuos, sin ningnna 
;mt(ii'idad b'gîlima, podia IVtrzar el asiento del gobierno y apo- 
dcrarsc inipuneniente de su jefe. 

La Icy de Espaiia evigia el establecimiento de nna regencia en ricono.i.ni.M,io 
Ingar de esta junta central; pero era tarde, y ya la America es- AJùri'cVJ'iLùia. 
piudla liabia reconocido el poder de la junta; ya mas de no- 
venta niillones liabian sido enviados a Espana por las colonias 
anicricanas â principios de 1810. Sin embargo, la Paz, capital 
de uiio de los distritos de la nvâiencia de Cliiircas, considerando 
que la Espana era demasiado d('bil para libertarse por si nnsma 
de! poder de los Franceses, quiso proveer a supropia segnridad, 
y â principios de 1809 se dio un gobierno particular, compuesto 
ili' los imncipales liabitantes y designado bajo el nombre ih junta 
indiitivn. 

Lus magistrados de Cbuquisacano censuraron esta medida, ni 
tauipoca la audioncin de Cbârcas ; pero el virey de lUienos Aires 
t'iivi(') un eji'rcito para oponerse â ella. Al mismo tienipo. el gênerai 
(iiiycnccbcmarcbaba, por orden del virey d(d Pern, con un nume- 
idso cuerpo detropas contra el gobierno delà Paz, cuyo ejército, 
mandado por los générales Lanza.Castio é Irambura, iué batido 
on el alto de la Paz, y despues en la parte de ese pais llamada 
Irupana, la cual esta âcosa de cuarenta millas de la ciudad. 



l'oriii.ii ion 

(le- iiiia 

junla iiiiuitina 

en lu I'u7., 



<*piisi(^ionse 

I elU por lu fueiza 

los viieycs 

(le Ktieno!) Aires 

y el IVii'i. 



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nnyi'iKrtii! 

Iiarc l'jvi'iil.ir 

;'i iiitldiOJ |'atil(>l:i9. 



K>l:>lili'< iiiili'iiln 

(le lin piil'li'iiiu 

!•!! (Juilo. 



C.oiivoi j ri viri'jf 

lllill JNHill 

(Il ItiiniilA 



La tli!-ii('lv:i 

iiiiiicitnilu iIki 

(laiii Ml iiiii'va 

iTtiniuM, 

rri'parnlivtj 
niilii:u>'S 
lie viit'v 



N'ueva rciiiiioli. 



hiMilurloil 
(li'l (;ol ii'iilo 

do (Jiiilo 
I or lu fiii'i;:). 

Viiiluiiiii 
<la la l.iirna (e 

pur 
lus l^piirii'luF. 



24 LA KSPANA 

El vciuedor (îoyenocho marcliô ininediiit.imento coiitva 1ms 
patriotas, liabitnido sido cjcnitados iiiuclios de cUos dol niodn 
nias i{;n(iiiiiiiiuso y iKtri'iblc. (jiiito, ([iic es iiua d(> las ciudadcs 
de la ]iri)\iiicia de Santa K(! do Hof^ntâ. y capital de, l;i nmlicnrin 
(le siinunihi'c, dctiTminada por lus niisnio.s nnitivos qut; la Paz. 
ostal»li'ci('> itriialnionte un pibirrno seiiarado »'l 10 de a^'osto de 
1800, nunibrando al n»ai'f[iies Selva Alejire para cpie lo presi- 
diese, aunque piiivcia ireueraliiiente ipic el pueblo aj^^iiardaba otra 
cusa iiiny divorsa. Esta decisiun deterniiuô al virey delà Niieva 
Granada h C(jnN()cai' luia jimta conipuosta de lus principales 
ix'rsonajcs de Santa Ee de Bogota, baju pretexto de pediilcs 
consejo. La junta se renniû en cl palaciu del virey, el 7 do se- 
tienibre do IHOO, y se dedaro por olpartido (pie liabia adnptailo 
lacindad de Quito, on laesporanza decpio roconociendo la jiiiit;i 
central, y ubrandu de concierto cnn el virey, se prevoudria toda 
ospecio de dosûrdeii en el caso de ipie la l'oninsula fiiese deliiii- 
ti\aiiiente coiicpiistada por lus Eranceses. El virey, que on rea- 
lidad no tfuia otra intencioii ipio la de conocerla opinion pûblica. 
se aprosiin't a disolver la junta, indicando una nueva reuuiun 
jiara el 11 del inisnio mes ; y coino era sordo, exigiô ipie cada 
niiembro de la junta Uevasi; escrito su voto. El dia fijailo, el 
piii'blo de Santa Ee pareciô iniiy sorjirendido de lospreparativos 
inilitares del virey ; liabianse doblado las guardias de su pala- 
cio, y las tropas de los cnarteles estaban en nioviniieuto, coiiio 
si el oneniigo se liallase â las puertas. La junta se reiiniô, y A 
pesar deaipiel aparato inilitav. cada uno ])res(>iit() su voto. Esos 
vot()soscritosrob';stocianlas(jpinionese\presadaspur los iniejii- 
bros en la iiriuiera junta. Varios oradores se liicioriMi notar eu 
osas asainbleas pur la onorgia y liborlad de sus opiniones. 

El virey de Santa Eo de Bogota liizo, sin embargo, niarcliarlas 
tropas «'outra la junta de Quito, st^gundândolo i'W osa operacioii 
ol virey Abascal del l'on'i : cedieroii â unas t'uerzas superiores 
los dolensores de la junta, despues de algunas escaraniu/as ; tué 
disuelto ol gobierno; yâ pesar de la rornial proinosa de uncom- 
ploto olvido de lo pasado, liecb;/ por el i^spanol coude Luia (k 
Cusdlla, présidente de Quito, gr;ui nvimero de jiatriolas liu'i'ou 



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ll^L'ItilIlIllu*. 



Il la K-pm'ia 
!iu (k'l>ilil.ilia. 



Y SUS l'OSESIONES EN AMERICA. 2f{ 

tndos los cii.'ilt's t'iif'i'on iisesinrulos en su pri.^nn, cl 2 
(1.. ;iL^(isl(i (lil iint» sijxuifnti', l);ijo cl prctexto do un alai'm;i que. 
iliridii los soldulos. Pcniiitiôsi- el pillajo a las tropas de Liiun 
ac.'iiitoiinilas tni la ciiidad para luanti'iior en oUas ol (')rd»'n. 

f',1 ih'hih'I'o do las porsonas asosinadas ose dia â sangrc IVia 
[cMiba (il' ti'osciontas. Vax ISIO, la jiuila do Caracas liizo lionoros 
IViiit'brPs, con j;ran niairniliconcii, ;i osas dosj;raciadas vicfinias. 

La iidticia do ostos aciintociniicntiis lloj:('» niuyprunto â la junta 
irnhMl. va instruidado la l'ornicntacidii (juc cnndia râpidaniontc 
(Ml Inilas lasciilonias cs|tafiolas. La adlicsion que los Anioricanos 
h.ilii.iu dcimislrado pur la niadro patria ora sinccra ; poro las 
iv|(iriii,i- l'u su uobiorno. tan l'rocuontonionto i)n)niotidas. no so 
liiiliian rcali/ado J;unas; conicnzahan por lo t.into â sontirsc 
mas cansados {\v su dopondcncia, y su adliosion â la Kspana 
(lismimiia cada dia. « ^Oué soni do nosotros si la ïispana (!S 
c<iii(|iiistada? )> — ora la cnostion gonural. Las discnsionos sobre 
t'sti' |iiinfit cnirondraban otras do grande iniportancia. Desoando 
l'iitrariarlos la jinifa central, â fin do bacorlos voher â un oslado 
i|i' apatia. piiblicô un poniposo nianiliosto on quo doclaraba que 
las culouias eran ijrualt^s â la niadro patria. 

Siii embargo, no so liizo reforma algnna on ol gobiorno, â po- 
sai- do osa soleinnododaracii m. y iniéntras que la junta recibia 
(■niitimiainonte carganiontos do plata do la America ospanola, 
t'iiviali;i Esiiafioles â olla para dosomponar todos los enipleos 
lu'ihlicos. 

Kit'Z niescs liabian trascurrido ilosdo (juo instruiilos los Anie- 
ricanos de las victorias de llailen, Valoncia, etc., sabian quo 
lus iisiirpadoros do la madré itatria habian sido idiligados â con- 
(viitr;u' sus lïierzas (loi otro lado dol Ebro. Lisonjeâbauso cada 
(lia do saher la libortad gloriosa y compléta do la Kspafia, asi 
("iii'i v\ roscato do Fernando VIL cuando las ûltimas noticias 
. imncianin ([iio IJonaparto ora duenu de Madrid ; ([uo la junta g,,» i;„„„|m.i„ 
'•''iiti'al se liabia ret'ui;iado ou Andalucia; quo al ireneral San •••» '"-f"' 

' ' ' ili! Miilril; 

Juin lu lialiian asesinado sus ti'opas por sospochas de malas .|mp in jmiu .-.-iiiriii 
iiil''iiiiuiies ; (jiie varios générales, (Mitre los cnalos so oncon- "•''"''''"■;"«'■'-'» 

' ^ ' on ADdaluiu , elo. 

traita Murela, liabian traicionado, y que casi no quedaba uno 



'iii'slion ^'iiiTiii. 



iiipo>o niniiiliuito 

(le l« 
j II II (Il rt'illnil. 

.M;a.i r,. 

ai! l'tlii iiiImii-. 



iNolii in 
i|iii' ii'i'iliii'iiiii 
I b Ami!: iiatiu;). 




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l'I.iii'iiti'ias . 



Ouus Miiiuslm». 



'lu IllfuS 

(II' los riiimi.'ses 



ii>|>i'rM(iii 



<l.' hi 
jiiiita icii 



nul. 



rail.! 
(Il' l'Ila niiiiil'K) 
un.i II i:<'iicla 



Ciri^uiispercion 



26 LA ESPANA 

en qiiion piuliosc cl i)uel)li> Iciicr Li in:is Icvi^ ((mPiniiz,!. F.l 
ci'ioi' (II' l(is AiiH'riraiios iiicrididiiiilcs iki ]t(i(li;i coinitaiMiM' 
siiKi II sus |ii'iiii('r;is cspi-i'auziis; siii ciiilni'pi. so rmiaron su- 
cori'os coii rt'uiilai'idad â la l'riiiiisiila, y taiiilticn siisciicinncN 
licclins pot' Iddiis las clast'S dt'l piiclild. I.n opinion que triiim 
de la lirmt'/ii y dcl valor dt> la nacion cspaùola no se liahia (!,■- 
Iiililnd.i, > ■'ti'ibin'an su inrorliinio â la ti-aicion. Si en csa r\)iui 
cslallaron alginios di'si'ti'dciirs . si se ]>idiô iTt'ornias pur jns 
An:(n'i(;aiios, es ncccsiino ali'ihiiir osos siiccsos ;i la niala cini- 
ducla. al dt'sp(jfisnio. a la lalta de le de los jidVs ('S](aiin|rs, 
y 11 1 â lin dcsconlciito rcal cunlrt' la iiiadrc [latria. 

Las noticia> de la .iriiciTa de Aiisiria les inspivaroii i.i- 
iiiayoïTs t's[)i'ran/as. y la \ictoi'ia de 'l'alaxcra l'in'' cclfliriHl;! 
por lodas |i,ii'ti's con t'iitusiasiiio ; l'cpocijo (pii' no dim'i hum h.i 
1i('iii|to. Las noticias cpir si^'iiin-on t'raii dt'iialni'alc/.a siiii<-liM; 
las jinitas de Si'\illa y de Viilcncia protcslabaii conliM cl :n- 
l)i('i'iio ccnli'al : cl •.'ciirral dt> la Uoiiiana acalialia Ac piililicii 
un iiianilicsto, en (pic cra dccjai'ado ilcixal cl podcr dcl siipiiii,.. 
trobicrno ; y iiava coliiio Ai' iiiroi'liinio, los cjtM'cilos cs[)i'iiiii|i'> 
aralialian de siilVir \ai'ias dcrrotas. 

Aljiiin liciiipo dcspiics. los Fi'anc(^S(^s ItatiiM'oii coiniilclaiinni.' 
al cji'i'cito (le l''.s|iana en (Icafia, y nada parccia opoiicfsc y;i ;i 
sus pi'(»i:Tcsos en Andaliicia. 1^1 trânsito de Sici-ra Morena. i\\w 
se siiponiii l'oi'tilicado, no olrecia la nicnor dilicnltad ; y le- 
l'i'aiicescs ciili'aroii en ScNJUa sin pcrdci" un lionilii-e >i{|iiiriM. 
Iloclios (d Idanco (Ici (tdii.) popnlar, los niicmbros de la jiiiili 
c.enlral se disiicrsaron ; siuiiii-ndolcs i'iii'ioso cl popiilacl 
insult;'ind(dcs en sn fiiua. Alumios de fdlo< 



iii. 



ainKpic i>vorl,iiii;i 



dos Iraidorcs. se rcnnicnui en la isla do Lcon ; pcrotcniicinln 
la iiiiKîrlo, con (pic cran anicna7,ad(»s, trasinilicron sus podcn» 
â niia ri^yciicia fonii)ncsta de cinco pcrsonas , cnya auliniili'l 
no se extendia sino siibrc Câdiz y la (lalicia. iniicas \i:iilr> 
de la l'enînsnla ipie li.ibian (piedado bajo la doininaciuu il'' 



los Eï 



pan 



oies. 



Los niienibros d(^ la n^i^oncia, conocicndo la ilcLralidad (!•' >ii 



y franqueia (dcccion y lîi dobilidad de su podcr. iio se atrevicron si([iii 



('i'a;i 



h 



Y SUS l'OSKSioNF.s K\ \>if:Rir,\. 



27 



liaror ronocpr su exislriicia ;i los Aincriraiios ospanolt^s, hastii 
(iiii' sus prt'triiilidos dciTchns m» l'iicsrii soslcnidos por iiii iiia- 
ti,.>to(lt' Inscomorciaiitcs de <;â(liz, ciiitlad m ((ti" iimy liicirn 
rt'sidt'iicia. La l'cu^'iifia diriirii'» ciitiHicfs â los 



ni 



lij;u'(iii t'ilits su 

Aincricanus uua procliuua, (pic t'S uuo i 



l.'l( 



»s ('.x'uuit'iilos iiias 



iiiU'ivsaii 



iii> 



M.ponpu 



tes eu laliistoi'ia de la ivNoluciou de la Auinici cspa- 
i'i'aucaui('iit(? conlicsa cl dtspotisuiu cpic cada j^o- 



lirniailnr li;il;i,i liccho pesai' liasta esa éiM>c,i sohre Ins Aun-ri- 
Kl j)as;i]<; siguieute. louiado de esa pi'oi'huiia. es sobre 



r.iiios. 



iii;iii('r;i U'i 



taltl( 



uidi 



.' Aiiieriraiios : por uiuclio tieuiiin li;dȎis est.ido o|)iii 
ijii iiii vuiro (ipi'esivo, y t;iiiln uias pesadn, cuMiiln <pie, érais 



luiios aliora 



IKK». Y â «'lia si.uniio inuiedialaïuente la pnw lauia de l,i n 



con <\ac 



Siij |iioui>'s.i 



;i|('i;i(l(is (tel ceutro del poder; pero nusdli'os colin 
vncslrn l'utum dcstiuo eu vuesiras prttpi;is ui;iiins. Ilista atpii 
tiiiliéis sidd cl juiruelc de l(is xiivyes, sicmprc snuiclidus ;i su 
.iiiiliiciou y à sus capriclios, niicutras cpic al uiisnio ticuipD érais 
MctiiiiMs de su codicia: dcsde, este uioiueuto, viieslra suei'te no 
(Icpcnde ui.'is de ellos. » 
I.;i iinii(i;i de la dispersiou de la Juiita central Ile;.'/» â Caracas nqi 



li'l iii|>il>'i (j.'ucra 



l'ii '.'aiacin, 



:t'in'ia 



l-ai tau cn'lica circuustancia. convcncidns \u> liahilaules 'i l'j'i'.'i'ni 



(le (|iie UM ([uedalta nin.iiuua esperajiza do aveniuuent(» con el j 
caiiitaii gênera' l-aupâraii. que pedia ciega suniisiou ;i toda es- 
[locir (Itî gobierno que euiauaso de Mspaùa ; iuiagiuândosi^ ([ue 
la rcniii^ula acabaria i>orcaer en el poder de los Krauceses; te- 
iiK'insii- de (pie los jet'es espafiolcs. luese eu la Peiiinsula, l'nes(j 
cil AiiK'rica. tmieraii la inteiicinn de liac(,M'(pie lus col(»nos par- 
ti(ij)a>;cii de la uiisiua suerte de la uiadre palria(l); cniiside- 
iMinln ,1 la regencia couio nu gnbieriic. ilegal. t'oriuado siinple- 
iticiilc (II' aignuos luieuibros de la juita central, ciiyos pdderes 
li.ibiaii sido ani([uilados. resolviei'ou li iccr el e!i>-iyti de (ibteiicr 
|i"i' la l'uerza lu (pie lU» babiaii podido obteiier i>or la razon. Alani- 



(li? l.sin. 
'l'ilii fiinic'fin. 



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11! 



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'h, KÎ ' 



1 : 1 



lu-ff"! 



1 i. 



'if , 



[{) La regeiicia itc Câdiz , en iiii iiiaiiilicsto à los Ainericaiio« esiiaiioles , 
t'iiiplealia estas pulaltras : a >io os basta ser K>|)ai"iole- ; ciiaicsiiuiora que seau 
los aconteciinicnlos, vosotros pcrlencceréis .i la Cspaûi. » 






'''■ma 



I 



Lut iliio» (li> eain 
en i>l iioriiliin 



Juiila 
lie liuuiiuii Aires, 



18 LA ESPANA Y SUS POSESIONES EN AMERICA. 

fostôse t'iiu.'iyor anlorpor v\ Ixien é.vito. Estinuilado por el cclo 
patriétiro, pxcitado por cl dcspotisiuo de los jclVs ospanolcs v 
alputado por los votes de los lia])itantos, el rucrpo miini(i|);il. 
roiinido cou alj^uiias porsonas nomhradas por cl pucblo, dcpuvj 
h los pibcrnadorcs cspanolcs y toiiio las ricndas del gobiçcii; 
l)ajo cl noiid)rc Àcjunta ^uprenin. Los actos de la jiinta fucmn 
df Ktr.injo vil. pnblicados en nombre del rey Fernando VII eu algunas iimcl;!- 
mas, siu reconocer no ol)stante la superioridad de la rcf^encia; y 
se ofrccicron tijdos los auxilios posiblcs para continuar la gucrra 
contra la Francia. 

El e^'. ileciiniento de lajunta de Buenos Aires se eiectuouias 
ti.t»<qui! iaiente que el de Caracas. lïabiendo el virey Cisucros 
in}'"" •>'' ' , los habitantes de los acontt!ciinientos trâgicos de la 
Pcniii.->ula, b i. ' ""onoccr al uiismo tienipo su incertiduinbre solirc 
la legitimidad de su jjropia autoridad : aprovecbaudo cstadecla- 
racion, cl cabildo \(i presentô una peticiou rcclaniando la convo- 
catoria de un cougreso para deliberar sobre la marcha que dcbia 
seguirse en aquellas circunstancias. El virey accedio d la peliciun 
del cabildo, y el congreso se rcuniô el 22 de mayo. Dccidiûse 
en él la formacion de una junta, la cual fué instalada cl 25 del 
mismo mes. 
Un comcrciante europeo de Santa Fe de Bogota insulté ;i un 
*' '"''■"'" ' """" cridllo, usando del lenguaic mas ofensivo â todos sus compatrio- 

yui i>|iiifiol. 1 o j 1 

tas. La querella atrajo al populacho crioUo y espaùol; y forniando 
cada uno su partido, se trabô un combate, del que salieron vic- 
toriosos los criollos. Este acontecimiento déterminé a la junta 
a reunirse cl 20 de jubo. La uoticia de la dispersion de la junta 
central y del cstiiblecimieuto de la de Caracas liabia sido rcci- 
bida anteriormente. 



l'ii iiniijii 
(II! lin cuiiFiri'SO 

(Il la 
miMiiu l'iiKlail. 



( j>ilr|i;il|> Plllie 



~-H> 0»BH)^?< H — 



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IV. 






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Jiinta de Santiago (Je Chilc. — Situacion tirante é insurrcccion de Méjico. — 
Mcdidas de la rej^cnria contra Venezuela : errer de aquclla, — Rcs- 
piipsta de la junta de Caracas : indijçnacion que causô en la rcgcncif ; 
inedios de esta para encender la gucrra civil ci! la America. — Ncg' .- 
clones en el Brasil : su objeto. — Ueprescntacion de los Ainericanos tn 
las certes. — Paralelo entre aqucllos y los Espafiolcs, respecte â la g' ■■ '•ix : 
estos violan la buena fe y la palabra de lionor ; liechos que lo co ' ru>. 
ban. — Asesinatos de patriotas, y su aprobacion por la rcgeiicia. — K" !* 
peracion de los Americanos. — Acta de iiidependencia , firmada en Ca- 
racas. — Propagase cl espiritu revolucionario. — Igual conducta ol. i 
pueblos. — Conccsiones : solicitudes rechazadas por las cortes : So rcJu- 
cian â once capitules. — Mal éxito de los comisionados franceses en lu 
America. — Plan en excitar una rebelion : instrucciones ad hoc dadas 
porJ. Napoléon â Oesmolard. 



Las mcdidas arhitrarias dcl capitaii gcneral Carrasco iiTitai'on 
' taliuodo al pucblo de Gbilo, que le obligo a resiguav su pucs- 
to: taïubien se tbrmo uua junta eu esa proviucia cl 18 de se- 

tidiihi'c. 

El arresto delvirey Iturrigaray eu iMéjico, el 15 do sctienibre 
<lt' IH<»8, excitô ima fuerte rivalidad outre los Euvoiioos y los 
.Viik'i'icauos ; la niuerte de varios de estos ultimes y el aiTosto 
'II' iiiiu'lius otros, acusados de malas iuteucioues coiiti-a la corte, 
auiiioiitavou la indignacion de los Mejicauos. La llegada del 
\irey Véncgas, trayendo recompensa!: y bouores à los jei'es y 
||'ii1i(lai'ios de la l'acciou europea, cobuo el desconteuto. 

L'iia insuiTecciou est allô el 10 de setieudjre de 1810, eu la 



(Il 



l'orninciun 
(le uici jniila 
en S.iniiiipo 

de Clill*. 



Silmciiiii lirunlB 
do Mi'jli'u en tSOg. 













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1 



Mil' 



Iniiiirvi'i lun 
m (ill:inn|il;ilii 

(li'l tell Uni Kl, 
m iSlii, 



Mi>.IM:is 
ili> hi ii'jfiM.cia 
(Kiitia ViMii'/iii'lii 



l<a proviiiei:i 
lie Oni&i'iis 



riii- iliM'Iarailii 



I l'SllItlu 

l>Iui|iir( 



Krrortie Itregeriri.i 



(Ici 



rn l'unnlo 
iil (irlj,'iMi 
moviiiiiriilo 



:\o 



I.A ESI'ANA 



(îindad de Doli'iros de (}nan;iiiialo; y miiy liicfio se oxtPndi(M'«.;i 
iiisurrcccioii |Hti' tutlo cl p.iisCl). 

<i A|tt''iias Indu» it'cihidii ri coiiscJM de r('^('n('ia(dici' cl dccivtn 
delà iiiisiiia l'c^mcia . ni.iiidi» ilcclah'i â (îai'âras en cstadn il,- 
hliMjiico) l(»s dolallcs de lo <|iic jiasaita cii Caracas, — ciiyus lia- 
hit.inlcs iiistiuados sin diida pur iiilriuaiilcs y t'at'oiosos se li;i- 
tiiaii liccliu nilpatdcs eu dcclaiarsc iiidcpi iidiciitcs de la iii.nlrr 
palria, — etiaiido se delei-inim') â touiir las iiiedidas mas cli(•;l(■(■^ 



»ara atacar 



1 mal 



eu su (iriiicii e impcdir sus pfot:i't 



su> 



â (lu de U(i (thrar siuo desjtues de uua madiu'a delilM'iMrinii. |i 
l'cp'ucia lialiia coiisulladu al cniiscio de Kspafia y ;d de la^ lii- 
ilias, y lituiad't uiedidas([ue respoudiau del cxilo, Pero cniin) li 
p)(irinfi'i (le .Miimcâiln) Il el (/c/mrtiinicnto «le Coru un hultiim tu- 
iiiadn jxirfe en ton rrimiiinlcs jtroi/erfits, siiiD ti/ ntiitrnvio, hnhian 



•eC0:i(Kl( 



lu ni 



<(t}lH'l 



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Inilfi 



KiH (i/)iiesfn iiliii'r!ii 



iiieutei'i 1(1 (ihmunlii i(le<i de f'iD'dens, — de déchu i(r>i(: iiidcfiendu'iiO 
r.iii ieiH'f los iiiedios de ohlcncr esa uidci>ei(denei<t. — la l'eireiK 



sdlauieule declaraha â la pr(i\iucia de Caracas eu estadd d 
uorosd hl(j(pieii. I) 

Ksia resnhicidU iio se, exleudia â las divisiouos arril),! i 



cia 



c il- 



llCll- 



Ôidi-n 
i!l' liacer circulir 
MIS i'(;»oluei'jhr(. 



ciiiuadas. piti'ijue liabiau roliusadn seu'uir cl iirTiiiciuso ejeiii|i|ii 
de (iai'âcas, y mauiiestado iiiia cDUstaulc lidi'lidad. SeL'im li 
rep'iicia, l.i rebc'lioii un dcltia su arrauipic siuo â la aiiiliicion 
siu limites de iiiias pocas prrsini;i>. y â la cicira crediilidad d- 
alj.auias otras arraslvadas pndialdeuieute cuuln su querer jm'I 
las arilieutes pasiiiues de siiscouipatriotas. (( La regoucia — dt'cia 
el decreto — lialiia adoptado mudids sci^urus piU'a e\tii'|i;iril 
lual, y castiirar â sus aiilores Cdu todo cl rigor (|ue leuia deivciin 
de euiplear la autoridad suheraua; â uiéiios tpic iina piniiM * 
\oliiutaria siimi>i(iu uiereciestMin perdon p'ueral , «pit.' soin lU 
ose caso otVecia couceiler la iej:oucia. halia esta ('irdciie> iian 
que sus resoluciuucs circulaseu i a todos lus douiiuios esp.iimli ■■ 
y de que lautu eu ellus cnuid eu el e.vtraujero fueseu espai'ti(la> 



mt 



(1) Véaiisc las obscrvacioncs prcsciilailas â las corlcs por los dipiilados lie 
la .America espaiiola, el 1" do agosto de iHll. 



k arrili:» iiicn- 



V sus l'OSESIONKS EN AMIIUCA. 



.11 



eut 
Il lu U'ëi'iiciu 



;i lin <!♦'. (jnc imdic itriinr.istM'l ostado de liloqncu do la diclia 
ciista. fie, etc. '» 

r.iiaiidii este dn'rclu fut' pidilicado, ri it de amislo de IKIO, el ll■"|ll^^lll 

(diisi'jn dt' n'u't'in'ia liahia sido nlicialiiiciiic iiduniiadd, poi- la ,î„cai6: 
iiiiili dt' ('.arâ(is. di; las razoïu's ((iif liahiaii deli'i'iiiiiiailt) ;i 
t'sta |ii'i)viiicia â sr'^uiv l'I i>jt'iii|i|() dt'l piieldti de VciU'/ait'Ia : la 
jiiiila aùailia i|ii(>. t'ii c si tndas las ilfinas parlas dt; la Aiiii'i'ica 
t'S|i:iiii)|a ilt'lii'i'ia aduptarst' la iiiiMiia iiuMlida, y ([ik; casi ^cnu- 
r.iliiii'iili' SI' l'idiiisaha l'i'conoci'r â la n'uciu'ia. tsias l'azmics 
fst.'iii cniitt'uidas en la ri'S|>iii'sta df la jiiiila supR'Uia de Caracas 
il iii.iniiK'S do las II' niiâ/.as, iiiiiiisli'o dt' iispaha, — i'i'spii(?stii 
([iir lia sidi» imlilicatl I l'ii la e\pt.isioittii dt; Wiilltin al priiicipt' 
ivL'rjiti' dt' lii,i:lati'i'ra (D. 

1,1 ivspiuîsta lit' la jimla tic Cirâtas fxciti'» irraii iiidiimarion ex.ii/. in.ii 
l'iiliv lus init'iiiltriis ili" la ivui'iuia y fii .1 |)iit'lilt) ilf Caili/.. 



ilii.uisi' lismijcadit tic ipn 



1ms A 



iiicricaii.js cspaiitjlt'S st^ en 



iilor- 



I n l.i ri'^- iii lu 

II ri'«|.|ii-l;l 
il" l.i ;iiiilii 
ilv Ii'ir6i'a!', 



n'iiii'lla 



iii.iriaii siiiiiisaiiii'iitt' â >iis di-cri-ttis; jifi'i» su tlcst'iiuant» llcut'» ;i 

Ml l'tiliiiit (iiaiidi) siipit'iiin cpif las dit't'i't'iitcs prt)viiicias lit) 

nluviliaii tli' idiitii'rlo l'iiln; cllas, La .micrra iiai't'cia l'I ilcscti do- 

iiiiii.'iiiU' l'U <',âili/ , asi cinnti l'ii las corles (pie liahiaii sidti ivii- 

iinl.is pur la ri'U'fiifia. Protii^'ârDiist' iii\i'('li\as y sanasiuos 

iiiiiira lus Aiiii'rifaiitis csparmlfs en lis //tirrfaa de (.'.âdj/. Las 

iin>itiiics (If Cttrtaliarria â IMii'rln Itifd. tic dmi .lavii'i' lOliu â m,-.Ii,h,i.- 

.M'iiiti'video. de don |{"uili> Vi'-vr/. â IViiiainâ \ d(.'tl(iii .N. Vem'';:a.« 

M M'iiio. ImiiM'iiii [ml- (dijfto piiiii'i' t'ii nit»\iiiiit'iifti Itxlos li')s «■■ni» Am<iiMa. 

ivm.Hi's ;i pi'optjsito para pn>tlii(ir la jiucrra civil. A este el'ecto, 

'niplt'ârnnse las prenciipacitnifs. la reliL'inn, las promesas sediic- 

tuiis. las aiiiiiiosidadi's \tarliciilaris . y liasta las aiiit'iiazas. 

Liiak's iiilfiicioiies liiciemii (!ii\iar litip.o .i Moiili'Niit'it, NCi-a Envt„ioimp«i 

'iiiiz. Coio. Panama y Saiila Maria, â pi'>ar île i|iie â la sazDii 

It'iiia la l'^spafia j;raii nt'cesidad df rsas t'iii'rzas |)ara su pmpia 



Il Kil''i>' I rivil 



;il cTrilu. 




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,^:i !■ 



l! '• 



(1) V.iinsc cl manificslo y las proclamas de la juiita ilc S.iiita Fe ilc Ito^'olâ, 
liis (!.• \n* jiinlas dr» Huoiins Aires, Carlajïcna y Quito ; conio lainhicn cl iiia- 
iiilii.->l() ili! la jmila ilo Sulscpec de Mrjico, y la caria du la jiiiila de Caracas 
:'l ifv (le liiglatcrra. 



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•if. 



NrgiirUrioijpi 

tu I (I llrimil : 

im Qti)çlo, 



ni'pr««enlni ion 

ilu lu» Aniriiroiiii 

tn lai cortci 



llili'insi* In giicir ' 
ImJL iiiii>|iii'iiiii 
<li>>0vurolilc4 



Plll'lllïlo 

eiMiii Anii'ricnii'; 

y l'^i iinolr». 



1.09 i'<ipuriolr> 

viiiliin II li>i<'ii:i f ' 

lin In )(iii'ii'a. 



■'»2 I.A KSPANA 

Jt'l'imsa. AhritToiisfi ron pI misino Animo noporiaciones en l;i 
cortf «Ici Hrasil, rt'iativaim'iite ;i las pretcnsiones do la rciuii ,i 
la l't'^Mincia dr KspaAa , «m auscmia dcl roy Fcriiaiidu. Las cur- 
ies, qiH'habiaii reriliido siianturidad de la rf^('ncia,|iarti(iiialiiii 
do su aiiiinosidad contra los Aiin-i'icaïKis. Estos lial)iaii (.'iniiiiln 
alfîuiios dipiitados â las cortcs, rcnnidas rultinccs ou la isla de 
Léon; apôuas sb les piTiiiitia liahlar de su piiis. — « Si los 
^Viiu'i'icauos — decia uuo de los niienihros de las cortes — 
se qucjan do ser tiranizados liace trcscicmtos aîios, todaviii 
sei'iiu tratados de iyual modo durante très mil aîlos. d — u M. 
ale^To — decia otro despuos de la batalla de Albûtora — di 
la Victoria que liemos ohtenido, porcpie ahora podreiuos eu\i,ir 
lroj»as para reducir ;i los insur^TUles. » — l'or ûltimo, ntin 
(lccia(l) : <( No se (i<iué clase de bostias pertenecen los j'Vnu'i'i- 
tanos. » 

lié a([ui'bajo([ué auspicios tau deslavorables comenzô la giicira 
• •n la America esi-aiiola ; la mauera atroz cou (pic se liizu. 
i)rueba la irréconciliable eucinistad de audios partidos. Lus l-.i- 
iianoles cond)aHau para recouipiistar el lerritorio que lialiiaii 
[loseido, y los Americauos espaiioles para obtener la indcpci;- 
(lencia. Crueles en el triuut'o, los primeros lo cran mas en l;i 
adversidad. Los ultimos, iutrépidos eu el at.'Uiue, y ciHisd- 
\audo eu la derrota conllanza eu sus jeles, se mostraban siciii- 
|>re dispuestos â reuuirse bajo sus banderas. Los prinicrn' 
poseiau grandes talentosmilitares; los segundos, la superioridail 
lelmuuero.Entraud)osûsteutabau idénticalirmezajgualatidacia 
I u sus empresas. Millares d' liondu'es han iuimdado cdii mi 
sangre mil seiscii'utas léguas de pais, que conq)reuden las coln- 
aias espaùolas eu el uuevo continente; y, coiuo si la nuicilc 
no segase bastantes victimas en los campos de batalla , ciert' 
lu'uuerode iudividuos erau diariamcnte asesinadosâ saugrelria. 

Los jefes espaùoles y los ilii, tores erau los primeros en dir 
clpeligroso ejemido de violar las capitulaciones, dar nuicrtc i 
los prisioneros, y rechazar todo medio de aveuimiento. Eu l'^-t' 



(I) Vôasc el Maitifiesto de Alvarez Tolcilo, dipulado â l.is corlc». 



](,;;•;.■ i;; 



iones en li 
) la rt'iu;i ;'i 
^0. Las l'ur- 
);irtii'i\tali;iii 
liaii t'iiMiiil" 
!U Va iï'lii il'' 
— H Si lii> 
18 fortkîs — 
îius, todasia 
(S. )) — •» M'' 
)i'it'ora — il'' 
l'ciuos <'i\vi:ir 

ÛllillK), lltln 

u los iViiK'i'i- 

l'ir//) la ',^wm 
{[W se liizo. 
tidos. Lus Es- 
io quo lialiMii 
Y la hidt'lH'i'- 
i-aii mas vu li 
ic. Y consti- 
Istraban sicm- 
jLns itriincr"-^ 
lisu\n'viiM'iil;i'l 
i,ipi:ilaiiil:uia 
ludado cou -n 
iuli'U las o4o- 
si la mui'H»' 
jatalla , ci'''''' 
L;'i saugvt'lVw. 
l-inioros ou «1;" 

|iontu.Eni>>" 

Icorlcs. 



Y SUS POSESIONES EN AMERICA. M 

giîprra cru»;!, emprcndida en uonil)re ilc las cortos tlo Espafla y 
de Kornatido Vil, y por ciorto ([uo on presencia de los hochos 
liistûi'icos, los Espaftolt's nias cnoinigos de la indepcndonria do 
AiiitTica encoiitraran dilicnltad para excusai', 6 paliar siquiera, 
la iiihuiiianidad y falta de i'e de ((ue se liizo gala, desde el prin- 
cipio de la revolucion. Testigos los liechus siguientes. 

Ciiando Hiilalgo se acerc(3 â la capitil de Méjiio, d la cabcza 
deK0,(M)O lionibn.'S, despachô un euviado â Venégas cou propo- 
sicioues depaztjue rehusôel virey. La junla de Sultopec liizo igua- 
les propDsiciones en 1812, y cl resultado fuc el inisuKJ. El gênerai 
Miranda entregj e! fuerte de la Guâira, la ciudad de Caracas y 
las pruvincias de Cunianâ y Barcclona al gênerai cspafiol Montc- 
verde, en virtud de una capitulacion : este prometiô olvidiU' 
toJo lo que liuMera podido hacer contra cl gobierno espaiiol, y 
concéder, â quien ((uiera ([ue lo pidiese, su libre salida de Vene- 
zuela. A pesar de, este tratado y soleinne compromiso, el gênerai 
Miranda fué preso poco despues , puesto en un calabozo do 
l'uorto (jabello, enviiido despues â Puerto Rico, y d(! alli trasla- 
(lado â la (^iirraca (;n Câdiz, donde muriô iiltiinamente (l). 

Durante una tregua entre los ejércitos dcl l'eriî, inandados 
por el gênerai Goyeiieche, y el de Buenos Aires, bajo el 
luando del gênerai balcarce, tuvo lugarun ataquc contra lastro- 
pas de Buenos Aires, que se ereîan en perfecta seguridad , por- 
que couliaban en el tratado cxistentc. Belgrano, gênerai de los 
patriutas, liizo prisioneros en 1812 al gênerai Tristan y a la 
division del ejército del Peni que mandaba, y les concediô 
gc^i'cTùsamente lali))ertad de que volviesen a sus casas, despues 
de luUjer liecho que diosen su palabra de lionor de que no se 
Latiiian mas contra Buenos Aires. Pocos dias despues violaron 
este sagrado compromiso. Despues de haber derrotado varias 
veces cl gênerai Bolivar â los realistas mandados por Monte- 
verde eu Venezuela, consintiô en una capitulacion, de la cual 
jauias se ejec tô ni un solo articulo. En un despacho â Venégas, 

(1) Véase hi parte histôrica de la revolucion de Venezuela y los documen- 
tos relalivos à esa capitulacion en los iiguientes tomos. 

vu. 3 



Vtrijtlieeluii 
lu cuiiiprucbaii. 



MonlavfriU viol6 
uni cii|iilulicion 

col' br:iila 
Cdii Mirunila. 



Viulacion 

de U pulubra 

de honor. 



Capitulacion 
DO ejecutada. 




Viulacion 




' 'il ' 


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de una licgua 


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en Buenos Aires. 


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34 



I.A F.SI'A>A 



Af un puilnmi ii i , 



Vm.i. Ion el l'oiioimI Tnijilld sp v;iii.!;:Iuri;ilii de IiiiImm' .iilinilidn jiarlaiiifn- 
t.'irins. iiiicntrns <|ii(' f'I sp iii.inlt'iiia .i l.i calic/i di' sus \\'i\\a< 
foniiadas pu halalla, y de iialn r liprlio di>i(arar sulirr l'ilus . 
aiiiu|ii(! psîahaii rcs^iiardadns onii iiiia liaiidn-a dp la VirL'in 
Maria, nud'ociiip â la ni\ilari<m dij iiiisiiin 'rnijiHo. Ww csti' 
iiipdiii — dccia — iiip Iip dpsciidiarazadi) dp p|l<ts y dp sus |iiu- 

Atr^iiiaiu posicioiips. l-;i p'npral (.allfja iiiriiiiiialdi al vii'py dp Mt'jicu. jih' 



illllKpi'lilrV 



m la lialalla dp Ai iilin im lialu i lialiido siiiu un lioiidtip iiiih H 



il* I VOmII iii.k. 



A;'i»!'iii' un 

4llli<lllrl.l 



e.i A.iii.i.. y (|,,s lirridns; |ip|Ni i|iir td haliia [la^adn al lilu de la i'><|iai|.i 
i-incu mil ludion, y (|iii' la [n'i-dida iIp lus iiisiii'p'iilps iiiniilalii 
AT«i<.ai.> â di.-/. uni lioiidirps. I-J iiiisiiii) .'l'in'i.d iiitiVi m liiiaiiajiialu â 
fiipp' y Naii::;p. •'• lii/.n aspsiuai' patmcp mil ppr>Miia>. tiiliv an- 
ci mos, imijprps y iiiiins. \:,\ linrrilil»' CMiidiicla di' p^lr l'i'IIitiI 
ci'a liini nniiiciila m |',s|iana. ciiaiidn la ri';:i'ii(i i lu idium iiiii 
siiccdri-al vii'i'y N'ciH'^a^. La îIp .Mniili'vrrdr ninvciii iunaliiiriiir 
i,or li rfKi'ii 11 |i|p|ia ajiiuliaciMii. iiiit> i|iip lue iinmlirado pa|)ilaii uriici.il ilr 
VpiiP/ii(da . dps|(iips dp lialirr \\\\n la caiiiliilacinii linlia mu 
Miraiida ; daiidu estp |iiii' ixcii^a di' •>ii ialla iIp liiniia Ir. f\\w 
carpiia de los {Kidcrps iipcpsann^ jium c a|iilidar pmh lus iiiMii- 
f,'pnlps. 

I,i>s acios dp cnipldad i|i' ^t'^ jpI'ps pspanidcs y la aiii'diai imh 
di' la rpu'fiicia s de l;i>> ruiii-s, pxaspprai'nii al iiih'M' unlpiiriii» 
dp la AiiD'i'ipa p>|iaiinla, aiimpiilainln asi mi aiilniidad \ dàiid<<li' 
immi'i'nsiis iiai'lidai'iiN. |.| i'>|iirilu ivvnliii'iniiai'in liahia ,iiii- 
iiiaild al pi'iiin|iiM ;'i im r» asn mniici'M de ppi-Minis. |.i'i'ii m 



F.ltipr 



lir'Kii 



<lii lui Alllilllllll • 

diiiili- l'I r>| il lu 
retu'ui'innuM' . 



Il\ 



liipp) SP ps|iari'ii'i pMi' IoiIm ri ('iiiitiiiPiitp. La ri>iidiiila df li 
jimla (l'ii'.ral \ \\v la^ niih's l'^pafinl.is pi'npaui'i "'"-p mi»!!!" 



i\i'- 



pspù'ilii piiii irritai' â iiiins piirlilns diTidid^s riili'iiipp> ,i a|ir 
rliarsp lie las circiiii'^laiicias para nnupiislar -w iiidppriidiucM 
lli' aipii p| acta piddicada pur id cnii^in'Sit di- \pih7.i)i| i : 



DLCLAUA'roUIA l)i; IMd.lM.MH.M.lA. 



ii 



nnjiri'to 



()• la Ciiiifnlrriirioii 
MlUCluluUI. 



I''.\ F.l NOMIUIK M', iHi'S '1' Minl'nlir.UnSO. 
.NiiMtlrns lus |cprr>riil,inli> dr l.r< l'|n\ ilicias I nid .s dr l 

rii('a>, (aimaiiâ. iîarma>. .Mai\:aiila. llaïKloiia. Mii id a s In 



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}l: ■'■% 



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Y SUS l'OSESIONKS KN AMfiHICA. 



3» 



(• cUii^ . 

l'iil' i'>(i' 
SUS |il\i- 

V mUiTlii 
;i f>.|i;iil.l 

.r,i;»!n>i'iit'' 

llrili;l i"!! 

ii;i II'. M"'' 
;nir.ili:u i"ii 

u.lii «!'• '' 
1-. :'i .il'i'"^'" 

11, 1,1 •. 






jillo. ((lie Ibnnaii l;i Conrcdoracidii aiiu'ric.iiia de Vi'iU'/.nclii en 
cl rnutincnto nicndinnal. rcniiidus en cdii^'rcsti, y coiisidiMMiiild coMM.icmnj.. 
la jili'iia y absnluta poscsittii di' luicslnts dcrcchos, qiit' rccnhra- 
iiius jjista y It'm'tiinaiiit'Ulc (l'sdc cl 1'.» de alu-il de IHIO, eu cuii- 
scciiciicia de la juniada dt( Hayoïia, v la iifiipaciitii did (rouo 
ospanol jMirla «'oiiquista y siiccsicm ilc otra luii'va dinaslia loiis- 
titiiida sin miosti-i* CDiisi'Mtiiiiiciitu; ({ucrciiios, âiitfs de iisardo 
lus dt-n'ciiiis Ai' (|iit' nos tii\(i privados la fiici'/.a pnr mas de 
trt'S si^'ltis \ nos l<a rcstilnidu td i'»rdt'n pidilico de lus acoiitcci- 
iimiitos liiiinaïKis. patfiiti/.ar al imivorso las ra/jjiios (p:i' tian 
•■iii.iiiadu de rstos iiiisiiios acdiili'ciniit'iitds y antori/aii v\ libiv 
usu (]iii' Naiiiiisâ liactT d*> inirstra sultcraiiia. 
Nil (picrcinns siii l'iuliariin ciupf/ar ali-^'ando li>s d^rcrhos k 






11/. iiiiliili' In-, n rmsiis y 
'l'il lie li)S u'ulicriiantcs df lispafia para insultai' y <i|;iiiiiii' esta 
)>ii'l<' di' la iiai'iuii, di-j.uidid.i mu ri iiiiip.ii'n y L'araiitia de las 
If vos. 

Ks iniitrariit al ('irdcii, iinji.isihlf al pdiiiTim de Rspana, y t'ii- 
nosld ;i 1,1 AiiH'ric.i. v\ (pii- Icuii'iidn l•^l,l un It'i'ril.tiin iuliiiila- 
iiii'iilf iii:i> l'vlt'iisM y iiiia pnlilarion nias niiiiu'i'osa, di'pciida y 
•'Sic sujcla ,i iiu âii^iilo priiiusidar did cniitiiu-iilc l'iiropcn. 

I.as l't'siiiiicH y alidirarioiifs di> Itaynna, las joniadas dcl Ks- 
<'"ii;d s di' Ai'aiijiHV. y la^ niilfiir-» dd liiuarli'iiii'iilc (lii<pi>' dn 
l''iv a 1,1 AiiHi'ii a, drldcntii |m iirr en umi lus iIcitcIius ipic 



> ptii n 



ilil ■ " ni'ilivn, 
il 'iliii'i'lii 



ilo 1 1 t. 'y 



iifin. 



(|iii' lii'iH' Indu pais coïKpiistadd para rrciipi'rai'sii cslado de pro- 
piiiliil " iiidt'pnidt'iicia; ulNidaiiins ^l'iicnisaiiiciili' la lai'L'a Sf- .l' i» •inii» i.m 
rir ili' iiialfs, a;:ra\ins y privaciniics, (pu* (d dcrcrlin rmii'slu dti 
iniiijiii>ta ha caiisadn iiidi^tiiitaiiifiiti' h. tudns tos di'srciidiciiti's 
ili' jiis dfMiiln'idtiros, (•oiiipii>taditn-s y piddadnrcs de l'stns 
|i,'iiM'S, li)M lins d)> pi'or cdiidii'iiiu pur la iiiisiiia ra/.nii ([lU- dtdiia 
l,i\iii''ii'rliis. y fisrrii'iidit un \tdit sidti'i' lus Iri'scit'iilos afwis dt^ 
ilniiiiiiaciiiu t'spafi'da en Aiiit'i'ica; snjd pr^sfiilarciims lus lic- 
cliiis aiili'-iitii'DS y nulurius. (|iic liaii drliido d*>sp!'i'iid«'r. \ liaii 
il<'S|iri'iididiidi> dci't'idioà un iiiiindn de nlriM'n cl Irasioriio, di'- 
Minli'ii \ <'iiiii{ni>la. (pic lirin' ya disiirlta la naciun cspainda. 
Ksir di'st'irdi n li;i aunirniadit lus inali>s ilr la Aiiit'rica, innti- 

rr(daiiiarinnrs. y anturi/aiidn la iin|inni- 



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il, I .1" lllUllMI. 



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Eiâinen 
del 0* mutivo. 



Eximcn 
del 7* iiiulivo. 



Ei&men 
del 8* niolivo. 



Es&men 
dul II* mutivo. 



Ei&incn 
del lO'iiiniivo. 



36 U ESPANA 

hasta cntonces habian sacrificado los Americanos â la unidad 6 
integridad de la nacion espanola. 

Venezuela ântes que nadie rccouocio y conservo generosa- 
mcnte esta integridad por no abandonar la causa de sus her- 
manoa, miéntras tuvo la nienor apariencia de salvacion. 

La America volviô â existir de nuevo desde que pudo y debio 
tomar à su cargo su suerte y conservacion, como la Espaîia 
pudo reconocer 6 no los derechos de un rey que habia aprc- 
ciado mas su existencia que la dignidad de la nacion que go- 
bernaba. 

Cuantos Borbones concurricron â las invalidas estipulaciones 
deBayona, abandonando el territorio espanol contra la voluntad 
de lospueblos,faltaron,despreciarony hoUaron el deber sagrado 
que contrajeron cou los Espanoles de ambos mundos, cuaiido 
cou su sangi'e y sus tesoro? los colocaron en el trono à despe- 
cho de la casa de Aiistri» por esta conducta quedaron inbâbiles 
6 incapaces de goberiiar u an pueblo libre â quien entregaruii 
como un rebano de esclavos. 

Los intrusos gobiernos, que se arrogaron la represcnta- 
cion nacional, aprovecharon pérfidanienti; las disposicioues que 
la buena fe, la distancia, la opresion y la ignoraucia dalian â 
los Americanos contra la nueva dinastia que se introdujo en Es- 
pana por la fuerza; y contra sus mismos principios sostuvierou 
entre nosotros la ilusion â favor de Fernando, para devorarnos 
y sajanios impunenionte, cuando mas nos jn-umetian la bbcrtad, 
la igualdad y la fratt-rnidad en discursos pomposos y frases cs- 
ludiadas, para encubrir el lazo de nna representacion amanada, 
ini'itil y dégradante. 

Lupgo ({ue se disolvieron, sustituyorony dcstruyeron entre 
si las varias formas de gobierno de Espana, y que la ley impe- 
riosa de la necesidad dictô â Venezuela el conservarse â si niis- 
mapara ventilar y conservar los derechos de su rey, y ofrecer 
un asiio â sus bernianos de Europa contra los maies que les 
amenazaban, se desconocio toda su anterior conducta, se varia- 
ron los principios, y se llamù intiurreccion, pertidia é ingi'atitud 
a lo mismo que sirvio de uorma â los gobiernos de Espaùa, por- 



19 1 I • 



' 1 '" 



Y SUS POSESIONES EN AMERICA. 



37 



que ya se les cerraba la puerta al monopolio de adniinistraoion 
que querian perpetnar à nombre de un rey imaginario. 

À pesar de nuestras protestas, de nucistra moderacion, de 
nuestra generosidad, y de la inviolabibdad de nuestros princi- 
pios, contra la voluntad de nuestros hernianos de Europa, se nos 
declarô en estado de rebeUon, se nos bloquée, se nos liostilizé, 
se nos enviô agentes a amotinarnos unos contra otros, y se pro- 
curé desacreditarnos entre todas las naciones del mundo, im- 
plorando su auxilio para oprimirnos. 

Siu liacer el menor aprecio de nuestras razones , sin partici- 
parlas al imparcial juicio del mundo, y sin otros jueces que nues- 
tros enemigos, se nos condena a una dolorosa incomunicacion 
contra nuestros bermanos, y para aùadir el desprecio a la calum- 
nia, se nos nouibr.in apoderados contra nuestra expresa volun- 
tad, pava que en sus cortes dispongan arbitrariamente de nues- 
tros intoresesbajo elinflujo y la fuerza de nuestros enemigos. 

Para sofocar y anonadar los efectos de nuestra roprcsenta- 
cion.cuando se vieronobbgados âconcedérnosla,nos sometieron 
â una tarifa mezquina y diminuta y sujetaron â la voz pasiva do 
los ayuntamientos, degradados por el d^spotismo de los gober- 
nadorcs, las formas de la eloccion ; lo que sera un insulto à nues- 
tra scncillez y buena fe mas bien que una consideracion a lues- 
tra incontestable importancia politica. 

Sordos siemprc a los gritos de nuestra justicia, van procu- 
randu los gobiernos de Espafia desacreditar todos nuestros 
estiierzos, declarando criminales,y senalando conla infamia, el 
cadalso y la coniîscacion, todas las tentativas que en diversas 
épocas ban liecbo algunos Americanos para la fidicidad de su pais, 
comolafela queùltimamcnte nosdicto lapropia seguridad para 
no ser euvueltos en el desorden que presentîamos, y conducidos 
a la hurrorosa suertc que vamos ya a apartar de nosotros para 
sit'uipre ; con esta atroz politica ban logrado bacer a nu(?stros 
liiTuianos instmsibles â nuestra desgracia, armarlos contra no- 
sutrns , borrar de ellos las dulces impresiones de la amistad y 
(!•' la consanguinidad, y convertir eu enemigos una parte de 
nuestra gran l'amiba. 



Kiùinen 
ilel 11* nii>li\o. 



Exiinpn 
d«l 11" iiioli\o. 



Kxàiiii'ii 
tli'l 13* iiiulLVo. 



Kx&inen 
•I' I 14° niotivo. 



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(loi IB" ii.Oll.u. 



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ilfl lU'iiiulivu. 



Drrl iriiliiiiit 



(la I.; 



i |>I0« Mil 1111 



il II 



ilu V( 



rvipe 

& lui ilnilinn 

nni'iiinoii. 



98 



LA ESPAMA 



Ciiiaiiflo iiosotros, flf'los h nucstras jtroiniîsas, sarrifirâhainos 
mu'stra soiriiridad y di^'iiidad ciNil, por no ahaiidoiiar lus dciv- 
fln»s (jut', p'iit'rosain(.'iilo coiiscrvâliaïuus â l-'cniando df Horltini, 
hriims \ist() (pit! â las rclacioiics de la l'utT/a, (pie U' lifialian al 
Empcradctrdf» los Franccsi's, lia anadidi» l<is vinculos di; san^i'c 
y do aiiiistad. por lo ipii' liasta los pdiicriios dt; Ksjtana liaii di'- 
clarado va su rosoliicioii de iio rccoiioccrlo siiio condicinnal- 

llU'Iltt' (IJ. 

Imi »'Sta (liijorusa altoniativa lit-mus poniiaiifcido Ires anos. 
0A\ iina indécision y aiidiiiiiicdad pujiiica tan l'unesla y pcli^'i'n^.i, 
que ('lia sola hastaria â autorizar la l'csulucinn. (pic l.i le d»- 
nut'stras pronicsas y los viuculos de la IVatcniidad nos liahiau 
lieclio ditVrir. Iiasta (pu- la iicccsidad nos !ia nhli^rado î\ ir mis 
alla de lo ipie ims propiisiuios, inipelidos d*- la condni t.i liostil 
y desuatnrali/.ada de los pdiierims (l(^ lOspaùa. (pir ims lia icli- 
vado del iiii-aiiieiito (-mulieioiiaK l'nii ipie henius sidu lli'unadi>> 
;i la aupusta represeiilaeiiUKpK^ •■jcrcoiiios. 



I)i i'l,iriiliiil( 
d« III iii>li>|'i'ii>l III la 



dol 



j iiii'iiii|i 



iili. 



Mas iiosolros (pie nos uditriaiiins de l'iindar iiii' • 
'Il iiiejori's pi'iiicijiios , y ipir lie ipuri i.jos 



ii'i )(■('- 



lilni' 



der 

niiesfra l'elicidad sidire las des^racias lîe nîi'S'ros stiiHjiuiiis 
miiMiiiits y derlarainos ciriini aiiii^rns niuslros. !■ :: ntuerns d* 
niiestra siierte. y |iarlnipes de iiiieslri !elicida( 



( ' s i;u<' iiiii- 



dus ctiii iiiisolrus por los vimciiIik dp l;i - iKirc l:i !eii;;iiii ^ l.i 
i'eliy:i(iii , liaii siilridn lus inisiiins iii.il s ei* tl anterinp l'.î'dni ; 
sieiiipre ipie rccoi*. ;r idn miesira ahsoiiila indepenileiicia de 
id, V de idda otra ddiiii/uii Ciis xtrai^a. îios avudeiî â sosleiiecla 



con SI! Vida, m: 



l'orliiii 1 y >;' .,)ini(iii. declarâiiôolos y ncnne- 
cii'ndidiis (coiuo â tndas las dtiinas nacioiies) en ^'.lerra inr- 
niiv:ns. y en paz aiiiiu''ts, lienuanos y conipatriotas, 

lui atencioii à ludas estas s/didas . pi'ihlicas ô. inciinJesl,!- 
liles razoïies de politica. (pn' tanin persiiaden la necesidad <[>• 
reculirar la di^nidad natiiral, ipie i!l (irden di' lus siicesns nos 
lia rt!stitindo, y en uso de los iiuprescriptildes derechos ipir 



'1) Kii os,i l'-iioc), se croi.'i ;'i Fi>rii.in>tii VU ciisado con iiiki |iari':iiln de 1)»- 
iia|iaili;. 



V SIS I'()SKSI()>FS UN A>IÉHirA. 



39 



lii'iioii los ituclilos i»;ir;i flrslniir tinlu p;icltt, r(Mivonin ('• ;isori;i- 
cidii, <(ii(> iiD ll)'ii;i l<'^ liiii's |i;ir;i <|itf riicrmi iii>lilui<ltis lus 
piliii-nitis, riTciiios ((iic im iiuilciiios ni dcliciiius consorvar 
lus Ici/.os (pic nos liir;ilt;m al uiibiiTnii di- |'i>|),ifi,i ; y {[iw ooiuo 
tndiis lus piii'Mus (Ici iiiiiiiilu cslaiiio^ lilii'i's y aiilurizailns para 
Mil (Icpi'iiilfi- ilr iiiia autiiritlail (|iii' la nticslra. y Inuiar entre 
11- pii|iiitia.>) lit' la tii'i'iM tl |mi'sto iuiial que e| Ser Suiireiuo y 
1.1 iiatiiiale/.a nos a>i|.'iiaii, y â ipie nus llania la siii-esiMii île lus 
iiriiiili'i'iiiiieuliis liniiiaiins, y niiesli-u pi-upiu hieii \ utilnlail. 
Siii eiiiliarL'u lie ipie ciiiiiKi iiins Lis ililii'iillaili'S ipie trae i' 



n<ll>lpi. \ las iilill^Mi'liiMeS ipie i|ii> llllpiilli 



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lailUii Mlle 



v;iiiiH> a iM'ii|iai' l'ii l'i milrii pnlMirn ilrl iiiiiiiilu. y l:i iiilliieinia 
|Mi(|r|ns,i i|i' las l'iirnias \ lialiilinles â ipie lieniu.> eslailu â 
llilr-IlM pes.ii' ai'M>liiiiil)iMi|iis ; taillliieil Ciillnreni'is (|l|e la \er- 
uiiii/.iisa >iiiui>iiiii .1 ell.is. ciiainlu pn(|ci!iM> s.iniilirliis. eiâ mas 
i.'iiiiiiii!HH>:i piiiM ii(iMili'ii>. \ ma- l'iiiie»la jiara mle^l|■a |i(iN|r- 
ii'lid. ipie mie^liM |,ir-,i \ pi'iiii>i -l'iAiiliimln'e. y i|iii' e>^ _\a lie 

Ili|rs|i'n illilispi'iisalile ilelirl' pldM'i'l' ;'l llIle-^IlM n i||>c|'\ :iciii|i. 
M';;ill iil.el \ l'eliciil.iil , \ ariainl'i esriiri.ilm'iite |,ii|,i-, l.i-, InimaS 
il'' iiiie-lra aiili'i'ini' n>ii>liliii'iiiii. 

I'hI' laillii ei'i'\i'iii|(i mil l.iil'-; , st;is fa/.olies ^atisl'ei ||ii r| li'l'r 
lv>|ir|ii ipie ililiriiiiis à |;i- .e,;:;niilii > del l'i'IU'I'ii Imm.iiiu . \ â ,„,|', 



ile-vriii '114 



il U liiil'i'riMli'iidg 

iii'ii'i iiif !'•• 

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li:;ilii|ail île lis i|i'ma> liaciiilie-. m (■||\ii nrilllei'u N.iiiiis â i-mI-'I. 



mil. II'. \ l'Hii ciiv.'i niiimilirariiiii > .miistiiil niiit,iiiiii>; iiiiMili'ii:, 
l» lv|i|'e>c|||;mle> i|i' I is |','n\ inciiis I iinl.is lie Nelieziiela. pu- 
iii'iiili pur lesli'j:ii .il Si'i' Siipi'i'iii.p i|r II iii>liria île mirslrn 
|ii'"i ''il'f \ i\'' la l't'rlilijil lie inii'slr.is iiilriiriuiirs, impl.ii "ii|u 

-II- i||\li|n> y l'eli'sli.lles aiixilin-.. y l'alitii'Ulilule m cl m itii 

'■Il ipii' li.iri'iiln> ;i II i|i::tih|a'l ipii' ^n rioNidriieia l|n- .-sti- 
til\', cl di'M'ii de sisir V iiiui'ir libres. creNeildu v del'eii lielldo 
il -mil. l'ali'diia, n apu>li'dira reli'-'inii de .li'-iiiiisli» i 'iiio l'I 

|irilllc|d lie iniesti'ii, delicj'i'-- ; llnsnll'ns. plle>. à IJiiImI ' y Cull 

Il \'>limlad \ .iiiliiridad <pie ten<'m<)> dci \irliinsii l'iii lilu de 
^■iic/iici,i, dcil.ir.mius Mdemiiciiii'iilc il nmiidn ipie >n-i Pro- 
Mllii.i^ ' Ilidas Mili. y di'lieli m'I' de Imy lil.is. i\f lici ||m \ |c de- 
I''! Il'i, l'.Ntadns lilirt.'S. sulieranus e indejieildieiiles. \i[liee^|;'m 



milicr mon 

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Igual rondui'l* 

lie oli<'!> |iiii'|iluj 

aiiieri>'.iiii>ii. 



CtiDii'iiluiii'a 
hijai (lui IsiDLr. 



Solii'iluiK's 

recliaïUil ii 

por Iti corlft. 



40 LA BSPANA 

ahsiioltos (lo U)(]-' sumision y dcpondonria do In coron.i do 
Espafta, ô de, los que se dicon à dijercn sus apodorados 6 re- 
prcsL'iitantes , y cpio coiuo tal Estado libre ô indepcmdieiitc, 
tienc un plono poder ])a['a darse la forma de pobicrno que soa 
conloruie d la voluutad général de sus pueMos, declarar la 
guerra, liacer la paz, Ibnnar aliauzas, arrejzlar tratados do 
foniercio, limites y uavegaciou, y hacer ejecutar lodos los 
demas aetos, (pie hacen y ejeeulan las naeiones libres é indo 
pcndientes, y para liaccr valida, firme y subsistente esta mies- 
tr.i sulemne dedaraciun , damos, y empenamos uuitnamt'iitc 
unas provincias âotras, nuestras vidas, nnestras fortuaas, y ol 
sagrado de miestro honor nacional. 

Hecliu en el palario fédéral de Carâc' 'irmado por nosotri», 
sellado por el grau sello provisorio de lii «.onfederaeion, y con- 
tralirmado i)or el secret.irio del congreso, el cpiinto dia de jiilio 
Je 1811, cl primero de nuestra indepcndencia. 

Jtan Antonio IIodiu'guez DoMÎNGejiZ, 

préside» te. 
luis loNACio AlENitozA, vice prcsideutt. 
Francisco Isnaudy, secretario. 

Igual declaracion se hi/.o on Méjico, Cartagena, Socorro. 
Tîinja, P;;mpl.»ua, Anliinpiia, l.is demas provineias que eoiu- 
p.inimi <'l virt'in.itn de la Nut^va (Jranada, y mas tarde por ol 
congreso d'' l;i- Provincias Inidas del Uio de la IMata. 

Cn.udo 1..S oorteh ospafKdas reeonoricron el objeto de los 
Americanos y las eonsecueneias d" la eondueta impolitira df 
la rcgenoia, comcn'/.irctn à alarmarse, y permitieron al corta 
m'iiiiero de Americanos fpic ociipaban asieiito entre t.'llos, lii- 
ciese oi'' su voz. Antos de esa época los mismos individiios 
liabian presentado à las cortes nn i»royecto de decreto, pruiiio 
para remediar en parte los male> quf la America espaî\ola lia- 
bia expei'imcntado baio ri gobifi'uo précédente ; pcro las curtc» 
lo liabian rccliazado. Esos mismos Americanos hicieron inn'vas 
rcdamacioiH^s el H> de noviembre, las ciiales tncroii rechaza- 
das nuevamente cl 3 de diciembre de 1810. Sin embargo, cii 



lie Im 

'■{•I lai r»|i.iriHla*, 



l.ilif>il:iil 

lli' lu ll|llll^lllU 



Y SUS POSESIONRS KN AMÉRICa iMF 

enoro ilc 18il las cortes Imbit'i'uii «le ilisni.t .< .,. .intenientlo 
i\ articulos ; pero en ol nios (Icfelnvro siunib .ni' ivlmsaroii ad- 
mitirlas, à al méaos las (lilînei'oii iiidolinidaiiiêiitc. 

Esas once proposicionos rpie vaiUDS ;i trascril)ir, dardnunaidea A .1 1».- n-tiu ,»n 
de las roi'unuas cpie lus <'olonos ospafioles solicitaron en vaiio 
duranfi^ trcsciontos afios : 

(I INùoiiIbnnc al deci'tito do la junta central , del ri de octnbro 
de ISOO. ipie déclara â lus liabitantcs do la Ainérica espanula 
igiuilcs on dort'cho ;i los d»' la Peiu'nsiila, la rcpirscntacion nacio- 
iiiii (If cada parte di' la Aint'i'ica espanula, Indias Occidentales é 
l>l;eiFiIipinas, sera detenninida y rejjida, jiara cada dase de los 
ciiidadanus, del niisino niuxlo y pur las niisnias formas, sin dis- 
tiuiioii alpma, (pie el reino y las islas de la Kspana europeas. 

2° Se pennitirâ â los halulantes libres y natnralfs de la 
Aiiit'rioa esitafïuli plantary cullivar todo lu (pie prudnzca su cli- 
iin; scies ronct'derân licencias para foincntar la indiistria, d (in 
di'([uc eiisaiiclit'ii en tod(» lo posiblelas inaniifacliiras y las artes. 

i> 3° La Aniérica (\spailola p>zarâ de la libcrtad de cipurtar v i.i„in.'iraiiiii. 
sus propiiis ailîcnlos y el prodncto do sus manuf-.»'-tnras, sea 
jL'in la l'cninsiila. sea ])ara las nacicies aliadas siivas, ô neu- 
tr.is, y (le imiiortar ciianto necesite; y cou tal objetu se abrir.in 
todos sus piiertos. 

(Lis (lus soliciludes anteriores fiieron concedidas, pero janias 
se piililicarun las ('inleiics enviadas para su ejecucion.) 

I' 4" Los Aniericanos cspai\oles tendrân Ubertad para liacor el 
coniercio cou los ccdonus csiianolt's en Asia. Todos los reglameii- 
tos ciiiitrarios â esta libcrtad scrAn abulidus. 

'» 5* La libcrtad di' coniercio ser'i conccdidaii t(jdus los puertos v ,1,. uim» i y» 
de 1,1 AiiK'nca cspai^ola y de las Islas Kilipinas cou las dénias 
partes del Asia; todas las leyi^s exislentes contrarias â esta li- 
Itc'.lad seriin aniiladas. 

" tl" Todo estnncn^ todo inonopolio en favnr del lesoro pi'iblico 
odid rey, sera indeinnizadu con niievos derechos sobre los inis- 

niu> (ilijetdS. 

1 "" Los obreros de las minas de plata serân libres en la Anit'-- 
riiM espariola; pero la admiuistraci(.»n del prodncto pennanecerâ 



J.iiii I» >(' l'v iliinrun 



Al'iilii'liiti 

ill' :Ml(iK<lU* 

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^••liti' «o>ni>i nii 



MimI.i 

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lie f\lnn(o. 



Ailin<iii>ti:iriiiii 
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41 



I.A BSPANA 



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l'oscrv.iila ;i los oficialos dcl (k'partainoiifo do 1ns minas, ^ indo- 
ppiuliciito (le los vireycs, oaiiitaucs (jOiierales y odrJalos de la 



re 



ni h 



acicm. 



la. 



pu- 



('),.i.n»nirt. rsio. (Msla solicitnd fiiô aronlada, y la union para ojocntarla sp 
blicû on las provincias hajo la doiniiiacion do lus l'lsi)afiolos.) 
i:i,i;iiiii.i;.i » K" Todo l'isjtaùdl aincrio.ano sorâ clogihlo, ooiiKi los l'isiianoles, 

para toduslos cniplfos lionorilicosy Uicralivns, ciNilcs, niilit.irrs 
y oclcsiâslicos, sra en la ooi'lc, ('i en las dénias [taries de l;i 



(inr I lux (iii|il' CI4 



ntonarciuia. 



eAnin 



' n.liIllHI'IiloK. 



ilv ijiin 
j'i'ild rniiuitli' II, 



H. ".liililrciiiiii'iilii 

(II! Ilo II' lllM.H. 



M..I 



l'MllI 



ilO lui l'IlllliM'IlIlIllut 

ili' l.i l'iiiii la 
i*ii 1,1 Aii.(Vir;i 



'» 9" lîn razon do la protoccinn nalural cpio so debon los tins 
roinos, la niilad do los empleospnlilicoson la Aniôrica os])afiol;i 
sorândosenipefiados porsi'Uiditos ospafioles nacidos en Auieriii. 

» 10" À lin do (jno las oslipnlacionos anterioros soan piin- 
tiialinonte ojeouladas, se l'oianarâ on cada cajiilal una jnntaciiii- 
sidtiva. ;i lin do pmponer personas aptas para dosonipenar los 
eniploos vacantes. 

» 11° (^onsiderando la ^ran vontaja que proilnce el cidtivoile 
las cioncias. y el bejuiicio (pie pneden aloanzar los Indios de h 
opinion pi'd)lica, las curies rostaldeoéi'an â los .lesuilas. » 

La condncta do los diforontes pjhionKJs qne lian (d)railo en 
nondtro do Tornando VII, y la de Jos(' Hona|)arte, lonnnii un 
oontras1(î sinuiilar. i-elnisando ('(tnstanlemenle los priniei'o> li 
indopendenciaâ lus Anierioanus, y pronietit-ndosela (d semnidn. 
Sin end)ai';.'o, la snerlo do los coniisiunados qne la Francia cn- 
viô â la Aniérica espafitda, con (d olijeto do llt.'var los ados do 
las cesiones lietdias jior el rey do l-^spana on l'avor di! Napoléon 
iloîiaparto, y por este en l'avor de sn Inmiano .losé. l'iie uni 
prneha cunvincente jiara la l'ainilia de Honaparle de que li'> 
Aniericanos no se hacian parte en sn oansa. Viendo en seu'iiida 
(pio las snnla^ de dinero (pie reciliia diariainente la l'eiiinsuli 
d<d Nnevu IMniido, coniriltnian tan ovid(!nteinente ;i prolon:::ir 



ri,ii voi.j.io Ici i,Mierra en Ivqtana, (d iniiiistro d(d nnevo rey fornuMdpla 



11 ip' 



l'ii PXiiiiir 
iiiM ri'lii'liuii 



l'ii l:i 



Ailiiii 



..n'iln, 



e\('itar nna revntdta en la AiiK-rica espafiula, oon td fin de pn- 
varla de sus roonrsos. Los principios do ose plan so oncneiitnii 
en las insii-iiccioiies dadas ;'. M. Desniulard, a,u;onto noiiiltiad'» 
por Jusii Uonapartc eu lialliinure. llii aqin una copia do oll;is: 



fci 



Y SIS POSESIONES EN AMERICA. 



43 



Instnicriovos daflnx par José \npolpnn (i )f. Doumnluvd, su romi- inMiuo.ionM.in.ioi 

muiiih) à prinripnl of/oifc en Itiiltitnore , // 6 (udos los t/ue /tro- |,„ j|, .. v, !„!,„, 
chtos (le sus ô/'dcues l'ii/un à la Auifirini ospunnla nni vl fin de 
vtriUir uun reviielta. 



,1 Kl iiiiit'o oljjt'to, eu los luoinoîitos aotualfs, dchp sor pcr- 
siiMilir ;i los rriullosdc (Jik^ Su Majcslad liii|)t'ri;il y Ucal iKi titiiit 
iitrolin en <lai' la libcrtail a la AiiK'i'ira ('Spahnla. siiiuiila m la 
l'sclivitud liarc taiito (iciiipu, siiio d d»; olitciit'i' por prccio de 
lamnfid favor la ainistad de. Ids lialtil.mics y cl lilin' ('(uncrcid 

11 jus piicrtos de aiidias Ann'i'icas, y cl de iiidcpt'iidi/.av la 



(Il 



Aiinrica cspafinla {h\ la Kiiropa. Su Majcslad (drccc lodus los 
iiii\ili(is iicrcsai'ios de li'opas (•(iiiipin-slas *\i' valcri»sos ^Micr- 
nrns. ivspccto A lo cual se, lia eiitciididu Su Majr-lad cou los 
K>ti(liis l'iiidos del Norle de la Aiiii'i'ica. dada comisionado 
Il au'i'iile eu jefe. se rontraerâ ;'i niiiocer ri distrilu en (pie lo 
liji' su uiisiou , asi roiuo el rarâcter de sus liahitautes. cou 
li.i> fiinlos 110 experiiueutarâ eiilôuces diticultades en la elec- 
cimi lie las persoiias mas jiropias para rcoiliir las inslrurciones 
iii'ivsarias cou el nhjetd de caplarse la afcccion dcl pneblo y 
liacci'le conocer todas las vciitajas de la iudepeadcncia; le havâ 
'ilist'i'var ([ue las iniuensas siniias (pie van â consnmirso, en 
Eiii'npa. circularân eiiN'tnces en las ju-ovincias de la Aniérica, y 
iiiiiiii'iiUu'âii sus recursos, su coinercio y su prospiM'idad : y por 
liltiiiiiKtpic suspiiertosse ahrirân â lodaslasnaciiuies. Se apoya- 
rin on la ventaja (juc del»e pruporcioiiar la lihertad de la agri- 
iiillMra y dcl ciiltivo de todos l(js idijctos actualiiicnte proliilii- 
ilus i)ur cl ):nl)ierno de Kspana, — coiiio cl a/al'ran. cl viiio, las 
ari'itinias, cl lino, el cânanio, etc.; los henencios (pie alcanza- 
Mii (Ici (istahlccimicnto de iiiauufacluras de loda esperie, dii la 
.ilii)li(ioii (Ici nionopolio S(d)re cl tahaco, la pt'd\oi'a y las rs- 
ta.iiiias, etc.— Para alcanzar su (dijclo cou nias l'acilidad y p(ji' 
Oi'.tar civdizjida la inayor parle de esus pnoblus. los atrentes pro- 
'iiranin agradar â los gobernadorcs, intendcntes, curas y pre- 
linlos; iKj ecouoinizaràn diuero ni niedio algiino do captarso su 



A«rj;iiiiir 

Ml cll'-lllltll'* 

\ priit' rciiHi 

.1 ImS AiIIi'I IIMIMK, 



I'. <l;i rniin>l> iihln 

il. !m' Il llll,' T 
S'I ili'll ild. 



\."h l'nil|i>iiili;t tlH 

l'i lii'Wiii II il.i)! Il' 

I iiii 1:1 .iM'i nid 

l't' lu iijiii u'iUini. 



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I.A ESi'ANA 



Vulcrfo 

il» l>l ll>i<IUIIlll> «lll', 



lli'cnril.ir 

1» li|ili'>ii>ll cji 

|iiir lu» Kui'u|ii'ut, 



•rri.lu 



c.irinoy ninnr, ospocialniciitL' ili' parlt.' di lns orlosi/isliros; (IclMiii 
iiiiliicir Clin hal)iliil;iil ;i cstos ûlliinos n ([iif riiaiidu liayaii «le 
coiirt'sar à sus pt-niltMilPs, apnivccbt.'ii la ocasimi l'avuralil.' d,. 
ast'gurarl('ssuiii(lt'p('ii(l»'ii(ia,apri>vt'chaiiilulasurt'rtas drl|.iii|i,.. 
l'-nlurde lus Fraiiicscs; que Napolton os td oiiviadM di- 1)\,,^ |,ari 
castigar el oi^tdlo y la tirania de los iiuiuarcas, y que si'ha un 
pt'cado iiiorlal r inviiiisiMe ivsistirA su voliiiitad. Los iijivnWi 
aprovocharâii fodas las (Ma>iom;s df rt'oordarli's la n|)n>|,,ii 
(pic expi'riuit'iitan do parte df lus lMiro|H'os, y td d('S|)rc(ii) (vm 
(pie son traladns pop idlos; tra/.ai-ân lainliif-n a la uK^Minria i|.' 
los Indios las cnitddailcs de los |)rinii'ros conipiisladores df la 
Anii-rica, los infâmes trataniicntos cpif prodipinm â su Ic^nlinij 
rcy; delallarân los actos d(^ injiisticia â (pii^ se liallan t'xpin M > 
diarianuMit»! los imlios. do parlo de los l'uncionarios imliui iii> 
nond>rados por los virovi-s y los pdn'rnadori»s en pcrjuiriiMl. 
|os (pio lioncn dtTi'clio ;'i los cniploos y rcconiponsas; diriL'inn 
Kiriini iiiv»ni.ii„i la atcnclon ilol pindilo hâcia los lalontos supcriorcs (!•• aL'iiii". 
criollos qno qncilan ohidadns, li.îtia las pcrsonas de nifi'ilnil. 
la rlase osrura, y le liai-An notar el oontraste oon los olici.ilc» 
pi'ilplii'os y los (M'it'siâstiros onropeos, inoapaoos de sos»''iici- ,| 
liaralt'lo; le harân conoccr la dilcrciicia <pii' (•\i>lf t-ntiv l> 
Mslados L'nidos y la Anit'rira ospariola, fl liii-ncstar de (pif t'o/.aii 
aipit'llos Alno^i(^•lnos,sn pro^rrosofii ri cointTcioJa a^iricnllun ; 
la navoparion, (d plarordo sor libcrtndos dd yiifro ciinmco y d 
no dcpondor sino de un pjbicnio constituido p(»i" (dlos luisiiitis; 
asc^urarau que la AnitM'ica, una voz soparada de la Mspaùa. lie- 
gar.'î â ser lo^isladora de la Kiiropa. Todos los agcntes, tauto su- 
pci'iores eoino siibalttTnos, (Ii-Im'ii llovar nota de los que ut de- 
claran anii^os de la lihcrtad ; los a^'cntes suhaltenuis trasiuitinn 
sus listas 4 los apcntes sup^riores, para (jue estos liaj;an sibiii- 
fimnes à mi enviado en lt»s Kstados Unidus, i-l lual nie trasiiii- 
tii'A el siiyo, .ifin di^ (|ne yo pneda reeompensar âcada indivi'lii 
Mis agontes se ahstt'iidrân de déclamai' contra la impiisicioii 
la Iplesia ; insistieiido mas liien.eîi sus conversacioiies, subr-l'. 
iieeesidad de este saiito ti'ilnmal v la ulilidad del clero. l;i ba^i" 



y 



l^'llllci 



II)') Aim iii'uii> I, 



rr«»i' iliii I'* 



cl lj<'lll|ll) 

<li> I..I 
KtlDcliit I'iikIh 



iiKi lir 



m In I <■ cMil >il 
di' lu iiKMii-i' mil, 



deia iusurreccioual Uevaiâ estas [lalabras : « j\'iva la /{cliy 



ion CJ- 



M 



Y Sr« POSESIOXE» K> AM^nirA. 



iîi 



tùlicn, (ijtnxtâtirn jf roiiiuiin ! I lUrrzrii ri riuil f/nln'i'rno! n — Hiirâii 
,i<ii'iii;is mitar a los Indins nriii fcliccs sit.-'iii cu.iikIo, vl Itos ^ 
.iiiiit'iYirst' ilr su pais, scrân lilMMl.nlos ilfl trilinln tiraiiint (|inj q 
[aU'in âiiti iiiDiiaiMM l'Vtraiiifro. Kn lin, dirâii al piD'hlo (|nt> su 
prcti'iKLiilo iiioiiarca v>[\ en puder lid n>>taiira(li)r (l)> la libortad 
y |i'p>lad()r iiniviTsal — Napulcoii : l'ii uiia palalira, csos agciili'S 



Aniiiiriir 

1.1 ■liiilit'iun 

dp II» Inhiilm 



HP •■• |ingMi 
■ I iiiiiniirru. 



110 



(Ici))'!! (iiuitir itii'dio alu'iiiin para iiinstrar ai piidilo las veii- 



tijus t|iit' lo prupurcitiiiarâ cl \\w\o ^'idiit-n 



10. 



l'rrparada a>i la riMdiuioii, y ;,'anados todus los priiioipalfs \ 



ri-li-rnr 



lu iiisuiii'cciuii. 



S ,1m 



(iKi 



il..« 



|i|ll I l'riV. Il iiir 
il tlll lllllll'. 



luii'iiiliMs (pii! didit'i) toiiiai' parti- m rlla en las ciiulaiics y 

|)rii\iiii'ias, srrâ in'ct'sarii) ipie lus ii'l'fs y los apMitcs siilialliTiios 

.iri'jiTi'ii la insiirrt'rciiin, ;'i tin df <pii' la n-viu-lta fstalli! id niis- 

iii'i (lia y â la iiii>nia liui-a m li»s diversos jiniitos ; cstcî sera nn 

[iiiiilii rsi'nciai, ipie l'aciiilarâ soliri' niani'i-a la t'ni|trt'>a. Lus 

.iL'i'iittîs principales, en rada pi'oNincia, y los sulialtrnios. en lus 

lii.Mivs qn,. l»>s st'an asiirnados. sr ganarâii â los criados df lus 

u'iluTuadon-s, jnti'ndi'iiti's y dmias pcrsonas podcrosas, y, por 

Ml iiudid, cnvi'iii'narân â los (pio du t'stos l»'s pan'zcan oput'stos 

li lii'iiipri'sa. Ksia opt-racion didif proonii'i- ,i la rcvoincion. â 

lin do rfniOMT todo id)>t,'i('nio. La priim'ra cosa do rpit' liay que D.t.,,,., .i-niu 

iini|i,irM', sera di' dctiMU'i" id iiiviu did Ii-mumi ;i la Priiinsiila ; 

l'i ((iii' puilrâ (d'cflnai'si' tariliiit'ntt' li'nii'inlo hiicnos apMitrs eu 

V>'iMi;ni/.,ailnni|i' lian>n nniilio tndos lus bnipics (ptt> lli'|:an di- 

l.iirii|ia. Sfiâ nioni'^ti'rrnri'rrarcn la l'oilalcza, soliro la niairlia, 

a tnilns lus uticiali'N, cuii sus npiipaji s. Iia>ta qui* la ri-voinriuii 

t>té iiiiiy avanzada. Los a^iontt's tra>nntiiân â nii t'n\iado en lus Tra.nm 

lisl;iilii«« riiidos l'ri'nicntrs inl'urnii's miIm'c (d pruuTfso df la 

ri'ViiJmiun. l'ara t'sli- id'i'clo. M-râ ncn-sario rrcunuriT lus pim- '«i^i'io. rmitut, 

l"> iii;i> t'.iviirahli's de la cu^ta, y tiMu-r sii'inprc ni (dius hiiqnes 

ilisput'stus A dar la vida â la prinu-ra si-fial. 



ili'l IrMilo 
b\i» IViililiiil*. 



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V. 



Los agentes del reyJosé inician su mision. — No habia partido por Bonaparte 
en America. — Intercs de la Inglaterra à la defensa de la Kspafia. — Citrta 
de lordLiverpool al gobernador de Curazao, — Desconlenlode Caracas contra 
el goijieriio de Cûdiz. — Insistencia de la Inglaterra en su proyccto. — 
Aceplacion de su fuediacion : condicioncs de aquella. — Proposicioiies 
dirigidas a las cortcs. — Su repuisa. — Contrariedad sufrida por cl mi- 
nislro britânico residenle en Câdiz. — Triunfos de los patriolas en Amé- 
rici — Invasion de la Francia por los aliados. — Libertad de Fernan- 
do Vil : su regreso â Espana : terminô asi la guerra de Espana. 



i 




1,0» ngpnti'S 

(ciini'ii'/.aroii 

A ohiiir : 

nnii fui' fiislliiilii. 

V.\i Ca\ii: lia 

sp iiii ontio 

iiii'H idj.iri lie e-l s 

iii^tnu'ci lll'^. 



Nu li.iliia pinlidii 
en America 

|IOI' Itdliupillll'. 

Inti'i'.'S 

(11' l;i liiplfilrnii 

ni ilefiMiilri- 

ù lu r.spuriii. 



Los agentes enviados por José Bonaparte penctraron en difo- 
rentes partes del nuevo continente. Uno deellosfné descubicil'i 
y t'usilado en la dndad de jVbana. 

Una copia de la instriiccion anterior se encontre en Gamras. 
en el despaclio del S(^cretario de la jnnta suprema. y îuô enviada 
por esta î'I alniirantc de la estacion en la isla de Harhada. 
conio iina prneba de la necesidad de las precauciones que do- 
bian tomarsc contra las intrigas de Napoléon. 

La niala recepciou qne tuvieron los agentes t'ranceses, poi- 
snadio al gobernador ingles de qne no habia en el pais partidu 
]Mr a osé Bunapartc; que ni aun lo habia bastante numoroso 
en favor de la independencia de la Ainéri'^a cspafiola. Sulcioii'- 
mente compronii^.tida â segundar los heroicos esfuerzos de lu? 
Espaàoles para reohazar la invasion de Napoléon Bonaparte, la 
Inglaterra C(.>ndjatia por su propia causa al defender la de oIIon 
Viose, pues, naturalmente llevada â ejercer su iuflurinia <ii 
l'avor de lus gobernadores (SpanoL^s, t'uando conienzaroii la- 



C.isrlu 

(le liird l.ivrri ool 

ul ^iiiicriMnliir 

(II- (^uia/.'iu. 

Di'Srdiiti'ii'o 

(II.' l'iiiAriis 

COIlll:i ri Riiliii'ilio 

(lu CÂ il. 



LA F.SPANA Y SLS l'OSKSIONTS EN AMÏ'RICA. 47 

tni'ltncionos en l.i Aim-rica iii('i'i(li(iii;il. Lord Livcrpool oscribiô, 
cl iO (le juiiio (le 1810, al gciioral Layard, t,'obori]a(lur de Giira- 
z;in. l(t que signe : 

(( Su Mijcstad liritânira tione pudcrosas razones para esperar 
(|Uo li)S b;iltit;intes de Caracas rec(jnozcaii la autoridad de la 
rcuL'iK'ia de Espafui. » 

Esta rart(a fiié conmiiicada al gobernador de Câdiz y al de 
Caracas, y piiblicada en anibos lugares. El coronel Hobertson, 
secret ario dol gênerai Lay.'ml, lleg(') ccrca deesaépoca â Caracas, 
[iriilialileniente con el intente de liacer que el gobierno se de- 
ciiliese ;'i realizar la esperanza del miriisterio brit;niico; pero lia- 
l)ieiiilu ubservado el descontento casi gênerai contra el gobierno 
de (!;idiz. no se aventnro ;i bacer conocer el objelo de su viaje. 

El ^iiiliicrno ingles no renunci('> ;'i su proyecto de osta])leccr 
la iiaion entre Espana y las provincias insurreccionadas en- 
tûiu'os en la America méridional. 

En el mes de abril de 1811, la Ingl.aterra ofrecio su média- Las(Oîi.»!i,e|,inron 
cioii, f[iie bii' aceptada por las cortes cl G de junio. Hé aqui las 
foiiilieioncs que propusieron : 

1° Las provincias disidentes jurar.ân fidebdad a las cortes y 
il la regencia. y nombrarân sus diputados con asiento en las 
curtes. 

iî" Se siispender.'ui lis bostilidades entre los ejércitos, y les 
prisioueros seran puestos en bbertad. 

.3" Las cortes dispensaran particnlar atencion ;i las quejas de 
los Aiuericanos espanoles. 

■i" Los coinisionados rendirân cuenta de los progr'sos y 
el't'ctus delà mediacion comenzad.a bace un mes. 

^)° Miéiitras continue, las cortes perinitirân un libre comercio 
entre la liiglaterra y las provincias insnrgentes. 

<'>" La inediaciou debe concbiirse en ijuince mcses. 

"" Si lus comisionados no piiedim obtener de la America es- 
pafiulala adopcionde estas proposiciones, el gobierno ingles se 
eoni|ii'nint'tc a ])restar auxilios a la Es^iana para someter los 
iéi)rlilt's por la bierza. 

^'' l'ui' su propio lionor , el gobierno espanol declarariâ 



\.!i l(i(;'ii!('ria 

in l-l 1) 
on Ml |iiii\i;cli). 



bii iniMiiiii'iuii 
luncoiulieiui.es. 






i f ^ 




('iindii'ioiics 
piopiiolas 
6 las c'o: to- • 



48 LA ESPANA 

abiertamente al ministro iiigles las razones en cuya virtud se 
determineu las cortes â aceptar la mediacion de la Inglatcrra. 

9° À pesar de las condiciunes poco libérales propuestas por 
las cortes el 2 de octubre del mismo ano, el gobieruo indi.s 
désigna para comisionados a MM. Morin Stuart y al alniiraute 
Cuckburn. 

Pero presumiendo que estas proposiciones no prodncirian, 
y dirigiéronse ellos tanibien a las cortes el ano sigiiieute, pro- 
pusieron las condiciones f|Ti(i â contiunacion se expresan, cunio 
que dcbian servir para lograr mas facilniente el objeto dcseadu : 

r Tendra lugar una cesacion de liostibdades entre la Es- 
pana y la Aniérica esi)anola. 

2° Se concédera una amnistia 6 entero olvido de toda espocio 
de actos ejecutados, y basta de las opiniones expresadas pur lus 
Americanos espanoles contra los Espanoles 6 su gobierno. 

3" Las cortes confirmarân y conservarân todos los dereclios 
de los Americanos espanoles , d los que se perniitirâ justa y 
liberulmente tener représentantes en las cortes. 

4" La America espanola gozarâ de una entera libertad de 
comercio ; pero podrân permitirse , â pesar de eso , algmios pri- 
vilegios â la Espana. 

?)" Los empleos de vireyes, gobernadores , etc., serân dados 
indiferentemente iî los Americanos y a los Espanoles. 

G" El gobierno interior y todos los ranios de la admiiiistra- 
cion pùbbca se conliarân â los cabildos 6 municipalidades. lus 
cuales obraran de consuno con los jefes de las pro\incias; y lus 
miembros dcl cabildo deberân ser — 6 Americanos espaiiok's. 
ô Espanoles que posean propiedades en el pais. 

7° La America espanola jurard fidebdad d Fernando VII, tan 
luego como sea puesta en posesion de sus derecbos y que baya 
emiado diputados a las cortes. 

8° La America espanola reconocerd la soberam'a de las cortes. 
como représentantes de Fernando VII. 

9° La America espanola se comprometerd a conservar una 
mûtua y amistosa correspoudencia con la Penfnsula, 

10° La Aniérica espanola se obbgard d cooperar con las cortes 




Y SUS POSESIONES EN AMERICA. 49 

y los aliados para préservai la Peninsula del poder de la Francia. 
il" La America espanola se comprometerâ â.enviar gene- 
rosos aiixilios para contiuuar la guerra. 

Los debates de las certes sobre estas proposiciones duraron 
iiuichos dias y fueroii secretos ; al fin fuerou estas rechazadas , 
110 habiendo obtenido mas que el apoyo de cuarenta diputados 
amoricanos y seis europeos. El principal motivo de la repuisa 
fué (jue los Americanos espanoles no habian pedido la media- 
cion (le la Inglaterra, y que la Inglaterra ténia miras siniestras 
al ofrecerla. 

No fué esta la ùnica contrariedad que el gobierno de Câdiz 
l'xperimentu de parte de las certes relativamente a los asuntos 
(le las colonias americanas. El ministre britânico résidente en 
Cddiz solicité enérgicamente la autorizacion de abrir coraercio 
cou la America espanola, desde que las certes se reuniesen ; 
pero csa solicitud fué bruscamente reliusada. Sin embargo, la 
regencia insistiô de nuevo sobre este objeto ante la legislatura 
uacional, de modo que fué tomado en consideracion «n unas 
sesiones sécrétas. Al promediar de abril de 1811 comenzô â di- 
Milyarse esta noticia, é inmediatamente los papeles pûblicos se 
lleiiaron do invectivas contra el gabinete de San James. Entre 
varias publicaciones sobre esto, una es particularmente notable, 
i saber, el consiUado 6 consejo de comercio, bajo la autoridad 
de! présidente, cônsules, diputados y otros mier.ibros, convo- 
cados el 20 de julio de 18H, con el objet(' de discutir la cues- 
tiûu. Ese manifîesto tendia d probar (( que un libre coraercio 
cou las provincias americanas causaria a la Espana mayor mal 
que el que hasta entonces hubiese experimentado ; que los que 
deseaban establecerlo eran impostores, y merecian ejemplares 
castigos y destierro perpétue ; que la suerte de la Espana y su 
existencia politica dependian de la solucion de esta cuestion. 
Los nombres de los que proponian tan desastroso comercio 
(anadîase), deberian trasmitirse a, la posteridad, y entregados de 
generacion engeneracion âlaindignacion pûblica. Los Americanos 
no lian pedido el establecimiento de este libre comercio, y hasta 
cliinii'iian contra semejante medida como perjudicial â susinte- 

VII i. 



Iii'piilsa (lu (.'stHS 
imipo.iuiiiiios. 



(i(ii)lruritMlud 

sufi'Ula 

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iniiii>ti(j liritànico 

rcsiili'iitf un (>Ailit. 



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(le l.i I'' aiii'i;! 
p'ii' lus ii'iaïKis. 



LillLMi.id 
lie rmiiaiMli) VII. 



Su rt'gicso 



MO LA ESPANA 

i'i'se.5. Asc^'urâbnso quo l.i Espana s(; aii'iiiiiaria inralibU'ineiiti' 
'11 servir asi ilf. instrumculo al fixtranjoro, y qiiola raida du su 
(Mincrcio y de susiiiaiiiifactiirari arrastraria nccesariaiiientcla de 
su lil)('rtad. En fin, priisontaljaso ol proyecto propuesto como 
subvorriivo de i;i re.ligi(jn, (loi ôrd(ai y (h la sociedad. » 

Annqut; los di])utados de la Aniérica y niudios Europeos sos- 
liivieson que la jn-oposicion de un libre, coniercio era nna niedida 
piilîticay necesaria, la niayoria de las corles cediô â las repre- 
sentaciones del consulado de Cadiz, y recliazé i'urniabncnte, <;1 
l.'J de aji'ostu d(^ IHl 1, la sulicitud del ministre inyles. 

Miéntras que la luediacion prepuesta por el gijbierno intrlrs 
y las solicitndes de los diputados de la America se frustraban 
iinte las certes, los ejército.) del gobierno revolucionario obtcnian 
importantes victorias en la Amérira, Poseîan todo el territorio 
([lUi comprenden Bnenos Aires, Venezuela y la Nueva Granada, 
cun exci^pcion de algnnas plazas fuertes y provinrias. LosMeji- 
canos patriotas se lial)ian apoderado de nuiclias plazas en el 
g(jbi(.'rno de Méjico bajo Morélos, Rjiyon, Yittoria y otros; al- 
gunos proyectos de revueltas habian sido descubiertos en Méjicu 
misino , y Lima estaba amenazada de insurreccion. 

Tal era la sitnacion politica de la America espanola, cuando 
despnes del inaudito desastre de Moskon y de la destruccion 
del ejército frances, las potencias rennidas del Norte invadieron 
a la Franoia por la Suiza, y los Ingleses y los Espanoles por los 
Pirineos. Atacado hasta por cl rey de Nâpoles — su cunado — 
aband(jnado por la nacion, cnyos votos no liabia consultado en 
los ùltimos tiempos, Bonaparte perdiô el imperio. Todo era 
bueno para él, cou el fin de sabr de laembarazosa situacion en 
que le rolocaba la invasion de los abados. Dos prisioneros de 
'iistincion estabanen su poder, el rey de Elspana y el jefe de la 
fglesia catoboa ; esperando sacar partido do su libertad, se la 
restituyo. 

Fernando volviô a entrar en su reino, bajo los auspicios mas 
favorables, para confîrmar la buena opinion que sus siibditos 
habian concebido de sus virtudes. Los sufrimientosdesujuven- 
tud habian excitado la compasion de los Espaûoles y de los 



^"7177"'' 



T SUS POSESIONES EN AMPRICA. (M 

Americanos ; y la traicion por cuyo niedio habia sido sustraido 
de su reinolcs inspiraba tal iutercs en su favor, qiic su adhésion 
rajaba ya en adoracion. Arruinada la Espana por seis aùos de 
la gnerra mas desastrosa , — la America espanula heclia presade 
las disensiones civiles, — desgarrada por la animosidad de les 
partidos... — | que ocasion tan feliz pai'a mostrarse Fernando 
como el restaurador de la tranquilidad y el mediador entre sus 
siUjditos, y aun para prescntarse en medio de los partidos como 
un ânfiel de paz ! La restauracion de la monarcpn'a y la vu(;lta 
(lel rey teriiiinaban la guerra de la Penînsula, emprendida para 
oLtcnerlas ; esa vuelta debia igualniente i)oner término à la 
pucrra en la America espafiola, pues que la sola ausencia de 
Fernando la habia hecho nacer. En el hecho, a la noticia de la 
caida de Bonaparte y de la restauracion del rey de Espana, so- 
brocogidos de asombro los Americanos, y sumidos en unaespe- 
cie de eslupor, quedaron en la inaccion ; y ciertamente habrian 
cnvaiuado la espada, si en aquellos momeutos se les Imbiera 
ofrt'cido la menor apariencia de paz. Pero la politica agresiva y 
absolutista que adopté ulteriormente el rey Fernando VII con 
sus autiguas colonias, alentô a los patriotas robusteciendo el es- 
piritu revolucionario , el cual cundiô en todo el continente , 
seUaudo para siempre su independencia de la madré patria. 



Il 



Con ^-1 irrmlnù 

Isi giiiM'ia 
en II l'i'iiiiisiili. 




«^,<:>sQ>r^3ijjçXj>''=3^^ 



■ ViîL 3i 









M^ 



LA FRANCIA Y SU COLONIA DE SANTO DOMINGO 

EN AMERICA. 



--*s»»a.r- 



I. 



La Isabela y Sanlo Domingo. — Tribus indins : sus guerras cou les Espa- 
fioles. — Trâfico de Indios. — Las Casas. — Prosperidad y dccadcncia 
de Sanlo Domingo. — Destruccion de San Crislobal. — Asiento de ios 
colonos : sus prctcnsiones : guerra con Ios Rspanoies. — Filibustcros : su 
vida de piratas : llegaron â ser grandes guerreros. — Colonizacion y pro- 
greso de Santo Domingo. — Influcncia de la revolucion francesa. — El 
gobernador Peynier y el coronel Maudit. — Disolucion de la junta de no- 
tables. — Revolucion de Ogé : su trâgico fin. — Dlanchelande. — Esfuer- 
zos contra el espiritu innovador. — Decreto reaccionario. 



I.a halii'h, 
Siinlii Domingo, 



Cni.'i.tpr 

<lc his liilius 

liailiiiiias. 



Giierra 
entre Iiitlios 
7 Kspunules. 



El primer estableciniiento de Colon en el territorio liaitiaiio 
fué Isabela (la primera ciudad ;micricana), fundada en la Costa 
del norte. Santo Domingo, fundada por su liermaiio Diego, no 
vino a ser la capital de la isla sino algim tienipo despues. 

