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Full text of "Grammaire française [microforme] : cours élémentaire, cours moyen et cours supérieur"

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IMAGE EVALUATION 
TEST TARGET (MT-3) 




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Photographie 

Sciences 

Corporation 



23 WEST MAIN STREET 

WEBSTER, N.Y. 14580 

(716) 87i2-4S03 









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CIHM/ICMH 

Microfiche 

Séries. 



CIHM/ICMH 
Collection de 
microfiches. 




Canadian Institute for Historical Microreproductions / Institut canadien de microreproductions historiques 





Technical and Bibliographie Notas/Notas tachniquaa at bibliographiquas 



Tha Instituta has attamptad to obtain tha bast 
original copy availabla for filming. Faaturas of thit 
copy which may ba bibliographically uniqua. 
which may altar any of tha imagaa in tha 
raproduction, cr which may significuntly changa 
tha usual mathod of filming. ara chackad balow. 



a 



Colourad covars/ 
Couvarture de couleur 



I I Covars damagsd/ 



Couvarture endommagée 



□ Covars rastored and/or laminated/ 
Couverture restaurée et/ou pelliculée 

□ Cover tit^e missing/ 
La titra de couvarture manqua 



I I Colourad maps/ 



D 



Cartes géographiques en couleur 

Coloured inl< (i.e. other than blue or black)/ 
Encre de couleur (i.e. autre que bleue ou noire) 



□ Coloured plates and/or illustrations/ 
Planches et/ou illustrations en couleur 



□ 



n 



D 



Bound with other material/ 
Relié avec d'autres documents 

Tîght binding may cause shadows or distortion 
along interior margin/ 

La re liure serrée peut causer de l'ombre ou de la 
distorsion le long de la marge intérieure 

B!anl( leaves addad during rastoration may 
appear within tha text. Whenever possible, thèse 
hâve been omitted from filming/ 
Il se peut que certaines pages blanches ajoutées 
lors d'une restauration apparaissent dans le texte, 
mais, lorsque cela était possible, ces pages n'ont 
pas été filmées. 

Additional commenta:/ 
Commentaires supplémentaires: 



L'Institut a microfilmé ta meilleur exemplaire 
qu'il lui a été possible de se procurer. Les détails 
de cet exemplaire qui sont peut-être uniques du 
point de vue bibliographique, qui peuvent modifier 
une image reproduite, ou qui peuvent exiger une 
modification dans la méthode normale de filmage 
sont indiqués ci-dessous. 



D 
D 

n 
n 

D 
D 

n 

n 



Coloured pages/ 
Pages de couleur 

Pages damaged/ 
Pages endommagées 

Pages restored and/or laminated/ 
Pages restaurées et/ou pelliculées 

Pages diitcoloured, stained or foxed/ 
Pages décolorées, tachetées ou piquées 

Pages detached/ 
Pages détachées 

Showthrough/ 
Transparence 

Quality of print varies/ 
Qualité inégale de l'impression 

Includes supplementary matériel/ 
Comprend du matériel supplémentaire 

Only édition available/ 
Se^jle édition disponible 

Pages wholly or partially obscured by errata 
slips, tissues, etc., hâve been refilmed to 
ensure the best possible image/ 
Les pages totalement ou partiellement 
obscurcies par un feuillet d'errata, une pelure, 
etc.. ont été filmées à nouveau de façon à 
outenir la meilleure image possible. 



This item is filmed at the réduction ratio checked below/ 
Ce document est filmé au taux de réduction indiqué ci-dessous. 
^OX 14X 18X 22X 



y 



12X 



16X 



20X 



■iXiX 



30X 



aéx 



28X 



: 



32X 



The copY filmed hère has been reproduc«d thanks 
to the genarosity of : 

Seminary of Québec 
Library 



L'exemplaire filmé fut reproduit grflce à la 
générosité de: 

Séminaire de Québec 
Bibliothèque 



The images appearing hère are the beat quality 
possible considering the condition and legibility 
of the original copy and in keeping with the 
filming contract spécifications. 



Original copies in printed paper covers are filmed 
beginning with the front cover and ending on 
the last page with a printed or illustrated Impres- 
sion, or the back cover when appropriate. Mil 
other original copies are fili.ied baginning on the 
first page with a printed or illustrated impres- 
sion, and ending on the last page with a printed 
or illustrated impression. 



The last recorded frame on each microfiche 
shall contain the symbcl — ►(meaning "CON- 
TINUED"), or the symbol V (meaning "END"), 
whichever applies. 

ly^aps, plates, charts, etc., may be filmed at 
différent réduction ratios. Those too large to be 
entîrely included in one exposure are filmed 
beginning in the upper left hand corner, left to 
right and top to bottom, as many frames as 
required. The following diagrams illustrate the 
method: 



Les images suivantes ont été reproduites avec le 
plus grand soin, compte tenu de la condition et 
de la netteté de l'exemplaire filmé, et en 
conformité avec les conditions du contrat de 
filmage. 

Les exemplaires originaux dont la couverture en 
papier est imprimée sont filmés en commençant 
par le premier plat et en terminant soit par la 
dernière page qui comporte une empreinte 
d'impression ou d'illustration, soit oar le second 
plat, selon le cas. Tous les autres exemplaires 
originaux sont filmés en commençant par la 
première page qui comporte une empreinte 
d'impression ou d'illustration et en terminant par 
la dernière page qui comporte une telle 
empreinte. 

Un des symboles suivants apparaîtra sur la 
dernière image de chaque microfiche, selon le 
cas: le symbole —*»» signifie "A SUIVRE ", le 
symbole y signifie "FIN". 

Les cartes, planches, tableaux, etc., peuvent lître 
filmés à des taux de réduction différents. 
Lorsque le document est trop grand pour être 
reproduit en un seul cliché, il est filmé à partir 
de l'angle supérieur gauche, de gauche à droite, 
et de haut en bas, en prenant le nombre 
d'images nécessaire. Les diagrammes suivants 
illustrent la méthode. 



1 


2 


3 




1 


2 


3 


4 


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'-.mu^^'J&smiESS^SSS 



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GR^lkMAIRE 

FRANÇAISJ^S^ 



<e 



196* 



'«^/re ô« 



COURS ELEMENTAIRE, COURS MOYEN 
ET COURS SUPERIEUR 



PAR 



LD5 FRERES DES ECOLES CHRETIEW/SES 



MONTREAL, 
44, rue Coté, 44. 




^ 



KnreKistrée. confinement à l'Acle du Parlement .lu Canada, 
en 1 année mu hmt cent quatre-vingt-seixe, par Jkan 
RouTHiKR, au ])ureau «lu .Ministre de l'Agriculture. 






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IV31 JC»:iT"s::^-Tftv:v*3",'r' 



■sjaasaaMO MiMM i iH . j 



i!î«-^i4'M'a, 



V 



II 



AVERTISSEMIÎNT 



:ia(la, 
Jkan 



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Cfct ouvrage est divisé en trois parties : la première 
contient la Classification et V Ortlw}r>aphc des diverses 
parties du. discours, et les principales règles de syntaxe 
A^VAdjecliJ\ du Wrbe et du Participe; la deuxième 
comprend divers petits traités relatifs aux Si^(r7ies 
orthographiques, à la Ponfluaticn, à la Prononciation, à 
': Orthographe d'usage et à X Analyse grammaticale et 
logique : enfin la troisième est spécialement destinée à 
la Syntaxe des dix parties du discours. 

Cette édition, mise en rapport avec le nouveau Dic- 
tionnaire de r Académie, est imprimée avec trois sortes 
de caraélères ; en général, le petit texte est employé 
pour des chapitres et des articles moins importants ; 
mais cette distinélion ne suffisant pas pour régulariser 
l'étude de la grammaire, on a subdivisé l'ouvrage en 
trois cours distincts : 

1° Le cours élémentaire, qui se compose à peu près 
des numéros précédés d'un astérisque, et qui a été 
imprimé à part, sous le titre de Extrait de la Grani- 
viaire française. 



— IV — 

f I.e cours moya,, qui comprend, outre le coun 

rirûc^'''''' '""" ''' ""'"'■'■°" '""''"^■'* <''•• <'">^ «■'^t':-- 

3° Kufiu. le ««/-.v snpMvur, destiué aux C-lèves les 

pliu* avances, et con.preuant tonte la granuuaire ' ' 

Nons avons jx-nsé qu'il serait a^ré-ahle aux'c.Ièves 

e trouver, dans ce livre, h si^uificatiou éty„,ologi,,ne 

e pnncpaux tern.es de granuuaire ; nous l'avons 

nicliquce dans des renvois. 

Nous avons CKalement placé au bas de chaque pa<^e 
^ questions relatives aux nun.éros qu'elle contilm ; 
cette d,^ sera, il nous semble, plus comnuxle 
pour los maîtres et pour les élèves. 

Nous donnons aussi, dans un appendice placé à la 
fin de cet ouvrage, un résumé de l'historique de la 
I^angue française et un traité de l'Elymologie 



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"■f-»f^»— — -■- 



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GRAMMAIRE FRAXÇAISli 



* 



I. 



NOTIONS PRÛLIMINAIRKS 

.. U Gra?;i;,iaty(^ (a) est l'art d'exprimer ses 
Idées par la parole et par l'écriture, conformément à 
I usage et aux règles établies (â). 

ARTICLE U'!-. — UU LAXGAGK PARLÉ 

*- 2. Pour exprimer les idées par la parole ou par 
écriture, on emploie des mots. Ainsi les mots sont 
les signes de nos idées. 

Les mois dans le langage parlé sont formés de sons. 
Ives mots écrits sont formés de lettres. 

*** 3. Un Son, considéré comme élément du lan- 
gage, est une émission distincte d'air vocal. 

miilfiT"/''^ produit principalement dans le larynx; il est 
modifié plus ou moins par les autres organes de la parole • îes 
lej^res, les dents, la langue, le palais, le pharynx ou goskr et7e 



** 



4. Il y a deux sortes de sons, les sons simples ou 



inarticulés et les sons articulés"^ 



** 



5- Ou appelle sons simples ou inarticulés ceux 
qui ne sont pas sensiblement modifiés par les organes 
de la parole ; on les appelle encore sons purs, élémen- 
taires, fondamentaux, primitifs, ou même simplement 



^* I. Qii' est-ce que la Grammaire ? 

*** l' ^^'l^"^f'^^ ^-^'P'-i^ne-t-ou ses idées paf la parole f 
j,,^ 3- l/« est-ce qu'un son vocal ? 

*i ^' ^^^l^^^^^ y "^-f-il de sortes de sons ? 
5- Qt''^ est-ce qu' un son simple f 



n.ïï^[;rï;;;':'?r;,;;^;^VeA;-''"-^'"""'''''' ^°'"- ^•'•— '/'-, formé un 

l-'l^'J'"^ Ki-ainiMaire générale oit th.'orin,,,. , st la ■ 
la.Si^è ""' ' ' '"'^'"^ particulière est I<,; / d, 



science du lanjjage ; mais 
e parler et décrire cette 



2 NOTIONS PRfaiMINAIRKS 

* *^ 6.^ Il y a en français treize sons simples, savoir : 

(I, f, i\ t', /, (), //, ,//, ,)/^_ ,i„ jf, ^^„ 1^,1 

*■*= 7. l'n son aKin</r est relni (|ui est inoclific par 
(inehjn un des orKancs de la parole. 

'■^■^ .S Nons avons en fram^-ais dix-neuf artienlations 
ou tuodilieations (lésons, savoir (i) : /», c (dur) <i f 
A' ulnr )//,/. /. „/, „, />, ,. ,., /^ ,. -,;./, (doux'), x-/; 
(dt)nx). //(mouillées). ^ 

•■•^••^ i). Ou appelle ////>///<)//;.//,•(„) tien X .sons simples 
distmet.s, (pti se pronoueont en nue seule émission de 
voix, comme /<f. À», ,./, ,,/;/. dans //ar/r, //(»/<•. foison, foin 



.V UT 11 1.1 : 



l'i 1.a.\i;m;i.; kcuit 



* U). On exprime .ses pensées par l'écriture au 
moyen de certains caractères de convention qu'on 
appelle Iftltcs olfhabt'tiijue.x. ' 

■'■*' ii)/v.s-. î,es A7/;v.s- .«^out des signes ou caractères 
conventiotuicls (pii ivpré.sentetit le .son de la voix 

** 11. Ou appelle alphabet {b) la li.ste des carac- 
tères nece.ssaues pour représenter les sons d'une 
lanj;ue. 

* i J. I/alphabet français a vingt .six lettres, savoir : 

Minu.siMilos : <,. f>, <■. J, c\/,x\ h, /. /, X', /. ,„, //. ,. /, ,; , , / 
«, :\ .V. .1. r. ~. . ./ , y. /,.N. ^ 

iMaJiisoule.^ ; . /. /,'. r, />, /;, F. (,//// A" / ]/ \- 

a/U> A-.X /:/,/•, ,/, V. >-.^. \'i .!^^^ti Lnvà 

qiu> tout l'utuT (Us R»uiiains. * ^ 

* i;>. Il y a deux .sortes de Untres, les vovelles et 
les con.s(Mmes. 



** 6. Coinl^ic-n a:vns-nous ifr sons sitnpU's / 

_ vS. ( omhien avons-nous if\ir/nu/a/ioNs en naNcai, .' 

g. On af>pc-iiC-i-on diphto'n^ur / 
^ lo. ( \wun,-nt ex t>ri„u--t.on ses pensées par Vêcrituyc * 
*'^ \obîs. OH\ippelU:t-on lettres ' 
•^^^ 11. On\ippeHe-t-on alphabet / 

^ i.v Combien l\xlphat>et français a-t-il de lettres ' 
I .^ c ombien y a-t-il de sortes de lettres / 

(O PM>t»oiu-rv S; W, (/<•, r;-. »..,.,■■, /;<-, /V- /c- wc nr 
^^ W) / V..^M,.,,<,, a<- ac.v mots >:uvs ./;\ .t MM.-.;,.v ,,„; vn.U-nt .H;o ./<•« , 

ttuS^î;::,;;;:;;::^''- "''^- wu.K,..t.is r^ ne, a.. ..o^. .ui. tu:.s ,:;'^.^i^,.. 



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NOTIONS PRÊLIMIXAIRK9 3 

* 14. Les 7v\r//rs (a) sont des lettres qui. pronon- 
cccs seules, produisent une voix, un son. 

Il y a en français six voyelles simples, ce sont : a, 
(\ i\ y, o, fi (I ). 

'* 15. <>M .listiii^Mu- trois sortes dV.- i" Vr muet, nm ue se 
fnit pas ou i)res(|ut' i)as eutundre. Ivx. : " joi,-, homnw '• • 2 ' iv- 
U-rmC', (|ui se piououce la bouche i)res(|m- "fcruiée. Ivx. :'" v/'ri- 
ie'- " ; ,V' !''• ouvi'tt, ([ui SI' j)rououce la bouche presciue ouverte 
l".x.: "sui"c<\s, arn't, rcgnt". 

•'■ 16. Les consonnes {/>) sont des lettres qui n'ex- 
priincMit un son ((u'avec le seœurs des v()\cl!es. 

'^'■^ 16 />/s. IVaprès le principal organe'qui sert à les 
prononcer, on divise ordinairement les consoinies en 
quatre classes principales : les labiales, les dentales, 
les palatales et les ji^utturales. 

Les labiales (n sont celles qui se prononcent sur- 
tout au moyen dQ.^ lèvres ; ce sont : />, ù, — /, v,—7?t. 
— Kx : Pht\ bonté ,- force, vue ; mère. 

Les dentales {d ) sont celles qui se prononcent en 
appuyant la lan^nie contre les dents ; ce sont : i, d, — 
"'*'' ^' "• — l^x.: Terre, dent : sens, zéro : nord. 

Les palatales {/) sont celles qui se luononcent en 

portant la langue vers le palais ; ce sont : ch,j, gn, 

—ill, /, /•. —Ivx. : Chose, joie : agneau .• feuille, lait, roi. 

Les gutturales (./ ) sont celles qui se prononcent du 
gosier ; ce sont : c (k, q). g.~\W. : Coq, kilo, gare. 

•^ 14. Ou' est-ce que tes voyettes et combien en avons-nous / 
*^" 15. (ODibien itistiniiiie-ton de sortes it'e ? 

* 16. Ou'cst-ee (/ur tes consonnes / 

^'^ 16 bis. En ioinbicn de classes divise-t-on ordinairement 
tes consonnes f 

s\\u\.ut^7^7}nx!'' ''^"'' '""' "'"'''""" '^''' ''''''-'''"'-"• leprcscntcr aussi les sons 

I// 1 1 Vv icprO.-ontfut lo mOme son. 

Pour u-piL'SfiiUr ks autics sons simples, on emploi,- plusieurs lettres 
formant oe qu'on appcUo des voyelles eomposé.s vA a». )u. ,:,. on. ou uu 

I,es voye les ont aussi des équivalents. Ainsi / pont être représt-nté par 
,/. .:;.v. ,u,;tt....- <!,/. par u,„, <•//, ,•;«...,• /,/, par ï,,,, eni, ai»,...; „, par an, J.:u, 

Wi) ''<'.i<7/(-.r, du mot franç.iis rv)/), 

^f') (■|>«.v(. ;/«,•, -k- tltnx mots l.itms .lui veulent dire somierarrc 

(Cl /..:/>/,.'/. du latin /..•(^.•■.;, livres. 

(li) A'vAf/, d- (/*•>/ ,v, , /,;,/'/>, dent. 

{!•) /i;A;/,7/, >.\v p,th;tii»i. i)alais. 

(y) iiuttural, dvxi'Uur, gosier. 



NOTIONS l'RKLIMINAiRES 



* 



17. Nous avons en français dix -neuf consonnes 
savoir : b, c, d, /. g, h, j\ /•, /. m, n, p, ./, r. s, /, v, 
{w), .r, 2. Plusieurs de ces lettres représentent la 
même articulation. ICx. w-, /•, ^, dans nuj, coke (i). 

iH. La lettre h est viuctte quard elle est nulle 
pour la prononciation. Ex.: Saint Thomas était nu 
nabi/e tWo/ogicn. 

Klle est aspirée quand elle empêche la liaison de la 
lettre précédente avec la suivante. Ex. : Un héros doit 
s'enhardir contre les hasards de la guerre, 

ARTICLE 3. — DEH HYLLABES ET DES MOTS 

* 19. On nomme syllabe (a) une ou plusieurs lettres 
qu'on prononce en une seule émission de voix. 

Ainsi pas n'a qu'une syllabe ; passer en a deux 
(passer) ; dépasser en a trois (dé-pas-ser) ; outrepasser 
en a quatre (pu-ire-pas-ser) (2). 

** 20. Un mot est une syllabe ou une réunion de 
syllabes employées comme si^ne d'une idée. 

^'f" 21. On appelle monosyllabe (b) un mot qui n'a 
qu une syllabe, et polysyllabe {c) celui qui en a 
plusieurs. 

*** 22. Une idée est la notion ou la représentation clans notre 
esprit (1 un objet quelconque : les mots Dieu, bon, arbre, repré- 
sentent des idées. ^ 



17. Combien avons-nous de consonnes f 



* y^. Quand est-ce que la lettre h est muette? Ouand est- 
elte aspirée ? 



19. Qu'est-ce qu'une syllabe ? 

20. Qu'est-ce qu'un mot ? 

QW appel le-t-on monosyllabe et polysyllabe ^ 
Qu'est-ce qu'une idée ? 



2X 

22 



^t^\l,^°v^r°'''' '^'°'': -'l'-ticiilatioMS qui n'ont pas de consonnes sp<:.cialos 

JU•;^^//;;y,"'.'' "''"'' ''''"■ '•'"•^'^■"■'^ leUrcs/ Cesont./.,^«, nJ'-Jl^, 

Ceitjiines consonnes ont aussi des équivalents. Ainsi l'articulalion C 

ia) SvHahe, ;)e deux mots ^recs qui sigruifient je pmtds arec. 

iÀ UilZ'i) h^'\ *" 1' "•'^'^'"'^ ">?t« Krecs qui signifient seule ,yUahe. 
\,c) J^otysyltabe, de mots grecs (jui veulent dire plusieurs svlhihes 



Si 



,1 



1 



/ 



doit 



V 



■if. 



NOTIONS PitfaiMINAlRKS 5 

ex^p!^ '/;U':ï!^iir "' ^'-P-^^^" ^•"" -«--m = par 
y-* 24. On notmne ///,vr,w. (a) une ou plusieurs propositions 

ph:::e^%^'^;ïïss:n^^r;;.^^^:,.^'^^p°^'^ °" ^^^ 

* 26. Us mots (le la lan^nic française sont groupés 
<n dix classes, qu'c^i appelle les parties du discours • 
ce sont : le nom, Vartidc, Vad/cciif, \q pronom, le verbe 
i^ participe, V adverbe, la Préposition, la conjonction et 
1 interjection. 

* 27. Les mots, relativement à leur orthographe (<5) 
sont divisés en mots variables et en mots invariables! 

* 28. Les mots variables sont ceux qui peuvent 
subir quelques changements ; ce sont : le 710m V ar- 
ticle, Y adjectif, \q pronom, le verbe Qi \c participe. ' 

* 29. I,es mots invariables sont ceux qui s'écrivent 
toujours de la même manière; ce sont : V adverbe, la 
préposition, la conjonction et V interjection. 

■•** 23. Qu'est-ce qu'une proposition ? 
.V** 24. Qu'est-ce qu'une phrase .^ 
*-* 25. Qu'est-ce qu'un discours ? 
çaise f' ^""'''"'^"^ ^°"^ groupés les mots de la Iruguefran- 

ortho^rài^y''''''^ ^""''^ '^''^'''' ^'' ^''^'' '''^"^'"'""''^ '^ ^''-^ 
■' 28. Quels sont les mots variables ? 
* 29. Quels sont les mots invariables ? 

Îa^ n'T'' ''IV" 'V"* errecM'-^-.'^ rpii vent dire jr par!.- 
/ÏJ/Xr''^'"' ''-' '''-■"-" '■''" ^'■■^■^''^ '^^^''^ -^^-/'''» <l"i veulent dire 



I 

I 



m' 



■ 6 



KOM 



PREMIÈRE PARTIE 

CL vssn rc V Tiox i:t oitTiioau aphe 



l'i, 



CIIAPITRIv PRKMIIvR 

]>r NOM ov .SI'I'.STAN riK 

* ?,n. Pour fain- cotinaitie les Ctres. «u knu- a donné .les 
(l(:'nonnnat,ons parUculières. An.si ou a appelé / 7- "tiôbe 
quenoushahaons ; v.Av7, l'astre, , ni préside au jour ; J);«.; >^ 

);/'",! ^"'' ^';'"'''n "'^"•'^ """^ rappelons quelque chose /o- 
loUr, ce lepnrla.iuelleuousa-issonsin.reneut, etc • ces mots 
hrrr, so/rt/,vumoi,r, ro'onfr^ sont des noms 

rexïslenc^" on? 1 ''"? ""'" ''''^''"'' ^^' ^^""^ """^ connaissons 
1 existence, ont .L- nionie reçu un nom particulier. 

ARTICLE !'''■. —CLASSIFICATION DU NOM 

* 31. Le 7iom ou substanfif e^t m\ mot qui sert à 
desi-ncr une personne, un animal ou uue chose 1< x • 
CiiAMPLAiN Jonda la vit,LR de QuKbkc ; ces mots 
Unwiplain, ville et Québec sont des noms. 

^ 32. Il y a deux sortes de noms, le nom commun 
et le nom propre. 

* p. Le nom connu lui est celui qui convient à tous 
les êtres de la même espèce, comme le nom eu faut 
qui convient à tous les enfants ; le nom ville, qui con- 
vient a toutes les villes. 

*^ 34- Le nom propre est celui qui ne s'applique 
qu a un être, ou a une réunion d'êtres que l'on veut 
desio-ncr en particulier, comme Ounupiaiu, qui désiL-ne 
nue certaine i)ersotine ; Québec, q„i désigne une cer- 
taine ville ; Canadieus, qui déisigne un certain peuple 
etc. ^ ^ ' 

^v.i première lettre des :iotns propres est une majuscule. 
;■ ,^i . On'est-e.^ que Je nom ou siibslan/iY ^ 



Conbien v a-til di 



3,v Qu'est-ce que h 
34- Qu'est-ce que h 



e sorte i de noms 



e nom ùvutnuii 



e no tu 



propn 



PROPRIÉTÉS DU NOM 7 

** 35. On appelle collectifs certains noms communs 
qui tout en restant au singulier, présentent à l'esprit 
tion ^ '''''^"'■^ ^^""^^ formant i:n tout, une collec- 

rni*ilHr* ^"^ ,^'^t''«^^Uf deux sortes de collectifs, les 
collectifs généraux et les collectifs partitifs 

.'* ^^7. I^es collectifs ^hiéraux sont ceux qui ex- 
priment l'idée d'une coilection complète Kx • la 

T.^lif:', '""""'"^ c'est à-dire tous les' humaine; 
' ^à f f' ^^^«^/«/^, c'est-à-dire tous les ennemis 

_ 3«. -Ues collectifs pat fin/s sont ceux qui ex- 
priment une collection partielle. Kx.: Une foui.k ^de 
pcrsonnes^ c'est-à-dire un certain nombre de personnes 
cette TROUPE de soldats ; la plupart des homm^ltc 
Ar. -^^i* ^,^.^PPe"e nom cotnposê une réunion de mots 

* 40. Les mots distincts formant un nom composé 
sont ordinairement joints par le trait d'union Kx 
avant-garde, Hôtel-Dieu, 

ARTICLE 2.— PROPRIJ5TÉS DU NOM 

. r i^' -^^^ ""^"""^ """^ d^^^^ propriétés principales 
celle du genre et celle du nombre. mcipaies, 

cnli.^ll ^l;î'y a.que deux genres en français, le vms- 
culin et iQjeminni. 

* 43; Ùs noms lion, bœuf, cheval... sont du renre 
masculin. ^^^^^c 



«• 



^^* 37. 
** 3S. 

•' 39. 
••• .!o. 

'•' -M 



Qirappctlr-t-oii collectifs ? 



Combien distiu,q:ue-t-oii de sortes de collectifs ^ 
ihi est-ce que les collectifs qéaérau v * 
ijii est-ce que les collectifs partilifs / 
Qn'appelle-t-on nom co)nfiosé / 
Par quoi sont ordinairement ioi 



I 

compos 



Joints les viols formant 



■ "i^ fi' '''"'- 'y principales pr,, ■iélisdunom: 
2. Combien y a-t-it de genres en français / 
4o. Litcz des noms qui soient du genre masculin f 



8 



NOM 



* 44^ Les noms lio7mc, vache, jument... sont du 
genre leminin. 

* 45- Les noms des êtres inanimés sont considérés 
comme étant du genre masculin ou du genre féminin 
d après 1 usage : par exemple, soleil, livre, tableau, sont 
du genre mascuhn ; lime, montre, table, du ffenre 
lemmin. s^"^-- 

* 46. On reconnaît généralement qu'un nom est du 
genre masculin quand l'usage permet de le faire pré- 
céder des^mots le ou nn. Ivx.: LK/^r.>, un livre. 

47. On reconnaît qu'un nom est du genre féminin 
quand 1 usage permet de le faire précéder des mots la 
ou 7ine. Ex.: I^a mère, une: table. 

*** Un petit nombre de no.ns ont au féminin une 
termmaison particulière : 



autocrnlc, au/on atrice Ik'ios, 
c:'.:\v, i.aiiite ' loi, 

fil'^. Jillfi .serviteur, 

Uou\ftrnG\\r, goHveinafite 



hi'rohie 

rrinc 

servante 



chevreuil, chertctte 
K'vricr, Imiitte 

pcritKiuet, perruche 



îH** 



Une trentaine de noms ont un mot différent txjur 
correspondant fiminin ; ^ 



frère, 


sa'iir 


jï-'irçou, 


fille 


K<. ndre, 


b> Il 


hoiuiue, 


le III me 


bélier, 


hirhis 


IXEUf, 


'■aclie 


cerf. 


biche 


cheval, 


j mur lit 


co<i, 


poule 



mnri, femme 

luousieur, iinulame 

neveu, inWe 

oncle, tante 



jars, 
lièvre, 
lu aie, 
pigeon, 



ote 
hase 
f nulle 
colombe 



papa, 
parrain, 
père, 
seigneur, 

porc, 
sanglier, 
singe, 
taureau, 



maman 
marraine 
mère 
(la me 

truie 
laie 

guenon 
vache 



*** Les noms des professions ou actions exercées 
ordinairement par des hommes ne s'emploient pas au 
féminin ; tels sont : 



artisan 

assassin 

avocat 

chailaLan 



chef 

éciivain 

géonièlre 

médecin 



partisan 

pei.lre 
l)liilosophe 



potier 
.soki.it 
témoin 



• 44- Citez des noms qui soient du i^enre féminin ^ 

45. Qticl genre ont reçu les noms d'êtres inanimés ? 

46. Coii,nievt reeo'tnaft-oTi qu'un nom est du maseulin ? 

47. Comment reeonnait-on qu'un nom est du féminin ?' 



PROPRIÉTÉS DU NOM 



sont du 

nsidérés 
féminin 
au, sont 
.1 genre 

ti est du 
lire pré- 
re. 

féminin 
mots la 



nn une 



eTi-itte 
'I et te 
^ ruche 



ntpour 



■ man 

i raine 
re 

'lie 

ie 

'>/i>n 
hc 



:ercees 
3as au 



%** 



* Noms sur le gc7ire desquels on hésite quelquefois. 



Aoiiis masculitis. 






ai'ime 


arcaiie 


fii<il)it 


argent 


acrosliche 


ai inistice 


acte 


artifice 


n<la!;e 


astérisque 


â^e 


astlitne 


air 


atonie 


a'ainbic 
alhrilie 


augure 


ansiiice 


alvéole 


autel 


aiuadoii 


antoniate 


aiiialjj;aiiie 


automne 


ambre 


halustre 


amiante 


cancre 


anatliènie 


centiine 


anchois 


cigare 


ancile 


cloporte 


anévrisnie 


concombre 


aninialcnle 


crabe 


a 11 n i Vf I. sa ire 


décombres 


antidote 


dialecte 


antipode 


éclinuge 


antre 


éclair 


apanage 


ellébore 


apologue 


éloge 



abside 

absinthe 

agrafe 

alarme 

alcôve 

amnistie 

amorce 

auagrainnie 

aiicie 

auicioche 

ankj-lose 

antichambre 

a])Othéose 

arabesque 

ai été 



* 



argile 

armoire 

arrhes 

artère 

astuce 

atmosphère 

attache 

avant-scène 

clovisse 

dinde 

tlrachme 

ébène 

écarlate 

échapiiatoire 

écharde 



emblème 

émétique 

empiritre 

encombre 

entr'acte 

épidémie 

éi)ilogiie 

épisode 

épithalame 

équilibre 

équiiioxe 

éi vsi])èle 

esclandre 

escompte 

étage 

évangile 

éventail 

exemple 

exorde 

girofle 

liéli<}tiope 

hémisphère 

hémistiche 

hiéroglyphe 

holocauste 



hôpital 

horoscope 

hos]iice 

hôtel 

hyméiiée 

imposte 

incendie 

indice 

interligne 

intermède 

intervalle 

interstice 

isthme 

ivoire 

légume 

leurre 

limbe 

losange 

mânes 

midi 

minuit 

monticule 

naplite 

obélisque 

obstacle 



Noms féminins. 

écritoire 

enclume 

éphéniérides 

épigraphe 

épitaphe 

épithète 

équerre 

équivoque 

estompe 

extase 

fibre 

fourmi 

horloge 

huile 

hj-die 



idole 

idylle 

image 

immondice 

impasse 

insulte 

jujube 

nacre 

oasis 

obsèques 

offre 

omoplate 

once 

opale 

orange 



omnibus 

ongle 

o|)probre 

opuscule 

orage 

orbe 

orchestre 

organe 

orifice 

ouvrage 

P'irafec»// ..plie 

pétale 

platiiu( métal) 

i^lenr 

quadrige 

quine 

leboiirs 

stade 

tubercule 

ulcère 

uniforme 

ustensile 

vestige 

vi.scère 

vivres 



orbite 

oriflamme 

ouïe 

outre 

paroi 

iiatère 

iiédale 

prémices 

réglisse 

sanda raque 

sentinelle 

ténèbres 

varice 



48. Le nombre est la propriété qu'ont les noms 
d'indiquer l'unité ou la pluralité. 

* 49. Il n'y que deux nombres en grammaire : le 
singulier et le pluriel. 

* 50. Un nom est au singulier quand il ne désigne 
qu'un seul être. Ex.: Un homme, une table. 



lin ? 
nf 



* 48. 011' est-ce que le nombre ? 

* 49. Combien y a-t-il de fwmbres en français ? 



i< 



50. Quand est-ce qu'un nom est au singulier f 



lO' 



JIOM 



î 



* 51. Un nom est an plnriel qnand il désitrne plu- 
sieurs êtres. \\y..\ Des hovuncs, des tables. 

** 52. Ia's noms ont une troisiC-ine ])ropriété, appelée Vélcu- 
duc (1 après ]a(,nelle ils sont pris dans un sens ïïv.v-;;//>;.^ ou 
dans un ?ens uuifterniiuc, 

*** 53; T'i nom déterminé a trois degrés d'étendue, car il 
peut (lésij,r„er ou un genre, ou une espèce, ou un individu 

• 54- I.e nom désigne ww^cnrc (piand il comprend tous les 
êtres de même nature : Z'hommk a été arc à I imairede Dieu • 
ici.Je nom hommk, désignant tout le genre humain, ^^^génc- 

*>** 55..I.e nom désigne une esphe lorsqu'il est restreint à 
une certaine classe d'êtres : Les hommhs vertueux sont esti- 
mes : ICI, le iioin hommiùs, ne désignant qu'une espèce 
d'iiommes. est spécifique. ^ c^pcce 

^** 56.^ Le nom désigne un individu lorsqu'il est restreint à 
un seul être ou a des êtres isolés. Ex.: Cet hommk est vertu- 
eux; ces MOMMKS sont vertueux: ici, les noms hommk et 
HOMMRS sont individuels, parce qu'ils ne désiguent quelles 
hoini les isolés (r). & 1 ^^ 

** 57. Un nom commun est pris dans un .sens indé- 
tcrmnié qiiand l'être n'est pas désigne d'une manière 
précise. Ivx.: "/'«/ vu une montre en or," ici le 
nom montre reste indéterminé, parce qu'on ne dit pas 
quelle montre on a vu ; et de même le nom or, parce 
qu'il ebt employé d'une manière vague. 






ART. .'î.— FORMATION DU PLURIEL DANS LES NOMS 

* 58. La règle générale, pour former le pluriel d'un 
nom au .singulier st d'ajouter une .y. Ex.: Un enfant, 



* 51. Quand est-ee qu'un nom est au pluriel ? 
*■* 52. Les noms n'ont-ils pas une troisième propriété ^ 
**^ ^'>3- Combien le nom a-t-il de degrés détendue ? 

vS4. 55. 5^^- Quand est-ee que le nom désigne un trenre ? 
une espéee .''... un individu .^ 

"''* 57- Quand est-ce qu'un nom commun est pri<; dans jin 
sens indéterminé ? 

^- 5S. Quelle est la régie générale pour formel le pluriel 

d un nom .■' ' ^ 



})îi! l'iptlcU'simpU-; Kx.: " /V,-// a oné /■hnnniu' ;\ son inia<-?." 



les ,ii;tu\s noms sont oiiliiKiiremeiit «tétti tiiinôs 



i^ par nu înlieotif: 



/WfrJitit-^-sl 1111 ^'_« flèye: ' 2^ par un nom on nn infinitif: ■'Leclu-- 
valiei Hi!\.i>d t'tail aiinne du désir de coinb.titre les plus redoutables advei- 



aaues: " 



?. par nne pvppositioii : " L'iioiuuie qui/ait le bien est estimé, 



\0^^iLo-\ 



treint à 

)ut csfi- 

espôce 




FORMATION DU PLURIEI, 

des C7ifa7it^ : loi verrou, des verrous, ; un éeiJffu 
écureuiU ; un hosuf, des bœufs. 

Celte règle donne lieu à une remarque, et présenta 
exceptions. ^^^^//T^dil 

* 59. Les noms terminés au singulier par s, .r,^.,^- 
cliangent pas au pluriel, parce qu'ils en ont dcjà la 
marque. Kx.: Un palais, des palais ; un crucifix, des 
crucifix : un nez, des nez. 

* 60. Les noms terminés au sincruHer par au ou par 
eu prennent un x au pluriel. Kx.: Un tableau, des 
tableaux ; un cerceau, des cerceaux ; un feu, des /eux ; 
un neveu, des neveux. 

Il n'y a exception que pour landau et bleu, qui 
doivent prendre une s. Ex : Les landaus sont des voi- 
tures légères ; les BLEUS de Prusse sont estiynês. 

* 61. Les noms en ^« suivent la règle générale. Kx.: 
Un clou, des clous ; un bambou, des bambous. 

Cependant bijou, caillou, chou, genou, hibou, joujou 
ai pou prennent un x au pluriel. Kx.: Des b\}ovx pré- 
cieux ; de jolis CAihhovx ; mets- toi à genoux, etc. 

* 62. Les noms en al forment leur pluriel en auv. 
Ex : Le général, les généraux ; un hôpital, des hôpitaux. 

Il y a exception pour les suivants, qui prennent une 
s : aval, bal, bancal, cal, carnaval, cérémonial, festival 
nopal, pal, régal et sandal. Ainsi l'on écrit : Un aval, 
des avals ; un bal, des bals, etc. 

Il .va aussi une exception pour les noms d'animaux en al. 
iix. : / e chacal, les chacah ; le narval, les narvals ; on dit 
cependant le cheval, les chevaux ; l'orignal, les orignaux. 

63. Les noms en ail prennent ordinairement une 
.y au pluriel : Un portail, des portails .- le détail, les 
détails. 



* 59- Quel esl le pluriel des noms terminés au sin<rulier 
par s, X, /, ? A t- 

■"■■ 60. Que prennent au pluriel les 1:0. ns terminés au singu- 
ner par au ou par eu ? * 

^61. Quel esl le pluriel des noms en ou .' 

• 62. Comment /es noms en al forment- ils leur hluricl '' 
■■ ^^c,. Connnenl Içs noms en !i\\ forment -il s leur pluriel ^ 



12 



NOM 



Cependant bail^ corail, émail, soupirail, travail (a)_ 
vantail {Aki porte), vcntail{i\(t casque) et wVra// changent 
ailç:\\aux. Kx.: Des \\k.\5X de neuf ans ; des coraux. 
trêcicux ,- d'anciens vitraux peints, etc. 

Ail fait ails ou aulx ,- détail n'a pas de pluriel ; on 
se sert du mot bestiaux 

** 64. Aieul fait aieux lorsqu'il s'aj,nt d'ancêtres en 
général, et aieuls quand il s'agit seulement des grands- 
pères et des grand'mères. Ivx.: Mes aïruls (mes 
grands-pères) vie disaient beaucoup de bien de mes 
aïeux (de mes ancêtres). 

On emploie aussi aïeuls pour les autres ascendants à un degré 
déterminé : " Mes bisaïeuls, mes trisaïeuls. 

** 65. Ciel îâxi deux, excepté lorsqu'il désigne des 
climats, de-i dessus de lit, des hauts de tableau ou de 
carrière. Kx.: Des ciELS de lit, des cip;ls de tableau^ 
de carrière ; la France est sous im des plus beaux ciELS 
tempérés. \ 

** 66. Œil fait yeux au pluriel, excepté quand iî 
entre dans un nom composé. Kx.: Les ykux sont le 
miroir de Viune ; la géographie et la chronologie sont les 
deux yeux de V histoire ; les cEihS-Bn-BCEiJF éclaire?i/ 
les greniers. 



Tableau du pluriel dans les noms. 



Prennent l'^ finale 



e lO 



l5^ 



Rt:Gi.B; 

les noms en général ; 

landau et bleu ; 

la plupart des noms en ou ; 

certains noms eu al ; aval, bal, etc. 

la plupart des noms en ail. 



** 64. Oîicl est le pluriel du mot aïeul ? 
** 65. Quel est le pluriel du mot ciel ? 
** 66. Quel est le pluriel du mot œil ? 

(.a) Travail îaM tra7 ails : 1° quand il désigne les comptes que rend un 
Chefd'adnunistratiou; 2° quand il .s-applu|uc à certaines écntuies, à cer- 
taines operntions (ie cabinet; 3° enfin qnand il désigne des machines en 
bois auxquelles ou attache le;, chevaux vicieux pour les ferrer ou les pauser 



WS 



on 



RKMARQUR 
Restent invariables les noms en s, x, z. 



13 



Prennent l'^r 



EXCEPTIONS 

1° les noms en au ; 
2° les noms en eu ; 
l 3° quelques noms en ou : bijoux, cailloux, etc. 
Changent al en aux : la plupart des noms en al 
Changent a// en aux : cjnekines noms en ail: bail, corail, etc. 
Irois noms ont deux formes pour le pluriel : aïeul, ciel et icil 



CHAPITRK II 

DK I,'aUTICLE 

* 67. Devant les noms communs employés dans un sens 
dé ermine on place ordinairement le s'ils sont du masculi.i si"! 
guher, Ai s ils sont du fennnin singulier, /^.y s'ils sont du pluriel 

Le mot (jui prend amsi les trois formes le la les 1 <'^f*'^ 
^ppelê arl^ele. Il a pour fonctions : 1° d'indiquer iegcnîe et 
e nombre des noms ; 2° de les déterminer s'ils sont pris da," 
morfel - ^'"l^"" '^^ signification. Ex. :" Z.. hom\nes sont 
trlTrîf • V ' /^^ concourir à les déterminer si leur sens est res- 
esUmé? '"'''''• ^^-^"^^^ ^^«"^"^es verlueux sont 

vl ^^- yf'''^^'^' ^^) est un petit mot, le, la, les, que 
1 on met devant les noms pour en indiquer le renre et 
le nombre et servir à les déterminer. Ex ■ \,y mêriic 
-L^ vertu, i,es talents doivent être modestes 

■' 69. r^'article singulier perd ou élide IV ou Va 

/7.!lfr''f;'-7^^^^ ""'' ""''^ '' '""^tt^- O" dit Venfant^ 
hZ ' ^l[''^'''''^ f^^ l'eu de le enfant, la amitié, la 
Histoire. On remplace par une apostrophe la lettre 
supprimée ou élidée. ^ ï^ <^ icure 

,////!»'"/''" r'"" P^s îieu dans les expressions /^ ^/^; le onze le 
tchkut^J^tagan, la yole, et quelques autres d'un u^age rare 



* 6S. Qu'est-ce que r article ? 

* 69. Quand est-ce que r article sifi^jdicr ùcrd /'e ou /'a ? 

(«) Article du mot lati,, articnlun,, q,,; r.ignifie/r/;V membre. 



H 



l'adjectip 



* 70. I^orsque «-<■ et <) prccôi.nt l'article/,- ils se 
comb.„e„t avec lui devant t,„e am,so„„e „u '„ e 1 
aspirée. A.n.s. r„„ <,it ; /.,•/„/„/, „„^,,„,,, „^,/! 

rf;//n A Lie hasard. -^ 

On cliaiigo également de hs en r/r., et à /,, en ^,m- 
devant les mots ph„-iels. Ainsi l'on dit : /'./v/.s- aux 
anrjes DKS s:o'r.rniaos, au lieu de : /'oâr/s a A^ 

co^rl!^^'' '^"^ ""''• '''"' ''^ ^'^"^ '^"^ ^'^I^P^^'^'-^ '-^^ti^^l^'S 

tid:s^\.SI?SKïïs^,;!;?î;r^"^ ^-^ -^^- ^^•- 

agissent sur sou amiiloin'. >^ -^ k^^i^s ami oiatuu, 

I/article ///./.y/;// //„, une, du, de la, de- /', des, se met devant 

les noms nuléterm nés. ICx • Tn miKri/ i m, --a f"^'^ ^f ^^"'^ 

en reaiiie que des adjatifs ludejinis ; et les mots </« >/' A, dr^ 

CHAPITRE III 

DE L'AUJECTn-' 

* 72. Les êtres sont susceptibles ^e différentes qualités soit 
bonnes, soit mauvaises : par exemple, un enfant es âoii doc7/l' 
studieu.v; un autre sera méehanf, volage, paresseuv l^t^^ 
noms peuvent aussi porter à l'esprit uneS éf X oi ' nio^ns 

sont des adjechjs qualijkatijs; et les mots eet^^toTtaue^ 
qui font prendre le noni hounnc dans un sens plus «rnS 
déterminé, sont des adjeetifs détenniuatifs. 

ARTICLE 1 •''•.— CLASSIFICATIOX DE l'aDJECTIP 

* 'J^' V(i(fjecfif{a ') est un mot que l'on joint au 

/ .c \ ^'*I' ^f/''*''l^''-!<'^' pâsTis mots en uuissauf aVec I\irtkle 
lesj^repositwns â et de, et eomment tes appel te-t-on ^ 

* l\' ^''^f'!"''^''-^-''l^';{^^!^^ i^^définis ou articles partitifs? 

* 73- Qu'est-ee que r adjectif? ^ "^ 
(a) AdjWhf, de deuv mots latins q,.i veuletit àhej.U auprès. 



ê 



^m&m-m^^mmmÊm^mt: 



FORMATION DU FÉMININ 



15 



nom pour le qualifier OU pour le déterminer. Kx.: Un 
cn/ant xnwwun ; cks //<>ww6\y savants, 

* 74. On reconnaît qu'un mot est adjectif quand on 
peut y joindre les mois pnso?me et chose ,- ainsi habile 
agréable, sont des adjectils, parce qu'on peut d'ire hcr- 
sonne iiamiuî, r//i;.sv' agrkabi.e. 

r V",>^-f/ y ''^^l-"^,«^^rtes d'adjectifs, l'adjectif quali- 
ficatif et I adjjciifdctenninatif 

='^ 7<'>- I/aij.'ctif qualificatif est celui qui exprime 
une qualité de l'clre nommé. Kx. : /^/« .v/^^^^aimabi F • 
des honnncs oiujciRANTs ; aimable et obligeants sont 
des adjectif-; qualific^itifs. 

77. Les adjectifs varient dans leur terminaison 
pour exprimer leur rapport avec le nom auquel ils sont 
joints, c est-a-dire qu'ils en adoptent le L^enre et le 
nombre. 



ARTICLE 2. 
FORMATION DU FÉMININ DANS LES ADJECTIFS 

f 7«- La rc<;le générale pour former le féminin d'un 
adjectif masculin c.t d'ajouter un e muet. Jvx ■ Grand 
grande ; général, générale; circonspect, circonspecte) 
prejix, préjixe. ^ 

exception?^'' "^"''"^ ^'^"^ ^ ^"^^^"^' remarques et présente des 

* 79- hes adjectifs terminés au masculin par un e 
muet ne changent pas au féminin. Kx. : l/n mot utile 
une leçon VTiu<: ; un goéit agkP.able, une odeur AC.Jit' 
ARUC, etc. Cependant les adjectifs maître et traire font 
maîtresse et traîtresse. 



74 Conwicnt reconvatt-on qu'un mot est adicctif ? 

* 75. Combien y a-l-il de sortes d'adjectif y. ? 

; 76. Qu'est-ce que l'adjcetif qualificatif } 

'"•■ 77. Les adjectifs varient-ily / 



l^-,Q'<fJ^<^ ('st la règle générale pour former le fémini» 
d'un adjectif masculin ? ^ J "«^' le jeminin 

Par^J^nneff ^'•^'"'""' ^'^ '^"^^^^ ^'^"'^^^s au masculin 



ï6 



ADJKCTIF 



* So. Les adjectifs terminés pas ^.9, el, eil, en et 07i 
doublent la derinère consonne avant de prendre IV 
muet du fc^mi^nin. Ivx.: Gras, }:: russe : crud. cruelle; 
pareil, pareille • ancim, ancienne : bouffon, bouffonne 

II n y a d'exception que pour ras, qui f.iit rase. 

"■ 81. Les adjectifs terminés par el doublent égale- 
ment la consonne finale. Hx.: J/uel, viuelle ; violet 
VI ou lie. ' 

Cependant compiel, concret, discret, inquiet ref>let 
secret, font complète, concrète, discrète, inquiète, reùlltè 
secrète. ^ r ^^ 

1 *îi''^^: ," l "" .^^"^°^^ quelques autres adjectifs qui 
doublent la dernière consonne ; tels sont : épai, gen- 
til, gros,^ nul, pn'san, bJlot, pâlot, sot et vieillot, am 
lont épaisse, gentille, grosse, nulle, paysanne, etc. 

• <S3. Les adjectifs beau, nouveau^ fou, mou, vieux 
f>nt au masculin bel, nouvel, fol, mol,' vieil, devant une 
voyelle ou une // muette. Ex.: V>%\Jiomine, nouvel 
appartement, Kor. espoir, etc. Ils forment leur féminin 
de cette terminaison, en doublant la dernière consonne 
Ex : Belle armoire, NOUVEi<i.E mode, foi.i,e ùrodi 
galitê, etc. ^ 

^ * 84. Les adjectifs terminés par /chargent au fémi- 
nin cette con;onne en v ; ainsi ^r^/ naïf, neuf font 
brève, naïve, neuve. 

* 85. Les adjectifs terminés par eux changent \x 
fitnl en s avant de prendre IV muet. Ex.: Une per- 
sonne PARKSSRUSE est toujours MALHEURKCTSE 

Jaloux fait :k\x^\ jalouse ; mais doux, roux, faux, 
font douce, rousse, fausse. 

86. Les adjectifs ammoniac, caduc, franc (de la 



. '' ^o Oitel est le fcminin des adjectifs terminés par sls, el, 

** l^' Q'n^ ''^f {^/''"^^n^'^ des adjectifs terminés par et ? 
ladep^hrc^>n^uLf' ""''"'' ''''''' adject f s qiù doublent 
•^ 83. De quelle iinnièrc les adjectifs beau, nouveau fou 
v^o\\,\\^xx^, forment-Us leur fhuiniii ? "^cau, lou, 

t 84. Quel est le fémhrin des adjectifs terminés pa? f> 

; o,v Quel est le féminin des adicctifs iermiff/-^ hn^ c.^^ ? 

féminhi f-''''''*''''^ ^^^ adjectifs ammoniac, caduc,... /^«/-//^ "au 



1 



Mi" . .f'V^ 



n et on, 
îiidre IV 
cruelle / 
mffounè. 
ose. 

it dgale- 
/ vi'olel, 

\ replet, 
, replète, 

:lifs qui 
77>, gen- 



FORMATION DU FEMININ 



17 



Ilot, 



qui 



c. 

, vieux, 

ant une 

VOUVEI, 

féminin 
nsonne. 
î prodi- 

lu fénii- 
?f/', font 

ent l'jtr 
hie per- 

fauXy 

(delà 

^'as, el, 

•et? 
doublent 

au, fou, 

f? 

f?" eux ? 
t-ils au 



féminin 
'uh'iqne, 
blamhe. 



nation des Francs), frrec, publie, turc font ai 
ammomague, eaduque, fran<jue, grecque, 

j tanche, sèche. 

"■* «7. Les adjectifs «/w,^^, ^^r^,,^, wz/jm/ tiers et 
aissout., muscade, tierce, J miche 

< A^eyiA-/ et r^/, qui font Umçrue et ../V^;/^.,,^, bêniLme et 
»ialig/ie,Javoriteacoi/e. ^i'^^ci 

** 88. Les adjectifs en ^a- prennent au féminin un 
nccent grave sur IV qui préc ède IV, Premier, pr^^re- 
amer, amhe, eic. ,/^tmuf(, 

^ ^,>r! •^"•••^'' P^nnent un tréma sur IV du féminin : 
A/,iru, aigue : ambigu, ambiguë etc 

Enfin ceux e,w'. perdent l'accent grave et doublent 

;* ^' ' ''^'^'''''' • P''^/^^'^ professe, 
fAnÎni^? ^'^^ adjectifs en ^«r ont cinq terminaisons au 
leminui : eiue, eiise, eresse, rice et eur (invariable). 

90. T.es adjectifs eu eur qui font eure sont tous 
ceux qui sont terminés en ^/-/r^/r, et de plus majeur 
m.uur ..meilleur. Ex. : Une joie INTÉRIKURE . M^ C 
I.EURE qu unejoie Extérieure. 

* 91. Ees adjectifs en eur qui font euse sont ceux 
dans lesquels on peut changer .;^^en ant; ainsi /""L 
peur, joueur, querelleur, feront trompeuse, Joueuse Z. 
n^cse, parce qu'on peut dire troi!:pant,%Ji7, que- 

t^^s utHr; ^"^^««f.,^-^-^^^^''-^-^^. inspectriee, inventriee 
tipostcutnce, quoiqu'ils viennent d'un mot en a?it 



n'ont ils pas aussi un 



/•/*• ^'^- ^^^ adjectifs absous, dissous, 
féminin irrégulicr f 

«'I«/'^v f'^"^ adjectifs en er. ainsi que ceux en eu et en c^.^ 
n <mt.ihpns guet que clwse de particulier au féntinfn ? ' ' 

aufè;^iJin? ''' ^'' "''^''"'■^'' '" ""''' ^«^-^'^^ ^^' /..;;//;/a/.ç^;,. 
91. Qne/s sont tes adjectifs en eur qui font euse ? 



tS 



APJKCTIP 



** 02. Les adjectifs en vur qui font crcssc sont : 

i" l'iuchantcur, fxr/irurQi -'CNi^rur, dans tous les cas ; 

2*^ liai/Icitr, défendeur, dcitiandiur et xrndcur, mais 
îeulcment en style de jialais ou des tribunaux ; 

3" Chasseur, en style niytliolo^ique. 

Ivxemples : {/^;/r rorv Knciiantkrkssk ; cette fcni me 
est HAir.LKKKSSK, DKKKNDiCRKSSK de' SCS bic::s / Diane 
CHASSKKKSSE. 



Tàblaa'-t pouf le fémînîn dans les adjectifB. 

ui'Ci.iî 
FiTiincKi. W' innet fmal : la gcncralitC- des a(îjcctir4. 

RICMAROUKS ICT i:xCKrTlONS 

\ 

RrMrn' i„varial>lc.s : [ '" 'f «'^J^'^V'"' '"" "^ '')' '""^^'"1'" ' 

\ 2'^ chat.iui, tcmoin, ehr/, cl.-. 

J' i°ceiix tMi as, cl, cil, eti, on, tx xpld 
Doublent la lU-niière ) 2° la j)lui)art de ceux eti et ; | ras ; 

consonne : j 3° éfyais, _Qenti/, gros, nul, />aysafi,eic. ; 

4° t)e/, nouvel, fol, tnol, vieil. 

f 1° ceux en/ ; 
Modifient ( 2° ceux en ^v/.r/ 

leur tlernière con- { ,^° ceux en e ; 

Konr.c : | 4° absous, dissous, niuscal, licrs,jyais ; 

i 5° tong, oblong, bénin, malin. 

Prennent te : favori, eoi. 



l'KMixiN HKS ADjKCTii-s l'X eur, 

r. Prennent siniplenient Vc: \ \l ^'^"^ ^" ^''f"'' • .„ 

^ \ 2° majeur, mineur, meilleur,- 

2. Tout euse, la plupart de ceux où l'on peut clianj^er tur 
e:i ani ; 

3. l'ont eresse • euchanleur, pcehenr, < te. ; 

4. l'ont riee, ctUN: ">.^ l'on lient chantier <?«;• en ant ; 

5. Restent inv r,;-Mcs, eux qui désigneut des fonctions 
pro]ires aux honviius 



** 92. Quels sont les adjectifs en eur qui font eresse ? 



A 



it : 

L's cas : 
•, mais 



frniDic 
Diane 



KOIi.MATlON DU l'Mîkll'X 



19 



"* 93. Les adjectifs eti nir qui fout rice sont ceux en 
leur dans lesquels ou ne peut pas changer eur en ant ; 
■A\\\<\ corniptcur, adorateur^ i^w'- corruptrice, adoratrice, 
parce qu'on ne peut pas dire corruptaiit, adoratant. 

*'*^ ')?> ^f'f' Ivcs adjectifs en eur qui restent invariables 
au féminin sont ceux qui dcsij;ncnt des qualités, des 
professions propres aux honnnes. Kx.: Cette fcmwc est 
AUTKUR spirituel, habite DKSSiNATiCUR, ancien POSSKS- 
SICUR. PRÉCURSEUR, PRl-DKCESSKUR, PROKKSSKUR, etc. 

♦** 94. Il y a quelques autres adjectifs qui ne s'em- 
ploient pas au féminin ou qui n'y changent pas ; ainsi 
l'on dit: C h eve/ure i:\i\rx\N\ //////f rosat ; personne 
TiîMOlN ; femme AC.kksskur, CHJ<;f, iHSPOJi, l'CCRi- 
VAIN, IMPOSTJvUR, MICDKCIN, CtC. 



ARTICI.i; 3. 






,J>ais : 



illenr ; 
i,a'r eur 

notions 



l'OHMATIOX \)\i IM.UKIKL DANS IJOH ADJECTIFS 

* 95. Le pluriel, dans la plupart des adjectifs, se 
forme, connue dans les noms, par l'addition de V s. 

Kx.: CR SAVANT //iJ/Z/wr, CKS SAVANTS //^WWrj. Cette 
règle présente quelques exceptions. 

* 96. Les adjectifs terminés au singulier par j, x, 
ne changent pas au pluriel. ICx. : Un habit gris, des 
habits GRIS ; un joyeux enfant, de joyeux cnfa7its. 

* 97. Les adjectifs terminés au singulier par au 
prennent un .r au pluriel ; il en est de même de hébreu. 
Ivx.: Le mot alléluia n est pas nouveau, c est un mot 
IIFÎBREU ; ces mots ne sont pas NOUVEAUX, ce sont des 
mots HÉBREUX. 

* 98. Les adjectifs en al forment leur pluriel en 



* 93' Quels sont les adjectifs en enr qui fotit rice ? 

•^•* 93 bis. Quels sont les adjectifs en eur qui restent inva- 
riables au féminin ? 

■ •* 94. N\v a-til pas quelques adjectifs qui ne s'emploient 
pas au féminin / 

* 95. Comment se forme le pluriel dans les' adjectifs ? 

* 96. Quel est le pluriel des adjectifs terminés an singulier 
par s ou X ? ^ 

■'■' 97. Quel est le pluriel des adjectifs terminés par ati ? 

* 98. Quel est le pluriel des adjectifs en al ? 



20 



AI)J1<;CTIK 



aux. Ex. : Ihi partage iîgal, des partages lîGAUx ; 
//// eonie morai., des eoulcs imoraux. 

Cependant on admet K^^Miéralenient qne les snivants prennent 
sinii)lenient 1'^- iîiial : ' 



Amical. 

Haneal. 

Dental. 

l'atal. 

iMlial. 

l'inal. 



l'Vugal. 

(ilaeial. 

Initial. 

Jovial. 

Jyabial. 

I/ingnal. 



IMatinal. 

M6Iial 

rȔcn.t?0 

Monacal. 

Na.sal, natal. 

Naval. 



Palatal. 

Papal. 

Pascal. 

Pénal. 

vSenliniental. 

Théâtral. 



Les médecins disent les muscles l^AïUAtTx, les nerfs nv- 
SAUX, etc. 

Ain-ICLE 4. — ACCOHl) 1)H l' ADJECTIF AVEC LE NOM 
AUl^UEL IL «E UAITOUTE 

* 99. I/adjeclif doit être au même genre et au 
même nombre que le nom auquel il se rapporte. I^x. : 
l '>i homme iNSTRtTiT, u)ie femme instruite : des 
hommes instruits, des femmes instriiitks. 

* 100. Quand un adjectif se rapporte à plusieurs 
noms sini^uhers, ou le met au pluriel. Ainsi l'on dit : 
Le savant et l ignorant sont KGAUx après la mort (et 
non pas i'cgal.) ' ^ 

* ïoi- Quand tm adjectif se rapporte à des noms de 
différents genres, on le met au masculin pluriel. }':x. : 
Le eiel et la terre sont pi^eins de merveilles, (et non pas 
PLEINES de merveilles.') 

** T02 Le nom commnn peut devenir adjectif qualificatif et 
radjectil quahlicatif devenir nom commun. 

*^ 103. Le nom commnn devient adjectif qualificatif quand 
il est ajoute à un autre nom pour le qualifier. Ivx.: Louis X II' 
Jut toujours K(u par autorité et vmKpar tefulressc. 

* 99. .•/ quel oenre et à quel no^rthre doit être radjeetif / 

* 100. Oudud un adjectif se rapporte à plusieurs noms siuou- 
tiers, eojnment l'éci it-on / ""^ 

* loi . Onand un ad /cet if se rapporte à des noms de dilfcyents 
genres, coin ment l'écrit ou / 

*- 102. Le nom et Padjectif ne changent-ils pas quelquefois 
de nature ? ^ i 1 j 



qua 



*',.'."-^- .Qii'^'^d est-ce que le nom commun devient adjectif 
'lahjicatij / "^ •' 



1 




CI.ASSIFICATION 



21 



est ..,;,?j' ^f J^^Y-'^"'''^'^'''''^'^*^^"''^"^ """^ commun nuan.l il 
/?^^"^^.ry^ pour designer un être. l-x. : La uaturc Jcmamie 

./ .li /•?''"''•• ''' 7""" ''"'^ '"'''^'^^^' Pamou, -.propre re- 
ihnchc l AC.RivAiu.K, la passion cxii^c le supicki-i.u ( i ). 

AIITICLIÎ 5 DM l'adjectif DÉTKUMIXATIF 

* i<^5- Iv'adjectif ./.'Av-w/Vm/Z/cst celui qui sert à 
limiter, à préciser la signification du nom auquel il 
est joint. ^ 

,. *v ^^\ ^\ y "" "1"^^^^ «Oï'tes d'adjectifs déterminatifs : 
1 adjectif démonstratif, les adjectifs possessiis, les 
adjectifs numéraux et les adjectifs indéfinis (2). 

* 107. 1/ adje et i f ^//w(w^-/r«///- est celui qui* déter- 
mine le nom en y ajoutant une idée d'indication de 
(los^-nation ; il n'y en a qu'un, qui prend (|uatre 
lornies ditTerentes, savoir : ce ou cet au masculin sin- 
gulier; cette, au féminin singutier; et rr.ç, au ])Iuriel 
des deux genres. Ivx.: Ck hameau, CKT homme, eicTTF 
halutatwn, CKS hilwux, CES hirondeltes. 

* 108. On met r6' devant les mots masculins singu- 
liers qui commencent par une consonne ou une // aspi- 
rée. Ivx.: Cr beau château dépend de CK hameau. 

■ 109. On met cet devant les mots masculins singu- 
itrs qui commencent par une voyelle ou une // muette 
Ivx.: Cet enfant est le fils de CET hemnéte ciillivateur. 
no. I,es adjectifs /<7.yr^.?/7> sont ceux qui déter- 
minent le nom en y ajoutant une idée ô.^ possession de 
propriété ■ ce sont : 



-X* 



eommnil' fi"'""^ '''^"''' '^"'' ^^''^^J^'^'i/ l'^'-'^iM^tif devient nom 

105. Qu'est-ce que Vadjectif détermiaatif r 

106. toi)i/)ieii ya-t-it de sortes d'adject'ifs déterminatifs / 



■X- 

-X- 



IO-; 



(hr est-ce que Padjeetf déinoustrat'if ? 



'" 108. Jh'î'ont quels mots uiet-ou ce ? 
^' 109. DexHiut quels mots met-ou cet ? 

1 10. Qu'est-ce que tes adjectifs possessifs ? et quels sont-ils / 

.1.1 nmir'et dlSr'^o;''!;;^^ ^ li"'it^->- 1^' si^niflo.tion 

iîens vntHOix:^ vciUablc ckUt luinatif. l.;x.: '• oii estime le.s 



22 



AnjKCTiK 



iiil 



.SINGULIER 
Masculin. Féminin. Des deux genres. 
Mon. Ma. Noire. 



Ton. 
Son. 



Ta. 
Sa. 



Votre. 
I,eur. 



PI.URIKI, 

Des deu.v gcîtres. 

Mes. Nos. 
Tes. Vos. 
Ses. L,eurs. 



111. Par euphonie («), c'est-à-dire pour la dou- 
ceur de la prononciation, ou emploie vion, ton, son, au 
lieu de ma, ia, sa, devant un mot féminin qui com- 
mence par une voyelle ou une /^ muette. 

Ainsi l'on dira : Mon â?;fe, pour ma dme ■ ton 
aimable incre, pour "tK aimable vie rc ; ^o^ humeur bi- 
zarre, pour SA humeur bizarre. 

(cmXîé^^er) °^ *^'^ ' ^^ -^''-'^'''^ ««»^'^. l'A ouate, sa yole 

112. Les adje(5life numéraux sont ceux qui 
ajoutent au nom utie idée de nombre ou de rang. 

* 113. Il y a deux sortes d'adjeétifs numéraux, les 
cardinaux et les ordinaux. 

* 1 14. Les adjeélifs numéraux cardifiaux sont ceux 
qui désignent simplement le nombre, la quantité 
comme U7i, deux, trois, quatre, etc. ' 

* 115. Les adjeélifs numéraux ^r^/;^a?/jf sont ceux 
qui déterminent le nom en désignant le rang, le nu- 
méro d'ordre, la place, comme premier, deuxihîie, 
troisième, etc. Ex. : Clotaire premi£;r était le quatri' 
UMU/ils de Clovis. 

* 116. Les adjeélifs numéraux cardinaux sont inva- 
riables. Ex. : Les prières des QuARANTK-//eures ont 
commencé à Milan en quinzk Cent Trente-quatre • 
pourquoi vos un ressemble?tt ils à des sept ? 



* HT. Par euphonie, n' emploie-t-on pas mon, ton, son pouf 
ma, ta, sa ? ^ 



■'■ 112. 

* 113. 

* 114. 

* 115. 

* 116. 



Qu'est-ce que les adjectifs numéraux ? 
Combien y a-t-if de sortes d' adjectifs numéraux ? 
Qu'est-ce que les adjectifs numéraux cardinaux ? 
Qu'est-ce que les adjectifs numéraux ordinaux ? 
Les adjcFtifs numéraux cardinaux peuvent-ils varier f 



(a) Euphonie, de deux i^'q's grecs (itii veulent dire bon son. 



•«pam 



CI.ASSIFICATION 



23 



* 117. Vmgi et ce7it prennent la marque du pluriel 
lorsque,^ étant multipliés, ils sont suivis d'un nom 
exprimé ou sous-entendu. 

Kx. : Moïse vécut six vingts ans, c'est-à-dire CENT 
VINGT ans ; nous étions en tout SEPT cents, do7tt six 
CENT VINGT Ca?iadie7is et quatre-vingts V/z-a/^^^A-j. 

** II 8. ^////^ employé comme adje(5lif numéral ou 
comme nom de nombre ne prend point la marque du 
pluriel. Ex.: Cette rnaison a coûté vingt milice 
piastres; la colonne des mille occupe le quatrième 
rang ; les Dix milice se sont illustrés par leur retraite. 

On écrit quelquefois ?«z7pour la date des années dé 
l'ère chrétienne, quand ce mot- commence la date et 
qu'il est suivi de centaines. Ex. : Le Canada fut 
découvert en Mil, cinq cent trente-quatre. 

Ee nom commun mille, mesure de longueur, varie 
au pluriel. Ex : Trois milices de longueur font une 
lieue du Canada. 

** 119. hts mois fnillion, billion, milliard, trillion, 
etc., sont des noms communs, tout comme les mots 
douzaine, centaine, millier. Ex. : On a dit cela des CEN- 
TAINES, des milliers, des millions défais. 

* 120. Ees adjedlif^ indéfinis sont ceux qui ajoutent 
au nom une idée vague de nombre ou de qualité. Ces 
adjecftifs sont : aucun, autre, certain, rhaque, mai?it, 
même, nul, pas un, plusieurs, quantième, quel (i)' 
quelconque, quelque, tel, tout et un. 



* 117. Quand vingt et cent prennent- ils la marque du 
pluriel / 

*'^ 118. Qn'v a-t-il à observer sur le mot mille ? 

** 1^9- Q'i'y a-t-il à remarquer sur les mois million bil- 
lion, etc.? 

* 120. OiC est-ce que les adjeRif s indéfinis ? 

(il I/adj«c5lif indéfini y//c/ pent Ctrc en niùme temps adjecflifconjondlif 
cest Idisiiu'il lie l.i ])ro))osili()n dont il fait partie à celle dont elle dépend' 
î''^.k-" J'' -f"^ '7'"''''' él:nciit vos i)i<ijet>i." 0'"''''' icniplit ici nue double 
iotVtion : il est attr, but de /''•"/' Av, et il joint la deuxième proposition à la 
l)^«»Mieie. - ^ 



^«^ 



24 



PRONOM 



CTIAPITRK IV 



l'i' J'i:n\oM 

/-^.v ICI.»: VKS c^i/ ênm/T) . . ^^'^''^- ^'"'''»' '"^ 1'^" ^le dire • 
^^/// trout:' Ir^ I vco^^, ,f,iî ^^l'^ONS ; on dira : A.-.y ki^hvks 

lun des mots}.' Jf '^W /?> Î^V^^ ^l'exprimer, on emploie 
prononm. Kk '' Tf Jm,; rl,^'- ^"J' 'J"' '°"^ f^'alement des 
connais pas Toi-///.'w - ^''''''«'-^/«■^ moi-;;..v//^. Tu ;/.- tk 

ARTICLE !'''•. -CLASSIFICATIOX DU riîOXOM 

^^ ie.„ot.7, ,„i tient- , a ';;::; ^"i,,c:-„'„^ 

avic°1-ASLt:'<n,eTeTc;„r'r': ^""'"''''"^- 'lî-n'. 
])lace du non.. ' ' "°"' "^"' "" «' '""«'' &«;> là 

de phrase ' ""^ P^Pos'tion ou un membre 

vouh:,.;;.'?!!-}:":;';:'!-,'-^.^ 'f «««.-Pouve. 



122 bts. Le pronom ne s^cmpioict-il gue pour un nom ^ 

(«) /^-...v,, de deux „u.s,a.i„s, ni ve„,.„tdi,. A.. ,.,,,,, 



CLAS.SIFICATION 



25 



* ^^^' ■^"^. pronom doit toujours être au même 
genre, au même nombre et à la même personne que le 
nom dont il tient la place. 

1 24. Il y a cinq sortes de pronoms : les pronoms 
personnels, les pronoms possessifs, les pronoms dé- 
monstratifs, les pronoms conjon(5lifs et les pronoms 
indéfinis. 



ARTICLE 2. — DES PRONOMS PERSONNELS 



* 



. ^^5- I^es pronoms personnels sont ceux qui 
désignent le plus ordinairement les personnes gram- 
maticales. 

*'^ 126. On appelle /tf;'^^;^;/^^^mwwrt//V«/<î'.ç les dif- 
férents rôles que les êtres peuvent remplir par rapport 
à l'aae de la parole. 

* 127. Il y a trois personnes grammaticales. La 
première est celle qui parle ; ses pronoms sont : je, vie, 
moi, pour le singulier (i), et nous, pour le pluriel. 
i/X.: JK M^^ flatte, moi, que nous réussirons. 

* 128. La deuxième personne est celle à qui l'on 
parle; ses pronoms sont: tu, te, toi, pour le singulier 
(ou vous par politesse), et vous, pour le pluriel. Kx. : 
lu TEy7a//d'^, TOI, que vous réussirez. 

* 129. La troisième personne est celle de qui l'on 
V)arle ; ses pronoms sont : il, ils, elle, elles, le, la, les, 
lui, leur, eux, se, soi, en, y {a). 



, *,l^^-,^ quel genre, à quel nombte et à quelle personne 
doit être le pronom, f 

'■' 124. Coinbien y o-t-il de sortes de pronoms ? 
2f, ^^^' Q^^'f^^-^^ Q"t^ If^s prono)ns personnels f 
■"■^ 126. Qu'appelle-t-on personnes granunaticales ? 
' 12 7. Combien y a-t-il de personnes grammaticales ? Quelle 
est la première, et quels en sont les pronoms f 

* 128. Ouclle est la deuxième, et quels en sont les pronoms ? 
129 Quelle est ta troisième, et quels en sont Its pronoms ? 

<;im?„H!!,''^"-,*^'^"*f>°," P''^»- Convenance, on emploie quelquefois ;/o?« pour le 
sniKulitt. t,x.: ' Ac;//i Préfet de. .. avons aritlccf qui suit. .." 

rlnml.H""'''"''' ^"^''^ "" •''''"^' ^''"'^ ^''^ ptonoms .Soient f^rrsonnrh, on ne 
HrèÀem.WT? '^'i '' '■'*'"'' '""-■ """■' ^-^"""^ <1'- citer, parce «ru'ils représentent 
ilirectenient le.s/,îrio«wt'i£-/-rt/;/;//<(//V.<j/«. 



^.»«âfe. 



1 



26 



PRONOM 



nom 'v'^^^'i i"": ^''' ^'*^'^^'' annoncent toujours uu 
nom. Ivx : I.H pain, i^xpâfe, i.v.^ i>â tenu x 

PvV /' P'^^^?'"'^' tiennent U place d'un nom. 
Ex. . Ernest amnaU cette ville , je le />r/.ra/ de me la 
/«/;-^ t'^/r .• cest-à-dire,yV /.;/,;-«/ JvKNKST^',' me fahe 
voir CKTÏR VILLE. "^ 



i|^! 



AHTICLE 3. — DKS PUONoMS PO.SSE.SSn''.S 

* 131- Us pronoms possessifs sont ceux qui tiennent 
a place dos noms en y ajoutant une idée de i)os.session 
de propriété ; ils sont toujours précédés de l'article.' 



.SINGULIER 
Masculin. Féminin. 



Le mien. 
IvC tien. 
Le sien. 
Le nôtre. 
Le vôtre. 
Le leur. 



La mienne. 
La tienne. 
La sienne. 
La nôtre. 
La vôtre. 
La leur. 



rr.uRiEL 
Jfasculin, Féminin. 



Les miens. 
Les tiens. 
Les siens. 
Les nôtres. 
Les \'ôtres. 
Les leurs. 



'l< 



Les miennes. 
Les tiennes. 
Les siennes. 
Les nôtres. 
Les vôtres. 
Les leurs. 



I '\2. 



., Les adjectifs possessifs sont toujours suivis 
a-un nom au'ils déterminent, au lieu que ks prom^^^^ 
ï^^e^fs tiennent la place d'un noni précédemnie;;? 

Ex. : XoTim maison est plus belle que la nôtri<^ 

sif, parce qu'H^ieut ll^aràe^'^t^t ' '"' "" ^""°"^ i^^"^^" 

* 133- On met un accent circonflexe sur Va de 
notre, votre, pronoms possessifs, et jamais sur celui de 
notre, votre, adjec5lifs possessifs: Notre maison st 
moins belle qne la vôtre. 

* 131. Qu'est-ce çne les pronoms possessifs, et queh sout-il, 9 

r/Jj.^ ^''""^''^'i Pfl^f-on distinguer les adje/ijs passe s^/ s 
des pronoms possessifs .' -/y-' /^t/^Mii/yà 

vôtre ?^' ^^''^'"^ '''''^•'^" »" accent cinonjlexe sur l'o de nôtre, 



mmÊÊmmmKmm': 



CLASSIFICATION 



27 



ARTICLE 4. — DES PRONOMS DÉMONSTRATIFS 



* 134. Les pronoms démonstratifs sont ceux qui 
tiennent la place des noms en y ajoutant une idée de 
démonstration ou d'indication. Ces pronoms sont : 



SINGUIJKR 



Masculin 

Celui. 

Celui-ci. 
Celui-là. 



PI.URIEI, 



135- 



Féminin. Des 2 genres. Masculin. Féminin. 

Celle. Ce. Ceux. Celles. 

Celle-ci. Ceci. Ceux-ci. Celles-ci. 
Celle-là. Cela. Ceux-là. Celles-là. 

^^ <^<? est adjecftif démonstratif quand il déter- 
mine un nom. Kx.: Ck livre, CK bon livre. 

Ce est pronom démonstratif quand il est employé 
comme sujet, connue attribut ou comme complément. 
Ex. Cr sera CE que vous voudrez. Il a vole, et pour CK, 
// a été mis en prison. 

Ça s'emploie par contraélion pour cela, mais seulement dans 
le langage familier. e;x. : Domiez-moi ça ; il y a longtemfos 
de ÇA. * ^ 

Le pronom ça n'a pas d'accent ; on ne doit pas le confondre 
avec l'adverbe ou l'interjecflion çà. Kx. : // n'y a pas de mal à 
ça. Viens çà (ici); tous les meubles étaient çà et là ; a/i çà 
venez-vous f ' 

ARTICLE 5. 
DES rKONOMS CONJONCTIFS OU RELATIFS 

* 136. Les pronoms conjo^iflifs (a) ou relatifs 
sont ceux qui joignent au nom ou au pronom dont ils 
tiennent la place, une proposition qui sert à l'expliquer 
ou à le déterminer. Kx. : Dieu, qui sait tout, co7maU 
nos plus secrètes peiisêcs. Des tragédies de Raciiie, 
Athalie est celle (^% je préfère. 



* ;34. Qu'est-ce que les proioms démonstratifs, et auels 
sont-ils f 

** 135. Quand est-ce que ce est adjectif démonstratif , ou pro- 
nom démonstratif:^ 

* 136. Qu'est-ce que les pronoms conionclifs oh relatifs et 
quels sont-ils f " ' 

Etyin.— (a) Co„Jonni/.~-ryn latin conjunaivus, de coujungeye, foiiné de 
cww, avec; _;/<«i'f;<\ joiiidro, y ^ , w, . ic uc 



28 



PRONOM 



M 






I<es pronoms conjonctifs sont 

SINGUI.riîR 

Féviiuiu. 

Laquelle. 
De laquelle. 
A laquelle. 



Masculin. 

Lequel. 

Duquel. 

Auquel. 



ri.i'Rria, 
Masculin. Féminin, 

Lesquels. Lesquelles. 

Desquels. Desquelles. 

Auxquels. Auxquelles. 
Des deux genres et des deux nombres. 
Qui, que, quoi, dont, où (i). 

• ^'\.\^''' ^^ "l^t auquel se rapporte le pronom con- 
jonelif est appelé Vantéeêdent {a)L ee proîiom 

L anteeedent est ainsi appelé parce qu'il est ordinni 
rement placé avant le pronom ^ 

r./W,;//^"" '"' exemple: Il y a des personnes qui 
<nliquent l ouvrage quk Z'^... lise, ; personnes est l'anté- 
cédent du pronom qui, et ^..^r^.^., celui de que. 
oM « -^'^^ Le pronom conjonctif est au même trcnre 
au même nombre et à la môme personne que son^antl: 

Ainsi, dans cette phrase: Les choses dont vous 
parle, sont fausses; dont est au féminin, au plurielet 
a l a troisième personne^œmme son antécédent choses. 

le7roLrioi;;ot5^7' ' '"'' '^''"''-^ -^ ^^ ^'-^^ personne est 

l>ln^onli,,aTrtMnci.tprono7ns//A ;J /',^/ V^ 7v<v/A//y ()„ les appelle 
cdent S'analyse ausLi connlIVafî^ér ^(^. i^:;;;;;:;'"'^''^>'^ ''^^ -''- 



'mmmm 



ÂJimS^^'a 



pwmrwi 



l*«w** 



CLASSIFICATION 
ARTICLE G. — DES PRONOMS INDÉFINIS 



29 



"^ 139. Les pronoms ijldcjînis sont ceux qui tien- 
nent la place du nom sans le faire connaître d'une 
numiere précise. Kx. : On ne doit pas nuire à autrui 

Ce sont : autre chose, autrui, chacun, Vun, Vautre 
on, personne, quelque chose, quelqu'un, quiconque, qui 
que, qui que ce soit, quoi que, quoi que ce soit, et rien 
sekm qnehjues auteurs. ' 

** 140. Aucun, certain, nul, pas un, plusieurs, tel 
tout, sont scnéralement regardes connue pronoms 
quand ils ne sont pas joints à un nom. Aucun ne 
sortira ; nui. 71e sera exempté de cette dé/aise ■ tous v 
seront soumis. " -^ 

Ils sont adjecflifs quand ils déterminent un nom ou un 
pronom. Aucun homme, ^vj.lh puissance n'a le droit 
de commander une injustice ; tous les esprits doivent se 
soumettre à Dieu. Voilà tout ce qu'on m'a doimê. 

On peut regarder comme des expressions pronominales indé- 
finies les locutions qui que ce soit, quoi que ce soit. Ex • N'en 
parle:: a i^ui que ck soit. 



CHAPITRE V 

BF VEUBB 

* 141. l'ouï- exprimer l'existence, l'adion OU /état d'une oer- 
sonne ou d une chose, ou pour faire rapporter un attribut à un 
sujet, on se .sert d'un mot qu'on appelle z'^r<^^ 

Amsi, quanti on dit : Dieu EST de toute éternité il a créé 

ex( S en ^' '"V '' ''^"^-'' '■' ^""^ ^'^' q"* exprime que Dieu 
s^at desV.X.''' ^ '^^^' ^"^ ^-P"«^-t V.m^n qu'iî a faite. 

Il en est de même de sont dans : Les justes sont heureux. 
ARTICLE Ic"!'. — CLASSIFICATION DU VERBE 

* ^4 2. l^^verbe (a) est un mot qui exprime l'exis- 

** ;39. O'^'^^lf^ <îue les pronoms indéfinis ? et quets sont-ils ? 
140. ijuand est-ce que les mots aucun, certain nul etc' 
soutpronoins indéfinis, ou adienifs indéûnis? ' ' 

142. Qu'est-ce que le verbe "f 

{a) Verb?, du mot -afin verbum, qui veut dire barole 
2 * 



30 



VKRBR 



m 



tence, 1 aclion ou l'état crime personne ou d'une ehose 
Kx.: L /lomme v,^'v sur la terre pour (;i.(,kikikk 
Dieu / Il jc:n(.k,.: ht durée de sa vie ; les mots est, P-lon'- 
A^ jr^/^/-^, sont des verbes, parce qu'ils expriment 
1 existence, 1 aelion, l'état de V homme 

On d<:-fi,nt encore le verbe : " un mot variable >,ui 
unit attribut au sujet ". Ivx.: Dans r /^omwe J<^ 
moriel, le verbe est unit l'attribut monel au suiet 

* I43- On reconnaît (lu'un mot est verbe quand on 
peut le placer après les mots ne pas, ou entre les mots 
ne et pas. 

Ainsi nVr, Parler, sont des verbes, parce qu'on peut 

'^""l - J-J^'ï^^""'' "'"''' '" rARLKREZ pas; H est 
par/ozs difficile de ne pas kire, de ne pas parler > 

* 144. Il y a deux sortes de verbes, le verbe sub- 
stantit et les verbes attributifs ou adjet^ifs. 

^ * 145. Le verbe ^/^Av/^;^///- est le verbe' /^/rr, ou un 
equivalcMit, employé i>our faire rapporter l'attribut au 
sujet L.x : " Dieu est bon. Vous paraisses con- 
tents ( i). 

* 146. Les \'err)es attributifs ou adjeilifs ne sont 
autre chose, dans le fond, que le verbe substantif com- 
bme avec un attribut. 

Ainsi, faîine, je lisais, f aurai fini, équivalent, ius- 
qu a lin certain point, à je suis aimant, fêtais lisant, 
f aurai ête finissant. ' 

1* ^i/- ^} ^' ^ ''"''1 ^"""^^^^ ^^ ^'erbes attributifs ou 
adjectifs: le verbe transitif, le verbe passif, le verbe 
intransitif, le verbe pronominal ou réfléchi et le verbe 
unipersonnel. 

*=^* 147 bis. Les verbes avoir et être sont appelés 

* 143. Comment reconnait-on qu'un mot est un verbe ?■ 
^ 144. (-ombien y a t-il de sortes de verbes f 

145- Qu'est-ce que te verbe substantif 2* 
■ 146. Qf est-ce que les verbes attributifs ou adje^ifs ^ 
*^., '^'- ,^'"''J^'-^'' y ^'-f-^^ de sortes de verbes attributifs ^ 
•■ 14/ bis. Comment les verbes ,xyo\x et être sontils appelés ? 



'm 

\ 



CLASSIFICATION 



3ï 



inc chose. 

il.OKIl'IKK 

est, frlori- 
-'xpriment 

riablf .jui 
mine j';sT 
au vSujct 

riuaiid ou 
- les mots 

l'on peut 
is : il est 

.ER ? 
îrbc sub- 

r, ou un 
tribut au 
•sez con- 

ne sont 
itif corn- 
ent, jus- 
is lisant^ 

)Utifs ou 
le verbe 
le verbe 

appelés 

rhe ?■ 



ifs? 
ifs? 
appelés ? 

l'aUrih.it. 
steitoe. Li 
I ibiit dans 



\^^xh^9, auxiliaires (fi) lorsqu'ils servent îl conju^nier 
les autres verl)es dans leurs temps composés, ^x • 
Iherre a travaillé ; il ksT parti. 

Dans les autres cas, avoir est R^iéralenvnt verbe 
transitif, et être, verbe substantif. ICx.: Dieu lisT 
pathut, il A r éternité pour lui. 

Lorscine être est synonynio ^Vcxistcr, aller, rhidcr, il est 
aUnb„t,f Ivx.: /;>/^« ,,ST. Atcxamirc le Cramt a K n y/,' 
qu'aux Indes. Le J'ape kst à Komc. 

ARTICLE 2.— FORMES GRAMMATICALES MM YER-E 

"" ^^l- ^''\ '^'^^^^^^ ''^^ «"J<^'t ^ Plusieurs changements 
ou mochhcatioiis, pour exprimer son rapjx^rt avec la 
personne, lo nombre, le temps, le mode et la voix 

■^ 149. l^a persotme est la forme que prend le verbe 
sdoii cpie le sujet est de la première, de la deuxième 
ou (le la troisième personne Rrammatical.}. Kx • Je 
SUIS, tu ES, il KST ; 710US ALLONS, VOUS ALLEZ ils 
VONT. '-'^ , 

* 150. Le nombre est la forme que prend le verbe 
selon que le sujet est du singulier ou du pluriel. Kx • 
Je CROIS, nous croyons. 

* 1.5 f. Le temps est la forme que prend le verbe 
pour indiquer à quel point de la durée se rapportent 
1 existence, 1 aélion ou l'état exprimés. 

* 152. La durée se divi-,- en trois époques distinctes 
qu on appelle /m/^^////,-rt//.v/ ce sont: ^ présent le 
passe, et le futur eu avenir. ^ ' 

* 153. Le présent, dans \\n verbe, exprime l'exis- 
tence, 1 aélion ou l'état comme ayant lieu à liir. -art 
de la parole ou habituellement : Tu veux que je le 
FASSE beaucoup voyager. Le soleil préside ^« jovr. 

î \f: {\'}'Z^^''^''^-^P'''''^l'i à plusieurs chnnr^eui^T' 
^ 149. Qii est-ce que la personne dans le verbe .^ '' 
^ 150. Qu'est-ce que le nombre da7is le verbe ? 

- - • , Qu'est-ce que le temps davs le verbe ? 
" i'5'. Comment se dinise ta durée ^ 
ou P élit f ""'"'"'' ^ /^/;'/^.v;/ expHme.t-il l'existence, iaaion 

(b) Auxiliaiye.—Hu latin auxtlians, qui aide. 



I 



5*.ïli^^Bl*tt 



32 



VKRHR 



,,/t l^-^- ^'"^ ^^^^^ exprime rcxisteiice, l'adioii ou 
1 état coinine ayant eu lion dans un temps passé 

coinprend : l'imimrfait : /.• msais ; le passé" déter- 
l'une : Je i.rs ; le passe indéterminé : r ai II) ; le pas^é 
an eneur : /'kus i.u ; le plns-,,ne-parfait : /'avais Lr. 
• 155. U' futur exprime l'existence, l'aclion ou 
1 état connue clevant avoir lieu dans un temps à venir 
11 comprend: le futur simi,le : y/cTUDiKKAi ; et le 
lutur antérieur. J'aukai i'ctudii'c. 

poscus. simples l()rs(|ue le verbe est eu un seul mot ( ;>• //\ /« 
/<^/.//'.m,5), rr.;y/A.wV,v lorsque le verbe est enmloyV avec un 
auxilunre {fui in, vous sommes arrivé,) ^ ^ " 

comiiôsé'*^Ahi"s]t ''^''''^"^ ^'""^'' ''"'^'''' correspond un temps 
Au présent correspond le passé indéfini : j'ai, Pat eu 
An ""P'r?'^ le Plus:-que-parfait : /ae'«/., pavais en. 
Au passé dc-fini, le i>as>é antérieur : feus, feus eu 
Au futur simple, le futur antérieur: f aurai, f aurai eu 
Au présent du conditionnel, le passé : f aurais, j'aurais eu 
Au présent et à l'imparfait du snbjonaif. le pa^sé e e pl«- 

que-parfait : que /aie, que f aie eu ,-çuef eusse, quefeusFeeu. 

* 157- Le mode (a) est la forme que prend le verbe 
pour expnmer de quelle manière sont présentés l'exis- 
tence, l'aétion ou l'état : /e ne travaille pas auiant 
qu on DKSIRKRAIT que je travaillassk. Apprknds à 

TRAVAILLER. 

* 15S. On compte cinq modes : l'infinitif, l'indicatif 
le conditionnel, rimpcratif et le suhjonélif. 

1^ 159. L'infinitif est appelé mode ?;;//)^r.ww?zr/ parce 
qu 11 n'a pas de personnes ; il n'a pas non plus de nom- 
bres (i). -^ 



ou 



ou 



llàf:^^''""""'^ /^/«55f exprimct-il Vexistence, Vacîion 
l'étl% ^^''^^^^^^^^^ ^'^ f^^^"^ exprime-t-il Vexistence, t' action 
verbe f' ^'"''''''^''^ peuvent être les différentes formes du 

* 157- Qu'est-ce que te mode? 

* 158. Combien compte-t-on de modes '? 

* 159- Pourquoi l'infinitif est-il appelée mode impersonnel? 

le iioi.ibie, de son Mij.t."' ^ ^^îrluula personne K,a..u.,aticale et 

Kx.: "Je vais partit ,- tu ya'i /.,!,//> ,- il va panir... 
VXym.~{a) Mnae.—nM. latin modus, manière. 



% 



CLASSIFICATION 



action ou 
ssc. 

ussc détcr- 
r ; le pas'-é 
AVAIS hw 
'déi'um ou 
s à venir. 
AI ; et le 

les ou com- 
IJj'e- /is, tu 
é avec uii 

uu temps 

en. 
en. 

.u eu. 
uirais en. 
et le pluv- 
f eusse eu. 

le verbe 
es l'exis- 
%s autant 
'RKNDS à 

indicatif, 

tel parce 
de nom- 



, VaRion 
', V action 
'rmes du 



'r sonnet f 

niaticale et 



33 



1 



1 



* i6o. U\s.'::itres modes, indi{|uant ord.'nnirenient 
Vxv cur terminaison. la pcrs(mne et le nombre, sont 
appelés \\\()(\(<> personnels. 

*!• '■/'!• ,^■'V/■'"■^'>>) C'xprime l'existence, Tadion 
<M letat d une manière Rcnérale, sans indiea iou do 
noînhre ni de i;er.-.( une. 

\W. : Une faut pas VANïiiu ce que l'on fait ni se 
ii.viKK^) PAKi.KU de soi. j , il ^( 

'^,]^^'y'^'^^^^''i(ià) exprime rexis'ence, l'adi.),, 
<»u 1 e'at d nae n^ar.icre alîirmalive, di eelecm posuive 

hK.: /.' travaille^je travai/fans. je travaillai' f ai tra- 
vaille^ /eus fravaillé^ /avais tnivaillé, Je travaillerai, 
j aurai travaillé. ' 

'^-^ 163 Ler.;;/^///c;A'?/^/(^)exi)rii!iereyisience I'pc- 
tioii on l'état comme dépendant d'i.ne condition ' 
-if ■ '/^ ""'^^'^ ALMKRAis si vous êticr. plus doùle^ 
"■' 164. i: impératif {d) exprime l'existence, ladion 
ou leat comme devant on pouvant avoir lieu ix.r 
snite d un commandement, d'une exhortation, d'un- 
prière. ' 

ét!^s' ^^^^^^ ''''^''' ^'^'^'''' SO^'^^^ APPi.iQui;S .î r'^.y 

tiJf.^f ^' '^'; '''^'f'^'^^'f ^'\ ^^^Pnme l'existence, l'ac- 
daiit """" manière subordonnée et dépen- 

Kx. : // ne faut rien pro?neltre qu'on ne puisse tenir. 



,,j; 160. Gwnnent sont appelés les antres modes ? 
on'l^Ê]'/ ^'""''"''^''i^>f"'''il'^^^pnnie.t.U t^e.vistenee, VaRion 

onlé^'f^''''""'"' ^'''''^''^^^f'^-'^P'-i''^e-t.ilVexistenee, l^aRhn 
l'aRi^onvI^l'' '' ^-«'//.^«..V e.vprime-t-il Ve.vistenee. 
thn^i^R^lT''' ^'^-'P^nrtif exprime tn t'e.ristenee, l'ae- 



34 



VKRBE 



ARTICLE 3. — COyJUGAISON OU VEI113E 



,, * '^'\ Conjuguer [a) vn verbe, c'est le réciter ou 
1 écrire dans tous ses modes, ses temps, ses nombres et 
ses jK'rsoiuies. 

On appelle ^t7;//>/^v.^w^ l'ensemble des formes aux- 
(luelles le verbe est soumis dans une lan-rue 

On api)elle aussi co^fj^^a/so^ts les dilïéreiites classes 
lenniJu d;!"»"" "^ ''^ ""^^^^ '^' ^^^^ ^-'ant leur 
''^ 167 Un français, il y a qu^^tre ronyuj^aùcis, nue 
on distniKnie yav la terminaison du prisînt de l'infi- 
Htit. Les verbes de la première conjugaison sont 
ternnnes par rr, connue a/„^er ; ceux de la deuxième 
par //-, comme //;//>, ceux de la troisième, par o/r 
Tel^Z'™''' "'"'' '^'^ ^'' quatrième, par r./ connue 
* i6S()n distingue deux parties dans le verbe- 
1 une ordinairement invariable, c'est le r«^/r^/,. Pautre 
variab e, suivant la p.ersonne, le nombre, le temps et 
le mode, c est la ^er,„/,myscw. Ainsi, dans fin-ir 7e 
i;ix-is, ;/.v.^ FiN-iRONS, le radical esty/«, les terminai- 
sons sont : /r, 7s, irons. 

Pour conjuguer un verbe, il suffit généralement 
d ajouter au radical les terminaisons de la conjugaison 
modèle. Ainsi on conjuguera chanter en ajoutant au 
radical chant les terminaisons du verbe aimer. 



* 166. Qi/ed-cr que coiijnguerun verbe ^ 
co„nnJ;/}l ?'"/'^'^«/'' <o^U'^.K^aLso„s r/asse-t-on 1rs verbes ? et 
7p:tJlri:fi':Uifi '''''"' -'^'<^--- --^-^^ ^erunués au 

-^ 16S. Combien disihigue-t-o)i départies dans le verbe ? 

vn^nLpavc^ q, -oi km t c^^erT^/'^^-''''"'' •'^""^ •-' "Pelées co„j„,çaîsons 



Ni 






f 



(a) Conjuguer, du latin anijugatr, cl 



c r//w, avec ; j'ugum, joiig. 



'«WWK*-:f(1W,1(R«»»Wi|^^ 



CONJUGAISON 



35 



éciter on 
nibres et 

lies aiix- 

s classes 
ant leur 

o?is, que 
:1e l'infi- 
«n sont 
nxiènic, 
par oir, 
connue 

verbe : 

l'antre 

enîps et 

N-IR, ;> 

•rniinai- 

ilement 
iiK^aison 
tant au 



bes ? et 
litiés au 

e ? 



peu ji'ins 
lièie cou- 

iipaîsoiis 
Il />. I.a 
'il |j» •« 



•^ 169. T.es deux verbes «m> et .'/yr servent à conin- 
'<uer tons les antres dans leurs tenii)s composés • ils se 
tiomnienl. pour cette raison, verbes auxuhiirrs ' ' ' 

Lorsque ces verbes ne sont pas auxiliaires, ./2w> est 
généralement verbe transitif, et .V.v, verbe substan- 



CONJIK^ATSONS M()I)J>Ll.:s 



Conjugaison du verbe AVOIR. 



