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Full text of "Le gouvernement de Sir Wilfrid Laurier [microforme]"

CIHM 
Microfiche 
Séries 
(Monographs) 



ICIVIH 

Collection de 
microfiches 
(monographies) 




Canadien Institute for Historical Microreproductions / Institut canadien de microreproductions historiques 





s 

I 



Technical and Bibliographie Notes / Notes techniques et bibliographiques 



The InstJtute has attempted to obtain the best original 
copy available for filming. Features of this copy which 
may be bibliographically unique, which may alter any of 
the images in the reproduction, or which may 
significantly charge the usual method of filming are 
checked below. 



D 



D 
D 
D 



D 



D 



Coioured covers / 
Couverture de couleur 



□ Covers damaged / 
Couverture endommagée 

□ Covers restored and/or laminated / 
Couverture restaurée et/ou pelliculée 

I I Covfer title missing / Le titre de couverture manque 

I I Coioured maps / Cartes géographiques en couleur 

□ Coioured ink (i.e. other than blue or black) / 
Encre de couleur (i.e. autre que bleue ou noire) 

□ Coioured plates and/or illustrations / 
Planches et/ou illustrations en couleur 

Bound with other material / 
Relié avec d'autres documents 

Only édition available / 
Seule édition disponible 

Tlght binding may cause shadows or distortion along 
interior margin / La reliure serrée peut causer de 
l'ombre ou de la distorsion le long de la marge 
intérieure. 

Blank leaves added during restorations may appear 
within the text. Whenever possible, thèse hâve been 
omitted f rom filming / Il se peut que certaines pages 
blanches ajoutées lors d'une restauration 
apparaissent dans le texte, mais, lorsque cela était 
possible, ces pages n'ont pas été filmées. 

Additional comments / 
Commentaires supplémentaires: 



L'Institut a microfilmé le meilleur exemplaire qu'il lui a 
été possible de se procurer. Les détails de cet exem- 
plaire qui sont peut-être uniques du point de vue bibli- 
ographique, qui peuvent modifier une image reproduite, 
ou qui peuvent exiger une modification dans la métho- 
de normale de filmage sont indiqués ci-dessous. 

I I Coioured pages / Pages de couleur 

I I Pages damaged / Pages endommagées 



D 



Pages restored and/or laminated / 
Pages restaurées et/ou pelliculées 



Q Pages discoloured, stained or foxed / 
Pages décolorées, tachetées ou piquées 

I I Pages detached / Pages détachées 

I / 1 Showthrough / Transparence 

I I Quality of print varies / 



D 
D 



n 



Qualité inégale de l'impression 

Includes supplementary material / 
Comprend du matériel supplémentaire 

Pages wholly or partially obscured by errata slips, 
tissues, etc., hâve been refilmed to ensure the best 
possible image / Les pages totalement ou 
partiellement obscurcies par un feuillet d'errata, une 
pelure, etc., ont été filmées à nouveau de façon à 
obtenir la meilleure image possible. 

Opposing pages with varying colouration or 
discolourations are filmed twice to ensure the best 
possible image / Les pages s'opposant ayant des 
colorations variables ou des décolorations sont 
filmées deux fois afin d'obtenir la meilleure image 
possible. 



This Kam is f llimd at th« réduction ratio chcckad bolow / 

C« document Mt filmé au taux da réduction Indiqué ci-doaaoua. 





lOx 








14x 








18x 








22x 








26x 








30x 






























y 






























12x 








16x 








20x 








a4x 








28x 








32x 



Th« copv filmad h«r« has b««n raproducad thanks 
to tha ganarotity of : 

National Library of Canada 



L'axamplaira filmé fut raproduit grâca à la 
générosité da: 

Bibliothèque nationale du Canada 



Tha imagaa appaaring hara ara tha bast quality 
possibla conaidaring tha condition and lagibility 
of tha original copy and in kaaping with tha 
filming contract apocificationa. 



Original copias in printad papar covars ara fllmad 
baginning with tha front covar and anding on 
tha last paga with a printad or illustratad impraa- 
sion. or tha back covar whan appropriata. Ail 
othar original copiaa êf filmad baginning on tha 
first paga with a printad or illustratad impraa- 
sion, and anding on tha last paga with a printad 
or illuatratad imprassion. 



Tha last racordad frama on aach microficha 
shall contain tha symbol «^^ (maaning "CON- 
TINUED"). or tha symbol ▼ (maaning "END"). 
whichavar appliaa. 



Las imagas suivantas ont été raproduitas avac la 
plus grand soin, compta tanu da la condition at 
da la nanaté da l'axamplaira filmé, at an 
conformité avac las conditions du contrat da 
filmaga. 

Laa axamplairaa originaux dont la couvartura an 
papiar ast impriméa sont filmés an commençant 
par la pramiar plat at an tarminant soit par la 
darniéra paga qui comporta una amprainta 
d'imprassion ou d'illustration, soit par la second 
plat, salon la cas. Tous las autres exemplaires 
originaux sont filmés en commençant par la 
première paga qui comporte une empreinte 
d'impression ou d'illustration at en terminant par 
la dernière paga qui comporte une telle 
empreinte. 

Un daa symboles suivants apparaîtra sur la 
dernière image da chaque microfiche, selon le 
caa: la symbole -^ signifie "A SUIVRE ", le 
symbole V signifie "FIN". 



Maps, plataa, charte, etc.. may ba filmad at 
différent réduction ratios. Thosa too large to be 
antireiy included in one expoaura ara filmad 
baginning in tha upper left hand corner, laft to 
right and top to bottom, as many f ramas aa 
raquired. The following diagrama illustrata the 
method: 



Les cartes, planchas, tableaux, etc.. peuvent être 
filméa é daa taux da réduction différents. 
Lorsque le document est trop grand pour être 
raproduit tn un seul cliché, il est filmé à partir 
da l'angle supérieur gauche, de gauche à droite. 
et de haut an bas, an prenant le nombre 
d'images nécessaire. Les diagrammes suivants 
illustrant la méthode. 