Las tribus indiiis que encontre Colon en Haitî, eran do una 
cxcelente indole ; él y Ios demas Espafioles que arribaron â ese 
pais fueron acogidos por ellas tie la manera mas ai'able y obsoquio- 
sa; pero desgraciadamente el abuso de la fuerza y Ios excesos 
de Ios invasores produjeron nuiy luego una reaccion. Ligàronse 
contra estos Ios principes del pais ( caciques ). Llegaron à las 
manos Indios y Espafioles, con éxito vario ; pereciendo basta 



I I' 



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'TT'^riTTl 



lA FRANCIA Y SU COLOSIA DE SANTO DOMINfiO. Ti.T 

ri ûltiinn (le îkjuoIIos, y guarnicionos oiitons do, los sogumlos. 
La supt'ritividiul de las armas de t'iiego pr.so tériuiiui ;'i tan re- 
niili) coinlwite. Do un millon de indigeiias que liabia eu la isla 
al ticnipo del descubriiuieuio, api-nas ((uedabaii alguuos uu- 
llarcs, sescuta aùosdespiies; de modo que para fines del sigio 
XVI, ya se liabia extingnido la raza priuiitiva. 

Kstas cosas tuvierou Ingar hajo ambos Colones, Bobadillo, 
nhamlo, y, sobre todo, bajo Uoderigo Albuqiierque, quien dii's 
el i)riniero, la idea del trâfico de vcnder los Indios y adjudicar- 
los en pùblioa subasta. Tan solo las Casas se mostn') buniano 
eu esos (lias de matanza. liabia llegado este â las Antillas, 
cunudo el segundo viaje do Coli»n; desde que viô a los natn- 
rak'S , luvo siuipatias por ellos , basta cl punto de, consti- 
tuirsc en defousov suyo cuando rogreso â Espana. Dedico toda 
su vida al cjercicio do tan bcrmoso y cristiano patronato. Soli- 
citô con tanto aliinco, ya ante Carlos Qiiinto, ya del ministro 
Xiniéuez, el nombramionto de inspectores coloniales encarga- 
(los de cierta cspecie do censura respecto de los gobernadorea, y 
(le nn protectorado oficioso en favor de los Indios, qnc al lin lo- 
gr(') coronar susosfuerzos. Desgracia h\6 que tandulces y sablas 
niedidas solo diesen resultados precarios y parciales. 

Consumôse, pues, la despoblacion de las Antillas, extinguién- 
(iosepoco â poco los naturales, diezmados por el hierro, (d baui- 
bre y la miseria. En cambio, la emigracion espanola atluia a 
a([uellas regioues, liacicndo de la isla de Santo Domingo su 
inansionpredilecta, en t(^rmiuosque su capital (Santo Domingo) 
llego a ser muy pronto una ciudad europca, bajo todos respec- 
tos. Tauta magnificencia durô poco, pues comenzô à declinar a 
principios del siglo xvii, cuando las rivaUdades ouropeas vinie- 
ron a complicar la situacion. 

Los Franceses y los Inglcses habian ocupado encomun, desde 
1725, una de las Antillas de Darlovento, — la isla de SanCristo- 
bal, con(]uistada a los Caribes.Muy luego juzg(3la Espana dema- 
siado peligroso semejante vecindario; asi lue que, de trânsito 
hâcia el Brasil, en 1730, Federico de Toledo ataco osa colonia, 
coiupuesta en parte de Ingleses y Franceses, dispersu â sus co- 



r.xtiiiciiiii 

iIl' Iii I'.i'U |il'illliUV.i 
lnili:illil, 

Oll^'ill ilill lllt(ui> 
llo lll'llll». 



,;i» (i:idus. 



Su niniitiôpicK 
iiii^liili. 



I)('S|)iil)l;ii'lon 

(le Ihs AhiiUat : 

|j cnii^jiMcioii 

i'uro|ii'ii 
nniiyi: ù elliis. 



Sun Ci'iiilôhnl. 



Deslrucciciii 

(le la colonia 

en 1780. 



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TlUCriM IMlIll' 

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Fililiinlrro 
(u vidu. 



Wlil.is, 

Xuliein.icici' 

(le lii Torliiga 

Vue écliiiilo 

|or 

Lk Vassi.1 n 



Oïlgtn 

(le la |iiiuli'iia 
•lu lus U llbusieios 



m I.A FHA>(:iA 

lonos y tlestniyô ol establecimiento. Los quo escaparon al hioi-rii 
de los Espaflolcs se habian (lis]MTsa(lo en todas (lirefciiiiifs. 
Parte se Hjaroii eu la Costa uortiî de Sauto iJomingo y eu la isla 
de la Tortuga, que esta sejjarada de la anterior por algunas 
léguas. 

Aniniados de paciticas iutenciones, esos avciitureros preten- 
dian fundar allî uua colonia agrîcola y comercial, explutar el 
terreno, y organizar cambios ron los Holaudeses. No lo enteu- 
dian asi los Espafioles, pues no qiiorian dejar ;i los nuevos ocu- 
eiio» pantes el derecho de goee iuiiierturbable. Cou taies précédentes, 
poco tai'daron eu venir à las inanos, liaciéudcjse una guerra de 
matanza y externiinio. Los aventuveros a(U|nirieron por tal cou- 
ducta el nondjre de boucaniers ,'\)(mi{i(} acecinabau las carnes 
de sus adversarios ; y tanibien el de fdibusteros, (jue la historia 
nos ha trasmitido desde entûnces como sinôninio de salteador 
en mar 6 pirata. 

Organizados, por dt.'cirlo asi, en su auarquia, estes filibusteros 
Vivian en tamilia, teuian comunidad île bienes, robaban a to- 
dos, pero no se desposcian los unos â los otros. Arniaron bar- 
quichuelos cou los cuales infestaron las costas. Poco â poco los 
Franceses y los Ingleses del establecimiento de San Cristobal 
volvieron k reunirse en la Tortuga, y engrosaron el ])rinier ni'i- 
cleo de filibusteros. Mas numerosos que los otros, los Ingleses 
impusieron â la comunidad un jofe de su nacion, de nomljre 
Willis ; pero de Poincy, gobernador gênerai de las Antillas , 
envié âtiempo al otîcial LeVasseur, para que arrojase, comolo 
liizo, â Wniis y â sus compafleros. La Tortuga y su costa fron- 
teriza se hicieron francesas : en vano enviô la Espafta una es- 
cuadra contra los aventureros, porque Le Vasseur rechazo à cuan- 
tos desembarcaron. 

Entônces fué cuando ' surgieron y pulularon las expediciones 
y depredaciones marîtimas. Formados en gripos de cincuenta 
hombres, los filibusteros se escapaban en pequenas embarca- 
ciones que una sola bordada liabria bastado para echar â pique. 
Cuando veian un buque cualquiera, lo asaltabanal abordaje ; raro 
era el que escapaba. Al cabo de algunos meses de correrias, lia- 



Y si: (MltlMA 1)H SAMO DdMIM.O. S3 

l)innostal)l('fi(lo un;i n'ptii.k' m tau attTradnivi, cpio todo biKiuc 
as.iltadu ti'iiia qiu'. iviidiisi!. Ciiando rcLTrsaliauî'i la 'l'orlii^M ron 
sus prt'sas, pruci'diau /i dislrihiiirlas ; juraiido cada jjii'ala (|iic 
iiuda se liahia rcstU'vado eu pruvcclio iirivado siiyo. 'l'odo pcrjun) 
m rastip'idu coii pena de iiiiicvlo. Ui'spiiL'S dft st'iiu'jautf di;- 
darncioii, se arroglaban las partes, ciiyo i)i'oducto se «•oiisiimki 
ciu'xresos y orgîas. 

Si algo piiode oxciisar iina vida do malanza y salteamionto, 
es laciiruiistancid de que soiuclidos mas tarde ;i la ley coiuiiii, 
esus piratas expiaron sus eriuieiies anteriores por uiediu de 
tii'iiipiarcs servicios, y de ([uo lus lilibusteros de la Tortuga llo- 
garou â ser para laFraucia luia aliuâciga de exceleutes uiariiios ; 
;'i clius se debio la tau di^j)ntada posesionde unaparto de Santo 
Déiuiiigo. Grandes y eouucidas i'iierou sus proezas, que por 
ciorto liai .1 uiucbu liouorA la Fraucia(l). 

Lus lilibusteros contiuuarou su vida de uiatauza y do pillajo 
hasla cerca de lOdH, bâeia eu va éijoca iJertraud d'Ogeruu se 
pnipuso utilizar tau l'eroz valor para la ctjlouizaciun de Sautn Do- 
iiiinpi. La tarea era difieil. pnrque se trataba do iul'uudir gus- 
tûs sedeutarios il espîritiis aclivos y aveutiu'oros; do soinotor a 
unré^iuieuletial â piratas uo aeostuuila'ados d obedoeerley al- 
giina; de ediirar, eu (iu, eu elrespeto (loi uiouopolio do la eoui- 
pania do las ludias Oceideutales, a un puoblu (b; piratas extra- 
viatlt) bacîa uuielio tieuipo eu puuto â ideas sobre la propiedad. 
tl liâbil aduiinistrador logrô buouos, auuque parciales rosulta- 
dos; pero no desuiayô, y â las sabias uiedidas posterioros que 
tomô so debiorou los progresos de la colonizacion liàiia la época 
de sumucrfe. 

La colonizacion continuô progresivamonto bajo los gobcrna- 
dores fpit' le sucodierun.Fuudârouse estableciuiieutos y ciudades 
en las costas setoulrional y oriental de Santo Domingo : alliiye- 
rou alli colonos frauceses, y la isla se enriquociu y se poblu por 
medio dtd cultivo. Obstâculus y ondjarazos hubo,poro no bas- 



l\ KIT y.1 .llilItH 
(ÎIIIMI, i(J». 



0(111 I'IIms culdllili'i 

1: li'OiiKI'.iiN 
à S.iiilii |)niiMri';u, 



riisiiiii-(i |iiii^ieso 

(le l.t ni'onia 

pru 178». 



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(l) Véase la obra Voyage dans les deux Amériques, piir M. A. d'Ohbigny, 
pàg. 19. 







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LA FHANCIA 



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liiniii'iicia 

ilii la t'i'viiliu iiin 

fiiinicn 

tMi lu luluiila. 



Uivisiiiii 

do Ih iihliuliliiil 

ontro cl golifiriiidur 

l'KVMKU 

y cl i-()i(iricl 

Mm DIT. 



Este ilisiiUiô 

iina jiiiita 

(le iiiilublc^:. 



Rcvoliiciun 
du 0^6. 



tailles d impodir la inarcha pr/)spf'ra do, aqnrlla région; de 
modu que, p.ir.i ki/'itora de la rtivolucion Iranccsa, en 1780, pa- 
recia qiio la isla habia llcgado al apngco do su ricpioza. 

Los acoiitcfiinioiitos do la iiiolr('>poli roacficjiiaron ent/inres 
sobi'o la CDlouia ainericana. Una sociedad Ibriiiada en l'aris bajo 
ol titiilo de Amis fies Noirs (Aniigos de los Ncgros), en la ciial 
figurabau Mirabeau, Hrissut, Coudorcct, Potion y ol abato (Iré- 
goiro, sirvioron do punto de apoyo a las reclaniaciones de los liom- 
bres do colorciuoquiirian aplicar do luogo â luego los principios 
absolutos de la oniancipacion francesa. Adoptaudo los colores 
nacionalos, Saute Domingo croiahaberproclamado, como nu(>vo 
côdigo, la declaracion de los derechos del hond)i'o, es docir, h 
igualdad entre clases hasta cnbSnces bien doslindadas, — el anio 
y cl esclavo. Una declai-acion de la Asanibloa fonstitnyento, 
confecha Kde niarzo de 1790, que pouia las colonias l'ucra do 
la loy comun, no hizo sino agriar los dnimos, sin lograr que vul- 
viescn a la obediencia. Desdo entônces, la isla no fué sino un 
volcan ; intennitencias hubo en las erupciones, pero el fuego 
contiuuô siemprc subtcrrâneo. 

Dividiaso entônces la autoridad en dos liombres, — cl gober- 
nador Peynier, que habia succdido â Ducassau, y cl coronel 
Maudit ; cl segundo ejcrcia de hecho los podcres, de que cra titii- 
lar el primcro. El coronel Maudit cra activo, habil, conciliador; 
habiase atraido parte de los negros , lisonjeândoles y aliuion- 
tândoles con promesas ; y de este modo se adquiriô una popii- 
laridad efi'mora. Esa popularidad le animô â disolvcr unajunta 
de doscicntos trece colonos notables del pais, que liabiaii for- 
mado y a una espccie de carta para Santo Domingo, Ejocntôse 
aquel acto sin violencia, y los miembros de la junta, en lugardp 
protestar por medio de las armas, prefirieron pasar â Francia, 
en mimero de ochenta y cinco, con objeto de abogar por su 
causa ante la Asamblea constituyente. 

Miéntras que el Léopard conducia a esos abogados de la eman- 
cipacion colonial, la revolucion de Ogé interpretaba por medio 
de los lieclios un derecho que se obstinaban en debatir. Ogé era 
un mulato jéven, de treinla anos, mas frances que criollo ; edu- 



ifF^ 



j- 



Y SU f.OI.OMA Î)K SANTO UOMINGO. 87 

cido en Paris, y hal)ioudo sorvido on Aloniaiiia, habia conocido 
y ircniniitado â los . ''"^s r/dobros de ambos pafses; cra 
miombi'i» d(^ la suriodad h\ los AmiH des Moirs, m que Lii- 
f'Myettc y llrogoii'(^ lo babian bticbo aihuilir. Sea quo Ogô no t'unse 
sino f'I ayonte de dicba sociodad, sea ([uc obrasc jiorsiis propiai 
iiispiranmies, In cicrto ns que de regreso â Sanio Donnngo se 
roilo/i (b; ninlatos (b^scontentos, y logn't reunir bâcia los lados de 
la ll)'(in(le-/tiviè)'f, a qnince léguas did Cap, un partido de tres- 
fionlos disidentes; pero un cuerpo de ejército, enviado en su 
persociicion, le atacô y derrotô, matândolc gran numéro de los 
suyos. Refugiado en el territorio c^spanol, viviô en él errante, 
liasla rpie en virtud de la extradirion fué puesto A la disposicion 
(le l;i justifia franresa. Ogé fué arrastrado al Cap y (( niucrlo 
;i pijpcs [roue) n con sus complices en el mes de marzo de 1791. 
liluidiclande babia reemplazado entiaices â Pci/nier. 

De este modo tratàbase por todas partes de coniprimir el mn- 
vimicnto de los animes hâcialas innovaciones. Paris mismo se 
prpstaba ;i csos medios reaccionarios, yen lugar deuna brillante 
iipnjbacion, los niiembros de la junta colonial encontraron en 
lin informe de Barnave la compléta desaprobacion de sus actos 
y nicdidas de rigor contra sus personas. Era ese un triunfo, es 
Yordad, del partido consorvador; pero costo caro y duré poco : 
on la rolonia, provocô el asesinato de Maudit, ejecutado por sus 
propiossoldados; en Paris, dio origcn â la mocion de Grégoire, 
[lor la cual los hombres de color oran reconocidos como ciuda- 
d;inos IVanceses, con el mismo titulo y dcrecbo que los blancos. 
<i i Porezcan las colonias àntes que un principio ! » — dijo un 
inieinbro de la Asamblea, y el decreto pas6. 



l'in tr6gii'i) 
ilii i'!>iu,uii nul . 



l:^fll(•l/0» 
|i:ci'u ii'in'iiuii' 

l'I »'S|.llllll 

ili' iiMiuvuciuii. 



Un (lecii't» 
iciii'c'iuii^rio. 





Mi' M^ 






m 



II. 



Doble conjuracion : fndoleiJe ambas. — Faces rte laguerra. — Invasion fnis- 
tri'iiiea de los Ini^leses. — Toussaint Louvirlure : sus inedidas. — Expedicion 
contra el Cap : resistencia de Toussaint : capituiaoion : fuû violada por lus 
Fruncest's : reaccion : medios Lârbaros : repiesalias : capitulacion cou 
Dessalines. — UessaVnes fuô iiombrado gobernador. — Visperas sicilianns. 
— Coronacion de Dessalines: trân-ico fui do este. — Sucedi(^lc Crisldplie. 
Pétion. — Coronacion de Cristophe: presidencia de Pélion. — lioijer. — 
Suicidio de Cristuplic. — Reconocimiento de Haiti por la Francia : imlern- 
niziicion. — Juicio sobre Haiti, — Estado moral y malerial de este pais, 



!^^' 






'1 i .. 



UuIjIu conjuracion; 
su iiiilole. 



Inrendio 

y eitemiinio 

de las liucivndai. 



Apénas fuô coiiocido en Santo Doiuiiifro, cuando estallo im;i 
doble conjuracion,— levantândose ios blancos contra la nictrô- 
poli, c insurrect'ion.îndose los negros contra los blancos. Ter- 
rible fné esta scgunda rebelion, liast;i (,'1 punto de anular la pri- 
mera. Obrando los ne^ros con un acuerdo aterrador, el 2.'{ de 
agostode iTOl, se sublevaron â un mismo tiempo en cuatro 6 
cinco haciendas, asesinaron â los anios, y en seguida se form;u'oii 
en grupos para niarchar contra las olras parro(fuias mas inmc- 
diatas al Cap. La guerra estnba à las puertas de la capital. En 
vano intentaron algunos liaceudados defenderse del eiKMuiL'o 
comun, y de aliarr e contra él. ïodo elcainpo se cubria de ban- 
das que de los montes acudian. Cincuenli y liasta cien haciendas 
incendiadas senalaban el paso de la insurreccion. El Cap\cn\h\o 
por su poblacion, y se l'ortificô y orgam/j') susmilicias. [Jurante 
un mes, asî se combatio. Dos mil blancos y diez mil sublovados 
perecieron en ese primer periodo de liostilidades. Ciento ochpnta 
haciendas de cana, y novecientas de café, algodon y afiil, i'ueroii 
destruidas. Nacida en las parroquias scstentrionales, la revui'ltJ 
invadiô los distritos del occidente, y muy luego ardiô toda h 
parte francesa de Santo Domingo. 



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LA FRA^GrA Y SU COLON lA UE SANTO DOMINGO. 59 

Esa giieiTade exterminio, a moniido suspendiday continuada, 
présenté desdc ontonces divorsas faces. La pi'iinera par6 on una 
especie do comproniiso con la insurreccion triuntaiitc. Diôse un 
nuevo dccreto cl -4 de abril de l'O'i, y très coniisionados llepa- 
do-ulc Fraucia tuvieron instracciones secvetiis para toiiiar âlos 
nem'os bajo su tutela oficiosa. No era esto si.io la consecueucia 
de los acDiitocimientos, — la revolucion marcliaba on Paris, y 
eia inencster que niarcliase en Santo Domingo. En vano quiso 
liiihar Galhaud, gubemador nucvauiente noni])rado, contra el 
ppiisiimiento y el mandato de los coniisionados. Su resistencia 
110 sirvio sino ]iara provocar una guerra civil, con ayuda de la 
(liai sorprendieron los negros el Cap Francei-' lo incendiaron y 
dcL'olhu'on a todos los blancos que no se habian rcfugiadc à 
bordo (le los buqucs. 

La scgiiiida faz, de 17i)3 ;i 17V)S, abraza las t(3ntativas de inva- 
sion (^fcetiiadas por los Ingleses. En efecto, Santo Domingo les 
pareciij, li.icia ese tiempo, rica y f'âcil presa; atacâronla por di- 
verses puntos, se apoderaron dcl muelle de San Nicolas, y de Je- 
remias y Puerto Principe, en donde se mantuvieron durante 
niiuliosafios. Pero los esfm^rzos reunidos de los blancos, negro;-: 
y imilatos. la iiisuficiencia de las tropas de invasion, las enfer- 
mc'laflosylriiusalubridaddel clima, liicieron insostenibles aque- 
Ois posiciones, y forzaron a evacuarlas, Los générales Wliitc, 
lii'bliane, Forbes, Simcoe y INIaitlandencallaron alternativamente 
eiuma einpresa en que los générales republicanos debian tam- 
bien usar en vano de su intrepidez y experiencia. 

Durante la ocupacion inglcsa, el partido de los negi'os se ha- 
bia ronstituido. Al lado de los jefes priuiitivos, .Iean-Fran(;ûis, 
Ifiassou, Boukmant y Rigaud, liabia aparecido un nuevo jefe, — 
un iiegro llamado Toussaint Louverture. Dotado de intebgencia 
y artividad en su juventud, Toussaint babia sido distinguido 
entre 300 negros por el intendente de la liacienr a Noe. Se le 
babia ensenado a leer, escribir y contar. Su condicion era, pues, 
ii'lit y (lulco, cnando estallô la insurreccion; no se conipb(;(j en 
ellaliu'go al punto, sino que aguard(') que los acontecimicutos se 
mibiesen discfiado de un modo claro. Hecho eutouces teiiiente 



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Niicva fai 



S''guiiii;< f»7. 

(in b |;ii«rin, 

il( 1793 à 1-38. 



lie li>9 Iiigli'ni's. 



l'nrtiilo c;i|iit:inea>la 

(lor Tiu.s-)AIMT 

l.orv.-.r.Ti lu:. 





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60 



LA FRANCIA 



Este fil A 

alliMniiliviiiiiurilo 

nnlisia 

y i'i:|iiililicano. 



Oljaa iiuHlidai 
niiyus. 



Biassou, y àcspues gênerai en jcfe de los negros, adquirié t;il as- 
cendiente sobre ellos, que el gobierno frances creyô debia 
atraérselo, confirmândole su grado. Alternativamenti rcalistay 
republicano, Toussaint fué ante todo jefe amigo y padre de los 
negros; pensando en ellos, con preferencia, en todaslas estipu- 
laciones y tratados. Entre Toussaint y los negros no Ucgô a in- 
terponers ', ambicion alguna pcrsonal ; y aunque a niLMiudo liizo 
Su |,iimcr cuijado, obnegaciou de si propio, jamas les olvido. Desde que cl pais 
quedô libre con la evacuacion de los Ingleses, su primer ciii- 
dado lue hacer reconocer y proclaniar la indepcndencia de los 
honibres de color. Dirigiô despues â la poblacion bâcla il 
cultivo de las tierras: no conservô sino parte dcl ejército, que 
sometio a la disciplina y al manejo dt la armas. Uicto y rea- 
lizo varias otras medidas de fomento , y colocô la prii.un 
piedra de un edificio elevado à la independencia del pais, 
Conocido y respetado en toda la isla, recorriô tambicn, riiiiio 
triunfador, la parle espafiola- cedida â la Francia por el tralailo 
de 1798. 

La colonia iba à renacer colonia de negros, bajo el pntronato 
frances., cuando el primer consul Bonaparte creyô de su delnr 
alcanzar, por medio de las armas, una soberania ménos nomiiia! 
y raénos precaria. Libre ya el mar, a consecuencia del tratailu 
de Amiens, zarpô de Brest para Santo Domingo ima escuadn 
de 2r),000 honibres bajo las ordenes del gênerai Leclerc. Esi 
armamento se présente, el 2 de febrcro de 1802, delante deb 
ciudad del Gap, en donde mandaba el gênerai negro Honri 
Gristophe : intimusele â este se rindiesc , lo rehusô ; pero uua 
vez atacado, evacuô la ciudad, despues de baberla iucoiuliatlu, 
Respecto a Toussaint, otros fucrou los medios que se tcntaron, 
— el sentimiento y la persuasion ; pero ni las lâgrimas de sus 
hijus, ni los para él honrosos cunceptos de una carta auto- 
grafa de Bonaparte , haciéndole responsable , ante Dios y les 
hombres , de la conducta de sus negros , lo decidieron a firnii'' 
siquiera una neutralidad complaciente. 
Toussaint viô que en la bandera del ejército invasor estabi 



Kx|icMlicl(>n fiancssa 

ciiiilra cl (îap : 

flv;i(Mn(iiiii 

é incHiiilin 

liu esia ciiidid 

por CiliSTOPlIE. 



Mucliuh ii>rrii. Iiiusos 

t'illilll'.lllos 

â Toussaint. 



Preparôso 
cslc ft reiistir. 



escrito este lema Esdavitud de los negros, y , sih v 



acilar, 



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El n'.tt 

expediribiiii'ioopcli, 

6 hi tli{iloiiiui'ia. 



Capilu'siciun. 

Fué viiilailn 
por los l'i'unccbcs. 



Ti'cniendii rcirrior , 



Y SI' f.OLOMA DE SANTO DOMINGO, (M 

se apercihiô al combate. Diô sus instrucciones à les générales 
Cristophe, Dessalines y Laplume; sus tropas, adniirablemente 
ûrganizadasparaunaguerra de emboscadas, ponian en laùltima 
extremidad a la intrepidez y actividad francesas. El solo sitio 
(le la Crête à Pierrot ocupô casi todo el ejército. Viendo que 
naila se consiguiria por las armas, Leclerc apelô â la diplomacia, 
torps al principio, pero despues mejor dirigida y mas feliz. Pro- 
luotiase âlosnegros unalibertad y unaigualdad sin condiciones, 
ysus geiieralos fueron admilidos â capitulacion, conservândoseles 
honores y grados. Cristophe, Dessalines y Toussaint transigie- 
ronasî a su turno. La paz fué firmada; pero desde el siguiente 
(lia, Toussaint habia sido sustraido de su retire, puesto en un 
iiavio y conducido à Frauda, donde pereciô, en 1803, en los 
calabozos del fuerte de Joux. 

Este odioso acto de niala fe bablô elocucntemente â los gé- 
nérales capitulados, quienes abrieronde nuevo lus hostilidades. 
Leclerc no pudo contrastarlos, pues su ejército se debilitaba de 
(lia en (lia, cou los calores y los grandes estragos de la iiebre 
aniarilla. La conquista de la isla era imposible. Pretendiuse 
aterrar ;i los negros, y a quevencerlos no era hacedero; al efecto 
se les ejecutaba en niasa, y basta se azuzaba contra elles per- 
ros fainélicos, — atroz medio do destruccion, renovado desde 
los priiiieros tiempos de la conquista ; — pero esas medidas ex- 
tremas solo sirvieron para provocar horribles represalias. En fin, Prov.,c6 i'.'pr.'!.a 
lascosas empeoraron â tal puuto, que fué necesario abandonar 
laempresa. Lanmcrte de Leclerc, un nuevo rompimiento entre 
la Fraiicia y la Gran Bretana, algunos atrevidos ataques del 
gênerai Dcssahnes^ que sitiabalaciudad del Cap, la incertidumbre 
del porvenir y la imposibihdad de recibir refuerzos,— todo eso 
provoco é hizo uecesaria uua evacuacion. llochambeau, sucesor 
de Lsclerc, capitulô con Dessalines, y fué obhgado en seguida 
â entregarse con sus tropas â la merccd de los Ingleses. 

El 30 de noviembre de 1803 — dia de la evacuacion — Santo esip fué .iomi.rad( 
Domingo perteneciô de nuevo â los negros. El gênerai Dessa- ^" ""'"<"•• 
lines fué nombrado gobernador gênerai de la isla, la Cial tomô 
sn nombre primitivo de Haitî. Ese hombrc, nacido con senti- 



Moiln lifii'liaro 
los Kranccsus, 



('ii|iilii1:u'ioii 

(Ici ji'fu 

cx;i('(lici(iiiario 

cou l)ESS\ LIMES. 



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Vl<]irrni mcitiannt 
l'N liulli. 



(idi'onaciun 
di.' Dkssalimks 



Su conilui'tn 

inliiiniRiia : 

ti&gico fin que tiivo. 

Siii'oiliôle 
(;i'.l>T()l'Iu:. 



Su luelia 
con PÉTIO». 



(Juionac on 
(ie fRlSinPIIE. 

Pie-idincia 
de l'ÉTlo.N. 



r.OVER 

sucedio à este. 



^^2 LA FRANCIA 

uiientos ménos elevados que Toussaint, sefialô el primer periodù 
de su podcr con una espantosa matanza. En les primeros 
dias de 180i, Haitî tuvo sus Visperas siciliunas. Todos los Llan- 
cos fueron degoUados, sin distincion de edad ni sexo ; i'scap;in- 
dose apénas unos cuantos saccrdotes y médicos. Seis nieses duro 
tan horrible matanza, cuyas vîctimas no tuvieron guarismo. 

Dessalines l'undô su trono sobre cadâveres, habiendo sitlu 
roronado el 8 de octubre de 180-4. El era negro, y en 1791 ser- 
via a otro negro cuyo nombre tomo y à quien hizo suiuillii 
suyo a su advenimiento al imperio. À tal extremo llegaron los 
hâbitos de inhumanidad y barbarie de Dessalines, que cuaiidu 
no Imbo ya blancos que sacrificar, se entre gô â malar ne- 
gros, comenzando por sus propios oficiales. l'an horrible coii- 
(lucta provoco una conjuracion entre sus tropas ; habiendo sido 
asesinado el 17 de octubre de 1806. 

Sucediole Cristopbe, rival suyo, quien parecia entônces desa- 
probar las crueldades de Dessalines ; contentândose aquol cmi 
tl titulo de jefe del gobierno de Haiti. Su poder, sin embargo, 
no se atîrmô bien sino en el norte de la isla. El comamlante de 
Port-au-Prince, que era un mulato llamado Pétion, liabil inge- 
niero y oficial muy instruido, rehusô reconocer al dicho suoe- 
sor, y formô un poderoso partido para contrabalancear el suyo. 
Por dos anos se disputaron la supremacia los dos compctidoivs, 
sin que se resolviese la cuestion. ïriunfaba Cristophe y conser- 
vaba siempre la ventaja sobre Pétion ; pero habia en este taies 
recursos de constancia y de tâctica que era necesario comcnzar 
de nuevo y â cada paso la lucha. En fin, cansados de giiem. 
nmbos jefes haitianos depusieron las armas. Mucho sufria el 
pais con tan sangrientas discordias, pero se olvidaron las aiiiii- 
ciones personales para pensar en él. Cristophe se corono rey, 
bajo el nombre de Henril"; Pétion se hizo nombrar présidente. 
y ambos soberanos rivahzaron desde entônces en esfuerzos para 
hacer llorecer sus respectives remo y repùblica. Desde 1811 liasta 
1818, guardâronse asi las exterioridades de la buena inteligen- 
cia; pero habiendo muerto Pétion, y sucedîdole Boyer, creyo 
Cristophe llegadala hora de realizar sus usurpaciones.La jîuorra 



Y SU COLONU DE SANTO DOMINGO. 63 

(omonzô (le iiupao en d ciiiirtcl do la Grande-Anse ^ y fué 
tavurable a Hoycir. Prudpute, persevcranto y liâbil, elnuevoprc- 
sidi'iile acabu de ganarse, pur mcdio de sus accioiies, â les 
(|iio sus armas no liabian sometido, Cristoplie, pur el contra- 
liij, cada dia masinjusto y cruel, disgustô â los suyos, y auu 
>(' concito la niala voluntad de su ojército. Estallô contra él 
iiii;i tuujuracion militar, en la primera quincenade octubro de 
18''20. y se liabria desenlazado con el asosinato de Cristophe, si 
isti^ 110 liubicra prcferido quitarsc la vida. El !2() de octubre, 
l;i parte i'rancesa de llaitî no formaba sino una sola rejuiLlica, 
haju la prt'sidencia dcl prudente lioyer. En 1822 se ajjoderô de 
la parle espanola, con un golpe de mano. De esa manera, toda 
la i»la 110 l'ormo desde entonces sino un solo Estado, en manos 
(lu iiu iiiismo jefe. 

(^iiaudo la indepeiidemia de la isla liubo sido un hecho con- 
<iimad(), el gobicrno frances no se desdenô y a de tratar con 
l!it\ iT. Miiclio tiempo hacia ciue los Borbones liabian tratado de 
ubtuiicr el rcconocimiento, al inénos nominal, de una suprema- 
(ia iiu'tropolitana, para lo cual se liabian dirigido alteriiativa- 
iiii'iitc â l'élion, â Cristoplie, y mas tarde â Boyer. Los très se 
liabian iicgado â ese reconocimiento, exigicado que su punto de 
partida l'iiese el del nucvo Estado. El gabinete de las Tullerias 
resistia, queriendo, por via de satisi'accion, scie reconociese en 
t'i tratado una soberania exterior sobre Haiti. Mr. Esmangart 
iisô de su elocucncia diiilomâtica para explicar â los enviados 
baitiauos que esa concesion no ténia valor real, y no implicaba 
iiiiigtiiia réserva séria. El asunto tuvo mal éxito esa vez; pero 
si^ eiiiprendiô con inayor éxito, en julio de 1825, por la iuterpo- 
sicioii del baron iMackan. La Francia recoiiocio la independencia 
dt'Haitiiiiediante unaindemnizacion de loO,000,0()0 de francos, 
pagadcra en cinco plazos iguales, de los cualcs el primcro debia 
veiicerse el 31 de diciembre de 1825. Como es sabido, estas 
condicioiies tan onerosas para la repidjlica de Haiti no lian sido 
l'elii-'iosaniente cumplidas. Ciento cincuenta millones, fuera de 
las cargas ordinarias, cran una deuda tan pesada, que al firmar 
''1 tratado, era de creerse y esperarse este resultado. 



r.oniciiïo 
uiii'viiniciiln 

lu glltMT» 



Snji'idiii 

lie Cr.isToi'iit:. 



Uiiidiiil 
dsl ettiiilo liyiiiiino. 



Itecoiiorliiiii'iilo 
por lii Fruiiiin 



Mi'(I.:ii!li> 

unn inilt uini/acion 

de lîio.coo nou 

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de jiiiciuii 
suLro Ilaili. 



Ealado morul 
(le este pali' 



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Sus inlerpscs 



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64 LA FRANCIA Y SU COLONIA DE SANTO DOMINGO. 

La Repûblica de Haiti ha sido juzgada de modes niiiy diverses 
y aun opuestos, prestândose hasta los guarismos y la estadis- 
tica a cubrir las mentiras de partido. La verdad estd entre todas 
esas opiniones, que en su mayor parte son por cierto interesadas. 

La isla no es rica hasta ahora, ni puede serlo. Un pais no 
sufre una guerra de exterminio , ni trastorna su pacto social, 
sin que su vida deje de comprometerse muclio tienipo ; un pais 
no cambia de amos sin que se conmueva profundamente. Honi- 
bres nacidos esclaves, 6 medelados para la esclavitud, se des- 
pertaron libres un dia. En profunda cahna, miraron en su 
derredor, y se encontraron con propiedades sin amos, con 
campes, casas, génères de teda clase, sacos de oro y de plata. 
Dijeron para si : « Estas riquezas jamas se agotaràn. i Hay, 
entonces, necesidad de trabajar? Trabajar es el estado del 
esclave ; ya no semés esclaves. » 

Por otra parte, la guerra ténia ocupades tedos esos brazos, y 
miéntras que la tierra no fuese definitivamente cenquistada, 
elles no querian moverla, por temor de sembrar para otros. 
Las ideas de orden, de propiedad, de censtancia en el trabajn, 
de perfeccion agricela, etc., ne podian, pues, infdtrarse siuo 
poce à poco en poblaciones perezosas por naturaleza. Ademas. 
aunque duenes de si prepies, los Haitianos permanecieroii pur 
muche tiempe del bande de las nacienes eurepeas. Elcemercio— 
ese resultade de la agricultura — estaba por reliacerse en sus 
puertos. El gebierno pacifiée de Boyer, sus elevados talentus, 
justicia y dulzura, hancica trizado y a algunas de esas heridas ; las 
demas desaparecerân con el tiempe. Haiti alcanza hey toJavia 
una época transitoria y cenfusa ; no se juzgarâ sine mas tarde, 
de un mode imparcial, de lo que le baya proporcionade la con- 
quista de su independencia (i). 

(1) Véanse las si^uientes obras : 

Voyage dans les deux Amériques , par d'Orbigny. — Moreau de Saint- 
MÉRY, Description de Saint-Domingue. — Mémoires de M. de la Lmene, 
1790. — ïUMoire de la révolution de Saint-Domingue, par M. Dalmas. - 
Histoire de la révolution de Saint-Domingue, par le général Lacroix. 



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PORTUGAL Y SUS POSESIONES EN AMERICA. 



I n "-TTr^ ''"^•r^ T ï 



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il 



Causa (le la independencia del Brasil, — El rey don Juan VI. — Regen- 
ciiï de don Pedro. — Sublevacion é independencia del Brasil. — Don 
Pedro emperador. — Asamblca conslituyente. — Patriotas : guerra contra 
los Portiigueses. — Ministerio de don Pedro I". — Los Aridradas. — 
Caida del ministerio : su ascendienle : resultados de su caida. — Disolu- 
cion de la asainblea. — Constilucion del Brasil : su jura. — Prosecucioii 
de la guerra con el Portugal : el comercio de Lisboa en su favor. — Me- 
diacion britânica. — El Portugal reconoce la independencia del Brasil. 
— l'aga el Brasil un millon de libras. — Guerra extranjera. — El rey 
don Juan se apoderade Montevideo. — Incorporacion delà provincia Cis- 
pialina al Portugal. — Buenos Aires en favor de lu Banda Oriental. — 
Comprometiô don Pedro al pais en una guerra. — Una convencion. — 
Rcconocimiento del Estado Oriental. — Guerra ie Montevideo. — Don 
Pedro no cumpliô su mision. — Reflexiones aplicables al Brasil 

En la época en que todas las colonias espaîiolas de la Anié- causa qu.- n-i 
rica central y méridional acababan de roniper los lazos que las '" "J|,'|''|'j'"'|j| 
unian â la inetropoli, el Brasil no podia quedar somotido al 
yiigo colonial. La presencia en Rio J.i;iéiro del rey don Juan VI y 
de su laniilia, â cpiienes la invasioi del Portugal por los Fran- 
ceses habia forzado en 4807 â salir de Lisboa, coniprimié el 
movimionto dînante muchos anos; pero en 1821 sono la hora 
en que al viejo rey li" fué preciso clegir entre sus dos coronas. 
Lisboa, Oporto y las principales ciudades del Portugal se habian 
sublevado. Para hacer rostro â una revolucion inniinente y 
protéger los dereclios hereditarios de la casa de liraganza, era 
(le absoluta necesidad que el jefe de la dinastia volviese nue- 
VII. 5 






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Siiliii'v;it'iun 



Ddll l'i'diu 

eiiipirailor 

A»;unl'li'ii 
iiiiisliluyeiit'! 

Tifi 

(le los piimeiis 

|.aU'lolas. 



(IG pomuf.Ai- 

vnmonto, â Lisbo.i. Inmiiipnto cm , ;'i li verdad , el polifçro en 
abaudonar al Urasil , ou (loiidc se dojabaii oir las atiionazas 
de la iiKU'itendoiicia ; pero cl roy Juan couipvondia que cra 
proriso no avouturarsf â pcnlcrlo todo de uua vez , y partiô 
para Enropa, dejaudu â su bijo don l'edro el yobieruo del Brasil 
oon el tîtido de régente. 

Pero el Brasil no (piiso expouersc à cacr nuevauieule baju 
cl odioso réffiuien de la suprcmaei'a uictropolitana, y se levaulo 
cûuio un solo liouibre para coïKpiistar su iudepcudencia y scpa- 
rarse para siempre de la niadre patria. En tan dccisivas cir- 
sii inJe|ieiiH..nc a •. ouustaneias, don Pcdm tonio resucltanicnte su partido. El 7 
de selienibre de 1821 aclanio solcmncnicnte la in(lci)endciici;i 
del Brasil, y cl Brasil le aclanio a su turno enipcrador suyo. 
(nniediataniente fué ronvocada une asandjlea coustituyenle 
para dar una constiturion al nuevo inipcrio. 

Entre los bonibrcs (pic toinaron la parte principal en ose 
movimiento, es necesario colocar en primera liiica ;i los très 
lieriiKuios Andrada, José Bonil'acio, Martini y Antonio Gârlos. 
Todos très babian figurado, coiiio représentantes del Brasil, cii 
el seno de la asamblea constituyente reunida en Lisboa poi' 
consecueiicia de los acontecimientos de 1820. La energia cou 
que babian defendido los dereclios de su patria en esa asamblea. 
en que el iuteres metropt)btano era enteranientc poderoso, les 
liabia conquistado en el Brasil una inmensa popularidad. 

De vuelta al suelo natal, y persuadidos de cpie en lo sucesivo 
solo una si^paracion violenta podia asegurar elporvenir del Bra- 
sil, biciéronse apostoles de la independencia, y dieron princii)io 
âunaguerra encarnizada contra el partido portugues. La viva 
adbesion del régente don Pedro diô un Jefe y las mas seguras 
garantîas de buen éxito al movimiento provocado por los Andra- 
das. Proclamado einperaelor don Pedro P, eligiô para ministros 
suyos a dos de los bermanos, José Bonifacio y Martini. Toila 
la accion pobtica se concentro en sus manos y en las d(,'l tercer 
bermano — Antonio Carlos — asociado â su influencia. 

Los Andradas, cuyo nombre permanece iiivariablemente unido 
al heclio glorioso de la emancipacion brasilena, no existen va, y 



GuAri'u 

que ilcrhiraru 
al partiilo 
Iiortugiii'>. 



Minisicrio 
de Dun l'eilrn ! 



Jiiiciii 
BoLielos Aiiili'uda!* 



on 
lazas 
e cra 
Y.wWô 
LJrasil 



en ese 
los très 

Gârlos. 
rasil, l'u 
iboa \tov 
;vj:;ia cou 



Y SUS rOSESIONES KN AMERICA. 67 

pupdc hablarstî do esos pcrsunajcs sin tenKir de dcjarse engaîiar 
por las pasiones que liiibian exoitado va\ dorredor suyo. 

Tddos très cran gonios siiperiores, dominados del sentiniiento 
pati'iûtico mas vivo, Kuficientomente instriiidos. nutruidos sobre 
todo con esas peliprosas tcorîas de gobierno que la revolucion 
t'ranccsa baJ)ia puesto en boga, y que hanlieclio tantas vîctinias 
entre los pueblos destitnidos de sentido prâctico. Conio todos 
aqiit'Uos à qnienos el favor popular enibriaga, eran inilexibles, 
ahsolntos, y su excesiva vanidad no toleraba eontradiccion al- 
giuia, sin importarse de donde proviniese. 

Con taies disposiciones, los Andradas no podian Uevarsc bien 
|)(tr nmclio tiempo con cl eniperador don Pedro l" ; indif(;rente 
en cuanto A detalles, cuyo cuidado uDandonaba volnntarianiente 
;'i sus ministros, ose principe ténia la iniciativa y el instinto de 
las grandes cosas, y no queria aniijarse. Asî, rompiose luego 
la buena inteligencia, y el eniperador probô a sus ministros, 
cun el heclio de despedirlos, que podia pasarse sin ellos. 

Pero los très hermanos figuraban todavîa en cl seno de la 
asamblea qne don Pedro habia reuiiido para dar nna constitu- 
ridu al impcrio : sus talentos y popularidad aseguraban sn pre- 
ponderancia en osa asamblea; y su ambicion contrariada los 
cunvertia en jel'es natm'ales de una formidable oposicion. Tal fué, 
en efecto, cl papel que tomaron al abandonar cl poder. Desde 
cntônces, cl eniperador y la constituyente ya no stî cutendieron, 
y todo el esfuerzo de los Andradas se contrajo d niantener la 
agitacion en el pais y en la cdniara, ya excitando mas y mas 
los odios nacionales contra los Portugueses, ya haciendo sancio- 
nar por la asamblea todo lo que el arsenal de las constituciones 
pasadas les ofrecia de mas exorbitante y de mas impracticable 
on punto a teorias ultra-democraticas. 

En taies circunstancias, que cuadraban a su caracter resuelto, 
lion Pedro I" tomô al punto su partido. Un dia liizo rodcar de 
tropas el local de la asamblea constituyente, sellar sus puertas, 
y al niismo tiempo un decreto impérial anunciô al pueblo bra- 
sileno que esa asamblea cstaba disuelta, y que iba à ser convocada 
'Jti-a que debiera deliberar sobre un pi'oyecto que presentaria cl 



lie Ni (mIiI.i 
M iniiiiflrriii. 



Su ï^c en lit'iito 

ul ;ili imliiniii' 



(le hi ciiila 
li'l iiiiuinli'riu, 



l)i;ulii('ion 
(le la u>aiiil>li^ 



l'i'iinii'iii 
de lunvui'ai' olra. 







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i\u ''iii'' i'iiiii|ili(la. 



('oiislliiii'ion 
iIpI Iti.i.-il. 



('.nlllinlKili: Il 
{■■S liii>lilhli (les 

Cljn l'I l'cillUr»!. 



r.l rnniiMfio 

lie I.UIiua 

l's lavdiable 



Mi'ilhiciiiii 

meii'siiila 

lie lu lii);hit>'i i.'i. 



68 ponriGAL 

ciniieradoi', y ({nc il;iri;i iilaslilx'i'tiidt'S ddi uacioii mas si'giir.is 

y mejoies garantes. 

(iiinnlijsc bien ri cinpcrador df rcalizar su promosa, rnlo to- 
caiitu â la l'oiiiiiuii de otra asaiiddca; v\\n lo cual iKi liahria liurlio 
nias ((iiu l'L'iiovar la agifariou paHaiiuMilaria, si'iiiii'o de iio dar 
[iiiiilo â uada. IN-ro ayiidado eu su ultra \\nv miuistros iQtdi- 
^('iilt's y liunmdus, diô al Hi-asil lu ([iit' l'I llaiiialia cou toda la cx- 
prcsiou do sus votos, uua couslitiiciitu sabia y libi-i'ai, y cou la 
cual S(! },'(dji('i'ua «d JU'asil todavia. Suuiotida â la sauciuu ua- 
ciuual y uuâuiiucuioutt', admit ida pur las municipalidadcs, (pic 
cou iuslaucias pidierou al cmpcradui- la pusi(!So eu cjccuciou 
lut'p:u al puulo, osa cuustiluciou lu»! pi'ouudgada como li'y 
suprema dcl Urasil. Kl dia H't dv uiarzo di^ I82i, cl cuipurador 
jurû solcumcmcuto obscrvarla, — jurauieuto ([uo tambieu pcus- 
(arou (odos los l'uuciuuai'ios dcl iuiprrio. 

Al ])aso que se l'calizabau laies sucesos on ol iulorior, las lios- 
lilidades coutiuuabau siouipi'e cou cl Toi-tugal; y bien (pie la 
corte de Lisboa uo tuviose niuguiia i)rol)abilidad de i-eciiperar 
su domiuaciou sobre su autigua c(duuia, la giierra ténia el grave 
iucouveniente de mauteuer eu estado de desôrdeu alguuas pi-u- 
vincias eu (pie el parlido de la iuetr(.')p(di coulaba cou sus mas 
numerosos adictos. Siii embargo, qui nccosario terminar : los Tui'- 
tugueses habiau sido batidos eu la [troviuciade Babia, y ocbadus 
d(diuij)erio; \n)V otra parte, una IVagata brasibîfia iuterceptaba 
ol desembocadei'o del Tajo, y â la iiulicia de babor liecbu algu- 
uas presas, elcomerciodeLisbuababia levauladu la voz, jjidieudo 
cou iustaucias se aceptaseu los lieclios cousumados, y (pie â 
t'altade uua domiuaciou para sieuiprc p(!rdida, al méuos se de- 
volvieseii al l*oi'tugal sus i)rovecbosas rebiciones cou cl IJrasil. 

Sitnupre dispuesta d emplearse en los asuutos en que sus iii- 
tereses couierciales y su intlucncia tieueii ilgo que garnir, la lu- 
glaterra intervino p;ira recouciliar los dos partidos. (Jiimimodo 
en Tortugal, el gabiuete de Londres determino l'àcilmente alrey 
Juan VI a entrar en negociaciou cou el iiuovo impei'io, y para 
mostrar iiiejor su ascendiente en este asuiito, hizo nombrar 
como plenipotenciaro de la corte lie Lisboa a un diplomâtico in- 



-p--Trr— T 



Y SIS POSESIONKS I:N AMfiniCA. 



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il" lil.nis 
:i I I \u^\ II' l'ill. 



ri ri'v DiHi l'i'ilro 

rii iiri:i giiiMin 

l'XlKinji'i'.i, 



l.'|ps, — sir Charles Stnart, — cmMi-fradi» de disciitir y ostalilcccr 

las Itascs (le un tratadu do paz. Kl P(ii1ii;:al n'cnnocii'» la iiidf- it,, .nm m.. 

IM'iid.'iicia d.'l Hrasil, iM.r iiicdio dr dirlio tvata.lo, (■."Irj.rad.. .d 'i'''' ;'''';;i -';''-' 
->!> de a^.'ostn d(.' IK-2"), bajo la iiiediacmii de la lii^xlalcna. l'cro lui uir.,ii,.^i.i. 
(dii 1111 iit'^M.iriadoi' ini;l(>s no dcltia oLfencrse ^;i'aliiitani<'nlt' cse 
recnnociniii'nlo; y por nimlid de un artiViilo siîparado. m ([ne 
(jucdaron inipnisas las ^ran-as del Inon, til IJrasil liivo qiu' nldi- i-,,^;,, ,i,. .,,1 mmIn.m 
(.Mrst'ii pagar al I'(ii'tii;,Ml la snnia de un uiillou de liliras ostcr- 
liiias, para cl roonibolso do un (^npn'stito quo td gobicriio de Lis- 
lioa liahia ('(incliiidi» t'u Lûndros on IH2.']. 

Una doolaracion do, roconociniionto. (pio da!)a al liochola san- 
rioii (loi doroclio, y que pirauliznba ol porvonir dol uuovo ini- 
porid, ati'ibuy('ndulo, aun ;i los oj(js do los ]>ul)li('islas mascinis- 
f[iiill(tsos, ol ploni) ojoi'rifio do su snborania, no podia pajxarst! do- 
niasiado caro, y ol tratadu do IK^riora on suina un t'ansto aoonto- 
diiiiontd. l'oro ol t^iuporador don Podnt 1" gusiaba do avonturas, 
y on liij:av do oruparso on coiuplctar la itacificarion dtd pais, on 
tpio L'oriiiiuaban todavi'a niiicbas somillns do agitaoion y do dis- 
(urdia, tiivo ol capricho d(! lanzarso on una guorra oxtranjora. 

El rey (bju.liian V[,arjiuyoudo oon un dorotdio bastaut(î oqui- 
voro (|ue liabria obtonlibi th' su inujtn', liija (bd roy Carlos [Vde 
F.sitana, liabia tontadopor j)riinora voz, on I8I'2, touiar puscsion 
do Montovidoo ; sus tropas liabian iuvadido la IJanda Oriontal, 
pci'o la Inglatorra intor\ino, y â consocnoncia do un arniisticio 
iliiiiitado concluido bajo los auspicios de lord Stranf,^t'ord, la di- 
Nision portu^'ucsa pasé do nuevo la frontera. 

En ISK), ostaban los Inulosos sin duda ocupados on otra parte, 
y lateiitativa se ronovu ron nias é.xito; .Nbjnf(!vi<b'o rayo de nue- 
vo en nianos del roy don Juan, y la doiuinaeion portuguesa se 
cstablecjû en lodo id Estado Oriental. Esa oeupacion rocibio tam- 
l)ien una aparento eonsagraeion légal, porqu(3 td 19 de julio de 
lH-21, el cabildo de Montevideo (i) decreto la ineorporacion de la 




Ti'ii':itii;i 

ml' lli'lrlci.,» 

(Il I l'I'V JlKlII V I . 



Se iimIku. 



t«li 



(1) El cabihlo cra una espccie de câmara municipal, cuya aiitoridad no se 
pjereia sino en la ciiulad. Asi, cl acto de que aqui se liabla fué atacado en 
lo ulterior, pur cl vicio du iio cmaiiar de los représentantes de la nucion. 





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PORTKiAI. 



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liii'(M| uriii''nn 

(1 ' Il |i>U 'lll'ill 

ul Thm^'uI. 
l'aioi 



ili' U 
t'uiiilai'iienttl. 



l»i'oTiiirin al l'ortupil, hajo el noniliro de provinci.i Cisplatinii. 
(îiiando ('\ Urasil sn Imlxi dcclaiMdn iiidcpcndit'riti', o\ tcrriturio 
oriontal piTiiinnctiu sifiido pailc inlc^rantc dtd micvo iiiiprrio. 
IN'i'o lialiiansfi dcspcrtado poco â poro »mi Montovidco las au- 
ririiiiioi Ai.M liguas aiitipatias (pic, on ludos los piintos dtd gloho, liait divi- 
uido sit'iiiprc, a los F'.spanoli's y los rorlugin^ses. Alpiiias ])rotos- 
tas secrotas se esijarcicrou contra (d voto arrancado al calùldn 
de Montevideo, en 18''2I, por la prosion de la aiituridad porlu- 
giicsa. El gobierno do Uiicnos Aires, como ccntro del autigiio 
vm'inatops[)af\ol, se apcrson(') en favor do Montevidoo, y pidi() 
al Urasil, por niedio do notas anionazadoras, la rostitucion di^ la 
Uanda Oriental, como cpio t'orniaba parte intepranto de las Pro- 
vincias Unidas del Rio do la IMata. Kl gabinete do lUo reclia;/) 
esta pretension; peroun pnîiado do eniigrados orientales (en nu- 
méro do treiutay tros)dosembarc6 mny Inego en la provincia, 
(îxcitandod sus conciudadanos A sublevarse. Las tropas brasile- 
ftas, debilitadas por la dosercion d(î casi todos los Cispbitinos, tu- 
vicron que abandonar el campo à los insurgentos, y se retiraron 
<i las plazas fuertes do Monto\idoo y la Colonia. Instalose un go- 
bierno provisional, que proclamô inmediatamento la indeix'u- 
dencia do la Handa Oriental. 

Tonian lugar estos acontecimientos on 182.%, â la sazon en que 
el emporador don Pedro I" celebraba la paz con el Portugal. No 
siempro os fâcil juzgar imi)arcialnionto los hecbos pob'ticos dis- 
tantes, y se corro el pebgro de desembarazarse de las pasiones 
del momento, con las cnalos debon siempro contar, mas 6 nié- 
nos, los gobiernos. Parccc, sin embargo, que despues de l;i ex- 
plosion do aquellos sentimientos de nacionalidad que acaba- 
ban de estallar en la Banda Oriental con tan irrésistible fuerza, 
habia Uegado para oi Brasil el caso do aceptar los hechos consu- 
mados, y de hacer respecto â esa provincia, tan impaciente eu 
cuanto al vinculo que la estrechaba al imperio, precisamente 
lo que el Portugal acababa de bacer para con el Brasil mismo. 
No fué tal, por desgracia, el parecer dol emporador don Pedro 1" ; 
mostr.îbase inflexible anto los obstâculos que oncontraba; y 
queriendo habérselas con las Provincias Unidas del Plata, co- 



l)o;i l'nlio 

('iiin|ir'iiiiiftiù 

«1 |iiiU 

(Il IIIU glKTl'il. 



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l<rir inrliu 
i'" iinii niii'Hiir'On. 



Ill'l \t li.liMil'l 

.l.'l l''.U.i.lo 

(llM'IllUl 

il» lu f'ifnil 
:\,i M'inli' i.li'O. 



Y SUS l'OSESIOKS l'.N A.MflIKA. 71 

iiiM ((iit^ li.ild.in l'oiii('iit;i(lo l;i iiisiiiTt'crioii, (((Uipromt^tii'» al pais 
(Il iiiia (le t'sas ^iicrras <'ii ((iiti las uaiioiialidailcs sinon de tcina, 
yciiytt l'iîSulladuHS sit'iiipiv mal*). iMirô tlusaîlus osa ^iioi-ra, cou 
loiillados varias, y al tiii tcriiiiiK) pormodiu de una cunvcnciuii 
|iivliiiijnai' df paz, cniicliiida td 27 de agosto de IH-K. hajo la 
iiKMliacioii 'le la iiiglatcrra; eu cuya coiivonLiuu se rocoiiucia la 
iiidi'pt'iidt'Uiia (l(d Kstadu (Iriciital. 

La giiei'i'a de Muiitcvidoo l'iié <d di'sagrailable («pisoilio dolroi- 
nado de don IVdro l». Ksa giicrra allerôgravi'nieiiti' su popida- 
riikid, ponpit'tMi [xiiito a giicrras, los piicblos lodo lo pi'i'doaan, 
iiK'iins cl mal éiito; gravo su erario cou ima énorme ileuda; y 
eu lin (lo ipi'' (piizas no fiié sn mayor pcrjiiicio), desviô al 
principe de la olica de pacilicar los ânimus, — uliralan necesaria 
(Icspiiesdel esfiierzo de una separacion violenta (jne dejabasuh- 
sinlir eu el toudo de lus coi'azoues lantos gérmenes de celos, des- 
coiilianza y odio. 

l'roclamar la indepeudencia del Hi-asil y liacei'la aceptar poi' 
la uieti'('ii)oli, — no eran, eu et'eclo, sino el j)riucipio y la pacte 
mas lacil de la tarea imj)uesfa â don Pedro. Dotai' al i)ais de 
una Itnena coustitucion, eca mnclio poc ciecto, y, sobre todo, 
para el porveuir; pero eso no era lodo. Era nienester land)ien. 
p;ir;i (pie la indepeudencia itvodujesc^ lus frutos luagnilicos que, 
deella se esporaban, y jtara qui! la coustitucion t'uncionasc ûtil- 
uit'ute, dedicarse â manejar cou liabilidad â los hombrcs y las 
(•osas; era menestcr vigorizar la citnstitucion, por inedio de nu 
Cdujuuto de levés ([ue hiciesen pasar iacilmente al canipo de la 
prâctica el espîritu libéral y conservador que domina en esa 
obra; era mencster, sobre todo, coutraer la atiMicion â los liom- 
lu'cs en mi Estado nucvo ([ue abria â la ambicion de los unos 
lus horizontes mas vastes, y que siiscitaba en los otrosel pesar 
interminable de las situaciones perdidas; pesar que présenta 
umy de cerca al pensamiento un desquiti! que debe lumar. 

;,(Uim[>li6 puutualiuente don Pedro con ose debcr que le impo- !*•> i» '•un'i'ii*- 
uinii las circunstancias? — Creo que no. Ese principe, de ins- 
tiutns gcnerososy maravillosaniente dotado para las cosas gran- 
des y atrevidas , careciu — â lo que me parece — de aquella 



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Itulliixioii {loli'ica 

(l'i (>|lllltllllKlLI(l, 



M: «Il 

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72 PORTUGAL Y SUS POSESIONES EN AMERICA. 

razrii st^'ena y fria que calcula los detalles, quo cu'jnta con los 
obstâculos, y que, por mertio de la prudcncia y mesura de sus 
actes, consigne 5 lalarga refrenar las malas pasiones y abrir un 
veliiculo regular â las pasiones légitimas. 

Las revoluciones mas nacionales, mas necesarias, mas fecun- 
das para el porvenir, hacen sienqire pagar caro su realizacion. 
Si el progreso es la ley del hombre, ningun progreso considé- 
rable puede cumplirse sin perturbacion ni conmociones civiles, 
com.o para atestiguar la tlaqueza humana. Al romper sus lazos 
con la metropoli, que très siglos de servidnmbre colonial habiaii 
romacliado, el Brasil no podia salir de la régla comun, y un es- 
pîritu mas atento y ménos impetuoso que el de don Pedro P no 
liabria preservado al imperio, en el principio, de toda t'alta y de 
todo descontcnto. Habia un trastorno inmenso, no tan solo en 
las situaciones personales, sino en las aimas, y la amenaza ve- 
nia ménos de los intereses excitados al extremo que de las 
ideas. Recuérdese en efectt esa época de IS-iO â 1825, en que 
todo el mediodia de la Europa, la Espaiia, el Portugal, la Italia, 
tabricaban, con ayuda de teorîas, constituciones en el aire, que 
debian vivir lo que viven los edificios sin base, y que fneron 
aterrailas, casi sin dispararuntiro, por la razonhumana represen- 
tada, proh pudor! por las bayoneias de la Santa Alianza. Despucs 
de la revolucion francesa, que habia vulgarizado esas leorias y 
suministrado el terreno comun en que bordaban todas las certes 
y constituciones del mundo , la educacion polîtica no habia 
dado un paso, y lo subhme del artc consistia en sacrificar la so- 
ciedad al inviduo, sin provecho ; ay ! ni del individuo, porquc 
arrebatada al reinat^o la corona, y mirar^a cou menosprccio, 
era impotente para dar â la nacion el ôrden y la seguridad sin 
la cual ni el Er>tado ni los particulares prosperan (i). 

(1) Véase Le Brésil, pir M. Charles Reybaud. Paris, 1856, pâg. 25-37. 

La Hisloria do Brasil desde o seu descubrimento por Pedro Alvarez de 
Cawal até à abdicaçâo do imperador D. Pedro I, por Francisco S.Conslancio; 
Paris, 1839, lomo II, p'tg. 227 y siguientes. 

Epitome chronologico da historia do Brasil, por el Dr. Caetano Lopez de 
Moura ; Paris, 1860. 



'^W^T 



VIREINATO DE BUENOS AIRES. 



[^ i ■■ ■: 



PARTE HISTÔRICA. 



r.esislencia de Buenos Aires â las invasiones britânicas en 1806 y 1807. — 
l'releiiciones del principe rcgcnle de Portugal — Nota al cabikio de 
Buenos Aires y contestacion. — Ideas innovadoras lel cabildo. — • Sintomas 
(le revolucion — Liniers jefedel partido patriota : Vlartin Alzaga personifi- 
cacion del partido realista. — Comisiouado del '.mpcrador Napoléon ; sus 
pretensioncs son recliazadas. — Jurainento de fidelidad i Fernando YII. 
— Plan de Belgrano sobre una monarquia indcpendiente. — Belgrano 
comunica con Doua Carlota. — Mal éxito y primer paso de la revolucion. 

Sir Woodbiiic Pai'ish, en su obra Buenos Aires y las Provin- 
cial del Rio de la Plata (D , dico lo siguiente : 

« La herôica y afortunada resistencia que en Buenos Aires se 
liizû fiilos anos de 180() y 1807 âlas invasiones l)ritânicas, cuyo 
bueii oxilo a nadie de.l)ia sorprender nias que u ese niismo 
pucblo. liizolo despertar de su letargo, y conocer por vez pri- 
niora toda su pujanza y la debilidad de la niadrc patria, redu- 
ciila do licclio entônces poco mènes queâunaposesionfrancesa. 

» La ropresentacion elevada por Buenos Aires al gobienio espa- 
iVil Jespues dtîl primer ataque del gênerai Beresi'ord, pidiéndole 
auxilios iiiilitares, pues qi^e se sabia con certidumbre que aquel 
tl'bia repetirse por una fuerza mas imponente, solo merecio la 



1808. 



0|iiiiiiiii 

tl.'sir \V IViibli 

solii'u la rosi' Iniuia 

(te liiicMuis Aire» 

en lis il fui'. 

1800 \ 1807. 



.1. 



(1) Véase el tomo i, cap. vr, iM. 98, 



■4' y M 



1 



1808. 



Amfnaza 

lipi'hii 

por el reppnle 

lie PnrlUj;Hl 

cl afto sigiiiente. 



7-4 VIREINATO DE BUENOS AIRES. 

contestacion de quo esa ciudad so defendiesc â si propia como 
piidiese, pues que cl gol)ieriio no so liallaba eu estadu do pudor 
eiivi;u'le ayuda de ningun géiiero. 

» Al ano siguieiitti do 1808 fué de nuevo amonazada por una 
invasion proycctada por el principe régente de Portugal, que al 
parocer se persuadiô desde cl moniento de su arribo al I3rasil de 
la posiLilidad de ensancliar sus dominios aniericanos agrogân- 
doles las Pronncias dol Rio do la Plata, prevaliéndose pui-a ellD 
del dereclio hereditario de su mujer la princesa Carlota, liija dtj 
Carlos rV, y liermana de Fernando Vil. No bien desenibarcô efl 
Rio Janeiro cuando dirigiô una nota al virey y al caliildo d»; 
Buenos Aires (i), intiuiandoles, que con motivo de la disuluduii 
aparonto de lamouarquia espanola, y de los dt^rechos quo recai.m 
en la princesa Carlota, por la abdicacion de su padre y cautivcriu 
de sus hornianos, so somotioson a su protocoiou y golnerno, 
amenazandoles en caso de rcpulsa con rompor las hostilidado<. 
en union de sus aliados los Ingleses (2). 

(1) Véase el docutnento. 

(I) Véase lo que sobre esto expresaba el virey Liniers en su exposicion 
6 maiiifieslo dirigido ul rey de Espafiu, con fecha 10 de julio de 1809, enniic 
cxpliciiba los sucesos principales ocurridos durante su gobierno, y acusaba 
a Don Francisco Javier Elio, gobernador de la plaza de Montevideo, por su 
insubordinacion y manejos subversives. 

• El minislro de la guerra y de relaciones exteriores, Don Rodrigo Souza 
Coutinho, cuando creyô que Espana estaba perdida, se déclara jefe de una 
revolucion contra estas provincias, dirigiendo al cabildo de esta ciudad iiiia 
carta subversiva, capaz de haber ocasionado un inccndio gênerai, i'; inteiilo 
descuidarme por medio de una negociacion pucifica dirigiéiidonie un eii- 
viado en nombre de su amo cl principe régente de Portugal, el cual maiiifc5l'J 
muy luogo que su conducta era mas propia de un espia que de un iicgoria- 
dor. Despues que concitô el âiiimo del gobernador de Montevideo y de aljjunoj 
adictos â sus ideas..., se retirô prccipitadamente de aquella plaza, rciiiiliiii- 
dôme un oficio atrevido en que me pedia cntregase â su amo nada niLiioi 
que la Banda Septentrional de este Rio de lu Plata. 

» El ministre Souza, lomando por instrumente â la Sra. infanta Doiia ùr- 
Iota y al Sr. infante Don Pedro, inundô el vireinato con cartas y maiiifieslo5 
impresos, alegando en elles derechos de estos dominios, indicaiidû il 
mismo liempo actes de soberania los mas complelos y decisivos. » 

Es cierto que el cabildo de Buenos Aires dio esa contestacion, y que el 
virey Liniers rechazô las propuestus del eaviado portugues Don Joaiiuin (■^■ 






VIREINATO DE BUENOS AIRES. 78 

)) Una aniniosarespuesta del cabiklo (i) expresando su décision 
àsosteiior los derechos de la Espana liasta cl iiltimo traiicc, y â 
(It'fi'iulersc a si propios, como lo habiaii hccho hasta entônces 
contra todo aj-rresor extrafio, eutibiô las pretensiunes de sus ve- 
ciiios lûs Porlugueses, d la vcz que présenté una nueva eviden- 
cia irrécusable de la incôlunie lealtail de los Auiericanos hâcia 
su k'tatimo soberano. Se enorgullecian con el hecho de haber 
ruiiihîitido y vencido bajo las banderas cspanolas ; esas banderas 

rado. Pero tambien lo es que Fiiniers no se mantuvo tan firme siempre en su 
fidelidii.l al moiiarca espanol, 

El Arequipeno Goyenechc, hombrc intrigante si los ha habido, despues de 
engaiiar por una parte al rey José, iinpuesto â la Espana por Napf,;eoii, eri- 
gufio tambien â la junta central de Sevilla, que lo hizo brigadier, y le confiô 
una inision a America. Llegado al Janeiro, avocôse con el régente y su mi- 
nistre, y se encargô de la entrega de un sinnûmero de circulares y notas di- 
rigidas por la Carlota â los vireyes de Huenos Aires y Lima, â los intendenics 
y gobeniadores, â las audiencias, etc., â fin de que la reconociesen coni') 
ûnica y légitima soberana de las Américas. Llegado Goyeneche â Buenos 
Aires, entregô sus coniunicitciones â Liniers, que lo aga^ajô sobre manera, y 
le prodijô toda clase de auxilios y recomendaciones para los gobernadorcs, 
intendentes y chuncillerias del vireinato. En prosecucion de este plan, llegô 
Goyeneche à Chuquisaca para cuya real audiencia, universidad 6 cuerpo do 
doclore?, arzobispo, etc., conducia tambien pliegos. En Pizarro, présidente 
de aqucUa audiencia de Châroas, encontrô Goyeneche un fuerte apoyo. No 
a^i en el régente de ella y en uno que otro oirlor que se opusieron, como 
t;iml)ieii en el docfor Hudafies, rector de la universidad, y en algunos j(5ve- 
nes abdjenos, roir.o se llamaba alli entônces â los Argentines. Los principales 
opositores â los Carlotinos fueron encarcelados el 25 de mayo de 1809 pur 
iVdenesque Uegaron al virey, é inmediatamente estallô la rcvolucion de Chu- 
quisaca, que aunque como la subsiguicnte en Buenos Aires del afio 10 pro- 
clamaba su fideliëad al monarca Fernando Vil, ténia como esta muy dis- 
tinlas miras ; prueba de ello el envio del doctor Bustamaute, relator de 
aquella audiencia, â la intendencia de Salta para obtener su cooperacion, 
que fué ncorduda. Por desgracia no se quiso adoptar el i)lan eiicrgico acoti- 
sejalo por Don Juan Antonio A. de Arenâles, delegado â la sazon de Yam- 
pwâcz (que liego â ser uno de los mas distinguidos générales patriotas en la 
independencia), y por Monteagudo, Otero, el mismo Buslamante, y otro ; y 
esta revolucion, que pudo haber sido la primera en dar la independencia â 
Sud-América, se terminé parte por la inmovilidad c inaccion é que se redujo, 
y en parte debido â la expedicion que, â las ôrdenes del gênerai Nieto, eu\i(i 
Liniers desde Buenos Aires para sofocarla. 

(1) Véanse los documentes histé'icos. 



1808. 

Cl ntestac'iun 

A' I calill !u 

ili! BiieiKis Ail es. 



R'iifî 




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76 



VIREINATO DK BLENOS AIRES. 



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1S08. 



<|ili! I niitiiliiiyû 
A ili'>|pciiai' 

cl hcntiiiiji'iilo 
liiUoiioiiiii'O. 

El cnliildo 
triiiisfoiiiiMcb 
CM coiiiirios. 



CaiAc'li.T 

conservadiir 

iIl' la aïKlioiiela. 



i'ill'llrl{lS 

i'inljii(jiiai'iu!i. 



I.iljil'I'S, 

jffc (li'l iHitriola. 



Alzaga, Mrealisla. 



m\ 



As|lirnr;( 

(le atiil s |i: 



iiiilos 



ligadas ,'i tantos herbos do gloria en (^pocas antoriores, y que los 
desceiulicales de los conquistadores tremolabaii con justo or- 
giUlo. » 

La reconqiiista de Buenos Aires (i) desarrollô el espiritu pù- 
])lico eu el pueblo argentino, baciéndole adquirir una jusia idea 
do su poder, y disponiéndolo para la lucba que babia do darli' 
mas tarde ser y vida propia. 

À pesar de hallarse Ibrniado de Espanoles, el cabildo era el 
fooo de las ideas innovadoras; no limitâudose a teorias. sino 
ejcrciendo solomnouiente ados de verdadoro soberano, taies 
como la deposioion de vireyos y otros de no nienor entidad. 

En presoncia de esa corporacion transforniada en verdadeios 
comicios populares, liallâba^e la audionria, que, como ciierpo 
ronservador , modoraba los inipetus de aqucUa. 

La semilla revolucionaria eu todos estaba inoubada, dando 
muestras de ello los partidos que ya se disenabau. Todo pie^a- 
giaba que los diques iban a rompersc, para comenzar la terrible 
y saugrionta cruzada. 

El partido patn'ofa, compuesto en su mayor parle do lo^ 
nativos, recouocia poi* jefe a Don Santiago Liuiors, riudieiido 
asî un tributo de justicia y gratitud nacional a quien acaliaba 
de prestar senalados si^rvicios, 

Ninguno mas a propôsito que cl alcalde de primer vote, Don 
Martin Alzaga, para personifîcar el partido realista^ pues por 
todas las circunstaucias era el reprcsenlaute uato de la pol)lacion 
europca y el caudillo natural de los batalloncs espanoles orga- 
nizados autos de la invasion. Para apcrcibirse a contrastar d su 
competidor, nocesitaba una base de t'uerza respetable ; con tal 
objoto obtuvo que el cabildo majituvieso a '^ueldo el cm-pi) à 
artilleria de la Union, en que figuraban los mas decididos rea- 
Ustas. Contaba taïubien con otras fuerzas de confianza. 

En trente el uno del otro partido, cada cual aspirô desde 
entônces â prepondi^raf . Nada mas natural. 



(1) Véanse la pagina 385 del tom. IV, y la pagina 5 del t.V,del primer pi- 
riodo de esta obra. 



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1808. 

IJi'g'iiln 
(le Ins nulicins 

il.i Kii|infiii 
& Itiii'nos Aires. 

(!uiiiiM'iii;iila 
(1> I t>ni|>i liidui* 

.\:i| on ; 

8US plC'li'llriolIl'S. 



i^lMIIIlIlh'IlId 
(li^ ri'.''i.'-i(Micia. 



(livorsas 
(lo 'd' Il iitidos. 



VinilINATO DK BUENOS AIRES. 77 

En tal situacion, llogarou sucesivaniciite â Hueiios Aires lus 
iioticias d(; la abdii'acion do Carlos IV, Av\ raotiii do Araiijiioz, de- 
là aiida di'l principe de, la Paz, dol cautivcrio de Fernando VII, 
V do la proclamaeion de la dinaslîa nap^leonica en Bayona. 
Pûco despues Uego un comisionado de Napoléon, con objeto de 
li;icor que se reconociese en el Rio de- la Plata la nucva dinastîa, 
â loque propendian tanibien las autoridades péninsulaires. 

Tal prétension no hallô acogida; léjos do eso, las noticias KueiorM,,ii,ziuias: 
mf'uciuuadas prodnje m en los Espanoles y Americanos de 
Gusta-Firine el sent'uiiento uniforme de resistencia â la nue va 
doiiiiuacion. 

Sin embargo, no iban â un niisnio punt(3 por el niismo camino. 
El parlido realista pre-tendia sustituir su doniinacion â la inva- 
sora, y de consiguientc â la de Espafia en el i)ais ; niiéntras 
i|iio cl partido patiiota ténia en mente indep(!ndizarse del poder 
do la Peninsula, para abrir las [niertas â un nuevo orden de 
rosas y establecer un gobierno verdaderamente propio y na- 
cioual. 

Uegadas â este punto las cosas, se presento en Buenos Aires 
lia eiiiisario fraiices, con pliegos de los niinistros espanoles y 
del consejo de Indias, invitando à (jue reconocieran la nueva 
diuastia uapoleonica. La audiencia y Liniers ~ aquella por 
ileseos do conscrvar intégra la monarquia espanola, y este por 
su calidad de Frances — se nianifestaron nentralcs respecto â 
•'sa preteusion, dejando que la sueile de las armas decidiese de 
losdestinus de la Espana y sus colonias. Pcro las exigcncias de 
\'i opinion obligaron â Liniers â romper el silencio. EfectiNa- 
iiienlo, el 15 de agosto, anunciô l'riamente, por medio de una 
proclama. la}»rôxima jura de Fernando VII, ordenada por bando 
d'-'l 31 de julio. En ese documento decia: « Nada es tan con- J« i'"'""i" vu. 
I l'orme â vucstra seguridad en tiempos lan c;ilamitosos, conio 
» la union y conformidad de opiniones en un punto tan inte- 
I rcsante âla pùljlica i'elicidad. Sig;unos el ejemplo de nuestros 
' antepasados en este diclioso snelo , que saJjianiente supieron 
" '-'vitar los désastres cpie afligieron â la Espana en la guerra de 
' i^uot'siuu, espcrando la suerte de l;i uietropoli piu-ii obedecer A 



l'iitonsiiiri 

lll' (lui! flII'SO 

ii'iiniiiK iila 

la (lliiaslia 

iiaimli'ùiiii'a- 

La audiencia 

V l.iuilMSa 



Kl si'puuilo 
aiiuiii'i:i 

la juTu 



itilir 



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t''.,/-;i 






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1808. 



Dia en (|uo 

liivo lugui'. 



i'rviensionei 
drl parliilu rcnli<ta 



l'evel&lianse 

m iifia pioclama 

del cabildo. 



Plan (le Uelgrario 

sdIii'p uii;i 

un iimqula 

ronitiiui'iiiiiul 



Sua pi'opiat 
pal»hra>. 



78 VIRETNATO DE BUENOS AIRES. 

» la autoridad légitima que uciipô la soberania. » Iloy esta 
averiguado que esa proclama t'ué redactada por mio de lus 
oidoros. 

El 21 de agosto tuvo lugar la solcmne jm-a de Fernando VII. 
en mcdio del mayor entusiasmo de Americanos y Espanolc^; 
acto que presenriô el gênerai Don José Manuel de Guyeiieclie, 
emisario de la junta de Sevilla. 

Pero ya se ha dicho que las pretensiones del parlido realista, 
al jurar â Fernando VII, t-ran las de hacerse, â todo traiice, 
lieredero del roy cautivo, « formando una Espafia americana. > 
como diceSaaNcdra. Tocante â esto, Belgrano dice en sus Me- 
marias : « En Buenos Aires se liacia la jura de Fernando VU, y 
» los mismos Euroi)eos aspii-aban â sacudir el yugo de la Espana 
)) por no ser napoleonistas. Don Martin Alzaga era mio de hi 
» primeros corifeos. » 

Ese niismo era el pensamiento del cabildo , revelado en su 
proclama del dia que sigiiiô al de la jura : (( Dejad à la Ewojâ 
» — decia — el cuidado de récupéra?' sus dercchos; entrotanto 
» vuestra suerte esta decidida, y nada sera capaz de vari;ir vues- 
» tros lionrosos desttnos. No se escucliarâ entre nosotros mas 
» voz que la del monarca que habeis jurado. No se reconocain 
» relaciones distintas de las que os unen â su persona. » 

Desde eut onces comenzaron los trabajos de Belgrano y otros 
patriotas para crear \m gobierno independiente y naciunal en el 
Rio de la Plata, y su primera idea fué la de sustiliiir \m 
monarquia constitucional a la aisoluta, y la proclamacion de iina 
nueva dinastia. Fijaronse desde luego en la princesa del Brasil 
Doiia Garlota Joa(piina de liorbon, liermajia uiayor de Fer- 
nando VII y esposa de Don Juan de Portugal, conocido dcspiies 
con el nombre de Don Juan VI, y que residia â la sazon en Rio 
Janeiro en calidad de régente del reino. 

Belgrano se explica asi sobre su plan : <( No viendo yo un 
)) asomo de que se pensase en constituirnos, y si de que si- 
1) guiesen los Americanos prestando una obediencia injusta à 
» hombres que por ningun titulo debian mandai'los, tralé de 
» buscar los servicios de la infanta Garlota, y de formai- un p- 



M! 



VinEINATO DE BUENOS MUES. 79 

)) ti(io âsu favor, exponiiMidoiiic d los tiros dtî los dt^spolas (iiio 
!i fi'lal).iii con cl mayor anhelo, para no perdcr sus niandos y 
)) para couscrvar la Aiiiéric (lopciidieiite de la Espaûa, aunque 
,) Napoléon la doniinase (i). » 

Bflirrano ballô secuaccs, y habiendo tenido Ingar mia jiuita 
bOCFita de patriotas, con ubjeto de conccrtar su plau, tué auto- 
riz.ulu pava continuar la negociacion. 

Pi'iriosc iJclgiMuo on comunioacion directa con la infanta 
Carlota, por td iatcnnedio de algiuios porsonajes. Uno de cstos 
ira bon Saturniuo Rodri'guez Peîia, el prinuiro que. habia ronce- 
liiili» el plan de independizar d su patria bajo los auspicios delà 
[ii;:latcn'a. Hé af[ui lo que sobre est(? peusaniiento decia Pcnaâ sus 
aiiiiiTits en una carta con fecba A de octubre de 1808: (( Didx'uios 
. dciidirnos â la mayor brevedad y admitir algun gobienio 6 

l'^tablcciiiiienlo bnjo un sisfona libre, bonroso y respetable al 

1 iiiisnio liempo que herôico, ùtd y ventajosisimo a sus habi- 
. t.intcs... Podeuios constituirnos de un modo, que imitando 
. solo lo bueno de los dénias gobiernos, y i)oniendo indestruc- 
i tiblo barrera a lo malo , nos elevemos sobre todas las na- 
1 cidiios. » Mas adelante dice : « La aclaniarân (â Dofia Car- 
' Iota) por su régenta en los términos que scan compatibles 
') con su dignidad y In libertad de los Americanos , convo- 
■> candn cartes.... , acordando todas las condiciones y circuns- 
I» tancias cpie tcngan 6 puedan tencr relacion con la feliz 
1 indepcndencia de la patina y con la dinastia que se cstablece.,.. 
" Mis iiitonciones nunca fuci'on otras que las de sacrificarme 

I al bien de la patria, aprovechando la oportunidad de sacudir 
I) m los horrores de una sublevacion 6 tumulto una dominacion 

II corrompida por el abuso de unos niinistros codiciosos, y que 
» siii ostos motivos jamas puede debidainente in finir en la fcli- 
') cidad de los rasallos un rey que se halla à la distancia que el de 
'1 Espariade nosotros... Aunque debemos afianzarnos, y sosfener, 
'1 como un induduble principio, que toda autoridad es del pueblo, 
" y que este solo puede delegarla, sin embargo, la creacion de 



mm 



180S. 



Jiiiiti iMia 

Cl tl' IM [Jl 

el (II' II» {''iiii. 
Cornuiiir H ion 

(1,! ll,'l>,,ilMI. 



(.ui t» 

di: l'toJii^UHZ 

Pefia .'-obri! 



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(1) lliituria de [lelgraiio, por Bautolomé Mitre, tom. I, péjîiiiaICi, 






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1 #* ; 




1808. 



No IIIVO of rlo 
MdiIvu» |ini'a «l'i 



l'iMO fuA 

ri priiiiiT l'ii-nyii 
ilo in lif'iiilciirid. 



Mile pion 

fut* l'HlIlLMO. 



80 VIREINATO DE BUENOS AlRtU 

» una ûueva faniilia real no.' conduciria * mil des6rdenes v 
» ricsgos. » 

El enunciado plan no tiivo efecto alguno , ya por la nposicion 
(Ici principe al viaje do su esposa , ya por lo quo hizo lord Strat- 
tord coiuo nunistro do la Gran Brctana en Rio Janeiro , ya en On 
porqiie las ideas libres del plan no lueron aprobadas por Dona 
Carlola , pues en una carta suya d Liniers, con fecha 1° do 
noviembre, le denuncia a Pcfla como autor de una conjiiracioii 
contra la seguridad del Estado, lo que impulsô al virey â re- 
claniar su pcrsona como reo de alla traicion , con fecha 3 df 
enero de 1809. À esto contestaba ella en 8 de junio del niisnio 
aiio : « Giertas consideraciones de bastante consccuencia no luo 
)) han permitido hasta aliora rcalizar tu solicitud acerca de la 
» reniision do Saturiiino Rodriguez Pcna, lo que tengo bien 
)) présente (*). » 

Sin embargo de no haber tenido ct'ecto esto plan, no por eso 
dejan de merecer la gi'atitud nacional los que lo concibierou y 
procuraron ensayar. Fué el primer paso dudo en la senda de la 
independcncia y de la libcrtad de las bellas regiones que consti- 
tuian el vireinato de Buenos Aires. 

Desde entônces los acontecimientos fueron precipilândose 
diariamcnte, hasta cl dia en que intimando el cabildo al virey 
su cesacion en el niando, arrogândose para cllo los poderos del 
pueblo, fîrmô Liniers su dimision sin resistencia, y autorizô la 
tbrmacion de una junta suprema del vireinato, que le siibro- 
gaba en el gobierno. 

Efimero fué sin embargo el triunfo, pues libre el virey de 
toda coaccion y adamado por el pueblo y las tropas americanas 
como la imica autoridad cuyo mando querian, IjS conjurados 
cabildantes quedaron aterrados, y fué lieclia trizas el acta de la 
coacciouada renuncia. Desde entônces fueron desarniados los 
('ueri)os de Espafioles, y los Americanos conquistaron el dereclio 
( vclusivo dellevar las armas. 






(1) Mitre, obra citadu, el mismo tom., pagina 164. 



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VIREINATO DK BUENOS AIRES. 



81 



DOCUMENTOS. 

CORRESPONDENCIA 

ENTRE EL MINISTRO DE RELACIONES EXTERIORES DEL BRASIL 
Y EL CADILDO DE BUENOS AIRES. 



i\ûta confidencial del ministro de relaciones exteriores de S. A. R. 
el principe régente del Brasu, dirigida al cabildo de Buenos 
Aires, à la llegada de S. A. R. à Rio Janeiro, en 1808. 

iLUSTRfSIMO CABILDO DE BUENOS A IRES, 

El abajo firmado Don Rodrigo de Souza Goutinho, niinistro y 
secretario de Estado en,.los departanientos de guerra y nego- 
cios extranjeros, tiene ôrden de su augusto amo S. A. R. el 
principe régente del^Brasil, para comunicar a Vuestra Exce- 
leiicia el heclio, lioy fuera de toda duda, delà compléta sujeciou 
de la nionarquia espanola â la Francia , y d su pcor y mas 
pérlido enemigo. Por esta circunstancia, los Espaftoles-Ameri- 
ctmos se ven abandonados y expuestos a nuevos desastres, 
despues de todos los sacrificios ({ue han hecho ùltimamente 
dofeudiendo con buen éxito â Buenos Aires contra los Ingleses. 
Pero el infrascrito esta convencido de que Vuestra Excelenci?. 
aprcciarâ debidamente las ventajas de la linea de conducta que 
paso d designar, y por la que el comercio de ese pais se salvarâ 
de uiia compléta ruina ; aprovechandose sus hijos de los medios 
de conciUacion que Su Alteza Real desea proponer d Vuestra 
Excelencia, prefiriendo no unirse d sus aliados contra ese pais ; 
union que no dejaria de acarrear aquellas fatales consecuencias 
sobre sus intereses. 

Por lo tanto, Su Alteza Real ha ordenado al infrascrito, que, 
al niismo tiempo que haga saber d Vuestra Excelencia su Uegada 
â la capital de Rio Janeiro, lo que confia le sera satisfactorio, 
ofrczca al cabildo , lo mismo que al pueblo de Buenos Aires y d 
todo el vireinato, que los tomara bajo su real proteccion, giiar- 
VII. 6 



1808. 



Participa 

la compléta sujccion 

de la iiionarquli 

espanola 

ù la Francia. 



Real proteccion 

en favor 

de Buenos Aires 

y todo el vireinato. 



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-1, 



J' %-i 



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isos. 




Dvclarnelon 

(lu Su Allu;.:i Iteal 

ail ol cn»o 



Fiia propoaicioDcs 
amistusas. 



81 VIREmATO DR BUENOS AIRES. 

(l.indoles todos sus dcirorlios y fucros, y cniponanJo su rcal 
[lal.'ihra, no solo jiara m» ^ravarlcs cou uuovos inipucsfos, sinu 
garanlirlcs adeuiasuua outcra lilxTtad do coniorcio, y pnrparfe 
de sus aliados uu olvido ih», lo jiasado, â fin de cvifarles las 
consecuoncias do nucvas hostilidados en su coufra, que piicdnii 
uriginarse de los ûltinios acouteciuiicutos. 

Almisnio tionipo Su AUeza Huai lia urdeuado aliufrascritodc- 
cJararfraucauicnteii Vut'sira Exceleuciafiiiecu olcaso que estas 
,!» que .10 8.;nn pi'onosiciout'S auilstosas ((lue solo se, presnutau ;i Vu(!Slra Excc- 

oceptadaa ' ' 

U^ncia con el oltjetu de iuipedir la iuuecesaria etusiou d»; saiif,'i'(') 
uo l'uesou accptadas, Su Alteza lirai se considcrara eu la ueecsidad 
do hacer causa couuin con su podccoso aliadu contra cse piielilfj, 
y de disponer de todos los Inmensos rocursos qiu; la l'rovidt'iicia 
hapuestoàsu disi»osicion,ycuyo rcsultado no podrascrduiioso. 
por mas triste que pueda ser para Su AUeza llcal el preseii- 
ciarlo, y el pensar (fiie naciones unidas por los vniciUos de la 
misma religion, por liâMtos y coslunibros seniejantes, y por uu 
idioma casi idéntico, se vean envueltas en una guerra, sacrifi- 
caudo sus mas caros iut(ireses. 

Vueatras Excclencias, f[ue constituyen cl cabildo de lUieuos 
Aires, los padres de la patria, deben acoger estas projjosiciuut'S 
para tomarlas en su mas séria consideracion ; y en el caso de 
que descen somtîterse con ese pueblo a la proteccion y vasaUajc 
de Su iUteza UeiJ, Vuestra Excelencia tendra a bien pro[)()iirr 
oficiabnente por su parte las condiciones y modo que el cabildo 
juzgue convenient(^ para su réunion bajo el dominio de tan 
grau principe, cuyo resultado no podra ménos de asegurar la 
felicidad del pueblo, que tendra enténces nuiclia mayor razou 
para apellidar â Vuestras Excelencias los padres de la patria. 

Esperando la contestacion de Vuestra Excelencia para sunie- 
terla ;il conocimieuto de nuestro amo el principe régente, y 
confiando tener la satisfaccion de contribuir â la union y 
gloria de dos naciones i'orniadas para ser liermanas, y no cue- 
migas, bajo el mismo mas benévolo, piadoso y poderoso de los 
soberanos, el abajo firraado tiene el lionor de ser, etc. 

Don Rolrîguez de Souza Goutl\uo. 



So'iru In I ( union 
del r:iliitil(i. 



V[REINATO DR BUENOS AIHI8. 



Conlcalnchn dol cnhildo de Buenos Aires al ministro de negocius 
extranjeros de S. A. H. el piincipe reyente del Drasil. 



1808. 



m 



EXCELENTÎSIMO SENOR , 

Bit'inpre, y en tod.is ocasiones, la muy noble y muy lenl ciudad 
de Hiicnos Ainîs ha saJjido iiiaiitenor y lioiirar aqncl glurioso 
tiiiiljre f|iie lo Ïa6 coiiterido por la gratitud y cousideraciou de 
sus augiistos sobcranos. 

Son iiotorias las pruebas que recientemcnto ha dado a cstos 
de su IciUtad y fidchdad ;U resistir lus ata((ues del podcroso 
aliado de Su AJteza Heal. 

Su honor, su l'ama, sus privilopios, su felicidad, estfin todos 
viiindadds en el niantenimiento del dominio de su rcy y seîior, 
(i niL'jor y nias carinoso de todos les nionarcas. 

La nias niïnima insinuacion eontra la realidad de estos sus 
princiijios fijos es nna aeriminaciou â su lealtad, y ima into- 
lérable ofensa para eUos. 

Por estas razones, el cabildo ha tenido que usar de niucha 
tolerancia al imponersc del contenido de la nota confidencial de 
Vuostra Excelencia del 3 de niarzo nltimo, por la ffuo se le incita 
por medio de proposiciones hsonjeras y seductoras â deshgarse 
de un dominio que prefieren d cnalqniera otro de este mundo. 

QuieraVuestra Excelencia créer, poniéndolo en conocinuento 
de S. A. R. el principe régente, que el cabildo de Buenos Aires 
jamas olvidara semejante aiïenta; y sobre todo, puede estar 
segiu-o Vuestra Excelencia, como tambien el principe régente, 
que si estas seductoras ofertas no puedcn comnover la fîdelidad 
dol Sud-América, mucho ménos son adecuadas para ello las 
anienazas, acostunibrados como estân â arrostrar todos bs peli- 
gros y hacer toda clase de sacrificios en defensa de los sagrados 
dcrecbos del mas justo, mas piadoso y mas benigno de los mo- 
narcas; y si en otras ocasiones, y tan recientemente , este 
pneblo ha dado ante el mundo pruebas ineqnivocas de lo que 
puede hacerse por medio del valor exaltado por la lealtad y por 



Cratitiid 

(le Kiienos Airet 

liftii:i iiii 

tubui'Uiiof. 



Sus pt(iel)ti. 



M. 



Aciitud 

de su cubilili) 

ante |iropnsiuionus 

de deslealud. 



Las recliaza 
resueltamente. 



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84 VIUEINATO DE BUENOS AniBH. 

\M)n. el eiitiisiasiiio de un.i causa, do i>;u.'d iiiaiicra estii pronto A 
(UuTaïuar liastala iillima gola du su sanpiv ântos de iicnnitiiqm! 
la mas niiiiiiiia iMiirioii do estos vastos teiTitdi'ios sca usurpida 
([ la coron;i df Kspana. Los priinci'os ou dai* un ojciuiilo de cslu 
smu el (Mhildo de llueuus Aires, eucidiezado [)oi' su disliii- 
guido geurral Don Sauliap» Jaiiicrs, a fin de itruliar a loda 
Costa su lealtad y décision eu Odutinuar lieles â su roy y sefiur. 
Dio3 h'uardo â Vuuslra K.vcolenc.ia uiuchus ailus. 

Buenos Aires, nbril 29 de 1808. 



CARTA DE DON SATUMINO RODUIGUEZ PENA, 

SOBIΠLA COHUNACION DE LA IMUNr.KSA OAKLOTA EN BLENOS AIUEb, 

Y rUOYEGTO J)E INUiirENDENCIA. 

(Miiiiuscrito uulôgrafo.) 



Rio Janeiro, oclubre 4 de 1808. 



Soiiie 

la neccsidad 

(le ostiililuti.Tse 

li.'ijii lin 
sixIiMiia lilii'C. 



MuY Senou mio. 



En esta ocasion tengo (;1 jinsto de escriLir îî V. por un 
seguro conductu, y el de aiumciarle asu^.iwS de la niayor cunse- 
ciiencia : y aunque la inesperada nuitaeion de Espana nos lia 
obligado à variai' de sistenia, estoy nuiy seguro que el présente 
eulniara de gloria a sus auton^s , de satisfaeeion A la palria, y 
de lelicidad à sus babitantes. Es prcciso suponer, que liabii'ii- 
dose apoderado IJonaparte del rey de Espana y su faniilia, os 
nna quiniera el contar con eualquiera de ellos: es asî indispen- 
sable suponer y créer , (jue las iVinéricas son el objeto de la 
atencion del dia; y que ùltimamente debenios deridirnos â la 
mayor brevedad â adniitir algun gobierno, ô establecernos bajo 







VinFI5\TO DE niE^fOS AIRES. 8îï 

un sistema libre, hoiiroso y rospotal»!»', al luisiiiu ticiinv» qiii^ 
li.Tiiro, util y vcufnjdsisiino ;i sus hahitauti's. 

En estos tt-nninos apart'Ot.' hoy uucstra suortt\ Yo dolio expli- 
camio ct)U V. rou la niaynr franqucza, y ns)'^;iU'arlo que la 
adjiiiila. (|Ut' !•' servira <!•' iutroducciuu, le coiuprdharâ que un 
liablo sdlaïucute pur mi (ipiuiuii, siiii» cou prcscucia dis loi 
iiii'jorcs (locMuuontos, y dcspucs de uua dctouida relie viou sohrc 
los iiitorosos ^rouerales. ToiUi p)l)ierao os susceptible do abusos 
y corrupcioues ; pom acasi» no se cnonta en el uuuidu uua 
iinciou tau feliz à la (pio. para estableeer su gobiorno, sus leyos 
y su prosperidad , se le liaya rogado y iiropucsto cou la dulzura 
é inonuiparablu generosidad cou que S(; nos convitla para csta- 
hiecer la nuostra, y por a((uellos uiisnios que tieueu el niejor 
iJeroclio para exigir uucstras adoraci(tucs ; esto no lieue eje.m- 
plar. y podemos por tan raro arbitriu cuuslituirnns do un modo 
que, iinitaudo solo lo buouo dolos demas gobiernos, ypouieiido 
iiulestructiblos barreras d lo uialo , nos eleveuiOb sobre lodas 
las nariones. 

La seîlora dona Carlota, princosa de Portugal y del Ilrasil, ('■ 
iiifanta do Espafia. tiene uua oducacion ilusirada y los senti- 
mientos mas horuicos. Esta mujer siugular y tanto que lacre»» 
linica en su claso , me pareco dispuosta (i sacrilîcarlo todo poj- 
aicanzar la nob^i satislarcion de servir do instrumouto a la feli- 
ridad de sus semojautes. Es iuiposil)le oir liablar a esta prin- 
cosa sin amarla; no posoo uua sola idea que no sea gonerosa, 
y jamas dio lugar a las que infundon en estas yiorsonas la 
ailulacion y el dospotismo ; paroco prodigiosa la vouida de tan 
iligiia prinoesa, su oducacion, intouciones, y domas extraor- 
fliiiarias circunstancias que la adornan ; en cuya virtud uo dudo 
ni Yds. dcbon dudar que esta sea la lioroîna que necesitamos, y 
la que sogurani(?nto nos conducirâ al mas alto gradodiî felicidad; 
poro, para consoguirlo , es absolutamento necesario que Vds.. 
npartando toda proocupacion, se dediquen a mcdilar con rc- 
tlexioii sobre sus dobores, intereses générales, y urgenlisimas 
circunstancias del dia, y despues suplicar ;i S. A. II. la prin- 
cesa se digne ampararlos y protegerlos ; para cuyo ûa le 



\<i)». 



.N'iiloriut 

Vl'lllll|!l« |lll II 
llcvilllll Ù l'ilIlO. 







Ili'Ii'VMiilc.s prptidns 

(lu lu (IlilICCSU. 



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wi.t.fi, 



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1 ', 



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1808. 

Sûplica à la 

princesa Carlota, 

para que 

se tiuiilxle 
â Uucniis Aires. 



Razou 
para abstenerse 

de iiidicar 
unos aritculoi. 



Otras mas. 



Loa urT.as partidoi 

ton ô imposililes 

6 criininoso!. 



86 VIBEINATO DE BUBNOS AIRES. 

hacen la sigiiientc proposicion que me atrevo â garantir, etc. 

Los Americanos, en la forma mas solemne que por aliora les 
es posible, se dirigen â S. A. R. la senoradonaCarlotaJoaqiiina, 
princesa de Portugal é infanta de Espana, y le supUcan les 
dispense la niayor gracia y prueba de su generosidad diguân- 
dose trasladarse al Rio de la Plata, donde la aclamarân por su 
régenta en los termines que sean compatibles con la dignidad 
de la ima y libertad de los otros. Convocando certes, séria muy 
, conveniente para este caso acordar las condiciones y circuns- 
tancias que tengan 6 puedan tener relacion con la indepeii- 
dencia de la patria, y con la dinastia que se estatlezca en la 
heredera de la inmortal reina doua Isabel , quien ciertamciite 
tuvo la mayor parte en la conquista de las Américas, etc. 

Debo muy alto concepto â la penetracion de los sugetos que 
deben intervenir en tan sagrada materia, para tomarnie la 
confîanza de insinuar los articules que deben acordarse para 
radicar y eternizar la felicidad del nuevo gobierno ; pero no 
juzgo dcsacertado que Vds. lo hagan en las circulares que deben 
dirigir â todaslas ciudades de los cuatro vireinatos. 

Son bien manifiestas por si mismas las causas que puedcn 
haberme obligado â abrazar este partido, y asi solo dire : que 
mis honrosas intenciones nunca fueron otras que las de sacri- 
ficarme al bien de la patria, aprovecliando la oportunidad de 
sacudir, siu los horrores de una sublevacion 6 tumulto, una 
dominacion corrompida por el abuso de unos ministros codi- 
ciosos y barbares ; y que aun sin estos motivos, jamas puede 
debidamente intluir en la felicidad de sus vasallos un rey que se 
halla â la distancia que el de Espana de nosotros. Con estos vives 
deseos, y hallando en el dia â la mano toda la felicidad que 
podia sobcitar â costa tal vez de mil infructuos?s fatig.is, hc 
creido muy de mi obligacion participarlo â Vds., de quienes debo 
esperar que se llenarân de aquel heroico entusiasmo que inmor- 
talizarà sus nombres. 

Todos los demas partidos que podiamos proponcrnos, si se 
analizan con la juiciosidad que semerecetansacrosanto négocie, 
se reconocen 6 imposibles, 6 criminosos y sangrientos, y nada 




1808. 



