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Full text of "Clément Marot et le Psautier huguenot, étude historique, littéraire, musicale et bibliographique, contenant les mélodies primitives des psaumes et des spécimens d'harmonie de Clément Jannequin, Bourgeois ... etc"

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Life Member 

Brandeis University National 

Women's Committee 



H. BARON 

Mksu- and /,''<,, /;s. 
156 CHATSWORTH ROAD, 
LONDON, N.W.2., ENGLAND 



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CLÉMEÎST MAROT 



ET 



LE PSAUTIER HUGUEINOT. 



CLÉMENT MAROT 



Alex. CELLIER 

13, Rue Jacque. .oti- 
PARIS (XV ir) 



ET 



LE PSAUTIER HUGUENOT, 

ÉTUDE HISTORIQUE, LITTe'rAIRE , MUSICALE ET BIBLIOGRAPHIQUE, 

CONTENANT 

LES MÉLODIES PRIMITIVES DES PSAUMES 
ET DES SPÉCIMENS D HARMONIE 

DE CLÉMENT JANNEQLIN, BOURGEOIS, J. LOUIS, JAMBE-DE-FER, GOUDIMEL, CRASSOT, 

SUREAU, SERVIN, ROLAND DE LATTRE, 

CLAUDIN LE JEUNE, MARESCHALL, SWEELINCK, STOBÉE , ETC. 

PAR 

0. DOUEN. 



TOME SECOND. 







Le plus doux travail de ma vie. 
Guidant mon espérance aux cieux. 

(Claude GouDiMEL, Dédicace du dernier 
livre de son dernier Psautier.) 






PARIS. 



IMPRIME PAR AUTORISATION DU GOUVERNEMENT 

À L'IMPRIMERIE fVATIO^ALE. 



M DCCC LXXIX. 



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Un acadenl arrivé au manuscrit de la préface du premier volume a fait dis- 
paraître de la liste des membres de la commission des impressions gratuites le 
nom de M. Charles Giravd, professeur à l'Ecole de droit, inspecteur général de 
rinstruction publique et membre de l'Institut. J\ous le rétablissons ici, pour com- 
bler une lacune d'autant plus regrettable, que M. Giravd a bien voidu témoigner 
de l'întérêt qu'il portait au succès de l'ouvrage. 






CORRIGENDA. 

(Préface, p. i, et tome 11. pages 27, 28, Zii, /i/4 el, -^5.) 



On entend aujourd'hui par harmonie consonnante celle qui n'emploie que 
l'accord parfait (c'est-à-dire les intervalles consonnants de tierce, quarte, quinte , 
sixte et octave), en opposition à ïharmonie dissonnunte, dans laquelle les accords 
dissonnants de 2', 7" et 9" jouent un grand rôle. 

Mais, avant la découverte de Yharmonie dissonnante, le mot consonnant était 
usité dans un sens différent, témoin les litres des Psautiers qui portent : mis 
en musique à quatre parties , à voix de contrepoint égal CONSONNANTE AU VERBE, 
L'expression de voix consonnante au verbe servait à distinguer les morceaux 
écrits en contrepoint simple, dans lequel toutes les parties prononcent en 
même temps la même syllabe, des morceaux en contrepoint double, dans le- 
quel les paroles s'entre-croisent. C'est ce qui nous a induit à employer un peu 
improprement le terme d'harmonie consonnante , en parlant du Psautier de Cras- 
sot et d'un de ceux de Goudimel. 

Le lecteur est prévenu que nous avons voulu dire par là que ces Psautiers 
sont écrits en contrepoint simple, note contre note, et pas autre chose. 



CLÉMENT MAHOT 



ET 



LE PSAUTIER HUGUENOT. 

XXIII 

LES HARMONISTES DU PSAITIER. 



Pierre Cerlon. Louis Bourgeois. Jean Louis. Clément Janneqiiin. Thomas Gliampion , dit Million. 
Philibert Jambe-tle-Fer. Claude Goudimel. A. Fr. Paladin. Piichard Crassot. Hugues Sureau du 
Rosier. Jean Servin. Pierre Santerre. Michel Ferrier. I^oland de Lattre. Pascal de Lestocart. 
Claudin Le Jeune. Samuel Mareschall. Jean-Pierre Sweelinck. Jean Stobée. Jean Crùger. 

TABLE DES MORCEAUX REPRODUITS. 

Clément Jannequin. Chanson spirituelle à quatre parties. — Loys Bourgeois, i ô'iy. Pseaumes i, 
cxvni, XIV et XXXVIII, à quatre parties. — Jean Louys, i.555. Psaume xxv à cinqjjarties. — Phi- 
libert Jambe-de-Fer , i.jo9-i.5()/i. Psaume xlii (de CP Lemaistre) à quaire parlies (le ténor 
manque). Psaumes xxv et lwiii à quatre parties. — Richard Crassot, i5fiA. Psaumes li et 
xxv à quatre parties. — Hugues Sureau du Rosier, i565. Psaumes i et xxv à quatre parties. 
— Jean Servin. Psaume xxm à trois parties (la basse manque). — Claude Goudimel, i565. 
Psaume i en contre-point double, à quatre parties. Psaume xxiv à quatre parties , sept harmo- 
nies diflerentes. Psaume xxv en contre-point double, à quatre parties. Psaume civ en forme de 
motet , à trois, quatre, cinq et six parties. — Roland de Lattre, i Sgi. Psaume cxxx à quatre 
parties. Psaume x à cinq parties. — Claudin Le Jeune, i.56i-i 627. Psaume cxxxviii (Dodéca- 
corde) en forme de motet, à cinq parties. Psaumes lxii et xcviii à trois parties. Psaume xxv à 
quatre parlies. Psaume cxi à cinq parlies. 

Samuel Mareschall, 160G. Psaumes xxv et li à quatre parlies. — J. P. Sweelinck, 1G12-1G31. 
Psaumes lxv et cxxxiv en forme de motet, à six parties. Jean Storée, iGSg-iGiô. Psaumes 
XLII et Lxxvii en forme de motel, à cinq parties. 

Ulrich Sultzberger, 1737. Psaumes i et xxv à quatre parties. — Jouann Michaël Muller, 17.85. 
Psaume i avec basse chiffrée. — Kdition de Londres, i']')']- Psaume x\v avec basse. — Le 
Camus, 1766. Psaume 1 (de sa composition) à deux voix. 

Editions de Lausanne, iSoi. et Valence sans date. Psaume xvv à quaire parlies. — Recueil de 
Râle, i8i5. Psaume xxv à quatre parties. — Rourrit, 1 ^9.3. P.saiime cm à quaire parties. — 



LES HARMONISTES DU PSAIJTIEU. 

WiLHEM, i83(j. Psaume xxv à trois parties. — Pottier. Psaume ii rliylhmi', avec accompa- 
gnement de piano. Psaume x\ rliyllimé, à cinq parties. — Crm'pi, iS'io. Psaume xxv à trois 
parties. — Recueil d'Ebrard, liSSa. Psaume xxv à ([uatrc parties. — Piecieie de Charles 
KiJUN, iSba. Psaume xxv à trois parties. — Recueil luthérien de Paris, i85/i. Psaume xxv 
à quatre parties. — Recueil de Wehrstedt, i855. Psaume xxv à quatre parties. — Recueil de 
KuRz, 18.J7. l'saume xlii à quatre parties. — Recueil réformé de Paris, i85() (Duprato). 
Psaume xxv à quatre parties. — Recueil de Genève, 1866. Psaume xxv à quatre parties. — 
Recueil de Riggenbach et Lowe, 1868. Psaume ex à quatre parties. — Recueil de Nîmes, 
1869. Psaume xxv à quatre parties. — Recueil de Melle, 1870. Psaume xxv à quatre parties. 
— ^ Recueil de l'Eglise libre de Lausanne, 1873. Psaume xxv à quatre parties. — Cn. Léon 
Hess, 1878. Mc'lodie et harmonie du psaume c. 



PIERRE GKRTOi\. 

«PieiTc Certon. maîfro des enfants de chœur de la Sainte-flhapelle. 
lient, dit M. Fétis, nne place distinguée parmi les compositeurs français 
de la ])remière moitié du xvi'' siècle. Rabelais l'a placé dans la liste des 
musiciens célèbres de son temps. Un recueil de trente et un psaumes à 
([iiatre parties, dont il a composé la musicjue, a paru à Paris en i5/i6. 
Un autre recueil de chansons françaises de ce musicien a été publié par 
Nicolas du Chemin, Paris, ib^-^.v — Peut-être M. Fétis s'est-il trompé 
en écrivant le nom de l'imprimeur. 

Il existe, en effet, à la Bibliothècjue nationale (ténor, superius et 
bassus), un Premier hure de cli<iiisons en quatre volumes, nouuellement composées 
en musique à quatre parties par M. Pierre Certon, maistre des enfans de la 
Samte-Cliapelle du palays à Paris, Paris, Adrien Le Rov et Robert Ballard, 
i552, in-8" obi., contenant seize morceaux. Aurait-il paru la même année 
cliez Du Chemin un autre recueil du même auteur? Il y a encore seize 
autres chansons de Ceiion dans les recueils de Le Roy et Ballard publiés 
de i553 à i55G, et deux dans le Second Trophée de musique, composé des 
plus harmonieuses et excellentes cliansons choisies entre la fleur et compositions des 
plus fameux et excellens musiciens, tant anciens que modernes, le tout à quatre 
parties , en quatre volumes, Lyon, Robert Granion, i55c) (Biblioth. nation.). 

La Tonwerke de C. F. Becker mentionne une messe (^Sur le pont d'Avignon) 
du même compositeur, imprimée à Paris par Adr. Le Roy et Rob. Ballard, 
en 1 558. Fétis en cite une autre de la même date (Le temps qui court). 

Quel était le texte des trente et un psaumes mis en musicpie à quatre 
parties par Certon, et publiés dès i5/i()? — M. Bovel n'a pas l'air de 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 3 

douter que ce ne fût la traduction de iMarot, puisqu'il les range ([>. â5G) 
j)armi les éditions du Psautier des Eglises réformées, ainsi que la tabulaturc 
de luth qu'en fit imprimer Guill. Morlaye, en i 55/i, in-S^obl., chez Michel 
Fézendat, à Paris. Dans un travail récent sur la Musique de clininbre an 
xvi' siècle ^^\ M. Lavoix fils, qui n'a pas vu l'ouvrage, a aussi émis l'idée 
que aCerton s'était servi de la traduction de Cl. iMarol.^i Fétis, Choron, 
Delaborde, Brunet, gardent le silence sur ce point, et Burney '-^ dit positi- 
vement qu'il ignore si Certon a travaillé sur le latin ou sur la version de 
Marot. 

Il nous semblait impossible d'admettre que, sitôt après l'arrêt rendu 
contre cette version, un catholique, et surtout un chantre de la Sainte- 
Chapelle, l'eût mise en musique pour ainsi dire sous les veux de la 
Sorbonne: mais le législateur du Parnasse l'a dit : 

Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable. 

Deux de ces psaumes '^^ qui nous ont été envoyés de Munich et qu'on a 
vus plus haut, ne laissent aucun doute à cet égard : c'est bien sur le texte de 
Marot que le compositeur a travaillé. Ses mélodies n'ont, du reste, aucun 
rapport avec celles de notre Psautier. 

Comme Certon était encore à la Sainte-Chapelle en i ôoa, il n'v a pas 
lieu de supposer qu'il eût embrassé la Réforme en i5/i(3; nous pensons 
donc qu'il n'appartient pas à l'histoire de l'harmonie protestante, et que 
l'apparition de son ouvrage ne fit que redoubler l'envie qu'avait Bourgeois 
de publier le travail harmonique qu'il avait sans doute préparé depuis 
plusieurs années. 

LOUIS BOURGEOIS ^ 

Les psaumes de Marot étaient chantés depuis huit ans, quand parurent 
les Cinquante Pseaulmes de Dauid roy et prophète, traduict: en vers français par 
Cl. Marot et mis en musique par Loys Bourgeoys, â quatre parties, à voix de 
contrepoinct égal consonnante au verbe. Tousiours mord enuic. Lyon, Godefroy 
et Marcelin Beringen, ib/iy, 'm-k° obi. avec la dédicace suivante, dont 

'*' Voir la Revue et Gazette tnnsicale de Paris seignenient dû à l'obligeance de M. Lavoix fils. ) 

du 5 octobre 187.3. ') Empruntés au recueil de Morlave. 

-^ A général liistoryofmnsic , III,y()i. (Heu- <' Voir les chapiires xxi et xxii. 



/i LES II \i;M()NfSTES DU PSAUTIER. 

nous (levons une copie à 1\I. le docteur Birk, conservateur de la BibJiotJtcni 
angusUna ji/iJaliua de \ ienne : 

À ANDRÉ CHENEVARD LOYS BOVRGEOYS , SALVT ET FEMCITÉ. 

Il me soiluient quelquefois, pour le vouloir que tu auois enuers nioy, tu me tenois 
propos de mettre en lumière quelque œuure entier de ma composition en musique, ce 
que ie ne peuz pour lors prœster, à cause que ne trouvoye matière pour m'exercer. Car 
deslors ie commencoye à auoir en desdaing' ces chansons dissolues, desquelles on ne 
peut rapporter aulcuu fruict pour le contentement de l'esprit. Mais maintenant que, par 
la g'race diuine,nous auons certains pseaulmes de Dauid traduictz |)ar feu de mémoire 
éternelle Clément Marot, en telle félicité que pour l'intelligence d'iceulx ne nous est 
ia hesoing dauoir recours aux langues estranges, et que ia en plusieurs lieux on a 
couunence à les chanter, i'ay pensé que ie ne pourroye faire chose meilleure, ne plus 
apreahle à ceulx qui prennent plaisir à louer Dieu de voix et pensée (iouxte le dire de 
l'Apostre) que conformer au suhiect et chant comnum desdictz pseaulmes trois parties 
concordantes opposant note contre note. Et iasoit que la gentillesse et friandise de 
musi([ue me retirast de reste enlreprinse, toutesfois ie n'ay point preste courage à ce 
conseil. Car il m'a semhié que ceste musique etTeminée, qui est pour exprimer ou la 
volupté ou langueur d'amour, ne conuient point à la luaiesté de ces atTections sainctes 
et diuines. Et comhieu qu'aux maistres musiciens Iresexpertz ie semhle parauenlure 
ridicule, i'aime mieulx estre enuers eulx en telle réputation, qu'estimé lascif et mol 
entre ceulx cpii craignent Dieu, csquelz en mon entreprinse i'ay eu seulement esgard. 
comme à ceulx qui n'abusent des choses saincles, et qui auec ingénient poiseront le 
hon vouloir que i'ay de prolicier aux rudes, lesquelz ne doiuent estre priuez de ceste 
saincte délectation. le confesse bien, pource que ie me suis en tout assubiecty au 
subiect, qu'on pourra trouuer quelques mesures qui ne conuiennent point au signe dict 
voulgairemenl iMineur imparfaict; mais ce vice ne me doibt estre imputé, car dudicl 
subiect ie n'ay rien voulu immuer. Quoy que ce soit, ie t'ose bien aflfermer (amy 
tiescher) que les maistres musiciens mesmes, ceulx (pii vouldront iuger à la vérité, ne 
iiiospriseront point nostre labeur, et que les oreilles repurgées y prendront délectation 
non petite, ioinct qu'auec tout cecy telle musique est cousiumierement appropriée à 
tous inslrumenlz. 

Au reste, pour ceulx qui ne se contenteront de cest ouurage, i'en ay basty sur la 
mesme matière desdiclz pseaulmes vn aultre vn peu mieulx en liberté, respondant 
toutesfois (tant qu'il est possible) à la grauilé de la chose saincte. Et le tout, tant 
pour l'amitié de longtenips, que pour le bon désir que tu as à l'aduancement des bonnes 
sciences, ie dédie à ton nom, suppliant tous amateurs d'honnesteté jieser la bonne 
affection de l'vn et l'autre, puis que nous laschons d'apporter en commiui chose en- 



LES HAiniONlSTES DU PSAUTIEU. 5 

semble vLile et délectable, qui est la chose grandement désirable pour le contentement 
de ceste vie'*'. 



Cette remarquable dédicace, si diflereiUc de tant de pièces du même 
genre où s'étale pompeusement une plate adulation, peint le sérieux 
chrétien de l'artiste zélé, que nous avons vu donner tant de soins à 
nos mélodies. Ce dédain des chansons dissolues est bien la marque du 
huguenot plein de ferveur, q*ui n'hésite point à sacrifier sa réputation 
pour lutter (Tontre le goût dépravé de l'époque, donnant par là un exemple 
bon à mettre sous les yeux des artistes et des écrivains de tous les tem()s. 
On aime aussi à retrouver dans cette belle page le souffle démocratique 
qui porte la Réforme à élever les rudes, les déshérités, au niveau de l'art 
régénéré, en même temps qu'un témoignage de la vive affection de l'il- 
lustre musicien pour Marot, qu'il ne jugeait point avec le rigorisme 
impérieux de Calvin. Ces mots : feu de mémoire eteincUe Clément Marot, 
sont une éloquente protestation contre le despotisme clérical de Genève, 
et contre le déni de justice et l'ingratitude dont le réformateur se rendit 
coupable envers le traducteur des Cinquante Psalmes, et nous savons gré à 
Bourgeois de l'avoir fait entendre alors qu'elle pouvait lui attirer quelque 
désagrément. 

Il n'a point suivi dans cette publication l'ordre de la numérotation 
biblique, mais celui d'une série de cincjuante : le |)saume xxxv porte le 
n° 2 1, et le cxvni, le n" h h. De même que dans tous les recueils ipù ne 
sont point destinés au chant de l'Eglise, la composition musicale n'y est 
suivie que de quelques strophes et non du psaume entier. 

L'autre ouvrage que Bourgeois avait «basty sur la mesmc matière... vu 
peu mieulx en liberté') [)arut la même année : Le premier hure des Pseaulmes 
de Dauid, contenant xxi\ Psenulmes. Composez... en diuersité de musique, nscauoir, 
familière ou vaudeuillc, aultres plus musicales. Lyon, Godefroy et Marcelin 

■" Ce morceau est suivi du « Dixai> de Gvil- En l'csperil aucun conlenleincnl. 

LAVME GvEROVLT, NATIF DE l\ovEN , PAiiLANT (c'osl- '1^«'« '« doulccur conicnle enlierement 

à-dire : s'adressant) av piiesent livre. . ^^ '""* ''"■''^^'" ?'" '"" ^""«^ ^'''" '■''■'"""^' 

Car il te peut sentir apertemeut 

Le plaisant bruit d'accordz mélodieux. Plaisant au corps et proficlable à l'nme. 

Vray ennemy de langueur et tristesse, . n ■ r ■ i 

n . ■ ■ ; I I- Le dernier vers rappelle le refrain du Iroi- 

Heat esiouir cœurs mclancliolieux , '■ ' 

Et a,cœ ioyeux augmenter leur liesse. s'è™^ Chant roi/al de Marot : 

C'est vn heur grand; loutexjhis il ne laisse Santé au corps cl paradis ù rame. 



G LES HAHMUNISTES DU PSyVUTIEU. 

Beringen, 16/17, "i"'''" o'^'- (i^ibliotlièque de Munich.) — Ce recueil, sans 
préface ni dédicace, n'a rien de commun avec le précédent, excepté les 
paroles, et les mélodies en sont bien inférieures à celles du Psautier 
huguenot. Bourgeois, qui fut l'un des réformateurs de la musique, et 
dont les mélodies ecclésiastiques ont exercé une si grande et si heureuse 
influence, ne nous paraît plus ici qu'un contrapontisle ordinaire, qui 
sacrifie l'expression, c'est-à-dire l'accord intime de l'air et des paroles, à 
des combinaisons purement harmonic|U6s.^ous donnerons plus loin deux 
de ces compositions à quatre parties, les psaunjes xiv et xxWin, le premier 
du genre familier ou vaudeville, le second plus musical, c'est-à-dire en style 
fugué, et deux psaumes (i et cxviii) en harmonie consonante. 

Trois ans plus tard, il lit paraître un livre qui contribua beaucoup à 
la vulgarisation de l'art du chant : Le droict cJicmm de musique, composé par 
Loys Bourgeois, aiiec la manière de chanter les pseaumes par vsage ou par ruse, 
comme on cognoislra au xxxiv "^ de nouueau mis en chant, et aussi le cantique de 
Simcon. Genève, 1 55o, in-8". — Des exemplaires de ce livre mentionnent 
Lyon comme lieu d'impression, avec la date de i55o; mais c'est, dit-on, 
la même édition, dont le frontispice a été changé. L'ouvrage a bien été 
imprimé à Genève, ainsi qu'il résulte de cette résolution du lundi 12 mai 
i55o, extraite par M. Henri Bordier des registres du Conseil : ^Icy 
monsieur Caluin a raporté auoir vehu le liure de maistre Loys Bourgeois 
en faict de chantrerie, et a dict que son aduys est qu'il sera bon l'imprimer; 
sui' <pioy est arresté (ju'il soit unjn'imé aux despens de l'autheur. » 

Voici l'analyse qu'en donne M. Fétis : 

Cet ouvrage est le premiei" où l'on a proposé d'abandonner la méthode de la main 
musicale, attribuée à Gui d'yVrezzo, et d'apprendre la musique par l'usage du solfège. 
Bourgeois avait remarqué que la désignation des notes de l'éclielle généi'ale, telle 
qu'on l'avait faite dans les siècles précédents, et telle qu'elle existait encore de son 
temps, avait l'inconvénient grave de mêler les trois genres par bémol, par bécarre et 
par nature (voy. le Rc-smiic philosophique de l'histoire de la musique, t. I, p. clwi à 
cLxvii de la Biographie uitiversellc des musiciens); il proposa de faire cette désignation 
de manière que l'arrangement des syllabes indicjuât le nom de chaque note dans chaque 
gamme par bémol, par nalme cl par bécai're, et selon un ordre uniforme et régulier. 
Ainsi, on disait autrcibis F fa ut, G sol ré ut, A la iiii ré, B fa mi, C sol fa ut, D la sol ré 



' Il l'anl lire wiv rm lieu d' xxxiv: r;ir ce doriiicr, trydnil par lîèzo, ikj lui puMii- (ju'cii ir)5) - 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



cL E la lui, en sorle que les (rois premières syllabes des trois premières desigiuilions 
élaienl les noms des trois premières noies par nature, les trois suivantes appartenaient 
à la gamme par bémol, et la dernière à la gamme par bécarre '"'. De là résultait une 
grande confusion dans le nom l'éel des notes de chaque gamme. A ces appellations 
irrationnelles Bourgeois substitua les suivantes, où la première syllabe est toujours 
le nom de la note de la gamme par bémol, la seconde appartient à la ganmie par 
nature, et la troisième à la gamme par bécarre : F ut fa, G ré sol ul, A mi la ré, B fa 
mi, C sol ut fa, D la ré sol, E o mi la. Les écoles de musique d'Italie continuèrent 
de faire usage des anciennes désignalions, mais les protestants de France adoptèrent 
celles de Bourgeois, et l'usage s'en répandit insensiblement dans toutes les écoles 
françaises de musique. Ce qu'il y eut de plus singulier, c'est que, après l'introduction 
de la septième syllabe {si) dans la gannne, on continua à se servir de ces désignations 
F ut fa, G ré sol, A mi la, etc., qui ne signifiaient plus rien, puisqu'il n'y avait plus 
gamme (?); on disait seulement B fa si au lieu de B fa mi: il n'y a pas plus de trente 
ans que l'usage de ces appellations a cessé en France. 

Bourgeois a fort bien démontré l'inconvénient des muances multipliées'"', dans uu 



'' Pour réclaircissement de ce passage, nous croyons devoir ajouter qu'avant de s'appeler ni , 
ré, mi, fa, sol, la, fa, ies notes de la gamme étaient désignées par des lettres. La note la plus 
grave: la, s'appelait A; la suivante, B; la troisième, C, etc. Pour distinguer le si naturel du 
.Si' bémol, on leur donna des signes dilférents; le si bémol s'écrivait \i ou b minuscule, et le si 
naturel c] ou B carré : d'où notre bémol et notre bécarre. Plus tard on ajouta un sol grave, (]iii 
s'appela F [ya^^ia), d'où le nom de gamme donné à l'écbelle musicale. 
En Allemagne, on se sert encore aujourd'hui des appellations suivantes : 



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-' Ces muances étaient si compliipiées que, dans certains Psautiers du xvT siècle, on a 
imprimé à côté des notes le nom qu'on devait ieiu* donner en solfiant. Le psaume cxix nous 
en fournira un exemple indispensable : 



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Un chantre de Nimes ([ui avait composé des mélodies pour les psaumes de Godeaii Irouva 



8 LES HAUMOlMSTES DU PSAUTlEll. 

chnpili'e spécial de son livre sur celte matière {De l'abus des miiauces); mais il n'a 
point aperçu la possibilité de faire disparaître cette absurde dilliculté par le moyen de 
l'addition d'une septième syllabe. 



Ainsi c'est de Genève, et avec l'approbation de Calvin, qu'est parti 
l'un des premiers, sinon le premier livre français du xvi" siècle qui avait 
pour but la simplification de la musique. 

Le lecteur se rappelle (pie, l'année qui suivit la publication de cet 
ouvrage, Bourgeois fut mis en prison comme un malfaiteur, pour avoir 
introduit sans autorisation quelques mélodies nouvelles dans le Psautier; 



moyen de diminuer le nombre de ces miiances et de remédier du même coup aux inconvénients, 
graves pour ies non-initiés, de la différence des gammes par nature, par B-mol et par B-carre, 
de la diversité des clefs et de la variabilité de la position de la clef d'ut. Pour cela il n'employa 
que la ciel d'ut placée sur la troisième ligne, et en l'armant d'un si [5 afin de pouvoir constamment 
nonnjior ut la note placée sur la ligne inférieure de la portée. (Voir la préface des Psaumes de 
Ihmul mis eu rime française par Cl. Marot et Th. de Beze, réduits nouuellement à une hrieue et facile 
vielhode pour apprendre le chant ordinaire de l'église, par Antoine Lardenois , Cliarenton , Ant. Cellier, 
itiSg, in-18.) Les muances n'ont pas encore absolument disparu de ce système; le si naturel y 
garde son nom , mais le si \^ s'y appelle encore /« : 



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Lardenois n'a pas suivi sa nouvelle métbode dans les psaumes de Godeau impriuiés sans 
nom de lieu en 1O68. — Les gammes par B-mol et par B-carre reparaissent encore dans le 
Psautier de Marc Micbel Roy, d'Amsterdam, 1770, in-12. Dans la gamme par B-mol, la note 
placée sur la ligne de la clef s'ajipelle sol, et ut dans la gamme par B-carre. 



GaMMIÎ I>AU li-MOL. 



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Gamme pau B-CAr.r,ii. 



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33: 



Sol I,a Si 



Ut Ré 



Sol 



Lu revanclic, nous retrouvons It; système do Lardenois dans le Psautier de Bàle 178-2, iu-i;;, 
ilaus (eux de Laiisanni' i-Sd'y, in 1 •> , et 1817, in-.'vj. 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 9 

il demeura pourlant encore six années à Genève, soutirant de la [jauvreté 
non moins que de l'aversion de Calvin pour l'harmonie. Enfin, n'y tenant 
plus, il retourna à Paris ( looy), qu'il avait quitté depuis seize ans, au 
risque d'y être victime de la persécution , et y importa ses psaumes à quatre 
parties, qui furent chantés au Pré~au\-Clercs avec un succès alarmant 
[)our les persécuteurs. Ce ne fut qu'un triomphe d'un instant et connue 
un rayon de gloire, récompense d'une vie obscure et laborieuse toute 
consacrée à une seule pensée. 

Il se remit ensuite à l'œuvre et prépara une dernière publication, dans 
laquelle il fit erjtrer toutes les mélodies qu'il avait arrangées à Genève 
[)onr le Psautier ecclésiastique : Quatre-vingt-trois Psahncs de Dauid eu mu- 
sique [fort eonuenahle aux instrumens^ à quatre et cinq et six parties, tant à 
VOIX pareilles qu autrement; dont la basse-contre tient le suiet, afin que ceux 
qui voudront chanter auec elle à ïvnisson ou à l'octaue accordent aux autres 
parties diminuées; plus le cantique de Sinieon , les Conimandemens de Dieu, les 
prières deuant et après le repas, et vn canon à cinq parties et vn autre à huit. 
Paris, Le Clerc, i5Gi, in-S". 

Disons maintenant un mot de 1 apparition de l'harmonie protestante, 
dont Bourgeois est le père. 

Le Pré-aux-Clercs était, au printemps de l'année i558, la promenade 
favorite des Parisiens, comme le lut depuis le Cours-la-Reine. (îette 
promenade, située hors la ville, s'étendait sur la rive gauche de la Seine 
depuis la porte de Nesle (aujourd'hui l'Inslilut), le fossé des fortifications 
(aujourd'hui rue Mazarine) et l'abbaye Sainl-Germain-des-Prés, jus{|u'en 
face de l'île des Cygnes, c'est-à-dire un peu au delà de l'esplanade actuelle 
des Invalides '^^ Le lleuvc, non encore enfermé dans ses parapets de pierre 
et ses quais de granit, coulait entre ses rives verdoyantes et ombragées. 
C'est là que l'Eglise réformée allait énergiquement affirmer son existence 
en bravant les lois criminelles qui la proscrivaient. 

' f L'île des Cygnes, située au-dessous du sur le qu.ii d'Orsay, eu indique encore la 

pont actuel de la Concorde, près de la rive position. Au mois d'août loy^j, onze cents 

jjauclie, y a été réunie en 1780. Elle était cadavres, provenant des massacres de la Saint- 

l'ormée des deux iles dites des Vaches et des Barttiélemy etjelésàlaSeine, vinrents'échouer 

Treilles, dont fort anciennement on n'avait sur les bords de cette île. On les fit enterrer sur 

lait cpi'uue seule. Des cygnes que l'on y avait les rives voisines par les fossoyeurs de l'église 

laissés en liberté lui donnèrent leur nom. La des lunoceiils." {Magasin intlorcsque, ^Hi\'^, 

rue actuelle de l'Ile-des-Cygnes, qui débouchr |>. -iîm.) — Voir le plan de Lacaille. 



10 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



Au mois do juillet lôS^, on attendait à Genève tuM. de Coulonge, 
lequel estant |)ar trop descouuert à Paris, où il faisoit oflice de pasteur, 
auoit prins congé d'icelle Eglise"^. 5? Le /i septembre de la même année, 
des Parisiens qui célébraient leur culte dans une nuiison de la rue 
Saint-Jacques, au nondjre de cent vingt à cent quarante, avaient été 
arrêtés au milieu de scènes de meurtre et de carnage ('-', et conduits au 
Cbâtelet. Deux d'entre eux avaient été brûlés le 2 octobre; trente étaient 
encore emprisonnés au mois de janvier i558, et quelques-uns en février 
1559. 

La persécution'^' cuida (pensa) se l'allumei' à Paris. T/occasion fut telle: Quelques 
escholiers estans au Prë-aux-Clercs ''\ lien public, aux faubourgs de Paris, pendant 
que les antres s anuisoyent aux esbats qui s'y font, commencèrent à chanter les |)seaumes 
(le Dauid, en petit nombre, ne pensans point inciter les autres à faire le semblable. 
Toutefois il aduint qu'incontinent tous ieux laissez, la plupart de ceux c[ui estoient au 
pré les suyuirent, cbantans auec eux. Cela fut continué par quelques iours en nombre 
infini de personnes de toutes sortes ''''; et plusieurs grans seigneurs francois '"' et 
d'autre nation''' estoyent en la troupe, marchans des premiers. Et combien que trop 
grande multitude, en autres choses, ait accoustumë d'engendrer confusion, toutefois 
il y auoit vu tel accord et telle reuerence, qu'vn chacun en estoit raui; ceux qui ne 
pouuoyent chanter, mesmes les poures ignorans, estoyent la montez sur les lieux les 



''^ Regislrca de la Compagnie des pasleiirs 
de iJenève. 

("-' A. Coqiierel fils, HIst. de l'Egl. réf. de 
Paris, I, 19. 

''' Crespin, fol. hhi. 

'*' C'était au mois de mai ; car Calvin écri- 
vait le ic) juillet i5r)8 au marquis de Vico : 
^^Du costé de France il adnint, il y a enuiron 
deux mois, cjuelque escarmouche à Paris, pour 
ce qu'on vue place nommée le Pi'é aux Clercs, 
plusieurs jjens en grande assemblée auoient 
commencé et poursuiiiy à chanter les pseaumes. 
Mesmes le roy de Nauarre, auec telle suylle 
f[ue vous pouiiez estimer, s'esloit mis de la 
liande. Phisioiu's, à ceste occasion, ont esté 
pris. Tant d'cdicls ont esté publiés auec 
grosses menaces, que la chose a cessé." (J. 
Bomiet, Lnllresjr. de Calvin, II, ai;!.) 

<*' Un instorien |);u'lc de (),ooo ])ersonnpS; 



M. Waddington (Ramns, p. l'.U ) dit 8,000, 
d'après lîèze et Du Boulay. 

'"' Outre le roi de Navarre, Antoine de 
Bourbon, on y voyait sa femme, Jeanne d'Al- 
bret, le prince de Coudé et la plupart des 
grands seigneurs huguenots. (Voir Bèze, His- 
toire ecclés., II, 1/41, et Jérémie de Fours, La 
Divine Mélodie , p. 78 1 , cité par Bayle.) 

Dandelot, accusé d'avoir pris part à ces 
réunions, répondit à Henri H : "Il ne se 
trouvera pas que j'aye esté au Pré-au\-Clercs, 
comme l'on m'en accuse. Que si j'y avois esté, 
je ne penserois pas pour cela avoir rien lait 
contre Dieu, ni contre Voslre Majesté. -'(Crottet 
i83.) Il ajouta qu'avec le secours de la grâce 
de Dieu, il ne retournerait jamais à la messe. 
Sur quoi le roi lui ordonna de sortir de sa 
présence, et le lit arrêter par ses gardes. 

') tr Des sei;;ricurs écossais,-' dit Michelel. 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



11 



plus einiiieiits autour du pré pour ouïr la mélodie, rendans lesnioignage que cesloit 
à lort que le chant de choses si bonnes estoit défendu'''. 

Cependant les prestres, sorbonistes, et autres aduersaires de l'Eglise, pensans 
auoir tout perdu '"\ comme forcenez coururent vers le roy, qui lors estoit près son 
camp à Amiens et luy font entendre que les Luthériens auoyent esmeu sédition en la 
ville de Paris, prests de ietter sa Maiesté hors de la possession d'icelle. Qu'ils se 
trouuoyent en troupe innombrable, équipez de pistoles et autres armes pour coniurer 
contre luy. Qu'il pouruoye, s'il ne veut que l'Eglise soit abalue, et son sceptre luy soit 
oste'. Voilà leur rapport. Or il n'y a personne de ceux qui estoyent lors en la ville qui 
ne sache tout le contraire. Car il n'y auoit aucune marque de sédition. On chantoit là 
en toute simplicité; mesmes les pseaumes qui estoyent pour la prospérité du roy et de 
son royaume estoyent tousiours chantez les premiers, et ne portoyent espées que les 
gentils hommes quil'auoyentaccoustunié. Toutefois ils vserent de calomnies, et forgèrent 
des tesmoins d'entre leurs prestres, et firent entendre que c'estoit sédition '^'. Pourtant 
le roy manda qu'inhibition fust faite de plus chanter en telle assemblée; et le garde 
des seaux fut enuoyé pour informer contre ceux qui s'y estoyent trouuez, auec 
defFenses de ne se trouuer audit pré, sous peine d'estre puny comme séditieux. Ceux 
qui auoyent la conduite de l'Eglise, voyans que le roy tiroit soupecon de sédition contre 
la personne de telles assendjlées publiques, mesmes que l'ordonnance estoit fondée sur 
le crime de coniuration, pour oster toutes occasions de mal penser d'eux, aduertirent 
leurs gens de ne se plus trouuer la en telle troupe. Nonobstant ce, le garde des seaux 



''> Nous pensons avec M. Lutterolh {La 
Réformntion en France, Paris, 1809, p. 117) 
(ju'il y avait dans ces rassemblements une 
intention très-marquée d'opposition et de 
protestation contre les atrocités qui se renou- 
velaient chaque jour, et contre l'élévation 
toujours croissante des principaux persé- 
cuteurs. Les réformés en s'y associant son- 
geaient seulement à faire connaître comiiien 
ils étaient nombreux, et le parti des politiques 
voulait surtout montrer cpi'il se rappelait la 
propliélie attribuée à François P', à savoir que 
les (juise mettraient ses enfants en pourpoint 
et son pauvre peuple en chemise. Tous témoi- 
gnaient à leur manière leur déplaisir de voir 
les Lorrains trop rapprochés du trône par le 
mariage de la nièce de ces princes avec le 
Dauphin, depuis l'^rançois IL 

-' Tout n'était-il pas perdu, en efl'et, poin- 
tes persécuteurs, si la même foule, naguère si 



fanatisée contre les réformés, prenait plaisir 
à leurs chants? (Puaux, Hist. de la Réf.fr., 
I,38o.) 

'^ Les persécuteurs ne manquèrent cer- 
tainement pas de rappeler la querelle des 
étudiants et des moines de Saint-Germain-des- 
Prés, pour la jouissance du Pré-aux-Clercs. 
Elle avait recommencé le 13 mai iDôy avec 
tant de violence que des coups de fusil furent 
tirés (les moines avaient faitvenirdel'artillerie) 
et que le sang coula dès le premier jour. Lu 
écolier condamné, le 20 mai, à être pendu et 
brûlé, lut exécuté le même jour. 

Par un édit du a 3, le roi confisqua le Pré- 
aux-Clercs, et ordonna à tous les étudiants 
étrangers de sortir du royaume dans la (juiu- 
zaine. 

Ramus fit révoquer l'édit et sauva la vie 
des autres étudiants condamnés. (^^'addingloN , 
Itainiis, p. 1 1 '1 à I i(i.) 



12 LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 

passa oulre, et en lit emprisonner vn grand nombre: lesquels toutefois furent relaschez, 
pour ce que la cause de l'emprisonnement ne sembla estre suflisante. Les prescheurs 
papistes, voyans que le roy leur lenoit la main, s'eschauffoyent en chaire, et donnoyent 
congé de tuer le premier luthérien qui sei'oit rencontré, et cela engendra des grandes 
insolences. Un poure papiste pour luthérien fut laissé pour mort à Saint-Eustache, et 
eut la Cour fort à faire pour les reprimer. 

Le jésuite Maimbourg apprécie le fait d'une tout autre façon '^' : 

Les calvinistes, dit-il, chantèrent les pseaumes pour la première fois publiquenient, . . 
choisissant mesmes pour cela, par une espèce d'insulte qu'ils faisoient aux catholiques, 
le lieu le plus fréquenté de Paris pour la promenade en esté, ce qui irrita tellement le 
bon bourgeois, qui s'est montré de tout temps tres-zelé pour la vraye religion, que 
l'on alloit prendre les armes pour se ietter sur eux, si le magistrat n'eust promptement 
appaisé ce tumulte, par l'emprisonnement de ceux qui furent trouuez les plus echaufez 
à chanter d'une manière si séditieuse. 

xMaimbourg n'est ici que l'écho adouci de la fureur des prêtres et des 
moines, alors presque tout-puissants par les Guise: ces chants maudits 
qui gagnent les cœurs à la Réforme, les voilà qui sortent du sein de la 
nuit et des lieux écartés où on ne les chantait qu'à demi-voix, pour éclater 
devant tout Paris, au Pré-aux-Clercs, presque à l'endroit même oii, six 
mois auparavant, on avait brûlé en compagnie de deux huguenots k plusieurs 
Bibles, Nouueaux Testamens et autres hures suincts, v des Psautiers de Marot 
sans doute ^'^^ Et ce c^bon bourgeois, 55 qui alors, plein de zèle, faisait la 
besogne du bourreau, ce cdjon bourgeois j- qui bientôt empoignera le 
couteau de la Saint-Barthélémy et de la sainte Ligue, le voilà qui 
écoute, admire, ravi, transporté, et s'étonne qu'on défende de si belles 
et bonnes choses. Admirable instinct du peuple, quand il n'est point 

''* Hist. du calvinisme , p. 99. de l'assemblée. ^ï Le peuple , furieux, dilCrespin 

'■^' Le 2 octobre i5r<7, au pilori du fau- (fol. /i36),lespoursiiyuoilavecloutessortesd'in- 

bourg Saint- Germain , qui était situé au iures et blasphèmes, et voulut-on faire l'exe- 

carrefour (place Gozlin) où débouchent au- culion maugré le bourreau , tellement que ce 

jourd'bui les rues de l'Echaudé, de Buci, de lui vue mort la plus cruelle du monde. Car ils 

Alontlaucon , du l'oiir et Gozlin , et qui est tra- furent longuement tenus en Tair à petit feu, et 

versé par le boulevard Saint-Germain, avaient auoyent les parties basses toutes bruslées, que 

péri Pierre Gabart et Nicolas Lecène , cou- le haut n'estoit point encores otTensé. Toutefois 

pables d'avoir assisté à l'assemblée du U sep- pour le tourment ils ne laissèrent point, la 

tembre, dans la rue Saint-Jacques. Le méde- \one lournée vers le ciel, de monstrer tes- 

cin Leccnf l'Iail arrivé à Paris le jour même moignages iuiinis de leur loy il conslance.'" 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



13 



égaiv par les passions : la vérité va droit à son aino, il sent le beau et le 
bien, hélas! pour l'oublier peu après et s'abandonner à la frénésie. 

L'exaspération du fanatisme n'a rien ici de surprenant : c'était un coup 
hardi que cette psalmodie qui bravait la Sorbonne et les édits des parle- 
ments. 

Les conducteurs de l'Eglise de Paris furent certainement étrangers, au 
moins dès le début, à ce coup de tête de la jeunesse qui lançait sans 
réilexionle protestantisme dans une entreprise des plus hasardeuses. Mais, 
une fois l'élan donné, les prudents eux-mêmes se laissèrent entraîner, et 
les chants du Pré-aux-Clercs devinrent réellement une manifestation protes- 
tante*". Forts de leur nombre qui allait croissant, enhardis par l'appui 
du roi et de la reine de Navarre, du j)rince deCondé, des Châtillon, etc., 
qui se trouvaient dans leurs rangs, les persécutés crurent le moment venu 
de ne plus se cacher, et saisirent l'occasion de réclamer et de prendre leur 
place au soleil. En outre, dans ce Paris qui fut toujours la ville de l'oppo- 
sition par excellence, la manifestation prit très-promptement une couleur 
politique et fut comme le prélude de la conjuration d'Amboise (i56o). 
Des catholiques humains, modérés, à qui les supplices répugnaient, et 
qu'indignaient la cruelle tyrannie des Guise, leur insatiable soif de pou- 
voir, d'or et de sang, se mêlèrent aux huguenots et peut-être même 
essayèrent-ils de chanter avec eux. Les Guisards, au contraire, feignaient 
de rire, de se moquer, et il en résulta, dit-on, quelques duels, chose des 
plus fréquentes alors. 

Mais quelle fut l'origine de la manifestation? Voilà ce que les histo- 
riens ne se sont guère demandé. Est-il donc si naturel, si ordinaire, que 
des étudiants, même protestants, quittent leurs ébats pour entonner un 
chant proscrit, quand ce chant est un chant d'église? Et d'ailleurs pour- 
quoi le chanter plutôt en i558 qu'une année ou deux auparavant? Ce 



' Elle fut répétée à Bourges l'année suivante. 
«L'an iSog, despuis le commencement du 
mois d'apuril et tout le temps d'esté ensuyuant , 
on cbanfoit à grandes troupes tous les soirs, 
tant testes que iours ouuriers, les psalmes de 
Dauid, au lieu qu'on appelle pretz FicliauU, 
et se assembloienf audict lieu tous les soirs 
du monde innumerable, chantant en grande 
mélodie les dictz ]).salmes. Plusieurs defTonses 



furent faictes par criz public de non plus chan- 
ter lesdiclz psalmes, sur peine de la harl , 
et fut esleué vue potence au milieu dudict 
prelz Fichault, pour plus grandement déter- 
rer (effrayer) ceux qui chanteroyent lesdictz 
psalmes; toutefois, nonobstant toutes les choses 
susdictes, on ne cessa pomt de chanter audict 
lieu tout durant l'esté. 75 (Ms. inédit de Jean 
(ilaumeau, npiirl IUiUpIùi , V, 3qo.) 



14 LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 

fait ne s'explique point par l'attrait de la nouveauté, car ees étudiants 
fréquentaient les assemblées, et chacun avait depuis longtemps son 
Psautier. 

Avec sa divination de grand liistorien, et en dépit de la confusion des 
dates et des noms qu'il brouille étrangement'^', M. Michelet nous paraît 
avoir rencontré le vrai. La nouveauté qui seule explique l'enthousiasme 
des étudiants, celui de la foule et la colère redoublée du clergé, c'est l'ap- 
parition de l'harmonie, la première exécution publique d'une véritable et 
splendide musique religieuse à quatre parties. Revenu à Paris pour la 
faire connaître. Bourgeois réussit peut-être au delà de ses espérances, et 
devint, sans le vouloir et par ses élèves, la cause déterminante de la mani- 
festation du Pré-aux-Clercs. 



JEAN LOUIS' . 

Ce musicien, dont la Biographie de Fétis ne dit mot, appartient à l'école 
flamande, à en juger par la dédicace que nous allons reproduire et qui 
ne porte point le cachet protestant; il paraît avoir été maître de chapelle 
des empereurs Ferdinand (i556-i56/i) et Maximilien II (loG/i-iSyô) *^'. 
Il a harmonisé un tiers des mélodies de nos psaumes, nous dirions avec un 
remarquable talent, si nous n'étions incompétent en matière de contre- 
pomt : Pseaulmes cinquante de Daiiid composez musicalement ensuijuant h chant 
vulgaire à cincq parties par maistre lean Louijs. Anuers, Hubert Waelrant et 
lean Lœt, i555, pet. in -4° obi. (Bibliothèque de Municli.) C'est |)ar 
erreur que M. Bovet (p. 2 58) attribue cet ouvrage à Bourgeois. 

Voici la dédicace du second livre: 

A HONORABLE ET PRVDENT SEIGXEVR lEAN COCQVIEL , MARCIIAXT EN LA VILLE DANVERS, 
lEAN LOVYS, SON SERVITEVR ET AMY, SALYT ET PROSPERITE. 

le suis certain (mon liien aymë seigneur) que le plaisir que vous récentes quant du 
commencement vous feis présent de certains Pseaulmes de Dauid, quay mis en musique, 
na heu tant de continuation, comme le regret et nialueillance quauez en nioy, que 

''' C'est en 1057 qu'il place le fait, et il ''' Voir La musique en Suisse , par M. G. 

l'ait chanter, au lieu des chœurs de Bourgeois, Becker, dans In Pairie de Genève, !if) juin 

ceux de Goudimel, qui ne parurent qu'en 1 563. 1873. Ces articles ont été réunis en nu vo- 

('-' Voir la Toiiirerhe (]o C. V. ]\('ckev. inniein-i-j. 



LES HARMONISTES DU PSAUTIElî. 15 

mayanl remiuz iceulx pour corriger aulcunes finîtes faicles pai' lescriuain, nay peu sa- 
tisfaire à les vous rendre, par ce que furtiuenient me furent eniblez , et ne les ay peu 
recouurer de long temps après. Dont vous prie imputer le defl'ault (en ce) au larron et 
non à nioy, qui en tous endroitz vous vouldroie faire seruice, et aniytié. Si est que par 
temps veuillant auerer et croire le conseil daulcuns mes bons amys, ma esté persuadé 
faire imprimer iceulx Pseaulmes, ce que iay faict, et dont sont faictz trois liures. 
Desquelz (mon bon seigneur) ie vous desdie et faictz présent du second. Ce que vous 
prie accepter de bonne part et pardonner le meiïaict commis par altruy. INayantesgardt 
aussi que cest encoires cas iuuenil et de petit poix, espérant à laduenir, par labeur et 
diligent traueil, icelluy augmenter et lousiours vous en faire participant (comme sca- 
uant et amateur de lart musical, et que par droicte raison le méritez). Sur ce (mon bien 
aymé seigneur) le Créateur vous maintienge en felices désirs, et doint boime vie et 
longue. 

Nous donnerons plus loin son psaume xxv, dont nous devons une copie 
à l'obligeance de M. J. J. iMaier, l'un des conservateurs de la Bibliothèque 
de Munich. La mélodie, placée au teuor, est celle du Psautier de Bour- 
geois tô/iQ, remplacée depuis par une autre non moins belle et plus en 
harmonie avec les j)aroles. 

CLÉMENT JANNEQUIN. 

L'un des plus féconds et le plus original des compositeurs de la pre- 
mière moitié du xvf siècle, Clément Jannequin, né vers la fin du siècle 
précédent, fut probablement maître de musique de quelque église, peut- 
être à Lyon, où quelques-uns de ses ouvrages ont été imprimés. 

rtll est vraisemblable, dit M. Fétis, qu'après avoir été, comme Goudi- 
mel, élevé dans la religion catholique, il embrassa plus tard comme lui les 
opinions des réformés; car ses premiers ouvrages sont des messes et des 
motets, et les autres, des chansons françaises et des psaumes de Marot. ?? 
Cependant la France protestante ne Tapas mentionn('. 

N'ayant presque aucun détail à ajouter à l'article de la Biographie des 
musiciens, et n'ayant point réussi à voir ceux de ses ouvrages qui pourraient 
prouver que Jannequin devint réellement protestant, nous nous bornons à 
indiquer les deux suivants , qui appuient fortement l'hypothèse de M. Fétis : 
Prouerbes de Salomon mis en cantique et rime francoise selon la venté hehràicpœ, 
nouuellement composés en musique à quatre parties par M. Clément lanneqnin , 



16 LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 

imprhiih en (juatre volumes, Pnris, Adr. L<( Roy et Roi). Rallard , i r)58 , in-S" 
obi. — Octnnte-deu.T pscnumes de Dauul, traduitz en rhythme francois par Clé- 
ment Mnrot et autres, auec plusieurs cantiques nouuellement composés en mu- 
sique à quatre parties par M. Clément lannequin, Paris, Adr. Le Roy et Rob. 
Rallard, i55f), in 8° obL, ouvrage dédié à la reine de France, et dont la 
dédicace se termine par ces vers : 

Doncq en gré ce présent , 1res illustre Princesse, 
Prends de ton lanequin , qui en poure vieillesse 
Muant , rien ne liiy plaistfors que de {honorer 
Par son art de musique , et ton los décorer. 

Nous n'avons ])u nous |)rocurer de ce musicien qu'un seul morceau, 
une cbanson protestante, dont l'air est expressif et gracieux. M. Henri 
Rordier ne l'a trouvée que dans un recueil de 1669 {^Chansonnier huguenot, 
p. /166), mais elle est de beaucoup antérieure, puisqu'elle figure déjà dans 
le Slxiesme Hure contenant a.mx chansons nouuelles à quatre parties... impri- 
mées par Pierre Âttaingnant, Paris, i5/i5. (Ribliotbèque de Municb.) Nous 
la donnons plus loin. 

THOMAS CHAMPION, du MIïHOU. 

Il n'a point d'article dans la France protestante ni dans la Biographie 
des musiciens, qui ne mentionne qu'Antoine Champion, organiste célèbre 
sous le règne de Henri IV, dont il existe, dit M. Fétis, une messe à cinq 
voix parmi les manuscrits de la bibliothèque royale de Munich. Cette messe, 
nous écrit M. Maier, conservateur de la partie musicale de cette biblio- 
thèque, est de Nicolaus Champion. S'appelait-il à la fois Antoine et Ni- 
colas ? 

Thomas figure parmi les auteurs du Tomus tertius psalmorum selectorum 
IV et V rocum, en latin, Nurenberg, Jean Pelreius, i5/i2 (C. F. Recker, 
Die Tonwerke). 

Nous avons aussi trouvé deux de ses chansons (// a hruslé la hotte el 
Oyez tous amoureux^ dans le Second hure de chansons, etc., imprimées en 
quatre volumes par Adr. Le Roy et Rob. Rallard, en i55/i. 

Enfin il a ])ublié le recueil suivant, dont nous ne connaissons que la 
partie de contra-tenor : Premier linre contenant souxante pseanmes de Dauul , 



LES HARMONISTES DU l'SA liTlEli. 17 

nus en musique pai- Thomas Chumpion . (Vil Mitliou, urganisle de lu cliambrc du 
Roy. Paris, François Trcpeau. i56i. Petit iii-8°()bl. de 88 11". (Collerl. tle 
M. G. Bccker, de Lancy.) L'ouvrage n'a pas fie préface, mais une <l(klicace, 
due voiei : 



Sire, ce n'est sans grande occasion que vos 1res liumbles seruiteurset suiels louent 
continuellonient Dieu île ce qu'il luy a pieu leur donner vn Roy lanl doux et débonnaire, 
et amateur de toute honorable science et vertu : qui est vn exemple non seulement pour 
ceux de vostre maison, mais aussi pour tous ceux de vostre obéissance, voire des 
eslrangers , pour les inuiler à imiter les mœurs louables et exquises vertus d'vn prince 
tel que vous. En quoy (Sire) vous auez empoile' la louange et le pris sur beaucoup 
d'autres plus nagez, comme le tesmoignage en est 1res certain: à limitation du feu 
Roy François, vostre bon ayeul, qui a acquis vn tel degré' d'honneur (pour la perfection 
dont il abondoit aux lettres et disciplines), que la postérité en fera lousiours mémoire, 
semblablement au Roy Henry, vostre magnanime Père. C'est ce qui m"a incité (Sire) 
de vous offrir ce petit présent, qui est soixante des psaumes cpie ce Royal projdiete 
Dauid chantoit continuellement en son temps, pour louanges et actions de grâces à 
l'Eternel nostre Créateur, lesquelz i'ay mis en musique à cjuatre parties, auec le suiet, 
pour en donner quelquesfois plaisir à vostre Maiesté, attendant le surplus, que i'espere 
(moyennant laide de Dieu et la vostre) aussi mettre cy après en chaut, quand iauray 
connu que vostre Grandeur les aura receus en bonne part, comme elle faict sans cesse 
toute bonne et vertueuse chose. Pendant (Sire) ie supplie l'Eternel vous augmenter en 
tous ses dons, et vous donner auec contentement Ires heureuse santé et longue vie. 

Vostre très huml)le, très obéissant , (res alî'ectionné seruiteur. 

THOMAS CHAMPION, r/Z/MITHOU. 

Le ton de ces lignes est (à part la flatterie) assez protestant, mais elles 
ne prouvent point sufllsamment que Champion ait réellement appartenu à 
notre Eglise; car à cette date la moitié de la cour inclinait vers l'hérésie. 
C'est ce qui explique comment l'organiste de la chambre du roi put non- 
seulement s'occuper des psaumes de Marot et de Bèze, mais harmoniser 
nos mélodies. (M. Georges Becker nous a envoyé la partie de contra du 
psaume x\v, traité en forme de motet; elle s'adapte naturellement à notre 
mélodie.) — La guerre civile ([ui éclata l'année suivante ne permet pas 
de penser que Champion ait pu publier le reste de ce travail, dont la suite 
eût été, quelques années plus lard, fort mal reçue à la cour. 



18 IJ':S lIAI'.MOiMSTKS DU PSAUTIKI!. 

I> H 1 IJ li 1-: r, T .1 A M li E - 1) E - F i: lî ' 

Ce comnositeur protestant, (|iii est aussi le plus ancien de nos instru- 
mentistes, appartient à la famille des Jean Cousin, des Goujon, des Gou- 
dimel, des Palissy, sur lesquels on n'a presque aucun renseignement, et 
dont la vie n'est guère connue que par leurs ouvrages. Les siens sont d'une 
excessive rareté, et les quelques exemplaires que nous en connaissons sont 
tous incomplets. On ne peut même faire que des hypothèses sur l'origine 
de son surnom de Jambe-de-Fer, analogue à celui de Bras-de-Fer donné 
à Lanoue, parce qu'il avait remplacé par un bras artificiel celui qu'il avait 
|)erdu au siège de Fontenay. 

Philibert Jambe-de-Fer naquit à Lyon, selon La Croix du Maine, et 
hahita quelque temps Poitiers; il y fut sans doute attaché au chœur de 
Sainte-Radegonde et sous les ordres du chantre Jean Poitevin '-^ dont il 
mit la traduction des psaumes en musique. Il a, selon M. Fétis, daté de 
cette vdle la première édition des cent psaumes à qnatre parties. 

Retourné ensuite dans sa ville natale, il y fit paraître plusieurs autres 
puhlications à partir de i55(). f-cOn ignore, dit M. Fétis, s'il avait cessé 
de vivre avant la Saint-Barlhélemy , ou s'il périt dans cette catastrophe. 75 

Il figure, à coté de Clomcns iwii papa ^^^ P. Colin et P. de la Farge, dans 
YHarmonidos ariston, recueil contenant huit messes, imprimé à Lyon chez 
Jacob Moderne, en 1 5/i8, in-fol. (C. F. Becker, Die Tonwerke) \'-mms on n'en 
saurait conclure avec certitude qu'il fût encore catholicpe à cette époque, 
car cet ouvrage peut n'être qu'une réimpression de morceaux déjà publiés. 
Toutefois c'est un indice, et il nous paraît probable que Philibert n'em- 
brassa le protestantisme que lors de son retour à Lyon. Cette conversion 
fut des plus sérieuses , ainsi qu'on le verra par la dédicace de son Psautier 
huguenot. 

Il a aussi composé des morceaux de viole qui parurent vers i55o ^''^ 
comme ceux de Gervais, de Vermont et de Parenti. 

Celui de ses ouvrages qui eut le plus grand nombre d'éditions est inti- 
tulé: Les cent psahnes de Dautd mis p)i français par lean Poictemn, à quah'c 
parties par Philiherl lamhe-de-Fer, Poictiers, chez Nicolas Peletier. i5A(), 

('' Voir l;i IVuigraphie (Ica mvsicic'its. — '-' A'oir I, /iTiG. — '^) Sobriquet qui lliil allusion au 
pape Ck'nieiil \ll. — ''') i'^^lis, liiogr. (hs miisir. . |). ccvxxiii. 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 19 

iii-8°. — Ce millésimo, admis [)ai' l'unanimité des bibliogra[)hes. soulève 
une difllculté qu'ils n'ont pas remarquée, et nous le croyons erroné. L'édi- 
tion sans musique des psaumes de Poitevin, qui est à la bibliothèque 
Mazarine, ne fut imprimée que l'année suivante par Nicolas Peletier, en 
vertu d'un privilège du ih avril i55o. Il n'y a pas lieu de soupçonner ici 
quelque confusion de l'ancien et du nouveau style, puisque l'année i55o 
commença le c) avril'''. Or, comme il n'est pas admissible que l'édition avec 
musique et harmonie ait précédé d'un an l'édition sans musique, il faut, 
ou que la date de iS/ig soit fausse, ou que le nombre des psaumes con- 
tenus dans cette édition soit inférieur à cent. De cette dernière conclusion 
il résulterait que Poitevin aurait publié quelques-uns de ses psaumes avant 
d'avoir achevé les cent dont Marot ne s'était pas occupé, et que c'est ce 
premier essai que Philibert aurait mis en musique et publié en lo/if). 

Les auteurs qui font réimprimer l'édition de Philibert par Nicolas 
Peletier en i 55i , in-8% ne l'auraient-ils pas confondue avec l'édition sans 
musique, de la même date et du même imprimeur, qui est à l'Arsenal? 

L'édition avec musique fut encore publiée en i558, dans le format 
in-8", par le même imprimeur de Poitiers (Z)«e Tonwerke), et à Paris, chez 
Nicolas Du Chemin (La Croix du Maine), puis en i oSq à Lyon, par Angelin 
Benoist, d'après Du Verdier. 

Rentré à Lyon et avant d'harmoniser le recueil des Eglises protestantes, 
Jambe-de-Fer, toujours séduit parla poésie des psaumes, en mit encore 
quelques autres en musique. C'est l'un de ceux-là que nous avons trouvé 
dans le premier Trophée de musique composé des plus harmonieuses et excellentes 
chansons choisies entre lajleur et compositions des plus fameux et excellens musi- 
ciens tant anciens que modernes, le tout en quatre parties en quatre volumes. 
Lyon, Robert Granion, i55c), obi. Les paroles, anonymes dans ce 
recueil, sont la traduction du psaume xli (notre xlti) de Cl. Le Maistre. 
Lyonnais, ami de Marot et sans doute disciple de la Réforme, de même 
que Granjon. Bien c[ue la partie de ténor manque à l'exemplaire de la 
Bibliothèque nationale , nous reproduirons plus loin cette composition , 
n'en ayant pas rencontré d'autre de Jambe-de-Fer qui soit antérieure à son 
Psautier huguenot. 

Les vingt-deux octonnaires du psalme c.ii.x de Dauid, Iraduicts par lean 
Poicteuin, mis en musique à quatre parties par Phihliert Limbe-de-Fer, Lyon. 

''' Boyer, Traité roinplet fin rnlenrlrier . Pnr\s, iS22,in-8". 



t>0 IJvS HARMONISTES l)L' PSAUTIFJI. 

clioz Thomas de Straton, i 56i , ne sont sans doule pas la moins cnrieuse 
(le SCS œuvres. Le tilre m(5mc indique que l'auteur ne trouvait pas conve- 
nable que les vingt-deux sections de ce psaume, qui conq)rend cent soixante- 
seize versets, se chaulassent sur un même air, et qu'il a cherché à exprimer 
par des mélodies différentes le sens de chaque section ou octonaire. Il 
serait fort iutéressant de pouvoir comparer cet ouvrage avec les psaumes 
en forme de motets de Goudiinel et le Dodécacordc de (llaudin Le Jeune; 
mais où le trouver? 

Enfin, à peine Bèze avait-il achevé notre Psautier que Jambe-de-Fer 
s'en empara, et fit paraître Les cent cinquante Pseawncs iJe Dauid , mis en rime 
française par CL Mnrot et Th. (le Be:e, à qnatre et cinq parties par Philibert 
Jambe-de-Fer, Paris, Nicolas Du Chemin, i56i, \n-à° oblong^''. 

Nous n'avons pas vu d'exemplaire de cette première édition. En i5G/i 
il en parut deux autres à Lyon: elles sont semblables, bien que les titres 
en soient fort différents : 

Les CL Pseaumes de Dauid, nus en rime Jrancoise par Cl. Marot et Th. de 
Beze. Et mis en musique à quatre et cinq parties par Philibert lambe-de-Fer, 
aucc vu sonnet sur la deuise du roy Charles IX de ce nom. Retiens et corrigés 
par Fautheur mesme, pour la seconde édition. A Lyon, par Philibert lambe- 
dc-Fer et Pierre Cussonel et Martin la Roche, i56/i, in-32 obi. — A la 
fin de l'ouvrage: «par Pierre de Mia, i56/i.w 

Les CL Pseaumes de Dauid, mis en rime Jrancoise par Cl. Marot et Th. de 
Beze. Auec les dix conimandemcns de la loij , le cantique de Symeon et le cantique 
de Moijse, les prières aiiant et après le repas, l^oraison denostre Seigneur lesus- 
Christ, les articles de la foy , dtxam de la loy et de la foy , vn autre dixain de 
saint Paul aux Romains chap, i , huictam du psenunie cxviii, et à l'entrée il 
y a: Qui d'vn sainct roy. Le tout mis en musique à quatre et cinq parties par 
M. Philibert lambc-de-Fer. A Lyon, par Antoine Cercia et Pierre de Mia, 
1 56/i, avec priuilege du roy pour neuf ans, obi. 

Nous ne connaissons de ces deux éditions que les fragments suivants: 

De la première: superius, à la bibliothèque de Hambourg: ténor, col- 
lection de M. Baum, bibliothèques de l'Oratoire, du protestantisme '-' et de 
Hambourg; bassus, collection de M. Baum et bibliothèque de Hambourg. 

''' Celle claie est colle (lu privilège; l'ouvrage '•-1 L'exemplaire de la Bibliotlièque du prô- 

ne, parut que l'année suivante; voir ci-tlessus, tesUmiismc manque de litre, mais la dédicace 

I, 5Gi. est du 'if) décembre i563. 



LES IIAUMONISTES DU PSAUTIEU. 21 

De la secoiule : sujjerms, collection de M. Lutlerolh; allus, collection 
de M. G. Becker. 

Ce n'est qu'à l'aide de ces fragments épars, que nous avons pu recon- 
stituer la partition de deux psaumes, qu'on trouvera [)lus loin. Ceux de 
Jambe-de-Fcr ne sont pas tous en faux-bourdon, comme ceux que Bonr^jeois 
avait publiés en 10/17; quelques-uns sont en style fugué et en forme de 
motets. La mélodie est au ténor, sauf dans les dix-buit cjui portent les 
numéros xxviii, xxx, xxxiv, xxxv, \l, xlui, lxi, lxui, lxxvi, lxwii, lxxxi, 

LXXXVl, CIX, CXVII, CXXVII, CXXIX, CXXXIX, CXLVl. 

L'œuvre de Philibert ne paraît pas avoir eu le même succès que celle 
de quelques-uns de ses successeurs; nous ne sachions pas que son har- 
monie ait été adaptée, comme le furent celles de Goudimel et de Le Jeune, 
à des traductions allemandes et hollandaises. 

Voici un extrait de la dédicace des deux éditions de i56/i : 

AV ROY DE FRANCE TRES CIIRESTIEN , CHARLES NEVFVIESME DE CE NOM, SON PRINCE ET 
SOVVERAIN SEIGNEVR, PHILIBERT lAMBE-DE-FER , PAI\ ET SALVT EN lESVS CHRIST. 

. . . Oi" il a pieu à Dieu, Sire, vous faite cest honneur et ceste grâce, que, sous 
voslre règne , les bouches d'vn nombre inlini dlionimes et de femmes et de petits enfans , 
qui au parauant auoyent esté closes pour chanter les louanges et la gloire de Dieu, et 
qui n ont esté ouuerles sinon pour le blasphémer et deshonorer par chants lubriques 
et chansons deshonnestes et infâmes, et par blasphèmes énormes, soyent maintenant 
ouuerles, non pas seulement pour l'honorer des leures par voix extérieure , mais aussi 
de cœur, de l'abondance duquel la bouche parle, selon le tesmolgnage de lesus Christ. 
Car ce ne seroit pas louer Dieu comme saint Paul nous y exhorte, si nous nous con- 
tentions de paistre seulement nos oreilles île la mélodie et du plaisant son du chant des 
pseaumes, si par mesme moyen nos cœurs n'estoyent aussi esmeus et incitez aux 
louanges de noslre Dieu , par finstrument de nostre bouche , et autres inslrumens de 
musique, desquels le droit vsage doit seruir à cela. Et pour autant qu'il y en a plusieurs 
qui prennent plaisir à chanter les pseaumes, non seulement en ce simple chant, duquel 
on vse ordinairement es Eglises reformées selon l'Euangile, qui est le plus j)ropre 
pour l'assemblée publique des tideles, mais aussi en vn chant plus mélodieux selon l'art 
de musique, hors les assemblées publiques en compagnies particulières, i'ay bien 
voulu trauailler pour ceux-là, selon le don que i'ay rcceu du Seigneur en cesle science, 
estant esmen du désir que i'ay que toutes les folles et vilaines chansons (ausquelles 
par le passé cesle belle science vilainement profanée a plus seruy qu'aux louanges de 
Dieu) soyenl tellement ai-racliées de la bouche de tous les (jhresliens, qu'on n'oye i)lus 



22 LES HAIIMOMSTES DU PSAUTIEH. 

résonner eu icelle, en tous lieux et loutes places et toutes compagnies, suiou pseaumes 
et chansons spirituelles et actions de grâces en l'honneur de Dieu par nosirc Seigneni' 
lesus Christ. A ceste cause i'ay trauaillé à mettre tons les pseaumes entièrement en chant 
de musique à quatre et cinq parties, retenant le suiet du chant ordinaire qui se chante 
en l'église, comme ils sont translatez en nostre langue et poésie francoise, accommo- 
dant le chant et la note le mieux que i'ay peu aux paroles et sentences, et à la maiesté 
de l'esprit de Dieu, qui en est lautheur, et duquel Dauid et les autres prophètes qui les 
ont composez ont esté la houche et les instrumens. 

Et combien, Sire, que ie ne suis rien, pour faire apparoistre deuant vostre Maiestë 
aucune chose qui puisse procéder de moy, toutesfois ie me suis enhardi de vous faire 
présent de ce mien petit labeur, en recongnoissance du grand bénéfice que nous auons 
receu de Dieu, sous vostre règne, et sous vostre Maiesté et protection, par le moyen de 
la liberté qui est donnée aux vrais enfans et vrais seruiteurs de Dieu, de le louer et 
inuoquer. non pas en ténèbres et en cachette, ou à demy bouche, comme ils ont esté 
contrains de le faire par cy deuant vn long espace de temps, mais en pleine lumière 
et publiquement et à pleine bouche. De quoy comme nous en rendons tous à Dieu 
grâces éternelles, ainsi ce vous sera. Sire, vue gloire immortelle et deuant Dieu et 
deuant les hommes, qu'il ait tant honoré vostre Maiesté et vostre règne, «ju'il soit 
honoré et glorifié en iceluy, connue le Roy des Roys et le Prince des Princes. 

Lyon, 25 décembre i563. 

Le pieux auteur de ces lignes naïves, qui ne craint pas d'attribuer à la 
])uissance divine la tolérance dont fait preuve le souverain auquel il s'a- 
dresse, n'était certes pas un courtisan, mais un de ces hommes trop rares 
qui respectent leur talent, parce que l'Evangile leur a appris à le consacrer 
à Dieu seul, aucpiel appartient l'empire de l'art aussi bien que celui de la 
conscience. 

CLAUDE GOUDIMEL. 

L'iioujnie qui fut l'un des plus grands musiciens du xvi" siècle et l'un 
des chefs de l'école flamande, laquelle renouvela l'art musical, naquit vers 
1 5 1 0, à Besançon ou dans les environs^''; il y conserva des relations et 



''' Les vers snivanls de Mélissus sur la Semineces vivosqiw simul violenter utrisqtce 

iiiorl de son ami, et surtout le dernier, ne Absorptos visi plan/rcre ffurffilibus. 

laissent aucun doute à cet égard : Scquana mm Ligeri Jlcmt, Jlevitque Gammna, 

Prœcipuc patritis Jlcvil antara Dubis. 
(Inudhncl ! illr iiicnx, iiinis (chvii!) Goudimel 

\illeesl "■'" consens à ce (juo i\L Despois, dans ie 

(kciiiii>i. TruU's l'dti . Arar et llkodane , livre l'orl inslriicld (ju'il vient d'écrii-e : Le 



LES UAUMONISTES DU i'SAUTlEH. 



23 



peut-être quelques propriétés; car un procès qu'il eut avec un débiteur 
infidèle l'obligea, peu avant sa mort, de séjourner deux mois dans cette 
ville. C'est pour avoir confondu, ainsi (pie l'a savamment fait observer 
M. Bovet (p. 262), le comtat Venaissin avec la Franche-Comté et Vnsio- 
nensis (V^iison près Carpentras) avec Vesontiensis (Besançon), que Pittoni, 
dans son Histoire (manuscrite) de la chapelle papale, donne Vaison pour 
lieu de naissance à Goudimel. 

Bonie attirait alors tous les chantres célèbres; ils trouvaient dans la 
chapelle pontificale un emploi digne de leur talent, et cette consécration 
de la renonnnée que Paris décerne aujourd'hui aux artistes. Goudimel s'y 
trouvait avant i5/io, et y tenta ce que personne n'avait osé avant lui : il i/) 
y ouvrit la première école piddiqne de musique. L'enseignement de cette 
science compliquée était jusque-là resté confiné à l'ombre des cathédrales, 
dans les psalleltes , où un nombre très-restreint de boursiers de sept à huit 
ans, choisis parmi les enfants rpii avaient les plus belles voix, étaient logés 
et nourris (m parvisio, comme on disait) , et recevaient une éducation el 
une instruction appropriées à leur vocation de chantres, c'est-à-dire de 
membres de l'ordre inférieur du clergé. On y apprenait, avec l'art duchani 
et le contre-point, l'écriture, l'arithmétique, la grammaire et les belles- 
lettres. Quelques hommes remarquables furent élevés dans cette espèce de 
couvent (entre autres le pape Urbain IV, sorti de la psallette de Troyes). 
Goudimel y apprit assez de latin pour l'écrire plus tard élégamment. Ce- 
pendant, outre le défaut grave de confisquer les connaissances musicales 
au protit d'une caste, cette institution en avait peut-être un [)lus grave ^ 
encore, qui rendit pendant des siècles tout progrès impossible : elle maui- 
lenait strictement parmi tous les musiciens l'idolâtrie du plain-chant, et 
l'antique et inintelligente tradition de méj)ris et d'aversion pour le système 
de la musique po[)ulaire. A coté de ces écoles cléricales, Goudimel en 
fonda une laïque, ouverte à tous, c'est-à-dire atîranchie du joug sacerdotal, 
(îette innovation, dont l'importance, capitale pour l'histoire de l'art, n'a 




'l'hràlve français sous Louis XIV, onuniùre lus 
|)eiiilros, arcliitectes , sculpteurs, musiciens et 
savants (|ue l'Italie nous a prèles : le lîosso el 
le l'rinialite, Bcnvenulo Cellini et Léonard 
lie Vinci, Lulli et le Bcrnin, les Cassini. C'est 
justice. Mais à (pini je ne puis consentir, c'est 



(pi'il porte sur colle liste un Français, à qui la 
h'rance etrilalio elle-même doivent beaucoup, 
(pioiqii'elles le connaissenl trop peu. .le prie 
M. Despois d'eiïacer Goudimel de sa liste ita- 
lienne. Claude Goudimel était Français. w (A, 
Coquerel fils, fjr Bim pnhlic . ((janvier 187^).) 



V-i LES HAlîMONISTES DU PSAUTIER. 

presque point élé remarquée, était d'autant plus hardie qu'il s'agissait de 
la réaliser sous les yeux du pape Paul III, et au foyer même des préjugés 
de l'immobilisation et de la routine. Elle eut les plus heureux et les plus 
féconds résultats; de l'école de Goudimel sortirent d'illustres maîtres : 
Jean Animuccia, Etienne Bottini, dit il Fornanno, Jean-Marie Nanini, 
Alexandre Merlo , connu sous le nom de Bella Viola, Palestrina, le plus grand 
de tous, et sans doute aussi Roland de Lattre. 

Ainsi l'école italienne, qui allait conquérir le sceptre du goût et créer 
un véritable ce paradis de pureté harmonique 57, l'école mélodique enfin, qui 
n'avait point eu de devancière, est la fille de Goudimel. 

Outre une foule de messes et de motets restés manuscrits, en partie 
dans les archives de la basilique de Saint-Pierre, en partie chez les orato- 
riens de Sainte-Marie de Vallicella, et dispersés depuis, on a de lui des 
ouvrages imprimés de différents genres qui répondent aux deux phases de 
sa vie : 

Quelques motets à quatre parties dans le Liber quartus ccclcsiasticaruni 
cantionum iv vocum, quas vidgo motcUi vocant, Anuers, i55/i, in-/i° obi. 

Chansons spirituelles de Marc-Antoine Muret, mises en musique à quatre 
parties, Paris, Nicolas Du Chemin, 1 555, in /i° obL; — au nombre de ig. 

Horatii Flacci, poetœ hjricï . Odœ omnes, quotquot carminum gencrihus diffe- 
runt, ad rythmos musicos rcdactœ, Paris, i555, in- A" obL; — l'une de ses 
meilleures compositions , et pourtant la moins connue , au dire de M. Fétis ''l 

On en rencontre d'autres dans les Chansons nouucllemenl composées à 
quatre parties, etc., imprimées à Paris, par Adrien Le Roy et Robert Ral- 
lard, obi. 

La chanson licencieuse : Si plantcray ie te may se trouve dans le sixième 
livre, de i556 (Bibliothèque nationale), réimprimé en i559 (Biblio- 
lbè(|ue du (ionservaloire). 

'■' «De ce que, au litre de ce livre, sou rencontre que sur cette seule publication, on 

nom est associé à celui tle sou iuipriiueur (c.r devra plulùt eu conclure qu'il n'y a été placé 

li/pogr. Nie. Du Chemin dCliinilii Goudiinelli). que parce (pie les planches de musi(pic lui 

on ne doit pas conjecturer, ce nous semble, appartenaient. 'i 

d'il la Fniiice protestante , une iissnchlwn com- Nous avons trouvé le nom de Philibert 

mcrciale, et prétendre, comme le lait M. Félis, .bnube-de-Fer et celui de Davaulès dans les 

(pie Goudimel exerça pendant uu temps, même mêmes conditions; il est bien évident (|ue 

très-court, la lypojjraphic à Paris. Si l'on cou- ces musiciens n'ont pas été tous trois impri- 

sidère (pie son nom coimnc imprimeur ne sf^ meurs. 



LES HARMONISTES DU PSAUTIEH. 



25 



Les chansons du menie genre : le )tc l'accuse, amour, et Si c'est vn^riej'quc 
d'aijmcv sans partie, clans le huitième livre, de loS^ (Riblioth. nation.). 
Cette dernière est aussi dans le huitième livre, de iôô() (Bibliothè(|iie du 
Conservatoire), avec cette autre : Vue ieune puceleltc, ip-asselctte. 

Les cinq suivantes se trouvent dans le neuvième livre, de i 5&9 {il)id.) : 



Ne pensez pas vous monstrer cruelle. 

le sens en moy eroistre Fardant désir. 

Si Vaine estait au corps semblable. 

Bon iour, mon cœur, bon iour, ma douce vie. 

Vc 



ous m aue: 



Dans le treizième livre, de i55f) (^ibid.), on rencontre : Chacun qui me 
voit tous les iours,el dans le douzième livre, de i5()i (//»»/.) : Plus tu co- 
gnois. 

Les deux suivantes : Uhcureux désir (celle-ci est honnête) et Messire 
Pierre estonné'^^K se trouvent dans le premier livre à quatre parties de la 
Fleur des chansons des deux plus excellents musiciens de nostre temps, à scauoir 
de M. Orlande de Lassus et de M. Claude Goudimel. Celles de M. Claude Gou- 
dimel n'ont iamais esté mises en lumière, Lyon, lean Bauent, iSy^J, obi. 
(Biblioth, nation.) 

Il y a aussi sept ou dix chansons à cinq parties (sept d'après la France 
protestante, et dix d'après la bibliographie de C. F. Becker) dans le second 
livre du même ouvrage, paru en iSyo. On cite encore une réimpression 
de la Fleur, etc., de i oyl). in-/i°. 



" C'est uno pièce <lo conlroverse luigucnote 
de mauvais goût. La musique a dû en être 
plaisante, à en juger par la partie de Icnur, 
la seule ipie nous connaissions : 

Messire Pierre cstonno 
De voir son ne: boutonné , 
De V... importuné, 
De la ffrancV colère qu'il eut , 
Print son grand verre et y beut : 
Puis d'vnc musique yurongne 
Contournant sa rouge trongne, 
kltanl son œil chassieux 
l'ers son roijininic fies ricux , 



C'est-à-dire ses boalcilles , 
Belles grandes, non pareilles , 
El son seul vray sauticment , 
.■\ccoudé dessus sa table , 
ViOtla ce cry lamentable : 
lia ! poure nez , In t'en vas 
Et ie demeure icy bas ; 
Ne: , mon honneur et ma gloire 
Nez, qui petw entièrement, 
D'vn seul regard seulement. 
Tout l'uniuers altérer. 
Las! le faut-il enterrer. 
Et qu'eau bénite te laue 
Prinsc ailleurs que dans ma eau 



20 LES IIAUMONISTES DU PSAUTIEU. 

Sij]ii!iIons cnliii trois aulrcs chiuisoiis de (JoLidiiiiel, copiées à lu iiiuiii 
dans l'exemplaire de Susato de M. lîovet : 

Grâces à Dieu, qui de mort, nous deliure. 

Au saint siège d'Amour des grands dieux le vainqueur. 

Amour me lue, el si ie ne veux dire. 

La 'première est peut-être une des chansons spirituelles de Muret '''. 

Magnificat ex octo mod. quinque vocuni, Paris, Adr. Le Pioy et Rob. Ballard, 
1 557. 

Messe à quatre voix : Le bien que i'ai/ par foij d'amour conquis, Paris, 
Adr. Le Roy et Rob. Ballard, i.^58, in-fol. 

Messes à c|uatre voix : Audi film. Tant plus ie mets sur ta face mes yeux. 
De mes ennuys prenez compassion. Paris, Adr. Le Roy et Rob. Rallard, 1 558, 
in-fol. 

S'il est permis de tirer quelque induction de ces données bibliogra- 
phiques, nous dirons que la première phase de la vie de Goudimel, dans 
laquelle il publia des morceaux catholiques et des chansons licencieuses, 
nous sendjle marquée au coin de l'anticléricalisme et de l'indillerence 
religieuse, que les turpitudes de la coin- papale ne j)Ouvaient (|ue déve- 
lopper davantage. Cette phase dura encore quelques années a[)rès (|ue 
Goudimel fut revenu en France et établi à Paris, où nous le voyons de 
i555 à i5()â. Ce n'est qu'entre i558 et i56i (|u'eut lieu sa conversion 
à la Réforme, peut-être préparée par les chants du Pré-aux-Clercs et par 
ses entretiens avec Bourgeois. Ainsi Goudimel n'aurait, comme Marot et 
tant d'autres, renoncé à son indifférence sceptique et railleuse, pour de- 
venir un homme sérieux et pieux, qu'en embrassant le protestantisme. 

A une date inconnue, et sans doute pour fuir la persécution, dont les 
violences étaient surtout dirigées contre les personnages célèbres qui aban- 
donnaient le culte officiel, il cjuitta Paris et se retira, comme Philibert 
Jambe-de-Fer, à Lyon, l'un des foyers importants delà Réforme. La Saint- 
Barthéleiny, dont il lut l'une des plus illustres victimes, l'y trouva encore 
occupé de cette musique religieuse qui fut son crime et la cause de sa mort. 
Le 9 3 août i5'y'j, quelques jours avant son martyre, il écrivait à son ami 

'' En voici la j)remièro strophe : Vinoiis en Dica sans regarder à nous; 

,, , „. . , ... ;1 r Eternel rendons honneur et piolre 

hrai:cs a Liiea, qui de mort nons dcliarc , . 

,, , ,., , r • • "'' •sf"' biinfdicl: ; purdous-cn lu nirnioirr. 

l'fir son seul Jil: , rt en laij nous Jaicl viurr : 

(Jne son sainrt nunt est gracieux el don.r , 



Lb:S lIAHMOiMSTES 1)1 PSAUTIER. :>/ 

Mélissus (|ii'iine fièvre maligne, (|ui l'avail tourmenté un mois entier, 
l'avait empêché de mettre en musique le Symbole, que celui-ci lui avait 
envoyé, et il ajoutait : «Dès que, avec l'aide de Dieu, je serai remis sur 
pied, e niclo surrexero ac vires resumsero, je mettrai la main à l'œuvre et 
j'y épancherai toute mon àme, et quuh^md arlts imperlitœ sunt milii Miisœ, 
in illnm ejfundam.v (^La France prot.) — C'est dans le sein de Dieu qu'il 
allait bientôt l'épancher, et si la mort le surprit, elle le surprit du moins 
animé des pensées élevées qu'inspire une foi conquise par des efforts per- 
sonnels. Les massacres lyonnais, dans lesquels -yoo à 800 personnes 
furent égorgées, commencèrent dans la nuit du 28 au 99. (^Bulletin, 
a" série, IV, 06/1-367.) 

L'harmonie des psaumes et la lin tragique de Goudimel accrurent 
encore sa renommée et la répandirent dans pres(|ue toute l'Europe, ([ui 
n'a conservé son souvenir qu'en l'associant à celui du Psautier. 

Voici les titres de ses derniers ouvrages : Pseaumes de Dauid mis en mu-\ 
sique à quatre parties en forme de motets par Claude Goudimel, Paris, Adrien j 
Le Roy et Robert Rallard, 106:2, in-A". — « Les psaumes indiqués ici, difj 
M. Fétis, ne sont ([u'au nombre de seize; ils sont réellement traités en A ^ // 



forme de motets, avec des imitations en style fugué sur les mélodies, /V 
tandis que dans le recueil des psaumes de Marot et de Rèze à quatre ])ar- ^ <J//*^ ' 

ties, l'harmonie est note contre note(!), et les psaumes, au nombre de ' / \ I 
cent cinquante, sont suivis du Décalogue, du cantique de Siméon, et des 
prières avant et après le repas, également en musique à quatre parties, w 

Les Pseaumes mis en rime francoise par Clément Marot et Théodore de Beze, f a/V"^ " ♦ 
nus en musique à quatre parties par Claude Goudimel; sans lieu, par les héri- 
tiers de François laqui, i565, petit in-18. — Nous ne connaissons de 
cette édition en un volume que trois exemplaires : ceux de MM. Fétis, 
Gaiffe et Lutteroth'", tous complets, ce qui est rarement le cas pour les 
exemplaires des éditions en quatre volumes. Elle contient l'avis aux lecteurs 
qu'on a vu plus haut (1, 607), la préface de Calvin, l'épître de Rèze au 
Petit troupeau, la table des psaumes selon l'ordre alphabétique, les tables 
pour trouver les psaumes c<: selon l'ordre qu'on les chante en l'Eglise de 
Geneue'-. les psaumes en harmonie généralement consonante , à quatre 



' AI. Wockeiliii possède niissi un Psaulior du (ioiifliincl, mais nous ignorons do ([iiolle vd'i 
lion. 



/ L 



28 LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 

parties en regard ^'', musique au premier verset, suivi de tous les autres, 
les cantiques indiqués ci-dessus, la forme des prières ecclésiastiques, du 
baptême, de la cène, du mariage, de la visitation des malades, les articles 
de la foi (catéchisme), l'exercice des chrétiens en oraison et la confession 
de foi. — C'est donc un Psautier aussi complet (juc possible et qu'on 
^wait destiné à l'iglise, sIGoudiniel n'avait pris soin de dire (pie telle 
n'était [)as son intention. — Bien que la désignation du lieu d'impression 
manque aux e\em[)laires que nous avons vus, la bibliographie de C. F. 
Becker (Z)/e Tonivcrke) [)oi'ie : Genève, par les héritiers de François Jaqui. 
C'est bien, en elïet, à Genève que l'ouvrage fut imprimé; car François 
Jaqui y publiait en i5Go un Nouveau Testament in-ia avec des annota- 
tions de Marlorat (Bibliolh. de Douai), et en 156/1 une Bible in-12 sui- 
vie des psaumes (Collcct. de M. Wilham iMartin). Ainsi donc, un an après 
la mort de Calvin, un Genevois imprimait un Psautier harmonisé; ce fait 
dénote un revirement subit, et l'abandon de la manière de voir du réfor- 
mateur en fait de musique à plusieurs parties. 

11 parut la même année une autre édition de cet ouvrage sous ce titre : 
Les CL Pseaumcs de Dauid nouuellemenl mis en musique à quatre parties par 
Claude Goudimel, Paris, Adrien Le Boy et Bobert Ballard, i565, in-ia 
obi. en quatre volumes dédiés à D'Ausancc (Biblioth. du lycée à Lyon 
et Collection de M. Lutterotli, ténor et contra). Les ])artics de ténor et de 
contra de cette édition sont identiques à celles de l'édition en un volume. 
Nous ignorons la([uelle des deux parut la première. 

Nous n'avons pu découvrir non plus quand parut le second Psautier de 
Goudimel, dont on ne connaît que l'édition suivante, qui, vu sa date, est 
très- probablement une réimpression : Les cl Pseaumes de Dauid nouuel- 
lement mis en musique à quatre parties par Claude Goudimel, Geneue, Pierre 
de Saint-André, i58o, k vol. in-12 obi. (Biblioth. de l'Arsenal; M. Rig- 
genbach doit en avoir vu un autre exemplaire). Certains indices nous font 
supposer qu'il fut publié aussi en 1 565 , mais nous n'oserions cependant 
l'allirmer. Il diffère beaucoup du premier, non par la mélodie, mais par 
l'harnionie |)lus savante, «beaucou[) jilus hardie '-^i et nulle part conso- 
nante. Le premier est écrit en contre-point simple , le second en contre-point 
double. Dans le [)remier la mélodie était au ténor, sauf dix-sept [)saumes 

<'' Les nolos figurées ne ptiraisseiit que (-' (joiidiMiel s'expriuK.' de la sorle «laiis la 

daus viii;;(-rin(| psauiiievS. d(^diciife. 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. ^9 

(iiii l'on! an supenus (\x\iii, \\\, \\\iv, ww, xl, xliii, lxi, lxxvi, l\x\ii, 
Lwxi, lAxwi. cix, cxi-'ii, cxxvii , cxxix, cxxxix et cxLvi); dans le second, au 
contraire, clic est parlout au superms, excepté quinze psaumes où elle est 
restée au tcnor (lui, lxii , lxiv, lxv, i,xvi. lxvii, lx\iii, lxix, lxx, lxxi, 
Lxxvin, Lxxxn, c, cvin et cxvi). Le second ne contient, comme l'édition du 
premier imprimée par Ballard, c|ue les premiers versets de clia(|ue psaume, 
et l'ordre num('rif|ue y est interverti, sans doute d'après une division 
basée sur la tonalité : après le psaume i viennent les xxxu, lxxiii, xxxvi, 
XLVii, XXI, LH, etc. En outre le xviii a une harmonie aux deux premiers 
versets, et moins simple au second cju'au premier. 

La comparaison de ces deux Psautiers montre que Goudimel ne se las- 
sait pas d'appliquer toutes les ressources de son art à un même air. Il 
composa d'abord pour nos-'^cent vingt-trois mélodies une harmonie aussi 
simple que possible, puis pour les vingt-sept qui sont plusieurs fois répé- 
tées (liii^", lxii, lxiii, lxiv, lxv, l\vi,lxvii, lxviii, lxix, lxx, lxxi, lxxvi, 

LXXVII, LXXVUI, LXXXII, XCV, XCVIII, C, CVIII , CIX, CXI, CXVl , CXVII, CXXXIX , 

cxl, cxlii, gxliv) une harmonie différente et de plus en plus compliquée; 
les notes figurées n'apparaissent que dans vingt-cinq de ces dernières (il 
n'y en a. ni clans le psaume lui, ni dans le lxxi). Ainsi les psaumes xxiv, 
LXII, XCV et CXI, qui se chantent sur le même air, ont chacun leur harmonie 
j)articulière dans le premier Psautier. Le compositeur a suivi la mémo 
règle, mais avec moins d'exactitude, dans son second Psautier, de sorte 
qu'il a harmonisé à trois ou quatre reprises plusieurs mélodies, et à sept 
reprises celle du psaume xxiv'-', sans parler d'une troisième composition, 
d'un tout autre genre. Goudimel remaniait donc sans cesse son œuvre, 
comme Bourgeois, pour y répandre plus de variété, labeur qui témoigne 
tout à la fois de l'ardeur de son zèle et de l'admiration qu'il éprouvait 
pour nos vieilles mélodies. On eût bien surpris ce grand musicien, si on 
lui eût prédit qu'un jour viendrait oii elles paraîtraient monotones, dé- 
pourvues de rythme et de valeur, et où le premier venu se permettrait de 
les modifier à sa guise. 

Ces deux ouvrages, dans lesquels il avait scrupuleusement respecté la 
mélodie primitive en ne faisant qu'oeuvre de contrapontiste, l'avaient si 
-, ■"• * ■ ■'"' 

"' Le psaume i.iii fait seul cxceplion à la oJjsiTver que les paroles des deux psaumes son l 

règle, ou plutôl il la confirme; riiarmonie en presque absolument identiques, 

est la même que celle du xiv, mais il faut -' Voir plus loin ces sept harmonies. 



;{0 LKS llAiliVlOiMSTES DU PSAUTIER. 

ncu lassé du Psautier, (|n'il en enlropril aussitôt un troisième, où il allait 
doiHier libre cours à sou inspiration : Les Psalmcs de Dmnd compris en hud 
liures, mis en musique à quatre parties en forme de motets par Claude Gou- 
dimel, Paris, Adrien Le Roy et Robert Ballard, i 565, petit in-Zi" obi. en 
k vol. [Brmiet). Cette composition est plus rare encore f|ue la précédente; 
nous n'en connaissons que les trois derniers livres, qui sont à la biblio- 
thèque Sainte-Geneviève : 

Sixième Hure des Pseaumes de Dauid mis en musique à quatre parties en 
forme de motets par Claude Goudimel, Paris, Adrien Le Roy et Robert Ballard, 
i565, avec une ode dédicatoire à MM. Robert et René du MoUinet. 

Septième Hure, etc., i566. avec une ode dédicatoire à M"" Catherine 
Senneton'''. 

Huitième Uure, etc., i566, avec une ode dédicatoire à M"" maistre 
Anthoine Porart, seigneur de Foignon, conseiller du roy et maistre ordi- 
naire en la chambre des comptes. 

Nos mélodies n'y paraissent cjue comme autant de thèmes développés 
avec des variations à l'infini, des imitations fuguées, etc.; tous les ver- 
sets y sont mis en musique, et le nombre des voix varie de trois à huit, 
bien que le titre du livre n'en indique (|ue quatre. Ces motets, dont on 
trouvera plus loin un spécimen considérable, sont le couronnement de 
l'œuvre de l'artiste, qui les préférait à toutes ses autres compositions. Ce 
petit ouura<je est, dit-il dans la dédicace du sixième livi'e. 

Le plusJideUc tcsmoignage 

De tous mes labeurs les plus beaux. 

En dédiant le huitième à Ant. Porart. 

(J7ii sur tout ne veut quon se lasse 
De chanter et chanter la grâce 
Et les louanges de ce Dieu , 
Qui, sous lèvent de sa parolle. 
Fait trembler Tun et l autre polie , 

t') Le 18 mars i565, Goudimel était par- cien pasleiirde Metz.) — L'ode à M"" Senneton 

raiti d'un enfant dans l'église réformée de et celle adressée à D'Ausance, gouverneur de 

Metz, avec M"" Catherine Senneton, fille du Metz, qu'on verra tout à l'heure, semhlcntin- 

président de la justice, protestante ainsi que diquer que Goudimel habita (piclque lemps 

sa mère, dont le nom de famille était Milet. colle ville en qualilé de chantre. 
(Noie (lui' à rohiigeanre de M. O. Guvier. an- 



LES HARMONISTES 1)1 PSAUTIER. 31 

le |)i('u\ iiiusirien (|iialili(' de la sorte ce dernier livre de soji dernier Psau- 
tier : 

Le plus doux trauail de ma vie , 

Guidant mon espérance aux deux. 

Voici les dédicaces des deux autres Psautiers. Aussi bien que les précé- 
dentes, elles sont très-probablement l'œuvre, non de Goudimel , mais de 
(juelcpie rimeur de ses amis. En tête du premier, édition Ballard, nous 
lisons ce cjui suit : 

SONNET 

A Monseigneur Monsieur cFAusance, 

ciieualier de Tordre et lieutenant gênerai du roy à Mets , 

Claude Goudimel "'. 

iS7 i'auois appris l'art d'vn Lysippe ou Apelle, 
Pour animer tableaus auecques le pinceau. 
Ou pour tailler en cuiure auecques le cizeau , 
D'vne scauante main , quelque image immortelle, 

Tu receurois de moij la pièce la plus belle 
Qui feust en ma boutique, et Vouurage plus beau, 
Qui sembleroit parler, et qui , franc du tombeau , 
Rendroit de tes beaux faits la mémoire éternelle. 

Mais le ciel en naissant ne niha donné cest heur 
De pouuoir autre don offrir à ta grandeur. 
Que cest œuure qui prend le surnom de la Muse. 

Il 11" est pas aussi grand comme est la voulontc ; 
Imite toutefois la diuine bonté, 
Qui le petit présent du panure ne refuse. 

ODE 
A mon dict Seigneur d'Ausanre. 

ladis le Uoyal prophète. 
Fameux lyrique poêle, 

'" ^Jacques de Moniberon d'Auzance, réformés, dont le nombre s'accrut prodigieuse- 
homme de grande naissance et de beaucoup mont. Poussés à bout par les persécutions du 
de valeur; il avait été ambassadeur en Espagne clergé, ceux-ci s'enlendiienl avec le gouver- 
en 1 56 1 . '•) ( Mém. de Condé, VI , 12/1.) Nommé neur pour s'emparer de la ville ; mais le projet 
gouverneur de Metz, il se montra, dit la échoua, et la persécution continua j)lus que 
Fi-ance protestante {ar\. Cologne) f\usïavovah]e jamais jusqu'en 1. ")()(), ('poquc à laquelle li' 
encore que Viellevillc, son prédécesseur, aux temple fut rasé. 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 

(Ihanla m Inngaige hebrieu, 
Dessus sa harpe d' moire. 
Et la grandeur et la gloire 
Des grands merueiUes de Dieu. 

Plus^^'i d'vne voix prophétique, 
Soiibs les loix de la musique , 
Predicl comme h Saune ur 
De ce monde viendroit naistre, 
Lequel nousferoil congnoistre 
Sa bonté et sa grandeur. 

Ce sainct don de prophétie 
Et ce beau don de poésie , 
Quil auoit du Créateur, 
loinct à la doidce pratique 
De ce bel art de musique , 
C'estoit vn rare hon-heur. 

Cestoient trois grâces ensemble , 
Que le ciel bien peu assemble , 
Et qui de diuinité 
Son ame auoicnt eschauffée, 
Plus que la muse d^ Orphée, 
Eslongné de vérité. 

De Ivne et de Va\dtre grâce 
La France a smjui la trace. 
Restoit la troisiesme sœur, 
Lafdle du ciel, musicpie. 
Que doibt auoir vn cantique 
Confit en telle douceur. 

Le ciel, pour tout heritaige. 
M'a donné pour mon partaige 
Cesle grâce d'entonner 
Vne voix harmonieuse , 
Faisant la harpe fameuse 
D'vn tel Roy refredonner. 

Il nous s('inl)l(' qiril laiit liio : Puis. 



LKS HAiniONISTES DU PSAUTIER. 33 

Ayonl receu faneur telle 
De la puissance immortelle, 
Que doibz-ie faire , sinon 
Le Royal prophète ensuyure. 
Faisant la harpe reuiure 
Soubz la faneur de ton nom ? 

Suit une seconde ode, dont la dernière strophe nous peint Goudimel 
devançant tous les musiciens, t^ comme la vertu de son grand D'Ausancew 
surpasse toutes les vertus. 

Voici la dédicace du Psautier de i58o, que nous appelons le second, 
])arce qu'il tient le milieu entre celui qui contient des motets et celui dont 
riiannonie est généralement consonante : 

ODE. 

A Monseigneur Monsieur Roger de Bellegarde, jjcnlillionnne ordinaire 

de la cliamlirc dn roy, Claude Goudimel. 

Comme iadis les poètes , 
Les Sybilles et Prophètes, 
Bemplis (Vvn diuin esprit, 
A u Dieu des dieux le plus sage 
Encommencerent /'o mirage 
()u'ils couchèrent par escrit; 

Ainsi moi, dont la poitri^ie 
Se meut, seschauffe et mutine. 
Par mains accords bien réduits , 
A toi , qui es l'Accord mesme, 
Je présente le proeme 
De Vœuure que ie conduis, 

OEuure porté sur les ailes 
Des louanges immortelles 
Du Dieu iadis adoré 
Par la troupe fugitiue , 
Qui vit la déserte riue 
Du pays tant désiré. 

Car, comme la renommée 
De la harpe d'îdumée 



LES HAUiMONISTES DU PSAUTIE!;. 

S'cspaiid (Icihuis rvniucrs, 
Waulant qiivn roij plein d' ndrcfise 
A la chorde chanter esse 
Daigna manier ses vers; 

Ainsi cesle mélodie, 
Faite beaucoup plus hardie, 
Ira suiuant pas à pas 
De ces louanges sacrées 
Les routes plus asseurées 
Contre l'oubli du Irespas. 

Tellement que la noblesse 
De ceste antique Déesse , 
Jointe à son premier bon-heu)\ 
Au lieu d'amours et de noises. 
Dedans les bouches Françaises 
A recouuré sa grandeur. 

Cest ceste mesme noblesse 
Pour cjui Von dit quen la Grèce 
D'vn seul nom estaient nomme: 
Les annonceurs des présages , 
Les Musiciens, les sages 
El les pactes estimez. 

Ceste grandeur recauuerte 
Rendra la ville déserte 
Où régnent les volupté: , 
Et la Musique diuine 
Seruira de medechw^^^ 
A toutes aduersite:. 

Car, comme les Platoniques 
Pensent que les llepubliques 
Et les royaumes terriens 
Changent , ainsi que se change 
Uentresuitfe et le meslange 
Des accords musiciens; 



(' Maiot iiv.iil dil du Psaiilicr 



C'exl lin iiiriliti piciii d'Iiiilica et riiciiir.s, 
Uii (h tiniR ntiin.r sr Irniiiinil vicflrriius. 



LES HARMOISISTES DU PSAUTlEll. 35 

Ainsi ccst accord céleste, 
Qui pnursuil el qui déteste 
L'empire de Cupidon, 
Fera que verrons changée 
D'amour la Jlamme enragée 
En vu céleste brandon. 

Qui est-ce donc qui mente 
De ces Accords la conduite, 
Sinon vn qui soit né tel 
Que la discrète sagesse , 
La vaillance el la noblesse. 
Doit m iour rendre immortel? 

Ce sera loi , Bellegarde , 
Que Dieu de son œil regarde, 
Quvn roy chérit de faueiir. 
Que toute la France honore, 
Que ie prise, et qui encore 
As du tout gaigné mon cueur. 

Nous trouvons encore clans la Fleur des cliansous, de De Laltre et Gou- 
(limel, recueil mentionné plus haut et dédié ^h M. I. du (1., seigneur 
de la V., docteur tresexpert en la vieille et nouuelle médecine et poëte 
fort excellent, de Paris ce i*'' de may ih'jh, par son treshumble frère et 
(Mitier ami, G. E. P.,^'» une pièce qui n'est citée nulle part : 

EPITAI'HE SVR LU MORT DE M. C. GOVDIMEL. 

A M. A. T. 

Snus le pénible faix de ce poudreux tombeau , 
Du mielleux Goudimel la cendre se repose, 
Surmonté par la mort qui domte toute chose. 
Mais non ce qui estait d'icelm/ le plus beau; 
Car son esprit gentil , cpii luit comme vn jlambeau 
Par tout cest vniuers, pour la douceur enclose 
Dans ses tons musicaux, par cd qui tout dispose, 
Est ores iouissant d'vn repos tout nouueau. 
Et comme, estant icij, iïvne douce musique 
Il louantreoit son Dieu, mariant maint cantiipte 



3G LES lIAiniOiMISTKS DU PSAUTIER. 

Du l\oij-prophv{c hchi'cii à ses plaisants accords, 
Ainsi estant au.v deux auec ioije et liesse, 
Il rend grâces à Dieu pour ce que de largesse 
Il Ta faict iouissant des célestes thresors. 

K. E. P. 

L'anlcur de ces vers cl l'éditeur de la Fleur des chansons, dont les ini- 
tiales sont G. E. P. ou R. E. P., est un harmoniste qui place «Goudiinel 
l'enniiiellé" immédiatement après De Lattre, ^tla perle des musiciens,'» el 
promet de donner et quelf|ue meilleur ouurage, cpii sorlu-a hientot de sa bou- 
tique, sans l'emprunter d'autrui. » C'est aussi un protestant; on le recon- 
naît à son langage : trcshumhle Jrere , et : le prierai le Seigneur qu'il vous tienne 
en sa garde, en même temps qu'à l'affectation qu'il met h ignorer la Sainî- 
Barthélemy. C'était prudence, et voilà sans doute pourquoi la destinée des 
musiciens qui ont travaillé sur nos mélodies est restée enveloppée de mys- 
tère. Le Psautier coûta l'exil et peut-être la vie à Marot aussi bien quVi 
Goudimel; mais que devinrent Bourgeois, Jambe-de-Fer, Crassot, Michel 
Ferrier? On ignore s'ils vivaient encore en iB^q et s'ils n'ont pas aussi 
été victimes de l'effroyable crime béni par le paj)e. 

André du Gros est un peu plus explicite dans le sonnet de condoléance 
qu'il adressa à Mélissus sur la mort de Goudimel'"; mais il ne prononce 
pas non plus le mot de Saint-Barthélémy. 

Pourquoi fesbahis-tii que malheureusement 
On ait à Goudimel ainsi raui la vie , 
Veu que de nuire à nid il neut iamais enuie , 
Honorant la vertu , cheminant rondement î 
Pourquoi demandes-tu si c^est le pai/emenl 
De ses diuins labeurs pour ringrate patrie';' 
Oste de ton esprit, Mélisse, ie le prie. 
Et cete question el cet eslonnement. 
Voudrois-tu de sa mort cause plus suffisante 
Que d'auoir esté bon et de vie innocente ? 
S'il eust esté athée, idolâtre ou sans foi , 
Traistre, meurtrier, voleur, pariure abominable , 

'" 11 sp Irouvo dans les é})igrammos df Jean Postliiiis, .Ican Sarrazin cl Simon Gmi- 

Mf'lissiis; noire ami En|[. Ilaag Ta vu el mcii- Inid; mais il ne l'a pas rilé. 

lionni', ainsi ijuc (|n;)lre pièces de Mi'iissns, 



LES IIAUMONISTES DU PSAUTIER. 37 

Alors powrois-tu bien, au règne où lu nous voi, 
Trouucr celé morl rare et for l esmerueiahle. 

Après la rciiiipression des psaumes de Goudimei à Charcnlon en 1607, 
sans doute sous leur forme la plus simple, nous n'en connaissons plus que 
trois publiées en français avec le nom de l'auteur : l'une de Delft, 1G08, 
dont nous n'avons pas le titre, mais que M. Georges Becker a eue en sa 
possession; puis Les Psenumcs de David mis m rime, etc. cl en musique à 
Il parties par Claude Goudimei Reveus de nouveau sur le texte des derniers 
exemplaires imprimez à Paris et accommodez maintenant pour l'usage de ceux qui 
veulent chanter en Partie (sic) dans V église. Genève, J. Ant. et Samuel de 
Tournes, 1GG7, in-i 2 (Biblioth. de Neuchâtel); réimprimés au même lieu 
par les mêmes, l'année suivante (Collect. de M. Alf. André). 

Nous lisons dans l'avertissement de l'édition de 1668 : 

On peut dire que cet ouvrage est nouveau en quelque façon, non qu'il n'ait déjà veu 
le jour, mais parce qu'outre que , les exeaqilaires des autres impressions manquants . celle- 
ci le fait revivre; d'ailleurs nous avons changé quelque chose en la forme, car premiè- 
rement nous avons osté toutes les notes figurées pour donner plus de facilité à chanter 
en parties, à ceux particulièrement qui n'ont pas une parfaite connaissance de la mu- 
sique. . . Au reste, le lecteur remarquera qu'il y a quelques pseaumes dont le chant 
connnun est le superius; c'est pourquoi nous l'avons noté d'une main pour avertis- 
sement. 

Ce serait une erreur de penser, d'après ces lignes, que les De Tournes 
ont réellement fait çà et là des changements de quelque importance à 
l'œuvre de Goudimei; ils n'ont eu qu'à supprimer les viugt-sept harmonies 
plus compliquées, qu'il avait écrites pour des airs déjà employés, et à 
rétablir partout l'harmonie consonante des cent vingt-trois mélodies. 
Quant aux notes figurées qui restaient ensuite à retrancher, il ne valait 
guère la peine d'en parler, tant elles sont peu nombreuses (voir les 
psaumes 1, 11, iv, xxxni, etc.), et parce qu'elles ne se trouvent que dans 
les cadences; quant aux airs notés à la partie de superius, on se rappelle 
que c'est Goudimei lui-même qui les y avait mis. Le travail des correc- 
teurs s'est donc borné à prescpie rien; cej)endant on fera bien de ne se fier 
qu'à l'original. 

Le nom de Goudimei a disparu des neuf éditions qu'il nous reste à 



38 LES llAliMOiMSTES DU PSAUTIER. 

indiquer, (lelle de Neuchatel, 1701, dont l'existence nous est révélée par 
le tilre suivant : Les Pseaumes de David mis en l'crs jrançois et en musique à 
IV parties, avec les cantiques sacrez , accommodez à l'usage de ceux qui désirent 
de chanter en parties dans l'église. Revus et corrigés très- exactement sur l'édition 
de Neuchatel de lyoi, aprouvé (sic) par les pasteurs et professeurs.. . de Ge- 
nève. La Neuveville, Jean-Jacques Marolf, i73f), in- 12, en un volume, 
les quatre parties en regard (Biblioth. de l'Arsenal). L'harmonie contenue 
dans cet ouvrage est celle de l'édition des De Tournes, modifiée seulement 
par l'addition d'un ^ à la note sensible. 

C'est également la basse de Goudimel que nous retrouvons dans Les 
Psaumes de David mis en vers françois, revus de nouveau sur les précédentes 
éditions, avec les cantiques sacrez pour les principales solennitez des chrétiens et 
sur divers autres sujets; on a aussij ajouté dans cette nouvelle édition en faveur 
des amateurs de la musique au plein (sic) chant la basse, Zurich, David Guess- 
ner, lyiS, in-12 (Bibliothèque de la Société biblique prot. de Paris); de 
même que dans Les Pseaumes, etc., revus et approuvés par les pasteurs et pro- 
fesseurs... de Genève. Nouvelle édition à deux parties, savoir dessus et basse au 
premier verset. Mises en partition pour la commodité de ceux qui voudront ac- 
compagner le chant de quelque instrument. . . Genève, P. Pellet, i'J^f}-, in-12 
(Biblioth. de l'Arsenal). Dans ce dernier ouvrage, \csfa graves ont par- 
lois été portés à l'octave. 

C'est encore l'harmonie de Goudimel sans notes figurées, mais un peu 
remaniée et non conforme au texte des De Tournes, qui reparaît dans les 
quatre Psautiers suivants : 

FjCS Psaumes de David à iv parties, avec les cantiques sacrés pour les princi- 
pales solennités des chrétiens, etc. Lausanne, Société typographique, 1777-, 
in-8° (Collect. de M. le pasteur Maillard); — réimprimés avec le même 
litre à Lausanne, chc: Henri Vincent, i8o3, in-12 (^ibid.); — réimprimés 
avec le même titre chez le même en 1812, in-12 (Bil)li()th. de la Soc. 
bibliq. prot. de Paris); — réimprimés avec le même titre chez le même 
en 1818, in-12 (Collect. d'O. Douen). La plupart des retards qui pro- 
duisent un si bel effet ont disparu de ces éditions. 

Nous lisons ce qui suit dans un journal publié à Lausanne (Le Chrétien 
évangélique, 1861, p. 2/i5) : L'édition remaniée parles De Tournes c^a 
été réimprimée jus([u'à nos jours sans changements réels; c'est celle qu'on 
met encore entre les mains de nos écoliers, et d'après lacjuellc on a rédigé 



LES HAUMONISTES DU l'SAUTIEIÎ. 39 

le livre de basse chiflrée dont se servent nos organistes. Le recueil de 
l'Eglise liiire a eu le bon esprit, en la reproduisant en notation moderne, 
de conserver cette harmonie ancienne. i-> 

Pour être entièrement exact, nous devons dire que les changements 
dont parle l'écrivain que nous venons de citer sont plus importants qu'il 
ne le donne à penser, et que, si le fond de l'harmonie du recueil de Lau- 
sanne'" appartient bien à Goudimel, ce n'est pourtant (pic du Goudimel 
traité cà et là très-libremenl, où l'on ne découvre presque [)lus de relards, 
mais où figure, en revanche, la mesure à six temps alliée à celle à quatre 
lenips. Voir un exemple plus loin. 

Ainsi l'œuvre de notre grand compositeur martyr, qui paraît n'avoir pas 
été réimprimée en France depuis le xvii" siècle, n'a pas cessé d'être en 
usage dans la Suisse française. 

Elle n'eut [)as moins de succès en Hollande, où plus de trente auteurs '-\ 
à commencer par Luc de Heere et Dalhenus, ont arrangé des Psautiers 
sur nos mélodies; nous n'avons malheureusement [)u consulter l'ouvrage 
de Van ïperen, qui doit contenir à ce sujet d'utiles renseignements : Ker- 
kehjke Historié van hct Psahii-Gcsdnn- dcv Chnstcncn . . ., en inzonderlieid van 
onze vcrbcterdc nederluische Psalmberyminge. . . Amsterdam, '777-1778, 
'2 vol. in-8° f"". 

En Allemagne et dans la Suisse allemande, elle fut popularisée grâce à 
la traduction d'Ambroise Lobwasser, jurisconsulte saxon. Durant un séjour 
qu'il fit en France, il fut tellement ravi do l'harmonie de Goudimel, que, 
pour la transporter au delà du Fdiin, il traduisit les psaumes de Marot et 
de Bèze en en conservant scrupuleusement h; rhythme. Son travail, achevé 
dès i5(j5, ne parut qu'en lO'yo (Biblioth. nationale), et les éditions en 
furent, selon M, Bovet (p. agc)), aussi nombreuses que celles de notre 
Psautier français. 

Le Franconien Mélissus Schedius, poète lauréat de la cour de Vienne 

•'' Voir les Psmunes et cantiques pour les ouvrajjc que lorsque ces lignes élaient déjà 

assemblées de culte et pour l'édification i>rivée , sons presse. 

5' édition, Lausanne, Georges Bridel, 1872, En ce qui concerne les origines de noire 

in-2/1 ; et les Psaumes et cantiques à deux ou Psautier, Van ïperen, qui écrivait (juarante- 

trois voix à l'usage des écoles et des cultes, 2' éd. , deux ans après Baulacre, n'a pas fait laire un 

Neucliàlel, S. Delacliaux, \HC)!i , in-iC). seul pas de plus à la question. Ajoutons seule- 

(-' Voir F. Bovet, //(.s(. du l'sauiier, p. q'i. meut qu'il reproduit la mélodie du psaume ci 

'^' Nous n'avons réussi à nous pronner col de J. Uilcnliove, dilTéninte de la nôtre. 



/i() LliS HAHMONISTES DU PSAUTIER. 

et bibliothécaire à Heidelberg'", qui avait publié, l'année précédente, cin- 
quante psaumes adaptés à nos airs, décria l'œuvre de son concurrent. De là 
des jeux de mots : pour les uns, l'œuvre de Mélissus n'était que miel, d'autres 
comparaient à ^ambroisie celle d'Ambroise et de Goudimel Yemmiellé; les 
luthériens au contraire disaient : Ein anderer lob Wasser, IcJi lob den Weui : 
rr Que d'autres louent l'eau, Vaqueux Lobwasser; pour nous, nous glorifions 
le vin •)•) (des cantiques de Luther); et encore : Lob ivass er? ^Qm le loue?w 
Malgré cela , la traduction de Lobwasser régna bientôt sans partage , et pour 
plus d'un siècle et demi, dans toutes les Eglises réformées de l'Allemagne 
et de la Suisse allemande; les luthériens seuls conservèrent les anciennes 
versions du Psautier, et après la mort de Lobwasser l'accusèrent de crypto- 
calvinisme. Ce qu'ils reprochaient à sa traduction et ù la nôtre, r. cette 
syrène du calvinisme, 53 c'était de ne pas appliquer à Christ tous les psaumes 
indistinctement. Le Lobwasser luthérien publié en 1 G i 7 par Wûstboltz n'est 
que la traduction d'Ambroise accommodée aux préjugés luthériens. 

L'édition originale de Lobwasser, qui pourrait à la rigueur tenir lieu 
de Goudimel, est à la Bibliothèque nationale et dans la collection Félis à 
Bruxelles; nous avons encore vu à la Nationale trois Lobwasser de 1678, 
1 646 , 1 6/i(), à l'Arsenal un de 1 6 i 2 , et dans la riche collection de M. Wec- 
kerlin un autre sans date imprimé à Zurich. L'édition de Cassel, W. Wes- 
sel, 1607, contient des airs composés et harmonisés par le landgrave 
Maurice de Hesse pour les psaumes qui n'ont point de mélodie propre. 

