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•» • ■ -s».. 



ASSOCIATION 



FRANÇAISE 



POUR 



L'AVANCEMENT DES SCIENCES 



Une table des matières est jointe à chacune des parties du Compte 
rendu de la session de Grenoble ; une table analytique générale par ordre 
alphabétique termine la 2® partie: 

Dans cette table les nombres qui sont placés après Tastérisque se rap- 
portent aux pages de la S-^ partie. 



PARIS. — IMPRlAiEUlB CUAIX (S.-O.j. — 24742-5. 



ASSOCIATION 

FRANÇAISE 

PO un 

L'AVANCEMENT DES SCIENCES 



COMPTE RENDU DE LA 14" SESSION 

GRENOBLE 



PREMIÈRE PARTIE 

DOCUMENTS OFFICIELS. — PROCÈS-VEllBAUX 



PARIS 

AU SECRlilTARIAT DE L'ASSOCIATION 

1, RUli ANTOINE-DUBOIS, i 
T CIIEZ N. GEORGES HAS90I4, LIBRAIRE DE L'ACADÉMIE DE HÊDECiKË 



*u. Ç.OC [lo ^i.n7 



'<^V 



DEC 13 tflt' 






ASSOCIATION FRANÇAISE 

POUR L'AVANCEMENT DES SCIENCES 



MINISTÈRE 

de 

riastruction publique 
et 

DES BEAUX-ARTS 

CABINET 
BUREAU 

de l'Enregistrement 

général 

et des Archives. 

No 7970 



ReeoBBaissanee dTtilité publique. 



DÉCRET 



Le Président de la République française, 

Sur le rapport du Ministre de riastruction publique et des 
Beaux-Arts, 

Vu le procès-verbal de la séance tenue à Lille, le 27 août 1874, 
par FAssemblée générale de TAssociation française pour Favan- 
cement des sciences, et la demande formée par cette Société, le 
5 décembre 1875, à l'effet d'être reconnue comme établissement 
d'utilité publique ; 

Vu les statuts de ladite Société, l'état de sa situation financière 
et les autres pièces fournies à l'appui de sa demande ; 

Le Conseil d'État entendu. 

Décrète : 

Article premier. — L'Association française pour l'avancement 
des sciences est reconnue comme établissement d'utilité publique. 

Art. 2. — Les statuts sont approuvés tels qu'ils sont annexés 
au présent décret. 

Aucune modification ne pourra y être apportée sans l'autorisa- 
tion du Gouvernement. 

Art. 3. — Le Ministre de l'Instru'.lion publique et des Beaux- 
Arts est chargé de l'exécution du p ésent décret. 

Fait à Paris, le 9 mai 1876. 

Signé : Maréchal de Mac-Mahon. 

Par le Président de la République : 

Le Ministre de l'Instruction publique et des Bea^ÀX-Arfs, 

Signé : Waddington. 

Pour ampliation : 
Le Chef du Cabinet et du Secrétariat, 
Signé : L. de Lasteyrie. 



a 



mÊÊÊmÊÊammmmÊmaÊÊtmmÊmmmmÊÊÊem 



STATUTS ET RÈGLEMENT 



STATUTS 



TITRE 1er. — But de rAssociation. 

Article premier. — L'Association se propose exclusivement de favoriser, par 
tous les moyens en son pouvoir, le progrès et la diffusion des sciences, au 
double point de vue du perfectionnement de la théorie pure et du développement 
des applications pratiques. 

A cet effet, elle exerce son action par des réunions, des conférences, des 
publications, des dons en instruments ou en argent aux personnes tra- 
vaillant à des recherches ou entreprises scientifiques qu'elle aurait provoquées 
ou approuvées. 

Art. 2. — Elle fait appel au concours de tous ceux qui considèrent la 
culture des sciences comme nécessaire à la grandeur et à la prospérité 
du pays. 

Art. 3. — Elle prend le nom d'Association française pour l'avancement des 
sciences. 

TITRE II. — Organisation. 

Art. 4. — Les membres de l'Association sont admis, sur leur demande, 
par le Conseil. 

Art. 5. — Sont membres de l'Association les personnes qui versent la 
cotisation annuelle. Cette cotisation peut toujours être rachetée par une somme 
versée une fois pour toutes. Le taux de la cotisation et celui du rachat sont 
fixés par iè Règlement 

Art. 6. — Sont membres fondateurs les personnes qui ont versé, à une 
époque quelconque, une ou plusieurs souscriptions de 500 francs. 

Art. 7. — Tous les membres jouissent des mêmes droits. Toutefois, les 
noms des membres fondateurs figurent perpétuellement en tête des listes 
alphabétiques, et ces membres reçoivent gratuitement, pendant toute leur vie, 
autant d'exemplaires des publications de l'Association qu'ils ont versé de fois 
la souscription de 500 francs . 



IV ASSOCIATION FRANÇAISE 

Art* 8. — Le capital de T Association se compose des souscriptions de» 
membi'es fondateurs, des sommes versées pour le rachat des cotisations, 
des dons et legs faits à l'Association, à moins d'affectation spéciale de la part 
des donateurs. 

Art. 9. — Les ressourcés annuelles comprennent les intérêts du capital, le 
montant des cotisations annuelles, les droits d'admission aux séances et les 
produits de librairie. 

Art. 10. — Chaque année', le capital s'accroît d'une retenue de 10 0/0 au 
moins sur les cotisations, droits d'entrée et produits de librairie. 



TITRE III. — Sessions annuelles. 

Art. 11. — Chaque année, l'Associjation tient, dans l'une des villes de 
France, une session générale dont la durée est de huit jours : cette ville est 
désignée par TAssemblée générale, aa moins une année à l'avance. 

Art. 12. — Dans les sessions annuelles, l'Association, pour ses travaux 
scientifiques, se répartit en sections, conformément à un tableau arrêté par le 
Règlement général. 

Ces sections forment quatre groupes, savoir : 

l» Sciences mathématiques, 

2» Sciences physiques et chimiques, 

3® Sciences naturelles, 

4<^ Sciences économiques. 

Art. 13. — U est publié chaque année un volume, distribué à tous les 
membres, contenant : 

1^ Le compte rendu des séances de la session ; 

^ Le texte ou l'analyse des travaux provoqués par l'Association, ou des 
mémoires acceptés par le Conseil. 

COMPOSITION DU BUREAU 

Art. 14. — Le Bureau de TAssociation se compose : 
D'un Président, 
D'un Vice-Président, 
D'un Secrétaire, 
D'un Vice-Secrétaire, 
D'un Trésorier. 

Tous les membres du Bureau sont élus en Assemblée générale. 

Art. 15. — Les fonctions de Président et de Secrétaire de l'Association sont 
annuelles; elles commencent immédiatement après une session et durent 
jusqu'à la fin de la session suivante. 

Art. 16. — Le Vice-Président et le Vice-Secrétaire d'une année deviennent, 
de droit. Président et Secrétaire pour l'année suivante. 

Art. 17. — Le Président, le Vice-Président, le Secrétaire et le Vice-Secrétaire 
de chaque année sont pris respectivement dans les quatre groupes de sections, 
et chacun est pris à tour de rôle dans chaque groupe. 



POUR L AVANCEMENT DES SCIENCES V 

.. ■ • • 

Art, 18, — Le Tré$Qrier est élu par TAsserablée générale; il £st nommé 
pour quatre ans et rééligible. 

Art. 19. — Le Bureau de chaque section se compose d'un Président, d'un 
yice-Présid|ent, d'un Secrétaire, et, au besoin» d'un Vice-Secrétaire élu par cçtte 
section parmi ses membres. 

TITRE rv. — Administration. 

Art. 20. — Le siège de l'Administration est à Paris. 

Art. 21. — L'Association est administrée gratuitement par un Conseil 
composé : 

1° Du Bureau de l'Association, qui est en même temps le Bureau du 
Conseil d'administration; 

2® Des Présidents de sections ; 

3^ De trois membres par section, élus à la majorité relative en Assem- 
blée générale, sur la proposition de leurs sections respectives, 
renouvelables par tiers chaque année. 

Art. 22. — Les anciens Présidents de l'Association continuent à faire partie 
du Conseil. 

Art. 23. — Les Secrétaires des sections de la session précédente sont admis 
dans le Conseil avec voix consultative. 

Art. 24. — Pendant la durée des sessions, le Conseil siège dans la ville où 
a lieu la session. 

Art. 2o. — Le Conseil d'administration représente l'Association et statue 
«ur toutes les affaires concernant son administration. 

Art. 26. — Le Conseil a tout pouvoir pour gérer et administrer les affaires 
sociales, tant actives que passives. Il encaisse tous les fonds appartenant à 
l'Association, à quelque titre que ce soit. 

Il place les fonds qui constituent le capital de l'Association en rentes sur 
l'État ou en obligations de chemins de fer français, émises par des Compagnies 
auxquelles un minimum d'intérêt est garanti par l'État ; il décide l'emploi 
des fonds disponibles ; il siirveille Tapplication à leur destination des fonds 
TOtés par ^Assemblée générale, et ordonnance par anticipation, dans l'inter- 
valle des sessions, les dépenses urgentes, qu'il soumet, dans la session sui- 
vante, à l'approbation de l'Assemblée générale. 

Il décide l'échange ou la vente des valeurs achetées : le transfert des rentes 
sur l'État, obligations des Compagnies de chemins de fer et autres titres 
nominatifs sont signés par le Trésorier et un des membres du Conseil délégué 
à cet effet. 

Il accepte tous dons et legs faits à la Société ; tous les actes y relatifs sont 
signés par le Trésorier et un des membres délégué. 

Art. 27. — Les délibérations relatives à l'acceptation des dons et legs, à des 
acquisitions, aliénations et échanges d'immeubles sont soumises à l'approbation 
■du gouvernement. 

Art. 28. — Le Conseil dresse annuellement le budget des dépenses de l'As- 
sociation; il communique à l'Assemblée générale le compte détaillé des recettes 
et dépenses de l'exercice. 



YI ASSOGUTION FRANÇAISE POUR L AVANCEMENT DES SCIENCES 

Art. 29. — Il organise les sessions, dirige les travaux, ordonne et surveille 
les publications, fixe et affecte les subventions et encouragements. 

Art. 30. — Le Conseil peut adjoindre au Bureau des commissaires pour 
rétude de questions spéciales et leur déléguer ses pouvoirs pour la solution 
d'affaires déterminées. 

Art. 31. — Les Statuts ne pourront être modifiés que sur la proposition du 
Conseil d'administration, et à la majorité des deux tiers des membres votants 
dans l'Assemblée générale, sauf approbation du gouvernement. 

Ces propositions, soumises à une session, ne pourront être votées qu'à la 
session suivante : elles seront indiquées dans les convocations adressées à 
tous les membres de l'Association. 

Art. 32. — Un Règlement général détermine les conditions d'administration 
et toutes les dispositions propres à assurer l'exécution des Statuts. Ce Règle- 
ment est préparé par le Conseil et voté par l'Assemblée générale. 

• 
TITRE V. — Dispositions coxnplénientaires. 



1 1 



Art. 33. — Dans le cas où la Société cesserait d'exister, l'Assemblée géné- 
rale, convoquée extraordinairement, statuera, sous la réserve de l'approbation 
du gouvernement, sur la destination des biens appartenant à l'Association. 
Cette destination devra être conforme au but de l'Association, tel qu'il est 
indiqué dans l'article 1°*'. 

Les clauses stipulées par les donateurs, en prévision de ce cas, devront être 
respectées. 

Les présents Statuts ont été délibérés et adoptés par le Conseil d'État, dans 
sa séance du 12 avril i87G. 



Le Maître des Requêtes^ 
Secrétaire général du Conseil d'État, 
Signé : A. ForQuiER. 



Vu à la Section de l'Intérieur, 

le 29 mars 1876. 

Le Rapporteur, 
Signé : de Marcheville. 



• i 



Pour copie conforme. 

Le Chef du Cabinet du Ministre de V Instruction publique, 
Signé : L. de Lastbyrie. 



I 1. 



RÈGLEMENT 



TITRE lor. ~ Dispositions générales. 

Article premier. — Le taux de la cotisation annuelle des membres non fon- 
dateurs est fixé à 20 francs. 

Art. 2. — Tout membre a le droit de racheter ses cotisaticms à venir en 
versant, une fois pour toutes, la somme de 200 francs. Il devient ainsi membre 
à vie. 

Les membres ayant racheté leurs cotisations pourront devenir membres fon- 
dateurs en versant une somme complémentaire de 300 francs. Il sera Imsible 
de racheter les cotisations par deux versements annuels consécutifs de 
100 francs. 

La liste alphabétique des membres à vie est publiée en tête de chaque 
volume, immédiatement après la liste des membres fondateurs. 

Art. 3. — Dans les sessions générales, TAssocialion se répartit en dix-sept 
sections formant quatre groupes, conformément au tableau suivant : 

lo' GBOUPE : Scietwes mathématiques, 

1. Section de mathématiques, astronomie et géodésie; 

2. Section de mécanique; 

3. Section de navigation; 

4. Section de génie civil et militaire. 

2« GROUPE : Sciences physiques et chimiques, 

6. Section de physique; 

6. Section de chimie; 

7. Section de météorologie et physique du globe. 

3^ GROUPE : Sciences naturelles, 

8. Section de géologie et minéralogie ; 

9. Section de botanique; 

10. Section de zoologie et zootechnie; 

11. Section d'anthropologie; j ,v - ; 

12. Section des sciences médicales. 

4^ GROUPE : Sciences économiques, 

13. Section d'agronomie; 

14. Section de géographie; 

15. Section d'économie politique et statistique; 

16. Section de pédagogie; 

17. Section d'hygiène et médecine publique. 



\ ,;■, \ .,v > \ 



Aax- 4. — Tout, naei)t)br6 de l'Association clu)isit, chaque année; la seotiom 
à laqvualle il désire app^vt<ei^ir. 11 a le droit de prendre part aux travaux des 
autres sections avec voi^^iCQ^sultative». i 

Art. 5. — Les personnes étrangères à l'Association, qui n'ont pas reçu 
d'invitation spéciale, sont admises aux séances et aux conférences d'une ses- 
sion, moyennant un droit d'admission fîxé à 10 Crânes. Ces personnes peuvent 
communiquer des travaux aux sections,^ mais ne peuvent prendre part aux 

votes. 

■.■-,■-■ • ■ 

Art. 5 bis. — Le Président sortant fait, de droit, partie du Bureau pendant 
les deux semestres suivants. , . 

Art. 6. — Le Conseil d'administration prépare les modifications réglemen- 
taires que peut nécessiter l'exécution des Statuts, et les soumet à la décision 
de l'Assemblée générale. 

Il prend les mesures nécessaires pour organiser les sessions, de concert avec 
les comités locaux qu'il désigné à cet effet. Il fixé la date de Touverture de 
chaque session. Il nomme et révoque tous les employés et fixe letir traite- 
ment. 

Art. 6 bis, — Dans le cas de décès, d'incapacité ou de démission d'un 
ou de plusieurs membres du Bureau, le Conseil procède à leur remplacement. 

La proposition de ce ou de ces remplacements est faite dans une séance 
convoquée spécialement à cet effet: la nomination a lieu dans une séance 
convoquée à sept jours d'intervalle. 

Art. 7. — Le Conseil délibère à la majorité des membres présents. Les 
délibérations relatives au placement des fonds, à la vente ou à l'échange des 
valeurs et aux modifications statutaires ou réglementaires ne sont valables que 
lorsqu'elles ont été prises en présence du quart, au moins, des membres du 
Conseil dûment convoqués. Toutefois, si, après un premier avis, le nombre des 
membres présents était insuffisant, il serait fait une nouvelle convocation 
annonçant le motif de la réunion, et la délibération serait valable, quel que 
fût le nombre des membres présents. 



TITRE II. — Attributions du Bureau et du Conseil 

d'administration. 



Art. 8. — Le Bureau de l'Association est, en même temps, le Bureau du 
Conseil d'administration. 

Art. 9. — Le Conseil se réunit au moins quatre fois dans l'intervalle de 
deux ses&ions. Une séance a lieu en novembre pour la nomination des Com- 
missions permanentes ; une autre séance a lieu pendant la quinzaine de 
Pâques. 

Art. 10. — Le Conseil est convoqué toutes les fois que le Président le juge 
convenable. Il est convoqué extraordinairement lorsque cinq de ses membres 
en font la demande au Bureau, et la convocation doit indiquer alors le but de 
la réunion. 

Art. 11. — Les Commissions permanentes sont composées des cinq membres 



POUR l'avangèmi^t' des SaSNGES li^^' 

du Bureau et d'un certain nombre de membres, élus pat lé Conseil dansi sât 
séanee de novembre. Elles restent en fonctions jusqu'à la fin de la sessidh' ' 
suivante de l'Association. Elles sont au nombre de quatre : ^ 

' lo Commission de publication ; 

^ Commission de finances ; ; 

30 Commission d'iorganisofion de la session suivante; 
40 Commission deç subventions < 

ART. 12. — La Commission de publication se compose du Bureau et de 
quatre membres élus, auxquels s'adjoint, pour les publications relatives à 
chaque section, le Président ou le Secrétaire, ou, en leur absence, un des 
délégués de la section. 

Art. 13. — La Commission des finances se compose du Bureau et de quatre 
membres élus. 

Art. 14. — La Commission d'organisation de la session se coçipose du. > 
Bureau et de quatre membres élus. 

Art. 15. — Pendant la durée de la session, chacune des sections qui n'est 
pas représentée dans le Bureau par le Vice-Président et le Vice-Secrétaire 
général désignera un de ses délégués pour faire partie de la Commission des ; 
subventions : ces nominations seront considérées comme non avenues pour Ic^s» 
sections qui se trouveraient représentées dans le Bureau, par suite de la nomi- 
nation, en Assemblée générale, du Vice-Président et du Vice-Secrétaire général 
de la session suivante. 



Art. 16. — Le Conseil peut, en outre, désigner des Commissions spéciales 
pour des objets déterminés. 

Art. 17. — Pendant la durée de la session annuelle, le Conseil tient ses 
séances dans la ville où a lieu la session. 



TITRE m. — Du Secrétaire du Conseil. 



Art. 18. — Le Secrétaire du Conseil reçoit des appointements annuels dont 
le chiffre est fixé par le Conseil. 

Art. 19. — Lorsque la place de Secrétaire du Conseil devient vacante, i) 
est procédé à la nomination d'un nouveau Secrétaire, dans une séance précédée 
d'une convocation spéciale qui doit être faite quinze jours à l'avance. 

La nomination est faite à la majorité absolue des votants. Elle n'est valable 
que lorsqu'elle est faite par un nombre de voix égal au tiers, au moins, du 
nombre des membres du Conseil. 

Art. 20. — Le Secrétaire du Conseil ne peut être révoqué qu'à la majorité 
absolue des membres présents, et par un nombre de voix égal au tiers, ait 
moins, du nombre des membres du Conseil. 

Art. 21. — Le Secrétaire du Conseil rédige et fait transcrire, sur deux 
registres distincts, les procès-verbaux des séances du Conseil et ceux dés 
Assemblées générales. Il siège dans toutes les Commissions permanentes, aveè 



y 



t ASSOGUTION FRANÇAISE 

voix consultative. 11 peut faire partie des autres Commissions. 11 a voix con- 
sultative dans les discussions du Conseil. Il exécute, sous la direction du 
Bureau, les décisions du Conseil. Les employés de l'Association sont placés 
sous ses ordres. 11 correspond avec les membres de TAssociation, avec les 
présidents et secrétaires des Comités locaux et avec les secrétaires des sections. 
Il fait partie de la Commission de publication et la convoque. Il dirige la 
publication du volume et donne les bons à tirer. Pendant la durée des 
Sessions, il veille à la distribution des cartes, à la publication des pro- 
grammes et assure l'exécution des mesures prises par le Comité local concer- 
nant les excursions. 



TITRE IV. — Des Assemblées générales. 

ART. 22. — Il se tient chaque année, pendant la durée de la session, au 
moins une Assemblée générale. 

Art. 23. — Le Bureau de l'Association est, en même temps, le Bureau de 
l'Assemblée générale. Dans les Assemblées générales qui ont lieu pendant la 
session, le Bureau du Comité local est adjoint au Bureau de l'Association. 

Art. 24. — L'Assemblée générale, dans une séance qui clôt définitivement 
la session, élit, au scrutin secret et à la majorité absolue, le Vice-Président et 
le Vice-Secrétaire de l'Association pour l'année suivante, ainsi que le Trésorier, 
s'il y a lieu ; dans le cas où, pour l'une où l'autre de ces fonctions, la liste de 
présentation ne comprendrait qu'un nom, la nomination pourra être faite par 
un vote à mains levées, si l'Assemblée en décide ainsi. Elle nomme, sur la 
proposition des sections, les membres qui doivent représenter chaque section 
dans le Conseil d'administration. Elle désigne enfin, une ou deux années à 
l'avance, les villes où doivent se tenir les sessions futures. 

Art. 25. — L'Assemblée générale peut être convoquée extraordinaîrement, 
^ par une décision du Conseil. 

Art. 26. ^ Les propositions tendant a modifier les Statuts, ou le titre \^^ du 
règlement, conformément à l'article 31 des Statuts, sont présentées à l'As- 
semblée générale par le rapporteur du Conseil et ne sont mises aux voix que 
dans la session suivante. Dans Tintervalle des deux sessions, le rapport est 
imprimé et distribué à tous les membres. Les propositions sont, en outre, rap- 
pelées dans les convocations adressées à tous les membres. Le vote a lieu sans 
discussion, par oui ou par non, à la majorité des deux tiers des voix, s'il s'agit 
d'une modification au Règlement. Lorsque vingt membres en font la demande 
par écrit, le vote a lieu au scrutin secret. 



TITRE V. — De T organisation des Sessions annuelles 

et du Comité local. 



,->/ • .- c- "^ 



t t > l 



Art. 27. — La Commission d'organisation, constituée comme il est dit à 
' l'article 14, se met en rapport avec les membres fondateurs appartenant à la 
'. ville où doit se tenir la fyrochaine session- Elle désigne, sur leurs indications, 
un certain nombre de membres qui constituent le Comité local; i >\ ■■■\- . ' 



POUR l'avancement des sciences XI 



Art. 28. — Le Comité local nomme son Président, sort Vice-Président et 
son Secrétaire. Il s'adjoint les membres dont le concours lui parait utile, sauf 
approbation de la Commission d'organisation. 

Art. 29. — Le Comité local a pour attribution de venir en aide à la 
commission d'organisation, en faisant des propositions relatives à la session 
et en assurant l'exécution des mesures locales qui ont été approuvées, ou 
indiquées par la Commission 

Art. 30. — Il est chargé de s'assurer des locaux et de l'installation néces- 
saires pour les diverses séances ou conférences ; ses décisions, toutefois, ne 
deviennent définitives qu'après avoir été acceptées par la Commission. Il pro- 
pose les sujets qu'il serait important de traiter dans les conférences, et les 
personnes qui pourraient en être chargées. Il indiqua les excursions qui 
seraient propres à intéresser les membres du Congrès, et prépare celles de ces 
excursions qui sont acceptées par la Commission. Il se met en rapport, lors- 
qu'il le juge utile, avec les sociétés savantes et les autorités des villes ou 
localités où ont lieu les excursions. 

Art. 31. — Le Comité local est invité à préparer une série de courtes 
notices sur la ville où se tient la session, sur les monuments, sur les éta- 
blissements industriels, les curiosités naturelles, elc, de la région. Ces 
notices sont distribuées aux membres de l'Association et aux invités assistant 
au Congrès. 

Art. 32. — Le Comité local s'occupe de la publicité nécessaire h la ^réus- 
site du Congrès, soit à l'aide d'articles de journaux, soit, par des envois de 
programmes, etc., dans la région qù a lieu la session. 

Art. 33. — Il fait parvenir à la Commission d'organisation la liste des 
savants français et étrangers qu'il désirerait voir inviter. 

Le Président de l'Association n'adresse les invitations qu'Uprès quèr eette 
lista a été reçiie et examinée par la Commission. 

Art. 34. — Le Comité local indique, en outre, parmi les 'personuéà'de la 
ville ou du département, celles qu'il conviendrait d'admettre gratuitement à 
participer aux travaux scientifiques de la session. 

Art! 35. — Depuis sa constitution jusqu'à l'ouverture de la session, le 
Comité local fait parvenir deux fois par mois*, au Secrétaire du conseil de 
l'Association, des renseignements sur ses travaux, la liste des membres nou- 
veaux, avec l'état des payements, la liste dès communications scientifiques 
qui sont annoncées, etc. 

Art. 36. — La Commission d'organisation publie et distribue, d^temp^. à 
autre, aux membres de l'Association les communications et avis divers qui se 
rapportent à la prochaine session. Elle s'occupe de la publicité générale et 
des arrangiements à prendre^ avep les Compagnie^ de^chemjng^ jl^ey^fif- 



TITRE VI. — De la tenue des Sessions. 

Art. 37. •— Pendant toute la durée de la session^ le Secrétariat iest ouvert 
chaque matin pour la distribution des cartes. La présentation: des cartes est 
exigible à l'entrée des séaneeis* : i . < ^ 



jCn ASSOCÏATION TlRÀltC41$B 

Art. 38. — Tout membre, en retît^rit sa carte, doit indiquer la âecCîon à 
laquelle il désire appartenir, ainsi qu'il est dît à Tàrticle 4. 

Art. 39. — Le Conseil se réunit dans la matinée du jour où a lieu l'ou- 
verture de la session ; il se réunit pendant la durée de la session, autant 
de fois qu'il le juge convenable. Il tient une dernière réunion, pouf arrêter 
une liste de présentation relative aux élections du Bureau de l'Association, 
vingt-quatre heures au moins avant la réunion de l'Assemblée générale. 

Le Président et Tun des Secrétaires du Comité local assistent, pendant la 
sessiojQ, aux séances du Conseil, avec voix consultative. 

Art. 39 bis, — Les candidatures pour les élections du Bureau doivent être 
communiquées au Conseil, présentées par dix membres au moins de l'Asso- 
ciation, trois jours avant l'Assemblée générale. 

Le Conseil arrête la liste des présentations qu'il a reconnues régulières 
vingt-quatre heures au moins avant l'Assemblée générale. Cette liste de can- 
didature, dressée par ordre alphabétique, sera afYichée dans la salle de réunion. 

Art. 40. — La session est ouverte par une séance générale, dont l'ordre 
du jour comprend : 

lo Le discours du Président de l'Association et des autorités de la ville et 
du département ; 
2<» Le compte rendu annuel du Secrétaire général de l'Association ; 
3^ Le rapport du Trésorier sur la situation financière. 

Aucune discussion ne peut avoir lieu dans cette séance. 
A la tin de la séance, le Président indique l'heure où les membres se réu- 
niront dans les sections. 

Art. 41. — Chaque section élit, pendant la durée d'une session, son pré- 
sident pour la session suivante : le président doit être choisi parmi les mem- 
bres de l'Association. 

Art. 42. — Chaque section, dans sa première séance, procède à l'élection 
de son Vice-Président et de son Secrétaire, toujours choisis parmi ses membres. 
Elle peut nommer, en outre, un second Secrétaire, si elle le juge convenable. 
Elle procède, aussitôt après, à ses travaux scientifiques. 

Art. 43. — Les Présidents de sections se réunissent, dans la matinée du se- 
cond jour, pour fixer les jours et les heures des séances de leurs sections respec- 
tives, et pour répartir ces séances de la manière la plus favorable. Ils décident, 
s'il y a lieu, la fusion de certaines sections voisines. 

Les Présidents de deux ou plusieurs sections peuvent organiser, en outre, des 
séances collectives. 

Une section peut tenir, aux heures qui lui conviennent, des séances supplé- 
mentaires, à la condition de choisir des heures qui ne soient pas occupées par 
les excursions générales. 

Art. 44. — Pendant la durée de la session, il ne peut être consacré qu'un 
seul jour, non compris le dimanche, aux excursions générales. Il ne peut être 
tenu de séances de sections, ni de conférences, pendant les heures consacrées à 
une excursion générale. 



ÉJÊÊÊUk 



POUR L A y/|iaf;|<^]^T I>]F^ , SCJflNGES XIi; 

Art. 45. — . Il peut être orgapisé ui^e ou plusieurs excursione général^s^ ou 
spéciales, pendant les JQurs qui suivant l^a clôture de la session. 

Art. 46. — Les sections ont toute liberté pour organiser les çxcurgion^s ^r- 
ticulières qui intéressent spécialement leurs membres. 

Art. 47* — Une liste des , memljres de l'Association présents au Congrès 
paraît le lendemain du jour d^ Vouyerture) par les soins du Bureau. Des listes 
complémentaires paraissent; les iour^ suivants, s'il y a lieu. < 

Art. 48. — Il paraît chaqoe matin un Bulletin indiquant le programme de 
la journée, les ordres du jour des diverses séances et les travaux des sections 
de la journée précédente. 

Art, 49. — La Commission d'organisation peut instituer une ou plusieurs 
séances générales. 

Art. SO. — Il ne peut y avoir de discussions en séance générale. Dans' le cas 
où un membre croirait devoir présenter des observations sur un sujet traité 
dans une séance générale, il devra en prévenir par écrit le Président, qui 
désignera l'une des prochaines séances de .sections pour la discussiop. 

Art. 51. — A la tin de chaque séance de section, et sur la proposition , du 
Président, la section fixe l'ordre du jour de la prochaine séance, ainsi que 
l'heure de la réunion. 

Art. 52. — Lorsque l'ordre du jour est chargé, le Président peut n'accor- 
der la parole que pour un temps déterminé qui ne peut être moindre qup dix 
minutes. A l'expiration de ce temps, la section est consultée pour savoir si la 
parole est maintenue à l'orateur ; dans le cas où il est décidé qu'oa p^^era à 
l'ordre du jour, l'orateur est prié de donner brièvement ses conclusions. 

Art. 53. — Les membres qui ont présenté des travaux au Congrès sont 
priés de remettre au Secrétaire de leur section leur manuscrit, ou un résumé 
de leur travail ; ils sont également priés de fournir une note indicative de la 
part qu'ils ont prise aux discussions qui se sont produites. 

Lorsqu'un travail comportera des figures ou des planches, mention devra en 
être faite sur le titre du mémoire. 

Art. 54. — a la fin de chaque séance, les Secrétaires de sections remettent 
au Secrétariat : 

10 L'indication des titres des travaux de la séance ; 

2° L'ordre du jour, la date et l'heure de la séance suivante. 

Art. 55. — Les Secrétaires de sections sont chargés de prévenir les orateurs 
désignés pour prendre la parole dans chacune des séance*^. 

Art. 56. — Les Secrétaires de sections doivent rédiger un procès-verbal des 
séances. Ce procès-verbal doit donner, d'une manière sommaire, le résumé des 
travaux présentés et des discussions ; il doit être remis au Secrétariat, aussitôt 
que possible, et au plus tard un mois après la clôture de la session. 

Art. 57. — Les Secrétaires de sections remettent au Secrétaire du Conseil; 
avec leurs procès-verbaux, les manuscrits qui auraient été fournis par leurs 
auteurs, avec une liste indicative des manuscrits manquants. 

Art. 58. — Les indications relatives aux excursions sont fournies aux mem- 
bres, le plus tôt possible. Les membres qui veulent participer aux excursions 



XIV ASSOCIATION FRANÇAISE 

sont priés de se faire inscrire à l'avance, atin que Ton puisse prendre des 
mesures d'après le nombre des assistants. 

Art. 59. — Les conférences générales n'ont lieu que le soir, et sous le con- 
trôle d'un président et de deux assesseurs désignés par le Bureau. 

Il ne peut être fait plus de deux conférences générales pendant la durée 
d'une session. 



TITRE VII. — Des comptes rendus. 

Art. 60. — Il est publié, chaque année, un volume contenant : 1» le compte 
rendu des séances de la session ; 2» le texte ou l'analyse des travaux provo- 
qués par l'Association, ou des mémoires acceptés par le Conseil. 

Art. 61. — Le volume doit être publié dix mois au plus tard après la ses- 
sion à laquelle il se rapporte. Il est expédié aux invités de l'Association. 

L'apparition du volume est annoncée à tous les membres, par une circulaire 
qui indique à partir de quelle date il peut être retiré au Secrétariat. 

Art. 62. — Les membres qui n'auraient pas remis les manuscrits de leurs 
communications au Secrétaire de leur section devront les faire parvenir au 
Secrétariat du Conseil avant le 1®' novembre. Cette limite n'est pas applicable 
aux conférences. Passé cette époque, le titre seul du travail figurera dans les 
comptes rendus, sauf décision spéciale de la Commission de publication. 

Art. 62 his, — Dix pages, au maximum, peuvent être accordées à un auteur 
pour une même question ; toutefois, pour les travaux d'une importance excep- 
tionnelle, la Commission de publication pourra proposer au Conseil d'admi- 
nistration de fixer une étendue plus considérable. 

Art. 63. — La Commission de publication peut décider, d'ailleurs, qu'un 
travail ne figurera pas in extenso dans les comptes rendus, mais qu'il en sera 
seulement donné un extrait, que l'auteur sera engagé à fournir dans un délai 
déterminé. Si, à l'expiration de ce délai, cet extrait n'a pas été fourni au 
Secrétaire du conseil, l'extrait du procès-verbal relatif à ce travail sera seul 
inséré. 

Art. 64. — Les discussions insérées dans les comptes rendus sont extraites 
textuellement des procès-verbaux des Secrétaires de sections. Les notes four- 
nies par les auteurs, pour faciliter la rédaction des procès-verbaux, devront 
être remises dans les vingt-quatre heures. 

Art. 65. — La Commission de publication décide quelles seront les planches 
qui seront jointes au compte rendu et s'entend, à cet efifet, avec la Commission 
des finances. 

Art. C6. — Aucun travail, publié en France avant l'époque du Congrès, ne 
pourra être reproduit dans les comptes rendus : le titre et l'indication biblio- 
graphique figureront seuls dans ce volume. 

Art. 67. — Les épreuves seront communiquées aux auteurs en placards seu- 
lement ; une semaine est accordée pour la correction. Si l'épreuve n'est pas 
renvoyée à l'expiration de ce délai, les corrections sont faites par les soins du 
Secrétariat. 



POUR L AVANCEMENT DES SCIENCES 



XV 



Art. 68. — Dans le cas où les frais de corrections et changements indiqués 
par un auteur dépasseraient la somme de 15 francs par feuille, l'excédent, cal- 
culé proportionnellement, serait porté à son compte. 

Art. 69. — Les membres dont les communications ont une étendue qui 
dépasse une demi-feuille d'impression recevront 15 exemplaires de leur travail, 
extraits des feuilles qui ont servi à la composition du volume. 

Art. 70. — Les membres pourront faire exécuter un tirage à part de leurs 
communications avec pagination spéciale, au prix convenu avec l'imprimeur 
par le Bureau, en renonçant aux quinze exemplaires indiqués dans l'article 69. 

Les tirages à part porteront la mention qu'ils sont extraits des Comptes rendus 
des congrès de l'Association. 

Lorsque la communication aura été suivie de discussion mentionnée dans 
le compte rendu, celle-ci devra être signalée dans les tirages à part. 

Les tirages à part seront distribués aussitôt après la publication des 
Comptes rendus. 



I 



LISTE DES BIENFAITEURS 



DE L'ASSOCIATION FRANÇAISE POUR L'AVANCEMENT DES SCIENCES 



MM. EIGHTHAL (Adolphe d'), Président du Conseil d'administration des chemins de fer 
du Midi, à Paris. 
KUHLMANN (Frédéric), Chimiste, Correspondant de l'Institut, à Lille. 
BRUNET (Benjamin), ancien Négociant à la Pointe<-à -Pitre, à Paris. 
ROSIERS (des), Propriétaire, à Paris. 
PERDRI6E0N, Agent de change, à Paris. 

BISCHOFFSHEIM (Raphaël-Louis), Député des Alpes-Maritimes, à Paris. 
UN ANONYME. 
SÏEBERT, à Paris. 

LA COMPAGNIE GÉNÉRALE TRANSATL^YNTIQUE, à Paris. 
G. MAS30N, Libraire de l'Académie de médecine, à Paris. 
PEREIRE (Emile), à Paris. 

OLLIER, Professeur à la Faculté de médecine de Lyon, correspondant de l'Institut. 
GIRARD, Directeur de la manufacture des tabacs de Lyon. 

VILLE DE PARIS. 

VILLE DE MONTPELLIER. 



LISTE DES MEMBRES 



DB 



L'ASSOCIATION FRANÇAISE FOUR L'ATAHCEIEHT DES SCIENCES 



(MEMBRES FONDATEURS ET MEMBRES A VIE) 



MEMBRES FONDATEURS 



PARTS 



Abbadie [d'J, Membre de l'Institut, 120, rue du Bac. — Paris 4 

AiHÉ-GiRARD, Professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, 5, rue du Bellay. 
— Paris i 

Alberti, Banquier, 11 biSj boulevard Haussmann. — Paris 1 

Almeida (d*), Inspecteur général de l'Instruction publique (ZMc^e) i 

Ahboix (d'), Capitaine d'état-major, 69, boulevard Malesherbes. — Paris 1 

Andouillé (Edmond], Sous-Gouverneur honoraire de la Banque de France, % rue du 
Cirque. — Paris 2 

Andbé (Alfred), Banquier, 49, rue de La Boétie. — Paris 2 

André (Edouard), 158, boulevard Haussmann. — Paris 

André [Frédéric), Ingénieur des Ponts et Chaussées, 4, rue Michelet. >- Paris. . . . 

AuBERT (Charles), Licencié en droit. Avoué plaidant. — Rocroi (Ardennes) 

Acdibert, Directeur de la Compagnie de Paris à Lyon et à la Méditerranée 
{Décédé) • . . 

A TNARD (Ed.), Banquier, 19, rue de Lyon. — Lyon 

AzAM, Professeur à la Faculté de Médecine. — Bordeaux 

Baille, Répétiteur à l'École polytechnique, 26, rue Oberkampf. — Paris 

Bâillon, Professeur à la Faculté de Médecine, 12, rue Cuvier. — Paris 

Balard, Membre de l'Institut (Décédé) 

Balaschoff (Pierre de), Rentier, 76, rue de Monceau. — Paris 

Bam BERGER, Banquier, 14, rond-point des Champs-Elysées. — Paris 

Bapterosses (F.), Manufacturier. — Briare (Loiret) .... : 

Barbodx, Avocat à la Cour d'appel, ancien Bâtonnier de l'ordre, 10, quai de la Mégis- 
serie. — Paris ' . . . 

Bartholont, Président du Conseil d'administration des chemins de fer d'Orléans, 
12, rue de La Rochefoucauld. — Paris * 

Bëghahp, Doyen de la Faculté de Médecine de l'Université catholique, 8, rue Beau- 
harnais. — Lille 

Becker (Miio), 260, boulevard Saint-liermain — Paris 

Bell (Edouard-Théodore), Négociant. — New-York (U.-S.) 

Belon, Fabricant, avenue de Noailles . — Lyon 

Beral (E.), Ingénieur des mines, Sénateur, 1, rue Boursault. — Paris. ....... 

Berdellé (Charles), Ancien Garde général des Forêts. — Rioz (Haute-Saône) .... 

Bernard (Claude), Membre de l'Académie des sciences et de l'Académie française. 



[Décédé) 



Billault-Billaudot et C^^ Fabricants de produits chimiques, place de la Sorbonne. 

Paris 

Billt (de), Inspecteur général des Mines [Décédé) 

BiLLT (Charles de), Conseiller référendaire à la Cour des Comptes, 61, avenue Rléber. 

Paris 

BiscHOFFSHEiM (L.-R.), BsiXiquier [DécMé] 



ILVIIl 



ASSOCIATION FRANÇAISE 



BiscroffIsheih (Raphaël-Louis), Député des Alpes-Maritimes, 34, rue des Mathu- 
rins. — Paris. ; .- 

Blot, Membre de l'Académie de Médecine, 24, avenue de Messine. -^> Paris ..... 

BocHET (Vincent du) [Décédé] !.. 

BoissoNNET, Général du Génie, Sénateur, 78, rue de Rennes. — > Paris 

BoiYiN (Émiie), 64, rue de Lisbonne. —Paris 

Bonaparte [Le Prince Roland), 22, cours la- Reine. — Paris 

BoNDET, Médecin de l'Hôlel-Dieu, Professeur à la Faculté de Médecine de Lyon, 2, quai 
de Retz. — Lyon • . 

BoNNEAu [Théodore), Notaire honoraire. — Marans (Charente-Inférieure) ...... 

BoRiE (Victor), Membre de la Société nationale d'agriculture de France [Décédé). . . . 

BouDET (F.), Membre de l'Académie de Médecine [Décédé) 

BoDiLLAUD, Membre de l'Institut, Professeur à la Faculté de Médecine [Décédé] . . 
Boulé, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, 23, rue de La Boétie. — Paris . . 

Brandenburg [Albert), Négociant, 1, rue de la Verrerie. — Bordeaux 

Bréguet, Membre de l'Institut et du Bureau des Longitudes [Décédé) 2 

Bréguet (Antoine), Ancien Élève de l'École polytechnique. Directeur de la Revue 

scientifique [Décédé) 1 

Breitthater (Albert) , Ancien Sous-Directeur des docks et entrepôts de Marseille, 

8, place de la Préfecture. — Marseille 

Broca (Paul), Sénateur, Membre de l'Académie de Médecine, Professeur à la Faculté 

de Médecine (Décédé) • 2 

Broet, Membre de l'Assemblée nationale [Décédé) 

Brouzet (Ch.), Ingénieur civil, 51, rue Saint-Joseph (Perrache). — Lyon 

Burton, Administrateur de la Compagnie des Forges d'Alais, 58, rue de la Chaussée- 
d'Antin. — Paris. 

Cacheux (Emile), Ingénieur civil des Arts et Manufactures, 25, quai Saint-Michel. 

— Paris 

Cambefort (J.), Banquier, Administrateur des Hospices, 13, rue de la République. 

— Lyon 

Camondo (Comte N. de), 31, rue Lafayette. — Paris 

Cahondo (Comte A. de), 31, rue Lafayette. — Paris 

CAPERONpère 

Caperon fils 

Garlier (Auguste), Publiciste, 12, rue de Berlin. — Paris 

Carnot (Adolphe), Ingénieur en chef des Mines, Professeur à l'École des Mines et à 

l'Institut national agronomique, 60, boulevard Saint-Michel. — Paris 

Gasthelaz (John), Fabricant de produits chimiques, 19, rue Sainte-Croix-de-la-flre- 

tonnerie. — Paris 

Caventou père. Membre de l'Académie de Médecine [Décédé) 

Caventou fils, Membre de l'Académie de Médecine, 11, rue des Saints-Pères. — 

Paris 

Cernuschi (Henri), 7, avenue Velasquez. — Paris * 

' Chab a ud-Latour (de). Général de division du Génie, Sénateur (Decede) 

Chabrières-Arlés, Administrateur des Hospices, 12, place Louis XVI. — Lyon . . 
Chambre de Commerce (la). — Bordeaux 

— _ _ Lyon 

— __ — Nantes ; 

— — — Marseille 

— — — Rouen 

Chantre (Ernest), Sous-Directeur du Muséum, 37, cours Morand. — Lyon 

Charcot, Membre de l'Institut et de l'Académie de Médecine, Professeur à la Faculté 

de Médecine de Paris, 17, quai Malaqoais. —Paris 

Chasles, Membre de Vlnsiiint [Décédé.) 

Chatelier (Le), Inspecteur général des Mines [Décédé.) 

Chauveau (A.), Directeur de l'École vétérinaire. Professeur à la Faculté de Méde- 
cine de Lyon, Correspondant de l'Institut, 22, quai des Brotteaux. — Lyon. . . . 

Chevalier, Négociant, 50, rue du Jardin-Public. — Bordeaux 

Clahageran, Sénateur, Avocat, 57, avenue Marceau. —Paris 

Clerhont (de), Sous-Directeur du Laboratoire de Chimie à la Sorbonne, 8, boulevard 
Saint-Michel. — Paris I 






POUR 1/ AVANCEMENT DBS SCIENCES 



XIX 



Dr Clin (Ernest-Marie], Ancien Interna des Hôpitaux de Paris, Lauréat de la Faculté 
de Médecine (Prix Monthyon), Membre perpétuel de la Société chimique, 20, rue 

des Fossés Saint- Jacques. — Paris 1 

Cloqubt (Jules), Membre de l'Institut {Décédé] 1 

GoLLiGNON (Ed.), Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, Inspecteur de l'École des 

Ponts et Chaussées, 28, rue des Saints-Pères. — Paris 1 

CoMBAL, Professeur à la Faculté de Médecine de Montpellier 1 

Combes, Inspecteur général des Mines, Directeur de l'Ecole des Mines [Décédé]. ... 1 
Compagnie des Chemins de fer du Midi, 54, boulevard Haussmann. — Paris • . . . 5 

— — d'Orléans, 1, place Walhubert. — Paris 5 

— — de l'Ouest, 110, rue Saint-Lazarie. — Paris 5 

— — de Paris à Lyon et à la Méditerranée, 88, rue Saint- 

Lazare. — Paris 5 

Compagnie du Gaz Parisien, rue Condor cet. —Paris. . 4 

— des Salins du Midi, 84, rue de la Victoire. — Paris 

— des Messageries maritimes , 1, rue Vignon. — Paris .......,., 

— des Fonderies et Forges de Terre-Noire, la Voulte et Bessèges. — Lyon. 

— générale des Verreries de la Loire et du Rhône, à Riye-de-Gier (Loire) 

(M. HuTTER Administrateur délégué) 

— des Fonderies et Forges de l'Horme, 8, rue Bourbon. — Lyon 

— du Gaz de Lyon, rue de Savoie. — Lyon , . 

— de Roche-la-Molière et Firminy. — Lyon. • . . . . 

•^ des Mines de houille de Blanzy (Jules Chagot et C*«), à Montceau-les- 

Mines (Saône-et-Loire), 69, boulevard Haussmann. — Paris 

Conseil d'administration de la Compagnie des Minerais de fer magnétique de 
Mokta-El-Hadid, 26, avenue de l'Opéra. — Paris . 

Conseil d'administration de l'École Monge, 145, boulevard Malesherbes. — Paris. . . 

Coppet (de) Chimiste, villa Irène, aux Baumettes. — Nice , 

Cornu, Membre de l'Institut, Ingénieur en chef des Mines, Professeur à l'École poly- 
technique, 38, me des Écoles. —Paris 

CossoN, Membre de l'Institut et de la Société botanique, 7, rue de La Boétie. -r- Paris. 

Courtois DE ViçosE, 3, rue Mage. — Toulouse 

CouRTT, Professeur à la Faculté de Médecine de Montpellier, 6, rue de Seine. — Paris. 

Crouan (Fwnand), Armateur, 14, rue Héronnière, — Nantes 

Daguin, Ancien Président du Tribunal de Commerce de la Seine, 4, rue Castel- 
lane. — Paris • 

Palli6NT,5, rued'Albe. — Paris. . 

Danton, Ingénieur civil des Mines, 11, avenue de l'Obseryatoire. — Paris 

Davillier, Banquier [Décédé) 

Degouséb, Ingénieur civil, 35, rue de Chabrol. — Paris 

Dblaunat, Ingénieur des Mines, Membre de l'Institut, Directeur de l'Observa- 
toire {Décédé) 

Dr Delore, Chirurgien en chef de la Charité, Professeur agrégé à la Faculté de 
Médecine de Lyon, 31, place Bellecour. — Lyon 

DEMARQUAT, Membre de l'Académie de Médecine [Décédé) . . • . 

Demongeot, Ingénieur des Mines, Maître des requêtes au Conseil d'État [Décédé) . . . 

Dhôtel, Adjoint au maire du II^^ arrondissement [Décédé) 

Dr DiDAY, Ex-Chirurgien en chef de l'Antiquaille, Secrétaire général de la Société de 
Médecine, 71, rue de la République. — Lyon • 

Dollpu8(M™o Auguste), 53, rue delà Côte. — Le Havre 

Dollpus (Augustej [Décédé) 

Dorvault, Directeur de la Pharmacie centrale (D^c^dé) 

Dumas, Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences. Membre de l'Académie fran- 
çaise [Décédé] 

D upou Y (E.), Avocat, Sénateur, Président du Conseil général de la Gironde. — 
Bordeaux 

DUPUT DE Lomé, Membre de l'Institut, Sénateur (Décède) 

DuPUY (Paul) Professeur à la Faculté de Médecine, 78, chemin d'Eysines. — Bordeaux. 

DuPUY (Léon), Professeur au Lycée, 13, rue Vital-Caries. — Bordeaux 

Durand-Billion, Ancien Architecte [Décédé] 

DuvAL (Femand), Administrateur de la Compagnie parisienne du Gaz, 53, rue 
François lo'.— Paris , ji ......... \, ' 

Duvergier, Président de la Société Industrielle de Lyon |/>écéde)...\ . V. , . . . 



«^ 



ASSOCIATION FRANÇAISE 



Eic^THAL [d'), Banquier, ésident du Conseil d'administration des chemins de fer du 

Midi, 42, rue des Mathurins. — Paris 10 

Kngel, Relieur, ^1, rue du Cherche-Midi. —Paris . 

Erhardt-Schieblb, Graveur [Décédé) 

EsPAGNT (le Comte d'), Trésorier-payeur générai du Rhône [Décédé] . 

Faurb (Lucien), Président de la Chambre de Commerce [Décédé) 

Fremt, Membre de llnstitut, Directeur du Muséum, Professeur au Muséum et à 

l'École polytechnique, 33, rue Cuvier. — Paris 

Fremt (Mino), 33, rue Cuvier. — Paris • . 

Friedel, Membre de Tlnstitut, Professeur à la Faculté des Sciences, 9, rue 

Michelet. — Paris 

Friedel (M'"°) née Combes, 9, rue Michelet. — Paris 

Frossaro (Ch.-L.), 14, rue de Boulogne. —Paris 

Vdhouze (Armand), Docteur-médecin-pharmacien, 78, Faubourg-Saint-Denis. — Paris. 
Galante, Fabricant d'instruments de chirurgie, 2, rue de l'Écoie-de-Médecine. — 

Paris 

Galline (P.), Banquier, Président de la Chambre de Commerce, 11, place Belle- 
cour. ^ Lyon 

Gariel (G.-M.), Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, Membre de l'Académie 

de médecine, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, 39," rue Jouffroy.— Paris. 

Gaudrt (Albert), Membre de l'Institut, Professeur au Muséum d'histoire naturelle, 

7 6w, rue des Saints-Pères. — Paris 

Gauthier-Yillars, Libraire, ancien Élève de l'École polytechnique, ^, quai des 

Augustins. — Paris 

Geoffrot-Saint-Hilaire (Albert), Directeur du Jardin d'acclimatation, 50, boulevai*d 

. Maillot. — Neuilly (Seine) 

Germain (Henri), Député de l'Ain, Président du Conseil d'administration du Crédit 

lyonnais, 21, boulevard des Italiens. — Paris 

Germain (Philippe), 33, place Bellecour. — Lyon 

Germer-Bailliere, 20, rue des Grands-Augustins. — Paris 

GiLLET flis aîné. Teinturier, 9, quai Serin. — Lyon 

Dr GiNTRAC père. Correspondant de l'Institut [Décédé) 

Girard (Ch.j, Chef du laboratoire municipal de la Ville de Paris, 2, rue Monge. — Paris 

GoLDSCHMiDT (Frédéric), Banquier, 22, rue de l'Arcade. — Paris 

GoLDSCBMiDT (Léopold), Banquier, 8, rue Murillo. — Paris , 

GoLDSCHMiDT (S.-H.), 6, Roud-Point des Champs-Elysées. — Paris 

GouiN (Ernest), Ingénieur, ancien Élève de l'École polytechnique, Régent de la 

Banque de France (Décédé) 

GouNOUimou, Imprimeur, 11, rue Guiraude. — Bordeaux 

Grison (Charles), Pharmacien, 20, rue des Fossés-Saint-Jacques. — Paris 

GruneR) Inspecteur général des Mines (Z^^d^ 

Dr Gubler^ Membre de l'Académie de Médecine, Professeur à la Faculté de Méde- 
cine [Décédé.) 

D>'GuéRiN (Alphonse), Membre de l'Académie de Médecine, iibis, rue Jean-Goujon. — 



Paris 



GuiÇHE (Marquis de la), 16, rue Matignon. — Paris 

GuiMET (Emile), Négociant, place delà Miséricorde. —Lyon 

Hachette et Co, Libraires- Editeurs, 79, boulevard Saint-Germain. — Paris 

Hadamasd (David), 53, rue de Châteaudun. — Paris 

Haton de LA GoupiLLiÈRE, Membre de l'Institut, Inspecteur général des Mines, 

9, avenue du Trocadéro. — Paris 

Haussonvilî.e (Comte d'). Sénateur, Membre de l'Académie française (Décédé) . . 

Hecht (Etienne), Négociant, 19, rue Le Peletier. — Paris 

Hentsch, Banquier, 20, rue Le Peletier. — Paris 

HiLLEL frères, 60, rue de Monceau. — Paris 

HoTTiNGDER, Banquier, 38, rue de Provence. — Paris 

HouEL, Ingénieur, 40, rue du Roi-de-Rome. — Paris ; 

HoYELACQDE (Abcl), Profcsseur à l'École d'anthropologie, 39, rue de l'Université — 



Paris, 



Dr Bureau DE Villeneuve, 95, rue Lafayette. —Paris 

HuTOT, Ingénieur des Mines, Directeur de la Compagnie des chemins de fer du Midi 

(Décédé) ...«.•*» • 

Jacquemart (Frédéric), 58, Faubourg-Poissonnière. —Paris 



J 



POUR l'avancement des sciences 



x\1 



Jameson (Conrad)) Banquier, 38, rue de Provence. — Paris ; . . 

Javal, Membre de l'Assemblée nationale [Décédé] 

JoHNSTON (Nathaniel), Ancien Député, Pavé des Chartrons. — Bordeaux 

JuGLAR (M"»« J.)» 1> fïie Lavoisler. — Paris ' 

Kann, Banquier, 58, avenue du Bois-de-Bonlogne. — Paris 

&ŒNIGSWARTER (Baron Maximilien de). Ancien Député (/)ecé<fe) . 

Kœnigswartbr (Antoine) [Décédé) . 

Krantz, Sénateur, Inspecteur général des Ponts et Chaussées, Commissaire général de 
TËxposltion universelle de 1878, 47, rue La Bruyère. — Paris • . 

ILuHLMANN (Frédéric), Correspondant de rinstitut [Décédé). 

KuppENHEiM (J.), Négociant, Membre du Conseil des Hospices de Lyon [Décédé) . . . 

Dr Lagneau (Gustave), Membre de l'Académie de Médecine, 38, rue de la Chaussée- 
d'Antin. — Paris. ......' 

Lalande (Armand), Négociant, 84, quai des Chartrons. — Bordeaux 

Lamé Fleurt, Conseiller d'État, Inspecteur général des Mines, 62, rue de Yerneuil. — 
Paris -....« 

Lamy (Ernest), 12, rue d'Isly. — Paris 

Lan, Ingénieur en chef des Mines, Directeur des Forges de Chàtillon et de Corn- 
mentry, 23i, boulevard Saint-Germain. — Paris . . 

Lapparent (de), Ingénieur des Mines, 3, rue de Tiisitt. — Paris 

Larret (Baron), Membre de l'Institut et de l'Académie de Médecine, ancien Député, 
91, rue de Lille. — Paris 

Laurencel (Comte de) [Décédé) 

Lauth iCh.j, Chimiste, Directeur de la manufacture de Sèvres, 2, rue de Fleurus. — 
Paris 

Leconte, Ingénieur civil des Mines, 49, rue Laffîtte. — Paris 

Lecoq de Boisbauoran, Correspondant de l'Institut, 36, rue de Prony. — Paris . . . 

Le Fort (Léon), Membre de l'Académie de Médecine, Professeur à la Faculté de Méde- 
cine, 96, rue.de la Victoire. — Paris 

Le Marchand (Augustin), Ingénieur géo!ogue, aux Chartreux. — Petit-Quevilly, près 
Rouen 

Lesseps (Ferdinand de). Membre de l'Institut et de l'Académie française. Président- 
fondateur de la Compagnie universelle du Canal Maritime de l'Isthme de Suez, 
29, avenue Montaigne. — Paris 

Leudet, Directeur de l'École de Médecine do Rouen, Membre associé national de 
l'Académie de Médecine, 49, boulevard Cauchoise. — Rouen 

Levallois (J.J, Inspecteur général des Mines en retraite (Z)écée{e) • 

Lévt-Crémieux, Banquier, 34, rue de Châteaudun. — Paris 

Loche (Maurice), Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, 24, rue d'Otfemont. — 
Paris 

D^ LoRTET , Doyen de la Faculté de Médecine de Lyon, Directeur du Muséum d'his- 
toire naturelle, 1, quai de la Guillottière. — Lyon 

LuGOL, Avocal, 11, rue de Téhéran (parc Monceau). — Paris 

LuTSCHER, Banquier, 22, place Malesherbes. — Paris 

LuzE (de) père. Négociant [Décédé] 

D' Magitot, 8, rue des Saints-Pères. — Paris 

Mangini, Ancien Sénateur du Rhône, rue des Archers. — Lyon 

Mannberger, Banquier, 59, rue de Provence. — Paris 

Mannheim, Lieutenant-Colonel d'artillerie, Professeur à l'École polytechnique, il, rue 
de la Pompe. — (Passy) Paris 

Manst (Eugène), Négociant, 24, rue Barrallerie. — Montpellier 

Mares (Henri), Correspondant de l'Institut. — Montpellier 

Martinet (Emile), Ancien Imprimeur, 4, rue de Vigny (Parc Monceau). — Paris . . 

Maryeille (de), château de Calviac-Lassalle (Gard) 

Masson (G.J, Libraire de l'Académie de Médecine, 120, boulevard St-Germain. — Paris. 

M. E. (anonyme) [Décédé) 

MÉNiER, Membre de la Chambre de Commerce de Paris, Député de Seine-et-Marne 
"[Décédé] 10 

Merle (Henri) [Décédé] 

Metnard (J.rJ.), Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées en retraite [Décédé] . . . 

Mirabaud, Banquier, 29, rue Taitbout. — Paris 

MoNOj> (Charles), Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, 12, rue Camba- 
cérès. — Paris ^ . . . . 1 



XXII 



ASSOCIATION FRANÇAISE 



Mont (C). — Gommentry (Allier) 

Morbld'Arleux (Charles )f Notaire, 28, rue de Rivoli. — Paris 

Dr NiLATON, Membre de l'Institut {Décédé) 

OlliKr, Ex-Chirurgien en chef de THôtel-Dien de Lyon, Correspondant de l'Institut, 

Associé national de l'Académie de Médecine, Professeur à la Faculté de Médecine de 

Lyon, 5, quai de la Charité. — Lyon 

Oppenheim frères, Banquiers, 11 bis^ boulevard Haussmann. — Paris * . 

Parmentier (Général), Membre du Comité des fortifications, 5, rue duCirque. — Paris 
Parran, Ingénieur des Mines, Directeur des mines de fer magnétique de Mokta-el- 

Hadid, 26, avenue de rOpéra. — Paris 

Parrot, Membre de l'Académie de Médecine, Professeur à la Faculté de Médecine [Décédé] 
Pasteur, Membre de l'Institut et de l'Académie française, 45, rue d'Ulm. — Paris . • 

Perdrigeon, Agent de change, 178, rue Montmartre. — Paris 

Perot (Adolphe], Docteur es sciences, ancien Préparateur de Chimie à la Faculté de 

Médecine de Paris. — Genève (Suisse) 

Peyre (Jules), Banquier. — Toulouse 

PiAT (A.), Constructeur mécanicien, 85, rue Saint-Maur. — Paris 

PiATON, Président du Conseil d'administration des Hospices de Lyon (Décédé) 

PicciOM (Antoine) [Décédé] 

PoiRRiER, Fabricant de produits chimiques, 105, rue Lafayette. — Paris 

PoLiGNAC (Prince Camille de], route de Grasse, villa Jessie. — Cannes 

PoHUERT (Louis), Négociant en vins, 7, rue Yauthier-le-Noir. — Reims . 

Potier, Ingénieur en chef des Mines, Répétiteur à l'École polytechnique, 89, boulevard 

Saint-Michel. — Paris 

PoupiNEL (Paul), 64, rue de Saintonge. — Paris 

PoupiNEL (Jules), 8, rue Murilio. — Paris 

QuATREFAGBS DE Brâau [de]. Membre de l'Institut et de l'Académie de Médecine, 

Professeur au Muséum, 36, rue Geoifroy-Saint-Hilaire. —Paris 

RÉciPON (Emile), Propriétaire, Député des Alpes-Maritimes, 39, rue Bassano. — Paris 

Keinach, Banquier, 31, rue de Berlin. — Paris 

Renard (Charles), Directeur général de la Compagnie d'exploitation des minerais de 

, Rio-Tinto. — L'Estaque (Bouches-du-Rhône) 

Renouard fils [Alfred), Filateur, 46, rue Alexandre-Leleux. — Lille 

Renouard (Mme Alfred], 46, rue Alexandre-Leleux. -^ Lille 

Renouvier (Charles), à la Yerdette, près le Pontet, par Avignon (Vaucluse) 

RiAZ [Auguste de), Banquier, 10, quai de Retz. — Lyon 

Dr Ricord, Membre de l'Académie de Médecine, 6, rue de Tournon. — • Paris .... 

RiFFAUT (Général) [Décédé) 

RiGAUD, Fabricant de produits chimiques, 8, rue Vivienne. — Paris 

RiGAUD (Mn»e)^ 8^ rue Vivienne. — Paris 

Risler (Charles), Chimiste, Maire du YII^ arrondissement de Paris, 39, rue de l'Uni- 
versité. — Paris 

Rochette (de la). Maître de forges [Hauts Fourneaux et Fonderies deGivors), 4, place 

Gensoul. — Lyon 

Rolland, Membre de l'Institut, Directeur général honoraire des Manufactures de 

l'État [Décédé) 

l)r RoLLET DE l'Ysle [Décédé] . . 

RoMiLLT (de), 22, rue Bergère. — Paris 

Rosiers (des), Propriétaire [Décédé] 

Rothschild (Baron Alphonse de), 2, rue Saint-Florentin. —Paris 

Dr Roussel [Théophile], Sénateur, Membre de l'Académie de Médecine, 64, rue des 

3iathurins. — Paris .' . . 

RouviéRE (A.), Ingénieur civil et Propriétaire. — Mazamet [Tarn] 

Saint-Paul de Sainçat, Directeur de la Société delà Vieille-Montagne, 19, rueRicher. 

. -*- Paris 

Salet [Georges), Pi'éparateur àla Faculté de Médecine, 120, boulevard St-Germain.— Paris 

Salleron, Constructeur, 24, rue Pavée (au Marais). — Paris. 

Salvador (Casimir] [Décédé] 

Sauvage, Directeur de la Compagnie des Chemins de fer de l'Est [Décédé). ..... 

Sat (Léon), Sénateur, ancien Ministre des Finances, 21, rue Frenel. — Paris .... 

ScheuAer-Kestner, Sénateur, 57, rue de Babylone. — Paris 

Sghrader père. Ancien Directeur des classes de la Société philomathique^ 20, rue Borie. 

— Bordeaux 1 



POUR LAVANCfiMENT D£$ SCIENCES \XIII 

Sedillot (G.), Membre de l'Institut, Ex-Médecin Inspecteur général, Directeur de 
l'École militaire de santé de Strasbourg (Décédé) • . • . 

Serrst, Membre de l'Institut (Décédé) 

Setnes (de), Agrégé à la Faculté de Médecine, 15, rue Chanaleilles. —Paris 

SiÉBERT, 23, rue Paradis-Poissonnière. — Paris 

SociÉTé anonyme des Houillères de Montrambert et de la Béraudière. — Lyon. • . . 

Société nouvelle des Forges et chantiers de la Méditerranée, 28, rue Notre-Dame-des- 
Victoires. — Paris 

SociiTÉ des Ingénieurs civils, 10, cité Rougemont. — Paris 

SociÉTÀ générale des Téléphones, 41, rue Gaumartin. — Paris 

SoLVAT . — Baitsfort-Iès-Bruxelles (Belgique) 

SoLVAT et G^, Usine de VarangéviUe-Dombasle, par Dombasle (Meurthe-et-Moselle) . 

Dr SucHABD, 9, avenue de l'Observatoire. — Paris et aux Bains de Lavey. — (Suisse, 
Vaud) 

SuRKLL, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées en retraite, Administrateur du Che- 
min de fer du Midi, 54, boulevard Haussmann. — Paris 

Talabot (Paul), Directeur général des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Médi- 
terranée {Décédé) 

TfléNARD (Baron Paul), Membre de l'Institut (Décédé) 

Tissijê-Sarrus, Banquier. — Montpellier 

TouajisSE (Pierre-Louis), Propriétaire (Z)ec6dé) 

Tbébvjcien (Ernest), Manufacturier, 25, cours de Yincennes. — Paris 

Vautier (Emile), Ingénieur civil, 46, rue Centrale. — Lyon 

Verdet (Gabriel), Président du 'Tribunal de commerce. — Avignon 

Yernbs (Félix), Banquier, 29, rue Taitbout. — Paris 

Vernbs d'Arlandes (Th.), 25, Faubourg-Saint-Honoré. — Paris 

ViGNON (J.), 45, rueMalesherbes. —-Lyon 

Ville de Reims 

Ville de Rouen 

Dr Voisin (Auguste), Médecin des hôpitaux, 16, rue Séguier. — Paris 

WALLACE(Sir Richard), 2, rue Lafiltte. — Paris 

WuRTZ (Adolphe), Sénateur, Membre de L'Institut, Professeur à la Faculté de Médecine 
et à la Faculté des Sciences (Décédé) . . . ' 

WuRTz(théodore], 40, rue de Berlin. —Paris 



MEMBRES A VIE 

Albertin (Michel), Directeur des Eaux minérales de Saint-Alban, rue de l'Entrepôt. — 

Roanne (Loire.) 
Allard (H.), Ex-Pharmacien de l^o classe à Moulins — Besnaypar Besson (Allier). 
A.MAD0N (Désiré), 4, rue de Marseille. — Lyon. 
Angot (Alfred), Météorologiste titulaire au Bureau central météorologique de France, 

82, rue de Grenelle. — Paris. 
Anonyme, 42, rue des Mathurins. — Paris. 

Arnoux (Louis-Gabriel, Ancien Officier de marine. — Les Mées (Basses- Alpes i . 
Dr Arloing, Professeur à la Faculté des sciences et à TÉcole vétérinaire, agrégé à la 

Faculté de médecine. — Lyon. 
Aryengas (Albert), Licencié en droit. — Lisle d'Albi (Tarn). 
Auban-Moet, Négociant en vins de Champagne. — Épernay (Marne) 
Baille [Mmoj^ 26, rue Oberkampf. — Paris. 

Barabant, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, 17, rue des Ursulines. — Paris. 
Bargeaud (Paul), Percepteur. — Jonzac (Charente-Inférieure). 
Baron, Ingénieur de la Marine, rue du Ha . — Bordeaux . 
Dr Barrois (Ch.), Maître de conférences à la Faculté des Sciences, 185, rue Solférino. 

— Lille. 

Barrois (Jules), 37, rue Rousselle, faubourg Saint-MauHce. — Lille. 

Bastide (Scévola), Propriétaire et Négociant, 14, rue Clos-René. — Montpellier. 

Batsellance, Ingénieur de la Marine, Président de la région Sud-Ouest du Club Alpin^ 

— Bordeaux. 

BÉLiME (Frédéric), Propriétaire, Conseiller général. — Vitleaux (Côte-d'Orj. 
3ELL0N (Paul). — Écully (Rhône-. 



XXIV ' ÀSSOCrATlON PRANÇAISB 

Bbbobkon (^alésj, Itigénieiir des Arts et Manufactures, 75, rue Saint-Lazare. -— PaHs. 
BsBGERON (Jules), Membre de l'Académie de Médecine, 75, rue Saint-Lazare. — Paris. 
Beatrand (J.), Membre de l'Institut, Professeur au Collège de Frofice, 6, rue de Seine. — 

Paris. 
Bethouart (Alfred), Ingénieur civil, Juge au tribunal de commerce. — Chartres. 
Bezançon (Paul), 78, boulevard Saint-Germain. — Paris. 
Bibliothèque publique de la Ville. — Boalogne-sur-Mer. 
Bichon, Constructeur de navires. — Lormont, près Bordeaux. 
BiocHBT, Notaire. — Candebec en Caux (Seine-Iuférieure). 
Blanchard, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, Répétiteur à Tlnstitut 

national agronomique, 9, rue Monge. — Paris. 
Blandin, Député de la Marne, 56, avenue d'Eyiau. — Paris. 
Blarez (Charles), Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, 97, rue Saint-Genès. — 

Bordeaux. 
Blonoel (Emile), Chimiste, 24>, route de Bonseconrs. — Rouen. 
BoFFARD (Jean-Pierre), Ancien Notaire, 2, place de la Bourse. — Lyon. 
Dr Bot, 3, rue d'Espalongue. — Pau. 
BoROiER (Henri), Bibliothécaire honoraire à la Bibliothèque nationale, 182, rue de Rivoli. 

— Paris, 

BoucHé (Alexandre), 6, rue de Bréa. — Paris. 
Boudin (A.), Principal du Collège de Honfleur. — Honfleur. 
D»" BouTiN (Léon), 18, rue de Hambourg. — Paris. 
Brandenburg (M^e veuve), 1, rue de la Verrerie. — Bordeaux. 
Breton (Félix), Colonel du Génie en retraite, à la porte de France. — Grenoble. 
Briau, Directeur des Chemins de fer Nantais. — La Madeleine-en-Varades (Loire- 
Inférieure) . 
Brillouin (Marcel), Professeur de physique à la Faculté des Sciences. — Toulouse. 
Broca (Auguste), Interne des Hôpitaux, Aide d'anatomie, 1, rue des Saints-Pères. — Paris. 
Brocard, Capitaine du Génie. — Montpellier. 
Brochart (M«o Antonine), 10, rue Las-Cases. — Paris. 
Brolemann (Georg'esJ, Administrateur de la Société Généraid, 166, boulevard Haussmann. 

— Paris. 

♦ 

Brolemann, Président du Tribunal de Commerce, 11, quai Tilsitt. — Lyon. 
Bruzon et C*o (J.), Usine de Portillon (céruse et blanc de zinc). — Portillon, près Tours. 
Buisson, Ingénieur civil, rue Saint-Léger. — Évreux. 

Cabanellas (Gustave-Eugène), Ancien Officier de marine. — Nanteuil-le-Haudoin (Oise). 
Caix de Saint-Atmour (Vicomte Am. de). Membre du Conseil général de l'Oise, 
de la Société d'Anthropologie et de plusieurs Sociétés savantes, 4, rue Gounod. — Paris. 
Caperon père. 
Caperon fils . 
Cardeilhac, Ancien Membre du Tribunal de commerce de la Seine, 8, rue du Louvre. 

— Paris. 

Dr Carret (Jules), Député de la Savoie, 4, rue de Courly. — Paris. 

Cassagne (Cdmte Antoine de) . 

Dr Caubet, Ancien Interne des hôpitaux de Paris, Directeur de l'École de Médecine, 

44, rue Alsace-Lorraine. — Toulouse. 
Cazalis-de Fondouce (Paul-Louis), Secrétaire général de l'Académie des Sciences et 

Lettres de Montpellier, 18, rue des Étuves. — Montpellier (Hérault). 
Cazeneuye, Doyen de la Faculté de Médecine, 26, rue des Ponts-de-Comines. — Lille. 
Cazenoye (Raoul de). Propriétaire, 8, rue Sala. — Lyon. 
Cazottes (A.-M.-J.j, Pharmacien. — Millau (Aveyron). 
Chabert, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées. — Tulle. 
Chaix (A.)ï Imprimeur, 20, rue Bergère. — Paris. 
Chalier (J.)- — Maisons-Laffitte (Seine-et-Oise). 
Chambre des Avoués au Tribunal de première instance. — Bordeaux. 
Chambre de Commerce du Havre. 

Charcellat, Pharmacien. — Fontenay-le-Comte (Vendée). 
Chatel, Avocat défenseur, bazar du Commerce. — Alger. 
D' Chatin (Joannès), Professeur agrégé à l'École supérieure de pharmacie, Maître de 

conférences â la Faculté des Sciences, 128, boulevard Saint-Germain. — Paris. 
Dr Chil-t-Naranjo (Gregorio) . — Palmas (Grand-Canaria) . 
CuiRis, Sénateur des Alpes-Maritimes, 25, avenue d'Iéna. — Paris. 
Clermont (Philibert de), 8, boulevard Saint-Michel. — Paris. 



POUR I^ÀVAliGEMENTMlMgs.âClENGES XKV/ 

Clermont (Raoul db). Élève diplômé de rinstitut national agronomiqne, 8, J)oiBlevard, 

Saint-Michel. -^ Paris. 
Cloizsaux \DE8)y Membre de l'Institut, Professeur au Muséum, 13, rue" Monsieur. — 

Paris. 
Clos, Professeur à la Faculté des Sciences, correspondant de l'Institut, 2, allée des Zé- 

phirs. — Toulouse. 
Clouzet (Ferdinand], Conseiller général, cours des Fossés. — Bordeaui. 
CoMBEROUssE (Cfa. DE), Ingénieur, Professeur au Conservatoire national des Arts et Mé- 
tiers et à l'École centrale des Arts et manufactures, 45, rue Blanche. — Paris. 
CoRNEYiN (Charles), Professeur à l'École vétérinaire. — Lyon. 
Cornu (M^e), 38, rue des Écoles. — Paris. 
CoTTEAU, (Gustave), Ancien Président] de la Société géologique de France, 17, boulevard 

Saint-Germain« -^ Paris. 
CouNORD (E.), Ingénieur civil, 27, cours du Médoc. — Bordeaux. 
Couprie (Louis). — Villefranche-sur-Saône. 
Dr CouTAGNE (Henri), 79, rue de Lyon. — Lyon. 

CouTAGNE (Georges), Ingénieur des Poudres et Salpêtres.— Saint-Chamas (Bouches-du-Rhône). 
Cbapon (Denis). — Pont-Evesque (Isère). 

Crespel-Tillot (Charles], Manufacturier, 14, rue des Fleurs. — Lille. 
Crespin (Arthur), Ingénieur mécanicien, 23, avenue Parmentier. — Paris. 
Dr Dagrève (E.), Médecin du Lycée et de l'H^ital. — Tournon (Ardèche). 
Dr Dallt (Eugène), Professeur à l'École d'anthropologie, 5, rue Legendre. — Paris. 
Dégorge (ë.). Pharmacien principal de la marine. — Lorient (Morbihan). 
Dr Delaportb, 24, rue Pasquier. — Paris. 
Delattre (Carlos), Filateur. — Roubaix. 
Delessert (Edouard), 17, rue Raynouard. — Paris (Passy). 
Delessert (Eugène), Ancien Professeur. -^ Croix (Nord). 
Delhomme, ferme de la Croiv-de-fer. — Crézancy (Aisne). 
Delon (Ernest), Ingénieui* civil, 14, rue du Collège. — Montpellier. 
Delvaille, Docteur en médecine. — Rayonne. 
Demarçat (Eugène), Ancien Répétiteur à l'École polytechnique, 150, boulevard Hauss- 

mann. — Paris. 
Dr Demoncht, 47, boulevard Saint-Michel. — Paris. 
Demonfbrrand, Inspecteur de la traction aux chemins de fer de l'État, 19, faubourg 

Bannier. — Orléans. 
Depaul (Henri). — Le Vaublanc par Plémet (Côtes-du-Nord). 
Desbois (Emile), 17, boulevard Beauvoisine. — Rouen. 
Detrotat (Arnaud). — Rayonne. 

Deutsch (A.), Négociant-Industriel, 20, rue Saint-Georges. — Paris. 
Dida (A.), Chimiste, 108, boulevard lUchard-Lenoir. — Paris. 
DibA, fils (Lucien). — Draveil (Seine-et-Oise). 
DoLLFUS (Gustave), Manufacturier. — Mulhouse (Alsace). 
Doré-Graslin (Edmond), 2^, rue Crébiilon. — Nantes. 

Dou VILLE, Ingénieur en chef des Mines, 207, boulevard Saint-Germain. — Paris. 
Dr Dransart. — Somain (Nord). 
Dr DuBOUÉ. — Pau. 

Dubourg (Georges), Négociant en draperies, 45, Cours-des-Fossés. — Bordeaux. 
DucLAUX (É.), Professeur à l'Institut national agronomique, 15, rue Malebranche. — Paris. 
DucROCQ, (Henri), Élève à l'École polytechnique. — Paris. 
DuFRESNE, Inspecteur général de l'Université, 73, rue Pierre-Charron. — Paris. 
Dr DuLAC. — Montbrison. 
Ddmas (Hippolyte), Ancien Élève de l'École polytechnique, Industriel. — Mousquety par 

risle-sur-Sorgue (Vaucluse). 
DuHiNT (Anatole), Négociant. — Ay (Marne). 
DupLAT, Professeur à la Faculté de Médecine de Paris, Chirurgien des hôpitaux, 42, rue 

de Penthièvre. — Paris. 
DuvAL (Mathias), Professeur à la Faculté de Médecine, Membre de l'Académie de Médecine, 

Professeur d'anatomie à l'École des Beaux-Arts, Directeur du Laboratoire d'anthropo- 
logie de rÉcole des Hautes Études, 11, cité Malesherbes, rue des Martyrs. — Paris. 
DuvAL, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, 49, rue Labruyère. — Paris. 
EiCHTHAL (Gustave d'), 152, boulevard Haussmann. — Paris. 
EiCHTHAL (Eugène d'), 6, i*ue Mogador. — Paris. 
EiCHTHAL (Georges d'), 53, rue de Châteaudun. — Paris. 



XXYI ASSOGUTION FAAMÇAISS 

ËiCHTHAL (Louis d'). ~ Les Bezards, par Nogent-sar-Vernisson (Loiret). 

Elisen, Ingénieur-Administrateur de la Ck)mpagnie générale Transatlantiquef 21, rue de 

La Boétie. — Paris. 
Espous (Comte Auguste u'). — Montpellier. 

Etsseric (Joseph], Étudiant, rue Duplessis. — Garpentras (Yaucluse). 
FiÈRE (Paul), Archéologue, Membre correspondant de la Société française de numismatique 

et d'archéologie. — Saigon (Cochinchine). 
Dr FiBUZAL, Médecin en chef de l'hospice des Quinze-Vingts, 93, Faubourg-Saint-Honoré. 

— Paris. 
Fischer de Chevriers, Propriétaire, 200, rue de Rivoli . — Paris. 
FoNTARivE, Propriétaire. — Linneville, commune de Gien (Loiret). 
FoRTBL fils (A.), Propriétaire, 22, rue Thiers. — Reims. 
FouRHENT (Baron de), — Cercamp-lès-Frévent (Pas-de-Calais). 
FouRNiER (Félix), Membre de la Commission des échanges internationaux au Ministère de 

l'Instruction publique, 119, rue de l'Université. — Paris. 
FouRNiER (A.), Professeur à la Faculté de Médecine de Paris, Médecin des Hôpitaux, 

1, rue Volney. -— Paris, 
Dr Frohentel (de). — Gray (Haute-Saône). 
Gallard, Banquier. 
Dr Galliet, rue Thiers. — Reims. 
Gardés (Louis-Frédéric-Jean), Notaire, Suppléant du juge de paix, ancien Élève de l'École 

des Mines. — Clairac (Lot-et-Garonne). 
Gariel (Mn»e)j 39^ rue Jouffroy. — Paris. 
Garnier (Ernest), Négociant, Président de la Société industrielle, 27, rue Chabot. — 

Reims. 
Dr Gaube, 23, rue Saint-Isaure. — Paris. 
Gauthiot (Charles), Secrétaire général de la Société de géographie commerciale de Paris, 

Rédacteur du Journal des Débats, 63, boulevard Saint-Germain. — Paris. 
Grlin (l'Abbé Emile), Docteur en philosophie et en théologie, Professeur de mathéma- 

tiques supérieures au collège de Saint-Quirin. — Huy (Belgique). 
Gbnestb (Mm^), 2, rue Constantinc. — Lyon. 
Gerbeau, Propriétaire, 13, rue Monge. — Paris. 
Germain (Adrien), Ingénieur hydrographe de la Marine, 13, rue de l'Université. — 

Paris. 
GiARD, Professeur à la Faculté des Sciences de Lille, Député du Noinl, 181, boolevard 

Saint-Germain. — Paris. 
Dr GiBERT, 41, rue Séry. — Havre. 
GiRAUD (Louis). — Saint-Péray (Ardèche). 

GoBiN, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, 8, place Saint-Jean. — Lyon. 
GoDCHAUx (Auguste), Éditeur, 10, rue de la Douane. — Paris. 
GouMiN (Félix), Propriétaire, 3, route de Toulouse. — Bordeaux. 
Dr Grabinski. — Neuville-sur-Saône. 
Grad (Charles), Député au Reichstag, Membre de la Délégation d'^Usace-Lorraine. — 

Logelbach (Alsace). 
Grthaud (Emile), Imprimeur, place de Gorges. — Nantes. 
Grousset, Chef d'institution, 65, i*ue Cardinal-Lemoine. — Paris. 
Di* Guébhard (Adrien), Licencié es sciences mathématiques et physiques. Professeur 

agrégé à la Faculté de médecine de Paris, 15, rue Soutflot. — Paris. 
GuézARD, Principal clerc de notaire, 16, rue des Écoles. — Paris. 
Guietsse, Ingénieur hydrographe de la Marine, 42, rue des Écoles. — Paris. 
GuiLLEHiNET (André), Pharmacien, 30, rue Saint-Jean. — Lyon. 
Guy, Négociant, 29, quai Valmy. — Paris. 
Habert, Ancien Notaire, 80, rue Thiers. — Troyes. 
HÉRON (Guillaume), Propriétaire, 2, rue Daleyrac. — Toulouse. 
Uetdenreich, Professeur à la Faculté de Médecine, 30, place Carrière. — Nancy. 
HoEL ( J.), Fabricant de lunettes, 26, boulevard Voltaire. — Paris. 
HoLDEN (Jonathan), Industriel, 17, boulevard Gérés. — Reims. 
HovELACQUE (Maurico), 88, rue des Sablons. — Paris. 
Hoyblacque-Gense, 2, rue Fléchier.— Paris. 
HoYELACQUE-KflNOPFF, 88, ruo dos Sablons. — Paris (Passy). 
HuLOT, Ex-Directeur de la fabrication des timbres-^poste à la Monnaie, 26, place Ven-'- 

dôme. — Paris. 
Humbert (G.), 45, rue Malesherbes. — Lyon. 



POUR L AVANCEMENT DES SCIENCES XXVIl 

Jackson (James), Archiviste-Bibliothécaire de la Société de géographie, 15, avenue d' An- 
tin. — Paris* 

D' Jayal, Directeur du Laboratoire d'ophtalmologie à la Sorbonne, Député de l'Yonne, 
58, rue de Grenelle. — Paris. 

Jones (Charles), chez M. R.-P. Jones, 8, cité Gaillard. — Paris. 

Jordan (Camille), Membre de l'Institut, Ingénieur des Mines, Professeur à l'École poly- 
technique, 48, rue de Varennes. — Paris. 

JuLLiEN, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées. — Carcassonne. 

Jumeau (Georges), Commis d'architecte, 23, Allées-du-Chenil. — Raincy. 

JuNGFLEiscH, Membre de l'Académie de Médecine, Professeur à l'École supérieure de 
Pharmacie, 38, rue des Écoles. — Paris. 

Kœchlin (Jules), 44, rue Pierre-Charron. — Paris. 

Kœchlin-Claudon (Emile), Ingénieur civil. — Mulhouse (Alsace). 

Krafft (Eugène), Professeur de mathématiques au lycée, 26, rue Rohan. — Bordeaui. 

Labrunie, Négociant, 49, pavé des Chartrons. — Bordeaux. 

Ladureau, Directeur du Laboratoire central agricole et commercial, 44, rue Notre-Damc- 
des-Victoires. — Paris. 

Ladureau (M"*o Albert), 44, rue Notre-Dame-des-Victoires. — Paris. . 

Laennec, Directeur de l'École de Médecine, 13, boulevard Delorme. — Nantes. 

Lallembnt (Ed.), Professeur à la Faculté de Médecine, 10, place de T Académie.— Nancy. 

Lallié (Alfred), Avocat, 11, avenue Camus. — Nantes. 

Lancial (Henri), Professeur au Lycée. — Rennes (Ille-et-Vilaine) . 

Lang, Directeur de l'École La Martini ère, 5, rue des Augustins. — Lyon. 

Dp Lantier (E.). — Corbigny (Nièvre). 

Laroche (Félix), Ingénieur des Ponts et Chaussées, 110, avenue de Wagram. — Paris. 

Laroche (M™o Félix), 110, avenue de Wagram. — Paris. 

Lataste, Zoologiste, 7, avenue des Gobelins. — Paris. 

Latham (Lionel), 9, rue Escarpée. — Havre. 

Laussedat (Colonel), Directeur du Consei*vatoire des Arts et Métiers, rue Saint-Martin. 

— Paris. 

Layallet, Ingénieur, manoir Bois-Tillard. — Pont-l'Évéque. 

Lebrbt (Paul), 148, boulevard Haussmann. — Paris. 

Lechat (Charles), Maire de Nantes, place Launay. — Nantes. 

Dr Lb Dibn (Paul), 155, boulevard Malesherbes. — Paris. 

Ledoux (Samuel), Négociant, 29, quai de Bourgogne. — Bordeaux. 

Le Monnier, Professeur de botanique à la Faculté des Sciences, 5, rue de la Pépinière. — 

Nancy. 
Lepine, Professeur à la Faculté de Médecine de Lyon. — Lyon. 
Lepinb (Jean-Camille), 42, rue Vaubécourt. — Lyon. 

Lespiault, Professeur à la Faculté des Sciences, rue Michel-Montaigne. — Bordeaux. 
Lbthuillier-Pinel (Madame), Propriétaire, 26, rue Méridienne. — Rouen. 
Leudbt (Robert), 18, rue Soufflet. — Paris. 

Le Yallois (Jules), Chef de bataillon au 1^' régiment du Génie. — Versailles. 
Leyasseur, Membre de l'Institut, Professeur au Collège de France, 26, rue Monsieur-le- 

Prince. — Paris. 
Levât (Daniel), Ingénieur civil, ancien Élève de l'École polytechnique, 30, rue Racine. — 

Paris. 
Lewthwaite (William), Directeur de la maison Isaac Holden, 27, rue des Moissons. — 

Reims. 
Lisbonne» Ingénieur de la Marine, Directeur des Constructions navales, 59, ruedeLa Boétie. 

— Paris. 

LoNGCHAMPS (G. de), Professeur de mathématiques spéciales au lycée Charlemagne, 15, rue 

de l'Estrapade. — Paris. 
LoNGHATE (Aug.), Négociant, 22, rue de Tournai. — Lille. 

LoRiOL (de). Ingénieur civil, ancien Élève de l'École des Mines, 46, rue Centrale. — Lyon. 
Loyer (Henri), Filateur, 394^ rue Notre-Dame.— Lille. 

Mac-Carty (0.), Conservateur^'Administrateur du musée-bibliothèque. — Alger. 
Marchbgat, Ingénieur civil des Mines, 11, quai des Célestins. — Lyon. 
Marchegay (M»n«), 11, quai des Célestins. — Lyon. 
Dr Mabés (Paul), 91, boulevard Saint-Michel. — ^ Paris. 
Margrt (Gustave), Pharmacien. — Château-Thierry (Aisne). 
Marignac (Charles), Professeur. — Genève (Suisse). 
Marjolin, Chirurgien des Hôpitaux, 16, rue Chaptal. — Paris. - 



XXYIU ASSOCIATION FRANÇAISE 

Martin (Wiliiamjf 13, avenue Hoche. •— Paris. 

D' Martin (de), Secrétaire général de la Société médicale d'émulation de Montpellier, 
Membre correspondant pour TAude de la Société nationale dagricolture de France, 
^, boulevard du Jeu-de-Paume. — Montpellier. 

Mabtin-Ragot (J.), Manufacturier, 9, rue du Cloître. — Reims. 

Ma8uribr(J.), Négociant, 16, rue d'Aumale. — Paris. 

Maufrot (Jean-Baptiste), Dii*ecteur de manufacture, ^, rue des Moulins. — Reims. 

Dp MauxNOUrt (Gabriel). — Chartres. 

Maurel (Marc), Négociant. — ^ Bordeani. 

Maurbl (Emile), Négociant, 7, rue d'Orléans. — Bordeaux. 

Maxwbll-Ltte (F.), F. C. S, F. J. C, Science club, 4, SavileRow. — Londres, S. W. 

Maze (l'Abbé). — Harfleur (Sel ne-Inférieure |. 

Meissonier, Fabricant de produits chimiques, 5, rue Béranger. — Paris. 

Merget, Professeur à la Faculté de Médecine. — Bordeaux. 

Merlin, 16, rue du Luxembourg. — Paris. 

Dr Mesnards (P. des), rue Saint- Vivien. — Saintes (Charente-Inférieure). 

Meunier (Mo»« Hippolyte) {Décédée). 

De MicÉ, Professeur à lÉcole de Médecine. — Bordeaux. 

MiCHAUD fils, Notaire^ — Tonnay-Charente (Charente-Inférieure). 

Milne-Edwaros (Alphonse), Membre de l'Institut, Professeur de zoologie au Muséum 
et à l'École de Pharmacie, rue Cuvier, au Muséum. — Paris. 

MiRABAUD (Paul), 29, rue Taitbont. — Paris. 

MocQUERis (Edmond), 58, boulevard d'Argenson. — Neuilly (Seine). 

MocQUERis (Paul), 58, boulevard d'Argenson. — Neuilly (Seine). 

Dr Montfort, Professeur à l'École de Médecine, 19, rue Voltaire. — Nantes. 

MoNT-Louis, Imprimeur, 2, rue Barbançon. — Clermont-Ferrand. 

Morin (Théodore), Docteur en droit. Administrateur de la Compagnie Algérienne, 4. avenue 
Ingres — Paris. (Passy). 

MoRTiLLET (Gabriel de). Professeur à l'École d'Anthropologie, Attaché au Musée des Anti- 
quités nationales. — Saint-Germain-en-Laye. 

Mortillet (Adrien de), au Musée des Antiquités nationales. — Saint-Germain-en-Laye. 

Dr MossÉ (Alphonse), Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, 48, Grande-Rue. — 
Montpellier. 

Moullade (Albert), Licencié es Sciences, Pharmacien-major de l^c classe, 11, rue dn 
Bocage. — Nantes. 

D' Nie AS. — Fontainebleau. 

NiVET (Gustave), 87, rue de Rennes. — Paris. 

NosLTiNG, Directeur de l'École de chimie. — Mulhouse (Alsace). 

Normand, Conseil général de la Loire-Inférieure, 12, quai des Constructions. — Nantes. 

NiBL (Eugène), 28, rue Herbière. — Rouen. 

Odter, Directeur adjoint de la caisse générale des familles, 4, rue de la Paix. — Paris. 

ŒcHSNER DE CoNiNCK (William), 121, rue de Rennes. — Paris. 

Dr Olivier (Paul), Médecin en chef à l'hospice général, Professeur à l'École de Médecine, 
12, rue de la Chaîne. — Rouen. 

OuTHENiN-CflALANDRE (Josoph), 37, ruo Saiut-Roch. — Paris. 

Palcn (Auguste), Juge au Tribunal de Commerce. — Avignon. 

D«* Pamard (A.), Chirurgien en chef des Hôpitaux. — Avignon. 

Parion, Membre de la Société d'astronomie, 55, rue Saint-Jacques. — Pans. 

Parise, Professeur à l'École de Médecine, Associé national de l'Académie de Médecine, 
26, place des Bluets. — Lille. 

Passt (Frédéric), Député de la Seine, Membre de l'Académie des Sciences morales et 
politiques, 8, rue Labordère. — Neuilly (Seine). 

Passt (Paul -Edouard), Licencié es lettres, 8, rue Labordère. — Neuilly (Seine). 

PÉLAGAUD (Elysée), Docteur es sciences, 15, quai de l'Archevêché. — Lyon. 

PÉLAGAUD (Fernand), 14, quai de l'Archevêché. — Lyon. 

Pellet, Professeur à la Faculté des Sciences de Clermont-Ferrand. — Clermont-Ferrand. 

Peltereau (E.), Notaire. -- Vendôme. 

Pennés (J.-A.), Ex-Fabricant de produits chimiques et hygiéniques ,^31, boulevard du Port- 
Royal. — Paris. 

Pereire (Henri), 33, boulevard de Courcell^s. — Paris. 

Pereire (Émilej, 10, rue de Vigny. — Paris. 

Pereire (Eugène), Administrateur de la Compagnie générale Transatlantique, 45, Fau- 
bourg-Saint-Honoré. — Paris. 



POUR L AVANCEME!«iT DES SCIENCES XXIX 

Perez, Professeur à la Faculté des Sciences. — Bordeaux. 

Perioier (Louis), Administrateur de la Bibliothèque populaire gratuite de Cette, â, quài 

du Sud. — Cette. 
Peaot, Graveur, 117, boulevard de Créteil. — Parc Saint-Maur-Ies-Fossés. 
Perret (Michel), 3, place d'Iéna. — Paris. 
Perriaux, Négociant en vins, 107, quai de la Gare. — Paris. 
Perricauo, Cultivateur. — La Balme (Isère). 

Perricaud (Saint-Clair). — La Battero, commune de Sainte- Foy-lès-Lyon (Muiatière)(Rhôn€^. 
Dr Perrouo, Médecin de l'Hôtel-Dieu, chargé de la clinique complémentaire à la 

Faculté de Médecine de Lyon, 6, quai des Célestins. — Lyon. 
i)r Petit (Henri), Sous-Bibliothécaire à la Faculté de médecine, 11, rue Monge. — Paris. 
l*ETRUCCi, Ingénieur. — Béziers (Hérault). 

Philippe (Léon), Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, !â8, avenue Marceau. — Paris'. 
PiCHE (Albert), Ancien Conseiller de préfecture, 8, rue Montpensier. — Pau. 
Dr PiERROu. — Chazay-d'Azergues (Rhône). 
PrrRES (A.), Professeur à la Faculté de Médecine, Médecin de l'hôpital Saint-Andté, 

22, rue du Parlement-Sain le-Catherine. ^- Bordeaux. 
Plassiard, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées en retraite, 4, rue Poissonnière — 

Lorient (Morbihan). 
PoiLLON (L.), Ingénieur-Constructeur (exploitation générale des pompes Greind), 74, 

boulevard Montparnasse. — Paris. 
PoLiGNAC (Comte Melchior de). — Kerba^^tic sur Geste! (Morbihan). 
PoLiGNAC (Comte Guy de). — Kerbastic sur Gestel (Morbihan). 
PoMMBROL, Avocat, Rédacteur de la revue Matériaux pour V histoire primitive de l'homn^e. 

— Veyre-Mouton (Puy-de-Dôme) et 36, rue des Écoles. — Paris. 
PoRGÈs (Charles), Banquier, 13, rue Grange-Batelière. — Paris. 
Poulain (César), Manufacturier, 50, rue des Capucins. — Reims. 
PouPiNEL (Gaston), Interne des Hôpitaux, 56, rue de Lisbonne. — Paria. 
Dr Poussié, 64, rue de Rivoli. — Paris. 

Pootanne, Ingénieur en chef des Mines, rue Rovigo, maison Chaise. — Alger. 
Pozzi, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, Chirurgien des Hôpitaux, 10, place 

Vendôme. — Paris. 
PrAT, Chimiste, 101, route de Toulouse. — Bordeaux. 

Phbvet (Ch.), Négociant, 48, rue des Petites-Écuries. — Paris. ' * 

D' Pujos (A.), Médecin principal du Bureau de bienfaisance, 58, rue Saint-Sernin. -*• 

Bordeaux. 
Quatrepages de Bréau (Mino de), 36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, Muséum. — Paris. 
QuATREFAGES DE Bréau (Léonce de), Ingénieur des Arts et Manufactures, 36, rue Geoffroy- 
Saint-Hilaire, Muséum. — Paris. 
Raclet (Joannis), Ingénieur civil, 10, place des Célestins. — Lyon. 
Raffard, Ingénieur civil, 16, rue Vivienne. — Paris. 
Dr Raingeard, Professeur suppléant à l'École de Médecine de plein exercice, 1, place 

Royale. — Nantes. 
Ramraud, Maître de conférences à la Faculté des Lettres, 76, rue d'Assas. — Paris. 
Reille (Baron), Député du Tarn, 10, boulevard de la Tour-Maubourg. — Paris. 
Dr Reliquet, 17, boulevard de la Madeleine. — Paris. 
Rey (Louis), Ingénieur, 77, boulevard Exelmans. — Paris. 
Rigout, Chimiste à l'École des Mines, 60, boulevard Saint-Michel. — Paris. 
RiLLiET, 8, rue de l'Hôtel-de- Ville. — Genève (Suisse). 

Risler (Eugène), Directeur de l'Institut national agronomique, 35, rue de Rome.*— Paris, 
RoRERT (Gabriel), Avocat, 6, quai de l'Hôpital. — Lyon. 
Robin, Banquier, 38, rue de l'Hôtel-de-Ville. — Lyon. 
RoBiNEAU, Ancien Avoué, Licencié en Droit, 78, rue Lafayette. — Pari:*. 
Roger (Henri), Membre de l'Académie de Médecine, Professeur agrégé de la Faculté 

de Médecine, 15, boulevard de la Madeleine. — Paris. 
RoussELET (L.), Archéologue, 126, boulevard Saint-Germain. — Paris. 
Sabatibr (Armand), Professeur à la Faculté des Sciences de Montpellier. — Montpellier. 
Saint-Martin (Charles de), 22, avenue du Maine. — Paris. 
Saint-Olive (G.), Banquier, 13, rue de Lyon. — Lyon. 
Schlumberger (Charles), Ingénieur des Constructions navales en retraite, 54 Ws, 

rue du Four-Sainl-Germain. — Paris. 
ScH^véHER (Pierre- Alban^, Notaire, 3, rue Saint- André. — Grenoble. 
Segretain, Colonel Directeur du génie. — Grenoble. 
Sellbron (E.), Ingénieur des constructions navales, 76, rue de la Victoire. — Paris. 



^XX ASSOOJklWH FRANÇAISE 

Sbrvier (Aristide-Edouard), Ingénieur des Arts et iJMwfîirtnrcn, Directeur de la 

Compagnie du Gaz de Metz, 2, rue Hippoiyte-Lebas. — Paris. 
Setnes (Léonce de), 58, rue Calade. — Avignon. 
SiÉGLER (Ernest), Ingénieur des Ponts et Chaussées, Ingénieur principal des cbenÛM de 

fer de l'Est, 8, rue Noël. — Reims. 
Société académique de la Loire-Inférieure. — Nantes 
Société philomathique de Bordeaux. — Bordeaux. 
Société industrielle d'Amiens. — Amiens. 
Société centrale de Médecine du Nord. — Lille. 

Société médico-pratique de Paris, place Beaudoyer, mairie du IV*» arrondissement.— Paris. 

Société médicale de Reims. — Reims. 

Société industrielle de Reims. — Reims. 

Société de géographie, 184, boulevard Saint-Germain. — Paris. 

Société des Sciences physiques et naturelles, rue Mouttiazon. — Bordeaux. 

Société libre d'Agriculture, Sciences, Arts et BeUes-Leltres de i'Eure. — Évreux. 

Société nationale de Médecine de Lyon. — Lyon. 

Stengelin, maison Évêsque et Cio, 31, rue Puits-Gaillot. — Lyon. 

Stbinmetz (Charles), Tanneur. — Mulhouse (Alsace). 

SuRRAULT, Notaire, 5, rue Cléry. -— Paris. 

Taghard, Médecin-major de l^ classe, boulevard de Sslan. — Brive (Gorrèze). 

Tarrade (A.), Pharmacien, Adjoint au maire, Membre du Conseil générai, 69, avenue du 

Pont-Neuf. — Limoges (Haute-Vienne). 
D' Teillais, place du Cirque. — Nantes. 

Dr Teissier, Professeur à la Faculté de Médecine de Lyon, 16, quai Tilsitt. — Lyon. 
Terquem (Alfred), Professeur à la Faculté des Sciences, 116, rue Nationale. — Lille. 
Testut (L.), Professeur d'anatomie à la Faculté de Médecine, 13, rue dlnkermann. ~ 

Lille. 
Thénard (Mme la Baronne), 6, place Saint-Sulpioe. — Paris. 
Dr Thulié, 31, boulevard Beauséjour. — Paris. 
Thibault (J.), Tanneur. — Meung-sur-Loire. 

Thurnetssen (Emile), Administrateur de la Compagnie générale Transatlantique, 80, bou- 
levard Malesherbes. — Paris. 

TiLLT (de). Teintures et apprêts, 77, rue des Moulins. — Reims. 

TissoT (J.), Ingénieur en chef des Mines. — Constantine. 

DrTopiNARD (Paul), Directeur-adjoint du Laboratoire d'anthropologie de l'École des 
Hautes Études, Professeur à l'École d'Anthropologie, 105, rue de Rennes. — Paris. 

ToDRTOULON (Barou de), Propriétaire. — Valergues, par Lansargues (Hérault). 

Trayelet, Ingénieur des Ponts et Chaussées. — Besançon. 

Trélat (Ulysse), Membre de l'Académie de Médecine, Professeur k la Faculté de 
Médecine, 18, rue de l'Arcade. — Paris. 

Trélat (Emile), Architecte, Directeur de l'École spéciale d'architecture, Professeur au 
Conservatoire des arts et métiers, 17, rue Denferl-Rochereau. — Paris. 

TuRENNE (Marquis de), 26, rue de Berri. — Paris. 

Urscheller (Georges-Henri), Professeur d'allemand an Lycée, 4, rue Saint-Yves. —Brest. 

Dr Vaillant (Léon), Professeur au Muséum, 8, quai Henri IV.— Paris. 

Dr Valcourt (de). — Cannes (Alpes-Maritimes). 

Vanet (Emmanuel), Conseiller à la Cour d'appel, 14, rue Duphot. — Paris. 

Van Iseghem (Henri),^ Avocat, Conseiller général de la Loire-Inférieure, 9, rue du 
Calvaire. — Nantes. 

Varnier-David, Négociant, 3, rue de Cernay. — Reims. 

Vassal (Alexandre). — Montmorency (Seine-et-Oise), et 55, boulevard Haussmann.— Paris. 
Vautier (Théodore), Étudiant, 46, rue Centrale. — Lyon. 
Dr Verger (Th.). — Saint-Fort-sur-Gironde (Charente-Inférieure). 
Verneuil, Membre de l'Académie de Médecine, Professeur à la Faculté de Médecine 
11, boulevard du Palais. — Paris. ' 

Vernet (Noël), Étudiant, 11, quai des Célestins. — Lyon. 
Vetrin, (Emile), 6, rue Favart. — Paris. 
Vieillard (Albert), 77, quai de Bacalan. — Bordeaux. 
Vieillard (Charles), 77, quai de Bacalan. — Bordeaux. 
Viellard (Henri), Manufacturier. — Morvillars (Haut-Rhin). 
Vincent (Auguste), Négociant, 6 bis, rue d'Orléans. — Bordeaux. 

WiLLM, Profe$3eur de chimie générale appliquée à la Faculté des Sciences de Lille, 82, bou- 
levard Montparnasse. — Paris. 



LISTE GÉNÉRALE DES MEMBRES 



DB 



L'ASSOCIATION FRANÇAISE POUR L'ATANCEHENT DES SCIENCES 



(Les noms des membres Fondateurs sont suivis de la lettre F et ceux des membres à vie 
de la lettre R. — Les astérisques indiquent les membres qui ont assisté au Congrès 
de Grenoble.) 



Abadib père, Vétérinaire, 5, rue Franklin. — fiianles. 

Abadib (Alain), Ingénieur, 56, rue de Provence. — Paris. 

Abbadib (d'), Membre de Tlnstitut, 120, rue du Bac. — Paris. — P 

Abel, Avocat. — Marmande. 

AcADÂHiB des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Savoie. — Chambéry. 

Académie d'Hippone. — Bone (départ, de Gonstantine). 

Adam (Paul), place Richelieu. — Bordeaux. 

Adam (A.). — Bitschwiller-Thann (Alsace). 

Adhémar (Vicomte P. d'), Propriétaire, 25, Grand'Rue. — Montpellier. 

Adut (Eugène), Juge au Tribunal de commerce. — Perpignan. 

Agacée (Edouard)» Manufacturier, 47, boulevard de la Liberté. — Lille. 

Agache (Edmond), 57, boulevard de la Liberté. — Lille. 

AGACEE (Alfred], square de Jussieu. — Lille. 

Dr Aguilhon (Elle), 19, rue d'Antin. — Paris. 

Aimé-Girard, Professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, 5, rue du Bellay. — 

Paris. — F 
Alamore, Pharmacien de 1"* classe. Président do la Société médicale, Membre de la 

Société botanique de France. — Clermont-Ferrand. 
Alauze (Paul-Émile), 60, rue Ferrère. — Bordeaux. 
Albenque, Pharmacien. — Rodez \Aveyron}. 
Alberti, Banquier, 11 bis, boulevard Haussmann. —Paris. — F 
Albertin (Michel), Directeur des Eaux de Saint-Alban, rue de l'Entrepôt. — Roanne 

(Loire). — R 
Dr Albespt. — Rodez (Aveyron). 

Alcan (Félix), Libraire, 108, boulevard St-6ermain. — Paris. 
Alcat (Théodore), rue d'Isly. — Alger. 
Alfassa, 31, rue Lafayette. — Paris. 
Alfrot (A.), 24, rue Beaurepaire. — Paris. 
*Alglavb (Em.), Ancien Directeur de la Revue scientifique, Professeur à la Faculté 

de Droit de Paris, 27, avenue de Paris. — Versailles. 



XXXII ASSOCIATION FRANÇAISE 

Alicot (M"* veuve), rue Sainte-Foix. — Montpellier. 

D'Alix, 3, rae Sainte-Germaine. — Toulouse. 

Allain-Launat, Inspectduf Hes fiiiancesv ancien Élève ' de rÉ(b1e polytechnique, 

37, boulevard Maleéherbes: — Paris. ' 

Allard (Henri), Conseiller municipal, rue Bonne-Louise. — Nantes. 
*Allard (H.), Ex-Pharmacien de 1'* classe, à Moulins. — Bresnay, par Besson 

(Allier). — R 
Allard (Emile), Inspecteur général des Ponts et Chaussées, 15, rue PauULouis-Cou- 

rier. — Paris. 
Allard (Aimé), 77, place d'Erlon. —Reims. 
*Dr Allard (Félix), 6, rue Hector-Berlioz. — Grenoble. 
Allègre (Léonce), Notaire, 11, rue Beauhamais. — Lille. . 

Allezard, Juge d'instruction. — Issoire (Puy-de-Dôme). 

*Alloend-B£SSand (Ernest), Commis-Négociant, 2, rue de la Belle-Image. — Reims. 
Alluard (E.), Doyen de la Faculté des Sciences, Directeur de l'Observatoire météo- 
rologique du Puy-de-Dôme. — Clermont-Ferrand. 
Alphandert, Membre du Tribunal de commerce, 4, rue de la Licorne. — Alger. 
Amadon (Désiré), 4, rue de Marseille. — Lyon. — R 
D'Amans (Paul), 18, rue du Manège. — Montpellier. 

Amboix (d'), Capitaine d'état-major, 69, boulevard Malesherbes. — Paris. — F 
Amé (G.), Employé au chemin de fer du Midi, 37, rue Naujac. — Bordeaux. 
Amsler (Jundt), Papetier, lieu dit le Château-d'Eau. — Reims. 
*Andouard, Pharmacien, Professeur à l'École de Médecine et de Pharmacie, 8, rue 

Clisson. — Nantes. 
Andouillâ [Edmond), Sous-Gouverneur honoraire de la Banque de France, 2, rue du 

Cirque. — Paris. — F 
Andra (Edgard), 168, Faubourg-Saint-Honoré. — Paris. 
Andrault, Procureur de la République, rue du Palais. — La Rochelle. 
AnDRÉ (Fréd.), Ingénieur des Ponts et Chaussées, 4, rue Michelet. — Paris. — F 
André (Charles), Astronome, Professeur à la Facultédes Sciences de l.y on. — Saint- 

Genis- Laval (Rhône). 
André (Alfred), Banquier, 49, rue de La Boétie. — Paris. — F 
André (Edouard), 158, boulevard Ilaussmann. — Paris. — F 
Dr André, 52, allées Lafayette. — Toulouse. 

Andréeff (Constantin), Professeur à l'Université de Kharkow. — Kharkow (Russie). 
D' Andret (Edouard), 37, rue Trullaut. — Paris. 

Anorieux (Gasion), Entrepreneur de serrurerie, 12, éours des Casernes. — Montpellier. 
*Angot (Alfred), Météorologiste titulaire au Bureau central météorologique de France, 

82, rue de Grenelle. — Paris. — R 
ÂN60T (Paul), 3S, boulevard de Sébaslopol. — Paris. 
Anonyme, 42. rue des Mathurins. — Paris. — R 

Anterrieu (Emile), Conseiller général, 7, rue Boussairolle. — Montpellier. 
Anthoine (Edouard), Ingénieur, Chef du service de la Carte de France et de la Statis- 
• tique graphique au Ministère de l'Intérieur, 13, rue Cambacérès. — Paris. 
Antoni, Banquier, boulevard de la République. — Alger. 
Antoine (L.-V.), Propriétaire. — Staoueli, près Alger. 
Antont, Médecin-Major à l'hôpital de Bone. — Bone (dépt de Constantine). 
Apolis (Alexandre), Kentier-Propriélaire, 9, rue Friperie. — Montpellier. 
•Dr Apostoli, 5, rue Molière. — Pans. 

*Appert, 15, boulevard Poissonnière. — Paris, et avenue d'Eglé. — Maisons-Laffltte. 
'Appert (M"»e)j 15^ boulevard Poi-ssonnière. —Paris, et avenue d'Eglé. — Maisons- 

Laffitte. 
•Appert (M^ie Marie), 15, boulevard Poissonnière. — Paris, et avenne d'Eglé. — Mai- 

SDns-LafQtte. 
Arbaumont !( Jules d'). Membre de l'Académie de Dijon, 43, rue Sermaise. — Dijon. 
Arcin, Négociant, 16, rue du Réservoir. — Bordeaux. 
Ardisson (Fernand), 45, rue Fondaudège. — Bordeaux. 
•D"* Arduin (Léon), 40, boulevard Ménllmontant. — Paris. 
Df Arloing, Professeur asrégé à la Faculté de Médecine, Professeur à l'École vété- 

1 rinaire et à la Faculté des Sciences. — Lyon. — R 
•Armainoaud, Docteur en médecine, 61, cours de Tourny. — Bordeaux. 
AtiMAND (Jean), Étudiant en pharmacie. — Miramont (Lot-et-Garonne). 
Df Armet (Silvère). — Saint-Marcel (Aude). 



POUR l'avancement des sciences XXXIII 

ÂJiHBT DB LiSLE, 18, rue Malher. — Paris. 

ARNAUD (Moïse), Négociant, — Olonzac (Hérault). 

Arnaud (Léonin), Négociant. — Cognac' (Charente). 
*Dr Arnaud de Fabre, 33, rue Sainte-Catherine. — Avignon. 

Arnould (Charles), 18, rue Thiers. — Reims. 

Arnould (M"»® Arthur), 18, rue Thiers. — Reims. 

Arnould (Jean-Baptiste-Camilie), Directeur de l'Enregistrement et des Domaines, rue 
Augustin-Thierry. — Blois. 
*Arnoux (Louis-Gabriel), Ancien Officier de marine. — Les Mées (Basses-Alpes). 
*Arnozan (Gabriel), Pharmacien, 40, allées de Tourny. — Bordeaux. 
*Arnozan (Mn»e)j 40, allées de Tourny. — Bordeaux. 

Aron (Henri), Adjoint au Maire du 2^ arrondissement, 14, rue de Grammont. — Paris. 

Aronssohn (p.), Professeur agrégé libre de la Faculté de Médecine de Nancy, 
130, boulevard Haussmann. — Paris. 

Arosa (A.), Membre de la Société de géographie, 44, rue Bassano. — Paris. 

Arth (Georges), Chef des Travaux chimiques à la Faculté des Sciences, 7, rue de Rigny. 
— Nancy. 

Aryengas (Albert), Licencié en droit. — Lisie d'Albi (Tarn). — R 
'"AsQUiEB, Proviseur du Lycée. — Grenoble. 

Association amicale des anciens Élèves de l'Institut du Nord, 83 bis, boulevard de la 

Liberté. — Lille. 
*AsT0R (A.), Professeur à la Faculté des Sciences, 1, boulevard de Bonne. — Grenoble. 

AuBAN-MoET, Négociant en vins de Champagne. — Épernay (Marne). — R. 

AuBERGiER, Doyen de la Faculté des Sciences de Glermont-Ferrand. — Clermont- 
Ferrand. 

D' AuBBRT, 33, rue Bourbon. — Lyon. 

AuBERT (Charles), Licencié en droit, Avoué plaidant. — Rocroi (Ardennes). — F 

Aubin (Emile), Chimiste, 176, rue du Temple. — Paris. 

AuBRT (Félix), Négociant, 35, Faubourg-Poissonnière. — Paris. 

Dr Aude. -- Foulenay-le-Comle (Vendée). 

AuDENET, Ingénieur en chef de la Compagnie Transatlantique, 11, rue de Londres. — 
Paris. 

AuDOTNAUD (Alfred), Professeur de chimie à l'École d'agriculture de Montpellier, 18, 
rue Villefranche. — Montpellier. 

AuDRT (Gustave), Avocat, 18, rue Admyrault. — La Rochelle. 

AuGÂ (Eugène), 3, rue Levât. — Montpellier. 

*AuLT DuMESNiL (D'), Géologuo, Conservateur du Musée, 1, rue de l'Ëauette. — Abbo- 
ville (Somme). 

Dr AuQUiER (Eugène). — Sommières (Gard). 

AuRiOL (Adrien), Professeur d'agriculture. — Oran (Algérie). 

AvENARD (Alfred), Négociant. — Pouliguen (Loire-Inférieure). 

AvENELLE (Ernest),' Directeur des établissements Rivière et C»», 8, rue Puvée. — Rouen. 

Atnard (Ed.), Banquier, 19, rue de Lyon. — Lyon. — F 
*AzAM, Professeur à la Faculté de Médecine. — Bordeaux. — F 

AzAMBRE (F.), Notaire. — Fourmies (Nord). 

Babot, Médecin- Vétérinaire. — Miramont (Lot-et-Garonne). 

Babut (Eugène) lils, 9, rue Villeneuve. — La Rochelle. 

Bachelot (Théodore). — Vernou-sur-Brenne (Indre-et-Loire). 

D' Bachelot-Villeneuve. — Saint-Nazaire (Loire-Inférieure). 

Dr Bagquias (Eugène), Ancien Député de l'Aube, ancien Président de la Société aca- 
démique de l'Aube. — Troyes. 

D^Bader, 30, rue de Lille. — Paris. 

Baeschlin (H.-T.), Fabricant d'objets de pansement. — Montpellier. 

Dr Bagneris. — Samatan (Gers). 

Dr Baillarger, Membre de l'Académie de Médecine, 8, rue de l'Université. — Paris. 
* Baille, Répétiteur à l'École polytechnique, 26, rue Oberkampf. — Paris. — F 

Baille (M"«), 26, rue Oberkampf. — Paris. — R 

Baillehache (de), Ingénieur civil, 171, avenue de Wagram — Paris. 