1 2 3 




1 2 3 

4 5 6 



Miaoconr WSOlUTK>N TIST CHA«T 

(ANSI and ISO TEST CHAT.T No, 2) 





(*) 



LE GOUVERNEMENT 



DK 



Sir Wilfrid Laurier 



11 a été une ère de progrès, de prospé- 
rité, et d'honneur pour le Canada 
et le peuple canadien 



CANADA, LAURIER, PRGGRiÇS. 

Electeurs Canadiens-français du Canada, pesez bien oee 
trois mots. Pensez à votre patrie, la meilleure qui soit au 
monde, et à ce que, sous la direction de Sir Wilfrid Laurier^ 
k gouvernement libéral a fait poup donner à cette patrie une 
importante place parmi les liutions de la terre. Pensez à Sir 



f^c ":î^^ 



A- J 



Wilfrid Laurier, lo plus grand hommo d'Etat — françaÏM ou 
.anglais — qu'ait produit le Canada, et pcnaoz à l'honnour 
qu'il a fait rejaillir sur son payt et sa nationalité. Pensez ati 
progrrH et ù la prospérité, dan.s lesquels vous avez tous eu 
votre part depuis que Sir Wilfrid Laurier est devenu Premier 
Ministre. Pensez à tout cela, et aujourd'hui que L.MIIllKlt 
vous demande, dans une élection générale, de montrer (jue 
vous êt<'s contf^nts de lui et de ce qu'il a fait, ne tardez pas 
un moment à vous rallier à vos compatriotes an^Jais réunis 
autour du drapeau Laurier et joindre vos efforts aux Ifurs 
pour assurer l(> succr-s des camlidats du parti iihéral. 

Kxaminez le rpToiit tait Sir Wilfrid Lauri(>r t^t son ltou- 
vernemeiit. Plus vous mettrez de soin à cet exaevn plus 
vous serez satisfaits de ce (pu> cet homme d'Kt;U a .ait pour 
le C anada. pir.s vous serez fiers de voir «mi lui un Canadien. 

LE CANADA ETAIT DANS LA STAGNA- 
TION SOUS LES CONSERVATEURS 



\ l'époqv.e on S'.r Wilfrid I.aurie'- jjaujnait l'élei i<»n t;é 
iiérale de \>>\'i''>, le v tMiada était dans un triste état, par suite 
d»i mauvais u'ouvciik ment des conservateurs. Les affaires 
étaient staununtcs ; la p(;j)u!ation quittau le pays par mil- 
liers ; le!«i meniln's du L:()ti\erJi('jneni étaient entre eu.\ pom* 
-iinsi dire à couteaux tiiés. et !<• ciief de ce gouvernement, en 
parlant de sept de si's collègue-, les désignaient comme un 
■ nid de traitns " ; I(> scandai ■ et la corruption régnaient 
partout. Mais aussitôt Sir Willrid J^aurier devenu premier 
ministre, tout changeait. Le pays souffrait, il se montra 
médecin politique d'une habileu^ consommé. Sous sa direc- 
tion le Canada se mit aussitôt à progresser, à se développer. 
Aussitôt les tr'mps devinrent meilleurs et ils ont continué à 
1 être depuis. Après sept ans dt prospérité, ils sont aujour- 
d'hui meilleurs que jamais. Sir Wilfrid Laurier et son gouver- 
nement ont administré les affaues du pays de telle façon, que 
le? chiffres publics démontrent aujourd'hui ce fait extraordi- 
naire que le Canada a fait plus d. progrès pendant les sept 
années du régime de vSir Wilfrid Laurier qu'il n't ; avait fait 
j^endant les dix-huit ans du réaime conservateur. Voyez le 
eommerce extérieur, l'exportation, la circulation monétaire, 
les dépôts dans les banques, l'actif des banques, les chemins 



i 



'l*- for. limmigration et tout ce qui r^ntrihiic à inrliqn,.,- Té. 
tat d.'K affaires dans un pays, ot partout vous <(.ii<tat.v fiu.. 
I- pr.vt,'n\s a .Hé plus marqu.'.. n fait plus d.. .•|„.miM pendant 
k's wpt ann.vs do l'administration iih.-ni!.' qui- pendant la 
période entière des dix-huit années d.> ra.l.Mi(n<(n,ti. n c.n- 

«♦•rvatriee. Vous ne trouverez ici qn.. I, pics uns d.-- . hilfres 

qui le démontrent, mais vous r'«»n«ie/ voir I. s initpx dans 
!çs imprimés plus volumineux, si \ous !.• di'<iic/. 

PRENONS LE COMMERCE TOTAL DU 

CANADA 



sous Ir ren^imc ronsrrvatclll'. rr ( -, i-il •);. •IV.' 

i.utrm(>ntc (|iic de (i(» million.- >•(• pi;i^tf, <. l'n 7 ;,,, ,,,, 
Wilfi-id il il iiULirnentc de J-J^ ihillion-. J..- (..icmi, 
tation <lu Canada a aujjfmcnic 1 n | ai:-, i.u- ' 



Kn 1 *> ;if 

> I tl 

Sir 

1! <\|i(>r- 
■'• i<-;i'î!" con- 
servateur, de (puirante deux iiiiiiioi,s ,{,> pi;i-ti,v î,ii|i\ <iii,. 
liurant les sept années du icLMuir <|i' :-',,■ \\;i,V|,| |,,nir ]• ;i' <, 
nuiîmenié de 101 milHons di- piastres. 