MODK INFINITII'' 

Tc))lpS l'RRSKNT 

Avoir. 

PASSK {première forme.) 
Avoir ei!. 

PASSi'c {dcuxihne forme ) 
Ayant eu. 

PARTicri'K 1'rksi;nt 
Ayant. 

l'ARTlCII'H l'ASSK 

Ku, eue. 

MODK INDICATri^ 

l'RKSI'XT 

y ai. 

'i'ii as. 

Il ou elle a. 
Nous avon.s. 

Vous avez. 

nsr;« elles ont. 





IMPARF 


VIT 


J' 


avais. 






Tu 


avais. 






II 


avait. 






Nous 


avions. 






Vous 


aviez. 






Ils 


avaient 








l'ASSi; Dl'CTKRMINlî 


J' 


eus. 






Tu 


eus. 






II 


eut. 






Nous 


eûmes. 






Voui 


eûtes. 






Ils 


eurent. 






I 


•ASSft INDÉTl 


;rmini': 


J'ai 




eu. 




Tu as 




eu. 




Il a 




eu. 




Nous 


avons 


eu. 




Vous 


avez 


eu. 




Ils on 


t 


eu. 






l'ASSiî ANTKRIKUR 


J'eus 




eu. 





* 169. A quoi servent tes deux verl>es avoir et être ? 

^/^ eu Cri.n.c ; j "iï;^a.'Sj ^L'^hail S? '" """"" ^"^ '"''' '"'• ^'"^ 



KSIWWiKtt 



36 

Tu eus 
Il eut 

Nous eûmes 
Vous eiites 
Us eurent 



VERBR 



eu. 
eu. 
eu. 
eu. 
eu. 



PI.US-QUK-PARFAIT 

J'avais 
'J'u avais 
Il avait 
Nous avions 
Vous aviez 
Ils avaieut 



eu. 
eu. 
eu. 
eu. 
eu. 
eu. 



FUTUR SIMPI^IC 



J' aurai. 
Tu auras. 
Il aura. 
Nous aurons. 
Vous aurez. 
Ils auront. 



FUTUR ANTKKIiU'it 



eu, 
eu. 
eu, 
eu. 
eu, 
eu. 



J'aurai 
Tu auras 
Il aura 
Nous aurons 
Vous aurez 
Ils auront 

MODE CONDITIOXXKI, 

PRl'tSFNT OU FUTUR 

T' aurais. 
Tu aurais. 
Il aurait. 
Nous aurions. 
Vous auriez. 
Us auraient, 

PAS.sÉ {previih-e forme.) 

J'aurais eu. 

Tu aurais eu. 

Il aurait eu. 

Nous aurions eu, 

V^ous auriez eu. 

Us auraient eu, 

PAS.SÉ {deuxième forme. ) 
J'eusse eu. 

Tu eusses eu. 



Il eût 

Nous eussions 
Vous eussiez 
Ils eussent 



eu. 
eu. 
eu. 
eu. 



MODE IMPÉRATIF 

Poini de premih-e personne 
an singulier, ni de troisième 
aux deîix nombres. 

PRÉSENT ou FUTUR 

Aie. 

Ayons. 

Ayez. 

MODE SUBJONCTIF 

PRÉSKNT ou FUTUR 

Qiiej' aie. 

Oue tu aies. 

L)"'il ait. 

yue nous ayons. 

Que vous ayez, 

Qu'ils aient, 

IMPARFAIT 

Quej' eusse. 

Oue lu eusses. 

Qu'il eût. 

Que nous eussion.s. 

Que vous eussiez. 

Qu'ils eussent. 



PASSÉ 

Que j'aie 
Que tu aies 
Qu'il ait 
Que nous ayons 
Que vous ayez 
Qu'ils aient 



eu. 

eu. 
eu. 
eu. 
eu. 
eu. 



PI.US-OUE-PARFAIT 

Que j'eusse eu. 

Que tu eusses eu. 

Qu'il eût eu. 

Que nous eussions eu. 

Que vous eussiez eu. 

Qu'ils eu.sseut eu. 



mmmm^'mmmmÊim^A 



C0^7UGAIS0N 



37 



Conjugaison du verbe ^TR:^. 



TIF 

ber sonne 
roisic'Dic 



UR 



riF 

JR 



MODE INFINITIF 

Ce mode exprime P existence 
d'une manii'ye i;:éuérah\ sans 
indication de nombre ni de per- 
sonnne. 

PRÉSENT 

Être. 

PASSÉ {premih-e forme. ) 
Avoir été. 

PASS K {deuxième forme. ) 
Ayant été. 

PARTICIPE PRÉSENT 

Ftant. 

PARTICIPE PASSÉ 

:eté. 

MODE INDICATIF 

Ce mode, qui co})iprend huit 
temps, exprime V existence 
d'une manière affirmative, di- 
reFlc et positive. \ 

PRÉSENT 

Ce temps expiimr rexistcucc 
comme ayant lifii à riii,sl.;iit de la 
parole ou Iiahitiiellemeiit. 

Maintenant, 

Je sr:s. 

Tu es. 

Il ou plie est. 
Nous sommes. 

Vous êtes. 

Ils ou elles sout. 

IMPARFAIT ou PASSÉ 

SIMULTANÉ 
Il exprime un passé, mais piésent 
relativeiueiit à un autre, <jui scst 
accompli eu môme temps. 

Pendant que tu lisais, 

J' é^flio 

Tu étais'. 
Il était. 
Nous étions. 



Vous étiez. 
Ils étaient. 

PASSÉ DÉTERMINÉ 
Il exprime l'existence omuie 
ayant eu lieu clans un temps déter- 
miné et entièrement écoulé. 

Hier, l'an passé, 
Je fus. 
Tu fus. 
Il fut. 
Nous fûmes. 
Vous fûtes. 
Ils furent, 

PASSÉ INDÉTlsRMINÉ 

Il ex])iim e l'exi-tence comme 
ayant eu litu dans un temps passé 
<iuelc(ju<iue. 

Ce matin, cette année, 



J'ai 


été. 


I u as 


été. 


lia 


été. 


Nous avons 


été. 


Vous avez 


été. 


Ils ont 


été. 



PASSÉ ANTÉRIEUR 

Il expiime l'existence comme 
ayant eu lieu immédiatement avant 
uu fait ou \u\ii acflion. 

Nous partîmes lorsque. 



T'eus 
Tu eus 
Il eut 

Nous eûmes 
Vous efites 
Ils eurent 



été. 
été. 
été. 
été. 
été. 
été. 



PI.US-OUIv- PAR FAIT 
Il exprime l'existence comme 
ay.mt eu lieu dans un temps ((uel- 
comiue, avant un fait ou une acflion. 

Quand vous arrivâtes. 
J'avais été. 

Tu avais été. 

Il avait été. 

Nous avions été. 



I 



■ «liiéii tiikm. 



h 



38 

Vous aviez 
Ils avaient 



VERBE 



été. 
été. 



FUTUR SIMPI.K 

Il exi)nine rtxisteiice coinnie de- 
vant avoir lieu clans un teiuDs ;\ 
venir. 

Dcmahi, Van prochain^ 

Je serai. 
Tu seras, 
n sera. 
Nous serons. 
Vous serez. 
Ils seront. 

FUTUR ANTKRIKUR 

Il exprime l'existeuc-e connue de- 
vant avoir lieu avant un fait ou une 
action. 

Quand vous arriverez, 

J aurai été. 

Tu auras été. 

Il aura été. 

Nous aurons été. 

Vous aurez été. 

Ils auront été. 

mode: CONDITlONNEIv 

// exprime /' existence cont me 
dépendant, d'tme condition. 

PRÉSENT ou FUTUR 

Il exprime que l'existence aurait 
lieu SI unt condition était remplie, 

Si Je voulais, 

Je serais. 
Tu serais, 
Il serait. 
Nous serions. 
Vous seriez. 
Ils seraient. 

PASSÉ {première forme. ) 

Il exprime que l'existeiu-e aurait 
eu heu si une condition avait été 
remplie. 

Si VOUS Vavie:: voulu. 



J'aurais 
Tu aurais 



été. 
été. 



Il aurait été. 

Nous aurions été. 

Vous auriez été. 

Ils auraient été. 

PASSÉ {deuxième J'oriue. ) 
J'eusse été. 

Tu eusses été. 
Il eût été. 

Nous eussions été. 
Vous eussiez été. 
Ils eussent été. 

MODE IMPÉRATIF 

!l exprimer existence comme 
devant ou pouvant avoir lieu 
par suite d'un commandctnent, 
d'une exhortation ou d'une 
prière. 

PRÉSENT OU FUTUR 

Aujourd'hîii et toujours; 
Sois. 
vSoyons. 
Soyez. 

FUTUR ANTÉRIKUR 

Ce temps e>t ])(u usité. 

Demai)!, à deux li cures, 
Aie été. 
Ayons été. 
Ayez été. 

MODE SUBJONCTIF 

Ce mode exprime l'existence 
d une manière subordonnée et 
dcpe?idantc. 

PRÉSENT ou FUTUR 

Il faut, il faudra. 
Que je sois. 
Que tu sois. 
Qu'il soit. 
Quenousso3ons. 
Que vous sovez. 
Qu'ils soient. 

IMPARFAIT 

n fallait, il faudrait, 
\ Que je fusse. 
I Que tu fusses. 



M^ 'am wi W i W Kii wiilujii.igiiPt 



CONJUGAISON 



39 



Qu'il fût. 
Que nous fussions. 
Que vous fussiez, 
yu'ils fussent, 

PASSÉ 

Il faut, il faudra y 

Que j'aie été. 

(jue tu aies été. 

Qu'il ait été. 

Oue nous avons été. 



Que vous ayez été. 
Qu'ils aient été. 

PI,US-OUE-PARFAlT 

Il fallait, il faudrait, 

Que j'eusse été. 

Que tu eusses été. 

Qu'il eût été. 

Que nous eussions été. 
Que vous eussiez été. 
Qu'ils eussent été. 



-s 
'i 



PRIvMIIvRI.: C0^7U0AIS0X 
Verbe AIMIÎR ; le radical est AIM. 



MO DR INFINITIF 

Ce mode exprime VaHioti. ou 
l'état d'une manière générale, 
sans indication de nombre ni 
de personne. 

PRÉSENT 
Aim er. 

PASSÉ {première forme.) 
Avoir aimé. 

PASSÉ {deuxième forme.) 
Ayant aimé. 

PARTICIPE PRÉSENT 
Aim ant. 

PARTICIPE PASSÉ 

Aim é, aim ée. 

MODR INDICATIF 

^ A ce mode, le verbe exprime 
V ail ion ou Pétat d'une manière 
alhi uiative, dircile et positive. 

PRÉSENT j 

Dans ce tetnps, le verbe exprime ' 
I action ou l'ctat comme avant lien à 
1 instant de la parole ou iinhitu^n. i 
iiit tu. 

Maintenant, chaque jour, 
y aim e. 



Tu aim es. 
Il aiui e. 
No'js aim ons. 
Vous aim ez 
Ils aim eut. 

IMPARFAIT (?// PASSÉ 

SIMUI.TANÉ 

II exprime une adtion passée, mais 
présente relativement à un f.iit, qui 
s'est accompli en même temps. 

Quand fêtais malade, 

J' aim ais. 
Tu aim ais. 
Il aim ait. 
Nous aim ions. 
Vous aim iez. 
Ils aim aient. 

PASSÉ DÉTERMINÉ 

Il exi)rinie l'acflion on l'état comme 
ayant tu lieu dans un temps com- 
plètement écoulé tt déterminé. 



Hier, Van passé. 



y aim ai. 
Tu aim as. 
Il aim a. 

Nous aim âmes. 
Vous aim dtes. 
Ils aim èrent. 



mm::. 






40 



VKRBH 



TASSÉ INDKTKRMINK 



Cr niatiu, cctlr anucc. 



j;ai 

'i'ii as 
lia 

Nous avons 
Vous ave/, 
Hs ont 



aiui <?. 
aitu é. 
aiui C\ 
aini é. 
aiin é. 
aini é. 



I Jii aîin eras, 
I " aini era. 

Nous aini crous. 
i Vous aim erez. 

Us aim front. 



l'ASSKANTJCKiHiiR 

y-^A-T heureux lorujrr 

J>"« ain. é. 

//' t^"s aiju é. 

[eut ^ ain. c. 

Nous euint's aini C- 

Vous eûtes aiiu é 

Ils curent aim (?. 

l'ASSK ANTKRucnu SUKCOM 
rosÉ 

J,!'"^^ ^" aim (5. 

i u as eu aim é. 

Il*'^" aim (5. 

Nous avons eu aimé 
Vous avez eu 
Ils ont eu 



Quand :v 
T'aurai 



■■f 'f-'i'rcz 



' /," -'"nis ai. , 

I| aura aim é.' 

•Nous aurons aim é. 

vous aurt/ aim é. 

Ils auront aim é," 

MODIC CONDlTlONNKr, 

/' ^'yprinu-l'aniou ou /'//af 

PKKsPNToiT inrrnR 



aitu 6. 
aim é. 



MvUS-QlJK-PARK.\IT 

I' ^'-^l'Miiu'r.ioUoii 01. p •( ., 

n.vant en li,,, ,L J '/ ''^''""""^ 

t^z/a;/^/ rv^/^v aniicUcs, 
J'avais aim é. 

lu avais aim é. 

Il avait aim é. 

Nous avious aim é 
Vous aviez aimé. 
Ils avaient aimé. 

l'i^TUR snrpr.K ,1- 



Demain, rau M-ochain 
J aim erai. 



'^'./V voulais, 

]\ aim erais. 

I II aim erais. 
I II aim émit. 
I Noua îiim erions. 
' Vous aim ericz. 

Ils rtim ei aient. 

^'^^^^'^Kpycniiac formel 

Si vous l'aviea voulu, 
['aurais aim é 

lu aurais «im é. 

I aurait aim é. 

Nous aurions aim é 
Vous auriez aim é 
Ils auraient aim é. 

l'ASSi'c {dcuxic),ic forme ) 
J'eusse aim é. 

aim é. 
aim é 



•Nous eussions aim é. 
Vous eussiez aim é* 
Ils eu.ssent aim é." 



M 



% 

I 

î 

t 
s 



I 



St^^m^m-^m^i^tf^ii^tiimmm^ 



CON7UGAISOX 



41 



I l'KIlIllll. 

"■ .■llltlf 



■(\7, 



foudi- 



Otait 



IVlat 
avait 



MODI-: lAIl'ÉîîATTP 

I! rxf^yime railion ou l'état 
COI finir claiit l'objet d'un coiii- 

iiia)iclc'inent,d' uuc exhortation, 
ou d'une prière. 

]'U/;Si;nT ou FrTUR 

TU'xpi iiiic laotioii ou lôtat comme 
(levant nu ix.uvaiit avoir lieu i,,,! 
^ulU• (riiii <oitniiaml<iii<-nt, d'iiiu- 
cxlioi tatioii ou d'une i)rièie. 

ylujourd'hui et toujours, 
Aim e. 
Ai m oiis. 
Aim t'z. 

FUTUR ANTKKIlvUR 

Tl<'X])iinu l'acftion ou l'.'tat comme 
«Icvaut ou ])ouvaul avoir lieu avant 
une autre par suite d'un cniumande- 
incnt... 

Avant que je vienne, 
Aie aim é. 
Ayons aim é. 
Ayez aim é. 

MODIi SUBJONCTIF 
Ce VI ode exprime l'aRion ou 
Vétat d'une manière subordon- 
née et dépendante. 

TRKSKNT OU FUTUR 

Il faut, il faudra, 
Quej' aime, 



Que tu aim es. 
Qu'il aim e. 

Que nous aim i(,ins. 
Oue vous aim i- x. 
Qu'ils aim eut. 

m l'A RI- AIT 

Il fallait, il faudrait, 

Quej' aim asse. 
Que lu aim asses. 
Qu'il aim ât. 

Que nous aim assions. 
Que vous aim .'!s=ic/,. 
Qu'ils aim asscnt. 

PASf"^ 

Il faut, il faudra. 



Que j'aie 


aim c. 


Que lu aies 


aim é. 


Qu'il ait 


aim é. 


Que nous ayons 


aim é. 


Que vous ayez 


aim é. 


Qu'ils aient 


aim é. 



PI,US-QUE-PARFAIT 

Il fallait, il faudrait. 

Que j'eusse aim é, 

Que tu eusses aim é. 

Qu'il eût aim é. 

Que nous eussions aim é. 
Que vous eussiez aim é. 
Qu'ils eussent aim é. 



Ainsi se conjuguent la généralité des verbes en er, comme 
cfianter, jouer, créer, naviguer, mortifier, exténuer, etc. Aller 
et envoyer sont les seuls irréguliers. ^\ oir page 75.) 

* 1 70. I,es verbes en cer prennent une cédille sou.s 
le c final du rad.cal devant les lettres a et o, afin de lui 
conserver la prononciation douce du présent de l'infi- 
nitif. Ex.: /,? LANÇAI, ?W^.y TRAÇONS. 

"^ 171. Les verbes en^^;- prennent un e euphonique 
après le g final du radical quand il doit être suivi de a 
ou de ^, et cela pour lui conserver sa prononciation 
primitive. Ex. : Je jugeai, nous arrangeons. 



J 170. Que remarquez-vous sur les verbes en cer ^ 
* 17 1. Que remarquez-vous sur les verbes en ger ? 



42 



VBRBE 



font : > „■.;„„, ^„ ^i.^,,^^^^ '""«^"^ . •"■•■•". sa,u'^, maur. 
ouvert dev.,u''„„es^,l.;!etu;rfi',;,':. ^"""^'^^" "' '" 



conservent î> dan'^tontoTT'' 'T'"' ^^"-'"''- '^^-/-'^'^''- 
àa/ayeras. ^ ^"""^^^ ^'^"^"'^ ^««-'"es : /. paye, tu 

DEUXIÈME CONJUGAISON 
Verbe FINIR ; le radical est FIN. 

PA ss É {deuxième forme. ) 
Aj-ant fin i. 

PARTICIPE PRÉSENT (l) 

Fin iss ant. 



MODIÎ INFINITIF 

_. . PRÉSENT 

Fin ir. 

PASSÉ (première forme.) 
Avoir fin i. 



* m. Que remarque^.vcus sur /« verbes en ye, î 



iîS»*#Wfv;sa«««HSii»>«(gis^^ 



COi\7îIGAISON 



43 





PARTICÎPK PASSÉ 


Fin i 


, fin ie. 




MODE iNDICATir 




PRÎÎSKXT 


Je 


fin îs. 


Tu 


fin is. 


II 


fin it. 


Nous 


fin iss ons. 


\'ou.s 


fin iss ez. 


Ils 


fin ïss en t. 




IMPARFAIT 



Je fin iss ais. 

Tu fin iss ais. 

Il fin iss ait. 

Nous fin iss ions. 

Vous fin iss ie/. 

Ils fin iss aient. 

PASSÉ DÉTERMINJ.; 

Je fin is. 

Tu fin is. 

Il fin it. 

Nous fin îiues. 

Vous fin îtes. 

Ils fiu irent. 

PASSÉ INDÉTERMINÉ, 
fin i. 



J'ai 

Tu as 

lia 

Nous avons 

Vous avez 

Ils ont 



fin i. 
fin i. 
fiu i, 
fin i. 
fin i. 



PASSB ANTÉRIEUR 

J'eus fin i. 

Tu eus fin i. 

Il eut fin i. 

Nous eûmes fiu i. 

Vous eûtes fin i. 

Ils eurent fin i. 

PASSÉ ANTÉRIEUR 
SURCO.MPOSÉ 



J'ai eu 
Tu as eu 
Il a eu 



fin i. 
fin i. 
fin i. 



Nous avons eu fin i. 
Vous avez eu fin i. 
Ils ont eu fin i. 

PI,US-2UE-PARFAIT 

J'avais fin i. 

Tu avais fin i. 

Il avait _ fin i. 

Nous avions fin i. 

Vous avi( z fin i. 

Ils avaient fin i. 

FUTUR SIMl'l.K 

[e fin irai. 

Tu fin iras. 

Il fiu ira. 

Xous fin irons. 

Vous fin irez. 

Ils fin iront. 

EL'TUR ANTÉRIEUR 

J'aumi fin i. 

Tu auras fin i. 

Il aura fin i. 

Xous aurons fiu i. 

Vous aurez fin i. 

Ils auront fiu i. 

MODB CONDlTlONNEIy 

PRÉSENT OU FUTUR 



Je 

Tu 

II 

Nous 

Vous 

Ils 



fin irais, 
fiu irais, 
fiu irait, 
fin irions, 
fin iriez, 
fin iraient. 



PASSÉ Kpreniicre forme. ) 

J'aurais fin i. 

Tu aurais fin i. 

Il aurait fin i. 

Nous aurions fin i. 

Vous auriez fin i. 

Ils auraient fin i. 

PASSÉ {deuxième forme.) 
fiu i. 
fin i. 
fin i. 



J'eusse 
Tu eusses 
Il eût 
Nous eussions 
Vous eussiez 
Ils eussent 



fin i. 
fin i. 
fin i. 



44 



VKKH« 



MODK IMPj'vRATlI' 
pri';.si;nt ou futur 



l'in is. 
Im'ii m ons. 
l'in tss ez. 



FUTUR ANTl'CRIIvUR 



Aie fin i. 
Ayons fin i. 
Ayez fin i. 



MODE SCnjONCTlF 
PRÉSENT ou FUTUR 



Que je 
Que tu 
Qu'il 
Que nous 
Que vous 
Qu'ils 



fin iss e. 
fin /s s es. 
fin jss e. 
fiu 7SS ions, 
fin iss iez. 
fin ïss ent. 





IMPARFAIT 


Que je 


fin isse. 


Uue tu 


fin issc's. 


Qu'il 


fin ît. 


Que nous 


fin issions. 


Que vous 


i'Mi issiez. 


Qu'ils 


fin issent. 




l'ASSi'-: 


Que j'aie 


fiu i. 


Que tu aies fin i 


Qu'il ait 


fin i. 


Que nous 


ayons fin i. 


Que vous 


fiyez fin i. 


Qu'ils aient fin i. 



PI.US-OUE-I'ARKAIT 

Que j'eusse fi,,}. 

Que tu eusses fin i. 

Qu'il tût fin i. 

Que nous eussions fin i. 
Que vous eussiez fini. 
Qu'ils eussent fin i. 



** 175- ^^''"> «'écrit au participe passée/;/// drnù'r 
lorsqttU exprime l'état, la qttalité des choses 'consa 
crées par les prières de r%lise. Dans totts les autres 
cas. Il s ecnt ôé.r, bénie. Ex.: Voici du pain bkMt ^^ 
Jtîl^^"!^ ^^^/«^;«..r BfîNiTS; l/s drapeaux ont 
de m^n^s^/anmK^on du Juste est bénie du ciel; bfvis 
soîe7it nos bienfaiteurs. «^vAib 

^, **.^76. Fleurir, lorsqu'il est employé au figuré 

V"^.'^;^;,".^ ^^'^^^l'^l ^^i^^ifie prospérer, a pour radical 
>m. a l'itnparfait de l'indicatif et au participe présenf 

Fi^'oRiiAv^'J'r'''''^^^ FtORissAiT. /.. lettZ y étaient 
FLORISSANTES SOUS Aug7iste. 



** 
** 



Î76 ^t?'jf ''^ '^^'"^'^ au participe passé le verbe bénir? 
176. Qiie remarquez-voîis sur le verbe fleurir ? ^ " 






CONJUGAISON 



45 



TROISIIvMK CONJUGAISON 
.Verbe RECEVOIR ; le radical est R^C. 



modp: im-ixitip 

l'Rl'CSKNT 

Rec evoir. 

l'ASS H ( pretnihr forme. ) 
Avoir reç u. 

l'AssH ( deuxihne forme. ) 
Ayant rey u. 

rARTiCIl'K PRKSKN'r 

Rec evant. 

l'ARTICri'K PASSlî 

Reç n, rey ue. 

MODIv INDICATIF 

PRÛSiCNT 

Je reç ois. 

Tu rec; ois. 

11 reç oit. 

N'ous rec evons. 

Vous rec evez. 

Ils reç oiveiit. 

IMPARFAIT 

Je rec evais. 

Tu rec evais. 

Il rec evait. 

Nous rec evious. 

Vous rec eviez. 

Ils rec e valent. 

PASSK DÉÎTKRMINÉ; 

Je reç us. 

Tu reç us. 

Il reç ut. 

Nous reç ilmes. 

Vous reç ûtes. 

Ils reç urent. 



pas.sk indktkrmink 



Il a 

Nous avons 
Vous avez 
Ils ont 



reç n. 
reç u. 
reç n. 
reç u. 

PA.SSK ANTl'CRIKUR 



J'eus 
Tu eus 
Il eut 

Nous eûmes 
\'ous eûtes 
Ils eurent 



J'ai 
Tu as 



reç u. 
reç u. 
reç u. 
reç u. 
reç u. 
reç u. 

PASSÎO ANTHRIKUR 
SURCOMPOSH 

rai eu reç u. 

Tu as eu reç u. 

Il a eu reç u. 

Nous avons eu reç u. 
V^ous avez eu reç u. 
Ils ont eu reç u. 

PI.US-QUK-PAKI'AIT 

J'avais reç u. 

Tu avais reç u. 

11 avait reç u. 

Nous avions reç u. 

Vous aviez reç u. 

Ils tivaietitr reç u. 

FUTUR SIMPIvR 

Je rec evrai. 
Tu rec evras. 
II rec evra. 
Nous rec evrons. 
Vous rec evrez. 
Ils rec ovront. 

FUTUR ANTKRIKUR 



leç u. 
reç u. 



J'aurai 
Tu auras 
Il aura 



reç u. 
reç u. 
reç u. 






46 



VKRBR 



El ' 



Nous Aurons 
Vous aurez 
Ils auront 



reç u. 

rc(; u. 
reç u. 



MODH CONDITIONNICI. 
l'RlvSKNT OU FUTUR 



Tu 

II 

Nous 



rec evrais. 
rec cvruis. 
rec evrait. 
rec evrious. 



Vous rec evriez. 
Ils rec evraient. 

PASSiî ( prcmihefonne.) 

J'aurais 
Tu aurais 
Il aurait 



Nous aurions 
Vous auriez 
Ils auraient 



reç u. 
reç u. 
reç u. 
reç u. 
reç u. 
reç u. 



p Assi'i {deuxième forme. ) 

J'eusse reç u. 

Tu eusses reç u. 

Il eût reç u. 

Nous eussions reç u. 
Vous eussiez reç u. 
Ils eussent reç u. 

MODR IMPl'CRATiF 

PRKSKNT OU FUTUR 

Reç ois. 
Rec evous. 
Rec evez. 



Aie 
Ayons 
A vez 



FUTUR ANTICRIKt;» 

reç u. 
reç u. 
reç u. 

MODi.: sunjoxcT^K 

PRÏÎSKNT OU 'UTUR 

Que je reçoive. 

Û»« lu reç oives. 

Qu'il reç oive. 

Que nous rec evions. 

Que vous rec eviez. 



Qu'ils 



reç oivent. 

IMPARFAIT 



Que je reç usse. 
Que lu reç usses. 
Qu'il reç ut. 

Que nous reç ussions. 
Que vous reç ussiez. 
Qu'ils reç ussent. 

PASSÉ 

Que j'aie 
< )ue tu aies 
Qu'il ait 
Que nous ayons 
Que vous ayez 
Qu'ils aient 

PlyUS-QUH-PARFAIT 

Quej'eu.sse reçu. 

Que tu eusses reç u. 

Qu'il eût reç u. 

Que nous eussions reç u. 
Que vous eussiez reç u. 
Qu'ils eussent 



reç \\. 
reç u. 
reç u. 
reç u. 
reç u. 
reç u. 



reç u. 

Apercevoir, concevoir, décevoir, percevoir, devoir V redevoir 
sont les seuls qui se conjuguent comme recevoir 

La céclille^ devant o, u, a ynur but de conserver partout au 
radical la même prononciation. 

* 177. hcii verhos devoir, redevoir et moHZ'o/r prcimQut 
l'accent circonflexe seulement au participe passé mas- 
culin singulier • Dû, rcdu, viù. 

* 178. I^es XQ-rhe^ pouvoir, valoir, vouloir et leurs 



* 177. QiCya-t-ilà remarquer sur les verbes ^^vo\x, redevoir 
et niouvuiî" .' 

* 178. Que remarquez-vous sur ^o\\vo\r,\a\o\x et vo\x\o\r'i 



1»^mat:mx^^miÊmmiimm^ 



mÊk. 



CONJUGAISON 



;r 






47 



1 iiuiicatit. h\.'. Jr vicrx, fu viux, (u vaix. 



devoir 
out au 

nient 
mas- 
leurs 

levoir 

ir? 



QUATRIÙM 

Verbe RI^NDHIJ 

MODIC INI'IXITII.' 
l'KKSIvNT 
Ruid re. 

l'ASsè {prernihy/oriHc. ) 
Avoir rend u. 

l'A' SI? {deuxU^meJ'oniic. ) 
Ayant rend u. 

PARTrcri'i.; im<h;si.;nt 
Rend ant, 

PARTrCIPK PASSK 

Rend u, rend ne. 

MODE INDICATIF 

PRÊSICXT 

Je rend s. 
'J'ii rend s. 
Il rend. 
Nous rend on.s. 
Vous rend ez. 
Ils rend eut. 

IMPARFAIT 

Je rend ais. 

l'u rend ais. 

Il rend ;iit. 

Nous rend ions. 

Vous rend iiz. 

Ils rendaient. 

PASSÉ; dktkrminh; 

Je rend is. 
Tu rend is. 
Il rend it. 



Iv COXjr(;AlS(;x\ 

; le radical est R;eND. 

j Noms rend îmes. 
I V'diH rend îtt-s. 
I'^ retid iient. 



PA.SS/î INnKTKKMIM'î 



J'ai 


rend n. 


Tu as 
lia 


rend u. 
rend n. 


Xous avons 
Vous avtz 
Ils ont 


rend n. 
rend u. 
rend u. 



PASSÉ ANTl'CUIKUR 

T'eus rend u. 

Tu eus rend u. 

II eut rend u. 

Xous exltnes rend u. 
Vous eiltes rend u. 
Ils eurent rend u. 

P.\SSÉ; ANTlvRIKUR 
SURCOMl'OSiî 

J'ai eu rend u. 

Tu as eu rend u. 

II a eu rendu 

Xous avons eu rend u. 
Vous avez eu rend u. 
Ils ont eu rend u. 

Pr,US-QUE- PAR FAIT 

F^'^va^s rend u. 

Tu avais rend u. 
Il avait rend u. 

Nous avions rend n. 
Vous aviez rend u. 
Ils avaient rend u. 



;^_ __ 



48 



VKKHIC 






rt'iid rai. 
tond ras. 



Tu 

H rend -a. 

Nous rend rons. 

\'()us rend re/.. 

Ils rend ront. 

KUTUR ANTKRIKUR 

J^Hurai rend u. 

Tu auras rend u. 
Il aura retul 11. 

Nous aurons rend u. 
Vous aurez rend u. 
Ils auront rend n. 

MODK CONI)ITl()NM.;i, 

PRKSICNT Ol! ITTIIR • 

rend rais. 

retul rais. 

rend rait. 
Nous retul rions. 
Vous retul riez. 
Ils rend raient. 

l'AvSSK \f>r<')iiihY fot inr.) 



Je 
Ti 
11 



J'aurais 
Tu aurais 
11 aurait 
Nous aurions 
\'ous auriez 
Ils auraient 



retul u. 
rend u. 
rend it. 
rend it. 
rend it. 
rend u. 



TASSlv {dfii.vihnr/ot w,\) 



J'eusse 
'l'u eitsses 
Il eiU 

Nous eussions 
Vous eussiez 
Ils eussettt 



reitd u. 
rettd u. 
rend u. 
rend u. 
rend u. 
reiul u. 



MODK IMPI'CRATIK 

l'KlvSl'.NT on i-'UTUR 

Rettd s, 
Rettd ous. 
Rend ez. 

lai'niR AN'n'vkiia'K 

Aie rend u. 
Ayons rend u. 
Ayez retul u. 

I^IODlv vSUHJONCTlI'^ 

l'KKSlvNToU KUTTR 

OiU' je rend e. 

One lu rettd es. 

Ow'd rettd e, 

Oiie nous rend ions. 

Oue vous rend iiz. 

(Ju'ils rend eut. 

IMI'AKl.Air 

One je rend isse. 

One tu itMtd isses, 

Oti'il rettd ît. 

(Jue itous rettd issiotts. 

One voits rettd issiez. 

Ou'ils rettd issetit. 

l'ASSFC 

Que j'aie rendu. 

Oue tu aies rettd u. 

On'ilait rendu. 

Que nous ayoiis rend u. 

Que vous ayez rend it. 

Qu'ils aietit rettd u. 

i-i,rs-oi'i;-i'AKi.'AiT 

Que j'eus-e rend u. 

Que lit eusses rettd u. 

Qu'il eût rend u. 

Que tious eussions retid u. 

Om volts eussiez rend u. 

Qu'ils eussent rend u. 



Ainsi se conjnuiuMit attc)n!i;\ x'f^andi ,\ siispouftr, perdre 
lordrt\ vendre et tous les verbes eu endre excepté prendre k-V 
ses dérives. ^ 

■^f 170. T.es verbes 011 indpr et en sandre, coimne 
craindre, peindre, résoudre, ne coiis.nveiit le ci qii'ati 

** 179. Que remarquez-vous sur les verbes en iiulre et en 
soudre ? 



f 
V 



V '^»» m^mmmyiii^mmmimmàU',\m 



CONJUGAISON 



49 



^*0 



futur simple et au présent du conditionnel Ivx • Te 
naïudrai, tu résoudrais. ' 

Dans les autres tenii)s on supprime cette lettre I'\x • 
Jcpcws, fn peins, il peint ,- je craignais, in craignais 
il craignait ; Je résolus, tu résolus, il résolut. 

Les verbes coudre, moudre et leurs coiuposc's ti'étatit nas eu 
n^Vonn!:": 7"^''^";.P"'"t ,lans cette rùgle. Jvx. : ./.• eoi:i,.s et Je 
DHcorns ; te juouhn moud et rkmold. 

* iSo. I,es verbes terminés i)ar altre et ixir olfre 
comme naître, paraître, croître, conservent l'accent cir- 
conflexe sur Vi du radical toute les fois qu'il doit être 
SUIVI d'un /. J.:x.: // i>araÎt qu'il te connaît- cet 
arbre ckoÎt tous les Jours ; nous connaissons ceuv nue 
vous PARAissJ'Z mépriser. 

* iSoôis. Par motif de clarté, le ver])e r;yv7;^ con- 
s.'rve encore l'accent circonllexe toutes les f )is que sa 
conjnoa^oii le i)ourrait faire confondre avec le verbe 
croire. Ex.: Je crois que tu croîs lentement; en a cru 
que la rivière avait crû de six pieds. 

AIITICLE 4. — DU SUJLT 

=!= i8i. Le sujet {a) du verbe est la î)ersonne ou la 
chose dont on expnnie l'existence, l'aélion ou l'état 

On définit encore le sujet " l'être dont on exprime 
une (luahté ou une action." Ex.: L'noynm est mortel • 
le sujet lionimc désigne l'être dont on exprime la 
(luahté de mortel. La tkrrk tourne; le sujet teire 
désio;„e l'être dont on exprime l'action de tourner 

■^ 1^2. On trouve le sujet en plaçant avant le verbe 



ou laroh?é^-f ''^""^'V/'' ~-î'^/^-y sur tes verbes terminés par aître 

•■•• 1 8o bis Le verbe croître ne cou serve -l-il r accent circoufte ve 
que devant le t du radical / •' 

'^ i8i. Qu'est-ce que le sujet du verbe f 
^ 182. Comment trouve-t-on le sujet d un verbe ? 



;;îl.sd'éuLlucr'' ^'^'^ ^"" '^'""'""- '^°"^ •^' -unification ^ra.o':Unafr 



et 
e 



50 



VKRBB 



la question j7/./ est-ce gui? pour les personnes, et 
qu est-ce qui f pour les choses 

Par exemple : /.- //., /,, .^iudies, le fruit tombe ,- (,ui 
est-ce qui lu ? /,., peur mol; qui est-ce qui étudie? 
^N. pour tôt • qu'est-ce qui toin])e ? /.e fruit 

/6- est donc le sujet de lis; tu, celui de //«^/V^ ,- et 
puit, celui lie tombe. 

.[c^ic j^^^ yç^^^^ ^.^^^^^ .^ ^^^^ ^^^^^^^^ personnel doit avoir 
im sujet énoncé ou sous-entendu, avec lequel il 
s accorde en personne et en nombre. 

Le verbe qui est au mode impersonnel a aussi un suiet nnisi 
Il u en subit pas la loi d'accord connue dans les autres Ses ('o' 

**>!< 183 bis. U\s mots (pii peuvent être sujets sont • 
le nom, le pronom et le verbe à l' infinitif. Fx • Pat^t 
joue; jK Ils; trop PAKi.KK nuit. 

n lVJ,?,P'"*?î'"'r^^"" ^''""^ ''"''' quebiuefois servir de sujet ce nui 

f 184. Le verbe doit être au même nombre et à la 
même personne (pie son sujet. 

Ivx.: Je Ils: Ils est au sinj-ulier et à la première 
personne, parce (pie son sujet /e est du singulier et de 
la première personne. [ ^ous lise, .- Usez est au pluriel 
et a a deuxième personne, parce que son sujet ro us i,st 
du plurid et de la deuxième per.sonne. 

'^ l'^^.v Q"î^"cl "11 verl)e a pour sujet plusieurs sinmi- 
liers, (m le met au pluriel, parce que deux singuliers 
forment un pluriel : Le ciel et la terre puhiiknt 
ANNONCENT, ciçiJyiiRKXT Ics j:raucleurs de Dieu, ^ 

*r* ^ ^'^^•/ '^"'''' ^''^^'^^ ^^-^■''^ "" ^"M ? 

- iS j bis One/s so„f Irs mots qui peuvent être sujets '» 
* ^i* n '^'''V''''''^''''\''^'^'J'''^^''P'''''''''''''^^'ii^tn'le verbe ^ 
co,nm:^'s^a""u7' "'""' '' ^'"'' '"''' ^'"'^''''' ^'"SuHers. 

Malile: a',!!/!-'"^ ï'i'»P«:-'atii a pour sujet uu prouoin sous-enteudu. V.x.: 






hcs. 

e 

on 



"m 



WWSp*» iilJlëlM|NM|HMi«|i.si#<9i>^'^ 



COMPI^^MKNT 



51 



^ 



' 186. Si les mots formant le sujet sont de diOe- 
rentes personnes, on met le verbe au pluriel, et on le 
fait accorder avec la personne qui a la priorité ; la pre- 
mière a la priorité sur la deuxième/et la deuxième 
sur la troisième : /Cn^esi et mol ficrons notre devoir • 
toi et ton Jnre tr a VAiiXKRKz demain 

hn général, lorsque les sujets sont de différentes 
personnes, on les résume, pour plus de précision, i)ar 
le pronom p uriel de la personne qui a la priorité. Wx.: 
^/jred, laiU et moi, nous travaillons avec ardeur. 

ARTICLE T).— COMPLÉMENTS DU VERBE 



1S7. On-Ax^yycW^ wmplêment {a^, <,xx '^(,^^(,^^\^ tout 
qui achevé, complète l'idée coinmaicée par un 



mot 
autre mot. 

Kx.: Dleuveutle^\om\VA^^der\io^\^ni' ici le bon- 
heur complète l'idée commencée par veut\ et de 
l homme 1 idée commencée par le bonheur , ces mots 
bonheur et homme sont donc des compléments 

U ver])e a ti )is sortes de compléments : le complé- 
ment direa le complément indirecl et le comi.léii eut 
circonstanciel. ^ 

* 1S8. On appelle complément direfl (b) celui oui 
ccniqtoe diredement l'idée commencée par un aiUrë 

* 189. U complément direA du verbe. siçr„ifiaiit 
1 objet même de l'aclion, vient en réponse à la (iuestion 
çin ou çuoi, placée après le verbe, gui pour es" per- 
sonnes et quoi pour les choses. ^ 

I{x. : faimr les enfants sages : f étudie la (grammaire 
L^_.^^^ '' "'f''''^' '''^^'' ■ ^'«i^à le complément 

* 186. Si les mots Jormant le sujet sont de diiïêrent^T^ 
sonne,^ comment s\xceorde le verbe f aijjoemes per- 

^c«' 0''\'^PP('^^'^-t-ofi complément ou réoime f 



^ is«. (Ju appelle-t-on complémenl dired ^ 
1^9- ^l quoi vient en réponse le compiéme. 



nt dired ^ 

comSétS"- ^''"■•' ■'''^"•"/ -"" l.'tin co,„picma,tu,n. .\. co,„pU-rc^ accomplir, 
1*J /V/r"(7.-Du latin diicHus, droit, qni ne dcvie pas. 






52 



VERBE 



I i 
il I: 



I i' 



I : 



^tf^I^Ie. -^'^^^-^^ la,ran.nairc: voilà 

Les mots qui peuvent être compléments diref?, sont • 
le nom, le pronom et le verbe à l'infinitif Kx ■ C071 
nais km dicvoir, accompiis-j^i^. Sachez qhfik 

Le c(.mplément direct peut encore être une'proposi- 
tion. l^,x. : Je crois gnc diku kst bon. 

'"^ 190. On appelle complément iiidireH (a) celui oui 

ne complète qu'indiredement l'idée connnencée par le 

mot auquel il se rapporte ; il vient en réponse à la 

cpiestion cm ou quoi, précédée d'une préposition ou 

encore aux questions ^;m;^t/f ^/> f «"^i;^ .^ 

Ex : /^ai parlé à votre père de vos progi^ès en ortho- 
graphe. 

J'ai parlé à qui ? A votre p^re ; f ai parlé de que i > 
De vos progrès; de vos progrès ui quoi ? ZV^ ortho- 
graphe. 

A votre père de vos progrès, en orthographe, sont 
donc des compléments indirects de ''j'ai parlé " 

Les mots qui peuvent être compléments indiren'^ 
sx)nt : le nom, le pronom et le verbe à l'infinitif Ex • 
l.es pauvres sont soutenues par /'aumône ; souvenez- 
vous d'm-x , Pensez à les secourir. 

Quelquefois le complément indireél peut encore être 
une proposition : Ex.: Certai?is doutent encore que les 
aeronantesparvie7tnent jamais à diriger les ballons • on 
doute de quoi f que les aéro7iautes parviennent, etc ' 

';"' 190^;/^. Le complément circonstanciel {b) est celui 
qui exprime une circonstajice de temps, de lieu de 
manière, de moyen, de motif, etc. Ex.f 

C.^ir. de temps. Travaillez petidant la jeunesse. 
ne heu. H se promè^ic C7i \\\^\,^ 

— de manière. Il parle avec aisance. * 
de moyeu. // vovaze en voiture 

— de cause. Mourir de vw^i. 



^.* ^^- Q^^^"PMlc-t'0n complément iftdireR ^ 

190 ôîs. QW appellc-t-ou compliment circonstanciel ? 

diSS'"-~^"^ ^'^'■'-^- -D- 1^'ti" indircaus, for.né de in, négatif, direclu. 



. 



C 

c 



F 

r^ 



(*. C/'rrousfancr'c-l.-De deux mots latins; 



bout 



circum, autour, stare, être de.. 



' 



compi,é;mknt 



voilà 



sont 



53 



e. Cir. de motif. Vo}'a£'er/>our s'msTRviRn 
~ fjf mesure. S'éloigner de cent pas. 

— (robstacle. Se promenernialgréfavi^vm 

— de matière. Fait de bronze. Tvinet TDiastre«!^ 

— de pnx. Cette montre coûte vingt pll^fngn^^'uV 
Le tableau suivant pourra aider à saisir la différence (ui'il v -, 

entre le complément indire^ et le complément drconstàncfel 

COMPLÉMENTS INDIRECTS COMPLÉMENTS CIRCONSTANCIELS 

Penser à la mort. Tremhlpr A ^■^ ,„^.* i 

Etre éimi dr ml V^ c- "^*^f'""l '^ mois ( pr, niant). ' 

iiire e.mi de colcie. s'en aller de colère ( par ,uitc de la). 

.^L ?" ^'""T^^}^ complément circonstanciel en faisant 
après le verbe les questions quand? oh f Comment^ 
avec quoi ? poicrquoi ? en quoi f combien f de combien '^? 
^v • -^'^-i / ^''^''^ ^'Sne da7is /'univers ; l'ordre 
règne ^...^ da^is /'univers. Lise, avec attention 
lisez comment ? avec attention. 

*** Les mots qui peuvent être compléments circons- 
tanciels sont : le nom, le pronom et le verbe à l'infinitif 
ou le participe présent. Ex. : Un père vit plus pour ses 

Spondh/"/""- ^^-}^^ RêflcckiL Lut de 
repondre. On s'instruit en voyageant. 

tion' FT-^z?/;.^â''5:;ï'"t^ ^^^^ ^"^^^^ ^^^^ ««^ p^oposi. 

non. r.x . /.£>^^0/^^5^//a;/ç-^;wf QUAND ON viEli,i,i'r. 

v^rt!lf" ^""^"'^ '^'^ ''"" ^°^^'^^^^- l'adverbe est un 
en able complément circonstanciel, puisqu'il équivau 
e plus souvent à un nom précédé d'une prép>sitio 
\^.^.- Parlez clairement {avec clarté). Il Jf^ro^^re 
ICI (^..^... //..), ALENTOUR ià Pentour), Aujoukd hui 
(a/^y^^r^"///./), parfois (>;>/,). ^' ^ ^^^'^^ «^i 

Dans la pratique, on dit simplement que l'adverbe ntnd!/;. 

* 191. Le complément direa est quelquefois anipii^ 
par à ou de Ex.: " L'enfant aime àjouer.l n aUre 
recommande a" //«(//«•>-.•' "- maure 



^i^i,u^i?"&l'' "■""•'"' P'«'i "Pr'-^ à on de, n'esl-il 



!ir 



54 



VKRBK 



lui cfïvt, à four rvt ir<</u(//rr vépoudvut ici i\ la 



tioii çuo/ faito sans i)rci)osit 



A JoiJKR ; le maître r 



lOll, 



qilGS- 



Iv'c'iifaiit aiino quoi f 



Ce st)nt ilonc d 



cconiinaiule quoi f d'iVu-di 



es comploiiiciits (liivcl 



KK. 



Dans ce cas les 



fuiployées par euphon 



prépositions à et de sont cxpldt 
)nie. *^ 



ives ou 



^^ 



iy2. vSepl csiiccvs (le mots peuvent 



nvon- un coni- 
c verbe, le 



plcment : le m;///, Xadjettit\ W f>ro,uw,, \ 
parttn/ye, 1 adverbe et la pK'fosition 

U a)m,)lément du nom, ou du pronom, est appelé 
c^'/rr.n^a/.; s'A est nécessaire pour en préciser ou en 
InnUer le sens, et rr///..///" dans le cas amtraire. 

I. mljeéli et 1 adverbe ne peuvent avoir qu'un com- 
plément inchred ou modifieatif. ^ 

Le verl)e é/re n'a pas de complément direél : ce qui 
se présente après lui sous cette forme est l'attribut du 
sujei, 

Les verbes intransitifs, passifs et unipersonnels ne 
IK'Uvent pas avoir de complément direol. 

Dans les verbes unipersonnels. ce qui se présente 
sous forme de complément direOl est le sujet réel Fx • 
arii^N-Jlît'.'''' '^''' ^-'^''^-Vw/;-.," pour: " lies 7v,.^^.7.;; 

tiem ^''"'^^'^'^'^^ *^"^^ ^'^^^ ^'''^ ^^" :'^^»*'^^' ^i"q»^^l il appar- 

La préposition a uti complément dired, mais elle 
tonne avec lui un com])lément indired. 



sorte 



e d'aUriiniu' 'H'^'T-^ """"^ ^^« co,npléuients o//n/,;^/(f, 



la 



pix.posilio„. soit à un con,plé„;^[: i;.r'^,,;^^^^,,^ 



192. Combien d\'s/>c\rs de mots peuvent avoiy u„ rn,„i.n. 

afMb\ît]Ji''}' ^^' ""'^"'^ ^""^ """'' '^'' compléments appelés 



i 



■:î^™<9Nf|iii«»«l»*«waéS5 



1 

CLASSIFICATION -- 

AUTIGLK Ck—DU VEUUK TRANSITIF OU ACTIF 

* 193. Le verbo /ra„s////- (,,) ou ..////est celui (,ui 'i 

mise du SMjct ^ un objet. Ivx,: A.. Ao-./.^L • 1 '^^^^s^^^ 

194. On reconnaît qu'un verbe est transitif lors 
que unmediatenient après lui. on peut «^1^^ 
mots quelqu'un ou quelque ilwse 

tr^milnk 't;;''^' ■^'"'' "''"'''^ '^"^^' ^'^"t (les verbes 
transitifs, paice ciu'on peut dire: /' hiuv ouclau'u» 
je FINIS quelque eliose, etc '^ ^ ' 

.;ifî^ ''^^^* ?•?' '>'"'''-' transitif est aeeidentellemeut inlran- 
s tif lorsqu 11 n'a pas de conipléiuent direct. J " /, 

l'S.jeludlC. ^^'- J-.A.. y(? 

AKTICLK 7.— DU VKKIJK l'ASSlF 

* 196. I,e verbe passif (fi) est celui qui exi)riine 

.:! ""''^"^^^f^^ SKKONT PUNIS. ^^i'^.b, 

'■'•'; i97- Ia' verbe passif se forme du verbe transitif 

;lo..t o„ p,e,ul lo eo„,pIé„K.nt «li.e.^ pour S" ml 



* 193- C^/<V.y/-r/' que le verhe tranùtifou aRif 



ntran- 



■x- 



1 96. Oirest ce que le vet be passif ^ 

197. J)e quoi se /orme le verbe passif ? 



»i«<- lo o„n,pU-.„u„t ^ ' ' "■ '"^ '^-''"^' ^'""t l'"<^io" passe dû sujet 

^0 /'.'.v.,v d'un n.ot latin /«../.,«, <^ui .u,.^.., ,,,^;,,,,,^ ,„,,,,,^^ 



•i 



56 



VKRBE 



If ' 
H 



il 



Ainsi, pour traduire par le msoif- r ^ j, , j 
passif lorslf^p;^'s1o r'.'^"''""""" '1"'"" -"l«-- »* 

l'auxiliaire >'/,■■ f wi i *''"' .^. '""« '^-'s temps, avec 
.•on vent eU' i,,^," ?. ^I^ CiT ,luS'" ^■^'^'"^ "'"^ 



MODI-: INI-'INITIP 
PKKSKNT 
Ktre aimé o/^ aimée. 

PASSÎî 

Avoir été aimé on aimée. 
■ Ayant été aimé ou aimée. 

PARTICIPE PRKSKNT 

Ivtaut aimé ou aimée. 

PARTICIPA PASSÉ 

Kté aimé ou aimée. 

modp: indicatif 

PRÉSENT 

Je suis aimé. 

Tu es aimé. 

Il est aimé. 

Nous sommes aimés. 

Vous êtes aimés. 

Ils sont aimés. 

IMPARFAIT 

J'étais aimé. 
Tu étais aimé. 



Il était aimé. 
Nous étions aimés. 
Vous étiez aimés. 
Ils étuieïit aimés. 

PASSÉ DKTKRMINIC 
Je fus aimé. 
Tu fus aimé. 
Il fut aimé. 
Nous fûmes aimés 
Vous fûtes aimés. 
Ils furent aimés. 

PASSÉ INDÉTERMINÉ 

J'ai été aimé. 

Tu as été aimé. 

Il a été aimé. 

Nous avons été aimés 

Vous avez, été aimés. 

Ils ont été aimés. 

PASSÉ ANTÉRIEUR 

J'eus été aimé. 
Tu eus été aimé. 
Il eut été aimé. 
Nous eûmes été aimés 
Vous eûtes été aimés. 
Ils eurent été aimés. 



passifs/ ^ ""'^'^ ^' conjugaisons pour les verbes 

dJrn^x!£i;i?!C''Ft"S:^^^:'y7'"-^^P--f-"« qn-il V ait emploi 
"pour être louée, pom CHre vendue:-''"''^^' '"""'"' « ^^^r^^l c'est àXè 



CONJUGAISON 



57 



rATSK la 

>U(C. 

Tl)e est 
.'S mots 

'un, par- 
us). 

)Ur les 
s avec 
be que 



!•: 



'erbes 



m plot 
à-dire 



PI*US-aUK-PARFAlT 

J'avais été aimé. 
Tu avais été aimé. 
Il avait été aimé. 
Nous avions été aimés. 
Vous aviez été aimés. 
Ils avaient été aimés. 

FUTUR simpi^b; 

Je serai aimé. 
Tu seras aimé. 
Il sera aimé. 
Nous serons aimés. 
Vous serez aimés. 
Ils seront aimés. 

FUTUR ANTÉRIEUR 

J'aurai été aimé. 
Tu auras été aimé. 
Il aura été aimé. 
Nous aurons été aimés. 
Vous aurez été aimés. 
Ils auront été aimés. 

MODK CONDITIONNEL 

PRÉSENT OU FUTUR 

Je serais aimé. 
Tu serais aimé. 
Il serait aimé. 
Nous serions aimés. 
Vous seriez aimés. 
Ils seraient aimés. 

PASSÉ {premih-e forme.) 

J'aurais été aimé. 
Tu aurais été aimé. 
Il aurait été aimé. 
Nous aurions été aimés. 
Vous auriez été aimés. 
Ils auraient été aimés. 

PASSÉ {deuxième forme. ) 

J'eusse été aimé 
Tu eusses été aimé. 
Il eût été aimé. 
Nous eussions été aimés. 



Vous eussiez été aimés. 
Ils eussent été aimés. 

MODE IMPÉRATIF 

PRÉSENT OU FUTUR 

Sois aiiîié. 
vSoyons aimés. 
Soyez aimés. 

FUTUR ANTÉRIEUR 

Aie été aimé. 
Ayons été aimes. 
Ayez été aimés. 

.AIODR SUBJON'CTIF 

PRÉSiONT ou FCTtTR 

Que je sois aimé. 
Que tu sois aimé. 
Qu'il soit aimé. 
Que nous soyons «Mné.-i. 
Que vous fîayez aimé.s. 
Qu ils soient aimés. 

IMPARFAIT 

Que je fusse aimé. 
Que tu fusses aimé. 
Qu'il fût aimé. 
Que nous fussions aimés. 
Que vous fussiez aimés. 
Qu'ils fussent aimés. 

PASSÉ 

Que j'aie été aimé. 
Que tu aies été aimé. 
Qu'il ait été aimé. 
Que nous ayons été aimés. 
Que vous ayez été aimés. 
Qu'ils aient été aimés. 

PI.US-QUE-PARFA1T 

Quej'eusse été aimé. 
Que tu eusses été aimé 
Qu'il eût été aimé. 
Que nous en.'îsions été aimés. 
Que vous eussiez été aimés. 
Qu'ils eussent été aimés. 




58 



VKRB« 



1 



ARTICLE 8. — DU VEUBE INTRANSITIF OU NEUTRE 



* 20I. On reconnaît qu'un verbe est intransitif 
quand on ne peut pas mettre innnédiatement àpr^ h 
les mots quclqii^un ou quelque chose. ^ 

qu^r^f^ r • ^toX'" r '^^ -^^r..^^^^^^ parce 
A^5^, etc. ^ i^ouiiiR quelqu'un, kirk -//i/^w^ 

*"; ^"^r- ^^ y^^^'^^^ intransitif peut quekiuefois être 

Ex.: 6>;^ «zW ^^ VA^i^^^ la la7igue française • dans 
ce exeinple, /.,/... est employé tfansitiv.înent; j' r ce 

203. Les verbes nitransitifs suivent en tout les 
quatre conjugaisons modèles. 

Cependant quelques-uns prennent l'auxiliaire //r^ 
. dans leurs temps composés ; tels sont : lomber^ lariir 

tombée parti ou partie, devenu ou devenue. • Voici u 
modèle de verbe intransitif. 



MODE INFINITIF 

PRÉSENT 

Tomber. 

PASSÉ 

lître tombé ou tombée, 
Etant tombé oît, tombée. 

PARTICIPE PRÉSENT 
Tombant. 



PARTICIPE PASSÉ 
Tombé, tombée. 

MODE INDICATIF 
PRÉSENT 
Je tombe, tu toml)es, etc. 

IMPARFAIT 

Je tombais, etc. 



* 200. Qu'est-ce que le verbe intransitif 9 

201. Comment reconnaU-on quUm verbe est intransitif ? 
sZ^,ff '"'-'' ^«^--'^'/- ^-^--^ P^s être en^^an. 

* 203. Comment se conjuguent les verbes intransitifs ? 

(fl) Inh-ansHi/.-Hxx latin ,«, négatif ; transivitmn, transitif 
(b) .\ei,tre. d un mot latiu ,icu(,ius\nxx veut dire ;///•;„•/• , / 
donne ce nom à ces vei b.-.s parce qu'ils n'e sont îxi àdti^s ni passifs? *^" 



PASSÉ ANTICRIETTR 

Je fus tombé. 
Tu fus tombé. 
Il fut tombé. 
Nous fiînies tombés. 
Vous fiites tombés. 
Ils furent tombés. 

PI^US-QUIÎ-PARFAIT 

J'étais tombé. 
Tu étais tombé. 
Il était tombé. 
Nous étions tombés. 
Vous étiez tombés. 
Ils étaient tombés. 

FUTUR SIMPI^K 

Je tomberai, etc. 

FUTUR ANTÈRIRUR 

Je serai tombé. 
Tu seras tombé. 
Il sera tombé. 
Nous serons tombés. 
Vous serez, tombés 
Ils seront tombés. 

MODE COXDITlONNEIv 

PKÉSENT OU FUTUR 

Je tomberais, etc. 

PÀSSii {pyonièrefo: me.) 

Je serais tombé. 
Tu serais tombé. 



CONjtîGAISOrf 
PASSfe DÊTH.xMINÉ 

Je tombai, etc. 

PASSÉ INDBTKRMINl'î 

Je .suis tombé. 

Tu es tombé. 

Il est tombé. 

Nous sommes tombés. 

Vous êtes tombés. 

Ils sont tombés. 



59 



Il serait tombé. 
Nous serions tombés. 
Vous seriez tombés. 
Ils seraient tombés. 



PASSK (dcHxihne foftne.) 



Je fusse tombé. 
Tu fusses tombé. 
Il fût tombé. 
Nous fu.ssions tombés. 
Vous fussiez tombés. 
Ils fussent tombés. 

MODE IMPÉRATIF 

i'KHSKNT ou FUTUR 

Tombe, etc. 

FUTUR ANTÉRIEUR 

Sois tombé. 
Soyons tombés. 
Soyez tombés. 

MODE SUBJONCTIF 

PRÉSENT OU FUTUR 
Que je tombe, etc. 

IMPARFAIT 

Que je tombasse, etc. 

PASSÉ 

Que je sois tombé. 
Que tu sois tombé. 
Qu'il soit tombé. 
Que nous soyons tombés. 
Que vous soyez tombés. 
Qu'ils soient tombés. 

PIvUS-QUE-PAR l'A IT 

Que je fusse tombé. 
Que tu fusses tombé 
Qu'il fût tombé 
Que nous fussions tombés. 
Que vous fussiez tombés. 
Qu'ils fussent tombés. 



6o 



VKRB^ 



Aimru,: a._Du vmuK pronominal ou uÉvUcm 

,> ,,, ,,, ,'„,/ ,; ■'••^■; /<• "'<■ KLATTii, c'est-à-dire 

<l>u.ul les sujets .-.«issent l'„„ sur l'au'tle A^Zn? 



s'accorder 
s'accoster 
s"agacer 
s'allier 
s'attaquer 
s'attendre 
se battre 
se brouiller 



se chamailler 
se chercher 
se cho(juer 
se colleter 
se concerter 
se contrarier 
se contredire 
se disputer 



s'écrire 
s'embrasser 
se haïr 
se lier 
se nuire 
se réunir 
se séparer 
se voir, etc. 



s'entr'aider 
s'entre-choquer 
s'entre-croiser 
s'entre -déchirer 
s'entre-détruire 
s'entre-donner 
s'eiitre-nuire 
s'entre-tuer, etc. 



veril's'réfllH';?"''™'"'"" '"^ ^"^ <li«tinK..ent e„ rien 'de. 

-^'^ 205. Us verbes esscniiellemcnt réfléchis soi.f 

V^'^- je rcpcns.f enfuis. 'J^^^r, on ne dit 

Dans les ^•erbes essentiellement réfléchis le nrotiom 
clirea, excepte pour le verbe s'arroger dans himV 1 



•se- 



205. l/« cifp^le.t-07i verbes essentiel le,>Sft réjlèchis ? 



être : y,, me iu.ksse, /« /^ hlpss'es P>ouoms représentant le niÊmi-. 

pa, ;4 S-il^l^xpHmâi^î;?^ ^^;;>-f, ;^;:" q- veut dire, revenant sur soi, 

(r) Les verhc-s nrZn.n'i'; Jn^L^:^:, ^rj^^V""! ^"' •'^"''' ^^'^^■'^^' 
siijçt est un eti-e qui n'agirnas k^''.^ /:";^''''"'''',''''''''-r A'"'>"^' f]"and le 

»»a2^0« S'ACHÈVE. *" P • ■^•*- • ^'« <"""? s USE, /'/i^^iJ^ SE FANE, In 



CONJUGAISON 



6i 



chiT* ^^"^ ^''''^^'^''' «uivants sont essentiellement réflé- 



s'absenter 

s'abstenir 

s'accouder 

s'accroupir 

s'acharner 

s'acheminer 

s'adonner 

s'agenouiller 

s'aheurter 

s'arroger 

se blottir 

se cabrer 

se carrer 

se dédire 

se démener 

se désister 

s'ébahir 



s'ébattre 

s'ébouler 

s'écrier 

s'écrouler 

s'efforcer 

s'embusquer 

s'emparer 

s'empresser 

s'en aller 

s'enfuir 

s'enquérir 

s'enqucter 

s'en retourner 

s'ensuivre 

s'envoler 

s'escrimer 



s'évader 

s'évanouir 

s'évaporer 

s'évertuer 

s'extasier 

se formaliser 

se gargariser 

se gendarmer 

s'immiscer 

s'ingénier 

s'ingérer 

se mécompter 

se méfier 

se méprendre 

se mo(juer 

s'opiuiatrer 



se parjurer 
se prosttruer 
se ratatiner 
se raviser 
se rebeller 
se rebifler 
se récrier 
se rédimer 
se refrogner 
se réfugier 
se remparer 
se rengorger 
se repentir 
se soucier 
se souvenir 
se targuer 



** 206. On appelle verbes accidentelleme^it réflêchh 
ceiix qui peuvent se conjuRutr sans un pronom com- 
plément comme se défendre, se louer; on peut dire L 
défends, je loue. i-v, u t un c y t 

*:l.* Le verbe accidentellement réfléchi e.t Iransitif 
qnand il a ini complément direct ; et alors ce complé- 
ment est représenté par le second pronom ou par un 
nom. Ex : fe mk blesse ; Il se eoupa le doigt • c'est-à- 
dire je blesse moi ; // coupa le doigt à lui (se pour à 

Le verbe réfléchi est /«/ra;/^//;/lorsqu'il n'a pas de 
comp.ement direcl ; et alors le second pronom es? 

nonrT.'/ '^""Ç^'"' • "' '''^'''^' ^''■'' ^' '^' ^^"'^ ^^l 
poury ai nui à moi. ' 

Les verbes réfléchis intransitifs sont : 



se convenir 
se nuire 
s'entre-nuire 



se plaire 
se déplaire 
se complaire 



se parler 

se ressembler 

se rire 



se sourire 
se succéder 
se suffire 



**-K Quelquefois les verbes pronominaux ont le sens 

tZ7l""-f^''^^' ' ^1' ^''''^'''' '-^^^^^^ s'appeler /..«.^"? 
naux passifs. Ex. : Le verre SK coups avee le dia.nant 



** 206. Ou^appclle-t-on verbes accidentelk^Z^ù^tïfléchis f 
3 



ëJ 



Vff^mi^ts^.: 



■^-«^^^I^, 



6^ 



VKRHK 



' I 



pour /e zrnr v.sT COUPÊ avtr le diamant. Cela se voit 
s'entend, se remarque. ' 

*^';* yiiekliios verbes accidentellement réfléchis sont 
consuleres comme essentielUmcnt réiîéchis, lorsqneienr 
signilication est tonte diricrente de celle (in'ils ont sons 
la forme snnple. Ils sont f(^rm<fs. les uns de verbes 
ncntres. les antres de verlies transitifs. Tels sont : 

* 207. Les verbes rénédiis se conjn^nient dans lenrs 
temps composés ave: l'anxiliaire être, employé i)()nr 
lanxiluure avoir. Kx.: /^- ;w suis //«//,-. pour /-ai 
flatte moi. 

*** Le verbe réfléchi étant >x la fois actif et passif, la lanirue ' 
exprime, jusqu'à un certain point, ce clonhle nMe en (loin int 
au verbe rélléclii Tanxiliaire ^V;r au lieu de l'anxllSre "r^ > 



MODK iNFixrni-^ 

PRKSHXT 

Se repentir. 

l'ASSK 

S'être repenti ou repentie. 
S'étant repenti ou repentie. 

PARTICIIMC l'RKSl-.XT 

Se repentant. 

r.VRTiCIPE PASSÉ 

Repenti, repentie. 

MODIv IXDICATIF 

PRKSENT 

Je me repens. 

Tu te rep,;?ns. 

Il se repent. 

Nous nous repentons. 

Vous vors repente/,. 

Ils se repentent. 



IMPARFAIT 

Je me repentais, etc. 

PA.SSK DHTKRMINl'.; 

Je me repentis, etc. 

PASSÉ INDKTKRMINK 

Je me suis repenti. 

Tu t'es repenti. 

Il s'est repenti. 

Nous nous sommes renentis. 

Vous vous êtes repentais. 

Ils .se sont repentis. 

PASSÉ ANTÉRIEUR 

Je me fus repenti. 

Tu te fus repenti. 

Il se fut repenti. 

Nous nous fûmes repentis. 

Vous vous fûtes repentis. 

Ils se fu-ent repentis. 

PI,US-OrK-PARKAIT 

Je m'étais repenti. 



I 



207, Avec quel au.x iUanr .s • eonjuguent les verhcs t éttéoiis / 



\ !< 



■S 



i se voil, 

liis sont 
que leur 
ont sous 
î ver])es 
ont : 



ns leurs 
c ])()ur 
ur y AI 

a langue 
donnant 
■e a-'oir. 



<\', 



m; 



ïntis. 



Lis. 
s. 



I 



l 



ï 



CON-JUGAISOX 



Tu t'étais repenti. 

n s'était repenti. 

Nous nous étions repentis. 

Vous vous étiez rej^entis. 

Ils s'étaient repentis. 

FUTUR SIMI'IJC 

Je me repentirai, etc. 

• KUTCR ANTKRii.;uR 

Je nie serai repenti, 
'l'u te seras repenti. 
Il se fera repenti. 
Nous nous ferons repentis 
Vous vous .-erez re])entis. 
Ils se .seront repentis. 

MODIÎ CONDITlONNKIv 

IMUCSIÎNT ou FUTUR 

Je nie repentirai'-, etc. 

l'AS.sic {prcuiicrc forme. ) 
Je nie serais repenti. 
Tu le serais repenti. 
Il se serait repenti. 
Nous nous serions repentis 
Vous vous seriez repentis. 
Ils .se seraient repentis. 

i'--» ssi'c {deuxiciiie forme. ) 
Je me fus.se repenti. 
Tu te fusses repenti. 



63 



\ Il .se fût repenti. 
Nous nous fussions repentis 
Vous vous fu;v,icz repentis 
Ils .se fussent repentie. 

MODIC niPl'vRATlF 
l'RiCSEXT OU l-UTUR 
I Repen.s-toi. 
' Kepentons-nou«. 
^ Repentez-vous. 

I MODiC vSUiyONCTlI- 

' ''Kl'îSKNTOU l-UTUR 

I Que je me repente, etc. 

I IMP.\K l'Air 

^ Que je me repentisse, etc. 

! l'ASS H 

Que je me .sois repenti. 
Que tu te sois repenti. 
Qu'il se soit repenti. 
Que nous nous sdvous repentie 
Que vous vous soyez repentis. 
Qu Us se soient repentis. 

PI^US-QUC-PARFAIT 

Que je me fusse repenti 
Que tu te fus.;es reijeuti 
Qu'il se filt repenti. 
Que nous nous fussions repentis 
Que vous voii.s fussiez repentis 
Qu Ils se fussent repentis. 



ARTICLE \(). -_ ou VERBE UNIPEliSOXNEL 

v.mL ■ '^ ''•^•''"<'^"' '/«•'■/ Pt/?/, clnonpasqi-il 

sîtU* rtr™',if:':r"'n -"/•'^^■' 'l"^'I<l>"-«vu-I)e.s tra„- 

c',.i.,. . '■ ■■•■•^- ■ '' J^ST '""V .■ // PARAÎT nji-ll 

S KVr IN I-KODIIT des volcurs ici. ^ 



Uchis .* 



meut 



-Cvi (Ju tsr-i-t' 

209. jV'v (7- 



-t-U pas ifes ra-ô'-s cmpiovés 



'ployés unipersouncUe- 






^^f 



VERHK 



De incmc, ks vorhcs tiniixTsoiukls ]k'UvciiI <iuc1(iuo- 
fois tvssor (le Icliv. Ivx.: (',s arbres (;Î;i,i:k()XT ; les 
//?'<■// 1 s iM.i-.rvAiKNT fftJ ton /(S paris. 

'■'•'■^ J(h; bis. On tlislinj^m.- dans les verbes imi])er- 
siMUK'ls le sujet K'-nniniatical ou apparent, ([ui est tou- 
jours // enii)lo\é eonuue ])r()noni iiulélini, et le sujet 
rcel, (jui se iM'és.'Ute onlinairenient sous forme de 
roinplénient. 

Ainsi, dans "il est îiéeessaire de travailler," //est 
le sujet Kramniaiieal et travailler le sujet réel. 

•l^:fî;fî I,e sujet réel ]ieut être exprimé par un nom. 
im pronom, tui verhe i\ rinlinitif ou une jn-oposition. 
\W.: H y a eu de y^} an des pkuiics qui ont détruit la 
réeolte. Les jurandes elialeurs yr ' 1 1. r « eu ont amené la 
séeheresse. Il est néeessaire de I'Artiu. // importe yr'oN 
SOIT A\KRTI à temps, 

*^^» 20C) fer. {i) Ri.:MAKyiii{s. — Il n'y a qu'un petit nombre 
de wrhcs (jui soient es^eutielknient uuipcrsonnels. ICxccpté 
le verbe /(^//(>/;-, ils expriment tous un i)li(rMunnène do la nature. 
Ce.sDut: hruiiur, d/^e/er, ^e/e?; ^i:n7er, li résilier, neiger, 
pleuvoir, tonner, :\-///e/\ 

[2) (Juebpies verbes essentiellenienl unipersonnels s'em- 
ploient parfois connue simples vtrbis intrausitifi*. Ils i)rennciit 
alors un sujet déterminé. Ivx.: Les fi^c/us it.kuvaiknt de 
^ous eo'es. IVieu tonm-: du plus haut des eirux. 

(3) l'n grand notnl)re de verbes intransilifs, ]>asFifs. réfléchis, 
•peuvent être ettipbnés Ouidrulellrineiil connue unipersonnels! 
Il en est de même du verbe tire. V.\. : 

h'irii i,»>i»i,->hYr tir svKK , r /...w. // „,• sri-rir ^;,^ ,/,■ hi.n .oniiitrinrr 

Ju.» ,f,s /;/>/.)/; ,vv ONT K ri-; kckiti-s. // a htic kcrit A/,'// ,irs lu^loii ,.v 

Vf ,t;>,ui,l^ <7/.j/;.4.'<".'.//Av .w sont Jl ^u^t ovkkk tùjii.ituis c/nint:,- 

I ov,ijiY> KST agrAiNr et util,-. Jl ks r ngièubU et utile de voyager. 

^4) Les verbes unipersoittiels sont intrajisitifs de leur nature ; 
ils n'ont donc jamais tle complément direct ; uuiis ils peuvent 
avoir un complément indirecl. Ivx.: Les elialeurs \^\f' il a fait 
ont été e.\-eess!i(S ; le mot (fue est le sujet réel de a fait, if mk 
plaît; il \ovii impoli : il i.v.vM. sied de part//: Les pronoms 
mt\ vous, leur, sont des complémenls indirects. 

us) Les verbes essentiellement unipersonnels se conjuguent 
avec l'auxiliaire avoir dans leurs temps composés. 



"■ 20") bis. Ouel est le f;ujrt des verbrs unipersonnels .' 
209 /<v. O.'uiles remarques y u-l-il à fairr sur les verbes 
unipet .sonnets .' 



■xx-x- 



S( 



■' ^«^f^ 



I 



s 



ORTIKXÎKAPIIK i)i,;s V'KRRKS 



65 



..Se^sti^sl^SiC!^ 'î^r; ''''-''''' ^-^^ ^'>"^- ^- 



Ti .iiisitir. 

Iiitiimsitif. 

l'.issit'. 



//a i-.\it SOI! ti avai! 

Il A iii.tl l'Air. 

/.(' lia; <ii/ i.sr i-AiT. 

// S'ICST l'A II /;/,;/. 



7« DIS /,/ li'tll,\ 

Tu AS /;/,v/ urp 

( 1"/.: A ib'jà iVi'K DIT. 

/'• w^' Ir sns iMT. 



''f= 210. Voici la conjui-aisoii (rim verbe esscntielle- 
im-nt uin|,crs,«„ncl, c'est-:\-c!ire. ,;„{ „e peut i.„Js 
cire cini)]()yc autreiiicnt. " 



MODK TXriXiTl]' 

l'RKSICNT 

Falloir. 

PASS/î 
Avoir fallu. 

(I/' participe piY'sciit < .,1 inii^M.' 

PARTicri'j.; pAssic 
I^'allu. 

MODK INDICATII' 

J'Kl'CSlsXT 

Il faut. 

IMPARI'AIT 

Il fallait. 

l'ASSïC DKTKRMIN'K 

Il fallut. 

l'ASSH INDKTKRMINK 
Il a fallu. 

l'ASSK ANTKRIKUR 
Il eut fallu. 

ri.US-QUK-PARFAir 

Il avait fallu. 



KCTUR SIM PI, K 
II fau.lra. 

'•'l'Tl'K AXTKRIKUR 
Il aura fallu. 

MODE CONDITlONNEIv 
PRi>sj.:.\Tou inrrcK 

Il faudrait. 

l'A ss 1': { prem icrc forme. ) 
Il aurait fallu. 

PASSK {(icuxicuic forme ) 
Il eût fallu. 

(r.e 11,0,1,. /VVr,,/,.-„'av,.,„t poiiil 
cU- tmisiC-nie p-.-, s,.i,u,' nj p, ut C' <• 
"s.to<Ia,,slesvorbrs„,n,,,./s,,„„els.) 

MODE vSUnjONCTiF 

PRtCSlvNT OU ruTUR 

Qu'il faille. 

IMPARFAIT 

Qu'il fallût. 

PA.SSIÎ 

Qu'il ait fallu. 

PI^US-gUR-PARKAiT 

Qu'il eût fallu. 



f 



ARTICLE ll.—ORTlIOGRAniE DES VERBES 

c« t "" " ■ '^'''1 ^'7^''' ^''''' rapport à la manière de s'écrire 
se compose de deux parties : l'une généraleî'^mS^ir: 



'■^'•m''%. 



66 



VERBR 



riable, c'est le radical : l'autre variable selon la per- 
sonne, le nombre, le temps et 11- mode, c'est la 
i('nnî)iaisû7i. 



[ aimer 



Dans -I 



' finir 



pouvoir 



[ rendre 



le radical fin ^^ ^^7""^,V^«^ ^.". J ,> 

est j fonrv | P''^^''^"^ de rinfinitif J/.^. 
l rend j *^st I ^^^ 

''' 2 12. Pour conjuguer la plupart des verbes régu- 
liers, il suffit d'ajouter au radical les terminaisons de 
la conjugaison modèle. 

Ainsi on conjuguera le verbe c/ianfer ^\\ ajoutant au 
radical cha7it les terminaisons du verbe aimer. 

Terminaisons.— Présent de l'indicatif. 

SINGULIER 

** 213. Le singulier du présent de l'indicatif se ter- 
mine par e, es, e : 

1° Dans tous les verbes de la première conjugaison ; 
2° Dans assaillir, couvrir, cueillir, offrir, ouvrir, 
souffrir, et quelques autres de la deuxième. 

Ex.: "J'étudie', tu étudi^^, il étudia.- j'ouvr<?, tu offr^-^, il 
tressaillt'." 

Il se termine par x, x, t, dans les verbes /^/^zwV, " 
valoir et vouloir. 

Ex.: "Je veu.r, tu vau.r, il peu/." 

Il se termine par s, s, t ou d dans tous les autres 
A'erbes. 

Ex.: "Je fini5, lu reçois, il romp/, il ren^'." 

On met d au lieu de / .• 

1° Dans le verbe s'asseoir : 

2° Dans les verbes en dre, excepté ceux en iiidre et 
en soudre. 

Ex.: "Il s'assie^/, il ven^; il pein/, il dissouA" 



* 2T2. Que faut-il faire pour rofjjuguer la plupart des verbes 
réguliers f 

** 213. Comment se termine le simrnlier du présent de Vin- 
dicatif f 



t 
if 



oir 
re 



ORTirOGKAPHE D^S VERBES 67 

KXCKPTION, Ces rècrinc ^^\.Çt^ ^ 1, 

pour les trois verbes ./i' aoÎ''l '^'''''''^''''''' ^1"^ 
^xuL.s aac}, ac'oir et vaincre, qui font : 



Je vais. 
Tu vas. 
Il va. 



J'ai. 
1 u as, 
lia. 

I'I,URIEi:, 



Je vaincs. 
Tu vaincs. 
Il vainc. 



rem?;;/;,s''vo^,!i,T™;;,T '■""'""■■ ™- -^"i---. vous 



Imparfait. 



4-;^, n-L'croyS'" """""^ ■' "°>""''' -o"^ "°y'<"«, vous 



Passé déterminé. 



De la quatre séries de terminaisons. Ex. : 



J'allrt/ 
Tu aWas. 
Il alla. 
N. aWânies. 
V. all^/«. 
Ils all/v-,?«À 



Vohéis. 
Tu obé/j. ■ 
Il ohéit. 
N. obé/;«^.y. 
V. ohéUes. 
Ils ohéireni. 



Je conn/w. 
Tu conn/«. 
Il conn?//. 
N. conn«///^5. 
V. connûtes. 
Ils connurent. 



Je v/«.y. 
Tu vz>/.y. 
Il v/';//. 
N. iîftmes. 
V. ihites. 
Ils Xinrent. 



^^On emploie ■ ° «' pour tous les verbes de la première conju- 

e..\e;;j Pr c"uir LT^^^ "^ '^^ ^""««^ coujugaisous, 
4° tus pour les verbes eu enir. 



** 
*-:•:- 



** 



,^214. Comment se termine le pluriel? 



à' SlrTont /f 7'''" ^'i^^^Pc^rfait de Vindicatif ^ 
Uuetlrs sont les hnmnarsons du passé déterminé f 



68 



il 

i v 



il 

I !■ 
if !• 



VKRBH 

Futur sîmple. 



** 217. Le futur simple se tenniiie para/, as, a, ans, 
ez, ont, ajoutés à la terminaison de l'infinitif. 
Ex. : "J'us^ra/, lu usé-m.v, il usfra, nous fw irons " 
Dans les verbes de la 4e conjugaison, on supprime IV de l'iu- 
finitif : "Je rendra/" au lieu de "je rendrrai." 

Présent du conditionnel. 

_** 218. Ce temps se termine par aw, rt/V, mis, iez, 
aient, ajoutés à la terminaison de l'infinitif. 
Ex. : "Je rtmnerais, tu r^m\xerais, il x^nmerait " 
Dans le.s verbes de la 4e conjugaison, on supprime également 
1 e de rmfinitif : "Je vendra/.?," au lieu de "je vendrrais." 

Présent de l'impératif. 

SINGULIER 

** 219. Au présent de l'impératif, la deuxième 
personne du singulier est semblable à la première du 
présent de l'indicatif. 

Ex.: "J'aime, aimé"/ je ne me pTév«7/.r pas, ne te préva/M- 
pas ; je r^^ois, reçois." 

ExcKPTioNS. Sont exceptés al/er, avoir, être et savoir, qu: 
font va, aie, sois, sache. 

Vouloir fait aussi exception lorsqu'on dit veuille au lieu de 
veux. 

PI.URIEL 

Les terminaisons du pluriel de l'impératif sont géné- 
ralement les mêmes que leurs correspondantes du 
présent de l'indicatif, excepté pour aîwV, être, savoir. 
Ex.: ^" Nous avons, ayons; nous sommes, .soyons; 
vous êtes, soyez ; nous savons, sachons." 

Présent du subjonctif. 

** 220. Le présent du subjonél if .se termine toujours 
par e, es, e, ions, icz, ent. 






** 217. Quelles aont celles du futur simple ? 

** 218. Comment se termine le présent du conditionnel 

219. Quelles sont les terminaisons de IHmpératiff 

220. Quelles sont celles du présent du subjonRif^ 



I 



djcrivatiox dks temps 



éc. 



Kx. 



que^us8:£^uMSS/-- ^"'"' ^'"'" ^°^^' ^^"^ "-^ "--. 
KxcKi'TioNS Les verbes avoir et .Vr^ font seuls exception • 
Que f aie, que tu aus, ^«';7 ait çue vous ayons, çue vo7,ayu7 
çu'z/s aient: que je sois, que tu sois. qu'/tsoiTauelou, 
SOYONS, (7//^ r.o//,v soY£z, ^//'//.v soieut. ^ 

Imparfait du subjonctif. 

^"^^ 221. L'imparfait du subjoncflif a quatre séries de 
terniiiiaisons. qui corresi^ondent à celles du passé 
tletermnic : assc, use, ussc, i?isse. 



(j;ie je ^a^dassc. 
Que tu [ya^^cassis. 
Qu'il iX.àiTi'^àt. 
Q. 11. iiWassioHS. 
Q V nWassirz. 
Qu'ils -AWas^cHl. 



Que y obéisse 
Que tu ohé/.ur 
Qu'il ohé/A 
Q- 11. \^^■C^^\issi(>n^. 
Qii. V. pré(]/.s.v/>^. 
Qu'ils \n(:<.\issnit. 



I Que jf co\\ui4ssfi. 
Que tu couii«ijt'j. 
Qu'il cowuùt. 
Q.ii.apeiç/rvvww.v. 
Q. V. a])eiç«v,v/Xr. 
Qu'ilsapeiç/z^w^;// 



Que je \ lusse. 
Que lu Musses. 
Qu'il v/«/. 
Q. II. il fissions. 
Q. V. tinssiez. 
Qu'ils iiiissent. 



ARTICLE 12. —FORMATION DES TEMPS DES VERBES 
PAR LES TEMFS PRIMITIFS 

*- 222. On divise les temps des verbes en temp,. 
primitifs et en temps dérivés. ^ 

Les temps primitifs sont ceux avec lesquels on peut 
former tous les autres. 

h^^ temps dérivés sont ceux qui se forment des temps 
primitifs. ^ 

i--*ï 223. Il y a cinq temps primitifs: le présent de 
1 infinitif, le participe présent, le participe pas.sé, le 
singulier du présent de l'indicatif et le passé déterminé. 

** 224. Tableau de dérivation des temps. 

Le présent de l'infinitif forme / ^° ^^ ^"^"'" simple ; 

I. 2° le présent du conditionnel. 
I ° le pluriel du présent de Pindica- 
2° l'imparfait de l'indicatf ; [tif • 
3° le pluriel du présent de l'impé- 
T^ ... , , 14 le présent du subionétif • fratif' 



Le participe présent forme 



** 



termiuah^s'f''' ^'^"'P^>'Mt dU' subjonRif a-t-il de séries de 

!! ^^2- (Comment divise-ton les temps des verbes ? 

22.V Combien y a-t-il de temps primitifs ? 
** 224. Quels dérivés forment-ils ? 



^^^mmmF^Êm. 



:'ô 



VKRHK 



catif 



Formation des dérivés. 

^i^^i; 225 I,ei)résentde l' indicatif se forme Donr 1.. 

Le passe indoUTininé et tous lus autres temns co f 
poses sont fonnés de l'un des temps dt^'auxilh rc" 
Muvi du ,,art,cipe passé du verbe qui l'o.i coX^^ ' 

> ajoittaiit «/, as, a, ous, ez, ont 

I.e présent du conditionnel se forme du présent de 
J infinitif en y ajoutant ah. ais, ait, ions, iÀZtT 

I.e présent de Tinipéraif se form'e, po ir ^ Sn^ nlier 
vie la prenncre personne du présent de rindcatf en 
Mippriinaiit le pronom sujet • mcucatit en 

Pour le pluriel, il se fon'iie du participe présent en 

'iL r ' '"""' ^'' ^''''''' de 1-indiLtFf r;:;! 

I.e présent du subjondif se forme du participe nré- 
vent par le changement de ant en ., .., ., L , T IZ 

I.;niparfait du subjondif se forme du passé dét^r 
muie en chan,^eant, selon les terniinaisons^c^nXéL 



(1/ en <7,v>?^ 
<>■■< en its.scs. 
<i en <}/. 
âwfs en assioi/s 
à/rs en (r.v.v/V'i. 
/"■/l'iif tn (i.Mfn/. 



/■$ en i.ssf. 
I '>■ en /.vA^'.v. 
I {■'^ en ?/. 

ÎM^s en l'usions. 

i/rs en issi'r-, 

iicut en m<';//. 



"V en //.v.v. 
"v en ?rv.s^'j. 
iij en «/. 
/>w/^.? en ussion: 
iitei en ussie-. 
iirent en usseut. 



'"S en 7V/5.V. 
/'■"v en tusses. 
'_>'t en /«/. 
/«w« en hissions, 
hi/rs en ïnssiez. 
nn riit i^n inssml. 



ARTICLE 13. — CONJUGAISON INTERROGATIVE 



** ll^f- ^V^'^^'T^f ^a formation des temps dérivés 
226. ./ ^«^//^ /,;, ,v,,;>^,>./.„« la/oruw int!rro> 









1 



'ogative ? 






CONjUCiAISON IXTKKROGAl'lVlC 7I 

'•** 226 /;/.y. Il n'y a que les temps de l'indicatif et 
du conditionnel qui ])uissent se conjuguer interrogati- 
venient ; cependant certains temps du subjonclif ])ren- 
nent quelquefois la même forme, mais sans avoir le 
sens de l'interrogation proprement dite. Kx.: PnssÊ- 
JK réussir I dût- 11, mourir. 



AIODK TXDîrATIL'' 

l'KÉSENT 

Aimé-je ? 
Aimes-tu ? 
Aiine-t-il? 
Aimons-nous ? 
Aimez-vous ? 
Aiment-ils ? 

IMI'ARI-.VIT 

Aimais-je ? 
Aimais-tu ? 
Aimait-il ? 
Aimions-nous ? 
Aimiez-vous ? 
Aimaient-ils? 

PASSÉ DÉTEUMINK 

Aimai-je ? 
Aimas-tu ? 
Aima-t-il ? 
Aimâmes-nous .' 
Aimâtes-vous ? 
Aimèrent-ils ? 

PASSK INnÉTRRSriXÉ 

Ai-je 

As-tu 

A-t-il 

Avons-nous 

Avez- vous 

Ont-ils 

PASSK ANTÉRIEUR 

Eus-je 1 

Eus-tu 

Eut-il 

Eûmes-nous 

Eûtes-vous 

Eurent-ils 



a 



I VU 

!- S 



PLUS QUE-PARKAir 

Avais-je 
Avais-tu 

Avait-il ^1» 

Avions-nous j" .^ 
Aviez-vous ^ 

Avaient-ils J 
ruTL-R 

Aimerai-je? 
Ainieras-tu ? 
Aimera-t-il ? 
Aimerons-nous ? 
Aimerez-vous ? 
Aimeront-ils ? 

l'UTUR ANTÉRIEUR 

Aurai-je ^ 

I Auras-tu | „. 

i Aura-t-il | ^u 

, Aurons-nous .2 

I Aurez-vous "^ 
■ Auront-ils 

MODE COXDÎTIONXKL 

I PRÉSENT OT' FUTUR 

Aimerais-je? 

Aimerais-tu ? 
; Aimerait-il? 

Aimerions-nous? 

Aimeriez-vous ? 
I Aimeraient-ils? 
, PASSÉ i pi e)iiit'i e fonite.) 

I Aurais-je ] 

Aurais-tu | ^. 

Aurait-il | ^jj 

Aurions-nous .5 

Auriez-vous '^ 
Auraient-ils 



a 



PASSÉ (cfi'll.llînif fOlllli! ) 

Eussé-je ] 

Eusses-tu I rt.. 

Eût-il ( s^ 

Eussions-nous j S 
Eussiez-vous 

Eussent-ils J 

MDÏÏiriNDlCATIl'^ 

PRÉSENT 
• '••■•«• 

Rends-tu ? 
Rend-il ? 
Rendons-nous? 
Rendez- vous? 
Rendent-ils? 

IMPARFAIT 

Rendais-je ? 
Rendais-tu ? 
Rendait-il ? 
Rendions-nous? 
Rendiez- vous? 
Rendaient-ils? 

PASSÉ DÉrKR:\IINR 

Rendis-je ? 
Rendis- tu ? 
Rendit-il ? 
Rendîmes-nous ? 
Rendîtes-vous? 
Rendirent-ils ? 

PASSÉ INDÉTERMINÉ 

Ai-je I 

As-tu I rL 

A-t-il 

Avons-nous 
Avez- vous 
Ont-ils 



-a 
a 

4J 



gai. 



*■=• 226 bis. Quels sont les temps qui se conjuguent interro- 
itivcment / 



7-' 



VKUIIK 



i I 



** 227. Kl-MAKOfKS. l'Iorw,!,,. 1., r 

I.ro,««itio„ "'"''• "" ''"'""•■ "" ••'•'l>-^' t..„ràla 

pcu^près R. se..,, ,„i.K, /^^i^:-; ^;;^;, ^' '-KC est à 

...•on,.n:r^,r n-r-ill^J imerro,a.ive„,e„t, ,es 
< ans les tennis sinM>l,.« , x ' •''"■'■'* '^' ^-■'l'^' 

"V/f.;'' r^'- "rl;^'r.r«^;r-■'- 
Ainsi 011 nécrra in« ■ Ai,... ."-'■' l"-nsee. 
la forme inten-OKat « <a aura t""'- 7' w^'" "''ir"^'""-^ 

«W/«/r«««/. /AIME ,»,/• Zv ■ -^ -'^''yAI OU/AIMAIS 

'lire. Il £;„■( hÔLo .""/"•^?'-'. •• -^e «H" "e petit pas ,se 

ARTICLE 11. -VERBES UÉGULIERS, ÎRRÉOULIKHS 
ET ])KFECTIF8 

gaisons ".odèles ? "eux i î sa ns^t' ''T' '"">"- 
_ ^"-^ '"i"'' -^'"i'^ être conformes à la 

^* 22eS. Q:rappii!r-f-on 7'rrbrs n^n/in-sf 



VKKHKS RKGIIJKRS 



/•3» 



conjuKaison nindèlc, ont cependant leurs temps dérivés 
en rapport avec leurs temps ])rimitifs respeaifs 

leJnn I^V''^ ^^" ^iPl^'He xerbes inê^^ruUos ceux dans 
Icsqiie .. les temps dérives ne se Toruient pas exacte- 
ment d après leurs temps primitifs ; et verbes déù-tlifs 
ceux qm manquent de certains temps ou de certaines 
personnes, ([ue !' usage n'admet pas (m que le bon troût 
rc])rouve. ^ 



SKUl.KMKNT Ql-ANT A I.A DERIVATION 



Nous lit H 



leniaf* 



...Mon.H en taM..,u 1.-s cinq tfnn.H i.,i,„itif., .-t et. notes les re 
qucs, loiMiu'il y a lien ifLU faiit 

PRl-MlivRi; C0N7U(iAIS0N 

I':xceplé aller K.'\. ritroyrr. (lui sont irréiriiHer^ 'ous les verhf.4 
eu cr se conjuguent comme aimer. ^^^®* 



D£:uXIt:MIi CON'jrOAISON 



Asservir 

Bouillir 

Couvrir (i) 

Dormir 

Fuir 

Haïr 

Mentir 

( )fl"rir 

Ou 'tir 

Partir 

Repentir (se) 

Sentir 

Servir 

Sortir 

Souffrir 

Tressaillir 

Vêtir 



Asservissant 

Houillant 

('ouvrant 

iJorman 

Fuyant 

Haïssant 

Mentant 

Offrant 

Ouvrant 

Partant 

Repentant 

vSentant 

Servant 

vSorf it 

SouliratiL 

Tressai liant 

\'ctant 



Asservi 

Pouilli 

t ouvert 

J )onni 

1-ui 

Haï 

Menti 

Offert 

Ouvert 

Parti 

Repenti 

Senti 

Servi 

Sorti 

Souffert 

Tressailli 

Vctu 



J'asservis 

Je bous 

Je couvre 

Je dors 

Je fuis 

Je liais 

fe mens 
J'olfre 
J'ouvre 
Je pars 
Jeinerepens 
Je sens 
Je sers 
Je sors 
J(^ souffre 
Je tressaille 
Je vêts 



J'asservis 

Je bouillis 

Je couvris 

Je dormis 

Je fuis 

Je haïs (2) 

'^ mentis 

offris 
j 'Hivris 
Je partis 

i^e me repentis 
je sentis 
Je servis 
Je sortis 
Je souffris 
Je tressaillis 
Je vêtis 



*■?{• 



fcRiflV'''' ^"''^^'^^ ^-^'^ '^-^ ''-^ irrl'guUcrs et verbes dé- 



simJlS''^;;;;;i'i;^V>^;,r':"^:; •?,,''" '"'''" ^" '--"JnSHent comme leur 
'-' A'^A*">^ /'•'" tons.ive 1- tréma au pnss. lui tt il l'immrr-,it r1„ 
Nous liaimts, vou. haïtes, qu'i liaïi ""Pailait du 



subjondlif 



VliKUK 



TROISlil.MlC CONjniAISOX 



i. : 



Tourvoir 
Siirsi'oii- 



Circoiiciro 

Conduire (r) 

Coiiiiiv 

Ct)iiiiaî(re 

Construire 

Coudre 

Craindre (2) 

Croire 

Croître 

Cuire 

lÙTJre 

l'exclure 
Joindre 

Lire 

Mauilire 

Médiie (t,) 

Mettre 

IMoudre 

Naître {4) 

Nuire 

Oindre 

Paraître 

riaire i^) 

Prendre 

Re])aîlre 

Résoudre 



l'«>urv()vaut 

Prévoyant 

Sursoyant 



Pour\ u 

l'révu 

Sursis 



Je pourvoi- 
j>^' ]>révois 
Je sursois 



Je pourvus 
J-' prévis 
J<-' sursis 



OrATRlivMlC CONJUGAISON 



icln 



iViltant Hattu |t. 1,ats 

Ureoncisant Cireonsis "le circoncis 

Conduant Conclu 'je ronclus 

Conduisant Conduit Je conduis 

Conhsint Confit Je confis 

Connaissant Connu Je connais 
Construisant Construit Je construis 

Cousant Cousu je couds 

Craignant Craint Je crains 

Cru 

Crû 

Cuit 

Ivcrit 

i;\ 

Joint 
I,u 

Maudit 
Médit 
IMis 
INIoulu 
Né 
Nui 
Oint 
Paru 
Plu 
l'ris 
Kopu 
RJ^olu, 
1 ésous ( 



Croyant 
Croissant 
Cuisant 
Jvcrivant 
l'Nchiant 
Joi,-,Miant 
Usant 
Maudissant 
Médisant 
Mettant 
^huilant 
Naissant 
Nuisant 
<>i<;nant 
Paraissant 
Plaisant 
Prenant (6) 
Repaissant 
Késolvant 



i-) 



Je crois 
Je croîs 
Je cuis 
J'écris 
J'exclus 
Je joins 
Je lis 
Je maudis 
Je médis 
Je mets 
Je mouds 
Je nais 
Je nuis 
J'oins 
Je parais 
Je plais 
Je prcr.ds 
Je ivpr.i". 
Je résons 



Je battis 
Je circoncis 
Je conclus 
Je conduisis 
Je couds 
Je connus 
Je conslruisis 
Je cousis 
Je craij^M.is 
Je crus 
Je crûs 
Je cuisis 
J'écrivis 

J 'exclus 

Jejoi^Miis 

Je lus 

Je maudis 

Je médis 

Je mis 

Je moulus 

Je naçiuis 

Je nuisis 

J'oignis 

Je ])arus 

Je plus 

Je pris 
Je repus 
Je résolus 



i| ! 



pJ<C. ^"*""' "'^^ ''"^- ^'^ compose rcuuUre n'a pj,i„t de participe 

antrolnis avec un . , ■• ,| pi,,i. "J co,„ .(n/i ', ^'^<-<'"'7>'uU..., qu'on écrivait 

«M Ou double 1/, devant Vr mut Kv • v 
, (7) Om emploie r,:.,„s pou.^s - ' ,iier'; A\„p. T'.? ^^"^f; ils/'r„ ;,.„/.•• 

-;n y s„pplée par ceini ^^t-' >^o/u^ 'ïi"^^]^],l!;:J''^\'^l !' ,^ P^'« 'ie fc.nini,, ; 



ipe 



Rire 

K<)iupre 

vSuflire 

Suivre (i) 

laire 

Teindre 

Vaincre 

Vivre 



VKKBHS IRRftclUIJKRS 



Jo ris 
je romps 
Je t,ufils 
Je suis 
Je lais 
Je teins 
Je vaincs 
Je vis 



75 



Uiant 


RI 


Rompant 


Rompu 


Suffisant 


Sufii 


vSn!vnnt 


Suivi 


Taisant 


Tu 


'Il i)^iiant 


Teirt 


\'iin(|nant 


Vaii'cu 


\'ivant 


Vécu 



Je ris 
Je rompis 
Je sullis 
Je sui\ is 
Je lus 
Je tcigi:is 
Je vniiMii.is 
Je vécus 



VERBieS IRR^GUI^Il^RS 



HT VKR1]I.S DûriXTirs 




N....S Muployons l.s i.î.is ,„.tits c;,:;u'lC..s po,,,- les v.tIk's ,l,-.f, aifs. 

rREMIIvRIv C(JN-JUGAISOX 

Aller; y/ra/, y/,a/s. Allant; nous allons, voii^ 
aie/ Ils ro;^/- j'alkns ; allons alk-/. ; ciuc jVz.y/^, qtu 

u Ils «///.-;./. Aile, e ; je suis allé. Je vais, tu vas 
il va ; va ; j "allai ; que j "allasse. 




