(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Children's Library | Biodiversity Heritage Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "Instructions en forme de catéchisme sur le jubilé [microforme] : pré cédées de la bulle de N.S.P. le pape Léon XII qui étend à tous les fidè les de l'univers le jubilé qui a eu lieu à Rome pendant l'année 1825 : avec un précis du mandement de Monseigneur l'évêque de Québec à l'occasion du dit jubilé"




IMAGE EVALUATION 
TEST TARGET (MT-3) 




1.0 



Lâ|Z8 |2.5 

^ l&i |2.2 

Êf 144 "™ 





1.25 II U 1 ,.6 




^ 


6" 


► 



'/^ 



VQ 



/; 







y 






^# 



Kiotographic 

Sciences 

Corporation 







'^>^ 



23 WEST MAIN STREET 

WEBSTER, N.Y. 14580 

(716)872-4503 



'9." 



'6 




V"Q 






CIHM/ICMH 

Microfiche 

Séries. 



CIHM/ICIVIH 
Collection de 
microfiches. 




Canadian institute for Historical Microreproductions / Institut canadien de microreproductions historiques 





Technical and Bibliographie Notes/Notes techniques et bibliographiques 



The Institute has attempted to obtain the best 
original copy available for ffilming. Features of this 
copy which may be bibliographically unique, 
which may alter any of the images in the 
reproduction, or which may significantly change 
the usual method of filming, are checked below. 



D 



D 



D 



D 
D 



D 



D 



Coloured covers/ 
Couverture de couleur 



I 1 Covers damaged/ 



Couverture endommagée 



Covers restored and/or laminated/ 
Couverture restaurée et/ou pelliculée 



□ Cover title missing/ 
Le titre de couvertuis manque 

I I ColourcJ Miaps/ 



Cartes géographi^juas en couleur 



Coloured ink (i.e. other ihan blue or black)/ 
Encre de couleur (i.e. autre que bleue ou noire) 



I I Coloured plates and/or illustrations/ 



Planches et/ou illustrations en couleur 

Bound with other matériel/ 
Relié avec d'autres documents 

Tight binding may c&use shadows or distortion 
along interior margin/ 

La re Mure serrée peut causer de l'ombre ou de la 
distortion le long de la marge intérieure 

Blank leaves added during restoration may 
appear within the text. Whenever possible, thèse 
hâve been omitted from filming/ 
Il se peut que certaines pages blanches ajoutées 
lors d'une restauration apparaissent dans le texte, 
mais, lorsque cela était possible, ces pages n'ont 
pas été filmées. 

Additionai commenta:/ 
Commentaires supplémentaires; 



L'Institut a microfilmé le meilleur exemplaire 
qu'il lui a été possible de se procurer. Les détails 
de cet exemplaire qui sont peut-être uniques du 
point de vue bibliographique, qui peuvent modifier 
une image reproduite, ou qui peuvent exiger une 
modification dans la méthode normale de filmage 
sont indiqués ci-dessous. 



I I Coloured pages/ 



D 



v 



D 



Pages de couleur 

Pages damaged/ 
Pages endommagées 

Pages restored and/or laminated/ 
Pages restaurées et/ou pelliculées 



[~TI Pages discoloured, stained or foxed/ 



Pages décolorées, tachetées ou piquées 

Pages detached/ 
Pages détachées 

Showthrough/ 
Transparence 

Quality of prir 

Qualité inégale de l'impression 

Includes supplementary materii 
Comprend du matériel supplémentaire 

Only édition available/ 
Seule édition disponible 



I I Pages detached/ 

rn~\ Showthrough/ 

I I Quality of print varies/ 

I I Includes supplementary matériel/ 

I I Only édition available/ 



Pages wholly or partially obscured by errata 
slips, tissues. etc., hâve been refilmed to 
ensure the best possible image/ 
Les pages totalement ou partiellement 
obscurcies par un feuillet d'errata, une pelure, 
etc., ont été filmées à nouveau de façon à 
obtenir la meilleure image possible. 



The c( 
to the 



The in 
possib 
of the 
filmini 



Origin 
beginr 
the laa 
sion, 
other I 
first p) 
sion, a 
or illui 



The la) 
shall c 
TINUE 
whicht 

Maps, 

diffère 

entirel' 

beginn 

right ai 

require 

metho( 



This item is filmed et the réduction ratio checked below/ 

Ce document est filmé au taux de réduction indiqué ci-dessous. 



10X 








14X 








18X 








22X 








26X 








30X 


















J 



































12X 



16X 



20X 



24X 



28X 



32X 



}laire 
18 détails 
iques du 
nt modifier 
Kiger une 
le filmage 



The copy filmfed hère has been reproduced thanks 
to the generosity of : 

Library of the Public 
Archives of Canada 



The images appearing hère are the best quaiity 
possible considsring the condition and legibility 
of the original copy and in keeping with the 
filming contracct spécifications. 



Original copies in printed paper covers are filmed 
beginning with the front cover and ending on 
the lest page with a printed or illustrated impres- 
sion, or the back cover when appropriate. AH 
other original copies are filmed beginning on the 
f irst page with a printed or illustrated impres- 
sion, and ending on the last page with a printed 
or illustrated impression. 



d/ 
quées 



L'exemplaire filmé fut reproduit grflce à la 
générosité de: 

La bibliothèque des Archives 
publiques du Canada 

Les images suivantes ont été reproduites avec le 
plus grand soin, compte tenu de la condition et 
de la netteté de l'exemplaire filmé, et en 
conformité avec les conditions du contrat de 
filmage. 

Les exemplaires originaux dont la couverture en 
papier est imprimée sont filmés en commençant 
par le premier plat et en terminant soit par la 
dernière page qui comporte une empreinte 
d'impression ou d'illustration, soit par le second 
plat, selon le cas. Tous les autres exemplaires 
originaux sont filmés en commençant par la 
première page qui comporte une empreinte 
d'impression ou d'illustration et en terminant par 
la dernière page qui comporte une telle 
empreinte. 



The last recorded frame on each microfiche 
shall contain the symbol — ^> (meaning "CON- 
TINUED"), or the symbol ▼ (meaning "END"), 
whichever applies. 



Un des symboles suivants apparaîtra sur la 
dernière image de chaque microfiche, selon le 
cas: le symbole -^ signifie "A SUIVRE", le 
symbole y signifie "FIN". 



taire 



Maps, plates, charte, etc., may be filmed et 
différent réduction ratios. Those too large to be 
entirely included in one exposure are filmed 
beginning in the upper luft hand corner, left to 
right and top to bottom, as many frames as 
required. The following diagrams illustrate the 
method: 



Les cartes, planches, tableaux, etc., peuvent être 
filmés è des taux de réduction différents. 
Lorsque le document est trop grand pour être 
reproduit en un seul cliché, il est filmé è partir 
de l'angle supérieur gauche, de gauche è droite, 
et de haut en bas, en prenant le nombre 
d'images nécessaire. Les diagrammes suivants 
illustrent la méthode. 



by errata 
ned to 

lent 

une pelure, 

façon à 



1 t 


2 


3 




32X 



1 


2 


3 


4 


5 


6 




M\m 



■ 



aiîSîS1l13îlOIÎ3 



SN FORME DE CxVTECIÎISMR SUR LS 




JUBIILl 






FRÉCEDÉES-CE LA 



LE 



E M. S. 



. L 



5^ 



]LÈ(E)ir mm 



3 ^ 



QUI éTEND À TOUS LES FIoilLES DE UUNn^Eli--5 
LE JUBILE QUI A EU LIEU À ROME 



FENDANT L'ANNEE 1325. 




AVEC UN PRECIS DCJ 



MANDEMENT ob MONSEIGNEUU L'EVkQE dk QUEBEC. 



A L'OCCASION DU DÎT JUBJLE. 



m\;tSt,~ "7a 



A LA LIBRAIRIE FRANÇAISE 

ly E. 11. FABRE k CïE. ; 

ÎSM FACE DU PALAIS DE JUSTICE* 



1SS7* 



' 'i 



«Ma 



-il 



/ 



*ù 



\ 







.-. f. 







# 








■ "?. ' ' 




\ e 


■i' - 






'''[*' . 


• 




' • 




f 


• 


r 


■■ ■ "■ 5 ' ^ 


\ 




<* 










■- ^■-■- .■--;^ .: . 






KC 
4e N. 


4 


;•«»»• 


f 


 Ror 

Octob 


♦ .,'^ 








» 


\ 




J 


s 






Wi ■■ 


1 


1 




* \-, 



7 



^ 



APPROBATION. 



'« 



!:i 



:•■■ 5 



NOUS approuvona le présent Livro contenant la traduction de U Bulle 
4e N. S. P. le Pape Léon XII. pour l'extension du Jubilé qui a eu lieu 
 Romo pendant l'année 1825; le Précis do notre Mandement dq 28 
Octobre dernier, avec les explioationa qui y sontjointos; et de« Insttuo- 
iiowi SUT le Jubilé, suivies de prières pour ce saint tempi, 

t - : 

Donné 4 Québec, le 8 Février, 1827, 



*».v 



ijl BERN, CL. Ev. de Québec. 









m 

m 



^ 



,1.4 I V'->V;> It* ' '•''''■ '»■ ■■■• 



V ' (' 


' s. 


• 


t 
i 


.• 


» 


- . .. 
> • 


J> 


- ,c%--»**- /^ 










( 




1 

'i 






1 # V * 

t , 
* . < / t. ' 


', - * . 

) • ■ 

. . ■ y 


. - 1 


(► 


i. 


\H ■ ' 


, , .«.. . 


-":,^ /. >: ^'1 












■Nu 


». 


■" / 


V 






:î' : I 



■'k *.■■,■ r^ t 



(• . . » ' i 



■ >i 



■■', . ,'i'"> 



■ '. i.' ^; .'?- j',:* M'» ,<}<i 



JUBILE UNIVERSEL. 






'i;-.'i' 



ffiT]y3[;,Iti]B 






De Notre Saint Père le Pape LÉON XII, qui étend à 
tous les Fidèles de PUnivers le Jubilé qui a eu lieu à 
Rome pendant Tannée 1825. , \ 'V V 



i- 



4 ,, 1 . t 



• _ ■■■'■Il 



LÉON ÉVÉQUE, 






'H' 



SERVITEUR DES SERVITEURS DE DIEU. 



A Unm Uê FidèUi Chrétiens qui verront ces Lettres, Su,lut et Béné-> • 
, diction Apostolique, '^ 



.♦^VV v.» 



Pf OTRE âme tressaillait de joie en Dieu notre Sauveur, lorsque, Tan* 
née dernière, après les longues et noires tempêtes qui avaient agile partout 
lansainte Eglise de Jésus-Christ, nous vou^ annoncions, au bruit de la trom- 
pette Apostolique, qu'enfin venaient de luire des joùra plus doux et plu* 
heureux. Noua pûmes nous féliciter alors avec vous tous de voir commen- 
cer Tannée de la miséricorde du Seigneur, l'année du gprand Jubilé dans 
laquelle le trésor infini des mérites de notre Sauveur et ù\? ses Saints, tré- 
sor dont la bonté céleste a daigné nous rendre le dispensateur, et que, par 
un juste et sévère jugement de Dieu sur les péchés des hommes, l'ennemi: 
du genre bumain avait tenu si long-tems fermé, allait s*oavrir de Douveaii 
par le miniâtèrede notre faiblesse. Ainsi, prêchant à tous le temps favor- 
able et les jours de salut, nous exhortâmes avec un amour paternel tou» 
les fidèles Chrétiens à apaiser, par la sincère pénitence du cœur et par là 
réforme des mcsurs, {a divine Majesté tant de fois oifensée par uos crimM^ 



î î 



il 



(8) 



à recourir avec confiance au trône de la grâce divine, pour obti'nir mibérî* 
corde dans le momenl oppoitjn, A, entreprendre, tîelon la couttime ancien* 
ne, un pieux pèlerinage uux tombeaux des Bnints Apôtres, afin d^ méri- 
ter, par d*humbles siipplicaiions, le pardon de leur« péthés.—Aujourd'Iuit 
liou» V0U1 annonçons, avec un nouveau tre:?ûûillement de joie, qu'à Cet é- 
gard notre «aiisfactlon a cié cpniplète, et que, selon les désirs de notre 
cœur, l'heureuse année du Jubilé a commencé et fini, non seulement arec 
pftiï et tranquillité, mais encore, pnr le bienfait de la divine miséricorde, 
d'une manière pieuse et saifUe, et comme nous avons totite raison de iVa- 
pérer, avec beaucoup de profit pour les âmes. Car, selon Paoïique usage 
et avec la solennité accoutumée, nous avnnj ouvnrt et fermé lew portes 
iaintes, soit par nous-mème, çoit par nos Vénérables Frères les Cardinaux 
delà âainie Eglisfl Uomaine. Kn cijfer, la veille de la ifîalivité de Notre- 
Seigneur, nous avons ouvert nous-mêmes U porte sain'ie de la Basilique 
du Prince des Apôtres sur le Vatican, avec une joie incroyable de notre 
cCBur, et au milieu d'un grand concours de peuple ; en même tems nous 
avons commis des Cardinaux créés Légats à latere^ pour ouvrir les porte* 
des autres Basiliques. Pareillement, ta f^te de la Nativité du Seigneur 
revenant après une année révolue, les pcrieB saintes ont été fermées avec 
le même rit solennel) soit par nous, soit por des Cardinaux également re- 
vêtus de l'honorable titre de Légats; de sorte que la fin a parfaitement ré- 
pondu à de si heureux commencemens. 

Il a tnanqué néanmoins à notre consolation rlé pouvofr réunir selon 
l'ancienne coutume, aux trois Basiliques du Prince des Apôtres, de Saint 
Jeao-de-Letran et de Sahue Marie-Majeure, ta quatrième, celle de $aint 
Paul «ur le chetnin d'Ortie, afin qu'elle fût visitée comme les autres par ]ia 
concours du peuple pour gagner l'Indulgence du Jubilé. Maia ce riche 
ornement de Home, monument insigne de la munificence et de la piété deti 
anciens âges, consacré par la religion de tant de siècles, ayant été, il y a 
environ deux ans, la ptoie d'un violent incendie (juste sujet de douleur 
pour nou9, pour le peuple Romain et pour tout le monde Catholique) ; en 
même temps que nojj.s n'épargnons aucun effort pour faire sortir cet édi- 
fice de ses rtiines, nous avons jugé convenable de pourvoir k la sûreté^ 
non moins qu'à la piété des Fidèles empressés de participera l'Indulgence 
dti Jubilé. £n coaséquence, à la Basilique du Docteur des Nations ré- 
duite en cendres, nous avons substitué l'antique et vénérable Basilique Aq 
Sainte Marie au delà du Tibre, pour qu'elle jouit, pendant cette année 
•ainte, des mômes privilèges et de toutes les grâces qui avaient été précé- 
demment accordées à celle de Saint Paul ; suivant en cela l'exemple de 
notre prédécesseur Urbain VIII, d'heureuse mémoire, qui, voyant qu'au 
lemps du Jubilé promulgué par lui, les Fidèles ne pouvaient, sans péril, 
fréquenter la Basilique de Saint Paul; a cause de l'insalubrité de l'air e( 



ni d< 



par : 
fait 



(7) 



Ha *dntigpr die la conlagion, y substitua cetto m^ttwî Basilique de Sainte 
Marie au delà du Tibre, afin de compl<5ter le nombre des quatfo Uasili* 
fjuea dotîi la visite «st prescrite pour obtenir l'Indulgence du Jubilé, ' 

Nou3 ûvon» donc rempli exactement tout ce qui était de notre miniiièfe j 
fious avons ouvert à tous, par l*autorit<5 qui nous est accordéô dVn haut, 
le* trésori de la tt\isérirorde divine, et nous avons, avec une affection pa- 
ternelle, invite tous Icc Chrétiens à venir, pleins de joie, puiser les eaux 
dans les sources du Sauveur, eaux vivifiantes, eaux qui rejaillissent à la vie 
ëiernelle. Mais à quoi tout cela aurait-il servi, bî la pieuse disposition 
des Fidèles et un «èle sincère pour leur propre salut n'avoieut pas répondu 
À notre sollicitude et à nos voeux 1 Aussi déVons-nous à, cet égard bénir 
notre Dieu et Père de Notre Seigneur Jénié-Christ, le Pore des mtaéri- 
tîordea et le Dieu de toute consolation, qui a daigné tious consoler dans 
cette année au delà de ce que plusieurs avaient osé attendre, et qui a ac« 
cordé à ses ouaill«s d'entendre la voix du Pasteur Suprâine par la boUchtî 
do son Vicaire indigne sur la terre» Quoiqu'en etfet nous n ayons pas vu 
cette multitude dMiomittes de toutes les nations du monde, qui, À Poccasiort 
du Jubilé, se raHSômblaienl autrefois dans la Ville Sainte, et dont là spec* 
tacle, objet de l'ad^iratioi) de tout l'Univers, réjouissait merveilleusement 
les Pontifes Romains nos prédécesseurs, et les remplissait de la plus pure, 
cdmtne de la plus vive allégresse ; cependant cette diminution du nombrd 
dés Fidàlés actourani aux Portiques sacrés, nous avons lieu de Vattribuer, 
tioii pari à une diminution de foi dans les coeurs, ou à un refroidissement 
|}Our les œuvres de piété, mais plutôt aux malheurs du tems*, et t*és 
rhàlheurs ont^été tels, que ce nVst pas sans une grand apparence de juste 
raison que beaucoup ont redouté leé dabgers du pèlerinage, encore que 
d^ailieurs tout se soit passé foirt heureusement, Dieu ayant bien voulu, 
comme en pareille circonstance, éloigner de nous durttnt ce temps toute 
^^pèce dé calamités. - 

Ce bienfait'de sa providence ne sera làns doute contesté par personne, si 
Ton considère &vec attendon tous ceux qui sont venus dans la Cité sainte à 
l'occasion du Jubilé ; car le concours des pèlerins a été continuel et asses 
considérable pérîdant toute Tannée : et, toutt^foi3,il n^y a ni dans la ville 
ni dans lé pays où ils ont passé, aucun trouble, aucun tumulte *, mafs partotit 
urie joie merveilleuse, partout des transports sincères, et la bonne odeur de 
J^sus-Christ eh lout lieu. Kl quant à notre Capitale, en quel temps y 
régnà-t*il une paix plus profonde, une sécurité plus complète ? A quelle 
époque vit-on briller d'un plua grand éclat la religion, la piété, la foi la 
charité et toutt»9 les vertu» ? Quand cette noble Cité sembla-t-elle plus 
mériter le nom de Mère et de Capitale du monde Chrétien, non beulement 
'par l'autorité du gouverru^ment spirituel, mais encore par l'exemple de U 
loi I O quelle belle émuli^on de fervour entré let* étrangers et les Ho* 



! >î 



ri 



vb 11 



m 



I 



• ( B ) 

mains ! Comme elle élait digne des regards de Dieu, des Anges et de* 
hommes ! Combien do fois uouh avons vu de nos proorc??» yeux de nom- 
hreiises troupes de nationaux et d'étrangers, accourant U, Icnvi aux saintes 
Basiliques, en esprit d'humilité et avec un cœur contrit, pour recevoir dans» 
Jeurs âmes purifié*?» P^r le sacrement de la reconciliation, les mystères vi- 
vifians de l'unité Chrétienne ; invoquant en même temps la céleste clé- 
mence, implorant le secours et la protection de la glorieuse Vi«rge Marie, 
du bienheureux Précurseur et des Saints Apôtres, priant tous ensembli» 
pour la paix et l'exaltation ce l'Eglise Catholique, pour la conservation et 
le salut de tous ceux qui croient en Jesus-Christ, pour la concorde et la féli- 
cité des princes chrétiens, enfin pour le retour de tous ceux qui s*égarent, et 
pour la sincère conversion des pécheurs! Combien de fois nous avons enteo* 
du de nos propres oreilles les vastes places,les rues et les collines de Rome,re- 
tentir au loin de doux cantiques, de pieuses prières et de louanges divines l 
Combien de fois nous avons senti ncs entrailles paternelles profondément 
émues, en voyant des troupes de Fidèles prosternés i nos pieds, honorer 
dans la foiblesse de notre personne la puissance du Vicaire de Jesus-Chiisk 
et nous prodiguant tous les témoignages d'une obéissance filiale, révérer eu^ 
nous le Prince même des Apôtres, dont la dignité se conserve jusque dao» 
son indigne héritier. 

I Que dirons-nous des services de tout genre, inspirés par la miséricorde 
Chrétienne et rendus aux indigens de toute espèce et de toute nation ; d& 
l'hospitalité exercée envers les pèlerins et les étrangers ? Avec quelle» 
marques d'une sincère bienveillance n'étaient-ils pas reçus à leur arrivée 
dans lu Ville sainte î De quels soins assidus h*ctaient-iU pas Tobjet l 
Que d'attentions charitables pour leur faire oublier les fatigues du pèlerin* 
âge ! Est-il besoin de représenter nos vénérables frères les Cardinaux 
de la Sainte Eglise Romaine et Les Grands de notre Cour donnant, com- 
me il convenait, Texemple à tous ? Parlerons-nous des autres innombra- 
bles Fidèles des. deux sexes, de tout âge et de toute condition, dont plusi- 
eurs, non moins distingués par leur rang et leur noblesse que par une piété 
véritable, s'abaissant au-dessous même des derniers de leurs frères, se sont 
faits des modèles vivans d'humilité Chrétienne? Et dans le nombre, on a 
TU des Princes d'un sang Royal, des Souverams qui, par la pratique des 
bonnes œuvres, dans Tardeur même de la jeunesse, ont excité parmi les Ro- 
mains et les étrangers une telle admiration, qu'ils ne cessent encore d'en 
glorifier Dieu et leur Père qui est aux Cieux. Enfin, avec quelles louan- 
ges relèverons nous le zèle éclairé, infatigable, et les travaux continuels de» 
vénérables Prêtres et séculiers, et réguliers, qri ont rendu facile à la multi- 
tude des pénitens Taccès des sources de miséricorde, fin et but unique de 
cette salutaire institution du Jubilé ? Mais chacun recevra de Dieu la lou- 
ange qui lui est due pour tout le bien qu'il a fait : quant à nous, qui rap- 



de Uei 
en sor 


et cha 


de qu* 


a ceu 


ailUui 



( «) 

ptjlons CCS souvenirs, nous sommes forcés d'avouer que les paroles sont lu- 
Buffîaantes pour exprimer cette joie intime dont notre cœur a été inondé à ce 
spectacle, et dont le sentiment délicieux nous a tant de fois ému jusqu* 
aux laimes. , 

Cette année a donc été véritablement une année de salut, et pour les ha- 
bitants de cette cité, et pour les nombreux fidèles qui, venus à Rome en 
pieux pèlerinage, pourront, de retour chez eux, confirmer, par leur témoig- 
nage détaillé, ce dont nous n'avons fait ici qu'une légère esquijise. Car 
eux-mêmes ont vu plus d'une fois, avec admiration, quelle est la force do 
la charité Chrétienne, pour exciter dans le cœur de ceux qui en sont le» 
témoins, la foi, l'amour do Dieu, le repentir sincère de leurs péchés et un 
▼if désir de perfection ; de cette charité Chrétienne, dis-je, qui ne se 
trouve que dans l'Eglise Catholique, et qui montre surtout par ses fruits 
toute la distance qui la sépare de la fausse charité. De retour dans leur 
patrie, ces pèlerins ne raconteront pas seulement combien d'âmes foibles ont 
été fortifiées, combien de ooalades rendus à la santé, d'égarés remis dans la 
voie de la justice; mais ils se montreront euxmêmes renouvelés de cœur et 
d'esprit, amis de la paix et de la concorde, fidèles à leur Prince comme à 
Dieu, et enfin tellement attachés à l'immuable et souverain bien par la foi, 
l'espérance et la charité, qu'il sera manifesté qu'ils ont déposé tout le vaiu 
de malice, et qu'ils ont de plus obtenu un riche trésor d'Indulgences, 
Néanmoins ce fruit, quoique abondant, n'est pas le seul, ni le principal qu9 
nous soyons proposé en publiant le Jubilé ; car il convenait que la charité 
paternelle qui nous presse, embrassât tout l'Univers, et pourvût au bien 
particulier de chacun, sans négliger pour cela le bien général. Nous 
avons donc répandu sur tous les Fidèles les trésors de la libéralité Apo^ 
tolique, afin que, saintement unis par le bien commun, ils puissent, par le 
concert de leurs vœux, obtenir de la clémence du Seigneur, qu'il daigna 
augmenter en sainteté, accroître en étendue l'église Catholique et le Roy- 
aume de son Fils, délivrer le monde de toute erreur, amener tous les hom- 
mes à la connaissance de la vérité et les mettre dans la Voie du sa/ut, con- 
solider entre les Princes Chrétiens cette concorde et cette paix que le mon- 
de ne peut donner, sauver eniin son peuple, bénir son héritage, et diriget 
les pas de ses enfansjusqu' à ce qu'il lésait introduits dans lesCieux. 

