(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Children's Library | Biodiversity Heritage Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "Vers gris et légionnaires [microforme]"

m!!mi9(*^i^rt&^^-. 



CIHM 
Microfiche 
Séries 
(Monographs) 



ICMH 

Collection de 
microfiches 
(monographies) 




Canadian Institute for Historical Microreproductions / institut canadien de microreproductions historiques 




1999 



T:^^^m^-^^-^ 



Technical and Bibliographie Notes / Notes techniques et bibliographiques 



Thp Institute has attempted lo obtain the best original 
copy available for filming. Features of this copy which 
may be bibliographically unique, which nnay aller any of 
the images in the reproduction, or which may 
significantly change the usual method of filming are 
checked below. 



m 

n 
n 

n 
n 
□ 
n 

n 



n 



Coloured covers / 
Couverture de couleur 

Covers 'Jamaged/ 
Couverture endommagée 

Covers restored and/or laminated / 
Couverture restaurée et/ou pelliculée 

Cover title missing / Le titre de couverture manque 

Coloured maps / Cartes géographiques en couleur 

Coloured ink (i.e. other than blue or black) / 
Encre de couleur (i.e. autre que bleue ou noire) 

Coloured plates and/or illustrations / 
Planches et/ou illustrations en couleur 

Bound with other material / 
Relié avec d'autres documents 

C ily édition available / 
■ jle édition disponible 

Tight binding may cause shadows or distortion along 
interior margin / La reliure serrée peut causer de 
l'ombre ou de la distorsion le long de la marge 
intérieure. 

Biank leaves added during restorations may appear 
within the texi. Whenever possible, thèse hâve been 
omittedfrom filming / Il se peut que certaines pages 
blanches ajoutées lors d'une restauration 
apparaissent dans le texte, mais, lorsque cela était 
possible, ces pages n'ont pas été filmées. 

Additional comments / 
Commentaires supplémentaires: 



L'Institut a microfilmé le meilleur exemplaire qu'il lui a 
été possible de se p.'ocurer. Les détails de cet exem- 
plaire qui sont peut-être uniques du point de vue bibli- 
ographique, qui peuvent modifier une image reproduite, 
ou qui peuvent exiger une modification dans la métho- 
de normale de filmage sont indiqués ci-dessous. 

\ Coloured pages / Pages de couleur 

Pages damaged / Pages endommagées 



n 
n 



n 



Pages restored and/or laminated / 
Pages restaurées et/ou pelliculées 



D 

□ Pages discoloured, stained or foxed / 
Pages décolorées, tachetées ou piquées 

I I Pages detached / Pages détachées 

I . I Showthrough / Transparence 

j I Quality of print varies / 



Qualité inégale de l'impression 

Includes supplementary material / 
Comprend du matériel supplémentaire 

Pages wholly or partially obscured by errata slips, 
tissues, etc., hâve been refilmed to ensure the best 
possible image / Les pages totalement ou 
partiellement obscurcies par un feuillet d'errata, une 
pelure, etc., ont été filmées à nouveau de façon à 
obtenir la meilleure image possible. 

Opposing pages with varying colouration or 
discolourations are filmed twice to ensure the best 
possible image / Les pages s'opposant ayant des 
colorations variables ou des décolorations sont 
filmées deux fois afin d'obtenir la meilleure image 
possible. 



This item is (ilmed at the réduction ratio checked below / 

Ce document est filmé au taux de réduction indiqué ci-dessc-us. 



lOx 






14x 








18x 








22x 








26x 








30x 








1 

1 


























, 

















12x 



16x 



20x 



24x 



28x 



32x 



:M^fi*^^E 



ûk^M^ 



The copy filmed hère has been reproduced thanks 
to the generosity of: 

Library 
Agriculture Canada 

The images appearing hère are the best quality 
possible considering the conditicn and legibility 
of the original copy and in keeping with the 
filming contract spécifications. 



Original copies in printed paper covers are filmed 
beginning with the front cover and ending on 
the last page with a printed or illustrated impres- 
sion, or the back cover when appropriate. Ail 
other original copies are filmed beginning on the 
first page with a printed or illustrated impres- 
sion, and ending on the last page with a printed 
or illustrated impression. 



The last recorded frame on each microfiche 
shall contain the symbol — *- (meaning "CON- 
TINUED"), or the symL )l V (meaning "END"), 
whichever applies. 

Maps, plates, charts, etc., may be filmed at 
différent réduction ratios. Those too large to be 
entireiy included in one exposure are filmed 
beginning in the upper left hand corner, left to 
right and top to bottom, as many frames as 
required. The following diagrams illustrate the 
method: 



L'exemplaire filmé fut reproduit grâce à la 
générosité de: 

Bibliothèque 
Agriculture Canada 

Les images suivantes ont été reproduites avec le 
plus grand soin, compte tenu de la condition et 
de la netteté de l'exemplaire filmé, et en 
conformité avec les conditions du contrat de 
filmage. 

Les exemplaires originaux dont la couverture en 
papier est imprimée sont filmés en commençant 
par !e premier plat et en terminant soit par la 
dernière page qui comporte une empreinte 
d'impression ou d'illustration, soit par le second 
plat, selon le cas. Tous les autres exemplaires 
originaux sont filmés en commençant par la 
première page qui comporte une empreinte 
d'impression ou d'illustration et en terminant par 
la dernière page qui comporte une telle 
empreinte. 

Un des symboles suivants apparaîtra sur la 
dernière image de chcque microfiche, selon le 
cas: le symbole —♦- signifie "A SUIVRE", le 
symbole V signifie "FIN". 

Les cartes, planches, tableaux, etc.. peuvent être 
filmés à des taux de réduction différents. 
Lorsque le document est trop grand pour être 
reproduit en un seul cliché, il est filmé à partir 
de l'angle supérieur gauche, de gauche à droite, 
et de haut en bas, en prenant le nombre 
d'images nécessaire. Les diagrammes suivants 
illustrent la méthode. 



1 


2 


3 




1 


2 


3 


4 


5 


6 



% 



m iiiiiii Éi w>^ i c i i i' iii M i PHi hi i ii i iii iiyiiinii iiii >"ii w n ii t, m iiiiiI|i iji iiiiii ii.iij é -:¥'-SË»SÊf-'am-ea^i^^.s&^- 



MICROCOPY RESOLUTION TEST CMART 

iNSi aort iSG Ki' CHABI No 2 



1.0 



l.l 






'•25 mil 1.4 



IIM 

22 

[1 2.0 

I 1.8 
1.6 



^ -APPLIED irVMGE 



; I 



Mi\;.-Tr;i;i: i;.i);;i;\i. i>!: i; \<;i;nrF.Tri;i: 

I I.,;M! - l.Xri'':i\1!.NI'\l.i;s 



SERVICE DE L'ENTOMOLOGIE 

Bullotin N* 3. 



YEHS GRIS ET LEGIONNAIRES 



PAR 

ARTHUR GIESON 



BULLETIN N=' 70. 



Traduit au 'jureaii de Iraduction du Minidère. 



[ur nr.liv i!r l'Hot, M Mfl'IN HlIUtHI-I.. Mmi.-lrp dp rAgriruliurc, Ottawa» 



T T A W A 

iMi iiiMi-iai: Dr gi'Lvek.nement 
1912 



IXtMlNlON OU CANADA 

MINISTÈRE FÉDÉRAL DE L'AGRICULTURE 

FERMES EXFÉRIMENTALE.S 



SERVICE DE L'ENTOMOLOGIE 

Bulletin N° 3. 



VERS GRIS ET LEGIONNAIRES 



PAR 



ARTHUR GIBSON 

Hremier Aùie-Entomotm/uUe 



BULLETIN N° 70. 



Traduit au bureau de traduction du Ministère. 



l'iil 11. par ordre de l'IIoii. MAKTIN BURRELL, Ministre de rAgriouItun-, (Jttawa. 



OTTAWA 

IMIRIMEKIE DU G(>UVERNEMENT 

1912 



lli. 



4 






I 

■ 



fi- 






I 



t-1 



il! 



il 



r I il 



SERVICE DE L'ENTOMOLOGIE. 



Ftitomnhxils^lr il" 1) 



niiii nii'li 



C. Cortlim IlcwitI, D. .^c. 



/ 



riniuT ni( 



lv-(hli)tinil(i(]<''li' 



A iili-(hl,iviii}iiip.4i jinnr 



i(.s ixtinini' 



u 



Artliur ('fil).-(>n. 
(r/<"x ih< fiirils .1. M. Swaiiic, M. 



It.SA. 



Inxprrtnir dm r,r,jr'- 



■lirll<! 



i lu ire. 



Direcicirs (Ic6 dut v.s ik fainiij-it' 



H. C. Trclicrnc. H. S. A. 
C, Iv Sandcrs, T.. S. A. 
.1. n. Tottiill, H.S.A 
W. A. Ho>s RSA. 

(',. HciuiiiiM. ivA.. \.\.. n. 

T. WiUdii, 

,1. A. liftourncau. — 

A. K. I.<'ith, \Vinni|)cf;, Mm 
II. K. C.oold, St. Jolin. N.-IV 
P. H. niipiiis, St. Jfiiii, !'.(} 
('. Wri^îlit, \Viii(l<nr, Ont. 



(). N. <: 



iirtirr 



N'i.'if;:ir;i l'alls Ont 



Aiili (h hthnnifi.^n- fi '/•■ M/r/i.T, 



.J. I. lî.aul 



\ n iiior.'iMf ininiitro de l'aericiiliiiro. 

M..ii-itur le Ministre- -.r:ii l'Iiomi.Mir il.' vo\i- soumittr.- !.• I.iiililiii \' 70 île 

il -.'ri.' (l.s fermas pxpônmt'ntjili'^ '\^:i «lu S.rvic.> .le l'.-iitDinolonii') intitulo 

V. r- an- et U'nioiinaircs" et préimrt- |);ir M. Arthur (liltsoii, prcniit-r aidc-ciito- 

ihil-^i-t.'. 

Il n'y a pour ain^i iliro, pas de cultivateurs au Canada qui n'aient souffert 
.j. - V. r- cris. Or, la plupart d'entre eux auraient pu sensiMement réduire, sinon 
!ii|.l. '.ment prévenir res pertes, s'ils avaient eu à leur disposition les renseigne- 
ru. ir- .ont. nus dans ce bulletin. Sa publication .sera donc précieuse :\ l'agricul- 
liir.' I aïKi.liclUie. 

,J';ii l'honneur d'être, 

Monsieur le ministre. 

Votre dévoué serviteur, 

J. H. CHISDAI.K, 

Direchur dcsfermis expériiiunUilea. 
■>ii\\\-\, 'JS février 1012. 




v-r^ 



il 



18897 -li 



•iii 



iii 



\l I II Ckisdai.k, 

' >irtit«ur tics frrmos «■xp/'rimfntalr'», 
Ottawa. 

MiiN.siKL'K LK niKE(;TELB, — •l'ai l'Iidiinfiir (lo vous soiitnottrr le manuscrit 
•l'un liiilli'tin fN" 'A du Sorvicc tl<' rtntoiiHiloKii'K intitulé "Vers gris et It'uiuii- 
iiiirr- ', ('•(•rit à ma rccpiêfe, par M. Arthur (îib.xon, premier ai<U--<>i)tom(ii()Kistc. 



ri 11 



Vi:u< les cultivateurs ou jardiniers, (grands et petits, aussi hien ceux (|ui 
Mit -iir (lueUpies verijes carrées de terrain que ceux exploitant plusieurs 

iiiii- d'acres, souffrent des di'KÂts cauisés par ces insectes si ciunniuns. I^'s 
1 iL'iicnienls contcnvis dans ce bulletin devraient donc être utiles ù un trè.s 

tî.ii 'I iiiiiiil>rc de [u'rsonnes. 

1' désire attirer l'attention sur ce fait (lue ce bulletin comi)rend un Rrand 
in'iiil ri d'observations nouvelles, jus(iu'ici inédites, pur la vie de divir-^es esp('ces 
cil . 1 - insectes, à l'étude des(|U(.'l!es M. (Jibstm a con>acré beaucoup de son t(ni[)s 
'!i|iii- un grand nombre d'années, ("es observations sont très importantes; 
iili- fniii connaître au cultivateur le moment où l'on peut s'attendre à voir 
a|i|' w;iitr( les vers gris et la durée de leurs attaques. Fait étonnant, les ren.sei- 
L'i ■ !!• lits (|ue nous possédons au sujet du cycle évolutif et des habitudes de plu- 
-1. III- iji nos espèces communes île chenilles de noctuelles sont encore très incom- 
l'Ii t- ( ■(■ sont di:i lacunes dans nos connaissances que nous nous efforçons gra- 
"i .' !!• nu lit de combler. 

J'ai l'honneur d'être, 

AIoii>i(ur le directi'ur, 

Votre dévoué serviteur, 

C. (lOKDON HKWITT, 

EiituiHoluytdc du Doininivn. 
Il vricr 1«J12. 



i 



\\: -(î 



li'l 



ii f tlil 



î: 



i 



i 

s. 

ï 
î 



\i ïmmi 

k yilllli 



^^Ê^4m 



TABLE DES MAT^flRES 



- iîlf 



K' -'imi- . 

InlriMiiictioii 

NaMirr dos dôjjâiH ... 

( M!.' 1 voliitif 

l!iiiirini- naturels des vit.'^ gris 
M'>\cli- dr coiiihattrc les vers (rri- 

Moyrns j)n'vi'iitifs 

Hinièdf> 



1 -|iri i> r illllllics (!»■ Vers gris 

Vit gris à dos roMge 
ver gris noir ou graissi-iix 
\.v vr gris paiiach*"' 

.(■ \' . sris à cûtt's fonrô< 

.1- ver gris hlaiic... 
.•■ \tr gris marqué d'un "W" 
< ver gris larlicti'... 
I.i' VIT gris vitreux. . . 
I.e ver gris à tète jauiio 
ver gris du trèfle 
\(T gri-; sdiniirc 

V' I- t;ris peu ciMlIlUs 

l.:i l.''Liiiill!Kiire ou I.eucanie. 
I :i légionnaire 
I-a légionnaire noire 



9 
10 
11 
11 
12 
13 
13 
14 

15 
15 
Ifi 
17 
19 
20 
21 
22 
23 
24 
24 
25 

2fi 

2ti 
27 
2s 




i 



VERS GRIS ET LÉGIONNAIRES. 

KÉSVMÊ. 

y fc vers pris et 1rs li'pioniiaircs sont dis chenilles de noctuelles. Pins ou 

11.. I - iiDiiiliicux tous les ans ils se ruiifieiit avec mis pires insectes jiar ordre d'ini- 
|M r'iiirr. Ces chenilles ont le corps li>^e, cylin(lri<iue. ( Ih ■; ont >eize pattes: la 
|,l;i..rt d'entre elles ont la couleur de la terre dan» laciutUe elles se cadient 

|.. I, I Mil ]'• jour. 