Le nom de Lobwasser devint si populaire qu'on finit par lui attribuer 
non-seulement la composition de nos mélodies, dans une traduction 
danoise parue en 1G62 (^Nogle Davids Psahncr, Rimivys udsaUe undcr Lob- 
ivassers Melodj , Bovct, p. 3o5)'-', mais encore implicitement l'harmonie 
(le Goudimel sous la forme simplifiée que lui donnèrent les De Tournes en 
1667. C'est elle que nous reirouvons dans ces Psautiers italien et ladin à 
quatre parties, cpii apj)artienncnt à la Bibliothèc|ue du protestantisme 
français : 

Li CL sacri s<dmi di Davidc. Ed alcum cnnlici cccksuistici.. . Trndotli ed 

'" On prétend qu'il ne laissait pénôlrer thèque du protestantisme : :tP/iî7oMw/a ç/u» «m 

personne dans celte bibliothèque. Canzuna spiriiuales snn divers temps et occn- 

'-' Nous trouvons encore des timbres comme siuns... in mclodias dil Sinder, Iras Johannem 
celui-ci : S'po eir cantur sco Ps. cm Lobtvas- Marliniiim ex Mariiuis f. m. , minisler dala Ba- 
ser, dans un très-curieux recueil de chansons se//jw da Remosch... Ex slanipa in Scuol, tras 
ladiiii's à qualic parlies, (pii es! à la Bililio- Jacoho N. Gadiua, anno 1701," in-iT). 



LES HARMONISTES DU PSAUTIEU. AI 

(iccoinuddli aile Mclodie di A. [jobivasscr, (hi Aiulrcd G. Piaula, M. I. C, iii 
sfrada nella Sfamporia di Giovanni Jane(to, anno 17^10, in-i^î. 

Ils psalmis de David, segond melodia de A . Lobwasser. . . tuol componu et miss 
in rima volgare, Iras Valcntm de Nwolai , ministcr delln Baselgia da Christi a 
Vetlan... Stampa Iras Jacobo Gadina, etc., Scuol anno 1762, in-12. 

Peu après ([ue les De Tournes eurent fait disparaître les notes figurées 
du Psautier en harmonie consonante de Goudiniel, un Suisse lui fit subir 
de plus importantes modifications. Non-senlement il enleva aussi les 
mêmes notes figurées, mais il s'écarta çà et là du texte j)rimitif, sans pour- 
tant faire une œuvre nouvelle et originale. A en juger par deux morceaux 
pris au hasard, qu'on trouvera plus loin, son Psautier n'est (|u'un Gou- 
dimel très-légèrement modifié. Nous empruntons à la Pairie de Genève 
(3 août 1870) la notice que M. Georges Becker a consacrée à ce nouveau 
correcteur. 

.lEAN ULRICH SULÏZBERGKR. 

Fétis a le niérile d'avoir élë le premier qui l'ait cité (vol. VIII, 16G) coiniiie musi- 
cien. Les renseignements sont malheureusement trèsqirécaires* (Ju'on les compare aux 
nôtres ! La date de sa naissance est inconnue. 

Nicolas de Giairenricd nous apprend j)ar une épîlre adressée à Sullzherger qu'il est 
en Suisse, car il dit : 

Ihr wolt die schôneii Gaben 
Und den Talent den Ench der Herr verlrniil nichl vergrahen 
Ihr ivolt hiermil crzeigen dass das ranclie Scliweilzerland 
Aurk gale Componislon hab , mit tvetchen es kann prangen 
Druni Jhhretforl und niachet ench dnrch singen melir beknnnl. 
So ivcrdet Ihr nnd Euwrc)' nani zitr Ewrzeil gelangen. 

C'est-à-dire : rfVous ne voulez pas enterrer les dons et les talents que Dieu vous a 
confiés; vous voulez prouver que le rude pays de la Suisse a aussi de bons conqiosi- 
teurs, desquels elle peut faire [tarade," etc. 

En 1670, il lut nommé Zinkenisl (joueur de zink, espèce de cornet en bois 
courbé et percé de trous), et directeur de la musique vocale et instrumentale de la ville 
de Berne. Sullzherger était un musicien de talent; ses mélodies sont simples et expres- 
sives, son harmonie riclie sans être surchargée. Le premier œuvre qu'il a publié a 
[)our titre : Saloinom Dcss Ebicischcn Kônips Gci-slliclio M'ohllnsl odcr llohcs Lied : lu 
Palmcn odcr Datlclrc'nitcu , mil beggejufflcii JSnvein, roiii fïtrlrcJJIiclicn JoIkihu Schojipcn ^^ 

^'^ Ciélùbrc violoiiislu ol romposileur de Iiainljoiir<[. 



42 LKS IIAIIMOMSTES DU PSAUTIEU. 

gesel:len Sangweiscn , auch Kih-tzcn Erhlàrungen dess gcistUchen Vcrsiandes , Beides itach 
art dcv Gespmcli Spicle, niijj' ojfcntliclier Schanburg fiïigcslclkl Daich Filip von Zesen, 
zelz^under aiijf' vielfiilligcr nnhnlfcn imd hcgàhren, uock mil eiiicr Slimme vervolkommnel 
und mit vielcii Mclodcycn vcnnehrel : von Johann Ulrich Sullzbcrgcni ; Mus. und Zinc- 
kenistcn in Bcrn. Beni bei Georg SonnleiLiier, iGyA. lii-8°. 

Celle pièce conlient trente-cinq chnnls à trois parties, dont quinze entièrement de 
Sultzbcrger et vingt de J. Scliopp, auxquels il a ajoulé une partie. 

Ce livre est suivi de : Geistlichc Seelcnlïtsl das ist Wcchscfgcnsdge zivischen dem hini- 
lischen Bràutigam und Sciner hcrtz-hochgeliebten Braut, vcifassel dnrch F. von Zesen. Il 
contient trois chants à trois parties de Suitzberger et quatre de Pierre Mcier<'>. 

L'ouvrage de Suitzberger qui a eu le plus de succès est son Psautier, car pendant 
près d'un siècle il a eu une ou deux éditions par an. C'est le Psautier de Lobwasser avec 
des chants en usage à l'Eglise réformée française. Il a pour litre : Transponistes Vicvs- 
livinnges Psalnicnhuch das ist D. A. Lohwasscrs Psalmen Davids Worin die hochcla- 
vieiien Psalmen tiansponirl, raid sammt dcn gcivôhnlichcn Festgcscingen in cineim gleichen 
Schlixsselgesitzs , alsodass sic jetzimdcv ohne eine Vcrcndciiïiig leichlich zii singen iind 
aiif Instrumenten zii spielen samt einem Kiirtzen gesangberigt von J. Ul. Sulliberger. Di- 
rect. Mus. iind Zinckenisteu lobl. Stntt. Bdrn. Cum privilégies allej- evangelischer Orten , 
Lôbl. Eydgenotsshaft. Barn. In Hoch Oberkeitlicher Truckerey, iGyô. In-8°. 

Suitzberger emploie la méthode de Lardenois, qu'il cite dans sa préface, ainsi que 
beaucoup d'autres auteurs. 

L'année suivante a paru une édition pour clavecin ou contre-basse : Transformirles 
Psnlmcnbuch mit Mclodien auf das Klavicr oder Bnss Geige zu cxcrcivcn von J. U. Sitltz- 
bcrger, Stadtzinckenist in Bcrn, Bern, 167O, 3 vol. 

Parmi les autres éditions, nous citerons : celle de i6(jo à quatre parties; celle de 
1705, à une partie, belle impression; celle de 1706, à quatre parties, avec corrections 
du texte ; celle de 1 7 ^1 1 , elc. 

Ce n'est qu'à partir de 1706 que le titre porle Weiland (feu) J. U. Suitzberger. 

Nous pourrons donc, faute de meilleures données, admettre Tannée 1785 ou i7o() 
comme celle de sa mort. 

Ajoutons seulement le litre d'une ('dilion (|iio M. G. Becker ne men- 
tionne pas cf que nous avons vue à Bruxelles chez i\l. Fétis : Vwrsliiiimtges 
Psdhncnhuch , das ist, Psalmen David' s, dnrch L). Anibr. Lobwasser m teatsclic 
Picymot ^chracht, worlun die hocliclavicrlcn Psalmen Iransponiert, elc. Bern, 
Oaniel Tscîiiirelt, «y'^y, in-16 de G/ii pages. Les cpialrc parties sont en 
regard. 

^" Musicii'ii nlleniniiil , ne :'i lliiuilioiu;; en liioT). 



LES HARMONISTES DU PSAUTIEH. /i3 

C'est aussi la révision de Siiltzberger que suivent les éditions françaises 
de Lausanne, lySc), 1777, i8o3. 181 -j et 1818. 

Tandis (jue le Psautier de Goudimel, devenu en France presque in- 
trouvable, V est remplacé pnr des compositions d'harmonistes contempo- 
rains, qui n'ont pas même toujours respecté la beauté anti(pie de nos 
mélodies, l'Allemagne, plus fidèle au culte d'un de nos plus illustres 
poètes'^), l'Allemagne, qui réimprime les œuvres de nos théologiens des x\f 
et xvii^ siècles, a vu paraître en notre siècle un choix de psaumes du maîlre 
de Palestrina. 

M. le professeur Ebrard a publié en 1862, à Erlangen, chez F. Enke, 
Ausgcwdhhc Psalmen Davids nach Goudimcrs Weism deutsch hearheitet mid mil 
dem vierstimmigen Sntze heraiisgegeben , h\-S°. Ce recueil contient trente-trois 
psaumes, avec une harmonie imitée de celle de Goudimel. Le rhythme 
primitif de nos mélodies y est parfois modifié; çà et là les parties intermé- 
diaires s'écartent de l'original, et des retards sont supprimés. Cependant 
cet ouvrage, dont on trouvera plus loin deux extraits, donne une idée à 
peu près exacte du style de Goudimel. 

En en rendant compte aux lecteurs du Bullelin (I, '109), notre excellent 
ami, M. A. Coquerel fils, s'exprimait ainsi : 

C'est une circonstance digne d'atlention que les Allemands, si riches en beaux 
chants d'église, si fiers delà musique et des paroles de leurs canfiques, si supérieurs à 
nous, dit-on, comme musiciens, nous empruntent les mélodies décrie'es de noire Psau- 
tier. Il est peut-être ufile de relever ce fait dans notre pays, où nous n'admirons guère 
ce que nous avons de l)eau et de bon , que lorsque les applaudissements d'étrangers 
moins blasés que nous nous en font mieux apprécier la valeur oubliée. 

Une autre publication du même genre a vu le jour tout récenmient en 
Suisse : Aiisgcivâldtc Psalmen in nrosscntlœils neiicr Uchersetzuug mit don Ton- 
mtzcn Claude Goudimels. nchst eincnt Anltanij, bcarhcitel and herausgegcbea 
danh Clir. Joli. Rlfjgc)ibaclt , pivfessor der Tlicologie, und Ilud. Loiv, organist 
der Snncl ElisabcthenLirche. Baie, Félix Schneider, i8(i8, ni- 12. Elle est, 

^'' Gœllie a dit do Du Barlas, aujourd'tiiii nous lui continuons notre cslinie, nous lui 

|ires([ue inconnu parmi nous : ;rCe même au- jjardons une admiration fidèle, et plusieurs 

leur, mainienaul proscrit et dédaigné parmi do nos critiques lui ont décerné le tilce do roi 

les siens, cl tombé du nii'piis dans roul)li, (lospoèleajhoiçaia.- [LaFrnmc proicslaniejn-l . 

conserve en Allomayne son anticpu' renommi'o; Sahistc.) 



hli LES 11.4RM0N1STES DU PSALITIEU. 

plus (lue la prccédente , propre à faire connaître sous ses aspects variés le 
talent tle Goudiniel : d'abord c'est une reproduction et Jion une imitation; 
en outre , MM. Riggenbach et Lôw ne se sont pas bornés , comme M. Ebrard, 
aux psaumes en harmonie consonante, ils ont puisé aussi dans le second 
Psautier du maître. Leur recueil contient trente-six psaumes et quarante 
harmonies (les lxxvii et cxvii en ont chacun deux, et le cxxxix, trois). Ils 
ont soigneusement conservé le rhythme primitif, sauf dans les notes de la 
fin des phrases, dont la valeur est souvent doublée (cv, cvii, ex, cxiii, 
cxvii, etc.), parfois même triplée (cl). La suppression de certaines pauses 
qu'ils n'ont pas respectées produit un effet fort désagréable (xxxii, cm). 
La mesure à seize-huit"^ (contenant huit noires), presque partout em- 
ployée, embrouille inutilement les chanteurs, et a nécessité les modifica- 
tions fâcheuses que nous venons d'indiquer. Un # ajouté à la mélodie du 
ex en change le caractère. Ce recueil, où les morceaux en contre-point 
(k)uble sont plus fidèlement reproduits , laisse donc encore à désirer au 
point de vue d'une scrupuleuse exactitude. On en trouvera plus loin un 
spécimen. 

A. FR. PALADIN. 

Musicien inconnu à MM. Fétis, Haag et Bovet; on hii doit une Tabti- 
lalare de luth où sont contenus plusieurs psahnes et chansons spirituelles. Lyon, 
Simon Gorlier, i BGa , in-/i° (Z)/e Tonwerkey 

Rien n'indique qu'il ait lui-même harmonisé ces morceaux, dont d n'a 
fait peut-être qu'arranger la partition pour le luth. 

RICHARD CRASSOT. 

Le nom de cet harmoniste, qui, selon M. Fétis, paraît être né à Lyon 
vers i53o, n'est venu jusqu'à nous que grâce à l'ouvrage dont voici le 
titre : Les Pseaumes mis en rime Jrancoise par Clément Marot et Théodore de 
Besze, et nouueUement mis en musique à quatre parties par Pnchard Crassol , 
excellent musicien. Le tout en vn volume. A Lion, par Thomas Straton, avec 
|)rivilège du roy (quant à la musique) pour dix ans, i56/i, in-3:3. Nous 
n'en connaissons (pie deux exenq)laires, celui de M. BogoulelF (indiqué 

''' Ij'iisajjc (In (p pour désijjuer celle sorte de ini'siire, qui n'exislail sans clonle pas au milieu ilii 
\vi° siècle, est aussi l)ieii élrauge. 



LKS IlAHMOMSTES DU PSAUTIEH. /i5 

par M. Bovet), qui a (|uitté Paris pour une destination inconnue, et relui 
de la bibliothèque de Douai, que nous avons pu consulter sur les lieux, 
grâce à l'obligeance du maire de la ville, M. Merlin. 

C F. Becker en mentionne une autre édition dans Die Tonwcrke, etc. : 
Les CL Pseaumcs de Dauid à quatre parties nuec la lettre au long, Geneue 
1 fiGf), in-i 6. 

L'édition de i564, dont la pagination n'est pas chiflVée, contient un 
avertissement, un calendrier, une table, les cent cinquante psaumes, le 
cantique de Siméon, le Décalogue, les prières avant et après le repas, à 
quatre parties en regard et en harmonie consonnnte , musique au pre- 
mier verset, la prière avant le repas à deux parties par A. Hauville, les Dix 
commandements en prose, la forme des prières ecclésiastiques, d'adminis- 
trer le baptême, etc. 

Vadaertissement aux lecteurs, non signé et très-court, semble être plutôt 
de l'éditeur que du compositeur, et mérite à peine d'être mentionné, 
sauf les lignes suivantes, qui prouvent que Crassot appartenait à FEglise 
réformée : 

Vous serez aduerliz (JDenins lecteurs) que la partie que Ton cliante en l'église demeure 
purement en son entier et en son lieu; car quand elle ha nature de taille, elle l'ail la 
taille, et quand elle ha nature de dessus vous la Irouuerez au dessus... 

Au reste, qui voudra gouster la douceur des accords de ceste musique, il aura occa- 
sion de louer Dieu des grâces qu'il a faites à l'autlieur d'icelle. Et pour recognoissance 
do tant (le grâces que le Seigneur nous lait de ionr en ionr. 

Ceux qu'il a rachète: , 
Qu'ils chantent sa hautesse, 
El ceux qu'il a ieltei 
Hors de la main (l'oppresse. 

On trouvera plus loin les psaumes \xv et li de (Irassol; ils donneront 
une idée snfllsante de sa manière, fort voisine de celle de Goudimel. 



HUGUES SURIÎAU DU ROSIEH. 

L'histoire, parfois si avare de renseignements sur telle personnalité 
glorieuse et res|)ectée, nous en fournit abondamment de déplorables sur 
un hni'moiu'sli' cpie ni Bayle ni la France protestante ne rangent parnii les 
musici(Mis, et dont le nom fut répété j)ar tous les échos du xvT siècle. 



fiC) LES HARMONISTES DU PSAUTlElî. 

Oripinairc de In Tliirracho, comino Georges Magiiier de Lciiié, Jean 
Morand '"' et Gardien Givry de Vervins, ses compalriolcs el les nôtres, et 
conime eux jirédicalcar de l'Evangile, Sureau n'eut ni la foi courageuse 
qui conduisit le premier aux galères et le second en exd , ni la simplicité 
et la droiture de caractère du troisième, qui racheta un instant de faiblesse 
par un dévouement liéroïque, et mourut dans les cachots de l'île Sainte- 
Marguerite, victime de sa repentance^^'. 

Hugues Sureau naquit à Roso\ -sur-Serre, d'où son surnom de Du 
Rosier. C'était un homme instruit, mais ambitieux et faible, 'Ml'un esprit 
contredisant et amateur de nouveauté.'- D'abord correcteur d'imprimerie, 
il se voua ensuite au saint ministère, et succéda, en 1662, à Conrad 
Badins comme pasteur d'Orléans '^^. C'est dans cette ville qu'il composa 
divers ouvrages de controverse contre Gentien Hervet el l'ouvrage suivant : 
Les CL Psemimcs de Dauid nus en rime francoise par Clément Marot et Théodore 
de Besze, et mis noiiuellement en musique à quatre parties commodes à chanter, 
le chant vsité gnrdé en son entier, par H. Sureau. Imprimé chez Abel Clémence, 
i565, en un volume m-i-:> (Bibliothèque de l'Arsenal), avec un avis au 
lecteur chreslien , dont nous extrayons ce qui suit : 

... Or puis que le Seigneur a tant fauorisé noslre nation, qu'elle a auiourd'liuy les 
diuins cantiques el Pscaumes de Dauid en son vulgaire, non seulement tournez selon la 
verilé hébraïque, mais aussi ornez de la grâce de la rime, el mis surchans conuenables 
à la matière, il a semble' quil resloit encor ce poincl d'y adiousler Fliarmonie telle, 
qu'elle aidast à les rendre encor plus altrayans, afini qu'on y prinl loul [)laisir et 
récréation chreslienne. Il est vray que plusieurs bons musiciens onl trauaille' après, et 
Irauaillent tous les iours : en quoy ils méritent louange de leurs intentions excellentes. 
iMais telle musique, d'autant qu'elle est fort artificielle, sonnent est chante'epar ceux qui 
en reportent plustost le ])laisir de l'aureille que le contentement de la conscience. Pour 
le moins il en renient cesle inconmiodité, que sonnent plusieurs de la conqiagnie n'en 
onl profit que d'ouïr, qui desireroyenl bien communiquer au principal fruict. Pour ces 

''' Docteur de Sorbonne el vicaire de l'é- vin. Au rclour de celui-ci, il dut quillor la 

vèque d'Amiens, Jean Morand, de Vervins. ville. En i^/ia nous le retrouvons pasteur à 

dont les sermons lurent condamnés par ia Fa- Cnlly, sur le lac, entre Lausanne et Vevey. 

cidté de tliéoloj'fie le i.5 juillet i.5.'î/i, se ré- [Episire f/p Mrt/'oig/T, Herminjard, IV, .3.35, et 

(racla le même jour. Quelques années après, GalifTe, Notivellcs p(i[[es , etc.) 

il s'(»nlïiit à Genève, où il arriva au mois de (-' Voii- les appendices de noire Inlolrriaur 

di'cetnhre i^Sy; il y devint pasl(îur et continua de Foielon. 

ses l'onclinns pendant le liannissenionl de Cal- ^^' Iliilhuiii . \!!, cS. 



LES [lAHMOMSTES 1)1 PSAUTlKll. 'i7 

causes il nous a scnihlé bon de les iiietlre en (elle musique, qu'ils seruissenl |)Our clnui- 
ter aux assemblées publiques, selon la façon de chanler accoustumée, et aux conipa- 
jonies particulières aussi, voire en telle sorte que chacun, moyennant quel(|ue petite 
connoissance de lait, y puisse tenir sa partie, et continuer chaque pseaume iusques à 
la fin. Ce qui ne se pouuoit bonnement faire en aucuns imprimez en parties, ausquels 
n'y auoit que le premier verset inq^rimé ou quelcjue peu d'adiousiez. Pour à quoy par- 
uenir, nous auons non seulement fait la nmsique foiu'nie d'accords harmonieux, mais 
aussi chaque partie la plus commode à chanter qu'il a esté possible. En ce Hure donc 
vous trouuerez en l'vne des parties le chant vsité aux églises, sanseslre en rien changé, 
assauoir, en la partie nommée siipcriits pour les Pseaumes lesquels aux liures impri- 
mez iusques ici ont la clef de dessus, c'est-à-dire en la plus basse ligne; et se doyueni 
chanler en voix de dessus, ou d'enfant : i'eiiten (juand on veut chanter en partie (sic). 
Pour les autres Pseaumes, on le trouuera en la iaiile ou {cnor, et se doyucnt chantcM' 
en voix muée. La lettre suyuant le premier verset de chaque pseaume est en paitie sous 
la taille, et le reste sous la basse-contre. Vous auez donc ce qui nous semble pouuoir 
sufliie à donner contentement honneste aux chrestiens, qui se pourront seruir de ce 
liure, tant pour porter aux assemblées generalles, y chanter à la façon accoustumée. 
comme pour se recréer paiiiculierement, en chantant d'esprit et d'intelligence, afin 
qu'en toutes nos compagnies Dieu soit par nous serui et glorifié de cœur et de bouche. 
Amen. 

Songer à t( rendre les pseaumes encore plus attrayants 7^ par l'harmonie 
proscrite et cons|)uée par Calvin, et se livrer soi-même à ce travail pour 
les faire «chanter aux assemblées publiques 75, c'était de la part d'un pasteui- 
un acte louable d'indépendance au point de vue ecclésiastique, et peut- 
être de présom[)lion au point de vue artisti([ue ''^. Les hommes du métier 
en jugeront par les spécimens que nous donnerons |)lus loin. Il est digne 
de remarque <juc Sureau répète les propres paroles de Calvin contre "le 
plaisir de l'aureille», au moment même où il secoue le joug de l'autorité 
du réformateur, et (pi'il s'en sert pour décrier l'œuvre de ses devanciers, 
sous prétexte que leur musique est fort artificielle et peu propre à être 
chantée par tous. Cela n'était vrai que des psaumes de Goudimel en 
contre-point double et en forme de motets, aussi bien que de quehpies-uns 
de ceux de Jambe-de-Fer; l'harmonie de Bourgeois et celle de plusieurs 
psaumes de Philibert était aussi simple que celle de Sureau, et celui-ci 
eiit fait preuve de bon goût en n'en médisant point. 

^'' Ce[)emlant Claiidin Le Jeune s'est renconlié avec lui, ou l'a ropi('', dans les premières 
[ilitases du psaïuue jireuiior. 



48 



LES lIAliMOiMSTES DU PSAUTIER. 



Nous ne savons Je ([iiol œil les anciens du consistoire d'Orléans et l(\s 
collègues de Sureau le virent publier cette composition musicale, bientôt 
éclipsée; cependant, ses liaisons avec des gens d'une orthodoxie suspecte, 
sans doute Morelli et Bergeron, qui réclamaient une organisation plus dé- 
mocratique de l'Eglise, firent craindre qu'il ne provoquât un schisme, et 
l'on crut prudent de le placer dans les environs de Paris, sans doute à 
Melun ''', pour le mieux surveiller. 

L'année qui suivit celle de la publication de ses psaumes, il fut accusé 
d'être l'auteur du fameux pamphlet antimonarchique imprimé en i563 : 
Défense ciuile et militaire des innocents et de FEgUse de Christ '^', et mis à la 
Bastille au mois de juin. t^On arrêta, dit Charles Drelincourt '-^^ un mi- 
nistre nommé Sureau , qui enseignait que le meurtre de Charles IX et de 
sa mère était permis, du jour où ils refusaient d'admettre l'évangile calvi- 
nien; mais il fut relâché'' au bout de quelques semaines. Aux yeux de 
Birague, son accusateur, le véritable crime de Sureau était bien moins 
sa participation imaginaire au libelle incriminé, que l'apologie qu'il avait 
faite de Poltrot, l'assassin du duc de Guise. L'assassinat, c[uel qu'en soit 
le mobile, est toujours un crime: mais si Coligny, le plus grand caractère 
du siècle, déclara franchement que f^ depuis qu'il savait que Guise cher- 
chait à se défaire du prince de Condé et de lui, il n'avait nullement dé- 
tourné ceux qui parlaient de tuer Guise ''■'^, v n'est-il pas permis de récla- 
mer les circonstances atténuantes en faveur des Orléanais? 11 ne faut pas 
oublier que le prince qui les assiégeait avait juré de raser leur ville et d'v 
tnrr tonljnsquanx cIuits^-'K Or, avant de célébrer un attentat qui avait sauvé 



C 11 nous apprend lui-même qu'il élait à 
une journée de Paris, et que la première 
ville qu'il rencontra en se dirigeant vers Bàle 
i'iit Moret. D'un autre côté, M. F. de Scliickler, 
f|ui s'est lait une spécialité de la {jéographie 
huguenote, nous affirme que le Meullent qui 
ligure dans la liste des églises existantes ou 
1 562 , dressée par les frères Haag, n'est autre 
que Melun. 

'-' Ce lilielle, paru à Lyon et attribué aussi à 
Cliarles Du Moulin, l'ut réprouvé par les pas- 
leurs lyonnais, comme «plein de fausse et 
mauvaise doctrine, conforme en plusieurs 
points à celle des anabaptistes, induisant les 



hommes à sédition, à rébellion et désobéis- 
sance aux rois et princes, contre l'exprès com- 
mandement et ordonnance de Dieu.-^ (La 
France proteslantp , IV, 'i l 'i . ) 

''' Labitte, Démocratie de la Ligne, p. li. 

'■' Micbelet, Guerres de religion, p. 3ifi. 
On sait ce qu'en pensait Calvin lui-même. 
\ ovez aussi le chansonnier hvgiiPiwl , -p- 9-'>9- 
•îSq, 271 et suiv. 

'•■' Dans une circonstance analogue, lorsque 
l'autre Guise, le Balafré, fui assassiné par 
ordre de Henri III, les Rochellais, di'livrés de 
leur plus redoutable ennemi, voulaient tirer 
le canon en signe de joie. Diq)lessis-Mornay 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



i9 



sa vie et celle d'un grand nombre de ses coreli[]ionnaires. Sureau avait 
subi toutes les borreurs du siège. En glorifiant la Saint-Bartbélemy, qui 
faisait dire à Jean de Serres'^' : ma France l les cheveux me hérissonnent , 
le pape était bien loin d'avoir la même excuse. 

Aussitôt après sa sortie de la Bastille, le trop fougueux ministre fut 
choisi, à défaut de Barbaste, pour servir de second à Jean de l'Epine, 
dans une dispute publique avec les théologiens catlioli(|ues Vigor et De 
Sainctes '-1 Cette conférence eut lieu à l'instigation du duc de Montpensier, 
qui voulait ramener au catholicisme son gendre et sa fille, le duc et la 
duchesse de Bouillon. Commencée le C) juillet, dans l'hôtel de Nevers, à 
Paris, elle dura plusieurs jours, et eut un résultat contraire à celui qu'en 
avait espéré le promoteur; aussi Catherine de Médicis ne manqua-t-elle 
point l'occasion qui lui fut offerte, en toya, de venir en aide à ses con- 
Iroversistes, en administrant à Bouillon le poison dont il mourut deux 
ans plus tard. 

Bentré dans son église, Sureau paraît s'y être fait oublier jusqu'à la 
Saint-Barthéleniy. Il essaya alors de s'enfuir et fut arrêté le 29 août, sur 
la route de Baie. ^l'estoy, dit-il '^^, demeurant en France en vue petite 
eghse, distante d'vne iournée de Paris, où estant auerti du massacre fait 
en ladite ville, ie prins délibération quatre iours après de me sauner hors 
du royaume. . . Dès le lendemain, estant arriué à la première ville 
(Moret), ie fus enquis c[ui i'estois. 55 — La prison le convertit avec une 
rapidité foudroyante; car, le jour même de son arrestation, il fit connaître 
au lieutenant de la ville sa résolution d'abjurer, k Tant s'en faut, dit-il''", 
que i'aye regardé à sauuer ma vie, qu'au contraire c'a esté vue disposition 
dernière pour receuoir la mort, que ie pensoy estre prochaine, w — Malgré 
cet empressement, dont la sincérité dut paraître au moins suspecte, la 



s\y opposa , « afin qu'il ne fût point dit que ceux 
de la religion approuvassent par un acte so- 
lennel une action trop ambiguë. '•> 

'•' Le véritable inventaire de l'hist. de France, 
Rouen, Jacq. Cailloué, 1660, iu-fol.,p. 5i2. 
- Voir à la Bibliothèque du protestantisme : 
Les actes de la conférence tenue à Paris es moys 
de iuillet et aoust 1066, entre deikx docteurs de 
Sorbnnne et dev.r ministres de Caluin , Paris. 
Jean Fouché, iTiCS, in-8" de 5^3 feuillets. 



'■" Confession et recognoissance d'Hugues 
Sureau, dit Du Rosier, touchant sa cheute en lu 
papauté et les horribles scandales par luy commis 
(t. II, p. 1 o5 des Mémoires de l' Estât de France 
sous Charles neufiesmc). 

''' Confession de foy faicte par H. S. Du 
Rosier avec abiuration et detestation de la pro- 
fession huguenolique , etc., Paris, Sebastien 
Nivelle, 1 b']'A , in-S°. 



50 LKS HARMONISTES DU PSAUTIER. 

prison, où il se trouvait encore lorsqu'il écrivit sa Cou/es.sfon (h'J'oy, datée 
du 16 septembre 1679, ne s'ouvrit que tardivement. Enfin il fut permis 
au néophyte subitement touché do la grâce d'aller abjurer solennellement 
à Paris, en présence du roi. 

Ce premier pas fait dans la voie de la duplicité fut suivi de beaucoup 
d'autres moins excusables :1e pasteur devint le tentateur et le convertisseur 
de ses frères ; aussi la postérité , qui a entouré de l'auréole du martyre les 
noms de Goudimel, de Ramus et de Goujon, a-t-elle flétri celui de Su- 
reau. 

Charles IX le conduisit auprès du roi de Navarre et du prince de Coudé, 
qu'il avait mis sous les verrous lors du massacre. A la menace du roi : 
«Messe, mort ou Bastille !w Coudé avait fièrement répondu : «Les deux 
derniers, à votre choix, w Les deux princes parurent frappés de l'éloquence 
du controversiste, affirmant que Rome était la véritable Eglise, et déclarè- 
rent, à la grande joie du monarque, qu'ils détestaient leurs anciennes 
erreurs. 

Condé ne s'était cependant rendu qu'à demi ; il prit Sureau en parti- 
culier : «Ce que vous avez déclaré publiquement, lui dit-il, est-il vrai? 
N'est-ce pas la crainte qui vous a fait ainsi parler? 11 — Sureau l'assura que 
non, et «renchérit, écrit De Thou, sur tout ce qu'il avait déjà dit. ni Vaincu 
en partie par les arguments du convertisseur, et en partie par la crainte du 
logement c|u'on lui préparait à la Bastille, le prince abjura. 

Ce succès inespéré fut un triomphe pour le parti qui venait de se bai- 
gner dans le sang, et couvrit d'une gloire criminelle l'apostat, que le 
jésuite Maldonat fit prêcher dans les principales églises de Paris, et employa 
à catholiciser les prolestants qui avaient échappé au massacre. Toutefois, 
à mesure que diminuait la frayeur de Sureau, son zèle se ralentit; peut- 
être la résistance de Condé avait-elle réveillé et aiguillonné sa conscience. 
Envoyé, le k novembre, à Sedan, pour endoctriner ce même duc et cette 
même duchesse de Bouillon, en présence desquels il avait naguère sou- 
tenu la cause protestante, il laissa son collègue Maldonat s'acquitter seul 
et sans succès de cette tâche. A Metz, où ils allèrent ensuite, mandés par 
le cardinal de Retz, Sureau se contenta de prêcher une seule fois sur la 
succession épiscopale, et dès qu'il apprit que sa femme et ses enfants 
étaient en sûreté à l'étranger, il sortit secrètement de la ville avec l'aide de 
ceux qu'il était venu tourmenter, gagna Strasbourg, puisHeidelberg, où il 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 51 

fit reconnaissance publique de sa faute. Mais ni la rétractation qu'il fit 
imprimer, ni son Traicté des marques de h vraye Eglise de Dieu (Heidelberg, 
1676, in-8"), ne lui rendirent l'estime de ses frères; il eut le sort des 
traîtres, méprisés de tous. Depuis ce temps, dit La Popelinière, «il vesquit 
en grande angoisse d'esprit. 55 II se retira bientôt après à Francfort, où il 
reprit son métier de correcteur d'imprimerie, qu'il n'eût jamais dû quitter, 
et y mourut de la peste avec toute sa famille, vers iSyB. 



JEAN SERVIN. 

Inconnu à In France protestante, ce musicien, qui mit le premier nos 
psaumes à trois parties, appartenait certainement à la Réforme: peut-être 
était-il de la même famille que le contrôleur Servin de Tours, que nous 
voyons compromis, sous François II, dans l'affaire de Le Camus, qui, après 
la conspiration d'Amboise, avait présenté au roi une remontrance des 
protestants contre le despotisme des Guise'''. 

Il naquit à Orléans vers i53o, dit M. Fétis, s'établit à Lyon en iS^a 
et y passa le reste de sa vie. 

On ne connaît de lui que les ouvrages suivants : Les cl Pseaumes de 
Damd, composez à trois parties, dont J'ime est le citant commun, séparez par 
cinquantaines, à la Jin desquels y a prières deuant et après le repas, imprimez 
en trois volumes et mis en musique par I. Seriiyn, pour sentir à la gloire de 
Dieu. Orléans, Loys Rabier. 1 565, m-li° obi. (Collection de M. Lutteroth; 
— trois cahiers reliés ensemble : le premier contient le chant commun; le 
second, le dessus de cinquante psaumes, qui ne se suivent pas selon l'ordre 
du Psautier; le troisième, le dessus de cinquante autres psaumes; avec 
privilège du 2 5 février i565.) 

Chansons à iv , r, vi et v ni parties, hures I et II, Lyon, Charles Posnot, 
1 5^8, m-k° obi. 

Psalmi Dauidis a G. Buchanano versihus expressi, nunc primuni modulis 
IV, V, Yi, VII et VIII vocum a I. Sermno decantati, Lugduni, apud Carolum 
Posnot, i^'][), in-Zi" obi. (Biblioth. de Munich, comm. de M. Meier). — 
Les psaumes y sont en musique d'un bout à l'autre et en forme de motets. 

Pseaumes à iv , v, vi et viii parties, Lyon, i58o, in-/i°(C. F. Becker, Die 
Tomverke). 

*'' Régnier de la Planche, Hi.tt. de F Estai de France... sous François II, p. ,355. 



52 LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 

Nous n'avons vu que le premier de ces ouvrages, au(|U('l nous em- 
pruntons ces deux pièces liminaires : 

A TRES IIAVT ET PVISSANT SEIGNEVR , MESSIRE ODET , CARDINAI, DE CHATILLOW 
COMTE DE BEAVVAIS ET PAIR DE FRAWCE. 

Monseigneiu-, 
Ce n'est sans cause que i'ay prins la hardiesse de faire sorlir en lumière ce mien 
petit labeur sous la protection de vostre tant illustre maison, laquelle estant vn vray 
domicile des louanges de Dieu, et vn des plus grands instrumens desquels il s'est 
serui pour faire resonner ses boutez en ce Royaume, il m'a semblé que vous prendriez 
en gré ce petit ouurage, auquel combien que plusieurs ayenl trauaillé, loutesfois le 
champ estant comnum et les auis diuers, ie n'ay pas craint de m'efïorcer à le mettre 
en vne musique claire et familière à trois parties seulement, qui sont vn concordant et 
deux dessus, l'vn desquels tient le chant vulgaire de nostre Eglise, sans y auoir adiousté 
ni osté chose que ce soit, le prie le Seigneur, vray auteur de tous bons accords, que 
fout ce Royaume, à vostre exemple, s'accorde à chanter les louanges de celuy qui nous 
a tous créez à son honneur et gloire, et qu'il vous maintienne. Monseigneur, en bonne 
et longue prospérité. 

D'Orléans, ce 8" jour d'aoust i565. 

lEAN SERVIN, conq)ositeur de musique. 

ADVERTISSEMENT AVX LECTEVRS AMATEVRS DES LOVANGES DE DIEV. 

La sentence de l'EccIesiaste est bien vraye, qu'à faire plusieurs liures il n'y a fin 
aucune. Mais d'autant qu'en ce nostre labeur nous ne mettons en auant aucun liure 
nouueau, ains seulement rendons la musique des pseaumes vn peu plus claire en trois 
voix, assauoir vn concordant et deux dessus, l'vn desquels est le chant vulgaire de 
nostre Eglise, i'espere que le tout sera bien pris des débonnaires lecteurs, n'estant 
|)oint pour desrober la gloire à tant de bons personnages , qui s'y sont employez auec 
honneur, comme entre autres M. Claude Goudiniel, qui en plusieurs manières de com- 
position a fait la musique des pseaumes. Au reste, nous partissons les nostres en trois 
jiarties, qui contiennent chacune cinquante pseaumes; lesquels on sera aduerti de 
chanter posément, pour leur donner plus de granité. Et afin qu'il ne fust ennuyeux de 
changer souuent de voix, l'en ay mis quatre, cinq ou six ensemble du mesme ton, 
donnant à chascun liure son aduertissement, d'autant qu'en chascun desdits volumes 
les cinquante se trouuent. 

Les premier et second cahiers sont dédiés au cardinal de Châtillon; le 
troisième, h <x François de Coulligny, seigneur d'Andelot. 55 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 53 

On trouvera [)lu.s loin un psaume de ce coniposileur, sans la basse 
niallieureusenient. 



PIERRE SANTERRE. 

Les CL Psalmcs de Dduid, mis m musique à quatre parties par M. Pierre 
Santerre, Poiclemn, plus h psalme cxix diuersijlé de musique par le riieme 
autheur, selon la lettre alphabétique. Poictiers, Nicolas Logerois, 1067, 
in-18, avec priuilege (Collect. de M. Benjamin Fillon, superius) ''^K 

JXous n'avons pas vu cette publication [)osthunie; M. le pasteur Vau- 
rigaud en a donné dans le Bulletin (VllI, 261 ) la préface de l'imprimeur, 
que voici : 

le ne voudrois yci entreprendre de reconnnander la musique des psalmes que nous 
a laissée feu maistre Pierre Santerre, pour auoir este' en son temps fvn des premiers en 
son art. le diray seulement cela de luy qu'il esperoit bien deuancer tous autres en ce 
sainct labeur, et l'eust fait, sans les maladies suruenues, Toulesfois, il y a mis fin auant 
son dernier iour, anec vne grande dextérité. Les parties en sont faciles à chanter, estans 
appropriées sur le chant vsité aux Eglises, ayant vn chant graue, accommodé aux 
saincts propos. le n'ay voulu aussi frauder la postérité d'vn œuure si parfait, parce 
qu'outre le plaisir des aureiiles, il tend tout à la louange de Dieu, et à l'édification de 
son Eglise. 

La postérité, comme on l'a vu plus haut, a pourtant été fraudée de 
cet et œuvre si parfait", selon l'imprimeur, puis([u'on ne connaît (pie l'une 
des trois parties que Santerre avait mises à notre chant. Il est plus connu 
comme musicien profane; nous avons trouvé cinq morceaux de lui, deux 
dans le Cinquiesnie Hure de chansons composées à quatre parties par tous et 
excellens musiciens, Paris, Adrien Le Roy et Ptob, Ballard, i556, in-Zi" 
obi. : Or regarde: dy quou vilain, — Quand la bergère va aux champs, et 
trois dans le Septiesme Hure, paru la mémo année : 01 est vray procès de 
Tallebot, — Mon vezin me cassit mon bot, — Quand il eut fait. Les deux pre- 
miers et le dernier sont licencieux; on en trouve trois parties i^tenor, supe- 
rius et b/issus) à la Bibliothèque nationale, et le tcnor à la bibliothè(pU' 
du Conservatoire. 

''"' Lièvre, Hist. des prol. du l'atlou , lit, 27)G. 



5/1 LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 

MICHEL FERRIER. 

Quarante et neuf Psalmes de Dauid auec le cantique de Simeon et les comman- 
demens de Dieu, traduitz en nthmes fmncoyses , par Clément Marot, et mis en 
musique â trots parties selon le chant vulgaire, par Michel Ferrier, de Cahors en 
Quercy, Paris, Nicolas Du Chemin, i568, in-i6. 

Nous ne savons absolument rien sur ce livre, ni sur l'auteur, com- 
patriote de Marot. 

ROLAND DE LATTRE. 

L'émule de Palestrina naquit à Mons en i520. En i5/n , il était déjà 
maître de la chapelle de Saint-Jean de Latran, à Rome '^', et fréquentait 
sans doute l'école de Goudimel. 11 devint bientôt le chef de l'école alle- 
mande, comme Palestrina était le chef de l'école italienne. Ce fut lui, 
dit Burney, qui introduisit dans la musique les premiers passages chro- 
matiques, pour faire disparaître la monotonie de la modulation. 11 sut 
aussi donner, selon Fétis, un caractère grave et simple à sa musique 
d'église, et un tour agréable et facile à ses compositions légères. L'ex- 
pression et le sentiment sont un des principaux mérites de ses œuvres, 
presque innombrables (plus de 12,337 pièces). Comme il n'appartient pas à 
notre Eglise, nous ne mentionnerons que les ouvrages qu'il a consacrés au 
Psautier, et quelques autres où nous pensons qu'il se trouve des psaumes. 

Premier hure des chansons à quatre et cinq parties, par Roland Delassus, 
Louain, P. Falèse, 1670 (Biblioth. de Munich. — Comm. de M. Meier). 
Cet ouvrage contient la chanson : Que gagnez-vous à vouloir digérer? sur 
l'air de laquelle on a mis le psaume x de Marot : Dont vient cela? 

Meslanges d'Orlandc de Lassas, Paris, Adrien Le Roy et Robert Ballard, 
1671 (Biblioth. de Munich. — Comm. de M. Meier). Même observation 
que ci-dessus. 

lean Pasquier. La lettre profane des chansons des Mcslanges d'Orlando 
changée en lettre spiriiucl le, à quatre, cinq cl huit parties. La Rochelle, Pierre 
Haultin, 1675-1 67 G. 

Modidr quatuor et oclo vocuni parlim c queritationibus loh , partim e psalm. 
Davidts et alns Scriplurœ locis descripti, Orlando Lassusio aulore. Rupellœ, 

'" Adolphe Matthieu, Roland de Ladre, sa eic et ses ouvrages , Gaiid, Busschor frères, sans datf, 
graïul iii-S". 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 55 

apud P. Haullinum, 1676, m-à'. — Une seconde édition de ce recueil, 
qui comprend [)rès de cent morceaux, a été publiée à Paris, chez Adrien 
Le Roy et Robert Ballard, 1687, in-/i°. 

Meslanges d'Orlando de Lassus, ou recued de ses plus beaux ouurages en 
musique. Paris, Adrien Le Roy et Robert Rallard, 1676, in-Zi°. 

Le Trésor de musique d Or lande de Lassus, contenant ses chansons à quatre, 
cinq et six parties. Sans lieu, 1576, in-S". (Biblioth. de Munich. — Comm. 
de M. Meier.) 

Premier Hure du Meslange des pseaumes et cantiques à trois parties , recueillis 
de la musique d'Orlande de Lassus et autres excellents musiciens de nostre temps. 
Sans lieu, 1676, in-8°. 

Second Hure du Mcsianire, etc. Sans lieu, 1678, in-8°. 

lean Pasquier. Cantiques et chansons spirituelles pour chanter soubt la mu- 
sique des chansons profanes d'Orlando de Lassus, â quatre et cinq parties. La 
Rochelle, Pierre Haultin, 1 078. 

Le Thresor de musique d'Orlande de Lassus, prince des musiciens de nostre 
temps, contenant ses chansons Jrancoises, italiennes et latines, à quatre, cinq et 
SIX parties. Augmenté de plus de la moitié en cesle seconde édition. Sans lieu, 
1 5 8 9 , in- 12. 

Lassi musicorum apud sereniss. Bauariœ ducem Guilhelmuin , etc. Rectoris, 
Psabni Dauidici pœnilentiales , modis musicis redditi, atque antehac nunquam in 
lucem editi. His accessit Psalmus : c: Laudate Dominum de cœhs, •>•> qumquevociim. 
Monachii, Adam Berg, i58/i, m-h". — Une seconde édition de ce recueil 
a été publiée à Douai, en iGoo. Il a été réimprimé, en 1808, à Berlin, 
chez Gustave Krantz. 

Psalmi sacritriumvocum. Monachii, i58G, in-à°. — Les mêmes, traduits 
en allemand, Zurich, lôg/i, in-Zi". 

Le Thresor de musique , etc. (contenant ses chansons françaises, italieimes 
et latines, à quatre, cinq et si\ parties). Reueu et corrigé diligemment en 
ceste troisième édition. Cologni, Paul Marceau, i5()/i, in-/i° obi. (Biblioth. 
nation. — Superius, qunitus, lenor et bassey — il en a paru une qua- 
trième édition au même lieu, en lôgS. 

Cinquante Pseaumes de Dauid auec la musique à cinq parties d'Orlande de 
Lassus. Vingt autres Pseaumes à cinq et six parties par dîners excellents musiciens 
de nostre temps. [Hcidelberg], lerosme (^ommelin , i5()7, in-/i°. 

Nous n'avons vu qu'un seul de ces ouvrages, la troisième édition du 



56 LES UAIlMOiNISTES DU PSAUTIER. 

T/iresor de musique, qui coiitioiit trois psaumes fie Marot(n, \, cwx), dont 
un seul (Iccxxx) a conserve notre mélodie. On le trouvera plus loin complet 
à quatre voix, bien que la [)artie de contra manque (aussi bien que celle 
du sextus^ à l'exemplaire de la Bibliothèque nationale. Nous avons obtenu 
cette partie de l'obligeance de M.G. Becker, qui l'a trouvée dans le Second 
Hure de chansons à quatre parties d'Orlando et autres, etc. , Paris, i 583. Nous 
y avons joint le psaume x à cinq voix, dont la partie de contra extraite du 
Thresor de musique a été copiée pour nous par M. J. J. Maier de Munich. 

Boland De Lattre, cpii a travaillé sur les mélodies de sept psaumes luthé- 
riens, n'aurait-il harmonisé qu'une seule des nôtres? Cela est probable, 
d'après ce qu'en dit Winterfeld *", (jui ignore l'harmonisation du cx.xx; 
mais nous n'en avons pas la preuve. 

Plus heureux que nous, cet écrivain a pu consultera Breslau les Cinquante 
Pseaumes de i 697. A une lettre écrite en notre nom par M. le baron Fer- 
nand de Schickler, pour en obtenir communication, le conservateur de la 
bibliothèque de l'Université a obligeamment répondu que ce recueil ne 
figure point au catalogue, et qu'il ne l'a pas trouvé non plus à la biblio- 
thèque de la ville. Pourcjuoi Winterfeld n'a-t-il pas indiqué plus exacte- 
ment (/?i der Breslaucr musihalischen Sajnmlung) où se trouve ce précieux 
livre , encore mentionné dans les Musikalischen Monalscheften d'Eitner, 1 8 7 3 ? 
Aucune de nos mélodies ne s'y rencontre, paraît-il, bien que les |)arolcs 
en soient empruntées à la traduction de Marot et de Bèze ; l'ouvrage 
d'ailleurs n'est point une composition originale faite sur les psaumes cal- 
vinistes par Boland De Lattre, mais un pastiche, ou mieux un arrangement 
comme celui aucjuel s'était déjà livré, de 1075 à 1578, Jean Pasquier, 
dont on a vu le nom tout à l'heure. Il est l'œuvre de Louis Mongart'-', 
(pii, non moins épris du Psautier que de la musique du grand maître 
belge, adapta, ou ft accommoda ?i, pour nous servir de son expression, le 

" Zur Gosch.ichlc hcUi'Jcr Tonlunist , Loip- L'an i^xj'] , ou mois de mars. Siiivt'iil : un 

zi{j, Breitkopl imuI llartol, iHôa. ln-8", II, Sonnet adressé A la mesinc annpagnic sur In 

5/1-76. premier Utire des Pseaumes de Dauid accmii- 

'"^' Kii \oici la dédicare : A Hionorable cai»- modes aux accords d'Or huidn de Lasstis , elc, el 

pagnie des nourrissons, discijiles , Jauleurs et un Aduerhssemenl sur le contenu en ce recueil 

amateurs de la doulce cl s-aincte musique, ii de Pseaumes. 

Amsterdam en Hollande, Louis Mongart dedic Simon Goulart, rét'iifïié français et paslenr à 

dliumhlc affection ce premier Hure de Pseaumes Genève , a composé dos hymnes sur la musitine 

de Damd,pour tesmoignage de fraternelle con- de R. De Lattre, à kupicile il les a adaptées. 

ionctwn et gage d'amilir jierdurniile en Christ. (^Semeur. iHo-y, p. !()8.) 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 57 

texte de nos psaumes à des compositions auxquelles De Lattre avait donné 
une tout autre destination. 

L'appendice que ce calviniste zélé a placé à la fin du recueil nous in- 
téresse davantage; car des vingt morceaux à cinq et six voix '^' qu'il ren- 
ferme quatorze ont pour sujet nos mélodies traitées en contre-point double 
par Florès, De Maletty, Pevernage et trois inconnus. Les six autres sont 
des compositions mondaines de Faignient, Manenti, Félis, Macque, Sabin, 
Baccusy, auxquelles a été adaptée la première strophe de six de nos 
psaumes (cxxvn, xc, cm, cvii, cxxxvii et cxlii). 

Alphonse Florès, dont nous n'avons rencontré le nom nulle part 
ailleurs, était probablement un Espagnol réfugié en France pour cause de 
religion. C'est de Nîmes qu'il envoya à Mongart quelques beaux échan- 
tillons de son travail, en se déclarant prêt à harmoniser tous les psaumes, 
s'il trouvait un Mécène. Mongart en a publié trois (le xxni, de trois stro- 
phes , le xxvni , de six , et le xcvn , de sept) , qui forment réellement seize com- 
positions, j)uisque l'harmonie de chaque strophe est différente. Notre mé- 
lodie s'y retrouve partout, tantôt dans une partie, tantôt dans une autre. 

Jean De Maletty, dont on sait seulement qu'il était d'origine française et 
qu'il a publié, en i558, à Paris, Les amours de Ronsard, à quatre voix, 
chez Adr. Le Roy, a suivi la même voie que Florès, et peut être considéré, 
dit Winterfeld , comme le compositeur le plus remarquable en ce genre. 
Mongart a inséré de lui, dans le recueil qui nous occupe, les six premières 
strojdies du psaume lxxiv, les deux premières du xciv, le lxxxv en entier, 
les trois premières du lxviii et encore une partie du cxl et du xliii. 

La première strophe du xxxiii harmonisée par André Pevernage figure 
aussi dans le même appendice, aussi bien que le cxxiii à six voix, les m, 
X et cxxiii d'auteurs inconnus, 

Winterfeld nous apprend aussi que, au xyii*" siècle, nos mélodies jouis- 
saient encore d'un tel crédit en Allemagne, que quelques-unes sont de- 
venues le thème de morceaux de circonstance, chants de noces, hymnes 
funèbres, qui ont passé dans la psalmodie de l'Eglise luthérienne. L'élève 
le plus distingué de R. De Lattre, Eccard, a fait de nos cxxviii et cxxx des 
cantiques nuptiaux ; son élève Stobée en a traité un plus grand nombre en 
manière d'bynines funèbres, ainsi que Henri Albert et d'autres musiciens. 
En 1 G 1 7, pour se rendre agréable au duc de Brieg, qui venait de passer à 

' Treize moiToniix sont à six voix. 



58 LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 

l'Eglise réformée, Martin Hanke publia des évangiles pour tous les diman- 
ches et jours de fête, adaptés à soixante-sept mélodies de notre Psautier. 

Nous trouvons aussi, dans un recueil de J. L. Lehncr (^ H utulert geistliche 
Liedcr nus dem avi imcl xvii Jahrhunderl, Leipzig, 18 /l'y, in-/i" obi. — à la 
Bibliothècpic du protestantisme), que quatre de nos mélodies ont été adap- 
tées à des cantiques allemands par l'Eglise luthérienne : notre vin, à Der 
Tagist liui, notre xlii, à Freii dicli selir, meine Seele, notre lxvi, à Wie grvss 
îst des aUmàchUgen Gûte, et notre cxl, à Wcn wir in hôchsten Nôthen sein. 

Les psaumes pénitentiels de R. De Lattre touchent de près à notre his- 
toire, bien que le texte en soit latin, et non la traduction de Marot et deBèze. 
Venu en France en 1 571 et présenté à la cour par Ballard, l'illustre musi- 
cien fit exécuter ces compositions en présence de Charles IX, qui le combla 
de présents, dans ce même palais où, sous les yeux du roi, les nobles sei- 
gneurs huguenots, ses sujets et ses hôtes venus pour le mariage de Margue- 
rite de Valois et d'Henri de Navarre, allaient être égorgés dans la nuit de la 
Saint-Barthélomy. L'année suivante, bourrelé de remords, voyant partout 
et sans cesse apparaître le sang huguenot qu'il avait fait répandre à flots, 
poursuivi la nuit par des images et des bruits funèbres, mourant d'une 
maladie affreuse, inconnue et sans remède, le tyran se rappela la pro- 
fonde impression que lui avaient faite ces psaumes. Il voulut entendre de 
nouveau «les accents déchirants et plaintifs d'un roi pénitent, et ce désir 
s'accroissant de toute la force de son repentir, il offrit à Lassus, pour le 
décider à se rendre auprès de lui, la maîtrise de sa chapelle avec un trai- 
tement considérable. La musique seule pouvait apporter quelque soulage- 
ment aux tortures morales du monarque... On fondait les plus grandes 
espérances pour sa guérison sur le talent de Lassus, et l'on ne doutait pas 
que, semblable à David, ce dernier ne ramenât par des sons harmonieux 
le calme dans l'esprit de Saûl'".?^ — Emu de pitié. De Lattre quitta 
Munich et partit pour la France; mais ayant appris en route la mort de 
Charles IX% il rebroussa chemin. 

Il est digne de remarque (jue c'est à l'harmonie appliquée au Psautier 
qu'on demandait d'apaiser les remords enfantés |)ar le massacre des hu- 
guenots chanteurs de psaumes, et plus remarquable encore que, au mo- 
ment de paraître devant le souverain juge, le roi malheureux et criminel 

*'' H. Delmolte, Nolice hiograjihiquc sur Rohind DclaUrr , Valuiicieiiiies, i 83(), ia-8°, p. .'55 
H 38. 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



59 



qui avait dit : Tuez-les tous, n'eut d'autre consolateur que sa nourrice 
huguenote, qui lui parlait du divin pardon toujours acquis au repentir'". 



PASCAL DE LESTOCART. 

f^De Lcstocart, musicien français établi à Lyon, dit M. Fétis, dans la 
seconde moitié du xvi' siècle, obtint en i 58/i le prix de la barpe d'argent 
au concours du Puy de musique fondé à Evreux , pour le motet de sa com- 
position sur le texte : Ecce quam bonum. Il a publié de sa composition : 
1° Ocionaires de la vanité du monde, à trois, quatre, cinq et six voix; Lyon, 
Barthélémy Vincent, i582, m-h° obi. Les vers de cet ouvrage, com- 
posés par La Roche-Choudieu (s/c), ont été remis en musique par Claude 
Le Jeune; 2° Les Psaumes en vers latins et français mis en chant à quatre 
parties, distmgués en plusieurs livres, en forme de motets (<7»îV/.); 3° Mélanges de 
chansons latines et françaises, n (Biographie des musiciens.) 

De Lestocart était sans doute protestant; car le texte de ses Octonaires 
est l'œuvre du pasteur de Paris La Roche-Chandieu, dont voici une des 
médiocres strophes : 

Le mondain se nourrit tousiours 
De r espoir de ses vains discours , 
Qui ne sont que fumée et vent, 
Qui le vont ainsi deceuant, 
El rendent ton aine eslonnée ; 
Me tesbahy doncques s'il est 
Si loger, veu quil se repaist 
Tousiours de vent et de fumée. 



'') tr Deux jours auant ia mort du roy, dit 
L'Esloile {Journal de Henri IH , t. I, 7tj), 
comme la nourrice se fut mise sur vn coffre 
et commençoit à sommeiller, ayant entendu le 
roy se plaindre, pleurer et soupirer, elle s'ap- 
procha tout doucement du lict, et tirant sa 
couuerturc, le roy commença luy dire, ietant 
vn {jraiid souspir et larmoyant si fort que les 
sanglots luy interrompirent la parole : Ah! ma 
nourrice, ma mie, ma nourrice, que de sang 
et que de meurlres! Ah! que i'ai sniui vn 
raechaut conseil ! mon Dieu ! pardonne-lcs- 
moy, et me fais miséricorde, s'il t<' plait. le ne 



sais où i'en suis. Que ferai-ie? le suis perdu, 
ie le vois bien. Alors la nourrice lui dit : Sire, 
les meurtres soyent sur ceux (jui vous les ont 
fait faire ! Et puis que vous n'y prestez pas 
consentement, et en auez regret, croyez que 
Dieu ne vous les imputera pas, et les conurira 
du manteau de la iuslice de son fils, auquel 
seul faut que vous ayez vostre recours. Et sur 
cela, luy ayant esté quérir vn mouchoii', parce 
que le sien estoit tout mouillé de larmes , après 
que sa Maiesté l'eust pris de sa main, il luy 
fit signe qu'elle s'en allast et le laissasl repo- 
ser.?) 



GO LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



GLAUDIN LE JEUNE'!'. 

La famille bourgeoise des Le Jeune de Vaienciennes, qui était l'une des 
principales familles protestantes de la cité, et y joua un rôle important 
à l'époque des troubles religieux, donna le jour, vers i53o, à Claudin'-' 
Le Jeune, célèbre compositeur et, selon Paquot, «excellent violon du 
xvi" siècle, v — rc II n'était, dit M. Fétis, vraisemblablement pas en France, 
ou du moins à Paris ou à Lyon, en 1572, époque de la Saint-Barthélémy, 
car il échappa au massacre de cette journée, v 

Les dédicaces de ses ouvrages nous apprennent qu'il voyageait beau- 
coup, sans doute pour donner des concerts et des leçons, et qu'il eut pour 
élèves quelques-uns des plus illustres huguenots : les La Noue, Teligny, 
Turenne, D'Aubigné, De la Planche et Nassau, prince d'Orange, avec les- 
quels il resta lié toute sa vie, et qui lui conservèrent leur estime et leur 
protection même quand il ne fut plus. 

Bien qu'inférieures à celles de Goudimel, ses compositions françaises 
sont, selon M. Fétis ^^', celles qui eurent la vogue la plus décidée sous 
Charles IX, Henri III et Henri IV, c^et la préférence qu'on leur accordait 
était juste, carClaudin Le Jeune ne fut pas un artiste ordinaire, w 

«Il est souvent, poursuit le même écrivain '^', incorrect dans sa manière 
d'écrire. On trouve dans sa musicpie beaucoup de dissonances résolues 
par sauts , d'enjambements de parties et de sauts de sixte majeure dans les 
voix, qui indiquent des études légèrement faites dans l'art d'écrire; mais 
il y a du goût dans le choix des motifs de ses chansons françaises et une 
certaine élégance dans celui des repos et des rentrées des différentes parties : 
en un mot, plus d'instinct que de savoir. Au surplus, le mérite de ce mu- 
sicien a été exagéré par ses contemporains de la cour de France ; ses 
ouvrages ne peuvent soutenir la comparaison avec ceux des bons maîtres 
de l'école Tomaine de ce temps, et, sous le rapport de l'invention, ils sont 
inférieurs h ceux des compositeurs vénitiens, de Lassuset même de quelques 
anciens compositeurs français, tels que Arcadet et surtout Clément Janne- 

'" Voir I. I, 60.3. (^' InlrocUicLion à la Biagraphie des iitmi- 

'-' Il csl nommé Claude dans le privilège ciens. 
de (|iicl(jue.s-uns de ses ouvrages; mais il a '*^ Biographie des tinisiciois . nrlicle Le 

mis son vnii nom ;iii lilre dn prcnjier. Jcuiw. 



LES HARMOMSTES Dli PSAUTIER. 61 

(juin. Claude Le Jeune et Du Caurroy commencent IN^pocjue de décadence 
de l'école française, quoiqu'un poète ait dit à Glaudin : 

Qui son esprit ne satisfait 

En tes chants, si pleins de merveilles. 

S'il n'est un âne tout à fait. 

Il en a du moins les oreilles, ■•i 

Le plus ancien de ses ouvrages, inconnu à la France protestante, à la 
Biographie des musiciens et à la Toniverke de C. F. Becker, parut sous le 
titre suivant : Dix Pseaumes de Dauid nouuellement composés à quatre parties 
en forme de motets nuec nn dialogue à scept (sic), par Claudin Le leune. Paris, 
Adrien Le Roy et Robert Ballard, i56/i, \n-k° obi. (Biblioth. Sainte- 
Geneviève, MV, 098-/101 , les quatre parties, à la suite d'un recueil d'Or- 
lande De Lassus). Réimprimé en i58o, m-k" obi., par les mêmes, avec 
un titre un peu différent : Dix Pseaumes mis en musique à quatre parties eu 
forme de motetz par Claudin Le leune ((ïollect. de M. Gaiffe. — Superius). 
L'auteur les a dédiés à Messeigneurs Messieurs De La Noue et De Teligny, 
«ta cause des bienfaits qu'ordinairement il reçoit de leur libéralité." — 
La musique de ces dix psaumes de Marot (lvii, xcvi, cxxxv, xcvhi, 
cxLix, Lxxxi, xcvn, LxxxYHi. Cil ct xcv) n'a aucun rapport avec notre chant 
ecclésiastique; c'est une composition originale, inspirée par les paroles, 
toutes notées jusqu'à la dernière, et où les strophes disparaissent; ce sont 
de véritables oratorios, dont quelques-uns pour voix pareilles. II y a un 
trio dans la seconde partie du psaume xcv, et un dans la tierce partie du 

LXXXI. 

En 1 58 1 , Claudin composa pour les noces du duc de Joyeuse la musique 
du Ballet de Cérès et des nymphes, qui fut exécuté à la cour, et serait, selon 
M. Bouton '^', le tr premier opéra régulier joué en France. " 

Un air de ballet après des psaumes en motets! on voit bien que nous 
nous éloignons de la première génération huguenote, que l'austérité pri- 
mitive de la foi s'est voilée, que les intérêts de la politicjue ont été mêlés à 
la religion, et que l'un des nôtres pourra bientôt dire : Paris vaut hien une 
messe. En attendant, Claudin fréquente la cour de Henri III, dont Bour- 

'" Esquisse biographique et bibliographique musique de la chambre des rois Henri III et 

sur Claude Le Jeune, natif de Valenciennes , sur- HenrilV, par Ernest Bouton . . . Valenciennes, 

nommé le Phénix des musiciens, compositeur de 18/16, brocli. in-S° de 3f) pafffs. 



6^ LES HARMONISTES DU PSAUTIEK. 

[jeois et Philibert se fussent sans cloute soigneusement écartés, et obtient 
le titre de maître de la musique du duc d'Anjou, frère du roi''l 

Quelques années plus lard, il fit paraître une nouvelle œuvre, intitulée: 
Luire (le MesJanrres de Claudui Le hune, Anvers, Christofle Plantln, i585, 
6 vol. in-/i" (Bibliotli. nation. — Superius, ténor, contra-tenor, quinta pars 
et bassus, les deux dernières parties incomplètes), réimprimé à Paris par 
Pierre Ballard, 1687, in-A" (Bibliotli. Sainte-Geneviève), en 1607, en 
G vol. in-/i" obi. — La première édition a paru avec un privilège du 
28 janvier 1682 pour l'auteur, et un autre du 5 août de la même année 
pour l'imprimeur. 

L'ouvrage contient vingt-six chansons françaises, dont treize à quatre 
voix, neuf à cinq, deux à six, deux à huit; vingt-deux madrigaux italiens, 
dont seize à cinq voix, six à six, et dix motets latins, dont trois à cinq 
voix, deux à six, un à huit et un écho à dix. Parmi les morceaux français, 
nous avons remarqué des sonnets de Pétrarque traduits par Marot, les 
deux chansons suivantes du même auteur : En moyant chanter quelquefois, — 
Monsieur Vahhé et Monsieur son valet, et, parmi les pièces latines, le psaume 
XLvi de la Vulgate : Omnes gentes, plaudite, — Sanctus Spiritus adsit nobis, 
— Veni, Sancte Spiritus, et un extrait du Cantique des cantiques : Adjuro vos, 
filiœ Jérusalem. . . 

Voici la dédicace de l'auteur : 

A MONSIEVR ODET DE LA NOVE , SEIGNEVR DE THELIGNY. 

Monsieur, 
Combien que l'iniure du temps m'auoit retenu de ne mettre en lumière aucunes de 
mes œuures, si est-ce que, ne pouuant plus endurer les prières par trop importunes de 
mes amis, qui en auoient ia gousté quelques eschantillons, ie me suis rais à reuoir mes 
papiers , entre lesquels s'est offert premièrement en m'ains ce Hure des Meslanges , les- 
quelles (sic) i'auoye du tout proposé de supprimer et enseuelir comme choses friuoles 
et vaines. Mais craignant qu'on ne les eust imprimé (sic) sans mon sceu, en quoy fai- 
sant il s'y fusl(sans aucune double) commis beaucoup de faultes, ie me suis tant plus 
facilement laissé persuader à les diuulguer, estant présent, iusqu'à ce que i'en puisse 
bailler d'aultresplus au goust de cest eage. D'autant doncques. Monsieur, queie cognois 
que ce mien labeur a besoing de quelque bon protecteur pour le défendre contre les 

" C'est ainsi que le qualifie le privilège du eu le même titre auprès de Henri III, mais il 

Liure des Meslanges, daté du 28 janvier i583. Teut sous Henri IV. 

Nous n'avons pas trouvé la preuve qu'il ait 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 63 

langues médisantes, ie me suis adressé à V. S., estant espjiiilloniié du bon naturel 
qu'elle a de ses tant nobles et vertueux parens, auec la prompte inclination à cesle 
science, laquelle i'ay apperceueen luy proposant les premiers rudiniens. Souhaitant aussi 
grandement que toutes les fois que ce mien Hure se présentera deuant voz yeux , qu'il 
puisse d'vne part seruir de louable regaillirdissement (sic) et de rafreschissement d'es- 
prit, et, d'aidtre part, pour tesmoignage de la bonne et entière affection que ie porte à 
V. S., laquelle ie prie Dieu Vouloir mainctenir en sa saincte garde. 

Votre humble et affectionné seruiteur, 
C. LE lEUNE. 

Nous n'avons point renconiré l'ouvrage suivant : Recueil de plusieurs 
chansons et airs nouucatix mis en musique j)ar Claudin Le Jeune, Paris, Adrien 
Le Roy et veuve Ballard, lôg/t, in- 16 obL, qui fut suivi d'un autre 
encore publié du vivant de l'auteur : 

Dodecacordo contenant douze pseaumes de Dauid mis en musique selon les 
douze modes approuuez des medleurs autheurs anciens et modernes; à deux, 
trois, quatre, cinq, six et sept voix , par Claud. Le Jeune, compositeur de la 
inusique de la chambre du Pioij. La Rochelle, Hierosme Haultin, 1698, six 
vol. in-/i° obi., avec privilège du 8 septembre 1696. (Complet à la 
Bibliolh. Sainte-Geneviève; — à la Bibliotb. nation., taille, basse-contre, 
cinquième, sixième ou second dessus^ Ces psaumes sont les suivants : 
cxxxviii, du premier mode, authentique; xxxv, du second mode, plagal: 
XLV, du troisième mode ; xxni , du quatrième mode ; cii , du cinquième 
mode; li, du sixième mode; cxxiv, du septième mode; lx, du huitième 
mode; xlvi du neuvième mode; lxxvi, du dixième mode; lxxii, du on- 
zième mode; cxii, du douzième mode. — Ici notre mélodie ecclésiastique 
reparaît, tantôt à une partie, tantôt à une autre; mais les parties d'accom- 
pagnement diffèrent à chaque strophe, et parfois aussi le nombre des 
voix, qui varie de deux à sept. Ce sont de véritables motets, comme ceux 
de Goudimel. L'auteur a, on peut le dire, épuisé le sujet dans la mul- 
titude des combinaisons harmoniques des seize versets du psaume en, 
trop long pour que nous le reproduisions. On trouvera plus loin le cxxxvni, 
qui, bien que n'ayant que quatre versets, forme déjà un morceau assez 
étendu. 

Le Dodécacorde est, selon M. Fétis, un des meilleurs ouvrages et des 
mieux écrits de Le Jeune. Le portrait de l'auteur, tête chauve et barbe 
blanche, est dans l'exemplaire de Sainte-Geneviève; il a été reproduit au 



m LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 

l)iinii |)ar Hawkins dans son Histoire générale de In mus'ique ((. III, 
p. 9o/i). Pierre Ballard a réimprimé ces psaumes en 1608 et en iGt8, 
in-/i" obi. L'édition de 1G18 (Biblioth. Sainte-Geneviève, basse-contre, 
taille, cinquième et sixième) a subi une modification contraire à celle des 
chansons de R. De Lattre, auxquelles on mit des paroles de psaumes : 
Dodecaconle selon les douse (sic) modes à deux, trots, quatre, cinq, six et sept 
voix, par CL Le leune, compositeur de musique de la chambre du Roy, sous les- 
quels ont esté mises des paroles morales. 

Voici la dédicace de la première édition : 

A MONSEIGNEVR LE DVC DE BOVILLO.N , VICOMTE DE TVRE\NE, MARESCHAL DE FRANCE. C0^- 
SEILLER DV ROY EIV SES CONSEILS D'ESTAT ET PRIVÉ, ET GENTILHOMME DE LA CHAMBRE DE SA 
MAIESTÉ'''. 

Monseigneur, 
le ne pourroi' vous faire don de ce qui est né sous vous et les vostres; seulement 
veux-ie l'honneur d'eslre présentateur, pour recognoistre celuy que i'ay d'estre vostre 
domestique. Fay pensé ostre à propos, en vn temps oii tant de discords sont accordez . 
donner aux François de quoy vnir les tons comme les pensées et les voix aussi hien que 
les cœurs. Si ceste musique est pesante et graue, i'ay estimé que nous deuons estre 
lassez et de nos modulations légères et de nos légères mutations. Plêust à Dieu pouuoir 
par le mode dorien esteindre les fureurs que le phrigien peut auoir esmeues , et esti c 
aussi puissant aux effecLs de mon liarmonie , comme Possidonius tesmoigne auoir esté 
Damon milezien. Aussi faut-il d'autres mouuements plus énergiques pour esteindre les 
phrigiennes fureurs des François. A tels effects ont eu phis de puissance l'heur et la 
vertu du Roy, que tous les tons du monde. Sa magnanimité n'a point eu hesoin des 
modes, desquels Timothée resueilloit le cœur d'Alexandre. Sa patience et probité ont 
esté naturelles, sans cpie les mesures doriennes ayent fomenté les esprits. Et pour l'ad- 
uenir, ie ne voudroy pas tant de force à la musique comme luy en ont attribué les 
anciens. Mesmement ie n'oseroy dire d"elle ce qu'on dit des astres, asçauoir que, si elle 
ne violente, pour le moins elle encline. le me contenteroy de remarquer que les appé- 
tits des peuples en l'élection des modes et des mesures sont eschantillons certains de 
l'affection dominante en eux. Et pour ce cpie l'affection engendre les effects, ces mesmes 
marques en sont les présages. l'oseray donc conuier mes compagnons à honorer nostre 
musique d'argumens, de tons et de mesures sérieuses, pour donner opinion aux plus 
aduisez des nations voisines que nos legeretez et mutations ont acheué leur cours, 
qu'vne constante harmonie est establie en nos cœurs, et que la paix qui est appuyée sur 

'■^' Henri de la Tour d'Auvergne, devenu duc de Bouillon et possesseur de la principauté de 
Sodan [lar sou mariafic avec Cliarlolle de la Marck ( i Ï)Ç)\ ). 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 65 

nos constances est vne Iranquillité de dui-ée et non pas vn nie d'Alcions. Pour toucher 
vn mot du parliculier de mon ouurage, deux raisons mont einpesché de cotter tous les 
modes par leurs noms. Premièrement i'ay voulu fuir loslentation des vocables recher- 
chez, puis après, la dissension des anciens et leurs diuersitez d'opinions sur tels noms 
requiert vn plus curieux esprit que moy, qui ay mieux aimé estre leur disciple que 
leur iuge. Je diray en passant que les diuersitez d'opinions sur l'ionien s'appointent 
par la différence du premier ionien et du dernier, estant le premier louable, auant le 
passage des Ioniens en Asie, lesquels depuis ont chanté, comme vescu, avec mollesse et 
lasciueté de mœurs. Quant au lidien, on l'a départi en mixolidien , pour appaiser le 
différent d'Olimpe et de Pindare, le premier et le plus ancien desquels s'en est serui 
aux chants funèbres et aux Epicedies; le second, plus nouueau, aux Epithalames. El 
pour ce que cette matière meriteroit vn traitté à part , que ie prendray courage de faire, 
selon le traitement que receura des François ce mien premier part, lequel s'en va se 
ietter à vos pieds, auec asseurance que, pour l'amour de son père, vous l'honorerez tant, 
Monseigneur, que de luy mettre la main sur la teste, et me lenir à iomais 

Vostre tres-humble et tres-obeissant seruiteur. 
C. LE JEVNE. 

Si, comme la précédente, cette préface ji'offre aucune trace de la piété 
naïve et expansive de Bourgeois, de Jambe-de-Fer et de Servin, on y 
retrouve pourtant encore le sérieux huguenot qui avait porté Claudin à 
vouloir supprimer, «comme choses friuoles et vaines 57, les chansons hon- 
nêtes mais amoureuses des Mcslanges. Celle-ci a le même caractère de gra- 
vité qui convenait à une œuvre entachée d'un peu de pédantisme (nous 
voulons parler de la composition d'un morceau dans chacun des douze 
modes, alTectation qui reparait dans plusieurs ouvrages^ posthumes du 
même auteur), et de plus elle exprime le sentiment du patriote et de l'ar- 
tiste, qui voudrait que la musique française cessât de mériter sa réputation 
de légèreté, en même temps que la vertu de l'intègre citoyen, qui, au 
sortir des guerres civiles, forme des vœux pour la durée de l'union et de 
rtia paix appuyée sur nos constances, v 

'f Le P. Mersenne rapporte, dit M. Fétis, une curieuse anecdote sur le 
danger que coururent Claude Le Jeune et ses meilleurs ouvrages pendant 
la guerre de la Ligue contre Henri IV, et sur le secours que Mauduit leur 
porta dans cette circonstance. Pendant le siège de Paris, dit-il, Claudin 
Le Jeune s'enfuyait par la porte Saint-Denis, emportant ses compositions 
non encore [)ubliées, notamment le Dodécacorde. 11 fut arrêté par des sol- 



()f) LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 

dais de la Linue, et ce fui Mauduil qui nrrela le bras du sergenl, au 
moment où celui-ci lançait toutes ces compositions dans le feu du corps 
de garde. '5 Mauduit parvinl ensuite à faire relâcher le musicien, qui lui 
dut sans doute de n'avoir pas le sort de Goudimel. 

L'année même de l'impression du Dodccacorde , il obtint un privilège 
pour ses deux Psautiers complets à trois et à quatre voix; mais de même 
que son confrère Du Caurroy, qui mourut au moment de mettre sous 
presse ses Mélanges, dédiés par son neveu au duc de Bouillon, il ne vit 
point paraître ces publications. De ses douze ouvrages connus, il n'en 
publia lui-même que quatre : ainsi se réalisa une fois de plus la mélanco- 
lique devise qu'il avait mise dans ses armoiries (une ruche et cinq abeilles, 
dont une rentre au logis) : Sic vos non vobis. Ce fut sa sœur Cécile, esprit 
ferme et distingué, qui. fit imprimer les autres. Encore ne put-elle accom- 
plir jusqu'au bout la tache qu'il lui avait léguée à l'heure suprême ; elle 
fut remplacée, pour le dernier ouvrage, par une nièce, Judic Mardot, 
non moins jalouse de l'honneur de l'artiste. Claudin fut inhumé à Paris, 
le 2 G septembre iGoo, dans le cimetière protestant de la Trinité, rue 
Saint-Denis, et eut pour successeur, comme compositeur de la musique 
du roi, Guedron, qui publia en cette quablé des airs à quatre et cinq 
parties, en i Go8. 

Tous' les ouvrages de Claudin qu'il nous reste à citer sont donc pos- 
thumes, et attestent la grande renommée qu'il avait su conquérir, à une 
époque si troublée et si peu favorable aux beaux-arts. 

Les CL Pseaunies de Dauid mis en musique à qiiatre parties par Claud. Le Jeune, 
natif de Valent, etc. (sic), Paris, veufue feu Ballard et son fils Pierre Bal- 
lard, 1 Go 1 , en 5 vol. in-i 2 obi., dédiés au duc de Bouillon, prince de Sedan 
((ioUect. de M. Lutteroth, hasse-conlre et tailky, — réimprimés à la Ro- 
chelle par J. Haultin , en 1 Go(S, in-li'\ avec un titre plus exact : Les Pseaunies 
de Dauid ims en musique à quatre et cinq parties par Claud. Le Jeune, etc. — 
L'édition de Ballnrd renferme aussi les psaumes à cinq voix, nuus comme 
ils ne sont qu'au nond^re de douze (lwii, lxix, lxx, faxii, lxxxii, lxxxvi, 
xc, xcv, CXI, cxviii, cxxxix et cxlii), on a cru pouvoir ne pas les mentionner 
dans le litre de l'ouvrage. Bien que la même inexactitude ait été repro- 
duite par plusieurs des édilions postérieures, il n'y a en réalité qu'un seul 
travail, sous d(\s noms difTércnts. La cin(piième |)aitie est la niélodie tan- 
lùt chantée au soprano aigu, tantôt à la contre-basse. Les réimpressions 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 67 

en sont nombreuses : Paris, Pierre Ballnrd. iGio, in-i q o])I. (Collection 
de M. Lulteroth, basse-contre; BiJjliotlièquc nationale, haute-contre); — 
Paris, Pierre Ballard, ir)i5, in-8"; — Genève, François Le Febvre, 
1G17, in-12 obi. (Collection de M. AU". André, ténor); — Genève, 
Jean De Tournes, 1637, petit in-lx", musique à chaque verset, mais tous 
les versets n'y sont pas. On trouve dans le cinquième fascicule la Suite des 
Pscamncs de Dauid à cinq et six parties, msques au nombre de trente-huit, nou- 
uellement adioustez aux douze de Claiidin Le Jeune par Jean Le Grand ^^\ Ces 
trente-huit psaumes portent les numéros suivants : i, 11, m, iv, v, vi, vu, 

VIII, IX, X, XV, XXIII, XXVni, XXXII,XXXIiI, X\X1\, XL, XL1I,XLV, XLVII, L,LVI1I, 
LIX, LXI, LXII. LXV, LXVI, LXXIV . XCH , XCIX, G , CX , CXXXllI , CXLVI, CXXXVl , 

cxix, cxLviii et CL (Biblioth. nation., basse-contre; Collect. de M. Henri 
Bordier, toutes les parties complètes, sauf le ténor des huit premiers 
psaumes). Il y a dans cette édition deux portraits en regard, celui de Marot 
et celui de François I'. — Amsterdam, iG2(), iG33; — Leyde, Justus 
Livius, i635, in-1'2, avec un portrait de Le Jeune et ses armoiries; — 
Amsterdam, Louis Elzevier, iG/16, in-iQ (Collect. de M. Fétis); — Paris, 
Pierre Ballard , iGoo, in- 1 2 (Collect. de M. Fétis); — Schiedam, iGG/i, 
in-12, avec une traduction hollandaise sous ce titre ; Psahncn Davids opvijf 
Stenimen, door Cl. Le Jeune, et enfin une de iGG5 en cinq volumes. 

Cet ouvrage a rteu beaucoup de succès, dit M. Fétis, et l'on en a fait 
plusieurs éditions et des traductions anglaises et hollandaises, à Paris, 
Genève, Leyde, Amsterdam, Londres, etc. Ces psaumes sont écrits presque 
tous en contre-point simple de note contre note, sur les mélodies du 
culte protestant, placées dans la partie de ténor, comme les psaumes de 
Goudimel; mais ceux-ci sont mieux écrits. On a ajusté sur la même mu- 
si(pie la version allemande d'Ambroise Lobwasser. ^1 On trouvera plus loin 
quelques-uns de ces psaumes. 

Voici la dédicace de ce Psautier : 

A M. MONSEIGNEVa LE DVC DE BOVILLOX, PlîliNCE SOVVERAIiV DE SEDAN ET RAVCOVRT, VIC05ITE 
DE TVRENNE, CAPITAINE DE CENT HOMMES D'ARMES DES ORDONNANCES DV ROV, PREMIER 
GENTILHOMME DE SA CHAMBRE, M ARESCHAL DE FRANCE. 

Monseigneur, 
Dieu vous auoit donné vn seruiteur entre plusieurs, et à nioy vn seul frère, qui, sur 
la cognoissance qu'il eut de sn mort, de tout ce quil laissoil eut parliculieremcut soiiig 
" Jean Le Granit niaii(|nc' à la Fiance prolc.ttaiilr. 



68 LES IIAUMONISTES DU PSAUTIER. 

(le m'oljliger à faire après luy ce qu'il auoit résolu durant sa vie, touchant l'impression 
de ses œuures en musique, et nommément des Pseaumes de Dauid, desquels il vous en 
présenta douze , comme pour eschantiiion , il y a quelques années , auec dessein , quand 
il auroit ourdi tout l'œuure , de le vous offrir, à fin qu'il eut cest honneur, ayant à 
voyager par le monde, d'auoir tousiours pour sauf conduit le tiitre de vostre illustre 
nom, qui n'apporteroit moindre bon heur à l'ouurage que vos mains ont exercé de 
libéralité enuers l'ouurier. Or, Monseigneur, le sexe dont il a pieu à Dieu de m'abbaisser 
et les sérieuses occupations qui vous détiennent, estant ce que vous estes en son Eglise, 
et en cest Estât, m'interdisent d'vser de grand langage sur ce subiect. Car ie croy de 
vostre pieté qu'elle aura pitié de cest orphelin, que le père desiroit vous présenter auant 
que luy défaillir, ce que ie vien faire à ceste heure, obéissant à sa dernière volonté. Et 
quoy que peut estre vous ne le cognoissiez par les mains qui le vous offrent, ie m'as- 
seure que, s'il vous plaist seulement fouir, sa voix suffira pour le vous faire recognoistre , 
et que vous daignerez bien, l'accueillir, à fin que comme il a esté conceu en lieu de 
vostre authorité , et nourri sous l'ombre de vos faneurs , il puisse comparoistre plus hardi- 
ment en public, s'il a ceste grâce que vous estimiez qu'il en est digne. Car vostre iuge- 
ment, grand es plus grandes choses, mais très-grand en la musique (comme ie l'ay 
souuent entendu du deffunct, professeur de vérité et non de ilatterie), vostre iugement, 
dy-ie, Monseigneur, luy seruira de garantie contre les atteintes de ceux qui pensent 
cacher leur ignorance par reprendre ce qu'ils n'entendent pas, ou calomnier ce qui est 
préférable à ce qu'ils peuuent. Si vous en receuez du plaisir, le public y en cerchera à 
vostre exemple; et moy accomplissant en cecy le désir de faulheur, lors que ie le sui- 
uray où il est , au moins i'emporleray ce contentement qu'en lui rendant cest oflice, 
vous , Monseigneur, aurez aggréé le deuoir où s'en est mise vostre tres-humble et tres- 
obeissante seruante. 

CECILE LE JEVNE. 

Suivent plusieurs pièces de vers concernant l'auteur; en voici cinq que 
nous n'avons pas encore citées : 

EPITAPUE DE CLAVD. LE JEVNE, CELEBRE MVSICIEN'. 

Lame par qui viuoit le corps 
Qui rend ce lombeau vénérable 
Enst bienfait la mort pitoyable 
Par ses mélodieux accords; 

Car es deux elle auoit appris , 
Aîiant qu estre à son corps vnie. 
Les vrais tons de leur harmonie, 
Qui sont infuz en ces escrits. 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 69 

Mais elle, venant seioiinier 
Où le discord rciff)ic et Vcnuie, 
Voulut à sa première vie 
Libre s'en pouuoir relourner. 

Du Maurier. 

8VR LES PSEWMES EN CONTREPOINT DE M. LE JEVNE. 

Sonhs ce simple contrepoint 
Se cache vn art admirable, 
D'autant plus inimitable, 
Qud semble ne l'estre point. 

0. D. L. N. (Odeltle la Noue). 

EPITAPUE DE GLAVD. LE JEVNE SVR L'ANAGRAMME DE SON NOM. 

Apres auoir en ses accords , .>>- 

Rauissans les cœurs par Vouye , 

Esgalé des célestes corps 

L'harmonieuse mélodie , 

Affranchi du mortel lien. 

Qui tenoit son ame arrestée, 

CL A VDIN ceste terre a cjuittée 

Pour estre A V CIEL VN DELIEN. ^ 

SVR LES PSEAVMES EN CONTREPOINT DE MONSIEVR LE JEVNE, 

Les hommes bien viuans , les oiseaux bigarrés , 

Les esprits des bien morts , les sainctes troupes d'anges , 

Les astres Jlamboy ans , les hauts deux azurés, 

Chantent à qui mieux mieux du grand Dieu les louanges ; 

Du Jeune seid le chant rauil mélodieux 

Hommes, oyseaux, esprits, anges, astres et deux. 

H. T. D. T. 

SONNET. 

le ne niestonne pas que mon ame rauie 
Aux sons de ces accords s'enuole dans les deux, 
Car ces accords du ciel vont aux célestes lieux, 
Où mon ame les suit, ioincte à leur mélodie; 

Puis ce sacré subiect, ame de F harmonie, 

\Je tuant à moy-mesme . et au monde ennuyeux, 



70 LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 

Me lire dans le ciel il un chaînon gracieux, 
Pour y li'ouucr mon ame et ma parfaicte vie ; 

Mais ie ni csbahxj fort qiivn tel œuure immortel 
Ait peu sortir [Claiulin) devons, homme mortel; 
Mortel? Non, car pour vraij celle œuvre immortalise , 

Et cest bien la raison que, puis quil donne à tous, 
Puis qu'il prend sa durée et sa forme de vous, 
Vous ayez part au bien, lequel de vous il puise. 

J. Boisseul. 

-Premier hure, contenant cinquante pseaiimcs de Daiiid (if' i à l) mis en mu- 
sique en trois parties par Claud. Le Jeune, nntij de Valentiennc, compositeur en 
musique de la chambre du Roy, Paris, veufue R. Ballard et son fils Pierre 
Ballard, 1602, vol. trois obi., avec priuilege du 29 novembre i5c)8 
(Bibliotli. nation., moyenne et limite), édition inconnue à M. Fétis et à 
la France protestante , ainsi qu'à la Toniverke de C. F. Becker et à M. Bovet; 
— réimprimée en lôcy à Paris par Pierre Ballard, en trois vol. pet. 
in-/t" obi. 

Cet ouvrage est dédié par Cécile Le Jeune à Louise de Nassau, électrice 
palatine du Pdiin ^'^ nous y avons remarqué les pièces suivantes : 

SVR LES PSEAVMES A TROIS DE CLAVDIN LE JEVNE. 

Claiidin nous donne en ces pseaumes à trois 
Plus dliarmonic es consonnances nues , 
Que maint et maint qui les auroil vestues 
Du riche habit de cinq et de six voix. 

SVU LA NOVVELLE EDITION DES PSEAVMES A TROIS PARTIES DE CLAVDIN LE JEVNE. 

Tu ne pouuois. Le Jeune, au poinel de ta naissance, 
Du los qui suit ta vie auoir plus digne nom , 
Puisque tes chants nouueaux font par toute la France 
Raieunir la mémoire et fleurir ton renom. 

Le Deuxième Hure, contenant cinquante pseaumes (n°' li à c), parut à Paris 

''^ Louise (Julioniio) de Nassau, lille (Je Guillaume, jniiice irOraufje, hcUe-filie de Louise de 
Coligny, et l'einmc de iM-édéric de Bavière, électeur palaliu {Bullelin, a" série, t. V et VI, 
p. .'170). 



LES IIAUMOMSTES DU PSAUÏ1E15. 71 

en 1608, chez Pierre Biillard, en trois vol. ol)l., avec un privilège du 
2 5 mars iGcy (Bibiiolh. nalion., Jiaulc , moyenne el basse). 

Le Troisième Hure, contenant cinquante pseaumes (n"' ci à cl), parul la 
même année, chez le même (kliteur et dans le même format, d'après la 
France protestante . 11 fut réimprimé en iGio par Pierre Ballard. La Biblio- 
thèque nationale ne possède que la moyenne et la haute de celte réim- 
pression. 

M. Fétis ne connaissait de ces trois livres que l'édition de 1 607-1 G08, 
circonstance qui lui permettait de dire : « De tous les ouvrages de Le Jeune, 
c'est celui qui me paraît avoir eu le moindre succès. 55 

Le Printemps de Claud. Le Jeune y natif de Valenciennes , compositeur de la mu- 
sique de la chambre du Roij , à deux, trois, quatre, cinq, suc, sept et huit parties , 
Paris, veufue R. Ballard et son fils Pierre Ballard, iGoo, six vol. pet. 
in-/i'' obi. (complet à la Bibiiothè(|ue Sainte-Geneviève). — Le texte en est 
emprunté aux vers mesurés de Baïf. L'éditeur promettait une suite; mais 
il ne paraît pas qu'il ait tenu sa promesse. Un ami de l'auteur, Thomas 
d'Embry, s'exprime ainsi dans une ode composée en l'honneur de cet ou- 
vrage : 

Le Jeune afaicl, en sa vieillesse, 
Ce quvne bien gaije ieuncsse 
N^oseroit auoir entrepris. 

Pseawnes en vers mesurés, mis en musique à deux, trots, quatre, cinq, six, 
sept et huit parties, par Claud. Le Jeune, natij de Valenciennes , compositeur de la 
chambre du Pioy, Paris, Pierre Ballard, 1606, m-lx" obi. de 3G pages et 
27 morceaux (complets à la Bibliothèque Sainte-Geneviève), dédiés par la 
sœur de l'auteur à Odet de la Noue, à qui elle dit dans sa dédicace : 
fcL'enuie du siècle, qui méprise vn chacun et ne fauorise qu'à soy, n'aura 
pas le pouuoir d'empescher que la vertu du dellunt, bien qu'esloigné de 
la veue, ne soit encore respectée comme présente, quand ces accords 
(ju'elle a [)roduits s'approcheront des aureilles capables de les gouster, et 
qu'ils seront cognus estre tellement approuuez de vous qu'ils ayent esté 
iugés dignes de receuoir vostre bénédiction. . . •>■> Opuscule inconnu à 
!M. Fétis. (£rt France prol.) 

L'exemplaire qui a appartenu à Agrippa d'Aubigné contient l'autographe 
suivant de la main du vaillant capitaine, poète et historien : 



72 LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 

Par ces vers mesurez de Claudin il appert 
Que, si par vu doclc arlla musique harmonique 
Compassé les accords au pied de la métrique. 
Il réussit des deux vn tres-parfait accord. 

{Bulletin, I, -joS.) 

Odcl (le la Noue, (ils de liras-de-Fer, a fait pour cet ouvrajje le douzain 
suivant : 

Par ces pseaumes mesurés 

Les esprits sont attirés -t« 

ITune si forte puissance , 

Que soit docte ou ignorant 

[S''il n'est tout plein d'impudence 

Ou du tout sans iugement) 

Doit auouer sans réplique 

Parfaicte nostre musique; 

Et que Le Jeune est ccluy 

Qui la rendit si exquise , 

Et qui , si haut Vaijant mise, 

Tira T échelle après lui. 

Missa ad placituni, auctore Claud. Le Jeune, cnm qiiinque et sex vocibus. 
Pans. Pet. Ballard, iGcy, in-fol. — Messe trouvée dans les papiers de Le 
Jeune; le Kyrie, le Gloria et le Sauctus sont à cinq voix; le Credo et YAgnus, 
à six. Cet ouvrage a fait dire à M. Fétis : kII est vraisemblable que Le 
Jeune n'appartint pas toujours à la religion réformée." Nous n'en savons 
absolument rien, mais le fait d'avoir composé une messe, un Magnificat, 
un Veni sanctc Spirilus et autres morceaux latins, ne nous semble pas 
prouver, vu l'époque où ils furent écrits, que Claudin ait jamais été catho- 
li(jue. A l'époque de l'édit de Nantes, un musicien huguenot a fort bien pu 
se passer la^fantaisie de composer des morceaux catholiques, d'autant plus 
([u'il avait épuisé sous toutes ses formes la matière du Psautier protestant. 

Airs à trots, quatre, cinq et six parties par Claudin Le Jeune, compositeur de 
la musique du Roy, Paris, Pierre Ballard, 1G08, in-S" obi. (Bibliotli. 
nation. , haute-contre, taille, hasse-conlre et sixième; il y a aussi (juelques 
parties à la bil)liotliè([ue Sainte-Geneviève); ouvrage inconnu aux biblio- 
graphes et dédié ^i\ M. d'Aubigné. gouverneur j)0ur le Boy es islcs et 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 73 

chasteau de Maillezais.15 j)ar (iécile Le Jeune, dont le frère, c^ ayant receu 
tant de bien et de faneur de d'Aubigné, ne pouuoit moins aussi que de 
lui en faire quelque reconnoissance. '^ — Ce sont des chansons presque 
toutes d'amour, mais assez pudiques pour qu'une huguenote comme Cécile 
ait pu les publier. 

Le second livre des Aivs, etc. parut la même année et fut dédié «à 
M. Maistre Gabriel l'AUeman, conseiller du Roy et lieutenant criminel de 
la ville, prevosté et vicomte de Paris, r — Le premier livre contient 
soixante-six morceaux écrits dans les six premiers modes; et le second, cin- 
quante-sept dans les six autres modes ; ils étaient composés depuis long- 
temps et n'avaient point encore été imprimés. 

Octonaircs de la vamlê et inconstance du monde . nus en musique à trois et 
quatre parties , par Claiid. Le Jeune, etc., Paris , Pierre Ballard , 1 6 1 et 1 6 1 1 , 
quatre vol. pet. in-li" obi.; — réimprimés par le même en iG/ii,dans le 
même format. L'édition de iG/ii (Biblioth. nation., dessus, haute-contre,^ 
taille et basse) est dédiée par P. Ballard au chancelier Séguier, avec une 
('pigramme de Colletet en l'honneur de ce magistrat. Le recueil contient 
trente-six morceaux, c'est-à-dire douze de trois strophes, écrits dans cha- 
cun des douze modes. 

Second hure des Meslanges de Claud. Le Jeune, compositeur de la musique de 
la chambre du Roij, Paris, Pierre Ballard, 1612, six vol. in-/i° obi. (complet 
à la Bibliothèque Sainte-Geneviève), dédié à M. de la Planche, seigneur de 
Mortieres, aduocat en la cour de parlement, par sa tres-humble seruante Judic 
Mardo, nièce de l' auteur ^^\(]^\ de son vivant était honoré de la même bien- 
veillance que ledit sieur a bien voulu reporter sur Judic et sa sœur. 
Ouvrage réimprimé à Anvers en 1 6 1 7. On y trouve quinze chansons fran- 
çaises à quatre voix, sept madrigaux italiens à quatre, treize chansons 
françaises à cinq ^-', sept à six, un psaume à cinq (le civ), un à six en forme 
de canon (le cxvii), deux motets latins : Benedicite Dominum, omnes ange, et 
Trislitta obsedit me; un Magnificat à (platr(^ cinq et sept voix; un motet 
latin à dix : Domine qui ego suni; deux fantaisies à ([uatre, sans paroles; 
une à cinq sans paroles, ad imitalioneni nioduli: Benedicta est cœlorumregina. 

Les Meslanges de (^laudin ont été arrangés en tabulature de lulh; nous 
ne connaissons pas l'édition inq)riniée ; mais M. Henri Bordier nous en a 

'" La France prolcstantc en lait un neveu, - Entre aulics celle qui commence pur: 

qu'elle appelle Louis. Ihlns ; mon Dieu, ion ire s'est lournfc, etc. 



Ib LES IJARMONISTES DU PSAUTIElî. 

uUlmI une hcile cu[)ie maiiuscrilc, suivie du Dodécacurdc aiTaiigé do la 
ineiiie laroii et de la Prcimcre FcsUiic : D'vn Irislc hijvcr. 



SAMUEL MARESCIIAL. 

(iC compositeur, ([ui eut de sou teuips une <;raude célébrité, naquit à 
Tournai au milieu du xvi" siècle; dès iB^G il était notaire, musicien de 
l'université et organiste à Bâie, où il mourut âgé de quatre-vingt-six ans, 
le 12 janvier iG/40. Selon la Biographie des musiciens , il abjura le catholi- 
cisme pour embrasser la Réforme^''. 11 a harmonisé nos mélodies à quatre 
voix, et son Psautier a eu un nombre considérable d'éditions, jusqu'à la 
fin du xvni'^ siècle. Nous empruntons le titre de la première à M. Riggen- 
bacli : Der gantz Psalter von Herni Amhrosio Lohwasser D. . . Hiebcvor ausz der 
Franizôsischcn Composition, mit gleicher Mclodcij und Zahl dcr Syllabcn in 
Teutsche Reymen zicrlich und lieblicli gcbracJit. Dcszglichcn ctlicJie von II. D. Martin 
Luther und andern GottsQclelirten mânncrn gestellte Psahnen und geisthclic Licdcr. 
Jetzund auffs neivc mit vtcr Stiinmcn zugcrichtct, also dnsz dns Choral allzcit m 
Discant, dergleicheni vormalen im Truck nie auszgangcn. Durch Samuelem Ma- 
reschallum, der Stalt und Unwersilct zu Basel Mustciun and orgamstcn. Basel, 
Ludnig Kônigs, 1606 '-^ 

Balduanus i^Bihliothèque philosophique, p. 181) cite Marcschal comme 
auteur d'un traité élémentaire de musique intitulé : Porta musiccs, das ist 
Einfuhrung zu dcr cdlcn Kunst Musica; mit eincni kurtzcn Bericht und Anlcitung 
zu dcr Violen, etc., Basel, 1592, m-k'\ 

Nous devons à l'obligeance de M. le professeur Riggenbach , de Bâlc, la 
copie des deux psaumes de Mareschal qu'on trouvera plus loin. 

SWEELINCK. 

«Swelincli (Jean-Pierre), ou Sweling, ou enfin Svveelinck, organiste à 
l'église principale d'Amsterdam, naquit à Deventer vers i5/iO. et Doué, dit 
la Biographie des musiciens, d'un génie heureux pour la musique, il s'y 

f'' Voir Ri{fgenl)acli , Dcr Kircheniresang iu (2) D'après la Biopnqiluc des viusicicns , an 

Basel, 1870, in-8", p. 80, cl Winlorfelil, DfcT contraire, la première étlitioii a'.irail |)uni à 

Ecanffelkchc Kirchcngcsaug , Leipzijf, i8A3, Leipzig en 1 5 y '1. 
in/i", I , •j/17. 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. ;5 

adonna de bonne heure, et par un travail assidu acquit dès sa jeunesse 
une grande habileté sur l'orgue et sur les instruments à clavier alors en 
usage. Désirant étudier les principes de la comj)osition, il se rendit à 
Venise en i557, et se mit sous la direction de Zarlino. De retour dans sa 
patrie, il ne tarda point à s'y faire une grande réputation; on le considéra 
comme le plus grand organiste du monde : il était, en effet, l'un des plus 
habiles. On lui conféra la place d'organiste de l'église principale d'Ams- 
terdam; lorsqu'd jouait, les habitants accouraient en foule pour l'entendre. 
On doit considérer Sweelinck comme le fondateur et le père de la grande 
école des organistes allemands, car il eut pour élèves Melchior Schild, 
de Hanovre; Paul Syffert, de Danlzick; Samuel Scheidt, de Halle; Jacques 
Schultz ou Pretorius et Henri Scheidraan, maître de Jean-Adam Reinke 
et de toute l'école de Hambourg, v etc. 

Nous empruntons la liste de ses psaumes au volume intitulé Jan Pietcr 
Sweelinck (i 5/(0-i Ga i). Reglnn Cœli, publié par la Société musicale de la 
Néerlande du Nord, à Utrecht, chez Louis Roothau, 1869, <^rand in-8". 

Psaumes en hollandais, traduits par Lohivasscr à quatre et huit voix. On n'en 
connaît aucune édition ; d'ailleurs Lobwasser a traduit les psaumes en 
allemand et non en hollandais, et c'est l'harmonie de Goudimel qu'il a 
reproduite. Il y a donc quelque inexactitude dans le titre de cette compo- 
sition. 

Pseaumes de Dauid mis en rime francoise par Clément Marol et Théodore de 
Beze, mis en musique à quatre, cinq, six et huit parties (^cn trois livres), Leyde, 
G. Basson, iG 12-1 61/1, in-Zi". 

Premier Hure des Pseaumes de Dauid, mis en musique à quatre, cinq, six 
et sept parties, par maitre Jean Piere (sic) Sœeling, iadis organiste d'Ams- 
terdam. Contenant l Pseaumes, desquels aucuns sont tout au loiw. Seconde édition. 
Haerlem, aux despens de Dauid van Horenbeeck, par Ilarman Anlhoine 
Kranepœl, 162/1, in-/i'. —- — -^- - — . _. 

Le hure second des Pseaumes de Dauid, nouucllement mis en musique à 
quatre, cinq, six, sept, huit parties, par Jan P. Sivelinck, organiste. Contenant 
XJA Pseaumes, desquels aucuns sont tout au long. Amstelredam, aux despens 
de Hendric Barentsen, iGi/i, in-Zi" (sept psaumes à /i , neuf à 5, onze 
lî 6, un à 7 et deux à 8). 

Liure troisième des Pseaumes, etc. Contenant axa Pseaumes, desquels aucuns 
sont tout au long. Amstelredam, atux despens de Hendric Barentsen, 1 G 1 ^» 



76 LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 

(irois psaumes à 3, cinq à k, cinq à 5, sept à 6, deux à 7, huit à 8). On 
y trouve celte pièce : 

SONNET 
SVR LES PSEAVaiES DE DAVID, MIS EN MVSIQVE PAR .1. P. SVVEELINCK. 

Tout raui hors de moy , ars d^viie douce Jlamme , 
Espris d'où sainct amour par ces diuins accords , 
Se rallumer ie sens au inilieu de mon ame 
in esprit tout nouueau, qui desdaigne ce corps. 

Esprit , tu es bien prompt , et ce pendant se pasme 
Le corps , cpce tu deuois mouuoir par tes ressorts , 
Ne suyuant, ce dit-il, celuy que ie reclame, 
le ne suis plus viuant, ains au nombre des morts. 

Sweelinck, en mariant les tons auec le sens, 
Fait si bien que le corps, par sa douce harmonie. 
Suit et vit en suyuant V esprit tout en vu temps. 

Dont Dauid par ses mots tenant tamerauie, 
Et puis Sweelinch tirant le corps par ses accents, 
A V esprit et au corps rauis rendent la vie. 

B. T. 

Liurc quatrième et conclusionnal des Pseaumes, etc. Contenant un Pseaulmes, 
desquels aucuns sont tout au long. Haerlem, aux despens de Dauid van Ho- 
renbeek, par Herman Anthoine Cranepœl, 1631 (huit psaumes à A, 
vingt-trois à 5, sept à 6 , deux à y, trois à 8). 

Jan Pietcr Swclinck's dcss Weltberûhmten Musici und Organisten zu Ams- 
terdam in HoUandt, vierstimmige Psahnen, auss der ersten, atidern und dritten 
Thcil seiner ausgegangenen Franzosichen Psahnen absonderlich colligirt und mit 
Lobivasserschcn Text unlerlcgt. Frankfurt an der Oder, Martin Guthen, 
1616. — "Cet ouvrage, qui contient vingt et un psaumes (i, m, ix, xv, 

XX, XXIII, XXIV, XXVI, XLIV, LXXIV, LXXV, XC , Cil, CXIV, CXX, CXXI , CXXIV, CXXVII , 

cxxviii, Gxxxiv et cxxxviii), a été réimprimé à Berlin, en 1G18, par 
Georges Rungen pour Martin Guthen (GoUect. de M. G. Becker, cantus et 
tvnory 

Jan Peler Sivechnck's dess wcitberûmlen Musici und Organisten zu Ambstel- 
rcda)n m HoUandt, sevhstnnmige Fsalnicn, ans deni I und auderen Tlieil seiner 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 77 

ausgegangenen frantzôsischen Psalmen absonderlich colligiret , und mit Lolnvas- 
sei'schen Texl unterlegt, etc. Berlin, Georges Rungen, 161 6, in- /i". 

Il a aussi composé d'autres ouvrages qui , vu sa qualité d'étranger, ne 
rentrent pas dans notre cadre. 

C'est à l'obligeance de M. Heye, d'Amsterdam, qui travaille à retrouver 
et à republier toutes les œuvres de Svveelinck, que nous devons les deux 
psaumes qu'on trouvera plus loin. 

JEAN STOBÉE. 

Ce disciple d'Eccard, qui lui-même avait été l'élève le plus distingué de 
Roland De Lattre, naquit à Graudentz, en Prusse, à la fin du xvi" siècle, 
et mourut en 16/iG. 11 fut maître de cbapelle à Kœnigsberg. On a de lui 
un recueil de motets intitulé Canùones sacrœ iv, v et x vociim, Francfort, 
162/1, et un autre recueil de motets à cinq voix publié à Dantzick, en 
163/1, sur le plain-chant de l'Eglise, etc. 

Il a harmonisé un certain nombre de nos psaumes, qu'il prenait pour 
thème d'hymnes funèbres; on en trouvera plus loin deux de sa com- 
position, que nous empruntons à Winterfeld, Der Evangehsclie Kirchenge- 
sang, etc. (Voir le même auteur, Zur Geschichte heiligcr Tonhunst, Leipzig, 
1862, in-8", I, 6 I , etFétis, Biographie des musiciens.) 

JEAN CRiJGER. 

Compositeur distingué , directeur de musique de l'église Saint-Nicolas 
de Berlin, Crûger naquit le 9 avril 1098 et mourut en 1662. Il s'est 
occupé de nos psaumes, et on lui doit l'ouvrage suivant dont nous emprun- 
tons le titre incomplet à la BiogrnpJtic des musicteus : Psalmodia sacra , das ist : 
Des Kœniges und Propheten Davids Geistreiche Psalmen, durch Ambrosium Loh- 
ivasser D., ansdemfrantzœsischen, nach ihreni gebraeuchhchen schœnen MeJodien, 
in deutsclie Reim-Art versetzet (Psalmodie sacrée, contenant les psaumes du 
roi et prophète David, traduits du français en vers allemands par Ambroise 
Lobwasser, avec leurs belles mélodies, et arrangés en entier pour la première 
fois à quatre voix et [comme supplément] deux instruments et basse continue, par 
Jean Criiger, etc.), Berlin, Christophe Runge, i658,in-8'\ — Une autre 
édition de cette psalmodie a |)aru en 1700 à Berlin, chez la veuve Salfeld, 
grand in-8". 



78 



LES HARMONISTES Dl PSAUTIEU. 



CLEMENT JANNEQUm, 15 ^i 5. 

CHANSON SPIRITUELLE. 



Siipoiiiis. 



Altus. 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIEH. 



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LES IIAUMONISTES DU PSAUTIER. 



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au moins, mon Dieu, ne m'aban - donns point. 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



Mélodie an tcnor. 



LOYS BOURGEOIS, J5d7. 

PSALME r. 



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84 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIEP.. 



85 



Superius. 



Altus. 



Ténor. 



Bassus. 



LOYS BOURGEOIS, i5A7. 

PSAL3IE CXVIII. 



Mélodie nu li-nor 



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86 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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LES HARVIOxMSTES DU PSAUTlEli. 



87 



LOYS BOURGEOIS, 15/i7. 

PSALME XIV. 

Les paroles seules appaiiiennent au Psautier liu;;iieno(.) 



Sii|ii'riiis. 



Alliis. 



Teiior. 



Bassus 



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88 



LES IJAHMONISTES M] PSAUTIER. 



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LES HAHMONISTES DU PSAUTIER. 



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90 



LES HAUMOiNlSTES DU PSAUTIEIÎ. 



LOYS J30URGE01S, 15/(7. 

PSALME XXX VIII. 

(Les paroles seules apparliennent au Psautier liugueuot. 



Suiit'iius 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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LES IIAiniOMSTES DU PSAUTIEH. 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 




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33: 



LES JIAllMOMSTES DU PSAUTIEH. 



95 



JEAN LOUYS, 1555. 

PSALME X\V. 

(Ce iiinrccau a pour sujet la socoade mélodie qui fut appliquée au psaume. Voir I, p. G3G.) 



SiipcriiiF. 



Qiiiiila pars. 



Ciiiilra tciior. 





Bassns 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIEH. 



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LES IIAUMONISTES DU PSAUTIEP.. 



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LES ll.AllMONISTES DU PSAUTIER. 



105 



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Mais bien ceuix qui du - re - ment, 






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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 




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LES HARiMOiNISTES DU PSAUTIEH. 



107 



PHILIBERT JVMBE-DE-FER, 1559. 



Le ténor manque. 



PSALME XLII. 

Paroles de Ci. Lemaislre.) 



Supcrius 
Contra 



Bassus. 



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108 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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PHILIBERT JAMBE-UE-FEU, 156/i. 

PSALME XXV. 



Siipcrius. 



Coulra. 



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Bassus. 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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PHILIBERT JA:\1BI>DE-FJ:1\, 156^1. 

PSALME LXVIII. 



Mélodie au ténor. 



Supciius 
Contra. 



Ténor. 
Bassus. 



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LES [lARMONISTES DU PSAUTIER.^ 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIEH. 



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cc\i-su - ma - 



RICHARD CRASSOT, 1504, 



PSALME Ll 



AFélodie au ténor. 



Su péri II s. 
Altus. 



Ténor. 
Hasstis. 



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114 



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LES HARMONISTES DU PSAOTIEll. 




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Pour ef - fi» - cer mon fj«ir: pcr - ni - ci - eux. 

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LKS II AP.MONISTES DU PSAllTHÎP.. 



115 



Supcrius. 

Altll8. 



Ténor. 
Bnssus. 



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lUCHARD CRASSOT, 156/i. 

PSALME XXV. 

Mélodie au lénor. 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 




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Ténor. 
Bassus. 



HUGUES SUREAU, t565. 



PSALME 1. 



iMûloilie au ténor. 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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Superius. 
Ailus. 



Ténor. 
Bassus. 



HUGUES SUREAU, 1565. 

PSALME XXV . 



Mélodie au ténor 



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118 



LES llARMUiMSTES DU PSAUTIEU. 




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Chant 
couinmn. 



JEAN SEIWIN. 

PSALME XXXIII. 



La I);issc uiaixiuc. 



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Ks- ueil-!ez-vou9, cha - cun fi - de - le, es -ueiilez - vous, Me - 



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ueil - le2-vous,cha - cun fi - de 



le, 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



119 



^^^ë^ ^^^f^ ^^ m^f^^^-hi-^^ 



-nez en Uieu loy - e O — 



ren-rfroil; Lou - aîige ei>< 



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] J l'Jr I 



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Me 



nez en Dieu ioy e o - ren - o 



Iroit, 



p ] n p 1 A3. 



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très Re - ;tnte et bel - le 



Kii la bou - ctie de l'hom - 



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120 



LES HARMO.MSTES DU PSAUTIER. 



Conlia. 



Ténor. 



HilSSlLS. 



Pi;ino 

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C. GOUDIMEL 

PSALME 1. 

Édil. dei58o. 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



123 



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12Û 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



C. GOUDIMEL. 

PSALME XXIV. 

Édit. de i565, en un volume. 



Mélodie au léiior. 



Superius. 
Conlra. 



Tenoi'. 
Bassus. 




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33Û 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



125 



C. GOUDIMEL. 

PSALME XXIV. 

Harmonie du lxii. Edil. de i565 et de i58o. 
Mélodie au ténor. (Paroles du verset 2.) 



Superius. 



(lontra. 



Ténor. 



Bassus. 



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12C 



LES ilAi'.MONISTRS DU PSAliTlIÎR. 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



127 



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128 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



Mélodie au lénor. 



G. GOUDIMEL. 

PSALME XXIV! 

Harmonie du xcv. Edit. de i565. 
(Paroles du verset 3.) 



Superius. 



Contra. 



Ténor. 



Bassus. 



Piano 

ou 
orgue. 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER 



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30 



LES HARMONISTES DL PSAUTIER. 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIET.. 



131 



Mélodie au ténor. 



C. GOl DIMEL. 

PSALME XXIV. 

Harmonie du cxi. Edit. de i565. 
(Paroles du verset It.) 



Snporiiis. 



Contra. 



Ténor. 



Hassns. 



Piano 



orgue. 






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662 VOS tes - les, grans por taux. 



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vos tes 



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te?, grai)s por 



tes, grans por 




132 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 




Si en - tre . fh le Ho.v de gloi 



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LES HARMOMSTES DU PSAUTIER. 



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guerre on peut croi 



plus fort qu'en 



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Le plus fort qu'en guerre on peut croi 



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Le plus fort qu'en gner - re ou peut croi - re. 



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1 3/1 



LES HAIIMONIISTES DU PSAIJTIEU. 



C. GOUDIMEL. 

PSALME XXIV. 

Edit. de i58o. 
Mélodie au siipcrius. (Paroles du verset 5.) 



Superius. 



('onlra. 



Ténor. 



Bassus. 



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Piano 



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H;i(is=sez vos tt*= 



tes, gratis por 



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Haus. - sez vos tes - tes, grans por - taux, 



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îlaus-sez vos tes-tes, grans pop - (aux, 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



13 5 



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hauts. Si en - tre - ra te Roy de g!oi 



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3t ce Roy tant gio-ri 



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est ce Roy tant glo-ri 



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136 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 




- mes vie - to - n - eux, vjc 



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C'est ]uy qui est le Hoy de gloi 



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T'est luv qui est le Ro^ de ^iot 



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-eux, 



C'est luj" qui est le Hoy de gloi 



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3ar 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



137 



C. GOUDIMEL. 

PSALME XXIV. 

Harmonie et paroles du xcv. Edit. de i58o. 
Mélodie au superius. 



Superius. 



Contra. 



Ténor 



Bassus. 



Piano 

ou ( 

orgue. / 




Sus, es - gyy - ons-nous asi 



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Sus, es - gnv - oiis-!io«s r;i !?ci- 



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Et chatîtoiis hau-te- fueiit l'hon-tieur 

O'^ r^ CL. 



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Et chantons hau 



te - ment i'hon 



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■ çncur, 



Et chantons hau-te - ment 



1' hon 



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*ur, Ft chantons hau-te- ment l'hoti-neur 



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138 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



!'/•■<• j-. 



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33; 



De iios-lro sa - lut et d<- - ffn 



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nos-tre sa 



lut 



de - fen 



Hîis- 



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De nos-tre r;* - lut el de - ter 



se. Kasloiis-iioiis 



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m 



De nos-tre sa - lut et de - fen 



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se. Has 



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Ha^ - tou'i - nous 

j2 /2_ 



nous pre - «en 



-©- 



-tons-noiisde nous pre-sen - ter, Kas - tons-nous dp noun pre - seii 



de nous pre-sen- ter, H;islons-nous de nous pre-sen - ter 



^m 



'j fÀ 



-SI- — o- 



-totis-nous de 111)116 pre-sen - ter, 



Has - (ons-noiis de nous pre-seii- 



LES HARiMONISTES DU PSAUTIER. 