C'est pourquoi, plein de confiance dans la miséricorde de Dieu et dana 
l'autorité des bienheureux Apôtres Pierre et Paul, par le pouvoir suprêma 
de lier et de délier que nous avons reçu du Seigneur, tout indigne que nouu 
en sommes nous accordons miséricordîeusement dans le Seigneur à tou» 
et chacun des Fidèles Chrétiens des deux sexes, en quelque partie du moU' 
de qu'ils se trouvent y unis de communion et soumis au Saint Sicgty mêms 
à ceux qui peuvent être venus à Rome Vannée dernVere, et qui, là ou 
aillgurs, ont déjà, de quelque manière que ce soit, gagné ce même Jubiîéf 



i 



r 






<10) 

ûcctfrdè pat iifttfil, pourvu ^é, y^oMtrîtfiàntrits, tî" étant covféssêtet ayaht 
contmuniê dans Vespace de six moia, à compter de la publication qui àe 
fera de la présente Bulle dann choque Diocèse^ ils aient visité dévotement 
C Eglise Cathédrale ou Principale ^ et troi^i autres E'^lises du mémt UeU^ 
Ofi de la même ville ou des faubourgs, lesquelles seront désignées par les 
Ordinaires^ leurs vicaires ou antres d'après leurs ordres^ qu'île l'es aient 
visitées au moins une fins lej-Jur, pendant quinze jours consécutifs ou se" 
parès^ naturels oU ecclésîaâiqizes (c'est-à-dire, depuis les premières Vê» 
près (Vunjour jmquW Centrée de la nuit du lendemain J, et^uHlsy aient 
adressé à Dieu d^^ ferventes prièrfs peur V exaltation de fd Sainte Eglise 
notre Mère, pour i*exlirpation des hrêdes, pour la concorde des Princes 
Catholiques et pour le salut et la tranquillité de tout le peuple Chrétien; de 
pouvoir obtenir une fois l* Indulgence p.énière de cette même année de Ju' 
bile, la rémissr.on et le pardon de tous kurs péchés, comme s Us avaient 
visité en personne, aux jours marqués, les quatre Basiliques ou ÊgH^ês 
désignées par nous dans et hors la ville de Rome pour gagner lé Jubilé^ 
et qu*il» enstent rempli toutes les autres conditions requises, /••,'''- 

Nous accordons encore, par le teneur des présentés, à cfpttx (^ui Ste 
trouveraient en voyage sur terre ou sur mer, s'ils reviennent chez eux oti 
qu'ils s'arrêtent dans toute autre résiderice, après le temps par nous fixe» do 
pouvoir gagner aussi l'Indulgence du Jubilé^ pourvu qu'Hs accotttpHssènt 
les œuvres preacriies ci-dessu?, et visitent autant de fois l'Eglise Cathé- 
drale, ou Principale ou Paroissiale du lieu de leur domicile ou dèTetter^é- 
sidence. Nous accordons pareillement aux susdits Ordinaires des lieuk 
\e pouvoir de dispenser seulement des viî?îte3 Religieuses, les Converses; et 
«uires filles ou femmes qui vivent, soit dans l'inériour des Monastères clot- 
tres, soit dans d'autres maisons pieuses. Communautés, ainsi que îe^ 
Anachorètes eî Ermites, et toutes autrei^ personnes, ta«t laïques qu'ecclési- 
astiques, séculières, qui se trouvent en prison ou eucaptiviié, ôu qui sotit 
retenues par quciqu'infirmi é corporelle, ou partout autre empôehemeni 
qui soit un obstacle aux susdites visites ; etdedispenser de lacôttimuniott 
les enfans qui n'ont point encore été admis à^ la première coitirtiunion ; 
comme aussi de prescrire à toutes et à chacune des dites personnes, soit par 
eux-mêmes, soit par le? Prélats ou Supérieurs Réguliers auxquels elltfs 
sont soumises, ou par de prudens Confesseurs, d'autres œuvres de piété, 
de charit > ou de religion, pour leur tenir respectivement lieu de ces visites, 
OQ de la Communion Sacramentelle ; et même de nquire le nombre des 
visite», ainsi que la prudence le leur suggérera, en faveur des Chapitres, 
Congrégations, tant de séculiers que de réguliers. Associations, Confré- 
ries, Universités ou Collèges, qui visiteront procession nellement leS 
mêmes Eglises. 

En outre, et en vertmde la même autorité et par une grande fàveulr dé 












d« la c( 
gieuses 
dessus, 
du lieu, 
Religiei 
sexes, ti 
tion et ' 
la perm 
fesseiir 
quM sa 
des per» 
territoin 
pourron 
ceux et 
solution 
çeasairei 
m^nt, d 
et censu 
Cpiecau 
f)t au Si 
forme t\ 
Apostol 
concessi 
de tous, 
pareille^ 
que, cot 
lour enji 
œuvres 
•:rment 
leté, de 
qui ne 
ceux pa 
péché, i 
du pécb 
péuitens 
culte, qi 
ordres s 

NoU3 

autre irr 
autre ini 
tractées 
blir au j 



( 11 ) 

ff 

de la condescendance Apostolique, nous donnons et accordons atjjt Reli-^ 
gieuses et à leurs novices la faculté de se choisir, à l'effet mentionné CH 
deâBUB, tel Confesseur qu'elles voudront, approuvé par l'Ordinaire actuel 
du lieu où i?ont éliiî-MiS leurs Mouasiore^, pour entendre les confessions des 
Relijçieuses ; et à tous et chacun des outres Fidèles Chrétiens des deux 
sexes, tant laïques qu'ecclétîiastiques, séculiers, de quelque Ordre,Congré« 
lion et Institut que ce soit, intime qui devrait «tre spécialennent dénommé, 
la perniis^içn et la faculté de se choisir, à ce m^ine efifi^t, tel Prêtre Con- 
fesseur qu'ils voudront, soit régulier, mémo d'une Orc^e et Institut quel 
quM soit, paru i ceux approuvés pareil lement pour entendre les confession» 
des personnes séculières par le.-* Ordinaires actuels des villes, diocèses et 
territoires od ces confessions devront ê're faites; lesquels Confesseurs 
pourront, dans ledit espace de six mois, en recevant les confei^sions de 
ceux et de celles qui se présenteraient à eux, avec la sérieuse et sincère ré* 
solution de profiter du Jubilé, et de f»ire pour cela toutes les œuvres né- 
cessaires, les absoudre, pour cette fois, et dans le for de lu conscience seule» 
mwtf des excommunicctiions, suspenses et autres sentencet ecclésiastiqiies 
et censures encourues de droit, ou portées par quelque Juge et pour quel- 
que cause que ce soit, môme réservées aux Ordinaires de^ lieux, otr ànou» 
<8t au Siège Apostolique, môme dans les cas qui sont réservés, firt-ce par 
forme «péciale, X qui que ce soit, et au Souverain Pontife et atr Siégff 
Apostolique, et qui, autrement, ne seraient pas censéa con^pri» dam»ime 
concession, quelque étendue qu'elle pût être ; comme aussi, les absoudre- 
de tous péchés et excès, quelque graves, quelque énornr>es qu'ils soient, 
pareillement réservé aux dits Ordinaires, et à noas et au *^iége Apostoli- 
que, comme il est dit ci'deâsus, eu leur imposant une pénitence salutaire et 
leur enjoignant tout c2 que de droit ; pourront aussi commuer en d'autre» 
œuvres pieuses et salutaires toute espèce de vcpux, même confirmés par 
ferment et réserv > au So iverain Pontife (excepté toujours ceux de chas"* 
leté, de religion, ceux qui forment une obligation acceptée par un tiers, ou> 
qui ne pourrai«»nt être violés «ans préjudîcier à autrui, excepté encore 
ceux par lesquels on s'impose une peine, et qu^on appelle préservatifs du- 
péché, tt moins que la commutation ne fCit jugée ausîi propre h éloigner 
du péché que la matière du premier vœu); pourront enfin' dispenser les 
pénitens éleVcs aux ordres sacrés, même les réguliers^ de l'irrégularité cc-i 
culte, qui rend inhabile à exercer les mêmes ordres et a être promu à des- 
ordres supérieurs, et encourue seulement par la violation des censure^. 

Nous n'entendons pas néanmoins, par les présentes,, dispenser d'aucune 
«utre irrégularité publique ou occulte, d'aucun défaut, note d'infamie, ou 
autre incapacité ou inhabileté, de quelqne manière qu'elles aient été con- 
tractées j ni donner la facuUé don dispenser ou de réhabiliter et de réta- 
blir au prea)i«f Qta( m4m0 dans le for d« la conscience ; nous n'eutendco»- 



y- '3 



î«j 



( 13 ) 



Si 

Si 



II 



pas non plus déroger à la constitution publiée avec les déclarations coir-' 
venables par notre prcd cesseur Benoit XIV, d'heureuse mémoire, com- 
mençant par ces mots : Sacramentum 'paniteniia, datée des Calendes de 
Juin de Tan de uotre-Seigneur 1741, et le premier de son Pontificat, 
Enfin, nous n'entendons pas que ces Lettres puissent ou doivent profiter en 
aucune manière a ceux qui auraient été par nous et par le Siège Aposto- 
lique, ou par quelque Prélat ou Juge Ecclésiastique, nommément excom- 
muniés, suspens, interdits, ou qui auraient tté déclarés ou dénoncés 
publiquement comme ayant encouru d'autres censures et peines portées 
par des sentences ; à moins que, dans l'intervalle desdits six mois, ils n'ai- 
ent donné satisfaction, et ne se soient, en tant que de besoin, arrangés avea 
les parties. 

Ou reste, si quelques-uns, après avoir commencé l'accomplissement 
des œuvies prescrites dans le dessein de profiter du Jubilé, étoient préve- 
nus par la mort avant d'avoir achevé le nombre fixé de visites ; désirant 
favoriser par notre bienveillance leurs pieuses et ferventes dispositions, nous 
voulons que, pénétrés d'un vrai repentir, s'étant confessés et ayant reçu 
la Sainte Communion, ils participent à la susdite Indulgence et rémissiou, 
comme s'ils avaient réellement visité les dites Eglises dai>s les jours prc»- 
crits. Que si quelques-uns après avoir obtenu, en vertu des présentes, les 
susdites absolutions de censures, dispenses ou commutations de vœux, vien« 
ent à abandonner la sérieuse et sincère résolution, à ce requise, de gagner I0 
Jubilé, et par conséquent de faire les œuvres nécessaires à cet effet, quoi- 
qu'en cela on puisse à peine les réputer exempts de péché, nous ordonnons 
et déclarons que les dispenses, absolutions et commutations obtenues par 
eux avec les dispositions susdites, persistent dans toute leur force. 
7« Cette déclaration solennelle de nos intentions et de notre volonté, nout 
l'adressons principalement à tous les Patriarches, Primats, Archevêques, 
et autres Prélats Ordinaires des lieux, ou exerçant légitimement la jurisdic- 
tion ordinaire au défaut des Ëvèques et Prélats, et qui sont en grâce et 
communion avec le Siège Apostolique ; nous les prions et conjurons tou» 
avec ardeur, au nom de notre Seigneieur Jésus-Christ, le Prince de tous le» 
Pasteurs, de ne point perdre de vue la pierre d'où ils ont été tirés, et éa 
•'empresser, dans cette occasion, de manifester de nouveau les liens d'union 
et û'unité qui les attachent à l'Eglise Romaine, Qu'ils annoncent et dé- 
clarent ce grand bienfait aux peuples confiés à leurs soins et à leur sollici- 
tude; et que leur diligence pastorale n'oublie point de leur faire sentir l'in 
eff'able providence de Dieu et sa tendre charité pour nous, lesquelles brillent 
si heureusement dans l'institution et les effets du Jubilé. Car il serait jugé 
avec raison tout-u-fait inexcnisable, et par conséquent indigne que Di^u lui 
fit jamais mi^éricorde, le pécheur qui ne profiterait pas d'une si grande a- 
ly:ndance de grâce» et d'un moyeu aussi facile ^'obtenir son pardon, Quft 









( 15 ) 



itions COU' 
oire, corn- 
ilendes de 
Pontificat, 
profiter en 
;e Apoato- 
snt excom- 
dénoncé» 
les portées 
lis, ils n'ai- 
apgés aveg 

iplissement 

ient préve- 

; désirant 

itione, nous 

ayant reça 

rémissiou, 

jour» pre»- 

ésenies, le» 

i^œux, vien- 

e gagner I0 

effet, quoi- 

ordonnon» 

btenues par 

ïe. 

lonté, now 
•chévéques, 
la jurisdie- 
en grâce el 
ijurons tou» 
i de toas le» 
tirés, et du 
ens d'union 
icent et dé- 
leur sollici- 
re sentir l'in 
elles brillent 
il serait jugé 
\\ie Dieu lui 
si grande a- 
idon. Qvm 



le» Evêquei regardent donc comme un devoir de leur chargée de déployer le 
sèle le plus ardent, pour que tous les Fidèles Chrétiens, réconciliés par l<à 
pénitence avec Dieu, auteur du véritable salut, fassent tourner la grâce du 
Jubilé à l'avantage et au profit de leurs âmes. Mais nous croyons ce résul- 
tat absolument impossible, si Vous, Nos Vénérables -Frères, entrant dans 
nos vues, n'embrassez de tout cœur et avec une pleine et parfaite volonté 
^oette partie du ministère pastoral. Afin de pouvoir conduire sagement et 
avec fruit le troupeau de Dieu qui vous est échu, détournez-le d'abord des 
pâturages empoisonnés que la perfidie lui offre de tous côtés pour le per- 
4re^ découvrez-lui les pièges cachés çà et là, et fortifiez-le par de saints 
<et utiles conseils contre cet affreux amas de tant d'erreurs, et contre les 
maximes impies de tant d*hommes pervers. Que si, par hasard, vous en 
rencontrez qui ne peuvent souffrir la saine doctrine et qui ferment let 
oreilles à la vérité pour se tourner vers des tables, ne perdez pas courage ; 
mais, vous rappelant de qui vous tenez la place et quelle cause vous est 
confiée, exhortez, suppliez, reprenez en toute patience et sagesse, et nt 
«essez pas jusqu^à ce que, le Cliriàt régnant en vous, vous le fassiez régner 
partout et partout triompher. Que le nombre, la ruse ou la fureur des 
■ennemis ne vous effraient pas; cûx si le Seigneur nous a donné à soutenir 
une lutte difficile, c'est pour que nous soyons victorieux. Il a voulu nous 
«ppreodre que la sagesse est plus forte que tous les dangers, cette sagess« 
divine qui, précédant les pas et dirigeant la main et le cœur des pasteurs 
Cbi;é tiens, n*a jamais laissé et ne laissera jamais les portes de l'enfer pré" 
Taloir contre r Eglise de Jjé sus-Christ. Sur toutes choses, mettez toute 
^otre vigilance et tous vos soins à enlever du milieu de votre troupeau tant 
de livres impies, infâmes et contagieux, que le mortel ennemi du genre hu* 
main vomit de toutes parts avec une incroyable profusion, et qui, plus que 
jamais, doivent nous arracher ces gémissemens du prophète: La inalédic- 
ition, le vol el le mensonge ûnt inondé la ten^e, et le sang coule sur U 
m.ng. Tous les gens de bien voient avec une profonde douleur le fléau 
des mauvais livres tion seulement ruiner les mœurs, mais ébranler même 
•1<« fondemens de la foi et renverser tous les dogmes de notre sainte Reli- 
;^ioo. Animés du mêine esprit et du même Zièle, armez-vous, Vénérables 
Frères, armez-vous du bouclier de la foi, afin que vous puissiez éteindre 
;les traits enflammés de Tenier, saisissez le glaive de l'Esprit, qui est la par» 
oie de Dieu, et combattez vaillamment. Si Dieu est pour nous, qui sera 
contre nous ? Ne craignez pas que nos très-chers fils en Jésus-Christ, les 
Kois el Princes Catholiques, hésitent à se déckier pour voua, La plu- 
part d'entre eux nous ont adressé de pieuses et humbles supplication» 
pour obtenir en faveur de leurs JBtats et territoires respectifs i'exteution du 
J.ubiljé, que déjà, depuis long-tems, à l'exemple des Pontiles Romains;, 
^aoi pi;é' 'jécesseurs, nous avions résolu d'étendre â tout rUiiivexa. J! etf 






t 






' \i 






,1. il 

ri 



I 



m 



5- I 



( 14 ) 

donc impoesibîe qu'ils ne voient pas ov^c joie, qu'il» np s cropfesiiif nt mAmé 
pas de féconder de loui© leur autorité les efforts que fera votre «ollicitude 
pastorale, efin d'assurer au milieu des peuples qui kur sont soumis Tac- 
complisseinent des œuvres reconnues absolument nécessaires pour gognt^r 
le Jubilé. La piété siuière, l'unour et le zèle du bien, dont ils doivent 
tous être enib!âi*é»» nous diiupenseraient de les exciter à dépendre de toute 
insulte l'Eglise de Jésus-Chrii't, dont ils se glorifient justement d'être lei 
fils, et à regarder comme un devoir de leur cburge etjde leur dignité dé 

Î)Ourvoir aux besoins des FicLèles de leurs Etais, surtout en ce qui concerne 
a Foi et It» salut des âmes. Aucun d'eux n'ignora qu'il est écrit : " Il 
n'y a point de puissance qui ne vienne de Dieu." Et ailleurs : ** CVsi 
par moi que régnent les Uois, et que les législateurs ordonnent ce qui est 
juste; c'est par moi c[ue commandent les h*rinci&8 et que le» puissans ren- 
dent la justice." 11 n'est personne qui m voie, ainsi que l'expérience ellt»- 
inf me Ta prouvé jusque dans eus dernier? temps d'une manière si écla» 
tante, que la jcause de l'Eglise et celle des Princes ne sont qu'une seule et 
mvme cause; car jamais on ne rendra à César ce qui est à César, si d'a- 
bordon ne rend fidèlement » Dieu ce qui est à Dieu, Qu'd y ait donc en 
eux et en vous, Vénérables Fr4»res, uo égal amour pour la Religion, et 
travaillez tous, avec un saint Concert, à procurer la gloire de Dieu, Tinté* 
grité de la Foi et des nvcfiurs, et la félicité des peuples. Ainsi, par cette 
publicatioo aue nous aurons faite du Jubilé Universel, et par la ferveur 
tju'oQ aura mise à le gagner dan» toutes les parties du monde Catholique, 
xiQ verra, chaque jour, le Royaume de Jésus»Chrig», comme le Trône dM 
Pripces, s'affermir de plu8 en plus, prospérer et s'étendre. 

C'est maintenant à vous tous, enfons de TEglise Catholique, que noui 
adressons la parole, aujourd'hui quo« marchant eur les traces de nos prédé* 
cesseuFs et acquieeçant aux pieux désirs de tous les Fidèles, nous étendons 
à rUnive« Catholique l'indulgence plénièro du Jubilé; nous vous exhor* 
tons tous, et cbacijn en particulier, solennellenîent et avec prière, de nepai 
recevoir en vain une si excellent© grâce de Dieu. Kn ce tempu plus qi.« 
jamais, nos três-chers fils, il est nécessaire de rentrer dans vos <œur3, afia 
de faire de dignes fruits d@ pénitence et d'é^-'hopp^^r à la colère qui appro« 
-cbe. Voilà ce que v^us crient, ce que vous demandent ces malheurs mêmei 
dont noua iommes depuis ai long-temps accablé»», et qui, peutêtre, rnena^ 
cent de peser encore plu» sur nos têtes, si le repentir ne vous ramène dfns 
le vrai sentier de la justice ; car le brc^s de Dieu est encore éteiulu, Fîcou- 
te« donc, Nations de l'Univers ; prôtea l'oreille, vous tous habitants du 
inonde, carc'eiït la mission de J|-iua-Chrisl même que nous rempllsson» 
yrès de vous; c'ejit comme son représentant quenov» vous exhonomu 
l^éconcilief-vou» avec Dieu ; faites pénitence; gnrdeg-vous des faux 
Prophètes, qui vieoentà vous tous des peaux de biébia, et qui au*dedaui 






( 15 ) 



sont des lonps ravisseurs : vous les reconnaîtrez a leurs fruits. No voua 
laisses; pas égarer par des doctrines étrangères et trompeuses; car vousêtta 
environnés de faux Christs et de faux Propliètes, qui, affectant les dehors 
de la piété, eu abjurant les setiiimens ; qui, feignunt de n'attaquer que U 
superstition et les abus, travaillent à bouleverser tous les fondemens de U 
Relig[ion 4 qui, vous appelant à la liberté, vous invitent à secouer le joiig 
de vos Princes, tout pruts, ui vous avez le malheur de les écouter, à voua 
imposer le joug le plus pesant et des chaînes que vous ne briseriez jamais, 
Kutûurez donc vos oreilles d*une huie d'épines, et refusez d'entendre les 
langues méchantes. — Rejetiez de vos mains tous les livres impies et licenci- 
eux : (i'^Bt là cette coupe d'or de Babylone, pleine de toutes les abomina- 
tipns, et dans laquelle on verge aux imprudens un poison mortel. Ne ba« 
lanceïi jpas^à imiter la foi et l'exemple des preiuiers Chrétiens, qii i, instruit! 
Uçs Vjérilés évangéliques et de la science dn salut, recherchaient tout ce 
quMs pouvaient trouver de livres contenant des doctrines frivoles et fnei>. 
aongères, et les livraient aux Apôtres, pour en faire la f roie des flamir.es^ 
^Q serait-il un seul parmi les enfans de l'Eglise Cathx)lique, dont 4a foi et 
les mœurs aient fuit un si déplorable nr^ùfraoe, qu*il refuse, pour .obtenir U 
'^r&ce du Jubilé, de sacrifier au Seigneur ks i.bominationft diea Ëgypiiens } 
Ainsi, nops vous en conjurons tous en Jé^us-Christ, avec les plu» vives in- 
etances, ne méprisez pas les richesses de la bonté, de la patienee et de la 
longanimité de Dieu ; n'allez pas. ignorant ou voulant ignorer que sa bon- 
té voue invite à la pénitence, vous amasser un trjésor de colère pour le jour 
de la col«re ; mais que chacun de vous repastie devant Dieu toutes sea an* 
nées, dans I*amertunr.<! de son cœur ; qu'il pleure et lave ses péchés* abjure 
SCS erreurs, déteste et fuie les maîtres du mensonge, et se tourne enfin vi^ra 
Dieu de tout son c«eur, afin que le Seigneur, apaité et se tournant lui-même 
vers son peuple, lui devienne favorable, et, qu'au lieu de fléaux trop mé- 
rités, il lui accorde une abondance de biena dans cette vie, pour lui en pro« 
diguerde beaucoup plus grands dans l'autre. 