\ci:- ~oiiunes loin de connaître ;\ fond toutes le< phaM» de la vie des vers 
(;!! ihiiii' de~ plus commun-. I.es uns hivernent à l'état de chrysalides, d'autres 
à |V!;i! (Il- chenilles à moitié développées, et d'autres ilan~ l'ceuf, ou à l'état 
aii ..'' l II seul i)apilIon femelle pond plusieurs centaines d'u'ufs qui 
siii' liiiiii-é-. par i)etits j)aquets sur les feuilles de mauvaises herbes, de graminées, 
(l.iM i-t(-.etc. tjuand ils ont atteint toute leur taille, les vers fiT\< ont environ 
iiii ! "Ui I et demi de lonjr. Ils s'enfoncent dans la terre jusqu'à la profondeur 
d un piiiic ou deux pour .se transformer en chrysalides; les papillons adultes 

I !!i. iL'i :ii tîénéralement en juin, juillet et août. 

1 1 in~ des conditions normales les vers gris et les légionn.aires se nourrissent 
1,1 : • Ils rongent les plantes par la base, près de la surface du sol ou un peu 
a:-;' -uii- de la surface. Certaines espèces ^rimjx'nt sur les arlres fruitiers et 
ici';. - ri détruisent les bourgeons et les jeuiHs fruits. D'autres se nourrissent 
niM 1 inint au-dessous de ia surface du sol. attaipiant les racines d'herbes et, 
il .: .'y - plantes, (juand ils sont en très grand nombre, les vers gris s'avancent 
il' !;' :.' . I h baiiiles, à la fa(;on des légionnaire^. 

I.'- débats (pie ces in.sectes causent cluicpii' année au Canada représentent 
ut,' '.":'• -nmiiie d'argent. Dans certaine-; sai>ons. ipiand ils sont extrêmement 
ii'iiii II ux, cette somme se chitfre par des centaine^ de milliers de piastres. 

I.i leii ( ntretien des cultures est un facteur inipuriant dans la lutte contre 
II- N'f- tirl-;. Il faut soigneusement ramasser, pour les brûler, tous les déchets 
i| 11 ri -Il lit sur le sol après l'enlèvemeut des récoltes, et détruire les mauvaises 
IitI'- l.a terre infestée doit être labourée profondéni' iit en automne. Ou 

II •: . ' iiin-i un grand nombre de chenilles et de chrysalides (pii hivi nient dans 



l'i 'ir proléger les plantes mises en terre, on peut placer autour de leur tige 
ili - \ iiiiii - de fiT-blanr ou de papier. Comme les vprs gris (pii se nour-issent à 
Il - ii: 1' I 111' pi uvent escalailer ces bandes, les [liantes sont ain>i à l'abri de leurs 



!'- oiseaux, les insectes utiles, les maladies parasitaires, aident beaucoup 
lii! - !a lutte contre les vers gris. Les eultivatcirs, les h<irticulteur<. et tous les 
II,!, ■, ..,•- (jcvr.iient aider à iirotécer nos oiseaux insectivores Ce soiit les ineil- 
li .'- un- de- vultivateiirs; on ne devrait janiids l'oublier. 

Il -mi 1 iiipoisonné, c'esi-à-diri' le son mélangé de vert de Paris, est l'agent 
lii li' -irniioM le plus ethcace. On doit l'appliquer ilès (|U' l'on constate la pré- 
-I !!• li. vers (iris, i )e [x-tites touttes de trétie lr:ii< pulvérisées avec une forte 
Miliiliuii ili vert de l'aris ou d'arséniate de |»lonib, xint égalemeia très utiles. 
l'ili- '1' viaient être placées à de petites distances l'une de l'autre, dans le champ 

il:|i -II-. 

u 



wrt\ 

fr ! t 

1 



1.1 II! 




i ,;i! 



rmEWf 



^Mi^^.i. 



10 

Pour les U'eionniiiros .t !.•> vers gris qui ont l'haliitudo do voyaRor rn bandes, 
il faut creuser à la .liarruc .lr> -illon^ .n tniv.Ts du ihatnp. On fait ensuite des 
tn.us à, environ dix pi.'d> d'espacement dans c.s sillons. Les chenilles qui 
arrivent dans les sillon^ les suivent et tombent dans les trous, oïl on peut les 
érraser au moyen d'un piqu.'t ou d'une barre de clôture, ou encore les détruire en 
ver-unt sur <ll' . une petite quantité d'iiuile de charbon. 



VERS GRIS. 



INTROnrCTION. 

I es chenilles généralement .lésip;nées sous le nom de vers gris causent plus de 
(légnts et nous valent plus de demand.-s ,1e renseinn.'ments .le la part d.'s cultiva- 
teurs Vt des jardiniers (pie la majorité .h's autr.'s msectes nuiM Mes. hlUs se 
■■•ument par ordre <rimi)ortance avec les fléaux bien connus comme le kerme: ^an 
'„'. Il pvrale d.' la pomme et la mouche de Hesse, qui compt.'nt parmi nos 
;„„,,„is ."s plus dansî.Teux. Peu d'insectes, assurément exercent tous les ans 
.. , , ,1e ravas.'S dans nos récoltes de jardin et de Rrande culture. Les pert..> 
: ,, nulles ,,u,. ...s insectes causent au Canada se chiffrent par des centaines ,1e 
lier. Av piaMns. Kn Tannée 1900 le vers gris panache a .letruit à lui s.n 1 en 
'.,l.,„il.ie-l ritannique i.,nir Sir,S,000 de nVoltes, et si nous ajoutons u ce c uffre 
..-pertes ,,ui se sont produites à la même sai>on au Manitoba et en Ontario, 
ous arriv, ns facilem..nt à un total <le $'->00,000. C'h.ttenden preten.j que le 
total de< dégâts causés par ce vers gris, cette ann^c-là, aux Ltats-Lnis et a,i 
Canada, a attiint la somme énorme de $2,;)00,000. 

Les papilh.ns de ces vers gris appartiennent Ma fanriille d.^ noctuidés qui 
,,„„,,.,, la. s l'Améri.p.e <lu Nord, plus .le deux mille espèces .hfferentes Heu- 
re .„'.. il n'y a pas plus de vingt de ces espèc.-s qui se soient montrées en 
, !.. ' M- ■ as-ez gran.ls au Cana.la pour causer .les dommages sérieux à la végeia- 
, ,;„ K.-.gl,. générale les papillons de ces divers<>s espèces se r.>sse,nblent ; ils on 
. eou ,.ur grisâtre ou brun terne, la paire d'ailes supérieure est généralenun 
. i,.V .. quatre ou cinq ; ,nes irrégulières. Sur chacune .le ces ailes se trouv.n 
. . ,'m, 'nt leux marqu,4 .aractéristicpies, l'une, plus près ,lu corps, à peu près u 
ri r , le la l,.ngueur de l'aile est ronde ou orhicula.re; l'autre, p us près du 
, me .le l'ail.-: est ,dus grosse et rcniforme, c'est-à-dire .'n b.rme de rein. 1» 
, ! ,.nt .le un pou..'., à .1..UX pouces de large, l.^s ailes étendues. Au repos l.. 
1... sont r,.,,li.Vs sur le con)S. Us ont d.'s habitudes n<jct urnes, et on le> %,..t 
■a.. mu pen.lant le j.uir; à la chute ,lu jour, ils r.cherchent les A-TS pour n 
sucer le nectar La himi.Ve les attire; ..'..st pourqu.3i les entt^mologistes ,.n 
1 te h- . i n, ns .1.- c-s papillons, vi<it,.nt souv..,t les lumières brillantes, .lans 
. r 1.' les vill,.s. L.. <.>ir 1, s v.'ux .1.' .vs papillons ont un vif é.lat, et p.^ur cetU- 
r.d!„n .'t à ..auM. -h' leurs habitu.l.s n.,eturn,-s les .\nglais leur ont .lonné le nom 
p'oiuilaire ,1e "papillon- hilioux" (,>wl,.t ni,>ths). 

1 ,.s oMifs ,1,' c.-s papillons ont en général le m.'m.. aspect; do couleur pâle, en 
for.n. .l.' dom.., .t de uoins .lun millimètre de diamètr.;. \ us h la loupe, Is 
p,é"'nt''nt .1.. Miperbes nervures, r..!ié..s ens..mbl.. par d'autres nervures .nd,>- 
till.l.'s. 

' l'n WM.-rn- 1-- v.T, un. .„„. .-..nnus bous I,., n..-n, ,1,- . Surf^vç- ( iruhs. o,. . Surfaro (•«!'"P''';|;V 

g,-.n6riUen>ent . 1,. s N.mIu.H.-.s . ,jm ,»i|,.il..iis nocturnes. 






Il 



I.P3 clioiiillcs ou vrrs gris qui proviennent de ces papillons ont aussi, ordi- 
iiai't nifnt, des hal)itu<li's nocturnes. Cependant, quand les conditions ne sont 
|i:i~ ii.irmales, i)ar exemi)le, (,uanil la nourriture mancjue, ils ohangent leur 
iniiiiii rc (le vivre et se nourrissent le jour aiH-i l)ien ([ue la nuit. lli-fiU' f^énéraU', 
I - \, r- uris se resseinldeiit tous; ce sont des chenilles lisses, rylindriques, d'envi- 
I .!i Mil pouce de long, et de couleur terne, seinblalile à la terre. Quand on les 
.l''r;iii^;e, ils s'enroulent sur eux-rnêinis. l'endaiit le jour ils se cachent sous la 
-uriai (■ mêuic du sol. 



NATURE DKS DfXÎÂTS 

I.(~ Vers gris font pres(nie tous leurs ravages au printeni|)s, quand les plantes 
M. lit jeunes »t succulentes, ("ertaine-i espècis se montrent en quantités appré- 
riii.l.^ ju-ipTau milieu de l'été, mais la plupart ces-.ent ordinairement d'attaquer 
1 - ri' iilies vers la fin de juin. Ils ont l'haliitude du ronger les plantes près de la 
- .ri',1' e du sol ou im peu au-dessous de la surface, pendant la nuit, (^uand ils 
-..ut (Il jifund nombre dans im jardin ou dans un champ, on s'aperçoit hieii vite 
(11. 1. - (liantes ont été coupées ou rongées, et si l'on fait des recherches ;\ l'endroit 
il I il.'u.it. on trouvera très prohalilement le vers gris dans la terre, enroulé .sur 

I ii-inciue, juste au-des.sous de la .surface. Dans bien des cas, la jeune plante est 
ir.'.' I II partie dans le sol, mais tous les vers gris ne se nourrissent pas de cette 

II I I,; il en c-t d'autres qui grimpent dans les arbres fruitiers ou sur certaines 
- ou arl)ustes comme le 



11 \'.r 



groseilliers, les gadeliers, les tomates, etc., se nour- 
i;--:.!it ilii feuillage ou des fruits. De fait, quand ils sont très nombreux, ils 
itiicjU. lit tout ce (pii est vert OU juteux. Dans ces années-là, certaines espèces 
-. ni. tiiiit en marche par bandes, tout comme les légionnaires. Dans des saison.s 
ilr lu- i;r;ui(le abondaii -e il csi souvent nécessaire, ;\ moins que les précautions 
V.. ;' ,1 - n'aient été prises à temps, de rcsemer ou de replanter deux fois ou même 
tr..i- fuis la récolle. 



CYCLE ÉVOLUTIF. 



li -. ruit impossible d(! faire un exposé général du cycle évolutif des vers gris 
. - ihvii-(s e~|)èces varient beaucoup dans la durée des différentes métamor- 
- Il ;if, larve, chrysalide et insecte parfait —et, de plus, les apparitions sont 
. n! irii'uulières d'une année ;\ l'autre. Il en est qui passent l'hiver :\ l'état 
i!\ -iliili < DU de chenilles à moitié développées, tandis que d'autres le passent 
l'diinc d'oufs ou à l'état adulte. Les chenilles des pires espèces font leur 
iri'i m en juin, juillet et août. 




I i 1— Tas ifii-ufs lit» Ftri'iroma Sauna sur uni- friiillf ili- poi.s à viichcs, et un srul œuf, très 
-■:■:■■. i -h-n'.r {C!:i't-fi-l*Q, H-jV V ?? , V -J ^-r, -ic l',;ni.. Min. i!t: !;gîri- :i!tarr 

d(!3 K-f.) 

I!i' lilc générale, les œufs des papillons des vers gris sont déposés en tas ou en 
p.i'i .it- -ur les feuilles des arbres, des arbustes, des mauvaises herbes et des 




lli il 



i m, 

I 



mmm£:js^mmF^^t 



12 



hirlx's fourrajîrrcs, <■♦(•. On <n a iii(''mr trouvé sur les vUrf< (l<s fenêtres, sur Ii 
iria.stic iiiii:^i que >ur !<■ liiiKi' '"i^ :i st'chcr. Nou^5 avons trouvé di s crufs do y(T> 
Kris variés, i Mtunc-lra allantiai (Irt..) sur le dessous d'une feuille de elièvrefeuillc. 
en un las ecjnipaet de 'rois eou< lies, l'ne autre espèce, tenue en eliaiiilire, :i 
pondu des (eufs seuls ou par tas de trois à vin^t. 1-e iioniljre d'(ruf- pondus par 
une femelle varie heauedU]). Dan- icrlain- tas il y a moins de eent (eufs. d:ui- 
d'autres plu- de 700; de fait on a vu nie fiiii<lle d"une espèce poinlre jjIus de 
1,(K)() (iMif-. I.a ponte. |iour la plupart Av ( ( - papill<iiis. se fait au eommelieeini ut 
di' l'été ou à la nii-élé. ('epenchinf, r\u-/, certaine- espèces, les leuls -ont dépu-i'- 
dès le eomineiiiemt lit d'a\ril. 

(^uaiid un ver t;ri> a atteint ^on di'v( loppeniMii 
complet il s'enfonce dans la terre et se fait une coipic 
de terre où il se tran-forine en eliry-alide linmâtre ou 
roupie oliscur. CJuaiid cette transformât iun a lieu m 
juin ou en juillet , le papillon émerf^e générait iii(-nt deux 
semaines aprù-. (.'epeiidant, certains vers jiris ne >c 
traii-forment pas eu chrysalides immédiatement aprè- 
avoir complété leur co(|ue de terre, ils restent sous 
forme de larves pendant un temps variiilile, (piehpit- 
pa|iilloii- ne sortent qu'au bout de trois, cpuitre ou mènie 
'a chenille a atteint son complet développement et 




liK. 2.- 



(|iii 



cl.- terre et 



c'lir\ siilitlc- 



jours au moins, et 1 
|ilusi(Mirs semaines après (pi' 
s'e.st enfoncée tlans la tt rre. 



ENNEMIS NATURELS DES VERS URIS. 