139 



; r if 



33: 



De 



usv.i lia ?«ce, et de chan 



321 



^ 



33: 



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-ter 



!>p - uaiiî 63 fa 



ce, et df» chai) - ter 



ikz 



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Oe - uant sa fa 



- ce, et de 



chan - ter, fi 



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-ter De - canî 63 face, et 

1 



ehan - ter, et de 



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chau-ler Le los de sa ma- gni-fi - cen 



l/iO 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



C. GOUDIMEL. 

PSALME XXIV. 

Harmonie et paroles du cii. Edil. de i58o. 
Mélodie au superius. 



Mipenus. 



Contra. 



Ténor 



Bassus. 



Piano 



ou 



orgue. 



m 



-ev- 



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-o- 



33: 



33: 



Du Sfi - giieur I)i<\i en tous en 



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Si'i - gnenr [)ieH eu 



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Seigneur Dieu en fous eu 



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- droits, 



Eu 



l'as-sem - hié - e des plus droits, 



ywu^éV ^ 



•droits Eti i'as-sero- blé - e des plus droits, Eu l'as- 8em - blé - e 



^ 



« & 



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— o ^ ^ cr 

Eu l'as-sem - blé- e des plus droits, De 



-droits, 



33: 



m 



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l'as-sem - blé - e des plus droits. 



1 



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15 



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33: 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



llii 



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l)t" dia!i-(er a J)ieu coiis-(u - mie 



g* t^J I ^'^ 



— o — ^-^ — c 

De chaii-fer à Oieii cous-tii 



des plus droits, 



chan-(er à Dieu coiis-t;i - mie-re, 



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La 



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De chan-ter à Dieu cous-(ii - mie 



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33: 



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331 



La f;loi - n' ie 



rem - fes - se 



ray, 



4 '4.J \i^'4-i 

La {^loi - ro ie con - tes - se 



- n)ie - 



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glci-n 



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cfiii - - fes - se - rav, ie 



cou - fes - se - 



33: 



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La gloi re ie cou fes- se - rav, Lt 



-e>- 



3X3: 



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33: 



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U3 



LES HARMONISTES DU PSAUTIEU. 



^^^ 



33: 



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Et sa lou - ange ut) - noi 



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- ray, Et sa lou - an 



pe ai) - non- ce - ray, an - - non - ce - 



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•ray. 



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Et 
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sa lou - anse an - non 



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sa lou - ange an - non 



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P'vne af - fec - ti - on toute en - tie 



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-ra^D'vne af - fec - ti - on toute en - tie 



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V D'vne af- f^-V - ti - on toute en - tie - 



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non - ce - ra_y D'vne af - fec - ti - on toute en - tie 



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95 



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-©- 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



IA;} 



C. GOUDLMEL. 

PSALME XXV. 

Édit. de i58o. 



Mélodie au superius. 



Superius. 



Cou Ira. 



Tcnor. 



Bassus. 



Piano 



orgue. 



^ 



w 



toy,raot> Dieu, mon co'iir mon - - te, 



S 



^^^ 



^ 



A toy, mon Dieu, mon cœur mon 



S! 



A loy, mon Dieu, mon cœur mon - - te, 



En 



'y-A^° i r r \.\^^ 



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A toy, mon Dieu, mon cœur mon 



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33: 



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to_y mon es-poir ay 



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mis, En toy mon es-poir 



Kn toy mon es-poir iiy 



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1/4^4 



LES HAHMONISTES DU PSAUTIER. 



5 



3=:=n 



33: 



33: 



Faj' que ie ne toii) - be à hoii - 



te, 



m 



mis; Vi\y que ie ne tombe a hon 



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av mis; Fay que ie ne tombe a hoii 



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mis; Fay que ie ne tom - be à hon 




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An gré fie mes eu 



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mes en 



15^-77- 



33: 



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Au pré il 



(le mes en 



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te. 



Au gre de 



eu - ne - mis. Hon - 



LES HARMONISTES I)L( PSAUTIER. 



Îli5 



33= 



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Ho. 



n'au-roiit vni - re - iront 



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m 



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ne - mis 



non 



te n ;uiront voi - re - meiitOux 



qui 



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33: 



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33: 



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-mis. Hoii - t« nau 



roiit vîji - re - mesiC 



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qui 



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33: 



33: 



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qui des 



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toy s'ap 



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Ceux 



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des - sus toy 



s'ap 



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enf. Mais 



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qui des 



sus toy s'ap 



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Oiit, 



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33: 



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des 



sus toy 



s'ap - puy 



ent. 



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33: 

33: 



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1^6 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



^ 



33: 



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Mais 



bien ceux qui du - re - raeiit 



^^ 



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ceux qui du 



re ment, Mais bien ceux qui 



P Z33 



33: 



Mais bien 



ceux qui du - re - ment 



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Mais bien 



ceux qui 



qui du - re - ment qui du - 



i f 4 i i^-^^r M^ i-fa^ 



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33: 



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-e>- 



331 



Et 



cau-se les en - nuy 



eut. 



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33: 



du - re - ment t.t sans eau - se les en - nuy 



¥Tf \rnrj 



ent. 



33: 



33: 



sans eau 



- se les en - nuy 



t 



ent. 



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3s: 



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ent. 



re - ment Ft 



sans cau-se les en - nuy 



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33: 



"xr 



LES HARMONISTES DU PS\UTIKI5. 



U7 



CL. GOUDIMEL. 

PSALME CIV. 

En forme de motet. i565. 
(L'étendue du morceau nous a obligé d'en refranclier la serondo et la cinquièmo parlie.) 
Superius. 




(loiitra. 



'l'eiior. 



Bassus. 



Piano 



-t>- 



-O- 



-©- 



-©- 



-©- 



-e>- 



33: 



Sut;. 



;iiiif. Il 



^m 



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ij l jjjj l jjgf a^ggg 



Sus, sus, mou auie.i! ti 



fr. tit ûi - vc bietf, 



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TSSL 



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Sus, sus, mon a - me, il 



S 



te faut di ~ re bien, il 

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Sus, sus, mon a 



nie, il te faut di 



s; 



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33: 



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te faut di - re bien 



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il te faut di - re bien 



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De l'E-ter -ne!; G 
O , O 



te faut di - re biei 



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33: 



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5 



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l'(8 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 




p* — "^ r. 



-O- 



I 



gr;indeur test ex - ct'l- lente et no - t< 



es \ps- 



J I ^ Il I 1 3 



33: 



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Ce! - lente et no - toi 



Tu es \ e s 



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cel - lente et no - toi 



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33: 



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cst iv - cel- lente et no - toi 



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i:_ JL o , \ i-J 



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:&: 



LES HAUiMONlSTES DU l'SAUTlEl!. 



l/i9 



§' rrr i'^ W^T^ 



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S^J ^^ l^^p É 



-o- 



tii de bpli'ii-deiir et de gloi 



lu 



i 



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d i < > ? 



T5" 



(leur et de gl<J' - 



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tu de s[ilen 



Tu 



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P 



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tii dt 



spleiideiir et de filoi - 



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rnrTfrirr i g 



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- tu de spit 



- deur et de gloi 



Tu 



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es ves - j(i 



^ 



331 



^^ 



S 



de spli'iiiieur propre-ment Ne plus ne moins, 



^ 



UfEC 



<5 ' -îy 

Ni' plus 



— 5/ — ^-«^r- 

es ves - tu de spleii 



deur propre- ment 



i 



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es ves - fil 



de splendeur propre - ment 



Ne 



fi p 1 -77 



t\-' |V "P 



3 



rft Trm 



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es vos - tu 



de splendeur propre - nunt Ne plus ne moins 



LKS HARMONISTES DU PSAUTIER. 



-o- 



l9 \-&- 



Ne plus ne moins que d'vii ;ic 



tre - 



d À *- 



M 



u . y ~P p =xs 



que «I'mi ;ic - cousfre - iiu-iit. 



5 — r-i& 



p \ p »^m p \fj g 



fez 



-«3 ^ 



plus ne iniiins 



qui 



d'vii 



ac - oous 



fre - 



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JNe plus ne moins que rl'vn ac - coustre 



ment. 



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eut. l'our pa-uil - Ion 



qui fl'vn tel Rov soit di - giie.Tu 



^^ 



ac* 



4 ' i'J ' ^^^JJU4 



at:* 



l'our pa- uil - Ion 



qui A'wx tel Koy 



15 

oit di 



^ 



tS' 1^ 



^^-^ — (& 



3a: 



-©- 



-ment. Pour pa-uil - Ion 



''-^ ■ l' i rrir r 



r^ rv 



qui d'\n tel Kov soit di - g'i«?. 
f2_ 



Pour pa-uil - Ion qui d'vn tel Ho^ soit di - gne, 



Tu 



'FP pi i j-^j4^ '^ i s U 



ir—l^ 



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o 



-o- 



33: 






Ê 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



151 



J ■] I I I J 



wz^^ 



]9 — t^ 



'} '} \ <^ 



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tt'iis lp ciel 



Tu tfiis If ciel ain - si qii'v-nt* ooiirti - 



^=^^ 



f 



^ ' J^ ' 4 i 



^ ^ 



?7 — V 



-j;ne. Tu tens le rie! 



ni'l :iiii - - SI 



t]ii V - ne oour- 



i5 « 15" 



^ï^ 



Tu tens I, 



ciel 



ain - SI qii v - no cour 



S 



^* 



tens le ciel tu (ens le ciel 



aiii - SI qii V - ne cour- 



i 



^ 



fSf (U^flr-Ll^-i I4 il - 



-©- 



f^ 



95 






Ql 



feâ 



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ititii: 



-e- 



L a m - bris 



u* il'eaux est 



^ 



S 



^^J^ 



ti 



"0~ 



J,am - bris 



se (i'eaus est (on pa- 



m^^^ 



^ë*- 



33: 



^ ^ — — o ^ 



ne. Lambris 



d'eaux est ton pa - lais 



m 



33: 



-4d- 



^m 



J l ijjj 



g 



A J J-^ , f ^ 



-©- 



3 



-o- 



r-^ 



o 



jCC 



W 



33: 



_ti- 



15^ 



LES HAUiMOiNISTES DU PSAUTIEU. 



^ — 1& 



r r r i r r 



-e»- 



S 



ton pa lais vous - (t 



Kn 



lieu de char sur !a nue 



J J I P P \'\ ^ \ 



cJ d =g 



» ê » 



•lais vous - te: 



En lieu 



de ch;ir sur la 



-©- 



:^^==^ 



-o- 



33: 



^ 



En lieu 



de 



char sur 1^ nue 



i 



-O- 



-CL 



-O- 



^ 



-(ë>- 



r ' r r î^ 



331 




-O- 



es i)or - té, M 



forts vt'i^s 



tjui par mi l'air 



^ 



^J r . J =^ 



r ; a ff g * * ^z 



es por - té, 



(- r l'r- g 



"t !i;!> forts ver s qui parnii I air 



V P I f^ 



^; rJ ^ ::gJ 



'S |)or tt 



Ft les torts vens 



^ 



qui par - nii 



Et les forts vens quiparrra 



.u^ 



-€»- 



-€>- 



33: 



^ 



33: 



-€> ^ 



331 



^T f if f J i 



-*^- 



^^^^ 



J- 



è 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



153 



^ 



r r ir \ \ 



±=^ 



soub-pi 



rent, Ton cha - ri - ot a - uec leurs ai - les ti 



qcc 



"^ . m \ m. 



32ç: 



pi - 



- rent. 



ueo leurs ai-les ti - 



Vn p 



-ey- 



l'air sous - p) 



rt'iit , Ton cha - rt - ot 



feÊ 



^ 



-e>- 



^ 



ifE^^ 



l'air sous - pi 



^nt Ton tha-ri - ot a - uec leurs ai - les 





i 



reut.Oesvensaus- si 



lip»'ii> et le - j:ers, 



^S 



renl. Des veris aus- si di 



Fais tes he - 



7f- ^i:^f 



:*~* 

li-gens et le - gers, Fais 



m 



^^m 



5 



-©- 



^ 



Des \eiis aus - si -di - ligeiis et le - gers, Fais 



renl. Des vens aussi 






^^ï^f 



-o^ 



^: 



di - ligeiis et le-gers. Fais 



-O- 



-^- 



ÀÀ^ 



Y 



f if r ir f ^Tr"^^^ 



154 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



i 



- J J \ \f I I— fi 

' ' «^ ^ I = ^ nj é 



-raux, postes et mes-sa-gerfe; 



f t foudre i't feu Et foiidrcct 



^^ 



* a 



:$^ 



7T 

l f i h e 



-g • — • "•■ • t fil 

r;iux, postes, et mes-sa-gers, Et foudre et feu Et foudre et 



I 



^ 



1^ 



^^ 



=fE 



-^^^aH»^ 



tes he - raux, postes et mes - sa - f^ers, 



r~m 



F.t foudre et 



m 



tes ht 



raux, postes et mes - sa - j^ers, 



Ft foudre et 




•— ♦ 



^^m 



?^ 



e==ztzt: 



feu, fort prompts 



il toiiser-ui - ce, bout les ser - geaiis 



i 



de 



i 



B 



zm. 



feu,fort prompts à ton serui 

fi te jtL.» «_ 



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feu, fort prompts a tou serui - ce, Sont les ser-geaiisde ta hau 



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feu, fort prompts à tori serui ■ < e, Sont les ser - geans de la l;ci:- 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



155 



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la ter - rc ron-dt 



Par i on - tre - pois, 



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la ter- re roR-de - nient Vm .ori 



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la ter- re ron-de - menî Par non- tre - pois, sur 



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15'6 



LES IIAIIMOINISTES DU PSAUTIER. 



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sur son vray fou - de - raeiit; 



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pois, sur son vray fon - de - ment; Si qiià ia - mais 



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son vTsy fon - - de - - ment; Si quà ia - tuais se - 



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is se - ra ferme en son es - - tre, Sans se raou - uoir n'a 



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se - ra ferme en son es - - tre, 



Sans se mou 



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ra ferme en son es - - tre, Sans se raosi - uoir 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



157 



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Au pa - r;i - uaiit de pro - fonde et 



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doxtre r/a ce - nés - 



tre. Au pa - ra - uant de pro- 



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Cou - uerte es - toit ain - ?.i que d'vii man 



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pro - fonde et grand' eau Cou - uerîe es - toit ain - si que d'Mi man 



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profonde et 



grand' eau (ou - uerle es - toit ain - si que û'\n man- 






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fonde et grand' eau ("ouuer - te estoit ain- si que d'Mi m;(i\- 



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158 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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ht tes prjnd's eaux fiiisoytit ton- tes à l'Iieu - rp 



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Ft • les grand's euux faisojent tou - trs à l'hru - re Dessus Ic6 



Et les grand's eaux faisoyent tou - tes à l'htu - re Des- 



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• teaii; 



tt les grand's taux faisoyent tou-tes à l'huu - re Dessus les 



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Dfs - sus les monts leur ar - rest et de - meu 



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monts l''ur ar - resl. 



leur ar - rest 

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.'t de - meu - re. 

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-sus les monts Des - sus les monts leur arrest et de - meu 



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monts Des - sus les monts leur ar - rest et de 



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T~cr 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



159 



Tiei'ce partie. Trio. 



Siiperiiis. 



Conira-tenor. 



Ténor. 



Piano 

ou 
orgue. 



m 



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S! 



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U:b hauts 



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'.eux, par 



De tes hauts 



lieux, par art au - tre 



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lieux, par art au - Ire qu'humain, 



Les motils pier - reux ar 



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art au - tre qu'hu luain. Les monts pier-reux, Les monts p]er 
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qu'hu - n;ain 






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Les monts pier - reux ar - rou 



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160 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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Riaiîi, Si que la ttr - 



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Si que la ti-rrt-est 



- rt'ux ar - rou - ser- 



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ta main. 



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ta nvaiii, Si que la terre est tout' 



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Du fruict ve liant de 



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tunte suoule et filei - i!0 Du fruict \e - naiit de ton la- beur 



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saoule et plei ne Du fruict venant de ton labeur sans peine 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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ton la - beur sans pei - - ne. (.ar Cf fai - saut, tu fais par monts et 



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far ce fai - sant, tu fais par 



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monts et vaux Ger-nier le foin uour iu - 



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162 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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che-uaux, Lherbf à ser - uir, 



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che-uaux, Lherbc à ser- uir l'hii - maiiie créa 



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et cheuaux, L'herbe à 6er - uir i'hu - mai 



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luy pro-dui - saut de ia fer- 



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re, Lu7 produi - saiiî de la 



ter - re pas-tu- 



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- tu - re, Ltjv prodm - saut, 



lu> produi - sant de la ter- 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



163 



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-Te pas - tu - - - ro, Le vin pour estre au cœur ioye et con- 



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Le vin pour estre au cœur ioje et con 

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Le vin pour estre au cœur ioje et con 
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-fort. Le pain aus - si pour l'hor 



me rendre fort; 



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fort, Le pain aus- si pour l'hor 



-me rendre fort;Sea- 



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■ fort. 



Le pain aus- si pour l'hom ■ 



me re n d re f o r t ; Sem- 



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LES IIAUMONISTES DU PSAUTIER. 



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Sem - 1)1 al) le - ment 



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l'hui -le, afin qu'il en ta - jce Plus relui 



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-bla-l)le-nîeiit sem - bla - ble - ment Ihuile, a - fin qu'il en ta - te Plus relui- 



l&^-& 



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bla- ble-ment l'hui - le, a - 



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19 ^-# 



- tin qu'il en fa - ce Plus relui- 

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sanie et loy - eu - se sa t'a 



ce. Tes arbres vert! 



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-santé et iojeuse sa fa -ce. Tes arbres verds pren-nent ar - crois 



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-santé et ioy - eu - se sa fa 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



165 



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?n( .'ic - croisse - mviA, O seigneur Dieu, 



If's cèdres 



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se - meut. 



O seigneur Dieu, 



les cèdres 



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o seigneur Dieu, O seigneur -Dieu, 



les cèdres 



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LES HAUMONISTES DU PSAUTIER. 



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33: 



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Sans ar- li - fi -ce a plan 



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-ti - i'ice a plantez el-le mes - 



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-près - me Sans ar-ti - fice a plantez el - le weu - - me a 



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a plantez el - le mes 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



167 



Quarte partie. 



Siiperiiis. 



Coiitra-lenor. 



Ténor. 



Bassus. 



Piauo 

ou 
oiguc. 



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Là toiU leurs nids, car il lo plaist ain - si, Les 



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Là font leurs nids, car il te plaist ain - si, Les 



-&- 



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Là font leurs nids, car il te plaist ain - si, Les passe- 



33: 



33: 



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Là font leurs nids, car il t? plaist ain si. Les 



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33: 



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^ passereaux et les pas - ses aus - si; 



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n — ^) zu 



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# «> 



# — # 



passereaux et les passes aus - si; 



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l)e ! au - tre part 



33: 



- reaux et 



les pa 



s - ses aus - si 



De 



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passereaux 



et 



•s passes aus - si 



De l'autre 



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1G8 



LES llAHMONISTES DU PSAUTIER. 



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sur hautb sapins be - son - 

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1 autre part sur hauts sa - pins be - son - 



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part 



sur hauts sapins beson - giit 



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sa mai - son la ci - goii 



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bas - lit it y biis - tit sa mai - scm U 



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LES HAHMONISTES DU PSAUTIER. 



169 



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Par ta bon - té les monts droits 



et 



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gon- 



— kj — :^o 

- gne. 



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la ci - gon - gnt 



33: 



Par ta bon - té I 



monts droits 



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- gon - - - gne. Par ta bon - té les monts 



droits 



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Sont le re - tu 



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et hau- tains Sont le re - - f u 



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et hau - tains 



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170 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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cho - urfs et aux dains; Et aux cotmilz et lieures qui vont 



S 



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dains, iiux cheures tt aux daius; Ft aux con-nilz et lieures qui vont vis 



rj fà 



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ures et aux daiii5>; Vi 



aux con . tn'Fz et lieures 



33: 



che - ures et aux daiiis-. 



Et 



aux con 






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vis - te, El aux coJinilz et lieures qui vont vis - -te Les 



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- tp, et iieures qui vont vis - - te Les 



f^Tr^ r i FpF-^^ i fF F^rFr p i Tr r i r^ 



qui vont vis - 



- te Les 



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-nilz et lieures qui vont \i 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



171 



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rochiTs cri'ux 



rlT- Prif -'-g 



sont cr 



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doii 'le/ pour gis- 



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rochers creux sont or - don - ne? 



pour gis - 



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3a: 



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ichtTs creux sont ordon - nez 



sont ordonnez pour gis - 



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rochers creux sont ordon - nez 

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pour gis - 



Af'i -I ! ■ ' ' I J 




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Que di ray plus? la clai - re lu - ne fis, Pour 



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22: 



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QuP di - ray plus? la clai - re lu - ne fis, 



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Que di - ray plus? la clai - re lu - ne fis, Pour nous 



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li - ra\ plus'' 



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Qua' à\ - VA^i plus''' la clai - re lu - ne fis, Pour 



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172 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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nous tiiar-qucr 



les mois et iours 



pre - 



fix, Et 



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s G- 



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Pour nous mar - quer les mois et iours pre 

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ta. 



€1 & 



- fix, Et 



19 ^ 



n n 



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marquer 

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pour nous mar-quer les mois et iours pre- fij 



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J \ } \ \ F 1— 19 15^ 



33: 



nous marquer 



les mois et iours pre - fix, 



Et 



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33: 



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LES HARiMOMSTES DU PSAUTIEli. 



173 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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lors se fait la nuict de toutes parts, la nuict de tou-tes parts. Du- 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



175 



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pour se iet - 1er en qucs - te, pour 



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Sii|iciiiis, 



Conlra-lonor. 



i" leiior. 



a' Icnor. 



Bassiis 



LES HAUMONISTES DU PSAUTIEP.. 



Sixiciiic partie. 



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LES HARMONISTES I)[J PSAUTIER. 



177 






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votit nageans il ~ lecques, na-j;eans il- !ec - - qui 



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Moy - ens, pe 

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l'Jov - enb. De - tis. 



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178 



LES IIAUMOMSTKS I)[l 1\S \ liïIER. 



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- mé, qui bieir a l'aise y nou-e, Et à son gré par les ondes su 



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Et à son 



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- mé, qui bien à l'aise y nou~e. 



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Et a son gré par les on - des se 



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le, qui bien à l'aise y nou-e. 



Et à son gré par les 



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180 



LES HARMONISTES DU PSAriTIRH. 



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gre par les ondes se iou - e, par les ondes so ioii-e 



à son gré par les 



ondes se iou 



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V. Tous a - ni - maux à 



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ondes se Iou - e, parJes on-des se iou - e. Tous a - ni -maux à 




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toy vont à re- cours, Les yeux au ciel, 



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Les yeux au ciel, les yeux au ciel, 



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Les yeux au ciel, 



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LES HARMONISTES DU PSAUTÎEP.. 



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le se- cours De ta bon - té à re-pais - tre leur don- 



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le se - cours De ta bon . té à re-pais - tre leur 



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I.KS IIAIIMONISTES DU PSAUTIKP.. 



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1>ES HARMONISTKS DU PSAUTIKll. 



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u'est ph's tost ta [ar - go main ou - uer - te, Que de toue 



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Et c'est plus tost ta la? - ee raain or. - uer - te. 



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3e tous biens pian - té leur est of - fer - - te. 



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18Û 



LES HAKMONISTES DU PSAUTIER. 



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ils sont tour, estoa- 



ils sont tous ester) -nez, lis sont tous estcn- 



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sont tour - nos Ar- riè - re d'eux, 



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iss sont lousestoii- 



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tes jeuxsont tournez Ar - riè-re deux,iis?ontîouses - ton - Rez, lis sont tous esîoii- 



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riè-re d'eux, ils sont tous es- tonnez; 






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3a: 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



185 



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re-ti - res, ils 



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-nez, tous estoii - nez, 



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Si leur es - prit tu re-ti - - res, ils meu - rent Et 



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Si leur es - prit tu re-ti - res, ils meu - renl, 



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poudre ils re - uon!, ils rc - uonî 



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tt s.n leur [joiidre ils re- uouî et de - meu - 



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en leur pou-dreils reuont, 



ils re - uoî!î et de - Hieu 



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Et en leur poudre ils re-uoiit, ils re-ucnt et de - meu - 



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180 



LES lIAiniOMSTKS DU PSAUTIER. 



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ton es - prit de rechef" tu transmets, 



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ton es - prit de rechef tu transmets, En tel 



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rechef tn transmets. En tel - le 



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- don - ques les re - mets (^)ue pa - ra - uant; et 



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a - dcn - ques les re - mets (^)ue pa - ra - uant; 



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LES HAHMOMSTES DU l'SAUTIl-lî. 



87 



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de bes - tes nou - Uel - - les, Fm! vn moment, 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER 



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LES IlAr.VlOMSTRS 1)1 PSAUTIER. 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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-iou-is - san-ce Aux œu-ures l'uicts 



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193 



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qui fait hor - ri - bln - ment Ter - le treni - - - bler d'vn 



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qui fait hor-ii-ble- ment Ter - rclreui- 



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ment Ter - re trembler d'un re-(;ard seu - ie - ment, 



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qui fait lior-ri-bie -ment Ter - re trem - bicr 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



195 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 






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Les plus hauts monts d'à - han su - 



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sache altein - dre, Les plus hauts monts, les plus hauts monts d'à- 






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LES HARMONISTES DU PSAUTIER, 



197 



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LES HARMONISTES DU PSAUTiEIL 



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,ES HARMONISTES DU PSAUTIEU. 



199 



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LES IIAKiMOMSTES DU l»SAUT[i:i5. 



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LES IlAllMOMSTES DU PSAUTIEH. 



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A mon vray Dieu , plein de ma - gni - fi - cen 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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Pscau - me fc - ray tant que i'au - ray, pscau - nie fc - ray tant 






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LES HARMONISTES DU PSAllTlER. 

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203 



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- ray es-sen - ce, tant que i'au - ray es - seu 



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tant que i'au - ray es - sen - - ce. 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER 



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LES IIAP.VIOMSTES DU PSAUTIEI!. 205 



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Luy soit piai - san -te et dou - ce. 



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son, Luy soit plai - san -te et dou - ce ma chan - son. 



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son, Luy soit plai - san -te et dou 



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^200 LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 




S'ain - si ad - uient, s'ain - si ad - uieiil, 



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S'ain - si ad - iiieni, 



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clian - son. S'ain - si ad - nient, s'ain - si ad - uient, rc - li-rcz- 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



207 



i' { ; J JJU I " I J- ~^i'^ — J-J I r f 



rc - li-rcz-vous. 



re - li - roz - vous, tris-(es - se, 



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ti - lez - vous, Iris-tes - se, re - li-rrz- 



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vous, tris - tes - se,ro - li - rez 



vous, 



rc - li - rez 



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rc - - ti-rez - vous, tris-los 



Car 



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- ti-ri'z - vous, Iris-les - se, rc - li - rez - vous, Iris-tes - se; 



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re - li - rrz - vous, tris -tes - se, 



re - Il - rez -vous, ln3- 



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208 



LES HAHMOMSTKS DO PSAUTIEl'.. 



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4' r '•" ''^ ^ 



Car en Dii'U seul , cav en Dion son] m'os - ion - i - ray 



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-vous, tris - tes - se, Car on Dieu seul ni'os - io!j - i- 



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vous tris - tes - se, Car en Dieu senl m'es - iou - i - ^-ay 



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en Dieu seni m'es - ion 



l'av sans ces 



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Car en Dion seul m'es - iou - i - ray sans ces 



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tes - se: 



Car en Dieu 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIEn. 



209 



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sans ces 



se. De 1er - re soyent in - fi - del- 



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sans ces - se, sans ces - se. 



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De trr - rc soyent in - fi - del- 



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-se, m esioii-i - ray sans ces 



se. De ter - re sovent 



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seul mes - lou - i-ray sans ces - se. 



De ter - re soyent in- 



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LES IIAIWIONISTES DU I'SAIJTIEI\. 



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les ev - cliis, Et lus per - uers, si bien qu'il nVn 



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Et les per - tiers, 



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li - del - les ex - dus, 



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es per - uers, si 



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MTzrzircxs 



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El les per - uers, 



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LES HAIIMOMSTES DU PSAUTIKIi. 



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soil plus. 



Sus, sus, mon 




bien qu'il n'en soil plus. 



Sus, sus, mon cœur'. 



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bien qu'il n'en soit plus. Sus, sus, mou cœur. 



sus, sus, mon 



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Sus, sus, mon cœur, 



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biou qu'il n'en foit plus. 



Sus, sus, mon 



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Sus, sus, mon ('O'ur, 



sus, sus, mou coiui', 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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où lout bien a - - bon - de, Te 



cœnr, Dieu , 



faut ion- er, 



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Dieu, où tout bien a - - bon - de, Te faut ion - er, te 



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mon cœur. 



Dieu , on tout bien a - bon 



de. Te 



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cœur. Dien, où tout bien a - - bon - de, 



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Dieu, où tout bien a - bon - do, 



Te faut lou 



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33: 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



213 



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le l'yiit loii- er, lou-ez - le tout le mon - de, lou - ez - le 



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fiiiil lou - er, lou - ez - le tout le mon - de, iou-ez- 



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- er, lou - ez - le tout le mou - de. 



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lou - ez - le tout le 



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2U LES HARMONISTES DU PSAIJTIEH 



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tout ie mon - dp, 



tout le mon 



de. 



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- le tout ie mon 



de. 



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tout le mon 



de. 



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le mon - de. 



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lou - ez-le tout le mon 



de. 



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lou -ez-le tout le mon 



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LES IlARMOiMSTES Dl! I>S\IJTIE1Î. 



215 



Sii]n'iius. 



Coiiliii. 



TiM.or. 



Hassus. 



ROLAM) DE LATTRE, 159^1. 

PSALME CXXX. 

Mélodie {prolcst.) au ttMioi". 



on 




Do fond de ma peu - se . e. Au fond 



de 






Du fond de ma peu - se - e, Au 



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l>o tond de 



ma pen - se 



Au 



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en - nuis, A toji s'est a • dres - se 



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A loy s'est a - dres - se - 



33: 



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fond de tous 



en - uuis, 



A fov s'est n - dres - se 



33: 



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lous en 



nuis , 



A toj s'est a - dres 






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I>ES JfAUMONISTES DU PSAUTIEI'.. 



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cla-nu'or iours et nuitS; 



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Ma ola - mtor iours et nuïts; 



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I>ES HARMOlNISTES DU PSAUTIEI'.. 



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reille en - ten - ti 



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Ton au - reille en - ten - ti 



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218 



LES IIAIIMONISTES DU PSALJTIEI'.. 



ROLAND DE LATTRE, 159/(. 

(lliniisijii ;i lii(|iie!lc ont rlé aciaplées les jiaroles du pï* iiiiue x. 



Snporins.l J^ \, Av ^ 



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D'où vient ce - la, 



Sei - gneur, ie t( 



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D'où vient ce - la, Sei - gneur, ie te sup-pli,' Sei- 



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liasse. 

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D'où vient ce - la, Sei - gneur, ie 

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sup - pli', S«i-gneur, Sei-gneur, le te sup-pli 



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Sei-gneur, ie • te sup 



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te sup - pli', D'où vient ce - la, 



Sei - gneur, ie 



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D'où vient ce - la, Sei - gneiir, ie te 



sup - pli*, Que loin 



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LES HARMONISTES DU PSALITIEII. 



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Que loin de nous te tiens les ^eux cou - iierts, Ouf 



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de nous, 



queloin de nous te tiens les yeux couuerts, Que loin de 



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Qiie loin de nous te tiens les yeux cou - uert;., 



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te sup - pli', 



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te tiens les yeux cou-uerts, 



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loin de nous te tiens les yeux, les yeux cou- uertb?Te 



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nous te tiens les veux cou - uerîs? 



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erts'''Te ca-ches - tu, te 



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de nous Ce tiens les yeux co u - u ert6'''Te 



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loin de nous te tiens les yeux cou - uerts' 



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loin de nous te tiens les yeux cou - uerSs? 



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220 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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ca - ches - fu, t«^ c;t-ches - tu, te ca - ches - tu 



pour nous mettre 



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'ttre en ou - bli 



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Cil - ches - tu, te ca- ches - tu, te ca -ches-tu pour nous mettre 



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ca - ches - tu , 



«'a-ches - tu pour nous niettre 



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ca - ches - tu , 



te ca - ches - tu. 



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pour nous mettre eu ou - bli, Mes - mes 



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te ca -ches - tu pour nous n)ettre en ou - hli, Mes 



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LES HAPiMOMSTES DU PSAUTIER. 



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au temps, mes- mes 



temps qui est dur 



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mes au temps 



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-mes au temps, 



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au temps, mes - mes 



au temps qui est dur 



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et di - uers? 



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est (iur et di - uers? Par leur cr - gueii, par leur or 



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est dur et di - uers, qui est dur et di 

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et di - uers? 



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Par leur or - gueii, 



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222 




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LES HARMONISTES DU PSAUTIER 

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-uers.I-'ar leiir or- ^ueil, par lewr or- -np«l,lr..r or^^gutMM^in- 

- ~ 1 - ^ 



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gueil sont ar-dans les per - uers, 



^^ Par Ipur or - ^eil, 



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-e>- 



pur leur or - gueil sont ar - dati!> 




or - gueil, par leur or - gueil sont ar-dans les per - uers, A. 



m 



-e- 



m 



par leur or - gueil sont ar - dans les per - uers, 



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or - gueil. 



tor - rnen - ter, 



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tor-men - ter l'hum-ble 



qui peu se 



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]es per - uers 



A. lor-men- 



\r î ir" r if .1 



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tor - men - ter 1' hum - ble, Ihumble qui peu se pri - s 



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LES HARMONISTES DU PSALITIEI5. 



223 



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■ ter l'hum-ble qui 



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tor-men - ter, ë tor-men - ter Thiim- 



pn - se. 



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er, à tor-meu - ter, 

:^: _ja 



à tormenter L'humble 



q^ui pe 



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men-ter l'humble qxji peu 



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Fa^ que sur eux, fay 



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se, peu se 



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■ ter I'hum-b!e ctu peu se pr 

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224 



LES HAiniOiMSTES DU PSAUTIER. 




que sur eux, fny qv.e sur eiix lom - be leur 



tre - 



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Fav que sur eux tombe leur en - - fre-nri 



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que sur eux fom 

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tom - be leur 



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33: 



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33: 



que sur eux 



Ion) - be leur en - tre - pri - se. 



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•- 1=^ O ^^^ 27 

se, tom - be leur en - tre - pri 



pri 



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l'wv que sur eux tom-be leur i^u-tro - pri - st 



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- se, 



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tom - be leur en - tre - pri - se. 

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33: 



-se, Fav que sur eux tom - be leur en - tre - pri - se. 



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33: 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



225 



CLAUDIA LE JEUNE. 

PSALME CXXXVIII. 

Dodocacordo, i 5()!^. 



Dessus. 



Cinquième. 



Elaute-conlre. 



Basse-contre. 



Taille. 

Piano 

ou 
orgue. 



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n faut que de tous mes es-prits, 



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de tous mes 



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faut que de tous mes es - 



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laut que de tous int 



331 



mes es - prits.de tous mes es - 



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^ — ^ faut 



que de tous mes es - prits,quede tous mes 



zp: 



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es - prits, 11 faut 



que de tous mes es - prits, de tous 



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prits, tous mes es - prits 



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faut que 



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228 LES HAFIMONISTES DU PSAUTIER 

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se. En ton sainct templ'a - Ho-re-ray, 



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se. En ton sainct tcmpl' a - do-re-ray , 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



229 



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templ' a - do-re-ray, 



En ton sainct templ' a - do 



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En ton êainct templ' a - do - re- 



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En ton sainct tem - pi' a - do-re-ray, a - do - re - ray, 



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33: 



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Ce - le-bro-ray Th re-nom-mc-e, 



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Pour l'amour de ta grand' bon - té 



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3a: 



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LES HAU.MOMSTKS DU PSAUT1EI5. 



231 



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Et fe - au - té Tant 





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232 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



Seconde partie. 



Dessus. 
Cinquième. 

Ilaiilc-coalie. 

IJassc-foiilrc. 
T.iilie. 

Piano 

ou 
orgue. 



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Car tu as fait, car tu as 

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Car tu as fait, car tu as fait ton 



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33: 



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LES HARMOINISTES DU PSAUTIER. 



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grand, En te mons - trant, te monstrant Vrai en pa - ro 

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grand. En le mons - trant, te monstrant Vrai en pa - ro - 



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Dès que ie cri - e lu ro'en-tens, Dès que re cri - e tu m'en - tens, 



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33: 



33: 






les; Des que le cri - - e 



-les; Dès que ie cri - e lu m'en-tens, Dès que ie cri - e tu m'en 



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les; 



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les; Dès que ie cri - e tu in'eu-tens, Des que ie cri - e tu m'en - tenSjQuand 



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LES IIAHMONISTES Dli PSAUTIEH. 



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Quand il est teraps, Quand i] est temps, Mon cœur con. 



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(pus, 



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îi est temps. 



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•tenî^Qaand.il est letups, Quand il est temps, il est temps, Mon 



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il est temps Quand it est tenips^ 



Mon cœur con-so 




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Mon cœiir con - so 



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cœur oon - so - les, con - so - tes, Dont les rois, dont les rois Ae 



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Dont tes rois de 



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-les. Mon cœur con - so 




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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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' chacun pa - ys, de chacun pa - ys, ^îout es-ba-his, 



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les rois de cha 

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chacun pa - ys, de chacun pa - ys, 



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Moût es-ba-his, 



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chacun pa - ys, do chacun pa - ys. 



Moût es-ba-his. 



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Dont les rois de cha - cun pa-ys, Meut es-ba-his, 



Moût 



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T'ont lou-é, Si - re, T'ont loué, Si - r 



331 



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his, Tout lou - é, 



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Mout es-ba-his, T'ont lou - é, Si - - re 



T'eut lou 



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Mout es-ba-his, 



T'ont lou-é, Si - re, 



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es-ba-his, Mout es-ba-his, T'ont loué. Si - re, T'ont loué, Si 






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236 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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T'ont loué, Si 



re, A - près qu'ils ont <o 



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A - près qu'ils ont co gnu que 



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T'ont !oii-e. Si - - re, A - près (ju'ils oiit co - g,Tiu que 



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A - près qu'ils ont co - gnu que 



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c'est. A - près qu'ils ont co - gnu que c'estUu vrn.y ar-resl. 



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c'est, A - près qu'ils ont co - pni (|ue c'estUu vr;ij^ ar-rest, 



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c'est A - près qu'ils ont co - g-nu que c' estUn vra;y :tr - rest. Un 

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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 

■ p f j I y 



237 



t^f r If- f^:^ 



Un vra^ ar - rest One de \tn\ di - re.Que de Ion di 



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Un vray ar - - rest Que de (on di 



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Un vray ar-rest Que de ton di 



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vray or-resfQue de ton di 



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re,Que de ton di - re. 






^^^^s ^ ^Vr' Trir rV[f'3 3p- pi(-'' ^^ 



Troisième partie. 



Dessus. 



Cinquième. 



Haiite-pontre. 



Basse-contre. 



Taille. 



I 



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rrry J J I J (- J I J J JjJ ij i JJJ'J' I J J J j 



Et de Dieu, ain - si que ie fais, 



deDieu.aiD- 



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Et de Dieu, ain -si que ie fais, 



^ 



Et 



de Dieu, ain- 



5S 



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Et de Dieu, ain - si que ie 



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LES lIAUMOiNISTES Dl PSALTIEII. 



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Et 



de Dieu, 



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'- si que ie faîs.aiii - si que ie t'iiis, 



am - 51 que le 



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lin - si que ie Jais, ain - si que ie fais, aiu - si que ie 



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si que ie fais. 



ain - si que ie tais, 



f-f- I ^- J^'"''^ j I J i-i Tf r r f^ 



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fais, Et de Dieu ain 



si que ie fais, ain-si que ie 



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fais,ain - si, ain-si que ie fais, 



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fais, ain- si que ie fais, Chan 



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si que ie fais, 



Chan - tenJ les faits, 



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Jais, ain - si que ie fais 



Chan 



tent les faits, Chan 



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3 



r^ ' ''J3 '\^'p^'r Trafr-''rcr 



LES IIAUMO.MSTES DU PSAUTIER. 



23i) 



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- tnit les faits, 



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faits, A 



sa nic-jiioi 

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(iKiii-tent les fait- 

P—y-. 



faits, Chan - - (ent U's faits, A sa nie-moi - re, A 



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Chan 



- tent li's faits, A sa nie - moi - re, 



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- tent les faits, Chan 



tent les faits, 






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331 



331 



;a iiie - moi 



(on - t es - sans que 






33: 



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i^rt irpsf j 



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Con - fes - sans ({lie du tout 



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Con-fes-sans que du t ont puis - sant, 



Si, 



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A sa me - moi 



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Cou - fes - sans que duloul puis -sant 



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2.'i0 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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33: 



du tout 



sant 



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t'es- sans que du tout puis 

-# r-A- 



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•snnt Res-plen-dis - saut, 



m 



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puiss-ant, d>i tout puis - sant Res-pleji - dis-saut, Res^- pieu- dis- 



ife^ 



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Hes - plen-dis - -saut, 



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Cou-fes - sans que du tout puis - sant Pies-pleii - dis-sanl, 



M^^P ifrcrf 



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a=zsî 



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•plendis - sant, Grande est in gloi - 



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Respleii - dis- sant, Grande est Ja gloi 



TC . De \oir, de 



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p r> ~ r> rr~ar 



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sant, Res-plen-dis - saut. Grande est 



la gloi - re. De voir, de 



s^ 



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plendis - sant, Grande est la gloi 



Do 



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~7? ^ CT 

Resplen - dis-sant. Grande est la gloi 



re. De voir.^Ie 



i F4^MU4j 



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35 



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-e»- 



LES HARMONISTES DU PSAUTIEP.. 



2'il 



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De 



bas toi 



qu'il faut, 



i 



w^ 



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T^rrr 



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frvnt, De voir ci hias tout 

^ fi—^ ^ , p -^ 



voir ci bas tout ce qu'il 



voir ci b.TS 



è^ 



tout cf qi/i 



I faut, De voir ci bas tout 



^ 



voir ci bus tout ce qu'il faut-, 



5 



^ : Q 



^ 



là — r-y- 



voir ci bas tout ce c[u'il . faut, De voir ci bas tout 

-4. 



k ' iï 4 



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haut 'Y\\vo - ne ce 



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r rr '^^-r^ ^ 



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ce qu'il faut, De son plus haut Thro-ne ce -les - te.De son plus haut 



izsc 



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ce qu'il faut, De son plushaut Thro-ue eu - les - te, plus haut 



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c r i r y 



z?c 



^ 



De son plushaut Thro-nc ce - les - te, 



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À a ^ 



3 



E 



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ce qu'il faut, De son plushaut Thro-ne ce - les - te, Thro - ne ce- 




± 



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f (* jejg^ ^ ' f-— f-|«"^ 



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U'é M J I ^ [=t 



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LES HAUMONISTES DU PSAUTIER. 



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-»- 



33: 



les 



te: 



§' '^ JJ 



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Thro - ne ce - les 



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te; Et de ce qu'es- tant si loin - tain, 



-O- 



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Thro - ne ce - les - - te; Et de ce qu'es- tant si loin - tain.quesiantsi 




Et de ce qu'es - tant, 



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qu'es - tant si 



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tain, 



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si loin - tain, qu'es - tant si 



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loin-tain, Grand et hau 
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loin- tain, si 



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loin- (ain, si loin 



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Grand et 

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-tant si loin - tain, 



Grand et hi 



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de ce qu'estant si loin - tain, si loin - tain, 



Grand 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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- tain Se nia-iii - tes 



te, S' >iia-ni 



fes 



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te, 



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bail - tain Se ma-iii ■ W 



te, Se nia-iii-fi's - le, S>'ina-ni- 



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f aiii Se nia- ni - fes 



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Se ina-ni - ï< 



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- fes - te, Se ma ni - - fes 



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Se ma- ni - fes 



te, ma - ni 



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16. 



2.V( 



Dessus. 
Cinquième. 

Ilanlp-coiitre 
Dasso'-contrc. 
Taille. 

Piano 
on 

orgue. 



(^^'" rf'fi (- î - 



irxr 



LES IIAP.MONISTES DU PSAUTIEII. 



Drriiii'i'c partie 



a 



si au milieu d'ad - uer-si - té, 



^ 



Si au mi - lieu d'ad- uer-si -lé 



Si au mi - lieu d'ad - uer - si-te, au nn-lieu,au mi - lieu d'aduer- 



^ 



t»^-^ 



^Tif rr^ 



si au mi - lieu à hà - uer-si - té, 



Si au 



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Si 



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au mi - lieu 



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Si au mi - lieu 



d'ad - uer - si - té 



Suis a - 



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d aduer 



si - te 



Suis a - gi- té, Suis 



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SI - te. 



d'ad - lier - si - té Suis a - gi-té, Suis 



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mi-lieu 



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si - té 



Suis a - gi 



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H.'i^J^J' i ,^ ! ^ P^ 1^ 



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LES IIAIIMONISTES DU PSAUTIEH. 



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gi-té, 



Suis a-gi-tc, Suis a - gi-té, Vif 



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a - gi - té, 



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Suis a -gi-té, Vif me preser 







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-gi-té. Suis a- gi - té. Suis a-gi-të, Vif me pre - 



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té, Suis 3 - g' - *é, 



Suis a - gi - té, Vif me pre- 






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Suis 



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me pre - ser - ues-. Sur lues eu - ue - mis ni-hu - mains, 



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P^ 



3 



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Sur mes en - ne - mis in-hu - mains, 



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ues; Sur mes en - ne - mis iu-hu - mains, 



m 



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mes en - - ne 



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i'iG 



LES HAiniOiMSTES DU PSAUTIER. 




t' •'^ ^ \ ^ r i '"r ft ir ^ 



Sur mes en - ne - jnis in-hu - mains 



let - tes les 



tf ff 



Sur mes en - ne - mis iii-hu - mains fet-tes les mains, Et me coi[- 




liu - 






I 



-^ ?J J 



i g i ( g 



^ 



mains, Et me con - ser - ues^ 



Et me cou 



M IJ. J''J 



- ser - - ues, me con 



ues, Et me con- 



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Et me con - ser 



ues, 



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Et me con - se 



m 



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let - tes les mains, 



Et 



I ' -\i- jp I f^j^ ifi p^ r ' rUp' [ I jxtr f: 



3 



! i [ 1 O - . "T-Q- 



LES HAH.MONISTES DU PSAUTIEH. 



2/j7 



^ 



i 



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Et me coti - ser 



Et 



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-J J I J -' 



lies, tt i!ie coii - ser - >ies,lLt nie loti - scr - ues. 



.^^rf r | f Ir^prTf 7 



Ef me con-ser 



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ues. 



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con - ser - ues, F.t nie con - ser - ues. Et par - fe- 



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])ar - fe - 



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par - fe - ras mon cas tout se\ir, mon cas 



tout seur, 



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1 1 par - f e - r 



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'as tout seur, Car ta don 



r r'^ I' 



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Et par - te - ras inoii cas 



tout senr. 



a 



^ 



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- ras mon chs fout seur, mon cas tout seur, Car ta dou - ceiir. 



^ 



îi — r r 



-©- 



- ras mon cas 



tout seur, 



Car 



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I. r f ^^ > I -l . J 14^ 



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LES HAlUlOiNISTES DU PSAUTlEll. 



^ ■ 1 ^ irj 



1* — t-^ 



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izzii: 



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Car ta dou - ceur. Car ta douceur laitiais n'a - bais - ses, n'abais 



^m 



m 



zà. 



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zcmutzE 






n'abais - 



ceur la- mais n'abais - ses, Jamais n'a - bais - ses, 



Ç—x-È—p — ^ 



•i ^ ^ 



f~~rri 



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Car ta dou-ceur lamais n'abais - sesja - mais n'a - bais 



--''k J hJ i 



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=i=P= 



S 



la (lou - cetir, ta dou-ceur,ta dou-ceur Jamais n'a - bais 



^ 



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ta 



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ceur la - mais n'a - bais 



i 



jt-^ ^ i pj. r^'-^^ jjj'l>j]^ i j^^°_Uf , 



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- ses; Ce <]u 'v-ne fois as commen - ce, El a - uan 



fi «^ 



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ses; <.e cjo'v-fle fois as comtnen - ce Et a - uati-cë. 



£ t i r i r]n^Eg=i=r-Xf^ 



B^ 



Ce qu'v-ne l'ois as commen 

g ' i y - — F — 



ce, Et a - uan - 



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- ses-, te qu 'v-ne fois as commen - ce, Et a - uan 






qu'v - ne 



-ses; 



fois as 



^^=Ui^=î=m^^,r^ï=^Tt^m 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



2^9 



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-p-Hc»- 



Tu ne de - lais- ses, de - lais - ses, Tti ne 



i|,M- «1 J'JJ. i'|J=id-J I J j =rr7'7:ai 



3= 



Et a - uaD - ce, Tu ne de- lais -ses, Tu ne de - lais- ses. Tu ne de 



^ — w~^ — ^ 



^H-r r-firri^iriTi 



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£: 



Tu ne de-lais - ses,Tu ne de - lais-ses.de - lais-ses, Tu 



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• ce. Tu ne délais - ses^Tu ne de - lais - ses 



S 



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ce, 



Et 



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33: 



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de-lais 



ses,ïu ne de - lais - ses. Tu ne de-lnis - ses. 



i-^^^i^H-^ 



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a I g 



*^ * — ^ i^i ^ ■ tf 

- lais - ses, de - lais - - ses, ne de - lais - ses, Tu ne de-lnis - ses. 

* [* — ^ 



wzz^ o 



W^ 



^3 



ne de-iais - ses, ne de-lais 



- ses, Tu ne de-lais - ses. 



W, 



-fi-^ 



Tu nede-lais - ses, 



Tu ne de-lais - ses 



-^'h . =J 



P 



-© — 

-ce, Tu ne de - lais 



ses. 



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i» "I c 



m 



-m- 



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:>50 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



Haute. 



Moyenne. 



Basse. 




CLÂUDirV LE JEUNE. 

PSALME LXU. 

(Edition de 1608.) 

Mélodie un peu modifiée à la liautr. 



-^- 



33; 



Mon a - - me en Dieu. 



— TTy 



~X5 — 

Mon a 



-O- 



-O- 



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g * J ' g^^ 



Mon a - liie en Dieu tant 



le - nient, tant 



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-o- 



tanl seu 



le - ment Trou - ue tout son con 




ten 



te - ment; 



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ue tout son 



con - ten 



le - nient; Car luv seul 



^^Ek 



S 



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<-on - ten 



te - ment; 



Car 



S 



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m. 



-0- 



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^m 



far Iny seul psi ma sau-ue - gar - de, Car 



^ 



-<^ 



est ma saii 



gar-de, ma saii - ue-gar - de, Car iuy seul 



~ WYT^ 



s 



33: 



^—-à 



Car lu}! seul est ma 



\\\\ seul est ma sau-ue - gar-de. 



LES HARMOiMSTES DU PSAUTIER. 



251 






22=^ 



-e- 



^ — (^ 



luy seul est ma sau-iie - gar 



Luy seul est 



t^^^ ^ \ .1 j jj_^j7Tr;^ 



ma sau-uo-gar - 



de, 



^ 



J J j ' 



-©- 



-r-hj7 



5au-ue - gar-de.ma sau-ue - gar - - de, Luy seul est mon 



m 



r cr ' f (' ' " ^ 



^ — g — p 



roc es - le-ué, Luy seul est mon roe 



-d — S^ 



A> I rj r7 



Luy seul est mon roc es 



'"^'n^ i rr 



3 



roc es 



le - ué, Luy seul est mon roc es - - le - 



T ^ I f (^ 



g> i^J I >A 



es - le - ué, mon roc es - le - ué. 



^ P rj ^ 



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331 



■S & 



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Mon 



le - uë, 



sa - lut, mon fort 



^m 



j j j ' ^ I f 



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±31 



-€»- 



ué, ftîon sa- lut, mon fort 



£ f^^-U^— "^-j " i 



Mon sa- lut, mon fort es 



prou - ue, 



ijlj- 'l -' ''' '' 



es-prou - ué, Mon sa - lut. mon fort es-prou - ué, Oe tom-ber 



-O- 



prou- ne 



î. Mon sa- lut mon fort es - prou - ué. 



De 



252 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



i 



¥ 



De loni - ber trop bas, 



De lom-ber trop bas, 



i 



-^ 7J 

trop bas, 



^ 



Do tom-bep trop bas. De tom - ber trop 



m 



?2= 



É^ 



tom-lu^r trop bas, 



De t(im-ber trop lias, trop bas, 



^=^ 



^ d — ^ 



Hô- 



O I r J 



De tom - ber trop bas, De tomber trop bas je n'ay gar - de. 



I^JJ.i'iU 4 



^ 



'rgi7. 



Ô — L • ' J^ >"> 61 

bas je n'ay gnr - de, De tom -ber trop bas je n'ay gar - - de. 



=C| 



1 



P==ë: 



i=^^ 



^3- 



O—^A 



jen'aygar - de.De fom-ber trop bus, trop bas je n'ay gar 



de. 



CLAUniN LE JEUNE. 

PSALME XCVIII. 

(Edition de iCo8.) 
Mélodie à la nioyeiiiie. 



Haute. 



Moyenne. 



Basse. 



LU - r [z 



f i J^-' krpr4fi 



Chan 



- tez à Dieu, Chan - tez a Dieu 



^ 



X5I 



Chï 



J j. '^^ 



tez à Dieu iiou - ueau can - 



^ ^^^É^rnjni j- ^'^^^m 



^ 



Chan - tez 



à Dieu, Chan 



tez 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



253 



^^^rffif^ S^ 



i 



ti 



que, 



i 



^ 



4â- 



Car il a puis- sam - 




Car il a puis- sam 



^M::=^=if=P|- H-^ i-^ 



Dieu 



non - ueaucaii - ti - - que, Car il a puis - sam-menl ou- 




-tiré, Car il a puis - saniinerit. puissam - ment 




Et par sa for - ce ma - gni-fi 



que, Par soy- 



i 



■ J J \à ^ -4 -^ 



-©- 



for-ce ma - gni - fi 



que, 



Par 



' i^ r r ^ ^p^fx ffp^^^^'^f=^\^^=h=^ 



i>~^ 



•uré, Et par sa for . ce 



gni-fi - que, ma -gni fi - - que, Par ïoy- 



?=3 






^^^^^ 



^-4 

me il s'est 



de-li - uré. Dieu a fait 



Dieu 



^ 



sov-raesme il s'est de - li - uré. 



Dieu 



^Mf^-M^y^ é ^ ■! I J r f^j^^^ ^^f^ 



uiesnie il s'est 



de-li - uré. Diea a tait 



le sa-liit 



25/i 



LES HARMONISTES DU PSAUTIEH. 



m 



rT- nf— ^ 



W =je 



* é- * = 



a fait Je sa -lut con - uois - - tre, Dieu a fait 



f r r 



33= 



-©- 



fait le 



lut con 




- tre, 



Difii a 



.y J]J J 



ï'Uf N.-^_g^| S 



g g 



Je sa - lut 



tre, Par le 



i 



nois 



tre, 



Par 



^ 



S=F 



g j P 



f ir r T 



fait 



le sa - lut coii-nois - - tre, Par le 



g Q 



as=r^ 



^=e 



■quel som 



les ga - ran - tis, Par le-queJ som 






-©- 



xs: 



le - quel soin - mes ga - - raii 



tis. 



S? 



r r l'J-^ 



-©- 



-quel som - mes ga - raii - tis, 



Par le - (jiiel sommes 



LES HARMONISTES DU PSAUTIEH. 



')F>! 



P 



^ io ^=\=4 



^ p q> ^ 



^ 



-mes ga - ran - lis, 



Et 



sa ius - ti - ce fait 



,1 J M 



33: 



Et 



sa ius - ti - ca 



i r f J' I °^ 



^ 



1^ j * ^. 



^i 



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^ 



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iPiF 



ga - ran ' 



tis. Et sa ius - (i - ce fait p£ 



é' mn-f 



in 



I' \ r r 



pa - ros£ 



tre. En la pre-sen 



^ 



;=33: 



-^- 



fait pa 



m 



^z j-JJ p^ if ^^ 



^ 



^^ 



tre, Eu la pre-sen - ce 



<!'■ * J ^J" N ' W 



^^ 



-ce des Gen - ti!s, c.ii ia pre-sen - ce des Gen - tiîs. 



^ ri \J 



b i> 



g* -"^ 



y^ d ^ 



^□c 



En 



pre - oen - ce dos Gen - ti's. 



^^ r r F-^ ^ ^i i^r-rTi ■^' 0=L£^^-^^--^ 



i 



J — ^ 



-9 — ■ "-^ ^çr 

- tils, Em !a pre-sen - ce des Gcii - ti!s 



des Gen - 



256 



ij:s harmonistes du psautier. 



CLAUDI\ LE JEUM:. 
PSADIE XXV. 

( Eilition de 1G27. ) 



l\l(''lodie ;mi Iciior. 



SM|icriiis. 



Toiioi-. 
Hasse-contri". 



- ^'ii ' iflH 






"O" 



toVitiion Dieu, mon cœur mon - tt-. 



-^ 



En 



f ' r r-^ I ' 



-e>- 



33: 



ay mrs 



^ 



W 



T 



•*è>- 



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mon es - 



u 



f 

- poir ay 






f . 

qtu- ie 



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ne loin 



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lie a hou te, 



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ne - lîiis; 






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niis; 



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33: 



n' axirout voi - re - 



i 



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33; 



^i^ 



^ 



- ment 
— © 



"T5 — 

Cenx 



-O- 



^f^f^f f f f 

qui des 



sus tov s'i^p - P'ÙV 



"337 



ent , 



i 



fe:EÈ^=E^M 



p=rx: 



33 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



!>57 



S 



p ç r) A l 

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-o- 



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3rais 



-e»- 



bien. ceux qui An - re - ment 



-cv 



^éE^à^ 



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^^^^^i;*^ 



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Et sans 



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331 



-<&- 



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^s- 



Ce 



sans eau - se 



r 

les en 






nuy - 
o 



33: 



eut. 



-*?»- 



CLMDIN LE JEUNE. 

PSALME CXI. 

(Edition de 1027. M(di)dic' du x\iv et du xcxv aiitreniprit liarnioniscs. ) 

Mélodie an iniiiilu':. 



Siipcriiis. 



llaiile-fonlre. 



Tciinr. 



Passe coiilre. 



Oiiinl'is. 



Piano 
on 

<)r;;iie. 



at=^4 : 



-©^ 



^ 



i^ 



Du Sei - eneur Dieu en tous en - droit; 



^ 



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-©- 



Du Sei - gneur Dieu en tons en - droits, 



m 



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Du Sei - gneur Dieu en tous eu - droits 



-o- 



f I •• I \L^=^ 



-e- 



Du Sei - gneur Dieu en tous eu - droits 



^ 



-©- 



-^- 



-©- 



Du Sei - gneur Dieu en tous en - droits, 



^ 



i\ o 



32r 



9= 



l-^w^r-n^ 



i 



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r 



S 



^ 



331 




M 



-©- 



-o- 



Ilùl 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



^^^ 



-€y- 



En l'as-fieii) - Lié - e des plus droits, 



De cli;ui-fer 



i^^^^i^ 



-o- 



Eti 



-tvr 



-tcc 



l'as-seni - lilé- e des plus droits, 



De chaii-ter 



r^ir 



-o- 



-<^ 



l'as-scn) - Lié - e des plu 



En 



î 



£ 



plus droits 
o 



De 



diaii-ter 



75 ^ 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIEK. 



259 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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Aitus. 



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Basse. 



SAMUEL MARESCHALL, 1606. 

PSALME X\V. 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



261 



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Discant. 
Allus. 



Ténor. 
Basse. 



SAMUEL MARESCHALL, 1606. 



PSALME LI.'! 



Mélodie au discant. 



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LES Il.Vr.MONISTES DU PSAUTIEU. 



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33C 



LES HARMONISTES DU PSAUTlEli. 



263 



Caiitus. 



Sexia \ii.\. 



Âltus. 



Teiioi-. 



Das-is. 



J. P. SWEELINCK, 1()I2-I()21. 

PSALME L\V. 

(Coin, de M. llcye, d'Ainslerdaui.) 



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LES HAUMOiMSTES DU PSAUTIER. 



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dans Si - on, T'at - tend de - dans Si - on, T'attend de- 



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T'at - tend de- dans Si-on, 



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LES HAIÎMOIMSTES DU PSAUTIER. 



265 



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LES HARMONISTES DU PSAUTJEU. 



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De vueiix o - bia - ti - on, 



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De vœux o - bla- li - on , 



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LES HAHMOMSTES DU PSAUTIEH. 



i267 



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:268 



LES HAHMONISTES DU l'SAUTlER. 



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Des tiens il (e plai 



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tiens il le plai - ra, Destiens il te plaira, Tout 



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tiens il te plai- ra, il (e plai - ra, Des tiens il te plai - ra 



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tiens, Des tiens il te plai - ra. 



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Dos tiens il le plai - ra, 



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Tout droit à toy se ve - nir ren - dre 



droit à tov, Toul droil a toj 



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Toul droit à toy 



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Tout droit à to_y 



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droit à toy, Tout droit 5 toy 



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Tout droit à ii>y, T)uldri(ità Uty 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



269 



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331 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER, 
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Tout droit à loy. Tout droit à to> 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



271 



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33: 



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27â 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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i 



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ra, Tou - tes gents 



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Ton - - tes gents 



ver - ra. 



^ 




LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



273 



J. P. SWEELINCK, 1012-1621. 

PSALME CXXXIV. 

(Comm. de M. Heye, d'Amsterdam.) 



Caiilus. 



Sexta vox 



Aitus. 



Ténor. 



Qiiinta vox 



Basis. 



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V 



Or sus, sei'vi - (purs du S-ei - gneur, Or sus, 



m 



m n 



Or sus, 



servi 



S 



^ï^iU^^''^ ' ^m 



Or sus, servi - teurs du Sei - gneur, Or su 



5; servi - 



H 



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I a 



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Or sus, servi - leurs du Sei- gneur, Or sus, servi- 



^ 



^ 



Or sus, servi- 



m 



w 



^^ 



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Or sus, servi - tcurs du Sei - gneur, 



P 



=#=« 



m ■ m r. 



^— » 



ser-vi - leurs, 



sei'-vi - teui's du Seigneur, 



i 



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^^ 



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-leurs du Sei - gneur, 



ser-vi -leurs, 



ier - vi- leurs du Sei- 



t±^-^ \^^i ^m 



-leurs du Sei - gneur, ser-vi-teurs, ser-\i- leurs du Seigneur, 



g 



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•leurs du Sei- gneur.du Sei -gneur, ser-vi - leurs du Sei - gneur. Vous 




-leurs du Sei - gneur, 



^ 



du 



er-vi - tcurs du 



-e>- 



Seigneur, 



33: 



Sei 



gneur, 



27A 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



i 



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^^¥^ ^^^^=m 



^ — ^ 



Vous qui de nuit, 



vous qui de nuit eu son lion 



^ ^ 



~x> — 

gneur, 



♦^ 



Vous qui de nuit, 



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Vous qui de nuit. 



\ou:» qui de luiil , 



P 



-^^¥é 



m- .0 



qui de nuit PU son, en son hon - neur, Vous qui de nuit en 



m 



-o- 



Vous qui de nuit 



S 



r II r ^ JT 



Vous qui de nuit, 



\ous qui de nuit en >ou honnei 



^ 



-neur, en son 



lionnpiir, Vous qui <1e iiuit eu s<jn hoH- 



É^ 



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vous qui de iiu\l en ^on hou - neur, 




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son houneur, en son en ^on hon - neur 



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son honneur, en ^onhuuneui 



Vous qui de uuU en son houneuç 



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in son hoiHiPur en ,5on honncur> 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



275 



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•neur, en son 



en son hun-neur, Oe-dans sa maison le ser- 



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Nous qui de nuit en son bon -neur, 



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en son en son hon- neur, Dedans sa maison le ser- 



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son honneur, en son hoii-neur. 



l)e-dans sa maison le ser- 



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on honneur, en son honneur 



en son honneur 



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>on honneur, en sonnonneu 



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De-dans <;a maison le ser- 



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Dedans sa maison le ser - vez. 



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De-d;nis sa maison le ser - vez, 



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-vez, Dedans sa maison le ser - vpz, Dedans sa nri-sisoii le st'r - vez, le ser- 



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-vez, Dedans sa maison le ser - vez, Dedans sa maison le ser - vez, le ser- 



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De-dans sa maison le ser - vez, 



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Dedans sa maison te ser - vez, 



276 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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Louei-'îe, louez- le, louez-le, louez- le. 



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le ser - vez, Lou-ez-le, lou-ez-Ie, lou-ez-le, lou - 



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Louez- le, lou - ez 



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-vez, le ser. vez, le ser- vez, Louez - le, louez, louez - le, louez- 



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le ser - vez. 



louez- le, louez- le, lou- 



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ez - le, lou-ez-le, et son nom es -le - vez. 



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et son nom es - le 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



277 



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Louez - le, lotj - ez - le, lou - ez, 



33: 



Louez - le, lou-ez. 



lou-ez - le, lou-ez. 



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ez- le, louez- le ef son nom es- le - vez. 



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et son nom es - le - vez, 



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et son nom. 



et sonnomes-le - vez. 



278 LES HARMONISTES DU PSAIjTIEH. 



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Louez - te et son nom 



et son nom, 



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et son nom. 



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le et son nom, 



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son nom os - le 



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vez. 



LES HARMONISTES DU PSAUTIEP». 



279 



Mélodie nu supeiius. 



STOBEE, IG39'^^. 

PSALME XLIl. 



Snpeiiiis. 



Contra. 



Quinliis. 



Ténor. 



Bassiis. 



l'iano 



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Ain - "^i qu'on oit le cert" brui - r«' 



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'" Winlorrelil {Dcr evan}rclische Kiirhniiocsdiig , olc. , I. Il, Append. p. 46) n'a atlaplc les 
paroles allemandes ([ii'à la pailie de aoj/rdiio. 



280 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



281 



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grand Divii vi - u;mt. 



Hé - las donc - qiies quand se - 



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282 



LES llAllMOiMSTES DU PSAUTIER. 



.Alélodie an supcriiis. 



STOBÉE, 1645 ^^^ 

PSALME LXXVII. 



Siiperius. 



(ioutra. 



Qiiiiitiis. 



Tciior. 



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Dicu ma voix j';iv haussé - 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



283 



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LES JIAKMONISTES DU PSAUTIEM. 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIEP. 



28[ 



SULÏZBERGER, 1727. 

PSALME I. 



îMélodie au ténor. 



Discanl. 
AJliis 



Ténor. 
Bossus. 



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286 



LES lIARMOiNISTES lUI PSAUTIER. 



SULTZBERGER, 1727 

PSALME XXV. 



Afélodic an ténor. 



Discanl. 

Allus. 



Ténor. 
BassMs. 



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331 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



287 



JOHANN MICHyEL MULLER, 1735. 

PSALME I. - WER NICHT MIT DEM GOTTLOSEN. 



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288 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



PSALME XXV. 

Edit. (le Londres 1757. 



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A lui, mon Dieu, mon cœur mon-te, tn loi mon <!s-poirj'ai mis; 



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Se - rais - je couvert de hon - te Au gré de mes en - ne - mis? 



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Ja . mais on n'est con-fon-du Quand sur toi l'on se re - po - se; 



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Mais le méchant est per- du 



Qui nuit aux jus -tes sans eau - se. 



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LES If AnVlONISTRS l)li PSAUTII-r.. 



289 



LE CV^ILS, 170/î. 

PSAUMK {. 



Dessi 



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(ji^<^ ■■ c i f^ I' II. ^1 r If f \ ,1 



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-eux, Qui des pé - cheurs. haif la (rom-peu - se vov 



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nuit et jour l;i iiiè - di - (e a - \ef foi. 



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290 



LES HAUViONISTES DU PSAUTIEli. 



ÉDIT. DE LAUSANNE 1801, ET DE VALENCE, 

MARC AUREL, SANS DATE, lN-8". 

PSAiniE x\v. 



Preraier dessi 



Second dcssiu- 



Haute-coiilic. 
Basse. 



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A (oj, mot) Dieu, mon crpiir mon - (e, En toi mon es- poir j'ai 



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- S€; Mais le méchant est per - du ^îui nuit aux jus - (es sans eau - se. 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIEU. 



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Soprano. 
Coiilrnllii 



Ténor. 
Basse. 



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REClEll. DE BASEE, 1815. 

PSAUME \XV. 



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292 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



Promiei" clessii? 
Scroiiil (l(ssus. 



Alto ch.inté pai 
(IfS hommes. 



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BOURRIT, 1823, 

PSAUME cm. 



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B^ - iiis, mon à - me, en (a sain - tr al - lé - grès 

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l,p Dieu tout bon qui (e gar - de sans ces - 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



293 



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Et sou -viens - toi de ses nom - brtux bien - faits. 



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LliS IIAUMONISTES DU PSAUTIKP.. 



l'rc'iiiK'i ilrssii- 
Soeoiid (Inssiis. 



Dassi!. 



s:_*z::a: 



WILHEM, {836. 

PSAUME XXV. 



A toi, mon Dieu, mon c 






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œur mon 



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El) toi moi) es - poir j'ai mis; 



rais - je 



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Au pre de mes p)i - iio - 



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.la - mais c)ii n'est eoiit'oii -, du (Juand sur to) 



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I on se r4' - po - - se; 



IVfais le iiiA - chant 



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est per - du 



^)ui nuit aux jus - ti's sans eau - 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



295 



POTTIEU, 

EX-MUSICIEN. DE L'EMPEUEDR ET DU lîOI , SANS DATE, 

PSAUME II. 

(Piecueil de six psaumes.) 
Tonipn ili marcia (si — ii° ()3). 



Chant 
rhyllimc. 



Piano 



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LJ'on vient ce ijriiit 



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aaiis vu-î n - !u - si - on 



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Vous liât. - li.z - \, 



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LKS IIAHMONISTES DU PSAUTlKi;. 



J,. vois li - gui's 



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pnii - ces dt' la (< 



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Dans leurs cou - seils les grands ont pré - su - mé 



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D'è - tre as - sez forts pour dé - cla-rer la guer - re 




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A TE - ter - ne), 



son oint bien - ai 



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viUiiulu. 

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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



297 



Lareht'do. 



Soprano i". [ .. i ? . ff (j 



Soprano 2° 



Tcnorc -j" 



Bas 



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POTTIER. 

PSAUME XX. 



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)uc le St'i - grit'ur 



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Que le Sei - gireur 



tes vtt'iix en - 



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Que le Sei - gneur 



tes vfi'ux en - 



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Oue !e Sei - gneur 



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Oue son puis. 



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Dans la ne - ces -si - té. 



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de 



Dans ta né - ces - si - té. 



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ten 



de 



Dans ta né - ces - si - fé. 



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tes vceux en- ten - de Dans ta né- ces - si - té, 

■ sant nom to dé - fen - - de 



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Çue son nom te dé - fen - 



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Dana ton ad -ver - si 



de 



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Oue snn ptijssar.t nom te dw - fen - de Dans ton ad- ver - si 



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Que son puissant «lom te dé- fen - de Dans- loii ad -ver -si- 



!>.:,i, r r "M ' f r F F 



Que 



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son piii's - sant nom te dé - feil - de Dans ton ad 



298 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 

N- K K I J^ 



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yue du ciel, quaiîd fu fais ia plaisi ^ Je, 



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('eu du ciel, qija;id tu 



(:i piain - le 



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Oiie du ciel, quand tu fais 



ta plaii) - iQ, 
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té; 



Que 



du 



ciel. 






Vn prompt se - cours 



Vie:) - ne, iJae oe tel - osi, sa 



; 17— f 



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Un prompt se- cour? le vien - t;e, Que de Si - on. 



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Un prompt se - cours 
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VI en - ne, 



Oue de Si - ou. 



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prompt se- cours te vien 



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mai,- go:» sain - te, No - Irs Biou te sou - lien 



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mai - son sain - fe, Nq - fre Dieu tt 



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sou - tien 



ne. 



mai - son sain - te, No - Ire Dieu (e so'j - i) 



m 



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Si - - on 



Dieu le 



àou - tien - ne. 



LES HARMONISTES DU PSAUTIEH. 



299 



CUUPPI, 18/40. 

PSAUME XXV. 



Dessus. 



Chant coin- 
nitiii. 



Coiilrallo el 
basse. 



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A (oi, mon Dieu, îi^cn cœi:r cioji-to, En loi trou espoir j'ai 



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Se-rais-je couvert dt* hori-(e Au gr^ de mes eri-riF 



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Jamais ou n'est confon - du Çuand sur toi l'on se re - po - 



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Mais le mé-chaiil est per - du ^'ui nuit aux justes sans eau 



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300 



LES HARMONISTES DLl PSAUTIER. 



EBRARD, 1852. 

PSAUME XXV. 

[Ilijpoionisch, eine Sec. hoher. ) 



Soprano. I â w 



Contralto. 



Ténor. 
Basse. 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



301 



CHARLES KLJH^^ 185A. 



PSAUME XXV. 



Soprano. 
Contralto. 



Basse. 



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A loi, mon Dieu, mon cœur mon-tc, En toi mon es - 
Se -rais - je cou - vcrl de hon-te Au gré de mes 



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mis; Ja- ruais on n'est ton - fun - du Quaiwi sur 



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30:) 



LES IIAHMONISTES DU PSAUTIER. 



r!:(:l]i:il lltherie^ di: paris, i85/i. 

PSAUME \XV. 



Soprnnc. 
Conli-alh 



Tcnor 



Bas: < 



lê: 



r ' rr f. 7 ^ ^ ^ ' r ' r r t 

A loi, moi) 'Dieu, mou cœur mon . te, Eu toi mon es. 



Se - rais- je 



mou cœur mon 
cou . vert de hoii 



te. Eu toi mon es 

te Au gré de mes 



ç^ I J JJf-f^ 



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rcri ir ç/'^-n^r n ^r 



. poir j'ai mis; Ja - mais oii u'est coiifon . du ^uaiid sur toi l'on se re-po - 



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-se; Mais le méchant est per-du Çui nuit aux jus- tes sans eau - - se. 



r^ j irCTf irrrnrrrçjLLpi 



m±. 



LES HARMONISTES DU PSAUTIEH. 



303 



Sopiiiiiii 
Coiitraili 



Tr.iior. 
Basse. 



WFJIUSTEDT, 1855. 

PSAUME \\V. 



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A (ui iniin Dieu, mon cœur mon - (e, tn toi 

-; _ F -9 — I ■■ ■ 



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mon es - poir j'ai mis; Se - rai'^ - je cou-vejt rie hon . fe 

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lAii gré de itics en . ne - mis? Jamais on n'ost coti- fcm - du 



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î^)iiand ?ur toi Ion se rc - po - - se; Maij ie méchant ci^t per - 



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- du Oui nuif aux iiis - les san 



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Qui nuif aux jus - les sans eau - - se. 



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ao4 



LES HAHMONISTES DU PSAUTIER. 



L. KUUZ, 1857. 

PSAUME XIJl. 

(Harninnin de Goiulimfl un yien moflirii'p. ) 



Soprano. 
Contralto 



Ténor. 
Bas?e. 



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Comme un cerf al - té- ré bra 

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A - près le cou- 

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raiit des eaux, Ain - si sou - pi - re mon a - me, 



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Sej-gneur, a - près tes ruis-seaux; El - le a soif cfu Dieu vi - 

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Et s'é - crie en le sui - - vaut: 

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Mon Dieu, 



vaut 

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rUHilA^I ii'i'ii'i'i;.' 



mon Dieu, quand sera 

AjàZahêa 



. , r. 

ce ^>ue mes jeux vcr-ront (a fa - ce: 

J. A A A A j i_j j 



g_^' If ^"V^4^-rif Fr-r ip ^ 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIEH. 



305 



RECUEIL DE PARIS (DUPRVTO), 1859. 

PSAUMi: X\V. 



Soprano. 
Contralto. 



Ténor. 



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A toi, mon Dieu, mon caur moi! - te, Eu 



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toi moii es - poir j'ai in 



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Se - rais - je cou 



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vert de hon - te Au gré de mes en - ne - 



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306 



LES IIAlUlOiMlSTES DU PSAUTIER. 



.j^^^^^.J^ 4^^=^ 



^m 



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r 'rr r 'rt^' Tr r f r r 

Ja - mais on n'est con - fon - dit, Çuand sur to! l'on se re 



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-du Qui nui! aux Jus- (ts s;ins eau - 



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3~i^ r~ji^ 



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LES HARMONISTES DU PS M TIEIJ. 



307 



RRCIJEIL \)K GENÈVE, 1866. 

PSAUME XXV. 



Soprano, 
(loiilrallo. 



Ténor. 



Basse. 



A (oi, mon Dieu, mon cœur mon- f 



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poir j'ai mis; Se- rais-je couvert de hon - te Au gré de mes 



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f4^^° I f f ^f-^ rr' ° 7/7^ ^ 

en - ne - mis.'' inmais on n'est confon - rfii, Quand sur (oi l'on se re- 



r r r I ° I p n^^^^ 



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■ po- se; Mais ie méchant est per - du Qui nuit aux justes sans eau - se. 
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308 



LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



RTGGENBACH ET LÔW, 1868. 



PSAUME ex. 

Harmonie de Goiidiiuel. 



Soprano. 
Con(rall( 



Ténor. 
Basse. 






33: 



rfffTrfp* 






33: 



331 



^ .^ rr r i ^^TTTff rrf r rp ' r P 



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RECUEIL DE NÎMES, 1869. 

PSAUME XXV. 



331 



Soprano. 
Conirallo. 



Ténor. 



Basse. 



A loi, mon Dieu, mon cœur 



m^ 



mon - te, 



En 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIEP,. 



309 



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de hoi) - te ^u gré de nus 



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J;i - mais on n'est cou - fon - du, Çuaiid sur (oi 



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)ui iiuit aux JUS - tes sans eau - 



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LKS HARMONISTES DU PSAUTlEli. 




HKCLIEIL DE MELEE, 1870. 

PSAUME X\V. 



I TN.I- .J..^ „.„„ f^ TTr, «« 



'a toi,., mon D'icu, mon cœur mon - le, Ea toi 

£t je le di - rai sans hon - te A tes 




r r rr. f l 

on es - poir j aj mis; Ja 



,j ,1 N J j j i ^' s 



Ja - mais on n'est confon - du, 



plus grands en - ne - mis. 



Quand sur toi l'on se re - po - se; Mais le méchant est pcr- 



m 



du 



r f f f 

Lors - qu'à tes lois il sop - po - se. 



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Soprano. 
Contralto 



RECUEIL DE L'ÉGLISE LIBRE DE LAUSANNE, 1872. 

PSAUME XXV. 



Ténor. 
Bafse. t 



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4-J . 4^^j,J^J, è J 



^rf ' rni^r^^^rrrifr^i'^rr 



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LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 



31 



Andaiit 



e. (J= GO) 



CH. LÉON HESS, 1873. 

PSAUME C. 



Orgue ) 



[naiio. 



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SOPRANO SOLO. 



■ mil. . 

r,F . r \ fJ 



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Vous qui sur !;t 1er- re habi -lez, Ghan - (ez à hau - le voix, chan - 




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314 LES HARMONISTES DU PSAUTIER. 

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INFLUENCE DE LA HEF(3RME SUR LA MUSIQUE. IVI 5 

XXIV 
INFLUENCE DE LA RÉFORME SUR LA MUSIOUE. 



Clitirk's Ailiers : la Réforme liostile aux beaiix-aris. — Influence du calliolicisme sur l'art. — 
Les artistes protestants. ■ — Aveu de M. Danjou. — M. Miclielet. 

Ce que le catholicisme a fait de la mélodie. — Culte des premiers chrétiens; chant du iii° et 
du iv" siècle. — Chants alternatifs des hérétiques. — Saint Amhroise. — Rliythme prosodique 
des (jrecs. — Hymne de Denis à Apollon. — Décadence du rhythme et invasion des Barbares. 
Saint Gréfjoire le Grand. — Le catholicisme adversaire du rhythme et de la tonalité populaire. 

— M. D'Ortigue. — La plain-chant, art hiératique par excellence. — Les chansons populaires. — 
quid juhcs, de Godeschalk. — Les tons grégoriens. — Le mode majeur du \if au .Mv^siècle. 

— Exemples. — Le mode mineur à la même époque. — Exemples. — Tonalité moderne des 
mélodies du Psautier huguenot. — Bourgeois et son continuateur. 

L'harmonie. — Elle lire son origine de la gamme des Barbares. — Le cnvlh des bardes gal- 
lois. — Antiquité de l'harmonie, viii" siècle. — Les Lombards la portent en Italie. — Le 
dcchaut du xiii" siècle. — Exemples. — Supériorité de l'harmonie laïque sur l'harmonie ec- 
clésiastique. — Ce que le catholicisme a fait pour la science des accords. — M. De la 
Fage. — Le dcchaut improvisé. — Rituel de la léledes fous. — Prose à trois parties de la 
fête de l'âne. — Les chansons iDondaines, parfois obscènes, déchanlces dans les églises. — 
Exemples du xii' et du xiii' siècle. — Messes de Vome armé. — Titres de messes du même 
genre. — L'art marchait à sa perte. — Le choral protestant le purifie et le relève. — Monle- 
verde. — Gumpelzhaimer. — Aveu de J\L D'Orligue. — M. Michelet. — M. Fétis. — 
V expression , trouvée par Rouigeois. — La proface du Psautier. — Calvin et l'opéra. — 
Les psaumes mis en musique tout du long : (ilaudin le Jeune, Claude Goudimel, etc. — 
L'oratorio, création protestante. — La simplicité de i'art protestant et les complications de 
l'art catholique. — Vulgarisation de i'art du chant due au protestantisme. — Notation chif- 
frée. — Davantès. — La mélodie passe du ténor au soprano chez les protestants, et reste à la 
basse chez les catholiques. — • La musique au concile de Trente. — Le catholicisme s'ef- 
force d'imiter les chants hérétiques. — Palestrina. — Les messes en musique sont un fruit du 
protestantisme. — Le jdain-chant est mort; on veut cependant le conserver à tout prix. — ■ Les 
airs de romance et d'opéra à l'église. — Plaintes de l'Univers. — Lacune de la Réforme en 
France au point de vue musical. — L'harmonie dans d'obscurs villages protestants. 

Il est généralement reconnu que la religion qui a compté au nombre 
de ses adeptes Casaubon, Saumaise, David Blondel, Scaliger, Leibnitz, 
Kant, Ambroise Paré, Keppler, Newton, Herscbcll, Huyghens, Abel Bru- 
nier, De Saussure, Tavernier, Cbardin, Ferd. Bertboud, Bréguet, Four- 
drinier, Salomon de Gaus, Papin, Fulton, le grand Guvicr, Coligny , 



316 



INFLUENCE DE LA UEFORME SUli LA MUSIQUE. 



Mornay, Guill. Penii, Franklin, Antoine Bénczet, John Howard, Vilber- 
force, Oberlin, etc., etc., a largement favorisé le progrès des lettres^", 
des sciences*-' et des mœurs; mais, en revanche, fjui n'a entendu dire et 
redire que la Réforme a desséché l'imagination , ruiné la foi et tari les 
sources du beau, «coupé les ailes du génies, suivant le mot de Chateau- 
briand? Cette accusation date de loin, et elle est devenue en quelque sorte 
officielle, depuis qu'elle a été reproduite dans un mémoire couronné par 
l'Institut en tSoh '-^l Après avoir consacré cinquante pages à montrer les 
résuUnts de l'impulsion morale donnée par la Réforme à la hherté de penser, aux 
sciences théologiques , aux sciences morales et politujues , aux sciences mathéma- 
tiques et physiques, et aux helles-letlres , Charles Villers, ami de Cuvier, de 
M™" de Staël et de Benj. Constant, écrivait : wLa Réformation a dû être 
défavorable aux beaux-arts. Elle a rompu le lien qui les unissait à la re- 
ligion, qui les rendait sacrés et qui leur assurait une part dans la véné- 
ration des peuples. La liturgie des luthériens, et plus encore celle des cal- 
vinistes, est simple et austère... Si ce culte peut élever l'àme, il tend à 
désenchanter l'imagination, rend superflues et les superbes églises, et les 



'') Ainsi s'exprime l'éditeur très catholique 
des Mémoires do Condé {Londres , 1768, m-h°, 
I, p. ix) : «11 faut en convenir de bonne foi. 
Presque tous les écrits politi([uos qui, pendant 
le seizième siècle, sont sortis de la plume des 
iiuguenots, sont mieux fnils et mieux écrits 
que ceux qui ont été publiés par les catho- 
liques.)) 

En 1 5(5 1 , Catherine de Médicis chargeait 
son ambassadeur à Rome de dire au pape 
que les protestants «n'avoient faute de con- 
seil, ayant avec eux plus des trois quarts des 
gens de lettres. ■» 

Ajoutons un fait d'un autre genre : le 
'2h mai 1878, sur 750 députés siégeant à 
Versailles, on comptait 70 protestants (voir le 
journal In Renaissance , publié par Ath. et Et. 
Coquerel). — En février 1879, dans le minis- 
tère Waddington, 5 ministres, sur 9, appar- 
tenaient au protestantisme. 

(^) Que répondre aux chiffres péremptoires 
par lesquels M. Alpli. de Candolle {Ilist. des 
sciences el des savants depuis deux siècles, Ge- 



nève, Georg, 1878, in-8°, p. 131) montre l'in- 
conlestable supériorité scientifique des nations 
protestantes sur les catholiques? tfEn Europe, 
dit -il, hors do France, il y a maintenant 
107 millions de catholiques et 68 millions de 
protestants. Or, sur la liste des savants les plus 
illustres nommés associés étrangers par l'Aca- 
démie de Paris, de 166G (époque de sa fon- 
dation) jusqu'à nos jours, il y a 16 catholi- 
ques, 71 protestants, et 5 titulaires dont je 
n'ai pu constater la religion, ou qui étaient 
peut-être Israélites.'' Tandis que, parmi les 
1 G catholiques, il ne se trouve pas un seul ecclé- 
siastique, on compte 18 pasteurs, entre autres 
Coerrhave, Euler, Linné, Berzelius, parmi les 
71 proteslants (p. 86-/11). Les catholiques 
suisses et anglais n'ont fourni jusqu'ici au- 
cun de ces associés. (Voir la Renaissance , du 
•.!.") janvier, la Revue des Deux-Mondes , du 
1" février, et l'Avenir, du 2 mars 1878.) 

(■'' Essai sur Vespril et V influence de la rej'or- 
matian de Luther, par Charles Villers, 5' édiL, 
in-12, p. 222. 



INFLUENCl^ DE LA P.EFOHME SUR LA MUSIQUE. 317 

statues et les peintures, dépopularise les arts et leur ôte un de leurs res- 
sorts les plus actifs, v 

Au lieu de nous étonner qu'un esprit aussi distingué ait suivi sur ce 
point l'opinion vulgaire "^ sans s'apercevoir cpi'en éloignant des temples 
la peinture et la sculpture, la Réforme n'a fait que rendre à l'art son indé- 
pendance et sa véritable destination, souvenons-nous que notre histoire 
n'existait pas au début du siècle, que nos illustrations de tout genre gi- 
saient ignorées dans la poussière des bibliothèques, dont le Musée des pro- 
testants célèbres, l'Histoire des Eglises du désert, ['Histoire des pasteurs du désert . 
Y Histoire des protestants de France, la France protestante et surtout le Bulle- 
tin de l'histoire du protestantisme français, les ont fait sortir glorieuses et 
triomphantes. Villers, qui était catholique, aurait dû sans doute être 
frappé de l'opposition c|u'il signalait entre la fécondité des principes pro- 
testants appliqués aux sciences et leur stérilité apparente dans le domaine 
des arts. Mais, il faut en convenir, c'est souvent la lumière des faits qui 
fait ressortir l'évidence des principes '-^ 

Aujourd'hui que cette lumière est éclatante, on ne peut, sans faire 
preuve de banalité autant que d'ignorance, répéter une accusation con- 
tredite par l'histoire, aussi bien que par les principes du protestantismt^ 
et ceux de l'art; car qu'est-ce que le protestantisme, si ce n'est la liberté 
de penser, de croire, de prier et d'agir, en un mot la liberté dans tous les 

(" «Il y a des choses qui , parce qu'elles oui naitre de l'atlendrissemenl... Il n'est donc pas 

été dites une fois, sont constamment répétées vrai, ce me semble, que la religion protes- 

et transmettent l'erreur de livre en livre : l'opi- tante soit dépourvue de poésie, parce que les 

nion sur l'art protestant est de ce nombre." pratiques du culte y ont moins d'éclat que 

(A. Feuillet, Gazette des beaux-arts, 1860, dans la religion catholique. Des cérémonies 

VII, p. 3iG.) plus on moins bien exécutées, selon la ri- 

'•'•'' Sans s'attacher non plus aux consé- chesse des villes et la magnificence des édi- 

quences logiques des principes de la Réforme, fices, ne sauraient être la cause principale de 

M"^ de Staël avait compris d'instinct qu'ils l'impression que produit le service divin; ce 

valaient mieux que leur réputation. sont ses rapports avec nos sentiments inté- 

«II ne me parait pas, dit-elle {De rAUi- rieurs qui nous émeuvent, rapports qui peu- 

magne , /impartie, ch. iv : Du Catholicisme), vent exister dans la simplicité comme dans la 

qu'on puisse considérer la poésie du christia- pompe. '5 

nisme sous le même aspect que la poésie du A quiconque n'a jamais assisté à la célébra- 
paganisme, tion de la sainte cène, nous conseillons de 

rr Comme tout était extérieur dans le culte lire toute la belle page qui suit celle que nous 

païen, la pompe des images y est prodiguée; venons de citer, pour se faire une idée de la 

le sanctuaire du chrislianisme étant au fond grandeur simple, touchante et toute spirituelle 

du cœur, la poésie qu'il inspire doit toujours de cet acte de notre culte. 



318 



NFLUENGE DE LA REFORME SUR LA MUSIQUE. 



flomaines, ot de quoi vit l'art, si ce n'est de liberté? Affirme-t-on, à 
juste titre, que l'art n'a pas seulement besoin de liberté; qu'il plonge ses 
racines dans le sentiment religieux? La Réforme lui offre la piété et le 
sentiment religieux sous leur forme la plus épurée, essentiellement. per- 
fectible et progressive. L'art enfin s'inspire-t-il de la foi? Ce n'est que 
dans la Réforme qu'il trouvera une foi libre, éclairée, personnelle, fruit de 
l'examen et de l'expérience, bien supérieure à la foi aveugle, macbinale, 
superstitieuse et imposée du dehors. 

C'est ce qu'a fort bien compris l'éminent historien f^' qui, avec M""" de 
Staël, oppose aux pompes et aux splendeurs du culte catholique ^le culte 
abstrait de l'Esprit, dans des temples nus et vides pour les yeux de la 
chair, l'enthousiasme de la réforme morale, l'exaltation de la dignité du 
chrétien, éclatant dans les chants d'une harmonie nouvelle, art unique 
d'un culte iconoclaste, v 

L'art n'est pas le privilège de la superstition; on peut l'aimer et le 
cultiver avec succès sans transformer les églises en musées ou en succur- 
sales de l'Opéra. 

L'atrophie du sens artistique n'est pas la conséquence nécessaire 
du développement intellectuel et moral : témoin Milton, Albert Durer, 
Holbein, Rembrandt et son école ^-', Van Dyck, Reynolds, Turner, Thor- 
vv^aldsen, Handel, Sébastien et Emmanuel Rach, Weber, Mendelssohn'"'', 
Schumann, Niedermeycr, etc., tous protestants. Le bigotisme et l'intolé- 
rance n'enfantent pas naturellement des chefs-d'œuvre, et si des conciles 
se croient permis de décréter la foi et la vérité, aussi bien que l'infaillibi- 
lité d'un homme, ils renoncent du moins à créer d'un mot des Léonard, 
des Raphaël et des Michel-Ange. 



('> H. Marlin, llisL de France, IX, p. loi. 

^^' Les protestants cruellement persécutés 
d'Anvers se réfugiaient, pour célébrer leur 
culte, dans le salon de l'un d'eux, le peintre 
Jordaens, chez qui la police n'osait aller les 
clierchei'. ( Ch. Rahlenbeck , Bapport sur les 
odes et documents concernant le protestantisme 
l'elfje, Bruxelles, in-8", p. i3.) 

nW est donc à peu près certain, dit M. Vi- 
let {Etudes sur l'histoire de l'art, 3'' série, 
Paris, i%C)h , in-8°, p. 2 3G), que, sans la Hé- 
formi^ ol sans les luîtes qu'elle engendra, sans 



le mouvement national qui, de ifjGo à i^So, 
arracha la Neorlande à la domination espa- 
gnole, nous n'aurions pas eu de peinture hol- 
landaise. Los semences pittoresques qui cou- 
vaient dans ce sol, ou n'auraient pas germé, 
ou no seraient sorties de terre qu'au profit de 
la peinture (laniande, sans rien produire d'o- 
riginal.» 

^') Voir Mendelssohn et la Réformation , dans 
les Libres paroles d'un assiégé , écrits et dis- 
cours d'un républicain protestant, par A. ("-o- 
qnerel fils, Paris, Clierhuliez, 1871, iu-12. 



INFLUENCE DE LA RÉFORME SUR LA MUSIQUE. 



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A entendre les ultramontains, il semblerait que la civilisation n'ait pas 
subi d'éclipsé , qu'il n'y ait pas eu de moyen âge; que le catholicisme, qui 
régnait alors sans rival, n'ait point communiqué à la musique, à la j)ein- 
ture, à la sculpture, sa raideur hiératique, ses formes conventionnelles, 
son mépris des divines lois de la nature, et que l'Europe n'ait conservé 
nul souvenir de la Renaissance. Cependant «l'histoire démontre, dit 
M. Renan '", que la perfection dans les arts n'a jamais été atteinte tant 
que l'art a été exclusivement dominé par la religion. ?5 Celui du moven 
âge n'y atteignit qu'en s'émancipant du joug papal et des formules sco- 
lastiques '2'. M. A. Coquerel fils'^' a fait toucher du doigt l'indéniable dé- 
cadence dans laquelle le catholicisme moderne a de nouveau précipité la 
peinture et la sculpture; et les musiciens les plus antiprotestants de nos 
jours se plaignent non moins amèrement de la mort du plain-chant que 
de l'introduction des romances et des airs d'opéra dans le sanctuaire. 

Grâce aux investigations de M. Charles Read, qui a découvert les pré- 
cieux registres du temple de Charenton (brûlés sous la Commune), nos 
artistes semblent ressusciter à l'envi pour confondre les détracteurs du 
protestantisme. Il n'en faut pas d'autre preuve que la table des matières 
de la France protestante , t. X, p. ^ G -'] ^ , celle du. Supplément , lettre A [Bulletin , 
t. XIX et XX, p. 206), et ces lignes du Bulletin, IV, p. 6q8 : «Dans une 
période d'environ quatre-vingts années, qui embrasse la fm du règne de 
Henri IV et ceux de Louis XIII et de Louis XIV, jusqu'au fatal millésime 
de i685, nous ne comptons pas moins de deux à trois cents noms, dont 
un bon nombre brillent au premier rang dans les fastes de la peinture, de 
la sculpture, de la gravure, de l'architecture de l'époque. C'est Jacob 
Bunel, peintre du roi..., c'est Pierre Briot, le célèbre graveur des mon- 
naies, médailles et eiïigies du roi , ■>' etc., etc. Suit une énumération ho- 



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''' Discours sur l'état des beaux-arts mi 
.Yiv' siècle, p. io5. 

('^' Cela est surtout sensible chez Raphaël , 
dont le dernier tableau catholique est la Théo- 
logie ou Dispute du saint sacremoit, fort inf('- 
rieure à la Transjiguration et à l'Ecole d'A- 
thènes. 

Les chefs-d'œuvre de l'art gothique, où 
s'étale naïvement la grossièreté des mœurs de 
l'époque, dans des bas-reliefs d'une révoltante 



indécence , ne font pas exception à la règle. 
Pour que les architectes laissassent sculpter, 
comme aux portails de Strasbourg, de Reims, 
de Notre-Dame de Paris et ailleurs, des moi- 
nes, dos religieuses, des évoques et des rois 
dans la chaudière infernale, il fallait fju'ils 
fussent passablement émancipés. 

(■'' Les beaux-arts en Italie, au point de vue 
religieux, Paris, iSB^, in-12, et Bemhrandl et 
l'individualisme dans l'art , Paris , 1 869, in-t 8. 



320 liNFLUENCE DE LA REFORME SUR LA MUSIQUE. 

mérique et encore fort incomplète. Nous nous bornerons à citer, à notre 
tour, l'immortel Bernard Palissy, nos deux martyrs, victimes de la Saint- 
Barthélémy, Jean Goujon et Claude Goudimel, Claudin le Jeune, Jean 
Cousin, fondateur de l'école française de peinture; les peintres en émail 
Bordier et Petite t; les architectes Salomon de Brosse, Jean de Lorme, et 
les Ducerceau; les Gobelins et Pierre Boule; les graveurs Abraham Bosse 
et le petit Bernard, et parmi les contemporains : Lugardon, Girardet, 
Toppfer, Ary Scheffer, Léopold Robert, Jalabert, Comte, Pradier, David 
d'Angers, De Triqueti, Labouchère, Gleyre. 

Le fait suivant révélerait à lui seul l'heureuse influence que la Réforme 
a exercée dans notre pays, au point de vue des arts plastiques : parmi les 
douze fondateurs de l'Académie des beaux-arts (i6/i8) figuraient au 
moins cinq protestants^" : Sébastien Bourdon, Louis Elle dit Ferdinand, 
Samuel Bernard, Louis ïestelin et Louis Dugrenier. 

D'autres protestants firent partie de l'illustre compagnie : Henri Teste- 
lin (i6/i8), Abrah. Bosse ( 1 65 1 ), Jean Michelin ( 1660), Jacques Rous- 
seau (1662), Isaac Moillon (i663), Pierre Dugrenier (i(363), Etienne 
Picart (166 A), Lespagnandel (i665), Abrah. Genoels (iG65), Elisa- 
beth-Sophie Chéron, nouvelle convertie (lô'ya), Nicolas Heude (ifi-yS), 
Pierre Lombard (1678), Jean Forest (167/1), Jacob d'Agard (1675), 
Jean Ecman (1675). 

Neuf d'entre eux en furent exclus, et destitués de toutes leurs fonc- 
tions, le 10 octobre 1681 , pour crime d'hérésie : Sam. Bernard, Ferdi- 
nand, H. Testelin, J. Michelin, J. Rousseau, Lespagnandel, N. Heude, 
J. Forest et J. d'Agard; quelques autres moins résolus, et qu'on espérait 
sans doute convertir, n'avaient pas encore été expulsés en i685. A partir 
de la révocation de l'édit de Nantes, les catholiques furent seuls admis '-' 
dans la compagnie, moins jalouse des droits de l'art qu'empressée à flatter 
la dernière passion d'un roi devenu dévot à force d'adultères. 

De l'aveu même de ses adversaires, la Réforme eut une influence plus 
grande encore sur la musique. Ecoutons M. Danjou'-^' : 

(') On sait que les protestants Conrart et voir Charles Boit, protestant, né de réfugiés 

Gombault sont les vrais fondateurs de l'Aca- français et premier peintre du roi d'Angle- 

démie française. terre. Le peintre en émail Bouquet jouit peul- 

'-' Il fallut un ordre du Bégent (27 jan- être de la même faveur vers 1755. 

vier 1717) pour décider l'Académie à rece- (^' De l'état et de l'avenir du chant ecclé- 



INFLUENCK DE LA ilÉFORME SUR LA MUSIQUE. 



321 



Le protestanlisnie a tUé stérile pour les arts; il en a desséché la source, qui était la 
foi et i'entbousiasuie religieux; toutefois, c'est une vérité historique contre laquelle 
on ne peut l'ien alléguer, que Luther, en faisant adopter pour son culte des mélodies 
simples, faciles, en les faisant apprendre dans les écoles et chanter ensuite, soutenues 
par les sons de l'orgue, a développé puissanmient en Allemagne le sentiment de la 
musique. 

L'émulation du clergé catholique fut excitée par l'elTel que produisaient sur les 
populations les chœurs harmonieux des hérétiques, et bientôt de cette rivalité naquit 
le progrès. La liturgie catholique, avec sa splendeur, sa poésie sublime, ses cérémo- 
nies magnifiques, devait l'emporter dans cette lutte inégale. En effet, tous les chefs- 
d'œuvre de musique sacrée sont, sans exception, consacrés à notre culte et, chose re- 
marquable, loi'sque parmi les protestants il s'est trouvé un artiste de génie, il a été 
forcé en quelque sorte de faire hommage de ce don précieux à l'Eglise catholicpie, sa 
mère méconnue; on peut citer, par exemple, les messes et Magnificat du grand Sébas- 
tien Bach"'. 



(]e curieux passage renferme une choquante contradiction; avouer que 
le protestantisme a puissamment développé le goût de la musique, que 
ses chœurs harmonieux ont excité l'émulation des catholiques, qu'il a pro- 
duit des artistes de génie comme Séhastien Bach, n'(^st-ce pas reconnaître 
qu'il y a au moins un art dont la Réforme n'a j)as tari, mais épuré et 
vivifié la source? Ensuite il n'est pas exact de dire que tous les chefs- 
d'œuvre de musique sacrée f^sans exception?) sont consacrés au culte 
catholique; cela n'est vrai que des messes, M. Danjou a simplement oublié >^ 8^= 
le choral et l'oratorioTuont l'origine n'a rien de catholique. En outre, le 



siastique en France, par F. Danjou, organisle 
de la métropole de Paris et de la paroisse 
Saint-Euslache, Paris, iSli'à, in-8",p. 35. 

"' On trouvera plus loin l'aveu plus explicite 
encore de M. D'Ortigue. 

11 y a chez M. Félix Clémeul comme un 
parti pris d'ignorer les grands maîtres protes- 
tants. Dans son livre intitulé : Les Mtisicipiis 
célèbres depuis le x\'f siècle jusqu'à nos jours, 
Paris, 1 878, grand in-8", il consacre des ar- 
ticles à Roland de Lattre, Palestrina, Vittoria, 
Allegri, mais point à Goudimel, qui y est à 
peine nommé, ni à Claudin le Jeime; s'il 
avoue que le '-Milton de la musique.... 
Haeudol. a atteint ialimito de fart ([up le pro- 



testantisme peut inspirer,'! il n'a garde de 
laisser même entrevoir que Séhastien Bach et 
Mendelssolin appartiennent à la Réforme. 

Il>a plus loin : contre toute évidence, el 
sans souci de se contredire lui-même, il écrit, 
page 5:11, que le père de ce dernier compo- 
siteur abjura le judaïsme et se fit luthérien; 
page 52^, que ^lendelssolm épousa la fdie 
d'un pasteur de Francfort, et sur la même 
page : 

t(On lui proposa la place de directeur de la 
musique de Dusseldorf, afin d'y organisée 
la société de chant, l'orchestre des concerts 
et la musique des églises , Imit israelile qu'il 
riait. ■■ 



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322 INFLUENCE DE J.A MÉFORME SUR LA MUSIQUE. 

progrès musical n'est pas né de l'émulation féconde des deux Eglises, il 
l'a enfantée : dès leur apparition, la mélodie et Lharmonie protestantes 
produisirent un effet tel, qu'il est permis d'avancer que cde protestantisme 
arracha la musique à la barbarie ^^*, w et que le plus immatériel des arts 
est celui qui doit le plus à la Réforme. C'est elle, en effet, qui a universa- 
lisé l'enseignement du cliant, jusque-là réservé à un très petit nombre 
d'élèves dans les maîtrises ou psallettes des cathédrales. 

«L'école, a dit M. Michelet ^^), c'est le premier mot de la Réforme, le 
plus grand. Elle écrit en tête de sa révolution : Enseignement universel , 
écoles de garçons et de filles, écoles libres et gratuites, où tous s'assoieront, 
riches et pauvres. 

«Que veut dire jM^s proteslants? — Les pays où l'on sait lire, où la 
religion tout entière repose sur la lecture. 

« C'est pour la première fois qu'on parle de l'enseignement des Jilles, qu'on 
s'occupe de former celles qui. bientôt, comme femmes et mères, auront à 
former leurs fds. 

«La lecture, l'écriture, l'instruction religieuse, un peu d'histoire, beau- 
coup de chant. 

«C'est pour la première fois que l'enseignement universel le la musiqle 
EST iNSTrruÉ. ?■> 

Voyons maintenant ce que l'Eglise catholique avait fait de cet art, et 
dans quel état il se trouvait avant le xvi'' siècle. 

Le culte des premiers chrétiens, fidèles imitateurs de leur Maître '", 

''' Lièvre, Ihsl. des prot.du Poitou, l, loi. synago{rue,ct ceux d'origine grecque, des airs 

('^' Réforme, p. 385. des mystères. 11 n'est guère possible do douter 

'■^' Après le dernier souper, au moment de que les premiers fussent rliylhmés, comme les 

se rendre au jardin des Oliviers, Jésus chanta seconds; car Philon dit, dans sa Vltn contcm- 

riiymne avec ses disciples. (Matl. xvvi, v. 3o; plaliva : Therapeutœ non solum contemplniHur, 

Marc. XIV, v. 26.) sed etiam canlica et hymnos in laudern Dei coin- 

Les chrétiens chantaient des psaumes et poimnt vario metrorum génère, rhylhmisque 

des hymnes, dit saint Denys l'Aréopagile, mar- concinnanies in aiigustioreni et religiasam spe- 

tyrisé en 90 (De divinis nominibns, lib. IV), cietn. En outre, M. Fétis parle du rhylhmo de 

et PHne le Jeune le répèle dans sa fameuse la musique égyptienne, que les Hébreux au- 

letlrc à Trajan : Chrisliani solili sunt statn die raient transportée des boids du Nil en Pales- 

anle lucem convenire carmenque Chrislo q^iasi line. Cette musique surchargée d'ornements, 

deo dicerc secum invicein. passant avec rapidité du grave à l'aigu et vice 

Ceux d'origine juive avaient très probable- versa , devait avoir une échelle très étendue, et 

mont conservé nno partie des chants de In très probabioment dos intervalles plus petits 



NFLUENCE DE LA RÉFORME SUR LA MUSIQUE. 



:\-2-i 



consistait en prières, lectures de l'Ancien Testament et des lettres apos- 
toliques, exhortations, chant d'hymnes et de psaumes"^. Tous chantaient, 
priaient , exhortaient dans les assemblées '2) ; niais le règne de cette égalité 
fraternelle ne dura guère, parce que la religion nouvelle ne sut pas se 
préserver de l'invasion des idées et des cérémonies juives et païennes f^' : 
cierges, eau lustrale, reliques, autel, encens, sacrifice, célibat, etc. Dès 
le second siècle, on voit apparaître l'idée d'un clergé (^xXfjpos, ordo) faisant 
l'office de médiateur entre Christ et la communauté. Le mystère dont la 
célébration de la cène fut bientôt entourée, la séparation entre les initiés 
et les catéchumènes, entre les fidèles et les lapsi, accrurent l'autorité des 
hiérophantes ; avec les privilèges des ministres de l'autel renaquit la hié- 
rarchie sacerdotale, qui fit des prêtres une caste avide de pouvoir et supé- 
rieure au commun des mortels. Saint Clément d'Alexandrie (l 2 l'y) dis- 
tinguait déjà les prêtres, les lévites et les laïques. A mesure que la religion 
toute morale et spirituelle de Jésus se corrompait et se transformait en 
catholicisme, les fidèles perdirent peu à peu tous leurs droits. 

Toutefois, au commencement du iif siècle, le peuple chantait encore, 
notamment dans les agapes ou re|)as de charité, les hymnes que chacun 



que les nôtros. Cliez les Coptes, tribu égyp- 
tienne qui paiJiit avoir conservé les traditions 
tes plus anciennes, l'abus des ornements est 
tel que le chant, du seul mot AJlelnin dure 
plus de vingt minutes. ( Biographie dex mu- 
siciens, Bruxelles, 185-, in-8°, introduction, 

p. LVIII-LWII.) 

'•' Voir E. De Pressensé , Histoire des trois 
premiers siècles de l'Eglise chrétienne, t. 11, 
p. 289. 

<^i I Corinlh., xiv, v. 26. 

<^) Voir Alfred Maury, Religions de la 
Grèce antique; Benjamin Constant, De la 
religion; Daillé, Adversus Latinorum de cultus 
religiosi objecta traditionem disputatio , etc. , 
Genève, i66i , in-Zi"; A.Coquereifils, Hist.dn 
Credo, Paris, 1869, in-i 2, p. 3o, rt le catho- 
licisme et le protestantisme dans leur origine et 
leurs développements , i86i, brocli. in-8°. 

«Presque toutes nos superstitions, dit 
M. Renan, sont les restes d'une religion an- 
térieure au christianisme, que celui-ci n'a pu 
déraciner entièrement. Si l'on voulait re- 



trouver de nos jours l'image du paganisme, 
c'est dans quoique village perdu au fond des 
campagnes les plus arriérées, qu'il faudrait le 
chercher. n (Hist. des orig. du Christian. Les 
Apôtres, p. 33(3.) 

ffOn ne peut s'empêcher, dit l'abbé Hue 
( Voyage au Tibet) en parlant des cérémonies 
bouddhiques, d'être frappé de leur rapport avec 
le cathohcisme. La crosse, la mitre, la dal- 
niatique, la chape ou pluvial, que les grands 
lamas portent en voyage ou lorsqu'ils font 
quelque cérémonie hors du temple, l'ofTice à 
deux chœurs, la psalmodie, les exorcismes, 
l'encensoir soutenu par c'nq chaines et pou- 
vant s'ouvrir et se fermer à volonté, les béné- 
dictions données par les lamas en étendant 
la main droite sur la tète des fidèles, le cha- 
pelet, le célibat ecclésiastique, les retraites 
spirituelles, le culte des saints, les jeûnes, les 
processions, les litanies, l'eau bénite , voilà 
autant de rapports que les bouddhistes ont avec 
nous,^ sans parler de la tonsure, de la véné- 
ration des reliques et de la confession. 



324 INFLUENCE DE EA HE KO T. ME Sl!I\ LA MUSIQUE. 

faisfiit du mieux qu il pouvait, comme nous l'apprend ïerlullien '''. k Les 
évoques nvoient quelquefois le soin de donner des cantiques à leur trou- 
peau, et c'est par là que Nepos, évêque égyptien , s'étoit attiré l'amour des 
peuples; car, quoique cet évêque ne fût pas très orthodoxe, les pseaumes 
qu'il avoit composez ne laissèrent pas d'avoir un grand cours chez les 
chrétiens '"-). Les prêtres avoient à cet égard les mêmes droits que les évê- 
f|ues, et on voit de ces hymnes composez par Glémenl d'Alexandrie, 

auquel Gadius a donné mal à propos le titre d'évêque Enfin les 

laïques mêmes le faisoient quelquefois '^'. n 

Au iv" siècle, marqué par la transformation païenne de l'Evangile en 
religion d'Etal ou de cour, et «par la suppression des jeux du Capitole 
(vers 38/i) , qui fut comme le signal de la dernière décadence de la poésie 
et de la musique f^v? deux courants opposés se manifestèrent. D'un côté, 
le cléricalisnje tendait à la suppression du chant [)opulaire : le concde de 
Laodicée (3G/i), dont la décision fut ratifiée par un autre concile tenu à 
Constantinople, interdit le chant dans l'église à quiconque n'était point 
psahode ou chantre officiel *^^ ; d'un autre côté, pour lutter contre les héré- 
tiques, l'Eglise fut contrainte de favoriser le chant amébée ou alternatif ''^'\ 
qu'ils avaient rétahli, et dans lequel l'assemhlée alternait avec le psaltode. 

Les scissionnaii'es paraissent avoir mis le plus grand prix à posséder des hymnes 
différenls de ceux des orthodoxes. Ainsi (|iie Basilides, Valentin, Bardesanes et Har- 
nionius, Arius, Apollinaire et plusieurs autres en composèrent pour leurs partis. 
L'émulation porte toujours ses i'ruits. Pour éclipser celte poésie et enlever aux scission- 
naires ce puissant moyen d'iniluence, Eplirem le Syrien, Ghrysostome, Augustin, Am- 
hroise et leurs élèves leur opposèrent des hymnes conformes à la foi générale, et 
adaptés quelquefois aux airs de leurs enneiiiis'-^K 

^') Apol. , c. XXXIX, p. 80 et 82. '''' F('tis, Biographie dps musiciens, introd. 

(^1 C'est une preuve entre mille de cette p. cxLvni. — La décadence des arts de Rome 

assertion de M. A. Coquerel fils {Des premières était le résultat de la translation do siège de 

transformations hisloriq. du Christian., Paris, l'empire à Byzance. 

i86G,in-i2, p. 1A7). On a vu, dans les pre- '^) Can. xv : Mi) èslv tsMov twi» xavovi- 

niiers siècles de notre ère, ffle vrai sentiment KÛv^ct'kiSiv lùiv èm t6v a^ëuva dv<x§atv6inan> 

évangélique régnant surtout au sein de ce Kcti dno èi<pBépas -^aXXôviccv érepovs li/âXXeiv 

gu'on appelle l'hérésie. n Ce sentiment se tra- êv ènuXtiaici. 

duisait ici par la revendication des droits du (''' Les Grecs rappelaient nntiphoaie, d'où 

peuple. soit notre mot antienne. 

'^' Jac(j. Rasiiage, ///s/, f/fi /'/^'//'se, Rottcr- ('' Matter, Histoire du Clirislianisme , I, 

dam, i(}99, in-i'o!., H, ioci(). 378. 



INFLUENCE DE LA REFORME SUR LA MUSIQUE. ;5^5 

Il paraîtrait que la teiulance antipopulaire aurait prédominé dans 
l'Eglise d'Alexandrie, à une époque bien antérieure, dès le temps même 
de Philon, contemporain des apôtres "^ Elle régnait aussi en Cappa- 
doce vers le milieu du iv'' siècle; car saint Grégoire de Nazianze louait 
sa mère de garder le silence dans l'église, et de n'ouvrir la bouche que 
pour se joindre à YAinen par lequel tout le peuple répondait au prêtre 
odiciant ^-K 

Selon Théodoret, les prêtres d'Antioche Flavien et Théodore furent 
les premiers qui, pour prémunir le peuple contre l'hérésie, renoncèrent, 
vers l'an 35o,à la psalmodie exclusivement ecclésiastique, qui n'avait plus 
depuis longtemps aucun attrait, et c? séduisirent saintement les fidèles 77, en 
divisant l'assemblée en deux chœurs qui chantaient à tour de rôle. Pro- 
vo([uée pour ainsi dire par l'insolence des ariens '^', l'Eglise de (;onstan- 
linople '*^ suivit bientôt l'exemple de celle d'Antioche, et saint Basile 
établit à son tour le chant alternatif à Césarée de Cappadoce, en 070, à 
Funitation des Eglises d'Egypte, de Libye, de la Théhaïde, de la Pales- 
tine, de l'Arabie, de laPhénicie et de la Syrie, oh , lors des grandes fêlés, \e 
peuple accourait avant le jour à l'église, pour y prendre part'^^. Enlin, de 
l'Orient cet usage passa en Occident; en 871 , tde pape Damase ordonna 
(pie le chœur fût divisé en deux ailes, et que tous les fidèles réunis dans 
l'église chantassent alternativement f*"^. w Ce n'est qu'en 38 V (pie saint 
Ambroise l'établit dans son diocèse de Milan, d'où il se ré[)andit dans 
|)resque toute l'Europe'"". 