A l'impératif il s'écrit va-fm et non va-(.rn, parce nue /' est 
nus pour te ou hn, et ainsi n'est pas une lettre euphonique. 

Envoyer; ye7ivrrrai, ye7ivcrrais. Envovant • 
nous envoyons, ils envoient (2); j'envovais ; envovons' 
que j envoie ; que nous ein-o3-ions. Envové é'- i'nJ 
envo3-c. J'envoie, envoi. J'envoyai ; que Veiï 



(l) Oîi cotijn-n.- de iiicMio poinsuirr,' ot vV;/v«/-,v. • .v ,1^,...- . , 



'i 






'6 



VERBE 



DliUXliiMP, CON7UGx\ISOX 



Acquérir ; j ' acquerrai, j ' acquerrais. Acquérant • 
lous acquérons, ils acquièrent ; y nQ^némis ; acquérons • 
que J acquière, que tu acquihrs, qu'il acquière que 
nous acquérions, que vous acquériez, qu'ils acquièrent 
Acquis, e; J'ai acquis. J'acquiers; acquiers. T'ac- 
quis, que j'acquisse. > i J CIC 

II en est de même de conquérir, s'enquérir, requérir, 

Comit'; ]q courrai, ^<i courrai,. Couraut ; nous 
courons ; je courais ; courons ; que je coure. Couru, e • 
J ai couru. Je cours J cours. Je COUrus; que je cou' 
russe. 

Cueillir; je cueillerai, je cueillerais. Cueillant' 
nous cueillon.s ; je cueillais ; cueillons ; que je cueille.' 
\.UeilH, e ; J ai cueilli. Je cueille ; cueille. Je cueil- 
US ; que je cueillisse. 

Faillir ; je faillirai, :re faillirais. Faillant ; nous 
faillissons; :i<i/aillissais; i^xiQ '^q faillisse. Failli e- 
J ai failli. Je faillis (autrefois on disait Je faux, nous 
J aillons). Je faillis ; que je faillisse. 

.I^Sf/T"^""!- ^^ ""'^T ^'^^'■''^^>. n^ais en employant pour les 
dérivés du participe présent les formes régulières ' no^Fs défait 
''ons,2Qaifaillaîs,(iuQy^ défaille." ^^ ucjaii 

fEh^'^^'~^^^ ï-^'^f'"'^ "1^^ ^^""^ l'expression "sans coup 
/>/ // , c est-a-dire ' sans con^^ frapper, ss^ns frapper un coup • ' 

T1?h'VI'^'T-~^'^^"*; r«"« gisons; je gisais ; qu'il gise. 
^if'l'eigVènL^ ""' '"'P^^'" ^""^'^ ^^" ^^"^ 1^^ expressin^ 

Mourir; je mourrai; \^ mourrais. Mourant* 
nous mourons, ils meurent; je mourais ; mourons • que 
je meure, que tu meures, qu'il meure, que nous mou- 
rions, que vous mouriez, qu'ils meurent Mort e» 
je SUIS mort. Je meurs; meurs. Je nicurus,'qué 
je mourusse, . . ^ 

Ouïr; j'ou-rai; j'ouïrais.-Que j'ouïsse. Ouï; i'ai ouï - 
J OUÏS, nous ouïmes, vous ouïtes; que j'ouïssJ, qu'il ouït 
On ne l'emploie guère qu'à l'infinitif et au'x temps Composés 

Quérir (chercher). Ne s'emploie qu'au présent del'infinitif 

■?i^*V^^-î'^^Pif •^'■^ = '^ '"'^^^^'''^ î '^ saillirait. Saillant • ils 
saillent ; Il saillait ; qu'il saille. Sailli : il a saHIi H saille 
Il sailht ; qu'il saillît. sauie. 



\ 






i 



VERBES IRRÊGULIERS 77 

ce,>e,.da„t on dit aussi ;> /V,L:'/^,, ^^ , X™''"""'' ' 
ils®wl'.;^y;::;';i:V;„J.<:„;-tt^'.^ Portant; «ous sortons; 

-'-/,■, c,„e nins .sortioi^r^™;/»' oiii::;*'' ^iL^ "v^f '^sri' 

e^y^a, „, je s„,s sort,. Je so.s, sor:^^Z^s, ^^^ 

Relloîtir fS^'Jlf nouvean) se co„ju„ne comme sor/ir. 
commey°«' ' ' ''" '"'""'■ "^^ '^ J^idiaion) se conjugue 

Tenir; je tiendrai: je tiendrais. Tenant- nous 
tenons ; ,1s tiennent .■ je tenais ; tenons ; que je 'tiaZ 
que tu //,•.«.. qu'il //, , „„^^ ténions.^m,evou; 

iè :■ Tè«„t""'"'- T^""' ^' J''->' "-'""• J*^ tiens 

liens. Je tins; que je tinsse. ' 

venon?-''iî.-^^/ ^^''^rî' J^ ^vW/^'r../.. Venant ; nous 
menons, Ils rv.v/;/,-;// , je venais; (venons), vencv • eue 
je 7.nn^e, que tu rf.nn.s, qu'il r/.v.;. que no s 
venions, que vous veniez, qu'ils r/an^,;,/ Venu e • 

ilns'ëf ''"'* ^' ^'"^'' ^'^"^■'^- J^ Vins; que le 
TROISIEME CON7UGAIS0N 
Asseoir ; j'assoirai ; j'assoirais ; oh yass/Mr/ ■ Vas^ 

Tasso^^ïn ^'^'"^-"^'''-•'- J'-5--A Asseyant 
^.^ assoyant; nous asseyons; ils asseyent ou nous 
a soyons ; ils assoient ; j'asseyais ; assevonL,. assovons' 
que j asseye ou que j'assoie. Assi^ f- - i-ôTo 

J'assois .. j'assieds; as.:;is „ied; ' Va^s 
que J'assisse. <'»»ilu.,. j assis, 

«-.^'"??'' ' ' ''/'"■".'■' j '.""'■''"■ ^yant ; nous azvns, vous 
«.■<■.-, Ils «/,■ fatms, etc.; ayons ; que j'aie Tii o , o 

Choiw, ' K \^ ?' ""• J^' •■ "'■'■■ J'««S; que j'eusse. 

^^S:;n^^^\^^^^}^ ^c"- " échoit ou if 

(I) Voir la ji- .te du verbe envoyer, page 75. 



^^^mm^^^l^'. 



78 



VKRnK 



El: 



-, Ç'a^oîf ; il ^//'/a'? '■ ^y^""<^'<^'/- fParticipi^ présent înusitd ) 

Il allait <,u',l ya/7/.'. Fallu ; il a lallu. 11 faut. 11 fallut' 
qu il lalliil. *«*t*i. -l'xctixui., 

Mouvoir; je mouvrai ,- je mouvrais. Mouvant* 

nous mouvons, ils wr//;vv// .• je niouAais ; mouvons ; (^ue 
je in,uvt\ (jue lu viruvcs, (|u'il vuicr^ (|ue nous mou- 
vions, <iue vous mouviez. (|u'ils niciivnif. Mu, e ; j'ai 
mu. Je meus ,• meus. Je mus ,* (lue je musse. ' 

Promouvoir ne s'emploie (;ir;\ rinfinitifet aux temps corn, 
poses : "On vous </ promus a-.i Kiade d.- eapit;iine." 

Pleuvoir; il f^Icnvra : il ph'uvralf. Pleuvant* il 

pleuvait; qu'il i.le.ive. Plu;ilaplu. Jlpleut. 'jl 
plut; ([u il ])luL 

Pouvoir ; je pouna! .• je ponrnus. Pouvant ; nous 
pouvons, ils ^7^-v7//.- je ],ouvais (pouvons); (lue je 
puissr, etc. Pu ; j"ai pu. Je peux ou je puis (peux). 
JepUS; (]ueje])usse. ^ ^ 

Savoir; je saurai ,- je saurais. Sachant; n<nis 
savons, \o\x^ savez, ils .svrrvv// .• je savais, etc.; sachons, 
sache/. ; cpie je sache. Su, e ; j 'ai su. Je sais ; saolw. 
Je SUS ; que je susse. 

Seoir ^ètre convenable) n'admet (pie les formes suivantes 
iNDiCATi;.' i-KKSKNT. 11 sied, ils siéent Impak LAir II sevdt' 
Ils seyaient Fittcr. Il siéra, ils siéront, Coxuitionnki, privI 
SKNT. 11 siérait, ils siéraient. ' 

Seoir (être situé) ne s'emploie ([u'aux deax participes • "Ta 
cour des comptes séant à l'aris. 11 y avait une ferme" modèle 
Sise il Rambouillet." 

Valoir; je 7vr//r/;v?/.- je vaudrais. Valant; iiou.'^ 
valons ; je valais ; valons; que je vaillc\ (jue lu vaillis, 
qu'il raHI(\ cpic nous valions, que \-ous valiez, (|u'il.s 
vaillvut. Valu; j'ai valu. Je vaux (.vaux); je valusî 
q'ie je valu.s.se. 

On conjugue de tncme /-/vru/,»/;-. excepté au subjouaiC où il 
fait "queje j'Ri.;vAi,i.;..., qu'ils I'RKvai.kxt." 

Voir; je vvm?/.' je rv77v?/V. Voyant; nous voyons, 
ils voient (i): je voyais ; vovons ; (pie je voie, (pie noufi 
voyions. Vu, e; j'ai vu. je vois; voi.s. Je vis; (uic 
je VLsse. 



• 

i 



(l) Voir la note Uu verbe c>i:o\;:i- page 75. 



it 



VKRHES iKKl'CGUIJKRS 



79 



1 



y<Z^ !f ' jcy v;/,./,v,/ , je vo^,^/ra/s. Voulan. ; nous 
A <>iil< a.s, Ils rvv./.v// ; je voulais ; voulons ; (,ne je r v///" 
qtie Ut .VV.//..V, cu'il rru///r, .|ue uous voul o„ ine 
<>us ^■oulK•.. cju'ils rv7.///.v//. Voulu, e • i''i' vm n 
Je veux; veux. J. voulus ; que je vc/uhtssi "^"• 

CrATRiiCMIÎ CO\7uaAISON 
, Absoudre; j'al.soudn.i ; i'.-ibsoiulrais Ah<îoW^«f. , 
'//>sou/r.- yni absous. J'absous- -.1 /.^,.-' v ^A^^^"^» 

.l-nlcrrri;";;!:.';;^::::.,^?^^^^^ 1 résoudre; n,ai.ce 
sul.joi.aïf: '^jue ërc^^o p^^^^^^^^ f résolus; à rnuparlait du 

(réioute), Pm.r ^e/H;;!;;^^,.;^ HelirSir u^ ""'^T^ 
choses nu.rales et aussi pour les du,ses nmfSelIe.' ' ^""' ^'' 

/'^v V s- qu ,1 /.v:v, (,ue nous ])uvious. <jue Vous 'l vie/ 

;i;; ; s /.v:vv./. Bu,e;j-aibu. jebois-borjebus: 

que Je buss'j. "^ ""5*» 

vaU (^;,^f, 1 ■'.lef.'ïi'i;;!;™'""- B"ya«t ; ils l,raie„t ; il ,,ra. 

,///""'m • J r'"''" • ^' '"''''''"■ I>*sant ; „oi,.s disons >-ous 
un, e, j ai dit. Je dis; dis. Je dis; que je di.sse 

«.iné ni imparfait du subjo.u tif ) ^*'^^*- ^^' P^^'^^ ^^^^e'-- 

^^/.^^îh'iw'T''r-'''''''" :Etant; nous ...... .^. vo«s 

Eté , j ai ete. Je suis ; sois. Je fus; que jo fus«e 



8o 



PARTICIPA 



m 

rii 

11: 
If I a 



Faire ; je>vïr/ • jc/n-a/s. Faisant ; nous faisons 

(on prononce >;sw/.s-), vous /li/à's. ils /o;// ,■ je faisais- 
faisons, >//r,v/ que jc/?.9.sv', etc. Fait, c; j'ai fait, jè 
fais; lais. Je fis; que je fisse. 

Forfaire n'est usité qu'à l'iufiuitif et aux temps composés ; 
"11 A FoRF\iïa riiouueur." f ^ - 

Frire; je frirai ; je frirais. Frit, e ; j'ai frit. Je fris, fris 
On supplce aux autr.s temps par lo mo>eu du vc-be faire : " fe 
faisais fnre ; qu'il fasse frire, t.tc" 

I/Uire ; je luirai ; je luirais. I^uisant ; nous luisons • i • 1-i- 
"'■•'■■""'• •"'■■'"'^■' nit('^ P-ei> 1 lis.^ J.Û. l'nii i jè fuis 
( Pas de passé déterminé ni d'imparfait du subjonaif ) 

n.9îif''^. ^l"^''^ "'est usité qu'à l'infinitif, au participe passé 
OCCIS, e ; et aux temps composés : "J'ai occis.'' 

Paître ; je paîtrai ; je paîtrais, Paissant ; nous paissons • v^ 
paissais ; paissons ; que je paisse. Pu (usité seulement en terme 
de fauconnerie; point de temps composés). Je «ais ' oais 
(Point de passé déterminé ni d'imparfait du subjonSffO ' 

Repaître se conjugue à tous .sts temps : Repu, e ; j'ai repu 
Je repus, que je repusse. i^w, c , j ai repu, 

Poindre (commencer à paraître). Ce verbe ne s'emploie 

ri.XnlV" r.T^-' '^^ l'i"f"^-:^i^. «u présent et au futur de 
1 indicatif: 'Le jour ne point pas encore, il commence à 
POINDRF, il POINDRA bientôt," ^ummeuce a 

, ^?."^^r,^ (^^rf ir de terre). Ce verbe ne s'emploie qu'au présent 
de l'infinitif et de indicatif: "L- Rbôneet le Rhin souRDpS^r 
au mont Saint-Gotbar 1 ; l'un sourd à l'est, et l'autre à l'ouest " 
Traire ; je trairai, je trairais Trayant ; nous trayons, vous 
trayez, Ils traient ; je trayais ; trayons ; cjue je traie. Trait e • 
j ai trait. Je trais ; trais. (Point de passé déterminé ni d'im' 
parfait du subjonétif ) 



1 

1 



I ' 



CHAPITRI" VI 

DU PARTICIPE 

* 229. Le discours contient certains mots qui non seulement 
expriment une qualité, mais encore portent à l'esprit PMée 

dl^r.^;^'"" ^^^^%P^^'-.'l^^^!^i"'^" °" par^quelque chose comme 
dans : Jr s:as aimK, jrs-;us rkçu, etc.; ces mots awu; reçu qui 



# 



9 



Il 

! 



J 



1 



CIvASSlKlCATlON 
ARTICLE l 'T. — CLASSIFICATION DU PAUticIPJ-j 



8i 



Il tient du verbe en ce qu'il en a la signification et 
le coniplenient Kx. : Un c./aui aimaixt /. ^U 
des clcvcs AIMKS de leurs maîtres ^ra.au , 

Il tient de l'adjeélif en ce qu'il qualifie le mot auquel 
Il .se rapporte et qu'il en adopte ordinairement le <^enre 

IprouvTk '• ^'' ''"'''' ''''''''^' "^''^'^'^ 

nrtju,'\^l ^' "" f^'-'' '''''^^•? ^"^ participes : le participe 
présent et le participe i)assc. ^ 

* 232. Le participe />;r.sYv// est une forme du verbe 
termuiee par an/, et qui reste toujours invariable- Vx • 

êXh wr 7-^"'/ ^''^^^^^^"^^ '^' ^^^^on; voyc. ecs a^J^nis 
WvviDW^'t leiDs lcçu)is. 

* 233. Le participe passé est une forme du verbe 
appartenant au mode infinitif, et qui est susceptible da 
§:enre et du nombre. Ex. : [ ^oUà une leçon bien appkisk'- 
vos fables ont été bien suKS, bien Ki- ciTiCES. ' 

.'Î34- Le participe />;yV;// est ainsi nommé mrce nn'il 
marque un temps présent par rapport à un auïc fen^;' '^'' '^ 

235. J,e participe ^^6% est ainsi nommé parce nue' 
employé avec un auxiliaire, il 4xprime ordinairemenïïn temps 

ARTICLE 2. —ACCORD DU PARTICIPE PASSÉ AVEC LE MOT 
AUQUEL IL SE RAPPORTa 

* .,236. Rkmarquk. Le participe passé employcS sans 
au.vi]iaire n'est au fond qu'un simple adjectif ckù s'ac' 
corcle en Keiire et en nonUiro avec le mot qu'il modifie 
T.r,n ■ 'V ^^^^"^^1;^^ P^^^- l'expérience, les vieillards sont 
prudents. Il y a des sottises bien habii.lKKS, comme il 
y a des .9^/^ bien VKTus." 



** 



*-x- 



230. Qu'est-ce que le participe !> 
^^ 231. Combien y a-t-il de participes? 
^ 232. Qu'est-ce que te participe prisent ? 
' 233. Qu'est-ce que te participe passé ^ 

234. Pc- -■ ''-••• ^ ■' 



\mrqnoi le pa rf ici t>e prlseiu est-il ainsi novinié ■? 
ourquoi te participe passé est-il ainsi nommé / ' 



* VU: {^""''^""'J'''P"''^''^'P^'h-^-^'--esr-!ia?ns! nommé/ 
mj^r^'"'"'"^ '"'''"^'■' ^' ^'''^'''^' /--^^ ^-'''P'-oyê sans 



xmm». 



82 



PARTICIPA 



ll-li 



1, " ^.^7: i*"" RSGLE. Le participe passé conjugale avec 
1 auxiliaire é^n', non eiiiplové pour azv/r, s'accorde 
avec le sujet de la proposition. 

Ex.: "La irr/u obscure est souvent méprisée 
guekiue CORROMPUES que soient les mœurs, le z'/cc 
n'en est pas moins décrié." 

* 2^^'^ 2« RÉGijc. Le participe passé conjugué avec 
1 auxiliaire ^îwr s'accorde a\-ec le complément direci 
mais sjulement lorsqu'il en est précédé. 
^ Ex.: "Voici les lettres çue vous m'avez écrites* 
je ^v ai REÇUES hier." 

Ainsi le i)articii)e reste invariable quand il est suivi du 
complément dired. Kx . : ' ' \'ous avez Écrit deux /cV/ns- ' ' 
11 reste é-alcment invariable lorsque le ver])e n'a ras 
de complément direct. Ex. : " Nous leur avons ^cnL 
et ils 11 ont pas ?/;^^//iî'//." ' 

■^ 239. Remarque. Le participe passé des verbes 
accidentellement rédéciiis suit la règle prccédente 
parce que, dans la conjugaison de ces verbes, l'auxi- 
liaire ^//-^ est empbvé pour l'auxiliaire az'o/r: il s'ac- 
corde avec le complément direét s'il en est précédé 

Ainsi on écrira avec accord : " Elle ^'est coupée • 
VOICI les lettres ^/^'ils se sont écrites," parce que les 
participes ro^^/ V et r^rr/fcs sont précédés des complé- 
ments directs se pour e//f, et ç/œ pour ài/rcs. 

Au contraire, on dira sans accord: "Elle s'est 
r^/^,V la iiiain ; ils se sont érr/l des lettres, parce que 
les participes roi^p^' et /'rnf sont suivis des compléments 
ûiVQàïs la '/^ni/^/, drs A//;rs." 

Le participe passé des verbes essentiellement réflé- 
chis, excepté s'arroj^rr, s'accorde avec le sujet ''/'7/cs 

se sont REPENTIES ( I ). " 



* 2-i7.Comm^Nf s\ucordc le participe passé eouJH<rué avec 
Vaiixiliaire Qtrc mm ewplové pour avoir-' 

JvHr"!^"^^^'''^*^''^'^^"'^> ^'^ ^^'^^ ^"t'-'^'' î-« verbes essentiellement 
féllcchis d;iiis ui picmicie iè,:;ie : ci.r, 1° , i,ii n'établit cnir l'-,nl-- i- ? v 
y so,t nus pour Tanxiliaire alon , ..o '„. n. è ,t sa s^s^iis m^^ f^^^^ 
question du com,,lément dire t. et dire par evcmnle • '' M!.^« A,,'» , .'■ 

qmî- tandis n- n. l-eut toujours faire lalTiîJdoîXsuja!^^^^ 



c< 

en 
df 



m 



CLASSIFICATION- 



83 



CHAPITRK VII 



I 



t 



KE L ADVElUiE 

* 240. Les verbes et les adjedlifs peuvent être t^lus ou moînc 
tuod.hes dans l'étendue ,1e ijur signification on eL on dt 
Il parle; il parle ^xi^- il parle HunyvKMUK^r ■ cT^ ,ui^ 
sa,<rr mn^ sa^r Trks .sv.^.. ,• les mot^ mal et .-.^//A /;;;. en i 

ARTICLE 1 '■'■,— CLASSIFICATION DE l'aDVER]5E 

/"= 241. V Adverbe {a) est un mot invariable (iiie l'on 

ajoute au verbe, à l'adjeclif ou à un autre adverbe 

pour en modifier la sii^nification. " ' 

Kx. : "Le rossicriîol chante aurM^lemcnt ; vous êtes 

vite (t"'!!^""" ' ^'' bégayes, parée que tu parles trop 

*r 241 his On distingue parmi les adverbes ♦ 
0° ^Z"" f f^''^^^}^^-- Ainsi, Ineu^ mal, poli me,, t , . . 
2 Ceux de tenu .^ Kx. : Jlmani, hier, toujours, eusuiîe 
?° Ceux de l.eu. Rx Mei , là. là-has ./..v .^'afc^/onr . * * 

4 Ceux de <iiiantitc. Kx : Peu, beaueu ; ,„oi»s, untaul 



* 241. Ou' est-ee que r adverbe :> 

'■" 241 hn. .\e distiuo:ue-t-ou pas diverses surles d adverbes? 

o-«/A/,-«,:hH- d^,„n t'^et: V. ■■ .,'"."'"m" ,'!-• •^'V'-t de " suffit " : 

«anï '•'gens'":"^" ' -^r.leiu.ut ; ..«.6,<^« <|^. ex;r.«iiou jiut..^-.l. dé-rmî- 

muaiii<:i- uu w*xb<- ' ' ' ^^ " " ''^ '" i*'"'* ortlmaire est de 



U' 



ht 



,J;, 

I. 



«4 



ADVKKMK 



5" Cnix (riinittimtioti. .Ir mV.»li(»ii. dr douti- cl d'iiiti'iroKa- 
ItoM. l-;x. (f/(/, ,rr/,s, i:i,i,iniih>i/, (/,»//<, ii<\ luoi, iiuilrinnii 

/^< 14 1 -(,')(•, /('.V/V/.V,'/ ... ' 

'■^ 2.|j. V\w ivunion .K> mots (lui jour Ir iÔUmPiuI- 
vcrhc s*.' iiomiiK' i,uu//o>i iit/r< i/>/ii/<\ 

\\\.: " \'i)us tniVMilkv, ,)/'(//;■/, ;\ (|ui />//<-u.v w/rux, 
et pourtant \ous Oti\s toujours (/'ûcv;,/." 

•'• 2.\:^. Certains adjc-olifs sont »incl(|Ut'fois cMni)lovi.'s 
connue îulvorlu's ; r\-st lors(|n'ils niodifuMit un vciIk'. 

\'.s.: (liiDitn- jfSTi<, voir ci.MK. sntf:)- hox ; ors 
mots ///\A-, ^/,///- cL kvi sont d-.s atlvorlvs, ;\ cause de 
V\\\ ionoliou. 



lUMu.-otip ,U< iioin^ ahslraits. n\t;is i>.ir les picpositioiis 
J.v<«>\i /-„•/, IoiiiumU «K's l.uuliotis é(juiv.ilcntes à dos advcrlns 
«lo manirtv; ainsi ,/,v.- f-<iti,\ ■/,>■,■ \,'///. so disiMil \w\w f^hiihlc- 
»i,-!if. soic''<-Ns,-fi!ri!f : /.„•/• /a/.v,//,/, j^.ir n/, '■:::, i,\/<\ uoxn foituHi-. 
DU'ut, i!i:oloii/i}n<-i>i<ut. 



n 

\^K Oottaiiis advorlvs s«>iit tMiiplovcs aivi(U<ntclleiiiciit 
connue nouis ; t'tst loiMprils eu remplissent la loiKHiou ; alors 
ils pemenl èlre i>réoédés d'une i)rcpositiou. et uiêine d'un 
artiele et il'uu adjectif, l-x. : Uwm fut un brou jour; /\iffrnds 
MCMAiN ,;,,v nnp,7/:riUY : ,\s/ uuxi'covv \ il est m\i • A-v 
honmirs </' autriikois ; /.w /;.//' /7/aA\ </' au ms ; //;/ :rtcwnit dr 
nKssoes; A- i>KSsis Jr la tabh- A'/// .uioiRn'mii ; uv cnwl 

JAMAIS. 

m 

^"^^ Certains adverbes adutettent les de.urés <!e sîj^niricii- 
lioti. qui se mai\pienl comme ceux des adjeclifs ; tels sont ; 
/.',•;/. piTs, faiif, /,)■/. souirtit, Ion,cfri)ips, et la jiiuiiart des adverbes 
de m.uiicre : /'/r//. ;//,//, .v.j.c.wr;//, Joua-iurn/, etc. ICx.: 
l\>siiit : /..',v/. A;/-,/, sai^tn/c^///. 

Coui]xiratil" : . luss! loin, />/us fanf, moins saQruicnK 
Superlatif: /"'.V A'/v. /r/>/us /arj, /,■ //i<>/;/ssui;ri/i('>;.\ 
Tro'.s ;î Iverbes fonuent irrégulièrement leur comiiaratif. tltj 
lueme ipie les adjeClifs auxquels ils corres]iondcnt ; ce hout : 
/>;rw, j>u!/\/ru. (pii font v/iruy, pis (plus man. »/oi;!S, 



* ::4^. ioiin>/(-;!f so vointuo }t;:r irunion dr mofs oui Jour !û 
yolo d\ui:rrbo f 

* 2.\^ C-riûins i7Jj\\7i/:i ne so}i{-îh f>as anàlorh <omme 

Oul't'fOi s i * ' ■ • 



I 
I 



f 



^ 



CUASSIKICATION 



85 



U'ur suiuMlatif relatif se r.)rnie (lirt'Lqcnu'nt du co.niKiratif • /r 
////.7M. /././S. /,• ,„on,s.- luiiis le superlatif absolu se f.îrnie r(:-vru- 
licrcn.ent «lu positif : /n's hir„, /n\s mal, très peu. ^ 

IV 

*•<- V, , ^<^xx(:xix\ Ks a.lverhes n'ont pas <le conipldincnt 
parce «pi ils équivalent A un nom prée61é «l'une prépoM'iio, 

Çepen.lant plusieurs a.lverhes. le in.-.niùie n'ont pas un sens 
achevé par eux-inenies, et prennent ,K s eoniplcr-inents aves les 
prei.osilions a et </.•, eoninie len adjetHifs .lonl ils dérivent !• x • 
(onforwrwnit à la loi, anlhir,un„n,t an d'hinr, i.ùléN-u. 

a, nuu-f>('iulaiil iU\ 

^^M,es adverhes i\v qiiaiitilc sont souvent aussi suivis d'un 
con.pK^nuMit avec la préposition de. Dans ee ras. on les e us 
< ùre connue des noms eolleélifs. l^-. : r,cauco„f> d^rnlcr^u 
ilr sotii, motus d\i^rnl, lomhirn dr ,^r//s. "" , r^ u 

«Jnclqiicfois le cnniplriiUMif <'.s( sniis ciitciKlu. l.^- ; 

Conibion i\ ott cvucil .se s.. m ,Kj;\ i„ i.sOs. (Coknkii.i.k.) 

AllTICLrj L\ — I-OIJMATION DRS ADVKHIUIS KS mniL 

,."'* -if J'^''^ ndvcrbc-s eu mr>t/ se- f<.riiK-nt chacmi 
tl un adjcolir qualificalif, aiuiucl on ajoute cette tcr- 
liiiiiaison. 

La leniiinaîson mnil vient du mot latin ninis, moitié 
qui, ajM-cs avoir exprimé esprit, inicilioiK a'sionifié 
maiitrtr. "^ 

^ -^ 24> Quand l'adjeaif est terminé au masculin 
snio-ulier par luie voyelle, on v ajoute sim])lement la 
ternnnaison vuut. \W.: Ihum'lr, honurlnncut ■ joli 
joln)init : absolu, absolumcuL ' ' 

Il y a exception ; 

J;//^'"' ''"'^"''' ""^ ^"'''"' '^''' ^''"^ >»'P'"umc'Nl et Iraflrrusc 
2° l>our/„y/, ,iou:rau,/ou et mou, qui font, par le moven 
<^-\i ^^^niunn Julloiirnl, nouvi'lh'mn/l, ^ic ; ^e moyen 

, 3° Vont air N^lr, commode, cotiformr,' htormr, incommode 

'T''T T"'"^!''' "' ''"^>'''-'"'-. q"i changent Vcr^^^^^ 
i' AM-mé : .hru^lcmcnl, commodcmcf, op-niotiémcn^^ " 
4 1 our assidu, couhuu. cru, ^ai, nu et quelques autres' nui 
prennent un accent circonflexe ; .-/.s.svVW;;/.-vA athlnT ?aî 
■iih -ni yon écrit aussi gaie ment) . ' "^'"^ 






,. ;it ^'^'^''^'^'"^ .^^/v-;;/,.;// .v; ..-v^./.vv;/ 1rs adverbes en ment ? 
.0/ / ■^^^•" f 1'"""'''"^ -w-.Avv;/,- / adverbe en meut quand P ad jeRif 
est termine par une voyelle f ^ ^^laujunj 



1fï*llftlH,: 



^^■'m^^^^^im- 



86 



ADVKRim 



li 



!! 



'M 



II 



*=i^ 246. Quand l'adjectif est termine i)ar une con- 
sonne, on le met au teniinin avant (rajouter la termi- 
naison .;r./ l^x. : yK,,v, douce, douanuut : /rais, 
Jniu/ic, /ran/icii/c/if, etc. 

Ce||>en.lantA'vv///7 fait .;.,•;//////,;//,• u owinniH, confus, diiïus 

î*';;'^". T'' '"'' ''': '^" '^"""''^- ^- ■' Con>>^'nncJc}: ?^l 
sciHcn t, c.\f>rcssctnc)it, t:ic. -^ 

•-!"!^ 247. I,es adjectifs en auf et en 01 f changent ces 
tcrnunaisons en animent et en cnnncnt. Kx. : Mcchant 
nicc/ianinicnt : impatient, impatiemment. 

/cI/nnr!^/'''T''''T''''"'; '° ^^^ ^'"^' /"''•^'■''A et rc/ument fon, 
liu inufil p,rse„tcment, vclu'inrntrnirut ; 2" ,|iie eounnnit 

^un7u%rTT''' '' .r/Vv...../ ne corte^pom en ' , 
aucnii adjeétifacluellement usité. 

LISTK DEH ADVERBES SIMPLES 



((h/ a expliqué f^iu 
essentiellement advet 
Ailleurs. 
Ainsi soit-il. 
Alentour. 
Alors. 
Après(//r/V7/^//v/...). 



Arrière les lâe/ies . 

Assez. 

Aujourd'hui. 

Auparavant. 

AujM-ès {tout ..'). 

Aussi (// )' rv/v/...). 

Autant. 

Autoxir(//7'rt: /(?«/... V 

Autrefois. 

Avant (pas si..,}. 

Beaucoup. 

Bien. 

Bientôt. 

Bis. 

Çà {:'iens çà). 

Céans {le maître de). 

Ce jourd'hui. 



de petits e.ve/j/ples h 
■hes ; on a omis les ad 

Certes. 

Ci {ci-Joinf, etc.). 

Combien. 

Comme il y Z'a / 

Comment. 

Contre {appuyé::...). 

Davantage. 

Debout. 

Deçà {reste en.,.). 

Dedans. 

Dehors. 

Déjà. 

Demain. 

Denn- /;/<;/-/. 

Depuis (/V/\?/e7/...) 
Derechef. 

Derrière _(w,?;r//«'~..) 
Désormais. 
Dessous {éci ;-i'e -...). 
Dessus {o;i lien. .). 
Devant {tna reliez...). 
Dorénavant. 



■.S" mots qui ne sont pa., 
verbes en ment.) 



{ress('rre,z- 



Kncore 

le...). 
Iviilin. 
ensemble. 
]Cn.suite. 
Ivnviron. 

]vxprès(/« le fais...) 
l'orce {curieux arri 

valent). 
Franco {écrire..,), 
Crratis. 
Guère. 
Hier. 
Ici. 
Incognito. 

Incontinent. 

Jadis. 

Jamais, 

Là {restons-en,.,), 

Ivoin, 

I/ongtemp.s. 

Lors. 



/ 



** 246. Quand radjeilif est terminé par une consonne, qu^ 
ait-on avant d ajouter ment ^ '' 



n^^, V^' ^ ^'"""":''^ ^'''' ^"^y^v7//:v en ant et en ent forment-ils ké 
aaz'eroes eu ment? ■■ 



Cl^ASSlilCATlON 



8- 



f 



i 



Muinteii i. 

Mal M/ 

Môin. t/. courant 

Mieu 

Moin 

Moiti 10, ' 

> tguCrc. 

Nou, oui. 

Où vas-tu .' 

Outre {il pa.sxa...) 

Parfois. 

Partout. 

Pas. 

Peu. 

Piano. 

D'après leur éty 
latin iibi et ihh. 
c()njon<5lif ([uaud i 
pronom personnel 



V\> (/(• mal en...). 

Plus. 

Plutôt. 

P«'inl </<•_.. / àcc. 

près \H csl trop...). 

P.>.S(jll 

Proclu ^ 

Puis. 

Ouanrl/u// 

Quasi. 

(Jue de livres ! 

Quehjue ,S(xj ans. 

Quel (jue fois. 

Recta. 

Si (// est si ho}i\. 

vSitôt. 



Soudain. 

Souvent. 

Suhito. 

Surtout. 

Tant. 

Tantôt. 

Tard. 

Tôt. 

Toujours, 

Tout aimable 

Très. 

1 rop. 

Vite. 

Voire. 

Volontiers. 

Y {Ju y vas). 



nio]o;.,ne, oh y sont dt . adverbes de lieu (du 
Cependant oit. est regardé connue pronom 
1 est mis pour lequel., laquelU le même j' est 
quand il signifie </ ////', à r'ie. 



Principales locutions adverbiales 



A bout 
A couvert 
A demi 
A januiis 
A loisir 
A moitié 
A part 
A partie 
A ])eine 
A présent 
A pro])os 
A regret 
A témoin 

A l'amiable 

A l'envi 

A rimi)rovistc 

A la fois 

A la bonne heure 

A cœur ouvert 

A contre-cœur 

A coup sûr 

A peu près 

A tort et à travers 

Au dedans 



Au dehors 

Au delà 

Au-dessous 

Au-dessus 

Au-devant 

Au fur et à mesure 

Au ha.sard 

Au moins 

Au plus 

Au reste 

Au surplus 

Après demain 

Après tout 

Avant-hier 



Çà et m 



Ci-après 

Ci contre 

Ci-dessous 

Ci-dessus 

Ci-devaut 

Ci-inclus 

Ci-joiut 

Coup sur coup 
I)e(;a et delà 



D'abord 

D'accord 

D'ailleurs 

D'emblée 

D'ici 

D'ordinaire ' 

D'où 

Delà 

De la sorte 

De même 

De nuit 

De plain-pied 

De plus 

De suite 

De jour en jour 

De proche eu jjroche 

De temps en temps 

Du moins 
Du reste 
Du tout 

Dès demain 

Dès lors 

4>ès maintenant 



■ 







IMAGE EVALUATION 
TEST TARGET (MT-3) 




1.0 



l.l 



1.25 



«f làâ 12.2 
1^ E^ 



1^ 



1.4 



2.0 



1.6 



6' 







Photographie 

Sciences 
Corporation 




23 WEST MAIN STREET 

WEBSTER, N.Y. 14580 

(716) 87i2-4503 






% 



k'' 



'%'■ 



II! 



88 

Kn arrière 

En avant 

îCn contre-bas 

En deçà 

En elFet 

lîn face 

En quelque sorte 

En sus 

En tout 

En vain 

Franc de port 
Jusque-là 

I^ à-bas 
Là dedans 
Là dehors 
Là-dessous 
Là dessus 
Là haut 

Mal à propos 
Mot à mot 



PROPOSITION 

Ne plus 

Ne point 

Ne que {seulement) 

Ni plus 

Ni moins 

Ni plus ni moins 

Non seulemeuL 



Nulle part 

Par conséquer.t 
Par hasard 
Par ici 
Par là 

Par-ci par-là 
Par mégarde 
Par trop 
Pêle-mcle 
Petit à petit 
Peu à peu 
Plus loin 
Plus près 
Plus tard 
Pour ainsi dire 



Quelque part 

Sans cesse 

vSans doute 

vSens dessus dessous 

Somme toute 

Sur-le-champ 

Tant mieux 
Tant pis 
Tant soit peu 

Tôt on tard 
Tour à tour 

Tout à coup 
Tout à fait 
Tout à l'heure 
Tout de bon 
Tout de même 
Tout de suite 
Tout d'un coup 

Vaille que vaille 
Vis-à-vis 



Ne pas 

^o^nTrF ^""""'^ P^""?"^ ^^' locutions adverbiales • 

I Certaines expressions familières ou peu usitée^ t^llMc 

P^ane, ru-u-ru, tout de ,^o, .ison-visu, .' t^ïï^t'.^;:!- 



2° Un certain nombre de locutions latines, telles que 



a fortiori, h. plus forte laisoti 

a posteriori, selon ce qui suit. 

a priori, avant exauieu. 

iib iiiito, en colère. 

ud hoc, expre.ssénient. 

ad honores, pour riioimeur. 

ad libitiitn, à volonté, 

ex abrupto, biusquenicnt. 



ex professa, en honinie instruit 
in extenso, dans louic .son élei,(iiie 
tn extremis, à l'article de la nioit ' 
iHlra-m,n-os, dans l'enceinte d'une 
'psofafîo, par le fait même. fvi e 
»>otu pr„prio,ûe .son propre nfouvel 
sine qi,a non, mdisp.n.sable. [nient 
l'/CtfZfritz, réciproquement. 



CHAPITRE VIII 



I)E LA niÉPOSITION 

' '4'' huJÎ-lTlJ}}'' ^''^' P^^vent avoir entre 




CI.ASSIFICATION 



89 



* 249- \.^ préposition (^) est un mot invariable qui 
sert a indiquer les différents rapports des mots entre 

Ex. : Je vais avant vous ; je vais AVEC V07is • firai 
APRES t'^..., les mots «.-«;./, avec^ aprh, qui indiquent 
les rapports qui existent entre Je vais, firai et vous, 
sont des prépositions. 

Cn définit aussi la préposition "un mot invariable qui lie ou 
fait rapporter un mot complément au mot complété ''^ 

rortr^r^^'^::^^:^^^ ^^' '^' prépositions sont 
//.'/.;r? ^""^'- ^''••' " ^''^^'^-^ ^^'^^^^'^ ^"''^''' P^^i'- I>ÎÎS ./,r 

?o ;Î! l'^?"/"^- • ^/''''~'' V'' campac:nc; entrez dvns /^/a;-^/;/ 
;rL;> ' ^"* ^^- = ^''«^'«^■^^^'"~ POUR Dieu; priez Lm ds 

4° de moyen. Ex. : /'/fr/.y avec //;/ erayon ; je me sers n'un 
poinçon ; venez par Pexpt-ess "^ 

/^/^at'^Î;?^''^^' ^''' • -^'''''^^ ^""^^^^ ^^ ^'''''^' NONOBSTANT 

7° de compagnie. Ex : Vovagez avkc moi. 
S de motif. Ex : Attendu /.? /./«;>, ;/t7/^^ ;/r.çor//;w/ç;^«^ 
J^^le conformité. Ex.: Se vé/ir sm.:-.^', lU^sage" s^lot^ la 

Une même préposition peut exprimer plusieurs rapports 
Ex. : Venir de J^ome, parler de P Italie, nn pont dr hJ^^ là 

unZiL^ '''"'' ''''"^' ^'''^^'^'^^-'' ^VEC joieUravaiiler%^l 

** 250. La préposition n'offre pas par elle-même un 
seiLS achevé ; le mot qui en complète la signification en 
est le complément. 

Ainsi dans : utile à /'homme, .9^ réjouir avec ses amis Ira 

m^u£r f '^ ^'' '^^'^ ^'^"^"'^' ^"'"' ^-^ sont leîcomp I: 
ments des mots à, avec, pour. ^ 



^* 2\ci. Qu'est-ce que la préposition ? 

*-. or? /• ^'l'^i '-^[Pports les prépositions expriment-elles? 
aciievi?' P'''P"''i'^'' offre-t-etle par elle-même un sens 



d5^:^,« î^^àcS'^"^'''"''-"" '^"" /'-V^-/V.V,„.,., lor,né de .,v.. nvnnt. et 



90 



PRl'CPOSlTlON 



lii ' 
ir : 



H r ■'. 



Ainsi, dans les exemoles ci-flpQQnc A /w 
"lent indirea de n///r ;^r^,^^^n^ L {""" ^•'5*. ^^ ^""'P^^' 
•vrv/, celui de travailler. "' ''^^''* ^^ '^'" '-^onir ; pour 

""; 252 Une réunion de mots qui ioue le rAlo ri. 
preposihon se nonnne /....//.., /.vyivy/z^ telle ont 
Cl cause de, autour de, auprès de, etc. ' ' 

LISTE DES PRIXCIPALES PRÉmsiTIOXS SIMPLES 



A {Allons jx Québec). Devant /VV/Z^r 
Apres /é?^//;/,v-. Devers 

Attenant /r r//^?/'^rt//. Durant 
Attendu sv. w,;r/. ij^ Allnnacmc 
Avant /i...... g.tre ....'./.;•,, 

^^^^- Knvers. 

r; • Ks ('//.'?/7;r ôs aj-fs) 

Concernant .sy;;/ ,V.//. Kx-;///;;/,-/;r ^ 

Contre le mur. 
Dans. pors. 

}^- . , , Hormis. 

i->eça 1rs J.aureniides Hors. 

In {lin m-folio). 

n.rwv, / V J<^^gûant /^ A/Ar. 

D.Ia (/a;-... A? ;;/rr). Jusque 

Depuis ;./;>//. ^.ez (>/m/.y - lez 

Derrière les arbres. 7 ours) 



Dès. 



Dessus et dessous la Mo/ennant 
^^'''''- Nonobstant 



OnivG sa peusiofi. 
Par. 

Parmi. 

Pendant. 

Plein un pa7iicr. 
Pour. 

Près ^r la fontaine. 
-u- .e , ; Proche de la ville 

gxcepté les ba^Q:ages. Rez terre. 

bans. 

Sauf votre respeFî. 

Selon, 

Sous. 

Suivant Vus, :<rc. 

Supposé le fait. 

Sur. 

vSus. 

Touchant vos intérêts. 



MaWré. 



\''u ses chagrins 



* 253. Les locutions prépositives sont !rén(^raIpn,P„t 
ter,nn,ce. par une préposition simple ; il n y a eùère 
except,„u que pour à Innrrs. non con,pns")Kol,f^^'' 



A cause de 
A côté de 
A défaut de 



I^ocutîons prépositives 



A fleur de 
A force de 
A moins de 



A raison de 
A l'abri de 



A l'égard de 
A l'eucoutre de 
A l'envi de 

^ 2S2' %^£^-nfJî'^'''^''''''''' '''"^''<^'^ eom^Iément ? 
rôlpep!^::;!-:^r ''''''''-'''''' ^---^on de mots çuifnce le 

■' 253. J'^^>- 9'^oi sont terminés les locutions prépositives ? 

po,ir cette raiso,,; ■ r.Urihnt ,),%', ôsitf-' Sv'^Px/"^" '^i'" '^'^"'"'t '''PP-'lé, 
poil. '• nous C.tioti.s drcour.,g/l'\^ ^'^- ^'■^- ' ^°"'' ^''«''^ ^««i" courage/' 



CI<ASSIFICATlON 



\ l'exception de Au travers de 
i l'exclusion de 
A l'insu de 



91 



'V la faveur de 
.''. la merci de 
A la mode de. 

Au dedans de 
Au dehors de 
Au défaut de 
Au-dessous de 
Au-dessus de 
Au delà de 
Au-devanl de 
Au lieu de 
Au milieu de 
^u péril de 
Au prix de 



De façon ri 
. ,. l>e manière ;\ 

Aux dépens de De peur de 

Aux environs de Du côté de 



Afin de 
Auprès de 
Autour de 
Avant de 

D'après 
D'avec 
D'entre 
De chez 
De dessus 
De derrière 
De devant 
De par 



Kn deçà de 
Kn dépit de 
ICn dehors de 
Kn face de 
I''n faveur de 
Kn sus de 

Faute de 

Hors de 

^race a 
Jusqu'à 
Jusques à 
Jusqu'en 
Jusque dans 



Jusque fur 
Ivoiu de 



Par deçà 
Par delà 
Par-dessous 
Par-dessus 
Par derrière 
Par devant 
Par-devant 
Par-devers 
Par rapport à 

Près de 
Proche de 
Quant à 
vSauf à 
Sus à 
Vis-à-vis de 



CHAPITRE IX 

DK LA (.'ONJONX'TION 

254. Tu discours est formé de r)hisirn,-« t^v^^^.-c 
f,/,'s ^ -^ "■ "' """■'■'""'s-'-om bicH iivi/ ne nvia,dra 

rA-inHimplu, ' ^ '-^"''' »<"'î"""«-''«« Mai, il ne 

^A ^m-; ces mots, à cause de leur foncfliou, .o^^^Z^iih;::^ 

Jri ^"^r ^'' 'o^Vonnhm (a) est un mot invariable qui 
sert a lier les propositions, ou les parties semblables 
d une même proposition. ^"iuiaoïes 

Ivx : // fau^ aimer à étudier kt à réjîcrhir, car 
îciude rend savant ^ et la réjlexion rend sa^e ; lei mots 
c^^-^ qui hent les différents membres de cette phrase 
sont des conjonaions. ^ ' 



255- Qu'est-ce que ta conjonction ? 

,erl, SS;',?""' ''" '^^'" -'^'"7,0,...,, j,,„t avec ; de .«.,. nvec. et ju„. 



i 



I t, 

1 '': 



92 



CONJONCTION 



.,;h;s 2:. m:::.rs^:, t "'"'■""•"'"" -"- 



attributs, deux complétives diredes. etc 
terre glorifient Dieu." 

• n!;' w??!"^ coujonaions de .v,/Ar;;v//,/a//V;;/ celles 



t deux sujets, deux 
Kx.; "I.e ciel c/ la 



l-lunt TSS 'v,r"J°'"^'°"^ •''^ subordination sont .«. 
Ives coujonaions de subordination expriment un r.nr.o.f 

^^//^/r.r I AVANT (^U'.;/>... /,,^/,/. W;vVe.„~ AVANT A^^^^^^^ 

, '• _256. Une réunion de mots qui joue le rôle de con 
jonaion se nomme locuiion co^ljo^ihi^c ; telles son • 
ainsi que, de même que, paire que, etc. ' 

LISTE DES COXJOXCTIOX.S SIMPLES 
jondions. ' ' ^ '-^ ''"' '"- ^""t 'l"'acci<U,,ittllenitiu con- 

Lorsque QuandyV /t- dirais 
*Mais -Que 

^Néanmoins Quoique 

Ni *Savoir : /<-//^' ^//^w 

Or *si 

Ou Sinon 

Partant *Soit vous, soit /.v/ 

-,... *^°"7""/ ï'-^^tôt /■//;/, tantôt /'«;./;r 

^ , ., '^Pourtant Touiours 

■^xcoxe s il vir croyait Puisque ^Toutefois 



Ainsi vous partc^ 
Aussi il vous aime 
Bien 
Car 

Cependant 
*Coml)ien 
Comme son fih 
Comment 
Donc 



•X- 



257- l/ocutions conjonctives 



A condition que 
Afin que 
Aiissi que 
Alors que 



A moins que 
Après que 
ALteiidu qi:e 
Au lieu que 



Aussi bien que 
Aussitôt que 
Avant que 
Bien que 



r6ÙIf;o«fo:Z:V' ''""'"''' "'•'''"•"'''" * """' "•"joue le 



rc 



Bien entendu (|ue 
De crainte que 
De layon que 
De manière que 
De niônie que 
De jjeur que 
Depuis que 
De sorte que 
Dès que 
Kncore que 
Jusqu'à ce que 
IvC plus tôt que 
Loin que 
Non plus que 
Outre que 



CI.ASSIPICATION 

Parce que 

l'eiulant que 

l'iutôt que 

l'our que 

Pourvu que 

Puisque c'est que 

.Sans que 

Selon que 

vSi ce n'est que 

vSinon (jue 

.Si peu (]ue 

vSi tant est que 

.Soit que 

.Sitôt que 



93 



Sup])os<î que 
Tandis que 
Vu que 

A savoir 
Au moins 
C'est-à-dire 
C'est à savoir 
C'est pourquoi 
D'ailleurs 
Du moins 
Or donc 
Ou bien 
Quand même 
Sans quoi 



Suivant que ^,„,, ,^^^^ 

sicSs Suër^;rl^:^S^^"r--'J-^'ves les e^pres. 
locutions adverbiales : "^ ^"'"^ ''^''^^^^ parmi h s 

surplus De plus Par conséquent 



CHAPITRE X 

DK L'INTEIÎJKCTIOX Oir EXCLAMATION 

malluur! Ho ' cette foilll^nf^ r ^^^^^^^"^tions : Ah ! quel 
et ceu. qui jo„e.ffc^SeïS;:tïï <i:r;iS;Sr^' '' "" 
* 259 1,' intcrjeami («) oti excIamatio7i est im mc^^ 
nwanable que l'on jette stibitement dan^le d co^s 
pour faire connaître une émotion vive de Pâme Ex 
Ah ! que je souffre f mai\ w^r ac 1 '^^•■ 

me plaindre! ' ^^^^ ' ^''' ""'^ ''^^-^^ de 

jecnon se nomme ^r/^//t?;^ 2;//^;y^^r,-^ . telles sont • Ah 
ça ! oui-da ! Jl donc ! eh bien ! " ^ " ^"^ 



* 259. Qu'cst^ce que linterjemon ou exclama tînt, 9 
4 



î7 il 



' i 



94 



INTICRJKCTION 



* 26 r. Une foule de mots peuvent devenir interjec 
lions : des noms, connue Jhcii ! ciel ! paix ! silence ! 
etc. ; des adjectifs, conmie alerte ! bon ! tout doux ! dt s 
verbes, connue allons ! gare ! viarche ! tiens ! etc. ; 
des adverbes, conmie là ! comment ! etc. 

On peut diviser les interjections d'après les sentiments rt les 
mouvements qu'elles expriment. 




LISTE DES INTERJECTIONS 



Ah! 


Chut! 


1-i! 


Hein ! 


Iluhau ! 


Oh! 


Pouf! 


Ahi! 


Crac! 


Ha! 


Hélas ! 


Hourra ! 


Ohé! 


Quoi? 


Aïe ! 


Da! 


Hahé ! 


Hem! 


Là! 


Ouais ! 


St! 


Bah! 


Dame ! 


Haro! 


Ho ! 


Las ! 


Ouf! 


Sus! 


Raste ! 


Dia ! 


Hai ! 


Holà ! 


Malepeste ! 


Pan ! 


Tarare ! 


Bravo ! 


Kh ! 


Haïe ! 


Hom ! 


Motus ! 


Patatras ! 


Vivat ! 


Çà! 


Euh ! 


Hé! 


Hue ! 


0! 


Pouah ! 


Zest ! 



]Vocutions interjectives 



Ah ça ! 
Eh bien ! 



Grand Dieu! Hi hi ! 

Ha ha ! Ho ho ! 

j-vu quui : Hé bien ! Juste ciel ! 
Fi donc ! Hé quoi ! Là là ! 



Or 



ça 



\ 



Eh quoi 

T-* r _-î I 



Or sus ! 
Oui-da ! 
Nenni-da ! 



Quoi donc ! 
Ta ta ta ! 
Tout beau ! 
Tout doux ! 



* 261. Beaucoup de mots ne peuvent-ils pas deveiùr interjec- 
tions ? 



i 



\ 



f 



m 



FIN 1)K LA PULMUORK PARTIE. 



tM 



interjcc 
s/Iain' ! 
>?f.v ! (U s 
is ! etc. ; 



nts rt les 



.7 kurde ! 
' bon Dieu 



: Iljii :o 1 ' i 
■.Hi'iii?c-iti: 



Pouf! 
Quoi? 
St! 
Sus! 
Tarare ! 
! Vivat ! 
Zest ! 



loi donc ! 
ta ta ! 
ut beau ! 
ut doux ! 



r interjec- 






DEUXIÈME PARTIE 

I>IVEKS PETITS TRATTi:S 

RKI.ATIKS A I/ORTIIOOKAPIIH. A I.A PONCTUATION 

ET A I/AXAI.y.sjC 



CIIAPITRK PRKMIKR 

SKiXKS ORTIIOGHAPIIIQUES ET MAJL:,SCUIJ.;.s 

* 262. \.^s> silrnc, ortJui^rraphùjucs sont: les accents 
î apostropiie, le tréma, le trait d union et la cédille ' 

ARTICLE 1<''. — DES ACCENTS 

1.C* ^^3- Les ^rr.7/A. sont des si-nes que l'on met sur 
les voyelles pour en faire connaître la prononciation 
oti pour empêcher de confondre certains mots 

On en distingue trois, savoir: l'accent "«/>/^ (.-\ 
l'accent ^>-;^:.. (.) et l'accent circonflc.re (!) ^ ^ ^' 

*'- 264. On met l'accent aigu sur Vc fermé qtii ter- 
mine une syllabe, ou qui n'est suivi que de ., de /ou 
de es. signes du genre et du nombre. '«Ex Les 
fr!Ss'"'^ ^^''"''' ^"'"" '' enseign/es ont port/leuS 

On l'emploie aussi sur Ve final de quelques verbes 
suivis deye' .- "Donn^-je? duss/-je?" ^ ^"^^^ ^^^^^^ 

^ m^ns ce dernier cas, quelques auteurs emploient Paccent 

On ne met pas Paccent sur Ve fermé qui précède le p 
Iretle^ ls. Kx.: " Ven.z à pi.d ch.z le fermi^/' 

** ^^' K^ ^^^<e que les accents f ' ■ 

264. Ou viet-on l'accent aigu f 



9r, 



SIGXKS ORTlIOGRAl'HiyUKS 



li 



'-f'"^ 265. On met un accent pravc sur le preniicr ruîcs 
terminaisons en t^'f: " ColU-ge, l)i^ge, tu abr^K^es." 

'i'* 266. On met l'accent grave : 1° sur If ouvert 
qui précède une syllabe nuiette. Kx.: " Je révne les 
écrits des prophètes, et j'y adhère compl^'tenicnt." 

2° Sur Vc final suivi de j- quand cet c- doit être 
ouvert. Kx.: "Les extrs causent des déc<\s trrs pré- 
maturés." 

Cependant les monosyllabes virs, tes, ses, Ic^, drs, ces, es, foi't 
exception. 

3" Sur <), dès, h, prépositions. Ex.: " Ce docleur 
h sciences se rend à Montréal d^s le matin." 

4° Sur Vu final des adverbes et de (luelques inter- 
jeélions, et sur Vu de où, adverbe ou pronom conjonétif. 
Kx.: " Ah çà / oublies-tu déj« qu o/> finit la vertu, là 
commence le vice ? " 

** 267. L'accent circonfiexe (a) est généralement 
le signe d'une lettre supprimée, connue dans^^r, ôof/e, 
rôle, piqûre, voûte, apôtre, etc., qu'on écrivait jadis 
"a^ge, bo('te, ro^^le, j^iqu/^re, Vvni/te, apo.rtre." 

** 268. On met l'accent circonflexe sur l'avant- 
dernière voyelle des deux premières personnes du 
pluriel du passé déterminé, et sur la dernière voyelle 
de la troisième du singulier de l'imparfait du subjonétif. 
Kx.: " Nous e/îmes, vous v/utes, qu'il f//t." 

Dans le nôtre et le vôtre, pronoms. 

Dans les verbes en aitre et eu oître, quand 1'/ est suivi d'uu 
/.• il paraît, il décroît) a. 

Dans le verbe croître, aux foniits homonymes de croire : je 
croîs, tu croîs, il a crû. 

Dans il^ît, il clôt, il plaît et ses dérivés comp'aît, déplaît. 

Dans les participes dû, redû tt mû. au masculin sinjiïulier. 

Dans les adverbes rt.9.?/V////;/<?;^/, coutiuûuieut, crûment, dûment, 
gaîment. 

Il y a exception pour les verbes ha'ir et ouïr, qui cousorvent 
le tréma : Nous /mîmes, vous ouïtes, qu' il haït. 



** 265. Quel accent met-on sur le previier e des terminaisons 
en ège ? 

** 266. Oîi met-on V accent ^ravc ? 

** 267. De quoi l'accent circonflexe est-il le sÎQ-ne ? 

** 268. Ou met-on l accent circonflexe ? 

(a) Circonflexe de doux mots l.itius qui veulent dire coinhc aii/our. 



IliiiJ. 



eiiiior r' cics 

1 V" ouvc'il 
; rùxhc les 
.eut." 

doit ôtrc 
s trrs prc- 

a\s, es, fort 

Ce docleur 

[jucs inter- 
conjonétif. 
a vertu, là 

léralement 

ài^^i', boUc, 

ivait jadis 

r l'avant- 
■ionnes du 
re voyelle 
lUbjoncftif. 



it suivi d'un 

croire : je 

dé pi ait. 
inii^ulier. 
ni, dûment, 

couscrvent 
nninaisons 



\ 



\ 



SIGNES ORTHOGRVPHiQrKs 

** 269. On n'accentue jamais 1' 



97 



liste des principaux mots ayant «« accent cltcon- 
flexe dans leur terminaison 



lltlie 

àiiie 
à ne 
''>f>re 
i'U 

t'ii're 

ti. . . 



~ lj.Vh<; «aclie, lAclif, mAche, 

— <;llâlf, hâle, iiiAle, pilk-, lâli' 

-(li"<% l.lAmt-, in/Anic 

--aiic, ciA.it., luâucd. 
- apif, cApif. 

-;'!)p.lt,l,At. dégât, ,„ftt. 

— "aie, i)âtf. 

~ "'eto 7,') '''^''^'■'''^''•^. l^lewAtie. 

— cablt ; «I Ace ; liAve. 



ff,e -a.icôtres 1,ie,.-C(,e, ohani- 
l'çiif, Cti-f, ftMiCtif. KiiCtre 
hcti-e. piClie, hulpCiie. 

lOvc, tiC'VC. 



<V/!i? 



tic 
âne 



rue — 



et 



Ne — 



Wc-Iie c-iinpOclie, d.'pôclif 
l'erhe, p.Ochc, rLvtclK- ' 

iG,.-. j-rOk-, pOle. i.C-U-iiiCle. 
Iwptcme, l.aiCiiif, l.lCiiif, ca- 
'ûnie, cliiOn.f, ciêiae, t.v- 
neiiif. siipiÊiiu^. 
cliCiie. frCue, halÊtie, pCne. 

It'IICS. ' 

crCpf', Kiiêpe. 

acquêt, ai)p,ot, nrrCt. bcnCl 

l>iotot, tet, * ' 

ariCte hC-'e>, ciOtc, honnOte 
tfiiipCle. 



>. . . 

ùlc 
o:ne 

Ôllt' 

(l'-e 
ùt 

Nfl ■ 
àti e - 
ùie - 

fd-Jie — 
III (• — 

ùt — 
aie — 



— île ; n!)îiiie, cUiiie ; ofte • 

ei)ltre;iaitf;l)uîte;duUic,' 
Cloître. 

-contrôle, drôle, geôle, môle, 

l>o,f, lôlc tôle. 
-Uùuie, dii,Iôuie, fantôme, 

''.viiijjtoiiie. 
-aumône, cône, prôiie, trône, 

Klione, S.iûne, Ancône. 

- itivôse, liluviôse, ventôse. 
-ile])ot, entrepôt, impôt, pré- 
vôt rôt, .suppôt, tôt. 

-cO!e, Jiote, Pentecôte. 

- iiôlre. vôtre, patenôtre. 

- alcôve. 

- bûche, embadie 
"ifire, i>i(iare. 
.•itTfit, fût. 
llfite. 



ARTICLE 2 

i^E L'apostrophe, du tré.ma et de la cédille 
'''■'' 271. Ônélidel'^>, 1° de;> mr fr .. i 



iitoiii-. 



271. Uaus quels mots élidc-t-on /'e ? 
1^^:^^:^:^^:^Sr^''--^^ ^-- '----t circonflexe, excepté 
(«) Apostrophe de deux mots grecs nui veulent dire.;, ..V...„.. 



J 



98 



SIGNKS ORTHOGRAPHE ^UKS 



fU 



2° De quelque et (K^ presque ; mais seulenieiit dans 
quelqu' un, quelqu' uue, presqu'île, presqu'otnbre. 

3"" De lorsque, puisque et quoique, devant //. ils, elle, 
elles, on, un, une, et la i)lupart des invariables. 

4° De entre dans entr'afle, et dans les verbes ([ui 
commencent par entre suivi d'une voyelle. iCx.: 
'* S\ntr' aider, en t réouvrir.'' 

5"" De l'adjectif féminin grande daiiîî grand' m^re, 
grand' messe, grand' elasse. ( Voir n° 574. ) 

6° Dans les moi'A prud' /lonune et prud' liomie. 

** 272. Iv'/ ne s'élide que dans si, et seulement 
devant //et ils. Ivx : " iSi Irénce y consent, ou plutôt 
j.' il le veut, nous partirons." 

* 273. On met le tréma (^0 sur 1'/.- 

1° Dans toutes les formes du verbe hair, excepte au 
singulier du présent de l'indicatif et de l'impératif. 
Ivx. :/«'■ /tairais, 7ious /laissions. Je /lais, tu /tais, il /lait ; 
/lais. 

2° Dans baionnette, faïence, pa'ien, bisea'ien, ga'iae, 
(bois d'Amérique). 

3° Dans les mots aieul, glaïeul, caïcu, camaïeu, 
naïade, maïs, naïf, ïambe ; et dans les interjetions 
aïe ! haïe ! taïaut ! 

4"" Dans certains mots étrangers : caïd, caïman, 
caraïbe, caraïte, etc. 

5° Dans It s suffixes aïquc, aïsme, oïsme, oïste, oïque, 
oïne, oïde, oïdal. Ivx. : Prosaïque, archaïsme, hîroïsme, 
égoïste, stoïque, /léroïne, astéroïde, rhomboïdal ; et dans 
le nom oïdium. 

6° Dans plusieurs noms pro]-)res étranj^ers : Adouaï, 
Altaï, Ifaïti, Taïti, Moïse, Isaïe, Naïm, Caïphc, Zaïre, 
Danaïdes, Caïn, Caïnan, Laïus, Zoïle, etc. 

7° Dans ambiguïté, exiguïté, contiguïté. 

On nu t le tréma sur 1'^' .• 

1° Dans les noms ciguë, bisaiguê, et les adjeélifs 
féminins en ,(^/^t'. Kx.: Aiguë, ambiguë, coïitiguë, exi- 
guë, suraiguë. 



** 



272. Quand est-ce qiC on élidc Vil . 
* 273. Ou nui -on Ictrânaf 

(rt) Trima, d'un mot grec qui veut dire trous. 



t 



I 



ment dans 

il, ils, clic, 
s. 

'erbes i[\\\ 
Ile. Kx.: 

afid' mtrc, 

lie. 

seulement 
ou i)lutùV 



xcei)tc au 
impératif. 
's, il liait ; 

";/, gaïac, 

ca maie II, 
erjeolions 

caiman, 

"itc, oi(juc, 
li('roisi)n\ 
/et clans 

Ado)i(ù\ 
)c, Zairc, 



adjecftifs 
'guï\ cxi^ 



SIONfùSORTHOGRAnirOlBS 9ç 

/ ^''■.?''n^ f^l'î^'^"';^ ""'"« propres. Ex. : Kocl, /ocl 
hracl kaplHU'l, Azacl, Cads, (hcte, Gaétan, Lahtc 
(trociifamt, ( aniorns, Jùrro'è ou lùrroc ' 

, J,V^" ;V^'^ ^^"r^!^^;'-*;';'''^ --"r !•/. (hins quelques noms 
propieb. ]<.x.: ^aul, Caplumiaum, Antinoïis, Jfaiïy. 

* 274. On ne fait pas usn^rg fî„ tr»5nia lorsqnMl peut être rem 
pljicé^,par un accent; ainsi ou <icrit ; pocsic/poctc, pJii^, 

*^ 275. On emploie la ccdillc (a): 

i^ Dans les verbes eu cr^ devant les voyelles a, 
r,x.: Ao//s la/iço/fs, t/i perçais, il traça. 

2° pans les verbes en rr:w>et les noms fini en déri- 
vent devant les voyelles 0, u. I< x. ; Jl reçoit, /aperçu, 
il conçut, tu es déçu. ^ 'J J''i'(\ 

3° Dans les monosyllabes çH, adverbe, et ça, contrac- 
tion du ])rononi cela. 

4° Dans une vingtaine de noms en ço» : . Irçon façon 
maçon, leçon, soupçon, etc.; et dans (p.ielques autre-' 
elsque: J-orçat, placage, cnfonçure, gerçure, rinçurè, 
balançoire, aniorçoir, suçoir, perçoir. 

5° J^ans quelques noms propres," tels que: Français, 
Provençal, Açores. * ' 

ARTICLE 3.— DU TUAIT d'u.^IOX 

* 276. Le irait d'union sert à marquer la liaison 
qu n y a entre quel(iues mots. Ou l'emploie • 

i^ Lntre les diverses i)artics de certains mo^s com- 
poses, .bx.: Lau-dc-vie, tout-puissant, eontrc-balaneer 
vis-a-vis. ' 

pP^°;.T*^7" ^'^^t^V.^'^Postrophe remplace le trait d'union 
Kx. : EnVraete, grand' mère, priai' Iiomnu, 

2° Entre le verbe interro-atif et le pronom sujet 
nx. : l lendrai-je f partirons nous ? s en iront-elles .^ 

fri?/^ v^ ' • ^ ^"" '' ^"P^io«îq"e, on met cette lettre entre deux 
traits d'umon (page 72). V.^.: Arrivcra-f-i/ / a-f-oii Jini/ 



l lli' n''"; '^r/ ""'" ^'cdoit-ou pas faire nsaoc du fn'-ma ? 
^ 275. Quel est P usage de ta cédille / 
276. A quoi sert le trait d'union f 

(fl) Cidillc, d'mi mot espagnol crdiUa qui veut dire M>t c. 



il 






r 



100 



SIGNES ORTHOGRAPHIQUES 



yi 



n/c^^lr '*" T""'''^ ^ !'i">P'mtîf et le pr„„o,„ perso,,- 

ne^-m?nl^.''^Pr"°.°1-''"-^ compléments du verbe q„i suit, il 
"L/'/^li *" ^'""'^ cl union. Kx.: /?/.///,■ ~ /,. /,,/ L/>n',u/,r - 

^nl^7^a;;^r-:f/'"''Y ''^"^ ce.se..emples, /., /,./, sonfcomplé'- 
meuts de appiendre, et ;;/6' est complément de voir. 

nS ^"^'^/^^ cHverses parties d'un adjcc5lif miiiKl-ral 
qm sont chacune moindre que cent. 1< x. • Dix-scM 
mille cnxj cnit soixante dix-huil piastres quatre-xinH- 

"^^nlrfr^' ^'"'r^ '' ^'^ ^'''''- ^ '^''■^^'^- On excepte 
t / /r ^'"!^''^J^": ^^^■' ^I^n^^s ksqiiels la conjonc- 
tion tient hei. de trait d'union. 

5° Entre les particules r/, /.>, et les mots qu'elles 
accoinpaonent; toutefois /,> joint à un verl^e nj prend 
pas de trait d'union, li^. : Cet honnue-ei^ eeux-ei^le. 
deux-ei : e^joinf ei-^^if, ei-devaut ; eet lionnue-là^ eeux-là 

m t^ i ^'t'' f^r^' ^""-'''"''^ Messo.;,j.sçu^ 
ta , par-ei , pa r-là ; aile- là. ^ 

t.rf m^^^'t^ ^^ mot ;y/.y;..' et le pronom personnel qui le 
précède. Ex : Lui.,néme, mus-nié,nes, cnx-,ue,ues 

7 _ Uans les mots composes commençant i)ar mi 
tZVf''''' "''' ^'''■- ^^^^'>^^' ^^'<'''^\ semi-double, Ji-partie, 

s agit dune cghse d'une rue. d'une époque, d'une 
lett, etc., mais non du saini lui-même. Kx • / 'éolisr 

fjT'^Tfr' ^'' ''/' Saint-Paul, la Saiut-Melwl, la ville 
de Saïut-IIyaeiuthe. 

,,f./^'î;;%l^^^ P/énoms. Kx. : Marie-Marquerite 
d Uuville, Louis-Joseph de Montealm. 

Il en est de même dans Cliarles-Ouint. Sixte-Ouinf 
lo Entre certaines locutions invariables. Kx '^.iprè^- 
demain, avant-liier. au-dessus, au-devant, e\:i-à-dire 
couei-eouei oui-da, pêle-mêle, peut-être, piane-piane, riè- 
à-ric, sur-le-eliamp, vis-à-vis. 

{Voir I^istes des locutions adverbiales, pages 87). 



i 



MAjUSCUmci 



TOI 



Oii ne met pas de trait d'unini : 

o ifar^'v ^"-'-^ V"" VroprL'^ siiMs d'un article et d'un 
adjeaif, Ivx : /ou/s le Grand ^ J^ichard Onu- de Lion 

dnà ?./"%'" ^""fy'^T^ ^^^'■'"'^'•^ '^^-^'C dedans, de/io'rs, 
Ko A V V--' ^'"'^''^^'"'^ ^^"^^'J'ors.endcçà^pardcli 
3 Apres le mot tout dans i.s locutions adverJMales 

lix.j Jont à coap, tout à fait. 

4° Dans ;/.w .sv7//.v;/.v//, ;/r;/ ^7r;//^ ;/,?;^ j^/7-^/,/,. jjon 

;rr..v.M., ,u ai>res l'advcroe /;r.v, si ee n'est diiKS /. 

Jr<.s-J/aiit, nom compose .lésignant Dieu. 

ARTirij.; .i._r.:M"Loi des majuscules 

^rrld/^Il ^"^Pl^^'J^^ nyusfulcs ou capilalcs certaines 
grandes lettres qui ont Mue forme différente des autres 
appelées par oppoMliou viinuscui s ou pdilc^ IcUrcs ' ' 
'•-27s. On met.xnie majuscule: i°au conunence- 
mcnt de tout dis.ou/s, ou de toute phiase qui suit un 

2° A])rès les poMits d'interroo-ation, d'exclamation 
M de su.pensun quand ce qui suit n'est ])as une 
hra.^e de la même espèce, ou -bien qu'elle n'est pas 
piononcee par V même personne. 

^tramrers'-^')!; -?»■''"'*'■ ''^"' î^^"'''^'^^l«i J>- ^Voiis sommes des 
(tran-ers. Ox^n] vous ose/, l'avouez ! .\ e craiiniex-vous n- ^^ 
J/ais non, ne craignez rien." '^''i'i,nez vous pas i 

nî.^^I- ^^T?''' •''■'^ '^'^^"'' P""^^^' ^1"''^"^^ ce qui suit est la 
citation d'un texte ou les propres paroles l quc.hiu'un 

^^x^:^ Oanlons-nous de dire: A demain les araires sé- 

f Au commencement de chaque vers, quelle que 
.-^^ - ^" --XMic^ualion précédente. Kx.: 

Il est sur le sol d'Amérique 

T'u doux pays aimé des cieux, 

Où la nature ina,t(nifi(|ue 

Prodigue ses doiis merveilleux, 

Ce sol fécondé par la I-rance 

Qui règne sur ses bords fleuris, 

C'est notre amour, notre esjjéràuce, 

"^ Canadiens c'ist 'l'itre î)avs fw^fo^r^r» ' 

'^l''v"' ^'<-i-ave Cremazie. 



^ 277. Ou\ïp/)e//e-/-on ina/nsrtdes P 
27s. /)a/,s quels eas niel-on une tnajusenle? 



i ■•! 



'. i 



ill 



Î02 



MAjrSCUI.ES 



[I 

I r ■ 



n' 



5° A tous les noms cni])loyés pour désigner Dieu 
les trois personnes divines, Jésus- Christ. Ivx • / . sJ/' 

\t/ w "■■ '^'' ^*' '''■ ■'-'"■'"'■^V'vy. /<..!/, ,v/,., 

Il y a cependrnt exception pour le mot r/V/ Kx • 

mcnts etc. Kx :/>.,../. >Mv-, y>W/>/..,/., /. r.;,.../.,, 

7° Aux noms connnuns devenus par antonomase ( r) 
de veri abk s noms propres. Ivx. : La AH c de Din 
^otrc-nau>cdcnou-Sramrs^ la sainte Vu, -or pour /j 
vierge Manc ; le Sa_^e, pour Sa/o;.o. ; le DoèÀr ^éra- 
Pluquc. pour saint Bon aventure ; l ' Orateur ro>nain pour 
lieeron. i"^ui 

8° Aux noms de fêtes. Kx. : L\lnnondation, la 
Joussa/nt, Aoel. ' 

dv?,!^""" noms propres de peuples, de fann'lles. de 
dyuasties. I^.:Aesy:uro/>éens, /es (;rees, un Françah 
deshspci^nols^ les Anglo-Saxons ; les J/érovln^len t's 
yjoass/des. -^ ■>, ^^^ 

'//u, un soldat Jrauçais, une danse eshaonole ta rarr Àoi\ 
saxonne, ta dynastie eapétienne. ' '"'-^^'^' 

io° Aux noms propres des sociétés relio-ienses poli- 
tiques ou savantes, des ordres de clle^•alede ete ' K x • 
^^:J^M^ise,J^J^tat r.leadanle française l^rdirt'. 
J^roneiseanisja JJoion d'honneur. 

Il' Aux noins désignant des êtres personnifiés. Kx • 
Les Parquesjaj^le Mort, les Soucis dévorants, la Jahfe 



I 



MAjUSCUÎJsS 



îo;? 



\ 



du Chcnc et le Roseau, le eoute de Peau d'Aue. Auster 
Borec (i). ' 

U's noms aauels (les vents sont regardés comme noms com- 
mun. i'<x : L'aquilon, le zéphvr etc 

cnî;'"' "k l"' '}''' I""''' ''^-^ ^"^^^ s'écrivent aussi avec la minus- 
cule. i;x. : Le preuncr lundi de janvier. 

12° Aux noms de points cardinaux lorsqu'ils sont 
employés pour dési-ner une contrée, un pays, un 

^n'^)f''\ v'^- • ^^'' ^'"^^'' ^^' ^ ' ^^'-^'^"^> f<'s provinees de 
l Ouest; il a ses ùnus da,is te Midi; le Afidi est fertile 

Mais on écrira sans majuscule : ce pays est à l'est • // 
a voyage dans le nord de l \ïwérique. 

13° Aux titres d'ouvrajres, de tableaux, etc. Ex • 
Les Oraisons funèbres de Bossuet ; le Jugement dernier 'de 
Mieliel-Ange. 

Dans un titre d'ouvrage, l'adjeaif ne prend une 
majuscule que lorsqu'il précède le nom. Ex. : L'Ancien 
lestament ; la Jérusalem délivrée. 

14° Aux adjeaifs joints à un nom propre, de 
manière a ne faire avec lui qu'un seul nom Ex • la 
rue Sanite-Catheriue, le Palais-Royal, le Pont- Victoria, 
la Seme-Lnferieur, Pouis le Grand. 

15° Aux adjeaifs formés d'un nom propre et qui 
sont appliqués à un monument en souvenir de son 
tondateurou du personnage en l'honneur duquel ce 
monument a été érigé. Ex. : Pa bibliothèque Mazarine, 
la colonne^ P-ajane, la chapelle Sixtine. 

De même aux adjeclifs qui ne sont plus considérés 
comme simples qualificatifs, mais qui sont employés 
comme noms i)roi)res de mer, d'île, de golfe, etc. Ex • 
J.a merAouge, le golfe Persique, le lac Majeur, les îles 
Ioniennes. 

16° Aux titres honorifiques que l'on donne aux 
souverains, aux princes, aux ministres, aux évêques 
etc. Ex.: Sa Sainteté, Peurs Afaf'stés, \'otrc Excel- 
lence, l otre Grandeur. 

Les personna-es élevés en dignité disent Nous, Notre Vo^ 

ScTv/""-';-''"/^^-'^;;.'''^'"^' ^^"--^"'1 «^^ leur écrit, on^dit ; 

ions, l otre, l os, J^m, /Jà-. 



f 1 



m 



^1 • 



du noir''''' ""'''''"^''■'^'•■'^'''''■"■'''^''^•'^^ •'"' ^^"^ 'I'' >"!■•!• 



Jlnr, 



vent 



to4 



PONCTUATION 



li: 



ff 



J.ec mots A/omr/i>,fnn; Jl/ous/no; nfadawe etc 
s écrivent aussi avec une majuscule lorsqu'on s'adresse 
direcftement à la personne. 

On met aussi la majuscule aux noms des dionités 
quand on s'adresse à la personne qui en est rc'vctue.' 
li.x.: Monsieur le Ilfairc, Monsieur riusprclcur 

Us titres honorifiques peuvent se mettre en" abréîré 
lorsqu ils sont suivis d'un autre titre. Kx.: 

S. S. (Sa vSainteté) le pape Léon XIII 

S. M. (Sa M.-.jesté) rtinpereiir d'Autriche. 

b. A. (hoti Altesse) le prince de (ialles 

e' S" ^*'^?." ^"""ence) le cardinal Taschereau 

S. I^^xc (bon ]-:xce]lence) le lieutenant-gouverneur. 

vS. G. (Sa (rrandeur) l'évêque de Nicolet 

IJv. MM. (Leurs Majestés) 

km''c;q %^^- ^^^ ^'J^?^^' impériale et royale). 

i\N. bb. (Nosseigneurs) les évêques. 

S. H. (Son Honneur) le maire de Québec 

^ De même les mots : Monseigneur^ Monsieur, Mes- 
sieurs, Madame, Mademoiselle, s'abrègent ordinairement 
ainsi : M&', M. ou W, MM. ou M'«, M'"^ M"'-' 

Les noms des points cardinaux et collatéraux s'écri- 
vent quelquefois par leurs initiales et avec majuscules 

M ■iIt;^ ''"''' S- ''"'!' ^- '""'^^ ^- ^'^^'- S.-K. sud-est, 
N.-N.-O. nord-nord ouest. 



CHAPITRE II 

DE LA roxcrrATION 

* ^'i^^. \,'^ poneluation {a) est l'art de carac<lériser 
par certains sio;„cs les divers éléments du discours et 
d indiquer les panses à faire dans la lec^ture. 

-i^ 280. Les signes de ponéluation sont au nombre de 
douze, savoir: la virgule (,), le point virgule (;), les 
deux points (:), le point simple (.). le point d'interro- 
gation Ç?), le point d'exclamation (!), les points de 
suspension (...)> le trait d'union (-), le tiret (— ) 
les parenthèses 0, ou crochets []. les guillemets (" '') 
et r alinéa. ^ 



(rt) PomluatioH, du mot \. 



\i\n piniHus, qui veut d\\c pniut. 



PONCTUATION 



If^ 



ARTICLE ln-._DE LA VIRGULE (,) 

'î'* 281. La viriTidc (a) est le moindre et le plus îrc- 
queiit de tous les signes de ponc^uatioii ; elle exprime 
la pins petite pause. On l'emploie : 

i^ Pour séparer les sujets d'un même verbe. 
Kx : " Le français, l'an<rlais, l'alleinand, l'italien et le russe 
sontjes langues les plus répandues de l'Europe " 

2° Pour séparer les compléments de môme nature 
dépendant d'un môme mot. 

Kx.: "C'est dans la terre que l'on trouve les métaux Ips 
pierres, la houille, le sable, etc." métaux, les 

^"^^^^^^-^^P^^'^^l^^^^livers attributs ou les adiedifs 
qiialihcatifs qui se rapportent au môme sujet. 

Kx. : "Je v^ais vous mander la chose la plus étonnante la olus 

, 4° Pour séparer les différents verbes et participes 
ainsi que les propositions qui dépendent d'un même 
■ ^ ' J e L . 

dé?idP "aV-^"^^ '^"^^ ^^V^""'^ ^^' ^^^^^' Pe"se, examine, juge, 
décide. A -je jamais pensé, parlé, agi autrement ? Je suis venu 

baîailîre.'' ^' ''^'"'"' ^'"'^'^ ^^''''' ^" '^"^^"^ ^«"^P^^ ^'^^è 

5° Pour séparer les incidentes ou dépendantes expli- 
catives et les compléments explicatifs. 

mé^rUass?ons pTs''''' '' ^°"' ''''''' " '"""^^' ^^^^^^"^ "°"^ "^ ^^ 

6^ Pour séparer les mots mis en apostrophe ou 
répètes par pléonasme. 

"on,''jamats/' ''^'''' ^^ ^'''''"'^' '"^^' ^"^ *" "^ réussiras jamais, 

7° Pour marquer la suppression d'un verbe ou de 
tout autre mot exprimé précédemment 
^^^^''j " ^^^^^"^^a produit des bois et des céréales • l'Anele- 
?han%i%Tc''""''^''' '^°"^^''' '^ ^^°^^^°^^' ^^ îi°^" du 

8° Après toute part-'e de phrase qui, par inversion, 
se trouve placée avant ,2 sujet de la proposition dont 
elle dépend. 



(«) Firq-it/e, d'iui mot latin qui vent (lite/^W<. baguetU. 



106 






PONCTUATION 



t 







I' 



" it? 



■I se rendit A nos vœux.° '^ ' l"''-''' '1"''<|U<- résistance, 

<Ic*rc''n;e,?ts llni'r,''-'" """ •^■'>"''^ pour ,s^.parer 
vatits : • '' '"' ''•^'■''^l"'-' <'■■"'« l^'-s trois cas s„i- 

cl.âq„?r;,;'. ^'•" -""io-'liofs so„t rép^,<5es .levattt 

Tu'n.aV:f^,'u",,f;:;^-'p^^;:':''';;e.^;n;; Turquie, j'ai tout visité, 
cahier, on des plumes? " ' ^^"-^-tu "n livre, ou uu 

virgules. ^ '^ ^^J^ ^^^^i-'^e par d'autres 

ju|^;e;;/^s:^^ :j''^:^'^r ;!f i;;^^^"^^^- ^- -- ave. .i 

d'éviter." ' ^ "■ ^''"'' "^ ^'^us mettez poiut en peine 

chantait u^nerSuc;.'- '" ''"^ ^'^^''- ^' ^^-'^ «u bien on lui 

ARTIC.E 2.-nu POINT-VIRGULE (;) 

2h3 l^e point-vi rouir c^\ t,,,^ ^ , 

.n>rcemi'i.:î""J„t-' propositions principales qui ont 
est'^rexpi'a'u^^,^!'.'"^''^ "' '<= ^>'*'™™t du crin.e ; ,e repentir en 

la virgule. °P°""™ ' ''°"« ''hacune est subdivisée par 

snm :■ Qul-blcrïaïs'î: pSvCrde^.t'^ '""''^T^ "» ^-^d'' 
! Ontano: Haiift,, dan? la Nouvelle Ecosse ;'ët'."""'™'°' "^"^ 



f 



>• 



I 



PONCTUATION 
AUTICLB 3. — DES DEUX-rOINTS (:) 



107 



** 284. On emploie les deux points : 
1° Pour amioncer un discours, une citation, les 
propres paroles de quelqu'un. 

Ex.: "Tout le moiule connaît cette liaranj:,nie de Henri IV; 
l'ous êtes français, je suis votre roi, voilà l'ennemi / " 

2° Pour indiquer une cnumération, et alors les deux^ 
points sont toujours entre cette énuniération et Tan- 
nonce que l'on en fait. 

Kx.: ''L'exercice, la diète et le //'azy?//.- voilà trois garants 
de santé et de longue vie. Il n'y a (jue quatre empires en 
Ivurope : l'Autriche, V Allemagne, la Russie et la Turquie:' 

3° Devant une proposition ([ui est évidemment l'ex- 
plication ou l'application de la précédente. 

Ex.: '^ Obligeons tout le monde: on a souvent besoin d'un 
plus petit que soi.'' 

ARTICLE 4. — DU POINT (.) 

** 285. I,e pû/f/t est la plus forte de toute les ponc- 
tuations ; on l'emploie : 

1° A la fin d'une phrase qui offre un sens complet, 
et qui est énoncée avec tous ses accessoires. 

2° Après chaque mot qui est écrit en abrégé ; et. 
alors ce mot doit toujours comprendre au moins une 
syllabe, plus la première articulation de la syllabe 
suivante. Ex.: Bonne fortune. Bonne, adj. quai, fé m. 
sing. , inod. fortune. 

ARTICLE 5. — DU POINT d'iNTERROGATION (?) 

■'i'* 286. Le point d'interrogation, comme son nom 
r indique, se place après une question, après une inter- 
rogation : Qui êtes-vousf d'où venez-vous? oh allez- 



vous ; 



î> 



Il peut arriver qu'une phrase soit construite interrogati- 
vemeut sans qu'elle prenne pour cela un point d'interrogation. 
Kx. : J/interrojret-on, il se tait ; me vois-tu venir, tu t'e^ifms. 
Ces phrases équivalent à celles-ci : Si on l'interroge, il se tait ; 
si tu me vois venir, tu t'enfuis. 



io8 



P<itsCTUATlON 



Vl 






[ , 
1 * 



1 , 



ce po.t .„ïï se ,;,— ^SSï ^^^l 
ARTICLE G—DU roiXT d'exclamatiox (!) 

t* W<^\' "^'"^'^^'"^ ^^.P^^'"^ cl'exclaniation : 
//. / /t' /.>-^l;?"' -terjedion. Kx. : M f rous voUà ! 

Cependant ou écrit : ah çà ! eh bien / 

2" Après chaque plirase exclaniative Fv • n,, v 

3 Apres une plirase non exclaniative nVnif , 7 
mant un fait presque incroyable ' '""^^'■ 

de milles de latrrcnT '' '"'^^ '^'^-"'' " ^o /r///, 



ex- 

illons 



ARTICLE 7.-DES roiXTS DE SUSPENSION ( .. ) 

laisser „aohe,-és, dont il faut taiSTe lenT ou ni rôf 
de.s.re fa.re remarquer d'une manière particulière 
il.'^Ùt. '.' eî™ ÏWÎI»];!'""';"' '•'"'• '^f faîtres? Ah ! mon fils 

ARTICLE 8. — DU TRAIT D'lnION (_) 

e„iié^r?sttTmS%s''?.:gt";rdr.>r,'r"^p-'^*"^"^^ 

ARTICLE 9 nn TIRIÎT (— ) 

** 291. Le tiret ou trait de sénar-ition „<:t „ .• 
horuontale plus longue que le trS u ,iô\r i ' :f, '^"^ 
diquer le ehangen.ent d'interloeuteur dans u,' d^SogÙl" 



% 



^H 



1] 



C' 



PONCTUATION 



ÏO9 



tion, sous 
ie, où l'on 
|iie inipos- 
habitants. 
î le doute. 



s voilà 



Que de 

Hb/inic ! 

rcnfer- 

its d'ex- 
) trillons 



t après 
1 veut 
le l'on 
e. 

a fils,.., 
"gé un 



lie de 
5 lie le 
sieurs 

'llabes 



ligne 

à in- 

)gue. 



Par lui, vw évite la répétition fatigante des incises 
ait-îl^ rt'pondit-clU\ ajouta-t on, etc. 

nAf;""' v^''"''",^ ''''V''/ "'PPolyte.-Je le veux bien, mon 
père.-^o^s allons a la ferme. -Vous êtes bien bon. -Tu 
mangeras du from.ige frais, et tu boiras du lait.-Oh! t-^nt 
nneux ! ' 

ARTICLE 10.— DES PARENTUÈiES ( ) OU CROClILTo [ ] 

** 292. l,QS parcut/iescs (a) sont destinées à renfer- 
mer des remarques, des citations, des dates, qui 11e 
doivent pas faire partie du texte ; dans ce cas, les 
si.-rnes de ponéluation se renvoient ji\squ'aprè.s l^s 
parenthèses ou les crochets. 

Ex.: "Les Gaulois, sous la conduite d'un chef intrépide 
(Kreunus), prirent Rome [390 ans avant J.-C.].- 



Un sotîfre (me devrais-je inquiéter d'un song-e?) 
Ivntretieu dans mou eœur uu cliagi in qui le ronge. 

ARTICLE 11 DES GUILLEMETS (" ") 



(Racine). 



^^^i' 293. On emploie les );>umemcis {b) pour distin- 
guer les propres termes d'un auteur que l'on cite mot 
pour mot ; ils se placent au commencement et à la fin 
de la citation, de manière à la mettre comme entre 
parenthèses. 

^^ Ex. : Voici ce que dit Chateaubriaud du cri de la conscience • 
J-'^t'Vam voudrait-on r étouffer; sa voix puissante ne eesse de 
ulentirà notre eœur, d^ abord effrayé, puis troublé, mais ensuite 
presque insensible à V audit ion de ce remords. " 

Quelquefois ou répète le guillemet au commencement 
de chaque ligne de la citation. 

ARTICLE 12.— DE l'alIN^A 

, ^=* 294. On appelle al/ne'a (e) le passage d'une ligne 
inachevée à la ligne suivante ; ce qui a lieu surtout 






i commencer une autre. 









I 

u 



m 
il 



il 



uo 



PONCTUATION 



1 



relalivLs'îu. n.^.ro(^.^' ^'"P"'^'"""-^ "" ''^ ^'-- 

ARTICLE 13.— AUTRES SFGNKS DE POXCTUATIOX 

ne vent pas £ '' cnumcrat.on qu. l'o,, 

etc. elc." ^ Livou.e, duc de Lorraine et du l!ar, 

*!* ^"^7. Vas/A;-sj,^e (*) s'emploie : 

mnoV^"^; L'"'-'-'''"* (~^) sert à embrasser d'un 
coup d œ.l u„ certain nombre de faits qui dcpenden 

iit-^ririis;""^^'' °" ''"' -^^ -"--■' ^^^ 

*** 300. Enfin, le j«,%„/ consiste en tn tnif 

.on.o,nal tracé sous les mots" que ro:r\x.'t fTe 

leiiiarqiier. ^ » ^(^i.l laire 

aiel1^i::V!^,:''^''' •'" ^^'^■•' "^^'-'-s P^t.t. éu,::o, cl^,*.. „.i.„,,„.ede 



PONCTUATION 



ux 



pi 1 rases 



i.",i:es de 
^graphe, 

a' ion de 
ra"s et le 

que l'on 



iinnie. (le 
tlo ]5ar. 



'[WC soit 
1 parti- 

1 milieu 

n'écrit 

enferme 

qui est 
li indi- 
, d'un 

r d'un 

endent 

niênie 

1 trait 
t faire 



Ce signe n'est guôje usité que dans les manuscrits, car, dans 
les nnpnmés, ou y supplée ordinairement par des caraélères 
penchés, appelés italiques. 

niixciPEs gi;:ni?;raux ri^ihumant les iii-:GLES de la 

ruNCTUATlOX 

-^^^ U'S éléments du discours caradérisés par la 
ponéluation sont : 

1° La plira'^e : on la fait suivre du point ou du point et virgule. 

2 l^es ternies ou les propositions semblables : on les séuaie 
p;ir la virgule. ^ 

3° Les explicatifs, soit adjectifs, soit noms, soit propositions : 
on Us place entre deux virgules. 

4° Los déterminatifs qui sont des propositions ou des complé- 
ments d'une certaine longueur : on les fait suivre de la virgule 

5 I.cs noms mis en apostrophe: ou les place entre deux 
virgules. 

6° Les propositions jetées en incises : on les place entre deux 
virgules. 

7° Les inversions: on les place ordinairement entre deux 
virgules. 

8° Les pléonasmes : on les place ordinairement entre deux 
virgules. 

9° Les ellipses : on met une virgule à la place du mot sous- 
entendu. 

io° Les propositions synthétiques ou générales et celles qui 
en sont le développement, l'analyse ou la preuve : ou les sépare 
par les deux points. 

11° Les citations textuelles et les discours directs, lorsqu'ils 
suivent les propositions qui les annoncent : on met les deux 
points en tête de la citation. 

12° Les propositions ou les phrases interrogatives : on les 
termine par le point interrogatif. 