Bâillon, Professeur à la Faculté de Médecine, 12, rue Cuvier. — Paris. — F 
*Baillou (A.), Propriétaire, 96, rue Croix-de-Seguey. —Bordeaux. 

Balancub (Stanislas)) Chimiste, maison Lemnitre-Lavrotte et C'« — Bolbec (Seine-Infé- 
rieure). 

Balaschoff (Pierre de), Rentier, 76, rue de Monceau. — Paris. — F 



XXXIV ASSOCIATION FRANÇAISE 

Balgusrie (Edmond), Ingénieur civil, 23, quai des Ghartrons. — Bordeaux. 

Ball, Professeur à la Faculté de Médecine de Paris, Membre de TAcadémie de Méde- 
cine, 179, boulevard Saint-Germain. — Paris. 
^Balhe. (Paul), Négociant, 6, place de la Halle. — Grenoble. 

Bambergee, Banquier, 14, rond-point des Champs-Elysées. — Paris. ^ F 

Bapterosse»(F.), Manufacturier. — Briare [Loiret). — F 

Barabant, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, 17, rue des Ursulines. — Paris. R 

Dr Baraduc (Léon), Médecin des mines de Saint-Éloi.— Montaigut-en-Combraille, par 
Saint-Éloi (Puy-de-Dôme). 

Dr Baratier. — Bellenavc (Allier). 

Barbaza (François), Négociant en vins. — Narbonne. 

Babbedette (Mn»«), rue Réaumur. — La Rochelle. 

Barbelenet (S.), Professeur au Lycée. — Reims. 

Barbier, Peintre, rue Édouard-Larue. — Le Havre. 

Barboux, Avocat à la Cour d'appel, ancien Bâtonnier du conseil de Tordre, 10, quai 
de la Mégisserie. — Paris. — F 

Dr Bardet, 119 bis, rue Notre-Dame-des-Champs. — Paris. 

Bardoux, Sénateur, ancien Ministre de l'Instruction publique, 72, rue de Naples.— Paris. 

Dr Barétt (Alexandre) . — Nice. 

* Barge (Henry), Architecte, ancien Élève de l'Ëeole des Beaux-Arts, Maire. — Jeanneyrias 

(Isère). 
*Bar6eaud (Paul), Percepteur. — Jonzac (Charente-Inférieure). — R 
Bargoin, Négociant, 27, rue Balainvillers. — Clermont-Ferrand. 
Bariat, Ingénieur civil. — Creil (Oise). 
Dr Barnat (Marias), rue du Collège. — Roanne. 
Baron, Ingénieur de la Marine, rue du Ha. — Bordeaux. — R 

* Baron (Charles), Propriétaire, 5, boulevard du Champbonnet. — Moulins (Allier). 
Baron-Latouchb (Emile), Juge au Tribunal civil. — Fontenay-le-Comte. 

*Barral (Etienne), Préparateur de chimie à la Faculté de Médecine, 1, rue Coysevox. 

— Lyon. 

Barré (Léopold), Ingénieur, Fabricant de produits chimiques. — Betton (Ille-et-Vilaine). 

Barrois (Th.) Filatear, 35, rue de Lannoy. — Fives-Lille. 

Dr Barrois (Ch.), Maître de conférences à la Faculté des Sciences, 185, rue Solférino. 

• — Lille. — R 

Barrois (Th.) fils, Licencié es sciences, 35, rue de Lannoy.— Fives-Lille. 

Barrois (Jules), 37, rue Rousselle, faubourg Saint-Maurice. — Lille. — R 

Barroux (Abel), Directeur de l'asile d'aliénés. — Villejuif (Seine). 

Barsalou, Agriculteur. — Montredon, par Narbonne (Aude). 

Barthès (Antonin), Propriétaire. — Maraussan, près Béziers. 

Dr Barth (Henry), Médecin des Hôpitaux, 125, boulevard Saint-Germain. —Paris. 

Barthe-Dejean (Jules), 5, rue Bab-el-Oued. — Alger, 

D' Barthe de Sandport, aux Thermes de Dax. — Dax (Landes). 

* BARTHELEMY, 22, Faubourg-des-Tfois-Maisons. — Nancy. 

Bartholont, Président du Conseil d'administration du chemin de fer d'Orléans. 12, 
rue La Rochefoucauld . — Paris. — F 

Bart (Albert de), Négociant eu vins de Champagne. 18, rue des Templiers. — 
' Reims. 

Bart (Alexandre de), Négociant en vins de Champagne, 17, boulevard du Temple. 

— Reims. 

Basset (Charles), Négociant, cours Richard. — La Rochelle. 

Dr Basset, Médecin-Inspecteur des Eaux de Royat, 2, cité Trévise. — Paris. 

Basset (Henri), Étudiant en médecine, 2, cité Trévise. — Paris. 

Bastide (Etienne), Pharmacien, rue d'Armagnac. — Rodez. 

Bastide (Henri), Pharmacien, 27, place Francheville. — Périguenx. 

Bastide (Scévola), Propriétaire et Négociant, 14, rue Clos-René. — Montpellier. — R 

Bataillard, Archiviste à la Faculté de Médecine de Paris, 119 6)5, rue Notre-Dame- 

des-Champs. — Paris. 
BATTANDiER,Professeur à l'École de Médecine d'Alger, hôpital civil de Mustapha.— Alger. 
Dr Battabel. Médecin de l'hôpital civil, 69, rue de Constantine, Mustapha. — Al'^er. 
Batlle (Etienne), rue du Petil-Scel. — Montpellier. 

Baubignt (Henry), Docteur es sciences, 136, boulevard Saint-Germain. —Paris. 
Bauche fils. Fabricant de coffres-forts, 21, rue Boulard. — Reims. 
Baudet (Cloris), Ingénieur-Électricien, 90, rue Saint-Victor. — Paris. 



POUR l'avancement des sciences xuy 

Baudoin (Edouard), 9, place de rHdtel-de-Ville. — Étampes. 
* Baudoin, Pharmacien. — Montihéry (Seine-et-Oise) . 
Baudouin, Marchand de fer. *- Pons (Charente-Inférieure). 
Dr Baudrimont iils. — Bordeaux. 
Dr Baudrt (Sosthène), Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, 14, rue Jacquemars- 

Grêlée. — Lille. 
Baumgartner, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées. — Agen (Lot-et-Garonne). 
Bayille (Georges), Propriétaire, 11, rue Baronie. — Toulouse. 
Bayille (François), Propriétaire, 11, rue Baronie. — Toulouse. 
Bâtard, Pharmacien, ancien Interne des hôpitaux de Paris, Secrétaire de la 

Société des pharmaciens de Seine-et-Marne, 16, rue Neuville. — Fontainebleau. 
Bats (Jules), Fabricant de draps — Sedan (Ardennes). 
Batbn (Maximiiien), Négociant en tissus, 15, rue de la Peiriëre. — Reims. 
Batsbllancb, Ingénieur de la Marine, Président de la région sud-ouest du Club Alpin. 

— Bordeaux. — R 

Bazaine, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées en retraite, 65, rue d'Anjou. — 
Paris. 

Bazainb (Achille), Ingénieur auxiliaire des travaux de TËtat, ancien Ëlëve de TÉcole 
polytechnique, 57, boulevard de Clichy. — Paris. 

Bazaink (M"* Achille), 57, boulevard de Glichy. — Paris. 

Bazillb (Louis), Négociant, 27, cours des Casernes. — Montpellier. 

Bazillb (Gaston), Sénateur, Grand'Rue. — Montpellier. 

Bazuxb (Marc), Grand*Rue. —Montpellier. 

Bbaudin (Léon), Architecte, 8, ruePlantey. — Bordeaux. 

Beaurain (Narcisse), Bibliothécaire-adjoint de la Ville, Hôtel de Ville. — Rouen. 
*Dr Beauregaro (Henri), iVide Naturaliste au Muséum d'histoire naturelle, 56, nieGay- 

Lussac. — Paris; 
*Bbausacq (M*»* la Comtesse de), 41, rue d'Amsterdam..— Paris. 

Bbauvais (Maurice). — La Roche-sur-Yon (Vendée). 

BÉCHAMP, Doyen de la Faculté de Médecine de l'Université catholique, 8, rue Beau- 
harnais. — Lille. — F 

Beckbr (le Général), 260, boulevard Saint-Germain. — Paris. - 

Bbczbr (M"*1, 260, boulevard Saint-Germain. — Paris. — F 

Beckbr (E.), Agent de change, 76, rue de Talleyrand. —Reims. 

BicLARD, Membre de l'Académie de Médecine, Doyen de la Faculté de Médecine, 
École de Médecine. — Paris. 

Béer (Guillaume), 34, rue des Mathurins. — Paris. 

BÉ6UTBR DE Chancourtois, Inspecteur général au Corps des Mines, Professeur de géo- 
logie à l'École des Mines, 197, boulevard Saint Germain. — Paris. 
*Bbi6Bbder (D.j, Ancien Ingénieur des manufactures de l'État, 26, avenue de l'Opéra. 

— Paris. 

*Bei6bbder (Emile), Ingénieur des Poudres et Salpêtres. — Saint-Chamos. 

Bélixe (Frédéric), Propriétaire, Conseiller général. — Vitteaux (Gôte-d'Or). — R 

Bell (Edouard-Théodore), Négociant. — New-York (U. S.). — F 
*Bellbmer (Th.), Prapriéiaire et Maire de Bruges, 52, quai des Chartrons. — Bordeaux. 
*Bellemer (Mme xh.), 52, quai des Charirons. — Bordeaux. 
*Bbllebier (Henri), 52, quai des Chartrons. — Bordeaux. 
*Belleher (Louis), 52, quai des Chartrons. — Bordeaux. 

*Belloc, Ingénieur, ancien Élève de l'École polytechnique, 136, avenue Daunes- 
nil. — Paris. 

Bbllon (Paul). — Éeully (Rhône). — R 

Bellot (Arsène-Henri), 71, rue des Saints-Pères. — Paris. 

BsLLOT (de). Trésorier-payeur en retraite, 13, rue d'Isly. — Alger. 

Belon, Fabricant, avenue de NoalUes. — Lyon. — F 

Belton (Louis), Avocat, rue Beauvoir. — Blois. 

Beltremieux (Edouard), Vice-Président du Conseil de préfecture, PrésMvtt de la 
Société des Sciences naturelles, rue des Fonderies. — La Rochelle. 

Belugou (David), Pharmacien, 3, boulevard de la Comédie. — Montpellier. 

Benoist (J.), Négociant, 3, rue des Cordeliers. — Reims. 

Bbnoist (Félix), Manufacturier, 30, rue de Monsieur. — Reims. 

Benoit (Charles), Négociant en vins de Champagne, 81, rue de Venise. -—Reims. 

Dr Bbnoit, Docteur es sciences. Ingénieur civil. Adjoint au Bureau InterBatioiul des 
poids et mesures. — Pavillon de Breteuil, par Saint-Cloud (Seine-et-Oiae)» 



XXXYI ASSOCIATION FRANÇAISE 

Benoit (Léon), 4, rue de Dréa. — Nantes (Loire-Inférieare). 

Benoit (Alfred), Propriétaire. — Pornie (Loire-InCérieure). 

Beral (E.)) Ingénieur des Mines, Sénateur du Lot, 1, rue Bôursault. — Paris. — F 

Beraud, 10, rue Fontenelle. — Rouen. 

Dr Bbrchon, Médecin principal de 1*^* classe de la Marine, Directeur du service sani- 
taire de la Gironde. — Paulllac (Gironde). 
*Berchon (M-«). — Pauillac (Gironde). 
*Berchon (Auguste), Propriétaire. — Cognac. 
*Berdellé (Charles), Ancien Garde général des forêts. — Rioz (Haute-Saône). — F 

Berdolt (H.), Avocat. — Château d'Uhuart-Mixe, près Saint-Palais (Basses-Pyré- 
nées). 

Berge, Avocat à la Cour d'appel, 56, rue de Yernenil. — Paris. 

Berge (René), 240, Faubourg-Saint-Honoré. — Paris. 

Berge (Étienne-Jean-Gustaye), Licencié en droit, sous-lieutenant de réserve au 3» régi- 
ment du génie, 39, rue Cardinet. — Paris. 

D' Bergeon, 3, place Bellecour. — Lyon. 
*D' Berger (Jules), Directeur de l'École de Médecine, 5, rue Lafayettc. — Grenoble. 

Bergeron (Jules), Ingénieur des Arts et Manufactures, 75, rue Saint-Lazare. — 
Paris. — R 

Bergeron (Jules), Membre de TAcadémie de Médecine, 75, rue Saint -Lazare. — 
Paris. — B 

Dr Bergeron (Albert), 34, rue du Bac. — Paris. 

*Bergâs (Achille), Ingénieur des Ponts et Chaussées. — Sables d'Olonne (Vendée). 
*BerG£S (Aristide), Ingénieur civil. — Lancey (Isère). 

Bergis (Léonce), Propriétaire. -- Pech-Bétou, par Mollères (Tarn-et-Garonne). 
*Dr Berlioz (Fernand), — Uriage-les-Bains. 

Bernadac (A.) , Ancien Ëlève de l'École polytechnique, Lieutenant de vaisseau de 
réserve, 33, rue Castelnau. — Pau. 

Bernard (Remy), Conseiller municipal, boulevard Saint-Aignan. — Nantes. 

Bernard, Contrôleur des Contributions directes, 5, rue de l'Escale. — La Rochelle. 

Bernard, Professeur de chimie à TÉcole de Cluny. — Cluny (Saône-et-Loire)« 

Bernard, Phaimacien militaire. — Fontainebleau. 
^Bernard (Gustave), Professeur de Mathématiques spéciales, en retraite, 20, rue Créqui. 

— Grenoble. 

Berne, Professeur à la Faculté de Médecine de Lyon, 14, rue Saint-Joseph. — Lyon. 

Bbrnet (J.-B.), Négociant, 2, faubourg Cérès. — Reims. 
*Bernheim, Professeur à la Faculté de Médecine. — Nancy. 
*Beroud (l'Abbé), — Cejzeriat (Ain). 

Berrens, Manufacturier. — Barcelone. 

Berrubé (Emile), Manufacturier, 17, route de Darnétal — Rouen. 

Bert (Paul), Membre de l'Institut, Professeur à la Faculté des Sciences, Député de 

l'Yonne, 9, rue Guy- la-Brosse. — Paris. 
*Bertault-Simon, Propriétaire-Viticulteur, 37, rue de Châlons. — Ay- Champagne. 

Bertaut, 40, rue Bonaparte. — Paris. 

Bertaut (M™*), 40, rue Bonaparte. — Paris. 

Bbrtécse (G.), Chimiste, 24, place d'Armes. — Yalenciennes. 

Berthaut, Professeur, 19, rue Jouffroy. — Paris (BatignoUes). 

Berthe (Ernest). — Jonchery-sur-Vesle (Marne). 

Berthier (Camille), Ingénieur civil. — La Ferté-Saint-Aubin (Loiret). 
*Dr Berthollet, 1.4, place Sainte-Clair. — Grenoble. 

Berthon (Auguste), 2, rue de la Paix. — Paris. 

Berthon, Propriétaire, 40, rue de Rome. — Paris. 

Bertifort, Membre de la Société des Agriculteurs de France, — Pons (Charente- 
Inférieure). 

Dr Bertillon (Jacques), Publiciste, Chef de la statistique municipale, 26, rue de Laval. 

— Paris. 

Di* Bertin (Georges), Professeur suppléant à l'École de Médecine, 2, rue Franklin. 

— Nantes. 

*Dr Bertin, 2, boulevard Se vigne. — Dijon. 
Bertin-Sans (Emile), Professeur à la Faculté de Médecine, 3, rue de la Merci. — 

Montpellier. 
Bertrand (J.), Membre de l'Institut, Professeur au Collège de France, 6, rue de 
Seine. -^. Paris. — R 



POUR l'avancement des sciences XXXVII 

Bbsseliévrb (Ch.), Manufacturier, Conseiller général de la Seine-Inférieure — 

Maromme, près Rouen. 
Besseliévre (L.) fils, Manufacturier, 24, rue de Crosne. — Rouen. 
D' Bessette (E.), Ciiirurgien de l'Hôpital civil et militaire. — Angouléme. 
Besson (A.), Pharmacien de l'École de Paris. — Libourne. 
Bethmann (Edouard de), 5, rue de la Verrerie. — Bordeaux. 

BÉTHOUART (Emile), Receveur de l'enregistrement, 25, rue de la Tannerie.— Abbeville.—R 
BÉTHOUART (Alfred), Ingénieur civil. Juge au Tribunal de commerce. — Chartres. — R 
Bbthune (A.), Notaire. —Tour-su r-Warne. 
Beudon (Jnstin-Émile), 24, rue d'Isly. — Alger. 
Betlot, Vice-Président du Tribunal civil. — Bordeaux. 
Betries (Paul), Avocat. — Marmande (Lot-et-Garonne). 
Bbtssac, Étudiant en droit, 18, rue Boudet. — Bordeaux. 
Bezançon (Paul), 78, boulevard Siint-Germain. — Paris. — R 
BÉziNEAU, Professeur au Lycée, 12, rue Sibié. — Marseille. 
Bibliothèque de l'École Fénelon, 23, rue Malesherbes. — Paris. 
BiBLiOTflÂQUE de l'École régimenlaire du génie. — Grenoble. 
Bibliothèque publique de la Ville. — Boulogne-su r-Mer. — R 
Bichon, Constructeur de navires. — Lormont, près Bordeaux. — R 
Bidault (Alfred), 75, rue Madame. — Paris. 
D*" Bienfait, boulevard des Promenades. — Reims. 
D' Bibrmont (DE), 5, rue des Menuts. — Bordeaux. 
Biermont (Georges de), 5, rue des Menuts. — Bordeaux. 

BiGNON (Jean), Ingénieur des Ans et Manufactures, 6, rue Vaudoyer. — Paris-Passy. 
Pigouroux (A.), Capitaine au long cours, 44, rue Traversière. — Bordeaux. 
BiLLAUD (Louis), Propriétaire, hôtel d'Allier. — Moulins (Allier). 
Billault-Billaudot et C**, Fabricants de prodoits chimiques, place de la Sorbonne. 

— Paris. — F 

Dif Billon, Maire. — Loos (Nord). 

BiLLT (Charles de), Conseiller référendaire à la Cour des Comptes, 63, avenue Kléber. 

— Paris. — F 

BiLLT (Alfred de), Inspecteur des Finances, 2, rue Corvetto. — Paris. 

BiNET, Propriétaire, 26, rue Marie-Talabot. — Sain te- Adresse (Havre). 

Binot (Jean), 155, boulevard Saint-Germain. — Paris. 

BiocHET, notaire. — Caudebec-en-Caux (Seine-Inférieure). — R 

Bischoffsheim (Raphaël-Louis), Député des Alpes-Maritimes, 3, rue Tailbout. — 

Paris. — F 
Bisson (E.), 24, quai de Seine. — Sartrouvilie (Seine-et-Oise). 
BivER (Alfred), Directeur des manufactures de glaces de la Compagnie de Saint-Gobain^ 

9, rue Sainte-Cécile. — Paris. 
*Bizet, Conducteur des Ponts et Chaussées. — Bellesme (Orne). 
Blaise (Jules), Pharmacien. — MontreuiUsous-Bois (Seine). 
Blaise (Emile), Ingénieur des Arts et Manufactures, 44, rue Cambon; — Paris. 
Dr Blache, 5, rue de Suresnes. ^— Paris. 
Blanchard (Raphaël) , Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, Répétiteur à 

Institut national agronomique, 9, rue Monge. — Paris. — R 
Dr Blanche (Emmanuel), Professeur à TÉcole de Médecine et à l'Ecole des Sciences de 

Rouen, 53, boulevard Cauchoise. — Rouen. 
*Blanchet (Augustin), Fabricant de papiers, Château d'AHvet. — Renage, près Rives 

(Isère). 
Dr Blanchier. — Chasseneuil (Charente). 
Blanchin, Maire. — Dormans (Marne). 

Blandin, Député de la Marne, 56, avenue d'Eylau.— Paris. — R 
Blandin, Ingénieur, Manufacturier. — Nevers. 
*Dr Blanquinque. — Laon. 
Blaquiére (Alp.), Architecte, Archiviste delà commission des monuments historiques 

de la Gironde, 9, rue Hustin. — Bordeaux. 
*Blarez (Charles), Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, 97, rue Saint-Genès. — 

Bordeaux. — R 
*Blayet, Négociant, Président de la Société d'horticulture de l'arrondissement 

d'Étampes, 10, 12 et 14, rue de la Juiverie. — Étampes (Seine-et-Oise). 
Blavt (Alfred), Avoué à la Cour, Suppléant de la justice de paix, Officier d'académie, 

4, rue Barralerie. — Montpellier. 



XXXYUI ASSOCIATION FRANÇAISE 

Blbicher, Professeur d'histoire naturelle. — Nancy. 

Blbtnib de Chateauvieux (François-Emile], Pasteur de l'Église réformée, 37, rue 
Blatin. ^ Clermont-Ferrand. 

Blin, Fabricant de draps, maison Blin et Bloch. — Elbeuf-sur-Seine. 

Blondeau-Bertault (Jules), Propriétaire, Négociant, Adjoint au maire. — Ay-Gham- 
pagne (Marne). 

Blondel (Henri), Architecte, 14, quai de Ja Mégisserie. — Paris. 

Blondel (M""* Henri), 14, quai de la Mégisserie. ~ Paris. 

Blondel (M'*« Hélène), 14, quai de la Mégisserie. — Paris. 

Blondel (Emile), Chimiste, 24», route de Bonsecours. — Houen. — R 

Blot, Membre de l'Académie de Médecine, 24, avenue de Messine. — Paris. — F 
*Blottiére (Alfred), 189, rue Lofayette. — Paris. 
*Blouhe (Eugène), Professeur au Lycée, 1, rue des Bains. — Grenoble. 

Blouquier (Charles), rue Salie-rÉvêque. — Montpellier. 

BoAS-BoASSON (JOt Chimiste, chez MM. Henriet, Homanna et Vignon, 15, rue Saint- 
Dominique. — Lyon. 

BocA (Léon). — 16, rue d'Assas^ Paris. 

BocA (Paul), Ancien Élève de l'École polytechnique, 1, place du ThéAtre-Français. — 

Paris. 
*BocA (Edmond), Ingénieur des Arts et Manufactures, 9, rue d'Isly.-^ Paris. 

Dr Bœckel (J.), Correspondant de la Société de chirurgie de Paris, 2, place de l'Hô- 
pital. — Strasbourg (Alsace). 

BoFFARD (Jean-Pierre), Ancien Notaire, 2, place de la Bourse. — Lyon. — R 

D' BoGROS. — Latour-d' Auvergne (Puy-de-Dôme). 
*Bois (Georges-Francisque), Avocat, 57, avenue de l'Observatoire. — Paris. 

Boileyin (Ed.), Négociant, Juge au Tribunal de commerce, Grande-Rue. — Saintes. 
*Boissellier, Agent administratif de la Marine. — Rocbefort (Charente-Inférieure). 

Boissiàre (Juvenal), Négociant, 50», rue Fontenelle. — Rouen. 

BoissoNNET, Général du Génie, Sénateur, 78, rue de Rennes. — Paris. — F 

BoiSTEL (G.), Ingénieur civil, 8, rue Picot (avenue du Bois-dc-Boulogne). ^ Paris. 

BoiSTEL (M*"*), 8, rue Picot (avenue du Bois-de-Boulogne). — Paris. 

BoiTEAU (Pierre), Vétérinaire délégué de l'Académie. — Villegouge, par Lugon (Gi- 
ronde). 

*BoiTON (D.-E.-J.), Géomètre et Arpenteur forestier, 6, rue Brocherie. — Grenoble. 

BoiviN (Emile), 64, rue de Lisbonne. — Paris. — F 
•BoiviN, Ingénieur-Architecte. — Lille. 
*BoiYiN (Léon), Étudiant, 284, rue Nationale. — Lille. 

BoMMARTiN (Pierre), Notaire. — Soumensac, arrondissement de Marmande (Lot-et-Ga- 
ronne). 

BoHPARD (Maurice), Secrétaire d'ambassade. — Tunis. 

Bonaparte (le Prince Roland), 22, cours La Reine. — Parts. — F 
*BoNDET, Médecin de l'Hôtel-Dieu, Professeur à la Faculté de Médecine de Lyon, 
2, quai de Retz. — Lyon. — F 

BoNFAiT, Pharmacien, 1, rue Saint-Martin. — Havre. 

BoNiFACE (Charles), Fabricant d'huiles. Juge au Tribunal de commerce de Rouen. — 
Sotteville-les-Rouen. 

Dr BoNNAPOND, Ancien Médecin principal de TArmée, 3, rue Mogador. — Paris. 

D' Bonn AL. — Arcachon. 

BoNNAHOUR (Camille). 15, rue de TAnnonciade. — Lyon. 

BoNNARD (Paul), 49, rue de Grenelle. — Paris. 

BoNNEAU (Théodore), Notaire honoraire. ^Marans (Charente-Inférieure). —F 
•Bonnet (M"" Léontine), 14, avenue de Valz. — Le Puy-en-Velay, 

D' Bonnet (Noël), 12, rue de Ponthieu. — Paris. 
*Dr Bonnet (Ed.), 11, rue Claude-Bernard. — Paris. 

BoNNEYiLLE (de). Ancien Avoué. — Château de Bonneville, par Saint- Julien-Chapteuii 

(Haute-Loire). 
*BoNNiER, Licencié es sciences naturelles, 75, rue Madame. — Paris. 

BoNPAiN, Ingénieur civil, 40, rue d'Amiens. — Rouen. 

BoNTEMS (E.y, Lieutenant-Trésorier au 12« Chasseurs. — Lyon. 

BoNTBHS (Georges). Ingénieur civil, 11, rue de Lille. — Paris. 

BoNZEL (Arthur). — Haubourdin, près Lille (Nord). 

BoNZOH, Pharmacien. — Monein (Basses-Pyrénées). 

BoNZOM, Vétérinaire, 11, rue Bab-Azoun. — Alger. 



POUR l'avancement des sciences X\X1X 

BoRDiER (Henri), Bibliothécaire honoraire à la Bibliothèque nationale, 182, rue de 

Rivoli. — Paris. — R 
^D' BoRDiBR, Professeur à TÉcole d'Anthropologie, 44, avenue Marceau. — Paris. 

BoRDET (Adrien), Avocat défenseur, 4, rue Neuve-du-Divan. — Alger. 

BoRDET (Léon), Propriétaire. — La Jolivette, commune de Chemiily, par Moulins (Allier). 

BoRDO (Louis), Médecin de colonisation. — Chéragas (province d'Alger). 

BoREL, 5, quai des Brotteaux. — Lyon. 

BoREL, Droguiste, 1, rue Lafayette. — Grenoble. 
*BoREL (Auguste), Président du Tribunal de Commerce, 17, place Grenelte. — Grenoble. 

BoRÉLT (Charles de), Notaire, 14, rue Saint-Firmin. — Montpellier. 

BoRGEAUD (Luc), 2, ruo Sainte-Pauline.— Marseille. 

BosTEAu, Maire. — Cernay-lès-Reims (Marne). 

* Bouchard, Professeur à hi Faculté de Médecine de Par i.<, 174, rue de Rivoli. — Paris. 
Bouchard (M«), 174, rue de Rivoli. — Paris. 

* Bouchard, Avocat, 5, boulevard des Quatre-Ponts. — Moulins. 
*BoucHARD fils, 5, boulevard des Quatre-Ponts. — Moulins (Allier). 

BoucHé (Alexandre), 6, rue de Bréa. — Paris. — R 

Boucher, Agent voyer. — Argenteuii (Seine-et-Oise). 

Boucher (Eugène), Industriel, usine du Pied-Selle. — Fumay (Ardennes). 

Dr BouCHEREAu, Médecin à l'Asile Sainte- Anne, 1, rue Cabanis. — Paris. 
*Df Boucheron, 24, rue du Quatre-Septembre. — Paris. 

BoucHBT, Étudiant en droit, place d'Espagne. — Issoire. 

Bouchut, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, Médecin des Hôpitaux, 
38, rue de la Chaussée-d'Antin — Paris. 

Boude, (Paul), Raf&neur de soufre, 8, rue Saint-Jacques. — Marseille. 

BouDET (C), 24, quai Saint-Antoine. — Lyon. 

BouDET de Bardon, Conseiller général du Puy-de-Dôme. — Riom. 

BouDiER, Ingénieur mécanicien, 10, rue du Hameau-des-Brouettes. — Rouen. 

BouDiEB, Pharmacien honoraire. Membre correspondant de l'Académie de Médecine. — 

Montmorency. 
•Boudin (A.), Pi^incipal du Collège de Honfleur. — Honfleur. — R 
•Boudin (M™e)^ au Collège. — Hontleur. 

Dr BouiLLT, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, Chirurgien des Hôpitaux, 
43, boulevard Haussmann. — Paris, 

BouissiN (Léon), Ancien Conseiller général de l'Hérault, 5, rue Saint-Philippe-du-Roule. 

— Paris. 

Bouju [Georges), Étudiant en médecine, 82, rue de la République. — Rouen. 

Boulé, Ingénieui* en chef des Ponts et Chaussées, 23, rue de la Boétie. — Paris. — F 

Boulet (Gaston), Manufacturier, Membre de la Chambre de Commerce, 31, boulevard 
Cauchoise. — Rouen. 

Dr Boulet, Membre de l'Institut, Inspecteur général des Écoles vétérinaires. Pro- 
fesseur au Muséum, 81, rue des Saint-Pères. -— Paris. 

Boulinaud (Edouard). — Aux Épis, par Segonzac (Charente). 

Boulland, 58, rue Monsieur-le-Prince. — Paris. 

Bouquet de la Grte, Membre de Tlnstitut, Ingénieur hydrographe de 1'* classe de 
la Marine, 104, rue du Bac. — Paris. 

Bouquet de la Grte (M*"*), 104, rue du Bac. — Paris. 

Bourbon (Emile), Rédacteur au journal la Gironde, 8, rue .Cheverus. — Bordeaux. 
•BouRDELLES, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, 22, rue d'Edimbourg. — Pajris. 

BouRDiL, Ingénieur des Arts et Manufactures, 20, rue de Téhéran. — Paris. 

Bourdon (C), 87, boulevard Voltaire. — Paris. 
•Dr Bourgeois, 12, boulevard Poissonnière. — Paris. 
•BouRGERT (Henri), Notaire. — Nogent-le-Rotrou. 

Bourguin (Maxime), Ingénieur des Ponts et Chaussées. ^ Mézières (Ardennes). 

Dr BouRLiER (A.), Professeur à l'École de Médecine, 6, boulevard de la République. —Alger. 

Dr BouRNEViLLE, Député de la Seine, 14, rue des Carmes. — Paris. 
•BouRNON, Archiviste. — Blois. 

BouRRiER (Joseph), Substitut du Procureur de la République. — LePuy (Haute-Loire). 

BouRRiT (C.), Agent de change, 10, rue de la République. — Lyon. 

Boursier (André), Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, 1, rue Blanc-Dutrouiih. 

— Bordeaux. 

BouscAREN (Alfred), Propriétaire, 21, boulevard du Jeu-de-Paume. — Montpellier. 
BouTELANT, Médeciu, Pharmacien de l^e classe, 92, rue de Flandre. ^ Paris. 



XL ASSOCIATION FRANÇAISE 

BouTBMAiLLE Conseiller général. — Bou-Farikf près Alger. 

BouTET DE MoNYEL (Mourice), 26, rue Monsieur-le-Prince. — Paris. 

Bouthrt-Lafrenat, Receveur des postes, rue du Palais. — La Rochelle. 

BouTiLLiER, Ingénieur en chef de la Compagnie du Midi, 134, boulevard Haussmann. 
— Paris. 

Dr BouTiN (Léon), 18, rue de Hambourg — Paris. — R 

BouTHT, Maître de forges, Conseiller général des Ardennes. — Messempré, par 
Carignan. 

BouTMT (Charles), Ingénieur civil, 114, bo'ilevard Magenta. — Paris. 

BouTHT (M"** Charles), 114, boulevard Magenta. — Paris. 

BouTRT (Georges), Propriétaire. — Les Bernard s, près Chemilly, par Moulins (Allier). 

BouTRY (Mme Georges), Propriétaire. — Les Bcmards,près Chemilly, par Moulins (Allier). 
* Bouvet, Administrateur.de TÉcole La Marlinière, 11, rue Gentil. — Lyon. 

Bouvier, Pharmacien, 11, place Dauphine. — Bordeaux. 
*Bouvibr (Marins), Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées. — Avignon. 
*Bout-Re!iit, Propriétaire. — Mailly (Marne). 

D' Bot, 3, rue d'Espalongue. — Pau. 

Botenval, Ingénieur des manufactures de l'État, Directeur de la manufacture des 
Tabacs. — Tonneins (Lot-et-Garonne). 

Boter, Pharmacien de i'* classe. — Espalion (Aveyron). 

Braemer (Gustave), Chimiste. — Izieux, près Sainl-Chamond (Loire). 

Dr Brame (Ch.), Ancien Professeur de chimie à l'Êcoie de Médecine de Tours, 106, rue 
NoUet. — Paris. 

Brancher (A.), Ingénieur civil, 21, rue de Choiseul. — Paris. 

Brandbnburg (Albert), Négociant, 1, rue de la Verrerie. — Cordeaux. — F 

Brandenburg (M™« veuve), 1, rue de la Verrerie. — Bordeaux. — R 

D' Brard. — La Rochelle. 

Brasil, Archéologue, 21, rue de la Cage. — Rouen. 
•Braun, Ingénieur des Poudres et Salpêtres, 6, boulevard de la Paix. — Marseille. 

Bravais (Raoul), Chimiste, 6, rue Greffulhe. — Paris. 

Dr Breen (James), 2, rue Notre-Dame. — Bordeaux. 

*Breittmater (Albert), Ancien Sous-Directear des Docks et Entrepôts de Marseille, 
8, place de la Préfecture. — Marseille. — F 

Dr Bremont (J.-J.-L.), 13. Faubourg-Montmartre. — Paris. 
•Dr Bremont fils (Ernest), Médecin au Lycée Condorcet, 67, rue Caumartin. —Paris. 

Dr Brehond (Félix), Inspecteur du Travail des enfanta dans l'industrie, 66, rue Roche- 

chouart. — Paris. 
*Brenier (Casimir), Ingénieur-Constructeur, 20, avenue delà Gare. — Grenoble. 
*BRès (A.), Pharmacien honoraire, ancien Maire. — Riez (Basses- Alpes). 

Brésis (de), Ingénieur. Directeur de l'usine à gaz. — Mustapha- Alger. 

Bressant, 30, rue Deiambre. — Paris. 

Bresson (Léopold), Ancien Directeur général de la Société des chemins de fer de 

l'État, 166, Faubourg-Saint-Honoré. — Paris. 
*Breton (Félix), Colonel du Génie en retraite, à la porte de France. — Grenoble. — R 
*Breton (Philippe), Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées en retraite, 6, rue des 
Alpes. — Grenoble. 

Breul (Charles), Substitut au Procureur de la République. — Vervins. 
*Breynat (Frédéric), Rédacteur en chef de V Impartial des Alpes j 8, rue Hector-Berlioz. 

— Grenoble. 

Briau, Directeur des chemins de fer Nantais. — La Madeleine-en-Varades (Loire- 
Inférieure). — R 

Bricard, Ingénieur, Secrétaire général de la Compagnie des forges et chantiers de 
la Méditerranée, 9, rue Picpus. — Havre. 

BaicKA (Adolphe), Négociant, 13, rue Alaguelonne. — Montpellier. 

Bricka (Scipion) fils, 13, rue Maguelonne. — Montpellier. 

Brière (Léon), Propriétaire et Directeur du Journal de Rotien, 7, rue St-Lô. — 

Rouen. 
*Brillouin (Marcel), Professeur de physique à la Faculté des Sciences. — Toulouse. — R 

Bris (Paul), Ingénieur des Arts et Manufactures, 16, me du Faubourg-Saint-Georges. 

— Nancy. 

Brissaud, Professeur d'histoire aulycéeCharlemagne» Examinateur d'admission àl'Ëcole 

spéciale militaire de Saint-Cyr, 9, rue Mazarine. — Paris. 
Dr BaissoN. — Averton, commune de Montils (Charente-Inférieure). 



POUR l'avancement des sciences XLl 

Brissonneau, Industrie], AcfjoÎDt au Maire, 86, quai de la Fosse. — Nantes. 

Briyst, Ingénieur civil, 53, rue Rennequin. — Paris. 

Brtlinski (Mathieu), Négociant, 7 et 9, rue d'Uzès. — Paris. 

Broaobent (Horace), Ingénieur, GhapelHill. — Huddersfieid (Angleterre). 

Broca (Georges), Ingénieur civil, 18, quai de la Mégisserie. — Paris. 

Broca (Auguste), Interne des Hôpitaux, Prosecteur à Ja Faculté, 1, rue des Saints- 
Pères. — Paris. — R 

Broca (Emile), Licencié en droit, 16, rue des Pyramides. — Paris. 

Broca (Élie), Ancien Proviseur du Lycée Charlemagne, 5, quai Malaquals. ~ Paris. 

Brocard, Capitaine du Génie. — Montpellier. — R 

Brochart (M"» Antonine), 1, rue Las-Cases. — Paris. — R 

Brodu (Alexandre), Propriétaire. — La Plaine, près Pornic (Loire-Inférieure). 

Broglie (Duc de), Ancien Sénateur, 10, rue de Solférino. — Paris. 

Brolekann (Georges), Administrateur de la Société Générale, 166, boulevard Hauss- 
mann. — Paris. — R 

Brolbmann, Président du Tribunal de commerce, 11, quai Tilsitt. — Lyon. ^ R 

Brongniart (Charles), Préparateur de zoologie à TÉcole supérieure de pharmacie, 8, rue 
Guy-la-Brosse. — Paris. 

Brossier, 9, rue Charras. — Paris. 

Brostroh, Négociant. — Le Havre. 

Brouant, Pharmacien de l^e classe, 81, avenue d'Eylau. — Paris. 

Brouardel, Professeur à la Faculté de Médecine, Membre de l'Académie de Méde- 
cine, 195, boulevard Saint-Germain. — Paris. 

Brousset (Pierre), Négociant. — Tunis. 

Brouzet (Ch,), Ingénieur civil, 51, rue Saint-Joseph (Perrache). — Lyon. — F 

Brubt, 17, rue d'Aul)ervilliers. — Saint-Denis (Seine). 

D' Brugère. — Uzerches (Corrèze). 
^Brugère (Alfred), Notaire. — Miramont (Lot-et-Garonne). 

Brun (A.), Ingénieur, usine de Leskova-Dolina. — Poste Altenmarkt, près Rakek-Krain 
(Autriche). 

Brun (André), 19, rue des Halles. — Paris. 
*Brunat (Louis), Constructeur. — Moulins (Allier). 

Bruneau (Léopold), fils, Pharmacien de 1" classe, 71, rue Nationale. — Lille. 

Brunon (Raoul), Externe des hôpitaux de Paris, 76, boulevard Saint-Michel. — Paris. 

Brutas (Emile), 42, rue Bourbon. — Lyon. 

Brutére, Négociant, 27, rue de Béthune. — Lille. 

Bruzon et C'* (J.), Usine de Portillon (céruse et blanc de zinc). — Portillon, près 
Tours. — R 

BucAiLLE (E.), 132, rue Saint-Vivien. — Rouen. 

Buchler (M"*), Propriétaire, 35, rue de Vesle. — Reims. 

Buffet (Charles), Fabricant, rue Sainte-Marguerite. — Reims. 
*BuGET (Ferdinand), Professeur à l'École Vaucausou, 2, rue Perthuisière. — Grenoble. 

Buirette-Gaulart, Manufacturier. — Suippes (Marne). 
*BuissoN, Ingénieur civil, rue Saint-Thomas. — Évreux. — R 

BujARD, Greffier du Tribunal. — Fontenay-le-Comte (Vendée). 

Dr Bureau (E.), Professeur au Muséum d'Histoire naturelle, 24, quai de Béthune.— 
Paris. 

D^ Bureau (Louis), Directeur du Muséum d'Histoire naturelle, 15, rue Gresset. — 
Nantes. 

BuRGUÉRE (Gabriel), Propriétaire. — Château d'Engach, par Graulhet (Tarn). 

BuRNAN (Adrien), Banquier, 3, boulevard de la Banque. — Montpellier. 
*D' BuROT, Professeur agrégé à l'École de Médecine navale. — Rochefort. 
*BuR0T (Mn»e)j 45^ rue des Fonderies, — Rochefort. 

BuRTON, Administrateur de la Compagnie des Forges d'AIais, 58, rue de la Chaussée- 

d' An tin. — Paris. — F 
*BussT (Adrien), Ingénieur des Arts et Manufactures. — ÉcuUy, près Lyon. 

Butin-Denniel, Cultivateur, Fabricant de sucre. — Haubourdin (Nord). 

BuTTK, Maire de Malzéville. — Malzéville, près Nancy. 

Dr BuTTURA, de Cannes, 41, rue de la Pompe. — (Passy-Paris). 

Cabanellas (Gustave -Eugène), Ancien Officier de marine. — Nanteuil-le-Haudoin 
(Oise).— R 

Cabanes (J.-J.), — à Pommerol-Libourne (Gironde). 

Cabello (Vicente), Médecin-major de la marine d'Espagne. ^ Algésiras (Espagne). 



XLII ASSOCIATION FRANÇAISE 

CABRiiRES (Mk' de), Êvéque de Montpellier, rue des Carmes. — Montpellier. 
Cachbijx (Emile), Ingénieur civil des Arts et Manufactures, 25, quai Saint*Michel. — 

— Paris. — F 
Cagnt (P.), Vétérinaire, Membre de la Société centrale vétérinaire. — Senlis (OisQ). 
Cahuobs, Membre de l'Institut, à la Blonnaie, rue Guénégaud. — - Paris. 
Caillabd (Frédéric), Négociant, 9, rue Cambronne. — Nantes. 
Cailliaux (Ed.), Négociant, 71, rue Neuve. — Reims. 

Caillol de Ponct (C), Professeur à l'École de Médecine, 8, me Clapier. — Marseille. 
Caiz de Saint-Atmour {Vicomte Am. de). Membre du Conseil général dcl'Oise, delà 

Société d'Anthropologie et de' plusieurs Sociétés savantes, 4, rue Gounod. — Paris. ^R 

*Callot (Ernest) , Directeur de la Garantie Générale (Vie), 19, rue Vintimille. — Paris. 

Cahbevort (J.), Banquier, Administrateur des Hospices ,13, rue delà République.-* 

Lyon. — F 
Cambon (Victor), Ingénieur des Arls et Manufactures, 62, rue Saint-Joseph. — Lyon. 
Camerano (Lorenzo), Professeur agrégé es sciences naturelles du Musée Royal de 

Zoologie. — Turin. 
Caméré, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées. — Vemon (Eure). 
Camondo (Comte N. de), 31, rue Lafayette. — Paris. — F 
Cahondo (Comte a. de), 31, rue Lafayette. — Paris. — F 
Candolle (Casimir db), Botaniste. — Genève (Suisse). 
Canonyille-Deslts (Thomy), Professeur an Lycée et à TÉcole des Sciences, 4, rue de 

Crosne. — Rouen. 
Cantagrel, Ancien Élève de l'École polytechnique. Agent administratif de l'École 

Monge, 145, boulevard Malesherbes. — Paris. 
Cantaloube, Capitaine de frégate. — Rochefort (Charente- Inférieure). 
Capelle (Jules), Adjoint au maii*e de Rouen, Membre du Conseil d'arrondissement, 

22, rue Lenôtre. — Rouen. 
Capgrand-Mothes, Fabricant de produits pharmaceutiques, 20, ci lé Trévise. — Paris. 
Cardeilhac, Ancien Membre du Tribunal de commerce de la Seine, 8, rue du Louvre. 

Paris. — R 
Caristie, Propriétaire et Conseiller municipal. — A vallon (Yonne). 
Dr Carles, Agrégé de la Faculté de Médecine et de Chirurgie de Bordeaux, 30, quai 

des Chartrons. — Bordeaux. 
^Carlet, Professeur à la Faculté des Sciences. — Grenoble (Isère). . 
Carlier (Auguste), Publiciste, 12, rue de Berlin. — Paris. — F 
Carlier. — Saint-Martin-de-Hinx (Landes). 
*Carnot (Adolphe), Ingénieur en chef des Mines, Professeur à l'École des Mines et à 

l'Institut national agronomique, 60, boulevard Saint-Michel ^ Paris. — F 
*Carnot (Paul), Étudiant, 60, boulevard Saint-Michel. — Paris. 
Caron (Hippolyte), Manufacturier, 46, rue de Lyons-la-Forét. — Rouen. 
Carpentieb, Constructeur d'instruments de physique, 20, rue Delambre. — Paris. 
*Carpentier (J.-B.), 16&t«, rue Gasparin (près Bellecour). — Lyon. 
Dr Carpentier-Méricourt, 6, rue Villedo. — Paris. 
Carbé, Juge de Paix. — Maillezais (Vendée). 
D' Carre, Médecin en chef de l'Hôtel-Dieu. — Avignon. 
*D' Carret (Jules), Député de la Savoie, 4, rue de Courty. — Paris. — R 
Carrière (Paul), Pharmacien. — Saint-Pierre (lie d'Oléron). 

Carrieu, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, 5, Grande-Rue. ^ Montpellier. 
*Carron (C), Ingénieur. ~ Pont-de-Claix (Isère). 
Cartailhac, Directeur de la Revue des Matériaux pour l'histoire primitive de l'Homme^ 

5, rue de la Chaîne. — Toulouse. 
*D' Cartaz, 18, rue Daunou. — Paris. 

Casalonga, Directeur de la Chronique industrielle, 15, rue des Halles. — Paris. 
CASsé (Charles), Propriétaire. — La Bastide-de-Sérou (Ariège). 
D' Cassin (Paul). — Avignon. 

Castan, Professeur à la Faculté de Médecine. ^ Montpellier. 
Castan (Ad.), Ingénieur civil E. C. P., rue Saint-Louis.— Montauban (Tarn-et4jaronne). 
Castanheira das Neves (J.-P.]f Ingénieur, Inspecteur des télégraphes et des phares 

du Portugal, Calçada de Estrella, 95. — Lisbonne. 
Castelnau (Edmond), Propriétaire, 18, rue des Casernes. — Montpellier. 
Castelnau (Emile), Propriétaire, 2, rue Nationale. — Monlpellier. 
Castelnau (Paul), Propriétaire, Trésorier de la Société d'agriculture, 34, rue Saint- 

Guilhem.— Montpellier. 



POUR l'avancement des sciences xliii 

Gastelot, Vice-Consul de Belgique. — Colonne Voirol, Alger-Mustapha. 

Dr Castera. — Portets (Gironde). 

Casthelaz (John), Fabricant de produits chimiques, 19, rue Sainte-Groix-de-la- 
Bretonnerie. — Paris. — F 

Catalan, Professeur d'analyse à l'Université de Liège (Belgique). 

Catel-Béghin, 21, boulevard de la Liberté. — Lille. 

Catillon (A.], Pharmacien, 23, rue Sainl-Vincent-de-Paul. — Paris. 

Dr Caubbt, Ancien Interne des hôpitaux de Paris, Directeur de TÊcole de Médecine, 
44, rue Alsace-Lorraine. — Toulouse. — R 

Cauche, Ancien Négociant, 51, rue Cérès. — Reims. 

Cauchois, Médecin des Hôpitaux, Professeur adjoint à l'École de Médecine, ex-Interne 
des hôpitaux de Paris, 28, rue du Contrat-Social. — Rouen. 

Dr Cadssanel, Chirurgien de l'hôpital civil, 9, rue de la Lyre. — Alger. 

Caussb (Scipion), Propriétaire, 32, quai Jayr. — Lyon. 

Dr Gaussidou, Médecin adjoint à l'hôpital. — Alger. 

Caventou fils. Membre de l'Académie de Médecine, 11, rue des Saints-Pères. — 
Paris. — F 

Cazalis (Gaston), rue Terrai. — Montpellier. 

Cazalis de Fondouce (Paul-Louis), Secrétaire général de l'Académie des Sciences et 

Lettres de Montpellier, 18, rue des Étuves. — Montpellier (Hérault). — R 
*Cazanove (F.), Négociant, 13, rue Turenne. — Bordeaux. 

CÀZAVAN, Directeur des forges et chantiers de la Méditerranée, 31, rue d'Harfleur.— 
Le Havre. 

Cazelles (Emile), Préfet des Bouches-du-Rhône. — Marseille. 

Cazelles (Jean), Étudiant en droit, à la Préfecture. — Marseille. 

Cazeneute, Doyen de la Faculté de Médecine, 26, rue des Ponts-de-Comines. — 
Lille.— R 

Cazbnbitve (Albert). — Au chAteau d^Esquiré, par Saint-Lys (Haute-Baronne). 

DrCAZENEUYE (Paul), Profcsseur agrégé à la Faculté de Médecine, 4, avenue du Doyenné. 
— Lyon. 

Cazenove (Raoul de). Propriétaire, 8, rue Sala. — Lyon. — R 

Cazessus (Théophile), Négociant, 64, rue Rodrigues-Pereire. —Bordeaux. 

Dr Cazin, Directeur de Thôpital. — Berck-sui^Mer (P&s-de-Calals). 

Cazottes (A.-M.J.), Pharmacien. — Millau (Aveyron). — R 

Celliez, Ingénieur, 2i, rue Royale. — Paris. 

Cendre (Gustave), Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, 234, boulevard Saint- 
Germain. — Paris. 

Cercle d'Alger de la Ligue de l'Enseignement, 1, rue de Bone. — Alger. 

Cercle artistique, rue de la Comédie. — Montpellier. 

Cercle Girondin de la Ligue de l'Enseignement, 16, rue Mably. — Bordeaux. 

Cercle Rochelais de la Ligue de l'Enseignement. — La Rochelle. 

Cercle pharmaceutique de la Marne. — Reims (Marne). 

Cercle philharmonique de Bordeaux. 

*CiRÉM0NiE, Vétérinaire, 50, rue de Ponthieu. — Paris. 

Cernuschi (Henri), 7, avenue Velasquez. — Paris. — F 
*Certes, Inspecteur général des finances, 21, rue Barbet-de-Jouy. — Paris. 

Dr Cezillt, Directeur de la Société et du journal le Concours médical. 9, rue du Fau- 
bourg-Poissonnière. — Paris. 

Chabert, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées. — Tulle. — R 

*Dr Chabrand (J.-A.), 4, place du Lycée. — Grenoble. 

Dr Chabrelt, à la Bastide. — Bordeaux. 

Charrié (Camille), Élève à TÉcole pratique, 52, rue des Martyrs. — Paris. 

Chabribr, Ingénieur civil, 89, rue Saint-Lazare (avenue du Coq). — Paris. 

Chabriâres-Arlès, Administrateur des Hospices, 12, place Louis XVI. — Lyon. — F 

Dr Chaigneau, Maire de Floirac, allées de Toumy. — Bordeaux. 

Chaillot (E.), Pharmacien, 37, rue du Mirage. — Angouléme. 

Chah (A.), Imprimeur, 20, rue Bergère. — Paris. — R 

Chalier (J.). — Maisons-Laffitte (Seine-et-Oise). — R 

Dr Chalon. — Namur (Belgique). 

Dr Chambon (Daniel). — Miramont, par Marmande (Lot-et-GaronneU 

Chambre des Avoués au Tribunal de 1'* instance. ^ Bordeaux. — R 

Chambre de Commerce (la). — Bordeaux. — F 
— — — Lyon. — F 



XLIV ASSOCIATION FRANÇAISE 

Châmbbe de commerce (la) — Nantes. — F 

— — — Le Havre. — R 

— — — Marseille. — F 

— — — Rouen. — F 

*Chambrblent, Inspecteur général des Ponts et Chaussées, 57, rue du Pour-Saint* 
Germain. — Paris. 

GaAMEROT (Georges), Imprimeur, 19, rue des Saints-Pères. — Paris. 
*Châmpi6NT, Pharmacien, C5, avenue de Bretcuil. — Paris. 
* Champion T (Armand), Ingénieur civil, 11, rue de Berne. — Paris. 

Champonnois, 45, rue des Petits-Champs. — Paris. 

Chanal (F.), Ancien Négociant, 107, rue de Vendôme. — Lyon. 

Ghancel, Recteur de l'Académie. — Montpellier. 

Chandon de Briailles (Raoul), Négociant eu vins de Champagne.— Épernay (Marne). 

Chandon de Briailles (Paul), Négociant en vins de Champagne. ~ Ëpernay (Marne). 

Chandon DE Briailles (Gaston), Négociant en vins de Champagne. — Épemay (Marne). 

D' Chanseaux (A). — Aubusson (Creuse). 

Chanteret (l'Abbé Pierre), Docteur en droit, 80, rue Claude-Bernard. — Paris. 
•Chantre (Ernest), Sous-Directeur du Muséum, 37, cours Morand. — Lyon. — P 

Chantrbau (Charles), Chimiste et Manufacturier, rue de Bellain. — Douai. 

Chapelle (de), Docteur en médecine, pont de la Mayc. — Bordeaux. 
*Chaper (Eugène), Ancien Député, 10, rue Villars. —Grenoble. 

Chaperon (G.), Ingénieur civil des Mines, 18, avenue de l'Observatoire. — Paris. 

Chaperon-Graugère (Robert), 57, rue de la Sablière. — Libourne. 

Chaplain-Duparc (G.), Capitaine au long cours, Ingénieur civil, 4, rue des Minimes. 
— Le Mans. 

Dr Ghapuis (Scipion) . — Bou-Farik (province d'Alger). 
♦D"^ Chapuis, 2, rue de la Paix. — Grenoble. 

Charbonneau (Firmin), Maître de verreries, 98, rue du Bourg-Saint-Denis. ^ Reims. 

Charcellat, Pharmacien. — Fontenay-le-Comte (Vendée). — R 

Chargellat (M"*). — Fontenay-le-Comle. 

Charcht (Gustave), Directeur particulier de la Confiance, compagnie d'assurances 
contre les accidents, 11, place des Quinconces. — Bordeaux. 

Charcot, Membre de l'Académie de Médecine, Professeur à la Faculté de Méde- 
cine de Paris, 17, quai Malaquais. —Paris. —F 

Chardonnet .(Anatole), Négociant, 22, rue Hincmar. — Reims. 

Chardin, Ingénieur électricien, 5, nie de Châteaudun . — Paris. 

Ghardint, Avocat, 2, rue des Marronniers. — Lyon. 

Charier, Architecte. — Fontenay-le-Comte (Vendée). 

Charlemaine (Théodore), Armateur, 20, rue Jeanne-d'Arc. — Rouen. 

Charlot (J.-B.), Fabricant de caoutchouc, 25, rue Saint-Ambroise. — Paris. 

Dr Charpentier, Professeur à la Faculté de Médecine de Nancy, 4, rueLsabey — Nancy. 

Charpin (M"e), 24, rue Duperré. — Paris. 

Charpt (V. Adrien), Chef des travaux anatomiques à la Faculté de Médecine, 14, rue 
Laurencin. — Lyon. 

Charron, Trésorier général. — Nantes. 

Charroppin (Georges), Pharmacien de 1'" classe. — Pons (Charente-Inférieure). 
•Charvet (Victor), Professeur à l'École Vaucanson, 1, quai Claude-Brosses. — Grenoble. 
*Dr Charvet (Jean-Baptiste), 1, rue de l'Écu. — Grenoble. 

Chasteigner (Comte Alexis de), 5, rue Duplessis. — Bordeaux. 

Chatel (Victor). — Valcongrain, par Aunay-sur-Odon (Calvados). 

Chatel, Avocat défenseur. Bazar du Commerce. — Alger. — R 

Châtelain (Louis), 10, rue des Anglais. — Reims. 

Dr Chatin (Joannès), Maître de conférences à la Faculté des Sciences, Professeur 
agrégé à TÉcole supérieure de Pharmacie, 128, boulevard Saint-Germain. — 
Paris. — R 
*Chatrousse (Joseph), Architecte, 27, rue Lesdiguières. — Grenoble. 
*Chauderlot, Négociant, 10, rue du Champ-de-Mars. — Reims. 

Chaudessolle (Félix), Avocat, ancien Bâtonnier, 3, Montée do Jaude. ^ Clermont- 
Ferrand. 

Chaudron (Georges), Négociant, 99, rue de Vesle. — Reims. 

Chauliaguet (M-»). — La Poterie, par Molinouf (Loir-et-Cher). 

Chaumette (Albert), Négociant, 29, rue Lacornée. — Bordeaux. 
•Dr Chaumier (Edmond). — Pressigny-le-Grand (Indre-et-Loire). 



POUR l'avancement des sciences , XLV 

• 

*Chaumier (M™o Edmond). — Pressigny-le-Grand (Indre-et-Loire . 

Dr Chaussât. — Aubusson (Creuse). 

Chauyassaigne (Paul), Conseiller général du Puy-de-Dôme^ 37, rue du Vieui-Pont. 
— Vésinet. 

*Chauveaci (A.), Directeur de l'École vétérinaire, Professeur à la Faculté de Médecine 
de Lyon, Correspondant de l'Institut, 22, quai des Brotteaux. — Lyon. — F 

Chauvbau flls, 22, quai des Brotteaux. — Lyon. 

Chadyeau (Mlle), 22, quai des Brotteaux. — Lyon. 

Chauveau (Comte de), 2, avenue des Princes. — Bois de Boujogne (Seine). 

Chauvet (Gr.), Notaire. — RuOTec (Charente). 

Chauyet (M-"). — Ruffec (Charente] . 

D' Chauvet, 35, rue de la Bourse. — Lyon. 

Chauvin (Eugène), Architecte, 35, rue Barbet-de-Jouy. — Paris. 

Chauviteau, 112, boulevard Uaussmann. — Paris. 

Chavasse (Paul), Négociant. — Cette (Hérault). 

Chayassb (Jules), Propriétaire. — Cette (Hérault). 

Chazal (L.), Caissier payeur central du Trésor public au Ministère des finances, rue 
de Rivoli. — Paris. 

•Chazot, Propriétaire. — Alger. 

Chekin (A.) , Propriétaire, 40, boulevard du Chemln-de-Fer. — Reims. 

Dr Chenan aïs, 22, rue de Gigant. — Nantes. 

Chérot (A ), Ancien Élève de l'École polytechnique, 85, boulevard de Courcelles. — 
Paris. 

D^CHBav.N (Arthur), Directeur de l'Institution des bègues de Paris, 10, avenue Victor- 
Hugo. — Paris. 

Cheuret, Notaire, 16, chaussée d*Ingou ville. — Le Havre. 

Di" Chburlot, 48, avenue Marceau. — Paris. 

Chbuz (Albert), Météorologiste, 47, rue Deiaage. ^ Angers. 

Cheuz, Pharmacien-major en retraite. — - Ernée (Mayenne). 

Chevalier, Fabricant de produits chimiques, 3^ rue Magenta. — Villeurbanne (Rhône). 

Chevalier, Négociant, 50, rue du Jardin-Public. — Bordeaux. — P 

Dr Chevalier (Alfred). — Verzenay (Marne). 

Dr Chevalier (Victor), Conseiller générai. — Saint-Aignan (Charente-Inférieure). 

Chevallier (Victor), Chimiste, 7, boulevard de la Comédie. — Montpellier. 

Chevallier (Georges). — Alontendre (Charente-Inférieure). 

D' Chevallier (Paul). — Compiègne. 

Chevreuz (Edouard). — Le Croisic (Loire-Inférieure). 

Chetsson (Emile), Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, 115, boulevard Saintr 
Germain. — Paris. 

D' Chil-t-Naranjo (Grégorio). — Palmas (Grand-Canaria). — R 

Chiris, Sénateur des Alpes-Maritimes, 25, avenue d'Iéna. — Paris. — R 

Chollet (Paul), Pharmacien, 2, avenue de la Gare. — Rennes. 

Choquin (Albert), Bandagiste, Porte-Jeune. — Mulhouse (Alsace). 
*Chouillou (Albert), Élève de l'École d'agriculture de Grignon, Directeur de l'usine, 
69, boulevard du Mont-Riboudet. — Rouen. 

Chouillou (Edouard), Fabricant de produits chimiques, 69, boulevard du Mont- 
Riboudet. — Rouen. 

Clairfond, Restaurateur, place Grenette. — Grenoble. 

Clahageran, Sénateur, Avocat, 57, avenue Marceau. — Paris. — F 

Clahageran (M"*), 57, avenue Marceau. — Paris. 

Claude, Vétérinaire, 26, rue d'Isly. — Alger. 

Claude-Lafontaine, Banquier, 32, rue de Trévise. — Paris. 

Claudon (Emile), Négociant, Domaine de Malrives. — Castries (Hérault). 

Claudon (Adolphe), Négociant. — Béziers. 

Claudon (Edouard), Ingénieur des Arts et Manufactures, 6, boulevard d^Enfer. -> Paris. 

Clauzet (Femand), Propriétaire. — Lcsparre (Gironde). 

Clavel (Georges), Ingénieur des Ponts et Chaussées, 32, rue du Palais-de-Justice. 
Bordeaux. 

Clavel (Henri), Négociant. — Névian, près Narbonne (Aude). 

Dr Clavier. — Arloy (Jura). 

Clément, Médecin des Hôpitaux, 53, rue Saint-Joseph. — Lyon. 

Clément (Léopold), Agriculteur. — Caumont-sur-Garonne (Lot-et-Garonne). 
, Clbr (Alfred). — Nîmes. 



XLYI ASSOGUTION FRANÇAISE 

Clbrc (Charles], Capitaine au 139« de ligne, impasse et montée de Chooian. •— Lyon. 
Clerc (J.)i Pharmacien, 29, Cours du XXX Juillet. — Bordeaux. 
Clercq (Ch. de), 111, arenue du Trocadéro. — (Paris-Passy). 
*Clbrmont (de), Sous-Directeur du Laboratoire de chimie à la Sorbonne, 8, boulevard 

Saint-Michel. — Paris. — F 
*Clermont (Philibert de), 8, boulevard Saint-Michel. — Paris. — R 
*Clermont [Raoul de). Élève diplômé de Tlnstitut national agronomique, 8^ boulevard 

Saint-Michel. — R. 
Clignet (E.), Filateur, 6, rue des Augustias. — Reims. 
D' Clin (Ernest-Marie), Ancien Interne des hôpitaux de Paris, Lauréat de la Faculté de 

Médecine (prix Montyon], Membre perpétuel de la Société chimique, 20, rue 

des Fossés-Saint-Jacques. — Paris. — F 
Cloizeauz (des), Membre de l'Institut, Professeur au Muséum, 13, rue Monsieur. ^ 

Paris. — R 
Clos, Professeur à la Faculté des Sciences, Correspondant de l'Instilul, 2, allée des 

Zéphirs. — Toulouse. — R 
Dr Clos, 77, rue de l'ÉgUse-Saint-Seurin. — Bordeaux. 
Clouet (G.), Professeur de Chimie à l'École de Médecine, Licencié es Sciences, 7, rue 

Fontenelle. — Rouen. 
Cloûzet (Ferd.), Conseiller général, cours des Fossés. — Bordeaux. — R 
CocAGNB (Adrien- Oscar), Avocat, rue Cauchoise. — Neufchâtel-en-Bray (Seine-Infé- 
rieure). 
CocHARD, Propriétaire, 38, rue du BouIevard-du-Temple. — Reims. 
CoCHOT (Albert), Ingénieur civil, Contrôleur des bâtiments scolaires, 21, Rempart- 

Beaulieu. — Angouléme (Charente). 
Dr CocHOT (Alfrod), 21, Rempart-Beaulieu. ~ Angouléme. 
CoENE (Jules de) Ingénieur civil, Président de la Société pour la défense des intérêts 

de la vallée de la Seine, 21, boulevord Jeanne-d'Are. — Rouen. 
Coindre, Ingénieur des Ponts et Chaussées. — Senlis (Oise). 
D^ Collardot, Médecin de Thôpital civil, 3, rue Cléopâtre. — Alger. 
Collet, Propriétaire, place de l'Hôtel-de-Ville. — Sainte-Menehould (Marne). 
*CoLLET (Jean), Professeur à la Faculté des Sciences, 25, rue Lesdiguières. — Grenoble. 
"CoLLiGNON (Éd.), Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, Inspecteur de TÉcole 

des Ponts et Chaussées, 28, rue des Saints-Pères. — Paris. — F 
Dr CoLLiGNON (René), Médecin-Major à l'hôpital militaire. — Sousse (Tunisie). 
CoLLiN, Ingénieur civil, 30, avenue de Messine. — Paris. 
Dr CoLLiNEAU, 84, rue d'Hauteville. — Paris. 
*Dr CoLLOMB. — Flumct. 
*CoLLOT (Louis), Docteur es sciences. Professeur à la Faculté des Sciences, 45, rue 

Saint-Philibert. — Dijon. 
Dr CoLOMBET. — Mifamont (Lot-et-Garonne). 

Dr CoLRAT, Professcuragpégé à la Faculté de Médecine de Lyon, 19, rue Gentil. —Lyon. 
CoMBAL, Professeur à la Faculté de Médecine. — Montpellier. — F 
Dr Combes, Conseiller général. — Pons (Charente-Inférieure). 
CoMBÈs (Julien-David), Géomètre, Architecte. — Graissessac (Hérault). 
CoMBEROUSSB (de), Ingénieur, Professeur au Conservatoire national des Arts et Métiers 

et à l'École centrale des Arts et Manufactures, 45, rue Blanche. — Paris. — R 
D' CoMBESCCRE (Clément), Sénateur, 13, rue de Poissy. — Paris. 
Comice agricole de Bone. — Bone (Département de Constanlinc). 
Comité médical des Bouches-du-Rhône, 25, rue de l'Arbre. — Marseille. 
CoMMiNES de Marsillt (Arthur de), ancien Officier de cavalerie, 73, avenue des Champs- 
Elysées. — Paris. 
Commission de météorologie du département de la Marne. — Châlons-sur-Marne. 
CoMMOLET Professeur au Lycée, 47, rue Clovis. — Reims. 
Compagnie des chemins de fer du Midi, 54, boulevard Haussmann. — Paris. — F 

— — d'Orléans, 1, place Walhubert. — Paris. — F 

— — de rOuest, 110, rue Saint-Lazare. — Paris. — F 

— — de Paris à Lyon et à la Méditeri»née, 88, rue Saint- 

Lazare. — Paris. — F 

— du Gaz Parisien, rue Condorcet. — Paris. — F 

— des Salins du Midi, 8i, rue de la Victoire. — Paris. — F 

— des Messageries maritimes, 1, rue Vignon. — Paris. — F 

des Fonderies et Forges de Terre-Noire, la Voulte et Bessèges.— Lyon. — F 



POUR l'avancement des sciences XLVIl 

Compagnie générale des Verreries de la Loire et du Rhône, à RiTe-de*Gier (Loire), 
(M. HuTTER. Administrateur délégué). — F 
*• des Fonderies et Forges de THorme, 8, rue Bourbon. — Lyon. — F 

— du Gaz de Lyon, rue de SaToie. — Lyon. — F 

— de Roche-Ia-Molière et Firminy. — Lyon. — F 

— des Mines de houille de Blanzy (Jules Chagot et G'*) à Montceau^les- 

Mines (Saône-et-Loire), 69, boulevard Haussmann. — Paris. — F 
*Dr Comte (Léon), hospice de la Charité. — Lyon. 

CoNDAMT, Pharmacien, rue du Temple. — La Rochelle. 

CoNGNET, 6, rue Mondovi. — Paris. 

Conseil d'administration de la Compagnie des Minerais de fer magnétique de Mokta- 
el-Hadid, 26, avenue de l'Opéra. — Paris. — F 

Conseil d'administration de 1 École Monge, 145, boulevard Malesherbes. — Paris. — F 

Constant (Lucien), Avocat, 66, rue des Petits-Champs. — Paris. 

D' Constantin. — Saint-Barthélémy (Lot-et-Garonne). 
*Contamin (F.), Filateur, Boulevard de la Pyramide. — Vienne (Isère). 

CopiN (Edouard), Fabricant de faïence d'art, rueDenis-Papin. — Blois. 

CoppET (de), Chimiste, villa Irène, aui Baumettes. — Nice. — F 
*CoRBiN, Colonel du Génie en retraite, 6, place Lavalette. — Grenoble. 
*CoRDiER (Henri), Professeur à l'École des langues orientales, 3, place Vintimille. — 
Paris. 

CoRNBYiN (Ch.), Professeur à TÉcoIe vétérinaire. — Lyon. — R 
*CoRNiER (Nestor), Ingénieur civil, 11, rue Joseph-Chaurion. — Grenoble. 

CoRNiL, Sénateur de TAllier, Professeur à la Faculté de Médecine de Paris, Membre 
de TAcadémio de Médecine, 19, rue Saint-Guillaume. — Paris. 

CoRNiL (M"»), 19, rue Saint-Guillaume. — Paris. 

Cornu, Membre de Tlnstitut, Ingénieur en chef des Mines, Professeur à l'École poly- 
technique, 38, rue des Écoles. — Paris. — F 

Cornu (M**), 38, rue des Écoles. —Paris. — R 

Cornu (Max) , Professeur de culture au Muséum d'Histoire naturelle, au Muséum, rue 
Cuvier. — Paris. 

CoRNUT, Ingénieur en chef de l'Association des propriétaires d'appareils à vapeur, 
22, rue de Puebla. — Lille. 

CoRNT, Graveur, 17, rue de la Casbah. — Alger. 

CoRPBT, Ingénieur-Mécanicien, 119, avenue Philippe-Auguste. — Paris. 

CoRSEL, Avocat, 4t, rue d^Amsterdam. — Paris. 

*Dr CoRTTL, Docteur-Médeciu de l'asile des aliénés de Saint-Yon. — Saint-Yon (Seine- 
Inférieure.) 

CossÉ (Victor), Raffineur, 1, rue Daubenton. — Nantes. 

Dr Cessé (Emile), 41, rue Richer. — Paris. 

CossoN, Membre de l'Institut et de la Société de botanique, 7, rue de La Boétie. — 
Paris. — F 

CosTB (Eugène), 6, rue des Capucins. — Lyon. 

CosTK (Adolphe), 4, cité Gaillard (rue Blanche) . — Paris. 

CoTAR]) (Charles), Ingénieur, ancien Élève de l'École polytechnique .— Au Val-André 

par Pléneuf (Côtes-du-Nord). 
*CoTTEAU (Gustave), 17, boulevard Saint-Germain. — Paris. — R 
*CoTTBAU (Edmond), Membre de la Société de géographie, 4, rue Sedainc. — Paris. 

CoTT ereau-Rehm. — Pagny-sur-Moselle. 

D^ CouiLLAUD, rue Jean-Moët. — Épemay. 

*CouLBT (Camille), Libraire-Éditeur, 5, Grande-Rue. — Montpellier. 
*CouLBT (Jules), Étudianr, 5, Grande-Rue. — Montpellier. 
*CouNEAu (Emile), Grefiier du tribunol civil de La Rochelle. — La Rochelle. 

CouNORD (E.), Ingénieur civil, 27, cours du Médoc. *— Bordeaux. — R 

CoupÉRiB (Stephen), 11, rue Montméjan. ^ Bordeaux. 

CoupiER (T.), Fabricant de produits chimiques, 21, quai Samt-Symphorien. —Tours. 

CoupiBR (M»*), 21, quai Saint-Symphorien. — Tours. 

CouPRiE (Louis). — VilIefranche-sur-Saône. — R 

CouRBBRT (J.), Propriétaire. — Mostaganem (Département d'Oran). 

CouRCiÈRE, 14, rue Bab-el-Oned. — Alger. 

Courct-Thompson (Sydney de) Secretary of the National Scientiflc Society F. Z. S.) 
member A. S. Liverpool and the B. A., 42, Shenley Road, Pcckham. — Londres. 

CouRGEON, Limonadier, place de la République. —Alger. 



XLYIII ASSOCIATION FRANÇAISE 

*Df CouRjON (Â.)i Propriétaire-Directeur de l'éloblissement médical de Meyzleu (Isère), 
11, rue de la Barre. — Lyon. 

CouRTiN (Benoll), Chef d'institution. — Solre-ie-Château (Nord). 

Courtois (Henri), Licencié es sciences pliysiques.— Au château de Muges, par Damazan 
(Lot-et-Garonne). 

Courtois de Viçosi, 3, rue Mage. ^ Toulouse. — F 

Courtois de Yiçosb (M"«), 3, rue Mage. —Toulouse. 

CouRTT, Professeur à la Faculté de Médecine de Montpellier, 6, rue de Seine. — 

Paris. — F 
*GousiN (Jules), Chimiste, 43, rue du Rocher. — Paris. 
* Cousin (Pierre), Ëtudiant, 43, rue du Rocher. — Paris. 

CousTÉ, Ancien Directeur de la Manufacture des tabacs, 6, Boulevard de l'Odet. — 
Quimper (Finistère). 

Dr CouTAONE (Henri), 79, rue de Lyon. — Lyon. — R 

CouTAGNE (Georges), Ingénieur des Poudres et Salpêtres. — Saint-Chamad (Bouches- 
du-Rhône). — tl 

CouTANCEAU, Ingénieur civîl, rue de la Concorde. — Bordeaux. 

Coutelier, Licencié en droit. — Marmande (Lot-et-Garonne). 

CouTEREAU (Léon), Banquier. — Branne (Gironde). 

CouvRBUX (Abel), HO, boulevard Hnussmann. — Paris. 
*CouziNET (Henri), Ancien Notaire. — Mi ramont (Lot-et-Garonne). 

CozB (André) fils, Sous-Ingénieur, à l'usine à gaz« — Reims. 

Crapez (Auguste), Négociant. — Landrecies (Nord). 
•Chapon (Denis). — Pont-Évêque (Isère). — R 

CRAPONNB.(Paul), Ingénieur de la Compagnie du Gaz, 2, rue Bayard. — Lyon. 

Crbpeaux (Virgile), 42, rue des Mathurins. — Paris. 

Crepellb (Charlemagne), 9, rueLoiliette. — Arras. 

Crépt (Paul), Négociant, Alembre du Tribunal de Commerce. — Lille. 

Crespiiv (Arthur), Ingénieur-Mécanicien, 23, avenue Parmentier. — Paris. — R 

Crespbl-Tillot (Charles), Manufacturier, 14, rue des Fleurs. ^ Lille. — R 

Croizier (Eugène), Notaire, Licencié endroit. — Moulins (Allier). 
. Cros-Matrevieille, Avocat, 57, rue des Barques-de-la-Cité. — Narbonne. 

Cros-Matbbyieille (Gabriel). — Narbonne. 

Crouan (Fernand), Armateur, 14, rue Héronnière. — Nantes. — F 

Croutelle (Félii), Propriétaire, 66, rue Ponsardin. — Reims. 
*Crouzbt, 10, avenue de Ja Gare. — Grenoble. 

Croya (André), Professeur à la Faculté des Sciences, 14, rue du Carré-du-Roi. 
Montpellier. 

Crowther (William), Chimiste. — Quarmby-Huddersfield (Angleterre). 
*Crozals (Jacques de), Professeur à la Faculté des Lettres. 5, rue .du Phalanstère. — 

Grenoble. 
*Crozel (Georges), place de l'Hôtel-de-Ville. — Vienne (Isère). 

Dr Cruet, 2, rue de la Paix. — Paris. 

Cruzel (Pierre), Ancien Pharmacien. — Miramont (Lot-et-Garonne). 

CuAU, 53, rue Denfert-Rochereau. — Rochefort. 

Dr Cuignet, Médecin principal de 1'" classe. Médecin en chef de l'hôpital de Lille. 

— Lille. 

D' Culot (Charles), Ancien Interne des Hôpitaux. — Maubeuge. 
CuNEAu (Gustave), Pharmacien, rue des Trois-Marteaux. — La Rochelle. 
CuvBLiER (Eugène], Propriétaire. — Thomery (Seine-et-Marne). 
D^ Cton (E. de), 99, boulevard Haussmann. — Paris. 

'Dagrâye (E.), Médecin du Lycée et de l'Hôpital. — Tournon (ArJèche). — R 
D^ Daguillon. — Joze, par Alaringues (Puy-de-Dôme). 
Daguin, Ancien Président du Tribunal de Commerce de la Seine, 4, rue Castellane: 

— Paris. — F 

Dalbine (Octave), Propriétaire, 7, rue des Grands-Jours. — Clermont-Ferrand. 
*Daleau (François). — Bourg-sur-Gironde. 
Daliphard (E.), 6, rue du Fond-de-la-Jatte. — Rouen. 
Daliphabd (M<ne Edmond), 6, rue du Fond-de-la-iatte. — Rouen. 
Dalléas, 4, cours de l'Intendance. — Bordeaux. 
Dallignt, 5, rue d'Albe. — Paris. — 'F 

D' Dallt (Eugène), Professeur à l'École d'Anthropologie, 5, rue Legendre.— Paris. — R 
Damour, Médedn-Dentiste, 1, montée de Jaude. — Clermont-Ferrand. 



POUR l'avancement des sciences XLIX 

Damot (Julien), 19, rue des Moines. — Paris. 

Danrl, Imprimeur, 93, rue Nationale. — Lille. 

Danet, Négociant. — Bordeaux. 

Danton, Ingénieur civil des Mines, 11, avenue de l'Observatoire. — Paris. — P 

Dan Dawson, Mi lesbridge Chemical Works, near Huddersfleld (Angleterre). 

Darasse (Léon), Fabricant de produits chimiques, 21, rue Simon-Lefranc. — ^ 

Paris. 
Darboux (G.), Professeur à la Faculté des Sciences, Membre de l'Institut, 36. rue 

Gay-Lussac. — Paris. 
Dard (J.), Minotier. — Moulins de Bures, par Orsay (Seine-et-Oi.se). 
Darland (Jean), Avocat. — Nérac (Lot-et-Garonne). 

D»* Darland (Xavier). — Nérac (Lot-et-Garonne). 

Daubrée, Membre de l'Institut, ancien Directeur de l'École des Mines, Inspecteur 

général des Mines en retraite, 254, boulevard Saint-Germain. — Paris. 
Daussargues, Agent voyer en chef de Tarn-et-Garonne. — Montauban. 

Davannb, 82, rue des Petits-Champs. — Paris. 

Dr David (Ph.), 23, rue Amelot. — La Rochelle. 

David (Paul), Négociant, 93, place d'Erlon. — Reims. 

Dr David, 180, boulevard Saint-Germain. — Paris. 

Datmard, Ingénieur en chef de la Compagnie générale Transatlantique, 47, rue de 
Courceiles. — Paris. 

Debize, Colonel en retraite, 42, quai de la Charité. — Lyon. 

Deblont (Jules), Teinturier. — Fives-Lilie. 

Debons (Marcel), 47, quai du Havre. — Rouen. 

Decau VILLE (Paul), Directeur des Ëtablisseftients de Petit-Bourg. — Petit-Bourg 

(Seine-et-Oise) . 
*D^ Décès (A.), 72, rue du Bourg-Saint-Denis. — Reims. 
*Dbcès (M"**), 72, rue du Bourg-SaintrDenis. — Reims. 
"Décès (Charles-E.), Étudiant, 72, rue du Bourg-Saint-Denis. — Reims. 

Décès (M^ie Marie l, 72, rue du Bourg-Saint-Denis. — Reims. 

D' Dechambre, Membre de l'Académie de Médecine, 91, rue de Lille. — Paris. 

Declais (Emile), Géomètre, Architecte, 44, rue Jouvenet. — Rouen. 

D^ DÉCLAT (G.), 25, rue Vignon. — Paris. 

Decourteix, Ingénieur agricole. — La Châtre (Indre). 

*Dr Decrand (J.), Ancien Chef de clinique à la Faculté de Montpellier ,17, cours Lavien- 
ville. — MouUns-sur-AUier. 

Dbcroix (Jules), Banquier, 42, rue Royale. — Lille. 

Defforges (Gilbert), Capitaine d'état-major, 123, rue de Grenelle-Saint-Germain. — 
Paris. 

Defodon, Rédacteur en Chef du Manuel général de l'Instruction primaire^ 79, bou- 
levard Saint-Germain. — Paris. 

Defresnb (Th.), Pharmacien-Droguiste, 56, rue de la Verrerie. — Paris. 

Degeorge, Architecte, 151, boulevard Malesherbes. — Paris. 

Dégorge (E.), Pharmacien principal de la Marine. — Lorient (Morbihan). — R 

Degoulet (Marin-Étienne), Pharmacien, 26, rue St-Clair. — Lyon. 

Degousée, Ingénieur civil, 35, rue de Chabrol. — Paris. — F 

Degrange-Touzin, Avocat, 24 bis^ rue du Temple. — Bordeaux. 

Degrange-Touzin (M"^ Armand), 24 bis, rue du Temple. — Bordeaux. 

Dehérain (P.-P.)» Professeur au Muséum et à l'École de Grignon, 1 , rue d'Argenson. 
— Paris. 

DÈJARDiN (E.), Pharmacien de l'« classe, ex-Interne des Hôpitaux, 103, boulevard 
Haussmann. — Paris. 

DÉJARDIN, 3, place Saint-Paul. — Nîmes. 

Dr DÉJERINE, Médecin des Hôpitaux, 14, rue Jacob. — Paris. 

Delabost (Merry), Chirurgien en chef de THôtel-Dieu et des Prisons de Rouen, 
76, rue Ganterie. — Rouen. 

Delacroix (Félix), Ingénieur-Mécanicien. — Deville-lès-Rouen. 

Deladerrière (Emile), Avocat, Docteur en droit, 8, rue Capron. — Valenciennes. 

Dr Delage, 18, rue des Fleurs. — Lille. 

Delagrange, Notaire. — Blois. 

*Delahodde-Destombes (V*'), 19, rue Gauthier-de-Chàtillon. — Lille. 
*Delahodde-Destombes (Mn^e\ jg^ rue Gauthier-de-Chàtillon.— Lille. 

d 



L ASSOCIATION FRANÇAISE 

D' Belamare, Oilicier de rinstraction publique, Professeur à l'École de Médecine de 
plein exercice, 3^ place Graslin. ^ Nantes. 

Delaharb (E.-A.]i Consul de Grèce, 91, route de Darnétal. — Rouen. 

Delamare (Antoine-André), Négociant, 28, rue de BuflTon. — Rouen. 

Dblaportb (Georges), Ingénieur à la Société des Teintui'es et Apprêts. — Tarare 
(Rhône). 

Delaporte (Charles), Filateur de coton, Juge au Tribunal de commerce. — Maromme 
(Seine-Inférieure) . 

Dr Delaporte, 24, rue Pasquier. — Paris. — R 

Delarue (Louis), Joaillier-Orfèvre, 22, rue Grand-Pont. — Rouen. 

Delattre (Carlos), Filateur. — Roubaiz. — R 
*Delavauvre (Jules-Joseph), Propriétaire. — Aux Écossais, par Besbon (Allier). 

Dr Dblbarre fils. — Cambrai (Nord). 

Dblbruck (J.). — Langoiran (Gironde). 

Delcominète, Professeur à TÉcole supérieure de Pharmacie. — Nancy. 

Delécluze, Propriétaire. — Pont-à-Marcq (Nord). 

Delesalle (Alfred], Filateur. — La Madeleine (Nord). 

Dblbssbrt (Edouard), 17, rue Raynouard. — Paris \Passy). — R 

Dblessert (Eugène), Ancien Professeur. — Croix (Nord). — R 

Dblestrac, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Hôtel des travaux publics, qoai de la 
Joliette. — Marseille. 

Deleurrou, Procureur général. — Bordeaux. 

Deleveau, Professeur au Lycée. — Marseille. 

Delhommb, ferme de la Croix-de-Fer. — Crézancy (Aisne). — R. 

Dblhorbb, Sous-Directeur du Crédit général français, 30, cours de l'Intendance. ^ 
Bordeaux. 

B^ Delisle, Préparateur d'anthropologie au Muséum d'Histoire naturelle, 30, rue 
Gay-Lussac. — Pa Hs. 

Delius (iM"* Emilie), 8, rue du Marc. — Reims. 

Dblius (Georges), Négociant, 8, rue du Marc. — Reims. 

Delius (Henry), Négociant, 8, rue du Marc. — Reims. 

Dblius (Paul), Négociant, 8, rue du Marc. -— Reims. 
*D' Delmas, Maison de convalescence, 5, place Longchamps. — Bordeaux. 

Delhas (M*"'), 5, place Longchamps. — Bordeaux. 
*Dblmas (julien), cours des Dames. — La Rochelle. 

Delocrb, Inspecteur général des Ponts et Chaussées, 8, rue Pasquier. — Paris. 

Delon (Ernest), Ingénieur civil, 14, rue du Collège. — Montpellier. — R 

Dr Delore, Chirurgien en chef de la Charité^ Professeur agrégé à la Faculté de 
Médecine de Lyon, 31, place Bellecour. — Lyon. —F 

Delorhe (Louis). — Yatan (Indre). 
*Delort, Professeur au Collège. -* Auxerre. 

Delrieu, Banquier. — Marmande (Lot-et-Garonne). 

Deltil, Notaire. — Lavaur (Tarn). 
*D' Delthil. — Nogent-sur-Marne (Seine). 
*Delune (Théodore), Négociant en ciment, 94, quai de France. — Grenoble. 

Dbluns-Montaut, Député, 46, rue d'Assas. — Paris. 

Dblyaillb, Docteur en médecine. — Bayonne. — R 

Demarçat (Eugène), ancien Répétiteur à l'École polytechnique, 150, boulevard 
Haussmann. — Paris. — R 

Demesmat (Félix). — Cysoing (Nord). 

DÉHiCHEL, Constructeur d'Instruments de physique, 24, rue Pavée (au Marais) — 
Paris. 

Demolon (Lucien), Ingénieur civil, 10, avenue Parmentier. — Paris. 

Dr Demoncht, 47, boulevard Saint-Michel. — Paris. — R 

Demonferrand, Inspecteur de la traction aux chemins de fer de l'État, 19, faubourg 

Ban nier. — Orléans. — R 
•Dr Démons, 45, cours de Tourny. — Bordeaux. 
*Dehons (M™e)j 45, cours de Tourny. — Bordeaux. 
*Denis (Ernest), Professeur à la Faculté des Lettres, 22, cours Berriat. — Grenoble. 

Denise (L.), Architecte, 17, rue d'Antin. — Paris. 

Denise, Pharmacien, place Notre-Dame. — Étampes. 

Denotel (Antonin), Propriétaire, 4, rue des Deux-Maisons. ^ Lyon. 

Denucé, Doyen de la Faculté de Médecine. — Bordeaux. 



POUR l'ayangement des sciences li- 

DenucA (Maurice), Interne des Hôpitaux. — Bordeaux. 
*Depaul (Henri). — Le Vaublanc, par Plemet (Côtes-du-Nord). — R 

Depeaux (Félix), Membre du Conseil général de la Seine-Inférieure, 25, boulevard 

Cauchoise. — Rouen. 
*Depierre (Alphonse), Propriétaire. — Macheron (Haule-Savoîe). 

Depierrb (Joseph), Ingénieur-Chimiste. HoUeschowitz. — Prague (Bohême). 

Depoullt (Paul), 15, rue Levert. — Paris. 

Deprez (Marcel), Ingénieur, 111, rue de Rennes. — • Paris. 

Dequeker (Emile), 46, boule vaini de Strasbourg. — Paris. 

Dequot, Filateur, 27, rue de Wazemmes. — Lille. 

Derevoge (Félix), Conseiller général. — Pontfaverger (Marne). 

Dero, Docteur-Médecin, 69, rue du Champ-de-Foire. — Le Havre. 

Derodé (Mai*cei), Avocat, 49, rue des Capucins. — Reims. 

Dbroo, Pharmacien, 119, rue de Paris. ^ Lille. 

Derrien, Chef de bataillon breveté au 141^ régiment de ligne. —Aix (Bouches-du-Rhône). 
^Deruellb, Propriétaire, 199, rue de Yaugirard. — Paris. 

Desaillt (Paul), Exploitation de phosphate de chaux fossile, 17, rue du Faubourg- 
Montmartre. — Paris. 

Desbois (Emile), 17, boulevard Beauvoisine. — Rouen. — R 

Desbonnes (F.), Négociant, 5, cours de Gourgues. — Bordeaux. 

Desboyes, Grande-Rue. — Cayeux-sur-Mer, 

Desbrières, Secrétaire du comité des Forges, 96, rue d'Amsterdam. — Paris. 

Descahps (Maurice); Ingénieur des Arts et Manufactures, 22, rue de Tournai. — 
Lille. 

Dbscamps (Ange), 49, rue Royale. — Lille. 

DsscHAMPS, Pharmacien. — Riom. 

Deschamps (Arnold), Avocat, Juge suppléant ou Tribunal civil de Rouen, 17, rue de la 
Poterne. — Rouen. 

Deschamps (Louis), Manufacturier, Filateur, 26, rue Beffroi. — Rouen. 

D^ Descomps. — Aiguillon (Lot-et-Garonne). 

Deseillignt (l'Abbé), Aumônier de Monseigneur TArchevêque, à l'Archevêché. — 
Rouen. 

Desfontainss (Charles), Rentier, 17, boulevard Haussmann. — Paris. 

Deshates (Victor), Ingénieur, Chef de service aux forges d'Alais. — Tamaris (Gard). 
*Dr Deshates (Charles), Médecin des Hôpitaux, 35, rue Pavée. — Rouen. 

Dr Deshates, 7, galerie Malakoff. — Alger. 

*Des Hours (Louis), Propriétaire. — Mézouls, près Mauguio (Hérault). 
*Deslandres (Henri), Ancien Élève de TÉcole polj'technique, 34, rue Gny-Lussac. — 
Paris. 

Deslongchamps , Professeur à la Faculté des Sciences. — Caen. 

D' Desmaisons-Ditpallans. — Castel-d'Andorte , près Bordeaux. 

Desmarest (Paul), Ingénieur des Arts et Manufactures, 97, boulevard Saint-Michel.^Paris. 

Desmedt-Wallaert, 12, rue Terremonde. — Lille. 
*Desnotbrs (Alfred), Ingénieur, 36, rue Geoffroy-Saint- Hilaire. — Paris. 
*DÉsoRTiAùx, Ingénieur des Poudres, 92, avenue de Paris. — Rueil (Seine-et-Oise). 

Desroziers (Edmond), Ingénieur civil des Mines^ 16, rue Taitbout. — Paris. 

Dessaillt, Agent commercial, 30, rue de Flandre. — Paris. 

Destrés, Maire de Sain't-Brice. — Saînt-Brice (Marne). 

DÉTROTAT (Arnaud). — Bayonne. — R 

Deutsch (A.), Négociant- Industriel, 20, rue Saint-Georges. — Paris.— R 

Devat (F.). — Condé-sur*Vesgres (Seine-et-Oise). 

Deyic (Marcel), Professeur à la Faculté des Lettres de Montpellier. — Montpellier. 

Devienne (Joseph], Juge au Tribunal civil, 2, rue des Célestins. — Lyon. 

Dewolf, Colonel du Génie. — Bordeaux. 

DiACON, Professeur à TËcole de Pharmacie. — Montpellier. 

DiDA (A.), Chimiste, 108, boulevard Richard-Lenoir. — Paris. — R 

DiDA fils (Lucien). — Draveil (Seine-et-Oise). — R 

*D' DiDAT, Ex-Chirurgien en chef de l'Antiquaille, Secrétaire général de la Société de 
Médecine, 71, rue de la République. — Lyon. — F 

Didier (Marc), Agriculteur. — La Neuville-auxLarris, par Châtillon-sur-Marno. 

Didier (Georges), 42 bis, boulevard du Temple. — Reims. 

Didier (M""), 42 bis, boulevard du Temple. — Reims. 

Didier (Jules), Propriétaire, 28, rue de Turin. — Paris. 



LU ASSOCIATION FRA?<ÇAISE 

Diederich-Perrégaux, Manufacturier. — Jallieu (IsèreK 

DisTz [J.)> rue de la Monnaie. — Nancy. 

Dr DiBULAFOT (Georgcs), Professeur agrégé à la Faculté de Médecine do Parii, 16, rue 

Gaumartin. — Paris. 
DiOLOT (Edouard), — Vendôme (Loir-et-Cher). 
DoiN, Libraire-Éditeur, 8, place de i'Odéon. — Paris. 
DoLLVus (M"* Auguste), 53, rue de la Côte. — Le Havre. — F 
DoLLFUS (Auguste), Président de la Société industrielle. — Mulhouse- 
DoLLFUs (Adrien), 35, rue Pierre-Charron. — Paris. 
DoLLFUS (Charles), 16, avenue Bugeaud. — Paris. 
DoLLFUs (Gustave), Manufacturier. — Mulhouse (Alsace). — R 
DoLLFUS (Jules). — Oran (Algérie) . 

DoHBRE (Louis), Ingénieur- Administrateur des Mines. — Lourches (Nord). 
*DoNNADiEU, Professeur à l'Université catholique. — Lyon. 
Do?iT (M^n)^ Ingénieur civil, 327, rue Paradis. — Marseille. 
Dr DoR (Henri), Professeur honoraire à l'Université de Berne, 55, montée de la Boucle. 

— Lyon. 

Dur (Al"* Henri), 55, montée de la Boucle. — Lyon . 

Uoré-Graslin (Edmond), 24, rue Crébillon. — Nantes. — R 
*DoRM3T, Ingénieur en chef des Mines, 14, rue de Clichy. — Paris. 

Dr DouAUD, rue Notre-Dame. — Bordeaux. 

Douât (Léon), 4, rue Hérold, chalet Silvia. — Nice. 

DoDCET, Professeur au Lycée et à TÉcole des Sciences, 64, rue Ganterie. — Rouen. 

DouMBNJOU (Hippol^'te). — Foix (Ariège). 

DoDHBNJOU (Paul), Avoué. — Foix (Ariège). 

DouMBRC, Ingénieur civil, 10, rue Copenhague. — Paris. 

DouMERC (Jean), Ingénieur civil des Mines, Membre de la Société géologique de France, 
1, rue Corail. — Montauban. 

DouMERC (Paul), Ingénieur civil, Membre de la Société géologique de France. — 

Montauban. 
*Douiibt-Adanson, Président de la Société d'horticulture et d'histoire naturelle de 
l'Hérault. — Château de la Baleine par Villeneuve-sur- Allier (Allier). 

Dr DouTREBENTE, Directeur de Tasile des aliénés, 34, avenue de Paris. — Blois. 

DouviLLi, Ingénieur en chef des Mines, 207, boulevard Saint- Germain. — 
Paris. — R 

Dr DouvRE (Victor-Joseph), Médecin honoraire des hôpitaux de Rouen, 63, boulevard 
Jeanne-d'Arc. — Rouen. 

Dr DoTEN (0.), Maire de Reims, 5, nie Cotta. — Reims. 

Dr DoTON, Médecin des Eaux. — Uriage (Isère). 

Dr Dransart. — Somain (Nord). — R 

Drée (Comte de), au dépôt de recrutement. — Besanron. 

Dr Dresch (G,). — Foix (Ariège). 

Dr Drssch. — Ponlfa verger (Marne). 
*Drevet (Xavier), Directeur du journal le Dauphiné, 14, ruo Laia^ette. - Grenoble. 

Drouin (A.), Ingénieur-Chimiste, 33, rue Chariot. — Paris. 
*Dr Drouinbau (Gustave), Chirurgien en chef des Hospices civils, 4, rue des Auguslins. 

— La Rochelle. 

Droz (Alfred), Avocat, 13, rue Royale. — Paris. 
DuBAR, Rédacteur de I^Écho du Nord, Grande-Place. — Lille. 
Dr DuBEST (Hippolyte). — Pont-du-Château (Puy-de-Dôme). 
DiJBiGNON. — Margaux (Gironde). 
DuBLANC (M"* Aline), 47, quai des Tournelles. — Paris. 
Dubois (E.), Professeur de physique au Lycée, 31, rue Cozette. — Amiens. 
•Dr Dubois (Raphaël), Préparateur à la Faculté des Sciences, 154, boulevard Montparnasse. 

— Paris. 

Dubois (Frédéric), Sous -Directeur de l'imprimerie Chaix, 20, rue Bergère. — 

Paris. 
*Duboscq, Constructeur d'instruments d'optique, 21, rue de I'Odéon. — Paris. 
*Duboscq (Mlle), 21, rue de I'Odéon. — Paris. 

Dr DuBoué. — Pau. — R 

DuBOURO, Avoué, 27, rue du Temple. — Bordeaux. 

DuBOURO (Georges), Négociant en draperies, 45, cours des Fossés.— Bordeaux. — R 

Dr DuBREUiLH (Ch.j, 12, ruc du Champ-de-Mars. — Bordeaux. 



POUR L'AVANCnSMENT DES SCIENCES LUI 

Di* DuBRiSAT, Membre du Comité consultatif d'Hygiène publique, 6, rue Marengo. — 

Paris. 
DuBROCA (Camille), Propriétaire. — Gérons (Gironde). 
DocHATAUX, Avocat, 12, rue de rÉehauderie. — Reims. 
DucHBMiN (E.), 33, place Saint-Sever. — Rouen. 
DocHEMiN (Paul-Henri), Entrepreneur de transports par eau, 33, place Saint-Sever.— 

Rouen. 
*Di* DucHEMiN, Médecin principal de l'Armée, Médecin en chef de l'Hôpital militaire. — 

Grenoble. 
DucLADX (Emile), Professeur à l'Institut national agronomique, 15, rue Malebranche. 

— Paris. — R 

DucLos (Lucien), Fabricant de produits chimiques. — Croisset, près Rouen. 

DucRETBT (E.), Fabricant d'instruments de physique, 75, rue Claude-Bernard. — Paris. 

DucROCQ (Henri), Élève de l'École polytechnique. — Paris. — R 

DucROGQ (Th.), Professeur de droit administratif, à la Faculté de droit de Paris, 
Doyen et Professeur honoraires de la Faculté de droit de Poitiers, Correspondant de 
l'Institut, 12, rue Stanislas. — Paris. 

DuFAiTELLE, Rentier, 18, rue Beaurepaire. — Paris. 

D' DuPAT, Sénateur de Loir-et-Cher, 76, rue d'Assas. — Paris. 

DuPAT (Maurice), Avocat, 10, rue des Beaux-Arts. — Paris. 

DupET (Henri), Professeur au Lycée Saint-Louis, 130, boulevard Montparnasse. — Paris. 

DuPRESNB, Inspecteur général de l'Université, 69, rue Pierre-Charron. — Paris. — R 

DuPRESNé, Architecte, rue Chambourdin. — Blois. 
'Ddgit (Ernest), Doyen de la Faculté des Lettres, 25, rue Lesdiguières. — Grenoble. 

DuGUBT, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, Médecin des hôpitaux, 
60, rue de Londres. — Paris. 

DuHALDB, Négociant, 13, rue Cérès. — Reims. 
*DuHAMEL (Henry), Président de la section de l'Isère du Club Alpin français. — Gières, 

près Grenoble (Isère)T 
*DuHAMEL (Emile), Négociant, Grande-Rue. — Grenoble. 

Dr Dujardin-Bbaumetz, Médecin de l'hôpital Saint-Antoine, Membre de l'Académie 
de Médecine, 176, boulevard Saint-Germain. — Paris. 

Du Lac (Frédéric), 40, place Dauphine. — Bordeaux. 

D' Do Lac (Dieudonné). — La Gauphine, par Cazouls-lès-Béziers (Hérault). 

Dr DuLAC. — Montbrison. — R 
[ Du Marché, Chef d'escadrons au 13* régiment d'artillerie, détaché auTonkin. 

Dumas (Léon), Professeur à la Faculté de Médecine, 2, Plan du Palais. — Montpellier. 

Dumas (Hippolyte), Ancien Élève de TÉcole polytechnique, Industriel. — Mousquety, 
par risle-sur-Sorgue (Vaucluse). — R 

D' DuMÉNiL, Correspondant de l'Académie de Médecine, 45, rue Thiers. — Rouen. 

Dr Du Mesnil (0.), Médecin de l'asile de Vincennes, 14, rue du Cardinal-Lemoine. — 
Paris. 

DuMiNT (Anatole), Négociant. — Ay (Marne). — R 
*DuM0LLARD (Félix), 6, rue Hector-Berlioz. — Grenoble. 

Dr DuMONTPALLiER, Médcciu des Hôpitaux, 24, rue Yignon. — Paris. 

DuMORissoN, Secrétaire général de la Préfectui'e. — La Rochelle. 

Df DuNOTER (Léon). — Au Dorât (Haute-Vienne). 

Du Pasquier, Négociant, 6, rue Bernardin-de-Saint-Pierre. — Havre. 

DupLAT, Professeur à la Faculté de Médecine de Paris, Chirurgien des Hôpitaux, 

2, rue de Penthièvre. — Paris. — R 
*DuPL0UT, Chirurgien en chef de l'hôpital militaire, rue des Fonderies. — Rochefort 
*DuPL0UY (Mme), rue des Fonderies. — Rochefort. 
*DuP0NCHEL (A.), Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées en retraite. — Montpellier. 

Dupont (Louis), Agrégé de l'Université, Professeur au Lycée, 48, avenue du Pont-Neuf. 

— Limoges. 

Dupont (Edmond), boulevard Crespel. — Arras. 

DupouT (E.) , Sénateur de la Gironde, Président du Conseil général. — Bordeaux. — F 

DupRÉ (Anatole), Sous-Chef au Laboratoire municipal de la Préfecture de Police, 

11, rue de Cluny. — Paris. 
DuPRÉ (Jean-Marie), 31, rue des Récollets. — Paris. 

Dupret (H.), Professeur à TÉcole de Médecine de Rouen, 28 ter, rampe Saint-Hiiaire. 
— Rouen. 
Dupuis. — Pontarmé (Oise). 



UV ÀSSOCUTION FaANÇÀtSB 

DUPUT (Paul), Professeur à la Faculté de Médecine, 78, chemin d'Eysines.— Bordeaux.— F 
DupuT (Léon), Professeur au Lycée, 13, rue Vital-Caries. — Bordeaux. — F 
DupuT, Pharmacien. — Bran ne (Gironde). 
Ddput (Ed.), Pliarmaeien do 1'* classe, ex-Interne des Hôpitaux de Paris. — Cliàteau- 

neuf (Cliarente). 
DopuT (G.), rue du Faubourg-Sain t-Mart in. — Àngouléme. 
DuPUT, Professeur d'iiistoire au Lycée, rue Villeneuve. — La Rochelle. 
DupUT (G.), Ingénieur, 17, rue Condorcet. — Lisieux (Calvados). 
DuPUT (Joseph), Avocat à la Cour d'appel, 33, rue Thiae. — Bordeaux. 
•DoPUT (Henri), 14, rue Éblé. — Paris. 

DuBAND (Eugène], Professeur à i'Ëcoie d'Agriculture. — Montpellier. 
*DiiaAND-CLATB (Alfred), Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, 69, rue de Cllchy. — 

Paris. 
Durand-Clate (Léon), Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, 81, rue des Saints- 
Pères. — Paris. 
Dr Dorand-Fardel, Membre associé national de l'Académie de Médecine, 17, rue Gué- 

négaud. — Paris. 
Durano-Gasselin, Banquier, 6, rue Jean-Jacques-Rouaseau. — Nantes. 
DuRANDO (Gaétan), Professeur de botanique, ancien Bibliothécaire de l'École de Méde- 
cine, 19, rue de Tanger. — Alger. 
INjranteau (M"* la Baronne). — Au château de Laborde, près et par Chàtelleranlt 

(Vienne). 
DuRANTEAU (le Barou Alfred), Propriétaire. — Au château de Laborde, près et par 

Chàtelleranlt (Vienne). 
DusASSiBR, Cliimiste, Inspecteur du travail des enfants dans l'industrie, 24, avenue 

de Wagram. — Paris. 
DuREAU (Alexis), Archiviste honoraire de la Société d'Anthropologie de Paris, Bibliothé- 
caire adjoint à l'Académie de Médecine, 16, rue de la Tour-d'Auvergne. — Paris. 
DuRBT (Théodore), Homme de lettres. — Cognac (Charente). 
D' DuRiAu, rue de Soubise. — Dunkerque. 
OuRiN (Henri), Notaire. — Montaigot-en-Combrailles. 
DussAUT (M"* Caroline), aux Ruches. — Fontamebleau. 
DussAUT (Louis) , Contrôleur des contributions indirectes. — Mayenne. 
DuTAiLLT (G.), Député de la Haute-Marne, Professeur à la Faculté des Sciences, 

181, boulevard Saint-Germain. — Paris. 
DuvAL (Antonin), Manufacturier, 31, rue du Puits-Gaillot. — Lyon. 
OuYAL (Fernand), Administrateur de la Compagnie parisienne du Gaz, 53, rue Fran- 
çois I«'. — Paris. — F 
DuvAL, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, 49, rue La Bruyère. — Paris. — R 
DuTAL (Alphonse), Négociant, 2, rue Geoffroy-Marie. — Paris. 
DuTAL (Mathias), Professeur à la Faculté de Médecine de Paris, Membre de l'Aca- 
démie de Médecine, Professeur d'anatomie à l'École des Beaux-Arts, 11, cité Males- 
herbes, rue des Martyrs. — Paris . — R. 
DoYAL (Jules), Capitaine du Génie. — Vincennes (Seine). 
DuTETRiER, Géographe, 16, rue des Grès. — Sèvres (Seine-et-Oise). 
DuviLLiER (Edouard), Professeur de Chimie à rÉcole supérieure des Sciences, 7, rue 

Courbet. — Mustapha-Alger. 
DuzÉA (René), Interne des hôpitaux de Lyon, Hôtel-Dieu. — Lyon. 
ÉCOLE spéciale d'Architecture, 136, boulevard Montparnasse. — Paris. 
EiCHTHAL (d'), Banquier, Président du Conseil d'administration des chemins de fer du 

BQdi,42, rue des Matburins. — Paris. -» F 
EiCHTHAL (Gustave d'), 152, boulevard Haussmann, — Paris. — R 
EicsTSAL (Eugène d'), 6, rue Mogador. — Paris. — R 
SiCHT&AL (Georges d'), 53, rue de Cbâteaudun. — Paris. — R 
EiCHTHAL (Louis d'). — Lcs Bezards, par Nogent-sur-Vernisson (Loiret). — R 
ÉLiÊ (Eugène), Manufacturier, 50, rue de Caudebec. — Elbeuf. 
fiLieEH, Ingénieur administrateur de la Compagnie générale Transatlantique, 21, rue 

de La Boétie. — Paris. — R 
Engec, Relieur, 91, rue du Cherche-Midi. ^ Paris. — P 
Engel (Rodolphe], Professeur à la Faculté de Médecine. — Montpellier. 
FiiGci. (Eugène), chez MM. DoUfus, Mieg et C**. — Domach (Alsace-Lorraine). 
EsGARRAGUEL, Propriétaire, 1, allées de Tourny. — Bordeaux. 
Espuus (Comte Auguste d*). — Montpellier. — R 



ET. 



POUR L AVANCEMENT DES SCIENCES LV 

EsTOR, Professeur d'anatoraie pathologique et d'histologie à la Faculté de Médecine 

de Montpellier. — Montpellier. 
*D' EuRY. — Charmes-sur-Moselle (Vosges). 
ExGELSMANS [Conite], 3, avenue du Bois-de-Boulogne. •-• Paris. 
Etmahd (Albert), Usine de NeuilIy-sur-Seine , 14, rue des Huissiefs. — Neuilly 

(Seine). 
Etssartier (Maurice], Pharmacien. — Uzerche (Corrèze). 
*Dr Etssautier (Ch.), Lauréat de la Faculté de Médecine de Bordeaux, 10, rue de Buei. 

— Paris. 

'ËTSSÉRic (Joseph], Étudiant, 14, rue Duplessis. — CaEpentras (Vaucluse). — R 
Fabre (Charles], Propriétaire, 24, rue des Petits-Hdtels, place Lafayette. — Paris. 
Fabre (Ernest], Ingénieur-Directeur de la Société anonyme des chaux hydrauliques 

de THomme-d' Armes. — L'Homme-d*Armes, près Montélimar [Dr6me). 
Fabre, Ancien Ëlève de l'École polytechnique, Sous-Inspecteur des forêts. — Alais 

(Gard) . 
Fabre (Francis), Ingénieur civil, 13, rue de VArbre-Sec. — Fontainebleau. 
Fabrier (Louis), Chimiste. — Oran (Algérie). 
Faget (Marins], Architecte, 12, rue de Rohan. — Bordeaux. 
Faguet (L.-Auguste), Chef des Travaux pratiques d'histoire naturelle, à la Faculté de 

Médecine, 26, avenue des Gobelins. — Paris. 
Falateuf (Oscar), Avocat, ancien Bâtonnier de l'ordre, 6, boulevard des Capucines. 

— Paris. 

Falcouz (Etienne), Architecte, 10, place des Célestins. — Lyon. 
Faliâres, Pharmacien. — Libourne. 
Fallût (Alfred), Manufacturier. — ■ Valentigney (Doubs). 
Dr Fanton,9, boulevard du Nord. — Marseille. 
Faucher (Emile), Ingénieur civil. — Levesque, par Sauve (GardJ. 
Faucherand (Th.), Propriétaire. —Veille, par Tonnay-Boutonne (Charente-Inférieure). 
Fauchille (Auguste), Docteur en droit, 56, rue Royale. — Lille. 
Fauconnier (Adrien), Licencié es sciences physiques, Préparateur à la Faculté de Mé- 
decine 41, rue Jacob. — Paris. 
Dr Faudel, Secrétaire perpétuel de la Société d'Histoire naturelle de Colmar, 8, rue 

des Blés. — Colmar (Alsace). 
Faulquier (Rodolphe), Manufacturier, Juge au Tribunal de Commerce, 5, rue Bous- 

sairolles. — Montpellier. 
Fauquet [Ernest), Négociant, Membre du Conseil municipal de Rouen, 41, rue de 

Crosne. — Rouen. 
Fauquet (Octave), Filateur de coton à Oissel, Juge au Tribunal de commerce, 9, place 

Lafayette. — Rouen. 
Faure (Ernest), Propriétaire. — Tresses (Gironde). 
Faurb, Ingénieur civil, Fabricant de produits chimiques, 35, rue Sainte-Claire. — 

Clermont-Ferrand . 
Faurb (Fernand), Professeur à la Faculté de Droit, 56, rue de la Trésorerie. — 

Bordeaux. 
*Faure (le Colonel A.\ Commandant le 4' régiment du Génie, 24, rue Lesdiguières. — 

Grenoble. 
*Faure (l'Abbé Pamphile), Supérieur du petit Séminaire, au Rondeau. — Grenoble. 
*Dr Fauyel, Chirurgien des Hôpitaux, 109, rue d'Orléans. — Havre. 
*Dr Fadvelle, Président de la Société de Médecine de l'Aisne, 11, rue de Médlcis. — 

Paris. 
•Fauvelle (René), Étudiant, 11, rue de Médicis. — Paris. 
D' Fauverteix (Adrien). — Saint-Sauves (Puy-de-Dôme)» 
Fayereaux (Georges), Chef du Cabinet du Gouverneur général de l'Algérie. — 

Alger. 
Dr Favre, Médecin consultant de la Compagnie P.-L.-M., 1, rue du Peyrat — Lyon. 
*Favre (l'Abbé Ch.), Professeur, 47, rue Ampère. — Paris. 
Favbedil (de), Géomètre expert, 25, rue du Molinel. — Lille. 
*Faybt aîné (E.), Négociant, 30, cours du Médoc. — Bordeaux. 
Fayol, Ingénieur en chef des houillères de Commentry. — Commentry (Allier). 
FÉLIX (Marcel), Étudiant en Médecine, 94, rue de Rennes. — Paris. 
Fenieux (Edmond). — Sens-sur- Yonne. 

Fenouil, Agent voyer en chef en retraite du département de l'Hérault. — Montpellier. 
Ferauo (L.), Avoué en première instance, place du Petit-Scel. — Montpellier. 



LYI ASSOCIATION FRANÇAISE 

FsRBBR, Élève de l'École polytechnique, 19, qaoi Malaquals. — Paris. 

D' FÉRÉOL (Félix), Membre de rAcadémie de Médecine, 8, rue des Pyramides. — 

Paris. 
Fbràre (6.), Armateur, 19, rue Jules Lecesne. —Le Havre. 
Ferrât, Pharmacien de 1" classe. — Évreux. 
Dr Ferrano (Joseph). — Blois. 
*Ferrand (Henri), 7, rue Sainte-Claire. — Grenoble. 
Pbrrand (Eusèbe), Pharmacien, 18, quai de Bétbune. — Pari.s. 
Dr Ferret, Ancien Chirurgien en chef de l'hôpital de Meaux, 5, place Sainl-Michel. — 

Paris. 
Ferroutllat (Prosper), Fabricant de produits chimiques, 1, rue d'Egypte.— Lyon. 
*Ferrt (Emile), Négociant, Membre du Conseil général delà Seine-Inférieure, 21, boule- 
vard Cauchoise. — Rouen. 
Ferrt (M"« Emile), 21, boulevard Cauchoise. — Rouen. 
*Dr Ferrt de la Bellone (de). — Apt (Vaucluse). 
Ferté (Emile), 3, rue de la Loge. — Montpellier. 
*Feuillade, Professeur au Lycée, 58, rue de Marseille. — Lyon. 
Février (le Général), Commandant le 6<^ corps d'armée. — Chàlons-sur-Marne. 
*Dr Ficatier. — Auxerre. 
Ficheur (E.), Ancien Professeur au Collège de Beauvais, Préparateur de botanique à 

l'École des Sciences d'Alger. — Mustapha, près Alger. 
Fidelle, Administrateur de la commune mixte. — AzefToun, par Tizi-Ouzou (départe- 
ment d'Alger). 
Fiére (Paul), Archéologue, Membre correspondant de la Société française de Numis- 
matique et d'Archéologie. — Saigon (Cochinchine). — R 
Dr FiEUZAL, Médecin en chef de l'hospice des Quinze-Vingts, 93, rue du Faubourg- 

Saint-Honoré. — Paris. — R 
FiÉvET, Fabricant de sucre. — Masny (Nord). 
FiGARET, Directeur-Ingénieur des télégraphes, 2, rue de l'Ancien-Courrier.— Montpellier. 

* Figuier, Professeur à la Faculté de Médecine. — Bordeaux. 

* Figuier (M^ie), 17, place des Quinconces. — Bordeaux. 

FiLHOL (E.), Professeur de chimie à la Faculté des Sciences. — Toulouse. 

FiLLOUX, Pharmacien. — Arcachon. 

FiNDLA (James), Palace Hôtel. — San Francisco (États-Unis). 

Dr Fines, Directeur de l'Observatoire, 2, rue du Bastion-Saint-Dominique. — Perpi- 
gnan (Pyrénées-Orientales) . 

Fines (M"« Jacqueline), 2, rue du Bastion-Saint-Dominique. — Perpignan. 
*FiNET (François), Entrepreneur, 61, Chaussée du Port. — Reims. 

Fischer de Chevriers, Propriétaire, 200, rué de Rivoli. — Paris. — R 

Dr FisELRRAND, 13, ruc de Mâcon. — Reims. 

Flahent (Henri), Ingénieur civil, 39, rue Cardinet, Parc Monceau. — Paris. 
*Flandrin (Hippolyte), Pharmacien, 7, rue Voltaire. — Grenoble. 

Flers (de), 62, rue de la Rochefoucauld. — Paris. 

Fleureau (Georges), Ingénieur des Ponts et Chaussées. — Le Puy (Haute-Loire). 

Fleurt, Ancien Recteur de l'Académie. — Douai. 

Fleurt, Directeur de l'École de Médecine. — Clermont-Ferrand. 