VIREINATO DE BLliNOS AIRES. 87 

durables ;^ en fin, indignos de los sacriûcios y desvelos de un 
uoble ciudadano .iniantc de la humaiiidad y de la patria. Aiin- 
que debemos afiauzarnos, y sostcncr como un indubitable 
prinripio, que toda autoridad es del pueblo, y que este solo 
pucde delegarla; sin embargo, la creacion de una nucva faniilia 
real nos conduciria à nul desordenes y riesgos. Al coutraiio 
esta dignisiuia ya croada, y adornada de tan divinas cuali- 
dadcs, y (pie sepanindose absolutamento de la doniiuacion por- 
tuguesa, se estpJjlecera en estos territorios , nos ofrcce una 
eterna felicidad, y cuantas satisfaccioues puede prometcrse una 
nacion establocida , afirniada y sostcuida con las mas extraor- 
dinarias ventajas : anadicndo que sin duda alguua debemos 
contar con la protcccion y auxiljo de la Inglaterra. 

Concluyo pidiendo â Vds. expliquen los t'imdamcntos que esta sobro expiicadon 
iiioluyo, y la hagan circular con la actividad qr*^, se menace tan 
alto ô inq)ortante negocio; csporando que no pcrdonaré fatiga, 
iii proporcion de conmnicarle cuanto estime conveniente sobre 
cl particular; y yo, que V. me instruira de las résultas y dispo- 
siciouos générales para poder ocurrir con tienipo 4 lo mas cou- 
vciiicnte. 

Es de V. con la mayor amistad su mas atento amigo. 

Q. S. M. B. 

Doctor S. RoDiuGUïz Pena. 



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DOCUMENTOS 
RELATIVOS AL DESCONOCTMIENTO DEL VIREY LINIERS 

Y AL ESTABLECIMIENTO EN MONTEVIDEO 
DE LA PRIMERA JUNTA DE GOBIERNO CREADA EN AMERICA EN 1808 (1). 



Il' 



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1808. Oficio del cabildo de Montevideo al Excmo. ayuntamiento de 

Buenos Aires. 

Montevideo El piieblo de Montevideo, que diô poco tiempo hâ tantos 

"" " deUirer""* asuiitos â la historia de la America, vuelve â ser lioy tod.i la 

expectacion de este gran continente. El es c[iiien ha levantado 

el grito contra la corrupcion del gobierno..., él quien pide la 

(1) Para la cabal inleligencia de los siguientes documentos, juzgamos coii- 
veniente acompanarlos de una rapidisima noticia de sus antécédentes histô- 
ricos. 

El marques de Sobremonte, jefe del vireinato del Rio de la Plata en el 
moinento en que le invadieron las armas inglesas en 1806, abandoiiô irnle- 
fensa la capital, que ocupô el gênerai Berresford cl dia 27 de jiinio tic aquel 
afto, con solo 1,560 soldados, y se retirô sucesivamente hasta Côrdoba, 
160 léguas, en la que exigiô ser recibido, como lo fué, con un solemne 
Te Deum y todo el fastuoso cérémonial de los vireyes. (Véase el Primer Pe- 
RlODO, Memoria ynnrracion hislàrica, etc., t. IV, p. 385.) 

La recuperacion de la capital y la defensa de todo el litoral, que era la 
parle accesible â las armas inglesas, quedô por el hccho entregada â los es- 
fuerzos de las autoridades subalternus, mas propiamente à los esfuenos po- 
pulares. 

El gobernador Ruiz Huidobro, el cabildo] y la poblacion de Montevideo se 



'm »:ri~fTB'iT.7i 




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VIREINATO DE BUENOS AIRES. 



80 



antevideo se 



separacion de un -virey extranjero por sospechoso de infîdencia... 
El miindo lo saLe, y nosotros estamos on cl caso de convencerlo. 
Pero por desgracia Monte\-ideo no es mas que un pueblo pequeno. 
Su rival es el arbitre del poder y la fuerza. Tenemos justicia, 
pero; 'nié importa si nos falta el valiniientol Nosotros necesi- 
tamos de un apoyo, do un protector poderoso, y este no puede 
ser otro que Vuestra Excelencia. Si Vuestra Excelencia posée 
un valor herôico, le sobra constancia, y ha probado bien que 

prepararon inslantâneamonte para emprender 1;î reconquista de Buenos Aires, 
dando un punto de apoyo al vecindario de la capital. 

Organizândose ya laexpedicion, llegô^â Montevideo el capitande navio don 
Sanliago Liniers, qvie habia concebido el mismo propôsito, y Ruiz Huidobro 
le cediù el mando de la division expedicionaria, para conservarse en el puesto 
confiado à sus especiales cuidados. 

La reconquista de Buenos Aires tuvo lugar el 12 de agosto inmediato. 

Este suceso, que tanto brillo rellejô en las armas dcl Rio de la Plata, fué 
fiincsto â la dominacion espafiola, dando al pueblo el conocimiento de su 
propiu fuerza, debilitando el prestigio del supremo reprei-entanle dcl monarca, 
somctiendo este alto magistrado al juicio y â la volunlad popular, é iniciando 
al comun en el ejercicio del derccho de deponerlo y sustituirlo en cl nom- 
bre y en el interes de la comunidad. 

Todo esto aconteciô en un solo instante. 

E112 de agosto ensayô el pueblo su fuerza; y cl 13 se reunian los prin- 
cipales vecinos en una junta de que hacian parte la audiencia, el obispo, el 
cabildo y demas corporaciones, y conferian el titulo de gobernador y coman- 
danle de las armas al afortunado Liniers. 

À este acto se siguiô la creacion de cuerpos civicos para la defensa del 
lerrilorio, amenazado de nueva invasion. 

Organizada militarmenle la poblacion, se colocô en ella la fuerza efectiva. 

El armamento y demas medidas de defensa revistieron formas populares; 
y la primera corporacion popular, el cabildo, adquiriô la primera importancia. 

Sobremonle liubo de inclinarse en presencia de estes aclos, que no podia 
resistir, y desde los suburbios de la capital en que no querian recibirlo, 
ronfirmô é Liniers en el mando de las armas, dclegô sus facultades politicas 
y administralivas en la audiencia y se trasladô â Montevideo. 

Aqui se encontraba, cuando el 18 de enero de 1807 desembarcô sir Samuel 
Ackmuti, al frente ('e 5,000 soldados britânicos, al oestc de la Punta de 
Carrelas, é intimô la rendicion de la plaza. 

Sobremonto no pudoarmonizar su conducta ni con los deberes y necesida- 
des de su posicion, ni con la energia de las palabras que empleô para repeler 
la intimacion y apercibir â sus tropiis a una digna resistencia. 

Se présenté el enemigo al frente del Buceo, pero despues de levo cafioneo 



1808. 





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90 



VIRÎînyATO DK BUENOS AIRES. 



iil 



't. 



1808. no le falta entereza parci arrostrarlo lodo, cuctndo so trati de 
salvrd- la patria, y servir al soberano. Snya es la causa qii»? de- 
fendemos, no de Montevideo : siiyo es el pueblo rpie represon- 
tamos, siiya la provincia por cuya felicidad entablo este raliildo 
sus primeros empenos. ^ No son estos titulos mas rpie podu- 
rosos para interesar. d Viiestra Excelencia en nueslra deft'iisa? 
Segiiramente, despues de los sucesos de nuestra invasion, no 
se ha presentado otro lance mas digno de la proteccion y cui- 




(116 la espaMa â los muros de Montevideo, que Iban â ser atacados, y se batio 
en dispersion hasta la villa de Guadalupe. 

Miéntras el virey so situaba à tanta distancia, las tropas y el vecindario de 
Montevideo resislian sobre sus murallas, despucs de haber aventurado iina 
sangrienta y mal calculada batalla. 

El dia 3 de febrero, la plaza fiié atacada por asalto, â pesar de habcrse 
cncerrado en ella, el dia anterior, la vanguardia del cuerpo auxiliar que cou- 
ducia Liniers desde Buenos Aires. 

Entônces se pidiô, no ya la simple suspension, sino la prision del virey; y 
el alcalde de primer voto don Martin Aizaga, en quien se persoiiificaba la 
cnergia j la actividad del cabildo de la capital, llevaba la voz en esta exigen- 
cia, con cl apoyo de los jcfes de los cuerpos civicos. 

La audiencia la resistia, lai voz porque alcanzaba las trascendenlcs ulle- 
rioridades del derecho que el comun iba â cjercer ; pero cediendo ;>! fin ;i 
lafuerzadel torrente, tuvo lugar, el 10 de febrero, una seg\\n([a. jtinta populur, 
y en ella se decreto el arresto del virey y la ocupacion de sus papeles. 

El oidor Velasco, acompanado de dos regidores y de una fuerza de infan- 
teria y caballeria â las ôrdenesde don Pedro Murguiondo, ejecutô ese decreto 
en Puvon, donde encontre â Sobremonte ; y asi qued6 consumada una ver- 
dadera revolucion. 

Aumentadas las fuerzas inglesas en el Rio de la Plata, y ocupada por ellas 
la Colonia, donde sufri6 dos derrotas la division de don Javier Elio, el gêne- 
rai Whitelocke, al Trente de 11,500 hombres, atacô â Buenos Aires. 

Whitelocke se hizo bâtir en las calles de Buenos Aires, el 5 de julio de 1807, 
capitulô alli, y en cumplimiento de la capitulacion evacuô todo el vireinato. 

La corte confirmô â Liniers en el puesto de virey, y don Francisco Ja'^ier 
Elio ocup6 interinamente el gobierno de Montevideo. 

La corte, invisliondo â don Santiago Liniers de la misma suprema magis- 
tratura de que habia sido despojado el marques de Sobremonte, obodecia â 
una neccsidad, quizâ inexorable; pero de cierto que no era proccdiendoasi 
que podid restituir â su autoridad en estas lejanas regiones la fuerza moral 
de que habia sido desnudada, 

La posicion en que se encontre el nuevo virey era por extremo delicaday 
quebradiza. 



VIREINATO DE BUENOS AIRES. 91 

(lados de ese ayimtaniiento. Â él toca cortarlos abusos, remédiai' 
Ids maies y promover por todos ai'bitrios la felicidad. Monte- 
vid(!oha dicho y sostiene, que esta peligra miéntras el gobierno 
pcrmanczca en manos de un jefe nacido en el centro de ese 
imperio sacrflego, cuyas depravaciones nos ban cubierto de un 
luto etcrno. Por eso pidi6 su remocion, y si Vuestra Excelencia 
ciista, cntrarémos aliora en algiuias meditaciones sobre la justicia 
(le este proyccto . 



1808. 



ios, y se batio 



no delicada y 



Las autoridades locales habian ejercido funciones soberanas, y, engreidas 
porel suceso, dificil era que renunciando el brillante papel que habian asu- 
niido, se nidujeran de buen grado â sus estrechas alribuciones normales. 

£1 pueblo estaba en posicion semejan; à la de sus autoridades locales ; 
y sus vuluntades se apoyaban ahora en la fuerza inaterial organizada de que 
era depositario. 

Zsas tropas populares reprcsentaban diverses intereses ; y, desde el ori- 
gen, esta diversidad de intereses asomaba en la rivalidad entre Europeos y 
Americanos . 

A estas dtficultades, de suyo graves, acrecieron otras de grande cuenta, 
producidas por el vuelco que, poco mas tarde, sufriù en Aranjuez y Bayona 
la dinaslla de ios Borbones. 

Fernando Vil recibiô la corona entre el tumulto que en Aranjuez ultrajô 
las canas de su padre; y despu "■ < le esa corona volviô û ccnir momentâ- 
iieameiiic, y ya en tierra extranjera, la cabeza del desdorado anciano, fiié 
colocada en la de un hermano del gigantesco emperador de Ios Franceses. 

La validez de todos estes actos era contestable y debia ser contestada en 
Europa y America. 

Los pueblos de la Peninsula, con el mismo titulo con que $e depuso â So- 
bremonte, para la mejor defensa de la tierra contra el extranjero, crearon y 
colocaron â su frente â las autoridades quo juzgaron mas idôneas. 

l'cro, por una contradiccion propiu de las ideas de toda metrépoli, las 
iunlas creadas por algunos pueblos de la Peninsula se erigieron, motu proprio, 
suprer.ias por el gobierno de Ios pueblos de America, y les exigieron, sin 
consullarles, la misma obediencia y vasallaje que estos tributaban â Ios reyes 
decaidos. 

tra natural que âlguien preguntase — i c6mo revierte en algunos pueblos 
Je h Peninsula la soberania de Ios de America? — ^por que no usarian 
estos de! mismo derecho de que usan aquellosî 

lîcsaltan, prima facie, las dudas, las confusiones, las vacilaciones, que en 
gobernantes y gobernados d^bian originar en America tan estupendos su- 
cesos. 

A las pretensiones c intrigas de Ios diversos poderes peninsulares que 
solicitaban el reconocimiento de America, se mczclaron tambicn, para hacer 






IV 






.4 : 3 M 



1808. 

Condiinta 
de eilp, 



92 VIREINATO DE BUENOS AIRES. 

Apénas el inmonal pueblo de Buenos Aires, deseoso de lavar 
los iiltraies de iina sospecha , piiso en la silla de sus jefc>; al 
actual virey, cuando este empci;'^ â dar las pruebas mas dcri- 
didas de su aficion al pérfido cxterminador de nuestra real 
estirpe. Sabe Vuestra Excelencia ([ue sin notici.i do nuotra 
corte, y con ultraje de la nacion entera, le diô un parte l'xnclo 
de los sucesos militares rcurridos desde el ii do junio liasta >] 
12 de agosto do 180G; que posteriormento , bajo los niisiiios 






mns intensa la crisis, las de la corte de Portugal, recieii establecida en Rio 
Janeiro, que Uegô â solicitar el protectorado de estas provlncias , fuiirjado 
on los derechos evcntuales de la sefiora dona Carlota Joaquina , esposa del 
principe régente y madré del infante don Pedro. 

Las dotes intelectiialcs de Liniers estaban muy abajo del nivel de esta 
enmaranada situacion; y para colmo de su desdicha, él cra Frances de naci- 
miento, lo que en la época constituia por si solo un tôpico fccundo en sos- 
pechas é inquiétudes. 

La lucha inévitable entre el virej y el cabildo fu6 enconândosc a medida 
que se prolongaba, y vi-io â complicarse con las rivalidadcs entre Europeos 
y Atnericanos. 

El cabildo era dominado por los Europeos, y las tropas del pais Icndian é 
encontrarse casi sin apercibirlo del lado de Liniers. 

Corrian asi !as cosas cuanJo ocurrieron los trastornos de la Peninsula. 

Entônces la faccion espafiola que acaudillaban los individuos de! famoso 
cabildo y à su frenle don Martin Alzaga, cobro mayor aliento y atacô cou 
redoblado vigor al Frances Liniers, 

Don Francisco Javier Elio, gobernador de Montevideo, obraba de concJerlo 
con esos individuos; y habiendo rccibido el li de julio de 1808 la céduLi 
de lo de abril del mismo ano, que ordenaba la jura de Fernando, lo pro- 
clamô .sin consullar al virey , por bando solemne, y anunciô la jura para cl 
12 de agosio prôximo. 

El virey la trasfiriô, fundândose ostensiblemente en el deseo de preparsria 
con mayor pompa para el 31 del mismo mes. 

En ese intercurso, lleg(5 â Buenos Aires un emisario frances solicitando 
el reconocimiento del hermano de Napoléon como rey de Espana ô Indias, y 
aunque Liniers solo abriô los pliegos en junta de la audlencia, cabildo, elc, 
y anticipô la jura de Fernando que se verificô el 21 de agosto, publicô el dia 
15 de ese mes una proclama que diô causa â las sospechas dequeerablanco, 

En esa proclama, despues de decir que Su Majestad Impérial y Real 
aplandia los iriunfos y la eonstancia de estas pueblos y los estimuhba à 
manlener con energîa la alla opinion que habian adquirido por su valonj 
lealtad, ofreciéndolei» todo género de socnrros, que Liniers confesaba no 
liaber desechado, invitaba â sus gobernados « â seguir el ejemplo de sus 



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VIREINATO DE BUENOS AIRES. 93 

principios, le comunicô la derrola dcl ejército iiigles en Buenos 
Aires, el sitio de esta plaza y su restauracion por los tratados del 
7 (le jiilio dcl aflo pruxinio anterior. En estas piozas (n"' 1° y 2° 
(lel adjunto testimoniiOi ^lue uu seran desconocidas â Viiestra 
ExcL'leucia, es muy notable aquella prolija narracion do (pie se 
liaa' estudio tonio para sonietcr cada liecho a la censura del 
fxtraujcru : sonlo asimisnio las protestas de haber conservado 
tn mediu de la distancia y el tienipo los sentimientos de un verda- 



1808. 



•-INS- * 




lel pais tendian â 



seo de preparsrla 



I antepasados en este suelo, que sabiamente supieron evilar los desastres 

• que afligieron â la Espana en la guerra de sucfision , esperando la suerte 
> de la mctrûpoli, para obedecer y acutur û la autcridad que û su término 

• ocup6 la soberania. » 

El gobernador Elio no espcrô mas, y representô con la acritud que le era 
peculiar contra la permanencia de Llniers en el mando. 

Liniers, con acuerdo de la audiencia y de las otras autoridades, le ordenô 
se prcsentase en la capital, y nombre) para reempluzarle al capitan de navio 
(Ion Juan Angel Michclena. 

Elio y l'I cabildo de Montevideo rcsislieron esta medida, y ucordaron sepa- 
rarse de la obediencia del virny, establecicndo una junta provisional de go- 
bierno, la primera que se establecia en America, hasta la décision de la 
autoridad suprema de Espuna. 

Esluresoluciori gravisima fué l'ortificada cou la opinion del comisionado 
ièhjuntanupremu de Sevilla, don Manuel Goyeneche, que acababa depasar 
por Montevideo y que poco despues la condenô en Buenos Aires. 

La nueva jimla de gobierno estrechô sus relaciones con los conjurados 
de la capital, y sus ideas, derramândose por todo cl vireinato, fueron â 
prcparar los sangrientos cpisodios de las ciududes de la l'iula y de la Paz. 

El lo de enero de 1800, los conjurados de Buenos Aires, apoyados por 
les tercios de Viicainos, Gallegos ij Catalanes, se presentaron en la plaza 
pûblica yexigieron la deposicion del virey y el establecimiento de unajunta 
de gobierno paru el vireinato. 

Se congregaron la audiencia, el obispo, el cabildo, etc., y en el seno de 
esta réunion Liniers dimitiô la autoridad. 

Très re^idores sulieron â anunciar â los amotinados el triunfo de sus pre- 
tensiones. 

Pero en ese preciso momento los cuerpos de Pairicios se presenlaron en 
lacscena; los conjurados ccjaron en su presencia, y Liniers reasumiô el 
mandu suprême. 

Los tercios europeos fueron desarmados, y los principales conjurados, 
Don Martin Alzaga, Don Estévan Villanueva, Don Olaguer Reinalds , Don 
Francisco Negra y Don Juan Antonio Santa Coloma, desterrados â Patagônes. 

El gobierno de Espana, sin auloriiar la conti'iuacion de la junta de Monte- 



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1808. 



l'nriicipalia 

ul cinpcinddr 

iN'.ipdIpon 

loS SIICPJO» 

(le In gui;irs. 



04 VIREINATO DE BUENOS AIRES. 

(lero Frnnces, con que coucluye el prùnero y sobre todo la reic- 
roncia cou que termina el segundo al ayudante de (•;uiip(j 
iMr. Perichon Vandevit, para lus delatlcs que pmda apetecer el 
etnperador sobre estas intcresantes provincias. 

Nosotros omitimos glosar cstos pasajes por no acrcditai'iius 
de cabilosos y molestos, 6 nias bien porque es excusado buscu 
el (Tmieii eu las circimstancias, cuando se tiene â la visla nu 
iieclio que por si laisnio es cl mas delincuente. Vuestra Kxcc- 
lencia nos perniitirà l'undar untantoestaproduccion,qucpai'('n' 
liija del acaloramiento. No es permitido al vasallo de una potciuia 
libre participav los sucesos de la guerra a las certes extranjcras. 
sin noticia del soberano â quien sirve y obedcce ; porqtie un 
acto de esta naturaleza indica cicrta dependencia que ultrajad 
decoro de la nacion, y rebaja la (lignidad del trono. Si ;ilgiin,i 
N ez, por lo importante y extraordinario de los acontecimientos. 
suelen practicarlo îOgunos générales , mas politicos que giicr- 
reros, siemprc se acostumbra ceîlir el parte à un mero avisa di'l 
resultado feliz 6 adverse de las batallas , por el interes que en 
(lias Iiayan tomado las fuerzas del principe amigo, ô porque 
las circuustancias liagan convcmente el paso, para arregl.ir lus 
operaciones de la campana. Eu una palabra, es licite bacerlo, 
cuando la necesidad lo exige, i Pero que necesidad habia ili' 
iustruir directamente a Napoléon de los acontecimientos do una 
guerra ultrainai'ina, cuando estabapor mediola corte de iNIadrid, 
y era mas natural que ella lo comuuicase â su aliado , si lo 
ballase por conveniente? La necesidad, cl motivo es bien claro. 
El extranjero, Excmo. Senor, siempre se acuerda que lo es, // 
no se aplaude tanto de los servicios que puede hacer â su soberano, 
como de pertenecer â la uacion que le diô la vida. 

Ellos nos desprecian aun cuando somos ""l iiistrumento df 



video, fall6 contra Liniers y sancionô sustancialmente una segunda revolu- 
cion en brève espacio detiempo. 

Nombrô virey â Don Baltasar Hidalgo de Cisnéros ; encargô â este jefe la 
efectiva persecucion de su antecesor, y eiev6 â Don Francisco Javier Elio al 
puesto de sub-inspector del vireinato. (Ani ;es I i^MAS, Biblioteca del Comercio 
del Plata, pagina 466.) 



-).. 



VIREINATO DE BUENOS AIRES. 



w 






susglorias, pcro nosutrus nu qiiui't'iiius conoccrlo : todo nos igos. 
Iiarccc liVito, todo dcsprcciiiblc, y esta docilid.id es prccisamcnte su on.io.id.d 
la (iiK! nos nioi'do. Si tolcivunos ul ultraio,, si no sonios imos ''"':''' , 

' ' ■' que «I linslil 

Lrl;i(l(ires sovoi'os del lionor do la nacion, i cc'uiio podrénios •inomt.«i»|.u.-i..i. 

fiiuscrvar sus rc.spetos? La fri;ddad con que L.ui sido luirados 

lus ii.irtes eu cuestion, pnicha con eneip'a cuânto ha dccaido 

1.11 luiostros tiempos el generoso orguLlo dei Espanol. Si él nos 

iiitl:iiii;ira, si él reiuiise como en la época de Cdrios V, i conio 

liiiliiéranios perniitido rpie nn p'ueral de Espafia se hiunillase a 

otro putevdado ludjlandu von la espada en la mano, y â l;i frente 

il(j un ejéi'cito vencedor? Para nuestro jiiicio, dista nniy poco 

de tiibiilav vasi'dlaje quien de este modo se soniete, 6 cuando 

im'iius jiizgamos que estando establecido y proliihido hacer 

' ' )s acataniicntos à los principes de la tierra (pie los que elles 

,Hniiitcn, se den a nuestros reyes (conio indica un .ido de 

laurdenanza naval liahlando de los saludos que dei)i'n hacersc 

'i la» foi'lalezas y Lucanes extranjcros), y no lialticndo jauias 

l'icostuiidjrado los générales franceses dar ni nieras noticias de 

sus victoi'ias â nuestra cortc, la oliciosidad del senor Liiiiers es 

un vcrdadero delito, sobre ser un ai'gmneuto poderoso de su 

iificiuii al execraJjle eucniigo del nombre espaîiol. 

(, Es avauzado el conccpto? i dcLii'a el c;djUdo de Montevideo? 
i no liay mérito para mia censura t;m agria ? Todo pucde ser : 
(, [icro tandjien nos engafiarémos en créer que es im delito pedii* 
un aiLviliu â la Francia (inconsulto el soberano) para la dcfeusa 
(li: la iirovincia? Este es un liecho, cuya prueba insigne nos 
suuiiiiistra la carta n" 12 al fol. 32, y supuesta su verdad, solo 
quisiéramos que el mismo Napoleou , cse iiitame que tuvo 
osadia para reprender y acriminar la conducta de nuiîstro her- 
niaiio, rey y senor natm'al D. Fernando VII, por hal)erle heclio 
ijruiiles demandas, en circunstancias de no tener otro recui'so 
para dpsconcertar los proyectos de Godoy, que cl misrao Napo- ^ 
Iwu, ropetimos, fuese el juez de esta causa y la i'allase guar- 
Jando consecuencia con sus principios. Pascmos adcl.mte. 

Abdicada la corona por el senor Don Carlos IV, rccibio esc 



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ûLieruû la real orden cousiguieute para la proclamacion del 



DiCriô 1.1 jura 
de Feinando VU. 



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1808. 



% VIREINATO DB BUENOS AIRES. 

actu.il monarca. El seîlor Liniers ordeiiô desde hiogo que se 
efectuase el 12 de agosto lUtiiiiu, pero aJ iiiismo ticinpo su le 
présenta un inipreso venido de Câdiz, sin carta de reniisiou iii 
otro carâcter que el de la iniprenta que lo diu (i luz ; y sin mas 
datos candjiô tanto sus ideas, ([uo ulvidando la eiicacia dtd aiite- 
rior exprcso mandato, se avanza a suspender la jura del si'fior 
Don Fernando VII, hastn recibir ôrdenes conséquentes al mismo 
impreso. Nosotros dedanianios contra ese paso y procura iikjs 
liacer visible toda su intencion ; pero no obstante se quiso créer 
que era inocente, y dirigido tan solo a disponer con mas desa- 
hogo la suntuosidad y aparato de aquella solenme funciun. Asi 
se divulgô en los papeles pdi)bcos y se ha escrito con desunlado 
â la princesa del Brasil, segurauiente sin acordarse que el uficio 
l'eservado n" 10, fol. 20, era un docuniento intacbablc del ver- 
dadero motivo que causo la detencion. Ahora pues, pre):im- 
lanios : si el virey creyo légitima esa causal conio lo anuncia en 
su oficio, (, por que es que la oculta? y si no la creyc't légitima, 
i por que suspende la jura? No sera temerario concebir que su 
edecan Vandevit le biibiesc. desde luego pronietido (en las 
rartas que escriliiô por la barca, segun aparece de la del referido 
n° 12) esas niismas ordenes rclati>xi$ al imprer.o que el Excmo. 
senor Don Santiago pensaba recibir. 

No por eso creemos que la nigerencia sea ciorta ; ^ pero es 
laudable, es inocente ese luiraniiento, esa detencion, esa con- 

ui'spues que sii|io ' ' ' 

el desironamiPNio (lucta sicuipro dôbll y solapada de un jefe frances? Digalo el 

de l'enianilo VII. i i i i. . • ' • i 

pueblo de Buenos Ajres , que nienos nurado cuanto es mas 
espanol, procuro con ruegos y anienazas apresurar el dia de la 
proclamacion. En estos niomentos arrilîo â esa capital Mr. Han- 
senai, enusario del imperio frances. Los pliegos que condujo 
auunciaban que destronado Fernando VII por la mas inaudita 
violencia, iba a ccupar el trono de Espana un hermano de Napo- 
léon ; y el E.vcmo. sefior virey, léjos de indignarsc, léjos de 
toniar medidas para alarmar los pueblos contra el usurpadur, 
procura adormeoerlos en la ignorancia de su peligro, puLli- 
cando una proclama tan Uena de veueno, como el corazon (\w 
la produjo. Su lectura exalté a este cabildo. y no piido niéiiosil"' 



Con'Iucta 
(lel mismo L'hi'iM'S 



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VIREINATO DR HUFNOS AinRS. î)7 

ci'iisnrar; y aiin se toiiiô la libcrtad dt; cxplicarso cou Viu'stra 
l-Aci'li'iu'ia à lin de ([uc prociirasc sol'ocar un papcl tan escaii- 
(lalosu coiHu injuriante A la Auiérica del Sur. Vvvo tudavia so le 
tlisculpa alinnando que se i;.qioraban las ideas del tirano, que 
(uiiveiiia alucinar à lus pueblos, y ([ue el virey no hizo mas que 
lirinai'la despues do concluida por sus autores bien conocidos. 
M(iiile\id('0 contesta a, estus ej'ujjios, (pie el priniero es una 
falscdad probada por laearta n° IIJ, fol. 33 vto., en «pie el senor 
Liiiit'rs contiesa que tuvo un coniplefo detalle de los inicuos 
liroyei'tos de Napoléon. Al sef,'undo, ([uc no liabia necesidad de 
uciiltar al pueblo una intaniia (pie janias liallaria parlidarios. 
Que Huenos Aires y toda la provincia ha dado nuichas pruebas 
(le su (idelidad para ([ue se dndas(^ di; su opinion. Al tereero, 
que si la politica liaci'a précisa acpiella ocultacion cnn respecte a 
lus pueblos, con rel'erencia ;i lo:, t^obiernos era perjudicial, por- 
que t'uvueltos en el error, no podrian ir touiaiido sus niedidas 
para part icipar al vasallo la triste suerte de la Peninsula; y sin 
oiiihariro de ello, la circular reservada fol. iO acredita que la 
snpcrioridad les fij(3 por niodelo de su conducta la niisnia pro- 
dama en cuestion. 

l'n'scindauios de todo por un instante, convenganios que 
solo procuraba ateniperarsc â las circunstanciasy precaver con- 
liiociuues en lo interior, estandoel senor Liniers resuelto îî sos- 
teiu'r la causa del soberano : bien, y entonces. ^por qui; déjà 
ivtrri'sar libreinente à Enropa ;î Mr. de Sansenai? ^por (juédice 
Su Evcelencia que no le detenga? ^porqut'' manda se le eni- 
bai([ue con preferencia â la restante oficialidad en el bergantin 
.4«(/yo F('t'/? ^por que prcviene que le desembai'fpien en el 
piiiiier puiTto de su recalada? ^por qné le reconiienda â don 
Manuel Ovtega, i)ara que le habilite con dinero y libre a la 
vibla contra Su Exceleiicia? ipor que lo ofreco rccomendaral 
iiiiiiistro de Francia su buena conqiortacion'^ (fol. 28 vto.) 
iSni por las circunstancias? ^serâ por no comiKn'er los puc- 
IjIûs? ^serd porque faltau niedios para hacerlo prisionero sin 
ni.iyor estri'pito? No, nadade esto. El Excmo. senor don San- 
tiago lu dice : porque no estainos oiiforizados para hostilizar al 
VII. 7 



1S08. 




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VinKINATO Iti; lu I.NOS AIHKS. 



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iinjierin fhnin's{[n\. 12). ;n|i liliisfciiii.i siii i^'ii.il! ;(t!i puiiiluiiiir 
(lt> l(is l'isiiiinolrs! juli iiiloli/ y iiiiiadu KLimamlt» VII! ^li.iy 
liftiiibn' (jiic l;il pritmiiicii' ciilrt' iiusutros p.ira pruti'^'cr ,'i sus 
li.'irli'ii'us u|ir('S(trt's? y:'U tiiiiloquc Vucstr.i M.ijcstad jiiiiit' nitiv 
railt'iias, ri vi\(j ador.'ulo de viicslros piichlos, ri pt'iin'scnlii ;'i 
Mii'stra s;i^r;id;i porsctiiii, ('•] Ihiiii.'i tr.iidorcs ;i lus ficits \;is;ill 
cpu' so jilini'lKirii.iii di'. rt'spctar en su iiidi\idii(i la iiiiâ^cn di' 

viicsti'o ]iud('r \ ^'randc/a Disciiipt' N'ucslra IvKccIciicia oins 

traspoi'ti'S de iiuostro jiislo dolur, y piTinila (pic volvaiiios ;il 
propûsild, dctcnit'iido la considcracioii miel rosiillado de lus do- 
cniiit'iilos qiit' cd)ran dt>l lui. 1 al II nIo. 

Eli t'ilds vor.'î cl Kxcino. ayiiiifainiciito cpio por solo d linlio 
do lialjcr jiropiicsln un iiiiiiistro de Su Majcsiad l'"idcli>iiii,i ipic 
la[)r(niiiria se, pnsicsc, l»ajo la protcccioudcl'tu'tii^ial, rcsnhii'i d 
\ii'cj l'diiipcr la. jnici'iM (' iiivadir los Ksfados liiiiitrdt'cs (!•' 
acpiclla proviiicia, \ Mdviciidii Av a([iii la \ista ;'i lo vcllc\inii;ii|ii, 
m» [)odi';i iiK'iidsdcadiiiirar clnmlraslc de esta aiiiiiiosidad pur 
1111 le\e, molivo (levé en ivizoïi de scr un incru partidi» de la iii- 
trj^a p!'(i])uest() siu las armas en la uiano, y pur un iiiiuislrn 
(■(ne acaso ahiisaha de su carâcter) y d(> acpiella tiltie/a. auii ilt'>;- 
pucs (le sal)er ((iie Naixileuii liahia sultNci'tido cl li'dun de K>,- 
paua. A la \er(la(l([uc esta iiuplicaiite conducta no pitiln (mii- 
r.iliai'se, sin roiicedcr (fuc son diversas las i'c;;las ([ue autorizan 
para liuslilizar ;i la Francia y las que pcnniten dévastai' ;'i Por- 
tugal. 

Mas la nielropoli ik.) espcn'i, ni dcliiô cspei'ar olra cosa para 
liarer la j^nerra contra el nsiii-padoi' (juc ver ateiitada la niajcslnd 
tk'l S(d)erano: csto niismo verii el Evonio. sefior Liniersenles 
pliepos de Sansenai ; lu('}:o es inicuo, nialicioso el el'uuio rnii 
({uclKKpierido salvar esl(! eiuisario, y proporcicuLarle un i)rHuto 
rogrcso â la rorte de su eniperador. Cali'ul(unos aliora l^s iii;i- 
.lon ,1.1 1,^,(10 les (pie (1(! aqni vendrian â seguirsc. Sansenai, puesto eu Fran- 
cia a expcnsas de este vircy, daria nn eslado coni])le1o de! cs- 
tado do esta provineia, d(,' sus tÏK.Tzas, de las disposiciones ili'l 
jeie, etc., etc. lJuona]);irte c^on este solo objeto le enviô al Rio 
d(^ la Plata. (Véase la instruccion loi. 'M.) Tendria cuaiito df- 



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VIRKINATO Iti; IllKMJS UIIKS. W 

soali.i p.ir.i aiTo^l.U' cl plim df hostiliiladt's ((Uitra iidsotros; y isos. 

(•iiaiidn lli'Kasf â t'I'ccliiaiio, scna iJi-t'cisaïui'iitc hajo iiiios datos 

lus mas si'jiiu'os. Nu cn'aiiKis (jiic coiitasi! con la \uliiiilad de un 

ji'l't'â (|iii('ii iii(>ri<t-i(') tanin a)ir<'iM() lu coiidnrta dt^ su cxpinrador; 

|M'r<) ('nuv(>ii;.Miii()s â lo iiuiios (>ii({ni^ lus câlculos scriaii iiiriins 

('\|»ii('st(is â la lalcncia, cnanlo cran mas lijus Ids antoccdcntcs 

(Ir riiali|ni('ra sn|Misici(in ; y |inr consiuiiicnlc qnn smii mas 

cil lia nncsira coniiiiista, ô mas dilïcil nncsira dclrnsa en un 

casiidc invasion; de lui'ma ((ne cntc'mccs se lialnii Ncrilicadit 

(le un nuido mas l'imcsto ([uc los anxilins indiroctus dcl scnor 

Liuit'i's cran la misa de nncstra jicrdioiun. 

lui l'nci'za do, estas combinacidncs y ((in noiicias sc<.'nras do Nnovo n„i.iiii.,in.. 
lus CL'los (juc jKtr lus misnids |irnici|>ins a;iilalian a la curie ^w 
Purlii^al, tnvo cslo, cahildu la gcncrusa usadia de censurai' jiidi- 
ciiduiculc la condiicta del virey. llamândule, nu Iraidur cuniu 
civcM aluiuios, sinu suspccliusu. cuiiiu lu es en el'eclu y rcsulla 
ili; lus anicriures ajmnlamienlus; pero Su KxMdencia, ([ue vit'» 
lircparada la tunncnla, (piisu cunjurarla arrancândunus nueslro 
uuiici'iiadui' inlerinu delaplaza. â ipiicn jiizua cumu cl l'uiico y 
lindcruso ap'iite de la acusacion : imaestu. sin respelar la aiito- 
lidad del monarca, pur (pii(>n j^oliierna iiitcrinaincntc, le ar- 
laiii'i't cl mando, y lu conlirii'» al capitan d(^ naMu don Juan An- 
p'I Michcleiia; inteirepli'. las cumunicaciuiics de este piicrto con 
la(a[(ilal; deluvo cscandalosanieiite la currespundencia d(d i)i'i- 
Mico; SI! pruliibiô cl trânsilu ;i ludu pasajeru; lihrô ôrdenes an- 
licipadas â lus romandantes mililares de la gnamicion para (pie 
sosluviesen â tudo tranoe al nucvo gobernador; nada. en lin, 
ijiiiilié de ciianto pudic^'a hacer este lance mas estrepitoso : cl 
|iiicl(lo pur CSG formu voces eqnîvocas, conociu la viidencia, se luntr iopn'»r. 
croyi'i injuriadu y roinpiô los diques de la muderaciun, jiirij no 
JK-Tiiiilir (pie un jeté cvlranjero culmasela ruina del mas entu- 
siasniadu Espanol. y para ponerse à cubierto de nuevosinsultos, 

pidiû qn(^ se eligiese una junla de gubicrno ^'.Qué remedio 

lialiia siiio concederla? Un pneblo tnmultuado es semejante al 
l'ayo; duiide halla mas resistencia alli es mas poderosa su accion. 
(,Nit hultiera sido p(;or hacer uiia opusicion imitil, cpie accéder 



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1808. 



Kl viiiv mairlô 
i.isulter lu juiila. 



MdnIt'viiliMi 
udiï à su (;iil)ii'ino. 



100 ViREINATO DE Bl'ENOS AIRES. 

â un particlo que i)romctia en brève restablecer la tranquilidad 
y ol sosiego? 

Siii embargo, el Excmo, senor \irey parcce qiieha hecho un 
empefio de perdernos. De autoridad propia uiandô al monieuto 
disolver lajunta; ha deteuido los oficiales y soldados de las do- 
taciones de esta plaza que se hallan en esa ; ha destacado barcos 
de fuerza que detengan y persigan (como ya lo han hecho â 
nuestra vista ) los que se dirigian al puerto : asi fomenta el eu- 
cono y empena en nuevos desbarros â este fidelisimo vecinda- 
rio. Nadie podrâ créer : él se ve perfectamente hostilizado. Los 
honrados vocales de lajunta de gobierno son intimados â disol- 
verla bajo graves penas. El pueblo lo ha entendido, y ofrece 
sacrilicarlos en el momento que obiïdezcan. EUos quisieran ha- 
cerlo porque no tienen empeno en lo contrario, pero su segu- 
ridad individc.d corre un riesgo ineviiable : dociles pues a la 
ley del mas i'uerte, se mantendràn velando por el bien de sus 
couvccinos, miéntras las circunstandas no varien : y este sera 
un dehto que provocard el enqjo del superior gobierno ; de este 
modo ni ellos ni nosotros hallamos un partido que tomar en cir- 
cunstandas tan prolijas : el riesgo crece por moiuentos : ayer 
eraun niîio, hoy es un gi gante; la discordia hace râpidos pro- 
gresos ; el terror se aumenta ; todo, pi>r decirlo una vez, acrt.'ce 
la consternacion y el dolor inûtil de este noble pueblo. Nues- 
tros vecinos observan con disgusto esta disencion donu'stica, y 
acaso despues de ella aguardan el instante de perdernos. Nos- 
otros no tenemos à quién volver los ojos, si nos abanduua 
Vuestra Excelencia. Vuestra Excelencia, cuyo patriotismo lia 
sabido calmar may ores inquiétudes en tiempos masadversos, os 
el mismo que puede empenar con buen suceso toda su autori- 
dad y sus respetos, para que se abandone el sistema del terror 
en tanto al ménos que cesan los primeros fervores de la plèbe. 

Juzga mal el Exlùio. senor virey si hacreido que conreuiedios 
viobuitos se curan las convulsiones del cuerpo polîtico. Monte- 
video odiarA mas su gobierno â medida que acibare sus pro- 
videncias : ya es imposil'lo borrar la desconfianza con que le 
mira : eternamente le llamurâ partidario de la Francia, y la 



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1808. 



de Muiiteviileo. 



VIREINATO DE BUENOS AIRES. 101 

oprosion serri un argimicnto que lo ronfirmo o\\ su iden. 

^Cnanto mas jiisto sorîa tolerar esa asociacion de hombros 
hncnos y prudentes que en todo tiempo sirvieran de freno al 
iiiismo gobierno? ^no se le oritira de precipitado? ^por que 
puos se enipena el virey en q\iitar unes celadores de su nianejo? 
^Él los pide y quiere estén a su lado para vindicarse de la ca- 
luiiniia mas negra? Muy al contrario, ;i arpiellos mas respetables 
y legîtimos les llama ilegales é impotentes. Si la mediacion po- 
derosa de Vuestra Excelencia llegase a intcresarse, tal vez estas 
(lesazones no pasarian de termine : cou gusto verémos renaît t 
la fraternidad que sifïmpre uniô d estos pueblos, cesaràn iias 
inquiétudes, y sera sofocado en sus principios un fuego cuyos 
prugresos nadie podra caicular exactamente. 

Esta es la obra grande que el pucblo de Montevideo confia Rectas imemiones 
alpatrocinio de Vuestra Excelencia, este esel servicio impor- 
tante en que le empena con las mas sinceras protestas de reco- 
nocimiento. Nada deseamos que no seajusto : si en algo erra- 
nios, puede Vuestra Excelencia créer que todo vendra a un 
exceso de lealtad y buen deseo : errara el entendimiento, pero 
la voluntad, eso no, que es nuiy nspanola para no ser recta. 
Henios jurado raorir por Fernando Vil, y lo cumplirémos. 
Donde viéremos uno que asi no piensc, lo perseguirémos, aun 
cuando sea forzoso aiTostrar mayores peligros de los que ya 
nos cercan. Hâgalo entender el noblt; ayuntamiento ;i ese flde- 
Usimo pueblo y a las autoridades que lo gobiernan, bi(^n seguro 
que no quedara desairada la garanti'a de Vuestra Excelencia ; y 
cuando nada fuese dablo, nos darémos por muy satisfeclios, si 
olvidandolossentimientos,nos favorect'u con sus consejos. De 
corazon lo pedimos pues, deseamos el acierto : y en medio de 
la energîa con que nos disponemos ;i defender al pueblo de todo 
ultraje 6 violencia, no dudamos acreditar que nos sobra noblcza 
para conocer y enmendar los yerros. 

Sala capitulai de Montevideo, 5 de octobre de 1808. 



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VIREINATO DE BUENOS AIRES. 



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1808. Instrncciones que debe observar elsehor Don José Rnimuvdo Giierm, 
instruociune. da.ia» apodcvado de la juntu de gobierno y M. /. C. deestaciudad. 

il seûor Guerra. 

El objeto preciso de la comision que el pueblo de Monte- 

objeio video confia al sefior Guerra, es justificar la conducta dcl M. I . C. 

de 81. comision : ^jj SUS l'epreseiitacioues contra el capitan gênerai. Hacer ver la 

porciciimpiimiento uecesldad do que se erigiese la actual junta de gobierno para 

de ciciias oferias. g.Q^,,^j, .^j pueblo de los luales que le anienazaban, despues ûc 

haber oxplicado por niedio de una ronmocion su resistencia ;i 
recibir otro jeté cpie no fuese el sefior Don Francisco Javier 
Eli'o. En consecuencia suplicarà se aprueben estes procedi- 
inientos dictados de una necesidad imperiosa. Que se coiilirmc 
la junta entre tanto no varia el estado politico de la Peniiisula. 
al méiios el de esta provinria ; y fînalniente es particaiai' en- 
cargo del dicho sefior Guerra representar los seivicios de este 
pueblo, é instar por el cuinpliniiento de las oie^t^s graciosas 
que se dignô liacerle el seîiorUon Carlos IV y quedaron sin electo 
por la causa de Aranjuez y sucesiva usurpacion del trono, elc. 
En esta razon procurarâ con el mejor anhelo unirse ;i los dipu- 
tados Don Manuel liârbas y Don Nicolas Herrera, para coii- 
certar su plan de operaciones con aquellos beneinéritos vecinos. 
que por su probidad y conociniientos de la corte, por su ins- 
truccion en las pretensiones del cal)ildo y su constante aficion ii 
los intereses del pueblo, les seràii de niucbo auxibo, y auu 
convendria que para aue no nos acusen de ingrates ni civan 
que se les desaira, encargarles el asunto de las gi'acias y corrrr 
con el otro el sefior Guerra, sienipre en la buena arinonia que 
es de esperar reine entre individuos de un inisino vecindario y 
sugetos que solo anbelan al bien de la patria \ uKijor servicio 
del soberano. De todos niodos se forinarâ un extracto separado 
de los servicios del putiblo y otro de los fundameiitos (pie tiivo 
el M. I. C, para r(iprest;ntar en consorcio con su présidente lo 
que consta del plieg»' conducido a la capital por el scnor regidor 
Don Manuel Yiceiit" Gutiérrez. Estes extrados 6 moiiiurias 
servirai) para instru.r (a qaien tuere conveniente) de todo lo 



bun Manuel Itârbas 

y Don Nicolas 

llerreia. 



Informe*. 




1808. 



9ullcitud 

de lin abngado 

(lefinsar. 



Condiicta 



M. 



VIHEINATO DK BIF.NOS AIRES. 103 

ocurriflo, obvidndolcs cl trabajo du leer imos testinioiiios que 
(Icjariiin de ser coinpletos si no fiiescn volmninosos. 

Iniiicdiat.'imeiite toinarâ noticias de los abo^Mdos que residan 
en la corto y elegirâ el do inejor intonciou (anii([ut; no sea de 
supcrior talento), para que le dirija in\ 1<> prhi'.-ipal é incidentes 
(Ici nef^ocio, siempre que no puf^da hacerlo el senor Don Nicolas 
llcrrera. No con\icn(i ([\w el senor Guerra se Iranquee de pronto 
(dU cl ahotrado, sino que observe sus producciones y conducla, 
iiasta que asegin'ailo de su probidad pneda liacer de él una 
entera confianza. 

Asimismo es preciso ipie estudie ;i cada uno de los hond)res 
(on (luien la nesociacion exiia tratar, y âutes de interesarlo en q"« '•';'"'"''""»'■ 
luicstra causa, que esté seguro de su opinion. 

Si puede instruirse de los pasos y gestiones del enviado de la 
capital, no debe omitirlo, pues es probable que sus pretensioncs 
110 simpatiren con las nuestras, y por lo niismo conviene dcs- 
concei'taiias. 

El primero de todos los enipeTios es pedir ;î la junta quo 
pxpida una real orden ])ai'a (pie l;i capital no perturbe ni iuquiete 
;i lus vocales de la jimta, ni â su présidente, conio gobernador 
(le Montevideo, ni al M. 1. C, liasta tanto que la causa se décida, 
pucsto que si nos oprimen, sera inq^osible justificarnos. 

Dcbo evitarse en nuestros j)ap(des toda personalidad, todo 
sarcasmo en gênerai v parlicular. Kxponcr los becbos sencilla 
y lircvcniente, pues ellos dan de si abundante inatcria para pro- 
vocar el enojo d(> lajusticia, sin auxilio de la retorica, y sobre 
todo la moderacion liara un aire niuy favorable a los enipenos 
fld piieblo. 

Ciiando se trate de la coiiducta di" Linim-s, importa tener pré- 
sente (;i nias de lo que résulta de thjcuintMitos) el sistenia cons- 
tiiiitc de aqucl jcl'e en protéger ;i la intima plèbe. Que apcnas el re»i'™"> ^ Liuier« 
imcblo de Buenos Aires le dii'i el niando, se rode(') de las per- 
soiias mas despreciables , eligieudo por secretario â Pena, 
liombre trulian, vil v discolo, como lo acredita el heclio de 
liaber profugado con IJerresi'onl. Hue para segundo 6 acompa- 
ùado del niismo noniDrù a un tal lleguera, jôven que fué 



Soliritiid 

de garanti.')) 

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(^IrciinslaïKiat 

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104 VIREINATO DE BUENOS AIRES. 

1808. oxpiilsado do. ostc conicrdo por iKiber robado à Don Ramon Pl,î. 
en cuyo aliiiacon sorvia; que sus cdocanos y ayiidantos (cxcci). 
tuando dos 6 tros) son delà cscoria del pueblo y aun destitiiidus 
devalor, porque â tenerlo lo hubiesen probado en los {lilei'pnli's 
lances que ba ofrecido la invasion. Que se ban dado y dan Lis 
cbarreteras â los taburcs, zapateros, presidarios, conierciantcs 
quebrados pov mala versacion (conio José Maria Lorenzo), y 
aun â los soldadus desertoiMîs ingleses antes de bacerse la paz. 
de forma que no bay bonibre de pundonor que se atreva â suli- 
citar los enq)leos de oficiales en los cuerpos nuevamente cira- 
dos, por no verse en la dura necesidad de alternar con una 
oficialidad tan ridicula. Pucde bacerse tanibien la observacidii 
muy singular de que siendo tan propcnso a favorecer esta dase 
de bonibres, janias ba procurado elevar los bonrados. Qm.' es 
pùbHco y escandaloso su conciibinato con una Francesa casada. 
a quien vive entregado tan del todo que es la absoluta eu cl 
mando; que por suinflujo se ban visto condecorados dos licr- 
manos de ella con los empleos de edecan el uno (que esta preso 
en Câdiz), y el otro de coniandante gênerai de la canipaùa (a([iii 
se expbcarâ (pie esto no tuvo lugar por el disgusto del pueblu) ; 
siendo anibos de ])erversas costumbres y sin otro oficio que 
hacer la corte a la berniana. Que con adniiracion de este pueblu 
y el de Buenos Aires, puso en bbertad à Guillernio \Vliite, 
gran partidario de los Ingleses y por consiguiente reo de Estadc». 
de cuya conducta pérfida y dcbncuente conocia este gobienm, y 
tuvo que reniitirlo antes que el fiscal pusiese su acusacion, pur- 
quc las ordenes del virey no perniitieron se dièse un paso 
despues que la real audiencia le déclaré el conocimiento do la 
causa. Que en este asunto procediô con tanta animosidad y 
desenfado, que al segundo dia de Uegado Wbite â Buenos 
Aires, se le viô pasearse en plena bbertad, siendo asi que aqui 
se le niantenia inconuuiicable con una barra de grilles y centi- 
nela de vista, por exigirlo asi la naturaleza de la causa. Que el 
pueblo y cabildo de Buenos Aires conocen todo esto y nuiclio 
mas, conio lo da â entender la representacion que bizo el sin- 
dico procurador Villauueva, de que se ban publicado varias 



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VIREINATO 1)E BUENOS AIRES. i05 

copiiis, pGi'o que todos callan porqiie les fait a oiicrgia para sos- 
tener un cnipefio contra el poder do un virey. Que solo ol liccho 
de l.'i capitulacion de Berresibrd da la niejor idea de su ineptitud 
para ^rcibernar ; pues si, como ha dicho en sus papelcs pi'iblicos, 
l;i otorg(3 tan solo para facilitar â aquel desgraciado jefe una 
dt'tVnsa ante su parlamento y no coiuo un acte que debia publi- 
carsc, se conoce que ni tintura tienc de lo que son estas cosas, 
pui'S ifrnoraba que si la capitulacion servia de defensa on un 
const'jo do guerra, luego habia de publicarse en les papelos 
iiiiuistorialos, y la corte do Londres reclamaria a la nuestra cl 
fiiiuiiliniionto de la capitulacion 6 castigaria al pueblo de Buenos 
Aires . fonio su infractor, si la suerto do las armas le ofrocia 
otrokmco para dominarlo. Y si la otorgô borracho 6 coliechado, 
cuino dicon otros, son mucho peores las consecuencias que 
piiedt'U sacarse. 

De tudo lo dicho dobe ofrecersc una pruoba conq)lota, siem- 
pre que la indagacion de ello se fie a sugetos de probidad, en- 
viados de la misnia corto cou las instrucciones necesarias, pues 
las antoridades de la capital tomerân siempre dosempenarla cou 
rcrtitud; asî como han tcmido y temen representar âlajunta 
taiitos inales. Conviene se toque algo acerca de Goyeneche, pues 
es remarcable la lijeroza con que à los très dias de Uegado à la 
capital, dio a Liniers por honibre jiistifîcado. Finalmente el 
sefior (luerra no omith'â paso ni gestion para que cuanto ântes 
st' iiiterponga el poder de la corte entre nosotros y la capital, 
aset:urâudole que si esto se demora, nos perderâii a todos ântes 
qtn' llegue el caso de probar la acusacion. 

Es e\cusado decir, que si ol buque fuore sorprcntlido por 
al;:uii otro procedente de Buenos Aires, debon echarso ;d agua 
todus los papeles, ménos el testimonio de servicios de esta 
ciiidad. 

Los siguientes capitiûos puedcn servir para iuteUgencia del 
seîior Guerra. 



1808. 

IViU'ha 

(le inoptiiiiil 

de l.iiiiei» 

para (•bprnar. 




Pi'upha roncliiyenle 
rentra él. 




! I 




106 



VIREINATO DE BUENOS AIRES. 



lii ! 



1808. 

Iiislnicclones 

privRilat 
para (i'iurrj 

l'àrriifo 
lie utia cai'la. 



Iil (II' iilr.i. 






Iil. iIh otiu. 



M. (le otia. 



mm 



k- ' 



Copia de pàrrofos de h^cs cartas de Don Estévnn Villanucva, du 
liuenos Aires, à Don Mnioo Galleyo, en Montevideo. 

ENERO 23. 

Nada ignoramos de las oporacionos dcl scfior Elio ; ojalii acpii 
lo tuviérainos con bastautcs armas y diiiero, el qiio se lia pro- 
digado cou dL'svor^iiL'iiza; en rcinedio de este mal ya osiA cdr- 
l'ieudo los trâmitos ini vista de iri f. (pie los acuso con bastaiitc 
claiidad, pidiendo iina junta notable y la asistencia de dos capi- 
tulares en todo consejo de giierra, cuyo testimonio que ho 
pedido, Inego caniinarâ al rey para hacerle constar cuâii dis- 
tinto es el celo del cabildo â favor de su liacienda real respedu 
al de sus fiscales. 

ENERO 30. 

La copia que V. solicita de la citada vista la liaré sacav paru 
el siguienfe correo, liasta aliora sin (ijeniplar en el pucblo, jinr 
no ser decoroso al jefe, polîtica que me lie llevado; [icru 'm 
sensible es, que tanto ella como las demas gestiones pur los 
contadores mayores se las traga, auncjue se arinarân niievos 
atacadorcs. 

FEBUERO C. 

He suspcndido la copia ofrecida por el inuclio ostrago ([uo lia 
causado la purga; de sus résultas se ha formado jiiiita do 
guerra y real hacienda : veréinos sus ei'ectos. El lionibrc se 
Uevô très dias sin corner ni dormir ; por liltimo ha ot'recido ir 
en un todo con mi cuerpo y que se rompan los papeb^'s, pii'u 
no sera mi testimonio para cuando convenga. 

El resultado de aycr ])arece es que no se pague niiigun ajiT''- 
gado, companîaque no Ueve el numéro de 70 hombres, IûsiIos 
batallones 6 escuadrones de Qiuntéros, y que se disueiva un 
cuerpo de caballeria ; esto es por aliora, pues pai'a que alraiice 
el producto del vireinato exige otras economîas d(>, m;iyor biilto, 
V. reserve niuy muclio la cosa, porque me conviene asi y mas 
bien que se divulgue por otros couductos. 



r-f ,r 



VIREINATO DE BUENOS AIRES. 



101 



Otra de Don Julinn rie Miyucl à dic/tu sehor Gallego. 

JULIO 9. 

Esto rad.'i dia osti nias iiialo : (lias pasados so d(^scubi'i() l;i 
(;irt;i circulai' de iina roinpauîa de este coniercio, p.'ira en »■! 
(•;iso esto se qucdasc de Francia, ser ellos i»i'ivilegi;idos, etc. l-.l 
M'fior Liiiiers firnio la urdcii para que se inipriiiiiese, el cabildo 
,iii(l;i l'ii averiguaciones y el sefior Liiijers se llaiiia â eiigaîio, etc. ; 
mil ([ue puede V. conocer como ira esto. 



1808. 



l'I. (le olia. 



yotn fil' los ducumetitus inrliisos para instrnccio)! del seiior don '^•<-^* i"M.iu!ni,h.s 
Itaunundo José Onerrii. 

Docimiento n" 1. — Es el duplicado del poder que coiilirii't 
lu jiiiita de gobierno â diclio senor. 

N" 2. — Duplicado del acta de elecciones. 

y 3. — Duplicado, basta l'obo II, de las actas 6 acuerdos dr 
Il jiiiita de gobitîrno, y desde la ITi liasta su conclusion sigue \n 
aciicrido so])i'e el iiiisnio particular, posteriorinente ;i la sabda 
ili' diclio sefior. 

N" i. — Proclama Je la junta guljernativa al principio de su 
l'ivccioii, con varios olicios basta fobo 5 vto.; y desde folio (I 
liasta cl 9, sigueii otros oficios expedidos por la niisma junta 
nui postci'ioridad â la sabda di? diclio sefior Guerra. 

-V .^. — Duplicado del obcio del 1. C. al gobierno de esta 
[ilaza y su contestaci<jn, designando el dia l^ de agosto para la 
inviclaiiiacion de nuestro auguste nionarca. 

N" <). — Duplicado del oficio pasado por este gobierno â la 
siipcrioridad, inanité stâiidole la resoluciou toniada de prodamar 
ii imestro aiiiado rey don Fernando Vil el dicbo dia h2. 

N° 7. — Duplicado del baiido de su real prodamacion. 

N" H. — Dupbcado del oficio de la superioridad mandando su>- 
liiiidei' l;i real jura basta que se recibiesen ordenes consecuen- 
t''s al iiiipreso anôniino dirigido <i don Juan Anttinio Lezica. 

N" il. — Dupbcado del oiicio de este gobierno d dicba supc- 



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108 VIREINATO DK BUKNOS AIRES. 

1808. rioiidad, manifestâiidolc la dcterminacion de no suspcnder l;i 
jura a posar de su ôrdeii. 

N" 10. — Duplirado de la escandalosa reservada circulai', de 
17 de agosto, expedida por la siiperioridad. 

N° \i. — Duplieado del cxpcdieiite justificativo de la fleton- 
cion de las landias en Buenos Aires. 

N" 12. — Duplicado de lajnstificarion prodncida para arrf- 
ditar que, segun el sefior Goyencche, toda la conflanza de luns- 
tra corte sobre la defensa de estas provincias era el go!jcri>,uli)r 
don F. J. Elîo. 

NM3. — Principal de la jnstificacion que se prodnjo ;i ron- 
secuencia del arribo del lugre Srm Carlos, que nos trajo cntri' 
otras noticias la de liaberse erigido en Ganarias junta giiLcr- 
nativa. 

N° 1-4. — Duplicado de la contestacion de este gobiorno ;il,i 
circular reservada . 

N" 1"). — Principal de la justificacion prodncida para acrodi- 
tar que Goyeneclie dijo estar autorizado para erigir jiuitas en 
la capital y toda la provincia, y que asi lo practicaria kicgo de 
llegado à Buenos Aires. 

N° 1(5. — Principal del nuevo poder que conn re la jmita di' 
gobierno en defecto del sefior Guerra a los senores Marcû y 
Vergara, de Gâdiz. 

N° 17. — Principal de las contestaciones de la real marina â 
esta junta de gobierno. 

N"" 18 y 19. — Principal : documentos que acompanaron la 
representacion a la real audiencia, y t'alta por un descuido la 
carta en que el sefior Liniers confîesa que Mr. Sansenai le ius- 
truyô perfectamente por sus pliegos del estado en que dojaba 
los negocios de la Peninsula, la cual Uevô el sefior Guerra cou 
ïos demas papeles del gobernador. 

N° 20. — Principal de la real audiencia territorial, fi^riia 
quince del corriente, en que por segunda vez se manda disolver 
la junta. 

N<* 21 . — Reservado que acompanô el oidor semanero â la 
real provision. 



#'i| 



VIREINATO DE BUF.NOS AIRES. 109 

N" 22. — Principal de varios aiiôiiiiiios (lirij,n(los por cl rorrco 
st'iuaiKil a varios vocales, que justifican las iiitencioiies hostiles 
ilrls'.'ùur Liniers, y do consigiiieiite las mcdidas de precaucion 
liiiiiadas pur la juiita. 

N" 23. — Principal de la justifîcacion que acredita habersc 
iiitroJiicido en la plaza pliegos del virey para alannar los ma- 
riiius â la detencion del Amigo Fiel, etc. 

N" 21. — Principal certilicado de liaberse rflbido la palabra de 
honora los oficiales acerca de su obediencia y ic?peto â la junta 
di' fîobierno. 

N"2.->. — Estado principal de la entrada y salida de caudales 
(It'lacaja de Montevideo en las epocas que de él aparecen. 

N° 2(). — Principal del oficio del sefior Merlo â Saavodra. 

N" 27. — ïestimonio de la representaciou y oticios del re- 
liivst.'utante por el estado eclesiastico Fr. Francisco José Car- 
Ijallo, de los cuales se debe haccr uso contra el obispo. 

N" 28. — Justiflcacion de haberse publicado en la villa de las 
Mercedes que esta plaza estaba en estado de insurreccion . 
Montevideo, octiU)re20 de 1808. 

Doctor Odes. 



isos. 



1 1 ' 



La siiprema junta central gubernativa del reino ha tornade Medid,.* tomartas 
tnilas las medidas oportunas, de résultas de los avisos que le por lu juma cenir«i 

*■ gubeinaliva. 

liadado la junta provisional de la ciudad de Montevideo, cou 
ii'spoctu il las diversas ocurrcncias que dicron niotivo a la érec- 
tion de diclia junta; eu este coucepto habiendo V. desenipcùado 
à satisfaccion de Su Majestad los encargos de su coniision, puede 
r'siituirse segun le acouiode à aquella ciudad, asegurando â la 
jiiufa que hiui sido gratos al suprenio gobierno todos sus oficios 
'Il esta ucasion, y que sobre todo el virey electo le harâ â noni- 
Iti'i! de Su Majestad las deniostraciones convenientes. De real 
"iden lu aviso â V. para su intehgencia y cumphmiento. Real 
lialacio del Alcâzar de Sevilla, Il de abril de 1800. — Martin de 
(j.vRAY. — Senor don José Raimundo Guerra. 

Es copia de su original arcliivado. 

Sala capitular de Montevideo, 7 de octubrc de 1809. — Pas- 



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r|m' »t! proiimici 

Il ili>oliirinii 

du In jiiiiln 

<li' piilili'ino. 



110 ViniJNATO DE RIHNOS AIRES. 

(iinl .)os(' Pnrodi. — Pedro Ki-ancisco de IJcrro. — Jn;iii jn.,. 
Srco. — .losr Miiimcl de Ortej;;!. — Manuel Viceiite Giitirrivz. 
— Muuiiel de (>rte|,'a. 

IS'ntir fiel rirci/ Lnucrs. 

Si no consnltase, mas qm^ niis jnstos resentiniientos y (Iimmiu. 
mo alisfendi'ia dcsde luof;o de es('i'il)ii' â Vnestra Senoriii; ikmh 
pelii,Ta la patria, y en este niisnio nionit>nto todo loohiili. \ 
voy â recoi'dai'le ronio Jele sujierior de estas provincias los pri- 
nierijs deberes de un ciudadaiio. de un militai' y de todd lioin- 
bre ([ue considéra el honor por el primer bien. No es mi ubji'tn 
ol recriminar sobre li.'chos jiasados. y solo me refiiiv ,î l,iv 
actnales circunstancias. V.M>stra Seùoria lia visto por el ('\|ir- 
dientc seiniido eu la t'ra|j;at;! /'/v/r//^; las (lis])osici(»n( s de l;i (hh,. 
del Urusil : tengo datos rasi évidentes qu(^ tomando pur Ii;im' 
las desavenenci.is entre Abmtevideo y Buenos Aires, se vii ,1 
atentar contra laintegridad de estos (bmiinios. y aunque Liiii;i. 
Méjico, la llab ma, Potosi, Cbuquisaca, Cliile, Salta, Ou'iluli.i. 
etc., sin la menor iModiiicacion lian confrontado con lo acm- 
(lado en esta capital, en altruuas de las provincias orientales ilri 
Péril el nonJjrt de Eh'o se dice corre â la par del de 7'ii/iiiiii(ini. 
y un caballero esoafiol que tauto se precia de serlo, /.periiiitiii 
mas tiempo se le considère no solamente en estas remofas pro- 
vincias, sino (îu todo el vireiuato, y se le conipav(ï a un whvW 
que atent() â la ruina de su patria? Se suele decir vulparintiiti' 
del cnemigo el cnnsejo. Si Vueslra Soùorîa me considéra li.ijn 
este aspecto, aunque no dc])e ejecntarlo, de ninguno lo pucdi 
tomar mejor que demi;ybajo de este concepto reqiiicioà 
Vnestra Senorîa por todos los vmculos mas saprados para (|iii' 
pronuncie la disolucion de la pretendida junta de trobicrno cs- 
tablecida en esa plaza, anunciândole al cuerpo numicipal qiii' 
babiendo llegado el gobernador propietario, el Excmo. sefior duii 
Pascual Ruiz Haidobro , no puede Vuesti-a Sefioria niénos df 
cntregarle el niando de la plaza, y en el caso de no adlicrirà 
sus insiniKiciones, separarse de ella, en la inteligencia ((iio ivs- 
pondo de la inviolabilidad de su persona basta la detcriiiin;!- 




^TTITT'I 



VIRKINATO DR BUFNOS AIRES. 4H 

(ion «le Su Mnjostnd ô sus irjjri^stMitMiitcs. diindo Viiostni Sc- 
fiiiri;i en l'I t'iiiiipliiiiiciilii de. fst;» rcsoliicioii mia iri'cfivi^'.ihli' 
linii'l).! dt' que si alnciiiado pni' mi l'idso (■(iiiccptd lia prcvarirado 
(niitni las loves y aiilnridadcs coiislitiiidas. al iiioiiioulo ((iH' le 
ha ji.ircndd iul'crii'sc de esta dt'lcniiinaciou un ricsp» iiiiiii- 
iKiilc (le la iiitt\i,M'idad dtî los doiiiiiiios dcl i't\v, lia dcsistidi) jtor 
>ii liartf y ha])U('sto eu prâctira todos los iiicdios qui; ha alcaii- 
zaïjii [laiM (juc se ^MMicraliee esta deteruiinacion al pueblo de su 
maiiiio. Kstoy liieu iicisuadido que un ulieial t|ue lia dado 
taillas y tan reiielidas pniehas de su valor ô intrépide/, no po- 
ilrii estai' detiuiido un soin moniento por un riesj:o personal, 
ciianiln se tratii de un intcres de tanto inoiuento por (d eual 
liiirdc cou decoro salir dr un mal eniiteno. — Dios szuarde a 
Viifslra Senorîa inuclios afios. — lUienos Aires, 'M de diciein- 
liivijc ISOS. — SAvriAtio LiMEus. — Seilor d(ni Francisro Ja- 

\irl' (le Klîo. 



ISOH. 



f-m 



h {1; 



f'onk's(ac>()u dd (joheriKulnr Klio. (:„iM.-i.ii.m. 

Aiiiique liahia lieclio âiiiino de no escribir a Yni^stra Exce- 
It'iiria. ])ues liarto le lie escrito, si lo liubicra ([uerido entender, 
iM'iit'trado de reconoci'iiiento al modo dulce, iiersiiasivo, claro 
\ boiidadoso con que nie trata en su apreciable rarta del lU 
(escrita sin duda posteriorineiite â esta feelia), no puedo niônos 
(le coiitf'star ;i Vnestra Exeeli'nci.i sifcuiendo el inisino estilo, 
((lie si no nnî onj^Mùo llainan los paisanos de Yuestra Exeelencia 
nnumnt, y cantarle espanolainente las très verdades del bar- 
i[iiern. 

La vei'dad, scnor Excmo. ; /, Vnestra ExTcleneia ha toinado Ei>imvan„.ù 
• sta (Ictcrniinacion dt! tener la bondad de mirar por mi honor, 'i« «"""'". 

ni se il j.iii 

iMii' mi bien (b'spnes de sus trinnt'os del primero de ano, ereyendo eniçannri.oi i.inipu. 

'lUi'. iKniiidicndo ij^norar yo queseliallan â esta hora carfj;ados 

ili' u'rillos los mejores del'ensores de la patria. y por los que se 

li.ilia Vnestra Excelencia en el puesto en que esta sin inerecér- 

>>t'lo. ni bobérselo, eomo di'ee el Espanid. el tenior de scr tan 

t:ii'ii locompensado por Vnestra Exeelencia me liaga variar de 

^istoiiia? Pues aqni de la primera vcrdaddel biirqnero ; Vnestra 



■11' 






FI' ' 



1808. 



Ptriontlidiido. 



119 VIRRINATO DK Bl RN08 AIRKS. 

Kxrcipncifi se rans.i m haldi-, ponjup ya Liniers no eiipaîla.! 
Eli'o, ni Elîo \)\mh\ tonu'i' jainas ;i l.iiiiiTS. 

Vainos îi cucntas : Vucstra r'AccIcncia nie rociK-nla cl ('\|ii>. 
(licntt! (hî la l'ruclxi ; yo !•' n'ciicnlo cl dt; su sccrctario priNado 
Pcfia; anibos atcnlaii siii diicla cdiilra lus intfiTscs de ['Vr- 
nando Vl[, pcro on and)()s s«^ {'lU'nta ('(tn Liniers y ni \)uv acaso 
con Elio; se (lii'i;;t'n â esc l'cliz cniiliiicnlt' ([uc esta Itajo |(h 
aiis])ici()S do Vuestrii Kxcoloncia, nin^tiino ('(tnlra esttî duiiiiiiinld 
y torroi'izado itor Klio, ni inia sola carta liay para siip'lo de 
esta Handa; ya se ve, no es extrafiu : ooino todos osos scfiuivs 
son ^onlo lina y do niiu ha politica, no (piion'n nada con csto 
bruto, aspero ospanolazo de Klio, soniojanto â aciuol Tio l'aco. 
que lan proniafuraiiionto nos sali('» con afjnolla proclama iiitcin- 
posliva ([110 alborok) ol f,'allinoro (incinso j^allo y gallina). y 
trastorn(j on su primer acto ol i)l;i.i do rofionoracion con (pic (,4 
paisano de Vuostr;i Exceloncia y todjs sus di^nios eschivos nos 
quorian boneliciar. ; Mrutalidad ospail(da ! l'cro ^'.como S(! lia de 
liaccr? la cosa saliô asi, y como no le saliô muy mal al siis(j- 
diclio Paco, yo se^'uire' su sislcma de no créera ningun Franccs: 
vamos si^^uiendo olliilo. ;Qii(' gracia me ha liecho la coiiipaïa- 
cion de /:7w con Tupamaro! Pernu'lame Vii(>stra Exceloncia (|iit; 
le diga (pie una idoa tan original no \)ue(h3 haher tonido priiici- 
pio, sinoen ol feliz ciu'ebro de Vuestra Exceloncia, que ti( ne laii 
abiindantos numantiales de invenciones, pero en cand^io dire ;i 
Vuestra Exceloncia cpie soa donde i'uése cjne ha tonido jiriiiciiiii) 
esa idoa en su l'oliz comparacion, en esta parte de la AiiKM'ica 
se le ha comparado ;'i Vuestra Exceloncia (y esto le haco iiiiulio 
mas honoi) d Su Majestad Impérial y Uoal ol grau Napdlcdii 
(por antononiasia), no porque se parezca en la figura, poniiie 
Su iMajostad Impérial y Ueal es pequenisimo di; porsoiia. y 
Vuestra Exceloncia nada tieno de eso, él morcno y Vuestra 
Exceloncia blanco, etc., sin) porque (?n sus invenciones, trave- 
suras y amor a la patria, si no le excède Vuestra Exceloncia, lo 
iguala â ou Majestad hnperial y Ueal; no se si sera la sogiiiida 
verdad dcl barquero : lo cierto es que yo sin duda, sin sabor 
en lo que me i^e inetido, sacaré en lugar de très trescieiita:* 



II 




VIHKINATO UK Bl RNOS AIHKS. 113 

\t'r(laclt's (lil l);u'(|ii('io, pt-ro si'.'iu ellas vcrdaïU's que muica 
vfiulr.'in mal. 

VaiUDs â (lisciirrir y ('((inparar: no se cûmo Klio, siciido un 
Navamt, so pueila comparai' â Tnpamaro, siciidu Indio dcl 
IN'ii'i : al lin Vucstra Kxc^'lcncia t!s paisano d« Su Majcstad Im- ' 
liui'ial y Ht'.d ; y ami([Ut' sicndo Corzo se. afranccsô, tamliicn 
Viieslra Evcclencia sicndo Franco» se espanuli/j'>, y \;iyasr! lo 
iiiiu por lo otro. Lo (pic !»î me lia »enido â la imaj^'inacion 
ciiaiulo Vucslra Kxcclencia vicuc a decinne en siistancia cpie 
soy jele de iiisur^cntes, es (pie, Su Majestad Impérial y Ueal 
trafalo misino â Castânos, l'alalbx, IJlac y lus demas; con que 
sii'iidoasi, ci yo no lo entieudo, 6 yo no debo de ol'endermc de 
lu ([lie Vuestra Excidencia me dice. Es verdad que el retVan 
(Spanul dice del eiieiiiif/o el rutisejit , pero coino en esta t'poca d<î 
la rcizeneracion lian variado tanto las cosas, creo debo sustituir 
â aiiiiel rel'ran este otro, (it eitctuif/n romperle Ion aiscos, // jiitrti- 
adiinnente si es Fronces; y asi es que en una fabula, de las 
imuhas tonlas é iusulsas que liau invent ado esos esiûpidos de 
Espaîioles, be leido esta conclusion por moral: — <( Hijos: aiin- 
(lut! veais â los Franceses arrojar las eiitranas por la boca, no 
hay (pie tenerles lâstima ninguna, (pie sangre vuestra es la que 
pi'uvucau. » EUo es ({ue yo no entieudo si viene bien 6 mal 
esta i'abiilita : volvamos al asunto. 

Kl preâmbulo de Vuestra Excelencia s(î dirige il solicitar de 
mi dus cosas : la primera â (pie desliaga esta junta maklita (puî 
taiitu (piebacer ba dado â Vuestra Excelencia; la segunda â ([ue 
eutregiie el gobierno al Excmo. senor Don l'ascual lluiz, gober- 
nadur propietario ; y el case es (pie ni uiio ni otro quiere ni auu 
oircl pueblo, y casi estoy determinado d liacer lo (juc Vuestra 
Exi't.'lt3ncia, balazo, canonazo y teuteperro; â uno se mata, â 
otros se atemoriza, d los principales poiierles grillos y man- 
darlos, i que s(î yo adônde? Porque d Espaûa, es un demonio 
'pit.' allî se hila delgado, y de este modo los que ([uedan en- 
trarâu por el hai'o y saïga lo que salière, pero (jne be querido 
''Il ('<>iit(>stacionos cou algunos de los iiKÎnos cerriles sobr(î la 
adiiiisiuu de Huiz (porquc sobre la juiita no bay que liablarles), 

vu. 8 



1K08, 



M. 




KI[o nii ilr>liace 

la juiiia ni cnlipgR 

il i;uliii'iiiii. 






4 



;, 



Ili VIi.'!NATO DE BUE>OS AIRES. 

180 S. 110 sé que diablos so, les ha uictido en la cabcza, qiie dicon quo 
jiiiitos con la junta se quiereii i • à los iiifiemos, y cpiu aniiqiKj 
los lia}j:an jx'dazos, iiiiéntras Vuostra Excolcncia iiiamle no in 
han (le (leshacpr (no sé que iiiaiiîa tienen con Vuestra Evce- 
lencia) ; de modo que es excusado tratar de esto; pero lial)l,iii(l(i 
de Ruiz inr dicen: i no heiiios de saber que despachos trac? A 
esto no puedo contestarlcs : si el senor Liniers, nie dicen, cm; 
que por baber sido gobernador d(^ esta plaza, perdida esta y sin 
otro nuevo despacbo debe el senor Uuiz entregarse del iiiiiiido 
de ella, babiendo sido posteriornientt^ aprobado por l'I rcy cl 
gobierno interino en (;1 actual, mas justo es que; el senor Hniz 
se entregue del vii-einato interino, puiîs que fué nombradn lui 
despues que goberi:ador de la plaza ; yo no lo entiendo, y asi iio 
pticdo contcstarles ;'; esto, y adcmas son tan majaderos y tan 
tercos que no se les puede convencer sino con razones, y no las 
encuentro. Y les digo : Hombres, el senor Liniers responde do, 
la inviolabilidad de Vs. todos y do mi p(ïrsona. Nosotros, djccii, 
no entendemos lo que es inviolabilidad, pues cada vez crecinos 
ménos a ese Frances, porque ha de saber Vuestra Excekni'ia 
que corre una voz vaga de qiu! Vuestra Excelcncia llevô fnjra- 
îiado al cabildo antiguo al Inerte, y que allî usando de las 
inismas travesuras que su paisano. Su Majestad Impérial y Hcal. 
los ha colzado con grillos; miéntras ven esto, <, qniéii los ha de 
meter por vereda? 
Per.0naii.ia.ie5. Luego conchiye Vuestra Excelencia haciéndome niucho liunor 
sobre mi valor é intrepidez, y diciéndome que, por nii vi(>sj:o 
Personal no debo detenerme : ;i esto digo a Vuiîstra Excelcncia 
que yo no tenio nada ni a mortal ninguno, con tal (pie lo vca 
venir; los riesgos de la guerra, las acciones peiigrosas, ata(|iies. 
defensas, etc., no me espantan, tengo la dicha d(^ presenciarlas 
con animo sereno ; pero sin que sea temor, séria una necedad 
entregarse, coino se entrego nuestro Fernando, en las garras di' 
Su Majestad Impérial y Real, 6 como dicen se cntregô esa jMir- 
cion de buenos Espaiïoles en las de Vuestra Excelencia, y }m 
que baya de exponerse uno, sea doiidi; pueda dar y recibir. 
porque eso de dejarse amarrar sin reciirso (;s bueiio para lus 



r 












VIUEINATO I»i; lU INdS AIHI'S. \\ti 

fsclavds : dt; los escn/nifittaflos snleii los aristidas: dtra venlad dcl 
l(;ii(|iii'i'o, me (lice:! cstos cciTilcs Kspaiidli's. iJiccii (nio Viicstra 
|"Att'lrii('ia |)oi' la Icy cslâ rcciciilcmcult' susixmisu ijtsn facto 
(no s('' ([Ui' ([iiicivu (Iccir cou (3st(»), \)ni- ri casaiiLieiilo de su 
iulVliz liija l'oii ose scfior (jiie ha ti'aichj su lii-avura auli;;ua, 
.ujuclla bravura ardicutc que. niaiiifcsln en td liomo d(d Misc- 
ivic. auiucutada cou otra auiuratada. y afiadcu talcs cosas (juc 
escosade uiatai'los; porquc yo (uo liay para que disiiiudarlo), 
coiiio rayauo, soy luuy afccto a todo lo que sca IVauccs, y nias 
(Icsdc la rc;j;cm'raciou dt; Su Majestad luipcrial y Hcal. 

Cniicluyo; ponjuc cicrtauicutc si tratâra de cxin'csar â Vucs- 
lia l'Acdcucia nias vci-dadcs d(d bai'fjuei'o. llcuaria una l'osnia 
sobi'c las cxprcsioucs ([uo lio visto en la itrodaïua ultinia de 
Viicslra Exceloucia cuando trata de los beiieiicios ([ue lia liecho 
;i lu capital ; poi'(|Uft vainos claros, mi aiul^^j y sefiov, pasarine 
â lui irato ]ior li(d)re eu i)unto â las acciones y conducta militai' 
(le Viiesti-a Excfdencia desde cl I" al (} de julio de 1S()7 , y 
la iiosterior [trivada y politica, es niiicbo pretend(!i' ; las venlades 
se me aiiolpau, pero rcservémoslas para utra ocasiun ; solo dire 
(|iie 110 es lo mismo cpierer colâruielas a mi (pie ;i su paisano 
cl M'iior Su Majestad impérial y Ueal. su maestro. Cuidado cou 
(liii' sus câlculos uo sean tau errados como los do su maestro, 
coiicliiin'' cou uii relVan. portpie se ^ust.n mucho â Vii(!stra 
lAceleucia : el que tiene el tejado de. vidrio, etc.; y el de Vues- 
tra Kxceleucia es de telas de arana. 

Acoiiipaùo â Vuestra Exceleucia un resiiltado do mis cortas 
liices y rellexioues sobre la actual situaciou y suerte de Espafia ; 
jnics la de aqui poco piiede tardar eudecidirse did mismo modo 
que se ha decidido en Espiu^ia la de Su Majestad Impérial y lleal 
Itoi' los insur^'entes luajaderos Kspafioles. 

Kiiis ^uarde ;i Vuestra Exceleucia mindios aùos. 

Montevideo, Ildeenerode IHOO. 

Exrmo. Seùor ; 
Francisco .Iavieii dv. Ei.io 
lv\cmo. Seùor Don Santiago Liniers. 



1S(I8. 



(!l'll< lll.jnll, 



















VIREINATO DE BUENOS AIRES. 



Af}0 1809. 



i ! ■ 



PARTE HISTÔRICA. 



|!JV 
I"' ' 



El virey Cisnéros reemplaza à Liniers. — Los sucesos de Chuquisaca y de 
la Paz influyeron en la revolucion de la Âmérîca del Sur. — Adopcion de! 
comercio franco ; sus resuUados bénéfices. — Correspondencia epistolar 
entablada porla princesa del Brasil, Dona Carlota Joaquina de Borbon, cun 
las autoridades espanolas en el Rio de la Plata. 






1809. 

El virejr Citnérus 

reempistxa 
si virpy Linicrii. 



Su 

coiilemporiiarioii 

con «I erptiilu 

leTolucianario. 



El 30 de junio de 1809 entrô en Buenos Aires don Baltasar 
Hidalgo de Cisnéros, nombrado virey para reemplazar a Liniers. 
Su encargo ostensible era de conciliacion y de paz, encargo 
que suponia dotes personales que no le adornaban ; pero en rea- 
lidad ocultaba un plan de liostilidades contra los patriotas, ({ub 
debia comenzar por el desarme de los Americanos y el envîo 
de Liniers â Espafla. 

Viôse, no obstante, en el caso de cejarmuyluegoen sus pro- 
pôsitos, teniendo que contemporizar, mal de su grado, con el 
espiritu revolucionario. Otras tantas pruebas de cllo son la ne- 
cesidad de permitir â Liniers residiese en donde le plugiiiera, 
de dejar que conservase las armas el pueblo, y de suspendor cl 
nombramiento del gênerai don Francisco Javier Elio para lus- 



* u \^ j 



m 



VIREINATO DE BUENOS AIRES. 



117 



pprtor gênerai de armas. Esto, y la circunstancia de haber coin- 
cidido cou su entrada en Buenos Aires las conmociones que 
liacian bambolear para entônces el estandarte real en Cbuqui- 
saca, la Paz, Quito y otros puntos de America, llamo muclio 
su atencion, y engendrô en su âniuio los presentiinientos mas 
tristes. 

El inicuo comportamiento ejercido por el mariscal Nieto conlos 
iusurrectos de Ghuquisaca, y el de don José Manuel Goyenechc 
cou los de la Paz, tuvieron grande intluencia en la transforma- 
ciou politica de las colonias liispano-americanas, a la cpie con- 
tribuyeron tambien otros sucesos de no menor importancia (^•). 

Entre estes lUtimos, era el principal la situacion angustiadî- 
sima de la bacienda pûblica, — polilla que en todos tiempos ha 
carconiido en sus bases a los gobiernos que se creian mas fir- 
moiuente sentados. ^Gonio cubria Cisnéros im déficit anual 
extraordinario, cuando no podia imponer contribuciones k un 
puoblo en armas, ni lograba un empréstito de los Espanoles, 
que le cerraban sus cajas? Este era el grau problema, y para 
rosolverlo, no quedaba â Cisnéros otro expediente que apelar â 
las niedidas del comercio libre con los ueutrales. 

Eu oposicion al dictamen del cabildo y del consulado, contra 
la grita en coro de los monopoUstas y comerciantes cspaîioles, 
y auu en contravencion de las instrucciones que ténia, el virey 
se déclaré por el comercift franco con los Ingleses ; medida que 
rorrespondio â sus miras y ;i los deseos de los amigos de la 
prosperidad del pais, pues no solamente dio con que cubrir el 
déficit que habia en el tesoro , sino que produjo un aumento 
fabuloso sobre el guarismo de la renta ordinaria. 

Este primer paso de independencia ecouômica de las colonias 
abrié ancbas puertas a su emancipacion politica. Todo obraba 
eu este sentido : — los progresos de la invasion francesa en la 
Poninsula, — las concesiones liecbas por Cisnéros ;i la opinion 
pûblica, que cada dia se niostraba mas exigente, — la debilidad 



1809. 



Sucesos 
que infliijrt'run 

en la 
transformaciun 

puillica 
sud-mnericani. 



El principal. 



Ailopcion 
di'l ciiiiieri-io franco 


m 


ron lus liijtlesei. 


m 


Sut l'CsultaJus 
benéGcot. 





Esa medidz 
ahriù el camino 

d« la 

Iransrorinaciun 

politica. 



il! 




■s 



(1) Véase la parte hùtôrica relativa â los sucesos de la independencia del 
Allô Perû. 



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•1^ -^Vm 



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■■■ » C'J 



.xuâidïiM 



H8 



VlHI INATO l>K BI;E>«>S AIRES. 



iSO'J. 



l'iiiitiiliiiycii n 
II) l'ii^un lie 
(le lu» iiliiiic.i. 



(Iti la autoi'idad in<'tn)polit;in;i, — y la concit'ucia de su pudcr. 
que va ténia ol partido do lus patriotas. 

Alf^iiiiasotras conccsioiios dol vircy, en matori i do libortiul de 
iiniirt'iita y do asociacion, (ontiMbiiyoron â dar pâhulo âlasidcis 
rovoluciuiiarias, a eiisaiidiar IdS pianos do los patriotas, y â 
piTcipitar los siicosos (pio habiau de eoliar por tierra cl puder 
espanul en ol Hio de la Plata. 



llcgiliniiiUil 

(l« !;• pi'L'ii'iisiiines 

lie dufiu Cailuta. 



FJ sonor l'rôsas, soorotario de, dnfia Carlota y autor de l,is 
MciiKirids , l'clicrc los sucosos do osa ôpoca, t'n que osta titm.', 
parte, dcl modo siunicnto : 

(( La princosa, aunquc liija priniop'iiita doi roy Carlos IV y lirr- 
niana de Fornando Vil, no tonia dorodio. sin ostar ântos aiilu- 
rizada por la iicicion. para in.indarni disiionorco-^a alttuna snlirc 
los doniinios do Kspafia. ni uK-nos para niozclarsi- on la diivc- 
fiou do los nogooios publifos (pio cl pncblo cspafiol liabia rcasii- 
niido cuando so vio sin roy y sin jcl'c, do (juion so liabia apndi'- 
rado ol omporador Napoléon, bajo cuyo podcr ireniia cinitiNo l'ii 
Valenooy. Por osto l'nô ipio en a((nollas cirounstanoias él no piMliii 
aronsojar â Su Altoza ([uo toniaso un caraetor ofioial y si ûnii ;i- 
nionto valerso de la forrespondoncia particnlar y })riva(la. par;iiii;i- 
nit'osfar sussenliniientos â los Espanolos. para anxibarlos. aiiipi- 
rarlos y dolonderlos.eri cnanto aloanzasen sus t'uorzasy respelus. 

» Las primeras minnNi^^ (pie oxtendi eon ol aciiordo y ('irdcii 

de las cartas ([UO se remitieron al virry 



le la princesa. 



tnoron 



de IMionos Aires, !>on Santiap» Liiiiers; â la rtsal audioncia ; ;i 
Don .Iiian Almagro, asosor dol viroinato ; ;'i Don (irotrorio Fi'iiH's. 
dean de la catedral de (Vn'didta dol Tucimian; al rovoreiidi» 
padro Cliambo. de la ('irden do San Francisoo, y al marqins dr 
Sobronionte, viroy que liabia sido de {{iienos Aires. El coiiti'- 
nido de estas cartas so rodncia ;i oxcitarlos â niantonerse lidi's 
y adictos ;i la madré jtatria. y ;i dol'ender los dereclios de ^ii 
aiiL'iisto berniano Fernando \'ll. y los de sus lo^ûimos siicesnivs. 
Para oblijrar île un iiioilo particnlar la v(diiptad de los snL'elii> 
â (piienes iban dirinidas, se lomaba la princesa el trabajo de 
copiai' lodos los borrad;'!'e< ijiio yo liacia. y |»ara darlos lotl.i l;i 



..a, 



Tf? 



VIREINATO DE BUENOS AIRES. 11!) 

iiiipiii'tiincia que coiivenia entonces, so reiiiitieron Cdii Don Sai 
\UM Hurke, coroncl que ostaba al sueltlo de la Inglatcrra y d 
las ordtMies del contra-aluiiraiite sir Sidiiey Smith, qiiieii desdo 
su ilt'gada al Uio Janeiro se declaro protector y dofensor de los 
iiitt'reses y dereclios de la princesa, por cuya razon le consultaba 
la inayor piU'te de los negocios cuya ejecucion despues se me 
(iiiiliaba, como lo indicanlas siguientes cartas: 

(( Frésas, remito los papeles y las cartas ; las de las juntas (l) 
1) 110 le puso el titido, porcine yo tnve mi duda que cuando tu 
1) veugas, mândame la cirta del virey,y para Florida-Blanca; en 
1) h di'l virey p()nle,qne el portador de la carta es el coronelDon 
I) Santiago linrkcqne es de mi confianza, y que él misnio letlirà 
I) la roinision de (pie va eucargado. Hien sabes que es prcciso 
i) foutentar â todos; y por faltar dos palabras no desoomponga- 
1) mus todo. — 8 de nocionhre de 1808, d lus oc/tu y très cuartos. 

)) l'résas, remito la carta de Linicrs ; y ya estan liechas 
I) todas las que han de ir para Buenos Aires y Montevideo. 

n Présas, boy d las cuatro de la tarde recibi tu carta, con las 
» très de Cbambo; te las devuelvo por si acaso te fuesen nccesa- 
)) rias. 

n No me liace novedad la llegada de Gueszi , porque yo con 
Il tiidos estes acontecimit ntos ya aquî lo esperabade vuelta. 

» Lo demas no me olvido. — Santa-Cruz {i), 31 de octubre 
n (Ir \m\). 

» MâiidauKî el borrador de la carta de Villota , porque no le 
'I toiigoaqiii, y me liace lalta. » 

(1 La recepcion de las cartas autôgrafas que Su Alteza Real 
iviuitia, produjo en los espîritus de los individuos que se vieroil 
hoiiiMdus y favorecidos con ellas ana graii sensacion , y desde 



1809. 



's 

4 



Carlaa 

lie la princcsi 

& l'résas. 



I I 



Si'iisacinn 

que pruifujeron 

l.fs i'url:i4 

Iiil6grurj9 

de S. A. n. 



(1) Eli nquella misma épocii, escribiô Su Altuza Ueal â todas las supremas 
jiiptas de provincias que se liabian erigido en Ksparia, y al conde de Flori- 
daltlancii, di'iiidole gracias por el maiiiliesto que puhlicô en Murcia, invilando 
las Kspunoles â ccntrulizar la autoridad suprema, é iudicaiulo que la prin- 
cesa del Brasil, doùu (Jarlola Joaquiiia de Borboii, cra la iriinediata hcrcdcra 
(le la curoua en dcfeclu de sus uuguslos liermanos. (PltÉSAS.) 

[i] bilio rcal diutaiile doco léguas de Janeiro. 






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.\»éiLsi^ùi^\ 



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1, y "11' 
1 '1 '' . 



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il|#i 



120 VIREINATO DE BUENOS AI.IES. 

1809. aqi'i.'l momonto so, dcclararon los partidarios do la prinrps.i. o 
inclinaivu k sus ainigos y all<^gados â entrar en cl inisino i);ii'- 
tido , por manera que en poco tienipo la opinion fué gent'v.il , 
y una gi-an parte de los habitantes de la provinria de IJuonos 
Aires, y seftaladameiiie los de esta capital, ansiaban por vci- 
puesta al frent»^ dcl jTobierno a Su Alteza Real. Asi lo ni.Miil'es- 
taron en las contestaciones que en\iaron a la princesa. 
c.Miiestmion » Solo el virey Liniers fué el que eontesto en términos ppiie- 

inhanapcn.evnsiva Y^\^,^ ^]^^ urbauidad Y politica, porqne era natural que quisicso 
continuar en "l niando , j'i lo que era incitado por su querida 
madania Perichon, qut; lo donunaba. Habia pasado esta mujcr de 
la isl;i Mauricia d establecerse con su familia en Buenos Aires, 
en donde su padre decayo niuy en brève en su giro y coniercio . 
circunstancias que la preclsaron â valerse de sus recomendablcs 
prendas naturales para sostener el fausto y Injo con que so 
babil presentado en el Rio delà Plata. El virey Liniers era l'ini- 
caniente el que podia, con su gran sueldo y con los enioluniontos 
del primer empleo que desempeiïaba , sufragar â los excesivos 
gastos de niadama Perichon ; razon bastante poderosa para qm» 
esta se opusiese â que nunca tuviese lugar , ni se reali/ascii 
los deseos que aqnellos habitantes habian manifestado en favor 
de la princesa. Al fin , Liniers , por atemperarse â las sugps- 
tiones de niadama Perichon y por condescender â sus halagos y 
caricias , cometio varios excesos , y dio lugar â que el supreino 
gobierno de Esj)ana le exoncrase del mando , y â que despiies 
los mismos â quienes él, por intlujo de su querida, habia sacadu 
del polvo de la nada elevândoles al supremo grado de la niiliria.. 
lo persiguiesen por haber tomado las armas en favor de la ino- 
trôpoli , y contra el establecimiento de aquella repiiljlica ; y 
habiéndolo preso, lo pasasen por las armas con los principales 
jefes (pie lo acompanaban en su empresa. 

» La princesa habia dirigido iguales cartas al gobernadur ào 
Montevideo, al ayuntaiiiiento y a algnnos particulares, entre 
ellos al administrador de aquella aduana OHver, cuyo intlujo 
no podia dejar de ser muy util y ellcaz en una plaza toda iner- 
cantil. Era muy conveiiieute tambien ganar la voluntad del 



(jiiu'.aru» 

«11! lit princesn 

p:ii'a MuiilcviJi'O, 

l'erû 

y fi la jiinin 

ilu Cliilp. 







VIREINATO DE BL'ENOS AIRES. 



121 



viivy dol Pcn'i y df los sngetos mas n()t;il)lt>s por su sahidiina . 
jMidt'i' y ri([ii(VAi, y aprovccho Su Altcza Hcal la ocasiou eu quo 
se prcseutaron dos oticialos do la roal uiariua fspanula, que. 
|iasid)an d(3stiuad()S por el suprt'uio pd»it'ruo do la uiotrôpoli â 
servir ou aquol dopartauionto : ol pi'iuiero , Uamado Eup'uiit 
Cortés, uatural do Cliilo, quo. dospuos desortô dol sor\icio do 
Espana para pasarse â dofondor la causa do su patria; y ol otro, 
iVrtlan, a quionos fnerou 'Mitrogados los pliogos, ontro los oualos 
llt'valia uuo para ontrotrar al gentu-al (loyouoclio, (pio outt'iu- 
ces inandaba las tropas d(d l'orû, quo con jtartioular cuidado 
se liahia puosto segun la ôrdou qu<! al ofooto uie diû Su Alteza 
Real, como apareoe do la siguionto carta : 

« Prôsas , las cartas las qnioro yo todas uianaua , para dos- 
)i pai'har â Cortôs y â Cordan, dospuos do uiaùaua, asi couio las 
1) (los oartas para ollos. y taud)iou la do Abascal, para quo ollos 
11 la llovon : la do Goyouocho (pio vaya biou tocadita , y al uiis- 
)i mo tiompo agradooida para ol buon ôxito d(> nuostro uogooio : 
)i y las do ollos quo, soau hourosas y (dtligautos, y prouiotiôu- 
11 dul(^s fme yo sieuipr(; ho de niirarlos conio quo fuorou lo< pri- 
» inoros Espaùolos quo. viniorou aquî y como ollos uiorocou, etc., 
)i y luândamo los nouibros, porcpie yo no los sô, y su puesto. 
» si son capitanos, ô toniontos, para pourries el sobrescrito, » 

'> Los principales de estos pliogos los liabia Uovado ya td 
liicles don Federico Donling, sobrocargo de la fragata uiorcantc 
t'I //if/ninson Senior, ([uo sogiiia su viaje al puorto dol flallad d"' 
Lima. ;'i quien se le dié el titulo de correo lU' gabinetc do Su 
Allt'za Uoal para desempoùar esta comision, y la de Uevar otrn 
lilit'gn para la real audieucia de Chilo (i), cuya respuesta lue la 
siL'iiicnte : 



ISO',1. 






1) No hemos podido obtener copia de la circuiar de la priitcesa â las 
ilifereiiles personas aludidas. 



1 ;■.' 







ili-. 



\^iiÀ -•■-' .»*l 



1^22 



VIRliINATO DK BUEMOS AIRIvS. 



DOCL'MENTOS. 



180'J. 

(^IlIllPl'Ilicidll 

lit- U jiiiila 
(lu (>ljilu. 



Kx|.tr>iim 
ili- rhlt-'iihid 
il rr'l'(llJll(l(l. 



(( ScnoiM, la ciirta dt; Viu'stm Altuza (lt> 1 1 (ie inayo, ([iic acalia 
<'o. ivcibir esta auiliciifia , oblif^a al mas liiimildti recoiiociiiiicnto 
\)ov las aiectuosas exprcsioncs coii que se digua Vuestra Altijzii 
hoiirarla. 

)) Sus luiiiistros haii leido con el mas profimdo soutiinicuto 
de su cor vni 1;» • ■)\m ([\w fiivo la houdad Vui'stra Altc/.a de 
iiicUiiiie ' ■ <■ nstruccioiics dadas al Inglcs Parocin |mii' il 
Dr. Saturu;'f h/ ./i'igut'Z Peùa, cuya mcmoria deseari.iii so 
borrasc, de la ..u los n "ibres, para que no quedase la dfl mas 
sacrilefio inteuto, mal es el de uua conjuraciou con objctn de 
iiidependcneia y nuevo gol)ierno. 

» Tanto es el amor y (idididad que manifit>stan todos los habi- 
tantes de t^ste rt'ino a su mas di^'uo sobcrano el senor don Kdr- 
naudo Vil, (jue no puede darse iniriga ni seduccion capaz de 
desviar un momento la res(dueion de, sacrilicar sus vidas eu su 
ohscfpiio. Vuestra Alteza dîgnese de creerlo asi y que esta au- 
dit'ucia sera iucesaute en tbmentar cuanto esté de su parle tan 
justes y obligatorios sentimientos. 

)) ; Ojalâ tuviest; arbitrios Vuestra Alteza de comunicarlos â 
nuestro idolatrado monarca, su mas caro liermano el sefior don 
rcriiando VU, no para iuelinarlo a recompensa alguna, (iiic no 
apetece t!sta audicucia, sino unicamente ^lara que la noticia do 
su lealtad y amor, y de cstos sus mas obedientes vasallos, con- 
solase de alj^un modo las amarj,nu'as que le liace sut'rir la luas 
inl'ame de las perfidias ! 