Ayant entrepris de ramener à l'uniformilé le chant et la liturgie des 
Eglises de son ressort, il réforma du même couj) la musique, et l'étahlit sur 
une base nouvelle, pour en rendre l'exécution j)lus facile. A la division de 
l'échelle musicale en tétracordes (gammes de quatre tons), usitée chez les 
Grecs, et dont les combinaisons dans les trois systèmes grave, médiaire et 

'^ Philon nous apprend, dans son livre des ' Doni Gneranger, Iiisltlulions hliirgKjiics, 

Ordonnances ecclésiastiques, que «en i'Egiisc apail D'Orù^ue, Diclioiîn., co\. i):>. 

d'Alexandrie c'était la coutume de chanter (''' Saint Chrysosloirie, évèquo de cette ville 

des hymnes et des poésies sacrées; qu'un (;)()8-'i07), s'exprime ainsi (Hdiinl. vi, in 

d'entre les chantres se levait pour en chanter (Àir. I) : Bt is qui j/salhl , salus psalltt, l'Iiamsi 

les premières strophes cl les versets, et que tînmes respondcudo irsanneiil , Uaïquaiii uno are 

les antres chantres les finissaient alternative- vo.rj'ertur. 

inent.-i (D'Ortigue, Diclionn. de plain-chant , '^' D'Ortignc, Z)(c//w(?(., col. 87^. 

Paris, i(Sr)/i , in-'i ", col. 3o'i.) '") /6ïy/. , col. ^(iQ. 

(- D'Ortigue, Dulimn., col. y.")8. ''' L'ahhé Floury, lîisl. errl., lil, .')()n. 



a:>G INFLUEACE DE LA REFOUME SUU LA MUSIQUE. 

aigu, n'étaient pas sans difficultés, il substitua quatre modes, ou quatre 
séries de huit notes, dérivés des quatre modes les plus répandus : le 
phrygien, le dorien, l'éolien et le mixolydien ''l 

Saint Augustin nous apprend dans quelles rirconstances la psalmodie 
alternative fut adoptée par Ambroise, peu après qu'il eut institué les Vi- 
giles ''^^ Persécuté par l'impératrice arienne Justine, Ambroise s'était 
réfugié dans l'église avec un grand nombre de ses adeptes résolus à 
mourir avec lui. rtCe fut en cette occasion, dit saint Augustin, dont la 
mère ne quittait pas Ambroise, et de peur que le peuple ne succombât enfin 
à Vennui^^^ d'une épreuve si longtemps prolongée, qu'il fut ordonné que l'on 
chanterait des hymnes et des psaumes à la manière orientale ^^^ Depuis et 
jusqu'à ce jour on a continué de le faire; et presque dans toutes les Eglises 
et dans toutes les parties du monde on a suivi cet exemple et adopté cette 
sainte institution. 55 

A quatre reprises^^', Augustin parle au singulier de la voix qui entonnait 
les psaumes; d'où il résulte que le prêtre, ou le chantre chargé de cette 
partie du culte, exécutait un solo, interrompu à la fin de chaque verset par 
la voix des fidèles chantant à l'unisson *'^', Enfin il nous donne un précieux 
détail sur cette exécution dans l'P^glise d'Alexandrie. Quelquefois, dit-il, la 
crainte excessive que j'ai de pécher, en étant plus sensible au charme de 
la musique qu'au sens des divines paroles, «me jette dans l'excès con- 
traire, et jusqu'à vouloir éloigner de mes oreilles et de celles de toute 
l'Eglise, tous ces chants harmonieux dont on a coutume d'accompagner 
les psaumes du roi-prophète, estimant qu'il est plus sûr de s'en tenir à ce 
(jue j'ai souvent ouï dire à l'évéque d'Alexandrie Athanase, ([u'il les faisait 
clutnler avec une injîexion de voix si peu sensible, que celui qui les récitait sem- 
blait phttôt les hre que les clianter ''"'K v 

(') Le plus ancien, le pliryfjien, correspoii- «de repousser Pariaiiisme par ia manifcslalion 

dait à mi-la, sol, la ; le dorien avait un dièze d'une nouvelle l'orme lilnrjfitpie. •' 
en plus : mi, l'a j?-sol, la; el le lydien en '*' ConJ'essio , liv. X, cliap. vu: Tiinr Injmiii 

avait deux : mi, l'a ji, sol if -la. ( Fétis, Biogr. el psalini ni canereidur secuiidinn mnvetn orlen- 

dcs music, introd., p. e.) lalium partiuin, ne populns mœroris tœdio con- 

'-' Godefroi Hermant, \ie île suint Aiii- tabesceret, in.tlIlKliiin esl. 
droise, ï*aris, i()79, in-/i", p. )i-j','). '"' Iliiil., liv. X, cliap. xxxiii. 

^' L'ennui n'était pas le seul adversaire, ^' /i/(/. , liv. IX, chap. vu. 

ni |)eut-èlrc le plus redoutable, que saint '' Ihiil., liv. lA,cliap. xxxiii. — Voiren- 

Ambroise sonjfcàt à combattre par cette inno- core les (Etwres de Bossuel , l^aris, 1818, in-^i", 

valion; cai- il s"a|;issail, dit dom (juérangcr, XXXVII, p. ôtjS, (piiécrivail, le (j mai i (i()'i, au 



INKLUENCE DE LA HEFOHME SUR LA MUSIQUE. 3^7 

Jusqu'à quel point le chant ambrosieti , dont il ne reste aucun spécimen, 
était-il rhytlimé et jnélodique? — A [)ai't l'établissement de quatre nou- 
veaux modes plus étendus et plus faciles, l'œuvre d'Ambroise n'eut rien 
d'original; il se borna à introduire la musique grecque dans l'Eglise latine. 
Or cette musique, qui n'eut primitivement que quatre notes à sa disposi- 
tion'", n'était (|u'une sorte de récitatif fortement scandé, qui faisait res- 
sortir la prosodie de la plus harmonieuse des langues. Fort différente de 
la nôtre, bien que les intervalles en fussent diatoniques avec un mélange 
de chromatique '2', cette musique n'était, dit M. Fétis, (ju'un mode d'ac- 
centuation de la poésie, non une mélodie indépendante des |)aroles. Elle 
servait non seulement aux poètes pour réciter leurs vers, mais aux ac- 
teurs et même aux orateurs, qui variaient leur débit d'après le ton et 
le rhythme que leur donnait un musicien caché. Absolument dépendante 
du ryhlhme prosodique, la mesure musicale n'était qu'un accessoire dont 
la régularité, élément capital de la musique jnoderne, ne semblait nul- 
lement nécessaire. 

A côté de cette déclamation, souvent improvisée, qui produisait des 
effets magiques que nous avons (piehpie peine à nous figurer, il y avait 
une autre espèce de chant adapté aux cérémonies du culte, et dont les 
motifs plus populaires étaient conservés |)ar les traditions. Ce sont ces 
iiotnes ou airs sacrés, en usage dans les temples grecs et uniquement sou- 
mis a la mesure rhytlimique ou à l'accentuation prosodique '•'*, que saint 
Ambroise appUrjua aux hymnes et aux antiennes de l'Eglise '*'. 



Père Caflaro : r^ Sainl Angiislin met en doute 
s'il faut laisser dans les églises un chant har- 
monieux, ou s'il vaut mieux s'allacher à la 
sévère discijjline de sainl Athanase et de 
l'Kglise d'Alexandrie, dont la gravité sonflTroil 
à peine dans le chant, ou plutôt dans la récita- 
tion des psaumes, de ioibles inflexions, tant 
on craignoit dans l'Eglise de laisser alToiblir la 
vigueur de l'âme par le douceur du chant. 
Maintenant, on a oublié ces saintes délica- 
tesses des Pères, et on pousse si loin les dé- 
lices de la musique, (jue, lom do les craindre 
dans les cantiques de Sion , on chei'che à se 
délectei' de celles dont Babylonc anime les 
siens." 



' Les éphodes de Sparte punirent Ter- 
pandre d'avoir ajouté trois nouvelles cordes 
aux quatre de la lyre, et Timolhée, qui en 
porta le nombre à onze, eut le même sort. 

-' Suivant M. ÏVOvù^yiie {DIeiioniKrire , col. 
iMi<)), la gaumio grecque aurait procédé par 
quarts de Ion; selon M. Fétis, au contraire 
[Biographie des iiiusic, introd. , p. cviii), le 
demi-ton seul s'y mêlait au genre diatonique. 

^ Saint Augustin a écrit un ouvrage assez 
obscur sur le rbvthme et conlorme aux prin- 
cipes grecs. 

''' Fétis, Biogr. des miisic. , introd., p. civ; 
D'Oiliguo, Dicliann,, col. oo:i, et Scudo, En- 
njclop. niodcnifi , ail. (.hanl. 



ni>8 



INFLUENCE DE LA KEFOUME SUR LA MUSIQUE. 



f^Leur caractère grave et monotone étai(, selon M. Fétis"\ semblable 
à celui de notre plain-cbant, sauf la différence de l'écbelle, plus étendue 
dans celui-ci. Un nome grec était donc à peu près ce que sont le Pange 
lingiia,\e Vent Creator, Y Ave maris Stella de nos antipbonaires. •" Le mor- 
ceau suivant, que nous empruntons à la Biographie des musiciens, [)eut don- 
ner une idée approximative de ces nomes, dont beaucoup avaient quelque 
chose de plus étrange encore. Celui-ci est écritdans le mode lydien et com- 
pris dans un intervalle de sixte majeure. 

HYMNE DE DENIS À APOLLON. 



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X( - o - i'o-S/£ - ^a-pov ■Tsot.-Tsp a - ovi po - êos - aoLj oî av - to - ya- 



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Ti - va ■mo- Xv-ol po-id(JvafntSK(i3v ai-yAas ■zso - X\j- êep- 



i) : . « f » 



-r t'r r ^ 



W 



» • 



}ts - a 11. - -^ IV 



■ïSî ~ p' ") ai - av a - na-rrav eA - -cko' - cr&'i'. 



C'est dans le sens de ce cpii précède qu'il l'aut admettre Tasscrtion de 
M. Th. Nisard'-' : " Saint Ambroise a importé en Europe le chant mesuré 
(encore une l'ois, le chant métrique). H a imi(é, en ce point, la musique 
des peuples orientaux. 55 

Ainsi donc, au point de vue de la tonalité et de la mélodie, aussi bien 
qu'au ])oint de vue du rbythme et de la mesure, le chant ambrosicn a du 

'' Biop-r. <lc!i iniiKir., inirod., p. civ. — • -■ De la xotalini! pyoporliimnrllr an iimijeii (ti;(' . Pdi'is, 
18/47. 



hN'FLUENCE DE LA IIEFUUME SUR LA MUSIQUE. 3:>9 

ressembler assez peu à la musique actuelle, bien (ju'il fût encore, grâce à 
la prosodie, supérieur au chant grégoncn , qui lui succéda. iM. D'Ortigue'^' 
a résumé de la manière suivante la caractéristique que M. Tb. Nisard a 
tracée de ces deux sortes de cbants : ^Dans l'un, abandon complet des 
règles de l'accentuation latine et adoption du genre diatonique. Dans 
l'un, musique grave, sévère, adaptée aux durs gosiers des Barbares du 
Nord, qui se convertissaient en foule au catholicisme. Dans l'autre, un 
art plus grec, plus souple, plus élégant, quelque cliose de moins aus- 
tère et de moins âpre. •■' 

La prosodie latine étant bien moins accentuée que celle des Grecs, le 
rhytbme des nomes s'affaiblit nécessairement quand Ambroise les appliqua 
à des paroles latines, et la domination des Ostrogotbs en Italie lui porta 
une atteinte mortelle, en familiarisant l'oreille des vaincus avec le lan- 
gage sans cadence et guttural des conquérants. 

'■'Telle fut, dit M. Fétis, la rapidité de la décadence du cbant à cet 
égard, qu'à l'époque de la réforme du système musical par saint Grégoire, 
c'est-à-du'e moins de deux cents ans après la mort d'Ambroise, il ne res- 
tait presque plus de traces de l'ancienne prosodie chantée, et que le 
réformateur put en faire disparaître le peu qui en existait encore, sans 
offenser l'oreille de ses contemporains. L'égalité des temps musicaux 
s'établit si bien, qu'il n'apparaît pas un signe de durée dans tout le cbant 
noté des antiennes et des graduels qui sont parvenus jusqu'à nous, de- 
puis le viii" siècle jusqu'à la fin du xui'' '-'. w 

L'invasion des Barbares, qui explique fort naturellement la perte de 
l'accentuation et la nécessité du remaniement de l'écbelle musicale*, bien- 
tôt dépassée, ne saurait justifier cette réforme à rebours, qui ne lut (|ue 
la consécration d'un énorme abus; car, si les délicatesses de la musique 
grecque devaient s'évanouir au rude contact des hommes du Nord, ceux- 
ci apportaient avec eux une autre musique, supérieure à l'ancienne par sa 
tonalité susceptible d'barmonie, et par son rbytbme essentiel et indépen- 

■''I Dictinnn. , col. 117. (les leiiips modernes. Opinion absolument in- 

'-' Les éditeurs de la seconde édition de L(( soutenable, qui a contre elle l'autorité du nom 

science et la pralique du plain-cliant , pur dnm de M. de Coussemaker, l'homme le plus com- 

Jumilhac, Pari?, i8i8, in-'i", p. 'i.Ji, corn- pètent en cette matière. Selon lui (Hlst. de 

battent cette dernière assertion , dans le dessein l'harmonie au moyen âge , p. (S3 ) , le ihytbme de 

d'établir que ce sont les hymnes prosodiécs qui ces hymnes se perdit bientôt, et ne put exer- 

onl donné naissance à la musique mesurée cer aucune influence sur la nuisique populaire. 



330 INKLUKiNCE DE LA REFORME SUR LA MUSIQUE. 

(lant (le toute prosodie. Pourquoi le catholicisme, qui avait fait (anl d'em- 
prunts au paganisme grec et qui allait en faire d'autres à la religion de ces 
Barbiires ", n'adopta-l-il pas leur musique ? — Ce fut parce que le peuple 
n'était |)lus rien dans l'Eglise, parce que, païenne ou chrétienne, Rome a 
toujours poussé à ses dernières limites le culte de la tradition'-^', et n'a jamais 
reculé devant rien, pour maintenir immuables les règles qu'elle avait une fois 
formulées, dût-il en résulter une absurdité aussi révoltante que la célébra- 
lion du culte en une langue inconnue des fidèles'^'. Lorsque saint Grégoire 
le Grand s'occupa de réorganiser à son tour le chant ecclésiastique, et d'im- 
poser sa liturgie, qui règne encore aujourd'hui dans toutes les Eglises noji 
réformées de l'Occident, le catholicisme était constitué dans son ensemble. 



'" «Grégoire de Nysse (o3o-'ioo), en écri- 
vant la vie lie Grégoire le TliaumaUirge , le 
félicila d'avoir changé les cérémonies idolâ- 
tres en fétcs chrétiennes; un siècle plus tard (?), 
Grégoire le Grand, en approuvant haute- 
ment celte coutume et en traçant des ins- 
tructions sur ce sujet, permit même de con- 
server quelques-uns des plaisirs et des festins 
usités anciennement... Les canons des synodes 
nous apprennent qu'ailleurs on conserva, au- 
près des temples conquis par les chrétiens, les 
anciennes danses, les chants et leshanquets; 
les images des dieux proscrits lurent c[uel- 
(]uefois adoptées elles-mêmes par le nouveau 
culte.;' (Matler, Hist. du Clirislia». , I. 37().) 

f-'rA l'époque de ses premiers rois, elle 
institua une corporation d'ouvriers chargés 
d'entretenir le pont du Janicule. Ce pont, qui 
reliait la capitale naissante à la plus haute des 
collines qui la dominent au delà du Tibre, 
l'tait indispensable à la sécurité de l'empire; 
aussi la corporation, à cause delà nécessité 
de ces fonctions, dans ces temps de péril, fut 
déclarée sacrée et son chef inviolable. Il est 
vrai que, Rome étendant autour d'elle ses 
conquêtes, ce collège de charpentiers perdit 
bientôt toute importance, et ses fonctions, le 
caractère de défense nationale qu'on leur avait 
attribué d'abord. Mais l'institution religieuse a 
survécu aux circonstances insignifiantes d'où 
elle était née. L'inviolabilité attachée à la pré- 



sidence de celte corporation était une préroga- 
tive très piécieuse, et fit rechercher cet oITice 
sacerdotal par les plus grands personnages. 
Ainsi, le titre de faiseur de ponts, ou de sou- 
verain pontife , a été légué par les charpentiers 
desTarquins, qui le portèrent d'aboid, à une 
longue série de personnages consulaires, à tous 
les empereurs païens, à leurs premiers succes- 
seurs chrétiens, et enfin à tous les papes, qui 
le portent encore, avec celui de vicaires de 
Jésus-Christ. '1 (A. Coquerel fils, Des premières 
transfoitnations historiques (la Ciiristianisnie , 
p. 139.) 

(•^' Le sacerdoce seul peut enfanter de telles 
aberrations, et il les enfante partout, (com- 
bien est-il d'Israélites qui compiennent les 
portions de l'Ancien Testament lues dans la 
synagogue , ses prières ou ses chants en hé- 
breu? Au moins, la prédication et le mariage 
se font en langue vulgaire; il n'en est pas de 
même ch; z les Parsis modernes, w Toutes les 
prières, dans toutes les occasions, sont ré- 
citées dans la vieille langue originale, le zend, 
dont personne ne comprend un seul mot, ni 
le prêtre qui les dit, ni les assistants pour 
l'édification desquels elles sont répétées. Il n'y 
a point de chaire pour la prédication dans les 
temples parsis..., mais on n'y prononce jamais 
de discours en langue vulgaire. '7 (Max Muller, 
Es.'iais sur l'histoire des religions, Paris, i H'j-2 , 
in-i i , p. 235.) 



Il\FLUE.NCE DE LA REKOHME SUU LA MUSIQUE. 



m 



Ses rites étranges, ses cérémonies pompeuses, le dogme du purgatoire, 
le canon de la messe où l'hostie prend la place de Jésus et celle de Dieu . 
l'organisation du monachisme en milice pontificale, sont l'œuvre de ce 
pape (590-60/1), rpii exerça sur une partie de l'Italie tous les droits de 
la souveraineté, et contribua plus que nul autre à élever l'évéque de 
Rome au-dessus des rois et des empereurs'". Le prêtre domine tout à cette 
époque: le chœur de l'église lui appartient; comme les temples païens, 
ce chœur est fermé auv fidèles, réduits au rôle muet d'assistants, ainsi 
qu'on l'avait prématurément décidé à Laodicée '-'. Aussi le chant gré- 
gorien, c'est-à-dire le chant du prêtre et de ses acolytes, n'est plus que 
le plain-chant, canlilène monotone et endormante, imitée des mystères 
d'Eleusis. 

On s'étonne, après cela, qu'un chercheur comme M. Fétis se soit in- 
cliné sans examen devant l'opinion commune'^', et n'ait point vu claire- 



'" Eug. Haag, Hist. des dogmes chrétiens, 
Paris, 1 8^2, in-8°, t. I, p. -i')-]. 

''^^ 11 en était ainsi déjà bien avant l'avène- 
ment de Grégoire, témoin ce canon du concile de 
Tours, tenu en 067 : Ul laici spcits altare qiio 
sacra niysteria celehrantur inter clericos , tain ad 
vigilias quani ad niissas, stare penilusnon prœsu- 
mant; sed pars illa quw a canrellis versus ai- 
tare dividetur chons tantum psallentmm pateat 
clericorum. (D'Ortigiie, Diclionn., col. ^ô^.) 

L'hérétique Pelage entendait les choses tout 
autreni; ni; il avait organisé le chant des psau- 
mes de manière que les jeunes fdles y prissent 
part avec les hommes : c'était là un crime ca- 
pital aux yeux du pape Gélase, mort en /19G. 
(Jacq. Basnage, Hist. de l'Eglise, I, 725.) 

Saint Césaire d'Arles (470-5^2) n'eût guère 
été plus d'accord avec ce pape; car il «obli- 
gea le vulgaire des laïques à se procurer les 
psaumes et les hymnes, et à chanter à haute 
voix et avec harmonie comme les clercs, les 
uns en grec, les autres en latin, les proses 
et les antiennes. 55 (D'Ortigue, Dictionnaire, 
col. 1269.) 

'■') «Ce qu'il y a d'admirable, lit-on col. '.i()-2 
du Dictionnaire de M. D'Ortigue, c'est qne 
l'Eglise, en s'cmparant du chant, non dans le 



but d'en faire un art, mais seulement comme 
d'un clément spirituel..., sauva l'art et la 
science d'une ruine certaine."' 

Oui, à peu près comme les moines du 
moyen âge ont conservé, sauvé l'antiquité. — 
«Écrivains infatigables, ces bons Bénédictins 
copiaient, multipliaient les livres. Et voilà jus- 
tement 011 était le mal. Plût au ciel que les 
Bénédictins n'eussent su ni lire ni écrire! 
Mais ils eurent la rage d'écrire et de gratter 
les écrits. Sans eux, la fureur des Barbares, 
des dévots, n'eût pas réussi. La fatale patience 
di^s moines fit plus que l'incendie d'Omar, 
plus que celui des cent bibhothèques d'Espa- 
gne et tous les bûchers de l'inquisition. Les 
couvents où l'on visite avec tant de vénéra- 
tion les manuscrits palimpsestes (c'est-à-dire 
grattés et regratlés), ce sont ceux où s'accom- 
plirent ces idiotes Saint-Barthélémy des chels- 
d'œuvre de l'anliquilé. 

«Me trouvant au Mont-Ciassin,jo demandai 
"humblement la grâce de visiter la fameuse bi- 
«bliothèque.Unmoineme ditsèchement: Mon- 
« tez, la porte est ouverte. — 11 n'y avait ni porte , 
« ni clef. L'herbe poussai t sur la fenêl re ; les livres 
« dormaient sur les bancs dans une épaisse pous- 
"sière. J'ouvris force livres anciens, mais pas un 



;}32 



lAJFLUENCE DE EA REEOUME SUR LA MUSIQUE. 



ment que, loin d'avoir sauvé l'art musical au moyen âge, l'Eglise Ta, au 
contraire, entravé et dénaturé *^^. Elle fut, en eft'et, grâce à son système 
aristocratique, absolutiste et immobiliste, le constant adversaire du 
rhythme et de la tonalité populaire. 

Ce fait capital n'a point échappé à M. De Coussemaker, qui s'exprime 
ainsi, page 82 de son Histoire de riinrmonic au moyen âge, Paris, i852, 
in-h° : et Malgré les circonstances défavorables où elle s'était trouvée, 
malgré tout ce qu'on a pu faire pour l'anéantir, la musique vulgaire a tra- 
versé le moyen âge, pour se réveiller plus vivace qu'auparavant. Elle a été 
non seulement négligée ou dédaignée, elle a eu, en outre, pour adver- 
saires tous les didacticiens et presque tous les artistes '-'. On ne reconnais- 
sait, au moyen âge, qu'une musique artistique, le plain-chant. Les harmo- 
nisateurs n'accueillaient les mélodies profanes que lorsqu'elles se pliaient 
aux exigences de la tonalité du plain-chant'^'. w 

Ce dédaigneux mépris de l'art poj)ulaire et de la nature, que, dans sa 
fausse et malsaine spiritualité, l'Eglise poussa non seulement jusqu'au cé- 
libat des prêtres, des moines et des religieuses, jusqu'à la mutilation de 



fconiplel; aux uns il manquait des cahiers, à 
"d'autres on avait ronpé des feuillets poiu' 
"profiler des marges blanches. Je descendis 
«les larmes aux yeux, et je demandai pour- 
«quoi celte muiilalion barbare. Un moine me 
f dit que ses frères, pour gagner quatre ou cinq 
'•sous, arrachaient, grattaient un cahier, et 
T vendaient aux enfants de petits psautiers, aux 
r' femmes de petites lettres (sans doute des tn- 
rlisnians).';^ Tel est le récit naïf de Benvenuto 
d'Imola.'i (.Miclielet, la Renaissance, p. ûo.) 

"' «Chose remarquable! quand vint le 
triomphe universel do la foi catholique , de 
cette foi qui devait régénérer le monde et lui 
donner la liberté (laquelle?), le monde se 
trouva plongé dans un abrutissement dont il 
n'y avait point eu d'exemple jusqu'alors.... A 
cette époque de dégradation progressive de 
l'espèce humaine, la musique eût donc disparu 
. de l'Occident, si l'instinct de sensibilité reli- 
gieuse, qui, de tout temps, a dirigé tous les 
peuples, n'avait inspiré aux chrétiens de mêler 
i(i chant à leurs prières. L'art n'avait plus rien 
à faire dans le mondi': il se iélu;;ia dans 



l'Église : ce fut-elle qui le sauva, mais en le 
transformant. î5 [Biogr. des musiciens, introd., 

p. CXLVII.) 

Quelques pages plus loin , M. Fétis s'est ré- 
futé lui-même : cfLa domination des Lombards 
en Italie, dit-il, dura plus de deux cents ans. 
Pendant ce long espace de temps, ils répan- 
dirent en Europe non seulement les faibles 
connaissances d'harmonie qu'ils possédaient, 
mais on leur dut les premières notions d'une 
notation musicale, qui fut certainement l'ori- 
gine de celle dont on se sert aujourd'hui. ;5 
[llml., p. CLii.) Et il ajoute (p. clx) : «Ache- 
vons de démontrer que les fondements de la 
musique de l'Europe moderne sont d'origine 
septentrionale, ■i 

W «Les ouvrages sur la musique antérieurs 
à la fin du onzième siècle ne traitent que du 
chant ecclésiasti([ue; il n'y est question ni do 
lunsique mesurée, ni de musique mondaine.)' 
( De Coussemaker, Ilisloiir de riiannonir au 
moyen âge, p. 70.) 

(' Voir aussi Félis, Bioinaidue des inusic, 
introd., i>. cLXWii. 



INFLUENCE DE LA REFORME SUR LA MUSIQUE. ^Ml 

ses chantres''', MM. D'Ortigue'-' et Félix Clément'^' l'expriment plus éner- 
giquement encore que Bossuet, qui, en fait de musique, ne connaissait 
que deux choses : les chants de Babylone (musique rhythmce) et les chants 
de Sîow (plain-chant). «Il ne faut pas, disent-ils, c|ue le diable batte la me- 
sure dans le sanctuaire. 5; 

La musique rhythmée et mesurée, voilà donc l'ennemi; et, proscrite 
depuis le vii^ siècle, elle ne pénètre encore qu'exceptionnellement dans le 
culte romain. «Les cantiques en langue vulgaire, dit M. l'abbé Arnaud'^-, 
n'ont jamais été admis par l'Eglise catholique comme partie intégrante du 
culte public; elle ne fait que les tolérer, et à condition que la musiqui? 
sera grave, décente; religieuse (?). 55 

M. D'Ortigue s'exprime en ces termes '^^ : 

L'art chrétien se fait une condition {Drincipale de la monotonie, monotonie dans 
Tunité des voix, dans l'unité de la mélodie comme aussi dans l'unité d'un seul ton; 
car, on ne saurait fro|) le rappeler, il n'y a pas de tons dans le plain-chant, il n'y a 
que des modes 

Cette expression calme, grave, impassible au point de vue humain, cette image 
de continuité, de permanence, d'inmiutabilité, propre à celte sorte de chant qui a 
directement Dieu pour objet, tient au principe constitutif du système des tons ecclé- 
siastiques, système pn\é de la faculté de moduler, de l'élément de la transition, el 
dont l'harmonie, lorsque ce système la comporte, loujom's consonante, fait naître sur 
chaque accord le sentiment irrésistible du repos. On peut dire de celle musique qu'elle 
ondule et ne module pas. Ramené à son type le plus parfait, ce système ne saurait 
comporter la mesure, expression du sentiment humain, en ce quelle exprime les modi- 
fications de la durée. Il ne comporte guère qu'une mesure abstraite 

Nous ne voulons pas faire ici de comparaison entre le plain-chant et la musique ; 
on ne compare pas entre elles des choses tout à fait dissemblables. 

t'' Dès ie commencement du douzième siè- Paris, j85A, in-A", p. 3), prouve seulement 

cle, les castrati apparaissent d;ms la cliapello la corruption des mœurs du clergé dans ces 

pontificale, où il s'en trouve encore. Au qua- temps barbares. (Voir In deploratton de l'E- 

trième siècle , l'historien Socrate mentionnait glise, par Jean Bouchet, dans le Bulletin, \, 

déjà Teunuque Brisou, comme préposé à Ton- 266.) 

seignement des chantres. '-' La musique à l'église, Paris, Didier, 

Les catholiques, même les plus ardents, n'o- 1861, in-8°, préface, p. xvni. 

sent dire que l'art musical exigeait quo l'on '* Hist. générale de la niusiq. relig., l^aris, 

fit des sopraiii masculins , en raison de ce cpie Adrien Leclère, 1860, in-8°, préface, p. x. 

les femmes étaient exclues du chœur; car celle ''' D'Orliguo, /)(c(('onH., col. aSa. 

exclusion, imitée du paganisme grec (Georges '' D'Orliguo, Iai musique à l'église, p. 9^0 

Kastner, Les rha)tts de la vie, cycle choral, et 98,3. 



334 liNFLUENCE DE LA REFOUME SUR LA MUSIQUE. 

Mainzer '" «n'hésite pas à affirmer que, le jour où un décret ponti- 
fical a autorisé la réception du Miserere de Baini, la chapelle Sixtine a fait 
le premier pas vers sa décadence, 15 parce que Baini t^ reproduit le chan- 
gement des idées suivant le sens des paroles, 55 et parce qu'il a introduit 
dans ce morceau «la peinture des sons. 57 

En vérité, avoir fait du chant religieux quelque chose d'informe qui 
ne ressemhle pas à la musique, lui avoir donné pour loi la monotonie, 
fimpassibililé, l'immutabilité, fabsence de mesure, et lui avoir défendu 
d'exprimer le sens des paroles, est-ce avoir sauvé ou entravé fart? — 
Qu'on ne nous objecte pas les quelques hymnes dont la majesté touche au 
sublime; elles sont en fort petit nombre, et quand des artistes les font 
entendre, ils leur donnent le cachet d'un moderne récitatif et non celui 
d'une antienne à notes égales. La question n'est pas de savoir s'il existe 
quelques morceaux splendides dans les chants du moyen âge ou d'une 
époque antérieure, mais bien de savoir si le système ecclésiastique, qui 
exclut et combat le rhythme et la tonalité populaire, a favorisé fart. 

«Sans le rhythine, dit Rousseau '^^, la mélodie n'est rien, et par lui- 
même il est quelque chose, comme on le sent par l'effet des tambours. 57 

«Une mélodie non rhythmée, dit Berton '^^, n'est qu'une chose inerte, 
un corps inanimé, auquel le rhythme seul peut donner le mouvement et 
la vie. . . Le rhythme est fâme de toute composition musicale. 55 

«La musique sans rhvthme, dit aussi M. De Coussemaker '''', est inca- 
pable d'exprimer la vivacité des images, la puissance des sentiments qui 
régnent dans les chants populaires. 5? 

Qu'y avait-il d'artistique clans la psalmodie lente et lugubre de notes 
toutes égales? Car «ce n'est que depuis le concile de Trente ^^' qu'on a 
introduit dans le Graduel et le Vespéral les quantités de faccentuation la- 
tine, pour ne point blesser les oreilles des érudits de la Renaissance,» el 
les Chartreux ont constamment repoussé cette modification. 

Qu'y a-t-il d'artistique dans le nasillement de Yévangile et de YépUrc, 
qui se chantent sur une seule note'''^, dans le chant en ison, qui n'a que 
deux notes et que quelques ordres religieux ont conservé '^'; dans le plain- 

"' /t/nu/ D'Ortigue, D/>tioH«., col. 36 1. '^' D'Ortigue, DîchonH., col. i3. 

'-' Dictionn. de musique. '*' /èîW., col. 699. 

(•') Encyclop. moderne , art. Mélodie. <'> Berton, Encyclopédie moderne, arliclc 

<''' Hist. de Vhnrmonie on moyen âge, p. 7'!. Chant. 



INFLUENCE DE LA REFORME SUR LA MUSIQUE. 



335 



chant lui-même , dont les plus chauds défenseurs sont contraints de dire 
aux évêques '" : et Nous repoussons toute méthode (jui reposerait sur 
l'exécution à notes égales ou de valeur proportionnelle '5? 

Qu'y avait-il d'artistique dans la manière de chanter de ces religieux 
du wif siècle, dont se plaignait maître Dubellay Pithois Camus, dans son 
Aimcahjpse de Méliton ou révélation des mystères cénobUiques'^'^^'l wD'où vient, 
dit-il, nue les nouvelles réformes de divers ordres (de moines) ont non seu- 
lement osté la musique, les orgues et l'usage de tous les instruments liarmo- 
nieux, du chant et de l'office de l'Eglise , mais encore la note grave et dévotieuse 
que l'on appelle le plain-chant, pour réciter les pseaumes, les hyir.nes et 
les cantiques d'une façon si pinte, quelle rabbat plustôt les esprits quelle ne les 
élève à la contemplation des choses célestes? v Et la réponse qu'il fait à cette 
question est celle-ci : L'oflice serait trop long à chanter, et les moines ne 
veulent pas être obligés d'apprendre la musique. 

Non seulement le plain-chant est un art contre nature él improgressif '^ . 
l'art hiératique par excellence, qui ne pouvait durer, comme il a fait, que 
grâce à la main de fer du pouvoir le plus conservateur et le plus routinier 
qui fût jamais; non seulement U est raide, froid, sans mouvement et sans 
vie, comme les statues des cathédrales gothiques avec leurs membres grêles 
et démesurés '*' ; mais encore il a reculé au delà même de la barbarie. 



'') Adresse du congrès pour ta restaura- 
tion, etc., apud D'Ortigue, La musiq. à l'égl., 
p. 1^170. 

(^' Chez Noël et Jacques Cliartier, lOGa, 
in-o3 , p. 87. 

'^' f?Le résullatde la conservation perpétuelle 
d'un système de tonalité, ou de la forme de In 
gamme, est l'impossibilité absolue du progrès 
dans l'art. {Biogr. des vuisic, introd. , p. lv. ) 
<*) r II est triste et monotone pour nos 
oreilles, dit M. Schuré (Le dram'^ musical, I, 
222, 2 25), parce qu'il est sans rliythme. La 
parole y est dissoute dans le son et perd à peu 
près toute signification , de même que l'inlel- 
Ugence du croyant abdique devant ini senti- 
ment sans limite. Que nous dit ce chant grave 
et d'une monotonie parfois funèbre? Que ce 
soit le Te Demi, le Magnificat, ou le Miserere, 
toujours il semble raconter la misère inéluc- 
table de rhumanilé résignée à soiifTrir, son 



appel à la justice éternelle et à la rédemption 
dans l'autre monde. Le rbythme, qui est la 
vie , le verbe, qui est la lumière, sont absents. 
Car ce n'est pas le verbe vivant, créateur de 
la libre mélodie, qui traverse ces litanies. 
Sévère, triste, inflexible, la mélopée se pro- 
longe dans le mode minciu' sous les voûtes 
sombres de la basilique. On dirait la marche 
lente de l'humanité sans espérance à travers 

la vallée de V ombre de la mort 

tf Ainsi l'âme chrétienne entonne le sinistre 
Miserei-e en poursuivant son interminable pèle- 
rinage à la recherche de Dieu. Mais alors même 
qu'elle l'invoque, elle en est loin. Le chanl 
grégorien avec son monotone unisono exprime 
cet éternel appel, ce cri des masses humaines : 
De piofnndis clnniavi ad te, cette mélodie de 
la l'ésignation, sans autre espérance que l'au- 
delà. Sous celle mélodie funèbre le trou- 
neau des fulèles se courbe dans la nef téné- 



1^30 



IXFMJKNCE DE LA HEFORME SUII LA MUSIQUE. 



En ellct , sans remonter jusqu'aux chansons populaires de 53G, que 
nous a laissées Anne Comnène'^^ on sait que ^d es chants cadencés et 
rhythmés ont précédé l'institution du chant grégorien," et Mabillon rap- 
porte que saint Adelnie, évêque de Sherbone, en Angleterre, t^sut adroi- 
tement se servir, au vn" siècle, de chants rhythmés, pour gagner à Dieu 
quantité de peuples''^*. Evidemment, ajoute M. D'Ortigue, ces chants de- 
vaient avoir beaucoup de ressemblance avec les chants mondains, j? Win- 
terfeld'^' a reproduit la mélodie rhythmée du cantique : Chviste, cler du bist 
Tag und LicJit, qui date, selon lui, du viii'' siècle. Du siècle suivant nous 
possédons ^'^' plusieurs morceaux latins également rhythmés : deux odes de 
Boèce, la chanson composée par Angelbert sur la bataille de Fontenai 
(8/12), le chant d'Eric, duc de Frioul, une lamentation sur la mort de 
Charles le Chauve, la complainte de l'abbé Hugues, celle de Godesclialk , etc. 
Voici le début caractéristique de la première ode de Boèce et le chant, si 
mélancolique qlTon le dirait presque écrit d'hier, du moine de l'abbaye 
de Fulde et d'Orbais, exilé comme prédestination, vers Sho, à l'instiga- 
tion de Raban Maur et d'Hincmar, puis enfermé dans un couvent où il 
mourut en 868, après une captivité de plus de vingt ans. 

ODE DE BOÈCE. 



^ fp j J g "g'^ zg 



à " » 



^S 



slel - - li - fc - - li coii-fli-lor or - bis. 

CHA\T DE GODESCIIALK '' . 



y ^ J *L 5 ' * I r J ^rLf i < L f I J ^ 



m 



'^ — # 



0! qiiid iii-hcs, pu - si 



le? Qua - re iiian-das 



breuse de l'église, comme sons un vent de 
mort. Palestrina, dernier terme du chant de 
l'Eglise catholique, ouvrit le ciel au-dessus de 
ces têtes accablées. -5 

*'' Jacq. Basnage, ///s^ de. /'£"§"/., I, '167. 

^^' D'Ortigue, Dictmin. , col. loAo. 

("'' Der evan;;'eliscJic K'nrhenrrrsanjr und sein 



Verhdlfniss zukunst des Toitsntzes , Leipzig, 
18/18-18^7, 3 vol. in-A°, I, appendice, p. 67. 

'''^ Voir De Coussemaker, Hist. de Vharm. 
au moyen âge. 

'■' La ressemblance du psaume lwxviii 
avec celte chanson est vraiment frappante. Voici 
le psaume : 



INFLUENCE DE LA REFORME SUR LA iVlUSlOUE. 



^ 



^> I J f 4 V ' ' <^ \ j r j 



'^ ' 



o - le , (liir - nicii diil 



me c;ui - l,-i - 



U-Jl I j j /J g 



^^ 



gj 'J *^ I <i ^j ^ ^*f4^=»-^ 



;il - do, lu - tia iiiii - re? 0! nir jii - lips oa - ne - re? 



C'est cette musique si expressive et si touchante que le clergé ortho- 
doxe repoussait comme inférieure au plain-chant et comme barbare ! 
Mais il avait beau faire, «le peuple, dit M. De Coussemaker ''', y revenait 
toujours, comme poussé par une force irrésistible.» 

On a aussi conservé des fragments de chanson rhythmée du x*" siècle en 
langue romane. 

De 85o à io5o, la mesure s'affranchit du rhythme poétique et devint 
purement musicale; cette transformation, soumise à des règles par le 
traité de VÂrs cantiis inesurabibs , faussement attribué à Franco de Cologne, 
exerça, dit M. Fétis ^~\ rune iidluence très active sur les progrès de l'har- 
monie et de la mélodie, v 

Au xn*" siècle, l'essor de la [)oésie dans les pays de langue d'oc et de 
langue d'oïl, fit faire un nouveau pas à l'art populaire. Chassée de l'Eghse, 
qui, en plusieurs contrées, fit bientôt disparaître le rhythme des seuls 
morceaux rhythmés qu'elle eût admis, savoir les hymnes '^^^, la mélodie 
cadencée prend alors un développement qui semble une protestation contre 
le plain-chant latin. Les trouvères et les troubadours font concurrence au 
prêtre; ils écrivent d'innombrables chansons de gestes, de table, lais, pas- 
tourelles, etc., et en composent les airs, que le peuple saisit au vol et 
chante avec délices. 11 y eut alors comme un commencement d'émancipa- 
tion du joug clérical. — L'instinct des peuples du Nord les entraîne vers la 
nature, hors des subtiles combinaisons de l'école, dont ils se débarrassent 
sans effort. Aussi, dès la première moitié du ix" siècle, la plupart de leurs 
chansons sont-elles écrites dans une tonalité essentiellement différente de 
celle du plain-chant^^'. '.^La tonalité moderne, dit M. De Coussemaker 
iU art harmonique aux xif et xni' siècles, Paris, 186."), in-/i\ p. 97), 

C Hist. (h l'harmonie au moijpn àgp , p. 82. — '-' Btogr. r/e.s mitsic, iiitrod., p. c.i.xxix. — 
'^' De Coussemaker, Hist. rlr Vharui. nu umijrii àgp. p. 8'î. — ^''' Folis. Biogr. dfx iiw.tic. , 
inlrofl., p. cLxxiv. 



338 INFLUENCE DE LA RÉFORME SUR LA MUSIQUE. 

existe dans la plupart des airs populaires et spontanés du moyen âge ; on 
l'aperçoit dans les plus anciens chants qui nous sont parvenus ''l 55 

Dans l'impossibilité de ramener tous les chants usités de son temps aux 
quatre échelles d'Ambroise, Grégoire en avait inventé quatre autres ; ces 
quatre nouveaux modes, nommés ^/a^aw^, joints aux quatre précédents, 
appelés authentiques, formèrent les huit modes ecclésiastiques, qui n'ont 
pas changé depuis. Ayant remarqué que l'octave est formée d'une quinte 
(^ré, mi, fa, sol, la) et d'une quarte [la, si, ut, re), Grégoire imagina une 
nouvelle combinaison, qui consistait à renverser l'ordre, c'est-à-dire à 
placer la quarte avant la quinte; c'est ainsi qu'il donna à chaque mode 
authentique son mode plagal correspondant. Voici le tableau de ces huit 
modes, tel que le donne M. Fétis : 

1" (autlientiq.) ré, mi-fa, sol, ia-sih, ut, ré; 

9' (plagal) la-sib, ut, ré, iiii-f'a, sol, la; 

3* (authentiq.) mi-fa, sol, la, si-iil, ré, mi; 

li" (plagal) si-ut, l'é, mi-fa, sol, la, si; 

5' (authentiq.) fa, sol. la, si-ul, ré, mi-ta; 

6' (plagal) ut, ré, mi-fa, sol, 1^, si-ut; 

7° (authentiq.) sol, la, sl-ut, ré, mi-fa, sol; 

8' (plagal) ré, mi-fa, sol, la, si-ut, ré. 

Dans toutes ces gammes, sauf les deux premières, oii le si est bémolisé 
pour remédier à la dureté et à la difficulté de l'intonation fa si, la place 
des demi-tons est invariablement fixée entre ini-fa et si-ut; de sorte qu'à 
cette exception près, la tonalité grégorienne n'est représentée que par les 
touches blanches du clavier, et que les demi-tons se trouvent : 

au 1 " et au A" intervalle dans le h' mode , 

au 1" et au 5° dans le 2" et le 3^ mode, 

au 2" et au 5° dans le 1"' mode, 

au 2' et au 6" dans le 8" mode, 

au 3" et au 6" dans le 7' mode, 

(') r Les troubadours sont bien nommés les live, le cocbet tle la mélodie moderne. Elle 

trouveurs. Le troubadour a tout trouvé : sa part d'un vif essor, puis revient sur' elle-même 

langue, son vers, sa mélodie. Ceux de leurs d'un mouvement rêveur, et se balance entre la 

airs qui nous sont parvenus, comme la clian- toni(|ue et la dominante. 55 (Edouard Scburé, 

son du châtelain de Coucy : Qxanl U lonsci- Le drame nnisicai , Paris, Sandoz et Fisba- 

fT/joi:, portent déjà, dans leur simplicité prinii- cher, 1K7!"), in-8°, I, 23().) 



INFLUENCE DE LA UÉFORME SUR LA MUSIQUE. 3:59 

au 3° et au y' inlervalle dans le 6" mode, 
au h" et au 7' dans le 5° mode. 

Le sixième mode ecclésiastique correspond donc à notre mode majeur, 
avec cette différence qu'il ne s'applique qu'à la gamme cVut, tandis que notre 
majeur s'applique à toutes les gammes, et la constitution du cinquième 
mode se rapproche de celle du sixième. En outre, le premier mode res- 
semble à notre mineur, dans lequel les demi-tons, au nombre de deux ou 
de trois, figurent aux 2^ 5*" et y*" intervalles ou aux 2'' et 7" seulement; 
mais il ne s'applique (|u'à la gamme de ré avec un si b et manque de note 
sensible. Or non seulement la plupart des chansons populaires sont écrites 
dans les cinquième et sixième modes, c'est-à-dire en majeur ou presque 
majeur; mais encore la nmsique populaire transporta le mode majeur 
dans d'autres gammes que celle cYnt, notamment dans la gamme de fa 
avec un sh et dans la gamme de sol avec un fa !^. La mélodie naturelle, 
simple et facile, d'un air du xif siècle qu'on trouvera plus loin : Lonc le 
rîeu de la fontaine, est en partie dans le ton d'ut majeur et en ])artie dans 
celui de sol majeur. Celle de : Dames sont en grant csnioi, conservée dans 
le même manuscrit (Biblioth. nation, fonds latin, i5i3(), in-8°), est 
dans le ton de fa majeur bien marqué. Les chansons : L'amour de moij et 
Languir me fais, qu'on a vues plus haut (I, 684 et ^Sy), sont également 
en fa majeur. Celle de : Sire Garins, qui date du xiv' siècle et dont voici 
le commencement : 



M.iiii se 1p - lia si - re Ga - rins Li dom sa de - 



clos, 



est en sol majeur; le /« if existe dans le manuscrit. II en est de mémo de 
celle-ci, que nous empruntons à l'ouvrage déjà cité : Uart harmonique aux 
XI f et Mii^ siècles : 



i 



^ 



5 



^^ 



^^ 



i^pà 



LJ maux d a 



ïfa mal 



^=F^ 



niour nie plaisl mieux a sen - - tir 

,,3 



-7'= ^-T- 



m 



m 



W=f 



f ^ M ^ l^j^^ 



^a maint 2 - roanl ne fuit li don de joi - e p/6. 

Ce que l'instinct populaire avait fait pour le mode majeur, il le fit 



y/io 



INFLUENCE DE LA REFORME SUR LA MUSIQUE. 



aussi pour l'espèce de mode mineur qui existait dans la tonalité grégo- 
rienne, et formait le premier mode ecclésiastique; il le transporta dans 
d'autres gammes que celle de ré avec un si h. Dans les chansons transcrites 
plus haut (I, G8/1-686) : D'où vient cela? — Sur le pont (l Avignon, — De ma 
tristesse et desplaisir, — // me siijit, la tierce et la sixte sont bien mineures; 
mais la note sensible fait défaut. 

ce Le ton mineur avec son caractère moderne, dit l'auteur de l'Art har- 
monique, etc., p. 98, nous semble encore suffisamment accusé dans la 
chanson suivante : 5? 




Si ser-ui - rai 



menf . 



Ainsi le rhythme et la tendance à substituer aux huit modes grégoriens, 
augmentés plus tard de quatre autres, deux modes uniques : le inajeur et 
le mineur, sont les caractères distinctifs de la musique populaire, qui a 
donné naissance à la tonalité moderne'^'; en introduisant cette musicpie 
dans l'église et en lui donnant la consécration qui lui manquait, la Ré- 
forme a donc puissamment contribué à l'avènement de la musique mo- 
derne. ]\'eût-elle rendu que ce service à l'art religieux par excellence, elle 
aurait mérité un témoignage de reconnaissance que nous n'avons nulle 
part rencontré. 

Les musiciens érudits pensent généralement que nos psaumes sont écrits 
dans la tonalité grégorienne, tandis que la foule les juge et les critique 
souvent au point de vue de l'art actuel. L'erreur nous parait égale des 
deux parts, et nous ne sachions pas qu'elle ait été relevée jusqu'ici^'--. Ce 



('' "En parlant de l'orijjine de la tonalih' 
moderne (Hist. fie Vharmonie au moyen âge, 
p. qI"); — Jj\trl. harmonique aux xii' et xin' 
siècles, p. 9G), dit M. Do Coussemakor dans 
ses Œuv?-es cuuiplctes du iroiivère Adam de la 
Halle, Paris, 1872, grand in-8°, p. lx, nons 
avons fait voir que cette tonalité existait long- 
temps avant Monteverdc, à qui l'on attribue 
cette sorte de révolution musicale. Elle existait 



notamment dans les mélodies (majeures et 
mineures) des chansons d'Adam de la Halle, 
même avec les signes distinctifs qui affirment 
ce caractère. '' 

'-' Au moment de livrer ces lignes à la 
composition, nous avons le plaisir de rencon- 
trer ce qui suit dans un ouvrage de grand 
mérite, qui vient de paraîtie et auquel nons 
avons déjà emprimlé deux citations : «Le 



INFLUENCE DE LA REFORME SUR LA MUSIQUE. 3^1 

n'est pas la tonalité antique qui domine dans notre Psautier; pour s'en 
assurer, il n'est pas nécessaire d'être profondément versé dans la connais- 
sance des douze modes, il suffît de chanter ou jouerles psaumes en notant 
l'impression qu'on en reçoit. L'oreille un peu musicale ne saurait hésiter 
entre le majeur, la tendance fortement prononcée vers le mineur, et ce 
qui n'est ni majeur ni mineur en formation. Faute de mieux, ce procédé à 
la portée de tous donne le résultat approximatif suivant : des cent vingt- 
trois mélodies du Psautier trente-six sont dans le mode majeur, trente-cinq 
dans le mode mineur sans note sensihle, et cinquante-deux, c'est-à-dire 
moins de moitié, dans la tonalité antique. 

Les auteurs du Psautier sont donc les premiers qui aient écrit, en France, 
de la musique religieuse dans une tonalité différente de celle du plain- 
chant, dès lors condamnée à périr. 

Des quatre-vingt-trois mélodies de Bourgeois trente-trois sont dans la 
tonalité antique (v, xiii, xv, xvii, xix,xxvi, xxviii, xxx, xxxi, xxxiii, xxxiv, 

XL, XLIV, XLVI, L, LI, LXXIX, CIII , CIV, CXIII, CXIV, CXV, CXX , CXXI , CXXV, CXXVI , 

cxxvii, cxxviii, cxxx, cxxxi, cxxxii, cxxxvii, GXLiii), vingt et une en majeur 
(i, m, XXI, XXV, XXIX, XXXII, XXXV, xxxvi, xlii, xliii, xlvii, lxxiii, ci, cxviii, 
cxix, cxxii, cxxiii, cxxiv, cxxxiii, cxxxiv, cxxxviii, plus le cantique de Si- 
méon), vingt-neuf en une sorte de mineur imparfait (ii, iv, vi, vu, viii, 

IX, X, XI, XII, XIV, XVI, XVIII, XX, XXII, XXIII, XXIV, XXVII, XXXVII, xxxviii, 

XXXIX, xLi, XLV, Lxxii, Lxxxvi , xc , xci , Gvii , cx , cxxix) : total, cinquante 
dans la tonalité populaire. 

Les quarante mélodies du continuateur de Bourgeois peuvent être 
classées ainsi : c|uinze en majeur (xlix, lu, liv, lvi, lx, lxxiv, lxxv, 
Lxxxi, lxxxiv, lxxxix, xcvii, xcix, cv, cxxxv, cl); six en mineur sans note 
sensible (lxi, lxxxviii, xcii, xcvi, cxii, gxlix): dix-neuf dans la tonalité 
antique (xlviii, lv, lvii, lviii, lix, lxxx, lxxxiii, lxxxv, lxxxvii, xciii, xgiv, 

cil, CVI, CXXXVI, CXLI, CXLV, GXLVI , CXLVII, CXLVIIl). 

Ainsi, la moitié seulement des airs du continuateur de Bourgeois 
sont dans la tonalité populaire, tandis que Bourgeois, plus progressif, 

choral prolestant à quatre voix, qui. . . revêt, Ion dans un autre. . . Si Palestrina marque 

dans certains chants huguenots, un cachet par- la fin et le couronnement d'une période, le 

ticuUer de vaillance et de fierté, porte déjà cantique protestant marque le commence- 

ies caractères de l'harmonie moderne : le sens ment du plus puissant développement de la 

prédominant de la tonalité, la distinction du n)usiqMe." (Schnré, Le drame musical, I, 

majeur et du mineur et la modulation d'un a38.) 



Vr2 



INFLUENCE DE LA UEFORME SUR LA MUSIQUE. 



en avait cinqiianle sur quatre-vingt-trois, c'est-à-dire soixante pour 
centf'. 

Un coup d'œii jeté sur l'histoire de l'harmonie fera voir que, sous ce 
rapport , la R('forme a rendu un service plus éclatant encore à la musique. 

L'harmonie ou l'accord de sons divers n'est point un jeu du hasard, 
mais le résultat de la constitution d'une gamme particulière. frAvec telle 
gamme, dit M. Fétis ''', l'harmonie est non seulement possihle, elle est 
une nécessité ; avec telle autre, il ne peut y avoir que de la mélodie, et 
cette mélodie ne peut être que d'une certaine espèce. L'une engendre né- 
cessairement la musique calme et religieuse, l'autre donne naissance aux 
mélodies expressives et passionnées. L'une place les sons à des distances 
égales, d'une facile perception par leur étendue; dans l'autre, ces dis- 
tances sont irrationnelles et excessivement rapprochées. Enfin, l'une est 
essentiellement monotone, c'est-à-dire cTun seul ion; dans l'autre, le 
passage d'un ton à un autre s'établit facilement, et la modulation y est in- 
hérente. 57 

Impossible avec les gammes des Indous et des Arabes, qui procèdent 
par tiers et par quarts de tons, l'harmonie sortit naturellement de la 
gamme plus musicale des Barbares du Nord'^^; celle des Gallois et celle 
des Russes sont fort analogues à la nôtre. Les anciens chants russes, qui 



''' La nature de la lonalilé n'a, sans doute, 
pas été sans influence sur la destinée des mor- 
ceaux. Des cent vingt-trois mélodies du Psau- 
tier soixante -quatre ont disparu du recueil 
actuel de Paris, qui est celui qui en a con- 
servé le plus. Un bon nombre ont dû être 
éliminées à cause des paroles, mais vingt- 
trois, au moins, n'ont dû être exclues que 
pour des raisons purement musicales : 

Douze d'entre elles sont dans la tonalité 
antique (xxvi, xxviii, xxx, xxxi, xl, xlvi,^ 
Lxxx, xciii, cil, civ, cxxxvi, cxLv); neuf en 
mineur, sans note sensible (vu, ix, xiv, xviu, 
XX, XXXIX, Lxxxviii, cvii, cxii); deux en majeur, 
celle du xcix , qui a quelque chose d'étrange , et 
celle du cxxxv, qui est insignifiante. 

Parmi les vingt-huit que l'usage et le goût 
ont consacrées comme les plus belles, onze sont 



en majeur (i, \\v, xwii, wxvi [l\viii|, xlii, 
XLVlI, LXVI [\cviii et CXVlllJ, Cl, cxix, cxxxiv, 
cxxxviii); douze en mineur, sans note sensible 
(il, viii, XII, xxiii, XXIV, [lxii], xxvii, lxv, 
[lxxii], lxxvu, Lxxxvi, xc, ex, cxxixj; cinq 
dans la tonalité antique (xxxiii [lxvii], li, cm, 
cvxx, cxxxi), c'est-à-dire a3 sur 38 dans la 
tonalité populaire de l'époque. 

'■-' Biographie des musiciens, introduction, 

p. XXXVlll. 

'^^ Ne connaissant que l'unisson ou l'oc- 
tave, les Hébreux n'avaient rien qui res- 
semblât à notre musique chorale, dont les 
diverses parties cliantent parfois des paroles 
différentes. Ainsi tombe l'une des ingénieuses 
hypothèses émises par M. Bruston, dans son 
livre : Du texte primitif des psaumes, Paris, 
1878, in 8°, p. .*5o. 



INFLUENCE DE LA REFORME SLR LA MUSIQUE. 3/43 

remontent à une haute antiquité, peuvent s'harmoniser; aussi ont-ils été 
de tout temps accompagnés sur la harpe (^gonnily) et sur le violon à trois 
cordes (^gondok) des paysans, qui pratiquaient l'accord parfait bien avant 
rap|)arition de la musique moderne, ce Longtemps avant le sixième siècle w, 
les bardes gallois s'accompagnaient aussi sur leur harpe, qui donne tous 
les demi-tons intermédiaires de la gamme diatonique, c'est-à-dire l'é- 
chelle chromatique complète, et sur leur crwth. Le chevalet du crwth, qui 
n'a pas d'échancrure pour l'archet, est tel qu'on ne peut jouer de cet 
instrument sans toucher à la fois plusieurs cordes, qui font résonner des 
quintes et des octaves. 

C'est des accords de ces instruments que notre système musical actuel 
tire son origine. 

Bède le Vénérable, qui écrivait dans la première moitié du huitième siècle, a parlé, 
dans son Histoire ecclésiastique de l'Angleterre , du genre d'harmonie à deux parties 
en consonance, dès longtemps en usage dans le pays- 
Jean de Salisbury , évêque de Chartres , né à Salisbury en 1 1 1 o , dit , dans son 
PoUcraliciis , que le (léchant ou double chant fut en usage dès les temps les plus reculés 
dans les provinces cainbricnnes. 

Girald, surnommé Camhrensis, ancien historien anglais, s'exprime d'une manière 
encore plus positive lorsqu'il dit : Les Bretons ne chantaient point à l'unisson, comme les 
habitants des autres contrées , mais en parties différentes . . . 

Edouard Bunting, dans sa Dissertation historique et critique sur la harpe, cite un an- 
cien manuscrit de l'école welche près de Londres, qui contient des pièces de harjîe en 
harmonie, dont la date est fort reculée, puisqu'elles furent exécutées en l'an i loo..., 
avec quelques-uns des plus anciens morceaux des Bretons , lesquels sont supposés nous être 
renus des anciens druides bretons '''. 

Ce furent les Lombards qui, durant leur domination en Italie, firent 
connaître aux peuples méridionaux les premiers et informes rudiments de 
l'harmonie, que l'on essaya bientôt d'appliquer au plain-chant. Le plus 
ancien spécimen connu d'harmonie ecclésiastique se trouve dans un ma- 
nuscrit du ix'' siècle. 

Le moine Hugbald, qui vivait dans le siècle suivant, nous a laissé un 
morceau à plusieurs parties, qui se compose d'une succession ininterrom- 
pue de quintes et d'octaves. 

'' t''élis, Biogr. des uiusic, iiitroJ. , p. cxxwni. 



V4h INFLUENCE DE LA RÉFORME SUR LA MUSIQUE. 

Bienlôt après vinrent les trouvères, à la fois poètes, mélodistes et har- 
monistes. 

Enfin, au \\f siècle commence le déchant, c'est-à-dire l'harmonie, qui 
emploie dans les diverses parties des notes de valeur différente, tandis 
que la diaphonie, plus ancienne, exigeait que toutes les notes correspon- 
dantes fussent d'égale valeur dans chaque j)artie, comme elles le sont 
encore aujourd'hui dans le contrepoint simple. Voici un curieux exemple 
de cette méthode nouvelle, qui réunissait dans un seul morceau d'en- 
semble non seulement des paroles différentes, mais des airs différents : 



4 ,^;'j J- [TT-tp p^pp urr 



W fi fi 



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S'amours eut point de po-er le m'en deus - se bien a - per-ce -uoir 



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Qui l'ai set'-ui-e tout mon vi-uant De cner loi - au - ment e/c. 



ï 



±=±: 



- li 



tans 



M'es liief, etc. 



33: 



Il y a même, aux xu" et xiii' siècles, des chants de ce genre à quatre par- 
ties; un entre autres, dont la première partie chante : Ce que le tieng pour 
déduit, la deuxième : Certes moût est hone vie, la troisième : Bone compaignte; 
la quatrième : Manere. 

Les progrès de cette science, d'abord exclusivement laïque et mondaine, 
étaient déjà sensibles à la fin du xif siècle, alors que le clergé ne con- 
naissait encore que la rude diaphonie à notes égales et sans liaison; toute- 
fois la tonalité moderne ne pénétra dans l'harmonie qu'au xiv'' siècle. 

L'harmonie laïque conservait encore, à cotte époque, sa supériorité sur 
riiarmonie ecclésiastique, qui, suivant M. Do Coussemaker, s'adaptait 



INFLUENCE DE LA RÉFOUVIE SUR LA MUSIQUE. 345 

mal aux chants populaires. M. Félis a publié dans la Revue musicale (XU, 
n° 34) un rondeau à trois voix de Jehannot Lcscurel, qui écrivait entre 
i3i/ieti32i, aussi remarquable par les formes gracieuses de la mélodie 
que par les ornements du chant et la contexture harmonique. La chanson 
à trois voix de Francesco degli organi, publiée aussi dans la Revue musicale, 
est le morceau d'harmonie le plus correct qui ait été écrit au xiv' siècle; 
il laisse derrière lui la messe, célèbre pourtant, de Guillaume de Macbaull, 
composée à la même époque. 

Ainsi l'harmonie ne démentit pas son origine populaire et ne fut jamais 
une science purement ecclésiasticjue "'. L'école belge, dont les composi- 
teurs, depuis Dufay jusqu'à Roland De Lattre, dirigèrent toutes les cha- 
pelles de l'Europe, conserva un caractère laïque assez fortement accusé. 
Si les messes en contrepoint furent un moment la partie principale de 
l'art, les chansons avec accompagnement prirent de jour en jour une 
place plus considérable dans les compositions, jusqu'à l'avènement de la 
musique moderne, et, selon M. Fétis, sous le règne de Louis XIII. l'art 
d'écrire était déjà presque entièrement perdu dans la musique d'église. 

Cette infériorité et cette subite décadence de l'harmonie ecclésiastique, 
alors que l'harmonie mondaine s'avançait à pas de géant dans une voie 
nouvelle, ont pour cause la tonalité du plain-chant, qui ne comporte pas 
l'harmonie, (ju'on n'a pu lui adapter que par un tour de force perpétuel. 
«Le chant liturgique, dit M. D'Ortigue'-^, est incompatible avec l'harmonie, 
et celle-ci en détruit radicalement le caractère," en confondant les divers 
modes dans la sensation unique d'un ton majeur ou mineur. 

Si le catholicisme n'a pas exercé sur cette partie de l'art une influence 
directe et créatrice, on ne peut du moins l'accuser d'en avoir entravé 
l'essor, comme il a fait pour le rhythme et la tonalité des peuples du Nord; 
mais il n'en résulte pas qu'il soit sur ce point sans reproche. On va voir si 
c'est à lui que cette merveilleuse science des accords doit sa conservation 
et son salut. 

M. De la Fage '^'' a décrit, dans les lignes suivantes, les premiers et bar- 

'■' H en est de même de i'archilecliire go- '-' La musiq'iie a l'église, p. 223 cl 18/1. 

tliique. ffl^cs créateurs du style ogival, dit Voir encore p. 71. 

M.Renan, lurent sans contredit des laïques.?' '^' Cours complet de plain-clunU, i^aris, 

{Discours sur rétal dcfthroni-arls au Ml' siècle. (janme frères, iSoT), in-S", p. 71G. 
p. 700.) 



3/iG INFLUENCE DE LA RÉFORME SUR LA MUSIQUE. 

bares essais qui en furent tentés dans les églises après Guido d'Arezzo 
(xi' siècle) : 

S'aulorisant sans doute de la diaphonie de Guido, certains esprits pensèrent que 
tous les degrés de Féclielle pouvaient indifféreniraent passer sur un des degrés du 
plain-chant, pourvu que, de temps à autre, il se présentât quelque point de repos sur 
lequel l'oreilie eût à se satisfaire. Jusque-là , en mettant de côté la question de bon 
goût, il n'y avait rien à dire, puisque en laison du mouvement rapide imprimé aux 
notes intermédiaires, celles sur lesquelles la voix se reposait étaient naturellement 
seules à compter; mais on ne s'en tint pas là, et à une seule partie courant ainsi au- 
dessus du plain-chant dans une liberté presque complète, on en ajouta une seconde et 
ensuite une troisième, qui agissaient de même; et comme ces parties, mises quant aux 
notes d'appui , dans un accord plus ou moins heureux avec le plain-chant qui servait 
de base, ne l'étaient nullement par rapport à fautre pendant toutes leurs divagations, 
il en résultait le plus ridicule et le plus discordant ensemble qui se fût jamais entendu : 
c'était une confusion perpétuelle, une cacophonie permanente, que les points de repos 
devaient encore rendre plus étrange et plus inexplicable. Les intonations, les versets 
de graduel et les Benedicamus étaient le thème ordinaire de ces aberrations, qui prirent 
le nom de dcchant, parce qu'il s'agissait de mélodies nouvelles tirées du chanl primitif; 
on se servait aussi du mot de discant ou double chant. Observez que la nécessité de 
jjratiquer de fort longs traits sur une seule note de plain-chant donnait à celui-ci une 
prolongation interminable : je crois inutile d'en citer des exemples ; il suffira de dire 
que le déchant fait sur le mol Sederunt , intonation du graduel de saint Etienne, rem- 
plirait trois ou quatre de nos pages ; celui de Benedicamus en occuperait sept à huit. 
Celte étrange harmonie, qui tantôt était écrite, tantôt s'improvisait, semblait conçue 
en opposition à l'organon (790) ; il est aisé de comprendre combien de passages vul- 
gaires, combien de réminiscences devaient se présenter, et combien d'inconvenances 
devaient se connnettre 

A ces bizarres cantilènes se mêlait encore une autre invention, bien digne de leur 
être associée, et que l'on appelait hoquet; elle consistait à faire entendre, à la suite 
(l'une note de plain-chant, soit cette même note, soit une autre rendue par un seul 
coup de gosier, et abandonnée aussitôt. Dans le déchant, cette opération se faisait d'une 
partie à l'autre, tandis que le plain-chant tenait ses notes, et alors chaque partie du 
déchant abandonnait subitement et alternativement la note exprimée. La musique, en 
s'appropriant ce procédé sous le nom de contretemps, a su le purifier et en tirer un 
parti souvent des plus pi(|uants. 

La mode des trilles, groupes, appoggialures, rapportés d'Orient par les 
croisés, ne servit qu'à augmenter le désordre, a On vit les chantres broder 



INFLUENCE DE LA REFORME SUR LA MUSIQUE. Ul 

au lutrin le chant et le déchant des fêtes solennelles, jusqu'à l'extrava- 
gance ... Il est facile de comprendre ce que pouvait être la musique oi^i 
le chanteur improvisait non seulement sa partie d'harmonie, suivant de 
certaines règles, mais aussi tous les ornements que la fantaisie lui inspi- 
rait '".r, 

f Une si étrange manière de comprendre l'harmonie'-' était, au point 
de vue musical, non pas à la vérité un progrès, mais un mouvement qui 
devait porter ses fruits; seulement elle paraissait à juste titre déplacée à 
l'église, et contraire à la décence de l'ollice divin, v 

L'indécence allait s'étaler de plus en plus ouvertement dans cette Eglise 
dégénérée, qui craignait plus les idées que les vices '^', pour laquelle le 
culte n'était que Ynrt de la religion^^\ et qui, d'après le cardinal De Bona, 
établissait des maîtrises, parce que c'est surtout dans le chant ecclésiastique 
(|ue brdient la vigueur de la discipline cléricale et la majesté de la religion 
chrétienne et des fonctions sacrées '^'. 

Cette Eglise était assez corrompue pour ne pas voir la contradiction 
profondément immorale qu'il y avait à ordonner le massacre d'hérétiques 
pieux et de mœurs austères, tout en tolérant, sous les voûtes augustes de 
ses splendides cathédrales, des scènes de tout genre, où la licence était 
poussée jusqu'à l'orgie : nous voulons parler de la fête des fous et de la 
fêle de l'âne, contre lesquelles l'autorité ecclésiastique ne protesta que 
mollement jusqu'à In Réforme''^', et dont les offices, écrits en latins, indi- 



'' Félis, iiilroduction de la Biographie des 
musiciens. 

'■-^ De la Fage , loc. cit. 

■' Sam. Vincent, Vues s w le prot. 1829, 
in-8°, I, '?.']'A. — Ch. Ailiers avait déjà dit, 
à propos de la k honteuse liste des écrivains 
persécutés (par le parlement et la Soibonne) 
pour avoir publié des vérités utiles-^ : "C'est 
qu'on aime mieux la corruption qui énerve les 
esprits, que la reclierclie des jjrandes choses 
(jui les élève. ^5 [Essai sur V esprit et l'injluenr.e 
de Luther, ^f édit. , p. 178.) 

<'" wll fallait orjjaniser l'art de la religion, 
c'est-à-dire le culte, -^ a dit un écrivain con- 
temporain (César Cantù, La Réjhnne en Italie, 
Paris, 18G7, in-8", I, -^li). 

"■ D'Ortigue, Dictionn. ,a)\. 5i(]. 



'■''' La fête de Tàne lut réprouvée en iliUh 
par le concile de Bâle, dans le chapitre : De 
spectacalis in ecclesia non faciendis , approuvé, 
en i/i38, par la pragmatique sanction de 
Charles Mil. Toutefois la célébration n'en fut 
pas interrompue; l'office de Beauvais conte- 
nait des prières pour le pape Alexandre III 
et le roi Louis XII. La fête des fous se faisait 
aussi dans les couvents de femmes ; en Pro- 
vence, les évoques des fous et les abbesses des 
folles se rendaient visite, au xv*^^ siècle, et cela 
dura longtemps encore après la Réforme. 
( D'Ortigne , Dictionn. ) 

Il faut citer aussi les rires de Pâques : 
'•La fêle de la résurrection de Jésus-Christ 
devant être célébrée avec joie, on recherchait 
dans les sermons tout ce qui pouvait exciter 



3/i8 



[influence de la réforme sur la musique. 



queraicnt suffisainment, à défaut d'autres [)r('iives, la part qu'y prenait le 
clergé. 

On trouve à la Bibliothèque du Roi, dit Laborde *'\ un livre manuscrit de format 
in- 1 2 , coté n° 1 35 1 , dans lequel est noté rotlice de la fête des fous , tel qu'on le chan- 
tait à l'église de Sens le jour de la Circoncision, sous ce titre : OJictum stidtorum ad 
iisum Metropokos ac Primatialis Ecclesiœ Soioiieusis. Une instruction placée à la tête du 
livre porte que cet office a été composé par Pierre de Corbolio (de Corbeil), arche- 
vêque de Sens, du temps que siégeait à Rome le pape Honoré III (i •i^'j-i^lii), et que 
le livre a été transcrit sur celui qui se conserve dans les archives du chapitre de Sens, 
et dont la couverture est en ivoire. 

Selon Moréri, une lettre circulaire des docteurs en théologie de la faculté de Paris, 
envoyée en ilihU '"' à tous les prélats de France, pour les engager à abolir cette fête 
(qui avait lieu rrenviron les festes et octaves de Noeln), nous apprend que les clercs et 
les prêtres créaient un évêque ou tm pape (qu'ils appelaient l'évêque ou le pape des 
fous), entraient dans l'église, les uns habillés en femmes, d'autres en boulfons, ou 
masqués de dilïérentes manières, dansaient dans la nef et même dans le chœur, en 
chantant des chansons dissolues, et faisant mille folies, même à côté de l'autel, pendant 
la célébration de la messe '^'. Ce n'était pas seulement dans les cathédrales et les colle- 



tés rires du peuple. Tel prédicaleiir chantait 
connue un coucou; tel autre sifflait comme 
une oie; l'un (rainait à l'aulel nn laïque revêtu 
d'un froc; un second récitait les histoires les 
plus indécentes; un tioisième racontait les 
tours de Tapôtre saint Pierre, entre autres 
comment au cabaret il avait trompé son hôte 
en ne payant pas son écot. I^e has clergé pro- 
fitait de l'occasion poiu" tourner en ridicule 
ses supérieurs. Les temples étaient cliangés en 
tréteaux, et les prêtres en haleleurs.)? (Merle 
d'Auhigné, Ilistuiredc In Réforme au xvf siècle, 
()3.) 

"' Essai sur la musiq. ancienne et moderne, 
m-h". II, aSa. 

(-' Elle est du i a mars, et appelle cette fête 
^run reste de paganisme, une corruption dam- 
iiable et pernicieuse, qui tendoit au mespris 
visible de Dieu, des oflices divins et de la 
dignité épiscopale ;^i elle ajoute que trceux qui 
Tobservoient imitoient les payens, violoient 
les canons des conciles et les décrets des papes, 
prolanoient les sacrements et les dignités ecclé- 



siastiques , se moquoient des choses sacramen- 
tales, avoient une foy suspecte et dévoient être 
traités comme des hérétiques.» [Ojffîcium stul- 
ioruni. . . p. 95.) Voir aussi Bihlioth. nation, 
rnss. fonds latin, n" 9960, in-fol., Lettres 
royaalx de Charles VII pour empesclicr que 
dores en auani on ne fasse lafesle des fols , qui 
ont este publiées et enregistrées au bailliage de 
Trot/es , l'an iltù5. 

Toutefois l'histoire, qui a enregistré le sup- 
plice de tant de Cathares, de Vaudois, de pro- 
lestants, ne mentionne pas la condamnation 
d'un seul de ces catholiques impies; bien au 
contraire, les chants obscènes, qui scandah- 
saient encore les prêtres en \hhh, prirent une 
place de plus en plus ccnsidérabie dans le 
culte habituel , à la fin du xv" siècle et au com- 
meiicement du xvi'' ; et le 00 décembre 161^1, 
le chapitre de Sens autorisait encore la célé- 
bration de cette fête. 

'■'' Victor Hugo a supérieurement dépeint 
la fêle des fous dans sa JSotre-Dame de Pans. 
Pour assister de nos jours à un sppctacle ahso- 



INFLUENCE DE LA IIEFOIÎME SUR LA MUSIOUE. 



3/1 9 



giales qu'on faisait ainsi la fête des fous, cette impiété avait passé jusque dans les mo- 
nastères de l'un et l'autre sexe. 

Nous avons consulté le manuscrit indiqué par Laborde , nt nous lui 
empruntons ce qui suit. La procession arrivée devant la porte de l'église, 
l'office des fous commençait ainsi ''^ : 

Lux hodie, lux hptitiie, mo jiidice, tristis 
Quisqids erit removendiis cril solemnibus istis. 
Suit Iiodie procul invidke , procul oinnia mœsta ; 
Lœta volunt quicunque colunt aslnoria fosta. 

L'ane était ensuite conduit à l'autel, pendant qu'on chantait sur l'air sui- 
vant une prose de sept couplets, dont chacun se termine parle refrain : Hez, 
sire âne, hez '-'. Nous en empruntons la transcription et l'harmonie à M. Félix 
Clément, Chants de la Sainte Chapelle, tirés des manuscrits du xiii' siècle, Paris, 
18/19 , gi'^i^fl in-8" : 



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lument analogue, il ne faudrait qu'aller dans 
une église d'Espagne, la nuit de Noël. VlUits- 
iration du k janvier 1878 nous montre, dans 
un dessin pris sur les lieux, une sarabande 
efifrénée dansée dans la nef, avec accompagne- 
ment de crécelle, cor, triangle, mandoline, 
tambour et tambour de bascpie, jouant cbacun 
de son côté, tandis que le clergé chante et 
officie dans le chœur. 

"' Selon Ducange, les chanoines se ren- 
daient au-devant de l'âne à la grande porte de 
l'église, la bouteille et le verre en main, et 
les encensements se faisaient avec du boudin 
et des saucisses, (^oir D'Orligue, Dictionu., 
art. Fête des fous.) 

<^' Puis venait cecbani, vrai chef-d'œuvre 
d'une imafîinalion en déUre : 



Trinitas, Deitas, imitas œterna , 
Mnjestas, poteslas , pietas superna , 
Sol lumen, et numeii , cacumen, semita , 
Lapis, nions, petra, fons , Jlumen , pans et vita , 
Tu satnr, creaior, amator, redemptor, salvator, lu.r- 

[que perpétua , 

Tu nitor et décor, lu. candor, tu splendor et odnr 

[quo vivunt mortun , 

Tu verte.r et apex ,rep,um rex, legum lex et vinde.r , 

[tu lux angelica , 

Quew clamant, adorant, quem laudant, qucm cav- 

[tant, quem amant agmina cœlica , 

Tu theos et héros, dives flos , vivens ros , 

Rcffc nos, salva nos , perdue nos 
Ad thronos superos et vera gaudia; 
Tu decus et virtus, tujustus et vents. 
Tu sanctus et bonus , tu reclus et summus Dominns, 
Tihi sil gloria. 

M. Félix (llément s'exlasie devant Vomplevr 



350 



INFLUENCE DE LA REFORME SUR LA MUSIQUE. 



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Diicange indique un refrain différent : 

Hez , sire asne , car chantez . 
Belle bouche rechigniez , 
Vous aurez du foin assez 
Et Vavoine à volontez ; 

et il affirme que Vlntroilus, le kyrie, le Gloria, le Credo, etc. , se terminaient 
par le cri Hinhan, trois fois répété par la foule iî la fin de la messe. 

Tandis que ces orgies n'avaient sans doute lieu qu'à certaines fêtes 
ecclésiastiques''', un scandale d'un autre genre devait se répéter beaucoup 
plus fréquemment, et peut-être même tous les dimanches. A la fin du 
xii" siècle, la musique mondaine fit irruption dans les cathédrales, sous sa 
forme la moins religieuse et souvent la plus déshonnête. 

Les contrepointistes ou harmoniseurs , qui s'épuisaient à combiner des accords sur 
le fond monotone du plain-cliant grégorien, se voyant dédaignés de la foule, qui pré- 
férait à leur science fart plus amusant des trouvères, eurent l'idée de choisir les plus 
connus de ces airs populaires pour thème de leurs compositions sacrées ; et, afin d'être 
plus agréable au peuple qui ne savait pas le latin, une voix chantait la mélodie avec 
les paroles profanes en langue vulgaire, pendant que le prêtre et les chantres disaient 
les paroles latines '^*. 



et le caractère élevé de ce morceau, composé 
selon lui, de qualifications ma/estueuscs et so- 
nores tirées des saintes Ecritures (!). r Cette 
(Joxologie à elle seule, dit-il, peut donner une 
idée exacte de l'art poétique et musical pen- 
dant la plus belle parlie du moyen âge.'' [No- 
tice sur les chants de la Sainte Chapelle, 1875, 
broch. in-8°, p. \h et i5.) 

*') A Strasbourg, la veille des Innocenis, 
les enfimts de clui'ur se clioisissaienl un évé- 



que qui s'asseyait sur le trône épiscopal, 
revêtu des ornements pontificaux, etc. Le 
99 août, fête de saint Adelphe, toute la popu- 
lation se réunissait dans la cathédrale pour 
boire, manger, chanter, danser. Le grand au- 
tel servait de bulFet; un tonneau de vin était 
placé dans la chapelle de sainte Catherine. 
(Ad. Schœiïei', Un prédicateur catholiijue au 
\\i' siècle.) 

'-' Scudo, Enryrliij). innd. 



INFLUENCE DE LA REFORME SLR LA MLSIQLE. 



;}51 



Le clergé donnant au peuple l'exemple de la dépravation des mœurs, 
c'était naturellement les chansons les plus grivoises qui avaient le plus de 
vogue à l'église aussi bien qu'ailleurs. Tandis qu'une partie des chantres 
entonnaient un Sanctus ou un Incarnalus est, les autres, accompagnés par 
la foule, chantaient des paroles comme celles-ci : Rohins maimc, Bobins 
ma^^^ ; • — Mon mari m'a dijfamée; — Las, bel ami, tu m'as toute arrousée; — 
Robin, tu m'as toute mouillée. Un seul manuscrit'-', que M. Fétis'^' croyait du 
commencement du xnf siècle, et que M. De Coussemaker *"' croit du xii", 
contient trente-cinq motets de cette espèce, parmi lesquels nous avons 
remarqué ceux qui portent les timbres profanes et sacrés suivants : 

Trop m'a amour assailli [assallif) = Domino. 
Ae sais oii confort preudray '^). -= Et tenue. 

' M. Bottée de Toiilmon a transcrit cette chanson dans son article sur la chanson an moyen 
âge {Anmiaire historique pour iSSy , pnhlié par la Société de l'histoire de France, Paris, i836, 
in- 16); elle se trouve. aussi dans les Œuvres complètes du trouvère Adam de la Halle, publiées par 
M. De Coussemakcr, Paris, 1872, jfrand in-8". C'est Tune de celles qui composent le ieu do 
Rohins et Marion. 



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'-) C'est l'ancien n° 81 3 du fonds Saint-Victor, aujourd'hui fonds latin, i5i39, in-8°, à la 
Bibliothèque nationale, à partir du fol. 288. Au verso du fol. 1, se trouve ceUe curieuse indica- 
tion : f'Ce livre est à Jacques Bauchant, seruant d'armes du roy, et est sa résidence à Saint- 
Quentin en Vermandois. "1 

<•'" Biographie des musiciens, infrod., p. cxciv. 

'*' Hist. de riiarm. au moyen âge, p. sïg. 

'^ M. Fétis a lu à lort : lAessp ou ronfurt pi'endray. 



352 INFLUENCE DE LA REFORME SUR LA MUSIQUE. 

= Amoris. 



Amour nia asegiiré 



■= Et gaudebil. 



D'vn gcnt secours. 

le me cnidai bien tenir 

A men fin loial mari. 

Mais f ai troué vn ami 

A qui ion me suis donnée. 

Al cor ai vne aligeance 

D'vnfel dol cnos ciirade, 

Que mes maris par faignanche 

Seslonge de mamourade; 

Mais ie ferai vn ami 

D^vn gracieux clerc ioli. 

Tai troué qui m'aimera, ] 

S'en rench {renge) h Dieu grâce. \ 

Pourquoi niauez-vous donné mari? = Vos docebil. 

Dame douce sans pitié. = Portate. 

Dames sont en grand esmoi. --= In fines. 

En espoir d'auoir merci. =-- Fiat voluntas. 

Tous ces motels sont à deux voix, sauf deux, qui sont à trois. En voici 
un de chaque espèce, d'après la transcription qu'en a donnée M. De Cous- 
semaker, dans son Histoire de Vharmome au moyen âge. 



Et gaudebil. 



Fiat. 



I.ONC LE RIEU DE LA FONTAIîSE. 



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Le musicien le plus distingué du xiv" siècle, Jean de Mûris, se montrait 
vivement choqué de cette indécence, qu'avait déjà censurée le concile 
de Trêves, en 1227'^'; et c'est sans doute, dit M. De la Fage, c^pour 
satisfaire aux plaintes de ce genre, que Jean XXII, le premier des papes 
élus à Avignon..., condamna, par une Extravagante devenue célèbre, ces 
dédiants mélangés de hoquet, où s'introduisaient les formules des chansons 
populaires •'-'. w (s. Toutefois , est-il dit dans cette bulle , datée de 1822, notre 
intention n'est pas d'empêcher que, de temps en temps et surtout aux 
grandes fêtes, on n'emploie sur le chant ecclésiastique, dans les offices 
divins, des consonances ou accords, pourvu que le chant d'église ou 
plain-chant conserve son intégrité. •>•• 

Malgré cette bulle et les censures des conciles de Baie (i/i3i-i^/i3), 
de Sens ( 1 52^ ), d'Aix-la-Chapelle, etc., le scandale ne fit que s'accroître, 
et dura trois siècles et demi, c'est-à-dire jusqu'au concile de Trente 
(i5/i5-i5G3) et au delà. Les déchanteurs ou harmonistes les plus célè- 
bres des écoles flamande et française ne connaissaient d'autre genre de 
composition religieuse que des messes, dont le thème était une chanson 
plus que légère et parfois obscène. 

Guillaume Dufay, de Chimai en Hainaut, maître de la chapelle pon- 
tificale à la fin du xiv" siècle, est le premier qui écrivit une messe sur la 
chanson suivante, que ])lus de cinquante compositeurs, au nombre des- 
quels sont Josquin des Prés '^' et Palestrina, ont choisie pour le même 
usage : 

Lomé, lome, lome armé. 

Et liobinct tu ni as 

La mort domu' , 

Quant tu fen vas. 

'" D'Oiiigue, DicI ion n., col. f\']6. — '^' Nammelodiashoquetis inlersecant , discanius hihrttanl 
tiiplis et motelis vnlgnrihva. — '•" Il puhiio iloiix messes sur ce thème, en 1002. 



INFLUENCE DE LA RÉFORME SUR LA MUSIQUE. 355 

M. Bottée (le Toulmon en a reconstitué l'air, d'après les messes ^'^ : 



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Pierre de Manclncourt a composé une messe sur la chanson : Ccsl vne 
(Jure départie, que nous avons reproduite plus liaut^-', et une autre sur 
celle-ci, que nous empruntons au recueil imprimé en to3o par Attei- 
îînant : 



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■' j4nn?/fl!rp histonqtie pour i83y, puhlu' par In SocipIp <Ip l'Iuntoirp dp Franrp , iSriG, in-i(). 
- (2' Voir 1, 711. 



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350 



NFLUENCE DE LA REFORME SUR LA MUSIQUE. 



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a-my, le sou-ue-nir de vous nii lu - - e. id. 

Voici encore le titre de quekjues messes du même genre 

Douce mémoire (altribue'e à Marol). Mignon. 

Idem. 
Se la face ay pale. 
Tout me déduis. 

Lamour de moij, amy, souffrez (*' 
Comme femme de réconfort. 
Comme femme, 
le nay dueuL 
Berzerette savoyenne. 
A l'vmbre d'vng huissonnet. 

Dictes-moy toutes vos pensées. 

La belle se siet. 
De les armes. 
Gradieusa. 
Varuygc. 
le nay dueid. 
lay pris amours. 
La belle se sied. 
Petita Camuseta. 
le ne demande. 
Malheur me bat. 



Thomas Créquillon. 
j Dufay. 

Pierre De la Rue. 
Henri Isaac (i5o6). 

Antoine Brumel (i5o3). 

Jean Mouton (en ms. à la chapelle 
( pontificale). 

l J. Joannes Ghiselin (i5o3). 

De Orto (i5o5). 
Obrecht (i5o3). 



'" Pour un Stabat tiutlcr dolorosa. Le même air a été appliqué au xvxi" psaume flamand et. an 
cxw" (lu Psautier d'Anvers i5Ai ; il a été reproduit plus haut, l, GSA. 



INFLUENCE DE LA RÉFORME SUR LA MUSIQUE. 357 

le ne demande. 

Malheur me bat. \ Alexandre Agricola (i5o^). 

Le seruiteur. 

Didadi {des dés). 

Faijsam regrets. 

Se congé. 

De village. 

Des rouges nez. 1, . n > nw c r 5\ 

°^ /Josquiii des rrcij ''' (1002-1000). 

Hercules dux rerrane. ' 

Malheur me bal. 

Lanuj Baudichon. 

Vna musqua de Biscaya. 

D'vng aultre anior. 

Pour se venger de la négligence d'un prélat italien , qui promettait de 
lui obtenir du roi quelque faveur, puis l'oubliait, et répondait à chaque 
nouvelle demande : Lascia fare mi, le même Josquin composa une autre 
messe sur le nom des cinq notes : la, sol, fa, ré, mi, dont la répétition 
perpétuelle fit éclater de rire toute la cour, au milieu de l'ofTice (i5o2 ). 
Fort amusé de l'aventure, le roi promit à son tour au pauvre musicien la 
faveur demandée, mais ne tint pas plus parole que le prélat. Cet oubli 
donna naissance au motet : Memor esto verbi tui servo tuo '-', qui n'eut pas 
un meilleur résultat. Josquin ne se tint pas encore pour battu, et en 
écrivit un autre : Portio mea ^^' non est in terra viventium, qui produisit, 
dit-on, l'effet désiré. Aussitôt le compositeur exprima sa reconnaissance 
par un troisième motet : Bonitateni fecisti servo tuo, Domine, tiré du même 
psaume. 

Avant d'embrasser la Réforme , Goudimel lui-même avait cédé au mauvais 
goût du temps, en prenant pour thème de trois des quatre messes qu'il publia 
en 1 558 les chansons : Le bien que i'ay parfoy d'amour conquis; — Tant plus 
ie mets sur ta face mes yeux; — De mes ennuis prenez compassion. La même 
année, Pierre Certon en publiait deux intitulées : Sur le pontd'Auignon et Le 

'" Voir Ottaviano dei Petrucci. . . p. 35, dixi, custodire legem tiiam. Non seulement 

et C. F. Becker, Die Tontverke des àvi und Josquin adresse au roi la prière que le psal- 

ivii lahrhunderts , Leipzig, i 855 , in-i". iniste adressait à Dieu ; mais encore ces mots: 

<-' Vulgate, psaume cxviii, v. ig. Non est in terra viventium, sont une addition 

'•^^ La strophe qui suit celle de Memor esto dictée par la circonstance, et qui témoigne 

conmience ainsi ( v. 57) : Portio mea, Domine, d'un médiocre respect pour ie texte sacré. 



358 INFLUENCE DE LA REFORME SUR LA -MUSIQUE. 

temps qui court. Dix ans plus tard, Nicolas de Marie faisait paraître colle 
qui a pour titre : gentc brunctle. Enfin, et pour abréger, Arthus Aucous- 
teaux ''', né vers la fin du xvi" siècle, en publiait encore une intitulée : 
Quelle beauté, o mortels! 

Se représente-t-on, dit M. Fétis '^^, le maître de chapelle du Vatican 
demandant respectueusement au pape s'il voulait que l'on chantât le 
Magnifient: Margot dans vn iardm, ou bien l'une de ces messes : Baisez-moi, 
ma nue; — Vénus la belle; — Adieu mes amours ? C'est à cette v^ monstrueuse 
inconvenance'-^' ?5 qu'avait abouti la liturgie catholique, et avec sa splendeur, 
sa poésie sublime et ses cérémonies magnifiques, ?5 ainsi que s'exprime 
M, Danjou; et c'est grâce à cette w dégradation du plus beau des arts**',?? 
que le concile de Trente fut sur le point d'exclure de l'église toute autre 
musique que le plain-chant. 

r. Un mépris aussi complet des convenances, dit à son tour M. DeCous- 
semaker'^', une telle aberration, auraient infailliblement conduit l'art à sa 
perte, s'il ne s'était présenté un homme de génie, pour lui imprimer une 
direction nouvelle et conforme à sa véritable destination. Cet homme de 
génie fut Palestrina. v 

L'éminent écrivain se trompe, aussi bien que M. Fétis et tant d'autres, 
en attribuant uniquement à cet homme de génie le relèvement de la mu- 
sique religieuse, déshonorée et avilie. 

Tous les efforts du génie purement artistique eussent été impuissants à 
accomplir une semblable tâche; car la musique est, plus encore que la 
littérature, l'expression de la société, et une musique abaissée ne plaît 
qu'à une société corrompue : c'était donc la société qu'il fallait trans- 
former. Le véritable restaurateur de la musique ne fut pas Palestrina, 
qui prit à cette restauration une part glorieuse mais tardive '*^', et que l'on 
a peut-être exagérée; ce fut la Réforme, qui se manifesta surtout comme 
une ardente aspiration vers la sainteté. C'est la Réforme qui, complétant 
la Renaissance, infusant une nouvelle sève morale dans les veines des peu- 

^'' L'un des quatre auteurs (jui ont mis eu blwlhèqaedi' Cnmbrmj, Paris, Techener, i8/!i3, 

musique les psaumes de Godeau. in-8, p. 20. 

<-' Revue musicale du t'i avril i83îî. '"' Son premier recueil de messes parut en 

^•''' Félix Clément, Histoire gciiéi-ale de la 1556, le second, en laGy, et le troisième, en 

musique religieuse , \). 45. iS^o. A partir de cette date, ses ouvrages se 

^''^ Ibid. multiplièrent et eurent le plus grand succès. 

*' Notice sur les collecli^»)s musicales de la hi- (F. Clément, Les inusicieiis n'iclircs,^). 7.) 



INFLUENCE DE LA RÉFORME SUR LA MUSIQUE. 359 

pies, leur rappelant qu'ils sont de race divine et que noblesse oblige, 
ouvrit une nouvelle ère de lumière et de progrès, et fit aimer à la fois la 
liberté et la piété, c'est-à-dire le vrai, le beau et le bien '". 

Longtemps avant l'apparition des /mpc^^enVï de Palestrina, qui ne paru- 
rent que de i555 à i56o, et dont la coupe rappelle encore trop celle 
de la cantilène : Dominus vobiscum et cum spiritu luo^~\ le choral luthérien, 
dès i52/i, les Psautiers de Strasbourg et Genève, dès iBSg et lo/ia, le 
Psautier harmonisé de Bourgeois, dès 16/17, et, plus tard, ceux de Phi- 
libert Jambe-de-Fcr et de Goudimel ( 1 662 ), de Claudin le Jeune ( 1 56/i). 
de Hugues Sureau du Rozier et de Servin ( i565), de Santerre (1667), 
de Ferrier ( 1 568 ) et de Crassot (1669), formaient le plus frappant con- 
traste avec les messes scandaleuses de l'époque. 

Le choral, grave, sérieux, tout imprégné de l'esprit chrétien, avec son 
harmonie tout à la fois si simple, si religieuse et si splendide, exerça 
bientôt un tel empire, que la musique en fut régénérée. La découverte 
de l'harmonie dissonante par Claude Monteverde ''" et l'application de 
la musique au drame allaient créer, à la fin du siècle, un art presque 
entièrement nouveau; mais, ici comme partout, la révolution morale de- 
vait précéder la révolution technique. 

Au reste , un seul homme, selon M. Fétis**', avait été sur la voie de cette 
découverte capitale, d'où sortirent la modulation et la musique chroma- 
tique, et ce seul homme, k dont personne n'a parlé 55, Adam Gumpelzhai- 
mer, maître d'école d'Augsbourg. l'un des créateurs de cette vigoureuse 
harmonie allemande, dont Handel, Bach etxMozart ont fait un si bel usage, 
paraît avoir été protestant '^'. Sa modulation, (pii a pour base la tonalité 

<" Son influence ne tarda pas à se faire cueil de c/irtH/s .frtc/-e's, etc. , publiés par Théo- 

sentir. Dès 1628, les conciles re'unis à Lyon, à dore Paul. Paris, i855, in-^i".) 
l^aris et à Bourges, sinterdirent aux prêtres •*' '^ On fait honneurà Monteverde, de Cré- 

d'exiger de l'argent pour l'administration des mone, dit M. Blondeau {Histoire de la mu- 

sacrements , cmx prédicateurs défaire rire leur sique moderne , Paris, 18 '17, in-8 , 1. 1, p. 320), 

auditoire par des fables et des contes hurles- de l'invention des dissonances; mais il est 

mies, et de citer les poètes et les auteurs pro- certain que Palestrina, né en 1 629, élève de 

fanes dans les églises, d'y célébrer la fête des Goudimel, de l'école gallo-belge, en connais- 

fons et de jouer des airs profanes et lascifs sur sait déjà plusieurs, qu'il avait sans doute ap- 

les orgues, durant ks offices.^ (H. Martin, His- prises de son habile maître." 
toire de France , t. VIII, p. i58.) ^ Biographie des musiciens, introduction, 

-' Les chœurs : bone Jesu, et Adoramns p. ccxxii. 
te, C/i?'i'ste, sont d'une facture plus moderne, '■''' \\inleiie\d{Der evangelische Kirchenge- 

el, à notre avis, préférable. (Voir ryt//c7;/«a,)-i?- •'"'"g', erster ïheil, p. 106) a. publié plu- 




3G0 



INFLUENCE DE LA RÉFORME SUR LA MUSIQUE. 



moderne, est toujours vive, inattendue, et cependant douce et naturelle. 
«J'ai été frappé d'admiration, poursuit M. Fétis, à la vue des nouveautés 
piquantes que renferment les compositions de ce musicien; et j'ai pensé 
quelquefois que Jean Gabrieli, Claude Monteverde et quelques autres maî- 
tres de l'école vénitienne, qui vivaient à la fin du xvi* siècle et qui se sont 
illustrés par leurs inventions harmoniques, avaient eu connaissance des 
ouvrages du pauvre musicien d'Augsbourg. y> 

S'il nous était resté l'ombre d'un doute sur l'influence régénératrice 
que la Réforme a exercée sur la musique, le Dictionnaire du plain-chanl de 
M. D'Ortigue, qui n'a ni tendresse ni bienveillance pour l'hérésie, l'eût 
promptement fait évanouir. Cet écrivain, répété par le journal l'Umvers^^\ 
a été contraint de reconnaître que les luthériens allemands ont donné à 
leur choral « une gravité, une majesté, une allure lyrique et biblique, in- 
connues généralement à nos compositeurs de musique religieuse... Nous 
ne contestons pas, dit-il'^', leur mérite dans ce genre de cantique... Nous 
reconnaissons volontiers, avec M, Kiessewetter, que l'usage d'accompagner 
les chorals avec l'orgue, et l'émulation qui se manifesta parmi les orga- 
nistes, pour le faire avec plus ou moins de variété et de talent, contribuè- 
rent sans doute à l'amélioration de l'harmonie et du contrepoint, et fu- 
rent cause de l'ardeur qu'ils déployèrent dans cette étude. Aussi, depuis 
cette époque, et principalement dans le xvif siècle, l'Allemagne put se van- 
ter de posséder les plus grands maîtres sur l'orgue. .. Plus tard, le choral se 
plia aux formes de la musi({ue moderne, sans rien perdre de sa gravité et 



sieurs moiceaux de cet auteur, et voici, d'après 
la bibliographie de C. F. Becker {Die Ton- 
iverLe des xvi und xvit Julirhiinderts , etc. 
2' édit. Leipzig, i855, in-/i°), le titre de 
quelques-uns de ses ouvrages : 

Newe teutsche geistUche Lieder nach Art der 
C(niioneii,ink vierStimitien, Âugsb. log^.in-i". 

Newe lentsche geisdiche Lieder, mit dt-ei 
und vier Stiinmen, nach Art (kswelschen fila- 
nellen zu singeii und au[f allerley ïn^tvumenten 
ZH gebraiichen. Augsb., i59r),in-6°. 

Der LI Ps(din. J'iir acid Stimnieti. Augsb. 
i6o4, in-/i". 

X geistliclie Lieder mit vier Stiiiiiiieii , jungen 
Sing-Kunhen zu gui , uiif elliche Fesie geiichlel. 
Augsb., 1G17, iu-'r. 



Zweij schœne Weihnœcht-Lieder, mit vier 
Slimmen. Augsb., 1618, in-4°. 

Wtirlzgœrllins , teutsch und laleinischer geis- 
tlicher Lieder, nach Art der ivehchen Canzo- 
nen, etc., 1619. 

Compendium nmsiccp. Auguslœ, iCiO, in-'i", 

"> Après avoir énuméré les trois caractères 
que les musiciens catholiques auraient dû im- 
primer «aux chants que l'on exécute à l'église, 
en dehors du chant grégoriemi , l'Univers du 
27 juin i85i , conclut ainsi : «C'est ce qu'ont 
fait les Allemands, et, il faut bien le dire, 
les luthériens, en donnant à leurs chants les 
allures du plain-chanl et quelque chose de 
l'mspiration biblique. -1 

'-' Diclionn., article Choral. 



INFLUENCE DE LA REFORME SUR LA MUSIQUE. 361 

(le la noblesse de son caractère. Mais il faut surtout voir ce qu'est devenu 
le choral entre les mains de J. S. Bach, qui, s'emparant de plusieurs de 
ces chants pour ses compositions d'orgue, en a fait des mélodies sublimes, 
enchâssées dans un travail harmonique prodigieux, w 

M. D'Ortigue ne se borne pas à ces aveux, entremêlés, il va sans dire, 
de dénigrement et de subtilités; il indique fort bien, sans en prévoir les 
conséquences pratiques, la cause principale de l'incomparable supériorité 
de la musique de la Réforme sur celle du catholicisme au xvi^ siècle : «Les 
différences caractéristiques des chants de l'Eglise catholique et des chants de 
l'Eglise réformée tiennent à une conception différente de la liturgie. Dans 
le catholicisme, la parole de Dieu découle du prêtre. Le prêtre a mission 
d'instruire et d'enseigner; le peuple écoute, accepte et se soumet. De là un 
chant consacré, traditionnel, commun à tous les ridèles(?), et auquel les 
fidèles n'ont pas le droit de rien changer. Dans le protestantisme, au con- 
traire, chacun ayant le droit d'examiner, de fixer sa croyance, d'inter- 
jiréter à sa manière la s^miQY^QYiiwvç , tout procède du peuple. "Y oni individu 
exerce un sacerdoce, et le culte public est basé sur le culte de la famille, 
tandis que, dans le catholicisme, le culte de la famille n'est que le pro- 
longement du culte public. Les chants de la communauté protestante ne 
peuvent donc être que des cantiques composés par des gens de toutes les 
classes, qui se sont livrés à leurs seules inspirations. Aussi le nombre en 
est-il très considérable. . . . et l'on pourrait évaluer à plus de soixante mille 
la collection complète de ces chants, v 

Infiniment plus perspicace et plus philosophe, Michelet a peint, dans 
son style un peu mystique, mais plein de nerf et de couleur, l'impression 
produite sur le xvf siècle par le chant réformé"^ : 

Au de'sespoir de fart (exprimé dans la MelancoUa, d'Albert Duier) un autre art ré- 
pondit, une harmonie inattendue, un chant doux, simple et fort, si fort ([u'il fut en- 
tendu de mille lieues, si doux que chacun crut y reconnaître la voix de sa mère n)ênie. 
En effet, une mère nouvelle du genre humain était venue au monde, la grande en- 
chanteresse et la consolatrice : la nnisique e'taitnée. 

Silence, ici! j'entends robjection, et répondrai aux Gothiques, et plus qu'ils ne vou- 
dront. En attendant, je leur défends de dire, à eux, qui, tant de siècles, ont désespéré 
l'âme humaine, qu'ils lui aient trouvé ses consolations. Vous la laissiez inguérissable, 
cette âme, inconsolable, jusqu'au premier chant de Luther. 

''' Ilisloire de Fraiirp, Uéfoiinf . p. i) i . 



36-2 INFLUENCE DE LA REFORME SUR LA MUSIQUE. 

C'est lui qui commença, et alors toute la terre chanta, tous, protestants et catholi- 
ques. De Luther naquit Goudimel, le professeur de Rome et le maître de Palestrina. 

Ce ne fut pas le morne chant du moyen âge, qu'un grand troupeau humain, sous le 
hâton d'un chonlre oOficiel, répétait éternellement dans un prétendu unisson, chaos de 
dissonances. 

Ce ne fut pas la farce obscène et pédantesque des messes galantes, dont Y Introït 
était un appel à Vénus, et dont le Te Denm rendait grâce à l'Amour. 

Ce fut un chant vrai, libre, pur, un chant du fond du cœur, le chant de ceux qui 
pleurent et qui sont consolés, la joie divine parmi les larmes de la terre, un aperçu du 
ciel. 

Voilà la vraie Renaissance. Elle est trouvée. C'est la Renaissance du cœur. 

Elle seule pouvait être féconde, même au point de vue artistique; car 
c'est du cœur que jaillit l'art, aussi bien que la foi, et surtout l'art le plus 
intime et le plus profond, l'art par excellence, qui exprime si admirable- 
ment toutes les passions, les sentiments, les craintes, les espérances, et 
jusqu'à ces soupirs ineffables, ces aspirations idéales, ces rêves divins, 
auxquels ni la peinture, ni l'éloquence, ni la poésie même, ne peuvent at- 
teindre. — Mais au lieu de considérer la musique comme c^ un art d'émo- 
tion plutôt que de pensée, comme le plus expressif et le plus sublime des 
langages, on n'en voyait, avant la Réforme, que le mécanisme et les com- 
binaisons savantes, et l'idéal ne consistait qu'à découvrir quelque compli- 
cation nouvelle, qui surpassât tous les artifices inventés jusqu'alors '''. 

w L'harmonie, dit M. Fétis '^', devint presque l'unique objet des médi- 
tations des musiciens, lorsque les formes de l'art commencèrent à se per- 
fectionner. Tout le reste fut négligé : singularité remarquable, la mélodie, 
([ui devait servir de base à cette harmonie dont on se montrait si avide, fut 
la dernière chose à ([uoi l'on pensa. Alors on ne pouvait pas dire que les 
musiciens composaient; ils arrangeaient des sons. Quelques misérables 
cantilènes populaires et le plain-chant d'église étaient les seules mélodies 
que l'on connût; il n'était pas rare de voir le même chant de cette espèce 
servir de thème obligé à vingt compositions dilTérentes, et s'appliquer in- 
différemment à toute espèce de paroles. Nulle trace d'expression, de pas- 

^'' On peut a|iplif|iicr à coite musique ce Vimytinssance. ri (^Uiscouvs siv l'élal des beaar- 

([ue M. Renan dit des excès du gothique ar- arts an xiv'' siècle, p. 703.) 
rliitectural : "L'art n'était qu'un prodigieux '-^ /?ei,'/tc >H/ts/c'afe du l'i avril i832. 

lonr de force, api'cs lequel il n'y avait [)lus que 



INFLUENCE DE LA REFORME SUR LA MUSIQUE. 3G3 

sion, ni d'élévation d'idées, ne se faisait apercevoir dans les messes, les 
motels et les madrigaux qui virent le jour dans les xv" et xvi' siècles; que 
dis-ie? le plus simple bon sens était blessé des associations monstrueuses 
d'idées qu'on rencontrait dans la plupart des œuvres de musique, v 

Les compositeurs assez dépourvus de goût et de piété pour mêler au 
culte de véritables obscénités n'avaient nul souci de la convenance de la 
musique et des paroles; ils eussent mis indilleremment les plaintes déchi- 
rantes d'Alceste sur l'air de la Marseillaise, ou les vers brûlants de Rouget 
de Lisle sur l'air de la romance de Chérubin, pourvu que le nombre des 
syllabes s'y prêtât. Des vers élégiacjues étaient transformés en bouffonnerie 
par l'arrangement des voix et des parties. Le dédain du îibrelto, comme 
nous dirions aujourd'hui, allait si loin, que Josquin des Prés ne craignit 
pas de composer une messe sur les généalogies de l'Evangile selon saint 
Matthieu (!'. 

Qu'on relise maintenant la belle et sobre préface que Calvin a mise au 
Psautier de Marot, et l'on verra combien ses idées sur le chant étaient 
nouvelles et hardies, à force de sérieux. Depuis Platon et saint Augustin, 
nul n'en avait parlé comme lui, sauf Luther; nul n'en a mieux compris 
l'action, soit délétère, soit sanctifiante : rJNous cognoissons par expérience, 
dit-il, que le chant ha grande force et vigueur d'esmouuoir et enflammer le 
cœur des hommes, pour innoquer et louer Dieu d'vn zèle plus véhément 
et ardent... Entre les choses qui sont propres pour recréer l'homme et luy 
donner volupté, la musique est, ou la première, ou l'vne des principales, 
et nous faut estimer que c'est vn don de Dieu député à cestvsage. Parquoy, 
d'autant plus deuons-nous regarder de n'en point abuser, de peur delà 
souiller et contaminer, la conuertissant en nostre condamnation , où elle 
estoit dédiée à nostre profit et salut... De faict, nous expérimentons qu'elle 
ha vne vertu secrète et quasi incroyable à esmouuoir les cœurs en vue sorte 
ou en l'autre... Il est vrav que toute parole mauuaise (comme dit sainct 
Paul) peruertit les bonnes mœurs; mais quand la mélodie est auec, cela 
transperce beaucoup plus fort le cœur. . . Qu'est-il donc question de faire? — 
C'est d'auoir chansons non seulement honnestes, mais aussi sainctes, les- 
quelles noussoyent connue aiguillons pour nous incitera prier et louer Dieu, 
à méditer ses œuures, à fin de l'aimer, craindre, honorer et glorifier. 7? 

"' C'est encore, selon M. Ivermoysan [Encyclopédie moderne, arlidc Opéra), une opinion reçue 
clans les conservatoires, ([u'on ne peut faire tle bonne miisicpie sui' de beaux vers. 



s 



304 INFLUENCE DE LA RÉFORME SUR LA MUSIQUE. 

La Réforme apportait donc à la musique l'élément capital qui lui man- 
quait; on n'en peut demander une démonstration plus éclatante que cette 
préface '''. Loin de ne voir dans le chant qu'un bruit savant ou harmonieux, 
destiné uniquement à surprendre où à flatter l'oreille, les réformateurs lui 
assignaient le but le plus noble et le plus auguste : élever l'âme vers Dieu , 
prêter une voix à la prière, à l'adoration, à la repentance, traduire en un 
langage universel, qui trouve le chemin des cœurs, les élans de la foi et 
de la piété, refléter, exprimer l'union du Créateur et de la créature, du 
fini et de l'infini. Pour atteindre ce but, les musiciens réformés, et Bour- 
geois en particulier, eurent recours à un moyen aussi simple que fécond: 
ils cherchèrent à réaliser l'accord intime du chant et des paroles, et trou- 
JJ\^ vèrent Yexpression, progrès incomparable, qui ne contribua pas peu à la 
>» révolution musicale delà fin du siècle. 

Avec la déplorable tonalité grégorienne, qui excluait le rhythme et 
l'expression aussTbTen que l'harmonie , la musique dramatique n'eût jamais 
vu le jour; tandis qu'en suivant la voie populaire où étaient entrés Luther, 
Matthias Greiter, Volfgang Dachstein, Johan Walther, Ludwig Senfl, 
Louis Bourgeois, Zwingle, etc., d'heureux explorateurs découvrirent un 
monde ignoré, que l'imagination la plus hardie n'eût jamais osé conce- 
voir: l'opéra, la symphonie, Gluck, Mozart, Beethoven! Les réformateurs, 
et Calvin en particulier, devenant, à leur insu, sinon les pères, au moins 
les grands-pères de l'opéra, c'est là un de ces faits piquants qui touchent 
au paradoxe, et dont on ne peut cependant contester la réalité; car Bour- 
geois, qui ne se lassait pas de retoucher et de refondre la mélodie des 
psaumes, juscju'à ce qu'il eût trouvé le rhythme convenable et l'expression 
vraie. Bourgeois, dont l'œuvre eut le succès fabuleux que l'on sait, 
travaillait sous l'œil rigide et, en quelque sorte, sous la direction de 
Calvin. 

Comme toute amélioration profonde en amène nécessairement une ou 
plusieurs autres, on ne tarda pas à sentir ce qu'il y avait de factice et de 
faux dans l'application d'un même air à toutes les strophes d'un morceau : 
ces strophes, en effet, expriment des pensées, des sentiments variés et 
parfois opposés, et l'on écrivit la musique des psaumes tout du long. Le 

' (jliitk, qui, deux siècles plus lard, sub- naient toutau chant, ne fera (jue creuser plus 
ordonnera leclianl à l'expression dramatique, avant, sans doute à son insu, le sillon ouvert 

contrairement aux Italiens, (jui subordon- par la Réforme. 



INFLUENCE DE LA REFORME SUR LA MUSIQUE. 



365 



v 



S3 



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« 



Vénitien Marcello ( 172/1-1726 ) n'est pas le premier qui ait cultivé ce 
genre de composition , absolument différent de tout ce qui l'avait précédé, 
et dont l'exécution ne convient qu'à des artistes. Philibert Jambe-de-Fer 
l'avait pratiqué en i56i , Claude Goudimel, en 1662, Claudin le Jeune, 
en i56/i^'^ et ils avaient été précédés par Pierre de Manchicourt(i54/i). 
De là à la conception de l'oratorio, drame religieux exclusivement musical, 
que Handel, Bach, Haydn, Mozart, Mendelssohn, Beethoven, venus après 
Scarlatti et Léo, allaient porter à la perfection, il n'y avait qu'un pas, qui 
fut bientôt franchi '^*. Par son origine, par le ton des morceaux bibliques 
qui en forment le sujet, aussi bien que par la forme classique que Handel 
lui a donnée dans le Messie, l'oratorio est une création toute protestante, 
qui révèle la puissante religiosité dont l'art moderne est su^cep tïbTeTqÏÏand 
il est contenu et dirigé par le génie sévère de la Réforme. 

L'art catholique, dépourvu de rhythme et d'expression, mais, en rc- 

/vanche, raide, savant, horriblement compliqué, exclusivement propre au 

/chœur ou à des musiciens de profession, n'avait fait que céder aux instincts 

/ grossiers de la foule et se laisser corrompre et avilir, en puisant à la 

/ source des chants populaires. La même source fournit, au contraire, 

/ à l'art protestant ses éléments de force et de succès, grâce au sérieux 

/ invincible et à la piété profonde qui animaient les musiciens réformés. 

Non seulement cet art n'emprunta au peuple ses chants que pour les 

/ lui rendre épurés et imprégnés de l'esprit chrétien; mais il dut se faire 

l simple et populaire, en raison même de sa destination universelle, de 

^^ telle sorte que chascun, moyennant quelque petite congnoissance, . . , 

pût tenir sa partie," qu'on avait faite «la plus commode à chanter qu'il 



"' Voir plus loin son motet sur le psaume 

CXXXVIII. 

'-' Saint Philippe de Néri, qui avait fondé 
à Rome, en i54o, la congrégation de l'Ora- 
toire, imagina, peu après, de faire exécuter 
dans l'église de son ordre ( d'où le mot ora- 
torio), des concerts spirituels, destinés à com- 
battre la passion des Romains pour le spectacle. 
Ces oratorios ne furent d'abord que de simples 
cantiques, mis en musique par les élèves de 
Goudimel : Giovanni Animuccia et Palestiina; 
ce n'est qu'à la fin du siècle qu'ils prirent la 
forme de drame musical. En logo, l'expres- 
sion concert ecclésiaslique était encore usitée , 



témoin l'ouvrage imprimé à Venise par Giac. 
Vincenti , sous ce titre : Musica per concerti 
ecclesiastici di div. autori, in-A". (N" 383 du 
io3' catalogue d'Asher et C. de Rerlin.) 

Parmi les morceaux qui précédèrent VOr- 
feo , opéra de Monteverde ( i 608 ) , on cite une 
espèce d'oratorio joué à Rome, et intitulé : 
La conversion de saint Paul. 

Le premier ouvrage de ce genre qui fut 
entièrement chanté et accompagné par les ins- 
truments est, dit-on, la Rappresentatione di 
anima et di corpo , d'Emilio del Cavalière, don- 
née à Rome, en i5go, et pubUéeau même lieu 
en 1 600. 



J 



û 



n 



366 INFLUENCE DE EA REFORME SUR LA MUSIQUE. 

estoit possible '''. " Ce n'est pas sans avoir à lutter contre eux-mêmes et 
sans risquer leur réputation, que Bourgeois, Goudimel, etc. purent se ré- 
soudre à cette simplicité, que les musiciens savants, avides de tours de 
force, pouvaient taxer d'ignorance et d'incapacité. Nous lisons dans la 
préface du Psautier de Bourgeois (iB^y) : rcJasoit que la gentillesse et 
friandise de musique me retirast de ceste entreprinse (l'harmonie des 
psaumes en contrepoint simple), toutesfois ie n'ay point preste courage 

à ce conseil Combien qu'aux maistres musiciens très experts le 

semble par auenture ridicule, i'aime mieulx estre enuers eulx en telle ré- 
putation, qu'estimé lascif et mol entre ceulx qui craignent Dieu. 5) 

Les compositeurs scolastiques croyaient avoir atteint la perfection, 
quand ils étaient parvenus à rendre douteuse la valeur de la plupart des 
notes, qui n'avait rien de fixe et ne s'établissait que par un système de 
proportions, en vertu desquelles un morceau pouvait être exécuté de 
plus de cent manières'-'. A la fin du seizième siècle, on comprit, 
dit M. Fétis, combien était ridicule un tel système de notation, et l'on en 
vint, par degrés, à une réforme complète. — Ce que M. Fétis a omis de 
dire, c'est que cette réforme fut réalisée d'emblée dans les premiers 
recueils de chants protestants, et que cette réforme est une réforme 
protestante. 