Fleury (A.), Propriétaire. — Hennaya, près Tlemcen (département d'Oran, Algérie). 

Fleurt (Albert), Architecte, 28, rue BefTroy. — Rouen. 

Floquet (G.), Professeur à la Faculté des Sciences, 17, rue Saint-Lambert. — Nancy. 
*Flotard (G.), Propriétaire, 53, rue Rennequin. — Paris. 

Flourens (G.), Ingénieur-Chimiste, Membre de la Société industrielle du Nord. — 

Haubourdin, près Lille. 
•Flournoy (Edmond), Membre de la Société d'Anthropologie, 13, rue Bonaparte. — Paris. 
*Foex (Gustave), Directeur de l'École d'Agriculture. — Montpellier. 

Foncin, Inspecteur général de l'Instruction publique, 121, boulevard Saint-Germain — 
Paris. 

FoNCiN (M"»), 121, boulevard Saint-Germain. — Paris. 

Fontannes (F.), Géologue, 60, avenue de Noailles. — Lyon. 

FoNTARivE. — Linneville, commune de Gien (Loiret).— R 
*FoNTOTNONT, Pharmacien, 9, rue de Lévis. — BatignoUes-Paris. 

FoRQUERAT (Emmanuel), rue Fleuriau. — La Rochelle. 

Forrer-Debar, Négociant, 3, quai Saint-Clair. — Lyon. 

FoRTEL fils (A.), Propriétaire, 22, rue Thiers. — Reims. — R 



POUR l'avancement des sciences lvii 

FoRTiER, Président du Comice agricole et de la Société d'AgricuUure, chemin des Cotter. 

— Mont-Saint-Aignan (Seine-Inférieure). 
Fortin (Raoul), 2i, rue du Pré. — Rouen. 

FossAT (J.), Huissier, 97, rue Sainte-Catherine. — Bordeaux. 

FossiER (Louis-Joseph), Architecte, 23, rue Petit-Roland. — Reims. 

FossiER (Firmin), Ancien Notaire. — Tour-sur-Marne (Marne). 

l'ouGERON (Paul), 55, rue de la Bretonnerie. — Orléans. 

FouQUB (Laurent), Conseiller général. — Oran (Algérie). 

FouRCADE (Es.), Caissier central de la Compagnie du Canal de Suez, 9, rueCharras. — 

Paris. 
FouRCAND (Léon), Négociant, Membre, du Conseil municipal, 34, rue Saint-Remy. — 

Bordeaux. 
FouREAU (Femand), Membre.de la Société de Géographie de Paris. — Bussière-Poite- 

vine. (Haute- Vienne) , 
Dr FouRGNAUD. — La Flotte (lie de Ré). 

FouRMENT (baron de). — Cercamp-lès-Frévent (Pas-de4^alais). — R 
FouRNBREAU (l'Abbé), Professeur de sciences à rinstitulion des Chartreux. — Lyon. 
Foornet, place Tourny. — Bordeaux. 

Fourni* (Victor), Ingénieur des Ponts et Chaussées, 4, rue Paillet. — Paris. 
D' Fournie (Edouard), Médecin de l'Inslitut des Sourds-Muets, 11, rueLouis-le-Grand. 

— Paris. 

Û' Fournier (Alban).— Rambervillers (Vosges). 

FouRNiER (Félix), Membre de la Commission des échanges internationaux au Ministère 

de rinstruction publique, 119, rue de l'Université. — Paris. — R 
* Fournier (A.), Professeur à la Faculté de Médecine de Paris, Médecin des Hôpitaux, 

1, rue Volney. — Paris. — R 
Fournier (Charles-Albert), Ancien Notaire, 20, rue Bazoges. — La Rochelle. 
Francezon (Paul), Chimiste et Industriel. — Alais (Gard). 
Franck (Emile), Ingénieur civil, Inspecteur de la Compagnie la Providence (ttej, 

124, boulevard Haussmann. — Paris. 
*Dr François-Franck (Ch. A.), Professeur suppléant au Collège deFrance, 5, rueSaint- 
Philippe-du-Roule. — Paris. 
Franco (L.), Ingénieur civil des Mines, Lauréat de l'Institut, Si avenue Bugeaud. — 

Paris. 
Franquet, Négociant, 12, boulevard Cérès. — Reims. 
Frantzen, Fabricant de fleurs, 8, cour des Petites-Écuries. — Paris. 
Dr Frat (Victor), 23, rue Maguelonne. — Montpellier. 
Fréghou, Pharmacien. — Nérac. 

*Fréhinbt (Adrien), 24, rue Saint-Nicaise. — Chàlons-sur-Marne. 
Frbht, Membre de l'Institut, Directeur du Muséum, Professeur au Muséum et à 

l'École polytechnique, 33, rue Cuvier. — Paris. — F 
Fremt (M"), 33, rue Cuvier. — Paris. — F. 

Frâre (Isidore), Propriétaire-Négociant. — Sain t-Genis-des-Fontaines (Pyrénées-Orien- 
tales). 
Fresquet (Edouard de), Professeur d'économie politique et de législation à l'École nor- 
male spéciale de Cluny. — Cluny (Saône-et-Loire). 
* Fréville (Ernest), 151, boulevard Haussmann. — Paris. 
*Freville (Augustin), Membre du Conseil général de Seine-et-Oise, 151, boulevard 

Haussmann. — Paris. 
Fretssingb, Pharmacien de l'« classe, 105, rue de Rennes. — Paris. 
Dr Fricker, 36, rue Notre-Dame-de-Lorelle. — Paris. 
"Friedel, Membre de l'Institut, Professeur à la Faculté des Sciences, 9, rue 

Michelet. — Paris. — F 
*Friedbl (Mnac)^ née Combes, 9, rue Michelet. — Paris. — • P 
*Friedel (M'io Lucie), 9, rue Michelet. — Paris. 
*Fribdel (Jean), 9, rue Michelet. — Paris. 
*Fribdel (Georges), 9, rue Michelet. — Paris. 
Fhiedbrich, Négociant. — Fontenay-le-Comte (Vendée). 
Df Frison (A.), 5, rue de la Lyre. — Alger. 
Fritsch (Aug. Em.), 7*, place Paradis. — Marseille. 
D' Fromentel (de). — Gray (Haute-Saône). — R 
Frossard (Ch.-L.), 14, rue de Boulogne. — Paris. — F 
*FucHS, Ingénieur en chef des Mines, 5, rue des Beaux-Arts. — Paris. 



l 



LVIII ASSOCIATION FRANÇAISE 

FuxouzB (Armand), Docteur-Médecin-PbarmacieD, 78, Faubourg-Saint-Denis. — 

Paris. — P 
Dr FuMOUZE (Victor), i32, rueLafayeUe. — Paris. 
Gabillot (Joseph), 3, place des Cordeliers. — Lyon. 
Gablin, Pharmacien de i^^ classe, rue d'Orléans. — Saumur. 
GACHASStN-LAriTB (Léon), Avocat, 9 bis, rue de Cheverus. — Bordeaux. 
*Gachassin-Lafite (Mme)^ 9 ifisj rue Cbevérus. — Bordeaux. 
*Dr Gâché (A.), 1, rue Claude-Brosse. — Grenoble. 
Dr Gaches-Sarraute (M«ne), 61, rue de Rome. -- Paris. 
*Gadeau de K.EEYILLE (Henri), Secrétaira de la Société des amis des Sciences naturelles 

de Rouen, 7, rue Dupont. ~ Rouen. 
*Gadeceau (Emile), Membre de la Commission municipale du Muséum, 11, rue des 

Hauts-Pavés. — Nantes. 
Gadiot (E.), Négociant en laines, 9, rue Legendre. — Reims. 
Gaillard (Louis), Commissaire-priseur, 37, quai Maubec. — La Rochelle. 
Dr Gairal père. — Carignan (Ardennes). 
'Galante, Fabricant d'instruments de chirurgie, 2, rue de l'Ëcole-de-Médecine. — 

Paris. — F 
Galante (M"»« Henry-Charles), 2, rue de l'École-de- Médecine. — Paris. 
Galante (Henri-Charles), 2, rue de l'École-de-Médecine. — Paris. 
D' Galbzowski, 25, boulevard Haussmann. — Paris. 
Galibert (Paul), Avoué, 1, rue Cheverus. — Bordeaux. 
Gaucher (J.) ûIs, Relieur, 81, boulevard Montparnasse. — Paris. 
D' Galippe, Chef du laboratoire de la Faculté de Médecine, 65, rue Sainte-Anne. — 

Paris. 
Galland (Auguste), 33, quai Saint-Vincent. — Lyon. 
Gallard, Médecin des Hôpitaux, 7, rue Monsigoy. — Paris. 
Gallard, Banquier. — R 
Galle (Emile), Secrétaire général de la Société centrale d'horticulture de Nancy, 

2, avenue de la Garenne. — Nancy. 
Dr Galliard (Lucien), Ancien Interne des Hôpitaux, 43, rue de la Victoire. — Paris. 
Gallicb (Henry) , Négodant en vins de Champagne, faubourg du Commerce. — 

Épernay (Marne). 
Dr Galliet, rue Thiers. — Reims. — R 
Galline (P.), Banquier, Président de la Chambre de commerce, 11, place Bellecour. 

— Lyon. — P 
D' Gallois (Paul), Ancien Interne des Hôpitaux, 41, rue de l' Abbé- Grégoire. — Paris. 
Galot (Jules), Administrateur des Compagnies Ouest, 68, rue de la Bastille.— Nantes. 
Gand (de), Directeur du Crédit Lyonnais. — Grenoble. 
*Gandoulf, Principal du Collège. — Embrun (Hautes- Alpes). 
Gandriau (Raoul), Manufacturier. — Fontenay-le-Comte (Vendée). 
Gandriau (Georges), Manufacturier. —.Fontenay-le-Comte. 
Garcin (Paul), Pharmacien de 1'* classe, au haut du Cours. — Aix-en-Provence. 
Gardés (Louis-Frédéric- Jean), Notaire, Suppléant du Juge de paix, ancien Élève de 

l'École des Mines. — Ciairac (Lot-et-Garonne). 
*Gariel (C.-M.), Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, Membre de l'Académie de 

Médecine, Agrégé à la Faculté de Médecine, 39, rue Jouffroy. — Paris. -— F 
Gariel (M"*), 39, rue Jouffroy. — Paris. — R 
Garin (J.), Avocat, Docteur en droit, 31, place Bellecour. — Lyon. 
Garnier (Paul), Ingénieur-Mécanicien, 16, rue Taitbout. — Paris. 
Garnier (Louis), Négociant, 7, rue du Cloître. — Reims. 
Garnier (Ernest), Négociant, Président de la Société industrielle, 27, rue Chabaud. — 

Reims. — R 
*Garreau, Ancien Capitaine de frégate, 1, rue de Floirac. — Agen. 
Dr Garrigou, 38, rue Valade. — Toulouse. 

Gabrisson (Gaston), Avocat, 110, faubourg Saint-Germain — Paris. 
*Gascard (A.), Pharmacien, 47, rue du Bac— Rouen. 

*Gascard (A.), Licencié es sciences, 111, rue Notre-Dame-d es-Champs. — Paris. 
Gascheau (Maurice), Banquier. — Rodez (Aveyron). 
*Gasqueton (Mn»e Georges). — Saint-Estèphe-Médoc (Gironde). 
Gasser (Edouard), Pharmacien. — Massevaux (Alsace). 
*Dr Gaston (R), Ancien Interne des Hôpitaux, villa Gaston. — Aix-les-Baina ^ Thiver, 

5, rue Saint-Michel. — Nice. 



POUR L AVANCEMENT DES SCIENCES LIX 

Gatine (L.), Fabricant de produits chimiques, 23, rue des Rosiers. — Paris. 
Dr Gaubb, 23, rue SainMsaure. — Paris. — R 
Dr Gauchas, 7, rue de Thann. — Paris. 
*Gauche (Léon), Administra leur du Musée industriel de la Ville, 153, rue de Paris. — 

Lille. 
Gaudermen, Négociant, 21, rue Beccaria. — Paris. 
Gaudermen (M"*), 22, rue Beccaria. — Paris. 
Gauort (Albert), Membre de l'Institut, Professeur au Muséum d'histoire naturelle, 

7 bis, rue des Sainte-Pères.. — Paris. — F 
Dr Gauran, Médecin-Oculiste, Conseiller municipal, 8, rue de TÉcole. — Rouen. 
Gauran, Médecin de la Marine. — Brest. 
Gauthier (V.), Professeur au I^cée de Vanves, 17, boulevard du Lycée. Vanves 

(Seine). 
Gauthier (Charles), Ingénieur civil. — Milianab (Algérie). 
Gauthier (Gaston), Pharmacien. — Uzerche (Corrèze). 
Gauthier-Yillars, Libraire, ancien Élève de TÉcole polytechnique, 55, quai des 

Augustins. — Paris. — F 
Gauthiot (Charles), Secrétaire général de la Société de Géographie co(nmerciale de 

Paris, Rédacteur au Journal des Débats^ 63, boulevard Saint-Germain. — 

Paris. — R 
Gautié, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées. — Clermont-Ferrand. 
Gautier (Léon), Secrétaire du Comité local de Cette, de la Société d'horticulture et 

d'histoire naturelle de THérault, 8, quai de Bosc. — Cette. 
* Gautier (Joseph). — Germe ville, par Aigre (Charente). 
•Gautier (Etienne). — Germeville, par Aigre (Charente). 
Gautier (Gaston], Président du Comice agricole. — Narbonne. 
Gautreau (Louis), Administrateur de la Compagnie générale Transatlantique, 

94, rue Saintr-Lazare. — Paris. 
Gayarret, Inspecteur général de l'Instruction publique. Membre de l'Académie de 

Médecine, Professeur à la Faculté de Médecine, 73, rue de Grenelle-Saint-Germain. 

— Paris. 

Gayellb (Emile), Filateur, 275, rue de Solférino. — Lille. 

Dr Gay. — Jamac. 

Gat (Henri), Professeur de physique au Lycée, 36, rue de la Gare. — Lille. 

Gat (Tancrède), Bandagiste, 17, rue de \esle, — Reims. 

Dr Gatat-Wecker. — Saint-Raphaôl (Var). 

Dr Gatbt, Ex-Chirurgien titulaire de l'Hôtel-Dieu, Professeur à la Faculté de Médecine 

de Lyon, 100, rue de l'Hôlel-de-ville. — Lyon. 
"Dr Gaymb, 11, place des Tilleuls. — Grenoble. 

Gayon, Professeur à la Faculté des Sciences, 456, rue de la Benauge. — Bor- 
deaux. 

Gatraud (E. ), Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, rue Argenterie. — 
Montpellier. 

Geay, Directeur des Constructions navales, 73, quai Colbert. — Le Havre. 

Gelin (l'Abbé Emile), Docteur en philosophie et en théologie, Professeur de mathé- 
matiques supérieures au Collège de Saint-Quirin. — Huy (Belgique). — R 

Gellis (Paul), Propriétaire. — Malras, près Liraoux (Aude). 
*Dr GÉMY, Chirurgien à l'hdpital civil, 1, impasse de la Lyre. — Alger. 
*Genaille, Ingénieur civil au Bureau central des chemins de fer deTÉtat, 16, rueSaint- 
Étienne. — Tours. 

GÉNELLA (Emile), Secrétaire général de la Mairie. — Alger. 

GÉNELLA (Léon), Secrétaire général de la Préfecture, 7, boulevard de la République. 

— Alger, Mustapha. 

Gbnbste (Eugène), Ingénieur civil, 42, rue du Chemin-Vert. — Paris. 

Geneste (Mmo), 2, rue Constantine. — Lyon. — R 

Geneyoix (Emile), Pharmacien, 14, rue des Beaux- Arts. — Paris. 

Genevoiy, Pharmacien, 27, rue des Martyrs. — Paris. 

Gensoul (Paul), Ingénieur civil, 42, rue Vaubécour. — Lyon. 

Genty, Ingénieur des Ponts et Chaussées. — Oran. 

Geoffroy (Victor), Libraire, 5, place Royale. — Reims. 

Geoffroy Saint-Hilaire (Albert), Directeur du Jardin d'acclimatation, 50, boulevard 

Maillot. — Neuilly (Seine). — F 
Georges, Négociant, 1, place des Qninconces. — Bordeaux. 



LX ASSOCIATION FRANÇAISE 

Georgin (Ed.), Étadiant, 7, faubourg Gérés. — Reims. 

GÉRARD (Paul), Professeur au Lycée, 5, rue des Petites-Forges. — Saint-Brieuc. 

GÉRARD (M«»o Jeanne), 5, rue des Petites-Forges. — Saint-Brieuc. 

Gerbaud (Germain) fils, Banquier. — Moissac. 
^'Gerbeau, Propriétaire, 13, rue Monge. — Paris. — R 

Dr GÉRENTE (Paul), Médecin Directeur de l'asile des aliénés, rue de la Flèche. — 
Alger. 

Gerin (Gabriel), 2, rue Guvier. — Lyon. 

Germain (Adrien), Ingénieur hydrographe, 13, rue de l'Université. — Paris.— R 

Germain (Henri), Député de TAin, Président du conseil d'administration du Crédit 
Lyonnais, 21, boulevard des Italiens. — Paris. — F 

Germain (Philippe), 33, place Bellecour. — Lyon. — F 

Germain (Jean-Louis), Caissier de la maison Babut, rue^des Fonderies. — La Rochelle. 
^Germain (Auguste), Adjoint au Maire, hôtel de la Cité.— Grenoble. 

Gbrmer-Baillière, 20, rue des Grands-Augustins. — Paris. — F 

Geryais (Alfred), Directeur des Salins du Midi, 2, rue des Étuves. — Montpellier. 

Dr Geryais. — Saugues (Haute-Loire). 

Gervais (Eugène), Peintre, 9, place du Château. — Blois. 

Gert, Directeur de filature, 11, boulevard Saint-Marceau. — Reims. 

Giard, Professeur à la Faculté des Sciences de Lille, Député du Nord, 181, boulevard 
Saint-Germain. — Paris. — R 

D' Gibert, 41, rue de Séry. — Le Havre. — R 

GiBON, Ingénieur Directeur des forges de Commentry. — Commentry (Allier). 

GiBou, Propriétaire, 91, rue Saint-Lazare. — Paris. 

Giffard (Emile), Pharmacien de 1'^ classe, place du Ralliement. — Angers. 

GiLABDONi (Jules), Manufacturier. — Altkirch (Alsace). 

GiLARDONi (Cumille), Manufacturier. — Altkirch (Alsace). 

GiLON (Adolphe),. Entrepreneur, 11, rue du Départ. — Paris. 

GiLLET (François), Teinturier, 9, quai Serin. — Lyon. 

GiLLET fils aine, Teinturier, 9, quai Serin. — Lyon. — F 

GiLLET (Elle), Inspecteur honoraire de Tlnstruction primaire. — Clamecy (Nièvre). 

Dr GiLLET DE Grandmont, 4, ruc Hslévy. — Paris. 

GiLLET DE Grandmont (M™^), 4, rue Halévy. — Paris. 

Gillet-Paris, Ingénieur, 23, quai Fulchiron. —Lyon. 
*D' GiLLOT, 5, rue du Faubourg-Saint- Andoche. — Autun (Saône-et-Loire). 

G1NESTOU, Agent de la Société d'encouragement, 44, rue de Rennes. — Paris. 

GiNOux DE Fermon (Comte), Député et Conseiller général de la Loire-Inférieure, 
30 biSj rue du Général-Foy. — Paris. 

Girard (Ch.), Chef du Laboratoire municipal de la Ville de Paris, 2, rue Monge. 
— Paris. — F 

Dr Girard, Conseiller général du Puy-de-Dôme. — Riom (Puy-de-Dôme). 
•Girard (Jules), Professeur à l'École de Médecine, Conseiller municipal, 4, rue Vicat. — 
Grenoble. 

Girard (Joseph de), Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, 3, rue Rebuffy. — 
Montpellier, 

Girard (Jules), Négociant, 6, place Saint-Pierre. — Clermont-Ferrand. 

GiRARDON, Ingénieur des Ponts et Chaussées, 1, cours Lafayette. — Lyon. 

GiRARDOT (V.), 17, place du Marché. — Reims. 

GiRAUD (Louis). — Saint-Péray (Ardèche). — R 

Dr Giraud-Teulon, Membre de l'Académie de Médecine, 1, rue d'Édimbourf;. — 

Paria. 
*Dr GiRET (Georges). — Limoux (Aude). 

D' GiRiN, 24, rue de Lyon. — Lyon . 

*GiROD, Contrôleur principal des Contributions directes, 30 bis^ boulevard Contres- 
carpe. — Paris. 
*GiR0UD (Benjamin), Secrétaire général de la Mairie, Hôtel de ville. — Grenoble. 
*GiR0UD (Adolphe), Professeur à TÉcole de Médecine, 3, quai de rile-Vertc. — GrenobU*^ 

Glaize (Paul), Préfet de la Loire. — Saint-Étienne. 

GoBERT, Pharmacien-Chimiste. — Montferrand (Puy-de-Dôme). 
*GoBiN, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, 8, place Saint-Jean. — Lyon. — R. 

Godard (H.), Directeur du journal la Chronique Blésoise , 65, rue Denis-Papin. — 
Blois. 

GoDGHAUx (Auguste), Éditeur, 10, rue de la Douane. — Paris. — R 



POUR l'avancement des sciences LXl 

GoDEFROT (rAbbé), Professeur de chimie à TUniversité catholique de Paris, 1, rue d'Alon- 

çon. — Paris. 
GoDRON (Emile), Avocat, 91, boulevard de la Liberté. •— Lille. 
GopFRES (Paul), Sous-Préfet. — Saint-Omer. 
GoLDSCHHiDT (Frédéric), 22, rue de l'Arcade. — Paris. — F 
GoLDSCHHiDT (Léopold), Banquier, 8, rue Murillo. — Paris. — F 
GoLDSCHMiDT (S.-H.), 6, Roud-Point des Champs-Elysées. — Paris. — F 
Dr GOLDSCHHIDT, 5, rue des Bouchers. — Strasbourg (Alsace). 
GoLL, Conseiller de Préfecture, place du Château. — Blois. 
*GoNNET, Avoué, 17, rue Bayard. — Grenoble. 

Gordon (Richard), Bibliothécaire-adjoint à l'École de Médecine. — Montpellier. 
GoRissE [Eugène), Ancien Inspecteur à la Compagnie française du Phénix, 2, rue de 

Rohan. — Mirande (Gers). 
GoRRE (Antoine-Jean), Rentier, 3, rue d'Aubigné. — - Paris. 
GosHE (Alfred), Négociant en laines, rue Legendre. — Reims. 
*D' Gosse. — Genève. 

GossELET, Professeur à la Faculté des Sciences, 18, rue d'Antin. — Lille. 
Gosselin Membre de l'Institut, Professeur à la Faculté de Médecine, 81, rue 

Saint-Lazare. — Paris. 
GouBAULT (Ernest), Chef de caves. — Épernay (Marne). 
GouGET, Archiviste du département. — Bordeaux. 

*Dr GouGUENHEiM, Médecin des Hôpitaux, 9, rue des Capucines. — Paris. 
*GouiN (Raoul), 115, rue du Bac. — Paris. 

Goulet (Georges), Négociant en vins de Champagne, 21, rue Buirelte. — Reims. 
Goulet-Gravet (François), 21, rue Buirette. — Reims. 
GouLLiN (Gustave-Charles), Consul de Belgique, ancien Adjoint au Maire de Nantes, 

51, place Launay. — Nantes. 
*GouMiN (Félix), Propriétaire, 3, route de Toulouse. — Bordeaux. — R 
GouNOUiLHOU, Imprimeur, 11, rue Guiraude. — Bordeaux. — F 
Df GouRADD (Xavier), Médecin de l'hôpital Cochin, 40, rue du Bac. — Paris. 
GooRDON (Camille), Professeur à TÉcole La Martinière. — Lyon. 
*GouvERNEUR, Maire. — Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir). 
GouviON (Albert), Ingénieur des Arts et Manufactures. — Saulzoir (Nord). 
Dr GozARD. — Toury-sur-Jour (Nièvre). 
GoziER-YoïsiN, Architecle, 53, rue de Vesle. — Reims. 

GozzADiNi (Comte J.), Sénateur du royaume d Italie, ancien Président du Congrès 
international d'anthropologie et d'archéologie préhistoriques. — Bologne (Italie). 
Dr Grabinski. — Neuville-sur-Saône. — R 
Grad (Charles), Député au Reichstag, Membre de la délégation d'Alsace-Lorraine. — 

Logelbach (Alsace). — R 
Grammaire (Louis), Géomètre, Capitaine adjudanl-major au 52« régiment territorial. 

Agent général du Phénix. — Chaumont (Haute-MarneU 
Granoidier, Membre de l'Institut, 6, Rond-Point des Chnmps-Élysées. — Paris. 
*Grandidier (Félix), Conservateur des Forêts, 1, rue Voltaire. — Grenoble. 
Dr Granel (Maurice). — Saint-Pons (Hérault). 

*Gras (Alexandre), Colonel du Génie en retraite, 2, rue Madeleine. — Grenoble. 
*Grasset (J.), Agrégé à la Faculté de Médecine, 6, rue Basse. — Montpellier. 
Grasset (M"* Joseph), 6, rue Basse. — Montpellier. 
Grédy (Frédéric), 16, quai des Chartrons. — Bordeaux. 
Grellet. — Kouba, près Alger. 
Grellet (Jules), Ancien Élève de l'École polytechnique, Directeur de l'École supérieure 

du commerce de Paris, 102, rue Amelot. — Paris. 
Dr Grenet, rue de la Grosse-Tombe. — Joigny. 
Grenier, Pharmacien, 61, rue des Pénitents. — Le Havre. 
Df Grillot. — Autun (Saône-et-Loire). 

Grimaud (B. P.), Membre du Conseil municipal, 34, rue de Châteaudun. -^ Paris. 
Grimaud (Emile), Imprimeur, place de Gorges. — Nantes. — R 
Grimaux, Professeur à l'École polytechnique et à l'Institut national agronomique, 

123, boulevard Montparnasse. — Paris. 
Grison (Charles), Pharmacien, 20, rue des Fossés-Saint-Jacques. — Paris. — F 
Grison (Eugène), Commis-Négociant, 5, rue de la Prison. — Reims. 
*Grison-Poncelet (E.), Manufacturier. — Creil (Oise). 
Dr Grizou. — Châlons-sur-Marne. 



LXH' ASSOGUTION FRANÇAISE 

Grog (Alcide) , Directeur des travaux communaux. — La Rochelle (Charente>Infcrieare) . 

Grolous, Ancien Élève de l'École polytechnique, 19, Faubourg-Sain t-Éloi. — Cboisy- 
le-Roi. 

Gros (Camille), Employé des lignes télégraphiques, Conseiller municipal, 24, rue 
Béteille.— Rodez. 

Dr Gros. — Marcilly-sur-Seine. 

Dr Gros, 97, rue de Vendôme. — Lyon. 

Dr Grosclaude. — Elbeuf. 

Gross, Professeur à la Faculté de Médecine, 17, quailsabey. — Nancy. 
*Grosseteste [William), Ingénieur E. C. P. —- 11, rue des Tanneurs. — Mulhouse. 

Grottes (Comte Jules des), Conseiller général, 11, place Dauphine. — Bordeaux. 
'Groult, Avocat, Docteur en droit. Fondateur des Musées cantonaux. — Lisieux. 

Groussbt (Eugène), Inspecteur des pharmacies. — Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) . 

Groosset, Chef d'institution, 65, rue du Cardinal-Lemoine. — P&ris. — R 
*Gruyer (Hector), Conseiller général, Maire. — Sassenage, près Grenoble. 

GucciA (Jean), 28, Via Ruggiero Settimo. — Palerme (Italie). 

Dr GuÉBHARD (Adrien), Licencié es sciences mathématiques et physiques, Professeur 
agrégé à la Faculté de Médecine, 15, rue Soufflot. — Paris. — R 

Dr GuÉRiN (Alphonse), Membre de l'Académie de Médecine, U 6m, rue Jean-Goujon. 

— Paris. — F 

GuÉRiN (Jules), Ingénieur civil, 56, rue d'Assas. — Paris. 

GuÉRiN, Opticien, 14, rue Bab-Azoun . — Alger. 

GuéRiN DE SossioNDO, Vico-Président d'honneur de T Académie du Progrès, Pro- 
priétaire. — Château de Fonfrède, par RouUet (Charente). 

GuÉRiN DE SossiONDO (M"* Clarlsse). — Château de Fonfrède par RouUet (Cha- 
rente) . 

GuERNE (Jules de), Naturaliste, 2, rue Monge. — Paris. 

Guestier (Daniel), Membre de la Chambre de commerce. — Bordeaux. 
*GuÉzARD, Principal Clerc de notaire, 16, rue des Écoles. — Paris. — R 
*GuÉZARD (M-*), 16, rue des Écoles. — Paris. 

GuiARo, Ingénieur des Ponts et Chaussées, 9, rue de Pentbièvre. — Paris. 

GoiAucHAiN, Architecte. — L'Agha (département d'Alger). 

Dr GuiCHARD (A.), Profcsseur suppléante l'École de Médecine d'Angers, 75, Faubourg- 
Bressigny. — Angers. • 

GuiCHARD (M-* Ambroise), 75, Faubourg-Bressigny. — Angers. 

GuiCHE (Marquis de la), 16, rue Matignon. — Paris. — F 

Guiet (Gustave), 95, avenue Montaigne. — Paris. 

GuiETSSE, Ingénieur hydrographe de la Marine, 42, rue des Écoles. — Paris. — R 

GuiGNAN \Alcide). — Sainte-Terre (Gironde). 

*Guignard (Ludovic-Léopold), Vice-Président de la Société d Histoire naturelle de Loir- 
et-Cher. — Sans-Souci. — Chouzy (Loir-et-Cher), 

GuiGNERT (Alfred), Ancien Industriel, 9, rue du Moulin-Vert. — Paris (Montrouge). 

GuiGON, Propriétaire-Rentier. — Saint-Marcel, près le Puy-en-Velay (Haute-Loire). 

Guigonnet (Théodore), Notaire, Adjoint au Maire, 14, rue Lafayette. — Grenoble. 

Dr Guillaud, Licencié es sciences naturelles. Professeur à la Faculté de Médecine. 

— Bordeaux. 

Guillaume (Léon), Directeur de TÉcole d'horticulture des pupilles de la Seine. — 

Villepreux (Seine-et-Oise). 
Dr Guillaume (Ed.). — Attigny (Ardennes) . 
Guillaume (M"* veuve), 39, rue de Clichy. — Paris. 
Guillaume, 39, rue de Glicby. — Paris. 
Guillehin, Maire d'Alger, Professeur de physique au Lycée, 18, rampe Vallée. — 

Alger. 
*GuiLLEMiNET (André), Pharmacien, 30, rue Saint- Jean. — Lyon. — R 
GuiLLET, Président du Cercle des Beaux-Arts, 27, rue de Gigant. — Nantes. 
GuiLLiRERT (Hippolyte), Avocat à la Cour d'Aix, 3, rue Samt-Claude. — Aix-en- 

Provence. 
GuiLLOTiN, 76, rue de Lourmel. — Paris. 

GuiMET (Emile), Négociant, place de la Miséricorde. — Lyon. « F 
*Dr Guiiiant, 17, rue Grenette. — Rive-de-Gier (Loire). 
Di* Guiraud. — Montauban. 

GuNDELACH (Charlcs), 37, rue de Paris. — Asnières. 
Gundslach (Emile), Maison Meissonnier. — Saint-Denis (Seine). 



♦â"» 



POUB l'avancement des sciences LXIII 

GoT, Négociant, 29, quai Valmy. — Paris. — R 
^GuYARD, Membre de la Société des Sciences naturelles. — Auxerre. 
GuTERDBT (A.), Attaché aux Collections géologiques de l'Ëcole des Mines, 3, rue du 

Canivet, près la place Snint-Sulpice. — Paris. 
GuTOT (Yves), Publiciste, 95, rue de Seine. — Paris. 
GuTOT (Charles), 15, boulevard du Temple. — Paris. 
Gutot-Lavalinb, Sénateur, Vice-Président du Conseil général du Puy-de-Dôme, 68, rue 

de Rennes. — Paris. 
Haag, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, 1, rue Chardin. — Paris. 
Habert, Ancien Notaire, 80, rue Thiers. — Troyes. — R 
Dr Habran (Jules), 16, rue Thiers. — Reims. 
Habran (M"«), 16, rue Thiers. — Reims. 

Hachette et C'*, Libraires-Éditeurs, 79, bpulevard Saint- Germain. — Paris. — F 
Hadamard (David), 53, rue de Chàleaudun. — Paris. — P 
Halbardier, 44, rue de Yesle. — Reims. 
Haller (a.), Professeur à la Faculté des Sciences. — Nancy. 
Hallbttb (Albert], Fabricant de sucre. •— Le Cateau (Nord). 
Hallez (Paul), Professeur suppléant & la Faculté des Sciences, 52, rue Saint-Gabriel. 

— Lille. 

Hallopeau (P.-F.-A.), Inspecteur principal au chemin de fer de Lyon, Répétiteur à 

rËcole centrale [Métallurgie), 3, rue de I^on. — Paris. 
Dr Hallopeau, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, 30, rue d'Astorg. 

— Paris. 

Halphen (Constant), 11, rue Tilsitt. — Paris. 

Halphen (G.), Chef d'escadron d'artillerie, Examinateur d'admission à l'École polytech- 
nique, 8, rue Gounod. — Paris. 

*Hamard (l'Abbé), à l'Oratoire. — Rennes. — R 

Dr Hameau. — Arcachon. 

Hamelin (E), Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, rue St-Roch. — Montpellier. 

Hamoir (Fernand), Ingénieur des Arts et Manufactures, Directeur de la fabrique de 
produits chimiques. — Louvroil-lès-Maubeuge (Nord). 

Dr Haht, Àide-naturaliste au Muséum, Conservateur du musée d'ethnographie, 
40, rue de Lûbeck (avenue du Trocadéro). — Paris. 

Hanappier (M"«), 57, rue du Jardin-Public. — Bordeaux. 
*Hanra, Professeur à l'École des Arts et Métiers. — Chàlons-sur-Marne . 
*Hanra (Mn»«). — Chalons-sur- Marne. 

Hanriot, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, 5, rue Saint-Benott. 

— Paris. 

Hansen-Blangsted (Emile), 18, rue Littré. — Paris. 
*Haraucourt (C), Professeur au Lycée, 29, rue Poussin. — Rouen. 

Uahdel (FAbbé Charles), Curé. — Vineuil, près Blois. 

Hardt (E.), Chef des Travaux chimiques de l'Académie de Médecine, 90, rue de 
Rennes. — Paris. 

Harlé, Ingénieur des Ponts et Chaussées. — Lure (Haute-Sadne). 

Haton de la Goupillière, Inspecteur général des Mines, Membre de l'Institut, 9, ave- 
nue du Trocadéro. — Paris. — F 

Hatt, Ingénieur hydrographe, 31, rue Madame. — Paris. 

Mau (Michel), Négociant en vins de Champagne. — - Reims. 

Uauguel, Négociant, 35, rue Hilaire-Colombel. — Le Havre. 
*Hauriou (Maurice), Agrégé à la Faculté de droit. M, rue Lapeyrouse. — Toulouse. 

Hauser, Négociant, 83, rue Toumeville. — Le Havre. 

Hauterite (Georges d'), 14, rue d'Anjou. — Paris. 
*Hatem, Professeur k la Faculté de Médecine, 7, rue de Vigny. — Paris. 
*Hébert, Pharmacien. — Isigny (Calvados). 

Hébert, Docteur es sciences, ancien Inspecteur d'Académie, Professeur au Lycée, 
impasse Belair. — Rennes. 

Hébert Œrnest), Inspecteur des Postes et Télégraphes. — Arras (Pas-de-Calais). 

Hecht (Etienne), N^ociant, 19, rue Le Peletier. — Paris. — F 

Heidelberger, Négociant en vins, rue Liberger. — Reims. 

Heimpel, Négociant. — Béziers. 

*Heitz (Paul), Ancien élève de TÉcolc centrale des Arts et Manufactures, 6, avenue du 
Bel- Air. — Paris. 

Uellé, Dessinateur, 34, rue de Seine. — Paris. 



LXIV ASSOCIATION FRANÇAISE 

* Dr Hennegut, Préparateur au Collège de France, 17, rue du Sommerard. — Paris. 

*Dr HÉNOCQUE (Albert), Directeur adjoint du Laboratoire de médecine de l'École des 
•> hautes études au Collège de France, 87, avenue de Yilliers. — Paris. 

;' Hbnri-Lepaute (Léon), Constructeur d'horlogerie et de phares, 6, rue Lafayette. — 

^ Paris. 

Henrivaux, Directeur de la Manufacture des glaces. — Saint-Gobain (Aisne). 

Dr Hbnrot (Adolphe). — Reims. 

*Henrot (Jules), Président du Cercle pharmaceutique de la Marne, 75, rue Gainbetta. 

— Reims. 

*Dr Henrot (Henri), Professeur à l'École de Médecine, Maire de Reims, 73, rue Gain-' 

bella. — Reims. 
Dr Henrt, 38, rue de l'HôpiUl-Militaire. ^ Lille. 
Hentsch, Banquier, 20, rîie Le Peletier. — Paris. -— P 
HÉRARo (Hippolyte), Médecin de l'Hôtel-DIeu, Membre de l'Académie de Médecine. 

11, rue de Rome. — Paris. 
Herbault-Nemours, Agent de change, 5, rue Gaillon — Paris. 
Herbé-Porson, Représentant de filature, 9, rue Saint-André. — Reims. 
HÉRON (Guillaume), Propriétaire, 2, rue Dalayrac. — Toulouse. — R 
HÉRON, 7, place de Tourny. — Bordeaux. 
HÉRON DE ViLLEFOSSE (Antoine), Conservateur adjoint du département des antiquili's 

grecques et romaines au Musée du Louvre, Maître de conférences à l'École pratique 

des Hautes Études, 80, rue de Grenelle. — Paris. 
Herrenschhidt (Paul), 52, rue Bichat. — Paris. 

*Her8Cher (Charles), Ingénieur civil, 42, rue du Chemin-Vert. — Paris. 
HÉRUBEL (Frédéric), Fabricant de produits chimiques. — Petit-Quevilly, près Rouen. 
Hervé-Mangon, Membre de l'Institut, Député de la Manche, 3, rue Saint-Domintque. 

— Paris. 

Hbryibr (François), Industriel, 23, rue de Boulogne. — Paris. 
Heurtaux (Alfred), Propriétaire, rue Bonne- Louise. — Nantes. 
Heyoenreich, Professeur à la Faculté de Médecine, 30, place Carrière. — JVancy. — R 
HiLLEL frères, 60, rue de Monceau. — Paris. — F 
HiHLT (L.), Négociant, rue des Hallebardes. — Strasbourg (Alsace). 
Dr HiRiGOTEN, 36, rue de Cursol. — Bordeaux. 
HiRSCH, Architecte en chef de la Ville» 17, rue Centrale. •— Lyon. 
*HiRSCH, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées,!, rue de Castiglione. — Paris. 
HiRSCH (Henri-Gustave), Changeur, 55, rue Boulainvilliers. — Paris. 
HocHARD (Polydore), Propriétaire, 22, rue de l'Église-Saint-Seurin. — Bordeaux. 
HoEL (J.), Fabricant de lunettes, 26, boulevard Voltaire. — Paris. — R 
HoBL (Mlle Hélène), 26, boulevard Voltaire. — Paris. 
UorFHANN (H.), Pharmacien de 1'* classe. — Tournus (Saône-et-Loire). 
HopMANN (H.), Professeur de langue allemande, rue de Joinville, impasse Quesni^. 

— Le Havre. 

HoLDEN (Jonathan), Industriel, 17, boulevard Cérès. — Reims. — R 

HoLDEN (Isaac), Manufacturier, 27, rue des Moissons. — Reims. 

HoLDBN (Jean), Manufacturier, 31, rue des Moissons. ^ Reims. 

HoLDEN (M*no), 17, boulovard Cérès. — Reims. 

HoLSTEiN (P.), Agent de change, 20, rue de Lyon. — Lyon. 

HoNNORAT (Ed. -F.). — Moustier-Sainte-Marie (Basses-Alpes) et quartier desSiéyès. — 
Digne. 

HoRSTEB, Censeur des Études au Lycée. — Dijon. 

Hospitalier, Ingénieur des Arts et Manufactures , Professeur à l'École municipale de 
Physique et de Chimie industrielles, 6, rue du Bellay. — Paris. 

UoTTiNGUER, Banquier, 38, rue de Provence. — Paris. — F 

*HouDAiLLE (F.), Répétiteur de physique à l'École nationale d'agriculture. — Mont- 
pellier. 

HouBL, Ingénieur, 40, avenue du Roi-de-Rome. — Paris. — F 

HouLON aîné, Négociant, 8, rue Thiers. — Reims. 

HoupiN (Ernest), Teintures et Apprêts, 72, rue Fléchambault. — Reims. 

HouzÉ DE l'Aulnoit, Avocat. — Lille. 

HouzEAU (Paul), Huile et Savons, 8, impasse des Romains. — Reims. 

HovELACQUE (Abcl), Professcur à l'École d'Anthropologie, 39, rue de l'Université. — 
Paris. — F 

Hovelacqub-Gense, 2, rue Fléchier. — Paris. — R 



POUR l'avancehekt des sciences lit 

HoTBLACQn»4(BNorar, B8, rue des Sablons. — (Pnisy} Paria. — R 

HovBLACQVK (Maorice), 88, rue des Sablons. — Paris-Passy, — R 

HovELACQOE-M*BT, 99, rue Royale. — Lille. 

HuBBR (Frédéric), Peialre, 135, rue de la Tour. — Paris (Passy.) 

Hdbebt (Pierre), lodustriel, 16, rue Marceau. — Nantes. 
*D' Hdchard, Médecla des Hôpitaux, 6T, avenue des Champs-Elysées. — Paria, 
'HuDELO, Répétiteur de physique générais & l'ËcoIe centrale, 3, rue Saint-Louis-en- 
1-Isle. —Paris 

HuBT (Louis), Ingénleiir-CbiniLste, 7, place Ricbebé. — Lille [?Iord). 
•HuGUiNOT (Henri), Élève au Lycée de Troyes, rue Jennne-d'Arc. — Troyes. 

Hdlot, Ei-Oirecteur de ta fabrication des timbres- poste, à la Monnaie, 36, pitee 
Vendôme. — Paris. — R 

BuHiiiHt (G.), 45, rue Mslcsberbea. — Lyon. — B 

HoMBEnr, logénieur des Ponts et Chaussées, Route basse de Paris. — Blois. 

HuBAULT, ATOcat, 10, rue Saint-Etienne. — Reims. 

S' HuaBAD DB Villeneuve, 95, rue Lafayetle. — Parts. — F 

HuRBAU DB ViUENEDTE (M^*). 95, nie Lafayette. — Paris. 

Udrel lAleiandre), 26, nie Beaurepsire. — Paris. 

HuHBT (E.), Ingénieur des Arts et Manufactures, 24, avenue des Champs-Elysées.— 

'Hdbion (A.), Professeur tla Faculté des Sciences. — Grenoble. 
UutTM, (Aug.), Percepteur de Courteievant. — Délie (Territoire de Belfort). 
iBBT, Ancien Manufacturier, 31, rue Marlot. — Reims. 
D^ IcABD, Secrétaire général de la Société des Sciences médicales, 48, me de Lyon. 

- Lyon. 
ICABD (J.), Pharmacien, 34, cours Beizunce. — Harsetlle. 
Illakbt (A.), Vétérinaire, 176, rue Judaïque, — Bordeaui. 
Ikrot (Ernesl), Négociant en vins de Cbampagne, 34, boulevard du Temple, — 

IsEUN (William), Négociant, 81, rue d'Orléans. — Le Havre. 
UsAnsAT, Publiclste, 98, boulevard Salnt-GerEnaiD. — Paris. 
tsTRATi, Licencié es sciences physiques et chimiques. Professeur i la Faculté de Médc- 

Calea Victoria. — Bucarest (Roumanie). 
lAccotiD, Membre de l'Académie de Médecine, Professeur i, la Faculté de Médecine, 
63, boulevard IlaasamanD. — Paria. 
ACisoN (James), Bibliothécaire- Archiviste de la Société de géographie, 15, avenue 
d'Antin, — Paris. — R 
Iacouet, Directeur de l'usine de la Voulte. — La Voulte (Ardëche). 
"acqdemaet (Krédéric), 58, Faubourg-Poissonnière. — Paris. — P 
lAcquEXABT-PoNSiM, Propriétaire, place Godinot. — Reims. 
UCQDBIIBT (Pierre), Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, 51, Grande 

Montpellier. 
Iacqubnbt (Monseigneur), ÉvËque d'Amiens. — Amiens (Somme). 
"acquibb. Négociant en épiceries, 7. rue Cérés. — Reims. 
Iacquier (Gaston). — Gières (Isère). 
Ialabbet (Félix), Propriélaire. — Poussan (Hérault). 
DrjALABBRT. — L'Atba, prés Alger. 

I, Pharmacien, 526, rue Sainte-Anne. — Narbonne, 

1, Professeur agrégé au Lycée Coodorcet, 11, rue Say. — Paris. 
Ld), Banquier, 38, ruo de Provence. — Paris, — P 
lAtiooT, Propriétaire, 7, rue Montée-des-Anges. — Lyon. 
Ianbsem, Membre de l'Institut, Directeur de l'Observatoire physique. — Heudon (S 
lAODMi, Inspecteur générai honoraire des Ponts et Chaussées. — Nancy. 
Iarsaillom (François), Vice-Président du Comice agricole, — Oran. 

(J.), 5, rue Sainle-Crolx. — Montpellier. 
D' Jatal, Directeur du Laboratoire d'ophIalmcJogie à la Sorbonne, Dépuié de 
58, rue de Grenelle. — Paris. — R 

'), Agijnt de change. — Clermont'Ferrand. 
Dr Jean, Ancien Interne des hôpitaux de Paris, 51. me des Mathurins. — Fa 

(Paul), Constructeur d'appareils i gaz, 52, rue ûei Martyrs. — Paris. 
RANjEAn, Professeur à l'École de Pharmacie. — Montpellier. 
Ibanjean, Propriétaire et Géologue. — Sainl-Hippolyte-du-Forl (Gard), 
Df Jeannin (O,)- — Montceau-les-Mines [3aâne-«t-Loire]. 



LXYI ASSOCIATION FRANÇAISE 

Jennbpin, Chef d*in»litution. — Cousolre (Nord). 

Dr Jeunehohme, Médecin-major de i^^ classe, à l'Hôpital militaire. — Batna (dép. de 
Constantine). 

Jobard, Manufacturier, rue de Gray. — Dijon. 

D^ JoFFROT, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, Médecin des Hôpitaux, 
28, rue Godot-de-Mauroy. — Paris. 

JoHANNOT (H.), Fabricant de jNipiers. — Annonay (Ardèche). 

JoHNSTON (Natbaniel), Ancien Député, pavé des Chartrons. — Bordeaux. — F 

D' JoLiCŒUR, 13, boulevard des Promenades. — Reims. 

Dr JoLLAN DE Clekyille, 5, Hie dcs Cadeniers. — Nantes. 

JoLT (Charles), Vice-Président de la Société centrale d'Horticulture de France. 
11, rue Boissy-d'Anglas. — Paris. 

Dr JoLT (Nicolas), Correspondant de Tlnstitut, Professeur à la Faculté des Sciences, 
52, rue des Amidonniers. — Toulouse. 

JoLT (Antonin), 5, rue de l'Hôtel-de-ville. — Lyon. 

JoLT (J.), Ingénieur-Constructeur, usine Saint-Lazare. — Blois. 

JoLLT (Léopold), Pharmacien, 64, Faubourg-Poissonnière. — Paris. 

D' Joltet, Chargé de cours à la Facilité de Médecine. — Bordeaux. 

Jones (Charles), chez M. R. -P. Jones, 8, cité Gaillard. — Paris. — R 

Jordan (A.), Professeur, 40, rue de TArbre-Sec. — Lyon. 

Jordan (Camille), Membre de l'Institut, Ingénieur des Mines, Professeur à l'École 
polytechnique, 48, rue de Varennas. — Paris. — R 

JooANNT (Georges), Fabricant de papiers peints, 70, Faubourg-du-Terople. — Paris. 

Jouet (Daniel), Ingénieur Agronome, Délégué régional adjoint pour le phylloxéra, 
27, cours du Jardin-Public. — Bordeaux. 

JouLiE, Pharmacien à la Maison municipale de Santé, 200, rue du Faubourg-Saint- 
Denis. — Paris. 

Di* JouoN, 23, rue du Moulin. — Nantes. 

JouRDAN (Adolphe), Libraire-Éditeur, 4, place du Gouvernement. — Alger. ^ 

Jourdin, Chimiste, Inspecteur des établissements insalubres, 3, boulevard de Belle- 
ville. — Paris. 

Dr JouRjON, 32, avenue Ledru-Rollin. — Paris. 

JoussET DE Bellesme, Physiologiste, Directeur des établissements de pisciculture de 

la Ville de Paris, 12, rue Chanoinesse. — Paris. 
*JuGLAR (M** J.), 1, rue Lavoisier. — Paris. — F 

JuLiAN, Assureur, boulevard deCaudéran. — Bordeaux. 

Julien, Professeur de géologie à la Faculté des Sciences. — Clermont-Ferrand. 

Julien, Pharmacien de !'• classe. — Saint-Araand-les-Eanx (Nord). 

JuLLiEN, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées. — Carcassonne. — R 

JuLLiEN, Capitaine au l^' Régiment de Zouaves, détaché à l'École normale de Tir. — 

Au camp de Châlons (Marne). 
* Jumeau (Georges), Commis d'architecte, 23, Allées du Chenil. — Raincy. — R 

JuNDziTT (Comte Casimir), Étudiant en droit, 13, rue Vidok. — Varsovie (Pologne russe). 

JuNGFLEiscH, Membre de l'Académie de Médecine, Professeur à TÉcole supérieure de 
Pharmacie, 38, rue des Écoles. -— Paris. — R 

JuNCKER (Albert), Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, 8, i*ue Héronnière. — Nantes. 

JuRT, Ingénieur civil. — Saigon (Cochinchine) . 

JussELiN, Propriétaire, 8, rue Madame-Lafayette. — Le Havre. 

JuSTiNART (J.), Imprimeur, rue Hincmar. — Reims. 
*Kabel6Uen (François), 26, rue Sainte-Luce. — Bordeaux. 

Kann^ Banquier, 58, avenue du Bois-de-Boulogne. — Paris. — F 

Keittinger (Jules), Fabricant d'indiennes à Lescure, 165, rue du Renard. — Rouen. 

Keittinger (Charles), Fabricant d'indiennes à Lescure, 36, rue du Renard. — Rouen. 

Dr Kibchberg, Professeur suppléant à TÉcole de Médecine, 1, rue Basse-du-ChAteau , 

— Nantes. 
*KiRWAN (de). Inspecteur des Forêts, 15, rue Vaubécourt. — Lyon. 

Klejnmann, Directeur de l'agence du Crédit Lyonnais. — Alexandrie (Egypte). 

Klipffel (Auguste), Négociant. — Béziers. 

Kneider, Directeur des Établissements Malétra. — Petit-Quevilly, près Rouen. 

Kœchlin (Jules), 44, rue Pierre-Charron. — Paris. — R 

Kœchlin-Claudon (Emile), Ingénieur civil. — Mulhouse (Alsace). — R 

Dr Kœchlin (E.). — Mulhouse (Alsace). 

Kœnig (Théodore), Rentier, 21, rue de Vaugirard. — Paris. 



POUR l'àYÂNGEMENT des sciences LXVII 

I)f KoHN (Arthur), 4, rue Laroisier. — Paris, 
*KoLLMANN, Professeur d'anatomie. — Bàle (Suisse). 
KoRNPROBST, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées en retraite, 4, place du 

Château. — Blois. 
KoYALSKi, Professeur à l'École supérieure de commerce et d'industrie, 18, rue Ravez. 

— Bordeaux. 
Krafft (Eugène), Professeur de mathématiques au Lycée, 26, rue de Rohaa. — 

Bordeaux. — R. 
Krantz, Sénateur, Inspecteur général des Ponts et Chaussées, Commissaire général de 

i'Eiposition universelle de 1878, 47, rue La Bruyère. — Paris. — F 
Krantz (Camille), Maître des requêtes au Conseil d'État, 24, rue de Turin. —Paris. 
Krantz (M^e Camille), 2i, rue de Turin. — Paris. 

Kruo (P.), Négociant en vins de Champagne, 30, boulevard du Temple. — Reims. 
KiiBLER (Gustave), Négociant. — Altkirch (Alsace). 
KuNKLER, Ex-Capitaine d'artillerie. Ingénieur des Ponts et Chaussées, aux chemins de 

fer de l'État, 27, rue de l'Aima. — Tours. 
Kunholtz-Lordat, rue Saint-Guillaume. — Montpellier. 
Labat (A.), Professeur à l'École vétérinaire de Toulouse. — Toulouse. 
Labatut (Pélii), Notaire, Président de la Chambre de discipline. — La Bastide-de- 

Sérou (Ariège). 
Labbé (Henri), Garde général des Forêts. — Alais. 
Labbé (Léon), Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, Membre de l'Académie de 

Médecine, 117 boulevard Haussmann. — Paris. 
Labbé (M"* Léon), 117, boulevard Haussmann. — Paris. 
Df Labouré, Médecin de l'hôpital. — Aïn-Témouchent (dépt. d'Oran). 
Laboureur (L.), Pharmacien, 26, rue de l' Abbé-Grégoire. — Paris. 
*La Brosse (René de), Ingénieur des Ponts et Chaussées, 10, rue Villars. — Grenoble. 
Labrunie, Négociant, 49, pavé des Chartrons. — Bordeaux. — R 
Lacaze (Gabriel), Notaire. — Samatan (Gers). 
Lacaze-Duthiers (de), Membre de l'Institut, Professeur à la Faculté des Sciences, 

7, rue de l'Estrapade. — Paris. 
Lachaize (Laurent), Peintre- Verrier. — Rodez. 
Lachauhe (Hippolyte), Ingénieur, 17 bis, rue d'Amiens. — Lille. 
*Lacour (Mmo). — Archamps-sous-Salève (Haute-Savoie). 
Lacroix, Chimiste, 186, avenue Parmentier. — Paris: 
* Lacroix (Sigismond), Député de la Seine, 25, rue Humboldt. — Paris. 
Lacroute (Lucien). — Ruffec (Charente). 
Dr Ladreit de la Charrière, Médecin en chef de l'Institution nationale des sourds- 

muets et de la Clinique otologique, 1, rue Bonaparte. — Paris. 
Ladureau, Directeur du Laboratoire central agricole et commercial, 44, rue Notre-Dame- 

des-Victoires. — Paris. — R 
Ladureau (M"* Albert) , 44, rue Nolre-Dame-des- Victoires. — Paris. — R 

Laennec, Directeur de l'École de Médecine, 13, boulevard Delorme. —Nantes.— R 
Lafargub (Georges), Sous-Préfet. — Lunéville. 
D^* Lafaurie, 25, rue de Joinville. — Le Havre. 
D' Lafbron (A.), 17, rue d'Abbeville. — Paris. 
Lafitte (Paul), impasse Montbauron. — Versailles. 
Lafitte, Négociant, 21, rue Meslay. — Paris. 
*Dr Lafitte. — Coutras (Gironde). 

Lafon, Professeur à la Faculté des Sciences, 2, place Louis XVI. — Lyon. 
Lafont (Georges), Architecte, 17, rue Rosière. — Nantes. 
Lafont (Jules), Propriétaire, 7, boulevard Saint-Louis. — Le Puy-en-Velay. 
Lafont (M^ne J.)^ 7, boulevard Saint- Louis. — Le Puy-en-Velay. 
Dr Lagneau (Gustave), Membre de l'Académie de Médecine, 38, rue de U Ckaussé^- 

d'Antin. — Paris. — F 
Lagneau (M*"*), 38, rue de la Ghaussée-d'Antûn^ — Pari», 
Dr Lagout. — Aigueperse (Puy-de-Dôme) . 
Lagraye, Magistrat, 27, cours de l'Intendance. -^Bordeaux. 
Lagrave (J.-B. -Henri), Licencié en droit, 70, rue Saint-Sernin. -^ Bordeaux. 
Lagrené (de), Inspecteur général des Ponts et Chaussées. — • 114 bis^ me d*AMit. — 

Paris. 
Lahate, Notaire. — Ponlfaverger (Mtnie). 



LXVIII ASSOCIATION FRANÇAISE 

Di* Laillbr, Médecin de Thôpital Saint-Louis, 3, rue de Bruxelles, près la place 
Blanche. — Paris. 

Lair (Comte Charles), 18, rue Las-Cases. — Paris. 

Lair, Maire de Saint- Jean -d'Ângely. ~ Soint-Jeon-d'Angely (Charente-Inférieure). 

Laire (G. de), 92, rue Saint-Charles. — Paris. 

Laisant, Député de la Seine, 84 bis, avenue Victor-Hugo. — Paris. 

Lalance (Auguste), Manufacturier. — Château de Pfartead, près Mulhouse (Alsace). 

Lalande (de), 18, rue Desbordes-Valmore. — Paris (Passy). 

Lalandb (Armand), Négociant, 84, quai des Chartrons. — Bordeaux. — F 
*Lalande (Marcellin), Membre de la Société française de physique. — Brive (Corrëze). 
*Lalanne (Émile'i, Directeur du poids public, 71, rue de Turenne. — Bordeaux. 
*Lalanne (M°»e Emile), 71, rue de Turenne. — Bordeaux, 

Lalanne, Sénateur, Membre de l'Institut, Inspecteur général des Ponts et Chaussées, 
116, rue de Rennes. — Paris. 

Laleman, Avocat, 47, rue Inkermann. —Lille. 

D' Lalesque, Ancien Interne des Hôpitaux de Paris, boulevard de la Plage. — 
Arcachon. 

Lallemand (A..), Doyen de la Faculté des Sciences. — Poitiers. 

Df Lallement (Ed.), Professeur à la Faculté de Médecine, 10, place de TAcadémie. — 
Nancy. — R 

Lallié (Alfred), Avocat, 11, avenue Camus. — Nantes. — R 

Lalouette, Directeur de l'Omnium, 13, rue de Lyon. — Lyon. 

Lamare (Alphonse), Étudiant en médecine, 62, rue Monge. — Paris. 

Lambert (Ch.), Courtier, rue de Betheny. — Reims. 

Lambert (Éd.), Ingénieur. — Au Bousquet d'Orb (Hérault). 

Lamé Fleurt, Conseiller d'Élat, Inspecteur général des Mines, 62, rue de Verneuil. 
— Paris. — P 

Lamet, Conservateur des Forêts en retraite, 89, avenue de Saint-Cloud. — Versailles. 

Lamic (J.)i Professeur à TÉcole de Médecine, 2, rue Sainte-Germaine. •— Toulouse. 
*Lamothe-Tenet, Censeur du Lycée. — Grenoble. 

Lamotte (H.). Médecin. — Hussein-Dey, près Alger. 

Lamouroux, Chef de bataillon en retraite, 31, rue Casovan— Le Havre, et à Etainhus, 
par Saint-Romain (Seine-Inférieure). 

•Lamt (Ernest), 12, rue d'Isly. — Paris. — F 

Lamt (Adbémar), Sous-Inspecteur des forêts, 24, rue des Jacobins. ~ Clermont- 
Ferrand. 

Lan, Ingénieur en chef des Mines, Directeur des Forges de ChAtillon et de Commen- 
try, 234, boulevard Saint-Germain. — Paris. — P 

Langial (Henri), Professeur au Lycée. — Rennes. — R 

Df Lande, rue Vital-Caries. — Bordeaux. 

Dr Landouzt, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, Médecin des Hôpitaux, 

4, rue Chauveau-Lagarde. — Paris. 
*D' Landowsri (Paul), 36, rue Blanche. — Paris. 

Landreau, Notaire. — Pornic (Loire-Inférieure). 

Landrin, Chimiste, 21, rue Simon-le-Franc. — Paris. 

Landry (F.), Licenciées sciences mathématiques, 77. rue Denfert-Rochereau. — Paris. 

Landrt (G.), Avocat, Docteur en droit. Maire de Beuzeval-Oulgate, 16, place Saint- 
Sauveur. — Caen. 

*Lane, Avocat, 38, rue de la Sourdière. —Paris. 

Lang, Directeur de l'École La Alartinière, 5, rue des Augustins. — Lyon. — R 

Lang (Pierre), Négociant. — Allkirch (Alsace). 

*Lange (Albert), 236, Faubourg Saint-Honoré. — Paris. 

D'Langlet, 67, rue de Venise. ^^ Reims. 

Langlois (Marcellin), Professeur de physique, 43, rue de TÉcu. — Beauvais (Oise). 

Lannegrage, Professeur à la Faculté de Médecine, 1, rue Sainte-Croix. — Mont- 
pellier. 

Lannelongue, Professeur à la Faculté de Médecine, Membre de l'Académie de Méde- 
cine, 3, rue François I^^**. — Paris. 

D' Lantier (E.) . — Corbigny (Nièvre). — R 

Lantiome (Jules), Arocat. — Reims. 

Lanussb (P.-Ë), Négociant, 4, rue Gouvion. — Bordeaux. 

Laplanche (Maurice C. de). — Château de Laplanche, par Luzy (Nièvre). 

Laporte (Maurice), Négociant. — Jarnac (Charente). 



J 



POUR l'avancement des sciences lxix 

Lapparent (de), Ingénieur des Mines, 3, rue de Tilsitt. — Paris. — F 
*Larive (Adolphe), Associé-Apprêteur, 10, boulevard Gerbert. — Reims. 
Laroche (Félix), Ingénieur des Ponls et Chaussées, 110, avenue de Wagram. 

— Paris. — R 

Laroche (M"* Félix), 110, avenue dô Wagram. — Paris. — R 

Larocque, Directeur de l'École supérieure des Sciences, rue Voltaire. — Nantes. 

Di* Laroyenne, Chirurgien en chef de la Charité, Chargé de clinique complémentaire à 

la Faculté de Médecine de Lyon, 16, rue Boissac (Bellecour). — Lyon. 
Laroze (Alfred), Avocat, Député de la Gironde, 17, rue Montméjan. — Bordeaux. 
Laroze (Numa), Négociant, 2, rue de Boulhier (La Bastide). — Bordeaux. 
Larré, Avoué, rue Vital-Caries. — Bordeaux. 
Larret (Baron), Membre de J'Institut et de l'Académie de Médecine, 91, rue de 

Lille. — Paris. — F 
Dr Larrivé, 5, Place de Rennes. — Paris. 

Larronoe (E.), Conseiller municipal, 9, rue Vauban. — Bordeaux. 
Lartilleux (Arthur), 26, place Saint-Timothée. — Reims. 
Lataste, Ancien Maire de Libourne. — Saint-Loubès (Gironde). 
Latastb, Zoologiste, 7, avenue des Gobelins. —, Paris. — R 
Lathax (Ed.), Négociant, 41, rue de la Côte. — Le ÏÎ3vpe. 
Latham (Lionel), 9, rue Escarpée. — Le Havre. — R 
La Tour du Breuil (Vicomte A. de), Ingénieur civil, Château de Mée, par Pellevoi- 

sin (Indre). 
Laubeuf (Maxime), Élève-Ingénieur de constructions navales, 47, boulevard de Seine. 

— Poissy. 

Laumonier (J.), Licencié es sciences naturelles, 58, nie Jacob. — Paris. 
*D'' Launois, Ancien Interne des Hôpitaux de Paris, 15, rue de Châteaudun. — Paris. 

Lauras, Pharmacien, 23, rue d'isly. — Alger. 

Df Laurens, Maire, Conseiller général de la Drôme. — Nyons (Drôme). 
•Laurent, Négociant, cours de l'Intendance. — Bordeaux. 

*Laussedat (le Colonel), Directeur du Conservatoire des Arts et Métiers, 292, rue Saint- 
Martin. — Paris. — R 
*Laussedat (M™e)^ 292, rue Saint-Martin. — Paris. 

Ladth (Ch.), Directeur de la manufacture de Sèvres, 2, rue de Fleurus. —Paris. —F 

Lauth (Emile), Ingénieur £. C. P. Manufacturier. — Masevaux (Alsace). 

Layallet (Etienne), Propriétaire, 1, rue du Général-Foy. — Paris. 

I-.AVALLET, Ingénieur, Manoir Bois-Tillard. — Pont-l'Évéque. — R 

La Vallière (de), Directeur de Tassurance « Le Loir-et-Cher, i — Blois. 

La Vernède (Juan de), Viie-Consul de France. — San-Remo (Italie). 

La vigne (Jean). — Miramont (Lot-et-Garonne). 

Lavoisier (Eugène), Manufacturier, Président du Tribunal de Commerce de Rouen. — 
Saint-Léger-du-Bourg-Saint-Denis, près Rouen. 

Lavollée, Ingénieur des Ponts et Chaussées, 47, rue de Lille. — Paris. 

Lawton (William), Négociant, pavé des Chartrons. — Bordeaux. 

Lax, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, 17, rue Joubert. — Paris. 

Leaut^, Ingénieur des manufactures de l'Etat, Répétiteur à TÉcole polytechnique, 145, 
boulevard Malesherbes. — Paris. 

Lbeeault (P.), 172, avenue du Trocadéro. — Paris. 

Le Blanc (Victor), Négociant, rue de Vertou. — Nantes. 

Le Blanc (Félix), Professeur à l'Ecole centrale des Arts et Manufactures, 103, avenue 
de Villiers. — Paris. 

Dr Le Blate (J.), 9, cours de Gourgues. — Bordeaux. 

Lebleu, Avocat. — Dunkerque. 

D' Le Blond (A.), Médecin adjoint de Saint-Lazare, 53, rue Hauteville. — Paris. 

Leblond, Professeur d'électricité à l'École des défenses sous-marines. — Boyardville 
(île d'Oleron, Charente-Inférieure). 

Leblond (Paul), Juge au Tribunal civil, Membre du Conseil municipal, 17, rue Louette. 

— Rouen. 

Lebon (Ernest), Professeur de géométrie descriptive, 4 bis, rue des Ecoles — 

Paris. 
Lebon (Maurice), Avocat, Membre du Conseil municipal, 87, rue Jeanne-d'Arc. — ' 

Rouen. 
Lebouteuz (E.), Teinturier en sole, 17, rue Basse-des-Ursins. —Paris. 
Lbbrbt (Paul), 148, boulevard Haussmann. — Paris. — R 



LXX ASSOCIATION FRANÇAISE 

Le Breton (G.), Directear du Musée de céramique de Rouen, 25 bis, rue Thiers. — 

Rouen. 
Lecadrb (Edouard), 21, place de THôtel-de-ville. — Le Havre. 
LbcaplaiNi Professeur au Lycée et à TÉcole des Sciences, 146, rue Beauvoisine. — Rouen. 
Lechat (Charles), Ex-Maire de Nantes, place Launay. -* Nantes. — R 
Le Chatelibr (Henry), Lieutenant au 130^ de ligne. — Ouargla par Laghouat (départe* 

ment d'Alger). 
Le Chatelier (Henry), Ingénieur des Mines, 7, rue Nicole. — Paris. 
Le Cler (Achille), Ingénieur civil. Maire de Bouin (Vendée), 7, rue de la Pépinière* -^ 

Paris. 
*Dr Lbcler (Alfred). — Rouillac (Charente). 
*Lecler (Mn»o). — Rouillac (Charente). 

*Lecocq (G.), Directeur d'assurances, 7, rue du Nouveau-Siècle. — Lille. 
Lecœur (Edouard), Ingénieur, 3, rue Saint-Jacques. — Rouen. 
Lecomte-Bruâre. — Mousseaux, près Romorantin (Loir-et-Cher). 
Lecontb, Ingénieur civil des Mines, 49, rue Lafiitte. — Paris. — F 
Lecoq de Boisrauoran, Correspondant de l'Institut, 36, rue de Prony.— Paris. — F 
Lecornu, Ingénieur des Mines, Maître de conférences à la Faculté des Sciences. — 

Caen. 
LsœuRT (Armand), Ancien Élève de l'École polytechnique. Ingénieur des Poudres et 

Salpêtres, Raffinerie nationale, 180, rue de Paris. — Lille. 
Lecrosnibr (Emile), Libraire-Éditeur, 23, place de l'École-de-Médecine. — Paris. 
Di* LicuTER (H.), Membre titulaire de la Société d'Anthropologie de Paris.— Beaurieux 

(Aisne). 
Ledanois, Ancien Référendaire au Sceau, 14, rue de Maubeuge. — Paris. 
Dr Le Dien (Paul), 155, boulevard Malesherbes. — Paris. — R 
Lbooux (Samuel), Négociant, 29, quai de Bourgogne. — Bordeaux. — R 
Ledoux (Antony), 20, rue Admyrault. — La Rochelle. 
Ledreuz, Percepteur, 6i2, rue de Mars. — Reims. 

LsDRCj, Architecte, Président de la Commission départementale. — Clermont-Ferrand. 
Ledru, Avocat à la Cour d'appel, 3, rue des Mathurins. — Paris. 
Leduc (H.), 28, rue Larochefoucauld. — Paris. 
Lee, Chirurgien-Dentiste, 37, rue du Clou-dans4e-Fer. — Reims. 
Di* Leenhardt (René). — MontpeUier. 

Leenhardt (Frantz), Professeur à la Faculté. — Montauban (Tarn-et-Garonne). • 
Leenhardt (Jules), Négociant, rue Clos-René (maison Vidal). — Montpellier. 
Leenhardt (Charles), Négociant, Président de la Chambre de commerce, 27, cours des 

Casernes. — Montpellier. 
Lefebvre (Henry), Ingénieur civil, 8, rue Henry. — Elbeuf. 
Lefèvre (Léon), Préparateur de chimie à l'École polytechnique. — Mont-Saint- Aignan 

lès Rouen et 33, rue Linné. — Paris. 
Lefèvre (Léon), Ingénieur des Ponts et Chaussées. — Abbeville (Somme). 
Lefévre, 8, rue Dumont-Durville. — Paris. 
Lefort (Jules), Membre de l'Académie de Médecine, 87, rue Neuve>des-Petits-Ghamps. 

— Paris. 
Lefort (Joseph) , Avocat à la Cour d'appel, 54, rue Blanche. — Paris. 
Lefort, Notaire, 12, rue de la Grue. — Reims. 
Le Fort (Léon), Membre de l'Académie de Médecine, Professeur à la Faculté de 

Médecine, 96, rue de la Victoire. — Paris. — F 
Lefranc (P.), Notaire. — Chatel-Censoir (Yonne). 
Léger (Léopold), Ingénieur civil, 2, rue Juba. — Alger. 
LÉGER (Alfred), Ingénieur, 9, rue Boissac. — Lyon. 
Legris (Georges), Ingénieur-Mécanicien. ~ Maromme (Seine-Inférieure). 
Le Lassbur, 120, rue de Paris. — Nantes. 
Lelegard (A.), 21, rue de Suresnes. — Paris. 
Leliévre (Ernest), 14, rue Monge. — Paris. 
Dr Leloir (Henri), Professeur à la Faculté de Médecine. — Lille. 
Lelong (l'Abbé), 44, rue David. — Reims. 
D' Lelorain, 16, rue Monge. — Paris. 

Le Marchand (Abel) Constructeur de navires, 29, rue du Perrey. — Le Havre. 
Le Marchand (Augustin), Ingénieur. — Les Chartreux, Petit-Quêvilly (Seine-Infé- 
rieure). — F 



POUR l'avancement des sciences lxxi 

Lbmercier (Comte Anatole), Ancien Maire de Saintes, 18, rue de l'Université. — Paris. 

Lbmerre (A.], Éditeur, 27-31, passage Clioiseul. — Paris. 

Le Mesle (G.j, Géologue, 19, place du Château. — Blois. 

Lemeunier (J.-H.), Avocat à la Cour d'appel, 79, boulevard Beaumarchais. — Paris. 

Lbmibrre (Ferd.), Négociant en vins, 74 et 74 6w, rue Mondenard. — Bordeaux. 
•Lemoine (Emile), Ingénieur civil, ancien Élève de l'École polytechnique, 5, rue 

Litiré. — Paris. 
*Lbhoine (M»ûe)^ 5, rue Litiré. — Paris. 

Lemoine (G.), Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, 76, rue d'Assas. — Paris. 
♦LeiToinb, Professeur à l'École de Médecine, 49. boulevard des Promenades. — Reims. 
* Lemoine (M^ej^ 49^ boulevard des Promenades. — Reims. 

Le Monnier, Professeur de botanique à la Faculté des Sciences, 5, rue de la Pépi- 
nière. — Nancy. — R 

Lemut, Ingénieur civil, 12 615, rue Mondésir. — Nantes. 

Lenglet (Paul), Banquier, 18, place de la Carrière. — Nancy. 

Lennibr(G.), Directeur du Musée d'histoire naturelle, 2, rue Bemardin-de-Samt- 
Pierre. — Le Havre. 

Lbnoir (Léon), Architecte, 11, rue Contrescarpe. — Nantes. 

Leo, Propriétaire. — Chéragas, près Alger. 

D' LÉON, (A.), 5, rue Dufour-Dubergier. — Bordeaux. 

Léon (Adrien) , Député de la Gironde, 5, rue Foy. — Bordeaux. 

LÉON (Alexandre), Administrateur de la Compagnie du Midi, Armateur, 11, cours du 
Chapeau-Rouge. — Bordeaux. 

Léonard-Jennepin (J.), Négociant en marbres. — Cousolre (Nord). 

Lepez (André), 131, rue Beauharnais. — Lille. 

*Lepine, Professeur à la Faculté de Médecine de Lyon. — Lyon. — R 
*LÉPINE (Jean-Camille), 42, rue Vaubecour. — Lyon. — R. 

Lequeux (J.), Architecte, 44, rue du Cherche-Midi. — Paris. 

Leras, Ancien Inspecteur d'Académie, 17, rue Rois-le-Vent. — Paris. (Passy). 

Dr Leroux (Armand). — Ligny-le-Châtel (Yonne). 

Dr Leroux. — Cprbeny (Aisne). 

Le Roux (Henri), Chef de division à la Préfecture de la Seine, 14, rue Cambacérès. 
— Paris. 

Lerot, Propriétaire. — Villers-Franqueux (Marne). 

Dr Lesage (Max.). — Beau vais (Oise). 

Dr Lescardé, 11, rue du Blanc-Pignon. — Arras. 

Lescarret, Président delà Société philomathîque, rue Montméjan. — Bordeaux. 

Leseigneur-Daliphare (Mnio Marie), 5, rue Bellevue. — Rouen. 
*Dr Lesguillons (Jules). — Compiègne. 

Lesmaris, Notaire, 23, rue Pascal. — Clermont-Ferrand. 

Dr Lesouef (Jules), Membre du Conseil général de la Seine-Inférieure. — Criquetot- 
sur-Ouville. 

Lespès (Joachim), Contre- Amiral, 49, rue Prony. — Paris. 
*Lespiault, Professeur à la Faculté des Sciences, rue Michel-Montaigne.— Bordeaux.— R 

Lespiault (Maurice), Conservateur du Musée. — Nérac. 

Lespinas (V.), Ingénieur, 35, rue Fontenelle. — Rouen. 

Lesseps (Ferdinand de), Membre de l'Institut et de l'Académie française, Président- 
Fondateur de la Compagnie universelle du canal maritime de l'Isthme de Suez, 
29, avenue Montaigne. — Paris. — F 

Lessert (Alex, de), 15, rue de Bordeaux. — Le Havre. 

Lbstrange (Vicomte de). — Saint-Julien, par Saint-Genis de Saintonge (Charente- 
Inférieure). 

Lesurb (Maurice), Élève à Sainte-Barbe. — Attigny (Ardennes). 

Letellier (A.), Avocat défenseur. Conseiller général, 26, rue Duquesne. — Alger. 

Letellier, 123, rue de Paris. — Saint-Denis (Seine). 

Leteurtbe (Y.), Fabricant de rouennerie, Membre du Conseil municipal de Rouen, 52, 
rue du Renard. — Rouen. 

Le Thuillier-Pinel (M«»e), Propriétaire, 26, rue Méridienne. — Rouen. — R. 

pr Letourneau, 70, boulevard Saint-Michel. — Paris. 

Letourneur, Conseiller à la Cour d'appel. — Alexandrie (Egypte). 

Letrange (Edouard), Ancien Maire. — Charleville (Ardennes). 
*L£Udet , Directeur de l'École de Médecine de Rouen, Membre associé national de 
l'Académie de Médecine, 49, boulevard Cauchoise. — Rouen. — F 



LXXII ASSOCIATrON FRANÇAISE 

*Leudet (M"»), 49, boulevard Cauchoise. — Rouen. 

•Leddet (Robert), Interne des Hôpitaux, 7, rue Coetlogon. — Paris. — R. 

D' Leoduger-Fortuorbl. — Saint-Brieuc. 
*Levadoux, Notaire. — Saint-Germain-Lembron (Puy-de-Dôme). 
•Levadoux, fils. — Saint-Germain-Lembron (Puy-de-Dôme). 

Levainville et Rambaud, Négociants, 16, rue du Parc-Royal. — Paris. 

Le Vallois (Jules), Chef de bataillon au 1er régiment du Génie. — Versailles.— R 
^Levassëur, Àlembre de l'Institut, Professeur au Collège de France, 26, rue Monsieur- 

le-Prince. — Paris. — R 
*Leyasseur (M«»o), 26, rue Monsieur-le-Prince. — Paris. 
*Levasseur (Mlle), 26, rue Monsieur-le-Prince. — Paris. 
*Levasseur, fils, 26, rue Monsieur-le-Prince. — Paris. 

Levasseur. Avocat, 49, rue Saint -Georges. — Paris. 

Le yASSEUR,4i!diteur, 33, rue de Fleurus. — Paris. 

Levât (David), Ingénieur civil, ancien Élève de TËcole polytechnique, 30, rue Racine. 

— Paris. — R 

Leteau (Gustave), Astronome-titulaire, à TObservatoire de Paris, 166, boulevard Mont- 
parnasse. — Paris. 
D' LÉVÊQDE, 27, rue de Nesle. — Reims. 

Levi-Alyarés (Albert), Ingénieur civil, 6, avenue de Messine. — Paris. 
Lévt-Crémieux, Banquier, 34, rue de Chàteaudun. — Paris. — F 
Lewthwaitb (William), Directeur de la maison Isaac Holden, 27, rue des Moissons. 

— Reims. — R 

Lhose, Propriétaire, 34, rue des Martyrs. — Paris. 
L*HoTE, Chimiste, 223, faubourg Saint-Honoré. ~ Paris. 
Dr LiAUTAUD, 27, cours du Chapitre. — Marseille 

LiCHTENSTEiN (Henri), Négociant, cours des Casernes (Maison Andrieux). — Montpellier. 
LiCHTENSTEiN (Julcs), Rentier. — Villa la Lironde, près Montpellier. 
*LiECTHT (Armand), Agent général de la Compagnie d'assurances l'Union. — Glamecy 

(Nièvre). 
*LiÉ6E0is (Jules), Professeur de droit administratif à la Faculté de Droit de Nancy. — 

Nancy. 
D^LiEUTAUD, Professeur d/histoire naturelle à l'École de Médecine, Dhrecteur du Jardin 

des Plantes, 25, boulevard des Lices. — Angers. 
LiGUiNE (Y.), Professeur à l'Université. — Odessa (Russie). 
LiLiENTHAL, Membre de la Chambre de commerce, 13, quai de l'Est. — Lyon. 
*LiLLAz (J.-F.), Entrepreneur de travaux publics. — Suresnes (Seine). 
LiMASSET, Ingénieur des Ponts et Chaussées. — Ghâlons-sur-Marne. 
Dr LiMBO (S. -G.), 110, boulevard Malesherbes. — Paris. 
* Limousin (S.), Pharmacien, 2 bis, rue Blanche. —Paris. 
•Limousin (M^e)^ 26w, rue Blanche. — Paris. 
•Limousin (iVl"®), 2 615, rue Blanche. — Paris. 
LioNNET, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées en retraite, 122, avenue de 

Wagram. — Paris. 
LiouviLLE, Député de la Meuse, Agrégé de la Faculté de Médecine de Paris, 3, quai 

Malaquais. — Paris. 
Lisbonne, Ingénieur de la Marine, Directeur des constructions navales, 59, rue de La 

Boétie. — Paris. — R 
Lisbonne (Eugène). Avocat. ~ Montpellier. 
Lisbonne (Georges), 5, plan du Palais. — Montpellier. 
Lisbonne (Gaston), Avocat, 5, pkn du Palais. ~ Montpellier. 
Livache, Ingénieur civil, 24, rue de Grenelle-Saint-Germain. — Paris. 
D*" LivoN (Ch.), Professeur suppléant à l'École de Médecine, 14, rue Pciricr. — 

Marseille. 
Llaurado (Mlle, Marie-Andrée), 46, Calle de la Montera. — Madrid (Espagne). 
D^Lloyeras (Roberto), 386, Piedad. — Buenos- Ayres (République Argentine). 
LoBiNHES, Négociant, 11, Cours du Midi. — Lyon. 
Locard, (Arnould), Ingénieur civil, 38, quai de la Charité. — Lyon. 
•Loche (Maurice), Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, 24, rue d'Ofemoat »- 

Paris. — F 
D' Lœwenbbrg (de). Médecin auriste, 15, rue Auber. — Paris. 
Lœvt (Maurice), Membre de l'Institut, Sous-Directeur de l'Observatoire, 119 &t«, rue 

Notre-Dame-des-Champs. — Paris. 



POUR l'avancement des sciences lxuii 

*LoiR, Doyèa de la Faculté des Sciences, 5, quai des Brotteaux. — Lyon. 
*LoiSET (Auguste), Propriétaire, 64, rue Brùle-Maison. — Lille. 
•LoiSNEL, Ancien Maire de Neufchàtél. — Neufchàtel (Seine-Inférieure). 

Lombard-Gerin, Ingénieur, 5, rue des Cordelicrs. — Lyon. 

LoMPECH (Denis), Propriétaire. — Miramont (Lot-et-Garonne). 

*LoN6GHAMPS (G. DE), Professeur de mathématiques spéciales au Lycée Charlemagne, 
15, rue de l'Estrapade. — Paris. — R 

LoNCKE, Directeur particulier de la Compagnie d'Assurances générales, 13, boulevard 

de la Liberté. — Lille. 
*LoNDiE (Jules), 16, rue de Metz. — Toulouse. 

t.0NGHATE (Aug.), Négociant, 22, rue de Tournay — Lille. — R 

LoNGjuMEAU (Comte de Norrets de), villa Francinelli. — (Carabacel) Nice. 

LoRDBREAU, Ingénieur des Ponts et Chaussées. ~ Montargls. 
*LoRENTi, Secrétaire général de la Société d'Agriculture, 22, cours Morand.— Lyon. 

LoRiN, Préparateur de chimie industrielle et de physique générale. Chef de manipu- 
lation de physique à l'École centrale des Arts et Manufactures, 5, place des 
Vosges. — Paris. 
*LoRiNET (M™e A.), rue Croix-de-Bussy. — Épernay. 

*LoRiOL (P. de). Géologue. — Chalet-des-Bois, par Crassier (canton de Vaud) (Suisse) 
*LoRJOL (de), Ingénieur civil, ancien Élève de l'École des Mines, 46, rue Centrale. — 
Lyon. — R 

Dr LoRTET, Doyen de la Faculté de Médecine de Lyon, Directeur du Muséum d'histoire 

naturelle, 1, quai de la Guillotière. — Lyon. — P 
*LoRT (Charles), Doyen de la Faculté des Sciences. — Grenoble. 

LosTAU (Ludovic de), Ancien Officier instructeur à Saint-Cyr. — Escot, près Lesparre 
(Gironde). 

Loste, Notaire, 50, rue Ferrère. — Bordeaux. 

LoTTiN, Juge de paix. • - Selles-sur-Cher (Loir-et-Cher). 

LoTTiN (M™e). — Selles-sur-Cher. 

Louer (Jacques), Brasseur, 20, rue d'Étretat. — Le Havre. 
*LouGNON (Cyr), Avocat, 48, rue Gay-Lussac. — Paris. 

LouGNON (Victor), Ingénieur aux forges de Saint- Jacques. — Montluçon (Allier). 

LoussERT (Ernest), Avocat. — Aurillac (Cantal). 

D' Love (James) 28, boulevard des italiens. — Paris. 

Loter (Henri), Filateur, 394, rue Notre-Dame. — Lille. — R 

Loyer (M"' Pauline), née HouzÉ de l'Aulnoit, 287, rue Nationale. — Lille. 

LoTSON, Président honoraire en Cour d'appel, 42, rue Vaubecour. — Lyon. 

LucANTE (Angel), Secrétaire général de la Société frauoaise de botanique. — Courrensan, 

par Gondriu (Gers). 
* Lucas (Edouard), Professeur au Lycée Saint-Louis, 1, rue Boutarel. — Paris. 

Lucas (Charles), Architecte de la Ville de Paris, 8, boulevard Denain. — Paris. 

Lucas-Championnière, Chirurgien des Hôpitaux, 50, rue du Faubourg-Poissonnière. 
— Paris. 

Lucet (Emile), Pharmacien, 52, rue de la Grosse-Horloge. — Rouen. 

Dr Lugeol, 8, rue Dufau. — Bordeaux. 

LuGOL, Avocat, 11, rue de Téhéran (parc Monceau). — Paris. — F 

LuGOL (M"* B.), 11, rue de Téhéran. — Paris. 
*LuNEAu, Ingénieur des Ponts et Chaussées, 41, rue Saint-Pétersbourg.— Paris. 

LuNiER (M""), 6, rue de l'Université. — Paris. 

LussEAU (Daniel), Notaire. — Saint-Forl-sur-Gironde (Charente-Inférieure). 

LussoN, Professeur de physique au Lycée, rue Alcide-d'Orbigny. — La Rochelle. 

Di* Lutaud, 25, boulevard Haussmann. — Paris. 

D' LuTON (Alfred), 4, rue du Levant. — Reims. 

LuTSCHER, Banquier, 22, place Malesherbes. — Paris. —F 

LuTZ (Emile), Administrateur général de la Société cotonnière, 88, rue Cauchoise. — Rouen. 

LuuTT, Inspecteur général des Mines, Directeur de l'École des Mines, 60, boulevard 
Saint-Michel. — Paris. 

LuTS (Jules), Membre de l'Académie de Médecine, Médecin de la Salpétrière, 20, rue 
de Grenelle. — Paris. 

LuzzANi (Etienne), Négociant, 18, rue de Vesle. — Reims. 

Ltkiardopulos (Jean-P.), Professeur de physique et de chimie à l'École de commerce, 
Strada Doumitiif. — Bucarest. 

Lton (Max), Ingénieur civil, 15, rue Louis-le-6rand. — Paris. 



LIXIV ASSOCIATION FRANÇAISE 

Mac Cartt (0.)« Conservateur-administrateur du Musée^bibliothèque. —Alger. — R 

^Macquart-Lbroux (H.]f 145, rue des Capucins. — Reims. 

Macquin, Agriculteur, Conseiller d'arrondissement. — Villeceaux, près Bray-sur-Seine 
(Seine-et-Marne). 

Madelaine, Inspecteur du service de la voie aux cheminsde fer de l'État. — La Roche- 
sur-Yon. 

Mars, Directeur de la cristallerie de Clichy, 9, cour des Petites-Écuries. — Paris. 
' *D' Magaud (Jules), 9, rue du Garet. — Lyon. 

Magbr (Henri), Publiciste, 11, rue d'Aboukir. — Paris. 

*D' Magitot, 8, rue des Saints-Pères. — Paris. — F 

Dr Magnan, Médecin de l'asile Sainte-Anne, 1, rue Cabanis. —Paris. 

Magnien (L.j, Professeur d'agriculture de la Côte-d'Or. — Dijon. 

*Dr Magnin (Ant.), Chargé d*un cours de botanique à la Faculté des Sciences. —Besançon. 

Mahibu (Aug.), Filateur. — Armentières (Nord). 

Mahoudeau, Médecin, 12, rue du Texel. — Paris. 

Mahub (Louis).— Ajiizy-le-Château (Aisne). 

•Maignien (Edmond), Conservateur de la bibliothèque publique, 2, rue Fer-à-Cheval. — 
Grenoble. 

Mailho, Pharmacien, 9, cours des Fossés. — Bordeaux. 

Maillet, Ancien Élève de l'École Polytechnique, Teintures et Apprêts, 262, rue de 
Vesle. — Reiras. 

Maillet du Boulât, Directeur du Musée départemental d'antiquités, enclave Sainte- 
Marie. — Rouen. 

Maillet-Yalser, Adjoint au Maire, Pi*opriétaire, 23, rue Boulard, — Reims. 

Dr Maillot (F.-C), Ancien Président du Conseil de santé des armées, 21, rue du 
Vieux-Colombier. — Paris. 

Maireau, Ancien Notaire, 23, rue de la Peirière. — Reims. 

Mairet, Constructeur-Mécanicien, quai Jayr. — Lyon. 

Maistre (Jules). — Villeneuvelle, près Clermont-l'Hérault. 

Malézieux (André), rue des Canonniers. — Saint-Quentin (Aisne). 

*Malfilatre, Interne des Hôpitaux à l'asile. — Yille-Évrard (Seine-et-Oise). 

Malivoire (Paul), 24, rue Commaiile (103, rue du Bac). — Paris. 

Mallarmé, Avocat, 48, rue de la Lyre. — Alger. 

Mallet (F.), Négociant, 25, rue de l'Orangerie. — Le Havre. 

Malloizel (Raphaël), Ancien Élève de l'École polytechnique. Professeur de mathéma- 
tiques, 11, rue de l'Estrapade. — Paris. 

D' Malot. — Novion-Porcien (Ardennes). 

Manchon <Ernest), Manufacturier, Secrétaire et Membre de la Chambre de commercede 
Rouen, 27, rue du Pré-de-la-Bataille. — Rouen. 

Manès, Ingénieur civil, Directeur de TÉcole supérieure de commerce et d'industrie, 
20, rue Judaïque. — Bordeaux. 

Manâs (M"«), 20, rue Judaïque. — Bordeaux. 

Mangini, Ancien Sénateur du Rhône, rue des Archers. — Lyon. — F 

Manier, Professeur. — Oxford (Angleterre). 

Mannbbrger, Banquier, 59, rue de Provence. — Paris. — F 

Manneeim, Lieutenant-colonel d'artillerie. Professeur à l'École polytechnique, 11, rue de 

la Pompe. — (Passy) Paris. — F 
*Dr Manouvrier (L.), Préparateur au Laboratoire d'anthropologie de l'École des Hautes 
Études, Professeur suppléant à rÉcole d'anthropologie, 15, rue de l'École-de-Médecine. 
— Paris. 

Manst (Eugène), Négociant, 24, rue Barallerie. — Montpellier. — F 

Maquenne, Docteur es sciences, 38, rue Truffaut. — Paris. 

Marais (Charles), Sous-Préfet. — Chàteaubriant (Loire-Inférieure). 

Marcadé (Georges), Manufacturier, rue du Débarcadère. — Deville-lès-Rouen (Seine- 
Inférieure). 

Marchal, Conseiller général, Rédacteur en chef du Petit Colon, 15, rue Duquesne.— Alger. 

Marchand (Eugène), Correspondant de l'Académie de Médecine. — Fécamp (Seine- 
Inférieure). 

Marchand, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, Chirurgien des Hôpitaux, 
85 bis, rue Lafayette. — Paris. 

Marchand, Imprimeur. — Blois. 

Marché (E.), Ingénieur civil, 53, rue Blanche. — Paris. 
^Marchegav, Ingénieur civil des Mines, 11, quai des Célestins. — Lyon. — R 



•1 



POUR l'avancement des sciences lxxv 

Marcheoat (M""), 11, quai des Célestins. — Lyon. — R 

Marchegat, Ingénieur du Génie maritime, 103, rue Saint-Laz^ire. — Paris. 

Dr Marcorelles {J.), 71, rue de Rome. — Marseille. 

D' Marduel, 10, rue Saint-Dominique. — Lyon. 

Mare (Alexandre), Fabricant de ferronnerie. — Bogny-sur-Meuse (Ardennes). 

Maréchal, 25, rue du Manège. — Bordeaux. 

Maréchal, Sous-Préfet de Jonzac. — Jonzac. 

Mares (Henri), Correspondant de Tlnstilut. — Montpeliier. — F 

Dr Marés (Paul), 91, boulevard Saint-Michel. — Paris. — R 

Mares (Roger), 91, boulevard Saint-Michel. — Paris. 

D' Marbt, Membre de Tlnstitut, Professeur au Collège de France, 11, boulevard 
Delessert. — Paris (Passy). 

Margotin (Alexandre), Apprêteur, 14, rue des Trois-Résinets. — Reims. 

Margrt (Gustave), Pharmacien. — Château-Thierry (Aisne). — R 

Margueritte (Emile), 3, rue Nicolas-Flamel. — Paris. 

Marguet (Paul), 29, boulevard des Promenades. — Reims. 

Mariage (J.), Fabricant de sucre. ~ Thiant, par Denain (Nord). 

Mariage (Charles). Clerc de notaire, 22, rue des Boulangers. — Paris. 

Mariage (Louis), Etudiant en médecine, 22, rue des Boulangers. — Paris. 

Marical, Pharmacien, 112, rue de Paris. — Le Havre. 

Marie, Avocat, 1, rue du Calvaire. — Nantes. 

Marié-Davt, Astronome, Directeur de l'Observatoire de Montsouris. — Paris. 

Marignac (Charles), Professeur. — Genève (Suisse). — R 

D^ Marignan (E.). — Massillargues (Hérault). 

Marignier, Ingénieur civil.— Joze, par Maringues (Puy-de-Dôme). 
*Dr Maritoux (Eugène). — Uriage-les-Bains (Isère). 

Marjolin, Membre de l'Académie de Médecine, Chirurgien des Hôpitaux, 16, rue 
Chaptal. — Paris. — R 

Marlier (Dominique), Marchand de bois, 79, rue du Jard. — Reims. 

D' Marmottan, Ancien Député de la Seine, 31, rue Desbordes-Valmore. — Paris. 

Marnas (J.-A.j, 11, quai des Brolteaux. — Lyon. 

Marquet (Léon), Fabricant de produits chimiques, 15, rue Vieille-du-Temple. — 
Paris. 

Marsillt (le Général de), rue Chante-PinoL — Auxerre (Yonne). 
[Marteau (Victor), Manufacturier, 13, rue Noël. — Reims. 

Marteau (Charles), Manufacturier, 13, avenue de Laon. — Reims. 

Marteau (Albert), Négociant, 9, rue Piper. — Reims. 

Dr Martel (Joannis), Chef de clinique à la Faculté de Médecine, 97, rue Saint-Lazare. 
— Paris. 

Martel (Alcide), Négociant. — Mèze (Hérault). 

Martel, Professeur à l'École de Droit, villa Maurice, au village d'Isly. — Alger-Mus- 
tapha. 

Martin (Albert), 7, rue du Puits-Gaillot. — Lyon. 

Martin (André), Secrétaire général adjoint de la Société de Médecine publique et 
d'Hygiène professionnelle, 1, rue Perdonnet. — Paris. 

Martin (William), 13, avenue Hoche. — Paris. — R 

D^ Martin (de). Secrétaire général de la Société médicale d'émulation de Montpel- 
lier, Membre correspondant pour TAude de la Société nationale d'agriculture de 
France, 22, boulevard du Jeu-de-Paume. — Montpellier. — R 

Martin (Gabriel), Ancien Sous-Préfet, 5, avenue de la République. — Guéret. 

Martin, Avoué. — Nérac (Lot-et Garonne). 

^Martin (F.), Membre de la Commission départementale des antiquités et des arts de 
Seine- et-Oise. — Villeneuve-Saint-Georges (Seine-et-Oise). 

Martin-Ragot (J.), Manufacturier, 9, rue du Cloître.— Reims. — R. 

Martinet (Ludovic).— Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales). 

Martinet (Emile), Ancien Imprimeur, 4, rue de Vigny (Parc Monceau). — Paris. — P 

Dr Martinez, 1, rue de la Marine. — Alger. 

Martre (Etienne), Inspecteur des Contributions directes, 9, quai Maubec. — La 
Rochelle. 

Marveille (de). — Château de Calviac-Lasalle (Gard). — F 

Marx (Armand), Négociant, 18, rue du Calvaire. — Nantes. 

Marx (Raoul), Négociant, 18, rue du Calvaire. — Nantes. 

Marzac (Ferdinand), aîné. Négociant, 2, rue Porte-des-Portanets. — Bordeaux, 



LXXYI ASSOCIATION FRANÇAISE 

Mas (Alphonse); Avoué. — Béziers (Héraull). 

^Mascart, Membre de l'Institut, Professeur au Collège de France, 60, rue de Grenelle. — 
Paris. 

Masquelier (Em.)* Négociant, 7, quai d'Orléans. — Le Ha?re. 

D' Massabt. — Honfleur. 

Massart, fils. — Honfleur. 

Massât (Camille), Pharmacien. ~ Sainte-Foy-la-Grande (Gironde] • 

Masse (£.), Professeur à la Faculté de Médecine. ~ Bordeaux. 

Masse (Alexandre), Rentier. — Gadou, commune de Vieil-Baugé (Maine-et-Loire). 

Massénat (Élie).— Brive (Corrèze). 

Massiou (Ernest), Architecte, Ofûcier d'Académie, 12, rue du Palais. ~ La Rochelle. 

Massol (Gustave), Professeur agrégé à l'École supérieure de Pharmacie, 45, rue 

Triperie-Vieille. — Montpellier. 
*Masson (Georges); Libraire de l'Académie de Médecine, 120, boulevard Saint-Germain. 

— Paris. — F 

Masson (Emile), 82, rue Taitbout. ~ Paris. 

Dr Masurel, 18, rue de la Barre.— Lille. 

Masorier (J.), Négociant, 16, rue d'Aumale. — Paris. — R 

Mathé, Propriétaire. — Les Bugandières, près Muron (Charente-Inférieure). 

Matheron (Philippe), Ingénieur civil, 86, rue Notre-Dame. — Marseille. 

Mathias, Ingénieur principal de la traction au chemin de fer du Nord, 84, rue de Mau- 

beuge. — Paris. 
Mathieu (Henry), Ingénieur en chef des chemins de fer du Midi, 26, rue Las-Cases. 

— Paris. 

Mathieu, Professeur de mathématiques spéciales au Lycée. — Reims. 

Mathieu (Emile), Propriétaire. — Bize (AudeK 

Mattauch (J.), Chimiste, Établissements H. Stackler. — Saint-Aubin-Épinay (Seine- 
Inférieure). 

Maufras (E.j, Ancien Notaire. — Villogouge, par Castelnau de Médoc (Gironde). 

Maufrot (Jean-Baptiste), Directeur de manufacture, 20, rue des Moulins. — 
Reims. — R. 

Mauouin, Libraire, Conseiller général. — Blidah (province d'Alger). 
•Maunoir, Secrétaire général de la Société de géographie, 14, rue Jacob. — Paris. 

Dr Maunourt (Gabrier.. — Chartres. — R 

Maurel (Marc), Négociant. — Bordeaux. — R 

Maurel (Emile), Négociant, 7, rue d'Orléans. ~ Bordeaux. — R 

D' Maurel, Médecin de i" classe de la Marine, 51, rue Bonhomme. — Cherbourg. 
*Maurt (Paul), Préparateur de botanique à TÉcole pratique des Hautes Études, 53, rue 
Censier. — Paris. 

MausseliiN (Charles), Banquier, 76, rue de Monceau — Paris. 
*D' Mauzion, 34, rue Saint-Jacques. — Paris. 

Maxwell-Lyte (Farnbam), F. C , S. ; F. J» C, Science club, 4, SavileRow. — Londres. 
S. W. — R 

Mater (Ernest), Ingénieur en chef. Conseil aux chemins de fer de l'Ouest, Membre du 
comité technique des chemins de fer, 9, rue Moncey. — Paris. 

Matet, Professeur à la Faculté de Médecine, Médecin des Hôpitaux, 64, rue de la 

République. — Lyon. 
•Maze (l'Abbé). — HarOeur. — R 

Meester (Charles de). Avocat, Rédacteur au XIX^ Siècle, 8, cité Gaillard. — Paris. 

D' Meige. — 2, rue de l'Université. — Paris. 

Meigné, Ingénieur des Arts et Manufactures, Directeur propriétaire de l'usine à gaz. 

— Saintes (Charente-Inférieure). 

Meissas, 10 hiSj rue du Pré-aux-Clercs. — Paris. 

Meissonier, Fabricant do produits chimiques, 5, rue Béranger. — Paris. — R 

Mekarski, Ingénieur civil. Directeur des Tramways de Nantes. — Doulon, près Nantes. 

Meller père, Négociant, 43, pavé des Chartrons. — Bordeaux. 

Mellerio, Élève de l'École des Hautes Éludes, 18, rue des Capucines. — Paris. 
*Men6in-Lecreulx (le Colonel), Directeur du Génie, 35, rue Servan. — Grenoble. 

Mer (Emile), Inspecteur adjoint des Forêts, 1, avenue Duquesne. — Paris. 
*Df MÉRAN, 54, rue Judaïque. — Bordeaux. 

Mbrcadier, Directeur des études à l'École polytechnique, rue Descartes. — Paris. 
•Merceron (Vicat-Maurice), Ingénieur des Ponts et Chaussées, 5, rue de la Liberté. — 
Grenoble. 



POUR l'avancement des sciences LXXVII 



Dr Mercier (Anatole). — Fontenay-le-Comte (Vendée). 

Mercier (Gustave), Pharmacien, Conseiller général, 13, rue Bab-el-Oued . — Alger. 
Merget, Professeur à la Faculté de Médecine. — Bordeaux. — R 
Mbrlhe, Pharmacien. ~ Portbail (Manche). 
Merlin, 16, rue du Luxembourg. — Paris. — R 
Meryille (Jules), 1, rue de la Paix. — Le Havre. 
Mbrville iM"* Jules), 1, rue de la Paix. — Le Havre. 
Mesnagbr, Professeur au ]-.ycée Charlemagne, 6, boulevard Henri IV. — Paris. 
D' Mesnards (P. des), rue Saint-Vivien. — Saintes (Charente-Inférieure). — R 
Messimt, Notaire, 13, rue de Lyon. — Lyon. 

Mestrezat, Négociant, Consul suisse, rue du Parlement. — Bordeaux. 
Metzoer, Ingénieur des Ponts et Chaussées, aux chemins de fer de l'État, 13, boule- 
vard Saint-Germain. — Paris. 
D' Meunier (Valéry], Médecin-Inspecteur des Eaux-Bonnes. — Pau. 
Meunier (Ludovic), Négociant, rue Saint-Symphorien.— Reims. 
Meurdra (H.), Directeur de la Compagnie des Eaux du Havre, 91, rue de Montivil- 

liers. — LeHayre. 
Meure, Pharmacien, 117, rue Notre-Dame. — Bordeaux. 
Meurein,* Pharmacien, 30, rue de Gand. — Lille. 
Dr Meusnier (Paul), 14, Place Saint-Louis. — Biois. 
Di* Meter (Edouard), 73, boulevard Haussmann. — Paris. 
Meter (Lucien), Chimiste, 33, rue Grange-aui-Belles. — Paris. 
*Metran (Octare), 39, rue de THÔtel-de-ville. — Lyon. 
D' MicA, Professeur à TËcole de Médecine. — Bordeaux. — R 
Michaud fils, Notaire. — Tonnay-Charente (Charente-Inférieure). — R 
MiCHAUD, Architecte de la Ville. — Rochefort. 
Dr Michel (Edouard), Secrétaire général de la Société médico-pratique de Paris, 11, rue 

Rougemont. — Paris. 
Michel (Alphonse), Ingénieur civil, rue des Jacobins. — Beauvais (Oise). 
Micheli (Marc). — Château du Crest, près Genève (Suisse). 
Michenot (Théophile), Commis de banque, rue Saint-Léonard. — La Rochelle. 
MiEO (Mathieu), 8 bis, rue des Bonnes-Gens. — Mulhouse (Alsace). 
Miellé (Adolphe), 4, place Saint-Jean. ~ Lyon. 
Mieusement, Photographe, 13, rue de Passy. — Paris. 
Dr Mignbn. — Montaigu (Vendée). 
Dr Mignot, Lauréat de l'Institut. — Chantelle (Allier). 
Dr Millard, Médecin des hôpitaux, 4, rue Rembrandt. — Paris. 
Millardet, Professeur à la Faculté des Sciences. 152, rue Bertrand- de -Goth. — 

Bordeaux. 
Dr Millet, Ancien Interne des hôpitaux de Paris. — Crépy-en- Valois. 
Millet (Paul), Maître répétiteur au Lycée Saint-Louis, 44, boulevard Saint-Michel. — 

Paris. 
*MiLLiAT (A.), Professeur de rhétorique au petit séminaire du Rondeau. — Grenoble. 
Dr MiLLiOT ^Benjamin), Médecin de colonisation. — Bone (Algérie). 
MiLLOU d*Ainval, Ingénieur civil, Chef de section aux chemins de fer d'Orléans. 

— Orléans. 
MaNE-EnwARDS (Alphonse), Membre de Tlnstitut, Professeur de zoologie au Muséum 

et à TÉcole de Pharmacie, rue Cuvier, au Muséum. — Paris. — R 
*MiRA (R.) aîné. Propriétaire. — Saint-Savin (Vienne). 
MiRABAUD (Paul), 29, rue Taitbout. — Paris. — R 
MiRABAUD, Banquier, 29, rue Taitbout. — Paris. — F 
Mirât (Paul), Teinturier, Manufacturier, 32, rue Préfontaine. — Rouen. 
*Dr MiRPiBO, 59, rue Saint-Sulpice. — Bourges. 

MocQUERis (Edmond), 58, boulevard d'Argenson. — Neuilly (Seine). — R 
MocQUERis (Paul), 58, boulevard d'Argenson. — Neuilly (Seine). — R 
MoDELSKi (Edmond), Ingénieur des Ponts et Chaussées. — La Rochelle. 
MoiNET (Edouard), Directeur des Hospices civils de Rouen, rue de Germont. — Rouen. 
MoiTESsiER, Professeur à la Faculté de Médecine. — Montpellier. 
MoLLiNS (S. de), Ingénieur civil. — Croix (Nord). 
MoLLiNS (Jean de) , Docteur es sciences de Zurich, maison Holden. — Croix, près Rou- 

baix (Nord). 
^MoLTENi (A.). Fabricant de machines et d'instruments de précision, 44, rue du 

Château- d'Eau. — Paris. 



mVIII ASSOCIATION FRANÇAISE 

•MoMDS [lA^^]y 176 j rue Fondaudège. — Bordeaux. 

MoNCHEAux (E. db), Pharmacien de 1'* classe, 27, rue de Pontbieu. — Paris. 

MoNCHT (de), Propriétaire, 52, rue des Remparts. — Bordeaux. 

Dr MoNDOT, 9, boulevard Malakolf. — Cran (Algérie). 

MoNGELLAS (E.), Président du Conseil général. — Alger. 

D' MoNiBR (Louis), Médecin en chef des hôpitaux. — Avignon. 

MoNGiN, Directeur du Dépôt de mendicité. — Beni-Messous, près Chéragas, par Alger. 

Monnet (G.), Pharmacien, place du Gouvernement, galerie Sarlande. — Alger. 

•Monnet (Prosper), Chimiste, Directeur de l'usine de la Plaine (Dordagny). — Genève 
(Suisse). 

Monniea (E.), Ingénieur de la Compagnie des Porteurs de la Marne, ancien Mécani- 
cien principal de la Marine, 12, rue Sévigné. — Paris. 

MoNOD (Charles), Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, 12, rue 
Cambacérès. — Paris. — F 

D*" MoNOD (Louis), 5, rue des Écu ries-d'Artois. — Paris. 

Dr MoNOD, 20, rueHustin. ^ Bordeaux. 

Monoter (P.), Professeur à la Faculté de Médecine, 1, cours de la Liberté. — Lyon. 

MoNOTER (M"* F.), 1, cours de la Liberté. — Lyon. 

MoNSEU, Ingénieur, Directeur gérant de la Société anonyme do glaces et verreries du 

Hainaut. — Roux (Belgique). 
*Dr MoNTAz (Léon), 2, rue des Alpes. — Grenoble. 

MoNTEL (Jules), Négociant, ancien Juge au Tribunal de Commerce, 3, boulevard de la 
Comédie. — Montpellier. 

D' MoNTFORT, Professeur 11 l'École de Médecine, 19, rue Voltaire. — Nantes. — R 

MoNTLAUR (Vicomte Amaury de). — Au château de Poudres, par Sommières (Gard). 

MoNT-Louis, Imprimeur, 2, rue Barbançon. — Clermont-Ferrand. — R 

MowT (C). — Commenlry (Allier). — F 

Morand (Gabriel) — Issoire (Puy-de-Dôme). 

MoRANDiÉRE, Ingénieur delà Compagnie de TOuest, 78, ruedePassy. — Paris. 

MoRCH (Mme)^ rue Réaumur. — La Rochelle. 

D' MoRBAu (E.), 7, rue du Vingt-Neuf-Juillet. — Paris. 

MoRBAu (Benjamin), Conseiller municipal, 52, rue de Rennes. — Nantes. 

Df MoREAU, 187, rue de Pessac. — Bordeaux. 

MoREL, Archéologue, Receveur des finances. — Carpentras (Vaucluse) . 

MoREL d'Arleux (Charles), Notaire, 28, rue de Rivoli. — Paris. — F 

Dr MoRET (Jules), 53, rue Cérès. — Reims. 

D' MoRiCE, Médecin à PHôtel-Dieu. — Blois. 

MoRiÈRE, Doyen de la Faculté des Sciences. — Caen. 

MoRiLLOT, Ancien Avocat général à Besançon, Docteur en droit. Avocat au Conseil 
d'État et à la Cour de Cassation, 6), rue Richelieu — Paris. 

MoRiN (Edouard-Charles), Chimiste, 16, avenue Marigny. — Fontenay-sous-Bois. 

MoRiN (Théodore), Docteur eu droit, Administrateur de la Compagnie algérienne, 
4, Avenue Ingres (Passy). — Paris. — R 

MoRLAND (le Colonel John), Union club, Trafalgar square. — Londres, S. W. 

MoROGUES (Baron Eudoxe de), 6, rue du Bœuf-St-Pa terne. — Orléans. 

MoRREN, Membre de l'Académie royale de Belgique, 1, ru 3 Boverie. — Liège (Bel- 
gique). 

Mortier (François), Teintures et Apprêts, rue Clovis. — Reims. 
*MoRTiLLBT (Gabriel de), Professeur à l'École d'Anthropologie, Attaché au Musée des 
antiquités nationales. — Saint-Germain-en-Laye. — R 

MoBTiLLET (Adrien de), au Musée des antiquités nationales. — Sainl-Germain-en- 
Laye. — R. 

MosNERON-DopiN, Président de la Société industrielle, 14, rue Voltaire. —Nantes. 
•DrMossâ (Alp.), Agrégé à la Faculté de Médecine, 48, Grande-Rue. —Montpel- 
lier. — R 

D' MoTAis, Chef des Travaux anatomiques à l'École de Médecine , 26, rue du Cornet. 
— Angers. 

MoTELAT (Léonce), Rentier, cours de Gourgues. — Bordeaux. 

D' Motet, 161, rue de Charonne. — Paris. 

Mouchez (Contre-Amiral), Membre de l'Institut, Directeur de TObservatoire, à l'Obser- 
vatoire. — Paris. 
*MoucHON (Emile), Élève de TÉcole polytechnique. — Paris. 

Mouchot (A.), Professeur en retraite. — Fontainebleau. 



POUR l'avancement des sciences LIXIX 

MouLiA, Négociant, 169, boulevard de Strasbourg. — Le Havre. 

MouLLADE (Albert), L. S., Pharmacien-major de 1" classe, 11, rue du Bocage — 

Nantes - — R 
Dr MouRE (J.-E.), cours de l'Intendance. — Bordeaux. 
Dr MouRGUES. — . Lassalo (Gard). 
Mourlan-Descddé, Propriétaire. — Nérac. 
MoofiNiBR (Jules), Pharmacien. — Sceaux (Seine). 
D>r Moussous, v{8, rue d'Aviau . — Bordeaux. 
Moussous fils, 38, rue d'Aviau. — Bordeaux. 
Mulot, Industriel, 43, rue des Boulets. — Paris. 

MuMM (G. -H.), Négociant en vins de Champagne, 17, boulevard du Temple. — Reims. 
MuROUE (Daniel), Ingénieur de la Compagnie houillère de Bessèges. — Bessèges (Gard). 
MuRRAT, Économiste, Membre honoraire du Cobden-Club, 84-85, King William street. 

— Londres. E. C. 

D** Musgrave-Clat (R. de), 19, rue Latapie. — Pau. 

MussAT (E.), Professeur de botanique à TÉcole de Grignon, 11, boulevard Saint- 
Germain. — Paris. 
*Musset (Ch.), Professeur à la Faculté des Sciences. — Grenoble. 

Naghet, Fabricant d'instruments de précision, 17, rue Saint-Séverin. — Paris. 

Nadaillag (Marquis de), Correspondant national de l'Institut, 8, rue d'Anjou-Saint- 
Honoré. — Paris. 

D^ Nadaud, Médecin des Hôpitaux. — Angouléme. 

Nanot (Georges), Ingénieur des Ponts et Chaussées. — Le Mans. 

Nansodtt (le Général de), Directeur honoraire de l'observatoire du Pic-du-Midi. — 
Bagnères-de-Bigorre. 

Nansoutt (Max de), Ingénieur-Chimiste, 6, rue de la Chaussée d'Antin. — Paris. 
*DrNAPiAS (Henri), Secrétaire général de la Société de Médecine publique et d'Hygiène 
professionnelle, 68, rue du Rocher. — Paris. 

Napias (Moae), 68, rue du Rocher. — Paris. 

Napoli (David), Chimiste aux chemins de fer de l'Est, 98, Faubourg-Poissonnière. — 
Paris. 

Narbonnb (Paul), Propriétaire, — Bize (Aude). 
*Dr Négrié, Médecin des Hôpitaux, 54, rue Ferrère. — Bordeaux. 
*Négrié (Mn»e), 54, Fue Ferrère. — Bordeaux. 

Negrin (Paul), Propriétaire, Directeur de la verrerie Labocca. — Cannes. 
•D' Nepveu, 66, rue d'Hauteville. — Paris. 

Dr Neumann, 43, rue de Châteaudun. — Paris. 

Neveu, Ingénieur civil. — Rueil (Seine-et-Olse) . 

Neveu-Derotrie, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, 63, rue d'Isly, —Alger. 

Neveux, Notaire, 1, rue de la Clef. — Reims. 

NiCAisE, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, Chirurgien des Hôpitaux, 37, 
boulevard Malesherbes. — Paris. 

NiGAiSE, Archéologue. — Chàlons-sur-Mame. 

D*" NiCAS. — Fontainebleau. — R 
*NiGH0LS0N, Chirurgien-Dentiste, 179, boulevard Haussmann. — Paris. 

Nicolas, Représentant de commerce, 10, rue de Lille. — Reims. 

Nicolas (Auguste), Architecte du département du Calvados, 92, rue Saint-Pierre. — 

Caen. 
*Dr Nicolas (Adolphe), 4, rue Brocherie. — Grenoble. 
*NicoLAs (Hector), Archéologue, Conducteur des Ponts et Chaussées, 9, rue Velouterie. 

— Avignon. 