LE CULTIVATEUR EST PROSPERE 

Los cultivateurs du Canada ont eu leur utaiide o^rt fins 
avantatres qui ont résulté de l.i dircctio.M. (jn,. >;, \\iiiV,,< J.au- 
lier a donnée aux auairos du juivs. (■.)nipare/ les sept der- 
nières années du ré^'ime conservateur av<c les sept anm'vs q^i-. 
Sir Wilfrid a passées au pousoir. et V(ms eonstatere/ (pie pen- 
«4ant les sept dernières années les cultivateurs du Canada ont 
exporté ^247,585..j.».i de plus qu ils n'ont revu poiu- toutes 
leurs exportations des sept detnières années di 
eervaieur. 



III régime eon- 



LE MANUFACTURIER EST PROSPERE 

AUSSI 

Non seulement le cultivateur à prospéré sous le ^ouverne- 
Mient de Sir Wilfrid Laurier, mais le mantifacturie!-^ aussi a 
abondamment prospéré. Le fait est*que le manufacturier du 
Canaaa a eu tant de commandes à remp.ir (pi'il na pas été 
e» état de faire face à toutes, et qu'il n a pu se pro<u.er 
tous le« ouvriers qu d fallait à ses manufactures. M en ré- 
suite que les ouvriers canadiens touchent des salaires })jus éle- 

mUIXCSAX. Ï.X3RWIT 3 
aiBLÏOtSÎlQOK «AtîOHM^ 



ivés qu'il» n'ont jamais ^ouchAs auparavant H que nul homme 
tqui vput travailler n'est forcé cie rester oisif. 

Certains conHPrvateurs p'eiiorcent d'enlever à Sir Wilfrid 
Laurier l'honneur qui lui loviont pour la proHpérité réBultant 
de son administration. Ils disent que la prospérité n^gne dans 
Je monde entier, et que par conséquent le développement qui 
s'est fait au Canada eût été tout aussi ^rrand si Sir Wmrid 
n'était pas dovenu premier ministre. Il ost facile de prouver 
]y contruir". Les conservateu s ont été au pouvoir durant IS 
ans, et p< .dunt plusieurs annéehj de c<'tte périodo, la prospé- 
rité a été trônérale dans le monde ; cependant 1rs chiffres dé- 
montrent que jamais sous le régime conservateur, le commerce 
du Canada ne s est accru comme il Ta fait ces dernières an- 

ÎSh «^'ulI.V''*''''"'* 1^ comparaison d; visez le temps écoulé de 
!J87H a mui en quatre périodes de six années : les trois pre- 
mières étant celles du régime conservateur et la de:nière obIJa 
du régime libéral. Pour le, trois prem.cVes ( oérioaes conser^ 
,vatnces). la moyenne de l'aug..entation des exportât!^ 
est de moins de i / pour cent, tandis que pour la dernière dT 
riode la période libérale) l'augmentation a été de 78 pour 
cent. Quant à la totalité du commerce avec 1 éwaneer U 
moyenne de son accroissement pendant les trois périodes 'con- 

^1*" MÎ.'*t ^%^ '"^ P^""^ ^^"* ' "»»'« P«^r la quatrième 
période ( libérale ) l'accroissement a été de W pour c^nt (Sï 

ibéral de Sir Wilfrid Laurier compte pour beaucoup dans la 
cause de notre prospérité, m vous en voulez d'autres^u 
rve, tout ce quo vous avez à faire est de comparer le prS^ 

t TSà" looî"'^"'^ 1 '^"« '^^ P"-'P-' pays d^'^m^ 
Z'a. ' /^' , ^1 ^°"^ trouverez q::e le commerce du Ca- 
nada s est développé dans une progression que n a égalé it 
croissance du commerce d'aucun autre pays' au mondf 1^ 
pour cent de> progression pour le Canada est de 107 43 
pour les Etats-Unis il se chiffre par 47.18 seulement ; pou; 
1 Allemagne, par 38.59 ; pour la Grande-Bretagne par 26 26 
pour la France, par 21.98. ^ ^ ** ' 

REDUCTION DES TAXES 

Nonseulement Sir Wilfrid^ Laurier a rendu le Canada plus 
prospère mais il a encore réduit ks taxes qu'ont Tsuddo^ 
1er ses citoyens. Si vous com-parez les ta :e' douaniè es'T 



I89fi, l'oMt-àdire de la dernii'ro annr»' Uhm cons«Mvat«'urs au 
pouvoir, avpc les taxes de IDOM, hous le régime lib/'i-ul, vtiut» 
(îonstatercz cju'il y a eu une rédurtioii de \'.\ unir rent «iuas li>tj 
taxes sous les libéraux. 

La Grande-Bretap;ne est le plus yruud mnnîljt' du inondo 
pour les espècrs de produits que le (.'anudu iK'Ut vi-iiln-, et il 
est po.isihl'- (jue le Cunuda jouisse bientôt de la préféifruf si», 
txi man;!!»'', par ui\e du tarif tie faveur «pTu étuLli Sir Wilfrid, 
Ce tarif a été favorable au eopsomniateur caïuidien. parce 
qu'il a réduit les taxes cpie eelui-ci avait à supporter, et il a 
été favorabl<> au ppoducfeur canadien f)arct' (pir le pcupli* bri- 
tanni(]uc, reconnaissant pour la faveur ainsi accord»''*', a ro- 
chorché davantaj^e les produits canadi«'ns. Di- plus, .;eux qui 
eotnbattent, dans la Grande- lirotaune. pour l'adoption d'un 
tarif de faveur pour notre pay«, f<»nt valoir la raison qu'il 
est du devoir de la tjrande-Bretagne d'adoptei- un tarif de fa 
veur en retour de ce qu'a fait le (,'anada. 