Il existe l'ien de- sorte- différentes d'iii.-ecte- utiles qui atta(iuent les vers );ris 
et (pli aident hiaucoup à le- tenir en échec. Certain- d'entre eux sont des insectes 
parasites <pii pondenl leurs leufs sur le corps de< vers «ris. Ces (eiif- éclosent et 
les jeunes iarvo ipii en sortent se nourrissent de la chenille en vie ju.s(iu'à ce 
(pi'elles l'aient détruite. D'autres -ont carnassières et ehas.sent les vers gris -aii- 
trève pour les dévorer. L'ne des plus importantes de ces dernières (-(lèees est le 
"li<ui des V( rs uris" [t'iilns(,in<i ciiltdani Fah.) Cet insecte, à l'état parfait et soU'; 
forme de larve, détruit di' grands nombres de vers gris. Il est noir lirun, avi c 
trois rangées de p( tite- iiiar(pies d'un rouge cuivré sur ehaciue aile. Il mesure 
environ sept-huitièmes de pouce de long. V\\ autre ennemi important est l'atn- 
mophile ou abeille de terre [Amntophila ludtivsd Smith). Cette alieille tire les 
vres gris de la terre et les emmagasine dans soti nid pour en nourrir ses jeune- 
'.irves. 




Uiiniti, lurve à jî;iU(in et iiyii plie 
à *iniiU'; partie unl^-rieurt liu 
eerp- de la l^^!uinii:ine poriiint 
il,.,e„(^.i. t;tel,.rKiM. lellé- -iir 
le ili —eu-, un p< u Kre-vsis. 




VI' ''. itibi'i te; j^ru^iwur natu- 
relle, il) iipré.-, Kileyi. 



1 



es mset 



tes ptirasile- et carntissiers ne sont jias les -i \ils t iiiiemis des ver 



iris; (|Uel(|ues-u 
ehenilles grasses et suce 



ns de nos oiseaux indigènes sont égalemen 



t très friands de ce; 



ulente 



Un u'appiécie iia-s les services de ces oiseaux a 



13 

Irur juste valeur et les cultivateurs et jardiniers devraient faire tout leur pos«if>le 
pniir les i)rot(''Ki'r contre le plomb du chasseur et les liémclicur- (!.• nids 

L'alouette le >r,.ai. l'ois.au-cliat, le n.it.let, etc.. détruisent .iiMciucannéo un 
■jinnd noinhre de v.r- gris. Même le corbeau, dont on dit tant dr mal, rend de 
tiv. >£tan(|s s.rvices car d se nourrit princ:[)alement d'ins.'ctes au printemps et au 
cniininciiueiit de l'été, et les vers gris forment une proportion importante de 
K > insectes. 

I.cs maladies foTinn, uses para-itaires .■oinme celles du pure Empusa aidei t 
., iiKiitriMT les invaMons de vers grH. .Ceux-ci sont énalement sujets à des mahi- 
llie^ bactériennes. 

COMMENT TENIR I.E.S VERS CRLS EX ÉCHEC. 

Moyens théventifs. 

lionne cuUure. Les uuf- de la plupart de nos vers gris sont déposés peu 
- .(lie l'insecte parfait a fait -^on apparition, au commencement de l'été ou 



II.K 

1 l:i ini-ét(' 



Comme les tas do ufs sont déposes principalement sur les maiivai- 
H ibes, les végétaux succulents, ou sur l.'s restes de reçoit, s, il est bon de labou- 
rs 



oiKlenient, au commencement de 1 automne, tous les champs où les ve., 
un- <iiit lausé des dégâts. Ce labour non .seulement détruit lieaucoup d'œufs et 
.i. jeunes vers gris mais aussi beaucoup d'autres insectes ([ui passent l'hiver 
'' ' plantes tombées, des déchets, etc., On doit toujours faire un lat 



us de 



>our 



(i lutomne cluKpic fois (pie les circonstances le permettent", non seulement pour 
u. iruire les in.secles ,,ui hivernent mais aussi parce que la terre, ainsi traitée, 

les 



-I en meilleur état pour les semailles du printemps. Dans les jardins et les 
iMgei.. <,n devrait rama.sser soigneusement tous les restes de récoltes déchets 

I. , (t les détruire en les brûlant. En faisant ce nettovage aussitôt liue possil 
I le après l'enlèvement de la récolte, on fait disparaître toutes les plantes 
munies sur lescpielles les jiapillons pondraient leurs aufs. 




«» ^-A 



Fin. .5 — rylindrcs .1. f.-r-t.ianr cinplcyf,. p ,.,r pr.'Ircor le- jeum-a plunts contre les vers Rfis. 

Ii'n,d,s prokdna^. Dans le.- i hainps ou les jardins où Ton plante ih':i choux 
'i'- ' hiiiix-fleurs, des tomates, etc., on peut se protéger contre les vits gris «'n 
Mi'.iiit autour de la tige de ch;ii|ue plante, au moment de l.i nhintf.tinn .nw. 
i ni'ic lie i"er-i)ianc ou un morceau de papier, Comme le fer-blaiK dure plus long- 
'" iiips (lue le p.ipier, on doit lui donner la préférence. Des morceaux de fer-blane 
'l'iiviron six pou<('s de long et deux |)0uçes et demi <le large sont bien .asseï 
n iiid-. On peut facil.'inent leur donner une forme cylindritpie en les cnrouJant 






im 



W' 



it 



autour d'un mnnolie h l).»l;ii. On peut ?>o servir dans op luit de vioillos lioffes de 
tomates (>u (le coii-civr^; (iii jette ces hoîtes dans le feu; les dessus et les fonds 
tombent lai.s.-aiit le morreaii central de fer-hlanc (lui, coupé en deux, pourra 
servir à [)r()té};er deux plantes. 

Pour protéger les arhres fruitiers ou les autres arlncs contre les vers gris 
grimpeurs, on i)eut fixer autour de l'arKre, i)rès du has du trône, une l)ande de 
ouate de coton, de- ((uatre pouces de large. Le fil de fer ou la ficelle qui retient 
cette bande devra être placé près du lias, afin que la i)artie supérieure de la hande 
puisse être repliée, en descenduut, de façon à former une masse de ouate en forme 
de cône ou d'eiitdiinoir. 

REM^.^ES. 



Appâta fmpni'<ri»nfs. I,e son empoisonné est le remêdo le plus généraleinent 
usité aujourd'luii dans la destruction des vers gris. On le fait en humectant du 
son avec de l'eau sucrée, pui- en le saupoudrant lie vert de I*aris dans la pr.)por- 
tion de ' j livre de vert de Paris dans .")() livres de son. Il est important que le son 
soit liienliumecté. afin (lue le poison ajouté puisse adhérer à toutes les parcelles 
de son, mais il ne faut i)as qu'il soit si humide (lu'on ne puisse plus l'émietter entre 
les (l()i;;ts.' l'n demi nallon d'eau dans lequel on a fait dissoudre J.j l'vre de sucre 
siiHit pour huniecter ôO livres de son. S'il est i>lus commode de le faire, on peut 
employer la même (|uantité de sel ati lieu de si'cre, ou même de l;i mélasse. Le 
mélaiii;e doit être ;ippli(iué dès (lue l'on Constate la i)résence des vers gris. Il est 
imiiortant ét.aicment (lUe le méla'ipe soit épandu après le coucher du soleil, afin 
qu'il soit dans le meilleur état pos-ihie au moment où les vers jiris sortent le soir 
pour ni.infuer. Ils se montrent très friands de ci t appât et le mangent de préfé- 
i. nie aux plantes. Si l'on expo-ait le mélanije pendant ime jotirnée chaude il se 
ilr~-èih lait rapidement et n'attirerait jilus les vers firis. Il suffit de ôO à 100 
livn ■ de -on empoisonné poiir traiter un acre; la quantité exacte dépend de resi)a- 
ceiii.'iil des plantes. Dan- les cliauiiis où le grain debout est aîta')ué, le mélange 
peut être épandu au moyen d'un -emoiràroue. ou jeté d'une voiture au moyen 
d'un bardeau, à toushs vingt pieds. Dans les grands champs de betteraves ou de 
pl.intes lie ce genre, on ])eut épandre le mélange à la surface au moyen d'un 
semoir à lielteraves. il faut s';is~urer ()ue les tuyaux du semoir ne se bouchent pas. 
On peut également l'épandre à la main. Dans le .-ud de l'.Mlierta, où les vers 
gri- catlsent souvent de très grands dégâts dans les champs de betteraves, on a 
coii-talé (|ii'un jeune garf;on de seize ans peut éiiandre le son empoisonné sur S à 
Kl ai ri< en ime journée, et dans ces récoltes certains cultivateurs ont trouvé 
iii'ri--:iire de n'emiiloyer (lUe 20 à 30 livres de son emi)oisonné à l'acre. On 
remplit un sac de son (pie l'on porte suspendu autour du cou, on marche entre 
i\fu\ rangs et on se sert des deux mains ]>our épandre le mélange de chaque côté. 
(^>iiand les vers gris MUit très nombreux et qu'ils marchent en bandes, on peut 
épandre le son empoisonné juste devant leur ligne de marche. Dans les jardins 
où l'on désire protéger les légumes ou les fleurs, on peut appliquer une petite 
(luantité du son emiioiMinné autour de chaciue plante mais sans la toucher. 
(Juaiid le- plantes à traiter sont en rangs, ou place rapidement le mélange, de 
la fa(,'on (pii vient d'être décrite, en marchant entre le> rangs. 

On peut également employer, i)our les i)lacer dans le champ infesté, ou entre 
le> rangs de légumes et de racines, de jutites bottes fraîches il'iine mauvaise 
herbe succulente ou d'herbe fourragère, de trèfle, ou de toute autre plante succu- 
lente fine l'on a fait tremper dans une forte solution de vert de Paris (une once de 
vert de Paris dans un seau d'eau). f"es bott^^s, assez rapprochées l'une de l'.autre 
llttireront beaucoup île ver- gris el protègeronl les récollo. Ou lioll égaiênicnt 
après le coucher du soleil afin qu'elles ne soient pas trop fanées i 



es me 

es vers gris 



quanc 



trouveront. On doit le- appliquer dès que l'on s'aperçoit de la 



inv 



•nie des vers gris, tout comme 



in empoisonne. 



^^^'smm 



1» 







F,i. 


m 


:iri 


hc 


1) 


,111 


•; ('( 


~. 


lit 


trô 


-i 


lll- 


ni 


iii 


-,■. 


tr- 


I" 


ic 


n'i 


1" 


ut 


i'k: 


.1. 


tr 


iill> 




im 


~, (' 


• ï 


III 


• i): 



Tous ces appAts finpoi-onnôs ont donn^' d'cxpollonti ri'siiltats dans la lutte 
roiitrp jps vers uris (pii >(> nourrissent à la surface, louant à ces vers (pii se 
iM.iirrissent prcs((ue entièrement dans la terre, eoniine le ver gris vitreux, ees 
iMpâts n'ont que peu de VMJeur. Pour tenir ces espèces en ôchoc, et en déhar- 
r.i-er la terre que l'on se |)r(pose de mettre en céréales, il faut nettoyer le sol 
aussi hieii ([ue possilile de toutes les mauvaise.^ lierlies et les plantes <^levées cpii 
^'y trouvent. Les prairies ou les pâtura<.;ts <|Ue l'on se propose de relever l'année 
sui\ante devraient être pâturés aussi tard que po-silile, ou fauchés avant d'être 
lihoiirés. Si l'on prend cette précaution, il ne restera pas de fortes plantes qui 
]iui--ent attirer les papillons femelles en (luéte d'endroits pour déposer leurs (Tuf.s. 

ses et raiea. IUr\o générale, quand les vers «ris so mettent en ordre de 
ils ont presque toute leur taille, et naturellement ils sont très voraces. 
s cas, comme nous l'avons déjà dit, des applications de son empoi-^mné 
s utiles potir arrêter l'invasion. On peut également enrayer des inva- 
nsidérahles en creusant des raies profondes devant la li;;ne de marche des 
On arrête ainsi la marche des chenilles et on fait passer ensuite dans la 

lies sont tomliées un liillot tiré par im cheval, afin de le.s écraser. On 
ilement creuser dans cette raie, à intervalles d'environ dix pieds une série 

l'un pied de profondeur, dans lesquels les vers gris tomberont par cen- 
•t on potirra facilement les y tuer au moyen du gros bout d'un piquet ou 
lire de clôture. 

Iiiiiii(ixx(i(if â la main. Dans les petits jardins, si l'on cherche dans la terre 
.1 .s que l'on s'aperçoit de la pré.sence des vers gris, on n'a généralement pas dé 
piine à trouver les coupables, à environ un pouce de la surface et dans un r.ayon 
■ le queli|ues pouces de la plante; on les détruit à la main. On doit to ijiiurs 
avoir recours à ce moyen quand cm constate qu'une plante a été coupée. Dans 
j.s serres, où certaines espèces, comme le ver gris panaché, causent des <lés;:its, 
reiti' simple méthode d(> recherche à la main s'est montrée efficace. 

yi'hn'lle.^ Les poulets, les dindes ou autres volailles sont très utiles dans les 
iiivaMoiis de vers gris; laissées en liberté dans les champs ou les jardins infestés 
illfs dévorent un grand nombre de chenilles et de chrys.alidi ' 

Les n. mèdes ])our les légionnaires sont donnés aux pages _'S et ;{0. 

i:spf:( Ks COMMUNIAS de vkr.s chis. 

Le \v,k cuis X noa kouge {Kuxnn iichroganler fin.) 

(Fia 1 iIp la planrtu'.) 

Asj)cct. Comme son nom vulgaire l'indiiiue, ce ver gris est rouge par dessus, 
riitièiement développé, il mesure un pouce et demi de long. La tête et l'éciilio 
-ont brun jaunâtre, la première porte deux marques noires, distinctes, vers le 
!■ litre. .\u milieu du dos .se trouve une bande pale, et de chaque côté de la 
partie rouge du dos une bande foncée. De même que chez l(>s autres vers gris 
!■• corps porte une série de tubercules noirs, ou excroissances, en forme de vernies' 
.■.-ez i)etits, chacun garni d'un seul poil. Les trois pjiires de vraies pattes, qui 
.-.rtriit (les trois premiers anneaux près de la tête, ont la même couleur que la'par- 
1 M inférieure du corps, de grisâtre à brunâtre, de même que les cinr] paires de 
laii--es pattes, plus fortes, qui sortent des anneaux du centre et de l'anus. C'est 
\>:iv la couleur rougeàtre du dos que ce ver gris se distingue ordinairement de.s 



litre-; l'^pc::-^ ;-:.nH:Vin->-. 