13° Les exclamations : on les termine par le point exclamatif. 

14° Les parties d'un dialogue, lorsqu'il y a changement d'in- 
terlocuteur :^ ou les sépare par le tiret. 

15° Les réticences : on les indique par des points de suspen- 
sion. ^ 

]6° Les explicatifs d'un sens très éloigné, ou les citations 
qui ne doivent pas faire partie du texte : on les place entre 
parenthèses. 



nême de 
nif,', I is 



112 



l'KONONClATlOM 



Mi 



CHAPITRE iir 

l'hTIT TIIAITÉ DK l'UONOXCIATlOX 

La prononciation est la manière d'articuler de f-iire 
eutendre les lettres, les svllabes et les mots. ' 

Le seul moyen d'apprendre la bonne prononciation 
est d écouter cl'Ux qui prononcent bien et de s'habituer 
a prononcer comme eux. (Acad.) 

Toulefois quelques indications spéciales sont utiles surtout 
pour certams mois moins connus. ' '"""^"'• 



ni( 



IMil 
In 



r^?l:, ^\'\ ^«t nul dans aoû/, ao>ish; curaçao, Saôrn-, iaof,, 
Craon, et les dérives ; on prononce ou/, oristc, airaio 

302. Al se prononce /' ou .\ à inoins que 1'/ ne so,t affedld du 

Les syllabes ahn ain, ein, se prononcent 7V/ .• /«m, a/«^/ 
éteindre I.e parUcipe.A//.w«/ se prononce /i'^aw/ ' 

303, Ay se j^n^'once t\- J'ipernav, Stenav, etc 
Cependant r;/;W,/,^,-.v,/^ivv, métayer, /avei/e, balayer etc 

di&çni Jhiiarct, Ji/a-te, Luca-ir .'«^ ..., bc 

aTÀu!'' '''' ^""""^ ^^""^ sy\\:^hes. Ex. : Isaac, Jiaal, Naaman, 

B 

à""^'^/^ 7 prononce dans club, radoub et rurnb, mais non 
aaus/>/o//io, aplomb, ' 

U sonne égalcnu ut à la fin des noms propres : A'adab Caleb 
luianb Jacob, etc. ; excepté dans Colomb, Doub, ' 

^^^^V^éi\in\^gîbheux,gtbbon,gibbosite. 

o 

705 C est nul à la fin dts mots accroc, amict, blanc, broc 
caoutchouc, cotignac, cle,c, escroc, estomac, Jlanc, franc ionc 
lacs (lacets), ....... (de café), talmc, tronc, à moins que ccl nS 

ne soient suivis d'une voyelle ou dune // muette : J'ran^- 
étourdi, taou.- c' poudre. 

306. <^'i V'-'-nonrc comme .9 devant les voyelles r / v Fx • 
Don7ie ecn eu agne. Mais il a le son de /• de vailt les autres 
voyclk^s 6-, r;, -a, a moins qu'il ne soit affecté d'une cédille Fx • 
Cacao, Coraoue, curieux, il recommença la leçon. • ^ •• 



jtf 



PRONONCIATION 



113 



tic faire 

nciation 
liabitiiLT 

3, surtout 



'/<; iaoti, 

fledlc (lu 
f, et haï 

«, ainsi. 



ver, etc., 
y es..., bc 



ais nou 

', Calcb, 

sabbat. 



w, broc, 

c, jonc, 

îs mots 

l'ninc 

'. Kx: 
4 autres 
e. ïlx.: 



n est i-Kalement dur devant une consonuf : C/attde, Cnide, 
Cra/t's, ( it'stpfioN, etc. 

307. Le c a le sou de/r <1 tis second, czar, et leurs dérivés. 

308. Cha. Kéuéraleuieut le son doux devant une voyelle Kx • 
La chante, Michel, chimie, chuchoter, etc. 

Dans les mots pris des langues étraii^rères, il est ordinairement 
dur:i devant une consonne : Achmct, chlore, Arachné, tech- 
nique ; 

2" A la fin des uiots : Laybach, Lamcch, Roch (excepté Auch, 
punch); ^ ^ ' 

3° Dans les syllabes chir, chor, chus, et dans les mots qui en 
dérivent : cinromancie, choriste, JJacchus (excepté chiruruie et 
lia chique) : v jr .-, 

4^* pans les mots suivants : archaïstne, archanire, archéologie, 
"IVj'.y^''^ afcfi'î'piscopal, archonte, brachial, chaos, cheirop'the, 
che/nlonie, chœur, choléra, écho, épichérhne, lichen, malachite, 
orchestre, orchis, trichine, trochaïque, trochanter ; Achat e, Ana- 
charsis C/ialcédoni'', Chaldéc, Charybde, Chrrubini, Chersonése, 
Machahcc, Melchisédcch, Michel-Antre, Machiavel, Nabucho- 
doNosor.* t i)liisieurs autres moins usités. 

309 Ch est nul dans ahnanach, et il se prononce xr/^ dans 
drachme. 

D 

310. n est nul à la fin des uiots : Un ^rand blond, elle ùrend 
ce rond,i,ic ; excepté éphod, sud, Yalmud. 

310 bis. J) t-st uiuet à la fin dis noms propres: .ïrntand, 
hcrnard, Samt-Cloud, etc.; à moins mi'il ne soit iMécédé de 
I une des voyelles a, e, i, o, u : Conrad, Alfred, David, Aod, 
JUîiid: ce])endant Madrid, Sirod (Jura), se diseut Madri, 
iiiro. ' 

311. D final fait liaison en prenant le son du /. Ex. : Pied-à- 
terre, de fond en comble, orand ami, quand il partit. Mais il ne 
faut pas dire : quant' je partis. 

311 bis. />> redoublé se prononce double. V,yi.\.\ddition, adduc- 
teur, quidditè, reddition ; Adda, Jùlda. 

E 

3T2. yr a le POU de a ([^ns femme, hennir, indemniser, nennî 
rouennerie, solennel, et leurs dérivés. 

i5" placé entre le.;»- et l'une des voyelles a, o, u, donne au <r le 
son duy. Ivx. : Ceai, ^^eôlicr, }:;aoeure. 

E ne se prononce pas dans dîfv/,ym;/, .Staël, Meunir (mun). 
SLjeun. * ^ ■" 

313. >^/ et ^7 final se prononcent 6\ Ex.: Reine, dey. Cepen- 
tlant lulnskey se prononce ouiski, 

314. Eu se prononce toujours comme dans feu. Ex, : Europe, 
Eufféne, heureux ; ne dites donc pas : l yopl\ l Yt'dc, etc. 

Cependant on prononce u dans le verbe avoir, J\iieu, tu 
çusses ^ ^tdsins^affeure, mangeure, vergeure. 



m 



m 



lii 



(IL 

t." 

•I! 



114 



PRONONCIATION 



Les mots Mcuntr et ^jeim se disent 3Tun, â /un { i) 
3 ï5. y- '^^ se prononce de trois manières • 

^pruaament), precedemmcut^ apparenimeut. 

Mccklnnbour^, /^^'^^-/^v/z^.v.-ir, et autres de ce genre ^ ' 

rcliàlir' è^"^ l^i "'"l''^^ cas Kx. : Kmma<rasU,cr, emmener^ 
oû J ^ et 1 m gardent leur valeur propre. 

31^. /^'/niilial se prononce <///. Kx : Enorgucillîi- enivrer 
etiharmonique, ennoblir. "^ ",cuiufer, 

fefie '/;ti/ w~ V^T?"''^ généralement ^-v. Kx : .///.v/û'r^, 
/^«/<?, C où/en f-, Con/olens, Ccntilly ' 

z-^*./^,,^?''"''"'^^/"'.^''"? «i'r;/.^,,, appendirr, hevirali, benjoin 

spenar tender ; Avitens, L\ndcr, JU-no-ale Jienianun 
Lavwens, Odensée, Fenees/as, et quekjues auJrc/ ' '""^''''''"' 
J'^n final se dit généralement ?;/. Kx. : liien, rien, 

propres ; qui font ahdomène, amène, adène etc 
^l,f,îJN f ^'' ^'.'g^"i^ se prononce/.- spleen (spliue). /fv.A^^'/v 
et SïcH ' 'bfp'l^ ( "'^tinug). De mêm^ /,.,/.X/- .e p.o^nce 
(Bè?ov'") -^^ allen.and se prononce .\- kelhoven 

^tlm^u^'i'.'^JtVi"^^'''''''/^''?"''"^^ '''''' ^^"^ '-'T^'^/^v-, steamer 

S o^fi ^ ' ^ '" '^^"^<?''^^-''' a"e l'Académie écrit aussi ^;.«f,v), 
et quelques autres. ^ "«i^'c;, 

F 

SmP'r^JT^'^'' presque toujoiys, même â la fin des mots : 
i<'/'0 "'*^ œuf,suij, (lu ;/^//, .y^;/ (esclave), etc. 



examen. 






*s 



^ \ — — j-..^., ...1 "t'y wc cuiif, iCH lieras 
,320. Le mot w^///se prononce Wtv^ devnnt une consonne- 
Aen/f:ih!rra,nme<!; venv devant une vovelle : Neufarf^ent^ '■ 
m'uf}nT^ o) «^'-'^t huai ou mis pour 7ieuviêmt' : J/s sont ,u-nj\ 'e 



Js-'/v.';,'î/';,';;.!-7""'r "'";■ '""! "■-»' j""""!» '""'I"--; "« «ii'i» donc 



PRONONCIATION 



115 



ifl 



idcinment 

HfcDiphh, 

evnncner, 
iudetn)u\, 

', cuivrer, 

Atlcndre, 

, brfijoin, 
xicndioii, 
'enjamin, 

examen, 

S qui se 

, hymen, 
res noms 

J^ccpsake 
r)'.ononce 
\ethoven 

steamer 
\quacre). 



s mots : 

011s sui- 
vre, clef, 
A-. 

tisonne : 
irpenta ; 



ncitj, 



K' 



itfs donc 
■ ne dites 

fr/if, dix 
■4 coiiiiiie 
^aiis faire 



> 



320 bis. F redoublée se prononce comme une seule. Ex. : 

Affaire difficile. 

Ouel(iues-uns cependant font sentir les deux y" dans effusion, 
diffusion, diJ)ainatio7i, diffraction. 

G 

%2\. T.e ,7' final est nul dans eoitio-, ctaui^; hareuff^ Loitijr 
(rivière), loujii, 7'ie7tx oing, orano-oiitauo;, parpaing, poing, 
rang, sang, seing, sterling, et tous les mots en herg et eu 
bourg: lia h! herg, Strasbourg. 

Le .«,»■• est également nul (\iu\% doigt, legs, vingt, et leurs com- 
posés Sclietling, monnaie anglaise valant environ 25 centins, 
se ]ironoucc clielin. 

322. h^ g est dur devant a, o, v, et doux devant e, /, y. Kx. : 
Ciâeliis, gogo, guttural, gelée, giboulée, gymnastique. 

Cependant /.eigoi (en Norwège), et GV^v/r/- (poète allemand), 
se disent Jh'rgaine, Caisse-nère. 

323. Le g est toujours dur devant une consonne : ylgde, 
ghiniel, stigmate, g n astique, grasseyer. 

Il est également dur à la fin des mots quand il doit se pronon- 
cer : .Igag, Poeg, zigzag, pouding, joug. 

324. Cili, dans les mots venus de l'italien, se prononce à peu 
près conmie nos // mouillées : Cagliari, imbroQlio, de Broulie 
O^roiin. 

325. Cn représente un son mouillé que l'on remarque dans 
agneau, compagnie, désigner, iiJiprég)ter, incognito. Mais 
l'articulation est dure au commencement des mots : Gneiss, 
gnose, gnomon, etc.; ainsi que dans agnat, agnus, cognai, 
eognitioH, diagnostic, géognosie, igné, rgnieote, imprégnation, 
inexpiignabte, magnat, -magnificat, inagnolier, physios:no}no- 
nie, pignoratif, Progné, récognition, regnicole, stagnant, et 
leurs dérivés. 

325 bis. G redoublé se prononce simple, excepté devant e, 
où il a le son de gj ; c'est-à-dire que le premier est dur et le 
deuxième doux . ylggée, suggérer, suggestion. 

_ (r est doux (je) devant e, i, y. p'x. : Gelée, giboulée, gymnas- 
tique. Excepté dans ks mots allemands : Jlcrgen,' Ch'ssner 
(poète allemand), ^'<;^l'^<">', qui se prononcent 
nére, gaisère. 

G final faisant liaison s'articule I;. Ex. 
liumiiin,joug impérieux. 

C; finaUst nul dans coing, étang, ginseng (plante), hareng, 
long, oiHi^, orang-outang, par/^aing, poing, rang, sang, seimr, 
sterling, schetling (clielin), J.oing (rivière), Voujroini;; et tous 
les noms propre:^ en ùcrg et eu bourg, comme JJamôerg, 
Stras/^ourg. 

G est également nul dans doigt, legs, sangsue, signet, vingt, 
Régna ud, A'egna/d. 



bcrgainey gaisse- 



Jvang élevé, sang 



r- 



zi6 



PRONONCIATION 



< 



326. //, après une consonne, est toujours nulle. K\-. : Copcu- 
hagiw, IJiomond ; rythme, saulu'iirin, ilnse. Il faut en excepter 



ch i^tpli, (jui ont une prononciation propre, (loir C et I'.) 

// aspirée empêche toute liaison avec la vovelle qui suit. 
Ex. : La haine, le haricot, cohue, s'ahenrter, éhonté, s'enhardir. 

327. I/// est aspirée : 

1° Dans la plupart des noms de ville et de pavs. Ex.: La 
Havane, le J Faire, la LIotlaile, les Hongrois, les Jlottentots. 

2° ])ans les interjeélious : Ex.: lié! hein! holà! hahé ! 
Excepté hélas ! 

3° J)ans tous les mots commençant par //(;«. Ex.: Houille, 
houx. 

4° Dans tous les mots suivants et leurs dérivés ; 

lulhler 
liacli<-r 

lia^aid 

lia ha 

haillon 

haine 

haïr 

h a ire 

haie 

liala^e 

Iialbraii 

haler 

liâltr 

lialcler 

halle 

hallebarde 

liallier 

halo 

h.'iloir 

ha lot 

halolechiiie 

halte 

32S. Les mots cotmnençant par ha, hl, hos, hx ne s'aspirent 
jamais ; J/enri et vses dérivés, excepté la Ilenriade^ ue 
s'aspirent (j^tie dans le langage soutenu. 



hahiiijie 


harem 


hautbois 


hile 


hois-d'œu 


hamac 


hareiii;- 


llantehse 


hisser 


vie 


hameau 


liaijîiuux 


liàve 


hobereau 


hotte 


liaïupe 


haricot 


liavre 


hoc 


ho)-aii 
hiiard 


Il an 


haridelle 


havresac 


hoca 


hanap 
hanche 


harnais 


heaume 


hoche 


hublot 


haro 


heier 


hocher 


huche 


liangar 


haipe 


hennir 


hochet 


liiuher 


hanneton 


harj>er 


héraut 


ho<;ner 


liuer 


hanse 


harpie 


hère 


hollander 


hiiette 


hanter 


harpon 


hérisser 


homard 


hiicruenot 


liappe 


h art 


liernie 


honchtts 


huit 


happclourdo hasard 


héron 


honfrt-(. 


hulan 


liai)per 


hase 


héros 


lion<;royeur hulotte 


haqiienée 


haste 


herse 


honnir 


liunier 


hatinet 


hâte 


liêtre 


lionte 


hune 


harangue 


hâtier 


heurt 


liocpiet 


huppe 


haras 


hanban 


hibou 


ho(ineton 


liure 


harasser 


haubei t 


hic 


hoide 


hurler 


harceler 


hausse 


hideux 


horion 


hiis'^ard 


hardes 


haut 


hie 


hormis 


hutte 


hardi 


hautain 


hiérarchie 


hors 





329. L'/ marqué de l'accent circonflexe a le même sou que 
Vi ordinaire : huître, île, Nîmes, épître, gîte. 

330. L'/ est nul dans empoigner, moignon, oignon, poignant, 
poig)iard, poignée, poignet, ainsi que dans les noms propres 
.lignan, Cavaignac, Montaigne, 



33T. Le/ est toujours doux : Jadis, je., Jockey, joujou, justice. 
Daus les noms propres allemands, russes et autres des languCvS 



PRONONCIATION 



« 



117 



(lu Nord, le y se prononce généralement comme un i simple • 
Jarosfajc, Jassy, etc., se disent et s'écrivent même commuué- 
ment, /aroshiîv, lassy. 



.^32 Le /c, venues des langues étrangères, est entré dans un 
grand nomijre de mots français ; il se prononce toujours rie la 
même manière : képi, kiosque, Aléber, knout, kyrielle, A'œni,rs. 
berg. 



333. ^' finale ne se fait pas entendre dans les noms suivants • 
t>aril t'/ieml, coutil, eul-de-sac, fournil, fraisil, fusil, nevtil 
gril, nombril, nutil, persil, soûl, sourcil. 

334. L est égakment nulle dans Arnould, Fellre, fih de^ 
Menlils/winmes, pouls ,- Lons-le-Sanhiier, Sainte-Menehould 
(nienou), Saulx, l'esoul, ainsi que dans les terminaisons auld 
ault: Arnauld, Hérault. 

335- F est mouillée : 

1° Dans les syllabes rtz7, ^z7, ceil, euil, oiiil, suivies ou non 
dune autre/ Ex. : Bail, Versailles; vermeil, oreille; œil, 
aillet; seuil, fe utile ; fenouil, grenouille. 

2° Dans les terminaisons z7/^r, illard, illet, i'ion, lllot, illy 
l.x: Auriliac, nasillard, billet, IMassillon, billot, Chantillv. 

3 Dans la terminaison îV/é-. V.^.: .liguille, cédille, va'niile 
Excepte: codicille, fibrille, idylle, mille, myrtille, puùille 
sulnlle, tranquille, ville; Achille, Cvrille, Cille, Lille ' 

4° Dansy.v///, ;//// (millet), péril; babil, grésil. Semoule SQ 

prononce semouillc. 
336. A redoublée et non mouillée se prononce double • 
1° Dans les mots commençant par ///. Ex. : Illustre, illimité 

tu égal. ' 

2° Dans la plupart des mots terminés par llaire, llation. Ex • 
JMaxillaire, médullaire ; appellation, oscillation. 

3° Dans les verl)es instiller, osciller, scintiller, titiller, vaciller 

4 Dans la plupart des mots commençant par rc»//. Ex 'Colla- 
borer, collision, colloque. Excepté les mots usuels colie, collet 
collège. ' 

f,° Datis les nio' s suivants: allégorie, ali:gre, allégro ail ité- 
ration, allobroge, allocation, nllocutici, allodial, allusion altu- 
z'iOH, belligciaut, belliqueux, bulle, tollation (i), décollation, 
cquipollenceflagcl'cr, intelleR, intelliirencc, interpeller, li n'iler 
malléable, malléole, millénaire, millésime, milliuùire, mollali 
palladium, palliatij, paltinm, pusillanime, pellicule, pénicillé 
pollen, stellaire, syllabus, irlléilé. 

6" Dans les noms propri-s Allah, Alléluia, Apollon, Betlone 
Caracalla, Bellim, Lucullus, Magellan, Otiiello, J'ellas, Poilu v 
i>ylla, etc. ' ' 



I 



(i) Dan&çollaHon (repns) on ne fait entendre qu'un /. (ACAD.) 



lis 



PRONONCIATION 



I 



AW/Ï ^i/'J/ll ^'^""^'^^"^^ '^^ ^''' "^ «^ inouillent jamais. J-x. : 

337. y,//, dans (luelqucs noms propres dn midi, a une certaine 
analogie avec k-s // monillces. S^x. : J/Ma., /-n^nV/u^c 11^ 
est de même a<t in'ntillioiiinie au singulier. 

M 

338. M finale se prononce : 

1° Dans les terminaisons latines nm (o,nc\ cm et //// J'x ■ 
AUyum, genimum, pcusum, ultimatum, idem, requiem; iutê^ 

' l rit' « 

2° Dans la ]ilupart des noms propres (étrangers. V.k. • .hnster- 
jTrùsalem ''' ^'^"""' ^^"''^""' ^'^''"^ KpJnaim, Ep/irem, 

3° Dans les mots : tam-tam ,• rlium, of)ium. 

339; vî/ finale ne se fait pas sentir (juand elle forme une 
voyelle nasale. Kx.: /Ar;.^, çuidam, (kulan), vom pa^f^m 
Mom ''''0^>"J^^"n; -htam, Joachim ; J.'Htom, Condom, 

autimmt^^^^^ "^"^^^ ^"^"'^ ''''^""'''''' '^"^^'>^>^^\ "'.'li^ non dans 

340. J/ redoublée .se fait .sentir • 
Su^^lZ::^ conunençant par /.... Kx. : /......., /,.. 

2° Dans les noms propres. Ex. : Ammou, Emma, Emmanuel 
F.mmausjemmape^, Symmaque. uuniuua, 

3° Dans jiemviation, mammaire, mammifère sommité ■ 
enmmemoraiHm, commensal, eommensurable, commentaire 
comminatoire, commisération, commotion, commuer etc 

Moàis. yî/ iedonbleene.se fait pas senlir dans : abondamment 
prudemment: commode, commenter, commission, commissaire 
commerce. -grammaire, grammairien; sommaire, sommation 
sommer. ' »"c^'t, 

N 

r;?;.;:./^^^.^^^^^^^^ ^'^'-^'^ ^-- (-^-Pté dans 

L'Académie, au mot mo^isieur, dit : " On ne fait sentir ni Vn 

m 1 r. On prononce donc ino-sieu, mais souvent aussi me-cieu 
342. vV finale sonne dans /«;/^/,? ///,//,,/;/, Abcrdeen (abeurdine)' 

et dans abdomen, amen, etc. ( l'oir ICn final, 2° ) 

342 bts. fn a le son nasal dans in-folio, in-quarto iin-A°) in- 

douze {in-\2\, etc. ; mais non datis tn-aclaio (/;/-8°) ' 

343- A^ redoublée se fait sentir : 

.S:J!^'^f les mots commençant par /;/;/. Ex.: Inné, inner- 

cation. Excepte innocent, innombrable 
2° Dans la terminaison ennal. Ex. : Biennal, triennal 
3 Dans les mots isolés : annales, annexe, annihiler, annoter 

annuel, annuité, annuler, canné, ennéagone, hosanna ;cauù 

pale, connexion connivence, • 






rRONONCIATlON 



119 



4" Dans les noms propres. Kx. : Aniiibal, Apcnnitis, Britritts, 
Cinna, Cincinuatns, lùtniiis, J'orsania. 
iV redoublée n'est jamais nasale, excepté dans ennui. 



I 

(l'I 



344. 1/(7 est nul dans//^>,7, Zr?*^?;/, />(?(?//, et leurs composés ; 
prononct/. (lowc/au, /.an, pan. 

345. LV; se prononce avec une espèce d'aspiration dans les 
mots suivants : onze, ouate, oui, ouïr,- on dit : J.e onze ; de la 
ouate ; ee oui est fort ; des ouï-dire. 

346. Les lettres oa font entendre deux sons distincts: /.a 
Dalniatie et la Croatie s'étaient coalisée.;. 

Cependant le mot toast se prononce toste. 

347. Oé final forme aussi deux sons : A'oé, Zoé, eto. ; mais, au 
milieu d'un mot, oc a quelquefois le même eon que <>/.• Art 
moelle, desvtoello!! s, une poêle, un poêlier-fuiuisfe ; prononcez 
moi le, moi Ions, poile, etc. 

(E liés enseml)le ont la même valeur que l'^'.- Jfa sœur a lu 
Clùlipe, ehefifœuvre du poète Sophocle. 

348. Deux 00 de suite sj; prononcent j° comme un seul o dans 
T>ero:op-Zoom, J)étiioplioom, épizootie, Laoeoon ; i° comme ou, 
dans schooner, sloop, Cook, JJverpool, tt autres mots anglais ; 
3° séparément partout ailleurs : coordonner, zoologie, etc. 



349. P est nul dans baptême (mais non dans baptismal), cep 
de vigne, cheptel, compte, corps, coup, dompter, drap, exempter, 
(mais non duns exemption), loup, pro)iipt, sept, sculpteur, sirop, 
temps, trop. 

P initial se prononce toujours. Ex.: Pneumonie, psaume, 
psycholog ie, Plolémais. 

y'finai est nul. Ex.: Coup, beaucoup, camp, c-p, trop, ^alop. 
Exrepté dans cap, croup, group, jalap, julep ; Alep, Cap'. 

P final fait ordinairement liaison daiis beaucoup et /rc/ suivis 
d'une voyelle, Ex. : Beaucoup amélioré ; trop éloiqné. 

P redoublé se prononce simple, excepté dans appétence, 
appendre, hippique, et autres mots en hipp. 




Q 



351. Q a la même valeur que le /[■ ou le c dur, mais il est ton- 
jours suivi d'uu u, à moins qu'il ne suit final, comme dans r/;/^, 
coq. 



Il est nul dans coq-d'Tnde, ainsi que dans 
consonne : Nous avons cinq coqs-d Inde, 



cinq suivi d'une 



m 



n 



l'Kf^NONClATlON 

R 

^■"-'KXTé"?/^™"'^^^- ''-■■ ^^«-. /«■/.«•, .^v.' 

353- A ne se pronoiipf» iiao a \ 

. A^ finale non prononcée fni> ni ' ;"''^"/^''^, exercer. 
MitifsetlesadjeélifrFx 7w?P>'!:^'^^^ ^'^'««" dans les i,.fi 
^353 /^«. A^rilonbiéetnnren^é^fé'rT' '"' ''<^-'-^/^/'-V 

On articule les deux ;■ • 

rX.^^iX?,.^r^-'i^ par „.,, ,^, ,„,,. j,^ . ^^_ 

raient. '' '"ounas, tl acquerrait, ils accouii 

3° Dans les mots suivants • Trrt-ru,- • , ^ 
aberratum, concurrence, corrode nàrr''^''''- P'"->-^^^^ion ; 
occurrence, torride. '"'oat,, nancr, narration, inyrr/iis, 

S 

354. ►S' prend deux sons dilTérents • T„» r * 

C, l'autre doux comme celui e ~ L / ^^ ''""""^^ ^^^"i de 
le mot saisir. ^ '^^ ~ ' °" ^^s trouve tous deux dans 

355. ►S'est forte • 

-J.^,^^..^T"""^"^"^ ^- -ots : I,., Sa,., scabreux, spé- 

W.^;v.^a/, ôalsamineTtn. le 'nr7^' '^^"' ^^^^^''- ^•^'■■^'^'•^^ 
voyelle: transaction trau.UnL ^ :''' '^'"''''•^ «"i^'i ^'nnè 
„3° A la fm des n,o{s nnmW. fj'"^ /'vr;..s7>et /m;/.ç^;^/). 
Blocus,, ratis, J'IsciZ^^Î^^^ "^ '^"^'^ ^^^^ ^^^^ "uiette^ £;x. : 

356. .S est douce lorsqu'ellf^Pcf- ^.w 1 
^/-sr^«, maison, Pusillal}i^^ne%ll:^>\l '^'''7^ voyelles. Ex. : 



,(0 On écrit pins o:di„,-u,e,ne„t (5./,,V/<:7, 



PRONONCIATION 



121 



or, no; ir, 
•^ ou d'il,]/, 

''• ^^\'cepté 
i« le sit'ur. 



'"■'I' ; Gers, 
^'; ^'l'^er, 

'irccfrr {i)^ 
^nagister, 

terminés 
'es. Jvx.: 
vr. 

s les irrfi. 

'i'ie. Kx. : 



Ex. : Ij:r. 

mourir, 
's accour- 

"rcilioi ; 
viyrr/iis. 



celui de 
ux dans 



ux, spé- 

e. Ex : 

clrsarc, 
d'une 

e. Ex.: 

Ex.: 
n posés 
i>fiqiic, 
rasol : 



S 



préséance, prcxHppo~cr ; résection, trisection, vivisection ; 
monosyllabe, polysyllabe ; havresac, soubresaut, t )urnvsol, 
vraisemblable ; et dans asymptote, désuétude, Mclchisédech. 

357. S est muette : 

1° Dans les syllabes sce, sci, scy, sc/i. Ivx. : Sceptique, scieur, 
scJiistne, schiste, Scitlie ; deuendu, disciple. 

2° Dans queUiues noms propres : ylisite, .Ivesne, Cosne, 
Descartes, Du (iuesclin, Duquesue, d'Estrées, Le Nostre, 
Vllospital, Mesinui, Xesle, \'osp;es, etc. 

358. .V finale est généralement nulle. Ex.: Chasselas, damas, 
aiirès, paradis, chaos, perclus ; je rez'ieus, J'arrivais, que tu aies 

Il y a d'assez nombreuses e\cepti(ns dont voici les princi- 
pales : as, atlas, ^ vasistas ; aloés, cortés, Jlorès, kermès ; bis 
(adv.\ cassis, éléphautiasis, i^ratis, ibis, iris, jadis, lis (mais 
non dansy/c7//- (/^' lis), mais, métis, myosotis, 7'is ; albinos, 
mérinos, rhinocéros, pathos ; an^rélus, anus, blocus, fucus, 
hiatus, omnibus, orémus, obus, papyrus, rébus, rhus, sinus, us ; 
laps, relaps, mars, blockhaus, burnous, cens, sens. 

35<S bis. S finale des noms propres se prononce dans les ter- 
minaisons suivantes: 

AS. — Arras, Assos, Ezéchias. Excenté : Arvas, Carpen- 
Iras, Judas, Lucas, J' rivas, Thomas, etc. 

— Ai^nés, Déjocès, J'ériclès. 

— .inacharsis, Clovis, Médicis. Excepté : Ancenis, 
Andelys, Alexis, Denis, Montargis, Taris, Tlessis, 
et quelques autres. 

— Argos, Carlos, Lesbos, Calvados. Excepté quelques 
noms tout à fait français : J)uclos, Dubos, etc. 

— Bélus, Crésus, Pleurus, A'cgulus. Excepté : C/îalus, 
'J ou ni us. 

— ^Irgens, Lens, Sens, Camoëns, Flourens, Liubens. 

Excepté A)niens. 

S sonne aussi dans les noms propres suivants : Alais, Ars, 
Jl/ons, Jxcims. 

L'usage seul peut indiquer les autres cas. 

359. kV redoublée se prononce simple. Ex. : Assurance, entas- 
ser. 

359 bis. Sh anglais et sch allemand équivalent au eh français. 
Ex. : Shetland, shérif, shako, Schiller, Shakespeare' (cliekspire). 
Sch italien se prononce sk : scherzo (skert/.o). 



360. Le t se prononce toujours au commencement et au 
milieu des mots, excepté quelquefois dans ceux qui sont formés 
de mont et à^ pont : Montpellier, Montréal, Montchartrain. 

361. T sonne également à la fin d'un certain nombre de 
mots : 

1° Dans ceux qui sont terminés par cl : Contact, strict, etc. ; 
excepté amicl et les mots en spect. Ex. : Aspect, respect. 



is. 



OS. 



us. 



ENS. 



'Mi 



n 



iii 



122 



PRONONCIATION 



2° Haiis les tnots vu s/ cl <lans /// .• T,o (7,ns/. /!,rs/, le c/v/ ot 

3" Ihiiis uiiL' (|iianinlaine de Jîiots isolC-s, «loiit voici les plus 
rcinaniiiahlcs: uorss//, /,////, /v//, ,yV><,//. ,//^y, ,i c fw i I /j ol , 
r^rru , uu/jn/,/„/,j^n,/,u/, hcuri, i»(>vit, J„p/ni, Josap/nr/, mat. 

.V.2. Daiis.sv/)/, ///aV, et r/;/;./. le / est nul «levant une con- 
sonne; il se prononce <lans les autres cas : Pix srhl houniics • 
huit volumes : ils sont r'iui;t. (Voir la jiote p;x^,' i i i i 

On «ht cepcMidant quatir-i'inj^t, sans laiie sonner le A tandis 
<iu on le i)rononce dans 7'iii,iit-(ifUA\ ri::L;t-t/o/\. 

MV-,. /// sî ])ron()nce en (ranyais comme le simple /.• /'/• >mas 
rst uu mahcmcl^uiru. Cependant ces deu.v lettres soi.t mdles 
\\\\\\^ asilime, istlnuc. 

VU. />'sci)rononcer/; i" dans la svllahe //a .• V.k.: Miltiadc 
.yaitiatr, ct^ ; excepté datis /.'astia, ùutian; il, luit la, llchlmn- 

S,. '*•'!».« '^'«. U'rtninaisons atir, i'tir, itir : nihIou,atit\ hrn- 
Mir .\i,i:ntir. Il en est de même de ari^utir, /U'vtlr, inrhfir 
uirrtu\ mi,iutu\ s,ot/\\ et des verbes /h!tt>u//\r et iu/t/tr 

.^;' Dans les Urininais;.ns t/rt, t/ru.v, tiou, tiuiu, tius ■ '/\trtir! 
Jc!rt,rui;/,>;/,lu>u, .//////;//, Miuutius ; excellé le cas où ces 
-syllabes seraient i)r«:'cédéi s de .von d^ a : Diorstiou, mixtion • 
excepte aussi les verbes nous sentions, nous montions et autres' 

.} Dans la terminaison tirn, ainsi que dans les mots isolés 
totunt,</uoti,-nt. satiété. Ilv a exception j)onr les m^ns en 
stirn, connue \-/Histn-n. ainsi «lue pour r///vV/V;/, cntirtit n, main- 
tii n, sout/t-n, le tirn. 

Retnanpie/ «pie les mots Critias, épizootic, s'élioln; /{'lion 
tutir, doivent avoir le / dur. 



V 

3(\S. \:ii, combiné avec a. r, o, foriîie des sons mixtes • 

- lièvre, rur/mrL^tn-, ou rrur : à moms iivi'û ne soit nurqué du 
Irenui : Asau. .Intinoits. i ^ ^ 

366. La.^vllabe ..•//,/ se prononce A'v^//,/ ihm^ ali:ua~il, Cuadc- 
loupc Ituiiual. hnouatutc (insecte», ainsi (lue'dans les noms 
propres elran.uers. l'artcmt ailleurs, dans les mots français elle 
.se prononce .,■</ .• // navigua, nous nous liouàmrs ' 

3,67. Oua se prononce quoua : 1° dans les mois commençant 
par quiutr. aqua, ùjua : Ououtiaoésimr, aquatique, équateur • 
excepte quad/ature (terme d'horlosrerie^ et quadrille ; 2° dans 
les mots suivants : desquamation, in-quarto, liquation. loquaee 
quafcer, quanquam. quart::, quaternaire, quatuor, et un petit 
nombre d'autres. 

36S. du se i)rononce de manière à faire sentir 1'// .• 

1" Devant une consonne : I-lireen^ure. s;utte ; 

2° A la fiii des mots en i.-//. dans le verbe an^uer. et dans tous 
leurs dérivés : .hgu, ambiguïté, il arguëra, aiguiser, etc.j 



PRONONCIATION 



123 



3. r)ans les mots cou sa h i:; n in i lé, inrxfingiiiMr, liniruistioiu' 
^.iti.st; nom pr.. iiuus non pas ^'-// Av. nom comiimn ( -j/iisr). 

3)9- (. // se i>rononce de manière à faire entendre Vu dans les 
.nots isoles suivants : cu/ui/ain-, âjncshr, âjniau,^ri, (et autres 
ern.es de nKitl.^Mnati(,ucs en âjuh, vqnihthn, luiucfartum 
(mais non liqncfirr), q,t,-sln\ ,}iii,u]nai^rsi„n\ quinquennal 
qinnqnenm,-,qun,l,(/i, quinlil, quiulnplr, i)ui„lr-Cun ■ Ouiù- 
hlhcn, uluquislc et leurs dérivés. 

Datis les autres nu.ts, 1'// des syllabes x'"/^ et qu ne se prononce 
pas. niais il rend le^r dur U)rs(|iril est suivi <le r on de /. Jvx • 
ijualili\ quiproquo ; saujruiu, aiouirrc, (lî^nnuil/i; 



V 



37<>- Ia> r- se })r()nonce toujours, et toujours r 
anicre : / t'suvr, valvulvc, î'ivi/icr, loux'olvulus, e 



nmnie 



le la 
ele. 



niônie 



W 



371. ^rse prononce comme :' siini)le dans les mots français 
ou allemands. I.:x.: U ailly, Uurlrmhnx, Wrstphalir ^ 

//se prononce .;// dans les mots anglais. Jvx.: Windsor, 
(tr.inom^'r'' '' ■^'' ^""'^'"*-'*' a'///.s-/.v:)' (ouiski). 7vhisl, tnirnuKiy 

W a la valeur de u dans nreslaiv, Nezv- York, Nezvtou 
Il équivaut a deux ss dans /.arc ^lass). il est nul dans C/as- 
i^oîc, /()u/alowsA-/. 

U ' final se prononce / dans les mots russes et polonais • 
•rtout'aroîc. ^ ' " 



j%-i 



es 



372. A se prononce comme : 

- 1° A la fin des mots, quand il s'articule. Ivx • / vn v 

pluin.v, ,S7i'.r, h'ox. ' ' 

2° yuand il est entre deux voyelles. Ex.: J/a.viwc 

lu.vi', .lli'.vis, .hia.vagore. ' 

3° pans la syllabe c.v suivie d'une consonne. Ex.: 

hxpansioii, exquis, exlincliou, inexpéncuce. 

373. (VA — 1° Au commencement des mots. Ex.: Xavier, 

Atixès, Xiiiiciu's. 

Plu.sieurs prononcent kimùnh. Xérès se prononce 
kcri's. ^ 

2° pans la syllabe ex suivie d'une voyelle. Ivx.: 
l'.xercice, exiger, inexorable, liexas^one. 
S dure. — Dans soixante et ses dérivés, six et <//.i- isolés 
.luxerre, Auxonne, Bruxelles. ' 

— Devant .sou r doux. ICx.: E.xsuclalion, excès, exciter. 

— Dans deuxième, sixième, dixième, et leurs dérivés. ' 



m 



374- 

C dur. 
z. 



ri ■ 



Ml 



124 



PRONONCIATION 



1 



Hi 



'1 1 ' 
i i 



lî 



^'i I 



375. A final est Kéncraleiiieiit muet. Kx. : Crucifiv fîiiv 
piU.W jaloux Juiinux. J^xcepté dans borax, onii' v ' jûli v 
index, larynx, lynx, onyx, pharynx, pliniix, hrétix, sUcx, 
sp/nnx, thorax; Aix-la-Chapelle, Ajax, Félix, hox, y'<,/„ ;,.,- 
/'ollnx, ►S/)'.r, etc. 

Pour ^lix (en Provence) et Aix-le.s-nains, Vx se prononce 
es dans le pays même. Quelques auteurs cependant i- diciuent 
1 articulation s. 



376. ) ' a la valeur de deux ; .• 

1° Kntredeux voyelles I-x : Abbaye, bruyère, nous broyons 
payement. J-;xcepté dans liiseaye, 'h'tave, La Haye (son è) 
tayenne (son a-ie\ et (|uel(jues autres. ( / 'o:r A v pai'e 112) ' 

2° Dans^n.v, Jx Fays, et leurs dérivés. 

Partout ailleurs, Vy écjuivaut à un / simjjle. 

377. rmar(|ué du tréma, ce qui est extrêmement rare, se 
détache de la voyelle précédente • ^lonsieur tle Jfoy (auteur 
français), A' />//;/ a' ^t' éVcj^ 



378. Le ~ a lin son très doux ; il se fait toujours sentir au 
commencement et au milieu des mots : Zizanie, le cist et le 
zest. 

379. A la fin dts mots français, le z est ordinairement nid • 
Aez-de-ehaussee, assez, le riz, un nez, etc.; excepté i^az, raz et 
ranz ; excepté ausM les noms propres, où il fait entendre le 
son de l'.v forte : Foclez, Corlez, Siuz; toutefois il est nul dans 
Vuprez, Aalehes^ Fiez, Saint-Tropez et Séez 

380. La terminaison de tz a trois valeurs diflérentes • 1° elle 
est nulle dans Fetz (cardinal de) ; 2° e le pq prononce comme 
.v.sv' dans Austerlitz, Coblentz, Metz, Sedlitz, Seltz ; 3° eD- 
équivaut à /-s- partout ailleurs : (iaritz, Olinutz. 

T,8o bis. xi" redoublé se prononce c/.v, ts, dans les mots italiens 
non francisés : mezzo-terminc (metso), Jhzzi (patsi). 



De la I/iaison des mots 

On appelle liaison l'union de la consonne finale d'un mot 
avec la voyelle initiale du mot suivant. 

La liaison n'a pas toujours lieu entre toutes les consonnes et 
toutes les voyelles. L'usa^^e est le seul guide dans un grand 
nombre de cas. 

_ Aujourd'hui, par suite de la tendance à conformer la pronon- 
ciation à l'écriture, les liaisons sont bien plus fréquentes 
qii'autrefois. Cet abus donne à la langue quelque chose d'em- 
phaticpie et de guindé qui lui ôte une partie de sou charme et 
de son naturel. 

Voici les règles les plus ordinaires. 

L— Kn faisant liaison, certaines consonnes changent de pro- 
nonciation : *■ 



i 



elle 



vS é(iuivaut à 7, 



X 

D 
G 
C 



Z 

T 
K 
K 



T'RONONCIATION 

/as amis se prononce lè-zaniis. 
Jhux enfants — deii-zunfants. 



125 



j,'ran-tarl)re. 
san-k innocent, 
a-vèkeux. 
neii-vans. 



(îrand arhi c 
Saui;- innoaiil 
ylzuri'N.v 

V: Nrii/aHs „„^_ 

TI.— Us liaisons les plus fréquentes se font entre les mots 
etroitcnient unis par le sens : 

1° Ivntre l'article et le nom. Rx. : T.ts-::-arbre5, anx-'-cnfant^ 
2° I-ntre l'adjeétif et le nom. Ivx.: (hvs-z.arhn\ pctlt-t-cn. 
cnci\ d'I-t-ouiroit, sfs-z-ainis, sofi-ti-oitvrai^e. 

3° lîntre le verbe et le pronom. Cx.: IVoiis-z-iroits, je voits- 
z-af!tv/(/s, app()r/i'~-::-r//, pr/(/ /-i/ r 

4" Ivnlre l'adverbe et le mot (lu'il modifie. Ex. : 7;vV^- 
aimablc, bicn-n-avancé, allons---fiisft>ib/c, vcncz-z-ici, 

5° Entre la préposition et son régime. Kx. : Jhvant t-cllc 
chi'z-z-CH.v, pi')uhvit-t-it)i cxciriic, en soiis-za'urre. * 

6° Ktitre l'auxiliaire et le participe. Kx.: .\;;//.v ax'on';-"-éU' 
îls ont-t en, vous ètes-z-allés, jfs aiironl-t-appiis. " ' 

Iir. — Il y a désaccord entre les grammairiens touchant la 
liaison (les voyelles na.sales : les uns veulent que la liaison laisse 
subsister le son nasal : anciev-n-anii, divin-n-enfant • d'autres 
enseignent (lue, dans le cas de liaison, la imsalité disparaît- 
aneie-n-ain/, diri-n-oifant . 

Dans la prali(iue, on admet gén(5ralement les distinaions 
suivantes : 

1° Les monosyllabes en, on, un, et certains adjecf^ifs ou 
adverbes souvent employés conservent la nasalité en faisant 
liaison. Ex. : c>i-n-avant, on-n-arrive, nn-n-onire, aueun-n-autre 
aneien-n auteur, bien-n-étre, ne rien-n-avoir, vain-n-espoir. ' 

2° Quelques adjeclifs terminés par ///, on perdent ia nasalité 
en fai.sant liaison. \W : /A;// r?;/// (bo-iiami), diviii enfant (divi- 
nenfant), certain auteur ( certai-nauteur),>« ^;;- (fi-nor). 

3° Les substantifs terminés par une voyelle nasale ne font 
pas liaison au singulier. Kx. : Rutnxn uni, vin ordinaire, parfum 
exquis, marcIuDid intègre, teint olivâtre. 

IV.— Dans les mots terminés par rd, rs (sing.), rt, c'est l'rqui 
fait liai.son. \K^.\ .ïlHvd aoréable (abo-ragréable\ discours inté- 
ressant (discou-nntéressant), part entière (pa-reiiti(ire). 

V.— L // aspirée empêche la liaison dans tous les cas. Ex • 
l « héros, les hauteurs, aux halles. 

Vl.—'Ve muet final n'empcche pas la liaison. Ex • Votre 
habit {vo-irahiX), petite alcôve (peti-talcôve), riche offrande (ri- 
choframle). ^ 

VIL— Quand une liaison est trop dure, il faut l'éviter ou 
l'adoucir en y passant légèrement. Kx.: Ils étaient attentifs 
(étaient'attentifs). -^ 

VIII.— Il ne faut jamais faire de liaison après un repos queî- 
conqiie. Ne dites donc pas, comme plusieurs : . . , et du Saint- 
Esprit-t-Ainsi soit-il. 

6 






126 



OKTHOr.KAPIlK n'rSAfîJC 



} 



CHAPlTRIi: IV 



]ti:MAi;qrK?s sru L «hitiiocuai'HK i» isA(iK 

'î* 381, f.'ortlu\<^mphc est l'art d'ctrc corrccl dans 
l'emploi des lettres et des autres signes du lans^^age 
écrit. 

AllTICLK l'i". — DK l/i:.MIM.()I DMS LKTTllKS 

'1' 382. On reconnaît ordinairement la consonne 
finale des mots ])riniitifs ])ar la dérivation. Ainsi on 
voit que les consonnes /;, (\ </, etc., terminent les mots 



Plomb, 

Accroc, 

Marchand, 

Inisil, 

Parfum, 

Brun, 

Drap, 

Boulanger, 

Repos, 

Profit, 

Flux, 



par 
les dérivés 



IMomher. 

Accrocher. 

Marchander. 

Ranger. 

lùisiller. 

Parfumer. 

Brunir. 

Draper, 

Boulangerie. 

Reposer. 

Profiter. 

Fluxion. 



* 383. Cette règle est sujette à un grand nombre 
d'exceptions: ainsi souris a pour dérivé sourie icrc ,- 
dix, dizaine; dépôt ^ déposer; legs, léguer; discuter, 
discussion ; convertir, conversion, etc. 

ARTICLE 2. — LU DOUULElIi;:,! DES LETTRES 

384. Les consonnes b, d, g ne 5e doublent guère 
que dans les mois abbé, gibbosité, rabbin, sabbat ; addi- 
tion, adducteur, reddition ; agglomérer, agglutiner, 
aggraver, suggérer, et leurs dérives, 

385. C" se double dans les mots qui commencent par 
oc : Occasion, occident, occuper, etc. ; excepté dans 
océan, oculiste, et leurs dérivés. 



oKTirfKjRAi'in", D'rsAcnc 



127 



et dans 
laiiicage 



onsonne 
Ainsi on 
les mots 

ber. 

)clicr. 

Iiander. 

er. 

ier. 

mer. 

r. 

IV. 

ngerie. 
ser. 
er. 
on. 

nombre 
irkicrc ; 
discuter^ 



it guère 
/ / addi- 
ç^lutincr, 

cent par 
)t6 dans 



i 



dans le corps des mois où 
J'\innUt\ boitilliy^ etc. 



1 



3.sr). y-' se double: 1° dans ks mots <| m' commencent 
V^r bouj dij, o/\ su/: rnwjjon, dijjicilc, effort, oùuc, 
sujjin\ etc.; » yy « .y 1 

2° Dans ceux (pii connnenceiit ])ar <?/ et par .w//* • 
.[fanr, sou(fln-, soujjrir, etc. ; excepté ' a/ïlagc»- a/lu, 
ajisfo/n-, Ajnquc, sou/rn; et leurs dérixés '^ ' -^ ' 

3'^7- ^^ «ti double : i" 
cette lettre est mouillie : . _ , 

2° I)answ//Aets.sdérivcs : Milli:;iiuc[m]n^uai,r^ etc. ; 

?^ Dans les mots qui commencent par // .• nichai 
illnuitc : excei)té dans Ile, ilcou, Iliade, Jliou, lloh .' ' 

3SS. J/s.^ dcmble : 1° dans les mots qui connnenccnt 
parr^w; Comuicuf, connu uuiqucr, etc.; excepté dans 
coma^ courcdic comestible, comète, comice, comité. Cornus, 
et leurs dérives ; ' 

2° Dans ceux qui commencent par //// .• Tmi-ense 
immnieut, etc.; excepté dans imai^r, imiter o. leurî 
dérives. 

3° Dans tous les ad\-erbes formés des adjeC~cifs en 
ant et eut .• Jl/écliammeut, cloquemmeut. 

3^9- A' se double toujours après la svllalje co qui 
commence un mot : Couuaître, couuiver, etc • exceiJté 
conc et ses dérivés. ' ' ^ 

390. Dans les mots qui commencent par ///, Vu ne se 
double que dans iuuc\ iuuoceut, iuuombrablc, innomé 
luuoirr et leurs dérivés. 

* 391. A^se change en m devant b, m,p : Emblème 
cmmeuer empire, etc.; excepté dans boubou, boubou- 
uièrc, cmboupoiiit, uéaumoius. 

392. /'se double : 1° dans les mots qui commencent 
par ap lorsqu'il est suix'i de la lettre r .- Apùreudrc 
approclier, etc. ; excepté âpre, après, et les dérivas ; ' 

2 _ Dans ceux qui commencent par op lo squ'il est 
smvi d'une des lettres t?, r.- Opportuu, opprimer, eic. ; 

3 Dans les mots qui commencent par sup lor-que le 
P est SUIVI de l'une des lettres de la svllabe roui .-Suà- 
Pnmer, support, supputer, supplice, etc.; excepté 
supreuie et ses dérivées. 

. 393- A' se double dans les mots qui commencent par 
ir .-Irréductible, irréi^nlier, etc.; excepté dans ire 
(colère), iris, i rouie, et leurs dérivés. 



I 2 'A 



OK'IMloC.KAI'Hlv D'rSAC.lC 



li 



Oïl m' double jamais la consoiiiu' apivs uiw iuirI, 
après MU- xoncIIc nasak- ni après une- vowlk' sitnnon- 
toc d" un accent. I{x.: S(/i/(i\ <i//aii/, nniir. 

( )n double raRMiktit une consonne entre- deux voyelles 
svtnblables. Ivx.: SaUuii\ ho)ioi(-f\ 

.MM'Ki.i; ;>. 
nu M>N ,/// AT commi;n( i:mi;nt i>i:s mui's 

.•^t).}. I,e s >n o)i initial s'écrit de plusieurs manières : 

r' o)K dar.s les mots où il est sui\i de //. ]\x.: . /////- 
(/('/.'•, a ),'/.■<!/<<■. Ivxcepté : (iiticlit-r, ciititr, et leurs dérives. 

j'^ rai d'.'N'ant /;/ .• (iiinitiu)-, (nniiaoasiiit)- : et de\-ant 
/' e! Z', «piand du mot on i)eut faiiv un verbe. Ivx.: 
/■'n.'lunnas, inif^rdntr : on. pr.nt dire <n//>arr(iss(>\ 
(■,i!/yr(i>i(/'r. Il faut en excepter : aii/h/fiointcr, ani/^/rr, 
ii/K'hrrr, anipHjtrr^ (r»//^!(f</\ et leurs déri\-és. 

.'>'' (/.' , ilans les cas sui\ants : 

l)e\-:int /", /, /. )/ . </, /. .-•. ]Cx.: I-Ji/,j>hi<>\ rnjnmlur, 
('f:/;-ri/\ (:r,iiiy()\ < ih/urr'r, oniihi)^ (iii'alii) . J'excepte : 
air idlU'U \\ a///) (uiNosi/r. 

J)c\ant ji,'. (juauil du mot on peut laire un verbe. 
l\x.: /•jionj^CDicN^, iii^i^rnidr,- ; on peut dire oi^i^Oi^rr, 
nii^ )(>itr. 

Devant </ suix'i di' l'une des voyelles <•, /, t\ u. Ivx. : 

l\lldiitC}\ t)l:{il)ia>lilu )\ c Niùhf /■/)/( >\ i)ldilil\\ 

Devant r ou .V. ]'!x.: Jînravcr, o/Sii'i lui-. b'xcepté : 
tr/nr/r(\\\ <r//r//(\ aiic/iois, afuitii, (ii/(/t\ (r//S(\ et tiuel(!Ues 
autres tl'riU usai;e rare. 

Devant /r. l{x.: J^.)î{)ahin\ infrûvrr. Kxccptc 
tiu/fY ( caverne). 

Ri'MAKovK. Les voyelles nasales f/;/, ni, /;/, <>;/, //;/, 
s'éeri\-ent avec une »i tlevanl />. m, p. l.{x. : ^hi/po/i/i\ 
i'nih!('ni(\ i))ii)i(iL<!\ omhfw lnDubh'. 

Sont exceptés : bonboii, honhotniu'ir, tn;bo)ipo/>it, 
fii^anniolus, ci la lerniinai^on hinns des verbes: /ions 
t'nnut'S, NO!/s ihinics. 

On met une // aux t'.iots commençant : 

i"^ Par les ;.ons ,'■:: \ /,-/, un/, ip. Ivx. ; I [oiuo^:^lHi\ 
huUrc, humeur^ Iuppodroinr, /npoZ/uy/ic. Kxeepté 
omopIafi\ 






n 



L'S 



OKTIIOCÎKAPIIE D'rSAGR 



120 

Kx.: /frdro- 



2 l'ai- les sons idr, ii>r, i^,\ }^rr (a) 
P"li'<\ hyorouùirr, //yM'riir. /lyprrho/r. 
^ i.;i ktliv /. en IclV on dans le corps d'nn mot n'est 
jania.s placée devant nn /on nn y. Jvx • ^ /, ' "y,/ 



AUTICI.K 



l'X. 



-TEUMIXAisoXs DM CKHT.MXs M()T,S 



395. ■ // t 



V^'"*/*' ^' ' '""'^"^ termine : 

TTnC )!/"'' ^'"' "*■'"' ^'^'"^^"'"^ ^l'>"t î^' son r.nal est ai .- 
Vn^j/air, une r<uf^ etc.; excepté A^/i • 

2 Leux dont le son est /.- /a/onsir, nivir etc • 
excep e l.rl.^^ j.,u;ni . la nu ni ^ inni, prniri.^ ^^^^i) 

> Ceux („nt le scm est u : ].a rnc. la rue. la .>vv/r 
ctc.^ excepte /vv/, .<>//,, /y//,,,, ,,.,/,, . • ^^ ' ''^ 

,.tc^; ^^'""-^ ^^^'^^ ^^ ''^" ^'-^^ '■^^•- ^^"^' '7'^^v.^-, nne//Vv/r, 

5" Ceux dont le son est ai on ])ien .v/ .• I.a M- la 

^S. ^^^^"'^ ^^^>"t le son est r : Croisrr, penser, idée. 
%i<i lie """"'' ""'' ^'""^ ""'' '''■' ^^^'' '^^"^'^>'^fi 

Ces derniers_s'écrivent néanmoins avec IV- nuiet final 






<o„ f '\ ^^^•\"^'"i-;^>'i> ^'/^ qni font entendre le même 
son final an sin.^nlier et an pinriel. s'écrivent par eau. 
i'.x.. bureau, iai^ieau. etc. 

Sont exceptés: i° Fléau, préau, fabliau. <rluau 
vol^Ue ; -''"^' '^ '^^^^^^' ''^ '''^ -t' précédé 'd-n,^ 

//X/'''^''''''''''' '^'''' ^'■''''''"' ^^''^^''^'''' i"^^''^'^ '""'''^^^^ 



//S':i;^:^c';^;^:, ::;;.r::;„;:;r,.r-- ^-;,;|;' -.c ;;::;::';~;;i: 



«fi 



^4 1 



130 



ORTHOGRAPHE d'uSAGK 



l! 



398. On écrit par oir : 1° les noms masculins aspcr- 
soir, boudoir, bougeoir^ dortoir, dragcoir, espoir, manoir, 
ostensoir, soir ; 

2° Tous ceux où l'on peut chanp^er cette finale en 
ant : Dévidoir, dévidant, etc.; excepte eowpiilsoire et 
eonsistoire, qui s'écrivent avec un e, quoiqu'on dise 
eo ni pli Isa nt, eonsista n t. 

On écrit de même les verbes : Devoir, recevoir, etc. ; 
excepté hoi)-e et croire. 

On écrit par oire : 1° les autres noms masculins dont 
on ne peut changer la finale oir en ant .- Réfectoire, 
ciboire, Qtc; 2° les noms féminins : armoire, irtissoire, 
etc.; 3° enfin, les adjeaifs des deux genres. Ex.: /ttn- 
soire, provisoire, etc. 

399 La terminaison ciou s'écrit de quatre manières : 1° par 
cioH, dans sc/oii (petit rejftoii) et siispido)! ; 

2° Vax sioit, (\ain^ appré/ii'Hsioii, ascension, dimension, exten- 
sion, expansion, pension, suspension, tension, ainsi que dans les 
antres niots où cette finale est précédée de /, /-, es, mis, eus : 
Conz'ulsion, com'ersion, procession, démission percussion ; 
excepté assertion, désertion, insertion, portion ; 

3° Par tion, dans la plupart des mots on cette finale est précé- 
dée de l'une des leUres du mot coupai: Ex.: ^létion, potion, 
abtutton, réception, nation, acquisition ; 

4° Var xion, dans les mots suivants: annexion, complexion, 
connexion, Jtexion,Jtuxion, et leurs dérivés. 

400. Oa écrit par ^.y .• 1° les adjeélifs féminins basse, 
casse, grasse, fasse; 

2° Les mots auxquels la terminaison sse donne une 
acception peu favoral)le, connue /lomasse, bonasse, vil- 
lasse, savantasse, cocasse, mollasse, etc. ; 

3° Les mots bécasse, brasse, calebasse, carcasse, classe, 
chasse, crasse, crevasse, cuirasse, culasse, échasse, impasse, 
liasse, masse, nasse, paillasse, paperasse, potasse, terrasse 
et quelques autres ; 

4° Les noms en esse comme adresse, caresse, messe, 
etc. ; excepté espèce, nièce et pièce ; 

5° Les mots terminés par le son osse, connue bosse, 
brosse, etc.; excepté atroce, féroce, négoce, noce, précoce, 
sacerdoce, véloce. 

401 . On écrit par c : \° les adjeélifs des deux genres : 
Efficace, vorace, vivace, tenace, etc.; 



1 



i 



)» 



IIOMONYMKS 



etc.; 



2 Les noms suivants : audace, honace, dédicace, face, 
glace, irriiuacc, menace, race, fosace, trace; 

3° Les mots en ice, comme appendice, calice, etc.; 
excepté coulisse, écrevisse, esquisse, génisse, réglisse et 
saucisse. 

4° Les mots en 7ice, comme astuce ; excepte amnussc, 
Prusse, russe. 



', 



CHAPITRE V 

HOMONYMES, Hi.M()(;UAPIIKS, rAliOWME,-, SYXONY.MKS, OXOMATO- 
l'ÉF.S, NÉIM.OGISMES, LOCUTIONS \ ICIErsF-.S 

ARTICLE 1 DES HOMONYMES 

402. On appelle Jwmonymes (a) des mots qui ont la 
même prononciation et qnelqnefois la même ortlio- 
^Vraphe,^ mais qui expriment des choses différentes. 
Ivx.: Coin (à fendre du bois), coi?i (du feu), coim^- 
(fruit du cogna.ssier). 



Agate, pierre précieu.se. 
Agate, (.sainte), mart^-re. 

Amande, fruit de l'amandier. 
Amende, peine pécuniaire. 
Amende (.s'), verbe. 

Anche, bec plat d'instrument Bas, vêtement. 



Ho, OH, interjections. 
Os, partie dure du corps. 

Autan, vent. 
Autant, adverbe. 
Otant, verbe oUr. 



(le musique. 
Hanl.ie, partie du corps. 

AxTÉE, géant (mythologie). 

IvNTER, greffer. 

Hanter, fréquenter (vieux). 

Are, mesure agraire. 
Arrhes, gage d'un marché. 
Art, méthode, talent. 
Hart, lien d'osier. 

Aulx, plur. de ai/. 
Aux, art. contradlé. 
IvAU, liquide. 
Haut, élevé. 



Bas, peu élevé, vil. 

Bat, selle. 

Bah, interjecl;ion. 

Cahot, saut de voiture. 
Chaos, confusion. 

Can?:, oiseau de basse-cour. 
Canne, bâton. 

Cannes, ville des Alpes-Mari- 
times. 

CiîNE, repas de Jésus-Christ. 
vSafnE, bonne. 
vScî<:ne, partie de théâtre. 
Seine, fleuve. 



1110 



Etyin.-(rt) /rof>w>nwc.~-Dc deux mots grecs : /io>noios, semblable ; oiwfua, 



tp 






i 



132 



HOMONYMES 



Seine, filet. 

Chair, muscles. 
Chairk, tribune. 
Chkk, rivière, département. 
Cher, aimé, coûteux. 
Chère (faire bonne). 

Dans, préposition. 
Dam, peint" éternelle. 
Dent, petit os de la mâchoire. 
D.\N, cinquième fils de Jacob. 

DiFKÉRKND. débat. 
Différent, autre. 
Différant, verbe dijfcrer. 

Echo, son répété. 
KcoT, quote-part. 

FÊTE, solennité. 
Faîti-;, sommet. 
Faites, y^xh^ faire. 

FOT, vertu cardinale. 

Foix, ville de l'Ariège. 

Fois, nombre. 

Foie, viscère sécrétant la bile. 

Fond, base. 
Fond, y ^xhç. fondre. 
Fonds, sol, argent. 
Font, verbe/a/'/v'. 
Fonts, où l'on baptise. 

Geai, oiseau. 

J'ai, verbe avoir. 

Jais, bitume noir et luisant. 

Jet, act. de jeter. 

Grâce, secours. 
Grasse, fém. àç. gras. 
(iRASSE, ville des Alpes-Mari- 
times. 

Haute, élevée. 
HÔTE, celui qui loge. 
Hotte, panier. 
Ote, verbe ôter. 

Loch, instr. (marine). 
Looch, potion. 
Locke, philosophe du 

siècle. 
Loque, guenille. 



Mai, mois. 
IVIais, conjonction. 
i\Ii';s, adj. poss. 
MivTS, aliment. 
]\Ii<;ts, verbe victtrc. 

Maur (saint), bénédiain. 
ÎNIaure ou MoR);, de Mauri- 
tanie. 
Mord, verbe mordre. 
Mors, fer de bride. 
Mort, fin de la vie. 

Mou, poumon de veau. 
Mou, flasque. 
]\I()TJE, grimace. 
iNIoÛT, vin doux. 

Pan, partie de mur, de vête- 
ment. 

Pan, mesure. 

Pan, onomatopée, 1)ruit sou- 
dain. 

Paon, oiseau. 

Pend, xnrhe pendre. 

Poids, pesanteur. 
Pois, légume. 
Poix, résiue. 
Pouah, interjecftion. 

Roue, machine circulaire. 
Roup:, verbe rouer. 
Roux, couleur. 

Sain, non gâté, salubre. 

Saint, élu. 

Sein, partie de la poitrine. 

SeinCt, signature. 

Ceint, entouré. 

Cinq, nombre. 

Taie, linge, pellicule. 
Tais, tait, verbe taire. 
Ti , fourneau, règle eu T. 
Tjis, adj. possessif. 
TÊT, débris de vase. 
Thé, boisson. 

Tain, étain sur une glace, 
xviie Tain, ville de la Drôme. 
TkinT, couleur, teinture. 
Teins, teint, verbe teindre. 






IIOMOORAPIIES 



133 



ti. 
Mauri- 



vète- 



t GOll- 



Tknd, TiiNDS, verbe tendre. 

TnoN", poi^sou. 
Ton, adj. possessif. 
Ton, degré de voix. 
Tonds, verbe tondre. 

VoiK, chemin. 
Vois, verl)e voir. 
Voix, parole. 



Thym, plante odoriférante. 
Tin, morceau de bois. 
Tins, tînt, verbe tenir 

Tan, écorce de chêne 

Tant, tellement. 

Taon, mouche. 

TioiPS, époque, température. 

T'iCN, locut. pour te en. 

** 402 b'u. Voici, comme exercice, les homonymes des cinq 
voyelles : a, <•, 7, o, u. 

./— Faites un a majuscule ; il a tort ; Ro^suet est né à Dijon ; 
j'ai péché dans VA près de Chanibord {Loir-et-Cher); ah ! que 
je soulTre ! tu as raison ; ha ! vous voilà ! 

/-" — Le mot soierie a deux e muets, y ai acheté et payé ce 
livre hier ; hé ! quelle perte ! eh bien ! qu'est-il arrivé ? 

/—Mets les points sur les i; si tu y penses, tu r passeras ; 
hi ! hi ! hi ! il m'a battu ; je hie, tu hies, ils hient.'c\i-A<i dire 
que nous enfonçons des pavés avec la hie ; Amsterdam est bùli 
sur r }',• Saint-./ 1' (prononcez /) est près d'Orléans. 

(^^— Rond comme un o : souviens-toi, d honnne ! . . . oh / tu 
ronges les os ! où croissent les aulx f il y a des eaux thermales 
an haut de cette 1)utte ; lio ! que c'est drôle ! 

^'— Voici un tul)e en // ,• hu ! disait ce charretier ; destine 
'•Cens fini ; j'ai eu soin de lui ; (iuV7?/-il fait sans moi ? tu Iiues 
ceux qui te huent. 



le. 



dre. 



AllTICLE '1. — DES IIOMOGIIAI'IIES 

403. On appelles Jwmoirraphes (a) des mots qtii ont 
exactement le même orthographe, mais qui ont un 
sens différent, et qtielqtiefois aussi une prononciation 
différente. Kx. : // lavE (de laver) et la i.AVK (d'un 
volcan); ils pkionent (du v. peindre~)\ et /7.9 phignent 
(du V. peigner)', AFFi.UENT (substantif; et ils AF- 
FLUENT (verbe). 

Acceptions d'un mot. 
Affections, sentiments. 
As, carte à jouer. 
Bis (pain), entre brun et blanc. 
Content, ils eonteut 
Convient, ils eonvient, 
Est, point opposé à l'ouest. 
Expédient, ils expédient. 



Acceptions, nous acceptions. 
Affections, nous affections. 
As, tu as. 

Bis, une seconde fois. 
Content, je suis content. 
CoNviiCNT, il convient. 
Est, il est. 
Expédient, moyen. 



Fier, 



arrogant. 



FiiCR, scy/t'. 



Etyiii. — (rt) IfoiHoiiiaplii'. — De deux mots grecs : hovw'ios, semblable 
^rfl///(), j'écris. 



m 



i 

Ma 



«! 



It 



^H 



PARONYMKS 



rii.S, enfant. 
(iuiSK fantaisie. 
iNTKNTioKS, projctu, (lesseifls. 
I/ACS, pièces. 
Ni':gl,igent, paresseux. 
0:!jECTioxs, prétextes. 
Parent, de même famille. 
Portions, parts. 
Pui'vSiDi'NT, chef. 
RÉSIDENT, celui qui réside 
SkNvS, raison, les cinq sens. 
VloivRNT, emporté. 
Vis, pièce tournée eu spirale. 



Fils, pluriel de 7?/. 
Guise, le duc de (iuisr. 
Intentions, du verbe intenter. 
lyACS, étan<^s. 

NÉCriviGENT, du verbe )iéy;li_s;er. 
OBJECTIONS, du verbe objèeler. 
Parent, du xerhc parer. 
Portions, du xerhc porter. 
PRÉSir>--'-T, du vQihe préside/: 
RÉsir > '5 résident. 
vSrng, t. 

Vioi^EN'/, lis violent la loi. 
Vis, tu vis. 



ARTICLE 3. — DES PAIiONYMES 

404. On appelle paronymes (a) des mots (pii, sans 
avoir la même orthoj^raplie et la même prononciation, 
ont tme certaine analogie entre eux par leur ét\inolo- 
gie ou par leur forme. ICx.: .[planir et aplatir, 
az'è?icnicut et événement, sectaire et sectateur. 

Accident, événement fortuit, Incident, événement secon- 

malheur. daire, inattendu. 

AÊROMirrRH, instrument pour Aréomètre, pèse-liqueur. 

mesurer la densité de l'air. 

Akeiler, aijj^uiser. Effiler, défaire un tissu 

Amnistie, pardon général. Armistice, suspension d'a.mes 

Anoblir, donner des litres de P^nnoulir, rendre plus élevé, 

noblesse. plus méritoire. 

Apurer, vérifier, régler un Kpurer, rendre pur ou plus 

compte. pur. 

Biographie, récit de la vie Eirliographie, connaissance 

d'une personne. des livres. 

ChanTettr, habile dans le Chantre, qui fait profession 



chant ordinaire. 



de chanter à l'église. 



Coasser, se dit en parlant du Croasser, se dit eu parlant 

cri des grenouilles. du cri des corbeaux. 

Colorié, où l'on a appliqué Coloré, qui a des couleurs 

des couleurs. vives. 

CoNji'.cTURE, jugement pro- Conjoncture, circonstance. 

bable. 

Conso:mmer, achever, détruire Consumer, user, détruire sans 

par l'usage, utilement. avantage. 

Discuter, débattre le pour et Disputer, contester, rivaliser. 

le contre. 

EcLAiRCiR, rendre net,évident. Eclairer, jeter de la lumière. 



Etym.— (rt) Paronyme— De ckux mots grecs : />ara, auprès ; ononia, mot. 



« 



{5YX0NYMR.S 



135 



I 



Kcai,Iv<îe;r, ne se dît que des Egai^kr, se dit des personnes 

chose. et des choses. 

EminenT, haut, élevé. Immixknt, menaçant et pro- 
chain. 

Eruption, sortie prompte. Irriptiox, entrée soudaine. 

Kvooup:r, faire apparaître. Invooukr, appeler à son aide. 

Exportation, action de porter Importation action de faire 

(les marchandises hors d'un entrer des marchandises dans 

pays. un pays. 

GRAm'-:, qui a un grade mili- (Vraduk, (jui a obtenu un grade 

taire. dans une facndté. 

Infecter, gâter communifjuer Infkstkr, ravager, désoler par 

(jnelque chose de puant, de des actes de brigandage. 



contagieux. 

MatinaIv, qui s'eç^tlevé matin, 
sans en avoir l'habitude. 

Puer, mettre en double par 
plis. 

Recouvrer, rentrer en pos- 
session. 

Repartir, répliquer. 

Temporel, matériel, péris- 
sable 

Venimeux, qui a du venin. 



Matineux, qui a l'habitude de 
se lever u'atiu. 

Pi.ovER, courber, mettre en 
forme d'arc. 

Recouvrir, couvrir de nou- 
veau. 

RÉPARTIR, partager. 

Temporaiui;, qui n'est que 
pour un temps. 

Véné>;eux, qui contient du 
poison. 

Une connaissance imparfaite de la langue c>:poso à employer 
les paronymes Its uns pour les autres, et à faire ainsi des fautes 
grossières. 

ARTICLE 4. — DES SYNONYMES 



D" 



I '^ 



405. On appelle synonymes (a) des mots qui ont à 
peu près la même signification. Ii^x.: Jùnpoitcmoit, 
colère et courroux ; fort, robuste ^\. vigoureux ; souhaiter, 
vouloir, désirer et convoiter, etc. 

405 bis. Il n'y a pas, à vrai dire, de mots qui soient 
parfaitement s>non3'mes. Ainsi, les cinq adjeclifs : 
indoltnt, nonchalant, négliçrent, paresseux, fainéant, 
expriment tm défaut contraire à l'amour du travail. 
C'est là l'idée commune qui permet de les employer 
l'un pour l'autre, lorsqu'on veut blâmer en j2;-éiiéral ce 
défaut. Mais si l'on veut préci.ser le sens de ces termes, 
chacun d'eux se présente avec une nuance spéciale. 
On est INDOLKXT par défaut de sensibilité ; noxcha- 



Etym.— (i7) Sy>iouyme.—'Dii deux mots g: tes : siiii, ensemble ; onoma, mot, 



i 






136 



N l-X) I,0 ( i IS M R , A K C H A ï S M Iv 



if :: 



.,} Il 



il 



LANT par défaut à'ardntr : xftGLTOKXT par défaut de 
soin : pARj'.ssKrx par défaut d'aclioi; kainkant par 
antipatJiic de la peine. 

ARTK'l.i: n, — DES ONOMATOPÉES 

406. On ai:)pelle onomatopées (a) des mots (lui iniiteut, 

par la pronouciatiou, certains bruits particuliers de la 

nature ou de la vie extérieure. Ex.: Claque, ^i>/oi(o/oH, 

tic tac. 

Imité dxi cri du cliieii, 

Formé du cri de la brebis. 

Formé du mugissement du bœuf, 

Bruit confus de diverses choses. 

Imité du bruit de bouche de ceux qui parlent bas. 

Tiré du bruit produit par Tagilation lé^^èrc des 

Imité du bruit que font les armes. [vagues. 

Ivxprime le chant du coq. 

Tiré du cri de l'oiseau de ce nom. [effort. 

Imité du bruit d'une chose qui se rompt avec 

ICxprinie le bruit (jue fait une chose en se déchi- 

vSe dit (luehiuefois d'un mauvais violon [rant. 

Tiré du son grave des instruments en cuivre. 

Orand bruit résultant de rupture violente. 

Rappelle le cri prolongé du loup. 

l'ornié du cri du chat. 

Imité du bruit d'un corps qui tombe avec fracas. 

Formé du cri de la tourterelle. 

Fxprime un bruit réglé qui se renouvelle à temps 

Bruit éclatant et confus. [égaux. 



AnOYRR. 
BivUKR. 

BlîUGLER. 

Brouhaha. 

CinTCHOTi';R. 

Clapotagi-;. 

ClJQUETlvS. 
COQUERICO. 

Coucou. 

Cra(2UKR 

Cric crac. 

Crincrin. 

Fanfarjc. 

Fracas. 

IIuri.i<:r. 

MlAUIvKR. 

Patatras, 
roucout.kr. 
Tac tac. 
Tintamarre 



ARTICLE G. — DU NÉOLOGISME. DE l' ARCHAÏSME 

407. On appellk néologisme {U) une expression nou- 
velle. 

Le néolo<?i.sme est bon quand il est nécessaire pour 
exprimer une idée nouvelle, et qu'il est heureusement 
formé. Ainsi : Invalidation, communisme, locomotive, 
nihilisme, etc., ont été pendant un certain temps des 
néologismes ; aujourd'liui l'usage les a adoptés, et 
l'Académie les a môme reçus dans son Dictionnaire. 

407 bis. \S areliaismc (r) consiste dans l'emploi de 
mots anciens et de locutions surannées. Ex.: Moult 



ptyni.— 'rt) Oitomaiopâ'. — De deux mots precs : (»i/>ina, nom ; poi:'o.]e fais. 
(b) X/oInf^ismr.—Hfi deux mots giecs : véos, nouveau ; loi^os, langage. 
(0 .Il ihàisnir — Du grec arka'ios. ancien. 



i.ocrTioxs vici]':usKS 



137 



pour beaucoup; oncqucs, ^qwx jamais ; à cause que, 
pour parce que. 

On nu doit user des archaïsuies qii'avec une sj;^rande 
réserve. 

ARTICLE 7. — UE8 LOCUTIONS VICIEUSES 

407 ter. Les deux fautes les iilus opi)osées à la cor- 
reélion du langage sont : le barbarisme et le solécisme. 

Le barbarisme (a) consiste à se servir d'un mot qui 
n existe pas dans la langue, ou à remployer dans un 
sens inusité. Ex.: l'isai^e rébarbara/i/' pour rébarbatif, 
une ville conséquente pour une ville importante. 

Le néolooisme vicieux peut être considéré comme un 
vrai barbarisme. 

Le solécisme (b) consiste à violer una règle de la 
S3-ntaxe. Ex.: Le livre qvik vous ni averj parlé, pour /^ 
lurc DONT vous )>i' avez' parlé. 



LOCUTIONS VICIEUSES 



.'m 



jye dites pas : 

Abîmer son habit. 
A bonne Iieiire. 
AiTouiscr ()i\\\]\\x^?,. 
Allé (je me suis en). 
Après (la clef est) la porte. 
Aréonautc, aréostal 
A revoir (eu quittant quel- 
qu'un). 
Attention (une faute d"). 
Avec Viw poulet (j'ai déjeuné"!. 
Bo7i rnaniié (acheter, vendre). 
Cacophonie. 
Centaure (voix de). 
Chrétièneté. 
Colaphane. 
Cotidor. 
Combien (le) du mois ? 

Comme û't' juste. 
Compte {]^) de partir. 



DiU 



es 



Salir, froisser, gâter son habit. 

De bonne heure. 

Accabler d'injures. 

Je m'en suis allé. 

La clef est à la porte. 

Aéronaute, aérostat. 

Au revoir. 

Une faute d'inattention. 
J'ai déjeuné d'un poulet. 
Acheter, vendre à bon marché. 
Cacophonie. 
Voix de stentor. 
Chrétienté. 
Colophane. 
Corridor. 

Quel quantième du mois avons- 
nous ? 
Comme il est juste. 
Je compte partir. 



Etym. — ((?) Batbaiistue. — Du hitiii b^irbarisnius. de barbayns, barbare. 

(b) Soli'cii»U'. — Du latin .^olariM/ius. 1" riné d'un mot gicc signitiatit 
eiii]3loyer des locutions vicieuses comme les habitauls de Solt:s"(SoIoij, 
Cjlouit; athciiicuuc île Cilicie. 



Ml 



ii;41 



I3« 



n 



■I* ! 



'y., 






! 

! 
I 



. t 

1 î 



i 



II':! 



LOCUTIONS VICIKUSKS 



Confusionnc:: (vous me). 

i'o)i si gueule (aflaire). 

Contre (être placé) quclciu'un. 

CoH/mrutioii. 

Couvé (œuf) (j^'âté^. 

r/-(?////d' qu'il se fâche. 

(^urer la vai'iselle. 

Pi'comuuDuier. 

Donander excuse. 



Deviens (j'en) 
disputent (ils se). 

/■'. inhâter. 

l''inl)rouilIaniiiii. 

^'-nJ/aiiDnatio)/. 

l'n outre de cela. 

JCspère {-y) que j'ai bien tra- 
vaille. 

I-lspérer: un peu. 

/•./puis après vous viendrc/. 

/•j//;v à la balle. 

/•Ij'/'/v jr.y embarras. 

('isier ou ^i^i^^-ier. 

Jouir d'une mauvaise sauté. 

I.inceuil. 

Aféiirdi. 

Montent ici (clans ce). 

Observerai (je vous) (lUf 

/V;-^(tanl). 

/*/7.y (l'idée lui rt\ 

Promener (allons). 

Promets (je vous) 

vrai. 
Quoique cela. 
Rappelle (je m'en). 



que c'est 



Vou.s me couvrez de confusion. 

Affaire iin]K)riantt'. 

Jvtre jjlacé près de quelqu'un. 

Contravention. 

(Iviif couvi. 

De crainte qu'il ne se fâche. 

Kcurer la vaisselle. 

Contremander. 

l'aire des excuses, demander 

l)ardon. 
J'en viens. 

Ils se querellent. 

IClixir. 

Ivtinuyer. 

]?rouiilamini. 

Inflammation. 

Outre cela. 

J'aime à croire que j'ai bien 

travaillé. 
Attendez un peu. 
Puis vous viendrez. 
Jouer à la balle. 
I-'aire de l'embarras. 
Gésier. 

Avoir une mauvaise santé. 

Iviuceul. 

Mercredi. 

Dans ce moment ci. 

Je vous ferai observer que. 

Tant pis. 

L'idée lui est veime. 

Allons nous promener. 

Je vous assure que c'est vrai. 



Rébarharatif. 

Rcci pissé. 

Recouvert (il a) la santé. 

Saigner au nez. 

Semaitie (la) qui vient. 

Se changer de vêtements. 

Se suhstanter. 

Sont (trois et deux) cinq. 

Soupoudrer. 

Sourd et muet. 

Sucres-vous. 

fSuis été (je) le voir. 



Malgré cela. 

Je m'en souviens, je me le rap- 
pelle. 
Rébarbatif. 
Récépissé. 

Il a recouvré la santé. 
Saigner du nez. 
La semaine prochaine. 
Changer de vêtements. 
Se sustenter. 
Trois et deux font cinq. 
Saupoudrer. 
vSourd-muet. 
Prenez du sucre. 
Je suis allé le voir, au Vax été 
le voir. 



i 



CONSTRUCTION 



139 



on fusion, 
elqn'iiii. 

fâche. 

Icniander 



Trésor i$er. 

l H diiu/t' rôti. 

/ n <|Uekiu'iui, un chacun. 

/ 'fnni(/i('//t\ 

l 'fssica/oirr ou Z'isicatoirc. 

l 'iolouchcllc. 



Thésauriser. 
Une (UimIc rôlie. 
Ouel(|u'un, chaciiti. 
Vermicelle. 
Vésicatoire. 
Violoncelle. 



m 



CIIAI'ITRIC M 



DK LA CONSTUl'CTIOX 



'ai bien 



itd. 



ue. 



vrai. 



le 



râp- 



ai été 




'!"'■' 410. La construction {a') n'est autre cho.S'j que 
l'ordre, l'arraii^enieut, la duspo.sition que l'on donne 
aux mots dans le discours. 

••'■•' 411. Ou distingue cin({ sortes de constructions : 
la con-îtruction directe, l'inversion, Tel ipse, le pléo- 
nasme et la syllep.se. Les quatre dernières sont appe- 
lées //i,'7^/rvS' de i^faninniirc. 

■''"'' 412. La construction directe est celle dans laquelle 
les mots sont ])lacés .selon l'ordre naturel des opéra- 
tions de notre esprit ; alors le sujet se présente le pre- 
mier avec ses compléments, le verbe ensuite ou l'attri- 
but, avec leurs compléments : Les fameuses mines d'or 
de la Californie et de IWustralic vSONT maintenant 
CONNUES de tout te monde. 

'i^* 413. \S inversion {b) est la construction dans 
laquelle les mots ne .se pré.sentent pas dans l'ordre natu- 
rel : Vive le TRAVAIL ! disent lks ki.Èves studieux. 

**'^ 414. L'inversion est, dans bien des cas, une loi 

imposée par l'u.sage ; souvent au.ssi, .sans qu'elle soit 

de rigueur, elle donne au style plus d'élégance et 

d'énergie. 

Ex. : Xoits écoutons volontiers les conseils que nous donnknt 
CEUX qui sont préposes à notre éducation. Ici la construction 
directe ôterait à la phrase toute son élégance. 



Il 



** 410. Qu'est-ce que la construction ? 
** 411. Combien distinn^ue-t-ou de sortes de constructions ? 
** 412. Qu'est-ce que la construction directe .^ 
** 413. Qu'est-ce que l'inversion ? 
*"^ 414. l^ourquoi eniploie-t-on V inversion ? 

(((") Colist) itctioii, de deux mot.s latins qui veulent dire hàtir atec. 
{b) Inveiiioit, d'un mot latiu qui veut dire leiivfir^einçni. 



m 



!w 



r 

i 



140 



CONSTKLTTION 



••"■ 415. î. <////.sr (a) est une construction dans la- 
quelle, i).)ur rendre le discours i)his concis et plus vif 
on suppi-niie quchines mots (pie la Kraininaire re-ar- 
(krait connue nécessaires. Ux. : /,r brave sk connaît 
iians le combat ; le sa^i^e, dans la eolh'- ,■ l'ami, <iaNs le 
besoin. 

*=•'- 416. Pour que l'ellipse soit permise, il tant <pie 
les niots sous-entendus pnissent être facilement sup- 
1)1 ces. '■ 

D'après ce principe, les vers suivants sont vicieux : 
y'Ki'SST^ KTiy;vV du (/iiNi^r rsr/<ar ihs faux diru r. 
C linticnne dans /'uns, iiiusulinanc en ces lieux. 

Le verbe que sous-entetul l'auteur devant vitisnlniaue i,-,i je 
SUIS, tandis que, selon la grammaire, ce devrait êtreyVvmv été. 

^**_4i7- l^^ pléonasme (b) n'est autre chose que la 
Jcpetition d'une idée, pour donner à la phrase plus de 
clarté ou i>lus d'énergie -.Je l'ai vu, vu de mes propres 
yeux. ^ ^ 

** 418. Le pléonasme est vicieux quand il ne donne 
m plus de clarté, ni plus d'énergie au discours. 

En voici quelques exemples : Vovoxs voir votre montre • 
onra vo^cH d'entrer mai.crè lui ; voye, ce CAnAVRÎ/ ina'- 

\^l\hd t ''^''^ ^^^^' '"'' ^' '''^^'' K«cur.EZ un peu icn 
ARRIhRh; j etc. 

**4i9- Uisyllepse (r) con.siste à faire accorder un 
mot avec l'idée qui domine dans l'esprit plutôt ({u'avec 
le mot de la phrase auquel il se rapporte granuiiatica- 
lement. 

.>5f. .^/:/^^''A^'-''^'-^^^//V.?/;r.. ç'occupaiE7:t de travaux ma- 
nuels te uste se i ivraiknt à ta eontemptatiou. La rèjjle jréné- 
rale demanderait ici les verbes au sin^mlier, à cause de le rs 
sujets grammaticaux n. plupart, te reste; mais par svllepse ou 
fait accorder avec le complément déterminatif so'itâires. 

** 4 r 5. Qu'est-ce que l'ellipse ? 
*** 416. Que faut-il pour que Peltipsc soit permise ? 
*^ 417. Qu'est-ce que le piconasuie / 

418. Quand est-ce que le piéonaswe est vicieux ? 
* 419- ^'i ijuot consiste la svllepse .^ 

S Wn^""' '^■"" '"'•^t ^Trc qui v^ut dire owiss,n„. ,na,uju, 

(a Syllepsr, de deux n.oLs grecs qui v.n.kut .lire ./. ccup^J^dl^j, p,cnds 



'S. 

i 



•Il clans la- 
t plus vif, 
lire rc'i^ar- 

K CONNAÎT 
w/, dans le 

il faut (juc 
ment suj)- 

i: vicieux : 

fiiii.v, 
t.v. 

^ Diane est je 
if eusse été. 

Dse que la 
ise plus de 
'les propres 

l ne donne 

rs. 

'v montre ; 

tXVHK INA- 

'ifi peu i.;n 

corder un 
)t qu'avec 
immatica- 



az'aux ma- 
règle genè- 
se de leurs 
ivllepse ou 
lires. 



'li'in , 

'"'■*'> Je prends 



( 



f 



CIIAPITRlv \1I 

NnTKiNS Ii'aNAI.YsK OIîAMMAlICAI.K. 
ARTICLE !'■'■. — XOTIUNS IMIKI.IM IN'AIIUS 



'^'^ 420. yhia/yser (a), c'est décomposer un tout eu ses par- 
îs, pour les examiner l'une après l'autre. Nous nous occu- 



lies, pour les examiner lune après 

perons d'abord dj Vaualyse ,i(raminatieale puis de Vaua/yse 

logique. 

* 42 r. }/(i/iii/vse j^nnuu/atieu/e consiste à décomposer les 
phrases, pour en étudier séparément tous les mots exprimés, 
ou nécessairement sous-entendus. 

* 422. Tour analyser grammaticalement les mots d'une i)hrase, 
il faut dire de chacun la nature, l'espèce, les modiUcations et la 
fonction. 

*423. Dire la uatured'im mot. c'est faire connaître à (pielle 
partie du discours il appartient ; c'est indiquer .si ce mot est un 
fioifi, un adjeetif, \\\\ pronom, etc. 

* 434. Dire Vespèce d'un mot, c'est indirpier la suhdivi.sion à 
laquelle il appiirtient dans chaque partie du discours ; c'e.st dire, 
par exemple, .si ce mot est un nom co)ninun ou un nom propre, 
un adjectify/^a////Vvi'///ou un adjectif ««////vv//, etc. 

* 425. Dire les inodijieations d'un mot, c'est en faire con- 
naître les divers accidents, tels que le _i^C)ire et le noinl)re, dans 
le nom ; X^i^enre, le no»du-e ^{.Va personne, dans le ])roiioin, etc. 

* 426. Dire enfin h\fonetion d'un mot, c'e.st indiquer le rôle 
qu'il remplit dans la phra.se oii il se trouve ; c'e^t dire, par 
exemple, pour le nom, s'il est su/et, attril^ut, eowpiément 
direef, conip/étnent indirect, etc.; pour l'adjectif, s'il explique 
ou s'il détennine, etc. 

AllTICLE 2. — ANALYSE DL' X().\[ 

* 427. Pour analyser le nom, il f^.ut dire quatre choses : 1° si 
c'est uu nom comumn ou un nom propre ; 2^ s'il est du mas- 



*'^ 420. QiC est-ce qu'analyser ? 
* 421. Ii)i quoi consiste Vanaly^e i^rammaticale ? 



422. Ou\v a-t-il à dire pour analyser les mot<; d'une phrase ? 



* 423. Qu'est-ce que dire la nature d un mot f 

* 424. Qu'est-ce que dire l'espèce dun mol .^ 

* 425- Qu'est-ce que dire les modifications d'un mot ? 
■* 42^. Qu'est-ce que dire la fonction d un viol / 



427, Que faut-il dire pour analyser le nom f 
(a) Analyser, de deu.x mot.s grecs qui veulent dire dissoudre de nouveau. 



■V. . 



->Ht'. 



14.2 



ANAI^YSK 



'i. ? 



il". 



culin ou du féuiiuiu ; 3° s'il est au singulier ou au pluriel • 
4° s'il est sujet, attribut, complément déterminatif ou explica- 
tif, complément direct, complément indirect, ou mis en apos- 
ii ophe. 

Pierre donne V aumône aux pauvres. 

Pierre Nom propre d'homme, masc. sing , suj. de donne, 

aumône Nom coni. fém. sing., conipl. direct de donne, 
pauvres Nom com. masc. plur., compl. indirect de donne. 

* 428. Un nom est mis en apostrophe ou employé au vocatif 
quand on le prononce simplement pour appeler la personne à 
qui l'on s'adresse. Ex.: Mes enfants, venez ici. 

* 429. Le nom peut aussi être employé comme attribut, 
c'est-à-dire qu'il peut exprimer la manière d'être du sujet '; 
alors il joue le rôle d'un adjectif. Kx.: Le mensonge est unxic^. 

vice Nom comm. masc. sing , attribut de mensonge. 

ARTICLE 3. — ANALYSE DE l'aRTICLE 

* 430. Pour analyser l'article, il faut dire : 1° s'il est simple 
ou contracté ; 2° s'il est au masculin ou au féminin ; 3° s'il est 
au singulier ou au pluriel ; 4° quel nom il détermine. 

Pierre donne l'aumône aux pauvres. 

V pour la Art. simp. fém. sing., détermine aumône. 

aux Art. contr. pour à les. 

les Art. simp. masc. plur , à^XxtxTxànç. pauvres. 

ARTICLE 4. ANALYSE DE l'aDJECTIP QUALIFICATII.' 

*43i. Pour analyser l'adjectif qualificatif, on dira : t° s'il 
est au masculin ou au féminin ; 2° s'il est au singulier ou au 
pluriel ; 3° quel mot il qualifie, ou de quel mot il est attribut. 

Ce bon pire et rette tendre vii:re sont heureux, 
bon Adj. quai, masc. sing., qualifie /«^V^. 

tendre Adj. quai, fém, sing., qualifie mère, 

heureux Adj. quai. masc. plur., attr. àupère et de mère. 

** 432. L'adjectif qualificatif peut être quelquefois employé 
comme substantif. Ex.: Le superflu n'est pas le nécessaire. 

superflu Adj. quai. empl. subst. masc, sing., suj. de est. 
nécessaire Adj. quai. empl. subst. masc. sing, attr. de superflu. 



* 428. Quand est ce qu'un nom est mis en apostrophe f 

* 429. Le nom ne peut-il pas être employé comme attribut ? 

* 430- Qitejaut-il dire pour analyser V article f 

* 45 1 • Que faut-il dire pour analyser P adjectif qualificatif ^ 
** 432. L'adjectif qualiflcatif ne peut-il pas être "mpioyé sub- 
stantivement f 



i pluriel ; 
i exi^lica- 
> en apos- 



de donne, 
'on ne. 
le donne. 

m vocatif 
îrsonue à 

attribut, 
;lu sujet ; 
t un vice. 

ongc. 



st simple 
3° s'il est 



TIF 

; T° s'il 

ier ou au 

attribut. 



Hère. 

employé 
lire. 

t est. 

SUpC!-JIu. 
■ ? 

ribut ? 

^catif? 
"iloyé sub- 



Aiiiun 

ces 

vingt 

ma 
seconde 



GRAMMATICALE I43 

ARTICLE 5. ANALYSE DE l'aDJECTIF DÉTERMIXATIF 

* 433 Pour aualyser l'adjectif déterminatif, on dira : 1^ s'il 
est démonstratif, possessif, indéfini ou numéral ; et, dans ce 
dernier cas, s'il est cardinal ou ordinal ; 2° s'il est au masculin 
ou au fémiiiin ; 3° s'il est au singulier ou au pluriel ; 4° enfin, 
quel mot il détermine, ou de quel mot il est attribut. 

Aucun de ces vingt volumes ne manque dans ma seconde col- 
lection. 

Adj. ind. masc. sing., dét. volume sous-entendu. 

Adj. démoust. masc. ])lur., dét. volumes. 

Adj. num. card. masc. plur., dét. volumes (par une 

idée de nombre). 
Adj. poss. fém. sing , dét collection. 
Adj. nuni. ordin. fém. sing., dét. collection (par 
une idée d'ordre). 

ARTICLE G. ANALYSE DU PRONOII 

* 434. Tour analyser le pronom, on dira : 1° s'il est person- 
nel, possessif, démonstratif, conjonctif ou indéfini ; 2° s'il est 
de la première, de la deuxième ou de la troisième personne ; 
3° s'il est au masculin ou au féminin ; 4° s'il est au singulier ou 
au pluriel ; s"" s'il est sujet, complément déterminatif, explica- 
tif, direct, indirect, attribut, ou mis en apostrophe. 

Quelqu'un :n'a dit que ta maison et la mienne sont celles que 
tu aimes le plus. 

Quelqu'un Pron. {a) indéf. 3e pers. masc. sing., suj. de a dit. 
Pron. pers. i"-' pers. masc. sing., c. indir. de a dit. 
Pron. {a) poss. 3e pers. fém. sing , sujet partiel de 

sont. 
Pronom déni. 3e pers. fém. plur., att de maison et 

de la mienne. 
Pron. conj. 3^ pers. fém. plur., compl. dir. ûq aimes. 
Pron. pers. 2^ pers. masc. sing., sujet de aimes. 

** 435. Le mot il, employé dans la conjugaison des verbes uni- 
personnels, n'est, suivant l'a plupart des gram mai rien •••, cju'un 
sujet apparent, (|ue l'on classe parmi les pronoms indéfinis. Le 
sujet réel se présente sous forme de complément direct. 

Il faut qu'il pleuve. 

il Pron. indéf. 3'" pers. masc. sing , suj apparent Ac/aut. 



m pour me 
la mienne 

celles 

que 
tu 



il Pron. indéf. 3^ pers. 



masc. sing. 



sujet apparent (le pleuve. 



* 433- Qiii'fant-il dire pour analyser V adjectif déterminatif f 

* 434. Que faut-il dire pour analyser le pronom / 

*'* 435- Quelle est la fonction du mot M dans les verbes uni- 
personnels f 



• ''4 



rî" 



f . ' 






144 



ANALYSE 



m 



»! 



Le sujet réel de /au/, c'est çii'i/ pleuve ; et celui de pleuve 
c'est un nom sous-entendu ou implicitement renfermé dans le 
verbe {de l'eau, de la pluie, etc.). 

ARTICLE 7. — ANALYSE DU VERBE 

* 436. Pour analyser le verbe, on doit dire : 1° s'il est subs> 
tantif, transitif, passif, iutransitif, réfléchi ou unipersonnel ; 




a été mise 

est 

venez 
voir 



futur ; 5° s'il est à la i'^^, à la 2e ou à la 3e personne ; 6° enfin, 
s'il est au singulier ou au pluriel. 