CE aUE LE GOUVERNEMENT A FAIT 
POUR LE PEUPLE 

Le ifouveriiement Laurier a beaucoup fait pour la pr aspé- 
rité des cultivateurs. Ainsi c'est à lui qu'est due l'aiioliiion 
des règlements de quarantaine d»'s Ktats-Unis. qui a donn« 
une beaucoup plus «j^ruiule éteuflue à notre marché de bestiaux' 
Pendant quatre ans et demi, sous le régime de la (|uarantai- 
ne, le Canada a vendu aux Etats-Unis pour S.Vi.iiOfi de bes- 
tiaux, et au cours des quatre ans et demi qui se sont écou- 
lés depui.i l'abolition de la quarantaine, le (Janada en a 
vondu aux Etats-Unis pour §r)„'î21).r)l(). Le troavernement a 
sur les .steamers et dans les \vaj;ons de cht^min de fer établi 
des chambres froides pour la conservation du beurre, du fro- 
mage et des autres prt)duits périssables du Canada en desti- 
nation des marchés ; ce qui i\ permis aux cultivateurs de pro- 
fiter des prix les plus élevés. De maintes autres manières le 
gouveriieme t Laurier a montré sa sollicitude pour les inté- 
rêts du cultivateur, et il en résulte que celui-ci reçoit aujour- 
d'hui pour ses prf iuits des prix plus élevés que jamais. 

Sir Wilfrid Laurier a réduit le port des lettres de 3 cents 
à 2 cents ; il a terminé ra;^profondi.>sement des canaux du 
tleuve Saint-Laurent de faç ^n à lui donner un chenal de 14 



:^tv::;:i::;;::"::,;;;-i;!:'r;;L:r;::/':'r:rrr"''^ 

(lut,. I, ,,. . a uDoii lu prcssiiiution ouvrim» 

cc.,„,n,.,v,. Tntrir Sn r'.''''^ '■^"'' ''*' ''••'""""voir 1. 

L'ŒUVRE DU RAPATRIEMENT 

paH'?;^J:!r;^^:^J;;^'vorno...t La„ri.r a prU 

gion d„ Lac Saint-Jean nlrL ^ ^^ r'""'"^*'-^^ ^« '^ r^- 

j:anadiens- FranJ^L^T Zu-V^Zt t a T^ r ^"* ^^ 

l'épard de l'œuvre Pn*r««.; ^" ** ' _f* " a 'ait de mêm^ à 

Québec pourX^r SercoTni'S: 'rr1°"'*' '^'J-^ig-tion à 

Pe. Avec cette fin en vue Ha H^^ parties d'Euro- 

«t Lac St-Jean et à "a Sn. L^ ^'. ^" '^^"^'^ ^« '«'' <i"éb«c 

«innuelJes de pîus de $U^oltT'^'^>r ^^ «"^vention. 

préparer des public:tfon;T,atr po^u^ Tb't^''"'' ''^^^ "^^^ 
«es œuvres, »j'«ni pour objet J avancement de 

établit dins le'dS'drM:::^::,'""' *" ^'•*»-"-'» « <- 



y a ù riifuri> riti'ii ont hix a|r(*niN uanvaix dont l'Dct upation 
♦•st «ruttinn- !-iir nos torros duns Ich (<iff<''n>ntcs })artirs du (Ja- 
natJa. I<'s Canadiens rrnimvs aux Ktats Unis. 

\j' Prpartt UH'nt s'ufi'upo en ce monu-nt à Driranisor un s<>r 
viif dunt lid'if't est df dft iiniit'i' \«'r> li* Nuid-Oucst tout, 
n)onv<'*)i)-nt d'i'-nii'ji't on (|ui pouirait se i' inircstcr dans 
«|Ui l<pii> pii.tii' du Caniida, «'t »l a cléjà fait di'>; di'niarclu'.s 
pour u><-;iin'r, s'il l'st possible. / rcux (|ui --t- dt'|>la<<'nt ainsi 
dfs piix raisonr>al)li's dp transport. Oii rspèrc <|u<' ^rân' ù 
cfs ni<'<urt's. les jcuiU's ^cns <pii, à caiisc de l'cnc iiinhr<nunt 
dai's «crtaitH's parties des provitues de l'Kst, ne peuvent 
donner earrière à leurs ani itions. pourront améliorer . a- 
Hort on s'étahlissant sur îles terres au Manitoba ef ilu s ! .t 
territoires du Nord-Ouest. 

IKW GRATION FRANÇAISE 

l)«; phi>«, le jrouvcrnement a pris dos mosuros pour ortrani- 
^t'r dans lo nord tie la Kranco une pro,)ap:ande vigoureuse 
dans l'intén't de l'immigration; ot il a nommé un agent spé- 
eial à eotto fin. 