La couleur (>t les marques du papili(m de ce ver gris varient extrêmement 
.a grosseur oscille entre in pouce et trois-huitièmes à un ponce et cinq-huitièmes 
iiMroti. La couleur de- ailes varie d'un jaune pâle à un beau rouge foncé Les 



ft. I 

N 



i8l: 



«il 



prl 1i 







16 



:iil.'« «upc'ri.Mir.s sont toutes diiix croi-»'.-^ d.' iiuatr.- .m <m(| Iikims irr<'culu;rfs, 
<lont <|U(l<|U(s-iii..s Miiit à i)«inc .liMiiict.- < inz crtains iinlivi.liK. ( is aile^, 
(l;ms la nlupart di-^ <;i.s, |...rt<nt (!<• fort.- tnarciucs iioin's. tri'> apparentes par- 
tieulièreiiient près (!<• la l.ase de l'aile, et de rl,a.|Ue eoté de-; niar.|Ue< rond.-s , t 
rénifornie> -ituée- au rentre .le la moitié suj-érieure de eliaipie aile. Les ailes 
inférieures sont n-'iiéraleinerit noires, plus pâles au centre et a la hase. Le corps, 
a la mêine louleur (lU.' le> aile- >upérieures. 



ilier da 



année-; l'cpoiiue varie 
surtout dans la dernière 



H(ilnl,nl,s ,t nich r-olul,!. I.e ver «ris à dos |,.u^'e e<t le i.lu= renuUer aans 
ses at.paritions et. son, m.' toute, le plus destructif de tou- les vers uns (,ue nouâ 
■ivon- au Canada. On le niieoulre <lans toutes les provin.es du Dominion. 
11 atta.iu.' non s.ulem.nt tout.- Us récoltes i)otat;<res ou de trran-l.' culture 
maie ..u-si t,,utes 1.- i.lantes su.vul.nt.s (pii se trouv.nt à -a.p..rt.e. surtout 
<iuand ce -ont .le- i.lant.- utiles. Il détruit souvent .■omi)l.t. ment le< fleurs 
annu. 11.- .lan- 1.- plat.-l.aiid.s. Dans Tôt du ( 'ana.la les l.-cumes n.,tamm.nt 
h- rh..ux. ili..ux-ll.ur..lMtt.raves. ra.lis, s.,nt at1a.|ué> t..u- 1.- ans. .t dans les 
|)rovinc.s de l'.m.st 1.' l.lé et l'av.iine souffrent heaue.jup; souv. lit d.- récoltes 
entières sont anéanties. , , ,. i • • . „ i .. » 

Le papill..!i .1.- .<■ v.r «ri^ fuit ■'.■n apparition a la tm .1.' juin et i)endant 
lis m..is .l.' juill.t 1 1 août, et mém.- plus tard en certaine.- 
-uivaiit la -ai-..ii. Dans 1.- année- ordinaires il alxiiule 
,„„i,i,-. ,1e juill.t .t les i.r.ini.r- j..urs .l'août. A Ottawa on sait «pie cette espe.-.. 
„as«' riiiv.r dan< l'ieuf, mais on it;n..r.- s'il en est toujours amsi. D.s aufs 
,lép..sés en .Mtol.r.' n'.-nt éel..- .pi.- L- '-'O avril. Les chenilU's .pu en .-..nt sorties 
ont att.int l.ur .•nti.r .lév. lopp.in.nt .'t se sont tran-f.irm.'.-: 
le 10 juin: 1.' pr.nii.r papill.m a fait s. m apparit . ■ * . 

fois d.- .euf^ <pii avai.nt été i>..n.lus vers la (in .r..ctot.re .ont restes intac s 
nen'dint 1.- . lial.-urs .le s.ptemhre et d'octohn- et n ont edos qu en mai de 
l'anné.' suivant.', mais .m avait trouvé à .ette éjwcpi.' des larves Ixaucoup 
plus Brosses .11 plein.- I.rr.'. , ,.. i • ■ 

("..st dan- la .l.rniére parti.' .lu mois d.- mai et I.' d.out .le juin ipi.' ce v. r 
en- fait le plu> .!.• ravau.'s. Cénéral.-m.nt. la .-iKnill.' atteint son l'iiti.'r .lev.- 
lopp.in.'nt .laiis la .l.'rnièr.' moitié de juin: .11.' s'.'nf..nc.. dan- la t.rr.' a un ou 
.l.'ux pou.'.'s .1.' i.r..f..n.Uur seul.ni.nt. Là ell.. s., tait un.' co<iu.' .!.■ terre .lans 
l'i.iu.'ll.' ell.' se transforme .'ii clirysali.i.' .l'im brun rouu-'atr.'. .1 .nviron tn.i.- 
..uarts .le p.,uce .le l.jnfj. KHe r.st.' ainsi inactive p.n.lant trois ou .p.atr.' 
-'■inain.s. Kn .'ertain.'s ann.'.'s l.s p;,! 'IL^ns sortent .'U m..ins .1." tr.Ms s.'inamcs; 
en d'autres, ils émeru.t.t cin.] seniain.-^ après <pi.' les cIiiihII.'s s.' sont .nfonccs 

dans la t.-rre. . , , r * i , 

Kn un.' ami.'.' illMI-d c.'s v.r-^ «ris etai.'nt tr<- noiiil.r.ux .lans lest .k 
rontari... au .■oi.iiii. n.'.m.'nt .1.' juill.-t, et n'..nt att.int toute l.'ur taille que 
niili.'U .lu ni.Ms. D.'s appariti.m-: aus-i tar.liv.'s sont .x.'.'ptionn.lles. 



en .'lirysalide.s 
ition le 20 juillet, l'ne autre 



v.rs 



Lk VEU .IKIS NOIK OL .JHAlSSKl .\-, (Aljll'lls jll»illun, KOTH.) 



1 ,^-. J,l, la phiM, l,f.) 

Aspect ("e ver tiris, entièr.in. ut dével.ippé, mesure d'un pouce et demi 
à un'pnuc .'t trois-quarts .1.' loim. La coul.ur général. 
s.mibre. mais .'.Ttain- indivi.lu- s..nt ii.tt.'m.nt iDiratr.-^ 
d.is, au cetitr.' une lii:n.' jaune pal. 
même .'ouleur «iont la .upéri.'ur.'. 
tain.s larv.'S ont éjral.'m.'iit .l.'s pla.pK's jaunatr.'- 
v.'rni.'< ou tach.'s poilu, 
i ,ril.ur lie la têt.' varie. 

■'•'•''■- '^-'"■^"'''^'•^^-"^£;:"i:,;':'d;. cha.,i.' cùté. L-écaiUe du premier 



est un gris graisseu.t, 
11 p.irt.' le lonsi .lu 
■. .'t 1.' l.inK d.'^ c.'.tés. trois autres lignes .le 
.le chaque côté, est la plus distincte, ("er- 
le long du d.w. Les ))ctites 
- sur i.'s aiin.'au.\ Sont noir luisant .! aiîr'ârentv- . ■'• 
.1.' Uitalem.nt noir ou hrun-foncé à hrun-i>al''' maniuee 
.lu centre, et de d.'ux tacli.'S noires 



plus pctitL's sur la parti. 



ir'1 



f 






r I 



y.i 






v'> 



ï 











F 




^■' 


f" 


f 


^ ' 


,*■•• 


■ , 


%■' 


jf'^ 


\- 






Ç 


k« 


i » '. 


s 




ri,....,,i,. H. r. i.ii-.,»-. 

\".r- L'ri- à ■1.- P.iiif. \ur .1(1 ilii- ri (!,■ ,nir. J \",r i;ri- t.'ii'liri.', \ u.' ,iii ,|,,. ,1 ,1,. ,;,<:■. 

huj'Hi ,„l,r.<!inft' r. \i,iliin i-in/nuri . 

\ • I LTI- l.M,li--. |1\. Mil' .II] .1..- 1 t ih- roi,'., .-,. \", r LTl- tii.Hl.-. ML . lu . |. .- . 

.l';ri.(/, iii,.~ili,ii.i t:ul'«i .-'. .l'r/. I,.. 1 

\ . I 1:11- lii:irf|in' d'un U. vu.- .lu .1.- < t ,1.- . .'.t,'-. 1',. \'.-i ^:i, ^.mi.n-, mi.- .lu .1..-. 
\'»lu'l cl:iifl,.-:liih:. !■'• Iti'i Jwyn-.' 

7. I..'ui..nii:iii. ....iri'. \ii.- .|ii .in- . f (U- .-.'.tô. 



fe; 



'! * 



I'. 1.'.. 



1 


lil 



xmm'm?^':i: 



iëM^ 



17 

„„i..au du (orf)- l■^t pn^pi.- . t,ii.' t. i... m l.ni!. loi,,.-, un ivn:,n,-. T..- paît, s 
,lr devant sont l>nin pàli n .-.ll,^ ,1.- .I.rn.-rr ,>u\ l:i imw r,,ul. ur .lur !-■ v- !,- 
M.' do rinscctr, (pii <-t plu> p:il.' (|Uf !.■ d.» .t tniiniiinl mu v. r.i:.tr.'. 

le i)apill..n <!.• '.rtc eh. iiilli- .-t plui.M irr..-; il u\<-uv. 1.- ail.- et- ii.lu.s 

;n pou..' .-t 1r..is-(,tiart- .\ -l-ux p.-.i..-^ .!.■ Iar;j... ]>- ail.- «u|m n-ur-- -mt 

iiun pciirpr.' fon..', in.'lanti.' <!.■ J.nm pàl.. (.artHuli.' r.iii.nt .iaii- la tri.iM.iii.- 

il.' .■xt.'ri.'urc pnV <!.■ la l-a-. Dan- .■.■riMin- iiidiv idu- la .■..u!. 'ir hruii j.al.- 

.•lin.l \<- l..nc .!.• la nicitii' iiif.-ri. uf .1.- :nl-. !..> Imn. - ti:iti-\ .T-al- ^ —nt 

-./. .ii-tiiMt.-. ilr m.'ni.' -Il"- 1'- 'iiar'i"'- r.piidi - '■u i. nil.>ri.i. -, A parur du 

..lii.-u (!.• .■-■it.' .l.rni.-r.' i.ianiu.-. .1 v.t- r.At.'ri.ur. ..i. truuv un.- ni:.n|u.' 

..nar.-nt.', noiràtr.'. <m lorin-' ■!.• Ian.'.>. I.<- ail.- i.itVn. un- -,,nt l.laiir!;atr.- 

, i p„uv-i.'T.'U~.- av..' un lu-tr.' .!.■ i»rl.'. !..• tl,.>iax ,-t l.run -n-atr.'. I alnl,,- 

•M II (-t cn.'.ii-f plu- (làl.'. 

//„/„/,/./,s ,t cmU ,-,„h,t;i. (■.ti,. .-p.-'.-.' .•..inniun.'. tn- niair:ii-:ii.i-. .-t 
■u- r.'paiidu.' .t M. r.'n.'.mtr.' i)art..ut ,,u |),,niini.ui, Kil-' ati u|U.' i.niu ipal. m-nt 
|.- r.'.-.,lt.- niarai.li.'n-: .-luiux. .■Ii..u\-tl.ui-. .-..u.-.MnKr.-. .t... 't l"--.''!-'. A 
.,:„ haut di%rr. l'Iiai.itu.l.' .!<• n.jrn.r 1.- plant.-. Kil.' traii.i,.- -..uv. nt ,1.- m—-.-» 

• •.-. di- ponim.- d.' UTU: (!.• t.unat.- .t .le taha.-. c.n.ral.,ni. ni a un p-ur.- 
.I-.l.— u- do la t.rr.'. l'n v.r >rris .n un.' >.ul.- nuit p.ut .1. truin- iP.i- ,,u ,,uaii.' 

"..Iisiti- Kilo a, on c.rtain..- aim.'.-. fait .!.■ Kran.l- rava^'l > ilan- I.- .Iianip- .!.■ 
|,li-. .rind.' «ians TOntario. 1..- tl.ur- dan- I.- jar.lm. -.,nt suuv.nt atta(|.io.-, 
■ I dan< Mon d'- oa^ los racines sont nianj:.-.- au-si hi.ii .pi.' 1.- t.|Uill.s. Dans 
i-.-t ilo roniari.. n..us avons trouv.' l.'s ilunillos on maii.l n.uul.r,' .lurant la 
,t. rni.-To m.,itio do mai .'t la pnmun' s.niaino de juin; .11- «l.irui- nt l.s j.un.'S 

• n.fivos 1(- radis, l.'s «houx et los olioux-flours nouvoUoniont plant.-. 

On no' -ait pas au justo o.jinl.ion .!.■ p.'n.'rations par an << tt.' .-p.-.'.' .lo vor 

;;:i- .lonn.' au Cana.la. autant .p..' n..u- avon- pu nous .n a--unr il s..rnl.l.> y 

Ti, -.voir d.'ux. Dan- l'Ontario lu.u- avon- rania-o dos i)apil ons adult.- <l.;s 

■. If. mai ot ius.pi'au 2.-. ootol.ro. Kn ,-. rtaiii. - ainu'.- io- papillons -ont .xtro- 

iHMu.nt alK.n.lants v.rs la tin do rct." ot on auton.n.. Dj - larvos ramas.so.-s 

,1 „- lo .hanu. .11 juill.t s., sont onfon.^ôos dans la t.ri.' W 1. d.' <■>; moi- pour so 

tr.ii-form.r on ohrv^alid.'s. et los papillons ont fait leur appant,..n !-• , a.u.t. 

1 , ■'! iuillot Util l'autour a «rouv.-, à Ottawa, un tas d (oufs do co papillon <iui 

;. ,■; .-.té po-ô sur l.. d.'ssus .l'uno f.uiU.. (!.■ houl.-au. ('..s œuf.s étaient d.^ ...u- 

l'ir ,Min.. (piand on 1.- a lr..uv.'s. mais ils sont d.vonus noirs avant .p..' .s 

S,,;'.- larv.' on fu>sont sorties lo 27 juillet. Au -l.l.ut, l,^s jom..- .h.-nil os 

I ;•., .„ nt vert pAl.', les tiiboreulos noirs sur les ann.aux etai.nt très vimI.I.-s. 1 lus 

I , .',,1 la ban.l.. l.âlo ipii oooupe !.• o.'ntr.. du .i<is s.^ montrait ains, que 1. s liRnos la .- 

r-,;. - I o ''t» août elles avai.'nt tout.- l.ur taill.'. et (piel.pi.s jours plus tard .lies 

s",t Vi.'iit onf..nc.'.- dans la t.-rn- p..ur se transf.irmor on chrysalides. Los papil- 

1. li- .'mersèront entre le 14 ot lo IS s.'pt.'inhr.'. 

I,K vKii ..His l'ANA. iiK, i/'t;/i/'oma .miicia Hl>n.) 