Nous voulons au^si et ordonnons que les pi;é3entes lettres aient en tout 
leur valeu** et leur efiicacitô, et qu'elles gortiasent et obtiennent leuri plein» 
effets partout où elles auroint é'é publiées et mist^a à exéeutioapar les Or- 
dinaires des lieux, et qu'elles soient pitinemont applicables à tous les Fi« 
dèles Chrétiens vivant dans la grâce et l'oléis^anco du Siôg^ Apostolique, 
loit qu'ils demeurent dans ces lieux, soit qu'ils y rentrent au retour d'une 
navigation ou, d'un voyagr, nonobstant les Constitutions Apostolique» qui 
défendent d'accorder dea Indulgences ad instar^ et autres Constitution» 
semblabbs émanées des Conciles Généraux, Provinciaux et Synodaux; 
nonobstant les ordonnances et réserves gé^-érales ou s>jéoi»i^ d*alQ&olution, 
de rémission ou dc^ dispenses ; nonobstant tous statuts, lois, usages, cou* 
tûmes do tous Ordre» mendians et militaireSi Congiégadon» et laitilutii 









;i •. 



lors même qu'ils seraient con^rmés par sermens, par autorité Apostolique» 
ou de toute autre manière; nonobstant auisi les privilèges, induits et les 
lettres Apostoliques qui leur auraient été accordées, et surtout celles où il 
«erait expressément interdit aux profès de qtielque Ordre, Congréga- 
tion ou Institut de se confesser hors de leur Communauté* Nous déro- 
geons donc pleinement à toutes et chacune des constitutions, lois, coutumes 
et concessions susdites, quand bien même, pour qne cette dérogation fût 
suffisante, il aurait dû être fait d*icelles et de toute leur teneur mention spé- 
ciale, expresse, particulière et déterminée, ou que l'accomplissement de 
toute autre formalité extraordinaire eût été requis, regardant ces teneari 
comme exprimées, et ces formalités comme exactement remplies, pour cette 
fois seulement et pour les effets ci-dessus éuoncés, et nonobstant toutes au- 
trtfs choses à ce contraires. 

Nous voulons, de plus, qu'il soit ajouté a copies des présentes, manu- 
fcrites on imprimées, signées de la main d'un Notaire Public, et munies 
du sceau d'une personne constituée en dignité Ecclésiastique, la même foi 
que l'on ajouterait à ces lettres mêmes, si elles étaient représentées et mon- 
trées en original. 

• Que nul homme donc ne se permette d'enfreindre ou de contrarier, par 
\it\e entreprise téméraire, cette Bulle d'extension, d'exhortation, de com- 
mission, de concession, de dérogation d'ordonnance et de commandement. 
Bi quelqu un osait le tenter, qu'il sache qu'il encourra l'indignôtibn do Dieu 
.tout-puissant et dé ses bienheureux Apôtres Pierre et Paul. 



iïi 



,Donné à Rome, à Saint Pierre, Tan de Tlncaf nation du Seigneur 18Î5^ 
ifi* 8 dfes Calendes de Janvier, 1 an troisième de notre Pontificat v' 



t^: 






■-i 



, kt-À ■.»■»> 



■'"m'mf^- ^' 






■j^Hj^- Signé, B., Carénai Pro^Datair; ;> 
■\i. ïf^-A ■ r;i *5 ' Pour le Cardinal Albathu^ ?* 









*?vi-9--- 



if *wv 



-, V 



,îi>r ',j ,.:,M^ 



-.:, i^-gièvi >}«, 





4* 
Mi. 


.nv , . : . . ^^ . . . ■• .. 


• » .' 


I4^.m^^ lf^^l4^0|,.^|f*S^lU «îr^r . 


^ '4\ 



(tl) 



toliqac, 
9 elles 
?s où il ' 
ngréga- 

Dutames 
tion fût 
ion spé- 
nent de 
teneur! 
3ar cette 
)Qtes aa- 

i, mÀDO- 

t munies 

nême foi 

et mon* 

irier, par 

de com- 

[idement. 

L do Dieu 



ar Id^li, 



tr«< 



P ' ,: >r 1 r 



>cm. 



PRECIS 



DU 



MANDEMENT 

II 

DE MONSEIGNEUR LÉVÊQUE DE QUÉBEC, 

A l'occasion du Jubilé accordé par notre Saint Père le 

Pape LEON XIL 



Monseigneur Bernard Claude Pa^îet, Evêque 
de Qi^ébec, en conformité à la Bulle de Notre Saint 
Père le Pape Léon XII. pour ^extension du Jubilé, a 
adressé à tout le Clergé et à tous les Fidèles du Diocèse 
de Québec, un Mandement contenant quatorze Arti- 
cles, daté de Québec, le 28 Octobre, 1826, dont la lec- 
ture a été faite dans toutes les Eglises, Efimanche, le 7 
du mois de Janvier dernier, et dont nous allons donner 
la substance avec quelques explications, qu'il a plu à Sa 
Grandeur d'y joindre, en approuvant ce petit ouvrage. 

Le Prélat, après avoir d'abord fait connaître l'objet dfe 
la Bulle qui lui a été adressée, annonce, avec une vive 
satisfection, le dessein qu'il a conçu de faire participer, 
cette année, ses Diocésains aux avantages spirituels que 
le premier Pasteur de l'Eglise de Jésus-Christ y offre à 
tous les Fidèles de l'Univers. 

Ensuite, il expose, avec précision, l'enseignement de 
l'Eglise Catholique sur les mérites infinis de Jçsus- 
Ghrist notre divin Médiateur ; sur les satisfactions suraf- 

B 



i^^ l 



ISA 






Il; 



( 18.) 

bondantes de la Bienheureuse Vierge et des Saints, et 
sur l'application qui nous est faite des richesses immenses 
de ce Trésor inépuisable, dans les Indulgences accor- 
dées par les Souverains Pontifes. 

Du même trait, Sa Grandeur rappelle au pécheur que, 
selon le St. Concile, de Trente (Sess. XIV. Chap VIIL), 
\& Sacrement de Pénitence, en lui remettant la peine 
éternelle que ses péchés méritent, ne le décharge pas 
toujours de la peine temporelle, dont il Teste redevable 
à la Justice divine ; et que, si l'Indulgence lui remet 
cette peine, ou une partie de cette peine temporelle, ce 
n'est pas pour l'exempter de faire pénitence, ou pour 
favoriser sa lâcheté ; mais pour suppléer à sa faiblesse 
. et à son incapacité. 

Après cette instruction, Monseigneur énonce le» 
conditions prescrites par le Souverain Pontife, pour 
gagner l'Indulgence du Jubilé telles qu'on les trouve 
dans la Bulle. (Voyez la page 9.) 

Puis, au 1er. Articlç, il déclare que le Jubilé sera 
ouvert, pour le Diocèse de Québec, le Dimanche de la 
Septuagésime, 1 1 lévrier 18^7 ; qu'il durera six, mois, 
et qu'on. en signalera l'ouverture la vveille, .en sonnant 
jes cloches pendant un quart d'heure après l* Angélus du 
soir ; ce qu'il ordonne d'observer aussiie Dimanche de 
sa clôture. 

Sa Grandeur, au même Article, laisse à chaque Curé 
ou Missionnaire, la liberté de prendre quinze jours, à 
son choix, pendant les six .mois fixéa, vpour en faire le9 
exercices, dans sa .Paroisse, ou sa Mission. 

Par le 2d Article, Monseigneur .accorde à tous les 
Curés et à tous les autres Prêtres approuvés de lui ou 
à%i ses Grands- Vicaires, le pouvoir d'entendre en Con- 
t«:ssion, par tout le Diocèse. *Vceux qui s'adresseroat 



U 



its, et 
nense» 
accor- 

ir que, 

niL), 

i peine 
•ge pas 
levable 
i remet 
elle, ce 
>u pour 
àiblesse 

nce les 
î, pour 
i trouve 

)îlé sera 
le de la 
ix.mois, 
sonnant 
relus du 
nche àa 

ueCuré 
jours, à 
taire le» 

tous le» 
e lui ou 
en Con- 
esseront 



*« à eux pour le Jubilé ; de les absoudre dans le For de 
**la conscience, pour une fois seulement, des cas et 
'* censures réservés au St. Siège et à lui-même, et de 
** commuer leurs vœux, s'il y a des raisons légitimes de 

"le faire ." 

Dans le 3e. Article, Sa Grandeur veut que l'on fasse 
comprendre au pécheur, que le Jubilé ne supplée point 
aux dispositions requises de la part du pénitent, pour 
obtenir, en tout temps, la rémission de ses péchés, par 
le Sacrement de Pénitence ; mais que " le Jubilé doit 
**être différé à ceux auxquels les saintes règles de 
'* l'Eglise ordonnent de suspendre l'absolution." 

Au 4ç. Article, Monseigneur désigne, pour les Villes, 
les quatre Eglises ou Chapelles où se feront les Sta- 
tions. Pour la Ville de Québec, il désigne : la Cathé- 
drale, la Chapelle du Séminaire, l'Eglise de la Basse- 
Ville et celle du Faubourg St. Roch. Pour la Ville 
de Montréal : l'Eglise Paroissiale, celles de St* Jacques, 
de Bonsecours et des RçcoUets. Pour les Trois-Ri- 
vières : l'Eglise Paroissiale aVec ses deux Chapelles in- 
ternes et celle des Religieuses Ursulines. 
' ^Les quatre lieux de Stations qu'il fixe pour les Pa- 
roisses de Campagne ou Missions sont l'Eglise Parois- 
siale et ses Chapelles intérieures, ou autres Chapelles 
extérieures ou Oratoires, et même les Croix bénites qui 
se trouvent le plus à la proximité des dites Eglises. 

Mais, considérant que, dans les deux Villes de Qué- 
bec et de Montréal, quelques-unes des Eglises Station- 
nales mentionnées dans ce même Article, pourraient, 
par circonstance, se trouver trop éloignées de la de^ 
meure d'un certain nombre d^ citoyens. Sa Grandeur, 
par une Lettre Circulaire adressée a Messieurs les Cu- 
rés de Québec et de Montréal, en date du 9 T>écea!^% 



tii 



r- il 

I 



94 
,41 



il 



. I 



(20) 

dernier, laisse à la discrétion de ces Messieurs, d'ajou- 
ter, pour les Processions et pour les Stations, d'autres 
Egli3es ou Chapelles publiques, à celles qui sont dé- 
signées au dit Article ; et ce, pour la proximité et la 
commodité de leurs Paroissiens, 

Par le 5e, Article, Monsdgneur règle l'ordre des Sta- 
tions, pour les Séminaires et pour les Maisons Relin 
gieuses. 

Les 6e. 7e. 8e. et 9e. Articles parlent des Stations et 
Processions qui se feront aux Eglises ou Chapelles dé- 
signées à l'Article 4e. . i\ 

Quant aux Processions mentionnées dans les susdits 
Articles, Monseigneur a témoigné qu'il ne les ordon- 
nait pas ; mais qu'il laissait à chaque Curé ou Mis* 
sionnaire la liberté de les faire, et d'en régler le nom- 
bre, (qui ne doit pas excéder celui de trois) suivant 
l'éloignèment de ses Paroissiens, et pour leur plus grand 
avantage spirituel. * 

Les Visites ou Stations dans les dites Eglises, ou au- 
tres lieux à ce destinés, doivent, suivant la Bulle de 
Nôtre Saint Père le Pape, être faites pendant 15 Jours 
consécutifs ou interrompus ; mais Monseigneur, au 6e. 
Article, déclare que, si ces Visites ou Stations se font 
en commun, c'est à-dire, que, si dix ou douze personnes, 
au moinSi se réunissent pour les faire ensemble, cha- 
cune de ces Visites ou Stations, ainsi faites, équivaudra 
à 5 jours de Visites ou de Stations faites par chacune 
de ces personnes en particulier. Il déclare aussi que 
l'assistance à chacune des Processions générales, pour- 
ra être, p^reîllenient comptée pour 5 jours de Visites 
faites" en particulier, 

Ap 7e. Article, il est dit, ** qu'il ne sera pas uéces- 
« ^'e, pour acçompUr ainsi les conditigns 4e^ Sjta^ 



(( 



(i 



<( 



« 



. . (21 ) 

*« de parcourir, en totalité, le chemin que pourront sui- 
vre les Processions générales ; mais qu'il suffira d'as- 
* sister à chacune des Stations que fera la Procession, 
et d'y réciter, en union avec elle, les mêmes prières, 
qui seront cinq Pater et cinq Ave,** 
Au 8e. il est dit aussi, " qu'il ne sera pas nécessaire 
" d'entrer dans l'Eghse avec la Procession, si le V2^is- 
" seau était trop étroit pour contenir la foule des îï- 
** dèles, mais qu'il suffira de s'unir aux prières qui se fe- 
*• ront dans PEgjlise Stationnale, et de réciter, quoiqu'en 
«* dehors, les ci<iq Fater et les cinq Ave** 

Monseigneur, au 9e. Article, recommande de feire 
ces Visites entre le lever et le coucher du soleil, et sur- 
tout, dans un grand recueillement. , ^ 

^ant aux Processions publiques ^ui potirraien]t aVolr 
lieu à Poccasibp du Jubilé, il y dit auséi que, dans lès 
Caiïipagties, elles se feront, comme il est d*uSage pfiur 
ks autres temps tHe Vannée» 

Par le 10e. Article, les Confesseurs sont autorisés à 

• dispenser en tout ou en partie des Visites St;aïionna1es, 

ceux qu'ils jugeront légitimement empêché de les ftire. 

Ils ont aussi la liberté de leur prescrire telles céiivres 

de piété, de charité ou de religion qu'ils iugerotit coti- 

' venables, pour leur tenir lieu des dites Vijsitës. 

Monseigneur, en répondant à quçliq^ues questious re- 
latives au contenu de cet Article, a témoigné qUp sou 
intention est aussi, que les personnes qui, par absèn^ce, 
par voy^ige, par maladie ou par autre c^use taisoiihabje 
lie pourraient pas faire les exerdices du JubBé, avec 
les autres, puissent les faire en particulier |>ëndant 
quinze autres jours consécutifs ou interrompus, pourvu 
que ce soit dans les six mois fixés pour la dtitée du 
Jubilé. 



tii 



lili 



( 22 ) 

A l'égard de ceux qui, pendant ces six mois, au- 
raient été en voyage, et qui, à leur retour, voudraient 
gagner l'Indulgence du Jubilé, une des Clauses de la 
Bulle de Notre Saint Père le Pape, pag^ 10, leur 
accorde cette faveur aux conditions prescrUes pour le» 
autres, avec cette différence qu'ils ne seront tenus qu'à 
visiter autant de fois une seule Eglise, savoir, l'Eglise 
Cathédrale, ou principale ou Paroissiale du lieu de leur 
domicile ou de leur résidence actuelle* 

Le lie. Article qui parle de la Coipmunion tequise 
à l'effet de gagner l'Indulgence du Jubilé, est expliqué 
par la Lettre Circulaire de Monseigneur, du 20 Jan- 
vier dernier, où, en parlant des deux semaines fixée» 
dans chaque Paroisse pour les exercices du Jubilé, il 
dit : " Nous n'avons pas eu dessein d'obliger tous les 
" Fidèles à se confesser et à communier pendant cet es- 
" pace de temps ; puisqu'aux termes de la Bulle de sa 
" Sainteté, cette Indulgence peut être gagnée dans le 
" courant des six mois* La Communion Pascale," ajou' 
te-t'il au même endroit^ ** ne peut tenir lieu de celle du 
•'Jubilé." 

Au 12e. Article, Monseigneur fait mention du pou- 
voir que la Bulle accorde aux Confesseurs, de faire 
gagner l'Indulgence du Jubilé aux enfans qui n'ont pas 
encore fait leur première Communion. 

Par le 13e. Article, il exhorte les Fidèles à assister 
au St Sacrifice de la Messe et aux Instructions qui se 
feront pendant les quinze jours fixés pour les exercices ; 
à lire et à méditer la parole de Dieu dan» des livres ap- 
prouvés des Supérieurs Ecclésiastiques ; enfin, à ajou- 
ter aux prières qui sont prescrites par la Bulle, d'autres 
prières de dévotion, poiur attirer sur eux des grâces 
plus abondantes. 



( M ) 

Dans le 14e. et dernier Article, il est dit que la 
Bulle du Jubilé n'ordonne aucun jeûne, aucune aumône, 
ni autre pratique de pénitence, à l'effet de gagner l'In- 
dulgence qu'elle accorde, " Mais comme cette Indul- 
** gence," dit le Prélat^ ** n'est accordée qu'à ceux qui 
. «* donnent des marques d'une véritable pénitence, nous 
«* recommandoiifi ajotUe-tM, l'observation plus exacte 
du double précepte du jeûne et de l'abstinence du 
saint temps de Carême prochain. Vous devez aussi 
vous souvenir," dit-il encore en Jinissanty " que Tau- 
(nône est non seulement un des moyens les plus effi- 
caces pour expier les péchés; mais aussi qu'elle est d€ 
***I»écepte pour chaque Chrétien, en proportion des 
•* biens que la Providence lui a départis , enfin, que la 
,•* vertu et les œuvres de pénitence sont les caractères 
'«• distinctifs des vrais serviteurs de Dieu." 



« 



<« 



«i 



ê ' 



:!^ 



'i< 



f ■■ 






r; r 



^r 



îil 



S 

S 



llii 



I 



i! > 



; * 



INSTRUCTIONS 

EN FORSifE liE CATECI!ra!*IE 






rt« 



î). Qu*est-ce me le JwMe? 

R. C'est une ^^lenriité, une Cététnanie Ecdésiaj^ 
tîque, acdoriipÉtgttée de pfièî'es, d'instmetioiis,- de yisîtes 
d*E^s6s, de processions, et de plusieurs autfêë ïrî)hnes 
œùti'es, que l*Oîi Êat pour gagner une Indulgence J)Ié- 
nièi^e que le i^âpe accorde, à PEgliSe Universelle, en 
certains temps et à certaines occasions. 

Boniface VIII fut le premier qui donna au Jubïlê de 
l'Année Sainte la forme qù'U conserve encore àùjouTr 
d'hui. Il ordonna qu'à commencer par l'année ISOQ, 
cette Indulgence générale serait accordée tous les cent 
ans à ceux qui visiteraient les Eglises de Saint Pierre 
et de Saint Paul" à Rome, Il le fit, parce qu'on â'ap- 
perçut que l'an 1^99» les chemins étaient pleins de Pè- 
lerins qui se rendaient à Rome de tous les côtés ; et 
qui disaient qu'ils étaient venus sur ce qu'ils avaient 
appris de leurs pères, que ceux qui allaient à Rome à la 
fin de chaque siècle, y gagnaient de grandes Indulgences 
la dernière année du siècle. 

Clément VI jugeant que le terme de cent ans était 
trop long, le réduisit à cinquante ans : et effectivement, 
il accorda l'an 1350, une Indulgence générale à ceux 
qui visiteraient les quatre principales Eglises de Rome, 
semblable à celle quç Boniface VIII avait accordée 



;i!f 



( 25 ) 



-pour Taiï 1300. Cela subsista jusqu'à Paii II, qui, Tàn 
.1470, fixa cette Indulgence à chaque vingt-cinquième 
année ; ce qui fut exécuté pour la première foi» par 
Sixte IV, son Successeur, Tan 147v5, et a été suivi avec 
uniformité depuis ce temps-là. Avant Paul II, le Pape 
Grégoire XI avait fait une Bulle pour fixer cette In- 
dulgence à chaque trente4roisième année; mais il ne 
parait pas par l'Histoire que cette Bulle ait été mise à 
exécution. 

D. Pourquoi cette Indulgence générale des Années 
Saintes est^elie appelée Jubilé ? v 

R. Parce qu'elle a de grands rapports avec le Jubilé 
des Jui&. -Le Pape Sixte IV est le premier qui sàt 
donné le nom de Jubilé à cette Indulgence. BuU^de 

IV 1473. 

ij). Que signifie le mot de Jubilé? 
ïl. Il signifie un temps de joie et de rémission accor- 
dée par l'Eglise, dont le Jubilé des Juifs était la figure. 

c D. lyôù vient ce mot de Jubilé ? 
- . H.. Il vient du mot iïébi^eu Jûbel^ qui si^ifie son de 
trompettes, parce qu'on s'en servait au temps dji Jubi- 
lé des Hébreux, pour -le 'publier. L'bistorien Joseph 
^dit qu'il signifie Liberté ; en effet les Juifs la recevaieia^t 
dans le temps du Jubilé. St. Jérôme dit que ce mojt 
,siigm&e année de rémission ; aussi, à la cinquantième 
aimée, il se publiait une liberté générale, eomme le dit 
PÈcriture Sainte. 
i). Qui a institué le Jubilé des Juifs ? 
R. C'est Dieu, lorsqu'il dit è Mojrse dans le Lévi- 
tiquie, c. â5. v. 10. "Vous sanctifierez la cinquan- 
tième année, et vous l'appelerez rémission pour tous 
les habitons du {)>ays, parce que c'est l'année du Ju- 
bilé." Ce mat se trou\^e en plusieurs autres endroit* 



C( 



« 



"SF: 

mi 



(260 



* :'i. 



Il i 



I ; * ''* 



II 



m 



'lÎ!! 



« 



« 



•m 



de PEcriture : au cB; 27, v. 21 dû Lévitique, il est dît : 
Lorsque le jour du Jubilé sera venu^. il sera consacré 
dU Seigneur.'* 

D. Eh quoi consistait cette rémission du Jubilé de 
l'Ancienne Loi ? 

R; Cette rémission dû Jiibilé de l'Ancienne Loi, qui 
était la figure de la Nouvelle, consistait principalement 
en ce que, dans l'année Jubilaire des Juifs, les dettes 
étaient remises,, les esclaves recouvraient leur liberté, 
et les biens aliénés retournaient à leurs premiers maîtres.. 

D. En quoi consiste le Jubilé de la Loi Nouvelle? 

R. H consiste en ce que l'Indulgence que l'Eglise 
^accorde aux Fîdélesj remet la peine temporelle dont les 
pécheurs sont redevables à la Justice de Dieu, lès déli- 
vre de l'esclavage du démon, et les fait rentrer* dans la 
i)ossessi6n^ des biens spirituels qu'ils avaient;perdus par 
è pébKé. 

Dé Qu'entend-on par ce mot Indulgence f' 

R. On entend la rémission de la. peine temporelle 
due au péché, après qu'il a été pardonné dans le Sacre- 
ment de Pénitence, quant à la peine éternelle. 

D. Le Sacrement de Pénitence, en remettant le pé- 
ché entièrement, ne. remet^il pas aussi toutes les peines 
qui lui sont dues ? 

R. Le Sacrement de Pénitence, en remettant entière- 
ment le péchéf remet, à la Vérité, la peine éternelle que 
le péché mortel, mérite y- mais il laisse l'obligation de 
subir des p^nes temporelles pour l'expiation des péchés 
qu'il remet. , Lisez* le 14e. ch. du^ livre des Nombres, 
vous vjr verrez que Dieu; en pardonnant à un peuple in- 
grat et rebelle, le condamne cependent à ne point en- 
trer-dans la terre promise. Lisez encore le 12e. ch. du 
2d. livre de9 Rois, v. 10, 13 & 14, vous y verrez qu« 



(17) : 

Dieu pardonne à David deux crimes enormea dont il 
s'était rendu coupable, en considération de la douleur 

f)rofônde qu'il en avait conçue ; néanmoins, il lui prédit 
es châtimens temporels qui doivent en être la satis- 
faction. 

D. Où le Chrétien expîe-t-il les péchés dont il reçoit 
la rémission dans le Sacrement de Pénitence ? 
,; Jl. Il les expie en cette vie, par des satisfactions vo 
lontaires, ou en l'autre vie, dans le Purgatoire» 

D. L'Eglise a-t-elle le pouvoir d'imposer ces peines, 
temporelles ? 

R. Oui : c*est une conséquence du pouvoir que Jé^ 
8us-Christ lui a laissé de remettre les péchés, quorum 
renùseriiis peccatay remittuntur eis. Jean, c. 20. v. 23^ 
Elle doit, comme Jésus-Christ, dont elle tient la place, 
en remettant la peine éternelle, due au péché, exiger et 
imposer des satisfactions temporelles dues à ce même 
péché ; et c'est aussi ce qu'elle fait toujours dans le Sa-, 
cremeht de Pénitence. 

D. La discipline ae FEglise a-t-elle toujours été 1*. 
même dans l'imposition de ces peines ? 

R. Nan : l'Eglise a jugé à propos, pendant plusieurr; 
siècles, d'imposer pour certains péchés des pénitences?: 
publiques qui duraient souvent plusieurs années,, et. 
qu'elle n'a plus coutume d'imposer aujourd'hui.. 

D. Depuis que l'Eglise n'impose point. ordinairjeînent; 
ces sortes de pénitences, le Pénitent n'éstrili obligé. 
qu*aux pénitences que le Confesseur lui impose ? 