LA DETTE NATIONALE 



JLo gouvornomont Laurier a réduit les taxes que paie le 
ppuple, mais telle a été la prospérité du ays que les n'œttes 
fiscale» ont augmenté énormément. 11 en vst résulté que le 
gouvernement a pu dépenser de fortes sommes on travaux 
dans les rivières et dans les ports, en chemins de fer, en tra- 
vaux publics proprement dits, et en différents objects de na- 
ture à favoriser la prospérité du Canada sans grandement ac- 
croître la dette nationale. La dette nationale n'est aujour- 
d'hui que de trois millions plus grande qu'en 1896. Cel» 
équivaut à une augmentation annuelle de moins d'un demi 
million par année. Les conoervateurs ont alourdi la dette 
nationale de 118 millions en dix-huit ans, soit d'une moyenne 
de 6 millions et demi par année. £t cependant les libéraux 
ont employé 65 millions de dollars & des travaux importants 
et néoeësaires pendant les sept années que Sir Wilfrid a été 
premier ministre, tandis que les conservateurs n'ont à ces 
iins dépensé que 37 millions au cc^rs de leurs sept dernières 
années. Tout l'argent dépensé par les libéraux a été sagement 



jLaiir or l'a .-tô à hnnnnv «+ • "*^Pf"^^ Par Jo gouvornoment 

!• morulo sa t o -a^o" n.Z', r*^''"'' ->n.s.rvatour. tout 

'aruont du poupl?. . U^p I . "n"^":'^ '" "^l"^' ^'^ '^-^' q- 
forts, los co 1.0 vitP.n-. n ' , '"^''^'■'' ^"""^ 'f^"ï-« ef- 

Hans la man iC .nt ' : ^'"'""' ^'"'"^•'••'- ^-"" -^«dale 

'•a..ont pul.!i;; ufo ^^ I^^'r '""•*''^'- ^ ^'^'^'"^^ 
mes. ,.ar à lu dorni.V,. soss on H , '"'^"""''^'«■''^nt oux-mô- 

q"olc,uos-„ns d-ou. iraient la'" ■"'"';• ''''^''' '' '"'"^ «^ 

.semi3l(Vs du ,omitô rJ.. ; . *"^'"'' '^ assistor aux as- 

Je. -oyo„:,;:::^lf ;::::;;; - jr"^'" -" ii-uraiont eu tous 

l^ar lours aoti„n '''""'"' ^'" ^^"^ornoment. 

teur.adl:;:u.:^^^rr:x;j;:r '^^-'-- >- —va- 
dan., los dôponsos sou ■ t ^^ V""' '^"' "'' •'^''"^ produites 

<i"^ dollar a été ZuTornZ l '^" ^^^"''^'^^- "* ^"'' ^^^a- 

if- iOL,itimoment .'t sageniont employé. 

UISfE PROMESSE RACHETEE 

convient de menti no If"' ^" ,^'""^-"™nt Laurier, il 
'•-pli la prome.lo "uVuJa ?"; 'V^"'-7^--"t Laurier a 
''•^ '• •^<rip •• d... met s du M /n' ''" '■'-''^'' '^^ réclamations 
"o commission o^v, , aie ; ^^^r'->''^'' ^^ "-"'"ation d'u- 

i- -H'amatio"s' -otHmlni" • ' 'T'''^ '^^ ^•""^''•^ *-*- 
ics classes. * commission a rendu justice à toutes 

UN DIGNE REPRESENTANT DU CANADA 

.•.t^is^ir^cr-^-;:;^-^^ '•-'-- ^»- 

me. qui ne sont na^ d'»! ^'^"^*^'*'; ^t-s conservateurs mé- 
dissent on lui ICblt'^rW^l'd '" ^r"'^^"^"' — 
a su attirer l'attention et ï*^Tt "^^ ^^"P'^ canadien, qui 

'étranger. soi^I^x Z. du Lbllé '''" "" '' ^^""^^-' -i* ^ 
iioi Kdrtuard. soit che. nou 'Sans T' ''", ^""«-"""«"^«nt du 

nous, dans le parlement canadien. Les 



habitants de lanjfup anglaisp du Canada rpconnaissont en sir 
Wilfrid Laurier un canadien type sur lequel ils sentent et sa- 
vent qu'ils penvent toujours compter pour repnWnter dij^ne- 
ment le Dominion. Ils en sont justement fiers. Les Cana- 
diens-Français, eux, sont doublement fiers de voir en lui un 
Canadien patriote ot un Canadien dans les veines duquel 
coule un san^r français. A ce propos, lisons cv que di.sait 
"La Presse ", de Montréal, un journal indépondaiit. qui s'e.K- 
primait comme suit, à l'époque du retour du Pn-mici' Ministre 
au pays vers lo 27 août 181)7 : 

./' n est assez difficile do concevoir que Sir Wilfrid Laurier 
*| puis-se jamais surpas.sor la .sérié de triomphes qui l'ont fait. 
" pour le moment, l'homme le plus en vue, non plus du Cana- 
*' da, non plus de l'Amérique, mais de l'Europe entière. 11 y 
■' a, quelquefois, des réalités plus étranges que les rf)mans les 
•^plus fantastiques. M, Laurier a eu. complète, brillante, in- 
*' discutable, une de ces étonnantes paufos de la vie. Nous ne 
" nions pas qu'il fut né grand ; mais peu d'hommes ont eu sa 
" chance de voir la grandeur se développer, sépanouir. dans 
" d'aussi splendides proportions. Aussi, c'est sans arrière 
" pen.sées, sans idées de flagornerie, que la " tVesse " lui pré- 
*• sente ses hommages sincères ot vrais. Le canadien qui a pu 
" monter sur un tel piédestal mérite la reconnaissance de tous 
" les siens. Il sera toujours as.sez temps, demain ou après- 
'' demain, de recommencer cotte éternelle bataille de la politi- 
II que discordante qui met aux prises des esprits égale- 
" ment convaincus, sans doute, mais différemment impression- 
nés. 
" Wilfrid Laurier portait son avenir dans sa figure (>t pour 
I' tous ceux qui l'ont connu, ses succès n'ont jamais été une 
' surprise, il n'y a pas un seul de ses professeurs, un seul de 
" ses condisciples au collège dé l'Assomption, son " Aima Ma- 
••ter", qui ne sût parfaitement d'avance (juel nMe l'atten- 
^ dait. Siméon Morin ot Papin tenaient encoiv. dans ces 
temps déjà reculés, l'opinion publique sous rempire de loui- 
'' éloquence électrisante. Les imaginations étaient vivement 
^ allumes, les enthousiasmes déchaînés, tous les i^ssorts de 
], y°^.°V"^ populaire tendus. Rien d'étonnant que les con- 
^^ disciples de Laurier fussent plus portés que d'autres à fai- 
re, dès lors, un rapprochement prophétique entre ces deuk 
•• produits prodigieux de leur collège et celui qui sannonça/t 
." comme leur succes.seur indéniable. 