\.n,cl Ce v.T cris, entiôr.'m.'nt dévoloi)p.5, est une forte chonillo crasse 
1,.. -niant environ d.-ux pouces de L.nn sur un quart do pouce do larRo. ^a 
,, l-.ir varie d.' cris r.ile à brun obscur, ou presque; certains individus ..nt 
u. .' ..int.' vrdàtro. Le corps est tacheté ou rayé de brun fonce ou d.' noir et 
„;„,,,„•. 1.. l..nK .lu Cité, d'une bande jaunâtre visible. Kntr.' cotte ban.l- ot 
1. i.li.udu.los.s.. trouve une bande intorseclée d eclaboussur.-s mur de veL.urs, 
K, ,.„ nu.ins boniéos d'orange, l-n .lossous .le vv, ta.-hes et au-dessus .le la 
l .,,1,. iaunatro <iu.' m.us vn.'ns .le m.nti.mn.r se trouve, de cha<pi._c._.te, un.; 



d.' tirets murât r.v 



l'ourti.'s. un sur ciia.pi.- aim.au. 



ar ssiis ti 



i avant- 



li-t 



incto 



i.r anneau, il v a un.' mar.pio . 
1. un- W, avec la partie inféri. un' ninplii 

lb!>y7 "2 



n.iir .1. velours, ressemblant un p.'ii 



\'. rs lo centre 



du d' 



os se trouve 









13 



iiiir l)arKlo assez miiio' et jaunâtre qui sYlarRit en une tache sur le milieu de 
(|U.l(|Ues-uus (l.'s anneaux .lu eentre. Ces taches se voient presque toujours 
-ur le- 'inneaux 4 ou 7, e» dans ( ertains cas la bande s'claruit également en taches 
Mir un ou <leux autres anneaux. I.a partie du corps qui se trouve sous la batid-^ 
laaMch.s sur h's côtés, e^t lieaucoup l)lus i)âle que le dos. La te'e est jaun- 
rouneàtre, et marquée (!•■ bandes nc.ires di-tinctes, formant une lettre H, as.-, z 

imiiarfaite. _ ■ i i i i 

1... papillon .le ce ver «ris .-t au.-si extrein.-nient variai.!.-. L.'s ail.- supc- 
ri.'iir.s „nt une teinte brun.' ou brun r.nm.'àtr.", Kénérali'ni.-nt plus f..ncee .• 
l.inn du b.)r.l extérieur. Crtains indivi.lus .sont plus ou moms macules .!.■ 
jauni' brunâtre pâl.'; .lans d'autres, toute la partie mf.'ri.ure et rentrai.; .1.- 
ail.'s est jaune brunâtn- pâle; dans es derniers, la couleur du boni suixTieur 
e-t n.tt.'ni.iit f.)ni'é.', pr.'s.iue noirâtre. L.'S ail.'s s..nt rroi-ees de quatn; lienes 
sinu.'usev, doubli's, plus ou m..ins .listinct.'s. I^s taches ron.h's ou renif..rme- 
.sont Kéuéral.'inent distinctes; les d.'rni.Tes sont l.>s plus fonc'e.s Le c.'ntrv 
d.'s ail.'< inférieur.'s e-t bl.'in.' p.-rle, av.e une réfl.'cti.m pouri>re, les bords sont 
bor.lés de brun. La têt.' et 1.' thorax s.mt .1.' in<''me couleur .pie les ailes supé- 
rieures tan.lis que rab.lomeii est l).'au"oup plus pâl.-, et parli.'ll.'ment coir rt, 
sur certains suj.'ts de duvet blanehâtr.'. ('.'s papillons _ m.'sur.nt environ 
do un pouce et demi à i)rès d.' d'Mix p..u.'.'s de larf?.'. les aih's ét.'iiuues. 



Vk. I 




l.r VIT CTl^ pilliarlir. .1. |KI|11I|m11, /. , (/. • 11. IHi;' 

, l:i< .l'uufs .sur l;i fi-uiUf. tD':ipi''- Hi>"iir(l ' 



II„J>lhi'lis vl ci/clt l'rnlulif. (".' ver pris ne se montre iia-^ i-n quantité apjiré- 
ci'iM,' tou- les aiisi mai- aucune autr.' e>p.''i'e n'a p.'Ut-ètr.' fait autant .1.' mal en 
uni -, ul.' -a'son. Non- avons .l.'jà dit (jifil avait .létruit en un.' saison au 
Canada et aux IlLit-lni-, d.'s ré.'olt.'s d.mt la val.'ur marchand.- dépass.iit 
«s-J,.)Ol),(»no, 11 .-t univ.'i-.-.ll.m.'nt répan.lu et on le r.n.ciitre .lans pr.'sqiif 
toutes le> partii's .lu Canada. Sa vora.ité n'a pas .le bornes; il attaque au-.-i 
bi.'U les plant. ■> d.' janliiK .pi.- .'ellr- de pran.l.' eultur.", et même fait beauciu). 
di' mal aux arbre- fruitiers >ur l.'-qu.'!- il grimpe et .lonl il n>an<:e les feuill--. 
Il attaqu.' au--i palfois l.-s iilautes .lans les -crir-. Mu 1!I0I) une invasion plic- 
noiiiénal.' (h- l'c ver pri^ .'ut liru en ( 'olombi.'-r.ritaiini.iu.' et tit d'énormes ravac.s 
daiH l.'s ré.'olt.'s maraîcher.-. H y avait des miili..ns .le ch.'nilles. .pii manp.'ai.'iit 

n.ll.'- epal.'m.'nt au Maiiitoba .1 .lans l'Ontari.). C .'st au .■..mmen.'ement .le 
iuil'.î .lUe l'on >'api'r(,'Ut p.mr la première foi- di' leur pré-.nee; ell.'s poursui- 



VU. ut 



leur (l'uvre de destructi.m tout .'e moi- .t pendant la première i)arti' 



19 



1 ;ioût; presque touto-* hs r^Poltc-i furent att;ifiii<''<'s; lénnrncs. arhros fniiti.T-», 
li'iits, Heurs, eti'. 

Dmiis la ('<)l()tiiliic-Hritaniii(iuc, <m a tr(ju\Y', le 28 juin, sur du linuc (|ui 
.-.■.ait {'té ('tondu di'hors, sur une cdidc, jusciu'ù fiO tas d'd'ufs, appartenant 
i\ i.liiiinunt h cette espèee. Le même jour on en trouvait sur les fenêtres des 
\.i;iiidas, les feuilles de liou!)lon. et même à l'intérieur des maisons, sur des 
liipi- et autres objets. Ces (eufs ont une eoule\ir jaune crème, ils sont générale- 
iinnt (léi)osés en paquets parfois au nombre île ÔOO enseniMe. Très souvent 
iN sont piacés en ranes, sur les rameaux des arlires fruitiers. Des œufs que 
iinu> avons reçus de la f 'olomliie-liritanniipie et (|ui avaient été pondus le 27 
juin (ni02) ont éelos le 3 juillet. Les vers jrris sont d'abord de couleur brtm 
|iàl", à tête noire, et à littnes iiidistiiicles. De même (|ue (l'autres espèce.", il.-. 
-r rerro(|Uevillent en marchant (piand ils sont pi-tits. ipiehiues fausses f)attes 
fai-;int ili'faut. 

l'.n 1000 un grand nombre de ces vers pri- atteignirent toute leur taille et 
- I iifonièrent dans la terre dans la dernière semaine de juillet et la première 
iiiniiié d'août, mai- d'autres sujets ne se transformèrent en chrysalides rjuc vers 
l:i lui d'août ou le commencement de septembre. Des ituliviilus ipii s'étaient 
enfoncés dans la terre le 27 juillet ont produit iU'ri papillons du K? au 10 août; 
il.iii- d'.iutres la phase de chrysalide fut plus longue, l'in 1007 un i)apillon 
\iii:;nt dune larve ramassée à Ottawa est sorti le (i sei)tembre. La chrysalide 
lie ce ver gris a une couleur brun acajou. Klle mesure cinti-huitièmes de' pouce 
(le long et environ ciiKi-seizièmes de i)ouce di' larpe, dans sa ])artie la plus large. 
L!le |)orte, à l'extrémité du corjis, deux courtes cornes. 

Dans l'état actuel de nos connaissances, il semble qu'il y ait, en une saison 
!: .niKile, deux géiir-itions de cet insecte au Canada. Les papillons font leur 
I r. niièrc apparitioi; n juin et la deuxième après le milieu d'août. On ne sait 
Pi- îiu juste comment cet insecte passe l'hiver au Camida. On a capturé ;\ 
iiitaua des pai)ilIons jusfpi'au 14 octobre, et l'on a trouvé dans la terre, vers 
1' luilieu de novembre, (Un chrysalides d'où les papillons sont sortis plus tard. 
r.\idemment, cette espère hiverne à l'état de chrysalide en eertain<'s saisons; 
li -■■luble probable cepen(buit que les oMifs sont pondus en août ou septembre 
par 11 - iiaiiillons nai— ;tnl |)endant ces mois, et (|ue les la.rves éclo-ent peu après 
I pa--( lit l'hiver dans un état de développement partiel. H est également 
p'.-ilile (|ue l'insecte hiverne à l'état de papillon adulte. 



Il I 



Lk \ ku (inis À lôrKs FONCK.s, (Kiixiifi mr.^siiriit Marr.) 

.\--/i(rl. La caractéri-ti(iu<' iirincipale de ce ver gris, c'est (pie la couleur 
'1. - rott's est beaucoup iilu- -ombre que la peau du re-te du corps. La couleur 
tii'iiérale des iiidiviibi- entiènnieiit dévelopiiés est gris terne. Quelques-uns 
ont uii(> teinte verdàtre pâle, ou une autre teinte de couleur claire. La tête et 
l'écaillé derrière la tête sont luisantes et ont à |ieu jirès la même couleur (pie le 
l'rp-. Le <lo< porte au milieu une ligne sombre et sur cha(|ue anneau du corps 
-' treine le nomlire habituel de tubercules noirâtres, portant uu mmiI poil. Le 
lii --iiii- du cor|)s est plu- pâle (pie le dos, de même fple le- pal!' •. Dans le ver 
uii- (pli \ieiit de naître le> cotés sont beaucoup plus foncé- (pie dans l'individu 
ailuhe. 






f ig, 7 -!«• vr Kl 18 à côtAs foiin 

1889 




(Dapri^i Ril"yl. 



20 



T 1!, „ ,!,■ .,■ V. r un- -> n<s. ml.l.'nt Ix'au.oup; on no constato pas 

,1.. v;.nutH.„ ~,n-iMr dr .,,,,1.,,, .l.u, ' J.^ ,1. t.'int.- transversales brun 
in.nc ou n.matnv. I.r^ .„ ux KM " ^ '^^' . ^ ^^ ,,, ,.,,,,,,„„, ,1,. „.s ail.-. 

i:;' :tG""::;; :.:;;;";::; i^'S..- 1:"^-. '■" '■*"- '« -' 

(l'iiiic Immli- liniiiatrc. 

'''''"'r?W^ , uv' e' r-t .' .':n...n:Mt Ontario et (.uél.ee. où ou le voit 

• • ,.,. t ,1.~ ti...- it lie le- llKlllCer III (O.enilailt . 

(lW,<i) et 15 ai lût I r.ltilj. 

Lv. VKll <iIUS m. ANC, {lÙlXdd XC<lii(l'-lii Uiley). 
(liK, j ili' 1:1 l'l;i"i lu*' 

A. nul I e ver ^:ris Mane, entiènnient iléveloppé. a environ un H"^'" -^t 

fr i ' , rt< .le lonu D.' eoulenr il .^st gris jaunâtre ela.r, av<-c îles tacnes hlan- 

r'r ' ,, • 1 .1 1^ sur l.s eûtes. 11 exist.. une lipne .liMinete le long du mihei 

'■""',"?, , r.uè .'té. D'autres lignes longitu.linales. moins d.stmet.s, 

„n ',t 1 nu h' ôl.--. au milieu. Les taher.ul.^ pilifèr..s de ce ver gns 

'' . ■ > lis nas trè- U.parents. Les sligmal.'s noires «=ur Ls e..tes sont 

"'■' ,'""'?;■: ré ill. du P-enmT anneau du corps s.mt hrun pale, cg^r. - 

; .- .;-..■ I ... r T..ut,< 1. s i.att.< ont la même .•oul.r.r .pie le d.'ssous 

;;;;",:;:'"■';.' • ;:..nd:i.' H s.. Lùu,,. onlmairemem .les autres form.s 

' ■ „ ,r" ■, loulevr lilaneli:\tre g.'néral.^ et les manpi.s p.u visihl.-. 

•■ 'r::;;, i on ù - , :"up .Um'la ..oul..ur .les aihs .up.^ri..ure::, c,u. pnit 

;,,.,. l i. e . •■ n \:n~ t.ni..- .l'un., .'oul.'ur jaunâtre, hrunatr.. ou roug.-atre. 
\ • d aô ext.'r èm- d.' .ha.-un.. -l.'s a.l.'s s., trouv un.' l.gn.' saillant.., miuiouh., 
^ ^ ^ le .< litin.s transver^al-s M.r les ail.- su,..-ri..ur..s s.m .li^- 

m'ns n i~ 1 ' =; ' - r. 'les ..u r.^nif..nn..> s,. v..i.nt très l,ien .lan< la ,>lupa. 
1 n.-t.s_m, s K. "1^ . ,.. i,„,,„ „„,, l,u,„,hA,n.> av. e un.- ta.-li.- noire au 

,1,. sp.v,m.n~. 1. •'",",,.,, ,„ i„„„ ,,„ ,,,,,.1 , xtôrieur. Le thorax .'st 
'; ",""'' '• '"" ,; ' ; V; ;: 1 ..,1 M I -n u e- UuuW- -lue ral..lom.n est hhmchàtr.-, 

-';,';;;;::,;;:;;:;':;:;:.:':;;, L; un p.iù.e.-. ..■..is.iui.ién.e.i.. ail., é^ 



, ;. ,-„„;„/,f ("|. ver irri^ oeiasionn.' -.mvent d.' gran.l. - 

l,-v.rpr~ Ton sait .pi'il a Ihabitude l'i;. K';i'iiper sur JesjuiM. - 



rT ''';^':■:t.M^n; le ..u g.-' ."pê-iant il ne limit,. .as là ses ravag 
';::;:" IV; 1 1 n a . . N..us rav.,ns ti'iuv.^ en .nain... .■ireon-.ances .ans l,- 
■ m . .^1.-": par.uuU^iiniint .lan^ ceux .p.i .Maa-nt ..ompo...s d un su 



21 



-iilildiincux. Mais diins les nnnrfs où il rsi très rcpandii, r'ist -surtout aux arbres 
IruiliiTS qu'il s'en prcliil. Il (iriiiipc sur lis arhns le soir et iiiaiii;c its i)((ur(î<'ons, 
l(- jniiK s fruits et les feuilles tendres. C'est en mai et au ((Hiiniencenier.t de 
luiii (|u'il fait ces dégâts et t|uaiKl il attaque de jeunes ariires |)oiiiiniers. pêchers, 
[■liiriers, etc., l'avarie est souveiit fatale. 

Cet insecte se renct)ntre plu.s ou moins en grande (|uaiitité pres(|ue tous 
Il -ans. du Manitoha aux provinces maritimes, l'n seul spécimen de l'échan- 
tillnti a été ramas.-é à Calgary. .\ll.erta (1er août l!K)4j. l.e papillon fait e.i't\r- 
liiliii.iiit MMi apparition en juin et en juillet, l'ne chenille, ipii s'atla()U;iit 
.iu\ Ki(ii>. à Ottawa, le 17 mai, s'enf(jn(,a dans la terre le h i- juin et le papillon 
MiHit le hr juillet, lui liiie autre année les vers pris atteicniri lit toute leur 
i;iille plus tôt et les papillons sortirent le ."> juin. V.n l'tOS. année où ils causèrent 
li:i!iroup de dépâts dans les jardins à Ottawa, il- .-'étaient presipie tous trans- 
h liiié- en chrysalides vers le milieu de juin. La chry.-alide e.-t semhlahle ii 
1 1 Ile- des autri's vers fjris et mesure environ ciiKi-huitième- de pouce de lonn. 