R. Comme ces pénitences enjointes à préisjent par les: 
Confesseurs, très souvent ne sont pas entièrement pro- 
poijtionées à l'énormité et au nombre des péchés, le Pé- 
nitent doit pour l'ordinaire joindre à ces pénitences d'au- 
tres satisfactions ou œuvres de pénitence que le Confes-^ 
•eur ne lui impose pas. '■•^-:^ "~ * - ^ 



II 



fis? 

k 



r 

m 



B^ 



m 



h 1,1 



(28) 



D. Comment feriez-vous voir que celui qui a accom- 
pli la pénitence enjointe par le Confesseur, est souvent 
çncore obligé à d'autres satisfactions volontaires ? 

R. Cela est facile. Le péché méritant maintenant 
une peine aussi grande qu'il méritait dans les premiers 
siècles de l'Eglise, et les peines que les Confesseurs en- 
joignent de nos jours aux Pénitens, ayant pour l'ordi- 
naire peu de proportion avec la rigueur de la pénitence 
que l'Eglise imposait alors, sans qu'elle crut excéder ce 
que demandaient la grandeur du pèche et la Justice de 
Dieu, il est ordinairement nécessaire que le Pénitent 
joigfle quelques satisfactions à celles qui lui sont impo- 
sées dans le tribunal de la Pénitence. 

D. Comment les peines temporelles dues au péché 
se reinettent-elles par l'Indulgence ? 

R. Le voici : l'Indulgence nous fait inapplication des 
satisfactions surabondantes de Jésus-Christ et de§ Saints, 
pour compenser ce que nous devons à sa Justice. Il 
est certain que Jésus-Christ, dont toutes les actions ont 
* été d'un prix infini, a satisfait à Dieu surabondamment:, 
pour toutes les peines dont les hommes peuvent être re- 
devables à la Justice divine. On ne saurait douter que, 
£armi les Saints, il y en a eu un très-grand nombre dont 
>s satisfactions ont été surabondantes. Oserait-on le 
nier de la plus pure des Vierges, qui, quoiqu'exempte 
de tout péché, a tant souffert, que son âme a été trans- 
ipercée d'un glaive de douleurs ? Et ttmm ipsius ani-- 
tmm pertransihit gladius. Luc. SÎ.'v. 35. Le niera-t- 
on du Saint Précurseur, qui, livré dès son enfance aux 
plus rigoureuses austérités, redoubla chaque jour ses 
mérites, et y mit le comble par un glorieux martyre. 
Enfin pourràrt-on le nier de tant d'illustres Confesseurs, 
qui purifiés du péché et de ses peines, par les eaux de ï» 






(29) 

régénératioti, ont peu de temps après et quelquefois le 
même jour, triomphé des Nérons et des Domitiens ? 
Mais s*il en est ainsi, n'est-il pas constant qu'il y a eu 
des Saints dont les peines, comme celles de Job, ont 
surpassé de toute la pesanteur du sable de la mer, les 
péchés qu'ils avaient commis : utinam appenderentur 
peccata mea, quitus tram merui, et calamtaSy quampatiorj 
in staterâ. Quasi arena maris hœc gravior apparereL 
Job, c. 6. V. 1. ^. Ces satisfactions de Jésus-Christ et 
des Saints, forment un trésor inépuisable, dont Jesus- 
Christ a confié la dispensation à son Eglise ; c'est pour- 
quoi les Souverains Pontifes, déclarent dans les BuUe»- 
des Jubilés, qu'ils ouvrent les trésors de l'Eglise. 

D. L'Eglise a-t-elle le pouvoir d'appliquer ainsi, à 
son choix, les mérites de Jésus-Christ ? 

R. Ce pouvoir est une suite nécessaire de ces parole* 
de Jésus-Christ, ** tout ce que vous délierez sur la terre, 
sera délié dans le ciel." Matt. c. 16. v. 19, & c. 18. v. 
1 8. Car on ne peut délier, qu'en appliquant les mé- 
rités de Jésus-Christ. Cette parole du divin Maître ne 
souffi'e aucune restriction ; il ne donne pas seulement à 
l'Eglise le pouvoir de remettre la peine éternelle due au 
péché mortel, mais Tout ; c'est-à-dire, toute peine due 
au péché, soit éternelle, soit temporelle. C'est pour- 
quoi le Pape Clément VI, dans la Bulle du Jubilé de 
l'an 1350, insérée dans le Droit Canon, dit expresse-- 
ftient que " l'Eglise a reçu le pouvoir d'accorder la ré- 
" mission totale de la peine temporelle due au péché," 
en appliquant aux pécheurs les satisfactions surabon- 
dante» de Jésus-Christ et des Saints. 

D. Les satisfactions de Jésus-Christ ne sont-elle»pa« 
«uffisantes toutes seules ? 

R, Elles sont infiniment plus que suffisa^ates, et tout 



II 



I 



( 30) 



le mérite des souffrances des Saints n'est qu'un écoule- 
ment et une application du mérite infini des soufîrances 
de Jésus-Christ, loin que ce soit un supplément aux sa- 
tisfactions du Sauveur, comme si elles étaient insuffî- 
suntes et imparfaites, et qu'on y pût ajouter quelque 
chose ; erreur impie que l'on nous impose faussement 
et dont nous avons la plus grande horreur. 

D, Pourquoi donc joignez-vous les satisfactions des 
Saints à celles de Jésus-Christ ? 

11. Parce que lo. les satisfactions des Saints ne sont 
pas séparées de celles de Jésus-Christ, dont elles tirent 
toute leur valeur, âo. Enjoignant les Saints à Jésus- 
Christ, nous joignons les membrea au Chef» 3o. En 
cela nou« suivons l'esprit ancien de l'Eglise ; car çUe 
accordait autrefois les Indulgences en vue des prières 
et des satisfactions des Saints Martyrs, qui, avant leur 
mort, avaient demandé cette grâce pour les pécheur» 
pénitens, comme on le voit par les lettres 9, 10 & 13 d« 
St.Cyprien. 

Dfc L'Eglise peut-elle ainsi appliquer à sa volonté lef 
satisfactions des Saints qui sont dans le ciel ? 

R. Cette application est une suite de la Communion 
des Saints, et de l'union que tous les membres de l'Eglise 
ont avec Jésus-Christ. Elle l'a toujours enseigné ainsi ; 
Tertul. liv. aux Mart. ch. 1 . Liv. de la Chasteté, ch, 
dernier, St. Cyprien ci-dessus cité. . 

D. L'intention de l'Eglise est-ellé de nous décharger 
entièrement par PIndulgence plénière de l'obligation d^ 
satisfaire à Dieu ? ' 

R. Quoique l'Eglîje veuille snppléerpar l'Indnlgenoç 
plénière à notre faiblesse et à la disproporiioa de nos 
pénitences, néanmoins son intention n'est pas de nou» 
décharger de l'obligatiop de satisfaire à Pieu ioit par 



pai 
Di 



du 



( 31 i 



écoulc- 
ïrances 
aux sa- 
insufïi- 
[uelque 
sèment 

^ns des 

ne sont 
s tirent 
i Jésus- 
3o. En 
:ar çile 
prières 
nt leur 
?cheur8 
^ 13 dd 

nté lef 

miinion 
'Eglise 
; ainsi : 
té, ch, 

harger 
tion d# 

Igenoç 
ie nos 
3 notit 
oit par 



les pénitences que le Confesseur nous prescrit, soit par 
celles que nous nous imposons nous-mêmes, soit enfin 

Îar notre patience dans les -maux que la Providence da 
)ieu nous envoie. 

D. Les Confesseurs <loiveht donc imposer dans lo 
temps du Jubilé des pénitences convenables ? 

R. Oui: le Pape dans sa Bulle, à l'exemple de se« 
Prédécesseurs, recommande e^çpressément des pénitences 
salutaires, 

D. Qui sont ceux qui gagnent l'Indulgence plénière 
du Jubilé? 

R. Ce sont ceux qui sont vraiment pénitens, et qui 
accomplissent les conditions prescrites par la Bulle du 
.Jubilé-? 

g, D. Quelles sont les conditions du présent Jubilé ? 

R. Les voici : 11 faut lo. visiter avec dévotion, au 
r moins une fois le , jour, pendant quinze jours consécu- 
tifs ou interrompus, église Cathédrale ou Principale, 
et trois autres Eglises du même lieu, ou de la même 
Ville, ou de ses îaubourgs, lesquelles seront désignées 
par les Ordinaires, leurs Vicaires ou autres, d'après 
leurs ordres ; et y prier avec piété durant quelque es* 
• pace de temps. 2o. Se confesser dans un esprit d'une 
wraie pénitence. 3o. Faire une sainte Communion. 

D. Y a-t-il quelque ordre à garder dans l'accomplisse- 
ment de ces œuvres saintes ? 

R. Il est plus à propos et plus sûr de les commencer 
par une bonne confession, afin de pouvoir faire, en état 
de grâce, les autres bonnes œuvres prescrites par la 
Bulle du Jubilé. Car, quoique les bonnes œuvres qui 
se font par celui qui n'est point encore en état de grâce, 
ne laissent pas d'être utiles, il est hors de doute cepeui. 
ôsaxt qu'elles servent bien d'avantage, et qu'elles sont 



il 



•^: 






n\ 









' il 



êi 



( S2 )' 



\m 



■!'! 



t; 



ivi ! 



:iii i 



beaucoup plus agréables à Dieu, quand celui qui les^ 
fait est en état de grâce. Il faut même, pour gagner 
l'Indulgence, être en état de grâce, nan seulement en 
communiant, mais aussi en s'acquittant de la dernière 
œuvre, lors même que l'on ne termine pas par la sainte 
Communion. ^ 

D, Quel est le moyen de faire une bonne confession ? 

R. Il faut, quelques jours avant, demander à Dieu 
avec ferveur l'esprit de pénitence, la connaissance de 
ses péchés, et la grâce de les détester y examiner bien 
sa conscience, se réconcilier avec ses ennemis, restituer 
le bien ou l'honneur enlevé au pi'ochain ; s'éloigner des 
occasions prochaines de retomber dans le péché, et 
faire un ferme résolution de ne plus offenser Dieu. ** 

D. Est^il nécessaire, pour gagner le Jubilié, de faire 
ttne confession générale ? 

R. Non : il n'est pas précisément nécessaire, à l'oc- 
casion du Jubilé, de faire une confession générale; une 
confession ordinaire faite avec les dispositions requises, 
est suffisante. Si le Pénitent croit avoir des raisons de 
faire une confession générale, il doit les exposer avec 
simplicité de cœur à son Confesseur, et s'en rapporter à 
son jugement. 

D. Suffit-il d'accomplir à l'extérieur les œuvres press- 
entes par la Bulle du Jubilé ? . 

R. Non : il faut qu'elles soient faites avec les. dispos 
sitions intérieures dont Dieu, et PE^ise veal^nt que ces 
œuvres soient accompagnées. -^r 

D. Dans quel état et dans quel esprit faut-il faire la 
visite des Eglises ? 

R. Il faut lafeire avec modestie et recueyiemient, ay- 
ant l'esprit occupé de quelque bonne pensée, le cœur 
élevé à Dieur faisant quelque prière et. se regfirdaiit 



[ui les 
jagner 
ent en 
îrnière 
sainte 

gssion? 
à Dieu 
nce de 
îr bien 
»tituer 
ner des 
ché, et 
eu. 

ie faire 

à Poe 
e; une 
îquisesj 
sons de 
er avec 
)orter à 

îs près*- 

dispos 
[ue ces 

|f£^re la 

mt, ay- 

cœur 

[ardant 



(3S) 

comme des criminels, qui, voulant obtenir grâce, vont' 
de porte en porte , solliciter les amis de leur Souverain 
Juge d'intercéder pour eux ; et l'essentiel est de pri- 
er avec attention, humilité, confiance, et au nom de 
notre Seigneur Jésus-Clîrist*. 

D. Les quinze jours marqués pour la visite des ïî- ' 
glises ne pèuvent-ils point être réduits à un ^nôindre 
nombre ? r 

R. Oui : le Souverain Pontife laisse aux Ordinaires • 
la liberté de le faire, et Monseigneur l'Evêque a très- C 
sagement réglé ces visites selon les circonstances dû 
nous nous trouvons et pour la. plus grande utilité des 
Fidèles, comme on pe^ut le voir aux pages 20 et 21. 

D. Quels sont les motifs qui doivent nous engager; 
à faire tout notre possible pour gagner le Jubilé ? . 

R, Les voici : lo. Le désir dé l'Eglise qui noiis T 
exhorte et qui nous en presscv' 20. Le besoin que nous 
avons de satisfaire à Dieu pour les péchés sans nombre ■ 
que nous avons commis. 3o. La facilité et les moyens 
que le Jubilé nous donne de nous acquitter envers la ^^ 
Justice divine. 4o. Le concours des prières et des bon- f 
nés œuvres des autres Fidèles, capables d'obtenir plus 
facilement notre conversion, Ôo. L'incertitude de pou- 
voir jamais retrouver l'occasion de gagner le Jubilé, si ' 
nous la perdons. Go. Enfin, l'obligation que nous a- 
vons de ne pas mépriser le prix des mérites infinis de 
Jésus-Christ, des souffrances des Martyrs, et de la pé- ' 
nitence de tant de Saints dont la communication nous 
est ojfiferte avec plénitude <Jans la grâce du Jubilé. 

D. , Quelles intentions doit-on avoir pour gagner le 
Jubilé? 

R. On doit se proposer, lo. De satisfaire à Dieu en- 
tièriÊment et promptemeut. 2o. De détruire en soi 

C 



4 

é 






(«*) 



iH 






^1 







tous les restes du péôhé. do. De s*unir plus intimé^'», 
ment et plus parfaitement à Jésus-Christ ; en un moti^^ 
il faut avoir toutes les intentions exprimées dans Itt - 

Bulle. > 

D. Est-on obligé de jeûner ou de faire Faumône pour f 
gagner le Jubilé ? 

K, Nt>tre Saint Père le Tape n*a point mis le jeûne | 
ni Paumône au nombre des conditions nécessaires pour t 
gagner le Jubilé. Cependant il est très à propos, de 
joindre le jeûne et l'aumône à la prière, pour la rendrai 
plus agréable à Dieu ; surtout dans un temps où il faut-^ 
fléchir la colère de Dieu, et où les besoins des pauvre» i^ 
sont.si pressans. l 

p. Quelles pratiques conseilleriez-voua pour: gagner 
le Jubilé? î 

R., Il serait très-convenable de joindre la prière, Tau- 
mône et quelque mortification ou pénitence, chaiaun dcsri 
quinzje jours. Mais on ne saurait trop recommander» 
de le;;^ passer tpus dans l'esprit de prière et de pénitence, , 
et de taire, chaque jour, quelque prière particulière au ^ 
Seigneur pour qu'il accorde à Notre SaintPère le Papec 
les grâces dont il a besoin pour procurer la gloire de ^ 
Dieu, l'utilité de la Sainte Eglise, et l'édification spiri-»^ 
tuelle de tous les Fidèles ; qu'd extirpe les hérésies et . 
les divisions sur la Religion ; qu'il protège et qu'il é- 
tende la Foi Catholique ; enfin, qu'A procure le «alut 
et conserve la tranquillité de tout le peuple Chrétien, 
Il convient encore de prier pour Monseigneur l'Evêque 
et pour tous les Pasteurs de l'Eglise ; pour tous les fae- 
soin^ de ce dipç^se et pour les nôtres en particulier. 

D. Quelles dispositions intérieures doit avoir eelui 
qui désire gagner le Jubilé ? . , 

B(» On peut réduire les diqpc»itîon9rifiténeur^»;iié^ 



(35) 



O I f 



tr 



f • t »: El 



' t 



cessaires pour gagner le Jubilé, à quatre principale^ 
aui dont la Foi, la Pénitence, une Intention droite et 
rÂnoQur de PEglise. 

D. En quoi consiste la Jbi f . j. . 
\J . IL Elle consiste à croire tout ce que Dieu ^ révélé 
a son Eglise, tout ce que croit et enseigne la Sainte 
Eglise Catholique, Apostolique et Romame, et en par- 
ticulier le pouvoir de lier et délier, de retenir et de r©» 
mettre les péchés, qu'elle a reçu de Notre Seigneur Jé^ 
sus^Christ Mais cette foi doit être vive, et soutenue^ 
par une cqnfiance raisonable, qui nous f esant beaucoup 
espérer de l'Indulgence, si nous nous y préparons pari 
la Pénitence, nous fera souvenir que l'Indulgence qui 
nous est accordée, deviendra, par notre faute, une paix 
fausse, inutile et préjudiciable à notre salut, si nous la 
séparons de la Pénitence, 

* D. En quoi consiste la Pénifencéf . 

^ Ri' Les Saints Pères nous apprennent qu'il n'y a point 

de pénitencîe véritable et assurée, sans la haipe du pè- 

ché et l'amour de Dieu. , ' '^ ' "l 

p. Que produit la haine du pëcné dans une âme vrai»» 
xnéijt pénitente? 

E. La haine du péché porte un vrai pénitent, Jo, A 
repasser dans l'amertume de son cœur ses péchés pas- 
sés, ?o, A s'en humilier, à en gémir devant Dieu par 
une vive contrition et un regret sincère de les avoir 
commis^ 3o, A s'en accuser avec une entière siucéri-, 
té et le plus vif repentir. 4o. A les expier par dfes. œu- 
vres pénibles, et par l'humble acceptation des maux que* 
Diçu envoie. Enfin, à se précautionner pour l'avenir 
corïtrç le péché, le fuyant comme le serpent» et évitant 
avç^ soin toutes les occasions qui peuvent mettre eu 
danger ày retomber. 



I 



i 



) 



1 



f 



Ëï 



r 



"If 

i 

lit 



lÊ 



\m 



ii 



^k 



n 



I 



m 




.0. En quoi Pamour de Dieu sert-iï pour rendre fa 
pénitence véritable et assurée ? 

R. Il sert lo. A convertir et à changer le cœur dU 
pécheur, qui demcui'e toujours tourné vers la créature, 
tant. qu'il nç se tourne pas vers le Créateur en Taiinant. 
2o, A ôter l'affection du péché, qui règne dans le coeur 
du pécheur, jusqu'à ce qu'il commence à aimer Dieu, 
comme source de toute Justice, So. A le porter à une 
plus grande haine et à une plus grande détestation du 
pèche. 4o. A lui faire mener une vie nouvelle qui 
change ses pensées, ses actions, ses paroles, et les rende 
agréables à Dieu ; et enfin, à l'affermir et le fortifier 
contre le péché et les attaques du démon, contre qui 
Pon est trop faible, quand on n'aime pas Dieu. ''^ 

D. En quoi consiste cette Intention droite que vous 
dites être la Sème, disposition pour gagner le Jubilé ? 

R. L'Intention droite qui doit porter le Fidèle qui 
ainie Dieu, à gagner l'Indulgence du Jubilé, est lo, de 
lie négliger aucun des moyens qui peuvent servir à 
achever de satisfaire à Dieu. 2o. D'être délivré de 
tout ce qui engage Dieu à le punir encore, et qui re- 
tarderait, après sa mort, la jouissance de Dieu. 3o. 
De trouver dans l'Indulgence de quoi suppléer à ce que 
sa faiblesse, et la courte durée de cette vie pourraient 
faire manquer à. sa satisfaction et à sa pénitence, quoi- 
qu'il ait un grand désir de la continuer toute la vie. 

D« Pourquoi mettez- vous V Amour de PEgiise comme 
dernière disposition nécessaire pour gagner Je Jubilé ? 

R. L'Amour de l'Eglise est une disposition néces- 
saire pour gagner le Jubilé, principalement pour deux 
raisons: lo. Parce qu'il est juste de reconnaître par 
cet amour, la tendresse et l'amour de l'Eglise, qui, 
saintement empnîsséé de voir Jésus-Chrisl formé en?tom. 



(37 ) 



^' 



8C met elle-même en prières et en larmes, et unit tous 
ses enfaJis par des prières générales pour nous faire ob- 
tenir de Dieu ime pleine Indulgence. 2o. Parce que 
le but principal de ce Jubilé est le bien universel de 
toute l'Eglise, pour tous les besoins de qui Notre Saint 
Père le Pape nous oblige de prier ; ce que nous ne pou- 
vons bien taire, si Tamour de l'Eglise ne nous anime, 
et ne soutient nos prières. 

D. Quelle diflerence y a-t-il entre le Jubilé et l'In- 
dulgence? . . , ,:, 

R. Il n'y en a j)oint quant à l^effet; car celui qui gagne 
pleinement l'un ou l'autre, obtient également la ré^lis- 
sion de toute la peine temporelle due aux péchés actu- 
els commis depuis le baptême ; mais il y en a beaucoup 
quant aux privilèges : car, lo. La causé du Jubilé est 
plus importante et plus manifeste, go. Il regarde les 
besoins généraux de la Chrétienté. 3o. Il s'étend eh 
tous lieux et sur tous les lîdèles. 4o. Il prescrit des 
œuvres, plus satisfactoires. 5o. Il ^t plus impétra- 
toire, puisqu'il réunit les vœux et lés désirs de toute 
l'EgUse. 60. La forme est plus solennelle, ^o. Il 
donne une ample liberté aux pénitens de choisir tels 
Confesseurs approuvés qu'ils voudront. 80. Et aux 
(Confesseurs divers pouvoirs c msidérables. Voyez Içi 
Bulle, pages 10 et 11. j^ 

^ D. Combien y a-t-il de sortes r Indulgences 9 

R. Il y en a de deux sortes ; d^ Indulgence plénière 
fit rindul ice parlielle. 

D. Qi^nteiïde^yous par Indulgence plénière f 
, R. ^éi^||^|^||E|Êl^^ui remet, lorsqu'on n'y £q)porte 
ai^pnpbjrià^lÉli^^ peines temporelles dues en- 

x;oiÉ MiÊÊÊÊÊi^^Bk la tache en est efiacée pai^: \fi 




i 



}■ 



h ( 



il 



'! 



';■» 






s 

«1 



h:;l 



j1';^1 



I 



( 38 ) , 

D. Qu'entendez-vous par Indulgence partielle f 

R. J'entends celle qui ne remet qu'une partie deceu 

Î>eines ; telles sont les Indulgences de 40 jours, de lÔO 
ours, d'un an, et autres semblables. 

I). Quelle est l'origine de ces Indulgences ? 

&. ikvoiCÎ: L'Eglise, dès les premiers siècles, avait 
faït déis fêglemens de discipline, qu'on appelait Carions 
PériîlèntlctUx ; car le mot canon eii Grec signifie réglé. 
Ces Canons attachaient une pénitence plus ou moins 
longue, plue b\X moins sévère à certains péchés ; par 
exemple, pour avoir abandonné Ja Foi Catholique, ^ 

''if^iii^Vêtrë parjuré, avec connaissance, ou pour ayoir 

))(irté quelq^u'àtoe à se paijurér, 40 jours au pîun et j^ 
'iéiii, et les •/ années suivantes en pém^ 

. Pour avoir fait une oeuvre servile un jour de Diijnan' 
çlie où de Çiête, jeûner 3 jours au pain et à feâu. > 

iPôur avpii^ vblé un des jeûnes commandés, 20 jourat 
«u pain et à l'eau. ^ 

r^ ;Pour avoir vendu à faux poids ou à fausse mesure^ 
âO. jOura au pain et à l'eau ; et ainsi des autres péchés 

'Durant le tems de pénitence, il y avait des pratique» 
4e;niort}flcatidn marquées '^o^rcer^^^ jours, telle^ 
"^VLB^de faire abstinence et dé jèûrier àii pain et à rèau 
2 ou 3 jours de la semaine. Cfetix ^ui rie pouvaient 
pas supporter le jeûne ou l'abstinence, étaient obligés 
'd'y suppléer par des aumônes, des prières et d'autreisf 
œuvres de charité. Mais la piétié s^étarit refroidie, l'É- 
glise toujours Conduite pai* lé Saint ^sprit, Mligé àpro- 
lioâ de se i-elâcher de sa première rigu«lif«t de faire 
-^remise d'une partie de cespénite]iifc$i'^Vj|^ 
"^c^ qu^elle en a rê^u de Jésu^^âMp^ Ift^ 



« , 



a 






it- -' 1 ; 



( » ) 



:iHon de ces peines çsuioniques que Pon appelle Indul- 
gence de 40 jours, de 100 jours, &c. 