Il en est de même de celles de Bourgeois, pour la simplification et la 
vulgarisation du chant : solfège, diminution du nombre des nuances et 
désignation plus claire des différentes sortes de gammes; — de celle de 
Lardenois, pour rendre immuables la position et le nom des notes, — et, 
enfin, de la notation chiflfrée, qui, supprimant toute armature à la clef, 
simplifie singulièrement les premières études de l'art du chant, met les 
principes de la musique à la portée des intelligences les moins cultivées, 
et permet d'obtenir, en fait de lecture musicale à première vue et à plu- 
sieurs parties, les résultats les plus surprenants. Cette découverte, appli- 
cable seulement à la musique vocale, et destinée à rendre, dans l'avenir, 
plus de services qu'elle n'en a rendu jusqu'ici, est due à un savant 
grammairien français, mort en i56i, Pierre Davantès ou Antesignanus ^"^\ 
ami intime de Calvin. UUao, le père Souhaitty, J. J. Bousseau et Pierre 

*'' Préface du Psautier de Hugues Sureau, notation proportionne IIp du moyen âge, Paris, 

jr)65. 18/17, in 8°- 

- Voir le travail do M. Th. Nisanl : Pc /ff ^ Ce mol, dit Baulacre, I, /las, trdoil 



INFLUKiNGE 1)K LA RÉFORME SUR LA MUSIQUE. 367 

Gaiin, n'ont fait que reprendre, peut-être sans le savoir, un système 
pratiqué dans l'Eglise réformée dès i56o. (Voir à l'Appendice I la pré- 
face des Psautiers de Davantès.) 

Sans nous appesantir sur la mâle simplicité et le goût exquis de l'har- 
monie des Psautiers de Bourgeois, Goudimel, etc., si éloignée, même 
dans les morceaux en forme de motet et non destinés au culte, des folles 
complications et des puériles finesses du contrepoint conditionnel, dont 
les messes de l'époque étaient surchargées '^', nous nous hornerons à si- 
gnaler un autre progrès encore que le contrepoint doit incontestablement 
au protestantisme. 

Vers la fin du seizième siècle, alors que la musique, enseignée jusque 
dans les moindres écoles protestantes, était devenue d'un usage général 
et presque universel parmi les réformés, et que le chant en parties s'était 
introduit çà et là dans le culte public, on reconnut que les voix d'enfant 
qui faisaient le dessus couvraient les autres parties, et que l'assemblée 
avait peine à distinguer et à suivre le téiioi^ qui tenait la mélodie ; dès lors, 
le chant fut transporté à la partie de dessus ou soprano, où il est défi- 
nitivement resté. M. Hue Mazelet ^-^ a pensé que Lucas Osiander, en i 586 , 
Jean Eccard, en 1697, Hans Léo Hassler, en 1608, furent les premiers à 
opérer cette transformation, qu'ils justifient expressément par le motif que 
nous avons indiqué. C'est une erreur ; Goudimel les avait devancés dans 
cette voie : dix-sept mélodies sont déjà au soprano dans son Psautier en 
harmonie consonante de i565 (suivi par Hugues Sureau), et elles y sont 
toutes, sauf quinze, dans son second Psautier, en contrepoint double, 
Servin, au contraire, mettait la mélodie au second dessus de ses psaumes 
à trois voix (i565), et Claudin le Jeune, tantôt au soprano, tantôt au 
ténor, et parfois au quintus, dont la place varie entre le premier dessus 
et la contrebasse. 

Si le fait n'était patent, on aurait peine à croire que cette réforme, 

signifier ia même chose que Davanlis, clans ie recherches les plus ardues de proportions de 
langage du Languedoc, c'est-à-dire un de ces notation. Cette messe, véritable énigme mu- 
soldats qui marchent avant renseigne. 75 sicale, a donné la torture à bien des musi- 

On trouvera des renseignements sur Da- ciens du seizième siècle, et a rendu néces- 

vantès, dans la France prol. et dans ie Bul- saires de longs commentaires que Zacconi. . . 

letin, X, 210. et Cérono. . . ont donnés pour en expliquer 

'' Palestrina lui-même avait tcjeté à pro- le système. '■> (Fétis, Biogr. des music.) 
fusion, dans sa messe de rhomme urmo , les '-J Le chrétien évangélique, 1861, p. ;t'i."). 



368 



INFLUENCE DE LA REFORME SUR LA MUSIQUE. 



réalisée il Y a près de trois siècles par les protestants, a tardé jusqu'à nos 
jours à s'accomplir dans le chant liturgique de l'Eglise romaine, et n'y 
est pas encore généralement établie. ç^Les chants d'église, dit M. D'Or- 
tigue'^', étant notés pour des voix de basse-taille, l'exécution en devenait 
tout à fait impopulaire, parce que la foule des fidèles ne pouvait y prendre 
part. M. Danjou a noté l'office pour voix de ténor '^'. Cette disposition des 
voix était certainement un progrès à l'époque ( i838) où cet article a été 
écrit; mais on a compris depuis lors que la mélodie du plain-chant, de- 
vant dominer les autres parties, devait être placée à la voix de soprano, w 
On l'a compris bien tardivement; mais l'a-t-on fait? C'était encore l'objet 
d'un des vœux exprimés aux évêques, en 1860, par ï Adresse du congrès 
pour la restauration du plain-chant '^^^ : çt Que le chant soit, autant que pos- 
sible, à la partie supérieure et dans un diapason qui réponde à la géné- 
ralité des voix. 55 

Déjà, même au seizième siècle, tout en combattant la Réforme joer y^s 
et ne/as, et surtout par les proscriptions et les massacres, le catholicisme 
avait été contraint de lui rendre un indirect mais éclatant hommage : mar- 
cher sur ses traces, en matière de chant sacré, n'était-ce pas reconnaître 
qu'elle avait régénéré la musique? Rendus plus intolérables que jamais, 
parleur contraste avec la musique protestante, les abus de fart ecclésias- 
tique furent fobjet de fexamen du concile de Trente. Les cardinaux se 
plaignaient qu'à la chapelle Sixtine, il était impossible de distinguer le 
texte sacré, au milieu de la confusion des voix qui s'entre-croisaient en pro- 



'1' La musique à l'église, p. 182. 

W «Nous assistions, il y a quelques se- 
maines, dit M. Danjou (Revue musicale, apud 
D'Ortigue , Dictionnaire du plain-chant , 
col. i5i/i), à un salut à Sainl-Sulpice. Pen- 
dant tout roffîce, ïAlma Redemptoris mater, 
la prose et les autres morceaux furent exé- 
cutés par les seuls chantres, et c'était la mu- 
sique la plus lugubre , la plus accablante qui 
se puisse imaginer. Tous les élèves du sémi- 
naire Saint-Sulpice assistaient à cet olTice, et 
ils étaient muets. Si quelques-uns essayaient 
de chanter, ils étaient bientôt obligés de s'ar- 
rêter, le ton dans lequel on chantait ne 
correspondant pas à leur voix. Bienlôt un 
enfant entonne VAdoremus in œtei'num , en la 



majeur ; tout le peuple , le clergé , le séminaire , 
répondent avec ensemble d'une voix pleine 
et puissante; c'était le ton de la voix com- 
mune, et chacun pouvait s'y associer. . . Le len- 
demain les chantres ont repris leur ton sépul- 
cral, et les séminaristes sont redevenus muets, 
les enfants de chœur ont recommencé à criailler 
leur affreux cliant sur le livre. . . On convien- 
dra cependant que voilà une église où rien 
n'empêcherait de rétablir le chant ecclésias- 
tique dans toute sa splendeur, n — Eh! sans 
doute, rien ne s'y oppose, si ce n'est l'esprit de 
l'Eglise: 

Abime tout plutôt que parler de réforme. 
' Ln musique à V église,^. ^171. 



INFLUENCE DE LA UEFORME SUR LA MUSIQUE. 



3G9 



nonrant des paroles différentes. Dans sa vingt-deuxième séance (sep- 
tembre 1062), le concile résolut de bannir de l'église tout mélange de 
musique mondaine et tous les raflinements techni(jues qui 11 étaient qu'un 
objet d'amusement'"; il fut même sur le point d'exclure toute musique 
figurée, et de n'admettre que le chant grégorien simple et sans ornement. 
Cependant, sur les représentations de l'empereur Ferdinand I", il fut con- 
venu que l'emploi du contrepoint, sagement réglé et contenu dans de 
justes bornes, serait autorisé. En France, où les décrets du concile n'ont 
jamais été reçus, les compositeurs catholiques persistèrent encore plus de 
vingt ans à suivre l'ancien usage; mais en Italie, les décisions du concile 
ne tardèrent pas à être exécutées, sous la direction d'une commission de 
cardinaux et de chantres. 

Né en 1 62 /i , entré en 1 5/io à l'école de musicjue que Goudimel dirigeait 
à Rome, et attaché en i5o5 à la chapelle de Saint-Jean de Latran, Pales- 
trina avait composé, peu après, en dehors des traditions de l'école, dans un 
style nouveau et presque protestant, le morceau connu sous le nom iVlmpro- 
pcria, sur des passages tirés de IMichée, vi : Que t'ai-jefait, mon peuple? qu'on 
chantait à la chapelle Sixtine pendant la semaine sainte, ce Admirable na- 
ture, d'une sensibilité tout italienne, qui vibrait à tous les échos, il avait 
peu le sens du rhythme encore: mais son âme suave rendait des sons char- 
mants aux voix de la création '-1 55 Ce fut lui que la commission choisit pour 
reviser l'ancienne musique et donner à la fois le modèle et la règle de 
la nouvelle. S'inspirant des seize psaumes te en forme de motet, avec des 
imitations en style fugué sur les mélodies ''^ » que son maître avait publiés 
en i562, l'élève de Goudimel écrivit trois messes, dont il bannit toute 
complication et tout ornement superflu, n'employant, comme les réfor- 
més, que l'accord parfait et la dissonance accidentelle amenée par la pro- 



'" DeCRETUM de OBSERVANDIS et VITANDIS 

IN CELEBRATIONE Missj; : Ab ecclesus vero mu- 
sicas cas ubi, sive organo,sivecanlu, lascivumaut 
împnrum ahquid misccltir, item scculaies onmes 
actiones , vana atque adeo jjrofana colloquiu, 
dcambufationes , strepilus, clamores arccant, ni 
dotnns Dci vere domits urntmiis esse vidcalur 
et dici possit. 

Dans ses Constitutions et instructions syno- 
dales (Lyon, J. T5. ilc Ville, i()72, in-i2)saiiit 



François de Sales (1567-1632) s'exprimail 
encore ainsi : «On ne clianlera des motets com- 
posez de paroles profanes, non plus que cer- 
tains noëls ridicules faits en langue vulgaire et 
sur des airs séculiers, que l'on a accoustumé 
d'adjouster à la fin des pseaumes que Ton 
chante aux fêtes de Aoel, dans cpiehjues par- 
roisses de nosire diocèse. 'i 

'"^' Michelet, La ligue et Henri IV, p. /j58. 

'^) Ibid. 



370 INFLUENCE DE LA REFORME SUR LA MUSIQUE. 

loiif^ilioii; c'est ainsi qu'il créa le style alla Palestrina, calme, élevé, sé- 
rieux, plein (le grandeur et tout à la fois de mouvement et d'élégance. 

Tous les vieux livres d'office écrits depuis mille mis lui furent soumis pour être revisés. 
On l'investit d'une dictature musicale. Grande puissance, où l'artiste paysan allait, sans 
le savoir, influer, d'une manière décisive peut-être, sur la destinée populaire d'une reli- 
gion. Les hommes les plus respectables de la réaction catholique, saint Charles Borromée, 
saint Philippe de Néri, pensaient que ce génie naïf, qui revivait ainsi les temps anti- 
ques, en retrouverait une étincelle. Ils n'y négligèrent rien. Ils se tirent ses amis, l'en- 
tourèrent, le soutinrent, l'animèrent, l'échantTèrent... Pourraient-ils en tirer la simple 
création qui eût renouvelé l'Eglise? des chants nouveaux, vainqueurs, qui emportassent 
les foules?... Tous leurs efforts furent vains. L'Italien, vraie harpe éolienne aux vagues 
mélodies flottantes, n'articula jamais ce chant suprême qui fût devenu la Marseilhiise 
catholique*''.'' 

Bientôt découragé,. il abqndonna la correction des anciens chants, qui, 
bien que modifiés, ne donnaient rien de bon. 

A VEin feste Burg des luthériens, au Que Dieu se montre seulement des 
réformés, le catholicisme n'eut rien à opposer, parce qu'il refusa de se mo- 
difier en faveur du peuple et dans le sens de la liberté. L'art catholique 
régénéré enfanta des chefs-d'œuvre imprégnés de protestantisme, qui de- 
meurèrent impuissants sur la foule, par cela même qu'ils ne lui étaient 
pas destinés, et il ne sut se maintenir longtemps dans ce véritable ^qiara- 
dis de pureté harmonique'-', w qu'avaient créé Bourgeois, Goudimel, Pa- 
lestrina, Pioland de Lattre, etc. Tandis que les maîtres protestants, écri- 
vant pour l'assemblée tout entière, durent cultiver avant tout le rhythme, 
l'accentuation, la mélodie, c'est-à-dire la partie populaire de l'art; les ca- 
tholiques, au contraire, souvent contraints de travailler sur les motifs du 
chant grégorien, sans pouvoir les modifier, et composant pour le chœur, 
c'est-à-dire pour des artistes que n'effrayaient pas les difficultés d'exécu- 
tion, furent forcément amenés à s'occuper davantage de l'harmonie et du 
mouvement des voix. Secondaires et nécessairement restreintes dans la mu- 
sique des temples, les savantes combinaisons de l'harmonie eurent naturel- 
lement le rôle principal dans la musique de chapelle. La diflerence fonda- 
mentale du choral et de la messe ou du motet résulte de la diversité de 
leur destination ou des principes constitutifs et opposes des deux Eglises. 

"> Michelet, La ligue et IJcim IV, p. /|58. '^ Zin- Grschirhie dcr KirchcnmKsiU , von 

D' F. V. Grafen I^aiirciicin, I-cipzijj, i8.5fi, p. 8. 



INFLUENCE DE LA REFORME SUR LA MUSIQUE. 371 

Donc le souffle, le rhythme, la vraie force populaire manqua à la réaction. Elle 
eut les rois, les tre'sors, les arme'es; elle écrasa les peuples, mais elle resta muette. Elle 
tua en silence, elle ne put parler qu'avec le canon sur ses horribles champs de bataille. 
C'est un caractère funèbre de la guerre de Trente ans que cette tacilurnité. Oh! lintri- 
gue, l'effort, la patience, ne peuvent pas tout ce qu elles veulent. Tuer cjuinze millions 
d'hommes par la faim et l'épée, à la bonne heure, cela se peut. Mais faire un petit 
chant, un air aimé de tous, voilà ce que nulle machine ne donnera. Don réservé, béni. 
Ce chant, peut-être à l'aube, jaillira d'un cœur simple, ou l'alouette le trouvera en 
montant au soleil, de son sillon d'avril'''. 

Ce chant du cœur simple, renforcé par l'harmonie ?ules voix libres et 
cependant fraternelles, ce beau mystère de l'art moderne, cherché, man- 
qué par le moyen âge '^','5 la Réforme l'avait trouvé. Cependant on disait 
déjà, comme aujourdliui , quelle était Vennemie de l'art, au moment où elle créait 
la musique ^^\ 

Loin de pouvoir revendiquer une part dans l'enfantement des messes 
en musique, qui sont un des fruits de la Réforme, et dont quel([ues-unes 
sont des chefs-d'œuvre auxquels le protestantisme ne peut op])oser que ses 
oratorios, le catholicisme n'a fait au fond que les tolérer, comme il avait 
toléré les plus grands écarts de l'harmonie. Ces chefs-d'œuvre n'ont rien de 
sacré à ses yeux, ils ne sont pas de l'essence du culte, mais un objet de 
luxe; ce qui est sacré, supérieur à tout, l'arche sainte, en un mot, c'est le 
chant traditionnel, la cantilène du plain-chant : céder, à l'occasion, sur 
les points non capitaux, tout en protestant et sans jamais progresser, telle 
est la loi de Rome. Depuis que le chant grégorien a été institué, l'action 
du catholicisme sur la musique n'a jamais été bien différente de ce qu'est 
actuellement son action pohtique officielle, c'est-à-dire un stérile non pos- 
sumus, et rien de plus. Repoussant en principe la musique moderne, mais 
incapable de résister à son envahissement et de réagir sur elle pour la 
purifier, il a toujours pratiqué à son égard l'accommodation, et l'a laissée 
pénétrer dans l'église sous sa forme la plus inconvenante, comme il fait 
encore aujourd'hui. Rien n'est changé sous ce rapport. 

Du moment qu'on n'essaye pas de porter une main téméraire sur le 
chant liturgique, Rome supporte aisément tous les abus, les ignorances, et 
ne s'émeut de rien. Les écrivains qui prônent le plus l'influence salutaire do 

'" Michelet, La ligiir cl Ifi'iiri fV, p. /i(io. — '-' thid., p. f\i)S. — '^ Ibid., p. /i5."). 

2/1. 



372 INFLUENCE DE LA RÉFORME SUR LA MUSIQUE. 

l'Eglise sur la musique sont ceux-là mêmes qui se plaignent amèrement, 
sans trouver d'écho et sans remarquer la contradiction logique et histo- 
rique dans laquelle ils tombent, de l'irrémédiable décadence du plain- 
chant et du triomphe malsain des airs profanes déguisés en cantiques 
et partout répandus. Voyons comment, d'après ces artistes compétents, 
l'Eglise contribue, de nos jours, au développement de l'art religieux par 
excellence. 

r: Voilà ce que c'est, s'écrie M. D'Ortigue"^ que d'avoir perdu le goût 
du chant ecclésiastique; hélas! nous n'en comprenons plus le sens, et la 
manière dont il est exécuté en est la preuve désolante. Quelle lourde et as- 
sommante mélodie, quel affreux et ridicule amalgame de paroles estro- 
piées, de mugissements inhumains, de sons féroces, de mélopées sépul- 
crales, sans accent, sans rhythme, sans mélodie, sans cadence! w 

L'école française, dit Choron'-^, mérite de graves reproches relative- 
ment au contrepoint du plain-chant. 

Elle n en possède point d'écrit, et cela n'est pas étonnant : les maîtres de chapelle 
français connaissent si peu le plain-chant, que j'ai vu des plus expérimentés, soi-disant, 
se tromper sm' lïndication des tons. En entre, on n'enseigne point en France à écrire 
en ce genre; mais, au lieu de cela, on pratique dans les cathédrales un contrepoint qni 
se fait à la première vue, et que l'on appelle chant s^ir le livre. Pour en avoir une idée , 
figurez-vons qninze ou vingt chanteurs de toute sorte de voix, depuis la hasse jusqu'au 
soprano le plus élevé, criant à tue-tête, chacun selon son caprice, sans règle ni dessein , 
et faisant entendre à la fois, sur un plain-chant exécuté par des voix rauques, tous les 
Ions du système, tant naturels qu'altérés : vous commencerez à concevoir ce que peut 
être le contrepoint sur le plain-chant appelé en France chant sur le livre. Mais ce que 
vous aurez sans doute plus de peine à comprendre, c'est qu'il se trouve des prévôts de 
chœur, des maîtres de chapelle assez dépravés pour admirer, pour maintenir au sein 
des églises un aussi horrible et aussi scandaleux charivari. En vérité, ces gens-là /oh/ 
de la maison de Dieu une caverne de voleurs ; c'est, on peut le dire, l'abomination de la 
désolation dans le lieu saint. 

Qu'on dise après cela que le plain-chant n'est pas une langue morte! Renaîfra-t-il? 
Nous l'ignorons'^'. 

Il n'existe plus, il a été ahsorhé par la musique mondaine... Nous savons très hien 
que tous nos efforts ne pourront redonner la vie à la tonalité du plain-chant; mais, 

' La musique à Vép^Rse , p. 291. — '^' Diciionnaire des viusicievs , Paris, 1810, in-8°, inlro- 
(luclion. — '•^' D'Oiiigue, La musique à l'église, p. Sia. 



INFLUENCE UE LA REFORME SUR LA MUSIQUE. 373 

(lansl'ini[)ossibilité do ressusciter le chant ecclésiastique, nous aurons fait du uioiiisson 
oraison funèbre '''. 

Ainsi donc on se sent perdu, mais on ne capitulera pas; on se laissera 
couler à fond |)lutôt que d'amener le drapeau du plain-chant, et de pro- 
noncer le mol de liturgie en musique et en langue vulgaire. Cette obstination 
aurait un certain air de grandeur et de fidélité, si l'Eglise n'accordait en 
même temps à la foule tous les dédommagements qu'elle exige en matière 
de chant sacré. 

«Ce n'est guère qu'à la chapelle pontificale, dit encore M. D'Ortigue''^', 
que le voyageur qui visite Rome peut espérer d'entendre de la musique 
religieuse. On n'exécute dans les autres églises de la capitale du monde 
chrétien autre chose que de la musique d'opéra sur des paroles sacrées. Il 
est juste de dire aussi que les cymbales et les grosses caisses y jouent un 
rôle important. 55 

Le mauvais goût, l'amour du clinquant que les jésuites ont porté dans 
leur peinture et leur architecture, ils l'ont aussi introduit dans la mu- 
sique, et cela dès le xvn" siècle. C'est en vain que des musiciens (jui ont 
souci de la dignité de l'art et de la sainteté du culte émettent le vœu 
K(|u'il soit interdit d'applic[uer arbitrairement, au mé[)ris de toutes les ' J 
lois de la convenance, de l'expression, de la prosodie et de l'accentuation, XM^A/^V 
des paroles sacrées à des morceaux de salon ou de théâtre, et des can- / 

tiques à des chansons profanes ^^K 55 Ce vœu ne se réalisera point. Ne faut- ^ / ^^•• 
il pas une compensation aux oreilles qui subissent le nnigissement ou le/ (j-^'" 
nasillement du plain-chant? Et cette musique inconvenante n'attire-t-elle g 

pas la foule ? L'Eglise romaine est avant tout utilitaire. 

Le journal V llnwers'''^\ lui-même, a protesté contre ces cantiques qui 
c^ tombent dans la trivialité des ponts-neufs 55 ou dans les «formules lan- 

'" D'Ortigue, Dictioim., p. xxi et xxv. le plain-chant, bien plus mélodique et plus va- 

Si le plain-chant est mort, et si bien mort rié que le chaut choral, lequel, malgré de 

que ses plus fervents adeptes ont perdu jus- jjrandes beautés, manque généralement d'onc- 

([u'à l'espoir de sa résurrection, ne serait-il lion, et se fait remarquer par une raideur et 

pas bien plus simple de le remplacer par le une monotonie fatigantes. ^^ (!!) 
choral, ainsi que le demandait Choron? — ('^' Diclionn., col. 3G/i. 

Nullement, car le non possiimus vit encore. ^-^ Circulaire adressée aux évèques, en 18G0, 

«Nous ne voyons pas, dit M. D'Ortigue {Die- par le Congrès pour la restauration du plain- 

tifinnairc du plain-chant , col. 875), ce que les chant. Apud D'Ortigue, La musique à l'église, 

nations catholiques, rEspagne, le Portugal, p. Zfyi. 
rilalie, la France, gagneraient à abandonner '*' N° du :>.'] juin uSSi. 



■■y*' 



»v^ 



374 INFLUENCE DE LA KEFORME SUR LA MUSIQUE. 

goureuses5) de la romance; et M. l'abbé Arnaud écrit'" quVon a fini par 
sentir la nécessité de mettre un terme à ce scandale, w 

Efforts impuissants : le scandale continue et continuera, parce que 
Rome a toujours eu plus peur d'une réforme que d'un scandale, et n'est 
sortie un instant de sa torpeur et de son immorale indifférence, au 
xvi'' siècle, qu'emportée par le mouvement réformateur qui menaçait son 
existence. 

Est-ce à dire que l'influence de la Réforme n'ait rien laissé à désirer 
au point de vue musical, du moins en France? — Non, sans doute; et, 
après avoir rendu hommage à la direction imprimée par Calvin au travail 
mélodique de Bourgeois, il nous sera permis d'exprimer le très vif regret 
que le réformateur n'ait pas été musicien, comme l'étaient Luther et 
Zwingle '-', et qu'il ait enlravé de tout son pouvoir le chant à quatre 
parties, que prônait et pratiquait Luther. Non seulement, il aurait 
volontiers vendu les orgues, au dire de Picot '^^; mais, de plus, il écrivait 
dans Y Institution clircsticmie de i 5/i3 (liv. III., chap. xx, § 82) : 

Certes, si le chant est accommode' à telle grauité qu'il conuient auoir deuant Dieu 



^'> D'Orligue, Dictionn. , col. 282. 

'^^ «Le diabie, disait LiUiier, ne peut souf- 
frir la musique. — La musique est un des 
plus beaux et plus glorieux dons de Dieu, et 
Satan en est l'ennemi déclaré. — Les rois et 
les princes devraient favoriser et encourager 
la musique. — J'ai toujours aimé la mu- 
sique ; la connaissance de cet art est bonne, 
et elle sert à toutes choses ; il nous faut abso- 
lument encourager cette étude dans les écoles. 
Un maître d'école doit être un habile musi- 
cien; autrenieul je ne ferai nul cas de lui, et 
nous ne devrions pas conférer à des jeunes 
gens le grade de prédicateur, si d'avance ils 
ne sont bien exercés et instruits dans la con- 
naissance de la musique. La musique est un 
don de Dieu, et elle est alliée de près à la 
théologie. Je ne voudrais pas, pour beau- 
coup, être dépourvu du mince savoir que j'ai 
en fait de musique. Les jeunes gens doivent 
être instruits dans cet art ; il rend les gens 
habiles et rccomniandables. 51 [Propos de table 
de Martin IjuIIicv, traduils por G. Briiiwt, 
Paris, iS'i'i, p. /lo, 202, '567. ) 



Dès son enfance, Zwingle «étonna ses 
condisciples et son maître par les talents qu'il 
montra pour la musique vocale et instru- 
mentales — Etudiant à Bâîe, ^rnon seule- 
ment il faisait de la musique pour son propre 
compte; mais il persuada à tous les étudiants 
de faire comme lui. Rien, disait-il, n'est plus 
propre à réjouir le cœur d'un homme troublé 
par le chagrin ou fatigué par des études trop 
austères. Rien ne rend l'homme plus homme, n 
(ChaulTour-Keslner, Les reformateurs du xvi' 
siècle, 2° édit. iSGT), I, 282.) 

Les ennemis de Zwingle l'appelaient par 
dérision la Jlùte évangélique , et ceux de 
Luther disaient : trll va par toute l'Allemagne, 
nouvel Orphée, menant les bètes. 5? (Michelet, 
la Réforme, p. 100.) 

''' A l'imitation des premiers chrétiens, qui 
repoussaient de l'église tous les r< instruments 
([ui ne conviennent qu'à des folsv, (Bruguier, 
Discours sur le chant des psaumes), les ré- 
formés supprimèrent d'abord les orgues, dont 
l'usage ne se rétablit que peu à peu. — Voir 
IJovet, p. 69. 



INFLUENCE DE LA REFORME SUR LA MUSIQUE. 375 

t't tleuanl ses anges, c'est vn orneiiienl pour donner plus de grâce cl dignilé aux 
louanges de Dieu, et est vn bon moyen pour inciter les cœurs, et les enllanibcr à plus 
grande ardeur de prier; mais il se faut tousiours donner garde que les aureillos ne 
soyent plus attentiues à l'harmonie du clianl que les esprits au sens spirituel des pa- 
roUes. . . . Quand doncques on vsera de telle modération, il n'y a nul doute que ce 
ne soit vne façon tressaincte et vtile; comme, au contraire, les chants et mélodies qui 
sont composées au plaisir des aureilles seulement, comme sont lotis les friiifjots clfre- 
dons de la Papisterie, cl tout ce qu'ils appcllcnl inusique rompue cl chose J'aide , cl chants 
à quatre parties , ne comdeiinent nullement à la maiestê de l'Eglise, cl ne se peut faire 
qu'ils ne desplaisent grandement â Dieu. 

Plus évangélique et moins dogmatique, moins intolérant et plus ar- 
tiste, Calvin eût sans doute entraîné la France, que son rigorisme, sa 
dialectique impérieuse et son antipathie pour le beau ont rebutée ''^. Heu- 
reusement Calvin n'était pas la Réforme, et le chant religieux harmonisé 
répondait si bien au génie de celle-ci , qu'il s'établit en France malgré le 
réformateur, et y j)rit un développement considérable, à en juger par le 
grand nombre de Psautiers à plusieurs voix qui y furent imprimés. 

Un autre reproche qu'on peut également lui adresser, c'est celui 
d'avoir exclu du culte tout hymne qui n'était pas tiré de la Bible, au lieu 
de faire appel, comme les réformateurs de toutes les autres contrées, à la 
poésie chrétienne contemporaine. De cette exclusion systématique il est 
résulté que, après l'adoption des psaumes et une fois qu'ils eurent reçu 
leur forme définitive, nos musiciens, réduits à rim[)Ossibilité de composer 
pour l'Eglise, ne purent exercer leur talent que sur l'harmonie du Psau- 
tier. Si le cantique moderne eût été adopté par lui, notre recueil de 
chants n'eût pas été clos dès 1662, comme il le fut jusqu'au xvni" siècle. 
L'émulation des compositeurs eût servi, sans doute, la cause de la mu- 
sique sacrée, et doté notre Eglise de ces admirables cantiques que nous 
ne trouvons qu'en Allemagne. Ainsi Calvin retenait d'une main ce qu'il 
donnait de l'autre ; c'est par sa faute que le cantique, dont l'histoire a été 
ébauchée dans le Semeur de 1887 ^-^ a eu bien de la peine à pénétrer 
chez nous, et que nous avons dû en emprunter la nmsique à l'étranger. 
Notre infériorité musicale vis-à-vis de l'Allemagne est la conséquence évi- 

''> Sur riulliieiico antiarlislique de Calvin, '-^ Personne n'adièvera-l-il celle hisloire 

voir (jalierel, Culvin à Genève, Genève, Ch. si pleine d'inlérèt ? Ce serait là un beau sujet 

<îruaz, i836, in-S", p. 107. de thèse pour quelque jeune ihéologien. 



Q 



370 INFLUENCE DE LA REFORME SUR LA MUSIQUE. 

(lente de l'élroitessc d'idées et de l'utilitarisme pratique de Calvin en ma- 
tière de chant sacré. 

Cette infériorité a une autre cause encore. A ceux qui nous deman- 
deraient pourquoi nos grands musiciens du xvi^ siècle : les Bourgeois, 
les Goudimel, les Le Jeune, n'ont pas eu de successeurs qui les égalassent, 
nous pouvons répondre d'un mot : la persécution. Du reste, et c'est 
M. Fétis'" qui l'a rcmanjué, et après la mort de Goudimel ^-), il n'y eut 
|)lus de grands harmonistes parmi les Français. . . . Les troubles civils et 
religieux qui agitèrent la France, dans la seconde moitié du xvi' siècle, 
exercèrent, sans doute, une fâcheuse influence sur la position des mu- 
siciens, la rendirent plus précaire, nuisirent à leurs travaux et au dé- 
veloppement de leurs facultés. 5) Si ces troubles ont été si funestes à la 
musique en général, à combien plus forte raison l'ont-ils été à la musique 
protestante! Goudimel fut assassiné à la Saint-Barthélémy, comme Jean 
Goujon ; Le Jeune aurait peut-être péri de même, s'il avait publié ses 
psaumes trente ans plus tôt ; la révocation de l'Edit de Nantes a jeté dans 
l'exil tous les artistes qui tenaient plus à leur foi qu'à leur bien-être, et 
les ])roscriptions de tout genre qui enveloppaient nos ancêtres dans un 
cercle de fer n'ont guère cessé qu'à la Révolution. Il est vraiment par 
trop étrange de voir le catholicisme, qui a tué ou chassé nos hommes il- 
lustres, nous reprocher d'en manquer, oubliant que nous avons le droit 
de lui crier comme Auguste à son lieutenant : «Varus, rends-moi mes 
légions. V 

Bien que trois siècles de persécution aient considérablement réduit le 
nombre des protestants français, bien qu'ils ne soient qu'une infime mi- 
norité dans la nation, ils se distinguent encore, parmi leurs compatriotes, 
par leur goût pour les arts et notamment pour le plus populaire de tous, 
la musique. Tandis que le chant en parties est inconnu ou même ignoré 
en beaucoup d'endroits où le protestantisme n'a pas pénétré, il est aimé 
et cultivé dans un grand nombre de nos Eglises, et jusque dans les plus 
obscurs villages , et l'on ne voit guère en France que des sociétés chorales 
[)rolestantes aborder, et non sans succès, la grande musique des oratorios 
de Haydn, de Ilandel et de Mcndelssohn. Notablement inférieurs aux 

" Biofpwipltic des inustcicns , inlrodiKiioii, Iciicieniies, ville qui ii'apparlciiail pas alors à la 

p. <c\i. , France, et il n'avait qu'une coiniaissance tout 

''' Félis ne compte pas Le Jeune, né à Va- à fait imparfaite de l'œuvre (le Bourgeois. 



INFLUENCE DE LA REFORME SUR LA MUSIQUE. 377 

Allemands sous ce rapport, nous pouvons, sans vanité, nous dire supé- 
rieurs, dans le présent aussi bien que dans le passé, à nos concitoyens 
catholiques. 

Ainsi le principe rénovateur et progressif de la Réforme, qui a porté 
SCS fruits dans le domaine des lettres, des sciences et des arts, a été plus 
fécond encore dans le domaine de la musique ; c'est ce que nous espérons 
avoir prouvé aux lecteurs qui font plus de cas des faits historiques que de 
leurs préjugés. 



378 LES INNOVATIONS AU XVIIP SIECLE ET AU XIX'. 

XXV 
LES IINNOVATIONS AU XVIIT SIÈCLE ET AU XIX*. 



Recueils de Jean-Pierre le Camus, Jean Dumas. — Air de : Seigneur, dans la gloire adorable. — 
Recueil de Jean Henry. 

1° Mélodies nouvelles, — Psaume i de Bourrit. — Gallot, Malan, Court-Naef. — Chants 
chrétiens. — Psaumes ii et lxv de Pottier. — Psaume cxiu du recueil de Lyon. — Psaumes 
cxxvi et cxxxvii du recueil luthérien de Paris. ■ — Psaumes li et lxi du recueil de M. Kuhn. 
— Psaumes xxiii du recueil de Genève. — M. Ch. Léon Hess. 

2° Changement de rhythme. — Le rhythme primitif syncopé , bref, disparaît an xviii" siècle. — 
Johann Michael Mùller, Dan. Zacharie Châtelain. — Tableaux de tous les rbythmes connus 
appliqués aux psaumes xxv et lxxvii. — Responsabilité du consistoire réformé de Paris, — 
Wiihem. — Susmutter et Cruppi. — Pottier. — Les plus récents recueils. — La Suisse 
conserve le rhythme antique. — Recueil de Kurz. — Recueils récents. 

3° Modification des intonations. — Mùller. — Bourrit. ^ Wiihem. — Changements nécessi- 
tés par la tonalité moderne. — Wiihem. — Cruppi. — Pottier, — Recueil luthérien. — 
Réaction salutaire. 

h° Harmonies nouvelles. — Voir chapitre xxiii. — Sullzberger. — Le Camus. — Admiration de 
J. J. Rousseau pour riiarmonie de Goudimel. — Comment il qualifie l'harmonie moderne 
appliquée à de vieux chants. — Révolution musicale de la fin du xvi* siècle. — Tonalité an- 
tique et tonahté moderne. — Différence des procédés harmoniques du xvi" et du xix° siècle. — 
M, Duprato. — M. Nicolas. — Ramener la mélodie et riiarmonie du Psautier à leur forme 
primitive. 

L'admiration qu'inspiraient nos mélodies était encore dans toute sa 
fraîcheur à la fin du xvii^ siècle, témoin ces lignes de l'Avertissement des 
psaumes retouchés par Conrart (Amsterdam, Henry Wetstein, i6G8, 
in-8°) : rcLcs airs qui en furent composez par de savants musiciens se font 
admirer encore aujourd'huy par leur variété et par la proportion harmo- 
nieuse qu'ils ont avec la matière; le temps, qui n'épargne pas les chants 
non plus que les autres choses, semble n'oser toucher à ceux-là. 55 Eloge 
répété presque motpour mot par Pierre Dangirard, ancien de la Rochelle, 
surnommé le pape des huguenots, dans la préface de son Psautier anonyme de 
1768 : ç^Les personnes les plus inlclligcntcs ont toujours loué ces airs,([iii 
se font admirer encore aujourd'hui par leur variété et par la proportion 



LES INNOVATIONS AU XVUP SIÈCLE ET AU XIX'. 379 

harmonieuse qu'ils ont avec le sujet. Aussi le temps les a respectés et 
semble défendre aux novateurs d'y toucher, v 

Toutefois l'ère des innovations était venue : les plaisanteries du grand 
railleur, qui n'eut peut-être qu'une vertu, mais une vertu capitale : l'hu- 
manité, la tolérance, avaient rejailli jusque sur le Psautier. On le trouvait 
bien vieux, bien gothique. En 1760, un Genevois outrecuidant, dépourvu 
de goût et de science musicale, Jean-Pierre le Camus, publia une édition 
des psaumes à deux voix, avec des airs et une basse de sa composition, 
destinés , disait-il , à remplacer notre ennuyeux et insipide chant, où l'on n'ap- 
perçoit aucune mélodie. ^^ Quant à l'harmonie, ajoutait- il, je ne pense pas 
qu'il soit possible de rien entendre de si monotone; on pourrait s'en servir 
efficacement contre l'insomnie, v Est-il nécessaire de dire que l'éclatant in- 
succès de l'œuvre ne confirma pas les prétentions de l'auteur, qui revint 
sans doute à des sentiments plus modestes'^'? 

La chute du dogmatisme du xvii" siècle , percé à jour par la critique 
naissante, porta aussi, de son côté, un coup mortel à bon nombre de nos 
psaumes. Jean Dumas, pasteur de l'Eglise française de Leipzig, qui publia 
un recueil de Cantiques tirés en partie des pseaumcs et en partie des poésies sa- 
crées des meilleurs poètes françois, avec des airs »/o/es (Leipzig, héritiers Weid- 
mann et Reich, 1775, in-8°), fut l'un des premiers à s'élever contre les 
prédictions obscures qu'on disait contenues dans le Psautier, et contre les 
malédictions sur lesquelles on s'efforçait jusque-là de fermer les yeux. 
«Il y a longtemps, disait-il dans sa préface, que les Églises réformées 
françoises sentent le besoin d'un recueil de cantiques meilleur pour la 
poésie et la musique, plus complet sur les matières de la foi et de la mo- 
rale, plus adapté aux circonstances des temps évangéliques, et, en géné- 
ral, plus propre à ranimer la piété et le zèle pour le service divin, que ne 
l'est la version des pseaumes dont elles se servent dans leurs dévotions 
publiques et particulières, w A notre «version froide et défectueuse v il essaya 
de substituer «des cantiques mieux faits, plus remplis d'onction, w etc. 
(ju'il empruntait au Parnasse chrétien, au recueil de Garcin, à Jean-Baptiste 
Piousseau, Racine, Lefranc de Pompignan, etc., et auxquels il adaptait 
des mélodies sans rapport avec l'ampleur ou l'emphase du sujet, et où l'on 
retrouve bon nombre de réminiscences de nos vieux airs du Psautier. Il a 

^'' Voir ci-dessus page 289 son psaume i. 



380 



LES INNOVATIONS AU XVIir SIÈCLE ET AU XIX" 



mis au cantique cxiv : Oui, c'est un Dieu caché que le Dieu qu il faut croire, 
et au cLxxxi des airs pitoyables. Celui du clxvi : Seigneur, dans ta gloire 
adorable, que nous reproduisons, est un peu moins mauvais. 



RECUEIL DE JEAN DUMAS 

(1775). 

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Sci-gneur, dans ta gloi - rc a - do - ra - ble Quel mor - toi est di 

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gne d'en - trcr? Qui pour-ra, grand Dieu, pé- né- trer Ce sanc-tu-aire im 

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pc - né - tra - ble , Où tes saints in - cli - nés d'un œil res - pec - tu 

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tem - plent de ton front l'é - ciat ma - jes - tu - eux? 



Mnrecueil anonyme '^^ Ad'pseaumcs, d hymnes et de cantiques, publié à Ber- 
lin, en 1791, in-i 2 , dans lequel on retrouve quelques-uns des cantiques 
du recueil de Dumas, ne contient plus que cinquante et un psaumes ou 
fragments de psaumes, et l'auteur de la préface, dont certains endroits 
sont fort remarquables, croit, à tort, c-; qu'on n'a presque jamais pu faire 
usage, pour l'édification publique, ni des psaumes où David invoque la 
protection ou la vengeance divine contre ses ennemis ou contre ceux de 
son peuple (m , iv , vu , x, xiii, xvii , xxviii , xxxi , xxxv , xliv , lu , liv , lv , lvi, 

LVIU , LIX , LXIV , LXIX, LXX , LXXIX , LXXX, LXXXUI, XCIV, CIX , CXX , CXXIII, CXXV, CXXIX, 

cxL,cxLii, cxuii, cxLiv), ni de ceux où il rend à Dieu des actions de 
prâces pour les victoires qu'il lui a fait remporter (ix, xvni, xxi, xlvi, lvii, 
Lx, Lxxvi, cvui), ni des psaumes historiques ou nationaux (xLv,Lxvni, lxxiv, 
Lxxvni, cv, cvi, cvii, cxiv, cxxvi, cxxxv, cxxxvii), ni des psaumes qui ren- 
ferment des allusions , souvent obscures , à quelques événements inconnus de 
la vie des auteurs sacrés(xi, xii, xiv, xx,xxx, xxxviii,xli, xlvhi, lxui, lxxvii, 



(') C'est l'œuvre de Jean Henry, pasteur à Posklani, puis à Berlin. {La France proL V, ^oS.) 



LES INNOVATIONS AU WllI SIECLE ET AU XIX^ 381 

Lxxxviii, Cil, cxxxii), '5 ni des psaumes prophétiques (ii, xvi, xxii, xl, lxix, 
ex), ni de ceux qui se rapportent aux cérémonies juives (xxvi, li, lxvi, 
Lxxxvii, cxviii, cxxii, cxxxii, cxxxiv), ni de ceux qui parlent de Jéhovnli 
comme d'un Dieu partial et colère, ni de ceux c|ui donnent pour mobile à 
la vertu l'appât des bénédictions terrestres, etc. 

Plus tard, l'apparition des Cantiques du Réveil, empruntés à la musique 
moderne, celle du cbristianisme de salon, demi-huguenot et demi-mon- 
dain, et ensuite l'esprit bourgeois terre à terre et nullement artistique 
qui régna sous Louis-Philippe, firent courir au protestantisme français 
le danger de tomber dans la fadeur des romances de l'Eglise catholique. 
On eut, comme Le Camus, la malheureuse idée de faire disparaître la mo- 
notonie, peut-être même, disait-on, la platitude, de nos belles et sévères 
mélodies, en les accommodant à la trivialité du goût de l'époque. Autant 
il était légitime et nécessaire d'adjoindre aux psaumes des cantiques, de 
corriger les locutions vieillies de Marot, Bèze, Conrart et des pasteurs de 
Genève, autant il eût fallu se garder de touchera la musicjue du classique 
chef-d'œuvre de Bourgeois et de Goudimel. 

Les différentes refontes du texte du Psautier ayant été savamment étu- 
diées par M. Bovet, nous n'avons à nous occuper que des innovations mu- 
sicales, qui peuvent être rangées en quatre catégories : i° les mélodies 
nouvelles introduites dans le Psautier; 2° le changement de rhythme des 
anciennes mélodies; 3" le changement des intonations et notamment des 
finales; à" les harmonies modernes substituées à celles des vieux maîtres. 

r MÉLODIES NOUVELLES. . 

Nous avons déjà dit que celles de Le Camus étaient une œirvre sans 
valeur, et qui a obtenu tout le succès qu'elle méritait, en disparaissant 
presque aussitôt après sa naissance. 

Il en fut de même de quelques compositions originales que Bourrit in- 
séra dans son Psautier en 1828; on verra par son Psaume i qu'il n'était 
pas de taille à supplanter Bourgeois ou les musiciens de Strasbourg, et 
que, si son œuvre est lond^ée dans l'oubli, ce n'était que justice. 



382 



LES INNOVATIONS AU XVIIP SIECLE ET AU XIX"' 



PSAUME I. 

Mélodie de Bourrit. 



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a - vec soin du mor-tel vi - ci - eux Et les con - seils 



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et l'ex-cm - pie o - di - eux. Heu - reux ce - lui 



qui vit dans 



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l'in - no 



cen - ce , 



Qui, crai - gnant Dieu, prend plai - sir 



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loi. 



Et 



jour 



mé - di - te a-vec foi. 



Nous avons le regret de n'avoir pu nous procurer les psaumes et 
cantiques auxquels M. Bastie a adapté une nouvelle musique (182/1), 
ni ceux de M. Gallot (i83o). Ces deux recueils paraissent n'avoir eu non 
plus qu'une existence éphémère ''l 

Dans les Chants chrétiens, de i8/i5, des mélodies qui nous paraissent 
inférieures aux anciennes ont été adaptées aux psaumes xlvi, lxxxiv, cni 
(nous ne parlons pas de celles des psaumes xxiv, xxvii, xxxiv, xcii, qui 
relèvent plutôt de l'histoire du cantique, parce que les paroles ont aussi 
été changées). Nous n'en citerons qu'une. 



'■' Les psaumes publiés par César Malan , 
de 182^ à i835, n'ont rien de commun avec 
les nôtres ; la traduction en vers en est nou- 
velle, aussi bien que la musique. Ils n'ont eu , 
du reste, aucun succès. 

Le Cantique de la Victoire , de M. Bost père 
(1882), ne nous concerne pas davantage; 



c'est la prose du psaume cxviii mise en musi- 
que tout du long. 

il en est do même dos psaumes de M. Court- 
Naef (i853), dont nous devons la prenn'ère 
livraison, la seule qui ait paru, à l'obligeance 
de M. le pasteur Bernus d'Ormont-Dossns. 



LES INNOVATIONS AU XVIIP SIÈCLE ET AU XIX'. 383 



PSAUME cm. 



Édition oriirinale. 



Chants chrétiens, i8ù5 et i855. 



^<^ ^ [- r '' '^ r r ^-^^^^^i^j'^iJ- ^i^ ^^^ 



Sus, lou - ez Dieu, mon a-me, en 



Bé - nissons Dieu, mon a-me, en toute 



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'r'''NM|- rcfir- 



lou - te cho - se , Et tout ce - la 



cho-se, Lui sur qui seul mon 



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qui de-dans moy rc-po-se, Louez 



^ 4iJJjj-^ijjJi^ l 



es-poir se re - po-se; Chantons son 



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331=©= 



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son nom très saint et a-com-ply. nom sans nous las- ser ja -mais. Que 



33: 






Pre-sen-te à Dieu louan - (jes et ser- 

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-€»— o cr 

ui-ces, toy, mon a-me, et 



tout en moi ce - le - bre sa puis- 



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san-ce, Sur-tout, mon a-me, ex- 



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tant de be - ne - C - ces Qu'en as 



al -te sa clé-men-cc, Et compte i- 



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4-p rHJ J] ^ 



re - ceu , ne les metz en ou-bly. 



ci tous les biens qu'il l'a faits. 



Marchant sur les traces de Bourrit, Pottier mit dix-huit mélodies de son 
invention dans un recueil"' qui contenait soixante-quinze psaumes, et 
dont les quelques personnes qui se sont spécialement occupées du sujet 
ont seules conservé le souvenir. Nous citerons deux de ces mélodies. 

^'' Choix (le psaumes et <h ranliques sacrés, avec vne nouvelle musique à tous les versets, suivis 
(le quelques prières et delà litiircjie. Paris, E. Mfîrc-Aiirèle, iBAB, in-iO. 



384 LES INNOVATIONS AU XVlir SIECLE ET AU XIX", 

PSAUME IL 

Mélodie de Bourgeois. Mélodie de Pottier, i8i5 



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D'où vient ce bruit par- nii les na-li- 



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quoi dans vos il -lu -si - ons 



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Vousflal-tez-vous d'u-ne es-pé-ran-ce 



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nié D'être as -sez forts pour 



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dé-cla-rer la guer- r.' A l'E-ter- 



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LES INNOVATIONS AU XVIIP SIÈCLE ET AU XIV. 385 



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PSAU3IE LXV. 

Mélodie de Bourgeois. Mélodie de Potlier, iS/iô. 



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nos sou - pirs , Tous les peu- 



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pies vit-n - droiit s'y ren - dro, 



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Pleins des nie - mes dé - sir: 



386 LES INNOVATIONS AU XVIIP SIECLE ET AU \\\\ 

Le Psautier de Lyon, 18/17, renferme aussi une mélodie nouvelle em- 
pruntée au recueil luthérien de Paris, 18/16. La voici : 

PSAUME CXIIL 



Édition ori(]finale. 



Recueil de Lyon, 18Û7. 



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Vous qui scr - vtz le Dieu des cieiix , 



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U - nis par un vœu so-ien - ncl, 



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Lou-ez le nom de l'É-ter - nel, 



^ "^j,„"|^|^ ijj ) [' [' l'^ ^ ^h^H-^^ 



Et dès main- te- liant et sans cts - se. 



Outre l'air nouveau du cxiii qu'on vient de voir, le recueil luthérien 
de Paris, i85/t, comprend encore deux mélodies nouvelles : celles des 
psaumes cxxvi et cxxxvii, cjue nous allons reproduire. 



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Édition originale. 

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PSAUME CXXVL 

Recueil luthérien de Paris, i854. 



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Cct ad -mi - ra-ble é - vé - ne - ment 



LES INNOVATIONS AU XVIIT SIECLE ET AU XIX'. 387 



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Pa - rut un soii-jte seu - le - ment. 



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Sou-dain l'ai - lé - grès -se pu - Lli - que 



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E-(la-la par un saint can - ti - que; 



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On (li - sait tout haut des Hé - breux : 



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Edition orifrinale. 



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Dieu se dé - cla - re bien pour eux 



PSAU3IE GXXXVII. 

Ficcueil luthérien de Paris, i854 



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As - sis au bord de ce su - per-be 



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pa-gnes a - breu-ve, Nos tris-tes 



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cœurs ne pen -saifiitqu'à Si - on. 






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Cha-cun,hé -iasîdans cette af- flic- ti- 



15: ^ 



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on, Les yeux en pleurs, la 

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388 LES INNOVATIONS AU XVIIP SIÈCLE ET AU \l\\ 



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harpe aux saii - les du ri - va - ge. 

Le recueil de Cantiques à deux et à trois voix égales avec accompafpiement 
d'orgue ou (le piano, publié par M. le pasteur Kulin , d'Abbevillers , en i85/i, 
contient quatorze psaumes, dont huit (v, xxiii, xlvii, li, lxi, xcii, g et 
cxxxvi) ont des mélodies nouvelles, composées par MM. G, Kuhn et Henry 
Duvernoy. A notre avis, et malgré tout leur talent, ces professeurs du Con- 
servatoire n'ont pu lutter avec Bourgeois. Leurs mélodies des psaumes li 
et LXI sont loin de valoir les anciennes. 



PSALME LI. 



Edition oriRinale. 



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Recueil de M. Kuhn, i85A 



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LES INNOVATIONS AU XVIIP SIÈCLE ET AU XIX" 



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ce pres-sant be - soin ; Sur la bon- 



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PSAUME LXL 



Édition originale. 



Recueil de M. Kuhn, i85i. 



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-me, ïris-te et n'es-pé-rant qu'eu loi. 

Dans le Psautier de Genève, 1866, la belle mélodie des psaumes xxiv, 
xcv et CXI a été mal à propos supprimée et remplacée par celle du cxiii , 
celle du xxxiv a été adaptée au psaume c, et le xxiii a reçu un air nou- 
veau, fort inférieur, selon nous, à l'ancien. 



390 LES INNOVATIONS AU XVIir SIÈCLE ET AU \\\\ 



PSAUME XXIII. 



Édition ori{;inale. 



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me garde et qui m'a i-me; Rien ne me 



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man-qne en ces gras pà - lu - ra - ges ; 



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son nom a - do - ra - ble , Ma route est 



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5Ù - re et mon re - pos du - ra - ble. 



N'étant point destinés à l'église , les Vingt psaumes et mélodies religieuses 
a une et à plusieurs voix avec accompagnement de piano ou d'orgue, publiés par 
M. Cb. Léon Hess, en 1878, ne rentrent point directement dans notre 
snjet. Ce recueil n'a de notre Psautier que les paroles, et nous en avons 
donné un morceau ci-dessus , page 3 1 1 . 



2" CHANGEMENTS DE RIIYTIIME. 
Ni au xvi% ni au xvii" siècle, ni avant le premier quart du xviif, nous ne 



LES INNOVATipiNS AU XVIir SIECLE ET AU XIX". 39J 

sachions pas que nul ait modifié en aucune façon nos mélodies, sauf quel- 
ques harmonistes, qui, pour les traiter en forme de motets, en altéraient 
parfois le rhythme, ou y intercalaient des phrases nouvelles; mais ces 
sortes de compositions étaient destinées aux concerts spirituels et non à 
l'église''). 

Ce rhythme, très marqué, très varié, très expressif, dans les éditions 
conformes à l'original, était syncopé dans plus du tiers des mélodies. Les 
syncopes de quarante-cinq psaumes (vi, xiii, wi, xx, xxv, xxviii, xxix, 

XXX, XXXI, XXXIII, XXXIV, XXXV. XXXVIII, XXXIX, XL, XLI, XLII, XLIII , XLIV, XLVII, 
LVI, LX, LXI, LXXni, LXXX, LXXXV, LXXXIX , XC , XGIX , CV, CVI , GXX , CXXI , 
CXXII, GXXIII, r.XXIV, CXXV, CXXVI, CXXVII, CXXIX, CXXXI, CXLI, CXLII, CXLV, 

cxLviii) '-', qui, pour la plupart (voyez surtout le lxi), produisent le plus 
heureux efl'et, sont assurément intentionnelles et non l'elïct du hasard. 

L'unique mesure employée par Bourgeois et son continuateur était 
celle à deux temps. c^Par mesure, dit Davantès dans sa préface des Psau- 
tiers de i56o, on entend vn certain touchement ou tact, qui se fait .par 
vn esgal abhaissement et esleualion de la main ou du pied, qu'on remue 
ainsi esgualement et auec proportion en chantant, afin de s'arrester sur les 
aucunes voix autant de temps qu'on demeure à baisser ladite main ou 
])ied, pour frapper ou toucher à quelque chose, et à la leuer, qui est vne 
mesure entière; et sur les autres la moitié de ce temps-là, qui est compris 
par vn seul baisser ou vn seul leuer. » 

C'est précisément ce rhythme bref qui donna aux psaumes tant de su- 
périorité sur le plain-chant, et leur valut tant d'accusations de la part des 
catholiques et des luthériens : musique mondaine, pétulante, efféminée, 
sensuelle, entramante, lascive, trop vive, trop dansante, et dont l'exé- 
cution ne durait, selon Florimond de Rémond, qutin dcmi-quort d'heure 
tout au fins. Florimond exagère certainement; car nous avons vu (chap. xiv, 
page /i02 ) qu'on chantait en moyenne dix-huit versets à chaque assemblée , 
et, quelque rapidité qu'on donne à la mesure, il est impossible de chanter 

''' Ces mélodies ont conservé leur forme ori- l'Siy; Lausanne, 1818; Avignon, 1827; Pa- 

ginale, notamment dans les éditions suivantes: ris, 1828, 1829-, Guernesey, 1835, etc. 

Charenton, iG55, 1607; Amsterdam, 1738; '-' Nous laissons de côté dix autres psaumes 

Leyde, i73i;Bàle, 1 7/4/1 ; Amsterdam, i']'>yh; syncopés (lxvii, h\\\, lxvvi, lxxviii, c, cviii, 

Londres, 1757; Amsterdam, 1758, 1770; ci\, cwii, cxxxix et cxl), cpii n'ont pas de 

Lausanne, 178a; Genève, 178^; Vevey, mélodie propre. 
1 790 ; Lausanne, 1807, 1819,1817; Paris, 



39-2 LES INNOVATIONS AU XVIIP SIÈCLE ET AU XIX^ 

dix-lmit versets en un demi-quart d'heure. Dans tous les cas, il paraît cer- 
tain qu'on ne chantait pas, dans nos Eglises du xvf siècle, avec la lenteur 
d'aujourd'hui, et qu'on observait le ryhthmc, dont on ne trouve plus 
trace, à l'heure qu'il est, dans la traînante psalmodie de bon nombre 
de nos temples. C'est pour remédier à ce défaut, qui ne date pas d'hier, 
que J. J. Rousseau recommandait que le chantre battît ostensiblement la 
mesure. 

Au lieu de suivre un aussi sage conseil, on préféra transformer en 
règle les fatals errements de la routine. C'est, croyons-nous, Johann Mi- 
chael Millier, organiste et professeur au gymnase de Hanau, qui a le pre- 
mier audacieusemcnt falsifié le rhythme de nos airs, dans son Psalm und 
Clioi al-Buch , dont la seconde édition parut à Francfort-sur-le-Mein, chez 
les Ilcritters de Joh. Adolph Stock et Joh. Goltfricd Schilling, lySS, in-li", avec 
basse (^Biblioth. du prot. fr.y Près d'un demi-siècle après, Mûller fut dé- 
passé par un pasteur, descendant de réfugiés français, Daniel-Zacharie 
Châtelain, qui publia à Amsterdam, en 1781, le Pseaultier évangéliqiœ 
[Biblioth. du prot. fr.). «Chaque vers, lisons-nous dans l'avertissement placé 
en tête du recueil, commence par une note entière et finit de même, tan- 
dis que toutes les notes intermédiaires sont demies. C'est ainsi que, depuis 
quelques années, nos pscaumes se chantent dans diverses de nos Eglises. 
Que n'est-ce dans toutes'^'! ?5 

Chacun sait que modifier le rhythme d'un air, c'est en changer l'allure, 
la physionomie. Accélérez ou ralentissez les notes d'une batterie de tam- 
bour, vous y introduisez le désordre, et elle ne sera que difficilement com- 
prise. C'est ainsi que, sous prétexte de rendre le chant sacré j^/ws satisfaisant 
pour le cœur, l'esprit et l'oreille^^\ on défigura toutes nos mélodies, sans en 
changer les intonations et rien qu'en modifiant la valeur ou la durée de 
presque toutes les notes. On oubliait donc que Goudimel, à qui la tra- 
(htlon attribuait la composition de ces airs, était l'un des plus grands musi- 
ciens de son tenq)s, et (pie notre Psautier avait été acclamé par toute l'Eu- 

''' Le vœu barbare émis par Gbàlelain sein- public , rectieillis et publiés par la réunion des 

blo s'être réalisé, à en juger du moins par l'on- députés des Eglises irallonnes des Pays-Bas. 

vrage suivant, qui marque un retour pur et Amsterdam, G. Van Tyen et fils, i85i, 

simple au plain-iliani, c'est-à-dire an chant à in-i9. Musique à trois parties, 
notes égales (écrit en clef de sol), sans barres '-'^ Viéfare du Heciicil dcpseaumes, d'hymnes 

de mesure, ni signe de mesure à la elef : Pte- et de cantiques, de Jean Henry, Berlin, 1791. 
cucil supplémentaire de cantiques pour le culte 



LES INNOVATIONS AU XVIIP SIECLE ET AU XIX^ 



393 



rope. Ramener le chant à notes égales, c'était retourner au plain-chant 
et ne tenir aucun compte du progrès accompli sur ce point par la Ré- 
forme. L'enseignement du chant religieux, si soigné, du temps de Calvin, 
dans tous nos collèges et nos académies, était tombé en décadence à la 
suite des persécutions, et l'impardonnable négligence de cette partie si 
essentielle du culte devait porter des fruits amers. 

Quand MùUer et Châtelain eurent détruit le rhythme primitif, leurs 
continuateurs en conclurent et affirmèrent, même en ayant sous les yeux 
des éditions dont le rhythme était conforme à l'original, que notre Psau- 
tier n'était pas rhythme. Enorme erreur, qui permit à chacun de se livrer 
aux combinaisons rhythmiques les plus fantaisistes , et dont quelques-unes 
vont jusqu'à l'absurde''^. Les deux tableaux suivants, qui contiennent 
toutes les variétés de rhythme appliquées à deux fragments de psaumes, 
en donneront une idée ^^K 



PSAUME XXV. 

Les doux premières plirases. 
Rliytbme orijjinal, suivi par l'édilion de Lausanne, 1777, et par J. N. Mereaux, de Paris, 1829. 



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IV'Cucil de Fraiicfort-sur-le-Mein, 1735. 



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)H>cueil de Châtelain. Amsterdam, 1781. 



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Recueils de Derlin , 1791, 1829; édit. de Lausanne, 1801, et Valence, sans date. 



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C' Les cantiques allemands ont eu à subir il souffrirait en voyant comme on a coupé les 

les mêmes transformations déplorables, ff Je ailes à ses cantiques, pour leur appliquer la 
suis bien sûr, dit le docteur K. Baelir (Der 
protestanlisrhc GoUcsdienst , Heidelberg, i85o, 

p. io5, opîtfi Bovet, 199), que, si Luther en- c'est dans les recueils que nous n'avons pu 

(rail de nos jours dans une église protestante, consulter. 



camisole de force de la mesure à quatre temps. ^ 
(-) S'il existe quelque autre combinaison, 



39/i LES INNOVATlOiMS AU XVlll SIÈCLE ET AL XIX' 

Recueils (le Bùle, 181 5, et de Charles Kulin, i85i. 



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Édit. de Bourrit, iSaS. 



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Édit. de Wilhem, i836, 18/10, et recueil de Lyon, 18/17. 



Édit. de Cruppi, i84o. 



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Edit.de Potlier, i845. 



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Cliants chrétiens, i8/i5. 



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Recueil luthérien de Paris, i85/i. 



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Recueil de Wchrstedt, i855. 



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Recueils de Kurz, 1807, et-dc Genève, 18GG. 



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LES INNOVATIONS AU XVIII' SIÈCLE ET AU XIX". 395 

Recueil reformé de Paris, i85(j, et recueil do Nimcs, i SGij. 



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Recueil de Melle, 1870. 



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Recueil de Lausanne, 1879. 



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PSAUME LXXVn. 

2' et S"" phrases. 
Rliylhnjc ori<;iiial. 



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Recueil de Francfort-sur-le-JIcin, 1785. 



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Édit. de Rerlin, 179t. 



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Edit. de Bourrit, iSaS. 



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Édit. de Lausanne, 1801; Râle, i8i5; Valence, sans date, et Berlin, iSîq. 



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Édit. de\Vilbcm, i83G, i8'io, et r(?cucil de Lyon, 18/17. 



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396 LES INNOVATIONS AU XVIIP SIÈCLE ET AU XIX= 

Édit. de Cruppi, i8io. 



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Edit. dePottier, i845 



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Recueil lulhcrien de Paris, i85/i. 
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Recueil de Webrstcdt, i855. 



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Recueil de Kurz, 1807 



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Recueil réformé de Paris, 1809. 



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Recueils de Genève, 18G6, et de Nimes, 18G9. 



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Ces tableaux donnent lieu à plusieurs remarques. 

Il paraît d'abord que, jusqu'en i83o, les mélodies modifiées n'avaient 
pénétré en France que dans les quelques Eglises qui se servaient du 
recueil à quatre parties et sans date de Valence, et qu'une grande part de 
la responsabilité de cette prétendue amélioration de nos mélodies incombe 
au consistoire réformé de Paris. Quelques années avant i836, il chargea 
un artiste de mérite, souvent mieux inspiré, Wilhem, d'harmoniser trente 
psaumes à trois parties. «On avait alors, dit-il dans l'avertissement^'', 



^') Nouveau clioix de mélodies des psaumes rliylhmces, etc., par M. B. VVilhcm, Paris, l\isler, 
i836. In-12. 



LES INNOVATIONS AU XVIIP SIECLE ET AU XIX^ 



397 



expressément imposé an rédacteur musicien l'obligation de respecter la 
notation des livres de psaumes, sous le double rapport des intervalles et 
de la durée; et il s'était astreint à n'employer que l'harmonie du livre 
d'orgue en usage, celui de 1-766.55 On a vu tout à l'heure que Wilhem 
ne tint aucun compte de la règle qui lui était tracée relativement à la 
durée, et qu'il s'émancipa au point de transformer des rondes en noires, 
et d'introduire la mesure à 3/k dans un recueil dont elle avait été soi- 
gneusement bannie à l'origine. 

Ce premier essai, bientôt suivi d'un autre, obtint l'assentiment des di- 
recteurs de l'Eglise, c[ui lâchèrent la bride à l'artiste et l'excitèrent à aller 
plus loin. Ils lui firent demander, ajoute-t-il, ç^si, sans rien changer 
encore aux intonations musicales des livres de psaumes, mais en usant de 
plus de liberté pour la valeur des notes, il ne serait pas possible de former 
des mélodies plus saisissables (!), d'employer une harmonie moins monotone, 
et d'arriver enfin à un chant religieux constamment solennel et simple. 55 
A travers le vague et l'obscurité de ce langage, une seule chose appa- 
raît clairement : c'est que le consistoire, incapable de goûter les sévères 
beautés du genre choral, créé par la Réforme, avait rompu avec la tradi- 
tion huguenote, et voulait transformer de splendides mélodies du xvi* siècle 
en cantiques guillerets du xix\ Le mal fut contagieux et s'étendit rapide- 
ment, mais ne gagna que les grandes villes, et peu ou point les villages, 
restés à bon droit attachés aux mélodies primitives ''^ 



*'^ La beauté de nos vieilles mélodies trouva 
pourtant quelques défenseurs, mais imbus 
aussi de l'esprit du temps, rtll y a plus de 
trente de nos psaumes, écrivait M. Goguet, de 
Cozes, dans la Revue protestante de 1828, 
dont le chant est tellement bien composé que 
je ne crois pas qu'on puisse rien faire de 
meilleur; du moins jusqu'ici on n'a pu y par- 
venir. '7 Et il proposait, au même moment, de 
modifier le rhythme là où les blanches sont en 
nombre impair, c'est-à-dire de retrancher les 
syncopes. Selon M. G. Mùller, dont nous 
trouvons plusieurs lettres dans la même Uemie 
et à la même date, la mélodie du psaume cxi.x 
ne paraissait devoir subir aucun changement, 
de même que celles des cl, cxvi , lxxxvi , xlvii, 
XV, m, V, XIX, Lxxxiv, cxvm, cxxxviu et Si- 



méon , ffoù les blanches et les rondes sont pas- 
sablement bien employées, et qui n'ont pas 
de ces demi-mesures auxquelles nos oreilles 
auraient de la peine à s'accoutumer aujour- 
d'hui. ^7 Il avait déjà paru, en 1828, un 
essai de corrections , dans «un cahier de mu- 
sique gravé à Paris 75, où se trouvaient «quel- 
ques beaux airs '5, mais surchargés de notes 
d'agrément. 

En rendant compte de l'édition des psaumes 
de Ch. Bourrit, Samuel Vincent s'exprimait 
ainsi , dans les Mélanges de religion (182 a), l.V, 
p. 188 : 

«De toutes parts on réclame le perfection- 
nement de notre chant sacré. Les paroles et la 
musique demandent également une réforme 
fondamentale. Nous chantons encore les mêmes 



398 LES INNOVATIONS AU XVIIP SIECLE ET AU XIX% 

Nous avons peine à croire qu'un musicien de la valeur de Williem n'ait 
pas eu à vaincre des scrupules artistiques, au moment oii il portait la 
main sur l'œuvre si remarquable de Bourgeois. xMais on voulait du nou- 
veau à tout prix; il céda et ne fit grâce à aucune mélodie, même aux plus 
belles, même à celles qui appartiennent à l'histoire de l'âge héroïque de 
la Réforme. Toutes furent estropiées, accélérées ou ralenties, et soumises à 
quatre différentes sortes de mesure : quarante -huit, à la mesure à U temps; 
soixante, à la mesure à 2//t; quatre, à la mesure à 3 , et trente-huit, à la 
mesure à 3//i. 

Un organiste de Castres, M. Auguste Cruppi , «frappé de la beauté 
antique, grave, simple, qui caractérise nos mélodies, ainsi que de leur 
étonnante variété,» dépassa les hardiesses de Wilhem. Ces mélodies «man- 
quaient de rhythme, dit-il"^, et je sentis le besoin de leur en donner. 
Complètement étranger à ce qui se passait au sein de l'Eglise protestante, 
j'ignorais que des artistes très supérieurs eussent déjà fait des travaux en 
ce genre. . . J'étais déjà fort avancé dans mon œuvre. . . , quand le travail 
de M. Wilhelm(s/c) et une livraison de celui de M. Pottier me furent com- 
muniqués. Je regrettai vivement de n'avoir pas plus tôt connu le premier ; 
et je me sentis sur le point de perdre courage , n'ayant nulle envie de 
rivaliser avec un tel maître. 55 Cependant il crut donner du rhythme à 
ces mélodies en les rendant sautillantes, et en changeant en croches les 
blanches de l'original. Des soixante-huit psaumes que contient son recueil, 
trois sont à 2 temps, vingt-cinq à 2/2 , vingt à 3, vingt et un à 3/2 , et trois 
finales (lxxxv, xc et ci) ont une mesure autre que celle du reste du 

airs qui furent composés au milieu du xvi° siè- dérés ceux qui se moquent do notre chant avec 

cle, dans l'enftince de Tart musical, et, qui lant d'acrimonie; et je puis dire, pour ma 

pis est, nous les chantons mal. . . Notre Psau- part, que, dans les circonstances rares où 

lier a grand besoin d'être refondu, paroles et j'ai entendu quelques-uns de nos beaux psaumes 

chant. . . Ce n'est pas que le chant n'ait quel- exécutés comme ils doivent l'être, ils ont pro- 

quefois de la mélodie; ce n'est pas surtout que duit sur moi un effet auquel j'étais loin de 

les accords ne soient graves, justes et beaux. m'atlendre. 'i 

Tout cela est vrai, et plus vrai qu'on ne le '■' kvQvi\&semQn\. Au Nouveau Psauiier con- 

pense communément. On juge de nos psaumes tenant les soixante-huit psaumes qu'on chante 

horriblement maltraités dans l'exécution, et ordinairement, choisis par une réunion de pas- 

l'on n'a point d'idée de ce qu'ils sont quand leurs, etc., précédés de principes de musupie à 

l'exécution est bonne, et toutes les parties la portée de tous les fidèles, par M. Auguste 

chantées avec justesse et combinées dans une Cruppi. Casties, chez l'auteur. Nîmes, Bian- 

proportion convenable. Rousseau a exprimé là- quis Guignoux, 18/40. In-ia. Musique chif- 

dessus une opinion qui devrait rendre plus mo- frée. 



LES INNOVATIONS AU XVIIP SIECLE ET AU XI\. 



399 



morceau. Qu'eût-il donc pu faire de plus, s'il n'avait pas él6 frappé de h 
beauté antique, grave, simple, et de l'étonnante variété de ces mélodies? Propor- 
tion gardée, il a fait, plus cjue Williem, usage de la mesure à trois temps ; 
aussi son œuvre a-t-clle eu moins de succès : on n'en connaît qu'une édi- 
tion, tandis que le recueil de Wilhem, qui en eut au moins huit, n'a été 
remplacé que depuis peu d'années, et est encore, si nous ne nous trom- 
pons, usité dans un des temples de Paris. 

M. Pottier a suivi la même voie justpi'au ridicule et à l'inconvenance. Il 
est même permis de penser que son travail, publié à Paris cinq ans après 
celui de MM. Susmutter et Cruppi,a dû éclairer le consistoire sur les 
dangers qu'il avait courus en entreprenant la correction d'une œuvre ma- 
gistrale, qui ne demande qu'à être bien exécutée pour retrouver tout le 
charme qu'elle avait à l'origine. M. Pottier fit chanter nos mélodies sur 
des rhythmes de marche, de valse et de contredanse; son Psautier n'a 
presque rien à envier à celui de Pellegrin, ni aux airs de romance et 
d'opéra des cantiques catholiques. Les croches ne lui suffisent pas; il lui 
faut des doubles croches et des mesures à 6/8 et à 3/8. Des soixante- 
quinze mélodies qu'il a ainsi arrangées, trente-deux sont à à temps, une à 9, 
trente-six à 3, cinq à 6/8 et une à 3/8. Ses psaumes ii, xx (voir p. a gS 
et 297), xxv et Lxxvii, sont de véritables profanations, au point de vue 
artistique aussi bien qu'au point de vue religieux. Cependant M. le pas- 
teur Vermeil, de Bordeaux, recommandait l'adoption des v^psaumes rendus, 
par M. Pottier, à leur mélodie primitive, n comme éminemment favorable à 
l'amélioration du chant sacré. «Comme il s'agit, disait-il''^ non de chan- 



"' Lettre circulaire du 20 juillet i833, 
adressée à tous les pasteurs. M. Vermeil y de- 
mandait non seulement que le texte du Psau- 
tier fût largement revisé, mais aussi qu'on en 
ôtât les «sentiments de haine, de colère et de 
vengeance, ;i qu'on fît r.un choix de psaumes 
appropriés au culte chrétien ,n auxquels on 
ajouterait des hymnes inspirées par l'esprit 
de l'Évangile. Nous devons la communication 
de cette pièce à l'obligeance de M. Franck 
Puaux. — Le même pasteur vient encore de 
nous transmettre une autre pièce infiniment 
curieuse, qui nous apprend à l'aide de quel 
étrange procédé J\L Pottier croyait avoir rendu 
les psaumes de David à leur mélodie primitive. 



C'est une lettre lithographiée, que cet «ex- 
musicien de l'empereur et roi-i adressait de 
Paris, le 16 avril i8o3, à MA/, les vénérables 
membres des consistoires de l'Eglise reformée de 
France, pour leur offrir sa revision de la mu- 
sique du Psautier. 

Ayant entendu chanter nos psaumes, durant 
un séjour de quelques mois qu'il fit à Clairac. 
M. Pottier éprouva, bien qu'il n'appartint pas 
à notre culte, le désir de les mettre plus en har- 
monie avec les [foiits et les habitudes de la civilisa- 
tion actuelle. «Je commençai, dit -il, par admi- 
rer la grandiose poésie du texte, puis, allant 
ensuite aux grosses notes, écrites au-dessous 
des accents du poète, j'y cherchai vainement 



liOO 



LES INNOVATIONS AU XVIIP SIECLE ET AU XIX- 



ger, mais de chanter âifféremment la musique de nos psaumes, et comme 
on la reconnaît aisément sous le rhythme auquel M. Pottier l'a soumise, 
ce n'est pas une nouveauté qui répugne aux habitudes des fidèles. ?) 
On peut dire que la manie des corrections de tout genre, dont notre 
Eglise est encore loin d'être guérie, avait atteint chez M. Pottier son 
apogée '^^. Les modifications rhythmiques tentées ensuite sont loin de l'exa- 
gération et de la dépravation de goût qui avaient inspiré les siennes. 



d'abord l'expression particulière à chacun des 
psaumes. Plus de mouvement, plus de vie; 
tout était mort. D'où vient ce bruit parmi les 
nations ? était chanté avec les mêmes sons et 
du même ton que : Mon Dieu, mon Dieu, pour- 
quoi m'as-lu laissé? L'exclamation : Qu'on 
batte des mains ! n'avait ni plus d'action , ni 
plus de chaleur, que ce mot d'une âme douce 
et tranquille : Heureux l'homme fidèle. Je vis 
d'abord là une impossibilité d'admettre la sin- 
cérité de cette tradition musicale; car, dans 
quelque temps que ce soit, dût -on remonter 
à quatre et cinq cents ans, on ne trouvera pas 
un seul morceau de musique /aït^onr des pa- 
roles qui n'exprime ou n'essaye d'exprimer 
ces paroles par les procédés constants de l'art 
musical, c'est-à-dire par la valeur des notes, 
qui constitue le rhythme, et par le mouve- 
ment imprimé à ce rhythme, qui détermine 
son expression particulière.^^ 

Après avoir modifié la valeur des notes et la 
mesure de quelques psaumes, M. Pottier s'ex- 
tasia sur les résultats obtenus : il avait trouvé 
le rhythme et le mouvement qui convenaient 
aux paroles. Puis, emporté par un élan de ce 
subjectivisme lyrique qui se rit de l'histoire 
et refait le monde à sa fantaisie, il en conclut 
que «c'était dans ce rhythme et dans ce mou- 
vement que la musique avait été composée. . . 
C'est ce qui fait, ajoute-t-il, que je me crois 
très bien fondé à prétendre que j'ai rendu les 
psaumes de David à leur mélodie primitive. 
Comment, en cifet, résister à une évidence de 
cette nature? Le hasard aurait peut-être pu 
faire qu'un ou deux de ces chants se prêtas- 
sent à cette transformation. Mais trente, mais 
soixante , mais tous ! n 



Les pasteurs de Clairac et de Bordeaux, 
jeunes alors (MM. Jacquier et Vermeil), se 
laissèrent gagner par cet enthousiasme; c'est 
ce qui explique pourquoi les premiers essais 
de la nouvelle musique eurent lieu à Clairac 
et à Bordeaux. 

^^' Cependant deux pasteurs lui repro- 
chaient, en i838, de ne s'être pas encore 
assez émancipé. 

M. L. C. {sic), qui proposait d'aller deman- 
der à Bossini, Meyerbeer ou Auber de nous 
faire des airs de psaumes , écrivait dans VEvan- 
géliste du 1 5 mars : tr II était fort question dans 
nos Eglises, il y a trois ans environ, d'une 
réforme à faire dans notre chant sacré. . . 
D'où vient que l'entreprise n'a pas réussi?. . . 
C'est que la réforme n'était pas assez radicale, 
c'est que la nouvelle musique rappelait trop 
l'ancienne, c'est que, sans nous avoir débar- 
rassés complètement de sa trop souvent intolé- 
rable mélodie , on nous menaçait de la rendre 
encore un peu plus difficile qu'elle n'est, en la 
soumettant à des rhythmes que je n'ai pas 
trouvés assez simples. . . Je crois que les es- 
sais de M;\L P[ottier] et W[iihem] n'ont point 
satisfait les exigences des connaisseurs et du 
public de nos temples, -o 

Le i5 mai, M. le pasteur Bastio, qui avait 
publié un petit recueil de psaumes et de can- 
tiques avec musique nouvelle, écrivait, à sou 
tour, dans la même feuille : «Les corrections 
musicales les plus connues sont celles de 
MM. Wilhem et Pottier. . . M. Wilhem, lié 
par un mandat impératif, n'a pu éviter la 

monotonie avec deux valeurs de notes 

Quanta M. Pottier, appuyé sur une fiction , il 
s'est permis beaucoup plus de changements; 



LES INNOVATIONS AU WIIP SIECLE ET AU XIX^ 401 

La quatrième édition dos Clutnts chrétiens (i8/i5) a conservé dix mélo- 
dies du Psautier, dont le rhytbnie est partout changé, sauf celui des 
psaumes m et cxvi; mais au moins a-t-il conservé sa gravité. 

Le recueil de Lyon (18/17) renferme cinquante psaumes, dont vingt- 
six à II temps, onze à 9//1 et treize à 3//i. Le rliythme de quarante-siv 
d'entre eux s'écarte beaucoup de l'original. 

Les diverses mesures à 3 temps ont disparu du recueil luthérien de 
Paris (i85/i), dont trente et un psaumes sont à /i temps et douze à 2; 
le psaume cxvi est le seul dont le rhythme n'ait pas été changé. 

Des soixante-neuf psaumes du recueil de l'Eglise réformée de Paris 
(1869), dix seulement ont conservé leur rhythme primitif; tout le reste 
est défiguré. 

Le recueil de Nîmes (i86()) a conservé trente-six psaumes, et il n'y 
en a que neuf dont le rhythme ail été peu ou point modifié. 

Le recueil de Melle (1870), publié par M. le pasteur Maillard , contient 
seize psaumes, dont deux(cxvi et cxix) ont presque absolument le rhythme 
de l'original; trois (lxv, lxxxvi et cni) s'en écartent un peu plus, et le 
reste encore davantage. 

En Suisse, où le chant des psaumes n'a pas été, comme en France, 
interdit durant des siècles, dans cet heureux pays où l'on a pu conti- 
nuer sans interruption, depuis la Réforme, à surveiller l'exécution du 
chant religieux, la tradition protestante n'a point subi les éclipses ([ui ont 
contribué cliez nous à son affaiblissement. Aussi l'ancien rhvthme des 
psaumes s'est-il conservé à Berne, à Genève, à Lausanne, bien mieux qu'à 
Paris, à Lyon, etc. 

Il y eut pourtant à Genève, comme chez nous, une période de dé- 
faillance, qui coïncide avec le début de notre siècle, et dont le recueil de 
psaumes et de cantiques de Baie (181 5), ainsi que les Psautiers de Bour- 
rit (1828), Malan (182/1) et Wehrstedt (i855), offrent un témoignage 
évident. On lit dans la préface de ce dernier recueil, datée du i"' décembre 
i85/i i^BlhUolh. du prot.fr.) : 

La vénérable compagnie des pasteurs de Genève ayant institué, on iS'io, une com- 
mission dont le mandat était d'améliorer le chant sacré, un des premiers soins de 

il est imporlanl de remarquer que Iph plus n'ait far- enlièreiiient supprimé lo llièmo au- 

beaiix de rps chants sont ceux qui rcfsetnbJenl (juel il a cru devoir s'alhicliei- plus on moins 

le moins aux annens, et il est à re^jretler qu'il encore. 'i 



/lO^ LES INNOVATIONS AU XVIIP SIECLE ET AU XIX^ 

cetlc commission fut de s'occuper des harmonies de nos psaumes. Après avoir examiné 
les recueils d^jà connus et consulté des experts sur leur valeur musicale, elle décida de 
faire composer de nouvelles harmonies, et s'adressa, dans ce but, à M. Wehrstedt, 
que ses connaissances et son expe'rience dans ce genre spécial de musique dési[|naient 
d'avance à son choix. C'est le travail de ce compositeur distingué quelle publie aujour- 
d'hui. 

«L'auteur, ajoute la préface, avait réussi à éviter la monotonie de la plu- 
part des travaux analogues, et à donner à ces chants le style noble, sévère 
et animé qui convient aux paroles et aux émotions du psalmiste . . . Nous 
avons adopté pour la notation l'emploi des blanches, des noires et des 
croches. Ce système est nécessité par le rhytbme, qui, soigneusement 
observé, conserve au chant de nos psaumes un caractère d'originalité et 
de vie dont il est totalement dépourvu avec l'usage, comparativement 
récent, des notes égales, w 

Qu'on se rassure; les croches n'apparaissent que de loin en loin, dans 
les parties d'accompagnement, et jamais dans la mélodie. Mais, d'un autre 
côté, le rhythme qu'il s'agit ici d'observer, et qui fait l'originalité et la vie 
des psaumes, n'a rien absolument de commun avec ce[ui de l'original. 11 
est si peu marqué, si uniforme, qu'il rentre pour ainsi dire dans le sys- 
tème du chant à notes égales. A l'exception de la dernière note et parfois 
de l'avant-dernière de chaque phrase, qui sont longues, toutes les autres 
n'ont qu'une durée d'un temps et sont exprimées par des noires. Les pauses, 
les syncopes et tout ce qui constitue le rhythme ont disparu.- A part l'har- 
monie, que nous ne jugeons point, faute de connaissances techniques, et 
dont on a vu ci-dessus un exemple (p. 3o3), cette publication est infé- 
rieure à celle de Williem, qui s'éloignait au moins de la litanie à notes 
égales. Heureusement, la tradition et le bon goût n'étaient pas assez 
oblitérés pour que ce système triomphât : le recueil de Wehrstedt n'eut 
qu'une existence éphémère. 

Deux ans plus tard, il en parut un autre, conçu d'après des principes 
tout différents, savoir le Choix des cnntupies et des psaumes rhythmcs arranges 
four quatre voix mêlées, par Kurz, Neuchâtel, 1857, in-8", autographié, 
que M. Bovet nous a obligeamment communiqué. 

Nous lisons dans la note qui termine l'opuscule : 

Entrant dans les vues de la Commission (du chant sacré), j'ai voulu, non pas faire 
une œuvre nouvelle, mais conserver et restaurer autant que possible notre vieille 



LES INNOVATIONS AU XVIIP SIECLE ET AU XI\'. -/j03 

musique d'église, en maintenant son caractère propre et en ne la modifiant que là où 
le besoin l'exigeait absolument. Un des caractères de nos psaumes est leur rhythme ou 
l'inégale valeur des notes, et c'est par là qu'ils se distinguent du choral. Cette distinc- 
tion est trop souvent tombée de fait, et nos psaumes, composés primitivement avec 
rhythme , ont peu à peu perdu ce mouvement , en prenant ainsi la forme du choral. 

Fallait-il faire revivre ce trait distinctif du psaume? Telle est la question qui s'est 
ao-itée dans la Commission, et sur laquelle moi-même je n'avais pas d'abord un avis 
très arrêté. Mais plus j'ai étudié la chose, plus j'ai senti que le rhythme est dans l'es- 
sence du psaunie, qu'il en fait la vie et le plus souvent la beauté. Déjà même l'expé- 
rience est venue me prouver que, loin d'ajouter au chant une difficulté nouvelle, la 
diversité de la mesure donne au psaume un caractère qui l'a bientôt gravé dans la 
mémoire. 

J'ai donc conservé le rhythme primitif, en me permettant seulement quelques modi- 
fications qui me paraissaient indispensables. . . Quant à l'harmonie, je me suis appli- 
qué à conserver autant que possible celle que nous avons, et, oi!i j'ai cru devoir la 
modifier, j'ai cherché surtout ce qui serait facile et exécutable pour une assemblée 
nombreuse. 

Le musicien qui faisait entendre un langage si sensé a tenu parole et 
n'a que très peu modifié le rhythme primitif de nos airs (voir cependant, 
au chapitre des harmonistes, le psaume xlii, plus modifié que les autres); 
toutefois il n'a pas suffisamment respecté les silences de la fin des vers, et 
a eu le tort : i° de ne pas conserver partout la mesure à 2 temps , d'employer 
celle à 3/2 dans sept psaumes (m, lxvii, lxxxi. xcvii , xcix, ci, cxxx), 
celle à 3//i dans deux (xlii et cxli); et 2° d'introduire diverses sortes de 
mesure dans un même morceau : complication inutile, et nuisible pour 
des chanteurs peu exercés. Il eût beaucoup mieux valu employer la syn- 
cope , qui se trouve dans l'édition originale. 

Au reste, ces défauts ont disparu des plus récentes éditions suisses. 

Des soixante et un airs du recueil de Genève (1866), quarante-cinq 
sont peu ou point modifiés dans le rhythme, et onze seulement des cin- 
quante du recueil de l'Eglise libre de Lausanne, 1872, ont subi sous 
ce rapport des modifications, dont quelques-unes sont peu importantes. 

3" MODIFICATION DES INTONATIONS. 

Les innovations de ce genre ont été moins nombreuses que les autres. 
On sentait généralement qu'il n'était pas permis de toucher aux intona- 

•îG. 



ItOh 



LES INNOVATIONS AU XVIIP SIECLE ET AU XIX" 



tions; qu'on ne pourrait le faire sans changer le caractère fondamental 
des mélodies ; qu'il fallait abandonner celles qui déplaisaient et conserver 
les autres telles quelles. Qui donc oserait modifier la Marseillaise? A plus 
forte raison fallait-il respecter ces airs que tant de générations ont chantés 
avec amour, dont elles ont vécu, auxquels se rattachent de si émouvants 
et si glorieux souvenirs, et dont quelques-uns sont véritablement classiques. 

Toutefois Johann-Michael Millier (1785) y a ajouté des notes de pas- 
sage, des fioritures dans la mauvais goût de son temps. (Voir chap. xxni, 
p. 287.) 

Les pasteurs de l'Eglise française de Baie, Abr. Ch. Baillif et J. H. 
Ebray, allèrent plus loin; non seulement ils y firent des enjolivements, 
mais ils ne reculèrent pas même devant la mutilation. Trente-neuf mor- 
ceaux de leur Recueil de psaumes et de cantiques à (juatre parties , Baie, Guill. 
Haas, iSi^,in-S°{Collect.de M. Bovet), onl nos mélodies, dont quelques- 
unes sont gravement modifiées, notamment celles des xxv, xxxvi, lxxxiv. 
On a vu plus haut le xxv avec une harmonie entièrement nouvelle; nous 
ne donnons ici que le lxxxiv. 



PSAUME LXXXIV. 



Édit. originale. 



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LES INNOVATIONS AU XVIII' SIÈCLE ET AU XIX^ /i05 

Bourrit a suivi le même système, en l'exagérant; cependant ses modifi- 
cations les plus graves n'ont porté que sur les finales. Il faut un elïort pour 
reconnaître dans l'air suivant notre magnifique psaume li. 



PSAU3IE LI. 



Edil. originale. 



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Edit. (le Bourrit, i893. 




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Dieu des cieux. Un grand pé - clieur 



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de la dou - ceur im - mon - se. 



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Dai - gne,Sei - gneur, ef - fa-cer 



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a - vcc soin De mes pé - cliés 



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la It-clie si pro - fou -do, 



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Et fais-moi grâce en ce près 



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-sa ni bc - soin, Sur la bon - lé 



hOÙ LES INNOVATIONS AU XVIIP SIÈCLE ET AU XIX 



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tout mon es - poir se fon - de. 

Wilheru a marché sur les traces de Bourrit, mais avec plus de modéra- 
tion et sans pour ainsi dire l'avouer (^\ Bien que le consistoire lui eût im- 
posé le respect des intonations, on trouve déjà dans son recueil de i836 
plusieurs changements de ce genre, et ils sont en plus grand nombre dans 
son édition complète de 18/10. Ces modifications n'atteignent souvent 
qu'une seule note, mais cela suffit pour dérouter et produire un mauvais 
effet. En voici quelques exemples : 



PSAUME XXV. 



Edit. 



orijjinak'. 



Edit. Wilhem. 



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Quand sur toi l'on se re - po - se. 



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Que mes yeux ver-ront ta fa - ce. 
PSAUME XLVI. 



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Dès qu'un mal cru-el nous ac - ca-ble. 



PSAUME LXVI. 



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'" Quand on est sur une pente , ii est bien 
rare que des règles ou des règlements em- 
j)èchent de la descendre. Le comité biblique 
avait aussi imposé une règle aux reviseurs du 
texte d'Ostervald, qui la violèrent clandestine- 
ment aussi, mais en obéissant à un esprit 
contraire à celui du consistoire. L'un vou- 
lait innover pour moderniser, l'autre pour re- 



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Des lou-an - gcs à l'É - ter - nel. 

ruler en arrière. Les correcteurs bibliques vou- 
laient faire un Ostervald, non plus élégant ou 
plus exact, mais plus orthodoxe, et voilà pour- 
quoi ils donnèrent une édition qui n'a guère 
d'Ostervald que le nom, et pourrait rivaliser 
pour l'inexactitude avec le Psautier de Pol- 
tior. ( Voii r//îs(oî)V' An la Sor. hibl. prolcsl. de 
Paris.) 



LES INNOVATIONS AL WIII SIÈCLE ET AL XLV. 



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PSAUME LXIX. 



Éilit. orij>inal 



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Edit. WiUiein. 

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Je perds lia-leiiie à for-ce de me ijlaiiidro. 

Rien à nos yeux ne peut excuser ces changements inutiles et nuisibles, 
qui n'ont pas de raison d'être. Il en est d'autres que nous comj)renons 
mieux, sans les approuver davantage: ce sont ceux qui ont pour but de 
ramener à la tonique les finales qui se terminent sur la dominante (xxx, 
XXXI, xLi, Li, I.XXXV, xcv, c, OUI. cxvii, cxxi , Gxxvii, cxxxix), sur la sous- 
dominante (xxxix, Lvii, cxxxii, cxLvi) et même sur la médiante (xix, lxx, 
cxLi, cxLvii), et de mettre les notes initiales mieux en rapport avec les 
principes de la tonalité moderne (xvii, lxhi, en, ix). Quelques-uns de 
nos plus beaux psaumes ont frayé la route à la révolution musicale qui 
s'accomplit à la fin du xvf siècle : ce sont ceux qui sont écrits dans la 
tonalité populaire, devenue la tonalité moderne. Mais d'autres sont écrits 
dans la tonalité savante ou ecclésiastique et ne peuvent, cjuoi qu'on fasse, 
se plier aux règles de la composition actuelle. Ils ne nous paraissent 
défectueux que parce qu'ils appartiennent à un système musical tout diffé- 
rent du nôtre. Par exemple, le psaume xxx finit sur sa tonique, si l'on 
remarque qu'il est écrit dans le septième ton ecclésiastique ; mais il finit 
sur la quinte, si on lui applicpe la tonalité moderne. Il en est de même 
du psaume li , écrit dans le troisième ton. Montrons par quelques exemples 
comment on a essayé de remédier à ces imperfections, créées par le chan- 
gement de la tonalité. 

PSAUME XVII, 

début et fin. 



Edit. 



inale. 



Edit. Wilhem. 



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Sei-giieur, (■ - coii-to mon bon droit. 



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LES INNOVATIONS AU XVIIl' SIÈCLE ET AU XIX' 



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début. 



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Sei-ffiieur, en- tends ma pri - è - re. 



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début et fin. 



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Le bien-fait de la main puis-san - te. 

Willieiii ne s'est pas borné à des modifications de ce genre très nom- 
breuses (XXX, XXXI, XXXV, XXXIX, XLIV, L, LI, LVII, LVIU , LXtlI, LXIX, LXX, LXXI, 
LXXVI, LXXXIII, LXXXV, LXXXVII, XCUI , C, ClII, CXIII, CXVIl , CXXVI , GXXVIl , 

cxxix, cxxxi, cxxxii, cxxxvi, cxxxix, cxLi, cxLii, cxLvi, cxLvii); il a changé 
le caractère de certaines mélodies en y ajoutant des dièzes accidentels 
(xvi, en), et en a bouleversé d'autres, comme le xxvi. 11 n'y a guère que 
la finale suspensive du xix qu'il n'ait pas modifiée. Les xvii, xxvietcii,que 
nous croyons écrits dans le troisième ton ecclésiastique, se sont montrés 
rebelles à toutes les modifications et n'oflrent pas à l'oreille, accoutumée 
à la triusique moderne, une tonalité précise et déterminée. Dès lors à 
quoi bon les corriger? S'ils no sont plus supportables aujourd'hui, il n'y a 
qu à les abandonner; les ti"ansformer ou les refaire est impossible. 



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LES INNOVATIONS AU XVUP SIÈCLE ET AU XIX'. Zi09 



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Je inar-clie sans dé - j;ui-se- ment; 



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Sur mon Dieu je m'as - su - re; 



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Je ne loin - be - l'ai nul -îe- ment. 



On ne devinerait pas, en lisant la préface de Wilheni, qu'il a modifié 
et dénaturé un si grand nombre de morceaux : 

Quelques-unes des mélodies, qui coinmençaient dans un ton et se terminaient sur 
sa dominante, ont été ramenées, en peu de notes, à leur finale naturelle, la tonique ; 
telle est celle du psaume cm . . . Certains passages mélodiques paraîtront durs ou fau- 
tifs : tel est l'emploi du la naluvel (Ps. xxn, troisième mesure), qui pourrait être et 
serait mieux un la (Uczc. S'il y a là une sorte de dureté pour nos oreilles, habituées au 
la dieze dans tous les cas semblables, on peut aussi y trouver un caractère mélodique 
que nous n'avons pas dû prendre sur nous d'effacer. 

Cruppi s'est montré sous ce rapport bien plus conservateur que 
Wilhem : 

J'ai cru devoir respecter la finale de quelques psaumes, qui se lait tantôt sur le ton 
de la dominante ou cinquième note, tantôt sur celui de la sous-dominante ou de la qua- 
trième note, et celle de quelques autres, dont la partie chantante ou mélodie primitive 
se termine sur la médianle ou troisième note. Néanmoins , j'ai ajouté à ces psaumes un 
bis an dernier vers, que l'on pourra dire comme finale du dernier verset, dans les localités 
où le choral n'est pas harmonisé et dans lesquelles on chante à l'unisson la mélodie 
primitive sans orgue. Quant aux assemblées qui chantent en chœur, elles pourront sans 
inconvénient faire usage du bis à chaque verset et le prendre en habitude, pour 
épargner les emharras qu'une distraction pourrait occasionner. 

Le but de l'auteur de ces chants fut sans doute de terminer sur la note par laquelle 
il avait commencé sa mélodie, afin que les masses peu exercées à la musique eussent 
moins de peine à prendre le ton au commencement de chaque verset. Mais le sentiment 
de la tonalité règne souverainement de nos jours, et j'ai pensé que les personnes aux 



/ilO 



LES INNOVATIONS AU XVIir SIÈCLE ET AU XIX». 



yeiu de qui la musique est peu de chose daus l'histoire pourraient bien avoir les sens 
blessés de ces diverses terminaisons *''. 

Il n'a cependant mis de double finale qu'à dix psaumes (xix, u, lxiii, 

XCIII, C, CXIII, CXVII, CXXVII, CXLI etCXLVl). 

Pottier, au contraire, a déployé ici, comme toujours, son insatiable ar- 
deur d'innovation. Les cinquante-sept mélodies anciennes qu'il a conser- 
vées sont toutes, sauf trois, modifiées, soit dans leurs finales, soit dans 
d'autres phrases. Nous n'en donnerons que quelques exemples : 

PSAUME XXIV. 



Édit. originale. 



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Edit. de Potlier, i845. 



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La terre au Sei-giieur ap- par - tient, 



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A - vec tout ce qu'el - le con - tient , 



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Dans sa ma - gni-fi - que struc-tu - ro. 



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Sa main sur les mers la po - sa, 



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Pour le bien de sa cré - a - tu - re. 



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PSAUME XXV, 

3° et A" phrases. 

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Que l'en - ne - mi qui me près - se 

"' Inutile d'ajouter que ces réflexions n'indiquent qu'une médiocre connaissance des mystères 
de la musique ancienne. 



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LES INNOVATIONS AU XVIII^ SIÈCLE ET AU XIX' 

Édit. origiiiak'. Édit. de roUier, 1845. 



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Ne tri - oui-phe pas de moi. 



PSAUME CXVI, 

i" phrase. 



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J'aime mon Dieu, car son puis-sant se-cours. 



PSAUME CXXXVIII, 

6° phrase. 



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J'i - rai l'a - do - rer, ô mon Dieu . . . 

Le recueil luthérien de Paris, i85/i, est infiniment plus sobre de cor- 
rections; il a respecté les finales des quarante-deux mélodies qu'il em- 
prunte au Psautier, et ne s'est permis qu'un très petit nombre de modi- 
fications (lxvi, lxxh, cl et cxxvi), dont la dernière équivaut à peu près à 
une refonte totale. 

PSAUME LXVI, 

A* phrase. 



Edit. 



onginale. 



Recueil lulliérien de iSbU. 



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Par un can-li-quc so-lcn-nei. 



PSAUME LXXII, 

5° phrase. 



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Qu'à ton pcu-ple il rende jus - ti - ce. 



Uiîî LES INNOVATIONS AU XVIIl' SIECLE ET AU XIX' 



PSAUME CL , 

5' t't 8" phrases. 



Édit. orijjinalc. 



Recueil luthérien de i854. 



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De s;i gloi-reiin-mor - tel - le. 



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De su puis - san-ce é-ler - iiel-le. 



PSAUME CXXVL 



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Édit. orijjinale. 



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Recueil luthérien de iS54. 



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Quand Dieu ti - ra par sa bon - le 



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Son peu-pie de cap - ti - vi - té , 



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Pa - iiil un son - ne seu - ]e - ment. 



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É - cla-ta par un saint can - li - que; 



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On di - sait tout haut des Hé - breu\ 



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LES INNOVATIONS AU XVIIl SIÈCLE ET AU \IX^ ilS 



Dieu se dé - cla - re bien pour eux. 

Les exagérations de Pottier ont produit une réaction salutaire : la mu- 
tilation des mélodies cessa presque entièrement après la publication de 
son Psautier. On revient à une plus équitable appréciation de nos vieux 
airs, si variés dans leur simplicité. 

C'est à peine si nous avons découvert de très légères modifications dans 
le recueil réformé de Paris, i85c) (deuxième note du psaume xix), dans 
les psaumes vi, xxxii et c (mélodie du cxxxiv) du recueil de Genève, 186G, 
dans les psaumes xv, lxxviii et cv du recueil de Nîmes, 1869, et dans 
deux du recueil de Melle, 1870. Encore un pas, et l'étrange évolution 
qui commença par le décri et le dédain des psaumes, pour aboutir à la 
reproduction pure et simple de l'ancien Psautier, sauf élimination des mor- 
ceaux qui ont vieilli et sont devenus inchanlables, sera terminée. Nous 
voulons parler du retour à l'ancienne harmonie. 

4° HARMOMES AOUVELLES. 

Du même mouvement irréfléchi et peu éclairé qui produisit les inno- 
vations qu'on vient de voir, naquirent aussi celles dont il nous reste à 
parler, et dont nous avons donné, p. 2 85 à 3 1 1 de ce volume, tous les spé- 
cimens à nous connus. 

Il faut mentionner d'abord Sultzberger, qui, en 1727, rajeunit très 
légèrement l'harmonie de Goudimel, mais sans lui enlever son caractère 
essentiel. 

Ce n'est qu'en 1760, que Le Camus s'éleva avec une singulière sufli- 
sance contre l'ennuyeuse uniformité de cette harmonie, que son compa- 
triote J. J. Rousseau, infiniment plus compétent que lui, jugeait d'une 
tout autre façon. L'auteur du Devin du village s'exprime ainsi dans son 
Dictionnaire de Musique, art. Chantre : 

Quoiqu'il n'y ait ni prosodie ni mesure dans notre manière de chanter les psaumes , 
et que le chant en soit si lent qu'il est facile à chacun de le suivre, il me semble qu'il 
serait nécessaire que le chantre marquât une sorte do mesure. . . Il résulteroit de là 
deux avantages : l'un que, sans presque altérer le chant des psaumes, il seroit aisé d'v 



4U LES INNOVATIONS AU XVIIT SIECLE ET AU XIX^ 

introduire un peu de prosodie et d'y observer du moins les longues et les brèves les 
plus sensibles; l'autre, que ce qu'il y a de monotonie et de langueur dans ce chant 
pourroit , selon la première intention de l'auteirr, être elTacé par la basse et les autres 
parties, dont rkarmonie est certainement la plus majestueuse et la plus sonore qu'il soit 
possible d'entendre. 

Il écrivait de Montmorency, en lySS "' : 

Je me souviens d'avoir vu dans ma jeunesse, aux environs de Neufchâtel, un spec- 
tacle assez agre'able , et peut-être unicpie sur la terre ... Un des plus fréquents amuse- 
ments de ces beureiLx paysans est de chanter, avec leurs femmes et leurs enfants, les 
psaumes à quatre parties; et l'on est tout étonné d'entendre sortir de ces cabanes 
champêtres Vharmonie forte et mâle de Goudimel, depuis si longtemps oubliée de nos 
savants artistes. 

Il dit encore ailleurs '-' : 

Lorsque j'entends chanter nos psaumes à quatre parties , je commence toujours par 
èti-e saisi , ravi de cette harmonie pleine et nerveuse ; et les premiers accords , quand 
ils sont entonnés bien juste, m'émeuvent jusqu'à frissonnera^*. 

«Aussi, dit P. Dangirard'^\ lorsqu'on 1761, M. Rousseau fut sol- 
licité de refaire la musique de nos pseaumes, il s'en défendit sur son 
insuffisance et sur l'inutilité d'un travail qui avoit été si bien exécuté. » 
Non seulement Jean- Jacques était trop artiste pour commettre cette 
faute de goût; mais encore, et cette raison a échappé à P. Dangirard, il 
était trop théoricien et trop versé dans l'histoire de la musique pour com- 
mettre cette faute de méthode. 11 eût signé volontiers ces lignes d'un 
très remarquable article de M. Hue Mazelet '^^ : « L'ancienne harmonie du 
Psautier est évidemment supérieure à toutes les tentatives d'harmonie 

''' Voir page 9 de la préface du Psautier de tion ifothiqiie et barbare, en un mot un produit 

1768, in- 12, publié s. 1. par Dangirard. de la civilisation. Aussi ajoute-t-ii, sans que 

t'') Dictionnaire de Musique, art. Unité do cela atteigne i'œuvre de Goudimel : «Mais à 

mélodie. peine en ai-je écoulé la suite pendant quel- 

*3' Jusque-là c'est le musicien qui parle, ques minutes, que mon attention se relâche, 

avec connaissance de cause et sans parti pris ; le bruit m'étourdit peu à peu ; liientôt il me 

aussitôt après se révèle le paradoxal écrivain, lasse, cl je suis enfin ennuyé de n'entendre 

qui place un état de nature tout imaginaire que des accords.» 
au-dessus de la civilisation, laquelle, selon '' Page 10 du Psautier de 17C8. 

lui, déprave Thomme. La mélodie est à ses ''' Le Chrétien écangéliqnc, année i8()i, 

yeux un art nalurel, et l'harmonie une inren- p. 2/1 5. 



LES INNOVATIONS AU XVIIP SIECLE ET AU XIX. !i\b 

modernisée qui ont été faites depuis, et qui ont le grand défaut de ne pas 
tenir compte du style propre à l'ancienne tonalité dans laquelle les airs 
sont écrits, v Nous en avons pour jjarant le jufjement sévère qu'il prononce 
sur les essais d'harmonisation des vieux chants de l'Eglise catholique : 
«Il n'y a rien de plus ridicule et de plus plat, dit-il '^^, que ces plains- \ r. 

chants accommodés à la moderne, pretintaillés des ornements de notre \ h fc^/*^ 
musique et modulés sur les cordes de nos modes, comme si l'on pou- 
vait jamais marier notre système harmonique avec celui des modes an- 
ciens, 55 

Nous sommes ici dans le vif de la question, et l'on nous permettra de 
redire une fois encore, avec M. Fétis '-^ que la création de l'harmonie 
dissonante et l'application de la musique au drame, à la fin du xvi'' siècle, 
eurent pour résultat une «révolution radicale 55, accomplie dans un espace 
de quinze ans, et «qu'un art, en quelque sorte tout différent et tout 
nouveau, fut substitué à l'ancien. 55 Non seulement les ressources har- 
moniques en furent singulièrement accrues; mais la base même de l'har- 
monie, la tonalité en fut profondément modifiée. Triomphant des huit 
tons ecclésiastiques, la tonalité populaire perfectionnée permit la modula- 
lion, c'est-à-dire le passage, auparavant impossible, d'un ton dans un 
autre et le retour au ton primitif. Or la tonalité dans laquelle sont écrits 
plus de la moitié des psaumes'^' est bien la tonalité populaire, mais encore 
dépourvue de la précision et des développements qu'elle reçut au com- 
mencement du xvii® siècle. La tendance vers le mode mineur actuel y est 
très fortement prononcée; mais c'est un mineur en voie de formation et 
encore imparfait. Quelques-uns sont écrits dans des tons ecclésiastiques 
qui n'ont rien de commun avec nos deux modes actuels, et qui, selon 
M. d'Orligue, ne comportent pas l'harmonie; d'autres flottent vaguement 
entre la tonalité ecclésiastique et la tonalité populaire. Or comment ac- 
corder cette tonalité hésitante, inachevée, avec l'harmonie moderne, régu- 
lière, inflexible, qui repose tout entière sur la délimitation précise des 
modes majeur et mineur? Quand même il n'y aurait pas incompatibilité 
absolue entre la tonalité moderne et l'ancienne, ces airs tout primitifs ont 
comme un sens intime, profond, que retrouve bien difficilement le musi- 
cien de nos jours. 

•' Diclionn. de Muaujuc, art. Plain-chant. — ^ fig^„c mtmcnle du 8 juin i833. — " Voir 
ci-dessus, p. 3io cl o'ii. 



^16 LES INNOVATIONS AU XVIll" SIECLE ET AU X1X^ 

«Les modernes, dit le professeur Ebrard '", peignent admirablement 
les joies, les douleurs, les affections de la terre; leurs compositions sont 
un écbo fidèle et vrai des sensations d'une âme qui considère les œuvres 
et les dispensations de Dieu; mais quand il s'agit de s'élever directement à 
lui et de prier, leur musique descriptive, pittoresque, terrestre, reste bien 
au-dessous de cette musique simple et large des anciens , qui se renferme 
entre les cbastes limites d'une craintive piété, mais qui, dans celte sphère 
bornée, s'élève librement jusqu'à la sainteté de la prière. 5? 

En outre, les procédés harmoniques usités actuellement diffèrent au- 
tant de ceux du xvf siècle que notre tonalité diffère de celle qui a donné 
naissance aux mélodies du Psautier. L'harmonie classique du choral est un 
contrepoint simple, sans fugue ni entre-croisements de paroles, ni effels 
de septième, etc. 

Cette harmonie, si simple dans les moyens qu'elle emploie, mais si profonde et si riche 
dans les effets qu'elle produit, ne procède guère que par les pures consonances de ce 
qu'on appelle l'accord parfait, dont elle n'emploie ordinairement que la position directe 
et rarement le premier renversement (l'accord de sixte), et n'admet d'autre dissonance 
que celle qui se produit par la prolongation d'une note de l'accord précédent sur l'ac- 
cord suivant. Marchant d'un pas e'gal avec la mélodie, elle la soutient en lui laissant 
toujours le premier rôle. Elle en augmente l'impression sérieuse par la consonance 
sonore dont elle l'accompagne; elle en fortifie l'accent, sans y ajouter un effet déplacé. 
C'est un vêtement qui, comme la draperie de la Polymnie antique, met le corps en 
relief en l'ennoblissant par l'ampleur sévère de ses plis '"'. 

Il en est tout autrement de l'harmonie de M. Duprato , par exemple ''". 
qu'on dit pourtant écrite avec science et talent. Tandis que l'ancienne fait 
ressortir la mélodie et se plie à tous ses mouvements, la nouvelle, plutôt 
faite pour l'orgue que pour des voix, l'écrase et la rend méconnaissable ('*'. 
L'oreille accoutumée au Psautier ne peut hésiter un instant; elle est de 
l'avis de Rousseau : un accompagnement du xix" siècle, mis à un air du 
xvi% nous choque comme un contresens; ce n'est plus le même style, la 
même langue, le même art; des choses si disparates jurent d'être réunies. 

(') Aiisgewàhlte Psalmen Dnvids nach Goti- '^' C'est celle qui se trouve dans le noii- 

dimel's Weisen deutsch bearbeilet . . .Erlangoii, veau recueil réformé de Paris actueiloinent (M1 

1862. In-8". — Voir aussi Jhillelin, î, h^Ç). usage. 

'•^1 Le Chrciwn évangéliqne , année 18G1, '*' Y o\r le Lien (hi 19 juin i8(hj. 

p. 2^1 5. 



LES INNOVATIONS AU XVIIP SIECLE ET AU XIX'. 417 

absolument comme feraient les architectures gothique et grecque. f^Tous 
ceux qui ont voulu arranger nos psaumes, dit M, le professeur Nicolas ^", 
ont échoué pour n'avoir pas voulu suivre les idées musicales des compo- 
siteurs primitifs. Ils ont cru pouvoir les embellir de tous les effets de la 
musique moderne, sans s'apercevoir qu'ils en changeaient le caractère, ou, 
pour mieux dire, qu'ils créaient des monstres informes, en soudant des 
choses qui n'ont aucun rapport.?' 

Ainsi la théorie et la pratique aboutissent au même résultat. Aux mé- 
lodies d'autrefois il faut l'harmonie qui est née avec elles, dans le même 
milieu, et non celle qui, venue trois siècles après, appartient à un art 
tout (lijférent. Aussi répétons-nous avec une entière conviction ces paroles 
de M. Nicolas : 

Que doit-on donc se proposer clans farrangement des psaumes qui jieuvent être con- 
servés? Une seule chose : c'est de les ramener à leur forme primitive, rien de plus, rien 
de moins. Qu'on l'essaye, et on aura des chants d'une magnifique ampleur, graves, 
solennels, émouvants, d'un caractère profondément religieux, des chants tels qu'ils 
conviennent à notre culte, c'est-à-dire des chants dont l'exécution est confiée non à des 
chantres , musiciens de profession , mais à tous les assistants ... Le choral , voilà ce que 
demande le culte des Églises réformées, et celui-là seul qui manque du sentiment de la 
musique religieuse pourrait l'accuser de sécheresse et de monotonie. 

Ramener les psaumes et leur harmonie à leur forme primitive : la chose 
était trop simple pour que nul ne s'en soit avisé. Nous en parlâmes, il y a 
une quinzaine d'années, à un organiste de Paris, qui nous dit avoir fait 
dans ce but quelques recherches infructueuses. L'Eglise avait si peu veillé 
sur la gloire d'un de ses plus grands artistes et de ses martyrs, que le dif- 
ficile était de trouver en France un exemplaire de ce Psautier de Goudimel 
qui avait fait l'admiration de toute l'Europe, et l'on y renonça. Entière- 
ment étrangers à l'histoire du Psautier, aux habitudes et au génie du pro- 
testantisme, et sans se laisser arrêter par une difficulté qui eût dû leur 
ouvrir les yeux, celle de saisir le ton de certains psaumes, la plupart des 
organistes se crurent en droit de se faire leur harmonie, c'est-à-dire de 
refaire, dans des conditions anormales et désastreuses, ce qui avait été 
fait et bien fait. Leur meilleure excuse est de n'avoir point connu l'œuvre 
de Goudimel, à laquelle sans doute ils n'auraient pas en, plus (jue Rous- 

'' Disciple de Jp-tus-Clirist , i85(), p. ijSo. 

M. *-!7 



418 LES INNOVATIONS AU XVIIP SIÈCLE ET AU XIX^ 

seau, la téiiK^rité de faire concurrence. Quelque talent qu'ils eusseni, 
leurs efforts étaient voués à l'impuissance : le cycle de la musique ecclé- 
siastique du Psautier était clos depuis longtemps. Il ne restait, aux 
musiciens désireux d'exploiter la mine si féconde du Psautier, qu'à laisser 
de côté nos mélodies et à travailler en vue des concerts spirituels, en suivant 
les traces de Goudimel, Roland de Lattre, Marcello, Mendelssolin, etc. Nous 
félicitons M. Hess de l'avoir compris. 

Ce vœu, qu'ont formé tant d'amateurs de la musique sacrée : retrouver 
et rendre à l'Eglise les psaumes sous leur forme originale, nous avons 
enfin tenté de le réaliser. On trouvera, dans le chapitre suivant, avec 
l'harmonie de Goudimel, tous les psaumes qui nous ont paru susceptibles 
d'être chantés aujourd'hui, sans autre modification que celles qu'exi- 
geaient impérieusement les habitudes, nous allions presque dire les mœurs 
musicales du xix" siècle. Ainsi l'addition d'un ii à la note sensible était in- 
dispensable. La gravité des parties inférieures, parfois excessive pour les 
voix actuelles, a nécessité la transposition de plusieurs psaumes dans un 
ton plus élevé. Il a fallu faire un changement plus considérable, qui con- 
sistait à transporter la mélodie de la partie de ténor à celle de soprano, 
sauf pour le psaume lxxxvt, où Goudimel l'avait mise lui-même au so- 
prano. Ce transfert a, çà et là, rendu obligatoires, pour prévenir des 
croisements, des permutations de notes entre le contralto et le ténor. On 
ne s'est permis de modification harmonique, et toujours d'une seule note, 
qu'en cinq ou six endroits (xxvii, li, lxvi, cm, cxli, Siméon), pour éviter 
une série de trois quintes à la file. Au reste, les moindres changements 
sont indiqués par des +, qui permettent de rétablir facilement le texte 
original. Les trente-cinq morceaux que nous donnons sont extraits de l'une 
des éditions princeps de i565; il est à peine besoin d'ajouter que c'est 
celle dont l'harmonie est généralement en contrepoint simple, note contre 
note. 



CHOIX DE PSAUMES HARMONISES PAU GOUDIMEL. 



^19 



XXVI 
CHOIX DE PSAUMES HARMOIVISÉS PAR GOUDIMEL. 



PSAUME 1. 

Traduit par Marot. 
Mélodie de L. Bourgeois, i5^i2. 



Baissé d'un ton et demi. 



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Croître et fleurir un arbre toujours beau, 
Et qui ses fruits en leur saison rapporte, 
Sans que jamais sa feuille tombe morte, 
Tel est le juste, et tout ce qu'il fera, 
Selon ses vœux, toujours prospérera. 