Dans l'est de l'Ontario l'insecte hiverne .-ou< forme d'une <'henille à moitié 
(li\ rlopjiée. Le 10 avril lild" l'auteur a trouvé, à Ottawa. i)lusieurs de ces ver.s 
LU-, à environ un pouce au-dessous de la surface du sol. Ils mesuraient enviion 
:.ii niilliiiièires de long 1 tn ..!( -seizièmes de pouce) et hivernaient dans un ter- 
lain où de- clu)ux avaient été cultivés l'année précédente. 

l.K VKH t;Kis M^ a K i)'iN w, (Xodun claiiflcstiiKi Harris.) 

'Kig. 3 do lit plan' 1 e.) 

Asjjict. Ce ver gris se distingue facilement do< autres par la série de marques 
u-ili|e-. ressemblant à la lettre \V «lu'il [lorte sur le dos, à l'exception di's trois 
|. Miniers anneaux. La couleur gi'nérale est brun pâle et tai'heté de hrun foncé, 
l.c - côti's des marques en forme de "W" sont frangés de jaune j):'ile clair, ("ne 
'lUiie pâle court le long du centre du dos, lis riiar(|Ues jaunes dont nous avuns 
p:irl(' se trouvent sur une ligne pâle, et au-dessous de cette ligne, le long de.s 
I ntés et vers le milieu se trouve une large bande, plus ou moins distincte, bordée 
par dessus de jaune et de brun foncé. La tête est brun pâle, marquée, -iir le 
iiiilH 11 de cluKiue côté, d'une taihe noire large, très di>tincte: le re-te de la tête 
pille un réxau de lignes fines, très visibles, brun noirâtre. L'écaillé ipii reiouvre 
il lin iiiier anneau derrière la tête est également brun foncé. Les trois paires de 
(•aile- antérieures sont bnm pâle; les autres ont la même couleur (]Ue le 
, Il --eus du corps, qui n'est pas aussi foncé (pie le dos et la i)artie supérieure 
ili - roié-. La larve entièrement développée mesure environ un pouce et trois- 
hiiUlèllii- de long. 

I.r papillon de ce ver gris manjué "W"' nioure environ un pouce et einci- 
!,iii' iènie<. les aiU>s étendues. I.,es ailes suptTieures ont une couleur sombre, 
i| i.ii brun vie fumée, les lignes transversales sont plus pâles et pas très distincti's. 
I.a l.iche ronde ou orbiculaire est frangée de noir, de même <pie le cùlé intérieur 
lie la lâche léniformc. Dans bien des iiidi\idus et s tâches sont reliées par une 
lijiiH noire courte. Les ailes inférieure- sont bhiiicliâln s, teintées de brun, jilu.s 
li'iiiéi - sur les bords extérieurs. 



Ildlntiiili s il (ijrU' ùiiliitif. Ce ver gris est as>ez ri'|)andu au < 'anada, main 
Oh -1 li plaint nioin- <|U<- de cerlaiins autres e,-pèces, cepi ndaiil dans les nniiée-i 
iHi il e.\i^ie en gr.ind nombre il cause beaucoup de dégâts non -euleinent à toutes 
Il - -ortes de légumes, choux, choux-fleur-, bié d'Inde, fèves, etc., mins aussi 
:iii\ 1,'icines des herbes fourragères. Il est tout probable ipi'il fait b< aiicoiip 
i!i ■.■.■.::\ ;,iix !^!é-^ i! » én;;>!c!!u-î.t l'haMtii'lc de Kvimi'cr -^i:- U-^ nri^n- •■■ !•- ur- 

ipic le ponunier, le 



iseilli 



mp.. 
et de manger les bourgeons et les leuille-. Il ati; 



plantes suce 



1er et le gadeuer. On volt donc ipi il est très voraee; pic-^ipie toutes haj 



ulenti 



sont exposées u .«es attaqiH'.- 



Mik 



M 



22 

Ip« papillon- vol. ht .1, juin, juillet ou septembre. On les trouve de la 
N'ouvell(-Kco--i' h II (ol.imli'r-Mritiinn'Kiue; en eertaim- années ils .sont très 
n(.nil)reu\ et voient <l:in- \r- niii-ons le soir, se montrant tr.V nt-nant. 

On ne eonnait |,:,> , nr,,n' entièrement le eyile évolutif .le ce ver gns l.es 
elicnille- parti.ll.inent développées, iiivernent .lans la terre, un i)eu au-<ies8ous 
(^ Il Mirfae.- (Iles n(l(vi('niwMit aetiv.vs (l.Vs (lue la véfi'tati.m reprend et attaquent 
i,„„„'Mliatemenl le, plante-. Dans IVst de rontari,. elles ont toute leur taille 
vers la fin de mai ou en juin et .se elian-ent en ehrysalides hrun-roufïeatn.. 
Les papillons sortent de leurs ro(,ues de terre en ;.iin et au début de juillet les 
dates varient suivant la sai-..n. On a ramassé beaucoup de papillons on pl.-in 
air jusque vers le milieu d'cxtobre mais il est impossible de dire, dans 1 état 
■ictuel de nos connais.>ances, s'il y adeux générations par an ou même une deux- 
ième générât i. in partielle. Nous avons réusM. à plusieurs reprises, à taire 
pondre des papillons femelles en ea<;e. l-es <rufs <,ue nous avons obtenus au 
mois d'août n'ont éclos qu'à la fin d'octobre. Kn une autre occasion les œufs 
avaient été déposés le 13 septembre, en tas, sur les côtés d'une petite boite en 
bois. 

I,?-, vKit (iiti-^ TAriiKiï:, (Xortiin r-niijntni l.iiin.) 

Il,; I .(■■liiplin'l"^^ 

Asnrd I.a couleur nénér.ile de ce v.'r tcri- e-t brun pâle ou «ris cendré; 
ciuelouo sui.'- 'le cette e-pèce ont un a-pect nettement vermeil ou verdatre. 
la càraetéri'-tKiue principale par huiuelle il .se di~tiiuiu<> .-t la rangée de marques 
noirâtres de forme triangulaire, qui se trouve de cliaque cote <lu dos Mes plus 
^•isibles sont celle- portées sur les ann.^aux iiostériiurs). Ce- iiiar(|Ues .sont 
sembl.'ibl.-s à celle-, du Ver gris mar(iué ■•«". mais ,.lle> ne sont i.as aussi Ijronon- 
eé»s et n'ont juis la bordure jiouie di-tincte de celles de cette .lerniere chenille. 

I e long ilu inilii-u du dos se trouve une lignr^ |)âle et entre cette ligne et la ligne 
hl'incliâtre ou jaunâtre, très vi-ible, qui relie le- stigmates sur les cote-., se trouve 
égilement une ligne pâle. On voit sur chacun des anneaux de I abdomen une 
tac'ie obrKiue noirâtre, très distincte <lans certain- individus, juste au-dessus 
de ih'uiue pore d,' la re-pii al ion. Pans certain. - ch.nill.'S la ba.i.Ie (lUl relie 
1..S siignnt.- a un.' t.'iiit.' r..iigeâin' et I.' .'orps entier .st plus ou nuuns maciil.' 
et rave .1.' brun. I.a tète .'t récailli- nir I.' premi.T anneau sont brun .launatrc. 

II v'a .i.ux baml.s brune- -iir !.• .Levant de la tèio, Irr côtés et le dessus sont 
Mrié- .ie la même .•..uleur. !..■- l'attes de d.'vant .sont brun |)âle et lu>ant.s; 
les iiatti - de .l.rrièri- sont tern.>s et ont la même .•.)ul.'ur (pi.' la surlaee ventral.' 

l'.e papill.m m.'-ure .nviron un pouci' et demi 1.'- ail. s étendui'S. I.a c.iul.'ur 
cénér il.' .les aili - supéri.ur.- .-t brun pourpre ou brun r.)Ug.'âtr.'; il y >-n a qui 
sont li.au.oup l>!n- foncés (pie .l'aiitres. Vers I.' .'."ntre .1.- .ha.iin.' .1.' .'.'s ail.'s 
M' tr.)uve une tacli.' vi-ible, en forn..' de '•(", la parti.' ouverte t. .uni..' v.'rs la 
nvirg.' supcri.uP' de l'ail.', est nmiili.' d'une .'.lalMiu-sure pal.' ipii. .lans bun 
(1.- siij.'t-.s'ét.'iid jusfpi'au boni supéri.'ur .le la mar.pi.' rénit.irme. L.'slign.'s 
tr'uisv.'rsal.'- -ont ■faiblein.'iit tra.'i'.'s .■! la marg.' extéri.'ure .l.'s aile- .'.-t gén.- 
filemcnt plu- fon.'é.'. I..'s ades inféri.-ures sont brun jaunâtre pa,.-, plu- 
f.inc.'.'s i)rès d.- bi.1.1-. !..■ thorax a la mém.' coul.'iir générali' .pi.' les ail.'s 
supérieures, mais il . -I traver-é sur le d.'vant par un ...1 -m tbnuiit blan- 
eliâlr.'; l'ab.loin.'n e-t plu- pâl.'. 

n„l,ilu,hs li ri/rli (■r.iliilif. Ce v.r gris est égal.'mi^nt très vorace; en 1900 
il s'.'st montré .n'gran.l.' qu.'uitité dans l'Ontario et a atta.nié presque t..ute.s 
les sort.'s de végétaux, tomal.s, .aroltcs, betteraves fourrager. -, nav.'ts, pois, 
et.' Pans un endroit (:\ VVIuiby), où les lo»iatcs étaient atta.quees, les vers 



■« 



m 



23 



irri« avfliont Rrimpé sur les tigo^ pt l'on on a vu uno douzaiiu' ou plus qui man- 
u .'liriit uur seuil' tdmatc. Pans un autre ('n(iri>it (à Pefferlaw) ils ont dévoré 
lr- feuilles du eliardoii du Canada, des groseilles. di>s cerise- sauvaues, etc. Ce-* 
(Ic'uàts avaient été eau-és par la diiixièine nénération (|ui avait fait sou appa- 
litiiiu en juillet. I,a même saison, un paquet ({'(eiifs a été trouvé à Xiasara, 
<»iiiario, sur une feuille de pommier et envoyé à e, >er\iee. On les éleva sur 
une pomme; les vers pris a>aiit atî( int toute le\ir hiille s'enfoncèrent dan.n 
l:i terre du 21 au 2t> juillet et les iiapilhiiis surtirent du \S au 25 août. Une 
iiutre année (1002i nous avons re(,'u de la Nouvelle-Ilcosse dt'y^ œufs ()ui éelorent 
!■ 2(i juin. Les clienilles ont passé par six phases et fiuelques-unes se sont 
I iifoneées dans la terre le 2.') juillet pour se transformer en chrysalides deux 
innrs plus tard. Elles nous ont donné dix papillons dont cinq ont sortis le 22 
loùt et les autres le 2.'} août. La même année, l'auteur a trouvé à Ottawa 
i;iie larve qui a proiluit mi pajjillon le 17 juin et une autre (pii est devenue 
:Mhilte le 1er août; le papillon est sorti le ',i septembre. V.n llMKi, nou.s avon.s 
1 amassé dans le champ des larves qui ont flonné des pajjillons le 8 juin; \f'S 
i.ii\cs hivernantes sortent i]'' lioiir e heur ■ au printemps et s ■ mettent A manger 
■ iè^ (prelles ont de la nourriture à leur di.-po.^ition. Les vers gris devi<»nnent 
.■uliiltes et produisent des papillons à la fin de mai ou au commencement de 
li.iii. On voit donc que les papillons se reneontient iiersque à tout moment 
;i partir de la fin de mai jusfpi'iX l'automne; nous en avons recueilli ù Ottawa 
,iu-qu'au 10 octobre. 



r' 



Lk vkk <iKis vnuKi X. illivhnn (Innxtntrii Rrace.) 

.l.s/' 'tte chenille a ime couleur hlanehâlre sale, avec une teinte ver- 

il'.tre. La tête est rougeatre ou brun rougeâtre; l'écaillé sur le premier anneau 
' ~t saillante et brunâtre. Les seules niartpies sur le corps sont les tuiierculcs 
i'iiui obscur, chacun d'eux portant un seul poil. Les pattes de devant sotit 
Irun liâle, les pattis de derrière de même couleur (|ue le coriis. Les spécimens 
<ntièrenient développés ont envin.n un pouce et demi de long. Ce ver gri.s est 
-' iiilihible d'aspe<t au ver gris à tê'e jaune mais il est facile (le le distinguer de 
c (limier par la dilïérence dan- la couleur de la tête. 





l'ii!. S— Vi;r (rrN \ iir."n p^pHI m rt rtir-nill.' 

Les ailes supériiiires du papillon \ariiiu en couli iir de gris cendré pâle & 
i;ri-i brunâtre foncés les lignes tran-versaies sont généraliiuent distinctes, la 
h^ni siiliterminale |)rès du bord extérieur est la plus apji.irente et presque blan- 
■ i,àtie ciiez certain- individus. \ l'intériiiir de i -.fte ligne se trouve uni- série 
11' tirets courts en lorKie de flèche. Les failles oi liiiiaires, rondes et réniformes, 
-nlit grosses; les premières sont les plus faibl^-. Les ailes inférieures sont 
iiMuâtres, la moitié' intéiii'ure est pi*-" pâh' (|Ue l'.inUe. 



'hiliiliiilis (t r//i7( l'idliilif l 'ouirairi luiiit à la plupart des a\itres vers 
l;i:-. iiile e-pèee se nmiiire i.iiiliiiiii aii-iie-si|, iji' ia surl'ai iu soi, même ia 
mut. F.lle .se nourrit principalem-'ut de racine- et de tiges basses de diverses 
-iiries de graminées, telles (pie le blé. l'avoine. Ii mais et l'herbe des praiiies; 
'il'' ne cause guère de dégâts <pii- d.uis les ehainp- de grain semés, sur gazon qui 



24 



vi.n» (l'f-tro rf■lcv^ mais .m >Uh>,r< d. s ^rran.inc.s ce v.r pris at anuo aussi ks 

, anu' pota«èn.s, rlHH.x. i Vv, . la,..-, .U: Dans rontano. .1 " f^rav'";'''^ 

lonmaKé des c ha.nps .l'avoi,... .1.- 15 à 2(1 acns ,1.. M.p.rf--..- < u 10 a<i 25 

T ^Kiil.in.nt ah.ni.-. <i.s champs .le n.a.s. Des champs «le lU' a auU.mne 
;;,;, Vti t.ifcncnt ,.n.|.,.umagcs en mai .t au commcnccn.cnt d_ jum qu .1 fallu 
1,.< n-lahcunr. Au Mauitoha égal. m<nt les Lies ont l.caucoup souffert. 

(V in'., t.. .st tn- r.-.pandu .lans le nor.l de l'Am.rup.e .■! au ( anada; les 
papillons ont .M."- trouv.'. .1.. la X,.uv..lle-Ecosse à la ( ■,, ,,n,hu-HnUinnK,u.>. 
Ils v.jl.'nt i partir .1.- la lin de juin ju^-iu au miii.'U .!.■ s. pt. ml.re. Les auN 
on ô. lus lans la .lernièr,. partie .1- la saison, les j, un..- larv.^s sortent Inen ot 
an l et hiv..rn.nt .lans un é.at d.. .l,-.v..lopp..m.»t parf.l. D.s larv.s tr..uyé..s 
en Ontario en mai .l'.HK,) att.ignir.nt toute l.ur tail!-; et s.- transformèrent en 
■ lry--alul.-s le l'J n.ai .^t l.s papilK.ns sorlinnt 1.. 1(. ju.ll.t. .l.ux mois plu.s tar.l 
1 a ..hrvsalid.. est ass.'Z nr..>s.., pr.s.,u.' un • ou,e de lonj; sur environ un quart 
de p<juce de larg.', d'um' couleur l-run route- .>tre. 