Quand il s'agit d'un temps de l'infinitif, à la place de ces 
deux derniers articles, on dit si le verbe est sujet, complément 
ou attribut. 

Il faudrait que je m'iiufortuasse du prix de la ferme qui a 
été mise en vente hier ; elle est très belle ; venez la voir avec 
ifioi. 

Faudrait Verbe unip., 3e conj., prés, du condit., 3e pers. du 

edng. 
imf armasse Verijc réfl., i^e conj , imparf. du subj., l'e pers. du 
sing. 
Verbe pass., 4e conj., passé indét., 3e pers. du sing. 
Verbe sul)st., 4e conj. prés, de l'ind., 3e pers. dv 

sing., lie l'attribut belle au sujet elle. 
Verbe iutr. 2«^ conj., prés, de l'impér., 2e pers. dt* 

plur. (lia pour sujet vous sous-entendu.) 
Verbe trans , 3e conj , prés, de l'inf., conipl. ind. 
de venez {venez pour la voir). 
Mépriser n" est pas répondre. 
Mépriser Verbeintr., l'f conjug., prés, de l'inf., sujet de est. 
répondre Verbe iutr., 4e conj., prés, de 1 inf., attr.de mépriser. 

ARTICLE 8, — ANALYSE DU PARTICIPE 

* 437. Le participe présent s'analyse comme un verbe au 
mode infinitif Le participe passé employé avec avoir ou être, 
se joint à l'auxiliaire, et 1 ou analyse la forme veibale qui en 
résulte ; lorsqu'il est employé seul on l'analv.se comme un 
simple adjectif qualificatif, en "le dénommant /-^rr/zV//)*? adjectif. 

Excités par V émulation et travaillant avec ordre, ces élèves 
ont ob terni des succès. 

Excités Part, adj., masc. plur., c. explicatif dV'/i"^j'^.9. 

travaillant Verbe^ iutr., v-^ coi,j , part. pr. c. explicatif 

A' élèves. 
ont obtenu Verbe trans., i'- conj., passé ind., 3e pers. du plur. 

* 436. Que faut il faire pour analyser le verbe f 

* 437. Comment s'analysent les deux participes f 



)i 






GRAMMATICALE 
ARTICLE 9. — ANALYSE DES IXVARLVBLES 



145 



* 438. Pour analj'ser l'adverbe, il faut dire : 1° si c'est un 
adverbe ou une locution adverbiale (de lieu, de manière, de 
quantité, etc.) ; 2° quel mot il modifie ou complète. 

Vous viendrez sans doute ici demain. 

Sans doute Loc. adv. (de doute), modifie viendrez. 

ici Adv. (de lieu), c. circonstanciel de viendrez. 

demain Adv. (de temps), c. circonstanciel de viendrez. 

** 439. Certains adverbes, tels que beaucoup, peu, autant, 
pins, etc., peuvent quelquefois être employés comme noms col- 
lectifs, et être sujet'*, compléments ou attributs ; alors ils ne 
sont pas censés modifier. 

Ils étaient trop peu ; beaucoup de inonde s'en aperçut. 

peu Adv. (de quantité), empl. comme nom, attrib. de ils. 

beaucoup Adv. (de quant.), empl. comme nom, suj. (grammat.) 
de aperçut. 

* 440 Pour analyser la préposition, il faut dire : 1° si c'est 
une préposition ou une locution prépositive ; 2° quels mots 
elle met en rapport. 

Pour aUcr de Montréal à Québec, ne passc-t-on pas près de 
3/askinongé ^ 

Pour 
de 
a 
près de 



Prép. fait rapporter aller à passe. 

Prép. fait rapporter Montréal à aller. 

Prép. fait rapporter Québec à aller. 

lyoc. prép. fait rapporter Maskinoui^é à passe. 



441. Pour analyser la conjonction, on dit : 1° si c'est une 
conjonction ou une locution conjonctive ; 2° quels éléments du 
discours elle joint. 

Pour l'interjedlion on dit seulement si c'est une interjedtion 
ou une locution interjedtive. 

A/i ! s'ils me voyaient, je serais à V amende. 

Ah ! Interjeélion. 

5' pour si Conjonélion qui unit deux propositions. 



* 438. Que faut-il dire pour analyser V adverbe ? 

*"■ 439. Certains adverbes ne peuvent-ils pas être employés 
comme noms collectifs :^ 

^ 440. Que /aut-il dire pour analyser la préposition ? 

* 44r, Que faut-il dire pour çinalyser la conjonction et IHn- 
terjf. • .v7/ ,^ 






li'i. 



! * 



I '\'t 



L 



146 ANALYSE 

ARTICLE 10. — ANALYSE DES FIGURES DE GRAMMAIRE 

** 442. On appelle Jîgures de grammaire certaines 
coiistruc5tioiis ou certaines manières de s'exprimer qui 
s'écartent des règles ordinaires ; ce sont : l'inversion, 
l'ellipse, le pléonasme et la syllepse. 

** 443. \,' inversion est le changement dans l'ordre 
naturel des mots. Kx. : Bénis sois nos bienfaiteurs ! 
disaient ces orphelins, pour : Ces orpliclins disaient : 
Que nos bienfaiteurs soient bénis ! 

** 444. \,Uilipse n'est autre chose que la suppres- 
sion de certains mots dans une phrase. Dans la 
pratique, on n'analyvSe pas les mots ellipses ; on se 
borne à les mentionner. Ex. : 

1° Se sauve qui peut équivaut à : Il faut que celui oui le 
PEUT SE SAUVE. 

2° Je vous aime comme mon père, peut se compléter de deux 
manières : /t' vous aime comme mon père vous aime; ou 
bien : Je vous aime comm^ j'aime mon piiRE. 

3° Jl/outréat, rue Ste-Catheri?u\ 754; ce qui peut se rendre 
par A IMontréaly dans la rue du nom de Ste-Catheria'E, au 
miméro 754. 

** 445. Le pléonasme n'est autre chose que la 

répétition d'une idée pour donner à la phrase plus de 

clarté ou plus d'énergie. Les mots employés par 

pléonasme s'analysent connue les autres. 

Moi-même, j'en suis sûr, très siir. 
Moi même Loc. pron. pers. ii^ pers. maso, sing., suj. de suis, 

employé par pléon. 
sûr Adj. quai. masc. sing., attr, de/r, répété par pléon. 

'î'* 446. La syllepse est une figure par laquelle un 
mot s'accorde avec l'idée qui domine dans l'esprit, 
plutôt qu'avec le mot de la phrase auquel il se rapporte 
grammaticalement 

Pour l'analyser, il faut indiquer cesdeux particularités. 

La plupart des lioinmes ne vivent que pour te temps. 
Pli'J)art Nom com. fcui. sing., sujet j^ramni. de vivent. 
/iomnu'S Kom comm. masc. plur., compl. dét. de la plupart, et 
{•uj. sylitptique de vivent. 

*■* 442. Qu'est-ce que tes p^Qures de grammaire '/ 

** 443. Qu'est-ce que Vitiversion .^ 

** 444. Qu'est ce que l'etlipse et comment Vanalyse-t-on ? 

** 415- Qu'est-ce que le ptéonasme et comment l'anatyse-t-on f 

** 446. Qu'est-ce que ta syllepse et comment Vanalysc-t-on f 



1 

I 

à 



GRAMMATICALE 



147 



TABLEAU SYNOPTIQUE d' ANALYSE GHAMMATICALE 



Nom , 



f conitii. 
\ propre. 



f 

f inasc. f sing. j 
\ féin. \ plur. "^ 



sujet de... 

coin pi. dét. ou c. explic. 



Article. . 



( simple, 
(cont. pr. 



Adjeélif. qualifie. 

f démonst. 
I 
Adje(5lif. 1 possess. 

[indéfi 



fini. 



Adjedtif. j numér. 



Pronom. 



f personn. 
I possess. 
-] démonst. 
I conjon6l. 
(^indéfini. 



r 



Verbe 



l 



subst. 

transit, 

passif. 

intrans. 

réfléchi. 

unipers. 



Verbe ,. . ] infinitif 



Adverbe. 
(Locution adv.) 



Préposition 
(Locut. prép.) 



f masc. f sing. 
(_ fém. \ plur. 

f masc. f S'\ng. 
\ fém. \ plur. 

f masc. r sing. 
\ fém. \plur. 



{ 



compl dir. de., 
compl. ind. de., 
attribut de... 
au vocatif. 

détermine... 



[de. 



/ qualifie... 
\ attribut de 



f détermine... 
\ attribut de... 



f card. 
\ord. 



f îiiasc. 
\ fém. 



f sing. 
\ plur. 



lie p. 




f masc. 
\ fém. 



{ 



plur. 



\ détermine. 



sujet de... 
c. dét. c. exp.de. 
c. direct de... 
c. indir. de... 
attribut de... 
au vocatif. 



l'ecg. 

2^ cg. 
1 3^* cg. 
l 4^^ cg. 



indic. 
cond. 

1 impér. 
[ subj. 



f prés. 

i imparf. 

! p. dét. 

I t). ind. 



p.-q.-p. 
etc. 



fir. 

r 



[ fut.e 



re pers. ^ . 

P^^^ \plur; 

pers. 



3^ 



f (de temps.) 
I (de lieu.) 
-] (de inanière.) 
I (de quantité.) 
t(de, etc.) 



{part. pr. 
présent, 
passé. 



sujet de... 
c.déterm.de.. 
c dir.ouin.de. 
attribut de... 



f modifie... 

I (sujet de. .) 

"1 (compl. dir. de...) 

I (compl. indr. de...) 

Uattrib. de...) 



( fait rapporter... à... 

\ (^employé par euphonie.) 



Conjonélion. (Locution conj.) 
Interjeélion. (Locution interj.) 



m 



■It 



il 



148 



ANAI^YSE 



h 



I 



J :! 









TTtuirii.x 
auJoun/'/m 

Jfeurciix 
et 

/' pour /e 

enfant 



ARTICLE 11 
MODÈLE d'analyse GRAMMATICALE 

■et sûi^-r Vcv.fant qui dit en s'éveillant: ''Je veux être 
i meitlcur que je n'étais liier.'' 



Adj. quai. maso, sinf,^, i^r attr. de enfant. 

Conj. liant deux attrilnits. 

Adj quai, uiasc. sing , 2<- attr. A^ enfant. 

Art. simp. masc. sing., dét. enfant. 

Nom coni. masc. sing., suj. de >.s7 sous-entendu. 

Pron. conj. 3e pers. masc. sing., suj. de dit. 

Vt rbe trans , 4^^ conj. prés, de l'ind., 3'- pers. sing., 

il a pourcompl. direct : Je veux être aujourdhui 

nii'itteur que je n'étais liier. 
Prép. fait rapp. éveillant à dit. 
Pron. pers. 3e pers. masc. sing., compl, dir. de 

éveillant. 
Verbe réfl , l'e conj. part, prés., compl. ind. de dit. 
Pron. pers., l'e pers. masc. sing. sujet de veux. 
Verbe trans., 3*-- conj. prés, de l'ind., Ke pers. sing. 
Verbe subst., 4e conj. prés de l'infiu., compl. dir. 

«le veux. 
/ Adv. (de temps) mod. être meilleur. 
Adj. quai. masc. sing., attr. de/t'. 
Conj. liant deux propositions, 
Pron. pers., iie pers. masc. sing., suj. 
Adv. (de nég 1 \\\o^\. étais. 
Verbe subst., 4^^ conj. imp. de l'ind. 
Adv. (de temps) mod. bon sous-ent. 

ARTICLE 12.— DU GALLICISME 

"^^ 447. Le gallieismc (a) est une tournure, une 
locution, une manière de parler propre à la langue 
française. Pour l'analyser, ce qui est généralement 
très difficile, il faut le ramener, autant que possible, à 
une construction régulière. 

Voici ([uclques exemples de gallicismes : 
// est arrivé^ un incendie (Un incendie est arrivé). 
// est arrivé des vovai^eurs (Des voyageurs sont arrivée) 
Il lui faut eette place (Cette place lui faut, c-à-d. /;</ manque. 
Il convient que je parle moi-même (Que je parle moi-même 

convient. 
// a beau se débattre (Il a hQ.a.\xjeu pour se débattre). 



dit 



en 

s' pour se 

éveillant 
Je 
veux 
être 

aujourd'hu 

}ueilleur 

que 

je 

n' pour ne 

étais 

/lier 



de étais. 

l'e pers. sing. 



mi 



*** 447. Qu'est-ce que le gallicisme ? 

(rt) GaUi:ùmr, d'un mot \i\i\n gai lie us ijui veut cli-.e crprcssion gauhùe. 



GRAMMATICAI.E 



149 



veux aire 



:tulu. 



?rs. sing-., 
iourd hui 



(îir. de 

(1. de dit. 
eux. 
ers. sing. 
nipl. dir. 



ai s. 

irs. sing. 



'e, une 

langue 

ileinent 

sible, à 



manque. 
3i-meme 



Si tant est qu'il ait voulu nous tuer (Si cela, qu'il ait voulu 

nous tuer, est tant). 
// eu impose, il m'en veut {fin, pron. pers 3e pers. masc. sing.. 

employé d'une manière absolu [eU'st-à-dire ne se vapportaitt 

à rieu d'exprimé'], compl. ind. de impose, de veut). 
Il y allait de mon honneur (CV qui dépend de mon honneur y 

allait ; 1', pron. pers. y pers masc. sing., empl. d'une mani- 
ère absolue, compl. ind. de allait), 
ï'oilà la eliose la plus iniportaute {Tois là la chose qui est la 

plus importante chose). 
C'est à vous qu'il a écrit (C'est rra/ qu'il a écrit à vous, ou sim- 
plement " il vous a écrit" ) 
X est-ce pas une honte de mentir {De mentir, n'est-ce pas [nUst- 

il l'as] une honte) ? 
Il fut laissé comme mort (Il fut laissé comme tm homme mort 

est laissé). 
Il les a vus mourir {Les, pron..., compl. direct de a vus ; 

mourir, verbe iutr..., attribut de les ; il a vu eux mourant, 

qui ihouraieut). 
I^u ne fais que courir (Xe que, \oc. &.r\\. [de restriction] mod. 

fais ; courir, verl)e intr.... compl. dir. de /a /.s). 
Ch'st une parole célèbre que celle-ci {Celle-ci, pron. dém...., 

sujet de est, rép. par pléon.: Celle-ci, c'est une parole célèbre). 
Il y a deux ans qu'il est parti ( Il y a, il est, cela est, deux ans 
sont {écoulés depuis] qu'il est parti). 

Gallicismes formés par les verbes nnipersonnels. 



Il faut une réponse. 

Il faut répondre. 

Il faut (pic vous répondiez. 

Il est ni rivé de p;rands malheurs. 
11 est doux de paidonuer. 
Il est utile que vous partiez. 



Il {cela), \\\\^ réponse faut {est ncces- 
saiie). 

Il, répondre faut {esl vicessaire). 

Il, (lue vous répondiez faut {^est néces- 
saire). 

Il, de <;rands malheurs sont arrivés. 

Il, (de) pardonner est doux. 

Il, que vous partiez est utile. 



Gallicismes formés par le pronom ck suivi du verbe être. 



C'est \in honnête homme. 

C'était merveille de l'entendre. 
C'est vous il (pii je parle. 
C'est à vous que je parle. 



Ce {cet homme) est un honnête 

homme. 
Ce, (df) l'entetulre était merveille. 
Ce {celui) à qui je parle est vous. 
Ce {cela) que je parle à vous est ï'rai. 

Les expressions c'est... qui, c'est... que. c'était... qui, c'était... que. sont d^s 
Sfallicismirs très fié(|uents cpii s'emploient pour attirer l'attenlion sur le 
terme placé en tête de la phrase. 



Gallicismes particuliers. 



luloise. 



J'ai de bonnes raisons à lui donner. 

Il a beau ptotester. 

Il l'a écluippé belle. 

Il fut laissé pour mort. 

On lui parle encore qu'il est parti. 

Il ne fait que .sortir. 

Il ne fait que de sortir, 



J'ai à donner à lui de bonnes raisons. 

Il a beau y*'// pour protester. 

Il l'a échappé d'une belle manière. 

11 fut laissé pour un ho»ime mort. 

On lui parle encore lors<.\\\ç. déjà il 
e.st parti. 
/Il ne fait rieri autre que .«ortir. 
i ou II sort continuellement. 



fil \\& i-Xxt maintenant que l'action de 

< sortir, ou /, 

(4 l'instqnt, 



Il sort (ou il vient de sortir) 



ri 
i 

if 1 



! 



! Il fl 



I50 



ANALYSE 



, .il 

■ ; ils 

il 



i*i' 
i*'i 



î 



i il 



II 



A¥^ 



CIIAPITRlv Vlir 

NOTIONS d'aNAI.YSK l,(i(il(irK 
ARTICLE l''i". — NOTIOXS rUKLIMINAIIlK.S 

** 448. h'a?ia/j'sc Ioo/q/(c consiste à décomposer les 
I)lirases, pour en étudier toutes les parties, relative- 
ment à la i)ensée et aux divers fonctions granmiaticales. 

*** 449. Une />^7/.s7V, c'est un ensemble, une suite d'idées. 
Une iih\\ c'est la représentation dans notre esprit d'un objet 
quelconque ; Dieu, hou, di/ips, beau : voilà des idées. 

*** 450. Quand l'esprit à conçu deux idées, s'il établit le 
rapport on le non-rap])ort qu'il v aentre elles, il forme ce (lu'on 
appelle im/u^r//it'fi/. Diku es/ isoN ; /c- tkmi'S //\-s/ pas hhau ; 
voilà des juirements. 

-xx-x- ^^j, j^j^ après avoir formé ce jut^fement dans l'esprit, on 
l'exprime par la parole, par l'écriture ou par des signes, cet 
énoncé se nonnwfi proposition. 

** 452. Toute pro]wsition se compose csscutielle- 
ment de trois termes, exprimés ou sous-entendus : le 
sujet, V attribut Qt le irrùc substantif. 

ARTICLE 2. — DU SUJET 

** 453. Le sujet (a) du verbe est l'être dont on 
exprime une qualité ou une action. Kx. : A'iioMxMB 
est mortel : le sujet hoDinie dési.^ue l'être dont on 
exprime la qualité de mortel. I. a r^ERiSiif^ tourne ; le 
sujet terre désigne l'être dont on exprime l'aélion de 
tourner. 

*** 454. La fonélion du sujet est plus ordinairement remplie 
par les mots qui représentent les êtres, comme le nom et le 

Eu quoi consiste t'auatyse toQ;iquc ? 

Qu'est-ce qu'une peu sec f— Qu'est-ce qu'une idée ? 

Quand est-ce que V esprit forme u)i jui^cment f 

Comment s'cippelle l'énoncé d' un juoeuient ? 

Dr cnuihien de termes se compose toute proposition ? 

Qu'est-ce que te sujet .^ 

Quets sont tes mots qui peuvetit devenir sujets ? 

(a) 5njct,—^n latin suhjcctitm : de sub, sous ; factits, jeté, 



*-x- 


448. 


*-X"A- 


449. 


*** 


450. 


**■» 


45 r. 


-X* 


452. 


** 


453- 


*-x-x- 


454- 



LOGIOUK 



151 



pronom 
devoir. 



ICx. : Diiiu est bon ; \i, nous a crccs ; /'aim^r est un 



T° cjuand il ne désigne qu'un 
2" quand il ne désigne que des êtres 
colleêtivement : Les hommes sont 



455. Le sujet est siiiif>h 
seul être : Diku est hou 
de même nature pris 
mortels. 

** 456. Le sujet est eouiposé on multiple : 1° quand il désigne 
des êtres d'espèces différentes : /.e l,ion et le ticvrh sont 
eniels ; 2° ([uand il désigne des êtres de même natnre pris 
séparément : Cet hommk-<7' et cet hom.mic-A) sont étrani^crs. 

** 457. Le sujet est eoinple.re quaiul il est complété ou 
modifié ])ar ([uelque mot, à moins que ce ne soit par l'article, 
ou par un adjcc5lif dénunistratif {a) : 'J on petit ijVRic de prières 
est perdu. 

*'^ 45S. Le sujet est ineoiiiple.ve lorsqu'il n'est pas modifié, 
ou bien qu'il ne l'est que par l'article, ou par les adjeélifs 
démonstratifs : Ce LiVRic est à moi. 

■^* 459. On appelle sujet ^i^rammafical le mot même qui 
représente l'être sur leciuel on porte un jugement, et sujet 
loi^ique, ce mot avec tous ses compléments. 






I 



ARTICLE 3. DE l'aTTRIBUT 



** 460. 1^' attribut (ô) est la qtialité 011 l'acftion que 
l'on exprime du sujet. lix.: Les étoiles sont bril- 
lantes ; l'attribut brilla nies désigne la qualité du 
sujet étoiles. Le soleil éclaire (pour est t'xlairant) ; 
l'attribut éclairant dcsif^iie Vaélion du sujet soleil. 

**"* 461. Les mots qui peuvent être attribut sont : le nom, 
l'adjeclif, le pronom, le verbe à l'infinitif, le participe et quel- 
quefois l'adverbe : Léon, n'est qu'un ]<;nk.\nt ; il a été mala- 
droit ; IGNORK-/-// que rire n'est pas riîI'ondrk? Une piastre 
est trop l'Ku. 

** 462. L'attribut est simple quand il n'exprime qu'une 
seule uianiêre d'êire du sujet : L' hiver et le printemps sont 
passés. 



y 'îl 



Quand est-ce que le sujet est simple ? 

Ouaiid est-ce que le sujet est composé ? 

Ijuand est-ce que le sujet est complexe ? 

Quand est-ce que le sujet est incomplexe ? 

Ou'appelle-t-on sujet ,i>ram)uatical et sujet lo_^iq7ie .^ 

Qu'est-ce que l'attribut .^ 

Quels sont les mots qui peuvent devenir attributs f 

Quand est-ce que l'ait) ibut est simple ^ 

(a\ Selon la plupart des auteurs l'adjicflif possessif leii 1 le sujet com- 
plexe. 
^b) Attribut.— Jiw- latin attribidum, qui est attribué, rapporté, 



-x-* 


455. 


*-x- 


456. 


-»* 


457- 


** 


45«- 


*-x- 


459- 


** 


460. 


*»x- 


461. 


*^ 


462. 



't. 

I 

rrif 



^;<!l 



152 



ANAI^YSE 



Il ! 



Il' 



;Ui 



■''11; 
I 

ii'i 



w 



nt 



*'^ 463 V attribut est a) wpûsé ou multiple quand il exprime 
plusieurs manières d'être du sujet : L'hyhocritc est méprisable 
et Miîi'KisK. 

** 464. L'attribut est complexe quand il est modifié par 
quehiue complcnient : Moutcalmfut vainqueur a i.a uaïaii i v 

DlC CaKIL,I,()N, KN 1758. 

** 465. L'attribut est /wr^/;//>/r.tY quand il n'est pas modifié, 
quand il n'a aucune espèce de complément : Vous êtes hku- 
RErx. 

*" 466. V attribut ffmwmatieal esi\e mot même qui exprime 
la qualité, la manière d'être du sujet ; tandis que Vattrihut 
logique, c'est ce mot avec tous ses compléments. 

ARTICLE 4. — DU VEUDE SUBSTANTIF 

** 467. Le vrrbc sîibstantîf est le mot (iiii exprime 
l'existence du sujet et de l'attribut, et leur liaison 
entre eux. 

** 468. Il n'y a suère que le verbe être qui soit 
substantif, qui exprime réellement l'existence du sujet 
et de l'attribut, et leur liaison. 

Cependant les verbes devenir, sembler, paraître... ont 
avec lui de grands traits de ressemblance, et pour- 
raient, jusqu'à un certain point, le remplacer : Tu 
SKRAS laborieux, et tu DEVIENDRAS un habile ouvrier. 

** 469. Tous les autres verbes s'appellent verbes 
attributifs, parce qu'ils renferment en eux-mêmes le 
verbe être et un attribut. 

11^ faut les décomposer avant de les analyser. Pour cela 
après avoir nus le verbe cire au même temps et à la même 
personne que le verbe attributif, on le fait suivre du particioe 
présent de celui-ci. ^ 

Ex : Je marche équivaut à^V suis marchant ; il aura fini à 
// aura ete finissant ; venez, à soyez venant; qu'ils travail- 
lassent, à qu'ils fussent travaillant. 



*^- 463. 
** 464. 

*" 465. 
** 466. 
loi^ique. 
' ** 467. 
** 468. 
^* 469. 



Quand est-ce que i attribut est composé ? 
Quand^ est-ce que V attribut est complexe ? 
Quand est-ce que V attribut est incomplexe ? 
Définissez Vattribut grammatical et Vattribut 

Qu'est-ce que le verbe substantif f 
Combien y a-t-il de verbes substantifs ? 
Comment s'appellent tous les autres verbes f 






LOGIQUE 



153 



exprime 

'RISAHLE 

lifié par 

ATAII.I.E 

modifié, 
'/es iiiiv- 

exprime 
'attribut 



xpriine 
liaison 

[ui soit 
iii sujet 

c... ont 
: poiir- 
r : Tu 
vricr. 
verbes 
:mes le 

ur cela, 
i même 
»articipe 

■ fini, à 
travail- 



attribut 



*** 470. ;.e verbe être peut (lUeUiuefois être em- 
ployé lui-même comme verbe attributif: Pint KST 
partout, mis pour Dieu est présent, existant, KTANT 
partout. 

*** 471. Le verbe substantif ne peut avoir de complément 
direct. Il n'est ^uère modifié que par la négation et par des 
compléments circonstanciels de temps. Kx. : Je NV/a/5 l'AS un 
hou élève ; mais je i.K serai nèsoRMAiS. 

ARTICLE 5.— DE LA moPOSlTION 

** 472. ^3vi(l proposition (i<X l'expression d'tm juge- 
ment, soit de vive voix, soit par écrit, soit même par 

signes. , . , , ^ . . 

'M 473. Une préposition e.st pleine quand les trois 
parties, le sujet, le verbe et l'attribut, y sont expri- 
mées en entier : L'été est agréable : il plaU. 

*-l' 474. Une proposition e.st elliptique quand ^les 

termes qui la composent ne sont pas tous exprunes : 

Viens me voir (ellipse du sujet) ; lui ingrat ! (ellipse 

du verbe) ; ou êtes vous :' (ellipse de l'attribut) ; silenee ! 

(ellipse du sujet du verbe et de l'attrilnit). 

*** 475. Une proposition est cxplétive ou surcibon- 
dante quand quelqu'un de ses termes est répété par 
pléonasme : Moi, JE suis sûr, très sûr de cela. 

*** 476 Une proposition est explicite : to quand les trois 
termes essentiels y sont distincts. Ex.: " c;/,a/eaubrunuf est 
mort en 1848 ; " 2^ quand le verbe attributif y est employé 
dans sa forme propre. Kx. : " Tout passer 

*** 477 Une proposition est implicite quand le verbe n y a 
plus sa forme propre. Ex.: "Voila une belle voiture. Woici 
V ennemi. ' ' Voilà est mis pour ' ' voyez là " et voici pour voyez 



ici.' 



*-* 470. Le verbe ^\x& ne peut- il pas quelquefois être employé 

comme verbe attributif f i.t,„nf9 

*** 471. Quels eomplénients peut avoir le verbe substantij .^ 
^* 472' Qu'est-ce qu'une proposition .^ 
** 47S. Ouand est-ce qu'une proposition est pleine / 
** 474 Quand est-ce qu'une proposition est eUtptiqne / 
*** 475 Quand est-ce au' une t^roposition est expletive / 
*** 476. Quand est-ce 'qu' une' proposition est explicite / 
*m 477. Quand est-ce qu'unepioposition est implicite ï 



fwi 

'r 



i 






154 



ANALYSE 



s? 
il 



IP 



11' 



r..., ^^\ t ne proposition esU//;vvA- quand se.^ tenues sont 
raïK^'S , huis l'onlre loKicjue ; alors le sujet se présente le premië 
axeetous ses complCMuents. le verbe ensuite, et enfui l'attribut 
avec tous ses c.m.plénients : /.,s Ja„>vusrs m.m..s VorTia 
( ahjonne c de r.lusha/ie sonf connuks dr (ou/ h monde 
■ 4/9- i^"e proposition est /W/m//- (|uan(l ses termes no 

la capiia/c du ( anada. 

v^Ù f '•.^'"*' proposition est pHncif^alc (piand elle renferme 
1 objet principal de la pensée, ou du moins qu'elle ne renii lit 
aucune fonction de complément par rapport à une autre J .!;^ k 
CRAINS, p,inr qu il ur craint /)(^^ Dieu. 

Certains auteurs distinguent deux sortes de principales la 
principale absolue et la principale rrlalive. ^ "'^^P-^^^^ ^^ 

^^2. Une principale est absolue quand elle a sons sa 
dépendance eûtes les autres propositfo.is de la phrase 

*** 4.S^^. i;ne principale est /W<///r'^ quand elle dépend de la 

navatt pu elre batte qu'en un sièe/e et demi : v\iv larr 
i.KTRinri.; kn un jour par t.ks nHRiVriyuns. 

4«4. On appelle proposition sulH)rdonnée ou dépendante 
celle (iui se rattache à une autre proposition ou à l'un de ses 
termes pour le déterminer, l'expliquer ou le compléter. 

4«5. iva subordonnée qui se rattache à un nom ou nn 

nZ?l".ll W î^^'î^^ '"^''^'"'' «" <^^^J<rtive. Ivlle est détenu inafive 
quand elle est nec'vssaire ])our le sens de la phrase. I-N • Jiéni 
so/t eelui QUI SKCOURT i/iNniGKNT. Dans le cas contriire 

-•* 4H6 l.a subordonnée qui se rattache soit au verbe, soit à 
1 ensemble de la proposition dont elle dépend, est appelée 
complet :: e. Klle esUZ/mV^, indireete, cireonstancielle on^modt 

Quand esl-ee qu' une proposition est directe .^ 
Quand esl-ee qu'une proposition est indirecte ^ 
Quand est ce qu'une proposition est isolée ^ 
Quand est-ce qu' une proposition est principale "<' 
Quand est-ce qW une principale est absolue ^ 
Quand est-ce qu'une principale est relative ^ 
Qu\ippelle-t-on proposition subordonnée ou dépcn- 

Comment s'appelle la subordonnée qui se rattache à 
't quand est-elle dctcrminatire ou e.vplicativc ^ 

Comment s'appelle la subordonner qui se rattache <•) 
et quand est-elle directe, eirconstancielle ou modifia 



*** .^Q 



*«« 



478. 
479. 

** 4«o. 

** 481. 
*"* 4S2. 
*** 4.S3. 

** 484. 
danle / 

** 4S5. 
//;/ nom, t 

** 486. 

//;/ verth', 

cative ? 



\ 



LOGIQUE 



155 



nies sont 
; premier 

l'iittrihut 
of" lit' la 
onde. 
îriiies 110 

LANCKS ! 

nile, elle 
itaîi'ii est 

renferme 

remplit 

-' : JK M-; 

3ales, la 

sous sa 
il 1 rase : 
l'.rx ; // 

(1 de la 

(Ivcosse) 

.I,l«: FUT 

^eudan/e 
(le SCS 

ou un 
liuative 

.: lie ni 
intraire, 

OURAIT 

, soit à 
ippelée 
i iiiodi- 



diprn- 
Uache à 



< ai lie il 

inodiji-. 



/native selon qu'elle remplit la fonction de complément direct, 
indirect, circonstanciel ou modilicatif. V.\.: Pieu veut kj^vv. ]V, 
1,'AiMK. i.hi est heureux yuAND on i'ait i.k hikn. Prions 

COMMIC l'KIAlKNT M'iS SAINTS. 

^* 4S7, Les incidentes ou adjectives sont atnen<?es par un 
pronom conionctif. Les complétives sont gciKÎralement amenées 
])ar une conjonction de subordination. 

Les conjonctions aussi, doue, néanmoins, or, en effet annon- 
cent une ])rincipale. Les conjonctions et, ou, ni, mais, peuvent 
lier indilTéreJument soit deux principales, soit deux subor- 
données. 

'f"l- 4SS. lùi oé-iiéral, il y a dans une phrase autant de- 
propositions que (le ver])es à un mode ])ersonnel, 
exprimes ou sous-entendus ; mais il n'est pas toujours 
nécessaire de sup])léer les veri)es sous-entendtis : autre- 
•.iient on nutltiplierait les propositions presque indéfi- 
niment. 

ARTICLE 6. — DES CO.MPLÉMKNTS 

** 4S9. Les compléments ne jouent, dans la proposition, 
t^u'un rôle secondaire. Ou en distingue 'généralement de six 
sortes : le déterminatif, l'explicatif, le direct, l'indirect appelé 
aussi circonstanciel, le modilicatif et l'attributif. 

Le complément déterininalif est celui qui sert à préciser, à 
limiter la signification d'un nom ou d'un pronom : On réeotn- 
pensera Véliivc laborieux et eelui qui KST TuivS assidu. 

Le complément explieatif est celui qui se rapporte au nom, 
mais qui n'est pas nécessaire pour en fixer le sens : Montréal, 
QUE J'AI VISITÉ niîRNiiîRKMENT, cst pi US pcuplé qu'Ottaiva, 

CAPITALE DU CANADA. 

Le complément direet, dans l'analyse logique, n'est autre 
chose que le complément direct grammatical '.Je sers Dieu, ear 
IJC servir e' est régner. 

Le complément indireet est celui qui est précédé d'une pré- 
position, ou qui en renferme une en lui-même ; en d'autres 
termes, c'est le complément indirect grammatical : J'ai parlé 
Di-: CKi.A A VOTRE PÎCRE, parle.z-J^vi-v.'iSi aussi. Il s'appelle 
complément eireonstaneicl lorsqu'il exprime quelque circons- 
tance se rattachant au sujet ou à l'attribut. Ainsi, il y a des 
compléments circonstanciels de temps, de lieu, de quantité, 
etc.: // ?'/;// Tci HIER MATIN. 



** 487. J\ir quels mots liens sont avienées les diverses subor- 
données f 






4S8. Combien y a-t-il de propositions dans u)ie phrase ? 
/jSq, Ouel rôle jouent les eoinpléme)its dans la proposition 



et eombien en disting7ie-t-on de sortes f 



156 



ANALYSlv 



Ih 



,, I 






m 



Blf, 



Le coiiipléuK-iit ;y/(v////V<////"c'xj)rime iim* manière d'ilre (rmio 
action ou (l'une (|ualilé, ou bien une ncj^ation ; .\/ti)(/it'z 

IH)llCKMKN'l\ t//('(>fl NIC ZUUIS (•ll/tHtir PAS. 

Iveeonii)léinent attributif joue dans la ])roposition une fonction 
•Vattrihnt par rapport an sujet ou à un cotnplétnent. l'^x.: ( Ysii/ 

I si >'/'/>// /c' KH l'I.l'S (iRANl) l.IlCRUll'K. ihl nous a Î'IIS SORTIR. 
TMU.KAU d'aNM.VSK Î.OCilQUK 



a r r 

.2 jileine. | itnjilieite. 

•5 I ellii)lit|ne. | 
2^ e\j)l(.'ti\e. explicite. 



o 



7\i tiiot. 
Tt l }itot. 
T(I )ih)/. 



(lirecle. 
indirecte. ! 



ist)k'e. 

( al)solue. 
pnnc. , , .• 
' ( relative. 

( . ) déter. 

, me. , ,• 

snnor. , { explic. 

( complétive. 



sujet ( simple. ( complexe. 

(sujet elliptiiiue.') \ composé. (. incomplexe. 



I verbe. 

\ (^verbe ellipti(|ne.') 

( iittribut. \ simjtle 



(modillé par A7/r /u'xa/idf/.) 



\ complexe. 
( (^attribut ellijjt.) \ comjH)sé. \ iucomj)lexe. 



AKl'iri.K I. ANAI.YSK liAlS()NN|.;K D l'NH IMl K ASK 

d'ap^ks i,v MKriioiti', i'i;i':fi';i)i;N l'K 

Ct' niisérohlt- auiour-l^rof^re, d.^itt ihaciiii dr nous a sa hontil 
part y tst la taiist'priiuipaU' de ioits nos di/aiits ; aunbal/ons-h 
donc sans kssc. 

Cette phrase renferme trois ])roposilions, parce cpril y a trois 
verbes à un mode jiersounel. 

Ce iniséraùlr ainour-ptoprc est la principale cause de tous nos 
défauts, 

iifrn)p. ; pleine, parce (prelle renferme les trois parties; 
explicite, parce cpie les trois paities sont développées ; directe, 
parce (pie les trois parties .sont t. ..ij^ées dans l'ordre logi(iue ; 
principale, p.irce ([u'elle renferme l'oljjet j)riiicip.il de la ])(. usée ; 
absolue, parce (prelle a toutes les autres sous sa dépendance. 

Autour-propre, sujet ; simple, pirce qu'il ne désij^iie (pi'un 
seul être ; coinplc.vc, ]iarce ([u'il a ])oiir compléments explicatifs 
le (|ualificatif ////.sr/ (//'/<•, et la deuxième proposition. 

f''sf, verbe substantif 

La cause, attribut ; simple, parce qu'il n'exprime qu'une 
manière d'être du sujet ; conplexe, parce (pi'il a ]ioiir coniplé- 
uient déterminatif pt incipale, et pt)ur ct)niplément indirect dt' 
nos dépauis, qui a lui même j)Our complément déierminati/ 
tous. 



y 



H 

ri 



GRAIMMATICAI,].: J<;T hOC.lQVB, 157 

A>/// chacun de nous a sa hounc part. 
2e Proposition ; pleine, i)arce ciuV-lle rcnfcnne les trois 

a t I)utif et (luc rc-lui-ci s'y présente «luns sa forme propre • 
//<///vvA-, parce (|iie les trois parties ne sont pas ranimées <lans 

Vn'n m Vr^"'' ',. '""i '''''' <-yp^i^-"^r,r, parcequV-lle se rattache 
a un nom pour 1 e\])li(jner. 

r/uuii„, sujet; siinp/r, i)aree (p.'il ne désii^nie qu'un seul 
être ; complexe, parce (pi'il a pour complément déterminatif 

(/(' ll(>IIS. 

/■'s/, verbe sul)stantif. 

./ivr;// attribut ; snnp/c, ])arce cpi-il n'exj)rime qu'une seule 
aniere .1 être ,Iu sujet ; n>wp/oAr, parce qu'il a pour complé- 
mu t direct sa par/, .pii a lui-même pour complément détermi- 
uatil i/o///, et pour complément exi^licatif /w///<'. 

Coml)a//ons-lc donc sans ccss, 

r Proposition ; c///p//\///c, parce qu'il y a ellipse du suiet • 
rxplici/c, parce (pie le verbe s'y i)résente sous sa forme propre ' 
iincc/c, parce que les trois parties sont ranirées dans l'ordre- 
loguiue ; pn //Cl pair, parce qu'elle renferme l'objet principal 
absolue'"''''"'' ' "■^"^'''■' P'"'"'-'^ '1"'*^"^ déi)end de la principale 

Xoiis, sujet elli])tique ; si/nplc, parce qu'il ne désiLnie (.ne 
com'JléTiient"'^"'"''' ''^^'''''"'' ' ^'"'""P'''''^^ V^^^^^ qu'il u'a pas de 

Soyons, verbe substantif. 

Coinha//a///, attribut ; si/npic, parce qu'il n'exprime qu'une 
seule inaniere d'être du sujet ; co/npLxc, parce qu'il a pour 
com]ilemeiit curect le, et pour complément modificatif .w;« ccs^c 



CIIAIMTRK IX 

NOTIONS li'ANAl.VsIÎ GKA M MATIC Al.K KT LOUIQUIS 

AIM'ICI.E l^T 
Oli.IET DE l'analyse GRAMMATICALE ET LOGIQUE 

*■'' 490. I^' analyse i^^rammaticalc et logique décom- 
pose la phrase en propositions, et la proposition en ses 
ternies, et indique de chaque mot 1° la nature, et, s'il 
y a lieu, l'espèce et les propriétés ; 2° la fonàion 
grammaticale. 



*'^ 490. Que fa// V analyse ^^ratnma/icalc et loiriquc ? 



^ii 



158 



ANAI.YSE 



^"■'^ 49 î. On distingue dix fonélions grammaticales : 

1. Sujet. 6. Coiiijv flir, ou objectif. 

2. Alirlbut, 7. C.iud. ou circonstanciel. 

3. Verbe substantif. 8. Modificatif. 

4. Déterminatif ) d'un nom 9. Conjon(5l. ou mot lien. 

5. Explicatif J ou d'un pronom. 10. Vocatif ou mis en apost. 









ARTICLE 2.— DEFINITION DES JONCTIONS GRAMMATICALES 

^-* 492. Le s?fjf/ est l'être dont on exprime mie 
qualité ou luie action. Ex.; ''^ Jii/cs César vainquit 
Pompée.'* 

\S attribut est la qualité ou l'action que l'on exprime 
du sujet. Ex.: " Vo\\\\)kiti\\\. malliciirciix.'' 

Ee verbe si(bsta)itif <f^\. le verbe être ou un équivalent, 
employé pour unir l'attribut au sujet. Ex.: " Sylla 
fut crtiel ; l'arbrisseau devient un arbre." 

On appelle déterminatifs les mots employés potir 
préciser, limiter la signification du nom ou du pronom. 
Ex. : " lya patience de Job ftit admirable," 

On appelle exptieatijs les mots qui .se rapportent ati 
nom ou au pronom, mais qui ne .sont pas nécessaires 
pour en préciser la signification. Ex.; " Ea patience, 
cette hérdique vertu, est prescrite à tous les hommes." 

Remarques. i° On reconnaît les déterminatifs : 1° en ce 
qu'on ne peut pas les retrancher sans altérer le sens de la 
phrase ; 2° en ce qu'i's «joutent au nom une idée qui en fixe, 
qui en limite l'étendue, Kx.: " I/homme de bien est estimé." 

2° On reconnaît les explicatifs : 1° en ce qu'on peut les 
retrancher sans altérer le sens de la phrase ; 2° en ce qu'ils 
expriment une idée déjà renfermée implicitement dans le nom 
ou précédemtnent énoncée. Ex. : " L'homme, créé à Viinagc de 
Dieu, doit se respeéler." 

Le complément direFî ou objeetif signifie l'objet 
même de l'action, et vient en réponse à la question 
^^^/ .^ ou ^z^^»/ .^ faite sans préposition. Ex.: "J'aime 
Dieu, et j 'observe sa toi. ' ' 

Le complément iudirefî, appelé aussi cireonstanciel, 
exprime, par rapport à un verbe, le ternie, le motif ou 
toute autre circonstance. 



'^* 491. Quelles sont les dix /Mutions jiirafninaticales / 
** 492. Définissez les différentes fonetions gratninaiicales. 



icales : 

objeolif. 
stanciel. 

lot lieu, 
en apost. 

CALES 

ne une 
ainquit 

exprime 

iraient, 
"Sylla 

fs pour 
)rononi. 

'tent au 
efc.saires 
atience, 
nimes. ' ' 

1° en ce 
tis de la 
en fixe, 
stinié." 
peut lefî 
ce qu'ils 
=5 le nom 
image de 

l'objet 
[uestion 
' J ■ aime 

stanciel, 
notif ou 



'cales. 



1 



I 



GRAMMATICALE ET LOGIQUE I59 

Il vient en réponse à qui? ou q7(oi? précédé d'une 
préposition, ou bien à l'une des questions oh? quand? 
Ex. : " De Frontenac succéda—^ M. de Courccllcs—cn 
Van 1672." 

Le modijicatif exprime une négation, un doute ou 
une manière d'être par rapport à un adje^if, un verbe 
ou un adverbe. 

Il vient généralement en réponse à la question com- 
ment? Ex.: " Parlez. ///^^ haut :—ox\ ne vous entend 
pas. ' ' 

On appelle conjoncti/s ou mots liens les mots qui 
unissent entre eux les propositions ou les termes de 
proposition. 

Après le verbe substantif, qui unit l'attribut au Fuiet le-; 
coujonaifs sont : 1° la préposiiion, qui fait rapporter ùu 'mot 
complément au mot complété. Kx.: " Travaillons ;>^«r Dieu " 

^•. ^^ conjonaion de simple liaison ou de coordination, qui 
unit deux éléments semblables. Ivx. : "Le ciel et la te?re 
louent et bénissent la sagesse et la bonté du Créateur." 

3° La conjonélion de subordination, qui lie deux propositions 
dont la seconde est complément ou sujet de la première Fx • 
tude'" ^''"^ ^"^ t'éveilles : il faut que tu en contrades l'habil 

, 4° Le pronom conjonaif, qui joint à son antécédent une 
deternimative ou une explicative. Kx. : " Craignez celui qui ne 
craint pas Dieu." ^ ^^ 

5° T/adje(5lif conjonaif, qui, tout en modifiant un nom ioint 
une proposition dépendante à celle dont elle dépend Fx • 

J'ignore— ,7//^'/.? sont vos desseins." "" 

• ^° L'^^V'^rbe conjonaif, qui, tout en modifiant un verbe 
joint également une proposition dépendante à celle dont elle 
Se"" ""^^ "^ sais-r.?/«;;/^;// le grain germe dans la 

Le vocatif oM mot en apos'.rophe est un nom ou un 
pronom employé pour appeler la personne à qui l'on 
sadres.se. Ex.: "Vous êtes, cliers enfants, au prii> 
temps de la vie. " 

Le nom au vocatif est toujours à la deuxième personne 
grammaticale. Ex. : " Notre Père, qui aies aux cieux " 

Il n'est généralement pas considéré comme terme d'une 
proposition, mais il s'analyse à part. Ex. : " Enfants, écoutez- 
moi On dir.H rv^vfs n. c. m. pi. au vocatif ou mis eu apos- 
trophe ; -eoiis s-e... sujet de " écoutez, ". 






V., 



I 



i6o 



ANAI^YS^ 



ARTICLE 3, — FONCTIONS ET CLASSIFICATION DES PROPOSITIONS 






if- 

ii'r 



*"" 493- La plupart des fonctions grammaticales 
que remplissent les mots peuvent être remi:)lies par des 
propositions. 

Les fonctions grammaticales les plus ordinairement 
remplies par des propositions sont celles : 

1° De dcterminatif d'un nom ou d'un pronom. Ex.: 
•' On occupe volontiers I'ouvkihr qui. csf assidu à sou 
travail, tandis que l'on renvoie à la première occasion 
Cf:lui qui ne lest pas.'' 

2° D'explicatif d'un U'^m ou d'un pronom : 
" L'ho.mmk, que Dieu à crée à son iinaj'r, est la p'us 
excellente des créatures visil)les. O Dieu, vous qui 
m'avez crée, faites que je sois digne de vous " 

3° De complément direct : " Mon père DiîsiRK que 
f apprenne 2in état.'" 

4^" De complément indirect ou circonstanciel ; "Vous 
VIENDREZ quand je vous appellerai." 

5° De complément modificatif : " Je Travaille 
autant que je puis. ' ' 

6° De sujet réeld'un verbe unipersonnel : " Il faut 
que la vertu soit récompensée , ' ' 

** 494. Les propositions qui ne remplissent pas une 
de ces fonctions grammaticales sont appelées princi- 
pales. Celle qui en remplissent une sont apj^elées 

SUBORDONNÉES OU DÉPENDANTES. 

Dans 'I Dieu veut que nous l'aimions ", la première propo- 
sition Dieu veut est principale ; la deuxième que nous V aimions 
est subordonnée ou dépendante de la première ; elle est, en 
effet, le complément direct de veut. 

La principale n'est amenée ni par un pronom con- 
jonctif ni par une conjonction de subordination. 

Remarque. La principale peut commencer : 10 par une con- 
jonction de coordination ou le simple liaison (n" 487) ; 2" par 
qui, que, oîi... employés comme pronoms indéfinis. 



■X"» 



493. Quelles fonctions ^grammaticales peuvent être remplies 
par des propositions ? 

** 494- Connn^nf c'asse-f-on les propositions considérées sous 
le raùJ)ort de la/onction gramuiaticale .^ 



% 



Grammaticai,k et logique i6i 

oul^'seri'fef n'^'V'"'' ^^^°-" ?'' J^ ^^ '■^^it^^^^- Qui suis-je, et 
gueillir ?'' trouverais-je donc en moi sujet de m'enor- 

I.es dépendantes sont généralement amenées • i^nar 
un pronom conjonctif ; 2" par une conjonction de 

joncïifs"''^'''" ' ^ ^'^^ '"' adjectif ou un adverbe con- 
Ex. " Celui QUI îr/^/ /,> ô/nf peut l'accomplir. Te sais 
QUE je^ mourrai, mais j'ignore à quel moment ie 
mourrai et comment yV mourrai. " "^ 

Remarques, r. Après une phrase citative la t)ronom-tin« 
qui est coniplémeut direct n'est considérée comme d^Zdant^ 

I<vlle serait principale si la citation était textuelle • " I p«5 

crains, «'/.«// nu sa^r, que ceux qui ne craignent pas Dieu '' 

I.a dépendante qui se rapporte à un nom est appelée 
adjccin'c ou encore incidaife ; celle qui se rapporte soit 
a im verbe soit à l'ensemble d'une pro'^osition, est 
appelée compldivc si elle est complément, suhjccHve si 
elle est sujet. 



m 
m 



TABLEAUX POUR 

Principal^!;. 

On estime celui 
J'adore Dieu, 
Rappelle- toi 
Prie beaucoup 
Jules travaille 
Il faudrait 



LA CLASSIFICATIOX DES rROPOSITIOXS 

Subordoiluccs. 

qui est probe, délenniuative. 

qui m'a crée, explicative. 

que tu es faible, c. directe. 

quand tu souffres, c. circoùstanciclle 

mieux qu'il ne faisait, c. nwdificative 

qu il progressât, subjective. 



Proposition \ 



' principale 

fadjective f déterminative 
subordonnée | ^^ '"cidente i explicative 

f directe 
indirecte ou 

circonstancielle 
modificative 



ou 



c'/.pc>.dante ' 



complétive 
. subjective 



l62 



ANALYSE 



Pli 



Dans la pratique, on peut n'employer que trois de 
ces dénominations : dctcnniiiativc, explicative, subor- 
donnée. 

Kx. : " Celui-là est fort qui prie bien", qui prie bieti, déter- 
tninative du pronom celui-là. 

"Adore Dieu, qui est tout-puissant", qui est tout-puissant 
explicative du noni Pieu. 

" Aiine qu'on t'avertisse ", qu'on tarertisse, subordonnée, 
remplissant la fonction de complément direct de aime. 

ARTICLE 4. — ANALYSE DES l'HUASES 

^">= 495. Pour analyser mie phrase, surtout si elle 
est d'une ceiUiine étendue, on peut faire utilement les 
opérations que nous allons indiquer. 

1° Séparer par un trait vertical les mots consécutifs 
qtti n'appartiendrait pas à une même proposition, 

Ivx. : Faites du bien | pendant que vous êtes en santé | car | 
quand vous serez malade | je ne sais j de quoi vous serez 
capable. 

TRINCIPES POUVANT AIDER A FAIRE CETTE SÉrARATION : 



, .1 



a. Deux verbes à mode personnel n'appartiennent générale- 
ment pas à une même proposition. 

l). Le pronom conjontftif commence ordinairement une pro- 
position ; mais, dans tous les cas, il n'est jamais de la même 
proposition que son antécédent. 

e. La conjonction de subordination annonce toujours une 
proposition ; celle de coordination en annonce également une 
quand elle ne lie pas des termes d'une même proposition. 

d. Un mot qui n'a point de fonélion dans la proposition qui 
précède immédiatement appartient à une autre proposition. 

2° Ecrire a ou A stir le premier mot de la phrase, b 
ou B sur le premier mot de la deuxième proposition, 
e ou C sur le premier mot de la troi • 'ème, et ainsi de 
suite. 

Si la proposition est principale on emploie une majus- 
cule. Si elle ne l'est pas, on la caractérise par une 
minuscule, suivie du chiffre indiquant la fondlion 
grannnaticale. Ex. : 



** 495- Quelles opérations successives peut-on faire pour 
analyser une phrase / 






GRAMMATICAT^E KT I^OOIQUR 



163 



A 

Le ver 



qui rauipe 



A 

et l'aigle 



un sujet de glorifier Celui qui les a créés 



d' 



qui vole si haut j uous sont 



// 



que tu fais fausse route, 



C 
remercie 



et 



Si l'on t'avertit 
change de direclion 

RKMAR(auES. I. Si une proposition a des parties séparées, on 
en répète la lettre ou le numéro sur le premier mot de chacune 
de ces parties. 

2. Une proposition coupée par une autre ne se continue que 
lorsque celle-ci, avec ces dépendances, est entièrement terminée. 

3° Knoncer sépa-cmeiit les propositions, en expri- 
mant, s'il y a lieu, Ijs termes ellipses ou sotis-entendus. 

Rkmarouk. On ne considère une proposition comme avant 
des termes sous-entendus que lorsqu'on ne pourrait sans ce 
moyen, se rendre compte de la fonaion des mots exprimés. 

4° Reprendre chaqtie proposition : en désigner la 
nature, et, s'il y a lieu, la fonction, en indiquer le 
sujet avec ses déterminatifs et ses explicatifs, puis le 
verbe avec l'attribut et les compléments. 

5° Analyser granmiaticalement les mots, et princi- 
palement les verbes, les pronoms conjonélifs, les pré- 
positions, les conjonctions. 



M 



vin 



îl 



APPLICATION DE LA MÉTHODE 



A 
Paris, 



b'' 



A 

n'a 



été 



. qui est maintenant la ca])itale de la France 
longtemps qu'une bourgade des Oaules. 

Cette phrase, renfermant deux verbes à mode personnel 
tornie deux propositions. ' 

La première " Paris n'a été longtemps..." est principale. 

La deuxième " qui est maintenanl la capitale de la France " 
est une adjec1;ive explicative de Paris. 

Tkrmh:s : Le sujet de la première est /\iris, qui a pour expli- 
catif la deuxième proposition ; le verbe substantif est a cté • 
l'attribut est hourgadr, déterminé par une et par dc^ (ùru/vs • 
m^ que est un modificatif et louolcmps. un complément circons- 
tanciel de a ett' une bouroadc. 

Le sujet de la deuxième proposition est qui ; le verbe 
su1)stantif est est; l'attribut est capitale déterminé par la et par 
de la l'i-ance ; maintenant est un complément circonstanciel de 
est ta capitale. 

ordin-'ire.''^"'^ ^"^"'^^ ^'''''^''^ '"°*' ^^ '''" ^'''^ l'analyse grammaticale 



pi 

V- 



:1|: 



II 



I! 



164 ANALYSE GRAMMATICALE ET LOGlQuE 



Quand celui | que l'on avertit 

clouter (ju'il ait boiiue volonté. 

Cette 



a 



ne se corrige pas 



C 

on 



peut 



TAUr^EAU 
Dli SUIJOKDINATION 

C 



qu 



and 



a' 



que 
r/7 



qu 



b* 



phrase renfennant quatre 
verbes à mode personnel forme qnatre 
propositions. 

La i)rincipale est on peut douter. 
La première quand celui ne se cor- 
riii^e pas est une subordonnée rem- 
])lissant la fonction de complément 
circonstanciel àe peut. 

La deuxième que l'on aî'ertit Qst ime 
déterminative de eelui. 

La quatrième est une subordonnée, 
remplissant la fonction de complé- 
ment indireél de douter. 
Tkrmrs : Le sujet de la principale est on, simple et incom- 
plexe ; le verbe est est; l'attribut pouvant, complexe parce 
(ju'il a pour complément direct douter, et pour complément 
circonstanciel la première proposition. 

Le sujet de la ])reinière ])roposition est celui, complexe parce 
qu'il a pour comj)lément déterminatif la deuxième proposition ; 
le verl)e est (".?/ / l'attribut corrigeant, complexe parce qu'il a 
pour complément direct se, et pour modificatif ;/<'-/)(rs\ 

Le sujet de la deuxième proposition est on ; le verbe est est ; 
l'anribut avertissant, complexe parce qu'il a pour complément 
direct que. 

Le sujet de la quatrième est // ; le verbe est .w// ; l'attribut 
ayant, complexe parce qu'il a pour complément direct bonne 
volonté. 



;' 



I 



w 



\ ; 



FIN' DE LA DEUXIÈME PARTIE. 



\ 



I 



; i;t 



TROISIÈME PARTIE 



SYNTAXE 



I 



'■;"^* 496. La Svfi/axc {a) est la partie de la gram- 
maire qui s'occupe de l'ordre ou de l'arrangement des 
mots dans le discours, et de l'orthographe particulière 
qui en résulte pour chacun. 



CHAPITRE PREMIER 



1 



DIT NOM 
ARTICLE l'T. — xovis QUI ONT LES DEUX GENRES 

'^='= 497. ^'//^'' est du féminin lorsqu'il signifie 

secours, assfsfa}ia\ ou qu'il désigne ui:e femme. Ex.: 

Unr aide PKOMPTK ci ASSURKK ; UNK aide infir- 
mière. 

Il est du masculin lorsqu'il désigne un homme. Ex.: 
Un aide de camp. 

^** 49S. Aiirle est du masculin quand il désigne : 
1° l'oiseau de proie. Ex.: Un aigle fort. 

2° Un homme d'un talent ' supérieur. Ex.: Cet 
homme là est un aiirle. 

3° Un pupitre 'd'église. Ex.: // chante à V aiçrlc 

METROPOLITAIN. 

4° Le papier du plus grand format. Ex.:/'^/ acheté 
DU GRAND aigle. 

5° La décoration d'un ordre de chevalerie. Ex.: 
L'aio-lc NOIR de Prusse, l'aigle blanc de Pologne. 



*** 496. Qu'est-ce que ta syntaxe .^ 
** 497- f^^ quetgoirc est te mot aide ? 



* 498. De quel genre est te mot aigle ? 
i^S-t^ui'^eavc^^ ''''"'' '""*^S'^"' ■"'"• •'^^''^^ ; /"-i'"- o'J'-e ; qui veulent dire 



Ij II 
». ' 



166 



SYNTAXK 



•:i 



.4/V/festcUi féminin : i» s'il désigne évidfniment 
loi^au fc nielle. Ex.: /.•„«/<„/ l'i.l..NK * /<J"'« 
pour ses atQ;lous. 

2" Dans le .sens tl'eiiscigue militaire, d'étencLircl, 
< armornes <le >K.,se. lix.: /,,. „,,/,, komainks 

impériÂlk '"'■"""'■'" "''"' "•'•"''' ''■'''•°"-"' = ''"'■'^''•= 
*** 499. ^/w„«,est chi masculin au singnlier et du 

l'ATALKS auioios. 

Il est quelciuefois féminin an singulier en i^oésie • 
et^ masculin an pluriel, quand on parle d'affections 
.uenereuses. I^x. : 

L'amoTir ^7 plus tendre est la plu.s malheureuse. (R^cink \ 

J^.Tie:.;::ir^T ^^^^^^ '^"'^'^'^•- ^'--- ^^^^ ^- ^^ 

.-'/;;/^./rnoni d'une divinité delà Fable, est touiours 
du mascuhn î^x.: Pnndn de vv.rvï-. Amours. (Acvd ) 
/'-f' 500. 0;//M' est du fuiinin quand il sit^nifie 
simplement le nombre «'r.^.v. Ex.: Nous avons Ln.ê 
a notre dcjauicr unk couple de pigeons rôtis et UNE 
couple d'œujs frais. 

Couple est du masculin quand il désigne deux per- 
sonnes unies par le mariage, par l'amitié, par l'intérêt, 
etc Ex.: Ln hkureux couple; un couple d^amis, de 
fripons. ^ ' 

Couple est encore du masculin quand il désigne le 
maie et la femelle des animaux. Ex.: Un coiïple de 
pigeons suffit pour peupler un colombier. 

Couple ce remplace par le mot paire quand il s'amt de deux 
choses de même espèce qui sont nécesiurement ou ordinaire^ 
ment ensemble. U^.Tue PAinn de souliers, de ôa s, défauts 
etc., et lion uue couple de souliers, eic ^i^, ci( gauis, 

Par suite on dit aussi : utievAm^ d'anns, une paire ^/t- hœuf^ 
Se în^"' '^""'^ ""'^^ inséparables, deux bœufs attachés au 

^ 5QI- Dcfice e st du masculin au singulier et du 

**! 499- ^^e çuelffenre est le mot amour ? " 

L 5o«- ^^'' quel genre est le mot couple ? 
*•• 501- i^c quel genre est le mot délice ? 



i 



S 



NOM 



167 



le 
de 



féminin an pluriel. Kx. : QuEL délice f ai GOUTfC ! Les 
délias du cœur sont plus TOUCiiANTKS que CKLLKS de 
l'esprit. 

Cependant si, dans mie môme plirase, le mot délice 
paraissait avec les deux nombres, il faudrait préférer 
Je masculin. Ex.: Un de mes plus ç^Vi^^H'ë, délices, c'est 
de revoir n/rs parents chaque soir. 

* 502. Elevé et eufaut sont du masculin quand ils 
désignent un petit garçon, et du fcuMuin quand ils 
désignent une petite fille. Ex.: Cet l'cve a obtenu 
plusieurs prix. Faire de bons élevés, de bonnes 
élhes. (A CAD ) 

Un enfant odéissant ; pleurer comme tn enfant. La 
PAUVRE enfant, une aimable enfanl. (ACAD.) 

** 503- Foudre est féminin, mais seulemi tit dans 
.son sens propre, c'est-à-dire quand il désigne le 
tonnerre. Ex. La foudre a éclaté ; mm est tombîîE 
sur le clocher de V église. 

■fi est masculin dans toutes ses autres acceptions. 
Ex.: effondre contient 1000 i^allotis : QvmhS foudres 
d'éloquence que Bossuet et Massillon ! D' Iberville fut un 
FOUDRE de guerre. 

** 504. darde est toujours du féminin excepté 
quand il désigne un homme. Ex.: Vous êtes de la 
garde naTIO.n'ALE, allez donc monter 1,X garde ; CETTE 
garde-malade s^est endormie ; CE garde champêtre a 
arrêté un braconnier. 

'^* 505. Gent(i^i du féminin au si igulier, et signifie 
alors nation, race, espèce. Ex.: Ea u? VOLATILE ; 
I,A gent SOURICIÈRE. 

Le pluriel gens est du masculin ; mais, par euphonie 
et clarté a), on donne la terminaison du féminin à 
radjectif qui le précède immédiatement, ainsi qu à 
ceux qui l'accompagnent, si cet adjectif ne se prononce 
pas au féminin connue au masculin. Ex.: Ces bonn: ' 



* 502. Jh' quel genre snnt les mots élève et enfant ? 
** 503. De qut : genre est le mol foudre ? 
** 504. De quel /, enre est le mot ^arde ? 
** 505. QiCy a-i'-il de particulier sur les mots gcnt et gens ? 

(a) Pour le distinguer, quant à la pioii' ' ii ion, du nom propre Jean. 



% 



m 



I68 



SYNTAXK 



et PiEusKs ^çrcm. oh soni-ih allés f Quels (rai^ mir Af 
usuriers ! l o/là de bons et h on uê léserais "^ ^ ^'' 

ciuf ne'leS^i" ''; ^^ '"''* :'•''''''' '^^"t a" masculin les aflieotifs 

.,**,-5°6- //!■«/«'• est fcniinin (luaiid il dcsimio lo cirait 
dcgise dc..s,B„é ,s<n,,s ce titre.' Kx.: /.Vc'- i ' 

au etc"' tr™/';"''? ' ^'""■'",''' ^•'"""■' Dans \Z 
autres cas, 1 est toujours niascul ii. Ex. : ,.//,,•« ^w/^ 

Ex **/^v^: /'''^'"''■'' ''■"' '°"J""''" '•" f'^"'""" «" pluriel 
Au s,„K„l,or, ce mot est généralement du féminin • 

u «msculni quand il désigne le recueil des comnoti 
t.ons d'un graveur d'estampes ou d'un œnZsUeur 
de n„,s,que, ou a recherche de la pierre phS, halè 
T'CainZ"- T"''' ™«°Rf El. de MoLrl ou 'cEtUI 

fémini^r^u'nCr'r " '"?""''"' ^" -'"'S»""- et du 



.«. ■'"!• /} 1"-'lKemr est le mot hymne ? 

•• £s' /t l""'',''''''"''' "' /'• m't œuvre ? 
5o!>. J)e quel Mcitre est le mot orgue > 



f'^l'-n.",!''"'";''!'^» «pérnie.it t 






en or. Ilsl'appelaieiit 1 



rouyer le tijoyeii de changer 1 



pierre philosopliale 



es métaux 









NOM 169 

*** 5oH/>/s. Orar est fc^niiiiin de sa nature. Kx. ■ 
iJf lofxe bini î.kvhk. Dr BELMCS o>\i^es. 

Il n'est du niaseulin que d;ins les deux expressions : 

Ot\irC (l) MOXDK, Oti^C I'KKI.K. 

** 509. Pàquc, siKHiifiant la fête des Juifs, est du 
tcmniin. Ivx.: Notn -Seigneur Jit i.a Pâqnc avec ses 
aise/p/es. 

J\hji(es, fête des chrétiens, est nu masculin. Ex.- 
/ oyez eonnnc Pâques est TAki.iK eette année. 

Dans tout autre cas, il est féminin pliu-iel. l{x.: Il a 
fait SKS Pâques • Pâques i'i.kukiks (dimanclie des 

j Kameaux). /^«(///r.? ci.oshs (dimanche de Ouasimodo). 

! -*^-f^ 510. Parallèle est du féminin en terme do ^éo- 

nictne et en ternie de fortifications, Kx.: Ces parallèles 
sont mal Tïi\Qv.v,^. Il e.st du ma.sculin dans les autres 
cas. Kx.: Quia parallèle injukikux ! Neic-York et 
Constant/nople sont plaeés presque sous i,k inême 
parallèle. 

** 511. Personne, employé comme nom commun, 
est du féminin ; alors il e.st ordinairement précédé 
d'un déterminat.f. Kx. : Qb^tt^ personne parait bien 

CONTKNTK. 

Kmpl(j>é comme pronom indéfini, ce mot est du 
masculin, à moins qu'il ne .se rapporte évidemment à 
un nom féminin. Kx.: Personne n est venu ; personne, 
dans la pension, n'est ^?/<6-.57 studikusr que votre steur. 

'"* 512. Quelque chose, pronom indéfini, si cru i fiant 
1 opposé de -icn, est du masculin. Kx. : Pour savoir 
quelque chose il faut V avoir appris. 
^ Quand \\ sio^nifie quelle que soit la chose, il est du 
féminin. Kx. : Quelque chose que je lui aie jji'i E,y<? nai 
pu le convaincre. 



*** 508 bis. Que remarque t-on sur le mot orge ? 
^" 5f'9- Qu'y a-t-ilde particulier sur le ///(?/ Pâque ? 
^^ 510. De quel genre est te mol parallèle ? 
** 51 r. De quel genre est le mol pensoiuie ? 
** 512. De quel genre est l'expression quelque chose ? 

{i) Orne woM.f A grains d'orge dépoiiilU's de leur pellicule 011 première 
enveloppe.— O/y^ A-; ;/ giains d'oigo dOpuuillés de toutes leurs enveloppes 
et arrondis p..r la meule. ^^ 



r:! 



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r î (F 






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ifl 



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170 



SYNTAXE 



513. Autre chose, employé sans déterminatif 
est du masculin. Ex. : Demmidez-Iui autre chose, il 
mus I.K donnera. Dans le cas contraire, il est du 
iemmm. Ex.: // s'agit ^'une autre chose bien diffé- 
rente. 

*"*" 513 bis. Témoin est toujours du masculin, même 
quand il se dit d' une femme. Ex. : Cette femme est un 
BON témoin. Ces gens sont des témoins SUSPECTS. 

Ce mot ne varie pas dans l'expression à témoin, et lorsqu'il 
est employé sans déterminatif au commencement d'une pl-?asè 
I^x.: Je imis prends tous a tkmoin (Acad.)-Témoin le\ 
blessures dont 1/ est eiiœre couvert. ( Acad ) n^uiN us 

Mais on dira: Vous vidâtes tous témoins que.., parce que 
dans ce cas, le mot témoin n'est point pris adv4rbiaiement. ^ 

Noms qui changent de genre en changeant 

de sens 

ITn certain nombre de noms changent de genre en 
changeant de sens. Plusieurs ne sont d'ailleurs que 
des homonymes qui ont des racines différentes 



Masculin. 



Féminin, 



Aune, arbre (quelques-uns Ancienne mesure de lonLmeur 

écrivent aulne). fewcur. 

Cartouchk, ornement de Charge d'arme à feu: coneé 

sculnture ou de p-raviirf^ ^'„„ „^i.i„.^ ' '-'-'"6^: 



sculpture ou de gravure. 
Cravatk, cheval de Croatie. 
Crîîpe, étoffe très claire. 
Critiqiik, personne qui juge, 
Echo, son répercuté. 

Enseigne, officier de marine 

porte-drapeau. 
Fourbe, trompeur. ..wu.wcne. 

^'îniw ^''^■^^^"' surveillant; Aolion de garder ; femme nu, 
® "'^^- Ri^i-de ; troupe armée ; partie 

de l'épée qui sert à couvrir 
Ja main ; garniture de ser- 
^ ... , l'wre, etc 

Greffe, heu ou sont déposées Branche que l'on ente sur un 

les pièces des procès. arbre ; action de greffer 

Guide, conducteur. Lanière de cuir pour conduire 

les chevaux, 



d'un soldat. 
Etoffe qui se met autour du cou. 
vSorte de pâtisserie. 
Art déjuger. 
Nymphe. (Il s'écrit avec un^ 

majuscule.) 
Marque, tableau, draperie. 

Tromperie. 



Il y-},. Que remarçur (-on sur r expression autre chosr ? 
^M V^h A' qu^t genre est tf mot témoin } 







NOM 



171 



\ 



1 



Laque, beau vernis de la Résine qui vient des Indea 

Chine noir ou rouge. orientales 

Livre, ouvrage imprimé. Ancien poids de seize onces ; 

monnaie. 

Manche, partie d'un instru- Partie de vêtement où l'on 

nient par laquelle on le met le 1)ras ; espace étroit de 

tient. mer. 

Manceuvre, ouvrier subal- Mouvement, évolution, 
terne. 

MÉMOIRE, écrit sommaire , Faculté de se souvenir • repu- 

état de sommes dues. tation. * 

Mode, terme de grammaire et Usage passager. 

de musique ; manière d'être. 

MouIvE, objet creux qui sert à Coquillage de mer. 

donner une forme. 

Mousse, jeune apprenti mate- Plante, écume. 

lot. 

Office, devoir, fouclion ; ser- Lieu oii l'on garde le dessert 

vice d'église. la vaisselle. ' 

pACiE, jeune homme au service Côté d'un feuillet. 

d'un prince. 

Paiij,AvSSE, bateleur, saltini- Sac rempli d.- paille pour les 

banque. Hts. 

PARAi.i.Èr,E , comparaison ; Lignes également distantes • 

cercle de la sphère terrestre. tranchée. ' 

PENDUI.E, poids qui fait des os- Horloge à poids ou à ressort 

dilations régulières. 

Physique , la constitution vScience cpii étudie les proi^frié- 

naturelle de l'homme. tés générales des corps 

P1.ATINE, métal grisâtre, le Ustensile pour repasser du 

plus inaltérable de tous. linge ; ]iièce d'arme ô feu 

Poîîijî, fourneau ; drap nior- Ustensile de cuisine pour frire 

tuaire ; voile nuptial. 

Poste, lieu où se tiennent les Relais ; bureau pour les lettres. 

soldats. 

Pourpre, rouge foncé ; mala- Couleur extraite d'un coquil- 

^^^' îage ; dignité royale, cardi- 
nalice. 

Soi.de, complément d'un paye- Paye des soldats, 

ment. 

vSoMME, sommeil. Total ; quantité d'argent ; far- 
deau. 

Souris, sourire. Petit quadrupède rongeur. 

Tour, mouvement circulaite ; Bâtiment élevé rond ou carré. 

machine de tourneur ; trait 

d'habileté. 

Trompette, celui qui sonne Instrument â vent, 

de rinstrumcnt. 

Vase, ustensile pour contenir Limon qui est nu fond des 

les liquides. - ' • • fleuves. ' ' ' 



!^' 



Ui 1 



i 1 



172 



SYNTAXE 



!•! ■; ^^1. 



l »1 



H 



Voii.K, étoffe qui sert à cou^ TnUe- <■.'„» 
vrir; apparences. même '''''''^^"' ^^ "^'''^'^ 

qx^id^nSSentr C^i^^^f^"?^"^"- -"^ «lins 
cas • iPle co,;r. !: • ■ "0'"me, et du feminm dans les antr,.c 
cas, tels sont : cn/u/ur, ensague, garde, manœuvrl^ S.I 

ARTICLI-; 2.— DU xNOMlillE DES NOMS EN GÉNÉRAL 

tclHom?' ^""^"i"'' ^'""^^ ^°"t inusités au singulier j 



Accordailles. 

Affres. 

Agrès. 

Aguets. 

Alentours. 

Annales. 

Archives. 

Arrérages. 

Arrhes. 

Atouis. 

tels sont : 



Besicles. 

Hestiaux. 

IJroussailles. 

Catacombes. 

Confins. 

Décombres. 

Dépens. 

Doléances. 

Rcrouelles. 

lîntrailles. 



Kpousailles. 
Fiançailles. 
Fonts. 
Frais. 

Funérailles. 
Hardes. 

Immondices. 
Mânes. 
Matériaux. 
Matines. 



mineurs. 

Mouchettes. 

(obsèques. 

Finceltes. ■ " 

l 'leurs. 

Prémices. 

Primeurs. 

Ténèbres, 

Vêpres. 

Vivres. 



Quelques autres sont inusités au pluriel ; 

4 Quelques noms relatifs à l'homme moral et A vi 
physique : ^adolescence, /'ardeur /a hi/T/\ 1 ^'^. l/^omme 

ARTICLE 3. -XO.MS TIHÉS DES LANGUES tni.vXGÈIlES 

** 516- Les noms composés tirés des laneues étr»„ 
gères ne preiment, pour la plupart, ni la maroul d i 
Plune^n^le^accentsfe^is. ^Ainsi l'onS ]3es 

** We Otitel^j'J ^P-^lciues noms iuusités au piurieU " 
langues ét^^^^^f,-' ^^''-''^ ^''^ ''"^' <^o,npo£s ttrés des 



NOM 



173 



Posi-smpium des ccce homo^ des in-folh (i) des in 
quarto^ C^Q^in-odavo. ' ^^^' ^^^^ ^^^• 

On écrit cependant: Des fac-^îmiJr^ A,.-^ ^' , 
consHltes^ des flih-pianos ^ ' '^^^ '''"'^'''- 

=«,* 518. Les noms latins fréquemment usités suivent 
les règles des noms français. Ainsi Ion écrit Des 
<^n,d„, des albunn, des „////„/„,, des LS' des 
&•«.«■,„/«, des d^ficils, des /«././„,„, def/S es 

yI/«.r/V««« et «/«./,„„„ f„„t a„ pU.riel „M:r«;/^ 
«««««« ■• desideratum fait ,/,./rf,v,,/« (3) '""■*^"'"'. 

'•-• 5 '9- Les noms tirés des autres langues étnn 
gères prennent la marque du pluriel. Ainsf Ion éeri 
Des aulodajcs, des Mftecks, des frncnllas, des /X/ 
des macaroni, des roM/s, des loasis, des tinnnli ^ ' 

Les noms anglais A/r/r, miladv, h)rv n font an î.1nr,-.i / ^• 
nii/adu's, tories. ^~ ' " pluriel /a^/,rj,-, 

'''* 520. Les adverbes, les Drénnm'tmnc ci 
mots invariables de leur' nature^^S'^r kt ,x '> « 
sH.ns que Ton rapporte textuellement ne pen -cm; 
jama>^,reudre la n,arque du pluriel qu^lï.d' où les 

que du. latin i^ '■^ " ^^^t'es laugues 

mbIt^l.£:::;T" '"''"'"" '■' """' '"■-"•■MIcs employa 

plus sonv.Mit in-^o, /v-so_ ,,,.,^e, ,>,.p,' %]'^ ^^-^ '^'»^' '-^"t'^ i'^M.ial.s. On écrit 



! *i' • I 



174 



SYNTA^fTÎ 






H 



a^emhi 
iilhiiMi 
alcali 
alKiiazil 


biiirdicité 
bennidi 

bifU-ck 
boa 


exaintii 
faélotnu» 
i'ac^linn 
falbala 


alibi 


boni 


fôinur 


alinéa 


bravo 


folio 


allOliiia 

alto 

aiidanté 


canit-lia 
concei lo 
dahlia 


Knôrilla 

lli<l:ilj;() 

hortensia 


apaitc 
antoiiafé 


<ioniiiio 
<luo 


lionna 
imbiofilio 


aviso 


éciio 


iniuioiuDt 



(luidani 


filbnry 


(iniiittttf 


tn:(St 


<inii)t()(|iio 


lory 


<lii<)libft 


trio 


i( i."t])issé 


ultra 


I cci])ô 


Vfi tii;o 


itli<inat 


viila 


icnioia 


vivat 


Sofa 


wliiKT 


solo 


zébu 


spahi 


zéro 


Spt-CllUt II 


zijïzag 



emploie siibstanti veinent. Ex.: Les pourquoi cl les 
COisniENT, h's OUI ii /(S NON lo/i/ courts sont peu hon- 

7lêtcs ; les JK VOUS KN PKIK, les DK GRACK, les PARDON, 

Monsieur , sont plus convenables. 

Celte rèj^le n'offre jj^uère comme exceptions que les mots 
aratit, arrière, (leraut, derrière, (jui peuvent varier. 

Voici la liste des mots d'origine étrangère que l'Académie 
écrit avec une .v au pluriel. 

lord 
inai-.iionl 

lllUSK'O 

nnniéio 

opéia 

oi atorio 

])P!cha 

l)anoiania 

])aria 

ptiisnm 

piano 

plactt 

Par analogie, on peut joindre à eette liste les mots 
suivants: bill, diorama, lavabo, )}ieetiuii\i)iéiuora)idi())i , 
inuséiim,palliiim, ratafia, recto, shako, ténor, tibia, verso, 
visa. 

Quidam fait au jiluriel quidams : au féminin <ir///V/<;?;/^', 
quidancs. 

ARTICbE 4, — NOMS PIlorRKS 

*'i' 521. Les noms propres désignant des individus 
uniques, mais employés par élégance au pluriel, ne 
peuvent pas en prendre la marque. Kx. : Quels foudres 
d'éloquence que les BossuKT, les Massii^i^on, les Bour- 

DALOUK ! 

'i'* 522. Les noms propres de famille employés au 
pluriel n'en prennent pas la marque, parce qu'on ne 
doit pas dénaturer leur orthographe : Les deux 
SÊnkque étaient nés à Cordoue ; Rouen est la patrie 
des deux Cornkillk. 

Font exception : i» Les noms de dynastie ; on dit : Les 
Bourbons, les Capets, les Césars, les Pharaons, les Stuarts, etc. 

20 Les noms de certaines familles célèbres ; telles sont celles 
des Anionins, des Sapions, des Condés, des Guises... 



il .1 i 



** 521. Les noms propres employés par éllxance prennent-ils 
la marque du pluriel f 

*-'^ 522. Comment s'écrivent au pluriel tes noms t>rof>res dû 
famille f ^ ^ 



i 

i 
i 

i 



NOM 



175 



*=f^ 523. Les noms propres cnii^loyés connue noms 
.^nnuns prennent sans difficnlté ta n.arque du 

p:x. : Les IIoMÎîRKS, les VracaRs et les Racines sont rare<: - 
etc., ce qui veut dire des pertes comme UomhrVh^it 

i^uuZ fâ:^T' '' '^^ '''-''' ^""'«^^ ^^^^-«^^- '■ ^- o^^- 

^'^* 524. Ivnfin, les noms propres d'auteurs, employés 
pour designer des ou vra^^es d'art, prennent également 
la marque du ])Iuriel. 

Ex : On ad,ni,e dntx RArnAëi/^ dans ce musée ■ c'est- Vdire 
deux tableaux de Raphaël; voici les I'mnkS qùcvouVavX 



I 

i 

i 

i 



ARTICLE 5, XOMâ COMPOSÉS 

** 525. Dans les noms composés, il n'y a Ynie le 
nom et l'adjectif qui puissent varier ; les autres mots 
s écrivent toujours de la même manière 

Us syllabes initiales in, ex, co, ?,n, demi, hêmi, semi 
vice, archi, trcgi et autres de ce genre, sont toujours 
invariables. -^ 

** 526. I.es noms composés s'écrivent au sinirulier 
ou ail pluriel de la môme manière qu'on les écrirait 
s Ils etaieiu considérés isolément, et que la phrase fût 
ccmpletee par l'addition des mots sous-entendus. 

Ainsi on écrit : Vn abat-jour, des abat-joicr, iustruinent avec 
lequel on abat le y.;..r. la lumière ; un irc-eh-cie!,desarcTcn- 
ce,c est-a-d.re uu arc, àe^arcs, que i'o.i aperçoit dans le cle ■ 
un chasse-mouches, des chasse-mouches, instrument avec leq ai 
on chasse les mouches. iequLi 



■X-» 



523. CommniL s c' rivent les noms propres employas comme 
noms communs / -^ /- /^ jcoiu/n/nc 

/,/,!.^^.'î' ^""T"'''' •^'/^'''■'V'-'^ ^'-^ '^oms propres d\ruteurs, cm- 
ployes pour designer leurs ouvrares ^ ' 

co^nf^k f"''' '""'^ ''"'' '"'^''^^^'' ^'^-^'-'^^'^t dans les noms 

** 526. Comment s écrivent en général les noms composés f 



11 



f' 
Siii 

m 



176 



SYNTAXE 



W 



fil 



1 1' ' 



liii ■! 



ill 



*** 527. Quand un nom composé est formé d'un 
nom commun et d'un adjectif qualifiant ce nom 
commun, ils varient tous les deux. Ex.: Des coffres- 
forts, des plates- bandes, des loups-garous, des basses- 
cours. ■•' 

Par analogie, on écrit de même : Des choux-JIeurs, des chiens- 
loups, etc., c'est-à-dire des choux qui sont en Jhiirs, des chiens 
qui ressemblent à des /(.v//».v. Mais on écrira : Des tetre-plcins^ 
parce qu'ici l'adjectif ne qualifie pas le nom terre. 

**=i'- 528. Les noms composés formés d'un nom 
commun et d'un mot invariable de sa nature prennent 
la marque du pluriel à ce nom connnun. Ex.: Des 
avant-coureurs, des arrière-pensées, des contre vérités, 
des de?ni-kilos. 

Il y a exception pour ; des après-midi, des contre-jour, des 
demi-carême, des nu-tête, des sans-cœur, des sous-pied, et autres 
analogues. 

*** 529. L,eB tioms composés formés de deux noms 
unis par une préposition prennent la marque du 
pluriel au premier de ces noms. Ex. : Des chefs-d'œuvre, 
des eaux-de vie, des pots-au-feu, etc. 

Ou dit pourtant : Des coq-à-Vâne, des pied-àterre, des tête-à- 
têle. 

*** -30. Les noms composés entièrement formés de 
verbes ou de mots invariables de leur nature, s" écrivent 
au pluriel comme au singulier. Ex.: Des passe-passe, 
des brûle tout, des qu' e7i-dira-t-on , des ouï-dire, des 
sot-l y laisse, etc. 

*** 531- Un certain nombre de noms composés 
s'écrivent au singulier comme au pluriel. Leur forme 
invariable s'explique par les mots sous-entendus ou 
par le sens. Tels sont : 



*** 527. Comment s'écrit un nom compjsé formé d'un num et 
d un adjectif f 

^vc% 528. Comment s'écrivent les noms composés formés d'un 
nom et d'un mot invariable de sa nature f 

*** 529. Comment s'écrivent les noms comfyosés formés de 
deux noms unis par une préposition f 

**^' 530- Comment s' écrivent les noms composés CHliirement 
formés de verbes ou d^ mots invariables f 

*** 531. Indijnez l'orthographe de quelques autres noms 
çom/>oses ? 



i 






'i 



■.3^^'i^yB^). 



NOM 



177 



Un oii des chasse-mouches, 
f'ti ou des coq-à-ràiir. 
Un ou des Jîer-à-dias. 

Un ou des gohe tnouchr% 
Un ou des hatit-le-œi h^ 
Un ou despicd-à-terre. 

Un ou des setre-papiers. 
Un ou des pot- a u -Jeu . 

T^n on des rose-ctnix 

Un ou des tMe-à-ttte. ' 
Un ou des va-nu-pieds. 
Un ou des vol-au-rent. 



A cette liste 011 doit joindre les 
le substantif demeure invariable, 
dans un sens abstrait ou absolu,' 
organe, un membre unique du cor 



Des abat-jour. 
D^s apiès-niidi. 
Ues chasse-marée. 
Des coutre-joiii. 
Des couvre-feu. 
Des ga.çne-])ain. 
Des gâte-métier. 



^\|,;'';,^^'^-^oJ ''ou saute du coq à Pane, c'est-à-dire 
Faufarou (,ui ^^;/ (i) (frappe) <i tour de bras, 

Milmuvs '*" ''"'' ^■'"'*^'*'^ '"'''^ craindre par ses 
Oiseau qui.iro^- ,'es mouches pour s'en nourrir 
Mouvement (jui porte /,■ <,>//.; t-u haut 
I,ogement ((u'on n'occiii)e ([u'eu passant, où l'on 

^terr *^" 'l"^'^"^ sorte que poser le pied à 
Aniere-cabinet où l'on serre \i!«, papier'; 

%/"''"'^'^^ ^'«^ viande destinée à Être'nii.se an 
Dignitaire qui a ,)our signe la ro^e et la croir 

''ëu';iiafr;r{^:ftéer' '''-'"^' ^^^'^"«'^ --'^ 

mots composes dont 
parce (pi'il est pris 
ou qu'il désigne un 
■ps humain. Kx : 

Des casse-cou. 
Des casse-tête. 
Des coupe-gorge. 
Des couvre-chef. 
Des crève-cœur. 
Des sans-cœur. 
Des serre-tête. 



Des grippe-.son. 
Ile.s perce neige. 
Des p ie-Dieu. 
Des rabat-joie. 
Des réveille-matin. 
Des serre- fi;»". 
Des .songe-malice. 



Il faut ajouter encore les noms où entre le verbe 
porte, que l'Académie, conformément au sens écrit 
au singulier comme au pluriel. 

Elle écrit sans s : 



Desporte-aigiiille. 
Des î)orte-l)0!igie. 
Des porte-d i a pea u . 



Des porte-ép^t 
Des i)orte-éte ia 
Des porte-niallicui 



Et avec une s, même au singulier ; 



Des porte-monnaie. 
Des potte-montre. 
De» p.)rte-resi)ect, etc. 



Vn porte-allumettes 
l'n porte barres 
l"n {jorte-cigaies. 



l'n porte-cîefs. 

l'ii P'M te-i' liers. 
V\\ porte eaivières. 



TTn porte-liqueuis. 
Vn ])• >■ te-ni.)ntrfs. 
l'n puiie-niouchrites. 



pn cent en un seul mot ertains conipo.scs qui 
s ecnvïuevf autrefois en deux mots unis par un trait 
dutuon. Ils iorment leur pluriel .suivant la règle 
QOimwnne: aes acom p. ^ ék^s b,r/igins chtvrcfenilhs 

des portunantcauw ^t\.Q. ' 

Par exception gentilhomme et bonhomme font au 
pluriel : iicntilshomme$, bonshommes. 



'f.h\ 



fe-- 



(Tj Du verbe/c7»- qui aigniSe/» afffer. 



178 



SYNTAXK 



1: .1 ' 

W 1 



in 



acompte 

autodafé 

boiittfeii 

coacciisô 

co;ic<jiiéi cur 

coassocié 

contrehfiiule 

contrebasse 

contredanse 

contrefaçon 

coiitrefaction 

contrtfoft 

contreniaitie 

contr' ii)ri:rlu' 



contremarque 

contreijoids 

contifpoiiit 

contrt])ois(in 

contreseing 

contresens 

contictenips 

contrevent 

copiopnétaire 

core'iijiionnaire 

coiirle])ointe 

enln côte 

entiefib t 

enli eL.cs 



entremets 

entrepont 

entrej)6t 

eutiesol 

entrevue 

havresac 

mainlevée 

mainmise 

mainmorte 

malaj)pris 

ontrt. passe 

passavant 

passe])oil 

paShCl»)! t 



porteballe 

})ortcchape 

portecoUet 

portecrayoa 

portefaix 

i)ortefenille 

portemanteau 

pourboire 

pourparler 

tirelire 

toui nebroche 

tounievent 

tournevis 

ti i(|ncbn'le 



De même rAcadéiiiie .'-iipprime le trait d'union qui 
Hait autrefois les diverses parties de certains noms com- 
posés. Leur pluriel se forme d'après les règles qui 
régissent les autres noms : Des agents voycrs, des aides 
de ca?np^ etc. 



agent voyer 
aide de camp 
arc de triomphe 
ayant causée ; 

ayant droit 
bachelier es lettres 
bachelier es sciences 
ballon d'essai 
bas breton 
bien diie 
bien faire 
blanc sijfiié 
bcjenf fjras 
bonne aventure 
but en blanc 
Champs Klysées 
chai à h.incs 
clulteau d'eau 
château fort 
chien marin 
cire vier<;e 
clin d'œil 
canij) volant 
chamii clos 
Colle forte 
commis gif ffic-r 
commis voyageur 
compte courant 
compte de retour 
compte rendu 
Cl (| tii pûte 
COI don bleu 
ct)rps de «jarde 
corps de logis 
coup de poing- 
coup d'œil 
courte paille 
cousin germaiu 
diable à quatre 
directeur gérant 
esprit fort 



expert juré 
fausse clef 
faux titre 
femme de chambre 
fer à cheval 
ferme modèle 
franc parler 
giude cliam])êtie 
garde foiestier 
garde des sceaux 
garde du corps 
garde général 
garde mobile 
garde municipale 
gaide nationale 
gardes françaises 
gomme laque 
grand aigle 
grand cordon 
grand aumônier 
grand maître 
haute cour 
haut fourneau 
haute justice 
haut mal 
haute mer 
huis clos 
jet d'eau 
laisser aller 
lait de poule 
lettre de change 
lettre patente 
loup marin 
main basse 
main courante 
maître d'hôtel 
maître es arts 
maître es sciences 
maître maçon 
maréchal (les logis 
maréchal ferrant 



mère branche 
moi t aux rats 
nid il rats 
nouveau venu 
nu i)ropriété 
(L'il de perdrix (i) 
on dit 
petit four 
petite vérole 
pied bot 
i^ied de bœuf 
l)ied plat 
pis aller 
plein cintre 
porte cochère 
jîot ;\ beurre 
pot à l'eau 
pot ])ourri 
î)rjnce régent 
prix courant 
procureur généraj 
professeur adjoinj 
qiiait de cercle 
quart de rond 
quart d'heure, et(t, 
rat de cave 
rat d eau 
rat d'église 
rédacteur gérant 
reine mère 
ronde bosse 
rose pompon 
rose pivoine 
saint chrême 
sainte nitouche 
sans façon 
sans gène 
semaine sainte 
secrétaire adjoiiit 
secrétaire général 
sens dessus dessous 



{i)Qo\i\t\xY œil de prrcinx. Ne pas confondre avec œil-dt-perdrix, cox niTi 
survient entre les doigts du pied ; cette dernière ei^pression prend des 
traits d umou, r •»-- 



1? 



NOM 



179 



lie 
;ipo 
let 
lyoïi 

X 

lille 
uitcau 
re 
1er 

roche 
eut 

is 

l'ie 

ion qui 
ns coni- 
:les qui 
es aides 



(I) 



éraï 

3Ui\ 



et*, 



mr 



iut 
îial 

3SOU» 



\ cor qui 
)rend des 



serre chaude 

subn^j^ô tuteur 
tac lac, tic tac 
tierce iiinjfitre 
tiers aihilie 



tîers ^jtat 
tiers oui 10 
titre courant 
\eiiic' i)orte 
vendredi saint 



ver il soie 
ver luisant 
ver sf)litaire 
vieille nnîtistache 
vigne vierge 



ARTICLE G. 
NOMS MIS EN RArrORT PAU UNE PUÉrOSITION 

*'''^* 532. Lorsque deux noms sont mis en rapport 
par une préposition, on met le second au singulier s'il 
n'exprime qu'un sens vague, indéfini. Ex.: Des têtes 
rt'' HOMME ; des côtelettes de mouton ; des troncs 
rt"ARBRK, etc. 

■ Mais si ce nom est déterminé, modifié par quelque 
circonstance, il prend la marcjue du pluriel. Ivx.: Des 
têtes rt' 'hommes coupables ; des peaux de lapins blancs ; 
des troncs «f 'arbres morts, etc. 

**f 533- Quelquefois cependant le sens de la phrase exige le 
pluriel, quoique le second nom ne .soit nullement modifié. P'x. : 
L'H plat (7"kcrkvissh;s ; une assiettée d 'ogives ; un marchand 
de 1'l.UMKS (à écrire), etc. 

**-;v 2^,j^_ Y\ y a des expressions qui amènent tantôt le singu- 
lier, tantôt le pluriel ; dans ce cas, on met les noms au nombre 
où ils figurent le plus habituellement. Ex. : C^n sac de blé ; «« 
sac de haricots ; un panier de chrishs ; un panier de raisin ; 
un /mit à NOYAU ; «////v^/V <> tkpins, etc. 

*'•■* 535- Par analogie avec les règles précédentes, on écrira ; 
Cet homme vH de poisson ; cet oiseau se nourrit de poissons. 
One de pkinp: tui a causée cette mort ! que de pkinks il a eues 
dans sa vie ! Le papillon vole de fleur en flkur. Je n\ii ptus 
de CHAPKAU, de .souliers, «"habit, etc. 

Prépositions qui servent à joindre les noms 

Les compléments des noms sont ordinairement joints 
à ces noms par les prépositions de et «, et souvent aussi 
par d'autres prépositions, telles que : en, envers, sans, 

**^<- 15.^2. Lorsque deu.v noms sout mis en rapport par une 
préposition, cojnincnt s'écrit le second / 

*** 533- Le sens delà phrase nU\vi;yc-t-il pas quelquefois le 
pluriel dans les noms amenés par une préposition / 

*** 534- ^'^''.1' a-t-il pas des expressions qui a)néneni les deux 
nombres f 

*"■* 535' Donnes quelques exemples analogues aux précé- 
dents. 



m 



t 



i8o 



SVNTAXR 



! 

1 

i 
( 
fi 



Ki K 




sur, pour, fiar, ^^c. Ex.: Unfim/Aai^-.mr^nuoisrmi 
DK proir, vu voya<r, hn bateau, les devoirs kxvkR'. 
Du'u le dévouement pour la patrie, la peinture sur 
poreela/ne, un l/on/we SAss fortune. 

I/ciiiploi du singulier oii du i^Iuriel après la prdno- 
.sition a ou «'.^ est souvent difficile à déterminer. \'oid 
une li.ste de quelques locutions avec la forme la plus 
gcneralement adoptée. ^ 

COMPLÉMENTS PLACÉS APRfoS LA PRÉPOSITION' à 



SINCH LIER 

ITii iiislniniort à <7iir/tt' 
Des niriiiclics à /ui/ai. 
Vu pMvs à M'. 
Dt's cartons à chaprati. 

T'UC l>OI tr ;\ loitlissfi. 

Dts dons hcKii /ift. 
D(-'s camus A //>,'<■. 
Des ai nus à frii. 
Un toit il /oui- 
D(.'S hetes i\ /((/;/^. 
Desvent's à liqueuy. 
Des nionliiis Ik papirr. 
Des nionties îI ;v/,7/. 

lion. 
Des cadenas il ivrrc/'. 
Des vers i\ soir. 
Des rejristies il souche. 
Des bateaux i\ Tapeur, 



PI.fKII-.L 



Dn R-enCt h Kihiis. 