D. L'Indulgence plénière dispense-t-elle de faire pé- 
nitence ? - 

R. Non : l'Indulgence ne doit pas nous servir de 
prétexte pour nous exempter de satisfaire à Dieu ; mais 
nous devons la regarder comme un soulagement à no- 
tre pénitence, et un supplément à notre faiblesse. 

D. Pourquoi dites-vous que l'Indulgence plénière ne 
dispense pçis de faire pénitence ? 

R. Parce que l'Eglise l'a toujours fait connaître par 
Ba pratique. St. Paul n'usa d'Indulgence envers l'in- 
cei^tueux de Gorinthe, qu'après avoir remarqué dans ce 
pécheur, une douleur amère de son péché, et une sainte 
ardeur pour la pénitence. Dans les siècles où la péni- 
tence publique était en usage, on n'usait d'Indulgence 
à l'égàrdv- des pécheurs, que lorsqu'ils avaient déjà fart 
une partie de la pénitence; enfin Notre Saint Père le 
Pape déclare dans sa Bulle, que l'indulgence qu'il ac- 
corde ne peut être gagnée que par ceux qui seront vé- 
ritiablëment pénitens. 

D. Le Confesseur peut-il différer l'absolution dans 
Je saint temps du Jubilé ? 

R. Quoique le Confesseur ait des pouvoirs plus éten- 
dus dans ce saint temps que dans un autre, néanmoins 
il ne lui est pas permis de donner l'absolution à ceux 
qui ne seraient p$s bien disposés ; autrement il trahirait 
son Ministère, et le pénitent ne profiterait pas de la 
grâce du Jubilé. 

D. Les Confesseurs peuvent-ils différer le Jubilé à 
ceux qu'ils fie trouveraient pas en état de recevoir l'ab- 
solution? 

il. Qui: les Goiif^iieurs peuvent et même doivent 



f:. ■;* 

i 



■!i t. 






'41. .1 



il 



K'i 



f^^l 



•t.? 



^i' 



\éO^ 



■>^ 



différer le Jubilé à ceux qu'ils ne trouvent pas en état 
de recevoir l'absolution ; mais ce délai ne servira qu'à 
ceux qui s'efforcent d'entrer dans de véritables senti- , 
mens de pénitence, de s'amender, de se remettre en état 
fde recevoir au plutôt l'absolution et de gagner le Jubilé. 

D. Ceux qui, pour quelque empêchement légitime, 
ne peuvent accomplir en tout ou en partie les œuvres 
prescrites par le Jubilé, sont-ils privés de la grâce du 
Jubilé? 

R. Non : Ils n'en sont pas privés. ' Ceux qtii se trou- 
veraient en voyage sur terre ou sur mer, pourront, dès 
qu'ils seront de retour en leur domicile, ou s'ils s'arrê- 
tent dans toute autre résidence,^^ après le temps fixé par 
la Bulle, gagner l'Indulgence du Jubilé, pourvu que» 
" vraiment contrits, ^'étant confessés et ayant commu- 
nié, ils visitent quinze fois leur Eglise Cathédrale, ou 
Principale, ou Paroissiale, ou celle de leur résidence 
** actuelle." A l'égai'ddes personnes qui sont -dans l'im- 
puissance de faire les visites prescrites, soit qu'elles, vi- 
vent en perpétuelle clôture^ ou qu'elles soient en prison, 
ou en captivité, ou dans quelqu'autre empêchement, le» 
Ordinaires des lieux pourront, soit par eux-mêmes, soit 
par les Confesseurs, prescrire à toutes, ou chacune de» 
dites, personnes, d'autres œuvres de piété, de charité ou 
de religion, pour leur tenir respectivement lieu de ces 
visites. . * 

D. Quels aont les privilèges que le Pape joint à l'In- 
dulgence plériière de ce Jubilé? 

R. Ces privilèges sont : lo. La liberté qu'ont les> 
pénitens de s'adresser à tel Confesseur qu'ils voudront 
choisir entre ceux qui sont approuvés par l'Evêque.^ 
2o. Le pouvoir qui est accorde au Confesseur d'absou-^ 
dre au For de la conscience et pour cette fois seulement, 



« 



<( 



*àes 

La 

de 

la 

mêi 

■A 



la 7 



*des censures marquées dans la Bulle, page 11. So. 
La permission qu'a le Confesseur, pendant le Jubilé, 
de commuer tous les vœux (excepté ceux réservés dana 
la Bulle) en d'autres œu^ res de piété et utiles au salut, 
même page. 
V D. .Qti'siipipele't'Ont* Année Sainte? 

R. On appelé Année Sainle, la â,5ème., la 50ème.^ 
la 75ème., la lOOème. de chaque siècle. 

D. Pourquoi appele-t-on ces années, Années Sainlesf 

R. On les appelé ainsi, à cause du grand concours 
des Fidèles de tout pays, qui par un esprit , de piét^ vi^ 
sitent dans ces années les quatre principales. Eglise» 
de Rome ; et parce que les Fidèles, en ^visitaat ces E* 
glises et en accomplissant les œuvres de r religion pres- 
crites, gagnent l'Indulgence plénière. 

D. Les Fidèles qui ne vont point, visiter ces Eglises 
de Rome, peuvent-ils gagner le Jubilé de l'Anne* 
Ssûiite ? 

Rv Oui: parce que les Pçpes accordent ordinaire- 
mept à tous les Fidèles, çiprès la fin de chacun de ces 
années Jubilaires, un certaia temps, pendant lequel, en 
visitant les Eglises désignées par leur Evêque Liocé- 
sàin, ôli par ceux qui ont reçu de lui le pouvoir, et en 
accomplissant les autres œuvres prescrites, ils peuvent 
gagner le Jubilé. 

' D. Les Papes accordent-ils quelquefois des Indiûl- 
gences plénières en forme de Jubilé? 
» -R. Oui et en plusieurs occasions ; par exemple^ au 
commencement de leur Pontificat; dans quelque be- 
soin pressant de l'Eglise. 

D, Le Jubilé est-il une chose nouvelle en ce Pays ? 

R. Non: il y en a eu plusieurs, soit de ceux que les 
Souverains Pontifes ont coutume d'accorder à chaqu« 



i i 



(48) 







i ( -.t 



S5ème année» soit de ceux qu'ils accordent an corn*' 
mencement de leur Pontificat, ou pour obtenir de» 
grâces du ciel dans de pressans besoins de l'Eglise., V,j-. 
D. Quels sont ces Jubilés ? i 

R. En 1683, Mgr. de St. Vallier, par un Mande^ 
ment du 29 Janvier, publia le Jubilé accordé par le S. 
P. Innocent XI, le 11 Septembre, 1681. 

En 1752, Mgr. de Pont-Briand, dans un Mandement 
du 16 Janvier, annonça celui du S. P. Benoît XIV, du 
g5 Décembre 1750. 

Le Jubilé accordé par Clément XIII, le 11 Septeni- 
17^1 n'ayant pu avoir lieu, à cause des troubles de la 
guerre qui existait alors en ce pays. Monseigneur Bri- 
and,, par une faveur spéciale du même Pape, le publia 
en 1767» par un Mandement du 26 Janvier; on en fit 
l'ouverture le 15 de Mars, et la clôture lé 29 du mêm? 
mms. 

En 1771» Monseigneur Briand, par un Mandement 
du 28 Janvier, annonça celui du S. P. Clément XIV, 
du 12 Décembre 1769 5 il ne dura que 15 jours. :: 

Le Jubilé accordé par le S. P. Pie VI, le 25 Décem- 
bre 1 77v>» ne put avoir lieu, parce que nous étiola alpra^ 
en guerre avec nos voisins. 

Le dernier est celui que nous allons commencer ; 
efforçons-nous de profiter des grâces qui nous y çont 
offertes. 

D. Qui sont ceux qui ne gagnent pas le Jubilé, 
quoiqu'ils fassent extérieureinent les œuvres prescrite;* 
pour le gagner ? 

R. ^eux qui n'ont pas une ferme volonté de changer 
de vie, et qui conservent de Rattachement au péché, ou 
^yxpççaçionâ qui y portent. 



nîr dei 
lise, ,. 

Mande^ 
ir le S. 

dément 
IV, du 

Jeptem- 
îs de la 
îur Bri- 
I publia 
n en fit 
1 mêm9 

dément 

txiv, 

\* ■ 

Décem- 
lâ alors 

lençer j 
y sont 

Jubilé, 

hanger 
:hé, ou 



Hj, Quelles sont les inarqujes pour connaître si Poû « 
gagne le Jubile? 

• II. Il n'y en a point d'évidentes ; mais il y en a çe- 
ipendant qui donnent une assurance morale, et capable 
de bannir les troubles de la conscience : voici les princi- 
pales. lOr Quand cfti a une^ extrême horreur du péc^lé. 
èo. La résistance continuelle aux passions et aux mau- 
vaises habitudes. 3o. L'amour du prochain, surtout des 
eniiemis. 4o. Le détachement des biens de la terrer 
6o. La patience et la soumission à la volonté de l>ieu, 
dans ce qi4 nous arrive de fâcheux. 6o. Le progrès 
dans la pratique des Vertus Chrétiennes, surtput de. 
celles qui sont propres à rotre état. 

D. Que faut-il faire pour conserver la grâce du JuJ:)ilç? 

R. Il faut Xo, Avoir une ferme persuasion que no- 
ir^ $alut est notre unique affaire. 2o. Penser spuvept 
à là grandeur et à l'excellence de la grâce que l'on a 
reçue, à l'extrême ingratitude qu'il y aurait dç la xnér 
pnsër, et au tort que IW se ferait en la perdant pjar 
6a faute. So. Avoir un plan de vie Chrétienne, dans, 
lequel on trouve tous les exercices de piété convena/. 
blés à son état, et être fidèle aies observer. 4o. S'appli- 
quer particulièrenient à combattre les passions qui sont, 
en nous les ^lus vives et les plus dangereuses, cpmme; 
aussi â acquérir et à pratiquer les Vertus dont on a le^ ; 
plus de besoin. 5o. S'approcher fréquemment; des, 
Sàcremens de Pénitence et d'Eucharistie, avec religion 
et non par coutume et par respect humain. 60. Ne 
souffrir rien sur sa conscience qui l'inquiète ; mais s'é- 
claircir avec un Confesseur expérimenté, et qui nous 
cdnnaîsse, afin de ne pas agir dans le doute centre ce * 
que la loi de Dieu demanderait de nous. 70. Se faire 
un honneur et un devoir des. pratiques de piété, cdvàfSiér. 



I 



i 



II 



iM'i 



':» V '♦ ■ * 



•"* % 



i' I 



( 44- ) 

-fle la dévotion envers la Sainte Vierge et à son Ange 
Gardien ; de l'assistance aux offices de l'Eglise, aux ins- 
tructions qui se font dans sa paroisse ; de la vigilance 
sur ceux qui dépendent de nous, les édifiant par de 
bons exemples, et les animant par des paroles d'édifi- 
cation selon les circonstances: enfin, pratiquant toutes 
les oeuvres de miséricorde selon les occasions, avec une 
ferme confiance, que si nous persévérons dans ces hçur- 
jfeuses disposition?,. Dieu nous fera miséricorde. 

D. Y a-t-il des cérémonies particulières qui s'obser-* 

> vent à Rome, à l'ouverture du Jubilé ? 

R. Voici celles que Grégoire XIII établit et qui ont 

„4té suivies par «ses Successeurs. Ce Pape ne crut ,pas 

.qu'une si grande grâce qu'il accordait à tous les Fidèles, 
dût se distribuer sans quelques cérémonies extérieures^ 
qui, frappant les Fidèles,,leur donnassent une haute idée 

i^u Grand Jubilé, sachant, comme dit St. Augustin, 
qu'on va des choses visibles aux invisibles, des choses 

^corporelles aux spirituelles, et des choses temporelles 

et passagères aux choses éternelles. .,.i 

La veUlo de Noël et avant Vêpres, le Pape ^prés 

• avoir entonné le vFew/ Creator, dans la Chapelle Sixtine, 

t;(l) va processionnellement, et avec tout l'appareil que 
peut inspirer la Religion, à la Porte Sainte, qui est uii 

V de celles de la Basilique de St. Pierre. Il reçoit une 
marteau d'or de la main du grand Pénitencier, et frappe 
de. trois coups le mur dont elle est toujours fermée, en 

.chantant le verset ; aperite mîhi portas jmtiticÇy S^c, — ^ 

/*Après la démolition de la maçonnerie et pendant que 
les Pénitenciers lavent cette porte d'eau bénite, le Papa 
est à genoux devant elk. La cérémonie achevpÇ|^iJ^K 

• ■' . / " ' ■ » ^ - . ■ 

(1) Une des Chapelles de l'Eglise de St. Pierre à Romt 



lèv 
prei 
brei 
nau: 




lève, prend la croix, entonne le Te Deum, et entre le 
premier dans l'Eglise suivi des Cardinaux et de la nom- 
breuse procession qui Ta accompagné. Trois Cardi- 
naux Légats ouvi'èDt avec le mêmes cérémonies les 
trois autres portes Saintes des Eglises désignées dans le 
Bulle du Jubilé. L'Année Sainte étant expirée, on 
referme la Porte Sainte la veille de Noël. Le Pape 
bénit les pierres et le mortier et pose la première pierre; 
la même cérémonie a lieu aux trois autres Eglises. 

On fait cette cérémonie la veille de Noël, parce que 
la naissance, de Notre Seigneur est la source féconde.de 
toutes les grâces que lious recevons de sa libéralité. • 

On chante des versets, des pseaumes,et Ton fait des' 
prières, par lesquelles on reconnait sa puissance et sa 
bonté suprêmes, et on demande avec ardeur ses grâces 
et ses miséricordes ; confessant par là que rhqmme nft 
peut rien sans lui, et qu'il n'est qu'un néant devant sa 
divine Majesté. 

La porte murée figure k dureté du pécheur qui r^*- 
sisté à la grâce et qui a tant de peine à se rendre, et qui 
enfin, ouvré au Seigneur son cœur brisé et contrit, pressé 
par ses miséricordes qui sont sans nombre. ' ■' ' 

hèi Pénitenciers lavent cette Porte d e?ia bénite, 
pour marquer que la conscience du pécheur étant lavée 
par ses larmes; qui sont un don de la grande bonté de 
Dieu, elle est purifiée par le sang de Jésus-Christ dont 
les Pénitenciers sont, par leur dignité, les dispensateurs.' 

On chante le le Deum, pour reconnaître que la con-, 
version des pécheurs vient de Dieu, et pour lui en ren-^ 
dre de très humbles actions de grâces. 



f- 






W; .! A 4 *»-f' 



-f ' ' « . 




Pour le Jubilé 

D E L'A N N E E SAIN TÉ. 



•V • 



■i 'X-i 



( Ceà Ptti^éi né* sent point ordonnées pour gagner te ^tfiità^ Mon-', 
teignrur ne prescrivant pour cela que la récitation de cinq Pàter et de 
cinq Ave» pour chaque Station. On a cependant cru être utile aux Fi' 
dèlet et favoriser leur piétét en ajoutant, ù la suite des Instructions sur 
le JubUéf quelques Prières propres au sain^ temps où Von xa entreté) 

Avant de comtnencer les Stations, ou entrant dana la première Ëglliè. 

fiTMNE FOUR IMPLORER LE SECOURS DlVlK. 



TenEà en nous, Esprit Saint, 
^uî nous avez crées, visitez l'esprit 
oe ceux qui vous appartiennent, 
Teniplissez de la grâce céleste les 
fCœurs dont vous êtes le créateur. 

RètnplislSsez nos cœurs, ô vous 
4)ui êtes appelé le Consolateur, le 
don du Dieu très-haut, la fontaine 
4e vie, le feu sacré, la clartjé et l'- 
onction spirituelle. 

Voué êtes l'auteur des sept dons 
.•qn! nous sanctifient ; vous êtes le 
vdoigt de la main de Dieu, vous 
êtes le don que le Père céleste a 
promis; vous mettez les richesses 
de votre parole dans la bouche 
i^es hommes mortels. 

Répandez votre lumière dans nos 
4npciti^ «t éçlairez-lea ; répandez 



Vent, Creator Spîritu?; 
Mentes tuorum visita. 
Impie supernâ gratiâ 
^uae tu creasti pectora. ^ 

QuVParacIetus dicenii» 
Donum Dei Altissimi, ^> ■ 
Fons vivus, ignis, caritaa^ 
Et spirit^lis ùnctio. 

Tù septifbrmis munere, 
Dextrag Dei tu di^tus, 
Tu rite promissum Patris, 
Sermone ditaus guttura. 

Âccende lumen sensibus; 
Infunde amorem cordibua : 



'M\ 



(47) 



ij • 



Pâtér ef dé 
ite AUX Fi' 
uctions sur 
entrer. J 

ère EgUM. 



itus; 
ita, 

dâ 

içeri^» 

«ni, 

taritaa, 



nunere, 

tus,- 1.7 

Patris, 
turd. 

msibus; 
rdibua: 



Ififirma nostri corporis 
Virtute firmans perpetî. 



Hostem repellas lôngiùs^ 
Pacemque dones protinùs ; 
Ductore sic te prsevio, 
Vitemus omne noxiùm. 

Fer te sciamus da Patrem, 
Noscamus atque Filium ; 
Te utriusque Spiritum 
Credamus orani tempore, 

Gloria Pàtri Domino, 
Natoque, qui à mortuis 
Surrexit, ac Paracjito, 
In ssBCulorum sascula. 

Âmen. 



rtfîfé &tff oiir dahi nos cééiin ; Ûpûm 
nez un ferme cdiirage et la force 
de souflirir aux membres faibles de 
notre corps. 

Eloignez et chassez notre enne- 
mi^: donnez-nous auj)Iutôt la paix, 
marchez devant nOus ; et que, 
bOus votre conduite nous soyOnt 
garantis de tout ce qui peut' nouk 
être nuisible* 

Faites-nous connaître Dieu le' 
Père; faiteë-noiis connaître Dieu' 
le Fils; faites que nous vous con«^ 
naissions^ et que nous croyons toti-' 
jours en vous qui êtes l'esprit et' 
le lien du Père et du Fils ! 

Gloire dans )us les siècles au 
Père le Souverain Seigneur de l'- 
Univers, au Fils qui est ressuscité 
d'entre les morts, au Saint-Esprit 
notre Consolateur. Ainsi soit'U« 



Prière aijutit les exercices de pietés Sgc 



Vèîct, Sanetè Spiritus, re- 
ple tuorum corda fidelium, 
et tui amoris in eis ignem 
accendé. 

V. Emitte spiritum tuum 
et creabuntur. 

- R. Et renovabis faciem 
terr» 

Oremus. 
Deus, qui corda fidelium 
sancti spiritus lUustratione 
dociustiy da nobis in eodem 
spiritu recta sapere et de 
ejus semper consolatione 



Vekez, Esprit saint, remplissez lét ' 
cœurs dé vos fidèles et dniisieie-y 1^* 
feu de votre atHour.' 

V« Envoyez votre Esprit, et ila 
seront crées. 

R. Et vous renouveUei«z lafiicëv 
de la terre. 

PRIONS* 

O Dieu qui avez instruit et éclairé 
les cœurs de vos fidèles par la lu- 
mière du Saint-Esprit, faites que le 
même esprit nous donne le goût ' 
etramonr du bien, et qu'il nous ' 
remplisse^ toujours de ik joie de 






•es dWines consolations, pv Notre g^udere. Per Christum Do- 
Seigneur Je w Christ. . |minum nostrum. Amen. 

Ainsi soit-n. 



VÔraisàn Domnickie, 



Koint Père, qvd êtcô oaux Cieux,, 
que votre nom soit sanctifié ; que 
votre règne arrive; que votre vo-! 
Ibntâ soit faite en la terre comme | 
au Ciel. Donnez nous aujourd'- 
hui notice pain de chaque jour ; et 
nous pardonnez nos offenses comme 
nous pardonnons à ceux qui nous 
ont offenséa. £t ne nous laissez 
point succomber à la tentation ; 
mais délivrez-nous du mal. Ainsi 
soit il. 



Pater nostér, qui es in cœ- 
lis, sanctifîcetur nomen tu- 
um adveniat regnum tuum 
fiât voluntas tua, sicut in 
cœlo et in terra. Panem- 
nostrum quotidianum da 
nobis hodiè, et dimitte no- 
bis débita nostra, sicut et 
nos dimittimus debitoribus 
nostris. £t ne nos inducas 
in teiitationem. Sed libé- 
ra nos à malo. Amen. 



' La Sakttatian Angélique» - 

Je vous salue, ' Marie* pleine de! AvE, Maria, gratiâ plena» 
grâce, le Se^neur est avec vous,] Dominus tecum, benedicta 

vous êtes bénie entre toute» les . . t «i ' i t 

femmes, et Jésus le fruit de vos ^um mulieribus, et bened^c » 

entrailles est béni. tus fructUS ventris ,tui, Jçt; ; 

^ 8àintè Marie, Mère de Dieu, sus, • 

priez pour nous pécheurs, mainte- s^ncta Maria, Mater Dei ; 

nant et a I heure de notre mort. t_- ^ •!_ 

Ainsi aéit^il. ora pro nobis pecG^toribus 

nunc et in horâ mortis iios- . 
trse. Amen. 



Pil 

et 

ini 

it 

coei 



Z>e Si/mhole des Apôtres. 



im 



Jk c-ois en Dieu le Père Tout- 
piui^sant, Créateur duÇielet de la 
terre, et en Jésusr Christ soa Fils 



Credo in Deum, Patrem * 
omnipotentem, Creatorem 



09) 



m Do- 
lmen. 



in cœ- 
icn tu- 
tuum 
iicut in 
Panem 
m (la 
tte no- 
eut et 
toribus 
nducas 
\d libe- 
leu. 



cœli et terrœ, et in Jesum 
Christum Filium ejus uni- 
€Um Dominuin nostrum, 
qui conccptus est de Spi- 
ritu sancto, natus ex Maria 
Virgine, passus sub Pontio 
Pilato, crucifixus, mortuus 
et sepultus : descendît* ad 
inferos, tertiâ die resurrex- 
it à mortuis ; ascendit ad 
cœlos : sedet ad dexteram 
Dei Patris omnipotfentis in- 
dè venturus est Judicare 
vivos et mortuos. 

Credo in spi'ritnm sanctum, sanctam Ecclesiam Ca-' 
tholicàm, sanctorum communionem, remissionem pecca- 
torum, carnis resurrectionem, vitam aeternam. Amen. 



unique notre Seigneur ; qui a ^tc 
conçu du Saint-Esprit, est né de 
la Vierge Marie, a souffert tous 
Ponce Pilate, tx été crucifié, est 
mort, et a été enseveli, est des- 
cendu aux enfers, le troisième 
jour est ressuscité des morts, est 
monté aux Cieux, est assis à la 
droite de Dieu le Père Tout-puis- 
sant, d'où il viendra juger les vi- 
vans et les morts. 

Je crois au Saint-Esprit, la sainte 
Eglise Catholique, la Communion 
des Saints, la rémission des pé- 
chés, la résurrection de la chair, 
la vie éternelle. Ainsi soit-il. 



plena» 
ledicta 
jnedic- » 
tui, J^: 

ter Dei) 

:oribus 

[is nos^i 

;T 



'atreni 
toretri 



:h 



pi 



Xi 



Prière pour demander r Esprit de componction. 