» Qiiit'ra td Cielo at^abar de castigarla condij^Miamente, y rosti- 
tuir â su merecido soUo al rey mas amado de sus vasallos, para 
que asî Vuestra Alteza y familiareal consij,'an la al('|j:rî,i (pif con 
tanta razon aniiela , y la mouarcpu'a toda su mayor tbrtuiia. 

1) Kstos son, Seùora, los votos contiuiios y siuccroh quo envia 
al <a(do esta audicucia, uuidos al de la prosperidad y dilatacion 
de la [ircciosa \\i\d de, Vuestra Alteza poruuiclios aùos. —San- 



irr 



S 



- 1 1 



los los liahi- 
ur don l-vx- 
m capaz de 
vidas eu su 
no (ista aii- 
■iu parte tau 



VIIIKINATO l)i; HLKNOS AIIIKS. 123 

tjiiiii) (le (iliilc, ap>sti> Il <W' ISOO. — SefKjra, â Ids H. I'. 
(le V. A. Sin".. : Jnsr dd Sanliaico C.niiclia. — .Iiiaii li(Mli'iV;iioz 
|!;ill('sl(''i'(is. — José Santiajiu do Alduiiatt'.— Mauiu'l de Irip'iVfii. 
— h'Iix l-'raiirisco Haso y HciTi. — A la Snia. Sra. ha. (larlola 
Jii;i([iiiiia de Burhoii, inl'auta de Espana y priiicesa del Urasil (i). » 



18U9. 



1:1 riri'i/ (te fiiicnos Airea Don Siinti(i(jn fjiiicn , m riimpii- 
iiiiciito (h 1(1 h}/, ftfire n'iacinn de fns niaterius mus yi'uves ucnr- 
mlus en d ticinpo de su (johivrno (2). 

Senor, 

AciIiimIc salxT (lue mi siu'csoi' ha llcirado â Moufcviden, y i. 
iiiiiii'ilin de las imiclias (iciipaeiniics (jiic me rodeau para eu- '" "" 
tiv^iilc pi'diUameiitt^ el maudo, nov â dcscmpcfiar lo iin\jur 
'[iii' piicda la l'elacioii (pn' dcbo diriuir ;i ViicsIiM Majestad en 
niiiiiiiiiiiicuto de lo tpie dispoiie la ley xxiii, tit. xiv, lib. m de 
''>l<is (loiiiiiiius. 

liiiaiiijn eu i>7 de juiiio de ISiKI se apuderarou Is Inj^lescs n.r,. 
|||' i>ta capilaK nie liallaba yo en la enscnada de Harragau, co- 



tib 



:i I» lie ii|.;i< ir.ii 



(Ih II 



ii'i o< .An. .s 



iiii>iitiia(lo pur el virey manines de Suhremonle : rt'Cuuueiendn i">i i.siiti. 
i|ii'' t'sie si'd)it() acontecimientd lialiia (leasionado en los ('Si)iri- 
l'I l'illinio desalit'uto, y qm; este golpe, al i>arec(T dcîcisivo. 
|"Mia juviliicir las n»as rninosas consecueneias ;i toda esta Anu'- 
nr;i. iiii' déterminé, ântes que lus inlortiiiiios del Estado se 
|'i'"li'i!-'''<si'U mas, â acercarme â esta ciiidad edu el fin dt; exami- 
iiir las l'uerzas de los enemigos, su disciplina y métddo de ser- 
\iii't. Hice coii vista de todo mis (xunhinaciones, y el resultado 
'l't'llas nii! asejiui'aba la pi'(d)abili(lad de la recompiista. siem- 
!'i''''|m' (Micuiiirase jientes eslVir/adas (pie vcduiitariamente qui- 

,1] Memorias sécrétas de la priiiccsa del Brasil, Uo"i.i Carlola Joaiiiiina de 
llurboi). 

-) loiiiudo de lu liiblioleca del Comercio del P lai a , pore! senor Don 
■^M»iiK> I.AMAS, pagina \ii. 







..MjL^:^tilt\ 



IF 09. 



M i 



pHrtid.i tie l,iiiii>r> 
i Uuiituvideo. 



I)ll)i'lll(:l>ll-H 

l|ll» vi'lll'io 

cil l'I lll'lllHltlI. 



Su nnrclia nipiila 
lulire la cii|>itil. 



]'il VinKIMATO DE RIÎFNOS AIRES. 

sioson sf'guirmo â la grando oniprosa do rcciiporar ,i Viiostn 
Majt'stad cstn balnarto dt'I vin-inato. Para cstn t'iM jtiviivi 
cori'i'i' ol ricspt de aventurai' mis pcusaniifntos en inedio de lus 
eneinipts, valiéiidoine d«î algiinos siigotos a quienes cra jor- 
zoso ('(jiimiiicarlos y dcsplcgarles conipletaiiicnlc mis ideas, mi- 
nit'cs'âiidolt'S la situacioii descsperada do los ncgocios, la t'siii- 
vitud vcrgoiizosa en (jne todos iban â cpicdar eiivueltus. v |,i 
facilidad (-(.n (pic pudriaii salvar sus proiiiedadcs y lihci'tad. 
si, cuiisidcrândusc tU' que cran Kspafuilt's, me scgui.iii ion 
sigilo y firuii'za; y <pit' ademas do esto tendriau la ^rjuria d.' 
inmortalizar sus iioud)ros eu la metr<'»poli, y en toda la K\\vif.[. 
cuyas résultas seriau las nias gtiuerosas recompcmsas de ViiistM 
Majestad. 

Dado este primer impulso, me dii'igi â Montevideo, en doml'^ 
traté de Inrtificar los mismos ])eusamii!ntos , l'acilitandu |Mtr 
cuantos niedios nie t'ueron posibles el buen éxito de la eni])rfs;i. 
Y en una juuta de guerra (pie congregcj el gobiemo, sf luo 
conûf) el maudo de la expedicion cou los pocos auxilios ([iii' 
pudieron l'ranquearme en circunstancias do estar anit'iiaz.iili 
aquella plaza dt^ ser atacada por nuevas fuerzas, que asegiirabaii 
vcnian contra (dla. 

Emprendî mi maivba, venciendo dificultades que no es ik- 
cesario rel'erir, y pasado sobre un temporal este Rio de la Pliti 
ron buques menores. Â la vista do las fuerzas navales de lus 
enemigos hice nii desembarro ; y dirigif^ndome â Buenos Wtc^. 
en(ujntr() en la marcba inucbos fieles vasallos de Vuestra Majf- 
tad, que persuadidos de mis promesas se nio incorporanm. 
Esta satisfacciou vino mezelada con el amargo disgusto do sabir 
que otros, mal aconsejados 6 seducidos por el enemigo, halii:iii 
conrebido planes de independeneia, oponithidoso k mis opi 1 1- 
clones militares segun lo represent('' â Vuestra Maj(>stad por la 
viareservada de la guerra en 17 de abril ùltinio, n" 22. 

Este incidente, que ya no me (b^jaba duda de que los eneniiu'"S 
bubiesen descubierto mi proyecto, bizo que me avanzast; ràpi- 
damente sobre la capital, variando mi plan de ataque. convir- 
tiéndulo en un golpe de mano, (|ue me saliô perfectamt'Hl^ 



:\Mp 



180'.». 



Di'rrull 
(1p II mil ln|tle>fS. 

lie M(>iili-vl>l«(>. 



▼ IRRINATO m BLKSOS AIRES. IIK 

bienel dia 12 de agosto dol citiulo ailo, teiiit'iido la satisfarcioii 
diMiiio cl enemijfo se riuditisti â discrccion. 

Este triunl'o no inr dcjô ni un nioincntu de ti'aiK|iiiIidad. Yo 
cri'i babiT ht'clio lo i[\u\ dtihia jior la ^loria do Viicstra Majestad 
V pur ini pi'opio liunor. Mas las violontas lircinislaucias «-n qiic! 
M' luillabau estos paises, amonazados île uiia nuova invasion, 
iiic liicicron rcdoblai' la vigUancia, dcdicândoinc ;i t'orniar con 
lo>l)aisauos una tïicrza armada â lin de cuntenci' las lentativas 
i[ii(' aruiaban los eiicuiigos de (jiio rccibian a(|ui rirciiiMitcs 
iioticias : eu cuya crisis, y para aniinar los espi'ritiis, les liico 
ver tl riesgo que corrian si no se prrparaban con vigor â delen- 
tiiT sus vidiis, projtiedades y estas proviiicias de Viiestra Ma- 
j(>t;ul. Para discipliiiarlas con la rapidez (pie exigian unas eir- 
iiiiistaïu'ias tan peligrosas, t'iié preciso trabajar dia y noilit;, 
tiiiit'iiilo yo (pie ser â un tienipo sarjento, ayiidante y gênerai, 
y ciiando los tiive (^jercitados en los nioviiiiientos y maniobras, 
apareL'iu, ;î principios de jiilio del ano d(! 1807, el arnianienlo 
mas furiuidable (jue ha visto la AuK'riea, desenibarcando y 
atacando â esta eiiidad sobre catorce mil liombres; los cuales, 
di'spiios ([ue lïieron completanu^nte derrotados, se reembarcaroii 
l'uu las nilifpiias del ej(!r('ito, entregândonuî de mas â mas por 
la lapitulacion que les dicte la plaza de Montevideo de (pie se 
liabiaii apoderado. 

Estos dos felices acontecimientos tan gloriosos â las armas ivii/ n|...iiuni.i3ii 
lie Vuestra Majestad aseguraron estos estableciuiientos , ponpie 
si â las l'iiiTzas de los générales Herresford y Wliitelock, se lui- 
bii'St'u reuiiido las que proyectaba mandar el gobierno ingles 
âûti's de estas derrotas, se hubiera visto esta capital oprimida 
pur-2.^6 ;]0,000 combatientes, ciiyo d(!salojo hubiera sido muy 
iliiicil, por no decir imposible, â uua distancia nltramariiia 
tan It'jaiia de la metrupoli ; y la mayor i)arte de esta Aiiu-rica 
tstariaprobableuiente en el dia bajo la dominacion inglesa; si- 
f:iiii'n(lose de aqui, â mas de los maies (pie se ib'jan iiit'erir, 
los L'inbarazos y trabas que este acaeciiniento hubiera piiesto 
;iini('slras actiiales relacioues pcditiras con aipiella nacion. 

L>eseiiipeùados estos grandes objetos con el zelo y flrmeza 




ml 



Il 'f'1 



"7 



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I^TI* 



12a 



viiiinATo i)i: lu i:>()s aiiifs. 



180<t 



riirii'iiK iiMiii 

|MlU llllll 



tBII»|'IIUI IMI. 



cdii (|ii(' lit' tt'uidn 1,1 liDiira de i-iiracti'i-i/ai' si*>in|)ri' d ;iiii,,| 
■j . (|iif pi'nrcsn ;'i N'iit'sliM M.iji'slatl, sulu IraU'î de pc lir t rr(||\,|. 
ni*-iili', t'ii rt'|ii't>sfnlai'i(>ii ih' V de a;.'o,st() dcl iiiisiiii» afid, si> mr 
C>\oU)>|-asi> (It'l IILMldn; \ rll r\ l'illt'ftaillu i|IU> a^iiai'dalia I,i\m. 
r;»l)l('s résultas, hoii .hiNicr Klio, â (|iiii.'ii la l'alla di' (ili(i,i|,> 
vt'tfraïuis idilip') â titiiliai'lc iiitci'inaiitciilt' «d ^oliit'niu ilr M<>||. 
t(>\id(Mi, (loiiiiiiado pur iiiia lix-a aiiihicioii di* iiiaiido, lui' t| ijn, 
(•(inct'i'Iaudo sus idcas cnii al;.MMios t'acciosos de aipn', y inn |,,. 
pMi'tu^ui'Sfs, tin') las priuit-rns lincas de uiia liui'i'iMi' loiispiiM- 
('ii»M, porsuadido (pic cl cipiililtrio de lus iic;.'iirii)S de l-;>|iai'i;i m,, 
pudi'ia inaiitciicrsc. l'ara sorprciider, aiiareiitaltaii iiiiii> \ ii||n> 
(pic duniiiaii, pcro su siicùo cra la calma de lus Nulcaiies. Nu 
vuiuitardu de jtvnnto cl lorrcutc iii las llaïuas, pcru lus t'iic:!». 
siilderrâiieos serpeiilealtau trabajaudo uuevas salidas y |iiv|i,i- 
raiidu fcrrihlcs saciidiuiieulus. 



Soiiin Ciiiiiiiijii 
dri'hniiilii jifi' 



(ilu (Irl r,,itii^'u' 
ruii il liliilo 
(lo (iiuyilo 



Sut pUnet. 



Kii dectu, cl nuuistru de la uiicrra v *h' ndaciuiics e\li',iii 



Ji'M» 

hua Itodrip» de Suii/.a Cuutiiiliu, ciiando crcyt'» (pic Kspafi.i l's- 
taha pcrdida , se declan'» jeté de uua rcvulucioii cuiitia olih 
pi'uviiicias. diri<:ieudo al cahildo du esta cludad uua caria siiji- 
vei'siva, capaz de lialicr ucasiuiiadu m» iiiceudiu 'j;i'uci'al, si ;il- 
giiiias uiedidas t'elizuiente cuuiliiuadas no luibicscn coiilciiiil" 
cl riicjio dt! una iusiuTcccion traïuada c<jii cl uiayor arlilicin \ 
caulcla, punpie al uiisiiiu ticiii)Mi (pie acpiel niiuisti'u dalia iiii- 
})ulso â sus miras iusidiosas, iiitcut(') d(.'scuidarme pue iiicdiiMl. 
uua ucguciaciuii pacitica, dii'igi(''udome uu eu\ia(li) en nuiiilnv 
(le su amo, cl principe rcgentiî de l'odugal, cl cual inaiiiiWlM 
nuiy luegu ([uc su conducta cra mas i)ropia de un cspia (|iie 
un ncguciador. Despues (pie concit(j (3I âninio del gulieriiadi. 
(le MuntcNideo y de algunos adictos â sus ideas , seducit'iidolo 
contra cl jet'e supcrior do estos duiiiinius, s(î retire'» prc('ii>it;i(l;i 



(11' 



ili'ii- 



nientc de atpiella ]»laza, remiti(''ndomc un ulicio atrevidu en 
nie j)edia entregas(; a su anio nada nu'nus cjue la Banda Se] 
trional de este Uiu de la IMata. 

Los planes del euviado ]»urtugues coincidian peri'ectaiia'iilL' 
bien con lus ([uc liabia concebido cl gobernador Elio, y el cabildu 
de MuntcNideo, estreclianuinte unido cun (il, y aparentaiido l.i> 




^vw 



1800. 



Kl pcilx'i ninliir 

i'.llii |iii'|i:i).'ii 

cl i'i<|irllii 

(le iiiMilioiiliuai'l' il 



ViniîfNATO nE Pl'ENOS AIRES. 127 

mismas pcrvcisas idt'as de aqncl, se (li-salamn cii injurias y ca- 
liiiiiiiias coiUra mi l't'jirt'si'iilacioii y carâcfci" , tnniaiidd |»ni' 
j»i't'f('\to \)i\\';\ ciiiiliniiai' cl |)(''iii(lit iirnyccto de iiidt'iH'iidt'iicia 
i(iii> ]i;d)iaii tratado. t>l li.dicr yo itacido Kraiicfs, coino si d«' mis 
tiiTiios afios 110 me liubicsc rccibido Kspaùa pur liijo siiyo, y 
cdino si t'U .T» afios d(.'. st'rvicid no Inducso scfialado, faiito en 
acciitiit's nnlitai'cs, roino en rcitcrados cncarpis y comisioufs, 
mi zt'Io. Iiniior y (idciidad, ciiya vcrdad acalialtau de Nciia con- 
(irinaila eu las dos vrccs (pic tiiv<' la Iiouim di» -.■tToiiqnistar y 
(Iclfiidcrcstos doiiiiiiios do V^icslra Majcslad, siciido cslos dos 
ivcit'Uti's acoutccimicnlos los que inllainaroii la ciividia mas 
1 iciia y voiptnzosa de lodas las pasioiifs. 

Kn lin. Kli'o y sus sociiaocs t'ormaron nna jnnta tuniullnaria : 
iiiti'uti' disolvci'la por sus pcrniciosas coiisccncncias ; uo se me 
olM'il('('i('»: se^niidamenli' liaci^i lo mismo con las reaies jn'ovisio- 
iii'sdc laaudieiicia declarâiidose complctamente independieutcs. 
No cuiilenlos eon estes énormes exi'esos, dil'nndeu papeles so- 
diciosiis por las proviiicias para pi'opa;:arel espiritu de insnlxii'- 
(iinacion, y liarer el desôrdeii f;eneral ;i fin de ronfuiidir sus de- 
litos con la inultilud. Ilasta las carias llenas de uiia insolenle 
ficroza que Elîo me cscrihia, como tambien d otrosministros y al 
revei'eiido obispo, en donde apuraba el idioma de, la }:rosena y 
de la indeceiicia, las publicaba escandalosameute para (pie (d 
contafrio corriese con la rapidez de un rayo. El liizo cuanto pudo 
por poner en insurreccion estas provincias, y liubiera lofirado 
sus jM'rfidos d»'sip:nios, sin la vigilancia con (pie ocurri a conte- coiMiucia.i.t.iMie 
iiirlos, y si la lidelidad de estos reinotos vasallos de Yuestra 
.Majcstad no liiibiese observado una conducta lionrada y Ueiia de 
loaltad. 

El ministre Sonza, tomando por inslrumento â la Sra. infanta 
Da. (lai'luta y al Sr. iniante l). Pedro, imindô el vireiuato con 
cartns y inanifiestos impresos, alegando en ellos derecho de es- 
tus (loiuinios, indicai do al mismo tiempo actos de soboram'a los 
mas conipletos y decir^ivos. La fermentacion que estos i)apeles 
ocasioiiaron (mid pùblicn. soloyolosé. por los malos ratosque 
pasé. Hice las mas rigorosas reclamaciones â la corte del Janeiro 



IL'!l|Jl'ClU II t'StIP. 



Maiicjiis 
del iiiiiiiklio Suiizii. 



1 

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12â 



VinEINATO I>F. Bi)ENOS AIHES. 



1800. 



Ci 



iiliirli 



tli- l.inii-rii. 



Contra la conducta iiisi«liusa de su luinistro, sosloiiiciiilu (liià- 
(laiiiciitc ((uc aciiii nu liatua mas aiitoridad ([iie la ({Ui' ViiistiM 
Majestad lialiia depositadu l'ii su jiiuta central, subcraiia de .•«. 
tos (loniiiiios. 

('.on la tranijuilidad y llnncza que son propias di' mi carâclci. 
Ai la l'Uv-rma uucesaria ;i cstos salndablcs principios, siii tcn.r 
mas fn*'r/as (pic las de la opinion, y las ({no po lia sacar di- mu» 
(ii('r|ios [iati'i(')tii'os ^(dnnlaI•ios, con (pii('n(.'S â vcocs cra picciM) 
contcmporizar ponjuc iina cvacta disciplina los Inildcra dixifiid 
ô dispcrsado, ciiyas malas consccncncias no cca l'âcil ('.(Icniii- 
naiias en a(pi('llas circnnstancias criticas, no (picdândoiiio iii;i> 
ivcnrso para liaccr {'rente â tantas dilicnllades (jne el df LMii.ir 
tiempo, en tanto (pie Vneslra Majestad me remilia sus realesi'n- 



deii 



• 'S. 



V se 



(liLMial) 



)a noml)rar, como lo pedi con repeticimi. i 



I.[| tc.liriiHI PlUi 
il I" ili' L'Ill'Iii 



mimstro piildico (pie residiese en a(piella corte j)ara sostciicr In^ 
intereses y nepicios de Kspana en iina cn'sis tan \iuleiila. di' 
la ([uo sali cun l'elicidad. 

\'\] espiritii de sedicion (pie estos y oti'os terrildes acdiitici- 
niientos liahian inspirado en d pi'ililico. lii/.o su ('\|il(isi(iii ru 
esta capital el dia 1" de este ano, manil'estândosi' iiiiii iiisiir- 
reccion sostenida por al^^iinosrevoltosos de a(piî,(pie iiiarcliaji.iii 
deacnerdocon losde.Mont(^videu, la ciial ténia pur olii''lo la iiiiii;i 
de la présente constitiicion. Fn este l'atal inoniento estiiMt pnra 
z.ozuhrar (d baji ! d(d Kstado; y creo (pic iniiica lie sciviiiii .i 
Vi.uîstra Majestad con tant(i zelo y l'orlima coiiio cii .npicl ilii 
para siempre mémorable, en (d ciial piiedo lisoujeaniie (| 



iii' 



lli'f.-'.'iiiia 

(II! l.illll'lt 

k cierliii iiiriiiii.i'i 
antviioret. 



salve la tarera vez estos doiiiinios de Viiestra Majestad. "|ii' 
marchalian râpidamente â su ruina. 

Yo no delio iiKdestar la real atencion de Vuestra .Majr>l,iil 
dando mas amplitiidâ esta ndacion, ponjue lo (pie lle\o icpii'- 
seiitado y iina mtiltiliid de crinieiies (pie lian escandalizade l'^la 
AiiK-rica, y liiiltieraii inl'alihlemente traslornado las bases sauT'- 
(las (bd ^.dorioso ptbierno de Vuestra Majestad, si la protecrii'ii 
\isible d(d Ci(do nu me liiibiera piiesto en estado de siipcrarliS 



terribles (liliciiltad( 



(pi 



es (fne es 



t'in (1 



eillos 



tradi 



is en los iiiloriiii" y 



dociimentus (pie dirigi â Vuestra Majestad por la \ia ivmI'.hI.i 



lies iiciiiitiri- 
('.\l)l(tsiiill l'ii 
,(' iiiia iiiMir- 
10. iuiin'liiil):iii 



VIREINATO I)K. n( KNOS AIRES. 



129 



Int 



(le 1,1 L'iicn'a l'iî -21 V ;{() (le t'iicro, 17 de ahril. y i do nuivo do 
,.>!.• anii. iii^iiicrds I, 2. 3. iU, 22, 2.'] y 2i. 

Aiui cnaiido estas jinicbas jiislilicativas no evidcnciasi'ii df 
mi modo coiicliiyt'iitt', que lus rcNoltosos do Moiitoviiloo canii- 
iialiaii do aniordo cou los do aquî, ol liorribli' ateulado dol j:o- 
liiTiiailop Elio ou lialjor lov/ado Coulas armas ou la uiano ol os- 
lal)li'ciii\'n'uto dd Uio Nogro, ou la Costa l'atapuiica, atropo- 
llaiiiln al pabrlluii de Vut'Stra Majosiad hasta sacar aUi â viva 
t'iiiTza â los ciufo capilularos. ((iio I'uitou oouliuados por ol roal 
iciiordo, do rosiiltas do la iutiuiutud itojud.u' dol citado dia 1" 
(le oslo aùo, os uu lioclio douiasiado docisivo (|no uo doja la inouor 
ijiula do los jiôi'lidos proyoçtos coucebidos î)or oslos lacciosos 
coDlra las autoridados do Vuustra Majostad, do que di ciiouta ius- 
triiidi por lu ULisuia\ia rosoi'vada eu !."> do abril ûltiiîio, u" 21. 

No coutoutos Cou una cadoua lau nioustruosa ô iuaudila do 
atciilados, sc pi'opnsioi'oii alirir uuovas brochas al servicio do 
Viioxtra Majostad, pues ciiaudo yo eslaba ocupado ou jiuitar 
cauilali'S jiara soforror a la uiotnqtoli, ou unas rircuustaucias 
tau uigoutos. auiuiaudo ol ospicitu pûblii'o por uiodio do pro- 
clamas y oti'os o\podit utcs que lacilitason douativos, y al co- 
iiiorcio sus rouiosas a (^adiz. dilundioroii papolossodiciosos ));u'a 
iiiilM'dirol arribo de los situa^los (pio debiau \euir dol l'eni. 
ll»'i:aiido la audacia V dosonlVouo hasta ol oxtrouio do iuteutar 
scdiicir abiortauiouto al pdxTuador iuloii<louto, de P(itosi, para 
qiii' Un uiaiidaso caudales a esta cai)ital y ((uo. los diri^Mose di- 
ivrlaiin'uto â .Moiito\idoo. aiuique liiose valii'udose de b(i([nos 
ui-'li'scs. couio se, uiauiliesta vn t ! iul'oniie iu>ti'iiido (piu rouiiti 
à ViH'>tia Majostad jior la niouciouada \ia rosorvada on 13 ilo 
juiiiii autt'i'ior, m'unoro \'\. 

Vi |Mii' este lieuqio liabiau covrouqiidii al couiaudanto do la s..,iu 
trau'ala de Vuo^lra Majestad I.(i /^rnrhn . hoiubi'e iW' poco ta- 
l'iiln. (|i!(« cstaudo en ol piieclii (!•' Malilouado para recibir un 
tl"iiali\(Mlo 171,000 pesos, y los caudales dol couiercio. doso- 
lii(li'ci(Muis(5rilenes, y se trasladô cou oî luupio ;'i Montevideo, 
iMiiiirse ciiu lus conjurados. <le cuyo ateulado di cueuta â Vuos- 
'i'>i Maji^iad pnr la \ia roser\ada de la lmioimm en <» do niayo 
VII. y 



IHOO. 



I'i'ililu« inuvectoK 

Ctlllllll 

\a* niitnr i'Iuilf s 
il" Su M;i!"|.tail. 



ntri|;nii y iiMiiejiiS. 



(Ii*l l'nMiuri'IaDIe 

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1809. 



Oeuirncitii 
de (îliAira». 



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VIREINATO DE BUENOS AIRES. 



y 11) (Icjunioypor l.i df marina on 19 df abril , miniovo 18. 

Paralizados (le este modo jhji'Ios rovoltosos todoslos caniiiios 
para conducir los caudales â la IVninsula, no iw qncdo nias rc- 
curso para ocurrir â las urf^cntcs y extraordinarias att-ncimifs 
de la naci jn, que arniar un bergantin para verilicar cou (d l,i 
oxpresada conduccion, y cuando ya ostabanlos caudales i liurdti 
con mi hijo mayor, l'uiico que tengo en cstado de llcvai lis 
armas, qiie lo mnndaba para que sirviese â Vuesira Majcstiul. 
el dia mismo en que debi.i liacersf âla vêla, apareciô la nuticia 
de estar mi sucesor en Montevideo, con cuyo motivo todo lolie 
suspendido por considerar que este nnevojefe podrâ tal vez en 
la fragata que le lia conducido, à en Im Prueba, asegurar la n - 
misionde caudales muclio mejor que en el bergantin, de ciiyos 
incidentes ya lie dado cuenta ;'i Vuestra Majestad por la iiusiii;i 
via de la guerra en 19 de junio antécédente. 

La rapidez con que escrib", teniendu al mismo tienipo qiip 
arreglar una multitud décos..-, por((ue esiny espeiMiido ,i mi 
sucesor de un instante, â otro, no se si me liabrâ pt-niiitiiiu 
seguir exaclamente v\ orden de los asuntos ; los cuales, |mii' 
cualquier parte que se exaniincn, liarân vtsr prontamenlc ((iir 
la America no lia conocido uu.i época tan tempestuosa coiiio l;i 
mia, atacada sicmpre por cueiuigos exteriores é interiorcs, li;i- 
biendo con;iegiiido al lin .juptrar tanto cùinulo de peligrns y 
diflcultades para lencr la lionra de entregar i)acincau»!'nle il 
mando de fstosdominios al digno sucesor que Vuestra Majestad 
me lia senalado. 

Aun me queda que liacer una brève observacion y esrelaîiva 
a las ocurrencias de Cliarca:^, de (jue ai cuenta â Vuestra .M;i- 
jestad por la via reservada de la guerra e.i 8 de niayo y 28 de 
junio de este ailo, niiincros M y r>l, cuyos atentados y escaii- 
dalosos aconteciiuientos suscitados y sugeridos por cl mal cji'iii- 
plo de Montevideo, exip n de Ufcesidad un pronto y elicaz w- 
medio, lo que manifestaré â mi sucesor en la primera sesioii 
que tenga con él. 

En el entretanto, debo por ultimo n pivsentar a Vuestra Majes- 
tad que dt'Spues de liabcr tenido la satisl'accion de conservarle 



1809. 

Aiiiiii' m l.:iiicit 
qin' «f nliia 



M. 



|ii>r»i'n ilr». 



VIREINATO DR BLENOS AIRKS. 13i 

estos (Umiinios, viviciKlt miiclio ticiiiito eu la iiiquictud, sioudi» 
el objclu (le rcpt'lidos huracaucs, voy â la caiiipana para (lirijxir 
inirontt'^npl'H'ion a lo que mas nie iiitcrosa, que es c' priiicipio 
y fin do mi dcsliiio, scparaiido do mi cspîritn las vaiias idcas 
di; irldi'ia que. tal voz mafi ma para sicmpri' no dojan â la pnste- 
ridad mas objcto quo el que oiVei'cn uiias ccuizas frias y dt'S- 
Itrcciablt'S. 

Asî picnso acaltar los |)uc(is anos que mo restau de vida, ro- 
|.';indu al (Jmiiii)otente conserve ;i Vnestra Majestad en td mayor 
espleiidor, que se déclare su protector y lo liaya Ibrmidaljle â 
sus enemi^os. 

Para estadeterminacion lie tenido présente que cstoy cargado pniiuiiiaii,iii.ic» 
(le raiiiilia, con nueve liijos, enedad avanzada, y que si Vnestra 
Mair>lad iKilmbiera tt iiido la generosa hondad de senalarme la 
li('ii>inii annal do cien milrealfs en t.'slas cajas, me veria en (d 
ilii siii nicdios para snhsislir con alirima decencia; y que al (in 
sit'iidti Mil corazon espaùid, porqiie no tengo ni lie conocido 
otra nacion desde mis tiernos anos, tengo la desgracia de lia- 
licr nacido FranctîS , sin embargo de (jne mi vida ha sido una 
si'i'ic no inlerrnmpida de acontecimientos que a(!reditan mi 
liuiKir y lidtdidad. S(do Uios, tpie desde lo alto de los cielos 
mira la rectitud (b' los corazones, ]Miede saber lo que soy, las 
nialas no( lies (pie lie pasado y la lirnieza con q;:e en cmnidi- 
luieiito de sus diviras leyes lie desempenado las obligaciones 
sauradasde mi honor y conciencia. 

Yo reiumcié mi mando en tifiniio que no podia prever fiiese 
oltjcti» de tantos disgnstos y turbaciones, y pnr bi misiiio debo 
'Il l'I (lia repetir las mas reverentes gracias a Vnestra Majestad 
|iMi'(iiic se lia dignado evonerarine d(( un peso iimy siiperior a 
iiiisdi'bib's l'iierzas, sin aspirarâ otra cosa cpie â vivir en el re- 
lihi. It'josdel tunmlto del mimdd y de los negocios. pues para 
siM- l'fliz me hasta la generosidad con ipie \ iiestra rcJil mimilicencia 
iiK' lia pi-i'iuiado. 

l'iii'dlra parte, la situacinn de la nacion evigia imiieriosamente 
qui" l'ii Mims establccimientds tan dislantes como estus se liicie- 
st'ii pi'iblicas (xposiciitiics de la perlidia y dt'it.'slabics designids 



Se luaiiiilcill 

por ilfjji' i-l iiiaiiila. 



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132 



VIHKINATO DE IH.KNOS AIRKS. 



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1809. 

l'iihlx :ic iiitl 

ilr t'iiii'o 
iliM'iimcnlur, 



nir.' I. 



IniA 



qiifl u||iiJti 
cil Mi'iiilufa 
lu Anlriiv* 

ili- Su M-ijnilUil 



ciiii <|iu' .N;i|i;ilcnii m- lialii.i in.iiU'j.ulii (•(in Viiostr.i M.ijc^l.id, y 
(.'sto lin iMMli;i Iciicr tndd su cfccti» siiio |M»r mcdio de priMlainas 
y lllalliliesl(l^. (jnc, dadnsâla prciisa, (•(•l'i'icscii |ior todas parlrs 
â liurrar las (oiilrarias iiiiin-csidiics d(! nii iiKiiiilor y de utios 
('S( ritoi'cs Nt'ualcs y (•(ii'njiiipidiis. Y en iiicdio de las a^'itacinm-s 
on (Iiiesiciiiprc lia L'stado siiiiicruidd mi cspiritii, no pcnli i|>' 
Nista esta parte cscncial de mis (ilili^Mcidiies, piililicamln, .■nire 
olros papidcs. lus cincn adjimlns ipic Icnp) la limira de pasar.î 
las nsiics manns de Viicstra Mai('>la(l, iimiliciidd (itin> (pic 
igualm('iit(! se lian dadn â la prcnsa hajo mi pi'idcccion, lus 
ciialcs corn'ii inscrtds en varias gacctas de lùiropa, siciidn mids 
pi'ildicus tcstimnnios «[ne di'pnncii conlva la ('aliinmia, y uii.o 
lUUîvas pniclias y las mas positivas de (pic la liicrza delà pirn- 
cnpacioii y dd ('n^-'and. de (pu- {■nmimmcntc achdccc cl miL'm 
pocu instniidn, liacc im'itil mi {ircscncia en la l'cninsiila. y < 
inî cml»ara/(isa en la présente crisis. (piedândoinc cl (•iin>iiciM 
de (pie Ins (MiTCds de l'chrei'i) y mayo l'illiind liahrân \a Ic- 
nitistrado liasta la cNidencia ciiâles j.ni los criados liclcs •;• 
Vuestra Majcslad, â cuya solierina clemcncia debo sni»!it'ar ;»? 
dijrne maiidar pnl)licar cl resuitado de las vcrdadcs inc.»nte.->i - 
hlesfpie (undiiicitin los cilados corrcos. para (pic la n; 
cntere de la piircza y rcciitiid de mi (•(•iidiict;!. ; i 



l>'. 11 M' 



a uii' 



.Le! 



coii que se han niaiicjadii mis cnemipis. 

Mas si t(»d() esld no l'nest; del rcal aurado do Yi;. Ira .Ni.ij" s- 
tad, en la cindad de M îd.iya, â ;i()() le;Jua^ de, esta c.tpil,!!. 
apiiardaré sus reaies ('>rde!ies Maca a-'»'(>ditar con nii ricira oIh!- 
diencia <pic iio tciipi aas vu}c,nt;iii -.,•■ • la dv Viieslra M tj -Lui. 
por cnya importante y preciosa sida iKt cesan'' de rogar â Diu^ 
para ([iit; la conserve- l'eliccs _\ dilalados anos. 



bueiios Aires, 10 do juUo de IHOO. 



Santiago Liniers, 



VIIIKINATO DK BUENOS AIRES. 



133 






Coiiiiinlcnrion de f). Santinfjn Lhuers ni icy, eu qttc le fia cuevtn 180!). 

df los iiicidcnfes nciivridns cou inatico dr Iti cntrcf/d del mandn 
del rircinafi) de fiucnos Aires « su sxrcsor /). /inltanar IJidal- 
1/0 de Cisnéms. 

(Ms. tlo 11 liibliulaci de Duaoos Airi'a.) 

Senor, 

l'ii vasallo fi(»l, qno j;mins h;i toinido (i los ononiiiios do, Vno.s- l'rcami.uio. 
Ira Mait'sla(l,(l('l)(' st'V nmy siipcnov h las tramas y arfificios ([uo 
susci'ain'ii la osriiridad d dnlo y la inala l'c, ; pero no did)0 ob- 
servai' roii iiidirri-t'iU'ia los lii'fts ((ue so dirij:<'n contra su rcpu- 
'u'inii y la l'fjicidad ild F^>tad(t, pur cnya soi;iiridad y consorva- 
cinii, fil esta parte {h'\ iiiimdit, lu' Irahajado am cl lionor y cclo 
qui' liHJds salicii. La iiiisiiia lirmcza rpic lie ciiiplfado en ol scr- 
viiid (le Vnt'slr.i Majcstad, nie sf'r\iri'i de miia jiara lial)lar îiho- 
ra ci IciiL'iiaic rcspttiioso de la Nerd.id. 

laiidii rccilii la noticiadc, (piclialtia arribadoâ Montovidoo o.l Su »uti«f.<rion 



t'.i 



hMih'ntc ircncral I). Hallasar llidal^'o de Cisiicros jiara siicc- 
ililllic l'ii este inaildo, riToMnci eii cstc S\iclii el roiiiiilcto de m\ 
Irliriilad, por(pic Viicstra Majcstad se haliia diu'iiadn coiirederino 
l'j ([iii' yo liidiia pedido cun vepeticiiin, ronociendo (pie, las vas- 
l.b ali'iiciiiiies del vireiiiato cran iiiuy siipei iorcs a mis l'iierzas, 
va lirhiliiadas mu iiiia série de ti'ahajns, (fiie eu trciiita y cinco 
ii'iiis im me liaii dejadd ni un luomento de susiep». Ya mi'con- 
Milcrahaen las delicias de im retiro liom-nso, de«^|iiies de liabcr 
l'iinido (on fitrtuna niia \:\V's,\ borrasca, en la cnal cstu\e mas 
il'' iiiia V(7, para zo/,ubrar en estos dnminios de Vnestra Majcs- 
tad; pei'i) la IM'oviilenria,<pie p(ir sus altos desi;,mios dcja i'i vcces 
>in el'erto las mejorcs condjinaciuncs del Immbre, me habi"! 
|iiv|)aradu un nncvo cnsayo de, penalidades y snlrimieiilos. 

TiMla esta America ténia sus ojus lijns s(dtre Ids inijiirce e- 
il'' Mmitcvidi'o, cspcramlo cl c,astij:o de sus bori'iblos cxccios; 
iiiijy ;i lus pocos (lias (pic llci:?(1 mi sucesor s(i cs|)ar('i(j la uoticia 
ili' (|iit>. Vnestra Majc.-ilad S(i Uabia dignado aprobar las opuru- 



l>iir 11 llfgada 
liai suioor, 



El nuevo ]«fo 

i« rrcibiô 
rn \t Colonii. 






Mil 



''-Mm! 




ir^: 'i 



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3^ 



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134 



VIRLIAAIO nF. OUENUS AIRES. 



180i). 



Soliia lin plan 

conlrii 
Bueims Airi'n. 



Envlo 

ilcl ^'i>' l'ina loi' 
Diin V. Niiio 
U Muiiti^viileo, 




(^unun laii.'U 
du niuiina. 



cioncs do l;i junla, y pri-'iiliulo A su pivsidonto \). Francisco .la- 
vitT (le ï'Mo cou la siiliiivpcccioii de «'stc vireiiiato. Ijis t\\\{'. 
()l)tiivii'i'on esto trimifo y sus partidai'ius conotiaii ([ui! dchia xc 
pasajero, porquo, la aloyiîa do los malos es d>i corta diiraciini, 
y purqiie los dtditos los aciisaban en cl fondo do su cora/du. 
Para sosten»'r una posicion lan dcsiîspcrada, popnlarizaron idras 
malignas y las nias t'nn<!stas contra esta cindad, divulgin'Dii que 
en ella no tendra scguridad cl iiunvo Jcl'c. Este no tuvo pdi' 
conveniente venir aqui, y detenninô reciliirse en la Coltinia dcl 
Sacnunento, segun lo advcrtirà Vuestra Majestad en la copia 
niiinero i" del cuaderno de docunientos que tcngo la honru île 
dirigir a sus rcales nianos. 

Este i)lan ténia contra si el ôrdqn estaldocido nor las Icyos: 
pues hasta las instrucciones ((ue estân en la moi. niada co|)i;i, 
no podian tener eiecto sin que nii sucesor me las nianirr^tase 
priniero, segun el ténor de la ley xxiii, tit. m, lib. m, de c'î- 
tos doniinios. 

Consultando el mejor servido de Vuestra Majestad y los deseus 
que ténia d(i entregar el niando pacilicaniente, me liicicrt n pi- 
sar por encinia de estas dilicultades y convenir prontiuiirntiMMi 
los niedios e\traordin;u'ios ({uopropuso mi sucesor: (piicu luigu 
que .L» recibiô del vircinato mand.'; î esta capital al nucvo m- 
bcrnador de Montevideo D. Viccnli; Nieto, con el mando mililar 
y politico, â quieu ordcn») rostableciesc los cueri)os de las tru- 
pas urbanas que yo luibia suprimido por la parte que tu\it.'i'uii 
enel alboroto popuiar acaecido eu esta capital ci dia 1° de este 
ano, y pusieso en lib(>rtad â los reos que por conspiradorcs y 
complices de la misma scdicion estân proci^sados, sin babcrsc 
acabado eljuicio : medidascpie indicabanâ la consideracioii jm'i- 
blica, que los delincuentes liabian obteuido un triunfo completo. 

Al niismo tiempo se hizo e irgo en Montevideo, sin mi nolicia, 
de la comandancia gênerai de marina elcapilan dt; navio D. José 
M. deSalazar: y auu([ue yo estai»a sirviendo este empleo iuie- 
riuamente, no me diô parte, ni me escribiô ni una niera carta di' 
atencion, con censurable, transgresion de sus reaies ordeiiauzas. 

Todo esto, y el baberse mamlado que los comaudautes que 



i=i ^li- 



VinKINATO DK BIFNOS AfRMIt ISîi 

li,il)i;in (Ifsplogndo su cnor},'!!! v\ citado «iia 1°. ^osUfmméti con 
(•('lu y lit moi' lus intcrcscs du Vucstra Maje^tad, sr pw^W-WdaïKM 
IHDiifaiiitMiti! fil la (^iloiiia «Ici Sarruucnto, i>i'Oilnjo la mayor 
coiistcmacion en lus âiiimos, jtims notaban que. si; tlesconfiaba 
lit' iiiia cindad que liabia dailo tantas prtiL'l)as do su fidelidad, 
iliTiaiiiando su sangro con ri'itcticiou por dcreudci' y conservar 
rstus doiuiuios do. Vut'slra Majcstad; sieudo ella la quo contuvo 
cl lim'acau dcl mal l'jcnqilo de Moulovidco, y (jiie su desolacion 
amiinast^ las provincias internas del vircinatu. 

Ll l'uf^ro de la discordia, sostenido por una crîlica inquiéta, 
(pitTia propa^^irse, y para l'oiitener sus terribles consecucncias 
;,iiin([n(' ya liabia e\[iedid(» la circular del m'un. 2 acredilando, 
coino cra jiisto.las virludes y dénias reconiemlables circunstan- 
n.is d" mi sucesor, y los saliidabli s fines ijuo la bondad de 
Viit'stra Mijestad se liabia propucslo en su nomi>rami(;nto), em- 
[ilt'i; todos los inedios de persuasion para tran(pnli/.ar los espî- 
ritiis, ase;j;ui'ando â lodos io bien puestos quo eslaban eu el 
rMlâiiimo de Vu''slra Majcstad , y (pu; lo estarian muclio nias 
(Mil cl ari'ibo de los correos que n.ivegaron de a(pn' para la ine- 
tinpoli por febrero y niayo. Para dar mas peso ;i la cot 'îanza 
pûMica, escribi con repeticion a nii suresur para que pronta- 
iiicute se viniesc d esta capital sin recelo alj,'uno, !iat'i(!iido lo 
uiisiiio la l'cal audi(.'ncia, el revereudo obispo y los coinandantts 
(le lus cuerpos. 

Estas medidas no fueron sulicientes ;'i borrar las contrarias 
iiiiinvsiones, pues mi sucesor se manleiiiacon un j,tu(,'S0 destaca- 
mciito mandado jjorel revoltoso lion Francisco .laviev Viaua(l), 
c\i^'icU(!o que yo t'uese â aqnel destino , se^un résulta de, la 
(diiia m'un. 3, i y .*>, Ksie paso dejaba en couipb'ta nulidad las 
itic.is que con estudio liabia yo diMilgado, maniler-taud'.» â cuan- 
tos me trataban de este iucidente, que mi suci;sor conocia taa 



1809. 

Circuiiilincia 

(|ue |>roilujo 

conilciDicion 

•n lui iiiimoi. 



Enipli-o 

lli! lui llli'iliut 

de |i>-riu(»ion 

pan lrani|ulliur 

los «(iilrilul. 



Inrllcirlt 
d« eiUi niiUidM. 





Il) Eh iiiia nut.t iiMi'i^iiial dcl ducuiiUMilo se lec lu si^'iii'Mite : 

< Ksic es ri i|ui> iiisiiltô ntii \as urin.is en la inaiio iil |iai)i!lluii de Vuesira 

> Majf>il,i«l 0(1 cl e^l.llll(!^;irllilMllo de la cost.i de i'.u.ijÇDiii.i , ooiiio nxilta 
• li'l i((r(iiinc (lue diii^îl pur la via resiTvada de la yucria, en 15 de ubril 

> ùilimu, au 21. . 



i:ic 



VIHEINATO I)K lURNOS AIHKS. 




180<». bien conio yo las virtndcs du esh; piifblo, qw- él liacia lantn 6 
mas coiilianza (jiKi yo du osta bt'iiciiU'rit;' ciiidad. 

Puroira parto, d cstado de. fcnucntafion ou ((in; se baliabaii 
IdS rsiuritus cou ustas iiuvcdadcs pondcradas \)i.tr l'I tbiju y rr- 



.iri iiiittliK'ia 



que 



liHi i.i 



in'ii ili-ictpviaJa 
lu siliiai'idi). 



llc! \u» \ilH 

i!e |ii!isiiu»iuii. 



:iiS (Ir 



llujo d(! ('spocics y notii'ias ([iic divnl^Mbaii lus (.'Ui'inii 
(ra!U|uiliilad pûblica, que, solo descabau conipronit'li'i' cl lioiinr 
do t'sia ciiidad cou al^'iiii alborolo 6 siicoso rui(biso, para no lia- 
cor (an posadas las cadoiias ([iio, arrastraii sus dolitos, baci'a mas 
dososporada la siluaciou do lus uopjcios: yanU([uo yooslaba su 
sin carâctor pûblico, uo ostaba libro. do las obli^acionos cou (pic 
lie nacidu, de iiiirar siouipro poi- ol niojor sorvicio do Viic>,ti;t 
Majoslad. Aniuiado por uu principio lau sa-rrado, dosplouiic mi», 
idoas il lui sucosor cou la IVaucpio/.a (pio os propia do nii ( aiàc- 
tor, ou las carias (pio cou siiscoutostaciouososlâu scfialad i>« cu 
ol citado ciiadoruo coiilos lu'uuoiosO, 7, 8,9, 10 y II, en In (pn 
notuvc roparo \ior la dil'icil posiciou ou ((iic iiio ballaba, y pur- 
que dosoaba hacor â Vuoslra Majoslad ouol siloucio osic sci\i(iu. 
fpioaljiuu dia sera uuiuorado ouiro lus nias disliii^ruidos ([iic lie 
lonido laboura do bacorou (d)so(piiodol KsIado.Obsorvaudoqnc 
porsistia ou uii Irasiaciou â la Colituia, y que su prosoucia en c^ta 
cajjilal daria uu touo docisi\o â la couliauz;i pûblica, oMiaiide 
que osta iu;'i(piiua polilica i)ordioso su oipiilibrio, dosbacicii(lo>i; 
onasiillas, ocuia-i de uutivu à las vias do persuasion, bacii'iulu 
CUteuilor il estas j,'outos ol biiou coucoplo que debiaii al niicVd 
je'! , cou cuya |irotoccioupodiaucinitar cou sofiuridad ; y ciiiiule 
las luNO bien radicadas ou este peusaiiiii'Ulo, â las i de la niafia- 
ua (loi dia ^ICt do julio autorior nie diriiii â la (lolouia, en dninlc 
hablaïuos cou la rran(pioza y libortad de dos cojupaneros de 
armas; y dcsdo Ino^o [v liico vor cou pruobas daras y sciiciija- 
fpio los do >b)Ute\i(loo solo conspirabau â suucrir idt.'as sinic<- 
tras para arriiiuar ol l-lstado y liacor dosirraciado su gobicrne. 
y quo tudo ostaba roparado ou uu mouiouto cou [trosontarsc en 
osla capital. 'l'uNola l'ortuna do couvcucorlo, y dc! (pie ol tvil" 
calilicaso mi modo d(î peusar, pu(!S bit'! rocibido cou obseipiin 
y aclamacionos publicas, aiia^'ândosola bogiiuru (|ue iulentan'ii 
inilainar los do iMoutovideo y sus iacciosos. 



L'oldt'i'llti. 



MHKINATO IIK HlKNOS AIRRM. 137 

Pci'o (\nt('i^ (11' cstf ft'li/, ;innitO(Miui(Milo, (pie nie puso en el 
iiiu'iir ciiid.Klii, ciiiimlo nii-iios dchia ospcr.irlo, me vi roconve- 
uiJo OUI (il uficiu n" 1-2, en (Idiidc inscrtando la rcal ûrdcn de 
13 lit» ahril iiltium, se iiii' iiidicaba mi |ironta tiMslacion 4 laiiic- 
impoli. 

(^iimo (.'Il la rf'lacion fiiu; en miiipliniionto d(î lalcy xxxir, til. 
\(v. iiiin» III. iviiiiti ;'i Viit'sira Majcstad cl 10 de jiilio aiite- 
irili'iili'. Iialtia rc|ti'('senlado los jiisfus y si'didos liindaiiKintos 
i|iit' lin- asisliaii para \i\ir(!u cl traïuiiiilo rcliro (jiii! nie prupor- 
ridiialia Mciidii/a, ;i .'JOO Ic^iias de osia capilal, y (piealli a;;nar- 
(liriii las rcales nrdcncs de Vnestra Majcstad para segiiir la 
>uriiri|iie fiicsc del sulicraiio auradu, cuvas rcsnitas no podian 
iiiiiin> de scr l'avtiralilcs, cxauiiiiaiido iiii dcsirraciada sitiiacioii, 
Hiiilcsli' esto misiiio en el uli( in ii" 13. nianiteslaiidn laiiiliion 
1,111' i|i's|iiies de, liaher Icnido la lioin-a de liaccr ;'i Viicslra Ma- 
ii>l;i(j iiiiiis servicins (pie nie liaii distin;:uido en su rcal âiiinio, 
vm M'iisihle y pneu dccoroso â mi rcputaciijn y lidclidad salir 
t|i' ;i(|iii cdii lauta |)rccipita(inn, imiclio mas cnaiido era pûblicci 
'liii' i.is iiiilicipadas caliiiiniias y l'alsas acnsacioues de mis cne- 
iiii.'o> me lialiiaii iiidispiieslo. y IiccIkj susperiiosa mi ((Widncta 
i"ii l;i iiacidii, la <pie, aiiiKiiie jiislamenle irrilada coiilra cl 
nniiiliiv rraiicos, ignoraba (pic, mis scrvicius liahian demos- 
iiiilii (le mil m()d(ts (pi(! mi Djrazon lia sido y sera sieinpre 
i'>|i.ifiii|. pur mas (|iic la envidia y la emiilacioii se iMii|icn(!n eu 
aiiiHiiliiiiar injiislicias Sdhre iiijiislicias. Y jxtr esto ïnù (pic en 
l'I (iladi) paitel d(; julio siiiiliqik' â Viieslra Majcstad se dii:iiâra 
iHniiiar piiMicar el rcsull.ido de los correus (pic p(.)r lebirnj y 
niivii l'illiiiiu dirijii â sus realcs maïKm, p(ir([U(! cllos ('(mdiijcron 
li^ [irtiehas mas calilioadas y pereiilorias du (|uc nadic piiede 
'Ai't'ili'i'iiie en lioiior, cchj y lidclidad; y (pie â los ojos (l(^ la 
Nuialiliixijïa brilla mas un lioiiibn; Iionrado (pie la iiudi,L:iiidad 
'■"Il Ml 'l'iuiil'ii pas;.,>ru. 

Amikiik- cil cl olieiii mimei'd 1 i rctîonocc mi smcsor la solidez 
'I' un-' relle\i()iies, insisli() >in embargo en mi ida ;i la W nin- 
^ill'i, jHji lu (pic fii(' prcciso rcpresciitar de nacvo en cl dc^l 
nûjiiuio 15, cpie iaïuiliunzadus mis cuemigos cuu las idoas mas 



1809. 

luilii ii'ioa 

(le proiitn 

triini.l.iri(iii 

A la iiirtr6|iol|. 



(lontcillrioii ; 
pntiliracion 

da in,\o* 
docuinenid». 



rcpii-tuDl^ii iuii 



'Ml 










, i I è1 




.Vaèil 



1^ 



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VIRKIMTO DE BDK^OS AIRES. 



I m 



' Il 



1809. (liininalcs liahiaii inaliL'iiaint'iiti! sn^rcriilo cl corcrpto nias hur- 

fdrnso contra nii pfrstm.i y lidditl id. Iiacit-nilo ilccliii.ir nu 
iiKTitu y scrvicios â ini ^.Tado de alialiniicntu y dfS|iivno, 
([MO Iiat'.ii'ndo diidnsa la Icaltad mas |iihm *> intarlial)li>. In 
irritado i>l ,-iiiinin de la iiacinii cuntra mi: en cuva rrisis m 
jxHlria mi'uos du orurrir al >aj.Tailo di' las h-ycs, las ciialts 
iian dispnt'slo sâliiaiiifiitc para cslos rasos s« snspiMVla ij 
cinnpliinit'ntu de las sulicranas rcsulucioncs, liasla que iiim 
int'ni-niado *d ri>al âninio ddcrniim' lo que cslinn' jii>|(i. Oiii> 
las piailosas inlciicinncs di* Niicstra Majcstad no pndi.ui «'i- 
ci sacrilicii) de un vasallo ipie tantn le ha s* rvido, ni qw 
yo fucrji viVlinia inoci-ntc d<d t'urnr de un iiuchlo ipir no 
coniice la \('rdad, ixinpic Ims nial\ados Id han pri'\cnidn iujihti 
y dolosanii'iite ciuitiM mi ri'pulaciun y huiMia ciiinlurla ; >ii'ii>l(i 
las mas nlntrcs (-.diumii.is las ipif lian parali/ado n'unniiiii. 
ncamenlc las \ias de la ju>ti(-ia, ;:.uiand(i por un unlpr <!,> 
sorpresa las |)resi'nli's s(dt('ranas dispusicioui's mn lodus lus 
vicios de subrcpcion, paia ( u\ti icparo y n'mi'diu [ww Vm-sliM 
Majostad cucrdami'iili' cslaliltM idns los nn-dios It'u'alt's. ;i liu iji' 
que su clemencia no sea NiCliuia Af iiui)ostnres alrcvidus. Oiu' 
ou el enli't'lauli» st-rian ;:irantidas mi lidclidad y pntcfiliiiiji'iit 
pur veinle y cineo û ciiicuenta M-einus de esta i'a|iilal. ilr |ms 
mas pudientes y hencnu-ritos, eon unu 6 dos millunes de pr^is, 
que aunque mis escasas l'aeultades son notoi'ias y lo sku Iuu- 
bien las deireal crario, (lara (pu' en e>ta parte tampoeo m' tiHjiit; 
impt'dimcnto al^'uno, oCrfci di'Jai- •■! sutddu df mi j.''"''"'"- î' 
manteiierme solo (-(jn la pension ipu' Vuestra Majcstad se diu'iiô 
scfialarme vn estas reaies eajas, hast i ipic, eon visla ilc luiin. 
ten^a la liuudad de rcsolvcr lo que ^ea de su ^ol)^'rano au'nulo. 
Que si mi existeneia en euahpiiera pai'te dd \ireiualu iiti 
l'nese â propt)sit(j, esperaria Tuera de el, en el (|ue id \irey oli- 
niase oportuno, las reaies ('irilciies de Vuestra Majcstad. 

Y linalmeiite, que la dilalada t'amilia (pu; me rudea, ijiie uo 
tiene mas apo)o ni amparo (pie cl que puedc esjierar de >n 
desgraeiado padre, séria tal \e/. en\iielt,i cou l'i euuna traireili;i: 
isstaudu Lieu pcrsuadidu que la Justicia de mis instauciaà cu 



»iiii,i. 



Ki'Diil.'ni'ii, 



Km In i|U« 
afijiiiul'j lotia 
|u trdiii|iiiliiliil. 



U") 



iiisiluiiaaà cu 



MlIKINtlO IIK m RNOS AIRKS. 



130 



11,1,1 la Inriaii rc«.|inii>alil»'. y y»», iii iintliti do los sciiliiiiiriilDS 
,{,. Iii.i'i'iii' i|iii' ini' aliinih'iilaii. aliaii/.aha lutla mi traii(|iiiliilail 



iiiii^iiiia aiiiInciDii m iiiia mi 



li('ilii< 



(|iit' aili'iiias ilt>. cslar 



liiiiiliiila <ii |)niii'i|ii()> anliii'i/.;itlns |Kirla> I)>m>.s, ci-i'ia mt ilcbida 
|.s Mi\itiu> (jiic Iiu Iciiiilo la IhiiiiM tli' hact'i- â Vufslra Ma- 



riai!. 



:uiilainiMit(' Il 



)';:<) Il lins niaiios |Hir iiiia ilt> ai|iii 



11; 



I iivti'ii 1 i.^iialidad, y >nii dnictos drl l'iti-riio. r| |»a|»t'l saiiu'iii- 
'iiiiinli'l iiriiiit'i'i» I.*». oti'ili» iMir h. ,la\icr d" iJn» ;i mi cuiili- 
liili' I». .lux' de iliii'iia. (|iif r>lalia rii la (lidoiiia dcl Sacra- 
iiK'iitii. t'ii doiid)' iiiaiiilit'^ta idatii's a;:ri'si\us y de tiiiltariuii, m 
inriiii>laiicias de t'>lai' \n cini t| iiiic\u sircy y dénias aiitori- 
li<|i'>t(iiitliiiiaiido Ins iiicdiiis df constilidar la niiiliaii/.a pûldica, 
!>«\.iiiiM'iriidi) las iiialiL.'iias('S|i('ri<'s i|iir li.dtiaii siiscilado ciiiiIim 
-iM'iiidad [tara cxillai' lus âiiiiin» \ llaiitailns â la iiii|iiifliiil ; 
liiiiriiuii rmirsli) (dii (|iir m' nulle y aliiiiriila cl iM'rliilit cnra/dn 
i- IJi'i, ciiyo p'iiio r('\(dt(iM» nu Im roadn de iiroinovcr la 



riuiiiali'S y rdpMs cMsInilfs en la mm rclaria de este virciiiato 

liOii' rridi'dadn ;'i mi siici'Mti'. acumiian'iiidiilt' (d papt'l de Klio 

ml uticin n'st'r\adii m'iinrid 17. para (|ii(', i ntcradiMh» todu, 

la^ iiii'didas (jiic scaii mas cuini'iiicnli'S al real sci'vicio dii 



'lllr 



\\h-\VA M.ijolad. 



\M 



f (•>. 



|ii' bi'biT ;i un vasallo lid de Vni'>lra M ijolad. f|iit' Invo la 
ii'iirnl'' t'iilrarcn cl vircjuaio pni' |;i iiiini.i dilii il de la ininui'- 
''ii'l.nl. Iiaticiido (|iii' Mi> l'cali's armas Iriiinrascii d»; lus ciic- 
mui'S (Ici lisladu, tuiisi'i'\,'i!i(luli', cdii uluria y rcpiilacitiii di; ^ll 
i'i.u>Im iiMiidirc, l'sl'j;; l'cmtttus olaltlccimicnltts. y dcspucs de 
tiiilus sarniicids, ami se lia |ii'elciiilido iic^ar asilu â la virliid, 
l'iiiiiiili |)ni' las calmnnias ijuc liim inMiiiDvidd, nu tanto mis 
iiriiii.'u:, ciiiKj |,is de ViicsIiM Majeslad. Mis priiicipiiis iicles y 
^''JiislaiiU's sou dcmasiatlauiculc cuuucidus, por lo que todos 



iHoy. 



IM 



lllrl 



il* tiiruii luii. 



iiiiiiarinii y cl (lesiti'ilcii. para M r m hariemlnlu ;:ciicrai ((ui- 
!iaii|i' >lis dcli|n>. i;>|e cnOcler peliL'I'ox» esl'l (•(iinple|ameille Snhi 

'l<iiio>li'adttcii las pnielias iiistrimieiilales . ipie remili â Vncs- 
tii Majeslad en lus cil. idns curreus de l'elirci'o y mayo, ciiyos 



l.it iiiimIuIji 



DMI KilltV'.lrlIlr» 

•I liai >ei vicio. 



•nnr, cl ciimpeiidio tiel r'iliz amarp) cpie rostaha s^r 



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Sciences 

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(716) 872-4503 








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no 



VIHRrNATO DK BUKNOS AIRKS. 



iSO'J. 



p» 11 



Su eoïKliii'ta 

jiistiBcncla 

ptireiertns [mus 

jusliricativas. 



n«s|Hlil(M'iiiilpnio 
del oniin. 



han sido tcstigos de que siempro ho trabajado por la gloria dd 
Estado, lo que yo recucrdo cou placer, olvid;md(,tmo de los tor- 
nieutos que eu el uiouionto padeco uii espi'ritu, porque la virtud 
eucucutra eu si niisiua uua lisoujera récompensa <iue solo saLen 
apreciarla los verdaderos liombres de bien. 

Con las piezas justilicadas que reniiti en los dichos coitpos 
de fcbrcro y mayo (las que suplico â Vuestra Majeslad uiaiitle 
al nuevo virey, y que triplioo en el caso reuioto que jui dus- 
gracia sea tal que se liayaii perdido, porque yo pido eu jiisticio 
que este grave negocio, en que tal vez se intcresarâ Vii(.'!>tr;i 
Majcstad nias que yo, lo examine y ventile â la l'az de la nacinn 
y del mundo todo), me parece poder asegurar siu rcpni'u, qur 
nii conducta lia correspondido ;'i los grandes f=entiuiirnlo!> qiii- 
debian diriginue como bouibre publico. Ile sido un ccnliiula 
fiel y vigilante para defender los intt'reses de Yiiestra Majcstiid. 
y para sacrificar mi fortuna a los altos principios de lioiutr rpir 
me han aniuiado, y aniniarân liasta la tiuiiba. lie procurado 
que el nondjre de Vuestra Majestad lo teniiestui y rosi)i'tasen 
sus enemigos, y que penetrase liasta loh liogares mas poltrcs y 
liuiiiildes, piira que sus vasallos lo bendijesen ; por lo que creo 
teiier algun dereclio, despucs de taiitas persecuciouos. para 
poder sostener con conflanza, que una de las primeras réglas 
de mi conducta pûblica ha sido el amor a Vuestra JMajestad y â 
los pueblos que se digno confiarme. 

He trabajado durante la tempestad : quiero decir, que los 
enemigos de Vuestra Majestad se habian conjurado para arriv 
hatar estos distantes doniinios, y despues que mis modid,i> 
triunfaron (â pesar de liaberse creido que estaban calciilada> 
sobre la teineridad), el interes personal tendicj sus lazus, la 
envidia urdiô sr trama, la verdad tué sacrificada; y td ([iic 
habia puesto toda su confianza en su honor y buena condiirta. 
atreviéndose a descansartranquil ameute sobre, la purcza du su? 
intenciones, ha reconocido ([ue el celo y buena t'e no han sido 
capaces de hbertarlo del precipicio que la malignidad liabii 
preparado. 

j Terrible leccion para los criados de Vuestra Majestad! Ella 



'-*.. 



VIREtNATO DE BUENOS AIIŒS. 1-41 

ouMiolvo pov SUS coiisocuoiici.is los l'mipstos ct'iM'tds (lo l;i iudi- 
fi'i't'iK'i.'i i)(»r cl scrvicio dcl Est.ido, (lil;it;ui(lo cl liurizoïitc de los 
nulles pnblicos, ('iiy;i j)crni('ios;i iiilliiciicia solo podriii corre- 
•M'ità pur un ui'dcu absolutiiiiicuti' iuvci'su, csto es, por cl cpcyo 
V protcccion que debeu esper.ir de Vuestra Majcstiid todos 
lus (iiic sirven bien; por cl rastiiio y meuosprccio (pie nie- 
int'U .upicllos cspiritus débiles y corronipidos qut^ iiitenlan 
5iir|irt'iuler su re;d âuiiuo, ocasiou.uido dafios y perjuicios ([iic 
110 iniL'don calcularse. Una eonduchi tau détestable débilita la 
alla iilea que todos del)en tener de la boudad y justicia do 
ViR'Stra iMajestad, cuya opinion santa es preeiso sostenerla en 
e^tos reniotos paîses, porque ella liaee al honibrc virtuoso, y 
pouo un dicjue â los vieios y pasioues. 

Nuestro Senor guarde y prosperci la importante vida de 
Viiestra Majestad nuiclios y telices anos. 

Senor , 
De Vuestra Majeslad , 

SikNTIAGO LlNlERS. 



1809. 

Apoyo 
y |irot(rcciun real. 




Buenos Aires, 5 de agosto de 1809. 



CAKTA DEL VIHEY CISNÉROS. 



Mi querido Liniers : me ha sorprendido tu eonfidencial del 17, 
al ver la resolucion ti^ninante que lias toniad(j contra mi ôrden 
yaciiCTdo delà real audiencia de no pasar de esa ciudad. ^ Es 
hiisibJL'que despues de liaber yo proeedido contigo concediendo 
à cuiuito bas querido, quebrantando las ordcxies del rey, y expo- 
uiéndonie à la crîtica gênerai, quieras aliora comprometerme 
nuevamente por particulares conveniencias (|ue no son aten- 
'libles cuando média el real servicio ? Y ^ es posible tambien 
que te bayas olvidado tan pronto que todos los alborotos tienen 



AI aonor 

D. Sïntiyf^o 

l.iniers. 



«^A.Jk .^'i -* ■ 



I 'l'i VIRIÎINATO DK nUKNOS AIRFS. 

1809. por orifîon (;iiinqnc sca sin razon) ol qiio no qnorian 1ns nmii- 

(lasos? No, aiuip) iiiio, ni yo pucdD couvcuii" en lu primcru. m 
admitir lo sc^mukIo : ciiando me aciUTdu que tu (I('lic;i(!i7.a m.. 
consiiltû, porquc nii pasaporie t<' prcvenia ir via recta ;i Mi'n- 
doza, si podrias entrai' en esa, y veo aliora tomar iina immi- 
lucion qne no puedes, te aseguro me lleno de confiisjun. Yn 
cspero de tu lionor y juicio évitants cunipliendo lo luamladu d 
qnc tome providencias para (pic sea obedecido coiiin ilcln,. 
Tengo dado cuenta â la coi'te de todo ; tengo dicho lialiias 111,1- 
cliado para el d(>stino que te senalé de Mcndoza, y nu es jnt:'!, 
de miichaclios. El pnblico, que no lia criticado poeo mi (Icina- 
siada condescendeneia, /, ((ué diria ahora cnando supiesc 110 se 
cumiiliii lo mandado? Repito, Liniers , que al recibo de i^ti 
marches à tu destino, y de su ejecucion prevengo à ese golici- 
nador me a\ise por extraordinario. Las cosas de Europa v.iii 
cada (lia m(>jor, como verâs por el adjunto impreso. Te iIcm,! 
compléta salud con tiisbijos, y recibiendo expresioncs de nu 
nuijer, como gustes manda ;i tu apasionado junigo y coinii.i- 
îiero. B. H. deC. 

Excmo. SenorDon Santiago Liniers. 



GONÏESÏACÏON DE LINIERS. 



CoiHcslMcion 
de este. 



Excmo. Sexor, 

Acabo de recibir la contestacion de Vuestra Exceleucin â nu 
confidencial de 17 del corriente, en que me manillcsta lialLir 
extrano qne liaya tomado la pnidente determinacion de 110 aca- 
barme de arruinar, abandonaudo mi familia, cunipliendo scuun 
apareco mi destierro en Mendoz;i, por no disgustar a les facine- 
rosos, qnienes no contentos cou liaber (witado por ini soparaciim 
del niando el justo castigo a que sus delitos los liaciaii acive- 
dores, quieren auii que se me asesine civilmente. va (|in^ ^"'^ 






VIREINATO DE BUENOS AIRES. 143 

infâmes mauos no lo liaii podido t'jccutai- fisicauiPiito. Esas 
giiitrs quo Viicslra Exfcloncia dire qiio uu (Hiicrcn ([iic los 
iiKindase, son qiiicnos iniéulras yo lii'bicso sido ou csa capital 
el reprcseiitantc. del sidjovaiio y por cousi^uiciitc ri iiicjoi' 
escudo del respeto dobido a las loyos y â 'a soberania, jamas 
liubiesen ostoiitado sus dclilos, ni Imbicra visto restituir las 
banderas que liabian profaiiado, ni las arjn;is do quo liabian 
abusado; poro la parte sanay no eorrouipida, tanto do los habi- 
tantes de osa capital conio do todas las provincias del Rio de la 
i'iata. sin cxceptuar MontevidiO. niénos su digno goberuador 
iiiteriuo y algunos de sus partidarios, bendeeian el uiaudo de 
un jefe bajo el cual los enemigos do la patria ban sido hunii- 
llados, la virtud recomponsada y el vicio perseguido aunque no 
fastij-^ido, de cuyo ùnico cargo nie confieso culpado. Vuestra 
Exccleiicia me reconvieno de que contra la opinion gencrid se 
lia comprometido en adherir â nii reclaniacion contra las sobc- 
ranas disposiciones do regrosar yo â Espana en el tienipo en 
qiu'. diidoso de si la nacion estaria deseuganada de las preo- 
eupatidues en que la liabian ju'ecipitado los nialévolos contra 
mi lealtad, no queria oxponerla â arrepentirso do liaber sacrifi- 
catlo â uno de sus nias fieles mieinbros; pero en cl dia, segun 
me avisa el Excino. senor marques de Casa Irujo, ya no sub- 
sisten estos motivos, La junta soberana central lia recouocidc 
mi iuocencia, y veo renacerla esperanza do combatii' d(i nnevo 
â los enemigos de la patria, y poder contribuir tal vez a hacerla 
ti'iunfar de ellos ; en cuyo conctpto no espero nias que el pasa- 
porte de Vuestra Excelenciap.u'aponerme en marcha para la Pe- 
ninsula porla via que mas nie acomode con solo mihijo Luis, 
all'éroz de navio de la real armada , ciiatro criad(js y los equi- 
pajus de lui indispensable uso, dej;mdo en esta cindad a mis 
liijuh 'i hijas y cortos intereses bajo la custodia de mi yerno el 
ti'iiioiite coronel Don' Juan liantista Porichon de Vandevilt, y 
Ijajo la proteccion do la Providencia, quo aunque gran pecad(jr 
imnca me ha desamparado : de esta manera queda Vuestra 
^M'cjcucia libre de responsabihdad de infringir liâcia mi persona 
las suberaiias disposiciones, y yo con el cumplimiento de mi 



H09. 



M4 VIREINATO I)K BL'KNOS AIRES. 

1801). mas fnrvoroso dfsro de davû la iui('i(-»ii luievas pruebas di; mi 
fidcdidad, aiiior y patriutismo. 
Dios guarde, otc. 

P. I>. — Lucfio que rcciba el pasaporttî do Vuostra Excol(Miri;i. 
me diri^qiV' al pucrto de Santa Fe, para desde alli cttnd'aciniip 
on dcrechuraal barco quo nie trasporte, sin pasar por csa c[\\\\- 
tal, dando érden en esta ocasion ;i nii apuderado para (jin' uw 
facilite pasaje a l)Oi'd(j de ciialcpiiera biiquc que se dirija â cii;!]- 
quier piieilo de la Peni'nsula 6 de Injj;lateiTa , para diisdc alli 
pasar a ella. 



Il 1 II 



•wit.,^,^ 



PROVmCIAS DEL RIO DE LA PLATA, 

ANO 1810. 



TARTE niSTÔRICA (1). 



Sociedad de los Sictc. — Déplorable situacion de la Peninsula. — Primeros 
pasos de la revolu'cion : deposicioti del vircy Cisnéros. — El pueblo impune 
al cabildo una junta gubernativa. — Primer ejército pulriola en el Rio de 
la Plata : Ocampo, Balcarcc, Viéytes, Lôpez. — Demoslraciones bêchas por 
el ejército. — Liniers so subleva en Côrdoba : su fuga, toma y ejecucioii 
con sus demas complices. — Observaciones sobre esta ejocucion. — Con- 
sccucncia de la ejocucion de la Cabcza dcl Tigre. — Medidas adopladas 
por Nieto. — Suipucha cuartel gênerai de las tropas realistas. — Los rea- 
listas evacuan â Jujui. — Combatc y retirada del gênerai Balcarce en 
Cotagaita. — Batalla de Suipacha ; derrota compléta de los Espaiioles. — 
Pronunciamiento de Cochabamba ; batalla de Aroma. — Ejecucion de 
Mcio, Côrdova y Sanz. — Documentos. — Progresos de la revolucion. — 
Ruptura de las relaciones con el Paraguay : Belgrano marcha sobre el 
Paraguay : mal éxito de su expedicion. 



1810. 



t t 



Tal era la situacion do las cosas al principiar cl afio de 1810. 
Las paulatinas conquislas que liabian lieclio los Americanos en 
los diverses riuiios de la administracion pùblica , y la prospe- 
ridad (jue alcanzaba para entonces el pais, coino primicias de 
aqutdlas , bien deniostrabau que la revolucion estiiba hecha en 
el nrden economico y moral. El resto, pues, era mas liacedero ; 
jainas retrocedio pueblo alguno en el camino de la libertad. 

Para entonces se hallaba bien organizada una sociedad 

[i) Véase la Parte hislàrica de los anos 1808 â 1809, pâg 73 y 116, 
VII. 10 



La revolucion 

(!• idous estaba 

consiimada. 



Sociedad 
de loi Sietet 



\^!Àiiji,^-i"f-~ 



1810. 

Noiii i i» 

il« i.i 

(lepIniiihU siiiincion 

lie la l'i'i iiiMila. 



Acrfalii 

de la Kspnnii. 

Aiiluiiunita 

(Irl |iiii'lili> 

ai'(;entiiin. 



Me(liila'< 

Infriicluos la 

ilel vii'ty. 



Ccilc! (;ifndTO.< 

& la iiiiinwic'ion 

(li> l^^^■,ll■ 

en cl m:iii(lo. 

Auinriz:) 
la convoi aloria 
de un congresu» 



Cabildo abierlo. 



14(5 PROVINriAS VV.L RIO ^)F. I,A PI.ATA. 

serrcta (i), ([uo (M';i t^l tocu y itriiicip.'il omporio de la rcvuliioion. 

Kl 13 (lo mayo llcj^nron ;'i MontcNideo las noticias dcl (l(']ijn- 
l'ahk' ostadu de la Pciiîiisula. La Sierra Mnr.'iia liabia sidui'urz;iil,i 
por los pjérritos francosfs, qxm lialtiaii pcnclrado en Andalun'a. 
ontrado triuul'aiitt'S on Sfvilla y anu'uazaban î Câdiz. l»isiiclta 
estaba la jnnta central , y sus niicmbros so liallaban refiij^iados 
en la isla de Léon. 

Propagâronse osas noticias con la volocidad de la Inz. y jm- 
niendo ollas de nianifiosto la aoclaba de la madré patria, el 
piioblo arp'ntino se ronsiden'i. ij/sn facto, ârbitro y diicno île 
sus propios dostinos; desde ontonoes no pons('» sino en ])i'uM'(r 
;i sus necesidades por si mismo. Entai estado do orfandad, la 
primera de osas necesidades era la croacion de nn f;'(ibii'r]iii 
indepondiente y nacional, y A ose fin todos los patriotas eii- 
raminaron sus pasos. 

En balde apelo el virey â expedientes dilatorios, y su pro- 
clama del dia 18, en que decia ;i los pueblos : « Aprovecba(»s. 
» si quereis ser felices, de los conspjos de Miestro j(d'o , » cxlii- 
bia en el mas triste grade de impotencia la autoridad do qin' 
estaba investido. 

No ménos estéril fué la reunion de jcfes militares (pie tiivo 
bipar en su despacbo en la noche del 19 al 20, viéndose aliso- 
lutamentc destituido d(4 apoyo de la fuerza piiljlica para ujjo- 
nerse a las prtîtensiones de un cabildo abierto. 

Aimque quiso oponerse al principio, tuvo que coder iiur.c- 
dialamente el virey â la intimacion de césar en el mando. (pio 
en nombre del pueblo y del ejército le liicieron los omi^iarios 
de la, jnnta revolucionaria. Tambien autorizô el dia 21 lo conm- 
ciitoria de la parte sana del vecindario, para que en un congreso 
jmblico expresase la voluntad del pueblo, à fm de evitar la ?nas 
liistimosa fermentacion . 

La asamblea popular se reuniô el 22, presidida por el cabildo. 



1 

i 

1 

1 
i. 

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(1) Se conocia con el nombre de Sociedod de los Siete, por el numéro de 
los Hiiembros que constiluian lu reunion de los patriotas : gênerai Bel^raïui, 
D. Nicolas Rodrij^nez Pefia, D. Agustin Don.io, D. Juan José Passo, I). Mannnl 
Alberti, D. Hipôlito Viéyles y D. Juan José Castelli. 



PROVINCIAS ItKL IIIO I>i; I.A l'LATA. iit 

Lu I lia liiiMu ties itartidus hiou (Ititcrniiiiados, a sabcr : el 
mvfi()/jolit((nt), (1 conciliudor y cl patriota. El priiutiro cstaba 
|)i(r la ('oiilinuacidii dcl gobioriio dcl virry, pcro asociado a los 
jiiiiicipak'S miciiilii'os de la audi'îiicia pri'toriid ; cl scj^iuudo 
ojiiji.dja (jneel (';iLiid() de.bia rcasiuiiii' (d iiKuido supunoi',-liasta 
(jiiL' se organizase iuip)biemo provisoriodeitendieiite delasiiprc- 
uia autoi'idad delà Feiiiiisula; y ol terccro (lueriala cesaciou del 
viniy eneliuaiido, p.'mi reeniplazarlo cou un gubieriio pi'opi(t de 
urifzeri [)(>i)ul;u'. Este partidu se subdi\idia en dos li'acciuues , 
que dil'eriaii en los niedios aimque no eu e,l lin, pu<;s la U- 
kral eslaba por el sufra^do indivecto, 6 sea por medio del ca- 
biklo, luiéntras que la ultm-libend reclaniaba td directo, evi- 
tamlo rodéos. 

Cou tules elemcntos tuvo lugar el cabildo abierto el dia 22 de 
luayo, ;d cuid couiuvrierou el obispo, los oidores y mas de 
iluscientos cincuenta ciudad;uios respetaJjles . liabiendo d(>jado 
(le asistir como doscientos de los que lial)ian sido expresaniente 
iiivitados. Suscitâronse en la iisaniblea ac<doradas tliscusiones 
alusivîis al acto, en que expusieron con frauqueza y arrogancia 
sus opinjones, las necesidades do la situacion y sus reniedios 
lus principales jetés de los distintos partidos, Triimlo al fin, 
como se preveia, el de los patriotas, y se sometiô a conside- 
raeiou la proposicion siguiente : « Si se ha de subrogcU' otra 
» auturidad â la superior que obtiene el Excmo. senor virey, 
» ilependiente de la soberana, que se ejerza legîtimaniente â 
I) nondji-e del senor Don Fernando VII, y en quién? » 

El resultauo de la votacion se estampo en el acta de aquel 
(lia en los términos siguientes : <( En la imposibilidad de con- 
» ciliar la trauquilidad pul)lica con la pernianencia del \ ù'cy y 
" r()ginien establecido, i'aeùltase al cabildo para que constituya 
» mia junta del modo mas co^iveniente a las ideas gent^rales 
') clol pueblo y circunstancias actuales , en la que se depositam 
» la autoridad hasta la reimion de los diputados de las deraas 
» ciudades y villas. » 

Caducô, pues, la dominacion espaftola en el mémorable dia 
22dGmayù. 



ISKI. 



Diicnsiiine'i 

«Il il ciiliiMii 

aliii.'i'lc. 






Resullado 
de H rol,icion 






1810. 

Dlinilo nniintiando 

lu rii(liicl<)a<l 

(lel virey. 



Motni^nliiipa 

rBiHuiacion 

(In su uuloricIaJ. 



Iiiiponentc aclltiid 
que luniu lI puello. 



El virey 

86 ve olill^ado 

il ruiuinciar 

el miinOo. 



El pueblo impolie 

si cabildo 

una junta 

guliernaliva. 



H8 pRoviNciAs nri. nio df i.a pi.ata. 

Vanas fucron las tiMidonoias reaccinnarias con rpio protonili,', 
liio;;o t.'l caliildd iiciitraliziir la <;i';iii cDuquisfa de aqncl (li;i. 
])Ut'S al tin si; viû tur/add ,i niandar (pic, si^ imhlicasc un IkiihId 
anunciaiido ([iic cl virey de las l'rnviiicias dtd llio de l;i |'|,it,i 
lial)ia cadiirado, y qui! en lai cuiireplo reasiimia el iiiiiiido 
siipremo dtd vireinato, por In v(duntad del piiehht. 

Sin ombar^'O, asi como el Luili\idiio, ni las proncuparidiKs 
ni los sistemas, por malus y odiados (pie sean, muereii dr nu 
;;(jlpo. La ajronîa siempre liace un nltiiiid y supreino esfiiei'zo, 
ântes de sncumbii' el parieiite. Asi se explica la nioinentânca 
restanracion d(d poder colonial ibdjida al cabildo del di.i -2i. 
Aqnel cuerpo nonibro una junta de cuatro vocales presidides 
por el virey, conservando este el niaiido siiperi(jr de las armas. 
Creyô satisfacer las imperiosas exigencias de la situacimi cdu 
incduir entre los vocales â Don Cormdio Saavedra y â Don .luaii 
Jos(3 Castidli, y con ofrecer una amnistia por los sncesos dd 
dia 22, y la reunion de un congreso gênerai de todas las pro- 
vincias para mas adelantc. 

Semejantcs intrigas con que se liabia dcvuelto al virt^y im 
poder que le liabia quitado el pueblo por medio de una roMi- 
luci(3n incruenta, exalttj en sumo gradi» los animos de las gén- 
ies, y a tal piinto, que los cpie asi vieivm traicionados sus iiro- 
positos y frustradas sus conquistas, se apercibiesendcsdeliiego 
à (.'cliar del solio al virey por medio de las armas. 

Alcanzando perfectamente lo gi\ave de la situacion, Saavedra 
y Castelli se apresuraron a evilar un conflicto, intimando al vi- 
rey, como medida indispensable y Ibrzosa, renunciase (d maiulo. 
Viéndose Cisnéros abandonado de todos, extendio ininediata- 
mente su renuncia, que firmaron con él sus nuevos colegas, 
diciendo que consideraban que este « era el l'inico medio de cal- 
mar la agitacion y efcrvescencia que se liabia renovado cuire 
las gentes. » 

Entre tante, el pueblo hacia por su parte una rcpresenfnclon 
al cabildo, pidiéndole la destitucion del virey. Esa reprcscnta- 
cion y la emmciada renuncia debian ser consideradas por aquel'a 
corporacion al siguiente dia, 25 de mayo. Con tal objeto tuvo 



.''--i-' ^ 



, ,]^ 



PROVINCIAS OKI. HIO DK LA l'I.ATA. liO 

liiu'.'ir l;i n'imion, y i pcsar (Im la rcsistciicia qiir inU't do upo- 
lUT fl cabildo a -a presion popular, al lin su \iô cstrt'chaditpur 
l'ila a prorlaiiiar la iiiicva jiuita fiiihiTiiativaffun st; lt>ijiipiiso(i). 

Ll uucvn iiohiL'i'iio m^ pi'r(li() iiisiaiitcs en propaj^ar la rcvo- 
liicinii p(ir tudo l'I virt'inato, ;i cuva t^xistcncia n-spuiidi Ton 
piitrinlicaniciitc .MaJddiiadu y la Coloiiia on la Manda Orit'nt.iJ; 
l;is MJsicMics, Cui'i'it'ntf'S, la Hajada y Santa Vt\ â lu lar^'o de los 
lius snpt'riort'S ; San Luis, al inlci'ior de las pampas; iMt'iiddza 
y San Juan, al pit' do los Andes ; Salta y Tucunian, en lus con- 
liiit's dt'l AJlo Ptn'ii. Mas tardo siguiû Clùle y cl Paraguay cl 
iiiisino cjcniplo. 

Los trabajos rcaccionarios dcl ])artido nidropolitano contra la 
pmpaganda rcvoliicionavia iulluycron en cl aspccto que toniaron 
las cosas en Montevideo. Este pui'blo y ci Paraguay, siguieiido 
sus Imellas, reconocioron cl foiisejo de regcncia de la monai'fpu'a 
ospanola: Liniers levantf) en (^ordoha cl estandarte rcal : la ma- 
rina esi)anola dominaba las ;iguas del Plata y sus atluentes : 
Buenos Aires carecia de fuc'-'as militar(>s para auxiliau u, los 
piicblos pi'onunciados por la causa de la revohicion. 

La ejiicucion de las importantes medidas militares que se 
apresnro d dictar la junta, pronto arreglaron las operacioncs del 
intt'i'ior. 

En cl scgundo de los très acucvdos popularcs del dia 2o de 
mayo S(! fijô la condicion de que cl nuevo gobierno prepavase 
on el término de (prince dias una cxpedicion de qninicntos 
iioiubi'os para auxiliar las provincias interiores, qmi debia 
marchai' â la mayor brcvedad, costeada con los sneldos del virey, 
(11" los ministros de; la audicncia y dénias econonn'as en el ser- 
vicio que tuviese por convenicnte. Antorizado de este modo, el 
gobierno la despachô el dia 7 de jnlio, no con TiOO sino con 
l,ir>(» hombres, en las très armas de artilleria, intanteria, dra- 
gonos y blandengnes (2). El dia 9, cl gobierno paso revista à los 



tsio. 



(II! Iii rcvuliii'loii 

en nl|;iinii.i piiiilui 

ili'l viieiiitlo. 



AriPjîlo 

(II' luH upi'rauioiiet 

(Il'I iiiterior. 



I''(^i inncion 

del |>rliiiei' t'ji'icito 

patilcu 

en il Itii) 

do lu IMula 



(1) Esu junta fué forinada, en nombre del pueblo, é impucsta al cabildo, 
por D. Antonio Luis Berutti. La intejjraban los patriolas Sa<ivedra, Cas- 
telli, Belgrano, Azcuénaga, Alberli, Mateu, Larrea, Passo y Moreno. 

(2) Todo io relative â esta primera campana y al cxito de ella, es tomado 



■ < ! 



1810. 



Ouiiiititn 

t'IH lllt!:illR 
llu ru lllilll'lll. 



(;iii Acier 

y uiitL'cuili'iileii 

(lel ciiiiiaiidfliitn 

l'il j'ff. 



tîin l-noVINCIAS DP.I, RIO IIP. r.A PI.ATA. 

niciiios en fl Mmitc <!;<stro, Ires Icgnias <lo l.'i cipital al oestt\ y 
cstf iiiisiiio (lia nmipit'i'iMi la inarclia para fl intt'iiftr, a caiv'n 
(le \ma comisioii cfimiiucsla, en pHincr In^'ar, drl cni-diirl ijun 
Fraiiciscd (M'Iiz df (iraiiipn, conio rniiiandaiit»^ p-iitTal ; l'u 
scfruiidn liij:ar, dul roromd vidcraiid l>. Aiitouin (roiizâlf/, |t,d- 
cairc, coiiio luayoi' ^'lierai ; tm terrer lii^'ar, dd ciiidadaiio 
I). Hiptditd Vii'vlrs, roiiio niiditor de ;:iiprra; y en ciiartn liiuMr. 
de I). Viceiile L('»pez, roiiio seeretai'io, t'oriiiando los eiiali'o iina 
jimta de niiiiision riiya iiiaynria dehia dccidir en las n-snln- 
ciones. 

El coronel Oeanipo era iiafural dtd piiehlo de la, FUnja y Ins 
otrrts très de Buenos Aires. p(^ro todos liijos de Espafiides. Oii- 
ginario de una de las primeras t'aniilias de aqnel pnelilu suIkiI- 
terno, y de un rardcter tan valiente conio bondaddso, (icaiii|in 
lialtia niereeido ântes de la revolueion el niando dol niciiin 
llaïuado arrihefios o naturales de las provincias interiores ; las 
niisnias circunstancias le dieron outrada en las primeras ('(Uirc- 
rencias reservadas (pie, prepararon la revolncion ; y en el cnii- 
gresfi gênerai vot(') sin trejtidar por la deposicion del ^^rey. Estas 
recomendaciunes, miidas â los conorimientos que, teuia de lus 
pueblos interiores, por donde lialtia viajado conio negociniitc 
antos de abrazar la carrera militar, y ol interes de lisonjcai' la 
vanidad de aquellos mismos pu(^bloH, decidieron â colocarlo ,i 
la cabeza de la iirimera expedicion, no obstante que él no tonia 
cabeza ni])aramandarun regiiniento. 

Halcarcc no habia sido in\itado ni i)ara las primeras confo- 
moyoi Baicarce. j'oncias rcservadas, ni para el congreso gênerai; tampoco iiiau- 
daba fuerza; pcro, bien edncado p(jr su padro, antiguo iiiilit.ir 
d(3 gi'aduacion, qiieliabia desenipenado largo tiempo la coniaii- 
dancia gênerai de las fronteras de Buenos Aires, lialcurco. 
aunqne do poca edad , contaba cou la experiencia que babi;! 
adquirido cuando fu('? heclio prisionero de los Ingleses el afin de 
1807 en el asalto de Montevideo, couducido â Inglaterra y tr;is- 



Id. del roroniïl 



de la importante publicacion hocha cii Buenos Aires el ano 1857, bajo cl 
titulo Noticias kistàricas de la Repûblica Argentina, por don Ignacio Kiifiez, 



m 



PIKJVI.NCI.VS ntl. IIKI l>K l.\ l'LVrA. l.il 

lailadu il Ksij.inii, ddiidi' militu (•(Uilni los {H'iiiifros ;it;Hjiios di^ 
IdS ('j/'iritos fiMuct'Scs ; luutaJ),! tamhicii Cdii cl cnMlilu (lUc le 
lialiiiiii i. '(> fiitn; mis ('((Uiitatriijlas, la t'nniialidad de su 

cai'âctiT, su l'Xtraoï'dinaria CMUtracciou ;i la carrera eu (|uc lu 
lial)ia cducado su jtadrc, y nua cuort:îa de scutiuiicnlns patrii'"- 
titusi[uc sus aiuipis adiuiraliau y |)i'(icuj';d)aii liiutar; y mcrcciû 
imi' Im tauto l'I dcspaciiu de scf.'uud(> ilc la cvpcdiciou . iio para 
i|iii' t'ucse ol scgundii, siiiu cl priiiiei'o eu la direcLiuu de las 
o[ii'riici(ines inilitarcs. 

Vicytcscra lu que podia llauiarse euli'iuces lui lilcrato colo- 
nial : liahia csludiado liasla las leycs, pei'o w> era [jrol'esoi'; 
lialiia tcuido cl citrajc d(! l'cdactar eu lH(»i y ISO.*» U'i pci'ii'idjco 
tilulado Semannn'o du (uji-imltiirn // artes ; liahia sei'vidd de 
st.'civtai'io del tribunal dcl cimsulado eu tioiupi» del vircy Sohre- 
iimuto, y dt! ca[iilau cnu ;j;i'adn de Icuieule coi'(jneI del rcuiiiiieuto 
lit' patricios en tieni[»(j del \ii'cy Liiiieis : él liahia sido, siuo el 
priinen», uno de los priim-ros cuairo hojid)res cpic ciupe/.aron â 
tral.iajar eu (d cainJ)io poli'lico de estos paises, conio lo t'uerou 
D. Manuel JiclgTauo, 1). Juan José Caslclli, i). Nicolas Hudri- 
gui'Z l'efiii y él ; concurriû i)or consipùente ;i las primeras 
cuiit'en^ncias reservadas , y vot<') en cl congreso gênerai p(jr la 
(Icpdsicion del vircy, en cuyo concopto niarcbaba en el cjér- 
citu auviliar (îouio un représentante de la revolucion. 

Lûpez se cnruntraba, al roniper la revolucion, prei)arândose m 
para enfrar en la cîUTera de abogado, y aun cuando doniinaba 
(Il sus estudios el espîritu de Iloracio y del iMan»uano, sus 
talcntos cran sôlidos , sus costuniln'es de las mas rccomen- 
dablcs, y sus scntiinicntos decididos contra la binnillacion de 
su palria, como lo acredjtô con su voto <'n el cougreso gênerai. 

El ejército marché del Mijnle Castro cantando Victoria entre 
las aclamaciones de un concurso evtraordinario, y la escena île 
este dia no se ba rcproducid ni se reproducirâ en Buenos 
•Vires; los soldados Ibivaban en su sombrer.^ la cucarda espa- 
fiola aniarilla v cncarnada, v en las bocas de los fusiles cintas 
blaucas y célestes. Si los mandones del rey hubierau beclio el 
sacrificio de preseuciar esta escena, acaso se huhicsen couveu- 



1810. 



I. ilvl iiiiliior 
Vitiyioi, 



lU'l secielario 
Lôpe?, 



;? 



' I 



1 



^Jjf. 



:iii..,i._>Î! 



1810. 



Di'mostiat'ioues 
de alcgii'.i licilius 

por cl pucblo 
y por el ejércilo. 



TrabiijdS 

reaccionarios 

del generii' Liniers 

y formai ion 

de un ejcrcito 

rcalista 
en Côrdoba. 



Dispersion 

de ese ejércilo 

y fuga de sus jefes. 



Tonia de cstos 

por il 

gênerai It.iloari'e 

el7 deagosto. 



152 PROVINCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 

cido quo, sin una vista de un alcance sumamento limitado. no 
hiibieran podido ver como no vieron en los nioviniiontos do la 
capital sino un trastoino causado por la lertura de aljiiuios maJos 
libros, 6 por las asticias de unos pocos intrigantes. 

Los soldados como los oficiales, los oficialeg como los jotVs; 
(d militar y el paisano, el honibre de poncho 6 de capa, las 
mujeres, los esposos, los hijos, los hermanos, el pohrc y A 
rio, el joven y el anciano, mostraban en sus exclamacioiics y 
en sus cânticos un scnlimiento igual de patriotismo, un ontu- 
siasmo uniforme, un deseo .rrdiente de derramar su sangre, 
como los Griegos de los tiempos lierôicos , por lo que liay do 
mas sagrado entre los hombres, su libertady su seguridod. 

En medio de las prefauciones con que se dirigian las mar- 
chas de la expedicion, no pudiendo dudarse ya de que en 
Côrdoba se preparaba â resistirla el gênerai Liniers con nii 
cuerpo de mas de mil y quinientos hombres , aun cuando en 
su mayor parte naturales, â los diez dias puso el pie en la jnris- 
diccion de aciuella provincia dividida de la de Buenos Aires en 
la Guardia de la Esquina. En este punto se recibierou noti- 
cias repetidas y seguras de que e! gênerai Liniers emprcnilia 
su retirada al interior de la provincia con las fuerzas de su 
mando; con este motivo se desprendio desde arpiel niismo 
punto el mayor gênerai Balcarce con una vanguardia de tres- 
cientos hombres; en lugar demarchar, volô en persccucion ilo 
los mandatarios espanoles, que ya no se retiraban. sino liuian, 
abandonados en su trânsito por sus soldados y aun por sus pvo- 
pias cabezas ; y cuando se dosparramaron como profugos por 
diversos puntos de la serrania, el gênerai Balcarce con una acti- 
vidad extraordinaria penetrii los espesos bosques que cubren cl 
camino de Santiago djl Est to, por donde los jefes espanoles 
se dirigian â reunirse a sus partidarios en el Peru , y por inia 
circunstancia especial dio con todos ellos en distintos lugares 
del punto conocido por las Piedritas, 

En la noche del dia 6 de agosto, descubrio un;i luz en cl 
bosque: se acercôâ ella, y suno de los moradores el lugar poco 
distante donde se ocultaba el gênerai Liniers. Ântes do dos 






(?fc -fl 



1810. 



PROVINCUS DEL RIO DE LA PLATA. 183 

lions cl reconqiiistatlor iW Buenos Aires so onrontrô apri- 
sioiiado por los inisinos brazns ({uc le hal)ian levautado esta- 
tuas tivs duos ântes; al anianecer del dia 7, fueroii toinados 
ol pibci'uador Coucha, el gobemador >Jleiid(>, cl asosor 
Rndrimiez , el r.iinisti'o de las r.ajas reales Moreiio , y a las 
pocas lioras el ilustrisimo ol)ispo de la inisiiia proviiicia de 
C(ir(loba. doctor D. Rodrigo iVntonio de Orellaua. Cou estos 
trofeos. de iiiia importancia muy superior a todo enoarcoimiento, 
el umieral liakarc(>. rctrocediô y entro en la capital de Côvdoba 
jinr l'utre las aclamaciones del pueblo. unidas ;i los vivas del 
ejéiïito que entrctanto liabia penctvado en ella p^'oelaniando 
union y libertad. Los reos fueron pnestos bajo segnva custodia ; 
y iiiiéiitras se recibian ôrdt'nes del gobierno de la capital, se 
toinaron medidas para asegurar la revolncioi? en a([iiella pro- 
viiiria , donde las antoridades Vspanolas liabian ecliado pro- 
fiiiiilas rafces, y para reniontar el ejt'rcilo, que aun ténia que 
ofurrir ;i grandes necesidades. 

Las ordenes del gobierno no se liicieron esperar niuchos so:) rondMa.ios 
(lias; en el acto de recibir la noticia, se rennieron en acnerdo 
oxtraordinario los nueve vocales, con inclusion del présidente, 
viitaron por la niuerte do los seis reos, niandando para este efecto 
ôrili^cs terminantes al coniandante gênerai de la expedicion. 

Este jefe se encontre envnelto en graves end)aiazos para 
ej(>cutar esta sentencia imponente. En cuanto a m peri«:ona, se 
coiisideral)a obligado al gênerai Liniers, y a porqne le debia su 
rauïo militar, conio por las distinciones que le habia niere- 
ciilo en tiempo de su niando ; y si él no ténia bastante capacidad 
para penetrar los principios de una polîtica revolucionaria, le 
subrababondad de corazon para condolerse 6 para consternarse 
por las desgracias de sus vîctinias, fucsen estas cnales fueren. 

Eu esta disposicion él lue asaltado, conio losotros très niieni- 
bros de iajunta de la coniision, ^lor las principab's fauiiUas (b) 
Ciirdoba, encabezaado nada luei.ns que el dean 1). Gregorio 
lïmcs y el herinano de este D. Ani})rosio ; se clauiu por la sus- 
pi'iisidn de la ejecucion liasta que cl gobierno de la capital 
roconsulerase la sentencia ; interpouieudo la respetabilidad del 



i r 



por ol (;()liirrnii 
lie t:i ('u;>ltul. 



lllll('l.■i^i(.|l 

(li'l couininl irile 
en j Ti;. 



U li 






1810. 



Etiviu (lu los reos 
PII (liieci'iuii 
ù la c^ipilul. 



J. J. CaMïlIi 
j- N. Koililguez 

Voua 

Sun cncnrgailos 

dul cumptiiiilcotu 

de 1:1 t'jicucion. 



154 PROVINCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 

obispo prisionero en pueblos tan religiosos, los senicios dfl 
gênerai Liniers en pueblos que lo ainaban todavia tanio, y d 
caiàctcr distingiùdo de las fainilias en qne estaban eiiiparen- 
tados los dénias reos. 

El coniandantc gênerai y la coraision cedieron; pcro eu 
lugar de bmitarse à dar cuenta y espcrar el proiiunciaiiiifiito 
del gobierno, pusieroii â los reos en canano para la capital, lo 
v[ue import aba en niuy senciUas palabras una resolucion lîmie 
de endosarle al gobierno el compromiso por entero. Cuando 
este recibiô los pUegos del comandante gênerai , se sintio sor- 
prendido y aun algo mas, indignado ; no por el articulo de la 
respoiisal)ilidad, sino porque la concurrencia de los reos â la 
capital huJjiera liecho indispensable un proce^o para conde- 
narlos, cuando las circunstancias apui'aban a obrar militur o 
re volucionariamente . 