Vn discours h bâtons 

rompus. 
La halle aux h!,'s. 
lies sonlicis i\ houdrs. 
D<--s Innettes i\. hi anches. 
l'n i'onr il briques. 
Une boîte îi charuiires. 
Vn lit à colonnes. 
Vn in-^tninienl il cordes. 
Une hête à cornes. 
Une hoîtc i\ couleurs. 
Vn lioninu- il façons. 
Du damas îijieurs. 
Vn marché nwxjleurs. 
l'ne épaulettc à crains 

d'épiuard. 
Un pot àjle/n-s. 



I>u pai)ier il /,.//;>.,?. 
1 iieciive il liqueurs. 
\ ne coitk- il mend^ 
Vn i);iys il pâturages. 
Vn conu-t il pistou\ 
Une chaise il parleur.'; 
Une personne k préten- 

lions. 
Vn lit il roulelles. 
Une montre h secondes. 
Vn seri)ent îisonnelles. 
Un homme ;1 svsli'iues 
Vn homme à/alenls. ' 
Un nuMihle il liroirs. 
Du verre il lilres. 
Un lioninie il vues éle- 

vées. 



COMPLÉMENTS RLACÉS APRÈS LA PRÉPOSITION de 



Un nid iVaigle. 
Des bouts d'aile. 
Du hiil iVaiuande. 
Des toiles iValaiirnée, 
Des corjjs iVaruit'e 
Des triiViiux d'ir// 
D s feux d'à; li/ice. 
Des compagnies d'assii^ 

rance. 
Des chefs (.Valelier. 
Des chani])s dt- balaillc. 
Des C(n-ps de bàtinienl. 
Du sucre de belterare. 
Des j)eaux de /;,';7(/'. 
Des jeux de boule. 
Des «ï.'tiéiaux de i^;-/- 

Des chefs de oureau. 
Des piliers de café. 
Du sucre de canne. 
Des coups de canon. 
Des chefs-lieux de C(e«- 

ton 
Des filets de chevreuil. 



SINGULIER 

Des salades de chicorée. 
Des noix de coco. 
Du papier de coniple. 
Des salles de concert. 
Des htties de Ctfwfifo- 

léance. 
Des chantiers de io«5- 

tiuclion. 
Des robes de couleur. 
Des htmes defv*//Mï«, 
DescoM),s de r/^';i//. 
Des que .tions dt- détail. 
Des che:''s de diiiiou. 
Des mar :hands dr (^^ <;/,. 
Des maî'.res d'école. 
Des Ciiisses d'épargne. 
Des laines d'épée. 
litr^ l)ains d'épice. 
Des coui)s d'épiuQ-le. 
Des rampes d'e.^calier. 
Des cliefs d'escadron. 
Des ni.iîtres d'étude. 
Des voies de /wrt. 
Des nids d^i fauvette. 



Ues lettres de félicita- 

tion. 
Des cochers de ^7or 
Des termes de finance. 
Des coups dey/<A7V. 
Des clous dfi girofle. 
Des coups de tr' v//;- 
Des toutTesd'/(,';,6^., 
Des habits dV/www^', 
Des tables d 7/ r)A'. 
Des maîtres dV/rVt'/. 
Des barils d'huile 
Des peaux de lapin. 
Des ciels de ///. 
Des projets de /«/ 
Des poignées de main, 
Vn étui de mathéma- 
tique. 
Des gens de métier. 
Des chaînes de montre. 
Des extraits de ««/> 

jvj nce. 
Des jintfes '^'/v■■• 
Pes plumes u oi%. 



NOM 



iSl 



istaît 
VKRs 
' SUR s 

rcpo- 

^oici 

plus 



s, 

(fis. 

is. 

"14 IS. 



lit,- s. 

'lies. 

ts. 

"S. 

'S éU- 



'l'cita' 
>ue. 



•in, 
éiiia- 



liiïi^ 



lies î .s-*d'<;/v««/i. 
Des I i\ itisf<i'i 
De!.;ii, ,iv;/, , 
U^'s umnéios d'on/rr. 
T < ''oiiKlomieiiuiil 
/,■. 

Dt )eii Mfsd(/i(n'Wi 

Des leiIX ih- ftfloloH, 

Des coiips le /./Vv/. 
Dfs lits il. ' hiiiir. 



"h. 



Vue coHi]). Af (V, 

l'ii ayt-iit ,///,(/ 

Des lieux ■l'ii/MiiKTf. 

Dfs biscuits d'aiii(jii<fr<i. 

l>f Pli ni le û'aiiiainirs 
i/o II ir s. 

Un iiiaîtie iVatiiifs. 

Une sa 11.^ li'^rwrv. 

l'iie hoitf iVaiihhiiiits. 

Vw plat (\'(7s/>fr,c;rs. 

l'ile C(jiii fl'rt.vvAw. 

l'M pont de f>(i/i'(iu.v. 

Vn entrepreneur de ^î- 

Innrttt'i. 
Des peaux de W/av. 
l'ne salade de hrtte- 

ra-iCs. 
l'ne corbeille de bis- 
cuits. 
T'ne levée de houclirrs. 
Un jeu de boiilrs. 
Vn monceau de irndics. 
Des noj-atix de ceri\rs. 
Des honts de cfiainfrl/rs. 
V\\ état de r/in\rs. 
Une conserve de fitrom. 
Un mélange de ron/ritrs. 



Des coups de/oA/c^, 
Des peintres île /««i»-- 

/;ï7//. 
Mille francs de irnfr. 
Des i "is de ;//,■. 
Des lits de .san^/r. 
Des livies d' rirticc 

!)«■ tritsi' ,/,•,., 

U ' de tam- 



PI.IKIKL 

V\\ mal de dents. 

Un jeu de d('\. 

Un jeu de domino':. 

V\\ collier de diamants. 

Une ville dV'(;«.r. 

Un carnet d'(V//Af//r«"5. 

V\\ manque iVifrards. 

Vn peintre (Vrii^i'i,i^nirs. 

Vn li;t sèment û/f^aii- 

Irs. 
Une i onnt (V/'pines. 
Vn camarade (\ études. 
Vn conte de Av'.v. 
Des coups de flèches. 
Un ])ot de //rurs. 
Vn siiop de fraises. 
Vna corbeille de/ruit^. 
Vn voleur de firnuds 

chnnius. 
De la ])âte de ffro.'!t'i.7rs. 
Du jus d'//rr/>r\. 
l'ue couronne d' iiiDiior- 

Irllrs. 
Vn marchand de //- 

queuis. 
Une cotte de inaillrs. 
Vn battement de mains. 



Des coups de tffr. 
Des coups (le th/'itrf. 
Des capitaine le r/\. 

.(A 7//. 

Des iCtes de irait. 
Des h('>t<ls de : itlr. 
Des marchands de 7v'«. 
Des cai tes de i isilc. 
Des 1( tties de Toi/uir. 
Des points de :/<<». 



Un pays de montagnes. 

Vn siroj) de mùirs. 

Vn maichand de non- 
vcauti's. 

Vn baril d'olirrs. 

Une salade d'in anirrs. 

Des pendants d'oirit/ri 

Vn b.-iiii de /i/'/y/v. 

Un balai dv /tlumrs. 

Vuf coni])ote d- poires. 

Fécule de pommes de 
^•rre. 

l a livre de prihrs. 

Une marmelade de 

prunes. 
Vn jeu de quilles. 

Vn cotite de irrenants. 
Vn bouquet de roses. 
l'ne essence de roses. 
Un crocheteur de jr;-- 

rures. 
Vn esprit de trni'bres. 
Vn temps de troub/es. 
Vn pAté de truites. 
Vn marchand de zins 

fins. 
Du sirop de violettes. 



ARTICLE 7. 
BEMxVRQUE SUR L'eMPLOI DE QUELQUES N0M9 




hiVn'l'^r f-f''^ P'''^5 '^"^^ ^^'''^'^-''' "" P^^"^^ "" ^"tre tour, ou 
CUiTK ^"'^^= °" ^''■^'^ ""^"-^ • ^^^^^' /^'«^«^ « /'^^> dV'/re 

c»^rî"/!^^^-^'"'^?^' APRÈS-SOUPER, APRÈS-MIDI. Aùrh-dîftcr 
se dit du temps qui est entre le dîuer et le souper ; aùrh-sotller 

fa%?.rtl'^"r-''"'''-^^'^?"P^f et le coucher, ^et a/HZ^dta^ 
la partie du jour qui s'étend depuis midi jusqu'au soir • ces 
noms sont du masculin (Académie, édit. 1877), ^ ' 




I 




ÏMAGE EVALUATION 
TEST TARGET (MT-3) 





Y 










/ 





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1.0 



l.l 



M il 2.0 



11:25 II 1.4 



2.2 



1.6 




1 llUUjgiUpilIL, 

Sciences 
Corporation 



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23 WEST MAIN STREET 

WEBSTER, N.Y. 14580 

(716) 872-4503 







I82 



SYNTAXE 



f^ 



538. ATTENTION {faute d'). Faute d'attention est une locution 
adverbiale qui signifie inattentivement. Ex.: It a imlUit 
aus^J'' P,';'^'^7TiON, par vurnçue d'attention. On peut ^re 
ITL ,S t .''«^^^'^UTR d'inattention; ici le rnot faute 
déterminatif ^^" ''^''''''' ' "^^"^ ''^ ^^'' ^^ "'^ précédé d'un 

539- But. On dit : Atteindre te but, quand on y vise • attein^ 
IZ'plir'tafT'"^ ^" ^ '""''' "' J^"-i^ ''^-'/^'> ''- ^'^ '/' ou d(t 

540. Campagne ( ^« ou à la ). Ce mot, avec l'article est pris 
yf,"! ^'"}f^})f.VJovr^,^t désigne l'opposé de la ville Ex • /e 
passerai l ete a ta campagne ; en campagne signifie en marche 
en mouvement pour une affaire quelconque f LeslvT^e se 
mettront en campagne au mois 1' mars ^ 

541. CoixEGUE, coNFRiîRE. I.e premier ne se dit que des 
personnes qu, agissent ensemble etde concert ; le second s'étend 
a tous les individus d'un corps, dune société Ex.: À 4 S 

cor?^ nf ' •■ "'''' ''''' '"'" ^o^^''«È^R> ^nais noi pas mon 
Evrn;/^''?''/'^' ^-'^^o^'- 9" «edoit pas dire -.Je vous demande 

PARDON, ^f VOUS prie de recevoir, d'airréer mes excuses 

543. Eruption, irruption. I,e premier se dit d'une évacu- 
ation subite Ex. : Le Vésuve est"^ souvent en ÉRUi'noN e 
second se dit d'une arrivée soudaine, imprévue Ex • //-ç 
iRRUP-noNS des hordes du Nord...; /'irruption des ea^iv ' 

544. FOND, FONDS, FONTS. Le premier signifie l'endroit le 
p us bas ou le plus éloigné de l'abord. Ex. : Le fond d'un puits, 

fédée n'„''wr'p''''^T-- ^^ r^°"^ ^^^^^"^^ ""^ chose' pos! 
tlxf^ô !?. 1 "; ^"^••J'""'^ valoir ses fonds, avoir un grand 
FONDS d esprit, vendre son fonds de Iwutique. Le troisième 
signifie un bassin contenant de l'eau pour les baptêmes Ex • 
Les FONTS baptismaux. ^ ' " 

6'45. Martyre, martyr. Le premier exprime le supplice le 
tourment. Ex.: Tes chrétiens souffrent coura creusement le 
MARTYRE ; le second se dit de celui ou de celle qui souffre Ex • 
Ccst ««MARTYR de la charité; sainte Cécile est honorée comme 
vierge et martyre. ^^'n,nt 

546. Raii^t^erie. Entendre raillerie, c'est ne se point fâcher 
des paroles piquantes ; entendre la raillerie c'est savoir railler 
avec finesse. 

547- Sang-froid, sens froid. De sansr.froid signifie posé- 
ment, avec tranquillité. Ex.: (^n avertissement doit être fait 
de sang-froid. De sens froid ne se dit généralement pas -on 
eir.ploie de sens rassis, qui veut dire sans trouble intérieur Ex • 
Cet homme est souvent en colère, et par suite rarement û'^'sens 

R A SSIS. 

54«. Soir, matin. On ne doit pas dire : Un jour au soir au 
MATIN ; mair- ?^;/ soir, un matin. On dit plus ordinairement 
d^^"fitn soir, demain matin, que demain au soir, demain au 



ARTICLE 



183 



le 



chapitre; II 

DE i/aUTICLE 
ARTICLE l'^i',— EMPLOI DE l'arTICLE EX GENERAL 

'";* 549. Iv' article ne s'emploie que devant les noms 
qui désignent un genre, une espèce ou un individu. 
Kx.: I^E lion a été V emblème de i,a force chez presque 
tous i,ES peuples. 

On dira donc sans article : Voyager à pied ; demari- 
/^z- JUSTICE ; voici un fil de fer ; parce que 'les mots 
pied, justice et fer ne désignent ni un genre, ni une 
espèce, ni un individu. 

On dit cependant, mais seulement par euphonie àot 
à Peau, pot à V huile. ' ^ 

*** 550 On supprime presque toujours l'article 
dans les inscriptions, les expressions proverbiales, les 
énumérations, et devant les noms mis en apostrophe. 

Ex.: Maison à louer, «z^*?/: cour <-/ jardin ; expé- 
rience passe science ; ofi res, prières, menaces 
rien 71' ébranlait les martyrs ; ô homme! songe d'où tu 
viens et 011 tu vas ! 

** 551. L'article se supprime également après les 
expressions auta7it de, assez de, beaucoup de, coni nen de 
peu de, quantité de, que de, taiit de, suivies d'un nom 
indéterminé. Ex.: Nous 7i'avo?is pas assez de place 
pour ta7it DE 7no7ide ; je vois peu de si7icêrité da7is cette 
FOUI.E de flatteurs (i). 

** 552. On met l'article après les expressions bien 
de, la, plupart de, et ordinairement après les colleétifs 
généraux. 



** 549- ï^evant quels noms s'eviploic l'article ? 
*** 550- ^^««-î quelles expressions supprime-t-ofi prélevé 
toujours l'article ? j •'• 

** 551- ^pn's quelles expressions l'article se supbrimc-t-il 
encore f ^^ 

** 552- Apres quelles expressions exprime-t-on toujours 
l article f 

fi) Mnis on dira : J\n encore nu peu nu vi„ d'hier, fat assez de la bart 
qxu m eu faite ; parce que les mots vin et part sont déienuiués. 



:ii 



.■rifl 



^1 

i 



184 



SYNTAXK 



m 



LA peine à les dissuader " ' "" " '>""■ >^K 

exgtISiTcate règle'''"'"" ^^' P^"'-'- '^ -"'e 

Jou.« ,e sens L^^^^ C^Zt^^^^ '- 

^"t"^"^' '"ais appartenant aTrd '^"' ""^'"'''" 
exprnne ime comparaison entre des ê res H?^"' 

re^:ira~:i:;;s"i.f^^ 'ê.-œr- - 

d'/na que ces êtoile<: m,,/ t ,., , ' " aujoiir- 

visibles. '" '•^ ''^"^ oisacres, i.e moins 

ARTICLE 2. 
EMPLOI DE L'ARTICLE d„, dc,, de la 

les*tiin'if • q^w'doH^^r'exprim/; ""^ " ""' "î^- <1--' 
tandi. qu-o^n ,„et se« LeiftT: eès'n^n":,'^'^""':"^' 
pris dans un sens vague, indéfini "■'^'" ^^'^ 

^** 556- Le nom pris dans un sens mrtiiif »=. .,■ 
'^■"ent préoéde^del^rticl^X! K! eI. • Du 

mo Jf^L^'""'"'"'-^^?"''"' <•"'/''<"■'• lo, la, les, «■«„„, „,ie„,, 
/«,/4l'- '•"" '-"'""V'^-^™. sur le non, /.liXl'^^L, 



DKS 

et la 



Ar'Tici.^ 



185 



4 



pain ne stiffit pas pour dîner; donnez-nous dk 5A viande 
avec DES légumes. 

Exceptions. On emploie seulement de- 1° si le 
nom est complément direa d'un verbe réellement 
negatit. lix. : Je ne vous do?inerai pas DE louanges, mais 
je ne vous ferai pas de reproches. 

2° S'il est précédé d'un adjeAif. Kx. : De mauvais 
pam jie sujfit pas pour dhier ; doimez-nous de bonne 
viayide et de bons légumes. 

. i:^P^"?ant, si l'adjeaif formait avec le nom un sens 
nidivisible, une espèce de nom composé, on laisserait 
1 article du, des, de la. 

Ainsi ou dit : Dks 60ns mots, r>%s grands tiommes, dks jeunes 
Sén'^ïf.^elc^'^'' ^^^^■^'■^-^^^■^' ^ Pctites-maisl^ns (maisons 

JlWr^ .même quelc(uefois qu'on emploie l'article devant un 
adjeclf qui n'est pas intimement lié au nom; c'est lorsqu'on 
veut attirer l'attention sur la q: Mité exprimée par cet aSif 
£?;■; /'"'^^ -^-'/^^'^ ï'K I.A belle musique .■fac/tèteminv. i.a irrosse 
toile pour faire des sacs. ^'uài,t 

^*** 557- Le verbe conjugué négativement rejette 
généralement l'article, 

^^^^Pffi"'^^'!-' ^'' M^'r"^ ^" employant une négation, on exprimait 
une affirmation, il faudrait rétablir l'article : Ex. • fe ,rai /Jç 
r>aigcnt: voila une négation ; donc on a dû supprimer l'article 
Je n ai pas mi V argent pour le dépenser follement : voilà au 
contraire, une phrase où l'affirmation domine; donc on a dû 
employer l'article. ^ un ^ uu 

*^* 558. Quand le verbe négatif est conjugué inter- 
rogativement, on doit employer ou supprimer l'article 
suivant que c'est l'affirmation ou la négation qui 
domine. 

Ainsi : N^avez-vous point n'argeiit? veut dire : J^aiUeu de 
croire que vous manquez Xihirgent ; la négation domine ; donc 
point d'article. iWivez-vous pas de ^argent dans votre bourse 9 
signihe, au contraire -Je sais que vous avez de Varient ■ l'affir- 
mation domine ; donc emploi de l'article. 



*** 



l'articfe'^y '^ conjugué négativement dcmande-t-il 

*** 55<*^- Quand le verbe négatif est conjuoue interrosTati- 
ventent, doiton employer V article / ^ 



r86 



SYNTAXB 



•'Il 



I l;t 



• ARTICLE 3.— RÉPÉTITIOX DE l'arTICLE 

** 559- L'article doit être rAi^MA ,i^, 4. , 
nom. On ne dira donc Lf 14^11; ^?,",/''''''"^ 

P^^!^^ZnJ'^!^'^:;!,^':''lfj^:'ff'^^ fns M/res et 
W. et ,n,,r * .., .iZ'.^ii/L-^r^'.sT.^^^-^r ''•'•^■• 

.Aitjf^' ■°" ""^P^'^ toujours l'article devant clnonp 
adjeaif q„, ne se rapi«rte pas au même nom Ex Tï 
grand et ^n petit _ bâtiment menaeent nci,Tl^^„i^l 
■LP. fausse ntonnaie se ressemblent beaucoup " 

qu?L":d :a;}f,!: s^^f^p^v^sr'^^"-^' ' '"°'"^ 

tion;ains on dira égale,ne,?^■^ /w ^^ ""'' ~"J°"<^- 
et fertiles plaines df^aBefuJ. S Z T- ^'"" 
belles, ^^ fertiles plaines de a Beauee ^ "' "''""'■^ ^^^ 



^,^^ 562. Ne , epe,e.t.on pas aussi f article devant chague adjec. 



ADJKCTIP QUALIÏ^ICATII? 



187 



CHAPITRE III 

DE L'ADJFCTIF yUAMFICAl if 
ARTICLE l'i". ACCORD DE l/ ADJECTIF 

* 563. L'adjeolif s'accorde en genre et en nombre 
avec les mots auxquels il se rapporte : Ce bon p^re et 

^^I-S ^^^^^^ ''^^^^ ^^^^^ CHÉRIS de TOUS LKUKS enfants. 

^'i^* 564. Quand les noms auxquels se rapporte un 
adjeaif sont de différents genres, on rapproche cet 
adjecflif du nom masculin, si l'euphonie l'exige. 

Ainsi on dit : Heurkux les peuples et les nations qui 
ont des lois et un gouvernement forts et SAGES ! et non 
pas : HivUREUx les nations et les peuples... 

Cependant la convenance doit être consultée à cet é^ard Ex • 
// trouva son père et sa mère morts. * 

** 565. I^orsque l'adjectif se rapporte à plusieurs 
noms qui ne sont pas unis par la conjonction et, il se 
met au pluriel s'il y a idée d addition. Kx. : Le cheval, 
fe bœuf l âne, sont UTILES à l'homme. 

Mais il ne s'accorde qu'avec le plus rapproché de 
ces noms si ceux-ci ont entre eux une espèce de syno- 
nymie, Ex.: Turen7ie viontrait une intrépidité, un 
courage Étonnant ; un eourage, une intrépidité Éton- 
nante ; TE1.1.E était sa résolution, son dessein ; tei, 
était son dessein, sa résolution. 

** 566. Quand les noms sont joints par la conjonc- 
tion ou, l'adjectif ne s'accorde qu'avec celui dont il est 
le plus rapproché, parce que cette conjonction donne 
l'exclusion à tous les autres. Ex.: Sa conduite ne peut 
être que V effet d'une patience, d 2m stoïcisme ou d'u7ie 
insensibilité TRÈS grande. 



*"* 563. Comment s'accorde V adjectif ? 
*** 564. Que fait-on lorsque les noms auxquels se rapporte 
un adjectif sont de différents genres f 

** 565. Lorsque les noms ne sont pas joints par Qt, comment 
s accorde l'adjectif qui s'y rapporte f 

** 566. Quand les 710ms sont joints par la conjonction ou, 
comment s'accorde l'adjectif f 



'î^a 



m 
m 



i88 



vSVNTAX'K 



& 



W' 



^•■•"si „„ écrit : /v/i ' ', V.'^ ,''''".'V' -^^^ ™l"'""rt^' ; 

** Sfi.,. r„ , , V hI^p"^,^,"^-;" ',''"" "Kl"./!.-:, etc. 

a..c.„,o i„iU,o,'cc sur le .^ "' V'''j«'"f ."■-xcroe 
A//,-,- /.■ar.lll.f ./ /,■ p,/// c„„,^. ■'• ""■' '/"" '" /'•fl/.c/,^//,- ,. 

Ccpondam l'usage penuet.le dire • T es /,,■ -> 
'■/ <'//.w««,/,- (,1,.. ' •'■" '-"'^''UM ,A„„(V,„,. „„^,./„/,,^, 

/<'", ^/^^ demi, f/rande 

ne var,e que «p.aud il procède immà H? ''''''',"'" P'^"^ 
> ,r«te invariable daus les aut " èa ' .^'" W ''' ""'" ' 
maf,ni,/s. ^ ""' '' ""'■>' l'Eus w/,/<vç 

_*•^^7 .. L'adjeetif .„ reste invariable .uatHl il for,„e 



AnjlvCTlI.' giîAMi'iCATrif 



t'iiit (|Ut'I- 
Jt' (U'.sirc 

(h air c/ 

•'«dation, 
'avtc le 
l'isprit. 

'^fcs, SOI/ 

fie pi 11- 
IV, o'i'St 
[)j)()rte ; 

(/(• S(l//ff 

'CK, etc. 
(Ijectifs 
'exerce 
r rf la 

'urc cf 
'fi^/aisc' 



r89 



■5 peu) 

nom ; 

votre 

ouclcs 

orme 

in lent 
fiants 
ic-t-it 



avec le nom (pril i)récè<l 



îilors il se joint ;\ 



e itiie locntion adverbial 



t'e nom i)ar un trait d'nni.Mi. \\ 



c } 



i rsmnutiants rlaiait mufrtr^ ,t kv /,/nts 

I^n.s les cintres (VIS, il suit les relies ordinaires. Kx . 
// st sani ^tr caiulin trtr nm',.;. mais , nu, ,f^at/rr fuats 

■'■ 57-'- /Vw/ reste invariable (jiiand il î,ré(vde le 
;;:;> -,uH ,1 .. nM>porU et i, s^j<,nu p;;\.n^^^^^^^ 
•' i'"i<>n. Ivx.: / >"\nim-/narrfiu-asH//ih„Hrra„/a,ntrr 

v.den'ent")'"'^' "' t"^^ ''''^'' ''' '"""• '> -" I--^^ 
s Ukment le ^vmv : /Wis a trn,lr-ln,it Idlamrtrrs et 

1)1 MI il, nrcanjnrmr .• ,t Jamlrait luut heures et dhmw 
pour en Jane le tonr. ^'^'^^y^u. 

^'=^573. Le nom ecnnnnn demie prend la man|ne i\xx 
pl iicl. unsi que denn, ternie d'aritlimé-ticine Cette 
Imlo^e f.ul.lnjue earittonne an v „..,MrKS ; ,/natre „km,s 
JouUrnv entiers juste. (Dictionn. de l'Académie ) 

57 I- Hace devant un nom commençant iKir une 
consonne, Tadjectif féminin ,,rande élide 1' - n et 
<l"and on veut exprimer une- certaine supériorité nis 
;;|mj- jand il s..Kit siinp,^^^^^ 

AllTICLF': .3. 

NOMS COMMUNS EMPLOYA ADJECTIVEMENT 

ADJECTIF.^ EMPLOYÉS ADVERBIALEMENT 

nntrti -^' ^''''' """"'' Communs emplo> es adjectivement 
pour designer certaines nuances de couleur sont géné- 
ralemeut invariables. Kx.: /;.. rubans aurork ; des 



*•!<■ 



•;<•* "L- f. . •/•"---'•^'" o/</ i (lujrcnr demi .-• 

...-<. 574- ^/^ a deparhculin l\utjrctiffcunnw jurande ' 

Us f ^'^- '' "'""■'' '^' '''"''''"' '^'^Pl'^y^^ adjectivement varient^ 
7 



IÇO 



SYNTAXK 



W^' 



I 



j ;!; 



I' ■" 



so<;nu.r ' '^'^'■' ■'«""•'•«■'«"«TE ; ,/,-, ^,,,/s 

** 57^'- Les adjectifs modifies ruii inr r->„tr„ 
restent ordiiiniremcnt invariables. ' ^ 

** 578- L'adjectif employé adverbialement est 
tonjours invariable. Ex. : Ces livns coùfa"^ ■ ces 

comme dans le premier cas ' "^ "^"""^ P^" adverbes, 

579. <:/-y^////, r/-/;^r//^^, ne restent invariables aue 
lorsqu Ils commencent la phrase ou qu'ils accc^Z- 
gnent un nom employé sans déterminatif . '^"^^""'P'^ 
Ainsi l'on dira : Ci-ioiy;r ro/>ir r/u hin„ . .-, 

ÇeslMrcs et ces paguels .«« "L ancs ,"TÔ„? ■'' "" .' ^ ''■'=■ ^ 



l'aZl^- ^'"""""' ''"'''""" '« «*W^ "'Odijih l'un par 
*« "f :5'"'''-'"'/';^'?"C/''">rf«f'«fîra.r châtains clairs rf^ » 

-* ^ S?' ^':;"'''f "V'^^'-'^ /'.vr/; v'.ç«j'« franc de port ? 
58 r . Quand est-ce que possible est adverbe f 



ADJECTIF QUAIJFICATIP 



(frs taches 
'es gants 

t rost' qui 

1' l'autre 



■lair, d'un 

CHÛTAINS 

sou dési- 
'irs sur la 
le tissu. 

eut est 
iiRR ; CCS 
uilicu de 

'es éfoj^es 

COURTHS 

;t courtes 
adverbes, 

bles que 
ccompa- 

^niniande 
^rs uéces- 

ribut, ou 
fie. Ex.: 
':evez que 
n'envoie 

quand il 
, commç 

^'un par 

lirs, etc.? 
hment 9 



191 



dans celle-ci : Les plus beaux systhnes posstrt.k en ahharencc 
uposent quelquejois sur les /théories les plus /lu^es %ssnu « 

S. '^'" ""'''' '^"''''' '""'^ ^•ossimjiH à celui qui 

*'î^=!= 5«2. Le^moiHc/ro/t, /cn,n\/astc, //r/, et ciuchiucs 
autres, sont tantôt adjectifs et tantôt adverbe.s ; toute 
la différence provient du point de vue. 

,./î:w' ^^' '"'"''"'' ^>'^^rche pas droit (devant elle) • elle ue 
viarclie pas duoitk (mais courbée). Vou^ tene- zvm- .v/a»/ 
nçKMK (sévèrcme„t) ; vous teue, ces M^u'^lZ^t^^ 
lins solides). Je ,ira,irne wille f raves justl- (evariement /; 
ne prendra, tn.s des souliers /r^/jusTR,:! (étroi ) /) ^ j Jf, 
f^ML^^"^'"^^' ^/ .-../.. laœnsc^::::^^ 

ARTICLPJ 4.— ADJKCTn.\S COllPO.SÉS 

^1^- 5«:v Dans les adjectifs cfmipo'^c'-s, comme dans 
les noms composés, l'adjectif et le nom .sont les seuls 
mots qui puissent vaiiei-. 

Quand aux préfixes in, co, nn\ demi, anti, etc ils 
sont toujours invariables. . ^l^., hs 

f-^ 5«4- Quand un adjectif compose est formé d'un 
adjectif qualificatif et d'un mot invariable de sa nature 
ladjedif qualificatif .seul varie en genre et en nombre' 
B,x.: Dans tes AVANT-DERNiîîRKs^^7^r;7r.y, tes succès des 

^ïïf 'T S?-'^'"?'''^''^'-'' ""'^ '*' CONTRE-BA1.ANCÉS. 

.^^ 585. Quancl un adjectif composé est formé de 
deux adjectifs qui qualifient chacun séparément le mot 
auquel ils se rapportent, ils s'accordent tous les deux 
avec ce mot Ex.: Ces buveurs sont iyx,y.?.-^i:,^^'^ . .•.^,- 
connu deux femmes soukdks-mukttes de naissance 



seTollesèn?:?'^'"''" ''"'^' ''' sont-ils pas adjectifs ou adverbes 

sésl ^^^' ^"'^' '^nots peuvent varier dans les adjectif cowpo- 

*** 584. Comment s'écrit V adjectif composé formé dîin adi^r 
ttfH dun mot invariable de sa nature ^ -^ '' 

adjectfs^} ^"''""'"^ '^'''''^ '"' ^^>-''?/ ^-O'nposé formé de deux 



H 



192 



SYNTAXK 



Pi ■ 
! 



if 



' ;r 



*^'* 5S^>. Si le premier des deux adjectifs qui 
forment un atljectif composé était employé adverbiale- 
Jiieiit, le second seul varierait. 

Kx. : C'(S vioissofDKHrs soif i.fîGKR-vfvTL'S, pour 
" légèrement vctus ". / 'oici des vins nouvkau-ttkks, 
pour " nouvellement tirés ". .Idrcssc-hi à des personnes 
irAUT-n.ACKKS, pcmr " hautement placées." 

Knfin, par euphonie, frais-euniH et tout-puissant 
font au ii^n\\\\\\\J'raiehe eueillie. toutc-puissaute. 



ARTICLI: 5. — PLACE DES ArjECTU'S 



*** 587. 



307- K'i français, le goût et l'usage peuvent seuls fixer la 
place des adjectiis. 

Ou met généralement après le nom : 

10 Les participes passés employés adjectivement. Tvx • 
Homme instruit, vertu éprouvkk, of>inion REym;. Néan- 
moins on (ht : Fêle du sacré Cœur, signai,^ biev/aileur, 
MAUDITK. oreasion. 

2<> Les participes présents employés adjectivement. Ex. • 
J tante grimpante, inrts rafraîchissant, eau.v croupis- 
SANTKS. On dit cependant : IvTonnantk A'^/V//d', abondantes 
recolles, charmant A^w///<^'/, hrili^ant ^//rrAç, etc. 

30 Les adjectifs formés d'un nom propre. Kx.: Lan^-ue 
i-RANÇAiSK, l/iéâlre itaijkn, rire homérique, secte i^uthé- 
rienne. 

40 La plupart des adjectifs qui expriment des qualités phv- 
sicjues, extérieures, accidentelles. Ivx. : Bas ni^EUS, yeux noirs 
o^/^v^;' iNKECTi-:, etc. ' 

On place ordinairement avant le nom : i" les adjectifs qui 
expriment des qualités générales, communes, ordinaires : 
Gros arbre, petite e/iauiiiière, grand z'cnl, forte secousse 
BEIJ.E 'eue, bon usa^sre, jeune lioinme, viEiivi^E mode, etc. 

20 Les adjectifs qui expriment des qualités inhérentes, habi- 
tuelles, inséparables : lUssE jalousie, sombre forêt, épaisses 
têuehres, fidèmî ami, rusé compère, etc. 

*=''* 588. Il n'est pas indifférent de mettre l'adjectif 
avant ou après le nom ; souvent il n'a pas la même 
signification dans les deux cas. 

Ex.: Un GRAND Jionime (homme célèbre) ; im 
homme grand (homme de haute taille). Un pauvre 
poète (poète médiocre) ; un poète pauvre (poète sans 
fortune). 



** 5S6. Si le premier des deux adjectifs était employé adver- 
Diatcineut qu'arriver ait-il f ' 



ADjnCTIF QUAIJFICATIF 



cJ^^'lvr! '^'■'^■^';;^'"'^e existe entre les expressions suivantes • 
MiJNK. nue cuMMi'NK voix ; i!c xouvk;^it ri„ du -L 

«ON \,\uTu\i 1 AirssB A;//.- ; /.;/ noN /nmime, un homme 
uox , NUI.I.H lai.son, raison mjij.k, etc. 

PKCÎHÉS DE SICiMFICATION T)AX8 LES ADJECTIFS 
ET LES ADVEKUES 

^^ 5.^9. pli distingue, dans les adjectifs et les adver- 
.^iifT'' l'^T.-'^'' signification: le/.;.////, le campa- 

'V^^ 7''?":;^'^«t ladjcctif ou l'adverbe simple- 
^8?//.'"-' ^^'^^ '""''' "^^'^''^"^^l^-^-''trv../.,. ce travail 

2° U COMPAKATIK, c'est l'adjectif ou l'adverbe 
avec comparaison. Kx. : •' IV Améri<itie est plus grande 

Za}^^T ' "'"^ ï^"^^^ "'"^' l^^'"^ ^'^''^ ^''''^ 4ue 
celle-la. Dans ce cas, on emploie l'un des adverbes 

natif' '' ^ ' ''''''"'' "°'' précédés d'un détermi- 

d•TV^rfi:^'"^'"^ ^'?''' '^'■^^' ^^ comparatifs : celui 
a IVGA1.1TIV , marque par aussi ou aiifa/it .- celui de 

marque par ;//<?///.. ' 

Pvnri^^ Superlatif, c'est l'adjectif ou l'adverbe 
exprimant la qualité ou la modification à un très haut 

^r«c î '^^ ''^'^^^''^' ""'^ ^"^^^^ ^^Pl^i« haut ou au 

S n w'f '^^^'^' ^^"' ^^ P^^^^^^^ ^a*^ on rappelle 
super a if absolu, et dans le second on l'appelle 
superlatif relatif. ^ti^pcue 

t.,n^!fi'''"P^'"]^v^'^/^'''^''' l'adjectif ou l'adverbe est 
modifie par ùrs,fo,i, ou un équivalent. Ex. : " Je suis 
tu's heureux dans ma position. On est fort satisfait de 
votre conduite. Cette étoffe a été achetée bien cher '' 
Au stiperlatif relatif, l'adjectif ou l'adverbe est 
modifie par />/;/.ç ou par ;;/^/;a9 précédé d'un détermi- 
nant, iix.: " I.e mois de février est LK w^///. long de 



il 



aàj^s H'ZZ^rlT'"''' '" '"'•''' * -S'^fi^^^<^^^ 



194 



SYNTAXB 



l'année. Mon//«,v Ih;i„ jour fut celui de ma première 
2'"";"""."; '''^'' -'Jo-d-hui que je n,e trmn-e ,.r 



II 






TABLEAU DES DEGKÉS DE SIGXÎFICATIOX 

Positil 

* '*■/ 'i ■■',•.'. -^ ••• • l)eau. 

n .-. ( <le supériorité . . . T)lim h^fin 

\v-H:..\, aussi l)eau. 

r-ibsolu ^'''"^^'""nte moins beau. 

^"1^-^^^^^ relatif j ^|-uWnorité .'.•;.::: le ^fi J::;;; 

Remakoiks. io Xouk avons trois adjectifs et deuv adver])e«î 
qm renferment nnplieitenient los ad^ erhes // J o ^;'/. ,' '^ 
?e s'olitV '"''"'• '^"' "" comparatif ou au'superlatif réîatif ^ 

iVnllnir, i^owr plus bon, qui ne se dit pas • 

iMointhe, ^oxxr moim bon, moins grand, Mus Mi/ • 

y //v, qui signifie////.? /w//rv?/.s-, '^ / 

Mieux, \m\\Tplus bien, qui ne se dit pas • 

J'is, pour////,v ;;/<?/. -^ ' 

2" Nous 




ARTICLE G.— REMARQUES SUR l'eMPLOI DE 
QUELQUES ADJECTIFS 

590. Bon. On doit dire : yvr/ /?r//.'/.'- /v r//t'rwZ a iion mare/u- 
et non pas ik)n niarc/ié. iniucnc, 

591- Conséquent ne se dit que des personnes, et ne doit oas 
e repris pour constdérable, important, ^^^. Un loin ne est rf. 
sequent lorsque ses actions et ses paroles sont constaninen en 
rapport Un emploi est important'; une ville est œ^h^l^- 
une maladie est.i.';v^rv^ sérieuse i-onsiatraou , 

..^''^- yÊi'LORAHLEsedit ordinairement des choses • /■:rne- 
ment deploral^le; mais quelquefois aussi des personnes • 
luxmtUe depJora/>le, déplorahlc vietime. Personnes . 

59?>. Kminrnt, imminent, l'n danger, un péril êniinent 
Inén tre^ToutT""'' - ""Z-'^^-' -• P-il /./..W e^ 

cette accentionff'^^^^^ "^ a- ^'^'''^ ^^^"^ ^''^''^ '^^^^ 

cette acception. Il .signifie plus ordinairement éJe^'é'^t %e dit 
d'une dignité, d'un poste, d'un lieu, etc. • • ' -t se Uit 

594. KnnUYANT, ENNUYEUX. I 



cause une contrariété d'un moment; et 1 



e premier se dit de ce 



qui 



1; i 



e second, de ce qui 



r)eau. 
I)eau. 



aussi 



ADJ KCTI V QVAU r ICATIF 



Ï95 



prorluit un ennui, un dégoût continuel. Kx.: Jou^ îte^ bien 
KNNUVANT aujonnVhui, mon ami ; qiw la Ur/nrc de ce 'poème 
est KNNUYKL'SK, insipide ! ^ 

595. Fra(;iij.:, casuki,, j'cventui;!,. Un événenieut peut être 
casiiei ; uu traitement est fixe ou anud ; des profits sont /'^v;/- 
//<f^v.- une bouteille est.//-rt,i,'7/t',- une promesse n'est ni fraoilc 
m easnelle, elle est x'niie ou /'ansse, sûre ou douteuse. '"" 

596. LAMKN'rAïu.K, ixc()Nsoi.A!ir,K. I,e premier se dit des 
choses, et le secoml des pLTsonnes. Kx. : Cet le mort es/ bien 
T,AMKNTAiu,K ; aussi en sommes-nous ixcoxsoi.ahm's 

597- Matixai., matinkux. Mutinais^ dit de celui qui s'est 
levé matm par extraordinaire, et inatineu.v, û^ celui cuii est 
dans 1 habitude de se lever matin. Quant à matmier, il ne s'est 
conservé que dans cette locuLion : L'étoile imatiniÎvkiî 

^o,'!^. IMi'ir.-LKUR, MoiNDRK. Mei/teur s'emploie au "lieu de 
plus hou, qui ne se dit pas. si ce n'est dans les expressions plu^ 
bona nen, ptusou moins bon. K x. : La vertu est uvmivukk 
que ta science. . . <vj«.x^ 

.Voindre signifie plus petit ou moins bon : L'Afriouc e^t 
MorxDUK (plus petite) que tWsie ; le vin nouveau .•./MoiXDRe 
(moins bon) que le vin vieux. 

599- PiRK PIS. Le premier est adjectif et signifie, />///? 
mauvais : Les hommes seraient pirks s'ils n'avaient des 
r.v/,s77/;-,s-./ /.y est adverbe et signifie l'opposé de mieux: C'est 
son PIS aller ; il va de mal en pis ; A^/// pis pour lui 

600. SuscKPTiBi H veut dire qui peut sub-'r certaines modifi- 
cations, certains changements. ICx. : La plupart des annuauv 
sont svscKi>ruu.usd-être apprivoisés. Au figuré, .susceptibeo^t 
nu^ pour facile à blesser: homme susc^n-niii,!.^ Cm'ahik 
signifie qm est apte à. qui a les qualités nécessaires pour ' ' 
L homme est CAi'AHr.i') deorandcs choses. ^ 

6or. Tous DKux, Tors I.KS dkux. (Généralement parlant le 
premier signifie .'■/^;/ ^/ rautre ensem/de, tandis (,ue le second 
v;eut (ure /•//;/ et l'autre sans être ensemble ; mais cette distinc- 
tion n'est pas toujours observée. "isunc 

602 Vknimkux, viîX'CXKux. Ces deux adjectifs signifient 
qui renjenne du venin ; mais le premier ne se dit oue des 
animaux, et le second que des plantes : /,,- Camida a peu de 
plantes viînkxeuslis, et encore moins d'animau v VFNniiiux 



1 ; 


196 


SYNTAXE 








CHAPITRI-: TV 





I ] 



lift 



1)K l'adJIX'TIF DÉTKllMlN-ATIl-' 
AIITICLE 1'''. — ADJECTIF DÉMONSTIIATIK 

*''; ^3. L'adjectif démonstratif se répète, comme 
1 article, devant chaque nom et devant chaque adjectif 
qui ne se rapporte pas au même nom. Kx. : Ce jardin 
et QiK'i-^^ promenade font nn bel effet, au milien de CKS 
grandes et de CES petites rues. 

*=^ 604. On ne répète pas l'adjectif démonstratif 
devant un second nom qui n'est que la redite ou l'ex- 
plication du premier, et qui s'y lie par une conjonction. 
Ex. : Cfs lois on déerets Jurent abolis pa - CE seigneur et 
inaitre absolu. 

Si l'on ne fait pas usagée de la conjonction, on répète l'adjectif 
démonstratif, dans quelque cas que ce soit : Cettk résolnlion 
cktTk: dcteynnuafiou est-elle sérieuse f Admirons cks belles 
CES riches, Qiisjeyiiles contrées. ' ' 



ARTICLE 2. — ADJECTIF POSSESSIF 

** 605. L'adjedif possessif se répète ou se sup- 
prime devant chaque nom ou chaciue adjeélif , absolu- 
ment de la^ même manière que l'article et lès autres 
déterminatifs. Ex. : Tout pour mon Dieu et ux patrie ; 
I.EURS esclaves ou serfs sont bien malheureux ; où dcnieù- 
7'ent VOS père et vière, YOS/rères et sœurs f 

** 606. L'adjectif possessif a pour but de déterminer 
en exprimant un rapport de possession, de propriété ; 
on ne doit^ ])as l'employer quand ce rapport est suffi- 
samment établi, soit par une incidente, soit par le sens 
de la phrase. 






603. Quaud est-ce que radjectif démonstratif se répète f 

604. (Juand est-ce qu'on ne répète pas l\idjectif démons- 
tratif / 

605. Quand est-ce que P adjectif possessif se répète ? 

606. Quels sont le Imt et l'emploi de l'adjectif possessif? 






ADJECTIF DE;'rKRMINATlF 



î9!7 






Ainsi l'on dira : Oh est la lettre que tu as écrite f ce 
cheval a pris i,k viors aux dents ; je me ferai la barbe 
demain ,- et non pas : Où est TA lettre que tu as écrite ? 
ce cheval a pris son mors à ses doits ; Je me ferai ma 
barbe denumi. 

^ •"* 607. Il n'y a ^whxQ que deux cas où l'on emploie 
l'adjeaif possessif, quoique le sens de la phrase indique 
assez le sujet possesseur : 

^ 1° Pour parler d'une chose habituelle et connue. 
Ex.: Sa goutte l'a pris, et il n'a pas quitté SON /// 
depuis trois jours. 

2° Pour donner plus d'énergie à l'expression, ou 
pour attirer davantage l'attention. I<:x.: Je suis resté 
deux heures debout sur mks Jambes ; vous avez perdu 
VOTRE temps, paresseiix ! 

^ *>!<:!< 6o<S. Leur reste au singulier quand il se rapporte 
a des unités prises distributivement, une à une ; mais il 
exige le pluriel quand il se rapporte à plusieurs êtres 
pris collectivement. 

D'après ce principe, on écrira : Les ne^rrcs diffcrejit 
beaucoup des blancs : lkur tête est ronde, et leur nés 
court; LEURS pmnmettes sont saillantes, et LEURS che- 
veux noirs et laineux. 

**-^ 609. I,a distiiidliou entre leur^t leurs est assez difficile à 
établir ; on met ordinairement leur quand on parle des choses 
en général, et leurs, quand on en parle en particulier : Les sau- 
z'offes (en général) ornent leur tête de plumes ; ces sauvages 
(ceux-là en particulier) avaient oniè leurs têtes de plumes. 

** 610. Son, sa, ses, leur, leurs doivent générale- 
ment se rapporter à des personnes et non à des choses. 
Kx. : " Que chacmi garde so7i rang." 

Si le possesseur n'est pas une personne, on déter- 
mine le nom par l'article et le pronom en. Ex. : "J'ad- 
mire le soleil, mais je ne puis en soutenir l'éclat." 



** 607. Dans quel cas emploie-t-on, par exception, V adjectif 
possessif. 

*** 608. Quelle est V orthographe de \^\xr, adjectif possessif '^ 
*** 60Q. La distinction enhe leur /■/ 1pur« /'v?-/-///- facile à 
établir f - -/ > 

** 610. Avec quoi son, sa, ses, leur, leurs doivent-ils être en 
rapport f 



198 



SYNfAXIC 



! (■ 



m, li' 



Son, sa scsjncr, leurs peuvent être en rapport avec 
des noms de choses : i° quand ils se trouvent dans h 

AcTa ^^i'Tr'"''^ '^T Lf ""J^^^ possesseur. Kx. : Œag^u^ 
AGiv « si^.^ défauts ; la Skink a sa source en Bour^oine 
et SON embouchure en Norviaiidie. ^^ 

2° Quand, étant dans une autre proposition on ne 
peut cependant pas les remplacer par l'article siinpk et 
le pronony;^ Ex. : Montréal est une ville ma^nltinue 
j adnure la beauté de SES monuments. Ici on ne nour 
rait pas dire : /'en adnure i.a beauté des monumnî)^ 

AllTlCI.E 3.— APJECTiFj) NUMÉRAUX 

** 6i r Lesadjeaifsnmnérauxcanlinaux précèdent 
toujours le nom qu'ils détenninent, à nioins^u £ i^ 
soient en,ployés coninic adjeftifs numéraux o?di laux 
Ces QUATKK vo/umrs contiennent crnt Trente Z; 
c^cs;,es cnapU.es om.zE, QUATre-vL^t ^ ?bkt 
Divux sont tes meilleurs. 

** 6i2. Lç,, adjeélifs numéraux cardinaux s'em- 
ploient pour les adjedifs numéraux ordinaux w" après 
les noms de certains .souverains, que Ion veut dîstïn- 

f P« IX "7vZ";^''"^- - ^^-^ LÉON XIII LtS^. 

IX , 2 dans 1 enumeration des jours du mois et 
des années d'une ère : Nafiolêon est mort le 5 ,««1821 
3 dans les expressions el,afiitre cinq, artiele rm 
verset vingt, etc., quoiqu'il .soit mieux de ûLehalfre 
"^ |«. -'-/''^.THKi.iiCMK, verset viNoS'^'"^' 
« 613. Les adjeflifs premier et uniime secondât 
fu^n;me, .sont synonymes, mais ils ne s'emploTentpal 
nidiffercnnnent. -^^Fi^ient pas 

,,.,?" '^'^1 ^"^"f"' P""'"' commencer l'énumération et 
.;...w dans les expressions composées: Non^^elks 
tous, depuis le FRJiMiJtRjusç?,^au ckxt unième 
^ On emploie de préférence .^.wz^ quand if n-; a que 



ADJKCTIK DÊTKRMINATIi' I99 

deux objets en tout, et deuxième quand il en a davan- 
taj^e : J'ai lu le deuxième et le troisième chapitre de 
cette .SECONDE et dernière partie. 

ARTICLE 4. ADJECTIFS INDEFINIS 

*^* 614. ^^/^7^7^ est généralement du singulier. Kx.: 
AUCUN livre, aucune lecture ne lui convient tnieux. 

Cependant ce mot prend la marque du pluriel devant un nom 
qui ne peut pas être au singulier. Kx. : Ofi ne lui fit aucunes 
funérailles. Ce même adjedlif se place quelquefois après le 
mot auquel il se rapporte : // n'a reçu de faveur aucune ; sans 
exception aucune. 

*** 615. Autre précède ordinairement le nom, mais il se 
place quelquefois après ; il peut aussi être ou non précédé d'un 
détermi natif. Ex.: Vos autrics raisons ne valent rien ; aile-ci 
a une valeur autre, tout autre ; autre temps, autres juœurs. 

*** 616. Certain, placé avant le nom, est l'équivalent de 
quelque ; mais placé après le nom, il est adjedlif qualificatif et 
sigm^Q assuré : Certaines révélations que je pourrais faire 
vous couvriraient de confusion ; c'est une cliose certaine. 

*** 6 1 7. Chaque ne s'emploie qu'au singulier et pré- 
cède toujours le nom. Il ne faut donc pas dire : Ces 
journaux m' ont coûté cinq centimes chaque ; mais : ces 
journaux ni' ont coiité cinq ceiitimes chacun ; ou bien : 
Q.ii\Q\]'E journal via coûté cinq centimes. 

*** 618. 3Tai}it, qui signifie divers, plusieurs, précède tou- 
jours le nom qu'il détermine ; il a cela de particulier qu'il peut 
se répéter deux fois devant le même nom, et qu'il a autant de 
force au singulier qu'au pluriel : J^ai eu mainte occasion (ou 
MAINTES occasions) de lire ces ouvrages ; maint et mmui^ géné- 
ral s'est rendu célèbre ; maints et maints généraux se sont 
résidus célèbres. 

** 619. Même peut être adjectif ou adverbe. 

** 620. Même est adje(5lif et varie quand il exprime 
V identité on la ressemblance ; il modifie alors un nom ou 
un pronom, et peut se remplacer par : qui n est pas 
différent, qui est semblable, pareil. 



**-x- 


614. 


*-x-;<- 


615. 


*x-x- 


616. 


TV*^ 


617. 


*** 


618. 


** 


619. 


** 


620. 



Que i-etnary.'-z'oiis sur le uiol aucun ? 
Que remarquez-vous sur le mot autre ? 
Que renuirqurz-vous sur le mot certain ? 
Que remarquez-vous sur le mot cli-nque ? 
Que renmrquez-vous sur le mot maint ? 
Que remarquez-vous sur le mot même ? 
Quand est-ce que même est adjectif '/ 






20O 



SYNTAXE 



*** Même exprime l' identité ou la ressemblance, et 
par suite est adjectif: 

1° Immédiatement avant un nom; il est alors sou- 
vent précédé de l'article. Kx.: Relisez soiivent les 
MÊMES livres (identité). Racine nous offre souvent les 
MÊMES beautés que Corneille (ressemljlance). 

2° En général, après un seul nom, et dans ce cas il 
désigne les personnes ou les choses d'une manière plus 
expresse. Ex.: Les Romains 71' ont vai?icu les Grecs que 
par les Grecs Mtsms. (Acad.) Nous sommes éclairés 
des astres MÊMES qui éclairaient le premier homme. 

3° Après un pronom personnel auquel il se joint par 
un trait d'union, et alors aussi il précise davantage. 
Ex.: y?/(?/-MÊME, /«/-MÊME, 7/(?/^ç-MÊMES, cllcs-^\%^^^. 
Que peuvent contre Dieu les monarques ^v^r-MÊMES ? 

JMÎ'uie reste au singulier dans //(^/«-même, Z'o/<5-même, quand 
il ne s'agit que (Tj'une seule personne. 

'i'* 620 bis. Même est adverbe et invariable quand il 
exprime une idée di'eA'.cnsion ; alors il modifie un 
verbe, un adjeélif ou un adverbe, et peut se remplacer 
par : a ussi, de plus, encore , jusqu ' à . 

^oi<^ j\f^,f2c exprime l'extension, et par conséquent 
est adverbe : 

i'' Après un verbe. Pix. : Aimons même nos ennemis. 
Exempts de maux 7'éels, les hommes sUvi forgent mÊimE 
de chimériques. 

2° Avant ou après un adjectif. Ex.: Évitons les 
fautes MÊME légères. — A^os méthodes savantes nous 
cach( 7/ les vérités naturelles connues même des simples 
bergers. (B. DE Saint-Pierre.) 

3^ Avant ou après lui superlatif relatif. Ex.: Les 
sciences mÊimE les plus élevées ne peuvent entièrement 
satisfaire notre soif de connaître. Les plus beaux monu- 
ments MÊME ont des défauts. 

4° Avant ou après un adverbe. V^y;^.-. L' ingrat oublie^ 
quelquefois imÊme // hait son bienfaiteur. 

5° Après plusieurs noms formant une sorte de gra- 
dation. Ex.: Les animaux, les plantes mv^we, étaient 



** 620 bis. Quand est-ce que même est adverbe f 



ADJRCTIF DÊTKR.MINATIF 



20I 



ance, et 

ors sou- 
vent les 
'ivcnt les 

ce cas il 
ère plus 
-recs que 
éclairés 
me. 

oint par 
•antage. 

MÊMES. 

:es? 

E, quand 

:iiiaiicl il 
iifie im 
inplacer 

scqiient 

imcmîs. 
't MÊME 

'tons les 

'es no2(s 

simples 

X.: Les 

'ère m eut 
' inonii- 

t oublie, 



des dieux en Ei^ypfe. Les guerres civiles sont funestes 
non seulement aux vaincus, mais aux vainqueurs même. 
6° Après un seul nom qui en suppose d'autres sous- 
entendus avant lui. Alors vu- me rentre dans le cas 
précédent. Ivx. : .SV.ç ennemis ivrÊME l'estiment, c'est-à- 
dire ses parents, ses amis, ses ennemis MÊMi?, l'estiment. 
Cliacun a fait son offrande ; les enfants MÊME ont parti- 
cipé à cette bonne œuvre; c'est-à dire les riches, les 
pauvres, les enfaiits iviême, ont participé à cette bonne 
œuvre. 

Remarquhs.— I. Dans beaucoup de phrases où même est 
placo après un seul nom, on peut, suivant le point de vue 
auquel on se place, considérer ce mot comme un adjectif ou 
connue un adverbe. Kx. : Je puis citer leurs expressions m îcmks 
I.e sens admet également leurs mêmes expressions et même 
leurs expressions. 

^ Lorsque même est adverbe, il peut, dans la plupart des cas 
être changé de place sans altérer le sens. Ex. : On admire ses 
j^estes MKMiî (o;/ oc/mire mhmh ses ^^-^s /es). Leurs vertus, leurs 
noms MiCMK étaient ignorés {leurs vertus et mîcme; leurs noms). 

II. Même, placé devant l'article, est toujours adverbe. Ex • 
IMKmic les rois sont sujets à la mort. 

***■ 621. A «/est adjectif indéfini devant le nom, et qualifica- 
tif après: Wms ir obtiendrez nui^i^h récompense, parce que vos 
efforts sont nuls. 

*** 622. Pas un est encore plus exclusif que nul qï aucun ; on 
lie l'emploie que devant un singulier, exprimé ou sous-entendu • 
Ils n'ont PAS UN ami, pas unr consolation ; ils sont aussi mal- 
heureux que PAS UN, que pas une. 

■^^** 623. Plus d'un, quoique portant à l'esprit l'idée de 
pluralité, demande au singulier le verbe dont il est le sujet : 
P. us d'un grand homme a honoré ce pavs. 

Mais on met le verbe an pluriel s'il y a réciprocité : Plus d'un 
fripon se sont dupés. 

*** 624. Quaniième équivaut à combien, et désigne l'ordre 
général, la place numérique dans une colleélion, dans une 
série : Le quantiiîmr éticz-vous dans la composition ? Le 
QUANTIEME du mois sommes-nous aujourd'hui f 



111 



II, 



de gra- 
étaient 



*** 621. Que remarquez-vous sur le mot nul ? 
*** 622. One reuiarquez-vous sur r expression pas un ? 
^** 623. Que remarquez-vous sur le mot j^lusieurs ? 
*** 624. Que remarquez-vous sur le mot quantième ? 



202 



SVNTAXl^ 



**>' 625. (?//<'Aw//^//r se place toujours après U> nom auduel il 
se rapport., a s^acco^lc avec lui: >;.,,,,,].;,,./ ,, ^z^'^^,[ 

AiiTicLr: r>.--iii.:.MAiUiri;s srij 'nicUpic 

^^-i^ 626. 6>/.r/^«r, qu'il ,1.. faut pas coufondro avec 
la locution tjur/ que écrite en dcnx mots, peut ctrc 
adjedit ou adverbe. ^ 

^=* 627. O^/^/,^ e.st adje(<lif quand il sl^ rapporte à 
un nom ; alors il s'accorde toujours avec ce nom 

Kx.: n nous raamfaii Q\jHU2\Jh^ /lisfohrs êd'ifmjitc^ 
QUiii<QUKS beaux traits de vertu,- quki.ouks richesses 
que vous ayez, vous ne devez pas vous enonruei/lir 

adjeait ou un adverbe ; il est alors invariable 

IVK.: Les hommes, gnci.Qnc puissants qu'ils soient 
ne doivent pas o^dylier qu'ils sont mortels; nous avoiis 
/^/QUlîLQUK cinq eents pas (c'est-à-dire r;/77-;v,y/ r/;/^ 
eentspas) ; QUEi.QrK adroitement qu'Us s'y prennent 
zts échoueront. ' 

Dans le premier exemple, quelque m,^CC^?i^ puissants • 
daiis le deuxième, il modifie cinq cents; dans ié 
troisième, il \\\ÇiC(\ï\<i airoitement. 

J^-^ 629. Quelque, placé devant un qualificatif suivi 
d un nom, .se rapporte au nom et varie quand celui-ci 
e.st sujet ou complément. 

l'x.: Zr^ QUKLOUKS bons chrétiens de l'endroit ont 
foule aux pieds le respect humain, Qukloi'K-, .v iva^it" 
docteurs que vous ayez consultés, ils 7i'ontp7i cclaircir vos 
doutes. 

Quelque .se rapporte au nom et à l'adjeélif réunis 
quand ces mots jouent le rôle d'attribut, et alors il est 
adverbe et reste invariable. 

Ex.: (^VV:U2\JT. savaf ils docteurs que soient vos amis 
îlsjn^nt pu éclaircir vos doutes. Ki, quelque est l^ien 

'*• I ^r'I' G^'^^'f^'"^''Q'i''~-'^'ons sur te mot quelconque ? 

^';* 626. Quelle est ta nature du mot quelque ? 

""' '^27. Quand est-ce que quelque esf. ndjcRif? 

^v 62S. Quand est-ce que quelque est adverbe ^ 

** ■ '^Z-?' ^''!^P'\"¥i »>->-r^'er au sujet de quelque placé devant 
VU quahficatit suivi d'un nom "^ - ^ ^ '"^ "^"^'"' 



aïKjuel il 
'rc oiJKi,- 



Irc avec 
uit être 

>porte à 
1. 

'f/ianlcs, 

n'c/iessfs 

'r. 

lifie un 

î soient, 
'S avons 
on cijiq 
muent, 

ssants : 
ans le 

if suivi 
celui-ci 

oit ont 

ycir vos 

réunis 
■^ il est 

amis, 

st h/ien 






ADJlîCTir DKTKRMINATIP 



203 



adverbe ; en elTet. on U'- i^ourrait le remplacer que par 
d'autres adverbes écpiixalents, connue .sv, tout. 

** 630. I/i locution quel (jne, composée de l'adjectif 
quel et de la conjonction que, est toujours suivie du 
verbe substantif; alors quel s'accorde avec le sujet, et 
que reste in\-ari;ible connue conjondioii. 

]\x.: QuHi. giH soit votre pou-eoir, quels qvh soient 
vos moyens, gUKij.iî ovn soit votre fortune, ouiaj.KS 
QUK soient vos qualités, vous ne ileve:: pas vous en préva- 
loir ,• c'est-à-dire: (^iie votre pouvoir soit guEi. (ou 
tel), que votre fortune .swV yinCLLE (ou TELLE), ctc , 
vous ne deve." pas vous en prévaloir. 

AUTICLR 0. — lUlMAIUiUKS SUIl \.V. MOT lout 



un nom. un 



devant 



^"^ 631. Tout iK'Ut être, selon le cas, 
pronom, \\\\ adjectif, ou un adverbe. 

'!"!= 632. 7(^///est un nom connnun (piand il signifie 
unechose considérée en son entier. 11 est alors pré- 
cédé de l'article ou d'un autre déterniinatif. 

Kx.. Le TOUT est plus grand que sa partie ; les 
plantes, les animaux sont des TouTS eomplets, qui rézùi- 
lent la puissanee du Créateur. 

*'^^633. Tout <i<X pronom indéfini lorsqu'il est em- 
ployé dans un sens vénérai, pour rappeler l'idée des 
personnes ou des choses. 

Kx. : Dieu a TorT eréé : il est notre ptre à tous ; 
f avais invité vingt personnes, TOUTics ne sont pas 
venues. 

** 634. 71??^/ est adjeétif quand il se rapporte à tni 
nom ou à un pronom pour les déterminer ; alors il en 
prend le K^'ure et le nombre. 

Kx.: Tout le monde, toute rassemblée applaudit â 
TOUvS vos sueeès ; TOUT ee que f ai dit est vrai. 

Quelquefois, l'afljectif tout se place après le nom ou le 
pronom : Cette facture se monte, soviine Toute, à trois cent dix 
piastres ; c'est à eux Tous qu'il eu vent. 

** 630. Que remarquez-vous sur ta locution quel que.' 
■^'^ 631, Quelle est ta uaturc du mol tout .? 
** 632. Quand est ce que tout est nom commun ? 
** ^i7>- Quand est-ce que lout est pronom indéfini? 
** 634. Quand est-ce qu it est adjeRiff 



!: li 
II 



204 



SYNTAXB 



irf 



li 



** 635. Tout est adverbe quand il iiiodifie nn 
adjectif ou u.i adverbe ; alors il signifie tout à fait, 

Kx.: Ils sont tout surpris, c'est-à-dire tout à fait 
surpris : elles ctaieut TOUT étonnées, c'est-à-dire tout à 
Ja II étonnées ; ees sommes sont tout entières ; mare/ions 
Toi'T doueement. 

Mais, si 1 on voulait dire que toutes les personnes 
sont étonnées, que toutes ks sonnnes sont entières 
etc. , tout serait adjectif et varierait. Kx. : Ils sont Tous 
surpris ; elles étaient lonr^ii étonnées ; ees sommes sont 
TOUTK.S entihrs ; mare/ions Tous doueement. 

^ 636. Tout, quoique adverbe, varie par euphonie 
quand il est suivi d'un adjectif féminin conunençant 
par une consonne eu une // aspirée. Kx.: J':iles sont 
TouTiis stupéjaites, toutes déeoneertées, TOUTics /lon- 
teuses. 

** 637. Toul, suivi c\i^ autre, e.st adjectif ou adverbe. 
11 est adjectif quand il modifie un nom exprime ou 
sous-Lntendu,^ct alors on peut placer autre après le 
nom. Kx.: J\aeontez-moi TouTK autre ciiosF TouTF 
autre histoire, on peut dire ^ov'T^eliose autre, toutk 
histoire AUTRE. 

Il est adverbe quand il modifie le mot autre ; alors 
\\ est généralement accom])agné d'un déterminatif 
Kx.: Raeontez-moi une Tout autre chose, de tout 
AUTRES histoires. 

*>i<* 638. Tout, placé devant un nom de ville, est 
adjectif, mais il reste au masculin singulier parce 
nn'il détermina lo Tiom Peuple (sous-entendu ), ou tout 
autre mot équivalent. Kx. : Tout Marseille fut ravagé 
par la peste en 1721 ; TOUT AVw.- acclama César, d èst^ 
à-dirc tout le peuple. 

*** 639. Tout, adverbe, signifiant tout à fait, entih 



** 635 Quand est-ce que tout est adverbe ? 

** 636. Tout, adverbe, ne varie-t-il jamais / 

** 637. Que remarquez-vous sur le mot tout, suivi de autre > 

638. Que remarquez vous sur le mot tout, placé devant 
nn nom de ville f 

*** 639. Tout, adverbe, ne peut-il pas se trouver devant un 
nom ? 



Il \ 



PRONOM 



205 



)n>i(,i/, s." iiict f|ueî(inef()i.s devant un nom ; niais alors 
Il ne varie jamais même par en])lionie. I^x • /a 
rclii^wu est Tout .v/r,///,- 'ïo\}'v^ compassion pour If, wal- 
licurcux ; elles étaient TOUT jeux, TOUT oreilles à cette 
séance. 



CHAPITR]: \' 



itu ri;oN(tM 

« 

AUTICLK l'i'. — (U';.\H1{ALITI^:,S KI'U T,K ^ROXO^[ 

"' 640. Le pronom doit toujours être au même genre 
au même noii'bre et à la même personne que le mot 
qu il renij)laee. 

Ainsi on dira : Le devoir AUQUKL je travaille ; la 
personne a LAOuki.t.K /e m adresse ; les livres avec i i.\s- 
L)lTRi.S fé-tudie ; les /leurs AUXc^uKl^i^ivS Je donne la 
prejereuce. 

'i'-i' 641. Le pronom ne peut généralement tenir la 
place (|ue d'un nom déterminé, et même précédé de 
1 article ou d'un adjectif déterminatif 

On ne doit donc pas dire : S'il a pickmission de 
partir, qui j.\ lui a donnée f ils ont fait fortune, et 
I.A doivent à leur industrie ; quand nous J unies \)i 
VOITurr, Ri.LK se brisa. 

Mais on dira : .V il a la permission de partir, qui 
TA //// a donnée ? ils ont fait lrur i-ortunk, et la 
doivent à leur industrie ; quand nous fû:nes dans CKTTK 
VoiTr-RE, Fij.K se brisa. 

** 642. On ne doit pas employer plusieurs fois le 
même pronom dans une phrase, s'il ne rappelle pas 
l'idée du même nom. 



, . * ^4'''- -' quel ^einr, à quel nonbre et à quelle pcrson7ie 
ctott toujours être le pronom / 



:* (^ 



/'<■ quel nom le pronom peut-il tenir la place ? 



642. J etif-ou employer le même pronom plusieurs fois 
dans une même phrase / t j 

7* 



îo6 



SYNTAXIC 



i 



Ainsi l'du 11-.' i)()iina"l pas diiv : Sti/omoH o/J'n'f son 
sarri/Kr à /)/,/(. et \ultii Jut s/ ai^riin'»/, >/// il, (.\ai(ça 
la prière qu'u, lui avait ailrtsst'r. 

Pour éviter ces rcpclitioiis du nicint' ])r()ii()iii avec 
des rajjports différeiils, il faut i)iendre i.n autre tour ; 
ou pourrait dire ici : Salonio>i 0(1 rit son sacrifur ; Piiti 
lUmri'a et cvaii^n la prirrr dr cr prime. 

-'"'' 643. ly'eiuploi du pn^noni uo doit donner lieu h. 
aucune cquivo(pie. Ne dites pas : .Ibel offrit son 
sacrifice à /)ien,et H. lui fut ao;réabJe : 1j pronom // 
fait équivociue. Dites : Abel ojjrit à J^ieu u)i sacrifice 
qui lui fut ajiiréable. 

Il vaut inioinr rcl-pdtt r le nom f|iiaiul l'emploi du ])roiiom 
personnel ptnil doiiin i lit- 11 à nue Cc(uivo(iue. Ainsi, au lieu de 
dire: J.o l'oittaiiie a itiii/é JVtcdre en tout ce qiCw, a de Iwaii, 
dites : La fontaine a imité l'Iièitre en tont ee que l'niciiRi': a de 
beau, ou mieux, encore : en tout ce que eui,ui-ci a de beau. 



iî I 



lit 



AUTICLK -. — PRONOMS PERSONNELS 

*•!• 644. Lorsque plusieurs pronoms de différentes 
personnes doivent ctre énoncés de suite, la politesse 
veut qu'on j-e nomme le dernier, et que l'on commence 
par ceux à (jui l'on s'adresse. I{x.: Toi ^7 moi, nous 
partirons ensemble ; f ai des livres pour voUvS, pour vxx. 
et pour MOI. 

* 645. Par politesse ou par convenance, les \»xq- 
noms nous et vous s'emploient souvent, en parlant 
d'une seule personne, au lieu de je et de tu ; alors le 
verbe se met au pluriel, mais les antres mots restent 
au singulier. 

Kx.: Loi)} de nous croire VS'tW, o e^ux g- ! nous eut 
PRKCKnfC, nous sommes 1.1c pkrimiRr a ieco)ina1tre notre 
intériorité ; IMON ami, vous serez' toujours cru .s/ z'ous 
êtes VRAI. 



*x-x- 



■■■ 646. Ou ne doit i):issous-er.tcndre les pronotns personnels 



■■"* ^1,5. J)e quelle manière doivent être disposh tes pronoms? 
■■'* 644, Jhins quel ordre é/ionec-t-on t^lnsieiirs pronoms de 
différentes persomies / 



6.:-,. (; 



*«-x- 



lesf 



i-(>nonis nous et vous ? 



u.,j. (j.Li: , cmaïqinz-i'ous sur /es pronoms nous et vous f 
646. J'ent-on sniis-rrfrndjv Ls j.: onoms ^ur^onnels cm 



ployés comme eomp'émen/s / 



ojj'rit son 
^, iwaitça 

OUI avec 
trc tour ; 
(■(' ; Pieu 

cr lieu à 

\lfrit son 

roiioin // 

sac ri fur 



u ])r()iiom 
au lieu (le 

îvDRK (I (fr 

heait. 



ifférciites 
politesse 
Duiinence 
lor, nous 
^onr VXK 

les pro- 

j)arlant 

alors le 

s restent 

vous eut 
Urc uohi' 
u si vous 

;5ersoniic's 



provoiiis ? 
'ONO}iis lie 

et vous ? 

Il lui s cUl- 



l'RONOM 



207 



eniplovds comme coniplc-nieiils .Tuii verhe evoriuid • on .„■ 
<l.ra doue pas : y. ,,„ auius et réeere ; //.v?. ,T v,«/"// •/ 

j/r\' ""' '"f^i-'^'r" ■• <^^n>t>.cl«nt (,n j,eut «lire -Je Ik Us 
li relis; on mi^njuj^és et eo,ui',m„és. ^^^^ ■ Jt IM lis 

^''■* r,47. Les pronoms te, h, irs s'accordent en ireiire 
et en nomhre avec le nom dont ils tiennent la place. 
V^: Mcuonie^Jtes-vons ,. v mai.adk dont \n a 
parie ^~~(hnj^ ^,X ,7^/,. A/essienrs, rtes-zvus ils 
M AcwsTHATs d, eetic vilic / -Nou, nous ne ,.ks sonnnes 

Jr^^A^' INnir représenter i:n adjeelif. nn nom pris 
ad eciivemeni. ou uu u,en,!,re û, piu-a.e, <.n emp Li. 
v.ulen.vnt ie. I-x.: A/adanie, i^ies-vons malad,!: ^^ 

//'</'f '/'■• -^^'''"''''''^ ries-2'ous MAtnsTHATs" ./.- 
ntt^.7',iie/~Aon, nous ne i.ic soniwes />as. vS'iisont 
Kl'.lJSSi, //.v ij.; do/ l'eut à votre protection 

^l^* 649. U-s pronoms /.-, /.,. /,,, emploNés connue 
nttnimts, ne se disent Kcnéralemcnt que clcs choses- 
pour les pcrs',nncs, on emploie lui, elle, eux, elles ' ' 

hx.:hst-eelà ton livre ^'^Ce Vest, et non pas rV.sV 
LUI Sonf.eefavosln'resf-Ce li.:s sont, et non pas rv 
sontnvx. htait-ee ton phr gui arrivait f-C était m 
J^tonnit-ec aussi tes amis ^—Celaient jcux-.mkmks ^ ' 

''"^ 650. I,es ])r()noms lui, elle, eux, elles, ' leur 
employés comme compléments indirecls, ne se disent 
^Généralement que des personnes. 

/•!^A ^':''V^''' "''' votre fnrè, mais r ai pensé à LUI, 
/>o,le. I o/là d honnêtes, i^en s, fiez-vous à HUx eonfu-- 

je ne ur\'/iepas,je /v^'ejn uufie. -^■^■^/>u/ , 

t^î^l' y'""/^^''^'^ ■'''''^'''''»'^''''l l'-s />rouo;us h^, la, los ^ 
///• w, <>~i'"''P>-'"''>'>\<-»'Moie-l-onpourrcprésenler un adjee- 

** 6,i9. av,7' r.v/ '• ' 

coin tue attributs f 

** 650. Dans quel cas emptoie-t-on lui, elle eux elles leur 
fomme compléments indirects ^ ' ' ' ^^ 






.vj-.?;>6' des pronoms le, la, les employés 



2o8 



vSYNTAXlv 



|l 



\m 



m 


i 


m 


» 


m 


il ^ 


m 


1 



Î>H 



•'•■-i- r\si. Ces inciiK'S pronoms, ////, r//,\ ci/x, «//es, 
I('i(>\ lie (loivcf.t .-o cliiv (Ls choses (iiic lors(iu'()n ne 
peut pas ks reiiiiilaeer ])ar (H ou v. 

iXinsi, au \'w\\ de diie : / oilà un lil^ n /H)S('::-ro/(s sur 
IJ'I ; <<s (nb)(S soi/f hc^/y cii'di/d's, (Viipcz: \Mir /es 
l>raii(fi( s : d Hr st it /,■,•,■ lui f^la'il , < / // s'< \/ lu/ouz/ri) KMJ<: ; 
on (lira : l 'ci/i) uit lit, t\l->os<-': vous-\ \ ers a/iu(S seul 
//v'/) nvainrs, à'.'f/^rzv.N l<s l'/duclits : ccl/r scicihc lui 
plu//, il s'y (sl (!<l(>uur. 

Au contraire, on di-a ])ien : (V t^/uu/d veut oïlraiiw 
avec LUI lout ((• au il itiuo):hr ; j'aiuir Irs livres, car 
c csl eu par/ir à ici'X (///<• /c dvis ce tjue je sais : la verlu 
est si aimable, (jue nous devous toul sacrifier pour vaa.v. ; 
parce (|u'iei t)n uj i)eut l'àire usa,L;e des pronoms «-v/. )■. 

'•-■'^ 652. Appli([ué aux ])Lrsonnes, le pronom soi ne 
doit cire en ra|)port (pi'avec une expression vaj;ue, 
comme un infinilif, ou les mots ou, eliacuu , ce, quicou- 
que, etc., (Ui l)i<.n pour c\iter une cciuixo'iue. 

iCx.: Cliacuu so/zj^c ù soi ; .'/ aimer qu(- ^o\, ces/ tire 
(Xois/e ,• eu aeeouipUssau/ la velouté de sou uiaitre, cet 
élevé travaille pour <.(M : pour lui ^:\-a\\. C([ui\'0(iue. 

Applicpié aux choses, il p^-ut se rapporter à un nom 
(luelcon(iue. Ivx.: I .a paix est bo)iue r/Vsoi. 

•XXX ct^^ I,e proiiotn eu e^^t (|urLiti-. fois einployc (Vtiiie 
maiiièiv al)S()liK' ; o\sl Inrscin'il ne se rapporte à rien d'exprimé 
])rccc(lennnent. [{x.: L ui'\\^ coûte de te dire, uiais je ne -0(Uis 
l'.N eonti' pas ; it Ju'K^s a tant fait, que je /V'i'iN puis ptus ; il 
faut v.\ finir. 

Celte consti notion attache prc?(|tie toujours au verbe un sens 
défavorable. 

■;;x-x- 5-_^_ I,e pronom y e.' t aussi (pielcp.iefois emjjloyé d'une 
manière absohie. eotnme dans ees jiln-ases : // %■ a l)eàneonfy de 
i^ens gui dis, nt : " // v va de )non tnimu-nr," et its n'ont ptus 
d //onne//r. 

*-!"!- C,--. j^^> prvr.iom y préccde toujours le verbe, 



■'^""' 65 1 . Onaïut esf-<e que les pror.ouis hii, elle, eux, elles, leur 
pCKZ'oit se dire des elioses .' 

** 652. One leinarqnez vous sur le hrvuini soi ? 

•y-x-» z; _ - r \. _ . . . _ - . _ ; . 



•X--X-; 
*-x-* 



^53- Q'ic remarquez-vous sur le pri 



)}!0)n en .-' 



absolue .^ 



654. J.e pronom y 



\iuploie-t-il pas d" 



//;/( 



vnere 






*»* 



655. Ou se place le pronom y ? 



..^tv^"*^^^^'*',- . 



ru.v, r//<s, 
itiu'oii ne 

'j-To/is sur 
MCI R A.v 
>'() KMJ<: ; 

sc/ci/ic lui 

( ciihaînc 
livres, car 
la viiln 
ur iCM.i". ; 
)nis c)i . y, 
(MU soi ne 
n vaj^iie, 
v, qiiicoii- 

rrsf ///>• 
tiailir, cet 

L un nom 



)yc (Ttiiie 

(l'f xiniinc 

je tic vous 

is p!i(s ; il 

be \\\\ sens 

!oyé crniie 

'ratiroiip de 
n'ont plus 



le verbe, 



, elles, leur 



'(' VLt);icre 



PRONOM 



209 



excepté à rinipé-ralil". I-:x. : // ne eonvieut pas que vous 
V ai/ierj, e)reoye.z-\- (jueliju' uu. 

Cependant, devant le futur simple et le ])résent du 
conditionnel du \\.^xW aller, on supin-ime Keiiéralement 
ce pronom. ]':x.: l'onlez-vo/is aller à OUaica f /'irais 
volonliers, mais Je ne le puis pas aujoiinV lud'; / irai 
plus tard : et non jjasy v irais, J'\ irai pd us laid. 

Airi'ici 1; ;5. — ruoxoMs i-ossehsikh 

='"'= U^G. Les ])ronoms possessifs doivent toujours se 
rapporter à l'un des mots exprimés ])récédemment. 
Ivx. : / '(;.v talenjs sont supérieiDs aux sn;.\s ; cette mai- 
SO!' ''<l hl/f\- fhri-r m/r \ \ vô'pl'i". 

Il fr.ut donc éviter de dire, au connuencemcnt d'une 
lettre : J'ai reçu l.A vôTrk en date du trois courant : on 
dit : J'ai reçu voTkk lettre en date du trois du courant. 

*■•':■* 657. Les expressions du mien, du tien, dn sien, dn nôbe, 
du votre, du leur sont (lUthiiRlois ciiii)l()yccs iruiie iiiaiiièrè 
absolue, comme des u.ius eouniiuns ; alors elles signifient 
l'avoir, le talent de chacun. Ivx. : Our chacun y vu-Ile nu sifîN 
uuilons-y tous vtVi mvï\i.v., et eela ira bien. ' 

•xx-x- 6,^,c. /^,^. ,„j^.f,^^ 1^.^ tiens, les siens, etc., s'emploient aussi 
d'une manière absolue au masculin ])luriel, pour si^r„inpr les 
partisans, les amis ou les alliés de (|uel(iu"un. J^x. : Ce iiénéral 
se î'it abandonné mes siicxs ; veux-tu être dks nôtr}<;s .-' 

*■'■'" 659. Les pronoms possessifs perdent f|uelquefois l'article 
et deviennent adjectifs possessifs; on dit, par exemple: Ihi 
MIKN ami^; une sii-Nxi-; maison; ee livre est tiicn ; nous 
sounnes vdrRy.i^, o mon Dieu, etc. Mais ce'^ expressions ont 
vieilli et. ne sont plus s;uère d'usrii;e. 

AliTICI.K 1.- IMÎOXOMS |)|';.M()NST|{ VTIFS 



■XXX- ^j(^,,_ 



Le pronom ce ] eut ^t jilaccr devant tous les temps 
du verbe ^V;v. Ivx.: C\sl, dU-lail, cic sont, cic Purent, c'a été, 
etc. 



** 656. . / (jHoi doivent se rapporter les pronoms possessips ? 

**-x- 5^-._ j^^ „,j^,„_ j^, ^j^^jj^ j^, sien,... ne s'emploient ifs' pas 
d'une manière absolue f 

*** 658, Les miens, les tiens, les siens,... ;/,- s'emploient-ils 
pas d'une manière absolue / 



•x-x-x- 
-x-x-x- 



pronom c 



659 /-'■'«" pronoms possess ifs ne perdent-ils pas r article ? 
660. Devant quel temps du verbe être peut se placer Iç 



i 



■il 



2IO 



vSYNTAxK 



11 






!ii 



n' 



</,:s, ■«,„■,,„>. On ,lit eucore : Ck mr „■,„/,.',: clY/J ' 

//!-. / • ! "ï^'"'^' pronom r.^ peut égalenienl se mettre acres 

Mais 11 serait disgracieux de dire : /'/m.v/Aci.; /y/^v awfs ^ 

*662 Le pronom re est moins fort que le nronoin r.A/' 

KÏ" A-'^^^-V'"^.X'""'"'' '^<l-.virbes t/ni^ïïënm ^i 

■^f* 663. Le pronom cr commençant une phrase se réoM^ 
;^ ir;X"/..'" K^^ f^""'^ '"7 '^-'^ cJJui^î'cœnmi^^i 

bb4. Lette répétition du pronom ce n'est pas ordinaire- 

ne" ':;rr";;.T"' '^^ ir""'',"'^"'^''-^ ^ Peu'^l-étendû"';; 
que le \erbe,//,- du second membre est suivi d'un nom Fx • 
Lv ç,n plaii ..:sT toujours ce que IW, préfère ' la Mus belle 
vertu d'un chrétien kst {ou c'4r) la charité. ' ^ ' 

^* 665. CV//^/V/, r.7/.w7, .vr/, ci s'emploient pour 
desipitr ce qui est le plus proche, ce dont on a parlé 
en dernier heu. ou ee ciui ^•a suivre ; celui-là. celle-là 
ce a. la^ s emplo.ent pour désigner ce qui est le i)lus 
cloigne, ce dont on a parlé en premier lieu, ou ce qui 
piecede. ^ 

lix : Je uaime pas CKn (que je tiens), do?nie.,-nioi 
Chi.A ((pie je montre), //éraclife et J)émocnte étaient 
d un caractère bien différent: CKLUi-ci (Démocrite 
nomme en dernier lieu) riait toujours des folies des 
honnnes. ciclui-lâ (Heraclite, nommé en premier Heu) 
plc-nrait sans cesse de leurs traeers. Jm charité ■ nuelle 
vertu que Qmx-^-\X ! Quelle vertu que CEI i k-ci • la 
charité ! '^^ 



m J?2- 0''''^^cesf la valeur des pronoms il, ce cela > 
**^ Te] r'',/ 'tVf'^''''l ''' P>-''"''''^ ce dans une phrase ? 



'péfifiou de ce a-f-elle /, 



665 . (^?//r//r différence v a-i-it entre cel 



vi/ours lieu 



n-ci..,i-/ celui-là,..? 



f! 



,,##i^. 



.: 



PRONOM 



21 I 



*** 666. Celui et celle peuvent se dire des persotiiies et des 
choses ; mais, quand ils se disent des choses, il faut (juMls aient 
un antécédent exprimé l'ix. : Cki.ui qui court après l'esprit 
athape souveul la sottise ; voici deux _i^ra-eures, prcuez Ci':ivi<K 
que vous z'oudrez. 

'"** 667. Celui-là, employé d'une manière absolue, doit 
toujours être suivi de qui, soit immédiatement, soit médiate- 
ment : Celui-là oci eraiut Dieu est heureux ; celui-là est 
heureux oui eraiut Pieu. 

îi"-!"!^ 668. Dans les phrases proverbiales, sentenci- 
euses, OTi omet S()U\-int le ])ron()ni celui devant le 
jn-ononi qui, afin d'éviter les lon.^ueurs : Qui hop 
embrasse ma/ lird/il ; pardonne à (jui le hait, 

AKTiei.r: 5.— nioxoMs cox.roxcTiFS 

* 669. Le jirononi conjonctif s'accorde toujours en 
trente, en nombre et en ])ers()nne avec son antécédent. 

On doit donc dire : A foi qui AI vu. ; toi qui AS v}( ; 
nous qui avons vu, etc.; et non jxis : Mci qui a vu, 
etc. On dira de même : Ce ne sera pas nioi qui me 
FKKAI reprendre, et non qui se fkra reprendre. 

** 670. 1/ adjectif, ou tout autre mot employé 
coinme tel, ne peut servir d'antécédent au pronom 
conjonctif. 

On ne dira donc pas : N'ous sommes deux qui ,?'rNTÊ- 
KKSSKNT à VOS ai/'a/res, mais qui nous intÉrkssons, en 
prenant le pronom nous pour antécédent du pronom 
qui. 

'i-"i= 671, Les iM'onoms qui, que, quoi s'emploient 
souvent dune manicre al)solue, c'est-à-dire (ju'ils ne 
se rapportent à aucini mot énoncé précédemment. 

Kx.: On va là .^ ouR veux-tu .^ à qi'i désires-tu 
parler / oroi de beau comme la vertu ! Ils prirent 



*"■* 666. Quel est remploi de c<'iui et d' cel le ? 
-X--X-X- (',5j_ (^jii^, )()uorque::-vo:iS sur le pronoui celui 1;\ ? 
*'"^y 66S. Ouand sut-pritur-l-ov. le pro^ioui celui deeaul qui ? 
* 669 A'// q/ioi le prouoiu conJoiieHP s aceorue-t-il avec son 
autéecdeul / 



•■■■* 670. L'adjee'if prul-il servir d'autéerd. ■,'// au pn 



jouet if f 

■"■■■''' 671. Les pi () ri) lus 
particulier f 



•uniiii COU' 



(jui, que, quoi ii'oul-ils p: 



s un 



cniph 



01 



m 



212 



SYNTAXrC 



m 



iouf ce qui Jeu, plut .- qui uur bourse, a^yi de raroent 
gri //;/ lornuim, etc. '^ ' 

''" ^!r-- ^^'V' ^'"^''Oy*^' comme compléiiieiit indirect 
ne sc" (ht pas des elu,ses mais seulement des personnes 
ou des choses jK-rsonnifiées. 

Ainsi on ne (hra ])as : Les sc/euces a qt'I /e m'aphli- 
.///.■ mais Auxc.UKLLics Je ur applique,- tandis cm 'on 
dira trcs bien : La persouue a ^, ou a ^.^^v^jc 

'^' 673. Lequel ^ laquelle remplacent qui. que dout 
lorsque I emploi de ces derniers mots rendrait la phrase 
équivoque. puia^,^ 

l^^^^nlr'r'^ T fiV^ /.^ Provideuce, l.AQUJiUM attire 
/ adunatnm de tout le monde, et non jxas ovi attire 
l'cidmiratum de tout le monde. u^aïun 

^'"^f 674. On fiiit souvent des fautes dans la cors- 
truction et dans le choix des pronoms conjonctils • irn 
exemple lorsqu'on dit : '^ 

Qu'r.sV là f pour on est là '^ 

Donne lui ce qi^ il a besoin. ]K,nr ce dont il a besoin • 

Les habits ouV;/ ;;;\r ./.,// .v../.v7/.. pour dont on n/a 
fait cadeau ; 

Cest tout ce oir// s'aoit^ p„nr tout ce dont // saoif . 

moi OUK tu aui-as a/Jaur ,■ 

La fart dont nous étions aupirs. pour la fo,'cf p,ès 
BU -..AOiiF.LLF. nous étions. ' (^^/us 

Voilà le monsieur AT'Qina. nous devons ces livres à ui 
bonté, pour à la bonté duouki. noic devons ces livres, etc. 

ARTICLE G. — PHOXOMS IXDÉFIXIS 

^•"•^■•- 675. .////;-/// est toujours iuvariabU^, et s'etimloie mirtnnt 
connue ccnplen.ent : ^/''/v/.;;^v-;/<;;..s-./V;/e:/,v //S ./ Au?Rm 
^/v;,w;/.v AUTRUI çaoud autrui ./ ;v//.sv;;/. autrui , 



dout? '■ ^-"''"'^''^-^^•'l"^-^^^i^^^y laquelle ;r;///>A..,v// qui, que, 
^^^674. (?/..//.■. fautes fait-on dans Pewpioi des pronoms cou- 
■-<■* 675. Qiw remarqiu--voiis sur te pronom autrui ? 



,^«S*8foii« 



PRONOM 



213 



•'■* 676. Chacun est cs^eiitiolleinciit du singulier • il 
(k'inandc .■Yv/, sa ^ srs : 1° (,uaiHl il est sujet ou co'ni- 
l'IeiiH^it (1 un verbe expiinié. ]vx.: (V/aani de vous a 
Si'.s dcjauts, Du'u rendra à chacun sc/on SKS œuvres. 

2^ Quand il tst placé a])rcs une proposition énoncée 
complètement, et alors il fait partie de la proposition 
sun\ante. I-x. : //s ouf c/>u/sc leurs ressources, chacun {a 
cpuise /es s/en nés) à .sa Janlaisie ; /es Juoes ont oh/né 
chacun (a o/)/ué) sc/on si-:s /nniieres. 

*-'' 677. Chacun deinatide /eur, /eurs (juand il est 
entre les diverses ])arties d'une même proposition et 
(pi on peut le retrancher sans altérer le sens de celle- 
ci Ivx. : //s ont épuisé, chacun, ij.:rKS ressources à LKVR 
fantaisie ; /es juo es ont donné, chacun, \.vvk avi^ ^e/on 
iia-KS lumières. Ici, il est i)réréîal)le de mettre 
chacun entre deux \irnules. 

** 678. I:ii)i et r autre, tes uns et tes autres, iii(li(|uent seule- 
ment la plm-ahté. Kx. : Ou tes a récompensés t^un et k,///;r  v 
uns et U .V autres ont raconté des a needotes. 

/^'unt\iutre. tesunstes autres, iudiciuent tio:i seulement la 
pluralité mais encore la réciprorité. J.;x. : Ces deux é/èvcK se 
iienssent t un t^ autre; nous nous sommes raconté des anecdotes 
/es uns aux aut/ys. 

''"'• 679. Les pronoms indéfinis f?;/, /j^v-.^^^;/;/^- et çu/- 
conçue sont du masculin sin-ulicr ; cependant, (piand 
Ils se ra])portent évidemment à des êtres féminins ils 
en adoptent le j^ciire. 

Ex. : On est ii].:rKKrsK quand ou est mÎcrk c/c fawi//e 
cl qu'on est ciiiCRiic de ses enfants ,- je /damerais qui- 
conque (i) d'entre -vous, mksdamivS, 'serait assez' Mft- 
CHANTR pour médire des ahscnts .■ personne, dans la 
pensum, n est instruit ic connue votre SdîUR. 



* 676. Quand est-ce que chacun druiande sou, pa, ses > 
Zl ^"7- (Juand est-o' que chacun il,iinvnle leur, leurs -^ 

67.S Ouette dijférenee y a-t it entre l'un et l'autre ^7 l'un 



^* 67 
l'autre ? 

•^•■' 679. Que ronarquez-vou 



V .s7/r on, quiconque, personne ? 



fil Quiconque (i(^\\\\\;k\\\. à cri ni qui, cellr 
(toux ])'<)i)(isili()iis. Ainsi, il 



'jel.lû 



llis cet excli 



'/.v/, et ri]>p.-n tient tout iMa fois A 



incrais" cl snict de " sf-rail 



■lianU 



il est 



il)l(.'nunt diifcl dt; 



5S, 



1,1 



fei 



214 



SYNTAXIC 



** 680. Le iH'onoiii indéfini ou adopte aussi quel- 
quefois le i^luriel et le communique à ses attributifs 
mais non au ver])e. Ivx.: On v' eut pas amis, ^;^ n'est 
pas FKÎ^RLiS pour n'eu ; o)i r.?/ coxtkxTS quand on est 
bien unIvS. 

** 681. Souvent on fait ])récéder le pronom indéfini 
on de la lettre euplioni(jue / , surtout a])rcs les mots et, 
ou, si, que. Kx.: .SV \J on me voit, ou que l'on apprenne 
que je suis venu ici, l on me orondera. 

Mais on ne d(jit i)as en faire usatj^e au commencement 
d'une phrase, ni ^quand le mot on est placé devant /c, 
la, les, lui, etc., à cause de la consonance désa.i^réablè 
qui en résulte. Ivx. : Ox dit qu'os l a vu ; et non pas : 
ly'ox dit que /'ox la vu. 



\ 



w 






CHAPiTRii: \r 

lU' vi:i;i;ic 
AUTici.K I''''. — PhACE ];r lîKPKiiTio.v \)\: hij.nrr 

^-1^ 682. Le sujet, s )it nom, soit ]M-onom, se place 
ordinairement avant le verbi : Dikt est bon ; u, récom- 
pensera l honnne Qi'i aura fait le bien. 
'''* 683. On met le sujet après le verbe : 
1° Dans la plupart des i^hrascs iuterrog-atives ou 
exclamatives. ICx.: " ]'oule'j-\ov^ être heureux ? 
Puissent vos VCEUx être exaucés! Vivent les gens 
de bien !" 

2° Dans une proposition qui indiciue ime citation. 
Ex.: " La vie, ^/A^rt//^ocKATK, n'est que la prépara- 
tion à la mort." 

^3" Aprcs^^ les verbes unipersonnels, pour le sujet 
réel, et après les expressions ai)isi, tel, quel. Ivx. : "Il 
est arrivé un imalhivuk ; ainsi va le MoxuK ; telle est 
sa COXDUiTic ; voilà quelles sont mes idkks."' 



•^"* 6S0. /e prou (VU on cst-il toKJows du si;!^^nlirr ^ 

** 68 r . Quand i si ce qu'on fait précéder ou de la lettre eupJio- 
niqnc 1 ? 

* 6S2. Oh se place le sujet du 7'crhc ? 

** 6S;v .AV uid- 7 /)7.v quelquefois le sujet après le -eerhe f 



VERHR 



215 



4"^ Iviifin dans (luelqucs autres cas où cette coustruC' 
tioii n'est réclamée que par l'éléj>:ance. Kx.: " Pensons 
comme/^;^5^?leSACiic ; suivez les conseils qu^ vous 
donnent vos parExXTS ; oixjinil la vkrtu, là conriotcc 
le VICE, etc." 

** 6S4. On ré]K^te quelquefois le sujet pour donner 
plus de force à l'expression, ou pour la rendre plus 
claire. 

Ex.: " Cet enfant, qui jusqu'à présent faisait le bon- 
heur de son père ; cet enfant, qui annonçait tant pour 
l'avenir; cet e?ifant, hélas! ust devenu la proie du 
mauvais exemple." 

'i"i' 6S5. La répétition du sujet n'est ])as autorisée 
quand elle n'ai^jx^rte au discours ni plus de netteté ni 
plus d'énergie. ' 

On ne dira donc pas : ''Joseph, plein de zèle pour 
son instruction, arrivant de la cam])a<;ne, il monta à sa 
chambre pour étudier ; " nia^s : ''Joseph, ])lein de zèle 
pour son instiuction, arrivant de la eampa^nie, mou- 
la... ; " stipprimant ainsi le ])ronom il qui figure', avec 
le \\o\\\ Joseph, comme sujet du \-erbe monta. 

ARTICLE 2. 