.Adorabli&'J(çsu» ! je vous. considère élevé sur la crohti.à lâqueiïë vô- 
tre amour vous a attaché pour le salut de tous les hommes, et pour le 
mien en particulier. Je me représente votre sang coulant de toutes 
J es parties de votre corps, jusqu'à la dernière goutte; et considérant 
q^ue vous sacrifiez votre vie pour faire notre paix avec votre Père, et 
satisfaire à la rigueur de sa Justice, j'admire d'une part l'excès de vo* 
.tre bonté, et de l'autre, je me trouve confus, de ce qu'au lieu de répon- 
dre à votre amour par le mien, j'ai commis tant de crimes contre votre 
adorable Majesté. Une ingratitude si noire m'ôterait, mon Dieu, la 
confiance d'en obtenir le pardon, si la croix où vous me donnez un 
témoignage si sensible de votre amour, n'était pas le Trône de votre 
grâce et de votre miséricorde. Je sais, ô Bonté infinie, que vous ne 
vpulez pas la mort du pécheur, mais que vous souhaitez lui donner la 
vie, pourvu qu'il se convertisse, et qu'il fasse pénitence. Mais parce 

D 



(50) 

que la conrersion dei pécheurs est Teffet de votre grâce toute-puissanter 
je vous conjure de me donner l'esprit de componction : donnez des 
larmes à mes yeux, pour pleurer amèrement mes péchés, et pénétres 
mon cœur d'une vive douleur de vous avoir offensé. 

Prière pour obtenir le pardon de ses péchés, 

G RAND Dieu ! faites miséricorde à ce pauvre pécheur, confus et pé- 
nétré de douleur de ses crimes. Ne vous souvenez point des péchés 
de ma jeunesse, ni des infidélités que j'ai commises, mais souvenez- 
vous de votre bonté, et de ces miséricordes que vous avez fait paraître 
en tout temps. Jettez les yeux sur votre Fils livré à la mort pour l'- 
amour de moi, et rendez-vous attentif à la voix de ses larmes et de 
son sang répandu pour mon salut. Ayez pitié de moi, mon Dieu, se- 
lon l'étendue de votre miséricorde; effacez mes péchés, et purifiez- 
moi tellement de mes crimes, qu'il n'en paraisse jamais rien qui puisse 
irriter votre justice et votre indignation contre moi. Le cœur brisé 
de douleur est le sacrifice que vous demandez pour désarmer votre 
colère ; ne méprisez donc pas , ô mon Dieu ! le cœur contrit et hu- 
milié de ce misérable pécheur. Rendez-moi, Seigneur, la pureté du 
cœur, et renouvelez dans mon âme, l'esprit de droiture et de justice. 
Donnez-moi aussi la joie de votre assistance salutaire, et fortifiez-moi 
' par votre Esprit Saint, afin que désormais je sois fidèle à l'observation 
de vos saints commandemens, (^ le je vous aime de tout mon cœur, et 
que je sois dans la disposition de mourir, et de souffrir tous les maux 
iniagipables plutôt que de vous, offenser jamais. 

Prière qui renferme toutes les demandes qu*il Jautfairê^ à Dieu dons U 

temps du Jubilé, 

Accordez^nous,' Dieu Tout-puissant, toutes les grâces que l'Eglise 
vous demande en ce saint temps du Jubilé. Ratifiez dans le Ciel l'- 
indulgence plénière que Notre Saint Père le Pape votre Vicaire, nous 
accorde sur la terre. Versez sur sa personne vos plus saintes béné- 
dictions, afin qu'il gouverne avec sagesse et seloa vos saintes lois, le 
troupeau que vous avez confié à ses soins. Donnez votre grâce à tous 
les Pasteurs qui gouvernent avec lui votre Eglise. Répandez en par- 
ticulier vos lumières sur notre Evéque. Bénissez et conservez la 
personne de notre Roi, donnez la prospérité à son Empire. Etablis- 
sez la paix entre les Princes Chrétiens, pour le bi^n et la défense de 
l'Eglise votre Epouse. Faites, Seignt r, qu'elle s'étende par tout 1*^ 



(SI) 

TJnirers, et que votre nom soit sanctifié sur toute la terre, comme il 
l'est au Ciel. Etouffez les hérésies qui combattent la vérité que vous 
lui avez confiée, et dissipez les schismes qui divisent les Chrétiens, 
afîn qu'après vous avoir servi fidèlement en unité d'esprit et de cœur, 
nous puissions en recevoir la récompense dans le Ciel. Ainsi soit-iL 

Pour demander l'intercession de la Sainte Vierge, 



SuB tuum praesidium confu- 
gimus, sancta DeiGenitrix: 
nostras deprecationes ne 
despicias in nccessitatibus ; 
sed à peâculis cunctis li- 
béra nos semper, Virgo glo- 
riosaet benedicta. 

V. Ora pro nobis, Sanc- 
ta Dei genitrix. 

R. Ut digni efficiamur 
promissionibus Christi« 

OREMUà. 

Concède, misericors De- 
us fragilitati nostrae praesi- 
dium: ut qui sanctae Dei 
Genitricis memoriam agi- 
mus, intercessionis ejus aux- 
ilio à nostris iniquitatibus 
resurgamus. Per eumdem 
Christum Dominum nos- 
trum. Amen. 



Naus nous mettons sous votre pro- 
tection, sainte Mère de Dieu : ne 
méprisez pas les prières que nous 
vous adressons dans nos besoins ; 
mais obtenez-nousia délivrance de 
tous les dangers auxquels nous 
sommes sans cesse exposés, d 
Vierge comblée de gloire et de bé* 
nédiction. 

V. Sainte Mère de Dieu, priei 
pour nous. 

11. Afin que nous soyons faits 
dignes des promesses de Jésus- 
Christ. 

PRIONS* 

O Dieu ! qui êtes toujours miséri- 
cordieux, soutenez notre faiblesse ; 
et comme nous célébrons la mé- 
moire de la Sainte Mère de Dieu, 
faites que par le secours de son 
intercession, nous nous relevions 
de nos péchés, par le même Jésus- 
Christ, notre Seigneur, ' Ainsi 
soitîL 



I 






I 






il; 
Vf 



.V . 



ii'î 



p. 



( 52 ) 

Ppwr /a rémission des péchés, 

PSAUME $0, 



Ayez pitié djS mpi, mon Dieu, se- 
lon l'étendue dé votre miséricorde. 



£t effacez napn . iniquité) selon 
la grandeur et la muliitùde de vos 
bontés. 

X^avez-moi de mpn iniquité 4^ 
plus en plus, «et purifiez moi de 

' Çw i© reCPPQftis mon iniquité : 
et ma faute est toujours, présente 
i. WPS yeux. 

.. iCfet <î9nj;i'e YPU8 seul que j*ai 
péché ; j'ai commis le mal .eu vo- 
tre présence ; pardonnez-moi, a- 
fin que vous Ao^pz, j^connu fidèle 
dans vos {M'omesses, et irréprocha • 
ble en , yps jugemens. 

Vous Jiavez qi^e^ j^ai été engen- 
dré di^ns^ l'înîquiiié,, ^et que ma l^^ère 



•Ypy% VPUÏie»,que l'pn soit à vous 
du fnndducQSur, et vpqs m'avez in. 
struit des mystères de votre sa- 
gesse. 

Purifiez-moi donc avec l'hyssope 
et alors je serai pur ; lavez-moi, et 
je deviendrai plus blanc que la 
neige. 

Faites-moi entendre unp parole 



Miserere meî, Deus; se- 
cundùmmagnam misericor- 
diam tuàm. 

Et secundùm multitudi- 
nem mesirationum tuarum ; 
dele iniquitatem meam. 

Apipliùs lava me ab ini- 
quitate mea ; et à peccato 
meo munda me. 

Quoniam iniquitatem 
meam ego cognosco ; et 
peccatum meum contra me 
est semper. 

/Tibisoli pecçavi, et ma- 
lum coràm te feci ; ut jus- 
tifiçeris in sermonibus tuis : 
et vincas cumjiidicari^. 

Eccè enim in ipiquitati- 
bus concçptiis sum ; . et in 
peçcatis concepit me matef 
mea. 

Eccè enim Yëritatem di- 
lexisti ; incerta 0t occulta 
sapientiae tuae manifestasti 
milii. 

Asperges me hyssopo, et 
mundabor; lavabis me, et 
super nivem dealbabor. 

Auditui meo dabis gau- 



! ! i :! 

. 1.;: ■• 



(53) 



se- 



diuih et laetitiam ; et exul- 
tabunt ossa humiliata. 

Averte faciem tuam à 
péccatismeis; etomnesini- 
quitates meas dele. 

Cor mundum créa in me, 
Deus, et spiritum recttim 
innova in visceribus meis. 

Ne projicias me à facie 
»tuâ; et Spiritum sanctum 
tuum ne auferas à me. 

Redde mihi laetitiam sa- 
lutaris tui ; et Spiritu prin- 
cipali confirma me. 

Dôeebb iniquos vias tuas; 
et impii ad te convertentur. 

Libei'a me de sânguini- 
'6lls,Dèus Deus sàlutismeae; 
et exultabit lingua mea jus- 
titiain tuam. 

Domine, labia riiea ape- 
ries ; et os meum annunn^ 
bit laudem tuam. 

Qûoniaiti si voluisses sa- 
crificium, dedissem utiquè ; 
holôCaûstis non delectabe- 
ris. 

Sàcrificium Déo spiritus 
' contribulatus 4 cor contri- 
tum et humiliatum, Deus, 
non despicies. 

Bénigne fac, Domine, 
in bonâ voluntate tnâ> Si- 



die consolation et de joie, niëii o9 
que voua avez brisés; tressailleront 
d'allégt-essé. • • 

Détournez vos yeuk fiàut h0 
plus voir mes offenses; et eïïàttt 
tous mes péchés. i 

Créez en moi un c(OT''piàif'f'ft 
rtnon' Dieu, et renouvelez au fbnd 
Ik mes entrailles l'esprit dé droit- 
ure et de justice. 

Ne me rejetiez pas de votre ;pré- 
sence, et ne retirez pas de moi.vQr 
tre Esprit Saint., 

Rendez-moi la joie de votre as- 
sistance salutaire, et fortifiez-moi 
par votre Esprit souverain. 

J'apprendi^r vos voies aux pé- 
cheurs, et leff impies se converti- 
ront à vous. ;* 

4 

O Dieu, ô Dieu moii Sauveu]^ 
délhrrez moi dés peines que méii- 
tent mes actions sahgainajres; et 
ma langue publiera avec joie r votre 

jUfetice. -: » : A .0; . 

Seigneur, vous ouvrirez mes lè- 
vres, et ma bouche ahibncèra vos 
louanges. 

Si vous aimiez les sàcrifices> je 
vous en offrirais, mais les holocaus- 
tes ne sont pas ce que vous deman» 
dez. 

Le sacrifice que Dieu demande, 
est un esprit pénétr'é de douleur, 
vous ne mépriserez pas, ô inon 
Dieu, un coeur contrit et hubilié. 

Par un effet dé votre bmiÊi, 
Seigneur, répandez vos bénédic. 



Èil 



(54) 






tiong sur Sion, et bâtissez les murs 
de Jérusalem. 

Vous agréerez alors les sacri- 
fices de justice, les offenses et les 
holocaustes ; alors on vous oifrk'a 
des victimes d'action de grâces sur 
votre autel. . 

Gloire soft au Père» au Fils, e 
au Saint Esprit. 



 



Et qu'elle soit telle aujourd'hui, 
et toujours, et dans les siècles des 
siècles, qu*elle a été dès le com- 
mencement. Ainsi soit il, 



on ; ut œdificentur mûri 
Jérusalem. 

Tune accèptabis sacrifi- 
cium justitiœ, oblationes et 
holocausta : tune imponent 
super altare tuum vitulos. 

Gloria Patri, et Filio ; 
et Spiritui Sancto. 

Sicut erat in princîpio et 
nunc et semper ; et in sœ^ 
cula sœculorum. Amen, 



TRAIT. 



Sbioiteur, ne nous traitez pas se- 
lon nos péchés; et ne nous punis- 
sez pas selon nos iniquités; Sei- 
gneur, oubliez nos iniquités passées; 
que vos miséricordes se hâtent de 
nous prévenir, parce que nous 
sommes réduits à une extrême mi- 
sère. Assistez nous, ô Dieu notre 
Sauveur; i^ Slivrez-nous, Seigneur^ 
pour la gloire de votre nom ; et 
pardonnez-nous nos péchés, à 
cause' de votre OQm* 



y. Faites-nous sentir, Seigneur, 
les effets de votre miséricorde.' 

R. Et accordez-Dov.s votre as- 
liitance salutaire. 



Domine, non secundùm 
peccata nostra, facias nobis, 
neque secundùm iniquitates 
nostras rétribuas nobis. Do- 
mine ne memineris iniqua- 
tatum nostrarum antiqua- 
rum ; cito anticipent nos 
misericordiœ tuœ, quia pau- 
pères facti sumus nimis. 
Adjuva nos, Deus salutaris 
noster : et propter gloriam 
nominis tui, Domine, libé- 
ra nos, et propitius esto 
peccatis nostris propter no- 
men tuum. 

V, Ostende nobis. Do- 
mine, misericordiam tuam. 

R. Et salutare tuum da 
nobis. 



(65) 






OREMUS. 

Deus, cui propriam est 
misereri, semper et par- 
cere : suscipe deprecatio- 
nem nostram, ut nos et 
omnes famulos, tuos, quos 
delictoirum catena oonstrin- 
git, miseratio tuœ pietatis 
clementer absolvat. 

ExAUDi, quaesumus, Do- 
mine, supplicum preces et 
confitentium tibi parce 
peccatis ; ut pariter nobis 
indulgentiani trîbulas ben- 
ignus et pacem.^ 
Ineffabilem i nobis,- Dom- 
ine, misericordiam tuam 
clementer ostende ; ut si- 
tnul nos et à peccatis om- 
nibus,^^ exuas, , et à pœiiis 
quas pro his meremur, eri- 
pias. 

Deus, cujus misericordiae 
est, peccatorum quas dimit 
tis pœnitentiam condignam 
et prœcipere nobis districtè 
quam possumus, et quam 
non possumus, condonare 
clementer: spiritum à te 

f)asnitentia3 te indulgentiœ 
argitatem deposcimus sup- 
plices, at que pœnitentibus, 
opsrantibus, rogantibus in 



PRIONS. 



O Dieu, qui par une bonté qui 
vous est propre, avez toujours pi- 
tié des misérables, et faites grâce 
aux pécheurs ; recevez nos hum- 
bles prières, et daignez, par votre 
miséricorde, nous remettre nos of- 
fenses, et à ceux qui sont malheu- 
reusement engagés dans les liens 
du péché. 

Exaucez, s'il vous plaît. Seigneur, 
les prières de ceux qui vous sup- 
plient, pardonnez les péchés de 
ceux qui savotient coupables; et 
accordez -nous en même temps, 
par votre bonté, Tlndulgence et la 
paix. 

Faites éclater sur nous. Seigneur, 
votre clémence et votre miséricor- 
de ineffable, en nous délivrant en 
même temps de tous nos péchés et 
des peines qu'ils méritent. 



O Dieu, de lamiséricorde de qui il 
est d'exiger de nous toute la péni- 
tence que nous pouvons faire des 
péchés que vous nous pardonnez, 
et de nous remettre avec bonté 
celle que nous méritons, et que 
nous ne pouvons pas faire ; nous 
vous supplions de nous accorder 
l'esprit de pénitence et la grâce de 
l^Indulgence ; nous vous supplions 
de recevoir notre pénitence, nos ef- 
forts nos prières, a a^éer les prières 
de vo» saints, et de ratifier ce que 



56 ) 



!= 



Il 



vos Prêtres font sur la terre pour 
supléerà ce qui nous manque ; nous 
le demandons par Jésus Christ, no- 
tre Seigneur. Ainsi soit .il. 



acceptum referre quod tuî 
pro nobis petimt sancti, et 
Sacerdotes faciunt : Per 
Christum Dominum 
trùm. Amen. 



nos- 



' Pour rEglisejpouf N. S. P. le Pape, et Mgn VEvêçue. 

PSAUME 79. 



Vous qui êtes le Pasteur d'Israël, 
écoutez nos.prières ; vous qui con- 
duisez Joseph comme on conduit 
un troupeau par les montagnes. 

2. Vousl avéss établi votre Trône 
sdr les Chérubins, faites éclairer vo- 
tre gloire devant Ëphraïm, devajit 
Benjamin et devant Manassê. 

3. Faîtes paraître votre puis- 
sance, et venez pour nous sauver. 

4. O DieUf adcordez^nous les 
grâces dont nous avons besoin 
pour nous convertir à vous ; re- 
gardez-nous favorablement et nous 
serons sauvés. 

5. Seigneur Dieu des armées, 
jusqu'à quand vous iriterez-vous 
contre la prière de votre serviteur. 

6. Jusqu'à quand nous nourri- 
rez-vous d'un pain de douleur, et 
jusqu'à quand nous ferez vous 
boire avec tant d'abondance l'ejau 
de nos larmes. 

7. Vous nous avez mis en butte 
voisins, et nos ennemis se 

sont moqués de nous avec insulte. 





à nos 


! ■ 

■ ■' é ' 


sont E 

* 


\^m 


* 


' é 




nfe 





Qui régis Israël, intende ;' 
qui deducis velut ovem Jo- 
seph. 

â. Qui sedes super Che- 
rubim, manifestare coràm 
Ephraîm, Benjamin, et Ma- 
nassê. 

3. Excita potentiam tu^ 
am, et veni, ut salvos facia* 
nos. 

4. Deus,' converte nos: 
et ostende faciem tuam, et 
salvi erinius. 

5. Domine, Deus virtu- 
tum quousquè irasceris su^ 
per orationem servi tui, 

6. Cibabis nos pane la- 
crymarum ; et potum dabis 
nobis in lacrymis, in men- 
surâ. 

7. Posuisti nos in contra-^ 
dictionem vicinis nostris : 
et inimici nostri-aubsanna* 
.verunt nos,. -,- 



t . cec 



C 57 ) 



irtu- 
[s su-- 

la 

11. 

te la- 

[abis 

imen- 

ntra- 

I "^ 

itris : 
ina-i 



8. Dôus vîrlutum, côn- 
verte noâ ; et ostende fa- 
ciem tuam, et salvi erimus. 

9. Vineam de ^gypto 
transtulisti : ejecisti gen- 
tes, et plantàsti eam. 

10. Dùx itineris fuisti 
in conspectu ejus : plantàs- 
ti radiées ejus, et implevit 
terram. 

11. Qperuit montes um- 
bra ejus:. et arbusta ejus 
cedros Dei. . , 

là. Extendît palmites 
suos osque, ad mare: et 
usque aidflafrten propagines 
ejus, 

13. Ut quid dèstruxisti 
maceriatn ejus : et vinde- 
miant eam omnes, qui prae^ 
tergrediuntur viam. 

14. Exterminavit eam 
aper de silvâ : et singularis 
ferua depasttta est eam. 

15. Deus virtutum, èon- 
vertere : respice de Cœlo, 
et vide, et visita vineam is- 
tam. ' 

16. Etperfice eam, quam 
pîantavit dextera tua: et 
super filiura huminis, quem 
confîrmasti tibi; 



.-iiî'.'. 



8",' Dieu des armées, convertis^, 
sez-noùs: montrez- vous à nous, 
et nous serons sauvés. 

9. Vous avez transpoi-té votre 
vigne de l'Egypte ; tous avez chas- 
sé les nations et vous l'avez plan- 
tée dans leurs terres. 

10. V buis lui avez montré le 
chemin en marchant devant elle, 
vous lui avez fait pre&dré racine, 
et elle a rempli la terre. 

11. Son ombre a coui^eft les 
plus hautes montagnes, et ses 
branches se sont élevées jusques 
sur les cèdres de Dieu. 

12. Elle a étendu ses branches 
jusqu'à la mer, et ses rej^ttons jus- 
qu'au âeuve. 



• 13. Pourquoi avez-vous rompa 
sa haie? Pourquoi souffrez* vous 
quelle soit exposée au^pillage des 
passans. 

14. Le sàngHer dé la forêf Ta. 
ravagée, et elle a servi de pâtu- 
rage à une bête sauvage et cru- 
elle. 

15. Dieu des armées, tournez- 
vous, vers nous, regardez du Ciel» 
voyez^cette vigne et visitez-la. 



16. Rendez parfaite celle que 
votre main a plantée; etjettez les 
yeux sur le fils de l'homme que 
vousavezi établi pour être toujour| 
à vous. 



«r 



( M ) 



1 



m 



i4 



i. 



17. Bile a été brûJée et arra- 
^ée ; ils périront par les traits de 
votre colère. 

18. Protégess de votre bras 
rhomme de votre droite : le fils de 
riiomme que vous avez établi pour 
être toujours à vous. 

19. Et alors nous* ne nous re- 
tirerons plus de vous, vous nous 
donnerez la vie et nous invoque- 
rons votre Nom. 

20. Seigneur Dieu des armées, 
faites- nouft retourner à vous faites 
luire SOT nous votre visage et nous 
serons sauvés. 

Gloire soit au Père, &c. 

Ant, — Je vous dis que vous êtes 
Pierre, et sur cette pierre je bâti- 
rai mon Eglise ; et les portes de 
Fenfer ne prévaudront pas contre 
elle. 

V. Que la grâce et la paix so- 
ient données à l'Eglise de Dieu»;. 

r R* Et à tous ceux qui invoquent 
le nom de notre Seigneur^ Jésus- 
Clvisten tout lieu. . 



17. Incensa igni, et suf- 
fossa : ab increpatione vul- 
tûs tui peribunt. 

18. l'iat manus tua su- 
per virum dexterae tuœ : et 
super filium hominis, quem 
confirmasti tîbi. 

19* Et non discedimus 
à te, vivificabis nos : et 
nomen tuum invocabimus. 

20. Domine, Deus vir- 
tutum, couverte nos : et 
ostende faciem tuam,. et 
salvi erimus. 

Gloria Patri, &c. 

Ant.-^Ega dico tibi quia 
tu es Petrus, et super hanc 
petram œdificaboËccleçiam 
meam ; et pprtae inferi non 
prœvalebunt adversùs eam. 

V« Gratia et pax Eccle- 
siae Dei. 

R. Cum omnibus qui in- 
vocant nomen Domini nos- 
tri Jesu Christi in omni 
loco. 



Pauri' Eglise. 



PRIONS. . 

Laissez vous fléobiri' Seigneur^ 
aux prières de votre Eglise, et 
faites la triompher de tous les 
tnaux qui l'affligent, & de toutes 



OREMUS. 



EccLESise tuœ, quœsumus, 
Domine, precea placatus 



fea erreurs qui l'attaquent^ afinjadmitte: ut destructis ad^ 



• • 



li,. : 



( S9 ) 



et suf- 
le vul- 

[la su- 
[lœ: et 
, quem 

^dimus 
18 : et 
bimus. 

as vir- 
3S : et 
nxy, et 



bi quia; 
;r hanc 
Je§iam 
3ri non 
LS eam. 
E.Gcle- 

qui in- 

ni nos- 

omni 



sumus, 
acatus 
;tiô ad- 



versitatibus et erroribusl qu'elle vous serve dam une pleinr 
universis, securâ tibi servi- * ^^^^^^ hberté. 
at libertate. 

Pour N, S.P, lé Papei 



O Dieu, qui êtes le Pasteur & le 
Conducteur de tous les Fidèles, re- 
gardez d'un œil favorable votre 
serviteur Léon que vous avez voulu 
être le Pasteur et le Chef de votre 
Eglise; faites, par votre grâce, que 
sa parole et son exemple soient 
profitables, à ceux sur lesquels il a 
autorité ; afin qu'il puisse arriver à 
la vie éternelle avec le troupeau qui\ 
lui est confié. 



Deus> omnium fîdelium 
Pastor et Rector, famulum 
tuumLeonem quem Pasto- 
rem Ecclesiae tuae prœesse 
voluisti, propitiùs respice : 
da ei, quœsumus, verbo et 
exemplo quibus prœest pro- 
ficere, ut ad vitam unà 
cum grege sibi crédite per- 
veniat sempitemam. 

Ppur Monseigneur TEvêque^ 

Deus, qui populis tuis in-! O Duo, qui veiller sur tospeu- 
dulgentiâ consulis et amore' P''« "'''"= '"'"'" 'f l"* '^f 8°"»="- 

1 *'. . 1^ . •/> . . i nez avec amour, donaez 1 esprit de 

dommaris, Pontinci nostro 
Bernardo Claudio, cui de- 
disti regimen disciplinae, 
da spiritum sapientiae: ut 
de profectu sanctarum ovi- 
um fiant gaudia alterna 
Pastoris. Per Christum, 
&c. 



sagesse a Bernard Claude, notre 
Ëvêque, à qui vous ave^ confié le 
soin de notre conduite, afin que 
l'avancement des saintes brebii^- 
fasse la joie éternelle du Pasteur*^ 
Par notre Seigneur, &c^ 



Pour le RoL 
PSAUME 19. 