El gobierno por un segimdo acuerdo coniirmô su primer pro- 
nuiicicUiiiento, exceptuando al ilustrisimo Orellanii, ([U(i fué siii 
emb;u'go condeuiido a presenciai* la ejecucion de los otros ciiicu 
reos : pero entonces ya no se confiô el cumpUmiento al coman- 
dante gênerai de la expedicion, sino à un vocal del gobierno 
niismo, el doctor D. Juan José Castelli,revestido con el carâdir 
de représentante del gobierno, y auxibado de D. Nicolas llodii- 
guez f»ena en la clase de secretario (*). 

El représentante sabo iinnetliatamentc de la capital con una 



(1) Lii jimla (lo gobierno se componia de sietc miembros y dos secretarios. 
Los mieinhros cran don Cornelio Saavcdra, don Jiiaii José Castelli. don 
Mariano Helgruno, don Miguel Azcuénoga, don Manuel Alberti, don Domingo 
Maleu y don Juan Lurrea; y lo» sncreiarics don Juan José l'asso y tloii 
Mariano Moreno. Segun la Iradicion oral y el lestiinoiiio de algiinos île los 
patriotas que aun viven y que tomaron parte activa en esos sucesos, constii que 
esa extrema y lamentable resolucion fué .'rrancada por la niayoria de un volo 
despues de una lenaz resislencia hecha por los senores Belgrano, Saavedra 
y Alberti. 

î'cro 4 cuâi fué ese voto que decidiô de la suerte cruel que bacabido â los 
ilustres générales de Liniers y Concha, ligados por vinculos tan eslreclios à las 
nias grandes glorias del pueblo de Buenos Aires? j Kse voto fué el de un 
Espanol ! De los siete miembros de la junta, cinco irun Americanys j dos 



PROVINf.IAS DKL HIO DE l.\ l'LATA. 1')') 

Pjcolta inandada porl). Doiiiingo Frciicli, coinandnutG (Ici nuevo 
roLiiiiit'uto de la Estrella ; ;i los cinco (lias s»^ (^ucontrô con los 
reos poco antcs dt^ pisar la jnrisdic(?ioii territorial de la pro- 
niii'iii lie Buenos Aires ; y el (lia 2(» de agosto los bizo ejecutar 
l'ii lainisina jurisdicciuu de G(')rdol)?, entre la posta de la Cabezn 
(kl Tigre y la Uaniada de Lobaton. El propii^ dia quedarou 
Mpiiltados los restos en la Cruz Alla^ la primera y la mas mi- 
Mi-ablo aldea qiie se cni'uentra al salir de la jurisdiccion de 
Hiieims Aires sobre las mârgenes del rio ïercero. 

A los pocos (bas de esta (.^jecneinn extraordinaria, apareciô en 
imâi'liol de la Cruz Alta mia inscriprion con letras grandes (^ue 
ilicia — Cl.uiou — tnrmada con las prmieras letras dt; los 
ipclliiles de los reos Goncba, Liniers, Allende, Moreno, OreUana 
y Hodri.taiez. Y fâcil es de advertb' ([ne si en afpiellos lugares 
iibiu'niricantes y desieilos , h iLo ([uien levantase la voz para 
iviiiiiiover la sensibibdad de los pneblos, sobrai'ian exel.una- 
limu's contra esta catâstrofe sangrieuta en M(Hitevi(leo. en ci 
PiTi'i. en el Paraguay y aun eu el weiuato de Buenos Aires, l-:! 
iruliieruo de la capital fné acusado por todas partes de ingrato, 
ilr saiiiaiinario y aun de sacrflego; y aun cuaiido eu un largo 
miiiitii'stn que redacto el doct or Moreno , publicado ent(5nces 
por la Goceta de Buenos Aires, suiet(5 al juicio de los pneblos y 
M iiHuido la acusacion, la sentencia y la ejecucion de los reos, 
Sfii necesario ilustrar el de la posteridad cou los becbos que 
Un se mencionan smo cou extremada ecouoniïa en el Mani- 
ff'sto y cil las Memorins del doctor Moreno, y aun sin econo- 
iiii.i eu el Ensayo histérico del dean Fùnes. H('' aqui cômo 



1810. 

l'jiv 11 iUll 

lie los iMri< n rouS 

il :'(î iV a^'iisln, 

Cl''"» lostcx 



Aifi 
t II 



M'pIlIlUll.'S 

I ni/. Alii. 



Rcsultns 

de e.Hte hfclio 

[ClamoT). 



Kspanolcs, los senores Liirrea y Mateu , de modo que solo dos Americanos 
vulaiori por la ejecucion. 

PciliMiccientlo nuestro rorazon todo entcro â la causa de la indcpenilencia 
amorii'aiiii, no pucde ser dudosa nuestn'. adniiraoion y respclo por losi^randes 
lialriuliis que la prepararon y coiisolidaron ; pero es precisanientc inspiiiin- 
Juiios en esjs senlimicntos y en los gijjantescos y nobles servicios que les 
Jebe la causa de la libertad, que no podenios co .iliarlos con cse aclo san- 
p'ienlo, i|iie ni los liechos rel'eridos por el ilustrav.o senor Nûncz en sus Me- 
mr'm hislôricas, ni causas mas graves aun, podrân juslilicar jamas. 



* 



il 



fi 'I 



l;l 



ill 



1810. 



Obscrvacidn's 
8ohrco5la cinciiuion. 



Linicrs (lufiMulia 

!iqu<!llo.s 

que le nfrccian 

iina liorca. 



V.iCt PnOTINCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 

rofioro y justifica el scîior (l(jn Iguacin Nûfiez , en sus Nnticim 
histôrkas, la concliicta de la jnnta giiJ)crnativa : 

(( No prctcndo constituiriiie en abogado 6 apologista de lus 
mâxjnias dcl teiTor ni reconoccr que un pai'tido puli'lico tii'ii..' 
derecho a haecrse justicia por si mismo, 6 à quit;u' la vida d^' 
los qu(î difieren de él en principios 6 en opinioncs ; no t.'s tam- 
poco nii intencion reconiendar 6 aprobar aquellos actos paiti- 
culares que en eiecto sefialaron con sangi'e humana la prinicM 
escena do la revolucion; pero cuando los Espanoles se esciiiiii- 
zaron con tanto einpefio en publicar la inocencia de los reos y in 
no atribuir su ejecucion sino al cai'acter atroz y sanguimiiio, 
ya de la revolucion de Buenos Aires, ya de los honibres que sm 
encargaron de dirigirla ; cuando estas acriminaciones lian quu- 
dado dist.'niinadas en sus periôdicos y en sus actos ofiriali'v. 
es tan necesario conio justo levantar tandnen la voz, y lovau- 
tarla con fuerza para que se distinga a la distancia, no para aho^Mr 
6 reconiendar la condenacion de aquellos famosos riHjs. sino 
para acreditiu* de un modo intergiversable que elles iiiisiiins. 
con especialidad el gênerai Liniers , conio el représentant»,' d" 
todos, abricron con sus propias manos el abisnio en que so 
enterraron ellos y sus principios. Si Liniers no hn dejndo à h 
posteridad mas objeto que el que ofrecen imas cenizas frios ij 
despreciables, conio él lo pronosticô un ano ântes en su convs- 
pondencia oficial con la corte de Espana, no liay derecho par;i 
culpar sino a la incapacidad de su cabeza. 

» }fi corazon es espanol, dijo Liniers â la junta central en 
julio de 1809 , cuando se preparaba â depositar el niando >'i\ 
manos del virey Gisnéros ; los Espanoles lo atacaron y l" v 
tearon del vireinato, acus.lndolo de que su corazon era fram 
y ami cuando los liijos de Buenos Aires, no obstante d»; sabir 
([ue Liniers liabia i)edido con repeticion a la corte cuatro ô sri> 
regimientos de linea para quitarles las armas de las ukuihn 
dcsput^s de deberle a estas mismas armas toda su gloria y tnda 
su teliciuad, se niostraron decididos a sostenerlo en el maiidn. 
fuese cual t'uese su verdadero corazon, Liniers prefirii) aci'i'di- 
tar su fidelidad , riudiéudose discrecionalmeiute â lus que k 



01- 






PROVINCIAS DEL RIO DE LA PL ATA. 



ir.7 



1^ 



n sus Nnticim 



r.l virey (lisnéro» 
le Irmo nuii 

y (|iiitreenvi;iilo 
6 l^iiana. 



iifrociau una lioroa por premio do sus servicios a la corona. isio. 

1, Liniers ontrego cl uiaudo a Cisuôros, l4 30 de julio del misiuo Rpui.. .io i.inier» 
:m (le IS09, y se retirû, uf) â Mondoza como lo liaijia avisado â j, „„ ,,' M,."„La. 
l;i ri.irti', siuo â Corduba, dondc gol)ernaba su iutiniu auiigo Cou- =""'<> '" ["""'"l'û. 
(•li;i. Alli eu posesion de un lieruioso ostablecunienti.» de campus, 
loiiiirido por la Alta Gracia, coiTespondionte a l;is tcuipocali- 
(lades de los liernianos dt^. la Conipania de Jésus, rodeado cou 
lus roslos de su t'auiilia légitima, y con uua peusiou de cinco 
mil l'eales, disfrutaba de uua existencia côuioda, y mas que 
loinotla, ti'au(piila ; porque eutretauto él ténia motivos para 
p-tar en el mas alto grado, seguro de que los bijos de liueuos 
Aires no permitirian jamas que se cometiese en su persona 
niiiguna dase de tropelîa. 

)) Sus enemigos los Espaùolesyâ la cabeza de ellos Cisnéros, 
110 »t' daban por satisfedios con baberlo proscrite del servicio 
y confinado su influencia a las cerranias de Curdoba ; escri- 
liitTon ;'i la junta central, insistiendo en que si/ rorazon era 
l'mnces , y en que era mgeute separarlo de todo contacte con 
lapoblacionamericana. Si Cisnéros recibié ono orden de Esijaua, 
I) si procedio 6 no por su sola autoridad, el beclio fué que en el 
mes de abril de 1810, dos meses antes de la revolucion, mandô 
prcparar alojamiento en la corbeta Descubiorta , andada en 
cl piierto de Montevideo, y escribiô a Liniers notificândole la 
ôrdeii Gxpresa que ténia para embarcarlo y remitirlo â Espafia. 
)) Esta ôrden la transpiraron los amigos de Liniers en Buenos 
Aires ântes que marcliase a Côrdoba, de maneracpie ;i un mismo 
tiêiiipo pudo recibir, y recibiô positivamente la orden del virey 
y las cartas de los amigos en que le invitabau a desatenderla 
foiitando con todas las fuerzas de la capitrd. La generosidad y 
la nobloza de esta conducta se comentan por si solas ; miéntras 
los Espanoles pagaban con ingratitudes los servicios (pie él 
babia rondido en su propio interes y en el de la conservacion 
de estas colonias bajo su exclusiva dominacion, los Annn'icanos 
'iim cuando ya le habian pagado con usura los oropeles con que 
los vistio para cstimularlos a derramar su sangre por el rey, 
ami cuando nada teiiian y nada podian esperar de su persona, 



Algiinos amigos 

psciilicn à Liniers 

[lidirnilole 

que cliente 

cun las fuerzas 

du la capital. 




1^ ■ 

: ■! ■ 


V '■ 



1810. 



I.iniprs 

los (loatienilc 

y uuii lus Ijacc 

conocer 

al viicy Cisnéros. 



I.irjieis icvola 

il Cism^ros 

las Inlcni'idiii's 

de sus pioplos 

aiiii);os. 



i'iS PROVINCIAS l)F,L RIO DE I.A PI.ATA. 

con uua (Iccisinn 1,iu lirme roinu t's])nnt;iii(';i so ronslilumu .i 
sustciier y gavantir su exislciicia y su IraïKjuilidad en . ^tn< 
paiscs. 

)) (, Côiiio créera el iiniudo que Liiiicrs rccibii') y coiT('Si)(iiiili/, 
estosrasgos de geiierosidad y de nobli'za ? DeiiiiiiciaiKlonl \i!v\ 
Cisuéros lus coiisejos de sus auiigos, alarniâudolo idulra l,i> 
uiii'as eucubiertas en que los suponia, estiuiidâudolo â casfi-ih 
ejemplai'es y olr(!ciéiidosele â s(!r el prinier iiistruuieiitn. El \<- 
escrlbio dos cartas oticiales el 19 de mayo, de su pi'opiu puno \ 
letra, y cou la calidad de rescîrvadisiuias. Eu la prinicra se 
expresa en estus téruiinos : — Me hun llegar/o midfiplimdos 
avisos y cartas insidiosas para que no vaya à Espana, ilkwn- 
dome entre otras cosas que el rnisterio que Vuestrn Excekncw Im 
guardado en la determinacion de mandarme d la Peninsuln, df/iotn 
bien â lo rlaro cuàles son las miras del fjofnerno y que exister) lim- 
tantes génies que me cstiman lo suficiente para intpcdir mieinbom, 
d fuerza armada. Esta nltima insinuacion, que podria spr min é 
los muchos prétextas de que se valen los malévolos para emjn'znr 
d chocar contra la autoridad, es la que me ha hecho'mas fiterzn; n 
en su consecuencia creo de mi deber representar d Vuesfra /:x<:e- 
Icncia que la prudencia exige que yo me detenga hasta la Ik-f/mln 
de algun correo de la Peninsula; 6 que si Vuestra Excelcncw 
crée que urge mi ausencia de la provincia en las actuales cirams- 
tancias , lo pjodria efectuar con toda seguridad pasando d ciiibni- 
carme por el mar del Sur. Vvestra Exrelencia ., que conoce mi 
extremada delicadeza en el cutnplimiento de rn^s deberes. hahrà 
extraiiado toi vez mi demora, bien que me présuma que las n- 
fîexiones que tengo entendido este sehor gobernador é inteitdmk 
habrà heclio d Vuestra E xce le ne ia, lehabrdn hecho conocer los moti- 
ras reservados de mi conducta, ûnicainente dirigidos d ecitar mah 
incalculables. Excusa de extenderme en reflexiones sobre elcstudo 
de esa capital, que Vvestra Excelencia canote tant bien coinn ijo. m 
la cual hay un grun plan formadc y organizado de insurreccion. 
que no espéra mas que las primeras noticias desgraciadas de /" 
Peninsula : si en otra critica circunstancia le decia à Vuestra Exce- 
lencia con toda verdad y desembarazo que nada liabia que (e»w 



iiiiiil 




1 8 1 ii , 



Autenti('i(in<l 

(Iv psla rarMi, 

esiiiila lie piifio 



PROVINr.lAS DIL RIO DK LA PLATA. 4f)9 

de lo lealtnd de cse pucblo, en el dia le digo t/iie }>ositivnmente 
mnnn Ina ideaa de independencia fo)iien(ndns ptrr los re/jeldes que 
kfin ijnedado inijvnieft, y que el que nnn vcz ha podidn romper los 
fogrndos vi'nculos de In leultad, jnmns puede .svv fiel: tengn Vues- 
ti'ii f.\ccelencin présente que por esto es que nnestros mas sabios 
[Hjislfidores , en fidminandn las penas mas riguroi^ns contra el 
crimen de traicion, dispensan à los ntagistrados las fnrmalidades 
1/ deinorns que prescrihen las leyes aun en el cam de homicidio 
prohndo ij outéntico, para uplicar ni traidor sobre indicios véhé- 
mentes la pena capital. Esta carta os autt-ntica : la tcnemos k la 
\ista oriiduâl de pnno y letra del inagistrado cpie mas se habia 
recoini'iidado en estes paises por la dulzura de su carâcter y por y '«'" por Lin.ers. 
la fcinplauza de sus principios. 

I) Lîi segiiuda rarta oficial de Liniers a Cisnéros es de la misnia 
feclia ((lie la primera, siii otradifercncia ipie la de haberse rt.^mi- 
tiild la primera por mi correo exlraordiuario , y la segunda por 
un criado de la mayor confianza de Liniers. Esta empieza : 
Mi onindo Cisnéros : esto esta endioblodo; go daria un dedo de la 
mum por tener una hora de conversncion cimtigo. Estas rodeado 
de picaros; rarios de los que mas te confias te estân engahando ; lu 
imrpddaa opoyada de las riquezas ra minando la autoridad: los 
très je fes que hace mas de un mer que han cortado correspondencia 
conmigo, se me asegura que liai perdido su influencia sobre los 
tref cuerpos dûtes tan leales y tan subordinados. 

» Liniers se tpieja de que Cisnéros Inibiese desatendido los 
inl'oruit's cpie le diô al entrcgarle el mando del weinato, sobre 
la purversidad de los Espaùoles que se liabian declnrado ene- 
niii:os suyos y la injui-acia con rpie lo habian piutado como 
lioiiibre peligroso ; y luego àke : El influjo que yo he tenido 
sobre el pue/jlojamas lo he empleado à otro fin que para inspirarle 
smtimicntos de patriotismo y swnision à la soberana autoridad; 
pero (il inismo te lias dejado persuadir y preocupar contra mi. Si 
esto no es asi, penniteme que te pregunte con f'ranqueza : ^\no has 
fficho à la carte que convenia que yo saliese de aqui ? i Por que no 
fne copias como es de estilola 6rden de mi ida à Espana? Pero ya 
fidm (') cierta esta conjetura, en el dia debes estar bien convencido 



(\i pioches 
(le l.iniers 
à CisDéros. 




1810. 



orvrlaidc a|i' yo 

en CII50 

(le fliguii det6i(l«o< 



li»s dos cnil s 
lie Liniiis 

llcpan (lespms 
du la cuid.i 
del viriv. 



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Kl 



iC)0 PUOVINCIAS DEL RIO DE LA l'LATA. 

de mi sinceridad , y lu experiencin te ha defiioslrndo que nndie tr h 
hnblodu cou mas verdad que y», ni coti mas desintercs y mcj 
voviiciinieutn del pais y de las /lom/jres que venias a go/jenmr. 
Ahora, siyuiendo este inismo lengnaje , te anuncio et pelifjfD i:n 
que te considero. Dime , si fenemos iwticias desgraciadas ili; lu 
Peninsida y se veri/icô una conaiocion popidar, apnymlu en 
nuestros ambiciosos recinos , i de dt'mde puedes esperar auxilias.' 
Sin duda del Pci'û. Y en este casa i qui jefe ticnes en optitml 
de podêrtelo condncir? Nieto par sus achaques no es cupic ik 
sopoi'tar las fatigas de la guerra; solo veo à Goyenec/te, pcru 
cuyn influencia no séria tal vez igual à la mia para reunir ik- 
fensores del dei^echo de nuestro amado Fernando contra ni jnir- 
tido de la independencia y de la anarquia: pero estas reflexiinm 
que me dicta mi ainistad , mi conciencia y mi leultad, sicinpn- 
esfdn suhordinadiis a la 7nas estricta ohcdieiœia ; scgiiiré. iks- 
jmes do Iiabcr expnesto mi sentir , que es el de los liondirca ik 
bien y buenos vasallos del rey , que piensan con tantu demtvm 
como yo, lo que tû me prescribas en cuanto a mi traslarinn li 
/ùpaiia. No necesito encarecerte la importancia de la réserva iihk 
obsoluta. Esta cai'ta os tan autéutica como la aiiteriur, ponin.' 
aun ('uainl(3 soLj tfuieinos â la \ista uua copia, esta autorizadi 
CDU la iiiisiiia fivina de Liiiiors, y rubricada al \>ié de la [lusdala 
en qne reconiienda la nias absoluta réserva. 

» Las salvas de artilleria y los repiques de canipanas celubivi- 
ban la instalacion del primer gobierno americano, ciiamlu 
llegaron â manos de Cisnéros, confinado ;i su casa particiilar. 
las dos comunicaciones de Liniers ofertândole su persona o in- 
fluencia para desbaratarlo con los recursos del Perii. Cisiiéi'nv 
que pocos dias enterado on los antécédentes de Liniers solnv 
el pueblo de la capital, habia decretado consumar el sîurifiti'' 
remitiéndolo â Espafia, donde entônces se descuartizaba sin piodad 
â los Franceses y â los afrancesados, lo absolviô de toda culpa. 
poniéndose bajo el amparo de su lierôica lidelidad, y se reaiiimo 
de tal modo que einpezô à disputar el puesto desde el mismo 
dia que lo habia abandonado. Bajo su influencia se ainotiua- 
ron los oficiales de marina, que se ballaban en el \n\vv\o de 



PROVINCIAS DEL RIO DR LA PLATA. 161 

Buenos Aires, contra el aeconocimiento del gobiorno, y se tras- 
lad.iron â Montevideo, donde el comandante Salazar encabezô 
iina resistencia abierta a la revolucion bajo el pretexto de 
existir en Espanaun consejo de regencia. 

» Liniers recibio las primeras noticias de liaberse realizado sus 
anuncios reservados, al misnio tienipo que la correspondencia 
Je Cisnéros en que aceptaba sus conipromisos : él no los liabia 
contraido en vano, desde que Uegô a persuadirse que por (>ste 
medio nias que por ningun otro podria lavar la mancha de 
iiifidolidad que pesaba sobre su cabeza. Inmediatamente se puso 
de acuerdo con el gobcrnador Conclia, y reunio en la casa de 
este inagistrado un const3:io de once personas, d saber : él y Con- 
clia. el obispo Orellana, dus oidores lionorarios; el dean Fiiiies, 
el coroiiel Allende , el asesor Rodn'guez , los dos alcaldos de la 
niunicipalidad, y el tesorero Moreno : con un fervor cxtraordi- 
nario se déclaré Liniers contra la revolucion, ofreciendo para 
sofocarla toda su ciencia é intluencia : el obispo y el gobernador 
se mnstraron excitados por la misma resolucion, y en fin todos, 
con excepcion del dean Fiines, la votaron al exterminio acla- 
mando para ejecutarlo la autoridad de Liniers. 

1) Liniers la adniitiô sin trepidar : él no ignoraba que los cuer- 
pos inilitares, los jefes, los particulares que se liabian empenado 
en la revolucion, eran sus mismos amigos, los cfue lo habian 
sacado de la nada, los que lo habian preservado del punal de 
sus cuemigos : nada importaba : él se decidiô a colgarlos en 
récompensa, para probar que su corazon era espanol. Escribiô 
d Abascal, virey del Perù, a Goyeneche, enviado de la junta de 
Sevilla, a Sanz y a Nieto, intendentes de Potosi y Chuquisaca, 
â Vclasco, gobernador del Paraguay , y â Salazar, comandante 
de marina de Montevideo, convidàndolos en el nombre del rey 
â combinar y reunir sus dementos para caer sobre la capital y 
aliosrar en su cuna al espîritu revolucionario. 

1) El gobierno de la capital, por medio de agentes encubiertos, 

penetrô desde luego todo lo que se tramaba en Cordoba, y 

concibio grandes alarmas viendo levantarse un coloso contra la 

causa de la revolucion : por un golpe de cnergia trastornô las 

vu. 11 



1810, 



Linieti convoca 

un consejo 

coinpueslo 

lie once periond : 

diei lie ulUi votan 

al txteriiiloio. 



Liniers icuna 

tropas 

y pille auiilio 

& loi direrentes 

jefes espafioles. 



El gobierno 

de la capital , 

impuesto de este 

movimiento, 

data de diguadirlo» 



! 1 



V 



1810. 



M ■: 



1 !■■'■' 






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• 





1 

i 






l.iiiirrs iipura 

la rcuiiiuri 

de lut i^iii'ipoH 

(le milii'iu 

lie (jdi'ilulia 

y iiiriii"^ 

las liiistiliiluk'!*. 



DUoI ii'inn 
de estus cneriids 

y riMiiada 
de su ji'li; Ijàri.i 

las piiuljluj 
did l> lù. 



162 PROVI>T.IAS DEL RIO DE \.K PLATA. 

|ti'iriior.is esperanzas de, sus cneniigos, echando dol pais ni 
vircy y â los ministros (\\u\ lo comltafiaii mas df; ccrca; pcro 
intf'rcsô â los priiu'ipalcs amij.'os d»; Liiiicrs, entre ellos ;i su 
propio a|)ndcrado, de (piicn dcitcndia cxcliisivaiiicnto en niate- 
l'ia de intorcses, para (pir le (îsci'ibitîsen mostrândole sus crro- 
res, su (M'guL'dad, su pcrdicion, y j^arantiéudolc sobro todo iina 
residencia tranqiiila y pertectanicutti conipcnsada en cualqiiier 
pnnto dcl pais ([uo eligicse, con tal iinicauicnt" cpie se nianlu- 
viese ne iitral entre los Espaùoles, (fuc lo liabian persemiido, y 
los Aniericanos, que se babian niostrado consecueiites a su 
amistad y â su gloria. 

)» Sus aniigos lo escribieron, pero sin fruto ; la noticia do la 
depoi'tacion de Cisnéros, que dejal)a vacante el vireiiiato . lo 
cxalto en térniinos desniedidos : niandô ;i su liijo ;i Montevideo 
para apurar la ejecucion de sus planes , rontando eii(()nces, 
como babia rontado en 1800, con los «dementos de a(|ii('lla 
plaza para reeonquistar la capital y calzarse de heclio el \ irt'i- 
nato; apurt') la reunion de los cuerpos de milicia de C6rd(jba y 
otros pueblos ; y sin dar previaniente algunos de los pasos ({ue 
debia acpnsejarle la prudencia, la generosidad y la francfueza de 
que se aplaudia él niisnio, para sacar del error porineilios suaves 
y conciliatorios a sus aiuigos antiguos , a sus amigos conse- 
cuentes, (i sus conipaiieros de gloria, ronipio las bostilidades. 
echando partidas de obs(îrvacion sobre el t(?rritorio de lacajjital. 

» Lo ([ue t'altaba para acabar de condenarse vino nniy ln(>go; 
al divisar los penachos de nuestros pocos batallones, todo entro 
en Gôrdoba en la mas compléta disolucion, como que entônces 
no se hallaban al lado de Liniers los brazos y las cabezas de los 
hijos de Buenos Aires; y en lugar de acogerse \ sus amigos. en 
lugar de ponerse bajo la salvaguardfa de la expedicion, eiii- 
prendié su retirada con direccion a los pueblos del Perû, donda 
esperaba encontrar nuevos y mayores elementos de resistencia. 
y el poder de coronarse sobre las ruinas de un pueblo como cl 
de Buenos Aires, cuyos sacrificios le liabian merecido el primer 
titulo de virey que se eucontrô en sus bolsillos en el acto de la 
ejecucion. 



jntes a su 



PROVINCIAS DEI, RIO DE U l'f.ATA. 1«).'< 

)) Â posar (lo todo, Liiiicrs y siisn'iiiipliccs Inibicnii osr;ipa(lo 
;i la iiuuTtc, si cl ;;i>l»it'i'iio hiilticsc podido salvaiios siii pt'li);i'() 
pal"! la rcvdliicioii. iioripif es inficrto cpic l'I Imbicso rcsuclto 
ciiiifiitarla sobn; su saiign^ roiiio lo ascgiira cl dcaii Kniios en 
1,1 p;'i);iiia iOO dt'l tcrcor toino de su h')is<ii/o. La obstinacitui do 
estns uiaudout's cra tau uiauilicsta, tan proiuuiciadus sus sculi- 
iniontcts sau;;uinarios, (pic n'\ cra dchido cspcrar que rctrocc- 
dit'scn, siu dcjar de cuuccbir lus uias graves tcuioros cou su 
existoucia. Su cucavuizaïuicïuto habia llcgadi» hasta el cvtrcnio 
(lo auticipar uu pivuiio de, vcintc mil pesos t'uertes â un mal- 
v;iilo que se oouipi'oiiieti() â iuti'oducii'se, en las filas del ejército, 
ciiaudo pisaba el territorio de Corduba, d inceudiar los carros de 
imuiicioues. 

)) Taies eran los arbitrios indicados para ponorso k cubierto 
del frenesi (jue los devor;ilja. El priuiero sujetarlos â una pri- 
siou estrecha y segura ; pero ^ (b'iude se eucontraria esta pri- 
sion? Una grau parte de los nioradores de Cordoba se liabian 
oiilutado ])or sus dosgracias, las provincias interiores todavia 
tciiiau cerradas sus puertas à la revolucion, y en Buenos Aires 
Liniers no podia estai' en prisiones sin coniuover y araso preci- 
pitar ol caràcter generoso de todos sus liabitantes. El segundo 
arhitrio consistia en el inisnio que se adopté para el virey 
Cisiiéi'os y los ininisti'os de la real audieneia, esto es, el de 
ombai'carlos, niandândolos à Espaùa à recoger el fruto de su 
tidelidad obstinada, y sin diida se hubiera preferido este arbi- 
trio â no hallarse el rio dftininado ])or los biupies de giierra de 
Montevideo, cuyas hostilidades liabian obligado â cerrar toda 
Cdinuniciicion con aquella plaza desde el dia 13 del inismo mes 
•'11 que cayeron prisioneros. En el ano anterior de 1K09 los 
KïipMfiides de Montevideo liabian arrancado del establecimiento 
de l'atag(jiies los cinco capitulares confinados por Liniers y el 
l'cal acuordo, de résultas de la convulsion (pie capitanearon el 
dia 1" de acpiel ano. ^ Que no hubieran liecho por libertar estas 
importantes victimas de una revolucion que detestaban, mas de 
lo que liabian detestado la persona de Liniers? El tercer arhitrio 
que quedaba era cspantoso : el gobierno lo considéra inévitable, 



1810. 

Il lui II c^tihi 

lll- lit ll'tllllll'ioll 

exigi:i |iiit' U tiiiill 

h l.iiiifiii 

V tiii r6iii|ilii('>. 



Iiiiposiliilldud 
ilu HiiiMn'ctaili), 



I I tli: il('|i<il.iilu. 



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\^Mk^.MÉM 



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PHOVINCUS IIKI. HIO DE lA l'UTA. 



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l'I iciri'i iirliili lu. 



(;"!i»('Cii''n(i;i 

ili' 1,1 rji'i llricill 

l'Il \.\ 



Î81U. st! lial)ia (l« salvarse la l't'volucion ([uo i»osal>a sobre sii calx'za; 
h.'|ii...>,ii |,i6.iirtt toilos iniirit'hiii, y i>iili-i' IimIus iiiiirii') Liiii<>rs, no dejando â h 
poslrridail mas oliii>to, coiih) ri lo aiuinci<) a la cortf, (|iio cl 
(jut! oi'ivccn iiiias cciiizas IVias y (b'Sjtrcciablt's : él Imbicra iiiltb- 
cido un cpitalio cou «sta inscripciou : Nuciô con sangrc fran- 
cesa. Mnrin de cnrazon es/tnt'iol (1). » 

Docapitado Liiiioi's, lo fiié ton él la rcbclion on Cordoba. 

Mioniras st; dictaba la scnlcucia dr LiniiTs y nus conipaiioros 
l'Il la capital, cl cjcrcito palriota se adclanf.'.ba hâcia td iutcrior. 
v„i„:.,iuiii'j<,: L,;i (jecisiou s(dtrt! CSC acto lanicutablc. (pic tiivo liipir en l,i 
('nhezd (/cl Tiijir, liabialc valido â la jiinta f:randcs y severas 
censuras (pic su cjecucion ronvii'ti(') eu sanj^r»; y l'iiego. La c<jr- 
res|H»ndcn('ia (jui; se cncontm Iv csas lu'inieras victinias (1(! la 
revoluciou y varias otras inttn'ccptadas cuire Ccjrdoba y cl l'erii. 
bicierou conocer al g(d)ierno de la i'a\tital los planes y la aclitud 
liostil de casi todos los pjbernadores espanoles. 

Nieto l'ut' cl priuicro (pie ([uiso contencr osa lava revolucio- 
uai'ia (|ne debia cundir eu toda la AuK'rira. Desde que. ret'ilti(') 
las circularcs de. la instalacion del nut>vo fiobieruo en la capit.il 
y las noticias alariuautes del «général Liuicrs y cl gobernador de 
C6i loba, escribi^ al virey de Lima, D. José Fernando de Abas- 
cal, convidaudolo â nua guerra ânuierte, y jn'opouiendu la 
inoorjtoracion â aquel vireinato de las cuatro grandes provincias 
de Potosî, Cliârcas, la Paz y Cochabamba, conio lo liabian 
eslado ântes de erigirsc el ^^reinato de Buenos Aires en el afio 
de 177G. El virey acepto la la'oposicion del mariscal conio lo 
anuntiôen la célèbre proclama, del mes de julio, en que decla- 
raba al mismotiempo que los Aniericanns hnbiun nacido para scr 
escltivos 1/ veyetur en la oscuridnd y ubatimiento, y desde en- 
tonces, fué reconocido como la i)rimera autoridad en anibos \irei- 
natos, dccret(j la organizacion inmediatade dos ejércitos, el uiin 
en su propio vireinato al mando del présidente del Guzco, D. José 
Manuel de Goyeneclie , uatural de Arequipa , y el otro en las 



Mvillila^ aliiphid is 

pur l'I 

iniiiisi'iil Nii'l> , 



Oipiilii/.ni'inil 

lii- (l(IS l'jl'I'lilliS 

|i:ii'U l'iiiilciii'i' 
lu rcvuliiuluii. 



(1) Véansc las Noliciax historiens ilc la Rcpiiblica Argenlinu, desde la 
pûi;:. 189 liasta 211, pordon Ignacio Nùfiez. Buenos Aires, 1857. 



«uit.j 



F 'T' 



uv^l^ 



gi*!!! rut 
ili' i>i>ii» liii|iat, 



iIpI nmrixMl Mrlu 

y ta* |)i'>'|i:iii{liviis 

lii'lidi». 



PRUVINCIAS l>RI. ItIO l)K U l't.ATA. IH.'i 

nintro provinrias del Alto ÏN-n'i bajo las ôrdcncs ilt-l ritado ma- laio. 

lisral pirsidciilc de la l'Iata, I). Vicnite Nit'lo, nafiira! df l-ispana. 

Siiipatha dfhiaserid niartid p'iu'ral de csas tropas, piidifndo Muii-irhi manai 
(Irsdf alli |)i'()t(>^r>r la rcttrada de las t'iii'iv.as de (Vti'doha, 
hiilicndo â sus juTsc^'iiidon-s , ('» iiicii marcliar s(»hr(! itiiciius 
Aiivs dcspiit's dt' ociipai' â (ytrdoha y Saiifa Fc y punstusc vn 
luiiiiiniraciou cou Montevideo y el Hrasil. 

Nieto, ([uo liahia iiiaiiehado su vejez cou las perseciicioucs 
sanp'ieiitas de los aftos 9 y 10 contra los natiir.drs de la Paz 
y la l'Iata, se piiso eu marcha â posar de sus sctcuta afios, 
(lespiies de liaher piii'nado su ejt'nito <pie,dâudose solo (oii 
jus verdadei'os Espaùoles , â l(»s ciiales di») el iKniilire de 
ri)liintarios (let n'i/. hesplep') uiia fraude actividad, lii/.o cnuiicci' 
il los goberuadores de Moulevideo y de Côrdidia que se liall.dia 
suhonliuado iil virey de Lima y [tidii'» al priuiero ((ue le rcmi- 
liese los oliciales dispduihles. Pidi('» ipialuieiile couliu^eutes 
â lodaslas proviucias y euviôuiil houdires cou cuatro piezasde 
artilleria al maudo de su mayor i^eueral, el ( a|)itau de f'ra^;ala 
II. .lusé (le Côrdova, â ocupac la iJi'oviucia de .liijiii. Su plau cra 
espérai' al ejéirito iiidepeudieute y balirlo (iUtre Siii|)aclia y 
Tiipiza, 1)01' doiide dishia pasar iuevitableuieute si dt.'seaba eiitcar 
en el Pei'û. Coutrai'iamenle ;i 1ns proiuesas que liabia liecliu â 
los (lit'ereutes goberuadores, delua (piedîH' eu la defeusiva hasta 
(jiK! (îoyeutH'he ocupasc el rio Desaguadero. 

Kl 8 de agosto, el virey Ahascal hacia jiirar obedieucia fi la 
l't'geucia instalada eu Leou eu uiomeutos ([ue el g(d)ieruo de, la 
capital aumeutiba su ejército y exteudia el cauq)o de la revo- 
liiciou. Salta, Tucuuiau, San1i;igo del Estero, (latamarca, la 
Hioja, San Luis, San Juan y Meudoza se declarabau i»oi' la 
rovoluciou. Ochocientos houibres entre Corib tbeses, Sautiagueùos 
y Tiiruuianos se alistabau (;u sus filas. Estas demostraciones 
Ijt'licas desbarataron las couibiuaciouesib'luiariscal Nieto, quieu 
ordeiiô cou tal uiotivo al marques del Valle, de Tojo que eva- 
cuase a Jujui, y al uiayor Gordova que se replegase abaudo- 
naiido completauientc los pasos de la Cueva, Suipacba y Tupiza 
y los pueblos que dependiau del Alto Perù. 



JniMiiii riiri 

i\t' llllt'<ilt'll|-i!l 

â lii r<-gt'nci:i 
(le Ih i>la du Lcori, 



Los ir.ili.sia» 
ev;ii'iinii il liijui. 




y>k .1 




'inrclius lui'zadas 



ngua 
il« 300 I ibrcs. 



<^n liiiL'ii ôrileii 

dt'lgciic'iiil 

liiilciircu. 



166 PROVINCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 

À mediados de octiibre, partiô el mayor gênerai Balcarco cou 
su vanguardia de trcf ieiitos lionibres, decidido a atacar el ent;- 

(Icl gen, rai llM.niee ^-^ ^^^^^ ^^^^^ j^ j^-^j| jjj^j^^^gg y ^\[Qy^ CafiOlleS Sfi liahill 

con su v.ingiiardia r ' 1 .' '*«i>in 

Ibililicado en la orilla opiiesta del rio (lotagâita. En Cordidia se 
creia que las tropas dci niariscal Nieto tirariaii las armas, pcro 
esa presiuicioii no era fundada, pues las ibrtiflcaciunes rdiu- 
pici'on el fuego sobre la pequefia colunma , manteuiéndosc 
losEspanoles resguardados de sus parapetos, niiéntras (juc, Ids 
patriotas se baîiau â ruerpo descubierto y sostenian el i'iioud 
internândose en el rio, donde apagaban su sed y desde duudc 
combntcy r.tiiuda pedlan â gritos que se les dejase ataear â la bayoneta. Sin <'Jii- 
bargo, elgenerallJalcarcc, viendo el mayor numéro de enemigus, 
decidiô retirarse eu buen ôrden sin que los Espaùolcs lus 
imiuietasen, y atravesij por desiertos totalmente desprovistos de 
medios de subsistencia. Para (îolmo de desgracias, el jide di' la 
artillerîa huyo cobardement(; esparciendo nolicias funestas y 
haciendo ret oceder los auxilios que esperaba el mayor gênerai. 
ibrzdndolo asi â no detener su eontramarcha liasta acercarse de 
los recursos, sni los cuales su situacion liabria sido mas dit'icil. 
En el consejo de guerra que se liizo con este niotivo, se decidiô 
dirigirse al pueblo de Suipacba, distante ;23 léguas de Cotagâita. 
Perc sabiendo qu'^. (d enemigo liabia salido de sus fortificaciuucs 
para ocupar à Tarija, se decidiô a sosteiicrio marchando eu su 
auxibo. 

Los Espanolcs habian abandonado momentaneamente â Cota- 
gâita, pero volvieron â establecerse cuando supieron que los 
patriotas se liallaban tni Tupiza. Entretanto llego el mariscaî 
Nieto (^on las fuerzas de réserva y confiô al gênerai Côrdova un 
ejércilo de mil hombres y cuatro pitizas de artillerîa, con ôrdcii 
de precipitarse sobre los patriotas y balirlos en cmdquier posi- 
cion que ocupasen. 

El 5 (le noviembre, los independientes se hallaban sin viveri's 
ni municiones; no obstante, ùejiron â Tupiza para nu^jorar su 
situacion. El 0, à la noclie, seapoderaron del pueblo de Nazannio, 
donde se les incorporaron doscientos liombres con dos piezas de 
artillerîa, dinero y nmniciones. 



Los realis'.ag 

abandonsn 

momDniiini'.imoiite 

SI Coleg&ila. 



Lns palrlotasi 

l'GL'ibeii l'cfucr^os 

desold:idiJ9,cRflonos 

V dinero. 



1810. 



ilu Sul|iuclia ; 

dmi'ola (uiii|>luta 

(le \oi v<Mli>liis. 



PROVINCIAS DIX RIO OK I.A PLATA. 167 

Eu el acto despachô Balcarce un Indio joveu a Tupiza para 
que dièse lus nias desfavorables iuformes ;i los Kspaùolos sobre 
cl esfado del ejército patriota, y dispuso todo para batirse al 
dia siguieute. El iiiayor Curdova irrefle.vivauieute se j'presuré â 
(br eutero crédito à estas uoticias, y se puso eu marcha sin 
j)i'rdida de ticiupo, a las ouce de la mafiaua did dia, y ocupo 
iiiiiis altura;' â la visla de los iudepeudiejites, doude perinanecio 
iiuuobil duraute uua hora. 

El général Balcarce cou su gtîuio uiilitar viendo (pie el gênerai 
cspafiol preparaba inedios de defeusay uo de atâque, hizu uiar- 
f li;ir sobre el eneuiigo uua division de dosciencos hoiubres cou dos 
piczas de artillerîa, contra loscuales el eneinigod,3splego algi'uas 
j,'ik'rillas deftiudidas sin embargo por sus pozos y sus acequias; 
rotu t'il'uego, uuos y otros rest'orzaron sus fuerzas, pero el mayor 
B;ili;u'ce hizo replegar las suyas p.ira animar â las contrarias cou 
este aparato de debilidad. En etVcto, apénas se acercanm los 
Espafioles, descubriù latotulidad di; su ejército, (pie al grito de 
rira la patria cargo al euduigo, Vt nrroUô por todas [tartes, y 
l'ii HR'iios de ({uince miniuos la i'uga y el desôrden eran taies en 
siistilas que abaudonarou la artillerîa, Uuaja del ej(h'cito, las uui- 
iiiciones, d(js banderas, ciento cincuenta prisioneros, entre ellos 
;ilgunos oficiales, luuchos heridos y cuarenta muertos, sin mas 
l^Tilidn de parte del ejército patriota que un soldado maerto, y 
(lus oficiales subalternos y i liez soldados heridos. La tâctica habil 
del gênerai Balcarce habiadccidido de la su(irte delà revolucion. 

Los restos del ejército realista tomarou los cerros y cainiuos suio «o Espanoio» 
intransitables, uuos â pié, otros montados, abaudouando armas, 
loruituras y cuauto les estorbaba para salvarse de la perse- 
t'ucion de los piUriotas. Seguu el parte del representaut(ï del 
,mjbi('rno, s(j1o Uegarou â Cotagàita 250 hoiu!)res, los mej(jres 
inoiitados, quieiies, conio Cordova, habian corrido niuy al princi- 
liio de la derreta. Todos los dias llegabau soldados cargados de 
iirmas, fornituras, prendas, dinero y aîhagab. Eu lui, i'ué tal la 
derrota que el mismo C(jrdova coufiesa que excedio à lo que se 
llguraban los palriotas (i). 

(1) VcHnse los documentos. 



I ( 



llt'K'iiiiii 
6 Culiiràitii. 








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1810. 



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Pronunciamii'Tilo 
en Coi'hubamba ; 

dénota 

de loa Espafiulos 

en Aroma. 



Resuliado 

de ambas victoriai ; 

Suipauka 

y Aiom.i. 



Toma de Nicto 
y Cùrdova. 



Ejecucion de Mcto, 

Côrdova 

y Paula Sanz. 



168 PROVINCIAS DEL RIO DE LA PLATÀ. 

El représentante del gobiemo agradecio al ejército en nombre 
de la patria y concedio sueldos integros a los que quedasen 
invalides, a las viudas y padres pobres de los que fallecieron. El 
gênerai Balcarce dedicô una de las banderas tomadas al go- 
biemo de la capital, para que la destinase à la sala del rey D. Fer- 
nando con las que adornaban su retrato. 

El 14 de noviembre, los Cochabambinos se declararon por lare- 
volucion, y su ejército en numéro de mil quinientos liombros de 
caballeria, inexpertos, escasos de armas y sin oficiales du iiis- 
truccion, batio alcoronel espanolD. Ferniinde Pierola en Aroma, 
poniéndolo on fuga y haciéndole sufrir grandes pérdidas. 

Si la batalla de Suipacha le abrié el caniino del Alto Perû al 
ejército libertador, el combate de Aroma destruyô todos los 
obstdculos que podian levantarse en el centro de aquellos pue- 
blos. Los habitantes de la capital recibieron ambas noticias con 
un regocijo increible. Nada detenia pues al ejército indepeu- 
diente, sino la incorporacion de las divisiones de Tarijenos, Sal- 
tefios, Tucumanos, Santiaguenos y Gordobeses, con la artiUerîa, 
el material y las monturas necesarias. Poco despues marcliaba 
sobre Potosi, y en ei camino se le rcunieron los patricios de 
Buenos Aii^es^ quintados cuatro meses ântes por el juariscal Nieto 
y que habian logrado escaparse del montai presidio del cerro de 
Potosî, despues de la Victoria de Suipacha. El gênerai en jefe 
les confîô la mision de perseguir â Nieto y Côrdova , lo que 
efectuaron logra-jdo apoderarse de ellos y trayéndolos â Potosi, 
que acababa de ser ocupado por los patriotas. La toma de esta 
ciudad fué de trascendencia para la revolucion, pues ella conso- 
hdo la emancipacion de los habitantes do quinientas léguas 
y puso en poder de los independientes el monte mine"'il de 
Potosi y la gran casa de moneda que habia contribuido con mas 
de dos millares da pesos fuertes â la esclavitud de la Espaïui y 
de la America. 

Sin embargo la Victoria de Suipacha echô sobre la revohicion 
una nueva y séria responsabihdad. A Nieto, Côrdova y Sauz 
cûpoles la misma suerte que â los infortunados Liniers, Concha, 
Allende, Moreno y Rodriguez eu Côrdoba. La coaducta de estos 



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PROVmCIAS DEL RIO DE LA PLATA. i69 

senores en los sucesos del dùo anterior constituîa eï procoso, 
cuva sentencia inexorable se habia anticipado en las instruc- 
clones que rpcibiô el représentante de la junta gubernativa. 

En 1809, cuando se supo el cambio de doniinacion que habia 
sufrido lametrôpoli, dos provincias del Alto Perû, la Paz y la 
Plata, quisieron ponerse â cubicrto de las tramas de la nueva y 
de la antigua corte. El présidente de la Plata interpretando esos 
seutiiiiientos como una provocacion de la independencia, les 
coutt'sto liaciendo aprisionar varios vecinosrespetables, entre los 
ciiales estaba el doctor D. Jàinie Lndailes, que destiné â la in- 
quisicion de Lima. En fin, fueron taies las crueldados que ejer- 
cic», que el pueblo ayudado por los estudiantes lo depuso y tbrnio 
una junta el 23 del niismo afio. 

El suceso de la Plata tuvo lugar durante el vireinato de Li- 
iiicrs, quien pensé enviar una exptidicion al auxilio del prési- 
dente Pizarro, pero el arribo préximo de su sucesor lo bizo 
desistir. El virey Cisnéros llegé con el niariscal Nieto nombrado 
pjbcrnador de Montevideo y se recibié del vireinato en la Colo- 
niadcl Sacramento. Desconflando de Liniers y sus partidarios, 
envié â Nieto para que tomase en su nombre posesion de Buenos 
Aires. El niariscal Nieto con una presencia de ânimo admiraljle 
en su edad, atravesé el Rio de la Plata sin mas escolta que la de 
nnayudante , desembarco en Buenos Aires, se dirigié al fuerte 
donde liizo su entrada â las cuatro de la tîU'de del dia ±2 de 
julio, iustalâudose en nombre del virey, sin poder contar con 
iina sola bayoneta del ejército de la capital, el que entretanto 
œntemplaba seriamente como propia la injusticia que s'> cometia 
en la persona y en los servicios de aquel jefe que tanto idola- 
traba. 

El primer acto violento del niariscal fué encarcelar al coronel 
D. Juan Martin de Puyrredon, Americano respctable, que 
habiendo asistido â la disolucion de la monarquia espailola, 
queria contribuir â la niejora de la constitucion iiiteri- >' de su 
patria. 

El segundo fué quererlo embarcar para Espana, lo cual no 
tuvo lugai" por haberse escapade la ûoche antes. Todos estes 



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lÉlO. 



A'itos rriielus 
(lui prcsiduiilo 

>'iz;irro 
y su dcposirlon. 



I,inl(>rs (lesijlo 
(le auxiliarlo. 



N cto sf rccihe 

ilel vireinato 

(le liiionos Aires 

en ijombre 

(le (^isnéi'js. 



l'iimer ado 

violento 

(le! niariscul Nieto. 







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'..iM: 



1810. 



Ëïl I 






Gi ji'iieiliH 
(e apuilora 

iinlu poliiiua 
«le l'.«C jiîfe 
y (leNii'lK. 



Nielo coniunica 

SU4 planes 

al gdb.M'iiaiInr 

de MoiituviileOi 



170 PROVINCIAS DEL RIO DE LA PUTA. 

sucesos precipitaron la veiiida del virey, qiiien se ocupô innie- 
(liatamente do la reforma del ejército de la capital y de la orga- 
iiizacion de fiierzas rentra les siiblevados de la Plata. 

Eiiviu con ese lin, en el mes de octnbre, d Nieto y Cordova 
con un expedicion de quinientos honibres, entre les cuales se 
encontraban patricios, arribenos, montaheses, artilkros, hîmm 
del rey, etc. Fâcil era ver en el semblante de estes hondji'es el 
udio que tenian a su jefe , que queria hacer de elles lus ins- 
trumentes de sus crueldades. 

El gênerai Goyeneche con un ejército de dos mil liuinhres 
ocupô â la Paz el 25 de octubre, a los très meses nuev(,' (lias 
de la instalacion del nuevo gobieriio. Pasaronde ciento lasper- 
sonas à quienes castigô con las penas de muerte, destierro, iiiiilta, 
presidio, etc. Poco despues llegô Nieto, y en el acto se formô 
una corte marcial, las cârceles se Uenaron, y los Pazefios tiivie- 
ron que comprarse la vida a fuerza de oro y plata para satisiiuvr 
la avaricia de estes nuevos explotadores de los metales precio- 
sos del Perù (i).' 

Nieto, Cordova y Goyeneche eran pues famosos por sus cruel- 
dades cuando sobrevino la revolucion de la capital de Uiionos 
Aires en 1810, heclio por el cual secreyeron autorizados para 
despedazar ese vireinato, auexando cuatro provincias, Potosi. 
la Paz, la Plata y Gochabamba al vireinato del Perù y ubligaiiJo 
à sus habitantes que combatieseu centrales pueblos hermaiius. 
Nieto quiniô â los patricios y los encerro en el cerro de Potosi. 

En una carta al gobernador de Montevideo dice Nieto : « Man- 
» daré como gênerai en jefe todu el ejército , llevaudo eu sus 
» divisiones jefes de satisfaccion, como lo es el Sr. brigadier 
» D. José Manuel de Goyeneche, acostumbra !o d corrcgir empe- 
)) ùosamente iguales crimenes. Este plan verdadero ij legitimo 
)) vigot'osamente fovmado sera un rayo que fulmine centeilus ahra- 
» sadoms contra los delincuentes. » Mas tarde , en uua carta al 
gobernador de Gordoba, aprueba los auxilios que ha pedido al 
Brasil y se hsonjea de hober quintado a los patricios. Sobre 

(l) Véar se las iVohcias hislàricas del Rio de la Plata, por don Ignacio Niinez. 



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(, 

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PROVINCliS DEL RIO DE LA l'LATA. 171 

Buenos Aires le dice lo siguoiite : <( Toniado Santa Fe que ha isio. 
, de stT iiiia (le mis principales niiras, queda IJnenos Aires con i.i. ^m.. « m,ioha. 
.) solo su recinto y sus innicnsas é inutiles pampas, v segun las 
1) uoticias que vayamos adquiriendo y el estado de las cosas, s(^ 
i) les estrecliarà mas (3 ménos para que entre en sus deberes. 
Il sin olcidar el cusligo de lus uutores de tantos mules : tengo en 
I mi poder varios oficius relativos â ordenes y aprobaciones de 
la revolucionaria junta ".* Buenos Aires, â los que no lie 
I dado el uso que con'esp(jndia,/jor(//(6' espero tener la satisfac- 
) cion de kacérselos cumer en irjuales propnrciones a los sucios // 
I viles insurgentes que tue los han remitido bujo el Utulo de repre- 

I sentantes del poder sohemuo. — Es muy buena la disposicion 

II de V. S. de liaber detenido el siUiadu de particulares (dinero 
1 del couiercio) y segun mis planes sera tambien uportuuo que 

. se asegure liasla que varie de gobierno la ciudad de Buenos 
1 Aires, pues d los (;riminales se les debe oprimir por todos 
. iiiedios, y no es buena politica dar armas contra si mismo. » 
La conducta cruel ejercida por el mariscal Nielo y demas au- 
toiidadcs del Alto Perù, sus proclamas sangrientas y su fana- 
tisiiio, formaron la base del proceso que debia dar por resultado 
la fiuiesta sentencia de cuya ejecucion estaba encargado el ter- 
rible représentante del gobierno de la capital. Hé aqui los 
dùcunientos (i). 



Vi1 



l^;iment:ililo 
leriovaiion 
del su i»o 

ili- hi l^iit)e/.;i 
(li'l ri^i''. 



SENTENCIA DEL REPRESENTANTE. 



Cuartel gênerai de Potosi, 14 de dicieiiibre de 1810. 



'I La junta provisional gubernativa de las Provincias del Rio 
delaPlata por el Sr. D. Fernando VII, liabiendo examinado 
la iiaturaleza de los crimenes conietidos por D. Francisco de 



Tfii'leniia» 
lie lus iuo«. 



[\.) Véase el juicio del général Camba sobre esfos sucesos, en sus Memo- 
mi para la historia de las armas espanolas en el Perû, tomo I , pûg . 28 
à 46 ; Madrid, 1846. 






■.\MjLii. 







1810. 



que sf Ira Dlrilniyr. 



Ubjeto de rllos. 



172 PROVINCIAS DRL RIO DE LA PLATA. 

» Pailla Sanz, D. Vicentc Nioto y D. José de Côrdova y Rôjas, 
» siendo jefes de estas provincias en collision con D. Santiatro 
» Liniers, D. Juan Gutiérrez de la Goncha, y otros de la ciiuJad 
» de Gordoba, para dividir las provincias, separar las unidas â 
» la capital, dislocar estas de su dependencia, i)ara arraslnrlas 
» al vireinato de Lima, ocultar a los pueblos la verdad du los 
» liechos importantes a su conocimiento , suplantândolcs otro:- 
» abiertamente falsos para alucinarlos, é impcdirles la libcrtad 
» de imirse en cabildo gênerai y decidir libremente de su siierti.', 
» obligândoles a la T'.icrza â que sirviesen ciegamente â su vn- 
Acioi crimiiiaics )) luutad , Icvaiitando tropas para oponerse al gobiorno do la 
» capital sin titulos, malversando el erario, dividieiidu 1ns 
» pueblos en fracciones y guerras que lian traido la disoliicion 
))^' la mucrtc, basta dejar entablada ima rivalidad odiosa y do 
» irréparables consecuencias entre ciudadanos de un misiiio 
» Estado y vasallaje, y proponerse planes acordados cou d \iivj- 
» Abascal de disolucion de los pueblos : todo con el l'iuico fin de 
» sostenerse eu la posicion de un mando absoluto y despôtico, 
» sin titulos de conservacion y perpetuitlad, y terminar eu iiiia 
» sujecion de estes dominios a poder extrano , siu habor qiie- 
» rido céder a las reconvenciones repetidas para que dejaseii en 
» libertad de obrar â los pueblos de quienes es privativo decidir, 
» Por todo ello, que es pùblico, notorio y comprobado ontra- 
» minos de no admitir exculpacion alguna, condena â los rcfc- 
» ridos Sanz, Nieto y Gordova, presos en résultas de la vido- 
» ria de nuestras armas, como reos de alta traicion, usurpation 
» y perturbacion pûbbca hasta con violencia y mano armada, a 
» sufrii' la pena de muerte, pasanddcs por las armas en ejein- 
» cion militar; y mando se ejecute manana en la Plaza Major. 
» precediendo las prevenciones deordenanza, que se dispouib'âu 
» por la orden del gênerai del ejército, y la notificacion â los 
» reos en su persona esta noclie por mi ayudante de canipo 
» D. Mâximo Zamudio, â qiiien nombro secretario â fin de 
» que asista al teniente coronel y comandante en segundo de 
» este cuartel D. Eustaquio Diaz Vêlez, a quien coraisiono para 
» las dénias disposicioiies que los reos quieran por prcparacion 



Son iliM'Iaiados 

culpaliles 

de alta traicion 

y coiidetindos 

& niuuile. 



t'i-^k.^- 



PROVINCIAS DEL niO DE LA PLATA. 473 

I, cristiana : sentando à continuacion las notiflcaciones, y devol- 
. viéndoseiiie original para constancia. » 

Dr. D. Juan José Castelli. 
Nicolas Rodrîguez Pena, secretario. 



1810. 



NOTIFICACION DE LA SENTExNCIA. 



À las nueve de la noche del dia catorce de diciembre de mil 
iifliofiento diez, en la impérial villa de Potosi y cuartel gênerai 
(iel ejército auxiliar a las provincias del Perù , en el mismo 
insf.mtfi que recibiô el Sr. D. Eustaquio Dîaz Vêlez, tenionte 
riirouel tin segimdo de este cuartel, la scntencia (fue autecede, 
para que en el acto la comunicase, paso con asistencia de mi 
il spcrotario à la real Casa de Moneda de esta villa , donde se 
liallaii presos los reos D. Francisco de Paula Sanz, D. ^'icente 
Mfto, y 1). José de Cordova y Rôjas; y reuniéndolos en una 
pii'za, y puestos de rodillas, les lei la sentencia de ser pasados 
jiurlas armas militarmente en el preciso término de docc lioras, 
y st'ïiiidamente separândolos a distintas habitaciones , les pro- 
porciono todos los auxilios para morir cristianamente ; y para 
(pie couste por diligencia, lo firmô dicho senor, de que yo como 
secretario doy fe. Diaz Vêlez. 

Ante mi : MAxrao Zamudio , secretario. 



Nolificat'ion 
ilo lu leiiteiii'U. 



EJECUCION DE LA SENTENCIA. 

En la impérial villa de Potosi, cuartel gênerai del ejército Rjecucion deeiia. 
auxiliar, a quince de diciembre de mil ocliocientos diez , yo el 
iiil'rascrito secretario doy fe, que en virtud de la sentencia dada 
lior la Excma. junta provisional del Rio de la Plata, a nombre 
ilel senor D. Fernando VII, y comunicada por su représentante en 
estas provincias del Perù, el Excmo. senor doctor D. Juan José 
Castelli, al senor comandante en segundo de este cuartel y 
]nn (omisionado D. Eustaquio Uîaz Vêlez, de ser pasados por 
las armas los reos de Estado L). Francisco de Paula Sanz, gober- 




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1810. 



174 PROVINCIAS DRL RIO DE LA PLATA. 

nador iritondente do esta imptirinl villa, D. Vironto Niptu, 
liiariscal do cninpo y i)ri'sid(^iit(; de Cbarcas , y l). .lust' d.' 
Cordova y Rôjas, capitan do fragata do la roal armada; los ijhc 
l'uoron condiHîidos on sogura custudia on dicho dia A l;i j'iazii 
Mayor, on dondo so liallal)a ol sofior jut»/ roniisionado. y ('sfaJKiii 
Ibrniadas las Iropas para la ojociuiun ; y habiondu i)id)li('ailo i| 
bando dicbo sonor, sogun proviono Su Majostad on sus ivilts 
ordonanzas, pnestos los roos do rodillas dolanto las bandons. \ 
leidôso por mî la sontoncia on alla voz, se pasaron \m la- 
armas los dicbos Sanz, Nioto y Curdova, on cumplimii'iitd ili- 
ella, a. las diez do la mananadol roferido dia; d(danto dr n\\n- 
oadaveres dosplotçaron inmodiatamento las tropas quo so lialla- 
ban l'ormadas; y quodan ontorrados los diclios Nieto y C(irtliiv;i 
on la iglosia do la Caridad, y Sanz on la dol nionastiTiu ilr 
monjas terosas do osta villa ; y para quo conste por diligoiicia. 
lo firmô diclio senor con ol presento secrotario. 



NoiiibiHmiiiiio 

do Utilgraiiu 

puia al'i'ir niin 

canipuna 

fobri! tfl l'Hingui'V. 



Rupinra 
de iflacioiies 

entre 

cl Paraguiiy 

y Biicnus Aires. 

Mi'diil^is 

nilniiiiislrutivas 

ilu Uulgiiino, 



Ante mi : 



DîAz Vêlez. 
Mâximo ZiVJWUDio, secretorio. 



Shâa 

su ciiartel gênerai 
en la CandeUria. 



Belgrano fué nombrado , el A de setiembre , para prototrer 
los puoblos do la Banda Oriental y lovantar en ella nuovas fiier- 
zas. Igual oncargo le fué dado rospecto a Corriéntes y al Para- 
guay, acordântlose quo abrlose su campafia sobre osta liltiuia 
provincia con un buon e;iôrcito oxpodicionario. 

Ilivalidades y cuestiones do localidad habian roto las rcla- 
ciones entre Buenos Aires y ol Paraguay, y en esta provincia 
se liabia sobrepuosto el cabildo a li antoridad del gobeniador 
Velasco. 

Antes de abrir su campaîia, Belgrano dictô en las (•omarcas 
confiadas a su gobiorno no pocas medidas, que desde lucgo le- 
velaron en su persona grandes dotes administrativas ; dirigiomlo 
en ellas principalmente su atencion al culto divino y â la ius- 
truccion piibbca. 

Por ùltimo, Belgi'ano eligiô el pueblo de la Candelaria i)ara si- 
tuai- su cuartel gênerai y dar â su expedicionla organizacionqtie 



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(1) Alude il 1.1 Memoria que sobre esa campunu ha dejado escrila el gêne- 
rai Bel^'iano y que hacc parte <le esta obra. 
[i) iletnoiias pôslumas del gênerai don José M. Pa%, tomo I», pâg. 355. 




PR0VINCIA8 DEL RIO DK I.A PLATA. il^ 

mas ronvinierii â sus i'i'op6sitos. Hizolo asi y prep.irôso ;i dai- 
prinripio ;i la ranipafia. 

Era siu fiiibargo iniiy ^Taiide, el orror do la jiinla fjuborna- 
tiva y dfî Belgrano imi snponer quo la t'xpedicion militar se ro- 
(luriiia ;i nu siinplo paseo del lâbaro revoliiciouario pnr el 
Mk'lo del Paraguay, y que los moradores de esta purciou del 
\iiL'iii;ilo prorumpirian en explosioues de eiitusiasiiio al divi- 
sarlo. 

Eu efecto , el gênerai Paz, confirinando este jiiieio , dire on 
>ni Meinon'ff^ , cpie « el proyectode la expedicion al Paraguay, 
Il desdi; que se fornio, fué sobre ini supuesto falso de quti lia- 
llai'ia disposiciones tau favorables en los Paraguayos, que estos 
'I vendi'ian en bandadas â OTigrosar las lilas libertadoras. El su- 
> ceso probô de tal modo lo contrario, (pie el niisnio gênerai 
1 Hclfrrano alirnia que no tuvo ni un solo pasado. Àntes dije 
" y ropito aliora, que esa unaniniidad no provino de adhésion 
I al sistema espanol, sino de un instinto ciego de localidad, al 
!> que ])uede anadirse muclio de amor propio. 

I) El coronel Espinola , liombre mal querido entre sus coni- 
» provincianos , fué el primer emisario île la junta provisoria , 
1 quien, como dire la Memoria (i), fué tan mal recibido que es- 
1) capi'i !i itna de buen caballo. 

» Este mismo jefe, de regreso â Buenos Aires, diô taies faci- 
1 lidades del éxito de la expedicion, que la creia suticiente con 
" el mimero de doscientos liombres. Esta y la futura influencia 
' que debia adquirir Espinola, liiriô el orgnllo paraguayo y con- 
l' tribuyo à esa uniforme resistencia. He oido lamentar â sugetos 
" juiciusos del Paraguay el error que se cometio empleando â 
" Espinola, y me aseguraron que si él no hubiera ido , es pro- 
" bable que se liubiesen ententlido con el gênerai iielgrauo y 
" cou la|imta de Buenos Aires (2). » 
La topografia de aquelinmenso territorio, erizado de cordille- 



1810. 



I.n rcviiluciim 

no lialiiîi (Mindiilo 

en el l'uiii|;iiuy. 



Jiiicio 
ilul iteneiiil l'or, 

sobre 
vita etpelii'ioii. 



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1810. 



l'ropn!>icioii 

(le lin nniiiitii'io. 

Su repulisa. 



176 FROYINCIAS DEL RIO DE LA PLAIA. 

ras y cortado por nuniprosos rios, era un inconvenienfi' ni- 
liiral qui' taiiibi(!U liabia dt! diticultar iiimciisanicnto las opora- 
cioiies mililaros. 

El priiuBr paso que diô IJolgrauo fut' la proposicion de un ar- 
misticio, quo liizo a la fuerza quo guarnecia la ludrgon opuosta 
dcl Paranâ; cscribiondo tainbien on este soutido al gobiTuador 
Vclasco, al obispo y al rabddo de la Asuit'îou. Este fut; el i; du 
diciembre. Peroléjos de ser frucluosa esta mcdida, sucunlestû 
â ella con la prision dcl parlîunentario (i). 



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(1) El Paraguay indepe'"iiente refiere los sucesos que se desarrollarun 
en esu ûpoca del modo siguienle : 

En mayo de 1810, Buenos Aires liabia comenzado el movimienio revolu- 
cionario por la instalacion de una asamblea governamenlal , sin proclamar 
abieitamente su independcncia de un modo absolulo, qiierieiido desde liiego 
arrastraren la revuluciori û todas las provincias dul Plata. En ese .-"enliilo se 
dirigiû la junta al gubicmo dcl Paraguay, en S7 del mismo mes, invitùiidulc 
û adherirse al movimiciito, al reconocimierito de su auloridad y al envio de 
diputadus que tomasen parte en las deliberaciones. 

El aprecio y la consideracion que don Bernardo de Vclasco, gobernadoren- 
tônces del Paraguay, se habia captado durante su admiiiistracion, moderabaa 
las aspiraciones â la independencia del pucblo paraguayo, el que |ior olra 
parte no qiieria sustraerse de la dominacion espanola para caer bajo eljfugo 
de Buenos Aires, del cual era independiente. 

Convocô Velasco el consejo para poner en su conocimi'"nto !d invitacion 
recibida de Buenos Aires, y para conocer sus intenciones. Decidiô eslc que era 
conveiiiente, en asunto tan grave, consultar la opinion del pais, por la con- 
vocacion de una asamblea gênerai del clero, de los oficiales del ejército, de 
los magistrados civiles, de las corporacioncs y de los propietarios mas ricos. 
Tal fué la respuesla que se envi6 â Buenos Aires cl 17 de julio; y el 24 de! 
mismo mes la asamblea se rcuniô y decidiô se conservasen relaciones amis- 
tosas con Buenos Aires, sin reconocer en él ninguna superioridad; y que 
miéntras liegaba la décision de la Espafia, se tomasen todas las medidas ne- 
cesarias para la seguridad y la defensa del pais. 

Esta determinacion fué comunicada, el 27 de julio, â la junta de Buenos 
Aires, lu que con la intencion de liacer prevalecer su autoridad sobre el Pa- 
raguay, organizô contra esta provincia una expedicion militar, cuyo mando 
confiô â uno de sus miembros, el gênerai don Manuel Belgrano. 

Despues de haber atravesado la expedicion el Paranâ, llegô en diciembre 
1810 âltapua, hoy ciudad de la Encarnacion, y marchô sin enconlrar oposi- 
cion hasta Paiaguari, en donde fué batida el 19 de febrero de 1811. En su 
retirada, una nuevaderrota en las orillas del Tacuari, territorio de las Misiû- 



se (lesarrollarun 



PROVINCIAS DEL RIO DR LA PLATA. 477 

Esta actitiid hostil foi'z6 a Hclgrano .i dcrlarar rotas las hos- ihio. 
(ilidadcs ol dia 18, y d pasiu' cl Parana. Hizulo asf, y coiiiciiz/i non,|mi.i...i,. 
su campaùa por la ocupacion do Itapua. Este y otros pcciiicfios l"i!i''rIr',l'r'"i'liM 

ili' lli lnruiiu. 

nés, la obligôâ cupilular el 12 de marzo. El gobiorno del Paraguay hizo ocu- 
par ciitùnces lu ciiulad de Curriéiites para impedir todu nueva tcnlativa, lo 
que, por otra parte, no parccia probable. 

Sin embargo, cl sentimicnto de indcpcndencia hacia grandes progresos en 
el Paraguay, y los parlidarios de la emarcipacion comprendicron que para 
fundaiia bastaria prnclamarla. De esc modo fuo que una revohicion pacinca, 
biijo la direccion de don Jos6 Gaspar de Francia y sostcnida por las trop.is 
â las ûrdcnes dcl comandante don Pedro Juan Caballero , puso fin , el 1 4 y 
15 (le marzo de 1811, â la dominacion espanola. 

El 16 se crc6 un gobierno provisorio , compuesto de 1res micmbros, don 
Beriiardo de Velasco, don José Gaspar de Francia y don Juan V. Zebâllos , 
cuyas funciones debian durar hasta la réunion de una asumblea gênerai que 
determinaria cl régimen y la forma de la nueva administracion. 

La asamblea, reunida dcl 17 al 20 de junio, aprobû los ados del gobierno 
provisorio y creô una junla de gobierno, compuesta de un prcsidcnlc, de 
cinco conscjeros y de un secrelario, cuyas funciones debian durar cinco aiios. 
Ella decretô en seguida: 

l* Que el Paraguay se gobernaria por si mismo sin la intervencion de Bue- 
nos Aires, proclamando por ese hecho la independencia paraguaya. 

2» Que sin embargo conservaria buenas relacioncs con esa proviucia, y 
que enviaria dipulados alcongreso gênerai. 

J'Que los derechos de aduana se establecerian regularmenle y que el mo- 
nopolio del tabaco quedaria snprimido. 

4" Que, en ningun caso , las leyes y resoluciones del congreso argcnlino 
obligarian el Paraguay, sino despues de haber sido aprobadas por la asam- 
blea gênerai. 

Era bien entendido, pues, que no solamente el Paraguay se declaraba inde- 
pendiente de la Espana, sino tambien que no reconocia ninguna autoridad ni 
supremaciu de parte de Buenos Aires. 

La junta de Buenos Aires se apresurô â enviar entônces al Paraguay al 
gênerai Belgrano y â don Vicente A. de Echevarria , quienes , desde Cor- 
riéntes, dieron conocimiento del objeto de su mision â la Asuncioii, pidierido 
ser admitidos. El gobierno les respondiô que seriun recibidos, si Buenos 
Aires reconocia la independencia del Paraguay, y se prcsentaron poco des- 
pues. El 12 de octubre de 1811, se firmù con elles, en su calidad de ple- 
nipotcnciarios , un tratado por el cuai la independencia del Paraguay era 
explicitamente reconocida por Buenos Aires , fijaba las relaciones comer- 
ciales entre ambos paises, y estipulaba el concurso reciproco para la conser- 
vacion y la defensa dcl ôrden de cosas estublecido. ( Véase El Paruguayo 
indepene/ien/e, tomo I, pâg. 1 â 14 y siguientes.) 

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178 FRUVINCIAS DEI. RIO DE LA i'LATA. 

1810. trinnfos parciales que obluvo, cngendraroii en <^1 tal contiaiiza. 
que inciirriô en el en-or do dividir sus fuerzas en niarclia , mc- 
dida il la cual se alribuye eu parte el ^'raii descalal)ro que sulri(^ 
su ejrrcito en la batalla de Paraguari, cuyas cuusecuencias tue- 
ron t;ui fatales que sin la energia que desplegô Uelgrano, Ijii- 
biera sido deshecho totaliuente. 



DOCUMENTOS. 



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FRAdiMENÏO DE UNA MEMOIUA POSTUMA 



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DE D. CORNELTO SAAVEDKA , 

EN L\ PARTE QUE SE BELACIONA CON LOS SUCF.SOS Y PR0P6sIT0S DE I.A REVU- 
LUCION DtL 25 DE MAYO DE 1810, Y CinCUNSTANCIAS UUE PRECEDIEHUN. 

(Ma. aulûgruTo.) 



Sol'ie reparicion 
de Cinnéroii 
(tel maudo. 



Prorrcloi 
•obre elli. 



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Los liijos de Buenos Aires con estes actos {vicne hulAnmio de 
los del (jubierno de Cisnéros), ya querian se realizase la sejia- 
racion de Cisnéros del luaudo, y que se reasuniiese en lus 
Americanos. 

Se liicieron varias r^uniones , se liablaba con calor de estes 
proyeetos, y se queriu .'.ropellar por todo. Yo siempre lui 
opuesto â estas ideas : toda mi resolucion 6 dictâmen era de- 
cirles : ((Paisanos y senores, mm no es ticmpo; » sin extenderiiu' 
a desnienuzar 6 analizar este concepto. Y cuando los veiamas 
enardecidos en persuadirme debia ya realizarse el sacudiniieiito 
que deseaban, volvia â repetirles : « No (^s tieinpo : dejen Vds. 
c|ue las brevas maduren, y entonciïs las conierémos. » 

Algunos demasiado exaltados Uegaron a desconfiar de ini. 
creyendo era partidario de Cisnéros. Grecio este rumor entre 
los demas : mas yo no variaba de opinion. 



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l'BOVINr.lAS DKL RIO DE I.A PIATA. 



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Loi KiiMctifi 

•cliviil m 
In c iiMi|iii<l.i 
du la Ki|i^ina, 



en «l'ii ■l'jui) 

(ll-l'I.U. 



Lns l'Yaiiccst'S, en a([ut'll;i l'itoca, activabaiirun t'nt'i7.ns iimy inio. 

rcspctaltlcs la ocii|ia('ion y cniKinista iU' la Mspafia. Las (iiicrfaH 
uns iiicncicmahaii hatallas ^'aiiadas ImIos lits (lias por ios Kspa- 
Molt's, mas cllos iiiisiiKis coiil'csahaii ([iic ^radiialiiiciit»', las pro- 
siiicias cntt'ras csljiltaii ya siiliyiiuailas, A la M'i'dad, ,;, qiiii'ii 
cra en aipicl ticiiipi» cl (pic im juzj;as(' (pic Napolcnii triimlaria 
y rcalizaria sus [daiics (iiii la i-lsparia? Kslo cra lo que yo cspo 
cilia iiiiiy cil hi'cvc, y cst.i la ojKirliiiiidad ô liciupo rpit^ crci'a 
ciMiNciihiiilc para dai' ul f^rit») de lihcrtad (!U esta parte de Ame- 
rica; esta la l)i'cva (pic cra util espcrar (pie madiirase. 

A la v'i'dad, no cra diidaltle (pie, scparâiidoiios do la metriD- N" ff»» inflJone. 

,. ' 1 ' I ' ' li<" Amrilranot 

|iiili (jiic ya vciaiiKis domiiiada jior sus luvasores, ^ (jiiicn 
iiblamciitc pddria ar^i'iiriios de iiilidciieia? En a(pi(d caso niies- 
tiM si'paraeion suI(j [H'oharia niicslra décision fi no scr l-'ranreses: 
(le (diisifiuicnte (picdalia jiistilicada antc todos Ios sensiitos del 
iiiiiiiilo niiestra condncla. 

l';i'e('livanicnt(^ asî siieedi('). El inismo Cisnéros iinunri() al 
liûMico por su prodama de IS de mayo del ano 10, (pie solo 
C.Mtiiz y la isia de Léon S(! hallaban libres del yuj-'ode Nap(deon. 

Yo iiK! liallaba en ese (lia en cl piieblo d(^ San Isidro. D. .Iiian 
J(iS('' Viamoiite, sarjcnto mayor (pie era de mi cnerpo, iii(> escri- 
hii't (liciendo ([lie cra preciso rcgresase â la cindad sin deinora, 
piiriiiK! liabianovedadts de coiiseciiciieia. Asî lo eje('nt(\ Ciiando 
ii:.^ prosent(î en la casa , enconlri; en clla nna iiorcion de oli- 
ciales y otros i)aisanos, cnyo saludo l'iié pregnntarine : (( i Y 
aimdicc V. (pie no es tiempo? » Les contest(3 : « Si Vds. no 
me iiiiponen de alguna niieva ocnrrcncia ({ne yo ignore, no 
liudn; saiisfaccr â la pregnnta. » Ent('»nees nie pnsieron en las 
mauos la proclama de aquel (lia. 

Liiego ({ne la leî, les dije : « Aliora digo no solo (pie es tiempo, 
siiio (pie no se debe perder ni una sola liora. » 

Me propiisieron pasâsemos ii casa de l). Nicolas Pena, en la 
(jiio liabianna gran réunion de Americanos, (piedamaba por que 
se renioviese del ni;indo al virey, y se crease nn nuevo gobierno 
americano. Allî encontramos al finado D. Juan Jos(î Castelli y 
l). Manuel Belgrano. El primer paso que acordamos dar, i'iié 



Anuncio 

lie la suliyiii^ncio ) 

lie I» K»|i;inn, 



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:'i II riuiliid. 



lîi'Uiiion 

di: Anierlcsinoi 

que ptdian 

Ih IfllllM'iUll 

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PROVINCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 






Sobre la cplehracion 


de un caliildu 


aMcrlo. 


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1810. iiiterpelar al alcaldc de primer voto, que lo ora D. Juan Juso 
Lezica/y al sûidico procurador I). Juli;ui Léiva, para que cuu 
conociniiento del virey Cisnéros se celebraseuii cabildo abierto, 
d que concurriese el pueblo d deliberar sobre su suerte. 

lielyrauo y yo nos enoargamos de allanar este paso con dicho 
alcalde de primer voto , y Gastelli con el sindico procurudor 
Dr. Léiva. 

À pesar de la repugnancia que nianifesto Lezica, viendo ({ue 
le liabldbanios de serio, tuvo (pie accéder d lo que pedianios. 
Esa misina tarde convoco d todos los dénias capitulares, y eu 
consorcio del sindico liicioron présente nuestra solicitud. El 
resultado fué quedar acordado pedir sin demora véiiia al vinîy 
para convocar al siguiente dia à cabildo pùljlico y gênerai. Dos 
individuos de la misnia corporacion i'ueron al cfecto diimtados. 
Sor[)rendi6 d Cisnéros a(iuella novedad : contesté al cabildo que 
antes de dar el consentimiento 6 vénia que se solicitaba, quciia 
tratar de ello conlcs jefes y comandantes de la i'uerza armada. 
El 10 se nos cito por el sarjento mayor de plaza, para que a las 
siete de la noclie estuviésemos todos en la fortaleza. Asi lo vori- 
ficamos. 

Se nos présenté el virey y nos dijo: « Sonores, se me lia 
pedido vénia por el excnio. cabildo para convocar sin demora ;il 
pueblo d cabiklo abierto ; d lo que parece ha iniluido mi pro- 
clama de ayer. Yo no lie dicho en ella que la Espaiia toda esta 
perdida, pues nos quedan Cddiz y la isla de Léon. Llamo, puos. 
d Vds. para saber si estdn resueltos d sostenernie en el mando, 
como lo hicieronel ano 9 con Liniers, 6 no. En el primer caso, 
todo el fervor de los que prctenden tan peligrosas imiovacioiios 
quedard disipado. En el segundo,, se "liard el cabildo abierto , y 
Vds. reportaran sus resultados ; pues yo no quiero dar mârseii 
d sediciones tumultuarias, » 

Viendo que mis conipaneros callaban, yo lui el que dije â 
Su Excelencia : <( Sefior, son muy diversas las épocas del 1° de 
enero del ano 1809, y la de niayo de 1810 en que nos luûla- 
mos. En aquella, existia la Espana, aunque ya invadida por 
Napoléon. Eu esta, toda ella, todas sus plazas, estdn subyugadas 



Franca 

manifeslacion 

del ïiiev. 



(.'ontcstacioii 
en el «entiilo 
de reasnniir 
sus tIciTclio». 



PROViNCUS DEL RIO DE LA PLATA. 181 

por aqnol conquistador, oxcopto Gâdiz y la isla do Léon, como nos 
lo ast'g:iiran las Gacetas que acaban de venir y h. proclama de 
aycr. i Y que, Senor 1 i Câdiz y la isla de Léon son Espana? 
Este innienso tcrritorio, sus millones de habitantes, ^lian de 
reconocer soberania en los conierciantes de Câdiz y en los pes- 
cadores de la isla de Léon? i Los derechos de la corona de 
Castilla a que se incorporaron las Aniéricas han recaido, acaso, 
en Gâdiz y la isla de Léon, que son parte de Andalucîa? 
'^'o, Sefior : no quercnios seguir la suerte de la Espana, ni 
ser dominados por los Franceses. Hemos resuelto reasuuiir 
niu'stros dnrecbos, y conservarnos por nosotros mismos. El que 
â N'uestra Excelencia dio autoridad para niandarnos ya no 
oxiste, de consiguiente tanipoco las fuerzas de su mando para 
sostenerse en ella. » Esto niismo sostuvieron todos mis compa- 
neros. Gon tal desengano, conclu' 6 diciendo: (( Pues, Senor<'s, 
se harâ el cabildo abierto que se solicita ; » y en efecto se hizo 
el 20 del mismo mayo (i). 

Goncurricron todas las corporaciones eclesiâsticas y civiles, 
un crecido mimero de vecinos, y un inmenso pueblo, asî como 
D. Pascual Ruiz Huidobro, y todos los comandantes y jefes de 
la truarniciou. 

Las tropas estaban acuarteladas con el objeto de acudir adonde 
la noccsidad lo demandase. La plaza de la Victoria estaba toda 
llena de gente, que se adornaba ya con la divisa en el sombrero 
(le una cinta azul y otras blancas ; con el primor de que en todo 
aqiicl conjunto de pueblo no se vio el mas lijero desorden. 

La cuestion que debia votarse se fijô, â saber : i Si D. lial- 
lomr Hidalgo deCisnéros debia césar û continuar en el mando de 
estas provincias en las circunstnncias de hallurse solamente libres del 



1810. 



Sh iTSUcke 

la Ofluluiicioa 

(li'l cabilJo. 



Se efcctùa, 



Expi'clativa 
y situacioii g(^neral. 



Ciii'slioii 

que so fijù para ser 

(leuidiila. 



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(1) Aqui padece Saavedra una equivocacion. La reunion de comandantes 
tuvo en efecto lugar en la noche del 19 al 20 , como 61 lo dice , pero la 
aiitorizacion del virey para convocar el cabildo abierto, solo la diô el 21, 
y el 23 de mayo fué cuaudo se celebrû , segun consta de las actas capitu- 
lares. En el inlérvalo tuvo lugar la inlimacion que los patriolas hicieron â 
Cisncro> para que resignase el mando , lo que contribuyc^ â hacerle céder. 

(Mitre.) 



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1810. 



Opinion 

(le los oiilnres 

y de lus enipleail<i!>. 



Kilos y cl ( liispo 

(!Stti\ifi'(in 
por no 'luiovai-. 



Conliailici ion 

que les liieieroii 

los (loctoie:) l'iisso 

y Ousttlli, 



Los ranonigns 
opinnron 

por la cnsacioii 
Jfl virey. 



Lo misnm opinô 

casi loilo 

cl coni'Ui'so. 



Decinr: cioii 

dtf la riiiliiciilatl 

del viiiv. 



Sobre lapiil.licaciuii 
de esta r soliicion. 



182 



PROVINCIAS DEL RIO DE LA l'LATA. 



f/ugo frnnces Càdiz y la tsla de Léon 'f y i si se dehin exigir ima 
parte de gobierno que î'easumiera el mando supremo de cllas? 
Los votos fucron piiblicos. Los oidores opiiiaron debia "oiiti- 
nuar Gisnéros en el maudo , sin modificacion alguna. Los em- 
pleados dcl rey se conformaron los mas con el volu do los 
oidores ; alguiios dijeron que debia asociarse con personas qut; 
fueran de la coulianza del pueblo. 

El Sr. obispo fué singidarisinio on su voto. Dijo : d que no 
solamcnte no liabia por que liacer novodad con el virey, siiio 
que, aun cuando no quedase parte alguna de la Espafia que no 
estuviese subyugada, los Espanoles que se encontraban on 
America debian tomav y reasumir ol r.ando de ellas , y que 
este solo podria ir a mano de los liijos del pais^ cuandu yn no 
huhiese quedado un solo Esponol en él. » 

Escandalizo al ooncurso tan desatinado dictdmen. Los Dres. 
U. Juan José Passe y D. Juan José Castelli, irritados do él y 
del aire con que el obispo se produjo , tomaron la p;dabra purn 
rebatirlo : asî que cmpozaron à liablar, los cortô ol discurso 
con decir : — ((À mi no se me lia Uainado â este lugar para 
sostener disputas, sino para que diga y manifieste libroniontc 
mi opinion , y lo lie heclio en los términos que se ha oiilo. » 

Los canonigos francamcnte opinaron por la cesacion dol virey; 
que ol cabildo reasumiese interinanionte el mando que aquoi 
obteiiia , liasta taiito que el iiiismo cabildo nombrase la junta 
cjiie debia erigirse para el gobierno de estas provincias ; para lo 
cual daban tambien l'acultad al iiiismo cabildo, U. Pasrual Ri'.iz 
Huidobro, jefe de escuadra de la marina real, se conforiiK) cun 
estes votos, y la generalidad del iiumeroso concursc se doci- 
diô por lo mismo. 

Verificada la regulacion de los votos en aquel mismo acte , se 
declaro liabor caducado la autoridad del virey y q 'cdar roasii- 
iiiida eiiel exciiio. cabildo. 

Se me pidio una conipanîa para publicar por bando esta no- 
vedad. La del capitan de granaderos de mi cuerpo D. Eustuqiiio 
Antonio Di'az Véloz se présenté al momento eu las puertas de 
las casas capitulares. 




PROVINCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 183 

Lfi noche se acercaba, y el cabildo permanecia en su sala ca- 
pitular â puerta cerrada, sin dar el baiido por esorito para su 
publicacion. 

El pueblo, reunido en la plaza y calles inmediatas , comenzô 
à enirar en sospechas ron esta demora. Enprecaucion de résul- 
tas , D. Manuel Belgrano y yo nos entrâmes en diclia sala capi- 
(iilar : hicinios présente el desabriniiento del pueblo al ver que 
110 se anunciaba de un modo pùblico la destitucion del virey. 
Entônces nos manifestaron que la demora era porque acababan 
de accrdar, que al niismo tiempo se publicase la creacion de la 
jiiiit.t de gobierno , y los iudividuos que para ella habian sido 
nombrados. 

El mismo \irey Cisnéros era nombrado présidente de ella , y 
los vocales, europeos espanoles , excepto el mismo D. Manuel 
Belgrano y yo, que tambien entrâbamos en ella. 

Nos opusimos seriamente â aquel proyecto. Dijimos que 
coiivenia que , ântes de anocbecer, el pueblo se retirase à sus 
casas impuesto solamente de que el virey ya no mandaba , y 
que el cabildo quedaba encargado de aquella autoridad. Que el 
iiombramiento de las personas que debian formar la nueva 
juiita de gobierno , debia diferirse para el dia siguiente ; advir- 
tiéndolcs no recayese en ninguno de los que éramos electos en 
aquel acto , porque no eran del agrado del pueblo , al cual era 
indispensable evitar toda ocasion de inqui';tud y desabriniiento, 
porque podia producir resultados desagradables. Obtemperaron 
los cabildantes a nuestras insinuaciones : qued('> sin efecto la 
eleccion que acababan de hacer , y se pubUcô el bando en los 
termines acordados ântes, con lo cual todos quedamos satisfe- 
chos y tranquilos. 

El 21 , procediô el cabildo al nombramiento de los vocales (i) 



1810. 

Tai'dania 

del caliilJo 

en ilar el hando. 

Sospechat 

dri pueblo 

con este moliTO. 



l'ormariiin 

di! la jiinla 

de gobierno. 

Oposiclon 
& eie proyecto- 



Numbranilento 
de lus vocale». 



(1) Continua equivocada la cronologia de Saavedra. El 23 fué cuando se 
nombre esta primera junta , y se recibiô en la tarde del niismo dia, segun 
consta de las aclas. En la niisma tarde empezo â manifestarse el descon- 
lento, y el 2* estaWé abiertamente , y esto se comprueba con lo mismo que 
dice Saavedra mas adelante , que es inconciliable con la duracion de très 




il 



1810. 



l! 



Instiilacion 
(le la junta. 



Ucscontento 




Su tliioliicion. 



^m- 



184 PBOVINCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 

qiie debian compuner la junta suprema de gobierno en estas 
provincias, comprcndidas en la dilatada extension del vireinato. 

El Sr, Juan Neponmceno Salas, D. José Santos Inchaurremii, 
el Dr. D. Juan José Caslelli y yo l'uimos sus electos en aquol 
dia, y para la presidencia de ella el mismo D. Baltasar Hidalgo 
de Gisnéros. 

Se recibiô esta junta cl inismo dia 21, a la tarde. El 22, prin- 
cipiô sus sesiones , y nada se hizo en ellas que mereciese la 
atencion. 

El 23, volviô a aparecer de un modo bastante pûhlico el 

del pufibio con ella. ^lescouteuto del pucblo con ella. No se queria que Gisnéros 

fuese ei présidente , ni que por esta calidad tuviese el niando 

de las armas. Tampoco querian a los vocales Salas é lucliaur- 

regui, por su notoria adhésion a los Espanoles. 

Todo aquel dia fué de debates en las diferentes rcuniones 
que se hacian, y particularmente en los cuarteles. Al fin, el 
24, quedô tambien disuelta esta junta, y yo fui el que dije a 
Gisnéros , que era de necesidad se quedase sin la presidencia, 
porque el pueblo asi lo queria, a lo que tambien se allanô sin 
difîcultad. 

Reunido el pueblo en la plaza aquel mismo dia , procedio por 
si al nombramiento de la junta, que estaba resuelto se esta- 
bleciese a los acuerdos anteriores, y recayô este en las persouas 
de D. Miguel Azcuénaga, D. Manuel lielgrano, D. Juan José 
Gastelli, el Dr. D. Manuel Alberti, D. Juan Larrea, D. Uomingo 
Mateu y yo , que quisieron fuese présidente de ella y comau- 
dante de las armas. 

Gon las mas repetidas instancias solicité al tiempo del recibi- 
miento se me excusase de aquel nuevo erapleo, no solo por la 
falta de experiencia y de luces para desempenarlo, sino tauibion 
porque habiendo dado tan pùbLjamente la cara en la revolucioii 
de aquellos dias , no queria se creyese que habia tenido par- 
ticular iuteres de adquirir empleos ni honores por aquel medio. 



Nombramieruo 

(le la Junta 
por el pueblo. 



Solicitadde excusa. 



dias que atribuye â la expresada junta. El 2i. fué, pues, cuando se prépara 
la revolucion que luvo lugar el iià de mayo. ( Mitre.) 



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PROVINflAS DFL RIO DE LA PLATA. 



18:; 



A pesar de mis reclamos , no so hizô lugar a mi separacion. 
El mismo Gisnéros fiié uno de los que me persiiadieron aceptasc 
diclio noniLramiento por dar gusto al pueblo. Al fin tuve qnc 
rendir obediencia, y fui recibido de présidente y vocal de la 
1" Excma. junta, prestando cou los demas senores ya dichos el 
juramento de estilo en la sala oapitular ; lo que se verificô el 
25 de mayo de 1810, Lo prestaron igualmente los Dres. 1). Juan 
José Passo y D. Miu-iano Moreno, que fueron nombrados 
secretarios de dicha junta. 

Porpolîtica, fué preciso cubrirla con el manto del Sr. D. 
Fernando VII, ;i cnyo nombre se cstid)leci6, y bajo de él se 
expedian sus provi lencias y mandates. 

La destitucion dei virey y consiguiente crcacion de un nuevo 
gobierno americano fué a todas luces cl golpe que derribo e] 
domiiiio que los reyes de Espana liabian ejercido ceica de tres- 
cientos anos en esta parte del mundo por el injusto dereclio de 
conqiiista. Sin injusticia , no se puede negar esta gloria a los 
que, por libertarla del pesado yugo que la oprimia, liicimos un 
l'ornial abandono de nuestras vidas é intereses , arrostrando los 
îiesgos a que f*on acjuel liecho quedamos expuestos. 

Nosotros soioô, sin précédente combinacion con los pueblos 
delinterior, mandados todos por jefcs espanoles que tenian in- 
lliijo decidido en ellas, contiados en nuestras propias fuerzas, y 
en su bien acreditado valor, y en que la mismajusticia de la 
causa de la libertad americana le accarrearia en todas partes 
prosélitos y defensores; nosotros solos, digo, tuvimos la gloria 
de emprender y Uevar a cabo tan grande obra (i). 



1810. 

Nu luvo lugav. 



I'i'(!9l.ici(in 
(U'I juramento. 



I.a junti) pi'Oi'edia, 
al piii'fcer, 
en nombre 

ilo rernamlo VII. 

lie b cailnoiclail 

tli; la (liiniiiiacion 

cspiifiola. 



Siilire la re.ilizacion 
de tiin grande ubra 



III 



REAL DECRETO. 



Su Majestad Fernando VII, y en su real nombre la suprema 
junta contrai, me ha dirigido el siguiente real decreto : 

tl) Tomado de la Hisloria de Delgrano, por el gênerai D. Barlolomé Mitre, 
Mtual présidente de la Uepùblica Argentina, tomo I, pâg. 553. 



Decreto 

de la sn|irenin 

jiinia (eutral 

en la i^U de I.eoP' 




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1810. 

[Iraiillodo 
(1">venlaj'i!!0 
lie lu rvunioti. 



CMOipeleiiiia 

para nombrar 

un consejo 

lie ri'gi'iiii.'. 



Rpsoliii'ion. 



Eal.'ibluciiniento 

; ui'{iiiiiizai'iuii 

iIr un ronsejo 

(le ri'uoniia. 



Sus iniembio<. 



ûm 



Sus facultades. 



186 PROVINCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 

Al rt unirsc la junta suprema contrai de Espafia é ludias en 
la real isla de Léon, conforme al decreto de 13 de este mes, los 
peligros del Estado se lian anmentado en gr«in manera, no tanto 
porlos progresos del enemigo, como por las convnlsionos que 
nos amenazan. La nmdanza local en el gobierno para la junta 
y las certes no podia demorarse 3in exponer la patria al niavfr 
riesgo. Pero esta alteracion no pudo ni debio haberse heclio por 
un partido, por im distrito, 6 por un individuo, y si tal hubiese 
suc(;dido, séria el efecto de la alarma, 6 de un tumulto, y no de 
la ley ; en t.?l caso séria la obra de una câbala facciosa, en lugar 
de ser la décision de toda una nacion, 6 de sus legitimos repré- 
sentantes. 

Si las calamidades cpie nos afligen, y la opinion pûbbca en 
que ellas influyen, requieren un consejo de regencia, y piden 
que se nombre inmediatamente , su nombramiento â ningun 
otro pertenece sino a la autoridad suprema , establecida por el 
consentimiento nacional, obedecida por ella, y reconocida por 
las provmcias, ios ejércitos , nuestros aliados, y las Américas. 
El poder solaniente que una autoridad como esta puede conferir, 
sera légitime y juste, y tal, cual plenamente représente la mii- 
dad de la monarquîa. 

Penetrada de estes sentimientos, la suprema junta central de 
Espaùa é Indias ha resuelto mandar en nombre de Su Majestad 
Fernando VII lo que sigue : 

Que se establezca un consejo de regencia compuosto de 
cinco personas, una de ellas para representar la America, y todas 
se nombrarân con exclusion de los individuos que componen 
la junta suprema. 

Los dichos cinco miembros serân el R. obispo de Orense, D. 
Pedro de Quevedo y Quintano; el consejero de Estado y secreta- 
rio de négocies extranjeros D. Francisco de Saavedra ; el capi- 
tan gênerai de los reaies ejércitos D. Francisco Javier Castâ- 
nos; el consejero de Estado y secretario de marina D. Antcniode 
Escano; y el ministre del consejo de Espana é Indias D. Estévan 
Fernândez de Léon para America. 

Toai la autoridad de la junta central se trausferirâ â este 



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iiili 



*■>!, 



PROVINCIAS DHL RIO DK LA PLATA. 187 

(Oiiscjo (Ift rogcncia sin limitacion calguna : las pcrsonas nom- 
liiadas aqiiî perinauecoran on el do.soiiipofio de ostos altos dchp- 
ics, hasta la delibcraciou de, las cortcs; entoiices esta asamblea 
(li'toniiinarâ la i'oriiia de gobiemo que se ha de sustitiiir. 

En oi'deii ;i (pie los desigiiios no se frustren para el ulterior 
hinieficio de la nacion, cuandola jiinta presto su jiiraniento, los 
ni'oiites tanibien juraran cl celobrar las corlos on el tionipo que 
>o lia senalado, 6 si circunstancias inévitables estorbasen esta 
ilisposicion, para cu.indo el cneniigo hubiese evacuado la niayor 
liai'to del reino. 

El rnnsejo de regencia principiarâ sus funciones de oficio el 
ildelVbi'ero prôximo on laisla de Léon. 

Téngasc asi este decreto entendido , y pônganse los medios 
para su ejecucion. 

Firmado : El AnzoBrsro de Laodicea, présidente. 



1810. 



Jiir;imi>nlo 
lie lu» legenlc». 



r.|>iii il 

en (|uc |iiin< '|>i II& 

d t'oiupjo 

tiiH funciui'i". 



': t 



EL VIREY DE BUENOS AIRES, ETC., ETC. , 

A LOS LEALES Y GENEROSOS TUEBLOS DEL VIRELNATO DE BUENOS 

AIRES. 

Acabo de participaros las noticias ûltiniamente conduridas srefiic 
poniua iVagata mercante inglosa, que liabiondo salido de Gi- l'','alnn'dlwes!! 
braltiir, arribu a Montevideo el 13 de oorriente. Elias son dema- >' «"""" <î"1"«- 
^iadij sensibles y desagradablos al lilial amor que profosais a 
la madré patria, por quienliabois lieclio tan generosos sacrili- 
(ios. IVto ^".qué ventajas produciria su ocultacion, si al cabo ha 
de ser preciso que apureis toda la aniargura que dobe produ- 
l'iros su inexcusable conocimionto ? Vov otra parte, es de mi oiOetcn luu.iiai 
"bligacion nianifestaros el peligroso ostado de la nietrôpob, de 
toda la monarquia, para que instruidos do los sucesos rcdoblcis 
los ostîniulos nias vivos de vuestra lealtad y de vuestra cous- 
tancia contra los roveses de una i'ortuna adversa , enipeîiada, 
por decirlo asî, en probar sus quilates. Sabed que la dicha de Miuadon 
un tirano, ô mas bien, la astucia con que ha saLido senibrar el * " '^" " ""'"' 







188 



PROVINCUS DEL RIO DE LA PLATA. 



Entusiasmo 

en favur 
(le la c aiisa 






1810. dosôrden, la dosimion y la desconfianza de los piioblo? ron la 
légitima autoridad reconocidn pnr oUos, ha logradij l'orzar <■] 
paso de la Sierra, tan jnstaïueiitc crcida el anteniiii'al de las An- 
dalucias, y derramândose sus tropas por aquellas fertiles pro- 
vincias coino un torrente qu(^ todo lo arrastra, hrui lloqado 
liasta las inniediaciones de la real isla de Léon, con el (jbjcto de 
ai)oderarse de la importante plaza d(! Cadiz, y del goljiorno so- 
berano que en ella lia encontrado su rc^iugio : pero sahed taïu- 
bien, que si la Espafia ha experhnontado tan sensibles desastres. 
aun esta uuiy distante de abatirse al extrcmo de rendir su cerviz 
a los tiranos, ni reconoeer en el trono de sus monarcas ,î I03 
que segim sus leyes fundamentales no deben ocuparlo : snl)ed 
que sin arredrarla la grandeza de los peligros, ni la reit» h ion 
(lo i-fitiundu vu. de sus desgracias, aun empufia las armas que juro emplear en 
delensa de su libertad 6 de su venganza : sabed, en lîu. qwv 
provincias enteras , pueblos numerosos, y ejércitos que cada 
dia se levantan de entre sus ruinas , sostienen cada vez con 
mayor empefio la causa de nuestro adorado soberano Sr. D. 
Fernando VII. 