NicoLET (Victor), Fabricant de ciment, 26, rue Saint-Jacques. — Grenoble. 
Nidelet (Urbain), Notaire, 14, rue Crébilion. — Nantes. 
NiEL (Eugène), 28, rueHerbière. — Rouen. — R 
•D' NiEPCB fils (A.), Villa Breuil. — Saint-Raphaël (Var). 
D' NiEPCE, Ex-Médecin inspecteur. — Allevard . 

NiNET aiaé, Directeur de la Société des déchets, 21, rue du Jard. — Reims. 
NiYESSE (A.), Ingénieur-Chimiste attaché à la maison Lefebvre. — Corbehem (Pas-de- 
Calais). 
NrvBT, Ingénieur civil, 87, rue de Rennes. — Paris. 
NiVBT (M»«), 87, rue de Rennes. — Paris. 
NrvBT (Gustave), 87, rue de Rennes. — Paris. — R 
NiYBT (V.), Professeur à l'École de Médecine et de Pharmacie. — Clermont^Ferrand. 



I 



r 
f 



LXXX ASSOCIATION FRANÇAISE 

NiVET (Maurice), Ingénieur-Agronome. — Chasseneuil (Charente). 
NiTOiT (Edmond), Ingénieur en ctief des Mines, 2, rue de la Planche. ^ Paris. 
Noël, Négociant en bois du Nord, 85, cours de la République. — Le Havre. 
A NoEL (J.)i Ingénieur, 20, rue Rohan. — Bordeaux. 

f *D' NoELAS (F.), rue du Phénix. — Roanne (Loire). 

NoELTiNG, Directeur de l'École de Chimie. — Mulhouse (Alsace). — R 

NoGOET (Gustave), 14, rue Chai-des-Farines. — Bordeaux. 

NoiROT (Maurice), Employé, 14, rue Coquebert. — Reims. 

NoiZET (Paul). — Crèvecœur Alland'Huy, canton d'Atligny (Ardennes). 

Nordstrom, Consul de S. M. le roi de Suède et Norvège en Algérie, boulevard de 

la République, maison Féraud. — Alger. 
Normand, Conseiller général de la Loire-Inférieure, 12, quai des Constructions. — 

Nantes. — R 
. Normand (A.), Constructeur de navires, 67, rue du Perrey. — Le Havre. 

r NoROT (Ch.), Chimiste, 10, avenue du Chemin de fer. — Chatou (Seine -et-Oise), 

*NoTTELLE, Secrétaire du Syndicat général des Chambres syndicales, Membre de la 

Société d'économie politique, 49, rue Réaumur. — Paris. 
NoDRT, Professeur à la Société industrielle. — Elbeuf. 
NouYBL, Pharmacien de !'• classe. — Rodez (Aveyron). 
NouTBLLB (Georges), Ingénieur civil, 25, rue Brézin. — Paris. 
NouviON, fils. Manufacturier. — Bctheniville (Marne). 
Nuques (A.), Chimiste, Chef du Laboratoire à la raffinerie Letiaudy frères, 19, rue de 

Flandres. — Paris. 
Oberkaupff (E.), Ministre du saint Évangile, 69, avenue de Saxe. — Lyon. 
Dr OcHOROWicz, Agrégé de l'Université deLemberg, 5, place du Panthéon. — Paris. 
Odier, Directeur adjoint de la Caisse générale des Familles, 4, rue de la Paix. — 

Paris. — R 
Odin, Inspecteur du Crédit foncier de France, 3, rue de l'Abbé-Grégoire. — Paris. 
D' Odin (Joseph), 3, place de la Bourse. — Lyon. 
Œchsner de Coninck (William), 121, rue de Rennes. ~ Paris. — R 
Oliver (Paul), Pharmacien de 1"* classe. — CoUioure (Pyrénées-Orientales). 
Olivier (Ernest), Membre des Sociétés botanique et entomologique de France, 10, cours 

de la Préfecture. — Moulins (Allier). 
Olivier (Auguste), Ancien Magistrat, Conseiller d^arrondissement de Bar-sur-Seine. 

— Saint-Parres-les-Vaudes (Aube). 

Dr Olitier (Paul), Médecin en chef à THospice général. Professeur à TÉcole de 

Médecine, 12, rue de la Chaîne. — Rouen. — R 
OuYiER de Landreyille (Arsèuc), 112, boulevard Voltaire. — Paris. 
*Ollier de Marichard, Archéologue. — Vallon (Ardèche). 

*Ollier, Ex-Chirurgien en chef de THôtel-Dieu de Lyon, Correspondant deTInstitut, 
Associé national de l'Académie de Médecine, Professeur à la Faculté de Méde- 
cine de Lyon, 5, quai de la Charité. — Lyon. — F 
Olliyier, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, 5, rue de l'Université. 

— Paris. 

OlliyieR'Beauregard (G. -M.), 3, rue Jacob. — Paris, 
*Oltramare, Professeur. — Genève (Suisse). 
Onésime (le Frère), 24, montée Saint^Barthélemy. — Lyon. 
*Df Onimus, 7, place de la Madeleine. — Paris. 

Oppenheim frères, Banquiers, 11 bis, boulevard Haussmann. — Paris. — F 
Orbignt (Alcide d'). Armateur, rue Saint-Léonard. — La Rochelle. 
Dr Oré, Professeur à l'École de Médecine, Correspondant national de l'Académie de 

médecine, rue du Palais-de-Justice. — Bordeaux. 
O'Reillt (Joseph^Patrice), Professeur de minéralogie et d'exploitation des mines au 

Collège Royal. — Dublin (Irlande). 
Oriolle, Ingénieur de l'École centrale des Arts et Manufactures. — Nantes. 
OsMOND (F.), Ingénieur des Ai'ts et Manufactures, 49, boulevard Richard-Lenoir. — 

Paris. 
Ouin-Lepage, Chef d'institution, rue d'Esmonts. — Elbeuf. 
Outhenin-Chalandre (Joseph), 37, rue Saint-Roch. — Paris. — R 
*Outran (Emile), 10, Coleman Street. — Londres (E. C). 
Pagnoul, Professeur de chimie. Directeur de la Station agricole du Pas-de-Calais. — 

A iras. 
Pallier (Alfred), Sculpteur. — Viroflay. 



POUR l'avancement des sciences lxxki 

Talun (Auguste), Juge au Tribunal de Commerce. — Avignon. — R 
*Paiiard (A.), Chirurgien en chef des Hôpitaux. ~ Avignon. — R 
•Pam\rd, Chef de bataillon du Génie, 2, place du Lycée. — Grenoble. 
Panckouckb (Henri), Trésorier-Payeur général. — Alençon. 
Papillaud (M"»). — Saujon (Charente-Inférieure). 
Paraf, Ingénieur des Mines, 25, rue de Grammont. — Paris. 
Parion, Membre de la Société d'astronomie, 55, rue Saint-Jacques. — Paris. — R 
Dr Paris (H.). — Chantonnay (Vendée). 
Parisb, Professeur à TÉcole de Médecine, Associé national de l'Académie de Médecine , 

26, place des Bluels. — Lille. — R 
Parisse (Eugène), Ingénieur des Arts et Manufactures, 49, rue Fontaine-au-Roi. — 

Paris. 
Parmentier (Général), Membre du Comité des fortiflcations, 5, rue du Cirque. — 

Paris. — F 
Dr Parhbntibr. — Flizes (Ardennes). 
Parmentier, 3, rue d'Alger. — Paris. 

Paroissien (Albert), Négociant, 3, rue des Templiers. — Reims. 
Parqort (M"*), 1, rue Daru. — Paris. 
Parran, Ingénieur des Mines, Directeur des mines de fer magnétique de Mokta-^1- 

Hadid, 26, avenue de l'Opéra. — Paris. — F 
Parsat, Pharmacien. — Montpazier (Dordogne). 
Partridge (William), Administrateur de la Station maritime de physiologie, 145, rue 

de Paris. *-- Le Havre. 
Pascal (de), Ingénieur, 34, quai delà Charité. — Lyon, 
nr Pasquet (A.). — Uzerches (Corrèze). 
Passion (Octave), Avocat. — Issoire (Puy-de-Dôme). 
Passt (Frédéric), Membre de l'Académie des Sciences morales et politiques, Député 

de la Seine, 8, rue Labordère. — Neuilly-sur-Seine. — R 
Passt (Paul-£douard), Licencié es lettres, 8, rue Labordère. — Neuilly (Seine). — R 
]*ASTEUR, Membre de l'Institut et do l'Académie française, 45, rue d'Ulm. — 

Paris.— F 
D«" Patoir. — Lille. 

Paturel (Georges), Chimiste, 18, rue Gérando. — Paris. 
*Paul (Constantin), Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, Membre de 

l'Académie de Médecine, 45, rue Cambon. — Paris. 
Paulet, Professeur à la Faculté de Médecine, 27, quai Tilsitt. — Lyon. 
*Pauquet (H.), Négociant. — Creil (Oise). 
Paten, 44, rue de Châteaudun. — Paris. 
Pechaud (Jean), Propriétaire. — Saint-Saulges (Nièvre). 
PÉCHiNET (A.), Ingénieur Chimiste — Salindres (Gard).' 
*Dr PÉGOUD (Albert), 1, rue Frédéric-Taulier. — Grenoble. 

PÉLA6AUD (Elysée), Docteur es sciences, 15, quai de l'Archevêché. — Lyon.— R 
Pelagaud (Fernand), Docteur en droit, 14, quai de l'Archevêché. — Lyon. — R 
Pelé (F.), 52, rue Caumartin. — Paris. 
Peligot, Membre de l'Institut, hôtel des Monnaies. — Paris. 
•Pellat (Adolphe), Propriétaire, ancien Vice-Président du Conseil de Préfecture de 

l'Isère. — Fontaine, près Grenoble. 
Pellet (H.), Chimiste de la Compagnie Fives-Lille, 5, rue Fénelon. — (Passy) Paris. 
Pellet, Professeur à la Faculté des Sciences. — Clermont-Ferrand. — R 
Pelletant, Propriétaire. — Genté, par Salles-d'Angle (Charente). 
Pelletier (Horace), Président du Comice agricole de Blois. — Madon, par les Montils 

(Loir-et-Cher). 
Pelloux, Fabricant de ciment, 7, rue Montorge. — Grenoble. 
Peltereau (E.), Notaire. — Vendôme. — R 
*Pknet (Léon), Conservateur du Muséum d'histoire naturelle, 3, rue Villars. — 

Grenoble. 
* Pennés (J.-A.), Ex-Fabricant de produits chimiques et hygiéniques, 31, boulevard de 

Port-Royal. — Paris. —R 
D' Pennetier, Directeur du Muséum d'histoire naturelle. Professeur à l'École de 

Médecine, impasse de laCorderie, barrière Sain t-Maur. — Rouen. 
PsNOT (Achille), Directeur de TÉcole de commerce, 34, rue delà Charité. — Lyon, 
Perard (Louis), Professeur à l'Université. — Liège (Relgique). 
Pbrorigbon. Agent de change, 178, rue Montmartre. — Paris. — F 

f 



LXXXII ASSOCIATION FRANÇAISE 

PÉRÉ (Paul), Avoué. — Marmonde (Lot-et-Garonne). 

Pereire (Henry), 33, boulevard de Courcelles. — Paris. — R 

Pereirb (Emile), 10, rue de Vigny. — Paris. — R 

Pereire (Eugène), Administrateur de la Compagnie Transatlantique, 45, Faubourg- 
Saint-Honoré. — Paris. — R 

Perez, Professeur à la Faculté des Sciences. — Bordeaux. — R 

•Ferez (M^ie), 26, rue du Haras. — Tarbes. 

PÉRiDiER (Jean), chez M. Péridier et C'*, Banquier. — Cette (Hérault). 

PÉRiDiER (Louis), Administrateur de la Bibliothèque populaire gratuite de Cette, 
2, quai du Sud. — Cette. — R 

PARIER, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, Chirurgien des Hôpitaux, 7, rue 
Drouot. — Paris. 

Perier (Louis), 21, rive de la Seine. — Issy (Seine). 

Perier (Auguste], Courtier, rue Villeneuve. — La Bochelle. 

Perin (Albert), 88, rue de Talleyrand. — Reims. 

Peron (Pierre-Alphonse), Sous-Intendant militaire. ~ Bourges (Cher). 

Perot (Adolphe), Docteur es sciences, ancien Préparateur de chimie à ia Faculté 
de Médecine de Paris. — Genève (Suisse). — F 

Perot, Graveur, 117, boulevard de Créteil. — Parc Saint-Maur-les-Fossés.— R 

PéROUSE (Denis), Ingénieur des Ponts et Chaussées, 50, quai de Billy. — Paris. 

Perreau (Paul), 12 6w, rue de Venise. — Reims. 

Perrégaux (Louis), Manufacturier. ~ Jallieu, par Bourgoin (Isère). 

Perret, Ancien Sénateur du Rhône, château de la Chaux. — Collonge-au-Mont (Rhône). 

Perret (Auguste), Négociant, 49, quai Saint-Vincent. — Lyon. 

Perret (Michel), 3, place d'Iéna. — Paris. — R 
*Perriaux, Négociant en vins, 107, quai de la Gare. — Paris. — R 

Perricaud, Cultivateur. — La Bal me (Isère). — R 

Perricaud (Saint-Clair). — La Battero, commune de Sainte-Foy-lès-Lyon (Mulatière, 
Rhône). — R 

Dr Perrichot, 5, rue de la Communauté. — Le Havre. 

Perrier, Professeur au Muséum, 28, rue Gay-Lussac. — Paris. 

Perrier (Ch.). — Valleraugue (Gard). 

Perrier, Colonel , Membre de l'Institut et du Bureau des longitudes, Sous-Directeur 
au Ministère de la Guerre, 138, rue de Grenelle. — Paris. 

Perrier (E.), Ingénieur des Ponts et Chaussées, faubourg de Figuerolles. — Mont- 
pellier. 

Perrin l'R.), Ingénieur en chef des Mines, 17, rue de l'Étoile. — Le Mans. 
*Perrin (Gabriel), Directeur de l'École Vaucanson,4, rue du Vieux-Temple. — Grenoble. 
*Perrin (Félix), Négociant, 5, Grande-Rue. — Grenoble. 

D*" Perrin, Directeur du Val-de-Grâce, 136, boulevard Saint-Germain. — Paria. 

Perrin (Jules), Fabricant de cuirs vernis, 6, avenue de la Tourelle. — Saint-Mandé. 

Perrin (Antoine), Propriétaire. — Sidi-Bel-Abbèa (Dép. d'Oran). 

Perrot (Ernest), 7, rue du Lycée. — Laval (Mayenne). 

Perrot (J.), Commissaire-priseur, 66, rue Miromesnil. — Paris. 

D^ Perroud, Médecin de TIIôtel-Dieu, chargé de la clinique complémentaire à la 
Faculté de Médecine de Lyon, 6, quai des Célestins. — Lyon. — R 

Perrt, Pharmacien. — Layrac (Lot-et-Garonne). 

Dr Perrt (Jean). — Miramont, près Marmande (Lot-et-Garonne). 

Dr Pert, Médecin des Hôpitaux, 67, rue d'Aquitaine. — Bordeaux. 

Pesier (Edmond), Chimisle. — Valenciennes. 

Petit, Pharmacien, 8, rue Fnvart. — Paris. 

Petit (M"*), 8, rue Favart. — Paris. 

Petit (Charles-Paul), Ancien Pharmacien de !'• classe, 17, boulevard Saint-Germain— 
Paris. 

Petit, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, 38, rue Franklin. — Lyon. 
*D' Petit (Henri), Sous-Bibliothécaire à la Faculté de Médecine, 11, rue Alonge. — 
Paris.— R 

Dr Petit (L.), 108, Faubourg-Saint-Honoré. — Paris. 

Petit (Charles), Banquier. — Blois. 

Petit (Ernest), Avocat, rue du Domaine. -^ Blois. 
♦Petit (Louis), 37, cours Morand. — Lyon. 

Petit-Montaudon, 37, rue de Vesle. — Reims. 
*Petiton (A.), Ingénieur-conseil des Mines, 91, rue de Seine. — Paris. 



POUR l'avancement des sciences LXXlLin 

D' Peton. — Saumur (Maine-et-Loire). 

Petrucci, Ingénieur.— Béziers (HérauU).— R. 

Petrucci-Delachapellb (Mnio), 33, avenue Saint-Pierre. — Béziers. 

Peugeot (Armand), Manufacturier. — Valentigney (Doubs). 

Dr Petraud. — Libourne (Gironde). 

Petradd (M"«). — Libourne (Gironde). 

Pbt&e (Jules), Banquier. — Toulouse, — P 

Petrot (J.-J.), Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, Chirurgien des Hôpitaux, 
18, rue Lafitte. — Paris. 

Pezat (Albert), Négociant, 171, rue Sainte-Catherine. ^ Bordeaux. 

D' Pezzer (de), 13, rue Saint-Florentin. — Paris. 

Philip (Isidore) , Propriétaire, 7, rue du Jardin-des-Plantes. — Bordeaux. 
*Philippe (Léon), Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, 28, avenue Marceau. — 
Paris. — R 

PiARRON DE MoNTDÉsiR, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées ' en retraite, 
133, avenue de Neuilly. — Neuilly (Seine). 

PiAT (À.), Constructeur-Mécanicien, 85, rue Saint-Maur. — Paris. — F 

Di'PiBERET, 54, Faubourg-Montmartre. — Paris. 

D' Picard. — Selles-sur-Cher. 
*Dr PiCARDAT (A.). — Saint-Parres-lcs-Yaudes (Aube). 

D' PiCHANCOURT. — Bourgogno (Marne). 

PiCHE (Albert), Ancien Conseiller de Préfecture, 8, rue Montpensier. — Pau. — R 

PiCHOU (Alfred), Chef de bureau aux chemins de fer du Midi, 11, chemin de Cauderès.-^ 
Talence, près Bordeaux. 

Picot (Emile), Pharmacien de l" classe, boulevard deTancarville. — Havre. 

Picou (Gustave). — Saint-Denis (Seine). 

PiCQUET (H.), Capitaine du Génie, Répétiteur à TÉcole polytechnique, 73, boule- 
vard Saint-Michel. — Paris. 

Piéou, 18, rue d'Enghien. — Paris. 

PiERRARD, (Eugène), Ingénieur-Manufacturier, 22, boulevard du Temple. — Reims. 

Pierre (Dominique), Homme de lettres, 72, rue du Bois-de-Cros. — Clermont-Ferrand. 
^PiERRET, Professeur de clinique des maladies mentales à la Faculté de Médecine. — Lyon. 
*Dr PiÉROU. — Chazay-d'Azergues (Rhône). — R 
*PiEROU (M»e). — Chazay-d'Azergues (Rhône). 

Piéton, Avocat, 27, rue de Vesle. — Reims. 

PiETTE (Ed.), Juge au Tribunal de U^ instance, 18, rue de la Préfecture. — Angers 
(Maine-et-Loire) . 

PiFRE (Abel), Ingénieur, 63, avenue Friediand. — Paris. 

PiLLET, Professeur à l'École des Ponts et Chaussées et à l'École des Beaux-Arts, 18, rue 
Saint-Sulpice. — Paris. 

Pilon, Notaire. — Blois. 

PiLLOT (Maurice), Négociant, cours Richard. — La Rochelle. 

Dr Pin (Paul). — Alais (Gard). 

PiNASSEAu (A.), Notaire. — Saintes (Charente-Inférieure). 
*PiNAT (Anatole), Ingénieur des forges d*Allevard. — AUevard (Isère). 
*Dr PiNEAO (Emm.). — Château-d'Oleron (Ile d'Oleron, Charente-Inférieure). 
*PiNEAU (M™e). — Château-d'Oleron (Charente-Inférieure). 

PiNEL (Charles), Ingénieur-Constructeur j ancien Juge au Tribunal de commerce, 24, rue 
Méridienne. — Rouen. 

PwoN (P.), Négociant, 14, rue Saint-Symphorien. — Reims. 

*PiNOT (Jean), Directeur de l'Asile départemental d'aliénés. — Saint-Robert, près Grenoble. 
*PisoN (Joseph), Inspecteur adjoint des Forêts, 2, rue Vàucanson. — Grenoble. 
*PiTAT (Germain), Propriétaire, 10, boulevard du Champbonnet. — Moulins (Allier). 

PiTRAT aîné, Imprimeur, 4, rue Gentil. — Lyon. 

Pitres (A.), Professeur à la Faculté de Médecine, Médecin de l'hôpital Saint-André, 
22, rue du Parlement-Sainte-Catherine. — Bordeaux. — R 

Planchon, Correspondant de l'Institut. — Montpellier. 

Planté, Inspecteur du service télégraphique aux chemins de fer de TÉtat, 6, rue des 
Étudiants. ~ Tours. 

Planté fils (Charles) , Inspecteur Me l'exploitation des chemins de fer de l'État. — 
Saintes (Charente-Inférieure). 

Planteau, Professeur agrégé de la Faculté de Médecine de Bordeaux, 45, cours 
d'Alsace-Lorraine. — Bordeaux. 



LSXUV ASSOCIATION FRANÇAISE 

Plantisr (Alfred), Doctear en médecine et en droit. -« Alais (Gard). 

Plassiard, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées en retraite, 4, me Poisson- 

nière. — Lorient (Morbihan). — R 
D' Plumbau (A.), 84, cours de Toorny. — Bordeaui. 
PoAN DE Sapincoort, Ingénieur, Professeur à TÉcole supérieure d'industrie. 33, me 

Armand-Carrel. — Rouen. 
PoiLLo:<i (L.), Ingénienr-Constracleur (Exploitation générale des Pompes Greindl), 

74, iMiulevard Montparnasse. — Paris. — R 
*PoR«CARÉ, Professeur adjoint à la Kacullé di Méd^'Cine, 9, rue de Serre. — Nancy. 
*PoiNCARÉ, Ingénieur des Mines, Maître de Conférences à la Faculté des Sciences de 

Paris, 66, rue Gay-Lussac. — Paris. 
Poirier (J.), Aide-naturaliste au Muséum, 43, avenne du Maine. — Paris. 
PoiRRiER, Fabricant de produits chimiques, 105, rue Lafayette. — Paris. — F 
PoiRRiER (aine), Teintures et Apprêts, rue Clovis. — Reims. 
Poisson (Jules), Aide-nalunUiste au ^luséum, 69, rue de RufTon. — Paris. 
Poissonnier (Achille), Architecte, 18, avenue du Bel-Air. — Paris. 
PoiTRB, Avocat, Défenseur à la Cour d'appel, boulevard de la République , maison 

Kamoui. — Alger. 
PoLAiLLON, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, Membre de l'Académie de 

Médecine, Chirurgien des Hôpitaux, 6, rue de Seine. — Paris. 
PoLiGNAC (Prince Camille de), route de Grasse, vilhi Jessie. — Cannes. F 
PoLiGNAC (Comte Melchior de). — Kerbastic-sur-Geslel (Morbihan). — R. 
PoLiGNAC (Comte Guy de). — Kerbastic-sur-Gestel (Morbihan). — R. 
PoLLBT, Vétérinaire, 20, rue Jean ne-Mail lotte. — Lille. 
PoLLiART (Léon), Courtier, 5, rue de la Renfermerie. — Reims. 
PoLLOSSON (Maorice), Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, 16, me des Archers. 

— Lyon. 
PoLONT, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées. — - Rochefort. 
*PoMEL (A«), Ancien Sénateur, Directeur de l'École supérieure des Sciences. — Mustapha, 

près Alger. 
I^ohier-Latrargoes (Georges), Ingénieur. — Montpellier. 
*Dr PoHHBROL, Conseiller général du Puy-de-Dôme. — Gerzat [Puy-de-Dôme). 
PoMMEROL, Avocat, Rédacteur de la Revue Matériaux pour l'histoire primitive de 

l'Homme, Veyre-Mouton (Puy-de-Dôme), et 36, rue des Écoles. — Paris. — R 
Pommert (Louis), Négociant en vins, 7, rue Yauthier-le-Noir. — Reims. — F 
PoHHERT (M"* Louis), 1, rue Vauthier-lc-Noir. — Reims. 
*J)' PoNCET (Antonin), Professeur à la Faculté de Médecine, Chirurgien en chef désigné 

de IHôtel-Dieu, p!ace de l'Hôtel-Dieu. — Lyon. 
*PoNCET (M™o), place de l'Hôtel-Dieu. — Lyon. 
PoNCHON, Sous-Ingénieur des Ponts et Chaussées, rue Haute-Saint- André. — Qer- 

mont-Ferrand. 
PoNCiN, Chef d'institution, 8, rue des Maronniers. — Lyon. 
D' Pons. — Nérac (Lot-et-Garonne). 

PoNTiER (André), Pharmacien, 48, boulevard Saint-Germain. — Paris. 
PoNTZBN, Ingénieur civil, 4, Rue Castellane. — Paris 
PoRGis (Charles), Banquier, 13, me Grange-Batelière. — Paris. — R 
PoRTAL (Paul), Banquier. — Montauban. 
PoRTEViN (Y.), Ancien Adjoint au Maire, Juge au Tribunal civil, 2, rue de la 

Belle-Image. — Reims. 
PoRTEviN (H.), Ingénieur civil, ancien Élève de l'École polytechnique, 2, rue de la 

Belle-Image. — Reims. 
*PoTAiN, Professeur à la Faculté de Médecine,. Membre de l'Académie de Médecine, 

256, boulevard Saint-Germain. — Paris. 
PoTEL (Ernest), Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, rueFleuriau. — La Rochelle. 
Potier, Ingénieur en chef des Mines, Répétiteur à l'École polytechnique, 89, bou- 
levard Saint-Michel. — Paris. — F 
Potier (M"«), 89, boulevard Saint-Michel. — Paris. 
PoTRON (Ernest). — Beaumont-en-Argonne (Ardennes). 

PoucHAiN (V.), Maire d'Ar m entières, rue du Faubourg-de-Lille. — Armentières. 
*D^ PoucHET, Professeur au Muséum, Directeur du 'Laboratoire de zoologie et de phy- 
siologie maritime de Concameau, 5, rue Médicis. — Paris. 
'Poujade, Professeur au Lycée de Lyon. — Lyon. 
Pou jade (M"»), au Lycée. — Lyon. 



POUR l'avancement des sciences lxxxv 

PooLAiN [César], Manufacturier, 50, rue des Capucins. — Reims. — R 

PouLLAiN (Mmejj 4^ rue du Chaume. — Paris. 

PoupiNEL (Paul), 64, rue de Sainlonge. — Paris. — F 

PoupiNEL (Jules), 8, rue Murillo. — Paris. — F 

PouPiNEL (Emile), 41, boulevard de Sébastopol. — Paris. 

PoupiNEL (Gaston), Interne des Hôpitaux, 56, rue de Lisbonne. — Paris. — R 

Dr PoussiÉ, 64, rue de Rivoli. — Paris. — R 

D»" PoussiÉ. — Marvéjols (Lozère). 

Poussier (Alfred), Pliarmacien, 4, place Eau-de-Robec. — Rouen. 

Dr PoossoN (Alfred), Ancien Interne des Hôpitaux, 7, rue Villedo. — Paria. 

PouYANNE. Ingénieur en chef des Mines, rue Rovigo, maison Chaise. — Alger. — R 
*Dr PouzET fils. — Privas (Ardèche). 

PowELL (Thomas), Ingénieur, 32, rue d'Elbeuf. — Rouen (Seino-Inférieure). 

Dr Pozzi, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, Chirurgien des Hôpi- 
taux, 10, place Vendôme. — Paris. — R 

Dr Pradier (Frédéric), 6, rue de la Treille. — Clermont-Ferrand. 

Pralon, Ingénieur civil, 43, rue de Rerlin. — Paris. 

Prarond (Ernest), Président honoraire de la Société d'émulation d'Ahbeville. — 
Abbeville (Somme). 

Prat, Chimiste, 111, route de Toulouse. — Bordeaux. — R 

Dr Prataz, Docteur es sciences, Sainte- Foy-la-Mulatiére (Rhône). 

Praz (Maurice), Avoué. — Montauban. 

Preller, Négociflnt, 5, cours de Gourgues. — Bordeaux. 

Prsterre (A.), Rédacteur en chef de VArt dentaire^ 29, boulevard des Italiens.— Paris. 

Prbyet (Ch.), Négociant, 48, rue des Petites-Écuries* — Paris. — ^ R 
*Prbvost (Maurice), Membre de la Société de Topographie de France, 55, rue Claude- 
Bernard. — Paris. 

Proust, Professeur à la Faculté de Médecine, Membre de l'Académie de Médecine, 

Médecin de l'hôpital Lariboisière, 9, boulevard Malesherbes. — Paris. 
*Prouteaux (Henri), 122, avenue de Villiers. — Paris. 

Prud'homme (Charles), Propriétaire, 52, rue de Phalsbourg. — Le Havre. 
*Prudhomme (Auguste), Archiviste départemental de l'Isère, 6, place de l'Étoile. — 

Grenoble. 
*Prudon (le Général), 77, boulevard Hanssmann. — Paris. 

Prunier, Juge suppléant de la justice.de paix de Saint-Hilaire. — Brizambourg, can- 
ton de Saint-Hilaire (Charente-Inférieure). 

D^ Prunières. — Marvéjols (Lozère). 

PuERARi, 69, boulevard Haussmann. — Paris. 

Pujos, 19, allées de Chartres. — Bordeaux. 

*Dr Pujos (A.), Médecin principal du Bureau de bienfaisance, 58, rue Saint-Sernin. — 
Bordeaux. — R 

PuLLiGNT (Vicomte de), au château de Chesnay-sur-Ecos(Eure). 

D' Pupier, rue Strauss. — Vichy. 

PuTZ (Gabriel), Lieutenant au 12» régiment d'artillerie, — Vincennes. 

PuTz [le Général H.), Commandant l'artillerie du l<»r corps d'armée. — Douai. 

PuTZETS, Professeur d'hygiène à l'Université de Liège. — Liège (Belgique). 

QuATRBFAGEs DE Bréau (de). Membre de l'Institut et de l'Académie de Médecine, 
Professeur au Muséum, 36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire. — Paris. — F 

QuATREFAGES DE Bréau (M-« db), 36, rueGeoffroy-Saint-Hilairo, Muséum.— Paris.— R 

QuATREFAGBS DE Bréau (Léouce de), Ingénieur des Arts et Manufactures, 36, rue Geof- 

froy-Saint-Hilaire, Muséum. — Paris. — R 
*Qubf-Debièvrb, Propriétaire, 2, boulevard Louis XIV. — Lille. 

Dr QuÉiREL, 61, rue Saint-Jacques. — Marseille. 

Dr QuÉLKT, Lauréat de l'Académie des Sciences. — Hérimoncourt (Doubs). 

QuENAULT, Sous-Préfet honoraire. Conseiller général de la Manche. — Montmartin- 
sur-Mer [Manche). 

Quentin (Pol), Négociant, 5, impasse des Romains. — Reims. 

QuESNÉ (Victor), Ancien Banquier. ^ Elbeuf. 

QuiNBTTE, Confiseur, avenue Charras. — Clermont-Ferrand. 

Qdinettb de Rochemont, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, 45, rue Sainte- 
Adresse. — Le Havre. 

Dr QuiNQUAUD, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, Médecin des Hôpitaux 
5, rue de l'Odéon. — Paris. 



LXXXYI ASSOCIATION FRANÇAISE 

Rabaud (Alfred), Président de la Société de géographie de Marseille, 101, rue de Paris. 

— Marseille. 

Rabot, Docteur es sciences, Pharmacien, Président du Conseil d'hygiène du dépar- 
tement de Seine-et-Oise, 33, rue de la Paroisse. — Versailles. 

Rabourdin (Charles), Architecte du département du Loiret, 1, rue des Anglais. — 
Orléans. 

Rabourdin (Lucien), Professeur d'économie politique, 50, rue des Écoles. — Paris. 

Rachel (Edmond), Négociant, 14, Esplanade Cérès. — Reims. 

Raclet (Joannis), Ingénieur civil, 10, place des Gélestins. — Lyon. — R 

Dr Rafaillac. -^ Margaux (Gironde). 

Raffa&d, Ingénieur civil, 16, rue Vivienne. — Paris. — R 

Ragain. (Gustave), Professeur au Lycée et à l'École de commerce et d'industrie, 
42, rue de Ségalier. — Bordeaux. 

Ragot (J.l, Ingénieur civil, Administrateur délégué de la Sucrerie de Meaux. — Ville- 
noy, près Meaux (Seine-et-Marne). 

Raillaro, Inspecteur général des Ponts et Chaussées, 7, rue Fénelon. — Paris. 

Raihbault (Paul), Pharmacien de 1'* classe, 38, rue des Lices. — Angers. 
*Di^ Raimbert.. — Châteaudun. 

Dr Raingeard, Professeur suppléant à l'École de Médecine, 1, Place Royale — 
Nantes. — R 

Rambaud (Alfred), Maître de conférences à la Faculté des Lettres, 76, rue d'Assas. 

— Paris. — R 

Rames (J.-B.)) Pharmacien et Géologue. — Aurillac (Cantal). 

Dr Rames (J.), rue d'Aurcigues. — Aurillac (Cantal). 

Ramon, Chef du service du matériel et de la traction. — Gisors (Eure). 

Rampont (Henri), Avocat. — Toul (Meurthe-et-Moselle). 

Dr Ranqub (Paul), 13, rue Champollion. — Paris. 

Dr Ranse (de). Rédacteur en chef de la Gazette médicale , 85, avenue Montaigne.— Paris. 
*Raoult (François), Professeur à la Faculté des Sciences, 2, rue des Alpes. — Grenoble. 

Dr Rattel, 149, rue Montmartre. — Paris. 

I)r Raugé, U, quai de l'Est. — Lyon. 

Raulbt (Lucien), 93, rue Nollet. — Paris. 

Raveaud, Conseiller à la Cour, 188, rue de rÉglise-Saint-Seurin. — Bordeaux. 

Rayeaud (Mn>« Gustave), 118, rue de l'Église-Saint-Seurin. — Bordeaux. 

Ratnal, Négociant, 12, place des Quinconces. — Bordeaux. 

Dr Rebatel (Fleury), 4, rue des Archers. — Lyon. 

Reber (Jean), Chimiste, maire de Houlme. — Au Houlme (Seine-Inférieure). 

Reboul (le Colonel), 53, boulevard Eugène. — Neuilly (Seine). 

RÉciPON (Emile), Propriétaire, Député des Alpes-Maritimes, 39, rueBassano. — Paris. — F 
*Dr Reclus, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, 9, rue des Saints-Pères. — 

Paris. 
*Reclus (Elisée), Géographe. — Clarens (Vaud-Suisse) . 

Reclus (Onésime), Géographe. — Pavillon Chain treauville, par Nemours (Seine-et- 
Marne) . 

Dr Redard, 4, rue du Mont-Blanc. — Genève. 
•Dr Reddon, Médecin résident à la Villa Pentbièvre. — Sceaux (Seine). 

Redibr (A.), Constructeur d'instruments de précision, 8» cour des Petites-Écuries. ^- 
Paris. 

Dr Biois (Emmanuel), Ancien Chef de clinique des maladies mentales à la Faculté de 
Médecine de Paris, Médecin de la maison de santé de Gastel d'Andorte. — Bouscat 
(Gironde). 

Dr Regnard (Paul), Professeur à Tlnstitut national agronomique, 50, boulevard Saint- 
Michel. — Paris. 

Regnault (Henri), Industriel. — Mohon (Ardennes). 

Reich (Louis), Agriculteur. — L'Armillière, par le Sambuc (Bouches-du-Rh6ne). 

Reignier (Alexandre), Médecin consultant, place Rosalie. — Vichy. 

Reille (Baron), Député du Tarn, 10, boulevard de Latour-Maubourg. — Paris. — R 

Reimonenq (Charles), Ex-Chef de section delà voie au chemin de fer du Midi, domaine 
du Bastard. — La Tresne (Gironde). 

Rbinach, Banquier, 31, rue de Berlin. — Paris. — F 
•Reinwald, Libraire, 15, rue des Saints-Pères. — Paris. 
*Reinwald (M"«), 15, rue des Saints-Pères. — Paris. 

Dr Reliquet, 17, boulevard de la Madeleine.— Paris. R 



POUR l'avancement des sciences lxxxtii 

Rehbrano, Pharmacien. — Fontenay-le-Comte (Vendée). 

RÉMT(Ch.), Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, 74, rue de Rome.— Paris. 

Remt-Taneur, Imprimeur en taille douce, 38, rue Lacépède. — Paris. 

Renard (Charles), Directeur général de la Compagnie d'exploitation des Minerais de 

Rio-Tinto. — L'Estaque (Bouches-du-Rhône). — F 
Renard, Capitaine du Génie, au haras du Chalet. ^ Meudon (Seine-et-Oise] . 
Renard [A.)> Juge au Tribunal civil, 3, boulevard des Promenades. — Reims. 
Renard, Chimiste, Professeur à l'École supérieure d'industrie de Rouen, 37, rue du 

Contrat Social. — Rouen. 
Renard et Villet, Teinturiers, cité Lafayette. — Lyon. 
•Renaud (Georges), Directeur de la Revue géographique internationale, Professeur 

d'économie politique, de législation et de géographie aux Écoles supérieures de la 

ville de Paris, 76, rué de la Pompe. — (Passy) Paris. 
Renaud (Paul), Constructeur-Mécanicien, prairie de Mauves. -^ Nantes. 
Renault [£.), Fabricant de tissus imprimés, 6, rue aux Juifs. — Darnétal, près Rouen. 
Renault, Docteur es sciences, Aide-naturaliste au Muséum, 1, rue de la Collégiale. — 

Paris. 
*Renaut (Joseph), Professeur à la Faculté de Médecine, 6, rue de l'Hôpital. — Lyon. 
RÉNIER, Receveur des finances. — Issoire (Puy-de Dôme) . 
Renouard fils (Alfred), Filateur, 46, rue Alexandre-Leleux. — Lille. — F 
Benouard (M*« Alfred), 46, rue Alexandre-Leleux. — Lille. — F 
RsNOUARD-BéGHiN, Filateur et Fabricant de toiles, 3, rue à Fiens. — Lille. 
Renouyier (Charles) -- La Verdette, près le Pontet, par Avignon (Vaucluse). — F 
Renversé, Sous- In tendant militaire en retraite, 49, rue Naujac. — • Bordeaux. 
RÉROLLE (Louis), 44, quai de la Guillotière. — Lyon. 
Rettig (Fritz), Chimiste, maison Heilmann. et C^^. — Mulhouse. 
*REyAUX (G.), Ingénieur, 104, rue Lafayette. — Paris. 
Revilliod (Hippolyte), Docteur en droit, ancien Élève de l'École des Sciences politiques. 

Avocat, rue Villars. — Grenoble. 
Reyoil, Architecte des monuments historiques, Membre correspondant de l'Institut, 

avenue Feuchères. — Nimes. 
Revot (Adolphe), Manufacturier, 9, rue Saint-Pierre-les-Dames. — Reims. 
Reyout (J.-A.), Médecin vétérinaire. — Vienne (Isère). 
Ret (Louis), Ingénieur, 77, boulevard Excelmans. — Paris. — R. 
♦Dr Rey (Armand), Directeur de l'établissement thermal. — Bouquéron-les-Bains, près 

Grenoble . 
*Rey (Edouard), Maire de Grenoble, 2, rue Saint-Laurent. — Grenoble. 
*Rey (Aristide), Homme de lettres. Conseiller municipal de Paris, 60, rue Monge. — Paris. 
*Rey (M™e Aristide), 60, rue Monge. — Paris. 
Rey-Lescurb, Membre de la Société géologique de France, 8, faubourg du Moustier. 

— Montauban. 
Reynaud (G.), Manufacturier. — Betheniville (Marne). 
D' Reynier, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, Chirurgien des Hôpitaux, 

11, rue de Rome. — Paris. 
Dr Riant, iMédecin de TÉcole normale du département de la Seine, 138, rue du Fau- 

bourg-Saint-Honoré. — Paris. 
RiAZ (Auguste DE), Banquier, 10, quai de Retz. — Lyon. — F 
Dr RiBAN, Directeur adjoint au Laboratoire d'enseignement chimique et des Hautes 

Études à la Sorbonne, 85, rue d'Assas. — Paris. 
RiBOT, Avocat, Député du Pas-de-Calais, 65, rue Jouffroy. — Paris. 
Ricard (Louis), Avocat, Maire de Rouen, Membre du Conseil général de la Seine- 
Inférieure, 210, rue Beauvoisine. — Rouen. 
*D' Ricci, 9, rue de la Liberté. — Grenoble. 
Richard, Chimiste, 13, rue Crévier. — Rouen. 
Richard (J.), Entrepreneur. — Uzès (Gard). 
Richard (Maurice), Maire de Millemont, Conseiller général de Seine-et-Oise, 33, rue 

de Prony. — Paris. 
*Dr Richard. — ChAlons-sur-Marne. 

Richard, Fabricant d'instruments de physique, 8, impasse Fessard. — Paris. 
•Richard (Alfred), Pharmacien, 41, cours Berriat. — Grenoble. 
Dr RiCHARDiÉRE (Henri), Ancien Interne des Hôpitaux de Paris, 167, boulevard Saint- 
Germain. — Paris. 

D*" RicHER (Paul), Chef de Laboratoire à la Faculté deMédecine, 15, rue Soufflot.— Paris. 



LXXXVIII ASSOCUTION FRANÇAISE 

BicHBT (Gh.), Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, 15^ rue de l'Uni- 

Tersité. — Paris. 
RicoMB (P.), Pharmacien. — Massillargues [Hérault). 

D' RicoRD, Membre de l'Académie de Médecine, 6, rue de Toumon. — Paris. — F 
RiEDBR (Jacques), Ingénieur E. G. P. ~ Vesserling (Alsace). 
RiEUMAL, Négociant, 6, rue de Mulhouse. — Paris. 
Dr RiGABERT. — Saacy (Seine-et-Marne). 

RiGAUD (Ad.), Négociant, Gonseiller municipal, 49, quai de Béthune. — Lille. 
RiGAUD, Fabricant de produits chimiques, 8, rue Yiyienne. — Paris. — F 
RiGAUD (M"»), 8, rue Vi vienne. — Paris. — F 
RiGAUT (E.), Filateur. rue Sainte-Marie. — FiVes-Lille. 

RiGOUT, Chimiste à l'École des Mines, 60, boulevard Saint-Michel. — Paris. — R 
*RiGEL (Jérôme), chez M. Fauvel, 10, boulevard Bonne-Nouvelle. — Paris. 
RiLLiET, 8, rue de TUôtel-de-Ville. — Genève (Suisse). — R 
RiSLER (Gharles), Ghimisle, Maire du Vile arrondissement de Paris, 39, rue de l'Uni. 

versité. — Paris. — F 
RiSLER (Eugène), Directeur de l'Institut national agronomique, 35, rue de Rome. 

— Paris. — R 
RiSPAL, Négociant, 200, boulevard de Strasbourg. ^ Le Havre. 
Rivière (Emile), Publiciste, 50, rue de Lille. — Paris. 

*RivoiRE-VicAT (Marc), Ingénieur des Ponts et Gbaussées, 24, rue Lesdiguières.— Grenoble. 
Robert (Edouard), Ancien Élève de l'École noimale, Professeur au Lycée, 16, rue du Ma- 
nège. — Montpellier. 

Robert (Gabriel), Avocat, 6, quai de l'Hôpital. — Lyon. — R. 
*RoBERT, Juge, 49 bis, rue du Foix. — Blois. 
♦Robert (M«ne Félix), 49 6t«, rue du Foix. ^ Blois. 

*RoBERT (Auguste), Ingénieur, Gonseiller municipal, 3, rue Villars. — Grenoble. 
Robin (Alphonse), 60, rue Saint-Joseph. — Lyon. 
Robin, Banquier, 38, rue de l'Hôtel-de-Ville. — Lyon. — R 
*RoBiN (Louis). — 57, boulevard de Strasbourg. — Paris. 
'Robineau, Ancien Avoué, Licencié en Droit, 78, rue Lafayette. — Paris. — R 
RoBiNEAUD, Pharmacien, 62, rue Notre-Dame. — Bordeaux. 
Robinet, Chimiste. — Épernay (Marne). 

RocACBÉ, Ingénieur civil, 9, rue des Taillandiers, 5, passage des Taillandiers. —Paris. 
Rochambeau (de). Président de la Société archéologique du Yendômois, 51, rue de 

Naples. — Paris. 
♦RocHARD (Jules), Inspecteur général du service de Santé de la Marine, Membre de 

l'Académie de Médecine,' 4, rue du Cirque. — Paris. 
*RocHAS d'Aiglun (de). Commandant du Génie, quai Saint-Jean. — Blois. 
D^ Roche (A. db la], 21, rue du Plat. ~ Lyon. 
Roche (f.éon). — Oradour-sur-Vayres (Haute-Vienne). 
Roche (Louis), 103, rue de la Croix blanche. — Bordeaux. 
Rochebillard (Paul), 3, rue du Rivage. — Roanne. 

Rocher, Avocat, Membre de la Socié'édc Médecine légale, 7!, rue de la Victoire. — Paris. 
Rochette (de la). Maître de forges (Hauts Fourneaux et Fonderies de Givors), 

4, place Gensoul. — Lyon. — F 
RoDANET (Lucien), Vice-Consul des Pays-Bas. — Chalet-la-Guadeloupe, par Royan-sur- 

Mer. 
Rœderer (Théophile), Négociant en vins de Champagne, 104, rue des Capucins. — 

Reims. 
RoEHRiG, Professeur à l'École de Commerce et dlndustrie, 66, rue Saint-Sernin. -^ 

Bordeaux. 
RoGELET (Camille), Manufacturier, 18, boulevard du Temple. —Reims. 
RoGELET (Edmond), Manufacturier, 3, rue du Marc. — Reims. 
RoGELET (Charles), Manufacturier, 9, rue Ponsardin. — Reims. 
Roger (Henri), Membre de l'Académie de Médecine, Professeur agrégé à la Faculté 

de Médecine, 15, boulevard de la Madeleine. — Paris. — R 
D' Roger (J.), 108, boulevard François I*'. — Le Havre. 
Roger (M"»©), 108, boulevard François 1er. — Le Havre. 
^RoGER (A ), rue Croix-de-Bussy. — Épernay. 
RoHART (Gaston), 44, rue Chabaud. — Reims. 

D' RoHMER, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Nancy, 8 ter, rue des 
Ponts. — Nancy. 



POUR l'avancement des sciences lxx&ix 

RoiG-ToRHÈs, Directeur de la Cronica cientiflca, 26, rue Qaris. — Barcelone (Espagne). 
Roland (H.)» Ingénieur en chef de l'Association normande des propriétaires de macliines 

à vapeur, 3, rue Jeanne-d'Arc. — Rouen. 
Roland (Lucien), Banquier. — Rethel (Ardennes). 
Rolland (G.), Ingénieur des Mines, 49, avenue d^Antin. — Paris. 
Rolland (L.), Fabricant de produits chimiques, 19, Grande-Rue. — IMontrouge 

(Seine). 
Dr RoLLET, Professeur à la Faculté de Médecine de Lyon , ex-Chirurgien en chef de 

l'Antiquaille, 41, rue Saint-Pierre. — Lyon. 
RoLLET (Paul), 6, rue Herschell. — Paris. 
RoLLEZ (G.), 24, boulevard de la Liberté. •— Lille. 

RoLLiN (Albert), Ingénieur des Arts et Manufactures, 20, rue Saint-Jacques. -^ Rouen. 
Roman (E.), Ingénieur dès Ponts et Chaussées, 3, rue Barbecanne. — Périgueux. 
RoHERO (D. Vicente de), Député au Parlement espagnol, ll,PuertaFerri8a. — Barcelone 

(Espagne). 
RoMiLLT (de), 22, rue Bergère. — Paris. — F 
Df Rondeau, Préparateur des travaux de physiologie à la Faculté de Médecine, 34, rue 

de la Pompe. — Paris (Passy). 
Rondeaux (Fernand), Fabricant d'indiennes au Houlme. — Le Houlme par Malaunay 

(Seine-Iniférieure) . 
RoNOBT, Pharmacien, 45, avenue de l'Observatoire. — Paris. 
RoNNA (A.), Ingénieur, Secrétaire du comité de la Société autrichienne h H. P. des 

chemins de fer de l'État, 25, rue de Gramraont.— Paris. 
RoosMALEN (E. de). Directeur de l'École d'Agriculture du Pas-de-Calais. — Berthonval, 

par Mont-Saint-Éloi, près Arros (Pas-de-Calais). 
Roquette-Buisson (le Comte de), Trésorier-Payeur général de Loir-et-Cher. — Blois. 
RosENSTiEHL (Auguste), 114, route de Saint-Leu. — Enghien (Seine-et-Oise). 
RosET (Henri), Pharmacien, Fabricant de produits chimiques, 31, place d'Aumont. — 

Tours. 
Rothschild (Baron Alphonse de), 2, rue Saint-Florentin. — Paris. — F 
RouART (H.), Ancien Élève de l'École polytechnique, 137, boulevard Voltaire. 

— Paris. 
*Rouault (Franrois), Professeur départemental d'agriculture. — Grenoble. 
RouCH (Germain), Licencié es sciences naturelles, 2, rue de l'Hospice-Saint-Joseph. — 

Béziers. 
RoucHT (l'Abbé), Curé. — Chastel par Murât (Cantal). 
RouGERiE (Mfff P. E.), Évêque. — Pamiers (Ariège). 
Rouget (Paul), Ingénieur, Directeur de la Compagnie du gaz de Brest, 38, rue de 

Berri. — Paris. 
D' RouGiER. — Arcachon. 
RouHER (Gustave). -^ Château de Creil (Oise). 
Rouit, Ingénieur en chef de la Compagnie du Médoc. — Bordeaux. 
Rouhazbilles, Vétérinaire. — Bernos, près Bazas (Gironde). 
RouMiEU, Négociant, cours de l'Intendance. — Bordeaux. 
Rousseau (Paul), Négociant, 26, rue Notre-Dame. — Valenciennes. 
Dr Roussel (Théophile), Sénateur, Membre de l'Académie de Médecine, 64, rue 

des Mathurins. — Paris. — F 
Roussel (Jules), Négociant, avenue Plateforme. — Nîmes (Gard). 
Roussel, Chimiste, 13, rue Neuve. —Clermont-Ferrand. 
D' Roussel (J.), 26, boulevard des Italiens. — Paris. 
Rousselet (L.), Archéologue, 126, boulevard Saint-Germain. — Paris. — R 
RoussELET, Sous-Inspecteur des forêts. — Saint-Gobain (Aisne) . 
RoussBLiER (Jean), Directeur de la Société des charbons agglomérés du Sud-Est, 

18, rue de la République. — Marseille. 
*RoussET (Alfred), Professeur au Lycée. — 4, rue Vicat. — Grenoble. 
RoussiLLB (Albert), Chimiste expert, 40, rue Truffault. — Paris. 
Dr Roustan, 58, rue d'Antibes. ~ Cannes. 
D^ RouvEix (M.). — Saint-G^rmain-Lembron. 
Routier, Conseiller général. — Surgères. 

RouviÈRS (A.), Ingénieur civil et Propriétaire. — Mazamet (Tarn). — F 
RouviÂRE (Léopold), Pharmacien. — Avignon. 
RoD VILLE (P. de), Doyen de la Faculté des Sciences. — Montpellier. 
*Roux, Imprimeur, 21, rue Centrale. — Lyon. 



*£ 



XG ASSOCIATION FRANÇAISE 

Roux (Ph.)f 138, rue Amelot. — Paris. 

Router (L.j, Négociant, 27, rue David. — Reims. 

Rot, Pharmacien, Vice-Présideotde la Société de pharmacie deSeine^t-Marne.— Melun. 

RozET (Emile), Négociant, 18, rue de l'Assomption. — Paris. 

RuBiNO (Alfred), Propriétaire, 11, rue du Minage. — La Rochelle. 

RucH (Alphonse), 29, rueSévigné. — Paris. 

Rdmpler (Théophile), Vice-Président de la Société de protection des Alsaciens-Lorrains 

demeurés Français, 8, rue Beauregard. — Paris. 
Dr Sabatibr, rue de la Coquille. — Béziers (Hérault). 
*Sabatier (Armand), Professeur à la Faculté des Scienc?s de Montpellier. — 

Montpellier. — R 
Sabatier (Camille), Administrateur de la commune mixte. — Forb-National (dépar- 
tement d'Alger). 
Dr Sabatier-Desarnaud. — Béziers [Hérault). 
Sabin-Bodlet, 30, rue Abel-de-Pujol. — Yalenciennes. 
Sacazb (Julien), Avocat, Président de la Société des Études du Comminges, Pyrénées 

centrales. — Saint-Gaudens (Haute*-GaronneU 
Dr Sadler (A.), Chef des travaux histologiques à la Faculté de Médecine. — Nancy. 
Saget, Directeur de la Banque de France. — Tours. 

*Saglier, Préparateur à la Faculté des Sciences, 12, rue d'Enghien. — Paris. 
Sagnier (Henri), Secrétaire de la rédaction du Journal de l*AgricuUure^ 2, carrefour 

de la Croix-Rouge. — Paris. 
Saignât (Léo), Professeur à l'École de Droit, 24 6m, rue du Temple. — Bordeaux. 
Saint-Joseph (Baron de), 23, rue François P'. — Paris. 
Saint-Laurent (de), Avocat, 128, cours des Fossés. — Bordeaux. 
Saint-Loup, Professeur à la Faculté des Sciences. — Glermont-Ferrand. 
Saint-Martin (Charles de), 22, avenue du Maine. —Paris. — R 
Saint-Olive (G.), Banquier, 13, rue de Lyon. — Lyon. — R 
Saint-Oûen (Fernand de), Propriétaire, rue Notre-Dame. — Yalenciennes. 
Saint-Paul de Sainçat, Directeur de la Société de la Vieille-Montagne, 19, rue 

Richer. — Paris. — F 
Saint-Quentin, Professeur au Collège. — Laon. 
Saint-Requier, Ingénieur, 4, avenue Lalauzière. — Asnières (Seine). 
Saint-Saud (Aymar d*Arlot, Comte de), ancien Magistrat. — La Roche-Chalais (Dor- 

dogne). 
Saint-Venant, Sous-Inspecteur des Forêts. — Bourges. 
Salanson (A.), Directeur de l'usine à gaz. ^ Nimes. 
Salatert -Pelletrbau (J.-Émile), Propriétaire. — Tonueius (Lot-et-Garonne). 
Salet (Georges), Préparateur à la Faculté de Médecine, 120, boulevard Saint-Germain. 

— Paris. — F 
Salet (M»«), 120, boulevard Saint-Germain. — Paris. 
Salier (François). — Moissac (Tarn-et-Garonne). 
Salle (Adolphe), Négociant, 61, pavé des Chartrons. — Bordeaux. 
Salleron, Constructeur, 24, rue Pavée (au Marais). — Paris. — F 
*Salmon (Ph.), Avocat, Vice-Président de la Commission des monuments mégali- 
thiques, 29, rue Le Peletier. — Paris. 
Salomon (Georges), Ingénieur civil des Mines, 30, boulevard Malesherbes. — Paris. 
Salvago (Nicolas), Villa Lola. — Nice. 
Salyebt de Bellenave (de), Ingénieur de la Marine, 4, rue de l'Entrechaux. — 

Toulon. 
Sahart (Paul), Ingénieur, Architecte en chef delà Ville, 31, rue Mogador. — 

Alger. 
Sahazbuilh (Fernand), Avocat, 60, cours de Tlntendance. — Bordeaux. 
Samuel (Emile), Manufacturier. — Neuville-snr-Saône. 
•Saporta (le Marquis de). Correspondant de Tlnstitut. — Aix-en-Provence et Tété à 

FoDscolombe, par le Puy-Ste-Répai;ade (Bouches-du-Rhône). 
*Saporta (Le Comte Antoine de), 29, rue de la Loge. — Montpellier. 
Saporta (Mmo la Comtesse A. de), 29, rue ie la Loge. — Montpellier. 
*Sar (Georges), Élève de mathématiques spéciales, 50, boulevard Saint-Germain. — Paris. 
Sarazin (Edmond), Licencié es sciences. — Genève. 
Sarcet (Francisque), 59, rue de Douai. — Paris. 
Sarradin (Emile), Trésorier de l'Association polytechnique nantaise, 22, bonleTard 

Delorme. — Nantes. 



POUR l'avancement des sciences XCl 



*Df Sarret (Jules), Maire. — Goncelin (Isère). 
*Dr Satre, 1, rue Montorge. — Grenoble. 

Saunion (Alexandre), Négociant, rue des Ormeaux. — La Rochelle. 

Saurt (J.), Pharmacien. — Aurillac (Cantal). 
*Dr Saussol, 22, boulevard Henri IV. — Montpellier. 

Dr Sauvage (Emile), Directeur de la station aquicole, 9, rue Tour-Notre-Dame. — 

Boulogne-sur-Mer. 
*Sauvage, Pharmacien, 11, rue Scribe, — Paris, 

Dr Savatier. — Beauvais-sur-Matha (Charente-Inférieure). 

Sayé, Pharmacien. — Aneenis (Loire-Inférieure). 

Sat (Léon), Sénateur, ancien Ministre des Finances, 21, rue Frenel. —Paris. —F 

ScHAEFFER (Gustavc), Chimiste. — -Dornach (Haut-Rhin). 

Scheurer-Kestner, Sénateur, 57, rue de Babylone. — Paris. — F 

ScHLOTFELDT (Frédéric), Directeur de l'usine à gaz. — Montpellier. 
•ScHLUMBERGER (Charles), Ingénieur des Constructions navales, en retraite, 54 bis, 
rue du Four-Sainl-Germain. — Paris. — R 

ScHLUMBERGER (Donald). — Mulhouse (Alsace). 

ScHMiTT, Pharmacien principal à la Pharmacie centrale des hôpitaux militaires, 160, rue 
de l'Université. — Paris. 

ScHMiTT (Ernest), Professeur de chimie à la Faculté libre des Sciences, Professeur 
de chimie et de pharmacie à la Faculté libre de Médecine. — Lille. 

ScBMOL (Charles), 132, rue de Turenne. — Paris. 

Dr SCHŒLHAHMER. — MulhouSC (AlSQCe). 

ScHŒLHAMMER (Paul), Chimiste <iez MM. Scheurer, Rott et C^e. — Thann (Alsace). 
ScHOENGRUN, Membre de la Chambre de commerce, place Dauphine. — Bordeaux. 
ScHOELAUB (Auguste), Agent d'assurance. — Altkirch (Alsace). 
ScHRADER père. Ancien Directeur des classes de la Société philomalhique, 20, rue 

Borie. — Bordeaux. — F 
ScHRADER (Frantz), Membre de la Direction centrale du Club Alpin, 75, rue Madame. 

— Paris. 

ScHOLTZ (E.) et C*«, Fabricants, 8, rue du Griffon. — Lyon. 

ScHOTZENBERGER, Professeur au Collège de France, Membre de l'Académie de Mé- 
decine, 53, rue Claude-Bernard. — Paris. 

Schwab (Fernand), Ingénieur des Arts et Manufactures, 11, rue Saint-Nicolas. — 
Nancy. 

D^ ScHWARTZ, 122, boulevard Saint-Germain. — Paris. 

Dr ScflWÉHiscH, 55, rue du Cherche-Midi. — Paris. 
*ScHWÉRER (Pierre-Alban), Notaire, 3, rue Saint- André. — Grenoble. — R 

ScHwoB, Directeur du Phare de la Loire, 6, rue Héronnière. — Nantes. 

SciAHA (Daniel), Ingénieur agronome. — Mesley, près Limoges (Haute-Vienne) . 

ScRiYE (Désiré), Négociant, 1, rue des Lombards. — Lille. 

ScRiVE-LoTER, Manufacturier, 27 bis, rue du Vieux-Bourg. — Lille. 

Sebert (H.), Colonel d'artillerie de la Marine, 13, rue de la Cerisaie. — Paris. 

Secrestat, Négociant, Membre du Conseil municipal, — Bordeaux. 

SECRETANT (Gcorges), Ingénieur-Opticien, 13, rue du Pont-Neuf. — Paris. 

SÉE (Marc), Membre de l'Académie de Médecine, Professeur agrégé à la Faculté de 
Médecine de Paris, 126, boulevard Saint-Germain. — Paris. 

SÉE (Edmond), Ingénieur, 121, boulevard de la Liberté. — Lille. 

SÉE (Paul), Ingénieur civil. — Lille. 

Segrestaa (Maurice), 25, allées de Chartres. — Bordeaux. 

Segretain, Colonel, Directeur du Génie. — Grenoble. — R 

SÉGUIN (Paul), Ingénieur, quai des Étroits. — Bellerive, par Lyon. 

Séguin (L.), Directeur de la Compagnie du Gaz du Mans, Vendôme et Vannes, à 
Tusine à gaz. — Le Mans. 

Dr Seguy, boulevard Séguin. — Oran. 

Seiler (Antonin), Juge d'instruction. — La Châtre (Indre). 

Seiler (Albert), Ingénieur, 17, rue Martel. — Paris. 

D' Seiler (M.), 26, boulevard Magenta. — Paris. 

Seignouret (P.-E.), Ancien Élève de l'École polytechnique, 23, cours du Jardin-Public. 

— Bordeaux. 

Selleron (E.), Ingénieur des Constructions navales, 18, rue Esprit-des-Lois. — Bor- 
deaux. — R 

Selleron-Koechlin (Ernest) père. Négociant, 76, rue de la Victoire, — Paris. 



XGII ASSOaATION FRANÇAISE 

D' Sbisis. — Nérac. 

SÉLTS-LoNCHAicPS (Walther de), 33, rue de la Vanne. — Bruxelles. 
*Sbnart (E.)f 22, rue Grande-Étape. — ChAlons-sur-Marne. 

Sentini, Pharmacien, Président de la Société de Pharmacie de Lot-et-Garonne. ^ 

AgeD. 
•Sentis, Professeur au Lycée. — Grenoble. 

Serre (Gaston de), Membre de la Société géologique de France, 8, rue Las-Cases. 

— Paris. 

Serre (Fernand), Avocat, 2, rue Levât. — MoQipellier. 

Serre, Inspecteur primaire, 4 hiSy rue Mogador. — Alger. 

Serres (de), Vice-Président du Comité de direction de la Société autrichienne L R. 

priv. des chemins de fer de l'État, Park Ring. — Vienne (Autriche). — 23, rue de 

Grammont. — Paris. 
Dr Seryajan, Inspecteur des Eaux minérales de Saint-Alban, Entrepôt des Eaux mi- 
nérales. — Saint- A'ban (Loire). 
Dr Seryantie, Pharmacien, 31, rue Margaux. — Bordeaux. 
Serve (Elle), Notaire. — Saint-Pourçain (Allier). 
Servier (Aristide-Edouard), Ingénieur des Arts et Manufactures, Directeur d« la 

Compagnie du gaz de Metz, 2, rue Hippolyte-Lebas. — Paris. — R 
Dr Seuvre, 9, rue du Bourg-Saint-Denis. — Reims. 
SÉYENNE, Président de la Chambre de commerce, 1, rue de Lyon. — Lyon. 
Setnes (Léonce de), 58, rue Calade. — Avignon. — R 

Setnes (de), Agrégé à la Faculté de Médecine, 15, rue Chanaleiiies. — Paris. — F 
Setrig, Ingénieur civil, 147, ayenne de Wagram. — Paris. 
Dr Sezart, Médecin de l'hôpital civil, 8, rue Vialar. — Alger. 
SiBOUR (Auguste), Capitaine de vaisseau, -r- Salon (Bouches-du-Rhône). 
SiCARD, Chef de section aux chemins de fer de TÉtat. — La Roche-sur-Yon (Vendée). 
SiCABD (H.), Professeur à la Faculté des Sciences, 2, place Kléber. — Lyon. 
Dr SiCARD (Léonce), 4, rue Montpelliéret. — Montpellier. 
SiCARD (H.), Pharmacien de 1*** classe. — Béziers (Hérault). 
Siébert, 23, rue Paradis-Poissonnière. — Paris. — F 
Siegfried (Jacques), Banquier, 1, rue de Choiseul. — Paris. 
*SiÉ6LER (Ernest) , Ingénieur des Ponts et Chaussées , Ingénieur principal des chemins 

de fer de l'Est, 8, rue Noël. — Reims. — R 
Dr Signez, 136, boulevard Voltaire. — Paris. 
*SiLYA (R.-D.), Chef des travaux de chimie analytique à TÉcole centrale. Professeur 

à l'École municipale de physique et de chimie industrielles, 26, rue de la Harpe. — 

Paris. 
Simon (Pierre), Propriétaire, 12, quai de Turenne. — Nantes. 
Simon, Bijoutier. — Rodez (Aveyron). 
Simon (A.-B.), Ingénieur, Directeur des mines de Graissessac, 12, rue du Clos-René. 

— Montpellier. 

Simon, Pharmacien, 36, rue de Provence. — Paris. 

Simonin, Ingénieur civil, 34, rue de Turin. — Paris. 

SiMONNET (Camille], Fiiateur, 28-30, rue de Courcelles. —Reims. 

SiNDico (Pierre), Peintre, 7, rue Garreau (Montmartre.) — Paris. 

Dr SiNETT (de), 10, roe de la Chaise. — Paris. 

SiNOT, Négociant. — Cette. 
*Sirand (Pierre), Pharmacien, 4, rue Vicat. — Grenoble. 

Dr SiREDET (François), Médecin de l'hôpital Lariboisière, 23, rue Saint-Lazare. — 
Paris. 

SiRET (Eugène), Rédacteur du Courrier de la Rochelle, place de la Mairie.— La Rochelle. 
*SiRODOT (Simon), Correspondant de Tlnstitut, Doyen de la Faculté des Sciences de Ren- 
nes. — Renues. 

SivRY (P.), Chef de bureau au Crédit foncier de France, 34, rue de l'Ouest.— Paris. 

Skousès (Paul). — Athènes (Grèce). 

Dr Smester, 31, rue de Naples. — Paris. 

Société anonyme des Houillères de Montrambert et de la Béraudière. — Lyon. — F 

Société nouvelle des Forges et Chantiers de la Méditerranée, 1, rue Vignon. — 
Paris. — F 

Société des Ingénieurs civils, 10, cité Rougemont. — Paris. — F 

Société des anciens Élèves des Écoles nationales d'Arts et Métiers, 36, rue Vivienne. 

— Paris. 



POUR l'avancement des sciences xciii 

Société de Géogmphift d'Oran. — Oran. 

Société des Beaux-Arts, des Sciences ei des Lettres, rue du Marché. — Alger. 

Société académique de la Loire-Inférieure. — Nantes. — R 

Société philomathique de Bordeaux. ~ R 

Société centrale de Médecine du Nord. — Lille. — R 

Socjété des Sciences naturelles de la Charenle-Inférieure, représentée par M. Beltre- 
mieux. Officier de rinslruction publique. — La Rochelle. 

Société hispano-portugaise de Toulouse. — Toulouse. 

Société d'Agriculture de l'Indre, place du Marché-aux-Blés. — Chàteauroux. 

Société de Médecine de Saint-Étienne et de la Loire. — Saint^Étienne (Loire). 

Société d'Émulation des Côtes-du-Nord. — Saint-Brieuc. 

Société d'Émulation du Doubs. — Besançon. 

Société de Médecine et de Chirurgie de Bordeaux. 

Société de Médecine et de Chirurgie. — La Rochelle. 

Société des Sciences physiques et naturelles, rue Montbazon. — Bordeaux. — R 

Société des Sciences médicales de Lyon. 

Société des Sciences et Arts de Vitry-le-François. 

Société des Sciences physiques et naturelles de Toulouse, 5, rue Moulins-Bayard. — 
Toulouse. 

Société d'Agriculture, Industrie, Sciences, Arts, Belles-Lettres du département de la 
Loire. — Saint-Etienne. 

Société polymathique du Morbihan. — Vannes. 

Société de Pharmacie de Bordeaux. — Bordeaux. 

Société d'Agriculture, Commerce, Sciences et Arts du dép^ de la Marne. — Chàlons. 

Société Ramond. — Bagnères-de-Bigorre. 

Société nationale des Sciences naturelles et mathématiques de Cherbourg. — Cher- 
bourg. 

Société d'Études des Sciences naturelles. — Béziers. 

Société industrielle d'Amiens. — Amiens. — R 

Société d'Agriculture, Belles-Lettres, Sciences et Arts. — Poitiers. 

Société linnéenne de Bordeaux. — Bordeaux. 

Société française d'Hygiène [Président de lu], 30, rue du Dragon. — Paris. 

Société des Sciences, de l'Agriculture et des Arts de Lille. — Lille. 

Société de Géographie, 184, boulevard Saint-Germain. — Paris. — . R 

Société des Pharmaciens des Bouches-du-Rhône, 25, rue de l'Arbre. — Marseille. 

Société de Statistique, 4, rue d'Arcole. — Marseille. 

Société des Sciences de Nancy. — Nancy. 

Société industrielle de Reims. — Reims. — R 

Société médicale de Reims. — Reims.— R 

Société de Pharmacie de Paris, École de pharmacie, avenue de l'Observatoire. — Paris. 

Société de Lecture de Lyon, 37, rue de la Bourse. — Lyon. 

Société de Statistique, Sciences, Lettre^ et Arts des Deux-Sèvres. — Niort. 

Société médico-pratique de Paris, place Beaudoyer, mairie du IV* arrondissement. — 
Paris. — R 

Société d'économie politique de Lyon, 12, rue de la Bourse. — Lyon. 

Société française de photographie, 20, rue Louis-le-Grand. — Paris. 

Société générale des Téléphones, 41, rue Caumartin. — Paris. — F 

Société des Sciences et des Lettres de Loir-et-Cher. — Blois. 

Société dé Pharmacie de Lyon. — Lyon. 

Société Botanique de Lyon, Palais des Beaux-Arts, place des Terreaux. — Lyon. 

Société Médicale de Jonzac. — Jonzac. 

Société des Lettres, Sciences et Arts du Gers. — Auch. 

Société de Géographie de Toulouse. — Toulouse. 

Société Française des Amis de la Paix, 30, rue Taitbout. — Paris. 

Société de Médecine Vétérinaire de l'Yonne. — Auxerre. 

Société de Médecine vétérinaire pratique, mairie du IV arrondissement. — Paris. 

Société d'Histoire naturelle de Loir-et-Cher. — Blois. 

Société des Excursionnistes. — Blois. 

Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles lettres de l'Eure. — Évreux. — R 

Société des Sciences, Lettres et Arts de Pau. — Pau. 

Société nationale de Médecine de Lyon. — Lyon. — R. 

Société d'études des Sciences naturelles, 16, rue Bourdaloue. — Nimes. 

Dr SoLLES, Conseiller municipal, rue Sainte-Catherine. — Bordeaux. 



XCIV ASSOCUTION FRANÇAISE 

•SoLLiER (E.), Fabricant de ciment, Neufchâtel, par Samer (Pas-de-Calais). 
SoLVAT. — Baitsfort-lèfr-Bruxelles (Belgique). — F 
SoLVAT BT C'*, usine de Varangeville-Dombasle, par Dombasle (Meurthe-et-Mos.). 

— F 

*SoMASCO (Charles), Ingénieur. — Creil (Oise). 

*Dr SoRDES (A.). -- Tarare. 

*SoRBT (Louis), Professeur à l'Université de Genève, 2, rue Beauregard. — Genève. 

(Suisse). 
*SoRET (Charles), 2, rue Beauregard. — Genève. 

SoRREL (Joseph), Tanneur, place de la République. — Moulins (Allier). 

Souche, Instituteur communal. — Pamproux (Deux-Sèvres). 

SoucHET (Alexis), Notaire, 19, rue Gargouleau. — La Rochelle. 

Dr SouLEZ. — Romorantin. 

Dr SouLiGNOUx. — Vichy (Allier). 

Dr SouvERBiB (Saint-Martin), Conservateur du Muséum d'histoire naturelle, 5, rue 

Bardineau. — Bordeaux. 
*^Spillmann (Paul), Professeur agrégé à la Faculté de Médecine. — Nancy. 

Dr Stagienski de Holub, 2, rue Balay. — Saint-Étienne (Loire). 

Stead (W. H.), 1, Trafalgar Road, Birkdale. — Southport (Angleterre). 

Steinmetz (Charles), Tanneui». — Mulhouse (Alsace). — R 

Stengelin, maison Évesque et C'*, 31, rue Puits-Gaillot. — Lyon. — R 

Dr Stéphan (E.), Professeur suppléante l'École de Médecine d'Alger, 18, rue Rovigo. 

— Alger. 

Stieffel (Jules), Entrepreneur, 102, chaussée de Dornach. — Mulhouse (Alsace). 
*Dr Stœbbr, 2, rue Drouot. — Nancy. 

Stœcklin, Inspecteur général des Ponts et Chaussées, 4, avenue de TAlma. — Paris. 

Storck, Ingénieur civil, 78, rue de l'Hôtel-de-Ville. — Lyon. 

Storck (Mme A.), 78, rue de l'Hôtel-de-Ville. — Lyon. 
*Stouff (Xavier), Inspecteur d'Académie, 6, rue Haxo. — Grenoble. 

Stbapart, Professeur à l'École de Médecine de Reims, 9, impasse du Carrouge. — Reims. 

Strobl (Hermann), Chimiste. -^ Valenciennes. 
•Studler, Directeur de l'École primaire supérieure. — Bel-Abbès (département d'Oran). 

Sturel (Emile), Propriétaire, 66, rue Saint-Laurent. — Pont-à-Mousson. 

D' SucHARD, 9, avenue de l'Observatoire, à Paris et aux bains de Lavey. — Vaud 

(Suisse). — F 
*SoRBDA (M"), 34, rue Haute. — Rueil (Seine-et-Oise). 

SuRELL, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées en retraite, Administrateur du chemin 
de fer du Midi, 54, boulevard Haussmann. — Paris. — F 

SuRRAULT, Notaire, 5, rue de Cléry, — Paris. — R 

SuRUN (Emile), Pharmacien, 376, rue Saint-Honoré. — Paris. 

Dr SuzzARiNi, Conseiller général. -— Arzew (Dép^ d'Oran). 

Stcinski, Ingénieur, 6, rue Blanchard. — Alger. 

Stkbs (Alfred), Soliciter. -— Milesbridge, near Huddersûeld (Angleterre). 

Syndicat des pharmaciens de l'Indre. — Châteauroux. 

Tabaraud (Wilfrid), 5, quai de Bacalan. — Bordeaux. 

Dr Tachard, Médecin-Major de !'• classe, boulevard deSalan. — Brive (Corrèze). — R 

Tachard (Mn»e)j boulevard de Salan. — Brive (Corrèze). 

Tachard (Albert), Ancien Député du Haut-Rhin, 13, rue Tronchet. — Paris. 

Tachet, Président du Tribunal de Commerce, 2, rue Juba. — - Alger. 

Tainb (Albert), Pharmacien de 1" classe, 4, place des Pyrénées. — Paris. 

Tanbsse, Professeur en retraite, 53, quai Valmy. — Paris. 

Tanret (Charles), Pharmacien de l'» classe, 64, rue Basse-du-Rempart. — Paris. 
*Tan VIRAT (Jules), Professeur départemental d'Agriculture. — Blois, 

Tarbodriech (Paul), Conseiller d'arrondissement. — Sallèles-d'Aude (Aude). 

Tardiveau (A.), Associé d'agent de change, 4, rue Meyerbeer. ^ Paris. 

Tarrade (A.), Pharmacien, Adjoint au Maire, Membre du Conseil général, 69, avenue 

du Pont-Neuf. — Limoges (Haute- Vienne). — R 
*Tarissan, Professeur au Lycée de Tarbes, 26, rue du Haras. — Tarbes. 
*Tarissan (Mme), 26^ rue du Haras. — Tarbes. 
*Tarry, Inspecteur des Finances, 6, rue Clauzel. — Alger. 

Tarry (Gaston), Contrôleur des Contributions diverses. — Alger. 

Tastet (Edouard), Négociant, 60, façade des Chartrons. — £>rdeaux. 

Tatin (Victor), Ingénieur-Constructeur, 54, rue de la Folie-Regaault. — Paris. 



POUR l'avangement' des sciences xcv 

Taussbrat (Alexandre), Ëlève à l'École des Chartes, 2, rue deFlearus.— Paris. 
Tayernibr (de), Ingénieur des Ponts et Chaussées, 7, rue Baudin. — Paris. 
TcuEBiCHEF, Membre de l'Académie. — Saint-Pétersbourg (Russie). 
Dr Teillais, place du Cirque. — Nantes. — R 

Tetsseire (Orner), Négociant exportateur, 33, allée d'Amour. — Bordeaux. 
Teissereng (Emile), 17, rue Magaelonne. — Montpellier. 
*Teissereng de Bort (Léon), Chef de serrice de météorologie générale, 60, rue de 

Grenelle. — Paris. 
Teisset (Jules), Ingénieur chez MM. Béthouart et Brault, constructeurs-mécaniciens, 

Fonderies de Chartres. — Chartres (Eure-et-Loir). 
*Dr Teissibr (Joseph), Professeur agrégé à la Faculté de ' Médecine de Lyon, 8, place 

Bellecour. — Lyon. 
*Tbissier (M"**), 8, place Bellecour. — Lyon. 

Dr Teissibr, Professeur à la Faculté de Médecine de Lyon, 16, quai Tilsitt.^Lyon.-*R 
Tellibr (Jules), Propriétaire. — Sézanne (Marne). 
Tempié, Propriétaire, rue Maguelonne. — Montpellier. 
Tbrqueh, Professeur d'hvdroeraphie. — Dunkerque. 
Terqubm (Àlfi*»!), Professeur à la Faculté des Sciences, 116, rue Nationale. — 

Lille. — R 
Terras (de), Ancien Élève de l'École polytechnique. — Au Grand Bouehet, par Montdou- 

bleau (Loir-et-Cher). 
*Tbrrayali£n (Auguste-Marie), Propriétaire, 3, rue de Mon treuil. — Paris. 
*Terrayalien (Mn»o), 3, rue de Montreuil. — Paris. 
*Tbrribr (Léon), Professeur au Collège RoUin, avenue Trudaine.— Paris. 
*Tbrrier, Architecte, Secrétaire de l'École spéciale d'Architecture, 136, boulevard Mont- 
parnasse. — Paris. 
Tbrrier (Paul), Ingénieur, 56, rue de Provence — Paris. 
Terrier, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, 22, rue Pigalle. — 

Paris. 
Tessier (Charles), Négociant, rue de Feltres. — Nantes. 
Dr Testelin (Achille), Sénateur, 16, rue de Thionville. — Lille. 
*Testoud (Charles), Professeur à la Faculté de Droit, Adjoint au Maire, 5, rue Montorge. 

— Grenoble. 
*Testut (L.), Professeur d'analomie à la Faculté de Médecine, 13, rue Inkermann. — 

Lille. — R 
Tbuladb (Marc), Avocat, Membre de la Société de Géographie et de la Société 

d'Histoire naturelle de Toulouse, 10, rue Peyras.— Toulouse. 
*TEULLé (le Baron Pierre), Propriétaire, Membre de la Société des Agriculteurs de 

France. — Moissac (Tarn-et-Garonne) . 
Texcier (Henri), Professeur au Lycée Corneille, 38, rue Armand-Carrel. — Rouen. 
Tezier (Louis) , Directeur de TÉcole de Médecine, Président de l'Association des 

médecins de l'Algérie. — Alger. 
Thélin (de), Ingénieur des Ponts et Chaussées. — Avignon. 
Thénard (M"* la Baronne), 6, place SaiutrSulpice. — Paris. — R. 
Thért, Conseiller général. — Langon (Gironde). 
Theurier (A.), Chimiste, 8, pUce des Pénitents. — Lyon. 
Thévenard, Maire de Ne vers. — Nevers. 

Thbvenbt (Antoine), Professeur à l'École supérieure des Sciences. — Mustapha, 
près d'Alger. 

Thevenet, Relieur, 31, rue de Tournon. — Paris. 

Di* Thâvenot, 44, rue de Londres. — Paris. 

Dr Thèze (A.), Ancien Médecin de la Marine, 59, rue de l'Arsenal.— Rochefort-sur-Mer. 

Thibault, Ingénieur-Entrepreneur, 3, rue de l'Hôpital. — Avallon (Yonne). 

Thibault (J.), Tanneur. — Meung-sur-Loire. — R 

Dr Thierry, Médecin en chef de l'Hôpital général, Professeur à l'École de Médecine, 

37, rue Thiers. — Rouen. 
*Thiervoz (Emile), Directeur de la Voirie et des Eaux, 2, passage de rHôtel-de-Ville.— 

Grenoble. 
Thiribz (Léon), Ingénieur-Manufacturier. — Lille. 
Thomas (Louis), Chirurgien en chef de l'hôpital de Tours, 19, boni. Heurteloup. — 

Tours. • 
Dr Thomas (Philadelphe). — Tauziès, par Gaillac (Tarn). 
Thomas (René), Licencié en droit, 3, rue Lapeyrouse. — Toulouse. 



XCVI ASSOCIATION FRANÇAISE 

Thomas (A.), Notaire. — Montrouge (Seine). 

Thomas, Député, 15, boulevard des Promenades. — Reims. 

Thomas (Ch.), Vétérinaire en lo*" au 10« hussards. — Nancy (Meurthe-ct- 
Moselle). 

Thomas (Paul), Propriétaire, 16, avenue Cornot. — Paris. 

Thomas (Jean), Pharmacien. 48, avenue d'Italie. — Paris. 

Thomas (Léonce), Avocat, 10, rue Montméjean. — Bordeaux. 

Thona, Agent temporaire des Ponts et Chaussées, Chef de section au Chemin de fer de 
Marvéjols à Mcnde. — Le Poujet, arrondissement de Saint-Flour (Cantal). 

Thoraux (L.;, Notaire. — Vendôme. 

Dr Thorens, Secrétaire général de la Société de Médecine de Paris, 34, rue Vemet. 

— Paris. 
*Thorrans, Fabricant de ciment. — Voreppe (Isère). 

Thuillier-Ponsin, Négociant, 8, place Godinot. — Reims. 

D' THOLié, 31, boulevard Beauséjour. — Paris. — R 

Thornetssbn (Emile), Administratenr de la Compagnie générale Transatlantique, 
80, boulevard Malesherbes. — Paris. — R 

Thuhningea, Ingénieur des Ponts et Chaussées. — La Rochelle. 

Thuron (Charles). Ingénieur des Arts et Manufactures, 68, rue La Fontaine. — Paris 
(Auteuil). 

Tillion (A.), 15, rue Sous-les-Augustins. — Clermont-Ferrand. 

TiLLT (de). Teintures et Apprêts, 77, rue des Moulins. — Reims. — R 
*Dr TisoN« Docteur es sciences naturelles, 31, rue de TAbbé-Grégoire. — Paris. 

TiHSANOiER (G.), Chimiste, 19, avenue de l'Opéra. — Paris. 

TissANDiSR (Albert), 19, avenue de l'Opéra. — Paris. 
*TissERAND, Professeur au Collège. — Oran (Algérie). 

TissBTRE (Albert), Archiviste de la section sud-ouest du Club Alpin, 61 bis, pavé 
des Chartrons. — Bordeaux. 

TissiÉ (Alphonse), Banquier. — Montpellier. 

Tissié-Sarrus, Banquier. — Montpellier. — F 

TissiER (L), Avoué, 6, rue Sainte-Claire. — Moulins. 

TissoT (J.), Ingénieur en chef des Mines. — Constantine. — R 

ToFFART (Auguste), Secrétaire général de la mairie. — Lille. 

Df ToLMATSCHEW (Nlcolas), Clinique. — Kasan (Russie). 

ToNDOT (Albert), Procureur de la République. — Blaye. 

Dr TopiNARD (Paul), Directeur adjoint du Laboratoire d'anthropologie de l'Ëcole des 
Hautes Études, 105, rue de Rennes. — Paris. — R. 

ToRCAPEL, Ingénieur, 7, rue Saiuc3s. — Avignon. 

ToRQUET (L.), 17, rue Jeanne-Hachette. — Havre. 

ToRRiLHON, Fabricant de caoutchouc. — Chamalières près Clermont-Ferrand (Puy- 
de-Dôme) . 

Toulon (Paul), Ingénieur des Ponts et Chaussées, Licencié es lettres, Licencié es sciences, 
rue des Champs-des-Oiseanx. — Rouen. 

Dr TouRANGiN (Gastou), Conseiller général de l'Indre, 20 6i«, boul. Voltaire. — Paris. 
*Tournier (L'Abbé), au Collège. — Toissey (Ain). 

TouRON (Eugène), 46, rue Royale. — Saint-Quentin (Aisne). 

TouRTOULON (Baron de), Propriétaire. — Valergues, par Lansargues (Hérault). *- R 

D' Toussaint. — Mézières (Ardennes). 

Toussaint (M^ie), 3, rue de Douai. — Paris. 

Dr TouTANT. — Maraus (Charente-Inférieure). 

Dr Trabut, Médecin adjoint à l'hôpital civil, boulevard Bon- Accueil. — Mustapha, près 
Alger. 

Tramasse, Négociant, 17, rue Lafaurie-de-Monbadon. — Bordeaux. 
•Trannin, Docteur es sciences. — Arras. 

Travelet, Ingénieur des Ponts et Chaussées. — Besançon. — R 
*TaAVET (A.), 33, boulevard de la Révolte. — Clichy (Seine). 

Trébucien (Ernest), Manufacturier, 25, cours de Vincennes. — Paris. — F 

Trejh (R.), Avocat défenseur. Conseiller municipal, 11, rue Bruce. — Alger. 
*Trélat (Emile), Architecte, Directeur de l'Ëcole spéciale d'Architecture, Professeur au 

Conservatoii*e des Arts et Métiers, 17, rueDenfert-Rochereau. — Paris. — R 
•Trélat (Gaston), Architecte, 14, avenue de l'Observatoire. — Paris. 

Trélat (Ulysse), Membre de l'Académie de Médecine, Professeur à la Faculté de 
Médecine, 18, rue de l'Arcade. — Paris. — R 



POUR l'avanoement des sciences xcvii 

Trenquelléon (Fernand de), 5, rue Calamène. — - Agen (Lot-et-Garonne). 

Trépied (Ch.j, Directeur de l'Observatoire. — La Kouba, près Alger, 

Taigout, Orthopédiste, 82, place Drouet-d'Erlon. — Reims. 

Troisier, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, 32, rue Caumartin. — 

Paris. 
*Dr Trolard, Professeur à TÉcole de Médecine, 29, rue Bab-Azoun. — Alger. 

D<^ Trollier, Professeur à l'École de Médecine, 1, rue Lamoricière. — Alger. 

Trouette (E.), Pharmacien de l'* classe, 163 et 165, rue Saint- Antoine. — Paris. 

Truchot, Directeur de la station agronomique du Centre, Professeur de chimie à la 
Faculté des Sciences, 4, barrière d'Issoire. — Clermont-Ferrand. 

Truchot (Ch.), Préparateur de chimie à la Faculté des Sciences. — Clermont-Ferrand. 

Trutat (E.), Conservateur du Musée d'histoire naturelle, 3, rue des Prêtres.^ Toulouse. 

Trtstrah, Député du Nord, Conseiller général, 95, rue de Rennes. — Paris. 

TuLPiN (Frédéric), Ingénieur-Mécanicien, ancien juge au Tribunal de Commerce de 
Rouen, 21, rue du Pré-de-la-Ba taille. — Rouen. 

TuLPiN (Alfred), Ingénieur-Mécanicien, 19, rue du Pré-de-la-Ba taille. — Rouen. 

TuRENNE (Marquis de), 26, rue de Berry. — Paris. — R 

TuRPAUD (Georges), Négociant. — Duras (Lot-et-Garonne). 

TuRQUBT (J.-B.), Blanchisserie. — Senlis (Avilly, Oise). 

ToRQUBT (M-« J.-B.). — Senlis (Avilly, Oise). 

*Dr TuRREL, rue de la Liberté. — Grenoble. 

Ursgheller (Georges-Henri), Professeur d'allemand au Lycée, 4, rue Saint-Yves. — 
Brest. — R 

UssBL (Vicomte d'). Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, quai des Fourneaux. 
— Melun. 

Dr Vaillant (Léon), Professeur au Muséum, 8, quai Henri IV. — Paris. — R 

Vaillant, Architecte, 108, avenue de Viiliers. — Paris. 

•D' Valcourt (de). — Cannes (Alpes-Maritimes). — R 

Valenciennbs (A.), Directeur de l'usine de la Pharmacie centrale de France, 317, ave- 
nue de Paris. — Saint-Denis. 

Valentin (Achille), Négociant, 28, rue du Pontrluvéual. — Montpellier. 

D' Vallantin (Jacques-Henri), 7, rue Tison-d'Argence. — Angouléme. 

Vallée (Alfred), Propriétaire. — La Noue-Laurent-Saint-Àignan, par Pont-Rousseau 
(Loire-Inférieure). 

Vallée (M"* Alfred). — La Nou&-Laurent-Saint-Aignan, par Pont-Roasseau (Loire- 
Inférieure). 

Dr Vallin, Professeur d'hygiène au Val-de-Grâce, 180, boulevard Saint-Germain. — 
Paris. 

Valser (A.), Professeur à l'Ëcole de Médecine, 20, rue Petit-Roland. — Reims. 
♦D' Valude, 134, boulevard Saint-Germain. — Paris. 

Van-Assghe (F), Pharmacien chimiste, 13, quai de la Bourse. — Rouen. 

Vanbt (Emmanuel), Conseiller à la Cour d'appel, 14, rue Duphot. — Paris. — R 

•Van Hamel (Mn»e). — Groningue (Pays-Bas). 

•Van Hamel, Professeur à la Faculté des Lettres. — Groningue (Pays-Bas). 

Van-Isegheh (Henri), Avocat, Conseiller général de la Loire-Inférieure, 9, rue du 
Calvaire. — Nantes. — R 

Van Tiégheh, Membre de l'Institut, Professeur au Muséum, 16, rue VauqueUn. — Paris. 

Dr Varignt (Henri de), 33, quai Voltaire. — Paris. 

Variot, Ingénieur civil, 13, rue de Constantine. — Lyon. 

Varnier-David, Négociant, 3, rue de Cemay. — Reims. — R 

Dr Vasnier (Henri), rue Vauthier-le-Noir. — Reims. 

Vassal (Alexandre), Montmorency (Scine-et-Oise) et 55, boulevard Haussmann. — 
Paris. — R 

Vattement, Pharmacien à TÉcole normale, 57, rue de la République. — Rouen. 

Vadthier (L.-L.), Conseiller municipal de la Ville de Paris, 18, rue Molitor. — 
Paris. 

•Vautibr (Théodore), Étudiant, 46, rue Centrale. -^ Lyon. — R 

Vautier (Emile), Ingénieur civil, 46, rue Centrale. — Lyon. — F 

Vavasseur, Propriétaire, 17, rue Saint-Vincent-de-Paul. — Paris. 

D' Vairon. — Lavallette (Charente). 

Dr Vazeille (Michel), 14, route des Moulineaux. — Issy (Seine). 

Vedlés (Ad.), rue du Bac-d'Asnières. — Clichy (Seine). 

Vée (Amédée), 24, rue Vieille-du-Temple. — Paris. 

y 



XCVm ASSOaATION FBAIVÇAISE 

'Veimilieb, Artiste, — Laneey (Isère). 

Yf'.LAin, Répétiteur des Hantes Étndes à la Sorbonne, 9, me TbéDsrd. — Paris. 
•Vklrbt (C), Pharmacien-Chimiste, 14 et 16, me Saint-Tbomas. — Reims. 
VFXTEitf, 32, me Bemard-d a-Bois, — Marseille. 

Vkust, Cîpitaioe an 46* régiment de ligne, 3, roe de la Vérité. — Aaxerre. 
I)' VeacBiae (Femand), Chef de clinique cbirargicaie à la Faculté de Médecine, 86, me 

de Lille. — Paris. 
VsRDET (Gabriel), Président do Tribunal de commerce. ~ Arignon. ~ F 
*VnDiff (Cb.), Constraetenr d'instraments de précision poor la physiologie, 6, rae 

Rollin. — Paris. 
Vesskbb, 1, Portman Square, — London. W* 
Dr Veroslt, rae Castéga. — Bordeaux. 

*J)r Ymosii (Th.) — Saint-Fori-sur-Gironde (Charente-Inférieure) — R 
'Verlot (Jean-Baptiste), Jardinier en chef de la Ville, an Jardin des Plantes.— Grenoble. 
Verlt, Rédacteur en chef de VÉeho du Nord. — Lille. 
Ve&nes (Félix), 29, rae Taitbout. — Paris. — F 
Vbrnes d'Arlandes (Th.), 25, Faobourg-Saint-Honoré. ~ Paris. — F 
Vbrnbt, Fabricant de produits chimiques. — Poussan (Héranlt). 
'Vkrneuil, Membre de l'Académie de Médecine, Professear à la Pacnlté'de Médecine, 

11, boulevard du Palais. — Paris. — R 
*Vebneuil (M"*), 11, boulevard du Palais. — Paris. 

Vbrnbuil (Ch. de), au Crédit lyonnais, 21 , boulevard des Italiens. ~ Paris. 
Vbrnbt (Noël), Étudiant, 11, quai des CélesUns. — Lyon. — R 
Vetein (Emile), 6, rae Fàvart. — Paris. — R 
Vezin, Conseiller général de la Loire-Inférieure. ~~ Saint-Nazaire. 
ViAL, Pharmacien-Chimiste, 1, rae Bourdaloue. — Paris. 
ViAL, Agent principal de la Compagnie générale Transatlantique. — Le Havre 
D' ViALA (Jules). — Rodez (Aveyron). 

ViALLA (Louis), Président de la Société d'Agriculture, rae des Grenadiers. — Mont- 
pellier, 
*ViALLET (Constant), Ancien Président du Tribunal de commerce, 2, rae de France. — 

Grenoble. 
*ViALLET (Marins), Maison Dumollard et Viallet, 92, quai de France. — Grenoble. 
ViALLET (Augustin), Maison Dumollard et Viallet, 92, quai de France. — Grenoble. 
D' ViARom (E.). — Troyes (Aube). 
*Df ViBBHT. — Puy-en-Velay. 
Vidal, Membre de l'Académie de Médecine, Médecin des Hôpitaux, 49, rae Cambon. — 

Paris. 
VlDBAU (A. G.), Négociant, 56, quai de Bacalan. — Bordeaux. 
Vieillard (Albert), 77, quai de Bacalan. — Bordeaux. ~~ R 
Vieillard (Charles), 77, quai de Bacalan. — Bordeaux. — R. 
ViELLARD (Henri), Manufacturier. — Morvillars (Haut-Rhin). — R 
*D'' Viennois, v)9, quai de la Charité. — Lyon. 
ViAviLLB (V.), Fabricant de tissus, 9, rue de la Pcirière. — Reims. 
*ViONANCOUR (Marc). — Château des Boulaires, près Cusset (Allier). 
*ViONARD (Charles), Négociant, Licencié en droit, 6, rue Urvoy-de-St-Bédan. — Nantes. 
Vignes (Emile), Ingénieur aux chemins de fer de l'Ëtat, 22, rue Saint-Pétersbourg. 

— Paris. 
Vignes (Léopold), Propriétaire, 4, rue Michel-Montaigne. ~ Bordeaux. 
YiONON (J.), 45, rue Mnlesherbes. — Lyon. — F 
ViGOUROUX, Ingénieur de chemins de fer. — Bordj-bou-Arréridj (département de 

Constantine). 
Dr ViouiER, Docteur es sciences, Professeur à TÉcole des Sciences. — Alger. 
ViGUiBR (Hilaire), Professeur à la Faculté des Sciences. — Montpellier. 
ViLANOVA T PiERA (Jean), Professeur de paléontologie à l'Université, 12, San Vicente. 

» Madrid (Espagne). 
ViLLAiN (G.), Préparateur de chimie à la Faculté de Médecine, 81, rue de Maubeuge. — 

Paris. 
ViLLB (Georges), Professeur de physique végétale au Muséum d'histoire naturelle, 

43 biSt rae de Buffon. — Paris. 
Ville (Alphonse), Adjoint au Maire, rae d'Allier. ~ Moulins (Allier). 
ViLLB DE Reims. — Reims. — F 
Ville de Rouen. — Rouen. — F 



POUR l'avancement des sciences xcix 

ViLLEMiNOT (Paul), Manufacturier, rue Denfert-Rochereau. — Agha-Mustapha supé- 
rieur, près Alger. 

Villeneuve (L.)» Chirurgien en chef des Hôpitaux, Professeur suppléant à l'École de 
Médecine, 8, rue Papère. — Marseille. 

ViLLBTTB (Ch.), Trésorier-Payeur général. — Moulins (Allier), 

ViNAT, Conducteur des Ponts et Chaussées. — Saint-Flour (Cantal). 

Vincent (Auguste), Négociant, 7, rue du Chai-des-Farines. — Bordeaux. ~ R 

D' Vincent, Chirurgien à l'Hôpital civil, Professeur à l'École de Médecine, 11, rue 
d'isly. — Alger. 

Vincent, Directeur de l'École des Sciences, Professeur au Lycée Corneille, 19, rue Ma- 
ladrerie. — Rouen. 

Dr Vincent du Claux, Secrétaire de la rédaction des AwmxU^ d'Hygiène publique et de 
Médecine légale, li bis, rue Chardin. — Paris. 

ViNCHON, Propriétaire, rue Traversière. — Roubaix. 
*ViN0T, Directeur du Journal du (Hel, cour de Rohan. ~ Paris. 

Dr Violet, 48, rue de l'Hôtel-de-Vilie. — Lyon. 

VioLLE, Maître de conférences à la Faculté des Sciences, 89, boulevard Saint-Michel. 
— Paris. 

Viollet (Henri), Ingénieur. — Royas par Saint-Jean-de-Bournay (Isère), 

Viollette (Ch.), Doyen de la Faculté des Sciences. — Lille. 

VissiÂRE, Constructeur d'instruments de précision, 15, rue de Paris. ~ Le Havre. 

Vivier (Alfred), Juge au Tribunal civil, 26, rue Bazoges. ~~ La Rochelle. 

Vivier (Alphonse), Procureur de la République. — Marennes (Charente-Inférieure). 

VoGT (G.), Ingénieur à la Manufacture. — Sèvres. 

VoGT, Fondeur, rue Bufi'on. — Mulhouse (Alsace). 
•D' Voisin (Auguste), Médecin des Hôpitaux, 16, rue Séguier. — Paris. — F 

Voisin-Bet, Inspecteur générai des Ponts et Chaussées, 3, rue Scribe. ~ Paris. 

Voland (Pierre), Clerc de notaire, 60 bis, rue Boursault. — Paris. 

Vollot, Professeur de mathématiques au Lycée — Alger. 

VouRLOUD, Ingénieur civil, 3, quai d'Occident. — Lyon. 

D? VovARD, 39, rue Neuve. — Bordeaux. 

VuiGNER (H.), Ingénieur civil des Mines, 28, rue de l'Université. — Paris. 

Vuillemin, Directeur des Mines. — Aniche. 

Vuillehin (Georges), Ingénieur civil des Mines, Secrétaire général de la Compagnie 
des mines d' Aniche. — Aniche (Nord). 

Wahl (Maurice), Professeur d'histoire au Lycée Lakanal, 63, rue Duplessis . —Versailles . 

Walbaum (Alfred), Manufacturier, rue Gerbert. — Reims. 

Walbaum (Edouard), Manufacturier, 28, rue Cérès. — Reims. 

Walecki, Professeur au Lycée Condorcet, rue du Havre. — Paris. 

Wallace (Sir Richard), 2, rue Lafiilte. — Paris. -- F 

Wallaert (Auguste), Filateur, 28, boulevard de la Liberté. — Lille. 

Wallon (Etienne), Professeur au Lycée de Vanves, 24, rue Saint-Pétersbourg. — Paris. 
*Warct (Gabriel de), 28, rue Saint-André. — Reims. 

Warée (Adrien), Fabricant de dentelles, 19, rue de Cléry. — Paris. 

Dv Warmont (Aug.), Ancien Interne des hôpitaux de Paris, Médecin honoraire de la 
Manufacture de Saint-Gobain, 50, rue du Four-Saint-^ermain . —Paris. 

Warmont (Paul), Élève au Lycée Louis-le-Grand, 50, ruedu Four-Saint-Germain.— Paris. 

Warnod, Ingénieur civil. — Giromagny, près Belfort. 

Wartelle, Blanchisserie de iils et tissus, 191, rue de Paris. — Herrin (Nord). 

Watel (Henry), Directeur des tramways d'Alger. -•- Alger-Mustapha. 
*Weber, Vétérinaire, Président de la Société centi*ale de Médecine vétérinaii'e, 43, rue 
de Bourgogne. — Paris. 

Dr Wegker (de), 55, rue du Cherche-Midi. — Paris. 

Wbiller (Lazare), Ingénieur-Manufacturier. — Angouléme. 

D' Wbisgerber (Charles-Henri), 262, rue du Faubourg-Saint-Honoré. — Paris. 

Weiss (Albert), 15, rue de la Grange. — Lyon-Vaise. 

Welté (Charles), Caissier, 2, rue des Murs. — Reims. 

Welter (Emile), Constructeur de machines. — Mulhouse (Alsace). 

Wbndling (Félix), Médecin communal. — Hussein-Dey (province d'Alger). 

Wenz, Négociant, 9, boulevard Cérès. — Reims. 

Wertheimer(E.), Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, 53, rue Saint-Étienne.— Lille. 

Werve et de SciiiLDE (Barou Van de). — Château de Schilde, par Wyneghem (Pro- 
vince d'Anvers, Belgique). 



xcvni 

'Veissilieb, Artiale. — I ^ 

VËLAIN, Répétiteur <]■'• , 

■Velprt (C), Phflrmnii. i ' 

Velten, 3a, rue Itcrti.n 1 

Venkt, capitaine an '!'■ 

D' VERCHàRE (Fernaii'i 
de Lille, — Taris 

Vbudrt (fiïbriel), l'i. 

•VoDIN (Ch.), Con-li 

BoUin. — Paris. 

Veibhb, i, Portii. 

Dr Vbboblt, nir 1 
•Dr VUOBft [Tll.l - 

•Veblot (Jean-li.ii 

Veut, Rédactcn 

Vehiibs [Félii], . 

VEanBB d'Ari.\ 

Vmnsi, Fal>ii' 
'VgsnBmL, Bl' 

11, boulrv:i 

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ViAL, A;; 
Df Vur,A 

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POUR l'avancement des sciences ci 



ISTE DES DÉLÉGUÉS DES MINISTÈRES 

AU CONGRÈS DE GRENOBLE 



MINISTÈRE DE L'AGRICULTURE. 

LIPPE, Directeur de l'hydraulique agricole. 

MINISTÈRE DE LA GUERRE. 

Général Haillot, Commandant la 53« brigade d'infanterie, à Grenoble. 

MINISTÈRE DE LA JUSTICE. 

ï vERNÈs, Chef de division. 

MINISTÈRE DE LA MARINE ET DES COLONIES. 

I. RocHARD, Inspecteur général du service de santé de la Marine. 
Bouquet de la Grye, Ingénieur hydrographe de l^e classe. 

MINISTÈRE des POSTES ET TÉLÉGRAPHES. 

I. Loir, Directeiu'-Ingénieur des Télégraphes de h région de Lyon. 

MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS. 

M Courtois, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, à Grenoble. 



r 



Cil ASSOGUTION FRANÇAISE 



LISTE DES SAVANTS ÉTRANGERS 

AYANT ASSISTÉ AU CONGRÈS DE GRENOBLE 



MM. Alexeyeff (Pierre), Professeur de chimie à l'Université de Rlew (Russie). 
Canoèze (Dr), Membre de l'Académie des Sciences de Belgique. 
Gerroti (Philippe), Lieutenant général du Génie italien, Vice-Président du Tribunal 

suprême de guerre et marche, à Rome. 
Cerruti (Valentino), Professeur de mécanique à l'Université royale de Rome^ 
Fol (Hermann), Professeur à l'Université de Genève. 
Folie, Directeur de l'Observatoire royal de Belgique, à Bruxelles. 
Franchimont, Professeur à l'Université de Leyde (Pays-Bas). 
GiORGiNO (J.), à Colmar (Alsace). 
LoRiOL (P. de). Naturaliste, à Genève. 

Malaise (G.), Professeur, Membre de l'Académie royale de Belgique, à Gembloux. 
Oltramare (G.), Professeur à TUniversité de Genève. 
GossE (Dr H.-J.), Doyen de la Faculté de Médecine de Genève. 
Hugo-Gylden, Directeur de l'Observatoire de Stockholm, Correspondant de Tlnstitut 

de France. 
Pachiotti (Jacinthe), Sénateur, Professeur de médecine à TUniversité de Turin. 
Plateau (F.), Professeur à l'Université de Gand (Belgique). 
Ragona (Domenico), Professeur, Directeur de l'Observatoire royal d'astronomie et 

de météorologie de Modèoe. 
Redard (DO, Professeur à Genève. 

RiNDi (Scipione), Docteur, Professeur au Lycée de Pesaro (Italie). 
Schoute (P.-H.), Professeur à l'Université de Groningue (Pays-Bas). 
SiEMACHKO [Julien de). Minéralogiste, Conseiller d'État actuel à Saint-Pétersbourg. 
SoRET (Louis), Professeur à l'Université de Genève. 
SoRET (Charles), Professeur à l'Université de Genève. 
Van Hamel, Professeur à la Faculté des Lettres de Groningue (Pays-Bas). . 
Venioukoff, Major Général russe en reti'aite. 
YuNG (Emile), Professeur à Gsnève. 



POUR L AVANCEMENT DES SCIENCES CIII 



LISTE DES SOCIÉTÉS SAVANTES 

QUI SE SONT FAIT REPRÉSENTER AU CONGRÈS DE GRENOBLE. 



Académie de Blois, représentée par M. le Commandant de Rochas. 

Académie des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres de Toulouse, représentée par 
M. le Professeur N. Joly et M. Joulin, Ingénieur en chef des Poudres. 

Realb Acgadehia di Scienze, Lettere ed Arti di Modena, représentée par M. D. Ragona. 

Académie des Sciences de Savoie, représentée par M. Pillet (Louis). 

Compagnie de Saint-Gobain, représentée par M. Revadx. 

Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, représentée par M. Cadeau de 
Keryille, son Secrétaire. 

Société des Agriculteurs de France, représentée par M. A. de La Valette. 

Société libre d'Agriculture dé l'Eure, représentée par M. Buisson. 

Société d'Agriculture, Commerce, Sciences et Arts du département de la Marne, repré- 
sentée par M. Brisson. 

Société d'Agriculture, Industrie, Sciences, Arts, Belles-Lettres du département de la 
Loire et de Saint-Etienne, représentée par M. le D*^ Retnaud. 

Société d'Anthropologie de Bordeaux et du Sud-Ouest, représentée par M. le Professeur 
AzAM et M. F. Daleau. 

Société d'Anthropologie de Paris, représentée par MiH. G. de Mortillet et Salmon. 

Société Botanique de Lyon, représentée par M. Metran, son Secrétaire. 

Société de Climatologie et Sciences d'Alger, représentée par M. Pomel. 

Société d'Émulation de l'Allier, représentée par M. Bouchard (Ernest), Avocat. 

Société d'Émulation et de Prévoyance des Pharmaciens de l'Est, représentée par M. Guil- 
LEMINET, son Vicc-Président. 

Société des Anciens Élèves des Écoles d'arts et métiers, représentée par M. Bourdillat. 

Société d'Études des Sciences naturelles, représentée par M. Féminier. 

Société Française des Amis de la Paix, représentée par M. Nottelle. 

Société de Géographie commerciale de Paris, représentée par M. le Vicomte Brenier de 
MoNTMORAND et M. le Dr Neis. 

Société de Géographie de l'Est, représentée par MM. le D^ Fournier et Gérard. 

Société de Géographie de Paris, représentée par M. Maunoir, son Secrétaire général. 

SoaÉTÉ de Géographie de Toulouse, représentée par M. F. Regnault. 

Société Géologique de France, représentée par M. Lousteau. 

Société d'Histoire naturelle de Colmar, représentée par M. le Dr Faudel. 

Société d'Histoire naturelle de Loir-et-Cher, représentée par M. L. Guignard, son Vice- 
Président. 

Société Industrielle de Mulhouse, représentée par M. Grossetestb. 

Société pour l'Instruction élémentaire, représentée par MM. Carnot, Maury et Vinot. 

Société de Médecine et de Chirurgie de la Rochelle, représentée par M. le D'Drouineau. 

Société de Médecine publique de Bordeaux, représentée par M. le Dr Drouineau. 

Société Météorologique, représentée par M. Teisserenc de Bort (Léon), son Secrétaire 
général. 

Société Nationale de Médecine de Lyon, représentée par M. le D»" Diday, son Secrétaire 
général. 



\ 
J 



GIV ASSOCIATION FRANÇAISE 

Société de Pharmacie de Bordeaux, représentée par H. le D' Blarsz. 

Société de Pharmacie de Lyon, représentée par M. Guilleminet, son Vice-Président. 

Société Ramond, représentée par M. C.-X. Yaussenat. 

Société des Sciences de Nancy, représentée par M. Gény. 

Société des Sciences et Lettres de Loir-et-Cher, représentée par M. A. de Rochas. 

Société des Sciences naturelles de la Rochelle, représentée par M. Couneau. 

Société des Sciences naturelles du Sud-Est, représentée par M. Richard (Alfred) et 

M. ViLLOT. 

Société de Statistique de Tlsère, représentée par M. Latabs, Professeur à TÉcole du Génie, 

à Grenoble. 
Société de Topographie de France, représentée par M. Prévost. 



BOURSES DE SESSIONS 



LISTE DES BOURSIERS AYANT ASSISTÉ AU CONGRÈS DE GRENOBLE 



AIM. Chabretre, de la Faculté des Sciences de Marseille. 

Goirand, de l'École nationale des Arts et Métiers d*Aix. 

Maurt, du Laboratoire de botanique de l'École des Hautes Études de Paris. 



ASSOCIATION FRANÇAIS K 



POUR 



L'AVANCEMENT DES SCIENCES 



ASSEMBLÉES GÉNÉRALES 



ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 

Tenue à Grenoble le 20 Août 1885 

Présidence de M. VERNEUIL 

Professeur a la Faculté de Médeone, Chirurgien des Hôpitaux, 

Membre de l'Académie de Médecine, 

Président de l'Association 



— Extrait du Pracèê-verbat 



L'Assemblée adopte les propositions faites par les sections pour la nomi- 
nation des membres du Conseil d'administration. 

(Voir ci-après la composition du Conseil.) 

L'Assemblée générale a adopté les vœux suivants, présentés par le Conseil 
au nom des sections : 

Sur la proposition de la 7^ section, l'Assemblée générale émet le vœu que 
l'Observatoire du Mont-Ventoux, comme ceux du Puy-de-Dôme et du Pic du 
Midi, soit classé parmi les observatoires de l'État. 

Sur la proposition de la 14« section, l'Assemblée générale émet le vœu que 

1 
le projet d'exécution d'une carte de France à JqqôÔ ^^^* repris et réalisé, et 

i 



3 ASSOCIATION FtAHÇAlSB 

qu'à cette occasion il soit introduit de l'onité dans l'exécution des traYaux 
topographiques en France. 

Le Président rappelle que le G)nseil, en vue principalenient de la fusion 
avec l'Association scientifique de France, a présenté à TAssemblée générale de 
Blois une proposition de modifications aux Statuts et Règlement ; cette propo- 
sition a été discutée en 1884 ; le rapport a été imprimé et distribué à tous les 
membres; il va être procédé, sur cette proposition, an Tote, sans discussion, 
conformément à Tarticle 26 du Règlement, étant bien entendu que ladoption, 
si elle est votée, est subordonnée à l'adoption de la proposition par l'Associa- 
tion scientifique de France et à lapprobation du gouvernement. 

La proposition est adoptée à l'unanimité, moins deux voix. 

L'Assemblée adopte également la proposition, faite par le Conseil, de l'addi- 
tion de deux articles relatids aux vœux, articles qui ont été publiés dans le 
Bulletin n9 42, et qui portent provisoirement les numéros 71 et 72. 

Le Président donne lecture d'une lettre du maire de Toulouse invitant l'As- 
sociation pour Tannée 1887. L'Assemblée décide que la session de 1887 aura 
lieu à Toulouse. 

11 est procédé à la nomination d'un vice -président et d'un vice- secrétaire 
pour la session prochaine : ils doivent être pris respectivement dans le 4* et 
le 3* groupe. 

Par acclamation sont nommés : 

Vice-Président : M. le D' Rochard, Membre de l'Académie de médecine, 
Inspecteur général des services de santé de la Marine ; 

Vice-Secrétaire : M. Schlumberger, Ingénieur des constructions navales en 
retraite. 

Le Président propose au nom du Conseil et l'Assemblée vote, à l'occasion du 
Congrès de Grenoble, des remerciements : aux Ministres qui ont désigné des 
délégués ; au Maire de Grenoble et au Conseil municipal ; au Comité local et à 
son secrétaire; au Recteur; aux Doyens; au Proviseur; au Colonel du génie et 
aux Officiers de Técole et du régiment du génie ; au Corps des sapeurs-pom- 
piers ; aux Conférenciers ; aux Compagnies de chemins de fer et à la Compa- 
gnie générale Transatlantique ; aux Directeurs et Propriétaires des établissements 
visités pendant la session ; aux personnes qui ont aidé aux excursions en prê- 
tant leur concours empressé. 

Le Président déclare close la session de 1885 



POUR l'àyangement des sciences 3 



BUREAU DE ^ASSOCIATION 



MM. FRIEDEL, Membre de Tlnstilut, Professeur à la Faculté des 

Sciences Président, 

KOCHARD (D>- JuLES)^ Inspecteur général du Service de sinté 
delà Marine, Membre de l'Académie de Médecine Vice-Préiidmt, 

G0LL16N0N, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, Inspec- 
teur de l'École des Ponts et Chaussée? Secrétaire de l'Association, 

SCBLUMBERGER (Charles), Ingénieur des Constructions na- 
Taies en retraite Vice-Secrétaire de VAssociatioji. 

GALANTE (Emile), Fabricant d'Instruments de Chirurgie . . Trésorier. 

GARIEL (C.-M.), Membre de l'Académie de Médecine, Ingénieur 
en chef des Ponts et Chaussées Secrétaire du Conseil, 



anqens présidents et membres honoraires faisant partie du conseil 

d'administration. 



MM. QUATREFAGES DE BRÉAU (DE), Membre de l'Institut et de l'Académie de Médecine, Professeur 
au Muséum. 

EICHTHAL (Ad. d'). Président du Conseil d'administration de la Compagnie des Chemins de fer 
du Midi. 

FRÉMY, Membre de l'institut, Directeur du Muséum, Professeur à l'École polytechnique. 

BARDOUX, Sénateur, ancien Ministre de Tlnstruction publique. 

KRANTZ, Sénateur, Inspecteur général des Ponts et Chaussées, Commissaire général de l'Expo- 
sition universelle de 1878. 

CUAUYEAU, Professeur à la Faculté de Médecine et Directeur de l'École vétérinaire de Lyon, 
Correspondant de l'Institut. 

JAN3SEN, Membre de l'Institut, Directeur de l'Observatoire physique de Meudon. 

PASSY (Frédéric), Membre de l'Institut, Député de la Seine. 

BOUQUET DB LA GRYE, Membre de l'Institut, Ingénieur hydrographe de i'« classe de la Marine. 

VERNEUIL, Membre de l'Académie de Médecine, Professeur à la Faculté de Médecine. 



MASSON ((J.), Libraire de l'Académie de Médecine. Trésorier honoraire. 



XCVni ASSOCIATION FRANÇAISE 

'Yeissilier, Artiste. — Lancey (Isère). 