Le veu guis a têtk j.wnk, (Uadcna ardUa Bdv.) 

A'^mt (V ver pris est tr.V semblable d'aspect au ver gris vitreux, mais 
comme S..U nom populaire rin.liqu.. il a une têt.; jaunâtre. L e.adle d.rner.. 
"e .st .l'un iaune roux, <t !<■ corr)s a um- couleur gr..' fume, sans marr,u..<. 
Les chenilles enti.V. nu nt d.'v.loi.piVs n.esur.nt un pou.'e et demi .h' long. 
I^ papillon .st un. .sp.'-.. -l'a^sez forte ta.ll.', . m. sure d<- un poutr .;t 
trois-nuàrls à un peu plus .l.' «l.ux pouces, l.'s ail.s et..n.lu.;s. L.'s a.l.'s suj.c- 
reirc .'«U brun rougeAtre, ombré .le gris bleuâtre v.ts la bas., et 1 extentur 
l).,ns crtains sujets les lignes transversal.» sont api.ar.^ntes, d une couleur 
ia-.nàtre pal.; .lans .l'aulr.s elles s.mt plus fon.é.s mais non aussi visibles 
On peut en .lin> autant .l.s mar.pi.s ron.l.s ou n^nilormes. La derni.T.- est 
„lus gross.. .t plus ou moins r.nipli. .l'un., cul.ur blan.hatre ou jaunâtre pale. 
Au'^ommet de «ha.un.. .l.'s ail.s s.- trouv.' un.' .Vlaboussun- pale. Les aies 
mft-.ri..ur,.< s.mt brunatr.s. la troisif-m. .■xt.Vi.ur.. ..^ la plu< fon.-.-e; au centre 
il V -i une ta.h.. brun fon.'é. L.. thorax a la mëm.. ...ul. ur .|Ue l..s ail.s supe- 
ri..ures; l'ab.loin.n .st plus {.âle et d'une teint.' roug.' .le rouille, particulier. m. nt 
le long du dos. 

llalnlwhs il r„cl< n»l„t,f. Ce v.r gris a les liR-n».^ habitud.'s que le v.r gris 
vitn.ux II -e lient à .iiviron un ou d.ux pou...'s au-.l.s^.us de la sur a.'e tlu 
s,^l se' nourrit d.' racin-s et coupe par la ba^.. l.s tig.s .ravom.-. < .; ble .!.■ mcis, 
i.t. ' I e grain d.. print.mi.s .lan< r..u.-t .le l'Ont ario a s.,uvent ete en.l.-inmag.., 
t d.in< cert-.ins râv 1,.< ré<.oltes ..ut t.'llem.nt souffert .pi il a fallu les relabouicr 
,,,ur V s,.ni.'.r .les pois .,u .l'autres planfs. Outr,. 1,-^ gramm.Vs cett.. espec.; 
a H.,ue égaleni.nt l.'s ch.nix, nav.ts, .'.pinards, laitue et autivs l,.^ru„H.s ainsi 
n , le!- i,un..- tiges ,1e roM-'r^, .L ga-L'lÙT^. .te. ("e^t p.n.lant l.;s nioH .1,. mai 
! ' ,„ j„ „ , „, ,,.. V. r gn- . ^t le i.lus r.-pandu. X.uis <■.. av..n^ eleve 1..^ |,,',pil- 
. , ' .1 ,„~ l'.-t .le rontario vers la tin .l.' juin. La < hry^alid" a la niem.. e.,uleur 
,,, p, „„-.pi.. taill.. <iu.. .•••11.' .lu v.r gris vitnux. Kn c.rt aines ann.".;s l.-s papil ons 
...n't .•xtr.'.nrmeut n.uubr..ux .t iU vol.nt .mi juin, juill..t .t août, (juan.l ils 
M.ï' eu .lU'uitit.'. ils ont l'habitude fort eunuy. um .le voler .lans le^ maison--, 
,!.. .intro.luire .h.n- le- laUM.es ete....t il- -ali-.nt l..s rid..aux et l.'s v.-t.m.nts. 
Cit.. ..sp.\e ..-t tr.'.s n-i)andu.. au Canada; on la trouv.' d(.iniis 1 Atlanti.iue 
jii-(|u'au Ta' ili.pii.. 



Li \ I li l'His i>i 



rnf;FLK. {MniiHftni tn'foUi Ksp.) 



sont n. 



\siial La ...i.l.ur d-' c. tl.- . !.. nill.' .'st très variabl... C.Ttains in.livi.lus 
tt.ineiit v. rt ou jaune ver.làtre; d'autres, très foncés par-dussus à cause 



25 



ili- marbrures brunâtres ou noiràfrfs. Il y a, le lotijt du dos. unt- li^rIle («ntralc 
;:ii]nûtre pâle; entre cette lifçne et la large bande rosatre f|ui court le long du 
iiiilicii du coté, se trouve une ligne jaune, fragmeiittV, plus ou moins frangée 
lie noir i)ar-dessus. La bande rosâtre est bordé" pardessus et par-dessous de 
liane ou (le jaune pâle. Les stigmates ou pores de la respiration, sont tous 
< iitimrés d'une plaque noirâtre. Le des.sous du corps est gris verdâtre avec des 
Kiiljcs ou de;; ra.vures jaunâtre pâle. La tête est jaunâtre pâle, ou verdâtre 
! âi<\ avec d( s taches blanches. Quand il a atteint son plein développement, 
I ,■ v<r gris mesure environ deux pouces de long. 

Les ailes supérieures (Ju papillon sont d'une couleur brun-jaunâtre, mar- 
(|iitM .le gris et de brun foncé. Les lignes transversales sont distinctes; la ligne 
I \tf rjcure est blanchâtre et forme, au centre, la lettre "W". p^n dehors de cette 
liKiM les ailes sont noires. L«'s manjucs rondes et réniformes sont distinctes. 
i.a (i( riiière est pres(iue entièrement foncée. I^es ailes inférieures sont pâles 
jii-i|u'ù un point un peu plus loin que le milieu, puis obscures. I,e thorsx et 
lai ilomin ont dans l'ensemble la même couleur que les aihs supérieures. Les 
I afillon-- mesurent environ un pouce et demi de large les ailes étendues. 

Ilnhitaiks et ci/dc évolutif, ("et insecte est commun et la larve a causé de 
trr.iinl- dégâts au Canada <ri plusieurs occasions. En c<-rtaines années il a attiré 
1. 1 ;'(iup d'attention dans l'Ontario, par les ravages (ju'il a causés notamment 
ilaii- les champs de pois, au mois d'août. Nous avons reçu, au laboratoire, 
! - n-tes dr' tiges de pois où toute l'enveloppe charnue extérieure des gou.s.ses 
a;. il (té rongée par les chenilles ainsi cpie les feuilles et la partie verte des tiges. 

I . tut!'- est également attaqué, de même que les betteraves fourrager s, navets, 
(la ii\. laitue, épinards et autres légumes. Dans les années d'aiioiidance, et 
(li:aii(l la nourriture devient rare, ce ver gris se j)()rte en baixles, comme les 

II vi'iiiiiiiires. 

( .1 in-^iite se rencontre partout au Canada, dans l'Ontario nous avons 
!.iriia--(' lis papillon- depuis la fin de mai juscpi'à l'autonme; il y a donc ji.dba- 
I !• iiM ni au moins deux générations. Dans un essai d'élevage la larve avait pris 
'(i iii -a tailh' et s'est enfoncée dans la terre le 20 août, et le papillon n'est sorti 
((la le h juin de l'année suivante. 

Lk vkr (jris sombre. 

(l-'iH- (le l;t p!.(n(ho. ) 

Dans le rapport de Kletcher de 188>S ce ver gris est décrit de la manière sui- 
\,,iii( ''réle grise, luisante et ta<'hetée; écaille sur le premier anneau portant 
tn I- iai( s blanches; couleur générale du corps grise et trois bandes indistinctes 
;( il. ht; (les c(')tés. Les tubercules à poils rudes sont noirs et apparents. ICntiè- 
ii III' ni développé ce ver gris mesure environ un pouce de long. " 

Dans les premiers raiijjorts du service de l'entomologie et de la botanique 
(1 : iii iiK iitionne ce ver gris le nom scientihciue «le l'insecte est donné comme 
.1, ■ ' ^ l'dtiii) fulnjuthiiti IIow. Ce nom a été (mployé par des entomologistes 
(iiinuiiii(|Uis en (!:('néral en traitant du ver gris sombre. ('e[)endant le l'iltia 
'/ 1" rc W alk., est l'espèce commune et ré[)andue (|ue l'on rencontre au ( 'aiuida. 

Il -pi( iinen de la larve de dun ns représenté sur la i)lanche est d'une cou- 
1> il ! luii grisâtre terne, martiuée. le long du milieu du dos. d'une série d'écla- 
ir i--iir( - plus pâles «|ui a i)res(|ue l'aspect d'une bande dorsale très large, au 
Kiiire (le ia(|uelle court \ine ligne indi-tiiicte. Si l'on regar<le la chenille de 
d'il en voit (|ue la peau est foncée entre les éclal.'oussures ineiitioiuiées et les 
slitinale-, ou [jorcs respiratoires, la large i)an(ie juste au-des-ous des stigmates 
e-i jaunâtri pâle, et le coté du corps, eiitri' cette bamh' et les pattes, est brun 
l'il' la- stigmates s(,nt entièrement noires et ont rasjHct de taches sur les 
("11-, Les écailles sur le dos des pn niier et dernier anneaux sont beaucoup 



:l:''fif^1 




i\ : 




26 

plus fono<îcs fine la pcuii du rt-tc du corps. La tête p-t brun pâle; elle porte, sur 
11- devant, deux handcs noirâtres, courbes, apparentes elle est marquée en outre 
d'un réseau !irun foncé visible. ^ 

En ces dernières années on ne nous a siRnalé au' i dcRat commis par ce 
ver Kris. D'après l'ietclier la chenille, dans l'e.st du Canada, s'attaque à diverses 
sortes de plantes de jardin, navets, choux, etc. Aux Ktats-l'nis, c'est un grand 
ei.nenii du mais, du blé, des légumes, et on l'a même trouvé grimpant sur les 
arbres fruitiers, les j.rbust.'s pour dévorer les bourgeon.s et les feuilles. Dans 
le distri<>t d'Ottawa des jeunes larves ont été trouvé;-s en se|)tembre, et le.s che- 
nilles ont été vues au printemi).- juscju'à la fin de juin. A cette dernière époque 
elles s'enfoncent dans la terre pour .se transformer en chrysalides et les papillons 
sortent généralement en août 



Vi:US GRIS Pl-.V CONNUS. 

Outre les vers pris déjà mentionnés, ii y en a plusieurs qui se rencontrent 
dans les i)roviiices de l'ouest et (pli, en certaines années, causent de.s dégâts 
considératiles parmi certaines sortes de récoltes. Dans les provinces des prairies 
les chriiillcs du Choriciiiniti'i (iniilinris C.rt., ('. inirofcren.s (Irt,, et C. agreMis 
drt. ont atta(iué toutes sortes de plantes succidentes. Dans l'.VIberta, en 1911, 
la larve du l'orosaqroti^ flelomln Sm. fit sa première apparition et causa de grands 
dégâts dans les champs de blé. l'n correspondant prétend pie :520 acres de 
blé avaient été détruits par ce ver gris avant 1. '.'l juin. Dans la Colomlne- 
Iinlanni(iiie, les chenilles du ParngroHs prre.rrfllrns (irt., se sont, h plusieurs 
reprises, montrées en très grand nombre dans le> cultures maraîchères, et celles 
du Ihnijida procindus Grt. ont abimé également ues récoltes dans la même 
province. 



LÉGIONNAIRES. 

• 
Il y a au C'annda deux espèies différentes de leucanies ou 1 égi on n. lires qui 
causent" ])ério<li(iuein(nt de grands dommages à certaines récoltes. Ce» deux 
cheiiillo de noctuelles se présentent, en quantité plus ou moins grande tous les 
ails: en une saison normale elles ont les luèmes haliitmles que les vers gris, c'est- 
à-dire cil.- -r leiun-issinl la nuit et se couciient pendant le jour Mais^ dès que 
le~ eoiiditions fav'wisent leur ilével(>p|iement elles dévie, .nent^ extrêmement 
nombreuses, dévorent ti.ule la no'irriture (pii se trouve à le\ir portée et se portent 
en ligne di' marche, à tout moment de la nuit ou du jour, tout comme une armée, 
en (luête de nouveaux cliainps à conquérir et à détruire, ("est à cause de cette 
haliiiude qu'on le- appelle ordinain im lit légionnaires (en anglais Anini-worms). 
De fa(,on générale elles sont senil>lalili's au ver gris, dont elles soUt i)roclies 
parentes; ell|.~ ont la même formr et portent le mémo nombre de pattes, savoir: 
seize. 

I,.\ I.KCilINN AIUK. [ Hdiiljllnhl U)\i tlUtiCtilta IblW.) 



Ai'pcct. Cette ir'giomi:iire. à l'état adulte, mesi-.re environ un pouce et 
(luart de loiui. C''~t une elieiiille brune ou noirâtre, à trois raies apparentes 
jaunâtres ou pulr-, lune e-l sur ie milieu du lios et ii- aulies de chaque êôtr. 
Il y a au"i. d'' eh:i<|ue coté du dos, une large baïuh' noire, bordée par-dessus 
d'une ligne jaune: V- long du Imnl inférieur <les pores de la respiration se trouve 
une large luuide jaunâtre, plus ou moins teintée de rouge. 



.\u-dessous le corp.4 



27 



c-t venlâtre, éclaboussé do brun. La tète est brune, marquée d'un réseau d'un 
hriin plus foncé; de chaque côté se trouvent deux barres courbes brun noirâtre, 
l.cs pattes sont brun pâle. 

I.e papillon mesure de un pouce vt demi à un peu plus de un pouce et 
Iri>i"(|uarts, les ailes étendues. Les ailes supérieures sont d'un gris rouRijâtro 
un fauni', avec une marque blanche très visible â peu prés au centre de chactme. 
Les tai-hfs rondes ou réniformes sont indistinctes dans certains s|)éeiinens mais 
appariiisseiit dans la phipart sous forme de deux platpies rouRo jaunâtre. Prés 
(Ifs bords extérieurs des ailes se trouve une rangée de petites taches noires et 
uni' rayure noire allant du sommet de chaque aile à ces taches, complète les 
iiiar(|U('s importantes. Les ailes inférieures sont brunes, plus foncées aux 
IjohK extérieurs. I^' thorax e<t de la niênii- couleur que les ailes .supérieure!» 
et l'abdomen est semblable aux ailes inférieures. 