Pero, aunque estas esperanzas no estân distantes de la esfera 
de lo posible, ni es extrana en la vicisitud de las cosasbniiianas 
una nnitacion repentina a la que espccialmentc estâu sujotos 
los sucesos de la guerra, no créais cpie mi ânimo os calmar 
vuestros temores, ni adorinecerlos con ideas hsonjeras. i A que 
fin me empenaria en disminuir los riesgos a que esta cxpuesfa 
la monarquîa, si elles mismos deben concurrir a engrnidocer 
vuestro espiritu, 6 para prevenirlos en tiempo, 6 para simiot 
los ultrajes de la metrôpoli ? Mi intencion, pues, ts lia])laros 
hoy con la franqueza debida a mi carâcter y al vuestro, y de- 
ciros en cl lenguaje propio del candor y de la sinceridad ciiâles 
son mis pensamientos, y cuâles espero que serân los vuestros: 
suponed que la Espana, mas desgraciada que en el siglo viii. 
esta destiuada por los inescrutables juicios de la divina Provi- 
dencia a perder su li ert;'d y su independencia : suponed mas; 
que llegaràn à extingiiirse hasta las ùltimas rehquias do aqiiel 
valor herôico, que quebrantando las cadenas de setocientos 



Reilidad 
do los riesgos 

que cul >e 
lu iiionarqul.i. 




Vî . ' ' ^ |i!J 



Li££4 
MM» 



PROVlNf.US DEL RIO DE LA PLATA. 



iHO 



aàos lUi t'sckivitud, la sacô cou inayor l'splondor ;i ser la ouvidia isio. 

tli.' las iiaciones, y reprcsoiit.'ir ol i)aiii'l gloriuso qw aliura per- 

ilii'i'ii por su coiifiauza 6 su (li's^racia, ^ Fudrâu los lirauos 

lisuiijeiu'se dtj liaber esclavizado a tuda la naciuu? ; Quô inson- 

;;itos si Ucgarau â coucebir uu plan tau dosvariadol Esto sf'i'îa Noiiis|,ironii.more« 

ik'scoiiocer, aun mas que la énorme distiincia que los sepai-a, ,ie,„siiijoi. 

h Itiallad imia'.a, el valor y la conslancia que os ban distin- 

i;ui(lo siompre. No, uo llt'yarâu â maucbar las i)layas([U(ï el Ser 

îijprciuu, por un efecto de su inmensalibtTalidad, destiuûpara 

ijiu; (leiitro de ellas, y eu la extension de tau vastos continentes, 

se consoi'vase la libertad y la independencia de la monaiHpu'a 

i-pafKila : sabrâu â su costa, (|ue vosotros couserv;u'eis iutacto 

cl sagrado depôsito de la soberania para rcstituirlo al desj,Ta- 

liado inonarca que lioy oprimi; su tirani â los ramos de su 

auL'iista pi'osapia, cuando los llamen I.. icîyes de la sucesiôn : 

vtbrâii que entretanto vosotros, animados de tan ûcles senti- 

iiut'iitos, sostendreis esta sagrada causa contra todus lus conatos 

Ji' la iunbicion y de la astucia que lioy parece triuul'ar de la 

madiv, patria; y enfin, que en la America espanola subsiste^ y 

ïiiljMstirâ sienqjre en el trono glorioso de los esclarecidos reyes 

catijlii'os â quienes debiu su descubriiniento y poblacion, pai'a 

qui; lu ûcupen sus legîtimos sucesores. 

Taies son los sentimientos inalti'rables de que, con la mayor 
ciiinplacencia mia, os veo animados ; aliora resta que con la 
tiiUKIucza de mi caràcter os manifieste los mios. Encargado por 
la aiiloridad suprema de conservar intactos y tranquilos cstos 
duiniiiios, lie dedicado â tan justo y tan interesante objeto todos 
rais (li'svelos y fatigas. Nada lie oniitido de cuiuito lie creido 
coiidiicoiite al desempefio de tan elevada confianza; vosotros 
sois testigos de que no me dispcnso una alabanza â que no 
ten2;ajiistos y conocidos derecbos : pero ni estes, ni la gênerai 
l"'iicvoli;ncia que os debo, y a que siempre viviré agradecido, 
me dispt^usan del deber que me lie impuesto de que en cl des- 
graciadu caso de una total pérdida de la Peninsula, y ialta del Manem (i« jiciar 
Hipreiiio gobierno, no tomard esta superi'n'idad determinacion . ^""'•i»'"" 
al:umi (pie no sea previamente acordada en union de todas las "> ei «"o 



l'usa i'i expiiiinr 

siH >enliiiiiKiitu4 

|»T:iuiiiil<^s. 




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1810. 



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(II- In l'i I 



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KM'ila il I 



Il union 
l.ii. 



Pcipli'jlllflil 

del pii'lili) 



iUO PROVINCIAS DEI, ItrO l)K I.A PLATA. 

roprosontacioncs de. ost.'i c;i\»it;il , ;i qiip i»ostoriorint'iUo se mi- 
nan las do sus proviucias (li'ix'iulit'utos, entre tanto (|iii' d.. 
acuordo cou los dénias vii'eiuatos se estaldere uua rcpivsiMi- 
tacion de la soberania del Sr. I). Fernando Vil. Y yo os aiïuln 
con toda la ingenuidad que profeso, que léjos de aiicti'ccr d 
mando, vcreis entûnces conio toda nii ainhiciou se cinc ;i |;i 
gloria de pelear entre vosotros por los sagrados doredios do 
nnestro adorado nionarca, por la lihertad é iudependenciade A 
toda doniinacion e.vtranjera de estes sus doniinios, y pur vues- 
tra ])ropia defensa, si alguno la perturba. 

Despues de uua nianil'estaeion tan ingenua, nada mas him 
resta que deciros, sino lo cpie considero indisjx'nsable â la coii- 
servacion de vuestra l'elieidad y de toda la nionarriuia. Vi\ii| 
unidos, respetad el ûrden, y huid conio de âspides lus iii.h 
venenosos, de aquidlos geuios iu(piietos y maliguus (|iir ik 
procuvan iuspirar zelos y desconllan/.as reciprocas y cuhIm lns 
que os gobiernan: apreuded de h.) s lerribles ejenii)los (|ii(' iin» 
présenta la liistoria de estes l'dtimos tiempos, y aun de lus i(iii' 
lian condui'ido anuestranietrôpoli al borde de su prêt ii)ifiu ; l;i 
malicia ha refinado sus artificios de un modo tal, (pi'' mim'im- 
liay cautelas sulicicntes para libertarse de los lazus (pn^ ticinlo ;1 
los pueblos incautos y scncillos. Todo os lo dejo dichu; ajim- 
vecliaos si q'ieveis ser felices de los consejos de vuestro jelV. 
quien os los franquea con el anior mas tierno y patcrnal. 

Buenos Aires, 18 de mayo de 1810, 

Baltasar Hidalgo de Cis.néros. 



PETIGION DEL AYUNTAMIENTO 

PARA CONVOCAR UN CONGRESO POPULAR. 

ExcMO. Senor, 
Sabedor el pueblo de los funestes acaecimientos de luiestra 
Penînsula, por los impresos publicados en esta ciudad de ordeii 



I 



PnoVINClAS DEI. UIO DB I.A l'LATA. 191 

de Viiestra Excelciicia, y aniinado (1« su iiinata loaltad â nu<>s- 
tro sobcrano, y (le lus scntiiiiiontos patrii'jticos ron que siciiiiiro 
se ha (listingnido, vacila subrc su sucrto futin-a, y cl dcst'i» do, 
que sea la uias coul'uriue â su felicidad y al ulijrlu inaltérable 
Je conservai' întegros ostos dctniiuios bajo la doniinacion did 
Sr. b. Fernando Vil, le liace zuzobrar en un conjunto de ideas 
dificiles de condjiuar, y que si no se llegan a lijar cuanto ântes, 
pueden causar la nias lastimosa ferimaitacion. Este ayunta- 
iiiieiito, que vêla sobre su prospcridad , y se interesa en gran 
luanera por la union, el ôrden, y la tranquilidad, lo hace pré- 
sente â Vuestra Excelencia ; y para evitar los desastres de. una 
convulsion popular, desea obteiier de Vuestra Excelencia su 
perniiso franco para convocar por iiiedio de esquelas la prin- 
cipal y mas siuia parte de este vecindiu'io, y que en un congreso 
pûblico exprese la voluiitad del pueblo, y acucrde las inedidas 
nias oportuiias para evitar toda desgracia, y asegurar una suerte 
venidera, sirviéiidose Vuestra Excelencia disponer que, en el dia 
(k'I cungreso se poiiga una reforzada guardia en todas las ave- 
iiidas ô bocas calles ;'i la Plaza, \,nvA que contenga todo tuniulto, 
y ([lie solo permita entrar en ella ;î los (pie con la esquela de 
cuuvucacion acrediten liaber sido llaniados. 
Dios guarde a Vuestra Excelencia niuclios anos. 
Sala capitular, 21 de iiiayo de 1810. 

Excnio. Senor , 

Juan José Lezica. — Martin Grecorio YAniz. 

— Manuel Mansilla. — Manuel José de 

Oc.LMPo. — Juan de Llano. — Jaime Nadal 

Y GuARDA. — Andres DomInguez. — Dr. 

TOMAS DE AnCIIOREXA. — SANTIAGO Gu- 
TIÉRREZ. — Dr. JULIAN DE LÉIVA. 

Excmo. senor virey D. Daltasar Hidalgo de Cisiiéros. 



1810. 

/i runKi'i uciii la 
'II' Fuiii tlus «iji-rioi. 



ICI nyiicilaniiviilo 

|iiili- |iPriiii«u 

liani ruiivui'iir 

un roiign su 

l'iiliulur 



('■uii'ilia 

(Mil* lu (ll'tniliaià. 



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CONTESTAGION DEL VIHEY. 

Excmo. Senor, 
Acabo de recibir el ofîcio de Vuestra Excelencia de esta fecha, otorga d p.imiso. 




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Kj^^MJàjâM 



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Kxi'ilnciuil 

«n fuïor 

de la causa 

^L> l'oriiiiiiiiu VI 



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102 rnoviNCiAS del hio m. i.a pi.ata. 

aliora qiu; son lus 10 de la maflana, por medio dn sus dipiit.itlus 
.'i elV'Cto de pom rio eu mis iiianos; y «'iitcrado do su couloxlo, 
pstoy dt'sdo liH'K'o pronto a acnrdar â Viicstra Fvvcflruciii. coiuo 
lo (îjt'cuto, cl pcmiiso ipic, solicita [)ara ol lin y ron las condi- 
ciout's (pio lut' iudica on su citada; uicdiantc. lo (|ui', liicp) (jik» 
Vut'sliM Kxctdi'ucia me. participe cl <liacu ([im ha de cclcbrarse 
cl congi'cso que se ha propiicsio, dispoudrc que se apostcn lai? 
parlidas que Vucstra Kxcclcncia solicita en lasavcnidas ('» bocas 
ralles de la Plaza, cou los iiues de évitai', scgun corresponde al 
uiejor scrvicio do seguridad y tranquihdad piîhlica de esta ciu- 
dad, cualquier tunuilto 6 conmocion que pudiera ocurrir; romo 
igualiiicnte para que solo pcrniitau entrar eu ella d los vccinos 
de disliuciou que i»or uiedio de la csqucla de couvocacion 
acreditcn eu debida lonua liabcr sido llauiados por Vucstra 
Evcelciicia al cfecto; y csjxto (h'\ disccrniuiicnto coustaulo y 
acrcditadalidcUdad de Vucstra Kxcdeucia é iutcrcs qui^ siniipiii 
ha uiauit't'stado por cl hieu publico de esta ciudad, (pic conio su 
rcpriîscntante eslbrzarâ todo el zclo (pie lo caractcriza y dis- 
tingue, â tin de ({ne iiada se ejecutc ni acuerde (jne uo sca t>ii 
obse(|uio al mcjor scrvicio de nuestro ainado soberano el scùor 
D. Fernando VII, iutcgridad de sus douiinios, constante obi^- 
diencia al supreino conscjo uacional (pie lo représenta diiiauti' 
la cautividad ; pues (pie, couio ViKîstra Exceleucia saLe bien, es 
la luoiiarqiu'a iina ù indivisible, y por lo tanto debe obrarï^e (^ou 
arreglo â uuas leyes, y en su caso con conociniiento ù acn(.'r(lo 
de todas las partes qiK; la constituyen , aun en la liiiiûlosis 
arbitrai'ia de que la Espana se hubiese perdido enteraincute y 
faltaso en ella el gobierno supremo representativo de nuestro 
legitiino soberano. 

Dios guarde â Vucstra Exceleucia muchos afios. 

Buenos Aires, 21 de mayo de 1810. 

Baltasar Hidalgo de Cisnéros. 
Excelentisimo cabildo, justicia y regimiento de esta ciudad. 



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PRUVINCrAS DEL RIO UB U PUTA. 



193 



PROCLAMA DEL EXCMO. CAHILDO 



AL VECINDARIO DE BUENOS AIRES , 

IN su CASA CONSISTOHIAI., PAHA LA APERTURA DEL CONGRESO GENERAL QUE SE 
BIZO EL 2i DE MAYU DE 1810. 



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l'erinUn ilcl virty 
paia la riMinioa 
lie un tongrero. 



Fiel y generoso puedio de Hcenos Aires, 

Las i^ltinias notifias do los dosgraciados sucosos do niiestra isio. 

iiKîtr'ipoli, coiuunioadas al pi'iblicu do ûrdoii do osto suporior Ef"i" p>miuLiJu 

guhioniu, liaii coiiti'istado sobreiiiaiiora viuîstro aniiuo, y os haii ,,^, |,„„,,|y 

hdcliu diidav do vuostra sitiia(?i()ii actiial y do viiostra siiiu'to n'Bniiuio 

por uin» iiolieias 

t'utiira. Agitados do un coiiiuuto do idoas qiio os liaii sii^ondo .iM^fuvoinbiM. 

viiostra loaltad y patriotisino, liabois osporado cuii ansia el 

iiioincuto do combiuarlas para ovitar toda division; y viiostros 

reprosontantos, que volan conslaiitoiuoute sobro vuostra pros- 

peridad, y que desoan con ol inayor ardor conservai ol ('irdon y 

l;i iatogrid.'id de ostos doniinios l)ajo la dominacion dcl Sr. D. 

Fernando VII, lian < tcnido del oxcino. senor virey perniiso 

franco para reuniros eu un congreso. Ya estais congrogados : 

liablad con toda libortad, pero con la dignidad que os es propia, 

iiai'iondo ver que sois un puoblo sabio, noble, d6cil y generoso. 

Vucstro principal objeto dobe ser precaver toda division, radicar 

la conflanza entre el sùbdito y el niagistrado, afianzar vuestra 

union recîproca y la do todas las demas provincias , y dejar 

expcditas vuestras relaciones con los viroinatos del continente. 

Evitad toda innovacion 6 mudanza, pues gonoralinente son 

peligi'osas y expuestas a division. No olvidois que teneis casi â 

lu vista un vecino que asecha vuestra libortad, y que no per- 

derâ ninguna ocasion en medio del mener desôrdon. Tened por 

cierto que no podreis por ahora subsistir sin la union con las 

provincias interiores del reino, y que vuestras dcliberaciones 

serân frustradas, si no nacen de la ley , ô del consentimiento 

gf.iieral de todos aquellos pueblos. Asi, pues, moditad bien 

sobre vuestra situacion actual, no sea que el reniedio para pre- 



Sohre la union 

de las provincias 

Inlerioren. 



VII. 



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It.nndd il' I rnluldo 

(lu l'll>!l os All> .< 



SoImp ri t j Mcii'io 

ili'l iikiimIu iiiipL'riui' 

tl(> l:is iHiivinci^s. 



194 pnoviNCiAS DEL nio de la plata. 

caver ios maies que temeis, acelere \uestra destruccion. lluid 
siemprc de tocar en cualquiera extrenio, que nunca déjà du ser 
peligroso; despreciad medidas cstrepitosas 6 violentas, y si- 
f-oiiendo un camino medio, abrazad aquel cjiie sea mas sencillo 
y mas adeciiado para conciliaT con nuestra actual seguridad y 
la de nuestra suerte futura el espîritû de la ley y el respeto â 
Ios magistrados. 

Juan José Leztca. — Martin YAniz. — Manuel Man- 
siLLA. — NUnuel José de Ocampo. — Juan de Llano. 

— Jâime Nadal y Guarda. — Andres Domïnguez. 

— Dr. Tomas Manuel Anchorena. — Santiago Gr- 
TIÉRREZ. — Dr. Jultan de Léiva. 

Lifcnciado D. Justo José Nùnez, escribano pûblico y de 
cabildo. 



BANDO DEL CABILDO. 

En la muy noble y muy leal ciudad de la Santîsima Trinidad, 
Puerto de Santa Maria de Buenos Aires, a veinte y très de 
mayo de mil ocliocicntos diez. Los sonores del excmo. cabildo, 
â saler: D. Juan José Lezica y D. Martin Gregorio Yâfiiz, 
alcaldes de primero y segundo voto, y regidores D. iMauuol 
Mansilla, alguacil mayor, D. Manuel José de Ocampo, alférez 
real de turno, D. Juan de Llano, D. Jâime Nadal y Guarda, 
D. Andres Domînguez, juez diputado de policia, D. Tomas 
Manuel de Anchorena, defensor gênerai de pobres y fiel eje- 
cutor, D. Santiago Gutiérrez, defensor generîil de menores, y el 
cabaUero sîndico procurador gênerai Dr. D. Julian de Léiva. 

Por cuanto al congreso gênerai cebîbrado ayer 22 del cor- 
rjente mayo, ha resultado a pluralidad de votos deber subro- 
garse el mando superior de estas provincias que ejerce el cxce- 
Icntisimo Sr, D. Baltasar Hidalgo de Gisnéros, y retundirse en 
este excn^n cabildo provisionahnente, y liasta tanto se erija 
una superior junta que baya de cjercerlo dependiente siempre 



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PROVmCIAS DEL RIO DE LA PLATA. ifb 

(le la quo legi'timamente gobierna a nombre del Sr. Don Fer- 
nando VII, se liace saber asi al pûblico por medio del présente 
bando para su gobierno é inteligencia, y cpie deseche cuales- 
ciiùcra recelés que hayan podido infundirle las ùltimas infaustas 
noticias recibidas de la Peninsula; bien entendido que este 
excelentisimo cabildo procédera inmediatamente d la ereccion 
(le la junta (]ue haya de encargarse del mando superior hasta 
que se congreguen los diputados que se convocaran de las 
p^o^incias interiores para establecer la forma de gobierno mas 
conveniente. 

Juan José Lezica. — Martin Gregorio YAniz. — 

Mi\J^lTEL MANSILL.V. — MaNUEL JOSÉ DE OCAMPO. — 

Juan de Llano. — Jaime Nadal y Guarda. — An- 

DRES DOMiNGUEZ. — TOMAS MaNUEL DE AnCHORENA. 

— Santiago Gutiérrez. — Dr. Juliande Léiva. 
Ante mî : 
Licenciado D. Justo José Nùnez, escribano pûblico y 
de cabildo. 

Se publicô por mî el bando précédente, de que doy fe en su 
lécha. 

Mariano Garcia de Echaburu, escribano pûblico. 






BANDO DEL CABILDO. 



Los senores del excmo. cabildo, y justicia y regimiento de 
esta capital, D. Juan José de Lezica y D. Martin Gregorio Yâniz, 
alcaldes ordinarios de 1° y 2" voto, regidores D. Manuel Man- 
sOla, alguacil niayor D. Manuel José do Ocampo, D. Juan de 
Llanu, D. Jâimc Nadal y Guarda, D. Andres Dominguez, cl Dr. 
i>. Tomas Manuel de Anchorena, D. Santiago Gutiérrez, y el sin- 
dico procurador gênerai Dr. D. Julian de Lciva. 



1810, 

Se refuniliià 

provisioiinlmpnto 

en el cabildo. 



l'ioïc lorâ 
â la cieaclun 

lit- la jiinla 

qui! iiaya 

ili! cjercerlo. 




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1810. 

Considericion 
preliminar. 

Acti. 



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Rfpreaentacion 
dirigida al cabildo. 



Revocacion 
de la eieccion 

de la junta, 
Nueva eieccion. 



Eipedicion 
para nuiiliar 
lia pruvinciaa 

interiorai. 



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196 PROvmCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 

Por cuanto en acta celebrada hoy dia 25 de mayo por el 
excmo. cabildo, se ha determinado lo signiente : 

En la muy noble y muy leal ciudad de la Santisima Trini- 
dad, puerto de Santa Maria de Buenos Aires, 25 de mayo de 
1810. Los seîiores del excmo. cabildo, justicia y regiuiiento, i 
saber : D. Juan José de Lezica y D. Martin Gregorio Yâniz, al- 
caldes ordinarios de 1° y 2° voto, regidor D. Manuel Mansilla, 
alguacil mayor D. Manuel José de Ocampo, D. Juan de Llano, D. 
Jâime Nadal y Guarda, D. Andres Dominguez , Dr. D. Toiiias 
Manuel de Anchorena, D. Santiago Gutiérrez, y el Dr. D. Juliiiii de 
Léiva, sindico procurador gênerai, se enteraron de una ropre- 
sentacion que han heclio a este excmo. cabildo un considérable 
numéro de vecinos, los comandantes y varios oficiales de les 
cuerpos voluntarios de esta capital, por si y à nombre del piie- 
blo, en que indicando haber Uegado â entender que la vuhmtad 
de este résiste la junta y vocales quo tste excmo. ayuntaniiento 
se sirviô erigir y publicar â consec-iencia de las facultades ([iie 
se le confirieron en el cabildo abierto el 22 del corriente; y 
porque puede, habiendo reasumido la autoridad y facultades que 
confié, y mediante la renuncia que ha hecho el senor prési- 
dente nombrado y demas vocales, revocar y dar por nininin 
valor la junta erigida y anunciada en el bando de ayer 24 del 
corriente, la revoca y anula, y quiere que este excmo. cabildo 
procéda a hacer nueva eieccion de los vocales que liayan de 
constituir la junta de gobierno, y han de ser los seîiores D. Cor- 
nelio de Saavedra, présidente de dicha junta y comandante 
gênerai de armas, el Dr. D. Juan José Castelh, el Dr. D. Ma- 
nuel Belgrano , Don, Miguel Azcuénaga , Doctor D. Manuel 
Alberti, D. Domingo Mateu, y D. Juan Larrea, y secretarios 
de ella los doctores D. Juan José Passo y D. Mariano Moreiio; 
cuya eieccion se deberâ manifestar al pueblo por medio de otro 
bando pùbhco : entendiéndose elk bajo la expresa y précisa 
condicion de que instalada la junta se ha de pubhcar en el tér- 
mino de 15 dias una expedicion de 500 hombres para aiixiliar 
las pr )vincias interiores del reino, la cual haya de marchar a la 
mayo • brevedad ; costeândose esta con los sueldos del excmo. 



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PROVINCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 



197 



Ratiflcacion 

liechn 
por tl pueblo. 



Acuerdoi. ■ 
Eruccion 
de una nuevt 
junta. 



Jaramenio, 



sefior D. Baltasar Hidalgo de Cisnéros, tribunales de la real isio. 
audiencia pretorial y de cuentas, de la renta de tabacos, con lo 
dénias que la junta tenga por couveniente cercenar : en inteli- 
gencia que los individuos rentados no han de quedar absoluta- 
mente incongruos : porque esta es la manifiesta voluntad del 
pueblo. Y los senores habiendo salido al balcon de estas casas 
capitulares, y oido que el pueblo ratificô por aclamacion el con- 
texte de dicho pedimento ô representacion, despues de liaberse 
leido por mi en allas é inteligibles voces, acordaron que debian 
raandar, y mandaban se erigiese una nueva junta de gobierno, 
cumpuesta de los senores expresados en la representacion de 
que se ha hecho referencia, y en los mismos términos que de 
ella aparece iniéntras se érige la junta gênerai del vireinato. 
Lo II : que los senores que fornian la précédente corporacion 
comparezcan sin pérdida de momentos en esta sala capitular a 
prestar el juraraento de usar bien y fielmente sus cargos, con- 
servar la integridad de esta parte de los dominios de America â 
nuestro amado soberano el seiior D. Fernando VII, y sus 
légitimes sucesores, y observar puntualmente las leyes del 
reino. Lo III : que luego que los referidos seùores presten jura- 
mento, sean reconocidos por depositarios de la autoridad supe- 
rior del vireinato por todas las corporaciones de esta capital y 
su vecindario, respetando y obedeciendo todas sus disposiciones 
hasta la congregacion de la junta gênerai del vireinato, bajo las 
penas que imponen las leyes â los contraventores. Lo IV : que 
la junta ha de nombrar quien deba ocupar cualquiera vacante 
por renuncia, muerte, ausencia, enfermedad 6 remocion. 
Lo V : que aunque se halla pleuisimamente satist'echo de la 
honrosa conducta y buen procedimicnto de los senores mencio- 
nados, sin embargo, para satist'accion del pueblo, se réserva 
tambien estar muy â la mira de sus operaciones, y caso, no 
esperado, que faltasen â sus deberes, procéder â la deposicion 
con causa bastante justificada, reasumiendo el excmo. cabildo 
para este solo caso la autoridad que le ha conferido el pueblo. 
Lo VI : que la nueva junta ha de celar sobre el orden, la tran- oeberdeujunu. 
quilidad publica y seguridad individual de todos los vecinos, 



Reconocitniento 
de autoridad. 



Supicncii 

en casos 

de vacantes. 



Derecho reservado 
de supervigilancii. 




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1810. 


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deeslsdos. 


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coiitri'iiu'ioncr. 


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Sobre convocacion 




dp vccinos. 



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Juramento 

de los 

repicscnliinlp» 

de lus ciiidade». 



Uhtervjncia 

(l« lo8 anteriores 

capitules. 



198 PROVINCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 

haciéndosele como desde luego se le hace responsable de lo 
contrario. Lo VU : que los referidos senores que componen la 
junta provisoria queden excluidos de ejercer el poder judiciario, 
el cual se refundirâ en la real audiencia, â quien se pasarân 
todas las causas contenciosas que no sean de gobierno. Lo X\\l: 
que esta niisma junta ha de publicar todos los dias prinieros 
del mes un estado en que se dé razon de la administracion de 
real hacienda. Lo IX : que no pueda imponer contribucion ni 
gravâmenes al pueblo 6 â sus vecinos, sin previa consulta y 
conformidad de este excmo. cabildo. Lo X: que los reforidos 
sefiores despachen sin pérdida de tiempo ordenes circulares â 
los jefes del interior y demas â quienes corresponde , enrar- 
gândoles muy estrechamentc y bajo de responsabihdad hagaii 
que los respectivos cabildo s de cada uno convocpien por medio 
de esquelas la parte principal y mas sana del vecindario, para 
que formado un congreso de solos los que en aqueUa forma 
hubiesen sido llamados, ehjan sus représentantes, y estosbayan 
de reunirse â la mayor brevedad en esta capital, para establecer 
la forma de gobierno que se considère mas conveniente. Lo XI: 
que elegido asî el représentante de cada ciudad 6 \illa, tanto los 
electores como los individuos capitulares le otorguen poder en 
pùbhca forma, que deberâ manifestar cuando concurran â esta 
capital, â fin de que se verifique su constancia, jurande en dicho 
poder no reconocer otro soberano que al Sr. D. Fernando VII 
y suslegitimos sucesores, segim el ôrden establecidopor lasloyes, 
y estar subordinado al gobierno que legitimamente les repré- 
sente. Guy os capîtulos raandan se guarden y cumplan précisa y 
pmitualmente , reservando â la pnidencia y discrecion de la 
misma junta el que tome las medidas mas adecuadas para que 
tenga debido efecto lo determinado en el articule X, como 
tanibien el que désigne el tratamiento, honores y distinciones 
del cuerpo y sus individuos ; y que para que Uegue â noticias 
de todos, se pubhque esta acta por bando inmediatamente , 
fijândose en los lugares acostumbrados ; y lo firmaron, de que 
doy fe : 

,luAN José Lezigi. — Martin Gregorio Yâniz. — Ma- 






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l'KOVIMCIAS DEL RIO DK LA PLATA. 199 

NUEL INLvNsiLLA. — Majs'uel José OcAitfro. — Juan de 
Llaj^o, — JÂiME Nadal. — Andhes Domînguez. — 
Dr. Tomas Manuel A.\chore.\a. — SiViSTiAGO Gu- 
TiÉRREz. — Dr. Julian de Léiva. 
Liccuciado D. Justo José Nûnez , escnôano joûZ^/ico y 
de cabildo. 



1810. 



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Poi' tciiito, y para que llegue â noticia de todos, se publica 
pov meclio de este bando, en virtud de lo detemiinado en la 
ret'ei'ida acta, ordenando taniLien se pongau liuniiiares en la 
noclie de este dia. 

Buenos Aires, y mayo 23 de 1810. 

Juan José Lezica. — Martin Ya5îiz. — Manuel Man- 

SILLA. — M.VJS'UEL JoSÉ DE OC.UIPO. — Ju.\jy DE 

Ll4no. — Jaime Nadal y Guarda. — A:vdres Do- 
mînguez. — Dr. Tojias Manuel Anchorena. — 
Sajn'Tiago Gutiérrez. — Dr. Julian de Léita. 
D. JUiVN José de Rocha, escribano pûblico y del real 
proto-medicato. 



NOMBRAiMIENTO DE LNA NUEVA JUNTA DE GOBIERNO 



EN BUENOS AIRES. 




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En la muy noble y muy leal ciudad de la Sautlsima Trini- 
(lad , puerto de Santa Maria de Buenos Aii'es , â 25 de mayo 
de 1810, los senores del exciiio. cabildo, justicia y regimiento, 
âsaber : 

D. Juan José de Lezica y D. Martin Gregorio Yaniz, alcaldes 
ordiaarios de priinero y segimdo voto; regidores D. Manuel 
Mansiila, alguacil mayor, D. Manuel José de Ocainpo, D. Juan 
de Llano, D. Jâiine Nadal y Guarda, D. Andres Dominguez, D. 
Tomas Manuel de Anchorena, D. Santiago Gutiérrez, y el Dr, 
U. Julian de Léiva, sindico procurador gênerai. 



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1810. 

El cabildo 

se entera 

deiina 

repreientacion 

popular. 



Acuerdo, 



200 PROYINCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 

Se enteraron de uua representacion que han hecho â este 
excmo. cabildo un considérable numéro de vecinos, les co- 
mandautes y varios oflciales de los cuerpos voluntarios de esta 
capital, por si y â nombre del pueblo ; en que, indicando haber 
llegado a cntender que la voluntad de este résiste la junta y 
vocales que este excmo. ayuntamiento se sirvio erigir y publi- 
car, a consecuencia de las facultades que se le confirieron en 
el cabildo abierto de 22 del corriente ; y porque puede, habiendo 
reasumido la autoridad y facultades que confiriô, y mediante la 
renuncia (jue ha hecho el Sr. présidente nombrado y demas 
vocales, revocar y dar por de ningun valor la junta erigida y 
anunciada con el bando de ayer 24 del corriente , la revoca y 
anula : y quiere que este excmo. cabildo procéda â hacer niieva 
eleccion de vocales que haya de constituir la junta de gobierno ; 
y han de serlos senores D. Cornelio de Saavedra, présidente 
de dicha junta y comandante gênerai de armas, el Dr. D. Juan 
José Castelh, el Dr. D. Manuel Belgrano, D. Miguel Azcuénaga, 
Dr. D. Manuel Alberti, D. Domingo Mateu y D. Juan Larrea, y 
secretarios de ellas los doctores D. Juan José Passe y D. Ma- 
riano Moreno : cuya eleccion se debera manifestar al pueblo por 
medio de otro bando p<ibhco : entendiéndose ella bajo la 
expresa y précisa condicion de que, instalada la junta, se ha 
de pubhcar en el término de quince dias una expedicion de 
800 hombres para auxihar las provincias interiores del reino, 
la cual haya de marchar â la mayor brevedad, costeandose esta 
con los sueldos del Excmo. Sr. D. Baltasar Hidalgo de Cisnéros, 
tribunales de la real audiencia pretorial y de cuentas , de la 
renta de tabacos, con lo demas que la junta tenga por conve- 
niente cercenar : en intehgencia que los individuos rentados 
no han de quedar absolutamente incongrues, porque esta es la 
manifîesta voluntad del pueblo. — Y los senores, habiendo 
sahdo al balcon de estas casas capitulares y oido que el pueblo 
ratifîcô por aclamacion el contenido de dicho pedimento 6 
representacion, despues de haberse leido por mi en altas é inte- 
hgibles voces, acordaron : 

1° Que debian mandar, y mandaban, se erigiese una nueva 



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PROVINCIAS DEL RIO DE LA PLÀTA. SOI 

junta de gobierno, compuesta de los seflores expresados on la 
representacion de que se ha hecho referencia, y en los mismos 
termines que de ella aparece, niiéntras se érige la junta gênerai 
del vireinato. 

2° Que los sefiores que forman la précédente corporacion 
comparezcan sin pérdida de niomentos en esta sala capitular a 
prestar el juramento de usar bien y fielmente sus cargos, con- 
servar la integridad de esta parte de los dominios de America 
â nupstro amado soberano, el Sr. D. Fernando Vil y sus legî- 
timos sucesores, y observar puntuabiiente las leyes del reino. 

3° Que luego que los referidos senores presten el juramento, 
sean reconocidos por depositarios de la autoridad superior del 
vireinato por todas las corporaciones de esta capital y su vecin- 
dario, respetando y obetii 'lendo todas sus disposiciones , hasta 
la congregacion de la junta gênerai del vireinato, bajo las penas 
qiieimponen las leyes â los contraventores. 

4° Que la junta ha de nombrar quién deba ocupar cualquiera 
vacante por renuncia , muerte , ausencia , enfermedad 6 
remocion. 

5° Que aunque se lialla plenisimamente satisfecho de la hon- 
rosa conducta y buen procedimiento de los senores mencio- 
nados, sin embargo , para satisfaccion del pueblo , se réserva 
tambien estar muy â la mira de sus operaciones , y caso , no 
esperado, que faltasen d sus deberes, procéder â la deposicion 
con causa bastante y justificada , reasuniiendo el excmo. ca- 
bildo, para este solo caso , la autoridad que le ha conferido el 
pueblo. 

6° Que la nue va jurita ha de celar sobre el orden y la tran- 
qiiilidad pi'iblica, y seguridad individual de todos los vecinos, 
haciéndosele, como desde luego se le hace, responsa>)le de lo 
contrario. 

7° Que los referidos senores que componen la junta provi- 
soria queden excluidos de ejercer el poder judiciario, el cual se 
refiindirâ en la real audiencia , à quien se pasarân todas las 
causas contenciosas que no sean de gobierno. 

8° Que esta misma junta ha de publicar todos los dias pri- 



1810. 






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PROVINCIAS nEL RIO DE LA PLATA. 



1810. 



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(le los capiluloj 

anturiures. 



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ineros dcl mes iin cstado en que se dé razon de la ailiniuislia- 
cioii de la real hacienda. 

9° Que no pueda imponer contribucione:; ni gravâmoiies al 
pueblo 6 sus vecinos sin previa consulta y confomùdad de este 
excmo. cabildo. 

10° Que los referidos sonores despacben sin pérdida de tiempo 
ôrdenes circulares â los jefes de lo interior y demas d qiiienos 
corrcsponda, encarg.'uidoles muy estrecham-înte , y bajo de 
responsabilidad, hagan que los respectives cabildos de cada luio 
cou\ oqucn por medio de esquelas la parte principal y mas sana 
del vecindario, para que, formado im congi-eso de solo los que 
en aquelia forma Imbiesen sido Uamados, elijan sus représen- 
tantes, y estes hayan de reunirso â la mayor brevedad en esta 
capital para establecer la forma de gobierno que se considère 
mas conveniente. 

il" Que elegido asi el représentante de cada ciudad 6 villa, 
tanto los electores como los individuos capitulares le otorguen 
poder en puJjlica forma, que deberâu manifestar cuando con- 
curran a esta capital, à fin de que se verifique su constaiicia; 
jurando en dicho poder no reconoi r otro soberano que lû 8r. 
D. Fernando VII y sus légitimes sucesores, segun el ôrden esta- 
blecido por las leyes, y estar subordinado al gobierno que legi- 
timaraente les représente. 

Guyos capitules mandan se guarden y cumplan précisa y 
puntuahnente : reservando a la prudencia y discrecion de b 
misma junta el que tome las medidas mas adecuadas para que 
tenga debido efecto lo determinado en el articule 10, couio tam- 
bien el que désigne el tratamiento , honores y distincioues del 
cuerpo y sus individuos : y que, para que Uegue â noticia de 
todos, se publique esta acta por bando inmediatamente , fijân- 
dose en los lugares acostumbrados. Y lo firmaron , de que 
doy fe. 

Juan José Lezica. — Martin Gregouio Yàniz. — 
Manuel Mansilla. — Manuel José de Ocurpo. 

— Juan de Llano. — Jàime NADiU t Guarda. 

— AWDRES DOMiNGUEZ. — TOMAS MaNUEL DE ANCHO- 



a aiUniuistiM- 



PROVINCIAS DBL HIU DE LA PI.ATA. 203 

RENA. — Santiago Gctiérrez. — Dr. Juliajv 

LÉIVA. 

Liccnciado f). Justo José Nûnez , escribano pùblico 
y de cabildo. 



1810. 



I î 



LA JUNTA PROVISIONAL GUBERNATIVA DE LA CAPITAL 
DEL RIO DE LA PLATA 

A LOS HABITANTES DE ELLA, Y DE LAS PROVINCIAS DE SU 
SUPERIOR MANDO. 



PROCLAMA. 

Teneis ya ostablecida la autoridad r[ue remuevc la mcerti- 
(lumbre do las opiniones y calma todos los rocelos. Las acla- 
niacioues générales inanifiestan vuestra decidida voluntad ; y 
sulo ella ha podido resolver nuestra tiniidez à encargarnos del 
grave empeîio à que nos sujeta el honor de la eleccion. Fijad, 
pues, Miestra confîanza, y asegiiraos de nuestras intenciones. Un 
deseo cficaz, un zelo activo, y ima contraccion viva y asidua a 
provecr por todos los medios posibles la conservacion de nues- 
tra religion santa, la observancia de las leyes que nos rigen, la 
coniim prosperidad, y el sosten de estas posesiones en la mas 
constante fideUdad y adhésion â nuestro muy amado rey y 
senor D. Fernando VII y sus legîtimos sucesores en la corona 
de Espana , i no son estos vuestros sentimientos ? Esos mismos 
ïonlos gi'andes objetos de nuestros conatos. Reposad en nues- 
tro desvelo y fatigas ; dejad d nuestro cuidado todo lo que en 
la causa pùblica dependa de nuestras facultades y arbitrios; y 
ontregaos â la mas estrecha union y conformidad reciproca en la 
tierna efusion de estos afectos. Llevad â las provincias todas de 
nuestra dependencia, y aun mas alla, si puede ser, hasta los 
l'iltimos térininos de la tierra, la persuasion del ejemplo «le 



t'I r.'liiMi'cimii ii!u 
ilu \i\ iiiitniMn I. 



JLKJïk 
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liiti'i'|iii't:i ^l^ 
sciitiiiiic'iiii'^ 

(Il I |>lll'l lu 

;ir^i'iiliiu'. 



û Iu9 nobles i<rv('l'>s. 



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2U4 PR0VINCIA9 DEL RIO DE LA PLATA. 

1810. viiostra cordialiJad y del verdadero interos con qiio todos 
debemos cooperar ;i la consolidation de esta iinportanto obra. 
Ella alianzara d(^ un modo estable la tranqiiilidad y bien gêne- 
rai a que aspiramos. 
Keal fortalcza de Hiionos Aires, à 20 de raayo de 18 tO. 

CoRNELio DE Saavedra. — Dr. Juan José Castem.i. -- 
Manuel Helgrano. — Miguel de Azxuénaga. — Dr. 
Manuel Albeuti. — Domingo Mateu. — Juan Lak- 
REA. — Dr. Juan José Passo, secretario. — 1)r. 
Mariano Moreno, secretario. 



LA JUNTA PROVISIONAL GUBERNATIVA 



DE LA CAPITAL DE BUENOS AIRES. 



I '■> 




La regencia 

no era 

ropiespiilante 

de lj soberania. 



Desveiitfljai 

de la falti 

d« un gobierno 

lei;iiiiiio 

y suprems. 



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CmCULAR. 

Los desgraciados sucesos de la Peninsiila han dado mas en- 
sniiche â la ocupacion bélica de los Franceses sobre su terri- 
toiio bosta aproxiinarse a las murallas de Câdiz, y dejar 
desconcertado el cuerpo representativo de la soberauîa por 
falta del sefior rey D. Fernando VII, pues que dispersada de 
Sevilia, y acusada de malaversacion de sus deberes por aqiiel 
puebJo, pasô en el discurso de su emigracion j dispersion â 
constituir sin formalidad ni autoridad una regencia de la que 
nadie puede asegurar que sea centro de la unidad nacional, y 
depôsito firme del poder del monarca, sin exponerse â mavores 
convulsiones que las que cercaban el momento vicioso y arries- 
gado de su instalacion. No es necesario fijar la visia eu el 
término â que puedan baber llegado las desgracias de los pue- 
blc'S do la Peninsula, tanto por la fortuna de las armas inva- 
soras, cuanto por la falta 6 incertidumbre de un gobierno 
Icgitimo y supremo, al que se deben referir y subordinar los 
demas de la nacion, que por la dependencia forzosa cjue los 
estrecha al ôrden y seguridad de la asociacion tienen su ten- 



phovmriAs pel nio de la plata. 20S 

(ienci;i A la felicidad présente, y â l.i proraiicion de los funestos 
ifedos de la division de las partes del Eytado, que teinen con 
nzoïi todo lo que puede opoueise â la mejor suerte en los 
doiiiinius de Aniérica. 

Elpiu'blo de Buenos Aires, bien ciertn del estado la;;tinioso 
(le los domiuios (nu'opeos de Su Majestad Clatolica el Sr. Don 
FtTiiaudo VU, porloniénos incit^to del gobierno legitinio sobe- 
rano, en la representacion de la suprema junta ctnitral disuelta 
p, y mas en la regencia que se dice constituida por acpiella, 
siu facidtades, sin sufragios de la Ainérica, y sin instrurcion de 
otras forniabdades qut; debian accéder al acto; y sobre todo 
previciido que no anticipandose las niedidas que deben intluir 
en la coiifianza y opinion publica de los dominios de America, 
tiincntada sobre el principio de un gobierno indudable por su 
ori|:eii, estinio desplegar la energîa que siempre ha niostrado 
para interesar su lealtad, celo y anior por la causa del rey Fer- 
nando, removiendo los obstâculos que la dcsconfianza, incerti- 
ilunibre y desunion de opiniones pondrian en el nioniento nias 
eritico que amenaza, tomando a la America desapercibida de la 
base sôhda del gobierno que pudiese deterniinar su suerte en 
el continente americano espaûol. 

Manifestô los deseos mas decididos por que los pueblos mismos 
recobrasen los derechos originarios de representar el poder, 
autoridad y facultades del monarca, cuando este talta, cuando 
este no ha provisto de régente, y cuando los mismos pueblos 
delà matriz han calificado de deshonrado el que formaron, pro- 
cediendo â sustituirle representaciones rivales que disipan los 
tristes restes de la ocupacion enemiga. Taies conatos son înti- 
mamente unidos con los deseos honrosos de su seguridad y feMci- 
(ladtanto interna como externa; alejando la anarquia, y toda de- 
pendencia de poder ilegitimo, cual podia ser, sobre ineficaz para 
los fines del instituto social, cualquier que se hubiese levantado 
en el tumulte y convulsiones de la Peninsula , despues de la 
dispersion y emigracion de los miembros de la junta suprema 
central. 

Cuando estas discusiones se hacen en secciones de hombres 



1810. 




El pnvlilu 
du Biii'Diis Aii'i't 

grande «iir'gU 

en favor ilr Ir cnuia 

do l'eriiuiido VII. 




Heouperacion 

dut deiccho 

iiii|ii'C!tcii|>lil>le 

da suburania. 





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IHIO. 



I'ii,li|< ni.'i I II i ii'U 

luliii' l.i I ri'n< mil 

(II- unu jiitita 

|iii>vitli nul 

ruliriiuij 



Slll>IO|!I)l ilrll 

tli-l i':i|iilil<i iil viiry, 

fil el l'ji'icicii) 

il"l m iiilii. 



Insijlirlon 
(le l:i Jiiiila. 



2(Ki PROVINCUH HKI. RIO DP. I.A PI.ATA. 

(Icsciicoiitrados, son cxpuostos A lus conscciKîiicias de iiii.i nvu- 
hicioii, y t'xpoucn {\ quo (\wxU\ acélalo cl cuorpo politico ; ptin 
si so (.'lupefian i)or cl ôi'dcii y modo rcgular de los nc^ucios j,Ta. 
visimos, no pucde niénos de rondiicii" como por la niano à la 
vista dcl cfciio que se des(!a. Tal ha sido la conducta dd pucblo 
de Buenos Aires en propcnder â rpio se exaiuinasc si en tl 
estado de las ocurrcncias de la Peninsula dcbia suljin^Misi; d 
mande supcrior de gobicrno de las provincias dcl vircinati) en 
uiia juuta provisional que ascgurase la confianza de lus pucMos 
y velase sobre su conservaciun contra cualcscpiicr asorhanzas. 
liasta réunir los votosde todos cUos, en quicncs rccac la lacultail 
(le pruvccr la reprcscntacion del soberano. 

El excnio. cabildo de la capital cou anucncia dcl cxciiiu. 
Sr. virey, â (iiiicn inlorm/» de l;i j^'cncral agitacion, ap'.ivada (dii 
el designio dt^ retcix.r el podcr dcl gobicrno, aini nuloriada (|ur 
fuese la pérdida total de la Peninsula y su gobicnio, (oiim 
exprcsa la proclama de 18 dcl corritnitt;, convcjcô la nias saiia 
parte dcl pu(d)lo, en cabildo gênerai al)icrto, dondo se disciitin 
y votô pûblicamente cl negocio mas importante por su ruiida- 
meuto para la tran([iiilidad, scguridad y l'elicidad gênerai; rusiil- 
tando de la comparacion de sufragios la mayorîa con cxccso \m 
la subrogacion del niando del cxcmo. Sr. Airoy en cl cxcnio. 
cabildo, interin se ordenaba una junta provisional de gul)ioriio 
liasta la congi'cgacion de la gênerai de las provincias : voto que 
fué acrccentado y aumentado con la aclamacion de las tropas y 
numeroso resto de habitantes. 

Ayer se instalô la junta en un modo y forma que ha dojadd 
fijada la base fimdamental sobre ([ue debe elcvarsc la obra d»' 
la conservacion de estos dominios à el Sr. D. Fernando Vil. 
Los ejemplares impresos de los adjuntos bandos , y la nutiiia 
acreditada en bastante forma que el excmo. cabildo, y aaii tl 
Excmo. Sr. virey cjue fué, D. Baltasar Hidalgo de Cisncros, dan 
â V., no déjà duda â esta junta de cjiie sera mirada por todos 
los jefes, corporacioues, funcionarios pûblicos y habitante^ 
de todos los pueblos del vireinato, como centro de la \inidad. 
para formar la barrera inexpugnable de la conservacion inteuia 



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PROVINr.IAS IIKI, IIK» I»K I.A l'I.ATA. "201 

i|(> loH (loniinios (\o. Ann-rira â la (Icpt'iidciu'ia dd Sr. IJ. Fvr- 
iiaudn Vil, ô (l«! qiiicii b'm'tiinaniciitt' lu r^'|trl'st'nt(^ No luônos 
o«ipt'i'a tpu' conti'iltuirâu lus iiiismos A([U(',<'iiantt) mas Anti'S st'a 
pusililc, sonomlircii y vcngaii d la capital los dipiitados (|ue se 
l'iiunciaii pan id lin cxprcsado on ol niisino acto (1(^ iiistalacion : 
ociiiiâinlosc von <d niayor cshicrzo on iiiantcncr la iniidad do 
los putddos, y en r,r»ni'itai' la trampiilidad y sc^niridad indivi- 
iliKil; ItMiicndo considcrariDn ;i que la condurta de Uuenos 
Airt's niut'stra qne , sin desôrden y sin vnlnt'rar la seguridad, 
liiK'dt' obtenersc, ol niedio de consolidai' la oonlianza piiblica y 
vil mayor ftdicidad. 

Es de espei'ar que, cimentado este paso, si Uega el desgi'a- 
liado nioniento de sabcrstî sin dndaalgiuia la pérdida absiduta 
(le la l'cninsula, se balle el distrito dd vireinato de lluenos 
Aires sin los graves enibarazos qiie por la inceilidunibre y l'alta 
ili' l('j:ilinia representacion del soberano en Espana â la ocupa- 
rion de los Franceses, la pnsieron en (l"sventaja para sacudirse 
lie ellos; puesto que tanto como el encniigo descnbierto invasor 
ileho tenierse y precaverse el qne desde le interior pronineve 
l;i désunion , proyccta la rivalidad, y propende â introducir el 
lontlicto de la suerte pobtiea no prevenida. Cuente V. con todo 
liM[iit' penda de los estnerzos de esta jnnta, cuyo desvelo por 
la ronservacion del ûrden y sistenia nacional se niostrara por 
los pfoctos. Este ba sido el concepto de proponer el pufblo al 
ixcmo. cabildo la oxpedicion de 500 bombr(»s para lo interior, 
foii el fin de proporcionar aiudlios militares para hacer observai' 
'lôrden, si se terne qne sin él no se barian bbre y bonrada- 
monto las elecciones de vocales diputados, confonne d lo prcve- 
iiido en el arti'ciilo 10 del bando citado , sobre (jne hace esta 
junta los mas eficaces encargos por su puntnal obser\ancia, y 
ladelarl. 11. 

Asimismo importa que V. quede entendido qiie los dipn- 
lidos han de irse incorporando on esta junta, c(jnforme y por 
'l 'ii'ilcn de su llegada a la capital , para qne asi se bagan de 
la parte de coufianza pûblica que convieiie al mejor servicio 
•li'l rey y gobierno de los pueblos , imponiéndose con cnanta 



1810. 

S(ihi'« 

nniiihrniiiiniti) 
lit' (il) iilU'Ivi, 



Vi'n!ajiii 

qui' (iriri'i'iiii 

l'-im iiii'ili.l.ia 

al 'iipiiiiilu 

lie l'il' v.ii* A •('•. 



Mi'ilid:) miljiiii' 

paru l'cM.icrvnr 

cl 6ii|i n iiili'rinri 



Voiln 

(Ih iui itr |)iii-:ii'!io 

los illpiit:iilii!i 

A I:i jinra 







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1810. 



ncconocimienlo 

(1« la auloridad 

d« la juota. 



208 PROVINCIÀS DEL RIO DE LA PLATA. 

anticipacion con vieae â la formacion de la gênerai de los graves 
asuntos qiie tocan al gobierno. Por lo mismo , se habrâ de 
acelerar el envîo de diputados, entendiendo deber ser uno por 
cada ciudad ô villa de las provincias, considerando que la am- 
bicion de los extranjeros puede excitarse â aprovecbar h dila- 
cion en la réunion para defraudar â Su Majestad los legitiiiios 
derechos que se trata de préservai*. 

Servira â todos los pueblos del vireinato de la mayor satis- 
faccion el saber, como se lo asegara la junta, que todos los 
tribunales, corporacioues , jefes y ministros de la capital, sin 
excepcion, han reconocido la junta, y prometido su obeiliencia 
pa.?a la defensa de los augustos derechos del rey en estos de .iii- 
nioi; : por lo cual es tauto mas interesante que este ('jeiiij)lo 
emptîîie los descos de V. para contribuir en estrecha union â 
salvar la pairia de las convulsiones quela amenazan, si no se 
prestasen las provincias â la unidad y armom'a que debe roinar 
entre ciudadanos de un niismo orîgen, dependencia é intoreses. 
 C'Sto se dirigen los conatos de esta junta, â ello los ruegos del 
pueblo principal dol vireinato, y â lo mismo se le excita con 
franqueza de cuantos auxilios y medios pendan de su arbitiio. 
que seràn dispensados prontamente en obsequio del bien y 
concentracioii de los pueblos. 

Real fortaleza de Buenos Aires, â27 de mayo de 1810. 

CORNELIO DE SaAVEDRA. — Dr. JuAN JoSÉ CaSTELLI. 

— Manuel Helgrano. — Miguel de Azcié.naga. 

— Dr. Manuel Alberti. — Domingo Mateu. — 
Juan Larrea. — Dr. Juan José Passo , secretario. 
Dr. MARiAjfo MoRENO, secretario. 







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PROVI?(CUS DEL RIO DE LA PLATA. 



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bpscnnricilo 

de lui opeiac iuiies 

ilesile b bai»lla 

il« TuUvfiv. 



EL CONSEJO DE KEGENCIA DE ESPAÇA F' INDIAS 

A LOS A.MERICA.\OS ESP.-lNOIJiS (1). 

Apénas el consejo de regencia recibiô del gobierno que ha isio. 
cesado la autoridad qm^ estaba depositada en sus manos, volvio oi.jei.. i»i.r.ordii.i 
su ptmsamiento i'i osa porciou inmeusa y pveciosa de la monar- 
qnia, Enterarla de esta grau novedad. explicar los motives que 
1,1 hau acelerado, anunciar las esperanzas rpie i)rnmete, y ma- 
nifestai' los prin('ii)ios que animan â la regencia por la prospe- 
ridiul y gloria de esos jjaises , han sido objetos de su primer 
eiiii'ado en esta mémorable crîsis, y va d descmpenarlos cou 
la tVanqueza y siuceridad ([ue nunca mas ((ue aliora debe carac- 
torizar en los dos numdos â las alniiis espanolas. 

Una série no interrumpida de iuibrtunios habia desconcertado 
toilas nut'Stras operaciones desde la batalla de Talavera. Des- 
vanociéronse en bumo las grandes esperanzas que debieron 
pronu'terse en esta célèbre jornada. Muy poco despues de ella 
t'iljftrido cjércitd de la Manclia fué batido en Almonacid. Defen- 
diasc Gerona. pero cada dia se imposibilitaba mas un socorro 
qui' cou tanta necesidad y justicia se debia A aquel herùico 
It'soii. (pie darâ a sus det'ensorcs un lugar sin segundo en los 
fastos sangrientos de la guerra. A pesar de prodigios de valor, 
• 1 cjénito d»' Gastilla habia sido batido en la batalla de Alva de 
IVirincs y Tamâmes, y con este rêves se habia completado el 
désastre anterior de la acci(tn de Ocaiia, la mas funesia y mor- 
tiïera de cuantas henios perdido. 

Siii l'ortuna no hay crédito ni favor. Dudâbase ya en la 
nacion si el cuerpo encargado de sus destines era suticiente â 
silvai'la. Todos los resorles del gobierno habian perdido su 
''la»tiei(lad y su fuerza. Las providencias cran ('» ecpiivocadas, ('• 



fl) Tomado de la Giiccln extraordinaria de Puenon Airei , <\c\ 9 de junio 
de 1810. 




Vil. 



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Ocnpiicion 

4le Anilaliii ( i 

poi' l'.s I' i'tiiii'i"-**s 



Konigiiucion 

de la lobuiaiiia 

de la jiinlu 



210 PROVixnrAS del nto de la plata. 

l;n'(|p y mal obpdocidas. La aml)i('ioii do lus particnlarcs. h (!,■ 
los cucrpos se habia oxcitado hasta un piinto cxlraonlinai'in. y 
so habia puesto en uua conlradircioii mas ô mônos abicvtii (dn 
la autoridad, Hasta los mas inoderados drcian quo nu polucriio 
rompuL'Sto de tantos individuos, todos diverses en caracltTcs. 
en priucipios, en profesion, en intereses. todus atendit'iuld ,i 
un tiempo d todas las cosas grandes y pcijuenas. no podia 
pensar con sistema, delibcrar con serreto, resolver con unidad, 
ni ejecutar con presteza. Pocos en m'unero para las jiranijos 
discusiones legislativas, excesivamente muclios para la aciidii. 
presentaban todos los inconvenientcs de una autoridad cumlii- 
nada raénos por el saber y la meditarion polîtica. (pie ]m\v d 
concurso extraordinario y Ibrtùito de las circuustaucias (|iip 
han mediado en nuestra siugularrevolueion. 

El voto pùblico pues era de que el gobierno debia redii(.ir<e 
â elementos mas sencillos. La misma jimta suprema. jx-rsiia- 
dida de esta verdad, habia ya anunciado esta uuidanza. y las 
proximas cortes extraordinarias, cuyu convocacion se habia 
acelerado, debian deteriniuarla v establecerla cou la soli'iii- 
nidad consiguiente ;t su augusta representacion. El gdliicriio 
que ella formase, y los recursos y arbitrios que necesariaiiit'iite 
brotarian de su seno, debian restablecer la coiitianza y ((jii ella 
restituirnos al camino de la fortuna. 

Los acontecimientos no han eonsentido que las cosas llevascii 
este orden. Recelosos los F'ranceses de los efectos salmlalilfs 
de esta gran medida, agolparon todo el grueso de sus fucrzas ;i 
las gargantas de Sierra Moreu;i. Defendîanlas los restns df 
nuestro ejército, batido en Ucana. no rehecho todavia de a([iii'l 
infausto rêves. El enemigo roinpiô por el punt( i.ias déhil. y la 
ocupacion de los otros se siguiô al in:,tante a j.esar de la ivvjs- 
tencia que hicieron algunas de nuestras divisiones. digiias de 
niejor ibrtuua. Rota pues la valla que habia al pareoer contriiilo 
a los Franceses todo el ano anterior para ocupar la Audaliu ia. 
se dilataron por ella y se dirigieruii à Sevilla. 

Brotô entônces el descontento en ((uejas y clamores. La per- 
versidad, aprovechcândose de la triste disposicion fti i]iii' ^e 




1RI0. 

ITi I I l'Il^l'jO 

(i ■ rciii-rii i;'. 



PROVINCIAS DF-r. RIO TiV. LA PLATA. 214 

hallaban los âiiimos ajiitados por ol terror, comeiizo d pervertir 
1,1 (ipinion piiblica, a cxtrjiviar cl zolo, a lialagar Ui malipiidad, 
\ il (lar ricnda â la licencia. H.iltia piicsto en eiecuciou kijiiiita 
la iiiedida que va anteriorniente Uniui acordad.'i de trasladarso d 
la isla de Léon, donde esiaban convocadas las certes; pero en 
cl viaje la dignidad do. sus individuus, y el respeto del)ido;i su 
carâcter, se vieron mas de una vcz expuestos al desaire y al 
(Icsacato. Aunque pudieron por lin rcnnirse en la isla y conti- 
iiuar sus sesiones, la autoridad va inerte en sus nianos no podia 
sosefrar la agitacion de los pueblos, ni animar su desaliento, ni 
liacerfrente a la pravedad y urj^encia del pebgro. Terminé pues 
la junta el ejercicio de su poder con cd ùnico acto que ya podia 
iilajar la ruina y disolucion del r;)stado; y estableciendo por su 
ival dt^creto de 20 de enero de este ano el consejo de regencia, 
resipio el deposito de su soberania. que ella le;:ftimameute ténia, 
y que ella sola en la situacion présente podia legîtimamente 
transferir. 

Taies han sido las causas de la revolucion (pie acaba de 
suceder en el gobierno espanol : rev(jlncion lieclia sin sania'e, 
sin vi'.îencia, sin conspiracion, sin intriga, producida por la 
t'ucrza de las cosas mismas. anlielada por los buenos, y capaz 
(le restaurar la patria. si todos los Espanoles de uno y otro 
iniuido concurren enérjiicamente â la generosa empresa. 

Ya el buen resultado de las operaciimes en estos primeros ii..nii.-c h. uutriu 
ilias son un presado de buena ibrtima iiara en adelante. '"'.".^ . 
Fiiiados los cnemigos en A abaudono en que supouian lia- 
llarse los puntos de Isla y Câdiz. codiciosos de tan rica presa, 
se liabian arrojado â devorarla cm su celeridad impetuosa. La 
marclia del ejército de Extreni idura al maiido del gênerai duque 
fie Alhtirquerque ba desconcertado sus designios ; y â despecbo 
fie sudiligencia y su pujanza. se liallan boy nuestros valientes 
(.'uerreros cubriendo estas interesantes posiciones, que estân 
seguras de todo atentado. La confianza se restablece en las pro- 
viiicias, nuevos ejércitos se forman, y los générales mejores 
cstânpuestos a su irente. Asi los Franceses. que creyeron cortar 
cl ncrvio de la guerra con la ocupacifm de la Andalucia. se ven 



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(>onfiania 

(II* la Espahi 

en Ml |i<iti'ilo. 



21 i l'ROVlNCIAS DEL RIO l)K LA PLATA. 

bufhdos en su esperanza, y a su espalda, â su frente, â sus 
costados, bajo sus pies mismos, la von renacer y arder con ni;is 
violencia que al principio. 

Sobra, Espanoles Americanos, ;i vueslros hornianos de Europa 
magnaniniidad y constancia para contrastai' los reveses que les 
envie la fortuna. Cuando declaramos la guerra sin ejércitos, sin 
ahnacenes, sin arbitrios, sabîanios bien a lo que nos expo- 
niamos, y vimos bien la terrible persptictiva que se nos presoii- 
taba delante. No nos arredro entônccs, no nos arredra tampoco 
ahora : y si el debor, el lionor y la venganza no nos dejarun en 
aquel dia otro partido que la guerra. no queda otro partido (\\\c 
la guerra à los Espanoles que escuchau las voees de la vfii- 
ganza, del honor y del deber. 

Contô si(;mpre la patria con los medios de defensa que pru- 
porciona la posicion topogrâfica de la rcninsula : contô con lôs 
recursos inagotables de la virtud y constancia de sus naturalcs, 
con la lealtad acendrada que los Espanoles profesan a su rcy. 
con el rencor inacababb; (pie los Franceses inspiran : cont(') diii 
los sentimientos de la fraternidad auiericana, igual â nosotros 
en zelo y en lealtad. Ninguna de estas espcranzas la ha ('n;:;i- 
fiado : con ellas piensa sostenerse en lo que resta de; la tor- 
menta, y con ellas, ; oh Americanos ! esta seguro de la Victoria. 

Que no es dado al despota de la Francia, por mas que todd 
lo présuma de su énorme poderîo, acabar con una nacion (pio 
desde el occidente de Europa se extiend»? y se dilata por l'I 
Ucéano y el nuevo continente liasta las costas de Asia. Uogia- 
dada, envilecida, atada de pies y manos, la entregaron â dis- 
crecion suya los honibres inhumanos que nos vendieron. M;i- 
gracias â nuestra resolucion magnânima y sublime, gracias â 
vuestra adhésion leal y generosa , no nos pudo subyugar en 
un principio, no nos subyug.vrâ jamas. Sus satélites annadcs 
entrarân en una ciudad, ocupisran una provincia, devastarâii 
un territorio. Mas los ccrazones son todos espanoles . y â di"^- 
pecho de sus armas . de sus victorias , de su insolencia y su 
rabia, el nombre de Fern-indo VII sera respetado y obedccido 
en las regiones mas ricas y dilatadas del uni verso. 



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1810. 

SolilO 

la celcliaiiiin 

(le las (orleK 

cx'raorjinariai. 



D'.puUilo» & ella». 



PROVINCIAS DEL ItlO t)E LA PLATA. 213 

Sera bendecido tambien; porquo â este nonujre quedard para 
sii^mpre iinida la época de la regencracion y felicidad de las 
inoiiarquîa en uno y otro mundo. Entre los primcros cuidados 
(lo la regencia tiene un principal lugac la celel)racion de las 
cortcs extraordinarias anunciadas ya ;i los Espanoles, y convo- 
r.ulas para el dia 1° del pnixiino niarzo. En este gran congreso 
cifraban los buenos ciudadanos la esporanza de su redencion y 
su felicidad tutura. Y si los sucesos de la guerra obligan a 
(lilatar esta grau medida liasta que pueda realizarse (on la 
solemnilad y seguridad conveniente, esta luisnia dilacion cireco 
;il luievo gobierno la oportunidad de dar al prôximo congreso 
uacioual la representacion compléta del vasto imperio cuyos 
(Ifîstiuos se le coniiau. 

Desde el principio do la revoUicion declaro la patria esos do- 
ininios parte, intégrante y esencial de la Monarquîa Espaùola. 
Conio tal le corresponden los misnios derechos y prerogativas 
que k la inctrôpoli. Siguiendo este principio de oterna equidad 
y justicia, fueron llaniados esos naturales d tomar parte en el 
gnljicrno representativo que ha Ciîsado : por él la tienen en la 
regencia actual; y por él la tendrdn tauibien en la represen- 
tacion de las cortcs nacionales , euviando d ella diputados , 
segun el decreto que va d continuacion de este manifiesto. 

Desde este inomento, Espanoles Ainericanos, os veis elevados 
â la dignidad de hombres libres : no sois ya los mismos que 
ânles, encorvados bajo un yugo mucho mas duro miéntras mas 
(listantes estal)ais del centro del poder, mirados cou indite- *'""' mlnôr'*'*"* 
ivucia, vejados por la cotlicia , y destruidos por la ignorancia. 
TtMicd présente que al pronunciar ô al escribir el nombre del 
que ha de venir d representaros en el congreso nacional, vues- 
tros destinos ya no dependeu ni de los ministros , ni de los 
vircyes, ni de los gobcrnadores ; cstdn (!n vuestras manos. 

Es preciso que en este acto, el mas solenme, el mas impor- Lo que dei.en lener 
tante de vuestra vida civil, cada elector se diga d si mismo : d ,u,*"tiipu"odoi. 
este hombre envio yo, para que unido d los représentantes do 
la metrôpoli haga frente d los designios destructores de Hona- 
parte ; este hombro es el que ha de exponcr y remediar todos 



Lot (leitinns 

de los 

Iliipnno- 

Americanoi 



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Ilniivo ui'icin 



2U l'ROVINCfAS Ui:i, RIO DE LA l'LATA. 

los îibusos, todas las "Xtorsiont^s, todos los iiiales . (luc lian 
causado en cstos paîscs la arbitraviedad y nulidad de lus jii.m- 
datarios dcl gobicnio aiitignu : ostc cl que ha de c<iiiliiJ)iiir ,î 
formai' cou jusias y sâbias leyes un todu bieu ordciiadi) de 
taiitos, 1..U \astosy tau scparados doiuiuios : este, eu lin, d 
que ha de detemiiiiar las tardas (jui; lie de sulVii', las jj,iaiKb 
que lue lian de ijerleiiecer, la ;:uei'i'a ([ue lie de sosteuer, la j)uz 
que, lie de jurar. 

Tal y tauta es, Espaù*les de Auiériea, la couflanza que \;ns 
âponer eu vuestros dipulados. No duda la palria, ui la rep-ncia 
que os habl.i pur ella aliora, que estos maudatarios serâu divans 
de las allas fuueioues ipie vau â ejercer. Euviadlos, pues, cun la 
celei'idad cpie la situacioude las rosas i)ùblicas evigf; que \rii- 
gan â coulribuii' cou su zelo y cou sus luct's â la restaurailoii y 
recouiposicion de la luouarqiiïa ; que l'oruieu cou nosolros l'I 
plau de felicidad y peiiecciou social (b! esos iiuuensos paises; y 
que coucurrieudo â la ejecuciou de obra tan grande, se revislan 
de uiia gloi'ia que sin la revoluciou présente , ni Espaùa , ni 
America pudierou esperar jamas. 

Heal Isla de Léon, 14 de febrero de ISIO. 

Javieu de CastAxos , présidente. — Fuancisco de 

SaAVEPUA. — AmOMO J)E EsCANO. — MltiUEL 

DE LaudizAbal y Uribe. 



REAL DECRETO. 




Coiiiiikracloii 
preliiiiiiKir. 



El rev nuestro senor Don Fernando VII , y en su real nom- 
bre el cousejo de regencia de Espaùa é indias : consideraudo 
la grave y urgente uecesidad de que â las cort(?s extraordina- 
rias (pie lian de celebrarse inmediatameiite que los siicesos 
inilitares lo permilan, coucurrau dipulados de los doiiiiiiios 
esi)aùolt\s de America y de Asia, los cuales rej)resenleii (ligna 
y legaluiente la voliinl;ul de sus nalurales eu aquel cougresu, 
del que lian de depeniler la restauraciou y felicidad de toda la 
uiouanpu'a , ha decrelado lo que sigue : 




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l'IlOVlNClAS UEL UIO UK LA l'LAlA. !21.") 

VciiflriMi (i tt'iicr |t;u't(' en l;i l'cin'csciilacidii ii;iri()M;il do lus 
idcics ('Xlr.'iordiiiiiricis ticl rriiio diputiKlds de lus virciiinlos de 
Niicva Kspana, l'cn'i. S,iiit;i le y Uiicnns Air^s. y de I;is caitil.i- 
iiias i;i'iR'r;d('S de IMn-rto Uici), (',id)a, Santo L>()iiiiii,i:o,(liiatt'jniila, 
l'ioxiucias IiiliTiuis. Vciu'zui'la. Cliile y Filipinas. 

KsIdS dipiitados scrâii iino por cada capital cabcza de parlidn 
lit.' o.stas dirtn-ciitcs |)i'(iviucias. 

Su t'it'cctuii so liai'â poi' cl ayiiutaiiiicnto d(^ cada c.ipital, 
noiiihi'ândosi' priiiK ru 1res iiidiviiiiios iiatiiralcs de la ^'ritviiicia, 
(liilados de pi'ul)idad , taleiiio é iiislnicci(»ii , y exeiitos de tuda 
iiuta ; y sorleândose despiies iiiio de lus très, cl (pie saliça ;'i pri- 
mera siierte sera dijtiitado en curtes. 

Lasdiidas (pie |)uedaii ociirrir S(d)re estas elcccioiies scrâu de- 
liTiuiiiadas br(iVt' y pcreiituriaiiieiile por cl \irey ô capilaii ^e- 
iR'ial d(! la proviucia eu iuii(jii cou la aiidieiicia. 

Verillcada la elecri(jn, recibirâ td dii)iiladu A tcïstiiiionid de 
(Ha y lus poderes d(d ayiiiilauiieiilft que le clija, y so le dar.'iu 
toilas las iusirucciuues ({ue asi el uiisuKJ ayunlaïuituito coiuo 
ludos lus dénias cuuiiircudidos eu a(jucl |iartidu (jiiierau darle 
Htbn; los objetus (b^ intercs général y particular que entiendan 
tit'he pruuiuver en las curtes. 

Liiejiu (jue recii)a sus poderes (• instrncciones, se pundrà 
iiiiii('('.iataiuente eu caniino i)ara iMiropa ]j(»rla via mas brève, y 
SI' (lirii;irâ â la isia de Malbtrca. eu doude deberan remiirse todos 
lus dénias représentantes de Aniérica a es|)erar el muuiont(j de 
la convocacion do las curtes. 

Los ayunlaniieutus electoresdeterminarân la ayuda de costa 
i|Ui' dibi' seùalarse ;i los dipulados para ;:astus de viajes, nave- 
^Miiitues y arribadas. Mas cuiiiu uada contribuya taulu â hacer 
ri'spetar â un représentante} del pueblo cuniu la nioderaciuu y 
la tcuiplauza, cunibiuadas cou el decoru, sus dietas, desde su 
l'iitrada eu Mallorca liasta la conclusion de las curies, deberâu 
^l'P de. seis pesus Inertes al dia, que es la cuuta seiialada â los 
iliimtados de las provincias de Lspana. 

En las uiisuias curies extraurdinarias se establecerâ despues 
la l'ornia constante y tîja eu que debe procederse â la elecciuu 



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Su liMiie. 



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Sus ilict'ii'. 



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dcccioamiu. 



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1810. 



Sobre juriiuento 
de obeilienci». 



216 l'KOViNriAS hF.L lun ue i.x plata. 

de diputados de esos doniinios para las que hayau de celebrarse 
en lo sncesivo, supliendo 6 nindificando lo qiie por la nrgoncia 
del tienipo y difuMiltad de las ciiruustancias no ha podido teiitT- 
s(; en este decreto. Tendréislo eutendido , y lo coniunicareis a 
(jUJen corresponda para su eun)j)liniiento. 

.Iavier de CastAnos, présidente. — Francisco de 

Saavedra. — Antonio de Escano. — Mimi el df, 

Lardizàbai. y Lribe. 

Heal Islade Léon, â il de lebrero de 1810. 
Al îtl (Fques do las nornv'izas. 

f ''.}>' esta proclnmn iiiif/rcsa en C'àdiz pero sin firmu, sin cons- 
''roAttii" H leyitimiddd ,ni auiorizacion algnna, pasô la real nu- 
(lioncia et si <i m'en te oficio^ acoinpnhnndolo igualmente de un hondu 
del fjobeinador de Ciidiz, tamhien sin fuerza ni autorizacion . 

ExcMO. Senoh , 

Los tiscales de Su Majestad hau preseutado al tribunal t^i 
este dia los impresos tpie aconipaîiau â este oficio, jiidimdu sp 
pasf el correspondieiite à Vuestra Excelencia para (|ue se don 
las providencias convenientes â su ténor y cumplimieiiti) sin 
deuiora, proeediéndose desde luego â prestar juranieutu y 
debida obediencia al iiue\o superior consejo de regcncia de los 
doniinios de Espana é Iiidias, y al nonibramiento respectivo df 
diputados para las cortes, que han de celebrrj'se segun y cuiim 
en ellos se lialla dispuesto. Y contemplando cl tribunal jnstas y 
necesarias tan aceiladas disposiciones , se dirige â Vuostra 
Excelencia reinitiendo los indicados impresos, por si acaso no 
hubiesen Uegado <â sus inanos. y con la inisina suplica, os[it'- 
rando de su zelo por los iutereses de nuestro augusto soberano 
el sefior D. Fernando VII tendra todo el efecto que se desoa. 

Dios guarde â Vuestra Excelencia mu^lios anos. 

Buenos Aires, y junio G de 1810. 

Excnio. Senor, MaiNUel de Velasgo. 

Manuel José de Rkyes. 

Excmo. senor présidente y vocales de la junta guhernativa. 



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PROVINCIAS DF.L RIO UE LA PLATA. 



217 



CONÏESTACION DE LA .lUNTA. 



Pan resulvcr en el gravisiiuo piiiito que aciùm Vut'str.i 
smvh do rocomoiular ;i esta junta â ])i'ti('ion do los seùoros 
ti-calcs. manda la juula quR aviso Vuestra Sefiovîa ;i la inayor 
liri'vcdad si ha roribido alj^uiia ûrdcn cKpedida por coiidiicto 
Iririlimo u couocido para td rocunociiiiit'nto did coiiscjo do ro- 
.viifia : ô ignaliiionto si hay algim ojoinplar eu el airhivo de 
osa i'o;d audiencia, de ([uo se liaya recoiiocido y jiirado luia 
(iiitoridad suberaua eu virtud solainonto de un iinproso simple, 
>iu aiiturizacion alguna, ni constancia do su romisioii. La junta 
(losea el acierto, y no debiendo domorarr.e la resolucior nanda 
i|iioahora mismo se forme aruordo oxtraordinario conf«;,',st 'ia 
d'! los sonores fiscales. 

Dios guarde d Vuestra Sefioria muclius anus. 

Buenos Aires, de junio do 1810. 

CORNELIO PE SaAVEDRA. — DOCtO. .i JAN JoSÉ 

Casteli.i. — Manuel Delgrano. — Miguel de 
AzcuÉNAGA. — Doctor Manuel Alberti. — 
Domingo. Mateu. — Juan Larrea. — Doctor 
Ju.LN José Passo, secretario. — Docter ^URLL^o 
Moreno, secretario. 
À la real audiencia. 



isio. 

I tlriiiiilinn: l« 
0>- .1 j'iiilii. 



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OFICU) DE LA HEAL ALD1ENCIA. 



ExcMO. Senor , 

Si el tribunal huluera tenido algunas ôrdenos oficialos para 
t'I rocoiiucimiento del supremo i(jnsi^o de regencia, las hubiera 
«omuiiicado ininediatemento a Vuestra Excelfîncia, sin hacerle 
'^i^ultacion de ellas, guardando como debe la buena fe de su 



Nupvo uOi ii> 

•o' ip il jiii'uiia-iitQ 

(le ohiiliriii'i» 

al gubicinu. 






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niOVINCIAS DEL IIIU UK LA l'LATA. 



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1810. iiislitiilii, y la ron (\w sionipiv so lian eondiuido y conduciràu 
sus niiiiisti'os : y si diriiiii'» ;i N'iicslra Exccicncia losdos iiiiinvsos 
que lU'cscnlai'un los sciiurcs tiscak's, fut'» porquc const;iiidn pur 
cIIms, y iMtr la (in'-rln inihlici de la ro-xciicia que alcaiiza li;ir,t;i 
filles de im;h7.(i, la iiolorifdad de la iiistalai'ioii dt>l sii|iri'iuo 
coust'jo do rcp'iicia de l'l>i»ai'ia é liidias, y id l'ccoiiociiniciitu île 
la nacioii, pudi-ia Vucslra txctdciicia en iilciicioii â las rxlraor- 
diiiarias circiinstaiicias dtd liciiipo, y pni- coiisididai' la iiiiiuii Jo 
cslos dniiiiiiids cou los dcmas (jiic rcconoccu la subcriiiiia du 
miosti'o aiiyuslo s(dM'raiio A Sr. I). l-Vriiaiido Vil, ivsoher li 
jura de a(jii(d siipi'ciuo goldcruo, asi coiuo eu la dudii ijc su 
('\istt'ii(i;i, y cou uulicias iiiciios aiilciiticas se adopl.u-uii iin'di- 
das que si uo crau ajustadas â las levés, al menus la neccsidail 
las couslituyô iudispeus:ddes. 

El li'ibiiual lia creido proi)io de sus delieres y respunsaiiiliilud 
propoiierlo asi â Vneslra l-Aceleiicia, ciiya ilustracion |)('s;iiiilri 
lodas las circiuistaucias del caso, su ^MMvedad y delicade/.,!. 
resolverâ lo (pie considère luas opurluno y cunveuieiite al ser- 
vicio (le Su Majestad. 

Dius guai'de. â Viiestra E.vctdeucia luuchos aiios. 

Buenos Aires, (J de jiinio de 1810. 

Kxcnio. Seùor , 
Manlki. i»k Vki.asco. — Manuel .Iosk i»k |{kyes. 
— Mani'kl iie Vu.lota. — Antonio Caspk y 

RoDUidlEZ. 

Kxcmo. Sr. présidente y vocales de la junta j;iiljoriiativa. 



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NUKVd OKJCIO DK LA JUNTA. 




(:„nH.im„i..npj Eu SU oHcio (le ayer reconiendô Vuestra Sonoria â esta junta. 
q,...fxiu,..'i..jnnia ,.„jj,,, j|,s;t;i y uecesai'ia, iiua peticion de los senures liscak's 

) Il llUl'Vl) (ifii'IO. ' ■ ^ 

dihiiida â este tribunal, para que en coiisideracion â dosiinpie- 
sos cpie le aconipaiiaban, se procediese â su cunipliniioulu, 
prestândosii juruniento y debida obedicncia al nucvo cuiisojo 



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l'IlOVIX.IAS DEI. HKI DE I.A l'I.ATA. S10 

>ii|iiviiiii 'II' n'p'Ufi.i (le Ks|);in;i »'• linli.is. Lus iiiiprt'sus eraii 
i)ii;i iirMclaina drl coiiscjn de ivjit.'iifia cii (pit' se llaïuan dipii- 
iiildxlf Aiiit'rica para las cortcs, iniprcsa en Câdiz, siii iiriiia, 
«iiiMiitiii'i/at'ioii aljiiiiia, ni olicii) de rcinisioii ; y iiu haiido dt'l 
.dliiTiiador de (liidiz en que publicaha la provisùm dcl cuiisejo 
[ara t'I rfcuiiuciiiiit'iito dcl de l'cjifiu'ia. siii iiniia i;.nialiii('Uto, ni 
mIio p'-iu'i'o de ciiiupi'oltaciiiu. Iicscando la jiinla obrar fou la 
inriiiispt'cciuii Cdrrt'spuiidifiiti' â la ^'i-avcdad de la iiiateria, 
|,;iN('i iilicio â Viit'stra Si-iiniii iiiiiicdiatt'iiu'iilt' para (pic le avi- 
vht' si se liabia iwiliido alj:iiiia ('tnlt'ii cvpfdida i»ui' (•(indiicto 
k'itiiiiiMi (■()ii(K'id(),pai'a cl l'ccouuciniiciilo dd coiisujo de l'cgeii- 
1:1. Il si lialiia alj;iiii cjciiiplarcii d arflÙMi de esa real aiidieiicia 
•\i' (|iic se Imliiesc jiii'ado y l'cioïKicidu al^iiiia vez uua anto- 
riilail solici'aiia eu \irliid solaiiiciite dt' un iiiij)resu simple, sin 
iiilori/.acidii alfruna, ni cunstancia de su rcniisiun : â loque 
iHiitcsIi'' cl tribunal, ([uc nu liabia rccibido ôrdcncs olicialcs, y 
•jiic la ivuiisiuii de los inipresos habia sido ihiicamcnte porcpie 
lisevU'aurdinarias eircunslancias quereunian, pudrian decidir 
Il jura de aqiiel suprcino gobierno. 

La jiinla esta persuadida (juc cl tribunal le liarâ jnsticia 
iiceira de su lidclidad; [jcru coiuo lus actos del gobicrno deben 
i^i'iilarse pur priiieipios establcs, y nu es la rclij^ion solamente 
liiqni' esta cxpncsta â los peligrosos c.vtrcinus de incredulidad 6 
tmalisiiiu, desea la junta asegurar el aeierto eon cl vott> du esc 
triliuiial; y en su virtud pasa ;i Viiestra Senoria las siguicntes 
l'Hiisidcraciones para que en su vista le expunga trancaniente io 
'\\\ii ('(.iiisidere que (b-be ejccutar. 

Las incertiduinbres acerca de la representaoion légitima del 
[lodcr soberano del Sr. l.>. Fernando Vil causaron la discusion 
liiiblica {pie se tuvo en esta eiudad cou expreso periniso del 
i-Mbifriio ; y su resnltado fiié subrugar el niaiido cbd Sr. virey 
■11 l'sia jniila, instalada provisuriaiiiciite liasta cl eongre-su de 
lis ilil)Utadus d(.( las pruvincias, â ([uienes tocaba el examen y 
'lî'r''» de la representacion (pie debia ejercer los dereelios de 
nut'stro aiigusto nionaira. Aun cuando quisi(''i'amos anticipar la 
l'-suliuiuu, es uccebiu-io exuiuiuar çou madiirez los i'undainenlos 



1810. 



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Mciicioii 

(le iiiiaf 

cirriiiiilanciiit 

coiiiliiccnlri 

al ciiu. 



220 l>H(»>l!N(:iA» IIKI. RIO DP. I.A IM.ATA. 

de un acto (jiio, podria dc^spurs pnKliicir nntalilrs cinbaïazdxn 
la décision (hd conKvesct; y ruando nada se aventura eu ohm. 
cou arre^lo â las levés, no se descubre la causa iiupulsiva d,; 
una providencia (jue las traspase. 

La junta lia Jurido al Sr. l). Kcniaudo Vil, y la conservacimi 
de sus augiistos dercchos; se ha instalado i^^ualincnfc luin d 
preciso coucepto de recoïKicer la re|»reseiitacion soheraiia lt't:ili- 
mamentc estaldrcida en Esjtana ; y este recoiiociiuicuiK dii,,. 
ser efecto de la resolucion de dos cueslioiies : I" la a'vU'u 
indudalde de la rcja-esentacion sidieraua estahlecida en Ksp;ifi;i; 
2" el couvenciniiento de su Icfiitiiiiidad. Aliora solainentc sf 
trata de la primera, y en orden â ella pregiuita la juiita : j, I n 
impreso siii finna, sin reinisioii. sin niiiKUii apoyo de iVn-imiii 
légal, es bastante )»ara decidir la jura de un poder solicraiio. 
cuyas incertidumbres causaron las graves novedades que .il'I- 
taron ântes este pueblo? 

Sabeiuos por gacetas espanolas é inglesas los artilicics (\\w 
pone en uioviniiento el intruse rey para desorganizar y o<n- 
fundir la lirnieza y lidelidad de los juuddos chi America: Viicslr.i 
Seftoria sabe muy bien que ha remitido â todas partes papcliN 
impresos, y que mucbos de ellos lian venido sellados cou (irinas 
arrancadas por la violencia ; y cuando el gobierno apura su viiii- 
lancia y precauciones para no ser seducido , ^ séria priidoiilt' 
procéder â la jura y reconocimiento de una representacioii sohe- 
rana, sin otro fundamento que un papel impreso sin tiriiia 
alguna? 

Sîrvasc Vuestra Senoria recordar la conducta que guardû ou 
la instalacion de la junta suprema de Sevilla ; no cran entôiices 
mayores cjue aliorii las incertidumbres de la soberauia. la for- 
macion de la junta constaba d ese tribunal del modo mas aiitôn- 
tico, d los documentos irréfragables que la comprobal)an se 
agregaba la mision de un oficial de rango, que no traia otro 
objeto que facilitar su reconocimiento ; sin embargo, el tribunal 
y dénias autoridades no la juraron y reconocieron, ni se cuusi- 
dero el tribunal compelido por las circunstancias extraonli- 
narias y necesidad de consolidar estes dominies con los deinas 



1 \ 



s f'inbaiM/.ns ,11 
iilura t'i) obnr 
i iiiii)iilsi\,i (!,' 

a coiiscrvarion 
linciiti' liajii f'I 

tltcraiia Ic^'iti- 
x'iniiciitd (l(l)c 

I" la (vri.7,,1 
ida en K>|(an;i; 
i solaincntt' y 
la jiinta: ;, In 
»yo fl(> IVn'iiiiilii 
oder snliiTaiio. 
lades que .iih- 



(jiie giiardû eu 
> cran entouces 
borauia, la for- 
L)do mas autén- 
mprobal)an se 
j no traia ulro 
rgo, cl tribiin.il 
m, ni se coibi- 
cias extraordi- 
con los deiiias 



i'ROVIX.IAS DEL HIO DE I.A l'I.ATA. 



juc î'cconocian la sobiTania de uut'stro augiisto nionaira ♦*) iiio. 
Sr. D. Fernando VII. 

AdTc/indonos mas â la rucstion dcl dia. \enios (jiic cl lAcnio. 'HrM r»i. 
Sr. 1). Haltasar Hidalgo de Cisncros rccibit'» gardas , en ([ne se 



>|iaiia. no se consK 



Ifiar; 



a con nn'iios dereclios. ni niénos 



n'iufsentacion que lasjuntas |)ro>inciales de acinellos reinos; y 
i|iit' l'ii nada traspasarâ los li'iiiiles de su instalacion i)ro\is(»ria, 
iiiinvvendrâ cl juicio y l'unciones propias dcl congi'cso (jue esta 
l'oiivucado; asegnrando â Vuestra •Senorîa y al nuuido entero 
•iijiisto liouor de los sentiniientos que la aninian, que en niu- 
:uiias iiianos estarian mas seguros ([ue en las suyas los dereclios 
* tt'iTitorio dcl rev. 
Itinsgiiarde à Vuestra Seiioria muclios aiios. 

Huenns Aires, 7 de junio de 1810. 

CoHNEi.io i»E S.v.vvKiuiA. — Dr. JrA.N José Cas- 
TKLU. — Mamki. Hei.<;ua.\o. — MniLEf, de 
AzciKXAiiA. — Dr. .Mantei. ue Ai.uervi. — 



è II iurt 
ili'l ciiniFjo 



niiiiiniicaba cl consejo de regencia erigido en C.âdi/; Su Kvce- 
hiria no dudaria de su verdad, pues las diu al piiblico por 
iiicdio de la prensa; sin embargo, no iratô de reconocer y jiu'ar 
:ii|iitd cnnsejo, ni Vuestra Sefioria excitô su autoridad para que 
lo liiciera; /, por (pié pues se prétende de la junta un acto que 
l'ind senor virey m» se crevi'» debido? (, Coric algun riesu'o la 
l'Iicra de acpiellos actos solenmes que con arreglo ;i las 
li'Vi's (leben decidir la certe/a y legitimidad del mievo 
Mbicnio? (, Desconlia Vuestra Senorîa de la junta ('• de este 
|iiit'l)l(i ? 

l'ara (jne el zelu (bd tribunal repose trampiilamente sobre n. 
|iriii(!|)ius ciertos. le liace saber la junta: que ella bajuradopor 
>invy y sefior natiu'al al Sr. D. Fernando VII; (pie lia jurado 
ivi'iiiiocer toda reprcseiitacion soberana establecid;i legitima- 
mciitc ; (pie en desempefio de estos debercs lia iiiandarlo â 
Lspafia un oficial con pliegos para el gobierno soberaiio legi'li- 
iiiiiiu'iite establecido : pero (pie siendo repetidas las declara- 
liiiiics de ([ue los pU(d)los de Anu'rica son iguales â los de 



il( ri-|(uiii'il. 



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DdMiNoo M\Ti;i. — .IfVN L\!uii:a. Iir. ,| 
.IdSK l*\ssn. scm-fiin'ii. — hr. Mviiiwn M, 
ui;.\n. si'i/rdirii). 



A ia i-cal aiulicii'.'ia. 



M i;Vo (»|'l<:i(> hK l,.\ ItKAL AI lill.NCIA. 



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iiliri' lui iiifoiii ( 



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l'.'.i l'I (iliiiii lie Viioli'a |'",\cc|ciici,i (|in' acal>a t'a- iirilijc ,.| 
trih'.nial. iii;iiiilifst;i i>s;i jinit;! (|iio , para |ii'iin>i|i'i' ciu .ni, h,, 
S(i|i|(' l'I irCiiiiiM'iliiii'llIii (li'l rn|i>;('iii <ll|il'('illn dr l'CL'cnn,! i|ii. 
pidirrnii ;i\i'r liiN M'i'iiiiTS lix'ajc». dcsci ;iM'L;iii;ir|ii ni|| i\ \,i|,, 
(If i'>t(' friliiiiial. ,1 ni\(i lin le nlVfci' \ari;i> l•('llt'\'^l;l'^ |i;ir;t (|iii' 

cil Ml \i->l,l I"' r\|ln||LM IV.IIiraiIlt'IlIt' In ( |1|(' ('nlisilii'IV ijllr iji'li-' 

('icciilac. 

l'.l Ihliiiii.il (•iiii\it'in' (It'sdc liit'jrd foii Viii'sfra r.\ir|cii(i;i m 
([lit' un --idii iin|ii't'sii. sjn las l'unnalidado lt'y;alt's f\\U' In i'|i'\,'ii 
»..i.r.'i.jni.i ,1 1,1 cliisc di> nii ri'.il dt'sp'H'lin . wd i"^ liastaiili' |i;n''i di'cj'lirli 
.1.' .rii!n'i!i! jiii'ii di' 1111 piidt'r Milii-ranit. ni ami p.ira rccdiKici'i' rii;di(tiii'iM 
idra iiirt'ciur aiifnrid.id ; iii.i-'; cnaiid.i im >•• iliid.i ilr la >ry\>/.\ 
i\v\ <'>t;ilili riiiiii'nîu qm- nintifiit- diilm inipri'»ii. i M.iiiiln iiii<- 
î'i's.i ,i |;i iinidad dr l'I» parles de la iiacinii mire -i iiiimii;i« 'I 
l't't'iiiiiM-iiiiii-tilii de nii'i ><iipi'rnia 'iiMnrid'id. y niandni'^ iintun:! 
\ l'Mdi'iiti l'I ntilidail ipji- iT^nit'i ''1 l'I ti'ainpiilidad di-i'-loilnim- 

lliiis ,\r lij.ll' Ml-, idra-^ rll l.l l'^l.llliliiiad de nil Uidili'llln ^nlii'IMII'i 

di"<i'adn pur |,t iiaiiMU (nniM ri iii.i^ cnnrnrnir ;'i li li'\. } aii.'iln.M 
,'i iMii'xtiM riiii>iiliirhiii. p.ipt'ci' ipii' di' traspa>.ir m l'-l'i parli'lt 
nl)si'i\;in(ia di' l'I-- |i'\i'>. iiu >(• si;;iit' pi'riiiiciii al^'iiii" .d l'^lail", 
y àiitrs lii. n M' II' pritpurrioiiaii iiiiiclins liir'w-. 'sjn \,h:w -ii 
(iti'it r\n"Mi ipii' i'\ il>' 'itilii'ipar iiii.i iiiii'v.i pnii'lii dr iiii)'ï>lri 

lidt'lidad. N drl lllti'iv> \ /idit cull ipir IllilM l.l illlll.l. l'I II'iImiIhI 
y tnilii l'I pniddn. ^n nitlllin rllLlii- \ Mlllurdili.IClnll .il .Mlilrl'll" 



1^1 niltniu oiiiiii' 



nariiiM.il 



rii.iiidd l'I liaiiilll.d pasi'i ,i\ci' iiliriii ;i Vilfslr.i |-'.\ri'li'M"'it !'•' 



ll'l' Ccll .irirrln 

' rc'.'i'iiiM.i ijii- 



pnoviNr.iAS uni. nio m; \ \. v\\r\. 



2o;j 



|ifaii<^n(l(il(' conut jiisto y iicccscirir» cl rcninociniicnto de |;i iv- isio. 

:i'iHi;i , se li;ilii;i cspiiridn i-ii r| in'iltlicn l.i vu/ di- ipif l.i 
li.ilii.i l't'i'tiiiocidii l;i riiidiid de .Mi)llti>\ idi>n : nu |)iit>di' ,iilll 
iv»|Miiidt'i' df l;i cri'li'Z.i di' l'sic lii'cliti. |M'iii si i'iicst' cici'to, 
.(•ria priidciilt' im ndard'irlo rii t-st.i ciiiitid. ('• ;d iiuMins liahcr 
iii;iiiirrst;idn ;d inUdicn (|ni' si' liari.i liicpi (|ii(' llcpiscii lus plic- 
:ms dr (iliciii : lu cniilrarin pndria dar Iiilmt â iiiia di\i>inn 
iiMxi li'ausn'iidt'iital â las |)ro\incias iiili'i'iort'S . y â iiilci'prc- 
thiMiics siiiicslras snliri' la I(';»'alidad y l'i-clifiid de las iiitrii- 
limirsdi'l pdiirnid. ipir nii!\i('ti(' i'\itai'. ponpic l'j \iili:(t |irt's- 
midi' de riiiidaiiii'iiti)> lr;:alcs i-iiaiidii M* «■icinplns aplaiididiis 
• iiiiiii'dialiis ipit> csliiiiulaii su aiiiur iiaciniial. \ la niordacidad 
inaira pi-rdoiia tii'n cnntra lus ipif iiiaiidaii l'i lit'um inlliiin i>ii 

|| L'i'ltii'l'lln. 

\ I II' lia>Hta al triliiiiial la jiista r(uiliaii/,a (pir liciir m la tiilc- m. 

ll'l id lU' la jniila : si> iiilfi'fsa tainhii'u fii >u rniiii'ptu pnhlico 
"iiin ipit> d)' td di'priidc cil cl actual csfadu de las rosas la fraii- 
'|iiilii| ni t\>- cslns diiiiiiiiiiis; dcsca (pic cii Indus se inspire i^iial 
l'Hitiaii/,!; (pic >c iiiiaii lus âniiiios «pic \iicn|i;i l'AccIcncia 
iM'L'iiiM di\ididii> l'ii itti'ii idiciii de c^le dia : y iiiii\ cdi-ta luc- 
'litacieii es >iili(ieiile paca ((iiKicei' (pie la i:esti(in (|iic ayer lii/.o 
i| triliiiiial S(dii'epasaiid(i la dispdsieidii de la le\ . es la priKdia 
lii.i"" -x'^rura dtd eiiipcfid (pie loiiia en sosleiicr aipudhts (diic!(i>, 
i"ii li'N dénias que intcresan id dcctiro de este piKddu. y la sa- 
l.l (■al;^a (pie <(i>telielll(i> \ cil ([Ile (hdieilKi^ aiisiliai' ,i la 



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II. <e|)ai'aiid<> Iddn i'imcIm (pic piidicsc caiisaiie esta iiiin 



\.iiiiiii. 



pile id triltiiiial (pie im ^c diida de la instalacioii d(d ^iipi'c- v. 



iii'i iniix'jd df fc^'cncia. pdl'ipie diver^d- (iiiidiicliis lu aiiiiiK iaii, 
||"i'i|ii'' lus pap(dc>> pTiidicdS espaiidic» lu Cdiiliiinan . \ pdi'(pie lui.i, 
l"> li.i^ajel'dS nalliralo de c<le pais \ pl-dcedelilcs t\f ('..'idiz Id 
l'iililniii. Dc^cdiiric N'iicstra l'Acelciicia de ld> papide> pi'ildicds 
l'i' \'iiuaii i-iiandd e\cilcn (d lia^liuiid di| (H'dcii . n pidiniic- 
^■111 II dnisidii entre las pi-d^iiicias espaïKdas. pdfipie ciiti'inccs 

' 'Il de I clai' en cllds lus arlilicids del intinsu rc\ para desor- 

g;uii/.,-ii' \ (Miirmidir la linnc/a de lus puclilos; peru enandd se 



qiii> ll'l en iiiiitrie 



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qiii! iiiipiiliô 

U jura lie la jiinla 

lie S'ViIIj. 



l'eligio (li; pntior 

en iluilï 

la Ivgiiimldud 

di-lco:isejo 

de rc|rennia. 



Mltiun p:irlic'iitai' 

ilii 1^1.1 11 

• I gubitiiio 

cripxriol. 



824 PROVINCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 

(lirigoii â la union impénétrable de las pro\incias bajo un Icjri- 
timo y sabio gobierno en representacion de nuestro augusto 
soberano el Sr. D. Fernando MI , léjos de temer un arbitrio de 
seducrion, debenios oir en ellos la voz ilustrada de la nacioii. 
que bajo unos principios solidos y estables ronduoc nucstra 
acendrada fidclidad al iinico sistema que debe aiTuin.U' los cs- 
iuerzos del usurpadoi . 

La junta de Sevilla dejô de sor jurada, no por falta de aiittii- 
tioidad en Icjs despachos. sino porque en ella no se rccdiioii;! 
el cariieter d»» un poder soberano que reuniese los votos de tnii.i 
la nacion : las autoridades de IJuenos Aires conàiderantii Miti- 
ciente unir sus ideas â las de aquella aiitoridad, ciiinjjlit'iuii mis 
encargos, y reconocieron en ella oierta especie de supcriitriiLiil. 
con el objeto de que en cireunstaueias tan criticiis uo t;ilt;isiii 
el enlace y deperdencia de estas provincias de la nacion. 

Aunque el cllcio de Yuestra Exeelt'ueia no entra aliora en la 
cuestion sobre lu legitiniidad dfl Mqirt'mo goliicruo de rt'p'ncia. 
debe liacer présente el tribunal cuân pcligroso séria pruiiKncr 
aqui una cuestion que solo puede decidir el voto gênerai de la 
nacion, nmcho mas euando consta qu(^ lo ban recouotido va las 
pro\incias de E^pana, las naeiones amigas, y el suinvum coiisein 
de Kspafia é hiflias. que lia expedido las realcs (•('■dulas (dii\i'- 
nientes para su obedeciuiiento. Sirvase Vuestra Fixceleiilia leer 
(d enérgico discurso cnu que el llnio. Sv. decano goberiiadin 
felicit(') â la regencia al tiempo de recoiiocerla el consejo. \ 
liallara en t'd mâximas propias de la sabidu.na y circunspeccinii 
del primer trii)uual de aqr.ellos y estos reinos. que no inéims 
manili"stau las esperanzas que lia fundado la nacion eu a((iit'l 
establecimiento cpie la legitimidad de su instalacion. 