VÉLAiN, Répétiteur des Hautes Études à la Sorbonne, 9, rue Thénard. — Paris. 
*Velpry (G.), Pharmacien-CIiimiste, 14 et 16, rue Saint-Thomas. — Reims. 
Velten, 32, rue Bernard-du-Bois. — Marseille. 

Venet, Capitaine au 46* régiment de ligne, 3, rue de la Vérité. — Auxerre. 
Dr Verchère (Femand), Chef de clinique chirurgicale à la Faculté de Médecine, 86, rue 

de Lille. — Paris. 
Yerdet (Gabriel), Président du Tribunal de commerce. — Avignon. — P 
^Verdin (Gh.), Constructeur d'instruments de précision pour la physiologie, 6, rue 

Rollin. — Paris. 
Verbrer, 1, Portman Square. — London. W. 
D' Vergelt, rue Gastéja. — Bordeaux. 

•Dr Verger (Th.) — Saint-Fort-sur-Gironde (Charente-Inférieure) — R 
•Verlot (Jean-Baptiste), Jardinier en chef de la Ville, au Jardin des Plantes.— Grenoble. 
Verlt, Rédacteur en chef de l'Écho du Nord, — Lille. 
Vbrnbs (Félix), 29, rue Taitbout. — Paris. — P 
Vernes d'Arlandrs (Th.), 25, Faubourg-Saint-Honoré. — Paris. — P 
Vbrnet, Fabricant de produits chimiques. — Poussan (Hérault). 
^Vbrneuil, Membre de l'Académie de Médecine, Professeur à la Pacnlté'de Médecine, 

H, boulevard du Palais. — Paris. — R 
•Vbrnedil (M"), H, boulevard du Palais. — Paris. 

Verneuil (Ch. de), au Crédit lyonnais, 21 , boulevard des Italiens. — Paris. 
Vbrnet (Noël), Étudiant, 11, quai des Célestins. — Lyon. — R 
Vbyrin (Emile), 6, rue Fàvart. — Paris. — R 
Vbzin, Conseiller général de la Loire-Inférieure. — Saint-Nazaire. 
ViAL, Pharmacien-Chimiste, 1, rue Bourdaloue. — Paris. 
ViAL, Agent principal de la Compagnie générale Transatlantique. — Le Havre 
D' ViALA (Jules). — Rodez (Aveyron). 

ViALLA (Louis), Président de la Société d'Agriculture, rue des Grenadiers. — Mont- 
pellier . 
♦ViALLET (Constant), Ancien Président du Tribunal de commerce, 2, rue de France. — 

Grenoble. 
•ViALLET (Marins), Maison Dumollard et Viallet, 92, quai de France. — Grenoble. 
ViALLET (Augustin), Maison Dumollard et Viallet, 92, quai de France. — Grenoble. 
Dr ViARDiN (E.). — Troyes (Aube). 
♦D' ViBBRT. — Puy-<în-Velay. 
Vidal, Membre de l'Académie de Médecine, Médecin des Hôpitaux, 49, rue Cambon. — 

Paris. 
ViDEAU (A. G.), Négociant, &6, quai de Bacalan. — Bordeaux. 
Vieillard (Albert), 77, quai de Bacalan. — Bordeaux. — R 
Vieillard (Charles), 77, quai de Bacalan. — Bordeaux. — R. 
ViBLLARD (Henri), Manufacturier. — Morvillars (Haut-Rhin). — R 
♦D' Viennois , 39, quai de la Charité. — Lyon. 
ViÉYiLLB (V.), Fabricant de tissus, 9, rue de la Peirière. — Reims. 
*ViGNANCOUR (Marc). — Château des Boulaires, près Cusset (Allier). 
*ViGNARD (Charles), Négociant, Licencié en droit, 6, rue Crvoy-de-St-Bédan. — Nantes. 
Vignes (Emile), Ingénieur aux chemins de fer de l'État, 22, rue Saint-Pétersbourg. 

— Paris. 
Vignes (Léopold), Propriétaire, 4, rue Michel-Montaigne. — Bordeaux. 
ViGNON (J.), 45, rue Maiesherbes. — Lyon. — F 
ViGOUROUx, Ingénieur de chemins de fer. — Bordj-bou-Arréridj (département de 

Constantine). 
D>^ ViGUiBR, Docteur es sciences. Professeur à l'École des Sciences. — Alger* 
ViGuiER (Hilaire), Professeur à la Faculté des Sciences. — Montpellier. 
ViLANOVA T PiBRA (Jean), Professeur de paléontologie à l'Université, 12, San Vicente. 

^ Madrid (Espagne). 
ViLLAiN (G.), Préparateur de chimie à la Faculté de Médecine, 81, rue de Maubeuge. — 

Paris. 
ViLLB (Georges), Professeur de physique végétale au Muséum d'histoire naturelle, 

43 bis, rue de Buffon. — Paris. 
Ville (Alphonse), Adjoint au Maire, rue d'Allier. — Moulins (Allier). 
Ville de Reims. — Reims. ^ P 
Ville de Rouen* — Rouen* — P 



POUR l'avancembnt des sciences xcix 

ViLLEMiNOT (Paul), Manufacturier, rue Denfert-Rochereau. — Agha-Mustapha supé- 
rieur, près Alger. 

Villeneuve (L.), Chirurgien en chef des Hôpitaux, Professeur suppléant k l'École de 
Médecine, 8, rue Papère. — Marseille. 

ViLLBTTB (Ch.), Trésorier-Payeur général. — Moulins (Allier). 

ViNAT, Conducteur des Ponts et Chaussées. — Saint-Flour (Cantal). 

Vincent (Auguste), Négociant, 7, rue du Chai-des-Farines. — Bordeaux. — R 

D' Vincent, Chirurgien à l'Hôpital civil. Professeur à l'École de Médecine, 11, rue 
d'isly. — Alger. 

Vincent, Directeur de l'École des Sciences, Professeur au Lycée Corneille, 19, rue Ma- 
ladrerie. — Rouen. 

Dr Vincent du Claux, Secrétaire de la rédaction des Annales d'Hygiène publique et de 
Médecine légale^ li 6ts, rue Chardin. — Paris. 

ViNCHON, Propriétaire, rue Traversière. — Roubaix. 

*ViNOT, Directeur du Journal du del, cour de Rohan. — Paris. 

Dr Violet, 48, rue de l'Hôtel-de-Vilie. — Lyon. 

Violle, Maître de conférences à la Faculté des Sciences, 89, boulevard Saint-Michel. 
— Paris. 

Viollet (Henri), Ingénieur. — Royas par Saint-Jean-de-Bournay (Isère). 

Viollbtte (Ch.), Doyen de la Faculté des Sciences. — Lille. 

VissiéRE, Constructeur d'instruments de précision, 15, rue de Paris. — Le Havre. 

Vivier (Alfred), Juge au Tribunal civil, 26, rue Bazoges. — La Rochelle. 

Vivier (Alphonse), Procureur de la République. — Maliennes (Charente-Inférieure). 

VoGT (G.), Ingénieur à la Manufacture. — Sèvres. 

VoGT, Fondeur, rue Buffon. — Mulhouse (Alsace). 

•Dr Voisin (Auguste), Médecin des Hôpitaux, 16, rue Séguier. — Paris. — F 

Voisin-Bet, Inspecteur général des Ponts et Chaussées, 3, rue Scribe. ~ Paris. 

Voland (Pierre), Clerc de notaire, 60 6w, rue Boursault. — Paris. 

VoLLOT, Professeur de mathématiques au Lycée — Alger. 

VouRLOUD, Ingénieur civil, 3, quai d'Occident. — Lyon. 

Df VovARD, 39, rue Neuve. — Bordeaux. 

VuiGNER (H.), Ingénieur civil des Mines, 28, rue de l'Université, -r- Paris. 

VuiLLEMiN, Directeur des Mines. ~ Aniche. 

VuiLLEHiN (Georges), Ingénieur civil des Mines, Secrétaire général de la Compagnie 
des mines d' Aniche. — Aniche (Nord). 

Wahl (Maurice), Professeur d'histoire au Lycée Lakanal, 63, rue Duplessis . —Versailles . 

Walbaum (Alfred), Manu&cturier, rue Gerbert. — Reims. 

Walbaum (Edouard), Manufacturier, 28, rue Cérès. — Reims. 

Walecki, Professeur au Lycée Condor cet, rue du Havre. — Paris. 

Wallace (Sir Richard), 2, rue Lafiitte. — Paris. -- F 

Wallaert (Auguste), Filateur, 28, boulevard de la Liberté. — Lille. 

Wallon (Etienne), Professeur au Lycée de Vanves, 24, rue Saint-Pétersbourg. — Paris. 
*Warct (Gabriel de), 28, rue Saint-André. — Reims. 

Warée (Adrien), Fabricant de dentelles, 19, rue de Cléry. — Paris. 

hv Warmont (Aug.), Ancien Interne des hôpitaux de Paris, Médecin honoraire de la 
Manufacture de Saint-Gobain, 50, rué du Four-Saint-Germain. —Paris. 

Warmont (Paul), Élève au Lycée Louis-le-Grand, 50, ruedu Four-Saint-Germain.— Paris. 

Warnod, Ingénieur civil. — Giromagny, près Belfort. 

Wartblle, Blanchisserie de iils et tissus, 191, rue de Paris. — Herrin (Nord). 

Watel (Henry), Directeur des tramways d'Alger. -•- Alger-Mustapha. 
*WEBEa, Vétérinaire, Président de la Société centrale de Médecine vétérinaii'e, 43, rue 
de Bourgogne. — Paris. 

D' Wecker (de), 55, rue du Cherche-Midi. — Paris. 

Weiller (Lazare), Ingénieur-Manufacturier. — Angouléme. 

D' Weisgerber (Charles-Henri), 262, rue du Faubourg-Saint-Honoré. — Paris. 

Weiss (Albert), 15, rue de la Grange. — Lyon-Vaise. 

Welté (Charles), Caissier, 2, rue des Murs. — Reims. 

Wblter (Emile), Constructeur de machines. — Mulhouse (Alsace). 

Wbndling (Félix), Médecin communal. — Hussein-Dey [province d'Alger). 

Wbnz, Négociant, 9, boulevard Cérès. — Reims. 

Wertheimer (E.), Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, 53, rue Saint-Étienne.— Lille. 

Wbrve et de SciiiLDE (Barou Van de). — Château de Schilde, par Wyneghem (Pro- 
vince d'Anvers, Belgique) . 



ASSOCIATION FRANÇAISE 

MM. Breton (Camille), Papetier, Maire au Pont-de-Qaix. 

Breton (Henri), Professeur à TÉcoIe de médecine. 

Breton (Philippe), Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées en retraite: 

Brosse (de La), Ingénieur des Ponts et Chaussées, à Grenoble. 

BuGEY, Professeur à l'École professionnelle Vaucanson. 

Carlet (le Docteur), Professeur à la Faculté des sciences et à rÉcole de 
médecine. 

Chabert, Inspecteur de l'Exploitation des chemins de fer P.-L.-M. 

Chantre (Ernest), Sous-Directeur du Muséum d'histoire naturelle de Lyon. 

Chàper (Eugène), Gérant de la Compagnie des mines de la Molle. 

Charbonnier, Architecte de la ville de Grenoble. 

Charvet (le Docteur Baptiste), Médecin à Grenoble. 

Charvet, Professeur a l'École professionnelle Vaucanson. 

Chatin, Membre de l'Institut, Directeur de l'École supérieure de Phar- 
macie de Paris. 

Cendre, Conseiller d'État, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées. 

Collet, Professeur à la Faculté des sciences. 

CoRBiN, Colonel du Génie en retraite, Membre de la Commission admi- 
nistrative des Hospices. 

Corn 1ER, Ingénieur civil. 

Courtois, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées. 

Crozals (de), Professeur à la Faculté des lettres. 

Crouzet, Capitaine du Génie, Directeur de la Brigade topographique. 

Dâlmas, Président de la Société d'agriculture. 

Denis, Professeur à la Faculté des lettres. 

DuGiT, Doyen de la Faculté des lettres. 

Duhamel (Henry), Président de la section de l'Isère du Club-Alpin français . 

Durand (Julesj, Membre de la Commission de l'Instruction publique. 

Faure, Colonel du 4® régiment du Génie. 

Faure (l'Abbé), Supérieur du Petit Séminaire. 

Flandrin, Pharmacien à Grenoble. 

Gâches, Professeur de mathématiques au Lycée. 

Gaché (le Docteur), Membre du Conseil municipal. Conseiller général. 

Gauthier (Abel), Membre de la Commission de l'Instruction publique. 

Germain (Auguste), Adjoint au Maire de Grenoble. 

Girard (le Docteur), Professeur à l'École de médecine. Chirurgien en chef 
de l'Hôpital, Conseiller municipal. 

Gérant (le) du Dauphiné. 

GiROUD, Professeur à l'Ecole de médecine et de pharmacie. 

Giroud (Benjamin), Secrétaire général de la Mairie. 

Grandidier, Conservateur des Forêts. 

Gruyer (Hector), Membre du Conseil général. 

GuEYMARD, Doyen de la Faculté de droit. 

Guigonnet, Doyen des Notaires, Adjoint au Maire de Grenoble. 

HuRiON, Professeur à la Faculté des sciences. 

Kuss, Ingénieur des Mines. 

Long (de). Métallurgiste à Vienne. 

LoRY, Doyen de la Faculté des sciences. 

Maignien, Conservateur de la Bibliothèque publique. 

Marquian, Membre de la Commission de l'Instruction publique. 



POUR LAYANG£MENT DES SCIENCES 7 

MM. Merceron-Vicat, Ingénieur des Ponts et Chaussées. 

MoRTiLLET (G. de), Conservateur du Musée de Saint-Germain-en-Laye. 
Musset (le Docteur), Professeur à la Faculté des sciences. Conseiller muni- 
cipal. 
Neyret, Industriel à Rioupéroux. 

Nicolas (le Docteur), Professeur suppléant à l'École de médecine. 
Pahard, Commandant, Directeur de TÉcole régimenlaire du Génie. 
Pégoud (le Docteur), Professeur suppléant de TÉcole de médecine. 
Pellat, Ancien Vice-Président du Conseil de préfecture. 
Penet, Conservateur du Muséum d'histoire naturelle. 
Perrégaux, Manufacturier à Jallieu. 
Perrin, Directeur de FÉcole professionnelle Vaucanson. 
Picot (Léon), Ingénieur à AUevard. 
PisoN, Inspecteur-adjoint des Forêts. 
PocHOY (le Docteur), Industriel à Voiron. 
P0UI4AT, Membre de la Commission de Tlnstruction publique. 
Prud'homme, Archiviste départemental de l'Isère. 
Raoult, Professeur à la Faculté des sciences. 
Racapé, Inspecteur-adjoint des Forêts. 
Rédacteur (le) en chef du Courrier du Dauphiné. 

— —de l'Impartial des Alpes. 

— — du Républicain de Vhère, 

— — du Réveil du Dauphiné. 

— — des Alpes françaises. 

Refait, Membre de la Commission de l'Instruction publique. 
- Rey (Aristide), Homme de lettres, à Paris. 

Rey (le Docteur), Professeur à l'École de médecine. 

Richard, Pharmacien. 

RiGouD, Architecte, Commandant du bataillon des Sapeurs-Pompiers. 

RivoiRE-ViCAT, Ingénieur des Ponts et Chaussées. 

Robert, Ingénieur civil et Conseiller municipal. 

Rochas (de),' Industriel à Pontcharra, Conseiller général. 

RouAULT, Professeur départemental d'agriculture. 

Roux (Xavier), Correspondant du Lyon-Républicain, 

RoussET, Professeur de mathématiques au Lycée. 

Sentis, Professeur de physique au Lycée. 

Sir AND, Pharmacien. 

Taatari, Professeur à la Faculté de droit. 

Testoud, Professeur à la Faculté de droit, Adjoint au Maire de Grenoble. 

Thiervoz, Directeur de la Voirie et des Eaux. 

TuREL (le Docteur), Professeur à l'École de médecine. 

Verlot, Jardinier en chef de la ville de Grenoble. 

ViALLET (Constant), Ancien Président du Tribunal de commerce. 

ViALLET (Félix), Constructeur-mécanicien. 

ViLLOT, Président de la Société des sciences naturelles du Sud-Est. 



1 



CONGRÈS DE GRENOBLE 



PROGRAMME DE LA SESSION 

12 AoijT. — 1 h. i/% séance du Conseil d'administration. — A 2 h. i/% séance 

d'inauguration dans la salle du Gymnase municipal. — A 8 h. 1/2, récep- 
tion par la municipalité à l'hôtel de ville. 

13 Août. — A 8 h. 1/2 du matin, séances de sections. — Dans l'après-midi, visites 

industrielles. — A 8 h. 1/2 du soir, conférence : La nouvelle galerie de paléori' 
tologie du Âluséum, par M. G. Cotteau, ancien président de la Société géo- 
logique de France. 

14 Août. — A 8 h. 1/2 du matin, séances de sections. — A 2 heures, séance géné- 

rale au palais des Facultés : MM. Ferran, Merceron, Dormoy et Duhamel. — 
A 8 h. 1/2 du soir, expériences d'extinction d'incendie au nouvel hôtel 
des Postes, place Yaucanson. 

15 Août. — Excursion générale à la grande Chartreuse et à Lus-la-Croix-Haute. 

16 Août. — Excursion générale à Vizille et Uriage. 

17 Août. — A 8 h. 1/2 du matin, séances des sections. —Dans l'après-midi, visites 

industrielles. — A 9 heures du soir, conférence : Les ressources alimentaires 
de la France, par M. Jules Rochard, inspecteur général du service de santé 
de la Marine, membre de l'Académie de médecine. 

18 Août. — Excursion générale dans la vallée de la Bourne et à AUevard. 

19 Août. — A 8 h. 1/2 du matin, séances de sections. — A 11 heures, séance du 

Conseil d'administration au palais des Facultés. — A 1 h. 1/2, travaux du 
génie militaire au polygone. 

20 Août. — A 8 h. 1/2 du matin, séances de sections. — - A 11 heures, séance du 

Conseil d'administration. — A 4 heures, assemblée générale et séance de 
clôture. 



SEANCES GÉNÉRALES 



SÉANCE D'OUVERTURE 



20 Août 1885 



Présidence de M. VERNEUIL 



M. YEEUEÏÏIL 

Professeur à la FacuUé de médecine, Membre derAcadémie de médecine. Président de l'Association. 



Mesdames, Messieurs, 

Ceux d'entre vous qui connaissent mon faible penchant pour les honneurs 
doivent être assez surpris de me voir présider aujourd'hui T Association française, 
car, si je n'ai jamais refusé le labeur ni la lutte, j'ai toujours voulu travailler 
et combattre en humble ouvrier ou en simple soldat, sans désir ni prétention 
de dominer les autres. 

Un jour, plusieurs d'entre vous m'ont dit qu'il fallait pourtant prendre le 
commandement, et pour m'y décider, ils ont prononcé les deux mots magiques 
qui nous servent de devise. Ils m'ont affirmé que, dans les limites de mon 
influence, je pouvais être utile à la patrie et à la science françaises, et voilà 
pourquoi je suis pour quelques jours à votre tête. 

Une fois mon parti pris, j'ai dû penser à faire un discours, comme l'usage 
le commande, et à choisir un sujet capable de vous intéresser quelques instants. 
Les sciences biologiques m'en devant fournir le sujet, je n'avais que l'embarras 
du choix. 11 m'eût suffi d'ouvrir les livres d'un de nos compatriotes ayant nom 
Claude Bernard, Pasteur, Charcot, Davaine, Villemin, j'en passe, et des meilleurs, 
pour y trouver matière à une œuvre oratoire, où j'aurais pu, sans chauvinisme, 



10 SÉANCES GÉNÉRALES 

exalter les grandeurs de la science française moderne, que nos ennemis se 
plaisent sottement à dire en décadence. 

Mais j'ai songé aussi à la profession que j'exerce et cru bon de vous parler 
de médecine, et de vous en parler en médecin. La tentative ne laisse pas que 
d'être hardie. En effet, c'est comme savant que je suis investi de la dignité 
présidentielle, et c'est comme tel que je dois pérorer. Or vous n'ignorez pas 
qu'on a voulu exclure la médecine du cercle des sciences, pour la ranger sim- 
plement parmi les arts. Il ne faut pas remonter le cours des siècles pour ren- 
contrer cette opinion singulière; quelques contemporains, très haut placés et 
fort éminents, j'en conviens, l'ont professée, au reste, sans l'appuyer sur des 
arguments bien solides. 

Je ne vois guère de meilleure occasion que celle-ci pour protester et pour 
inscrire résolument parmi les sciences cette partie des connaissances humaines 
qui sert à nous introduire dans le monde, à nous y maintenir le plus longtemps 
possible; à développer, à entretenir, à restaurer, à protéger nos oi^anes; qui 
nous rend toujours des services, sans jamais nous nuire ; qui, enfin, joint à 
ses mérites propres le bienfait de conserver en bon état et en bonne santé les 
savants mêmes qui en médisent et la dénigrent. 

Mais, direz- vous, ce préjugé contre la médecine n'existe point dans notre 
compagnie ; l'Association française compte dans ses rangs un grand nombre de 
médecins, sa douzième section est exclusivement consacrée aux sciences 
médicales; enfin, sur les quatorze présidents qu'elle a désignés jusqu'à ce jour, 
cinq au moins avaient le diplôme de docteur. 

Ce dernier détail paraît décisif, mais je ferai observer que c'est comme chi- 
mistes, physiologistes ou anthropologistes que nos éminents confrères ont parlé 
dans les séances solennelles précédentes, et que nul ne vous y a entretenu de 
la médecine telle qu'elle se pratique tous les jours. Et pourtant, que de choses 
à dire pour la vulgariser, la répandre, en démontrer la valeur ! que d'efforts à 
faire pour dissiper la quantité de préjugés et d'erreurs qui régnent encore à 
son égard dans les masses populaires ! Chose singulière, de toutes les sciences 
appliquées, la médecine, qui est incontestablement la plus utile, se trouve être 
la plus contestée ; c'est la plus difficile, et c'est celle sur laquelle tout le monde 
se croit capable de discourir, je devrais dire plutôt de divaguer. 

Et puisque je parle de préjugés, permettez-moi de combattre quelques-uns 
des plus anciens, des plus répandus et des plus fâcheux. Ils ont trait à la 
chirurgie. 

Vous n'êtes pas sans savoir qu'à une époque indéterminée, mais fort reculée, 
on a divisé l'art de guérir en deux branches, la médecine proprement dite et 
la chirurgie. A chaque siècle, il s'est trouvé de grands esprits pour déplorer 
cette scission et en démontrer les dangers, mais ils ont prêché dans le désert, 
et plus nous allons, plus il semble que la séparation s'accentue. Les médecins 
avouent, sans rougir, ne rien connaître à la chirurgie, et les chirurgiens, s'ils 
ne le proclament pas, prouvent, hélas I trop souvent qu'ils ne savent guère de 
médecine. 

Tout le monde est comphce de cet état de choses ; tout le monde en souffre,, 
mais personne ne s'en plaint. 11 est même curieux de voir comment le public 
(et j'entends par là la masse commune des citoyens, depuis le membre de 
l'Institut jusqu'au prolétaire) juge la dichotomie en question et fait à sa manière 
le parallèle entre les deux branches de l'art de guérir. 

Vous entendez d'abord beaucoup de gens vous dire avec un imperturbable 



VERNEUIL. — LA CHIRURGIE EN 188S 11 

sérieux qu'ils croient à la chirurgie et non à la médecine, et, quand vous leur 
demandez pourquoi, ils vous répondent non moins gravement que la chirurgie 
est un art positif, et la médecine un art conjectural, que la première fait tous 
les jours des progrès, tandis que la seconde n'a pas avancé depuis Hippocrate, 
que le chirurgien agit à ciel ouvert et voit ce qu'il fait, tandis que le médecin 
procède à l'aveugle sur des organes profonds, inaccessibles, mystérieux, et autres 
balivernes. 

Après cet hommage flatteur rendu à la chirurgie, vous allez croire que le 
beau parleur accorde toute sa confiance à ceux qui la pratiquent. Il n'en est 
rien ; sur vingt sujets auxquels nous offrons les secours de notre adresse et 
de notre arsenal, quinze pour le moins commencent par refuser, et si quelque 
médecin, quelque apothicaire, un rebouteur, voire un simple herboriste, fait 
entrevoir la guérison, avec des simples, des emplâtres, l'omnipotent massage, 
ou les courants plus ou moins continus, l'apôtre convaincu de la chirurgie se 
met aussitôt entre ses mains. 

Un second préjugé consiste à croire que les affections chirurgicales ne sont 
justiciables que des moyens violents, soit le fer, soit le feu. Aussi compare-t-on 
souvent le chirurgien à un boucher ayant du sang jusqu'au poitrail et taillant 
la chair à grands coups. Quelques personnages, plus mal élevés que les autres 
et pensant faire de l'esprit à nos dépens, nous traitent de charcutiers, sans 
songer qu'ils s'assimilent alors, irrévérencieusement et sans y être forcés, à 
l'immonde pourceau, le plus impur des quadrupèdes. 

Or il suffit de parcourir un service où l'on admet indifféremment toutes les 
affections du ressort de la pathologie externe pour se convaincre qu'un grand 
nombre de malades sont soignés et guéris sans perdre un millimètre de leur 
peau ni une goutte de leur sang, les uns à l'aide de médicaments internes ou 
externes tout semblables à ceux qu'on emploie en médecine, les autres par les 
seules ressources de ce qu'on appelle la petite chirurgie, c'est-à-dire par une 
série d'actes manuels fort bénins et qui ne portent nulle atteinte à l'intégrité 
des organes. 

Pour les contusions, les entorses, les plaies légères, les brûlures superficielles, 
les inflammations circonscrites, nous nous contentons d'appliquer des topiques 
variés ; pour les blessures plus graves, les inflammations plus profondes, nous 
employons les pansements perfectionnés antiseptiques et antiphlogistiques et 
les révulsifs: sangsues, ventouses, vésicatoires volants; mais nous faisons 
jouer le plus grand rôle au repos, au régime, à la position des membres, à 
l'immobilisation rigoureuse de la partie malade, etc. 

Pour les fractures, les luxations, les affections articulaires, qui forment un 
si gros contingent, l'action manuelle est indispensable, mais le sang ne coule 
pas encore^ et, dans l'immense majorité des cas, le traitement n'utilise que des 
agents inoffensifs: les bandes, les compresses, les substances solidifiables et 
les appareils orthopédiques. 

Si de la chirurgie générale nous passons aux spécialités, nous retrouvons la 
même proportion entre les moyens doux et les opérations violentes; en ophtal- 
mologie, en otologie, en laryngologie, en urologie, en gynécologie même, la 
médecine opératoire intervient relativement si peu, que les spécialités en question 
sont exercées tout aussi bien par des pathologistes internes que par des chirur- 
giens de profession. Quant à la dermatologie, qu'on exclurait difficilement de 
la pathologie externe, extérieure si Ton veut, chacun sait que les opérateurs 
ne s'en occupent point. 



12 SÉANCES GÉNÉRALES 

Je ne suis pas en mesure de fournir des relevés numériques capables de 
satisfaire les statisticiens, mais je crois pouvoir dire que sur cent malades qui 
consultent un chirurgien ou entrent dans ses salles, un quart à peine, un 
cinquième plutôt, subissent une opération véritable. Il y a loin delà à l'opinion 
qui assimile un service chirurgical à une succursale de l'abattoir. 

D'après une imputation plus sérieuse, non seulement les chirurgiens opére- 
raient sans cesse par passion, par habitude, par métier, tout comme les 
voyageurs voyagent et les présidents président, mais de plus ils feraient maintes 
fois des opérations inutiles ou qu'ils pourraient du moins facilement éviter. 
C'est à qui citera des faits accusateurs. Celui-ci raconte qu'ayant été griève- 
ment blessé, on lui a présenté l'amputation comme indispensable; il a refusé 
et il a conservé sa vie et son membre. Celui-là avait une tumeur : l'ablation 
devait être la seule planche de salut, quelques frictions et quelques pilules 
l'ont guéri. 

Un troisième cite l'exemple d'un ami qui portait au cuir chevelu une inno- 
cente loupe; un chirurgien ayant conseillé et pratiqué l'extirpation, un érysi- 
pèle est survenu qui a entraîné la mort en quelques jours. Un quatrième 
accuse la chirurgie d'avoir abrégé une existence qui lui était chère. Sa vieille 
mère supportait tant bien que mal une tumeur du sein, avec laquelle elle 
aurait pu vivre quelques mois, quelques années peut-être. Un opérateur pro- 
met la guérison, on le laisse faire, et au bout d'une semaine on porte en 
terre la pauvre femme. 

11 y a quelque quinze ans, ce qu'on appelle tout Paris s'émut fort du fait 
suivant : un avocat bien connu allait partir pour la campagne, sou chirurgien 
pratique sur lui, en courant pour ainsi dire, la petite opération du cathété- 
risme : quatre jours après, on commandait les billets de faire part. 

Je pourrais remplir des pages entières de récits de ce genre, que chacun 
répète et colporte avec plus ou moins de malveillance et qui compromettent 
singulièrement l'honneur et la dignité professionnels. Mais je crois mieux 
faire en examinant en toute sincérité le vrai et le faux de ces préjugés et de 
ces allégations, qui peuvent se résumer de la façon suivante : confiance irrai- 
sonnée dans la chirurgie, suspicion blessante et injuste contre les chirurgiens. 

Je ne m'arrêterai pas à discuter la fréquence plus ou moins grande des 
opérations. Tant qu'elles seront nécessaires, leur nombre ne prouvera rien ni 
pour ni contre leur légitimité. Un praticien très répandu opère beaucoup parce 
que beaucoup de malades ayant besoin d'être opérés viennentàlui. Un jour de 
grande bataille, le chirurgien militaire le plus conservateur abat cinquante 
membres et en abattrait cent si ses forces et son temps le lui permettaient. 
Lorsque, aux siècles passés, la saignée était fort en honneur, les barbiers en 
vogue saignaient du matin au soir parce que les médecins ne daignaient pas 
ouvrir la veine. 

La question n'est pas de savoir si nous opérons souvent, mais bien si nous 
opérons trop souvent. Car la quantité par elle-même ne constitue pas l'excès, 
et, si l'on condamne l'abus, personne ne songe à proscrire l'usage. Qu'avons- 
nous donc à répondre? 

Reconnaissons d'abord franchement que certains cas traités par l'opération 
auraient pu guérir sans elle ; ainsi, une fracture compliquée pour laquelle nous 
amputons; une tumeur blanche pour lesquelles nous réséquons. Mais sommes- 
nous coupables d'avoir amputé ou réséqué? Nullement, car si nous avons pris 



VËRNEUIL. — LA CHIRURGCE EN 1885 13 

le couteau et la scie, c'est en nous appuyant sur le calcul des probabilités. La 
conservation nous offrait vingt chances de salut; le sacrifice du membre en 
promet quarante; en expropriant ce membre pour cause d'utilité générale, 
nous avons agi en véritables conservateurs. 

Sans doute, on pourra dire que parfois ce calcul des probabilités qui nous 
sert de guide est faux ; que pour les fractures de cuisse par armes à feu, par 
exemple, il est parfaitement démontré de nos jours que Tampulation, consi- 
dérée par nos pères comme pouvant seule sauver la vie, la compromet, au 
contraire, beaucoup plus que la conservation, — que, d'ailleurs, les probabi- 
lités peuvent changer d'un moment à l'autre par l'introduction ou la suppres- 
sion d'un facteur, — qu'ainsi la fracture compliquée de la jambe, dont la 
guérison sans opération était fort problématique il y a vingt ans, se comporte 
de la manière la plus bénigne, sans la moindre intervention chirurgicale 
depuis qu'elle est pansée antiseptiquement. D'où cette conclusion que le chi- 
rurgien qui, en 1885, amputerait d'emblée certaine jambe brisée, com- 
mettrait la même faute que le chirurgien qui, en 1860, ne l'eiït point aussitôt 
coupée. 

Je rappelle ces faits aux amis trop bienveillants de la chirurgie, qui lui 
accordent une précision et une sûreté qu'elle ne possède malheureusement 
pas encore. 

Combien serait longue, en effet, la liste de nos incertitudes, de nos hésita- 
tions, des difficultés de tout genre qui nous attendent quand nous voulons 
porter certains diagnostics, poser certains pronostics; juger enfin l'efficacité 
d'un traitement et l'opportunité d'une opération ! 

Si, dans les cas précédents, où la vie est en danger pressant, on opère quel- 
quefois mal à propos, la faute en est souvent à la théorie, qui est encore indé- 
cise, et le praticien peut se croire excusable ; il l'est moins dans la circonstance 
suivante : 

Pour un cas de moyenne gravité, il propose une opération ; le patient la 
refuse, consulte ailleurs, fait un traitement pharmaceutique, n'emploie que des 
moyens doux, et finalement guérit. Le public, en pareille occurrence, est très 
sévère à notre égard; pensant que l'opération n'était pas nécessaire, puisqu'on 
a pu s'en dispenser, il nous blâme vertement de l'avoir conseillée. Nous nous 
défendons en invoquant l'impuissance ordinaire ou la lenteur des traitements 
de douceur, les sollicitations des malades, qui sont toujours pressés de retour- 
ner à leurs affaires ou à leurs plaisirs, qui n'ont jamais le temps de se soigner, 
et qui ne se gênent pas d'ailleurs pour nous accuser de traîner leur mal en 
longueur, quand nous parlons de le traiter pendant des semaines, des mois ou 
des années. 

Certainement nous n'avons pas toujours tort; mais le vulgaire non plus. 
D'abord nous faisons parfois des erreurs de diagnostic, prenant, je suppose, 
un accident tertiaire pour un néoplasme; puis, des erreurs de pronostic, 
considérant comme au-dessus des ressources de la nature ou de la thérapeu- 
tique ce que l'une et l'autre, isolées ou réunies, peuvent parfaitement guérir. 
Puis, quelques-uns manquent de persévérance, car, il faut bien le dire, s'il y 
a des clients impatients, il y a aussi des chirurgiens trop pressés, et si les pre- 
miers disent : Time is money, je soupçonne les autres de murmurer tout bas : 
Opération also is money, 

11 y a un moyen bien simple d'éviter les erreurs de pronostic, et, par suite, les 
commentaires malveillants, c'est de proclamer l'opération, comme le public le 



H SÉANCES GÉNÉRALES 

fait d'ailleurs, la ressource extrême, ruWmo ratio, et de ne l'appliquer qu'après 
avoir épuisé tous les moyens moins sévères. 

Or, sans vouloir calomnier mes confrères, j'affirme que certains d'entre 
eux n'agissent pas ainsi. Pour justifier l'intervention chirurgicale intempestive 
ou prématurée, ils se contentent de dire que tous les moyens ordinaires ont 
été épuisés, mais ils oublient d'énumérer ces moyens réputés infructueux, 
imitant en cela les bonnes gens qui, pour s'excuser d'aller chez les charlatans 
et les somnambules, se disent abandonnés de tous les médecins (c'est l'expres- 
sion consacrée), alors qu'ils ont consulté en passant un ou deux praticiens obs- 
curs, trms pharmaciens, un droguiste, le vétérinaire et la sage-femme du lieu. 

Maintes fois, en interrogeant des malades qui venaient me consulter avant de 
refuser ou d'accepter une opération, j'ai été frappé de l'insuffisance des moyens 
thérapeutiques qui leur avaient été prescrits. Maintes fois, je les ai envoyés 
chez le pharmacien ou le bandagiste, aux stations d'eaux ou sur le bord de la 
mer, et les ai vus revenir entiers et bien portants au bout de quelques semai- 
nes ou de quelques mois. J'ai toujours été, je l'avoue, très heureux et très 
fier de ces victoires de l'art conservateur. C'est par elles surtout qu'on acquiert 
la confiance et la reconnaissance des malades, qui, par contre, gardent toujours 
quelque rancune au chirurgien qui les avait condamnés à subir une mutilation 
superflue. 

Le vulgaire se trompe étrangement quand il nous croit plus intéressés à 
opérer qu'à guérir. Certes, au point de vue matériel, nous paraissons souvent 
lésés, lorsque l'heure de la rémunération étant venue, on nous offre générale- 
ment quatre fois moins pour avoir conservé laborieusement un membre que 
pour l'avoir lestement retranché. Mais, en revanche, de quelle autorité jouit, 
de quel prestige est entouré le chirurgien qui ne recommande jamais de sacri- 
fices inutiles, et auquel l'événement donne raison dans ses pronostics favo- 
rables ! 

A ne prendre qu'un exemple, se figure-t-on quelle gloire recueillerait, quels 
trésors amasserait celui qui parviendrait à guérir le cancer avec le seul secours 
des remèdes? Que de coups de bistouri ne faudrait-il pas donner pour réunir 
pareille somme d'honneur et d'argent ! 

Puisque nous sommes dans la voie des aveux, confessons que certains hom- 
mes, à certaines époques et dans certains pays, ont opéré beaucoup trop, et 
que de nos jours mêmes le prurigo secandi est une maladie sporadique, endé- 
mique et épidémique, dont le vaccin n'est pas encore trouvé. 

La démonstration n'est pas malaisée à fournir. Au xvn® siècle, on se mit à 
faire la transfusion. Ce fut une fureur telle, qu'un édit du parlement, daté 
de 1668, dut y mettre un terme. Au xviii« siècle on trépanait tout homme qui 
était tombé sur la tôLe et qu'on soupçonnait de s'être plus ou moins fêlé le 
crâne. Pendant les guerres de la fin du siècle dernier et du commencement 
de celui-ci, tout fracas des membres par arme à feu était traité par l'ampu- 
tation. 

A l'époque où j'entrai dans la carrière médicale, la ténotomie faisait rage : 
on coupait tous les tendons, tous les ligaments, tous les muscles, et dans toutes 
les régions du corps. On prétendait guérir ainsi les louches, les bègues, les 
bossus, les bancals et jusqu'aux sourds. La méthode sous-cutanée était alors 
la selle à tous chevaux, on lui demandait tout; c'était la panacée opératoire. 

Un peu plus tard, j'ai vu naître et prospérer la résécomanie. Elle a fleuri 
surtout en Angleterre et en Allemagne; c'est par centaines que quelques chi- 



VERNEUIL. — LA CHIRURGIE EN 1883 45 

rurgiens étrangers comptent leurs résections articulaires. En France, on s'est 
toujours montre plus réservé. 

C'est surtout dans le champ des spécialités que les ultra-opérateurs s'exer- 
cent. Vous connaissez tous la célèbre chansonnette ; 

Dans la geDdarmerie 
Quand un gendarme rit, etc. 

Je ferais injure à votre instruction littéraire si j'achevais. Or, quand un 
spécialiste opère, tous les spécialistes opèrent; quand il coupe quelque chose, 
tous ses collègues le coupent également, sauf à le couper un peu autrement 
et avec un outillage varié, comme l'atteste le catalogue de nos grands coute- 
liers. Si l'on fonde un jour un musée de médecine opératoire, il faudra 
d'immenses vitrines pour aligner tous les lithotomes, uréthrotomes, hystéro- 
tomes et autres machines en tome, y compris de petits instruments innominés, 
je crois, destinés à couper les rétrécissements du canal nasal, rétrécissements 
qui, soit dit sans médisance, n'existent à peu près jamais ou n'ont pas besoin 
d'être coupés quand ils existent. 

La gynécologie et l'ophtalmologie se disputent la place d'honneur sur ce turf 
d'un nouveau genre, mais je crois au triomphe de la première. Dans ces der- 
niers temps surtout, on a vu naître, indépendamment des cautérisations si 
souvent vaines et des débridements du col, d'une utilité si contestable, une 
opération d'Emmet, une opération de Battey ou d'Hégar, une opération 
d'Alexander, etc. Les revues, les journaux en parlent et en général les louent; 
on publie force faits à l'appui, et un gynécologue risque de passer pour un 
homme de peu s'il n'a pas d'observations à produire. 

La facilité avec laquelle se répandent certaines pratiques est en vérité sur- 
prenante. Je puis citer, entre autres, le raclage ou rugination des abcès froids. 
L'idée théorique en est soutenable, mais la réflexion inspire déjà quelques 
réserves, et il semblerait prudent d'en appeler à l'expérience. Mais pour cela il 
faudrait attendre, et c'est à quoi la génération présente ne peut vraiment pas 
se résoudre. Alors on a raclé, raclé, et on racle encore, et ceux qui ne raclent 
pas sont déclarés arriérés et rétrogades, et, tout en raclant, on pénètre au 
besoin jusque dans le canal rachidien; et, bien que l'opération donne des résul- 
tats encourageants (c'est la formule courante), la malade raclé va rejoindre ses 
ancêtres dans un monde meilleur. 

Mon dessein n'étant pas de vous donner la chair de poule et d'agiter votre 
sommeil de la nuit prochaine par un cauchemar affreux, je vous signalerai, 
en terminant, une manie actuelle qui a au moins le mérite d'être à peu près 
innocente, n'étant que ridicule : je veux parler de l'application des pointes de 
feu. Cette pratique succédanée du sinapisme, du badigeonnage iodé et du vési- 
catoire volant, moyens d'un emploi beaucoup plus simple, rentre dans Ja médi- 
cation révulsive, qui nous rend certainement des services; mais elle en est 
une forme plus compliquée et surtout exige une mise en scène qui a bien son 
prix. C'est l'effroi des enfants et ce n'est pas la joie des parents. Pourtant, si 
dans cet auditoire cent personnes ont été atteintes d'affections externes, tout 
me porte à croire que cinquante pour le moins ont reçu les susdites pointes, 
quelques-unes les ayant subies deux ou trois fois, peut-être plus. 11 ne manque 
qu'à les appliquer préventivement chez les gens bien portants contre les mala- 
dies à venir, et vous pouvez croire que certains praticiens y pensent. 



16 SÉANCES 6É>'ÉRALES 

Si Ton m'objectait, non sans raison d'aillears, que les opérations précitées 
sont bonnes et méritent d*étre conservées, je n'en soatiendraLs pas moins qu'on 
en a singulièrement abusé, c'est-à-dire qu'on a trop transfusé, trop trépané, 
trop ténolomisé, trop réséqué, débridé trop de rétrécissements, excisé trop 
d'iris, beaucoup trop travaillé dans Le petit bassin de la fenmie, raclé beaucoup 
trop d'abcès froids, et promené trop souvent la pointe du tbermo-cautèrc sur 
la peau. 

S'il fallait des preuves péremptoires de l'abus, je rappellerais simplement 
que, dans un grand pays comme le nôtre, avec nos 37 millions d'babitants, on 
compte au plus, maintenant, par année, une demi-douzaine de transfusions et 
une douzaine de trépanations; qu'on laisse désormais tranquilles en tous pays 
les muscles rachidiens et linguaux cbezles bossus et chez les bègues; qu'en 
Angleterre, où l'on a tant réséqué, on ne résèque presque plus; que tel chirurgien 
étranger, fort enthousiaste d'une résection qu'il proclamait excellente, au point 
de la pratiquer par douzaines, la déclare aujourd'hui d*une utilité contestable — que 
les oculistes, qui naguère ne croyaient pas au succès de la cataracte sans iridecto- 
mie, s'accordent presque tous maintenant à respecter l'iris — que le fameux 
raclage perd tous les jours du terrain et sera relégué d'Ici à deux ou trois ans 
dans le musée des antiques, tout comme le poiniillage de la peau avec le fer 
rouge. 

Si le temps me le permettait, je mettrais sous vos yeux toutes les reculades 
des matamores du bistouri. Vous verriez qu'après avoir pendant quelque temps 
opéré à tort et à travers, ces grands sécateurs, s'apercevant de la médiocrité 
des résultats obtenus, finissent par s'arrêter : c'est par là qu'ils auraient dû 
commencer. 

Tout chirurgien de bonne foi et de bon sens, qui voudra bien lire avec atten- 
tion les faits relatifs aux opérations réhabilitées ou récemment introduites dans 
la chirurgie, constatera que plusieurs d'entre elles non seulement n'ont servi à 
rien, mais étaient d'avance frappées de stérilité. 

On a fait grand tapage en ces dernières années à propos des extirpations du 
larynx, du pharynx, de l'estomac, de l'utérus, du rein, etc. Combien de patients 
sont-ils restés guéris ? Combien ont bénéficié d'une façon quelconque de ces 
terribles entreprises? A peine iO pour 100. Pour ceux-là, j'en conviens, l'opé- 
ration a été d'un bon usage; mais pour les 90 autres, l'abus est-il niable? 

J'appelle votre attention et vos critiques sur le petit raisonnement qui suit. 
Soit cent cas d'une maladie donnée : à une certaine époque, on en opère la 
moitié, — vingt ans plus tard on n'en opère plus que le quart. Si les résultats 
des deux séries sont également heureux, j'en conclus que, des cinquante opé- 
rations de la première, vingt-cinq étaient pour le moins superflues. 

Tous les chirurgiens savent ou doivent savoir ces choses. Alors pourquoi 
sont-ils si prompts à agir; pourquoi s'exposent-ils si légèrement aux insuccès? 
lis répondent par le fameux axiome : Melius anceps remedium quam nullum. 
Mais outre qu'en certains cas le remède n'est nullement douteux, étant mani- 
festement détestable et certainement pire que le mal, on pourrait répliquer 
également en latin et leur dire : prùno non nocere. 

Ils allèguent encore la nécessité de soulager et de consoler ceux qu'on est 
impuissant à guérir ou de prolonger et d'adoucir la vie des incurables. Nous 
ne restons point sourds à ces raisons humanitaires, mais à la condition qu'on 
n'en abuse pas et qu'on ne les fasse pas servir à masquer d'autres motifs moins 
nobles. Nous ne considérons ni comme inutiles ni comme nuisibles les opéra- 



VERNEUIL. — LÀ CHIRURGIE EN 188^ 17 

lions palliatives, mais nous voulons qu'on les propose et qu'on les pratique 
comme telles, sans dissimuler leur impuissance finale et le caractère essentiel- 
lement temporaire de leur utilité. 

Et ceci nous conduit à examiner un autre argument du procès que les gens 
du monde intentent aux chirurgiens. Ils nous reprochent de ne pas être sincè- 
res, de promettre ce que nous ne pouvons pas tenir. Ces accusations malheu- 
reusement ne sont pas sans bases. Je suis tout le premier à reconnaître qu'on 
né peut pas dire aux patients eux-mêmes toute la vérité — qu'il faut les trom- 
per dans une certaine mesure, et que le mensonge, haïssable en général, devient 
œuvre pie quand il console et endort la douleur morale; il faut relever vivement 
les sots indiscrets : le mari qui devant sa femme ou le fils qui devant sa mère 
demandent* si l'opération que l'on conseille est dangereuse, et si Ton en peut 
mourir. J'agis de même vis-à-vis de ceux qui exigent qu'on leur garantisse le 
succès; mais je trouve toujours moyen que mes déclarations au malade ou à 
ses proches renferment assez de vérité pour que l'issue finale, quelle qu'elle 
soit, ne puisse compromettre en aucune sorte ma probité, ma considération, 
ni surtout la dignité de l'art. 

Mettons-nous un instant à la place d'une mère a laquelle nous avons impru- 
demment et sans réserve promis de guérir son fils en l'opérant. L'opération 
faite, l'enfant meurt. La mère pense naturellement que nous l'avons trompée 
' ou que nous nous sommes trompés nous-mêmes; alors elle nous accuse de 
fourberie dans le premier cas, et d'ignorance dans le second. Et les commen- 
taires de marcher pour découvrir les motifs du mensonge. 

S'il s'agissait d'un malade pauvre, à l'hôpital, par exemple, le chirurgien a 
voulu faire une expérience I Si, au contraire, le fait s'est passé dans une famille 
fortunée, il a voulu gagner de l'argent. On ne saurait croire à quel degré est 
enracinée, chez les gens du peuple surtout, cette croyance que l'hôpital est un 
lieu d'expérimentation, où l'on soumet sans scrupule les malades à des essais 
de tout genre. Le laisser aller du langage, les controverses qui s'établissent au 
chevet du lit entre le chef de service, les auditeurs et les élèves, ou entre ces 
derniers, justifient ces soupçons dont nous n'avons pas d'ailleurs à nous trop 
défendre. Oui, nous expérimentons à l'hôpital, tout comme en ville d'ailleurs, 
parce que l'expérimentation est inhérente à l'art de guérir, et que le médecin 
qui n'expérimenterait pas ne serait qu'une momie ou un tardigrade; le tout est 
que l'expérimentation thérapeutique soit conduite suivant certaines règles 
que je n'ai point à tracer ici, mais qui rendent son emploi irréprochable. 

La question est plus grave, quand l'argent s'en mêle. Je ne me prononcerai 
pas entre la médisance et la vérité : toujours est-il que les mauvaises langues 
affirment que si Artaxercès offrait des présents à un chirurgien de nos jours, 
il ne serait pas trop rudement éconduit, que le désintéressement n'est pas la 
qualité dominante des opérateurs d'aujourd'hui, et que l'élément honoraires 
enfin joue un rôle important dans la discussion des indications opératoires. 

Comme je manie le fer rouge en chirurgien et non en moraliste, vous me 
permettrez de ne point cautériser ici une plaie que je sais exister, dont je m'af- 
flige beaucoup, mais dont notre profession n'est pas la seule atteinte en ce temps 
d'appétits sans bornes. 

Au reste, nos aïeux, paraît-il, ne valaient pas mieux que nous, si j'en crois 
ce que Pierre Franco disait au xvi® siècle des barbiers ses confrères, et ce 
qu'écrivait au siècle dernier l'auteur d'un pamphlet dont le titre est très signi- 
ficatif, puisqu'il est intitulé : les Brigandages de la chirurgie. 

2 



18 SÉANCES GÉNÉRALES 

C'est surtout dans les cas désespérés et dans les maladies incurables que les 
opérations inutiles sont abusivement pratiquées. Après avoir épuisé toutes les 
ressources de la médecine, certains patients viennent réclamer notre assistance 
et se déclarent prêts à subir telle opération qu'il nous plaira de leur imposer. 

Parfois ils souffrent cruellement; parfois ils sont épuisés par les hémorra 
gies ou empoisonnés par les produits infects d'une horrible ulcération ; réelle- 
ment ils font pitié et il semblerait inhumain de leur refuser une opération 
capable de les soulager, ne fût-ce que pour un temps. 

11 n'est pas de chirurgien, si timoré qu'il soit, qui n'ait pratiqué dans des cas 
de ce genre des trachéotomies, des ponctions vésicales, des anus contre nature, 
et détruit même avec le fer, le caustique ou le feu des tumeurs ulcérées en 
divers points du corps. Il ne s'agit là que de l'usage des opérations palliatives 
dont nous avons déjà parlé. 

L'abus se manifeste quand on intervient sans nécessité impérieuse, la vie 
n'étant pas immédiatement en péril ou étant tout à fait près de s'éteindre. Ijb 
chirurgien probe s'abstient en pareil cas, ne pouvant ni soulager ni guérir; 
l'autre, le praticien douteux, ne promet rien formellement sans doute, mais dit 
qu'on peut tenter l'aventure, qu'on a vu guérir des cas semblables, et qu'il en 
a guéri, et qu'après tout on ne risque pas grand'chose puisque le patient est 
condamné, etc. ; il parle comme l'avocat retors, qui dit toujours que ça peut 
s^plaider. 

Il opère, et la mort survient, ou l'état reste pareil, sinon pire qu'auparavant. 
On met le quidam à la porte, c'est vrai ; mais l'art chirurgical n'en reste pas 
moins compromis, et si plus tard dans la même famille se présente à nouveau 
l'occasion d'une opération, cette fois opportune, quelque parent la fait rejeter, 
arguant de l'insuccès de la première. 

11 importe en effet d'insister sur ce point que le défaut de confiance dans les 
promesses des opérateurs contribue, autant que la crainte des opérations, à 
faire rejeter ou pour le moins ajourner Fintervention chirurgicale, qui perd de 
la sorte la plus grande partie de sa valeur. Je m'explique. 

Dans l'état actuel de la science, les néoplasmes vrais, ce qu'on appelle vul- 
gairement les tumeurs, ne guérissent à peu près jamais sans opération. L'ex- 
périence prouve encore que la guérison radicale est d'autant plus rare qu'on 
agit plus tard; d'où cette conclusion naturelle que, si l'on enlevait dès le début 
une production néoplàsique, fût -elle maligne comme le cancer, on aurait 
grande chance d'obtenir un succès définitif. 

C'est dans ce sens que plaident les chirurgiens sérieux, surtout depuis que 
le chloroforme a mis de côté l'objection douleur, et que la méthode antisep- 
tique a presque annihilé la fin de non-recevoir tirée du danger immédiat. Mais 
on rencontre encore des résistances considérables, et chaque jour nous voyons 
revenir après un, deux ou plusieurs mois, des malheureuses auxquelles nous 
avions conseillé l'ablation d'une tumeur du sein, des fumeurs endurcis que nous 
voulions débarrasser d'un petit épithélioma lingual, qui ont refusé et qui sont 
désormais inopérables. 

Comme il faut dire la vérité, dût-elle être désagréable à ses amis, la respon- 
sabilité de ces regrettables retards pèse lourdement sur nos confrères les mé- 
decins ordinaires des familles. On leur montre la tumeur au début; dans le but 
louable de rassurer le patient ou l'entourage, ils commencent à dire qu'il n'y 
a point de danger, puis ils prescrivent l'inévitable pommade iodurée et le nom 
moins inévitable iodure de potassium. Il n'en résulte naturellement aucun 



VERNEUIL. — LA CHIRURGIE EN 1885 19 

bénéfice; mais les semaines et. les mois s'écoulent, et la tumeui grossit» elles 
ganglions voisins se prennent et les souffrances apparaissent. Alors on, se décide 
à nous consulter ; s'il en est temps encore, nous conseillons l'opération. On 
nous objecte que, si le mal peut et doit revenir, ce n'est pas la peine de Fen- 
lever, et on nous demande des assurances formelles contre la récidive. Nous 
les refusons, bien entendu, comme le jardinier qui peut bien arracher les mau- 
vaises herbes de son parterre, mais non s'engager à ce qu'elles ne repousseront 
pas. 

On ne saurait croire jusqu'où va, lorsqu'il s'agit de chirurgie, l'enfantillage 
des gens du monde, et j'entends du meilleur et des hommes les plus instruits, 
les plus intelligents. 

Permettez-moi de vous citer un exemple : 

Une coxalgie se déclare chez un garçon dont les parents sont en relation avec 
un de mes amis. Celui-ci insiste pour qu'on vienne me voir. « Je m'en gair- 
derais bien, répond le père, si je vais chez Verneuil (on supprime le monsieur 
pour les médecins de quelque renom), il va endormir mon enfant pour redresser 
le membre et le mettre dans une gouttière de Bonnet ou dans un appareil ins^ 
movible. » De là il part consulter un-masseur à la mode. Six mois plus tard, 
on me ramène le pauvre petit dans un piteux état. 

Une autre fois, c'était une mère qui ne voulait plus entendre parler de oioi, 
parce que j'avais ordonné qu'on fît marcher sa fillette avec des béquilles I 



Le présent discours pourrait être à la rigueur intitulé : Confession d* 
chirurgien du siècle. Mais comme je ne me mets pas en cause et ne me couvre 
pas personnellement d'iniquités, on m'accusera sans doute de faire œuvre aaeiri- 
lège, de compromettre les collègues et les confrères, de justifier les accusations 
et les médisances du public, de céder enfin à la malsaine manie du jour, cpii 
court sans vergogne après les révélations indiscrètes et les scandales retea«- 
tissants. 

Il n'y a rien de tout cela dans la présente allocution. Mon esprit n'est poiiHt 
imprégné d'amertume ; je déteste le bruit et la réclame; je n'ai jamais 
calomnié personne, et je n'ai jamais écrit ni diatribe ni réquisitoire, seulement 
j'aime beaucoup la vérité et n'ai point peur de la dire. Depuis bien longtemps» 
parodiant un vers fameux de Voltaire, je répétais sans cesse : La chirurgie n'est 
pas ce qu*un vain peuple pense. J'ajoutais aussi : La chirurgie n'est pas ce giw la 
font les chirurgiens eux-mêmes. C'est simplement ce que j*ai désiré développer 
devant vous. 

Aux gens du monde j'ai voulu dire qu'ils avaient tort de considérer la cki- 
rurgie comme une spécialité étroite, comme une sorte de métier de précision, 
un art si l'on veut, qu'on pourrait ranger, à part le but plus relevé, à côté de 
l'ébénisterie et de l'horlogerie; qu'ils avaient tort aussi de demander auxchiror- 
giens l'infaillibilité professionnelle qu'on exige des ingénieurs, des constmc* 
teurs de machines et des entrepreneurs de travaux publics ; qu'ils avaient tort 
encore de mettre sans cesse leurs actes en contradiction avec leurs parole» e& 
accordant trop de valeur au métier et pas assez de respect à ses artisans — de 
juger à la légère enfin des choses pour lesquelles leur incompétence eat 
notoire. 

Mais, d'autre part, j'ai voulu faire entendre aux chirurgiens, me» fràraa et 
mes confrères, quelques avertissements utiles. C*est pourquoi je leur dk ki, 
011 ils sont en minorité, mais avec l'espoir que mes paroles se répandroAl : Si 



30 SÉANCES GÉNÉRALES 

VOUS voulez être décidément classés parmi les vrais savants et non point assi> 
miles seulement aux grands et utiles ouvriers, faites bon marché de votre 
habileté manuelle, quelque peine que vous ayez eue à Tacquérir et quelque 
soin que vous preniez encore pour la conserver et Taccroître. 

Tirez peu de vanité de vos succès opératoires, vous rappelant qu'ils sont 
parfois bien éphémères, et poursuivez surtout les succès thérapeutiques, c'est- 
à-dire la guérison définitive au vrai sens du mot. 

Refusez les titres et qualités de spécialistes avec les avantages matériels y 
adhérents ; rentrez modestement dans le giron conunun de la médecine géné- 
rale ; soyez avant tout des pathologistes sans cesse préoccupés d'étendre vos 
connaissances en étiologie et en pathogénie ; cherchez sans relâche à vous per- 
fectionner dans le diagnostic et le pronostic, et restez convaincus que le maiii- 
mum des guérisons reviendra par surcroît aux plus instruits et aux plus sages 
d'entre vous. 

Naturellement vous poursuivrez toujours la cure de vos malades, but suprême 
de la médecine, mais vous apporterez le plus grand soin au choix des moyens 
à mettre en usage. Plus fiers d'être rangés parmi les thérapeutes que parmi 
les opérateurs, vous n'armerez votre main qu'à la dernière extrémité, après 
avoir loyalement essayé les remèdes et utilisé en conscience toutes les forces 
disponibles de la nature médicatrice. 

Quand l'impuissance des agents pharmaceutiques ou hygiéniques sera avérée : 
quand la nécessité de l'intervention sera démontrée, optez toujours — ceci est 
un principe absolu — entendez-vous bien — pour l'acte le moins dangereux : 
actum minoris pericuU, sans vous arrêter aux impatiences bien naturelles des 
malades, aux sollicitationsi ntéressées de quelques parents, soutiens de famille 
ou héritiers, ni surtout à la considération tout à fait secondaire de la peine 
grande que vous pourrez avoir et du bénéfice petit que vous en pourrez tirer. 
£t notez bien que cet acte le moins périlleux se trouve être parfois le plus 
hardi, le plus radical, le plus destructeur en apparence. Sachez qu'en certaines 
blessures des membres , l'amputation, faite très vite el très haut, est dix fois 
plus conservatrice que la résection et cent fois plus préservatrice de la vie que 
l'expectation la plus attentive; que, pour la pierre vésicale, la lithotritie se 
trouve parfois beaucoup plus grave que la taille, et que l'ovariotomie est infi- 
niment plus bénigne que l'injection iodée multiple . Ne craignez donc point 
d'iétre accusé de timidité quand, en certains cas, vous refusez de verser le sang 
ou de mutiler vos patients. 

Je conviens que le choix est parfois malaisé, tant nous avons de ressources 
opératoires, et tant sont grandes la variété et la complexité des cas cliniques. 

J'ai proposé, pour tirer d'embarras les jeunes praticiens, un critérium facile. 
Quand il leur faudra décider entre deux ou plusieurs opérations rivales, ils 
mettront au premier rang l'efficacité, au second la bénignité, au troisième la 
facilité. 

Et puis, il est un second critérium, plus utile encore et d'un emploi tout 
aussi simple, car quelques minutes suffisent pour poser l'équation et la résou- 
dre, sans même qu'on possède une longue expérience, une érudition considé- 
rable, et qu'on sache exactement comment telle affection chirurgicale se traite 
au jour dit à Vienne, à Londres ou à Berlin. Il s'agit tout uniquement d'appli- 
quer le principe évangélique consistant à faire à autrui ce qu'on voudrait qui 
fût fait à soi ou à ses proches. 

Bien des fois des parents que je sollicitais pour soumettre leur enfant à une 



VERNEUIL. — LA CHIRURGIE EN 1885 21 

opération indispensable, qui résistaient opiniâtrement et défendaient leur pro- 
géniture contre moi tout comme contre un ennemi, m'ont, à bout d'arguments, 
posé cette question suprême. — « Que feriez-vous, docteur, s'il s'agissait de 
votre enfant ? » 

La demande ne m'a jamais embarrassé, ou du moins depuis longtemps elle 
ne m'embarrasse plus, car il y a bien trente ans que je me l'adresse du matin 
au soir, en ville et à l'hôpital, chez l'indigent et chez le riche, c'est-à-dire 
chaque fois qu'il s'agit de décider entre l'actioû et l'abstention chirurgicales. 
Bien souvent j'ai invoqué l'argument sans y être sollicité et quand je voulais 
vaincre des scrupules exagérés. Après une telle déclaration, carte blanche 
m'étant généralement donnée, j'opère et soigne de mon mieux: l'issue est 
tantôt bonne, tantôt mauvaise, j'ai tantôt de la joie, tantôt du chagrin, mais 
jamais de remords. Je compte, au jour actuel, comme amis très sincères des 
fils, des pères ou des maris dont j'ai opéré et perdu les parents , les enfants 
et les femmes. Car, remarquez-le bien , tout le monde devant mourir, on ne 
nous accuse pas de perdre ceux de nos malades qui sont insauvables, mais on 
exige que nous fassions tout ce qui est humainement possible. 

C'est encore en se demandant ce qu'on ferait ou ce qu'on laisserait faire h 
soi ou à ses proches qu'on arrive à prendre un parti dans des conjectures fort 
délicates, où la conscience, l'humanité, le devoir, l'intérêt, que sais-je encore? 
sont en jeu. Sur 100 opérations qu'on peut pratiquer, il en est 20 qu'on doit 
imposer tyranniquement, 310 qu'il faut refuser absolument et 60 en moyenne 
qu'on peut à la rigueur, et en se fondant sur des motifs plausibles, faire ou 
ne pas faire. 

Or il arrive aux chirurgiens de pécher dans tous les sens. Ceux-ci n'opèrent 
pas les cas trop mauvais pour ne pas compromettre leur renommée ou assom- 
brir leur statistique. Il y a quarante ans environ, Ph. Boyer avait la prétention 
de ne pas perdre d'opérés ; quand un cas trop grave entrait dans ses salles^ il 
n'y touchait pas, ou bien il faisait passer dans un service de médecine le phti- 
sique tombant dans le marasme et auquel il avait coupé la jambe quelques 
semaines auparavant. 

D'autres ne savent pas refuser une opération; tantôt c'est par humanité et tantôt 
par pure complaisance. Pourtant j'affirme que les occasions ne sont pas rares où 
le chirurgien doit très fermement se récuser. En lisant certains récits, je me 
demande avec stupeur comment on a pu se résoudre à porter le scalpel sur de 
vrais moribonds, et comment, à l'autre bout de l'échelle, on a, é^e gaieté de 
cœur, exposé les jours de gens robustes, atteints d'infirmités à peine désa- 
gréables. Lorsque je liquiderai ma situation morale dans la vallée de Josaphat, 
je compte porter à mon actif les nombreuses opérations que j'ai déconseillées 
comme inutiles ou dangereuses. 

En ce qui concerne les opérations dites de complaisance, on invoque un argu- 
ment spécieux. L'homme est l'arbitre de sa destinée; il expose chaque jour sa 
vie pour ses besoins, pour ses passions, pour ses plaisirs ; une difformité physi- 
que l'obsède, il veut s'en débarrasser ; l'entreprise a des périls, il les accepte ; 
des accidents opératoires surviennent, il les subit et n'accuse que lui. Pour- 
quoi lui refuser votre concours? Pourquoi vous montrer plus royaliste que 
le roi ? 

La réplique est fort simple. X... est las de la vie ; il peut disposer de ses 
jours, la chose est évidente. Chargerez- vous son revolver ou lui administrerez- 
vous dix centigrammes de strychnine ? 



iSt SÉANCES GÉNÉRALES 

Mais si je n'opère pas, direz-vous, mon voisin opérera. Eh bien, laissez-le 
faire et consolez-vous. Plus d'une fois, ayant refusé une opération, j'ai appris 
quelques jours plus tard qu'elle avait été faite et suivie d'une issue funeste. 
Le compère avait empoché les sesterces, mais j'avais gagné et je conservais 
l'estime. C'est peu, diront les positifs; — c'est beaucoup, penseront ceux qui, 
assimilant la médecine aux choses les plus sacrées, répéteront avec notre grand 
poète : 

L*art est saint. Dieu le fit afin que dans le monde 
Tout ne se courbât pas devant la force et Ter. 

ëe n'ai point l'intention — le lieu serait d'ailleurs mal choisi, bien que 
nous soyons dans la patrie du Chevalier Bayard — d'éditer ici un code 
de moralité professionnelle, une sorte de bréviaire du Chirurgien sans peur 
ei sans reproche. Je n'ai pas davantage la prétention naïve d'éclairer le pu- 
blic sur ses véritables intérêts, et pourtant je m'imagine que si des deux côtés 
mes paroles étaient entendues, les Paré et les Dupuytren de l'avenir accompli- 
raient fort bien leur destinée et affronteraient tout comme nous les chances 
de la lutte pour la vie. D'autre part les patients auxquels on peut reprocher 
leur sympathie ou, si l'on trouve l'expression trop forte, leur défaut d'anti- 
pathie suffisante pour les faiseurs, les charlatans, les acrobates, la racaille 
médicale, en un mot, seraient plus souvent guéris, à meilleur marché, et 
surtout moins dupés, bernés et volés. Un philosophe chagrin a dit: Vulgus.vult 
decipi ; ergo decipiatur. C'est le tant pis pour eux des modernes. Je n'ai point 
cette placide indifférence et ne peux voir un malfaiteur mal faire sans avoir la 
tentation de lui courir sus. 

Il me paraît qu'en ce temp§ de prophylaxie universelle, on devrait songer 
un peu à garantir les simples et les crédules contre l'obséquiosité de l'un, la 
sensiblerie de l'autre, la solennité de celui-ci et les hâbleries de celui-là. Four- 
nir à un public confiant des chirurgiens honnêtes, tel est le but que je poursui- 
vrais de grand cœur. 

y 

Ce n'est pas d'aujourd'hui. Messieurs, que je tiens le langage que vous venez 
d'entendre. Depuis longtemps je m'élève contre l'abus des opérations, et je 
recommande d'épuiser les ressources de la thérapeutique médicale ; mais la 
chose ne tirait pas à . conséquence, et l'on pouvait n'y voir qu'une opinion 
plus ou mQins défendable. Mais, à cette heure, je suis accusé d'entraver l'essor 
de la science française et de paralyser ses progrès. Alors ma fibre patriotique 
s'émeut. 

Il en est de la chirurgie comme des autres branches de notre activité. Par- 
tout la compétition est ardente, âpre, sans merci, tout le monde voulant avoir 
la première place. Depuis Guy de Chauliac jusqu'à la fin du siècle dernier, la 
France avait sans contestation possible tenu la tête; l'Angleterre, l'Italie, l'Alle- 
magne, entrées plus tard dans la lice, lui disputent aujourd'hui la prééminence. 
Quelques scribes de ce côté et sur l'autre rive de l'Atlantique affirment grave- 
ment que nous sommes descendus au dernier rang, sans doute parce que nous 
nous montrons un peu plus soucieux et plus économes de la vie d'autrui et 
que nous faisons un peu plus de façon pour couper en quatre notre prochain. 
Vous remarquerez que c'est précisément dans les pays où l'on fulmine contre 
les expériences sur les animaux que l'on nous accuse de faire une chirurgie 
timide et comme sénîle. 



EDOUARD REY. — DISCOURS 23 

Eh bien, acceptons le reproche. Qu'il plaise à certains étrangers de transfor- 
mer leurs salles de chirurgie en laboratoires de vivisection humaine, la chose 
ne nous regarde pas et reste à débattre entre les intéressés. 

Qu'en ce temps de contradiction morale incroyable, où L'on s'apitoie autant 
sur le sort des assassins que sur celui de leurs victimes, on se croie en droit 
de sacrifier dix-neuf cancéreux pour essayer de sauver le vingtième, qu'on déclare 
fécond par excellence ce sang versé, le comparant à celui des braves qui meu- 
rent en conquérant des mondes nouveaux, peu nous importe si la chair à scalpel 
ne se révolte pas. 

Que nous profitions même de ces expériences en spectateurs curieux et 
attentifs, comme on s'instruit en voyant de loin commettre des méfaits 
auxquels on ne prend pas part, j'y consens encore. Mais qu'on nous engage 
dans cette voie coupable, qu'on nous lance dans les excentricités opératoires, 
halte-là. Dussions-nous passer pour arriérés, réactionnaires, nous préférerions, 
pour nos Français,, une pratique plus froide, plus rationnelle, plus humaine, 
plus tendre, si je puis ainsi dire, et dont il ressorte bien que le chirurgien, en 
France, voit toujours en tout malade un frère, un enfant ou un ami. 

Avec des praticiens et des savants inspirés de la sorte, la science française, 
j'en conviens, ne chaussera pas les bottes de sept lieues ; mais elle avancera 
pourtant, gagnant tous les jours quelque chose, ne rétrogradant pas et ne brû- 
lant pas le lendemain ce qu'elle aura adoré la veille. Sans vouloir écraser per- 
sonne, elle gardera son rang en conservant son calme, sa sérénité et sa grandeur, 
laissant s'agiter autour d'elle ses rivales brouillonnes et inquiètes, sans doute 
parce qu'elles sont plus jeunes et moins expérimentées. 

A vous dire tout le fond de ma pensée, il me serait fort égal d'entendre pro- 
clamer qu'à Londres, à Vienne, à Rome, à New-York, on opère plus et mieux 
qu'à Paris, si l'on ajoutait qu'en cette dernière ville on guérit plus souvent et 
qu'on meurt un peu moins. 

Heureux, a-t-on dit, les peuples qui n'ont pas d'histoire ! Heureux seraient 
les chirurgiens qui n'auraient pas de trousse et qui sauraient s'en passer! 
Plus heureux encore, direz-vous, leurs clients, au nombre desquels le hasard 
peut malheureusement vous ranger. . 

Pursse un jour, grâce au progrès de la science française, la chirurgie ne pas 
faire couler de sang et ne plus faire verser de larmes T 



M. Edouard RET 

Maire de la ville de Grenoble, Président du Comité local. 



Messieurs, 

11 y a deux ans, à pai'eille époque, s'accomplissait dans cette ville un évé- 
nement d'une haute portée scientifique et dont le retentissement n'est pas près 
de s'éteindre. 

M. Marcel Deprez expérimentait sa découverte de la transmission de la force 



24 SÉANCES GÉNÉRALES 

par rélectrlcité dans des conditions que vous n'avez sans doute pas oubliées. 
La puissance motrice d'une chute d'eau, située à une quinzaine de kilomètres 
de Grenoble, voyageait sur un fil et, sans s'égarer en route, arrivait presque 
entière pour activer divers appareils. 

Le spectacle des travaux de M. Deprez, auxquels il n'est pas permis de ne 
pas s'intéresser, alors même que l'on ne partagerait pas ses longs espoirs et 
ses vastes pensées, suggéra à la municipalité le projet de convier dans cette 
ville l'Association pour l'avancement des sciences pour la session de 1885. 

Dès longtemps était parvenu jusqu'à nous le bruit de vos pèlerinages 
laïques ; pèlerinages entrepris dans l'intérêt de la vérité scientifique et du 
progrès. 

Nous n'ignorions pas l'attrait de vos assemblées, l'intérêt des communi- 
cations qui y sont échangées. Nous savions, enfin, quel lustre vous donnez, 
par votre séjour, aux villes dont vous acceptez les invitations et où vous pra- 
tiquez si largement la décentralisation scientifique. 

Vous avez bien voulu répondre favorablement à l'appel qui vous était fait. Je 
vous en remercie et je vous dis, au nom de la ville de Grenoble : 

Soyez les bienvenus. 

Vous êtes ici. Messieurs, et c'est un point qui doit vous être particulièrement 
sensible, dans un centre d'enseignement supérieur, primaire et secondaire, au 
milieu d'écoles qui ne sont pas sans réputation et dont plusieurs peuvent être 
fières de leur passé. Vous n'êtes pas des étrangers ; la plupart de nos conci- 
toyens connaissaient vos noms et vos œuvres; ils seront heureux de déve- 
lopper, de pousser plus loin ces relations. 

Votre séjour parmi nous, quoique bien court, ne peut qu'être profitable aux 
études que vous poursuivez. Les sciences naturelles, particulièrement, ne 
peuvent qu'être en grand honneur dans notre province si pittoresque et si peu 
connue. 

C'est ici, en effet, que la minéralogie et la géologie françaises ont leurs plus 
grandes richesses, je dirais presque leurs trésors. Le savant M. Lorj' s'en est 
constitué le gardien et il voudra bien les étaler à vos yeux. Vous verrez, par 
son exemple, que celui qui connaît nos montagnes s'y attache pour la vie, et 
que leur attrait a suffi parfois pour faire renoncer à de brillantes carrières et à 
l'éclat parisien d'une renommée scientifique incontestée. 

La flore alpestre, si brillante, si variée, attirera aussi, je n'en doute pas, vos 
regards, et vous pourrez apprécier la supériorité des jardins qu'a cultivés la 
seule main de la puissante nature sur ceux qu'a embellis la main patiente de 
l'homme. 

Je craindrais, Messieurs, de faire preuve d'un chauvinisme provincial exa- 
géré en poursuivant plus longtemps cette énumération. 

Vous ne trouverez pas chez nous les châteaux historiques que vous avez 
visités sur les bords de la Loire, ni les gothiques églises de Normandie. Nous 
avons peu de ruines et ce ne sont pas les débris des âges passés que vous aurez 
à admirer, mais vous verrez des lacs, des forêts, des glaciers, des torrents qui 
ne le cèdent pas en beauté sauvage à leurs émules de la Suisse, et si vous 
pouviez, dans les quelques jours que vous allez nous consacrer, vous faire une 
idée du caractère des habitants de cette contrée, vous trouveriez que nous 
aimons, comme nos voisins, passionnément la liberté, qu'il y a ici une popu- 
lation toujours prête à se faire le serviteur de l'idée, jamais celui de l'homoie, 
et lorsque vous visiterez le château de Vizille, vous penserez que la terre du 



BENRI NÀPIAS. — l'association FRANÇAISE EN 1884-188S 2S 

Dauphiné, qui a entendu la première les protestations de Thumanité, était 
digne de recevoir les représentants de la science, de cette science qui est en si 
grand honneur dans cette ville, et à laquelle nous oll'rons de grand cœur des 
millions pour lui élever des temples et des autels. 

Je m'arrête, Messieurs, il ne me reste qu'à vous souhaiter la clémence du 
ciel pour les excursions intéressantes que vous allez entreprendre. 

Quant au bon accueil de la population de Grenoble et de nos montagnes, je 
puis vous en donner la garantie solennelle. 

Comme nous aimons la science et la liberté, nous aimons aussi notre pays, 
et nous l'aimons trop pour ne pas bien accueillir ceux qui viennent le 
visiter. 



M. Henri SAPIAS 

Secrétaire g:énéra1. 



L* ASSOCIATION FRANÇAISE EN IS84^I885 



Un pieux usage de l'Association française pour l'avancement des sciences 
veut que chaque année, en vous présentant son compte rendu sommaire, votre 
secrétaire général évoque le souvenir de ceux de nos collègues que nous avons 
perdus et paye à leur mémoire le tribut de nos regrets. 

C'est un usage qu'il faut. garder; il est le corollaire de la cordiale camara- 
derie qui unit les membres de nos congrès, des fécondes relations scientifiques 
qui s'y nouent, des amitiés solides qui naissent d'un commun travail. 

Pour moi, il me semble que nous ne pouvons ni féliciter ceux de nos col- 
lègues qui ont vu leurs travaux récompensés, ni nous abandonner au charme 
du revoir, sans nous souvenir de ceux qui ne sont plus, des maîtres qui nous 
ont précédés dans la carrière scientifique, des émules avec qui nous y avons 
marché la main dans la main. 

C'est de l'accomplissement de ce devoir que je veux d'abord m'acquitter. 

La liste de nos morts est longue; on pouvait espérer qu'elle était close pour 
cette année, quand il y a quinze jours la science perdait le grand et vénérable 
savant dont je veux d'abord citer le nom. — Henri Milne-Edwards, professeur 
et doyen honoraire de la Faculté des sciences, était né avec le siècle, à Bruges, 
d'une famille anglaise; mais, naturalisé Français, nul n'aimait plus que lui 
notre patrie. Il avait commencé par exercer la médecine, mais il s'était bientôt 
adonné à l'histoire naturelle, à laquelle il a consacré le meilleur de ses travaux. 
Ses leçons sur la physiologie et Fanatomie comparée n'ont point été égalées. Il 
eut l'honneur de succéder à Cuvier à l'Académie des sciences, et plus tard à 
Isidore Geoiïroy-Saint-Hilaire au Muséum. Henri Milne-Edwards, si modeste 
quand il s'agissait de ses travaux, se montrait fier des travaux du fils en qui 
revivent aujourd'hui les éminentes qualités paternelles. N'est-ce pas une his- 



26 SÉANCES GÉNÉRALES 

toire à la fois touchante et glorieuse que celle de ces sortes de dynasties scien- 
tifiques, de ces familles qui se sont taillé une souveraineté indiscutée dans la 
science, et dont l'héritage, pieusement recueilli et fidèlement transmis, perpé- 
tue les noms des Darwin, des Geoffroy-Sain t-Hilaire, des Mil ne-Edwards. Tous 
ceux qui ont connu le vénérable maître qui vient de mourir, tous ceux qui 
ont suivi ses leçons, garderont son souvenir et, chaque fois qu'ils entendront 
prononcer son nom, verront passer devant leurs yeux, encadrée de ses longs 
cheveux, ]a douce figure où se lisait Tindulgente bonté de ce grand savant. 
Milne-Ëdwards n'appartenait pas à notre association, mais il était le président 
de l'Association scientifique, et c'est à son initiative qu'ont été dus les pour- 
parlers qui vont amener une heureuse et prochaine fusion des deux sociétés. 

Dupuy de Lôme, sénateur, membre de l'Institut, membre fondateur de notre 
association, était né en 1816 à Plœmeur, près de Lorient. Il n'avait pas encore 
soixanle^lix ans quand il a été enlevé à la science; mais nulle existence n'a 
été plus active, plus remplie par le travail, plus justement récompensée par 
le succès. A sa sortie de l'École polytechnique, il entra dans les constructions 
navales : ce fils de marin était attiré par la marine, qu'il devait transformer 
tout entière. Dès 1852 il construisait le premier navire de guerre à grande 
vitesse, et on s'imagine aisément quelle joie triomphante il dut ressentir quand 
il vit son œuvre mise à l'épreuve glorieuse de la guerre d'Orient. Quand 
en 1854 on vit la flotte française traverser les Dardanelles malgré les vents et 
les courants contraires, alors que la flotte anglaise était impuissante à franchir 
le détroit, on put comprendre qu'une révolution était faite dans l'art naval. 
Mais Dupuy de Lôme ne devait pas s'en tenir là; on lui doit d'avoir transformé 
nos navires à voiles en navires à vapeur, en les allongeant par le centre; on 
lui doit aussi la création d'un modèle particulier de paquebots; on lui doit 
enfin la construction de notre premier cuirassé : la Gloire; et si depuis on a 
fait mieux, si nos modernes cuirassés sont de tous points supérieurs au proto- 
type qu'il avait réalisé, il est juste de ne point oublier qu'il entra le premier 
dans cette voie et de laisser rejaillir sur sa mémoire une part du splendide 
éclat dont noire marine nationale vient de faire briller notre drapeau dans 
l'extrême Orient. 

Depuis 1870, Dupuy de Lôme s'était attaqué à un nouveau problème. A 
l'heure où le ciel de Paris assiégé se constellait d'aérostats, il s'était pris d'en- 
thousiasme pour l'aérostation et pour les aéronautes, pour ces hardis naviga- 
teurs qui ont, coomie celui dont parle Horace, le cœur cuirassé d'un triple 
blindage de chône et de bronze et qui confient à une fragile nacelle d'osier 
leur vie et leurs espérances, — audacieux sublimes dont Tite-Live aurait dit : 

Possunt omnia audere qui hoc ausi sunt. 

Il s'était mis à Tœuvre; il cherchait le navire aérien qui devait labourer les 
nuages de son éperon, et peut-être avait-il à ses derniers moments la vision 
de l'escadre ailée qui fera quelque jour flotter nos couleurs dans les hautes 
régions de l'air, car il connaissait les intéressants résultats obtenus par nos 
collègues Tissandier et Renard, et il savait que l'avenir se chargeait de la réali- 
sation de ce rêve grandiose. 

Le général de Chahaud-Latour, sénateur, était aussi un de nos fondateurs. La 
génération actuelle ne le connaissait guère que pour l'avoir vu mêlé aux luttes 
ardentes de la politique, il convient de rappeler que c'était un savant officier 



HENRI NAPIAS. — l'ASSOCIATION FRANÇAISE EN 1884-188S 27 

<iui avait fourni une belle carrière. Né à Nîmes en 1804, il sortait en 1822 de 
l'École polytechnique et entrait dans le génie militaire ; il avait pris une part 
active à Texpéditiôn d'Alger, et à la construction des fortifications qui ont permis 
à Paris de soutenir un long siège sans armée régulière, sans autre défense que 
le patriotisme de ses habitants. 

M. Paulin Talabot, directeur général des chemins de fer de Paris-Lyon-Médi- 
terranée, était né à Limoges en 1799. Sorti de l'École polytechnique dans les 
ponts et chaussées, il avait pris une grande part à la construction et au déve- 
loppement de nos lignes de chemins de fer. Il était membre fondateur de 
l'Association française. 

M. Serret, membre de l'Institut, était né en 1819. Sorti de l'École polytech- 
nique dans l'artillerie il avait, presque aussitôt, donné sa démission pour se 
consacrer aux mathématiques. Dès 1848, il était examinateur d'admission à 
l'École polytechnique, suppléant du cours supérieur d'algèbre à la Sorbonne 
en 1849, suppléant de physique en 1856; il était nommé en 1861 eu Collège 
-de France; enfin, en 1863, il revenait à la Sorbonne comme professeur de calcul 
différentiel et intégral. En 1870, quand Gambetta établit l'École polytechnique 
à Bordeaux, ce fut Serret qui fut chargé de la diriger. Il laisse des ouvrages 
nombreux et dont la plupart sont classiques. 

Parmi les membres fondateurs qui ont été enlevés cette année h l'Association 
française pour l'avancement des sciences, il nous fauj citer encore M. le général 
Riffaut, ancien commandant de l'École polytechnique; M. J&rne««GoMin, le grand 
constructeur, l'entrepreneur hardi de tant de grands travaux; M. Lan, direc- 
teur de l'École des mines ; M. Rolland, membre de l'Institut, directeur général 
des manufactures de tabac, dont il avait perfectionné l'outillage par d'ingé- 
nieuses inventions et notamment par son appareil pour la torréfaction du 
tabac en vase clos qui réalisait à la fois un progrès industriel et un progrès 
hygiénique. 

Jean- Augustin Barrai, qui nous a été enlevé à l'âge de soixante-cinq ans, 
avait, lui aussi, été ingénieur des manufactures de tabac. C'est par là qu'il a 
commencé en quittant l'École polytechnique, et on sait que c'est lui qui isola 
la nicotine. En 1850, Barrai fit avec Bixio deux ascensions aérostatiques célè- 
bres ; les audacieux aéronautes s'élevèrent à 7,000 mètres et subirent un froid 
de — 39®. Mais c'est surtout par ses travaux de chimie agricole et par sa théorie 
des engrais que Barrai avait conquis une grande notoriété dans le monde des 
agriculteurs. Il est a propos de rappeler que le grand Arago avait pour lui une 
estime particulière, et qu'il l'avait désigné en mourant comme éditeur de ses 
œuvres complètes. 

Il me faut citer encore parmi nos morts de cette année M. Malézieuœ, inspec- 
teur général des ponts et chaussées; le professeur Létiévant, de Lyon; M. Vaseilles, 
directeur des études au collège Sainte-Barbe; M. Victor Dessaignes, avocat, 
docteur en médecine, membre correspondant de l'Institut, membre de la 
Société chimique de Londres, que les membres de la section de chimie étaient 
allés saluer à Vendôme pendant une excursion du Congrès de Blois.M. Dessai- 
gnes avait quatre-vingt-cinq ans. Les chimistes, si éprouvés l'année dernière, 
qui avaient vu partir des maîtres comme Dumas, comme Wurtz, des hommes 
éminents comme Thénard, comme Corenwinder, allaient féliciter dans sa 
retraite le vaillant et modeste confrère dont la verte vieillesse ne permettait 
pas de supposer que la fin fut si proche. 

Mais, s'il est toujours douloureux de voir s'en aller ceux qu'on estime ou 



28 SÉANCES GÉNÉRALES 

qu'on aime, c'est une consolation de penser qu'ils ont fait leur tâche, que leur 
longue vie a été utilement employée, qu'ils étaient entrés déjà dans un repos 
mérité, ou, s'ils étaient encore dans la pleine activité du travail et de la recher- 
che, que leur nom depuis longtemps répété par la renommée demeurera gravé 
sur les tablettes de bronze de la postérité ! — Hélas ! le chagrin est plus cuisant 
quand la mort atteint l'homme jeune qui avait justement assez fait pour faire 
regretter tout ce qu'on pouvait espérer de lui voir faire : notre collègue Hen- 
ninger, professeur agrégé de la Faculté de médecine de Paris, un des plus 
brillants élèves de Wurtz, a suivi de près son maître dans la tombe, laissant 
a ses amis d'inconsolables regrets, car, de tout ce qu'il perd, ce que Thomme 
regrette le plus vivement, c'est l'espérance. 

Enfin, quand, à Blois, à l'inauguration de la statue de Denis Papin, vous 
écoutiez la parole si claire, si précise, de notre collègue Trcjca, vous ne pensiez 
pas sans doute que cette fois il manquerait à notre rendez-vous annuel. Henri- 
Edouard Tresca était né à Dunkerque en 1814, reçu à Saint-Cyr en 1832, à 
l'École polytechnique en 1833; il en était sorti dans les ponts et chaussées, qu'il 
abandonna bientôt pour se faire ingénieur civil. En 1852, il entra au Conser- 
vatoire des arts et métiers, et c'est là qu'il a fait ses remarquables travaux sur 
les machines à vapeur, sur l'écoulement des solides, etc. Son activité était 
incroyable. Membre de l'Académie des sciences, membre et plusieurs fois 
président de la Société des ingénieurs civils, vice-président de la Société 
d'encouragement, membre du conseil supérieur de l'enseignement technique, 
président du conseil de perfectionnement de l'École centrale, membre du con- 
seil du Conservatoire des arts et métiers, vice-président de la Société des élec- 
triciens, il était partout, infatigable, incapable de repos, toujours préparé à la 
discussion, toujours prêt à l'étude. Un tel homme ne devait pas s'attarder aux 
lenteurs d*une longue maladie ; il a été frappé d'un coup, foudroyé pour ainsi 
dire par l'apoplexie, au seuil même de la Société des ingénieurs civils. — 
Tresca est mort au champ d'honneur. 

L'Association française pour l'avancement des sciences a l'habitude d'inviter 
à chacun de ses congrès un certain nombre de savants étrangers ; ceux qui 
ont bien voulu accepter cette invitation sont particulièrement nombreux cette 
année. Nous leur offrons ici nos souhaits de bienvenue. Il faut qu'Us sachent 
que dès qu'ils ont consenti à partager nos travaux, nous les tenons pour nos 
collègues, et que nous savons garder leur souvenir. Aussi, quand la mort 
vient à frapper l'un d'entre eux, c'est un deuil pour notre association; et cette 
année c'est un triple deuil que nous portons. Nous avons iperdnf&.de Baumhauer, 
M. Fleming-Jenkin, M"^ Bowell-Slurge, 

M. de Baumhauer, secrétaire perpétuel de la Société hollandaise des sciences, 
était venu plusieurs fois à nos congrès et s'y était créé de vives sympathies. 

M. Fleming- Jenkin, membre de la Société royale de Londres, ingénieur dis- 
tingué, passait à bon droit pour un des plus remarquables électriciens de 
l'Angleterre; il avait mis sa haute compétence au service de la science sanitaire 
et s'était surtout occupé de l'assainissement des habitations. 

U^^ Bmvell'Sturgey docteur en médecine de la Faculté de Paris, médecin du 
nouvel hôpital des femmes de Londres, était venue depuis quelques années 
chercher sous le climat de Nice un adoucissement à la cruelle maladie dont 
elle souffrait, et dont l'issue fatale a pu être ainsi retardée. C'est un lourd 
fardeau pour une femme qu*un diplôme de docteur. Nous avons encore sur 
ce point de tenaces préjugés ; le nom de femme savante est difficile à porter 



HENRI NAPIAS. — l'aSSOCIATION FRANÇAISE EN 1884-1885 29 

depuis que Molière y a exercé sa cruelle raillerie ! Pourtant ce u*était pas un 
ennemi de Finstruction des femmes, celui qui a si vigoureusement bafoué 
rArnolphe qui ne croit à la vertu d'Agnès qu'autant qu'il la suppose ignorante. 

Je consens qu'une femme ait des clartés de tout, 

disait-il, et c'est la pédanterie qu'il critiquait, non la science. M*°° Sturge était 
modeste, très simple, et si bonne, que les gens les plus imbus des vieux pré- 
jugés, parmi les hommes et parmi les femmes, lui pardonnaient sa science en 
faveur de sa grâce, et son intelligence en faveur de son cœur. 

Si nous avons eu des causes de tristesse, nous avons trouvé aussi pendant 
l'année qui s'est écoulée, depuis le Congrès de filois, bien des sujets de joie et 
d'orgueil. 

Nous félicitons d'abord en votre nom ceux de nos collègues devant qui se 
sont ouvertes les portes de l'Institut. M. Mascart y avait sa place depuis long- 
temps marquée, et, parmi ceux qui ont reçu le titre de membres correspon- 
dants, nous sommes heureux de citer le marquis de Nadaillac, M. Sirodot, 
M. Gosselet, qui, comme secrétaire du comité local, avait pris une part impor- 
tante à l'organisation du Congrès de Lille. M. Schutzenberger, M. Vallin, M. Javal, 
ont été nommés membres de l'Académie de médecine ; MM. Durand-Fardel et 
Denucé sont devenus associés nationaux de la même Académie ; M. Oré a été 
nommé membre correspondant. 

Dans les Facultés nous avons à signaler des nominations nombreuses : 

M. Jamin a été nommé doyen de la Faculté des sciences de Paris ; notre 
collègue M. Vîolle a été nommé maître de conférences à cette Faculté; 
M. Arloing a été appelé à une chaire à la Faculté des sciences de Lyon. Parmi 
les autres nominations nous citerons M. Ducrocq, professeur à la Faculté de 
droit de Paris ; et dans les Facultés de médecine : M. Proust, professeur à la 
Faculté de Paris ; M. Figuier, à celle de Bordeaux ; M. Testut, à celle de Lille; 
MM. Dumas et Lannegrace, à celle de Montpellier. 

Parmi les lauréats de l'Institut nous relevons les noms de MM. Cabanellas, 
Durand-Claye^ Cotteau, Rivière, D^ Testut, D^ Leloir, D^ Constantin Paul. Parmi 
ceux de l'Académie de médecine nous trouvons les noms de MM. D*^ Mignot^ 
D^ Perroud^ D"* Pennetier. 

Un nombre relativement grand de nos collègues ont été nommés ou promus 
dans la Légion d'honneur. 

M. le général Parmentier a été élevé à la dignité de grand officier ; M. Gavar- 
ret a été promu commandeur ; ceux qui n'ont pas eu comme nous le bonheur 
de l'avoir pour maître et d'avoir été plus tard honorés de son amitié, se félici- 
teront au moins avec nous de ce succès du savant conférencier qu'ils ont 
entendu au Congrès de Nantes. M. le colonel Perrier, ancien secrétaire de notre 
association et qui préside cette année même la section de géographie, a été 
nommé aussi commandeur. ï^ croix de chevalier vient d'être conférée a 
M. Godard, le directeur bien connu et si justement estimé de l'École Monge. 
Enfin, à la suite de l'épidémie de l'année dernière, des médecins qui ont donné 
leurs soins aux cholériques ou qui ont étudié les conditions de propagation du 
fléau afin que des mesures énergiques puissent être prises contre son extension, 
des administrateurs qui ont eu à appliquer ces mesures prolectrices, des 
dévouements désintéressés comme il s'en trouve chez nous — nous pouvons le 



1 



30 SÉA7CCES GÉNÉRALES 

dire avec orgueil — chaque fois qu'il en est besolo, ont été récompensés par 
le gouvernement et je n'ai pas besoin de vous apprendre qu'il y avait là beaa> 
coup de membres de notre association. M. CazeUes, préfet de MarseiUe, que 
notre association avait trouvé autrefois préfet de Montpellier et dont elle a 
gardé le meilleur souvenir ; M« le IK Brouardel, l'infatigable et sympathique 
président du comité consultatif d'hygiène de France, ont été promus comman- 
deurs. Parmi les officiers, nous trouvons les noms de nos collègues VéUen,. 
D** Promi, D** Queirel, D^ Patnard; parmi les chevaliers, ceux de M. LaarenSy 
maire de Nyons* IK Hamelin et IK Masse de Montpellier, Rocuché, maire du 
XH arrondissement de Paris. 

Vous rappellerai-je à présent que M. Hervé-Mangon a été mis par la confiance 
du président d^ la République à la léte du ministère de Tagriculture, que les 
électeurs ont envoyé au Sénat notre collègue le D^ Carnil et à la Chambre 
notre collègue le D'' Jurai? Nous n'avons pas l'habitude de nous occuper ici de 
ces succès politiques, et pourtant les qualités éminentes qui ont fait distinguer 
nos collègues, la popularité qu'ils ont acquise et qui leur vaut les suffrages 
de leurs concitoyens, c'est presque toujours à la science qu*ils les doivent, 
c'est à leurs travaux qu'ils ont souvent apportés devant vous et soumis à votre 
discussion. Aussi vous associerez- vous aux félicitations que nous leur adres- 
sons; elles sont à leur place le jour où vous inaugurez vos travaux dans ce 
pays qui a vu naître des hommes d'État et des hommes politiques comme 
Abel Servien, de Lionne, Mounier, Barnave, Casimir Perler, des philosophes 
qui ont affranchi la pensée humaine comme Mably et Condillac; à deux pas de 
ce château de Viziile, où les députés des municipalités dauphinoises se réunis- 
saient le SI juillet 1788 et réclamaient la convocation des états généraux, 
préparant ainsi la Révolution d'où devait sortir notre droit politique moderne* 

Vous savez déjà, Mesdames et Messieurs, que M. Georges Masson a donné 
sa démission de trésorier de l'Association française. Il occupait depuis la fon- 
dation de notre œuvre ce poste, difficile surtout au début et quand tout était 
encore à organiser. 11 fallait y apporter, en effet,, non seulement une compé- 
tence solide, l'habitude du maniement des affaires, un jugement droit et sûr, 
mais encore d'autres qualités personnelles qu'il avait : la distinction et l'affa- 
biiîté des manières, la cordiale simplicité des relations, la franchise de la 
parole. Nous aurions à regretter tout cela, si M. Georges Masson nous quittait, 
mais il ne quitte que ses fonctions de trésorier, qu'il a remises en bonnes mains, 
et il reste des nôtres. L'Association saura bien imposer de nouveaux devoirs à 
son dévouement et à son activité. 

Le nombre de nos sections s'est encore accru depuis l'année dernière. Une 
sous-section d'archéologie a fonctionné pour la première fois à Blois et fonc- 
tionnera encore cette année à Grenoble. Si ce nouvel essai démontre l'utilité 
de créer une section d'archéologie a titre définitif, la proposition vous en sera 
faite en assemblée générale et vous aurez à statuer sur cette création nouvelle. 
Nous sommes obligés de rappeler à ce propos à ceux de nos nouveaux collègues 
qui s'occupent d'archéologie que nos comptes rendus ne sauraient contenir 
des monographies, mais seulement des notes résumant les communications, 
indiquant les points nouveaux ou particulièrement intéressants, sur lesquels 
les auteurs tiennent à attirer l'attention. 

Le Congrès de Blois a installé à titre définitif la nouvelle section d'hygiène et 
de médecine publique. 11 faut souhaiter de voir cette section, grâce au concours 



HENBI NAPIAS. — L* ASSOCIATION FRANÇAISE EN 1884-1883 31 

de tous nos collègues, prendre Fimportance qu'elle mérite d'avoir. Les appli- 
cations de riiygiène à la sociologie sont chaque jour plus nombreuses et 
préoccupent justement, non plus seulement les savants, mais les administra- 
teurs et les législateurs; ce ne sont plus seulement les médecins qui ont à 
établir les bases de cette science sociale; ce sont avec eux les architectes, les ingé- 
nieurs, les physiciens, les chimistes, les économistes. Elle touche, en efiTet, à 
la médecine par Téliologie des maladies transmissibles, à Tart de Tarchitecte 
et de ringénieur par la salubrité des maisons, des édifices publics, par les 
travaux si compliqués de la voirie des grandes villes; à la chimie par la 
recherche des fraudes qui, en altérant les aliments les plus indispensables, 
altèrent la santé du peuple, et aussi par l'analyse de l'air des ateliers, par la 
découverte de procédés industriels, qui substituent à des substances toxiques 
des substances que l'ouvrier peut manier sans danger. Les industriels, les 
mécaniciens viendront exposer devant cette section nouvelle les moyens qu'ils 
ont trouvés d'assurer la sécurité du travail en évitant les accidents; les péda- 
gogues voudront étudier avec nous les conditions de salubrité de l'école et 
l'hygiène de l'écolier. Ce sera le rendez-vous où se trouveront tous ceux qui, 
dans l'étude de la science où ils sont spécialisés, auront incidemment rencontré 
quelque fait nouveau capable de contribuer au perfectionnement, à la prolon- 
gation, à l'économie de la vie humaine. Ne sera-t-il pas intéressant, dans 
chacune des villes où nous siégerons, d'étudier ensemble ce qui a été fait 
pour l'assainissement des habitations, pour la salubrité et la sécurité du tra- 
vail industriel, pour l'installation d'hôpitaux convenables, d'écoles bien éclai- 
rées et aérées, pour amener jusqu'à chaque habitant une quantité suffisante 
d'une eau irréprochable, pour assurer une alimentation saine, pour pourvoir à 
l'assistance des malheureux, des malades, des infirmes, et d'établir ainsi, 
année par année, les éléments d'une sorte de géographie de l'hygiène en 
France? 

Mais je pense que, si je n'y prenais garde, je me laisserais entraîner un peu 
loin par un sujet qui m'est cher, et j'ai, avant de finir, encore un devoir à 
remplir. 

Je dois, Mesdames et Messieurs, remercier en votre nom les organisateurs 
du Congrès de Blois et la municipalité de la ville, pour l'accueil qui a été fait 
à l'Association française. Ceux qui n'ont pas eu le plaisir d'y assister ont vu 
dans la chaleur des récits qui leur en étaient faits et dans Tenthousiasme des 
narrateurs la preuve que le Congrès de Blois comptera comme une des bonnes 
étapes de notre voyage à travers la France. 

Mais l'esprit humain se plait aux contrastes, et il est vraisemblable que le 
souvenir des riants coteaux des bords de la Loire va, pour un temps, s'affaiblir 
en présence des sévères montagnes et de la nature grandiose du Dauphiné. 
Nous remercions tous ceux qui nous ont appelés à Grenoble, et les membres du 
comité local, qui ont pris si fort à cœur leur métier d'organisateurs et qui ont 
si complètement réussi. 

Mesdames et Messieurs, quand l'Association française a été fondée, elle 
n'imitait pas les sociétés similaires qui fonctionnaient déjà à l'étranger ; elle 
reprenait une idée française. — L'idée de grouper des travailleurs de toutes 
les sciences pour concourir à une œuvre commune, c'est l'idée même de la 
grande Encyclopédie^ monument gigantesque auquel est attaché impérissable- 
ment le nom de D'Alembert. Eh bien, cet enfant du hasard, devenu l'un des plus 



3S SÉANCES GÉlfÉBAiSS 

grands hommes de son siècle, avait du sang grenoblois dans les veines; il 
tenait à Grenoble par les entrailles maternelles, par M"* de Tencin. Votre viUe 
peut le revendiqner comme un de ses citoyens, l'adopter comme on fils, et 
Grenoble, au moins, est une mère qui n*abandonne pas ses enfants. 



H. ÉmilB &ALAITE 

Trésorier. 



LES FINANCES DE L'ASSOCIATION (1) 



Mesdames et Messieurs, 

£n Fabseace de M. Masson, je suis chargé de vous présenter son compte 
rendu de l'exercice 1884. 

Je saisis celte occasion pour vous exprimer combien je sens vivement Thon- 
neur que vous m'avez fait en reportant sur moi la confiance que vous lui aviez 
accordée lors de la fondation de notre Société; soyez assurés que tous mes 
efforts tendront à continuer les traditions établies par notre cher collègue, mon 
prédécesseur, et recevez Texpression de ma profonde gratitude. 

Bien pénétré du but que se proposait l'Association française, M. Masson sut, 
à son origine, en organiser le service financier avec un véritable talent. Ses 
solides et brillantes qualités d'administrateur, son dévouement et son zèle infa- 
tigables contribuèrent, dans une mesure que nous avons tous appréciée, à la 
prospérité de notre œuvre. Dans ses comptes rendus annuels, qui resteront des 
modèles de clarté, de correction et d'élégance, M. Masson nous a fait suivre les 
progrès de celte prospérité, les résumant Tannée dernière, à Blois, dans un 
intéressant et original travail de statistique. 

Appelé par vos suffrages à demeurer au sein de notre conseil, M. Masson en 
suivra les travaux avec l'intérêt et le dévouement dont il a donné tant de 
preuves; son concours nous reste donc entièrement assuré. 

Je suis certainement l'interprète des sentiments unanimes de l'Association en 
lui renouvelant ici l'expression de notre reconnaissance. 

Je passe a la lecture de son rapport : 
Mesdames et Messieurs, 

REVENUS. 

Le compte Revenus de rAssociation s'est soldé en recettes, au 31 décembre 
1884, par 79,590 fr. 27, chiffre sensiblement égal à celui de l'exercice 1883. 
En voici le détail : 

(I) Rapport lu au nom de M. G. Masson, trésorier honoraire. 



EMILE GALANTE. — LES FINANCES DE l'aSSOGIATION 33 



RECETTES. 



Reliquat de Tannée 1883 Fr. 1.121 28 

Cotisations des membres annuels 56.720 » 

Arrérages des capitaux placés 21.466 59 

Recettes diverses. : 282 40 



Total des recettes 79.590 27 



DÉPENSES. 



Les dépenses se sont élevées à ,, , 72.450 85 

ainsi réparties : 

Frais d'administration 21.391 G5 

Impression du volume 33.193 80 

Frais d'impressions diverses 3.655 20 

Subventions : 

MM. Testu e|; Dufourcet; pour les aider à continuer 
leurs fouilles anthropologiques dans le sud- 
ouest de la France Fr. 500 » 

La Société française de physique : pour con- 
tribuer à la publication des œuvres de 

Coulomb 300 V 

Geiiaille : pour contribuer aux dépenses de la 
construction d'une machine à calculer élec- 
trique. . 600 » 

. Gallois : pour la construction d'un thermo- 
graphe médical 300 » 

Hauvel : pour l'aider à continuer ses travaux 
sur la prévision des temps. ....... 200 » 

Zurcher : pour l'achat de livres de paléonto- 
logie nécessaires à ses recherches géologi- 
ques . : . '■ J850 » 

Motais : pour l'aider à continuer ses travaux 

d'anatomie (subvention de la ville de Paris). 400 » 
Sabatier : pour l'aider à continuer ses travaux 
. d'anatomie (subvention 6. Brunet). . ... ? 500 » 
Laboratoire de Wimereux : pour aider à la pu- .... 
~ blication des travaux qui y ont été faits 

(subvention B. Brunet) 500 » 

Laboratoire d'anthropologie de Toulouse : pour 
aider à en compléter l'installation 500,. » 

Pommerol ; pour l'aider à continuer ses fouil- 

1.» . ... > ~ — 

les préhistoriques en Auvergne ^ 150 , » , .;; 

)iIagitot : pour l'aider à continuer ses recher- 
, . ches à Conibpèret . . '...:,... -. . .- . 200 » : . ; ♦ 

Delort : pour l'aider à continuer ses fouilles . • ::"i 

, préhistorique^ daa$ le. Çj^ûtftl.c., . .. .... -150 » . -- 

. - . : , li i S:^ ,}A>epoiH&t^. -: ; ^r. 5.15Ô ^ » 58.242 «5 

3 



"^n. 



Bfgpori, .... ¥t, 5.150 > 58.242 65 

La Société «fanthropologie de Bordeaux : pour 
aider â la publication de ses traTaox . . . 800 > 

Andooard : poor aid^ â la eontînnatioD de ses 
tiavaox de ehimie ^i^iqnée (snbraitioii de 
la Tille de Montpellier^ 600 » 

Soncbé : pour aida* à la continuation de ses 
fouilles 100 » 

Observatoire du Mont-Ventoux : pour contri- 
buer à rinstallation de robsorratoire (2^ an- 
nuité; 2.000 • 

Observatoire météorologique de TAigoual : 
pour coDfribuerà l'organisation et à l'instal- 
lation 0« annuité) 1.000 > 

Doumenjou : pour souscription â son ouvrage : 
Étuda $ur la révision du Code fomUer . . . 150 » 

Quélet : pour Taider à continuer ses études 
sur la flore mycologique de France .... 300 > 

10.100 » 10.100 > 

Bourses de sessions 700 » 

Frais de session à BIoîs 2.014 85 

Entretien du mobilier 1.393 35 

7i.430 85 

Laissant disponible un solde de 7.139 fr. 42, d'où il a été pré- 
levé pour la réserve statutaire 5.700 25 

Et porté à nouveau 1.439 17 

Total des recettes 79.590 27 

CAPITAL. 

Le capital, qui était, au 31 décembre 1883, de 468.465 11 

s'est augmenté de : 

Réserve statutaire ' 5.700 25 

3 parts de fondateurs 1.500 « 

38 rachats et versemenls à valoir 3.940 » 

Dons et legs . 5.699 23 

Soit au total 485.304 61 

Représenté par : 

Rente 4 1/2 pour cent nouveau 13.657 « 

— ancien 3.600 » 

Rente 3 pour cent , , 4.029 » 

et pour mémoire diverses valeurs n'ayant pu être réalisées et converties en 
rente. 

En résumé, l'exercice 1884 est un exercice normal, et nous n'avons rien à 
VOUS jBignaler que la cQOtiQiiation du bon état de nos finances, en vous deman- 



k 



EMILE GALANTE. — LES FINANCES DE l'aSSOGIATION 35 

dant cependant une propagande active pour accroître le nombre des membres 
annuels, que nous voudrions ramener peu à peu au chiffre qu'il avait exception- 
nellement atteint lors du Congrès d'Alger. 

L'Association a, dans le courant de cette année, été autorisée à accepter le 
legs de notre collègue M. Girard, legs dont le montant viendra augmenter, dans 
une notable proportion, notre capital; mais lés débats judiciaires soulevés, en 
dehors de nous, à propos de cette succession, ne sont pas terminés. Nous espé- 
rons, l'an prochain, vous en annoncer la solution. 

Au commencement de l'exercice 1885, notre commission des finances a pro- 
cédé à une vérification générale de notre comptabilité et à la transmission 
régulière des livres, comptes courants et autres pièces comptable, nécessitée 
par la retraite du trésorier démissionnaire et l'entrée en fonctions de M. Emile 
Galante, son successeur. 

Le compte rendu qui vient de vous être lu est le dernier de ma gestion et je 
remets aujourd'hui définitivement le soin de nos affaires en des mains plus 
jeunes, et qui se montrent de tous points si dignes du choix que vous avez 
fait. 

Voulez-vous me permettre de terminer ce dernier rapport par quelques mots 
personnels et de vous remercier sincèrement de la bienveillance que vous 
n'avez cessé de me témoigner pendant treize ans? 

Vous %vez bien voulu, en me nommant trésorier honoraire, reconnaître 
beaucoup mieux qu'ils ne le méritent mes faibles services. Ce lien n'était pas 
nécessaire pont que je restasse un membre assidu et dévoué de nos réunions, 
qui me rappellent t^t de précieux souvenirs; mais j'ai été profondément ému 
et reconnaissant du sa&timent qui a dicté votre vote, et je ne faillirai pas aux 
devoirs qu'il m'impose ea^^rs vous. 



36 SÉANCES GÉNÉRALES 



9 • 



SEANCE GENERALE 

du 14 août 1885 



PaÉsiDENCK DE M. VERNEUIL 



Dans celte séance MM. Ferran, Merceron, Dormoy et Duhamel ont suc- 
cessivement pris la parole et présenté les communications suivantes : 



M. TEBEAlSr 

Avocat, à Grenoble. 



EXCURSION DANS LE DAUPHINE 



M. MEECEEOÏ VICAT (Maurice) 

Ingénieur des Ponts et Chaussées, à Grenoble. 



DU CIMENT ET DE SON EMPLOI 



M. SOEMOT 

Ingénieur en chef des Mines. 



SUR LA LANGUE VOLAPUK 



Mesdames, Messieurs, 

La part que vous voulez bien prendre cette année aux travaux <ie noire 
Association, et votre présence même à Grenoble me prouvent que vous ii*êtes 
pas seulement des savants de cabinet, mais que vous êtes aussi des voyotgeurs' 
et que vous ne reculez pas devant un déplacement souvent fort long, pour 



DOBMOY. ^- SUR LA LANGUE VOLAPUK 37 

venir admirer les beautés de la aature, dont ce merveilleux pays du Dauphiné 
est prodigue, et pour vous mêler aux savants français et étrangers qui tiennent 
ici le quatorzième Congrès de l'Association. A mon avis, le plus clair bénéfice 
intellectuel, et le plus ^rand plaisir que Ton retire des Congrès et des Exposi- 
trons universelles, ce n'est peut-être pas d'écouter les mémoires qui y sont 
discutés, ni d'étudier les inventions nouvelles qui sont présentées à nos regards : 
c'est plutôt de faire connaissance avec les artistes, avec les savants étrangers, 
et de se mêler aux conversations familières de ces hommes, qui sont les pre- 
miers dans leur pays par les dons de l'intelligence, et qui veulent bien venir 
prendre part à nos études. De notre côté, bien qu'on ait dit longtemps que le 
Français n'est pas voyageur, c'est avec empressement que nous saisissons et 
que nous saisirons toujours l'occasion de franchir aussi la frontière, pour aller 
rendre à nos voisins leurs visites, dans des circonstances analogues. 

Mais pour se mêler utilement aux hommes, il faut au moins les comprendre, 
il faut parler la même langue qu'eux. Aussi je ne crois pas me tromper en 
affirmant que nous tous, qui nous trouvons réunis aujourd'hui dans ce palais 
des Facultés, si gracieusement mis à notre disposition par la ville de Grenoble, 
nous avons appris ou cherché à apprendre quelques-unes des langues qui se 
parlent en Europe : l'anglais, l'allemand, l'espagnol ou l'italien. Tous, nous 
avons été frappés à la fois et des difficultés qu'il y a à apprendre une langue 
étrangère, et de l'ennui, je dirai même de l'espèce d'humiliation que l'on 
éprouve à ne pas la savoir quand on parcourt les pays où elle se parle. 

Pour ma part, si jamais j'ai commis le péché d'envie, c'est lorsqu'il m'est 
arrivé de voyager à l'étranger avec des amis, des compatriotes, qui pouvaient 
converser librement,, causer avec aisance dans la langue du pays, avec toutes 
l.es personnes que nous rencontrions, tandis que moi — j'étais beaucoup plus 
jeune alors — j'éprouvais quelque peine à demander mon chemin dans les 
rues de Londres ou de Madrid. 

Malheureusement, il n'y a pas beaucoup de Français — ni de Françaises — 
qui soient à même de causer aisément dans une langue étrangère ; et je me 
souviens toujours de ce que disait une dame qui se trouvait assise auprès de 
moi à table d'hôte dans une petite ville d'Autriche ; elle s'écriait avec indigna- 
tion ; Brod, Bred! Pourquoi ne disent-ils pas tout simplement du pain? Pour- 
quoi tout le monde ne parle-t-il pas français? Vœu peut-être un peu naïf, 
que l'on corrige généralement dans son expression, et que l'on transforme en 
celui-ci ; Pourquoi tous les peuples ne parlent-ils pas la même langue? 

Mais, que la faute en soit h l'aventure de la Tour de Babel, à ces travaux 
gigantesques entrepris par quelque de Lesseps du xxx® siècle avant Jésus-Christ, 
ou qu'il faille en chercher la cause dans la diversité des climats, dans une 
variété de conformation du larynx, de la bouche et de l'oreille chez les diffé- 
rentes races de l'espèce humaine, le fait existe : non seulement tous les peu- 
ples ne parlent pas la même langue, mais il se parle sur ce globe sublunaire 
environ deux mille langues ou idiomes différents. 

Ce n'est pas devant un auditoire aussi éclairé que celui qui me fait l'hon- 
neur de m'écouter qu'il est nécessaire de s'étendre longuement sur les im- 
menses avantages qu'apporterait l'adoption d'une langue universelle, se substi- 
tuant à toutes les autres. Facilité des communications intellectuelles, rappro- 
chement des peuples, diminution des préjugés, des haines et des rivalités 
nationales, l'adoption d'un langage uniforme serait évidemment ua grand 
bienfait pour l'humanité tout entière. 



38 SÉANCES GÉNÉRALES 

Aussi, depuis longtemps, un grand nombre de savants, de philosophes, ont- 
ils cherché à résoudre ce grand problème. Les deux plus célèbres d'entre eux 
sont Descartes et Leibnitz. Descartes, ce profond penseur, l'inventeur de la 
Méthode, qui voulait établir toutes les connaissances humaines sur les bases 
de la logique et du raisonnement, devait trouver souverainement illogique 
que, tandis que tous les individus d'une même espèce animale se comprennent, 
tous les individus qui forment l'espèce humaine ne soient pas encore arrivés 
à se comprendre les uns les autres. 

Leibnitz, ce grand savant, quand, après avoir calculé les mouvements des 
astres dans le ciel, et déterminé le mode de formation du soleil, des nébuleuses 
et des planètes^ il abaissait ses regards sur la terre, devait également s'indigner 
que ce globe minuscule fût aussi divisé par des démarcations de frontières, par 
les habitudes, par le langage de ses habitants. 

Tous deux ont échoué dans leur tâche. 

Après ces deux illustres philosophes, vingt autres ont repris la même tenta- 
tive. Mais leurs noms sont tombés dans l'oubli, parce que le succès n'a pas 
couronné leurs efforts; et en effet, dans les termes oii Ton posait alors le 
problème, on peut dire que ce problème est, pour bien longtemps encore, 
absolument insoluble. 