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" Wilfrid J.auiier, à seize uns exerçait une v«''iitable do- 
" mination dans les murs (Je cette uistitution. (lui, pourtant. 
•' ne partageait aiu-une de ses itl»H's politiques. Feu l'hono- 
" rable Louis Archambault était aussi do l' Assomption. Il 
'■ avait j)()ur lui Irnonne prestii^e d'avoir «{.''l'air l'apin dans 
•• les élections pt)liti(iues ; il était l'un d.'s cli,.fs incontesta- 
" blés du parti conservateur, liicn d«,nc d'étonnant <jue la 

• L-rande majorité d. s professeuis comme des élèves suivit 
" leur populaire député dans la nianifestatioti de leurs .sym- 

■ pathies. Mais, nonobstant ce violent courant cpii s'élève 
' dans une institution classi(|ue comme tians larène rén'lle de 
'la politii|ue militante.. Uilfrid Laurier tenait toujours le 

• haut du pavé dans les discussions (pu s'y élevaient. Sa 
^ parole convaincue, claire, élo(iuente. imposait le n-spect et 
' commandait le silence même aux j)lus passionnés. Bien plus, 
' malgré des dissentiments si pionoiicés. maluré ces heurte' 
' ments, qui affectaient la grande majorité, il était l'élève le 

• plus populaire, le plus <-ntouré, le plus diritreant. Ce n'é- 
' tait pourtant pas par son entrain et dv^ débats à l'empor- 
^ tc-pièee, car il prenait rarem,.nt |)art aux jeux du .ollège. Il 
' était, alors comme aujourd'hui, calme, dione, rt'svrvv, pres- 
' que timide, mais heureux ceux «pii faisaient cercle autour du 
I lui pour savourer le charme de sa parole si musi- 

' cale, SI vibrante, si empoignante, de sa conversation 
toujours relevée, instructive, pénétrante. Il y a chez 
lui un jeu de physionomie qu'on cluMeherait vaine- 
ment à définir. Lorsqu'une ripost^^ s'élabore dans son cer- 
veau, la figure subit une transformation complète. Qu'est- 
ce que c'est, nous ne saurions le dii-e ; jxîut-i'tre comme un 
éclair dans l'œil qui s'allume, comme un rayonnement de la 
pensée qui se matérialise et s 'inscrute dans les traits. Tou- 
jours est-il qu'on ne voit plus en lui ni Laurier ni l'homme 
poursuivi par son animalité, mais un en.semble de reflets, 
d'étincellements, d'intellectualité qui lui donnent une beauté 
ravissante et touchante. Tout s'harmonise en lui, la haut« 
et droite stature, l'élégance du maintien et des formes, le 
front du penseur et la bouche du causeur. Sir Wilfrid Lau- 
ner possède un don livré à bien peu d'orateurs : cehii de 
pouvoir fixer dans sa mémoire fidèle, un discours écrit. 
Sans doute qu'il n'a guère besoin de confier an papier se» 
dïBCOura de tous les iours ; car il a î'inaprovisation laci)«, 

V... . «O 



l 



'■ la répartie toujours prête ot la phrase constaniinciit 'U'cun- 
" te, littéraire ot correcte. Mais on eomprend l'imirKMis*' 
'■ avantuLTe qu'il y a ch; pouvoir ajouter à i-e précieux lalcnt. 
■' le fruit do la réflexion, do l'étude, de la méditation. I<' tn- 
" vail du «'iseleur, de l'artiste, dii p<)i"'t<', du ^iivain ; >;ir ri»rt 
" lie peut arriver ])arfait à l'espni de l'honiin(>. 

" Il y a «les discours de Laurier f|ue la liitéiutuic ruro- 
" ptt'iine |)ourrait facilement incorporer dans ses fhefs-dd u- 
*' vre elassi{iues. Du reste, c'est dans ces clicfs-d'o'uvn' «pie 
" l'éminent orateur s'est formé. S(>s [îas-se temps du collèi.'<', 
'■ c'était la lecture de liossuct ou des " Orateurs "' de Timon. 
" Il savait Herryer par c(eur. O'Conneil av;iit |)oiii- lui <ies 
■■ charmes indescriptihU's. 

■ Sir Wilfrid Laurier a tcmjouis su (u'i il allait, et il '•'est 
■■ préparé de loiit>ue main par un entraînement soigné, (ons- 
" ciencieux au y:rand rôle (|u'il joue aujourd'hui. Voilà pour- 
f(uoi sa carriènî n'aura pas Ue défaillance. Il a yravi la 
monta<fne trancpiillement et .sans efforts, par le chemin le 
■' i)lus ouvert et \o plus naturel, ii est arrivé reposé, vaillant, 
" frais dans ses nerfs et dans son cerveau, sachant où il va, 
" c(» (pi'il lui reste à faire et de (pielle manière il doit le faire. 