PSAUME III. 

Traduit par Marot. 

Mélodie cle L. BouncEois, i5/ia. 



Haussé d'un ton. 



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Je m'endors sans frayeur. 
Sans crainte je m'éveilie; 
Dieu, qui soutient ma foi, 
Est toujours près de moi 
Et jamais ne sommeille. 

Non, je ne craindrais pas, 
Quand j'aurais sur les bras 
Une nombreuse armée; 
Dieu me dégagerait, 
Quand même on la verrait 
Autour de moi campée. 



PSAUME VIII. 

Traduit par jMaeot. 
Mélodie de L. Bourgeois, i5/i2. 



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Prêche à nos yeux la puissance éternelle ; 
Sa faible voix confond l'impiété 
Et du méchant condamne la fierté. 



3 Quand je contemple , en te rendant hommage 
Le firmament, ton merveilleux ouvrage. 
Les cicux, la lune et les astres brillants 
Que la sagesse a placés en leurs rangs ; 

Il Surpris, ravi, je te dis eu moi-même : 
Qu'est-ce que l'homme, ô Majesté suprême! 
Que ta bonté daigne s'en souvenir, 
Et que ta grâce aime à le prévenir? 

5 Dans ton amour, l'égalant presque aux anges , 
Qui dans le ciel célèbrent tes louanges. 
Tu l'as comme eux d'éclat environné. 
Comble de gloire et d'honneur couronné. 

() noire Dieu, que ta gloire est immense! 
Rien n'est égal à la magnificence ; 
Ta majesté partout brille à nos yeux , 
Ton nom remplit et la terre el les cieux. 



HARMONISES PAR GOUDIMEL. 



425 



PSAUME XV. 

Traduit par Marot. 

Mélodie de L. Bourgeois, i5/j2. 



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Ce sera l'homme seulement 

Qui marche droit en toute affaire; 

Qui ne fait rien qne justement; 

Dont jamais la bouche ne ment. 

Suit pour surprendre, soit pour plaire; 

l;'homme dont la langue ne fait 
Ancune injure ni dommage; 
Le cœur, aucun mauvais souhait; 
Mais qui, de parole et d'effet, 
Défend son prochain qu'on outrage; 

L'homme qui fuit les vicieux , 

Qui recherche et qui favorise 

Ceux qui craignent le Dieu des cieux , 

Qui garde en tout temps, en tous lieux, 

Sans hésiter, la foi promise. 



PSAUME XXV. 

Traduit par Marot. 

Mélodie de L. Bourgeois, i 5/1/1. 



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CHOIX DE PSAUMES 



Ô Dieu , montre-moi ia voie 
Qui seule conduit à toi; 
Fais que je marche avec joie 
Dans les sentiers de ta ioi. 

Fais que je suive toujours 
De ta vérité la route, 
Toi qui de ton prompt secours 
Veux que jamais je ne doute. 

Souviens-toi de ta clémence , 
Car elle fut de tout temps; 
Prends pitié de ma souffrance, 
C'est la grâce que j'attends. 
Mets loin de ton souvenir 
Les péchés de ma jeunesse, 
Et daigne en cor me bénir. 
Seigneur, selon ta promesse. 

La vérité, la clémence. 
Sont les sentiers du Seigneur, 
Pour ceux qui son alliance 
Observent de tout leur cœur. 

Seigneur, par ton saint nom 
Et par ta bonté suprême. 
Accorde-moi le pardon 
De ma faute, quoique extrême. 

Jette donc sur moi la vue. 
Et que ta compassion 
Donne à mon âme éperdue 
Quelque consolation. 

Je me vois près d'expirer. 
Sans secours dans ma tristesse ; 
Seigneur! viens me tirer 
De cette horrible détresse. 



PSAUME XXVII. 

Traduit par Marot. 

Mélodie de L. Bourgeois, i55i. 



Baissé d'un ton et demi. 

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Mon cœur jamais ne s'en alarmera ; 
Qu'en ce péril tout secours m'abandonne, 
Un ferme espoir toujours me soutiendra. 
A l'Éternel je demande un seul point. 
Et j'ai fait vœu de l'en prier toujours : 
Qu'aussi longtemps que dureront mes jours 
De sa maison il ne m'éloigne point. 

Mon cœur entend ton céleste langage. 
Et de ta part me le répète ainsi : 
Sois diligent à chercher mon visage; 
Tu vois. Seigneur, que je le cherche aussi. 
Que de moi donc ii ne soit jamais loin ; 
De ton courroux, garantis-moi, mon Dieu! 
Tu fus mon aide en tout temps, en tout lieu. 
Et voudrais-tu me laisser au besoin? 

Quand je n'aurais pour moi père ni mère. 
Quand je n'aurais aucun secours humain. 
Le Tout-Puissant, en qui mon âme espère, 
Fournie sauver me prendrait parla main. 

Conduis-moi donc, ô Dieu, qui m'as aimé! 
Délivre-moi de mes persécuteurs; 
Ferme la bouche à mes accusateurs. 
Ne permets pas que je sois opprimé. 

Si je n'eusse eu cette douce espérance 
Qu'un jour, en paix, après tant de travaux. 
Des biens de Dieu j'aurais la jouissance. 
Je succombais sous le poids do mes maux. 

Toi donc, mon âme, en ton plus grand tourment, 
Attends de Dieu la grâce et le secours; 
Son bras puissant l'affermira toujours; 
Attends, mon âme, attends Dieu constamment. 



HARMONISES PAR GOUDIMEL. 



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PSAUME XXXII. 

Traduit par Marot. 
Mélodie de L. Bourgeois, i5^2. 



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2 Quand dans les maux qu'attirait mon offense, 
Trop obstiné, j'ai jiardc le silence, 

Quand de douleur j'ai crié sans cesser. 
Mes os n'ont fait que fondre et s'affaisser. 

J'ai, nuit et jour, senti ta main puissante 
Sur moi. Seigneur, se rendre plus pesante; 
Mon corps s'est vu, dans celle extrémité. 
Plus sec qu'un champ dans l'nrdeur de l'été. 

3 Mais aussitôt que, sans hypocrisie. 
J'ai déploré les fautes de ma vie , 

Dès que j'ai dit : Confessons mon forfait, 
De Ion pardon j'ai ressenti l'effet. 

Ainsi celui que ton amour éprouve 
Te cherchera dans le temps qu'on te trouve ; 
Et quand de maux un délupe courrait, 
De tout danger la main le sauverait. 

h En loi, Seigneur, je trouve un sûr asile; 

Rien ne m'alarme et mon cœur est tranquille, 
Et chaque jour j'ai de nouveaux sujets 
De te louer des biens que lu me fais. 

Venez à moi, mortels, venez apprendre 
Le droit chemin qu'en ce monde on doit prendre 
En me suivant, vous ne broncherez pas. 
Je prendrai soin de conduire vos pas. 



HAHMOiMSES PAR GOUDIMliL. 



/i33 



PSAUMK \LII. 

Trarluil par Bèze. 
Mi'lodie de L. RotiRfiF.nis, i.").^»!. 



Baissé de deux Ions et demi. 



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Et nuit et jour, en tout lieu , 
Lorsqu'on mes dures alarmes 
On me dit : Que fait ton Dieu? 

Je regrette la saison 
Où j'allais en ta maison , 
Chantant avec les fidèles 
Tes louanges immortelles. 

Mais quel chagrin te dévore? 
Mon âme, rassure-toi; 
Espère en Dieu, car encore 
Il sera loué de moi , 

Quand d'un regard seulement 
Il guérira mon tourment. 
Même au fort de ma souffrance, 
J'attendrai sa délivrance. 

Pourquoi donc, mon àme, encore 
T'abattre avec tant d'effroi? 
Espère au Dieu que j'adore , 
II sera loué de moi. 

Un regard dans sa faveur 
Me dit qu'il est mon Sauveur, 
Et c'est aussi lui, mon àme. 
Qu'en tous mes maux je réclame. 



HARMONISES PAR GOUDIMEL. 



435 



PSAUME LI. 

Traduit par Mabot. 

Mélodie de L. Bourgeois, iSAa. 



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Mon cœur, rempli de Irislesse et d'effroi, 
Connaît sa faute et sent qu'elle est énorme : 
Mon ciiuip, héias! sous sa plus laide forme, 
Me suit partout et se présente à moi. 

Contre toi seul j'ai commis ce forfait; 
C'est à loi seul à punir mon offense; 
Et si tu veux me punir en effet. 
Tu paraîtras juste dans ta sentence. 

Le sacrifice agréable à tes yeux. 
C'est le regret d'une âme pénitente; 
Un cœur brise d'une douleur pressante, 
C'est lui, grand Dieu! qui seul t'est précieux. 

Témoigne encore à Sion ta bonté : 
Protège, ô Dieu! conserve et fortifie 
Jérusalem , ta fidèle cité : 
Hausse ses murs et ses tours rédifie. 



HARMONISES PAR GOUDIMEL. 



/i37 



PSAUME LXI. 

Traduit par Bèze. 
Mélodie de L. Bourgeois, i55i. 



Haussé de deux Ions. 



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Je m'approche , 

Que l'accès m'en soit permis : 

Tu lus toujours mon refufje. 
Juste juge. 

Contre tous mes ennemis. 



438 



CHOIX DE PSAUMES 



3 Mon âme en ton sanctuaire 
Veut se plaire. 
Tout le temps que je vivrai ; 
Dans cet asile fidèle. 
Sous ton aile 
Sans peur je reposerai. 

7 Je veux donc , par des cantiques 

Magnifiques , 
Dire tes faits merveilieux. 
Mon cœur, rempli d'allégresse , 

Veut sans cesse 
S'acquitter de tous ses vœux. 



PSAUME LXII. 

(Harmonie du xxiv.) 

Traduit par Marot. 
Mélodie de L. Bourgeois, i54^. 



Baissé d'un ton. 



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Cherche tout ton contentement; 
J'attends tout de sa bienveillance : 
Il est mon fort et mon Sauveur, 
Et, proté[[é par sa faveur. 
Je ne crains plus que rien m'ofl'ense. 

C'est à mon Dieu que j'ai recours; 
Il est ma gloire et mon secours, 
La force qui me rend Iraiiquillo. 
Peuples , prenez-le pour appui ; 
Répandez vos cœurs devant lui : 
Dieu seul fut toujours notre asile. 

Mon Dieu , dont je connais la voix , 
M'a l'ait ouïr plus d'une fois 
Qu'en sa main seule est la puissance 
Et nous savons, Dieu juste el doux. 
Qu'enfin lu donneras à tous 
Ou !a ]u'iiie ou la récompense. 



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CHOIX DE PSAUMES 



PSAUME LXV. 

(Harmonie du lxxii.) 

Traduit par Bèze. 
Mélodii'deL. BomcEois, lôG/i. 



Baissé d'un ton. 



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Allumaient Ion courroux; 
Mais, Soigneur, tes bontés propices 

T'apaisent envers nous. 
Oh! qu'heureux l'homme se peut dire 

Qu'il l'a plu d'adopter! 
Dans tes parvis il se retire, 

Tu l'y fais habiter. 



4^2 



CHOIX DE PSAUMES 



PSAUME LXVI. 

(Harmonie du cxviii.] 



Baissé d'un ton. 
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Traduit par Bèze. 
Mélodie de L. Bourgeois, ibfili. 



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Soit adorée en l'univers; 
Que ta louange précieuse 
Soit célébrée en nos concerts! 

Peuples , rendez-lui vos hommages , 
Et jugez, d'un commun accord, 
Si tant de merveilleux ouvrages 
Sont d'un autre ([ue du Dieu fort. 



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CHOIX DE PSAUMES 



Hàlez-vous, peuples, qu'on vous voie 
En tous lieux bénir le Seigneur ; 
Faites retentir avec joie 
Un hymne saint à son honneur. 
C'est lui qui garde notre vie , 
Qui conduit sûrement nos pas; 
C'est lui dont la force infinie 
Nous a garantis du trépas. 

Vous qui révérez sa puissance , 
Soyez-moi témoins, en ce lieu, 
De la juste l'econnaissance 
Que j'ai des bienfaits de mon Dieu. 
Quand ma bouche fail sa prière. 
Ce grand Dieu répond à ma voix ; 
Ainsi chaque jour j'ai matière 
De le bénir cent et cent fois. 

S'il eùL connu que l'injustice 
Se fût mêlée à mes désirs. 
Bien loin de m'être si propice, 
11 eût méprisé mes soupirs. 

Mais si vers lui je me relire , 
Aussitôt il me tend la main ; 
Et quand au bien mon âme aspire , 
Ce grand Dieu me bénit soudain. 



PSAUME LXVII. 

(Harmonie du xxxiii.) 



Haussé d'un Ion. 
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Traduit par Bèze. 
Mélodie de L. Bourgeois, i.5A/i. 



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Les hommages qui te sont dus ; 
Seigneur, on les verra répandre 
Partout le bruit de tes vertus; 
Car ta providence 
Sans cesse dispense 
Ses bienfaits à tous. 
Et dans tes ouvrages 
Montre aux plus sauvages 
Un Dieu juste et doux. 

Grand Dieu, tous les peuples du monde 
Cbanteront ton nom glorieux : 
La terre en fruits sera féconde , 
Ta main nous bénira des cieux. 

Du Dieu qui nous aime 

La bonté suprême 

Nous fait prospérer; 

Tout ce qui respire 

Dans son vaste empire 

Le doit révérer. 



HARMONISES PAU GOUDIMEL. 



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PSAUME LXVIII. 

(Harmonie du xxxvi.) 

Traduit par Rèze. 
Mélodie de Mattuiel Greiter, antérieure à i53(). 



Ton orifjinal. 
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Qui voit sous ses pieds les hauts cieux. 

Qu'il a formés lui-même. 
Et de qui la tonnante voix 
Fait trembler et peuples et i-ois 

Par sa force suprême. 
Soumettez-vous à l'Ëterne] ; 
Reconnaissez qu'en Israël 

Sa gloire est établie. 
Comme on voit luire dans les airs, 
Parmi la foudre et les éclairs , 

Sa puissance infinie. 

17 Grand Dieu! que ton nom glorieux 
Se fait craindre de ces saints lieux 

Qu'honore ta présence! 
A toi , qui fais notre bonheur, 
A toi, grand Dieu, soit tout honneur, 

Force et magnificence. 



29 



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CHOIX DE PSAUMES 



PSAUME LXXVIII. 

(Harmonie du xc.) 



Ton original. 



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Traduit par Bkze. 
Mélodie de L. Bourgeois , 1 55 1 . 



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Nous les avons avec soin écoutées, 
Quand nos aïeux nous Jes ont racontées ; 
A nos enfants nous les ferons connaître, 
Et même à ceux qui sont encore à naître ; 
Nous leur dirons du monarque des cieux 
La force immense et les faits glorieux. 



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PSAUME LXXXIV. 

Traduit par Bèze. 

Mélodie de maître PiF.nr.E [Dciîi:isso\?], i5()3. 
Ton original. 
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HARMONISÉS PAR GOUDIMEL. 



653 




2 Hélas! Seigneur, io moindre oiseau , 
L'birondeiie, le passereau. 
Trouveront chez toi leur retraite ; 
Et moi, dans mes ennuis mortels. 

Je languis loin de tes autels; 
C'est en vain que je m'y souhaite. 
Heureux qui peut, dans la maison , 
Te louer en toute saison. 

5 Ô Dieu, qui nous défends des cieux, 
Vers ton oint tourne enfin les yeux ; 
J'aimerais mieux en toutes sortes 
Un jour chez toi que mille ailleurs. 

Et je crois les emplois meilleurs 
De simples gardes de tes portes. 
Que d'habiter dans ces palais 
Où la vertu n'entre jamais. 

6 Qui veut en toi se confier 

T'a pour soleil , pour bouclier ; 
Ta donnes ia grâce et la gloire, 
Tu couronnes l'intégrité 

D'boinieur et de félicité 
Au delà de ce qu'on peut croire. 
Ô mille et mille fois heureux 
Celui qui t'adresse ses vœux! 



PSAUME LXXXVI. 

Traduit par Marot. 
Mélodie de L. Bourgeois, loA/i. 



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Le monde, ta créature. 
Un jour viendra tout entier 
A tes pieds s'hnmilier. 

De toutes parts tes merveilles 
Sont grandes et sans pareilles. 
Et tu règnes en tout lieu 
Comme le seul et vrai Dieu. 

Seigneur, raonlre-nioi ta voie, 
Fais que j'y marche avec joie, 
Et que, selon mon devoir, 
Je révère ton pouvoir. 

Mon Dieu, je bénis sans cesse 
Et ta force et ta sagesse , 
Et je te célébrerai 
Tant ([ue je respirerai. 



PSAUME LXXXIX. 

Traduit par Bèze. 
Mélodie de maître Pierre [Dlbcisson?], iSGs 
Baissé d'un ton et demi. 



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HARMONISES PAR GOUDIMEL. 



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Les ck'ux prùclieiil, ô Dieu, lus œuvres rie tes mains, 

Et la fidélité s'annonce entre tes saints. 

Qui saurait imiter, dans l'air ou sur la terre, 

La force de ton bras, qui lance le tonnerre? 

Et dans les plus hauts cieux, est-il quelque puissance 

Qui se puisse égaler à ta magnificence? 

Sur un trône éclatant, Dieu, plein de majesté. 
Brille au milieu des saints, dont il est respecté. 
Seigneur! dont la force est seule redoutable. 
Eternel, qui peux tout, nul n'est à toi semblable ; 
Ta suprême grandeur de toutes parts est ceinte 
Des rayons lumineux de ta vérité sainte. 

Que le peuple est heureux qui te sait révérer ! 
On le verra toujours fleurir et prospérer 
Et suivre de les yeux la clarté salutaire. 
Ton nom fait le sujet de sa joie ordinaire, 
Puisqu'il te plait. Seigneur, de ta bonté fidèle 
Lui donner cha(iup jour quelque marque nouvelle. 



PSAUME XC. 

Traduit par Bèze. 

Mélodie de L. Bourgeois, i55i. 



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D'un mot tu peux nos faibles corps dissoudre, 
En nous disant : Créatures mortelles. 
Cessez de vivre et retournez en poudre. 
Mille ans à toi, qui l'Eternel t'appelles , 
Sont comme à nous le jour d'hier qui s'enfuit, 
Ou seulement une veille en la nuit. 



Dès qne sur eux tu fais tomber l'orage. 

Ils s'en vont tous, comme un songe qui passe. 

Qu'avec le jour un prompt réveil efface. 

Ou comme aux champs on voit un vert herbage 

Frais ie malin, dans sa plus belle fleur, 

Perdre le soir sa grâce et sa couleur. 

Donne-nous donc. Seigneur, de bien entendi'e 
Combien est court le temps de noire vie , 
Pour que jamais nous n'ayons d'autre envie 
Que de pouvoir tes saintes lois apprendre. 
Reviens, hélas! combien languirons-nous? 
Montre à ton peuple un visage plus doux. 



HARMONISES PAR GOUDIMEL. 



/i59 



Qu'au point du jour ta bonté nous bénisse, 
Qu'à nos besoins sans cesse elle pourvoie, 
Que notre course heureusement finisse. 
Et que les pieurs fassent place à la joie. 
Enfin, au lieu de nos maux rigoureux, 
Rends-nous ta grâce et des jours plus iieureux. 

Difu tout-puissant, que ton œuvre éclatante 
De siècle en siècle en nos enfants reluise ; 
Que ta faveur nous soit toujours présente , 
Que la lumière à jamais nous conduise. 
Oui, de nous tous, misérables humains. 
Conduis, Seigneur, et le cœur et les mains. 



PSAUME XCV. 

(Harmonie du xxiv.) 



Traduit par Bèze. 
Mélodie de L. BoL'iïGEOis, i5/i3. 
Haussé d'un ton et d(?mi. 
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Le Roi des rois, le Dieu des dieux, 
Qui seul dans ses mains tient ie monde, 
Qui domine sur les hauts monts 
Et dans les abimos profonds. 
Maître de ia terre et de l'onde. 



La mer et les eaux sont à lui ; 
Il en est l'auteur et l'appui. 
La terre est aussi sou ouvrage. 
C'est le Dieu (jui nous forma tous; 
Allons adorer à genoux 
Un maitre si grand et si sage. 



HARMONISES l'AU GOUDIMEL. 



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PSAUME XCVIII. 

(Harmonie du (.xvni.) 



Traduit par Dkze. 
Mélodie de L. Boi rgeois, i5Vi. 



Baisse d'un ton. 



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A bien voulu se souvenir ; 
Selon sa promesse immuable , 
Il veut son peuple mainlenii'. 

Le salul que Dieu nous envoie 
Jusqu'au boul du monde s'est vn ; 
Que donc d'allégresse et de joie 
L'univers entier soit ému. 



HARMONISES PAR GOUDIMEL. 



463 



Que partout devant Dieu résonnent 
El les instruments et les voix ; 
Que toutes les bouches entonnent 
Un saint cantique au Roi des rois ; 

Qu'en sa présence glorieuse 
Tout pousse des sons éclatants : 
La mer bruyante et furieuse, 
La terre et tous ses habitants. 



PSAUME C. 

(Harmonie du cxxxi.) 



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Traduit par Bèze. 
Mélodie de L. Bouhgeois, iSSi, 



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Qui nous a formés de sa main, 
Nous, ie peuple qu'il veut chérir 
Et le Iroupeau qu'il veut nourrir? 

3 Entrez dans sou temple aujourd'hui 
Venez vous présenter à lui ; 
Célébrez son nom jjlorieux 
Et rélevez jusques aux cieux. 

.'i C'est un Dieu rempli de bonté, 
D'une éternelle vérité ; 
Toujours propice à nos souhaits, 
Et sa grâce dure à jamais. 



PSAUME CI. 

Traduit par Marot. 

Mélodie de L. Bourgeois, i5/i/i. 



Haussé de deux tons. 



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2 Viens donc, ô Dieu, soutiens-moi par ta prâce; 
Tu me verras marcher devant ta face; 

Dans ma maison la justice toujours 
Aura son cours. 

3 Jamais le mal ne séduira mon àme, 
Car des méchants je hais la voie infâme; 
Ils me craindront et n'oseront chercher 

A m'approcher. 



Ton original 
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PSAUME cm. 

Traduit par Marot. 
Mélodie de L. Bourgeois, i542. 



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De les péchés ies souillures efface , 
Qui le guérit de toute infirmité; 
Du tombeau même il retire la vie ; 
Et rend tes jours heureux ma%ré l'envie, 
T'environnant partout de sa bonté. 

3 C'est ce grand Dieu dont la riche largesse 
Te rassasie, et fait qu'en la vieillesse 
Ainsi qu'un aigle on le voit rajeunir. 
Aux opprimés il est doux et propice, 
Et tous les jours sa suprême justice 
Montre qu'il sait et sauver et punir. 

5 Si quelquefois, abusant de sa grâce. 
Nous l'offensons, il s'irrite, il menace; 
Mais sa rigueur ne dure pas toujours; 
Il nous épargne, et sa juste vengeance 
N'égale pas les peines à l'offense; 
Car sa bonté vient à notre secours. 



HARMONISES PAR GOUDIMEL, 



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A qui le craint, à qui pleure sa fau(e, 
Cette bonté se fait voir aussi haute 
Que sur la terre il éleva les cieux; 
Et comme est loin le couchant de l'aurore, 
(]e Dieu clément, quand sa grâce on implore , 
Met loin de nous nos péchés odieux. 

7 Comme à son fils un père est doux et tendre, 
Si notre cœur vient au Seigneur se rendre, 

11 nous reçoit avec compassion ; 
Car il connaît de quoi sont faits les hommes; 
Il sait, hélas! il sait que nous ne sommes 
Que poudre et cendre, et que corruption. 

8 Les jours de l'homme à l'herbe je compare. 
Dont à nos yeux la campagne se pare , 
Qu'un peu de temps a vu croître et mûrir, 
Et qui soudain, de l'aquilon battue, 
Tombe et se fane, et n'est plus reconime, 
Même du lieu qui la voyait fleurir. 

9 Mais tes faveurs, ô Dieu, sont éternelles 
Pour qui t'invoque, et toujours les fidèles 
De siècle en siècle éprouvent ta bonté. 

Dieu garde ceux qui marchent en sa crainte, 
Ceux dont le cœur s'attache à sa loi sainte, 
Tous ceux enfin qui font sa volonté. 

lo Dieu, qui des cieux voit tout ce qai respire, 
Dans ses hauts lieux a bâti son empire; 
Tout l'univers est soumis à ses lois. 
Joignez-vous donc pour chanter ses louanges, 
Esprits divins, cbœui's immortels des anges. 
Vous qui volez où commande sa voix. 



PSAU3IE CV. 

Traduit par I5èze. 
Mélodie fie maître Pierrk [Dubuisson"?], i56a. 



Baissé d'un Ion. 
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HARMONISÉS PAR GOUDIMEL. 



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Qu'on s'assemble, qu'on psalmodie, 
Qu'on le loue avec mélodie ; 
Que tout fidèle qui le craint 
Chante et triomphe en son nom saint; 
Qu'enfin tout cœur reconnaissant 
Soit joyeux en ie bénissant. 



PSAUME CXI. 

(Harmonie du xxiv. 



Baissé d'un ton. 
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Traduit par Bèze. 
Mélodie de L. Bourgeois, i55i. 



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Qu'ils sont merveilleux tes hauts faits! 
Que l'élude en est agréable! 
Partout brille ta majesté ; 
Et pour nous, Seigneur, ta bonté 
Est un trésor inépuisable. 



PSAUME CXVL 

(Harmonie du lxxiv.) 



Ton original. 
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Traduit par Bèze. 
Mélodie de L. Bourgeois, t5ia. 



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a Je n'avais plus ni trêve ni repos; 

Déjà la mort me tenait dans ses chaînes, 
Mon cœur souffrait les plus cruelles peines , 
Quand je lui fis ma prière en ces mois : 

3 Ah! sauve-moi du péril où je suis! 
Et dès lors même il me fut favorable. 
Il est toujours et juste et secourable, 
Et toujours prompt à calmer nos ennuis. 

h Quand j'étais prêt à périr de langueur. 
Il me sauva , ce Dieu que je réclame; 
Retourne donc en ton repos, mon àme, 
Puisqu'il te fait éprouver sa faveur. 

5 Ta main puissante a détourné la mort, 
Séché mes pleurs, soutenu ma faiblesse; 
Sous tes yeux donc je veux marcher sans cesse, 
Toute ma vie , ô mon Dieu , mon support. 

7 Mais que rendrai-je à Dieu pour ses bienfaits? 
Ma main prendra la coupe des louanges; 
Ma voix fera jusqu'aux climats étranges 
De sa bonté i-etentir les effets. 



cS Dès ce moment , je lui rendrai mes vœux 
Devant son peuple et dans son sanctuaire : 
Car de tous ceux qui cherchent à lui plaire. 
Les jours lui sont et chers et précieux. 

f) Enfin, grand Dieu, tu sais ce que je suis, 
Ton serviteur, le fils de ta servante; 
Brisant mes fers, tu passes mon attente, 
.le veux au moins t'offrir ce que je puis. 



^72 



CHOIX DE PSAUMES 



10 Je veux toujours obéir à tes lois, 
Chanlcr ta gloire, invocjuer ta puissance, 
Et (levant tous, plein de reconnaissance, 
En hymnes saints faire éclater ma voix. 

1 1 Dans ta maison, je dirai ton honneur. 
Dans ta cité, Jérusalem la sainte. 

Que chacun donc avec joie, avec crainte, 
S(! joigne à moi pour louer le Seigneur. 



Baissé d'un ton. 



PSAUME CXVllI. 

Traduit par Marot. 
Mélodie de L. Bourgeois, i5/i^. 



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C'est le sujet de mes discours ; 
Par mes chants de réjouissance 
Je le célèbre tous les jours. 

Aux tentes de son peuple juste , 
On loue, on chante le Dieu fort; 
Chacun dit que son bras robuste 
A fait un merveilleux effort. 



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CHOIX DE PSAUMES 



la La voici l'heureuse journée 
Qui répond à notre désir; 
Louons Dieu, qui nous i'a donnée; 
Faisons-en tout notre plaisir. 

Grand Dieu, c'est à toi que je crie, 
Garde ton oint et le soutiens; 
Grand Dieu, c'est loi seul que je prie; 
Bénis ton peuple et le maintiens. 

lA Mon Dieu, c'est toi seul que j'honore. 
Sans cesse je t'exalterai ; 
Mon Dieu, c'est toi seul que j'adore. 
Sans cesse je te bénirai. 

Rendez à Dieu l'honneur suprême; 
Car il est doux, il est clément. 
Et sa bonté, toujours la même, 
Dure perpétuellement. 



PSAUME CXIX. 

Traduit par Bèze. 

Mélodie de L. Bourgeois, i55i. 



Haussé de deux tons. 



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Le juste marche, ainsi que Dieu l'ordonne, 

Dans le chemin qu'il nous montra des cieux; 

Tu veux, Seigneur, qu'en ce monde on s'adonne 

A se former sur ton commandement. 

Et que ta loi jamais on n'abandonne. 

Mais par ta grâce, 6 Dieu juste et clément , 
Guide mes pas où ta voix me convie, 
Sans que jamais j'y bronche seulement. 
Nul déshonneur n'y troublera ma vie, 
Si mon esprit, en ta voie arrêté , 
De t'obéir ne perd jamais l'envie. 

Les jeunes gens veulent-ils s'amender? 
Dans ce dessein qu'ils prennent pour adresse 
Ce qu'il te plaît dans ta loi commander. 
Pour moi, Seigneur, je te cherche sans cesse; 
Mais je pourrais m'égarer aisément, 
Si je n'étais conduit par la sagesse. 



476 CHOIX DE PSAUMES 

6 J'ai dans mon cœur gravé profondément 
Tes ordres saints pour ne te plus déplaire, 
Et j'ai tâché de vivre saintement. 
Ton nom est grand, et chacun le révère; 
Chacun te craint d'un cœur humilié. 
Rends-moi savant dans ta loi salutaire. 

f) Répands tes dons sur moi, ton serviteur; 
Ranime, ô Dieu, ma languissante vie; 
Je garderai tes lois de tout mon cœur. 
Rends la lumière à ma vue affaiblie ; 
Sur tes édits j'attacherai mes yeux, 
Pour contempler ta grandeur infinie. 

17 De tes statuts, qui font tous mes souhaits, 
Daigne, Seigneur, le droit chemin m'apprendre; 
J'y marcherai constamment désormais : 
Accorde-moi le don de les comprendre, 

Et, m'efforçant de les bien retenir. 

Je tâcherai de ne m'y plus méprendre. 

1 8 Conduis mes pas et me fais parvenir 
Au droit chemin d'une vie innocente ; 
Rien ne me pialt comme de m'y tenir. 
Fléchis mon cœur par ta vertu puissante: 
Qu'à te servir mes désirs soient bornés , 
Et que jamais nul faux bien ne me tente. 

19 Que de tout mal mes yeux soient détournés; 
Que je conduise et redresse ma vie 

Par les conseils que tu m'auras donnés ; 
Qu'enfin, Seigneur, ta grâce ratifie 
Ce que ta voix répondit à mes vœux , 
Puisqu'on toi seul mon âme se confie. 

29 C'est mon partage, ai-je dit, à Seigneur, 
C'est mon vrai lot de garder ta parole. 
Qui fit toujours ma gloire et mon bonheur. 
Que ta pitié m'exauce et me console; 
Tu l'as promis et même avec serment : 
Et ton serment ne peut être frivole. 

5o Ta grâce en moi ses plus grands dons a mis. 
Et des docteurs je passe la science; 
A tes statuts ayant l'esprit soumis, 
Des plus âgés la longue expérience 
Cède aux rayons dont tu m'as éclairé. 
En m'élevant dans ta sainte alliance. 

62 Que ta parole est un bien précieux! 
Dans sa douceur je me plais davantage 
Qu'au goût du miel le plus délicieux; 
Tes seuls conseils ont pu me rendre sage, 
Ils m'ont appris combien sont odieux 
Tous les détours où le mensonge engage. 



HARMONISES PAR GOUDIMEL. 477 

53 Ta vérité, comme un flambeau qui luit, 
Me sert de guide , et sa vive lumière 
Me vient montrer tes sentiers dans la nuil. 
Entends, Seigneur, mon ardente prière ; 
Je l'ai juré , je veux par-dessus tout 
Aimer ta loi d'un cœur droit et sincère. 

56 Je l'ai choisie et, loin de la quitter. 

J'en fais mon fonds, mon plus riche héritage. 
L'unique bien qui peut me contenter. 
Malgré mes maux, je veux, avec courage , 
Dans tes sentiers sans cesse m'arrêter, 
Et chercher là mon plus grand avantage. 

66 Hélas! ma bouche a souvent soupiré. 
Dans le dessein que j'avais de te plaire ; 
Et constamment mon cœur l'a désiré. 
Avec pitié regarde ma misère ; 

Et comme à ceux qui t'ont donné leur cœur, 
Fais-moi sentir ta grâce salutaire. 

67 Conduis mes pas et me garde d'erreur; 
Que ton esprit jamais ne m'abandonne, 
Et que le mal ne soit pas mon vainqueur. 
Vois le danger qui partout m'environne , 
Délivre-moi de cette adversité , 

Et je ferai ce que ta loi m'ordonne. 

85 Fais que mon cri puisse aller jusqu'à toi ; 
Accorde-moi le don d'intelligence. 

Tu l'as promis, Seigneur, exauce-moi. 
Que ma prière arrive en ta présence; 
Tends-moi la main dans mon adversité. 
Comme ta voix m'en donne l'espérance. 

86 Ma bouche, ô Dieu, prêchera ta bonté. 
Si, m'exauçant, tu m'accordes la grâce 
De bien savoir ta sainte volonté. 

Je publirai, quoi qu'on dise ou qu'on fasse , 
Ta loi si sainte, et dirai hautement 
Qu'avec plaisir j'en veux suivre la trace. 

87 Veuille, Seigneur, veuille donc promptement 
Pour mon secours ta forte main étendre; 
Car je m'attache à ton commandement; 
C'est de toi seul que je veux tout attendre ; 
Et désormais mon unique plaisir 

Sera celui qu'en ta loi je veux prendre. 

88 Si j'ai de vivre encor quelque désir. 
C'est pour ta gloire , et mon âme éclairée 
Pour son objet veut toujours la choisir. 
Hélas! je suis la brebis égarée; 

De me chercher. Seigneur, prends le loisir. 
Car dans le cœur ta loi m'est demeurée. 



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CHOIX DE PSAUMES 



Ton original. 
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PSAUME CXXX. 

Traduit par Marot. 
Mélodie de L. Bourgeois, 1 5/19. 



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Qui pourra subsister? 
Mais ta juste colère 
Fait place à ta bonté, 
Afin qu'on te révère 
Avec humilité. 

En Dieu je me console 

Dans mes plus grands malheurs, 

Et sa ferme parole 

Apaise mes douleurs. 

Mon cœur vers lui regarde. 
Brûlant d'un saint amour, 
Plus matin que la garde 
Qui devance le jour. 

Qu'Israël sur Dieu fonde 
En tout temps son ajjpui; 
En lui la grâce abonde, 
Le secours vient de lui. 

De toutes nos offenses 
11 nous rachètera; 
De toutes nos souffrances 
Il nous délivrera. 



i80 



CHOIX DE PSAUMES 



Baissé d'un ton. 
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PSAUME CXXXVIII. 

Traduit par Marot. 

Mélodie de L. Bourgeois, i5^6. 



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Par les effets 

De tes paroles; 
Quand je l'invoque, tu m'entends; 

Quand il est temps. 

Tu me consoles. 
Tous les rois viendrout à tes pi^ds, 

Humiliés, 

Prier sans cesse. 
Sitôt qu'ils auront une fois 

Oui la voix 

De ta promesse. 

Ils rempliront par leurs conceris 

Tout l'univers 

De tes louanges. 
Les peuples qui les entendront 

Admireront 

Tes fails étranges. 
grand Dieu , qui de tes hauts cieux , 

Dans ces bas lieux 

Vois toute chose, 
Quoique tu semblés être loin , 

C'tst sur ton soin 

Que tout repose. 



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CHOIX DE PSAUMES 



Si mon cœur dans l'adversité 

Est agité, 

Ta main m'appuie; 
C'est ton bras qui sauve des mains 

Des inhumains 

Ma triste vie. 
Quand je suis le plus abattu , 

C'est ta vertu 

Qui me relève ; 
Ce qu'il t'a plu de commencer. 

Sans se lasser, 

Ta main l'achève. 



PSAUME CXLI. 

Traduit par Bèze. 

Mélodie de maître Piep.re [Dubuisson?], i562. 



Haussé de deux tons et demi. 



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HARMONISÉS PAH GOUDIMEL. 



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•2 Qu'au ciel parvienne ma demande, 
Comme on y voit monter l'encens; 
Reçois mes mains que je te tends , 
Comme au soir tu reçois l'offrande. 

3 Ferme de mes lèvres la porte. 
Et garde ma bouche, ù mon Dieu , 
Afin qu'en nul temps, en nul lien , 
Aucun mauvais discouis n'en sorte. 

/i Eloigne mon cœur des délices 
Dont les méchants sont enchantés; 
Si je goûtais leurs voluptés, 
Je ponrrais prendre aussi leurs vices. 

5 Que le jnste me soit sévère , 
Ses reproches me seront doux ; 
Et pour moi ses plus rudes cnnps 
Seront un baume salutaire. 



PSAUME CL. 

Traduit par Bkz.e. 

Mélodie de inailro PiEr.RE [ Di buisson'?], iSGa 





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Qu'on célèbre sa boulé, 
El que son nom glorieux 
Soil élevé jusqu'aux cieux; 

Qu'enfin toul ce qui respire, 
Qui vit, qui peul se mouvoir, 
C.kanle avec moi son pouvoir 
El sou [jlorieux empire. 



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Traduit par .Makot. 
Mélodie de L. Bourgeois, lô^i. 

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CHOIX DE PSAUMES HARMONISES PAR GOUDIMEL. 



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a Salut qu'en l'univers 
Tant de peuples divers 
Vont recevoir et croire ; 
Ressource des petits, 
Lumière des Gentils 
Et d'Israël la gloire. 



' APPE?sDICES. 



APPENDICE ï. 



PRKFACE DU PSAUTIER DE DAVAiXTES, 



INVENTEUR DE LA MUSIQUE CHIFFREE 



(I) 



PREFACE DE PIERRE DAVANTES, DIT ANTESIGNANVS, AV LECTEVR , 

EN LAQVELLE EST DEMONSTREE 

LA VALEVR DES NOTES DE MVSIQVE NOVVELLEMENT MISES ES PRESENS PSEAVMES. 

Ceux qui apprennent d'eux mesmes à chanter les Pseaumes sans auoir autre 
aide que la note de Musique, laquelle a esté mise par cy deuant sur toutes les 
syllabes du premier couplet de chacun Pseaume, sauent assés combien il est 
long et difficile d'appliquer la dite note du seul premier couplet pour s'en 
seruir à chanter tous les autres du mesme Pseaume, et principalement à 
chanter ceux-là qui sont en vue autre page que n'est le premier, lors que 
d'vne mesme veuë on ne peut regarder et la lettre et la note : et appercoiuent 
aussi combien il leur seroit plus aisé de les chanter, s'ilz estoyent aidez de la 
note sur ceux-cy, comme sur le premier. 

Si pour obuier à vne telle difficulté on fait imprimer des Pseaumes auec 
la note sur tous les couplets comme celle qui par cy deuant a esté mise seule- 
ment sur les premiers, le volume en deuiendra non seulement beaucoup plus 
gros, et par ce plus chair et moins portatif : mais encore la lecture en 
sera fort fâcheuse, à cause que le plus souuent il faudra que les syllabes 
d'vn mesme mot soyent séparées l'vne d'auec l'autre, pour accommoder la 
note sur chacune d'icelles, comme il se void auiourdhuy es premiers couplets. 
D'autre part à cause de la variété et inequalité tant des Pseaumes que des 
couplets, il ne seroit pas moins incommode ne moins fâcheux d'en faire 
imprimer de telle grandeur de pages, qu'vne seule peust comprendre et 
contenir plusieurs couplets auec la note sur le premier d'iceux, de laquelle on 
se peust seruir pour tous les autres contenus en icelle page, qui seroit ex- 
posée à vne veuë d'œil, car en cela la veuë pour la distance se travailleroit 
par trop, et ne se pourroit faire qu'elle ne se Iroublast aucunes fois, et la 
grandeur du volume le rendroil mal propre pour eslre maniable et portatif. 

'•' On a scnipiileuscnient conserve l'orthographe el la ponctuation, parfois élrai)ge, de ce 
morceau. 



490 PREFACE DU PSAUTIER 

De ma pari il y a long temps que i'ay désiré que quelque bon Musicien ex- 
cogitast pour IVsage du chant des Pseaumes quelque façon de notes qui occu- 
passent moins d'espace que celles dont on vse auiourdhuy, et qui se poussent 
commodément appliquer à toutes syllabes sans distinction de celles qui sont 
vu mot entier, pour le moins es lieux es quelz vne syllabe ne requiert plusieurs 
notes : ce qu'il me sembloit pouuoir estre inuenté sans grande difficulté, 
d'autant que les Hebrieux nous en ont desia monstre les traces : car ilz ont mis 
leur Musique non seulement sur les Pseaumes, mais sur tout le Vieil Testa- 
ment, et l'ont marquée par si petites notes (les quelles par mesme moyen leur 
seruent aussi d'accens, et de liaison de plusieurs vocables en vne sentence, et 
de distinction d'iceux) que coustumierement ilz n'escriuent ne font imprimer 
Bible aucune, sur toute la quelle ilz ne couchent leur Musique : la quelle 
neantmoins ilz font demeurer toute (et leurs voyelles auec) au blanc qui au- 
trement encore est nécessaire d'estre laissé entre deux lignes de texte, à cause 
des queues des lettres consonnantes, qui surpassent le corps des autres en 
haut ou en bas. 

Or voyant que personne ne satisfaisoit à ce mien désir, ie me suis mis moy- 
mesme après ceste recherche, pour contenter mon esprit affectionné de sou- 
lager ceux (dont l'en ay apperceu plusieurs) qui se trouueroyent empêchez à 
chanter les Pseaumes, à cause de la difficulté susdite. Mais à fin qu'en ta- 
chant d'obuier à vne telle difficulté, ie ne rentrasse en vne autre plus grande 
ou pareille, ie me suis proposé de quitter là tout, si ie ne pouuoye rencontrer 
des marques et notes, lesquelles non seulement occupassent peu de place, et 
l'eussent propres pour estre appliquées chacune à sa syllabe, sans disioindre 
celles qui doiuent estre conioinctes, et outre feussent suffisantes pour pouuoir 
exprimer toutes proportions et mesures, auec tout le reste qu'auiourdhuy on 
représente par l'eschelle, et toute sorte de notes et marques dont les Musiciens 
vsent en leurs liures : mais d'auantage, que la science et notice d'icelles fust 
aisée à comprendre et tirer en vsage, et ensemble facile à retenir en mémoire: 
en quoy estoit requis qu'elles feussent en petit nombre, et desia en quelque 
commun vsage, à fin que par la pluralité d'icelles on n'entrast en confusion 
et obscurité, ou par leur uouueauté en trop grand labeur de les apprendre, et 
grande procliueté d'estre incontinent mises en oubly. Après m'estre vn peu à 
bon escient employé à cela, et auoir de près considéré et examiné toutes ces 
circonstances aux quelles i'auoye arresté et conclu de m'astreindre moy- 
mesme, ie n'ay trouué moyen plus expédient que de recourir à l'Arithmétique, 
comme à la source et merc de la Musique : de laquelle i'ay emprunté ces 
characteres 1,9, 3, /i, 5, 6,7, 8, 9, y adioustaut deux Icllres A, B, pour 
perfaire le nombre d'onze notes, i)renanl A pour 10, cl B pour 1 1 , afin de 



DE BAVANTES. 'jî)i 

u'vser de deux characleres pour vne seule noie. Par Taide des quelles onze 
notes, et de deux telz liaiis ' |, et d'vn petit point rond, en peu de temps i'ay ap- 
perceu que ie pouuoye exhiber plus que le n'eusse ose' espérer : car combien que 
ie me feusse proposé tout ce que i'ay mis cy-desus en auant, si est-ce que mon 
but principal n'estoit point de seruir en cecy aux ignorans de l'art de Musique, 
non plus que de porter quelque grand profit aux plus perfecls Musiciens, les 
quelz ie ne pretendoye pouuoir estre beaucoup soulagez de mon aide ou in- 
dustrie : il me suJBîsoit de pouuoir satisfaire aux médiocres, qui desia sauent 
bien s'aider des notes communes mises sur les premiers couplets de chacun 
Pseaume, mais ont grande difficulté à chanter les autres couplets sur les quelz 
ils ne \oyent la note : aux quelz, à ce qu'ils peussent obuier à telle difficulté, 
ie deliberoye donner quelque adresse, en mettant mes petites notes sur tous les 
couplets, veu que les autres ne s'y peuuent mettre par tout que trop incommo- 
dement. Mais, grâces au Seigneur, la chose a sans grand labeur si bien succédé 
à mon entreprise, que non seulement les médiocres Musiciens (pour les quelz 
principalement ie travailloye) y auront tel soulagement qu'ilz pouuoyent requé- 
rir : mais bien les plus excellens s'en pourront seruir aussi bien ou mieux que 
de leurs notes accoustumées, es Pseaumes des quelz ils ne sauent le chant par 
coeur : et les ignorans de la gamme et des notes communes (qui désirent 
neantmoins apprendre de la Musique autant que besoing est pour chanter les 
Pseaumes comme on les chante es saintes assemblées) trouueront icy vne 
adresse et voye fort courte pour les conduire la où leur bon désir les appelle. 

Car au lieu qu'au parauant on auoit coustume de consumer plusieurs mois 
à apprendre la gamme et rudimens de Musique, pour se sauoir seruir des 
notes communes, mesme deuant que pouuoir venir à la pratique d'icelles : qui 
est de sauoir promptement discerner quelle de ces six voix ou syllabes Vt, Re, 
Mi, Fa, Sol, La, faut vsurper pour chacune note (après quoy, suit encore la 
pratique d'appliquer le propre ton à chacune voix : ce que ie prens pour vne 
autre chose et difficulté à part) maintenant sans se rompre ou charger la leste 
d'vne telle infinité de préceptes, par les quelz ils esloyent par cy deuant es- 
pouuanlez, el bien souuent forclos de l'vsage de la sainte Musique plein de 
toute consolation, ilz pourront en moins d'vne heure estre sullisammcut ins- 
truits pour s'exercer à la pratique de noz notes. 

Il est bien viay que ceux cjui sont desia accouslumez à l'vsage des dilles six 
voix\l, Re, Mi, Fa, Sol, La, s'en pourront bien seruir (comme i'ay dit, el le 
monslreray cy-apres) par le moyen de nos notes aussi bien ou mieux que par 
celuy de l'eschelle et notes communes : mais quant à ceux qui n'ont point le 
loisir de s'amuser long temps après vne telle spéculation, ie leur conseille que 
laissant là ces six syllabes Vl, Re, Mi, Fa, Sol, La, ilz ap|)rei)nenl les tons 



492 PREFACE DU PSAUTIER 

sur les syllabes des Pseaumes mesmes, en haussant ou baissant la voix selon la 
proportion des degrés que les nombres mis sur chaque syllabe leur demons- 
treront à veuë d'œil : car par ce moyen tout à vne fois ilz apprendront et les 
tons et les Pseaumes auec leur chant. 

Toutesfois si pour le commencement ilz Irouuent cela trop difficile, il sera 
bon qu'ilz apprennent donc toute sorte de tons et gradations de voix en vsur- 
pant ces onze syllabes Vn, Deux, Trois, Qua' ( ou Quat' pour Quatre), Cinc, Six 
Sept, Huit, Neuf, Dix, On' (ou Onz' pour Onze, qui seroit de deux syllabes 
comme Quatre), accommodant tous-iours vne chacune de ces voix ou syllabes 
au chiftre ou nombre qui les représente : comme i Vn, 2 Deux, 3 Trois, 
k Qua', 9 Neuf, A Dix, B On. 

Mais à fin que ceux qui sont destituez de maistre se puissent aisément 
exercer d'eux mesmes au chant de ces dites onze syllabes, et puis après au 
chant des Pseaumes, ie leur rnettray icy en auant ce que ie conoislray estre 
requis pour ce faire. Puis après ie proposeray aux autres comment auec noz 
notes ilz pourront vsurper leurs voix ou syllabes Vt, Re, Mi, Fa, Sol, La, tout 
ainsi qu'auec leur eschelle et notes accoustumées. 

Il faut donc que les premiers qui sont ignorans de la gamme et de l'vsage 
de la dite eschelle et notes accoustume'es, sachent en premier lieu que c'est 
qu'on entend icy par les mots de Mesure, de Pause, de Souspir et de Ton, et 
quel est l'vsage d'iceux en la Musique et chant des Pseaumes presens, et de 
quelle marque nous auons vsé, pour dcmonstrer toutes leurs différences et di- 
nersités : et puis après quilz apprennent de les mettre en pratique et en 
l'vsage, pour lequel elles ont esté mises en auant. 

Par Mesure, on entend vn certain touchement ou tact, qui se fait par vn 
esgual abbaissement et esleualion de la main ou du pied, qu'on remue ainsi 
esgualement et auec proportion en chantant, à fin de s'arrester sur les aucunes 
voix, autant de temps qu'on demeure à baisser la dite main ou pied, pour 
fraper ou toucher à quelque chose, et à la leuer, qui est vne mesure entière : 
et sur les autres la moitié de ce repos là, qui est compris par vn seul baisser ou 
vn seul leuer : et sur les autres ou plus ou moins, de laquelle variété toutes- 
fois nous ne ferons point icy mention, sinon autant qu'il sera requis pour le 
chant des Pseaumes presens. Nous auons mis vn tel petit trait ' ioignant les 
characteres des quelz nous vsons au lieu de notes lequel est de la longueur 
de la moitié du corps dudit charactere, ainsi 2 ', 3 ', AI, et demonstre une 
Mesure entière, comme ceste note ::si en la Musique commune. Le dit trait 
estant auprès de la note finale de chacun couplet a double longueur, à sauoir 
de tout le corps de la dite note, ainsi 6 | , 5 | , B | , pour demonslrer 
qu'elle vaut deux Mesures, comme es autres notes ccste-cy ts=j. Les autres 



DE BAVANTES. ii93 

notes es quelles il n'y a ne l'vn ne l'autre de ces deux traits 1 1 demonslrenl 
la moitié' de la Mesure entière, tellement que deux n'ayans ioignant soy aucun 
trait ne valent qu vne ayant le petit trait, comme ces deux^ ^és notes communes 
ne valent que ceste-cy ^. Touchant au point que nous mettons aucunesfois 
dessous ou dessus ledit petit trait, ou auprès de la note sans qu'elle ait le 
dit trait, nous en parlerons cy après. 

Par les Pauses et Souspirs, on entend la respiration et reprinse d'haleine, 
qu'on fait coustumierement entre deux vers par certaine mesure : toutesfois e's 
Pseaumes presens il n'est question que des Pauses par les quelles on reprend 
son haleine, per l'interualle d'vne Mesure entière : et des Souspirs par les 
quelz aussi est signifié de retirer à soy l'haleine, mais c'est seulement par l'in- 
terualle d'vne demie mesure; qui se fait d'vn seul baisser de la main. Les 
Pauses ont esté représentées à la fin des vers, où elles estoyent nécessaires, 
par vne telle marque ! Et les Souspirs par une telle 1 es commencemens des 
vers, où ilz estoyent requis. 

Par le mot de Ton ou gradation de voix, on entent quand on esleue ou- 
abbaisse la voix d'vne syllabe plus que de l'autre. Ce sera d'vn seul Ton ou 
degré entier, si sela se fait en haussant ou baissant la voix le moins qu'il nous 
sera possible, sans la feindre toutesfois : car par fiction de voix on peut ex- 
primer vn demy-ton, par vn tel degré on monte du premier Ton au second, 
ou descend-on du second au premier : et pource on l'appelle vne Seconde : si 
on hausse ou abbaisse encore la voix autant qu'à la première fois, ce sera vn 
autre degré, conduisant du second au troisiesme ton, et ainsi des autres : mais 
si laissant le second, on monte du premier au troisième, ou si on descend du 
troisième au premier, ce sera vne Tierce : et vne Quarte, si on vient du premier 
au quatriesme ou du quatriesme au premier : et ainsi vne Quinte, vne Sexte, 
vne Octane, si du premier on vient au cinquiesme, sixième, huitième, ou de 
ceux-cy au premier, et ceste dénomination de Seconde, Tierce, Quarte, Quinte, 
Sexte, Octane leur demeure, non seulement quand du premier et plus bas 
Ton on vient au troisiesme, quatriesme, cinquiesme, sixiesme, huitiesme en 
montant, ou de ceux-là au premier en descendant : mais comment que ce soit 
qu'on esleue ou qu'on baisse la voix d'autant de degrés que contient chacun 
des dits Tons : à sauoir d'vn aux Secondes, de deux aux Tierces, de trois aux 
Quartes, de quatre aux Quintes, de cinc aux Sextes, et de sept aux Octaues. 
Et il n'est point icy question de plus ne d'autres Tons ou degrés : si ce n'est 
quand les voix sont esguales, et d'vn même ton ou son, ce que à cause de 
cela on appelle Vni-son. 

Il y a encore vn point dont ie \ueil aduertir ceux qui ne saueut que c'est 
de la Musique représentée par notes : c'est quilz ne trouueront en aucun de 



Wi PREFACE DU PSAUTIER 

lous ces Pseaiimes deux syllabes quelconques, les voix des quelles eu les 
chantant soyent distantes l'vnede l'autre de plus de huit degrés ou interualles : 
qui est le ton d'vne Octane et d'vne Seconde : car, comme Tay dit, l'Octane 
ne comprend que sept degrés, ne la Seconde quVn seul. Et à fin qu'on puisse 
plus aisément entonner la premier syllabe du Pseaume, i'ay mis deuant vn 
chacun les deux chiffres ou notes qui demonstrent la plus basse et la plus haute 
voix que s'y trouue en le chantant : selon les quelles faudra entonner la pre- 
mière, tellement qu'on puisse commodément baisser la voix iusques à la plus 
basse qu'on y trouuera, et la hausser iusques à la plus haute, les quelles deux 
notes i'ay mises en la ligne qui est deuant l'Argument, à sauoir après ces 
lettres-cy Cl. Ma. ou Th. Be. les quelles demonstrent l'Aulheur de la rhythme 
Françoise du Pseaume suiuant. I'ay en outre mis d'autres notes au commence- 
ment de la mesme ligne, l'vsage des quelles ie demonstreray cy après. 

Maintenant voicy comment i'vseray en ces Pseaumes, et comment on peut 
vser en tout chant des neuf chiffres i , 2 , 3, û, 5, 6, 7, 8, 9, et des deux 
lettres A, B, pour représenter tous les tons et degrés de la voix reiglée de 
riiomme, lesquelz les Musiciens ont comprins en leur eschelle sous le nombre 
d'Onze, à sauoir sous cinq cordes et six espaces: on mettra donc sur la syllabe 
qu'on voudra ce chiffre 1 pour représenter le ton le plus bas, vn 2 pour le 
second Ion ou prochain degré en montant, vn 3 pour le troisième, vn h pour 
lequatriesme, et ainsi des autres en montant iusques à 9, et A (qui est 10), 
et B (qui est 11) ou en descendant de B iusques à 1. 

Il sera fort aisé de conoistre qu'on doit tenir la voix en Vni-son et ton es- 
gual, quand les notes seront semblables : et pareillement il n'y aura pas 
grande difficulté de discerner quand la voix ne se deura esleuer ou abbaisser 
que d'vn seul degré car il sera exprimé par la note voisine et plus prochaine 
de la précédente selon leur ordre naturel, qui est en montant 1, 2, 3, k, 5, 
6, 7, 8, 9, A, B, et en descendant B,A,9,8,7, G,5,/i,3,2,i: lequel 
ordre ne peut estre ignoré mesmes des plus rudes, s'ilz congnoissent les 
chiffres, car il n'y a si petit enfant qui ne sache l'ordre des nombres iusques à 
onze et en montant et en descendant. 

Mais il y aura vn peu plus de difficulté à discerner promptement les tons 
esloignez l'vn de l'autre de plus d'vn degré, iusques à tant qu'on y sera vn peu 
accoustumé. Et pour aider en cela la mémoire, prennez-vous garde, que ne 
trouuerez iamais deux diuers nombres pers l'vn auprès de l'autre, comme sont 
2 , ^ , 6 , 8 , A , ne pareillement deux non-pcrs , comme 1,8,5,7, 9 ' ^ ' ^^^'i^'^ 
ne demonstrent tous-iours vue Tierce ou vue Quinte, c'est à dire, que l'vne 
voix est distante de l'autre en montant ou en descendant, de deux ou de quatre 
degrés seulement: de deux pour les Tierces (les quelles sont exprimées par 



DE BAVANTES. 495 

deux nombres pers, ou par deux non-pers, les plus prochains I'yu de Taulre) 
et de quatre degrés ou interualles pour toules les autres, qui ne peuuent estre 
que Quintes : car vous ne trouuerez point icy de Septiesmes, de Neufiesmes, 
n'encore moins d'Onziesmes et pource il suffit de bien imprimer en mémoire 
les plus prochains nombres pers, et les plus prochains non-pers, pour co- 
gnoistre les Tierces : et retenir que les plus esioignez ne peuuent demonstrer 
que des Quintes, pourveu, comme i'ay dit, que tous les deux soyent pers, ou 
tous deux non-pers, et neantmoins differans Tvn de l'autre : car si c'estoyent 
deux ti h, ou deux 5 5 , ilz demonstreroyent deux voix esguales et d'vn mesme 
ton. Si des deux nombres IVn est per et l'autre non-per, et prochains Tvn de 
l'autre, ilz demonstrent, comme i'ay desia dit, la voix de l'vne syllabe eslre 
distante de l'autre, d'vn seul degré ou interualle, qui est dit vne Seconde. 
S'ilz ne sont point voisins l'vn de l'autre en l'ordre naturel, il faut nécessai- 
rement qu'ilz demonstrent vne Quarte, ou vne Sexte ou vne Octane, les 
quelles différences ne seront point difficiles à discerner, pourueu qu'on aduise 
vn peu aux distances ou interualles de l'vn à l'autre nombre, qui ne peuuent 
estre que telz que sont entre i et ^ ou 2 et 5 pour les Quartes, et entre i et 
et 6 ou 2 et 7 pour les Sextes, et entre i et 8 ou 2 et 9 pour les Octaues. 

Mais à fin qu'on puisse plus aisément retenir ce que i'ay dit des Mesures, 
Pauses, Souspirs ou demy-pauses, et des Tons, i'en reduiray le Sommaire auec 
leurs marques en vne petite tablature. 

i entière I comme A ' h\ lU 
double I comme /il Zi. 1 1 .4 
demie comme h /i. .a ceste-cy est exprimée par 

l'absence des deux précédentes. 

Pause ! et ce seulement à la fin des vers, valant vne mesure entière. 
Souspir ' au seul commencement des vers, valant demie mesure. 









TO 

Quarte. 


SS DE 








ai-sou. 


Seconde. 


Tierce. 


Quinte. 


Sexte. 


Octave. 




BB 














A vaut 10. 


AA 


AB 












B vaut 1 1 


99 


9A 


9B 












88 


89 


8A 


8B 










77 


78 


79 


7A 


7B 








66 


67 


68 


G9 


6A 


6B 






55 


56 


57 


58 


59 


5A 






Ixli 


/i5 


li6 


Z.7 


h8 


^9 


/iB 




33 


Six 


35 


36 


37 


38 


3 A 




22 


23 


2/. 


25 


26 


27 


29 




1 1 


12 


1.3 


1/4 


i5 


16 


18 





^9() PREFACE DU PSAUTIER 

Pour bien apprendre l'vsage des diuersitez des Tons (en quoy gist toute la 
difficulté de la chanterie) il se faut premièrement exercer aux Vni-sons, qui 
se chantent par voix esguales, commençant par les deux plus bas Vn, Vn, et 
les chanter auec deux voix esguales les plus basses qu'on pourra prononcer en 
chantant: puis haussant la voix le moins qu'il sera possible, chanter aussi par 
voix esguale Devx, Devx, qui sont les prochains suiuans en montant : puis les 
autres prochains Trois, Trois, en haussant la voix d'vn autre degré : et ainsi 
les autres montant de degré en degré iusques au plus haut On', On', ou bien 
fusques à Nevf, Nevf, seulement, si la voix se sent trop greuée de monter si 
haut : et pour monter à Dix, il faudra commencer le plus bas ton par Devx : 
et par Trois pour monter à On'. En après il faudra descendre de On' à Trois, 
de Dix à Devx, de Nevf à Vn par les mesmes degrés qu'on sera monté de Vn 
à Nevf, de Devx à Dix, et de Trois à On': et par ce moyen on apprendra 
tout à la fois les Vni-sons ou Tons esgaux, et les Secondes qui ne sont dis- 
tantes l'vne de l'autre que d'vn seul degré, comme il se void en l'ordre des Se- 
condes mises en la Tableture, 

Apres cju'on se sera exercé aux Vni-sons, et aux Secondes, il faudra venir 
aux Tierces, puis aux Quartes, et consequemment aux Quintes, Sextes et Oc- 
taues, commençant tous-iours par les plus basses de chacun rang, qui sont Vn , 
Trois, pour les Tierces, Vn , Qua', pour les Quarles, et ainsi consequemment 
Vn, Cinc; Vn, Six; Vn, Hvit, pour les Quintes, Sextes et Octaves. Si on trouue 
difficile d'accorder Vn avec Trois, il se faut aider du Devx, disant Vn, Devx, 
Trois, par les tons ou degrés des Secondes, et les répéter souuent iusques à 
lant qu'on ait si bien imprimé en mémoire les tons des deux extremitez, à 
sauoir de Vn et de Trois, pour les pouuoir entonner et accorder sans y entre- 
lasser le Devx. Pareillement pour accorder Vn, Qua' on y entrelassera Devx, 
Trois, disant Vn, Devx, Trois, Qua', iusques à tant qu'on puisse monter d'vn 
trait depuis Vn iusques à Qua', ou descendre de Qua' à Vn : et vser de mesme 
méthode pour accorder Vn, Cinc; Vn, Six; Vn, Hvit, entrelassant tous les 
degrés moyens des Secondes qui peuuent estre entre les extremitez. Et tout 
ainsi qu'on aura fait pour accorder Vn auec Trois, et Qua', et Cinc, et Six, et 
Hvit, on fera le semblable pour accorder Devx auec Qua', et Cinq, et Six, et 
Sept, et Nevf, comme on les void couchez chacun au second rang de son 
ordre : faisant le semblable puis après de ceux qui sont à chacun troisième 
rang, puis au quatriesme, iusques à tant qu'il n'y en ait plus en montant. Et 
faut bien obseruer qu'en apprenant d'accorder vne voix basse auec vue haute. 
Ion apprenne pareillement et par mesme voye d'accorder la haute auec la 
basse. 

Toutesfois ie ne conseilleroye point qu'on s'amusât trop long temps à cet 



DE 1) AYANTE S. 'i<)7 

exercice : mais qu'on lace cela sur les Pseauiues mesines, au moins après qu'on 
en aura apprins vn médiocre vsage par ceste tablature : et que du commence- 
ment on s'exerce sur les Pseaumes des quelz on aura desia apprins le chant 
par costume ou continuation de les auoir souvent chantez auec ceux qui les 
sauoyent par art ou autrement: car l'exercice des notes sera fort aisé sur les 
cogneus et baillera vne grande et facile adresse pour apprendre les tons par les 
chiffres et lettres : tellement que puis après Ion aura nulle ou bien petite diffi- 
culté de s'en seruir pour chanter tous les autres Pseaumes, combien qu'au- 
parauant on n'en sceust nullement le chant. 

Venons maintenant à demonstrer comment auec noz notes on ponra vsurper 
ces six syllabes Vt, Re, Mi, Fa, Sol, La, et discerner par quel chanf, dur, 
mol ou neutre, elles se chantent, tout ainsi qu'auec l'eschelle et notes com- 
munes. Si ie n'eusse tasché de satisfaire sinon aux ignorans de la gamme, et 
de la dite eschelle et notes communes, ce m'estoit assez d'vser de neuf charac- 
teres, pour exprimer toute la diuersilé des voix et tons des Pseaumes: et du trait ' 
dont i'ay parlé, pour exprimer la mesure entière: ce que Dieu aidant nous 
pourrons obseruer en vne autre impression. Mais en la présente i'ay voulu re- 
présenter par mes marques tout ce que les precedens ont exprimé par leurs 
cordes ou eschelles et notes. Ce qui m'a contraint d'adiouster deux lettres. A, 
B, aux neuf chiffres, A pour dix, et B pour onze. En-apres i'ay exprimé toutes 
les notes qui se chantent par le mol, en mettant vn petit point deuant les 
notes, ainsi .i .9. .3 .U .5 .0 .7 .8 .9 .A .B; et en mettant le dit point 
après les mesmes notes, en cette sorte : 1. 9. 3. /i. 5. 6. 7. 8.9. A. B., i'ay 
représenté le chant de ^ quarré. Par l'absence du dit point i'ay proposé le 
chant neutre : lequel les musiciens disent n'estre si dur que celui de ^ quarré, 
q'on appelle aussi dur : ne si doux ou mol que celuy de b rond, dit aussi b mol. 

Au lieu des clefs, lesquelles on met coustumierement au commencement de 
l'eschelle, pour pouuoir discerner par quel chant bas, moyen, ou haut, dur. 
mol, ou neutre, se doiuent chanter les notes comprises en la dite eschelle, 
nous auons mis, vne, ou deux, ou trois notes au commencement de chascun 
Pseaume, et ce en la ligne qui est mise deuant iceluy, pour demonstrer le 
quantiesmePseaume c'est, et qui est l'autheur de la rhythme françoise (au fons 
ou dernier bout de laquelle ligne nous auons dit cy-deuant que nous mettions 
deux autres notes, à sauoir la plus basse et la plus haute qui se trouuent au 
chant de tout le Pseaume, à fin que par la considération d'icelles on puisse 
aisément, et ainsi qu'il faut entonner la première syllabe dudit Pseaume sui- 
uant : ce qui est aussi aisé, ou plus, que de discourir en l'eschelle accous- 
tumée pai' tout le long du premier couplet, pour sauoir iusques où monte et 
s'estend le chant d'iceluy). Or les notes mises au commencement de ladite 

II. 3 3 



498 PREFACE DU PSAUTIER 

ligne ne seront pas moins propres que les clefs de l'eschelle pour demonstrer 
si on doit chanter par l< dur bas, moyen ou haut : ou par b mol bas ou haut: 
ou par nature basse ou haute, et en quelz Pseaumes se faudra seruir de deux 
de ces trois espèces de chant, et de quelz, et tout ensemble quelle de ces six 
voix ou syllabes Vt, lie. Mi, Fa, Sol, La, on deura vsurper sur chacune note. 

Et voicy comment on le pourra facilement discerner : si au commencement 
delà dite ligne il n'y a qu'vne seule note, elle demonstre qu'il n'y faut que 
d'vne sorte de chant pour le Pseaume, sans faire aucune muance; les deux 
notes en demonstrent deux : et chacune d'icelles notes demonstre le chant qui 
est exprimé par la présence et situation du poinct mis deuant ou derrière la 
dite note, ou par l'absence d'iceluy, car, comme i'ay dit, le poinct mis deuant 
les notes signifie le chant de b mol : et estant mis après icelles, il signifie le 
chant de ^ dur: et le chant neutre quand il en est exclus. En outre, chacune 
des dites notes mises au commencement de la dite ligne (pourueu qu'il n'y en 
ait point trois) demonstre qu'es semblables notes et ayans la présence ou ab- 
sence du poinct pareille, il faut dire Vt, qui est la première des six syllabes 
ou voix Vt, Re, Mi, Fa, Sol, La : laquelle première voix des six estant vne 
fois cogneuë, on ne peut faillir à cognoistre le lieu des autres cinq. Car si i 
signifie Vt, 2 signifiera Re, et 3 Mi, U Fa, 5 Sol, 6 La: si le 2 est Vt, le 7 
sera La : si le 3 est Vt, le 8 La : si le /i Vt, le 9 La : si le 5 Vt, le A La : si le 
6 Vt , le R La. Mais quand il y aura trois notes au commencement de la susdite 
ligne pour clefs (ce qu'aduient icy seulement au quaranteseptieme Pseaume) 
chascune des deux dernières signifie Vt, comme nous auons dit, et la pre- 
mière demonstre La, pour descendre plus bas que l'Vt représenté par la se- 
conde des trois dites notes. 

11 sera bon que ceux qui ne sont guère bien stylez aux nombres et voix, pour 
pouuoir promptement discerner les degrés et proportions des vns aux autres, 
sovent aduertis de ce poinct, c'est qu'il faudra dire Vt, Mi, Sol, sur les 
nombres non-pers, et Re, Fa, La, sur les pers, quand la clef (laquelle repré- 
sente Vt) est exprimée par un nombre non-per, comme 1, ou 3, ou 5 : et au 
contraire, quand elle sera exprimée par vn nombre per, comme 2, ou /i, ou 
6, il faudra dire Vt, Mi, Sol, sur les nombres pers, et Re, Fa, La, sur les 
non-pers. 

En outre, ie vueil bien qu'ilz sachent que les cinq nombres pers, 2, /», 6, 
8, A, représentent lous-iours les notes qui seroyent es cinq cordes de feschelle, 
à sauoir 2 celles de la plus basse, et A celles de la plus haute, 6 celles de la 
corde du milieu, k celles de la seconde du bas, et 8 celles de la seconde du 
haut: et pareillement que les six nombres non-pers, 1, 3, 5, 7, 9, R, repré- 
sentent tous-iours les notes qui seroyent aux six espaces ou interualles de Tes- 



DE BAVANTES. '.!)«) 

chelle, chascun en son rang, 1,3,5, celles des (rois plus bas, el 7, (>, H, celles 
des trois plus hauts. 

Encore les aduertiray-ie d'vne autre chose, c'est que le b mol commence icy 
tous-iours sous Vt par .2 ou M ou .5 : le ti dur par 3. ou 5. ou G. : le chant 
neutre par 1 ou 2 ou 6 : et que le .2 et le M représentent b mol le bas, el .5 
b mol le haut, et .3 et 5. t^ dur le moyen, et 6. si dur le haut : 1 dcmonstre 
nature la basse, et 2 et 6 nature la haute. 

La clef de nature la basse exprimée par 1 se conioint avec celle de b mol le 
bas exprimée par .U ou avec celle de ci dur le moyen exprimée par 5. Et 2 la 
clef de nature la haute se ioint auec .5 de b mol le haut, ou auec 6. de b dui- le 
haut. Et d'austre costé, 6 la clef de nature la haute se conioint auec .2 de b 
mol le bas, ou auec 3. de B dur le moyen. 

Mais les chants de b mol et de ^ dur ne se ioignent point l'vn à l'autre, si 
ce n'est comme irrégulièrement ou par priuilege en quelques certaines notes: 
lesquelles en Teschelle commune on discerne d'entre les autres, par ce qu'elles, 
pour demonstrer le b mol irregulier, ont deuant soy un tel b rond : et pour 
signifier le -^ dur irregulier, elles ont dessus soy ou dessous soy une telle 
marque -^^ qu'on appelle b carré ou b dur. Nous auons exprimé tel chant irre- 
gulier en mettant au haut bout du costé de la note le point qui coustumiere- 
ment est mis au bout bas du costé gauche pour demonstrer le b mol régulier, 
et du costé droit pour demonstrer le commun ^ dur : mais estant mis aux hauts 
bouts des mesmes costez il signifie le è mol irregulier, ainsi '7, et le fl dur ir- 
regulier ainsi 3*. Et doit-on aduiser qu'en vne telle note '7 (laquelle se met 
coustumierement quand il faut monter d'vne seule note ou degré plus haut 
que n'est le La de nature la basse exprimée par vn b) il faut vsurper la voix ou 
syllabe de Fa, esleuanl la voix d'vn seul demy-ton plus qu'on ne leroit au La 
précèdent de nature; lequel demy-ton se fait en feignant la voix comme de 
ceux qui se plaignent doucement et auec harmonie, quand parleur complainte 
ilz veulent esmouuoirles assistans à auoir compassion de leur misère. Il faudra 
obseruer le mesme quand on trouuera vn point pareil au haut bout du costé 
gauche d'vn -8, ce qui se fait quand il faut monter d'vne seule note ou degré 
plus haut que n'est le La de b mol le bas et régulier qui est exprimé par un .7. 
Quant au ^ dur irregulier, il se trouue icy vne note ou degré plus bas que 
n'est rVt du bas b mol régulier, ou que n'est le Fa de nature la basse, ia-soit 
qu'après iceluy se trouuent d'autres notes plus basses. Cestuy-cy est pareil- 
lement exprimé par vn demy-ton, lequel, combien qu'il soit de fort bonne 
grâce, est neanlmoins aussi dur que l'autre de b mol irregulier (dont auons 
parlé) est doux et mol : et en solfiant aucuns vsurpent la voix de Mi, pour ce 
qu'il est par dessous vn Fa de nature : et les autres vsurpent un Fa feint eî 



500 PREFACE DU PSAUTIER 

dur, loiil au contraire du Fa de b mol irregulier : toutesfois il y en a qui 
l'aiment mieux solfier par nn La de tl quarre' le bas, qui est en E, La, Mi. 
Cela n'emporte de rien, pourueu qu'il soit bien entonné. 

Quant aux muances d'vn chant à autre, pour les quelles apprendre es notes 
accoustumées on souloit perdre plus de temps que pour le reste et principal 
du chant, il ne sera besoin en ces notes-cy auoir aucun soin pour cognoistre les 
lieux où elles tombent, ne comment elles se doyuent faire. Car il ne faudra 
iamais faire icy muance, sinon là où le poinct mis auec les notes commencera 
à défaillir, ou à varier la situation : ou bien quand il commencera à se repré- 
senter estant auparauant absent: et les clefs demonstreront quelle des six voix 
Vt, Re, Mi, Fa, Sol, La, il conviendra vsurper. 

Touchant aux guidons, nous n'en auons point mis en noz notes, sinon qu'à 
la fin des pages, car aux autres lieux la note demonstre aussi manifestement 
au commencement de la ligne comme si elle estoit en vn autre lieu mise de 
suite après vne autre : tellement que le guidon ne seruirait de rien à la fin de 
la précédente ligne. 

Mais à fin de mettre ceste nouueautë de notes hors de toute obscurité, à 
mon aduis il sera bien expédient que tout ainsi que par vne tableture i'ay pro- 
posé cy-dessus aux ignorans de la gamme et de l'vsage des notes communes, 
comment ilz se pourroyent seruir des nostres, pourestre adressez au chant des 
Pseaumes; maintenant i'en mette vne autre en auant par la quelle ceux qui 
sont versez aux notes accoustumées voyent à l'œil comment auec nos dites onze 
notes et vn poinct nous auons exprimé tout ce que leur eschelle avec les clefs 
et notes leur pouuoit de surplus exprimer sur les dits Pseaumes quant à 
l'vsurpation des voix Vt, Re, Mi, Fa, Sol, La, soit par h mol ou par ^ dur, 
ou par nature. Pour laquelle entendre il n'y faut pas d'autre explication que 
ce que ie leur en ay demonstre cy-dessus. Et, qui plus est, à la suasion d'au- 
cuns, nous auons laissé en ceste impression les notes accoustumées sur les pre- 
miers couplets auec les nostres ; à fin que plus aisément on puisse conférer les 
vues auec les autres : et se seruir de celles qu'on aimera le plus ou qu'on trou-; 
uera plus duisibles chascun pour son vsage. 

B la B La 

A Sol A Soi 



Rk 



9 F^ 9 Fa 

.8 Fa 8 Mi 8. La 8 Mi 

7 La 7 Re |LJ 7. Sol 7 Re 

G Soi 6 Vt — |e 6. Fa 6 Vt 

5 Fa IR 5- Mi 

à Mi h La /i. Re 

3 Re 3 Soi 3. Vt 

2 Vt 2 Fa 



h La 
3 Sol 
2 Fa 
1 Mi 1 Mi 



DE BAVANTES. 



501 



6 La- 
5 Sol 
Il Fa- 
3 Mi 
2 Re- 
1 Vt 



B Fa 

A Fa A Mi 

9 La 9 Re 

8 Sol 8 Ut 

7 Fa 

6 Mi 

5 Re 

Il Vt 



3 Mi, Fa, La 



t 



7 Fa 
6 La- 
5 Sol 
h Fa 
3 Mi 
2 Re ■ 
1 Ut 



B Fa 

A. La A Mi 

9. Sol 9 Re 

•8. Fa 8 Ut 

7. Mi 

6. Re 

5. Ut 



ILJ .3 La 

-IE — .2 Sol- 

IR .iFa 



7 La 
6 Sol 
5 Fa 
li Mi 
3 Re 

•2 Ut 



.B Fa 
.A La 

.9 Sol 
.8 Fa 
.7 Mi 
.6 Re 
.5 Ut 



Ix. La 

3. Sol 

9. Fa 

1. Mi 



B. La 

A. Sol 

q. Fa 
8. Mi 

7 La 7. Re 

6 Sol 6. Ut 

5 Fa 

/, Mi 

3 Re 

•2 Ut 



De Geneue ce 18 de septembre i56o. 



Ciels .2 6 PSAUME I DE CL. MAR. Tons .2 



^ J Mi J 



^ 



8o J O ^^" Solo - 



S ol o t^ 



^^^^3^^^ 



M i O 



Qui au con - seil des ma - lins n'a es - té 



te 



Solo Soi O ^'■^[ ■ ^ Soi 



Mio F>«Q : 



f=m 



F-ArJ 



Sol o 



-¥i-6^ 



Qui n'est au trac des pe - cheurs ar - res - té. 



'[^ i ,soio soiJ p,J ^^^^ ^^^^ _^j . J ^.^J ^j . j soij H^,,, ^^ : 



-o- 



Qui des mo - queurs au banc pla - ce n'a pri - se, 



[JI^M.O ^o'P Taj; M. O '"^^ '''^[^ '^[^ -'--^ ^te 



Mais nuict et iour Ja ioy con - tem - pîe et pri - s( 



n^> Mid ' ^ "'Q ' ^ "'Q 



ttm rr 



-f^rrr 



-^^' P t 7, 



^^ Solo ^"^^ S »F^ 



De l'E - 1er - nel cl en est de 



si - reuï 



502 



PRÉFACE DU PSAUTIER DE DAVANTÈS. 



If^ 1,80.0 I.Mt, ,0,0 ^^ .Ole, p,J ^,j,^ ^ 



Cer 



ment ces - tiiy - là 



nnv> vt 



est 



heii - rt 



!6 17 !6 \!t !6 .5 .4 !5 !3 !q 
Et si sera semblable à l'arbrisseau 

.2 !4 !5 !6 !6 .7 .6 .U .5 !6 
Planté au long d'vn clair courant ruisseau , 
Î6 .6 .5 !4 !4 .4 .3 .4 .6 !5 !4 
Et qui son fruit en sa saison apporte : 
!4 .6 .5 !4 !7 .7 .7 .6 .5 Î4 !3 
Duquel aussi la fueille ne chet morte : 
■ 4 !6_ !6 7' 9' 8 .7 !6 1716 
Si qu'vn tel homme et tout ce qu'il fera , 

!6 Î7 !6 !4 !6 .5 .4 !5 !3|.a 
Tonsiours lietireux et prospère sera. 



APPEfNDlCE l 



BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE DU PSAUTIER. 



M. Félix Bovet, à qui nous devons le premier essai de bibliographie 
du Psautier huguenot, a cr mentionné toutes les éditions du xvi" et du 
xvif siècles qu'il connaissait, et n'a indiqué, parmi les éditions des deux 
siècles suivants, que a celles qui présentent quelque intérêt.» Il n'a ^xpoint 
voulu donner la liste de celles qui ne sont que de simples réimpressions 
d'une des revisions en usage, v 

Cette restriction n'est point entrée dans notre plan; nous nous sommes 
efforcé d'être aussi complet que possible, et M. Bovet a si bien approuvé 
notre dessein, qu'il nous est venu en aide par la communication du titre 
des Psautiers qu'il avait volontairement négligés et de ceux qu'il a décou- 
verts depuis l'impression de son livre. 

En somme, il a fourni le catalogue d'environ sept cents éditious; nous 
avons pu doubler ce chiffre. 

Afin de ne pas grossir l'ouvrage outre mesure, nous avons dû nous bor- 
ner à ne donner, pour les xvif, xvnf et xix' siècles, que des additions à la 
bibliographie de notre prédécesseur, à laquelle il faudra recourir pour avoir 
une vue d'ensemble; quant aux éditions du xvf siècle, de beaucoup les plus 
importantes, nous avons en quelque sorte fondu son travail avec le nôtre, 
dans le but de multiplier les renseignements sur ces livres, généralement 
très rares, surtout ceux qui contiennent la musique à plusieurs parties. 

A côté de notre numérotation, nous avons reproduit entre crochets celle 
de M. Bovet, toutes les fois que l'ouvrage dont il s'agit figure dans son livre. 

Nul doute que le chiffre de quatorze cents éditions, consignées tant ici 
que dans l'ouvrage de M. Bovet, ne puisse être considérablement aug- 
menté; aux hommes de bonne volonté qui voudraient poursuivre ce tra- 
vail nous croyons pouvoir assurer que le Bulletin de ïlmtoire du protestantisme 
publierait volontiers les résultats de leurs recherches. 



50/i BIIUJOGKAPHIE FIUNÇAISE 

PIULMIÈKK PARTIE. 

PSAUTIER DES ÉGLISES RÉFORMÉES. 

ÉDITIOINS, REVISIONS ET IMITATIONS DES PSAUMES DE MAROT ET DE BÈZE. 



XVr SIECLE. 

1. Le miroir de très chreslienne princesse Margverite de France, Royne de 
Nauarre, Duchesse d'Alencon et de Rerry, auquel elle voit et son néant et son 
tout. Paris, Ant. Augereau , i533. In-i8, lettres rondes. 

La [«remière partie de ce recueil se termine (lî. 35 et 36) par (de vi' pseaulme 
(le Dauid, translaté en frnncoijs selon Vhehrleu, par Clément Marot, valet de 
chambre du Boy. -o 

A la tin de la seconde partie se trouve I'Instryction et Foy d'vng chrestien, 
mise en francoys par Clément Marot, valet de chambre du Roy : Pater noster. — 
Ane Maria. — Credo in Deiim. — Credo in Spiritum sanctam (c'est le Credo coupe' en 
deux). — Bénédiction deuant menger. — Grâces pour vng enfant.- — ■ Dixain d'vng 
Chrestien malade à son amy. 

La dernière pièce débute ainsi : 

Ce nieschant corps demande guarison, etc. 
Biblioth. nation., Y âSaS, Réserre. 

a. La suite de Tadolescence clémentine. Dont le contenu pourrez veoir à 
l'autre costé de ce fueillet. Paris, Pierre Roffet, à renseigne du Faulcheur, i53â. 
In-i8. 

(Reliée à la suite de rAdolescence Clémentine, Paris, à l'enseigne du Faul- 
cheur, i536. In-i8.) 

Au verso du titre : Le contenu de ce présent Hure : l'Instryction et foy dvng 
Chrestien, cest assauoir : Le Pater noster. — Aue Maria. — Credo in Deum. — 
Credo in Spiritum sanctum. — Bénédiction deuant mangier. — Grâces pour vng en- 
fant. — Le vi" pseaulme de Dauid, Domine ne infurore, etc. Tout mis en francoys 
par Clément Marot, valet de chambre du roy. 

Biblioth. nation., Y + àà^C) D , Béserve. 

3. La suite de ladolescence clémentine, dont le contenu pourrez veoir à 
laulre coste' de ce fueillet. Reueiie et corrigée selon la dernière recongnoyssance, 



DU PSAUTIER. 505 

et approuLit^e. Et sont toutes œuvres sur ce conlret'aictes deilendues. Paris, 
Anthoine Bomiemere , i536. In- 18. 

(Helie'e à la suite de Ladolescence clémentine, Paris, à Ihostel Dalebret deuant 
Sainct Hylaire, i536. In- 18,) 

Au verso du litre : Le contenu de ce présent Hure : Linstrvction et foy dvng 
CHRESTiEN, cest ttssauoir : Le Pater noster. — Aue Maria. — Credo in Deum. — 
Credo in Spiritum sanctum. — Bénédiction deuant mangier. — Grâces pour vng 
eiifant. — Le vi pseaulme de Dauid, Domine ne injurore, etc. Tout mis enfran- 
coys par Clément Marot, valet de chambre du roy. 

Biblioth. nation., Y + àâ()6 E, Réserve. 

h. Suite de ladolescence clémentine. Prtr/5, s. ?i., i55§. In-18. 

Au verso du titre : Le contenu de ce présent Hure : Linstrvction et foy dvng 
CHRESTIEN, ccst assttuoir : Le Pater noster. — Aue Maria. — Credo in Deum. — 
Credo in Spiritum sanclum. — Bénédiction deuant mangier. — Grâces pour vng en- 
fant. — Le VI pseaulme de Dauid, Domine ne injurore, etc. Tout mis enfrancoys 
par Clément Marot, valet de chambre du roy. 

Biblioth. Mazarine, 21 653 A. 

5. Les OEuures de Clément Marot de Cahors, valet de chambre du Roy, 
augmentées de deux Hures d'Epigrammes et d'vng grand nombre d'aultres 
OEuvres par cy deuant non imprimées. Le tout songneusement par luymesmes 
reueu et mieux ordonné. Lyon, Dolet, i538. In-16. Caract. gotliiq. 

A la fin de la Suite de Ladolescence ckmoitine : Les Oraisons : Pater noster. 
— Aue Maria. — Credo in Deum. — Credo in Spiritum. — Grâces pour vng 
enfant. — Le sixiesnie Pseaulme de Dauid translaté en Francoys selon Ihe- 
brieu. 

M. Gaiffe,de Paris. 

5 bis. Saulmes de Clément Marot. Geneue, Jean Gérard, avant le 1"' mai 
1539, probablement en i538. 

Albert Billiet et Théophile Dufour, Le catéchisme français de Calvin publié en 
i53'j : Genève,. 18 j8 , in-16, p. cclxxxiv. 

Voir l'appendice VIII. 

6. Aulcuns Pseaumes et cantiques mys en chant. A Strasbourg, i53 g. Petit 
in-8° de 66 pages. 

Edition princeps du Psautier calviniste. Voir ci-dessus, I, 3o2. 

Biblioth. roy. de Munich. Conim. de M. Juliiis-Jos. Maier, conservateur. 




506 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

[2.J 7. Psalnies de Dauid, translatez de plusieurs autheurs, et principal- 
lement de Clément Marot. Veu, recoiigneu et corrigé par les théologiens, 
nomnieemeut par notre M. F. Pierre Alexandre, Concionateur ordinaire de la 
Royne de Hongrie. L'an i5ài. Cum gratia et pnuilegio. In- 18. 

A la fin : Imprimé en Anuers, par Antoine des Gois. Lan m.d.xli. 

Voir ci-dessus, I, 3i5. 

M. LuUcroth, au château de Bourneville (Aisne). 

[1. 1 8. Trente Pseaulmes de Dauid, mis en francoys par Clément Marot, 
valet de chambre du Roy. Auec priuilege. Paris, Estienne Boffèt, demourant sur le 
pont Sainct Michel, à Venseigne de la Roze. [iSâs]. In-16 de 56 leuillets. 

A la fin du privilège : Faict le dernier tour de Nonembre mil cinq cens xli. 

Biblioth. nation., A 38 1, Réserve; A n° 6160, Inventaire. . 

[k.] 9. La manyere de faire prières aux églises Francoyses tant deuant la 
prédication comme après, ensemble pseaulmes et cantiques francoys qu'on 
chante aus dictes églises, après sensuyt lordre et façon d'administrer les Sacre- 
mentz de Baptesme, et de la saincte Cène de nostre seigneur lesu Christ, de 
épouser et confirmer le mariage deuant lassemblee des fidèles, auecques le 
sermon tant du baptesme que de la cène. Le tout selon la parolle de nostre 
seigneur. — S. Paul aux Coloscen. 3. Enseignez et admonestez lun lautre en 
pseaulmes, en louenges et chansons spirituelles auec grâce. Chantans au sei- 
gneur en vostre cueur, i5âa. In-16 de i/io pages, 99 lignes à la page. Caract. 
gothiq. 

A la page 159, au-dessous du Registre des Psalmes de Dauid, on lit : Imprimé 
à Rome par le commandement du Pape, par Théodore Briisz Allemant, son impri- 
meur ordinaire. Le i5 defeburier. (Imprimé en réalité à Strasbourg.) Voir ci- 
dessus, I, 333. ^ 

M. Gaiffe. 

[3.J 10. La forme des prières et chantz ecclésiastiques auec la manière 
d'administrer les Sacremens, et consacrer le Mariage, selon la coustume de 
l'Eglise ancienne. — Psalme 1 69 [sic) : Chantez au Seigneur chanson nouuelle 
et que sa louange soit ouye en la Congrégation des débonnaires. — Ps. i5o. 
Que tout ce qui respire loue le Seigneur. i5âa. In-18 de 92 feuillets. 

Sans lieu d'inq)ression, ni nom d'imprimeur; mais la feuille d'olivier du 
Ironlispice est la marque de Jean Gérard (alias Girard), imprimeur à Genève. 

L'édition contient les trente premier? psaumes de Marot et cinq de Calvin. 



DU PSAUTIER. 507 

Voir ci-dessus, I, Sûy. 
Bibliolh. voij. de Stuttgart. 

1 1. Même titre que le précédent, augmenté des mots : Et comme on l'observe 
à Geneue. Genève, i5âa. 

Œuvres de Léonard llaulacrc , I , àiu. 

12. Les Œuures de Clément Marot de Cahors, valet de chambre du Roy. 
Augmentées d'vng grand nombre de ses compositions nouuelles, parcy deuant 
non imprimées. Le tout songneusement par luy niesmes reueu, et mieuk or- 
donné, comme Ion voyrra cy après. Lijon, Estienne Dolet, ioà-2. In-12, auec 
priuileige du Roy pour dix ans. 

Contient les trente psaumes. 

M. Alfr. André, de Paris. 

i3. Oraison tresdeuote en laquelle est faicle la confession des péchez, des 
fidèles qui ainsi crient après Dieu , composée par M. Glill. Farel, prescheur du 
sainct Euangile de nostre Seigneur [i5/i3J. Plaquette de 27 ff. in-32,sans 
date, ni lieu d'impression, ni nom d'inq^rimeur, mais avec les trois gousses 
d'ail qui sont la marque de Jean Knobloch, de Strasbourg. 

A la fin le pseaume 120 d'Anvers : 

Au Seigneur Dieu pour recouurer liesse. . . 

avec mélodie. 

Voir ci-dessus, I, 352. 

M. Gaiffe. 

[6.J 1^. Cinquante Pseaumes en liancoys par Clément Marot. Item, vne 
Epistre pai' luy nagueres enuoyée aux Dames de France. — Psal. ix. 

Chantez en exultation 

Au Dieu qui habite en Sion. 

i5â3. S. L 1Ù8 pages gr. in-8°. 

Au verso du titre : Les choses cy dedans contenues : Vne Epistre aux Dames de 
France. — Vne Epistre au Roij. — Les trente premiers Pseaumes, reueuz et corrigez 
par VAulheur, cesie présente année. — Vingt autres Pseaumes far luij nouuellement 
traduitz et enuoijez au Roy, compris Je Cantique de Simeon. — Les Commandcmens 
de Dieu. — Les Articles de la Foi/. — L'Oraison dominicale. — La Salutation An- 



508 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

gelique. — Deux prières , Vvne auant , Vautre après le repas. Le tout en rijmefran- 
coise par ledit Autheur. 

Côté 620 r. par Bachelin-Deflorenne. 

M. Alfr. André; M. Charles Read; n° ssSg du Catal. des livres provenant du duc 
de la Valliere, de M. Pichon, etc., chez Bachelin-Deflorenne , 186g, et n" 82 g du 
Catal. de la vente G. OJfor, 1 865. 

[ 7. ] 1 5. Les OEuiiies de Clément Marot. . . augmeulées d'vii grand nombre 
de ses compositions nouuelles, etc. Lyon, Estienne Dolet, i5à3. Petit in-8°, 
lettres rondes, 

ffLa première partie, dit Brunet, a 3o6 ff. , y compris les traductions et les 
[ trente ] psalmes. v 

Brunet, Manuel du libraire. 

[8.] 16. Les OEuures de Clément Marot... plus amples, et en meilleur 
ordre que parauant. Lyon, à l'enseigne du Rocher, iSâù. 9 part, en 1 vol. pet. 
in-S". 

ff C'est, dit Brunet, la première édition des OEuures de Marot où l'on ait ajouté 
les cinquante psaumes, w A l'exemple de M. Bovet, nous ne donnerons pas le ca- 
talogue des autres éditions des Œuvres de Marot qui contiennent ses psaumes'^'. 

Brunet. 

[9.] 17. Les psalmes du royal prophète Dauid traduictzpar Clément Marot. 
Auec aultres petits Ouurages par luy mesme. Lyon, Estiemie Dolet, i5ùâ. 172 
et li6 pages in- 16. 

Sans musique. 

Biblioth. roy. de Berlin. 

[10.] 18. La Forme des prières et chantz ecclésiastiques, auec la manière 
d'administrer les Sacremens et consacrer le Mariage, selon la coustume de 
l'église ancienne. S. Paul aux Coloss. 3 Chap. Enseignez et admonestez, etc. 
Imprimé h Strasbourg. Van i5â5. Petit in-8''. 

") Nous signalerons pourtant encore la sui- 16 fl". pour l'Enfer et le Coq à l'asne. L'avis 

vante : Les Œuures de Clément Marot de Ca- de l'imprimeur est celui de i5ii, et quoique 

ho7-s, vallet de chambre du R01J, plus amples et le deuxième titre annonce les psaumes de 

en meilleur ordre que parauant. Vavis, iaqaes David, cette édition ne les contient pas." 

Bogard, i5/i5. In-16. (N" 99 du Catalogue de Willem, 1871.) 

fr Edition rarissime, inconnue à Brunet; On trouvera plus loin les psaumes de i 5^i5 

elle est imprimée en italique et se compose détachés des Œuvres de Marot. 
de 873 ff. chiffrés, plus 1 2 (T. pour la table et 



DU PSAUTIER. 509 

Volume détruit par les Prussiens. Voir ci-dessus, I, 45i. 
Ancienne Bibh'olh. de Stnisboiir/}-. 

[il.] 19. Le neufiesine liure des Chansons à quatre parties, auquel sont 
contenues vingt et neuf chansons nouuelles conuenables tant à la Voix comme 
aux Instrumentz. Compose'es par Maistre Pier de Manchicourt, maistre de la 
chap[)elle de Nostre Dame de Tournay. Anuers, Tyhnan Susato. 

La dédicace est du 29 mai i565. La première chanson du volume est le 
psaume i3o de Marot. Ce neuf esme \i\re fait partie d'une collection de chan- 
sons mises en musique par divers auteurs et publiées par Susato en lïylik 
et 1565. 

Ténor, M. Félix Bovet. 

[12.] 20. Cinquante Pseaumes de Dauid, traduitz en rithme francoise se- 
lon la vérité hébraïque, par Clément Marot, avec plusieurs compositions tant 
dudict autheur que d'autres, non iamais encore imprimées. In-16, lettres 
rondes. 

A la fin du volume : Paris, Ambroyze Guirauït, i5â5. 

Avec la traduction du Cantique de Moïse par B. Desperiers et Estienne Pas- 
quier, un chant royal et une églogue pour la naissance du fils du Dauphin, 
par Marot. 

Brunet. 

21. Cinquante deux Pseaumes de Dauid traduictz en rithme francoyse, se- 
lon la vérité hébraïque, par Clément Marot. Paris, Jaques Bogard, i5â5. 
In-18. 

H. Bordier, le Chansonnier huguenot^ p. ââi; Biblioth. de Bessinge et M. J. L. Gai- 
llard, de Lausanne. 

21 bis. Cinquante deux Pseaumes de Dauid traduictz en rithme francoyse 
selon la vérité hébraïque par Clément Marot. Plus amples et en meilleur ordre 
que parauant. S. /., ninom, i5â6. In-^h. 

Ne contient que /ig psaumes de Marot, plus le 33 (hébr, 3/i) et le ài 
(hébr. 62) traduits par Cl'' le Maistre, Lyonnois, — et le 62 Iraduit par Es- 
tienne Pasquier. 

On y trouve aussi le cantique de Siméon et d'autres pièces de Marot : Les 
dix commandemens , Les articles delafoy, V oraison dominicale, La salutation ange- 
lique. Prières auant et après le repas, Du salut par Jesiis-Christ , Chant royal de la 
passion de nostre Seigneur, Id. de la conception. Chant royal, Petis deuis chrestiens; 



510 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

— plus le Ccmtique de Moïse traduit par Des Périers, et le Cantique de la Viei^ge 
Marie, sans nom de traducteur. Les vers en sont lourds, sans grâce et ne res- 
semblent pas à ceux de Marot, en voici le de'but : 

Dict la vierge Marie 
Faizant honneur à Dieu : 
Mon ame magnifie 
Grandement le Seigneur. 

A la fin figure la Bergerie du bon pasteur et dumauuais; c'est le Sermon, etc. 
dont on a déguisé le titre, parce que la pièce était à l'index. 

L'une des gravures qui sont en tête de chaque psaume est aussi catholique 
que possible : elle représente un prêtre agenouillé devant l'autel et disant la 
messe avec cierges, etc. 

M. Gaiffe. 

99. Cinquante Pseaumes traduils par Marot. Paris, i5à6. 

Lelong, Bibliotheca sacra, édtt. de ijtiS. Comm. de M. le pasteur Bernus , d'Ormont- 
Dessus. 

[96.] 28. Recueil de trente et un Psaumes à quatre voix, mis en musique 
par Pierre Certon, Paris, i5à6. 
Ce sont des psaumes de Marot. 

Biblioth. de Munich. Comm. de M. Julins-Jos. Mater, conservateur. 

9/1. Le premier liure des Pseaulmes de Dauid, contenant xxiv pseaulmes 
[à quatre parties]. Composé par Lovs Bovrgeois. En diuersité de Musique : à 
scauoir familière ou vaudeuille; aullres plus musicales... Lyon, Godefroy et 
Marcelin Beiingen , i5âj. \n-h° obi. 

Biblioth. de Munich. Comm. de M. JuUus-Jos. Maier, conservateur. 

[i3.] 95. Pseaulmes cinquante de Dauid, Roy et Prophète, traduictz en 
vers francois par Clément Marot, et mis en musique par Loys Bovrgeoys, à 
quatre parties, à voix de contrepoinct égal consonnante au verbe. Tousiours 
mord enuie. Lyon, Godefroy et Marcelin Beringen, iSàj. \n-h° obi. 

Biblioth. de Vienne et de Munich. 

[i/i.] 96. Les Pseaumes de Dauid, mis en rithme Francoyse par Clé- 
ment Marot. Geneue, Jean Girard, iSli'j. In- 16. 
Sans musique. 

Ancienne biblioth. de Strasbourg. 



DU PSAUTIER. 511 

[i5.] 27. Cinquante deux Pseaumes de Daiiid, traduictz en rithme Fran- 
coyse selon la vérité hébraïque, par Clément Marot. Auec plusieurs autres 
compositions, tant dudict Auteur que d'autres, non iamais encore imprimées, 
Paris, Guill. le Bret, iSâj. In-16. 

Biblioth. de la ville de Zurich. 

[ 16.] 98. Cinquante deux Pseaumes de Dauid, traduictz en rithme Fran- 
coyse selon la vérité hébraïque, par Clément Marot... Paris. Charles VAngelié, 
iSâj. In-16. 

Catalogue de Tross. 

[17.] 29. Traductions de Clément Marot, vallet de chambre du roy. La 
mort n'y mord. Lyon, Guillaume Rouille , iSâj. In- 16. 

Biblioth. de Heidelberg. 

3o. Cinquante deux Pseaumes traduits par Marot. Angers, i5ù8. 
Lelong, Biblioth. sacra. Comni. de M. Bernus. 

[18.] 3i. Pseaulmçs cinquante de Dauid, mis en vers francois par Clé- 
ment Marot. Lyon, Gomfroy et Marcelin Bcringen frères , i5ùg. Tu- 16. 
Mélodie au premier i^erset. 

MM. Lutteroth et Alf. André. 

[19.] 32. Pseaumes de Dauid, traduictz et mis en vers Francoys selon la 
vérité hébraïque, par Clément Marot, auec le Latin qui est en marge. Lyon, 
Claude Marchand , i55o.In-i6. 

Sans musique. 

Après les psaumes et le Cantique de Siméon : ce qui est adiousté outre les 
Pseaumes de Clément Marot, savoir les ps. 33, Û2, 96, 28, 62, 26 et SU, le 
Cantique de Moïse (Deutér. xxii), les ps. 117, i3/i et i/i3, le Cantique de 
Zacharie, un Chant royal de la passion de N. S. J. C. , le Cantique de la Vierge et 
le Cantique de S. Ambroise et de S. Augustin. 

Biblioth. de Francfort-sur-le-Mein. 

[20.] 33. Cinquante deux pseaumes de Dauid, traduits en rithme fran- 
coyse, selon la vérité hébraïque, par Clément Marot. Outre plus. . . le Cantique 
de saint Augustin et saint Ambroise; le tout enrichy d'histoire et de diuerses 
figures. Paris, Estienne Groulleau, i55o. Petit in-S" de 128 (T. chiffrés. 

Brunel. 



512 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

3/1. Le dioicl chemin de musique composé par Loys Bovrgeois, auec la 
I manière de clianlei'Ies pseaumes par vsage ou par ruse, comme on congnois- 

*"'"t" j tra au xxxiv de nouueau mis en chani et aussi le Cantique de Simeon, Ge- 
I neue,i55o.\n-8°. 

Au lieu de 3/i, lisez 26; car le 36, versifié par Bèze, ne parut qu'en i55i. 

i Fétis, Biographie des musiciens. 

\ 

"> 

35. Les Pseaumes de Dauid mis en rithme francoyse par Clément Marot. 
Pseau. Lxviii. Vous qui estes de la source d'Israël, bénissez ces congrégations. 
Dieu qui est le Seigneur. Geneue, Jean Girard, i55o. In-12. 

Sans musique, ni pagination. 

Bibîioth. du séminaire prot. de Strasbourg. 

36. Cinquante deux Pseaumes de Dauid traduicts en rithme francoyse, se- 
lon la vérité hébraïque, par Clément Marot. Nouuellement reueuz et corrigez 
sur la copie dudict Marot. Auec plusieurs autres compositions tant dudict au- 
theur que d'autres, non iamais encore imprimées. Paris, Guill. Merlin, i55o. 
In- 16. 

Coté A5o fr. par M. Tross. 

N° àgyô du catal. n° IX de Tross , iSjS. 

37. Cinquante deux psalmes de Dauid traduiclz en rithme l'rancoise, selon 
la vérité hébraïque, par Clément Marot. Nouuellement reueuz et corrigez sur 
la copie dudicl Marot. Auec plusieurs autres compositions tant dudict autheur 
que d'autres, non iamais encore imprimées. Paris, Veu/ue Maurice de la Porte, 
i55o. In-32. 

Sans musique. 

(Reliés avec les OEuures de Clément Marot, de Cahors, vallet de Chambre 
du Roy. Plus amples et en meilleur ordre que parauant, Paris, Estienne Groul- 
leau, iS^g.) 

Cette édition est peut-être celle qui contient le plus d'additions; à celles de 
l'édition de i5/i6 elle ajoute encore deux pièces de Marot : Adam et Eue et 
ÏEglogiie sur la naissance du fis de M?' le Dauphin. 

0. Douen. 

38. Les cl psalmes du prophète royal Dauid, Iraduitz en rithme Françoise 
par Clément Marot et autres autheurs. Paris, i55o. 

Baulacre , I, ât'i. 



DU l'SAUTIEH. 5i:; 

[21.J 39. Treille qiia Ire l'seaumes de Dauid, iiuiiiiellenient mis en rime 
Irancoise, au plus près de l'hébreu, par Théodore de BEZE,dc Vezelay en Bour- 
gogne. Geneue. Jehan Orspin, i-'iôi. In-S^ de i33 fT. 

BriniPt. 

[29]. /io. Les cent einquanle Psalme {sir) dti prophète royal Dauid, Ira- 
duictz en rilhme Francoyse par (élément Marot cl antres aulheurs. Paris, Es- 
tienne Mesuiere . 1551. In-39. 

Sans musique. 

rVol. fort e'ie'gant, dit M. Bovet, contenant, outre les Psaumes, une Exhor- 
tation en vers, signée H. D. B., — les épître-^ de Marot au Boi et aux dames, 
— E. Pasquier au Lecteur, et une e'pitre en vers à Henii II par Gilles d'Aurigny. 
U^ ps. sont de Marot, /j2 de Robert Brincel, 28 de Gilles d'Aurigny; les autres 
de deux auteurs désignés par les initiales C. R. et Cl. B.v 

Biblioth. de Genève. 

[23.] 61. Cinquante deux Pseaumes de .Dauid. traduictz en rihme [sic) 
Francoyse selon la vérité hébraïque, par Clément Marot. Auec plusieurs autres 
compositions tant dudict Aulheur que d'autres, non encore iamais imprimées. 
Paris, Veufue Maurice de la porte (sic),ï5Ô3.In-i6. 

Sans musique. 

Bihiiotli. de /' Arsenal. 

[2^.] /i2. Pseaumes octante trois de Dauid niiz en rihme Françoise. A 
scauoir, quarante neuf par Clément Marot auec le Cantique de Simeon et les 
dix commandemens. El trente quatre par Théodore de Besze de Vezelay en 
Bourgogne. Geneue. Jacques Berjon. i55?>.. 

Sans musique. 

Précédés de Tépître de Calvin : A tous clirestiens, et de celle de Bèze : Petit 
troupeau, et suivis de X Ordre dans lequel on chante les Pseaumes. 

Bihliolh. de Francfort. 

i3. Tiers litire de Tabulajure de Luth con^^nanl xxi Pseaulmes, le tout 
mis selon le suiet par Adrien le Roy. Paris, Adrien le Boi/ et Bohert Balhwd. 
i55a. \n-li" oblong. 

Contient les psaumes 3, 33, 1/1-, 128, 3o, 5o, 72, 5, 19, i^i, 9, ii3, 
/i3, 2/4, i/i3, loi, 91, 1. 101, /i G, 11 6. La voix de dessus est la même que 
dans le recueil de Morlaye. 

llihlintlt. de \hinich. Comiit. de M. Maier. 

... 33 



5U lilBLlOGRAPHIE FRANÇAISE 

[95.] hti. Oclanle trois Psaumes de Daniel, à scauoir /i(j [)ar Clément Ma- 
ROT et 3/1 par Théodore de Besze, de Vezelay en Bourgogne. Geneue, Adam et 
Jean Bineriz, i553. Iu-16. Caract. itaiiq. 

Sans musique. 

Précédés de : Petit troupeau. 

Biblioth. de Genève. 

kb. La forme des prières Ecclésiastiques auec la manière d'administrer les 
sacremens et célébrer le mariage, et la Visitation des malades. i553. In-S". 

Cette liturgie n'est vraisemblablement que l'appendice d'un Psautier paru 
la même année. 

A. Renouard, Ann. de l'imprimerie des Estienne , I, 83, n" 7. 

ZiG. Les Pseaumes mis en ryme Françoise par Clément Marot et Théodore 
DE Beze. La forme des prières ecclésiastiques, la confession des Eglises de 
France, etc. Lyon, Jan de Tournes , pour Antoine Vincent, i553. Petit in-Zi". 

Catal. n" VII de Tross, ann. 186g. 

U']. Psaumes imprimés à Strasbourg en i553 , par les soins de Jean Garnier, 
un des ministres qui les revirent, et dit dans une préface tr qu'on en usoit 
dans toutes les Eglises françaises de l'Evangile, n 

Baulacre, I, âij. 

[17 a.] liS. Traductions de Clément Marot, vallet de chambre du Roy. La 
mort n'y mord. Lyon, Guillaume Bouille , i55â. Lî-16. 

Biblioth. de Tubingue. 

[26.] A 9. Premier liure de Psalmes mis en musique par maistre Pierre Cer- 
ton. . . reduitz en tabulature de leut (luth) par maistre Gvillavme Morlaye, 
reserué la partie de dessus, qui est notée pour chanter en iouant. Paris, Mi- 
chel Fezandat, i55û. ln-6° obi. de k6 pages. 

Contient les psaumes 6, 82 , 33, 5, a, i3, i3o, 1 1./1, 1 53 {sic) , 87, Zi5, 
162 (s/c), 3, de Marot; '•«-'■• "' ' / /} /T^ 

^^ Biblioth. de Munich. Comm. de M. Maier. ^ ' b 

[27.] 5o. Cent cinquante Psalmes du prophète Royal Dauid, traduicts en 
rithme Françoise par Clément Marot et Jean Poictevin. Mis par ordre selon le 
Psautier. Bouen, Denis Bouuet et Jean Petit, Baullin Boullent et Bonauenture Bclis, 
i55/i. In-16. 



DU PSAUTIEH. 515 

Sans musique. 

Biblioth. de Slullgart. 

[270.] 01 . Edlliou citée par Eik {Chomlbucli , p. aùS), qui n'eu donne pas 
le titre. Anuers , Martin Nuyls, i55â. 
Sans musique. 

Bovet, Hist. du Psautier, p. 2J7. 

[28.] 52. Octante trois Pseaumes de Dauid, mis en rime Françoise, ascauoir 
quarante neuf par Clément Marot, auec le Cantique de Simeon et les dix 
Commandemens, et trente quatre par Théodore de Besze. Auec six Pseaumes 
traduictz de nouueau par ledict de Besze Jean Crcspin, i55â. In-16. 

Me'lodie au premier verset. Chef-d'œuvre de typographie. 
M. Alfr. André; Bihliot. nation, et Biblioth. de Tubingue. 

53. Cinquante Psalmes de Dauid. Traduictz en rithme (rancoise selon la 
vérité hébraïque, par Clément Marot. Mans, Jehan Monsieur. Van i55â. In-2/4. 

Texte semblable à celui de lôig. 

A la suite du même volume : Cent Psalmes de Dauid qui restaient à traduire en 
rhitme française, traduictz par maistre Jean Poictevin, chantre de Saincte Radegonde 
de Poictiers. Mans, i55â. A la fin : Imprimé en Anuers chez Jean Verwithagen, 
l'an i55â. 

M. Alfr. André. 

[29. ] 54. Les Pseaumes de Dauid mis en rime francoise par Clément 
Marot et Théodore de Besze, avec les dix commandemens de Dieu, le can- 
tique de Simeon et le cantique de Moyse. Item, la prose correspondante, verset 
pour verset. Sans date, sans lieu ni nam d^ imprimeur. In-12. 

Le contenu (69 psaumes) indique nécessairement la date de i55/i ou i555. 
Voir ci-dessus I, 567. L'exemplaire de M. Gaiffe a appartenu à Gaullieur. 
M. Gaiffe et M. le pasteur De Bray. 

[29.] 55. Les cinquante Psaumes. Lijon, Michel du Bois, i555. In-16. 
A la suite, les cent Psaumes de Poictevin. 

Brunet. 

[3o.] 56. Les cent cinquante Psalmes du pro})liete Dauid, traduictz en 
rithme francoyse par Clément Marot et autres autheurs. Paris, en la rue Saint 
Jacques, à renseigne de Lekphant. i555. Tn-32. 

Biblioth. de Genève. 



r)l() HII]LI()(;P.A1»I1IE FRANÇAISE 

[Si.] 67. Octante-trois Psalmes de Dauid, mis en ryme iVancoyse, à 
saiioir : xLix par Clément Marot, et xxxiv par Théodore de Besze. Par Simon 
du Bosc et (luillamne Gueroull, auec priuilege, j555. In-32. 

En tète, les vers de Marot : bienheureux qui voir pourra . . . , l'épître A tous 
chrestiens, — Petit troupeau. . . , et l'épitaphe de Marot. A la lin, Yordre dans 
lequel se cliantent les psaumes. 

Biblioth. de Stuttgart. 

[32.] 58. Pseaumes octante-neuf de Dauid, mis en rime francoise, assa- 
uoir quarante-neuf par Clément Marot, avec le cantique de Simeon et les dix 
commandemens; et quarante par Théodore de Besze. De rimprimerie de Jean 
Gérard, i555. Petit in-8'\ 

Biblioth. de Francfort. 

[33.] 69. Pseaulmes cinquante de Dauid, composez musicalement en suy- 
uant le chant vulgaire à cincq parties. Par Maislre Jean L. Lovys. Premier 
liure contenant xvij Pseaumes. Deuxième liure cont. xvj Pseaumes. Troisième 
liure cont. xvij Pseaumes. Anuers, Hubert Vaelrant et Jean Laet. An mdlv. 
Auec priuilege. Petit in-A° obi. 

C'est à tort que M. Bovet attribue cet ouvrage à Louis Bourgeois; il est de 
Jean Louis. Voir le chapitre des harmonistes. II, lU. 

Biblioth. royale de Munich. 

59 bis. Pseaumes en rythme francoise par Clément Marot et Théodore de 
Beze. . . par Dauanles, Geneue, i555. In-lx". 

Coniin. de M. Georg Bêcher, de Lancj/, près Genève. 

Go. Psaumes de Clément Marot et ffaulres auters'i. Paris, i555. 
Comm. (le feu M. le professeur Baum , de Strasbourg. 

60 bis. Les Psaumes avec musique. (A la fin de la Bible de) Geneue, Jean 
Crespin,i555. ln-li°. 

N° 4où du catal. de la vente G. Offor, i865. 

61. Becueil de plusieurs chansons spirituelles, tant vieilles que nouuelles, 
auec le chant sur chacune, etc. S. /. , i555. In-12. 

On y trouve le psaume i3o de N., du Psautier d'Anvers : A toy. Seigneur, 
sans cesser crie. 

M. Henri Bnrdier. 



DU PSAUTIER. 517 

{J-2. Pseaumes de Dauid mis en riiiit' IVaiiroise par Clejiem Mauot et 
Théodore de Beze. (A la suite de la Bible) s. I. de Nicolas Barbier, i556. In-S". 

Bibliolh. de la British and Foveign Bible Socieltj. 

[3^.j 63. Octante-neut" Pseaiiines de Dauid, mis en rime francoise, asca- 
uoir quarante-neut" par Clément Marot, auec le cantique de Simeon el les 
dix Commandemens, et quarante par Théodore de Besze. (A la suite de la 
Bible de) [Geneue, Jean Gérard], i556. Petit in-8°; musique. 

M. F. Bovet. 

[34 a.] 64. Octante-neuf pseaumes de Dauid, mis en rime francoise, as- 
cauoir quarante-neuf par Clément Marot, auec le Cantique de Simeon et les 
dix Commandemens, et quarante par Théodore de Besze. A Geneue . de l'impri- 
merie de Simon du Bosc. i556. Iu-9 4. 

Le Bulletin porte, par erreur : setante-neuf. Nous ne connaissons pas d'e'dition 
qui contienne 79 psaumes. 

Bitllel. de l'hist. duprot.fr. et Baulacre, I, âig. 

[35.] 65. Les cent cinquante Pseaumes du royal propbete Dauid. Mis en 
rithmeFraucoyse par Cl. Marot, M. Jan Poitevin, M. Sève, Lyonnois, et autres. 
Lyon, Gabriel Cotier, i55j. In- 16. 

Sans musique. 

ffHuit des Psaumes de Poitevin qui se trouvaient dans Te'dition de i554, 
dit M. Bo\et, sont ici remplace's par d'autres, dont les auteurs sont de'sigués 
par M. S. (Maurice Sève), C. (Claudine), B. Sève et D. — A la suite des 
psaumes se trouvent les autres poésies sacre'es de Marot, le Ca^itique de Moyse, 
traduit par B. des Periers, le Te Deum et le premier chapitre des Lamentations mis 
en vers par G. Gueroult.v 

Biblioth. de Stuttgart. 