Vous voyez donc. Messieurs, que je vais au-devant d'une objection qui a 
déjà bien certainement pris naissance dans vos esprits, et cette objection, je 
ne cherche pas à la combattre; je dis avec vous : non, Ton ne peut pas, au 
moins dans l'état actuel des relations internationales, songer à remplacer 
toutes les langues existantes par une langue uniforme et universelle. 

Et en effet, veut-on adopter pour langue universelle une des langues exis- 
tantes, le français, l'anglais, ou toute autre? On se heurte à des rivalités 
nationales inconciliables, à des sentiments patriotiques bien faciles à com- 
prendre : chaque peuple veut continuer à parler sa langue nationale, et rien 
au monde ne l'en empêchera. 

Veut-on créer de toutes pièces une langue nouvelle, destinée à remplacer 
toutes les autres? Il faudrait avoir de robustes illusions pour espérer obtenir 
que chaque peuple abandonne sa langue maternelle, qu'il connaît à fond, dans 
laquelle se concentrent et se résument son histoire, ses traditions, son génie 
propre, ses amours et ses haines, pour le plaisir tout platonique de parler une 
langue plus logiquement construite. 

Les tentatives que l'on a faites dans les temps modernes pour la création 
d'une langue universelle n'ont abouti, dans l'ordre de la pratique, qu'à deux 
résultats. 

Le premier de ces résultats a été l'adoption de la langue française pour les 
correspondances diplomatiques des différents cabinets européens : notre langue 
a été choisie comme étant la plus précise et la plus simple. Après la guerre 
de 1870, le chancelier de l'empire allemand voulut essayer de rompre cette 
tradition ; la première dépêche diplomatique qu'il eut à adresser au cabinet 
de Pétersbourg fut, par ses ordres, entièrement rédigée en allemand. Il se 
trouvait alors, à la tête du ministère russe des affaires étrangères un homme 
d'esprit, qui, sans relever cette infraction aux traditions adoptées, fit répondre 
à M. de Bismarck par une longue dépêche en langue russe. La tentative 
allemande n'eut pas de suite, et la langue française conserva son privilège 
diplomatique. 

Le second résultat pratique dont je voulais vous entretenir a été radoption 



DORMOY. — SUR LA LANGUE VOLAPUK 39 

d'un langage conventionnel universel, qui permet aux navires de toutes les 
nations d'échanger quelques phrases entre eux, pendant leur navigation, au 
moyen de pavillons représentant des lettres. Mais ces lettres sont presque 
toutes des consonnes ; et ce langage, d'ailleurs très incomplet, et ne s'appli- 
quant qu'aux choses de la marine, ne peut être que lu et n'a aucune prétention 
à être parlé. 

La langue volapûk peut faire un peu plus, et même beaucoup plus que cette 
langue nautique; car elle peut aborder tous les ordres d'idées. Elle a son dic- 
tionnaire et sa grammaire, et elle peut tout aussi bien se parler que s'écrire. 
Cependant, dans les modestes limites où elle se renferme, nous pensons qu'on ne 
peut pas la taxer d'utopie. En effet, le volapûk laisse subsister toutes les langues 
qui existent dans le monde ; et il se borne à leur offrir une sorte de truche- 
ment, dlnterprète commun. Pour se faire comprendre en Europe, il faut 
connaître au moins cinq ou six langues ; il faut porter ce nombre à dix si Ton 
veut entamer des relations avec quelques-uns des pays de l'Orient, qui entrent 
chaque jour de plus en plus dans le courant de notre civilisation. L'emploi du 
volapûk permet de réduire, pour tout le monde, le nombre de ces langues à 
une: que chacun connaisse sa propre langue, plus le volapûk, et tout le monde 
pourra se comprendre. 

Ainsi, le volapûk n'a nullement la prétention de se substituer aux langues 
existantes ; pas plus que la photographie n'a la prétention de détrôner la pein- 
ture, pas plus que le télégraphe ne veut supprimer la correspondance par 
lettres, pas plus que le téléphone ne peut remplacer la conversation de deux 
vieux amis, causant le verre en main, les coudes sur la table, ou les doux propos 
échangés par deux fiancés sous une tonneUe de verdure. Ces derniers sont, du 
reste, vivement secondés par le regard, qui est une conversation aussi éloquente 
que toutes les autres, et que l'électricité n'est pas encore parvenue à imiter. 

Puisque le mot de téléphone vient d'être prononcé, il peut me fournir une 
comparaison qui vous fera bien comprendre le genre de service que le vol%p«uk 
a la prétention de rendre. De même qu'il y a deux mille langues qui se parlent 
dans le monde, supposons qu'il y ait dans une ville deux mille abonnés au 
téléphone. Au lieu de relier chaque abonné à tous les autres par un fil direct, 
ce qui ferait deux millions de lignes à établir, on choisit un poste central, et 
Ton se borne à relier chaque abonné à ce poste central: tous peuvent encore 
causer ensemble, et l'on n'a eu que deux mille lignes à établir, au lieu de deux 
millions. Le volapûk est appelé à rendre des services du même genre. 

Pour le moment, nous ne demandons pas que tout le monde apprenne le 
volapûk, et que chaque voyageur, circulant à l'étranger, soit certain de se 
faire comprendre en parlant volapûk avec les bateliers, les cochers, les paysans 
et les habitants des villes. On y arrivera peut-être ; mais nous ne nous propo- 
sons pour le moment qu'un but commercial, et ce que nous cherchons à pro- 
pager, c'est simplement une langue commerciale universelle. 

C'est en effet avec raison que M. Kerckhoffs a traduit le nom de volapûk par 
le nom de Langue commerciale universelle, qui n'en est pas la traduction 
grammaticale, mais qui en reproduit fidèlement la pensée génératrice. 

L'inventeur de la langue, M. Schleyer, de Constance, lui a donné le nom de 
volapûk, nom formé de deux mots pris naturellement dans la langue elle- 
même: Vol^ univers, Piik, langue; mot à mot : langue de l'univers. M. Ker- 
ckhoffs, qui a été le premier initiateur du volapûk en France et qui en professe 
un cours à l'École des hautes études commerciales, a traduit ce nom par celui 



40 SÉANCES GÉNÉRALES 

de Langue commerciale universelle, parce qu'il a pensé, et avec beaucoup de 
raison, que c'est précisément au commerce international que l'adoption d'un 
idiome commun pourrait rendre les services les plus considérables et les plus 
prompts. 

L'utilité d'une langue commerciale universelle est plus grande pour les Fran- 
çais que pour les autres grandes nations de l'Europe. Non pas que notre langue 
soit infiniment moins répandue que les trois autres langues les plus impor- 
tantes de notre continent: on estime que l'anglais est parlé déjà par 80 millions 
de personnes, l'allemand par 56 millions, le français et l'espagnol, chacun par 
43 millions. Mais nos 43 millions d'individus parlant français sont presque tous 
des habitants ou de la France, ou de la Belgique et de la Suisse, ces deux sœurs 
de la France. Dans les pays lointains, dans les grands ports de mer étrangers, 
dans les stations conmierciales de l'Orient, de l'Amérique et même de l'Europe, 
on ne trouve souvent personne qui parle français, pas un commerçant, pas 
un employé, pas même un interprèle. Personnellement, en parcourant toute 
la Norwège, je n'ai trouvé dans aucun port de mer, ni à Christiania, ni à 
Bergen, ni à Aalesund, ni à Molde, ni à Trondhjem, personne parlant français, 
sauf peut-être quelques maîtres d'hôtels (car on sait que les maîtres d'hôtels 
excellent à vous écorcher dans toutes les langues), tandis que j'ai trouvé 
dans toutes les banques, dans toutes les maisons de commerce, des employés 
parlant anglais, ou faisant la correspondance en anglais. J'ai constaté la même 
chose à Constantinople. Dans l'Extrême-Orient, à Shang-haï, a Yokohama, 
on trouve dans toutes les maisons de commerce des employés correspondant 
eu anglais, en allemand, et presque aucun connaissant le français. Gomment 
tous ces employés ne faciliteraient-ils . pas le commerce avec l'Angleterre et 
l'Allemagne, plutôt qu'avec la France ? On fera les comptes en guinées et en 
marcs, plutôt qu'en francs; on aura un crédit à la Banque d'Angleterre et 
non à la Banque de France ; on écoulera les produits de Birmingham et de 
Manchester et non ceux de Roubaix ou du Creuzot. L'adoption d'un idiome 
permettant à tous de correspondre et de se comprendre serait donc d'un 
secours tout spécial pour les intérêts français et bien certainement la 
vulgarisation de la langue volapûk rendrait plus de services réels à nos 
nationaux que les brillantes conquêtes de Tunis, duTonkin et même de 
l'Annam tout enlier.TLes gens pratiques peuvent donc venir à nous; ce n'est 
pas une œuvre d'érudits ou de curieux que nous poursuivons : c'est une œuvre 
toute commerciale et qui doit donner rapidement des résultats utiles. 

Je n'ai plus maintenant. Messieurs, qu'à vous donner quelques notions de la 
grammaire et delà langue volapûk; d'ailleurs la graomaaire est si simple et si 
courte, que quelques instants suffiront pour vous la faire connaître tout 
entière. 



. APERÇU DE LA GRAMMAIRE VOLAPUK 

Les lettres sont celles de la langue française, et se prononcent à peu près de 
même. Une même lettre se prononce toujours de la même manière; toutes les 
lettres se prononcent isolément. 11 n'y a par conséquent pas de diphtongues ; à 
nos cinq voyelles, on ajoute les trois suivantes : à, ô, û, qui se prononcent: ai, 
eu, u. La voyelle u du français se prononce: ou. 



DORMOY. — SUR LA LANGUE VOLAPUK 41 



i:î 



D> 



ARTICLE. 

L'sirticle est supprimé, comme nous le supprimons déjà fréquemment dans 
la correspondance télégraphique. 

SUBSTANTIF. 

Les radicaux de la langue sont les substantifs. Ces radicaux sont empruntés 
pour la plupart à l'anglais, à Tallemand et au latin; mais ils sont simplifiés 
et réduits eux-mêmes à leur squelette. 

Ainsi: Mot (mère), son (fils), mon (argent), sont empruntés à l'anglais 
(mother, son, money). 

iVad (aiguille), vun (blessure), /^/(champ), viennent del'allemand (Nadel. wunde, 
feld). 

Dom (maison), Vog (voix), Kop (corps), dérivent du latin. (Domus, vox, 
corpus). 

Les substantifs se déclinent : on forme le génitif, le datif et Taccusatif en 
ajoutant simplement a, e, i, après le radical. Fata, falSy fait: du père, au 
père, le père. On forme le pluriel par l'addition d'un s. Fatas^ fateSy des pères, 
aux pères. 

On forme des substantifs composés en joignant ensemble deux radicaux; le 
mot déterminant se place le premier et se met au génitif. Vol, univers; pufc, 
langue ; volapuk, langue de l'univers. Fat, père ; lân, pays ; fataslân, pays des 
pères, patrie. 

ADJECTIF. 

Tous les adjectifs se forment en ajoutant la terminaison ik (ique du français) 
après le substantif radical correspondant. Vam, chaleur ; Vamik, chaud ; Lih, 
liberté; libik, libre. L'adjectif se place après le substantif et ne s'accorde pas. 
Mots gudik, les bonnes mères ; lanes libik, aux pays libres. 

On forme le comparatif et le superlatif en ajoutant après Tadjectif simple les 
terminaisons um et un, Jônik, jônikum, jônikiin ; joli, plus joli, le plus joli. 

N. 

NUMÉRATION. 

Les nombres 1 . 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. se traduisent par : bal, tel, kil, fol, 
lui, mal, vel, jol, ziil. 100 se dit tum, du latin centum. Pour multiplier un 
chiffre par iO, on ajoute un s : bals, tels, 10, 20 ; plus un e, qui signifie et, 
lorsque Ton veut former un nombre composé de plusieurs chiffres. Telsekil 
donne donc 23 ; et kiltum balsebal donne 311. 

Par des aflixes très simples, on obtient une numération complète. En voici 
des exemples suffisants : 

Telid, second; tdido, secondement; telna, deux fois; telidna, la seconde fois; 
telnalik, qui se répète deux fois; a tel, tous les deux: telik, double; teldil, un 
demi; teldel, lundi (del signifie jour); telul, février {mul signifie mois). 

Toute cette numération est admirable; et, bien que je n'aie pas l'honneur 
de connaître M. Schleyer, je suis certain qu'il a dû faire une étude toute spé- 
ciale des sciences mathématiques. 



42 SÉANCBS GÉNÉRALKS 

PRONOMS. 

Ohf ol, om, signifient : je, tu, il; obs, ois, oms donnent : nous, vous, ils. 0ns 
signifie vous, forme d'étiquette (Vmd. de l'espagnol). Ok signifie «oi. ok$ en est 
le pluriel. 

Les pronoms se déclinent comme les substantifs : o5a, obe, obi, obas, obes^ 
obi». 

Pour abréger, je laisse de côté les pronoms possessifs, démonstratifs, etc. 

VERBES. 

Tous les verbes se forment du substantif par l'addition d'une terminaison, 
qui varie pour les différents temps du verbe. Pour former l'infinitif, on ajoute 
on. Lof, amour; lofén, aimer. Pen, plume ; penony écrire. 

Les verbes se conjuguent; la conjugaison se fait en ajoutant simplement les 
pronoms après le radical. Ainsi, pour l'indicatif présent, nous aurons : penob, 
penol, penom, j.'écris, tu écris, il écrit ; penols, vous écrivez, en pariant à plu- 
sieurs personnes; penons, vous écrivez, en parlant à une seule perscume (en 
espagnol, Vd, escribé). 

Les différents temps du verbe se forment au moyen de préfixes, qui sont sim- 
plement les voyelles, placées dans leur ordre naturel. Apenob, j'écrivais; epenom^ 
il a écrit ; ipenob, j'avais écrit; openom, vous écrirez ; upenomSy ils auront écrit. 

La forme passive s'obtient en ajoutant la lettre p devant le temps corres- 
pondant de la forme active. 

Lob, louange; UMn, louer; khom, il loue; pakbomj il est loué; pek^nnn^ il a 
été loué ; pokibons, vous serez loué. 

ADVERBES, PRÉPOSITIONS, etC. 

En ajoutant la lettre o après un adjectif, on forme l'adverbe correspondant. 

Gud, bonté ; gudik, bon; gudiko, bien ; gudikumo, mieux ; gudikuno^ le mieux. 

Il y a aussi d'autres adverbes qui ne dérivent pas des substantifs ; ceux-ci, 
de même que les prépositions, les conjonctions, etc.^ sont alors formés par des 
mots de deux ou trois lettres, que Ton a dû choisir arbitrairement, comme les 
substantifs radicaux. 

PRÉFIXES ET DÉSINENCES. 

Les préfixes et les désinences, dont on fait grand usage dans la langue 
volapûk, lui donnent une certaine richesse, tout en permettant de ne pas 
augmenter le nombre des mots radicaux. En voici quelques exemples : 

PRÉFIXES. Be, être cause de. Lab, bonheur; lâbik^ heureux; labôn, être heu- 
reux; belabon, rendre heureux. 
De, séparation. Dédit, congé, adieu. 
Gle, principal. Zif, ville ; glezif, ville principale. 

KSf avec. Vob^ travail; vobel, travailleur; kevobel, compagnon de travail. 
La, addition. Givôn, donner; lagivon, ajouter. 
Le, augmentatif. Dom, maison ; ledom, palais. 
Lu, sens défavorable. Sanely médecin ; lusanel, charlatan. 
Mo, éloignement. PoUm, porter ; mopolon, emporter ailleurs. 
Ne, négation, contraire. Flen, ami ; nefleriy ennemi. 
PU), pré, avant. Vod, mot; plavod, préface. 
Ta, contre. Pukon, parler; tapukon, contredire. 



DORMOY. — SUR LA LANGUE YOLAPUK 43 

DÉSINENCES. Ab, objets concrets. Lafahy alphabet. 

Àh, personnes. Lofâhy favori. 

Ad, objets. Lômib, pluie; lomibad, parapluie. 

Af, animaux. Flitaf, mouche. 

Af, fleurs. Liâf, lis. 

Al, personnes de qualité. Genal, général. 

Al, substantifs abstraits. Cil, enfant; cilalj amour filial. 

Am, action. Datuvam, invention. 

Ed, produit d'une action. Pened, lettre. 

El, fonction. Tab, table; label, menuisier. 

Gik, abondant. Bim, arbre ; bimagik^ abondant en arbres. 

Il, diminutif, etc., etc. 

Ainsi, vous le voyez. Messieurs, la langue volapiik est excessivement simple ; 
c'est son principal mérite. L'arbitraire indispensable n'a présidé qu'au choix 
des radicaux. Ce choix, une fois arrêté, les mots dérivés en ont été déduits 
avec un art et un discernement remarquables. Les déclinaisons s'obtiennent par 
l'addition d'une seule lettre; les conjugaisons des verbes par l'addition d'une 
lettre devant le radical et de deux lettres après lui. C'est une langue éminem- 
ment logique, et d'une régularité pour ainsi dire mathématique. 

Répétons, en terminant, que cette langue n'a nullement la prétention de 
détrôner les langues existantes. Chacune de celles-ci a son caractère particulier 
que rien ne peut remplacer; leurs irrégularités, leurs idiotismes, leurs 
constructions de phrases quelquefois fantaisistes sont précisément ce qui leur 
donne tant de nuances, tant de grâces, tant de charmes pour qui a le bonheur de 
les connaître. Nous respectons leur génie, leurs traditions, leur histoire ; nous 
nous bornons à chercher entre elles une sorte de truchement, un interprète 
commun. 

Et ne croyez pas que notre tentative soit tout à fait dans l'enfance. Il y a 
déjà des livres, des revues, des dictionnaires publiés en volapûk ; on compte, 
en Europe, aux États-Unis, en Syrie, 52 sociétés qui se sont fondées pour la 
propagation de cette langue, et une association française doit se constituer 
prochainement dans le même but. Un congrès de volapûkistes s'est réuni il y 
a peu de temps à Friedrichshafen, sur le lac de Constance ; et un autre congrès 
doit se tenir à Paris, pendant l'Exposition de 1889. 

J'espère que quelques-unes des personnes qui m'ont fait l'honneur de m'écouter 
voudront bien y prendre part. C'est un vœu bien sincère, que je puis traduire 
en volapiik de la manière suivante : 

Spelob, Lads e Sols (j'espère, Mesdames et Messieurs), binon sàto labik 
(être assez heureux) plo tuvôn (pour trouver) onsis valik (vous tous), pos 
yels fol (dans quatre ans), in lelasam volapûkelas in Paris (au Congrès des 
volapiikistes, à Paris). 



M. SÏÏIAHEL 

Président du Club Alpin, section de Tlsère. 



EXCURSIONS DANS LES ALPES DAUPHINOISES 



CONFÉRENCES 



M. &ustaye COTTEAU 

Ancien Préside ni de la Société géologique de France. 



LA PALéONTOLOGIE EN 1885 



La paléontologie est une science relativement nouvelle. C'est à notre immorlel 
Cuvier qu'appartient Thonneur de Tavoir créée. En 1796, le jour même où 
l'Institut tenait sa première séance publique, Cuvier lut son mémoire sur les 
éléphants fossiles et annonça ses vues sur les animaux perdus. Ainsi c'est au 
moment où l'Institut commence la série de ses remarquables travaux, que 
prend naissance une science qui allait devenir si féconde en grandes décou- 
vertes. Cuvier était le fondateur de la paléontologie zoologique et comparée; 
près d'un demi-siècle après, Alcide d'Orbigny donnait une vive impulsion à la 
paléontologie stratigraphique. Envoyé en mission dans l'Amérique méridio- 
nale, où il resta sept années, ce fut, comme il me l'a dit plus d'une fois, au 
milieu des solitudes des Pampas qu'il conçut le projet de publier la Paléonto- 
logie française, c'est-à-dire la description et la figure de tous les animaux fos- 
siles invertébrés de nctre pays. A son retour, d'Orbigny se mit résolument 
à l'œuvre; il parcourut la France entière, examinant les couches, relevant des 
coupes, recueillant des fossiles, stimulant le zèle des chercheurs et donnant 
lieu partout à un mouvement scientifique vraiment étonnant. C'est à cette 
époque que d'Orbigny devint mon maître et mon ami, et que j'éprouvai pour 
ses travaux et sa personne une estime et une sympathie que j'ai toujours con- 
servées. Pendant plus de quinze ans, d'Orbigny se consacra à la Paléontologie 
française; il prodigua pour cette œuvre son temps, son intelligence, son argent, 
et mourut à la peine, après avoir publié, sur les fossiles du terrain jurassique 
et du terrain crétacé, près de quinze cents planches. 

En 1853, M. Fourtoul, alors ministre de l'instruction publique, créa au 
Muséum de Paris la chaire de paléontologie, et Alcide d'Orbigny en fu t le pre- 
mier titulaire. Cette chaire fut occupée successivement par d'Archiac, Lartet 
et, depuis 1872, par M. Gaudry, qui remplit avec tant d'éclat ses fonctions, et 



GUSTAVE COTTEAU. — LA PALÉONTOLOGIE EN 1885 45 

sait attirer, à chacune de ses leçons, grâce à sa parole facile, élégante, tou- 
jours intéressante, un si nombreux auditoire. 



FIg. I , — Elepbas'nieiidionali». (ExlraU de la Nalurt.) 

La paléontologie, depuis 1853, a donc pris droit de cité au Uuséum ; mais il 
manquait au professeur une chose essentielle : les collections faisaient défaut. 



46 CONFÉmSJNGES 

Les richesses paléontologiques que renferme le Muséum se trouvaient disper- 
sées dans des collections générales, dans des la]M)ratoires, et le professeur de 
paléontologie ne les avait pas sous la main. Cet état de choses regrettable vient 
de cesser, en partie du moins, pour les animaux vertébrés. Grâce à Finsistance 
de M. Gaudry, parfaitement secondé par M. Frémy, adnuaistrateur du Jardin 
des Plantes; grâce à la bonne volonté de M. Poulin, clief de division au 
ministère des travaux publics, les spécimens de vertébrés fossiles les plus 
remarquables viennent d'être réunis dans une galerie spéciale et mis à la dis- 
position du professeur. 

La vue extérieure de cette galerie n'est pas séduisante ; c'est une scarte de 
hall, ayant l'aspect d'un vaste hangar ou d'une remise ; Tintérieur, dans lequel 
nous allons pénétrer, est mieux approprié à sa destination : l'ensemble de ces 
grands squelettes, parfaitement disposés et installés par les soins de M. Gaudry, 
de M. Fischer et du commandant Morlet, a quelque chose de vraiment majes- 
tueux et cause, au premier abord, une impression saisissante. 

Au centre s'élève VElephas meridionalis, qui mesure plus de quatre mètres 
de hauteur. VElephas meridionalis se distingue du mammouth ou Elephas pri- 
migenius par sa taille plus forte, ses défenses moins recourbées, ses molaires 
garnies d'un émail plus épais, formées de lames plus larges et plus écartées ; 
il vivait, suivant toute probabilité, dans un climat chaud, et sa peau rugueuse 
n'était pas revêtue de l'épaisse fourrure qui caractérise le mammouth. 

Ce squelette a été trouvé en place et entier dans le terrain pliocène de Dur- 
fort (Gard) ; sa découverte est due à MM. Cazalis de Fondouce et Ollier de 
Marichard. Ces deux naturalistes, dans une excursion géologique aux environs 
de Durfort, avaient aperçu l'extrémité des défenses qui affleuraient le sol ; ils 
commencèrent les fouilles et ne tardèrent pas à constater que le squelette entier 
était enfoui sur place, la tête relevée, les défenses en l'air et tous les os en 
connexion. Il est probable que l'animal, en raison de son poids énorme, avait 
été enseveli vivant dans la vase de l'ancien marais de Durfort. L'extraction fut 
faite aux frais et par les soins de nos deux zélés naturalistes, qui, par l'entre- 
mise de M. Gervais, professeur d'anatomie comparée, avec lequel ils s'étaient 
mis en rapport, offrirent généreusement au Muséum de Paris cette piè«^.e uni- 
que, d'une valeur inestimable, et qui est assurément la plus belle de la nou- 
velle galerie. Au nom de la science, nous ne saurions remercier trop vivement 
MM. Cazalis de Fondouce et Ollier de Marichard de ce don magniûque. 

La galerie ne possède pas de squelette de mammouth, mais seulement des 
ossements isolés, des défenses, des dents, et aussi des touffes de poils rappor- 
tées du musée de Saint-Pétersbourg par M. Gaudry. A l'époque glaciaire, les 
mammouths ont été nombreux dans nos régions, et il n'est pas rare de ren- 
contrer leurs défenses et leurs dents au milieu de nos dépôts quaternaires ; ils 
existaient surtout en abondance dans le nord de l'Europe. Au musée de Saint- 
Pétersbourg, on peut voir un de ces mammouths, recouvert encore en partie 
de ses chairs et de ses poils ; échoué sur les rivages de la mer Glaciale, il a 
été l'étiré, il y a quelques années, d'un bloc de glace, dans lequel il s'était 
conservé depuis l'époque glaciaire 1 

A l'époque quaternaire vivait, dans Icft environs de Paris, un éléphant dont 
la taille était supérieure encore à celle de l'éléphant méridional. C'était VEle- 
phas antiquus. Un humérus appartenant à cette dernière espèce, provenant du 
terrain diluvien de Montreuil-sous-Bois, se trouve dans la galerie, près du 
squelette de VElephas meridionalis; il mesure 1">,30, tandis que l'humérus de 



6USTAVK COTTIAU. — LA PAI^ONTOLOGIK EN 1885 41 

l'Elephai meridionalis n'a que l^.li. L'éléphant de Montreuil dépassait doac de 
70 centimètres environ la taille de ï'Elephai meridionalû. 

Au fond de la salle a été placé le Mastodon angatliden*, le plus ancien des 
mastcdontes connus ; il remonte à l'époque miocène et a été découvert, par 
M. Lertet, dans la colline de Sansan (Gers). Le mastodonte est voisin de l'élé- 
phant,)! s'en distingue cependant par plusieurs caractères importants: sa 
taille est plus petite ; sa forme est plus allongée et son cou moins trapu; sa 
mâchoire inférieure, très foi'tement accentuée, porte des défenses pareilles à 
celles do la mAchoire supérieure. Ces quatre défenses, presque droites, devaient 
singulièrement gêner l'usage de la trompe, qui sans doute était très courte. 
Les dents molaires des mastodontes otFrent un caractère spécial ; elles sont 
formées de gros mamelons revêtus d'une forte couche d'émail. Cette struc- 
ture leur permettait de broyer les aliments les plus durs et indique que ces 
animaux étaient omnivores, comme un grand nombre de pachydermes et 
notamment les cochons. Les molaires de l'éléphant sont bien différentes ; com- 
posées de lames pressées les unes contre les autres, elles forment une râpe, 
merveilleusement disposée pour k triture des herbes. 



rig. 1, — Le Maslodon angustidcns. 

Non loin des éléphants se range le Dineahtrium, plus grand qne YEl^pha* 
meridionalis, plus grand que le mastodonte de l'Ohio. Le galerie n'en ren- 
ferme que quelques débris, mais ils annoncent un animal qui dominait tous 
les autres par sa taille colossale. C'était un proboscidien ; mais, au rebours des 
éléphants, il était armé de défenses recourbées en dedans, et seulement h la 
mâchoire inférieure. C'est en 1837 que la première tête entière fut découverte 
dans les sables d'Ëppelsheim (Besse-Dannstadt), par U. de Klipstein, et retirée 
d'une fosse de 18 mètres de profondeur. Les dimensions de cette tête étaient 
si considérables, son aspect et ses caractères si étranges, que cette découverte 
eut un grand retentissement et causa une véritable sensation dans le monde 
scientifique. Ce monstre de l'époque tertiaire ne ressemble à aucun autre: 



48 CONFÉRENCES 

Cuvier le considérait comme un tapir et le rapprochait des animaux fouisseurs; 
Blainville y voyait une sorte de lamentin habitant les bords des grands fleuves 
de répoque tertiaire. Les fouilles du ravin de Pikermi, en Grèce, fournirent à 
M. Gaudry plusieurs ossements, installés aujourd'hui dans la galerie, et qui lui 
permirent de reconnaître que le Dinotherium giganteum était un véritable pro- 
boscidien terrestre, voisin des éléphants. 

A droite, au fond de la salle, nous voyons le squelette de Fours des cavernes 
{Ursitë gpelceus). Supposez ce squelette couvert de chair, de peau et de longs 
poils, et vous aurez un carnassier vraiment énorme. Voisin de Tours actuel, il 
en diffère par sa taille beaucoup plus élevée, ses formes plus lourdes, son 
front plus bombé et la structure plus massive de ses arrière-molaires. C'était 
un des animaux les plus communs de l'époque quaternaire, et on évalue à 
plusieurs centaines le nombre des individus dont on a recueilli les débris dans 
la caverne de l'Herm et dans la grotte de Gargas (Pyrénées). La grotte d'Arcy- 
sur-Cure (Yonne) nous a fourni, sur un espace assez restreint, les ossements 
de plus de trente ours. 

Un des compagnons habituels de Tours des cavernes, c'est Thyène ; mais il 
est très rare de rencontrer Tanimal complet. Les cavernes des Pyrénées ne 
fournissent le plus souvent que des débris épars, rongés par les carnassiers 
et par les hyènes elles-mêmes, qui se dévoraient entre elles. Tout récemment, 
M. Regnault, de Toulouse, a recueilli un squelette entier d'hyène, et cela dans 
des circonstances qui méritent d'être rappelées. M. Regnault a consacré plu- 
sieurs années à explorer la grotte de Gargas ; il en a retiré un nombre consi- 
dérable d'ossements quateraaires. Au fond de la grotte se trouve un puits pro- 
fond de plus de 20 mètres, et qu on désigne sous le nom des Oubliettes de 
Gargas. Cette excavation, large de 1 mètre à peine à l'ouverture, s'agrandit 
vers la base. M. Regnault, le corps attaché par une corde et muni d'une 
lampe, s'est fait descendre dans ce trou obscur et il a eu la bonne fortune de 
trouver, ensevelis dans le limon, plusieurs squelettes d'animaux quaternaires 
entiers, et notamment le magnifique squelette d'une hyène qui avait été 
entraînée par un cours d'eau dans la place même où on l*a retrouvée 
aujourd'hui. 

L'ours des cavernes, ainsi que la plupart des carnassiers des temps quater- 
naires, tels que le tigre, le iion, Thyène, se relient plus ou moins directement 
aux espèces actuelles, dont ils sont probablement les aiicêtres ; il en est un 
cependant, le Machairodus, le plus redoutable assurément, qui ne paraît, de 
nos jours, représenté par aucune espèce. Le Machairodus se distingue de tous 
les carnassiers que nous connaissons par ses canines très allongées, aplaties, 
aussi tranchantes que des lames de poignard, et destinées sans doute à enlever 
des lanières dans le cuir épais des pachydermes. 

Non loin de Tours des cavernes se dresse le Cenms megaceroSy ou grand cerf 
d'Irlande, dont la taille était très élevée et qui portait des ^ois extraordi- 
nairement développés, d'un poids énorme, et de 4 mètres d'envergure. La 
palme surtout est très large et garnie d'une douzaine d'andouillers plus ou 
moins saillants. Les deux squelettes qu'on voit dans la galerie, Tun mâle et 
Tautre femelle, proviennent des anciens marais de TIrlande, et leur séjour 
dans les tourbières leur a donné la couleur brune qui les caractérise. L'exis- 
tence géologique de ces grands cerfs n'a pas été de longue durée; ils ont vécu: 
à la fin de Tépoque glaciaire et ont disparu avec elle. Dans. les contrées qu'ils 
habitaient, la végétation forestière devait être faible et rabougrie. Cpmmeht: 



GUSTAVE COTTEAU. — LA PALÉONTOLOGIE EN 1885 49 

supposer qu'avec leur pesante et gigantesque ramure, ils aient pu parcourir 
des forêts encombrées de branches d'arbres? Ainsi, de dos jours, le renne et 
l'élan, dont la ramure est laidement développée, vivent au milieu d'arbres 
ohétîfa et d'arbustes qu'ils peuvent facilement dominer. Suivant M. de Mor- 
tillet, les vastes palmes des bois du Cervta megaceroi faisaient fonction de 
pelles, lui servant probablement à déblayer la neige et àmettre à découvert les 
végétaux ,dont il se nourrissait. 

A gauche, en entrant dans la salle, un animal très curieux, h moitié encastré 
dans un gros bloc de pierre, est appliqué contre la muraille : c'est le PaUothe- 
rium magnum. Voisins des rhinocéros, les P<Ueotherium en dlETèrent par la 
structure de leurs dents, par la 'mâchoire supérieure dépourvue de corne et 
munie d'une petite trompe analogue à celle des tapirs. Les Paleotkeriam, dont 
les espèces, assez nombreuses, ont été pour la plupart décrites et reconstituées 



FJg. 3. — Le Megalberiurn. (Kilrait de la Nalurt.) 

par Cuvier, se rencontrent principalement dans les teiTains gjpseux des en\i- 
rons de Paris, Le Pakotherium de la galerie a été/découvert dans le couloir 
souterrain d'une carrière de plâtre, située à Vitry-sur-Seine, par H. Vasseur. 

De très belles tStes de Bos primigeniug sont suspendues sur les parois de la 
galerie. Le Bos primigenias ne diffère de certaines espèces de bœufs que par 
sa taille plus forte et ses cornes beaucoup plus puissantes. 

A l'entrée de la galerie, en face en entrant, se trouve un des animaux les 
plus curieux des temps géologiques, le lllegathermm Cuvieri; il a été recueilli 
dans les pampas de la république Ai^entine. Plus gros qu'un rhinoeéros dont 
il présente l'attitude, il est remarquable par ses formes lourdes et massives, 
par sa queue puissante, par ses patles munies d'ongles énormes et recourbés. 
Il appartient à la famille des édentés et se nourrissait de végétaux et de feuilles 



itO CONFÉUHGBS 

d'arbre, comme l'indique la structure de ses dents. Trop lourd, trop massîi 
pour grimper dans les arbres, il coupait les racines avec ses griffes tran- 
chantes; puis, s'appuyant sur son énorme queue et ses membres postérieurs, 
il étreignait l'arbre avec ses pstles de devant, le secouait vigoureusement et le 
renversait par terre pour dévorer [4us facilement ses fruits et ses feuilles. 

La ^erie renferme deux magnifiques spécimens de Glyplodon : l'un est 
recouvert de sa carapace, l'autre est à l'état de squelette. Cet animal bizarre a 
été découvert dans le limon des pampas, sur les bords du Rio-Salado ; il appar- 
- tient, comme le Megatkerivm, à la famille des édentés; il se rapproche un peu 



- Let Dlnarni9. [Extrait 



des tatous actuels, mais il en diffère par sa taille énorme, par la forme extra- 
ordinaire de sa mâchoire, par la structure de ses dents, par sa grande carapace 
arrondie, composée de plaques solides, soudées entre elles, qui, vues en des- 
sous, paraissent hexagones et sont unies par des sutures dentées, tandis qu'en 
dessus elles forment des doubles rosettes très élégantes ; la queue était longue 



GUSTAVE GOTTEÀU. — LA PALÉONTOLOGIE EN 1885 Si 

et recouverte/comme lacarapaee, de plaques osseuses. M. Gaudry pense qui»Itt» 
hommes primitifs, ne rencontrant dans les pampas ni grottes ni abris, sA^aosit 
servis de ces carapaces pour en faire leur demeure. En face du Glyptodonntmah 
vert de sa pariapacè, nous voyons le squelette parfaitement, conservé ait ee 
curieux animal, et on peut étudier d'autant plus facilement sa contematian 
bizarre, ses mâchoires, ses pieds massifs aux phalanges courtes et défBiinées, 
ses hautes et puissantes vertèbres dorsales destinées a soutenir sa ki|$& et 
pesante carapace. 

Un groupe d'oiseaux appartenant au genre Dtnornts se montre, à droi^ fiès 
de la porte d'entrée et attire tout d'abord l'attention. L'espèce la plu» ^raagje 
est sans contredit le Dinomis giganteus : sa taille, un tiers plus forte q^iie «elfe 
de l'autruche, dépasse trois mètres ; le cou est démesurément allong;é^. ^ la 
tête, excessivement petite, indique la stupidité de l'animal. Les meraibres fim- 
térieurs sont épais, lourds, massifs, très développés, dépourvue de <a.¥klés 
aériennes. Oiseaux essentiellement coureurs, les Dinornis ne voiaienà pas ; ils 
n^avaient pour ainsi dire pas d'ailes, ou du moins les os qui le^ amsUêsmiâSki 
étaient si petits, si rudimentaires, qu'ils ont jusqu'ici échappé aux redai^ntlifi». 
Ces oiseaux, connus depuis longtemps sous le nom de Moas^ vivaieiii dains la 
Nouvelle-Zélande. Il est probable qu'ils ont disparu à une époque selativeaftsat 
récente ; au British Muséum se trouvent des os auxquels adhèrent emtorer. des 
tendons et des débris de chairs desséchés; quelques ossements sont eabdiBéset 
retirés de foyers certainement allumés par les aborigènes de la Nouvelle- 
Zélande. C'était peureux une proie facile et qui devait leur fouamir me nour- 
riture abondante, dans un pays où les mammifères n'existent pas. FesMtre 
les Néo-Zélandais ne sont-ils devenus anthropophages que lovaipK ks Uns ont 
disparu. 

La galerie renferme plusieurs tortues fossiles gigantesques : la pim gp«sse 
est celle que Grandidier a recueilli à Madagascar, dans dl» dfipMs d'origine 
relativement récente, Testtido Grandidieri, de taille beaucoup ptns forte que la 
Testudoelephantina, qui vit encore à l'île Maurice. Sa carapaee est très épaisse, et 
se distingue de celle de ses congénères par ses ornements ri^ueax. Les bords du 
plastron sont usés par le frottement et indiquent que ces grands aBimaiix ter- 
restres, écrasés, accablés par le poids de leur lourde carapace, se traiiNÛent 
péniblement sur le sol. 

La distribution actuelle des grandes tortues terrestres est de nature à fixer 
l'attention. On ne les connaît plus que dans des îlots voisins de Madagascar, 
dans les Mascareignes, dans l'archipel des Galapagos, près du littoral de la 
république de l'Equateur, et chaque jour elles tendent à disparaître. 

Associés à ces tortues éteintes de Madagascar, se sont trouvés des débris 
d'un autre oiseau plus grand encore que le Dinornis, et qu'on désigne sous le 
nom à'Epiornis, La galerie possède plusieurs œufsd*Epiornis; ils sont énormes; 
leur capacité, déplus de huit litres, égale celle de six œufs d'autruche, et de 
cent quarante-huit œufs de poule. Ces oiseaux, comme les précédents, n'avaient 
que des ailes rudimentaires et étaient essentiellement coureurs. 

Un autre oiseau fossile, plus curieux encore, c'est VÀrcheopierix^ provenant 
du terrain jurassique de Solenhofen, et dont quelques exemplaires seulement 
ont été recueillis. Le mieux conservé, le plus complet, fait partie du Muséum 
de Berlin. VArcheopterix est le plus ancien des oiseaux; il forme un type inter- 
médiaire des plus intéressants a étudier et plus voisin, suivant M. Togt» des 
reptiles que des oiseaux. Si, d'un côté, les plumes, le bassin, les pieds posté- 



Sx COHFËBENGBS 

rieurs rappellent l'oiseau, d'un autre côlé, la tête avec ses mAchoires dentées, 
le cou dont les vertèbreH sont munies de côtes cervicales, l'appareil costal de 
l'abdomen, la structure de la queue sont des caractères qui appartiennent aux 
reptiles. H. Gaudry a essayé de mlaurtr VArckeopterix; il nous le montre les 
ailes déployées et volant dans les airs. 

A l'époque secondaire, et notamment pendant ledépAtdu terrain jurassique, 
les mers étùent peuplées de gigantesques sauriens : parmi les plus abondants 
et les plus curieux, noua citerons les Iclkyosaui-ia, que caractérisent leur tête 
énorme, leurs' puissantes mâchoires garnies de den ta acérées, leurs gros yeux, 
leur cou très court, presque nul, leurs quatre membres rappelant ceux, des 
cétacés, et dont les parties molles étaient soutenues par une infinité d'osselets 
disposés en mosaïque, leur queue longue, leurs vertèbres biconcaves, leur peau 
iisse et dépourvue de plaques et d'écaillés. Par l'ensemble de ses caractères 
disparates, ce type extraordinaire participe à la fois des reptiles, des poissons, 
des cétecés et des omithorhynques. Ces sauriens, essentiellement carnivores, 
abondaient surtout à l'époque du lias, et pendant toute la durée du terrain 
jurassique; ils se plaisaient dans les mers tranquilles, peu profondes, très peu- 
plées, parsemées d'îles nombreuses. Leurs yeux énormes, entourés de plaques 
osseuses et mobiles, leur permettaient de voir de tous côtés et de saisir, la 
nuit, les peissons endormis et les grands céphalopodes qui leur servaient dt- 
nourriture. 



Hi. s. — L'icLhyosauius. (Exlraic de la Nature.) 

Six spécimens bien conservés représentent, dans la galerie, le genre icthyo- 
saure; le plus intéressant de ces individus est une i'emelle portant son petit 
dans l'abdomen ; il est placé en arrière, vers la région anale; les pattes sont 
visibles, et le jeune icthyosaure est sur le point de sortir du ventre de sa mérc. 
On a aùisi la preuve que les icthyosaures étaient vivipares et ne subissaienl, 
dans leur premier fige, aucune métamorphose. 

Beaucoup d'autres sauriens non moins curieux vivaient dans les mers juras- 
siques en même temps que les icthyosaures ; les plésiosaures aux dents de 
crocoilile, à la tête de lézard, au cou très allongé: les pliosaures aux dents 

' canneléesr les inégalosaures dont la taille dépassait dix-huit mètres; les ptéro- 
dactyles, ces êtres singulîeis, ces reptiles volants aux dents grêles et finement 
acérées et dont les organes de locomotion, conformés pour le- vol, présentent les 
plus grands rapporis avec les ailes des chauves-souris. 
Je vous parlerai encore de quelques sauriens bien étranges qui manquent 

" dans la galerie, mais qui, je l'espère, viendront y prendre place un jour. 



ODSTAVI COTTBAU. — LA ?ALÉOKTOLOGIE EN 1883 S3 

C'est d'abonl rigwinodm, gigantesque reptile, remarquable par sa taille, aa 
tète de saurien, ses pattes d'oiseau, sa queue robuste et allongée. Trois exem- 
plaires complets et montés existent au Hnséum de Bruxelles. Suivant M. Dollo, 
qui a fait de l'Iguanodon une étude spéciale, le plus grand exemplaire a 9" ,30 
du bout du museau àrextrémité de la queue, et debout sur ses membres po»- 



Flg. t. — L'Iguanodon au Hiisjum de Bruxelles. (Exilait da la Nalitre.) 

térieurs, il atteint i'^iSQ de hauteur. L'Iguanodon était amphibie; lorsqu'il se 
trouvait sur la terre, sa station normale était verticale. 

C'était un reptile bipède, marchant comme les oiseaux à l'aide des membres 
postérieurs seuls ; il courait et ne sautait pas comme un kangourou dont il a 
vaguement la physionomie, mais dont il diffère par tous ses caractères essen- 
tiels. Habitant sur le bord des fleuves, au milieu des hautes herbes, la posi- 
tion verticale lui était nécessaire pour que sa vue pût s'étendre au Itnn. 

Ces Iguanodom ont été trouvés à Bernissart, entre Hons et Toumay, vers la 
froutière française, à la base du terrain crétacé, dans l'étage wealdien. Près de 
Bernissart, il existe un charbonnage ; comme on exécutait des travaux de 



^4* : CONFÉRENCE» 

rêèhërchè^, en creusant une galerie à travers bancs, pendant Tannée 1878, des 
ossements furent signalés à la profondeur de 322 mètres. M. Fargès, directeur 
du charbonnage, avertit M. Dupont, le consen'ateur du Muséum de Bruxelles, 
qui constata la position des couches, et les fouilles commencèrent ; vingt-deux 
squelettes à' Iguanodons furent découverts dans un espace relativement restreint. 
Pour extraire ces ossements de la gangue très dure où ils étaient renfermés, 
les consolider et les transporter à Bruxelles, il fallut trois années de soins et 
de travaux assidus. 

Gomment tous ces Iguanodons ont-ils été enfouis non loin les uns des autres, 
et sans que leurs ossements aient été postérieurement remaniés ? Les Iguano' 
dons, sans doute, vivaient dans la région. Animaux essentiellement herbivores, 
ils s'aventuraient, pour trouver leur nourriture, sur les rives marécageuses du 
cours d'eau qui, à l'époque wealdienne, traversait la contrée; ils entraient dans 
la vase; quelques-uns s'y enfonçaient, et, en raison de leur énorme pesanteur, 
pénétraient d'autant plus profondément qu'ils faisaient de plus grands efforts 
pour se retirer; ils mouraient étouffés, dans la position même où on les 
retrouve aujourd'hui, à différents niveaux, suivant que les dépôts formés par 
le fleuve s'élevaient successivement. 

Citons également le Mosasaurus de Maëstricht, reptile crétacé et marin, de 
grande taille, et qui s'éloigne de tous les types connus par sa tète énorme, par 
ses dents pyramidales un peu arquées, par son corps très long s'amincissant 
de la tête à la queue, et lui donnant quelque ressemblance avec un têtard 
colossal. La taille du Mosasaurus était de 8 à 9 mètres. Il suffit d'examiner la 
tête très complète recueillie, il y a déjà de longues années, dans le terrain 
crétacé de Maëstricht, pour se convaincre que le Mosasaurus était un reptile 
essentiellement carnassier. 

Citons encore VHainosaurus Bernardi, tout récemment découvert dans la 
eraie blanche de Mesvin, près de Ciply, et qu'une note de M. Dollo nous a fait 
connaître. Beaucoup plus grand que le Mosasaurus, le nouveau reptile, installé 
dans le Muséum de Bruxelles déjà si riche, mesurait au minimum 13 mètres 
de longueur, à en juger par les débris qui ont été recueillis; sa tête volumi- 
neuse, qui n'a pas moins de 1",55, ses dents puissantes, aiguës et munies de 
crêtes dentelées, donnaient à ce monstre marin un aspect terrible. 

Que d'animaux curieux, étranges, dont je voudrais encore vous parler! 
Mais le temps me presse, et je suis obligé de les passer sous silence. 

N'oublions pas cependant VArchegosaurus, du terrain carbonifère : c'est le 
plus ancien des reptiles, et son organisation participe à la fois des sauriens et 
des poissons. Les Ârchegosaurus sont relativement de petite taille et servent de 
point de départ à ces sauriens gigantesques qui, plus tard et pendant si long- 
temps, devaient établir leur redoutable souveraineté sur toutes les mers du 
globe. N'oublions pas non plus les Lahyrinihodons, intermédiaires entre les 
lézards et les grenouilles, remarquables par leur grande taille, par leur tête 
rugueuse, par leurs dents d'une structure très compliquée, par leur corps cou- 
vert d'écaillés, animaux lourds, mal conformés, se traînant avec peine, et qui 
ont laissé, sur les rivages des mers triasiques, des vestiges de leurs pas. 

Mentionnons, en terminant, les magnifiques découvertes de M. le professeur 
Marsh, en Amérique, ces oiseaux de grande taille, dont le bec est garni de 
dents acérées, et qui ont été rencontrés dans les dépôts crétacés du versant 
oriental des montagnes Rocheuses; ces mammifères qui vivaient dans ces 
mêmes régions à Tépoque tertiaire, gigantesques pachydermes, voisins des 



GUSTAVE COTTEAU. — LA PALÉONTOLOGIE EN 1885 55 

éléphants, qu'on a désignés sous le nom de Dinocercùa, différant de tous les 
représentants de la nature actuelle par la présence, sur leur tête, de puissantes 
tubérosités, groupées par paires et situées en avant de la face, autour des 
yeux et sur le front. 

Quel que soit Fintérét que nous offre la nouvelle galerie dont je viens de 
vous entretenir, elle n'est. encore qu'un commencement et un point de départ. 
Nous devons espérer que prochainement d'autres salles s'ajouteront à celle qui 
vient d'être inaugurée, et qu'un jour la France, comme l'Angleterre, comme 
la Belgique, possédera une collection paléontologique vraiment digne de ce 
nom. Ce que je désirerais pour la gloire scientifique de la France, ce que je 
rêve pour l'avenir, c'est, au Muséum de Paris, une vaste galerie où tous les 
animaux fossiles — dont les débris se rencontrent dans les couches de la terre, 
depuis les infiniment petits, depuis les foraminifères, pareils à des grains de 
poussière, que MM. Schlumberçer et Munier-Chalmas ont si bien étudiés, 
jusqu'aux géants marins et terrestres que nous venons de reconstituer devant 
vous — seraient largement représentés. 

Je voudrais une succession de salles où les animaux fossiles seraient classés 
stratigraphiquement, suivant leur âge. 

Les premières salles seraient consacrées au terrain primaire ou paléozoïque. 

Nous assisterions, pour ainsi dire, aux premiers développements de la vie. 
Les plantes se montrent d'abord ; elles appartiennent à la famille des algues, 
et c'est là que trouveraient leur place ces étranges végétaux signalés par le 
marquis de Saporta, ces BilobUeSy ces VexiUum aux formes indécises et qui 
tapissaient le fond des mers. Dans les étages siluriens et dévoniens, nous ver- 
rions se multipUer les plus anciens mollusques, les brachiopodes, si nombreux 
en genres et en espèces; les gastéropodes, aux coquilles gracieuses; les cépha- 
lopodes, dont quelques-uns, tels que les Orthoceras, acquièrent des proportions 
gigantesques; les zoophytes, les échinodermes, qui, pour être d'origine si 
reculée, n'en sont pas moins si compliqués dans leur organisation. 

Des vitrines entières seraient occupées par les trilobites, ces crustacés bizarres 
disparus depuis si longtemps de l'animalisation du globe, représentés alors 
par des types si nombreux et si variés, par les Trinucleus, dont le bouclier 
céphalique est profondément ponctué ; par les Eurypterus, munis d'antennes et 
d'yeux à facettes ; par les Ogygia à la forme allongée ; les Ilkenus, qui se roulent 
en boule, comme nos cloportes, et à côté, nous verrions des poissons étranges, 
osseux, n'ayant aucune ressemblance avec les poissons actuels. 

Je voudrais qu'une salle entière fut consacrée à l'époque carbonifère. Ce qui 
imprime à cette période un caractère qui lui est spécial, c'est la nature de la 
flore qui se développe sur les terres émergées. La chaleur, se combinant avec 
l'humidité produite par l'évaporation continuelle des eaux, donne à la végéta- 
tion une puissance extraordinaire. Partout le sol se couvre de plantes gigan- 
tesques, de fougères dont la hauteur dépasse celle de nos plus grands arbres ; 
de calamités dont la tige épaisse, s'élargissant vers la base, est cloisonnée 
comme celle des bambous, dont les rameaux minces et flexibles sont verticillés 
et couverts de petites feuilles étoilées. 

A côté croissent des sigillaires dont la tige, couverte de cicatrices» se dresse 
conune une colonne, et élève, à plus de quarante mètres, son sommet couronné 
de feuilles élégantes. 

Tous ces végétaux, et d'autres plus curieux encore, se dévelçppent ensem- 
ble, confondent leur feuillage et leur tige, et constituent, au milieu des 



56 CONFÉRENCES 

steppes marécageux, sur le bord des lagunes qui occupent le fond des vallées, 
des forêts impénétrables doot la flore actuelle ne peut donner aucune idée. 

Ce sont les débris de ces végétaux qui, accumulés pendant un laps de temps 
considérable, ont donné naissance à ces amas puissants de houille si pré- 
cieux pour l'industrie. 

Je voudrais que dans cette salle, comme dans toutes les autres, non seule- 
ment les espèces fossiles fussent classées et n(»nmées, mais encore que des 
coupes de terrains, des vues d'ensemble, des fossiles grossis dans leurs détails 
ou reconstitués d'après les travaux des hommes les plus compétents, fussent 
partout mis en évidence. Les caractères de ces fossiles et la physionomie de 
l'époque pendant laquelle ils ont vécu se graveraient plus facilement dans 
l'esprit des visiteurs. 

Les salles de l'époque secondaire auraient également un intérêt de premier 
ordre : à cdté des redoutables reptiles dont nous avons parlé se rangeraient 



U FapparUloii de l'homme , 

de nombreux poissons, d'abondants crastacés qui tendent à se rapprocher de 
plus en plus de ceux qui vivent aujourd'hui, surtout de ceux qui ont été 
péchés récemment à de grandes profondeurs. C'est dans le terrain secondaire 
que les céphalopodes atteignent le maximum de leur développement. Les 
ammonitédées, notamment, varient h l'infini leur taille, leur forme et les orne- 
ments qui les recouvrent; leurs genres sont très nombreux et les espèces se 
comptent par centaines .- les unes sont grosses comme une lentille, d'autres 
atteignent les dimensions d'une roue de voiture; les plus volumineuses exis- 
tent à la fin de la période secondaire. 11 semblerait que cette fomille, qui a 
fait si longtemps l'ornement des mers jurassiques et crétacées, était destinée, 
avant de disparaître pour toujours, à produire ses plus belles et ses plus gigan- 
tesques espèces. 
C'est pendant la période secondaire que s'épanouit, dons toute sa richesse, la 



GUSTAVE COTTKAU. — LA PALÉOJiTOLOGIE EN 1885 87 

nombreuse série des échinides. Je regrette vivement que le temps, qui m'est 
compté, ne me permette pas de vous parler avec quelques détails de ces êtres 
si gracieux dans leur forme, si élégants et si variés dans leurs ornements, si 
compliqués dans leur oi^anisation. Ce sont mes fossiles de prédilection. J'ai 
consacré plus de trente années à leur étude, et si un jour la galerie que je 
rêve s'organise, je serai heureux de lui réserver les 12,000 échantillons qui 
composent ma collection et ont servi à mes travaux. 

À côté des échinides, une place de choix serait donnée aux crinoïdes, ces 
lis des mers, ces gracieux échinodermes, dont la base est implantée dans le sol, 
dont la tige est flexible, dont la tête, couronnée de bras mobiles, ressemble à 
une fleur vivante. Certaines espèces formaient, au pied des récifs, de véritables 
forêts sous-marînes. 

Les polypiers seraient largement représentés : abondants à toutes les épo- 
ques, ils se sont surtout développés avec beaucoup de profusion pendant la 
période secondaire; ils ont formé, dans différents étages, principalement à 
l'époque corallienne, de puissants récifs madréporiques, de même nature que 
ceux qui existent aujourd'hui dans les mers équatoriaîes. Que d'intérêt à 
étudier, à comparer leurs nombreuses espèces, souvent si admirablement con- 
servées ! 

A l'époque secondaire, les terres émergées étaient très étendues et recou- 
vertes d'une végétation moins luxuriante qu'à l'époque carbonifère, mais .qui 
n'en est pas moins fort intéressante. Les fougères aborescentes deviennent 
moins nombreuses et sont remplacées par des cicadées au tronc court et massif, 
presque ovoïde et couronné de feuilles, des zamites aux feuilles grêles, des 
conifères voisins des Araucaria, des Brachyphyllum dont les rameaux imbri- 
qués sont roîdes et nus. 

Vers le milieu de la formation crétacée, à l'époque cénomanienne, la physio- 
nomie de la flore change, et les Dicotylédon font leur apparition à la fois sur 
un grand nombre de points de notre hémisphère, et nous reconnaissons des 
arbres voisins des peupliers et des hêtres, et pour la première fois des Mono- 
cotylédon appartenant à la classe des palmiers. 

Parcourons rapidement les salles de l'époque tertiaire. Signalons d'abord le 
véritable développement des mammifères. Assurément plusieurs genres de 
mammifères ont été indiqués dans le terrain jurassique, dans le trias et même 
dans le terrain carbonifère ; mais il s'agit de petites espèces, appartenant au 
type inférieur des didelphes et dont quelques-unes bien douteuses encore. 

Les recherches de notre collègue M. le docteur Lemolne ont amené la 
découverte, dans le terrain éocène inférieur des environs de Reims, de mam- 
mifères nombreux, parfaitement caractérisés, représentant des types très 
variés, les uns voisins des genres qui vivent aujourd'hui, les autres s'en éloi- 
gnant complètement, comme les Plesiadapsis, dont les molaires sont tubercu- 
leuses et les canines si bizarres, qu'on serait tenté de les attribuer à de véri- 
tables reptiles. Quelques-uns de ces mammifères sont d'une taille très petite, 
et leurs dents microscopiques sont visibles à peine à l'œil nu. Associé à ces 
mammifères se trouve un oiseau, du genre Gastomis, dont la taille dépassait 
celle du cheval. La belle série recueillie par le docteur Lemoine devra un jour 
nécessairement faire partie de notre galerie paléontologique. 

Puis viendraient les importantes collections des mollusques, des échino- 
dermes, des polypiers, des poissons, des crustacés, si abondants sur certains 
points ; puis les végétaux tertiaires, parmi lesquels se distinguent de nombreux 



58 CONFÉRINCBS 

palmiers et beaucoup de genres si voisins des genres actuels, qu'il est souvent 
difndle de les en distinguer. 

Enfin une dernière et vasie salle renfermerait l'époque quatero^re ; nous y 
retrouverions tous les grands animaux qui caractérisent cette époque, et dans 
les vitrines, des mollusques, des oursins, des polypiers, des foraminifères, 
quelquefois identiques à ceux qui existent aujourd'hui. ISous y verrions aussi 
les plus anciens vestiges de l'homme; remontant à l'époque quaternaire, ilîi 
doivent avoir leur place dans une galerie paléontologique. 

Nous y verrions ces silex, du type de Saint-Âcheul, à la forme massive et 
lancéolée, évidemment taillés par l'homme; nous y verrions ces os gravés 
rencontrés dans les abris du Périgord, ces bAlons de commandement, ce manche 
de poignard qui représente un renne couché, celle plaque d'ivoire sur laquelle 
est gravé un mammouth, parfaitement reconnaissable à son front bombé, à la 
petitesse de son œil, k ses défenses arrondies, aux longs poils qui couvrent son 
cou et l'entourent comme d'une crinière. L'animal court; suivant une habitude 
propre à tous les éléphants, sa petite queue touffue se redresse, et sa trompe se 
rapproche obliquement de ses jambes de devant. Le dessin est assurément très 
imparfait; mais certains détails sont rendus avec une naïveté et en même 
temps avec une vérité qui ne peut faire douter un instant que celui qui le 
représentait n'eût eu l'animal sous les yeux. Tel était son désir de se rap- 
procher de la nature elle-même, qu'il a su reproduire, dans son dessin grossier, 
des caractères que nous a révélés plus tard l'étude même du squelette. 



- Les borde du lie d' 



Entin nous verrions, servant de couronnement pour ainsi dire à cette in 
série, l'homme lui-même avec sa résille de coquillages et ses silex lailiés, tel 
qu'il a été découvert par M. Rivière aux environs de Menton. 

Quel admirable ensemble formerait cette vaste galerie 1 Quel siijet inépui- 



GUSTAVE COTTEAU. — LA PALÉONTOLOGIE EN 188S 59 

sable d'études pour le géologue, pour le savant qui désirerait comparer les 
types fossiles, constater les rapports qui les éloignent ou les rapprochent, et les 
suivre dans leurs diverses évolutions ! Que d'éléments précieux à consulter 
dans toutes les questions de biologie, de climatologie! Quel enseignement pour 
le public qui pourrait ainsi se rendre compte du nombre et de la diversité des 
êtres qui ont successivement peuplé le globe ! Comme il reviendrait émerveillé 
de cette promenade de quelques heures à travers les ftges ! 

A quelque point de vue qu'on l'envisage, la paléontologie présente un intérêt 
qui ne saurait être contesté par personne. Sous le rapport pratique et indus- 
triel, n'est-elle pas l'auxiliaire indispensable de la géologie, dont la connais- 
sance est si nécessaire pour la recherche des mines et l'exploitation des car- 
rières, pour le percement des puits et la découverte des sources, pour 
l'établissement des chemins de fer et le choix des matériaux de construction? 
Quel service ne peut-elle pas rendre à l'agriculture, qui doit toujours approprier 
ses cultures à la nature du sol et du sous-sol ! Un fossile, souvent même un 
fragment de fossile, ne suffit-il pas pour déterminer l'âge incertain d'une 
couche? 

Considérée à un autre point de vue, est-il une science dont l'étude soit plus 
attrayante ? Le monde a été livré à nos investigations. Si, d'un côté, l'avenir 
demeure impénétrable et fermé, nous pouvons, à l'aide de la paléontologie, 
plonger jusque dans les profondeurs les plus reculées du passé, rechercher ces 
myriades d'êtres qui nous ont précédés sur la terre, reconnaître leurs carac- 
tères souvent étranges, et leur donner pour ainsi dire une seconde fois la vie ! 
Quels horizons nouveaux nous apparaissent, quels paysages charmants ! Est-il 
rien de plus curieux et de plus gracieux à la fois que cette vue idéale d'une 
forêt de l'époque houillère reproduite par M. de Saporta, avec ses fougères 
géantes, ses sigillaires dressées comme des colonnes et couronnées de feuilles, 
ses calamités qui végètent au milieu même dés eaux? 

N'est-il pas ravissant, ce paysage pris sur les bords du lac d'Aix, à l'époque 
de la formation des gypses, c'est-à-dire vers le milieu de la période éocène, et 
reconstitué avec tant d'exactitude par M. Marion ? Les palmiers, les dracena, 
les aralia se mêlent aux figuiers, aux acacias, aux bouleaux ; ils croissent 
ensemble et donnent à ce paysage un caractère qui ne se retrouve nulle part. 
Combien est riche, fécond, varié, inépuisable en ses développements, ce monde 
organique, ce livre de la nature dont nous ne connaîtrions, sans la paléontologie, 
que la page qui se déroule aujourd'hui sous nos yeux! 

Ëst-ii une science qui ouvre à nos idées un champ plus vaste et plus phi- 
losophique? Comment tous ces êtres sont-ils arrivés sur la terre? Sont-ils le 
résultat d'apparitions successives et distinctes? Doit-on plutôt les attribuer, 
suivant les théories séduisantes du transformisme, à de lentes et persistantes 
évolutions ? Ce n'est pas ici le lieu de traiter cette grave question, l'une des 
plus importantes assurément qui divisent les naturalistes. Je dirai seulement 
que c'est surtout à la paléontologie que sa solution est réservée. C'est en étu- 
diant, dans les couches de la terre, loin des influences profondément modifi- 
catrices de l'homme, la succession des types, qu'on pourra peut-être un jour 
découvrir, au point de vue scientifique, l'origine encore mystérieuse des 
êtres (!)! 

U) Cette conférence était accompagoée d'un grand nombre de projections exécutées avec beau- 
coup de talent par M. Molteni. 



00 OOlfVÉBSlICBS 



K. Joli» BOGEAO 

lafpeeiear géoéial dm Serrîoe de auilé de la Harioe, Xeoibfe de rAcadémie de aèdedne. 



WOiOOlE. - LES RESSOURCES AUMERTAIRES DE LA FRARCE 



Se nourrir est pour l'homme le premier et le plus irrésistible de tons les 
besoins. Cest le seal dont il ne poisse s'affranchir sous quelque latitude et 
dans quelque condition que ce soit. Cest le lien par lequel il se rattache le 
plus étroitenient au reste du règne animal. Depuis que l'espèce humaine 
existe, c'est pour s'alimenter qu'elle a dépensé le plus d'intelligence et déployé 
le plus d'activité. Même à Fétat de civilisation avancée, la nourriture est encore 
la grande affaire de la plupart des hommes et la plus dispendieuse des néces- 
sités auxquelles ils sont soumis. Les progrès de la civilisation n'ont pas atté- 
nué cette charge au même degré que les autres. L'industrie a notablement 
réduit le prix des vêtements, du chauffage et de Féclairage; la question des 
logements à bon marché touche à sa solution; les denrées alimentaires seules 
se dérobent à ce mouvement. Pour les classes laborieuses, la nourriture repré- 
sente les deux tiers au moins de la dépense du ménage et la cherté des vivres 
est aujourd'hui l'objet d'une préoccupation sérieuse dans tous les rangs de la 
société. La question vaut donc la peine qu'on s'en occupe, et il est nécessaire 
de la regarder d'un peu haut pour en apercevoir la solution. Les problèmes 
sociaux demandent à être envisagés depuis leur origine. Celui dont il s'agit 
l'exige encore plus impérieusement que les autres. Il faut sui^Te l'évolution de 
l'humanité à travers les âges et dans sa lutte contre la faim, pour comprendre 
comment elle a fini par s'y soustraire et pour être bien fixé sur ce qui lui reste 
à faire encore. Le passé a de tout temps éclairé Favenir, et il faut regarder 
longtemps en arrière avant d'arriver à y voir clair devant soi. 

I 

Lorsqu'on porte ses regards sur ces temps reculés que la science commence 
à éclairer de sa lumière crue, mais éclatante, on se demande d'abord comment 
l'espèce humaine a pu se maintenir, au moins dans nos régions septentrionales, 
au milieu des ennemis dont elle était entourée, comment les premiers hommes 
sont parvenus à se nourrir dans des contrées dont le soi encore inculte ne 
produisait rien qui pût leur servir d'aliment. Puis, lorsqu'on reconstitue leur 
existence avec les documents qu'on a retrouvés, on les aperçoit à travers le 
brouillard de nos pays froids et humides, épars en petits groupes clairsemés 
sur cette terre sauvage, réfugiés sous les grands bois, blottis au fond des 
cavernes. Ils nous apparaissent hirsutes, trapus, agiles, musclés comme des 
athlètes, guettant l'aurochs, le tapir ou le sanglier, pour en faire leur proie, 
ou défendant leurs familles contre ce grand ours des cavernes à côté duquel 
notre ours brun des Pyrénées fait l'effet d'un blaireau. 

Nous les voyons, ces premiers parents, groupés autour d'un de ces grands 



J. ROGHARD. — LES RESSOURCES AUAUNTAIRES DE LA FRANCE 61 

mammifères qu'ils viennent de tuer. Ceux qui sont revenus de la bataille sont 
làr comme dans le tableau de Gormon, avec les femmes et les enfants. Ils 
dépècent l'animal avec leurs fragments de silex et se repaissent comme des 
bêtes fauves, en souvenir des longs jours de jeûne, en prévision des longs 
jours d'abstinence; toute la tribu en prend pour longtemps, afin de vivre sur 
ee repas, jusqu'à ce qu'elle puisse en faire un aulre (I). A la fin, on fend les 
es avec les couteaux de silex pour en sucer la moelle ; puis les bommes se 
remettent en chasse. La lutte ne tourne pas toujours à l'avantage du chasseur; 
il en est quelques-uns qui ne reviennent pas; mais les familles sont nombreuses 
et les vides promptement comblés. En somme, pendant la belle saison, la vie 
se soutient encore; mais, quand vient l'hiver, lorsque la neige couvre le sol, 
que le gibier farouche s'est réfugié dans des retraites inaccessibles» alors c'est 
■la faim, la faim implacable et sans merci, et si quelque membre d'une tribu 
voisine a l'imprudence de s'aventurer sur le territoire de ces affamés, malheur 
a lui! Il y a là des mystères d'alimentation qu'il est inutile d'approfondir, des 
voiles que nous, qui sommes leurs descendants, nous ne devons pas soulever. 
Il est bon toutefois de rappeler de temps en temps aux hommes d'aujourd'hui 
que l'humanité n'a pas commencé par marcher sur des roses. Elle a dû se 
voir plus d'une fois menacée dans son existence même. Des familles, des tribus 
enUères ont dû souvent disparaître au milieu de cataclysmes que nous pouvons 
h peine soupçonner ; mais il en restait toujours quelque vestige, et, grâce à la 
prodigieuse fécondité de ces races primitives, après le plus implacable hiver, 
il suffisait de quelques jours de printemps pour que le pays se remît à renaître 
et à se repeupler. 

Combien de siècles a-t-il fallu pour que l'espèce humaine prît le dessus d'une 
manière définitive ! Nul ne le saura jamais. Nous ne pouvons pas même nous 
faire une idée de ce qu'il a fallu d'efforts et d'intelligence pour en arriver là. 
Avec la masse énorme de connaissances que les hommes possèdent aujourd'hui, 
il n'est pas difficile d'en acquérir de nouvelles. Une découverte en amène une 
autre et le progrès va tout seul; mais ce sont les premiers pas qui ont dû 
coûter. Celui qui a trouvé le premier le moyen d'allumer du l'eu a plus fait 
pour le bonheur de ses semblables que tous les inventeurs qui sont venus 
après lui. Le moindre engin de chasse ou de pêche, l'art de creuser un tronc 
d'arbre pour traverser un cours d'eau, ont demandé plus de talent à ces 
hommes pour qui tout était mystère, que les inventions les plus brillantes de 
l'industrie moderne, que toutes les découvertes dont nous nous enorgueillissons 
aujourd'hui. Quel talent d'observation n'a-t-il pas fallu pour reconnaître la 
façon dont les végétaux se multiplient, pour arriver à imiter la nature et à 
cultiver le sol 1 Quelle patience, quelle sagacité pour dompter les animaux et 
les amener à l'état de domesticité ! 

Ces deux progrès, la culture et l'élevage, une fois accomplis, le genre 
humain a été mai tre.de ses destinées. Il a pu dès lors s'accroître rapidement 
et ^argir peu à peu son domaine. C'est à partir de ce moment que l'histoire 
commence à nous renseigner sur son compte. Elle nous le montre, se dévelop- 
pant dans les régions les plus favorisées par leur climat,,, sous la forme de 
grandes tribus, de peuples pasteurs .ou agriculteurs. C'est à cette époque aussi 
que commencent les premières migrations, nécessitées par l'accroissement 

(1) C'est encore ainsi que les Esquimaux vivent aujourd'hui. Lorsqu'ils prennent un phoqu^, 
ils le dévorent tout entier. Chacun en mange io ou 12 livres et vit là-dessus just^u'à ce qu'il se 
rprésejUe ane. occasion dç renouveler sa provision. Les Fuêgiens font exactement de môme. 



02 . 00!f rtBKKGBS 

démesuré de la pqmiatîon et par le défaut de subsistance. Alors comme an- 
jonrdliuit comme à tontes les époques, c'est la lutte pour rexistenee qui force 
les peuples à émigrer. Aujourd'hui, ils se déplacent dans Tespolr d'une exis- 
tence meilleure, d'une vie plus douce et plus heureuse. A cette époque, ils 
obéissaient à la foim. Cest elle qui poussait, il y a quatre mille ans, les kryeos 
à quitter TAsie centrale pour se répandre sur TEurope. Dans des temps beau- 
coup plus rapprochés de nous, les Cimbres, les Teutons, puis les Goths, les 
Bui^ondes et les Lombards obéissaient au même mobile lorsque, chassés des 
rudes contrées du Nord par la disette ou par Tinondation, ils se mettaient en 
route pour aller à la conquête de régions plus hospitalières. Ils marchaient 
vers le soleil, lentement, sans route déterminée, une peuplade poussant l'autre. 
Ils emmenaient leurs troupeaux et leurs chars, avec lesquels ils improvisaient 
une sorte de fortification pour se protéger pendant les temps d'arrêt qu'ame- 
nait la mauvaise saison. Ils repartaient ensuite pour une étape nouvelle, 
jusqu'à ce qu'ils rencontrassent sur leur route des terres à leur convenance, 
qu'ils enlevaient à leurs propriétaires ou qu'ils partageaient avec eux. 

Les premiers rudiments de civilisation amenèrent entre les peuples l'échange 
de leurs denrées alimentaires. Ce commerce était déjà florissant en Assyrie et 
en Egypte au temps de leur puissance. Plus tard, les républiques grecques 
partageaient leurs produits . entre elles et les échangeaient contre ceux de 
l'Archipel et des côtes de l'Asie Mineure, mais c*est l'empire romain surtout 
qui développa ce commerce. Le monde entier contribuait à nourrir la popu- 
lation de Rome. L'Afrique lui fournissait ses grains ; le Levant, ses épices; 
l'Italie, ses bestiaux et ses vins; le Latium, ses légumes et ses fruits, et, tandis 
que le peuple ne demandait à ses midtres que du pain et des spectacles, les 
patriciens s'abandonnaient à tous les raffinements de la gourmandise la plus 
recherchée dans des repas dont leurs historiens nous ont légué le souvenir. 
Nous avons tous été nourris de ces récits-là sur les bancs du collège, et quel 
est celui de nous auquel il n'est pas anîvé, devant la maigre pitance du réîfec- 
toire, de rêver à ces festins dans lesquels la jeunesse romaine» couronnée de 
roses, étendue sur des lits de pourpre, arrosait de Cécube et de Faleme les 
huîtres du lac Lucrin et les poissons de la mer Tyrrhénienne, en compagnie 
de femmes peu vêtues et de mœurs faciles ? 

Ces désordres gastronomiques, ainsi que le commerce qui les alimentait, 
finirent avec Tempire romain. Les barbares qui rengloutirent conservèrent 
leurs coutumes et leurs mœurs. Ils vivaient du sol et de ses produits, sans rien 
demander à l'étranger. Les seigneurs y joignaient la chasse; la pêche était une 
ressource pour les populations du littoral. Chacun, en un mot, consommait 
ce qu'il trouvait sur place, et cela continua jusqu'au moment où une civilisation 
nouvelle vint établir entre les peuples de nouvelles relations. 

A travers les phases diverses de cette évolution, il est un fait qui domine 
depuis l'origine des sociétés. C'est la prédominance des céréales dans l'alimen- 
tation. Malgré sa nature omnivore, en dépit de ses débuts, l'homme, depuis 
qu'il a su cultiver la terre, a emprunté sa principale substance à la famille des 
graminées. Chaque pays a adopté celle qui convenait le mieux à son climat. Le 
riz fait vivre la moitié de la population du globe, et le blé nourrit les trois 
quarts du reste. Le seigle, l'orge, Tavoine, entrent de moins en moins dans 
Falimentation des peuples civilisés. Le mais y tient encore une place assez 
importante. Quant au millet, il n'est guère consommé que par les noirs de 
l'Afrique. En dehors des graminées, on trouve le sarrasin, qui joue un certain 



J. ROGHARD. — LES RESSOURCES ALIMENTAIRES DE LA FRANGE .63 

rôle dans la nourriture des paysans en Bretagne, en Sologne et en Franche- 
Comté; la racine de manioc, qui est consommée parles indigènes dans quelques 
parties de TAmérique du Sud, et enfin la pomme de terre, qui a causé une 
véritable révolution dans l'alimentation du peuple français à la fin du siècle 
dernier. 

Cette prédominance exclusive des céréales dans la nourriture des nations 
mettait leur existence à la merci des mauvaises récoltes. Aussi a-t-elle eu 
pour conséquence ces famines formidables qui, jusqu'à une époque très rap- 
prochée de nous, les ont décimées d'une manière presque périodique. Dans les 
dix siècles qui séparent l'époque dé Charlemagne de la nôtre, on ne compte 
pas un laps de vingt ans sans que la famine ait régné quelque part en Europe. 
Les historiens on ont enregistré dix dans le x« siècle, et vingt-six dans le xi«. 
Et c'était bien la famine avec ses conséquences horribles. Lorsqu'on avait con- 
sommé le peu de grain restant de la récolte précédente, et dévoré les bestiaux, 
on en venait à manger Técorce des arbres, l'herbe des prairies et les animaux 
les pkis immondes; on en venait à déterrer les cadavres, à guetter les voyageurs 
sur les routes pour les tuer et s'en repaître. Les siècles suivants ne furent pas 
plus épargnés. En 1420, comme en 1438, les gens mouraient de faim sur la voie 
publique, et les loups venaient la nuit, jusque dans l'enceinte des villes, enlever 
les corps abondonnés. Pendant les trois premières années du xvii« siècle, il y 
eut d'horribles famines en Russie. 120000 habitants moururent de faim dans 
la seule ville de Moscou (1). Au siècle dernier, c'était encore la même chose. 
A cette époque, la Touraine a subi des disettes dont d'Argenson nous a laissé 
le récit : « Ce n'est plus le sentiment de la misère, écrivait-il en 1740, c'est le 
désespoir qui pousse les pauvres habitants ; ils ne se souhaitent que la mort et 
évitent de peupler. » 11 ajoutait en 1750 : « Les paysans sont réduits à brouter 
de l'herbe et meurent comme des mouches (2). » 

« Pendant tout le xviii® siècle, dit Maxime Ducamp, l'histoire de l'alimen- 
tation du peuple se résume dans une série de disettes. Notre pays a souffert 
de la faim jusqu'au commencement du xix« siècle (3). » 

Dans les années de mauvaise récolte, on mourait de faim, tandis qu'aux 
époques d'abondance, lé blé ne trouvait pas d'acheteur. On le laissait pourrir 
sur place, et le propriétaire criait misère, comme M"® de Sévigné, sur un sac 
de blé (4). Ces deux états opposés s'observaient parfois dans deux provinces 
voisines. L'une manquait de pain, tandis que l'autre ne savait que faire de sa 
récolte. Et le transport des céréales était interdit! Les souverains seuls se per- 
mettaient quelquefois de les faire passer en fraude, spéculant ainsi sur la misère 
de leurs sujets, mais c'était en si petite quantité ! Le commerce des grains 
eût-il élé aussi libre qu'il l'est aujourd'hui, que cela n'eût pas remédié à la 
disette, faute de moyens de communication. Les routes étaient tellement mau- 
vaises, qu'il fallait atteler quatre chevaux à une charrette pour traîner huit ou 
dix sacs de blé à raison d'une demi-lieue à l'heure. Les chemins étaient de véri- 
tables fondrières dans lesquelles les voituies s'embourbaient pendant l'hiver, 
et dans la belle saison ils ressemblaient à des lits de torrents desséchés. 

Ces disettes périodiques étaient encore aggravées par les moyens violents 
auxquels on avait recours pour les faire cesser. Ce n'est que de nos jours qu'on 

(1> BoQChardat, Traité d'hygiène fubUque et privée, 1883. Appendice, p. xci. 
13) Baudrillart, les Populations agricoles de la Touraine, 

(3) Revue des Deux Mondes du 15 mai 1863. 

(4) Eugène Risler, la Crise agricole {Revue des Deux Mondes du i«r février 1885). 



64 CONFÉRENCES 

a compris que toute atteinte portée à la libre circulation et au commerce des 
grains a pour conséquence inmiédiate d'affamer le pays. Depuis les édits de 
saint Louis jusqu'à l'établissement de l'échelle mobile, l'histoire du commerce 
des grains n'est qa'une longue suite de mesures répressives, attentatoires à la 
liberté et désastreuses par leurs résultats. 

Il n'y a pas plus d'un siècle que l'Europe peut se considérer comme sûre de 
son lendemain au point de vue de l'alimentation. Elle a encore eu de nos jours 
à souffrir quelquefois de la disette, mais elle n'a plus connu les épouyantables 
famines des siècles passés. Pour assister à de pareils désastres, il faut se 
transporter aujourd'hui dans des pays qui en sont encore au degré de civili- 
sation que l'Europe présentait alors. En Chine, la faim fait périr les gens par 
millions, et personne ne s'en préoccupe. Dans l'Inde, les famines sont périodiques 
comme elles l'étaient autrefois chez nous. La récolte du riz dépend des pluies. 
Lorsqu'elles sont suffisantes, le peuple vit; si elles sont faibles, il viwte; si 
elles manquent, il meurt de faim. Les étangs, les puits se dessèchent, le bétail 
périt, et il ne reste plus, pour l'année suivante, ni grains, ni bras, ni am'maux. 
Les Anglais font des efforts et des sacrifices considérables, dans les années 
désastreuses, pour venir en aide à cette population de 186 millions d'habitants. 
En 1873, le gouvernement de l'Inde, pour leur procurer du riz, a contracté 
un emprunt de 250000000 de francs (1). Nous assistons souvent aussi à d^ 
désastres semblables dans nos possessions d'Afrique, quand la récolte vient à 
manquer; et nous sommes, comme les Anglais, obligés de venir au secours 
des indigènes. . ' 

La seule garantie contre la disette, c'est la facilité des communications et la 
liberté du commerce, et c'est depuis qu'elles existent chez nous que nous 
n'ayons plus à la redouter. A la fin du xviii® siècle, nous n'en étions pas encore 
là. C'est l'introduction de la pomme de terre dans l'alimentation qui a été 
pour nous la première sauvegarde contre la faim. 11 y avait deux cents ans déjà 
que les Espagnols Tavaient introduite en Europe, après la conquête du Pérou. 
La culture s'en était répandue peu à peu en Italie, en Allemagne, en France 
et en Angleterre; mais on ne l'employait qu'à la nourriture des bestiaux. Un 
préjugé populaire l'accusait de donner la lèpre, et il fallut toute, la persévé- 
rance, toute l'énergie de conviction de Parmentier pour triompher de celte 
erreur ; il lui fallut l'appui de Louis XV et de Louis XYl pour réaliser Pimmense 
progrès auquel il avait voué tous ses efforts. Les disettes de 1789 et de 1792 
^vinrent bientôt donner la mesure du service qu'il avait rendu et assigner à la 
pomme de terre la place qui lui revient dans l'alimentation des masses. 

La Révolution fit tomber les barrières et rendit le commerce des grains 
complètement libre d'un bout du pays à l'autre. Le consulat vint, quelques 
années après, faciliter ce commerce, en améliorant les routes qui existaient 
déjà, en perçant de nouvelles voies et en développant la navigation fluviale, 
par le creusement des canaux. La répartition des récoltes devint plus facile : 
cependant les années désastreuses iie 1816 et 1817 furent encore signalées par 
des disettes qui auraient rappelé celles du passé, sans l'usage de la pomme 
de terre. Grâce à ce pain tout fait, comme on l'appelait alors, on put se croire 
à tout jamais à l'abri de la faim; mais c'était une illusion que la maladie des 
pommes de terre a dissipée. C'est elle qui a causé en partie la disette de 1847. 
Nous nous souvenons encore de cette année désastreuse où le prix du blé 

(1) Nicholson, Journal d^ hygiène, i« septembre 1877. 



J. AOGHARD. — LES RESSOURCES ALIIUENTAIRËS DE LA FRANGE 6S 

s'éleva à 38 francs Thectolitre et à 50 francs dans certaines localités. C'est 1^ 
dernière fois que la cherté des grains ait occasionné des troubles en France; 
encore avons-nous été bien moins maltraités que le nord de l'Europe, où la 
famine fit un million de victimes. 

Les routes et les canaux avaient donné tout ce qu'ils pouvaient fournir (1). 
L'influence des chemins de fer et de la navigation à vapeur commençait à se 
faire sentir et à préparer une ère nouvelle pour l'échange des denrées. Depuis 
cette époque, les réseaux se sont complétés partout, et les communications par 
mer se sont multipliées. Elles sont devenues rapides, incessantes, et les pro- 
duits nécessaires à Texistence s'échangent d'un bout du monde à l'autre, avec 
une régularité qui tend à supprimer les distances et à établir partout un même 
niveau. A l'aide de la télégraphie électrique, les négociants en grains sont 
informés chaque jour du prix des blés sur tous les marchés de globe et font 
leurs commandes en conséquence. Grâce à la rapidité des transports par mer 
et à la régularité des arrivées, ils sont sûrs d'avoir livraison de leur chargement 
à jour fixe et de ne pas perdre d'intérêt sur leurs capitaux. 11 n'est même pas 
besoin de faire de demandes. Le grain se rend de lui-même des lieux oii il 
<3st en excès dans ceux où il fait défaut. Pour les blés d'Amérique, par 
exemple, les détenteurs de New- York ont sous les yeux les prix de la veille 
sur les marchés de Liverpool, d'Anvers, de Marseille, du Havre, et ils dirigent 
leurs chargements sur le port le plus avantageux. Il suffit d'une différence 
de SO centimes par hectolitre pour diriger leur choix. 

Les frais de transport vont sans cesse en diminuant. Pendant la disette 
de 1847, la municipalité de Vesoul fit venir des blés de Marseille ; le transport 
lui coûta 14 fr. 75 par hectolitre, c'est-à-dire fr. 02 par kilomètre, par eau 
comme par le roulage (2). Aujourd'hui, pour le même trajet, le prix du 
transport d'un hectolitre de blé par les voies ferrées est de 3 francs, et les 
arrivages sont réguliers. Sur mer, les prix ont diminué dans une proportion 
plus considérable encore. Avant 1880, le fret des ports d'Amérique aux ports 
français était de 3 fr. 75 par 100 kilogrammes; il est de 2 fr. 25 aujourd'hui. 
D'Australie, il valait 7 fr., il est à 4 fr. 25; des Indes, il est tombé de 5 fr. à 
2 fr. 25 ; de la Russie et du Danube, de 4 fr. à 1 fr. 50 (3). 

Je ne me suis occupé que des grains parce que c'est l'élément le plus impor- 
tant pour l'alimentation, le plus variable dans sa production et le plus facile- 
ment transportable; mais la facilité des communications rend également 
possible réchange des autres denrées alimentaires et notamment du bétail. 
Cette diffusion des moyens de subsistance est un des plus grands pro- 
grès que la civilisation ait réalisés. Non seulement elle met les nations de 
l'Europe à l'abri des famines horribles du passé; mais elle a supprimé les 
disettes et rendu presque insignifiantes les oscillations dans les prix. En facili- 
tant l'échange, la vente et la consommation des denrées, elle en a augmenté 
la production dans une proportion énorme et a fait augmenter la valeur des 
terres dans le même rapport. De 1851 à 1879, la valeur du territoire agricole 
en France a augmenté de 30 pour 100, soit de plus de 30 milliards, ainsi que 
le constate la nouvelle évaluation des propriétés non bâties en France, à laquelle 

(1) Dans la disette de 1817, l'écart entre les prix du blé avait été de 45 frâoics (l'hectolitre 
coûtait 81 francs dans le Haut-Rhin et sd'francs daos les C6tes-du-Nord;. En 1847, cet écart ne 
fut plus que de 80 francs. 

(2) Jacqmin, Traité de Veœploitation des chemiru de fer, 

(3) M. Méline, ministre de l'agriculture, discours à la Chambre des dépotés au suict des droits 
sur les céréales, séance du mardi io février 1885 (Journal officiel). 



66 CONFÉRENCES 

Tadministration des contributions directes s'est livrée, en exécution de 
la loi du 9 août 1879, et dont les résultats ont été publiés en 1883. 

U en résulte que tout le monde se nourrit mieux et à meilleur marché que 
par le passé. Le premier fait est évident. Il suffit de se souvenir de la façon 
dont on vivait, il y a cinquante ans, dans les différentes classes de la société, 
pour être frappé de Taugmenlation du bien-être sous ce rapport, comme sous 
tous les autres. Le chififre des consommations, comparé à celui de la popu- 
lation, en fournit la preuve mathématique. Le second fait est moins facile à 
apprécier. On se plaint dans tous les pays du renchérissement des denrées 
alimentaires. Pour ma part, depuis que je suis au monde, j'entends les ména- 
gères pousser ce cri de détresse; mais elles ne se rendent pas compte du second 
terme de la question, de l'augmentation des salaires et des revenus de tout 
genre. Ils s'élèvent bien plus rapidement encore. Autrefois les vivres ne coû- 
taient pas cher, mais c'est justement parce qu'on avait très peu d'argent pour 
les acheter ; aujourd'hui, leur prix s'est élevé, mais tout le monde est assez 
riche pour se les procurer. U est certain que les ouvriers se nourrissent aujour- 
d'hui comme le faisaient autrefois les petits bourgeois, et ceux-ci comme fai- 
saient les nobles. Le paysan lui-même commence à vivre d'une façon un peu 
plus confortable. 

On peut, du reste, se rendre compte, à l'aide des chiffres, de cet écart de 
plus en plus grand entre les salaires et le prix de l'alimentation. Il suffit pour 
cela de prendre deux termes, la journée de travail d'une part et le pain de 
l'autre. La quantité de blé qu'on peut acheter avec le prix d'une journée de 
travail a quadruplé depuis Louis XiV, triplé depuis Louis XVI et doublé depuis 
Napoléon I^*". D'après M. Fo ville, une famille d'ouvriers agricoles dépense 
aujourd'hui, en moyenne, 750 francs par an et en gagne 800. Elle réaUse, par 
conséquent, une économie de 50 francs. Pour vivre de la même manière, de 
1810 à 1815, il lui aurait fallu dépenser G50 francs; mais, comme ses salaires 
n'auraient été alors que de 450 francs, elle se serait trouvée en déficit de 
200 francs (1). 

Ce progrès ne peut manquer de se développer encore, et cela avec une rapi- 
dité d'autant plus grande, que nous avancerons davantage dans la suite des 
temps. Nous ne sommes qu'au commencement, pour cela comme pour tout le 
reste. On dirait que l'humanité sort à peine de ses langes. Lorsqu'on jette les 
yeux sur la sphère terrestre, on est stupéfait en voyant le peu de place qu'y 
tient la civilisation, et l'immense étendue de terrain que l'homme n'exploite 
pas encore; mais tous ces pays, incultes et presque inhabités, subiront à leur 
tour le mouvement qui nous entraîne, et cela se passera plus vite qu'on ne le 
croit. Des chemins de fer pénétreront au fond de ces continents, et y devien- 
dront Je centre d'une circulation active. Des routes, des canaux, se développe- 
ront autour des voies ferrées ; les produits du sol arriveront librement à la 
mer et viendront réclamer leur place sur les marchés de la vieille Europe. Les 
frets deviendront d'autant moins élevés, que les denrées à transporter seront 
plus abondantes. Les grands navires à marche rapide font le voyage à beaucoup 
moins de fixais que les petits. Le tout est de pouvoir remplir leurs inunenses 
cales. Pour pénétrer au centre de l'Europe, ces produits du monde entier trou- 
veront des facilités qui n'existent pas aujourd'hui, par l'abaissement progressif 
et inévitable des tarifs, abaissement qui est toujours proportionnel à l'intensité 

(1) Eugène Risler, la Crise agricole (Revue des Deux Mondes du i«' février 1885). 



J. ROGHARD. — LES RESSOURCES ALIMENTAIRES DE LA FRANGE 67 

du trafic. Quand la diminution des frets et Faccroisseinent de vitesse des na- 
vires auront rapproché les distances, ce n'est plus seulement TAmérique qui 
viendra couvrir nos marchés de ses denrées à bon compte. Toutes les parties 
du globe qui ne seront pas trop éloignées de nous feront de même, et le per- 
cement de l'isthme de Suez nous a singulièrement rapprochés de TAsie. 

Il faut bien nous dire que cette concurrence ne s'établira pas à notre profit. 
L'Europe aura de la peine à soutenir la lutte. Comment espérer que des pays 
comme la France, qui ont à supporter le poids de leur passé, où les terres ont 
acquis une valeur considérable et payent un impôt égal au quart de leur 
revenu (1), pourront rivaliser avec des contrées encore vierges, comme les 
États de l'Ouest dans l'Amérique du Nord et la vallée de la rivière Rouge entre 
autres? Dans ces pays, encore neufs, la terre est d'une fécondité sans égale; 
elle ne coûte rien; on peut y former de toutes pièces des fermes de vingt ou 
trente mille hectares, dans lesquelles les machines labourent, sèment et mois- 
sonnent, battent le grain, le mettent en sac, le conduisent à la gare voisine 
et le chargent sur des wagons. Le développement de cette culture a marché 
parallèlement avec la construction des chemins de fer dans l'ouest, et l'étendue 
de ce réseau a décuplé en dix ans (2). 

Ce n'est pas seulement l'Amérique qui couvre les marchés de l'Europe de ses 
blés, l'Inde aussi se met de la partie. Sa production, à l'heure qu'il est, est de 
10800000 hectolitres de blé. Son exportation a décuplé depuis dix ans (3), et 
le fret n'est plus que de 2 fr. 25. Comment rivaliser avec un pays d'une ferti- 
lité pareille, dans lequel la main-d'œuvre coûte 30 centimes par jour, et où 
les naturels ne mangent que du riz? 

Enfin, il n'est pas jusqu'à l'Australie et la Nouvelle-Zélande qui n'exportent 
aussi du blé. Elles en envoient 6 à 8 millions de quintaux en Angleterre. 

Les conséquences économiques de cette exportation exubérante comtmencent 
à se faire sentir. L'Angleterre essaye de lutter et de trouver dans l'élève du 
bétail un revenu compensateur, mais cela ne suffit pas. On prétend qu'aujour- 
d'hui les fermiers anglais ont perdu 4 milliards sur le capital qu'ils possé- 
daient et qu'on estimait à 9. Beaucoup d'entre eux ne veulent pas ou ne 
peuvent pas renouveler leurs baux, et s'en vont en Amérique se joindre aux 
concurrents qui les ont ruinés. Les uns emportent un reste de capital, les 
autres se font commanditer par des banquiers de la Cité, comme les éleveurs 
de moutons de l'Australie (4). En France, nous n'en sommes pas encore là, 
mais l'agriculture souflfre. D'après l'enquête à laquelle s'est livré le ministre, 
au commencement de cette année, le prix de revient du blé varie pour le culti- 

(1) Le revenu foncier agricole de la France est estimé à 2 645 millions. Les charges qui le 
grèvent sont de 6U434420 francs, soit 25 pour lOO, tandis que la propriété urbaine, dont le 
revenu est de 2 milliards, paye environ 340 millions, soit 17 pour 1 00; l'industrie et le commerce, 
pour un revenu de 2 740 millions, payent 350 millions, 13 pour 100; les salaires, appointe- 
ments, etc., payent environ 7 pour 100 (Méline, discours cité). 

(2) En 1850, il n'était que de 14500 kilomètres; en 1860, il atteignait 49000; en 1870, 85 000, 
et 150 000 en 1880. En 1860, le blé était souvent plus cher à New- York qu'à Paris; en 1870, 
VAmérique ne produisait encore que 82 millions et demi d'hectolitres et les prix y étaient déjà 
inférieurs à ceux de Londres. En 1878, la récolte atteignait 147 millions d'hectolitres, et l'exporta- 
tion en Europe 51 millions; en 1879, la production s'élevait à leo millions et l'exportation à 
52 millions d'hectolitres. En 1882, la récolte a été de 177 millions et l'exportation de 38800000 hec- 
tolitres. 

Le blé américain se vend aujourd'hui à New- York io fr. 43, le fret est de 2 fr. 25; totale 
12 fr. 68. 

(3) L'exportation de l'Inde pour l'Europe, dans le cours de l'année finissant le 30 juin 1884, a 
été de 10 millions et demi de quintaux. 

(4) Eugène Risler, loc. cU, 



68 CONFÉRENCES 

valeur de 20 à 21 francs par hectolitre, et les étrangers le livrent à 15 ou 16, 
en prélevant encore un bénéfice de 1 à 2 francs. 

Cest pour permettre au producteur français de lutter avec moins de désa- 
vantage que les Chambres ont récemment TOté un droit de 3 francs par hecto- 
litre sur Jes blés étrangers. La loi n'a passé qu'après une discussion très vive, 
au cours de laquelle la plupart des économistes se sont prononcés contre l'élé- 
vation des tarifs. 

La crise agricole, pour me servir de réimpression consacrée, se fait sentir 
dans l'Europe tout entière et même dans l'Amérique du Nord, où les États de 
l'Est, les plus anciens États de la Confédération, ont été obligés de transformer 
complètement leur système de culture depuis que les chemins de fer leur 
amènent les blés du bassin du Mississipi et de la Californie. 

Ce malaise n'est que transitoire. Déjà, aux États-Unis, la construction des 
chemins de fer commence à se ralentir. Les terres les plus rapprochées des 
gares s'épuisent et les nouveaux venus sont obligés d'aller plus loin et de 
construire des routes, ce qui augmente les frais de transports. Les tarifs des 
chemins de fer sont arrivés, par suite de la concurrence, à un taux ruineux 
pour les actionnaires et qui ne pourra se soutenir. Il en est de même des frets. 
Il y a, en un mot, un excédent de production dans le blé et tout le monde en 
souffre. Mais des peuples qui n'en mangeaient pas, conunencent à s'en nourrir. 
Et puis la population de l'Amérique du Nord augmente de 3 pour cent par an. 
Ce sont des consommateurs de plus. Dans trente ou quarante ans, ils suffiront 
pour absorber leur production de céréales. 

L'Amérique ne se borne pas à nous expédier ses blés; eUe fournit à l'Europe 
des lards salés, des conserves de viande et du bétaU. Dans les États de l'Ouest, 
on se livre à Félevage des porcs sur une grande échelle. Il en arrive chaque 
jour d'immenses troupeaux dans de grandes usines, où ils sont saisis, égorgés, 
échaudés, grattés, débités et salés avec une vitesse prestigieuse et à l'aide des 
mécanismes les plus ingénieux. 11 y a de ces fabriques de salaisons, où l'on 
expédie 6 000 porcs par jour. En 1879, on en a abattu onze millions dans les 
États de l'Ouest, et la ville de Chicago, à elle seule, en a salé et expédié 
4805000. 

Les conserves en boîtes, les viandes comprimées, assaisonnées, prêtes à ser- 
vir sur la table et désignées sous le nom collectif de corned méats, sont deve- 
nues également l'objet d'un grand commerce d'exportation. Enfin, l'Amérique 
commence à diriger aussi sur l'Europe du bétail sur pied. C'est presque exclu- 
sivement en Angleterre qu'elle l'envoie. Autrefois les fermiers de l'Ouest tuaient 
leurs veaux et se bornaient à faire du beurre et du fromage; mais, grâce aux 
voies ferrées, les bœufs peuvent venir s'embarquer à Boston, à New-York, à la 
Nouvelle-Orléans, sur de grands bateaux à vapeur qui reçoivent 500 et même 
700 têtes et qui les amènent à Liverpool, à Glascow, à Southampton et à Lon- 
dres. En 1878, cette importation a été de 188600 têtes, au lieu de 43372 seu- 
lement en 1877. Ce mouvement s'est un peu ralenti à la suite de cas de 
péripneumonie qui s'étaient manifestés dans quelques cargaisons, et qui 
avaient conduit le gouvernement anglais à faire, au bétail venant des États- 
Unis, l'application des dispositions sur les épizooties du Public Health Aci de 1875 ; 
mais ce n'est qu'une entrave momentanée. 11 est évident que ce commerce ne 
peut que se relever, et qu'il doit plus tard s'étendre h d'autres pays. Nous 
pouvons nous attendre à voir un jour le bétail américain figurer sur nos mar- 
chés. Ce n'est qu'une question de prix. Il est facile de construire des bâti— 



J. ROGHARD. — LES RESSOURCES ALIMENTAIRES DE LA FRANGE 69 

ments où les animaux seront dans d*assez bonnes conditions, pour que la con- 
currence soit possible. Il en mourra quelques-uns pendant la traversée; ils 
dépériront tous, mais quelques mois passés dans les herbages de la Normandie 
suffiront pour leur rendre leur poids et leur belle apparence. Il est probable 
que, pendant bien longtemps encore, ce commerce ne présentera pas d'avan- 
tages ; mais qui sait ce que garde Favcnir ? il s'est déjà formé des Compagnies 
par actions, pour Télevage du bétail, dans le Texas, l'Arkansas, le Dakota; ce 
n'est probablement pas pour le consommer sur place, ni pour satisfaire 
uniquement aux demandes de l'Angleterre. En admettant, du reste, que le 
transport du bétail ne donne jamais de bénéfices aux habitants des États-Unis, 
qui nous dit qu'il en sera de même pour l'Amérique du Sud ? Sur les bords 
de la Plata, et dans les immenses plaines qu'arrosent le Parana et l'Uruguay, 
des troupeaux de bœufs, dont personne ne sait le nombre, paissent et se multi- 
plient en liberté. Un bœuf vaut une piastre dans les saladeros. On l'abat pour 
sa peau. Avec un pareil prix de revient on pourra peut-être, un jour com- 
penser la longueur de la traversée et le déchet du transport. En attendant, il 
s'est fondé en 1863 à Fray-Bentos, sur les bords de l'Uruguay, une société 
pour exploiter le procédé de Liebig. Elle abat dans son usine 1 000 bœufs par 
jour, et elle est loin de pouvoir suffire aux demandes de l'Europe. En i877, on 
a constaté que son bénéfice annuel était de 3750000 francs (i). 

Qui sait si, dans la suite des temps, l'Australie ne nous enverra pas ses 
moutons, si d'autres pays ne nous expédieront pas de nouvelles denrées dont 
l'usage nous est encore inconnu ? 

Les vieilles nations luttent encore à l'aide de leur industrie. Ainsi l'Angleterre 
se procure par l'exportation de ses produits manufacturés le moyen d'acquit- 
ter le prix des denrées qu'elle importe : nous faisons de même sur une plus 
petite échelle. Mais les peuples qui commencent par faire du blé ne tardent 
pas à produire autre chose. Ils ont, comme nous, des métaux, de la houille et 
des cours d'eau ; l'Europe est là pour leur fournir des ingénieurs et leur 
avancer des capitaux. Il est évident qu'ils en viendront à se suffire, que nous 
perdrons le monopole dont nous jouissons, et il est possible qu'un jour ils 
viennent nous apporter, à meilleur compte que nous ne pourrons les produire, 
les objets manufacturés que nous leur fournissons aujourd'hui. 

Ces oscillations sont dans l'essence même de la vie des peuples. Elles repré- 
sentent à noire époque les grands bouleversements qui ont signalé le début 
des sociétés : les migrations en masse dans lesquelles les nouveaux venus se 
substituaient aux anciens propriétaires du sol, ou se les assimilaient. Les inva- 
sions de barbares ne sont plus possibles, parce qu'ils ne sont pas les plus 
forts ; mais les barbares se civilisent, ils nous imitent et ce sont leurs pro- 
duits qui font invasion sur nos marchés. Il en sera de même tant que le globe 
ne sera pas exploité dans toutes ses parties. Il y aura dans la production des 
exagérations comme celle qui se manifeste en ce moment pour le blé. Il y en ^ 
a une telle abondance, qu'on estimait, au commencement de l'année, à une 
vingtaine de millions de quintaux métriques la quantité qui était en l'air, c'est- 
à-dire qui courait le monde sans pouvoir trouver son placement (2). 

Quand cet encombrement se produira et que l'offre dépassera la demande, 
il en résultera des crises économiques comme celles qui ont lieu tous les jours 
dans l'industrie; mais ces embarras causés par Fexcès de la richesse alimen- 

(1) E. Daireaux, Buenoi-Âyretf la Pampa et la Patagonie. Paris, Hachette, 1878. 
- (S) M. WaddingtoD, séance de la Chambre des députés du 13 février 1885. 



70 CONFÉRENCES 

taire ne seront que bien peu de chose à côté des famines des temps passés. 
Les désastres financiers sont plus faciles à supporter que les calamités qui 
atteignent Fexistence même des peuples. Avec le temps, l'équilibre s'établira ; 
chaque pays en amvera peu à peu à se livrer à la culture la plus conforme à 
son sol et à son climat. 

Parmi les biens de la terre, les plus utiles ne sont pas toujours les plus pré> 
cieux. Dans le règne minéral, les métaux, conune l'or et le platine, sont assu- 
rément moins utiles que le fer, le cuivre et le plomb, et cependant leur prix est 
infiniment plus considérable, parce qu'ils sont plus rares et plus difficiles à 
obtenir. Il en est de même pour les denrées. Le vin et le café sont entrés 
dans la consommation de tout le monde, et l'hygiène en a sanctionné l'usage ; 
mais cette culture n'est possible que dans certains terrains et dans une zone 
climatérique limitée. Il est évident qu'un sol qui peut produire l'un de ces 
végétaux précieux ne doit pas être consacré au blé ou à la pomme de terre, qui 
sont bien plus utiles sans doute, mais qui poussent partout et dont on a main- 
tenant un excès. C'est, du reste, ce qui se produit de soi-même. Depuis que le 
phylloxéra a envahi nos cépages, on a planté de la vigne partout où elle pou- 
vait venir. L'Algérie s'en est couverte; elle a produit l'an dernier 896 290 hec- 
tolitres de vin. Les contrées de l'Europe situées sous la zone qui lui convient 
ont étendu leurs cultures ; les États-Unis ont développé les leurs et, dans 
l'Amérique du Sud, le Chili est maintenant en mesure de fournir à toute la 
côte du Pacifique un vin excellent et à bon compte. On y cultivait en vignes, à 
la fin de 1884, 10000 hectares de terrain. Enfin l'Australie commence à en pro- 
duire à son tour. 

La culture du café a suivi la même marche. Pendant plus d'un siècle, il nous 
est venu du I^evant. On le regardait alors comme une rareté qui ne se mon- 
trait que sur la table des grands. C'est à la fin du xvii« siècle que se fondèrent 
les premiers établissements publics qui prirent leur nom de l'infusion à la 
mode, mais son usage ne s'est réellement répandu qu'au commencement du 
xviii^ siècle, époque à laquelle le capitaine Declieux en porta un plant à la 
Martinique et l'y fit prospérer. A partir de ce moment, le café fut surtout pro- 
duit par les Antilles. Sauf la petite quantité qui venait du Levant, ce que les 
Hollandais en tiraient de Batavia, et ce qui nous arrivait de Bourbon, c'étaient 
Saint-Domingue, la Martinique, la Guadeloupe et les îles anglaises qui ali- 
mentaient la consommation. En 1776, la partie française de Saint-Domingue 
en expédiait, dans nos ports, 33 millions de livres par an. Depuis cette époque, 
les choses ont bien changé. Le café n'est plus une boisson de luxe ; mêlé au 
lait, il forme la base du repas du matin dans le plus grand nombre des 
familles européennes. Il est entré comme élément important dans l'alimenla- 
lion, et sa culture s'est répandue dans toute la zone intertropicale. C'est dans 
^l'Amérique du Sud qu'elle s'est le plus développée. Le café constitue la princi- 
pale branche d'exportation du Venezuela, de la Colombie, de la république de 
l'Equateur. Il y est cultivé en grand. Des surfaces énormes, lui sont afifectées. 
11 y forme de petites forêts sur lesquelles le regard se promène à perte de vue. 
A répoque de la floraison, cet océan de verdure semble couvert d'une neige 
rosée qui embaume l'atmosphère. Les grains, après la récolte, arrivent par 
cargaisons entières sur les marchés de Liverpool et d'Anvers, en concurrence 
avec ceux du Mexique, du Brésil, des Guyanes et des Antilles, dont la produc- 
tion a considérablement diminué. 

Lorsque la plus grande partie du globe sera mise en rapport, lorsque les cul- 



J. ROGHARD. — LES RESSOURCES ALIMENTAIRES DE LA FBANCE 71 

tares s'y seront réparties d'elles-mêmes, en se réglant sur les convenances du 
sol et du climat, lorsque les communications par terre et par mer auront fait 
assez de progrès pour réduire les frais de transport à des sommes insignifiantes 
•et pour supprimer à peu près la distance, il est évident que la question alimen- 
taire sera résolue dans le sens le plus large et le plus complet; mais ce pro- 
^s ne peut être que Tœuvre des siècles. Il suppose d'abord, poiir les peuples, 
une ère de sécurité et de pedx, qui n'est pas encore prochaine. Pour que les 
nations puissent se reposer les unes sur les autres du soin de se fournir réci- 
proquement les objets les plus indispensables à la vie, il faut d'abord qu'elles 
soient certaines que leur harmonie ne sera jamais troublée et que leurs rap- 
ports ne seront pas à la merci du caprice d'un conquérant. Nous n'en sommes 
pas là. Il serait impossible, du reste, d'arriver brusquement à cette vie d'échanges 
complète, absolue. Il en résulterait de terribles perturbations, la ruine immédiate 
des pays déshérités et la fortune démesurée de certains autres. Les vieux pays 
grevés de dettes avec un sol épuisé, un outillage défectueux et des institutions 
rétrogrades, seraient évidemment les victimes et la proie des pays neufs, com- 
mençant sur de nouveaux frais et profitant de l'expérience de leurs aînés. Il 
faut que de pareilles transformations s'opèrent d'une façon lente et progressive. 
S'il y a des secousses, les États menacés d'une invasion subite de produits à 
vil prix sont forcés, pour défendre les leurs contre une concurrence par trop 
inégale, de recourir, au moins pour un temps, à des mesures de protection 
regrettables, surtout quand elles s'adressent aux substances alimentaires. Tout 
le monde est libre-échangiste aujourd'hui, dans ce sens qu'il n'est personne 
qui ne soit convaincu que les douanes disparaîtront un jour comme toutes les 
vieilles barrières qui séparent les peuples, que la liberté et la concurrence sont 
les deux bases sur lesquelles reposeront dans l'avenir toutes les transactions 
internationales. On ne diffère d'opinion que lorsqu'il s'agit de fixer la durée 
•de la période transitoire qui précédera celle-là. Les uns veulent accélérer le 
mouvement, les autres pensent qu'il faut le ralentir, et les discussions se pas- 
sent sur le terrain de la pratique ; mais, au milieu de ces conflits, les mesures 
de protection vont toujours en s'atténuant et en élargissant leurs cercles. 
Autrefois c'étaient les provinces qui se défendaient les unes contre les autres, 
aujourd'hui ce sont les nations. Quelques-unes commencent même à se réunir 
entre elles, pour former de plus grandes agglomérations. Avant qu'il soit 
longtemps peut-être, tous les Etats de l'Europe formeront une union douanière, 
un ZoUœrein, pour se protéger contre l'Amérique et l'Asie. Il suffira pour cela 
qu'ils prennent une bonne fois le parti de ne plus se faire la guerre à coups 
<le canon, ni à coups de tarifs. Ce sera une phase de transition dernière à 
l'aide de laquelle les peuples arriveront peut-être un jour à ce libre-échange 
•complet dans le rêve duquel se complaisent tant de bons esprits. Lorsque cette 
ère nouvelle apparaîtra, nous ne serons plus là pour en réjouir nos yeux; mais 
il n'est pas mauvais de regarder en avant le plus loin possible ; c'est en tâchant 
de sonder les voies de l'avenir qu'on parvient à comprendre les tendances et 
Jes besoins de son époque. 

• Revenons au présent. Ce n'est pas précisément la bonne harmonie qui 
{préside en ce moment aux relations des peuples entre eux. Ce n'est pas la 
guerre, mais c'est son diminutif, la paix armée. Les nations attendent on ne 
^ait quoi ; toutes ont leurs convoitises et leurs ambitions éveillées ; aucune ne 
sait ce que lui garde le lendemain. A l'heure présente, leurs aspirations se 
itoument vers les colonies. Toutes veulent en avoir, même celles qui n'ont rien 



72 CONFÉRENCES 

à exporter, ni produits » ni population. Dans de pareilles conditions, lorsque 
d'un instant à l'autre peut s'allumer une conflagration générale, tous les peu- 
plés sont exposés à se voir isolés les uns des autres. Il faut que chacun d'eux 
puisse se suffire, et, par conséquent, qu'il produise, en dépit de son sol et de 
son climat, tout ce qui est indispensable à sa subsistance, de même qu'il faut 
qu'il fabrique ses objets de première nécessité. Il ne peut demandera l'impor- 
tation qu*une très faible partie de ce qu'il consomme. 

Cette obligation, jointe aux questions de tarif et de concurrence dont j'ai 
parlé plus haut, crée à notre époque une situation tout à fait anormale pour 
les sociétés. Ces conditions transitoires réclament une étude particulière, et je 
vais m'y livrer pour ce qui concerne la France et son alimentation. 



il 

La nourriture d'une population de 37 millions d'habitants est, on le conçoit 
sans peine, extrêmement complexe et très inégalement répartie. Surabondante 
et variée dans les classes riches, insuffisante dans les classes pauvres, elle est. 
dans les campagnes, monotone, peu réparatrice, et ne peut pas faire équilibre 
à la somme de travail qu'exige la culture du sol. Comme il est impossible d'é- 
tudier la question dans tous les rangs de la société, comme elle n'intéresse 
l'hygiène sociale que dans son rapport avec les classes laborieuses, je ne m'oc- 
cuperai que de la nature des populations ouvrières et de celle des paysans. Je 
baserai mes calculs sur les éléments principaux qui la composent : les céréales 
et la viande, et je prendrai pour type une année moyenne. Tannée 1880. 

En 1880, la population de la France a consommé 132432268 hectolitres de 
grains (blé, méteil et seigle) (1). Nous avons récolté pendant le même laps de 
temps 125119941 hectolitres de grains d'autres espèces (avoine, orge, sarrasin, 
maïs et millet), mais la presque totalité de ces produits est absorbée par les 
chevaux, les bestiaux et la volaille, ou sert à la fabrication de la bière, et le peu 
qui revient à la population est bien difficile à évaluer. 

Il en est de même de la pomme de terre. En 1880, nous en avons récolté 
137735113 hectolitres; mais les bestiaux en consomment la majeure partie, et 
nous en expédions une certaine quantité en Angleterre par les côtes de la 
Manche. On ne peut guère estimer à plus du tiers, soit à 44 millions d'hecto- 
litres, la part qui entre dans l'alimentation. Il faut y ajouter, pour ne rien 
omettre, 3675441 hectolitres de légumes secs et 6673473 hectoUtres de châtai- 
gnes. On sait que ces dernières remplacent en partie le pain dans quelques-uns 
de nos départements de l'Auvergne et du Limousin, dans le Périgord et dans 
la Corse. 

Toutefois ce sont les céréales qui forment le fond de la nourriture du peuple. 
Elles représentent dans leur ensemble 100 millions de quintaux ou 10 milliards 
de kilogrammes, lesquels produisent 7500 millions de kilogrammes de farine 
et 11 050 millions de kilogrammes de pain. Si cette quantité était uniformément 
répartie, la ration végétale de chaque Français se composerait chaque jour de 

(O Le sol a produit 100 533 846 hectolitres de blé; nous eu avons importé 26C63 916 et exporté 
118 588. Il faut y joindre 5 947 553 hectolitres de méteil et 26 406 5S4 hectolitres de seigle, ce qui 
donne la somme totale de 159556 841 hectolitres de grains; mais on estime, au ministère du 
commerce, que la population ne consomme que 83 pour lOO des grains employés, que le reste sert 
aux semailles, est mangé par les chevaux, les bestiaux ou les volailles, et cela réduit la consom- 
mation des habitants au chiffre indiqué plus haut. 



J. ROCHARD. — LES RESSOURCES ALIMENTAIRES DE LA FRANGE 73 

820 grammes de pain et d'environ 330 grammes de pommes de terre, sans 
compter les légumes secs, les châtaignes et les graiiis dont je n'ai pas pu appré* 
cier la consommation ; mais ce n'est pas ainsi que les choses se passent. Les 
gens aisés, les habitants des villes, se nourrissent mieux, mangent plus de 
viande et d'aliments variés et consomment moins de farineux. Ainsi, dans les 
villes, chefs-lieux de département, dont la population était, en 1880, de 4683499 
habitants, représentant le huitième de la France, il n'a été consommé par 
tête que 230 kilogrammes de pain, ce qui ne donne que 630 grammes par 
jour (i). Si Ton réfléchit qu'il en doit être à peu près de même dans les villes 
de moindre importance, si l'on Lient compte de ce fait que les céréales autres 
que le blé sont presque exclusivement à l'usage des campagnes, que celles-ci 
mangent beaucoup plus de pommes de terre que les villes, on verra que les 
paysans consomment une quantité énoime de farineux, par rapport au reste 
de la population. 

Abstraction faite de ces différences, la France est, comme on le voit, abon- 
damment pourvue de céréales et d'aliments féculents de toute espèce; mais il 
n'en est pas ainsi pour les aliments tirés du règne animal. 