Nunca ba tenido el tribunal inqnietud sobre l(»s seiitiniieii- 
tos de bonor y fidelidad que asisten ;'i la junta, y los conlirnia 
aliora con la noticia de liaber uiandado a Espafia un olicial coii 
pliegos para el gobierno soberano ; pero liabieudo Viiestia 
Excelencia ofrecido conuuiicar al publico sus oi)eracioues. sciia 
conveniente cpie no caieciese de esta importanti^ noticia . p in 
disuadir con ella el vulgar conceplo con que se supone dirigid;' 



'^^! 



PROVINCIAS DEL RIO DE LÀ PLÀTA. 



9Êo- 



lot (li|iiiiailiii 
(le la Anit'rii'a. 



aquella mision â la Inglatorra. El tribunal conocc que no es jgio, 
posible conciliar el acierto del gobierno con la publicacion de 
rauchas de sus operaciones; pcro la proscnte, lôjos de ofrccer 
estorbos, concurria d asegurar el concepto de la jnnta. 

tUtimaniciite, â pesar de cuanto Ueva expnesto esta rcal au- i,, ►imncion 
diencia, como ignora si pueden 6 no ol'recerse otras dificultades p'''»'»'"' '•<>'":"'"'' 
â su dictânien que dependan del couociiiiiento del gobierno que 
esta en la junta, considéra que ella sola podrâ resolver con 
acierto en asunto de tanta gravedad, y solo se limita â llaniar 
su atencion al interes y utilidad del ya expresado reconoci- 
raiento, y â la urgencia con que eu la actual situacion de las 
cosas se piden los diputados de la America que lian de sufragar 
con su voto en las cortes extraordinarias de toda la nacion 
reunida. 

Dios guarde à Vuestra Excelencia muchos anos. 

Buenos Aires, y juiiio 7 de 1810. 

Excmo. Senor, 
Manuel de Velasco. — Manuel José de Réyes. — 
Manuel ViLLOT A. — Antonio Casfe y Hodiu'guez, 

Excmo. Sr. présidente y vocales ('e la junta 
provisional gubernativa. 



DECISION DE LA JUNTA. 

Buenos Aires, 8 tle junio de 1810. 

Estando sobradamente asegurados los dorochos de la auto- 
ridadque ejerza la representacion soberana del 8r. D. Fernando 
Vil, nuestro augusto nionarca. por el juramento que esta juuta 
prostô al tiempo de su inslalacion, de obedecer â la represen- 
tacion soberana que existiese legitinianiente constituida; disi- 
pando la notoria fidelidad de los babitantes de estas provincias 
todos los riesgos que en dii'erente caso podrian obligar â tras- 
pasar las leyes que prelijan la forma de tan importantes actos, 
^in que se advierta necesidad alguna de empenar gestiones que 

VII. 1o 





l'>r«aiui'ioii 

lit- ii|.l'jz:ir 

«I ii'ioiioi'iinienio. 



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226 



PHOVINCIAS PRL RIO DR Ï.K H.ATA. 



1810. nos dosvien del (^rdr-u publiro establfcido : rostTveso el pnnto 
(lel rcconociiniciito para elarto <lo rccibirse las ôrdenes olicialfis 
que dcben It'u'itiiiiarlo ; y onfro tanto fru.irdese la misnia ( on- 
durta que. observo ri siiperioi- ^'^bicruo de acuordo cou la roal 
atidifiicia con la junta supn'ina de Sevilla, uniendo micstras 
ideas, coiiio ontônccs , con lus demas puoblos de la naiion. 
cnnipliendo sus oncargos, y rtMloblando los esfuerzos para auxi- 
liarlos con todo p'-nero d(? socorros, que dcniuestron soloiiine- 
monte la fralcrnidad do los puublos de Aniérica con I03 de 
Espafta , que estuvieson libres del eneniign ; y la constante 
adhésion â la causa de rey contra los proyectos abiertos y miras 
ocultas del usurpador. 

CoHNELio DE Saavei>ua. — Du. .Iuan Jo?k Casteiu. 

— Manuel BnuiiuNO. — Migul de AzcL'É>At;A. 

— Du. Manuel de Alberti. — Domincio Mateu. 

— Juan Larkea. — Du. Juav José Passo, secre- 
tario. — Dh. MarianoMoheno, ' ^'etario. 



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SOHRE UN OFICiO i)EL T(»r,[> ST.u^NGFrmi». 

(Tom^'to de la Gacela de Bne:^<'i Airu del lî le juiio de 1810.) 



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Bu()ui> iiigirt 

coiiiliir tur 

de unoi ufliiiia. 



Buenos Airos, îO de julio -lo 1810. 

El bu(pie ingles que fondeo ayer en est( pueilo ha roiidii- 
cidtt pliegos oliciales de la uiayor iuiportancia. El pnidicn nu 
debe carecer de su lectura ; y esta se franipiea contauta iiiaynr 
satisfaccion, cuauto que clla sola bastarâ para Irancpiilizar â los 
habitantes de estas provincias, y conlirinarlos «-n el alto aprecio 
y contianza con (pie debeu iiiirar el nuevo gobiern») provisnriu. 
El niinistro ingles (pie escribe nianiliesta los mas geuerosos 
sentiniientos hâcia (!Sta gran parte de la Monarquia hspaïuiia; y 
desciibriendo cou un disceriiiniieuto pro|)io de su el(!\ado iaiâc- 



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II 



PROVI^CIAS DEL RlU DB LA PLATA. Î27 

ter ICù verdaderos principios y objetos de la instîUacion de esta 
juiita, recoiioce en sus vocales uiios acerrisùuos defensores del 
rey Fernando, y descriLe la ruta que debenios seguir en defensa 
lie un luonarca, cuyas desgracias no han dcbilitado los legitinios 
deieclios que ejerco sobre nosotros , y cuya guarda hemos 
jurado. El lord Strangtord maniliesta i'rancamente sus ideas , 
cou auticipacion d las que pueda niinistrarle su gobierno ; pero 
Vus personas de su rango ni aventuran un juicio â que debau 
tk'spues oponerse, ni se equivocan facilniente cuando prediceu 
lus arcanos de un gabinete en cuyos nùsterios se hallan inicia- 
dds. Congratiilense pues los buenos patriotas ; reposen tran- 
quilos en la vigilancia de un gobierno que cond)ina todos los 
lut'dios de la piiblica seguridad ; y crean lirnienunte que d 
l'jercicio de un sincero vastdlaje bâria nuestro verdadero ino- 
narca Fernando VU liarâ respetar la intcgridad y dcreclios de 
iste teiTitorio, àpesarde los impotentes csl'uer/vjs de esos idolos 
subalternos, que no encueutran en ei sagî'ado nombre del rey 
olra significacion que la de un vélo para cubrir nulidades y 
niiserias. 



(,. 



OFICIO DEL LORD STRANGFORD, 

EHBAJADOR DB SU HAJESTAD BHITÂNICA EN LA CORTE DEL BRASIL, 

À LA JUNTA GUUEUNATIVA DE BUENOS AIRES. 



1810. 



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Al recibo de la muy aprcciable carta de Vues' Sef\on'as di' 
28 (le mayo, lie tenido el mayor sentimicnto en car t^rde ordenes 
positivas de mi cortepara dar el m;!s alto exp» ii-nte al impor- 
tante uegocio (|ue Vuestras Scfiurias me r omiendan. Sin 
embargo, cl respetable noml)re del Sr. 1). F» ■ uaiido VU en que 
se alianzau aquellas resoliioiones, como el mento y acreditada 
hiinra de los sugetos (pie conqionen esa dignisima junta guber- 
iiiitiva(dque se agregau las urgentes circunstauiias did dia),me 



En)iurii>'i<«ii.i< 
A II jiiiilii. 



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1810. 



I.e niniiini'ila 
qu>f cu(u 
ili! cici l:il 

intlnii'ciuiii'i. 



Kvt'il ■ il ht iinidii 
) à II coiii-ordia. 



Iiiriiima 

koIiipI m 

iiiii'ni'iiiiii'Apni'Iflcas 

l'A lti:ivl. 



228 PRUVINCIAS DEL lilO DR LA PLATA. 

(lotomiinnn (i coiuiinirarla ron los inisiuns rospctos y aton- 
ciont'S quo si 'Stuvicra lonualnionl»; reconorida. Fa\ nsta virliid, 
coiîtt^stando ;V ViiesliMS Scnorias digo : que mo ha sido snnia- 
lacnb' satisfartorio rd iinpoucrmo de la iiKidrracion cuii qm; se 
han ooiulucuK) Viuistras Si-ilorias ou tan ardno asunlo , no 
nn'iios f[iio los hcroicos sontiiiiiontos de loaltad y ainor â su 
soberaiio quo uianiliosU'in : por todo tributo â Vuestras Seûorias 
mis mas atout as ouhurabueuas. 

Nuevamouto me voo ou la procision de manifestar (i Vuestras 
Soùoi'ias (juo uic os doloi'uso uo liallanuo autorizado para dn- 
clararlos soutimioutos do mi rorto sobro ol prosonto asuuto. y 
no di.ido ('(juiosar (pio i^uoro absolutauicuto cualos son y scrâii 
on lo sucosivo sus idoas, miôutr' ■ como un particular qui^ so 
iutorosa cuauto os posiblo ou la . oidad de cse vasto coiiti- 
uouto, UK! tiiuio la satisi'aociou do rogai* a Vuestras Soflorias 
lou^MU â bicu oMiar todas (y liasta las uias poquoilas) roiarionos 
cou lus Krancosos û sus ouiisarios, y tauddou con todos ;u\w.' 
llos (pio prudoutouiouto so sospoclic (jiio puodau touorconoxiones 
coula Francia; y umy itarticulanuoute dobon Vuestras Sono- 
rias apartar do si aquellos (pie ya ban causado las descon- 
liauzas jroneralos (auncpie no las de esa capital), puos ju7.go que 
sobro este particuLi: son en o\trouio zelosas nuestras certes 
aliadas. 

En lus niismos térmiuos soy Dblijzado à pedir â Vuestras Sciio- 
rias cuardeu eutre, si la mas (>stroclia union y concorJia, no 
dudTido (pif la politica y carâctor rpu; tau dignauieutc los 
distiniTUo, los dictarâ ol uso de las providruciasmasoportunas, 
â lin de iuipodir (pic se dé el menor niotivo de qucja â sus 
veciuos. 

TeuRO la sa1islaccii>u de poder garantir las iuloncionos paci- 
flcas de esta corto. c(tn la ipie ya lie tonido roitoradas coiil'c- 
roucias S(d)ro este asiiuti». y «b'bo. (Ui obsoquio al distiiitriiiilo 
aprecio (pie Vuotias SoT.drias uio lueroceu, prevouirles qui' 
esta corto solia mortilica(b>lo bastante conlasoxprosioues delà 
proclauiailol excum. cabildo d»d "i"! dol pnjximo pasado. Vuestras 
Sefion'as piiodon descausar (pie no serân incomodailos de nindu 



pHo VINCI AS i>ei. RIO m r.A rtÂtA. â^O 

;il;:uuo, sioinpru (jne l.i coinliirta d^ **?^ ^*vi<iU s«a consfcueiite, 
y st' coiisorvc .'i iionduv del Sr. i». F'-ruauiMl»» VII y do sus legî- 
tiiuos succsoros. 

Cou mi corte promolo â Viiostras Sefiori.is que practicaré los 
oficios mas dignos d»;! rospeto y consideraciou cou que los 
( omunico , y que uio ejercitaré gustoso ou hacer aparecer su 
tDuducta eu el grado mas resplaudecieute , a liu do que mi 
gobierno se instruya de la lionra <le que son Vuestras Seflorias 
diguos, la buona causa que sostieueu, y la soguridad cou que. 
(k'l)O coutar ol rey 1), Foriiaudo Vil, do que, auii juTilida la 
Espaiia toda, exislru eu osa parte do la Aiuôrica lu-rocs (pie 
ciK'rgicamonto doliouden sus dorechos y los de la iMouarquia 
Kspaùola. 

Auuquc la carta do Vuestras Seùon'as me ha parccido redii- 
cidaou extremo para iuloruiaruie scguu (U'soalia, yo iuflividual- 
ineutouio sieuto auiuiado do los uias vivos seul imicutos do séries 
util; y eu esta virtud aprovcclio esta oportuiiidad, y ufrczco 
â Vuestras Seùorias la siucera auiistad cou la que tcugo el houor 
de ser, Seùores, de Vuestras Seùorias cou la uiayor atonciou y 
l'ospeto, su luas obedieuto servidur. 

Stivangford. 

Rio Janeiro, juuio l(\ de 1810. 

Seùures de lajuulagiiberuati\a de la capital del llio de la l'iata. 



1810. 



Trtnquiliii 
i |j jiinla 
rcipvcid 

k lU fOtIU. 





SOBllE CONTIIAIJANDO, et».. 

Buenos Au'os, 11 de juUu de 1810. 

Nada recomionda tauto la dignitlad do uu gobieruo eomo la conini.and.. 
(irmeza cou que ataca abusus euvejecidos, que la impuuidad .o'uu.LTaIIm. 
(le inuflios aùos habia sauciouado. Kl conirabaudo, ese vicio 
liestructor de los Eslados, se ejercia eu esta ciudad cou tauto 




1810. 



M. 



frtiid* eotneiido 

por II frigiti 

Jane, 



230 PRormcus dbl bio de la plata. 

dfscaro, qiie paroria haber perdido ya toda su deforinidad : o\ 
resgiiardo no se ba hocbo espcctable sino por la compbridad 
que goncrabncntP s»' le atribuye; y el romerciante se ha visto 
precisado â calcular de ipiial modo sobre el estado de la plaza 
que sobre el precio prefîjado A las introducciones çlandestinas. 
j Con que rubor debe recordarse la memoria de esos gobieruos 
k cuya presencia brillô el lujo criminal de bouibres que no cono- 
cian raas ingresos que los del contrabando que protegian 1 Odio 
eterno â esos bombres merccnarios, que, insensibles al bonor 
y al bien gênerai del Estado, ban arruinado el comercio, cor- 
rompido las costuuibres, y ^sofocado las semillas de nuestra 
felicidad. 

El comeroiante ingles que venia A estas regiones empefiado 
en arreditar el bonor y probidad que caracterizan â su narion, sp 
veîa arrastrado al contrabando, })orque por las vias légitimas no 
podria sostener la concurrenria eon el que las babia biirlado 
anterionuente : el pago de dereebos subiria el prerio de sus 
efectos, y al uiisniotienipoque imposibibtabasus ventas,lo desa- 
creditaba con el principal dt> Londres por los mayores gastos 
que debia cargar â sus negociaciones; no quedândole eleccioû 
entre imitar al vil contrabandista, 6 ser triste espect.idor de las 
ventajas, que por mil caminos disfrutaba aquel impuneiiiento. 
El conierciante espaîicd uo podia ejercer con dignidad la» coii- 
signaciones que se le enconiendaban ; pues dando princii>io a 
ella por un dclito, qui'daba reducido â vil instruniento do los 
fraudes y caitrirlios del consignante. À este funesto orip'ii 
deben atribiiirse la degradacion dtd comercio, la inccrtidmnhre 
de los precios, el estado vacilantc di' las negociaciones. la 
pusilanimidad de los négociantes para einprt'uder espcriila- 
ciones, cl abatiniiento de los tenderos y mercacbitles y la ani- 
quilacion del erario, que despues de un afto de comercio libre 
no ba podido reparar los apuros que motivaron su establtci- 
miento. 

No es el objeto de cF.ta indicacion recordar todos los ninlps 
que el contrabando ha sembrado entre nosotros : trateinos 
solanuMite dn manifestar el piiblico comprometinùento on ((Uf 



PROVINCUS nEL RIU DE LA PUTA. f3l 

so han visto las rrlucioncs morcaiitilos de este pais con los isio. 
coiiierciantes de la Grau Hretafia. En efecto, iioticiuso el go- 
bit;rno del gran contrabandu (jut^ estaba â bordo de la fragata 
Jam\ luandô 'lua escolta couipetcnte, para (pie asegurandu la 
carga, siifriese esta el reconociuuLnto y examen que previenen 
aiit'stros reglaineutos pûblicus, y (pie debiaii préparai- un luno- 
tiniieuto judicial (pie produjese el jiisto castigo de a(piel delito. 
Apéiias la embai'caci(»ii finî ociipada , el coiiierciaute iugles 
iluefio del cai'gaiiieiit(j cuiil'esL» piiblieaineiite el IVaiule de la 
carga : repiti(j ante alguiios d(! los Vdcales la laisma oonl'esiuii; 
y en cousoreio de su e(jnsignatariu ])r(jpus(> todo gt'nero de 
saci'ificius , para évitai' «d decomiso (pie le amenazaba. l'eru por 
fortuiia no viviiiios en a(piel tieinpo en (pie bajo precius (ijos 
se conipraba la impunidad de todos los delitos. 

Kntretanto la l'ragala liKÎ condncida ;il can;d de Halizas y se r«iii .i<-i.pniara 
anresuraba la descarga; pero habk'ndose praetirado la inisina ''•"" ^" '"•'•• 
(liliiçencia en la goleta yw/Z/V'/ por conenrrir en ella igiiales cir- «n i» nni.i» ;«///«./. 
ciiiistanoias en la nianana del dia siete, se \i(j aceirarse â ella 
la goleta de guerra de Su Majestad Hritânica, pasar â su bordo 
Iropa de la marina inglesa, y enarbolar el pabellon por via de 
heclio y sin preei'dente aviso del gobierno. Un pueblo lleiio de 
cntusiasmo y zeloso de sus dereclios no pudo inirar con indi- 
ieroiicia a(pud movimiento , ([ue â primera visia se presentô 
cun todos los eara(;t(ires de un atentado pi'iblieo. La agitacion 
filé gênerai ; y td gobierno pudo verse eiivuelto en dilicultades 
lie dificil rejjaraeion ; pero la pnideneia y madurez con (jue se 
cunduce lograron sofocar en su cuna aipitd eonilicto. El coman- 
(iaute ingles H. Uanisay lui' llaniado â lajunla, y nna discusiou 
[lacilica y atenta termiiK'» l'elizmente acpiella novedad. El ase- 
gurô (pie su unico objeto liabia sido eiiarbolar el [labellou 
iiacioiial en nu biupie que liasta la final deelaracion dfl coiuiso 
dejaba de ser iugles; se reconocic'» la justicia de su pretension, 
y se aceptaron sus generosos olrecimientos en l'aNor^lcl ordeu 
lii'ililico, y de cnantos auxilios pendiesen de ^us facultades para 
(Icstcrrar el contrabando, y restituir la buena fe y dignidad 
del coiuercio. 




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23â PROVINCUS DEL RIO I)K I.A PUTA. 

1810. Una cucstion peligros.i h.i termiuado feliznient»»; y sf> han 

sobro ri niiimo cxpodiflo (5r(leii('S para allanar y pr^'caver aqiicUas pefpirf\;is 
desavcnoncias , d quo nuirhas vcces condiir c cl mismo zt'lo de 
los oficialt's snbaltcrnos : pero si por des^racia iina comMna- 
rion iniprfivista Imbieso roto la]^arinonia que sirve do hasr ;i| 
comorcio provisorio, ;,qiiicu scrîa responsable à los gravisiinos 
maies que debiaii seguirse ? El comerciante que veia cortado 
el giro de griiesas negociaciones pendicntes; el comerciantf 
espaftol que se voia privado de consignaciones lucrativas ; el 
négociante de Londres que veia suspendidas las importaciones 
sobre que liabia ralculado importantes empresas; nuestros 
labradores que se veian reduridos A la anterior estaguarioa de 
sus frutos; todos verlirian imprecaciones contra el contrahan- 
dista que por nu sôrdido interes expuso â riesgos irréparables 
el bi(în del Kstado. La junta ha resnelto curar en su raiz todos 
estos maies ; el comerci.uit)! lionrado no sera confuudido con el 
conlrabandista ; este sera perseguido con igual encrgia que pro- 
tegido aquel; y por pronta providencia ha mandado la junta 
que la firma de este consignatario no se reciba en la aduana ni 
el real cousulado para ninguna consignacion ni negocio extran- 
jero, esperando el l'iltimo resuUado del proceso, para liacer 
entcnder al comerciante ingles que el violador de las leyes del 
pais no ha de recibir en él la generosa acogida que de tan 
buena voluntad se dispensa â los honrados comerciantes y 
vasallos de la nacion inglesa (i). 

(1) Tomado do la Gaceta de Buenos Aires, ano 1810. 



PROVINCIAS DKI. RIO DB LA PUTA. 



2;n 



1 



OFICIO DK LA JlJiNTA 

AL nOSlA^DAi^TE DE LAS FUKRZAS DE SU MÀJESTAJ) DRITÀNIGA EN 
EL RIO DE LA TLATA (1). 

Dos comorciantps inglcsos résidentes en esta ciudad han 
«osttMiido ayer un i)i'il)lico desafio a tiro de pistola en desagravio 
(II' resentiniienlos privados (jue nn'diaron entre anibos. El 
liiK'blo se ha escandalizado justamente d vista de un dnelo que 
proscriben nuestra religion, nucstras leyes y nueslras costum- 
liit's; y si scim'jaiitfs excesos se repitiesen con impunidad, la 
tiicrza del mal ejeniplo arrastraria ;i nuiciios j<)vent's ineautos, 
V vt'rianios iutroducido un uso que ataca el ôrden pûhlico de 
pstas pi'ovincias. F.n precaucion de tan lunestas conseeuenrias 
lia acordado la junta se pase olirio â Vuestra Senoria para que 
«esirva intimai' â los oticiales y comerciantes ingleses rcsiden- 
tfs en esta ciudad, que las leyes del pais proscriben los desafios, 
y que ni puede quedar inipune la persona que los conieta , ni 
es compatible con el lionor de los extranjeros que residen en 
ostos paises conieter un acto prohibido por las leyes, y que hor- 
roriza â sus liabitantes. 

hios guarde d Vuestra Seflon'a muchos aftos. 

Buenos Aires, i de julio de 1810. 

CORNELIO DE SaAVEDRA. 

Sr. comandante de las fuerzas de Su Majcstad 
Briti'uica en el fUo delà IMata. 



1810. 

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(lu 'oi iluoluf , 



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(tM^-^producimos cstos ilocumcntos con el ohjcio de liacer cunoccr el cs- 
piri.ii aniistuso de las rclucioncs polilicas que se ciiltiviiron dcsdc entûriccs 
con cl gobicrnu de S. M. H., asl como las grandes rcfornins ndministrativiis 
iniciudas por la junta. 




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(716) 872-4503 







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234 



PROYINCIAS DEL UIO DE LA PUTA. 



COrsTESTACION DEL COMANDANTE INGLES. 



1810. 

Pi('»|illCSlll 

sntisfaotoria 
eobri; esa inedjda. 





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1 l 



He recibido el oficio que Vuestra Excelencia se sirviô dirigir- 
me coii feclia de 4 del corriente , indicando su disjiusto pnr 
un desafio que ocurriô entre dos comerciantes ingleses rési- 
dentes an Buenos Aires bajo la proteccion del gobieruo de este 
pais ; i insinuando el deseo que tiene la junta de que haua 
entender a todos los Ingleses que se hallan en esta, que à la 
repeticion de seniejante acontecimiento se seguirâ el castigo de 
los deiincuentes conforme a las leyes del pais. En contestacion 
â ello debo hacer présente ;i Vuestra Excelencia que me es miiv 
doloroso que haya ocurrido semejante lance entre algunos de 
mis paisanos résidentes en Buenos Aires , y que dirigiré copia 
del oficio u • Vuestra Excelencia al comité de los comerciantes 
ingleses, para que los sentimientos delgobierno Ueguen â notifia 
de todos les interesados, aun pasândola con un manifiisto en 
que les harâ entender que la repeticion de semejante acte, que 
es tan contrario â la religion y â las leyes de la Gran Bretaiia. 
como â las de este pais, no hallarâ apoyo 6 proteccion en los 
oficiales de Su Majestad Britânica , y si todo lo contrario en 
tanto cuanto les sea dado tomar parte en ello. 



Pide infoniiHS 
sobie un licibo. 



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OFICIO DE LA JUNTA AL COMANDANTE INGLES. 

Ha sido muy sensible â esta junta el exceso de algunos sol- 
dados ingleses admitidos en nuestras tropas que, segun notitias 
particulares , se atrevieron â insultar la persona de Vuestra 
Senoria, y deseando proporcionar un escarniiento ejemplar, y 
cual corresponde al aprecio que esta junta le dispensa, desea 



PROVINCIAS DEL RIO DE LA PLÀTÀ. 2d<) 

saber la certeza del hecho con expresion de los sugetos que lo 
coraetieron. 
Diosgiiarde â Vuestra Senoria muchos anos. 

Buenos Aires, de julio de 1810. 

CORNELTO I)E SaAVEDRA. 

Sr. coniandante de las fuerzas de Su Majestad 
Britânica en el Rio de la Plata. 



1810. 



CONTESTACION. 



^E INGLES. 



Me ha lisonjeado sobremanera la atencion que Vuestra Exce- 
lencia me ha manifestado en su oficio de (J del corriente, 
relative al insulto que recibî de un Ingles alistado en este ejér- 
cito, el cual me persuade que es uno de los viles que desertan 
del ejército ingles en este pais, en ocasion que la Gran Bretaùa 
estaba en guerra con la Espana. El individuo de que se trata se 
lo mostré à D. Juan Larrea, quien pudo observar que su con- 
ducta aiin en circunstancias de estar de faccion como centinela 
fué ineonsistente con la disciplina niilitar, y el respeto debido â 
un individuo de esa excma. junta en la personna de D. Juan 
Larrea. El castigo de este hombre es de poca consecuencia con 
respecte â nii persona, pero se hace muy necesario para que sirva 
de escarmiento â los demas, y se eviten para lo sucesivo seme- 
jantes ocurrencias ; de todos niodos debo hacer présente que los 
ofîciales y vasallos de Su Majestad Britânica han sido frecuen- 
temente insultados y amenazadas sus vidas por hombres como 
el (le que se trata. 

No puedo concluir este oficio sin manifestar mis vivos deseos 
de que Vuestra Excelencia no permita que désert ores del ejér- 
cito ingles sean destinados â bordo de buques pertenecientes â 
vasallos de Su Majestad Britânica; pues que deberia conside- 



Se (laii. 



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236 PROVINCIAS DEL RIO UE LA l'LATA. 

1810. rarsc como un insulto à la Gran Bretafia ol manda r que hom- 
bres que son traidores â su patria se présent en armados tomo 
soldados â bordo de bnquf s que tienen su pabellon. 



OFIGIO DE LA JUNTA 



AI COiLVNDANTE DE LA GOLETA MI3LET0G DE SU MAJESTAD BIUTAniCA. 



Ai'bitrioj 
oïlraoïdinaiios 

pnia ctiluir 
il prusiipuesw. 



Observaciones 

subre 
ci coatrabarido. 



Los apiu-os del orario precisaron a este gcbierno à adoptar 
arbitrios extraordinarios , que proporcionascn entradas sufi- 
cientes â cubrir los grandes gastos indispensables para la coii- 
servacion de estas provincias. Entre los diterentes recursos que 
se presentaron parp la consecucion de aquel fin, se prefiriô un 
franco comercio provisorio con la nacion inglesa, traspasando 
las leyes que lo proliiben , por el doble interes de conciliar el 
ingreso de fondes correspondiente â una circulacion activa, con 
la proporcion de estrechar los vinculos que unon a ambas na- 
ciones. A este cfecto se formo un reglamento, que publicadu 
solemnemcnte prefijo â los comerciantes nacionales y cxtran- 
jeros la conducta invariable que debian observar; y aumen- 
tândose el peligro de que el destructor contrabando arruinasc 
el fruto de aquella medida, se aumentaron igualmente las pre- 
cauciones y penas que debian retraer â sus ejecutores. 

Vuestra Senorîa conoce muy bien, que vinculada la seguridad 
del Estado a este ùnico recurso, reviste todos los caractères de 
un infâme delincuente el que ataca los ùnicos medios de nues- 
tra conservacion ; y que si el comerciante espaîiol falta â su 
rey, â su patria y â si mismo con el fraude de una negociaciou 
clandestina, el comerciante ingles que la introduce falta igual- 
mente al honor de su nacion, a bs deberes de su carrera, y â 
la gratitud debida â un pueblo que franquea generosa acogida â 
todos los individuos de osa nacion grande, que ha garautido 




PROVINCIAL DEL RIO DE LA PLATA. 



237 



>TAD BRITANICA. 



Si'veriiliiil 

(le la jiiiila 

(Olltl 1 

us iiirractUK'i. 



anto el mundo entero la sagrada causa en que estâmes erape- isio. 
nados. 

La conducta del gobierno inglos con la Monarquîa Espanola id 

en sus mayores apures es una leccion eterna â las dénias nacio- 
ni's de la confîanza con que deben recibirse las alianzas con la 
GranBretaila; pues firme y uniforme en sus principios lia cui- 
dado de igual modo la integridad del territorio espafiol que la 
fonservacion del érden pùblico. Se desquiciaria este segura- 
moute si no se tomasen las mas sérias medidas para contener 
un exceso que arruina el erario y dégrada â los que lo come- 
teu ; y cuando se abre la puerta a una l'ranca extrada de las 
mercadorias inglesas, es intolérable que el surdido intenses de 
alfruuos particulares rompa las barreras de la deceiicia, exci- 
tando una irritacion que al fin podria comprometer la sustancia 
ili'l iiuevo sistema de comercio. 

Eu estas cir lUistancias la junta ba resuelto ser inflexible en 
la ejccucion do las penas contra los infraclores ; pcro conside- 
rando al mismo tiempo un debcr de Vuestra Scùoria intluir 
para que los vasallos de Su Majestad Britânica no abusen de un 
privilégie que por los caminos regulares y décentes disfrutan 
francamente, y cuye abuse redunda en perjuicio y ruina de 
ar[iiellos comerciantes lienrados que cumplieron exactamente 
las condiciones impuestas â sus mercaderîas, ba acordado 
excitar su ministerio, esperande empefiara todo su zelo, sus 
rospetos y su autoridad, enremover unes excesos tan contraries 
âla dignidad de nuestras leyes. 

Es una satisfaccion para la junta dirigir esta reclamacion â un 
jefe de la prudencia, henradez y crédite de Vuestra Senoria. i"^' '=■ p"'"^""" 
Las circunstancias que nos obligan a estas medidas son muy 
notorias, y el hener de la nacion inglesa es muy dclicado, para 
que todos sus jefes d'^jen de conspirar à la union de un pue- 
Wo, que résiste todo vînculo que no nazca de la buena fe y 
prâctica de las virtudes sociales. La junta cuenta con el zelo de 
Vuestra Senoria sobre este punto, y al mismo tiempo que 
instruira al senor almirante y gobierno suprême de su nacion, 
de quienes deben esperarse las medidas que estân al al- 



Ciri'urisl:ini'iJ« 



i'AS PROVINCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 

1310. cance de su podfr, para la consolidacion de tan jiistas ideas. 
Dios guarde â Vuestra Sefioria muchos afios. 

Buenos Aires, 6 de julio de 1810. 

Sefior coniandante de las fuerzas de Su Majestad 
Britânica en el Rio de la Plata. 



CONTESTACION. 



Qnvda iinpiipsto 
lU'l ofii'io antt'i iui , 



l' ! 



Enciientia 

jusiss 

las liions 

quH conliene. 



He recibido el oficio de Vuestra Excelencia de 6 del cor- 
riente, en que manifestando el motivo que tuvo para abrir este 
puerto al couiercio britanico bajo de ciertas condiciones y regla- 
mentos que debian servir de reglas â los conierciantes iiacio- 
nales y cxtranjeros en sus negociaciones , como tanihit'ii la 
resolucion on que se halla el présente gobierno de hacer llcvar 
â efecto Us penas anexas a aquellas condiciones , conforme â 
las leyes del pais contra el contrabando, me excita al misiiio 
tiempo â emplear el influjo que tengo para coadyuvar â las miras 
del gobierno, â fin de acabar el comercio ilicito, para de este 
modo hacer un ser\icio al pais que trata con libéral liospi- 
talidad â los vasallos de Su Majestad Britânica que estnn cmpc- 
nados en especulaciones mercantiles en estas provincias. 

En contestacion â todo ello debo participar â Vuestra Exce- 
lencia, que he meditado con détention el expresado oficio . y 
comunicado su contenido â los comerciantes ingleses cpie resideii 
en esta ciudad, y los principales de entre estos, juntocomiiigo. 
son enteraniente de opinion de que las ideas que Vuestra Exce- 
lencia manifiesta son justas, propias, y deben llevarse â efecto; 
pero yo espero que esto sera con aquella consideracion por la 
seguridad y Mbertad de los vasallos de Su Majestad Britânica y 
proteccion de las propiedades de aquellos comerciantes que 
(lesean conducirse de un modo propio de las leyes del pais, y 
de los reglamentos comerciales que se han adoptado, y que 



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PROVINHUS DEL RIO DE LA PLATA. 



239 



fîdpe para quo so conforme con los sentimiontos que Vuestra 
Excelencia oxprcsa de reciproca biiena fe y prâctica de las vir- 
tiules sociales. 

Al misino tiempo debo hacer présente â Vuestra Excelencia 
que hasta ahora poco la hospitalidad â que alude el oflcio de 
Vuestra Excelencia era muy liniitada por parte dtd gobierno 
con respecto d los comerciantes inglescs , y que no obstante 
que su situacion lia uiejorado mucbo , subsisteu aun ciertas 
peûsiones de una naturaleza tal que estimulan al contrabando, 
muclio mas de lo que Vuestra Excelencia parece se ba persua- 
dido, las cuales comunicaré â Vuestra Excelencia asi que tenga 
PII mi poder los documentes necesarios. 

Por mi parte pondrt'i en ejecucion cuantos arbitrios tenga, 
para llevar â efecto el plan cpie Vuestra Excelencia se propone ; 
este es el bien del comerciante bonrado, la légitima pcrcepcion 
de los derecbos cpie adendare el comcrcio de mis compatriotas, 
que estiman cada dia mas y mas las relaciones que unen â 
nuestros respectives gobiernos. " 



1810. 



OfrocB 
III cou|<>'i3( ion 
pura reuli/ar 

el pli'ii. 



OFIGIO DE LA JUNTA DE BUENOS AIRES 



AL CAPITAN ELLIOT. 



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.'i4 



La insurreccion de Montevideo se ha avanzado à un termine 
tan escandaloso, que haciéndose insoportable al decoro de este 
gobierno , y â los intereses del comercio ingles, crée la junta 
llegado el caso de que Vuestra Senorîa haga alguna demostra- 
don propia del carâcter que ejerce en estas regiones, y debida 
ila proteccion que la Gran liretana dispensa â los pueblos del 
rey Fernando, que sostienen con energîa sus derecbos. 

Las satisfacciones que ha recibido esta junta del ministre de 
Su Majestad Britdnica résidente en el Brasil, prueban una entera 
fonformidad entre los principios de su instalacion y las inten- 



Ucniostracion 

qup se cxipii 

del rn|iilun Klliot, 



La junta 

If niiieslrt 

talisFeilia 

de sus principios. 



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1810. 



Oi'j tu nori'sai'io 
liu lu l'iuti'ci'ion 

bi'il&riica. 



Ituonos Aiica 

d(>ul»i'»'!o 

en csl;iiIo 

di' liUxiiit'o. 



240 PROVINCI AS DEL RIO DR LA PLATA. 

ciones del gobierno inglcs ; el vcntajoso concepto que haii pu- 
blicado les oficiales y comerciantes inglcscs lestigos de nucstra 
conducta, las (lemostracioncs y pruebas mas decisivas de la 
pureza y legalidad de un gobierno, todo concurre a justificar el 
nuestro, y preseutarlo como friito precioso de una rcsulucioii 
magndnima, para asegiirar c^tos dominios del rcy D. Fernando. 
libert/indolos de las asechanzas y usurpacion con que el rey 
José los anienazaba. 

Convencido Vuestra Seîioria de cstos principios, debc reroiio- 
cer en la juuta el gobierno superior de las Provincias d(d Rio de 
la Plata, con derecho incontestable a la subordination df lus 
demas pueblos, que por leyes del reino son dependientes de la 
capital; y liabiendo prometido solenmeraente la Gran Bro- 
tana sostener las posesioncs espanolas contra las usurpaciones 
del rey José, es un objeto necesario de esta proteccion rcniovcr 
los obstâculos, que atacando el ordon pi'ddico y tranquilidad 
interior del Estado, amenazan envolver â los pueblos en una 
debilidad recîproca, que abra al fin la puerta a las intrigas y 
esperanzas del usurpador. 

Esta consideracion autorizaba â la junta para rcolamar de 
Vuestra Seîioria una parte activa en las querellas con Monte- 
video; pues siendo este un pueblo subalterne sujeto a la capital 
por leyes constitucionales del Estado , reviste eil su insubordi- 
nacion el carâcter de un delincuente particular, à cuya perse- 
cucion no pueden negar auxilios recîprocos aquellas potencias 
abadas que han jurado solemnemente nuestra conservacion y 
decoro ; sin embargo la junta se ha abstenido hasta abora de 
toda reclamacion, porque no queria encomendar sino â sus pro- 
pios recursos el castigo de unos siibditos insolentes, qnellenan 
â toda prisa la medida de sus maldades, y porque babia recibido 
de Vuestra Sefioria repetidas protestaciones de que no podia 
intervenir en las disensiones privadas de los pueblos. 

Habria seguido la junta esta conducta, si la liltima ocurren- 
cia de Montevideo no exigiese una variacion absohita. Vuestra 
Senorîa mismo ha manifestado anoclie , que el gobierno de 
Montevideo déclara â este puerto en estado de bloquée ; que en 



PROVINCIAS DEL RIU DE LÀ PLATA. fil ) 

SU r.onsficuencia trata do interceptar nu solo el coiiu.Tcio nario- 
nal, sino tambicn el comcrcio ingles ; y qup los buqncs de esta 
nacion sufrirâii la dura ley de un puerto bloqueado , si conli- 
m'ian sus rclaciones niercantilt'S con la capital dol Rio de la 
Plata. No fué tan sensible d la junta este atentado de que ya 
teiiia noticia, cuanto la disposicion que nianilestô Vuestra 
Senoria por su parte, no resolviéndose à contradecir con la 
fnorza la suspension de nuestras relaciones lueroantiles, y ase- 
gurando que no se consideraba aulorizado para intervenir con 
un influjo activo en este negocio. 

La junta estaba persuadida que un buque de guerra de Su 
Majestad Britânica no podia tener otro objeto en el Rio de la 
Plata que protéger el comercio ingles en las nuevas relaciones 
d que se ha franqueado esta capital : en este concepto réclamé 
(le Vuestra Seiioria verbalmente una oposicion vigorosa a las 
medidas hostiles que tomaba Montevideo contra el comercio de 
los Ingleses en las provincias dependientes de Buenos Aires. 

La declaracion de un bloqueo es acto que no puede emanar 
sino de un poder soberano ; solamente una potencia reconocida 
puede declarar bloqueada una provincia que no dépende de 
ella ; y toda declaracion de un pueblo particular es un atentado 
ridîculo , que ni debe respetarse , ni debe quedar impune , 
cuando se cuentan recursos para resistirlo. 

Admitido el comercio ingles en estas regiones por una auto- 
ridad legîtimamente eçtablecida ; saucionada esta admision por 
la Gr?n Bretana, que dirige francamente â estos destinos los 
intereses de sus négociantes, ^-.por que titulo, 6 con que auto- 
ridad pôdrà impedir Montevideo el ejercicio de esta comunica- 
cion? ^Acaso el gobiemo de Montevideo reviste un caracter 
soberano que sostenga aquella declaratoria ? ^Acaso sostiene 
con esta capital una guerra justa de potencia â potencia que 
autorize su bloqueo ? i Acaso reune algunos otros titulos para 
que la Gran Bretana se sujete â su bloqueo , y tolère los per- 
juicios consiguientes de su comercio ? 

El bloqueo de Montevideo es en todo igual al de un particular 
atre\ido, quefiado en la fuerza de su buque, se çonstituyese en 
vu. 16 



1810. 



Itïclainurion. 



L:i ilnrlarurion 

del liluqiieo 

fi icilierRiite 

A U lohrianla. 



Montvvidro 
no puede cnibaraiar 
el cunipiaio iiigivi. 



llogilimidad 
de «quel bloqueo. 



* 



' t 




O jO 



0»(i de !\n;i'otl:'. 



IT.OVINf t.VS DFI. IlIO m: (A l'IATA. 

1SI0. J'i '>'"■'' 'l*'i Hio, y (It'cliii'.iiido ;i la ra|)ital \n\i' bloqufarla, corrasc 
ol paso â los biiqucs iiijilcscs dcsliiiados al comcrcio (jiic d pais 
adiuila fiMiicaiiicntt'. Kii este caso Vucstra Si'ùoria itcrscL'iiiria 
cun sus i'in'i'zas ;i iiu pirata, que atacaha con osadi'a cl ('(iiiDTcio 
dt' su iiacioii; y la jiiiila dehia cspcrar i^iial cunducta con un 
^'ol)i('rii(t suhaltoi'iui, que siii ntro titido que halicr rotolus \in- 
ciilos de iina jiisia dcpi-ndcnria do su rajdfal, déclara â esta eu 
cslado de blcKpico, ♦'xlouiliriido a los couicrciantcs injilcscs las 
consocucncias l'uncslas do su iiiralcria. 

La couducta quo (dtscrvi'i ol coiuaudaiito dol navîo }foiiiircti 
do Su MajosUid lU'itâiiica conliniui la justicia do uuostia rccla- 
luaciou. Kl virey do ostas ]»r(jvincias oxij^da do aquol oficial (|ii(' 
110 oidrasou ou Moulo\ldoo lus biiquos in^losos (juo la jiuila il(! 
aquol puoblo Jiabia admit ido; osta protousion ora sostouida imr 
las leyos dol pais, quo proscribian riporosauionto la iutrddiic- 
ciou de todo barco cxtvaujoro on ostas provincias; y sin ondiarj:o 
el couiandauto iu^dos rosistiû la roclaniacion, sin poriuitir ([uc 
el comoi'cio de su naciou quedase privado de las voutajas ([w. 
la libre oulrada on aquol puorto dobia produciiie. 

Nuoslras circunstaucias sou ])i'ororoutos ;i la de aquol surpso; 
no so opoue aliora ;i la hbro introduccion de los buqut^s intiloï^es 
el f^^obieruo suporior de estas provincias, sino uu puoblo siib;il- 
terno, sin roprosontaciou logiliuia i)ava trastoruar ol ôrdon osta- 
blocido en la capital ; no so llaniau los buquos y notrociacionos 
in;j;lesas por niodio de porniisos particulavos evorsivos dol sislp- 
nia général dol comorcio , siuo on virtud de un ])lan gencruso 
trazado cou anticipacion, y ou que se condnnan los iiiterescs 
pernianontos dol pais cou los de la Grau Bi'etaîia; y ciiando fl 
comorcio inglos dobo buscar on ol liio de la Plata un niit've 
canal que indemnize las quiobras que el bloquoo gonoral «le la 
Europa lia dobido iiroducirlc , no paroce rogular se tolère un 
golpe â relacionos naciontes (|ue dobian cimcntarsc bajo los 
nsti'mulos de un interos rociproco. 
Amennzn La juuta ropito que le lia sido muy sensible on la sesiou 

qneiiac.u. jiii.ia ycrbal dc avoF uoclie no encontrar à Vuostra Seîiorîa disnnesto 

al cnpil.in Kl iu' , " 

a coucurvir activamentp. en la séria repuisa que dobc bacerse do 



No ili'lic lolerarje 
el hloqiiiM, 



î A 



PROVINCIAS DEI. RIO DF. I.\ l'I.ATA. 21.» 

la avnnz.nda omprosa de Montovidco, y annq\io su l'iltima ros- 
pnosta (lojô niiiy poca ospoiMiiza d- pic varias^ en su (U'torinina- 
rion, lia crcido ncccsario din^'irlf esta ivclaïuarion, (pio itrcfijarâ 
lus rcsultados de su conihicla, jnics liahicndu rcsuelto la juuta 
iiistiniir de, t'sta ururrciicia al ^nhierno sohorano de la Grau 
Hrelafia, jainas se acusari al pais de las qnicbras quo cl comciTii) 
inudcs sufra por las violciicias de Montevideo, y Vuestra Scfioria 
rcspondci'â a su uaciou de las dilioultadcs que podria dospucs 
oxpei'lnientar ])ara restableocr un coiiicrcio ventajoso , que el 
pais fran([ucaba gencvosanienle, y que Vuestra Seftoria misnio 
se déjà arrancar de las manos. 

Uios, etc. — AgDstu 21 de, 1810. 

Sefiorcapitan Rlliot. 



Ifito. 



■; 



I ' 



CONTESTACION DEL CAPITAN ELLIOT. 

À bordo do la fragata de Su Majestad Brit'ânîca Porciipin^. 
Buenos Aires, 7 de setiembre de 1810. 

ExcMO. Senor . 

Mi salida para Montevideo liizo que no![tuvieso el lionor de 
contostar al oficio de Vuestra Excelencia de 23 de agosto. 

Las razones expucstas en cl para probarme que debia tomàr 
ima parte activa enrepclerporla fuerzael bloqueo de estaciudad 
por Monte^ideo, no fuoroii sullcientes para que me decidiese. 
De consiguiente crci oportuno conlerenciar personalmente con 
l'I gobierno de Monte\ideo, para inant(mer, si fucsc posible, la 
tranquilidad en este Hio, la indepeiidencia del comercio britâ- 
iiico, y la iieutralidad que liabia rcsuelto observar. 

A mi llcgada â aquclla ciudad me halle incitado por cl gober- 
nador y por el comandantc de marina â tomar una parte activa 
en e) bloqueo de este puerto , y en caso de no acomodarmc a 
t'stt>, â retirar mis fuerzas, y permitir ;i la marina cspailola que 



Rnznn qiii> liivo 

fiaia cunrMoiU'ii'r 

cou l'I pcibirrim 

i\r Mi.iilevi !fr. 



incitado 

por el t'uli^iiia lor. 



■f, . •'{S 



\ : m 



t.^ 



IIIO. 



neluliicion 
d«l «i|ioiu'nlr. 



Fucullad 

<1e lui liuquei 

brilinicos 

fonileailoi 

en Muni««i(lco. 



2i4 PROVINniAS DKL HIO DK LA PLATA. 

Ilt'v;isj> a ofecto o\ hloqiieo, (lojnndo al misnio ticmpo iibioilo ri 
piicrto de iMoiitt'video de un modo vcnt.ijoso al coiiUTcid hri- 
tânico. 

El gobiorno de Montt^vidco iiulico como Diotivo para el blo- 
qiieo de este, pucrto, que Vuestra Kxccb'ncia babia iiiiunlaihj 
corlai'toda coiuuuicacioii cou acjuella ciudad, y que uinguuos 
eiectos iHidicseu introducirse pi'ocedentes de Moutevideo, sin 
qut> j»aj;asen aqui tudo el (b'recbo de tiutrada. 

l)esi)ues d(! distiutas coutereueias cou el p;(il)ierno de Monte- 
video, couoci que era iui|)osible disuadirlo, y Iciiieudo fiuida- 
meuto para créer (jue Vuestra Kxcelencia babia i^'ualiuiMitc 
resuelto no al)rir la comunicacion, crei necesario y crtnt'oriiic 
â la neutrabdad (jue me babia propuesto mantener, rcjsoher lu 
siguiente. 

Que todo Imque britânico que estuviese en este puerlo y on 
el de Montevideo el 3 dtd corrieute, (piedase expedito para rar- 
gar, descargar, bacerse A la vêla, 6 salir de cualquiera de dichos 
puertos, como creyese, conveniente, sin que se le molestaso ni 
pusiese impc^dimcnto alguno; y que todo buque britânico qup 
llegase â este Rio despues del 3 del corriente, 6 à cuabpiitT di' 
los dos puertos expresados, no pudiese descargar sin ir â .Mal- 
donado, y alli pouerse â las ordenes del comandaute de Su 
Majestad Britanica, 6 de lo contrario marcliarse del Rio do la 
Plata, cuya orden debera cumplirse, liasta que tenga ulteriuros 
instrucciones con respccto â ellos del comandaute en jefc do 
las fuerzas de Su Majestad Britfinica en la costa del Brasil, 6 
hasta que las desavenencias entre las ciudades de Buenos Aires 
y Montevideo se hayan ajustado, con tal que ninguna de las dos 
ciudades cause una interrupcion en mi neutrabdad. 

Por esta de«'ision espero evitar toda intervencion polîtica; y 
como la suspension del comercio ba de ser de corta duracion, y 
las incomodidades que de consiguiente ha de causar â mis con- 
ciudadanos de poca importancia, considero que es de mi obli- 
gacion separar pbr este camino mis auxiUos de los gobiernos 
desavenidos. 

He dispuesto que la Misletoc, mandada por el teniente Ramp- 



II 


f / 


n'i' 


■« 


iL"-c. 





iIi'Ih û Ih Uiileitt. 



PROVINCIAS PKI. HIO |)K I.A PI.ATA. 2 IS 

sny, sr» dispon;;.! ;i harcrst' â l,i vola, y darô iniinMliataiinMitt' mio. 
nicnfa do osta ronducta h nù ronwindantc on la cnsta dci Ura- Ori-n.;. /^rrir 
sil, por cuva ocasioii ton «-'rticiilar satisfarrion de dirigir los 
|ilit'g(is ([uo Viicstra Kxct'U'iK a ^iistc. 

Tcngi) t'I honor dr ser do Vucstra KxccltMUTi su huuiildu 
servidor. H. f Elliot. 

À la cxcma. junta provisional de Iluonos Aires. 



£' 
t 

J 



H 



rtsponsiblo 

Je laa 

('Oiiircumiciai. 



CLTIMA C(JNTES'rACI()N DE LA JLNTA. 

Ha rocibidu osia junta cl ulicio do V. ou (jue por liltimo u «cnu wcibo 
resultado de sus coiuiuiicaciones con cl gobicrno de Montevideo 
rcconoce el bloquco de este pU( rto, liaciendo (|ue desde el dia 
3 adelante lus huques niercantes ingleses corten sus negocia- 
riunes, luantoniéndus»', en Maldunadu sin importai- sus ('l'crtos 
ni exportar nuestros friitos, liasta las résultas del alniirante 
résidente en el iirasil. â tpiien V. da parte. 

La positiva euntradiccion cpie se advierte entre esta conducta 
ylaque guarda cl ininistro de Su Majestad Hritânica résidente 
l'U cl Brasil en sus olieios â la junta, dcjan â esta indecisa, sin 
poder conciliar la sineeridad de arpiellas ofertas ron la Icgalidad 
del procedimiento que V. ha adoptado. La junta no otorga su 
consentiniieiito â una incdida cuyos resultados podrAn ser algun 
(lia desagradables , pues siendo V. solo el autor de la intor- 
riipcion que el coinercio ingles va a sufrir, V. solo responder.î 
â su nacion de los sucesivos enibarazos que serân indispen- 
sables para reponcr întegraniente las relaoiones mercantiles que 
la junta se habia empenado en cimentar bajo los principios mas 
libérales. 

Setiembre 8 de 1810. 
Senor comandante EUiot. 




m 



.?•» 



1 i 



■u 



240 



PflOVI>CIAS DEL RIO DE LA PLATA. 



PARTE DE LA PRIMERA BATALLA 

GANADA E.\ Zl'IPACHA FOR LOS PATRIOTAS AL MANDO DEL GENERAI, 
DON ANTONIO GONZALEZ BALCARCE. 



Capilulacion dcl £fcn'^ral Cûrdova, que mundaba las tropas realistas. 



1810. 

I)j el parle 
(lululludu 
i|iio lialiia 
uiumcud". 



I , 
1 



PAKTE DEL DOCTOR CASTELLL 

(ïoinado de la Gacela de Buenos /lires.) 

ExcMO. Senor, 

No escamentados los enomigos del esfuerzo y constancia de 
iiuestras tropas , qno auiKjue iuferiores en nuiiioro los liabiaii 
mostratlo las virtudes niilitares, como en la cmboscada dcl 17 
de octubre, en que onc(; hombres pusieron en retirada la descu- 
bierta de mas de ciento, y como en el ataque falso le Cnta- 
gâita, en que ménos de trescientos liombros cou das piezasde 
artilleria batieron a mas de mil trescientos , apoyados de diez 
piezas , y par.ipetados de sus trincheras, por mas de cuatro 
horas, sin atreverse à salir al campo, liasta que desengaîiados 
se retiraron en ôrden. coiisiguiendo solo reconocer el estado de 
sus fortificaciones hasta su cuartel de Tupiza; juzgarou â mics- 
tro ejército en estado de debilidad tan compléta, que sin darlos 
lugar al descanso, les vinieron siguiendo por mas de 23 léguas 
sin poderles perturbar la marcha. Nuestras îropas llegarou à 
esta villa, donde fijaron su cuartel gênerai por amparar sus ha- 
bitantes, no ùbstante que en junta de guerra .^e liabia acordado 
hacerlo en Zuipacha, que esta à 23 léguas de Cotagâita. Los cne- 
inigos, no se por que motivo, desistieron del intento, y retroce- 
diendo a su cuartel, repasaron la penosa cuesta de la Almona : 
yo sospecho que esta novedad lue ocasionada por el arribo del 
présidente Nieto â Cotagâita cou tropas y artilleria de refiiorzo 



!iM> 



T 



— Ir 1 



>EL fîENER.U 



rnovr>'crAs df.l nio de la pi.ata. 

con el lin de concortar mcjoros planes, y dar tal vez liifrar ;i isio. 
que tiivieson suceso feliz para ello las su^estiones y venalidades 
ilt'l virey Abascal y de (jo>eneclie, que om iiupresos abortando 
t'iTores polîtioos, lieelios falsus y arbitrarias suposiciones, y con 
oficius llenos de tanto abatimicnM coiuo de lisonjeras y vanas 
pvdHiesas, pensavon cuniprar al ejt'rcito pacriota, que une la 
cicncia del discerniniiento a las virtudcs sociales y niarciales ; 
sin embargo, tendieron los enemigos sus de'scubievtas y avan- 
zadas, y cuaudo pareciô al niayijr gênerai Baicarce (pie y a los 
toiiia alejados de sus l'ortilicaeioues , trjnoberas y parapetos, 
inanifesto que él solo excedia en pericia militar à Nieto , Cûr- 
(lova y Socasa, trayendo sus tropas â podio desc'ubierJ:o, donde 
se viese que cl Amcricano nacido para ve(j"tar y vivir en la 
oaciiridad \)0V socordia del gobierno que lia tenido, excède a los 
militares venidos de Espafia, d(.»ndt' por virtud did luievo ^0- 
Licrno se ha ensefiado la tactica de liigar, niaucliando la me- 
inoria de nuestros abuelos y béroes de la niilicia, que nosotros 
queremos renacer. Asi b» verà Vuesira Excelencia en el puebio 
y provincias que se salvan por la sabidurîa, iidelidad y des vélo 
del nnevo gobierno en el signiente détail, que anuncié a Vues- 
ti-a Excelencia en el parte de las i de la nianana del dia 8 del 
corriente desde mi alojamiento en Yabf. 

Con îoiicia cierta de que segunda vez venian los enemigos ôr.i n de le M-aj». 
âatacamos en esta villa, dispuso el m;,yor gênerai Balcarce su 
retirada ;i las 2 de la manana del dia 5, pai'a mejorar de posi- 
clon; pues aunquc nuestras fuerzas podian siempre conq)etir 
cou Lis enemigas, estaba sin nuniiciones ningunas de artilleria, 
y de fusil, sin otras cpie las que tenian las cartucberas. 

El 6, a 1 ts cinco de la tarde, se posesiono nuesiro ejército del Tomade xaureno 
punto de Nazareno, puebio irontero del de Zuipaclia, con el rio 
de por medio , que conceptuo el mayor gmieral aparentc para 
conservarse sin recelé de ser atacado, y â eso de las 12 de la 
noclie llegaron las dos piezas de artilleria, muii clones, dinero, 
y doscientos hombres de refuerzo que venian â nu avanguardia 
é hice avanzar à marchas forzadas. En el momento despacli(3 
el mayor gênerai Bulcarce un jovencito natural , que le habia 








1810. 



B 



Diiposicioneg 
j moTimientoi 



Tonna 

dt unot parapctoi 

enemigo!. 



i 



r 










\ 



248 PROTINCIAS DEL RIO DE LA PLATÀ. 

servi ^0 de espîa, que viniese â Tupiza, en donde estaban los 
enemigos , y divulgase que nuestras tropas estaban sunia- 
mente disgusladas; qup, era extrema la falta de municiones; 
que solo tenîamos dos canones, y de estos uno desmontado, y 
que solo esperâbamos entender que pensaban los enemigos 
adelantar para continuar nuestra retirada. E^tas noticias llegaron 
al couocimiento del gênerai Cordova, y con otras que adquirô 
en el mismo Tupizi , déterminé venir à atacamos el dia 7 con 
ochocientos hombres de sus tropas mas selectas , cuales eran 
los de marina, infanteria del Fijo, dragones, y de los voluntarios 
de la capital, que trajo Nieto con cuatro piezas de artilleria. 

À las 11 de la manana del dia 7, se presento la vanguardia 
enemiga delanie de nuestro cuartel gênerai : la desmontô inme- 
diatamente, y tomô unas alturas sobre nuestro flanco dereclio, 
y sucesivamente practicô lo mismo todo el «^jército, sm que en 
mas de una hora despues hiciese mo\iraiento ningimo, ni tam- 
poco se advirtiô por nuestra parte, pues se procure tener ocultas 
nuestras fuerzas, csperando el ataque que se nos presentaba. 
Gomo el enemigo se conservase en inacclon, dispuso el mayor 
gênerai que avanzasen dos piezas de nuestra artilleria y una 
division de 200 hombres, con la idea de ver si entraba en fun- 
cion, â cuyo movimiento destacô el enemigo varias guerrillas, 
que se resguardaron de algunas acequip.s y pozos avanzados de 
su lînea, y despachando el mayor gêner.}! otras mas débiles, se 
rompiô el fuego. Los enemigos, reforza«do las indicadas guer- 
rillas, y nosotros retrocedieudo algo las nuestras, se decidieron 
â destacar una considérable parte de sus fuerzas â perseguii-las : 
lo que observado por el mayor gênerai Balcarce, déterminé que 
otra division, como la primera, y las mismas guerrilJas rotro- 
cedidas cargasen prontamente, como lo verificaron con tanto 
esfuerzo , valor . tîrmeza y galiaxdîa , que en el momento se 
posesionaron de los parapetos enemigos, y entrando en oUosen 
desérden , se pusier un todos en la mas vergonzusa y precipitada 
fuga, ab(irdonando lis A piezas de artilleria con mas de dos 
mil cartuclios para ellas en 22 cajones, sobre 70 mil tires de 
fusil â bal.'i en cartuchos, très zurrenes de dinero, que tomaron 



Fuga (lel pjircito 
cnemigo. 



PROYINCIAS DKL RIO DE LA PLATÀ. ?i9 

y se los distribuyeron los soldados. Se les toinaron dos isio. 
banderas , mas la una no merece tal nombre , porque es un 
trapo enastado por jiigarreta, pero' la otra es propia de la Plata 
que juraron las tropas, cuando Nieto désarmé a los patricios, 
y repartie a los Arribenos. Se hicîeron alli mismo mas de ici) 
prisioneros , entre los cuales se hallan el capitan de granaderos 
provinciales de la Plata D. Ramon Garcia, y el de la real armada 
D. Domingo Mesa, herido, y el guardaparque de artilleria. 

Finalmente el resto del ejército enemigo tomo los cerros y 
caminos intransitables , unos a pié , otros montados , tirando 
los mas las armas, fornitm^as y cuanto les estorbaba para sal- 
varse. For informes que hemos adquirido, solo arriljaron â 
Cotagâita como 250 hombres estropeados , que seguramento 
fueron los mejor montados, y los primeros que, como el gênerai 
Côrdova, acompaîiado del inicuo cura de Tupizc,, la Torre, cor- 
rieron muy al principio de la derrota , Uevando gr^iado en d 
semblante el espanto. Aungue los nuestros siguieron la derrota 
del cnemigo , ni pudieron hacerlo â mas de très léguas , ni 
acertaron â dar con la ruta del gênerai Côrdova , que habia 
tomado el camino de Mocharà, por el mal estado de la caballe- 
ria. Sin embargo ya se abandonô el empeno de tomar prisio- 
neros , dejândoles ir en fuga , alejandose ellos mismos de su 
reunion, y maldiciendo lus autores de su suerte. 

La recoleccion de armas tiradas por los cerros , y el despojo cran lour, 
de los vencidos fué el cuidado de la tropa vencedora, de modo 
que vinieron cargados de armas , fornituras , prendas , mulas, 
dinero y alhajas. Aun en el dia se cuida de recoger armas por 
ludios encargados do esta diligencia en lo mas âspero de los 
cerros, bajo la gratificacion que If^s esta ofrecida; cou cuyo 
niûtivo se encuentran hombres perdidos , otros muertos , otros 
raoribundos. En suma, la derrota es tan complota, que el 
niismo Côrdova en oficio del dia siguieute â nuestro mayor 
gênerai Balcarce le confiesa, que aun excède â lo que â este 
le pareciô. 

No hemos tenido mas que un soldado de Tarija muertc , dos vttMu. 
oûciales heridos, que son el alférez de las miUcias de Saiia D. 







:É'^ 



250 



PKOVINCIAS DEL UIO UE LA IM.ATA. 



S, ! 



1810 Eduardo Gaona, y cl abanderado do Tarija D. Manuel Alvarez, 

y 10 soldados de difcr<3ntos cuerpos. 

De los eneniigos qiiedaron luuertos en ol punlo de ataquo 
mas de 40, que el alcalde del pueblo se encargo de i-eoogor v 
sepultar, ignorando los que fallecieron en los ccrros de los dis- 
perses heridos, pues solo se recogieron catorce, que ostân eu 
nuestro liospital. 
Prisi(,nc.o5. Entre los prisioneros eneniigos liay uno de los que en ia 

accion de Santiago del 27 se pasaron, y otro que nuestros sol- 
dados encontraron herido, y acabaron a bayonetazos por indig- 
ne : el que existe sera pasado por las armas h la vonida do 
Cotagaita, para donde se le dirige con la segunda ('ivisiou. Ln 
misma suortc correran los dénias de esta clase , 'pues eu esta 
parte me niego à capitular. 
Fuirni r,-peaiv.i El resultado de la accion es prueba del mas encarecido clogio 
de nuestro ejército, que inferior en niiniero y en su cuartel, supo 
derrotar â un enemigo qne eligio situacion y roinpiô fuego. 

Aseguro a Vuestra Excelencia con el mayor gênerai, que île 
los oficiales y tropa no tengo à quién distinguir : no bay ejér- 
cito en el mundo que présente el pecbo al enemigo y se sosteiiga 
con mas gallardîay serenidad en el fervor de la accion, y avaiicu 
â la voz con mas intrepidez que el nuestro. Yo se que esta 
columnade la vanguardia bastara para el ejército que diceii que 
prépara el virey Abascal , y mandara Goyeneclie ; i y que sera 
uniéndosele la del centro que ya llega â este cuartel, la de ret;i- 
guardia que sale de Jujuî, y el cuerpo de réserva que ([uedaen 
la garganta de la sierra? Los Tarijenos, Saltenos, Tucuiiianos. 
Santiagueîios y Gordobeses son tan buenos , cuando tiencu 
oficiales y jefes de provecbo, como son las tropas de la capital. 
À todos lie dirigido las mas cordiales expresiones de satis- 
faccion, y les he asegurado una compléta recompensa en la 
gloria a que aspiran, y en el interes de su libertad civil, fraii- 
queândola â sus hermanos oprimidos por la anibicion y despo- 
tismo de los mandatarios del antiguo gobierno, que prcvalidos 
de la suerte desgraciada de Espafi i, de la cautividad é impo- 
tencia del desdichado rey Fernando, de la incertidumbre de un 



ncoiim''nila. ion 
dclrjéicito 



lii 



nuel Alvurez, 



PROVINCIAS DKL RIO Dlî LA TLA TA. 



251 



giibierno represeiitativo legîtiiiio y de la liabitud servil en ([uc 
eUos misuios liaii teuido â los pueblos de America, creyeron 
hacer su mojor furluiia erigiéndose en soberano para tiranizar 
mas impunemente, y presentando al fin estes doniinios a Bona- 
parte por adhésion â la metrûpoli. À fe que tanibieu sabe Vues- 
tra Excelencia esta verdad, como yo la se, y no lo ignoran ya 
los pueblos, y nucstras tropas cuando sabcn que Godoy, Soler, 
Asansa , O'Farrd, Gaballero, Mazarredo,Solano,Iiorja, Laodicea 
y otros de mas alto range, mas beucficiados del rey, y agraciados 
de la nacion indiscreta y mas ostentadores de fidelidad y predi- 
cadores de la lealtad que los vireyes, gobernadores, prelados y 
ministros de America, han disuelto el rciuo, entregado al mo- 
uai'ca y esclavizado los pueblos de Espafia. No ignora ninguno 
de los que me siguen que de taies jefes todo es de temer, y 
uaJa bay bueuo que csperar. 

Tengo la complacencia que basta nuestros heridus, visitân- 
dolûs, me dijeron con scfi;d de ingenuidatl, que estaban tan 
persuadidos de lajusticia de nuestva causa, que sentian nores- 
pirar el idtinio aliento en la demanda, creyéndose gloriososycon- 
sûlailos del dolor â vista uel motivo y ocasion de sus heridas. 

En nombre de Vuestra Excelencia, y en uso de las allas facul- 
tades que me ha trasmitido al ejército y provincias, be conce- 
dido à los que resulten invalides de esta campafia cl prest 
iiitegro; à los que fallezcan de accion de guerraigual goce, enlo 
liquido, a sus mujeres y padres pobres. A los soldados Miguel 
Gallardo y Alejandro Gallardo, que en el ataque se dirigioron a 
arrancar la bandera de la Plata y lo verifîc;u'on, les lie concedido 
â nombre de Vuestra Excelencia el uso de la divisa de sarjento, 
y ciucuenta pesos à cada uno de gratificacion. Y los que asal- 
taron la artillerîa cuatro pesos â cada uno. 

Los naturales, porcion nobilisima de este Estado, rcspiran y 
ven cl fin de su abatimiento en el principio de su libertad civil : 
ostân perfectamente impuestos de la causa, y bendicen al nuevo 
gobierno. Concurren sin escasez con cuanto tienen, y sir ven 
personalmente sin interes y à porfia. Al conducir artillerîa se 
pegan 300 Indios, y en liombros ti'astoruan cou ellos los cerros 



m 



1810, 



npiniisliacionos 
liionjrras. 



Cl)lll"c^ionl'^ 
6 lO' iiivuliilui. 



Décision 
y ciiiiisiasino 
pur et iiuevo 

goliiei'tio. 



^^\é .-1 



■ i 
i 

I 
? 

i- 



1810. 



Picieatacion 
de un troreo. 







l 



253 PROYINCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 

mas encunibrados como si fuera una pluma, y andan rcnii- 
sos para tomar dinero , diciendo que es la vez primera que 
se les paga por servir al rey. No han podido miestros rivales 
hacerles formar ideas siiiiestras de nuestra conducta. Con la 
diferencia de que han tocado el desengano bien encontrado, 
pues han experimentado de ellos el saqueo que les liacian 
temer de nosotros. Sin que nadie les mandase, ios Indios de 
todos Ios pueblos con sus caciques y alcaldes han salido d en- 
contrarme y acompanarme, haciendo sus primeros cumplidos 
d-^l modo mas expresivo y complaciente, hasta el extrorao de 
hincarse de rodillas, juntar las manos y elevar Ios ojos, como 
en accion de bendecir al Cielo. En solo la carrera de Jiijiii â 
esta villa cuento con mas de 3,000 Indios de armas , â la \n 
que Ios pida. Creo suceda lo mismo en adelante : conozco que 
sus disposiciones son ventajosas, y que bajo la direcrioii de 
unes curas, cuya adhésion al nuevo gobierno me es constante 
â excepcion del de esta villa, sin que por eso encuentrc varia- 
cion en Ios sentimientos de Ios Indios ; no dudaré que estos nos 
sean adictos sin violencia, y gratos por conveniencia que les 
résulta de la iLejora de su suerte. 

El mayor gênerai Balcarce, a quien solo puedo elogiar di- 
ciendo, que conoci su mérito, y que me glorio de haberlo pro- 
puesto en junta para uno de Ios jefes de esta expedicion, me 
toma por mcdiador para que en su nombre ponga â les pies de 
Vuestra Excelencia esa bandera tomada â Ios enemigos. Yo 
tengo el honor de aceptar un testimonio tan recomendable del 
primer oficial de nuestro ejército, dirigiéndola por mano del 
capitan de patricios D. Roque Tollo, â fin de que Vuestra Exce- 
lencir. la destine â la sala del rey D. Fernando con las que 
adornan su retrato. 

Dios guarde â Vuestra Excelencia muchos aîios. 

Cuartel gênerai de Tupiza, 10 de noviembre de 1810. 

Excmo. Senor , 
Dr. Jdan José Castei.i.i. 
Excmo. Senor présidente y vocales de la junta 

gubernativa del Rio de la Plata. 



PROVINCIAS DEL RIO DK LA PLATA. 



253 





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1810. 


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('gpiluljrioni 






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1: 


(îaranliiit 




perionalst. 


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Bestino quo se dari 


al mismo eji^rcito. 





CAPITULACION DEL GENERAL CÔRDOVA. 

La \ictoria de Ziiipacha , quo Vuestra Senorîa ha conscguido 
ayer, es mas compléta que lo que le pareciô, pues solo ella ha 
decidido la suerte del Perù, correspondieute al vireinato de 
Buenos Aires. Ayer Cia cnemigo de lajunta, que ha cstablecido 
para su gobieruo, y hoy no solo me someto a ella reconocién- 
dola, sino que de acuerdo cou todos los ofifiales de este ejército 
y tropas de él lo hago bajo ks articulos siguientes : 

1. Las vidas y haciendas de todos los oficiales, sarjontos, 
c.ibos y soldados do este ejército que sigaii la misma opinion 
que acabo de referir, ser^^n respetados, y conservados sus em- 
pleos 6 cLases, si no se hiciesen sospechosos al gobierno. 

2. Estos mismos oficiales, sarjentos, cabos y soldados unidos Destinoquo sedar* 
ak'jército de Buenos Aires serviran, si se consideran necesarios, 
para la sujecion de la Paz, y oponerso al ejército que se esta 
alistaudo bajo las ordenes del Sr. Goyeneche. 

3. El mayor gênerai del ejército, que ha sido comandante 
gênerai de él, no aspira â otra conservacion, y si solo â ser 
soldado de la patria, pues esta seguro que lo sabra desempenar, 
y se ha desenganado de la cautela con que ha obi ado el prési- 
dente de Chârcas, â quien déjà seguir libremente su fuga, por 
consideracion â su caduca persona ; pero envia oficiales de su 
(onfianza con las mejores tropas, para cjne retornen hoy mismo 
los caudales del rey, y rejunten las tropas, que se ha llevado 
para su seguridad, â quienes habla con una proclama, y espéra 
ser oido. 

4. Las tropas que del ejército de Buenos Aires se han pasado 
al del Perù, serân absueltas de este dehto, y sin castigo alguno 
subsistirân en sus clases, 

La situacion en que me hallo de très dias y très noclies sin 
corner ni dormir, me hacen el no podenne extender; pero el 
oficial que envîo de parlamentario es de toda mi confianza, y 
manifestarâ por ahora los seutimientos de mi corazon, advir- 



Unica aspiraeion 

del major générât 

del ejército. 



Se romil» 
à lui inTuimes 

(le su 
pari^ineiitvrio. 



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2J)i rnoviNT.ivs df.ï, nio de la plata. 

1810. lipndo l'inicamentc h. Vuostra Scnoria, que soy tan grand»', eu 
mis pcnsaniiontos', qne la capitnlacion (juo fornio sobre las vidas 
de mis snbalternos no me os com[frt.'nsiva, pues tongo lanio 
ikinov propio y vanagloria, que solo aspiro a Lacemie niouKj- 
rable en mi nacion por los términos de heroiridad. 
Dios gnarde ;i Vuestra Scnoria muchos afios. 
Santiago de CotagAita, 8 de noviembre de 1810. 

José de Côhdova y Hôjas. 
Sefior D. Antonio Tionzâloz Balcarce. 



OFICIO DEL GENERAL BALCARCE. 



Solire mlrPCA 

pievia d(! cicilos 

siigelo.». 





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Impuesto del oficio de V. de ayer, y de lo qne el oficial poi-- 
tador y parlamentario lia expnesto, como sometido ostoy ;i l;i 
décision del excmo. senor vocal de la jnnta gnbernativa ih l;i 
capital y su plenipotenciario représentante, investido do iDilns 
sus facnltades, Dr. D. Juan José Castelli, que se balla on oste 
cuartel gênerai de mi mando, debo responder a V. con la dispo- 
sicion (le Su Excelencia, que toda espcranza de una prudente 
conclusion en las présentes diferencias y proposiciouf^s de V. 
habrâ de asegurarle los efectos de su sometimiento â la gonero- 
sidad del gobierno de estas provincias : pero ante todo se haii 
de ponerâ disposicion del excmo. senor représentante las por- 
sonas de don Vicente Nicto , de don Francisco de Paula S;iiiz. 
de don José Gonzalez de Prada, y de otro cualquiera jefe de 
provincia del \ireinato que se baya coludido con el présidente 
Nieto, intendente Sanz y virey Abascal, que son los autores de 
la rivalidad escandalosa entre puoblos do un mismo sobcrani). 
idioma, religion y gobierno, exponiendo la integridady conserva- 
cion de los dereclios del rey don Fernando â la suerte mas iufau-^ta. 

Dios guarde â V. muchos aiios. 

Cuartel gênerai de Zuipaclia, de noviembre de 1810. 

Amomo GOiNZÂLEZ Balcarce. 

Senor don José de Côrdova y Rojas. 



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pnovi>f.!AS DET, nin nr i a pi.ata. 



2.S.S 



CARTA DEL GENERAL COUDOYA. 



Amigo R.'ilraiTo : éramos amipos, fni'mos onomigos, y volve- I810. 

mos ;i la amislad. Vcnriô V. en la lid, y aliora ostoy dando las 
ûnlones mas activas para qiif sn rejunte lo f[ue ha esparcido ol 
imlitrno présidente, Ueconozco la jnnta, me somcto i'i ella; lo 
mismo hare esta marina, y lo niismo liarân las ti'opas que yo ha 
inandado, pues para ello hc dado ûrdenes muy cstrerhas. 

Hablar('mos cuando nos veanios : dé Y. ordenes ;i sus tropas nr,on.iiiinon. 
para que me guarden la consideracion do mi persona, y cuente 
V. cou que el Perù esta va sujeto bajo la dominacion de la 
juiila. 

Dira {{ Y. Somalo lo qiio no tengo tiempo ni caheza de expli- 
car. y queda de V. su siempre amigo. 

CÔRDOVA . 

ScnorD. Antonio Gonzàle^^Balcarco. 



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CARTA DEL GENERAL DUMOURIEZ 
À D. CORNELIO DE SAAVEDRA, 

PKESIDENTE DE LA JUNTA DE GOBIEIING DEL niO DE LA PLATA (1). 

El 25 (le dicicmbrc de 1810. 

SeSor , 

F). Manuel Padilla me ha entrog^ido la carta con que ine hoii- 
râsteis, iecha de setiembre do 1810. Recibid la expresion do 

(1) La caria que, poncmos à coiiliniiacion , y que se juiblica en mipstra 
li^lilii l'or la primera vez , so eiicuciilra en la jii'ig. 137 del fcguinîo de do3 
liimos eu 12" franccs , imprcsos en lînisélas en 1835 por el lilirero J.-P. 
Meliiip, bajo cl lilulo de Méinoiies el coirespondanrcs iiiétiils du ijéncrdl Dn- 
innunez-, puh'ips sur les uianuscrils auloijrajjha déposés chez l'édileut; el 
liricédàs d'un fac-similé. 

N'is lia iiMvido â tradiicirla y difandirla, aparle lo qsic liciic do cuiiofa, 





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SK6 PROVINCIAS DEL RIO DR LA PI.ATA. 

i«io. mi ^•^vo reconociniitinto por las nuio.stras do ostima y do consi- 
dcracion que me. dais on nombro do, viiestro rospotal)lo ^'obiornn 
y de vuostros ostimablos é intorosantos compatriotas. 

Snplico à Vuestra Excelencia los asognrc (pio, llono do admi- 
racion por su energîa y sus virtuiles pati'iôticas, no aspiro m.is 
que â unir mi expcrioncia à sus esfuerzos. No puedo fijar ni 
fil tiempo ni los medios (juc puoden hacerme un dia su conipa- 
nero de armas, pero les asegi|ro que nadie esta mas disijucsto 
que yo d \ivir y à morir en el sono de una nacion libro. Timo- 
Ifion ténia mi edad cuaudo consagro â Siracusa sus farultades 
fisicas y morales. 

Esperando esa época dichosa, me empoftaré en suplir mi ,iii- 
sencia por medio de mi çorrespondencia y por mis oonsojos 
los mas sinceros , que daré â mi amigo Padilla sobre vuestros 
negocios, 

el pnreccrnos que conliene mas de una indicacion muy util para los que se 
ocupen de invcsligaciones y estudîos sobre nueslra rcvolucion. 

El gcncral Dumouriez cscribiô la memoria que ofrecia; y se lialla en la 
pâg. 148 del tomo citado. 

Para dur iilea de la extension de este trabajo, agregamos el indice delo^ 
puntos de que se trata. 

Lucgo de una introduccion se divide en très parles. 

Parte primeba. — Cuadro geogrà/ico. — l*" Provincia de Buenos Aires. — 
2» Provincia del Paraguay. — 3» Provincia del Tucuman. — 4» Provincia 
de Chârcas 6 Polosi. — S» Provincia de Cuyo 6 Chiquitos. 

Segunda parte. — Estado militar : scccion l», ejército de linea ; sec- 
cion 2a, milicia ; empadronamiento de la poblacion ; voluntarios, c.ibailerla, 
artilleria ; organizacion de la milicia en las provincias ; meses de asamblea; 
sueldo, armamento, disciplina, vestuario ; instruccion , escueias niilitares; 
instruccion detallada del miliciuno ; tiempo de servicio de la milicia ; scr- 
vicie (le gucrra de la milicia en brigadas ; cuadro de la fuerza armada de 
la repûblica ; seccion 3», marina ; observaciones y adiciones ; seccion 4', 
sislema de guerra defensiva. 

Tercera parte. — Politica interior y exterior ; politica interior ; polilica 
exlerior ; cap. !<> la Inglaterra ; 2» el Brasil ; 3o los Estados Unidos ; 4» la 
Francia ; S» la Espaha ; 6° Mcjict) ; 7» Estado de Tierra Firme ; S» el Perù ; 
90 el Chile. 

ÏÀ fac-similé que acompana â la edicion de que damos nolicia , es de 
parte de la carta que va â leerse. (Tomado de la Biblioteca del Comercio 
del Plala , por el senor don iîNDUES LÀUAS, pâg. 490.) 



os el indice de ios 



PnOVINCIAS I)F.L RIO DE I,\ PLATA. 237 

Voy A trabaj.'u- iiu:i int'uiovia miJitar sobre la mas pronla y 
^(Mida organizainon dn viicslro cp-rcito. Ella debo marchar â 
paso ignal cou lodas las otras partes de vuGstra constitucion 
poli'tica. Para ronstniir d tt'inpjn de la libertad, es nccesario 
tener la espada en una iiiajio y la triiila en la otra. 

Ks nccesario evitar, en este primer instante, todas las abs- 
(racciones metafîsioasyresorvarlas paratiempos mas tran((uilos. 
FJlas son el fruto de la edad madura; A de la juveutud de Ios 
pobiernos, como de Ios liond)r(^s, es la accion. 

fAiando llegueis ;'i ser t'uertes, dejart'is de scr el juguele do 
la politica macjuiavélica de las jtotencias extranjeras , qne no se 
iiiteresan ya en la riqueza de vuestro suelo, sin ninguna consi- 
doracion por sus interesantes habitantes. Os i'alta, desde luego. 
un ejército bien organizado, bien armado. bien distribnido en 
partes sûlidas y sustanoiales. La instruceion vendrd con el 
tinnipo. Veo con placer que acabais de t'undar nna escuela mili- 
tar en Micstra capital. En cuanto ;'i la obediencia y â la disci- 
plina, no tengo ningnna inqnietud. Eu todos Ios tiempos, clla 
ha sido mas fuerte en Ios pueblos libres ([ue en Ios otros, porque 
cada soldado , considerdndosc como ciudadano , es decir. 
ronio parte intégrante de la sociedad , esta privado por el 
intercs comun de separarse del deber por intcres particnlar. 

La inmensidad de mestro territorio . la distaucia considéra- 
ble que existe entre las partes comprendidas en el vireinato de 
Biionos Aires, divide naturalmente su estado militar en dos 
départ amentos, separados por el Hio, pcro cuyo punto central 
es Buenos Aires, El departamento del Este comprende todas 
las provincias situadas entre el Pikomayo al norte. y el rio Co- 
lorado al sud ; el departamento del Oeste se extiende desde la 
mfirgeu izquierda del Pilcomayo y la t'rontera portuguesa al 
norte y al oeste, basta el Rio de la Plata al sud. 

La composicion de este ejército se debe dividir en dos partes 
distintas : l" el ejército a sueldo ô de li'nea . siempre pront(.», 
dando la guarnicion de las fronteras del Estado, sobre todo al 
largo de las costas méridionales del Rio, en las très estaciones 
do lus très puertos que lo dominan, INÏaldonado. Montevideo y 
YII. 17 



1«tO. 



Al Rio il» Il IMma 

II' faha 

lin cjùrcilo 

liitri cigMiirndii. 



Division niilil^ir 
nnturui 

del ripciiKilo. 



Su ejé.cilo 
(It'be iliviUiiso 
en lins pail't. 




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1810. 



Sitii-mt 

llt> llUcitMllb 

|iaiii loilrneiln. 



l.ui cliiiPK gialiiihi!! 
nu (•iilrnii 
in cupiilu. 



• 'onvii-ne liirer 

lie Muliluniiilo 

un |iiierto 

pioi'ticiililr» 



(^iinvi'nirncia 

de omulgainar 

las li'opas furopeua 

cun las i'riolla<. 



Lord Slniiigfoi'il 
y el comle 
do Linlres. 



988 pRoviNri*s dfî, nio dk i.a pîata. 

la Colonia dt'l Sacramciito ô San (iiliricl; "2" las milirias, tatito 
lijas CMiiK» voliiiilanas, (pic ilflM'U pmtc^'t'r la st'miridad itnlilica 
y la aiiloridatl dcl ^idliifruo «'ii sus proviiirias rcspt'ctivas. y nriii- 
tarûrct'oi'zar el t'jérrito scpui su iiunciliacion en caso de {.tutim. 

Para cl sostcu dcl cjcriito â sm-ldo y para todos los jia>l()s 
niilitar(^s, es prcciso scfialar tondus fijcts, sacados dcl icxiro 
pi'iblico, scpui un sistcma ro^dado de j^Tccpcion. Kstc sistt'iii;i 
de hacienda dchc csfar di>ididn en très partes: jrastos civiles, 
gastos niililares, ^astos exlraordinai-ios ô iniprcvistcis. 

Los dones graluitnsnn delicn enirar en linea de ciicnta. por- 
que no puedcn scr consideradus sino rojnn un suplciiicuto 
rasual, que no os susceptible de câlculo y al que no dclic ro- 
cinTirs(>, sino on la necesidad de prévenir ô renicdiar una rala- 
midad pi'iblica, como en cl caso de la expedicion de CûnloNa 
û Montevideo. Ilocorriendo a cl liabitiialniente , se coiiv cl 
riesgo de agotar el zelo patriôtico y de cand)iar en un inipucsto 
disl'razado un don que debe ser puranuînte voluutario. Imic por 
ese abuso que los jefps de la revolucion francesa seranm bir 
vemente csa fuente i'ecunda do recursos nacionales, y se vicivtii 
forzados à sustitiiirla por las extorsiones mas violentas y tirâ- 
nicas. 

La idea de dai^ niucha importancia a Maldonado y de harm' 
practicable su puerto para cl coniorcio extranjoro, es siihliinc : 
y desde que so haya apaciguado la rcvucita de Montevideo. 
cumple ocuparse seriamente de ella. Séria tanibien util oxa- 
ininar cscrupulosamente la posibilidad de cstablerer, ron c] 
andar del tiernpo, un puerto hicia la embocadura méridional 
del Uio de la Plata, (') entre este Rio y el Rio Colorado. 

Un método excelente, mas por ra/on politica que por cniivc- 
niencia militar, que ya habeis adoptado y que es necesario se- 
giiir, es el difundir y anialgamar las tropas de indigeuas en los 
regimientos de linea, como lo habeis hecho en los reginiiciitos 
2 y 3. Es igualmente de bnena politica amalgamar los Euroiteos 
con los criollos, y no tener mas tropas que se llamen euroi)eas. 

Don Manuel Padilla ha mostrado grande perspicacia en sus 
conferencias con lord Strangford y el conde do Linnres. que iiip 



"^■L. 



isin. 



Il'-|.('l lu 

Il Vniiii't'ili II, 



Ril>-hii« i'< <llll»iliil 

lli* I:i4 Mli'<tiil;iH 

ii'liipl:iilu«. 



PR(»VI>f.lAS DKI. niO 1)1, I.A l'UTA. 2.^9 

hn roinutiiriidu. L*- lir ilfi-illiido mis npiiiiniit'S sultrc lacniiiliicti'i 
(le t'sos (|i)s miiiislnis. y l.is iiiiiMs dt- lus dits ^iiliiiiftcs sidiif cl 
iK'iiociii (le M()iili'\id('(), r,nnlimi:ii'('' l'srliin'cit'ndulc sujn'c "stos 
ohjctos, y t'I its d.ii'â ciii'iitii. 

l)i'St!n qilr cl St'llnr MTh'Iario de |'>|;ii|u, Miiicili». |ilH'd;i rc- PoUiii I it.iin«i;aila 
cMu'cr en Ilid .liiiH'in» l;i c.irtii tpn' i-snilii ri M dr mcIiiIhc â don 
Mi'iiiiH'l Padillii. Iii'ijo niliit'i'tii dcl lu*, (i.iidiiri'. >t'iiiiii;iri() du 
San .l();ii(iiiu, i>ii Uio .jant'-ii'o. l'A Non (|iit' nu* iialii.i Ininado la 
lilicrtad de aconsi-jar la mas iiacit-ntc nindci'at'ion y la mas lina 
[Militica para a|)at;i)j;iiai' la discnsioii de .Moiitt'\id*'u , )iori{iii> 
i^noraba ri cxccso â (jiit' lialiia llciiado csa iinlilarimi cit'iza por 
cnrt'dadoi't's y st'dnoida p(H' iiilriiras rvli-anjcras , al mismo 
tifinipo que acoiisi'ialta ([in' se (djrasc ion vigop y pronliliid 
soln'c (^('ti'dolta. 

Ftlstuy satisl'cclio al o])sorvarqnp n\i o|)inion estaba do acnrrdo 
l'on lo ipic habi'is dctiTminado. La rapidi'/. di' las mrdidas 
ilt3 vnestro ^iobicrno y l'I castijio ('ji-mplar ik los ;:randi's cidpa- 
bli's lian apa^adu pai'a sicmpri' l'sr inri'ndiu i'n \ni'sti'as pro- 
vincias intcriorcs, y la conilncta di; vncstrus oliciali's y dr \iies- 
tras ti'opas es ili;:na ili' nniy jirandi's rlogios. 

Al prcscnti.'. ([ne va no tcni-is l'si' pidi^ro qui' ti-nu-r, que os 
liabris visto t'urzados â di'rlarar ;i Monli'vidi'u en l'stado de 
rclii'lion, y qui' esta poblacion dcscarriada ha lli'vadu ci insuJto 
iiasta apodcrarso do la Colonia di'l Sacraim-nto, y bloqncar à la 
capital, suy dr pareciT qui' ya no Lay um'aniicnto ([uc giiardar 
pur cl axiunia l^rincipm ithsta, y ([ue no se dobu dt^ar aunientar 
fl mal por dilacioiics. 

Mi u|)inion actual es (pu.' dcbcis daros pris;i â cnviar vnestro 
liravo cjérc'ito al otro lado dd Uio, sin nin,t:un rctardo ; rcfor- 
zarlo cou toilo lo qn(^ podais s.acar de las provincias del Norte y 
Nuroeste, para arrojar de la Coloiiia dtd Sacrann.'nto é islas tle 
San (jabriel â la guarnicion (pic las ocnpe lioslilmcute, tle cual- 
(jiiicra ruicion que sea , y despues de haber ascgurado esta 
i'>taciun niilitar por una guarni("iûii li.ja y las loi'tifiracioncs 
convcnientcs. barcr avan/.Mr d cii'rcito sobii' .Moiitr\ii!i'o . j)lo- 
'|ii' Ml' l'sii'ccliamenle esta i'itid;i(l \ ii.in'i'lr l'Uli-ar una proclama 



Plan 

|iaia Miiiieler 
i Miiiiii'\'i PO. 



I'l| 



^200 



rnoviNciAS i)i:i. nio di: i.a i'I..\ta. 





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181(1. 



D'.lio poncrsc 
I luiiilii hwlt 
m piûc'ii':!. 



Moil.i .If ; m lur 

lus ll(!sl}.'llil>?4 

llii>l;lt'S 
I ^lra!lil'r.l^. 



(■11 la que ■mn'nacois con talav la campaûa en (liez leg'Ms â la 
rodouda, de maiiera capaz do qiiitar à sus habilantos los mcdi os 
de snbsistencla por tierra. Residtarâ neccsariamonte grande 
discordia entre los Lucnos ciudadanos y el partido rcbelde do 
los marines. Entijncos, apoyando en 1? fiierza armada los mc- 
dios de prudencia y de moderacion del coinisario civil cucar- 
gado por el gobierno de dirigirla, debcis cspcrar qne los propie- 
tarios derribaran el partido de los rebeldes y forzaran à la 
ciudad à q\m se someta: en se<^iida, Uevando el dipiitado de 
Monte\ideo y algunos rebenes, dejando uua giiarnicion en la 
fortaleza, desarmando d los sospecbosos y armando a los bue- 
nos ciudadanos, quedaréis seguros de la fidolidad de esta ciudad 
importante, pues que es la Uave del Rio, asî como Maldonado. 
donde tomaréis las mismas inedidas. 

Creo que si las tomais con fuerzas suficientes, con muclia 
rapidez y con el mayor socreto posd)le, conseguirt^is lo que S(.' 
prétende ântes que las potem^as extranjeras puedan adoptar im 
j)artido que os soa contrario y llcgar a, actos liostiles. PdV lu 
demas, cualquiera que sea el suceso, como se trata de la bber- 
tad y de la justicia, vuestro patriotismo debe hacer frente â 
todo. 

Gerrando el oido â toda negooiacion de mediacion y conti- 
nuando vuestras operaciones con vigor, osas potencias no 
tendràn tiempo de llegar â hostilidades ; porque los Ingleses 
espcraran instrucciones y ordenes de Europa, y los Portuguescs 
solos no se atreveran â nada. El motivo de vnestra repuisa de 
toda mediacion extranjera es simple y al mismo tiempo coiim'- 
niente a ^TH'stra dignidad. Un Estado constituido no pnedn 
adinitir la mediacion de una potencia extranjera entre él y sus 
sùbditos rebeldes. Si la Irlanda se revolviese contra Inglaterra. 
(, admitiria esta una mediacion entre ella y la Irlanda rebeUlc? 
Si una de las provincias del Brasiï se alzase contra el gobicrao. 
(, el régente se bumillaria liasta aceptar la mediacion de otra 
potencia ? La mediacion no pncde tener lugar sino entre pue- 
blos igiiales, 6 al ménos independientes. El gobierno que la 
aceptaso se privaria a si mismo de su derecbo de soberania. y 



1.1 

fi ' 
i. s 



1810. 



(le f). Muimel 
.'alillo. 



l'ROVlNClAS DEL RIO DE LA PLATA. 2(51 

reconoccriii fâcilmeiite la indopondoucia de sus siibditos ro- 
beldos. 

Don Manuel Padilla os ha herlio mi buon scrvicio , por cl M.sion inipoi^mie 
contrato de armas que lia cclebrado con los Amcricanos, EiAo 
es dilîcil aqui; pero él tiene toda la prudcncia y toda la des- 
treza quo es nocesario para lievar à buen térniino las negocia- 
ciones que le liabeis confiadr» 6 le coufieis en le sucesivo. Él esta 
Lien visto en este pai's, y la asociacion de otros agentes puede 
ombarazar léjos de benefîciar vuestros negocios aqui, en la 
posicion delicada en que estais y en la confusion polîtica que 
arrastra los gabinetes. Pero en un pais donde el dinero e^ el 
mil vil universal, es necesario que le abr;iis un crédito discie- 
cional sobre los banqueros de Londres, para que pueda liacer 
fronte, ya â comproniisos, va a gastos iuiprevistos 6 secretos. 
De otro modo, vista la distancia, no pocb'ia siempre cmnplir 
vuestras ordenes. La niision aqui séria nula, si no ostuviera 
autorizada y en estado de hacer de proiMo las disposiciones 
pccuniarias que las circunstancias puedan e dgir, y para las que 
no tendria tiempo ni de prcveniros ni de esperav vuestras 
ôrdenes. 

Esta lai'ga caria debc probaros mi celo y mi franqueza mili- 
tar. Yuestra causa es la mas justa y la mas bella que puede 
aniniar à los hombres. Vuestro coraje, la sabidurîa quo liabeis 
(Icsplcgado hasta el présente, me ligan d vosotros por los lazos 
fie la estimation y de la admiracion, y sea de cerca, sea de 
léjos, me consideraré muy dichoso de contribuir a vuestro 
siiccso y a la felicidad de vuestros iiiteresantes compatriotas. 
Es con estos sentimientos, muy ardientes y muy profundos. 
que tengo el honor de ser, etc. 

BCMOUUIEZ. 






l',-. 



1 



# 



262 



PROVINCIAS DEL KIU D£ LA PLATA. 







n 



PASOS DE LA PHLNCKSA UONA CARLOTA. 

PARTE niSTÔRlCA. 

Sistema de persecucioii establecido por la princesa coiitra los agentcs do los 
revuluciunurios de Buenos Aires (1). - 

1810. Notioiosos los piirtidarids ilc la princesa do la oposicion qiio 

hacia su aiigusto os^jusd para que ella no t'uese al Hio du la 
Plata, y cansados por otra parte (h' esperar lo que tanto se les 
habia ofreeido. se miieron al pequeîio partido que aspii'idia ,i la 
indepeiidencia bajo el sistema rei)ublicano. El unieo puntu de 
dondeen afjnella épocapodian tenier alt,aina eosa era elJauéiro, 
por su proxiniidad y por estai* allî la principal interesada en cpie 
110 se realizasen sus ideas. Necesitaban saber y tener uiia noticia 
circunstanciada de las ilisposiciones que pretcndiese adoptar la 
cortc del firasil en el caso de fornializar ellos su proyecto. y ai 
efecto eiicargaron â varios suj,^etos de los (|U(i liabian idn aJ 
Janeiro 6 residian allî por sus lines particidares, que estuviosfu 
â la mira de todo y les dieseu exacta cueiita. 

No podia ocultarse por niuclio tienipo â la princesa la cxis- 
tencia de taies ageiites. Su Alteza tt'iiia tanibien los suyos para 
observar sus niovimientos. Los partes diarios que recibia la 
precisaron â darme la particular coniision de entender taiidneii 
sobre este nej^ocio, â cuyo tin me escribiô la siguiente : 

(( "^résas, es preciso que informes al intendente lioy iiiisiud 
de los cbibs de los Espafioles de la Prainlia é rua do Ouvidnr; 
por(|ue el principt^ dice que él aun no le lia diclio nada. M'' 
parece que no se ha de liacer nada, pues no quiere el principo 
que se niueva ni un paso sin don Rodrigo ; y él ya habia nietido 
en la cabeza al principe que Elîo cstaba indispuesto cou las 



(1) Toniiido de las Meinorias de la princesa dotia Carlota, por su secre- 
lario el senor Présas. 



", 



a, por su secre- 



rilOVIXCI.VS DEL IlIO DB LA FLATA. 2b.{ 

tropas , de suerte que el principe dijo : Setnpre seno Espnnhneu: 
mas sabidas las cuentas le hice leer ima carta de Cuntucci y 
era al rêves , porque los de Buenos Aires son los que han to- 
luado esto â mal. 

)) Nolehizo impresion la proclama (i); todo esuna desp^'acia. 
Me alegràra verme fuera de aqui cuanto antes, àntes que vuelc 
lamina (que esta bien cargadita) ; Dios nos acuda y nos saque 
de aqui. » 

No era para mi muy dificil hallar en brève las personas qui' 
pudiosen estar en la trama de taies inteligeucias sécrétas , pero 
si estaba nmy distante de pensar que liiese comprendido en ellas 
un fraile, y que este fuese puntuéùinente el primero que cayese 
en la red que se liabia tendiilo para todos. Se liallaroL en su 
peqLiciio equipaje varias cartas y papeles, cuyo contenido era 
anfibolôgico 6 susceptible de difereutes sentidos , que podrian 
scr claros para las personas â quienes iban dirigidos; pero en 
roalidad muy oscuros para que otros pudiesen hacer un recto 
y justo juicio, y deducir un cargo contra el fraile. No obstante, 
la princesa juzgô que este religioso debia ser inmediataniente 
proso; pidio su entrega y la de sus papeles para remitirlo â 
Espaiia , a cuyo lin me escribio la siguiente carta : 

<( i*résas , remito las cartas del fraile de mi aima ; vé â don 
Rodrigo con elles, y dile que yo quiero este fraile preso luego, y 
que (juiero yo que cuando lo prendan quede â mis ôrdenes, y 
todos sus pupeles en mi mano , porque lo quiero mandar à Es- 
pana en cuerpo y aima con todo. Explica bien â don Rodrigo 
las palabras de Matorrângos y otras que élno entiende. » 

l'or la simple lectura de este papel, puede conocer facilmeiite 
t'I Icctor â que grade llegaria la ira y côlt'ra de Su iVlteza Heal. 
; Pubre fraile, decia yo entre mi, si quedas â las ôrdenes de la 
princesa, buen miserere te espf>ra ! 

En cumplimiento , pues , de 1;'. ôrden que comprende la pre- 



(1) Esta proclama era un impreso en idioma espanol, en el cual los revo- 
lucioiuirios de Buenos Aires incitaban â los habitantes del Brasil â que se 
coiijurasen para constituirse tambien bujo un gobierno republicano. 



1810. 



y» 


F: 


^ 


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1 


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i. 


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264 PRo>l^CIAS del nio de la plata. 

1810. cedente carta, pasé inmcdiatamcntc â tratar del asunto cou 
don Rodrigo , quien , despues de haberla leido, me dijo : Para 
liacer lo que pide la princesa, os uecesario dar cuenta al principe, 
porque yo no tengo autoridad para csto ; pero cntretauto con- 
viene que V. aconscje â Su Alteza que se trancpiilice, y que 
médite bien sobre laresolucion que cpiicrc tomar cou el fraile, 
porque desde aliora dudo que el principe mi amo se conforme 
con ella, y deberia sornos nmy sf'nsi])le que por un fraile se 
viniese â perlurbar la paz y tranquilidad , que tanto nos lia 
rostado establecer entre Sus Altezas Reaies. 