Ex AUDI AT te Dominus in 
die tribulationis ; protegat 
te nomen Dei Jacob. 



Q0E le Seigneur voua exauce «u^ 
jour de Taffliction ; que le nom du 
Dieu de Jacob vous défende* 



(60) 



II 



ï. ■ ^ 

ma 






n (1 



1? 



Qu^îl vous envoie son secours du 
haut de son sanctuaire, et son as- 
. listance de Sion. 

Qu'il se souvienne de tous vos sa- 
crifices, et qu'il rende votre holo- 
. causte digne de lui. 

Ciu*il vous donne tout ce que 
votre cœur désire, et qu'il accom- 
plisse tous vos desseins. 

Nous noufe: jéjouirions àe la pros- 
tection que voua recevrez; nous 
nous en réj^ouirons au nom du Sei- 
gneur, et nous lui rappoiteroiis la 
gloire de Vos succès. 

Que le Seigneur vous accorde 
toutes vos demandes ; je saisdès à 
;; présent que le Seigneur sauvera sôtt 
Christ. 

in'exaiieera dû ciel qui est>son 
sanctuaire ; il déi>loiera, pour lè 
soutenir, la fdrce de son bras tout- 
puissant. •' 

Que nos ennemis mettent leur 
confiance dans leurs chariots et dans 
ieurs^hfevanx; pour nous nousin- 
' voquerons Je nom du Seigneur no- 
tre Dieu. 

jIIs ont été abattus . et ils sont 
tombés ; pour nous, nous nous 
sommes relevés et nous demeurons 
fermes. 

Seigneur, sauvez le Roi ; et 
daignez nous exaucer' au jour que 
nous vous invoquons. 

Gloire soit au Père, &c. 



Mittat tibi aiïxîlium dé 
satîcto ; et de Sioti tueàtui* 
te. 

Memor sit omnis sacri- 
ficii tui, et holocaustum tu- 
um pingue fiât. 

Tribuat tibi secutidûm 
cor tuuîn, et omne consili- 
um tuum coufirmet. 

Laetabimur in salutâri 
tuo, et in nomine Der noâ- 
tri magnificabimurj 



Impkat Dominas pmneg 
petitiones tuas ; nunc cog- 
novi quoriiam salvum fecit 
Dominas Christimi' suurfi. 

Exaudiet illum de cœlô 
sancto suo : in potentatibus 
salua dexterae ejus, 

Hi iri cartibos, et hi in 
equis ; nos atitem in nôitii^ 
ne Domini Déinostri invo- 
cabimus. 

Ipsi obligatr sunt et ce- 
ciderunt; nos autem sur- 
reximus, et erecti sumus. 

Domine salvum fac Re- 
gem, et èxaudi nos in die 
quâ invocaverimus te* 



Qua 
Deui 

gius 

mise 

^gubc 



Gloria Patri, &c. 



(61 ) 



Ant.— Domine Deiis, tu 
regnare fecisti servum tu- 
ùm ; dabis Regituo cor do- 
cile, sapîentiam et intelli- 
gentiam. 

y. Dies super dies Ré- 
gis, adjicies. 

R. Permaneat in œter- 
num in conspectu tuo. 

Oremus. • 
QuaesuMUs, Omnipotens 
Peus, ut famiilus tiiusGeor- 
gius Rex noster, qui tua 
inisenitione suscepit regni 
gubernacula, virtutum eti- 
am Qnwiium percipiat incre- 
menta ; quibus decenter 
ornatus vitiorum monstra 
devitare, hostes superare et 
ad te qui via, veritas et vi- 
ta es, gratiosus valeat per- 
yenire. Ber Christum Do- 
minnm nostrqm. Amen. 



^n/.— Seigneur Dieu, c'est vous 
qui avez mis votre serviteur sur le 
trône*; vous donnerez au Roi vo- 
tre serviteur un cœur docile, la sa- 
gesse et rintelllgence. 

V. Vous ajouterez des jours aux 
jours du Roi. 

R. Qu'il subsiste éternellement 
en votre présence 

PRIONS. 

Dieu Tout-puissant, nous vous sup- 
plions que George yotre serviteur 
et notre Roi, qui par votre misérir 
corde a pris la conduite de ce' 
Royaume, croisse en toutes sortes 
de vertvs : afin qu'en étant sainte^ 
ment orné, il puisse éviter tous les 
vices comme autant de monstres, 
être victorieux de ses ennemis, 
vous plaire, et arriver jusqu'à vous 
qui êtes la voie, lavérité et la vie. 
Par Jésus Christ notre Seigneur. 
Ainsi soit-il. 



Pour demander à Dieu la conservation de Vunion et de la paix entre 

les Princes Chrétiens. 

' PSAUME 121. 



LaeTATUs sum in his quae 
dicta sunt mihi ; * in do- 
irum pomini ibimus. 

Santés erant pedes nos- 
tri : * in atriis tuis Jerusa- 
lem. 



J'ai été au cotnble de la joie, 
lorsqu'on m'a annoncé que nous 
irions dans la maison du Seigneur. 

Nous établirons donc notre de- 
meure dans l'enceinte de tes mu- 
railles, ô Jérusalem. 



( 62 1 



i> ) 



I) h 






I|-- 



m 






<,i 



SI 









Jërutalera est une ville dont 
toutes les parties sont unis entr*- 
elles, et se rapporte à l'unitC*. 

Car toutes Icslribus, toutes les 
tribus 4a Seigneur y viennent 
comme les témoins et les députés 
d'Israël, pour louer le nom du 
Seigneur. 

C'est-là que sont établis les tri- 



Jerusalem quac aedifica- 
tur, ut civitas, • cujus par- 
ticipatio ejus in idipsum. 

III lie enim ascenderunt 
tribus^ tribus Domini ; • 
testimonium Israël ad con- 
fitendum nomini DooiinL 

Qnla illic sederunt sedes 



bunaux,, pour rendre la justice ; in judicio, # sedeS SUper 
G est là qu est le trône de la mai'» • *' ■ > • V * 



qu 
•on de David. 

Demandez la paix pour Jérusa- 
•lem; que ceux qui l'aiment, ô cité 
«ainte, jouissent de Y bondance. 



Que la paix soit dans tes forte- 
resses, et l'abondance dans tes 
.tours. 

Pour l'avantage de mes frères et 
^e mes amis, je demanderai tou- 
jours que tu SOIS en paix. 

En eoosidération de la maison 
du Seigneur notre Dieu, je ferai 
des vœux pour toi. 

Gloire «oit au Père, au Fils, et 
«u Saint-Esprit. 

Et qu'elle soit telle anjourd'hui, 
et toujours, et dans les siècles des 
siècles, qu'elle a été dès le corn- 
^mencement. 

Ainsi soit-iL 



doilium David. 

Rogate quce ad pacem 
sunt Jérusalem ; « et a- § 
bundantia diligentibu« te* 

Fiat pax in yirtute tuâ ;• 
et abundantiâ in turribut 
tuis. 

Propter fratres meos, et 
proxiaios nios, • loqu^Mir 
pacem de te. 

Propter domum Domina 
Dei nostri, • quœsivi bona 
tiW. 

Gloria Patri, et Filio, et 
Spiritui Sancto. 

Sicut erat in principio et 
nunc et seiiper, et in sœ- 
cula saeculornnu Amen* 



sedifica- 
ijus par- 
dipsum. 

mderunt 
mini ; • 
ad con- 
DominL 

nt sedes 
es super 



pacem 
« et a- 9 
ibu« te. 

te tuâ ;♦ 
turhbut 

meo9, et 
ioquebar 

Dominr 
Lvi bona 

Filio, et 



rïcipio et 
tin sœ- 
Amen. 



(63) 

Pour tUmander le ieeours de Dieu dans les nécessités présentes dee 

peuples, 

PSAUME 122. 



Ad te levavi oculos mcos, 
qui habitas in cœlis. 

S. Eccè sicut oculi ser- 
vorum, in manibus domi- 
norum suorum. 

S. Sicut oculi ancillas in 
manibus Dominae suœ : ità 
■oculi nostri ad Doininum 
Deuin nostrum, donec mi- 
sereatur nostri, 

4. Miserere nostri, Do- 
mine, miserere ûostri : quia 
multùm repleti sumus des- 
pectione. 

5. Quia multùm repleta 
est anima nostra : oppro- 
brium abundantibus et des- 
pectio «uperbis. 

Gloria Patri, &c. 

Ant. — Non in justifîcati- 
onibus nostrisprosternimus 
preces antè facieni tuam, 
Domines sed in miseratio- 
nibus tuis multis. 

V. Benedicat nos Deus, 
Deus noster j benedicat 
nos Deus, 



J'ai élevé mes yeux vers voua^ 
ô mon Dieu, vous qui avez établi 
dans le Ciel votre principale de- 
meure. 

2. Comme les yeux des servi- 
teurs fidèles sont attentifs à l'or- 
dre qui vient de la main de leurs 
maîtres. 

S. Comme une servante qui 
aime sa maîtresse a toujours les 
yeux ouverts pour découvrir co 
qu'elle désire d'elle : ainsi nos yeux 
regardent le Seigneur notre Dieu 
pour l'engager à jaous faire misé- 
ricorde. 

4. Ayez pitié de nous, Seigneur; 
ayez pitié de nous, car il y a bien 
longtemps que l'on nous acoablt 
d'injures et de mépris. 

5. Il y a long-temps que dans 
l'accablement de nos malheurt 
nous sommes l'objet de l'opprobre 
.des riches et du mépris 4et or^ 
gueilleux. 

Gloire soit au Père, &c. 

Ant, — Nous nous prostemona 
devant vour, et nous vous présen- 
tons nos prières, Seigneur, non en 
nous appuyant sur notre justice et 
sur nos bonnes œuvres, mais rem- 
plis de confiance en votre miséri- 
corde qui est infinie* 

V. Que Dieu, que notre Dieu 
nous bénisse, que Dieu nous com- 
ble de ses bénédlctiotia. 



( 64) 



, R. Qu*il répande sur nous la lu- 
tnfère de son visage, et qu'il ait 
pitié de nous. 

PRÎONS. 

O Dieu, qui êtes notre refuge dans 
nos peines, notre force dans nos 
fàibte^es, notre secours dans les 
tribulations, notre consolation dans 
les pleurs : accordez à votre peu- 
ple, qu'étant délivré de toute ad- 
versité, il ressente les effets de vo- 
tre miséricorde. Par Jésus-Christ 
notre Seigneur. Ainsi sôit-il. 



R. lUuiiiiiict vuJittLra su- 
per nos, et iiiisereatur nos- 
tri. 

GREMUS. 

Deus, nostrum refugiuni 
in laboribus, virtiis in infir- 
mitatibus, adjutorium in tri- 
bulationibus solamen in fle- 
tibus ; concède populo tuo, 
ut ab omni adversitate libe- 
ratus in tuâ miseratione 
respiret. Per Christum 
Dominum nostrum. A- 
men. 



3- 



'il 



M 



Prières particulières pour les Stations, et qui pourront 

êtxe chantées aux Processions, si elles ont lieu. 

• ■ • •" . » -■ 

Allant à la pxemïère Eglise, 
PSAUME 50. 

Mon l>ieu, ayez pitié de moi, &c. Miserere meî, Deus, &c. 
page 52. ipage52. ' • 

PSAUME 122. 

Jai élevé mes yeux, &c. page 63. Ad te levavi, &c. page QS. 

^wN .PRIONS. OREMUS. 

O Dieu, qui par une bonté qui r% ' 

vous est propre, &c. page 55. P^^»' ^^^ proprium est, 

&c, page 55. 

Il* faudra dire l'Antienne, le Verset et l'Oraison du 
PatrcHi de l'Eglise cù Ton sera. Ils sont indiqués 



lit 



(65) 



m su- 
r nos- 



Liguini 
i infir- 
in tri- 
in fle- 
lo tuo, 
;e libe- 
'atione 
ristum 
. .A- 



>urront 



'f- 



LS, &C. 



|ge 63. 
esti 

i 

m du 
liqués 



après les Psaumes marqués pour chacune des Eglisefs 
stationnales que Ton aura choisies pour faire les Visi- 
tes prescrites. 

Allant à la seconde Esîise. '- 



PSAUME 101. 

Domine, exaudi orationem 
meam, et clamor meus ad 
te veniat. 

Non avertas faciem tuam 
à me: in quâcumque die 
tribulor, inclina ad me au- 
reratuam. 

In quâcumque die invo- 
cavero te, velociter exaudi 
me. 

Quià defecerunt, sicut 
fumus, dies mei, et ossa 
mea sicùt cremium arue- 
runt. 

Percussus 'sum, ut fœ- 
num, et aruit cor meum; , . .,., , 

quia oblitus sumcomeclere KXnouS:' °""'' "* 
panem meum 



Seigmeur, écoutez nia prière! et 
que mes cris montent jusqu'à vous. 

Ne détournez pas votre visage 
de dessus moi; en quelque temps 
que je sois dans TaSlictioD, prêtes 
l'oreille à ma voix. 

En quel(|ue jour que je vous in- 
voque, bàtcz-vous de m'exaucer. 



Car mes jours se sont évOnoufs 
comme la fumée : et mes os se 
sont sôchés, comme du bois à de* 
mi consumé par le feu. 

Semblable à l'herbe fauchée, je 
suis tombé dans une extrême lan- 
gueur, \ 
prendre 



A force de gémir et de soupir- 
er, mes os tiennent à ma peau. 

Je suis devenu semblable ati 



A voce gemitûs mei ; ad- 
haesit os meum carni nieae. 

Similis factus sum peli- 
cano solitudinis : factus P^i^^?" ^^^ ^^^^f»"^^/. ^^ «" >i>o" 

, , . • j a 1 qu» n habite nue les lieux solitauret. 

sum aicut nycticorax, m d6- ^ ^ 

micilio. , 

Je passe In nuit sans dormir; 
et je me trouve caîwme un passe- 
reau qui est tout seul sur uu tûit. 



Vigilavi; et factus sum, 
sicut passer solitarius in 



tecto. 



£ 



i 



(66) 



!i^ 



M^ 



lis- 



» ),,- 



Tous les jours, mes ennemis me 

couyr^ot ^-ppprfJî^rcfîJ >t i^erux'qtti» 
fli^utttefpif, m^ comblaient delouan-» 
gies, mé chargent à présent d'im- 
précations. 

Je mange la cendre côinnié le 
pain ; et ce que je bois est arrosé 
de mes larmes. . i . i .. . 



Je sens le poids de votre colère 
et de votre indignation ; car, après 
m'aypir 4ley^rrTVQîi» ;#^'avç^ J)ri8é. 

Mes jours se sont écoules comme 
'l'ombré, et je suis devenu seu comme 
l'herbe. 

Pôuf voiis, Seigneur, vous de- 
meurez éternellétiierit; et la mé- 
moire de votre nom passera de siè- 
cle .esii sièjîl^,, 



.•■'*• *' j /">»■- f " ' 



K^i\ 



Vous -paraîtrez enfin, et vous 

., aurez pitié, de Slon ; , puisque le 

temps est venu d'avoir compassion 

.d'eJ^^ ce tempS' que* ;vp^ .iivez 

marqué vousrmjêipe. 

Car les pierres ^ de Sion sont 
chères à vos serviteurs, et ils s'atr 
tendrissent sur ses ruines. 

Les nations craindront votre 
nom, Seigneur, et tous les rois de 
la terré publieront votre gloire ( 

vOi- *•• i#^ lis* :~.J« ''. V» ' fi. ' i,.* ' ' 

'Lorsque vous aurez rebâti Sion, 
et que vous y aurez fait éclater 
Y^ti?Çi puissance. :r: 

Le Seigneura tourné ses regards 



Totâ die exprobrabant 
mihî' inimici mèi^ et \ui 
kiidâbànt me» adversùm 
mejurabant. ' • -^ 

QUià- «inerem tanquàum 
panem manducabam, et po* 
tum meum cum fletu mi3- 
cëbàm/-"-' ^'^^'^--^ .:^^--.. 

A: fecie irœ et indignatl- 
onis tuœ ; quià elevàns is^ 
lisisti me. ' " ^ * *; 

' Diës itiei sicut umbra 
] declitïavef ûnt 5 et ego," èî- 
cutfœnum arui. ' ' 

'Tu àutem, Domine, in 
aetemum pérmanes ; éf ipe- 
moriale tuum in generàtio- 
ném et geriëràtiôneihl' ^ 

' Tu exurgeris miisèrebe- 
ris Sion j qiifà f ëriipus riii- 
serendi eju3, quià vènil 
tempù5. 

Qudniam placuerunt ser- 
vis tùis rapides ëjus ; et 
terrae ejus miserebuntur. ^ 

%t timebunt gentes* ho- 
men tuum, Domine, et om- 
nés reges terrae gibriam tu- 
am ; 

Quia aedificavit Dominus 
Sion, et videbitur in gloriâ 
suâ. ^ ^•'' • ;■' ' 

Respexit in orationem 










y. ) 



(67) 



bant 

qui 

rsùm 

làum 
gtpo- 
i mU- 

gnati- 

US alr 

I.' *■ . 

ambtà 

50, si- 

ae, in 
étine- 
leratio- 

1. 

serebe- 
mà mi- 
vénft 

int ser- 
is; et 
itur. ^ 

tes no- 

etom- 

lam tU; 

)minus 
gloriâ 

Lonem 



ii 



hûtnilium; et non sprevit 
precem eorum. 

Scribantur haec in gene- 
ratione altéra : et populus 
q^ CFr^ab^i^if^ J^audabit Do- 

Qirià prospexit de excel- 
80 sancto suo; Dominus 
<lè cœlo in terrain aspexit. 

Ut audiret gemitus eom- 
peditorum, ut aolveret fili- 
ôs intçrrejnptorum ; 

Ut annu^ti^nfe in Sioo 
nopiîpn Domiîii» et laudem 
eju^j in t| erusalem. 

In, conyeniendo populos 
in unum, et reges, ut servi- 
aiit Do^iino. 

ï^espondit eî in yiâ vii:- 
tutis suae ; pauçitatem die- 
rum meorum nuntia mihi. 

Nç reyoces nie in dimi- 
dio dierum meorum : in 
generà|;ipnem anni tuL 

Initio tu, Domine, ter^ 
TQ^i iundasti : et opéra 
maiiuum tuarum sunt cœli. 



"ij 



sur la prière des humblei, et il n'a 
pas méprisé leurs demandes. 

Vos, merveilles, ô mojn Dieu» 
passeront jusqu'aux races Àitucesi ; 
et la postérité la plys ^loi^fiée 
en repéra la gloifeJi yot^e npm.^ 

Le Seigneur a regar(j[0 da Cbo^ 
de son sanctuaire ; il a daigné je« 
ter les yeux suc l^Jejr^, _, 

Poyr écouter les gémissemens 
des captifs, poyr tirer . dç,s ^iens 
ceux qui étaient condamnés :à l^ 
mort. 

Afin qu'ils célèbrent son nom 
danç S|iop, et qu'ils chantai set 
louange^ d[{u^sj(érus^jçm» 

Lorsque les peuples e^ ks rp^ 
se réuniront dans son ' enceinte, 
pour iiervir le Seigneur,. ^ 

Dans Tattente de vps jugemens 
ô mon Dieu, votre serviteur vous a 
dit r apprenez moi le peu de jpUlt 
qu'il me reste à vivre. 

Ne me retire? pas du monde au 
milieu de taa course: vos années 
dureront dans la suite de tous lei 
âges. 

Seigneur, vous avez créé la terre 
au commencement du monde, et 
les cieux sont l'ouvrage de voi 
mains. 



Ipsi peribunt : tu 2^item 
permanes. 

Et omnes, sicut vestim- 
entum, veterascent j et si- 



Ils périront: malt Vouadémeu- 
rerez. 



Ils vieilliront comme un vête- 
ment ; et veut leur ferez changer 



! 



(68) 



de forme» comme à un manteau; 



l! (' 



il- ^ 






i! 






il 



||1 \: 



m 



m 



- ! 



Pour vous, vous serez toujours 
ie même, et vos années ne finiront 

Les enfans de vos serviteurs au- 



cut opertorium, mutabis 
eos, et mutabuntur. 

Tu autem idem ipse es, 
et anni tui non déficient. 

Filii servorum tuorum 

ront enfin une habitation stable, et ihabitabunt; et semen eo- 
leur postérité subsistera toujours, . ' i i* • 

W votre présence. riim m saeculum dmge- 

Gloire loit au Père, &c. 

PSATO^E 31 
Heureux ceux dont les iniquités Beati quorum 



rum 
tun 

Gloria Patri, &c. 



sont effacées, et dont les péchés 
font pardonnes. 

• Heureux l'homme à qui le Seig- 
neur n^impute point de péchés, et 
dont l'esprit est exempt de dissi- 
'uiUlation. 

Tant que je ne vous ai point 
jB^Qué ma faute, j'ai poussé la nuit 
et le jour des cris, dont mes os ont 
été affaiblis. 

Mon péché me plongeait dans 
la dernière affliction: c'était pour 
moi une épine qui me causait les 
plus cuisantes douleurs. 



Enfin je vous ai confeissô ma 
&uto, et je ne vous ai point caché 
mon injustice. 

J'ai dit : il fRut que je confesse 
contre moi-même nies offenses au 
Seigneur ; et vous m'avez remis 
l'impiété de mon crime. 



remissfl? 
sunt iniquitates, et quorum 
tecta sunt peccata. 

Beatus vir cui non impu« 
tavit Dominus peccatum : 
nec est in spiritu ejus dor 
lus. 

Quoniam tacui, inveter- 
averunt ossa mea 5 dùm 
clamarem totâ die. 

Quoniam die ac nocte 
gravata est super me ma- 
nu3 tua ; conversus sum in 
aerumnâ meâ, dùm configi- 
tur spina. 

Delietum meum cogni- 
tum tibi feci ; et injustiti- 
am meam non abscondi. 

Dixi, confîtebor adver- 
sùm me injustitidm meam 
Domino: et tu remisisti 
impietatem peccati meL . 






tabif 

?e es» 
nt. 

orum 
1 eo- 

irige- 



missfl? 
iprum 

impu* 
atmn: 
us dor 

iveter- 
dùm 



«f; 



nocte 
e ma- 
sumin 
onfigi- 

cogni- 
justiti-» 
ndi. 
adver- 
meam 
misisti 
eu ^ 



Pro hâc 
nia sanctus ; 
opportuno. 



(69) 

ad te om- 
in tempore 



Verumtamen in diluvio 
9.quarum multarum, ad e- 
um non approximabunt. 

Tu es refugium meuiri 
à tribulatione, quae circum- 
dedit me : exultatio mea 
erutt me à circumdantibiis 
me. 

Intellectum tibi dabo, et 
instruam te in via hâc quâ 
gradieris : firmabo super te 
oculos meos. 

' Nolite fieri sicut equus 
et mulus» quibus non est 
intellectus. 

In chamo et fraeno max- 
illas eorum constringe, qui 
non approximant ad te. 

Multa flagella peccato- 
ris : sperantem autem in 
Domino misericordia cir- 
cumdabit. 

Laetamini in Domino, et 
exultatejusti, et gloriamini, 
omnes recti corde. 

Gloria Patri, &c. 



C*est ce qui portera tous les 
Saints à vous prier dans le tenopt 
propre à trouver miséricorde. 



Et lors même que les grandes 
eaux déborderont, elles n'arriveron 
pas jusqu'à lui. 

Vous êtes mon asile contre léi , 
maux qui me pressent ; 6 Dieu, 
qui êtes ma joie, délivrez-iàoi déf 
ennemis qui m*enviroi)nent, 



Je vous donnerai rintelligence» 
me dites- vous : je vous enseignerai 
le chemin où vou» devez marcher ; 
j'arrêterai mes regards sur vous. 



Ne devenez pan semblable âù 
cheval et au mulet, animaux sàiia 

intelligence. ..^i t^ 

Il faut que vous les reteniez avec 
le mord et la bridé, pour leb rendit 
dociles, et empêcher qu'ils n!é- 
chappent. . . 