Fii;. 9-T.ii !.•■ 



iîîoiiriairo. 



Fi«. 10- O.'uf:». fhry-.:iIi.|o pt pnpill<»n ili- l;i It-^iorin lirft 



hr 



Habitudes et cycle cvolntif. De fortes invasiims île la légionnaire ont et: 



le temps à autre au Canada. En certaii 



aniiei 



ux r;tats-rnis 



l'Ile a 



•'■tiuit iiour bien <les milliers de piastres de cuinirrs. V.n une seule année 
issl) les dommages subis jiar les cuitures d'avoine de l'Indiana et de l'UlinfMs 
lit ('té évalués à 87.")l),OI)n. Les deux récolte-; (|ui ont 



it l'avoine et le mil. m:' 



ilTert au fjiiiaila 



.•iM:i(|ués, (luoicpie à un moindre di'gré, .'dnsi que 



maïs, le seigli', l'orge et le blé (jnt égali 



it été 



légum 



es (le jardins, pois 



laitue, etc. (ii''néral<>inent cepeinlant l'es dernières récolles ne sont atta- 



(|iie lcirs(|ue les i)lantes préférées i)ar la lénioimaire se font rar 



Dans 



où ellr 



sont pas exceptionnellement nombreuses, ces chenilles se 



iiiiiirri-~rnt la nuit, couiiiie les vers gris, et se cachent pcnd.'uit le jour. On ne les 
r iii:ir(|iie donc guère dans les saisons ordinaire^, mais lorscpie les conditions 
Il ■irisent leur multiplication elles se propagent très rapidement, et après avoir 
iiKiii^é toute hi nourriture disponible dans le voi-iiiage iininédiat, se mettent 
'Il iirdn- d(> marche et se portent en quête de nouvelles plantes à dévorer. Elles 
n'iiimeiit |)as le soleil, aussi durant les jours clairs et chauds, elles se cachent 
-> - les morceaux de terre, de gazon, de planches, etc., et ne sortent po.ii •; 



Il 'urrir que le soir, a 



près If 



[•lier d' 



Il y a au Canada deux générations de la légiomi.aire par an. Les papillons 

iiioiitreiit en juin et de nouveau en août et septembre. On en voit même, 

! riM aines années, do grandes quantités en octobre. Ceux qui naissent vers 

lui de \\'-\i' pondent des (eiifs qui éelosent en dix ou douze jours. Les jeunes 

i:ir\es tii\ernent dans un état lU; développement partiel dessous des touffes 

liages b;i.s et complètent leur croissatice au printemps 

ment des herbes. Les papillons de ce^ chenilles font 



■rlie ou ( 



l'aul 



re- 



lie: 



niaiigeaut princi|)aleiiieiit 
ir appantion en juin et pondent des œufs qui produisent une autre génériitioa 



'»i 



S 



'I 



I ! 




iî ^iA.i 



28 



Hc chi Tiillos. Un siiiiplr |;.|Mll<in f. mclle peut pondrr jusqu'à 700 œufs. Ccux- 
li s(„it (lôposrs m piKiu.i-, mit 1.- IktIks -^auvagrs ou cultiv.'cs. le maïs, etc., 
tt (iiviroii une r^. tiiiiiiir apn-. !-•< j« uni s lurv.^ font leur apparition, ("«■ll.s-d 
ont au <l<>l.ul une .(.iilcur v.rdatn-, «'t «■ n-croqutvillfnt « ii marchant. I-.llis 
M' propii^dit priiiripultinciit dans l^•^ herlics lia.-scs v\. hirUr^. 

Prcscpic (liaipit fois (pit- des iiivu-ions de cet insecte ont eu lieu au ( anada, 
le- déiîâts ont été . au-és par la génération île chenilles (pli a fait son apparition 

---■'•' — la If 




lis tachinaires. a 
en lornie de praine, sur les parties 



Les papilloris ad 

\olaiit aiciilour. et >ont proinptemint attirés par les appâts ,. 

lecteurs d'insectes M' servent [Kiiir recueillir les papillons de nocHulles. 

Eioiimis milurtls. Dans les années d'ahoiidance roinnie celles (pic nou 
venons de mentionner ces du nilles sont attaipiées par bien des insectes para-i 
taires importants parmi les(plel^ se trouvent plu.-ieurs mou 
deux ailes, (pji déposent leurs œufs hlan 

antérieures des ver> vivants. On dit avoir trouvé jusfiu'à rU) de ces œufs -ur 
un seul ver. 11 sort l.iintr)t de chacun de ces ceufs une petite larve (pu pénètre 
dans le corps de la élu nille, >'en nourrit et la tue graduellement. Outre es 
mouclie^ -i utiles il existe aus.-i diverses espèces de mouches à quatre ades qui 
pondent leurs leufs dans le corps des chenilles et les jeunes larves do ces mouehi^s 
se nourri-M lit également des tissus gras et juteux <iu'elles y trouvent. Quel- 
ques-un- de nos scaraiiées communs font épalement la clias>e à la légionnaire, 
et plu-ieur- de nos oi-eaux sauvages la mangent avec avidité, i)ar exemple 
le corlieau. létouriieau. merle, etc., t "n a même vu le moineau anglais en dévo- 
rer un grand noiiihn . I.t- champignons parasites tels <pie VKiiipnm, jouent 
également un grand rôle dan- reiirayement de ces chenilles. 

M,si,n.s iirinniiKs il ri)iù'ti.-<. 11 e>t possible d'enrayer une invasion de 
légionnaires avant iiue les chenilles aient (piiilé les endroits où elles nai.-stnt. 
On le t'ait en traçant à la charrue, autour de ces endroits, (pielques sillons pro- 
fond-, et lor-que Us chenilles se rassemhlint dans ces sillons on les y détruit en 
les écra-aiit. On peut aussi pulvériser avec \ine forte solution de vert de Paris 
ou d'arséniate ih' iilomh, (.1 livre du premier ou six livres du dernier par cent 
gallons d'eau) h s végétaux qui entourent ces lieux de propagation. Mais 
(piand on voit les cheiilles se porter en onlre de marche, il faut trac^T des sillons 
i-.ri-.iV.r,!!- devant elle-. Les cotés opposés du sillon devraient être taillés per- 
pendiculaires au nn)ven d'une bêche pour <iu'il leur soit difficile d'en sortir. 
Le long de cluu|Ue sillon on doit creuser une série de trous d'environ un pied de 
profondeur, et à environ dix pieds d'intervalle. Quand les chenilles entrent 
dans CCS sillons elUs y ern ni vt tombent bientôt dans un trou où elles peuvent 



>>j>i^î»&.lAT-=âSî€fâ .^ 



20 



l'irt.' tuées au tnoyiTi d'un pi(|uct, d'une harre ou d'huil»; dp rharhon que l'on verse 
Mir elles. Si l'on reniar()ue que ces rhenilles réusKissent à grimper de l'autre 
( oté du sillon il faudra j) jlvériser les plantes qui se trouvent devant elles, de la 
liifiin déjà mcntifinnée. 

L'automne qui suit une jçrave invasion de la légionnaire dans une localité 
<iml(on(|ue, il est l)on de hrùicr le chaume et la vieille lierhe, puis de lahourer 
profondément. On détruit ainsi les jeunes ciu^nilles liivernante.s, et le champ 
iiiliouré n'attire plus les paf)illons de ces chenilles ou «les espèces communes de 
vers gris, en quête d'un endroit pour déposer leurs leufs. 

Les mesures promptes et vigoureuses sont aussi es.sentielles dans la lutte 
M. litre la légionnaire que contre les vers gris si l'on veut protég-^r les récoltes. 

La LÉGiONNAïKE NOiKE, [Noctua feiinica Tausch). 

(Kig. 7 di' la plsnclir), 

Aypcd. Les chenilles entièrement développées do cette espèce mesurent 
lie un pouce et demi à un pouce et troisKpiarts de long. Les chenilles adultes 
-niit néiiérarenient hrunes avec des lignes Manches et hrun foncé et des marques 
i.oiràtres. Le long du centre du dos se trouve une série de maniues d'un noir de 
'.( lours. queUpie peu en forme de diamant, il y en a sur cha(|iie anneau du corps 
;i rexcef)tion du premier. De cli.ique côté du do^ se trouve une iinne Idanchi-, 
liiinlée de noir par-dessus, et le long du hord inférieur îles slignuites est une 
l.ir^e bande blanche, brun-rougeàtre au centre. Kntre cette hande et la raie 

• |iii se trouve sur le côté du dos, la couleur de la peau est noirâtre. Avant que 
Il ■• chenilles aient pris toute leur taille la couleur noir velours est plus générale 
Il < liaiides blanches sont très visibles, mais à mesure <iu'elles se développent' 

• Iles prennent une couleur brunâtre, le dos ,.st plus ou moins t«inlé de roiigeàtre.' 
T.iut le corps est niyé et tacheté de blanc. La tête est rouge jaunâtre, noire 
Mir le devant, l'écaillé derrière la tête est noire. Toutes les pattes ont une cou- 
leur brunâtre pâle. 

Le papillon <le même (|ue la chenille, a une belle apparence; il mesure, 
I miron un pouce et demi de diamètre, les aih's étendues. Les ailes supérieures 
-l'tit brun noir, teinté de noir, avec un éclat plus ou moins pourpre; la tache 
niiide ou orbiculaire est blanchâtre, avec queUpies écailles jaunâtres ou brunâtre 
fiiiicé. La tache réniforme est grosse et nettement jaune, rongeât re ou jaune et 
rniiKe. Les doubles lignes transversales sont noires, à l'exception de la ligne 
~ il'terminale, près du bord extérieur, qui e.st blanchâtre. Dans les mâles la 
in>i~ième des ailes supérieures est nettement brun-jaunâtre. Les ailes infë- 
I il lires sont pâles, plus brunes vers les bords. 



Ildlnlmh 
lie rliosê p^è^ 
iMIlées même 
1 lin- rouge. 
I -pi'i I s, mais 
-i,i\ulit ses 1 

iriiirjpalement les légumineuses; les pois et le trèHe 
piHirulièretnent, mais elle attaque également les a-'pergt 



: it cijck éivliitif. Les habitudes de la légionnaire sont à très peu 
, les mêmes (juc celles de nos vers gris coniiiiuns. I^n certaines 
on l'a trouvée travaillant à côté du ver gris bhuic et du ver gris 
Dans les années normales elle se nourrit comme ces dernières 
quand elle se trouve en grande (juantité, /■lie marche en bani 
abitudes bien connues. Dans l'est de l'Ontario elle recherche 

ulfivés l'uftirent tout 
' et les autres légumes. 
l 'n l'a vue qui grimpait sur les jeuties chênes, le noyer noir, le marronnier d'Inde, 
I i.nne. la plaine et l'érable, tous des arbres de semis à la ferme expérimentale 
' • m raie. On a vu, à Ottawa, dans la troisième semaine de mai. les larves (luitter 
Il I iianip de trètle pour se porter sur un champ de pois de tnds acres (pi'elles 
> r,t dévoré entièrement en peu de temps. Dans leurs dernières phases, elles 
"Ht extrêmement voraces et font beauct-up de dégâts en une eiile nuit. C^uoiipie 
lit ui-ecte soit très réi)andu au Canada, ce sont ies province:, d'Ontario et de 




^j^'ÉHi'ïiiiwiVi", ^^i^^^^^f^2f('M'^êùr^^ . 



30 



Qiu'Imt fini se plninniiil !<■ plu- lii' -a |)rA-fnr<'. Noas avons fU-yf di-a papiilons 
ailiiltcs (il- larve?! (]'ii avaient ('té nciicillii-Mluns !(•( hiiiiip !\ < >ttawa; rcc |)upillon>i 
M)nt sortis (lu 1.") aii '.W juin. Nous avoiin rtTUtilli des papillons dans !(■ champ, 
(lu milieu (le juin au niilieu de septembre. I.a larve hiverne à moitié dévo- 
loppi"-!' et termine rii|iidernent sa croissance au i)rintetri'-. ( "e.-t avant la fin 
de mai ou le commencement de juin ((u'elle cause ces diV Les larves adultes 

■s'enfoncent dan^ la terre comme les vers Kri> ordinaires, >'ient(jt les papillons 
aj)parai-sent. On ne connaît pas encore pa'-faitement le ycle évolutif de cet 
insecte. 

Knnemis rinturrh. A plusieurs reprises, qtiand res larves se montraient 
tn (|uantit('' dan- l'est d'Ontario, un grand nomhre d'entre elles ont été détruites 
par un cham[>iKnon para.-ite, (/■^nipiisn iiirsrtns Thaxfer.) Dans les rhamps, 
Metcher dit les avoir vins en grand nombre sur les pierres, les clôtures, les tiges 
(i'her' s et d'autres plantes, sur les(iuelles elles avaient grimpé .t auxquelles 

, avaient été fixées par le champigncm. Cette légionnaire est attaquée 
également par des insectes parasitaires. A Ottawa on a souvent vu des œufs 
de mouches tacliinaires sur leur corps. 

/(•cwfv/c.v. Comme la It'gionnaire noire atteint toutp sa taille et disparait 
presfiue toujours vers la (in de tuai il est rarement nécessaire d'api)li(pier des 
rem('des si le cultivateur connaît respi">ce d'insecte qu'il a à combattre. On a 
vu des pois ou du tn'-tle se remettre de leurs atta(pies et donner de fortes récoltes. 
Lorxiue les chenilles .sont en (piantité ordinaire (m peut facilement les arrêter 
m appli'iuant le >on emnoi-onné mentionné à la page 14. Dans les années 
où elles sont assez nomlireuses pour prendre l'ordre de marche, on pourra adop- 
ter les remèdes indi(iués pour la vraie légionnaire page 'JS. Dans une eir- 
con-tance, à (»tt:i\va, nous avons enrayé les d(''gats en pulvérisant une hande 
de pois de .")() i)ieds de large devant le.-, chenilles avec une forte >oluti(Hi de vert 
de Paris (1 livre dans 1(H) gallon- d'i aiil à laquelle nous avions ajouté 4 livres 
de savon pour augmenter la pui-sani c adhésive du mélange. 

NOTE. 

Xous invitons les ruitivateurs et to\is les intéressés :\ no\is eiivoyer 
des -.p('cimens des vers gris ou de tous les insectes qui attaquent hurs n'-coltcs 
qu'il- di'sirent faire idintiher. Ces spécim(>ns doivent être mis, avec luie pro- 
vision d'herbes ou de la plante dont il> se nourrissent, dans une boît(Mn fer-blanc 
ou en bois ipa- une boite en papier) qui sera adressée à l'entomologi.-te du 
Dominiim, ferme expérimentale eeiitr.al.', Ottawa. Les pa(iuets (pli portent 
cette a<ires- ■ >o!it disi)ens('s de timbre l.es spécimens doivent toujours porter 
l'adrc-e d. r. x|K'diieur et être aecompagm's d'une lettre mentionnant l(> 
récoltes atiaqui'es et l'étendue de- (l.'gàt-. 



^i?l^-f*C; hff:~Mà^::c~- 



{! 



Il 



SB; 



i-H 





pipi