6G. Les cent cinquante Psalmes du royal propbete Dauid. . . Paris, .Jean 
Buelle, s. d. [iSS'j]. In-16, avec lig. sur bois. 

C'est la traduction en vers français de .lean Poitevin. On y a joint les cin- 
quante-deux psaumes de Marot imprimés pai' le même, aussi sans date. 

Bruuet. 

67. Les cent cinquante Pseaumes du royal ])ropbele Dauid, mis en rilliuK! 
francoyse par Clément Marot et plusieurs autres bons autheurs, auec le latin 
de cbacun pseanme en marge. Lyon. Jacques Croiel, i558. In-18. 



518 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

Sans musique. — A la fin : A Lyon, par Jean Piillon, dit De Trin. 
M. Gaiffc. 

68. Les Pseaunies de Dauid mis eu rime francoise par Clément Marot et 
Throdore de Besze, suivis de la forme des prières ecclésiastiques, etc. (A la 
suite du Nouveau Testament d') Antoine Rebul, i558. In-8°. 

Catalogue de la vente M***, par Lnbitte, iSjo. 

69. Pseaunies de Dauid, mis en rime francoise par Clément Marot et 
Théodore de Besze. S. L, Matthieu de la Boche, i558. Petit in-Sa, réglé. 

Me'lodie au premier verset. Contient 90 psaumes. 

M. a. Rend. 

70. Pseaumes de Dauid mis en rime francoise, etc. (A la suite de la Bible 
de)i558. In-32. 

Biblioth. de Douai. 

7 1 . Diuers cantiques esleus et extraits entre les plus notables du vieil et 
nouueau Testament. Partie traduits selon l'hebrieu, etc., par Agcasse d'Al- 
BiAC, dit Du Plessis. S. l.,Jean Crespin, i558. In-16. 

Sans musique. Il n'y a pas de psaumes dans ce recueil, composé à l'imitation 
de Marot. 

Biblioth. nation. 

[36 a.] 72. Octante-neuf pseaumes de Dauid, mis en rime francoise, qua- 
rante-neuf par Clément Marot et quarante par Théodore de Besze. Esquels, 
touchant la musique, les clefs sont réduites à une mesme ligne, et là où il 
faudra faire nuance (lisez muance), le nom de la note y sera, et aussi au 
commencement de chacune ligne. S. L, Jean Bonne foy , i55g. In-S". 

Biblioth. de Leipzig. 

[37. J 73. Octante-deux Pseaumes de Dauid, traduitz en rhylhme francois 
par Cl. Marot et autres, auec plusieurs cantiques nouuellement composés en 
musique à quatre parties par M. Clément Janequin. Paris, Adrien Leroy et Robert 
Ballard, i5^g. h vol in-8° obi. 

Comm. de M. Georg Bêcher. 

7/1. Le premier trophée de musique composé des plus harmonieuses cl 
excellentes chansons choisies entre la fleur et composition des plus fameux et 



DU PSAUTIER. 519 

excellents musiciens, tant anciens que modernes, le tout en quatre parties en 
U vol. Lyon, Robert Granjon , iùoq. Oblong. 

Contient le psaume Ixi de Cl. Le Maistre, mis en musique par Philibert 
Jambe-de Fer. 

Ténor, Biblioth. nation. -^ 

[38.] 75. Pseaumes de Dauid, traduicts en rime francoise par Cl. Marot 
et Théodore de Besze. (A la suite de la Bible de) l\ic. Darbier et Thomas Cour- 
teaii, i55g. In-S". 

Contenant 83 psaumes avec mélodie, plus sept psaumes nouuellement traduits 
par Théodore de Beze (sic), plus le Cantique de Moijse par Accasse d'Albiac dit 
Du Plcssis et quelques autres morceaux en vers. 

M. le prof . Ed. Reuss, de Strasbottry. 

[39.] 76. Pseaumes de Dauid, mis en rime francoise par Clément Marot 
et Théodore de Besze. (A la suite de la Bible d') Antoiiie Relui, i56o. \n-h". 
Même contenu que le n" précédent. 

Biblioth. de Bâle et de Stuttgart. 

77. Cinquante Pseaumes de Dauid traduits par Clément Marot. Paris, 
Nicolas du Chemin, i56o. 

Colomesii opéra. Comm. de M. Bernus. 

78. Pseaumes de Dauid, mis en rime francoise par Clément Marot et 
Théodore de Beze. Sans titre. (A la suite du Nouveau Testament, sans tilre 
de) i56o. In-i t». 

Ce sont les octante-trois psaumes avec mélodie, suivis des sept nouvelle- 
ment traduits par Bèze, dont deux, le 52 et le 67, n'ont pas encore de mélodie. 

Biblioth. du prot. français. 

']8 bis. Pseaumes de Dauid, mis en rliytbme francoise par Clément Marot 
et Théodore de Beze. (A la suite de la Bible de) François Jaqwj, Antoine Dauo- 
deau et Jacques Bourgeois, 1060. Petit in- ^°. 

Mélodie au premier verset. 

Biblioth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 

79. Pseaumes de Dauid, mis en rliilbme francoise par Clément Marot et 
Théodore de Beze. 6'. /., 1060, In-12. 

Biblioth. de Genève. 



520 BlBLlOtiUAPHIE FRANÇAISE 

80. Pseaiiines de Daiiid, mis en rliylhme f'rancoise par Clément Maiiot 
et Théodore de Besze, aiieo iiouiielle et f'aciie méthode pour chanter chacun 
couplet des Pseaumes sans recours au premier, selon le chant accoustumé en 
TEglise, exprime' par notes compendieuses en la préface de l'Autheur d'icelies. 
Auec priuilege. S. l. Par Michel du Boys, i56o. In-i 9. 

Caractères de civilité'. Contient 67 ps. avec mélodie, notée au premier ver- 
set, et chiffrée, d'après la nouvelle méthode de Pierre Bavantes, à chaque 
verset. 

Coté 00 li\res sterling au catalogue de Bernard Quarilch, de Londres, sep- 
temhre iS-jH. 

Biblioth. de la Sorbonne et de Genève. 

81. Pseaumes de Dauid, mis en rhythme Françoise par Clément Marot et 
Théodore de Besze, avec nouuelle et facile méthode pour chanter chacun cou- 
plet des Pseaumes sans recours au premier, selon le chant accoustumé en 
l'Eglise, exprimé par notes compendieuses en la préface de l'Autheur d'icelies. 
Auec priuilege. S. L , par Pierre Dauantes, i56o. In-12. 

Caractères de civilité. Contient les octante-trois psaumes, avec mélodie notée 
et chiffrée comme ci-dessus. 

Biblioth. nation, et feu M. Fétis. 

[Ao.J 82. Pseaumes de Dauid, mis en rhylhme t'rancoise par Clément 
Marot et Théodore de Besze; auec nouuelle et lacile méthode pour chanter 
<hacun couplet des Pseaumes sans recours au premier, selon le chant accous- 
tumé en l'Eglise, exprimé par notes compendieuses en la préface de l'autheur 
d'icelies. Auec priuilege. S. l., par Pierre Davanles, i56o. In-12. 

Caractères de civilité. Contient les octante-neuf psaumes, avec mélodie 
notée et chiffrée comme ci-dessus. 

La bibliothèque de Versailles possède aussi une des trois éditions de 1 56o, 
de Davantès, mais nous ne savons laquelle. 

1/. Liitlcrolk et Biblioth. de Morges. 

I 61.] 83. Le contrepoison des cinquante-deux chansons de Clément Marot, 
l'aulsement intitulées par luy Psalmes de Dauid, laict et composé de plusieurs 
bonnes doctrines et sentences preseruatrices d'Heresie, tant pour les sains que 
pour les malades et dehililez en la Foy de noslre mère saincte Eglise. A Ires- 
hault, très puissant et magnanime Seigneur, Monseigneur le Prince de 
Piedmonl, DucdeSauoye. Par Arti s Désiré. Paris, Piètre (iaidticr. i^yio. In-8". 

Biblioth. de l'Arsenal. 



DU l'SAUTlEH. 521 

Seconde édilion : Rouen, Jean Oreval, ii)6o, Iii-id. 
Bfunet. 

Troisième édition: Paris, Pierre (iaxdtier, i5()o. In-8'\ 
Biblioth. de F Arsenal. 

Quatrième édilioTi : Auignon, Loijs Barrier, i56i. Iii-iG. 
M. Gaiffe. 

Les mots: tant pour les sains. . . jusqu'à Duc de Sauoije, ue figurent plus 
dans le litre des éditions de i56i et 1662. En revanche, après le nom de 
Fauteur, on y lit : Plus adiousté de nouueau certains lieux et passages des œuures 
dudicl Marot, par lesquelz on congnoistra Iheresie et erreur d'iceluij. 

84. Plaisants et harmonieux cantiques de deuolion, qui sont vn second 
contre-poison aux cinquante-deux chansons de Marot, par Artus Désiré. Pans, 
Pierre Gaultiei% i56i. ln-8°. 

Peut-être cet ouvrage ne rappelle-t-il que par le titre le premier contre- 
poison. Serait-ce le même que les Hymnes chrestiens en français, en r tj me d' Artus 
Désiré, qui parurent à Rouen, chez Théodore Pieinsart, 1676, in-16? 

Briinet. 

[à^.] 85. Quatre-vingt-trois Psahnes de Dauid en musique (fort conue- 
nable aux instrumens), à quatre, cinq et six parties, tant à voix pareilles 
qu'autrement, dont la Basse Contre tient le suiet, afin que ceux qui voudront 
chanter auec elle à l'vnisson ou à l'octaue accordent aux autres parties dimi- 
nuées; j)lus le Cantique de Simeon, les Commandemens de Dieu, les prières 
deuant et après le repas et vn canon à quatre ou cinq parties et vn autre à 
huit, par L. Bovrgeois. S. /. Antoine Le Clerc, 1061. In-8° obiong. 

Biogr. des musiciens. 

[/i3.] 86. Premier liure contenant soixante Pseaumes de Dauid, mis en 
musique par Thomas Champion dit Million, organiste de la chambre du Roy. 
Paris, François Trepeau, i56i. Auec priuilege du Roy. Petit in-8° obi. de 88 fl. 

Dédié à Charles IX. Les psaumes ny sont pas dans leur ordre naturel. 

Contra-tenor, M. Georg Bêcher. 

f 'i6.J 87. Les Pseaumes de Dauid, mis en rime IVancoise par Clément 
Marot et Théodore de Besze. Aus(juels nous auons mis à rop|)osite de la j'ime 



522 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

les vers en prose, de la traduction de feu M. Lois Bvdk, correspondant l'vn 
à l'autre selon les nombres, verset pour verset. Auec brieues et saintes 
Oraisons nouuellement adioustées en la fin de cbacun Pseaume, pour la con- 
solation de l'Eglise, selon la substance du Pseaume. S. /. , i56i. In-i6. 
Avec mélodie. 

Vente de Tross, du iû novembre 1866. 

88. Psalmes de Dauid, traduictz selon l'Hébreu par Clément Marot. Auec 
l'artifice de Rhétorique et table des obseruations d'iceux non encores par cy 
deuant imprimez. Paris, pour Barbe Regnault, i56i. Charmant petit in-8°. 

Contenu : L'epitre de Remij Guedon au peuple clirestien, — celle de Marot à 
François P"", — table demonstrans l'vsage des Psalmes icy contenus et à quoy 
chascun d'iceux se peut reseruer, — table des Psalmes, les Psalmes eni 9 1 pages, 

— le cantique de la Vierge, — celui de Simeon, — inuocation au Saint-Esprit, 

— Cantique des cantiques, — les articles de la Foy, — l'Oraison dominicale, 
les dix commandemens (avec deux mélodies), — prières auant et après les 
repas. — Le tout avec mélodie. Relié Si\ec TEnfer, de Marot, et les épitres du 
Coq à Vasne. 

M. Georg Becker. 

89. La forme des prières ecclésiastiques, auec la manière d'administrer les 
Sacremens, etc. S. l. [Genève], Jean Riuery , i56i. In-i9 de 56 pages. 

Cette liturgie n'est vraisemblablement que l'appendice d'un psautier paru 
la même année. 

M. le comte Jules Delaborde. 

89 bis. LesPseaumes, etc. Charenton, Anthoine Cellier, i56i. In-8'\ 
Conim. de M. Foucault. 

90. Les Pseaumes de Dauid, mis en rime francoise par Clément Marot 
et Théodore de Besze. Auec bonnes et saintes oraisons nouuellement admi- 
nistrées en la fin de chacun Pseaume pour la consolation de l'Eglise, selon la 
substance du Pseaume, etc. S. L, i56i. In-8°. 

Contient 83 psaumes avec mélodie, et l'épitaphe de Marot par Estienne du 
Modilin. 

Les oraisons ne sont pas celles de Marlorat. Voici celle du pseaume 
premier : 

Seigneur Dieu et Père, puis qu'' ainsi est que la première entrée à bien méditer la 
lojj et deviure hciircusemenl , est de renoncer h la compagnie des mcschans , nous te sup- 



DU PSAUTIEU. 523 

plions, au nom de Jésus ton fils , que tu nous veuilles tellement garder et poiiruoir à 
notre salut cependant que nous sommes en ce monde entremeslez parmij tant de moqueurs 
et contempteurs de ta saincte doctrine, que nous ne soyons enuelopez en leur con- 
damnation ; mais que nous puissions siibsister deuant toy , quand tu apparoistras en 
iugement en la personne d'iceluy tonftls nostre Seigneur et Sauueur. Ainsi soit-il. 

Biblioth. nation. A loiiS. 

91. Le contrepoison des cinquante-deux, chansons de Clément Marot. . . 
par Artus Désiré, Cinquième e'dition. Paris, Pierre Gaultier. j56'2. In-iG. 

Biblioth. nation. A loiâo, Réserve. 

92. Le contrepoison, etc., sixième édition. Auignon, ]56a. In-16. 
Brmiet. 

98. Les Pseaumes mis en rime l'rancoise par Clément Maeot et Théodore 
DE Beze, etc. Geneue, Antoine Dauodeau et Lucas de Mortiere, pour Antoine Viii- 
cent, 1062. In-8°. 

Avec mélodie. 

C'est la première édition complète du Psautier. 

Baulacre, J , Ù38. 

[/i8.] 9/1. Les Pseaumes en rime l'rancoise par Clément Marot et Théodore 
de Beze. Pseaume ix. Chantez au Seigneur qui habite en Sion, et annoncez 
ses faits entre les peuples. S. L, par Jean Bonnefoy , pour Antoine Vincent, 1662. 
Auec priuilege du Roy pour dix ans. Gr. in-8°. 

Mélodie au premier verset. Réglé. Contient: l'extrait du privilège, la préface : 
A tous chrestiens, l'épître : Petit troupeau, les Tables pour trouuer les pseaumes 
selon l'ordre qu'on les chante en F Eglise de Geneue, la Forme des prières, etc. 

M. Bovet et Biblioth. du Havre. 

[ Û6.] 95. Les Pseaumes mis en rime francoise par Clément Marot et Théo- 
dore DE Beze. Pseaume ix. Chantez au Seigneur qui habite en Sion, et an- 
noncez ses faits entre les peuples. S. l. Par Thomas Courleau, pour Antoine 
Vincent, 1862. In-S". 

Mélodie au premier verset. 

M. Lutteroth. 

[!{'].] 96. Les Pseaumes mis en rinu' francoise par Clément Marot et Théo- 
dore DE Beze. Pseaume ix. Chantez au Seigneur qui habite en Sion, et annon- 



bUli BIBLIOGRAPHIE FHAN'ÇAISE 

cez ses laits entre les peuples. S. l. Par Jean-Bapliste Pinereul , pour Antoine 
Vincent, i56'2. Petit in-8°. 
Mélodie au premier verset. 

M. Marcillac, de Genève. 

[^S.] 97. Les Pseaumes mis en rime l'rancoise par Clément Marot et 
Théodore de Beze. Pseaume ix. Chantez au Seigneur qui habite en Sion, et 
annoncez ses laits entre les peuples. Lijon, par Jean de Tournes, pour Antoine 
Viiicent, i56a. Grand in-16 de ZiQÔ pages. 

Mélodie au premier verset. 

Bibliotk. de l'Arsenal, Biblioth. de Berlin, et ancienne Biblioth. de Strasbourg. 

1/19.] 98. Les Pseaumes mis en rime Irancoise par Clément Marot et 
Théodore de Beze. Pseaume ix. Chantez au Seigneur qui habite en Sion, et an- 
noncez ses laits entre les peuples. S. L, par Jean Biuerij, pour Antoine Vincent, 
i56a. In-S". 

Mélodie au |)remier verset. 

M. Lutteroth. 

99. Les Pseaumes mis en rime Françoise par Clément Marot et Théodore 
DE Beze. Pseaume ix. Chantez au Seigneur qui habite en Sion, et annoncez 
ses faits entre les peuples. Lyon, par François Perrin, pour Antoine Vincent, i562. 
In-S". 

Mélodie au premier verset. 

Biblioth. Sainte-Geneviève et 0. Douen. 

100. Les Pseaumes mis en rime l'rancoise par Clément Marot et Théo- 
dore de Beze. Pseaume ix. Cliantez au Seigneur qui habite en Sion, et annon- 
cez ses faits entre les peuples. S. L Antoine Cercia, pour Antoine Vincent, i56a. 
In-i 2. 

Mélodie au premier verset. 

Biblioth. nation. 

101. Les Pseaumes mis en rime l"rancois<; par Clément Marot et Théo- 
dore DE Beze. Pseaume ix. Chantez au Seigneui' qui habite en Sion, et 
annoncez ses faitz entre les peuples. S. L Michel Blachier, pour Antoine \incenl, 
i56a. In-ia. 

Mélodie au [)remier verset. 



DU PSAUT1EI5. 525 

Avec le nom des notes d'après le système des muances. 
M. Gaiffe. 

102. Les Pseaumes mis en rime francoise par Clément Marot et Théodore 
DE Beze. Pseaume ix. Chantez au Seigneur qui habite en Sion , et annoncez ses 
fails entre les peuples. Geneue, .Iran de Laon, pour Antoine Vincent, i56a. In-i 2. 

Me'lodie au premier verset. 

Bulletin, XII, ^àg. 

[5o.] io3. Les Pseaumes mis en rime Françoise par Clément Marot et 
Théodore de Beze. Pseaume ix. Chantez au Seigneur qui habite en Sion, et 
annoncez ses faits en Ire les peuples. Paris, par Adrien Le Roy et Bobert 
Ballard, pour Antoine Vincent, i56a. In-S". 

Mélodie au premier \erset. ' 

L'exemplaire de Leyde est préce'dé d'un calendrier avec gravures, portant 
pour titi'e : Les Pseaumes de Dauid mis en rime francoise , et se vendent à Charenton 
par Guillaume Gorbran, 1616. 

M. Lutteroth et Biblioth. ivalloune de Leyde. 

[01.] 10^. Les Pseaumes mis en rime francoise par Clément Marot et 
Théodore de Beze. Pseaume ix. Chantez au Seigneur qui habite en Sion, et 
annoncez ses faits entre les peuples. .S'. /. François Jaqmj, pour Antoine Vincent, 
i56a. In-S". 

Mélodie au premier versel. 

Biblioth. d'Utrecht ; M. le prof. Ed. Reiiss , de Strasbourg , et 0. Doueii. 

io5. Les Pseaumes mis en rime francoise par Clément Marot et Théo- 
dore de Beze. Pseaume ix. Clianlez au Seigneur qui habite en Sion, et annon- 
cez ses faits entre les peuples. S. l. François Jaquy , pour Antoine Vincent, i56s>. 
In-i 2. (A la suite du Nouveau Testament, avec annotations de Marloral, Geneue, 
François Jaquy, i56a.) 

Mélodie au premier verset. 

Biblioth. de Douai. 

106. Les Pseaumes mis en rime francoise par Clément Marot et Théo- 
dore DE Beze. In-16. (A la suite d'une Bible sans titre dont les culs-de-lampe 
sont ceux de l'édition du Psautier de François Jaquy, i56a. In-8".) 

Mélodie au premier verset. 

Il n'est point certain ([ne celle édition ait paru en 1562, et nous avons 



52() i;iBLIOGHAPHIE FHANÇAISE 

peut-êlre eu lorl de la ranger expressément (1, 50 1) parmi celles de celte date. 
Mais on peut lui substituer la suivante, qui ne fijfure |)asdans noire lisle des 
vingt-cinq Psautiers de iSGg. 

Biblioth. de la Soc. Inblù/. prol. de Paris. 

106 bis. Les Pseaumes de Dauid mis en rime francoise par Clément 
Marot et Théodore de Besze. A Caen, de rimprimerne de Simon Mangeant, i56a. 
Petit in-S". 

Mélodie au premier verset. 

La découverte de cette édition élève peut-être à vingt-six le nombre des édi- 
tions connues de i562. 

Biblioth. du Havre. Comni. de M. Fanck Puaux. 

107. Les Pseaumes mis en rime francoise par Clément Marot et Théodore 
de Beze. (A la suite de la Bible de) François Jaquy, i56a. Petit in-fol. 

Mélodie au premier verset. 

Feu M. le pasteur Vidal, de Bergerac. 

108. Les Pseaumes mis en rime francoise, par Clément Marot et Théodore 
DE Beze. Robin Motet, i562. 

Baulacre, I , i-ig, et Dictionn. de Bayle, art. Marot. 

109. Les Pseaumes mis en rime francoise par Clément Marot et Théodore 
DE Beze. ( A la suite du Nouueau Testament reucu de noimeau et corrigé sur le grec par 
l^iuis des Ministres de Geneue.) Geneue, Nicolas Barbier et Thomas Courteau, iSôai. 
[n-8°. 

Mélodie au premier verset. 

Biblioth. de Stuttgart. 

[55.] 110. Les cent et cinquante Pseaumes de Dauid , mis en ryme francoise, 
c'est à scauoir quaranle-neuf par Clément Marot, et le sur|)lus ]>ar Théodore 
DE Beze. Paris, Richard Breton, i56a. In-16. 

Mélodie au premier verset. 

L'une des plus belles éditions que nous ayons vues. 

M. William Martin , de Paris. 

[ 52 rt. ] 111. Les cent et cinquante Pseaumes de Dauid , mis en ryme fran- 
coise, c'est à scauoir quarante-neuf par Clément Marot, et le surplus ])ar 
Théodore de Beze. S. /. , ni nom d'imprimenr. i56?i. In- 12. 



1)1 l'SALTlI-:!;. 527 

Mélodie au premici- verset. 

Avec un eucadrenient rrarabesques , et à la fin de chaque pseaunic une 
oraison diffe'renlc de celles de Marlorat. 

Celte édition doit être sortie des presses de Martin le jeune, de Paris, dont 
elle a les caractères de musique : portées et notes. 

Biblioth. nation, et Bihlioth. de Stuttgart. 

[5a b.] 1 19. Les cent et cinquante Pseaumes de Dauid, mis eu rime fran- 
coise par Clément Marot et Théodore de Beze. Auec les oraisons de chacun 
pseaume. Paris, Jacques duPtiys, i56a. In-8". 

Mélodie au premier verset. 

Erk, Choralhuch. 

11 3. Les CL Pseaumes de Dauid, mis en ryme francoise par Clément 
Marot et Théodore de Besze. Auecbrieues et sainctes oraisons, nouuellement 
adioustées en la lin de chascun ])seaume pour la consolation de TEglise, selon 
la substance du pseaume. Paris, Martin le jeune, pour Ant. Vincent, i56a. Li-i 9. 

Mélodie au premier verset. Les oraisons sont celles de Marlorat. Voici celle 
du psaume premier : 

Seigneur Dieu, qui nous as créez à béatitude et félicité souueraine, et 7ious as 
donné ta saincte loy , qui est la seule règle de bien uiure , fay par ta grâce que , re- 
noncans aux désirs charnels et à toute compagnie mauuaise , nous fructifiions tellement 
selon r esprit, questans tousiours sous ta protection , nous ayons confiance, quand Jésus 
Christ ton fis apparoistra pour séparer les boucs d'auec ses brebis quil a rachetées de 
son sang. Amen. 

Biblioth. nation, et M. Gaiffe. 

iik. Les Pseaumes mis en rime l'rancoise par Clément Marot et Théodore 
DE Beze, auec breues oraisons en la fin de chacun pseaume. Sainct Lo, Robert 
Le Crosnier pour Antoine Imcent, i56'2. In-S". 

Avec musique, prières ecclésiastiques, catéchisme, etc. 

M. le pasteur Ch. L. Frossard, de Paris. 

11 5. Les CL Pseaumes de Dauid, mis en rime l'rancoise par Clément 
Marot et Th. de Besze, à quatre et cinq parties par Philibert Jambe-de-Fer. 
Paris, Nicolas Duchemin [i562.\ In-h" oblong. 

Les bibliographes disent i56i, mais cette date est celle du privilège du 
musicien et non celle de l'impression, ^oir ci-dessus, I, 56 1. 

C. F. Bêcher, Die Tomverke, etc. 



5-28 B I B M G H A V H I E V H A N (j AISE 

[r)3.| 1 lO. Seize l'seaumes mis en musique à quatre parties, eu (orme de 
molels, par (Ilavde Govdimel. I^arls, Adrirn Le Uo;/ ri Robert Ba liant , ifid-}. 

Biogr. des inusiciens. 

1 17. Tabulature du luth où sont contenus plusieurs Psalmes et chansons 
spirituelles. Lyon, Simon Gorlier, i56a. 

C. F. Becker, Die Tomverke. 

118. Conlession de la foy chrestienne, laquelle a esté mise en rhne 
l'rancoise, accommode'e sur le chant du psalme 119. Lyon, i56a. In-16 de 
onze pages. (Dans un recueil factice.) 

Dédiée à trois illustres sœurs et vertueuses dames, mes dames Jeanne, Gahriele et 
Charlote. D'Egypte près la Mer Rouge, Van de grâce i56i, par de Nakol (pseudo- 
nyme, de 7Di , fraudulenter egit), aveugle-né, de Jésus illuminé. 

Voici le début de cette curieuse pièce : 

Puis que Sathan lui taille contre nous. 

Par Vantechrisl nostre grand adiiersaire , 

Or sus, chrestiens , armons-nous donc frétons ; 

Prenons la foy , ne nous laissons dejfaire. 

Et confessons en toute vérité 

La foij qu'auous receu dp Dieu le Père, etc. 

Biblioth. nation., D a, liiij, Réserve. 

119. Les CL Pseaumes de Dauid, mis en rime françoise par Clément 
Marot et Théodore de Beze. Auec une brieue instruction de musique pour 
apprendre à chanter aisément lesdits pseaumes. S. l. Pierre Valette, i6oâ. 
ln-19. A la fin du volume : i563. 

On a ajouté aux exemplaires restants de 1 563 un nouveau titre, la préface de 
Calvin, Tépître de Bèze et celle de ((Pierre Valette à tom fidèles désirons chantei- 
les louanges du Seignetir, salut. -n 

Mélodie au premier verset, avec le nom des notes d'après le système des 
muances. 

M. Gaijf'e. 

[5/i.] 190. Les Pseaumes mis en rime françoise par Clément Marot et 
Théodore de Beze. Lyon, Jan de Tournes, pour Ant. Vincent, i563. Petit in-8". 

Mélodie au premier verset. Avec encadrements déjà employés par de 
Tournes, en i557, pour les Métamorphoses d'Ovide. 

"On n'en connaît que deux ou trois exemplaires, '^ dit le catalogue de la 
vente Yemeniz. Celui de M. le pasteur Delbart, de Saint-Martin de \\é, conlient 



DU PSAUTIEH. 52'.) 

la Confession de foi avec la préface : Les Povres Fidèles qui sont Iniustement diffa- 
mez et nffligez par le Boyaume de France, à cause quils désirent de sentir purement 
à Dieu sans se polluer aux superstitions de la papauté , à tous ceux qui leur voudront 
prester audience. 

MM. Alfr. André, feu Baum, feu A. Coquerel fds, Delbart, feu Félis, Gaiffc, 
Hugues, G. Revillod; Biblioth. d'Auxerre, de Hambourg , de Stuttgart , et Biblioth. nation. 

[55.J 121. Les Pseaumes mis en rime françoise par Clément Marot et 
Théodore de Beze. Lyon, Jan de Tournes, pour Ant. Vincent, i563. Petit ïn-h". 
Mélodie au premier verset. 

MM. Alfr. André, fen Baum et Biblioth. nation. 

[56.] 122. Les Pseaumes mis en rime françoise par Clément Marot et 
Théodore de Beze. iS. L, François Jaquy, pour Ant. Vincent, i563. In-S". 
Mélodie au premier verset. 

Banmgarten , Merkwiirdigkeiten , VU, 20 à. 

128. Les Pseaumes mis en rime françoise par Clément Marot et Théo- 
dore de Beze. S. l., Jean Crespin, i563. In-S". 
Mélodie au premier verset. 

Biblioth. de Douai. 

[57.] 12/1. Les Pseaumes mis en rime françoise par Clément Marot et 
Théodore de Beze. Auec la forme des prières ecclésiastiques et la confession 
de foy. Lyon, Franc. Perrin, pour Ant. Vincent, i563. ln-2^. 

Mélodie au premier verset. 

Biblioth. nation, et Biblioth. duprot.fr. 

125. Les Pseaumes mis en rime françoise par Clément Marot et Théodore 
de Beze. (A la suite de la Bible de) François Perrin, i563. In-fol. 
Mélodie au premier verset. 

Biblioth. du prot.fr. 

[58.] 126. Les Pseaumes mis en rime françoise par Clément Marot et 
Théodore de Beze. (A la suite du Nouveau Testament de) Geneue, Jaques Bour- 
geois, i563. In-/i". 



Biblioth. de Stuttgart. 



34 



530 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

[59.] 197. Les Pseaumes mis en rime Françoise par Clément Marot el 
Théodore de Beze. Geneue, François Duron, i563. 

Biblioth. de la compagnie des pasteurs de Genève. 

[60.] 128. Les Pseaumes de Dauid, etc. Lijon, Jean Mareschal, i563. 
Petit in-foi. 

Mélodie au premier verset. Arguments. Préce'dé de : A tous chresliens et de 
Petit troupeau. . ., suivi de la Forme des Prières et de la Confession de Foy. 

Biblioth. nation, et Biblioth. de Genève. 

[61.] 129. Les Pseaumes de Dauid, etc. Aueq vne Oraison à la fin d'vn 
chacun Pseaume, faite par M. Avgvstin Marlorat. Lyon, i56S. In-t8. 
Caractères de civilité, sans nom d'imprimeur. 

Biblioth. de l'Arsenal. 

i3o. Les Pseaumes de Dauid, etc. Lyon, Charles Pesnot, i563. Grand 
in-S". 

Confession de foi avec la préface. 

Biblioth. de la Sorbonne. 

i3o bis. Cent cinquante Pseaumes de Dauid, etc. Auec oraisons en la fin de 
chacun Pseaume. Item la prose correspondante verset pour verset. Caen, Pierre 
Chandelier, i563. In-S", avec encadrements de filets rouges. 

M. Bardes, pasteur de Lusignan. 

[62.] i3i. Les Pseaumes mis en rime Françoise par Clément Marot et 
Théodore de Beze. S. l.. Jaques Bourgeois, i563. Auec priuilege du Roy pour 
dix ans. In-16. 

Biblioth. de Stuttgart. 

1 3 1 bis. Les Pseaumes mis en musique par Philibert Jambe-de-Fer , dé- 
diés à Charles IX, le 2 5 décembre i563. Petit in-8" oblong. 

Ténor, Biblioth. du prot. fr. 

[63.] 1 32. Les Pseaumes de Dauid, etc. Anuers, Chr. Plantin, i56â. In-2/4. 
Avec mélodie, et privilège de Philippe II. 

Biblioth. nation, et Biblioth. de Genève. 



DU PSAUTIER. 531 

t33. Les Pseaumes mis on rime iVançoise par Clkment Marot et Théo- 
dore DE Beze. s. L, Symphorien Barbier, pour Ant. Vincent, i56â. In-iG. 
Avec mélodie, exemplaire sur ve'lin coté 19.0 francs par Tross. 
Calai, n" VU de Tross, i8'j3. 

i3ù. Les Pseaumes mis en rime IVançoise par Clément Marot et Théodore 
de Beze. (A la suite de la Bible de)6'e«eMe, François Jaquy , i56ù. In-12. 

Mélodie au premier verset. 

La confession de foi y est précédée de cette dédicace : 

Les François qui désirent viure selon la pureté de VEuangile de Nostre Seigneur 
Jésus Christ , 
Au Roy , 

Sire, nous rendons grâces à Dieu de ce que, ne ayans eu iusqtiici aucun accès à 
Vostre Maiesté, pour luy faire entendre la rigueur des persécutions que nous auons 
endurées et endurons iournellement , etc. 

M. WilUa7n Martin, et n" àhi du calai, de la vente G. Offor, i863. 

[6i.J i35. Les Pseaumes de Dauid, laliu-françois, le latin selon The- 
brieu, et le françois par Cl. Marot et Th. de Beze. Auec vn kalendrier 
historial. Caen, Pierre le Chandelier, i56à. Petit in-8". 

Avec les oraisons de Marlorat. 

M. Lutteroth. 

[65.] i36. Les Pseaumes mis en rime françoise par Cl. Marot et Th. de 
Besze, et nouuellement mis en musique par Richard Crassot, excellent musi- 
cien. Lyon, Thomas Straton, auec priuilege du Roy (quant à la musique) pour 
dix ans, 10 6 à. Ïn-Sa. 

Biblioth. de Douai et M. Bogoulef, autrefois à Paris. 

137. Dix Pseaumes de Dauid, nouuellement composés à quatre parties, 
en forme de motets auec vn dialogue à scept {sic) par Clavdin le Jevne. Paris, 
Adrian Le Roy et Robert Ballard, i56à. In-/i° obi. 

Complet, Biblioth. Sainte-Genecieve , M. V. 3g8-àoi. 

137 bis. Les cent cinquante Pseaumes de Dauid, nouuellement mis en 
musique à quatre parties par C. Govdimel. Paris, Ballart, i56â. In-S" obi. 

Édition princeps de l'ouvrage dont on ne connaissait jusqu'ici que l'édition 
de i58o. Nous l'avons nommé à tort le second Psautier de Goudimel (II, 98) ; 
chronologiquement il est le premier. 

Ténor, Catalog. de Jean Fontaine, iS'jS. 



53i lUBLIOGUAPHIE FRANÇAISE 

[66. I i38. Les cent cinquante Pseaumes de Dauid, mis en i-inie IVaneoise 
par Clément Marot el Théodore de Beze. El mis en musique à quatre el cinq 
parlics par Pimeirert Jambe-de-Fer, auec vn sonnet sur la deuise du lloy 
Cliarles IX. Reueus et corriges par TAutlieur mesme, pour la seconde edilion. 
Lyon, par Philiberl Jambc-de-Fer et Pien'e Cussonel et Martin la Roche, i56à. Obi. 

Cette édition était autrefois à la Bibliotli. Sainte-Geneviève. 

Superius, BtbUoth. de Hambourg; Ténor, feu M. Baiim cl Bibliotli. de l'Oratoire; 
Bassus,/eM M. Bauni et Biblioth. de Hambourg. 

[67.] i3g. Les cent el cinquante Pseaumes de Dauid mis en rime fran- 
çoise par Clément Marot et Théodore de Beze, auec les dix commandemens 
de la Loy, le Cantique de Symeon et le Cantique de Moyse, les Prières auant 
et après le repas, l'Oraison de N, S. J. C, les articles de la foy, vn autre 
dixain de s' Paul aux Rom. chap. i. Huictain du Pseau. cxviii. Et à Penlrée 
il y a Qui d'vn sainct Roy. Le tout mis en musique par M. Philibert Jambe- 
de-Fer. Lyon, Antoine Cercia et Pierre de Mia, i56à. Auec priuilege du Roy 
pour neuf ans. Obi. 

Superius, M. Liittcroth; Allus, ^17. Georg Becker. 

[68.] \ho. Les Pseaumes de Dauid, etc. aueq vne Oraison à la fin d'vn 
chacun Pseaume faite par M. AvGvsTiN Maulorat. Lrjon, Gabriel Cotier, i56ù. 
ln-18. 

Mélodie au premier verset, avec le nom des notes dans le système des 
muances. 

MM. Ficlc, de Genève, Gaijfe et feu Bawn. 

1^1. Les Pseaumes de Dauid mis en rime françoise par Clément Marot 
et Théodore de Besze. ïtcm auons mis la prose correspondante verset pour 
verset. Auec brieues et sainctes oraisons en la fin de chacun Pseaume. Auec 
priuilege du Roy. S. /. , par Abel Clémence, i56ù. Petit in-8°. 

Avec mélodie. 
M. Georg Becker. 

\hi bis. Les Pseaumes, etc. (A la fin de la Bible de) Genciic, François 
Estienne, i56â. In-8°. 

N" 1 du catalogue de la vente Van dcr Willigen, Amst. i8'j5. 

1/12. Les Pseaumes mis en rime françoise par Clément Marot et Théo- 
dore DE Beze. Auec la forme des prières, etc. La Rochelle, i565. In-12. 

M. Georff Becker. 



DU PSAUTIER. 53,^ 

i/i3. Les CL l'seaumes de Daiiid composez à (rois paiiies, dont l'vnc osl 
le chant coininiin, séparez par cinquantaines, à la lin desquelles y a priei'es 
denant et après le repas, ijnpriniez en trois volumes, et mis en musique par 
J. Servyn, pour seruir à la gloire de Dieu. Orléans, Lotjs Rabier, i565. 
[n-i° obi. 

L'exemplaire de M. Lutteroth est Tort incomplet. Il y manque toute la 
basse, etc. Voir ci-dessus. II, 5i. Celui de Munich est en meilleur état. 

M. Lulleroth cl BihUolh. de Munich, j C/iytl-y^^ 

[Gc).] t/i/i. Les CL Pscaumes de Dauid, etc. Auec la prose en marge, 
comme elle est en la Bible, et vne Oraison à la lin d'vn chacun Pseaume, par 
M. AvGvsTiN Marlorat. Auec priuilege du Pioy. Lyon, Gabriel Cotier, i565. 
Petit in-8°. 

M. le pnsleur L. Bonnet , de Francfort. 

[71.] i45. Les Pseaumes mis en rime françoisc par Clément Marot et ^ 
TuEODORE DE Beze , uiis cn musique à quatre parties par Clavde Govdimel. 
S. L, les héritiers de François Jaquy, i565. Petit in- 16 en un vol., les quatre 
parties en regard. 

Voir ci-dessus, II, 97. 
A^^f -c D'après La Croix du Maine, Adrien le Fvoy, grand musicien et excellent joueur 

s ' / i.i^âe Juth, a mis en tablature de ffuiterne les Psalmes de David, le tout imi)rimé 
/( V' par lui et Robert Ballard, sou Irère. 

MM. Gaiffe et Lutteroth; Alfred Froppier, de Niort; Weckerlin etfeuFélis. 

[70.] 1U6. Les cl Pseaumes de Dauid. Nouuellement mis en musique à 
quatre parties par Clavde Govdimel. Paris, Adrian le Roij et Robert Ballard, 
i565. In-i 9 obi. en U vol. 

La musique de cette édition est la même que celle de la précédente. 

Voir ci-dessus, II, 28. 

Biblioth. du lycée, à Lyon; Ténor et Contra, M. Lutteroth. 

1/17. Sixième liure des Pseaumes mis en musique à quatre parties en forme 
de motets par Clavde Govdimel. Paris, .Adrian le Roy et Robert Ballard, i565. 
Petit ïn-h" obi. 

Septième et huitième livre, ibid. i566. 

(ielte composition n'a rien de coAimun avec la précédente. , ,, 

Biblioth. Sainlc-Gencmcre , V. M. 3ç)8-^ioi. j C^ UO Z»^- ^ • 




534 BIBLIOGRAPHIE FBANÇAISE 

[72.] 1/18, Les CL Pseaumes de Dauid,elc. Et mis nouuellement eu mu- 
sique à quatre parties couimodes à chanter, le chaut vsité gardé en son entier. 
Par H. SuREAV. Auec priuilege du Pioy. S. /. , Ahel Clémence, i565. Petit in-S" 
en un vol., les quatre parties en regard. 

Biblioth. de l'Arsenal et Biblioth. de Stuttgart. 

169. Les Pseaumes mis en rime françoise par Clément Marot et Théodore 
DE Beze. Pseau. ix : Chantez au Seigneur qui habite en Sion.tS. /. , Jean Bonnejmj, 
pour Fleuri Chauuot , i565. In-8°. 

Avec le privilège d'An t. Vincent. 

Comm. de M. le pasteur Arnaud. 

i5o. Les Pseaumes , etc. , ensemble la prose correspondante verset pour 
verset, auec annotations et la l'orme des prières ecclésiastiques. Saint-Lo, sans 
nom d' imprimeur, i565. In-12. 

L'exemplaire de la bibliothèque de l'Université porte le nom des imprimeurs : 
Thomas Bouchainl et Jacques le Bas. 

Biblioth. de l'Arsenal et Biblioth. de la Sorbonne. 

[73.] i5i. Les Pseaumes mis en rime françoise par Clément Marot et 
Théodore de Beze, auec le chant de l'église de Lausane [sic). Pseaume ix : 
Chantez au Seigneur qui habile en Sion, et annoncez ses faicts entre les 
peuples. S. l. , Jean Riuery, pour Ani. Vincent, i565. In- 12. 

C'est l'édition de Guillaume Fi'anc, qui y a introduit quarante-six mélodies 
différentes de celles du Psautier genevois. Voir ci-dessus, ï, 610. 

Biblioth. de Genèfe. 

[7/4.] 162. Les Pseaumes de Dauid, traduits en rime françoise par Clé- 
ment Marot et Théodore de Beze. (A la fin de la Bible d') Estienne Anastase, 
i565, in-/i°. 

Avec mélodie. 

Bovet, Hist. du Psautier. 

[76.] t53. Les Pseaumes mis en rime Irançoise par Clément Marot et 
Théodore de Beze. Geneue, Jean-Baplislc Pinereul, pour Ant. Vincent, i565. Auec 
priuilege du Roy. In-16. 

Avec mélodie. Prose en marge. 

M. Lutlcroth. 
[7i).) i5/i. Les Pseaumes mis en rinu; frauçoise par Clément Marot et 



DU PSAUTIER. 535 

Théodore de Beze. S. /. , Thomas Courteau, pour Anl. Vinccnl, i565. Aiicc pri- 
uilege du Roy. In-i6. 
Avec mélodie. 

Cntnl. de M. Sprccher, de Coire, 1868. 

[77.] i55. Les Pseaumes mis en rime Irançoise par Clément Marot et 
Théodore de Beze. 6'. /. , Thomas Courteau, pour- Anl. Vincent, i566. Petit in-16. 
Me'lodie au premier verset; caract. de civilité. 

M. Alfr. André, Biblioth. nation. , Biblioth. de Stuttgart, Bibliotk. de lu Société bibliq. 
prot. de Paris et catal. de la vente H. B. Labitte, 18 jS. 

i56. Les Pseaumes mis en rime françoise par Clément Marot et Théodore 
de Beze. Geneue, Zacharie Durant, i566. In-8°. (A la suite de la Bible du 
même.) 

Mélodie au premier verset. 

Biblioth. nation. 

167. Les Pseaumes de Dauid mis en rime françoise par Clément Marot et 
Théodore DE Beze, auec vue Oraison à la fin dVn chacun Pseaume, faite par 
M. AvGvsTiN Marlorat, Paris, sans nom d^ imprimeur, pour Anthoine Vincent, i566. 
In-32. 

M. Ch. L. Frossard. 

i58. Psaumes de Dauid (traduits en vers par Clément Marot et Théodore 
DE Beze en regard de la prose, avec mélodie au premier verset, au milieu de 
la Bible de) Lijoji, Claude Rauot, i566. In-fol. 

Biblioth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris et M. le pasteur Charruaud, de Saint- 
Maixent. 

iBg. Les Pseaumes mis en rime françoise par Clément Marot et Théodore 
de Beze (avec mélodie au premier verset, à la suite de la Bible imprimée à) 
Orléans, par Loijs Rainer, i566. In-19. 

Comm. de M. le baron F. de Schickler. 

[36 et 80.] i()o. Les cent cinquante Psalmes de Dauid mis en musique 
par Pierre Santerre, Poicteuin; plus le Psalnie cxl\ diuersifié de musique par 
le même autheur, selon la lettre alphabétique. Poicliers, ^'icolas Logerols, i56'j. 
In- 18 obi. 

Suporius, M. Benjamin Fillon. 



536 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

[78.] lOi. Les CL Pseauiues de Dauid mis en rime Françoise, etc. Auec 
la prose en marge, comme elle est en la Bible, et vnc Oraison à la lin d'vn 
chacun Pseaumc par M. Avgvstin Marlorat. Paris, Pierre Haultin, i56'j. 
In-9^. 

Avec mélodie et le nom des notes d'après le système des miiances. 

Contient, entre autres pièces liminaires, un Indice pour trouuer les pseaumes 
selon Voccmrence des affaires esquelles V Eglise de Dieu, ou bien la personne priuéc se 
peut trouuer, en quoxj consiste le vray vsage des pseaumes ; plus un Kalendrier 
hislorial. 

L'exemplaire de M. Eschenauer a appartenu , d'après une tradition de fa- 
mille, à une prisonnière de la tour de Constance, qui l'y avait emporté. 
M. Lutteroth et M. le pasteur Eschenaner, de Paris. 

162. Les Psaumes etc. (Avec musique à la suite de la Bible de) Geneue, 
François Perrin, i56j. In-8°. 

Petligrew, Biblioth. Sussexiana. Comm. de M. Beruus. 

[ 79. ] 1 63. Les Pseaumes , etc. ( A la fin de la Bible s. l. de) François Estienne, 
iSGj. In-12 à deux colonnes. 
Mélodie au premier verset. 

MM. Alfr. André, Théod. Monod, Weckerlin; Biblioth. de Bàle, Biblioth. de la Soc. 
bibliq. prot. de Paris; calai, de Maisonneuve , janvier iSj'i , et n" 65o du calai, de la 
vente G. OJfor, i865. 

i63 bis. Les Pseaumes, etc. St-Lo, iSCj. In- 16. 

Avec musique et la prose correspondante verset pour verset. 

N° 45a du catal. de la vente G. Offbr, i865. 

i6/i. Les Pseaumes, etc. Orléans, Loys Rainer, i56j. In-S". 
M. de Bray. 

[81.] i65. Quarante et neulPsalmes de Dauid auec le Cantique de Simeon 
et les Commandemens de Dieu, traduitz en rithmes Irançoyses, par Clemknt 
Marot, et mis en musique à trois parties selon le chant vulgaire, par Michel 
Ferrier, de Cahors en Quercy. Paris, Nicolas du Chemin, i568. In-iG. 

Brunet. 

[82.] 166. Les Pseaumes mis en rime Françoise par Clément Marot et 
Théodore de Beze. S. t., Jean-Baptiste Pine^^eul, pour Ant. Vincent, i568. Auec 
priuiloge du Roy. In-16, 33 demi-Feuilles. 



DU PSAUTIER. 537 

Mélodie au pioiuier verset. 

M. Cil. L. Fvossavd; C. F. Bêcher, Die Tonwerke , etc., et Bibliolh. de Stuttgart. 

1G7. Les Pseaumes, etc. (A la suite de la Bible de) François Esticnne, i568. 

lu-19. 

Mélodie au premier verset. 

Bibliolh. de la Soc. hibliq. prot. de Paris. 

[83.] 168. Les Pseaumes de Dauid mis en rime francoise par Clément 
Marot et Théodore de Beze. S. L, François Estiemie, i568. Très-petit iii-32. 
Mélodie au premier verset. Encadrements, charmant volume. 

Biblioth. nation, et n" â58 du catal. de la vente G. Offor, i865. 

[85.] 169. Les Pseaumes mis en rime, etc. (A la suite de la Bibles. /. de) 
Pierre Bernard, i56g. In- 16. 
Mélodie au premier verset. 

Biblioth. de Zurich et Bibliolh. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 

[86.] 1 70. Cent cinquante Pseaumes mis en rime, etc. Auec un kalendrier 
historial. Caen, Estiemie Desloges, i56f). ^1-8°. 
Avec les oraisons de Marlorat. 

Bibliolh. de l'Arsenal. 

[87.] 171. Les Pseaumes mis en rime, etc. (A la suite de la Bible de) 
Geneue, François EsLenne, i56g. 

Calai, j/t de Heberlc , de Cologne. 

172. Les Pseaumes mis en rime, etc. (A la suile de la Bible de) Geneue, 
Estiemie Anastase, i56g. In- 16. 
Mélodie au premier verset. 

Feu M. le pasteur Cadiot. 

178. Les CL Pseaumes de Dauid à quatre parties parRicuARO Crassot, auec 
la lettre au long. Geneue, iSGq. In-16. 

C. F. Bêcher, Die Toniverhe. 

176. Chansons spirituelles à Flionneur et louange de Dieu, etc. i56rj. Pelil 
in-16. 



538 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

On y trouve une traduction du psaume premier commençant ainsi : 

Combien sei-a V homme fidelle heureux , 
Qui n'est allé au conseil ni aux rangs , etc. 

Bihiiolh. de l' Arsenal. 

±']h bis. Les Pseaumes, etc. (A la fin de la Bible de) Geneue, Jean Crespin, 
iSjo. In-i°. 
Avec mélodie. 

N" âôy du catal. de la vente G. Offor, i865. 

176. Les Pseaumes mis en rime Françoise par Clément Marot et Théodore 
DE Beze. Lyon, Sebastien Honorati, i5'jo. ln-12. 

Catal. de la biblioth. de Stuttgart et M. le comte d'Adhémar. 

176. Les Pseaumes mis en rime Françoise par Clément Marot et Théodore 
DE Beze. Geneue, iSyo. In-16. 

Biblioth. nation. 

177. Les Pseaumes mis en rime Françoise par Clément Marot et Théodore 
DE Beze. (A la suite de la Bible de) Geneue, Sebasl. Honorati, iSjo. 3 vol. 
in-aZt. 

Catal. n" III de Tross, i86q , et M. de Fclice. 

178. Les Pseaumes mis en rime, etc. Geneue, Sebastien Honorati, tSjo. 
6 vol. in-16, avec le texte grec. 

Catal. de la vente du comte de G., par Techener, 18'] 3. 

[78.] 179. Les Pseaumes mis en rime Françoise par Clément Marot et 
Théodore de Beze. Lyon, Sebastien Honorati, lô'jo. In-32. 

Biblioth. nation, et M. le comte d'Adhémar. 

[89.] 180. Les Pseaumes de Dauid, etc. La Rochelle , Pierre Haultin, iS^j-i. 
In-32. 

Mélodie au premier verset. 

Biblioth. du prot.fr. 

181. Jean Pasqvier. La lettre proFanc des chansons des meslanges d'ORLAivno 
changée en lettre spii'ituelle à 6, 5 et 8 parties. La Bochelle , Pierre Haultin, 
iSyS et iSyG. 



DU PSAUTIER. 539 

11 serait bien surprenant qu'il n'y eût pas quel(|ues-uns de nos psaumes 
dans ce recueil. 

Ad. Matlhieu, Roland de Lattre, sa vie et ses ouvrages. 

182. Le Pseautier de Dauid auec les cantiques. Paris, Jamei Melayer, lôjO. 
Petit in-Zi". 

Bibliotk. de Saint-Quentin [Aisne]. 

i83. Le Trésor de musique d'ÛRLANDE de Lassvs, contenant ses chansons 
à ù, 5 et 6 parties. S. L, i5j6. In-S". 

Doit contenir trois psaumes de Marot. Voir l'édition de 169/1. Le psaume x 
s'y trouve sur l'air de la chanson : Que gagnez-vous à vouloir différer? 

Biblioth. roy. de Munich. Comm. de M. Maier. 

\Sh. Les Pseaumes de Dauid mis en rime Françoise par Clément Marot et 
Théodore de Beze, auec la prose en marge et vne oraison à la hn d'vn chascun 
pseaume par M. Avgvstin IMarlorat. Auec priuilege. A Geneue, par Abel Rivery, 
iSyj. In-16. 

Ce Psautier avec encadrements rouges contient la liturgie, le catéchisme, 
la confession de foi, etc., et se termine par un calendrier historial et lunaire 
pour l'année 1677. 

Biblioth. nation., M. Charles Sagnier, de Ninies, et M. le pasteur Vielles. 

i85. Premier liure du meslange des Pseaumes et Cantiques à 3 parties, 
recueillis de la musique d'ÛRLANOE de Lassvs et autres excellents musiciens de 
nostre temps. *S. /. , 1^77. ln-8''. 

Le second livre parut en 1578. 

Il serait bien surprenant qu'il n'y eût pas quelques-uns de nos psaumes dans 
ces recueils. 

Ad. Matthieu, Roland de Lattre, etc. 

186. Jean Pasqvier. Cantiques et chansons spirituelles pour chanter soubz 
la musique des chansons profanes d'OfiLANOo de Lassvs, à U et 5 parties. La 
Rochelle, Pierre Haultin, iSjS. 

Même observation que ci-dessus. 

Ad. Matthieu, Roland de Lattre, etc. 

187. Psautier traduit par Marot. La Rochelle. iSjS. ln-8". 
Ribliotheca Rigotiana. 



bliO BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

188. Les (ianli([iies saints, mis en vers françois, partie sur chants nou- 
ueaux, et partie sur ceux d'aucuns pseaumes, par Cn. de Wavieres. Anvers, 
Plantin, i^jQ- In-8". 

Dédiés au prince d'Orange. 

France prol. 

[90 «et II, 10.] 189. Les Psalmesmis eji vers f. (sîV), par Cn. DE Navieues, 
gentilh. Sedanois. Anvers, Arnoult S'^-Conincx , i^ySoAw-Zi. 

ffEn moins de trois mois, dit l'Avertissement de l'imprimeur, l'auteur a par- 
fait cet œuure des Psalmes et hymnes, 17 c'est-à-dire les paroles et la musique. 

Les mélodies diiïèrent des nôtres; mais rron Irouve à la fin du volume vne 
table des psalmes qui se peuuent chanter sur le chant allemand, puis de ceux qui 
chanter se peuuent sur les chants françois , c'est-à-dire sur les airs des psaumes 
de Marol et de Beze,--! dont il emprunte les suivants : Ne veuille pas, Sire. 
— Que Dieu se monstre seulement. — Qui en la garde du haut Dieu , etc. 

M. Lutteroth. 

[90.] 190. Les cent cinquante Pseaumes de Dauid nouuellement mis en 
musique J\ quatre parties par Clavde Govdimel. Geneue, Pierre de S^- André, 
i58o. In-12 obi. en U vol., un pour chaque partie. 

Cette composition tient le milieu entre l'harmonie la plus simple et celle en 

forme de motets. ^ fÙ-^ ÏÏ^^/C/t -^ ^/ ^V 

\oir ci-dessus, II, 28 et 53 1, n" 187 bis..Lm / / D ^-T ^- ' /'l "^ j y' 

Complet, Blblioih. de l'Arsenal; Suporius, Tenoi- et Bassus, Bihliolh. de Hambourg. 

191. Dix pseaumes mis en musique à quatre parties en forme de motetz, 
par Clavdin le .Îev.jne. Paris, Adrian le Roy et Robert Ballard, i58o. \n-h° obi., 
en U vol., un pour chaque partie. 

SupemVs, M. Gaiffe. ,-. .. 

192. Pseaumes à quatre, cinq, six et huit parties, par J. Servin. Lyon, 
j58o. In-Zi°. 

G. F. Bëc'ker, Dïe Tomverke. 

[91.] 198. Les Pseaumes de Dauid et les canticpies de la Bible, auec les 
arguments et la paraphrase de Théodore de Besze. Le tout traduit de nouueau 
du Latin en Fiançois. Jointe aussi la Punie Françoise des Pseaumes. Geneue, 
Jaques Bnjon, i58i. \n-8\ . -■■.■. 

MM. Alfr. André, Gaiffe el Biblioà. de r Arsenal. 




DU PSAUTIER. 541 

c-La inénic ('clilion a été rajeunie au moyen d'un nouveau IVonlispice qui 
polie : A Geneue, (Je riiiipv. île Matthieu Berjon, i58'j.-" 
Sans musique. 

Bibliolh. du temple de l'Oratoire. 

i()4. Les Pseaumes de Dauid et d'aulres prophètes, traduits en Irançois de 
l'exposition latine tant du grec que de la paraphrase de Thkodore dk Beze, 
ensemhle les Cantiques adioustez en la seconde édition. In-S", sans titre. — ■ 
La dédicace de Bèze à Henri, comte de liutin[{ton, seigneur de Hasteing, est 
datée de Genève, nunj if^Si. 

Le volume contient la paraphrase, la traduction en prose et la traduction en 
vers des Psaumes. 

Bibliolh. nation. 

195. Les CL Pseanmes de Dauid mis en rime Françoise, ascauoir Z19 par 
Clément Marot et le surplus par Théodore de Besze. S. /. , Jean de Laon, i58t. 
In-S". 

On y trouve, avec d'autres pièces, Tépitaphe de Marot, par E. du Modilin , 
et la forme des prières, etc., avec un nouveau litre : Par Jean de Laon pour Jacob 
Cliouet, i58i. y>^^ 

M. Georg Bêcher. 

1 96. Les Pseaumes de Dauid, etc. , auec la forme des prières ecclésiastiques. 
1081. In-16. 

Biblioth. nation. 

197. Pseaumes de Dauid en vers par Cl. Marot. Paris, Piob. Ballard, i58't,. 
In-8^ 

G. F. Becker, Die Toniverke. 

[99.] 198. Les Pseaumes, etc. S. I., Jaques Chouet, i585. In-16. 
Biblioth. de Stuttgart. 

198 bis. Les Pseaumes, etc. S. I. (Lyon?), Jean Bogelet, i5S5. In-i 6. 
Avec mélodie. 

N" jojS du catal. de 0. Weigcl, Leipzig, i8j5. 

[98.] 199. Les Pseaumes de Dauid mis en rime françoise par Clément 
Marot et Théodore de Beze et eu allemand par Ampoosivs Lorwasser. Auec 




5/i2 lîIBLlOGRAPHIE FRANÇAISE 

mesme chant el oraisons. Le tout vis à vis l'vn de Taiitre. Geneue, Jacob Stœr, 
lôSj. In-i 9. 

BibUolh. de Sliillgarl. 

[9/1.] 200. Les CL Pseaumes de Dauid mis en rime IVancoise par Clément 
Makot et Théodore de Beze. Auec la Forme des prières ecclésiastiques, et la 
manière d'administrer les Sacremens, et célébrer le Mariage. Geneue, Jeremie 
des Planches, iSSj. In-19. 

MM. Alfr. André, Gaijfe; Biblioth. nation., BibUolh. de Stuttgart, de la Soc. bibliq. 
prot. de Paris et catal. de la vente Gautier, Labitte, iS'js. 

201. Les Pseaumes de Dauid, etc. Paris, G. Beijs, i58j. In-S". 
Biblioth. nation. 

202. Meslange de la musique de Clavd. le Jevne, à A, 5, 6, 8 et 10 par- 
ties. Paris, Ballard, iSSy. In-lx" obi. 

Voir ci-dessus, II, 62. 

Superius, Contra-Tenor, Basse et Sexta Pars, Biblioth. Sainte-Geneviève. 

[95.] 2o3. Les Pseaumes mis en rime, etc. (A la suite de la Bible reueue 
et conférée sur les textes Hebrieux et Grecs par les Pasteurs et Professeurs de Geneue). 
Geneue, i588. In-/i°. 

Biblioth. nation. , B. de Douai, de Stuttgart et de la British andforeign Bible Society. 

20^. Les Pseaumes mis en rime, etc., sans titre. (A la suite de la Bible de) 
Geneue, sans nom d'imprimeur, i588, in- 12. 
Mélodie au premier verset. 

Biblioth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris, Biblioth. de la British andforeign Bible 
Society et M. Gaiffe. 

[9G.] 2o5. Les Pseaumes de Dauid, etc. Nouuellement imprimez par Fran- 
çois Foretz, i58g. In-S" réglé. 

Catal. de Tross. 

[97.] 206. Les Pseaumes de Dauid, etc. La BocheUc, Hierosme Haullin, 
i5go. Petit in- 16. 

Avec des oraisons , des arguments et la mélodie. 

Biblioth. de Neuchdtcl. 
207. L'Vranic on noniieau recueil de chansons spiriluelles et cbrestiennes. 



DU PSAUTUill. 543 

coinprinses en cinq Unies, et accommodées pour la [)liis|t;ul au chant des 
Pscaumes de Dauid, elc. -S'. /. , Jaques Chouet, i5gi. In-ii?. 

Biblioth. du prot. fr. 

208. Les Pseanmes de Dauid, etc. Amsterdam, Blanc, iBqi. ln-/r. 
Biblioth. nation. 

[98.] 209. Les CL Pseanmes, elc. (A la snile de la Bible de) Geneue, hoirs 
de Eusthace Vignon, i5g2. In- 16. 

M. Lutteroth; Biblioth. de Stuttgart et Biblioth. de la Soc. bibl. prot. de Paris. 

[99.] 210. Cent cinquante Pseanmes de Dauid, etc. Caen, Pierre le Chan- 
delier, i5g3. Petit in-8°. 

Brunet. 

[ 100.] 211. Les Pseanmes, etc. S. /. , Jaques Chouet, i5go. Tn-12. 
Biblioth. de Stuttgart. 

212. Pseanmes français à quatre voix, par Samvel Mareschal, de Baie. 
Leipzig, logà. 

Winterfeld, Der Eoangelische Kirchengesang , I, 35 1. 

21 3. Le Thresor de mnsique d'OnLANDE de Lassvs, prince des musiciens de 
nostre temps, contenant ses chansons françoises, italiennes et latines, h h, h 
et 6 parties. Renen et corrigé diligemment en cesle troisième édition. Cohgni, 
Paul Marceau, i5()â. \n-li° obi. 

Contient les psaumes 2, lo et i3o de Marot. Le dernier seul a notre mé- 
lodie. 

Superius , Quintus , Ténor et Basse , Biblioth. nation. 

[101.] 21/1. Les Pseanmes, etc. S. l.. Jaques Chouel, 10 g 5. In-12. 
Biblioth. de Stuttgart. 

[102.] 21 5. Les Pseanmes, etc. Auec la prose en marge et les oraisons à 
la fin de chaque pseaume. S. /. , Jacob Stœr, i5g5. 

Biblioth. de Stuttgart. 

216. Les saincts Cantiques recueillis tant du Vieil que du Nouuean Testa- 
ment, mis en rime Françoise par Théodore de Besze. (ieneue, Matthieu Berjon, 
i5g5. In-i 2. 



blili BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

rfEnlropris à la demande du Synode national de MonLauban,ce recueil fut 
présente à celui de Saumur et adopté, pour le ciille domestique, par celui de 
Montpellier. T) [France prot.) — Outre le cantique de Siméon traduit par 
Marot, il contient en prose et en vers les seize suivants, qui n'ont pas tardé 
à disparaître du Psautier : 

1° Formulaire de la foy et hommage que deuoit faire, en la personne des 
chefs de famille deuant l'autel de l'Eternel, tout le peuple d'Israël, comme 
vassal du Seigneur, chacun an, au iour de la feste de Pentecoste, offrant les 
prémices des nouueaux fruicts, par les mains du Sacrificateur. Deui. xxvi, 3. 
Sur le chant du Pseaume ix. 

2° Cantique d'action de grâces de Moyse. Exode, xv. Sur le chant du 
Pseaume lv. 

3° Autre cantique de Moyse prophétique. Deut. xxxii. [Mélodie de Th. de 
Bèze.) Voir t. I, p. GQh. 

k° Cantique de victoire chanté par Debora la Prophetesse accompagnant 
Barac. Juges, v. Sur le chant du Pseaume lxa'.ïiii. 

5° Cantique d'action de grâces, et en partie aussi de doctrine, et Prophé- 
tique, d'Anne, mère de Samuel. I Sam. u. [Mélodie de Th. de Bèze.) 

6° Lamentation de Dauid sur la desfaite de Saiil et de Jonathan, et du 
peuple de Dieu. II Sam. 1,19. Sur le chant du Pseaume lxxx. 

7° Cantique d'action de grâces de Dauid. Du II Sam. vn, 18. [Mélodie de 
Th. de Bèze.) 

8° Cantique de doctrine proposé par Dauid sur son prochain trespas. 
[Mélodie de Th. de Bèze.) Manque la référence biblique. 

9° Cantique de reprehension et de Prophétie. Esaïe, v. [Mélodie de Th. de 
Bèze.) 

10° Cantique d'action de grâces d'Isaïe. fsaïe (sic), xii. [Mélodie de Th. de 
Bèze.) 

11° Cantique d'Ésaïe, de consolation et de Prophétie. Esaïe, xxvi. [Mélodie 
de Th. de Bèze.) 

19° Cantique d'action de grâces du Roy Ezechias. Esaïe, xxxviii, 10. [Sur 
le chant du Pseaume cxliii. Lisez : 1 ûa.) 

i3° Cantique de Jonas, d'action de grâces. Jo7ias^ u, 3. Sur le chant du 
Pseaume cxxxiv. 

16" Le cantique de prière d'Habacuc le Prophète. Habac. m. [Mélodie de 
Th. de Bèze.) 

1 5" Cantique de d'action [sic) de grâces de la bienheureuse Vierge Marie. 
Iaic, I, /j6. [Mélodie de Th. de Bèze.) 

iG" Canlicpio d'action de grâces cl de Propliclic de Znchiuic. Sacriti- 



DU PSAUTIER. 5/1 5 

oaleur et Prophète, et père do Jean Baptiste. Luc, i, 08. iSur le clianl du 
Pseaume cl. 

Bihiioth. (le la Soc. Inhliq. prot. de Paris. 

217. Les Pseaiimes do Dauid, etc. La Pioclielle, Uierosme HanUin, ibgO. 
Tn-12. 

Mélodie au premier verset. 

M. Goiffe. 

918. Les Pseaunies de Dauid, etc. La BocheUe. hniliers de Hierosme IJaul- 
tin, i5g6.\n-^\ 

Comm. de M. le pasteur Maillard, de la Moihc-Sa'ml-Héraye. 

919. Les Pseaumes de Dauid, etc. La Ihchelle, héritiers de Hierosme Haulti^i, 
i5g6. In-32. 

Comm. de M. Maillard. 

219 bis. Les Pseaumes de Dauid, etc. Geneue, Gabriel Cartier, t.n)(). In-/i". 
M. le pasteur Bardes, de Lusignan. 

[io3.] 220. Les Pseaumes de Dauid, etc. Geneue, pour Bruyn H. Schinckel, 
i5gj. In-12. 

Biblioth. de Stuttgart. 

221. Les saincts Cantiques recueillis tant du Vieil que du iNouueau Testa- 
ment, mis en rime Françoise par Théodore de Besze. La Rochelle, Hierosme 
Haultin, iSgj. In-8°. 

Biblioth. nation. 

2 2 2. Les Pseaumes de Dauid et les saincts (lanliques de la Bible, ensemble 
les arguments et la paraphrase de Théodore de Beze. Auec la rime IVan- 
çoise, etc. Geneue, Matthien Berjon, i5gy. In- 12. 

M. Peyrot-Tiuel , de Nîmes. 

[lo/i.] 223. Cinquante Pseaumes de Dauid auec la musique à 5 parties 
d'OfiLANDE DE Lassvs. Vingt autres pseaumes à 5 et G parties par diuers excel- 
lons musiciens de nostre temps. [Heidelberg], .Jerosme Commelin, i5gj. In-h". 

Ce sont les Psaumes de Marot et Bèze adaptés à la musique de De Lattre. 

Wiiilerfeld, Zur Geschichte heiliger To)d,uiisl . II, i'i'i-'](). 
n. 35 



5/iG BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

[loT).] 29A. Psalmorum Dauidicorum liber, ex gallis rhytlimis verbum 
verbo latino redditis a J. J. D. (Joii. Jacomoto, Barrensi), etc. iS'. l.,Joan. Tor- 
nœsius, iSqS. In- 16. 

Les vers français sont en regard. 

Bihlioth. de Stuttgart. 

[106.] 225. Les Pseaumes de Daiiid, etc., et en allemand par Ambrosivs 
LoBWASSER, etc. Geneue, Jacob Stœr, i5g8. In-12. 

Biblioth. de Stuttgart. 

[107.] 226. Dodecacorde contenant douze Pseaumes de Dauid, mis en 
musique selon les douze modes approuuez des meilleurs autheurs anciens et 
modernes, à2, 3, A, 5, 6 et 7 voix, par Clavde le Jevne, compositeur de la 
musique de la Chambre du Roy. La Rochelle, Hierosme Haultin, i5q8. Six vol. 
in-i" obi. 

Taille, Basse-contre, Cinquième et Sixième, fi«^/. nation., et complet, Bihlioth. 

Sainte-Geneviève. 

227. Les saincts Cantiques recueillis tant du Vieil que du Nouueau Tes- 
tament, mis en rime françoise par Théodore de Besze. Geneue, Matthieu Ber- 
jon, i5g8. In-S". 

Biblioth. nation. 

[108. j 298. Les Pseaumes de Dauid, etc. La Rochelle , Hierosme Haultin, 
i5()8. In-12. 

Bihlioth. de Stuttgart. 



DU PSAUTIER. 567 



ADDITIONS A LA BIBLIOGRAPHIE DE !\1. BOVET. 



XVir SIECLE. 



[109 et 122.] 229. Les Pseaumes de Dauid mis en musique à quatre 
parties par Clavd. le Jevne, natif de Valent., etc. (sic). Paris, Veufuc R. Bal- 
lard et son fils Pierre Ballard, imprimeurs du roi en musique, 16 m. In-i 2 obi. en 
5 vol. Auec priuilege du roy. 

Basse-contre et Taille, M. Lutteroth. 

980. Premier iiure contenant cinquante Pseaumes de Dauid (n°* i-5o) 
mis en musique à trois parties par Clavd. le .Ievne, natif de Valentiennes, 
compositeur en musique de la Chambre du Roy. Paris, Veufue /». Ballard et, son 
fils Pierre Ballard, 1602. In- 12 obi. en .3 vol. 

Moyenne et Haute , Biblioth. nation. 

281. Les CL Pseaumes de Dauid, etc. Geneiie, Matthieu Berjon, 160 à. In- 12. 
Comm. de M. Arnaud. 

281 Ins. Les cl Pseaumes de Dauid, etc. La Bochelle, Pierre Morin, i6oâ. 
ïn-8°. 

M. de Félice. 

282. Les cl Pseaumes de Dauid, etc. Auec une brieue instruction de mu- 
sique pour apprendre aisément à chanter lesdits pseaumes. S. /., Pierre Va- 
lette, 160Ù. Petit in-8° de 696 pages. 

Comm. de M. Georg Becker. 

288. Les CL Pseaumes de Dauid, etc. Geneue, i6o5. In-8°. 
Avec mélodie. 

N" sS du catal. XU de Sprecher, de Caire, 18'] à. 

284. Les Pseaumes de David, etc. (A la fin de la Bible de) Geneue , Matthieu 
Berjon, i6o5.ln-i2. 

Mélodie au premier verset. 

Biblioth. de la Soc. Inbliq. prot. de Paris. 

35. 



548 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

235. Les CL Pseaumes de Dauid, etc., auec le Calendrier historial pour 
XXX ans. Gemme, pour Pierre Motirier, 1606. In-12. 

M Bihliolh. nation. ^ ,> T //!<,//#' j.Jj^ 

23G. Les Pseaumes, etc., mis en musique à quatre parties par Clavde \^ U^ 
GovDiMEL. Charenton, iGoy. In-12. 

France prot. 

287. Les Pseaumes, etc. La Bochelle, héritiers HaiiUin, i6oy. In-S". 
Mélodie au premier verset. Contient les seize cantiques de Th. de Bèze. Une 

oraison après chaque psaume. 

Bihliolh. nation, et M. Bardes. 

288. Premier liure contenant cinquante Pseaumes, mis en musique à trois 
parties par Clavd. le Jevïve. Paris, Pierre Baïlard, jGoj. Petit in-A" obi. en 
3 vol. 

Biogr. des mnsiciens. 

289. Deuxiesme liure contenant cinquante Pseaumes (n"* 5 1-100) mis en 
musique à trois parties par Clavd. le Jevne, etc. Paris, Pierre BaUard, 1608. 
(3bl. en 3 vol. 

Haute, Moyenne et Basse, Biblioth. nation. C^i^'^Uty/UCt'^^ 

2/40. Troisiesme liure contenant cinquante Pseaumes (n"' ioo-i5o) mis 
en ifjssique à trois parties par Clavd. le Jevne, etc. Paris, Pierre Ballard, 1608. 
Obi. en 3 vol. 

Biogr. des musiciens. 

2/11. Dodecacorde contenant douze Pseaumes... à 2 , 3, A, 5, 6 et 7 voix, 
par Clavd. le Jevne. Paris, Pierre Ballard, 1608. Petit in-û°obl. en 6 vol. 

Biogr. des musiciens. 

2^2. Les Pseaumes de Dauid mis en musique à A et 5 parties par Clavd. 
LE .Ievne. La Bochelle, H. Haidtin, 1608. \n-k° obi. 

Biogr. des musiciens. 

2Zi3. Les Pseaumes, etc., mis en musique à ([iialre parties par Clavde Gov- 
DiMEL. Belft, 1608. 

Comm. de M. Georo- Becker. 



DU PSAUTiEll. 5/i9 

iUh. Les Pseaiimes, etc. La Rochelle, herdiers HmiUin , 1608. Fii-iG. 
Biblioth. nation. 

[ lai.] 2/i5. Les Pseaumes, etc. (A la suite de la Bible de) Geneue, Jean Vi- 
gnon, 1608. Petit \n-k°. 
Mélodie au premier verset. 

Biblioth. de la Soc. hilliq. prot. de Paris. 

2/16. Les Pseaumes de Dauid, etc. Charetiton, Giiill. Corbevan, 1608. ]n-i8. 
M. Arnaud. 

2/17. Les Pseaumes de Dauid, etc. Geneuey Gabriel Carlicr, 1608. (A la suite 
d^un N. T.) 

Comm. de feu M. le pasteur Sarrul , de Mazamet. 

2/18. Les Pseaumes de Dauid, etc. S. L, Eslienue Gammonet, 1608. In-32. (A 
la fin d'un N. T.) 

M. Weckerlin. 

2/19. Les Pseaumes, etc. Saumur, Thomas Porteau, 160g. In-Sa. 
Biblioth. nation. 

260. Les Pseaumes, etc. Geneue, J. le Preux, 160g. ln-32. 

Biblioth. nation. "^ 

261. Troisiesme liure contenant cinquante Pseaumes, mis en n)usi(|ue à 
trois parties par Clavd. le Jevne. Paris, Pierre Ballard, 1610. Obi. 

Moyenne et Haute, Biblioth. nation. 

2 02. Les Pseaumes, etc. QueviUy. J. Petit, 1611. In- 16. 
Biblioth. nation. 

203. Les Pseaumes, etc. Geneue, J. de Marnet, 161a. ln-39. 
Biblioth. nation. 

254. Les Pseaumes, etc. Charenton, Bourdin, 1612. In-S". 
Biblioth. nation. 

2 55. Les Pseaumes de Dauid, etc. La Bochelle, héritiers de Hierosme Haul- 
tin, 1G12. In-32. 



y( 



550 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

Mélodie au premier verset. 
M. Weckerlin. 

2 06. Second liure des meslanges de Cl. le Jevne, etc. Paris, Pierre Bal- 
lard, 1613. In-4° obi. eu 6 vol. 

De'dié à M. de la Planche, seign' de Morlieres, aduocat en la cour de Par- 
lement. 



^5- 



Complet, Biblioth. nation. 

257. Les Pseaumes de Dauid en allemand et françois mis en rime. Auec 
autres pseaumes et cantiques spirituels. Hanaiv, Thomas Willier et Johan le 
Clerq, 161a. In-12. 

Me'Iodie au premier verset. L'ouvrage renferme des cantiques que nous 
n'avons pas vus ailleurs. 

MM. Alfr. André et Liitteroth. 

258. Pseaumes, trois liures. Harmonisés par J. P. Sweelinck. Leijde, G. Bas- 
son, i6ia-i6iâ. 

Notice sur Sweelinck , Utrecht, Louis Rothan, 186g. 

259. Les Pseaumes de Dauid, etc., mis en musique à 4, 5, 6 et 8 parties 
par J. P. Sweelinck. Leijdc, i6i3. In-/i°. 

C'est le second livre de cet ouvrage; on ne connaît pas d'exemplaire du pre- 
mier. Le troisième fut imprimé au même lieu, l'année suivante. 

Notice sur Sweelinck. 

260. Les Pseaumes de Dauid, etc. Geneue, Philippe Albert, pour Pierre et 
^ Jacques Chouet, i6i3. In- 16. 

^'1 ^•' 5 Die Tonwerke. 

2G1. Les Pseaumes de Dauid, etc., mis en musique à quatre et cinq par- 
lies par Clavd. le Jevne. Paris, Pierre Ballard, i6i3. In- 12 obi. 

. « , Dessus, M. /e/w.s7e»/' Nogaret, de Bayonne ; Haule-coulve, Biblioth. nalion.;Basse- 

' contre, M. Lutterolh. 

262. Les Pseaumes de Dauid, etc. Saumur, Thomas Porteau, 161Ù. Petit 
iu-/i°. (A la lin de la Bible.) 
Mélodie au premier verset. 

Biblioth. de la Soc. bibliq. prol.. de Paris. 



DU l'SxVUTJER. 551 

263. Les Pseaunics tie Dauid, etc. La Rochelle, J. A. Joallm, lOiù. In-iG. 
Biblioth. nalion. 

963 bis. Les Pseaumes, etc. Geneue, iGià. In-32. 
Avec musique. 

N" jog du catal. de la vente G. Offbr, 1860. 

> 266. Les Pseaumes de Dauid, etc., mis 011 musique à 4 et 5 [parties, par 
J. P. SwEELiNCK. Paris, Pierre Ballard, i6iâ. hi-8°. 

Die Tonwerhe. ^-^ 

265. Le liure second des Pseaumes de Dauid, nouueliement mis en /^ 

musique à û, 5, 6, 7, 8 parties, par Jan P. Sweelinck, organiste. Contenant / '^ 

XXX Pseaumes, desquels aucuns sont tout au long. Amstelredam , aux despens de ^ ^ /ilf^^^'V' 

Hendric Barentsen, 161 à. On les vend à Francfort chez Christoffe van Hartichuelt. *^y 

Contient 7 psaumes à quatre parties, 9 à cinq, 11 à six, 1 à sept et 2 Ji v 

huit parties. 

Notice stir Sweelinck. 







266. Liure troisième des Pseaumes, etc., par Jan P. Sweelinck, etc., chez 
les mêmes, i6ià. Imprimé à Geneue par Jean de Tournes. 

Contient 3 psaumes à trois parties, 5 à quatre, 5 à cinq, 7 à six, 8 à 
huit parties. "^ 4^ ^^ 

Notice sur Sweelinck. 

267. Les Pseaumes de Dauid mis en musique à /i et 5 parties par Clavd. 
LE Jevne, etc. Paris, Pierre Ballard, i6i5. In-8". 

Comm. de M. Georg Decker. 

268. Les CL Pseaumes de Dauid, etc. Middelbourg, Sijmon Moiderl, 1616. 
In-Û8. 

Avec mélodie. 

Comm. de M. F. Bovet. 

[i35.] 269. Les Pseaumes de Dauid, etc. La Rochelle, H. llaultin par Cor- 
neille Hertmann, 1616. ln-8°. (A la suite de la Bible.) 

Mélodie au premier verset. Le vol. contient les seize cantiques de Bèze. 

M. Alfr. André; Biblioth. wallon, de Lcijde , du prot.fr., de la Soc. bihliq. prol. de 
Paria, de Stuttgart et de Tubinguc. 



552 lilliLlOtJRAPHiE FllAiNÇAlSE 

270. Les mêmes, dolacliés de la Bible. 
M. Ch. L. FrosHurd. 

271. Les Pseaumes de Dauid, etc. Amsterdam, Samuel Smyters, 1611. 
In-3 2 . 

Mélodie. Avec les psaumes hollandais de Dalheniis, Amsterdam, Aertz van 
Raveystein, i6a8. — Les deux ouvrages sont superposés et reliés en sens in- 
verse ou tête-bêche. 

M. Ch. L. Frossard. 

I \ ^ 272. Les Pseaumes de Dauid mis en musique à quatre et cinq parties par 
, s\-^. Clavo, le Jevne. Geneue, François le Febure, lOij. In- 12 obi. 

Ténor, M. Alfr. André. 

278. Les Pseaumes de Dauid. Auec les hymnes de D. M. Luther et autres 
docteurs de l'Eglise, mis en vers françois selon la rime et composition alle- 
mande, vulgaire et vsitée es églises euangeliques de la Germanie. Montbeliard, 
Jacques Foillet, 1618. In-8°. 

Bibliolli. de Stuttgart. 

27/1. Les Pseaumes de Dauid, etc. mis en musique à quatre — huit parties 
par J. P. SwEELiNCK. Amsterdam, 1618. In-^". (Livres II et III.) 

Die Tonwerhe. 

[107.] 276. Dodecacorde selon les douse [sic] modes à 2, 3, h, 5, 6 et 
7 voix par Cl. le Jevne. . . sous lesquels ont esté mises des paroles morales. 
Paris, Pierre Ballard, 1618. ln-h° obi. 

Trouvant le texte trop huguenot, les catholiques Tout changé pour garder 
la musique; c'est exactement le contraire qu'avaient fait les protestants pour la 
musique profane de Roland de Lattre. 

Basse-contre, Taille, Cinquième et Sixième, BibUoth. Sainte-Genevicvc. 

276. Les CL Pseaumes, etc. Geneue, Estienne Gatnonet, 1618. 
M. Ch. L. Frossard. 

277. Les Pseaumes de Dauid, etc. Paris, i(ii(). ln-12. 
Lelong , Bibliothecd sacra. 

278. Les Pseaumes de Dauid. etc. (A la lin de la Bible de) Saumur, Tho- 
mas Porteau, i^iu). In-fol. 



DU PSAUTIER. 553 

Mélodie au premier verset. 

Bibliolli. de la Soc. bibliq. pvot. de Paris. 

279. Les Pseauiiies de Dauid. clc. Middelbour/r , Symon Moulerl , idiQ- 
In-18. 

Mélodie à chaque verset. 

Bibliolh. de la Sorbonne. 

280. Les CL Pseaumes de Dauid, etc. (A la fin du i\. ï. de) Geneue, Es- 
tienne Gamonet, 16 ai. I11-12. 

Biblioth. de Stuttgart. 

981. Liure quatriesme et conclusionnal des Pseaumes de Dauid, nouuel- 
lement mis en musique h h — 8 parties par J\n P. Svveelinck, etc. Contenant 
XLHi Pseaulmes, desquels aucuns sont tout au long. Haerlem, Dauid van Horen- 
beeck,par Hartman-Anthoitie Kranepoel, 16 -21. 

Contient 8 psaumes à quatre parties, 28 à cinq, 7 à six, 2 à sept, 3 à huit 
parties. 

Notice sur Sweelinck. 

282. Le même. Amsterdam, 1622. ln-lx°. 
Die Tomverke. 

283. Les Pseaumes de Dauid, etc. Geneue, E. Gamonet, i6-2-2. ln-26. 
Biblioth. nation. 

28/1. Les Pseaumes de Dauid, etc. Paris, lOsa. 
Lelong , Bibliolh. sacra. 

285. Premier liure des Pseaumes de Dauid, mis en musique à /« , 5, 6 et 
7 parties, par M"^"" Jan Piere [sic) Sweeling, iadis organiste d'Amsterdam. Con- 
tenant L Pseaumes desquels aucuns sont tout au long. Seconde édition. Haei^- 
leni, Dauid von Horenbeeck , par Ilerman- Antoine CranepoeU 162a. 

Notice sur Sweelinck. 

286. Les Pseaumes de Dauid, etc. (A la fin du N. T. de) Leyde , Arent 
Corsen Hoogenacker cl Theod. de Vreesijck, 7^27. ln-12. 

Bibliolh. 'vallon, de Leijde. 



obli BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

286 bis. Les Pseaumes de Dauid, elc. Amsterdam, H. Laurens, iCaj. 
In-12. 

Biblioth. wallon, de Leyde. 

287. Les Pseaumes de Dauid à quatre et cinq parties par Clavd. le Jevne. 
Geneiie, De Tournes, 16 aj. In-Zi" eu 6 vol. 

Jean le Grand, qui ne figure pas dans la France protestante, a ajouté à cer- 
tains psaumes une cinquième partie, à d'autres une sixième. 

Biblioth. Sainte-Geneviève ; complet, M. Henri Bordier; Ténor, M.Lutteroth; Basse- 
contre, Biblioth. nation. 

287 bis. Les Pseaumes de Dauid, etc. Sedan, Jean Janon, 1628. ln-6h. 
Assurément l'un des plus petits livres qui aient été imprimés. L'encadrement, 

mesuré à l'intérieur, n'a que 3 centimètres de largeur sur 55 millimètres de 
hauteur. Le volume ressemble à une boite de plumes métalliques. 

M. le pasteur Corbière, de Montpellier. 

288. Les Pseaumes de Dauid, etc. Middelburgh, Vefiie de Sijmon Moulert, 
i6a8. In-i 2. 

Die Tonwerke. 

289. Les Pseaumes de Dauid, etc. Lijon, i6a8. 
Lelong , Biblioth. sacra. 

290. Les Pseaumes de Dauid mis en musique à quatre et cinq parties, par 
Clavd. le Jevne. Amsterdam, 163 g. 

Biogr. des musiciens. 

291. Les Pseaumes de Dauid, etc. Sedan, Jannon. i63o. 
Biblioth. de Caen. 

292. Les Pseaumes de Dauid, etc. Paris, i63o. 
Lelong, Biblioth. sacra. 

298. Les Pseaumes de Dauid, etc. Sedan, Jannon, i633. In-iG. (A la lin 
de la Bible.) 
Sans musique. 

(dital. de ta vente de Tross , -20 novembre iSj'J ; et Biblioth. de Sluflga'ri. 



DU PSAIJTIEU. 555 

•jg/i. Les Pseaumes de Dauid mis en musique à quatre et cinq })aities par 
Clavd. le Jevne. Amsterdam, i633. 

Biogr. des musiciens. 

296. Les mêmes. Leyde, i635. 
Biogr. des musiciens. 

296. Les Pseaumes de Dauid, etc. Amsleldam, Henri Laurents, i635. lii-8°. 
Me'lodie à chaque verset. 

M. Ch. L. Frossard. 

297. Les CL Pseaumes de Dauid, etc. Geneue, Pierre Ckouet, i638. Petit 

M. Henri Baird, de New-York. 

298. Les Pseaumes de Dauid, etc. Geneue, Pierre et Jacques Choucl, i638. 
In-fol. (A la suite de la Bible.) 

Pettigrew , Biblioth. Sussexiana ; conwi. de M. Bernus. 

299. Les Pseaumes reueus par Diodati. Saumur, i638. 
Lelong, Biblioth. sacra; comni. de M. Bernus. 

300. Les Pseaumes de Dauid, etc. Queuilly, Jacques Cailloue, s. d., mais 
avec un calendrier qui va jusqu'en 1689. 

M. Giist. Ponvert, de Paris. 

3oi. Les Pseaumer de Dauid, etc. Charentou, Pierre des Haijes, 16 ài. Grand 
in-8°. 

Avec mélodie. 

Biblioth. nation. 

3o2. Les Pseaumes de Dauid, etc. Charentou, P. des Ilaycs, 16Ù1. ln-12. 
Biblioth. nation. 

3o2 his. Les cl Pseaumes de Dauid, etc. Niort, VeJ'ue Jean Bureau, lOâ'j. 
In-12. 

Comm. de M. le pasteur Vaurigaud. 

[i5o.] 3o3. Les Pseaumes, etc. (A la suite de la Bible de) Geneue, Pierre 
Chouet, 16 à5. Ia-/i°. 
Biblioth. de Stuttgart. 



556 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

[i^.] 3o^. Les Pseaumes de Dauid en rime, reueus par Jean Diodati , 
Geneue, Pierre Chouet, iGù6. In-12. 

Biblioth. de l'Arsenal et Biblioth. de Genève. 

305. Les Pseaumes de Dauid, etc., Campen, Hendr. Dircksz, i6â6. In-12. 
Biblioth. du prot.fr. 

306. Les Pseaumes de Dauid mis eu musique à quatre et cinq parties par 
Clavd. le Jevne. Amsterdam, Louis Elzeuier, i6à6. In- 12. 

Feu M. Fétis. 

807. Les Pseaumes de Dauid, etc. Charenton, Pierre des Hayes, iSâj. In-i 2. 
Me'lodie au premier verset. 

Biblioth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 

3 08. Les Pseaumes de Dauid, etc. Geneue, Samuel Chouet, lOâj. Petit 
in-A°. (A la suite de la Bible.) 

Me'lodie au premier verset. 

Biblioth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 

3o8 bis. Les Pseaumes de Dauid, etc. Geneue, Jacques et Pierre Chouet, 
16 Ù8. In- 12. 

Mélodie au premier verset. 

N" lyS du catal. 30 de V"' Hénaux, novembre i8jâ. 

309. Les Pseaumes de Dauid, etc. Paris, i6â8. In-A". 
Lelong, Biblioth. sacra; comm. de M. Bernas. 

[i5i.] 3 10. Les Pseaumes de Dauid, etc. Charenton, Anl. Cellier, i0ù8. 
In-6/i. 

Biblioth. du prot. fr. 

3i 1. Les Pseaumes de David, etc. avec des méditations pour se préparer à 
la sainte Gène par Pierre du Moulin, Charenton , Louis Vendosme, iG5o. In-2/i. 

Biblioth. de l'Arsenal. 

[ibh.] 3 12. Les Pseaumes de David, mis en musique à quatre et cinq 
parties par Glaud. le Jeune. /V/m, Pierre Ballard, i65o. In- 12. 

Feu M. Fétis. 



DU PSAUTIEU. 557 

3i3. Les Pseaumes de David, etc., réduils sur une seule ciel', par Claude 
Legaré. Genève, 1600. Tn-S". 

Die Touwcvke. 

3ih. Les Pseaumes de David, etc. Cluirentnn, Ant. Cellier, lObi. Petit in-12. 

Catal. de la hihlioth. du château de Saint-) lie ^ Lahitte, 186g. 

3i5. Les Pseaumes de David, etc. Nyort, V' Bureau et Philippe Bureau, iGGi. 
Tn-8°. 

Me'lodie au premier verset. 

Comm. de M. Maillard. 

3 1 6. Les Pseaumes de David, etc. Charenton, Pierre des Hayes, i05i. lu-i 9. 
Catal. de la biblioth. de Stuttgart. 

317. Les Pseaumes de David, etc. Charenion, Antoine Cellier i65a. Iii-8°. 
Mélodie au premier verset, avec les oraisons. 

Biblioth. de l'Arsenal. 

3 18. Les Pseaumes de David, etc. Genève, i653. In-^li. 
Avec mélodie. 

N" 226 du catal. XII de Sprecher, de Caire , 18'] â. 

319. Les Pseaumes de David, etc. Charenton, Pierre des Hai/es, i65/i. In-S". 
Mélodie à chaque verset. 

Catal. de la Biblioin. de Stuttgart. 

32 0. Les Pseaumes de David, etc. Paris, P. le Petit, i65â. In- 12. 
Catal. de la vente Pieters. 

32 1. Les Pseaumes de David, etc. Charenton, Antoine Cellier, 16 55. In-8". ^ /" o^-^C/c — - 
Biblioth. de l'Arsenal. 

32 2. Les Pseaumes de David, etc. Charenton, Pierre des Haijes et Ant. 
Cellier, i655. In-32 étroit. 

Biblioth. de la Soc. hibliq. prot. de Paris. 

323. Les Pseaumes de David, etc. Charenton, Pierre des Hayes et Ant. 
Cellier, i655. In-8°. (A la suite du N. T.) 

M. le pasteur Bermis. 



558 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

324. Les Pseaumes de David, etc. (A la fin de la Bihle de) 76*57, i»-'^''- 
Bihlioth. de Douai. 

32 5. Les Pseaumes de David, etc. Charenton, Atit. Cellier, lOSj. In-12. 
Biblioth. nation. 

325 bis. Les Pseaumes de David, etc. Re'duils nouvellement à une briève et 
facile me'thode pour apprendre le chant ordinaire de TÉglise, par Antoine 
Lardenois. Genève, i65'j. In-S". 

M. de Félice. 

326. Les Pseaumes de David, etc. Charenton, Antoine Cellier, i658. Petit 
m-li\ 

Mélodie au premier verset. 

Bibliolh. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 

326 bis. Les Pseaumes de David, etc. Charenton, Estienne Lucas, i658. 
In-S". 

Biblioth. wallonne de Leyde. 

327. Les Pseaumes de David, etc. Genève, Pierre Chouet, 16 58. 
Comm. de M. Dupin de Saint-André. 

328. Les Pseaumes de David, etc. Charenton, Pieire des Haijes, 16 58. In-i T». 
Mélodie au premier verset. 

M. Weckerlin. 

329. Les Pseaumes de David, etc. Leijden, Joh. Elsevier, i65g. In-i 2. 
Pieters, Annales des Elzeviers ; comm. de M. Bermis. 

330. Les Pseaumes de David, etc. Réduits nouvellement à une briève et 
facile méthode pour apprendre le chant ordinaire de l'Église, par Ant. Lar- 
denois. Charenton, Ant. Cellier, i65g. In-18. (A la fin de la Bible de iG52.) 

Mélodie au premier verset. 

Biblioth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 

33 1. Les CL Pseaumes de David, etc. Les nettes [sic) de la musique qui 
sont mises sur une seule clef à la commodité des chanseurs [sic) par .Iran 
Pierre, musicien. Amsterdam, Véve de Paul de Bavesteyn, i65().\w-?)'?.. 



DU PSAUTIER. 559 

Mélodie à chaque verset. La clef à'ut est toujours sur la troisième ligne. 
MM. Alfr. André, Arnaud, Gnijfc et Biblioth. n'ailonne de Leydc. 

[ i65.] 332. Les Pseaumes de David, etc. , entièrement mis sur les voix de 
la musique. Botterdam, P. d'Alphen, 1660. In-i". 

Bibliolh. de l'Arsenal. 

[167.] 333. Les Pseaumes de David, etc. Castres, pour Bernard Barcouda, 
i^^o. Grand in-8", gros caractères. 
Sans musique. 

Biblioth. de Stuttgart et feu M. le pasteur Cadiot. 

33/1. Les Pseaumes de David, etc. Charenton, Estienne Lucas, 1660. Li-ia. 
Biblioth. de l'Arsenal. 

335. Les Pseaumes de David, etc. Montaiiban , pour Pierre Braconnier, 1660. 
Comm. de Dupin de Saint-André. 

336. Les Pseaumes de David, etc. Charenton, Anth. Cellier, 1660. Petit 
in-16. 

Biblioth. de Stuttgart. 

337. Les Pseaumes de David, etc. Charenton, Anth. Cellier, 1661. ïn-39. 
(A la suite de la Bible de Charenton, Pierre des Bayes, i65a, eu 3 vol.) 

M. Bacine Braud, de Fontainebleau. 

337 bis. Recueil des Pseaumes qui se chantent aux jours de la sainte cène, 
avec les préparations et prières pour y participer dignement, par divers au- 
Iheurs (M]M. Gâches, Du Moulin, Durand, Focquombeigues, etc.). Ensemble 
quelques autres prières de M. le Faucheur, etc. Le tout reveu, corrigé et 
augmenté. Charenton et Vendosme, 1661. In-12. 

Biblioth. ivallonne de Leyde. 

338. Pseaumes, hymnes et cantiques usitez en TÉglise de Francfort sur le 
Meiii, qui approuve la confession d'Augsbourg. . . Mis en rime françoise 
accommodée aux mélodies allemandes. Francfort, 166a. In-S". 

Die Tonwerke. 

339. Les Pseaumes de David, etc. Charenton, Anth. Cellier, 166a. Tn-6/i. 
Mélodie au premier verset. 

M. Eschenauer. 



560 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

3/10. Les Pscaumes de David, etc. Charenton, Anth. Cellier, 1669.. Iii-.Sa. 
Biblioth. du proL fr. 

?>ko bis. Les Pseaumes de David, etc. Réduits nouvellement à une briève 
et facile me'thode pour apprendre le chant ordinaire de l'Église, par Antoinr 
Lardenois. Genève, Samuel Chouet, 166a. In-16. 

Biblioth. du prol. fr. 

3/11. Les Pseaumes de David, avec la prose à côte'. Charenton, Anth. Cellier, 
166 à. In-12. 

Biblioth. de la Soc. bihliq. prot. de Paris. 

[171 et 173.] 3/12. Les Pseaumes de David, etc. Re'duits nouvellement à 
une briève et facile me'thode pour apprendre le chant ordinaire de l'Eglise. 
La Haye, .Jean et Daniel Steucker, 166 à. In-iO. 

Mélodie à chaque verset. Prose en marge. L'exemplaire de M. Weckerlin porte 
cette note, d'une main ancienne : Airs de Goudimel. 

MM. Aljr. André, Weckerlin et Biblioth. de Stuttgart. 

3/i3. Les Pseaumes de David, etc., Charenton, Estienne Lucas, i66à. In-32. 
Biblioth. de l'Arsenal. 

3/ii. Les Pseaumes de David, etc. Charenton, Antoine Cellier, i66â. In-S". 
(A la suite du N. T. à 9 colonnes du même, daté de 1669.) 

Cotnm. de M. Boitel-Douen , de Templeux-le-Guérard. 

3A5. Les Pseaumes de David, mis en musique à /i et 5 parties, par Glaud. 
LE Jeune. Schiedam, i66â. In-12, avec une traduction hollandaise. 

Biogr. des musiciens. 

3/16. Les mêmes, i665. En 5 vol. 
Biogr. des musiciens. 

3/47. Les Pseaumes de David, etc. (A la fin de la Bible de) Genève, .Jean- 
Antoine et Samuel de Tournes, i665. In- A". 
Mélodie au premier verset. 

Biblioth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 
3/i8. Les Pseaumes de David, etc. Charenton, Estienne Lucas, marchand 



DU 1>SAUTIEH. 561 

libraire demeurant à Paris, rue Chatière, près le puits Certain, à la Bible d'Or, 1666. 
In-8°. 

M. le pasteur Charruaud. 

3/49. Les Pseaumes de David, etc. Genève, Jean-Antoine et Samuel de Tournes, 
1666. Iii-Zi". 

Chaque psaume est suivi d'uue oraison. 

Biblioth. du prot. fr. 

3/19 bis. Les Pseaumes de David, etc. f^ynn, Zacharie Durant, 1666. In-19. 
Mélodie au premier verset. 

Biblioth. de la Soc. hibliq. prot. de Paris. 

35o. Les Pseaumes de David, etc. Niort, Philippe Bureau, 1666. ln-8°. 
Mélodie au premier verset. 

Biblioth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 

[181.] 35t. Les Pseaumes de David, etc. Charenton, Anth. Cellier, i66j. 
In-16. 

Mélodie à chaque verset. 

Biblioth. diiprot.fr. 

352. Les Pseaumes de David, etc. Charenton, Ant. Cellier, i66j. ln-16. 
Sans musique. 

M. Alph. Falguièrc. 

[182.] 353. Les Pseaumes de David, etc, eu musique à h parties par 
Cl. Goudimel. Reveus de nouveau sur le texte des derniers exemplaires im- 
primez à Paris et accommodez maintenant pour l'usage de ceux qui veulent y 
chanter en parties dans TÉglise. Genève, J. Ant. et Samuel de Tournes, 1668. 
In- 12 en un vol. 

Le frontispice porte la date de 166/1. 

M. Alfr. André , feu M. le pasteur Sarrut, et Biblioth. de Berne. 

35/1. Les Pseaumes de David, etc. S-Jean-d' Angelij , 1668. ln-8°. 
Biblioth. de l'Arsenal. 

355. Les Pseaumes de David, etc. Charenton. Louis Vendosme, 1668. In-3^?. 
Biblioth. nation. 

■m; 



562 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

356. Les Pseaumes de David, etc. Réduils nouveHement à une briève et 
facile méthode. . . . ])ar Ant. Lardenois. Charenton, Estienne Lucas, 1668. 
In-12. 

Biblioth. nation, et Biblioth. du prot. fr. 

On trouve aussi cette édition à la suite du N. T. du même, imprimé à deux 
colonnes et avec les mêmes caractères. 

Comm. de M. Maillard. 

357. Les Pseaumes de David, etc. Charenton, Ant. Cellier, 166g. \n-ifî. 
Mélodie au premier verset. 

Biblioth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 

357 bis. Les Pseaumes de David, etc. Charenton, Antoine Cellier, 166g. 
In-6/1. 

Format : 55 millimètres sur 85. 

Biblioth. duprot.fr. 

358. Les Pseaumes de David, etc. Charenton, Louis Vendosme , 166g. In-12. 
Biblioth. nation. 

359. Les Pseaumes de David, etc. Montanban (sic), Jacques Garrel, 166g. 
In-12. 

Sans musique. 

M. Ch. L. Frossard. 

360. Les Pseaumes de David, etc. Nyort, Philippe Bureau , 166g. In-S". 
Biblioth. de Versailles. 

36 1. Les Pseaumes de David mis en rime Françoise. Edition fort correcte 
et très commode tant pour la grosseur et la beauté des caractères que pour la 
prose, les arguments et une méthode plus facile pour le chant, avec la 
musique tout du long. Leijde, Abraham Gogat, 166g. ln-8". 

Prose en marge. 

Libr. Georg de Genève. Comm. de M. Georg Bêcher. 

362. Les CL Pseaumes de David, etc. Les Noltes de la musique sont 
mises sur un (sic) clef, à la commodité des chanseurs (sic), par Jean Pirrre , 
musicien. Amsterdam, Vève de Paul de Puivestryii, 166g. In- 16. 



DU PSAIJTIRR. 563 

Mélodie à chaque verset. 
M. F. Bovct. 

363. Les Pseaumes de David, etc. Re'duits nouveHement à une briève et 
facile méthode. . . par Ant. Lardenois. . Nyo7H, Philippe Bureau, iSjo. In-32. 
Comm. de feu M. le pasteur Sarrut. 

3G/i. Les Pseaumes de David, etc. Chorenton, Eslienne Lucas, iGjo. In-32. 
Des exemplaires de la même date portent Paris, au lieu de Cliarenton. 
Calai, de la Biblioth. de Stuttgart. 

365. Version nouvelle des Pseaumes de David, en vers François, sur les 
airs de ceux de Clément Marot et de Théodore de Beze, par Louis Gauvainc. 
léna, lOji. 

France prot. 

366. Les Pseaumes de David, etc. Cliarenton, Anth. Cellier, ]6j^2. In-i8. 
M. Rattier, de Saint-Laurent-du-Pape , et Biblioth. de Stuttgart. 

367. Les CL Pseaumes de David, en françois et en hollandois. Amsterdam, 
J. V. Ravensteyn, i6jo. In-8°. (A la suite du N. T. français et hollandais.) 

Biblioth. de la Soc. hibliq. prot. de Paris. 

368. Les Pseaumes de David, etc. Charenton, Est. Lucas, lOja. In-sZi. 
Biblioth. nation. 

[189.] 369. Les Pseaumes de David, etc. Réduits nouvellement à une 
briève et facile méthode .. . par Ant. Lardenois, Genève, Pierre Chouet, iSj^. 
In-12. 

Biblioth. de Stuttgart. 

370. Les Pseaumes de David, etc. Charenton, Estienne Lucas, iSj/j. In-S". 
Biblioth. nation., de l'Arsenal, et M. Bernus. 

371. Les Pseaumes de David, etc. Genève, Pierre Chouet, 16^ li. (A la suite 
du Nouveau Testament du même, daté de Tannée précédente.) 

M. Peyrot-Tinel. 

372. Les Pseaumes de David, etc. Charenton. Estienne Lucas, 16^//. In- 16. 
M. Alfr. André. 



5 /i B I lU. 1 U ( i 1\ A l' 1 1 1 E V ï\ A N ( 1 A 1 S E 

873. Les Pscaiinios de David, etc. Charenton, Esiienne Lucas, i6j5. In-3'2. 
Bîhiwih. nation., dupwt.fr. et de Stuttgart. 

376. Les Pseaumes de David, etc. Rouen, D. BertheUn, i6'j5. In-2/j. 
Biblioth. nation. 

376. Les Pseaumes de David, etc. Charenton, i6j5. In-h". 
Catal. n" lU de Tross, 18^2. 

876. Les Pseaumes de David, etc. Charenton, Anth. Cellier, 16^5. Tn-12. 
Biblioth. nation. 

377. Les Pseaumes do David, etc. Charenton, Anth. Cellier, i6-j5. In-2^. 
Biblioth. nation. 

377 bis. Le voyage de Bélhcl, avec les préparations, prières et méditations 
pour. . . la sainte Cène. Ensemble les pseaumes qui se chantent les jours de 
la célébration d'icelle. Quemlhj , Ant. Lucas, i6j5. In- 12. 

Biblioth. wallonne de Leyde. 

378. Pseaumes pour les jours de la sainte Cène et le voyage de Béthel, etc. 
Bourg-V Abbé , Le Bourgeois, i6j6. In-2^. 

Biblioth. de l'Arsenal. 

378 bis. Recueil de plusieurs préparations pour la sainte Cène... avec les 
pseaumes cjue Ton a coutume des chanter es jours de la préparation et de la 
célébration de la Cène. Amsterdam, G. Schlagen, 16 y 6. In-12. 

Biblioth. wallonne de Leyde. 

378 ter. Exercice spirituel de l'âme fidèle... pour se préparer à la sainte 
communion. Ensemble tous les pseaumes qui se chantent lorsque Ton fait la 
Cène et c[ue l'on célèbre le jeûne. Quevilly, J. Lucas, 16 j 6. Petit in-8". 

Biblioth. wallonne de Leyde. 

379. Les Pseaumes de David, etc. Charenton, Anth. Cellier, lOyG. \n-iS. 
Mélodie au premier verset. (A la suite du N. T. de 1O69.) 

Biblioth. de la Soc, bibliq. prot. de Paris. 

380. Dix traductions de Super pimina Bahyhnis . psalme cxxxvii deDa\id, 

•f 



DU PSAUTIEli. r)(;5 

de divers aullieurs rangez selon le temps. Paris, Jean Heijnoul, lOjS. Petit 
in-8^ 

Les auteurs sont Mavot, Des Portes, Du Perron, Du Vair, Nervèze, Guinot, 
J. de Nostre-Dame, J. Grenier et D'IIozier. 

N" nô-2 du catal. de la vente Potier, iSyti. 

[199.] 38 1. Le livre des Psaumes, en vers François, par Cl. Marot et 
Th. de Bèze, retouchez par feu Monsieur Conrart, Conseiller Secre'taire du 
Roy, Maison et Couronne de France, et des Finances. Première partie. Cha- 
renton, Ant. Cellier, Est. Lucas et veuve Olivier de Varennes, lOyj. In- 19. 

Mélodie au premier verset. Prose en marge. C'est la première édition de la 
revision de Conrarl. Elle ne contient que les 5i premiers psaumes. 

MM. Bovet,feu A. Coquerel fils ; Biblioth. de Genève, dnprot.fr. et de l'Université. 

[219.] 382. Le livre des Pseaumes, etc., retouchez par l'eu M'' Conrart, elc. 
Charenton, Ant. Cellier, iSyj. In- 16. 

Même contenu (|ue la précédente édition, sauf la prose oujise. C'est par suite 
d'une erreur du catalogue que M. Bovet lui assigne la date de 1687. 

Bihlioth.dnprot.fr. 

382 his. Le livre des Pseaumes en vers françois par Clément Marot et 
Théodore de Beze, retouchez par feu Mons. Conrart. 3" édition revue et cor- 
rigée. ?\yorl. V" Phil. Bureau, lOj-j. ïn-8°. 

Biblioth. wallonne de Leijde. 

383. Les Pseaumes de David, etc., nouvelle édition revue et corrigée. 
Amsterdam, veuve de Schippers, iG'j'j. In-18. (A la suite du N. T. de iG-yy et 
d'une Bible de 1678.) 

Mélodie à chaque verset. 

M. Alfr. André, M. le pasteur Tachard, d'Uchaiid, et Biblioth. de la Soc. bibli//. 
prot. de Paris. 

38^1. Les Pseaumes de David, elc. (A la fin de la Bible de) Genève, Jean- 
Ant. Chouel, iSjS. In-fol. 
Mélodie au premier verset. 

Biblioth. de la Soc. hihliq. prot. de Paris. 

385. Les Pseaumes de David, etc. Nyort. Philippe Bureau, iG-jH. In-12. ' 
Catal. de la vente de Tross cl M. Ch. L. Frossard. 



566 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

385 bis. Les Pseaumcs de David, etc. (Dans la liturgie... selon l'usage de 
rÉglise anglicane.) Londres, R. Scott, iSjS. ln-12. 

N" 656 du catal. i5 deJ. Baur, Paris, iSjB, et M. Charruaud. 

385 ter. Cantiques sacrez et spirituels. Seconde édition. Amsterdam, i6j8. 

In-8°. 

N° io3 du catal. de la vente Van der Villigen, Ainst. i8'j5. 

386. Recueil de pseaumes.qui se chantent aux jours de la sainte Cène. 
Avec les préparations et prières pour y participer dignement. Par divers au- 
theurs. Ensemble quelques prières de M. le Faucheur sur ce sujet, nouvelle- 
ment nîises en lumière. Charenton, Ant. Cellier, 16 j8. In-18. 

Bihlioth. duprot.fr. 

386 bis. Les Pseaumcs de David, etc. Amsterdam, Schippers, lOjS. In-12. 
N" ij du Sa" catal. de Georg , de Bâle. 

387. Les Pseaumes qui se chantent aux jours de la sainte Cène, etc. Cha- 
renton, Louis Vandosme, i^yp.In-ia. 

Biblioth. du prot.fr. 

388. Les Pseaumes de David, etc. Amsterdam, iSjg. In-i^. 
Lelong, Biblioth. sacra. Comm. de M. Bernus. 

389. Les Pseaumes en vers françois, retouchez... par M. V. Conkart, etc. 
Qnevilhj, Robert le Tourneur, lOjg. ln-12. 

Mélodie au premier verset. 

Biblioth. de l'Université. 

390. Pseaumes pour les jours de la sainte Cène, etc. Quevilly, De la Mothe, 
1680. In-2/1. 

Biblioth. de l'Arsenal. 

391. Cinquanle Pseaumes de David en vers françois par feu M. Gilbert. 
Deuxième édition. Paris, veuve Ollivier de Varennes, 1680. ln-8''. 

Mélodie au premier verset. 

Hibliolh . Sainte- Gêner icvc. 



DU l'SAUTlEn. 507 

'892. Les Pseaumes de Dnvid, elc. , retouchez... par l'eu M. V. Conkart. 
Niort, veuve Philippe Bureau, 1680. Iii-iG. 
M. le professeur Maurice Vernes , de Paris. 

392 bis. Les Pseaumes de David, etc. Genève, Jean-Anthoine Cliouet, 1680. 
ln-8°. 

Bibliotli. duprot.fr. 

398. Les Pseaumes de David, etc. Nyort, veuve Pkilippe Bureau, 1680. In-8". 
Catal. de la Biblioth. de Stuttgart. 

896. Les Pseaumes de David, etc. Charenion, Anl. Cellier, i68j. In-iG. 
Mélodie au premier verset. 

Biblioth. de la Soc. bihliq. prot. de Paris. 

895. Les Pseaumes de David, etc. Genève, Sam. de Tournes, 1681. I11-16. 
Sans musique. 

Feu M. A. Coquerelfls. 

896. Les Pseaumes de David, etc., retouchez par feu M. V. Conrart: (A la 
fin d'un N. T. de) Genève, 1681. \n-h°. 

Biblioth. duprot.fr. 

896 bis. Les Pseaumes de David. (A la suite du N. T. (V) Amsterdam, 1682. 
In-S". 

Avec musique. 

N" 5j2 du catal. y 6 de List et Francke , de Leipzig. 

897. Cinquante Pseaumes de David, mis en vers François, par feu M. Gil- 
bert. Seconde édition , etc. Charenton, Samuel Périer, 168a. In- 12. 

Biblioth. de l'Arsenal. 

898. Les Pseaumes revus par Conrart. Niort, 168a. 
Lelong , Biblioth. sacra. Comm. de M. Bernus. 

898 bis. Les Pseaumes de David, etc. A la suite de l'ouvrage de Claude : 
Examen de soy-mesmes pour se bien préparer à la communion. Seconde édition. (Àa- 
renton, Estienne Lucas, 168a. 

Ce sont les dix-huit psaumes (|ui se chantent à la Cène. 

M. Ch. Sa g nier. 



568 BIBLIOGHAPHIE FRANÇAISE 

399. Les Pseaunies de David, etc. (A la fin de la Bible de) Genève, Sam. de 
Tournes, 168 ù. Pelit in-6". 
Mélodie au premier verset. 

Biblioth. de la Soc. hibliq. prot. de Paris. 

hoo. Les Pseaumes de David, etc. Amsterdam, G, P. et J. Blaeu, i68à. 
In-12. 

Mélodie à chaque verset, avec le texte en prose en marge. 

M. William Martin. 

/loi. Les Pseaumes de David, etc. (A la lia de la Bible de) Genève, Sam. de 
Tournes, 168 5. \r\-k°. 

Mélodie au premier verset. 

Biblioth. de Douai. 

/102. Les Pseaumes de David, etc. (Juevilhj, Jean et David Berthelin, 1680. 
In-B". 

Biblioth. nation. 

lxo'2 bis. Les occupations saintes des âmes fidelles, etc. Hambourg, i685. 
ln-16. 

N° 5o8 du cafal. g6 de List et Francke, de Leipzig. 

Zio3. Les occupations saintes des âmes fidelles, que leur fournissent : 1° les 
Cantiques et les Pseaumes de l'église, 2" les Évangiles et la passion de Jésus- 
Christ, 3" le Catéchisme et les Confessions de foy, /i" la Liturgie et les prières, 
5° substance de toutes les prières, etc. Hambourg, Pierre Knoust, 1686. In- 12 
très étroit. 

Ce recueil renferme des vers français sur des mélodies allemandes et de 
plates traductions des pseaumes. Voici le début du 5i : 

Aye pillé de »/*0(/, Seigneur, 

Sehn ton immense bonté. 

De tout péclié lave mon cœur. 

J'avoue mon iniquité. 

(Vent à loy seul que j'ay péché ; 

À quoij je songe incessamment. 

Tu n'es aucunement taché . 

Jusle en parole el /ugement. 

Feu M. Féiis. 



DU l'SAUTlEU. 5G9 

hoti. Les Pseaumes de David, etc. Londres, B. Everingham, 1686. I11-8". 
Die Tonwevke. 

hok bis. Recueil de plusieurs préparations pour la sainte Cène..., avec les 
pseaumes que Ton a coutume de chanter es jours de la préparation el de la 
célébration de la cène. Amsterdam, P. Mortier, 1686. In-ia. 

Biblioth. ivallon, de Leyde. 

/io5. Les Pseaumes de David, etc. (A la fin du JN. ï. de) Lei/deti, Daniel Gœs- 
beck,i68^.ln-S\ 

Biblioth. de Stuttgart. 

/io6. Les Pseaumes de David, etc. (A lafinde \di^\\)\Q à') Amsterdam, Blaeti, 
168 j. Petit in-^°. 

Mélodie à chaque verset. 

Biblioth. de la Soc. prot. de Paris. 

ho']. Le Pseautier de David traduit en l'rançois. Corrigé nouvellement et 
augmenté des cantiques de l'église. Paris, Elie Josset, 168 j. In-8°. 
Biblioth. de Stuttgart. 

hoS. Les Pseaumes de David, etc. (A la fin de la Bible de) Londres, Giiffin, 
1688. Petit in-/i°. 

Mélodie au premier verset. 

Biblioth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 

/109. Les Pseaumes de David, etc., retouchez par feu M. V. (jONrart. Édi- 
tion revue exactement sur les précédentes. Amsterdam , 168g. 

Préface du Psautier de Jacob Henri Vernede. 

ho^ bis. Les Pseaumes de David, etc. Amsterdam, i6go. In-itî. 
Avec musique. 