" (Jomme chez tous les hommes <l'Ktat, l'évolution s'est 
■ fait sentir en lui. Le .sentiment de la responsabilité affei te 
'■ bien des aspirations. La fou}]fue libérale convient bien à la 
" jeunesse ; mais à l'âj^e mur, il y a des appaisements de con- 
" servatisme qui s'imposent. Jl n'y a pas eu un homme d'E- 
tat Ani^lais, à partir de Pitt et de Vax, et en passant par 
" Lord John Russell, Disraeli, Gladstone, ('hamberlain, qui 
" n'ait pas eu ji contredire les commencements de sa 
*• catri«;re. Laurier qui était Tardent, l'indomptable ami 
*' de Papineau, a pu devenir également l'admirateur de 
*' Cartier. L'homme qui a commencé à connaître l'Angleter- 
" rc par les dénonciations d'O'Counell, de Corbett et des an- 
" ciens auteurs français, peut, néanmoins, par un raisonne- 
•" ment assez facile, arriver aux conclusions de la confédéra- 
"tion impériale. Le libre-échangist« est forcé d'admettre que 
" lee» capitaux du pays sont trop liéb à une barrière fiscale 
*' pour que nous cessions de maintenir la protection. 

*• 11 n'y a dans cela ni reculade, ni contradictions. C'est, 
" au contraire, la sagesse de l'âge qui s'impose, la maturité 
•" du jugement qui complète l'homme d'Etat sérietix. 

'' 'Ce travail ' d'éVoltitïon est commencé depoie ' longtemps 



n 



^' 4ans l'esprit dn Sir Wilfrid Laurier. Di^s 1877, il annonçait 
" quelles espérances il plaçait dans la protection du pavillon 
" anglais. Nous ne pouvons résister au plaisir de citer une 
•^ de ses pages les plus éloquentes, dans un discours .sur le li- 
" bérahsme politique, prononcé en 1877, à Québec. Voici ce 
" qu 11 disait : 

" H y a maintenant quarante ans, le pays se trouvait sou.s 
" le coup dune émotion fiévreuse, en proie à une agitation 
*' qui, quelques mois plus tard, éclatait en inaun-ection. La 
^' Couronne Hritannique ne fut maintenue dans le pays que 
'^ par la fonv de la poudre et du cuncm. Et, cependant, quede- 
" mandaient nos devanciers ? Ils ne demandaient rien autre 
•• cho.se que les institutions que nous avons maintenant ; cas 
•' institutions nous ont été octroyées ; on les a appliquées 
" loyalement ; et voyez la conséquence : le drapeau britanni- 
• que flotte sur la vieille citadelle de Qurboc, il flotte ce soir 
•' au-des.sus de nos têtes, et il ne .se trouve pas dans le pays un 
'' seul scjjdat ancrlai.s pour le ddéfendre ; sa seule .sauvegarde, 
*^ c'est la reconnai.ssance que nous lui devons pour la liberté 
" et la sécurité que nous avons -trouvées sous son ombre. 

'J Quel est le Canadien qui, comparant son pays aux pays 
*' même les plus libres, r.f> se sentirait pas fior des'institutions 
*' qui le protègent ? Quel est le Canadien qui, parcourant les 
'' rues de cette vieille cité, et apercevant le monument élevé, 
*• a deux pas d'ici, à la mémoire des deux braves morts .sur le 
*' même champ de bataille, en .se disputant l'empire de l'Amé- 
•' ri(jue. ne .se .sentirait fier de son pays V 

•' Dans quelle autre contrée sous le solei! trouveroz-vous 
** un monument semblable, élevé à la mémoire du vaincu 
^* aussi bien que du vainqueur y Dans quel autre pavs sous le 
•' soleil trouverez-vous le nom du vaincu et du vain<|U(«ur lio- 
" noré au même degré, occupant la même place dans le res- 
•■ pect de la population ? 

" Messieurs, lorsque dans cette bataille fatidique que rap- 

•^^ pelle ce monument de Wolfc et de Montcalm. la mitraille .se- 

mait la mort dans les rangs de l'armée française ; lorsque 

^^ les vieux héros, que la victoire avait si longtemps suivis 

^^ virent enfin la victoire leur échapper ; lorsque, couchés sur 

^ le sol, sentant leur vie s'épuiser avec leur sang, ils virent 

comme conséquence de leur delaite. Québec aux mains de 

1 ennemi et lé pays à jamais perdu pour la France, - sans 



i' doute leur pensée suprême dût se retourner vers leurs en- 
•" lants, \ ^rs ceux qu'ils laissaient sans protection et sans dé- 
<"iense': sans doute ils les virent persécutés, asservis, humi- 
f Jies ; et alors, il est naturel de le croire, leur dernier soupir 
••• dut 's'exhaler dans un cri de déseHpoir. Mais si, d'un autre 
■•' côte le ciel voulut que le voile de l'avenir se déthirât de- 
'* vant leurs yeux mourants ; si le ciel voulut que leur rejrard, 
*•' avant do s'éteindre pour jamais, pénétrât dans l'inconnu ; 
" 8't.1s purent voir leurs enfants libres et heureux, marchant le 
•• Iront haut dans toutes les sphères de la société ; s'ils purent 
<" voir dans la vieille cathédrale le banc tlhonneur des ;„'ou- 
*•* verneurs français occupé par un gouverneur français, s'ils 
f" purent voir les flèches des églises catholiques s'élançant de 
'• toutes les vallées, depuis les côtes de Haspé jusqu'aux plai- 
•" nés de la Rivière Rouge ; s'ils purent voir ce vieux dra- 
^' peau, qui nous rappelle la plus belle de leurs vic- 
'* ioires, promené triomphalement, comme une relique sa- 
f crée, dans toutes nos cérémonies publiques ; s'ils pu- 
I" rent enfin voir nos libres institutions n'est-il pas permis de 
f* croire aussi que leur dernier soupir dût s'exhaler dans un 
i" murmure de reconnaissance pour le ciel, et qu'ils moururent 
•-• consoléa "/ " 

" 11 est est absolument illogique, oiseux et inutile d'aller 
<" fouiller dars les écrits du jeune Laurier pour ridiculiser les 
«" actes du premier ministre de 1897. Nous trouvons, au con- 
*' traire que le courage déployé par le premier ministre d'au- 
'** jourd'hui est pour les conservateurs une grave et profonde 
** garantie que le paya est confié à des mains sérieuses, et, que 
" bien qu'il ne leur est pas défendu d'aspirer eux-mêmes à la 
•• direction des affaires, ils n'ont, au moins, aucune raison de 
•' craindre le triomphe du radicalisme et des idées extrêmes. 