ACCORD J)U YERJÎE AVKC «oX SUJET 

'"-'' 686. Quoique le sujet soit composé de i)lusieurs 
noms, le verbe se met cependant au sin<;iilier quand 
ces noms sont renfermés dans une expression colleelive 
conime tout, rien, personne, chacun, ce 

Ex.: ''Paroles, actions, conseils, TOUT en lui res- 
pire l'amour de l'ordre ; le temps, V éternité, rtkn 
n'EFERAYE l'impie ; voisins, parents, amis, persowk 
11 a pris .sa défense. 

-'"'^ 687. Ivoi.sque deux sujets .sont joints par l'une 

^;;" 6S4. Ouaiul est-ce qu'on répète te sujet du verbe ? 
.*;' 6.S5. Quand e^t-ee que la n petit ion' du sujet n'est pas auto- 
risée .- 

*-■ 6S6. Qiiainlte sujet est eoiuposé de plusirurs nnw^ te vcrf)e 
se viet-il toujours au pluriel / ' 

. "" ^}'~: ^^("'•'^'/"c 'fc'u.v sujts s<)!;t joints par une des erôres- 
îous ainsi que, aussi bien que, etc., eotnment s'accorde le verbe f 



2l6 



SYNTAXrî 



ii 



I 



! = 



1 ■! 
't'i 



(les exprcssi(Mis ainsi qui\ aussi bien que, autant que, 
comme, de mrme que, non moins que, le ])rcinier déter- 
miiie l'accord du \cii)c, et le second appartient à un 
verbe j-ous-enteudu. 

Ainsi Ton dira : "Le rie/ie, com.mk V^ pauvre, est 
sujet à la mort ; cette erreur, aixsi quh nulle autres, 
n'est propa^Qée/' C est connue s'il y avait : " Le rie/ie 
est sujet à la mort connue le pauvre est suiet à la 
mort." 

=!"•■ 68S. Quand les mots formant le sujet ont à peu 
près la môme signification, ou qu ils sont placés par 
gradation, le verbe s'accorde avec le dernier s'il y a 
unité dans la jK-nsée. 

Ainsi l'on écrira: "Son courage, sa bravoure, now 
.'•V/'r//)/^'/// nous KXTiiousiASM AIT ; X-àfamille, hi patrie, 
\ii genre humain, s'iioxoRic d'un tel génie." 

Mais, s'il y avait pluralité dans la i)ensée, le verbe 
se mettrait an pluriel. Kx. : " La /t?/V', le />/«/«>, la 
richesse de ce n:(;nde, ne sauraikxt durer." 

*'^ 689. Lorscpie plusieurs sujets de la même per- 
sonne .sont joints par ou, le ver])e s'accorde générale- 
ment avec le dernier, parce que l'effet ordinaire de cette 
conjonction est d'exclure ce qui la précède. Kx. : "Ta 
perte ou ton salut est v^^unouDoxxfî à ta conduite." 

Exceptions. i° L'accord peut .se faire avec le pre- 
mier .sujet par convenance P^x.: " Mon /^r^ ou ma 
m'ère SERA ixviTiî ; Sa Majesté ou le Dauphin ÉTAIT 
ATTENDUE au camp. ' ' 

2° Le verbe se met au pluriel dans des propo.sitions 
générales où la conjonction ou est évidemment em- 
ployée non pour exclure un des sujets, mais seulement 
pour indiquer qu'ils n'agissent pas en.semble dans les 
cas particuliers. Kx. : " h^ fortune ou le talent ATTI- 
RENT des honneurs. ' ' 

D'après ce principe, on écrira: ''^: amour-propre ou le res- 
pcR humain gouvkrnf. ce jeune homme, car V amour-propre 
ou le rcspcR humain gouvernent bien des jeunes gens." 



** 6S8. Quand les mots formant le sujet ont à peu près la 
mâne s/]o-/////ration, comment se met te verbe '^ 

_ ** 6S9. Lorsque plusieurs sujets de la même personne sont 
joints par la conjonRion ou, comment s'accorde le vçrbef 



VKRlifî 



2t7 






■^atis la première proposition la conjoiiclîon est disjondive : 
il n'y a qu'un sujet (jui ajj;isse ; dans la deuxième elle est alter- 
native : les sujets a.i^Mssent tous les deux, tantôt l'un, tantôt 
l'autre. On y peut même remplacer on par cl. 

** 690. vSi les sujets unis par la conjonolion ou 
n'étaient pas de la même ])ers()nMe, on mettrait le 
verbe au pluriel, et alors il s'aecorderait avec la per- 
sonne (lui a la priorité. 

Ivx.: Vous ou moi SERONS appdcs ; toi ou Paul 

DK.'MKURERKZ Ici . 

Dans ce cas, il est mieux d'employer ou de répéter 
le pronom ])lin-iel, et de dire : Vous ou vioi, nous 
scro7is appelés, etc. 

^ -''* 691. Deux sujets sin<2:uliers joints par la conjonc- 
tion ;//* veulent le verbe au ])luriel, à moins ([ue l'attri- 
but ne puisse alisolument se rai)ix)rter ([u'à un seul. 

Ainsi l'on dira : " Nr Pinre m /.ouis ne sickonT 
couROxxîCS au concours," car ils pourraient l'être tous 
les deux. 

Mais on dirait : "Ni Pierre ni Louis n'or/riKNDRA 
le ^rand prix," car il ne pourra être obtenu (jue par 
un seul. 

*'i^ 692. Quand le sujet se compose d'un collectif 
suivi d'un nom, le verbe s'accorde de préfcrence avec 
le collectif s'il est^/wtVrt/, et avec le nom si le collectif 
n'est qwQ partitif. 

On écrira donc : "La Foui.R des Iturnains oubijr 
Dieu," parce i\\\it foule est un collectif j^.'néral ; et 
"une/^/^/<? de voyageurs encombraient la^are," 
parce <^\^ foule n'est plus ici qu'un colleêl f partitif. 

'■"'- 693. Il arrive c[uelquefois, surtout avec le col- 
lectif partitif, que, sans avoir égard aux rê,<J-les ordi- 
naires, on fait accorder le verbe avec le nujt qui exprime 
l'idée dominante. 



1 



** 690 SI les sujets iDiis par la conjonction ou n'étaient pas 
de ta même personne, comment se mettrait te irrite / 
_ '^^ 691. .-/ qiiet nomtnr ventent te verbe deux sujets siugutiers 
joints par ta conjonction ni ? 

"■•'■ 692. i'omment s accorde te verbe qui a pour sujet to^^iqne 
un cotlcctif suivi d'un non / 

*" 693. N'arrivc-t-it pas, surtout avec un collectif partiti/t 
que le verbe s'accorde az'cc l'idée do)ninantc .^ 






2l8 






pif 



l- 




M 


H 


■! 


1 






i 


. 







SVNTAXR 



.'■■.-"i-i !'i;a,„brj' dc."c:;,'r '''"""""■ "•«•"■' «^'•^■<.^ 

i.c.if/t%^i ./•;':.„[ ;;:,''^- ''1'=""'"' ■•""- '/"^' '*• -I. 

'1» ; S"., soient s,nvis,l',„,„rsC 
■'•cnv,.:N-r êl,-'. ,1 ',i .W,";: ."""-^ '"" "■•'^■aic•n. ; .. 

Af /./,%.«/■■„;,...•• '"^.'rial'les, rr sont .- /adv„/u; 



,„/-''*,'''-•! '■"'"'"""•'"' s\:r.vj,/,- le t.erh 
"a.Yil:,- ,1,- ananl le ■■■ " 

.:oirA-,vvV//,w/'ce? ''"^^^^'^^'^'^ ^'-^ '''vA'.v ctre, devoir et 



verbe qui a pour sujet nu 
pouvoir/)/AvV//,w/rce ^ 



VKRIUÎ 



219 



11*1; 



iflS HNTRA 
(le /miis 
ttaiits ; la 
lort (I)." 
jiic le col- 
à moins 

aiiite ; la 
; tant de 

prcccdcs 
pc-rsoiine 

lioinnics ; 
eut ; ce 

^fion (|iii 
x-icloire ; 

iiniiiéra- 
[iioiqu'il 
)ersoiiiic 
îùirope ? 
. Il y a 
adverbe^ 

1rs iiifi- 

•"(/>/ //;/ 
evoir et 
'■bc être, 
lusiiurs 



iiitifs se met jçcndralemcnt an pluriel ; parfois on le 
fait précéder du ])r()n()m a\ (\\\\ eu détermine l'accord. 
P'.x.: '' Anéan/ir et iréer .sont des actions surhu- 
maines, ce SONT des œuvres de Dieu ; rfrc né j^rand et 
vivre en chrétien n'ONT rien d'incompatible." 

ARTICLE 3. — DES COMPU';.MFXTS DU VEU15E 

*''= 698. Un même verbe ne peut avoir deux sortes 
de compléments directs, paice qu'une action ne peut 
avoir (pi' un objet inunédiat. 

On ne dirait donc point: " \'euille/, vous informer 
CiC (pie l'(jn dit de nous ; " car on aurait pour com])lé- 
ments directs A" informer \{i ])roiiom ])ers()nnel vous ^li le 
pronom démonstratif ce. 11 faut ; " W'uillez vous 
informer de ce (pie Ton dit de nous " 

** C99. Un verl)e ]>eut avoir plusieurs com])léments 
indirects, soit avec la même i)répositi(jn, soit avec des 
prépositions différentes. 

Kx. : "J'/r<?/ A la ;//^'.v.sr A wçwnieinrR \\^ eatliédrale WMC 
ma iiiLif ; vous i'!iS Div reioiir DiC bonne bi/treuK \iieiii///)ai>/u'." 

Il serait fautif de dire : " C'est à vous à (////je parle ; 
c'est de lui doiit il s'ai-it." car on donnerait deux 
formes à un même complément et l'on exi)rnnerait 
deux fois le même rap])ort. Il faut : " C'est à vous (JUK, 
c'est de lui (JUK ; " ou bien : " C'est vous a (jui, c'est 
lui DONT. ' ' 

-l"'- 7(jo. Ue même mot peut servir de complément à 
plusieurs verbes à la fois, pourvu (pie ces \erbes ne 
demandent pas chacun un complément différent. 

Kx,: " On aime, on estime et l'on récompense les EN- 
FANTS saj^es et studieux ; je me suis informé et je suis 
convenu du prix de cette propriété." 



f 



it niialy- 
é de l);û- 

surent "; 
f-' " rava- 

l'if : Une 
rs, n. c, 



"""''■ 698. /"// vicinc vef-be peut-il avoir plusieurs sortes de coni- 
plcuicuts directs / 

*■■■ 699. l 'il verbe peut-il avoir plusieurs coutpléiucuts indi- 
rects "/ 

*■■■ 700. Le vieille mot peut il servir de complément à plusieurs 
verbes / 



220 



SVNTAXIÎ 



w 



*»"'• 7<)r. vSi ])liis'ciirs vcHks (ic-ir.aïuk-m (ks romple- 
niuits (lillOrcnts, il faut donner à cluicun d'eux celui 
qui lui cun\ic'Ut. 

()u ne dira (loue jias : "Que de curieux arrivaicnl, 
viaïUitoil ^i s en fctoumait ni mc i/t.xi'osiTiux, eliar- 
niés de ce k\\\ ils y avaient vu ! " car uytiiaUnt \[:\\^ 
un e()nii)lénieul indireel amené par <>. et visitaient^ un 
complément direct. Mais on di:a : " Oue de curieux 
arrivaient A i.'KXi'osiTiox, i.A visitaienTet >ri;x retour- 
naient charmés île ce ((u'ils y avaient vu ! " 

■'"'' 702. Une même i)rei)osition ne peut faire rap- 
porter un complément à plusieurs nu)ts, lors([ue ceux- 
ci ai)i)ellent des préi)ositit)ns diliértutes. 

On ne dira donc i)as : " Cet liounne est utile et eliéri 
DE SA I-A.-\1IM,K," pas plus (|ue : " Cet luMunie o7r//r/7 
et utile A SA lAMNj.K." Pour être correct, il faut 
dire: "Cet lionune est utile a sa fa.miluk et j:x est 
chéri," ou bien : "Cet homme est cAéri m-: ^a ka.mii,i,e 
et LUI est utile. ' ' 

-•"!'_ 703. tes mots employés connue compléments, 
et joints par l'une des conjonctions d7, ou, v'^ doivent 
être de môme nature. 

Ainsi l'on dira : "Il aime I'ictudr et le travail ; 
il ne s applique ni à ijuk ni à i:ckiki? ; et non pas :' 
" Il aime l'iVrrDK et à Tkavailler ; il ne s'applique 
m à i.iRK ni à ri';cKiTUKi<;. " 

'•"'' 704- Quand un verbe a lui conq^lément direct et 
U71 conii)lément indirect, l'usa^^e veut que le plus court 
soit placé le i)rcuiier. 

Kx.: " Krnest a donné A rx pauvri; le meilleur de 
ses habits. ' ' 

''"■' 705. Si les deux compléments sont d'égale lon- 
gueur, on énonce le direct le premier. 



•^* 701. Si plusieurs X'ei bcs deinaiulenl des eoiiihliifiei'fs dilïc- 
rents, que Jaiit-il faire / ■'■' 

■•:■* 702. (ne iiiéiiie préposition peut-elle faire rapporter tiii 
eojiiplénieiil à pfnsieiirs mots / 

*•'■ 70,-^. /h' (/nette natnre doivent être tes mots eiiiplovés 
counne eoii/pléinenfs et Joints par une des eon/oneti()n>; et ou iii ? 

^* yo.]. One/te est ta p/are des coiuplé;nents .^ ' ' 

^* 705. .SV tes deux eoui plument s sont d'égale lom^ueur quel 
est celui qu'on énonce te premier .^ • > ./ 



VKRBR 221 

Ex.: "Nous (levons sacrifier nos plaisirs à nos 
devoirs: porte/-LH-//./.. (l<,nnez-i,KS-/.,.r.'' '' 

..., • -?^" ^^ y ''^ ^l'^'ii't c-us où le complément direct 
qnoH,„ .1 „e soit pas le plus on,r, se met le dernier ' 

I lv()rs(iue cela doit faire éviter une é(iuivo(iue. 

_ repos , mais . Lalmcz par le repos vos espkits agités. 

2° Lorsque le cotnplénient indircd est exprimé par 
y. et le direc^t par le, la, nwi, toi. ^ ^ 

de .lire . 1 lacez-moi là, prèseute-loi dans ce lieu, -nl'neTle'à 

AHTICLK i I.Ml'l.Ol US AUXI.J.U.HHS 

* 707- Nous n'avons en frai,rai.s ou- deux -inxi- 
ha^es aroir et êlrc. Kn ,énérai:ies 4roe ■Voniugués 

ment oi/T'?^^'' expnment l'adion ; les outres expri- 
ment soit 1 acT:ion, soit létat. 

** 708. L'auxiliaire avoir, qui sert à se conjuguer 

f 2'?o^;:r 'T ^ '^}')^^^ ^° le verbe subftan- 
.11.,. f les verbes transitifs ; 3° tous les verbes essen- 
tiellement unipersonnels ; 4° enfin presque tous les 
verbes intransitifs, quoique plusieurs expriment l'état 
eo^ne exister, dépendre, sympathiser. 

* 709. Iv'auxiliaire ^7r^ sert à conjuguer- 1° tous 
les verbes passifs ; 2° tous les verbes réfléchis ■ 3° queT 
ques verbes mtransitifs. quoiqu'ils expriment presque 
tous laa.on; ce sont: aller, arriver, décéder, deve^r 
ccltoir, eclore, e?itrer, mourir, naître, partir, sortir tom- 

^^r'""' '^ ^'^ P^^^P^"^^ "^^ ^^'''^ composés. 

710. Il y a quelques autres verbes intransitifs 



soVlnl^'h /^""f ^"''^■' '"' ^^ compliment direct, quoiquHl ne 
soit pas te plus ton<r, se met il le dernier / y * » w«r 

707. Combien avons-nons d'auxiliaires en français "? 
7o«. A quoi sert V auxiliaire avoir ? 
709- ^"^ quoi sert Pm/ viHo'''-^ Atr«^ 3 

ettanlmh^Ure auxiliaire f '''"^'' ^'^ ^'''''''''^ ^"'^^^ ^''^« 
8 



* 

•X-** 



222 



SYNTAXK 



lil 





qui prennent tantôt l'auxiliaire ctn\ tantôt l'auxiliaire 
avoir, selon qu'ils expriment un état ou une aélion. 

Ex.: "y'Ai rtrr<7//;7/ chaque fois, je surs acconrii à vos cris. 
La rivière A crû rapi(ltim;nt ; comme elle JCST crue, grossie 
depuis hier ! " 

^"f^* 711. Les verbes convenir, demeurer, échapper, et 
^.v/>/;rr ehangent d'auxiliaire en ehangeant de signi- 
fieatinn. 

Ex.: "Celte niaisou m'A couvchk, et je suis couvcnu de 
l'acheter. Il A doncurc à Chicago, mais il kst (/r ///<■// rt^ affec- 
tiouné au Canada. Votre nom m'A Irhappl' ; une inconvenance 
lui KST hhapptc. Ils ont expiré dans de beaux sentiments ; 
votre bail KST expire.''' 

ARTICLE 5. — EMPLOI DE l'iNEIMTIF 

'"^ 712. \S infinitif y)^wx être employé comme sujet, 
comme complément ou connue attribut. 

lîx.: "LiKK, ÉCKiRK, ÉTUDiKR, J^w/ des plaisirs pour l'élève 
laborieux. On pourrait i-wirk le tour du globe eu un mois. 
pROTi'CGKR les méchants serait nuire aux bons" 

** 713. On peut employer deux infinitifs de suite; 
alors le second est ordinairement complément du pre- 
mier. 

Ex.: "Je suis sorti Y>o\\r faire faire des souliers. Voulez-vous 
venir l'oir notre uiaisou ? " (Daus ce dernier exemple, la prépo- 
sition /o///' est sous-entendue entre les deux inliniufs.) 

Un trop grand nombre d'infinitifs rend le style diffus. 

Ainsi on ue dirait point : " Ne croyez pas pouvoir atter voir 
vetuianiicr ;" mais: "Ne croyez pas que l'on vous permette 
d'aller voir les vendanges." 

** 714. Les infinitifs employés comme compléments 
doivent se rapporter sans équivoque à leurs sujets res- 
peélifs. 

*** 711. A'\v a-t-il ^as de; verbes qui changent d'auxiliaire 
en changeant de signification / 

* 712. ConDuent l'infinitif peut-il être employé ? 
** 713. Peut-on employer plusieurs infinitifs lie suite f 
** 714. Comment doivent être disposés les injinitifs employés 
comme compléments f 



.«0<ébtmm, 



iiixiliaire 
lélion. 

l vos cris. 
fîc, grossie 

\apf)er, et 
de signi- 

ouvcnu de 
\curé affec- 
onveiiance 
îininients ; 



lie vSUJet, 

our l'élève 
Il un mois. 

ile suite ; 
t du pre- 

oulez-vous 
, la prépo- 

le diffus. 

■ aller voir 
\ permette 

plémeiits 
Lijets res- 



mx il taire 

ilc f 

$ employer 



VRRBR 



223 



On ne dira donc pas : i:eau nom est donnée pour roirr • 
le jour est Ira/) avancé pour commknckr vion devoir ■ car' 
à n'examiner que la construction, il semble que c'est l'eau fuii 
doit Imire, et (jne c'est le jour qui ne commencera pas le devoir 
Dites : A eau nous est donnée pour que nous la nu vions ■ le jour 
est trop avance pour que je commicnch mon devoir. ' 

'^* 715. Quand l'iiifinilif ne présente aucune équi- 
voque, il faut le ]iréférer à tout autre mode, parce 
qu'il rend la diélion ]iius vive. 

Ainsi l'on dirait : Je suis heureux de te savoir bien placé ■ et 
non pas : Je suis heureux de ce que jh sais que tu es bien placé. 

Emploi de la préposition devant l'infinitif 
complément 

L'infinitif, complément d'un autre verbe, s'emploie 
tantôt sans préposition, tantôt avec la préi)osition à, 
tantôt avec la préposition de. Ex.: Il prétend imposer 
son opiîiion. Il cherche A tromper. // désespère DE 

RÉU.SSIR. 

^ Parmi les verbes qui ne demandent pas de préposi- 
tion devant un infinitif complément, il faut signaler : 



aimer inieux (laijïiicr 

iUltM- <ifv()ir 

«compter entetidie 

croire f.-.iie 



fMlIoir 


pouvoir 


sentir 


s'iniriî^itier 


l)icttii(lre 


v.'il(jii 1 


laisser 


S.TVOlf 


voir 


OSt T 


ïfinbler 


vouloii 



ni eux 



Parmi ceux qui demandent la préposition à : 



s'abaisser 

aboutir 

s'abuser 

s'accorder 

s'acharner 

aguerrir 

s'aguei rir 

aimer 

aiilei- 

s'animei 

s'apj)li(|iier 

apprendre 

s a])j);Cter 

aspiier 

assigner 

assujettir 



s'assujettir 

s'attacher 

autoi is( r 

s'avilir 

avoir 

liah'inrer 

se borner 

cherchei 

se conii)1aire 

concoiii ir 

ciiiuiamner 

se condamner 

cous( ntir 

consister 

oonsi)irer 

se consumer 



coiitiibuer 

se liécider 

se détci miner 

se d('vou<.r 

dis]>i)si-r 

se dis])oser 

donner 

dresser 

employer 

s'em|)loyer 

encourager 

s'encoui.'iger 

eugauei 

enseigner 

s'eiit^ndie 

exceller 



exciter 

s'exciter 

exiioi ter 

s'exiKjser 

se fatiguer 

s'habituer 

se hasarder 

hésiter 

inviter 

se mettre 

nionter 

nécessiter 

s'obstiner 

parvenir 

l)enclier 

l)ersévérer 



persister 
se plaiie 
se plier 
prépaier 
se i)répaier 
provoquer 
léduiie 
se refuser 
reiHîucer 
ré])ugnei- 
se résigner 
léussir 
servir 
.Songer 
travailler 
viser, etc. 



«# 



715. L' injinitif est-il préférable aux autres modes f 



224 



SYNTAXE 



l*< 



lil 



s'abstenir 

«cciiser 

."•'accuser 

cTchever 

îifftctfr 

-s'afilig-er 

aiiihiiioiiiier 

s'appl.-Huiir 

appiéheiulei 

avertir 

s'aviser 

blâmer 

brûler 

cesser 

se charger 

commander 

conjurer 



Parmî ceux qui demandent la préposition de. 



conseiller 

se contenter 

convenir 

ciaindie 

dédaijjner 

défendre 

désespérer 

différer 

disconvenir 

se devoir 

entreprendre 

eniagei- 

s'étonner 

éviter 

excuser 

s'excuser 

discontinuer 



dispenser 

se disculper 

dissuadei- 

empêcher 

feindre 

féliciter 

se fl.'itter 

frémir 

ïe garder 

.yéniir 

Se glorifier 

se hâter 

imaginer 

iniputer 

s'indigner 

s'ingérer 

imposer 



jnrer 

méditer 

se mêler 

menacer 

méiiter 

négliger 

nier 

ordonner 

pardonner 

parler 

permettre 

se permettre 

proi)OHer 

se proposer 

prott-ster 

punir 

se rappeler 



recommander 

regretter 

se réjouir 

se repentir 

reprocher 

se reprocher 

rire 

rougir 

sommer 

se souvenir 

soujjçonner 

suggérer 

supplier 

tenter 

trembler 

se vanter, etc. 



11 y a un certain nombre de verbes après lesquels on oeut 
employer mdifféremment à ou de devait l'infi2k'f qu" S 
Tels sont : s^attendrc, eontinver, contraindre, s^efforTr Tet 

tuer, etc C est l'oreille et le goût qui détermineut l'emploi de 

iine ou de l'autre préposition. ^1 : S'emuver K atla^re t 

ZT^'l'^^f'''\^''e. On se tue bu lui remhntrer son devoir ■ 

il se tue A étudier les langues. ut: cuir, 

^ Quelques verbes changent de sens suivant qu'on les 
lait suivre de la préposition à ou de la préposition de. 
Voici quelques exemples : 

CoMMHNciiK A désigne iinel Commencer de désigne une 
action qui aura du progrès, de action qui aura de la durée 



l'accroissement. Ex. : O/ en- 
fant commence a écrire. 

DÉCIDER A signifiefaire pren- 
dre un parti. Ex.: C est par 
votre frère que fai été décidé 
A partir. 

Demander a c'est l'expres- 
sion d'un désir. Ex. : Tous de- 
mandent A voir la maison. 
(La Bruyère.) 

S'occuper a indique un sim- 
ple emploi du temps. Ex. : // 
2'aut mieux ^'occuper k jouer 
qu'à médire. (Boii^eau.) 

Venir a indiqne un fait qui 
peut se produire. Ex. : A Rome, 
lorsqu'on menait au supplice 
un coupable, il était absous si 
une vestale venait a passer 
(B. DE Saint-Pierre.) 



Ex. : Louis A'/^'commença de 
régner en 1643. 

Décider de signifie prendre 
soi-même un parti. Ex. : Nous 
DÉCIDÂMES DE partir sur-le- 
champ. 

Demander de c'est une exi- 
gence, un ordre. Ex.: On ne 
vous DEM.\NDE/a.î DE VOUS ré- 
crier : C'est un chef-d'œuvre! 
(La Bruyère.) 

S'occuper de indique une 
occupation à laquelle on donne 
tous ses soins. Ex : A^ous nous 
sommes occupés de vous bien 
recevoir. (Sévigné. ) 

Venir de indique un fait ré- 
cemment accompli. Ex. : Nous 
VENONS DE voir le rè"-ne /.-• 
plus long, le plus glorieux de 
la monarchie, finir par des re- 
vers. (Massii<i,on.) 



VERBIÎ 



n de: 

îcoiti mander 
?gtetter 
i réjouir 
î repentir 
^procher 
! reprocher 
re 

mgir 
mimer 
' souvenir 
lujjçonner 
iggérer 
ipplier 
uter 
embler 
vanter, etc. 

S on peut 
r qui suit. 
^rcer, s'en^ 
wuffrir, se 
'emploi de 
Hendre ; je 
m devoir; 

lu'on les 
sitiou de. 



isigoe une 
la durée. 

iViENÇADÊ; 

ie prendre 
3x. : Nous 
'ir sur-le- 
st une exi- 
c. : On ne 
E vousré- 
■d' œuvre ! 

[ique une 
on donne 
Vous nous 
vous bien 

un fait ré- 

îx. : Nous 

r'>ffve !r 

orieux de 

ir des re- 



225 



ARTICLE 6.— EMPLOI DE l'jNDICATIP 



* 716. I.e présent de l'indicatif s'emploie pour 
exprimer une chose qui a lieu à l'instant de la parole ou 
habituellement. Kx.: /^ paki^e à mes élèves; k leur 
DEMONTRE que la terre tourne autour du soleil 

o V^' ^^ emploie encore le présent de l'indicatif • 

I Pour expri^mer un futur avec plus d'assurance.* 
t,y..'^Je SUIS îei dans un moment ; il part demain 

2° Pour exprimer un passé avec plus d'énerene ou 
plus de grâce. Ex. : Turenne meurt, tout se confond 
lajortime chancei^i^E. ' 

Dans ce cas, il faut que les verbes qui se rapportent à la même 
Idée soient au même temps ; on ne dirait donc pas T^emu> 

MOURUT ; tout se CONFOND... ^ ' ^ '''^^^^^"^ 

** 718. Vimparfait s'emploie pour exprimer une 
chose passée, mais considérée comme présente relati- 
vement a une autre. Ex. : /étudiais quand il écri- 
vait, et je lisais quand il ^oxi^^r du piano 

Si la chose dont on parle est toujours vraie, ou si 
elle a heu a l'instant même, on emploie le présent au 
heu de l'imparfait ; à moins qu'on ne veuille faire 
remarquer l'époque dont il s agit. 

Ainsi l'on peut dire : // nous assurait que Dieu veut (et non 
voulait) nous rendre heureux ; fai appris que votre pure es? 
(et non était ) préfet depuis quinze joun ^ 

^J^^i^- °^ '!^'^'^ ; ^^<''['^d^''-ant SCS maux, je sentis que Dieu 
^KVt juste a son égard p^r^^ q^^iei ou veut tout pardculière 
ment faire remarquer l'époque de l'événement. 

** 719. Le passé déterminé s'emploie pour marquer 
une chose faite dans un temps déterminé, et entièrement 
écoule. Ex.: Je peignis hier, la semaine dernière 
l an passe, auti'ef ois, Q.\.Q. ' 

On ne pourrait pas dire : /e peignis aujourd'hui 
cette semaine, parce que les espaces de temps dont on 
parle ne sont pas enlièrenient écoulés. 






716. 

717. 
718. 

719. 



Pour quoi s'emploie le présent de l indicatif :^ 
Four quoi cncor^' cmploic-t-on le présent de Pindicatif^ 
Quand est-ce qu'on emploie l'imparfait de Vindicatif'^ 
Quand eniploie-t-on le passé déterminé f ' 



f *" 



4? 



Wl 



ï\l ' 



r^ 



226 



SYNtA>Cl5 



* 720. Le/)a^^^'/?/fl'//^v-w/;/t', que l'on pourrait appeler 
passé gênerai, s'emploie pour désigner une chose 
comme ayant eu lieu dans un temps passé quelconque 
déterminé ou indéterminé. p:x. J'ai peint aujoiir- 
d'/iui, ce matin, /licr, cette semaine, /'an passé, autrefois 
etc. ' 

** 721. On se sert aussi quelquefois du passé indéterminé 
pour exprimer un futur autérieur, et réciproquement du futur 
antérieur pour exprimer un passé indéterminé, afin de rendre 
l'expression plus douce. 

Ex.: Attends, nous avons fini dans un moment ; c'est-à- 
dire : Attends, nous aurons fini dans un moment ■ je pré- 
sume qu'ils AURONT mal PRIS teurs mesures, et voilà pourquoi 
tts n'ont pas réîcssi ; c'est-à-dire : Je présume qu'ils ont mal 
pris teurs mesures, etc. 

*^ 722. "Lq passé antérieur s'emploie pour exprimer 
une chose faite immédiatement avant une autre déjà 
pas.sée. P^x.: Quand il m' eut i^^zo^-^x]^ il m' embrassa. 

** 723. Le passé antérieur surcomposé s'emploie presque dans 
le même cas que le passé antérieur ; on n'admet généralement 
entre ces deux temps, d'autre différence que celle qu'il y a entre 
le passé déterminé et le passé indéterminé. 

Ainsi on dit : Hier, quand il jn'nvT reconnu, // me salua • 
et : //ler, aujourd'hui, quand je l'ai bu reconnu, je l'ai 
salue. -^ 

** 724. hQ phis-queparfait s'emploie pour exprimer 
une aaion faite, dans un temps quelconque, avant une 
autre déjà passée. Ex.: f a.w ais écrit 7na lettre avant 
votre arrivée. 

On ne doit pas faire usage de ce temps pour expri- 
mer un simple passé ; dites : fai su que votre fr'ère A 
VOYAGÉ, et non avait voyagé, 

* 725. 1,Q futur simple s'emploie pour exprimer une 
chose qui doit avoir lieu dans un temps à venir. Kx. : 
ye B.nssvsciT'E'RAi a >/ dernier Jour. 



^* 720. Quand emploie-ton le passé indéterminé f 
** 721. Ar se sert-on pas du passé indéterminé au lieu du 
futur antérieur ? 

** 722. Quand s'emploie le passé antérieur? 

723. Quel est l'nsai^c du passé antérieur surcomposé f 

724. Quand emploie-t-on le plus-que-parfait de l'indicatif f 



725. Quel est l'emploi du futur simple f 



•itJlWWte 



V^RBK 



227 



^ 



726. \^Q fuUir antérieur s'emploie pour exprimer 
qu'une chose à venir aura lieu avant une autre. Ex.: 
Quand vous aurez finc, vous viendrez me trouver. 

ARTICLE 7. 
EMPLOI DU CONDITIONNEL ET DE L'IMPÉRATIF 

* 727 Le temps simple du condiiionnel s'emploie 
pour exprimer une clioss î)résenle ou future, dépen 
dante d'une condition. Kx.: Sans le 7'espect humai,^, 
y IRAIS le trouver, et je lui demanderais pardon. 

* 728. Les passés du conditionnel s'emploient le 
plus ordinairement pour exprimer qu'une chose aurait 
été faite si une condition avait été remplie. Ex.: // 
SERAIT ai^lÉ à la campagne si tu ne V avais pas occupé; 
y EUSSE FINI à temps s il n avait pas plu. 

** 729. On ne doit pas employer le passé du condi- 
tionnel pour le pré.sent ; dites : fêtais persuadé que 
vous VIENDRIEZ, et non que vous SERIEZ venus. 

** 730, Pour donner à la phrase plus d'énergie, on 
remplace quelquefois les temps du conditionel par ceux 
de l'indicatif. Ex : .S7 f avais fait un pas de plus, 
/ÉTAIS MORT, au lieu de : fe serais mort si j avais 
fait U7i pas de plus. 

*** 731 Quand il y a une condition exprimée ou souseateu- 
due, si l'on veut dire qu'une chose aura certainement lieu, c'est 
le futur de l'indicatif qu'on emploie ; au contraire, si l'on doute, 
si l'on ne prévoit pas la possibilité de l'accomplissement, c'est 
le présent du conditionnel. 

Ainsi on dira : /'ferai V aumône si je suis riche (car on 
espère bien le devenir) ; et : Je ferais l'aumône si j'étais 
riche ( on ne s'attend pas à le devenir ) ; // m'a promis qu'il 
VIENDRA ( il en était sûr) ; il m'a promis qu'il viendrait 
(il u'en était pas certain, il eu doutait). 



* 726. Quel est l'emploi du futur antérieur ? 

* 727. Quand cuiploic-t-on le présent du conditionnel f 

* 728. Qu'expriment les divers passés du conditionnel f 

** 729. Peut-on employer le passé pour le présent du condi- 
tionnel f 

** 730. AV reniplace-t-on pas quelquefois le conditionnel par 
Vindicatif f 

*** 731. Dans quel cas emploie-t-on le futur simple pour It 
présent du conditionnel ? 






ti 11 



!ii 



•I 
à 

pi 

I 



mail 



228 



** 



SVNTAXIÎ 



, 732. Pour exprimer nn soulmit/tine prière un 
d<:-sir, on .^e sert du conditionnel. Ex • OsKRlis Z^- 

traoaillat a se J or mer l esprit. 

Dans CCS cas on pourrait emi.lover un temps de l'indicatif- 
mais alors l'expression perdrait quelque chose de sa douceur. ' 
" 733- U /;-.-sr/.-/ ou >//.r de l'impératif s'emploie 
pour expnmer une cho.. ..i doic avoir lieu par S 
d un commandement or. : exhortation. Kx ÏÏ' 

cette lettre maintenant ; i..- a encore demain 
"^•^ 734- U Jutur antérieur à^ l'impératif exprime 
une cho.se comme devant avoir lieu avant une Tu re 
par suite d'un commandement, d'uneexhortation Ex : 

HONORKRAS, au lieu de HoVopii^lf I^- ^^^ ^V^ ^'^ '«^'^-^' 
ARTICLE 8.— EMPLOI DU MODE SUBJON'CTIP 

'' 735- Le subjonctif appartient toujours à une 
proposition subordonnée à une autre. On "emploie 

I yuaiid la proposition dont celle-là déoend 
pX^ruH^r'?' "^^^^ '' ^^'^'^' '■' -^-'é a 
nTs^pas po!if. '^ "^"^^^^'' ''' ^^" "-^' ^-^^ - q- 

Ainsi on en fait usage : 

«.Après les verbes unipersonnols et autres oui 

Tx"-'/;^'"/'"'-^' --"^-. 1^ dé.sir, la volonté e'tc 
li.x^. Je doute, je veiix^ je prétends, il faut, il convient 

tl importe.... que vous TXRTmz. ^^'^-leni, 

à. Après les expressions il 'est utile, il serait bon il 

devint urgent, et beaucoup d'autres, qui expriment 

également des idées de désir, de nécessité, ^f^^^'""^"^ 

Nmp^à^T '"'''' ^""' ''''^^'^' ''P'-^^'^f ou Mur de 
735. Dans quel cas emploie-t-on le subjonctif? 



,<»<^i0ljB^Kf*ii 



vkrbk 



229 



"lere, un 
KRAisyt' 
que Pon 

indicatif; 
»uceur. 

emploie 
ar suite 
)x : 1,1s 

-xpriine 
^ antre, 
>n. Ex. : 
nd cinq 

ï sert du 

l'I mère 

c. Vous 

'i quand 



a une 
loie : 
dépend 
nté, la 
ce qui 



es qui 
é, etc. 
nvlcnl, 

bo7i^ il 
riment 



hait ? 
itur de 



Ex.: // est expédient, il sera nécessaire, il devint 
urgent.... çne l'ons ilTUDiiEZ. 

c. Aprè.s la plupart des propositions interrogatives 
ou négatives, à moins que l'un n'nit à exprimer un 
fait positif. 

Ex.: Crois tn, penses-tu, soupçonnes-tu qu'il y ait 
des habitants dans la lune ? Je ne crois pas, je ne croirai 
jamais qu'il pnssK y en avoir. L'impie sait il, croit il 
qu' il y a un Dieu f 

2° Apres les locutions conjonctives suivantes, ou 
après la conjonction que emplo) ée pour une d'elles: 



Afin que 
A moins que 
Au cas que 
Avant que 
Bien que 
De crainte que 
De peur qiie 



Pour peu que 
Pour que 
Pourvu que 
Quoique 
Sans que 
vSi tant est que 
Soit que 



P)u cas que 
Encore que 
Jusqu'à ce que 
Loin que 
Nonobstant que 
Non pas que 
Non que 

Ex.: Venez, A moins qu'o7i ne vous DISE le contraire 
ou QUE vous ne puissiez sortir. 

3°. Après les expressions quelque, quelque... que, 
qui que, quoi que, et si... que. 

Quant à l'expression tout... que, elle veut plutôt 
l'indicatif. Ex.: 7^out savant que vous ÊTES, vous 
pouvez vous trompez. 

Ex.: Qui que vous s,0\RZ, quoi que vous FASSIEZ, si 
savant que vous vous croyiez, vous pouvez errer. 

4° Presque toujours après les expressions // n'y a, il 
?i'y a pas, il ?i'y a que, il n'est, il n est pas, il n est que, 
etc., suivies d'un nom ou d'un pronom. 

Ex.: Il n'y a presque personne, il est peu -^'hommes, il 
n'en est guère qui soip:nt conséquents dans leur conduite. 

5° Après les pronoms conjondlifs, quand ils sont 
précédés soit d'un superlatif, soit d'un équivalent, 
comme le seul, l'unique, le premier, etc., à moins que 
l'on ne veuille affirmer ab.solument la cho.se. 

Ex.: Voilà la plus belle maiso7i dont on AIT parlé ; 
vous êtes le dernier qui ^ovi venu ; c est peut être le seul 
livre que je puisse vous prêter. Co7i?iais-tu le dentier 
qid EST VENU? il m'a prêté le seul livre qu'il AVAlt» 



m 



v 



liiii 



230 



SYNTAXE 



*** 736. On sous entend quelquefois non seulement 
le verbe qui veut le subjonaif, mais même 1( (/uc qui 
précède ce dernier ; cela n'a lieu que dans certaines 
exclamations, où le be-.oin d'être court fait que l'on 
supprime tout ce qui n'est pas absolument nécessaire. 

Ex : Fasse /<■ Cie/ ! pi.ÛT à Dieu ! adviennk que pourra ' 
Viva le Sn^ueur / Ces phrases sont l'abrégé de celles-ci • Je dé- 
sire que le Ciel kassr ; je voudrais bien qu'il vxmï ii Dieu etc 

*** 737- Ivesubjonctif s'emploie (l'une manière absolue dans 
quelques expressions très singulières constituant des gallicis- 
mes Kx.: // n'a rien pris, que Je sache ; Je ne sache pas 
qu il ait rieii pris ; qui vive ! 

'Lableau des principaux cas ou le verbe s'emploie 

au subjonctif. 

10 Après les verbes exprimant le doute, la eraiule, le désir la 
volonté, etc.; 

2<> Après les verbes uuipersonnels ou employés unipersonnel- 
lement ; . ^ r- 

30 Après les verbes interrogatifs ou accompagnés d'une néea- 
lion ; ^ ° 6 

40 Après un pronom conjouctif, quand on exprime un résultat 
éventuel ; 

50 Après les locutions superlatives /^' ////.y, /t' mieuv le seul 
Punique, ç:ic., suivies du pronom conjouctif ; ' ' 

60 Après les expressions quel que, qui que, quoique, si que et 
après certaines locutions conjonaives : afin que, à moins 
que, etc. 

Dans la plupart de ces cas, ou met l'indicatif si l'on exprime 
uu fait positif, ^ 

ARTICLE 9.— EMPLOI DES TEMPS DU SUBJONX'TIF 

Règles de concordance 

** 738. Quand le verbe de la première proposition 
est au présent ou au fiitur de 1' indicatif ou de 
l'iMPÊRATiF, on met celui de la dépendante 2i\\ présent 
ou 2i\i passé du subjonctif. Ex. : 



*** 736. -A^^ sous- entend on pas quelquefois le verbe qui veut 
le subjonctif f 

*** 737-/''? présent du subjonctif ve s'emploie-t-il pas d'une 
manière absolue f -r y 

*^ 738. Quand le verbe de la première proposition est au 
présent, ou au futur de Vindicatif, ou à V impératif, à auel 
temps du subjonctif met-on celui de la dépendante ? 






VERBi> 



2.1t 



îcuîcnient 

. que ([ui 

certaines 

que l'on 

écessaire. 

e pourra ! 
i-ci : Je dé- 
Dieu, etc. 
solue dans 
?s jçallicis- 
>ACHp; pas 

mploie 

(c désir, la 

personnel- 

'une néga- 

\n résultat 

r, le seul, 

si que, et 
à moins 

1 exprime 
3TIF 



^position 
^ on de 
Li présent 



'<!' qui veut 

pas d'une 

on est au 
if, à quel 



Il faut ] que vous veniez tout de suite. 

Il faudra j que vous VENIEZ demain. 

Il faut \^ que vous SCVEZ REVENUS, que vous 

Il faudra \ AWïiz in^i az'aut di/uauelie. 

Ordonue:: \-q'f(' Ion me VIENNE en aide. 

** 739 Quand le verbe de la première proposition 
est à y imparfait de I'indicA-Tie, ou à un îiwix^ passé 
de ce mode, ou encore à l'un quelconciue des temps du 
CONDITIONNEL, OU met celui de la dépendance à 
\ imparfait Q>\\ 2i\\ plus-que-parfait (\\x SUBJONCTIF. Ex.: 

Il fallait 

que vous vinssiez tout de suite, 
que vous YiNSSlHZ p.'us tard. 



.■fil 



que vous fussiez revenu, que 
vous EUSSIEZ FINI tout de suite. 



Il fallut 
Il a fallu 
Il avait fallu 
Il faudrait 
Il aurait fallu 

*** 740. Exceptions, i. Quoique le verbe de la pre- 
mière proposition soit au présent ou au futur de l'in- 
dicatif, on met celui de la deuxième à l'imparfait ou 
au plus-que-parfait du subjonc5lif, s'il est suivi d'une 
expression conditionnelle qui soil à l'imparfait ou au 
plus-que-parfait de l'indicatif. 

Ex.: fe DOUTK que vous fissiez cela si je vous le disais ; je 
ne CHOIRAI jamais que 7>ous vvii^iKZ DEMHVi<ks dons si vous 
Aviifz FRÉoi^'îNTÉ ce jeune homme. 

2. Bien que le verbe de la première proposition soit 
à l'un des passés de 1 indicatif, on met celui de la 
deuxième au présent ou au passé du su1)jonclif : 

i"^ Quand on parle d'une chose qui est vraie à 
l'instant même. 

Kx. : Dieu a voulu que nous soyons mortels. 

2^ Lors:iue, après les locutions conjondlives ajifi 

que, bien que, de crainte q2ie, de peur que, encore que, 

pour que et quoique, on veut exprimer un futur. 

Ex. : Tu as été trop né^liffcnt, trop insouciant, pour que je te 
CROIE capable de faire ^rand chose. 

** 739- Qxand le verbe de la première proposition est à 
Vimparj'ait, à l'un des passés..., à quel temps du subjonctif met- 
on celui de la dépendante f 

*** 740. Les deux règles précédentes s'observent-elles lou^ 
jours? . , . 



332 



SYNTAXK 



Règle de correspondance ou de substitution 

:■:, ,iss::rr.^ïïi^r3 Sri' ï 

respondant, en s'aidant du tableau ci après . 

Tableau de correspondance des temps 

l.hCptéseutchl StiHJONCTIF 

conespomf 



Ji° Au présent de l'iiKlicntif ; 

j2 Au (utur simple de ri.id.catif ■ 

(3 Au présent ou futur de l'unpé'ratif. 

Ji A l'imparfait de l'indicatif • 
< 2° Au passé déterminé ; ' 

13 Au présent ou futur du conditionnel, 
( 1 Au passé indéterminé ; 
1 ^o t" f"V"' '""'■' '^•"'- ''^ "'i"^icatif • 
(3° Au futur antérieur de l'impératif 
^1° Au passé antéiieur • 
2 Au plus-que-parfait de l'indicatif • 
3° Aux deux passés du conditionuel' 



2. \;iinparfait correspond 

3. I.e >flw^ correspoiul 

4. I,e plus -que -parfait 

corresi)ona 

, - ,-".. ,^., V.,, >.iMnniionuel. 

^^r/V'^ pas vcuu si >' ' ' ' J^ ^"'« «"'' 4"^ vous ne 

parfait du subjonctir^lXa do" c : "*''P°"^"^' ^^ P^"-^"-- 
.^2"^:^^'"''''^''''^''^ --^ -^'on ne VOUS y 

ARTICLE lO.-KEMARQUES SUR QUELQUES VERRES 

pas :y'ABÎMKC//IfôT n,« '/^-^'•^"•'^'7 "^ ^^^es donc 
je détériore nuwVbU ' "^^'^ ' J' '^^'^'^ Je froisse, je gâte, 

siJ^^e^^^^;./^ri.;^^S;^,;^--^- ^'' 




AIDER gtceig^i;;;;^ -^'e^lt V^Si^er ^'f^T '^ Porter re/a. " ' 
^^ ;«« ôourL, de meseorS ' "^ ^' ^''''^ ^^ domestique 



VKRBS 



233 



tioti 

onctif à 

se, exi^e 

le verbe 

son cor- 



f; 
ératif. 

ioniiel. 

tif; 

atif. 

ilif; 
iiel. 

VOUS y 

je doute, 
vous ne 

u condi- 
)lus-que- 

i'ous y 



38 

'nie, ne 
;S donc 
•e gâte, 

effiler 
msoir ; 

atigue, 

a. 

estiqus 

aller : 
s auto- 
fe suis 



alUy j'étais allù. On emploi le premier quand la chose est 
achevée, et le second ([uand elle dure encore Kx.: fl k HTR ^ 
Toronto hier ; il EST Ai,r,îî à Toronto, et n\st pas encan' 
revenu. 

746. APFr.AUDïR. Ou ne dit pas applaudir les efforts, mais 
applaudir aux efforts ; au contraire, on dira applaudir un 
orateur, applaudir les lauréats, les premiers prix. 

747. Risquer, ra(;;k, sont des termes populaires ; on dit : 
Il Va fait pester, endéver, mettre de mauvaise luuneur, et uou 
pas bisquer , rager. 

748. BossKM<R se dit du travail en bosse sur l'argenterie : 
KOSSUK se dit des bosses que l'on fait en laissMut tomber quelque 
chose. Ex : Mon gobelet iji'AiT uossia.iî ; je t'ai uossufî en le 
laissant tomber. 

749. Coi.ORHR signifie fl^(;;/;/rr^^ /rt! couleur. Kx : Le safran 
coi,oRn l'eau. Cui.orikr signifie appliquer des couleurs. Kx.: 
C/n enlumineur couoHiK les eslujupes. 

750. CoNSOMMi'R signilie achever, parfaire, mettre dans la 
perfection, ou r;///>Ajvrr une chose dans son eutier. Kx.: On ne 
C(JNSOMMK pas en /'Yance tout le vin qui s'y recueille. Con- 
sumer signifie détruire entièrement. Kx.: Le Jeu consume 
tout. 

751. DÎNER, DHJKUNRR. Ces ver1)es veulent avec devant un 
nom de personne, et de devant un nom de chose. Kx.; y ai 
DÎ.NÉ avec un ami ; f \\ déjeuné d un poulet ; et non pas : 
/'ai déjkuné avec un poulet. 

752. Dispi;tf;k. On doit éviter d'employer le verbe se dis- 
puter pour se quereller, se chamailler ; mais on dit très bien 
dans le sens de controverser, discut<-r, rivaliser : ^"i^z/.v disputez 
vivement ; vous vous êtes disputé les p) ix, les charges, les 
places. 

» 753. Donner (se). Ou dit se donner de la peine, et non des 
.w/;/5, dans le seus de s'occuper de quelque chose. Kx. : Votre 
mère s'est donné t)ien des peines pour -vous élever. Mais oti 
dira dans un au'.re sens : // se donne des soins particuliers 
pour sa^santé. 

754. Égaliser, ÉGALER. Egaliser r\Q se dit que des choses. 
Kx. : On iiG\hiSKR A les partages, /t'galerse dit des personnes 
et des choses. Kx. : Virgile égalait-jl Homère? Une livre 
tournois égalait vingt sous. 

755. F^NNOBijR signifie rendre plus excellent, plus élevé, plus 
méritoire ; anoblir siguida donner à quelqu'un des lettres, des 
titres de, noblesse. 

756. Éviter, épargner. On ^z'/V^ les mauvaises compagnies, 
les périls ; mais on n'évite pas la peine à quelqu'un ; ne dites 
donc pas : Je vous éviterai cette peine, ce désagrément ; mais : 
Je vous épargnerai. 

757. FixEP- signifie re^idre stable : on ne doit donc r>as dire : 
/'ai fixé cette pendule ; mais : J'ai regardé fixement cette 
pendule ; ou bien ; /'ai fixé les yeux sur cette pendule. 



234 



SVNTAXIÎ 



l 

'I - 

1 



75S. Fi.ArRKR, Fi.EùRr.R. F/ahrr r'esl sefifir nu moyen de 
1 odorat : /r ki.aikk cr//,' iiirojUr. Fin„rrc\i.i nbaudre de 
l odeur : La rose et la violette fijcurent bon. 

759- IMI'OSKR, KNiMi'osKR. U' premier signiflo /;/,s7.//r/- du 
f-w^r/, l'autre siKuifie //vw/^<7-. Ivx.: Ce vieillard v.w^^i^v. f)ar 
ses eheveux blancs ; l'/iyponite //'i<;n imi'osk A/v /(»/i;tefn/>s 

760. INFKCTRR, INKFSTF.R. I „• premier siKiiifie. tant" au 
propre qu'au figuré, ^<//e;-, corrompre ,- le second MKnifie au 
propre /)///<7-, rai'axer, et au figuré, incommoder, tourmenter 

761. Instruire, knskignkr, montkhr c)n instruit les 
personnes, on enseijine les choses, on montre ce (ini regarde la 
pratique des arts. Instruisez cet enfant ; ensek.n* /.-/«/ 
l orthographe, ^/montrj:/. //// /,• rt'.i.v/;/. n celait fautif de dire • 
V ous AVEZ bien instruit cet enfant. 

762. iNSUi/rKR. iNSUi/i'ER A. Insultcr quelqu'un, c'est lui 
dire ou lui faire des injures. Insultera quelqu'un, c'est maïuiuer 
aux égards qui lui .sont du.s. Ivx. : Ce ^rrossier la INSU1.TÉ ; cet 
orgueilleux lui a insulte par sa fierté. 

763. Jouir. Ce verbe doit toujours s'employer pour parler de 
choses agréables ; on ne dirait donc pas :'(\'l homme jouit 
d une triste réputation, d une bien mauvaise santé • mais"- Cet 
homme a une triste réputation, il rossivDE une bien mauvaise 
santé. 

764. MÉFIER (se), DÉFIER (se). Se méfier procède d'une 
crainte habituelle d'être trompé ; .v.' o'^/rr procède d'un doute 
fondé sur 1 idée peu avantageuse qu'on se forme de la volonté 
d une personne. 

765. Observer, remarquer. On ne doit pas dire • Je vous 
OBSERVE, je vous REMARQUE, mais : Je vous fais obsfrvfr 
REMARQUER ; ou \ Je VOUS /i/vVc/ observer, de remaroufr' 

766. Plier, plovek. Plier ^ç: dit le plus ordiuairemeirt des 
choses qu'on peut mettre en un ou plusieurs plis. ICx • Pi iez • 
votre serviette, /'^jr/- se dit généralement des corps raides et 
élastiques. ICx.: Ces branches d'art» e sent plovkfs • il a 
PLOYH son épie, la lame de son couteau. " ' ' 

767. Prier a dîner, prier de dîner. Priera dîner c'est 
m VI ter de dessein prémédité ; prier de dîner n'est autre chose 
qu'une invitation de circonstance imprévue. 

768. Rappeler (se), formé du verbe actif rappeler, veut un 
compléments rect ; on ne doit pas dire : Je ?«£? rappelle de 
cette personne, je m'en rappellerai toujours ; ma.s '• Je me 
rappelle cette personne, je me la rappellerai toujours. 
Il D est permis de mettre de, par euphonie, que devant un 
infinitif ou certains pronoms : Je me rappelle de l'avoir 
entendu ; «/ 5^ rappellera longtemps v>v, vous. 

769. Saigner. Saigner du v'ez .se dit au propre comme au 
figuré ; la construction du discours suffit pour lever l'équivociue 
Saigner au nez se dit d'une blessure extérieure. Sai\ruer t>ar 

770. -Servir de rien, servir a rien. Servir de tien 
exprime uue nullité absolu, Kx. : // ne 3ERT PE v.1^^ de mur^ 



„ 



II 



^^ÊtKÊkmt-^. 



rARTic:riî 



235 



uioyeti (le 
paiidie de 

'ispircp- du 
H'OalC pat 
liicnips. 
.', tant au 
«iK"ifie au 
iiiiiitt-r. 
tslruit les 
rej^arde la 
CI(;n> /.-lui 
ii de dire : 

c'est lui 

t nnuujuer 
ULTi; ; cit 

parle»- de 
me JOUIT 
liais : C^ei 
mauvaise 

ide d'une 
'un doute 
1 volonté 

: Je vous 

HSKRVICR, 
[AROUKR. 

ment devS 
f . : l'rjEz • 
raides et 
Ks ; il a 

fier, c'est 
Lre chose 

veut un 
•Ei^LK de 
5 : /c me 
toujours. 
?vant un 
i l'avoir 

tnme au 
uivoque. 
''ucr par 

de 7 ien 
de niur- 



il 



viurer contre la Provideiire. Servira rien se dit d'une inutilité 
momentanée. \'.\.: tel homme a des talents ; tuais il ne lui 

SKKVKNT A UIKN. 

771. vSui'i'MCKR, Si'Pi'i.KKR A. .S///)/>//v7, C'est Ajouter ce qui 
manque ;\ une chose pour être comi)lète. 1\\ : Ce sar doit con- 
tenir cinq cents francs ; s'il va moins, />• /r Si:im>i,Hi:rai. Sup- 
pléer i\ une chose, c'est la remplacer par une autre. Ivx.: I.e 
courage sn-i'Uvi'; ou nom/>re. Cepeiidaiit on ne dit jamais 
su/>/>tà'r <1 (/uel(/u'un,ma\Hsu/>/>/érrt/uc/(/u'un. 

772. Tt)MHi;R A TKUKfî, ToMniCR l'AR TKRRK. /omôer a 
/i';vv' se dit (le ce qui n"v toiuhait pas. Ex.: J.es Jruits trop 
;;//?;-.v TomhknT à terre. ' yoml)er p<ir terre he. (V\t<V\me chose 
(lui, tourliant la terre, viiM'.t à tomber. ICx.: Cet enfant est 
TOMHi'î PAR terre ; cet arbre est 'ïoyiwi'. par terre. 



CITAPITRK VII 
nu rAuncii'i'. 

AUl'lCLB l'T.— PAUTICIPE PRÉSENT 

Mî yy3. Le parlicipe présent, quoique ayant la forme 
d'un attribut, exprime une action connue le verbe 
auquel il appaniait et peut avoir les mêmes complé- 
ments. Ivx.: Des perso/i lies oiiiACRANT loHl le monde. 
Des voyaiieurs ALLANT à Frascryille. 

Le participe présent est invariable. 

* 774. L'adjectif verbal diffère du participe présent 
dont il est formé, en ce (pi' il exprime une qualité, un 
êlat. Comme tout adjectif, il s'accorde en genre et en 
nombre avec le mot auquel il S2 rapporte. Kx.: Des 
personnes obligkantks envers tout le monde. Ces 
orphelins sont intlrkssants. 

* 775. Un mot en ant est participe présent quand il 
exprime une action passay.cre. ICx.: Nous les avons 
vus RRVKNANT du couibat, cl se FfaTCiTANT â'^ leurs 
succts ; ces personnes, obligkant tout le mo7ide, se font 
estimer même des méchants. 



* 773. Comment s'écrit le parlicipe présent .' 

* 774. Faut il confondre le participe présent avec certains 

fld/ecttfs terminés en ant ? • • x ' y « 

V* 775. Quand est-ce qu'un mot en d^\\\. est participe présent 7 



fl 



536 



SYNTAXE 



PI 



'l'i 



il 



i 



* 776. TTii mot en ^;//est adjectif quancl il exDrime 

elat. rinenuinière d'être, une quai té : / s ^w a 

^^ ../ INTKKHSSANTS ^.rn/r./ /-,,/4, ^, leur lu Xr^ 

^'^[^^•f 'fU'tuv des uurhauts. ' ^ '^ 

nnrft /"''■ V^^""^^ qiK^'lques moyens de distinguer le 
pai icii)e présent de l'adjeelif verbal ^ 

Un mot en ^;// est partieipe présent : 
. I S^uand il a un complément direct Kx • "Te vnnc 
ai vus cu€i7/auf des fruits " Je vous 

les a trouxes s amusant, nk :r///aul point à l'ordre " 

3 guand û est précédé de la proposition .^^ Kx • 

lÎN^/nrrv?///^?;// lums réussirons " ^*"" ^^^. i^x.. 

-.,£. ?"''"'^"" ^\"^ le traduire par l'infinitif ou une 

autre forme du ver )o ]*v • " o., „ . 

On Dctit d,rr .. o ^-^" """"^ ^ vusy^//r?;//." 

nouS^^Ï.-' On nous a vus >.v-, " ou " lorsque 

adCtlf" Kx ''"' r ""^ "^^'"' I?''^'^ ^^ ^^'"l^^'-^^^^'- P'-^^ "" 
aujecut. i^x.. Ces récits lutércssaut beaucoun nous 
les recommeneerons." ^«-'lucoup, nous 

Au contraire, le mot en aut est adiectif verlnl ni,n,iH 
on peut le remplacer par un adjectirc^ull fictif' Kx 

Ces élevés sont n^thrssauts (anuablcs) comme" v^ui" 
^%.'',!f :i"''r'/^'^^^^(-^---^'/^--0 peintures.' 

. 778. Certains adjectifs dérivés des verbes ne 
s écrivent pas exactement de la même niairlèrrque les 
parucipes présents correspondants ; tels scmt ^ 

I w^/mW//, adhhcut, coiucidcnt, diffhcut divcrocut 

on\\sî^p;r/r;;.'' ■^'''«'''''' "'"'^'^'""' ''-- '-i»-'» 

3° Enfin, r««.<,/„r«„/, fabrif-ant, suffoquant et 
« ??^' ^nn,!'.f. "'-'', 1"'"" "">' "' ant «/ ^ayrr/i/-? 



>. 



gi8»^^ni%i' ^■■'^B»_ 



"PARTlCIPlt 



: "On 
. Kx. : 



I, 



237 



l'ara»/. 



;/, qui ont pour participes corrclatirsr^?;/^/;^/^//^;//' 
Jabncant, SKjjoquant, et vaquant. 

Les dérivés de ces adjectifs subissent les mêmes 
modifications : résidence, ex/ravai>ance, vacance etc 



AUTICLE L\ — PARTICIPE PASSl!: 

réelleVe.ff*';'î.''^"^'r^' d'acconl ch, participe passé u'ont pas 
rtcllenient d exceptions ; mais elles douneut lieu à queluues 
remarques, dans l'applicatiou. quelques 

* 779. Le participe passé employé avec l'auxiliaire 
cire s accorde avec I2 suj"t du verbe. lùnployé avec 
1 auxiliaire avoir, il s'accorde avec son complément 
direct quand il en est précédé, et reste invariable dans 
les autres cas. 

Ces^ règles n'ont pas réellement d'exceptions, mais 
elles donnent lieu à quelques remarques. 

V'^ lîEMAUQUB 

^^^ 780. Employés sans auxiliaire, et suivis du mot 
qu ils modifient, les particii)cs attendu, compris, excepté 
oui,^ passé, supposé, vu, et autres semblables, sont de.s 
espèces de prépositions, (pii par conséciuent restent 
invariables. Il y a alors de sous-entendu avant ces 
mots r auxiliaire avoir. 

Ex.: Passîî la semaine, on se remettra au travail • 
OUI les conclusions de V avocat, le iribmial déliblrc'- 
c est-a-dire : Ayant passi'C la semaine, on se remettra 
ail travail ; AYANT OUI les conclusions de l'avocat, le 
tribunal déUbl'rc, 

** 781. Ces mêmes participes sont variables, lors- 
qu'ils suivent le mot qu'ils modifient, ou qu'ils ne le 
précèdent que par inversion, parce qu'alors c'est 
1 auxiliaire êtrea^in est sous entendu. 



^^ 779- Comment s'accorde le participe passé ? 

. ^ 7«o. Q'ie remaigucz vous sur tes participes &.ii&nàvi,com' 
pris, excepté, etc. f » "* 

** 7fii. Quy a-t-il à remarquer sur ces mêmes Mrticihei 
lorsqu 'tls sut z rut le mot qu ' ils modifient ? 
8» 






^^^^^^B^-fjk^ 



^3.8 



v«ÎYNTAXl$ 



Ex.: Vos rai'soji s svp-posims vraies, vous êtes nêan-^ 
rnoins blâmable ; pASSiCi^ dans le travail, la semaiiie 
serabo7ine ; c'est-à-dire : Vos raisons ÉTANT SUPPOSÉES 
vraies ; la semaine étant PASSÉK dans le travail, 

ne REMARQUE 

*'-!' 78?, Le participe passe suivi d'un infinitif a pour 
complément dirtct le pronom qui précède, ou bien 
l'infinitif lui-même. C'e.^t le pronom quand l'être qu'il 
représente fait l'action exprimée par l'infinitif, et dans 
ce cas il y a accord. C'est l'infinitif quand cet être ne 
fait pas l'action, et alors le participe reste invariable. 

Ainsi on écrira: "Les musiciens que y ai enteftdus 
chanter (1) s'accordaient bien." On a entendu les 
musiciens chanter, chantant, faisant l'aélion : accord 
avec Ç2ie pour musiciens. 

Mais on écrira: "Les hymnes que fat entendu 
CHANTER sont très belles ; " car les hymnes ne faisant 
pas l'aélion de chanter, c'est cet infinitif et non le pro- 
nom que qui est complément direc5l. On a entendu 
quoi ? chanter. Chanter quoi ? les hymnes, ou plutôt 
que pour hymnes : pas d'accord puisque le complément 
est après. 

On reconnaît que le complément se rapporte au participe 
lorsqu'on peut remplacer l'iufinitifpar le participe présent; ou 
bien encore lorsqu'on peut placer entre le participe et l'infinitif 
le nom représenté par le pronom complément. Ex. : Les musi- 
ciens Qvmfai KNTKNDUS chanter ; on peut dire : que f ai «ntbn- 
DUS chantanf, on f ai entendu les musiciens chanter. 

Dans le cas contraire, le pronom se rapporte à l'infinitif. 
Ainsi on ne peut pas dire : Les musiciens que fai e;nT£;ndu 
louant, pas plus que, y a/ entendu les musiciens louer. 

** 783. Le participe fait, suivi d'un infinitif, est 
toujours invariable, parce que ce n'est pas seulement 
au participe que se rapporte le complément direét, mais 

** 782. Que remarquez-vous sur le participe passé suivi d'un 
infinitif f 

**.783- Q^^'y ci-t-îl à remarquer au sujet du participe fait 
suivi d'un infinitif f^ 

, ^^,\ ^^}"^^^''V ^^* 'cî l'attribut de que ; ce mot que est eu même temps sujet I 

ce 1 iiifuuL 1 et coinplciiient ilircCt du ijarticipe. ,, B 



Participa 



250 



es neaU" 
se m aille 
PPOSÊES 
y ail. 



if a pour 
ou bien 
tre qu'il 
, et dans 
être ne 
v^ariable, 
entendus 
sndu les 
: accord 

NTENDU 

e faisant 
1 le pro- 
entendu 
Li plutôt 
plément 

participe 
ésent ; 011 
l'infinitif 
Lesmusi- 

i «NTBN- 

.'infinitif. 
b;nt£;ndu 

itif, est 
ulenient 
€i, mais 

livi d'un 
icipe fait 

;inps sujet 



à^ ridée exprimée par le participa et l'infinit-f réunis. 
Ex.: " Les ouvriers ^«^ /'a/ FAIT tkavai'^i^hr j^ sont 
FAIT PAYKR chèrement. " 

Le pronom que est complément direc^l de la locution 
veibale ' ' ai fait travailler " . et .y^ de " sont fait payer. ' 

** 784. Après les participes passés des verbes rrt7/r^, 
devoir, pouvoir et vouloir, 1 infinitif est quelquefois 
suppiimé; dans ce cas, le participe re^te invariable, 
parce quil a pour complément direc5t l'infinitif sous- 
entendu. Kx. : Je lui ai fait tous les reproches que fat 
CRU (.sous entendu devoir lui faire), que faiv\5 {lui 
faire), quefaivovhV {lui faire). 

Mais on écrira avec accord : Je vous remets la somme 

que vous m'avez Yivn jusqu' à présent ; la cliQse qiCil ne 

pouvait pas hier, il l a pue aujourd hui ; il lui faut les 

Jivres qu'il avait d'abord VOULUS; car le pronom y w^ 

est le complément diredl de ces participes. 

me REMARQUE 

** 785. Les verbes coûter, valoir et peser sont géné- 
ralement regardés comme transitifs, de sorte que leurs 
participes passés suivent la régie générale. 

Ainsi l'on écrit : Que de peines votre instrunion m'a 
COÛTÉES ! Je regrette les cent piastres et les longs 
voyages que ce procès m'a coûtés : il ne les a jamais 
VALUS. Ce ballot, livré pour cent livres, ne les a jamais 
PESÉES (l). 

ive REMARQUE 

Participe passé des verbes vivre, dormir, régner 

** 785 bis. Le participe passé des verbes vivre, dor- 
mir, régner, est toujours invariable, parce que ces 
verbes sont intransitils de leur nature. Le pronom qui 

** 784, Que remarquez-vous sur les participes des verbes 

croire, devoir, pouvoir et vouloir ? 

■** 785. Les verbes coûter, valoir et peser sovt-Us transitifs f 
.** 785 bis.- Que remarquez-vous sur les participes passés des 

Vcf'i/es Vivre, uortnir, régner ? 

(!) Ccpendrnt l'Académie écrit toujours coâ/(? Invatiabk, 



^40 



SYNTAXE 



II 









ijt « 



i'i! 



«'! 



paraît être coniplémetit dire^ n'est en réalité aii\m 
complément circonstanciel, équivalant àpenJZ^J^ 
7 • ^-''Jf^f^'^fe-quatre années çu^a\tGN^ iaint 
Loms ont été ^/onmses pour /a France; c'est-à-dire T 
a7inees pcnda7it lesquelles il a régné. 

I.es jours que j'ai vtcn sans vous avoir servi. (CoRNrai.i.E.) 

VC REMAHQUB 

rnlt ^^fl ' l"" P^^^'^iP- passé des verbes essentielle- 
ment réfléchis a toujours pour complément d red le 
second pronom. Ex.: "Us .. sont moqi^Ïs de vos 
menaces, et ne .. sont pas souvenus de vos^promeLs ' 

Il y a exception pour le verbe s^ arroger qui a un 
complément dire^ autre que le second ifronom Ex 

Nous ne nous sommes pas arrogé; z'os droits ■ aueîs 

oTm/j nous SOMMES-noUS ARROGÉS?" ^ 

On peut également poser en principe que "dans les 
verbes essentiellement réfléchis le participe sWde 
avec le sujet excepté pour le verbe s^anog^r an\ 
rentre dans la deuxième règle (i)." -"^'og^^r, qui 

** 787. Le participe passé des verbes réfléchis for 
niés d'un verbe intransitif, comme.. nuirTTpilire 
se rire, se succéder, est nécessairement invariable Ex 
Il se sont J^.^, à vous contrarier ; vous vous êtes m de 

*^* 788 En général, le second pronom d'un verbe 
réfléchi est regardé comme complément direc quand 
Il ne peut pas se changer évidemment en un comp é 
ment indirect. compie- 

Ex : Nous nous sommes amusés de lui • elle s'e,/ 
DEFIEE ^. .., tumièrcs; vous vous êtes aperçus X 

NOUS, elle a dejie a ei.i,e , vous avez aperçu a vous. 

meZlmck'f' ''''""''^"' ^ ^'^"'^ '^^^ '^' ^^>'^^s essentielle, 
est L^:/?::^:^^i/? -'^" '^^^ 'ont te participe passé 

*rZ?|L,?''','''^''^.'.r^^«««^_^-^« Que le second 4>rn,,Qn^ ^.,,« 
v€} c/c / cjtccrii CSC complément direct f mt' - ■^■'- ^ un 

(ï) Voir la note du 11° 239. 



■,.,.;nW. 



t 



, 



t 



. 



PARTICIPE 

vie REMARQUE 



241 



** 789. Le participe passé des verbes uiiipersonnels 
ou employés uiiipersoniiellement ne varie point, parce 
qu'il n'a pas de complément direct. Ex. : Les chaleurs 
qu'il a FAIT ; les grandes pluies qu'il y a ivU ; il s'est 
ELEVE une difficulté entre eux. 

D'après la plupart des grammairiens, ce qui semble 
être le complément direct de ces sortes de verbes en 
est le sujet réel ; le mot il n'est qu'un sujet apparent. 

VI1« REMARQUE 

** 790. Tout participe passé qui a pour complément 
direét le, tenant la place d'un adjedif ou d'un membre 
de phrase, est invariable, parce que ces sortes de mots, 
n'ayant par eux-mêmes ni genre ni nombre, ne peu- 
vent exercer aucune influence sur le pronom qui les 
représente ; dans ce cas, le pronom le est mis pour ceci, 
cela. 

'E^.: Cette maison n'est pas si belle que je gavais 
cru; c'est-à-dire, que j'avais cru cela (qu'elle était 
belle); ces enfa?its ne sont pas aussi instruits que je me 
LE 5<?ra/.y FIGURÉ ; c'est-à-dire que je me serais figuré 
CELA (qu'ils étaient instruits). 

Mais, si le pronom {le, la, les) tient la place d'un 
nom.^on fait accorder le participe : Ma sœur est toujours 
la 7nême que je Vai connue ; cette maison est telle que 
yV L'â!2 CONSTRUITE ; ces apparteme?its sont tels que je 
LES ai LAISSÉS. 



Vllie REMARQUE 



** 



791. Le participe passé précédé de l'expression 
peu de s'accorde avec le mot peu (masc. sing.) quand 
le sens de la phrase suppose insuffisance ou manque ; 



** 789. Comment s' écrit le participe passé des verbes uniùer- 
sonnels f ^ r 

^^; 790. Le participe passé ayant pour complément direct le 
varie-t-il f 

** 791. Avec quoi s'accorde le participe passé précédé dç 



:mmm&'. ^mm 



! < 



i - 



* ■ ■ s 



11 M.| 






^42 



SYNTAXE 




il s'accorde avec le coniplënient de peu quand le sens 
de la phrase siipix)se suffisance ou certaine quantité. 

Ainsi on écrira : " Votre pku d' amitié ix été ni.aMiî ; 
leur peu de l)onne VuLONTK sera couronnrr de succès ; 
/^/>f'« â?' ATTENTION et de bonne voi.ONTiî qu'il y à 
MISES contenteront ses parents. 

*** 792. La phrase où se trouve l'expression prit de peut (luel- 
quefuis présenter les deux sens. Kxeniple : Voire peu d'amitié 
a été RUMAKQiifc OH RiCMARQm'ci.: ; alors ou fait accorder le par- 
ticipe ou on le laisse invariable selon ce que l'on veut dire. 

IX'' KKMAKQUH 

. ** 793- Quand le participe passé a pour complément 
direc^ un nom préccdé de nu dt\ un des, une de, u?ie 
des, il reste au singulier si l'expression exclut toute 
idée de pluralité ; dans le cas contraire, il se met au 
pluriel. 

On écrira donc : U.m de vos enfants, que f ai vu ce 
viatin, m'a donné de vos nouvelles (je n'ai vu que celui- 
là); tin des enfants que f ai v[\S ee inatin m'a donné de 
vos nouvelles (j'en ai vu plusieurs, mais un seul m'a 
donné des nouvelles). 

X*' UEMAUQUE 

** 794. Le pronom en n'ayant ni genre ni nombre, 
tout participe pa-sé qui a ce pronom pour complément 
direét reste invariable. On écrit a donc : Voici des fleurs ; 
fen ai clteilu pour vous, etfen ai gardé pour moi. 
Mais on écrira: Ayant vu l'Italie, il est plein des soti- 
veniis Qy' il en a rapportés ; dans ce cas, le complé- 
ment direc5l est que, pour souvenirs; le mot ^?i n'est 
qu'un complément indirect, signifiant de là, de l'Italie, 



*** 792. La p/irase oh se trouve peu de ne peut-elle pas quel- 
quefois offrir deux sens différents f 
, ** 79?>-^foviiiietit s'aecorde te participe passé lorsque le coin- 
ictuevsi uirect cst précède de un de, un des..,? 






ÇQ 



** 794. Comment écrit-ou te participe passé qui a le pronom 
pow çompt émeut direct t ■ f 



I 



■. 



.-i,'fcî#'« 



ADVKRTÎR 



243 



*** 795- PlUvSieurs ^grammairiens admettent que le 
pronom r;/, précède d'un adverbe de quantité, forme 
avec cet adverbe un complément direct avec lequel le 
participe peut s'accorder. 

Ainsi ils écrivent : Combien de //^v/r.v/Vi'/ cueillies ! que j'en 
ai données ! eomhieti je vous eu ai réservées ! aulaut tous en 
avez souhaitées, autant je vous en ai mises de côté ; plus j\'n 
ai trouvées, plus j'en ai ramassées. 

Mais l'Académie ne fait pas varier le paiticii e lorsnne le 
pronom en est complément d'un adverbe de {|iuuitilé ; ululant 
dejteursjhii trouvées, autant j'en ai cuhim.i. 

*** 796. Pour compléter ces remarques, voici encore 
quelques exemples. 

/)rsJ/('ia's,J'E.K ai BEAUCOUP cueilli. (J'ai cueilli en 
de cela, beaucoup. ) 

De la peine, quk ./'En ai icu da)is ma vie ! (J'ai eu 
en, de cela, combien ! ) 

Combien fai lu de livkks ! que de livres J'ai lus ! 
Combien en as tu lu f (Tu as lu <v/, de *-ela, cumiàen ?) 



m 



î 



CHAPITRE VIII 



1)K L ADVKUBE 



ARTICLE l'-'". — REMARQUES SUR CERTAINS ADVKllBES 

1 1. Complément de quelques adverbes. 

** 797- Quelques adverbes de manière ont toujours 
un complément. Ce sont : Conformément («), dépen- 
damment {de), indépendamment {de) , in/érieurement {à), 
préférablement {à), proport ionnément {à) (peu itsité). 

D'autres peuvent être suivis ou non de leur complé- 
ment ; ce sont : antérieurement, conséquemmcnt conve- 



*x* ygg N'adniet-on pas que te pronom en peut, à l'aide 
diautres mots, former un complément direct déterminant 
/' accord f 

*** 796. Complétez la rèi^le du pronom en, mis en rapport 
avec le participe passé. 

** 797. Les adverbes de manié) e peuvent ils avoir un cçrUf 
plément f 



»tmimsr- mtm"- .^nmm-tm; 



p » 

H 15' 1- 



944 



SYNTAXK 



nablemeni, posiêrîeurement, relativement, supérieure- 
ment, qui veulent la proposition à ; et différemment, qui 
demande la prépositi- n de. 

Les mots afeîitour, auparazmit, dedans, dehors, 
dessous,^ dessus, étant adverbes, ne peuvent être 
employés avec un complément, en i)lace des préposi- 
tions correspondantes autoiir, avant, dans, hors, sous, 
sur. Ainsi, 



Xe dites pas : 

Alentour du champ. 
Auparavant de venir, 
Dedans la caisse, 
Dehors la salle. 
Dessus la table. 
Dessous la chaise, 



Dites : 

Autour du champ. 
Avant de venir. 
Dans la caisse. 
Hors de la salle. 
Sur la table. 
S021S la chaise. 



Dedans, dehors, dessous, dessus, peuvent s'employer 
comme prépositions : i^ quand ils sont précédés d'une 
autre préposition : // passe par dkdans la ville ; 
2° quand ils sont mis en opposition : // n'est 7ii DESSUS 
ni DESSOUS la table. 

L'usage permet d'employer aussi comme prépositions certains 
autres adve.bes. Ex.: \ VAK't moi ; is.^ ^^ç.^ V hôtel de ville. 
vis-A-VLs la fontaine . ' 

*** 798. Auparavant étant adverbe, ne peut avoir 
un complément ; au b.soin, on le remplace par la pré- 
p.sition avant. Kx.: Ne te hâte pas d agir, examine 
AVANT de te dêcidtr ; réfléchis auparavant. 

*** 799. Aussi employé comme adverbe et autant 
expnment une comparaison ; le premier se met immé- 
diatement devant un adjectif ou un adverbe et le 
second devant tout autre mot : L'Afrique 7i''est pas 
aussi productive, aussi abo?idamment pourvue que 
P Amérique ; aussi n'a-t-elle pas autant de relations 
commerciales ni autant de centres industriels 



*** 798. i^^^V-^r-As^wt peut-il avoirun complément ^ 
■* 799. Qu'expriment les adverbes aussi et autant ? 






\ 



ADVERBE 



245 






t 



*** 8cx). Aussi peut 



exprimer la similitude, l'éga- 
lité ; U signifie alors parei/lemenf, et ne s'emploie que 
dans les phrases affirmatives. Dans les phrases néga- 
tives, on emploie no?i plus. Ex.: /V7a/^ aussi à cette 
solennité ; vous ?iy maiiquâtes pas non plus. 

*** 801, Aussitôt, n'étant pas une préposition, ne 
peut pas être suivi d'un complément ; ne dites donc 
pas : / ai écrit cette lettre aussitôt mon arrivée ; mais : 
Aussitôt après mon arrivée. On dit cependant : 
Aussitôt ma lettre écrite Je suis parti. 

*** 802. Beaucoup q\. peu ne s'emploient guère seuls 
comme sujets ou comme attributs. Au lieu de : Ils 
sont beaucoup, et peu manquent à l appel ; on dit : Ils 
sont NOMBRHUX, et peu d entre eux manque7it à V appel. 
Cette règle n'est pas toujours observée par les écri- 
vains. 

*** 803. Comme et comment, dans le sens interro- 
gatif, ne peuvent pas se mettre l'un pour l'autre ; c'est 
donc à tort que l'on dirait : Comme vous portez-vous f 

Dans le sens exclamatif, on emploie comine. Ex.: 
Comme te voilà changé ! 

Dans le sens affirmatif, on emploie co7mne, pour dire 
à quel degré, et comment, pour dire de quelle ma^ii'ère. 
Ex.: Vous savez comme il vous aime; il ne sait 
comment vous le prouver. 

** 804. Davantage ne peut avoir un complément, 
et il ne peut être employé pour un superlatif. 

Ne dites donc pas : Je craitis davantage sa colère 
que son châtimctit ; quelles so7it les choses qu on aime 
DAVANTAGE ? Il faut employer ici l'adverbe plus : Je 
crains plus sa colère...; les choses qu 07i aime le plus. 

** 805. Deda7is, deho7's, dessus, dessous, étant 
adverbes, rejettent tout complément ; il faut les rem- 



*** 800. Aussi n'exprime-t-it que la comparaison ? 
*** 801. Aussitôt peut-il être suivi d'un complément ? 
*** 802. Beaucoup^/? peu doivent-ils s'employer seuls ? 
*** 803. Q.omm^ et zo\\\mç^x\t s' emploient-ils lUm pour V autre ? 
^ 804. Davantage peut-il avoir un complément, ou être em- 
ployé pour un superlatif? 

** 805. Dedans, dehors, dessus, dessous, Peuvent-ils avoir un 
çofnplémeiit f -r 



246 



SYNTAXE 






? t 



placer par les prcj^ositiotis corrcspoti.îantcs Jans h 
sur, soHs. \W\ Je l ai flinrhé hiulilnncnt 



tenain, hors de la cave, sitr /, 



DANS le sou- 



paille. 



V.v tonneaux, Sous la 



^■^' >^(^(^ Dedans, dehors, dessus, dessous, pouvcnt 
devenir prép< .suions dans deux cas : 1° (|iiatid il y a 
opposition dans les mots ; 2'' cpiand ils sont jM-écédés 
de quehiue antre préposition : Ivx.: // né/ail ni 
nKSSLîS /// DHSSous la eonnnode ; passons par-dkssus 
le fuur, et retirons-le DK DKSSOUs les déeonibres. 

** S07. /ei et /^> sont oj^posés 1 un à l'autre- ici 
marque le heu le plus proche, et Aï. le lieu le plus 
cloijîne. 

Ainsi l'on dit : l\i \.\-bas, ne reste pas ici • cette 
chamhr.Ql me plaît plus que eelle-\X ; il ne fau't pas 
dire : Cette chambre ici ; de ce côté ici. 

*'»'* MoS. /y//.v et mieux ne s'emploient pas imliffc- 
remment ; le premier exprime la (luamilé. et le second 
la quahté, la perfection. Ex.: Je ne vise pas à faire 
PLUS, mais à faire MIKUX. 

Plus ne peut être i)lacé devant un nom que moyen- 
nant une préposition. Ivx.: Il y a plus diî monde 
qu'hier / cette liqueur était plus d'^ moitié bue. 

*** Sog .S7, aussi, tant, autant, s'etnploient généralement 
dans ks phrases couiparalives ; .v/. tant, avec une idée néirativ-e 
^Uxussi, autant, avec une idée afr-rmative. I-x : Je v///s missÎ 
lieureuxquehu, quoique je ne sois pas^x riche ; it a autant 
cl esprit quoiqu'il n'ait pas tant de mémoire. Toutefois cette 
règle n'est pas rigoureuse. 

^^^ 810. On doit éviter d'employer .v/.- 1° devant un 
nom, comme : fai si soif: 2° devant une locution 
adverbiale, comme : Nous sommes venus si à propos ,- 
.^'^ devant un participe ])assé accompagné de son com- 
plément, comme : Cet homme est si chéri de ses conci- 
toyens. 



*^ 806. Ces mêmes adverbes dedans, dehors. . . , ne peuvent-ils 
pas devenir prépositions f *^ 

** «07. Ourls sont le sens, et Vusaoe d'' 'ci et \\ ' 
*ll o" , ""* ''^ '"'^"'^ s'emploienl-ils indifféremment .^ 
^^^ ^' Ç^''''^'''^f<:>>'P'<]><l(-''^<^<l<'''>'^rss,\, au.si, tant, autant? 
'^''* Sio. Quand doit-on éviter d'eniplorer i^i ^ 






•■«ÏÉlîP% 



ADVKRBR 



247 






Dans tous ces cas, ot>. fait suivre l'adverbe .?/ d'un 
mot (|u'il pn'sse modifier : J ni i^\ j^nnuf soif .- nous 
sommes toiks ^i /or/ â p)opos ; cet homtuc es/ si (okùc- 
ment chcti de ses foucitoyens. 

*** 811. 7 ont... t]uc et qucUjuc. . que ne sont pas 
parfailcmetit synonymes : 

(^uand je dis : Tout uraud f>oi'/r QnV'.sV Delilh\ il 
lui (\st erfiap/yr des fautes, j'affirme (pie Delille est un 
^rand poète, et j emploie le mode indicatif. 

Quand je dis : QiîKUyi'iî.t,';Yr//(//'r^<V<" yuK .wit Prli/lc, 
je n'affirme pps ])iéoisément qu'il est un ^rand ])oôte, 
mais je suppose qu'il le soit, et j'emploie le mixle sub- 
jonctif. 

*** 812. 7>y\v ne ]KMit modifier (pie des adjectifs et 
des adverbes ; de .sorte ([u'on ne i)eut pas dire : /ai. 
Trp:s faim, rKS raison, etc. Il faut dire : fai 
aRANi)'/(//w, GRANOKMRNT raisoii ; OU : fat BIEN 
faim, HiKN raison. Mais, en général, t>i<'n n'est pas 
aussi expressif (pie trh\ 

AiiTici.i': 2. 

EMPLOI DR CKUT.VINS ADVEUHtS HO.MONYMES 

** 813. Autrefois, écrit en un .seul mot, est toujours 
adverbe et .signifie /V?(^//.s', f/^^/z.v l ancien temps. Kx. : 
Les tambours n existaient pas aittrici'OIS. 

Ecrite en deux mots, ce.te expression se compo.se de 
1 ' adjt (511 frt «//-<' et du nom /i;/.y. Ex.: Viens une autre 
Kois, deux ou trois AUTRKS fois. 

** 814. Longtemps, adverbe, ne forme qu'un mot ; 
écrit en deux mots sans trait d'union, il est formé 
d'un adje(5lif et d'un nom. Ex. : Il y a bien lon(;tkmps 
que je ne vous ai écrit : que de choses se sont passées depuis 
ce long temps ! 

** 815. Par tout, éciit en deux mots, e.st forn^é de 

*** 81 1, Tout... que et quelque... que sont-ifs syiiotiynics f 

*** 812. Quels mots l'adverl^e tr^s peut-il viodiper f 

** «*^'3- Quelle est l\iri/u\i>raprie de autrefois ^ 

** 814. C)7;«;//é7//.v'/r/77 lougtenips? 

** 8i§- Quand est-ce q^ue pt^r tout s'écrit en deux mot^ f ' 



■f 



* 






1 



348 



SYNTAXR 



L/'<S!Î'°S *"" *' ?" ''"•"J^'^'f '""'• L'adverbe /«r. 

Ainsi on écrira ; Par tout <■<■ y«^ vous dites ie vois 
fue vous avez regardé partout "^ 

** 816. />/««/■ s'écrit en un seul mot nuand il venf 
d.re;>.^^™*/,«,„,^ Ex.; PLUTÔT «.«^^nAr." 

Il s écrit en deux mots, plus tôt, ..«and il est 
1 opposé de plus tard Ex. : Venez Ptui ■^Itauècela. 
venez & plus tôt /ow/to. a i o 1 yw^ «/a , 

*** 817. Quelquefois s'écrit ordinairement en nu 
seul mot et signiHe de tev.ps en temps; ct^^^J^Û est 
des circonstances où l'on doit préférer de l'écrire en 
deux mots ; alors il est à peu près .synonyme de rf.«" 
ou tro,sfots, trois ou quatre fois, etc. ^2Tve1^zd"ne 
me vo,r QUELQOKFOis /. ne puis venir ehezZusZe 
QUELQUES Ko,.s /«r ,nois, qfedeux ou trois fl far 

*** 818 Surtout, écrit en un seul mot, estadverlje • 
mais, écrit en deux mots, il est composé de la préwsi: 

Méfir '"' '"°' '"'"• ^°'* P™"-"' ^' ^dlS 

ARTICLE 3. 
EMPLOI DE CERTAINES LOCUTIONS ADVERBlALEd 

*** 820. De suite signifie Jz^rrm^Vm^;^/ /'^,;^ at>r>s 
l autre; tout de suite veut dire à Vin,fn„f J./ -^ ^ 
diatetnent. instant même, immê- 



*** « 8 ^J^^^^^'^^^^i '^ ^cnt quelquefois? 

^** 820 ^ î ff '".^^''f «" m?ins ^/ du moins ? 
»2o. que signifient de suitç et tout de sqitç > 



Adverbe 



H9 



On (lira rtonc : Tl est si faible, qu'il ne peut faire deux pas DR 
SUiTK ; /■/ est si faible, qu il faut le faire coucher tout db suitk. 

** 821. Tout à rûu/> veut dire soudainement, d'une 
façon imprévue; tout d'un coup signifie en une seule 
fois. 

Ex.: // s'èlei'a tout a coup uue tempête, et le navire fut 
abîmé tout d'un couj* dans les flots, 

*** 822. ()!i fait plusieurs fautes dans l'emploi de certaines 
locutions adverbiales. 



NU DITES PAS : 

A bonne heure ; 

A la rebours ; 

Bien du contraire ; 

Cotnme de juste ; 

Du Jour au lendemain ; 

Il va pire ; 

Une fois pour tout ; 



DiTBS : 

De bonne heure 
Au rebours. 
Bien au contraire. 
Comme de raison, 
/y un jour à l'autre. 
Il va pis. 
Une fois pour toutes. 



ARTICLE 4. 
EMPLOI DE LA NÉGATION ET DU 116 DUBITATIF 

** 823. Nous n'avons au fond qu'une négation : ne ; 
elle acquiert plus de force quand elle est suivie de pas 
et surtout ûq point. 

Ex : je n'ose avancer, c'esi-^-dâvQ j'ai peur d'avancer ; je 
n'ose PAS avancer, c'est-à-dire j'ai peur d'avancer d'un pas ; je 
n'ose POINT avancer, c'est-à-dire j'ai peur d'avancer, même 
d'un POINT. 

** 823 bis. lyC mot 7ie s'emploie souvent pour expri- 
mer non plus une négation, mais une sorte de doute, 
et s'appelle alors 7ie dubitatif. Ex. :/^ craitis qu'on 
NE vous trompe. 

** 824. On supprime /âr5 et poi7it dans toute propo- 
sition oii il entre un des mots aucun, giîère, jamais, 
nul, nullement, personne, plus, rie7i et autre analogues. 

Ex. :/<? nVw vois aucun ; tu N'_y penses GUÈRK ; nui. 
n|>' veut aller, si Je 7t'y vais moi-même. 



** 821. Que veut dire tout à coup et tout d'un coup? 
*** 822, Ne fait on pas plusieurs fautes dans l'emploi des 
locutions adverbiales f 

"* 823. Avons-nous plusieurs négations f 

** 823 bis. Le mot ne exprime-t-il toujours une négation f 

** 824. Quand est-ce qu'on supprime pas ei point ? 



^50 



SYNtAXK 



!•« 



. 



-Il 



. :m S25. Dans les pl,rasc«s dlii)ti(,ia-s, nirtoi.t AaM 
îo.s expressions scntcM.cicuses. ou fait KÔnéralcuc t 
pHme ;J:;/''' ^^ Mnd,Hcf.is cle /././, ^ais on sui;. 

sal^n^'"'''^''''^'"^' '''''' ^' ''"^'""•- ^"^^'^^ ^'>«/^ 

** 826 Apres les vorhcs af>prêliender, avoir heur 
cnuudrc^ trnnblcr. et les lociuions de crainte\juc de 
peur que, on emploie seulement le ne dubitatif mi/nul 
on veut expnmer un nondésir. un clé«ir négatif et // • 
^^6• quand on veut exprimer un d(?sir réel, positif. 

Amsi 1 on du'a : J ai peur qn il n,c coure et nu 'vVv;- 
r/iuu,e(3c ne le désire pas) ; /// appréhendes <ncil nk 
nnnie pas aujourd hui (lu désire c,u'il vienne) 
ea Sif ^''"'^'''^''' /'.^.MV- (nous ne voulons pai 

** 827. Quand les verl)es appréhender^ eraindre 
etc., .sont eux-mêmes employés négativement, on sup- 
prime le//.' dubitatif dans la prop(,sition dépendante 

^ 1 ar exemple, on dit : Je nk erains pas qu'il aille là • 
^^^^-f^t vx^ peur qu\m V assomme f et non : q^^h 
N aille là, qu on ni? l'assomme. 

** 828. I.e verbe empéeher, et la locution conionc- 
tive .) ;;/c;/;/.v qne, veulent toujours après eux le ;/. 
dubitatif. 

Ainsi l'on dit : " ]\^mpéeherai bien qu'on m le 
saisisse, à mo/ns qu'on nk m'arrête moi-même " 

^^* 829. Le verbe déleudre, et les locutions'conionc- 
tives ^:v//// ^//.' et sans que, rejettent la particule ;/'• 

Ainsi 1 on dit : Ou avail défendu qu'il sortit avant 
que je //// _KUSSE permis; et non pas: On avait 
défendu qu ,1 nk SORTÎT, avant que je nh //// cus^c 
permis. 



*I S^A [)'"^, Ç"''Jjespliras<'s sut>f>nmc~t-o>i toN/ours ne ? 



ppréhen- 



(1er, avoir peur, et'i\ . 

827. (Juiifui ecs inénL s verbes anoréenflpr a^rni.. »^„. v 

*. l^^' J;Vr^''?'*''" '''^ '' ""'"'•'' '1"^ '^''.Hleut.ilslexx^duhifnt:f9 
. :, ^^y. Défendre, avaul que ^-^ saus que le veuknt-ils aussi } 



' "■^^'•'î'i*;!?^ 



.^^ee^Ê^-n, 



tout dans 

Malc'llKMlt 

on sup- 

(ft' fumée 

h\ peur, 
'<' que, de 
if quand 
tif, et ne 
^ilif. 

NIC s'en- 
(fu'i/ NK 
cunc ) ; 
lions pas 

raindre, 
on sup- 
Midaute. 
'Xille là ; 
: çu\-7 

'onjonc- 
c le 7/c 



NU 1 



c 



onjoiic- 

\ avatti 
i avait 
I eusse 



e? 
préheii- 

iir, ete.y 

y 

''tatiff 
lussit 



t'KlvPOSlTlOM 



65Î 



'N"li 8,vi. On cni])l()ic très souvent le z/^» dubitatif 
dans la proposition <iui suit les eonijjaratifs d'inéj^alité, 
ou des mots é(puvalents, eonune autre, autrement, 
mieux. 

Ivx. : // est }noins instndt qu'on ^v.dit ; Jr viendrai itjjsToT 
(jue vous NU pensez ; tu te -vêts aijtkic.mknt qu'il Nij sied à ta 
eomiition. 

îl"l"l< .s,-^î. Cependant, si la pro])osition qui renferme 
la eonii)araison tst négative, ou bien si la ])r()position 
suivante est alluniative, eelle ei ne ])rend pas le ue 
dubitatif. 

V.\.\ l'ous n'êtes p(rs aussi diseiif maintenant que vous te 
vîiTHi^ a utr<;/ois ,• fiaKiàtes-îvus Jamais plus mal un seeret que 
■vous te l'AiTics maintenant. 

*** 8,^2. L'emploi du ne dubitatif dans les phrases 
comparatives, eonune dans toute autre, est très difficile 
à déterminer ; k' sens seul décide souvent s'il le faut 
ou s'il ne le faut pas. 

Ainsi : Tu ne sais pas plus te urée que je .sais te latin, et : 
Tu ne sais pas plus te i>ree que je nk sais te latin, ne .signifient 
pas la njônie chose ; la iircmière ]>hrase veut dire que je sais 
le latin, et toi le grco, mais seulement autant l'un (jue l'autre ; la 
.secoiule, que je ne sais pas le latin, ni toi le grec, {/ioni/ace.) 



CHAPITRIv IX 

DK w riiÉrosi I lox 
Airnci.K 1''''. — ca';Ni';iiAiiiTKs sni \,\ rui';i'osio.v 

-'-!= 833. La ]iréposition .se place devant le mot com- 
plément ciu'elle l'ait ra])porter au mot complété. Kx. : 
MALC'.Rfî les ol)staetes : vu /es dijfieultés ,• NONOBSTANT 
l\^ppositiou. 