Occupons-nous d'abord de la viande de boucherie. 

Nous avions en France, en 1880, 41030317 têtes de bétail. On en sacrifie 
environ le quart chaque année. L'importation l'emporte de beaucoup sur l'ex- 
portation pour les bœufs, les vaches et les moutons; elles se font équilibre, en 
temps ordinaire, pour ce qui concerne l'espèce porcine. 

La consommation annuelle de viande de boucherie s'élève, pour la France 
entière, à 1 300 millions de kilogrammes, dans lesquels l'importation figure 
environ pour 100 millions. Cela donne, par habitant, 34^^^,754 par an ou 
95 grammes par jour. C'est une quantité beaucoup trop faible, pour une nation 
laborieuse et qui demeure prospère, malgré ses embarras momentanés. C'est le 
premier point que l'hygiène sociale ait à mettre en lumière. De tout temps les 
économistes et les médecins ont été unanimes à réclamer un accroissement dans 
la consommation de la viande. Cet accroissement s'est produit, mais dans une 
mesure tout à fait insuffisante. Ainsi, en 1852, pour une population de 35 mil- 
lions d'individus, en chiffres ronds, on ne consommait par an que 700 millions de 
kilogrammes de viande, ce qui ne donnait que 20 kilogrammes par tête, et 
28 kilogrammes, si l'on y ajoute 280 millions de kilogrammes de volailles, 
gibier, poisson, œufs, fromage, etc. A cette époque, l'Angleterre consommait 
82 kilogrammes de viande par personne, soit 224 grammes par jour, c'est-à-dire 
quatre fois plus que nous. 

La quantité de viande que la France absorbe est très inégalement répartie 
dans les dififérentes classes de la population et ce sont celles qui en ont le moins 
besoin qui en consomment le plus. La part des villes est beaucoup plus forte 
que celle des campagnes. A Paris, la ration de chaque habitant est de 8i kilo- 
grammes par an ; elle est de 77 en moyenne dans les chefs-lieux de départe- 
ment (2) et si l'on suppose que les villes de moindre importance en consom- 
ment une quantité proportionnelle à leur population, quantité qu'on peut fixer 
approximativement à 63 kilogrammes, la part qui reste pour les campagnes ne 
donne à chacun de leurs habitants que 19''», 579 en moyenne par an, c'est- 
à-dire 53 grammes par jour, tandis que la ration moyenne du citadin est 



(•I) Annuaire slcUiêiique de la France pour -1880, p. 555. 
(2) Annuaire statistique de la France t p. 563. 



74 CONFÉRENCES 

de 171 grammes (1), sans compter ce qu'il y ajoute par ailleurs sous forme 
d'aliments plus délicats qui ne figurent jamais sur la table du paysan. 

Le calcul très approximatif auquel je viens de me livrer s'applique à la popu- 
lation rurale prise en masse; mais, si Ton tient compte des gens riches qui 
habitent sur leurs terres, pendant la totalité ou pendant une partie de l'année , 
et qui y conservent leur manière de vivre, si l'on fait entrer en ligne de compte 
la population aisée des boui^s, qui se nourrit à peu près comme celle des villes, 
on verra ce qui reste au paysan proprement dit. Dans les pauvres départements, 
c'est à peine s'il mange de la viande cinq ou six fois par an, aux grandes fêtes, 
aux mariages, aux baptêmes. Il en consommait encore moins autrefois. En 1855, 
M. F. Le Play s'exprimait ainsi : a Les paysans du Morvan ne mangent de 
viande qu'une fois par an, le jour de la fête communale; ils se nourrissent 
ordinairement de pain ou de pommes de terre assaisonnés de laiton de graisse. 
Ceux du Maine mangent de la viande deux fois par an, le jour de la fête com- 
munale et le mardi gras. Enfin, ceux de la Bretagne, qui sont les plus malheu- 
reux de tous, se partagent en ceux qui ne mangent jamais de viande et ceux 
qui en mangent aux grands pardons, c'est-à-dire cinq ou six fois dans 
l'année (2). C'est le plus souvent du porc qu'ils consomment, et cela se com- 
prend. Le porc est facile à élever. Il se nourrit des détritus de la maison. Il 
n'est guère de fermier ou de métayer qui n'en élève un ou plusieurs pour sa 
famille et le personnel de son exploitation. On le sale et on le conserve ainsi 
quelquefois plus d'un an. On le met par petits morceaux dans la soupe, avec 
les légumes, et il ajoute à l'alimentation du paysan un peu de ces corps gras 
qui font défaut dans son régime. Il y a encore une autre raison pour qu'il en 
soit ainsi, on ne trouve de bouchers que dans les gros bourgs et ils ne tuent 
qu'une fois par semaine; il faut faire un long trajet pour se rendre là et le 
paysan est économe et pauvre. 

Dans les pays riches et dans les grandes fermes, on mange de la viande tous 
les dimanches, mais presque partout l'usage du bœuf est inconnu. Concurrem- 
ment avec le porc, on consomme du mouton dans le Midi, de la chèvre dans 
les pays de montagnes, de la vache dans les départements du Nord (3), et par- 
tout la quantité de viande est inférieure aux exigences de l'hygiène. Elle ne 
suffit pas pour entretenir les forces du paysan et répondre à la somme de tra- 
vail qu'il est obligé de produire. Son régime est presque exclusivement végétal. 
Il se compose de pain qui est inférieur à celui des villes, parce qu'il garde pour 
lui le plus mauvais grain, qu'il consonoime à lui seul le méteil et le seigle et 
qu'il mêle parfois à la farine de froment celle d'avoine, d'orge ou de maïs. A la 
campagne le blutage de la farine est imparfait, le pétrissage défectueux, le 
pain est mal cuit, on le conserve trop longtemps et il est parfois moisi quand on 
le mange. Les bouillies de blé noir, d'avoine, de maïs, les légumes, les fruits 
et surtout la pomme de terre complètent le maigre régime du paysan. Il y joint 

(1) La population urbaine est de -13 096 542 habitants, 

la population rurale de 34 575 506 — 

Total 37 672 048 habitants. 

La consommation approximative de la l'« en viande de boucherie est de 81 8 477 277 kilogrammes, 
ou 62^,487 par habitant. 

Celle de la seconde est de . . 481 522723 — 

ou 19^,579 par habitant. 

Total . 1 300 000 000 kilogrammes. 

(2) F. Le Play, les Ouvriers européens. Paris, 1855. 

(3) Layet, Hygiène et Maladies des paysans, p. 213. Paris, 1882. 



J. ROCHARD. — LES RESSOURCES ALIBIENTAIRES DE LA FRANGE 75 

du lait, un peu de beurre et quelquefois des œufs, mais toujours eu très petite 
quantité. Ces aliments devenant de plus en plus chers, le paysan préfère les 
porter au marché et non les consonmier lui-même. 

Il résulte de tout cela que la nourriture des gens de la campagne n'est pas 
hissez réparatrice et que les aliments tirés du règne animal n'y sont pas suffi- 
sanmient représentés. Il est certain qu'on peut, à la rigueur, vivre sans manger 
de viande ; les végétariens vous citent leur exemple et celui des trappistes pour 
prouver qu'on peut s'en passer; mais les exceptions n'ont jamais rien prouvé 
contre les règles. Que des individus bien constitués, menant par ailleurs une 
vie très hygiénique, puissent se maintenir avec une diète végétale, cela n'a 
rien qui doive surprendre. Quant aux trappistes, si leur régime est un véri- 
table défi jeté à l'hygiène, ils compensent cette mauvaise condition par la vie 
au grand air, l'uniformité de l'existence, le calme absolu de la pensée, et puis 
on n'entre à la Trappe qu*à un âge où la constitution est formée, et les hom- 
mes qui s'y enferment y apportent une force de résistance qu'ils ont puisée 
dans leur vie antérieure. Il est, du reste, un très grand nombre de néophytes 
qui sont obligés de renoncer à cette vie, parce qu'ils succomberaient à la peine. 
En réalité, l'homme est omnivore. Sa nourriture a été surtout animale dans 
le principe, et il faut qu'il continue à suivre les lois de la nature, dont on ne 
s'écarte jamais sans inconvénient. Les peuples qui se nourrissent presque 
exclusivement de végétaux sont d'une débilité sans égale, et ils habitent les 
pays chauds. Sous les latitudes élevées, il faut introduire dans son régime la 
viande ainsi que les corps gras, et cette nécessité devient d'autant plus impé- 
rieuse qu'on se rapproche davantage des pôles. Plus on travaille, plus on a 
besoin d'aliments réparateurs, et réciproquement, mieux on est nourri et plus 
on peut développer de forces. L'expérience en a été faite maintes fois. Dans 
les forges du Tarn, comme dans celles d'Ivry, on a pu obtenir des ouvriers, 
en les nourrissant avec de la viande, un travail qu'ils ne pouvaient pas pro- 
duire avec un régime végétal. Il en a été de même dans l'expérience compa- 
rative qui fut faite entre les ouvriers français et les ouvriers anglais, lors de 
la construction du chemin de fer de Paris à Rouen (1). 

Quant à nos paysans, s'ils se maintiennent avec leur mauvais régime, cela 
tient, comme pour les trappistes, à la vie au grand air, au travail des champs, 
à la régularité de l'existence, à l'absence de toute excitation nuisible. Il faut, 
du reste, en rabattre beaucoup de ce qu'on a dit de leur vigueur et de leur bonne 
santé. Ils sont souvent malades. Les dyspepsies, les entérites, la dysenterie 
pendant les chaleurs de l'été, sont communes dans les campagnes. Elles tien- 
nent à l'abus des féculents et des fruits et aussi à l'alcool dont nous ferons la 
part une autre fois. Quant à leur vigueur, pour en parler, il ne faut pas les 
avoir vus à l'œuvre. 

La population des villes, même dans la classe ouvrière, se nourrit beaucoup 
mieux que celle des campagnes. D'abord son pain est meilleur. Elle ne con- 
somme guère que du blé. Il est même un certain nombre de villes où l'on 
n'emploie que de la farine de premier choix. A Paris, par exemple, il n'y a 
pas de pain de qualité inférieure. Le mode de préparation diffère seul, et la 

(1) Au début, les ouvriers anglais fournissaient une somme de travail plus grande que les ouvriers 
français. On supposa que cela tenait à ce qu'ils se nourrissaient mieux. Leur ration se composait, 
en eiTet, de 660 grammes de viande, de 550 grammes de pain blanc, de 1000 grammes de pommes 
de terre et de deux litres de bière. On donna la même ration aux ouvriers français, et ils tra- 
vaillèrent autant que les autres. 



76 CONFÉRENCES 

consommation du pain de luxe va toujours croissant. Les ouvriers eux-mêmes 
n'en veulent plus manger d'autre. En 1883, un boulanger s'engagea à fournir 
le pain, à raison de 55 centimes les deux kilogrammes, aux sociétés coopéra- 
tives pour la consommation. Il y en avait alors 46 formant un total de 80000 
personnes. Quinze de ces sociétés acceptèrent la proposition et la fourniture 
commença le l^^^ mars 1884. Au mois de septembre de la même année» il ne 
restait plus que 300 consommateurs. Pas une réclamation, pas une plainte 
ne s'était élevée, mais les ouvriers ne voulaient plus que du pain-gâteau. 

Ce sont les villes qui consomment les viandes de premier choix et la quan- 
tité pour chaque habitant est trois fois plus grande qu'à la campagne. En fai- 
sant la part de la consommation exagérée qui s'en fait dans les familles riches, 
du gaspillage inévitable qui s'y commet, de la quantité notable qui est livrée 
aux représentants de la race canine, il en reste encore pour les classes labo- 
rieuses une quantité qui paraîtra bien suffisante si l'on songe surtout aux ali- 
ments supplémentaires qui se mangent presque exclusivement dans les villes 
et dont la population ouvrière a sa part. Il y a trente ans, la consommation de 
volaille, de gibier, de poisson, d'œufs et de fromage s'élevait déjà pour la France 
entière à ^0 millions de kilogrammes contre 700 millions de viande de bou- 
cherie. 11 n'y a pas de raison pour que cette proportion ne se soit pas main- 
tenue. Nous pouvons donc penser qu'aujourd'hui cette nourriture de luxe 
atteint 520 millions de kilogrammes. En supposant que la part des villes ne 
dépasse pas les quatre cinquièmes, elle est encore de 416 millions de kilo- 
grammes, ce qui donne 4^ kilogrammes par an et par tête et fait monter la 
ration annuelle du citadin à plus de 94 kiiogranmies de nourriture animale, 
c'est-à-dire à plus de S50 grammes par jour. Cette proportion est pourtant 
bien inférieure à celle qu'atteint la population de Paris. D'après le dernier 
recensement, chacun de ses habitants a consommé, en 1881,126^^,162 de nour- 
riture animale, soit 345 grammes par jour. En revanche, il n'a été mangé par 
tête que 194 kilogrammes de pain, soit 350 grammes par jour, quantité infé- 
rieure de 290 grammes à la ration moyenne que nous avons trouvée pour cha- 
que habitant de la France, et la différence est encore bien plus grande pour les 
autres aliments féculents. 

En résumé, l'habitant des villes consomme moins d'aliments en poids que 
celui des campagnes, mais ces aliments sont plus fortifiants, plus réparateurs. 
L'ouvrier est mieux nourri que le paysan ; aussi est-il, en général, plus ro- 
buste et produit-il une plus grande somme de travail. Si sa santé est moms 
bonne, s'il paye à la maladie un tribut plus onéreux, c'est parce que le séjour 
des villes est malsain, qu'il y est exposé aux maladies infectieuses, que les 
logements qu'il habite sont insalubres, que l'atmosphère des ateliers laisse à 
désirer et que le travail y est rude. C'est parce que les distractions auxquelles 
il se livre n'ont rien d'hygiénique ; c'est, en un mot, parce qu'il vit dans un 
milieu aussi mauvais pour le moral que pour le physique. 

Parmi les aliments complémentaires dont j'ai parlé plus haut, il en est deux 
qui méritent une attention spéciale parce qu'ils peuvent constituer une res- 
source pour l'alimentation des classes laborieuses. Je veux parler du poisson 
et des conserves de viandes. 

Dans un pays baigné par trois mers, conmie la France, le poisson ne peut 
pas manquer de jouer un rôle important dans l'alimentation. Il forme la base 
de la nourriture des pêcheurs de nos côtes; c'est une ressource précieuse pour 
les villes du littoral et, depuis l'établissement des voies ferrées, il est devenu 



J. ROGHARD. — LES RESSOURCES ALIBIENTAIRES DE LA FRANCE 77 

l'objet d'un commerce important avec Fintérieur. On peut en juger par les 
marchés de Paris. En 4881, il a été vendu en gros aux Halles centrales 
22 996 780 kilogrammes de poisson, 4 738 840 kilogrammes de moules et coquil- 
lages, sans compter les huîtres au nombre de 12485 775. Il e$t bien certain 
que la province n'en consomme pas des quantités proportionnelles : toutefois, 
on jugera de l'importance que le poisson a prise dans l'alimentation par les 
chiffres suivants : 

En 1883, la pêche maritime a employé 82324 marins embarqués sur 22 262 
navires, sans compter 52 994 personnes (hommes, femmes et enfants) qui ont 
péché à pied sur les grèves, et sans compter les Italiens qui viennent exploiter 
nos côtes de la Méditerranée. La valeur des produits obtenus a été de 
107226921 francs (1). Tout ce poisson n'a pas été pris sur les côtes de France. 
La morue se pêche à Terre-Neuve et en Islande. Elle figure dans ce total pour 
une sonune de 18057909 francs. Sur les 34 398 239 kilogrammes de poisson 
conservé que représente cette somme, la France n'en consomme que 20 mil- 
lions environ. Tout le reste est exporté. La pêche du hareng est dans le même 
cas, ainsi que celle de la sardine. La première a fourni, en 1883, 11 434474 
kilogrammes de poisson valant 5384020 francs, la seconde a produit 
1148375978 têtes représentant un capital de 20176875 francs. La presque 
totalité des sardines pêchées sur notre littoral sert à la fabrication des 
conserves à l'huile. Cette industrie a pris une grande importance sur les côtes 
de la Bretagne, de la Saintonge et de l'Anjou. Elle emploie dix mille marins 
pour la pêche et quinze mille femmes pour la préparation des conserves. Elle 
fabrique par an soixante millions de boîtes et les répand dans le monde 
entier (2). 

En résumé, en faisant la part approximative de l'exportation, on arrive à ce 
résultat que la pêche maritime fournit annuellement à la France en poissons, 
mollusques et crustacés, 132432627 kilogrammes de substances alimentaires, 
soit 3^9,515 par an et par habitant ; mais ce supplément de nourriture est en- 
core bien plus inégalement distribué que la viande. La majeure partie sert à la 
nourriture des pêcheurs et des villes du littoral. Le reste est transporté par 
les voies ferrées et consommé dans les grands centres. Paris à lui seul absorbe 
près du quart de la quantité totale. Il n'en pénètre que très peu dans les cam- 
pagnes et le paysan proprement dit n'en entend jamais parler. La ration an- 
nuelle de l'habitant. des villes se trouve par ce fait augmentée de 10 kilo- 
granunes environ. 

Je n'ai parlé jusqu'ici que de la pêche maritime, parce que c'est la plus im- 
portante et que c'est en même temps celle à l'égard de laquelle nous possé- 
dons le plus de renseignements ; mais le poiason d'eau douce entre aussi, pour 
une part importante, dans l'alimentation. Paris . en consomme 1 456 654 kilo- 
grammes par an. Il est vrai que la n^ajeure partie, c'est-à-dire 1058298 kilo- 
grammes, vient de l'étranger. Ce qui se prend daas le reste de la France ne 
peut pas être évalué, mais cette source d'alimentaUon ne, fournit certainement 

<i) Statistique des pêches maritimes. — Ministère de la marine.'— Imprimerie nationale, 1881. 
{2} Indépendamment du poisson, il a été péché, en 1883, sur nos côtes : 

•157 666 246 huîtres. ; ' 

-I 712 885 crustacés. 
578 631 hectolitreâ de moules. 
291 834 hectolitres d'autres coquillages. 
1 316 381 kilogrammes de crevettes. 

{Statistique des pêches maritimes,) 



78 CONFÉRENCES 

pas tout ce qu'elle pourrait donner. Des efforts importants et des expériences 
intéressantes ont été faits, il y a une trentaine d'années, pour la développer. 

En 1850, le gouvernement apprit que deux pêcheurs des Vosges, Gehîn et 
Rémy, avaient découvert le moyen de féconder artificiellement les œufs de 
poisson. Milne-Edwards se rendit sur les lieux, constata Texactitude des- 
faits et rimportance des résultats obtenus. A la suite de cette première 
enquête, une commission fut instituée pour faire des essais de fécondation, 
de repeuplement et d'acclimatation dans les eaux de Versailles, dans Flsère, 
dansFËure, dans quelques autres départements du Midi et du Centre de la France. 
Deux ingénieurs du canal du Rhône au Rhin, MM. Berthot et Detzem, eurent 
ridée d'utiliser, pour la pisciculture, la grande étendue d'eau qu'ils avaient 
à leur disposition, et, dans l'espace d'une année, ils fécondèrent 3 302 000 œufs 
d'espèces diverses, qui fournirent 1 683 200 poissons vivants. Coste, qui s'était 
déjà fait connaître par ses travaux en ichtyologie, fut envoyé par le ministre 
de l'agriculture et du commerce à Huningue, où les opérations avaient été con- 
centrées en raison de la limpidité des eaux. Il en revint rempli d'enthousiasme 
pour ce qu'il avait vu, et adressa au ministre un rapport dans lequel il indi- 
quait les moyens de repeupler en une année toutes . les eaux douces de la 
France, ainsi que les mesures nécessaires pour augmenter la production et la 
multiplication des animaux marins (1). Les idées de Coste, ainsi que ses pro- 
positions, furent accueillies avec une grande faveur. L'État mit à sa disposition 
tout ce qu'il demanda pour le développement de la pisciculture, tant sur le lit- 
toral de la France que dans ses cours d*eau, et, pendant le reste de sa vie, le 
savant professeur n'a pas cessé de s'occuper de cette importante affaire. Le& 
résultats pratiques n'ont pas répondu aux espérances que les premiers essais 
avaient fait concevoir. La question a été complètement résolue au point de 
vue théorique; mais elle n'a pas été au delà. Depuis la mort de Coste, l'enthou- 
siasme qu'il avait excité s'est refroidi et la pisciculture a été à peu près aban- 
donnée. Au point de vue commercial, elle ne donnait pas de résultats suffi- 
samment rémunérateurs. M. J. Calvé, à la suite d'expériences continuées 
pendant huit ans, a calculé que les truites élevées dans ses viviers lui reve- 
naient, au moment de la consommation, à 50 francs le kilogramme (2). 
Cependant, en 1879, le Sénat, préoccupé des plaintes qui s'élevaient de toutes 
parts au sujet du dépeuplement de nos cours d'eau, nomma une commission 
de dix-huit membres pour en rechercher les causes et pour aviser aux moyens 
d'y remédier. Après une longue enquête, la commission, par Torgane de 
M. George, son rapporteur, émit l'avis que le dépeuplement des eaux fluviales 
était général, qu'il était possible d'y remédier et que la législation actuelle 
suffisait pour amener ce résultat. Les pouvoirs publics, disait le rapport, sont 
suffisamment armés pour empêcher, le jour où ils le voudront, la destruction 
des poissons par des procédés abusifs. Cette destruction arrêtée, les cours 
d'eau se repeupleront d'eux-mêmes, et les procédés d'ensemencement, qui sont 
stériles aujourd'hui, pourront alors réussir. En résumé, en comptant les 
fleuves, les rivières, les étangs et les lacs, l'eau couvre en France une surface 
de 300000 hectares dont on ne retire presque aucun produit. 11 est impossible 
que nous laissions plus longtemps de pareilles ressources improductives; il 

(i) Rapport sur le moyen de repeupler toutes les eaux de la France, adressé à M. le ministre de 
l'agriculture et du commerce, par M. Cosle, membre de Tlostitut, le -13 juillet -isss. 
(2) J. Calvé, la Pêche et la Pisciculture en France (Revue dts Deux Mondes, 1883, t. LX, p. 576). 



J. ROGHARD. — LES RESSOURCES ALIMENTAIRES DE LA FRANGE 79 

n'y a pas de raisons pour que la pisciculture, qui réussit admirablement en 
Chine, qui donne des résultats satisfaisants en Allemagne, en Suisse et en 
Hollande, ne récompense pas chez nous les efforts qu'on fera pour la déve- 
lopper. 

La pêche maritime pourrait, elle aussi, rapporter davantage. Elle aurait, 
pour cela, besoin d'une protection plus efficace; mais il faudrait réformer 
notre législation maritime, et les questions de cette nature ne sont pas du 
ressort de l'hygiène. Tout ce qu'elle peut faire, c'est de signaler les avantages 
que la population de la France y trouverait. Le poisson constitue une nourri- 
ture saine, de digestion facile et suffisamment réparatrice. Sa valeur nutritive 
peut être considérée comme équivalente à la moitié de celle de la viande, 
c'est-à-dire qu'il en faut consommer le double pour obtenir le même résultat. 
C'est du moins ce qui a été constaté à la suite des expériences faites récem- 
ment dans les hôpitaux anglais. 

Les viandes conservées sont loin de fournir à l'alimentation des ressources 
équivalentes à celles que le poisson lui procure. Depuis le commencement du 
siècle, on cherche le moyen de préparer, de façon à pouvoir la transporter en 
Europe, la chair de ces innombrables troupeaux qui paissent dans les pampas 
de l'Amérique du Sud, et qui, sur les lieux, n'ont aucune valeur; mais on n'a 
pas encore trouvé de procédé répondant tout à la fois aux exigences de 
l'hygiène et à celles du commerce. On a successivement expérimenté les gaz 
tels que l'acide sulfureux et le bioxyde d'azote, les acides borique, benzoïque, 
salicylique, les sels tels que le borax, le sel de conserve (biborate de soude), 
les substances absorbantes comme le charbon; on a injecté, dans le système 
vasculaire des animaux, des liquides conservateurs; mais aucun de ces pro- 
cédés n'a donné de résultats assez satisfaisants pour le faire entrer dans la 
pratique. Il en a été de même de la congélation. Les essais faits en 1880 à bord 
du Paraguay, et plus récemment sur le Frigorifique, ont réussi d'une manière 
complète au point de vue scientifique. La possibilité de transporter les viandes 
sans altération, à la faveur d'im abaissement de température, a été reconnue (1); 
mais, au point de vue commercial, l'entreprise a été un véritable échec et on 
n'a pas recommencé. En somme, il n'y a que deux moyens consacrés par 
l'expérience, l'un qui remonte aux époques les plus reculées, c'est la salaison ; 
l'autre, de date plus récente, c'est le procédé d'Appert, qui consiste à conserver 
les viandes dans des boîtes de fer-blanc, en les soustrayant à l'action de l'oxy- 
gène de l'air. Les boîtes de conserve sont d'un prix assez élevé. Aussi ne sont- 
elles guère utilisées que pour la navigation, pour les voyages, comme aliment 
de réserve dans les maisons de campagne éloignées des villes et où l'on ne 
peut se procurer tous les jours les mets dont on a besoin, et enfin à l'étranger, 
comme moyen de varier le régime. Les salaisons, au contraire, sont surtout 
consommées par les classes laborieuses; encore ne fait-on guère usage en 
France que du lard salé. 11 y a quelques années, cette denrée était une res- 
source précieuse pour la nourriture des ouvriers. J'ai parlé plus haut des 
quantités considérables que les États-Unis en dirigeaient chaque année sur 
l'Europe. La France en consommait alors près de 40 millions de kilogrammes 
par an (2). Le port du Havre à lui seul en recevait de 29 à 30 millions. Au 
mois de février 1881, le service d'inspection des viandes de boucherie à Lyon 

(1) Dubrisay, Rapport sur les viandes fraîches conservées nu moyen de la machine à air froid et à 
glace (Recueil des travaux du comité consultatif d^ hygiène publique de France, t. X, p. 350, 1881). 

(2) U en B été importé 30 millions de kilogrammes en 1878, 38 millions en 1879, et 39 en 1880. 



80 CONFÉRENCES 

découvrît des trichines dans quelques morceaux de ces lards salés venus 
d'Amérique. Les journaux s'emparèrent du fait et il en résulta une véritable 
panique. La préfecture de police s'en émut; elle recommanda une surveillance 
attentive à ses inspecteurs, et la consommation du lard salé diminua brusque- 
ment a Paris, dans une proportion des plus sensibles. Le ministre du com- 
merce, en présence de ce mouvement d'opinion, crut devoir intervenir, et, par 
un décret en date du 18 février 1881, rimportation de viandes de porc salées, 
provenant des États-Unis d* Amérique^ fut interdite sur le territoire de la Répu- 
blique française. 

Cependant, la presse médicale et les sociétés savantes s'étaient saisies de la 
question etTavaient traitée avec plus de calme. Le comité consultatif d'hygiène, 
qui avait été déjà deux fois consulté sur ce sujet par le ministre, fut appelé 
de nouveau à se prononcer et formula son opinion dans les mêmes termes que 
par le passé. D'accord en cela avec la plupart des représentants du corps médi- 
cal, il émît l'avis que les lards salés provenant d'Amérique pouvaient être, 
sans danger, introduits et consommés en France, grâce aux habitudes culi- 
naires de notre pays, où la viande de porc, contrairement à ce qui se passe en 
Allemagne, ne se mange que cuite. Déjà la salaison, lorsqu'elle a été bien 
complète, a fait mourir la plus grande partie des trichines, etnotanmient 
diminué l'activité de reproduction de celles qui survivent ; la cuisson fait le 
reste. Ce qui prouve cette innocuité, c'est que nous avons pu consommer pen- 
dant plus de vingt ans les lards américains et les porcs, tout aussi suspects, 
qui nous viennent d'Allemagne, sans qu'il se soit manifesté un seul cas de 
trichinose dans notre pays, tandis qu'elle sévit souvent à Fétat épidémique en 
Allemagne, oii le lard se mange fréquemment cru. Le seul cas qu'on ait pu 
citer en France, celui de Crépy en Valois, a été causé par un porc élevé dans 
le village même et mangé à l'état frais. Depuis cette époque, l'expérience s'est 
confirmée ; l'Angleterre et la Belgique ont continué à admettre les viandes 
salées d'Amérique, sans que la trichinose se soit produite sur leur territoire; 
nous en avons également reçu une certaine quantité provenant de ces deux 
pays qu'elles n'avaient fait que traverser pour dissimuler leur origine, et nous 
n'avons pas eu à nous en plaindre. La question a été portée devant les Chambres 
en 1882, et la prohibition y a trouvé d'éloquents défenseurs. Le Comité d'hygiène 
a été consulté derechef en 1882 et en 1883 sur la question de savoir si l'on 
pouvait, sans danger pour la santé publique, lever le décret d'interdiction du 
18 février 1881 ; il a répondu, les deux fois, par l'affirmative ; mais il n'a pas 
été tenu compte de son opinion, et la prohibition a été maintenue. 

C'est un fait extrêmement regrettable au point de vue de l'alimentation 
publique. Ces lards salés d'Amérique, en dehors de la présence des trichines, 
sur lesquelles je me suis expliqué, sont de fort belles viandes, ainsi qu'a pu 
s'en assurer la commission envoyée au Havre, en 1881, par le ministre du 
commerce, et dont je faisais partie. Elles sont livrées en Amérique au prix de 
30 centimes le kilogramme et coûtent en France au consommateur de 50 à 
60 centimes, tandis que le porc indigène est vendu en moyenne 1 fr. 90 le 
kilc^ramme (1). On avait pensé que cette proscription aurait pour effet de 
faire monter le prix du lard salé indigène et d'en augmenter la consommation. 
C'est le contraire qui s'est produit. La panique qu'on avait fait naître en 1881 
ne s'est pas encore dissipée. La viande salée continue à être suspecte, et la 

(1) Annuaire statittique de la France pour 4880. XXUI, Octrois, consommations, tableau n« s. 



J. ROGHÀRD. — LES RESSOURCES ALIMENTAIRES DE LA FRANGE 81 

consommation, abstraction faite de Timportation américaine, a baissé ainsi 
que le prix de la denrée. Le résultat final s'est traduit par une soustraction 
annuelle d'environ 40 millions de kilogrammes de viande, opérée sur les res- 
sources déjà insuffisantes de la nation, et c'est sur les classes laborieuses que 
cette soustraction a exclusivement porté, car ces lards d'Amérique étaient 
consommés, en presque totalité, dans les grandes usines, dans les centres 
ouvriers et dans les casernes. Elle s*est traduite^ par conséquent, par une 
perte correspondante de force et de travail. 

C'est là le côté par lequel la question des aliments demande surtout à être 
envisagée, et personne ne paraît s'en douter. Il semble indifférent à l'intérêt 
général que les gens qui travaillent soient bien ou mal nourris. On dirait que 
ce n'est qu'une question de bien-être, et qu'on peut, sans nuire aux forces 
vives de la nation, lui imposer tel ou tel régime. Si l'on se décidait à considé- 
rer le corps social comme une grande machine qui développe d'autant plus de 
force qu'on lui fournit plus de combustible, et que ce combustible est de 
meilleure qualité, on ne verrait pas des législateurs, animés des meilleures 
intentions, s'efforcer de restreindre l'importation du bétail en France lorsque 
nous n'en avons pas assez, et le frapper de droits trop faibles pour l'arrêter à 
la frontière et pour procurer un bénéfice sérieux à notre agriculture, mais 
suffisants pour faire enchérir la viande. On sait, en effet, qu'en pareil cas, 
toute taxe devient un prétexte que les intermédiaires s'empressent de saisir 
pour élever, dans une proportion démesurée, le prix de la denrée sur laquelle 
elle porte, et que ce sont les seuls, en réalité, qui profitent de pareilles 
mesures. 

Lorsqu'on recherche les moyens de remédier à cette pénurie d'aliments 
réparateurs, dont souffrent les classes pauvres, on se demande comment il se 
fait qu'elles ne tirent pas un plus grand parti des ressources qu'elles ont sous 
la main, et qu'elles laissent se perdre la chair de tant d'animaux domestiques, 
qu'on pourrait utiliser avec le plus grand avantage. Presque tous ceux que 
nous élevons sont comestibles. En Chine, les chiens sont viande de boucherie, 
et il est certaines espèces qu'on élève uniquement pour figurer sur la table 
des gourmets. Dans tous les pays du monde, les chats servent à l'alimenta- 
tion. Dans les restaurants, on leur fait subir auparavant une petite transfor- 
mation pour respecter le préjugé. Ils changent de nom et de famille zoolo- 
gique, avant de passer à la cuisine ; mais, dans le peuple, on n'y met pas tant 
de façons. Un bon chat, bien nourri, est un régal auquel on invite ses amis, 
sans le moindre déguisement. 

Les chevaux ont été mangés de tout temps. Les Grecs donnaient aux Scythes 
le nom d^hippophageSy qu'on n'a fait que rajeunir de nos jours. On trouve par- 
tout les traces de cette coutume, qui se comprend d'autant mieux que la chair 
de cet herbivore, si élégant et si propre, ne peut inspirer aucune répugnance. 
A la guerre, on fait un usage courant de la viande de cheval et de mulet. Pen- 
dant toutes les campagnes du premier empire, les soldats se nourrissaient de 
la chair des chevaux blessés ; ils la faisaient griller par tranches devant le feu 
du bivouac . Çest la ressource à laquelle Larrey avait recours, dans les moments 
difficiles, pour nourrir ses malades. Après la bataille d'Eslingen, quand une 
partie de l'armée se retira dans File Lobau , 6 000 blessés se trouvaient là sans 
nourriture, et les vivres manquèrent pendant trois jours. Larrey donna Tordre 
d'abattre les chevaux des officiers généraux, en commençant par les siens. Il 
en fit du bouillon pour ses malades, en se servant, en guise de marmites, des 

6 



82 GONFÉRENCE 

cuirasses des cavaliers démontés, et en l'assaisonnant, en guise de sel, avec de 
la poudre à canon. Les généraux, et le maréchal Masséna en tête, se trou- 
vèrent fort bien de cette cuisine improvisée ; il est vrai que Larrey, dérogeant 
à ses habitudes, s'était réservé un peu de biscuit pour son usage pers<»mel, 
et qu'il le leur fit partager. 

L'usage de la viande de cheval a longtemps été interdit en France. L'ordon- 
nance de police du 24 août 1811 défendait aux équarrisseurs de la vendre, et, 
dès cette époque. Cadet, Parmentier et Pariset insistaient pour que cette vente 
fût autorisée. La proscription, souvent enfreinte, fut définitivement levée en 
1816, et, depuis lors, les hygiénistes, les vétérinaires et les médecins ont uni 
leurs efforts pour faire entrer cette viande dans la consommation journalière. 
Il y a trente ans, il se fit en France un mouvement pour prot^er l'hippo- 
phagie. Parmi les savants qui prêchèrent cette croisade, il faut citer en pre- 
mière ligne Isidore Geoffroy-Saint-Hilaire, qui fit paraître un volume sur la 
question (1). On se souvient encore d'un dîner qui fut donné, au mois d'août 
1855, par Regnault, alors directeur de FÉcole d'Alfort, et dont Amédée Latour 
rendit compte dans l'Union médicale. On n'y mangea que du cheval. Tous les 
convives se retirèrent convertis, quelques-uns même enthousiastes. Ce ne fut 
pourtant que dix ans après, le 9 juillet 1866, qu'on ouvrit, à Paris, la pre- 
mière boucherie pour la vente de la viande de cheval, d'âne et de mulet. Pen- 
dant les quatre années qui suivirent, le nombre des animaux qui y furent 
abattus ne dépassa pas 10000 (2). Vint alors le siège de Paris, pendant lequel 
on mangea tous les animaux qui se trouvaient à l'intérieur des murailles. 
65000 chevaux furent sacrifiés à l'alimentation de la ville et fournirent 
12350000 kilogrammes de viande (3). Cet usage prolongé, pendant cinq 
mois, dissipa les préventions qui existaient encore contre l'hippophagie. Le 
nombre des animaux abattus tripla presque dans les années suivantes (4) 
Aujourd'hui, il s'élève en moyenne, par an, à 7944, produisant 1945187 kilo- 
grammes de viande. C'est, du moins, ce qui résulte de la statistique fournie 
par l'abattoir de Viilejuif pour Tannée 1882. Ce chiffre paraît bien feible, lors- 
qu'on le compare a celui des chevaux et des juments que Paris renferme et 
qui s'élevait, dans cette même année, à 95796. A part quelques grandes villes 
oii l'on a installé des boucheries hippophagiques, la chair provenant des che- 
vaux, des mulets et des ânes est perdue partout. Nous avons en France trois 
millions et demi d'animaux appartenant à ces trois espèces (5) ; il en meurt 
environ un dixième par an, et, si l'on mangeait la moitié seulement de ce 

(1) Isidore Geofrroy-SaintrHilaire, Lettres sur les substances alitnentmres, et particulièrement sur 
la viande de cheval. Paris, 1866. 

(2) 9594 chevaux, 

374 ânes, 
41 mulets, 

10009 animaux, 
représentant 1 887 350 Itilogrammes de viande. 

(3) Ces chiffres sont approximatifs; il n*y a pas eu de recensement régulier pendant les deux 
sièges. 

(4) Du {•' juillet 1871 au i**- janvier 1873, en dix-huit mois, il a été abattu 9863 animaux qui 
ont donné 1364280 kilogrammes de viande, soit 1136900 kilogrammes par an (Decroix, Bulletin 
de la Société d'acclimatation, février 1878). 

(5) 2848800 chevaux, 

273819 mulets, 
392859 Anes, 

Total 3 515478 animaux, 

représentant approximativement 612940560 kilogrammes de viande net. 



J. ROGHARD. — LES RESSOURCES AL1MEI4TAIRES DE LA FRANGE 83 

dixième 9 ce serait au moins trente millions de kilogrammes de nourriture 
animale à ajouter au régime insuffisant des classes laborieuses. Cette viande, 
assurément, ne vaut pas celle des animaux élevés pour la boucherie, n'ayant 
travaillé que dans la mesure nécessaire pour développer leur système muscu- 
laire, et qu'on abat quand ils sont encore tout jeunes. Les vieux chevaux qui 
ont travaillé et soutfert toute leur vie, lorsqu'on les mène à l'abattoir, ne 
peuvent fournir qu'une chair bien coriace ; mais enfin c'est de la viande ; elle 
donne d'excellent bouillon, tout le monde le reconnaît, et, en la faisant cuire 
assez longtemps, on finit par l'attendrir. D'ailleurs, . c'est surtout pour les 
campagnes que l'hippophagie constituerait une ressource précieuse, et les 
chevaux de ferme sont plus gras, mieux nourris que ceux des villes, et ne sont 
pas surmenés comme eux. La difficulté de trouver le débit d'animaux de cette 
taille est sans doute à prendre en considération; nuds les bouchers des petites 
villes et des bourgs pourraient s'entendre avec les propriétaires pour en abattre 
un par semaine ou tous les quinze jours, suivant l'importance de la localité. Et 
en choisissant le jour où les paysans vienn^at en ville, ceux-ci pourraient, en 
s'en retournant, emporter quelques kilogranmies de bonne viande, qui modi- 
fieraient avantageusement leur maigre régime. 

En résumé, il résulte de cet examen des principales ressources alimentaires 
de la France, qu'elle consomme trop de féculents et pas assez d'aliments r^a- 
rateurs. Les substances animales, chair musculaire et corps gi*as, font surtout 
défaut dans le régime des paysans, qui en auraient cependant le plus besoin. 
Us ne vivent guère que de farineux et de légumes, et cette alimentation n'est 
pas en rapport avec la somme de travail qu'exige la culture rationnelle de 
leurs champs. Or, comme les bras font déjà défaut à l'agriculture, par suite 
de l'émigration de plus en plus considérable de la population rurale vers les 
villes, la qualité n'est pas remplacée par le nombre, et nos campagnes ne sont 
pas cultivées comme elles devraient l'être. Mieux nourri, le paysan pourrait 
donner plus d'efforts à la terre, qui le lui rendrait en produits alimentaires 
meilleurs et plus abondants. C'est là le cercle vicieux dans lequel on tourn^ 
toujours, en hygiène comme en pathologie, et qu'il faut pourtant arriver h 
rompre sur quelqu'un des points de sa circonférence. Dans le cas particulier, 
le problème n'est pas au-dessus des ressources humaines, et la solution est 
connue de tout le monde. Le sol de la France pourrait nourrir quatre fois 
plus d'habitants. Indépendamment des landes qui ne sont pas encore défri- 
chées, du demi-million d'hectares de marais que nous avons à restituer à 
l'agriculture et à enlever à la fièvre, tout le midi de la France ne demande 
qu'un peu d'eau pour doubler ses produits^ et le Rhône en porte à la mer cent 
fois plus qu'il n'en faudrait pour fertiliser ces terres brûlées par le soleil. 
Jusqu'ici, dans le régime des fleuves, l'agriculture a été sacrifiée à la naviga- 
tion ; celJc-ci perd chaque jour de son importance avec l'extension des voies 
ferrées, et d'ailleurs il ne s'agit pas de la sacrifier, il suffit de lui emprunter 
ce qui lui est inutile. 

Une nécessité qui semble s'imposer encore, c'est celle de modifier notre 
culture. L'extrême division de la propriété et la configuration de notre sol ne 
nous permettent pas d'imiter les Américains et de remplacer les bras par des 
machines. Les considérations développées plus haut prouvent qu'il nous sera 
toujours difficile de produire le blé à aussi bon compte que l'étranger; d'autre 
part, la culture du chanvre a été ruinée par celle du coton ; la production du 
colza par le commerce des arachides, et celle de la garance par ra(k)ption du 



84 CONFÉRENCES 

rouge d'aniline dans les arts et dans l'industrie. La concurrence allemande a 
fait le plus grand tort à nos cultures de betteraves, par la supériorité de ses 
procédés et sa direction scientifique ; mais il nous reste relève du bétail et la 
culture herbagère, qui ne demandent qu'à se développer. De l'avis de la plu- 
part des agriculleurs, c'est la direction qu'il faut suivre. Notre pays s'y prête 
à merveille. Dans plusieurs provinces, en Bretagne particulièrement, les prai- 
ries sont presque toutes marécageuses. Disposées en double plan incliné sur les 
flancs de nos petites collines, elles regardent couler le ruisseau au fond de la 
vallée, sans profiter de ses eaux, qui s'accumulent par places et forment çà et 
là des mares ou de petits étangs. Il suffirait de détourner le cours des eaux, 
de faire quelques travaux de drainage, pour multiplier les plantes fourragères- 
aux dépens des végétaux nuisibles qui y sont souvent en majorité. 

Certains terrains où Ton fait venir des céréales pourraient également être 
cultivés en prairies. Je sais que cette transformation est coûteuse : on l'estime 
à 500 francs par hectare. Je sais qu'il faut deux ans pour l'opérer, et trois ans 
pour obtenir une rémunération en bétail. C'est par conséquent une spécula- 
tion à cinq années de vue. 11 est certain encore que l'élève du bétail exige 
des baux plus longs et un capital d'exploitation plus considérable. Mais la 
dépense une fois faite, et le temps écoulé, le revenu est plus fort, plus assuré. 
L'élève du bétail, en augmentant la quantité de fumier, accroîtrait le rende- 
ment des terres à blé. Elles sont loin de produire, en e£fet, ce qu'elles pour- 
raient rapporter. Elles ne donnent, en moyenne, que 14*»«<*-,48 à l'hectare (1) ; 
on pourrait en obtenir assurément le quart en plus. L'augmentation des trou- 
peaux contribuerait à ce résultat, car on sait que chaque tête de gros bétail 
fournit l'engrais nécessaire à un hectare de terre environ . Nous n'avons pas. 
assez de fumier ; nos 118 milliards de kilogrammes de fumier sont destinés a 
la fumure de 33 millions d'hectares de terres arables, tandis que TAngleterre 
en emploie 115 milliards à la fumure de 9500000 hectares. L'Angleterre dispose 
donc de 12400 kilogrammes de fumier par hectare et par an, tandis que nous- 
n'en avons que 3500 kilogrammes, c'est-à-dire quatre fois moins (2). Avec 
une quantité de fumier plus considérable, nous pourrions avoir autant de blé,, 
en y consacrant moins de terrain ; et d'ailleurs nous n'avons plus comme au- 
trefois à redouter la disette. Aujourd'hui que l'Asie et l'Amérique font concur- 
rence à l'Europe pour la production des céréales, et que les frets vont sans- 
cesse en diminuant, nous aurons toujours autant de blé qu'il nous en faudra 
et à des prix moindres que les nôtres. 

On oppose à cette transformation partielle des raisons empruntées à la poli- 
tique. A défaut du fantôme de la famine, qui n'est plus de saison, on évoque 
celui de la guerre. Nous ne produisons, dit-on, que 83 pour 100 des grains que 
nous consommons ; nous sommes obligés d'en importer environ 20 millions d'hec- 
tolitres par an; si nous augmentons encore le tribut que nous payons à l'étran- 
ger, qu'arriverait-il le jour où nous aurions la guerre avec une puissance euro- 
péenne ? Nous ne pourrions pas reconstituer du jour au lendemain notre vieux 
mode de culture, et la faim viendrait se joindre aux autres calamités que la 
guerre traîne après elle. La réponse est facile. D'abord, il n'est pas question der 
transformer tous nos champs de blé en prairies artificielles ; il s'agit seulement, 
d'en convertir quelques-uns qui serviront à fertiliser les autres ; mais en fût- 
il autrement,, que nous ne serions pas pour cela menacés de la lamine. En 

(1) Annuaire atatistique de la France pour 4880 ^ XI, Agriculture, tableau n« i. 
(S) M. Méline, discours à la Ctiambre des députés. 



J. ROGHARD. — LES RESSOURCES ALIMENTAIRES DE LA FRANGE 8S 

effet, s'il s'agissait d'une guerre continentale, si la mer restait libre, nous rece- 
vrions les blés d'Amérique et ceux des Indes; si nous étions en lutte, au con- 
traire, avec une puissance maritime de premier ordre, les grains de l'Europe 
entière nous arriveraient par nos frontières de terre. Enfin, si Ton suppose que 
nous ayons le monde entier sur les bras, que la terre et la mer nous soient 
également fermées, que nos ports soient bloqués comme nos frontières, eh bien, 
alors la question serait bientôt tranchée et la disette n'aurait pas le temps d'é- 
clater. Et puis enfin, le moyen d'éterniser la guerre, c'est de l'avoir perpétuel- 
lement pour objectif et de diriger tous ses actes en vue de cette éventualité. 

Revenons à l'alimentation des classes laborieuses, et plus particulièrement 
à celles des populations rurales. 

Le paysan se nourrit mal, parce qu'il est pauvre, économe et résigné. Cette 
acceptation de son sort est un phénomène d'atavisme. 11 a été de tout temps et 
partout le paria des sociétés, la proie des seigneurs et celle des gens de guerre. 
Armées régulières, compagnies franches, routiers en campagne , soudards et 
bandits ont, pendant des siècles, passé sur ses champs, pillé sa ferme et 
vécu à ses dépens. Tandis que les gens des villes , enfermés dans leurs mu- 
railles, serrés autour du beffroi, résistaient à leurs attaques, traitaient avec les 
seigneurs et parvenaient à leur arracher quelques concessions, à leur acheter 
quelques garanties, les paysans, isolés dans les campagnes, ne pouvaient ni 
se concerter, ni se réunir pour la lutte, courbaient la tète et se soumettaient 
à la volonté du plus fort. Cette abnégation a survécu à Tordre des choses qui 
l'avait fait naître, et les populations rurales ont continué à se voir sacrifiées à 
celles des villes, sans surprise et sans réclamation , mais il est évident que 
cette résignation ne sera pas éternelle, et, comme la population rurale repré- 
sente encore les deux tiers de la France, le jour où elle le voudra , il faudra 
compter avec elle. Il suffira, pour cela, qu'elle sache ce qu'elle veut, qu'elle 
comprenne ses intérêts, et qu'elle nomme des représentants décidés à les dé- 
fendre. Pour qu'il en soit ainsi, il suffira que les paysans soient plus éclairés ; 
or on reproche au gouvernement actuel de ne rien faire pour les populations 
des champs ; mais il a réalisé en leui faveur un progrès qui les renferme 
tous. Il a répandu l'instruction dans les campagnes ; il a créé partout des 
écoles et contraint les paysans à y envoyer leurs enfants. Lorsque ceux-ci arri- 
veront à l'âge d'homme, plus éclairés et moins résignés que leurs pères, ils com- 
prendront que leur premier devoir et leur plus puissant intérêt c'est d'arrachei 
l'agriculture française à la routine dans laquelle elle se traîne encore, et de la 
Caire profiter des conquêtes réalisées par la science, qui entre pour une bonne 
part dans la supériorité des autres nations. Us s'appliqueront à assainir, à em- 
bellir leurs maisons, et prendront peu à peu le goût du confortable. Plus au 
courant de leurs droits et de leurs devoirs, ils sauront faire entendre au pays 
leurs justes réclamations, et le pays s'empressera d'en tenir compte. Les terres 
étant mieux cultivées, les maisons mieux tenues, les paysans plus heureux, le 
mouvement d'émigration qui les entraine vers les villes, se ralentira peu à peu. 
Les populations urbaines auront, au contraire, une tendance de plus en plus 
grande à aller vivre aux champs, et voilà comment, en répandant l'instruction 
dans les campagnes, on y fait croître le blé, multiplier le bétail, et conunent 
on les repeuple. 

Je -ne m'imagine pas que cette transformation va s'opérer d'un coup de 
baguette et que, dans vingt ans d'ici, nos champs seront couverts de cultiva- 
teurs crudits, de bergers élégants et de doctes pastourelles. Je ne pense même 



80 GOXFÉIEHCBS 

|MW qne nos popolatioiM roraks arrÎTent de longtemps à égâkr cdies de FÂn- 
gleterre, de U HolUmde et de la Mgiqae, poar llnstmctioii gânérale comme 
poar le savoir agricole; mais il est certain qall se produira mi progrès dans 
le sens qoe j'ai indiqué, et il fiint savoir se contenter de cda pour le moment. 

Je tiens à répondre, en terminant, à une objection qai ne peut manquer de 
se produire, c'est qull faudrait énormément d'aigent pour réaliser les amélio- 
rations dont je Tiens de parler, et qu'en ce moment nous n'en avons guère. Le 
fait est certain; mais il faudrait commencer par ne plus gaspiller nos ressources 
comme nous Favons fait jusqu'ici. Si nous avions appliqué à l'amélioration de 
notre sol les milliards que noas avons prêtés à des nations peu solvables, avec 
l'espoir d'en retirer de gros intérêts, ceux que nous avons placés, en nourris- 
sant les mêmes illusions, dans des entreprises insensées, et qui ne pouvaient 
conduire qu'à des désastres financiers ; si, dis-je, nous avions commis moins 
de folies, et je ne parle encore que des affaires privées, nous aurions le pays le 
plus riche, le plus fertile et le mieux cultivé du globe. 11 n'est pas possible de 
revenir sur le passé, mais il faut y voir un enseignement et ne plus commettre 
les mêmes fautes, sur le terrain économique comme sur le terrain agricole. 
Malgré les chargea effrayantes qui pèsent sur le pays, malgré la part démesurée 
qui en incombe à l'agriculture, la gêne que nous endurons, et que la plupart 
des nations partagent, ne sera évidemment que momentanée. Une détente ne 
peut pas manquer de s'opérer tôt ou tard dans les relations des peuples entre 
eux. Ils ne peuvent pas vivre éternellement dans cet état de menace et se 
ruiner en d'inutiles armements. Les économies réalisées sur le budget de la 
guerre profiteront peut-être à l'agriculture. II y a encore de grandes et puis- 
santes ressources pour l'activité nationale. Mais toutes ces considérations sont 
du ressort de la politique. Ce terrain-là n'est pas le mien. Je reviens donc à 
mon point de départ* 

Kn attendant que le pays soit plus riche, mieux cultivé et plus instruit, il 
serait possible d'améliorer l'alimentation des paysans et d'y faire entrer la 
viande en plus grande proportion, sans leur imposer de plus fortes dépenses. 
Il suffirait, pour cela, de réduire la consommation de Falcool dans les cam- 
pagnes, car là, comme dans les villes, c'est son abus qui ruine la France , et 
je compte le démontrer dans un travail ultérieur. 



PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES DE SECTIONS 



1" Groupe 



SCIENCES MATHÉMATIQUES 



l" & 2— Sections 



MATHÉMATIQUES, ASTRONOMIE, GÉODÉSIE 

ET MÉCANIQUE 



Présidbnt d'honnbur. . . M. H. OLTRAMARE, Prof, à TUniv. de Genève. 

Prbsidbnt M. DE LONG€BAMPS, Prof, de math, spéciales aa Lycée Charlemagae. 

Vics-Prbsidbnt- M. É. LUCAS, Prof, de math, spéciales au Lycée Saint-Louis. 

SBCRéTAiRB M. H. SAR, Étudiant. 



— Sé*nee au 13 août tSS5 — 



M. le Général de GOMMINES DE MARSIIXT, à Auxerre. 

Sur la possibilité d'expliquer les actions moléculaires par la gravitation universelle. 
— L'expression de la force élastique trouvée par M. de Marsilly donne pour la 
gravitation, quand la distance des atomes de deux molécules voisines est du 
second ordre, une force élastique finie. 

Si donc pendant leur révolution, les atomes de deux molécules voisines se 
rapprochent périodiquement à des distances infiniment petites du second ordre, 
on aura une série de forces élastiques dont la moyenne sera finie. 

£n admettant ces rapprochements périodiques, la gravitation peut expliquer 
les forces élastiques. 



M. Edouard GOXXIGNON, Ing. en chef, Insp. de l'Éc. des P. et Gh., à Paris. 

Problème de géométrie. — Un bâtiment se meut sur la surface de la mer, sup- 
posée plane, avec une vitesse v, constante en grandeur; le vent souffle avec une 



88 MATHÉMATIQUES, ASTRONOMIE, GÉODÉSIE ET MÉGANIQUE 

vitesse V constante en grandeur et en direction. Quelle route faut-il faire' suivre 
au bâtiment pour que son pavillon^ orienté par le vent, passe par un point fixe. 

On pose * = ^ • 

La solution, donnée en coordonnées polaires par l'équation 



i 



^ V'fc»— sin«6 



ç. sinO 



dO 



X 



en coordonnées rectangles par les équations simultanées 

comprend trois genres de courbes distincts, suivant que Ton a A:< 1, & = 1, 
&> 1. Lorsque Ar = 1, elle comprend un cercle et une droite. 

Indication sommaire de la recherche des rayons de courbure, de la rectifi- 
cation de la courbe, et d'une propriété géométrique relative aux aires polaires 
de la courbe et à l'ordonnée du centre de gravité de l'arc. 



M. Éxnile LEMOINE, Ing. civ.. Ane. El. de l'Éc. polytech., à Paris. 

Généralisation des propriétés des points d*un triangle ABC dits points de Brocard 
et de la façon dont ils dérivent du point de Lemoine. — AI. Lemoinë a déjà étudié 
la question dans un mémoire paru en mai 1885 dans les Nouvelles Annales de 
mathématiques; il y avait calculé les équations d'un grand nombre de droites, 
de coniques, elc, qui se rencontrent dans cette étude et se présentent sous une 
forme très simple et très élégante. 

Si l'on cherche ce que deviennent les diverses propriétés considérées, en y 
appliquant la méthode des projections coniques, on a des théorèmes intéres- 
sants où se rencontrent les projections coniques des droites, des coniques, etc., 
étudiées dans le mémoire cité des Nouvelles Annales; le présent travail donne 
leurs équations, qui restent excessivement simples et gardent la même forme 
algébrique en employant les coordonnées homogènes et en prenant le triangle 
ABC pour triangle de référence ; il s'y trouve en outre de nombreuses propriétés 
nouvelles. 



Sur quelques questions de probabilité» — Voici les principaux énoncés des 
questions résolues : 

d<> On forme un triangle de périmètre 2p; soient x et js respectivement le 
plus grand et le plus petit côté, y le troisième : quelle est la probabilité que 
1/2 — xz sera négatif? 

On trouve ; 



±[lc(arccos-J-î)-v/l5] 



V. GERRUTI. — DÉFORMATION d'uNE SPHÈRE HOMOGÈNE ISOTROPE 89 

2. On prend au hasard n poinls sur une circonférence : quelle est la proba- 
bilité que ces n points ne soient pas tous du même c6té d'un diamètre? 

On trouve ; . 

3. Les aiguilles d'une montre sont sur midi, on observe deux fois au hasard 
Taiguille des minutes entre midi et une heure : quelle est la probabilité que 
les deux observations aient lieu : 

i» Toutes deux dans la première demi-heure? 
^ Une dans la première, l'autre dans la seconde? 
3^ Toutes deux dans la seconde demi-heure? 
On trouve respectivement : 

1(1-12), il% i. 

4. On a j) urnes contenant chacune n boules numérotées i, 2, 3 n. On 

tire au hasard une boule de chaque urne : quelle est la probabilité que la plus 
grande différence entre deux des nombres marqués sur ces p boules soit plus 
grande que m ? 

5. On prend deux points G et D au hasard sur une droite AB : quelle est la 
probabilité que la longueur CD soit inférieure à une longueur a? 

On trouve : 

o(af — g) 



M. G. OLTRAICARE, Prof, à TUoiv. de Genève. 

Généralisation des identités. — M. Oltràmarb expose un procédé pour la géné- 
ralisation des identités qu'il applique à la détermination des intégrales définies. 



M. Valentino GERRUTI, Prof, à TUdiv. Royale de Ronie. 

Sur la déformation d'une sphère homogène isotrope, — Dans cette communica- 
tion, M. Cerruti s'occupe de la déformation d'une sphère homogène isolropu 
lorsqu'on suppose donnés les déplacements des points de la surface, en suivant 
]a méthode générale expliquée dans son mémoire : Ricerche intorno aW equilihrio 
de' corpi elastici isotropi (*). Il commence par calculer la défoimation dans un 
cas particulier, en s'appuyant sur quelques propriétés des fonctions potentielles 
newtoniennes. Après cela, au moyen d'un théorème de Betti, il calcule la dila- 
tation cubique dans le cas le plus général. La dilatation cubique une fois obte^ 
nue, il achève la solution de son problème en déterminant simplement trois 
fonctions finies, continues, monodromes, dont les paramètres différentiels du 
second ordre dépendent des coordonnées d'une manière connue et qui prennent 
à la surface des valeurs données, ce qui ne présente aucune difficulté. Tous les 
résultats de l'auteur sont exprimés par des intégrales définies. 

(*) Ace, r. de" Lincei, Memorie della classe di se. fls., mat. o nat., série 3% t. XIII, pp. 81-ISS. 



90 MATHÉMATIQUES, ASTRONOMIE, GÉODÉSIE ET MÉGANIQUE 

M. J. NEUBERO. Prof, à l'Univ. de Liège. 

Sur la géométrie du triangle et le point de Steiner, — La note de M. Neuberg 
porte surtout sur les points suivants : i® la transformation par points in- 
verses de M. Mathieu, dite par Fauteur transformation isogonale; 3iP la trans- 
formation par points réciproques, de M. de Longchamps, nommée transforma- 
tion isotomique par M. Neuberg, font correspondre à une droite du triangle 
une conique remarquable. Telle est la conique de Kiepert, retrouvée par 
M. Brocard et qui correspond, dans la transformation isogonale ou par points 
inverses, à la droite qui joint le centre du cercle circonscrit au point de Le- 
moine. 



M. ZJBNOER, Prof, à TÉcole polytechnique de Prague. 

Résolution des équations, — Équation proposée : 

x" + AïO?**-* + A^ûp"-* + + A„ = 0. 

Soit u, valeur approchée d'une racine, etx = uij. 

Transformée pour faire subir des corrections à la valeur approchée. 

Soit Mj = u + du, racine exacte. 

Si u était la racine exacte, on aurait x=iu pour racine, et y = 1. Donc, 

Il y aura une erreur E (très petite) : 

I+01 + + a„=E. 

Substituons u 4- du, ou ti|. On aura : 

ai changé en a^ + da^, mais Oi = -; donc log a^ = log A — log u, — i= r 

ti a^ U 

, j A da^ g.du 

«2 a^ + dom «2 = — i —? = — 2— r 

£ -ai 1 -a ^2 a^ . U 



, , A ^«n „du 

a_ a„ + da^ o- = — — = — n — r 

i4-ûf4 + do4 + fl2 + daj+ +a„ + da„ = 0, 

(1+0^ + 02+ +a„) + (da4+ +(la„)=0, 

E-^(a4 + 2aj+ +na„) = 0. 



ÉD. GOLLIGNON. — UNE REMARQUE DE DYNAMIQUE 91 

Correction cherchée : 

uE uE 



du=: 



«1 + 202 + +na^ E — [1 + fla + 20-3 + ... + (n — l)an] " 



M. G. de LONGGHAMPS, Prof, de math. spéc. au Lycée Charlemagne, à Paris. 

Intégration de suites récurrentes d*un ordre plus général que celles de Lagrange, 
— Les équations en question, qui sont ramenées à celles de Lagrange, sont 
les suivantes : 

io U^ + A,U„_, + + A^.U„.,- = fin), 

<f(n) étant une fonction entière de n ; 

2» U„ + A,U„_, + + AjV„_j = (»f (n), 

et 

3« U„U„_, + AU„ + BU„_, + C = 0. 



M. Éd. LUCAS, Prof, de mat. spéc. au Lycée Saint-Louis, à Paris. 

Le calendrier en bâtons. — M. Lucas expose un petit appareil composé de 
réglettes prismatiques permettant, en connaissant une date, de trouver le jour 
de la semaine auquel correspond cette date. 



— Séanee au 441 Août t89S — 

M. PILLET, Chef des Travaux graphiques à PÉc. des P. et Ch., à Paris. 

Équilibre du cerf-volant. — M. Éd. Collignon rend compte d'un travail de 
M. PiLLET sur réquilibre du cerf-volant. L'auteur donne les conditions de cet 
équilibre, sous l'action d'un vent déterminé. Il traite par le calcul la question 
générale, puis il traduit les formules par diverses constructions géométriques, 
et indique la solution d'une série de problèmes particuliers. 



M. £d. GOL.UONON, log. en chef, losp. de PÉc. des P. et Ch., à Paris. 

Une remarque de dynamique. — La durée du parcours du cercle d'borizon 
qu'on aperçoit d'un point S, situé à une petite hauteur h au-dessus du niveau 
de la mer, lorsque la vitesse est due à cette hauteur A, est indépendante de 
celte hauteur, et sensiblement constante pour tous les points de la surface ter- 
restre. Ce résultat peut se généraliser, pour une hauteur h quelconque, en rem- 
plaçant le cercle d'horizon par un cercle de surface équivalente à la zone qu'on 
voit du point S. 

La vitesse angulaire du point mobile est le moyen mouvement d'un sateUite- 



92 XATHÉMATIQLltS, ASTftOHOMIE, GÉ<H>ÉSIS ST MÉCASH^IK 

limite qui raserait la surfaee du globe terrestre. Calcul par cette 

de la moyenne distance de la terre i la lune, en api^quant la troisième loi de 

Kepler. Application de la même théorie an Soleil, à Jupiter, etc. 

Le produit de la durée du parcours du cerde d'horizon, pour une planète 
quelconque, multipliée par la racine carrée delà densité moyenne de la planète, 
estccMistanL 

Application des considérations précédentes à la dynamique générale: pendule 
simple, problèmes qui admettent des sur&ces de niYean, trajectoires décrites 
sous faction d'une force centrale. 



If. Sdplona RUfDI, Prof, au Lyote de Pesaro (Italie). 

Quelques théorèmes d*énumèratkm géométrique, — Nombre de surfÎEU^s d'un 
fiiisceau qui rencontrent à angle donné une droite donnée. JacMmnt ineUnée 
de deux surfaces, c'est-à-dire lieu des points dont les plans polaires par rapport 
aux deux surfaces données font entre eux un angle donné. Jaeobienne inclinée 
d'une surface et d'un faisceau. Jaeobienne inclinée de deux faisceaux. Dérelop- 
pable formée par les plans tangents aux surfaces d'un fiiisceau en leurs inter- 
sections à angle constant avec une surface donnée. Nombre des points de l'inter- 
section de deux surfaces où elles font entre elles un angle donné. 



M. G. OLTRAMARE, Prof, à l'Uoiv. de Genève. 

Détermination de la valeur d'une fonction, — Application du calcul de généra- 
lisation à la détermination de la fonction 

dont la valeur est donnée par la formule : 



y/ï 




t' 



?(aJ + iy-i) + ?(a?-V-l)=:^ I I ^ ?(x— yvn2;(8inv2+cosv2)(itdv. 

Application du calcul de généralisation à la détermination de l'intégrale finie 

2. <p{x), dont la valeur peut être exprimée par une seule intégrale définie : 
a 

•»oo 
^^ I 1 / e*^^+ i / \ 



M. G. de X4ONGGHAMPS, Prof, de malh. spéc. au Lycée Charlemagne, à Paris. 

Les cubiques unicursales. — En prenant dans un plan une conique F et une 
droite À; sur F, un point 0; si, par 0, on mène une transversale OAB rencon- 
trant F en A, A en B et si Ton prend 01 = AB, le lieu de I est une cubique 
unicursale, ayant le point pour point double. 

Dans le cas où F est un cercle, on a les cubiques unicursales circulaires et, 



P.-H. SGHOUTE. — SUR UN PROBLÈME DE STEINER 93 

en particulier, la cissoïde, la strophoïde et la trisectrice de Mac-Laurin. On 
construit les tangentes à toutes ces courbes au moyen des transversales réci- 
proques. 



M. VAN AUBEL., Prof, de math, à rAthénée Roy. d'Anvers. 

Sur le problème de PéU. — M. Edouard Lucas présente de la part de M. Van 
AuBEL une communication sur diverses démonstrations et propositions nouvelles 
sur le problème de Pell. On sait que ce problème consiste dans la résolution en 
nombres entiers de l'équation indéterminée oc" — Ai/2 = zt 1. 

Lagrange a résolu cette équation au moyen du développement en fraction 

continue de \/A; d'autre part, Degen a donné à Copenhague, en 1817, les plus 
petites solutions pour toutes les valeurs de A jusqu'à 1000 (1). M. Lucas fait 
observer que Fermât avait résolu la question et qu'il resterait à expliquer com- 
ment il a choisi pour exemples les valeurs de A qui donnent les plus grands 
nombres pour les plus petites solutions. 



M. SGHOUTE, Prof, à l'UDiv. de Groniogue. 

Sur les carrés magiques à enceinte. — Indication d'un procédé de composition 
des carrés magiques à enceinte trouvé par M. J. Dommisse. Loi des cases ini- 
tiales. 



M. £d. LUCAS, Prof, de math. spéc. au Lycée Saint-Louis, à Paris. 

Construction des carrés magiques. — M. Lucas expose les méthodes de Fermât 
pour la construction des carrés magiques (2). 



- SeAuee au f? noût 1S85 >- 

M. P.-H* SGHOUTE, Prof, à TUoiv. de Groniogue. 

Sur une généralisation d*un problème de Steiner. — Le problème dont il s'agit 
est le suivant : 

« Par un point donné situé dans le plan d'une courbe algébrique CJ^ de l'or- 
dre n et de la classe m, on mène une sécante l à la courbe» et aux n points où 
cette sécante l coupe la courbe on trace les tangentes à la courbe. Trouver 

n(n '~^ 1) 
le lieu engendré par les -^—5 — ^ points d'intersection mutuelle de ces n tan- 
gentes, quand la sécante l tourne autour du point 0. » 

(1) Canon Pbllianus, tive tabula aimplicistimam œqutitionis celebratvuimœ :y* = aai^'{-4, tolutiO' 
nem, pro tingulit numeri dali valoribus ab 4 vaque ad 1000, in numeris ratûmalibut iisdemque 
integrU exhibens Hafniœ» MDCGCXVn. 

(S) Le mémoire a paru en partie dans le Joum, de math, élém, de M. de Loogchamps, et dans 
la note m qui termine la Nouvelle Étude sur le» carrés magiques par H. le général M. Froîow. (Paris, 
Gauihier-Villars.) 



94 MATHÉMATIQUES, ASTRONOMIE, GÉODÉSIE BT MÉCANIQUE 

Le Ueu cherché est de l'ordre (^^-|)"*-^ ou (^^-~^^)^'^* , où x repré- 
sente le nombre des points de rebroussement et i le nombre des points d'in- 
flexion de la courbe donnée C^, 



M. le O' V. SCHUQOEL, à Wfiren (Allemagae). 

Sur k système réciproque à celui des coordonnées polaires. 



M. £d. LtrCULS, Prof, de mat. spéc. au Lycée Saint-Louis, à Paris. 

Figuration géométrique des formules d'algèbre. — M. Éd. Lucas donne une 
figuration géométrique de plusieurs formules d'algèbre, et en particulier de 

relations entre les coeflBlcients des diverses puissances de {x + 1)* et de 

11 applique cette théorie à un problème d'échecs sur la marche du roi traité 
d'mie manière bien différente dans l'ouvrage ; Application de Vanalyse mathé- 
matique au jeu des échecs, par Jaenisch. 



M. GENAILUB, iDg. aux Ch. de fer do l*État, à Tours. 

Nouveaux appareils à calculer. — M. Genaille présente deux nouveaux appa- 
reils à calculer; les dominos additionneurs avec un appareil de démonstration; 
en second lieu les dominos multiplicateurs, dont le maniement est analogue. 



M. Gabriel ARNOUX, Les Mées (Basses-Alpes). 

Solution des carrés de magie diverse de tous les nombres entiers sans eooception. — 
M. Arnoux dépose des carrés de magie diverse depuis un jusqu'à trente-cinq, 
entre autres un carré de vingt-cinq, qui est magique dans toutes les directions 
possibles, et des carrés de trente-cinq hypermagiques. Quant aux transforma- 
tions, qui sont pour ainsi dire innombrables, elles seront exposées dans une 
publication spéciale, ainsi que ce qui concerne l'hyperespace hypermagique. 
Ces exemples sont seulement des échantillons résultant d'une méthode générale 
qui donne toutes les solutions pour tous les nombres entiers, cette méthode 
comprenant ce qui concerne l'hyperespace. 



M. P.-H. SGHOtJTE, Prof, à TUniv. de Groniogue. 

Sur la construction des cubiques unicursales. — Extension de la construction 
des cubiques unicursales circulaires donnée par M. G. de Longchamps à des 
cubiques unicursales non circulaires. Déduction d'une droite de la cubique 
unicursale la plus générale. 

M. G. OLTRAMARE, Prof. à TUniv. de GeDève. 

Nouvelle application du calcul de généralisation àVintégration des équations aux 
différentielles partielles. 



CHAMBRELENT. — BOISEMENT DES DUNES ET DES LANDES 95 



3' ft 4'' Sections 



NAVIGATION, GÉNIE CIVIL ET MILITAIRE 



PiismiNT D*HONinDR. . . M. PB. CBRROTI, Lieutenant général da Génie italien. 

PaisiDiKT M. le Colonel LAUSSEDAT, Direct, du Goaserv. des Arts et H., à Parig. 

SbcbAtaibs M. BOGA, Ing. des Arts et Man., à Paris. 



- Séance da 13 août 4865 ~ 

M. GHAICBRELENT, Inspect. génér. des P. et Gli., à Paris. 

De la fiocation des torrents et du boisement des montagnes. Résultats des travaux 
de boisemerU des Dunes et des Landes, — Les torrents qui ravinent les flancs 
dénudés des montagnes, causent les plus grands ravages dans la contrée où le 
mal se produit; mais ces rayages ne s'arrêtent pas dans la contrée, ils s'éten- 
dent bien au delà, sur tout le cours des vallées ; ils produisent les déborde- 
ments des rivières d'une part, et d'autre part ils réduisent le débit d'étiage 
de ces mêmes rivières, ce qui ne permet pas d'y trouver, l'été, l'eau nécessaire 
pour l'irrigation des terrains riverains. 

Un point essentiel à remarquer, c'est que les travaux à faire pour arrêter 
entièrement le mal à sa source, coûtent, le plus souvent, moins que la répara- 
tion des ravages d'un seul orage. Les débordements de la vallée de la Garonne, 
en 1885, causèrent des dommages s'élevant à plus de iOO millions ; or, il est 
démontré qu'avec une somme égale on peut fixer et boiser tout le bassin 
pyrénéen, d*où est venu le mal. 

Les boisements n'ont pas seulement pour effet d'arrêter le mal ; ils produisent 
par eux-mêmes de grandes richesses forestières dans un avenir peu éloigné. 

Deux grandes opérations de boisement, de même nature que celle dont l'ur- 
gence est signalée aujourd'hui, ont été faites en France dans le commencement 
du siècle : la fixation et le boisement des Dunes, l'assainissement et le boise- 
ment des Landes. La première, en faisant disparaître un danger public, a 
produit une richesse forestière de plus de 30000000 de francs. La deuxième 
a produit une valeur territoriale évaluée en 1878 à 205000000 et s'élève 
aujourd'hui à ^0000000. 



96 NAVIGATION, GÉNIE CIVIL ET MILITAIRE 

Les Landes de Gascogne, assainies et boisées aujourd'hui, fournissent des 
boisa l'Europe, à TAfrique et à rAmérique. 

La ligne télégraphique du c&nal de Panama est entièrement construite avec 
des poteaux venus dans les Landes. 

Ces contrées lointaines sont aujourd'hui tributaires d'une partie du territoire 
français, qui était récemment encore plus stérile . 

Discussion, — M. Laussedat, président, à la suite de cette communication, 
dont il constate l'importance, demande à M. Ghambrelent si la couche de tuf 
nommée alios qui forme le sous-sol des Landes, à une faible profondeur de la 
surface, n'est pas un obstacle au développement des arbres et s'il n'est pas 
nécessaire de la briser pour assurer ce développement. 

M. Ghambrelent répond que l'alios, qui était la principale cause de la stérilité 
des Landes avant l'assainissement, est devenu au contraire depuis cet assai- 
nissement une cause favorable à la végétation. 

Get alios, qui empêchait Teau de s'écouler intérieurement, n'est pas d'une 
imperméabilité absolue, c'est une sorte de pierre ponce qui arrête l'écoule- 
ment rapide des eaux à sa surface; mais depuis que les eaux pluviales s'écou- 
lent à la surface par les travaux d'assainissement exécutés dans tout le pays> 
l'inconvénient de Talios n'existe plus. 

D'un autre côté, cet alios, reposant sur un sous-sol aquifère où il pompe l'eau 
par capillarité, se trouve toujours humide, même dans les chaleurs de l'été, et 
les racines des arbres y trouvent une fraîcheur qui en favorise considérable- 
ment la végétation. 

G'est ce qui explique le développement si rapide des forêts des Landes. 

Avant l'assainissement l'alios était la pierre maudite des Landes, elle en est 
aujourd'hui la pierre bénite. 



M. MBRGERON-VIGAT, iDg. des P. et Ch., à Grenoble. 

Sur le durcissement des gangues hydrauliques,—M. Merceron-Yicât fait remar- 
quer que Vicat attribuait la solidification à une cristallisation confuse, mais 
n'avait fait aucune expérience pour justifier sa manière de voir. 

Il rappelle ensuite les théories de MM. Rivot, Frémy, Le Ghatelier. 

Suivant M. Merceron-Vicat, les cristaux qui se forment dans les portlands, 
après leur cuisson, ralentissent la prise, mais n'en sont pas la cause efficiente. 
Le phénomène de la prise est un phénomène purement mécanique analogue à 
celui de la consolidation des grès a ciments siliceux . La chaux joue le rôle de 
sable et l'argile celui de la silice ; la consolidation est rapide parce que du 
premier coup on apporte tous les matériaux nécessaires, et que la chaux en s'hy- 
dratant sèche l'argile et la durcit. Gette théorie est conforme aux idées de 
L. Vicat, qui regardait la chaux hydraulique éteinte comme un mélange de 
chaux hydratée et d'argile gélatineuse. 



M. PhUippe GERROTI, Ueut. gén. du Génie italien. 

InadmissibiliU de P hypothèse du prisme de plus grande poussée dans la théorie des 
murs de soutènement. — Dans le calcul des murs de soutènement, on part de 
l'hypothèse d'un prisme de plus grande poussée, que l'on considère comme 



COLONEL LAUSSEDAT, — PRÉSENTATION DU CIBCULI-DIVISEUR MORA 97 

un solide libre glissant avec tout son poids sur le plan de rupture; on ima- 
gine que la paroi de soutènement oppose à TefFort de descente du prisme une 
force simplement horizontale. Mais cela n'est pas vrai ; car, le frottement des 
terres contre la paroi n'étant pas nul, de l'existence de cette force horizontale 
s'ensuit l'existence d'une autre force verticale, c'est-à-dire de la résistance due au 
frottement entre les terres et la paroi de soutènement. Naturellement une 
partie du poids du prisme est élidée par cette résistance. 

Mais, comme en tenant compte aussi de cette résistance, qui d'ailleurs ne 
pourrait pas être facilement déterminée, il résulterait une formule plus com- 
plexe que la formule ordinaire, on ne saurait plus trouver comme de la ma- 
nière ordinaire l'angle qui détermine ce prisme hypothétique de plus grande 
poussée par le maximum du produit des tangentes des deux angles partiels, 
dans lesquels celui du talus naturel est décomposé par le plan de rupture. 
Partant, l'hypothèse du prisme de plus grande poussée ne peut pas nous con- 
duire à la connaissance de ce que nous cherchons, c'est-à-dire de la véritable 
poussée des terres: que nous devons déterminer par d'autres moyens, où l'on 
considère l'action simultanée horizontale et verticale des terres contre la paroi 
des murs de soutènement, c'est-à-dire de l'inclinaison de la poussée contre 
cette paroi. 

Discussion, — M. Gobin fait observer qu'il est d'accord avec M. le général 
Cerroti pour reconnaître que l'hypothèse du prisme de plus grande poussée 
s'enfonçant comme un coin entre le massif de terre et le mur est insuffisante 
pour expliquer le phénomène de la poussée des terres et pour en déterminer 
l'intensité. 

Ce mouvement d'enfoncement n'étant pas celui qui se produit dans le massif 
soutenu lorsque le mur s'avance d'une quantité infiniment petite dans la 
direction de la poussée, le frottement n'a pas l'intensité qu'on lui attribue dans 
le calcul de l'équilibre. M. Gobin est arrivé par des démonstrations élémentaires 
à expliquer la formation, dans le massif, d'un plan de rupture. Il a expliqué sa 
théorie par des expériences variées. 



— séance du 14 août 1985 - 
M. le Colonel LAUSSEDAT, Direct, du Conserv. des Arts et U., à Paris. 

Présentation du circuli-diviseur Mora, — Ce petit instrument est destiné à 
diviser une circonférence ou un angle quelconque en parties égales. 

Dans le premier cas, on emploie une sorte de compas à vei^e dont la tige 
porte un curseur armé d'une molette à axe horizontal. A chaque tour que fait 
cette molette en roulant, une dent qui forme légèrement saillie y marque un 
point. Des traits numérotés de 1 à 25 sont tracés sur la verge et, en plaçant le 
curseur sur l'un deux, on obtient la division correspondante sur la circonfé- 
rence décrite par la molette. En traçant ensuite les rayons et en les prolon- 
geant jusqu'à la circonférence donnée, on obtient le résultat cherché. 

Pour diviser un angle ou un arc quelconque, on emploie un petit gabarit de 
bois mince dont le profil est un arc de spirale logarithmique, au pôle duquel 
est un angle droit qui limite également le gabarit. 

En appliquant le sommet de cet angle droit au centre de l'arc et en dirigeant 
le long côté sur l'une des extrémités de cet arc, le rayon vecteur qui correspond 

7 



98 HAVIGATIOlf, GÉKK dVUs BT MILITAIRE 

à Tautre extrémité est Taiiité qoe Ton doit porter sar son prolmig^neDt un 
nombre de fois égal à celui de la division proposée. 

Si Ton décrit alors, du centre, des arcs concentriques passant par les répères 
équidistants ainsi obtenus, les points d'intersection de ces arcs de cercle avec 
la spirale dti gabarit seront ceux qu'il faut joindre au centre pour obtenir les 
rayons qui divisent l'angle on Fare du cercle donné en autant de parties égales. 

Cet appareil est construit par M. Molteni. 



Sur les applicatûms du télémélrographe. — M. Lacdessat rappelle en quelques 
mots le principe de l'instrument qu'il a désigné sous le nom de télémétrographe, 
U fait remarquer que Timage virtuello, vue au moyen de la lunette terrestre 
et projetée par le prisme de la chambre claire sur une planchette honzonlale, 
permet, quand toute parallaxe a disparu, de mesurer très exactement la 
distance de la vue distincte, pour chaque opérateur. 

U entre ensuite dans le détail des opérations très simples que Ton peut 
effectuer, à l'aide du télémétrographe, notamment dans les pays très acci- 
dentés. U explique incidemment pourquoi la photographie, qui peut rendre 
tant de services dans les reconnaissances qui embrassent une étendue limitée 
de pays, ne peut pas être employée aussi avantageusement que le télémétro- 
graphe, lorsqu'il s'agit d'opérer à de grandes distances, et il déclare que c'est 
après avoir essayé de se servir de la photographie, pendant le siège de Paris, 
qu'il u eu recours à la lunette terrestre armée d'un prisme ordinaire de chambre 
claire et qu'il a obtenu les résultats qu'il a fait connaître dernièrement à 
l'Académie des sciences. 11 croit, d'ailleurs, devoir rappeler qae le principe de 
l'appareil a été publié depuis longtemps par lui, dans le n^' 16 du Mémorial de 
l'officier du Génie, année 1854, ce qui le dispense de mentionner les instru- 
ments analogues, moins complètement étudiés, qui ont été proposés beaucoup 
plus récemment par d'autres personnes. 



M. GK>BIN, iDg. en chef des P. et Ch., à Lyon. 

Appareils Th, Colin à ouvrir el à fermer automatiquement les réservoirs. — Les 
appareils de M. Th. Colin sont destinés à la vidange automatique des réser- 
voirs créés pour Tirrigation des prairies dans les régions montagneuses, à 
l'obtention de chasses d'eau automatiques pour le lavage des égouts, au réglage 
du niveau des étangs, etc. 

Ces appareils se divisent en deux catégories : 

i^ Les Bondes automatiques ou appareils de chasse^ qui tiennent toujours les 
réservoirs hermétiquement fermés ou complètement ouverts, dans le but de 
les vider en totalité ou en partie; 

2<> Les Régulateurs de niveau, qui maintiennent l'eau toujours à la même 
hauteur. 

Le fonctionnement des appareils de la première catégorie repose sur le prin- 
cipe de l'équilibre instable, d'après lequel ils sont toujours hermétiquement 
fermés ou complètement ouverts. 

Dans les régulateurs de niveau, au contraire, le système est en équilibre 



' 



THIERVOZ. — LES EAUX DE GRENOBLE 99 

stable ; quand l'eau dépasse le niveau fixé, le clapet de l'appareil s'ouvre plus 
ou moins suivant le volume à débiter. 



M. Edmond BOGA, iDg. des Arts et Man., à Pari?. 

Trœtion par l'air comprimé sur le métropolitain de Paris. — M. Edmond BocA 
montre que si l'on adopte la solution du chemin de fer souterrain, suivant le 
système' accepté par le conseil municipal de Paris, le conseil général de la 
Seine, le conseil général des Ponts et Chaussées, ce n'est qu'en rejetant toute 
machine à vapeur avec foyer et môme sans foyer que Ton évitera les incon- 
vénients qui résulteraient de la traction pour les voyageurs. 

Il étudie, parmi les diverses solutions acceptables, celle consistant à faire 
remorquer les trains par des locomotives à air comprimé. 

Ces machines de même poids et de môme apparence extérieure que les 
locomotives à vapeur, sauf la cheminée, auraient un approvisionnement d'air 
de 17 mètres cubes à 50 atmosphères, soit 1000 kilogrammes d'air. 

La dépense d'air pour remorquer un train de 75 tonnes étant de ÀO kilo« 
grammespar kilomètre, les machines pourraient effectuer sans rechargement 
20 kilomètres de parcours. 

Quant aux usines de compression, elles pourraient être installées a plusieurs 
kilomètres des points de chargement. 

Les frais de traction seraient les mêmes qu'avec des loconi3tives à vapeur 
ordinaires. 



*- Sé«uice du ûy août 1995 - 

Les 3M® sections se sont réunies à la 17» section pour traiter la question sui- 
vante : 

Sur les conditions hygiéniques et économiques du problèms du chauffage et de la 
vîmtiUUion des édifices (1). 



— séance du ftOuoiit 1995 — 
M. THIERVOZ, Oir. du service de la Voirie et des Eaux, à Grenoble. 

Sur les ea\Ax di Grenoble et l'emploi du cim3nt dans les travaux publics* — 
M. Thiervoz fait la description de son projet en cours d'exécution, qui consiste à 
capter à 10 kilom. 200 de Grenoble une source donnant 30000 litres à la minute, 
assurant ainsi 1000 litres d'eau par jour et par habitant. La pression obtenue 
par la simple action de la gravitation sera de 20 mètres, toute perle de charge 
déduite. 

Les conduits de captage et d'amenée des eaux sont en béton de ciment jus« 
qu'à 2 kiiom. 500 à l'aval du village de Pont-de-Claix, et en fonte après ce 
point. La traversée du torrent du Drac se fait au moyen d'un siphon composé 
de deux puits verticaux de 30 mètres de hauteur, reliés par une galerie hori- 

(0 Le compte rendu de celt séance figure dans les travaux de la 17* seetion. 



100 5AVI6AT105, GÉ5IE CIYIL ET MILITAIRE 

zontale de 9d mètres de longueur. La dépense totale, y compris la distribution 
en ville, sera de deux millions. Les travaux ont été dirigés par le service 
municipal; la ville exploitera elle-même le service. 

En ternïinant sa communication relative aux eanx de Rochefort, M. Thiervoz 
a énuméré les travaux nombreux où le ciment avait son emploi : conduits 
d'égouts à petit diamètre, remplaçant les égouts à grande section; escaliers en 
ciment pour les voies non charretières et ayant de fortes déclivités; radiers 
d'égouts construits dans la nappe, blocs artificiels pour bâtiments; poteaux 
de treillage; conduits ponr ligne souterraine télégraphique; enfin et surtout, 
chaussées cimentées, etc. 

Discussion. — M. Durand-Claye s'associe complètement à Tidée de généra- 
liser renïploi des conduites en ciment pour l'assainissement de la ville ; les 
égouts à grande section doivent êlre réservés pour les collecteurs. Les con- 
duites formant les dernières artères du réseau devront être munies en tête de 
réservoirs de chasse; aux jonctions des diverses conduites il devra être établi 
des regards de visite et d'aération. Dans ces conditions, on peut aller jusqu'à 
des pentes de 0'",001 par mètre; il suffit de vérifier que la vitesse sera, au 
minimum , de 0'",70 à la seconde. 

M. Durand-Claye ne serait pas partisan de l'idée de laisser le radier des égouts, 
perméables parles joints. Si les eaux de la nappe entrent par ces joints dans les 
galeries, transformées en drains, il pourrait arriver que l'inverse eôt lieu, et 
que le sous-sol fût infecté par les eaux d'égout. 



M. LORT, Doyen de la Fac. des Se, à Grenoble. 

Sur i(i$ concrétions ferrugineuses dans les conduites en fonte, — M. Lory expose 
les études qu'il a faites sur les concrétions ferrugineuses, ou tubercules, déve- 
loppées dans les anciennes conduites en fonte des eaux de Grenoble, et plus 
récemment dans celles de Saint-Étienne et d'Utrecht. Ces concrétions sont 
essentiellement formées de peroocyde de fer hydraté et dépourvues de carbonate 
de cfiauxy lors môme qu'elles sont formées par des eaux, comme celles de Gre-. 
noble, contenant 17 centigrammes de carbonate de chaux par litre. De plus, 
elles contiennent toujours une grande quaotité de menus débris végétaux, de 
diatomées, etc. 

M. Lory pens > que l'attaque des tuyaux de fonte provient de Faction de ces 
matières organiques en suspension ou en dissolution dans les eaux, et il en 
déduit les essais préliminaires à faire et les précautions à prendre à l'égard 
des eaux qu'on se propose d'amener par des conduites en fonte. 



Bt. Alfred DURA.NDGLAYE,Ing. en chef, Prof, aux Éc. des P. et Ch. et des Beaux-Arts, à Paris. 

Travju.r di* défense et de correction des torrents, — M. Durand-Claye rappelle 
les bfaux travaux de M. Surell sur la question. — 11 analyse les diverses phases 
ot les divers caractères des torrents, spécialement des torrents des Alpes fran- 
çaises, dont les membres de l'Association ont l'occasion de voir de nombreux 
sptVMUiiMis autour de Grenoble, et dans la vallée de la Durance aux environs de 
Gap et d'Kmbrun. 11 indique les travaux à exécuter dans les bassins de récep- 
tiui ot sur les cùnos de déjection, barrages, terrassements, etc., et montre la 



L.-L. VAUTHIER. — l'eSTUAIRE DE LA SEINE 101 

connexion forcée de ces travaux avec le reboisement et le gazonnement, qui 
restent les vraies mesures défensives de la montagne. Il insiste sur Finfluence 
morale des résultats à obtenir ou déjà obtenus pour guérir la plaie vivace du 
dépeuplement de nos belles Alpes françaises. 



M. FOURET, Répét. à TÉc. polyt., à Paris. 

Preêsion hydrostatique sur une paroi cylindrique. — Cette communication a 
pour objet la détermination graphique de la pression exercée par un liquide 
pesant, sur une portion de cylindre de révolution ayant son axe horizontal et 
faisant partie, par exemple, du parement intérieur d'un mur de barrage. En 
décomposant le profil d'un pareil mur en segments circulaires et rectilignes, 
et déterminant pour chacun la pression partielle, on obtiendra par une construc- 
tion facile la pression totale. 



— séance du SdO août 1S95 — 

M. 1b.-1b. VAUTHIER, Ingénieur des Ponts et Chaussées, à Paris. 

Étude sur les mouvements des fonds au débouché de Vestuaire de la Seine, 
de 183i à 4880 (1). — L'étude dont il s'agit porte sur l'ensemble des fonds 
au débouché de l'estuaire, entre deux méridiens situés, l'un à 9 kilom. 500 à 
Test du Havre, l'autre à 4 kilom. 500 à l'ouest. La surface envisagée est de 
136 millions de mètres carrés. 

L'étude des mouvements des fonds a été faite au moyen des sept reconnais- 
sances hydrographiques que Ton possède et qui datent : la première de 1834 ; 
la dernière de 1880. Cette étude donne, dans l'étendue du périmètre considéré, 
les cubatures, par carreaux de 1000 toises de côté, des volumes d'eau en con- 
trebas du zéro des cartes marines et des volumes de sabk en contrehaut dudit 
zéro ; ces derniers volumes toujours très faibles relativement aux premiers. 

Le premier résultat de la recherche, c'est que les fonds étudiés sont en état 
incessant de mobilité; les volumes d'eau constatés à certains moments 
varient de 1/4 à 1/5 par rapport à ceux constatés dans d'autres. De plus, et ce 
résultat est d*une extrême importance, l'étude montre, contrairement à des 
prévisions considérées comme indiscutables, que l'effet général de 1834 à 1880 
est un dégagement^ non un encombrement. De 1834 à 1853, les apports sont con- 
sidérables; ils s'élèvent à 35 millions de mètres cubes. Mais, de 1853 à 1869, il 
s'opère une série d'affouillements atteignant presque 79 millions de mètres 
cubes. A partir de cette dernière année, le sens du mouvement se renverse de 
nouveau, et, de 1869 à 1880, l'encombrement est mesuré par un remblai do 
37 millions de mètres cubes. D'après cela, quand on envisage la période entière, 
le résultat final est un déblai ({m dépasse 6 millions de mètres cubes. 

M. Yauthier montre, en outre, au moyen de cartes spéciales, comment se 
répartissent par grandes masses les apports et les affouiliements survenus 
d'une période à l'autre. 

(\) Des indications analogues à celles produites dans celte élude ont été données dans une note 
jointe aune (2^p<»t(ton de M. Vauthier devant la Commission de» ports et voies navigables àQ Xd^ 
Chambre des députés, dans sa séance du 3 décembre \%%h, à propos de l'exécution d'une nouvelle 
entrée au port du Havre. (Rouen, imprimerie Gh.-F. Lapierre ; \ 885.) 



102 NAVIGATION; GÉNIE CIVIL ET MILITAIRE 

Ces constatations de fait sont certainement de nature à jouer un rôle extrê- 
mement utile dans les recherches ultérieures ayant pour objet de déterminer le 
moyen, sinon de fixer entièrement les fonds de Testuaire de la Seine, du moins 
d'en diminuer la mobilité. 



M. CAHEN, Capitaine du Génie, à Grenoble. 

Matériel en fer pour charpentes démontables par éléments transportables. — Après 
un historique complet des recherches antérieures, M. le capitaine Cahen expose 
son système de pont et charpente qui consiste dans remploi d'éléments .géné- 
ralement assemblés de façon à présenter Timage d'un arbalétrier de ferme 
Polonceau, sans toutefois exclure les autres dispositions possibles. Il fait res- 
sortir que, grâce au choix qu'il a fait des angles de 30°, 60®, 90° pour les 
assemblages, son système est le plus générai de tous et peut, à la rigueur, 
comprendre, comme cas particulier, les systèmes Eiffel, Cottreau, Henry, etc., 
sans que cette propriété soit réciproque, et qu'en outre, ce type général permet 
de réaliser, outre les ponts droits, tel système de charpente qu'on voudra, voire 
même les fermes de toiture. 

On a remarqué également le mode de réunion des pièces de contreventement 
passant à travers des jours de la plaque d'assemblage et comportant au besoin 
l'emploi de plusieurs fermes accolées. 



2^ &roupe 
SCIENCES PHYSIQUES ET CHIMIQUES 



5^ Section 
PHYSIQUE 



Présioeni. .... M. BAILLE, Répét. àVÉc. polyt.» Prof. àTÉc. de Phys. et de Ch. industrielles 

à Paris. 
Sbcrbtairb M. HURION, Prof, à la Fac. des Se, à Grenoble» 



- Séance du 13 août 188S — 
M. Philippe BRETON, Ingénieur en chef des P. et Ch. en retraite, à Grenoble 

Etude expérimentale sur laLoiquilie les Sensations lumineuses avec les Quantités 
de Lumière.^i^ Un grand nombre de physiciens français attribuent à la loi dite 
de Fechner une portée que M. Fechner était très loin de lui donner. 

2<> Des expériences, faites d'abord avec le lavis à l'encre de Chine, puis avec 
de petites bougies de cire, portant Tombre d'un écran sur un tableau blanc, 
s'accordent pour confirmer la loi suivante ; « l'intensité de la Sensation umi^ 
<( neuse est proportionnelle à la racine carrée de la Quantité de Lumière. » 

S^ Dessins détaillés d'instruments projetés, pour de nouvelles expériences, 
savoir : 

a) Disques tournants à échelons, pour manifester à un nombreux auditoire 
la c fausseté de l'hypothèse logarithmique », et la a vérité très approximative de 
l'hypothèse parabolique. » 

b) Série d'écrans blancs dans une boite tapissée de velours noir, échelonnés 
à des distances mesurées à volonté à une bougie uni^, donnant une série d'éclai- 
rages mesurés exactement depuis jusqu'à 100. 



104 PHYSIQUE 

4*» La Loi parabolique représente, dans la théorie des ondes, la Sensation 
comme proportionnelle à YEffort moyen qui sollicite les éléments organiques 
sensibles, tandis que la Quantité de Lumière est le Travail de cet effort moyen. 



M. PIL.LET, Ch. des Travaux grap., à l'École des P. et Ch., Prof, à l'École des beaux-arts, 

à Paris. 

Sur un ludion harùmétrique, — Cet instrument se compose essentiellement 
d'un baromètre à cuvette lesté de manière à se comporter comme un aéromètre 
qui s'enfonce plus ou moins quand la pression atmosphérique vient à varier. 

Discussi(m, — M. Duboscq fait remarquer que cet appareil pourrait être uti- 
lisé dans les observations météorologiques. 



M. MAGE DE L.ÊPINAT, à Marseille. 

Dispersion de double réfraction du quartz. — M. Macé de Lépinay, en utilisant les 
franges de Fizeau et Foucault produites par deux lames de quartz superposées^ 
taillées Tune et l'autre parallèlement à Taxe, et dont les épaisseurs avaient été 
directement mesurées en longueur d'onde de la raie D2 par les franges de Talbot 
(voir les Comptes rendus de V Académie des sciences, t. C, p. 1377), a pu détenniner 
les valeurs absolues de la différence n'-n des deux indices du quartz, par rap- 
port au vide, pour 9 raies du spectre visible. Ces valeurs sont certainement 

exactes au moins à -i^ près. EUes conduisent à considérer la formule de 

b c 
Cauchy n'-n = a+ ^ + ^ comme absolument insuffisante. La concordance 

b c 
entre l'expérience et la formule de Briot n-n = ^ + 51 + T4 + d>^2 est au con- 
traire complète. 



M. J.-B. BAILLE, Rép. à l'Éc. polyt.. Prof, à l'Éc. des P. et Ch., à Paris. 

Propagation d'un ébranlement dans un cylindre. — Newton avait autrefois 
étudié la propagation d'un ébranlement dans un cylindre indéfini, et il en avait 
conclu la vitesse théorique du son. La théorie de Newton, appliquée à l'air, 
donne comme vitesse du son le nombre 280 mètres par seconde, tandis que les 
expériences les plus concluantes, comme celles de M. Regnault, donnent comme 
vitesse de son le nombre ddO'^fi à 0^. — Cette divergence entre la for- 
mule théorique et le résultat pratique a été inexpliquée jusqu'à La Place, qui, 
reprenant les calculs de Newton et prévoyant les résultats de la thermodynami- 
que, indiqua que toute compression d'un gaz est accompagnée nécessairement 
d'un échauffement de ce gaz, phénomène que Newton croyait négligeable, mais 
qui introduit dans le phénomène un facteur considérable. Pour arrivera la 
formule vraie, il faut faire intervenir le rapport des cha'eurs spécifiques des 
gaz, et on arrive alors au nombre véritable 330°»,5. 



H. TRANNIN. — SAGGHABIMÈTRE DES RÀPERIES 105 

La perturbation, introduite dans le phénomène par réchauffement du gaz 
résultant de la compression, est d'autant plus faible que le cylindre dans lequel 
est renfermé le gaz est plus étroit, et Ton peut espérer retrouver le nombre de 
Newton en étudiant la propagation d'un ébranlement dans un cylindre de plus en 
plus étroit, dont les parois enlèveraient à la masse de gaz la chaleur à mesure 
qu'elle se produirait. — C'est le but que j'ai poursuivi en installant à l'École 
municipale de physique et de chimie de la Ville de Paris un long tube de cuivre 
de 300 mètres et de 6 centimètres de diamètre. La vitesse du son mesurée dans 
ce tuyau a été trouvée 310 mètres en moyenne. — On peut donc affirmer qu'un 
tuyau d'un diamètre plus petit encore donnerait un nombre encore plus 
rapproché de 280. 

Cette expérience , dont le résultat n'était pas douteux, est cependant inté- 
ressante, non seulement comme vérification d'une idée théorique, mais encore 
comme exercices d'expériences précises faits par les élèves de l'École muni- 
cipale. 



M. HURION, Prof, à la Fac. des Se, à Grenoble. 

Sur la variation de résistance des métaux aimantés.— M. Hurion a constaté que 
l'aimantation diminue la longueur des fils de nickel et augmente leur résis- 
tance. Les deux effets sont proportionnels et réguliers quand on opère sur des 
fils recuits. 



— séance au t^ft août t8SS — 
M. H. TRANNINj D' es sciences, à Arras. 

Saccharimètre des râperies.— M. Trannin donne la description d'un sacchari- 
mètre spécialement destiné aux analyses rapides des jus de betterave, en vue 
de la détermination du sucre qu'elles contiennent. Cet instrument repose sur le 
principe de la compensation d'une différence optique constante pour une colonne 
de liquide actif de longueur variable. La différence optique constante est égale à 
la rotation d'une plaque de quartz G de 0"*™,202 ou en sucre de canne à une 
longueur de 10 centimètres avec une richesse de 10 0/0. Le polariscope employé 
est du genre du polariscope Sénarmont, avec cette différence qu'on a fait glisser 
l'un par rapport à l'autre les deux ensembles parallèles qui le constituent, d'une 
longueur égale au déplacement effectif qu'introduirait entre les franges la diffé- 
rence optique constante. Ce saccharimètre donne directement, sans calculs, la 
quantité de sucre contenue dans le jus de betterave considéré. 



Réfractomètre différentiel. — Cet instrument est destiné à déceler et à mesurer 
des différences très faibles de réfraction de liquides. Il est constitué essentielle- 
ment par un prisme rectangle vertical formé de lames de glace plan-parallèles et 
divisé en deux parties par une cloison horizontale. Ce double prisme est placé 
dans une cuve en glace à faces parallèles. La partie inférieure du prisme com- 
munique avec le Uquide de la cuve ; l'autre partie, au contraire, est close de 
toute part excepté par le haut et ne communique pas avec le liquide de la cuve 
parallèle ; mais elle renferme le liquide que l'on veut comparer à celui de la 
cuve. 



106 PHYSIQUE 

Dans ces conditions les rayons lumineux qui traversent cet ensemble se divi- 
sent en deux portions : la portion inférieure du faisceau n'éprouve pas de dé- 
viation et donne une image qui peut servir de point de repère. La portion 
supérieure du faisceau est déviée d'autant plus que les indices de réfraction 
des deux liquides sont plus différents et c'est cette déviation qui sert de 
mesure. L'appareil est assez sensible pour déceler dans Feau pure 1/2,000 de 
sucre, i/1,500 de sel marin et un mélange de 1 0/0 d'huile de lin dans l'huile 
de pavot. 



Diahétomètre. — Cet instrument présente une disposition nouvelle, particu- 
lièrement commode aux médecins, qui peuvent faire les analyses des urines 
très rapidement, au domicile des malades. 



M. A. RIBAUGOUR, log. des P. et Ch., à Vesoul. 

Sur deux phénomènes d^ hydrodynamique observés au bassin de Saint-Christophe, 
^ Dans le bassin, Tintroduclion des eaux a lieu parle fond. 

Les eaux de la Durance sont, à bref délai, ou très chargées ou peu chargées 
de limons. On observe (lorsque l'accumulation des vases a réduit la capacité 
du bassin) deux phénomènes qui établissent que tout se passe comme si Ton 
introduisait successivement et en ordre inverse deux liquides de densités diffé- 
rentes. 



K. LOIR, Direct.-iog. des Télégr., à Lyon. 

Organisation de la télégraphie militaire en France. — La télégraphie militaire 
emploie deux moyens de correspondance, l'un électrique, l'autre optique. Les 
lignes sont généralement construites en câbles à un conducteur. Les appareils 
en usage sont le morse et le parleur ; ils peuvent fonctionner soit par courants 
successifs, soit par courant continu. La pile est du système Leclanché. 

Les appareils optiques sont à projection. Le diamètre des objectifs varie 
avec la portée des appareils et augmente avec elle. On utilise soit la lumière 
solaire, soit celle d'une lampe. 



M. le D' DAGRÉVE, à Tournon (Ardèche). 

Bobine d'induction destinée aux applications médicales. — La bobine présentée 
est une bobine à chariot; elle est construite pour les applications médicales et 
physiologiques. 

Elle se distingue des autres en ce que les bobines induites à gros fil et fil fin 
sont roulées sur la même bobine; elle permet: 1» d'employer Textracourant, 
2® un courant induit à gros fil, 3<> un courant à fil fin, 4» la réunion de deux ou 
des trois courants, 5<> de doubler en grosseur ou en longueur le gros fil, 6® la 
disparition de l'étincelle de tension dans le fil gros induit au moyen d'une 
pince en fil de laiton. 



PRÉSENTATION DE TRAVAUX IMPRIMÉS ' 107 

- Séance du 19 août 1885 - 
M. BAILLE, Répét. à TÉc. polyt., Prof, à TÉc. de Fh. et de Ch. industrielles, à Paris. 

Détermination des moments magîiétiques par V amortissement des aimants oscil- 
lants (1). — Les moments magnétiques des barreaux ne peuvent être mesurés en 
valeur absolue que par la méthode de Gauss.— Pourtant Tancienne expérience 
de Gambey, expliquée par Arago, donne une équation de laquelle on peut tirer 
la mesure du moment magnétique. 

L'expérience fondamentale de cette méthode consiste à faire osciller un bar- 
reau aimanté à Tintérieur d'une bobine de fils, alternativement ouverte et 
fermée, et à mesurer l'amortissement des oscillations dans les deux cas. — 
Lorsque la bobine est fermée, l'amortissement est bien plus fort que lorsqu'elle 
est ouverte; et la différence de ces deux quantités est d'une part proportion- 
nelle au carré du moment magnétique de l'aimant oscillant, et d'autre part en 
raison inverse de la résistance électrique, évaluée en ohms,, du fil composant la 
bobine. 

Les autres quantités, telle que la constante galvanométrique de la bobine, se 
mesurent assez facilement par les procédés ordinaires. 

On obtient donc par une seule expérience, très courte, les données expéri- 
mentales qui permettent de mesurer les moments magnétiques du barreau 
oscillant. 

Les applications que j'ai faites de cette méthode, concurremment avec celles 
de Gauss, ont donné d'excellents résultats. 

Cette méthode de l'amortissement est surtout intéressante pour la détermina- 
tion au moment magnétique terrestre. — On obtient ce moment à l'instant 
précis de l'observation, qui n'est pas possible avec l'expérience de Gauss. 



Présentation de travaux imprimés 

ENVOYÉS AU CONGRÈS 
POUR ÊTRE COMMUNIQUÉS A LA 5^ SECTION 



M. DuFET. — Variations des indices de réfraction sous l'influence de la 
chaleur. 

M. D. ToMMAsi. — Éclairage des trains de chemins de fer par l'électricité com- 
binée avec le gaz. 



(1) Voir le mémoire in extenso, Ann. de Ch.^t P/i.| juillets 885. 



108 CHIMIE 



6* Section 



CHIMIE 



PAâllDBNTS D*HONNKUR . . MM. ALEXBYKFF, Prof. à l'Uoiv. de Kiew. 

FRANCHIMONT, Prof, à VOniv. de Leyde.. 

FRIEOEL, M. de Tlnst.. Prof, à la Fac. des Se. de Paris. 

Président M. DE CLERMONT, Dir. du Labor. de Ch« de la Sorboaoe, à Paris, 

ViCB-PRBSiDBNT M. RAOULT, Prof, à la Fac. des Se, à Grenoble. 

Sbcrétairb M. SâGLIER, Prépar. à la Fac. des Se, à Paris. 



— séance du 48 août 18^S — 



MM. G. FRIEDEL. et J.-M. CRAFTS. 



Sur la séparation des hydrocarbures isomériques de la série aromatique. — Lors- 
qu'on laisse digérer a froid pendant quelques heures, avec un excès de brome 
additionné d'une petite quantité d'iode, ou, dans certains cas, d'un peu de 
chlorure d'aluminium, le mélange d'hydrocarbures, on constate que tout l'hy- 
drogène contenu dans le noyau benzénique est remplacé par une quantité 
correspondante de brome, sans que l'hydrogène des chaînes latérales soit 
attaqué. Ainsi, un hydrocarbure renfermant 2 chaînes latérales fournira un 
dérivé tétrabromé ; un hydrocarbure renfermant une seule chaîne latérale, en 
donnera un qui contient 5 atomes de brome. Ces corps auront, en général, 
des propriétés fort différentes et pourront être séparés quantitativement. 

L'analyse du produit brut donne déjà une indication précise sur les propor- 
tions du mélange primitif. 

Il y a plus, on pourra oxyder ces corps bromes par Faction du brome en 
excès en présence de l'eau, et obtenir, dans le cas des xylènes tétrabromés, 
par exemple, des acides phtaliques tétrabromés; dans celui de leur isomère 
rétliyibenzine, du méthylbenzoyle perbromé. 

Ces diverses réactions fournissent une méthode générale de séparation de 
divers li}'drocarbures isomériques de la série aromatique. 



DE CLERMONT ET CHAUT ARD. — SUR l'iODACÉTONE 109 



M. STUDLER, à Sidi-bel-Abbès. 

Contribution à une théorie mécanique de Vatomicité, — On a défini la molécule 
la plus petite masse d'une substance qui puisse exister à Tétat libre. Cette 
définition s'applique aussi bien aux corps simples qu'aux corps composés. La 
molécule ainsi définie est formée de parties distinctes, môme dans une 
substance réputée simple. Ainsi, la molécule de chlore se fractionne dans le 
rapport de 2 à 1, quand il se forme de l'acide chlorhydrique. La molécule de 
soufre se polymérise dans le rapport de 1 à 3, quand la température s'abaisse ^ 
de 1 000 vers 500°. 

Les réactions chimiques fojit connaître le nombre des particules que leur 
attraction mutuelle maintient en un tout solidaire daiis une molécule. Est-il 
possible de pousser plus loin cette étude et de découvrir l'arrangement mutuel 
des atomes dans chaque molécule ? Les données expérimentales sont insuffi- 
santes pour donner la solution du problème, et doivent être complétées par 
une hypothèse sur la forme même de l'atome. 

L'hypothèse la plus simple consiste à admettre que les atomes sont sphé- 
riques. Le problème à résoudre est alors celui-ci : Trouver la disposition 
d'équilibre de n sphères, égales, impénétrables, et dont chacune est attirée 
par toutes les autres. Voici la solution : Le groupe d'équilibre est un polyèdre 
qui est limité de toutes parts par des triangles équilatéraux. — Si l'on discute 
successivement les cas particuliers, on arrive à des conséquences qui présen- 
tent une coïncidence frappante avec des faits encore inexpliqués, mais connus. 
Les plus importants de ces faits sont : 

lo Si l'énergie chimique de l'atome est éteinte par son contact avec i, 2, 3, 4 
ou S atomes semblables, il se forme des molécules limitées dont chacune est 
un polyèdre régulier; 

2" Si là force chimique ne s'éteint qu'au sixième co»tact, la molécule peut 
s'étendre indéfiniment en forme de chaîne linéaire ; 

3° Si la force chimique ne s'éteint qu'au huitième contact, la chaîne prin- 
cipale peut recevoir des chaînons latéraux ; 

Â^ Les molécules réputées simples constituent des familles naturelles, dans 
chacune desquelles les poids atomiques sont les termes successifs d'une pro- 
gression par différence; 

3° Il y a des molécules symétriques dont* l'atomicité ne peut, dans aucun 
cas, devenir impaire; 

6° Il y a des molécules asymétriques dont l'atomicité, généralement impaire, 
peut, dans certains cas, devenir paire. Exemple : l'azote. 



MM. de CLERMONT et GHAUTARD. 

Sur l'iodacétone (1). — MM. de Clermont et Chautard font connaître un procédé 
avantageux de l'acétone monoïodée. Ils font agir un mélange d'iode et d'acide 
iodique sur l'acétone; en opérant ainsi, ils obtiennent facilement l'acétone 
iodée pure, dont ils ont constaté les propriétés physiques et chimiques les 

(1) Comptes rendus des séanceide l'Académie des sciences, t. C. p. 743, séance du 9 mars 1885. 



110 CHIMIE 

plus importantes. Us ont reconnu, en outre, qu'un mode de préparation 
avantageux de Facétone diiodée symétrique consistait à décomposer l'acétone 
monoïodée par un acide minéral. 



M. RAOUIiT, Prof, à la Fac. des Se, à Grenoble. 

Formules de œnstitution. — M. Raoult, à Toccasion de l'intéressante commu- 
nication de M. de Clermont, fait remarquer que les formules de constitution 
des composés organiques peuvent être figurées très rapidement, au moyen des 
conventions suivantes : l'hydrogène et autres éléments monoatomiques sont 
représentés par des points plus ou moins gros, l'oxygène par une petite barre, 
le carbone par une croix, etc. Cette notation, employée depuis plusieurs 
années par M. Raoult, est très goûtée des élèves. 



M. le D' Ch. BLAREZ, Prof. agr. à la Fac. de Méd. de Bordeaux. 

Observations sur le dosage acidimétrique de Uacide phosphorique. — Après avoir 
parlé du dosage acidimétrique de l'acide phosphorique en se servant du réactif 
indicateur cochenille, qui vire nettement après la saturation du premier hydro- 
gène, et du phénol phtaléine qui se colore après la saturation du deuxième, 
M. Blârez expose une série d'expériences desquelles il résulte principalement : 

1^ Que Ton peut doser acidimétrîquement, et par reste, le phosphate trical- 
cique, en le dissolvant dans un excès d'acide chlorhydrique titré et en neutra- 
lisant, en présence de la cochenille, lexcès d'acide. 

Un équivalent d'acide disparu correspond à un équivalent de phosphate 
tricalcique. 

^ Que lorsque, dans une solution de phosphate tricalcique dans l'acide chlor- 
hydrique, on verse un alcali de façon à obtenir un mélange alcalin vis-à-vis 
le phénol phtaléine, il faut employer une quantité d'alcali plus considérable 
que celle qu'indique la théorie. 

Dans ces conditions, il y a formation de phosphates renfermant plus de trois 
équivalents de bases ; de plus, l'acide phosphorique n'est pas entièrement pré- 
cipité, car on en trouve une portion dans le liquide surnageant le précipité. 

3*> Lorsqu'on opère de la façon indiquée par Maly, pour déterminer l'acidité 
absolue des liquides de l'organisme, on trouve toujours des résultats trop 
élevés. 



— Séance du 14 août 1S8& — 
K. RAOULT^ Prof, à la Fac. des Se, à Grenoble. 

Principes de cryosœpie chimique (1). — M. Raoult, après avoir fait l'histo- 
rique de la question avant ses recherches, décrit le procédé qu'il emploie pour 
obtenir exactement l'abaissement de point de congélation des dissolutions. 
Il énonce les lois simples qui régissent les abaissements moléculaires de con- 

(1) Voir, sur le môme sujet, C. R, de VAc. des Se., et Ann. de Ck. et de Ph., de 1882 à 1885. 



n.-D. SILVA. — SUR UN NOUVEL ACIDE 111 

gélation, quel que soit le dissolvant, et il montre le parli qu'on en peut tirer 
pour établir les poids moléculaires de toutes les substances, organiques ou 
inorganiques. Le temps lui fait défaut pour indiquer les applications de la 
cryoscopie a l'analyse et à la statique chimique. 



M. A. p. N. FRANCHIMONT, Prof, à l'Univ. de Leyde. 

Action de Vacide azotique sur les dérivés méthylosubstitués de quelques amides de 
la série oxalique (i).— Après avoir rappelé ses découvertes, communiquées à la 
session de Rouen, à savoir celles des vraies nitramines et nitramides de la série 
grasse, obtenues par Faction de Tacide azotique réel sur des amides substituées, 
M. Franchimont indique les expériences qu'il a entreprises pour éclaircîr la 
réaction. A cette fin, il a étudié l'action de Tacide azotique sur les dérivés 
méthylosubstitués des amides d'acides faibles (acides acétique et carbonique) 
et d'acides forts (acides sulfurique, oxalique, malonique, succinique, isosucci- 
nique et diméthylmalonique). Dans le cas des acides faibles, le résidu de 
l'acide faible est remplacé par celui de l'acide azotique. Dans le cas des 
acides forts, il y a des anomalies qui exigent une autre explication. 

11 montre les nouvelles amides méthylosubstituées, qu'il a préparées avec 
des acides de la série oxalique et les corps nitrogénés, tels que la malondini- 
trodiméthylamide. 