N" ggâ du catal. de la vente G. Offhr, i865. 

/109 ter. Les Pseaumes de David, etc. Avec la musique à quatre parties de 
GouDiMEL. Genève, De Tournes, i6go. In-S". 

M. de Félice. 

hio. Le livre des Pseaumes... Nouvelle édition retouchée sur l'ancienne 
de 1688. Amsterdam, Henry Desbordes, idg-i- In- 13. 
Placcius, Thcatriiin (uioiii/moruni. ('.muni. île l/. Brrnus. 



570 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

Un. Les Pseaumes de David, etc., réduits nouveHemeiit à une briève et 
facile méthode. . , par Ant. Lardenois. Amsterdam , veuve de Schippers, iGnu. 
In-i8. 

Mélodie à chaque verset. 

Feu M. A. Coquerel fils. 

/il 9. Les Psaumes revus par Conrart et la Bastide. Rotterdam, iOqs. 
In-12. 

Lelong, Biblioth. sacra. Cotmn. de M. Bernas. 

Al 2 bis. Les Pseaumes de David, etc. (A la lin du N. T. de) Londres, Du- 
chemin, i6g3. In-8°. 

Avec mélodie au premier verset. 

Biblioth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 

hi'd. Les Psaumes, etc. (A la suite de la Bible de) Genève, J. A. Cramer et 
P. Perachon, i6g3. In-fol. 

Pettigreiv, Biblioth. Sussexiana. Comm. de M. Bernus. 

h 1 3 bis. Les Pseaumes de David , etc. (A la fin du N. T. d') Amsterdam , Blaeu , 
t6gj. 

Catal. 83 de List et Francke, de Leipzig , iSjS. 

/il 3 ter. Les Pseaumes de David, etc., réduits nouvellement à une briève 
et facile méthode... Amsterdam, P. et J. Blaeu, i6g8. In- 12. 

Comm. de M. le pasteur Vaurigaud. 

Uil\. Les Pseaumes de David, etc. , retouchez par feu M. V. Conrart... 
(A la fin de la Bible d') Amsterdam, sans nom d'imprimeur, ijoo. In-fol. 

Biblioth. de la British andforeign Bible Society. 

h\h bis. Les Pseaumes de David, etc. Revus et approuvez par le synode 
wallon des Provinces-Unies. Amsterdam, les Wetsteins et Smith (vers ijoo). 
ln-12. 

N" 'jS'jS du catal. de 0. Weigel, Leipzig, iSyT). 



DU PSAUTIEU. 571 



ADDITIONS A LA BIBLIOGRAPHIE DE M. BOVET. 



XVIH SIECLE. 



il 5, Les Pseaumes de David mis en vers tranrois et en musique à IV par- 
ties, avec les cantiques sacrez. Accommodez à l'usage de ceux qui de'sirent de 
chanter en parties dans l'église. iSeuchâtel, l'joi. 

C'est l'harmonie de Goudimel très légèrement modifiée par l'addition d'un 
dièse à la note sensible. 

Voir ci-dessous le titre de l'édition de i']Sg. 

/il 6. Les Pseaumes de David, etc. Amsterdam, Steven Swart, ijoi. In-ia. 
(A la fin du N. T. hollandais-français du même lieu, même imprimeur, 
1700.) 

Les psaumes y sont dans les deux langues en regard, avec mélodie au pre- 
mier verset. 

Biblioth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 

hi']. Les Pseaumes de David, etc. Berlin, A. Dusarrat, l'joi. In-32. 
Mélodie au premier verset. Avec des oraisons. 

Biblioth. duprot.fr. 

A17 bis. Le voyage de Béthel, avec les préparations, prières et méditations 
[)Our. .. la sainte Cène. Ensemble les pseaumes qui se chantent les jours de la 
célébration d'icelle. Middelbourg, 160a [apparemment ijoa?). I11-12. 
Biblioth. ivallon. de Leijde. 

Û18. Les Pseaumes de David, etc. (A la fin de la B\hle d') Atnsterdam , 
Pierre Mortier et J. Louis de Lormc , i-jO'2. In-fol. 
Mélodie au premier verset. 

Biblioth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 

619. Les Pseaumes de David mis en vers françois, revus de nouveau sur 
les précédentes éditions et approuvés par les pasteuis et piolesseurs de 
l'Eglise et de l'académie de Genève. Neufchastel , J. Pistorius, ijoâ. In-12. 

Biblioth. de Stuttgart. 

620. Les Pseaumes de David, etc. Berlin, A. Dusarrat, 1^06. ln-h°. (A la 
fin de la Bible.) 

Bibliolh. de Stuttgart. 



572 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

Zi2i. Les Pseaumes de David en vers, nouvelle version dans laquelle on a 
retenu les expressions de Marot et de Théodore de Bèze, autant que l'usage 
moderne a pu le permettre, par Jennet. Ulrccht, Jean Visch, ijoG. ln-12. 

Sans musique. 

Conwi. de M. Maillard, 

/122. Les Pseaumes de David, etc. Amsterdam, J. van Hekeren, A. Hasebroek 
et veuve de Groot, etc., lyoS. In-18. (A la suite de la Bible des mêmes.) 
Me'Iodie à chaque verset. 

Bibliolh. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 

iaS. Les Pseaumes de David, etc. Berlin, A. du Sarrat, ijog. In-ia. 
Biblioth. de Stuttgart. 

li'uli. Les Pseaumes en vers, avec la liturgie, etc. Nouvelle édition retouchée 
une dernière fois sur toutes celles qui l'ont précédée. Berlin, Arnaud Dusarrat , 
ijii. In-S". 

Biblioth. de Stuttgart. 

626. Les Pseaumes de David, etc. Amsterdam, les Wetsteins, ijii. In-18. (A 
la fin de la Bible de 1710.) 

Mélodie à chaque verset. 

Biblioth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 

A26. Les Pseaumes mis en rime l'rançoise par Cl. Marot et Th. de Bèze. 
(A la fin de la Bible de) Genève, les frères De Tournes, 1^1^. In-l'ol. 
Mélodie au premier verset. 

Biblioth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 

627. Les Pseaumes, etc. (A la fin de la Bible de David Martin). Amsterdam, 
Pierre Mortier et Pierre Brunel; Utrecht, Guillaume van de Waler, iji2. In-^". 

Mélodie à chaque verset. 

Biblioth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 

628. Les Pseaumes mis en rime lïancjoise par Clément Marot et Théodore 
DE Bèze. (A ia fin de la Bible de) Genève, J. A. Cramer et Perrachon, iji'j. 
In-fol. 

Mélodie au premier verset. 

Biblioth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 



DU PSAUTIKK. 573 

/199. Les Pseaunies, elc. (A la suite de la Hible de) Genève, Fahri et Barillot, 
ijia. In-fol. 

Méiodie au premier verset. 

Btbiioth. (le la Soc. hibliq. prot. de Paris. 

û3o. Les Pseauines de David , etc., revus et approuvez par les pasteurs et 
professeurs... de Genève. Genève, pour la Société des libraires, iji3. Tn-8°. 

Biblioth. de Stuttgart. 

/i3i. Les Pseaumes de David, etc., revus et approuvez par les pasteurs et 
professeurs. . . de Genève. Genève, J. A. Querel, iji3. In-24. 

Biblioth. nation. 

Z»32. Les Pseaumes avec mélodie. (A la fin de la Bible d') Amsterdam, David 
Mortier, ijiâ. In-^". 

Biblioth. de Stuttgart. 

Û33. Les Pseaumes de David mis en vers françois. Berlin, A. Dusarrat, 
ijiS. ln-h°. 

Biblioth. ivallon. de Leyde. 

hdh. Les Pseaumes de David, mis en vers françois, revus de nouveau sur 
les précédentes édilions, avec les cantiques sacrez pour les principales Solen- 
nitez des Chrétiens et sur divers autres sujets. On a aussy ajouté dans cette 
nouvelle édition, en faveur des Amateurs de la Musique, au plein [sic) chant 
la Basse. Zurich, David Giiessner, iji5. In-12. (A la suite des N. T. de 1711 
et 173/1 du même.) 

La basse est celle de Goudimel. 

Biblioth. de la Soc. biblirj. prot. de Paris et M. Ch. Sagnier. 

h'ih bis. Les Pseaumes de David mis en vers françois, revus et approuvez 
par les pasteurs et professeurs... de Genève. Amsterdam, chez les Wetsteins, 
iyi6. In-i2. 

M. le pasteur E, Nyegaard, de Fresnoy-le-Grand. 

/i35. Pseaumes de David en vers, nouvelle version dans laquelle on a retenu 
les expressions de Marot et de Bèze autant que Tusage moderne a pu le per- 
mettre , par Jennet. Utrechl. iji6. In-i 2. 

Qiiérard. France /itiér. 



57/1 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

Û36. Les Pseaumes de David mis en rime françoise par Cl. Marot et Th. 
DE Bèze. Nouvelle édition revue et corrigée. Ainsteirlam, Jean de Hekeren, etc., 
iji6. In-i 6. 

Mélodie à chaque verset. Prose en marge. 

Btblioth. duprot.fr. 

A37. Les Pseaumes de David, etc., revus par Tu. de Blanc. Hambourg, 
lyiC. In-12. 

Bihlioth. de l'Arsenal. 

Zi38. Les Pseaumes de David, etc. A la fin de La liturgie de VEglise angli- 
cane traduite en François. Dédiée à Sa Majesté Georges P^ Nouvelle édition 
revue et corrigée [par Abadie, qui signe l'épilre dédicatoire]. Londres, Pierre 
de Varennes et Pierre Dunoyer, 1 jig . In-8°. 

C'est la version de Marot et Bèze avant la revision. 

M. Bernus. 

^488 bis. Les Pseaumes de David, etc. Berlin, Gothard Scidectiger, lyig. 
In-18. 

Bîbltoth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 

/iSg. Les Pseaumes de David, etc., revus et approuvez par le synode wallon 
des Provinces-Unies. La Haye, ijso. In-12. 

La première édition de la revision wallonne a donc précédé de deux ans 
la date indiquée par M. Bovet (p. 287). 

Catal. n° 336 de Kirchhojf et Wigand, i8']3. 

hho. Les Pseaumes de David, etc., revus et approuvez par les pasteurs et 
professeurs. .. de Genève. Genève, Fabri et Barillot, lyao. In-S". 

Bibliotk. de Stuttgart. . 

hk\. Les Pseaumes de David, etc. Genève, Fabri et Barillot, l'j'zi. ln-12. 
Btblioth. nation. 

hhi. Les Pseaumes de David, etc. (A la fin d'une Bible d') Amsterdam, s. n. , 
7722. In-6". 

hlx^. Les Pseaumes de David , Genève, 772»^. In-32. 

M. le pasteur Cvrier, de Nancy. 



DU PSAUTIEH. 575 

iihk. Les Pseaumes de David, etc., revus et approuvez par les pasteurs et 
professeurs... de Genève. Genève, Fabri et Barillot, l'jaS. In-i6. 
Mélodie au premier verset. 

M. F. Bovet. 

kUb. Les Pseaumes de David, etc., revus et approuvez par les pasteurs et 
professeurs... de Genève. Amsterdam, les Wetsteins, ijaS. In-Sa étroit. 

Mélodie à chaque verset. Les mélodies auraient été publiées à part, la même 
année, à Amsterdam, d'après le catalogue n" 366 de Kirchhoff et Wigand, 
1873. 

0. Douen et Biblioth. de Stuttgart. 

Uk6. Les Pseaumes de David mis en vers. Nouvelle édition avec les can- 
tiques sacrez pour les principales solemnitez des Chrétiens, et une nouvelle 
instruction pour apprendre facilement la musique des pseaumes. Berne, ijaù. 
In-12. 

Catal. n" 336 de Kirchhoff et Wigand, i8-j3. 

hh']. Les Pseaumes de David mis en vers françois, etc. Zurich, David Guess- 
ner, ijaô, In-12. (A la suite du N. T. de 172/i.) 

Mélodie au premier verset, avec la basse de Goudimel. 
Biblioth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 

kkS. Les Psaumes de David. Genève, Gabriel de Tournes et fis, ijsô. Grand 
in-8". 

Sans musique. 

Comm. de feu M. It pasteur Sarrut. 

A^g. Les Pseaumes de David de la nouvelle version revue par ordre du 
synode wallon, etc. (A la suite du N. T. de) La Haye, ijaj. Tn-19. 
Biblioth. de la British andforeign Bible Society. 

4/19 bis. Les Pseaumes de David mis en vers françois, revus et approuvés 
par le synode wallon. Amsterdam, H. Huylwcrt, ijag. In-h". 

Première édition du nouveau Psautier autorisé par Tarticle 1 7 des actes du 
Synode tenu à Dordrecht en août 1721. L'impression en avait subi des retards 
continuels, ainsi qu'il résulte de l'article 37 des actes du synode de Delft, 
1728, et de l'article 26 des actes du synode de Piotterdam, 1729. Les États 
Généraux n'en permirent l'introduction dans les temples que le 28 jan- 
vier 1729. 

Biblioth. wallon, de Leyde. 



57G BIBLIOGHAI'HIE FRANÇAISE 

[9Ùi.| /j.^o. Les Pseaumes de David mis en vers liançois et revus par 
ordre du synode wallon. Londres, N. Prévost et Comp", iJ3(). In-S". 

Bihlioth. ivallon. de Leyde. 

/i5i. Les Pseaumes de David mis en vers francois, revus et approuvez par 
le synode walon [sic)... Amsterdam, François Changuion, ijag. 

Cotnm. de M. Maillard. 

[nki.] /iôa. Les Pseaumes dé David mis en vers françois, revus et ap- 
prouvez par le synode walon. Amsterdam, aux dépens de V Eglise française de 
Londres, l'j^g. Ïn-i6. 

Mélodie à chaque verset. 

Biblioth. du prot. fr. 

[9^1.] 453. Les Pseaumes de David mis en vers françois, revus et approu- 
vez par le synode wallon. Amsterdam, H. Dusauzet, lySo. Petit in-8". 

Biblioth. ivallon. de Letjde. 

/i53 bis. Les Pseaumes de David, etc. Amsterdam, P. Mortier, ijSo. In-S". 
Biblioth. wallon, de Leyde. 

[2^1.] libtx. Pseaumes de David en vers françois avec la musique, ap- 
prouvés par les pasteurs et professeurs. . . de Genève. Genève. ijSo. In-12. 

Biblioth. de l'Arsenal. 

hhh bis. Les Pseaumes de David, etc. Amsterdam, Z. Châtelain; La Haye, 
P. Gosse et J. Neaidme, ijSo. In-8°. 
Mélodie au premier verset. 

Biblioth. wallon, de Leyde. 

[2Ù5.] 455. Les Pseaumes de David, etc. Leyde et Utrecht, Th. Haak, 
S. Luchtmans, J. de Polsum, ijSi. In-A°. 

C'est par suite d'un renseignement inexact que M. Bovet attribue cette tra- 
duction à GuiLLON. Ce nom est celui d'un possesseur du livre. 

Biblioth. de l'Arsenal, de la Soc. hibliq. prot. de Paris et de l'Oratoire. 

455 his. Les Pseaumes de David , etc. Berlin, ijSi. In-8". 
Avec mélodie. 

0. Doueii. 



DU PS \ UT 1ER. 577 

456. Les Pseauinos de David en vers Irançois, revus et a|)[)roiivez par les 
pasteurs et professeurs. . . de Genève. Genève , Jaquier, ijSi. ln-8". 

Biblioth. de Stuttgart. 

457. Les Pseau'mes de David , etc. (A la lin de la Bible de) La Jlajjc, P. Gosse 
el J. ^ieauhne, i-jSi. hi-is». 

Mélodie à chaque verset. 

Biblioth. de la Soc. bibliq. prol. de Paris. 

[261.] hbS. LesPseaumes de David, etc. , revus et approuvez par le synode 
waion {sic). Amsterdam, J. Spanceerder, ijSS. ln-32. 
Me'lodie à chaque verset. 

Biblioth. de Douai. 

Ubç). Les Pseaunies de David en vers François, approuvés par les pasteurs 
et professeurs... de Genève. Geni've, Pierre Jaquier, ijSS. Tn-8". 

Biblioth. de Stuttgart. 

UGo. Les Psaumes de David mis en vers. Nouvelle édition avec les can- 
tiques sacrez pour les principales solemnités des Chrétiens, et une nouvelle 
instruction pour apprendre facilement la musique des psaumes. Berne, l'jSà. 
Tu- 12. 

0. Douen. 

Ù60 bis. Les Psaumes de David, etc., revus et approuvez par les pasteurs. . . 
de Genève. Genève, i-j35. ln-8". 

N° 077 du catal. de Baillieu , juin iS-jô. 

i6i. Les Psaumes notés. (A la lin de la Bible de David Martin.) Basle , 
Jean-Rodolphe hn-Hoff. ijSS. in-^i'\ 
Mélodie au premier verset. 
Biblioth. de Stuttgart. 

[261.] /162. Les Pseaunies de David mis en xgvs francois, revus et ap- 
prouvez par le synode walon des Provinces-Unies. Anislerdam, Zacharie Châte- 
lain, ijSS. Li-16. 

Musique tout du long. 

M. Maurice l ernes. 

663. Les Psaunu'S de David mis eu vers francois et en musi({ue à 1\ par- 
II. 37 



578 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

ties, avec los cantiques sacrez, accommodez à Tusage de ceux qui désirent de 
cbaiiler en parties dansTéglise. Revus et corrigés très exactement sur l'édition 
de Neuchàtel de 1701, aprouvé [sic) par les pasteurs et professeurs... de Ge- 
nève. La NeuveviUe, Jean-Jaques Marolf, ijSg. In-12, en un vol., les quatre 
parties en regard. 

C'est riiarnionicdeGoudimel, très peu modernisée par l'addition d'un dièse 
à la note sensible; le remaniement de S ultzberger s'écarte davantage du Gou- 
dimel primitif. 

Biblioth. de l'Arsenal. 

h6li. Les Psaumes de David mis en vers françois, revus et approuvez par 
le synode walon, etc. Amsterdam, Pierre Mortier, lyûo. In-12, sur 2 colonnes. 
Mélodie à cbaque verset. 

Comm. de M, Maillard. 

k^k bis. Les Pseaumes de David, etc. Amsterdam et La Haye, Covens et Mor- 
tier, l'jàs. In-/i°. 

Mélodie tout du long. 

Biblioth. wallon, de Leyde. 

i65. Les Pseaumes de David mis en vers françois et les cantiques sacrés 
revus et approuvés par les pasteurs et professeurs de Genève, avec la musique 
tout au long, etc. Basle, Jean-Bodolphe Im-Hoff, imprimé par Sam. Aug. de la 
Carrière, ijââ. In-8° étroit. 

Biblioth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 

/166. Les Pseaumes de David en vers françois approuvés par les pasteurs 
et professeurs. . . de Genève. La Haye, les Elzeviers père et fils, l'jââ. 

Comm. de M. le pasteur Tachard. 

IxQ'j. Les Pseaumes, etc., revus et approuvés par les pasteurs et profes- 
seurs... de Genève. Genève, Pierre Pellet, ijâo.ln-i'H. 
Mélodie à cbaque verset. 

Biblioth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 

/i68. Les Psaumes. (A la suite de la Bible de Martin, revue et corrigée par 
Samuel Scuell, pasteur de l'église française de Bienne.) Bietine et Yverdon, 
ijâG, in-fol. 

Comm. de M, Arnaud. 



DU PSAUTIER. 579 

[2/11.] ^169. Les Pseaumes, otc, revus et approuvez par le synode walon 
des Provinces-Unies. Amsterdam, Onder de Lhiden , lyà'j. In-16. (A ia suite de 
la Bible du même.) 

Mélodie à chaque verset. 

M. Alfr. André et Bibitolh. de In Soc. hibUq. prot. de Paris. 

^70. Les Pseaumes, etc., revus et approuvés par les pasteurs et profes- 
seurs. . . de Geiiève, etc. Amsterdam, la Compagnie des libraires, ij^j. In-8". 

Comm. de M. Alph. Ytvier, de la Rochelle. 

^71. Les Pseaumes, etc., en musique à IV parties, revus et approuvés par 
les pasteurs et professeurs de Genève. Genève, ij/iS. In-19. 

Bibliolh. de Genève. 

k']i bis. Nouvelle édition des cantiques spirituels accommodés aux airs 
mélodieux des originaux allemands et des Psaumes de David, avec la musique, 
traduction nouvelle, revue et approuvée par les docteurs et professeurs do 
l'université de Strasbourg. Strasbourg, JeanBeck, ijâS. In-12. 

Portant le cachet de la Chapelle suédoise à Paris, l'jàg. 

Comm. de M. le pasteur Vaurigaud. 

472. Les Pseaumes, etc., revus et approuvez par les pasteurs et profes- 
seurs... de Genève. Genève, Henri/ Schmidl, ijSo. 

M. Racine Braud. 

[2^1.] ^78. Les Pseaumes, etc. , revus et approuvés par le synode wa- 
lon, etc. Amsterdam, Z. Châtelain et fils, i'j5ù. In- 16. 
Mélodie au premier verset. 

0. Doueu. 

^78 bis. Le voyage de Béthel, avec les préparations, prières et méditations 
pour... la sainte Cène. Ensemble les pseaumes qui se chantent les jours de la 
célébration d'icelle. La Haye, X. Scheurleer, lySâ. Petit in-S". 

Biblioth. wallon, de Leyde. 

[2Û1.] U'jU. Les Pseaumes, etc., revus et approuvez par le synode wal- 
lon, etc. Amsterdam, Z. Châtelain et fils, ij55. In- 19. 

Comm. de M. Alph. Vivier. 

'h- 



580 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

676. Les Pseauliies, elc, revus cl approuvés par les pasicurs et profes- 
seurs... de Genève, etc. Bush, J. R. Im-Hoff\ ijoô. In-8". 

Mélodie à chaque verseL 

Biblioth. de Stuttgart. 

A7G. Les Pseaumcs de David mis en vers françois el les cantiques sacrés 
revus et corrigés. Nouvelle édition enrichie de plusieurs prières. Marlmtrg, 
C. Muller, ij55. In-8". 

Biblioth. de Stuttgart. 

677. Les Pseaumes, etc., aprouvez [sic) par les pasteurs et professeurs... 
de Genève. Nouvelle édition, conforme pour la musique à celle de Neuchâtel 
de 1701. Neuchâtel, Boyvc et 0% ijSO. In-S". 

Biblioth. de l'Arsenal el M. F. Bovet. 

k-]8. Psautier dont le litre manque. A la fin du N. T. de Martin sur deux 
colonnes, d'Amsterdam, J. Schmider et Pierre Martin le Jeune, i']56, in-12. 

Comm. de M. Boitel-Douen. 

[2^1.] k'jcj. Les Pseaumes, etc., revus et approuvez par le synode wal- 
lon, etc. Nouvelle édition toute en musique avec la Basse. Londres, J. Parois- 
sien, ijôj. In-8'\ 

Feu M. le pasteur Montandon. 

/iSo. Cantiques sacrés pour les principales solenmilés [sic) des Chrétiens, 
à Tusagc des églises de Neuchâtel et de Valangin. Nouvelle édition. Genève, 
Pierre Pellet, jy^^. In-18. 

Contient les i5 cantiques du Psautier. Mélodie à chaque verset. 

Biblioth. de l'Oratoire. 

[s/ii.] 48 1. Les Pseaumes, etc., revus et approuvés par le synode wa- 
lon, etc. Amsterdam, Marc-Michel Bcy, etc. , i']5g. ^1-8". 

Biblioth. nation, el comm. de M. Alph. Vivier. 

482. Pseaumes d(! David à IV parties, revus, corrigés et approuvés avec les 
cantiques sacrés pour les principales solennités des Chrétiens. Berne, impri- 
merie de LL. EE., ijSf). 

C'est Goudimel revu [)ar Sultzherger. 

Coiiuii. de feu M. Sairul. 



DU PSAUTIEU. 581 

/i83. Les Pseaumes, de, revus et approuvés par les pasteurs et profes- 
seurs.. . de Genève. Nouvelle édition à deux parties, savoir Dessus et Basse au 
premier verset. Mises en porlilion pour la commodité de ceux qui voudront 
accompagner le chant de quelque instrument... Genève, P. Pellct, ij'^g- 
In-19. 

Cest la basse de Goudimel. 

Biblioth. de l'Arsenal. 

l\8h. Les Pseaumes, etc., revus et aj)prouvés par les pasteurs et profes- 
seurs... de Genève, avec la musique tout du long, etc. Basle, ./. R. Im-HoJ\ 
ijGo. lu-ig à deux colonnes. 

Comm. de M. Maillard. 

/i85. Les mêmes. Basle, ./. B. Jm-Hojf et J. J. F. G. D. S'\ t-jOo. lu- 12 à 
une colonne. 

Comm. de M. Maillard. 

^86. Les Pseaumes de David mis en vers l'rançois, avec privilège de LL. 
EE. de Berne. Lausanne, Jean Zimmerlé cl veuve Blondel, tjGi. 

Comm. de M. Dupin de Saint-Amlré. 

hS'j. Les Pseaumes, etc., revus et approuvés par les pasteurs et professeurs 
de Genève. Genève, ijOa. In-8°. 

Biblioth. de Genève. 

487 bis. Les Pseaumes, etc., revus par le synode walon, La Haye, H. Ba- 
khuyzen , lyOa. In- 1 8 . 
Mélodie à chaque verset. 

Biblioth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 

688. Les Pseaumes, etc., revus par les pasteurs et professeurs de Genève. 
Genève , P. Pellet , i'j63. In- 1 9 . 

Biblioth. de Stuttgart. 

688 bis. Les Pseaumes de David. . . revus et approuvez ]>ar le synode walon. 
La Haye, Daniel Alliaud, ijGS. lu-12. 

Comm. de M. le pasteur \ auiigaud. 



582 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

488 lev. Les Pseaumes, etc., revus par les pasteurs et professeurs de Ge- 
nève. Lausanne, Jean Zimmerlé, ijôâ. In-8°. 

M. Ch. Sagnier. 

^89. Les Pseaumes, etc., revus et approuves par les pasteurs et professeurs 
(le Genève, avec la musique tout au long. Bade, Jean-Boil. hn-Hojf el fils, 
1^66. ln-12. 

Biblioth. du prot.fr . 

489 bis. Les Pseaumes, etc., revus par les pasteurs et professeurs de Ge- 
nève. Genève, P. Pellet, i']66. In-13. 

M. Ch. Sagnier. 

490. Les Pseaumes de David, etc., corrigés et approuvés par le synode 
walon, etc. Amsterdam, Marc-Michel Bey etJ. J. F. G. D. S'% ijOj. 

Comm. de M. Maillard. 

[2/11.] li^i' Les Pseaumes, etc., revus et approuvez par le synode wa- 
lon, etc. Amsterdam, Marc-Michel Bey, ijSS. In-12. 
Mélodie à chaque verset. 

Biblioth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris et du prot. Jr. 

li^2. Les Pseaumes, etc., avec les cinquante-quatre cantiques revus et aj)- 
prouvés par les pasteurs et professeurs de l'académie de Genève et de Neu- 
châtel , accommodés à l'usage de toute l'Église protestante de l'Europe, etc. 
Genève, les frères Cramer, ij68. 

Comm. de M. Maillard. 

U^d. Cantiques spirituels traduits la plupart de l'allemand, à l'usage des 
églises protestantes de la Confession d'Augsbourg. Nouvelle édition. Strasbourg, 
Conrad Schmidt , l'jSg. In- 1 8 . 

On y trouve quelques-unes de nos mélodies. 

Biblioth. de l'Oratoire. 

^9^1. Les Psaumes, à la suite de la Bible fï Amsterdam, ij'jo. In 8". 
Pettigrew, Biblioth. Snssexiana. Comm. de M. Bernus. 

[ail.] Ixç)^. Les Pseaumes, etc., revus el approuvez par le synode wa- 
lon, etc. Amsterdam, Z. Châtelain, ijjo. Tn-19. 



DU PSAUTIEU. 583 

Mélodie à chaque verset. 
Feu M. Moniandon. 

k^6. Les Pseaumes, etc., revus et approuve'spar les pasteurs et professeurs. . . 
de Genève. Genève, Pellet et fils, ijjo. Petit in- 4"". 

M. Alph. Falguicre, d'Avèie. 

^96 bis. Les Psaumes de David en vers avec des prières. Berlin, G. J. Bêc- 
her, i']']S. In-2^. 

Mélodie au premier verset, avec des cantiques sur des airs allemands. 

Bihlioth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 

696 ter. Les Pseaumes, etc., revus, etc. Basic, Jean- Rodolphe Jm-Uoff, 
l'j'jli. In-8°. 

Musique tout du long. 

Biblioth. du prot.fr. 

[ail.] ^197. Les Pseaumes, etc. , revus et approuvez par le synode wa- 
lon, etc. Amsterdam, Marc-Michel Rey, ijj5. In-8''. 
Mélodie à chaque verset. 

M. F. Bovet. 

^98. Les Pseaumes de David mis en vers, revus et approuvés. Nouvelle édi- 
tion, où la musique est très exactement corrigée. Lausanne, Société typogra- 
phique, ijj5. 

Comm. de M. Alph. Vivier. * 

^99. Les Pseaumes, etc., revus et approuvés par les pasteurs et proles- 
seurs. .. de Genève. Genève, Pierrc-Isaac Faber, ijjS. 
Réimprimés par le même en MDCCXXXX [sic). 

Comm. de M. Maillard. 

5oo. Les Pseaumes, etc., revus et approuvés par les pasteurs el profes- 
seurs... de Genève. Neuchâtel, J. P. Jeanrenaud et 0% iJjS. ln-6li. 
Mélodie au premier verset. 

M. Alfr. André. 
5oi. Les Pseaumes mis en vers, revus et approuvés. Nouvelle édition où 



584 BIBLIOGKAPHIE FRANÇAISE 

la musique osL (rcs exaclemoiil corrifrce. Lausanne, Société typographique, fjyj- 
In-iG. 

Mélodie à chaque verset, 

M. Alfr. André. 

5oi bis. Cantiques sacrez pour les principales solennitez des Chréliens el 
sur divers autres sujets. Avec la musique tout au long. Genève, Fabri et Baril- 
let, ijjj- In-i G. 

Biblioth. duprot.fr. 

5o9. Les Pseaumes de David, à IV parties avec les cantiques sacrés pour 
les principales solennités des Chrétiens, etc. Lausanne, Société typographique, 
7777. In-S". 

C'est l'harmonie de Goudimel d'après l'édition de 1G68. 

M. Maillard. 

5o3. Les Psaumes de David mis en vers, revus et approuvés. Nouvelle 
édition oii la musique est très exactement corrigée, levey, Chencbié et Lortsclter, 
lyjS. 

Comvi. de feu M. Snrnit. 

hoh. Les Pseaumes de David et les cantiques sacrés corrigés et approuvés. 
Nouvelle édition enrichie des prières publiques et particulières. Genève, sans 
nom d^ imprimeur, ijjS. In'i9.. 

Comm. de M. Maillard. 

5o5. Les Psaumes de David mis en vers, revus et approuvés. Nouvelle édi- 
tion où la musique est très exactement corrigée. Lausanne et Moudon, Société 
typographique, JjjS. In-12 à 9 colonnes. 

Mélodie à chaque verset. 

M. F. Bovei. 

[2^1.] 5o6. Les Pseaumes de David mis en vers François avec la prose. 
Revus el approuvez parle synode vvalon, q\c. Amsterdam , Pierre Mortier, ijSo. 

Comm. de M. Alph. Vivier. 

BoT) bis. Pseaumes de David... revus et apfirouvés par le synode vvalon... 
Amsterdam. Marc-Michel Uey. ijrSu. In- 12, 

M. Dcsviarels-Douen. 



DL l'SAUTlEU. 585 

5oG 1er. Les Psaumes... revus et ap[)rouvés par les [tasteurs de Genève. 
Genève, ij8u. Iti-i9. 

N" -Ji-ioo du catal. de Lcpke, de Berlin, à janvier i8jo. 

607. Les Pseaumes, etc., revus cl approuve's parles pasteurs et professeurs 
de Genève, etc. Basle, Jean-Bod. Im-Hoff et fils . l'jS-i. In- 19. 
Feu M. Montandon cl M. Weckertin. 

508. Cantiques sacrés adaptés à la doctrine et à la méthode du catéchisme 
d'IIeidelherg, imités d'un original allemand..., par J. ,J. Gross, pasteur des 
églises de Court et de Grandval. Lausanne, Société Ujpogt^aphique , i-j83. In- 12. 

Contient quelques-uns de nos psaumes. Musique à Ix parties. 
Bibliotli. de l'Oratoire. 

5o8 bis. Psaumes en vers avec musique. Berlin, ijSS. 
Catal. n" ù8 de J. Bentel, de Potsdam, iSyâ. 

509. Les Pseaumes de David mis en vers et approuvés. Nouvelle édition 
où la musique est très exactement corrigée. Lausanne, Henri et Luc Vincent, 
t'j83. In- 12. 

M. Alph. Falguière. 

5 10. Les Pseaumes, etc., revus et approuvés par les pasteurs et profes- 
seurs... de Genève. Genève, J. L. Pellet, l'jSâ. In- 19. 

Mélodie à chaque verset. 

Bibliotli. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 

5io bis. Les Psaumes de David. Au Locle, i-jSà. In- 19. 
Cotnin. de M. Charruaud. 

5i 1. Les Psaumes de David, etc. Lausanne, Henri Vincent, ijSj. 
Cumin, de M. Dupin de Saint-André. 

5 19. Les Psaumes, etc. Amsterdam, Marc-Michel Bei/, ij88. In-i9. 
Mélodie à chaque verset. 
Le Lien du fi-2 décembre 1860. 

5i3. Les Psaumes de David mis en vers, revus et approuvés. Nouvelle édi- 
lion où la musique est très exactement corrigée. Vcveij, Cbenebié cl Lortscher, 
7790. In-i 9. 

Bibliolli. de la Sor. bibliq. prnl. de Paris. 



586 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

5 16. Les Psaumes de David, clc. Genève, P. J. Faber, ijgo. Iu-32, 
Bihliolh. nation, et M. Desmaiets-Douen. 

5i/i bis. Les Pseaumes de David... revus et approuvés par les pasteurs et 
professeurs... de Genève. Nismes, Buchet, ijgo. In-12. 

M. Ch. Sagnter. 

5i/i ter. La même édition avec un litre nouveau. Niort, par J. B. Lcfranc- 
Elles, ijgi- 

M. Ch. Sagnier. 

5i5. Les Psaumes de David mis en vers. Nouvelle édition, approuvée et 
corrigée très exactement. Lausanne, J. P. Heubach et C'% et Luc Vincent, ijgi. 
In-8°. 

Mélodie à chaque verset. Ancien rhythme. 

0. Douen et comm. de M. Maillard. 

5i5 bis. Les Psaumes de David, etc. Lauzanne, Henri Vincent. In- 12. 
Comm. de M. Charruaud. 

5 16. Recueil de Pseaumes et de cantiques à l'usage de TÉglise française de 
Saint-Gall. Saint-Gall, ijgS. 

Préface du recueil de Paris, 1800. 

[261.] 617. Recueil de cantiques à l'usage de la chapelle royale de la 
légation de Suède à Paris [par Gambs, aumônier]. Paris, Fuchs, 1800. In-18. 

Ce recueil, emprunté en partie à ceux de Dumas, Henry, Eengel, pasteur à 
Strasbourg, et à celui de Saint-Gall, contient quelques-uns de nos psaumes 
sans musique. 

Biblioth. de l'Oratoire et M. Bovet. 



DU PSAUTIER. 587 

ADDITIO.NS À LA BIBLIOGRAPHIE DE M. BOVET. 



XI X" SIECLE. 

5 17 bis. Les Pseaumes de David. . . Berlin, 1801. I11-12, avec musique. 
N" '22âg du catal. de Lepke, de Berlin, à janvier iS-jô. 

5 18. Les Psaumes de David à quatre parties avec les cantiques sacrés. Law- 
sanne, A. Fischer et Luc Vincent, 1801. I11-8''. 

Feu M. Montandon et M. Weckerlin, Biblioth. de l'Oratoire et de Genève. 

619. Les Psaumes de David, etc. Lausanne, A. Fischer et Luc Vincent, 180a. 
In-18. 

Mélodie au premier verset. 

0. Douen. 

620. Cantiques pour le culte public recueillis et imprimés par ordre du sy- 
node wallon. Dordrecht, A. Bluss et fils, i8o3. In-i6. 

Mélodie à chaque verset. Contient i3o cantiques sur les airs des psaumes, 
plus 3 pour l'usage particulier. 

M. Weckerlin et Biblioth. de l'Oratoire. 

521. Les Psaumes de David mis en vers françois, revus et approuvés par 
les pasteurs et professeurs. . . de Genève. Neuchâlel, Louis Fauche-Borel , 180S. 
In-16. 

Mélodie au premier verset. 

M. F. Bovet. 

52 9. Les Psaumes de David à quatre parties avec les cantiques sacrés, etc. 
Lausanne, Henri Vincent, 18 o3. In-12. 

La musique est celle de Goudimel de 1668. 

M. Maillard. 

023. Les Psaumes de David. Nouvelle édition oi^i la musique est exactement 
corrigée. Lausanne, Fischer et Luc Vincent, i8o3. 

Comm. de M. Alph. Vivier. 
526. Les Psaumes de David mis en vers françois, revus et approuvés par 



588 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

les pasteurs cl piolesseurs. . . de Genève. Lausanne, A. Fischer el Luc Vincent, 
iSoli. Petit in- 19. 

M. Maillard. 

02 5. Cantiques pour le culte public, recueillis el imprimés par ordre du 
synode wallon. Dordrecht, A. Bluss et fis, i8oâ. In-ia. 

Bibliolh. duprot.Jr. 

626. Les Psaumes de David mis en vers François. Revus el approuvés par 
les pasteurs et professeurs... de Genève. Locle, Girardet frères et sœurs, 180Ù. 
In-32. 

Comm. de M. Alph. Falguiere. 

527. Les Psaumes de David mis on vers, revus et approuvés. Nouvelle édi- 
tion oii la musique est très exactement corrigée. Lausanne, Charles Doidogne , 
1806. Petit in-Zi°. 

Comm. de M. Alph. Falguiere. 

527 bis. Pseaumes et cantiques approuvés par les pasteurs de Genève. 
Ncuchâtel, Fauche-Borel , 1806. In-S". 
Musique tout du long. 

M. Henry Baird, de New-York. 

528. Recueil de prières, de Pseaumes et d'instruclions tirées de l'Écrilure 
sainte, pour servir au culle domestique, etc. Par M"" Martin, pasteur et Liblio- 
tliécaire. Seconde édition, revue et augmentée. Genève, successeurs Bonna^it, 
180J. In-8<'. 

Contient 26 psaumes ou fragments de psaumes, sans musique. 

M. F. Bovet. 

529. Les Psaumes de David mis en vers. Nouvelle édition très exactement 
corrigée. Lausanne, André Fischer et Luc Vincent, 180^. In- 12. 

Feu M. Montandon. 

530. Les Psaumes de David mis en vers français revus et approuvés par 
les pasteurs et professeurs... de Genève. Lausanne, Henri Vincent, i8o8.h\ 12. 

Mélodie au [iremier vciset. 

M, F. Bovci. 



DU PSAUTn:!'.. 589 

53 1. l'^aumcs de David mis en vers, revus el approuves, elc. Lausanne, 
iSio. In-f?. 

Biblioth. nation. 

532. Les Psaumes de David, mis en vers. Nouvelle e'dilion. Lausanne, iSii. 
In-i8. 

Calai, n" 366 de Kirchhoffet Wigand, i8j3. 

533. Les Psaumes de David à quatre parties, avec les canliques sacre's, etc. 
Nouvelle édition, exactement corrigée. Lausanne, Henri \ incent, i8i'3. In-i2. 

L'harmonie est celle de Goudimel retouchée par Sultzberger. 

Bihliolh. de la Soc. hibliq. prol. de Paris. 

533 bis. Les Psaumes de David, etc. Avignon, J. M. Garrigan, i8i3. In-ia. 
Biblioth. nation. 

53Zi. Les Psaumes de David, etc. Lausanne, Fischer et Luc Vincent. Se vend 
à Àvigtion et à Beaucaire, chez J. M. Garrigan, iSih. In-8". 

-1/. Ch. Sagnier. 

ùZh bis. Les Psaumes de David suivis de cantiques et de prières. Paris. 
Lefevre , iHi'j. In-32. 

Mélodie au premier vei'sel. 

Biblioth. nation, et feu M. Montandon. 

535. Les Psaumes de David mis en vers François, revus et approuvés, etc. 
Lausanne, Henri l incent; Avignon et Beaucaire, chet ,/. M. Garrigan, iSij. 

Comm. de M. Alph. Vivier. 

536. Les Psaumes de David mis en vers Irançois. Uevus el approuvés, etc. 
Lausanne, les frères Blanchard, iSij. In-32. 

Mélodie à chaque verset. 

Feu M. Montandon. 

537. Les Psaumes de David mis en vers, revus et approuvés. Nouvelle édi- 
tion, où la musique est exactement corrigée, elc. Lausanne. Henri \ incent; Avi- 
gnon et foire de Beaucaire, J. M. Garrigan. i<SiH. 

MAL Dnpiii (le Saint- [ndré cl Muilbnd. 



590 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

538. Les Psaumes cîo David à quatre parties, avec les cantiques sacrds, etc. 
Nouvelle édition revue et exactement corrigée. Lausanne, Henri Vi7icent, 1818. 
In-12. 

L'harmonie est celle de Goudimel retouchée par Sullzherger. 

0. Douen. 

539. Psaumes 1, io3 et 137, traduction nouvelle, par D. . .t, professeur 
de rhétorique. 

Archives du christianisme, 1818. 

bUo. Psaume 122, traduction nouvelle, parle doyen Encontre. 
Archives du christianisme, 1818. 

5Ao his. Les Pseaumes de David, etc. Lausanne, Henri Vincent, 1820. In-16. 
Biblioth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 

5/ii. Pseaumes de David et cantiques corrigés dans les paroles et dans le 
chant, par Charles Bourrit, pasteur. Genève et Paris, 1821. In-8°. 
Mélodie au premier verset. 

M. Arnaud et Biblioth. de Genève. 

5^2. Les Psaumes de David mis en vers François, revus et approuvés, etc. 
Avignon, Jean-Marie Garrigan, 18 as. 

Comm. de M. Alph. Vivier. 

5^9 his. Les Pseaumes de David, etc. Lausanne, Henri Vincent, iSaa. In-16. 
Biblioth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 

bU^ tet\ Les Psaumes de David, etc., revus par le synode wallon. Dor- 
drecht, Blusset Van Braam, 1822. In- 16. 

Suivis des cantiques pour le culte public, imprimés par les mêmes 
en 18Z12. 

Biblioth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 

5A3. Les Psaumes de David, etc. Avignon, 1. Guichard, 189.3. I11-18. 
Biblioth. nation. 

hhh. Les Pseaumes de David , etc. Avignon, A. Guichard, i8'i3. Tn-12. 
IVibliolh. iialioii. 



DU PSAUTIER. 591 

hhfi bis. Les Psaumes de David. Valence, Marc-AureU iS'23. 
M. Dupin (le Saint- André. 

5 45. Recueil de cantiques pour la consécration des temples sur des chants 
nouveaux ou corrige's, lorsqu'ils sont enqirunfés des psaumes. Valence, Marc- 
Aurcl, i8a3. In- 12. 

Contient six cantiques, y compris le psaume 122, traduit par feu M. D. 
Encontre. 

Archives du christianisme , i8a3. 

bk&. Les Psaumes de David mis en vers français, revus et approuvés. Nou- 
velle édition, où la musique est très exactement corrigée. Nismes, Gaude, iSaù. 

Comm, de M. Alph. Vivier. 

5/17. Les Psaumes de David mis en vers françois. Revus et approuvés, etc. 
Lausanne, les frères Blanchard, 18 aâ. 
Comm. de M. Alph. Vivier. 

5A8. Choix de cantiques tirés des meilleurs recueils avec la musique à la 
fin, à l'usage du culte public et des réunions chrétiennes. Paris, Semier, i8aâ. 
In-12. 

Catal. de Servier, 

5^9. Psaumes de David en vers français et les cantiques sacrés tout en 
musique. Nouvelle édition, ornée des portraits de Cl. Marot et Th. de Rèze, 
et augmentée. . . de cantiques et de psaumes sur une nouvelle musique [par 
M. Rastie]. Valence, Marc-Aurel, i8aâ. In-12. 

Catal. de Servier. 

550. Les Psaumes de David, etc. Alais, J. Martin, i8aâ. In-i8. 
Biblioth. nation. 

55 1 . Les Psaumes de David. Nouvelle édition , où la musique est exactement 
corrigée. Lausanne, Luc Vincent fils, i8a5. In-16. 

Mélodie au premier verset. 

M. F. Bovet. 

552. Recueil de Psaumes et de cantiques avec une musique nouvelle par 
Rastie. iSaS. 

Bévue prol. , 18 •26. 



59â BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

553. Psaiinios tli^ David mis en \ers français avec la nm,si(jiie. Valence, 
Marc-Aiirel , iS9,5. In-i9. 

Revue prot. , 189. 5. 

5 5 A. Psaumes de David, etc., à qualre parties. Valence, Marc-Aurel, i8a5. 
In-8". 

Revue proL, 189.5. 

555. Choix de cantiques tirés des meilleurs recueils avec la musique à la 
fin, à Tusage du culte public et des réunions chrétiennes. Paris, Scrvier, 18 -^.5. 
In-i 2 de 198 pages. 

Archives du Christian., 18-2 5. 

556. Les Psaumes de David et les cantiques sacrés. Nouvelle édition enri- 
chie de liturgie et de prières publiques et augmentée de neuf cantiques nou- 
veaux. Cambrai, A. F. Huret, i8a5. In-i9. 

Mélodie à chaque verset. 

Rihlioth. nation. , MM. Maillard et F. Bovet. 

557. Les Psaumes de David. Genève, Giicrs, 18 36. 
M. Dupin de Saint-André. 

558. Les Pseaumes de David mis en vers français, revus et approuvés, etc. 
Avignon, Amand Guichard, 18 aj. In-Sa. 

Mélodie à chaque verset; elle reproduit le rhythme primitif, sauf les pauses, 
([ui ont disparu. 

Biùlioth. de la Soc. hihliq. prot. de Paris. 

[2G5.] 559. Choix de cantiques à T usage des assemblées chrétiennes, 
Genève, Suzanne Guers, /Say. In-12. 

Les airs sont les mêmes que ceux du recueil |)lus volumineux de 182/i. 
Quelques-uns de ces cantiques peuvent se chanter sur des airs de ])saunies. 

Archives du Christian., hS^j. 

56o. Les Psaumes de David suivis de cantiques et de [)rières. Valence, 
Marc-Aurel, 18^8. In-32. 

Contient un petit recueil de cantiques et de psaumes avec une musi(|ue 
nouvelle arrangée ])ar M. Hastie. 

Arrhircs du clnisliiin., 189.-J. 



DL' PSAUTIER. 593 

56 1. Les Psamncs dt; Da\i(l mis en vers fraii(;ais, r(!Yiis cl approuvés , elc. 
Paris, Tenon, 1828. In-32. 

Mélodie au premier verset. 

M. Bernus en possède un exemplaire auquel est joint un second titre litho- 
graphie, qui porte : Nouvelle édition, revue et corrigée par J. N. Mereaux , organiste 
de r Eglise réformée de Paris. Paris, Tenon, i8a(). 

Bibliolh. nation, et Bibliolh. de la Soc. hihUq. prol. de Paris. 

56 1 bis. Les Psaumes de David, etc. Harlem, ./. Enschedé et /ils. Amsterdam, 
P. den Hengst et fis, 18^8. In-8". 

Biblioth. wallon, de Leyde. 

562. Les Psaumes de David mis en vers français approuvés, etc. Nouvelle 
édition, revue et corrigée par J. ]\. Mereaux, organiste de l'Église réformée de 
Paris. Paris, Tenon, 182g. 

Comm. de M. Alph. Vivier. 

563. Psaumes de David. Nouvelle édition. Genève, Suzanne Guers , i8-2g. 
Comm. de M. Alph. Vivier. 

56/4. Les Psaumes de David mis en vers français revus et approuvés parle 
synode wallon. (A la suite de la Bible de David Martin.) i83o, in-(S". 

Biblioth. wallon, de Leyde. 

565. Choix de cantiques tirés des meilleurs recueils, à Tusage du culte 
public et des réunions chrétiennes. Seconde édition, revue et augmentée des 
cantiques qui se trouvent à la suite de nos psaumes, etc. Paris, ./. J. Pnslcr, 
18S0. \n-i8. 

Archives du christian. , i83o. 

566. Choix de canti<|ues (par Rosselloty, pasteur), i83o. Suivi des /j6 can- 
tiques du Psautier. 

La première édition est de 189/1. 

Archives du chrislian., i83o. 

567. Chants religieux, par David Maurel, pasteur. Bouen, Nicétas Piiaux, 
i83o. 

Contient une traduction nouvelle du psaume 3/i cl de (juelques strophes 
du 23. 

Aichives du chrislian., 18S0. 

II. 38 



59/. BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

5G8. Les Psaumes de David à quatre parties. Nouvelle édition. Valence, 
Marc-Aurel, i83i. In-8°. 
Avec 19 cantiques. 

Archives du Christian., i83i. 

569. Les Psaumes de David suivis de cantiques et de prières. Valence, 
Marc-Aurel, 18 3i. In- 12. 

Contient le recueil de M. Bastie. 

Archives du Christian., i83i. 

670. Les Psaumes de David, etc. Lausanne, Emmanuel Vincent Jîls, i83i. 
M. Dupin de Saint-André. 

671. Les Psaumes de David, etc. Montbéliard, Deckherr frères , i83i, ln-8'\ 
Biblioth. nation. 

672. Cantiques chrétiens à l'usage des assemblées chrétiennes. Paris, J. J. 
Risler, i83i. In-18. 

Sans musique. 

Archives du Christian., i83i. 

678. Psaumes et cantiques à l'usage des assemblées chrétiennes. Genève, 
Suzanne Guers, i83a. 

Archives du Christian., i83ù. 

h'] h. Les Psaumes de David, etc. Loclc, S. H. Brandl-Girardct, i833. 
In-12. 

Biblioth. nation. 

576. Nouveaux chants religieux, par David Maurel, pasteur. Rouen, i833. 
In- 12 de i5 pages. 

Contient des imitations de quelques psaumes. 

Archives du Christian., i833. 

676. Choix de cantiques tirés des meilleurs recueils à l'usage du culte pu- 
blic et des réunions chrétiennes [par Rosselloty, pasteur]. Troisième édition. 
Paris, ,1. J. Bisler, i83à. 

Feuille religieuse du canton de Vand, i88^j. 



DL PSAUTIEH. 595 

677. Psaumes de David et canliqucs mis on vers liançais, revus et approu- 
ve's par les pasteurs et professeurs. . . de Genève. Alais, J. Martin, i83li. 

Comm. de M. Alph. Falguière. 

578. La liturgie, ou l'ormuiaire des prières publiques, etc., selon l'usage 
de rÉglise unie d'Angleterre et d'Irlande, avec le Psautier ou les psaumes de 
David. Nouvelle e'dition, revue et corrigée sous la direction du comité de dis- 
trict en l'île de Guernesey, de la Société pour la propagation des connaissances 
chrétiennes. Guernesey, H. Broiiai^d, j835. In-S". 

Mélodie à chaque verset. Les paroles ont été retouchées. 

Biblioth. de la Soc. hihliq. prot. de Paris et M. F. Bovet. 

579. Choix de psaumes et cantiques [se chantant sur les 3/i mélodies ar- 
rangées par Wilhem]. Paris , Bislcr, j835. 

Archives du Christian. , i835. 

580. Les Psaumes de David. Neufchâtel, ./. P. Michaud, 18 36. 
Comm. de M. Alph. Vivier. 

58 1. Psaumes et cantiques à l'usage des assemblées chrétiennes. Deuxième 
édition, corrigée et augmentée. Genève, Suzanne Guers, i836. ln-12. 

Biblioth. de la Soc. bihliq. prot. de Paris. 

582. Les mêmes, avec musique à quatre parties. i836. 
Archives du Christian., i836. 

[278.] 583. Nouveau choix de mélodies des Psaumes rhithmées (sic) cl 
disposées à trois parties (voix égales ou inégales), par M. B. Wiliieh. Pour le 
consistoire de l'Eglise réformée de Paris, Paris, Pùsler, i836. In-12. 

Contient tf les 55 psaumes les plus usités. 11 

Il résulte de la préface qu'il a ])arii quelques années auparavant deux autres 
essais de Wilhem. 

Biblioth. de la Soc. bihliq. prot. de Paris. 

58/i. Psaumes de David, suivis de cantiques sacrés tout en musique, gros 
caractère. Valence, Marc-Aurel, i83'j. In- 12. 

L'Evangcliste , 18 S']. 
585. Les Psaumes de David, elc, tout en musique. Édilion nouvelle, 

38. 



590 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

aiigincnléc de. . . nautiques cl psaumes sur une nouvelle musique | par Bas- 
tie|. Valence, Marc-Aurel frères , iSSj. ln-32, 

L'Evangéliste, i83j. 

580. Les mêmes, avec huit cantiques de plus, In-/i8. 
U Evangéliste , 18 3y, 

587. Les Psaumes de David. Genève, Suzanne Giicrs, 188^. 
Comm. (le M. Alph. Vivier. 

587 bis. Nouveau choix de mélodies des psaumes rhythmées cl disposées à 
trois voix, par B. Wilhem. Paris, i838. In-8°. 

Diblioth. wallon, de Leyde. 

588. Les Psaumes de Da\id suivis de cantiques et de prières. Frtie«rc,Mrtrc- 
Aurel,i838.\n-Z^. 

Biblloth. nation. 

589. La Harpe de David, psaume 5i, dédié à M. le proi'esseur Cellérier; 
nouvelle traduction insérée dans V Evangéliste de i838. 

[97O.] 590. Becueil de Psaumes et de canlic{ues publié par la Société 
évangéliquc de Lausanne, lithographie. Lausanne, .T. P. Zwalhen, i83(). Grand 
in-8^ 

Musique. 

Biblioth. wallon, de Leyde. 

590 bis. Cinquante cantiques et psaumes mis en musique à 2 cl à h parlies 
parle chevalier Sigismond de Neukomm. Paris, Pdslcr, i83q. ln-19. 

Contient 3o mélodies nouvelles et une nouvelle harmonie des j)saumes. 

Le Semeur, i83g. 

591. Les Psaumes de David suivis de cantiques et de prières. Edilion nou- 
velle. Paris et Valence, Marc-Aurel , 18Ù0. 

Comm. de M. Alph. Vivier. 

591 bis. Les Psaumes avec liturgie. Berlin, 18Ù0. in-8°. 
iV° a2 5i du catal. de Lephc, de Berlin, â janvier iSjû. 

I 271.] 59a. Psaumes et cantiques à Fusajje des assemblées chrétiennes. , . 



DU PSAUTIER. 597 

Troisiènu' édition, augmcnlée d'un supplonienl. Genève, veuve Bernard el Su- 
zanne Guers. Paris, ïiisler, rSào. In-ia. 
Sans musique. 

Biblioth. de la Soc. bibliq, prot. de Paris. 

693. Les Psaumes de David. Neiiehâtel, J. P. Michaud, iSùo. In-iG. 
Mélodie au premier verset. 

M. F. Bovet. 

596. Psaumes de David, suivis de cantiques et de prières. Édition nouvelle. 
Paris et \ aletice, Marc-Aurel frères , iSùi. ïn-32. 
Mélodie à chaque verset. 

Feu M. Montandon el Bibliolh. nation. 

596. Les Psaumes de David. Valence, M arc- Aurel frères, t8â-2. In-i9. 
Bibliolh. nation. 

596. Imitation du psaume 29, par L. J. BuNGENEn. 
Disciple de Jésus-Christ , i8â-J. 

697. Les Psaumes de David mis en vers français, revus et approuvés par 
les pasteurs et professeurs... de Genève, Neuchâtel, J. P. Michaud, iS^iS. Petit 
in- 19. 

Mélodie à chaque verset. 

M. F. Bovet. 

698. Les Psaumes de David, etc. Monlbéliard, Deckherr frères , 18 àS. In- 12. 
Biblioth. nation. 

599. Les Psaumes de David tout en musique, suivis des cantiques sacrés. 
La musique en est rhythmée el disposée à trois parties (voix égales ou iné- 
gales) par M. WiLHEM. Paris, E. Marc-Àurcl, iSââ. In-12. 

Biblioth. du prot. fr. 

600. Choix de Psaumes el de cantiques sacrés, avec une nouvelle musique 
à tous les versets, suivis de quelques prières et de la liturgie. Paris et Valence, 
E. Marc- Aurel, 18 ho. In-iG. 

C'est le recueil de Potlier. 

Feu M. Montandon. 



598 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

601. Les Psaumes de David suivis de cantiques et de prières. Valence, Marc- 
Aurel, 18 à6. Iii-3a. 

Biblioth. nation, et M. le pasteur Théod. Monod, de Paris. 

602. Psaumes et cantiques à l'usage de TEglise chrétienne réformée de 
Meaux. Meaux, A. Dubois, i8àG. In-18. 

Biblioth. nation. 

603. Les Psaumes, etc. Genève, Briquet et fils, i8à6. In-32. 
Biblioth. nation. 

60^. Chants religieux, choisis et mis en ordre pour TEglise protestante 
française de Londres, par le Rév. W. G. Dâugars, l'un dos pasteurs de cette 
Eglise. Londres, J.et R. Rivingston, 18 à6. In-8°. 

Contient 17 psaumes avec musique. 

M. F. Bovet. 

605. Psaumes et cantiques pour ie culte de l'Eglise réformée, publiés par 
le consistoire de Lyon. Ltjo7i, Louis Perrin, i8à'j. In-8°. 

cfCe recueil, lit-on dans la Préface, se compose de cinquante Psaumes et de 
cinquante Cantiques, qui embrassent tous les sujets religieux. 

ftLes Psaumes sont ceux que les Eglises réformées ont généralement adop- 
tés pour le culte public. La musique, à trois et à quatre voix, a été empruntée 
aux recueils de Genève, de Wilhem et de la Confession d'Augsbourg (Paris, 
t8/ifi).^ 

Feu M. Montandon. 

606. Les Psaumes de David, suivis de cantiques et de prières. Valence, 
,1. Marc-Aurel , i § ^ 7 . Tn- 1 2 . 

Mélodie à chaque verset. 

Biblioth. de la Soc. hibliq. prot. de Paris. 

607. Les Psaumes de David, elc. Neuchâtel, 18I18. In- 18. 
Mélodie à chaque Verset. 

Biblioth. de la Soc. bihliq. prot. de Paris. 

G08. Les Psaumes de David, etc. Paris, Marc-Aurel frères, i8hQ. In-32. 
Biblioth. nation. 



DU PSAUTIER. 5*)'.) 

6o(). Les Psaumes, etc., par B. Wilhem. Patis, libi: pml. , i8âg. lii-oa. 
Biblioth. nation. 

610. Les Psaumes de David, suivis de cantiques el de prières. Nouvelle édi- 
tion. Valence, J. Marc-Aurel, i85o. In-32. 

Biblioth. nation., cl comm. de M. Alph. Vivici-. 

611. Choix de Psaumes de David, suivis de cantiques sacre's. Musique 
rhylliniée par B. Wilhem. Publié pour les écoles par le consistoire réformé de 
Paris. Paris, i85o. ln-12. 

Feu M. Montandon. 

G12. Les Psaumes de David. Avignon, Peijri, 1800. In-32. 
Mélodie au premier verset. 

Biblioth. nation. 

Gi3. Les Psaumes, etc. Paris, Marc-Aurel frères , i^5i. In-32. 
Biblioth. nation. 

616. Les Psaumes, etc., Wilhem. Paris, Marc- Aiirel frères , 1801. In-32. 
Biblioth. nation. 

61 5. Les Psaumes de David, suivis de cantiques sacrés et de prières. Musique 
rhythmée par B. Wilhem. (Mélodie seule.) Nouvelle édition avec la musique 
à tous les versets. Valence, J. Marc-Aurel. Paris, Grassart, i85i. 

Comm. de M. Alph. Vivier. 

616. Psaumes de David, suivis de cantiques et de prières. Edilion nouvelle. 
Paris, Nismes, Valence, Toulouse, Marc-Aurel frères , i85i. ln-32. 

Comm. de M. Alph. Vivier, el Biblioth. nation. 

617. Les Psaumes de David... par B. Wilhem. Paris, Grassart, i85:2. 
In-12. 

Biblioth. du prot. fr. 

G 18. Les Psaumes de David, suivis de cantiques et de prières. Nouvelle 
édition, revue el corrigée avec soin. Genève, Joël Cherbidiez , i853. 

Comm. de M. Alph. Vivier. 



GOO BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

619. Les Psaumes de David, suivis de cantiques et de prières. Sa'ml-Denïs, 
Prevot et Droiiard. ]H53. In-i(». 

Biblioth. nation. 

(320. Le Psaume premier, traduction nouvelle de M. le pasteur Vidal. 

Disciple de Jésus-Christ , iSo3. 

621. Psaumes et cantiques à fusage des Églises chrétiennes reformées. 
Saint-Quentin, Doloy et Penet aîné. 18 5â. In-16. 

Biblioth. nation. 

629. Choix de cantiques à deux et à trois voix égales avec accompagne- 
ment d'orgue ou de piano, à l'usage des familles, des écoles el des Églises 
évangéliques, publiés par Charles Kuhn, pasteui' à Abbévillers. i85û. Petit 
m-h". 

Voir ci-dessus, II, 3oi, 388, Sgi. 

0. Douen. 

628. Recueil de cantiques à l'usage des Eglises évangéliques de FrancCo 
Paris, agence du consistoire évangélique [Confession d' Augsbourg) . iShâ. In- 12. 
Musique à quatre parlies à la lin. 

Biblioth. de la Soc. hibliq. prot. de Paris. 

62/1. Choix de psaumes avec harmonies nouvelles, publié par la commis- 
sion de musique sacrée avec l'autorisation de la Vénérable Compagnie. Ge- 
nève, Julien frères , 18 55. în-i 9. 

Contient 6 1 psaumes et 1 h cantiques. 

Les harmonies sont de M, WehrstaedL 

Biblioth. du prot.fr. et M. F. Bovet. 

626. Psaumes de David, suivis de cantiques et de prières. Edition nou- 
velle. Paris, Grassart. i856. 

Comm. de M. Alph. Vivier. 

I '^79-] ^2^- Psaumes el cantiques pour l'édilicatiou [)ub]i([U(ï et [)articu 
lière. Paris, Berger-Levrault , i856. \n-i8. 
Sans musique. 
C'est le recueil de M. le pasteur Cuvier, de Strasbourg. 

!. 'éditeur. 



DU PSAUTIEU. 601 

G-26 his. Clioix. do psaumes cl de cantiques de rî*>[]lise reforme'e. Paris, 
iHôj. Petit in-8". 

Bihliolh. wallon, de Leyde. 

G26 ter. Recueil de cantiques à l'usage des Eglises évange'liques de France. 
Paris, à Vagence du consistoire évangéliqtie [Confession d'Aiigsbourg),i85'j. In-iO. 

0. Dniteii. 

697. Les Psaumes de David, suivis de cantiques, de la lilurgie et des 
exercices de pie'lé. Nouvelle édition. Toulouse, Delhorhe, iSSj. 
Bihlioth. nation, et comin. de M. Alph. Vivier. 

628. Recueil de cantiques pour les assemblées de culte et pour l'édifica- 
tion privée, publié par les Églises évangéliques de Genève et de Lyon. Genève, 
tboj. In-12. 

Feuille religieuse du canton de Vaud, 18 Sj. 

629. Recueil de petits cantiques et chants d'école pour les enfants. Publié 
par les soins du consistoire de l'Église nationale de Genève. Seconde édition. 
Genève, Emile Béroud. i85H. Petit in-S". 

M. F. Bovet. 

629 bis. Psaumes et cantiques pour les assemblées de culte et pour l'édifi- 
cation privée, 'à" édition. Lausanne, A. Dclafontaine , i85(j. ln-8'\ 

Contient 2 5 psaumes, dont quelques-uns ont été abrégés. Sans musique. 

Bihlioth. wallon, de f.eyde. 

630. Recueils de Psaumes et de canti(|ues à l'usage des Eglises réformées 
du Jura bernois, Paris, Berger- LrvraiiU, 18 5g. In-J2, 

Musique à quatre parties au premier verset. C'est l'harmonie de M. Du- 
prato, conforme à l'édition de la même année publiée pour les Églises de 
France. 

L'éditeur. 

G3i. Psaumes et cantiques à 2 voix à l'usage des écoles et des cultes pour 
l'enfance et la jeunesse... Neuchàtcl, L. Meier et C'", 180g. In- 12. 

Bihlioth. nation. 

G3t>. Recueil de Psaumes et de cantiques à l'usage des Eglises réformées 
du .Jura bernois. ]\iris, Bergcr-Levrault , 1860. In-32- 



G02 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

Mélodie au premier verset. 
L'éditeur. 

633. Les Psaumes de David, suivis de cantiques et de prières. Paris, T. Le- 
fèvre, 1860. In-32. 

Biblioth. nation. 

636. Les Psaumes de David, suivis de cantiques et de prières. Paris, T. Le- 
fèvre, 1860. In- 16. 

Biblioth. nation. 

635. Recueil de cantiques pour les assemble'es du culte et pour rédification 
privée. Publié parles Églises évangéliques de Genève et de Lyon. Paris, Berger- 
Levrault, 1860. In-12. 

Mélodie au premier verset. 

L'éditeur. 

636. Recueil de Psaumes et de cantiques à l'usage des Eglises réformées. 
Paris, Berger-Levrault , 1860. In-39. 

Mélodie au premier verset. 

L'éditt 



637. Recueil de Psaumes et de cantiques à l'usage des Églises réformées. 
Paris, veuve Berger-Levrault et fils, 1861. In- 12. 

Harmonie de M. Duprato au premier verset. 

Biblioth. de la Soc. bibliq. prol. de Paris. 

638. Psaumes et cantiques pour le culte de l'Église réformée, publiés parle 
consistoire de Lyon. Sixième édition. Paris, veuve Berger-Levrault et fis, 1861. 
In-i 2. 

Biblioth. nation. 

639. Recueil de Psaumes et cantiques à l'usage des Églises réformées. Pa- 
ris, Berger-Levrault, 1861. In- 18. 

Mélodie cliilTrée au premier verset. 

Feu M. Montandon. 
6/10. Les Psaumes de David à quatre parties, avec les cantiques sacrés pour 



DU PSAUTIER. GOa 

les principales solciiiiitcs des Clirétiens. Nouvelle édilioii , revue el exactemenl 
corrigée. Lausanne, F. Blanchard, i86a. Petit in-8". 

M. F. Bovei. 

C/ii. Psaumes et cantiques pour l'édification- publique et particulière. Pa- 
ris, Bergei^-Levrault , iSG-j. In-i8. 

Sans musique. Edition de M. le pasteur Cuvier. 

L'éditeur. 

6/i2. Recueil de Psaumes et de cantiques à l'usage des Eglises réformées. 
Paris, Berger-Levrault , 1862. In-32. 
Mélodie au premier verset. 

L'éditeur. 

6/i3. Recueil de Psaumes et de cantiques à l'usage des Eglises réformées. 
Paris, Berger-Lcvraull , 18 6 "i. In- 12. 

Musique à quatre parties au premier verset. 

L'éditeur. 

Ç>Uh. Recueil de cantiques à l'usage des Églises évangéliques de France. 
Paris , Berger-Levrault , i86q. [n-\S. 
Sans musique. 

L'éditeur. 

6Ù5. Le même avec mélodie au premier verset. Paris, Berger-Lcvrault , i863. 
In- 18. 

L'éditeur. 

6k6. Recueil de cantiques pour les assemblées de culte et pour l'édification 
privée. Publié par les Eglises évangéliques de Genève et de Lyon. Paris, Berger- 
Lcvraidt, i86â. In-12. 

Mélodie au premier verset. 

L'éditeur. 

G/17. Recueil de Psaumes et de cantiques à l'usage des Eglises réformées. 
Paris, Berger-Levrault, 186/4. In-32. 
Mélodie au preniier verset. 

1/ éditeur. 



(iO/i BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

6^18. Psaumes cl canliques pour servir à rédification publique, k'^ édition. 
Paris, 186Û. I11-18. 

Biblioth. nation. 

6/19. Psaumes et cantiques à deux ou trois voix, à l'usage des e'coles et de 
cultes pour l'enfance et la jeunesse. Seconde édition. Neuchâtel, iS6ù. In-19. 
(Imprimé par Bergcr-Levrault.) 

L'vdheur. 

650. Cantiques chrétiens. Dixième édition , revue et modiliée. Première avec 
musique à quatre parties. Paris, Berger-Lcvraiilt , i8Gà. 

L'éditeur. 

65o Us. Psaumes et cantiques. Quatrième édition. Lausanne, i86à. In-8". 
6g' catal. de Sckweizer, untiqnariat in Zurich. 

65 1. Recueil de Psaumes et de cantiques à l'usage des Eglises réformées. 
Paris, Berger-Levraiih , i865. In-32. 

Mélodie au premier verset. 

L'éditeur. 

652. Recueil de Psaumes et de cantiques à l'usage des Églises réformées. 
Paris, Berger-Levrault, i865. In- 18, 

Mélodie à chaque verset. 

L'éditeur. 

653. Les Psaumes de David, suivis de cantiques et de prières. Paris, LeJ'èvre , 
{1866). In-16. 

Biblioth. nation. 

654. Recueil de Psaumes et cantiques à l'usage des Eglises nationales de 
Vaud, Neuchâtel et Genève, musique chiffrée. Lausanne, G. Bridel, 1866. 
In- 12. 

Feu M. Montandon. 

[29^.1 655. Recueil de Psaumes et cantiques à l'usage des Eglises natio- 
nales de Vaud, Neuchatel et Genève. Troisième édition. Lausanne, Genlon cl 
Dutoit, 186'j. In- 16. 

Musique à ([ualrc j)arties au premier verscl. 

Biblioth. de la Soc. Inbliq. prol. de Paris. 



DU PSAUTIER. 605 

656. Recueil de; canliques à l'usage des Églises evangéliques de France. Pa- 
ris, Bcrger-Lcvrault , iSOjAn-iS. 

Sans musique. 

L'édileur. 

657. lîecueil de Psaumes el de cantiques à l'usage des Églises réformées. 
Paris, Berger-Lcvraull, 1868. In-Sa. 

Mélodie au premier verset. 

L'édilexir. 

658. Recueil de l*saumes et de canliques à l'usage des Eglises réformées. 
Paris, Bcrgcr-Levrauh , i868.ln-i8. 

Mélodie à chaque verset. 

L'éditeur. 

669. Recueil de Psaumes et de canliques à l'usage des Églises réformées. 
Paris, Berger-Levrauh , 186g. In- 18. 
Sans musique. 
L'éditeur. 

660. Recueil de Psaumes el cantiques pour le culte des Églises réformées 
de France adopté par le consistoire de Nîmes. Mmes, Peyrot-Tind , 186g. 
In- 19. 

0. Douen. 

661. Recueil de Psaumes et canliques à l'usage des Églises réformées. Pa- 
ris, Berger-Lcvrauh , 186g. In- 19, 

Musique à quatre parties au premier verset. 

L'éditeur. 

669. Recueil de Psaumes et canliques à l'usage des Églises nationales de 
Vaud, Neuchàtel et Genève. Deuxième édition, cliifTrée. Lausanne, G. Bridel, 
iSjo. In-16. 

Feu M. Montandon. 

663. Vingt Psaumes et mélodies religieuses à une et à plusieurs voix avec 
accompagnement de piano ou d'orgue, par Charles Léon Hess. Paris, Sandoz el 
Fischbacher, 18 j a. In-^'\ 

Ce recueil n'a de connnun avec notre Psauli(!r (|ne les paroles. 
0. Doucii. 



GOO BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

666. Psaumes et cantiques pour les assemblées de culle et pour l'édifica- 
tion privée. Cinquième édition. Lausanne, Georges Bridel, i8'j-i. In-2/i. 
Recueil de l'Église libre. 
Musique à quatre parties au premier verset. 

Bihlioth. de la Soc. bihliq. prot. de Paris. 

665. Recueil de Psaumes et de cantiques à l'usage des Eglises réformées. 
Paris, Bcrger-Levrault , iS'jq. In-i8. 

Mélodie à chaque verset. 

L'éditeur. 

666. Recueil de Psaumes et de cantiques à lusage des Églises réformées. 
Paris , Berger-LevraiiU , / 6' y 5 . I n- 1 2 . 

Sans musique. 

L'éditeur. 

667. Recueil de Psaumes et cantiques à l'usage des Églises réformées. Pa~ 
ris, Bcrger-Levrault , iSjS. In-12. 

Musique à quatre parties au premier verset. 

L'éditeur. 

668. Recueil de Psaumes et de cantiques à l'usage des Églises réformées. 
Paris, Berger-LevrauU , iSjS. In-39. 

Mélodie au premier verset. 

L'éditeur. 

669. Cantiques chrétiens (publiés par M. le pasteur Cook). Paris, Berger- 
Levrault, 18'] à. In- 18. 

Mélodie au premier verset. 

L'éditeur. 

670. Hymnes et cantiques à l'usage des Églises et des familles (publiés 
pour l'église de Montbéliard). Paris, Berger-Lcvrault , iSjù. In-12. 

L'éditeur. 

671. Recueil de Psaumes et de cantiques à l'usage des Eglises réformées. 
Paris , Berger-Levrault , iSjâ. In- 12. 

Musique chiffrée à quatre parties au premier verset. 

L'éditeur. 



DU PSAUTlElî. 007 

ÉDITIONS SANS DATE. 
ADDITIONS À LA BIBLIOGRAPHIE DE M. BOVET. 



XVf SIECLE. 

672. Cinquante deux Pseaumes par Clément Marot. Paris, Jean Ruelle. In-16. 
Brunel. 

678. Les Pseaumes de Dauid mis en vers François par Clément Marot et 
Théodore de Besze. Sine loco. In-12. 

Bibliotk. de Genève. 

wif siècle, 

67^. Les Pseaumes de David mis en rime françoise par Cl. Marot el Th. 
DE Bèze, avec un formulaire de prières. Charenlon, Antoine Cellier. In-66. 

Feu M. le pasteur Cadiol. 

676. Les Pseaumes de David, elc. Cliarenton, Olivier de Varennes.ïn-12. 
0. Douen. 

676 bis. Les lamentations de Jérémie, mises en rimes Irançoises et para- 
phrasées par coupletz, sur le chant du psaume li. Petit in-8°. 

Bihlioth. wallon, de Leyde. 

XVllf SIÈCLE. 

676. Les Pseaumes de David mis en vers françois revus cl approuvez par 
les pasteurs et professeurs... de Genève. Amsterdam, Wetstein. In-8". 

M. Racine Braud. 

G 77. Les Psaumes de David mis en rime françoise par Cl. Marot et Th. de 
Bèze. Amsterdam, Pierre Mortier. Très petit in-66. 
Mélodie au premier verset. 

Biblioth. de Douai. 

677 bis. Les Psaumes de David... revus et aprouvés {sic) par les pasteurs 
et professeur [sic)... de Genève. 6'. /. , P. Biiquet. In- 19. 

M. Ch. Sagnier. 



()08 HIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

678. Le Pscaiilicr des Eglises françoiscs rélomiées, revu, corrigé cl ou 
grande parlie refondu [)ar J. H. Vernède, ])aslcur de l'Eglise wallonne de la 
Haye. La flayc, héritiers de Is. van Clccfet B. Schcmieer la jeune \iSo^?\ In-i 2. 

Biblioth. du prot. fr. 

XIX*' SIÈCLE. 

679. Les Psaumes de David suivis de cantiques et de prières. Nouvelle 
(klition. Valence, Marc-Aurel frères , Grand' Bue, n" 3. ln-12. 

Comm. de M. Alph. Vivier. 

680. Les Psaumes de David, etc. Nouvelle édition. Valence, Marc-Aurel. 
ïn-12. 

Comm. de M. Alph. Vivier. 

681. Les Psaumes de David. Bordeaux, il. Muller. 
Comm. de M. Alph. Vivier. 

689. Les Psaumes de Daxid. Saint- Denis, Drouard. ln-3'j. 
Biblioth. de la Soc. hibliq. prot. de Paris. 

683. Psaumes 90, 85, 86 et 97 rhythmés et harmonisés à 5 voix par 
PoTTiER, avec partition en chiffres, autograpliiés. Sans lieu, ni nom d'imprimeur. 
lïï-li\ 

Biblioth. du prot. fr. 

686. Six chants sacrés avec accompagnement de piano ou orgue. — Extrait 
des Psaumes de David rendus à leur mélodie primitive (!!) par l\P Pottiep, , 
ex-musicien de l'Empereur et du roi. — Hommage de l'auteur aux vénérables 
consistoires de l'Eglise réformée de France. Sans lieu , ni nom d'imprimeur. 
In-fol. de k feuillets. 

Contient les psaumes 108, 86, 27, 37, 137 et 2 avec le texte primitif en 
clef d'ttf sans barre de mesure (parfois niodilié), suivi de la mélodie rhythmée 
tout autrement par Pottier. 

Biblioth. du prot. fr. 

685. Les Psaumes de David, suivis de canti(|ues, de prières et de la litui- 
gie. Nouvelle édition. Paris, Ch. Meymcis et C"'. in- 16. 
0. Ihucii. 



DU PSAUTIEU. cm 

G86. Los Psaumes de David. Genève, veuve Desrogis. 
Comm. de M. Alph. Vivier. 

687. Les Psaumes de David à quatre parties avec les cantiques sacrés pour 
les principales solennités des chrétiens. Nouvelle édition. Valence, Marc-Aurel. 
Tn-8°. 

C'est la reproduction de l'harmonie de Lausanne 1801. 

0. Douen, 

688. Choix de cantiques publié par délibération du conseil presbytéral pour 
l'Eglise réformée de Paris. Paris, Berger-Levrault. In-12. ^^ 

Avec musique à quatre voix. /. 

L'éditeur. 



39 



GIO BIBLIOGRAPHIE 

ADDITIOISS À LA BIBLIOGRAPHIE DE M. BOVET. 
TRADUCTIONS DES PSAUMES DE MAROT ET DE BÈZE. 



E-\ ALLEMAND. 



689. Der ganz Psalter von Herrn Ambrosio Lobwasser, etc. JeJzund auffs 
newe mit vier Stimmen zugerichtet, etc. durch Samuelem Mareschallum, der 
Statl und Universitet zu Basel Musicum und Organisten. Basel, Ludwig Koiiigs , 
1606. 

Biggenhacli , der Kirchengesang , etc. 

690. Jan Pieter Swelincks, des Weltberûhmten Musici und Organisten zu 
Amsterdam in HoUandt, vicrslimniige Psalmen, auss dem ersten, andern und 
dritten Theii seiner ausgegangenen Franzosisclien Psalmen absonderlich col- 
ligirt und mit Lobwasserschen Text unterlegt. Frankfuri an der Oder, Martin 
Guten , 1616. 

Notice sur Swcelinck. 

691. Les mêmes. Berlin, Georg Bungen, 1616. \n-h". 

Notice sur Sweelinck. 

[2.] 692. Ambrosii Lobwassers I). Psalmen Davids mit vier (bisweiien 
fiinf) anmutigen Stimmen des hocli-beriihmten Claudins le jeune, etc. Ams- 
terdam, Ludwich Ekevier, i6à6. In-ia, en un volume, les quatre parties en 
regard. 

Les éditions portant ces deux noms sont très nombreuses. 

M. A/fr. André. 

698. Transponistes Vierstimmiges Psalmenbuch, das ist D. A. Lobwassers 
Psalmen Davids, etc., von J. Ul. Sultzberger, etc. Bdrn, In Iloch Oherheitleicher 
Truckerey, lOjS. In-8°. 

«Pendant près d'un siècle, dit M. Georg Becker, il y a eu une ou deux édi- 
tions par an de cet ouvrage, w 

C'est l'harmonie de Goudimel très peu modifiée. 

La Patrie de Genève, 3 aoiit i8'j3. 



DU PSAUTIER. 1)11 



EN HOLLANDAIS. 



69^. Des nombreuses traductions en cette lano^ue que nous avons sous les 
yeux, nous ne mentionnerons que les Psaumes de Dathenus, mis sur une 
seule clef par Cornelis de Leeuw. Dordrecht, Hcncirick en Jacob Keur, 168 ù. 
In- 18. 

. Biblioth. de la Soc. hihliq. prot. de Patis. 

EN ANGLAIS. 

6()5. Les c Psaumes de Bèze traduits en anglais par Ant. Gilbie. Londres, 
i58i et i5()o. In-i 9. 

Lelong, Bibliotheca sacra, II , 638. Coinm. de M. Berniis. 

[21.] 696. AU the Irench Psalms tunes vvith englisli words. London, Tho- 
misson, Hans, i5q3. In-12. 

Contient nos mélodies exactement reproduites. 

0. Douen. 

'69-7. Psalraes of David (in english meter, Middelburgh, iSqS). In-16. Suivi 
de The catéchisme, or manncr to feach children tlie Christian religion, wherein 
the Minister demandeth the question and the chikl maketh answer, hy John 
Calvin. Middelburgh , B. Schilders, i5g8. Deux vol. en un. 

Le titre du Psautier manque. La me'lodie du psaume 100 est celle de notre 
i36; celle du 62 est celle de notre io3; celle du lio est empruntée en 
partie de notre iû3. 

Catal. II de Tross, i8-jo. 

698. Divers ofDavid's Psalmes, according lo the French l'orm and mètre, 
by John Vicars. London, bij Thos. Purfoot, for Henry Seile. 

Voir Cotton, Editions of the Bible, etc. Oxford, 1.^82, p. 169, et Lowndes, 
Bibliographer's Manual, part. X, 2768. 

Comm. de M. Bernus. 

699. Parochial Psalmody being a Collection of Psalm and hymn tunes, 
suited for congregational singing, and adapted to the societys :' Sélections 
from the Old and New Versions of Psalms. :i London , printed for the Society for 
promoting Christian Kîiowledge, i85i. In-8°. 

Le premier morceau du recueil est notre psaume i36, à (juatre parties, 
avec cette inscription : Claude Goudimel. First printed in i5âS. — OrPharmonie 



012 BIBLIOGRAPHIE 

ii'esl pas celle de Goiulimel; la mélodie n'est pas de lui non pins, mais de 
Bourgeois, el elle ne Inl pas imprimée avant i55i. 

0. Doiioi. 

EN HONGROIS. 

[69.] 700. Palmi Davidis versibus linngaricis reddili per Albertum Mol- 
NAR, adjectis notis mnsicis. Basileabam , i66â. In-8'\ 

Bibliolh. de l'Arsenal. 



701. Psaumes en langue Szent. Utrecht, i'j65. In-8". 
Avec mélodie. 

Calai XXIV (le Beijevfs. 

EN ESCLAVON. 

702. Psaumes avec musique et liturgie en langue esclavone. 1618. l\\-h'\ 
Biblioth. de Genève. 

Bien que nous ayons trouvé dans le Cantional dahnatc [Wittemberg, i58â, 
in-16, avec riche Lordure) la mélodie du psaume G8, avec deux notes ajou- 
tées à la dernière phrase, nous ne pensons pas que ce recueil soit une imita- 
tion du Psautier de Marot et Bèze, mais bien une traduction de la messe alle- 
mande de Luther. Il renferme, en effet, des litanies et des Kijrie eleison, et l'on 
sait que notre mélodie du psaume G8 est d'origine alsacienne. 

Collect. de M. Fétis. 

EN ITALIEN. 

702 bh. Sessanta Salmi di David, tradotti in rime volgari italiane, secondo 
la verità del testo hebreo. Col cantico di Simeone, e i dicci comandamenti 
délia legge, qui cosa insieme col canto. Délia stmnpn di Giovan BaUista Pineroli, 
iSjS. In-32. 

M. Cit. L. Frossard, exemplaire de feu A. Coquerel fils. 

702 1er. I sacri Salmi di David, messi in rime volgari italiane, da Giov. 
DioDATi. . . et compossi in musico da A. G. In Haërlemme, appresso Jacob Albertz , 
libraro {nella stampi di h. van Weshuch), lOfl^i. ïn-8". 

Bibliolh. nuillnn. de Ijeijde. 



DU PSAIJTIKIi. G1;î 

SECONDE PARTIE. 

PSAUMES EN VERS FRANÇAIS 

INDÉPENDANTS DE CEUX DE MAROT ET DE BÈZE. 



ADDITIONS A LA BIBLIOGRAPHIE DE M. BOVET. 

[7.] 708. Les cent Psalmes de David mis eu IVancois par Jean Poictevin, 
à IV parties par Philibert Jambe-de-Fer. Poitiers, Nicolas Peletier, i5âg. In-8'\ 
Voir ci-dessus, II, 19, pour i'iuexaclitude de cette date. 

Haag , France prot. 

[7.J 70/1. Les cent Psalmes de David qui restoieut à traduire eu rilhme 
l'rançoise, traduictz par maistre Jan Poictevin, cliautre de Suiule-Radegoude 
de Poictiers. Poictiers, Nicolas Peletier, i55o. Iu-12. 

Brunet cite une édition de Paris, Jean Pmelle, sans date. 

Bihlioth. Mazarine. 

706. Pseaumes (en vers libres) avec des notes par Bldé. i55i. Iu-i-j. 
Bibliotheca Bigotiana. 

706 bis. Hymnes spirituels (de Mathlrin Cobdier). Lyon, i55'2. 
Bulletin, ^' série, X , 365. 

[7.] 706. Cent Psalmes de David qui restoieut à traduire ou ritlime l'rau- 
çoise, traduictz par maistre Jan Poictevin, chantre de Sainte-Radegoude de 
Poictiers. Mous , Jehan Monsieur, i55â. Avec grâce et priuilege pour quatre ans. 
Iii-Sa. 

Relie's avec les 5o psalmes de Marol de la même impression et delà même 
date. 

M. Al/r. André. 

707. Les Cantiques de la Bible mis en vers françois par Lancelot de Carle, 
évêque de Riez, et en musique par Guill. Belin, chanoine de la Sainte-Cha- 
pelle. Pa7'is. Adrien le Roij. i56o. In-8" obi. 

Biogr. 'les musiciens. 



61/» BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

707 bis. Cantiques spirituels (de Mathurin Cordier). Lyon, i56o. 
Bullct., 9' série, X, 365. 

707 ter. Sentences extraictes à l'usage des enfants hors de l'Escriture saincte, 
auec vingt-six cantiques (de Mathurin Cordier). Lijon, i56i. 

Bullet., s' série, X, 365. 

708. Les vingt-deux ocfonnaires du psalme cxix de David, traduicts par 
Jean Poictevin, mis en musique à IV parties par Philibert Jambe-de-Fer. 
Lijon, Thomas de Stralon, i56i. ln-h°. 

Cité dans la Biblioth. de Du Verdier. 

708 bis. Les 68 premiers psaumes en vers mesurés par Baïf. i56(). 
OEuvres (le Baïf, Paris, Cha?y entier, iSjS. In-ia. 

708 ter. Les i5o psaumes en vers mesurés par Baïf. iSjS. 
OEuvres de Baif, Paris, Cha)'pentier, 18'] 5. In-12. 

708 quater. Perles d'eslite, recueillies de l'infini thresor des cent cinquante 
Pseaumes de Dauid. Traduit d'italien en françois par l'auteur. A Vépée. Par 
Jean de Laon, iSjj. In-12. 

Comm. de M. de Félice. 

709. Hymnes ecclésiastiques, cantiques spirituels et autres meslanges, 
par Guy le Fèvre de la Boderie. Paris, Rob. le Mangnier, loyS. In-16. 

Catal. de la vente Potier, iSjs, et le Semeur de i83'j. 

710. Cantiques saints mis en vers françoys, partie sur chants nouveaux et 
partie sur ceux d'aucuns Psalmes, par Ch. de Navières. Anvers, Plantin, i5'jg. 
In- 1 9 . 

Biblioth. nation. 

711. Les Pseaumes en vers latins et françois, mis en chant à IV parties, 
par P. DE Lestocart, distingués en plusieurs livres, en l'orme de motets. Lijon, 
Bar th. Vincent, i583. 

Biogr. des musiciens. 

[12.] 712. Les Pseaumes penitenlicls de David, tornez en prose mesurée 
par B. d. V. (Blaise de Vigenère). S. /. , i58j. In-16. 



DU PSAUTIKR. Glô 

Spécimen du psaume xvi : Seigneur, escoute mon innocence, reçoij ma supplica- 
tion; preste roreille — à la prière — de mes lèvres qui sont sans (loi. 

Biblioth. Mazarine. 

718. Les i5o psaumes eu vers ordinaires par Baïf. /JfVy. 
Œuvres (le Baif, Paris, Charpentier, iSjS. In-12. 

71Ù. Méditations chrestiennes sur les sept Psalmes de la pénitence, mises 
en vers François par le P. Tamisier. Paris, VAngelier, i588. In-8'\ 

Biblioth. de l'Arsenal. 

716. Les VII Pseaumes penitentiaux en vers l'rançois par Nicolas Bapin. 
Paris, i588. In-8°. 

Bibliotheca Bigotiana. 

716. Exposition en vers l'rançois du Pseaume xcv, par Gibon Bavendus, bé- 
nédictin, abbé de S -Vincent du Mans. Paris, 1088. ln-8". 

Lelong , Biblioth. sacra, et comm. de M. Bernus. 

717. Cantiques tirés de l'Ecriture sainte, des Pseaumes et des Propbèles, 
par Pierre Tamisier. i5go. 

Lelong et Biogr. Michaud. 

718. OEuures de Philippe des Portes, etc. Troisième édition. Anucrs, Ar- 
nould Coninx , i5gi. ln-18. 

Contient les cinq psaumes suivants : 38, 5i, 88, (jo et 139. 

Biblioth. Sainte-Geneviève. 

[ 1 3.] 719- Soixante Pseaumes de David, mis en vers l'rançois par Philippe 
DES Portes. Tours, Jamct Mettayer, ï%2. Petit in-i-j. 

Catal. de la vente Potier, iSy?.. 

730. Traduction en vers des psaumes par Pierre Paparin de Ciiaumont. 
A-t-elle été imprimée? Nous n'en connaissons ])as d'exemplaire. 

Ce traducteur s'était montré vaillant capitaine à la bataille do Moncontour, 
et fut nommé évêque de Gap à la place de Gabriel de Clermont, devenu pro- 
testant. Peu avant sa mort, qui eut lieu en 1600, le capitaine-évéque jeta par 
la fenêtre le pasteur de la ville. 

Ballet., Il, 3j-2. 



G16 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

721. Imitation des Pseaumes de la Pénitence de Dauid, aiiec des sonnets 
et des me'dilalions sur le mystère de la Rédemption, par Jean de l\ Geppède. 
Lyon, i5gà. In-S". 

Comm. de M. Bernus. 

722. Les Pseaumes de Dauid mis en vers françois par Phil. des Portes. 
Rouen, Raph. du Petit-Val , i5gâ. Vcili in-12. 

Brunet. 

728. Les mêmes. Paris, ibg5. In-8". 
Lelong, Bihliotheca sacra. 

7 2 4. Paraphrase et méditation sur les Pseaumes de la Pénitence, par La 
Vallée, s"" de Montigal. Paris, Pâtisson, i5g5. In-S". 

Biblioth. de l'Arsenal. 

726. Pénitence royale ou Pseaumes de Dauid en vers françois par Louis de 
Galaup de Chasteuil, conseiller d'JEtat. Paris, i5g5. In-U". 

Connu, de M. Bernus. 

726. Imitation des Pseaumes de la pénitence royale par L. Gallaup, s"" de 
Chasteuil. Paris, VAngelier, i5g6. In-S". 

Biblioth. de l'Arsenal. 

727. La même. Paris, rAngelier, i5gj. ln-8°. 
Biblioth. de l'Arsenal. 

728. Cent Pseaumes de Dauid mis en vers françois par Piiil. Despoutes, 
auec quelques cantiques de la Bible, etc. Paris, Mamert Pâtisson, l'jgj- In-S". 

Brunet. 

[i5.] 729. Les mêmes. Paris, Estienne Pâtisson, 10 gS. In-8". 
M. Bovet a écrit, par erreur, cent cinquante. Les cent cinquante parurent pour 
la première fois en i6o3. 

Biblioth. de l'Arsenal. 

780. Les mêmes. Paris, Mamert Pâtisson. logH. lu-iG. 
Brunet, et Renouard, Annales des Estienne. 



DU PSAUTIER. 617 

■ySi. Recueil des OEuvres poétiques de Jean Bertaut (depuis abbé d'Aul- 
nay, puis euesque de Sees et aumosnier de Marie de Medicis). Paris, iGoi. 
In-S". 

On y trouve la paraphrase en vers des psaumes i, 0, kk, ikh et 1^7. 

Comm. de M. Bernm. 

789. Paraphrase sur treize Pseaumes de Dauid, en vers françois par Se- 
bastien Hardy. Paris, Tltierry, i6oâ. \n-itî. 

Bibliotli. de l'Arsenal. 

733. Les cent cinquante Pseaumes. . . de Despoutes. Paris, Mamert Pâtisson, 
i6o3. In-12. 

Brunet. 

78^. Les vu Pseaumes en vers par de Maucouvent. Paris, lOo^i. In-16. 
Bibliothcca Bigoùana. 

'j3li bis. Les CL Pseaumes de David, mis en vers l'rançois par Philippe des 
Portes, abbé de Thiron, Paris, Abel Lanf'elicr, 1600. In-16. 

Biblioth. du prot.fr. 

735. Les Pseaumes de Desportes. Pioiwn, 1606. ln-12. 

Lelong , Bibliotheca sacra. 

786. Pseaumes en vers mesurez mis en musique à 2 , 3, /t , 5 , G, 7 et 
8 parties par Clâud. le Jeune, etc. Paris, Pierre Ballard, 1606. In-/j" obi. 
Dédiés à M»'' Odet de la Noue. 

Complet, Biblioth. Sainte-Geneciève. 

[i5.] 787. Cinquante Pseaumes de Dauid... par Despoutes, mis en mu- 
sique à8, A, 5, 6, 7 et 8 parties par Denis Cugnet. Paris, Pierre Ballard, 
160J. In-/i°. 

Taille, Bibliollt. Sainte-Geneviècc; Basse-contre, n" 863 du calai, de Kirch'iojf et 
Wigaiid, septembre iSy^. 

788. Les CL Pseaumes... |)ar I'iiil. Dkspoktks. lioucii, liaph. du Pctil-\al, 
1608. In-i 2. 

Biblioth. nation. 



> 



618 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

789. Les sept Pseaumes pe'nileiitiaux en vers françois par Nicolas Rapiin, 
dans ses Œuvres. Paris, 1610. In-U". 

Comm. de M. Bernus. 

7^0. Meslanges de musique contenant des Chansons, des Pseaumes, des 
Noeis, de Eustaghe du Gaurroy, maistre de la musique de la chapelle du Roy. 
Paris, 1610. ln-k°. 

Die Tonwerke, etc. 

7^ t. Les CL Pseaumes de David mis en vers françois par Pu. Desportes, etc. 
Rouai, Raphaël du Petit-Val, 1611. In-12. 

Bihlioth. de V Arsenal. 

7/12. Les mêmes. Paris, Mamert Pâtisson, i6i'2. In-ia. 

Renouard, Annales des Estienne. 

^k"^. The'orèmes spirituels, par Jean de la Ceppède. Toulouze, i6i3. Iii-iG. 
C'est la réimpression des psaumes de la pénitence et autres pièces du 
n° 791. Le second volume parut en 1691. 

Comm. de M. Bernus. 

[18.] ']Uk. Les CL Pseaumes de David mis en vers françois et rapportez 
verset pour verset selon la vraye traduction latine reçue en l'Eglise catholique, 
par Jean Metezeau, etc. Paris, Robert Fouet, 1616. Ïn-S". 

Biblioth. de V Arsenal. 

7^5. Les Pseaumes de David avec les hymnes de D. M. Luther et autres 
docteurs de l'Eglise, mis en vers Irançois selon h( rime et composition alle- 
mande vulgaire, et usitée es Eglises évangéliques de la Germanie. Monibéliard, 
Jacques Foillet, 1618. 

Biblioth. de Stuttgart. 

[18.] 7ÛG. Les CL Pseaumes, etc., par Jean Metezeau, etc. Paris, Loijson, 
16 ig. In-12. 

Biblioth. de V Arsenal. 

767. Les diverses œuvres de l'illustrissime cardinal ou Perron, archevesque 
de Sens, etc. Paris. Antoine Estienne, i6-i-i. In-fol. 

On y trouve la paraphrase de quatre psaumes, 6, io3, i3G et i<j, parmi 



DU PSAUTIER. 619 

des sonnets, des imitations des odes d'Horace, des confessions amoureuses et 
une entrée de Lallel. 
Biblioth. nation. 

7A8. Les CL Pseaumes de David mis en rime françoise par Ph. Desportes, 
abbé de Thiron, et les chants en musique par Denis Caignet, etc. Paris, Pierre 
Ballard, 16 -2 à. In-8". 

Mélodie seule. 

M. Weckerlin et Biblioth. de l'Arsenal. 

[23.] 7^9. Les Psaumes pénitenliaux avec quelques hymnes et antiennes 
à rhonneur de la Vierge Mère de Dieu, par Pierre de Brinon, seigneur de 
Meullers et du Vautlichon, conseiller du roy au })arlement de Normandie. 
Rouen, Osmont, 16-26. \\\-h". 
Biblioth. de l'Arsenal. 

760. Prières en forme de paraphrase sur les sept Psalmes pénitentiels, 
mis en vers François par Pierre le Merat. Troyes, Laiidcreau, 16-26. In-ia. 

Biblioth. de l'Arsenal. 

751. Les OEuvres de François de Maluerbe. Paris, i63o. hi-h'\ 
Biblioth. nation. 

[92.] 762. Les CL Pseaumes de David et les x cantiques insérés en Toftice 
de TEglise. Traduits en vers François par Michel de Marillac, etc. Paris, Edme 
Martin, i63o. In-8". 

Biblioth. de l'Arsenal et de Sainte-Geneviève. 

753. Les vu Pseaumes demessire Honorât deBueïl, sieur de Ragan, dédiez 
à M""^ la duchesse de Bellegarde. Paris, Toussainctdu Braij, i63i. In-12. 
Ce sont les psaumes de la [)énitence : 6, 3 1,37, 5o, 101, 129 et 163. 
Biblioth. nation, et Biblioth. de l'Arsenal. 

76^. Les Pseaumes de la pénitence paraphrasés en vers François. Grenoble, 
i63i. In- II". 

Biblioth. de Grenoble et comm. de M. Arnaud. 

755. Les sept Pseaumes pénitentiaux en vers François, par Jean de Saint- 
Masseu. Paris, i633. In-S". 

Lelong , Biblioth. sacra et conun. de M. Bernas. 



020 BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

[28.] 766. Paraphrase du Pseaume cxlviii, Laudate , ("le. , en vers François, 
par A. GoDEAu. Paris, iSSj. \n-k°. 

Biblioth. de Grenoble et comin. de M. Arnaud. 

767. Les cantiques de l'Église et les sept Pseaumes pénitentiaux en vers 
Irançois, par Jaques Pigeon, chanoine. Paris, i63'j. In-8°. 

Lelong, Biblioth. sacra et comm. de M. Bernus. 

758. Paraphrase des Pseaumes de David par M. N. Guillebert, prestre, 
dernière e'dition, reveue et corrigée. Paris, Claude PreiuV homme , i638. In-12. 

Biblioth. Mazarine. 

769. Pseaumes pour le Roy mis en vers Irançois avec le texte latin en re- 
gard par B0URLIER. Paris, De Sommaville. i6â5. In-12, 

Biblioth. de l' Arsenal. 

760. Les Pseaumes de David, fidellement tournez en vers François selon 
leur plus vraye interpre'talion , par messire Jean-Pierre de Reviglias, comte 
de Celles, seigneur de Barroulx. Dédiez à la Royne, etc. Grenoble, Claude Bu- 
reau, 16 à6. In-S". 

M. le pasteur Corbière , de Montpellier, et comm. de M. Arnaud. 

761. Le Psautier françois par Jean le Pigeon (prêtre du diocèse d'Avranches) 
en autant de cjuatrains que l'original a de vers. Paris, P. Chaudière, 16 à6. 

Biblioth. nation. 

[32.] 762. Paraphrase des Pseaumes de David, par Antoine Godeau, 
évêque de Grasse et de Vence. Paris, veuve Camusat, ià68. \n-h°. 

Biblioth. de l'Arsenal. 

[32.] 763. Airs à IV parties sur la paraphrase des Pseaumes de messire 
Ant. Godeau, composez par Jacques de Gouy, chanoine en l'église cathédrale 
d'Ambrun. Paris, Bobert Ballard, iGôo. In-8°. 

Basse-contre, M. Weckerlin. 

76/1. Les Pseaumes de la pénitence de David mis en vers françois par 
François Porchères d'Arbaud. Grem)ble , Mcolas, i65i. In-12. 

Biblioth. de l'Arsenal. 



DU PSAUTIER. 621 

[32. 1 705. Paraphrase, etc., par Aîntoine Godeau, mis en musique, etc., 
par Ant. Lardenois. Paris, 16Ô/1. In-12. 

Biblioth. de Grenoble et comin. de M. Arnaud. 

[32.] 76G. Paraphrase des pseaiimes, etc., par Antoine Godeau, etc., mis 
en musique par Artus Aucousteaux, etc., quatrième édition, revue et corrigée. 
Paris, Pierre le Petit, 1606. In-i 6. 

On lit dans Tavertissement du libraire : M. Gouij a fait imprimer des airs sur 
les 5o premiers, qui sont fort beaux , et on m'a assuré quil en avoit composé sur le 
reste. Mais comme il les avoit faits pour estre chantez à quatre parties, V expérience 
a fait connoistre qu'ils ne pouvoient estre exécutez qu'avec quelque peine, ce qui ne 
s'accorde point avec l'intention de V auteur... Le sieur Artus Aucousteaux. ancien 
maistre de musique, et autrefois haute-contre de la musique de la chapelle du roi/ 
Louis XIII , a réussi à peu près comme il souhaitoit. 

11 mourut durant l'impression, et Gobert enjoliva les airs à partir du 
psaume 93. 

M. Weckerlin. 

[32.] 767. Paraphrase despseaumes, etc., par Antoine Godeau, etc., mis 
en musique ou chant spirituel... par Antoine Lardenois. Deuxième édition. 
]658. In- 16. 

Inconnu à Brunet. — C'est par erreur que M. Hovet date cette édition de 

1688. 

MM. Alfr. André et Vidal. 

[32.] 768. Paraphrase des |)seaumes, etc., par Antoine (Jodeau, etc. mis 
nouvellement en chant par Thomas Gobert, maistre de la musique de la cha- 
pelle du Roy, et chanoine de la Sainte-Chapelle de Paris. Cinquième édition, 
revue et corrigée. Paris, Pierre le Petit, ]65g. In- 18. 

Le faux titre porte le millésime de i656. 

Extrait de Tavertissement du libraire : Comme on a trouvé, dans la première 
édition que j'ai faite de ces pseaumes , que les chants navoienl pas toute la grâce qui 
estoit désirée pour des vers si admirables, faij prié Monsieur Gobert... d'avoir la 
bonté de les refaire avec les basses pour la satisfaction de ceux qui aiment à chanter à 
deux parties. 

Dessus. Biblioth. de l'Arsenal, de la Sor. bihli'/. prol. de Paris, et M. Gaiffe. 
769. Dernières œuvres et poésies chrestiennes de Honorât de Bueil, sei- 



()22 lUBLlOGUAPHIE FRANÇAISE 

gneiir de IUcan, lirées des Pseaumes, du Vieux et Nouveau Testament. Paris, 
Lami/, 1660. Iii-8'\ 

Bibliolh. de l'Arsenal et BihUolh. nnlioii. 

770. Paraphrase des Pseaumes de David par N. Frenicle, conseiller du 
Roy en sa cour des monnoyes. Paris, vefve Henri Sara cl Ant. Merius et Jean 
Gil'narcl, 1661. In-18. 

Bibliolh. (le l'Arsenal et de la Soc. prot. de Paris. 

[32.] 771. Paraphrase des Pseaumes de David en vers francois par An- 
toine GoDEAu, ëvêque de Grasse et de Vence, nouvellement mise en musique, 
ou chant spirituel et facile pour la consolation des âmes, par Antoine Larde- 
NOis. Imprimé aux dépens de Fauteur, 1668. In- 18. 

M. Arnaud et Biblioth. de la Soc. bibliq. prot. de Paris. 

772. Stances chrétiennes sur divers passages de l'Fcriture sainte et des 
Pères. Première édition. Paris, Demjs Thierry et Claude Barbin, 166g. In- 18. 

Contient quelques versets de psaumes. 

Biblioth. de l'Oratoire. 

773. Stances chrétiennes, elc. Deuxième édition. Paris, Demjs Thierry et 
Claude Barbin, i6jS. In- 18. 

Bibliolh. de l'Oratoire. 

[32.] 77/1. Paraphrase, etc., par Antoine Godeau, etc. Dernière édition 
reveue exactement et les chants corrigez et rendus propres et justes pour 
tous les couplets par M" Thomas Godeut. Paris, Pierre le Petit, iS-jG. In-S". 

Dessus, Biblioth. de Stuttgart. 

775. Poésies chrestiennes contenant diverses paraphrases sur les Pseaumes 
de David par le président Nicole. Paris, De Cercy, iGjG. In- 12. 

Biblioth. de l'Arsenal. 

77G. Recueil de poésies chrétiennes et diverses, dédié à iM^'' le prince de 
Conty, par M. de la Fontaine. Paris, .Jean Coûterai, iG"] g. In-18. 

Contient des psaumes de divers haduclcurs, dont un , le \vii% de Lafoii- 
taine. 

Uiblioth. de l'Oratoire. 



DU PSAUTIER. ' G23 

777. Mélanges de diverses poésies divisez en qiialre livres [par le P. Michel 
Maudcit, de rOratoire]. Lîjoii, Jean Ccrte, 1681. In- 12. 

Il s'y trouve deux psaumes : les loc) et i3G. 

Ces psaumes, dont M. Bovet ne donne pas la date d'impression, sont restés 
manuscrits, d'après le P. Lelong, qui appartenait à la même compagnie. 

Comni. de M. Beniiis. 

[^5.] 778. Les Psaumes de David nouvellement traduits en vers françois. 
Paris, P. le Petit, 168 à. ïn-i 2. 

Biblioth. nation. 

[82.] 779. Paraphrase des Pseaumes, etc., par Antoine Godeau, etc., mis 
en chant par Thomas Gobert. Paris, Denis Thierry, 1686. In-16. 

Cette édition est prohablement la dernière; car la traduction de l'évèque 
Godeau fut supprimée par ordre du t5 février 1G86. 

Dessus, M. Wecherlin. 

780. Les Psaumes de David nouvellement traduits en vers françois. Paris, 
P. le Petit, 1688. In-i^. 

Biblioth. nation. 

781. Traduction en versa la lettre des Pseaumes de la j)énitence de Da- 
vid, etc., par Écuyer, sieur d'Acv. Paris, Barillerot, 1688. ln-12. 

Biblioth. de F Arsenal. 

[61.] 782. Sonnets chrétiens sur divers sujets, divisez en lY livres, par 
Laurent Drelincourt. Dernière édition, à laquelle en a ajouté les pseaumes 
penitentiaus en vers héroïques par le même auteur. Ouvrage posthume. Ge- 
nève, Sam. de Tournes, 16g à. In-8°. 

Biblioth. wallon, de Leyde. 

783. Paraphrase sur les sept Pseaumes de pénitence, avec quelques autres 
cantiques. Angers, P. Yvain, i6()j. In- 12 de 2a pages. 

Opnscnles sacrés, voir ci-dessous n° Si5 , et conim. de M. Bernns. 

78Û. Cantiques spirituels sur les principaux mystères de notre religion, 
avec les sept Pseaumes de la Pénitence, paraphrasés pour les missions et les 
catéchismes. Paris, J. de Nulhj, i6gg. I11-12. 

Opuscules sacrés, voir ci-dessous n" 8i5 , et comni. de M. Bernus. 



(i2Zi BIBLIOGRAPHIR FRANÇAISE 

785. Modèle des Pénitens ou paraphrase nouvelle en vers i'rançois des 
sept Pseaumes de la pénitence, elc, par Jean Mâugard, de Troyes. Paris, 
D'Hounj, ijoa. In-12. 

Biblioth. de l'Arsenal et Bibltolh. nation. 

786. Stances chrétiennes, etc. Cinquième édition, revue et augmentée par 
Tahbé Testu, de l'Académie françoise. Paris, JMcoIas le Clerc, i-joa. In-12. 

Biblioth. de l'Oratoire. 

787. Les Pseaumes que l'on appelle pénitentiaux et quelques autres qu'on 
donne pour essai d'une nouvelle version. Amsterdam, Desbordes, ijoG. In-8°. 

Biblioth. de l'Arsenal. 

[5o.| 788. L'esprit de David ou traduction nouvelle des cent cinquante 
Pseaumes avec des réflexions morales par Eustache le Noble. Paris, Claude 
Cellier, ijo6. In-8°. 

Biblioth. nation. 

789. Cantiques spirituels sur les points les plus importans de la religion 
et delà morale chrétienne... sur des airs d'opéra, vaudevilles choisis, etc., 
par l'abbé Pellegrin. Deuxième édition. Paris, Nie. le Clerc, ijoO. In-8". 

M. Weckerliii. 

790. Poésies de M""^ Deshoulières, nouvelle édition. Paris. Jean Villetle, 
tyo-j. In-8''. 

Contient quelques |)saumes. 

0. Doiien. 

791. Noels nouveaux, chansons et cantiques spirituels sur divers passages 
de l'Evangile, des Pseaumes... composez sur les plus beaux chants des iVoels 
anciens, sur des airs d'opéra, etc., par l'abbé Pellegrin. Paris, Nicolas le Clerc, 
6 recueils parus de ijoj à ijii. Tn-8". 

M. Weckerlin. 



799. Le Psautier rendu en vers I'rançois par Pierre de Porrade, chevalier, 
té ms. à la mort de; l'auteur. /yofS'. 

Lelong, Biblioth. sacra, et coinm. de M. Bernns. 



DU PSAUTIER. 025 

[5o.J 798. L'esprit de David ou nouvelle traduction des cent cinquante 
Pseaumes, par le Noble. Paris, veuve Morenu, ijis. In-19. 

Biblioth. nation. 

79/i. Cantiques spirituels sur les principales vérités de la morale chré- 
tienne , avec des paraphrases de quelques Pseaumes et des Hymnes du dimanche 
et fêtes de l'année, qui se peuvent dire sur les chants de l'Église. Paris, veuve 
Saugrain, ijiQ. In- 12. 

ffOn a choisi pour les paraphrases des Pseaumes plusieurs traductions de 
M. Godeau, qui n'avoient point été faites pour être chantées et qui ne vont 
point au chant. « 

Opuscules sacrés, voir ci-dessous n" 8i5 , et comm. de M. Bernus. 

795. Cantiques... par l'abhé Pellegrin, réimprimés pour les dames de 
Saint-Cyr. Paris, ijiS. \n-S". 

M. Weckerlin. 

796. Odes sacrées sur les plus importantes veritez de la religion et de la 
morale, avec deux discours en vers et une lettre de Jean Pic de la Mirandole. 
Paris, Jacques Estienne, ijiS. In-8°. 

Contient une traduction nouvelle de quelques psaumes. 

Biblioth. de l'Oratoire. 

797. Psaumes en vers par .Iean Henri de Lombard, seigneur de Gourdon, 
restés ms. à sa morl. ijsi. 

Lelong, Biblioth. sacra, et comm. de M. Bernus. 

798. Œuvres mêlées de M. de R. B. (de Rosel Beaumont) contenant diverses 
pièces en prose et en vers. Amsterdam, ijaa. In-12. 

Il s'y trouve quelques psaumes paraphrasés, entre autres, le 1" et le 100". 
Note marginale à la main : De Rosel Beaumont, natif de Castres, protestant ré- 
fugié, mort à Berlin, ijsg. [Ducatiana, VI, § 98.) 

Biblioth. nation. 

799. Mélanges de diverses poésies divisez en quatre livres [par le P. Michel 
Mauduit, de l'Oratoire]. Nouvelle édition, corrigée et très augmentée. Lyon, 
Certe, ij^S. In- 12. 

Quérard, France litlér. , et comm. de M. Bernus. 



(^^20, BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE 

800. Les sept Pseaumes de la pe'nitence tratliiils en canliques notés sur 
diffe'reiils airs, etc. Paris, Ballard, ijqo. In-8". 

Biblioth. de l'Arsenal. 

801. Pseaumes et cantiques en vers par Tabbë Pellegrin. Paris, ijsO. 
In-8". 

Biblioth. Sninte-Genevihve. 

801 bis. Cantiques spirituels sur des airs d'opéra, etc., par Fabbé Pelle- 
grin. Nouvelle édition. Paris, l'j^S. In-8". 

N° a5 du catal. 20 de la veuve Hénaux, novembre 18'] à. 

802. Le vray cbrétien instruit et sanctifié dans ses exercices. Heures nou- 
velles avec des explications sur toutes les prières, sur les Psaumes et les 
Hymnes de l'Église . réduites en cantiques, par le sieur de Vignolles, cl' de 
Sorbonne. Paris, Delusseux et J. F. Hérissant, lySj. In- 12. 

Opuscides sacrés, ^772. Comm. de M. Bernus. 

803. Poésies morales et chrétiennes, etc. Paris, Briasson, ijùo. 3 vol. 
in- 19. 

Contient des psaumes de divers. 

0. Dotten. 

So II. Double traduction littérale et poétique des Pseaumes de David, sui- 
vant la Vulgate. Paris, Thiboust, vers ijûâ. 

Extrait de la Le«re f?e V auteur de la Double traduction, etc. Paris, Thiboust, 
lyàù, In-8". 

Biblioth. nation. 

805. Le Parnasse chrétien, ouvrage divisé en deux parties dont l'une va 
jusqu'à Jésus-Christ et l'autre jusqu'à nous [parle P. Chabaud, de l'Oratoire]. 
Paris, Lottin père et fils et J. H. Bâtard , fjhS. In-i8. 

Contient quelques psaumes. 

Biblioth. de l'Oratoire. 

806. Sentiments d'une âme pénitente sur le Pseaume Miserere. Par Ma- 
dame D***, traduit en vers. Munich, s. d [versi'jûS). ln-l\°. 

«Cette paraphrase a pour auteur Marie-Antoinette, électrice de Saxe, qui 
la fit graver tout entière en 100 planches par F. Xavier Jungvvierth; celte édi- 



DU PSAUTIER. C>'21 

lion lui clislribuée à des souverains et autres personnages. Il y en a une autre 
imprimée avec luxe en 96 pages in-/i",^i 

Fvcijtag , AdparaUis UUeravius. Comm. de M. Beniiis. 

807. Poe'sies variées de M. de Coulanges, divisées en quatre livres. Paris, 
Valleyres, Cailleau. Petit in-S". 

M. Bovet en place la date de 1761 à 1756. tfOn y trouve, dit-il, quelques 
odes tirées des psaumes. Ne pas confondre Tauteur avec le marquis de Cou- 
langes, n 

M. F. Bovet. 

808. Nouvelles odes sacrées sur les Pseaumes qui se disent le dimanche à 
vespres, à complies, etc. Paris, P. AL le Prieur, 1^55. In-12. 

Biblioth. nation. 

809. Nouvel essai de poésies sacrées ou nouvelle interprétation en vers de 
Cantiques de TEscriture et de Pseaumes, etc., par M. l'abbé Seguv, de l'Acadé- 
mie Françoise, abbé de Genlis et chanoine de Meaux. Meaux, Laurent Courtois, 
sans date. Tn-12. 

L'approbation est de 1766. Contient 29 psaumes. 

Biblioth. nation. 

810. Traduction des Pseaumes et des trois cantiques du N. T. en vers 
François par Monsieur G*** (Gaune de Cangy), chevalier de S^-Maurice. Pétris, 
ij63. In 12. 

M. F. Bovet.