*"* 836. Quel est l'usage du ne dubitatif après les eouipa- 
rati/s / ~ 

*'** 831. Danx quel cas, a'vee une eomparaison, ne fait- on pas 
usage du ne dubitatif .' \ 

*** 832. L\'mploi du \\^ dubitatif est-il facile à déterminer f 
** 833. Oti se /lace la préposition ^ \\ 



tmaé^'A 



-•**-Bi^'» 



fr i ( 



ô5è 



SYNT^Ax^ 





On dit cependant : Sa t7> durant ; dix ans bURANf ' 
mais on peut dire ausbi ; durant sa vk ; durant dix 
a7is. 

*** 834. La préposition s'emploie généralement 
seule devant son complément. 

fllJi^ une exception pour les suivantes: autour, aubrès, en 

JfJ^%f'ors,àrès, proche, vts-à-vis, qui demandent la proposition 

^f;..«"^;ttjr^ ^" "'■''•' ^^--^-rent-t-elle en }ace i>u 

Dans le langage très familier, ainsi que dans certaines expres- 

R^^:J9''n^'F ^'^^IV^^H- ^''•'- ^' ^<^-t-ilp<is vis-à-vis la 
Bourse ? Il est interprète près \,% tribunal de B***. 

** 835. Les prépositions à, de, e?t, se répètent ordi- 
nairement devant chacun de leurs compléments. Ne 
dites donc pas : Il y a une cour Sicpêrienreà Beauhar- 
nois, Johettc, Chicoiitivii, Rimousky ; Le St Laurent 
baig7ie les villes de Montréal, Sorel, Trois-Rivi^res, 
Québec, etc. 

** 836. Les prépositions ne se répètent pas devant 
les mots qui sont à peu près synonymes. Pourquoi 
agis-tu Avec tiédeur et iiidifférerice f parle-7ious en ton 
âme et conscience. 

** 837. On ne répète pas les prépositions : 

I Dans les phrases où l'esprit ne voit qu'un tout : 
As-tu lu la fable du Loup et l'Agneau f 

2° Devant les participes qui ont le même complé- 
ment et qui sont liés par et: On le co7idattina kv^%^ 
l avoir ente7idu et examiné. 

Enfin, la préposition entre ne se répète jamais : 
L'Europe est située entre le 34^ et le 70^ desrê de 
latitude N. 

** 838. Il peut arriver que le complément d'une 
préposition soit sous-entendu : Ex. : // a pris son livre 
et il est parti avec ; ceux qui so7it pour lH'erû7it la 
^a^n, et ceux qui so7it contre resteront assis. 

J** ^¥^ ^^P^'^Posiiion s' emploie-i-elle seufe devant son corn- 
pcement ? 

*! J35. Quand est-ce qu'on répète les prépositions à, de, en? 
^* 836. Les prépositions se répètent-elles f 
7* 837. Ny a-t-il pas d autres cas oit l'on ne répète Pas le^ 
prépositions? ^ ^ 

r ^^\^^ (otnplhnent de la pUposition se peut-il soui- 
€Menare f 



)URANf ; 
^ANT dix 

ralement 

mprès, en 

'oposition 

face DU 

;s expres- 
s-à-vis la 

Mit ordi- 
nts. Ne 
^eauhar- 
Laure?if 
^ivùres^ 

devant 
^ourquoi 

r EN ton 



11 tout : 
:omplé- 

'■ APRÈS 

'amais : 
egrê de 

: d'une 
on livre 
ero7it la 



on corn- 
ac, en? 
epas le<t 
■il sou\' 



PRÉPOSITION 25-1 

** 839. Il faut donner à chaque préposition le com- 
plément qu'elle demande ; ne dites donc pas P^a^e- 
rai-je pour et en votre faveur? Dii^s,^ Plaiderai-je 
POUR vous et EN votre faveur f ^nie^aije 

ARTICLE 2. 
EMPLOI DE CERTAINES PRÉPOSITIONS 

Uc*! ^f'A^"". ^^ ^ "^ ^""^^^ P^^ synonymes, quoiqu'on 
les confonde dans certaines expressions. ^ ^ 

f ..,, ""^^ ^' ''u^'i^ ^ ''^''' ^j^'^'^^ réveille une idée de 

convenancr^' '' ''"''' '''' ^''''"' ^^^''''''' "^^^ ^^^^ ^^ 

Oublier A lire, c'est en perdre Ihabitude, la faculté • 

Tl/o^Jfacl)"^^ ''''' ^ manquer par défaut de mémohe: 

** 841. I,a préposition à ne doit pas se mettre 
entre deux nombres désignant des objets qui ne 
tionTf "''" ^^'^^^^""^^ ' ^^^ ^"^Pl^ie alors la conjonc^ 

On dit : Sept ou huit ho7nmes. et non set>t a Imit 
Hommes; mais on peut dire: Sept a huit piastres - 
cinq A SIX ce7its hommes. ^ ' 

v=oTk/ m«k ^'f '"^ ^* "^-''''''^ expriment chacun une i.lée d'anté- 

duHeu Ex • // ^^'f,''""' '^ '^'^ ««^^tout du temps, et le second, 
rtuheu. Ex.. Il Jimra avant nous; vous marchez devant 

l'auîre^'Ex"'/^;,/?/ ^'' ^""/P^"'^- ^"^^ifféremment l'un pour 
1 autre Ex L article se met toujours avant oh dkvant Ip 
?»ww / f/<??w/// semble préférable va.m t;/^ dhvant /^ 

épruf'^^dé(ermTnL^''Pp "^ "^ ^^T' ^°"^'""' ^^ P'^^'^"'^^^ ""« 
DURANT /wJ iw ^''':* ^'' ^''""'P'' campèrent à Lêvis 
â'^Vj pUf/jTA^''' '" '"^'^^^ pendant / /nver. 

K44. /i;//r^seditd'un nombre très restreint au bVn ni,A 
^«J^.«. suppose un pluriel indéfini ou un col Srf. ' pi ^''n^p, 
diipcrence entrk .9«/;//-/>,'/.r.s^^/.;g et Constauthwpcï ii/K^ 



I 



'''' S40. De «f/a .sw// 7/5 .9i7/^;/)7y/f'.v .î* 
*** f^^" "S^'^Tf ^'fl^'^ '/'?/'/^/r5 w/' ;;/../ on pas ta pr^hontion à ? 

• 844- Entre ^'Z parmi se disent-ils dans le même cas ? 






1 



Rl .' 



254 



SYNTAXE 



ftous soit dit, quel est, parmi un si grand nombre de monu- 
ments, celui qui vous plaît le plus? 

** 845. La préposition sans peut être rciiiplaccc par 
la coiijon(5lion vi, mais non par et. 

On dira donc bien : i/n orphelin est sans /)hr ni 
mh-e, ou sans père ET sans mère/ mais on ne dirait 
pas sans père ET mère. 

** 846. rWVv désigne la chose la plus proche, celle 
qui a eu lieu la dernière, ou celle qui va suivre immé- 
diatement ; voilà exprime tout le contraire. Kx. : Voii,A 
les détails du crime, en vuici toutes les preuves. 



W 



ARTICLE 3. 
EMPLOI DE QUELQUES LOCUTIONS PRÉPOSITIVES 

** 847. .'/ travers suppose un passade libre et de- 
mande un complément direa. Ex. : Courir A Tkavp:rs 
champs, a travers la eawpai^ne. 

Au travers suppose des obstacles à vaincre pour s'ou- 
vrir un passage ; il veut la préposition de devant son 
complément: au travers des cimemis ; au Travers 
d'un nuage épais. 

*** 848. ^^?^/r^'^ û'f' peut signifier la différence qu'il 
y a entre deux termes de comparaison. Ex. : La terre 
n' est qiC un point auprès du soleil; et qiC est le soleil 
AUPRÈS DE l univers entier f 

Au prix de doit être préféré lorsqu'on parle du 
mérite réel de deux objets : Qu'est la science au prix 
DE la vertu f 

*** 849. Auprès de et près de expriment également 
un rapport de proximité, mais le second est plus vague 
que le premier. 



*-H- 



OU p 



* 845. La prcposition sans pcîd-elle être remplacée Mr i.i 

'** 846. Oue désignent voici et voilà? 
** 847. (Quelle différence y a-l-il entre à travers et aix tra- 
vers? 

■■■■ 040. .-iiiprcs de Ci au prix de semploient-tls dans les 
mêmes cas ? 



i(** 



849. Qu'expriment auprès de et près de ? 



^««*KÀ%..-..^, MM 



CONJONCTION 



255 



de monu- 

acce par 

/>^/r NI 
ne dirait 

lie, celle 
e imnié- 
. : VomA 



//.(T^/ PRÈS c/'ia, veut dire qu'il n'est pas loin ; //j^îi 
AUPRÈS de nous, signifie qu'il est tout à fait proche. 

En parlant des personnes, aufir^s de éveille nne idée d'assi- 
'iuité. L,x. : Aile a loujours élé AUPKÎis du sa mire. 

** 850. Il ne faut pas confondre ;*r^5 de avec/r«^/ à / 
le premier veut dire sur le pohit de, et le second, dis- 
posé à, préparé à. Kx. : Ceux qui sont près db; rnourir 
ne sont pas toujours prêts a rnourir. 

*** 851. Iv'Académien'antorise pas l'emploi de z'?.y-.^w> dans 
]e sens de envers, à t'e,^ard de; cependant i)lusieurs bons au- 
"eurs seu sont servis; ils ont dit: /mrrals vis-A-vis de ses 
Oienfaiteiirs, etc. 



:s 

? et de- 
^ravp:rs 

)ur s'ou- 
-ant son 
'ravkrs 

ice qu'il 

La terre 

le soleil 

)arle du 
^u prix 

:alement 
is vague 



ée par i.i 

et aix tra- 
dans les 



CHAPITRE X 

MV, LA ('(JNJ(JN-cri()\ 
ARTICLE l'I' 

e;.:: :, i l:: c:.r.TAiM:.s coxjoxctioxs 

** 852. Comme, employé au premier membre d'une 
phrase ne se répète pas au second ; on le remplace par 
^ue. Ex. : Comme il le veut, et ql ^ je le lui ai promis 
'ît non pas et commk je le.., 

*** 853. La conjonction ^/ sert à joindre: 1° deux 
propositions affirmatives. Ex. : Mon cheval boite b;t 
mange bien, disait un rusé viaquignon. 

2° Une positive et une négative. Ex. : // boit, et ne 
s' inquùte pas du reste. 

3° Deux négatives qui ont chacune un sens négatif 
propre. Ex. : // ne boit pas de vin, kt n en va pas plus 
mal. ^ 

*** 854. Selon la plupart des grammairiens, on ne 
doit pas faire précéder de la conjonc5tion elles membres 



850. Faut-il confondre près de avec prêt à ? 

851. Vis-à-vi.s dans le sens de envers, est-il autorisé ? 

852. Comme se répètfi-t-ilau second ntetnbre d nne phrase * 
853- ^^ <lt<'Oi sert la conjonFlion et ? 
854. Doit-on faire précéder de la conJomTion et les mots 

puis, plus, mieux, moins? 






■rwl^^êpw 



256 



SYNTAXE 



i if 



« : j 



5 >■ 



iv 



de phrase qui coinnicnccut parpfn's, plus mieux, luoins. 
Ex. : Plus je vous vois, pi^us/f vous aime; muins on 
001 f, MOINS o?i veut boire. 

^'l' 855. La conjonction ;// sert à joindre deux propo- 
sitions ou deux expressions négatives, quand elles sont 
nioJiiiees par le niônie sens né>»:atif. 

Kx: /f lie eours ni 71e veux courir.- pourquoi ne 
i ajfranrliis-fu n[ des triodes ni des usai>es ridicules f 

''-^ .S56. Les conjoncftions et, ou, 7ii\ se répètent assez 
couvent devant chaque mot, au lieu d'unir simplement 
les deux derniers 

Ainsi l'on peut dire : Oit l'un, ou P autre se trompe • 
v.^lephe, i.:r la mhe, }T le frhr, ET la sœur sont 
venus; ni le troisième, NI le deuxitme, ni même le pre- 
mier 71 a su sa leçon. 

** «57. La conjonaion queQi^i d'un fréquent usage ; 
on retriploie, entre autres cas, pour remplacer une 
con,oné1ion énoncée précédemment. 

Ex.: Comme je le savais, et Qim Je 771' y attendais ; 
lorsque vous irez, ou qub vous y enveryez quelqu'un (i). 

**^858. Quoique exige toujours un subjonctif, ex - 
prmie ou sous-entendu : Quoique^V le ci oie, je ne suis 
pas superstitieux ; QUOIQUE tion superstitieux, je le 
crois. 






855. A quoi sert fa conjonRion ni ? 

856. Les conjonflioiis et, ou, ni, peuveutclles se répéter? 
^57- Quel est PusaiTc de la covjonnio}i que ? 
858. Que remarquez-vous sur quoique ? 

(i) I.e niot^M^ est le plus subtil de la laiiRue fiançaise. II peut être nm 
iioiMconjondîit pronom iiKlcfini inleno-atif, adverbe, préposition con- 
joiiaioii, expU tif, einplové <laiis des gallicismes. «-po^iuon, cou 

Voici que. (pies exemples de ces divcis emplois. 

Pronom conjonctïf 

La terre ^//^ je cultive est ferlile. — C. dir. de " cu'tive " lie à 
sou antécédent une déterminative. ' 

Dieu, y //^ je prie, m'exaucera. — C. dir. de " prie ", lie à son 
antécédent une explicative. 

Sache ce ^«^ tu deviendras. — Attr. de "tu", lie à son antécé- 
dent " ce "' une déterminative. 

i7f>9 est l'atHiée qu'û fit le plus froid, C. cire, de " fît " lie à 

son antécédent une déterminative, ' 

Les pluies ^«'il ^ a eu ont rafrau hi l'atmosphère. — Sujet réel 



, 






CONJONCTION 



257 



, 






l/cmploi de cette a)nj<)iK<^i()n est vicieux devant 1111 
participe présent. ICx.: QcoiyuK ne sathaut pas la 

du V. unip. "il y a eu", lie ù son antécédent une déternii- 
native. 

Reste tel que tu es.— Attr. de "tu ", lie à " tel " une détenni- 

native. 
La terre que l'on veut (jne j'acquière est trop chùre.— C. dir. de 

"acquière", 2e verbe. 

Pronom indéfini interrogatif 

Que ferons-nous pour Dieu ? — C. dir. de " ferons ". 

Que serons-nous dans cin(|imnte ans ? — Altr. de " nous ". 

Que le sert «' être fort si lu ne travailles ? — C. ind. de "sert " 

(.^«'est-il arr vé ? — Sujet réel de " est arrivé ". 

Que veux. tu que je t'apporte? -C. dir. de "apporte ", 2' vefbe. 

Adverbe ou partie de locution adverbiale 

Que la nature est belle ! — Mis pour " ronibien ". 
Que ne suis-je arlisie.?— Mis pour "pourquoi", adv. interro- 
gatif. 

Tu «'es encore ^/^'un enfant. — AV<///r, loc. adv., équivalente 
à "seulement", niod. "es". 

Préposition 

Jt ne désire plus rien que le ciel — Uipiivaut à exeeplé, hormis^ 
sniou, lie à "désire" le c. ind. "ciel ". 

Conjonction ou partie de locution conjonctive 

Je pense que Dieu me voit. — Amène une complétive directe. 
Souviens-toi que la vertu rend lieui'eux. — Amcneunecomplé- 

tive indirecte. 
Priez afin que Dieu vous bénis.se. — " Afin que ", loc. conj. 
Quand ou travaille et qu'on économise, on s'enrichit. — Km- 

ployé pour quauif, précédemtnetit énoncé. 
Qu'avez-vous que vous pleurez ? — Ivmployé \ionr puisque. 
Mon désir que vous soyez heureux s'accomplira.— Lie à " désir " 

une déterminative, comme ferait un i)rononi conjonélif 
Il faut </«<' j'étudie. — Lie à "il faut" la prop. um en est le 

sujet réel. ^ ^ 

Cas particuliers 

C'est un besoin que iV.^ travailler —explétif, employé pour 
l'énergie. On peut le su])primer. 

C'est à l'fL'Uvre qu'on connaît l'ouvrier. — "C'est que ", galli- 
cisme employé pour mettre en évidence le c. ind. "à l'œu- 
vre". 



25» 



SYNTAXR 







ù 



s 






/afn^f/t\ ///>!// sc/dirr tomf^trmhr ; dites : QiToiyu'lI, ue 

^••'- S59. .SV pont s.' iik'ltrc !Ui ]>tvmii'r ri nu soo«)iif! 
mcinhiv d'iiiio phiaso : Si roux /r :vn/r: ,/ si vons fr 
/xunrz. Miiis on lo ivniphuv (iiu'lcnu l'ois par y//,- dans 
le scvoiul iiK'inhro : 81 îw/.v /,• ivn/r: ci yuK îw/.v /f 
puissiez. 

Ainii I K 'J. KMIMOI 
J'K rilUTAINivS l.orrrruN.S ('(tN.lOM'TlVKS 

^ *** 860, ./// nsfr ajoulo (hk>1(hk> oln)s,' A 01 m p 10 
l'on vient de (liio. latulis <pio </// reste icstivint la peu 
s«fe. ICx.: // es/ i:f'f/,'/,r/, Av uD^TH i/ /e méri/e />ie/f 
if ft'es/ /)<ïSi:é//énr/, i),t kivVimc/V //'(•;/ s//is /y,rs /(h7/(^. 

**** .S61. Ou(lit<) /;/<'///,v^;//r (levant un vorlu' A un mode pei . 
soniicl; à uioitls de ou ù nioiNS que de, «Irviml un inlinilif- à 
moins tfe, «U'viint un nom. ' 

V.\ : A MOINS yiiK. 7v'//.v wr /r<A'W(?//(//>r,- a moins nu l'eh^ 
tendre, ou mieux a Moxti^i^vx^mWeii/, iidie fui nuiiic, a moinu 
D'dî'is eontroire. 

XX* ,s62. J/(i/x/éf//o' tU' s'i-mploii* ])lus anjouKriini ; lu- <li(es 
(loue pas : M a uok i> ywjc ftoits ne nous x oyions /y,is ; ditcH ; Oikh.. 
QUK, lUisN yi'H ;/(»// ,v ;/^> nous 7;\yions pis. ' 

Cette vieille locuiii)n s'est eouseivOe «huis m<i/xié</n'it en ait. 

***^S63. rendant que nianpie la sinuillancitc de 
deux événements, de deux aOles : IMC" dant ouk vous 
lisiez, foi i-erit deux loniiues lettres. /^///^//■.sc///r exprime 
quelquefois aussi l;i sinuiltanéité, mais avee idée d'oj)- 
posiliou : lîx.: Tandis yuK >• travaille^ vous perdez 
votre iemf)s, vous vous ai/inse': h des riens. 

** 864. Poree qm, écrit eu deux mots, est une 
locution eonjont'^ive qui signifie <> r^^//.sv,///^,- éerit er^ 
trois ni()ts, f>ar ee que, il I"(uiiie un membre de j)hras(: 
qui équivaut fl/r/;A^ r//(\svw///r', /r?; eelo que, par tout 






S59, Si peut-il se replier dans la même plirasi' ? 

.S60. Quelle di(lhrnie y a-t-il entre au reste et du reste ? 

;?,"• Ol'^^'xJ (f'{ on à uioius (|ue, ;\ moins de, /•/< / 

Hn2. l'.inpioit'-t-on t nain malgré (jue ? 

^^?>' Qu'expriment pen<laut <|ue et tandis (jue? 

864. Que remarquez-vous sur parce que? 



INTUKjI'CTloN 



259 



\\ Sooj)iirl 
SI ;'('//.v fr 
(/tu- dans 
K vous U' 



(Y if II r, V.\.\ V\\< cic (ji'K vt)rs <//A\v, />• vois qiir vous 
snistssr.r, I'AKCK griî, si vous iii roifi/^n iiit • /vrv. vous iw 
soiiri(~ ni( it'f^oiuiii'. 

•^'"^' î^'VS Ouoi(fin\ lUMijonolioii, s'cciit on un soûl 
mot, ol si);uirio /vV// «///(•. l')x.: (Ji uiyr"// /(/v.Vf- .V(>;/ (/r- 
."('//, // f.v/ ton joli) s hl<hn(\ 

(^^//(V f///^\ ou doux mots, ost uuo loruliou pnuioiui- 
uulo ijui o«|uiviU>l ;\ t/iuhfiir (liosi* ifiir xn\ f/nt//r (/ios<' 
i/U(\ \\\ : y roi \^v'\\, /tiss(\ il strn nuoir h/ânit'. 



\ cv que 
it lapon 
'c hitu / 
h1,/i<\ 

modo pe» . 
iiliiiilit'; (} 

', A MOINS 

; ne <lilc!i 
es ; (JiKH 

l' il l' Il ail. 

iioito (lo 
JUK <'V'//.v 
oxi)rinio 
éo d'op- 
.V perdez 

osl uuo 

éoril ci]< 

i' phrase 



1 reste? 



CllAriTKK XI 



HK 1, in IKlMKClItiN 



^■■'= S(>(>. , /// / oxpriiuo la joio, la doulour. l'aduii- 
raliou, ou \\\\ uiol. un soutituoul pioloud. l"'x.: An ! 
(fue je sou/^'ir ! Aii ! tjiue/ plaisir ! \\\ ! ue me parlez pas 
del/iiverf 

Ha / oxprinio la stupriso, rolomu-nionl. I'*x.: ÎTa ! 
vous voil<) ! 11 A ! UA ! eoiiiiiie vous y aile : ! 

*■'•* Sd;. .//V/ ot <///// oxprituout l'un il l'autro la 
iU)uloui ; le prouiior s'otuploio isolcuioul, pour oxpri- 
nior uuo doulour iustautauoo. l'!x.: Aïk \ je suis blessé ! 

Le soooud so ropolo plusiours fois, i\ l'oooasiou d'une 
tloulour roitôréo. l*!x.: Aiii ! Aiu ! tu me battras doue 
jusqu'à demain ! AUi ! A m ! ami ! 

**** SdS /)'</// .' iii:u<nic riti^ouciajico, rimMéilulilé. le dédiiin. 
Kx : \\K\\ ! vous voulez tite ! 

Au cotilraire. baste .' mannie le peu de cas (pu» r«>ii fait «le 
queUpruti ou <le (pjelipie chose. l'Ix.: HasTK ! n\n pailons 

*** 869. Cbn.' .' />st f s/.' servent éj;alfinent à l'otnniander le 
silence ; niais la pa tnièrc de ces exchnnations est ])lns forte «pie 
la deuxictne. cl la «Icuxiî^nic ])lns (pu» la troisit^nie. Ivx : ST ! 
ne i/ites tirn ; i-sT ! ou xvxs enteuJ ciitofr : ohot! rous taiiez- 
V0I4S enfin / 



•• S65. (\)tnntent s\'rri/ r expression (pioîipie? 

** .S{)6. ijii'e \ f^i imrnt ah ! </ ha î ? 

'•• S67. {Quelle i/t(tere>ue_y a-/-il entre nïe ! et nid ! ? 

'*• iS6S. Hall ! et l)aste ! innrc/nent-ils la même ehosef 

* S69, /V quelles inteijeetions se sett-on pour imposer 



silenee 



26o 



SYNTAXK 



;"ï ' 



■!>' 



êû 



eten^J^ivam'^ -^ne c,u.!,ucfbis sur cette dernière en di.u.t 

*'l^ 870 /:7. / cxpriiiu' la joie. la doulour. une sur- 
prise ]uv>iuii^r^'c. ICx.: lùi ! qui tintait ntmla ! 

//V.' sert siiîipliMiR'iit ;\ appeler, et (HU'hiutfnis î\ 
exprimer une IcRcro surprise. Hk ! „,,; ! /,)/„,,.., ,,.,,^,. 
rt<'//r / Hic ! tuais c <s/ lui / 

On écrit /// Mai ! plutôt (pie clt bien ! i.arce (nte .•// ' 
a un dcRré de force qui n'est pas néecssaiie pour le 
sentnnent dont il : 'a>;it. 

**^t^ S71. Jlnn! s'emploie, en stvle familier. i)our 
interroger, pour sonder celui à (pu Ton s'adresse l<x • 
HiCiN ! que dites- vous de (Va .V 

Hem ! est une espèee de bruit de bouche (pii .sert à 
appeler. Jvx. : Hkm ! micm ! viens-tu^ toi Jà-luiut f 

""'. ''^"^" ^'^ V, '"^^^ ""'^ .Uénc'ralemenl devant un mot en 
apo .tro])lie. Kx. : / 'ous sarey, ô mou Dieu ! si Je rous 
a/me ! -^ ' 

Oli ! exprima l'admiration. la douleur profonde. 
Ivx.: On ! que i est lu au ! on ! que je ^oulfre ! 

IIo ! inanpie rétonnement. et sert ù appeler Kx • 
Ho ! eomme rons y aie- ! no ! 110 ! u\ille- doue Aa's- 
sf vite ! ^ ' 

,.*!* '"^"^v /'/77/ / espC'.H' (le rouleiiuMit do la laiii,nio. s'écrit de 
d.llerentcs manières ^brn ! dnr f /nr / otc). et sert à re, ré 
semer eertun.hruils. ,-ar eNetaple celui ,,ue fout les oiseaux 
qui s envolent en n.asse M^.^ J'a^rrçul drs Mdriv ; mo^ 
ton-t/ue /r 1rs visai, i-r r kT ! ri 1rs ctairnt ,/ijà lurn loin 

■■■ S;.}, /.rst ! exprime la mn,|,K'rie, le dédain. :\ peu prùs 



l'ous rroyrz faire ce 



cotuine /udi ! mais il est moins usité 
î>oyage, zi-:sT ! 

Ou dit proverbialement : // est entre te ziST .7 /.• z..:sT, pou 
..lue qu il 11 est ;// laen m mat, ni bon ui mauvais. 



** 870. Qu\'.\f)riiiie>it eh ! et hé ! ? 

**><■ 871. Quand rmptoir-t-011 hein ! rt heiu ' ? 

** «72. (). oh ! et ho ! sont-ils svnonvmrs } ' 

873. Que reauirqiirz-vnus sûr prrrt ! ? 

*** ^74- Q"<' rrmarqnr~-voiis snr zest ! } 



en (liHuiit 



une sitr- 


llffoîs si 


^' / irnes 


(lUc c/i ! 


]^<)Ui le 


M', pour 


se. lix.: 


li sort à 
utf 


mol v\\ 


' J(' vous 



ofoiide. 

. Ex.: 

'onc pas 

'écrit (le 
à repré- 
oisfaiix 

■; «/<?/,v, 

)eu près 
/<//;•(• r<' 

ST, pour 



APPENDICE 



I.~ Historique sommaire de la langue française 

l,a lang^nc parlée autrefois dans le.s Gaules était la 
l;'nj;ue altiquc, dont le.s reste.s se sont eotisv r^és 
jusqu'à nos jours dans la BrctaKiie, l'Iveo.sse, l'It lande 
et le pays de Galles. 

Les Roniains ayant con(iui.^ les Gatdes un denii- 
.s'èelc avant Jésus Christ, y introduisirent peu ù peu le 
1 tin, leur lanj^ue. 

On distin>;nait alors le latin populaire, parlé i^ir les 
soldats et les colons, et le lai in littéraiie parlé et écrit 
pu les j;ens de lettres et les personne, t n ])laee. Ainsi, 
p )ur dé.sii;ner le cheval, le peuple disait cah.m.i.us, 
d'où sont dérivés cava/r, cavalier^ clicval, cheval ivr...: 
et les j^ens de lettres disi' nt icijitus, d'où sont venus 
écurie y éqiiHafion, an ver, Ci/ntsfn' .. 

Or ce fut le latin jiopulaire cpii se projagea le plus, 
iixais en se modifiant selon les contrées. 

Au V^ siècle, il avait formé une lanj^ue d'un u.sage 
assez général, et cpie les savan's nommaient par ciéri- 
sior ii>ii,ua i^^inana rusfica t)U "langue romaine des 
paysans." 

C'est cette langue que l'on a a]ipelé le roman elle 
avait beaucoup d'analogie nvee Vtfa/ini vlVis/> quoi, 
formés i\ peu près de la niêi i_' manière 

,\u viiT" siècle, cette 
langue Se ixirtagea en deux 
grandes branches dé.si- 
gnées, comme r'étnit alors 
l'usage, par le mot qui 
marquait l'affirmation 
{oia') : au non ' i Ac;/;'///- 
d\)'/7; au sud, i iiUii>uc 
d ' oc. 

La langue A' cil fut illus- 
trée jxir les trouz'crcs ■ la 
langue d'(^ , par les iion- 
lyadours. La première, par- 




202 



APPKNDICB 



m 

"f'r 



«s 



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1 I 
I > 






.eccm.,., vo,.s,„c. .,. n.a,ie, était pins ..ti.ï.;,:,;^ •„;;: 

introduisirent le ilialcok^ //,,„• ^A ■ ''""'"'"'• >' 
qu'il .itait^a lan^uel^î^or'.',:; •„t"'r.;s.'rce e 't^ 
clase elcvce et n.slnnte. Ce dialede est ée an', ,' 

Dans chacune des Droviurnc oî^..*/ t 

royal, le peuple eo„ser^'ar,":r,e?^ T„,"'e "T^^:: 
ains, que se sont maintenus les iclion"cl ,;J.'„?,W 
Ar« «Tet A>«;y«y„„,, qui sont, non du françafs "l éri 
par les pay,saus, „,ais les restes des vSdiak^Is 
provniciaux. vh.ua uiaiectes 

Fran'ce'^ ftft ftn 'f ^'''!' ^f ""• ^^ '^■"' roi. de 
rrance, lut a son tour, ajouté à leur domaine • 1p 

/««(■«« s'y substitua dès lors à la/.,>f^e7or ill 

debns de ce te dernière la.igue se sont conservés dnit- 

qui pendant lougten.ps nont plus Ruère été pariés aue 
par les ho.nnu s du jK-tiple, n,.' is qui de nos Z s^ t 
culttves par des éc-rivains et des poètes distingués 

Ainsi le d.aeae Jra»fa/s. parlé d'abord fènlenien. 
iT 'i ^;^l-F'-3"^e, supplanta peu à peu tous lès 
autres dialefles, soit du Nord, soiï du Midi et dèvi.H 
at. xiv^ siècle, la langue comnutne du oyaume'k 
lavgtie française. ■^jaumc, la. 

rT^.n!%!"i "^"^ ""'V '^^^^.^ ^" commencement du xvrie 

mâtiné aur^;?ft ^T'""''" ^'^^^ ^^^ "^^^''^^^ ^ransfor - 
mations, qui fut 1 œuvre non du peuple, mais des 



ITISTORIQUK 



263 



'tait plus 
iTitc ; lu 
lie, j)his 

nt ellea- 
i appe'é 

ijoutatit 
Jaiiic, y 
L iiicme 
e de la 
- qu'on 
français 

lomaine 
et c'est 
rmand, 
s altéré 
ialec5les 

'ois de 
inc ; le 
\- lyes 
îs dars 
vcnçal, 
es que 
■s sont 
s. 

enieiit 
us les 
levinl , 
ne, la 

xvn^ 
nsfor - 
is des 



savants. Des érudits maUivlroits l'inondèrent d'abord 
de mots tirés du latin et formés sans tenir compte de 
l'accent toni(iue. Vint ensuite Ronsard, avec son 
école, qui voulut imposer des expressions et des tours 
bi/arres empruntés au j^rec et au latin. Au xvr siècle, 
ce fut la manie de faire en français de l'italien et de 
l'espagnol, qui menaça à .son tour d'altérer le génie de 
la langue. Au connnencement du xvii*^ siècle, Mal- 
herbe, l'Hôtel de Rambouillet, les Précieuses, firent 
.subir à la langue une épuration nécessaire ; mais leurs 
exagérations lui enlevèrent ([uekpie chose de sa viva- 
cité et de sa richesse. Alors on commença d'ortho- 
graphier • 



Anthair 
A âge 
Avccquc 
Dcffunct 
Dïsplust 



auteur. 

âge. 

avec. 

définit. 

déplût. 



F.sicsve 

listre 

Fluste 

niaist 

Scureté 



élève. 

être. 

flûte. 

plaît. 

sûreté. 



Ce travail de réforme fut consacré par le Dictionnaire 
de V Acadéviic, dont la i)reniière édition parut en 1694. 

Sous Louis XIV, la langue française se fixe par le 
bon goût des grands écrivains de réi)oque ; elle atteint 
dès lors sa perfeétion, et depuis, à travers les influences 
diverses des hommes et des événements, elle a con- 
servé la physionomie que lui donna le grand .siècle. 

Comme on le voit, la langue française s'est formée 
en deux fois : 

1° Par l'adlion spontanée du peuple, d'où est .sorti 
le vieux français, avec son naturel, .sa fraîcheur, .sa 
vivacité. 

2° Par le travail étudié, réfléchi des savants et des 
écrivains, .sous l'influence desquels le vieux français a 
modifié son caraélère, et, après bien des déviations et 
des épurations .souvent exagérées, est devenu peu à 
peu la langue noble, sobre, claire, des grands poètes et 
des grands prosateurs du xyii*" siècle. 




!( , 




K'l.|.MI.;\rs PONT NI' COMI-OMIO IV i.vN,, 

I.a lmy,ti,.« Inmvaisr, ,I.mi.s K 



I K l''UANr,\IMi] 



[' liMKl «'Sst'illlfl i|||i l„ 



i.inL:;,'';;;;::;:'7;:^,:;,;,:;r;;;f^'.'^':'--->v.»,"-, 



iJin^iio. 



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.C'.v.t .1,,/,,/;,,." ■••"■•• '■""'-' K-"-n,U.,.u.„( .1,, 

.••■M-..".a.si,i>v:;;,::;;;:.;:;,:,'-;;;::',,,^- ^' 



'■•.^; ; ^-ur -.;;• ;;::;vt^ ..n,^^ ,.,,,,„ 

rn oortai.t nouihrv .1. mots lVa„vairsnia uuvs 

::.::-ï;^'^r';:.;;:;:r:,:t;^;t-;:';:-;;rri 

cmsulccs co,„„u- .le ,„ov>.„a,uv latino.' 'IVls Mmu' 



i 



•MMiintp 



ms'r<n<ionK 



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r|>(unu's, 
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• «K- I;i 

in «IiMix 

t" taiuli.s 

V, r'ivsl 

'f^ tiu»ts 

ft itii 

pi 11 U's 

'<'//V /*'/<"' 
is. alli"' 

UMIR'tltS- 

Itisliio ; 
UMll (lu 

o mots 
rapic\s 
Mir la 

« 

^>în|iKv 
0(luitf\ 

X ; on 



i.> d'oïl 
L ôlrc 
sont : 









a>iliii',\jiit\ ))ioiiu\ f>itH't\s<\ ifiotT'sr, v\v. Il n'i'Ht j'as 
(|m'sli<m i i <Ks tciints li'(lmi<|iirs fojnu's jcir les 
savants «Irpiiis la Uciiiiissatnf ( I',) 

0. I.ts wuAh ,i;/'r/f/(n/ù//u\\ s tit an iionilur <lc .|5«) 
iMi\ii(Mi. ils se rappoilcnl ^t'iiriMlcincnt à la ^:;nrnv, 
l\ la niaiiiu-, à la chasse, i\ la prclic ofi an <ln»it 
roulai. I'',N.: 



lui cm 1 <• 


1 'iliii 


II)! 1 (""1 


|r.,l 


liii II II it'i (' 


llr. Ili< 


II, Il i|iii' 


imi il 


l> ll.ol 


niu 1 1 !• 


1 il Ml il 


|iltul( 



iiMi h< lit 



iillcil 
Ihiii 



uni finir I Ml |i'' 

IllIiMli lliiti 111^ l'.iil" Ile 

|), Ia*s mots <rr>//j; ///.■• ('/niny/r>r (pli mil piMirlrc 
ilaiis 11' l'iaiu;ais drpnis \v xii' sictif sont an nonibn- 
i\v I I •( i( > iii\iron. I',x. : 

Mitrs \K\iii',s. Alcliiinic inf t//,fnhi), nilr {i/Ki.-cr}, i\\Ci\v 
l\<//ff/>, K'»'«""*' {i:^><i'ii^< /.<^'iiilli {\i>f//\ /A-io (s//ft>//) 

Mots ITAI.IUNS. IIhUmm» {f>,t/,,>n,-\, iMiulltni {hiil/nnr), l)niv.» 
(/'/w.'.'K omiosMf {iiin»::a), «•uimival {aonova/f) , vsi-inc 
(Si'i<Uto\ piaiM». 

M(»TS i;si'A('.Noi,s CNnimiiidlr {<,iiiiiii<',/tn, nistiiiMirtlc ims 
Uinrtits), Viiil>ai>',o, j;iiiliiio (•'jn/nf/ii), liâl)U-r (lnih/,n), iiiiiln 
\\\ynv [iihiiiii int>K>), ^\\vhW [\ic.^h(] 

Mois \n<;i,ais, lUIl, iM.xr. ImkIkvI. j.iiy. î.!U|iu-1><'I {fuukr/ 
luuih, piim-li. t<.sli.r(/.'</A//'.v7, huMilrôli), lail, Htniiiu-i, spk-iMi, 

Mors Ai.M'.MANitS Uivoiiiir (l>rià\u lu ), blocM'. {f>/i»A-/i<i/ts), 
yj,xyc\ ('.:>. 'i/>,n), ^alirr (sr//n/), Sflila,i-iie {s,lil(iy,r>i ), liiiKiiirr 

:.. A iHs noms dérives (k-s laiiKncs U-s pins nsiulUvs, il 
faul aioiitri nn prlil iioiiibii- de mots; 

lli'iiKia'X ; cluMiiliin. kCik-, i>A'|IH\ srtapliin ., 
Sl.xvKS : (lo'inaii, hussanl, ju.lkM, Hcliako, slt-ppi' ,. 

AmKku'ains: raïman, chorolat, iiini^. onraKaii, laltac. . 
()Kli,NT\iix ; tlu' ^CliiiK-), paria, hauihon (liidr)... 

Iv, î.cs mois iVot/y/ftr saran/r soiil an notnhrt' d'en- 
viron K| o.H). Ils ont été créés après le xV sièi k-. Ivx.: 

Mots titi-sdii lutin. Codidinaticîn, iiiroiislitiitioniiel, (u-airc, 
iHilorir, pnaïu'dilalion, proporlioii, jvlatioii... 

.IA»/v tiih du ynr.- Aristocratii'. aul<»psti>, cosinof^'r.iphic, 
imMtc, iiiicioscoiK', pliolnj^rapliic, tt^téKtaphe... 

V, Parmi les mots qni se sonl introdnits dans la' 
îaniine, on pent c nrort- t^omjiter ; 

r' Les mots lornu'H de noms pro]>res de personnes 
plî de villes, lels (pie : ailcpin, dn moine italien, anteiir 






266 



APPENDICE 






du premier di(5lionnaire • g-uillrmH rf„ i.- 
Guillemet; macadam, li Vh'ié^tL t ' ""P^r" 
Adam ; ma„sard,; de l'arclitêle M-, ,?'''"' ■'^'''- 
du mécanicie., Quinquet à«^' ^ ^^ "* ' '"'!'"'""' 

ceux ^z i:t, tHTi.o^i^-etrrnx '^:-f- 

coqncrko, cliquetis. ^^mme. i^x. . glouglou^ 

Un grand nombre d'onomatopées de la Inno-n 
française ont leur radical en latin Ain Jt 1 langue 

^o^>^~^:T. ''°^^^'"^ '■'—-■ tels sont : 

par certaines catégoSde neio^^fc m ^."^^^^^s contrées ou 

I.a dernière éÂioT Ê". "SSunli:^^^^^^^^ 
environ 30 ooo mots. ^uounaire de 1 Académie donne 

STATISTIQUE DE LA LANGUE FRANÇAISE 

ha langue fraiiçaisç est parlée • 
du Norf, '^^'^^''^'^ P"'- de la Bretagne, 

(2COOOOOÎ1.). uoon.j, et du Canada 

A côté de la langue nationale, on parle encore en 

Prance cinq Idiomes et plusieurs patois " • 

Us cinq Idiomes, d'une nature absolument différente 

Le bas-brcto?i est un vieux dialec5le celtique ■ il P^t 
parle en Bretagne par i ooo ooo d'habitants ' ^ 

U flamand est un diale^e d'origine germanique • il 
est^parle par .00000 habitants clu dipartement 'dtî 






- ^-m ' 



MUM 



TRANSFORMATION 



267 






te àasçî(c Qst un idiome fort ancien dont l'origine 
est inconnue ; il est parlé par 120000 habitants des 
Jîasses- Pyrénées 

Le fa/a/a?!, dialeéte dérivé du latin, est parle par 
130000 habitants des Pyrénées-Orientales. 

La àui^rue d oc, dérivée du latiii, est parlée du midi 
de la Loire aux Pyrénées, et des Alpes à l'Océan ; elle 
se subdivise en dialectes, dont les principaux sont : le 
proveiiçal, le hinçrucdocien , \e gascon et le limousin. 

Les principaux patois sont : le picard, le normand, 
'\i lorrain et le bourguignon, qui, à cause de leur 
analogie avec le français, sont appelés des patois 

français. 
On donne vulgairement aussi le nom de patois aux 

tiialeétes de la langue d'oc. 

II.— Transformation du latin «n français 

La langue française, dans le fond essentiel qui la 
constitue, et du latin transformé ou plus ou moins 

.'altéré. ^ ■ 1 • 

Cette transformation s'est faits d'après certaines lois 
i'ont nous indiquerons les principales. 

I. Suppression DES DÉSINENCES. Ex.: 



• 



vom.cn 
i-oni 


\\nuvi 
vin 


don//;« 
don 


bonus 
bon 




mur«;« 
mur 


v'hrist7/5 
(.lirist 


Paul «5 
Paul 


Philippe.? 
Philippe 


Bernard «5 
Bernard 


finiri? 
finir 


2, Autres SUPPRESSIONS. Ex.: 




durab/1/5 . 
durable 


crurfel/.s- 
cruel 


organtim 
orgue 


h.ospi{a.\c 
hôtel 


/'zbere 
boire 


régler 


secvLntateM 
sûreté 


h\asp/icmu)u 
blâme 


3, Permutation de voyelles, Ex. : 




yosrt 
ros^ 


\s.eîixe, 


ço\ox 
couXeuT 


flwvius 
âeiixe 




littera 
kttré' 


yn^nus 
i-wain 


P? 
P< 


lus 
'il 


hVzgu 
k«gi 


a 


te\a 
toile 




ct'ra 
c/re 



14 ^SJt 

I mm 



268 



tf 



fil 



ifiii 



APPENDICE 



4. Permutation de consonnes de même opgane. Ex. 



faba 
fèvii 

glar/ius 
glaive 

5. Au 
c/i, et / 1 

fan tus 
r//ant 

a/ba 
■a«be 



draronis 
draç-on 


sa/>onis 
saz'on 


cifowia 


cure'us 


c\Q-o^He 


cour/;e 


s PERMUTATIONS, dont les 
Hx. : 


ramisa 
<7;emise 


varra 
var//e 


pa/ma 


va/ 


paume 


\'a« 



a^uila 

ai^le 

fauda 
çuexie 



rarbonis 
r//arbon 

sa/vator 
sauveur 



a/>icula 

aAoille 

a<7ua 
ai^ue 



rapra 
r//èvre 

niante/lum 
niantca// 



^^"!^,Z^^} !^TT ':"f^f,V' P"^' "nager"; /r^r/;.. est devenu 



6. Transposition de lettres. Kx. : 



arbor 
arbro 
arbre 



alter 
altre 
autre 



pastor 
pastre 
pâtre 



liber 
libre 
livre 



7. Coupure des articui.ations sp, st, se. Ex. : 



maior 
niairo 
maire 



.y/ongia 
esponge 
éponge 

5/ena 
este] la 
étoile 



spaàa 
espée 
épée 



.?rola 

escole 

école 



sp'ma 

espine 

épine 

s'/agnum 

estang 

étang 

8. Maintien de lettres étymologiques. Ex 



.^rriptura 
escriture 
écriture 



.vrai a 

eschelle 

échelle 




lll/>US 

Ion/ 



di^itus 
doi^t 



nifl'us 
nid 



teni/us 
temps 



punrt'us 
poi^s 



9. Contraction DE plusieurs mots. Ex.: 

Piimus tempus (premier tenip?) 
Alba spiua (blanche épine) 
Aurum faber (or — ouvrier) 
Vinuni acre (vin aigre) 
Lunae dies (de la lune le jour) 
Martiis dies (de Mars le jour) 
Arbor cultura (de l'arbre culture) 



printemps. 

aubépine. 

orfèvre. 

vinaigre. 

lundi. 

mardi. 

arboriculhire. 






.-««*(^S^--«w. 



KTYMOLOGIK 



269 



;. Ex.: 

icula 

cille 

un 

; rdur 



eu 



Dra 
^vre 

iiîte/lum 

t devenu 
haninus. 



lor 
iro 
ire 



itut 
rit 



h 



III. -De l':etymologie 

ÉLÉMENTS ET FOllMATIOX DES MOTS 



875. L'Etymologie (a) a pour objet l'origine des 
mots. 

Elle décompose les mots dans les éléments qui les 
constituent et étudie l'histoire de \^\xxJonnation. 

l I.— l^léments des mots 

876. Dans les éléments des mots, on distingue : le 
radical, \^s préfixes et les suffixes (Jj). 

Les préfixes et les suffixes prennent quelquefois le nom géné- 
rique à^^affixcs. 

_ 877.^ On appelle radical {c) ou racine la partie essen- 
tielle d'un mot, celle qui en exprime le sens principal, 
Ex.: "D&ns passa^ire, passager, passable, dépasser, repas- 
ser, trépas, trépasser, le radical est pas. 

878. 0\\ appelle préfixes ou initiales des particules 
ou des prépositions placées avant le raaical, et qui y 
ajoatent l'idée secondaire indiquée par leur propre 
signification. Ex. : Dans vv^Mire, vwtvoir, la particule 
///est un préfixe qui ajoute aux radicaux dire, voir, 
une idée secondaire d'antériorité : ^B.tdire, dire d'a- 
vance ; vwkvoir, voir d'avance. 

879. On appelle suffixes des syllabes placées après 
le radical, et qui en modifient le sens. Ex. : Dans les 
mots r/m;/^t'MENT, /^jrMENT, la syllabe ment est un 
suffixe qui signifie aflion de : clwngcM^-i^r, aflion de 
changer ; payeuu^f, aélion de payer. 

880.^ On appelle mots composés ceux dont le radical 
est précédé d'un /);v;yfar. Ex.: Ccntre-û'/a^, entre- 
prise, 

881. On appelle mots dérivés ceux dont le radical est 
suivi d'un suffixe. Ex.: 6';ï^;/rt'EUR,/;^ESSE. 



Etym.— (rt) EtyiiioIofi:ie.—T)e deux mots grecs : étitmos, vrai ; lo^os. mot. 

ib) Pirjixe, (lit iiiotl.ttiii pia-fixinn, fixé devant.— .S'///?ï.tr, du \aùn:iiiffixiim, 
fixé après.— ./^/.iv, d\i laliii affi.xinii, fixé à côté. 

{c) Radical.— r>\\ latin iadiralei)i, de ladix, >adicis,ra.ch\e. -~ Raci>:e, dw 
baslatm radtcina, formé du latin radicem^ 



270 



Al'I'KNDICK 




I : " 




882. On MppcUo faiiiillr de mois un cMiscniMc, un 
j^roupc (le mots ([iii ont Ir niônic ratli-al Ces mots, 
awo liikV' conninuK- t-xprimcc par K- radical, présen- 
tent eliaeun une idée secondaire distincte, marciuéo 
par les préfixes ou les sullixes. Ivx.: Touk, rovïoicr, 
'\\n\ifiti(f\ lo/now., r/^rouK. poiuïovM, /vtouk, cn- 

SS^. La racine d'une famille de mots ptenci souvent 
des lormes diflcri-nti-s dans les divers s^roupes tle mots 
ipii conslitikut ct-tte lamille. Ainsi dans la famille des 
mots snixants, la racine est. tour à tour : //. /fx>\ /i\\ 
/<■</, /(/. //s, m : J.h(\ élin\ /rr/itr ; /('xendc, /ri^ni- 
(/(ï//r, t'Iri^dUir : ififtli/ornir, i>it(-//ii^(-iif, i)iU'lli<^ibli- ; 
h-nutc, lt(-i(U)\ t'icniou : /t/frc, Icttit'-; liseur, iisHylc ; 
littt''}aht)i\ lainal. 

l 3. Radical 

SS4. le railical exprime ce ([u'il >• a de fondanu-ntal 
dans le mot ; ce (pii. dans une tamdle, établit la parenté 
ou la ressemhlance des mots, «piaut à certaines lettres 
esseniielles et (|uant ;iu .sens jMincipal. 

SS3. Le mol simple latin a souvent formé un mot 
simple français, (jui se retrou\-e sans altération dans 
un .uiand nombre (U> termes de la même famille. I^x. : 
/)*("/ (de l)onus\ A';/A', boimrniruf, drbouuain-. Chant 
(de cantus^ i/uni/cr, c/idiildn, ouiiaiiftifr, oicJuniU'- 
»/(>it, etc. 

Cila !io veut ^as dire (jne tous U>; mots français d'une luêtne 
fatuille tlérivei.t du radii'ul, ])ar l.i sunple addition do prélixi'S 
t)U de sullixes. l,e i)lus souvent ils se loruieul direOleinenl (tes 
mots latins corresponilants, c'est-à-dire ([u'ils viennent tout à 
la fois du radical, des ]iréiîxes et des snlTixes latins eux tnènies. 
Kx. : />\>////' (de /'(>;///,7A7;/), ihautrr (de laiilan), iJuinh'Ut (^de 
i\v:/iu<-n/), i-ncIhuiU-ur (de i)uantato>nii^, 

8S6. Certains composés et dérivés ont pour radical 
un mot latin (|ni n'a ]>as t\>rmé do mot simple en fran- 
çais. Ainsi, dans détruire, le radical est le mot latîn 
strucrc (bâtir): dans vocation, le ratlical est le mot latin 
vocaro (appeler"). 

Dans d'autres mots, le radical fratu;ats stibil de< itiodifr-iuons 
plus ou moins grandes, qui s'expliquent par le n.ot latin itontil 



mblc, un 
Jcs mots, 
1. prcsc'ii- 
iii:ir(iucc 
Tov a //tr, 
\)VHy eu- 

I souvent 

(le mots 

iniilU- (ks 

fr///\> '//>/(• ; 

\ //s/M'; 



(lauR-ntal 
a parente 
es lettres 



; nn mot 
tion dans 
le. l'.x.: 

•. ( 7/û/f/ 
i')u/ia)itc- 



iitie nietne 
le prélixt-s 
otiu'iit (tes 
lent tmU à 
iix tiKMiies. 
in II' m \i\ç 

ir radieal 

en frati- 

mot latin 

mot latin 



nlif' /-fiions 
itin lontil 



PKKl'IXlCS 



271 



ver 



iTénve;ainsi(le/.;W/,/;v(.lu latin prcducnr) o-i fit ,l<?rive, 

dne\ on forme ronrspo,uf,r et non coin-poudre. ^ 

, 8S7. Ivc radical se modifie souvent dans ses lettres 

inales pour se scmder au suffixe. J-x.: /..,.-;' kssk 

l'ir.ar). /y/iymWM ^p/iys/quc)^ pr/nfaniKn ( hr/ntnnhs^ 



fi 



'i 3« Préfixes 



.S.SS. I.a i.lnpart d' s l'iv fixes sont formés de prépo- 
sitions ou même dadve.bes empruntés au latin on au 
'^'n'ah/ic' ' '^^'-^'""'^'''^ ^^poscr;~i>v,mp/irast', j'cpi- 

(Jnelques préfixe., comme ;v, ;r, ne sont pas des 
IM-eposilions, mais des particules initiales qui ne s'em- 
Woient jamais seules, pas i)lus dans le latin que dans 
le rrançais. 

.S.S9. Les préfixes se modifient parfois suivant le mot 
qu Ils précèdent ; ordinairement la consonne finale se 
change par assimilation en la consonne suivante. Kx • 
An, AC nv/Z/r, AV-prorZ/rr. 

S90 Us mêmes jM-éfixes s'appliquent également au 
nom, a radjedif et au verbe. 

TAJJLRAU DES PREFIXES 



An, (i/)s, loin (le, hors de. 
Al), II, à, vers, auprès. 

'"'. <{/, o^. 

al y </«, ap, 

ar, ,is, a/, 
Anth?, (I///1, avant, 
HïîNi bien. 
l|is. /)/. i}vu\ fois, 
CikciM, nt,ou, autdir. 

Cis, en 'leçA. 
CoM, II* ro/\ ive(î, 

û)n, cor. 
(^o\TR.\, t'ont* otintre 



1 K, //Av. „..s. //, . 

oiu (le. 
Ï'-N, <///, (ïan> vers. 
^xTRt;. 



hors de. 



AbiKs, abje(5l, abstenir. 
Adjonction, adjoint, amener, 
Acconrir, affront, ajï^'raver. 
Allocation, annott-f, apporter. 
.\rriyer. assentiment, attirer. 
Antédiluvien, antichambre. 
Bénéfice, 'étiévole. 
Biscuit, bipède. 

Circumnavigation, circonlocu- 
tion. 
Cisalpin 

Compassion, coéternel, colpor- 
ter. 

Con • correspondre. 

C >• Lion, contrefort, con- 

troverser. 
l>éjj;ont, déshériter, disioindre. 

«linusion. 
Knclos, enfoui, embrasser. 
Kntreniêler, entresol. 



\ 



il 



». 



272 

Kx, â, ef, es^ hors de. 
Extra, hors de. 



FoR,/(Jwr, hors de. 
In, //, ////, /r, eti, dans, sur. 
In, //, ////, /;•, non. 
Intkr, iuira, intrOy parmi, en- 
tre. 
M.Mvè, mau, mal. 
Mks, ml\ mal, point. 

On, oc, of, op, eu face, auprès. 

Pkr, par, il travers. 

PosT, ajjros. 

Pkk, avant. 

pRo, pour, pour, en avant. 

Rk (I ), ;/', r, de nouveau, contre 

Rktro, en arrière. 

Sun, suc, su/', sous. 

su^\ sup, su. 
SiVVKv, sus, sur, an-de'^sus. 
Tran.s, /ra, trc, au delà. 
lTi,TRA, outre. 



APPICNDICK 



lîxtrait, cconduit, elTeuiller, es 

souffler. 
ICxtraordinaire, extrados, ex 

travaguer. 
l'\)rfait, fourvoyer. 
Infusion, immersion, illuminer. 
Illéj^al, improuvcr, irrcx^lier. 
Iuterli}j;iie, intrados, introduire. 

Malédic^'on, mal<îfice, maudire. 

Mes.séant, mésaventure, mé- 
dire. 

Ohjeélor, occurrence, offrir, 
opposition. 

Perforer, parcourir. 

Postdater, ])osU'oiMmuni(>n, 

Prévision, ])réfi\e. i)réoccupcr 

Projet, pronom, ))ourchasser. 

Refonte, réagir, rachat. 

Rétrocession, rétrograder. 

Subdivision, succéder, suirixe. 

Suggestion, su])porU r, sujet. 

«Superposition, snsdit,surveillcï 

Tran,s])ort, travestir, trépas. 

Ultramontanisme, outrepasser. 



rUKFI.XES (IKKCS 



A, au, privatir on négatif. 
Ami'HI, autour, des deux côtés. 
Ana, contre, de nouveau. 
Anti, auli', contre. 
Ai'o, loin de, en faveur de. 
Akchi, arche, chef. 

Cata, en bas, sur. 
1)1, dis, deux fois.. 
DiA, di, à travers. 
PvN, cm, dans. 
Ei'i, sur. 
Eu, ev, bien. 
Hypkr, au-dessus, sur, 
IIvi'O, au-dessous, sous, 
Mi'iTA, après. 
Para, contre, auprès, 
PÉRI, autour. 
Pro, pour, devant. 
SvN, sym, avec, ensemble. 
syl, sy. 



Athée, aidiytlre. 
Amphithéâtre, amphibie. 
Anathème, anachronisme. 
Antipape, antéchrist. 
Apostasie, apologie. 
Archiduc, archevêque, arché- 
type. 
Catastrophe, catacombes. 
Diphtongue, dissyllabe. 
Diamètre, diorama 
p/ucéphale, em])hase. 
I^pilhcte, épigramme. 
P^nphonie, évangile. 
Hyperdulie, hyperbole. 
Hypothècjue, hy|)ogée. 
Métaphysifjue, métamorphose. 
Paratonnerre, para[)hrase. 
Période, périphrase, périmètre, 
Programme, prolepse. 
Synthèse, symbole. 
Syllabe, symétricjue. 



(i) Re perd son e muet o<i iMxiid un é fermé devant une voyelle ; y-exsuyer, 
pour re essuyer ; ré-agir, jjour re-agir. 



"cuiller, es- 
rados, ex 



illutniticr. 

rrcxiilicr. 

ititroduire. 

.\ tnaudirc. 
turc, mc'- 

:c, offrir, 



lunioii, 

réoccupcr 

rchasser. 

lat. 

nidcr, 

r, .siiirix(\ 
1 r, sujet, 
t.surveilkn 

trépas, 
utrepasser. 



libie. 
lisinc, 

ue, arclK!!' 

nbcs. 
ibe. • 

le. 

oie. 

ée. 

itnorphose. 

Il rase. 

périmètre, 

se. 



Ue ; reisuyert 



SUl'M'IXKS 



273 



On peut re^ijarder aussi comme des préfixes, (piand ils sont 
placés avant le radical, les mots : avan/, atrii'tw hit-n, mal, non, 
sans, vice c\ la place <leK ainsi (pie ////, (frini, scini, inniti (iiom- 
hreuxK uni (im), duo {du, du uni), iir.s (//>', (ri, hinni, /r/), etc. 
I')x.: .lvant-i>ani(', aryihr-houtique, bienfaisant, mal heureux, 
non-sens, sans-sonei ; vice-roi ; uii-earfuie, demi-heure, se)ni- 
douhle, multicolore, unisson, duumviral, triumvir, i/uadran- 
i^ulaire. 

ë 4.— Suffixes 

H(>i. Oïl (lislin^iie les .siiflixcs de noms, {l'adjccflifs, 
(le verbes et d'adverbes. 



HUKKIXKS DU NOM 

892. I,es siifTixes de noms .servant ù indiciuer : 
^^ l'acHion, 2° la (|nalilé. 3" la fondion, 4" le lieu, 5^' 
rinstnnneiit, 6" le eontenn, 7" la profession, 8°'le 
pays, if les diminiilifs, 10" les au^menlalifs el les 
péjoratifs. 

i'' Ias siifllxes (lui iudi(pient Varlioii sont : 

Ion. \',\ :. .Idora (ion, néWon iV adorer. 

AisoN — ('on/ui^aison, n.i::iU>u dv con/u^uer. 

Mknt. — /'aye/nrnt, i\i!:ï\(m dti />a]'er. 

Vkk. — lirùlure, résultat de raélion de briller. 

A(;i>;. — Arrosai^e, at^lion (Wuroser. 

Anck. — (obéissance, .'uHion d'obéir. 

ICriI';. — iMoqurrie, ai'^tiou de se moquer^ 

Adic. — Reculade, aélion de reculer. 

Andic, ■ — l'ropa^^ande, at'^ion di!^^ f>ro/>aiier. 

IS. '— Hachis, résultat de l'action de hacher. 

Ces sulTixes sont généralement construits avec le radical d'un 
verbe. 

Les suffixes iirc et a^rc, avec un nom pour radical, 
indiquent un ensemble de choses. Ivx.; l'oilnre, 
ensemble des voiles d'un navire ; pliuiiage, ensemble 
des /)/;/.v/r.y d'ini oiseau. 

2° Les suffixes qui indiquent la qualilc sont : 

Ange;. 
Kncr. 
Tî-, ITÉ. 



TUDR, 
EUR. 



Ex.: Constance, qualité de celui (jui est constant^ 
'— JCvidence, (|ualité <le ce (jui est évident. 
— Bonté, docilité, (jualité de celui qui est bon, 

docile. 
— - Exactitude, tpialité de celui rpii est exact, 
■— Epaisseur, (qualité de ce qui est épais. 



BWafetlî 



274 



APPENDICE 




ESSB. Ex. : Sajyesse, qualité de celui qui est sa/^e. 

lE. — J/oc/i'slie, (jualité de celui (ji est i/ioi/e'sir. 

ISK. — J'ainéaniisc, défaut de celui qui i^i^i/aificanl. 

ICH. — Justice, vertu de celui qui e^\. juste. 

B<RIR. — Etourdcrie, défaut de celui (jui est étourdi. 

ISME. — Egoïsvit\ défaut de celui qui est égoiiste. 

Ces sufExes sout ordinairement ajoutés à un adjeélif. 

Le suffixe cric, ajouté à un nom, indique le métier, 
Vart, et aussi le local où il s'exerce. Ex.: Verrerie, 
art de faire le verre ; lieu où on le fait. 

L,e suffixe isme indique souvent un sysftmc de 
cro} ances, où encore ime locution propre à une langue. 
Ex. : Protestantisme, s> stème de croj'ance des protes- 
tants ; latinisme, locution propre à la langue latine. 

3° Le suffixe at, ajouté à un nom, indique \2ifom- 
tio7i, la digniié, et aussi le lieu où elle s'exerce. Ex : 
Apostolat, fonélion de V apôtre ; secrétariat, lieu où le 
secrétaire a son bureau. 

Remarque. Les suflîxes relatifs à l'adlion, à la qualité, à la 
fon(5lion, forment géuéralement des noms abstraits. 

4° Les suffixes qui indiquent le lieu on l'adlion se 
passe, où la chose se trouve, sont : 

OiR. Ex. : Abattoir, lieu où l'on abat les animaux. 

OiRE. — Observatoire, \\^\x A' oviV on observc\<s^'àa.s\x^s. 

1ER. — • /iWfr/Vr, vase où l'on met lV;/r;r. 

lîîKE. — Poivrière, ustensile de table où l'on met le 

poivre. 

Aire. — Vestiaire, lieu où l'on place les vêtements. 

Aie. — ' Chênaie, lieu planté de chênes. 

Oie. — Ornioie, lieu planté à.'or)nc 

Ces suffixes sont ajoutés à un nom, excepté oir, oire, qui 
s'ajoutent à un verbe. 

5'^ Les suffixes oir, oiie, iere, aire, indiquent souvent 
V instrument, le moyen propre pour l'aélion. Ex.: 
Arrosoir, inslrument pour rtr;-(75(fr/ balançoire, instrU' 
ment qui sert à se balancer ; chauditre, ustensile pour 
faire chauffer l'eau ; commentaire, explication au moyen 
de laquelle on éclaircit, on commcjite un texte. 

Le suffixe ier. ajouté à un nom de fruit, indique 
V arbre produéleur de ce fruit. Ex.: Poirier, arbre qui 
produit des poires ; caféier, arbi e. qui produit le café. 



^u 



suffi;, s 



275 



nodeste. 
i fainéant. 

étourdi, 
'^oïiie. 

if. 

2 métier, 
Verrerie, 

sti-me de 
e langue . 
2S protes- 
atine. 
e \2ifoni- 
'ce. Ex : 
ieu où le 

ialité, à la 
a(5lion se 

aaux. 

' les astres. 

on met le 

îements, 

, oire, qui 

: souvent 
1. Ex. î 
, instru» 
àile pour 
LU mo3'eii 

indiqua 
irbre qui 
e café. 



6® L,i -ufTixe éi\ ajouté à un nom, indique le 
mntenii. Ex.: .IssuZ/ée, ce qui est rontcuu dans une 
nssiet/' 

7° Les suilixes qui indiquent \a />ro/essiOK .sont 

EuR. <(>urviti; celui qui laboure la terre. 

Aire. .Abiairc. celui qui veud de.s livrer. 

lUR. - ."^'rruricr, celui (}ui fait des .s<r/7/;7'\. 

Ihn. — Musicien, celui (jui sait ou qui eiiseigue la 

musique . 
1. .. — /'"/(!■«; /^A, celui qui vend des/Z/fV^/X 

Le suffixe eur est ajouté à un verbe ; les suffixes <i/;r, ier., 
ie}i, isle, sont ajoutés à un nom. 

8° Les suffixes qui indiquent V habitant d'un pays 
sont : 

Ain, AN. Ex.: Toulouse, T'^nlousain ; Verse, Ptrsan. 

And. — Allemagne, ^iUctnand. 

IKN, EN. — Canada, anadien ; Vendée, l'cudéen. 

In. — Florence, Florentin. 

AIvS, OIS. — Malte, Maltais; i^uède, Suédois. 

On. — Saxe, Saxon. 

Ces suffixes sont ajoutés à un nom. Les mots qu'ils terminent 
sont considérés souvent comme adjectifs. 

Plusieurs de ces suffixes indiquent, dans un certain 
nombre de mots, la corporation, le parti. Fx.: Domi- 
nique, do))iifiicai)i ; Arius, arien. 

9° Les suffixes dimimitits du nom, c'est-à-dire qui 
ajoutent au sens du nom une idée de petitesse, sont ; 

Kau, rtj.k. Ex. : Souris, souriceau ; tour, tourelle. 



Et, ICTTK. 

Ot, ottk. 
In, iNE. 
Ir.LK. 
Ol.K, UI^E. 
On. 

IlvI^ON, 



Jardin, /a;-^/;/r/ ,• paille, paillette. 

Ile, //(;/,• \fne\i\c-, goulot ; main, menotte. 

Tambour, tamtiourin ; botte, bottine. 

Coque, coquille. 

Gloire, gloriole ; globe, globule. 

Cloche, clocheton. 

Oiseau, oisillon. 



(7;/ est quelquefois augmentatif. 'E'^,'. ■BalU\ ballon,' mille, 
million. 

10° Les suffixes au^^mcntatifs dti nom, c'est-à-dire 
qui ajoutent au sens du nom luie idée de grandeur, 
sont : . > 






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WEBSTER, N.Y. 14580 

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276 



APPENDICE 



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A 

II 



As T<î f uù.ict / . 

Akd. ■ , Z Ç?"|r"v^7;^^'^f' marnas, r^;«a.m. 

Ces suffixes sont souvent aussi péjoratif, r'p^f à 
dire expnniant m^^iàé^^^dêprêciatioTvT'r ^^' 
écrivassicr , fer, ferraille. '''^''"''^''''' ^^- -• £:cnvazn, 

taln-f .^".P>^"r ^"'''''^ distinguer les suffixes /r/^,,^;,. 
plusieurs canons: fusillade, décharge de^iS: 

SUFFIXES DE l'adjECTIF 

894 Les suffixes d'adjectifs servent à indiauer • rO 
la qualité 2° le rapport. 3° l'abondance 7 S dim - 
nutif, 5° les augmentatifs. ^ ^ 

l'.Î.I-^^^'' T®""^^ qui expriment la ^..^///,< habituelle 
1 aptitude, le pouvoir de produire un effet, sont 

EuR. îlx. 

Ant. -_ 

Knt. — 

Ibr. — 

Abi,e. -_ 

Ibi^e;. — 

Il,E. — 

IDE. — 

IF. — 

OlRE. — 



m 



^f^fteur qui a l'habitude de mentir. 
Obéissant qui obéit habituellement 
excellent, çivà excelle 
Uneamer^mxi a l'habitude de chicaner 
Pardonnable,^,,, peut tire pardon l 
Divisible, qm peut être divisé. 
H^f/i'V^"^ P^^î être/a// aisément. 
Candide, ^im a habituellement de la candeur 
Àî?'"'^'-^^ qui fait dormir '*^- 

Obligatoire, qui a le pouvoir à'obliger 

^^'^'^^^^^^^''^Ttif^^^ -ec le radical d'un 

Chase sont :"^'''' ^""^ "^^^^"^"' ^^ ^^^^^^^ à une 

llT' ^''- •■ ^'^r'«/'^^; q"i a rapport à la lune. 

aI El, IL Z vllnr''''\ ^,"^ ? ^f PP«^t au printemps. 
U EL, II,. _ i jfal, mortel, ctvil, qui a rapport à la z'/V à 

12UE. ~ Patriotique qui a rapport à la patrie. 



SUFFIXES 



277 



(isse, pape- 
ramassis, 
illiard. 
Ue. 

nas. Kx.: 
"S pierres. 

c'est-à- 
urivain, 

frêq 11671- 
idée de 
large de 
lusieurs 



er : 1° 
:s dimi- 

ituelle, 



er. 



iiidciir. 



al d'un 
outés à 

somme 
f. 

. une 



s. 
vie, â. 



Ces suffixes sont ordinairement ajoutés à un nom. 

3° Les suffixes qui indiquent V aboiidaiice d'une 



chose sont 

Kux. 
U. 



Ex. : Valeurer.x-, qui est plein de valeur. 
— Branchu, qui a beaucoup de branches. 

Ces suffixes s'ajoutent ordinairement à un nom. 

4° Les suffixes diminutifs de l'adjectif sont : 

Kt,iîi.ET,ot. Ex. : Pauvre, pauvret; vert, verdelet ; paie, pâlot. 
Atre, aud. — Noir, nonritre ; rouge, rougeaud. 
In. — Blond, bloudin. 

5° Les suffixes augjncntatifs de l'adjectif sont : 

Î'OND. Ex.: Mourant, moribond. 

l 'liNT. — Suc, succulent. 

Ace, asse, assier. — y\i,vivacc ;hon,bonassc; ûn.finassier. 

ARD. _ Pilleur, /zV/ar^. 

AsouE, ESQUE. — Fantaisie, /a;//a^^/<^; chevalier, r//^- 

z'aleresque. 
J3SIME, IME, ËME. — 'S.xcixQ, richissime ; inférieur, infime, 

supérieur, suprême. • 

Plusieurs de ces suffixes diminutifs et augmentatifs 
expriment assez souvent une idée de dcprcciation. Kx.: 
Douceâtre, pupu/acicr, criard. 

SUFFIXES DU VERBE 

895. Les suffixes des verbes sont d'abord les termi- 
naisons des quatre conjugaisons : er, ir, air, re, qui 
marquent l'avion d'une manière abstraite. Ex.: 
Clou^v., adion de placer un clou; graiidiK, devenir 



grand. 



Er s'ajoute ordinairement à un nom et ir à un 
adjedlif. Ex.: Drap, drapv.^; bleu, blcuiR. 

Souvent le suffixe er s'ajoute à la vieille forme du nom, Ex. : 
Marteau {martel), inartcl^K; sceau {sccl}, scell^K : peau 
Kpel),pel-E^. 

Dans quelques verbes cependant, er s'ajoute à un 
adje(5lif et /;- à un nom, Ex.: Patient paticntn^ ; feur^ 
,/leuriK, 



278 



APPKNDIC« 



v ', 



? S.-Pormatlon de mots nouyeaux 

e.st propre. A nsilëfe^c"™^^^"'™"'.'^ ?^'."^ '!"' "■■* 
certaines expressiof.s com"^ "'"'lerne a a.asé se perd.e 
niée ) , zv-^/iwprëndres? ^ /Plaidoirie) , «./ (ar- 
coup), être ;?™ ' (êt'c „e,uirr;'T'' ^'T' (''^'"'- 

Par contre, notre langue s'est enrirl,;» - , 
siècle, en empruntant n„5 il enrichie, a chaque 

des termes pour lëj t^ *^""'' """'"=■'* °" ^■ivantes, 

■irantdeSnToprefo'rdTn'' f T"^ '^^ ■->«« et en 
composés ou dl^^dlriv^ :,oCat.'."'^"' ""'"'^^ <*- 

NOMS 

899^ T,e français forme de nouveaux noms • 

tant. "i^'^'T^^^^riT^^r- "-^^j^ -'^- 

verb^'^ntef^^'es nroT'- ' "" ""J^-^'f - ^ un 






m 011 à nn 

ti'L Jahw 
K, rcudpc 

'cr, asscr, 
frcqucn • 

tourner^ 

-rbe qbe 



s qu 'elre 

certairs 

'S et de 

- qui h'.i 

L' perdi e 

ost (ar- 

(beaii- 

Ic jour 

chaque 
vantes, 
> et en 
lire des 



L exis- 
\ caisse, 

à un 
Prohî- 
i/iTt, ; 
JSE. 

faive 
inter- 



FORMATION Dli MOTS NOUVKAUX 



279 



^ 900. Les savants forment des noms conq^o-^is à 
l'aide de mots tirés des langues anciennes. Ex. : 

ArboriaiHiirc, du latin arbor, arbre ; cnl/iira, culture. 

l'j/lf"'^'^*'^^^ ^^" ^'^^i" '''''''•^■. vi^iie ; cultura, culture.' 
leU'irramme, du ^^rec tclc, au loin ; fi^raimiia, lettre. 
Autograpl :i% du grec aiiios, soi-même ; graphô, j 'écris. 

901.^ Le français a formé aussi un grand nombre de 
noms à l'aide des verbes : 

1° Kn enq^loyant sul)stantivement, soit l'infinitif, 
soit le participe présent, soit le participe passé dû 
verbe. \W. : Le dhicr, le souvenir, le sourire ; le tran- 
chant, le servant ,- le reçu, le réduit : rentrée, la sortie. 

2° En retranchant au verbe sa terminaison. Ex.: 
Appeler, appel /combattre, cofn bat ; parier, pari ; rebuter, 
rebut. 

ADJECTIFS 

902. Le français forme de nouveaux adjeélifs : 

^ 1° En plaçant un préfixe devant un adjectif. Ex.: 
ILxplosibie, m^xplosible ; urbain, sVBurbain / national, 
l'STHRnatio?ial. 

2° En ajoutant un suffixe à un adje(5lif, à un nom 
ou à un verbe. Ex. : Social, socialisTU ; péninsule, pénin- 
jz^/airk ; renouveler, renouvcL\Ti\,iÊ,. 

3° En réunissant deux mots pour n'en faire qu un 
seul.^ Ex.: Néo-latin, élenro-positif, clairsemé (l'Acadé- 
mie écrit aujourd'hui ce mot sans trait d'union). 

903. Le français a formé bien des adjetftifsen admet- 
tant^ comme tels le participe présent ou le participe 
passé de plusieurs verbes. Ex. : CojJipromettant, bles- 
sant; éclopé, blêmi, enrubanné. 

VERBES 

904. Le français forme des verbes : 

1° En faisant précéder nn verbe d'un préfixe. Ex. : 
Faire, Vi^faire ; venir, v.v^venir. 

2° En ajoutant un suffixe à un nom, à un adjectif 
ou à un verbe. Ex. : Capital, eapitahs^R ; bleu, bleuiR ; 
tacher, tacltHXHR, 



28o 

APPENDICE 

MOTS INVAIUAULES 

sens a(h-crWal. Kx • mSL i"" "'';''""' '""'^ ''•»>s <". 
CLAIR. ■ ■''"^'' ".'•'"■. '■''"""■'■'■ jusTK, tv/r 

<ie.s participes Ex l^^r/t """'■' '''""? ^''J^<^ifc ^t 
î««/, ^.myVÂ ■ ■^'^' (mauvais grO, *,/,/; ,v„/. 



H 



I 



.*-«#?'^ 



'erbes à 
VT : par- 

dans un 
rK, voir 

les pré- 
t'cflifs et 
■//, s ni- 






TAIU.HAU DKS l'KlNCU'Al'X rKhl-lXES 



AI), abN 

A(i,n,MO,sr. 

Ante 

Aiiti 

rircoii 

'(7<MII.4*O,('0l 

Contra 
D(>, dis ( 



A«;-.v de 
(i, vers 
a va ni 
loiilri' 
il II /om- 
it : rr 

ll'lltl c 

hoi s dt\loin 

lif 
dans, Ti'rs 
hoi < dr 
fn dr/ii)i s di' 



len. 



abus. 

adjoint. 

autédiliivi 

aiiti]),!])»'. 

cit(.-oiil()c\iti(>ii 

ci)iiii)as.si<)ii. 

oi>nti;nliOlii>ii. 

j- dcKoùl. 



In,iiii,lr,il ru, non 



liitrr 

MON, lll«> 

Ob, op 
l'«>r. |)»r 
l'osl 
IM»> 



entre 

nuil 

en face de 
i) ti ave} i 
a/>i es 
(i:an/ 



l'ro.pour /•/; ti:an/ 



de nom tau iffuiitf. 



U<s r«'' 
R«'tr» en art itte 
Siib, Nii|i siiiis 
Super sur 
'rrans,tré au delà 



iiiterliniie 

niL'Iait 

opposition. 

paii-ours. 

jxistdate. 

])icvisii>n 

plojit. 



rctioctssion. 
siilidivisinii. 
S(ipfrj)osilioii. 
tiaiispoi l. 



Kn, »'iii dans, vers fiiclos 

K\,«>, cf hoi-i de fxtiait. 

Kxtra en dr/ioi s de cxtiaoïdiiiaiif. 

) iiiftisioii, im- 

\ 1)1 iidciice. 

TAIU^KAU DKS PRINCIPAUX SL'J'JVX/wS 
J,e premier mot, en mars.;e, itidi(iiie l'idée (m'exprime le suffixe; le 
deuxième, le radical au(iuel s'ajoute oïdinaiiemeut ce suffixe. 

SUFFIXES nu NOM 

Action. Uad. l'erbe. Ion, adorati(>'i.— Alson, eonjuKaisoii.— M<>nt, 

payement.— Tro, 1)1 flluie.— Ah;»', ai rosace.— 
Anco, obéissanci'.— Kric, monuerie.— Ade, 
reculade. - Is, hachis. — A :id«', projjanande 

Qualité A»STKAiTK.R..'1((/'tT- Anc<scon.stauce.- Knre.évideuct .— Té, bonté. 



tij- 
Fonction. R. \oin, adjectif. 

I,IKU. INSTRDMICNT. R". Xom 

poiir oir, cire, verbe. 



— Ifô, docilité. — Tude, exacHilude. - Eur, 

épaisseur. — Ksnc, s;ij;esse. — le, modestie. — 
1n»>, fainéantise.— Ire, justice.— Erie, étour- 

At, apostolat. Idtiic — iNnif, éj^oisme. 

Olr, abattoir.— Olro, observatoire. — ler, en- 
crier.— lèrc, poivrièic.— Ain», vestiaire. — 
Aie, chênaie.— Oio, oiinoie. 

Ee, assiettée.— lire, voilure— Aj^e, plumage. 



Contknu, collectio.v. r. 

Nom. 
Proff.ssion. r. Nom; pour Eu r, laboureur.- Aire, libraiie.- 1er, serrn- 

eur, icrhe. rier.— len, musicien. — Iste, Heurisle 

Hahitant, corporation. R.Ain, Toulousain. —An, l'eisan. — Anu, Alle- 
Nom. mand.— len, Canadien. — En, Vendéen. — In, 

Klorenlin. — Ais, Maltais — Ois, Suédois. — 
On, Saxon. 
Diminutifs. R. Nom. Eau, souriceau.— Elle, tourelle.— Et, jardinet. 

— Ette, paillette.— Ot, goulot.— Otte, me- 
notte.— In, tambout in.— Ine, bottine. — Illc, 
coquille, — Ole, glorit)lc. — rie, Kl''l>nle. — On, 
clocheton. — Illon, oisillon. 
ArOMi NTATIFS, PÉJORATIFS. Ace,rosace.— AHSC.papera.sse.— AsHler, écrivas- 
Vi. Nom. sier. — As, coutelas. — In, ramassis. — Ard, 

Vieillard.— Aille, ferraille. 

SUFFIXES DE L'ADJiXTIF 

Qualité. R. Verbe ; pour ide, Eur, menteur. — Ant, obéi.ssant.— Eut, excel- 
lent — 1er, chicanier. — Able, pardonnable 



nom. 



.pardonna 
(le, ligide.- 



Rapport. r. Nom. 

Abondance. R. Nom. 
Diminutifs. R. Adjectif. 

Augmentatifs. R Adjectif. 



rai. 
Signifiant rendre tel. 

Sir.NIFIANT diminution. 

Signifiant dépréciation 



Ible, divisible.— Ile, facile.— l(fc, i igide.— If, 
dormitif.— (Hre, obligatoire. 

Aire, lunaire. — ler^ ])rintanier. — Al, vital.— 
El, mortel. — II, civil.— Ique» pali iotique.— 

Eux, valeureux.— Il, branchu. f A(|ue,syi itupie. 

Et,pauvret.— Elct, verdelet— Ot, p.llot.— Atre, 
noii iltre. — Aud, rougeaud. — In, blondin. 

Bond, moribond. — Lent, succulent. — Ace, vi- 
vace. — Asse, bonasse. — ANsler, finassier. — 
Ard, pillard . — Awiue,fantas()ne.— EK(|ue, che- 
vaieresn-ie.^lMHinie, richissime. — Imc, in- 
fime.— Enie, suprême. 

SUFFIXES DU VERBB 

Signifiant l'action ^-M^^w^- Er, clouer, aimer.— Ir, grandir, finir.— Oir, 

recevoir. — Ile, rendre. 
Iser, égaliser. — Fier, lionifier, 
Eter,voleter. — Oter,clignoter. — Iller,sautîller. 
Onner, chantonner. — Oyer, tournoyer. — Ail- 
ler, batailler. — Asfier, finasser. 

SUFFIXE DES ADVERBES DE MANIÈRE. Ment, foitement. 



.^srf'' 



TABLE DES MATIÈRES 



Nous indiquons le ininiéro traitant de l'objet désigné; s'il v a nlnsieurs 
iiniueros relatifs au n.ê.ue objet, nous n'indiquons que le premier 

Parfois nous indiquons hi page, mais entre parenthèse. 



NOTIONS PRÉlvIMINAIRES 



Grammaire : définition . 

Sous vocaux 

Sons simples 

Articulations 

Piphtongue 



Alphabet, lettres . . 
Voyelles, consonnes 
Syllabes, mots . . . 
Idée, proposition . . 
Parties du discours . 



lo 

14 
20 
22 
26 



PREMIERE PARTIE 



é 



NOM 

I.'éfinition ■?! 

Nom propre, nom com- 
mun 22 

Noms colleélifs 35 

Nom composé 39 

Du genre 41 

Du nombre 4s 

De l'étendue 52 

Pluriel dfins les noms . . 58 
Tableau du pluriel dans 

les noms (12) 

ARTICLE 

Définition 68 

Article élidé 69 

Article contradlé .... 70 

Article indéfini .... 71 

ADJECTIF 

Définition, division ... 73 

Variation des adjecftifs . . 77 

Féminin dans les adjectifs 78 
Tableau pour le féminin 

dans les adjeélifs ... (iS) 

Pluriel dans les adjectifs. 95 

Accord de l'adjectif ... 99 



Adjectif pris substantive- 
ment 

Adjectif déterminatif . . 
Adjectif démonstratif . . 
Emploi de ce et de a'i. . . 
Adjecflifs possessifs . . . 
Emploi de ;//<;//, /on, son. 
Adjectifs numéraux . . . 
yi>i,iii, cent, mille . . 
.'If m ion, billion, milliard. 
Adjetflifs indéfinis .... 

PRONOM 

Définition 

Accord du pronom. . . 
Espèces de pronoms . . 
Pronoms personnels . . 
Le, la, les, article, pronom 
Pronoms possessifs . . 
Accents sui nôtre, z'âire 
Pronoms démonstratifs 
Pronoms conjondlifs. . 
Pronoms indéfinis . . . 

VERBR 

Définition et espèces . 
Personne, nombre. . . 
Temps 



102 

105 
107 
108 

IIO 

III 
112 
117 
119 
120 

122 

123 
124 

125 
130 

131 
133 
134 
136 
139 

142 
148 
151 



284 



ili 



m : ! 



158 
166 

167 
169 

(35) 



170 
171 
172 

173 
174 

(42) 

J75 



176 

(45) 
J77 

17.S 
(47) 

179 
180 

453 
184 

489 



ài's. 

193 
196 

(56) 
200 
(58) 
204 



Modes 

Conjugaison /définition 
Sortes de conjugaison . 

Auxiliaires \ 

Verbe (7Z'oir . . . . .' 

— î'in' (,7) 

Verbe aimer . . ' ^'j 

REMARyuKs. Verbes "en 
rcr 

Verbes en (fd/- . 

-- changeante- ou ^ en t^ 
Verbes en e/rr, cter- . 

— en ver ... 
Verbe Jif/ir . . 
Participe ^<7//, })i'',i'i/ , ' 
Fleurir prenant pour ra- 
dical }/or 

Verbe recei'oir . .' 
Accent sur cùi, redû, viû 
emploi de x àanspouvoir 

valoir, vouloir . 
^erhe re?ulre .....' 
Verbes eu imirc et en 

sandre .... 
Verbes en aîlre et en ai Ire 
bujet du verbe. . . . is/ 
Accord du verbe . . ' 
Complénient.s : définition 

et espèces 187 

Mots pouvant avoir des 

compléments. . 102 

Complément attributiif. 192 
Verbe transitif ou a<Si\{. 
Verbe passif 

— tire aimé 

— intransitif . 

— touibcr 

— pronominal. . 

— se repeutir. . . ' . (62 ) 

— unipersonnel. . ." 208 

— falloir /gj.\ 

Orthographe des verbes. . 2 1 1 
Terminaisonspour chaque 



TAKI,!.: DKS MATIKR]ÇS 

Temps primitifs et temps 
dérivés . 



2:^2 

216 

278 



Conjugai.son interrogative 
Des verbes réguliers 

Des verl)es irréguliei.. et 
défeaifs 22„^y^. 

Verl)es réguliers seule- 
ment quant à la dériva- 
tion 

Verbes irréguliers et dé- 
fectifs 



(73) 
(7.0 



l'ARTlCiPK 

Définitions et espèces 
Accord du participe passé. 

ADViîRBE 

Définition 

Locution adverbiale'. 

Adjectiisemployéscoiume 
adverbts ... 

Formation 

en tne7it .... 

lyiste des adverbes. 



des adverbes 



230 
230 



24 1 
24^ 

245 

24* 

(86; 



PRÉPOSITION 
Définition .... ^àri 

Rapports exprimés. '. '. 249 bV 
Ivocution prépositive. . 25^ 

Liste des prépositions . . (901 

CONJONCTION 

Définition. .... ^^^ 

Conjondlion de coordina- 
tion et conjonétion de 
subordination 255 bi^ 



Locution conjon(flive . 
Liste des conjondlions . 



temps 



25J 

(92) 



213 



INTERJECTION 

Définition 

Locution interje(5iive . 
Mots employés comme in- 

.terje(5lions 261 

Liste des interjeélions . . (94) 



259 
260 



t temps 


■ • . . 


2:^2 


rogative 


: 216 


TS . . . 


2?rf 


lieto et 




■ . . 228 bis. 


seule- 




dériva- 




• 


(7,^) 


et dé- 




. . . 


(75) 


'e 




:es . . 


230 


passé. 


230 


e; 




• • • 


24 1 


e . . . 


24^ 


omme 




• 


245 


verbes 




• . . 


24 ♦ 


■ . . 


(86; 


3N 




• . 


24'? 


. . 2^()hîi. 


e. . . 


25 î 


is . . 


(901 


DN 




• 


255 


dina- 




)n de 




• . 255 hii. 



e . 
is . 

)N 



lein- 



250 

(92) 



259 
260 

261 
(94) 



TABI.R DES MATIKRKS 
DEUXIÈME PARTIE 



2H5 



SIGNES OkTHoC.RAPHIQ 
KT MAJUSCUt,liS 

vSignes orthographiques . 
Accp^NTS : définition, es- 
pèces, emploi 

Apostrophe, tréma, cédille 

Trait d'union 

P^mploi des majuscules . 

PONCTUATION 

Définition et signes . 
Ivniploi de la virgule. . . 

— du point-virgule. 

— des deux points . 
Emploi du pointordinaire. 

— du point d'inter- 

rogation. . . . 
Emploi du point d'excla- 
mation 

— des points de sus- 

pension .... 

— du trait d'union , 

— du tiret 

— des parenthèses . 

— des guillemets . . 

De l'alinéa 

Autres signts de ponélua- 

tion 

PETIT TRAITÉ DE PRO- 
NONCIATION 

I On y .suit l'ordre alphabétiqiu ). 

REMARQUES 
.SLU I.'ORTHOGUAPI-IE D'US 

()rihogra;jhe : défirilioii. 
Lettres flunles des mois. . 
Doublement »'es lettres. . 
Changement de ;/ eu m . . 
Emploi de an et de <>;/. 

Noms Qxx at 

Noms terminés par c. . 
Noms en a-' ou ea?i . . . 
Noms en air ou oifr. . . 
Noms en don, tion, etc . 
Mots terminés par ssc ou 
ce 

10 



UES 



262 

263 
270 
276 
277 



279 
281 

283 

284 

285 

286 

288 

289 
290 
291 
292 

293 
294 



HOMONYME?, etc. 

Homonymes : défitiition. 402 

Homonymes de </, ,\ /, o, u 40^ 

Homographes 404 

Synonyme' 4(^5 

Onomatopées 40S 

DE I.A CONSTRUCTION 

Construction : définition. 41a 

Inversion 413 

Kllipse \ 4,5 

Pléonasme 417 

Syllepse. . \ 419 

ANAI.YSE GRAMMATICALE 



Définition et objet .... 
Analyse du nom, etc . 

— du verbe .... 

— du participe. . 

— des invariables 

— des figures de 

grammaire . . 

Tableau .synoptique d'ana- 
lyse 

Modèle d'analv c 



420 

427 
436 
437 
43S 

442 

<'47) 
(148) 



295 Cxanici.sme. . ' 447 

301 I ANALYSE LOGIQUE 

Définition et explication . 448 

AGE '^<-""t'S 'le la proposition. 452 

Du sujet 453 

381 De l'attribut 460 

382 Du verbe subaantif. . . 467 
384 PROPOSITION : définition 472 
391 Qualifications pouvant lui 

394 convenir 473 

395 Nombre de propositions 

396 dans une phrase. . . . 488 

397 Des .six .sortes de complé- 
398] ments 489 

399 Tableau d'analy.se logi- 
I que ....;... . ,156) 

400 Analyse d'une phrase . . (156) 



fi 



286 



T.MH.)'; Di.S .MATri KKS 



1,1 l.l)(.,(U,I, I .|t„„j„ '1 

'^''"•^'"*' • •. O" 'i'''>l^'"v:x p...ir la clussin- ^^^ 

i,es dix loiiclioiis grain- «^''ti'^" 'Ic-s prr.poMtions. , i6i . 

491 Analyse (k-s plirascs : urn. 

. . 492 c^-«l(5 . . 

I-().uMi(,ns Krammaticales Application de la méthode [;b^) 



niaticak'S. 
RtiuK' sur chacune. 



rein plies par des proj»)- 
sitions . . . 



49.^ 



TROISIK.MH PARTIE 



Définition de In syntaxe . 

DU NOM 

Noms qui ont les deux 
genres : aicù; aiiih\ 
M'i'>is, etc 

Noms iuusilcsau singulier 
— au pluriel. . 

Noms tirés des langues 



49^) i:mploi de certains adiec- 
tifs. •* 



497 
514 
515 



59' 



ADJI-XTl 1.- DivTKKMINATll.' 

AdjLciif démonstratif . 
Adjectifs possessifs 
Adjectifs numéraux . 
Adjectifs indélinis. 
.yr)H(\ adjectif, adveri)e 



étraiiL^ères "'"^"^^ ' --/'W, adjectif, adverbe 

TVT^, ^ , ; • ; ■ •• 516 Remarques sur ^//^V/?///- 

?em"it^-'^' '"'"'""''■ 5,, I^^"'«rq\ies surr.7 ' 
Orthographe d«.s noms 



propres 



60 j5 
605 
611 
6,4 
619 
626 
631 



DU PRONOM 



5- ' 

525 J;'^"éralitéssur le pronom 640 



Noms composés. . . . " ^^2^ ^^' t-^- 

Noins unis ]>ar une prépo- ' Pronoms personnels. 

sition 2^2 ~ possessifs 

Remarques sur quelques , ~". démonstratifs. 

noms 236 ^^^"^ cî, i'elui-/i). . 

Pronoms ^onjonctifs. . 
indéfinis. 



644 
656 
660 
665 
669 

675 
679 



DE I^'ARTICI.E 

lùiiploi et suppression. . 549 ^"' personne, quiconque . 

lùupkà de du, des, de la . ss^ i 

Répétition de l'acticle. . 559! Du verbe 

Place du sujet 

Répétition du sujet . 

Accord du verbe avec le 
sujet ou les sujets ... oesb 

Des complémentsdu verbe 69S 

Ivmploi des auxiliaires 707 



-'pétition 

ADJECTIF QUAIJFICATIF 

Accord de l'adjectif . . . 563 
Reinarques sur les adjec- 

t i fsy ;?// ,nu, de m i,i^'ra n de 570 
Noms employés adjective- 
ment . ^^r 

Adjectif employé adver- 
bialement ......* 578 

Ci-joint, ei-inchis .... 579 

Adjectifs composés. . . . 5S3 

Place des adjectifs. . . . 587 

Degrés de signification . 589 



682 

684 

686 



de l'infinitif. . 
de l'indicatif . . 
du conditionnel . 
de l'impératif. . 
du subjonctif . . 
des temps du sub- 
jonctif. . ... 738 



712 
716 
727 
732 
735 



plOJiO- 

lussUi- 
•itioijs. ^i6i I 
s : pro- 

495 
étliode (163) 



adj ec- 



59' 



M IN ATI l'- 


if. . 


603 


• . . 


605 


• ■ 


611 




6:4 


erbe 


619 


me . 


626 




631 


I 




îllOlll 


640 


. 


644 




656 


lis. . 


660 


. 


665 


. . 


669 


. . 


675 


que . 


679 




682 




684 


c le 






686 


erbe 


69S 


;s . 


707 


■ 


712 


. 


716 


ne] . 


727 


• • 


732 


. . 


735 



T.MU.K 

Ri-inariiues sur (luelques 
V. rhe-t. . 

DU l'AKTICIl'K 

l'arlicipe i)résenl cl adjec- 
tif vci bal 

Participe passé : rèj^le^é- 
iiéraL' 

.l/lcHiiit, excepté, etc . . 

Participe suivi d'un infi- 
uitif 

Participe de coii/er, etc . 

Participe des verbes réflé- 
chis 

Participe des verbes iiui- 
pcrsounels 

l'articit)e ayant pour coin- 
plénieiit direct /e, /><•//, 
en ... 

DK r/ \nvr:Ruic 

Uetnarques sur alentour, 
auparavant, etc. . . 

/h'ctaus, liehors, etc . , 

/ri et là 

.SV, tout... que, très. . . . 

Adverbes hotuon ynies . 

Ivniploi de locutions i.d 
verbiales 

Emploi de la négation ci 
du fie dubitatif . . . 



DKS ^!.vTli:ui .s 



74-' 

773 

779 
7.S0 

7.S2 
785 

786 
789 

790 



797 

S05 

807 
S09 

«'3 
819 

823 



DJv I.A l'Klil'OjlTlO.N 

l'iace et réj)étilioti. . 
Iviujjloi de à, lie, sans, etc. 
. / trains, près de. . . 

I»K I.A C()NJ(J.\CTION 

ICtnploi de ùuntne, et, n't . 
Ivuiploi (\n mot ijue . . . 

Rcniar(iue sur si 

ivmploi de locutions con- 
jonctives . 

DK r.'lNTKKJKCTION 

A// ! ha .'—Aie, ht !. . . 
l'.li ! hé .'—flein ! hem !. 

O ! oh ! ho ! 

API'KNDICK 

I Historique sommaire de 
la langue française . . 

Transformation du latin 
en français 

Iviytnologie 

Radical 

Prf'- fixes 

vSufflxi's 

P'ornuition des mots nou- 
veaux 

Tableau des principaux 
préfixe^ 



J87 



•\>3 
S,., 

847 



85 i 

H57 
858 

S6( I 



866 
870 
872 



(261) 

(267) 
(269) 
(270) 
(271) 
(273) 

(278) 
^281) 



;ub- 



738