Me dirigi desde luogo â palacio para instruir à Su Alteza de 
lodo lo que acababa de oir, y sin esperar la princesa rocibir 
mis cumplimicntos de costumbre , me prcguntô desde hvp 
distancia : ^ Ya esta prcso el fraile? — Sefiora, la contesté poco 
;i poco, que un fraile no se prende con tanta facilidad. — ; (juc ! 
/, lia escapado ? — No quiero dar â entcnder esto, siuo que, 
segun se me ha explicado don Rodrigo, no halla en su opinion 
suflciente causa para poner preso al fraile. — Siempre ha de 
haber, repuso Su Alteza, rpiienproteja â estacanaJla. — Cûmo 
ha de ser, Senora; su opinion es respetable y su influjo teniiblc, 
y es necesario conformarse cou las circunstancias. — Si, dijo la 
princesa : porque son unos mtrigantes; son los que todo lo 
trastornan. metiéndose dondo no los llaman, buscando siempre 
su conveniencia à costa de los demas. — Muy enhoral)uena , 
la dije, que Vuestra iVlteza tenga estos conocimientos, y que 
los aproveche si algun dia llega â gobernar ; pero temo que en- 
tonces sucumbira tambien, como los demas , â los liros de su 
astucia. — Lo que siento yo ahora, dijo la princesa , es no ser 
seiîora absoluta del gobierno , para que este fraile pagase en 
poco tiempo todas sus iniquidades. — Olvide VuLStra Alteza 
esto, la dije ; ^qué supone un fraile para ocupar tanto su re;il 
atcncion? — Se conoce que tu no sabes lo que son los frailes ; 
es capaz un solo fraile de trastornar toda una monarquia. En 
casa ha sucedido esto; una cabala de gentes descontentas con el 
justo gobierno de rai madré pohtica deseaba, para hacer su for- 
tuna, que ântes de tiempo el principe entrase Ji gobernar , y 




PROVINCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 265 

para logi'iir su objoto, otrccieroii al fraile(i) qiio la confesaba 
grandes veiitajas, siempre que procurase trastoruar la cabeza 
de la reina con cscrùpiilos de couciencia, cueiitos y visiones. El 
confesor desempeîiu tan bien su coniision, que en poco tiempo 
puso â la reina démente y en el lastinioso estado que tii la ves (2). 
Hé aquî de lo que es capaz un fraile. Desde entonces empezaron 
l;is desgracias del Portugal, porque entregado siempre el prin- 
cipe à sus favoritos y privados , no ha liecho mas que engran- 
decer a estos, con ruina del reino y descontento gênerai de 
todos, como sucedc en el dia con les Lovatos (3). 

En tin , dijo la princesa, yo quiero cpie de todos modos saïga 
el fraile de aqui, auncpie sea para los infiernos, y asi vas aliora 
mismo à decîrselo a don Rodrigo. — Obedezco, Senora, y esta 
iioclie traeré la respuesta del resultado. — No : ahora mismo la 
fpiiero yo , ponpie sin saber la contestacion no comeria con 
iiisto. 

Pasé a instruir â don Rodrigo de los descos de la princesa, y 
dcspues de conferenciar sobre el asunto largamente, convino 
eu que el ù'cule séria remitido a Buenos Aires, de donde liabia 
>alido , y que esta era la ùnica provideucia que podia tomarse 
para contemporizar con Su Alteza Real. Asi pucdo V. infor- 
marla de que el religioso marcharâ en el primer buque que 
balga. Qucdo la princesa tan contenta con la noticia de esta 
resolucion , que parecia liaber ganado una gran Victoria. 

La princesa me hostigaba todos los (lias para que acabase (b; 
buscarle los demas individuos que la pobcia k; liabia denuii- 
ciado. Yo no podia atender a todo, y cl encargado por mî de esta 
coraision no la habia aun evacuado completamente. Pasé dos 



1810. 



(1) Eslc fué frai José Maria , à quieii , en premio de este servicio , se le 
confiriô el obispado del Algarve y cl destino de inquisidor gênerai , para 
ciiyo (Icsernpefio siempre permaneciô en Lisboa sin ir nunca â su diùcesis. 

{i) Eu efecto, las ùnicas palabras que proferia la reina en las pocas vcces 
que lu vi, se reducian â decir : Yo me condeno y los diablos me llevan. 

,'3) Estos eran très bermanos favoritos del principe , que en mi tiempo 
(lisponiun de todas las gracias, destines y empleos, y algunas veces intluian 
lambien en la resolucion de los negocios de alta importancia. (Présas ) 



206 l'ROVINCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 

1810. (lias siii ir â palacio , porque no queria presentarme sin podor 
dar alguna razon de este asimto; mas Su Alteza Keal, iiiipa- 
ciontc por saber lo cpie en él se habia adelantado , me dirigiû la 
sigiiientc carta : 

(( Présas , mdndame los nombres de todos los conjurados del 
Vaiilongo, y à donde vivcn; mdndame una lista con cailn 
nombre separado , y alli â la mârgen , la calle y el niuncro do 
la casa â donde vi\ en , y a que hora acostumbran estar eu sus 
casas y tambien dônde sejuntan, el niimero de la casa delà 
Pcrichon , y la liora en que se juntan ; quiero todo esto ;if[iiï ;i 
la una, porque don Juan ha de venir â buscar esta respucsta 
para procéder luego. » 

Al leer esta carta extrafié sobremanera ver dcsignada en ella â 
madama Perichon, para ser presa y conducida â la cârccl, pues 
que este era el fin para que se la buscaba. La Pericbon, desdc 
que el desgraciado Liniers l;i habia mandado salir de Hueiios 
Aires, se \i6 precisada ârefugiarse ;d Janeiro, por ser el piUTtu 
extranjero mas inmediato, y a mî me constaba por otra partu 
que aUî no se habia ocupado mas que en ver como podria renie- 
diar la extrema necesidad en que se hallaba. Si a la triste siiertc 
de verse esta sefiora en un pais extranjero, decia yo entre mi, 
sin rccursos ni relaciones , se la agrcga esta injusta jersecucioii. 
bastarà ella sola para matarla. Yo no debo , pues , contribuir al 
sacrificio de esta victima. 

Formé al momento una relacion de los individuos de qiiienes 
mi encargado me habia dado noticia , con las sehas y circuiis- 
tancias qne pedia la princesa ; mas omitî poner en ella â la 
Perichon , porque no hay cosa peor para toda persona, que si; 
empiece a escribir de ella en semejantes inaterias. Al tieuipo 
de leer Su Alteza la lista , noto que faltaba el nombre de la que 
ella queria que se buscase con particularidad. i Y por que , nu.' 
dijo, no esta aquî la Perichon? ~ Porque esta mujer no se niez- 
cla en semejantes négocies , y su situacion es tan desgraciada 
en el dia , que es mas digna de que Vuestra Alteza Rfal so 
compadezca de ella, que no de que la aumentemos su iiflicciuii, 
— ; Hola ! parece que ères protector de las buenas niozas. — 



PHOVINCIAS DEL lUO DK LV PLATA. 267 

Senora, soy hoiiibrc : \)cvo (i t'st.i en iiii vid.i l;i ho hal)lado, y 
si el ser buona iiinzii m osta ocasidii im la t'avorece, taniixici» 
iK'bf perjudicarlc , au e.vistit'iKiu causa cici-la para procedoi 
tuntra clla, y sobre todu Vuestra Alteza podrâ liacer lo que 
giiste (1). 

Se quedô la princcsa con la ridacion û lista, â la f[iU3 no se si 
af.Te;i;6 cl iioiiibre de la IVn'iclion, porcpic nna hoi-a dospuos dobi(') 
l'iitrcgarla a douJuaii de .Uinéida. luinistro de ultramar. Mii- 
ilios de lus que estabaii eu inteligeucia con los coujurados dr 
liiionos Aires llegarou â euteuder que se les observaba, y pro- 
lurarou por uiedio de la fuga pouerse âsalvo. El Dr. Pefia, don 
Aiiiccto FadiUa y dou Manuel Sarratea se liallaban bajo la pro- 
tiMciou del niinistro de lii^dati'rra, lord Strangtord , que lus 
iirtcsilaba para ejeeutar el plan de iudependencia (jue muy de 
aiitcniano ténia pruyectado su j^obierno sobre, Hutînus /Vires , 
pava extenderlo despues ;i todo el resto de la America Es- 
paùola. 

Padilla era sugetu de alguna instruceiun, pero de mas iutriga 
y travcsura. Era natural de Cochabamba en el ï*erii. Se liabia 
• dutado en uno de los colegios de la ciudad de la Plata , y via- 
jado por casi todos los pueblos did vireinato : ténia por consi- 
giiioiite noticia del verdadero estado de las cosas y de la opinion 
(le las personas. Un liond)re de taies circunstancias er.i el mas 
à piopôsito para que Strangford pudiese con facilidad y à poca 
Costa valerse de él para instruir â su gubierno de todo cuanto 
qiiisiese saber en la materia. Resolviô, pues, mandarlu â Lôn- 
ilros con recomendacion para el ministro de Estailu. La princesa 
110 i;:iioraba la dispusiciuii de Strangford; pero quiso Su Alteza 
>abt'r t»mbien el paradero d(^ Padilla, y al rfecto me pas() el 
siguiente billete : 
'( Présas, quiero saber k dônde vive acpiel nifiito (2); aun nu 



1810. 



(1) No es fâcil explicar cl odio y ojeriza con que las mujeres feas miran à 
las hermosas , defecto de que no estâti exentas ni las mismas princesas. 

(l'HÉSAS.) 

(2) Este es Padilla. 



) ■, 


i 









208 



niOYINCIAS UKL RIO UE LV PI.ATA. 



1810. so lia concluido el ncgocio; pcro creo que se couciuirâ : dcspurs 
de corner te mundo decir si si, ô no. » 

La razon ([ue trajo mi agente de la casa doudt^ se liaUabu 
aposentado Padilla , fiié al iiiomento transiiiitida i)or mi ,î l.i 
princesa , qiiien â las dos horas me escril'iô otro billete sobiNi d 
mismo asmito, y es del ténor siguientc : 

<( Présas, es necesario que vayas Inego liablar al m.u'qiKs (i) 
por negocio de Padilla , y no se puedc perder tiempij : w >i 
liallas seye C^) , y vête lo mas de prisa posiblc; ; pero ve si puodes 
saber el buque en que va este senorito y cuândo. » 

Hablé en efecto al marques sobre la proxima salida de Padi- 
lla a Londres, y le anuncié que bacia su viaje en el paqucti' 
ingles , (pie debia salir al siguiente dia ; por lo qu(^ séria luiiy 
oportuno que aprovechase el corto tienipo que le restai)» {laia 
insfruir al ministro espanol que residia cerca de Su Majostail 
IJritânica. Pasé en seguida a palacio con el objeto de dar ciii'iita 
detodo â la princesa, à quien liallé muy placontera y risucfia. 
Me alegi'O, la dije, despues de saludarla, que Vuostra Altiza 
Real se halle con tan buenliumor. — Si, estoy muy contenta, nir 
replicô; aliora sabra el marino quién soy yo. — 6Qué mariuoos 
este, la pregunté? — Aquel de quien te conté mi historia (3), y 
que \ino en el mismo navio que nos trajo de Lisboa. — ; V 
bien! ^qué le lia liecho Vuestra Alteza Real ? — Lo he mau- 
dado poner preso en la isla de Cobras (*). Aqui tieues el pavto 
del gob(}rnardor en que avisa de haberlo recibido y puosto en 
l)rision segura. Leî el parte, y advirtiendo la princesa la admi- 
racion que me causaba semejante providencia, me dijo : Parère 
que tii no apruebas eslo. — ; Ali! Sefiora, si yo calb 3e on fsta 
ocasion, no séria digno de volver a entrar por estas piicrta>;. 
^Como quiere Vuestra Alteza que yo apruebe un acto que taiito 



(1) Este era el marques de Casa Irujo. 

(2) Especie de birlocho. 

(3) Ofendcria la moral y la decencia si yo hiciese aqui la misma relacion 
que entilnces me hho la princesa. (Présas.) 

(4) Esta isla esta a un lado de la bahia forliflcada para defensa del puerto, 
y sirve tambien para iener presos de grave crimen. 



■wi. 



l'ROVINCIAS IIKI, lUO DK LA l'LATA. 269 

1,1 (li'griuL., y cuii cl cual se da lugar â i{ue la censura pi'ihlica 
deni^'e la bucna roputacion y conceytto de Viiestra Alteza Real ? 
^Qué piensa Vuestra Alteza que diràii las gentcs cuandu sepan 
osto ? Todos ffiiemui avoriguar y saber la verdadera causa de 
la prision del oficial de marina, él niismo se vera precisado, par;» 
cvitar el rpic se le atribuya un verdadero delito, â manifestai- 
<'\ niotivo de su prision, /,y cntônces sabrA el pùlilico? que 
(■<te suceso extraordinario no pvoviene mas cpie de la voluntad 
de Vucstra Alteza Real, rcputandolo quiza por un acto de vcii- 
ganza, ^y contra quién, Sefiora? co..ti'a un honibrc cuya cou- 
vorsacion fué a Vuesira Alteza Real, en otro tienipo, tan agra- 
dable. Y por otra parie, i,con que autoridad ha dado Vuesira 
Alteza Real esta providencia ? ^ Que dira el principe y los 
l'iieinigos de Vuestra Alteza rpic lo rodean, cuando reciban en 
Il hh del gobernador el parte gênerai de esta noche, y veau 
quo se ha prcso un oficial de su real marina sin conocimiento 
ni aiiuencia suya? Si yo hubiera cstado aqui antes de darse 
M'iuf'jante orden, estoy casi cierto rpie no se hubiera ejecutado. 
Iiignose, pues , Vuestra Alteza Real meditar bien este asunto, y 
las consecuencias que de llevarlo adelante pueden resultarla. De 
prudentes es , Senora , mudar de consejo y onmendar el error 
desde cl momento que se conoce. Muy enhorabuena cpie Vuestra 
Alteza persiga a los que conspiran contra sus legitimos derechos. 
porqiie ellos al cabo se constituyen sus enomigos ; poro per- 
segiiir à los sugetos que han rccibido prucbas ciertas y positivas 
de su distinguido anior y afecto , à mas de ser injusto , no da 
iimy buena opinion del espiritu que asi procède. Yo mismu 
confieso a Vuestra Alteza que à pesar de la gran confianza cou 
que me honra, ya temo tambicn ser perseguido. 

Con este corto razonamiento quedu Su Alteza ruborizada , \ 
liomianeciô por algimos minutos inmôbil y pensativa. Al fin. 
loinpiô el silencio, diciéndome : Vé, y Uama tu niismo aFran- 
'isco Manuel (i) ; quien al momento subio conmigo, y recibii'» 



1810. 



■-<■ 



(1) Este era el ayudanle gênerai de 6rdenes que estaba de guurdia en una 
^!i' la? piezas del patio de [Kdacio. fPntSAS.) 



;:i i. 



. ',!•■ ." 



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270 PBOVINCUS DFL IllO I)F LA PLATA. 

1810. <'n nii prosonria la ôuhm pan inandar poner en liluTtnrl ,il oii- 
fiai , siip'to q\u\ yo no roiiocia ni liast;i nlinn lie conutidd. si 
Su AKcza no Inibin-a a(loj)t;i(lo esta prudente nieilida. un es- 
candaloso ronipiniieufo entre, niiU'ido y niujer era ineNit.diie. 
Ijorque ol principe era mas reloso de su autoridad ([no de su 
augubta esposa. 



■ 



IIARTA DE LA SERENlSIMA PRINCESA DEL HKASIL 
DUNA CARLOTA JOAQL'INA 

A LOS JEFES DE MONTEVIDEO. 



^W' 




mi 




Alixllio |)ArS(>ll:rl 

qu» les d:i 

en favor 

ilu lu cau-u 

lie Purnandu Vif. 



Miil 

■ ■ mi 



Despues de haber apurado en tiempo todos les medins y 
recnrsos que podian arbitrarse para reniitiros el nuniorarid i\m 
jiedisteis al marques t^^ isa Irujo, para la defensa y oonservacinii 
de esa plaza bajo la dominacion de mi nuiy querido licnnaiio 
Fernando, veo con liarto sentiniiento frustradas mis espcraiizas 
j)or una diterencia de opiniones, que nunca mancillai'ini mi 
liMiior con su bajeza, ni abatirdn mi espîritu con los obstâciilns 
([;io de continuo se oponen a mis ideas y justas operariou(>s. 
Sen'aun crîmen en la hcmiana de Fernando YII y en una in- 
fanta de Espana mirar con indiferencia las necesidados de un 
pueblo fiel y generoso, de un pueblo qiie tantas pniebas ha 
dado de su valor y constancia en sostener los derechos del rey 
y de la nacion, 

Conozco mis obligaciones, y conozco tambien, fp.ie tenicmlo 
el lionor de ser la primera Espanola, debo ser la primera en 
desprenderme de lo mas preciso para coadyuvar a la salvarion 
de ese pueblo, digiio por su conducta de mi afecto y del rcspctu 
de todo buen Espaîlol. 

Recibid vosotros, que teneis el honor de ser sus représen- 
tantes, las alhajas qiie indica la adjunta nota, las que os reuiito 



lilMTtnd ;il otj- 

ic conôcido. Si 

int'ilidri, un i'>- 

on in('\il;il(l.'. 

idad ((110 dt' su 



JEL HKASIL 



PROVINCIAS DEI, HIO DE LA PI.ATA. Î7l 

|i;ir.i que ciiipcùois 6 voiulais, y cou su iuïporto soau socorridas 
viiostras ucfcsidados, para Id cual os i'ac iilto siu car^'O ui ros- 
iHiUsabilidad alj.MUia, jiudicudo disiioucr df (dlas couio df cosa 
[iropia eu bcuclicio do las tropas y uuinua dcl rey uii hiTUiaiio. 
Os nioRo y eucargo coutiuueis ejccutaudo las gloriosas oui- 
prosas que os iuspira Miostro sauto patriutisuio, îuforiu (\n\\ yo 
110 (M'sarô do procurai- uicdins d».' socorroros y auxiliaros, y de 
(jirigir al Todo|)odoroso mis uias ardiculos votos para (pjo se 
(ligne protegeros ou la sauta causa que defendeis. 

Dada eu el roal palacio dol Rio Janeiro, 1(5 de julio de 1810. 



1810. 



f. 1 



> "■«• 



l( 



: I 



»s Icts modios y 
'l uuuu'rariu i\m 
a V coiisci'vacion 
pu'i'ido licrinano 
s mis ospiTiinzas 
i maucillardii mi 
m los obstâcul'ts 
tas oporncioiios. 
Il Y '^n una in- 
îcosidados do iiii 
utas prucbas lia 
deroclios dcl rey 



xt-<7Viîf!C^:^^ -3^^ 



>u. que tcnicndo 
,er la primera un 
ar â la salvarion 
îcto y dcl rcspeto 



ler sus i-eprcbcii- 
las que os rcuuto 



i 



.'il 



PROVINCIAS DEL lilO DK LA PLATA, 



ASO 1811. 



1811. lit'l^'rano cii cl Taciiari ; aniiislicio. — Kiilrcvisla do los jofus l!eli,'r,iii(i s 

Cabafias. — Progrcsiu ilc la rcvoliicion cii cl coiitiiiciilc. — l.ajiinla iln 
lluenos Aires no rcconoi'c â Elio como vircy ; roinpimipiili) df' liMSIilid.i- 
dos. — ntdf,'i'ano pasa a la llaiida Orientai ; su siisiioiiMon. — Iii>lnl,iriiiii 
(le uiia jiiiila on el l'ara},'iiay ; nej^ociacioncs con Hiicnos Aire?. — Hcl- 
grano rccmplaza â l'iiyrrcdon. — Carlu de la princcsa Carlula. — l'rcpa- 
rativos en Buenos Airc:> para invadirla Banda Oriental ; esta ultimarccibe 
nuxilios de la princcsa Carlota. — Inlcrvcncion dcl miiiistro inglc?. — 
Caria dcl cmbnjador porlugucs al gobierno inglcs. — Documeiitos. 



Siii'iasR ni'lgiimu 
cil i-l Tacii:iri. 



PARTE HISTÔRICA (*). 

Despues dcl désastre de Parai^iiavi, el brigadier gênerai Uilgraii" 
(acababa do. ser nombrado por la junt:i de lUienos Aires) n^sulvio 
apruximarse mas al ['aranâ, en virtud de coninnicacioiies (|ni' 
recibiô, pues con motivo de la llegada de Elio â ^Montevideo ni 
calidad de virey, se juzgaba probable la necesidad d(! desar- 
rollar algun plan de operaciones en la Banda Oriental. Atravesô 



(1) Véasc la parte hist(5rica de los afios 1808, 1809 y 1810, pâg. 73, \\''> 
vliS. 





/ 



PROVINCIAS DHL RIO DF. I.A PUTA. 273 

f>l T.ininri, on ruy.i mârgt'ii izquicnla se situô con objeto de 
n^Mi.irdar los rcriicrzos (juo hahia pcdido. 

Dunnto un lurs que inTuiniitTii'i Hcl^rr.iiii) <>n <■! p;«so dfl 
Taruad, so foiilrajo â la adiiiiiiiï^lracioii de la pruviiicia do 
Misii'tnt's, para lo cual dicte'» un rr^laiiiouto do .')() artioulos, on 
tl (liai so iiianilioslaii do rolievc sus gi'andes lalontos y lo avan- 
zado (pio ostaba on idoas. 

No doscuidô p(jr eso do provoer A la soguridad do su ojôrcito, 
ântos bion so contrajo cou igiud osnicro â iuiciarlo on las opo- 
racionos do la guorra, habilnândolo â la sovoridad d(^ la disci- 
plina. ICsto lo sii'vi('» uiiiy îuo^'o. En olecto, ol dia \) de niarzo 
lue aconiotido por un i^jército de corca de tros mil liduibros, â 
ciiyo atacjue lu\n (pie liacer IVonte con otro ojéccito suniauionto 
reducido ; en tal situacion considorô ventajosas todas las cir- 
cimstanciasdol mouioiilo para pcoponorunaniiisticio al jolopara- 
guayo, (juo ostaba dosooso dt; ovilar un cduflicto sangrionto (l). 

Kl pai'lanientai'io patriola 1). José Allud'tu Kcliovorria so pré- 
senté al gonoriilC.abârias, inanirostâii(l(ilo(!nn(»iiil)i'odeliolj;rano: 
f( Quo las armas do iJuonos Airos liabian idu ;i auxiliar y no â 
I) ((inqiiistar al Paraguay ; ponj quo, ^)uos»o uiie "ocliazaban 
» con la fuorza ;i sus libortadoros, habia rosurlto ovacuar la 
» provincia, ropasando ol Paranâ con su ojôrcito, jiara lo cual 
I) proponia una cosacion do liostilidados (|uc contuvioso para 
)» siompro la ofusion dt; sangro entre liermanos. » Coiivino on 
t'stas propoëiciones ol jefe paraguayo, anadieiido ([iio (( la 
1) cosacion de liostilidados l'uoso perpétua, con la condicion de 
1) que el ejército patriota s(î pondria on marclia ;d dia siguionte, 
» ;i las diez de la manana. » 

El designio de Belgrano al dirigir esta proposicion de arinis- 
ticio, dice el gênerai Mitre, ora liacer triunt'ar la revolucion por 
niedio de la diplomacia; asi es quo en su contestacion a Cabi- 
nas, se explica asi: ;( Me coni'ormo en todas sus partes con 
I) cuanto V. me significa en su oficio do este dia ; y al efecto 



1811. 



Su rrgUnii'nlo 

|>iiia U |>raviiii'i< 
iti' Miliùlltl. 



eoniliilt 

Uclgi'iino propon* 
un iii'tiiialirio. 



Proposicion 
con lui ul'jcio. 



Convino en ella 
cl iffs Cal jnas. 



De^iflnlo 

(le Uel^iuuo 

iil liBcer 

an (irupuiicion. 



1» 



•■ ( 



m 



18ie, png. 73, li!i 



(I) Véanse las Memorias de Belgrano sobre esta campana , que liaccn 
parle de esta obra. 

VII. 18 



^ 



' »r. 



i ::ii 



' '111 ' 



!|«: 



.1 



Ti-' 




^ If 



1811 



olrai |iiu|iosii ionPJ. 
— Su obji 10, 



Piiiiipr ailliiilo 

il( 1 atiiili-tiriu. — 

ri'.ini|iiicias 

ruiiicrciulej. 



Tcrcerp. — 
^^||||bl^lnlienlo 
de iina juin . 






274 PROVIXCUS DEL RIO DE LA PLATA. 

» daré principio (i mi marchca mafiana; pero si Y. giistnsc 
» quo adelantâsemos mas lancgociacioii, para que l;i provincia 
n se persuada de que mi objeto no lia sido C(juqnist;ula, siiio 
» para facilitarle medios para sus adolautamientus, l'clicidad y 
)) comunicacion con la capital, sirvase V. decirmelo, y \o hny 
» m'S proposicioïK'S. » lié aqui la respuesta dcl jefe Cab;iri;is: 
<( PropongaVuestra Exoeloncialo qu(! le parezca, S(\gun me ilijo ou 
» el de ayer, a continuacion de la couformidad en que (piedaiiios 
» ya acordes. Dios guarde ;i Vucstra Excelcncia muclios aùus. 
» Campamento en cl Tacuarî, 10 de marzo de '811. — -ManiU'l 
» Cabânas. — Seùor D. îlanuel Belgrano. » 

Redacto Belgrano sus proposiciones, y las enviô al jefe para- 
guayo en la mauana del 10, dia en (jue debia el'ectuar su \iartiila 
conforme à lo pactado. Esas proposiciones iban precedidas df 
un preâmbulo, con el cual se propouia Belgrano liacci' que 
llegasen al campo enemigo noticias do la verdadera situacinu de 
la Espana, y lialagar los intereses de la provincia, ofreciônduk's 
franquicias comcrciales para aliviarlos de la opresion de h< 
monopolios del gobierno espanol. En es(î preâmbulo dccia Bel- 
grano : ({ Que el objeto de su venida liabia sido auxiliar ;i lo-. 
» natnrales del Paraguay, à fin de que apoyandosc en las 
» fuerzas de la junta, recobrasen los dereclios que les corres- 
» pondian, y nombrasen un diputado para que en coultcso 
» gênerai se resolviese sobre la suei'te comun, para el caso 
» probable en que la metrôpoli sucumbiese, hallàndosc couio 
» se ballaba reducida al triste recinto de Câdiz y de la isla de 
» Léon ; promoviendo al mismo tiempo el libre comercio de sus 
» producciones, especialmente el del tabaco. » En tal concfpto. 
redacto elartîculo 1° en los téruiinos siguientes: « Ilabrâ dl■:^de 
» lioy pUz, union, entera confianza, franqueza y libéral couier- 
» cio de todos los frutos de la provincia, incliiso el del îabaco, 
» con las del Rio de la Plat a, y particularmcnte con la de Buciio? 
» Aires. » 

El ar*iculo 3" decia asi : <( Elegido el diputado, deborâ la 
» ciudad de la Asuncion formar su junta, segun previeiic cl 
» reglamento de 10 de i'ebrero ûltimo, que acoiupafio on la 



PROVINCIAS DEL RIO DK LA PLATA. 9.1H 

)) Gnceîa de Buenos Aires del 14, siendo su prosidente el gober- 
» nador D. Deniardo Velasco. » Y el artfculo A" : (( Para 
n que se cerciore nias la provincia del Paraguay que no hc 
» venido a. conquistarla, sino â auxiliarla, sin embargo de que 
)) nada se nie lia diclio de les ganados que he coiiducido per- 
» tenecientes a aquellos vecinos, y de las caballadas que acaso 
» se habran pertlidu por niiejército, 1a)».ibien correspondieiites 
» a les niismos, me oirezco a volver las mismas especies, 6 su 
» équivalente en dinero, segun convenio que celebrenios. » 

El jele paraguayu respondio iumediatamente al gênerai Bel- 
grano, por medio de una nota en que le decia : « He rccibido el 
)) [)apel de boy dia de la fedia, al que conteste diciendo : que 
» mi autoridad es limitada, y por lo mismo no pucdo resolver 
)> â punto fijo sobre ninguno de los articulos que contiene, y 
)) solo digo que mi patria merece se le dé una satistaccion por 
)) tantos maies que lia siiiVido en sus liijos y frutos, sin liaber 
!) dado mérito en ninguna forma a sus liijos ni a los ajenos, 
» daudo la lecbe con ainor ;i cuantos la gustan. » Viéndose 
prevenido por Belgrano en lo relative a las liaciendas tomadas 
d los Paraguayos, le decia : « Mi limitada intoligencia zozo- 
» brando en la piedad que naturalmcnte poseo , me liizo i'altar 
» ayer al pedido de las liaciendas y demas baberes en que 
» liemos sido perjudicados todos los individuos de este ejército, 
» cuya justicia clama al Gielo, y Dios quiera que Vuestra Exce- 
)) lencia no tenga que responder de ello en el tribunal supremo. » 
Rofiriéndose en seguida â las proposiciones de Belgrano sobre 
que (( no se siguiera perjuicio ni fuesen tenidas en ménos las 
» famibas de los que siendo de la sagrada causa de la patria 
)) liabian servido en el ejército auxiliador, » y sobre la revo- 
liicion de los prisioneros beclios en Paraguay y Tacuari, asi 
coino de sus armas , contesta Cabânas : (( Me contraigo suma- 
n riamente en cuanto a lo que me pide en el articule ri° y 0°, 
)> asegurandole tendra todo buen suceso, sieinpre que se sepulte 
') toda invasion particular y gênerai entre las dos provincias ; 
» cnyo procéder no dudo suavizarâ la justicia que algimos 
" mi'i'ccen. » El jeté paraguayo, al pedir la constancia de la 



1811. 

(^iiarlo, — 

Oriccimienia 

(luiiKlcmiùzacioiior. 



<';il&ri3i t'oiitrsli 

(|ue m: nuluriibj 

CI IlniiljiU. 



Solirp las 
indcnuilzacloii'-i. 



Pr ilci-.'ion 
l:is ^llllil a<. 



Siilill' (Ic'VullIcioil 

lin piiiiiiii'io". 



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l!| :i^ 



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1811. 

Subre ronsllncia 
de la capiiulïcioD. 



Eiiireviala 
de aoibos jefes. 



Rfiiuluda 

de la expi'ilicion 
ul Parnguay. 



Progrc os 

de la rf\,!.icion 

en el continente. 



En or grave 

conirtldo 

por «I gobierno 

de lu capital. 



Ralcaret, Viamont 
y Dtaz Vêlez 

jpfe» del ojéreilo 

de! l'ei'A. 
Hnsgos biogr&Qcot 
du loi doa l'iliiiiiaf. 



276 PHOVINCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 

capituiacion , lo liace en estas palabras : « Quedo deseoso do 
» que Vuestra Excelencia a continuacion del papel de ayer de 
» mi condescendencia â su parlamentario , ponga el suyo , y 
» firmado me lo devuelva original, en cuyo procéder tendre 
» gran prueba de su generosidad (i). » 

Despues de haber tenido Cabâfias y Belgrano una entrovista, 
en que se dieron redprocas muestras de reconciliacion y per- 
pétua amistad, se situô este en el paso de la Candelaria 
con los restos del ejército patriota. Àntes de fines de niarzu 
el ejército patriota habia repasado el Paranâ, en numéro do 
mas de 700 liombres, inclusa la division de Rocamora; (juc- 
dando terminada asi la expedicion al Paraguay. 

El resultado de esta expedicion, agrcga el gênerai iNlitre, fué 
dejar incubada la idea revolucionaria en el Paraguay, lo que 
mas tarde contribuyu grandeniente a sustraer esa provincia Je 
ladominacion espaùola (2). 

Grandes eran entonces los progresos que liabia heclio la revo- 
lucion en el continente sud-americano ; el estandarte de la re- 
volucion se pascaba , victorioso , desde la capitanîa gênerai de 
Venezuela hasta el vireinato de Buenos Aires; por todas partes 
pululaban ejércitos de verdaderos héroes , rcunianse congresos 
popularesy dâbanse sangrientasbatallas.No existian mas focos 
de reaccion que los del Bajo Perû y la Banda Oriental. 

Durante todos estos succsos, el gobierno de la capital se ocii- 
paba de franquear el paso d la revolucion; pero cometiô un 
grave error, sujetando la direccion de sus ejércitos al rcsultadi) 
de discusiones que debian decidirse a mayoria de votos en la 
junta de coniision ; y que los jefes se habian de cscoger mas 
por las disposicioncs morales que por la ciencia militar. 

El 17 de noviembre, la junta fué disuelta y se nombrô gêne- 
rai en jefe al mayor gênerai Balcarce, de scgundo gênerai al 
coronel D. Juan José Viamont, y de tercer gênerai al teniente 

(1) Tomado de la Uisloria de Belgrano, por el gênerai Mitre ; Buenos 
Aires, 1859. En cuanlo û lu capitulucion, vcansc las pûg. siguienles de est.i 
Coleccion. 

(3) Yéanse los documenlos sobre esta expedicion. 



PROVINCIAS DEL RIO DK LA PLATA. 



277 



coronel D. Eustaqiùo Dîaz Vêlez. Viamont, descendiente de una 
faniilia rcspctable en la carrera militar, habia estudiado las ma- 
temâticas y pasô como oficial a un cuerpo de artillerîa cuando 
la expedicion contra el Brasil; batio a los Ingleses en 1807 y 
votô por la deposicion del virey. Dîaz Vêlez databa como militar 
dcsde ias invasiones inglesas, pues hasta entonces habia sido 
comerciante como sus padres , quienes habian adquirido una 
gran fortuna y dado respetabilidad â su nombre. Ambos eran 
nacidos en Buenos Aire?. Lo era tambien el Dr. D. Juan José 
Castelli, que seguia en ei carâcter de représentante del gobierno. 
De una cducacion esmeradael Dr. Castelli habia hec])o sus pri- 
moros estudios en el colegio de los padres de la Gompania de 
Jésus, concluyêndolos en la universidad de Chuquisaca, dende 
recibio cl grado de doctoi en leyes. A su vuclta a Buenos Aires 
fué sucesivamento asesor del tribunal del consulado, relator de 
la real audiencia y asesor privado de Gisnéros, tomô parte activa 
enfavor del comercio libre con los Ingleses en 1809. Tuvo lar- 
gas conferencias con Beresford sobre indcpendencia y contri- 
buyo â su fuga en 1807. Al siguiente ano fué el primero que 
recibiô invitaciones 'lirectas de la princesa Da. Carlota y fué 
tambien el primero que iutimo su destitucion al virey Gisnéros, 
dostruyendo todos los obstâculos con que quiso cruzai' el mo- 
vimiento. 

En 1810, Castelli contaba cuarenta y très anos, doce anos 
mas que el ilustre Dr. Moreno, sin dejar por eso de tributarle 
la consideracion que merecian sus talentos, distinguiéndose este 
l'iltimo como escritor y Castelli por la elocuencia de su palabra. 

Pronto Uego el mes de diciembre, y en ese corto pcriodo el 
gobierno habia excedido los votos del pueblo ; ol Alto Perii 
estaba ocupado por el ejército patriota, el ï'araguay se emanci- 
paba del poder espanol, Montevideo impotente veîa inutilizados 
todos sus esfuerzos y la princesa Da. Cirlota en compléta desin- 
teligencia con el ministerio de Don Juan VI. 

Tal era el estado de cosas cuando Saavedra, que habia con- 
tribuido â la revolucion con la esperanza de heredar la autoridad 
del virey, decidiôse â derrocar el'poder y la influencia de 'que 



1811. 



Casielli, 
reprcsciitaiito 
del gobierno. 



Divenos 

movimientos 

que favoreci* 

la rovulucion. 



Preteniiones 

del preiident* 

Saivedra. 



< > fr 
1S 







il 

i 



#111 '] •'■'9i, ' 



I; ' 



1811. 



l'.itriotisiiin 
: I t)i'. Moioiio ; 

su paitJda 
para Lôii'lrc-i> 



Mulivos 
que !i;iciaii csin'iiir 
«lia liiicna acnj; ila 

ik- paile 
(lel go!)ieiiiii iiigU'S. 

Biioiia iTocpiioii 

cil I\io Janéii'o ; 

sus icsiiltailu9 

fatorutiles. 



Ëiirurmeddii 

y niueile 

(lui Dr. Muieiio, 

cl 4 (Itt niaizu 

(le 1811. 



278 PROVINCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 

gozaba ei Dr. Moreno, desbaratandc las combinacionos del go- 
bierno. El Dr. Moreno tcnia la conciencia de no haber dado al 
pueblo un solo motivo que le hiciese desmerecer en su confianza, 
pero dccidido a no fomentar la anarquîa y la division de los 
pucblos, rcvelo confidencialmentc â sus colegas sudeterminaciijii 
a dejar el pais; para lo cual faltâbanlc solaniente recursos pro- 
pios. Sus amigos propusieron que se le enviase en niision .î In- 
glaterra, y en efecto el 24 de diciembre se le entrog(') un despa- 
cho que lo acreditaba cerca dol marques de \^'ollcsl('y en d 
carâcter de représentante de la junta provisional de las Provin- 
cias Unidas. Recibio tambicn rredenciales para la corte de Por- 
tugal , résidente en Rio Janeiro. Enibarcosc en la escuua do 
guerra de Su Majcstad liritànica la Mhlctcc el 22 de enero de 
1811, y se dirigio bâcia la ensenada de Barragan, dondo se 
trasbordô a la fragata inglesa mcrcante Fama, acompanadiule 
sus dos secretarios , su liermano D. Mariano y D. Tonias 
Guido. 

Varies niotivos liacian esperar a la junta que esa mision 
tendria un cxito conipleto , muy especialniente por cl desar- 
roUo que liabia recibido del nuevo gobierno el comercio lil)re 
cou la Inglaterra. Esa er.peranza no tué defraudada, pues âsii 
arribo a Rio Janeiro tuvo el sonor Moreno la acogida mas ho- 
névola y la cooperacion mas decidida de la legacion inglesa, do 
cuya buena disposicion se sirviô para desbaratar el bloquée de 
los marines de Montevideo y para contener las aspiraciones de 
la infanta de Espafia Da, Carlota. Aseguradas estas primeras 
ventajas, siguiô su viaje â pesar del complète trastorno rpie lo 
habia producido el mareo en su sistcm;i orgânico. Desgracia- 
damente, despues de très dias de sufrimientos y crueles agi- 
taciones producidos por la administraoion de un emético pre- 
parado por el capitan del buque , exlialo el ûltimo suspiro 
entre los brazos de sus amigos , con cl tierno rocuerdo de su 
esposa, de su liijo y de su patria, el dia -4 de marzo de 1811, â 
los treinta y un anos seis meses y un dia de su edad, y en los 
veinte y oclio grados veinte y siete minutos sur de la linea. 
Su cuerpo fué echado al mar a las cinco de la tarde. 



i4 



':■ Il 



1811. 



Los .'iiilngonislns 

il« Miirfino 

suii acusadus 

d:! eriveiioiMinicnto 

|)or Intel iiii'iliu 

ili'l ca|iitaii 

(le lu Fa ma. 



l'HOVÎ.'iv^lAS DEL RIO DE LA PLATA. 279 

Asî se inalogrô preiiiaturameiitc una do las mas grandes 
cspcranzas de la patria, destinada por su iiiteligencia superior 
û prestarlc sefialados servicios. La rcvuliicion perdiu (îii él una de 
sus mas allas figuras y uuo de sus mas valientes defensores (i). 

No nos suscribimos a la acusacion de euvenenamiento que 
cutôuces se levante contra los primeros rivales y antagonistas 
del Dr. Moreno, aun cuandola admiuistvacion del cmético por 
cl capitan del Luque, que aceleru la catàstrot'e, contril}uy6 a dar 
â esta acusacion una apariencia alarmante ; pero no nos es per- 
niitido silcnciar que la noticia de su mucrte ni excitô en cllos 
lus sentimienfos de la naturaleza, ni arrauco la menor demos- 
tracion de reconocimiento ; y que el que se manifestaba mas 
gcneroso y justiciero, aplaudia a m misnio tiempo cl mcrito y 
lu ruwu, como cl Uomano Cnracalla, que despues de liaber in- 
inolado â su propio liermano Geta, quiso divinizarlo con este 
rriiel apoteûsis : Que Geta sea un dioz siempre que esté muerto (2). 

Entretanto tuvieron lugar varios cambios en los miembros Camino» efoduaJos 
del gobierno : se conflrio el grade de brigadier al présidente 
Saavedra ; el dean Fûnes substituyé al Dr. Moreno en la rcdac- 
cion de la Gaceta ; el doctor Pérez, diputado de Tarija, ocupo 
intorinamentc la secretaii.t y se incorporaron al gobierno los 
diputados D. Marceline Poblet, de la junta de San Luis, 1). José 
Ignacio Maradona, de San Juan, y D. José Antonio Ortiz do 
Ocanipo, de la Rioja. 

Tal cra el estado de personas y de cosas cuando se apareci(j 
en el Rio de la Plata el oficial espanol D. Francisco Javier Elio, 



eu el gohierrio 
de Ih cnpilal. 



Megaila de Eliii 
â Montevideo 



conio virey 



con el despaclio de virey y capitan gênerai de estas provincias, y«»i'''»" Be"""' 

de esas provincias. 

que le liabia conferido el consejo de regencia instituidc por la 
jimta central on Câdiz. Instalôse en Montevideo à su llegada, 
desde donde con f'echa 15 de enero se dirigiô al gobierno do la 
capital, al tribunal de la real audiencia y al cuerpo municipal, 
intiniandoles que le reconociesen como virey. El gobierno le 



(l)yéasela Coleccion deArcngas, y su biografia por su hermano don Ma- 
nuel Moreno ; Londres, 1837. 
(2) Noticias histàricas de la Repûblica Argenlina, por D. Ignacio Nlnez. 







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' V^ ; ■ i 


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:.' y.'' 


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1811. 

Picchazo 

de sus pretensioncs 

y sus prplinralivoa 

bélicos. 



M.inifestacioiiPS 

ilel pucblo 

(le Buenos Aires. 



Pella es nombrudo 

miembro 

del gobierno ; 

sus aiiteccdeiilts. 



Nuevos diqucs 
que los cnemigos 
pretendian poner 

& la revolucion. 



Eutrada triunfuiite 

del ojército del l'erù 

en la Plaui. 



280 PROVINCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 

conteslô â los sois dias, Kianifestândole que mantendrian ilosos 
los vînculop •îue uuian esos paîscs â la corona de Espana, pero 
que depf-nderian solo de su voluntad expresadn libremcnto en 
el congreso gênerai que estaba convocado. Irritado Elîo, tratô 
â los habitantes de Buenos Aires de rebeldes y traidores, aiue- 
nazândolus con los castigos mas severos ; liizo preparar mate- 
riales para bombardear la ciudad, pidiô auxilios d la int'anta 
Da. Carlota, y declaro la guerra al gobierno de la junta. 

Miéntras tanto los habitantes de Buenos Aires nianifostaron 
no ménos aniniosidad, dispuestos no â esperar sino a biiscav 
à Elio bajo los muros de Montevideo ; pero el gobierno los con- 
tuvo, y se aprovechô de esa ocasion para Uonar las vacantes 
del Dr. INIoreno y del presbîtero Alberti , siendo electos por 
unanimidad D. Nicolas Rodriguez Pena y D. Hipolito Viéytes, 
cuyos priucipios eran decididos para cjue volviese el gobierno â 
su antiguo camino. 

Pena nacio en Buenos Aires de una famiha do viso en la car- 
rera militar, à la cual fuc destiuado desde los dO aîios ; y ora 
capital! en el regimiento de blandengues cuando tuvo liigar la 
invasion iiiglesa en J800. Mas tarde tuvo grandes conferencias 
con el prisionero Beresford, y le auxilié en su fuga, de acucrdo 
con su hermano D. Saturnino Pena. Fué en casa dePenadonde 
se reunieron los primeros revolucionarios, y de allî partiô Cas- 
telh à intiniar al virey Cisnéros la cesacion de su autoridad. 

Desde la incorporacion de Pena y Viéytes, marchô el gobierno 
con mas actividad y con mas energîa, pero pendian de él graves 
resoluciones. El virey de Lima se preparaba, alistando nume- 
rosas tropas bajo el mando del gênerai Goyeneche. Elio en 
Montevideo se haUaba â la cabeza de una contra-revolucion, 
apoyado por la reina de Portugal. 

El ejército patrio del Alto Perù no encontro ninguna resisten- 
cia despues de la Victoria de Suipacha ; liizo su entrada triunfal 
en la ciudad de la Plata, y miéntras ei gênerai Balcarce se ocii- 
paba activaniente de todo lo relativo al remonte y organiza- 
cion del ejército , el représentante quedo expedido para com- 
partii- su atencion entre las variaciones que debian introducirse 



PROVINCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 281 

en la economîa interior de aquollas provincias para ponerlas en 
p1 camino de la revohicion, y las negoriaciones que debian enta- 
blarse con cl virey de Lima, buscando uniformidad do principios 
para garantir el nuevo destino de esos paises sin ocnrrir â una 
giicrra desnaturalizada y desastrosa. 

Sin embai'go, los cambios que liabia sufrido el gobierno de la 
capital inquietaron a Castelli. lialcarce y Dîaz Vêlez se afectaron 
en ol mismo sentido , no sucediendo lo niismo con Viamont, 
cuyas estreclias relacioncs con cl présidente Saavcdra habian 
eutrado por muclio en el càlculo de su nondjramiento. Vicndo 
este el aislamiento de su amigo, rcsolviô auxiliarlo nombrando 
présidente de la intendencia de la Plata al coronel don Juan 
Martin de Puyrrcdon. 

Puyrredon, enérgico opositor âla dominacion britanica, habia 
sido comisionado â Espafia, llevando la noticia de la expulsion 
total de los Inglcses. Llego â Madrid â principios de 1807 y se 
présenté al rcy D. Carlos IV, quien lo recibiù bondadosamcnte 
acordândole la cruz de Carlos III. Conio babil cortesano halagô 
y Irecuentô muclio al principe de la Paz , lo que le atrajo el 
odio del principe D. Fernando. Invadida la Espaùa por los 
Franceses , escapo de Madrid pocos dias ântes del sangriento 
i de mayo, dirigiéndose â Câdiz, de dondc partiû para Monte- 
video. El gobernador Elio teniendo en su poder dos cartas escri- 
tas por Puyrrcdon desde Cadiz, en las que bosquejaba el estado 
desastroso de la Espana , lo puso preso y lo embarco para 
Câdiz ; pero cerca de la costa de LJrasil piulo evadirse, y volviô 
â Buenos Aires. El virey Liniers lo acogio generosamcnte, pero 
poco despues Nieto lo bizo cncarcelar, y se preparaba a remitir- 
lo â Espana cuando sus amigos aparentaron una fuga y lo eni- 
barcaron con direccion al Janeiro , dondc permaneciô liasta la 
dostitucion del virey. Entonces volviô a Buenos Aires, scie nom- 
bre gobernador de Cordoba, y poco despues se le traslado â la 
presidcncia de la Plata. 

En esos momentos lialcarce recibia pliegos de Goyeneche, 
proponiéndolc un armisticio de cuarenta dias, que fué acep- 
tado, pero pronto debian revelarse los desleales designios de 



18U. 



Division 

entre los jefe» 

del pjércilo 

del Alto F«rii. 



Puyrrcdon 
es noinbrado 

preiiilFnle 

do la Plata ; 

susantecudentt'ii. 



Armisticio 

de 40 dias 

y desleallad 

de Goyeaecbe. 







iMm 






1811. 



Disoliiiioii 

(lui ejéii'ito 

pntriutii. 



Niicvos itiGilins 

(le (Iffuiisa ; 
liuicidii (l>: lîivero 

y iiLaiiiluiia 

(le las |ii'ovlii('i»s 

(loi Ailo l'ciû. 



Ki aprpsada 

una csciiaJrillt 

(le la junla. 



ficlgrano 

es iiomliiado 

gênerai pma ir 

il la UanatOiiiuiUl. 



282 PIIOVINCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 

este jefc realisla, pues sois (lias «întes do los ciiarontii (lias cou- 
vcnitlos , pas(') cl Dcsa^iiadoro dcsitucs de lialior dividido su 
t'jt'iTitb ('11 dos cuerpos, y ocultaudo sus marchas por cutiv |,is 
scrranias, sorprcndiu a los patriotas en el canton de Git(t(/ni. un 
pudii^ndo liaccr lo misnio cou los del canton de Chiri/jai/n, 
niandando Viainont en cd pi'iinero y Dîaz Vt'dez en cl r^c- 
gundo. 

lialcarcc autos do anoclioccr reuniô los disperses y se prcpn- 
raba a anianecer iû dia siguiente roinpiendo ol fucgo sohiv jus 
onemigos , cuando supo por dit'erentes clias(iuos ([uo cl ejcivito 
se desLandaba sin (pie se suj)iese la c;uisa ; poco despues cl mis- 
mo gênerai se viô arrastrado por cl torreute, y al dia sigiiiciUi' 
s(do Vianioiit ron trcscientos lioinbres (piedaban on (d cauijKi 
pudicndose retirar bbreinente à la vista dcd eneinigo. 

S(do en Oruro pudieron reunirstî el représentante, los géné- 
rales, los dénias jefes, y conio mil liombres de tropa, pasaiuln 
despues ;i la Plata con todos los olementos ({uc lia])ian poilido 
réunir. Eu esta ciudad]se l'orme'» una juuta de générales paru 
combiuar un nuevo plan diu-ampana; Puyrredon paso ,i giiar- 
necer y det'ender a l'otosi' ; se euviaron oficialcs para disci- 
plinar los habitantes de Cochabamba : pcro todo l'ué iunlil, imes 
la fraicion de Rivero, jefo de C(aballcrla cochfibauibiua, viiio ;i 
darlcel golpe mortal â lacxpedicion, teniendo esta (pie abaudo- 
nar à las cuatro grandes provincias del Alto Perû. 

Eutretanto la juuta , (pie habia aceptado el roto de Elio , so 
preparù a la lucha, iinprovisando una escuadrilla de tresiiiKpies. 
yreorganizando un imcvo ejército sobre la base de las fiierzas 
que inihtaban bajo las ôrdeiies do Belgrano. Las fuerzas de la 
juiita sufrieronun gran rêves en las aguas del Parand, haliicndu 
sido apresada la escuadrilla. 

Cuando esto sucedia, una parte de la campafia de la Banda 
Oriental so insurreccioiitiba, levantando la btandera do la revo- 
lucioii ; y como surgiesen ambiciosos caudillos que hacian pre- 
sagiar la anarquia cjue mas tarde debia brotar de su sono, 
Belgrano fué nombrado por la ju,^\ i para capitaiiear aqucl 
luoviniiento, en cahdad de gênerai en jefe, ordenândolc repu- 



't^-L 


ÙL.. 



1811. 



lui asiiiilus. 



Instillai iun 

(II* iiiia jiiiila 

en il l'aiiigUiiy. 



Jiintn qiio fiii^ 

noinln-il.i 

por un cuiigiesr. 



PROVINCIAS DEL RIO DE I.A l'LAlA. 283 

sase cl l'aranà y se dirigiese à la Banda Oriental, en calidad de 
général en jefe. 

En cl acto pûsose en marcha IJclprano, y IIceçcj cl de a])ril 
û la villa de Conccpoion del Uruguay. La siïvcra actitiul cmi 
que asiimiû cl niando y conicnz(') ;i cjcrccrlo, rtil'rcnù las discn- 
sioncs que para cntûnccs rcinaban entre lus jct'cs inilitarcs 
siibaltcrnos suyos ; y por lo demas , sus ncortadas niedidas y 
piisos diploniûticos iinpriniicron lucgo una marcha muy divcrsa 
dlos asuntos en la Banda Oriental. 

En este ano se instalo en la Asuncion did Paraguay, en donde 
lialiia triunfado la revolucion, una jnnta, compucsta de D. Juan 
[•edro Caballcro, que la presidia, y de los vocales D. Fulgcncio 
Yt'"' js y el Dr. D. Jos(!' Gaspar llodriguez de Francia. 

Despues que el Dr. Francia iiiiciô su dictadura sintiu 

fiiertc en cl podcr, convoco un congreso do corpocaciones , 
vc'inos notahles y diputados por las villas y pohi;iciones de la 
provincia, del cual sali() el nombramiento de una junta guber- 
nativa independientc, compuesta de cinco individuos, junta de 
la que el futuro dictador debia ser el aima. 

El Dr. Francia paso una nota â la junta de Buenos Aires, 
conteniendo las siguientes bases 6 declaracioucs que sirvieron 
de norma â un tratado que se ajusto mas tarde : 1" Que mien- de uuen«5 aik» 
Iras no se reuniese el congreso gênerai de las provincias, el 
Paraguay se gobernaria por si misnio; :2^ que se restableceria el 
coiiiorcio hbre entre anibos paises, y se suprimirian todos los 
impuestos que se cubraban en la capital â los productos para- 
giiayos ; 3' que se extinguiese el estanco de tabacos, y que las 
existencias se adjudicasen â favor del tesoro del Paraguay ; y 
•i° (pie ningun reglamcnto 6 constitucion del congreso obUgaria 
â la provincia del Paraguay, miértras no fuese ratilicada en 
junta plena de todos sus habitantes y moradorcs. 

La junta habia comisionado al gênerai Belgrano (.absuelto ya 
«le la acusacion à que habia sido soinetido ) y al Dr. D. Vicente 
Anastasio Echevarrîa, para que pasasen al Paraguay y entabla- 
sen negociaciones pacificas. Con semejante paso, la junta reco- 
nocia la iiidependencia de una provincia ({ue no habia podido 



Nota 

del Duclor l'iancia 

il U junta 



Npgociiiclones 
iii> '(iieiios Aiioi 
cou el l'aiDgnay. 



i ii 



M 






ml 



1 r 9> 



i)' 




isti. 



Gohierno 

(■jl-CUliTO, 



Su primer paso. 



l'frmas* un traïado. 



Sut tre> punlos 
piiuripale5. 



Aprobacion 
del tratado. 



Situncion 

de loi p:<i'lid09 

para Qnea del aûo. 



284 PROVINCIAS DEL RIO DE LA FLATA. 

ser somotid.'i por lis armas. Era esta la lerccra cnnocsidii drl 
gubiorno contrai â las oxigonrias di^l cspiritu fe(lerali\o qui' 
amonazaba la iiitogridad del antiguo vireinato. Las otras onn- 
cesiones liabian sido la iiicorporarion de los diputados do jas 
proviiicias al podur cjecutivo, y la institucion de las juntas 
provinciales. 

El 23 do sctiombro, so acordô dar nucva forma al podor ojo- 
cutivo de iUienos Aires. Al ofecto, se creô un triunvirato , cnn 
la denominacion de gobienw ejecutivo^ compucsto do Cliiclaiia, 
Passo y t^arratea , y de D, Dernardino Rivadavia como secre- 
tario. 

Uno de los primeros pasos do este gobierno fiié dictnv merli- 
das para negociar un armisticio con la plaza de Monbnidoo. 
con el objcto de sopararlo de la alianza del Brasil. Previamontc 
liabia negociado con este la rctirada de sus tropas del torritorin 
d(i la Banda Oriental. Esta negociacion dio por rosultado l;i 
paralizacion de las tropas portuguesas que marchaljan va en 
auxilio de la plaza sitiada. 

El 12 de octubre se fîrmô, en la Asuncion, el tratado eiitiv 
el Dr. Francia de una parte, y los comisiona<los Belgrann y 
Eclievarria do la otra, segun el cual quedô en cierto modo siui- 
cionada la disolucion politica do las Provincias Unidas. Très 
puntos capitales comprendia ese tratado, en cuyo préambule so 
daba el nombre de Provincias Confederadas â las que hasta ^m- 
tonces se llamaban Provincias Unidas. Esos très puntos cran : 
1° la descentralizacion de las rentas, 6 sea la independencia 
territorial; 2° la demarcacion de limites, 6 sea la indopendoncia 
territorial, y 3° el establecimiento de una rederacion, 6 sea la 
independencia politica. 

El gobierno gênerai aprobô el dicho tratado el dia 31 del 
mismo octubre, excepto en el punto relativo a la demarcacion 
de limites, por la cual debia quedar incluido el departamento 
de la Candelaria en la jurisdiccion del Paraguay. 

Al terminar el ano de 1811, el partido demôcrata aspiraba a 
la centralizacion politica, y â fortidecer en lo posiblo, la accion 
de la autoridad. El partido personalizado en Saavedra, que se 



1811. 



<'j(>CUlivo. — 
pruvisiutiiil. 



PROVIISCIAS DEL ni(3 DV. LA PLATA. 28.') 

liavisto liaciftiido coiut^siones al (ispiritu de, localidad, piardnba 
ima actitnd pasiva, carccia de iniciativa, y liabia comproiiictido 
la existencia de la revoluciuu durante su pcnnaïKnicia eu ol 
podor. Las masas popnlaivs cstahaji divididas eu dos rampos 
que no liabiaii oiiarlxdado lodavîa sus baudcras respectivas; y 
entre ellas se deslizabau oscuros eaudillus, aliiuentaudo las 
malas pasiones y abouaudo el terreuo eu (jue iba a j^eruiinar 
inaravillosauieute la seuiilla do la discordia y de ulteriores 
desui'deues. 

El ti'iunvirato disolviû la junta ronsercaflora, de la cual liabia Actoi ,i.-i poi.iemo 
recibido el poder, y taud)ieu ab(di6 las juutas provinciales. El 
22 de uo>ieuibr(^ expidi('» nu psfatuto provisionul, y touu'» el 
titiilo de gobierno superior procisional de lus Provùicias L'nidas 
de l Rio de la Plata. Taudjieu dictû otras uiedidas pava couiple- 
nientar la urgauizaciou iuterior del pais, en td sentido de las 
rol'onuas libérales. lyualmente dicl('> otras, nias bien revolu- 
(ionarias que légales ; asi t'ué que ordenu , apoyado en débiles 
imlicios, que los antiguos diputados de las provineias saliesen 
(le la capital en el término de '2i lieras. 

En esa épuca, las operaciones inilitares de la vevolucion 
teiiian, como siempre, dos puntos de mira : al oriente, Monte- 
video; y alnorte, el Alto Peru. Dominando à Montevideo, se 
tcnia en vista asegurar la base de las operaciones, que era la 
capital ; y inarcliando por el caniino del Alto Peru , se espe- 
raba extender la insurreccion por todo (d continente sud- 
americano. 

En recmplazo de Puyrredon, cjue liabia pedido su relevo, fu('. Beipuno re<-m|i 
nombrado el gênerai lielgrano para mandar el ejército del Alto 
Péril. Tomo, pues, posesion del inando, eucomendândosele un 
triple deber : 1" remontar el personal y lo moral de un ejército 
(Icsorganizado, infundiéndole nuevo aliento; 2" proveer à las 
neccsidades imperiosas que redamaba el misérable estado de su' 
material de gucrra; y 3" levantar el espîritu Je los pueblos 
abatidos 6 enconados, atrayéndolos .î la causa de la liberfad y 
coiiiprometiéndolos en la revolucion. 

Entretan'o hé aquî como el secretario de la princesa dona 



Puiiloi lie iiiiri 
lie Ir rcvoliiL'ioii. 



6 l'iiyrieiJoii. 



'.1 



'!;:■ 



ii. 



TT^ 




1811. 



Jiinla iiiprrnia 
en Uui'iiui Aiica. 



l'ni'ta 

(lu Ih priiicpia 

(liiiUiln, 



2Rfl piiovi>T,iAS DF.i, nio ni; i.a i'i.ata. 

Cnrlolii l'ofioro los sucesos qiio se; (It'sarroll.irdii en Mnntf'\i(j,Mi 
(111 osa (''pora : 

« Los (lisidfMitos (Ici Ilio de la IMata , diro cl sonor Pivsas. 
para dar priiicipio al (•slai)lt'ciiiiit'iit(» di» su di'scada iudi'|»cii- 
dnicia, api'ovccliaroii cou iimrlia opoctiiuidad di; la orasiuu 
i'avoralilc (pio les prcscntô cl ;;(d)criiadoi' d(î Montevideo, ddn 
Javicr Elîo, (piicn, para siistracrsc de la antoridad de su le-i. 
timo jcl'c cl vircy Liuiers, liabia, â imitacioiulc las proviiicias d.' 
Kspafia, creado iiiia jiiiita suprcma. A su cjciuplo, pidiriMn 
lauiMcii los de liueuos Aires erigir la suya, que lo^raïun iiis- 
lalarcoii (•ouseuliniieuto del \irey Cisucros (l), hajo d ivs|m'- 
tablc nombre de Fernando Vil, para cnbrir de este lumld d 
^(irdadc^o objelo â donde se diri},'ian sus iutentos. iniunlinta- 
nionte (juc recibi los inijjrcsos (juc se liabian publicado para 
anuuciarlos prinieros actos de lajunla, los reniiti â Su Alli7.;i 
Uoal. ([uien en su\ista scsirviû cscribinue la siguiente caria : 

(( Présas, lie leido todos los pajx'les, y te los reiuitu : lia\ 
» bonitas cosas eu elles, y sicuipre dcnotan un csi)iritii de ;i;ir- 
» tido, cou bucna capa; pero que mis dclules conocimientus. 
» la cosa bien meditada, lleva otras vistas y nuiy siuicstras; y 
» cl tiempo las descubrirâ : digo esto no i)or lo ([ue eu esto se 
» dice de mi, sino porque tu vcrâs que bajo de esta iiuena capii 
» lian d(^ querer liaccr indci)endicntcs. 

» iMaiulame noticias, porque yo no se nada y no quicru ]iri'- 
» guntar. 

» Santa Cruz, 30 de octidjre de 180U. » 




Ni'cesidiiil 

(lr> aiixiliar 

& Munlcviilco. 



» Indiqué a la princesa la marcba l'utura que se babian pru- 
puesto seguir los disidcntcs ; por esto fué que, penctrada di' 
esta idea, se preparô con tiempo a contener sus pasos, buscaiidn 
todos los recursos necesarios para auxiliar â la plaza de Mon- 
tevideo, que era el unico baluarte capaz de asegin-ar la posesioii 
y seguridad de aquellas provincias. Por los oficios de los j» fcs 

(1) Véasc sobre esic parliciilar cl cap. vi de mi Jtiicio imparcial acercade 
las principales causas de la revolucion de la America espanola. (PnÉsAs.) 



en Ml)nt('^i(lt•(l 

l soflor Piv^.is. 
S(';i(l;i in(lr|)iii- 
I (1(> 1.1 ofasiuii 
loiihnidcd. (Idii 
(Uul (le Ml l(';;i. 
iispi'ovinciasdi- 
'iiilili), iiiilii'i'on 
ic lo^raiiiii iiis- 
, l»;ij(> cl i'('S|)('- 

[(', CSttl 1110(1(1 cl 

itos. Iiiiiicdiatii- 
piililicadit jiiira 
iiiiti ;i Su Altc/a 
■;i;;ni('iil(' cai'la : 
Ids i'ciiiit(( : liay 
espiritu ih' \uw- 

i ColUicilIliciltdS. 

uiy sinicstvas; y 
([Ufi t'ii cstu se 
' esta biicna capa 

y 110 qiiicro \\\y- 



1811. 



Ail |iiiil('iiiji 

l(>' UIIII^IH 

en Itiu i!i' J.ihi-ira. 



imparcial acerca de 
afiola. (Présas.) 



PnOVINCIAS DKI. IllO |)i: I.A PI.AIA. 287 

de t'stii plaza, Klio y Vipulct, saliia Su Altc/a llcal (pic tciiian 
p'aii iicccsidad ih' aimas, y dispiiso innicdiataiiiciilc <|iic sccdiii- 
|ii'ascii las l'iiiicas (('.ic cvistiau cii id Itio .laïK'ii'd, â ciiyo tin me. 
jiah(> las siytiiciilcs ordciics : 

(( Pi't'sas , nu; alc^ii'o (pic cst(''s iiicjdi'. Las armas son mit y 
» doscicntas, y stdscicntos saMcs {\t' ralialjcn'a : son de oi'dc- 
I) iianza, cstâii en la adnaiia : yo (piiero salicr si se ((iiiereii 
I) tddas (') las ([Ui! (piiei'cn, y pi'miiKdo en nii pa[)(d, y la tonna 
1) d(d paj;aiiiieiito ; y coiiio tt'i \ienes maiiana lialdarf'iiios d(d 
)) modo de sacarlas. Yo (piiero esta inda |tara dûrsela ;i ISoiinii. 
1) (|iic creo vendra lioy â Inisear esta rc-puesta. Los saldcs ( reo 
Il (|ne sera Itiieno tainliicii (piedac con (dios para la caltalleiia, 
I) (|iie tainldcn entra en estos casos de liatalla. 

)) Présas, iiiândaiin' nna de lo ([ne apistastes cou VaV(da, y (d 
I) modo (le sacarlas de a(pii. pdr(pie (piiero lioy ajustai- todo cou 
)) Honrcli, y cpK^ ti'i iio li;:iircs a(ini en este caso para iiada, 
» pdr([iie si acaso Imldcrc alp). (pledes ti'i Ideii. » 

» Snpoiiia Su Alteza cpie liabria jiran diticnltad jiara realizav 
ciidjanpK! de estas armas ; nias en nna corta cdiitereiicia (pie 
tiiNc cou el miiiisti'o (l(.', l-^stado , I i,::r(' ].or sn luediacioii 
•[Ile (d prîucip(( i'e;,n'iite se dignase niandar cvpcdir la ('ndeii 
<i,i;uieiite : 

«< Kl principe régente, uiwîstro seuor, es sersido ordenar (jne Oni.n ai .r,- 
) \'ind. dej(! libreiiieiit(î einbarcar para Aloutevideo las cajas 
> ([lie para este, fin fii(>sen preseiitadas por (d doctor Pn'sas, (d 
)i (liai sc! lialla al sorvicio de Su Alteza Heal la priucesa iiuestra 
)) S(.'nora; lo que particii)o â Viud. para que asi lo ejecute. Dios 
» ;.^iiardo a Ymd. uuudios afios. — Palacio d(d Uio JaiK^ro, (m 
n 2() do juuio de ISII. — (.'.onde de Linàres. — Sefior Jost' 
il Aiit(mio Uivero Fivvre. — Cou la l'ccdia de l'.oy se présenta. 
)) ciimplâse y registrese. — Uio, ^J de jnlio d»; ISIl. — Fivyre. 
') — Esta conioriue : Migiud .î'.c'.u Mcycr. n 

» Desde cl mouiento eu que los disidcu»cs de Uueiios Aires 
se apoderaron del uiaudo y estahlccicron su juuta siiprema, 
tl(.M'r(darou tambieu la libertad de imiireuta, por cnyo uiedio uo 
Solo propagaron las ideas que creyeron nias propias para i'(Vi- 



Kin'.aii|iit> 



to. 



Mnnleviilro 



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*?-■ 




1811. 



Li real imprenlA 
tli! Janeiro 

enii'oga 
una prensa. 



Il 



288 PROVIKCIAS DEL RIO DE LÀ PLATA. 

lizar .SU sistema, sino que llcnaban do dictorios, de ralumnias é 
invectivas al gobierno y habitantes de Montevideo. Eiitônces 
fué necesario tambien hacer frcnte a este género de guorra . tan 
terrible algimas veces como la que puede liacerse oon las armas. 
Estuvieron por algun tienipo sin que se les pudiese contcstar, 
porque en Montevideo no habia imprenta, ni en cl Janéiru 
existian mas prensas que las que habia en la imprenta roal ; 
circunstancia que puso â la princesa en la nccesidad de couii- 
sionarme para que viese de lograr por medio del coude Liniu-rs 
este recurso, para desvanecer los planes, intrigas y cavilacionts 
de los demagogos de Buenos Aires. 

)) El coude de Linâres, como ministro de negocios cxtran- 
jeros, se veia precisado, asî como todos los demas minisU'Os. ,i 
prestar gran deferencia â las iusinuaciones del embajadur hvAv^ 
résidente ccT-ca de Su Altcza Real el principe régente, y cslu eia 
un gran obstaculo para que yo pudiese negociar sobre este 
asunto cou acierto. Sin embargo, obtuve la gracia do (juc se 
trataria con brevedad y réserva, y que aquel mismo dia veria el 
conde de alcanzar del principe una or il en para (jue se conco- 
diese a la princesa lo cpie deseaba. A los dos dia s ya tuvc aviso 
del mismo conde para f[uc pasasc â la real imprenta, dunde se 
me entregaria por su director una prensa con seis cajoncs df 
caractères, para que lo embarcase todo en el primer bu(iiu\ 
Despues de anunciar â la princesa el feliz resultado tlo csti 
comision , pasé inmediatamcntc â reahzar el embarque . ([w 
verifîqué aquel mismo dia, y el buque saliô entre nueve y Ain 
de la nianana del siguientc. Dos horas despues d(ï la salida del 
buque, ya el conde Linâres habia rccibido una nota del enilxi- 
jador ingles lord Strangford, op'niiéndosc decididamenli' al 
envio de la imprenta, pero esta llegô tarde; y auuque, \>oy 
virtud de lamisma nota, se mecomunico ôrden para que denio- 
rase su remision, ya no estaba en mi mano el cumplirla. Asi 
tué que la princesa frustré las intrigas del ministro ingles. y 
proporcionô a Montevideo el medio de eludir los ataques conti- 
nues con que pretendian b^s de Buenos Aires hacer vacilav y 
éxtinguir, con sus papeles in.'endiarios, la fidelidad cou (jne se 






IP s il 



negocios cxlran- 
Liias niinisti'ûs, ;i 

!gciite,y estu er;i 
ociar subro osti- 
gracia de ([uo se 
lisiuo (lia voria el 
iva qw se conce.- 
lias yatuvc aviso 
iprenta, doiule so 
u sois cajoni'S (!•' 
1 primer buque. 
resultado de est i 
embarque, qu'^ 
litre nueve y die/. 
s de la salida del 
■A nota del einba- 
dccididameut».' ;>1 
; y avmque, p"!' 
u pava qiu' demo- 
el eiimplii'lii- Asi 
uiiiistro iiiglos. y 
los atacpies coiiti- 
hacer ^a(■ilill■ y 
elidad eou que >'' 



1811. 



EstublccimieDto 
iIb iinii gocela 
en Moiitoviileo. 



;s 



PROVINCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 289 

mantenian constantes por la metropuli los habitantes de la 
Banda Oriental del Rio de la Plata. 

» El 'gobicrno de ]Moute\ideo estableciù inmediatamente la 
publicacion de mia Gaceta, cuya redaccion confîo â un religioso 
franciscano llamado Fr. Cirilode Alameda, que desdclaPeiii'nïiula 
se habia rcfugiado aUî, escapando de la persecueion de los Fran- 
ceses. Era cntonces este fraile miiy jôven, y no ténia las luces y 
literatura que se necesitan para tratav con iruto y v entaja los 
negocios pùblicos. Sus discursos eraniiiuy âridos, sin nervio, é 
incapaces por consigiiiente de persuadir y couvencer ; lo que 
entônces taiito convenia. En lo que ùnicamente inanifestô al- 
guna destreza, fué en la apologia cpie hizo de la constitucioii 
polîtica de la monarquia e'^pafiola, (pie parece haberla extraido 
de algiin panegîrieo compuesto para encomiar las virtudes de la 
Vîrgen (i). Eu aquella época pensaba este fraile constitucional- 
mente, y en td ano de 1820, siendo gênerai de su orden (2). 
variô de dictâmen, sin mas niotivo ostensible que el de haber 
las cortes abolido su alta dignidad en los dominios de Espana 
como inùtil para el buen gobierno de los individuos de su reli- 
gion, y perjudicial al bien pùblico y a la tranquilidad de la 
monarcpiia(3). 

» Despues de haberse declarado independientcs los de Buenos 
Aires en el ano de 1810, se prepararon para invadir la Btmda 
Oriental, y sujetar a los habitantes del territorio de Montevideo »« Bjmi» oii.n 
isu autoridad y domiiiio. Esta empresa, aunque atrevida, no 
era de difîcil ejecucion, por ser aquel pais muy vasto, sin haber 
t'ii todo él un solo punto de defensa en que pudiera liacérseles 
alguna resistencia. Su marcha sola era suliciente para apode- 
rarse de todo, como lo veriticaron, sin poder impedir despues 
que el sanguinario Artigas y sus secuaees , à la sombra de la revo- 
iucion, derramasen la sangre de niuchos Europeos que descan- 



(1) Véanse las Gacelas de Montevideo del afio de 1812. 

(2) Eu la Philura de los maies de Espana, pàg, 47 y 48, se dijo el modo 
como este religioso obtuvo estadijjiiidad. (Présas.) 

(3) Decreto del 1» de octobre de 1820, tomo VI, pâg. 155. (Présas.) 

VII. 19 



Propsialaoj 

do Itiiunoi Aiiïi 

para invailii' 



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1811. 



Esraspz 

de \fvei'es 

en Muntcvideo. 



nemedio. 



Se le procara 
cui'i'iU meclili 



290 



PROVINCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 



saban tranquilos en sus hogares , sin haber dado causa para sev 
tratados de un modo tan inhumano, conducta que los mismos 
disidentes de Buenos Aires reprobaron altamentc en sus papeles 
pûblicos. Las incursianes continuas con que estos talaban los 
canipos, privaban a la plaza de Montevideo de los recursos nece- 
rios para la subsistencia. Las escaseces que experimentaba la 
tropa de la guarnicion y el vecindario, obligaron al gobernador 
Vigodet â pedir à la princesa que se dignase atender a la situa- 
cion ailictiva en que se hallaban los tieles Espanoles en aquel 
punto, y que los socorriese con algunos viveres. Su Alteza Real 
me dijo entonces: « Yo no se quëhacer en este caso, porque ni 
» lo entiendo ni tengo con que comprar lo que se me pide, y 
» asi ve tu de liacer lo que se pueda. » Hé aqui una ôrdon muy 
amplia, pero de ditïcil ejecucion, por cuanto me obligaba en 
cierto modo a buscar lo que no liabia. Sin embargo , yo debia 
hacer todo lo posible para que la plaza fuese socorr-^'i; y en- 
tonces apelé a una estratagema con la que logré qu : fuese pro- 
vista. Tal fué el indicar a varios comerciantes del Ilio Janeiro 
la escasez de \'iveres en que se liallaba Montevideo, manifes- 
tândoles los principales artîculos de que carecia. Esta noticia, 
que les comuniqué a cada uno de elles en particular, y con 
mucba réserva, los puso a todos en gran movimiento, y a los 
pocos dias saberon de aquel puerto algunos buques menores 
cargados de totlo cuanto se necesitaba, cuya venta les protkijo 
el interes y lucro que se habian propuesto en la empresa de 
taies especulaciones. 

» Una plaza como Montevideo, abandonadaâ supropia suerfo 
por las circunstancias en que en aquella época se hallaba cl 
supremo gobierno de la metropoli, se veia todos los dias afligida 
connuevas necesidades. En el parque de artilleria faltaba va la 
cuerda mecba, y este fué otro de los pedidos de Vigodet, paru 
cuya remesa bubo gran dificultad, en razon de que en el paripie 
del Janeiro no existian mas que catorce quintales para el con- 
sumo del ejército y armada de todaslas plazas del Brasil, y cou 
ella debia municionars ; tambien las fortalezas de Àfrica y du la 
India sujetas alreino le Portugal; mas sin embargo, â fuerza 



■ 1 \.- r. ] 



m\ 



PROVmCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 



291 



de pasos y diligencias, alcancé del conde Linâres cuatro quin- 
tales para Montevideo, 

» Al paso que los revolucionarios se avanzaban y ocupaban 
mas terreno, crecian las urgencias de esta plaza. Pronto ochô 
de ver la falta de numerario causada por la interrupcion del 
comercio, qiie babia paralizado enteramente el estado de la 
guerra. En las distintas sabdas que habian hecbo varios cuerpos 
y destacamentos para aliuyentar â los eneniigos, perdieron 
muchas armas cuva reposicion era indispensable para resistir 
un sitio que miraba como inévitable. En taies circunstancias se 
viô el gobierno de Monte>ideo en la dura necesidad de pedir â 
la princesa dinero y armas, cosas â la verdad que no ténia ni 
podia adquirir de manera alguna. 

» Guando Su Alteza Real se hallaba en grandes apuros, lo 
ùnico que hacîa era dejarme en plena libertad, para que en su 
nombre liiciese lo que mejor me pareciese. Para conseguir 
dinero, su nombre en nada me ayudaba, porque en materia de 
intereses estaba enteramente desacreditado , y no hubiera ha- 
Uado seguramente en toda la plaza del Janeiro un solo indi- 
viduo cpie me hubiese dado, por sus altos respetos, cien reaies 
de buena moneda. Era preciso pues recurrir siempre â estrata- 
gemas; y entônces la indiqué que para suplir el dinero que 
pediael gobernador de Montevideo, me babia ocurrido im expe- 
diente que, sin séria en nada oneroso , la llenaria de inmortal 
gloria. Tal es, Seiiora, la dije, el reunir gran cantidad de pre- 
ciosas albajas propias de Vuestra Alteza Real , y mandârselas â 
Vigodet para que, vendidas 6 rifadas por aquel aymitamiento, 
pueda con su producto pagar por algun tiempo à la tropa y â 
los empleados, cuya accion colocarâ ;i Vuestra Alteza Real al 
lado de Isabel la Catolica, que liizo lo mismo empenando las 
suyas para habilitar â Colon en la descubierta de aquellos domi- 
nios. Esta propuesta lisonjeaba nuu'bo el amor propio de la 
princesa para que dejasc de aprobarla. Resolvio en efecto rea- 
lizar este proyecto, y â los pocos dias ya caminaban para Mon- 
tevideo las albajas, colocadas en una caja por sus reaies manos ; 
la que entregué yo â un tapitan de un buque espaiiol, quien. 



1811. 



Dinaro 
y ■mis. 



La princesa 

einpefli 
lui alliajiit. 




-r 




} : 



'È 




181t. 



Pedidoi 
del gohernador 
0« Montevideo. 



ExposiciiiD 
M conde Lia&rti, 






292 PROYINCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 

sin saber lo que ella contenia, la piiso en poder del mismo 
gobernador Vigodet. 

» Lo que interesaba tanibien sobre manera eran las armas, 
pues que las que se habiau mandado liasta entônces no eran 
suficicntes; pero este négocie, asi como todos los demas de 
Montevideo, debian ya tratarsc cou el niinisterio portugues, por 
la necesidad que ténia la princesa de acudir a su auguste esposu 
para todo lo que neces'taba. Pasé al efecto a manifestar, de 
ôrden de Su Altc^a Real, al coude Linâres los pedidos que la 
hacia el gobernador de Montevideo. El mismo coude no podia 
por si solo resolver nada sobre taies pedidos, y era précise que 
sobre todo consultase al principe régente, quien dispuso que, 
por escrilo, le expusiese su parecer y dictâmen, cuyo original 
existe en mi poder, todo de letra del mismo coude, que, tra- 
ducido exactamente del portugues al espaùol , es como sigue : 

(( Senor, obedeciendo cou el debido acatamiento las irnka 
)) ordenes de Vucstra Alteza Real, expondré humildemente en su 
» real presencia, (|ue me parece que Vuestra Alteza Roal puciltî 
)) dignarse autorizar a Su Alteza Real la princesa nuestra siifiova, 
/. para qu3 mande responder à Vigodet, gobernador de Monte- 
» video, que el diputado que saUô de la junta de Buenos Aires 
» fué Moreno, que fué mandado a Londres cou coniisioues 
» sécrétas, y puesto que hubo intencion de mandarlo négociai' 
)) aqu', se le mudé el destine, y fué para Londres ; (lue igual- 
)) mente Vuestra Alteza Real esta dispuesto, visto su \)vo\no 
» interes, â socorrer los gobernadores de Monte^^deo y Para- 
» guay cou todas sus fuerzas, pues que desea impedir que los 
» rebeldes de Buenos Aires se avancen , 6 pasando el Uruguay 
» contra Montevideo, 6 por el Paraguay contra el gobernador 
» del Paraguay; y que para este fin repetirâ ordenes al gober- 
» nador y capitan gênerai del Rio Grande, para que dé todo cl 
» auxilio de tropas que le fuese pedido por los sobredichos 
» gobernadores 6 por el virey, las cualcs podràn ir â las ordenes 
» de los générales espanoles, sieudo tropas auxiliares; nias 
» siempre en fuerza tal que no queden expuestas a ser destro- 
)) zadas por el enemigo, y con declai'acion que Su Alteza Real 



ïr del mismo 



PROVINCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 293 

» no puede consentir en que sus oficiales obedezcan â oflciales 
» de menor graduacion ; que igualmente se debe declarar que 
» por ahora no puede Vuestra Altoza Real dar auxilio alguno 
)) de dinero ô de armas. La Gran Bretana no puede quejarse del 
» socorro de tropas, pues que esta estipulado en los tratados que 
» ântes existian. 

» Hé aqui, augusto Senor, lo que creo conviene â sus reaies 
» intereses, y Vuestra Altcza Real se dignarâ mandar lo que 
» fuere mas conveniente â su real servicio. 

)) Estoy con el mas humilde 7 profundo respeto, â sus reaies 
» pies, Senor, de Vuestra Altcza Real el mas humilde vasallo y 
» fiel criado. 

1) Condc DE LinIres. 

» Secrelaria de Estado, 19 de febrero de 1811. » 



1811. 



)) La imposibilidad que se manifîesta en estn nota de poder Tropai auiiiinei. 
otorgar 6 concéder los auxilios de armas y do dinero, puso a la 
princesa en la necesidad de admitir las tropas que se ofrecian, 
para que en clase de aaxiliares pasasen â defender la plaza de 
Monte^^deo, que va tenian sitiada en aquella época los disiden- 
tes ; mas aun, para que las tropas Uegasen â verificar su marcha, 
fué preciso hacer nuevas instancias , porque cl principe temia 
con semejante medida disgustar â la Inglaterra, â quien, por 
medio de su ministro lord Strangford, habia ofrecido que jamas 
se mezclaria, en pro ni en contra, en los disturbios promo\idos 
en el Rio de la Plata. Pero temiendo por otra parte que si los 
revolucionarios de Buenos Aires llcgasen â posesionarse de 
Montevideo, podrian con facihdad extender cl sistema repubh- 
cano hasta sus dominios , rcsolvio por ùltimo, que cl gênerai 
don Diego de Sousa partiese con el ejército de su mando desde 
el Rio Grande para Montevideo, con cl fin de obrar de acuerdo 
con sus gobernadores, y forzar â los revolucionarios a evacuar 
completaraente toda la Banda Oriental. Pero la princesa no se 
contentaba con esto solo, sino que pretendia acabar con todos 
elles, como me lo indicô en el siguiente billete : 

<( Présas, las respuestas de Eho y Vigodet^han de ir por el 




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1811. 

Carta 
de la prïDceia 



Intervenrion 
del minlRti'O iai;l<.'s 



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294 rnoviNCiAs del Rio de la plata. 

» conducto mas brève. Es preciso consegiiir del conde de Linâ- 
» res una ôrden para don Diego, para que en caso do entrai- 
» Goyeneche en Buenos Aires, cocnere con él para acabar con 
» estos demonios. » 

» Hasta entonces, es dorir, hasta que las tropas portuguesas 
seliallaban muy cerca de Montevideo, esta negociacion habia 
estado muy sécréta y reservada ; pero el movimiento de ellas 
mismas manifestô bien claramente el verdadero objeto de su 
marcha. À la vista de semejante acontecimiento, no podia lord 
Strangford niirar con indiferencia todo lo que se haci'a en la 
cortc del Brasil, para impedir que llegasen â realizarsc los planes 
y proyectos de los disidentes, cuya proteccion era uno de los 
principales objetos que le ténia encargado su gobierno. Al 
momento que tuvo noticia de que el gênerai Sousa debia obrar 
de acuerdo con los gobernantes de la plaza de Montevideo, 
para impedir que esta cayese en poder del ejército sitiador, 
reclamo el cumplimiento de la palabra que le habia dado el 
principe régente de que nunca se mezclaria en semejantes 
négocies. La nota que paso al etecto puso en el mayor compro- 
miso al ministro portugues, y se vio este precisado a escuchar â 
lord Strangford, quien ténia preparado tambien al marcpies de 
Casa Irujo, para que con su autoridad y representacion le auxi- 
liase â fin de obhgar al gobierno portugues a entrar en un 
convenio. El Portugal casi siempre ha estado sujeto a la Ingla- 
terra, y en aquella época no podia en manera alguna desenten- 
derse de cumplir la mas mînima de sus insinuaciones , aun 
cuando estas fuesen enteramente contrarias a sus verdadcros 
intereses; porque entonces mas que nunca necesitaba el prin- 
cipe régente de los auxiUos de la Gran Bretana para logi-ar la 
libertad do sus dominios en la Peninsula. Esta fué la razon y 
causa por que convino en que se acordase un armisticio entre 
su ministro el conde Linàres, lord Strangford y el représentante 
del gobierno de Buenos Aires, don Manuel Sarratea, y veriû- 
cado se dièse cuenta de todo al gobierno ingles por medio de 
su embajador don Domingo de Souza Coutino, en el dia conde 
de Funchal, quien al efecto paso la siguiente nota : 






PROYINCIAS DEL RIO DE LA l'LATA. 



99» 




DOCUMENTO. 



El infrascrito se apresura en couformarse con los deseos de 
Su Excelencia cl marques do Wellosley, dirigiéndole por escrito 
la proposicion de su coi'te , que ha sido todo el objeto de la 
conferencia de ayer. — Su Excelencia sabe la mision del en- 
viado Sarratea al Rio Janeiro , y su entrevista con Su Exce- 
lencia el ministre de los négocies extranjeros de Su Altcza 
Real, â la cual fué conducido por lord Strangford. — En esta 
conferencia os cpie se ha acordado proponer d la junta de Bue- 
nos Aires, que esta pida la mediacion de los dos gobiernos 
portugiies y britânico, y propouga a h soberanos que haciendo 
césar inmediatamente la guprra civil y las hostilidades que de 
ella resultan, establezcau la libertad de comercio en Buenos 
Aires : la junta en este caso ofrecerâ una suspension de armas, 
y harâ proposiciones para unirse 6 incorporarse con la Monar- 
quia Espanola, poniendo sus intereses en manos do ambos 
soberanos ; de quienes no pueden desconocer la buena fe y el 
deseo que tiencn de conservar la integridad de esta misma 
monarquia. — Esta proposicion, transmitida a la junta de 
Buenos Aires por su enviado Sarratea, con aprobacion de lord 
Strangford, una vez que sea adoptada y realmente hecha por la 
junta, ella misma se combinarâ con la mediacion ùltimamento 
ofrecida por Su Majestad Britânica al gobierno de Cddiz, y apre- 
surarâ la ejecucion de los vives deseos con que Su Alteza Real 
el principe régente ha ordenado al infrascrito que anuncie al 
gobierno britânico para obtener, de concierto las très potcncias, 
cl acuerdo que es indispensable tener, y procéder con la junta 
de Buenos Aires, lo cual ha ejecutado el infrascrito en sus 
notas de 30 de abril del ano pasado, y de 18 de enero ûltimo. 
— El infrascrito, despues de haber hecho conocer de nuevo al 
gobierno britânico el grade de buena fe y de confianza que la 
conducta de Su Alteza Real el principe régente su amo ha pro- 
curado inspirarle, no puede dejar de aprovechar esta ocasion 



1811. 

N»u 

del Mmhnjiilor 

portiigucH 

al gvbiariia ini^lei. 



«*' 



296 PROVINCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 

1811. para poner â la vista de Su Exceloncia las considerariotics 
acerca de las ruales lia tenido cl hoiior de llaniar ayer la atoii- 
cion de Su Excnlencia, â saber: que el establecimiento sijlidu 
de las innovaciones comerciales que se lian hecho iudispensiihk's 
para las colonias de Espafia, asi coiiio tambieu las ôrtlout's 
eflcaces para la organizaciou de una verdadera disciplina df las 
fropas cspanolas, que hasta aliora haii solicitado infnictuusa- 
mente los gobieriios que se lian sucedido en Espana, liariîn aiilc 
todas cosas aparecer un consejo de regencia, el cual presiilirâ 
Su Alteza Real la senora princcsa del Brasil, sogun las ideas del 
senor Saavedra. Segundo, que el reconocimicnto directo (3 iudj- 
recto por el gobierno britanico de los derechus eventualos de 
Su Alteza Real la senora princesa del Brasil â la coroiia de 
Espana, producira probablemente un buen efecto en favor de 
lalibertad de Su Majestad el rey Fernando VII y de sus augustos 
hermanos , porque en tal caso el dominador de la Francia uo 
tendria y a intercs en prolongar su déplorable cautividad. 

Londres, 2 de agosto de 1811. — El infrascrito aproveclia. 
etc., etc. DoMi-\GO Sousa Goutlno. 

A Su Excelcncia el sehor marquis de Wellesley. 

Es copia : Garlota Joaquina. 



Cesaciun 
d« l.oitilidaden. 



» Transmitida la minuta de dicho tràtado por el mai'qucs de 
Casa Irujo â los jetés de Montevideo, y â los gobernantes de 
Buenos Aires por Sarratea, fué admitido y adoptado por ambas 
partes, y lo realizaron en circunstancias que el ejército sitiador 
se hallaba amenazado con la proximidad de las tropas portu- 
guesas que habian llegado ya a Maldonado , y podian haberle 
obligado ci rendir las armas 6 à pereccr, que era entônces cl 
l'inico arbitrio que le quedaba. Esta negociacion fué hecha con 
gi'an réserva entre ellos, y sin que la princesa Uegase â ténor 
la menor noticia de lo que pasaba, hasta que el gênerai Elio la 
aviso que por este medio se hallaba libre Montevideo de sus 
cnemigos. Desagrado sobremanera a Su Alteza Real la con- 
ducta que en este asunto observé Casa Irujo, con cuyo motivo 



1811. 



detipruebl 
•1 (rmitticio. 



PROVINCIAS DEL RIO DE LA PLATA. 297 

me dijo : Es imposiblo q\ie este marques no guste de las giiineas 
inglesas, y si yo piuliese aliora, lo maudaria bion pronto a la 
tosta de Guiiiea. I*ara no qucdar Su Alteza Koal en raanera 
îilguna coniprometida por las consecuencias que podian résultai' 
contra la Espana de seniejantc armisticij, me pas6 las ordenes 
que comprende la siguiente carta : 

(( Présas, yo soy muy escrupulosa, y quiero que en ima carta 
)i reservada se déclare à Elio todo lo que yo pu:^e en el papel que 
» te remito , adicionando el parrafo que va senalado : pues mi 
» conducta siempre es dereclia, y quiero que sepan que yo no 
)) concurrî para que la ôrden fuese asî con el objeto del armis- 
» ticio, ni que entrasen cspontàneamente, y que supe todo 
)i despues de liaber partido las ôrdenes ; que el marques y el 
I) conde y lord Strangtbrd i'uoron los que ajustaron dicha ôrden, 
)) y lord Strangford, Sarratea y el conde trataron del arniisticio, 
I) sin seryo esciente. — Lacai'ta de Vigodet esta rayada lo que 
» se le debe quitar, y debe referirse d esta mi declaracion hecha 
)) â Elîo. » 

1) Los gobernantes de Buenos Aires estaban muy distantes Na.M decUricion 
de rpierer cumplir lo mismo que haljian ofrecido eu el armis- 
ticio, y asî apénas vieron libres de todo riesgo las tropas que 
liabian mandado â la Banda Oriental , dedararon de nuevo la 
i-iierra â Montevideo. Seguros ya de que las tropas portuguesas 
110 volverian d incomodarlos , se prepai'ai'on para rénovai* con 
inayor fuerza las hostilidades , y lograron en poco tiempo des- 
triiir las fucrzas marîtimas de Montevideo, y posesionarse 
despues de esta plaza, dcsde cuyo acontecimiento no ha vuelto 
al dominio de la metrôpoli, ni esta puede tencr ya csperanzas 
de recuperarla (i). » 





d« giierra. 






(1) Présas, Memorias de la princesa doua Carlola. 




l '^ 



998 



rnovf'-ciAs du. rio D£ la tlata. 



DOGUMENTOS. 
OFIGIO DEL SESOR D. FRANCISCO JAVIER DE ELlO 

A. LA JUNTA CUBERNATIVA. 



1811. 

Deieoa 
in establtfcar 
la coucordii. 



Ileal lutoritacion 
i eit« raapecto. 



m 



m 



Dcsventajai 
de la désunion. 



EXCMO. SEXOr;, 

Acabo de Uegar a este puerto, nombrado por Su Majestad 
virey y capitan gênerai de estas provincias, y habieado sal)idn 
que osta para reunirsc en esa capital un congi'eso de diputados 
de muchasde las ciudades del vireinato, me ha parccido coiivo- 
niente dirigirine â él, y escvibir û Vuestra Excelencia con toda la 
û'anqueza de nii caracter sobre las circunstancias actuales, para 
que siguiendo todos la \oi de uuestro corazon y de nuestro dt^ber, 
tratemos jumaniciite de apagar la destructora Uama de la dis- 
cordia, que flesgraciadaniente se ha maiiifestado en estos paisc;». 

Ni mis deseov,, ni las intenciones del supremo gobierno son, 
ni seràn jamas el hicer revi>ir los antiguos odios y encniis- 
tùdes, ni el tratar de Yei.gauzas 6 agravios particularos. Al 
contrario estoy expresamente autorizado por Su Majestad, pai'a 
anunciarci solamentc, que debe haber un olvido total y abso- 
luto sobre cuanto ha sncedido en esta época desgraciada, y que 
no debe tratarse, sino de restablecer el orden y la tranquilidad, 
de mantener la confianza, y de contribuir en cuanto esté de mi 
parte â la feUcidad de estos leales y valerosos habitantes. 

i Que espectâculo tan agradable para nuestros enemigos cl 
ver reinarla desunion entre nosotros mismos, y el que pueblos 
tan estrechamente klentificados por todas sus relaciones se 
hjyan puesto en est?.do de guerra, privados de la comunicacioii 
y del comercio sin utihdad algima ! Confieso francamentc que 
nmchas de las providencias que se han tomado aqui, hausido 
fruto de la inexperiencia y de la precipitacion, y que han ser- 
vido tan solo para exasperar los ânimos, y conducir las cosas â 



PROVINCIAS DEL RIO DR LA TLATA. 



199 



un estado que nunca pudc iinagiuarmo. Pero ya las circuns- 
tancias han mudado ; pucsto por cl rpy al Irento del \ireinato, 
no tendre otro desro, ni so dirigirdn d otro fin todoà mis cona- 
tos, que â aumeutar las rclacionos antiguas, y à ciirar las Uagas 
que liayan podidu hacorse en la niâquina del Estado. 

Yo hago a Vuestra ExcelcLcia la justicia do créer, que sus 
intcncioues fueron las nias sanas y sus deseos los nias laudables. 
Se creyô que la Espafia toda se liabia perdido, y que era ya 
presa del atroz usurpador que la oprime; se figuré que cl 
gobierno central de la nionarquîa se habia disuel'».' y extinguido, 
y eu este caso no se pensô mas que en conservar ostos domi- 
iiios para nuestro aiuado y desgraciado soberano Fernando VII ; 
y tal fué cl niotivo del cstablecimicnto de esa junta provi- 
soria. Pero desde entùnces todo ha mudado de aspecto. La 
Espana existe, y existirâ cou gloria y con independencia. La 
asonibrosa constancia y teson de nuestros valientes hermanos de 
Eiu'opa, y cl poderoso auxilio de nuestros gcnerosos aliados, 
nos hacen esperar inuy pronto los mas telices resultados en la 
gigante y gloriosa luclia en que con tanta justicia la nacion so 
lialla empenada. 

Ya sabra Vuestra Excelencia que se ha reiniido el auguste y 
(leseado congreso de las cortes générales y extraordinarias do 
la nionarquîa. Todo buen Espanol se ha electrizado al ver por 
la vez primera reunidos sus legîtimos représentantes, y al ver- 
los tratar con tanto acierto y firmeza sobre la reforma de nues- 
tros niuchos maies y abusos, y sobre la formacion de ima 
constitucion sâbia é ilustrada, que nos ponga para siempre d cu- 
bierto de las desgi'acias que estamos sufriendo en la actualidad. 

(, Y serdn por vcntura los habitantes de Buenos Aires los 
iinicos que se resistan, en toda la vasta extension de la nionar- 
quîa, d reconocer una autoridad tan justa y tan util? Yo no lo 
espero de la conocida lealtad y patriotismo de Vuestra Exce- 
lencia. Se trata de salvar la patria, y es inenester que todo céda 
â tan sagrada obligacion. La propia utilidad é intereses lo recla- 
nian. Estoy por lo tanto pcrsuadido de que tratarâ Vuestra 
Excelencia de reconocer y jwar las cortes, de enviar con la 



1811. 



Kiperiniiit 

(le qii* triunf* 

U E'pam. 



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Iniulicion 

du la« 

certes générales. 



f 



Se aguirdi 

que lluoaus Aires 

reconozca 

•u autoridad. 







' "; ' 




'\.' ' 





900 PROVINCIAL DEI. RIO DE U PLATA. 

1811. posiljle broved.'ul sus diputados, y de osporar tr.inqiiilami'ntn o| 
éxito de sus preteiisioncs y descos, coiitiados en aquella s.iliia 
y l'cspotablo asambloa. 

Yo conjure â Vuostra Evcelcutia ;i nombre» de la patiii y (\v\ 
roy , A que tonio tan dpscada rosoUicion, y tan nccesaria |iaiM Li 
ft'licidad de estas i)i'ovincias, (pie si no van à verse expiirstas 
à infinidad dt; niales y desprarias. 
tn fomiiioiiido. El oidor de la real audieucia de Chile, l). .losé Arevedo y 
Salazar, (pie se halla en esta ciudad de paso para su destino. y 
que sera el portador de varios pliegos del gobierno , va ploiia- 
mente autorizado por luî para tratar con Vuestra Excelencia subr" 
los puntos que abraza esta carta, y sobre todo lo demas que 
convenga a la pacificacion de estas provincias. 

Yo espero en consecuencia, que aavUriéndose Vuestra Exce- 
lencia d niis ideas, tendrémos anibos ri gusto de liaber cuntri- 
buido â la felicidad de esta liermosa parte de la Monarquin 
Espaîiola. 

Dios guarde â Vuestra Excelencia muclios afios. 

Montevideo, 15 de enero de 181 1 . Xavier Ei.io. 

Al excmo. congreso 6 junta provisional de Buenos Aires. 



CONÏESTACION DE LA JUNTA. 



<iiii atribuciones. 
Excitation 
!i la union. 



ï.,i)ie cl congiMo La sola denoniinacion del tîtulo con que Vuestra Sehoi'ia 5i' 
représenta â la presencia de un gobierno establecido , para 
sostener los derechos de los pueblos libres contra el rarâctoi' 
dominante y opresor de los mandones constituidos por cl dcspo- 
tismo del poder arbitrario, ofende la razon y el buen scntido. 

Irréconciliables enemigos de la felicidad del territorio, que 
tiranizaban los antiguos gobernantes, excitaron el odio y exerra- 
cion gênerai, y han probado ya los efectos de su enojo. i Ciiân 
distante esta el que Vuestra Senorîa propone de restablcccrla 
contra el voto unanime de un pais inmenso, que acorde en una 
voz, idea y sentiniitnto, preferiria gustoso su desolacion y exter- 



hm 



■!î?i 



PRUVIKCUS DEI. RIO UE U PUTA. 901 

ininio iil ^occ ilcl ripîinto vauo do promrsas insi^Miificantos ! 

Kl vcnl.ult'ro incdio, cl ûnico capaz do coiisoliilarla Idicidad 
(liM.'stos paîses , no ronsisto sino on quo poiuôndoso Vuostra 
Sfiiuria do acuordo ruii sus priiicipios, so, abston^a do atoiitar a 
h dignidad y docoi'i) do esta asociacion rospotablo, y que l'or- 
maiulo la rosoluciun ^ouorosa do dosnudarso do iina invostidura 
sin carittor, propoiida cuii ol iiiflujo quo piioda haboilo dado la 
opinio