Les afflictions préparées au pé- 
cheur sont en grand nombré^mais 
la miséricorde environnera celai 
qui espère dans le Seigneur. 



Justes, réjouissez-vous dans la 
Seigneur et tressaillez d'allégreste^: 
glorifiez-vous en lui, vous tolusqui 
avez le cœur droit. ; "w^ 

Gloire soit au Père, &c. 



(70) 



Si 



If i, 

V >" 

si ' 
^» , ■ 



m 



m 

m 



PRIONS, 



..( 



OREMUS. 

ËxAUDi, qusesumus, Co^ 
'mine, &c. page 55. 



AUant à la troisième Eglise, 



Seigneur^ ne ,inç reprene;; pas 
dài)8 yotrétiQ'ëjr^çt hè mè châtiez 
ù\dàhs votre colère. 



Ayez pïiiê Ût ttiéi; iSèi^èUf, 
parce que je suis faible ; guérissez- 
moi, Seigrieur, parce que mes os 
•ont ébmi^llâ. 

Mon ftmé «M agitée td^uH gtti^d 

troul^4 maàtyméf GeipiéHt^ jus;- 
qu'â quand ferez-vous durer cette 
épreuve ? 

Reventes à^mof;. Seigneur» et dé- 
Mw^^ 9H>n ^me ; aauves-moi, - à 
cause de votre miséricorde. 



€^ nul he te tôuviënt àé té^s 
pareil lêà morta : etquî vbtis Idue^ 
ra au fond du tombeau ? 



rJe m-éptiiiè à^ fôif Ce de gênïir ; 
je bààgne mon >lit de tâès bletrrs 
toute la nui^ et j#)e ^é^te de iiies 
larmes. 



. I^^ind^àAîdfii et là d^àleur bnt 
oliM9if«ri lifM ]fQtiJ^: fm vieilli au 
nilieu de tous meef ennemis. 



X - ■ 

Domine, ne in furore tua 
arguas me, liec^iie in ira tuâ 
GorripidS me. 

Miserere meî. Domine^ 
quoniam infirmas sum, sa- 
lia mej TOftiine, qiibniahi 
conturbata sunt ossa ihea. 

Et ^nima mfea tUrbàta > 
est valdè : sed tu, Domiùe^ 
lisquequô ? 

ConveHere, Dbnliiie, k 
eripe aniitiâm ttieâm ; ^- 
vum me fac proptèr miser- 
ièordiam tuîini.^ 

^oniain non est in mof- i 
te, qui rfiemor sit tuî ; in ^ 
ihferno auteni quis confite- 
bitur ttbi r 

Laboravi in gemitu rnecr^ 
lavabo per sîngulas noctes 
lëctum meum : làcfymis 
niieis stratum meum riga- 
bo. 

Turbâtus est à fufôre b- 
culus meus : invètèFâvi in- 
t0r omnes inimiéôs mebt. 



(7i ) 



Co- 



itaa 
Uuâ 



i'.f 



ame^ 
1, sa^i 
niaiu 
ihea*à 
rbata^^ 

ê, k 
j sal- 
liisèr- 



m0f- 
in 
nfite- 

meo • 
octes 
rymis 

riga* 

)re b- 
vi in- 
meôl. 






,-ri 



Discedite à mé, ormes 1 ReflriezMrou^ de n^oJ, vous, toM 

qui operaiïûni iniquitatçnji : S"! commettez l'iniquité, w }e 
ïuonîam pxiu^^t bomi. J^^;!^"^ "^^°"*^ ^" ^^^^ 
nus vocenpi fletûs.mei. ..^.irro.Vr cn^ »«. 

Exaudivit DoipinuS ,<je- Le Seigneur a écouté ma prière; 

prêcationem meam; Do- ^® S®^S"®"'^ ^^^^^^ ™®8 vœux, 
minus orationem meam sus- 






cepit. 

Enibescant^t (U)nturben- 
tur vehementer omnes ini- 
mici mei : convertanturet 
erubescant valdè velociter. 

Gloria Patri., &c. 



. . . ^ • »; 



Que tous mes ennemis rougis- 
sent, et soient saisis de frayeur; 
^*rl8 prennent la fuite et qu'ils 
soient couverts de honte. 



Gloire soit au Père, &c, 

' ■ î ■ 

Jui.iJîiLv 11,1. .>ii *J»l .»t<»ui '.y , .. ' ■ ,.,,». 



De profundis ^ ç^^m?ijb^ ,^jd 
tÇy. Doiïiiae ; v^ Dçi^ine, ex- 
au^^j^ceîii.atïeajiT}. , .: . 

. fjB^ - wçesn îtuaç. -inlin. 
dentés, V in vocem dépreca*. 

, Sriniqjwtat^ ot>9ervave 
ri,^^:j}pjgiine : Domine, quis 
sustinebit? ; ^ . 

L Quia apud te propitiatio 
estr^^et propter legem tuam 
sustinui te, Domine. 

Sustinult anima mea in 
verboeJHS : speravit anima 
mea in Domino. 

A custodîâ matutinâ us- 
què ad noctem, speret Is- 
raël in Domino. 



Do fond'dé faïîîftè,- Sëï^ëûi^, 
je pousse des cris vers vous ; Seig^ 
neur, écoutez ma voix. 



/ , \ / • 



Que Vos oreilles sdi^ht atten* 
tives à la voix de ma prière. 

SÎ'Vdus 'tenez tin- compte ejciict' 
des iniquités, û mon Dieu, -qui 
pourra. Seigneur, subsister devant 
vous ? 

Mais vods êtes plein de u^îséti- 
corde ; et j'espère eft vous, Seig- 
neur, à cause de votre Ipi. 

Mon âme attend l'effet de vos 
promeâ^s ; mon'àme^'à Mlâtoute 
sa confiance dans le Seigneur. 

Quô «depHifl le nnutin jusqu^au 
soir Israël espère dans le Seigneur. 



( 72 ) 



h ' 



Vit. 






lll' 



Car le Seigneur est remp|| de 
bonté ; et on trouve en lui une ré- 
demption abondante. 

C'est lui qui rachètera Israël de 
toutes ses iniquités. 

'Gloire soit au Père» &c. 

PRIONS. 

Faites éclater, sur nous. Seig- 
neur, &c. page SB» 



Quia apud, Dominuin 
misericordia : et copiosa a«- 
pud eum redemptio. 

Et ipse redimet Israël, ex 
oipBibus iniquitatibus ejus. 
Gloria Patri, &c. 

OREMUS. 

Ineffabilem nobis, Dcv* 
mine, &c. page 55* 



AUant à la quatrième Eglise. 
. PSAUME 37. 



flEiGNBUli, no me reprenez pas 
dans votre fureur, et ne me châ- 
tiez pas dans votre colère. 

Car vos flèches ont fait en moi 
die profondes blessures, et votre 
main, s'es^ appesantie sur moi. 



Votre colère ne laisse aucune 
partie saine dans ma chair : la vue 
de mes .péchés me trouble jusque 
dans la moële de mes os. 

Mes iniquités sont comme des 
flots qui m*ont submergé : c'est un 
pesant fardeau qui n)'accable, et 
ious lequel je succombe. 

La pourriture et la corruption 
8*est formée dans mes plaies ; la 
violence de mon mal est un effet 
de inon égarement et de ma folie. 

Courbé et abattu sous le poids 
de ma misère» je marche tout le 



Domina, né in furore tuô 
arguas me. neque in iràtuâ 
corripias me. 

Quoniam sagittae tuas 
infixée sunt mihi, et confir- 
maçti super me manum tu- 
am. 

Non est sanitas in came 
meâ à facie irœ tuas : non 
est pax ossibus meis à facio 
peccatorum meorum. 

Quoniam iniquitates me© 
supergressae sunt caput me- 
um ; et sicut onus grave, 
gravatœ sm^t super me. 

Putruerunt et corruptae 
sunt cicatrices meœ, à facie 
insipientiœ meœ. 

Miser factus sum et cur- 
vatus sum usqué in finem : 






(<79^. 



toiâ'die eontristatus ingrè- 
diebar. 

. Quoniam lumbi mei im- 
pleti 3unt illusionibus, et 
non est sanitasjn carne 
ineâ* 

Afflîctus sum et humili- 
atus sum nimis : rugiebam 
à^emîtu cordis mei. 

Domine, antè te omne 
desiderium meum ; et ge- 
mitus . meus à. te non est;pôïnt çâchX 
abscouditus. 
rGormeum conturbatum 



jour a?ec un tltage triste étdéH* 
guré. 

Je aeni dans mes flancs une à!ir- 
dcur qui me brûle ; et je n*ai plus 
aucune partie . saine, dapa mon 
corps. 

Je suis tout languissant et tout 
brisé ; mon cœur pousse des sang- 
lots et des gémiiisemcns* 

Seigneur, vous voyez où tendent 
tous mes désirs; et le gémisse- 
ment de mon âme ne vous etl 



Mon cœur est dans le t^oisble ei 



ert^ dereliquit me virtus ; !;^"^"*^î"^f» ™*^ ^"^^V^!*^T 

rrr^ ^ i ... i _____ l donnent, et mes yeux sont étemti*' 



laea et ; lumen oculorum 
meonun, et ipsum non est 
mecum* 

Âmici méi et proximi 
mei, adversùm me appro- 
pinqujaverunt et stererunt. 

Et qui juxtà me erant, 
de longé steterunt ; et vim 



A<. la vue de - mes plaies Tset 
amis et mes proches se soni^retirét 
de moi. 

Ceux qui m*étaîeDt^ les plus at* 
tachés, se sont. éloignés de moi; 
pour mes ennemis, ils ne b*oc6U« 



taciebant qui querebant a- j pent que des moyens d'attenter à 
nimam meam. 



Et qui inquirebant mala 
mihi, locuti sunt vanitates, 
et dolos totâ die meditaban- 
tuf. 

Ego autem, tanquàm sur- 
dus, non audiebam, et sicut 
mutusy non aperiens os su- 
um. 



ma vie. 

Ceux qui méditent ma ruine» 
ont çecpjurs au mensonge, et con- 
certent; tout le jour de nouveaux ' 
arUfices pour me perdre. 

~ Mais je suis comme un soufd, 
qui n*cntcnd point : je suis comme 
un muet, qui n'ouvre point la bou-^ 
che. 



(7*) 



1' ■ 

ji : 

p.: 



|F;Ï- 






Je fiiif oomme un homme ^ui 
n*e point d'oreilles pour entendre, 
ni de langue pour répliquer. 

niyijï, fnU'h luiuisi hiV4>(\ OfîD'î 
Mais TOUS répondrez pour litoi, 

Seignçur mon Dieu ; vous m'ex- 
auc^^^puiftqjue j*ai mis mon es- 
pérance en vous» ( 

Je TOUS ai dit: Que je ne sois 
pçi^H^ un)»uj€i( 4^ joie poiw mea en- 
nenUs^ ;„il8 opt parlé, insolemment 
cqnl^mpii Iprsqu'ils ont vu mes 
pie4s chaneelans. . . 

^Cependant! je suïs prêt à tout 
souffinr ; et mon péchés qui estja 
cause de ma douleur, est toujours 
f résent à mes yeux. 

Je reconnais publiquement mon 
péché, et je ne ce&ie oe te détester. 

C<!pendànt mes ennemis sont 
pleâaS/il^ vie, leur puiBsai;ice s'ac- 
aroit, etli nom))rede ceux qui me 
haîs^nt injustement, s'augmente 
toustleaîDUrsi. > 



iïî 



Ceux qui, rendent le mal pour 
le-bien^ me déchirent par leurs ca- 
lomnies, quoique jnes vues Soient 
confonnes à la justice. 

I - ^ ' ^ 

Seigneur, ne jn'abandonnez pas ; 
ô mon Dieu, ne vous éloignez pas 
de moi.. 



. Etfàctus sum sicut h(V 
ipo non audiens, et noii hà- 
I^ens in ore suo redât^ti- 
on€s.. , i. 

Quoniàm in te» Domiiië/ 
speravi : tu exaudies tiiéi 
Domine^ Deus meus. 

Quià diki, nequandô su* 
pergaudeant mihi inimici; 
^ei : et dum commoven^* 
tur pedes mei,^ super me 
maffna locuti sunt. • 

Quoniam ego in flageua 
paratus sum, et dolor tneûs 
in conspectu meo semper«^^ 

. Q„o„»m i„i,„-!a^-- 
îneam annuntiapo, , et C(%^ 
itdbo pro peccato meo* *^ 
Inimici autem mei ji^ 
vùnt super me. et confimja-. 
ti sunt super me ; muliSpit:' 
cati sunt qui oderunt m4 
inique. 

' . 1- . ^ . ,.^^V '■ • \ ^ ■ ■• ■■ ' V *' •»"* 

Qui retrîbuunt mala pfb ' 
bonis, detrahebant mihi,^> 
quoniam sequebar bonita^'i 
tem. 

Ne derelinquas me,. Do<- 
miiie, Deus meus ; ne dis^' 
cesseris à me. 



c rs ) 

..-intende in ^juWriUm 
ineuni» Domine Ueus salu- 
tis meœ. 

Gloria Patri, &c* 



.Mqp SçignQur.et mon Dieu» li»' 
tcz-vou3 de me secourir. 



Gloire soit au Père, àe, 
PSAUME 142. 



I)oMiNB, exaudi orationem 
niésitii; a,iitibus ^èiëlpe ùh- 
BèctitibtteJm itieàtn in veri- 
tate tuâ : exaudi me iil tiiâ 
justitiû. 
-EijMn inïres îri Jtlaici- 
uitt Ciirtî sërvb tuoj quiâ 
non justiflcàibltiii- in boti- 
sjëêtti tûabinnîs Vivent. 



► i ^f-y ' 



Quià pek*seciitus est ini- 
micm animam meam ; hu- 
iniliavit in terra vitani me- 

Gbllocavit me in obfecu^ 
ris sicut mottuos s/eculi, et 
anxiatus est super me spi- 
ritus meus; in rne turba*- 
tum: est cor meùm» 

Mèmor fui dierum anti- 
quorum^ meditàtiis sûm in 
omnibus operibus tuis 'y 
in factis manuum tuarùm 



ad te ; anima mea sicùt 
terra sine, aq^uâ tibi. 



Sfigneur, écoutez ma. prière, pr^ 
tez l'oreille à mon humble iitlD» 
mande, selon votre promesse : tn- 
àuce^-moi, selon votre justice* 



sflaw n entrez pomt en {ugémezir ' 
9réb votre serviteur ; parce que' 
nuf homme vivant ne sera iroûv^, 
ihnocent devant vou8« 



, ei]memLiQe,pQursuit.pourni!-di'r 
ter la vie ; d^jà il m*à renversé par*. /. 
terre. 



Hm^h obligé He demeurer ^4nif' 
de liëùx. ôbscuk,, comme cêuy (^uij 
sont morts depuis , long,-iemps : 
mon esprit est dans la détre«së, ëi 
mon cœur est saisi de trouble ^' 
d'eiFroi. 

Je râc râp^feîlé îe ipnvemr àef- 
jours anciens : je repassé dâhfi mqn 
esprit toutes vo$ merveilles ; je raé<* 
dite suries œuvres de votre puis- 
sance. 



meditabar. 

, Ex^pandi: imanUS riieasl J'élève les mains vers TOUS cr 



mon âme vous attend, comme uu»-. 
terre sèche attend la pluie. '■>' 









I i ' 



i I 



i; ' i 



I ' I 



iif « 



i 



/Seigneur, faitez-vous Se in*ex- 
ancer ; car mon esprit tonlbc dans 
la défaillance* 



(76) 

Velociter exaudi me, Do- 
mine: defecit spidtus meiis.^ 



Ne déionmez pas de moi votre 
visage ; autrement je deviendrai 
semblable à ceux qui descen- 
dent dans le tombeau. 

^ . Paites-mol entendre dès le i^a- 
tiivla voix de votre iiiséricorde, 
parœ. que j ai mi» en vous moniss- 
pérance. 

, Faî(ès-moi connaître la voie par 
UiQÙéile je doismarcher ; parce que, 
je^namon âme.^levéïe vers noua* 

Délivrez-m6i de Unes ennemis, 

JSeigneur, puisque j'ai recours, à 

V voy# ; enseignez-'moi à faire votre 

vTjOlonté/ car «vous ètea mon Dieu. 



Que votre esprit, plein de bon- 

-"té, n^e conduise par un chemin 

-droit: .i^eignour, faites-moi vivre 

•elon les règles de votre justice^ 

pour la gloire de.votre nom* 

Tirez mon âme de l'affliction ; 
-^ que votre bonté pour moi, ôte 
^à mes ^nemis le pouvoir et la vo- 
Jobté de me nuire* 

Confondez tes desseins de tous 
.iOeux qui affligent mon àme, parce 
vque je suis votre serviteur. 



Gloire lolt au Père, Sic 



Non avertas faciem tu- 
am à me, et similis ero des^ 
cendentibus in lacum. 

Auditam fac mihi manà , 
mesericordiam tuam : quià 
in te speravL 

Notam fac mihi .viam in "^ 
quâ ambulem.: quià ad te le- 
vavi animam meam. 

Eripe me de inimici» > 
m.eis; Domine, ad te con- 
fiigi: doce me faciere vi»- 
luntatem tuam, quià Deu« ' 
meus es tu* , i 

Spiritus tuus bonus de^^» 
ducet mcinterram rectam: 
propter nomen tuum. Do- 
mine, vivificabis me in se- 
quitate tua. , 

Educes de tribulatione 
anîmam meam ; et in miser- 
icordiâ tuâ disperdes inimi- 
cos meos. 

Et perdes omnes qui tri* 
bul^nt animam meam ff* 
quoniam ego servus tuui 
sum* 

Gloria. Patrie Jcc. 



iir) 



neiis.^ 
» 

n tu- 
»des*- 



manè 
quià 



im in 



inuciB : 
î con- 
•e Vo- 
Deus 

s de- 

ctam: 

Do. 

in 8D- 

itione 
niser- 
inimi- 

ui tri* 
eam ; 
tuus 



ORBMys. 
Deus qui culpà ofFende 
h», pœnitentiâ placaris ; 
preces populi tui supplican- 
tis propitiùs respice, et fia 
gella tuœ iracundias, qiia?, 
pro peccatis nostris mere- 
muf, averte. Per Christu m 
Dominum nostrum. A- 
men. 



PRIONS. 

O Dieu, que les péthés offenfeot 
ai que la pénitence apaise ; écou- 
tez favorablement les prières de 
votre peuple prosterné devant Tout 
et détournez de dessus nos têtes 
les fléaux de votre colère, que 
nous avons attirés sur nous par le 
grand nombre de nos oiFense». Par 
Je sus -Christ notre Seigneur. Aio- 
si Boit-il. 



Pour remercier Disu des grâces quil nous a /ailes pendant U 

Jubilé 



Te Deum laudamus: te 
Dominum confiteamr. 

Te œternum patrem cm' 
nis terra veneratur. 

Tibi omnes Angeli: ti- 
bi Cœli, et universs Pro- 
testâtes. 

ïibi Cherubim et Sera 
phim iucessabili voce pro 
clamant: 

Sanctus, Sanctus, Sanctus, 
Dominas Deus Sabaoth. 

Pleni suât cœli et ter- 
ra majestatis gloria; txxzz. 

Te gloriosus Apostolo 
mm chorus. 

Te Prophetarum lauda 
biliâ numerus. 



N'ous vous adorons, Dieu tout* 
puissent, et noits vous reconnais- 
sons pour le Sei|pcitr de l'univers. 

Toute la terre vous révère cotnmé 
le Père et la source éternelle de 
tout être. - 

Les Ancres* et toutes les Puis* 
sunces célestes. 



Les Chérubins et Séraphins 
chantent sans cesse pour vou» reik- 
drQ homniaj^c : 

Sainf, Suint, Saint, 

r^st le Seigneur le Dieu des ar- 
mée*;. 

Les cienx et la terre sot^ rem- 
plis de la grandeur et de l^éclatdé 

votre gloire. ,.• . • 

L'illustre chœur des Apôtres. 

La respectable multitude dés 

PrjpUètes. ... ,. ,, _. , 



(78) 






U'f 



La brillante armée des Mart;|^r8 

«éldbn» ?ot louanges. '^^ ^ 

. i '^ ' • • • ■ •• • 

L'Eglise saince répandue par 
^out l'uni vers, confesse et publie 
votre nom. 

O Dieu, dont la majesté est in- 
fuie. 

Elle adore votre Fîls unique et 
▼éritable; 

£t le Saint-Esprit consolateur. 

Vous êtes le Iloi de gloire, ô 
Jésus. 

Vous êtes le Fils éternel du 
Père. 

Vous n'avez point dédaigné de 
vous revêtir de la nature humaine 
dans le sein d'une Vierge pour sau- 
ver les hommes. 

Vous avez brisé j'aiguillon de la 
mort, et vous avez ouvert aux fi- 
dèles le royaume des cieux. 

. Vous êtes assis à la droite de 
Dieu dans la gloire de votre Père. 

Nous croyons que vous viendrez 
%u jour juger l'Univers. 

Nous VOUS supplions donc de se- 
coun|r vos serviteurs, que vous avez 
racHétéâ de votre sang précieux. 



Mettez-nous au nombre de vos 
Saints, pour jouir avec eux de la 
gloire éternelle. 

. . . •#. 



Te Mttrtyrum candida- 
tus laudat exercitus. 

Te per orbem terrarum 
saiiçta coiifitetur Eççl(jfîua, 

Patrem immensœ tnaje»*- 
tatis. t 

Venerandum tuiim ve- 
rum et unicunj filium. 

Saiictum quoque parac- 
letum Spiritiim. 

Tu Rex gloriap, Christe. 

Tu patris sempitwius es 
Filius. 

Tu ad liberandum .9,us- 
cepturus honjinem non hor- 
ruisti Virginis uteruni.^ ^^^ 

Tu devicto mollis acur 
leo, aperuisti credentibu» 
régna cœlorum. 

Tu ad dexteram Dei ser 
des in gloriâ Patris. 

Judex crederis esse ven- 
turus. ' 

Te ergo, quaesumus, fa- 
mulis tuis subveni, qubs 
pretiosp sanguine redeuiis- 
ti. 

j3Eternâ fac cum sançtis, 
tuis in gloriâ numerari. 



,• i 



uidida- 



îrrar.u 



'^ 



i 
im TC- 

parac- 

Ghriste. 

jm ÎJ,U8- 
lon hor- 
jm. 

tis aciir 
lentibin 

Dei scr 
53e ven- 
dus, fa- 
i, qiibs 
edeuiis- 

sançtiSy 
:ari. 



(79) 



"<M^^, 



Salvum fac populutn tu- 
um, Domine, et benedic 
hacreditati tuœ. 

Et rege eos et extoUe 
illos usquè in sternum. 

Per singulos dies, bene- 
dicimus te. 

Et laudamus nomen tu- 

' um in seculum, et in sœ- 

. culum sseculL 

T Uignare, Domine, die is- 

to, sine, peccato nos custo- 

dire. 

Miserere nostrî, Domine, 
miserere nostrî. 

Fiat misericordia tua,Do- 
mine, super nos quemad- 
modùm speravimus in te. 

In te. Domine, speravi, 
non eonfundar in a^ternum. 



Seigneur, tauTei-Totrv peuple, 
et bénissez ceux que tous Afvs 
choisis pour votre héritage. 

Conduisez-les, et élevez lee jus- 
que dans l'éternité bien heureuse. 

Nous vous bénissons tous les 
jours. 

Nous louons votre nom ; et noua 
le louerons dans la suite de tous lea 
siècles. 

Daignez, Seigneur, nous cou* 
server en ce jour, purs et sans pé- 
ché. 

Ayez pitié de nous, Seignaip» 
ayez pitié de nous. * 

Répandez sur nous vos miséri* 
cordes. Seigneur, selon que noua 
avons espéré en vous. 



C'est en vous. Seigneur, qu«j*i(iL 
mis mon espérance : ne permettes 
pas que je sois confondu à jamais» 




\ 



■« 



m ^ 



De ^Imprimerie du Montréal Herald. 



•