•' Voilà pourquoi, nous pouvons, sans remords, sans ap- 
■" parence de défaillance, souhaiter une cordiale bienvenue à 
" un grand Canadien-français, qui a su mettre notre pays en 
" évidence et le faire apprécier. 

' L'histoire biographique de Bir Wilfrid Laurier est * 
"* cornue ; n9us en répéterons cependant les principales doxi- 
*" nées. 11 est né à St. Lin, le 20 novembre 1841. A la fin de 
•** ses études classiques, il fit son droit à Montréal, et en 1864, 
^* 11 devenait l'associé de Médéric Lanctôt. En 1860, il allait 
s'établir à Arthabaska. 11 collabora activement à "l'Union 



4< 



13 



Nationale au -Défricheur', pu:s à " l'Elcn^teur ". En 1871 
•• ÔLI^J^'m' ^'"T-PT ''A^^^mbkH. J.cVi.slativo do Québec, ci 
on 1874. .1 franchit l'enceinte de la Chambre des Communes 
Nomme ministre du Jlevenu de 1 Intérieur, en 1^77^";. 
jr.M,vernement McKen.ie. lors de la sorti.- ,1e IhonoVabI M 
auchon. Il fut battu par 1>I voix <Jans 1, .omté .rArth": 
f^aska. mais oh. queh,ueM jours apivs dans Quôluv-l-st nu' ! 
H toujours représenté d^pui^. ' 

•• su..irr' i- Tr7'; "'•'"*'^^''-" ^'- '^^ vi... dans s... n.iation. 
s.Mules s.r W.lfn.l Laun..r..st I amah.lilé ,ném... H ..t 
.Mvanab .n.ent de bonn. |,-„n..ur .-t t.n.s s.s rapports .,, 

..;.npn.....s;.,ap.u.,randedou,....r. K.n de ':..:;.;:;; 

_ ')" n AnLr|,.t,.rn. ..omn,,. rn iran-v. om s. >oit épri. <|,. lui 
|-r sa .onversation n-.-st januu. dépourvu- .iL À.X 
!•'•"«"''•' Plu.santene. qu'.f man,. av-. un art inhui.- 

LE TRIOMPHE SUPREME DE SA VIE 

no 'd;d!l!;""r"""" "'l'-^'-ités du canada ..t les uieantes.pios 
o.Ml,d,tes do son avenir si le irouvernement .anadien 'ai^ 
^i-nner au developp...ont du pay. U-s facilites cpH lu sont n 
'•.-vsa.nvM. SirWdTid Laurier et son o(,uvornement c nt ,a V 
un ..uitrat pour la eonstruc-tion d un ehemin cl f - na o aT: 
travers le continent. (V chemin de fer a pour obiot de mèui-e 
.n a I en^ronren .nt dti trafic des marchandises qui claque an 
n- cause tant de pertes aux cultivateurs de l'Otie reTauv 
mamdactuners de l'Est, il a pour objet d ouvrir T 'homme 
)« .ase« retïions nouvelles, d ouvrir d amples domaine«Tom- 
e. millions de Canadiens d'aujourd'hui et de demaîn e" pou 
«es millions d'imiffrants qui affluent vers le Canada Ta 
po.r objet de garder le commerce du Canada pour les Cana 
-.o„s et de rendre le Canada indépendant des E^taïs Unis J 
a pour objet en un mot d'aider à mettra le Canada dans ia 
«tuatujn à laquelle ses vastes ressources et l'éner ne de son 
oeup e lu. donnent droit d'.spirer parmi les nations du mon 



VOTRE DEVOIR 

r.msidénv. lo progrès qu'a fait le Canada et la prospérité 
.JoMt H a JOUI sous le gouvernement de Sir Wilfrid. CoS 



loz tivoi» combien de sa^-esse celui 



n a pourvu au présent et à 



M 



lavciur fin Dominion ; »(»nsidpie/ comme il a réduit les taxes 
#t »M>mme il a arlministré vos finances avec wonomie. Consi- 
dét-e/, combien il a fait pour le Canada dans le passé, et -- -- 
bien il fera dans l'avenir, ('onsidérez les mesures qu'il a i)ii 
ses pour la construction d'un chemin de fer national à travers 
II. «-onlinent. et la irigantescpie importante de cette entreprise 
pour ie Dominion, ('«.nsidére/ tout cela, électeurs Canadiens- 
fnuxais. et joiiine/.-vous ù vos c.mpatriotes de langue an- 
-iai.M' qui par milliers se portent autour du draïK'au de Sir 
Wdfrid Laurier, résolus de proluiiLTci encore lonirtcmi)s sa sa- 
î:e administration des affaires liu ( anada. Daii-; rélectif)n 
qui approche. fait<-s d'ardents etforts pour donn.-r la victoire 
aux 'undidats f|ui appuient Sir Wiilrid : et non --cul.Mn.-nt 
MUL- aunv, r<'mi>li uii devoir patriotique en lonti il)uant à <e 
qui sira !<• bien du Canada, mai- vnu> fiunv de plus fait hon- 
ruMir a \ o«.n' i ace.