M. R.-D. SILVA, Prof, à l'Ec. de Ph. et de Ch. industrielles, à Paris. 

Sur un acide provenant de l'action du chlorure de chaux sur Calcool aUylique. — 
M. R.-D. SiLVA entretient la section d'un acide provenant de l'action du chlo- 
rure de chaux sur l'alcool aUylique. Quand on ajoute une dissolution aqueuse 
d'alcool allylique à un lait de chlorure de chaux, une vive réaction, accompa- 
gnée d'un fort dégagement de chaleur, a lieu. Après le refroidissement du 
mélange, qui reste chaud pendant plusieurs heures, on trouve une bouillie 
contenant tout le chlore du chlorure de chaux à l'état de chlorure de calcium, 
et un sel de calcium d'un acide qui doit contenir 3 at. de carbone, la réaction 
ayant lieu sans qu'il se forme du gaz carbonique. 

M. Silva a réussi à isoler l'acide, dont il montre une petite quantité à la 
section, et dont les propriétés physiques ressemblent à celles de l'acide 
lactique. 

Des essais tentés avec cet acide, notamment sa manière d'être à l'égard du 
gaz iodhydrique, qu'il absorbe en quantité notable d abord sans dégagement 
d'iode, conduisent à supposer que ce corps pourrait bien être constitué comme 
le montre la formule : 

C0.0H.CH.CH2. 



(\) PubVié dSiTii le Recueil des travaux chimiques des Pays-Bas t. IV. p. 195. 



112 CHIMIE 

- Séance du ty août l^iS5 — 
M. A. FIGUIER, Prof, à la Fac. de Méd., à Bordeaux. 

Synthèse de Vacide cyanhydrique{\).—\]n mélange à volumes égaux de formène 
et d'azote traversant un ozoniseur, précédemment décrit, à décharge variable 
et se réglant à volonté, a été soumis à l'action de Teffluve. La réaction don- 
nant lieu à la formation du cyanure d'ammonium, d'après l'équation : 
CHM-Az2=iCAz,AzH*, s'effectue surtout sous la décharge obscure. — La forma- 
tion de l'acide cyanhydrique est moins accentuée sous la décharge en pluie de 
feu; dans ce cas, le produit gazeux, au sortir de l'appareil, est très odorant; 
l'odeur de la benzine a été perçue à un moment donné. 



Sur qiielques produits de combustion, — On a fait brûler le corps expérimenté 
sous le fourneau d'une grosse pipe en terre communiquant avec un flacon de 
Woolf contenant une solution au 100"»® de potasse. Un aspirateur à siphon et à 
écoulement constant entraînait les produits de la combustion dans la solution 
alcaline. 

Résultats obtenus : Huile d'olive (brûlant dans une lampe modérateur munie 
de son tube en verre). Acides azotique et azoteux, — Huik essentielle de pin. 
Acides azoteux et acétique, — Alcool éthylique. Acides azotique et azoteux. 

Dans un deuxième essai la mèche avait charbonné par suite d'un défaut 
d'alcool momentané. Dans ces nouvelles conditions, il s'est formé des traces 
d'acide cyanhydrique. 

Gaz d^éclairage, — i^ (non purifié) flamme non éclairante donnée par un brûleur 
de Bunzen. Acides azotique, azoteux, acétique, — 2® Flamme éclairante. Dans ces 
conditions, la présence de l'acide cyanhydrique a été reconnue. Les acides 
azotique et azoteux ne se sont point formés. — Le gaz avait été préalable- 
ment purifié par la potasse caustique et l'hydrate mercurique. — 3*^ Brûlant 
sans flamme contre la mousse de platine. Acides azotique et azoteux. — 
4® Brûlant sans flamme sur de la mousse de platine préalablement recouverte 
de noir de fumée. Acide cyanhydrique. 

Hydrogène pur, —Brûlant sans flamme sur de la mousse de platine, préala- 
blement recouverte de noir de fumée. Absence des acides azotique et azoteux. 
Formation d'ACiDE cyanhydrique. 

Remarque : L'acide cyanhydrique parait prendre naissance au contact d'un 
excès de carbone, dans l'acte de la combustion, et dans les conditions où les 
composés oxygènes de Tazote cessent ordinairement de se produire. 



Synthèse de Valcool. — 1° Par Faction de Vhydrogène sur le charbon imprégné 
d'acide sulfurique étendu de son volume d'eau. L'opération a été faite dans un 
ozoniseur dont la forme a déjà été décrite. 

La décharge diffuse est la plus convenable. 

2*^ Par l'action de l'éthylène sur de la ponce imprégnée d'acide sulfurique 
étendu de son volume d'eau. Même observation que ci-dessus. 

L'alcool peut être retiré de l'acide sulfovinique obtenu. Dans les deux expé- 

(1) Recherches sur la pile à gaz et sur des synthèses chimiques provoquées par Veffîuve électriq^^- 
— Thèse de Bordeaux, 14 juin 1884. 



ALEXEYEFF. — ACTION DE LA LUMIÈRE SUR L* ACIDE NITROCUMINIQUE 113 

riences citées, de Falcool libre a été entraîné en dehors de Tozoniseur, sans 
doute par suite de la dissociation partielle de Tacide sulfovinique, sous l'action 
plus vive et passagère de la décharge. 



M. AUSXETEFF, Prof, à l'Univ. de Kiew. 

Action de la lumière sur l'acide nitrocuminique, — Il y a une dizaine d'années 
que MM. Paterno et FiJeti {Gaz, chim, ital., V, 383) ont démontré que l'acide 
nitrocuminique se transforme à la lumière solaire en une substance rouge 
amorphe insoluble dans le benzol. Us pensent que c'est en quelque sorte une 
azoxycombinaison. Si c'est vrai, par la réduction ils devaient donner l'acide 
azocuminiqùe étudié par P. Alexeyeff (Bulletin ^ XLII, 321). Mais, au lieu de ce 
dernier, on obtient une substance incolore qui de nouveau s'oxyde rapidement. 
M. P. Alexeyeff pense que la substance de MM. Paterno et Fileti est une vraie 
matière colorante, produit de la condensation de nitrosocombinaison 

CeH3<M«!ïco^H 
^^ AzO 

se formant par la désoxydation du groupe AzO^ par l'hydrogène tertiaire de 

rii/ro3\2 
Tisopropyle de l'acide nitrocuminique C^H^ <^ — . ^^^ CO*H. Cela veut dire 

en suite d'une réaction qui a lieu, en même temps que l'hydratation, quand 

C =^ C CO*H 
l'acide nitrophénylpropyolique C^H* <^ . "Tg * se transforme en hydrate 

de l'acide isatogénique C^H*<^.^p. )— \ z- q^ dinitrodiphényldiacéty- 

lène CeH* <^^,^ ~ ïo^2> «*»* - en di-isatogène 

(voyez la note de P. Alexeyeff, Journal de la Société chimique russe, XVi, 147, 
mentionnée dans la Correspondance, 5tt/fe<m, XLII, 320). M. P. Alexeyeff trouve 
la confirmation de sa supposition dans les faits suivants : le nitrocuminol 

C6H3 <^2ii(^^ CHO et l'éther éthylique de l'acide nitrocuminique 
AzU* 

C6H3 <;Ç^^I^ CO«(C«H3)5 
se colorent à la lumière solaire, tandis que l'acide nitrp-oxycuminique 

c.Hs<ÇM!ïcom 

C*Vi2 PïI2 PïI3 

et l'acide nitropropylbenzoïque C^H^ <Cl — j-^^ — CO^H restent sans aucune 
altération. 

8 



114 CHIMIE 



M. R.-D. SILTA, Prof, à VÈc. de Ph. et de Gh. industrielles, à Paris. 

Sur la production de la propylbenzine normale. — M. R.-D. Silva fait con- 
naître la production d'un cumène bouillant entre 158-160^ en chauffant un 
mélange de chlorure d'aluminium et du diphénylpropane^ CH". C^H^. CH. C^H^.CH^, 
corps obtenu par lui il y a déjà quelques années en faisant réagir le chlorure 
d'allyle sur la benzine en présence du chlorure d'aluminium. Dans la réaction 
qui fait l'objet de sa communication, M. Silva a constaté qu'il se forme beau- 
coup de benzine, une matière goudronneuse non disiillable et le cumène 
bouillant vers 160% qu'il croit être la propylbenzine normale. Le résultat de cet 
essai confirme une hypothèse émise par l'auteur dans la réponse faite par lui à 
une réclamation de deux chimistes allemands, MM. Wispeck et Ztiber et con- 
signée dans le Bulletin de la Société chimique de Paris, t. XLIII, p. 591 ; 1885. 



M. MEUNIER, Licencié es sciences physiques. 

Sur un isomère de Vhexachlorure de benzine (1). — M. Meunier indique la pré- 
paration et la purification d'un isomère de l'hexachlorure de benzine, qu'il 
sépare de Thexachlorure ordinaire au moyen du cyanure de potassium. Il 
établit que cet hexachlorure est bien un isomère et non un polymère de l'hexa- 
chlorure de benzine ordinaire. 

Pour la détermination de la densité de vapeurs, M . Meunier s'est servi de 
l'appareil de Crafts et Meyer, qu'il a modifié de façon à lui permettre d'opérer 
sous de faibles pressions. M. Meunier termine en indiquant la production de 
la pyrocatéchine par saponification de l'hexachlorure de benzine. 



J}' BLAREZ, Prof. agr. à la Fac. de Méd., h. Bordeaux. 

Présence du fluor dans certains vins naturels, — - M. Blàrez a pu constater que 
certains vins naturels renfermaient une petite quantité de fluor et il attire 
l'attention sur le fait que le fluorure de baryum, qui est difficilement soluble 
dans les acides, peut être pris pour du sulfate de baryum, et faire croire à la 
présence d'acide sulfurique alors que cet acide n'existe pas. 



Réaction caractéristiq'ue du dérivé sulfoconjugué dé la fuchsine. — Lorsque ce 
produit se trouve en présence d'une liqueur acide, il n'est ni détruit ni 
décoloré par l'action oxydante du bioxyde de plomb, tandis que les autres 
dérivés sulfoconjugués, colorés en rouge, sont détruits par le même agent. De 
ce fait il résulte que l'on peut caractériser rapidement et sûrement le sulfo- 
conjugué de la fuchsine dans les vins. Il suffit d'agiter pendant quelques 
secondes 20 centimètres cubes de ce liquide avec 5 grammes de bioxyde 
de plomb et de filtrer. Le liquide filtré sera coloré en rose et sera décoloré par 
addition d'ammoniaque si le vin renfermait le produit dont il s'agit. 



i\). VoirC. R. de l'Ac» de% Se., 1884-85. 



ROUSSEL. — FABRICATION DU KERMÈS VÉTÉRINAIRE 115 

— SéaiMse da 40 noût 18^5 — 
M. Adolphe GARNOT, Jng. en chef des Mines, à Paris. 

Nouvelle réaction caractéristique de Vor (l).Son dosage rapide par un procédé coh- 
rimétrique, — De petites quantités d'or peuvent être mises en évidence, dans 
une solution chlorhydrique très faiblement acide, au moyen de différentes actions 
rédiictives indiquées par Tauteur ; la réaction la plus caractéristique s'obtient 
en ajoutant quelques gouttes de perchlorure de fer et d'acide arsénique, puis 
introduisant du zinc en poudre dans la liqueur. Il se produit une coloration, 
qui varie du rose pâle au rouge pourpre, suivant la quantité d'or contenue et 
qui est due à la formation d'un sel d'oxydule d'or. 

Cette réaction peut être utilisée pour la recherche qualitative du métal et 
aussi pour son dosage par une méthode colorimétrique. L'auteur expose la 
marche à suivre pour déterminer rapidement, par voie humide, la teneur 
approximative d'un minerai aurifère. 



M. FiaUIER, Prof, à la Fac. de Méd., à Bordeaux. 

Inversion du courant produit par un accumulateur, — Un accumulateur fort 
simple formé par deux lames de graphite rendues impolarisables par un dépôt 
métallique de platine, plus particulièrement, ou de mousse charbonneuse, et 
plongeant dans de l'eau aiguisée d'acide sulfurique, a été mis en contact, pen- 
dant quelques instants, avec un couple, zinc amalgamé et charbon impolarisable, 
excité par de l'acide sulfurique étendu. On a fait alterner, en les renversant, 
les contacts polaires entre la pile auxiliaire et l'accumulateur. 

Ce dernier a reproduit ces deux phases, en donnant successivement des cou- 
rants secondaires de directions opposées. Le courant secondaire résultant de la 
combinaison à travers le liquide de l'hydrogène et de l'oxygène occlus en cou- 
ches alternatives et superposées dans chaque charbon polaire de l'accumu- 
lateur doit nécessairement s'inverser, puisque l'ordre des gaz, en présence 
l'un de l'autre, se trouve interverti à partir d'un certain moment. 



M. ROUSSEL, Chimiste, à Clermont-Ferrand. 

Fabrication du kermès vétérinaire à froid, — M. Roussel propose la pré* 
paration suivante; On mélange très intimement du sulfure d'antimoine réduit 
en poudre impalpable avec la moitié de son poids de sel de soude à 85<» ; on 
arrose le mélange jusqu'à ce qu'on obtienne une bouillie demi-claire. On triture 
la masse de nouveau humectée d'eau pour éviter le durcissement, et on 
l'abandonne à elle-même pendant 10 ou 15 jours. II ne reste plus qu'à mettre 
sur un filtre et à laver à grande eau jusqu'à cessation de réaction alcaline. On 
obtient ainsi un excellent kermès vétérinaire. 

M. Roussel revient ensuite sur l'existence dans ce kermès d'une partie 
insoluble dans les alcalis, soluble dans un lait de chaux, et de composition 

0) voir C. B. de l'Ac, de Se, t. XCVII. 



116 CHIMIE 

analogue à la partie soluble. On peut ensuite, par évaporation des eaux de 
lavage, obtenir un beau kermès médicinal, comparable comme qualité au ker- 
mès dit de Giuzel. 



Le caoutchouc.— M. Roussel expose quelle est, à l'heure actuelle, la situation 
de rindustrie du caoutchouc, livrant des produits manufacturés de qualité 
très inférieure afin d'arriver à des prix de vente suffisamment bas. M. Roussel 
trouve que le fabricant pourrait, dans les mêmes conditions de prix, livrer des 
articles de bonne qualité à Taide de procédés de fabrication mieux entendus et 
plus nouveaux. Il voit dans une transformation du vieux matériel et dans un 
plus grand soin apporté à la vulcanisation un moyen de ramener la prospérité 
dans cette industrie. 



M. CHAUT ARD. à Paris. 

Sur Viodaldéhyde, — L'iodaldéhyde s'obtient par un mélange diode et d'acide 
iodique en proportions convenables sur l'aldéhyde étendue d'eau. Ses propriétés 
et ses réactions rappellent les propriétés et les réactions des produits chloro et 
bromo substitués de l'aldéhyde. Les autres aldéhydes de la série grasse et de la 
série aromatique, traitées d'une manière analogue, fournissent aussi des déri- 
vés iodés. 



MM. GAUTIER et A. GOLSON, Rép. à l'Éc. polyt., à Paris. 

Action du perchlorure de phospkwe sur les méthylhenzines, — En tubes scellés, 
les méthylhenzines sont attaquées par le perchlorure de phosphore, comme le 
serait leur vapeur par le chlore : elles donnent des chlorures correspondant 
aux alcools et aux aldéhydes : les auteurs décrivent les chlorures correspondants 
à l'aldéhyde téréphtalique et à l'aldéhyde phtalique. 



M. J.-H. GLADSTONE, M. de la Soc. Royale de Londres. 

Sur la réfraction et la dispersion spécifiques. — M. Gladstone rappelle qu'en 

1872, au Congrès de Bordeaux de l'Association, il a entretenu la section de la 

question des équivalents de réfraction et qu'alors déjà il se hasardait à dire 

que les indices de réfraction joueraient un rôle important dans la chimie de 

l'avenir. 

{1 — 1 
La réfraction spécifique, î—t — , c'est-à-dire l'indice diminué de l'unité et 

divisé par la densité, est pratiquement constant et ne varie pas avec la tempe- 

rature: il n'en est pas de même de la dispersion spécifique -i^j — - ? c'est-à 

a 



FRIEDEL ET CRAFTS. — CHLORURE DE MÉTHYLÈNE ET BENZINE 117 

dire de la différence des indices de réfraction des raies A et H du spectre solaire 
divisée par la densité. 

Cette double propriété peut servir souvent à identifier une substance et à 
reconnaître sa pureté. 

Elle est importante encore en ce qu'elle dépend de la constitution atomique 
des corps et est modifiée en une certaine mesure par l'arrangement moléculaire. 
C'est ce qu'on voit plus facilement en considérant l'équivalent de réfraction du 
corps, c'est-à-dire la réfraction spécifique multipliée par le poids moléculaire 

L'équivalent de réfraction d'un corps est la somme des équivalents de réfrac- 
tion de ses composants. On trouve, par exemple, celui de l'alun en faisant la 
somme des équivalents de réfraction du sulfate d'ammoniaque, du sulfate 
d'aluminium et de l'eau. On n'arriverait pas à un résultat correct en opérant 
de même pour le sucre et en le considérant comme un hydrate de carbone. 11 
faut tenir compte de la constitution du sucre et de l'état particulier dans lequel 
se trouve l'oxygène saturé à la fois par le carbone et par l'hydrogène. 

La valeur de l'équivalent de réfraction du carbone change suivant que ce 
corps est dans l'état ordinaire de combinaisons, ou dans celui qu'on appelle à 
double liaison et qui se présente dans les corps non saturés. 

On voit l'importance théorique que peut présenter l'étude des équivalents de 
réfraction. 



MM. G. FRIEDEL et J.-M. CRAFTS. 

Sur l'action du chlorure de méthylène sur la benzine et sur ses homologues. — Le 
chlorure de méthylène réagit facilement en présence du chlorure d'aluminium 
sur la benzine et fournit le diphénylméthane, mais en même temps et d'une 
façon prépondérante, si la benzine n'est pas en grand excès, il se produit de 
l'anthracène par la réaction de deux molécules de chlorure sur deux molé- 
cules de benzine. Dans cette réaction une certaine quantité de chlorure de 
méthylène est réduite en chlorure de méthyle qui réagit sur une portion de la 
benzine pour donner du toluène. Avec les benzines substituées, on obtient ainsi 
des anthracènes substitués; avec le toluène, du diméthylanthracène ; avec les 
xylènes, du tétraméthylanthracène ; avec le pseudocumène, un corps qui paraît 
être l'hexaméthylanthracène; en même temps une notable partie du pseudo- 
cumène est transformée en durol. 

La formation de benzines méthylées supérieures à celle employée donne 
lieu à la production de méthylanthracènes plus élevés et il est assez difficile 
d'isoler ces corps à l'état de pureté. 

M. Georges Friedel ayant fait réagir le chlorure de méthylène sur la benzine 
monochlorée, a obtenu du diphénylméthane dichloré en notable proportion, 
bouillant sans décomposition à 320-3â5<> et une petite quantité d'un corps en 
lamelles cristallines, qui n'a encore pu être étudié et qui est probablement un 
anthracènc chloré. 



118 CHIMIE 



M. A. de SGHULTEN, Prof, de Chimie, à Helsingfors (Finlande). 

Sur la production artificielle de quelques minéraux. — M. Friedel présente, au 
nom de M. A. de Schulten, les résultats de ses recherches sur la reproduction 
artificielle de la strengite, de la brucite et de l'hydrate de cadmium cristallisés. 
L'auteur avait envoyé des échantillons bien cristallisés, que les membres de la 
section ont pu étudier au microscope. 



M. STUDLER, Direct, de l'Ec. prim. sup. à Sidi-bel-Abbès. 

Sur Vexistence de quelques molécules dans lesquelles l'azote est incomplètement 
saturé. 



A. AN60T. — LES VENDANGES EN FRANGE 119 



7^ Section 



MÉTÉOROLOGIE ET PHYSIQUE DU GLOBE 



Président d'honneur. . . M. D. RAGONA, Dir. de l'Obs. Royal deModône. 

Président M. BOUVIER, Ing. en chef des P. etCh., à Avignon. 

Secrétaire M. A. ROGER, à Épernay. 



— flksance du 13 août 1985 — 
M. RAGONA, Dir. de l'Obs. royal de Modône. 

Sur le régime des verits dans les Apennina. — En discutant les observations 
d'une station sur les Apennins, très élevée sur le niveau de la mer et à horizon 
tout à fait libre (Zocca), M. Ragona trouve de remarquables relations entre la 
fréquence des vents et les époques des solstices et des équinoxes, ainsi qu'une 
courbe annuelle de la vitesse du vent, très régulière et identique à celle de 
Modène (à 32 kilomètres de distance), avec une anticipation de 35 jours sur les 
maxima et minima de cette dernière. 



M. Alfred ANGOT, Météorologiste au Bar. central météor. de France, à Paris. 

Étude sur les époques de vendanges en France (1).— M. Angot a réuni les obser- 
vations d'époques de vendanges en France dans plus de 600 stations; ces obser- 
vations remontent au moins à quarante ans, et pour quelques stations à cent ans, 
deux cents et même davantage. La discussion de ces observations permettra de 
comparer les phénomènes notés maintenant régulièrement chaque année par 
les correspondants du Bureau central météorologique, avec les phénomènes 
moyens tels qu'ils résultent d'une longue série d'observations. Cette discussion 
a conduit aux résultats suivants : 

1® La date des vendanges varie d'une année à l'autre entre des limites très 
étendues qui, dans un même pays, peuvent atteindre et môme dépasser 
70 jours. 

(1) Le travail est publié in eœtento in Ann. du Bur, centr. météor. pour 1883, 1. 1. Paris, 1883. 



120 MÉTÉOROLOGIE ET PHYSIQUE DU GLOBE 

i ^ L'époque de la maturité de la vigne est réglée principalement par la condi- 

\ tien que la plante doit avoir reçu, depuis le commencement de la période végé- 

[ tative, une certaine somme de chaleur, bien déterminée pour chaque espèce de 

vigne. D'autres conditions accessoires, âge du plant, humidité du sol, mode de 
culture, soufrage, etc., peuvent modifier d'une manière notable l'époque nor- 
male de la maturité. 

3** Les époques moyennes des vendanges pour un même pays éprouvent avec 
le temps de longues variations; mais ces variations ne présentent pas le même 
caractère dans des régions très voisines ; elles doivent donc être attribuées à 
des changements dans les habitudes locales, dans la nature des espèces culti- 
vées ou dans le mode de culture. En tous cas, on ne peut en conclure d'au- 
cune manière que le climat aille sans cesse en se détériorant. 

4<» Les époques de vendanges ne présentent pas de variations périodiques que 
Ton puisse rapprocher de celles des taches du soleil. 




- M. l'Abbé IIAZE, à HarOeur. 

Sur le cercle de Btshop et les lueurs crépusculaires. — D'observations faites pen- 
dant Tété dernier, notamment le 11 et le 12 juin, les 16, 17 et 18 juillet, il 
résulte que le phénomène auquel M. Forel a donné le nom de cercle de Bishop 
de même que celui des lueurs crépusculaires sont d'autant plus visibles que 
le ciel est plus pur et les étoiles sont plus visibles. 

Ce fait rend peu probable l'hypothèse qui attribue ce phénomène à des pous- 
sières suspendues dans l'atmosphère. 



M. BOUVIER, Ing. en chef des P. et Cb., Prés, de la Comm. météor. de Vaucluse, à Àvigaon. 

Observatoire du Mont-Ventoux : Travaux. — Instruments. — Paratonnerre. — 
M. Bouvier fournit d'intéressantes explications sur les travaux de l'Observatoire 
du Mont- Venteux, son installation scientifique et l'exécution prochaîne de son 
paratonneri^e à pointes et à conducteurs multiples, dont l'étude a été faite par 
M. Melsens et soumise au contrôle de M. Mascart. 



M. HOUDAILLE, Répétiteur à l'Éc. d'Agric. de Montpellier. 

Sur un pluviomètre enregistreur (1). — Ce pluviomètre enregistreur a pour 
organe essentiel un vase de Tantale débitant périodiquement les 1/2 millimè- 
tres de pluie. L'exactitude de chaque jaugeage est assurée par l'adjonction d'un 
flotteur provoquant l'interruption de l'arrivée de l'eau au moment *où le vase 
mesureur commence à se vider; la chute de chaque 1/2 milUmètre de pluie 
détermine l'impression d'un point sur la bande de papier d'un inscripteur de 
Morse. 

(1) Le travail m exteruo est publié in Ann, de VAc, des Se, de Montpellier, 1885. 



GROVA. — SUR UN ÀGTINOMÈTRE ENREGISTREUR 131 

Sur V organisation de VObservatoire météorologique de l'École d'agriculture de 
Montpellier. — UObservatoire météorologique de l'École d'agriculture de Mont- 
pellier a été fondé en 1873 ; sa période de rapide développement, caractérisée 
par remploi d'appareils enregistreurs, ne date que de 1882. La station comprend 
un laboratoire où Ton trouve le baromètre, le thermomètre, Tanémoscope 
enregistreur Rédier, un anémomètre enregisteur Hervé-Mangon, un hygro- 
mètre de MM. Richard, un pluviomètre enregistreur, Tactinomètre enregistreur 
de M. Crova. Le parc extérieur d'observation renferme l'inscripteur solaire de 
M. Dubosq, Tévaporomètre enregistreur Rédier. Un abri robuste protège les 
instruments usuels d'observation discontinue. 



— SeAiMse du 14 août 4S8ft — 
M. RAGONA, Dir. de TObs. royal de Modène. 

Températures superficielles du sol. — M. Ragona expose la discussion des 
observations des trois thermomètres à minima, exactement comparés entre 
eux, situés à différenles hauteurs et presque dans la même verticale : le pre- 
mier, à l'ombre et à l'air libre, à 32 mètres sur le sol; le second, à l'ombre et 
entouré d'une riche végétation dans un jardin, à 3 mètres sur le sol; le troi- 
sième, enterré à 12 centimètres au-dessous du sol. Les époques des températures 
maxima et minima annuelles se manifestent auparavant dans le jardin, et plus 
tard dans le sol. Les différences journalières des indications de ces thermomè- 
tres, présentent une courbe annuelle très régulière, qui est la même que celle 
de la pression atmosphérique. Et précisément les époques des maxima baromé- 
triques correspondent aux époques où les indications des thermomètres à 
minima sont plus rapprochées entre eux, tandis que les époques des minima 
barométriques correspondent à celles où les thermomètres à minima sont le 
plus éloignées. 



M. l'Abbé MAZE, à Harneur. 

Sur la connexion de Vétat hygrométrique à la Havane, le magnétisme du métne 
lieu et les aurores boréales des États-Unis. — Les courbes thermométriques et 
hygrométriques (humidité relative) de l'Observatoire du collège de Beien, tenu 
par les jésuites à la Havane, sont en général d'une très grande régularité, avec un 
seul minimum et un seul maximum par jour; mais parfois ces courbes sont très 
irrégulières. Or cette irrégularité précède généralement d'un à trois jours une 
grande perturbation magnétique, bien sensible au bifilaire du même établisse- 
ment, laquelle se manifeste également par des aurores boréales visibles aux 
États-Unis. 



M. GROVA, Prof, à la Fac. des Se. de Montpellier. 

Sur un actinomètre enregistreur (1). — Un élément thermo-électrique fer et cuivre, 
ayant la forme d'une disque très mince, exposé librement aux radiations 
solaii'es, est guidé par un mouvement équatorial mû électriquement. Le tube 

ii) Voir C. R. de JPAcad. des Se.; t. a, p. 418. 



122 MÉTÉOROLOGIE ET PHYSIQUE DU GLOBE 

qui contient le disque actinométrique porte plusieurs diaphragmes étroits, de 
diamètres graduellement décroissants, qui arrêtent complètement l'action per- 
turbatrice du vent. Le courant obtenu actionne un galvanomètre à miroir qui 
réfléchit la lumière d'une lampe sur une feuille photographique animée d'un 
mouvement uniforme par l'horloge qui entretient électriquement le mouve- 
ment équatorial de Tactinomètre, 

Les courbes obtenues sont étalonnées par des observations faites avec un 
actinomètre absolu. — Elles indiquent des oscillations continuelles de Tinten- 
sité de la radiation solaire, et des particularités remarquables que l'auteur 
étudie actuellement. 



M. DUPONGHEL, Ing. en chef des P. et Ch., à Montpellier. 

Variations de la température terrestre, — M. Duponchel expose ses idées géné- 
rales sur le principe de la conservation de l'énergie dans l'univers et sur le cas 
particulier des radiations astrales entretenues par les ondulations tangentielles 
de l'éther. 

Comme preuves de sa théorie, il explique le phénomène de la variation d'éclat 
des étoiles et l'existence d'un cycle de deux ans pendant lequel la température 
terrestre subit 27 ondulations périodiques à phases inégales. Il termine en indi- 
quant comment la lune et toutes les planètes donnent lieu à une série de per- 
turbations périodiques dont la superposition règle finalement les variations 
normales de la température terrestre en chaque lieu. 



M. le D' B. VIBERT, au Puy. 

Appareil destiné à démontrer la coexistence d'un mouvement descendant et ascen- 
dant dans certaines trombes {{). — M. le D"^ Vibert présente un appareil destiné 
à démontrer comment, dans certaines trombes, un mouvement secondaire à 
direction ascendante peut se produire et coexister avec le mouvement propre 
du météore qui, lui, est descendant. 

L'appareil montre : i® comment la paroi externe de l'entonnoir que forme la 
trombe donne lieu, en se désagrégeant au contact du sol, à la formation de 
Tembrun ; ^ comment les produits de désagrégation de la paroi interne de cet 
entonnoir aérien, emprisonnés dans cette gaine, au fond de laquelle ils affluent 
continuellement, sont, par cela même, forcés de s'échapper par en haut sous 
forme de colonne ascendante. 



— séance du 1*9 août 1SS5 — 
M. FOLIE, Dit. de l'Obs. Roy. de Bruxelles. 

Sur les froids périodiques. — Pour vérifier si, conformément à l'opinion 
d'Erman, combattue par Màdler, Buys-Ballot et Paye, les minima de février 
et de mai sont en relation de cause à effet avec les essaims de météorites d'août 
et de novembre, j'ai recherché si d'autres essaims bien caractérisés donneraient 
lieu à des froids correspondants à six mois de distance. 

(1) Voir C. R. de VÀc. des Se, 12 janv. <885. 






I 



TEISSERENG DE BaRT. — CENTRES d'ACTION DE l'aTMOSPHÈRE iî3 

Les essaims de juillet et du commencement de mai m'ont amené à fonner 
les tableaux ci-joints, donnant les moyennes des températures de 52 années 
d'observation à Bruxelles (1833-1884), pendant les mois de janvier et de 
novembre, c'est-à-dire à six mois de distance des essaims précités : 



Janvier. 


Octobre-novembre 


i3 1.94 


31 8.32 


14 2.21 


1 7.93 


15 2.23 


2 7.73 


16 1.72 


3 7.35 


17 1.94 


4 7.69 


18 2.3t 


5 7.66 


49 2.48 


6 7.98 


20 2.21 




21 1.83 




22 2.21 




23 2.63 




24 3.14 





M. TEISSERENG DE BORT, Cb. du serv. de météor. génér. au Bur. central météor. 

de France, à Paris. 

Recherches sur la position des grands centres d'action de Vatmosphère au prin- 
temps (1). — M. Léon Teisserenc de Bort expose la suite de ses recherches sur 
la position des grands centres d'action de l'atmosphère comparée aux caractères 
généraux du temps. Son travail, qui fait suite à celui sur les grands hivers, 
porte cette fois sur le mois de mars. L'étude des isobares en mars conduit à 
classer les situations atmosphériques en cinq types principaux, qui sont les 
suivants : 

Type F. — Ce type est caractérisé par la présence d'une aire de fortes pres- 
sions sur nos régions, avec pressions plus faibles sur les Açores et la région 
sibérienne voisine de Tobolsk. Ce type, très analogue au type B d'hiver, est 
généralement sec; un de ses caractères dominants est de déterminer en Islande 
une surélévation de température très considérable. 

Type G. — Il est caractérisé par l'extension vers le nord-est de l'Europe des 
hautes pressions de l'Asie; il est généralement accompagné d'un temps sec. 
Lorsque les vents de sud-est sont prédominants, ce qui dépend de la latitude du 
centre du maximum barométrique et de l'orientation des isobares, la tempé- 
rature est au-dessus de la normale ; c'est à ce type qu'appartiennent les mois 
assez chauds de mars 1862 et 1873. 

Ttjpe G\ — Lorsque le gradient est dirigé vers le sud-ouest et que le vent 
prend de la force, cela constitue le type G' avec lequel la température 
reste basse. 

Type H, — Les temps doux et pluvieux sont déterminés par le type fl, carac- 
térisé par la présence des basses pressions de l'Atlantique auprès du nord-ouest 
de l'Europe. Les vents de sud-ouest sont très dominants, la température 
douce, les pluies abondantes. 

Type /. — Les temps doux sans excès de pluie sont déterminés par le type 1 ; 

(1) Voir le mémoire original dans lesÂnn. du Bur, central météor. pour 1883, tome IV. Paris, 
1885. 



124 MÉTÉOBOLOGIE ET PHYSIQUE DC GLOBE 

celui-ci est caractérisé par Textension sor la France et la pémosule Ibérique 
des haates pressions océaniennes. Les vents d'entre le sud et Fouest sont très 
prédominants. 



M. HOUDAILLE, Répétitear à TÉc. d'Agric. de Montpellier. 

Sur les lois de l*écaporation (i).— L'évaporationpde l'eau par unité de surface, 
liée à la température et à l'état hygrométrique par le facteur (F — /), dépend 
du périmètre C de la surface évaporante S. Elle est donnée dans l'air en repos 
par la relation 

p = (F — /)0,365 + 0,998 g . 

Sous Faction d'un courant d'air de vitesse V, l'évaporalion P par centimètre 
carré de Févaporomètre de M. Piche a été trouvée égale à 

'^ ~ 1 -f 0,5V^ 1 +0,24(F'- ^) V^ +^^^ 

F' est la tension de vapeur correspondant à la température du thermomètre 
mouillé d'un psychromètre observé dans les mêmes conditions de température 
et d'état hygrométrique. 



M. ZENQER, Prof, à 1 École polyt. de Prague. 

ParcUlélisme des grandes perturbations atmosphériques et séismiques, et du mou- 
vement de rotation du soleil. 



M. H. TIGUIER, Prof, à la Fac. des Se. de Montpellier. 

Des lueurs crépusculaires à toutes les époques (2). — De tout temps les lueurs 
crépusculaires ne sont pas restées étrangères aux phénomènes, prodiges ou pro- 
nostics. Les éruptions volcaniques, les tremblements de terre n'ont pas joué 
un rôle analogue dans des phénomènes qui rappellent, plus ou moins, les 
lueurs de quelque vaste incendie, ou même un embrasement général du ciel. 
La confusion s'est surtout produite à Fégard des aurores boréales. De nos jours, 
avec la connaissance plus avancée des phénomènes terrestres ou cosmiques, on 
a tenté de les faire intervenir dans Fexplication des prodiges rapportés par les 
historiens; mais c'est rarement avec un plein succès. 

M. ViGUiER résume la discussion à ce point de vue, en y introduisant la 
considération des lueurs crépusculaires,, à peu près entièrement négligée jus- 
qu'ici; il rappelle combien il importe d'avoû: égard à l'heure de l'apparition 
des phénomènes, à leur durée, à la région du ciel où ils apparaissent, enfin à 
toutes les circonstances de leur manifestation ; cela même lorsqu'il n'est pas 

(1) Voir C. R, del'Acad. des 5c., janvier et août 1885. 

(1) Suite à une série d'articles publiés ou en voie de publication. (Voir Société de géographie lan- 
guedocienne, ainnée 1885; article et dessins communiqués à l'Association scientifique, Bulletin des 
2V et 31 mai 1885. 



OUVRAGES IMPRIMÉS 125 

toujours possible de les rapporter à une époque parfaitement déterminée, ou de 
faire la part de rexagération née sous l'empire des événements extraordinaires 
qui durent s'accomplir à la suite des présages considérés généralement comme 
des manifestations de la colère céleste. 



M. LAURIOL, Ing. des P. et Ch., à Thonon. 

Sur les oscillations rythmées du lac Léman, — Le lac de Genève présente trois 
systèmes d'oscillation dont les périodes sont 10, 35 et 73 minutes et qui alOfec- 
tent la surface du lac dans le sens longitudinal ou transversal. Ces oscillations, 
dont lamplitude maxima a atteint 25 centimètres, paraissent se relier plutôt 
aux brusques perturbations barométriques qu'aux variations de vitesse du vent. 
Les points d'observation étaient Genève, Thonon et Morges. 



Dans sa séance du 13 août, la 7^ section a émis le vœu suivant : 

La 7® section, s'associant aux conclusions présentées par M. Bouvier, prési- 
dent de la commission météorologique de Vaucluse, émet le vœu que l'obser- 
vatoire du Mont-Ventoux, comme ceux du Puy-de-Dôme et du Pic-du-Midi, 
soit classé parmi les observatoires de l'État et elle demande qu'il soit transmis 
par le Conseil d'administration à M. le ministre de l'instruction publique. 

L'Assemblée générale du 20 août a adopté ce vœu (i). . 



Ouvrages imprimés 

ENVOTés AU CONGRÈS 

POUR ÊTRE SOUMIS A LA 7e SECTION 



M. HouDAiLLE. — Bilan météorologique de 1883. — Le laboratoire de physique 
et le service de la météorologie à l'École d'agriculture de Montpellier. — 
Sur le pluviomètre enregistreur. — Bulletin météorologique du dépar- 
tement de l'Hérault. — Les lois de l'évaporation. 

M. HuRiON. — Rapports mensuels présentés à la Commission météorologique de 
risère (1881-82-83). — Notions de météorologie. 

M. C. MiLLON. — La classification des nuages de Poey. 

M. D. Ragonà. — Sul calore délie irridiazzioni solari. — Sul clima di Assab. 
— Andamento annuale délia umidita relativa e assoluta. — Andamenta 
diurno e annuale délia velocita del vento. — Andamento diurno e annuale 
dello stato del cielo. — Osservazioni suUa evaporazione. — Sul periodo 
diurno délia elettricita atmosferica. 



(1) Voir p. 1. 



3* Groupe 
SCIENCES NATURELLES 



8' Section 

GÉOLOGIE ET MINÉRALOGIE 



Président d'honneur. . . M. DE LÛRIÛL, Géologue, à Crassier, canton de Yaud (Suisse). 

Président M. LORY, Doyen de la Fac. des Se. de Grenoble. 

Vice-Présidents MM. COTTKAU, Ane. Prés, de la Soc. géolog. de Fr., à Paris. 

POMEL, Dir. de l'Éc. super, des Se, à Alger. 
Secrétaire ; . . M. BOURGBRY, à Nogent-Je-Rotrou. 



— séance du 43 août 18S5 — 
M. GOLLOT, Prof, à la Fac. des Se. de Dijon. 

Diversité corrélative des sédiments et delà faune du miocène marin des Bouches- 
dU'Rhône. — Le rivage oriental de la mer miocène dans les Bouches-du- 
Rhône était formé par des plages sur lesquelles prenaient naissance des sables 
coquilliers.Les mollusques de la terre voisine (Hélices, Cyclostomes, Glandines) 
se sont conservés en grand nombre dans ce grès à Hélix. 

Au-dessous de ces plages s'accumulaient des sables et graviers siliceux, que 
les vagues étaient impuissantes à relever sur la pente trop rapide. 

Vers Luynes, des galets très plats rappellent les cordons littoraux. 

Dans la région de Rognes, Lambesc, Pélissane, des collines néocomiennes 
doivent leur dernier relief à des mouvements postérieurs au miocène, mais 
ont leur origine dans des plissements et cassures cuitérieurs. 

Dans les vallées sous-marines les sables s'accumulaient en masses épaisses. 
A Lambesc, de grands Peignes peuplaient ces sables vaseux. 

Sur les petits plateaux submergés qui séparaient ces vallées, la sédimenta- 
tion et la vie étaient tout autres, au sein d'eaux limpides et agitées. Ainsi, de 



A. PERON. — LA CRAIE AUX ENVIRONS DE TROYES 127 

gros Gastroprodes (Pyrula cornuta), accompagnés d'autres plus petits et de 
rares Lamellibranches, vivaient aux aires de Rognes. Des Algues calcaires, 
Lithothamnium , plus ou moins mêlés avec les débris de Gastropodes et 
d'Échinides, ont formé un calcaire grossier blanc surles hauteurs des Taillades 
et sur le plateau d' Aurons. Les éléments détritiques inorganiques étrangers, 
à Tétat de sable ou de vase, n'ont généralement pas atteint les plateaux pour 
souiller ces roches d'origine organique. 



M. POM£L, Dir. de l'Éc. sup. des Se, à Alger. 

Présentation dû rapport sur ui"^ mission géologique en Tunisie, en 4877, et 
de la carte géologique du massif u Alger. — Le rapport sur la mission en 
Tunisie constitue le premier numéro du Bulletin de l'École supérieure des 
sciences d'A Iger; il devait être suivi d'une deuxième partie relative à la géogra- 
phie ancienne, à quelques notes sur la paléontologie et la botanique, mais la 
publication est tout au moins retardée par suite du refus de ]a subvention 
promise par F Administration. 

La carte géologique du massif d'Alger a été dressée par M. Delage, professeur 
de minéralogie à l'École des sciences d'Alger, sous la direction de MM. Pomel et 
Pouyànne, chargés par le Ministre des travaux publics de diriger l'exécution 

de la carte géologique de l'Algérie à grande et à petite échelle. Celle-ci est à 

i 

l'échelle de ^^ ^^ et présente : 

i^ Le terrain cristallophyllien, gneiss, schistes micacés et cipolins ; 

2<» De petits lambeaux de grès à clypéastres du miocène inférieur ; 

3<» Des marnes à globigérines de l'horizon du terrain sahélicn (probablement 
tortonien) ; 

4^ Des mollasses pliocènes commençant par les assises kTerehratula ampulla 
et des alternances de conglomérats, grès et arçiles marneuses y formant un 
deuxième étage très distinct ; 

5® Des dépôts quaternaires : plages marines soulevées à Strombus méditer- 
raneus; dunes anciennes formant des grès à hélices; éboulis des pentes et 
limons rouges kElephasafricanus,a,yec quelques autres espèces de mammifères 
disparues. 



M. A. PERON, à Bourges. 

Sur les subdivisions de la craie aux environs de Troyes (Aube)» — M. Peron 
communique une note où il indique la succession des strates et des zones 
fossilifères dans les étages cénomanien, turonien et senonien du département 
de l'Aube, ainsi que leur extension géographique aux environs de Troyes. Il 
signale plusieurs niveaux intéressants qui n'avaient pas encore été reconnus 
dans ce département et conclut à la continuité des dépôts crayeux dans l'Aube 
comme dans l'Yonne. 



OH GiMÀJùn, ET waiMALOdz 



M* ▼« QAXmUBB, Frot am l^eée de T, 

lk$eriplion de trois e$pèee$ noucdla ^Édânida de lu craie. — M. Gauthier 
donn<; lii àeacrîpùùn déûiïïé^ de trou espèces noavelles, cilées dans la note 
de M « Peron. 

Cen trot» espèces sont : 

I* Mieroêter Sanetœ Maurœ^ de Sainte-llaure, près de Troyes et de Gonvrot 
^Mame, ; 

^ Micra$ter Beanensiê, recueilli à Béon, près de Joigny ; 

«> Epiaster Rmati^ provenant de La Grange-en-Rez, près de Troyes, et de 
Th/;nie^ près de Joigny. 



M. VOMXL,, Dir. de \tc. sop. des Se. d'Alger. 

Sur ^ slalUm préhistorique de Terni fine, près Mascara. — La snbyentîon 
accordée par TAssociatioD pour continuer Texploratlon de la station deTernifine 
(Pâlikao) a permis de constater un certain nombre de faits intéressants. 

Les espèces de vertébrés sont: 1® VElephas atlanticus dont la série entière 
des dents a été retrouvée, et un autre petit éléphant voisin du Melitensis, 
dont une seule dent est connue. 

2^ Un rhinocéros du type Atelodus, bien distinct des espèces quaternaires de 
r£urope et qui portera le nom de R. mauritaniens; 

^ Un hippopotame de très grande taille dont les canines et incisives infé- 
rieures étaient collectionnées pour armes ou outils ; 

4® Un chameau (Camelus Thomasii) de la taille du dromadaire, dont il difière 
par la forme du palais et du jugal. 

i^ Un cheval un peu plus grand que le zèbre, dont les dents sont très rares 
et dont les canons abondent; 

6" Des antilopes et bœufs indéterminés ; 

7" Le lion, représenté par un seul os (cubitus). 

Les haches sont en grès grossier et en calcaire ; des coquilles et des nucléus 
de silex indiquent que Thomme de ce temps était malhabile à tailler les instru- 
ments tranchants; des pierres de foyer avec poterie grossière présentent cela 
d'intéres8ant,qu'elle8 proviennent de la carapace calcaire du terrain quaternaire 
ancien, dans lequel, du reste, on a trouvé une autre espèce d'éléphant. On 
est étonné aussi de la quantité de cavités cotyloïdes des bassins d'éléphant et 
d'hippopotame qu'on rencontre. Enfin, il y a à signaler l'absence de chiens 
domestiques et môme de toute trace d'os rongés par les carnassiers. 



— séance du 14 août 1S85 — 

M. O. GOTTEAtT, Ane. Prés, de la Soc. gôol. de France, à Paris. 

Ensemble des Échinides du terrain jurassique de la France. — M. Cotteàu pré- 
sente quelques considérations générales sur Tensemble des Échinides du ter- 
rain jurassique de la France ; il indique la répartition dans les divers étages 
des cinq cent vingt-cinq espèces qu'il a décrites et fait figurer dans la Paléon- 



COLLOT. — LE CRÉTACÉ DES BOUCHES-DU-RHÔNE 129 

tologie française, M. Cotteau montre combien, sur certains points, notamment 
dans les stations coralligènes, la faune éehinitique était abondante et variée 
en genres et en espèces. 



M. DE LORIOL, à Crassier, Yaud, Suisse. 

Considérations générales sur les Crinoides des couches jurassiques de la France, — 
L'étude des Crinoïdes jurassiques de la France vient d'être terminée par Fau- 
teur pour la Paléontologie française. Le nombre des espèces décrites se monte 
à 209, dont 86 nouvelles pour la science. Les premières apparaissent dans le 
lias au nombre de 31. Une comparaison avec les apparitions des espèces 
d'Échinides jurassiques de la France montre que, si dans le lias le nombre 
d'espèces de Crinoïdes est relativement plus élevé, par contre, dans l'étage 
bajocien, où se manifeste un développement extraordinaire des Échinides, le 
contraire arrive pour les Crinoïdes. Ces derniers ont leur maximum de dévelop- 
pement dans l'étage oxfordien; ils diminuent subitement après Tétage séquanien, 
et le portlandien n'en compte plus qu'une espèce. Parmi les divers genres de 
Crinoïdes entre lesquels se répartissent les espèces, le genre Millericrinus en 
compte 64, le genre Pentacrinus, 43 espèces. Les genres Balanocrinus et Extra- 
crinus, qui en comptent ensemble 28, sont reconnus conmie devant être distin- 
gués. La valeur des caractères fournis par les tiges de Pentacrinidées, pour la 
distinction des genres et des espèces, est reconnue plus grande qu'on ne l'avait 
pensé d'abord ; l'étude des espèces fossiles, comme celle des espèces vivantes, 
en fournit des preuves. 



M. le Professeur MALAISE, de Gembloux (Bel^que). 

État actuel des connaissances relatives au cambrien et au silurien de la Bel- 
gique (1). — M. le professeur Malaise parle des terrains cambrien et silurien 
de la Belgique. Le cambrien de l'Ardenne n'a fourni jusqu'à présent que des 
fossiles de la faune primordiale : Oldhamia radiata et Dictyonema sociale. 

L'ancien massif ardoisier du Brabant renferme du cambrien à Oldhamia 
radiata; et du silurien à faune seconde avec Calymene, TrinucleuSy Orthis Acto- 
niœ, 0. hiforata, etc., et à faune troisième à Monograptus priodon, 

La bande de Sambre-et-Meuse est caractérisée par les faunes seconde et 
troisième. 



— Séance du 1*9 août tSS5 — 
M. COLLOT, Prof, à la Fac. des Se. de DijoD, 

Constitution du crétacé dans les Bouches-du-Rhône, — Le crétacé marin des 
Bouches-du-Rhône, connu aux Martigues, peut être suivi à peu près sans 
interruption jusqu'à Brignoles. Sa constitution présente dans cette étendue des 
modifications importantes. 

Sa base est formée par des calcaires blancs avec lits de marne verdâtre et 

(1) Des Notices ou Mémoires sur ce sujet ont été publiés par nous dans les Annales de la Société 
géologique de Belgique et dans les Bulletins et Mémoires de l'Académie Royale de Belgique» 

9 



iâO GÉOLOGIE ET W^BALOGIB 

yatka Leciaihan, Nérinées, tandis qu'an nord d'Aix ce sont des calcaires mar- 
neux à Céphalopodes de Bernas. 

Le néocomien proprement dit appartient uniformément au faciès calcaréo- 
marneux à Lamellibranches et Echinfjtpatagui des mers peu profondes. 

L'nrgonien renferme à sa base des bancs de Dolomie. 

Uaptienest composé d'une assise inférieure, CMkcaxre^à.Ancylocer<isMatheronis^ 
d*nne partie moyenne marneuse et d'une assise supérieure glauconieuse à Tri- 
gonies, etc. Cette partie^la plus élevée, avait été considérée à tortcoiimieaptien 
inférieur par Coquand et par Reynès. 

Le gault est représenté de Simiane à Mîmet par des calcaires gris, siliceux, 
aveé rares Inoceramus œncentricus. 

Les étages crétacés jusqu'au turonîen à Raâioiites ^rnu pasloris sont eu 
retrait les uns sur les autres et se concentrent graduelleuient vers le littoral 
actuel. Mais les calcaires à Hippurites fprovencîen de Coquand) débordent au 
nord la craie moyenne et à l'est le neocomîen lui-môme, s'étendant au loin sur 
le jurassique supérieur. 

Ce mouvement d'extension s'est continué graduellemefU pendant la formation 
des couches lacustres, qui comprennent les ligniles de Fuveau et à la partie 
supérieure desquelles appartient le calcaire de Rognac. 

Discussion. — M. LoRY donne des explications qui confirment, en ce qui con- 
cerne les environs de Grenoble, les observations faites par M. Collot dans le 
département des Bouches-du-Rbône. 



M. F. LEFORT, à Never<. 

Recherches sur l'âge relatif des différents systèmes de failles du Morvan. — 
M. Lefort continue la démonstration du rôle joué par les failles dans le can- 
tonnement des divers terrains de la Nièvre. H erivis«^ les limites de l'îlot pdr- 
phyrique de Saint-Saulge et du massif permocarbonîfère de La Machine. De 
cette seule étude, il déduit la date chronologique de plusieurs systèmes de 
failles, caractérisés chacun par un groupe de nombreuses cassures parallèles. 
L'apparition d'un système de dislocations coïncide avec la constatation subite 
du renouvellement de la faune. La modification de la structure pétrographique 
des couches sédimentaires d'un même niveau est aussi profonde que la diffé- 
rence remarquée dans la composition des roches azoîques, suivant l'influence 
des failles de différents âges dans chaque région. La conclusion est une preuve 
apportée à la théorie des évolutions successives d'Alcide d'Orbigny par la seule 
observation des failles et en même temps une impossibilité d'admettre l'évo- 
lution de notre planète. 



M. L. QITENAULT, M. de la Soc. Linn. de Normandie el de l'Acad. de Caen, 

à Montmarlin-sur-Mer (Manche). 

Traduction en français du mémoire de Af. Issel. Des observations qui doivent être 
faites pour Vétude des mouvements séculaires du soi,— M, A. Issel, professeur àTUni- 
versité de Genève, après avoir constaté que le sol est sujet non seulement à des 
mouvements brusques instantanés, mais aussi à des mouvements lents qu'on 
appelle hradisismi, mot dérivé des deux mots grecs sismos, mouvement, et 



E. RIVIÈRE. — GISEMENT QUATERNAIRE DU FERREUX 131 

bradoSf lent, soit de haut en bas, soit de bas en haut, qui ont été observés pres- 
que partout^ indique les observations qui doivent être faites pour les apprécier. 
U termine ainsi : Dans la condition actuelle de la science, il importe avant tout 
d'établir en fait le changement d'altitude de la terre émergée eu égard au 
niveau moyen de la mer, reconnu conventionnellement comme invariable. 
Plus tard, les savants compétents rechercheront les phénomènes qui se rappor- 
tent au bradisismi, et ceux qui sont dus au mouvement de la masse des eaux. 
Ce mémoire est suivi d'un questionnaire qui n'apas été reproduit par M. Que- 
nault, ce questionnaire ayant beaucoup de ressemblance avec celui qui a été 
lu en 1884 au Congrès de filois. 



**' Mouvements lents de la mer et du sol, — La mémoire ûb M. Quei^ault fait 
suite à celui qu'il a lu en 1884 au congrès de Blois. Les catastrophes d'Ischia^ du 
détroit de la Sonde et de l'Espagne, les observations qui ont été faites à la 
suite de ces désastres semblent avoir donné quelques lumières sur les déni- 
vellements lents et réguliers de la mer et du sol. 11 est bien constaté que les 
dénivellements du sol proviennent de deux causes principales : 1° la force 
d'expansion que la terre recèle dans. son sein et qui se manifeste par des érup- 
tions volcaniques et des tremblements de terre, et 2<>rinJB[uence astrale, qui est 
indubitable pour le phénomène des marées et très vraisemblable pour les 
mouvements lents et réguliers du sol et de la mer. Les premiers sont brusques 
etinstantanésetbouleversentlasuperficiedeTécorce terrestre; les autres, lents, 
réguliers, la laissent en repos parce que l'influence astrale cause les dénivelle- 
ments par un changement dans la direction de la gravitation de notre planète. 
Les marées sont dues à l'influence soli-lunaîre ; les mouvements lents et régu- 
liers qui déplacent les eaux sur la terre seraient la conséquence d'une évolu- 
tion astrale qui déplace momentanément les eaux sur la terre et cause par ce 
déplacement une phase géologique. 

Discussion, — M. Pomel a déjà signalé la formation d'une dépression dans le 
golfe de Gabès, entre les îles Kerkissa et Djerba, et il en est encore fait men- 
tion dans un dernier mémoire inséré au Bulletin de l'École des sciences d'Alger. 
Mais il ne pense pas que ce mouvement s'étende aussi loin que le pensent 
quelques personnes; il croit que tout au plus il s'élend du cap Dimas un peu 
au-delà de Djerba. Le quaternaire marin à Strombus mediterraneus manque sur 
toutes les plages qui s'étendent de Mellonge jusque bien au-delà de Gabès; on 
ne trouve que les Murex brandaris et M. trunculus utilisés pour la fabrication de la 
pourpre, l'atterrissement gypso-limoneux y est presque partout d'origine con- 
tinentale, non marine, et ce n'est qu'au nord de Mellonge, au Ras Kapondia ; 
que le quaternaire marin couronne le précédent, soit au niveau du flot, soit 
sur les falaises peu élevées qui constituent les îles de Djerba et Kerkissa, qui 
répondent par conséquent aux régions émergées; toutes réserves faites sur les 
oscillations en sens inverse qui auraient pu se produire sur ces îles. 



M. ÉmUe RIVIÈRE, à Paris. 

Le gisement quaternaire du Ferreux de Nogent-^sur-Marne (Seine). — M. Emile 
Rivière fait connaître le résultat de ses recherches dans les sablières quater- 
naires, situées presque sur les bords de la Marne, au Perreux de Nogent-sur- 



132 GÉOLOGIE ET MINÉRALOGIE 

Marne. Ces sablières, au nombre de quatre, lui ont donné, entre autres pièces, 
plusieurs dents et os d'Elephas primigenius et de Rhinocéros tickorhinus, quel- 
ques échantillons de bois fossiles, ainsi qu'un certain nombre de silex taillés, 
remarquables par leur beauté, leurs grandes dimensions et le fini de leurs 
retouches. 



M. O. GOTTEAU, à Paris. 

Présentation de planches sur les Echinides éocènes. — M. Cotte au fait passer sous 
les yeux de la section les premières planches de son ouvrage sur les Echinides 
éocènes de la France. Ces planches, exécutées avec beaucoup de talent et d'exac- 
titude par M.Humbert, sont relatives aux genres Spatangus, Maretia et Euspa^ 
tangus. Dans le but de rendre son travail plus complet, M.Cotteau fait un appel 
à tous les géologues qui possèdent des Echinides éocènes, et les prie de vouloir 
bien les lui envoyer en communication. 



— Séance du 19 août tSS& - 
M. Emile RIVIÈRE, à Parts. 

Faune des invertébrés des grottes de Menton^ en Italie. — Dans une seconde 
communication, M. Emile Rivière appelle Tattention sur la faune des inverté- 
brés des grottes de Menton. Cette faune, dont il doane la nomenclature com- 
plète, est des plus remarquables : 1*^ par Ténorme quantité des coquillages 
qu'il a recueillis lui-même dans lesdites grottes; 2» par le grand nombre et 
la variété des espèces (174), terrestres ou marines, fossiles ou vivantes, médi- 
terranéennes ou océaniques, dont les unes ont servi à l'alimentation de 
l'homme et les autres comme objels de parure ou monnaie d'échange. 



M. l'Abbé BEROUD, à Ceyzériat (Ain). 

Sur la grotte des Balmes, près Villereversure (Ain). — Communication faite à 
la section d'Anthropologie, surtout au point de vue paléontologique, et soumise 
également à la section de Géologie, en tant que les divers apports meubles 
qui constituent ce remplissage peuvent se rapporter aux temps tertiaires et 
quaternaires. M. l'abbé Beroud y a trouvé une succession de douze formations 
distinctes, depuis des sables éocènes ocracés : un fragment de dent d'Elephas 
meridionalis ; puis, dans les apports récents, la faune quaternaire, depuis le 
Tichorhinus, VElephas primig., YUrsus sp, et VHyœna sp. 



— séance du 90 août tSS5 — 
M. Ed. FUGHS, log. en chef des Mines, à Paris. 

La géologie et les gîtes de cuivre du Bolio (Basse-Californie). — La presqu'île de la 
Basse-Californie est le prolongement de la chaîne côtière de la Californie. Son 
arête centrale est composée de roches éruptives, vitreuses et laviques, contre 



ED. FUCHS. — GRAVIERS AURIFÈRES EN CALIFORNIE 133 

lesquelles s'appuient des terrains sédimentaires d'âge récent. Sur le versant 
Est, formant le rivage occidental de la mer Vermeille, vers le milieu de la pres- 
qu'île, ces terrains sont formés par des tufs feldspathiques et argileux à la base, 
puis marneux et finalement fossilifères ou disposés en couches régulières et 
légèrement relevées vers l'axe de la presqu'île. Quelques pitons déroches trachy- 
tiques émergent au milieu de ce plateau ; enfin des nappes de laves basaltiques 
le recouvrent partiellement. 

C'est au milieu de ces tufs qu'apparaissent, à 120 kilomètres environ au nord 
de Muleje et en face de Guaymas, sur la côte mexicaine, au pied du volcan des 
Trois-Vierges, des gîtes cuivreux d'une grande importance. Ils sont constitués 
par trois couches régulièrement intercalées au milieu des tufs et surmon- 
tant chacune un conglomérat dont les éléments sont exclusivement empruntés 
aux massifs éruptifs de l'axe de la presqu'île. 

Chacune de ces couches a environ 1 mètre de hauteur et le cuivre y apparaît 
sous forme d'oxyde, d'oxydule, de carbonate bleu et vert et quelquefois de sili- 
cate, associé ou accidentellement combiné au fer et au manganèse (Crédnerite) 
Exceptionnellement, on trouve, au-dessous du niveau hydrostatique des eaux, 
un peu de sulfures (principalement de la Covelliné), mais l'arsenic et l'anti- 
moine, ainsi que les métaux précieux, sont entièrement absents. 

Ces dififérents minerais sont disséminés, dans chacune des trois couches, 
tantôt en veines irrégulières ou en petits lits discontinus, situés principalement 
à la base de la couche, tantôt en rognons ou en petites boules oolithiques 
(Boleo), disséminées au milieu d'un tuf argileux analogue à celui des couches 
encaissantes. Vers le sud-est la teneur en cuivre s'atténue lentement ; vers 
le nord-ouest, le cuivre semble faire place au sulfate de chaux cristallisé 
(albâtre), qui forme de puissantes masses dans le ravin de l'Infierno. Dans les 
trois ravins de Providencia, Purgatorio^ Soledad, la teneur moyenne du minerai 
peut être évaluée à 10 pour 0/0 de cuivre métallique, la surface occupée par 
les couches se chiffrant par plusieurs milliers d'hectares. 

Enfin, la composition du minerai est telle qu'il peut être fondu directement 
au four à manche, sans addition, d'aucun fondant, en donnant directement un 
cuivre noir d'une grande pureté (9i pour 0/0). 



Sur les graviers aurifères de la Sierra Nevada en Californie, — Les graviers 
aurifères de Californie sont des alluvions pliocènes et occupent le fond de val- 
lées anciennes, creusées dans le massif schisto-grani tique de la Sierra Nevada, 
à une altitude et avec une orographie complètement différentes des vallées 
actuelles. 

Ces vallées anciennes ont fréquemment été suivies et quelquefois recoupées 
par des coulées de laves qui masquent partiellement les alluvions qu'elles ren- 
ferment et qui ont reçu le nom de deep leads. Les alluvions sont constituées 
par deux couches distinctes, l'une, inférieure, bleue argileuse, dépourvue de 
toute stratification fluvialile, qui a reçu le nom de hlue gravel et dont l'épais- 
seur moyenne varie de 1 à 3 mètres ; l'autre, composée de graviers et de sables 
stratifiés fluviatilement, dont la puissance atteint parfois jusqu'à près de 
100 mètres. 

Elles sont aurifères toutes deux, mais la couche bleue inférieure possède 
une richesse beaucoup plus grande que celle du gravier sableux qui la sur- 
monte ; aussi est-elle souvent susceptible d'être exploitée par galeries, à la 



134 



GÉOLOGIE ET MINÉRALOGIE 



manière des gîtes stratifiés. Le gravier supérieur, au contraire, est toujours 
exploité hydrauliquement et sa puissance exceptionnelle permet de poursuivre 
avantageusement cette exploitation alors même que la teneur s'abaisse jusqu'à 
08,13 et même 0»,125 d'or par tonne. 

Enfin, la couche schisteuse, qui forme le suhstratum du gravier bleu et 
que l'on désigne sous le nom de bed rock, est elle-même imprégnée de paillettes 
d'or sur une épaisseur de plusieurs millimètres. Cette circonstance, jointe au 
fait de la coloration bleue du gravier, qui exclut toute idée d'un courant se 
mouvant à l'air libre, oblige à chercher l'origine du Une gravel ailleurs que 
dans un simple phénomène filuviatile. 

L'analogie du gravier bleu avec le krosstens grus de la Scandinavie et l'im- 
portance des pressions qu'a exigées la pénétration de l'or dans les schistes, 
font penser aux phénomènes glaciaires, bien que l'on n'ait pas encore constaté, 
sur le hed rock inférieur au gravier, les stries qui sont si éminemment carac- 
téristiques de l'existence et de l'action des glaciers. 



ANT. MÂ6N1N. — GÉOGRAPHIE BOTANIQUE DU LYONNAIS 135 



9« Section 



BOTANIQUE 



Présidents d'honneur. . . MM. A. CHATIN, M. de l'iast., Dir. de l'Éc. sup. de pharm., à Paris, 

MUSSET, Prof, à la Fac. des Se. de Grenoble. 

Président M. le Marquis de SAPORTA, Corr. de l'Inst., à Aix (B.-da-Rhône). 

Vice-Présidents MM. J.-B. VERLOT, Dir. du Jard. botan. de Grenoble. 

L'Abbé FAURE^ Pr. d3 la Soc. dauphinoise, à Grenoble. 
ARVBT-TOUVET, à Gières-Uriage. 

Secrétaire M. Paul MàURY, Prépar. à l'Éc. des Haut. El., à Paris. 



— Séance «la 13 août ld85 — 
■M; le Di- Ant. BIAGNIN, Chargé d'uncourèà la Fac. des Se. de Besançon. 

Quelques mQt$ sur la géographie botanique du Lyonnais et présentation de sept 
cartes inédites de j)hytostatique, — M. A. Magnin rend compte à la section du 
résultat des recherches qu'il a poursuivies pendant quinze années pour déter- 
miner les lois qui président à la distribution des végétaux dans la région 
lyonnaise. 

11 donne successivement : la description des régions géographiques qui con- 
stituent la région lyonnaise ; la méthode qu'il a employée dans cette étude, et 
particulièrement l'emploi qu'il a fait dés lois d'analogie et d'association; la 
comparaison des diverses parties analogues des régions géographiques et l'éta- 
blissement des régions naturelles botaniques, qui sont : 

1» Région desi vallées et des coteaux de la Saône, du Rhône et de l'Ain; 
2p région du Mont-d'Or et du Beaujolais calcaire; 3® région du Beaujolais et 
du Lyonnais granitiques ; 4® région de la Dombes d'étangs et de la Bresse, en y 
joignant les Terres froides du Dauphiné. 

M. Magnin examine ensuite l'influence des différents facteursi^ climat (tem- 
' pôrature, pluie, etc.), nature du sol, qui agissent sur la répartition des végé- 
taux ; les modifications locales apportées au climat par Texposilion et l'alti- 
tude; les faits appuyant la doctrine de la prépondérance de l'influence de la 
composition chimique du sol, etc. 

M. Magnin insiste principalement sur ce résultat important auquel il est 



136 bota5iûi:e 

arrivé que : l^' rétablissement de divisions naturdJes dans la région lyonnaise 
est tout à fait sous la dépendance de la composition chimique du sol; i9 leurs 
subdivisions sont au contraire déterminées par le r^îme des pluies, lexposi- 
tion et les autres facteurs, les variations de la constitution physique du soi ne 
se manifestant que par les stations ou des modifications locales de la Flore fi). 

11 présente enfin, à l'appui de sa communication, les cartes suivantes, tirées 
en couleur : 

1^ Carte des régions natureUes du Lyonnais; 2» carte des zones d'altitude: 
3® carte de la distribution de la vigne et de la répartition des principaux 
cépages ; 4<^ carte de la nature du sol ; 5<* carte représentant l'extension des 
espèces méridionales; &* carte figurant l'extension des espèces occidentales; 
V carte donnant l'explication des localités. 

Discussion, — M. le président appelle l'attention des membres de la Section 
sur l'importance des cartes présentées par M. le docteur Magnin et fait ressortir 
l'intérêt qu'il y aurait pour la géographie botanique générale à posséder, pour 
les diverses contrées d'un pays, des documents aussi nets que ceux-ci. De même 
que les flores locales ont pu seules faire connaître l'ensemble des végétaux, 
de même les études locales de répartition des plantes pourront seules résoudre 
l.'S difficiles problèmes de la gé(^raphie botanique. 



M. Paul MAURT, Prépazat. àTÉcdes Hautes-Étades, à Paris. 

Sur la structure et la fonction des organes sécréteurs des Plumbaginacées. — 
Après avoir signalé l'existence sur toutes les Plumbaginacées sans exception 
d'organes spéciaux dont la structure a pour la première fois été décrite en 1865 
par Gaetano Licopoli, mais d'une façon incomplète, M. Maury recherche quelle 
peut être la fonction de ces organes, qu'il propose de nommer organes de 
Licopoli. G)ntrairement à l'opinion du botaniste italien, il les regarde comme 
des organes sécréteurs, attendu qu'ils ont une fonction physiologique bien 
déterminée, celle de régulariser la transpiration en recouvrant la plante d'une 
croûte calcaire qui s'oppose à la trop grande évaporation. Il décrit la façon 
dont s'opère cet encroûtement, ayant pu s'en rendre compte expérimentale- 
ment. Dans une atmosphère très sèche, la substance minérale est expulsée 
des organes sous forme de filaments blancs très ténus, se pelotonnant au-dessus 
de l'orifice. A l'air humide, ces filaments fondent et se déposent en petites 
croûtes. En plaçant la plante alternativement dans ces deux conditions, on 
obtient constamment ces résultats. Enfin la substance sécrétée serait un 
mélange d'azotate de potasse et de chaux. 

Discussion. — M. Ch. Musset est d'accord avec M. Maury pour voir, dans le 
rôle des encroûtements calcaires que ce dernier vient de décrire, un rôle phy- 
siologique ; mais il se demande si ces encroûtements ont seulement pour but 
de préserver la plante contre une trop grande transpiration. Le calcaire qui 
forme ce revêtement n'a-t-il aucune influence sur la décomposition de l'acide 
carbonique par la plante? D'un autre côté, il pense que la plante ayant à se 
débarrasser d'une certaine quantité de sels minéraux inutiles à son entretien, 
les fait servir à régulariser la transpiration, comme le pense M. Maury. La 

(1) Tous ces documents sont réunis dans un mémoire en cours de publication dans les Annales de 
la Société botanique de Lyon, t. vm à xn, 1880 1885. 



MA6NIN. — VÉGÉTAUX DES MONTAGNES CALCAIRES ET GRANITIQUES 137 

fonction des organes de Licopoli serait donc double ; excrétrice d*abord, pro- 
tectrice ensuite. 

M. Maury ne pense pas qu'il existe de relation entre la fonction des organes 
de Licopoli et la fixation du carbone en présence d'une atmosphère plus ou 
moins salée. En effet, ces organes fonctionnent dans toutes les conditions où 
peut se trouver la plante et non pas seulement dans le voisinage de la mer, 
les sebbka et les steppes, où beaucoup vivent d'ordinaire. Un grand nombre 
de ces plantes vivent aussi sur les montagnes; elles sont cependant pour- 
vues de ces organes ; lorsqu'on les cultive loin de la mer, ces organes ne dispa- 
raissent pas ; enfin ce sont les espèces désertiques sur lesquelles on constate 
le plus de ces organes et un encroûtement général. Quant à la seconde objec- 
tion, elle est évidemment d'une grande valeur; mais M. Maury fait remarquer 
que la présence d'un plus grand nombre de ces orgar\es sur les espèces des 
pays les plus chauds et les plus secs plaide en faveur de son opinion. 

M. Richard ne pense pas que les sels composant la substance minérale ren- 
fermée dans les organes spéciaux des Plumbaginacées soient des azotates de 
potasse et de chaux; il croit plutôt que ce sont des carbonates de chaux 
formés par la plante avec les matériaux qu'elle a puisés dans un sol très 
riche en chaux, soit libre, soit combinée avec d'autres corps. 

M. Maury déclare que l'étude chimique de la substance sécrétée par les 
Plumbaginacées étant réservée par M. L. Bourgeois et par lui, il ne répondra 
pas à l'objection de M. Richard. Toutefois il fait remarquer que rien ne s'op- 
pose à ce que les sels en question soient des azotates, les travaux récents de 
MM. Berthelot et André ayant fait connaître l'existence de ces sels en assez 
grande quantité dans un certain nombre de plantes. 



— Séance «la 14 août 1895 — 
M. le Dr Ant. MAONIN, à Besançon. 

Remarques sur le mémoire de Mouton-Fontenille intitulé : Observations sur les dif- 
férentes espèces de végétaux propres aux montagnes calcaires et granitiques des envi- 
rons de Grenoble (1798). — M. Magnin signale aux botanistes phytostaticiens 
un mémoire publié en 1798 par Mouton-Fontenille, sur les différences qu'on 
observe dans la végétation des montagnes calcaires et des montagnes grani- 
tiques des environs de Grenoble ; de même que les observations de Giraud de 
Soulavie (signalées pour la première fois par le D"^ A. Magnin), ce mémoire n'a 
pas été mentionné par les botanistes qui se sont occupés de la question de 
l'influence du sol sur la végétation. 

M. Magnin donne des renseignements sur la vie et les travaux de Mouton- 
Fontenille (mort à Lyon en 1837), et fait l'examen critique des énumérations 
de plantes qu'il a établies dans le susdit mémoire. 



Documents inédits concernant les relations de Villars avec les botanistes La 
Tourrelte, De Bournort, Sionest, etc. — M. Magnin rappelle les documents nom- 
breux qu'il a trouvés dans les herbiers du conservatoire de botanique du 
jardin des plantes de Lyon concernant les relations qui ont existé entre 
Villars et divers botanistes lyonnais, tels que Claret de Fleurieu de la Tour- 



138 BOTANIQUE 

rette de (1779 à 1788), De Bournon, Sionest, etc.(l); il présente quelques docu- 
ments inédits provenant des manuscrits de ce dernier naturaliste, et particu- 
lièrement une lettre contenant des observations sur la Flora danica, adressée 
à Villars, dans laquelle le nom du botaniste grenoblois est écrit : Villart. 

Discussion, — A propos de l'orthographe du nom de Villars, M. J.-B. Vbrlot 
déclare posséder des lettres des deux frères de ce botaniste, dans lesquelles l'un 
écrit : Villard et Fautre Villar. Enfin, le père du botaniste, qui était instituteur, a 
rédigé lui-même l'acte de naissance de son fils, et il a orthographié : Villar. 



M. Casimir ARVET-TOUVET, à Gières, près Grenoble (Isère). 

Commentaire sur le genre Hieracium. — Conditions d'une bonne monographie; 
nécessité de tenir grand compte de la tradition et en particulier des travaux 
de Villars et de Frles. Principaux botanistes de notre époque qui s'occupent 
d'une façon spéciale de l'étude de ce genre : le D"^ Nâgeli et sa monographie du 
sous-genre Pilosella, en collaboration avec le D' Peter. Du transformisme et 
du jordanisme ; des principes linnéens. De la valeur et de la fréquence des 
hybrides dans lé règne végétal et particulièrement dans le genre Hieracium, 
De la dispersion du genre en Europe et plus spécialement dans les Alpes du 
Dauphinéet de la Savoie. Aperçu systématique et nouvelle classification. 



M. le docteur de FERRT de la BELLONE, à Apt (Vaucluse). 

Sur le mycélium des Champignons hypogés et sur celui des Tubéracées en particu- 
lier. — Les Hypogés basidiosporés ont un mycélium permanent, dont les Rhizopo- 
gon et les Sclérodermées t)ftrent des exemples. 

Ce mycélium est bj'un et forme un beau stroma, chez les Sclérodermées sur- 
tout. 

Les Hypogés Ascosporés ont un mycélium permanent ou fugace ; il est permanent 
chez lies Genea et les Elaphomyces, Ce mycélium est également brun. Il est para- 
site chez les Élapfwmyces des racines des châtaigniers et des pins, et des racines 
des chênes chez les Genea. 

Le Tuber panniferum, qui est une Tubéracée véritable, offre aussi un mycélium 
pzrmanent à filaments bruns. 

Les racines des chênes, avoisinant les truffières, présentent en grande quan- 
tité un mycélium particulier, brun, bouclé, et non blanc, qu'on retrouve au 
milieu de la terre qui contient les truffes, et quelquefois sur les trufles elles- 
mêmes. 

Si ce mycélium brun et fugace, que j'ai trouvé, en grande quantité, au pour- 
tour des Tuber Melanosporum — T. Brumale, T. jEstivum, etc., etc., — est celui 
des Tubéracées, ce que mes préparations et mes microphotographies semblent 
prouver, ces Tubéracées seraient des parasites des chênes auprès desquels 
elles viennent. 

Ce fait expliquerait la nécessité de planter des chênes dans les terres 
où l'on veut récolter des truffes. Il expliquerait aussi la dénudation pro- 

(1) Voir Claretde la Tourrette, sa Vie, ses Travaux, ses Recherches sur les Lichens du Lyonnais, etc., 
par le D' A. Magnin. Paris et Lyon, 1885. 



B? 



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tE SAPORTA. — LES GENRES PODOCARYA ET WILLIAMSONIA d39 

gressive des places truffières : le même mycélium envahissant les racines des 
plantes qui y croissent. 

Discussion. — M. Maury, sans nier le moins du monde l'existence d'un 
mycélium pour la truffe comestible, fait observer que la communication ou les 
préparations de M. de Ferry de la Bellone n'apportent aucune preuve cer- 
taine en faveur de cette existence, si ce n'est une présomption. En effet, M. de 
Ferry n'a pas observé la formation de tubercules sur le mycélium brun qu'il 
pense être celui de la truffe. Dans ses préparations, les filaments bruns adhé- 
rents aux fragments de tubercule peuvent n'être que les extrémités des fila- 
ments formant le feutrage qui enveloppe le périlhèce; dans le cas d'un 
tubercule traversé par une racine, les filaments libres tout autour du corps 
étranger paraissent n'être que les filaments dissociés du tissu stérile du péri- 
thèce. Le parasitisme n'est pas d'avantage formellement démontré, les fila- 
ments bruns trouvés sur des morceaux de racines pouvant appartenir à un tout 
autre champignon que la truffe. Néanmoins on doit reconnaître que si le fait 
n'est pas encore scientifiquement démontré, il y a beaucoup de probabilités 
pour qu'il se produise, ainsi que le pense M. de Ferry. 



M. MUSSET, Prof, à laFac. des Se. de Grenoble. 

Appareil destiné à apprécier le dégagement d'acide carbonique des plantes, sou9 
Vinfluence des rayons colorés. 



— Séance «la fyaoût tS^S — 
M. le Dr A. MAGNIN, à Besançon. 

Examen des Lichens de t'herUer VUlars, — Dans une lettre adressée à M. le 
Président, M. Magnin rend compte de l'étude qu'il vient de faire de la partie 
lichénologique de l'herbier de Villars, conservé dans le Musée de la ville de 
Grenoble (1). 

- M. Magnin a constaté que le 1/6 des espèces provient des environs de Lyon, 
d'où elles ont été envoyées par La Tourrette. De plus, M. Magnin a pu identi- 
fier plusieurs espèces établies par Villars, qui avaient échappé à l'examen 
rapide fait en 1860 par M. Nylander (2). 



M. le marquis de SAPORTA, Corresp. de Tlnst., à Aix (B.-du-Rh.). 

Nouvelles observations sur les genres Podocarya Buckl. et Williamsonia Carruth. 
— M. de Saporta a résumé les notions recueillies par lui, à la suite d'une étude 
qu'il a entreprise sur les genres Podocarya et Williamsonia comparés. Le Podo- 
carya a été établi en 1836 par le célèbre Buckland et figuré dans l'ouvrage de 
cet auteur Geology and Minerabgy. Il n'a plus été figuré depuis par les divers 
paléophy tologues, sans excepter Schimper ; les Williamsonia ont reçu leur nom 

(1) Voir la Notice consacrée à ces herbiers dans le Bull, de la Soc. botan. de France, 1860, t. VU, 

p. 822. 
(2) Bull, de la Soc, botan. de France, 1863, t. X, p. 2S8.' 



140' BOTANIQUE 

de Carruthers en 1868, et ce nom s'applique à des restes recueillis par M. Wil- 
liamson et attribués au Zamites gigas, de Foolithe de Scarborough (Yorkshire). 
En réalité les deux types n'en font qu'un, qui doit retenir la dénomination de 
Williamsonia, celle de Podocarya paraissant impropre. M. de Saporta a montré, 
à l'appui de son opinion, de nombreux dessins qui représentent toute une 
série d'échantillons inédits du Muséum de Paris. Il repousse l'attribution des 
divers organes qu'il a examinés aux Cycadées, avec lesquelles ils ne manifes- 
tent d'analogie d'aucune sorte ; il n'est pas disposé non plus à reconnaître en 
eux des Balanophorées, comme l'a pensé M. A. Nathorst, mais plutôt un type 
entièrement nouveau, d'affinité douteuse, mais des plus curieux, et qui n'au- 
rait avec les Pandanées vivantes qu'une certaine conformité de structure exté- 
rieure, sans véritable parenté. 



— Seaiifse du 19 août 49S» — 

EXCURSION SPËGIALiE ET HERBORISATION A PRÊMOL 

ET A GHANROUSSE (1). 

11 était bien difficile à la section de Botanique de l'Association française de ne 
pasL profiter du Congrès de Grenoble pour étudier sur place la riche végétation 
des Alpes du Dauphiné, c'est-à-dire pour faire une herborisation dans les envi- 
rons. Malheureusement le temps à consacrer à cette excursion ne pouvant 
guère dépasser une journée, pour rester dans les limites fixées par notre règlement, 
il était impossible de songer à visiter les hauts sommets , du reste assez éloi- 
gnés de Grenoble ; il fallait trouver un point qui réunît à la fois la plupart des 
espèces caractéristiques de la flore alpine, et qui permît d'apprécier aisément 
les zones de végétation correspondant à diverses altitudes. La section de Bota- 
nique doit se féliciter de ce que, sur la demande de son président M. de Saporta, 
MM. Yerlot, l'abbé Faure et Arvet-Touvet, botanistes pour lesquels la flore - 
dauphinoise n'a plus de secrets, aient bien voulu, même avant la réunion du 
Congrès, choisir une localité à explorer qui réunit toutes ces conditions. Leur 
choix ne pouvait être plus heureux; aussi, sous leur aimable et savante direc- 
tion, l'excursion a-t-elle eu un succès complet et un attrait qu'il va être bien 
malaisé de rendre exactement et de faire goûter dans un aride compte rendu. 

Afin de gagner le plus de temps possible, le mardi 18, au soir, une voilure 
conduit les excursionnistes, au nombre de douze, de Grenoble à Uriage, où 
nous trouvons deux gardes des Forêts envoyés au-devant de nous par M. l'In- 
specteur Pison pour nous guider jusqu'à Prémol. D'Uriage nous commençons à 
monter par des chemins pierreux vers Vaulnaveys, récoltant en passant: ScUvia 
glutinosa L., Spirœa Aruncus L. et le long des taillis ou des buissons Melampy- 
rum nemorosum L., et Géranium nodomm L. M. l'abbé Boulu nous fait prendre 
dans une haie de beaux échantillons de Rosa subglohosa Lm. en fruits. Bientôt 
nous atteignons les premiers sapins sur des granités et des schistes au-dessus 
de Vaulnaveys, et M. Pellat nous fait récolter dans un buisson au bord du che- 
min Vicia dumetorum L., plante rare aux environs de Grenoble, tandis que 
M. Arvet-Touvet nous montre en place le Hieracium symphytaceum Arv.-T. Dans 
le bois clairsemé et humide nous trouvons Impatiens Noli tangere L. et au 

(i) Ce rapport, fait par M. Maury, secrétaire de la Section, a été lu dans la séance du 20 août 1885. 



•Bmna>*a«N«B^.^BA««i. 



HERBOBISATION A PRÉMOL ET A CHANROUSSE 14J 

milieu de la forêt de sapins, au bord du chemin où coule une source : Chryso- 
splenium oppositifolium L., Saxifraga rotundifolia L., Veronica urticœfolia L. 
A ce moment la forêt, dont le grand silence n*est troublé que par un bruit de 
chutes d'eau, est éclairée par les derniers rayons dorés du soleil, qui va dis- 
paraître derrière un rideau de montagnes ; son aspect est des plus grandioses 
et des plus saisissants, aussi chacun s'arrête-t-il un instant pour contempler 
ce féerique décor. Nous arrivons à la Chartreuse de Prémol (1 095 mètres 
d'altitude) et dans les prairies, sous des murs en ruines, nous récoltons le 
Myrrhis odorata Scop., cette plante importée par les Chartreux. 

Un accueil des plus sympathiques nous est fait dans la Maison des gardes 
par M. et M™® Pison, qui veulent bien mettre à notre disposition la maison tout 
entière. En attendant que Ton serve le dîner , on entoure avec plaisir la che- 
minée, où brûle un feu clair. La transpiration causée par la montée, d'environ 
deux heures, le froid de cette région élevée, nous font apprécier vivement cette 
attention de nos hôtes. A peine sommes-nous à table, qu'arrivent MM. Tabbé 
Faure, Gillot, Gadeceau. Ces messieurs, qui, la veille, ont fait l'ascension du 
Grand-Som, ont tenu à prendre part à l'excursion de Chanrousse, et à la hâte 
ils sont revenus de la Grande-Chartreuse à Grenoble, de Grenoble à Uriage et 
à Prémol pour se trouver ce soir avec nous. Le repas, des plus succulents, des 
mieux servis, est présidé avec la plus extrême amabilité par M"® Pison et il 
s'achève au milieu de la plus franche bonne humeur. 

Les lits étaient excellents, aussi le lendemain à cinq heures du matin tout 
le monde fut debout, dispos, et, après un premier déjeuner, prêt à partir. 
Notre hôte, M. Pison, tient à nous accompagner jusqu'au lac Luitel et, comme 
la veille, il met à notre disposition deux de ses gardes pour nous guider. 

En quittant la Maison des gardes, nous passons devant les restes de l'ancienne 
abbaye : un seul arceau de la chapelle, encore debout au milieu des arbres qui 
ont envahi les ruines (1). A travers des prairies arrosées par des sources qui 
descendent des hauteurs voisines et bordées de toutes parts par des sapins 
encore mélangés de hêtres, nous nous dirigeons au sud-ouest vers le lac Luitel. 
Nous récoltons sur les parties sèches : Viola alpestris Jord., SenecioFuchsii Gmel., 
Lonicera nigra L., Hypericum quadrangulum L. ; dans les parties humides : Crépis 
paludosa Manch., Ranunculus aconitifolius L., Géranium sylvaticum L., et ça et 
là, le long du chemin : Rumex arifolius Ail., SteUeria nemorum L., Dentaria 
digitata Lam. et pinnata Lam. ; deux Circœa : C. lutetiana L. et C. intermedia 
Ehrh . ; Luzula nivea DC. en abondance sur le bord du chemin ;. sous bois les 
deux formes de Prœnanthes purpurea L. à feuilles larges et étroites (P. tenui- 
foLia L.) ; Saxifraga cuneifolia L. dans les parties sèches du talus de la route ; 
Lunaria rediviva L. en fruits, dans les parties ombragées ; Melica uniflora Retz., 
Polypodium Phegopteris L. et Dryopteris L., et un peu partout Hieracium subal- 
pinum Arv.-T., forme tjrpique, nous dit M. Arvet-Touvet. 

Dans la partie de la forêt que nous traversons avant d'atteindre le lac, nous 
trouvons ; Alnus viridis DC, Cardamine sylvatica Link., Asplsnium Filix fœmina 
Bernh., et sur les pointes de rochers Silène rupestris L. Beaucoup de sapins 
sont envahis par Usnea barbata Uoïïm, et un peu partout on récolte Barlramia 
pomiformis Hedw. 

Après environ une heure de marche depuis Prémol, nous sommes au Jac 

(1) La Ckartreuse de Prémol, à 1095 mètres d'altitude, fut fondée en 1232 par Béatrlx deMont- 
ferrat, épouse du Dauphin Guigues André, et détruite pendant la Révolution. 



142 BOTAHIQUS 

Luitel, qui occupe Téchancnire fonnée par le col de Prémol, à près de 1 300 m. 
Ce lac est, à proprement parler, un marais divisé en deux bassins dont on 
seul est tourbeux et accessible aux recherches. Tout autour et dans les parties 
du marais oti il existe un sous-sol, on trouve une assez grande variété d'arbres 
et d'arbrisseaux : Rota alpina L. à la lisière du bois, Pintu pumilio Uœnke., 
SaUx ambigua Ehrh., Junipertu àtpina Clns., Rkodûdenànm ferrugineum L., 
Hippophœ rhamnoides L., A rcUutaphylos uva ur$i Spreng. Dans la partie tourbeuse 
au bord du bassin, on récolte : Drosera rotundifoUa L. et Vaecinium cxcycooeos L. 
sur les touffes de Sphagnum; Comarum paiuslre L., Carex limoM L., Carex 
sleUulata Good. Dans le second bassin, où il reste encore de l'eau, on trouve : 
Carex pauciflùra Lightf,, caneseens L., vesicaria L., pUuUfera L., ampuUacea 
Good., Scheuchzeria palustris L., AlehemUUk alpina L., ùfcojjodium inutidatum L., 
Pamasêia palustris L. et un peu au-delà des bords Vùda palustris L. — M. Yerjot, 
qui se dispose à nous abandonner pour faire une ample provision de ces richesses 
botaniques pour le Jardin de Grenoble, trouve non loin du premier bassin^ 
Poa Chaixii Vill. et Lyœpodium Selago L. 

Après cette belle récolte nous nous disposons à poursuivre aoljre route.. 
M. rinspecteur Pison nous fait alors ses adieux et tous nous nous séparons à 
regret de lui, emportant le souvenir d'une amaMlitc et d'une cordialité peu. 
communes. Nous le laissons avec M. Verlot, auquel l'âge interdit la fatigue et 
qui, en sa qualité de directeur du Jardin des Plantes, songe à le pourvoir 
d'espèces précieuses. 

Tout près du lac, au bas des rochers que nous escaladons , nous trouvons 
Asplenium septentrionale Swartz., et dans les parties bien exposées Veronica 
saxatalis Jacq., Gentiana campestris L., Primula Viscosa Vill. Du reste, pendant 
cette montée sur les rochers de Séchillienne, qui nous conduit jusqu'à la forêt 
du même nom, nous rencontrons souvent ces mêmes plantes, ainsi que (kèo* 
phalium sylvaticum L.. Saxifraga aspera L., Sempervivum arachnoideum L., et 
piliferum Jord., Astrantia minor L., Viola Thomasiana Song. et Perr., Gentiana 
Kochiana Song. et Perr. en fruits, et Rosa intercalaris Desegl. et R, lagenaria Vill. 
que nous recommande M. l'abbé Boulu. 

11 est neuf heures : le soleil brille de tout son éclat et s'élèvent de toutes parts, 
le long des pointes de la montagne, de blancs et légers nuages. Nous arrivons 
à la forêt de Séchillienne, composée, outre de rares hêtres et dans les clairières 
quelques touffes de Betula verrucosa Ehrh., de Pinus uncinata Rem., pumilio 
Hjpenke, avec ^6ie« excelsa DC. et vulgaris Poir. Partout le Vaecinium Myrtillus L. 
et surtout le Rubus glandtdosus Bellard., nous offrent leurs fruits délicieux 
et parfumés, que nous mangeons à pleines mains. Nous récoltons en abondance 
dans les gazons qui recouvrent la roche schisteuse ; 

Dans les parties découvertes : 



Allium foMax Don. 
Melampyrum sylvaticum L. 
Campanula bar bâta L. 
Carduus de/loratus L. 
Phyteuma betonicœfolia Vîil. 

Sur le plateau herbeux : 



Peucedanum osthrutium Koch. 
Hieracium pœnanthoides Vill. 

— pseudo-viride Arv. T. 

— juranum Pries. 

— su^lpinum Arv. T. 



Phalangium liliago Schreb. . Convallaria verticillata L. 

Lilium croceum Chaii, I EpilobiumspicatumLsim. 



HERBORISATION A PRÉMOL ET A CHANROUSSE 148 

Au bord du bois : 

Hanunculits pîatanifoliiis L. | Mulgedium aîpinum Less. 

Dans les parties ombragées : 



Epipactis atroruhens Schult. 
Orckis bifolia ViU. 
Galium rotundifoîium L. 
Pysola rotundifolia L. 
— secunda L. 



Digitalis grandi flora Ail. 

— lutea L. 
Laserpitium latifoUum L. 
Monotropa hypopitis L. 
Chœrophyllum hirsiUum Vill. 



Au bord du chemin, près d'une source ferrugineuse, on trouve Pinguicula 
vulgaris L., Carex pallescens L. contre le talus qui s'élève au-dessus en pente 
abrupte, tandis que du côté de la vallée une éclaircie de la forêt nous permet 
de contempler un magnifique spectacle. A plus de 500 mètres au-dessous de 
nous s'étend une étroite vallée dont les champs se présentent à nous comme 
autant de parties d'un même tapis vert, différemment nuancées suivant qu'elles 
reçoivent une lumière d'intensité différente. 11 s'en élève de légers nuages 
blancs qui vont s'accrochant aux cimes voisines. De l'autre côté de la vallée, 
un panorama superbe de sommets sur lesquels scintillent, d'une blancheur 
éclatante, les neiges et les glaciers. Nous nous arrachons avec peine à celte 
contemplation, et après quelques instants de marche nous sortons de la 
forêt. '^ 

Nous sommes dans la prairie de l'Arselle et nous voyons au loin, devant 
nous, le but que nous nous sommes proposé : la Croix de Chanrousse. La 
prairie montueuse, sèche et déjà broutée par les moutons, ne nous offre que 
peu de plantes à récolter ; Euphrasia minima Schleid., Dechampsta flexuosa 
Griseb. Leontodon pyrenaicus Gouan.; Campanula barbata L., Paronychia serpil- 
lifolia DC. Mais, en revanche, nous trouvons sur les bords du torrent qui la 
traverse Selaginefla spinulosa Al. Br. et au pied des rochers qui la limitent 
dans sa partie la plus élevée ; 



Silène nutans L. 
Antennaria dioica Gaertn. 
Potentilla rubens Vill. 
Orchis nigra Scop. 
Hieracium Pelleterianum Merat. 



Sedum Anacampseros L. 
Genliana punctata L. 
Plantago alpina L. 
Phleum alpinum L. 
Daphne Mezereum L. 



Sur les rochers mêmes Bupleui^m stellatum L. et des Lichens : Cetrarta islan 
dica Ach., Lecidea geographica L. 

A la suite de cette prairie, en montant toujours vers la Roche-Béranger, nous 
traversons le dernier bois de sapins, au-delà duquel s'élèvent les prairies 
alpines. Une intéressante discusssion surgit entre MM. de Saporta et Doûmet- 
Adanson à propos du Pinus cimbra L. que nous trouvons là. Enfin, aux envi- 
rons immédiats de la Roche Déranger (2000 mètres d'alt.), nous récoltons : 
Festuca rubra L., Luzula pediformis DC, Luzula spicata DC. et Chenopodium 
Bonttë Henricus L., Capsella Bursa pastoris Mœuch., dont le voisinage de l'homme 
est la seule cause de leur présence à cette hauteur. 

Il est onze heures, et la course, déjà longue, que nous venons de faire en 
montant, nous a mis en appétit ; aussi faisons-nous honneur au déjeuner qui 
nous est servi dans le chalet du père Tasse, une des stations du Club Alpin 
français. Après un moment consacré au repos, après avoir placé dans les car- 
tables les plantes récoltées dans la matinée et consigné sur le registre du 
chalet le témoignage de la course de la 9® section du Congrès de l'Association 



144 



BOTANIQUE 



française, les plus dispos d'entre nous, sous la conduite de l'infatigable abbé 
Faure, commençons vers line heure l'ascension de la Croix de Chanrousse. Ea 
nous attendant, ceux qui ne nous suivent pas vont faire une petite course 

autour du chalet. 

Le temps s'est rafraîchi, et le vent glacé qui souffle sur ces hautes prairies 
oblige à se boutonner. Pendant une heure et demie environ que dure la montée, 
le ciel reste couvert et nous ne pouvons jouir du coup d'œil. En revanche, nos 
regards attachés au sol y découvrent les plantes propres à ces régions dénu- 
dées et qu'ont épargnées les moutons : 

CerasHum strictum L. 

Alsine verna Bartl. 
— striata Gren. 
Cherleria sedoides. 
Silène acauîis L. var. excapa, 
Gentiana alpina Yill. 

— brackyphylla Vill . en fr ui ts . 
Festuca violacea 6a ud. 

— pumila Chaix. 



Nardus stricta L. en fleurs et abondant 

partout. 
Avena versicolor Vill . 
Trisetum distychophyllum P. Beaur. 
Drdba frigida Saut. 
Leucanthemum alpinum Lam. 
Veronica bellioides L. 

— alpina L. 

— saxatilis Jacq. 



Nous arrivons au sommet (2 225 mètres), où une pyramide en maçonnerie 
supporte un poteau brisé, ce qui reste de la croix de Chanrousse. Un berger, 
assis au bas de la pyramide, surveille dans le brouillard son grand troupeau 
de moutons, qui fuient à notre approche, comme s'ils avaient conscience de 
leur crime de lèse-Botanique! Néanmoins, malgré leurs ravages, au pied et 
autour de la croix les raretés abondent : 



Poa alpina L. 
Hieracium alpinum L. 

— glanduliferum Hoppe. 

— Auricula L. 
Ajuga pyramidalis L. 



Senecio incanus L. 
Polygonum viviparum L. 
Gaya simplex Cand. 
Luzula lutea DG. 



Je demande YArmeria alpina L. indiquée ici par M. Verlot, et M. Tabbé 
Faure me conduit à environ dix minutes de la Croix, au-dessus du lac Robert, 
dans les éboulis de roche, où nous la trouvons passée de fleur. De là nous con- 
templons le lac Robert à plus de 300 mètres au-dessous de nous ; il est entouré 
d'un tapis blanc comme de la neige, c'est Eriophorum Scheuchzeri Hoppe., que 
nous ne pouvons malheureusement pas aller récolter. 

En remontant vers la Croix, nous recueillons : Homogyne alpina Cass., Alche- 
milla vulgariSy var. suhsericea Gren., Geum montanum L. 

Enfin, le ciel vient de s'éclaircir pour un instant, le soleil brille et nous 
jouissons du plus beau des panoramas. Vers l'ouest, Grenoble tout petit, là-bas 
dans la vallée, au confluent de l'Isère et du Drac, qui nous apparaissent comme 
deux rubans d'argent; plus près de nous, la vallée de la Romanche, Vaulna- 
veys, Uriage ; derrière nous, du nord au sud, des pics et des glaciers de la 
chaîne des Alpes : les Écrins, les Grandes-Rousses, le glacier de l'Homme, 
Belledone, le Tailiefer. Mais l'heure presse, il faut redescendre à la Roche- 
Béranger. En descendant, nous récoltons encore : 



Potentilla aurea L. 

— grandi flora L. 
Nigritella angustifolia Rich. 
Circium spinosissimum Scop. 



Spergularia rubra Pars. 
Sagina Linnœi Presl. 
Paronychia polygonifolia DC. 



QUÉLET. — FLORE MYCOLOGIQUE DE FRANGE 145 

Vers quatre heures, nous rejoignons au chalet du père Tasse nos compa- 
gnons, qui nous attendent pour partir. Les gardes attachent les hagages sur 
un âne, et la descente vers Uriage commence. Nous nous dirigeons droit sur 
Belmont sans nous arrêter; les cartables et les boîtes sont pleines, et ce n*est 
qu'avec peine que nous pouvons y faire entrer les dernières plantes que nous 
récoltons ; Pyrola rotundifdia L., Rosa cantnaL., alpina L. et trichoneura Rip. 

La descente paraît interminable à travers la forêt de sapins, dans des che- 
mins pierreux qui servent de Uts aux torrents lors de la fonte des neiges. 
Après les sapins nous revoyons les hêtres, puis les chênes, enfin la vigne : 
nous sommes a Uriage. Il est environ sept heures et demie, et cette dernière 
course nous a plus fatigués que la montée la veille et le matin. Après un dîner 
copieux à Uriage, une voilure nous ramène vers dix heures à Grenoble, un 
peu fatigués, mais heureux des récoltes faites, des observations notées sur 
place, du spectacle contemplé ; en un mot, enchantés de cette excursion si bien 
conduite et si bien réussie. Cette première herborisation de la section de Bota- 
nique de TAssociation française est certainement du meilleur augure pour 
celles qu'on ne manquera plus désormais d'entreprendre dans les Congrès à 
venir. 



M. A. GHATIN, M. de Tlnst., Dir. de l'Kc. sup. de Pharm., à Paris. 

Des espèces alpines qui font partie de la Flore parisienm, — M. Chatin signale, 
en- passant en revue les principales localités où elles croissent, l'existence, 
dans la Flore de Paris, d*un grand nombre d'espèces alpines (Swertia perennis, 
OxycocœspalustriSjVaccinium VitiS'Idœa, Senecio Fuchsii^Aœnitum Napellus, etc.). 
Aux plantes alpines il oppose un certain nombre de représentants des 
flores de l'Ouest et du Midi. Un aperçu sur leurs stations principales, 
montre que les plantes alpines se trouvent le plus souvent sur les sols 
tourbeux, ou, du moins, mouilleux et ombragés; les espèces méridionales 
(Astragalus monspessulanus, Reseda phyteuma) préférant au contraire les collines 
calcaires et les lieux arides bien insolés. — Quelle est l'origine de ces florules 
qui semblent être étrangères dans la région parisienne ? Représentent-elles des 
colonies venues du centre de leur aire, ou sont-elles les restes d'une flore au- 
tochtone, aujourd'hui presque disparue? M. Chatin adopte cette dernière hypo- 
thèse, tout en signalant quelques cas bien évideats d'importation (Goodyera 
repens, Trifolium resupinatum). 



M. le Dr QUËLET, Lauréat de l'Acad. des Se., àHériiaoncourl (Doubs). 
Quelqttes espèces nouvelles ou critiques de la flore mycologique de France, 



10 



146 ZOOLOGIE ET ZOOTECHNIE 



10*^ Section 



ZOOLOGIE ET ZOOTECHNIE 



Président D'Ha^sNEun . . M. Félix PLATEAU, Prof, à l'Univ. de Gand. 

Président M. G. CARLET, Prof, à la Fac. des Se. de Grenoble. 

Vice-Présidents MM. Georges POUCHSr, Piof. au Muséum, à Paris. 

A. SABATIER, Prof, à la Fac. des Se. de Montpellier. 

Le Dr V. LEMOINE, Prof, à l'Éc. de Méd. de Reims. 

Secrétaire M. H. GADEAU DE KERVILLE, Secr. de la Soc. des Amis des Se. na- 

lur. de Rouen. 



- séance du 13 août i$95 — 
M. Georges POUGHET, Prof, au Muséum d'His^t. nat.^ à Paris. 

De Vasxjmétrie chez les Cétacés cétodontes, — M. Pouchet présente diverses consi- 
dérations auxquelles il a été conduit en étudiant le défaut de symétrie du crâne 
des Cétacés cétodontes. 11 montre qu'on peut interpréter ce défaut de symétrie 
comme accusant une tendance qu'aurait l'animal à revêtir partiellement le 
caractère pleuronecte, caractère qui se trouve à son entier développement chez 
les poissons, mais avec cette différence que chez les poissons le « pleuronec- 
tisme )> est en quelque sorte indififérent, tandis que chez toutes les espèces de 
Cétodontes connues il accuse une tendance à porter le côté gauche (le plus 
lourd) de l'animal en haut et le côté droit en bas. 



M. F. PLATEAU, Prof, à l'Univ. de Gand. 

Eoopériences sur le rôle des palpes chez les Myriapodes et les Arachnides. — 
M. Félix Plateau rappelle d'abord qu'il a déjà publié une note antérieure sur 
le rôle des palpes chez les Insectes broyeurs {BuUetin de la Société zoologique de 
France, t. X, 1885), travail dans lequel il a montré expérimentalement, surtout 
par l'ablation des palpes chez des Coléoptères et des Orthoptères, que ces oi^anes 
restent inactifs durant la manducation et que leur suppression n'empêche pas 
les Insectes de trouver leur nourriture et de manger d'une façon normale. 



V. LEMOINE. — LASPIDIOTUS DU LAURIER-ROSE 147 

Dans la communication actuelle, Tauleur cite, en premier lieu, des expé- 
riences qui prouvent que les palpes ne sont pas le siège de Fodorat. Puis, 
étendant ses recherches aux Myriopodes Chilopodes et aux Araignées, il arrive 
à des conclusions analogues à celles qu'il a cru pouvoir tirer de ses études sur 
les Insectes, Ainsi, malgré la suppression des palpes, les Araignées femelles 
tissent leur toile, capturent des mouches et vivent longtemps en captivité, 
absolument comme si elles étaient intactes. 

M. Plateau conclut de ses nombreuses expériences, faciles à répéter, que les 
palpes des Articulés maxillés doivent être rangées dans la catégorie des orçancs 
conservés par atavisme^ mais devenus inutiles. 



M. A SABATIER, Prof, à la Fac. des Se. de Montpellier. 

Iji spermatogénèse chez les Crustacés décapodes. — M. A. Sâbàtier expose les 
résultats de ses recherches sur la spermatogénèse chez les Crustacés décapodes. 
Elles ont été faites au laboratoire de la station zoologique de Cette. L'auteur 
arrive à cette conclusion que Téléraent mâle n'est pas un élément provenant 
d'une vraie segmentation des cellules mères du testicule, mais que c'est d'abord 
un corpuscule né par genèse directe dans le protoplasma de la cellule mère par 
agrégation de grains chromatinés. Ces corpuscules sont donc rigoureusement 
les homologues des corpuscules nés dans le vitellus de l'œuf pour former les 
cellules du follicule. Ce sont des éléments qui se différencient au sein du pro- 
toplasma de l'ovule neutre ou hermaphrodite, et qui représentent l'élément 
mâle, tandis que le noyau en représente l'élément femelle. Les Crustacés déca- 
podes rentrent donc dans la règle générale, et pour eux comme pour les 
autres types étudiés jusqu'à présent, la différenciation sexuelle de la cellule 
résulte de l'élimination de l'un ou l'autre des deux éléments. 



M. le Dr V. L.EMOINE, Prof, à l'Éc. de Méd. de Reims. 

Développement et métamorphoses de VAspidiotiis du laurier-rose. — La femelle 
de cet Hémiptère, au moment de la ponte, ne présente plus ni antennes, ni 
pattes, ni généralement d'yeux. Son corps, irrégulièrement arrondi, est rempli 
d'œufs. Son appareil digestif se fait surtout remarquer par le développement 
des longs filaments qui la fixent à la feuille. Le mâle adulte, manquant com- 
plètement de ces pièces buccales, contraste par le développement tout spécial 
de ses antennes, de ses yeux, et l'apparition de deux gros organes saillants, 
à la partie antérieure de la tête. Ses pattes sont robustes et son thorax porte, 
en outre, une paire d'ailes suivie d'une sorte de balanciers. Malgré ces diffé- 
rences fondamentales, l'étude du développement des œufs et des diverses 
métamorphoses de l'insecte montre, contrairement à l'opinion admise jus- 
qu'ici, la plus grande analogie, comme évolution, entre les deux sexes. U 
semble que la femelle, ne franchissant pas l'état larvaire, utilise sa réserve 
biologique uniquement au développement de ses œufs. Le màxe, au contraire, 
après avoir, comme la femelle, perdu successivement ses pattes et ses an- 
tennes, passe à l'état de nymphe, subit une sorte de fonte ae plusieurs de ses 
tissus, suivie de la réapparition de nouveaux appendices dont le développe- 
ment a pu être suivi pas à pas. Une dernière mue l'amène l'état d'insecte 
parfait. 



148 ZOOLOGIE ET ZOOTECHNIE 



M. le Dr GARLET, Prof, à la Fac. des Se. de Grenoble. 

Recherches expérimentales sur la fixation, la morsure, la succion et la déglutition 
de la sangsue. — 1° Pour faire une saîgnée, la sangsue commence par fixer sur 
la peau les bords, puis le fond de sa ventouse antérieure, de façon à amener 
une adhérence complète (fiaxition) ; 

2<* Le fond de la ventouse, constitué par le pharynx, se relève un peu et 
entraîne à sa suite un mamelon de peau sur lequel, par une série de mouve- 
ments rapides et simultanés, les trois mâchoires produisent bientôt une blessure 
triangulaire (morsure) ; 

3° En même temps que les mâchoires s'enfoncent dans cette blessure, elles 
s'écartent, et leur divergence amène la dilatation du pharynx qui prend alors la 
forme d'un entonnoir à base triangulaire, dans le vide duquel le sang s'élance 
(succion) ; 

i^ Après s'être abaissées et écartées, les mâchoires se relèvent et se 
rejoignent pour lancer derrière elles, à la façon d'un piston, le sang dans la 
direction de l'estomac (déglutition). 

Le procédé opératoire de la sangsue correspond ainsi à l'action de trois 
instruments imaginés par l'industrie : la ventouse, le scarificateur et la 
seringue. 



M. Henri GADEAU DE KERVILLE, Secr. de la Soc. des Amis des Se. nat. de Rouen. 

Aperçu de la faune générale de ta Seine et de son embouchure, depuis Rouen 
jusqu'au Havre (1). — M. Gadeau de Kerville communique le résultat de ses 
recherches sur la faune générale de la Seine et de son embouchure, depuis 
Rouen jusqu'au Havre. Après avoir donné quelques détails sur la composition 
et la profondeur des différents fonds de ce fleuve, il énumère rapidement les 
animaux micro et macroscopiques les plus intéressants qu'il a recueillis jusqu'à 
ce jour. En terminant, l'auteur parle de la distribution topographique des ani- 
maux dans l'estuaire de la Seine, et indique les limites des faunes d'eau douce, 
d'eau saumâtre et d'eau salée, limites qu'il a pu fixer d'une manière assez 
nette. 



— Séance du 14 août i88S — 

M. le D' G. GARLET. Prof, à la Fac. des Se. de Grenoble. 

Recherches expérimentales sur le venin des Hyménoptères, ses organes sécréteurs 
et le mécanisme de son expulsion. — Le venin des Hyménoptères à aiguillon bar- 
belé est un liquide à réaction acide, résultant toujours du mélange d'un acide 
(acide formique) et d'une base. Ses organes sécréteurs sont deux glandes 

(1) Voir, à ce sujet, Henri Gadeau de Kerville, Aperçu de la faune actuelle de la Seine et de 
son embouchure, depuis Rouen jusqu'au Havre, in L'Estuaire de la Seine, par G. Lennier. Le Havre, 
imprimerie du journal Le Havre, 1885, vol. II, p. 168. 

Un résumé d3 ce travail, accompagné d'une planche en couleur, a été poblié par M. Henri 
Gadeau de Kerville dans son Compte rendu de la 23^ réunion des Délégués des Sociétés savantes à la 
Sorbonne, 4S85 ( Sciences naturelles), in Bull, de la Soc, des Amis des Sdenc. nalur. de Rouen, 
3»« sér., 21» ann., i« sem. 1885, p. 37. 



H. FOL. — SUR LA QUEUE CHEZ l'eSPÈCE HUMAINE 149 

sécrétant, l'une l'acide formique, Tautre le liquide alcalin. Ces deux glandes 
débouchent dans le gorgeret de Taiguillon, et le venin est expulsé de deux 
manières, soit avec le mécanisme de Tinjecteur (Guêpes, Frelons, etc.) par la 
contraction de la vésicule venimeuse, soit avec le mécanisme de la seringue 
(Abeilles, Bourdons, etc.) par l'action de deux pistons fixés sur les stylets per- 
forateurs. Chez ces Hyménoptères, le venin ne tue qu'à la condition de contenir 
ses deux liquides constituants. Les Hyménoptères à aiguillon lisse (Philanthes, 
Pompiles, etc.), qui pourvoient leurs larves de proies vivantes, ont un venin qui 
agit simplement comme anesthésique, engourdissant mais ne tuant pas. Chez 
eux, la glande alcaline est rudimentaire ou nulle, mais la glande acide ne 
manque jamais. 



M. le D>- V. LEMOINE, Prof, à l'Éc. de Méd. de Reims. 

De l'évolution des divers organes du Phylloxéra (forme agame aptère), — 
M. V. Lemoine signale les particularités les plus intéressantes qu'il a observées 
dans ses recherches anatomiques, physiologiques et biologiques sur la forme 
agame aptère du Phylloxéra du chêne à fleurs sessiles (Phylloxéra punctata 
Licht.) . En outre, il fait passer sous les yeux des membres de la section une 
nombreuse série de planches représentant cette forme agame aptère à toutes 
les phases de son développement. 



M. A. SABATIER, Prof, à la Fac. des Se. de Montpellier. 

De la signification et de Vémission des globules polaires. — M. A. Sabatier 
expose ses idées sur la signification des globules polaires. Il distingue dans ce 
phénomène deux processus qui sont indépendants l'un de l'autre, quoiqu'ils 
coïncident le plus souvent : 1® une segmentation inégale de l'œuf, et 2" l'ex- 
pulsion d'une portion de protoplasme plus ou moins difiPérencié qui envi- 
ronnait la vésicule germinative. 

M. A. Sabatier considère la segmentation comme représentant une segmen- 
tation parthéno^nétique due à l'influence d'un élément mâle qui reste encore 
dans l'œuf après l'élimination des cellules folliculaires. Cet élément mâle 
est expulsé avec le globule polaire, et c'est à la coïncidence de son expulsion 
et de la segmentation parthénogénétique qu'est due l'inégalité très prononcée 
de cette dernière. Cet élément mâle ou diviseur, relégué dans le globule 
polaire, y produit souvent des segmentations successives que l'œuf lui-même 
ne pourra subir qu'après avoir reçu de l'extérieur un nouvel élément mâle 
perfectionné par la division du travail. 



— Se«uice du f? août 1^95 — 
M. Hermann FOL., Prof, à l'Uni v. de Genève. 

Sur la quelle chez l'espèce humaine (1). — 11 semble avéré que, chez aucune 
race humaine actuelle, le nombre des vertèbres ne dépasse le chiffre, considéré 

(1) Voir C. R. de l'Acad. des Se. 8 juin <8i5>. 



150 ZOOLOGIE ET ZOOTECHNIE 

comme normal, de 33 à 34, et que, dans aucun cas tératologique, les appendices 
observés au bas du dos ne contenaient de vertèbres supplémentaires. 11 est 
également vrai, comme His Ta soutenu, que l'embryon humain de 4 semai- 
nes, soit 7™" 1/2 de longueur totale, n'a que 34 vertèbres. Mais Ton admettait 
universellement, et sur ce point. Ecker et His s'étaient mis d'accord, que ce 
nombre n'est jamais dépassé à aucune phase du développement de l'homme, 
et que conséquemment l'appendice caudiforme que possède l'embryon humain 
de 8 à d2°*"» n'est pas une queue véritable. Cette conclusion des recherches 
faites jusqu'à ce jour serait renversée si l'on pouvait démontrer que l'appendice 
en question renferme de véritables vertèbres surnuméraires. Or, j'ai pu mettre 
en évidence la présence de quatre ou cinq vertèbres éphémères chez des 
embryons de 8 à lln»m^ c'est-à-dire de la 5« et de la 6® semaine, ce qui porte à 38 
le chiffre total des pièces vertébrales à cet âge. Il est donc impossible de 
refuser à l'appendice caudiforme le nom de queue véritable. 

M. H. Fol insiste moins sur les faits que sur la nature des preuves sur les- 
quelles il s'appuie et qui intéresseront beaucoup plus que de simples affir- 
mations. Il soumet donc à l'examen des membres de la section : 1^ sous le 
microscope, les coupes d'un embryon humain de 9^^ environ qui est parti- 
culièrement démonstratif à cet égard ; 2^ les dessins faits à la chambre claire 
de chacune des 320 coupes qu'il a faites de cet embryon et sur lesquels on 
peut suivre la méthode très précise de numération et de reconstruction qu'il 
a suivie, pour connaître le chiffre des vertèbres, en évitant toute chancç 
d'erreur. 



M. A. 8ABATIER, Prof, à la Fac. des Se. de Montpellier. 

Sur les cellules nutritivies de l'ovaire des insectes. — M. A. Sabatier fait une com- 
munication sur les cellules nutritives de l'ovaire des insectes. Il divise ces cellules 
en deux groupes: 1^ celles qui accompagnent les œufs et leur restent attachées 
pour être absorbées par lui vers les derniers temps de la maturation ; â» celles 
qui restent fixées dans ^extrémité supérieure de l'ovaire et qui se relient aux 
œufs par des prolongements protoplasmatiques dans lesquels circulent proba- 
blement des éléments nutritifs destinés à l'œuf. Les cellules du premier groupe, 
que l'on observe surtout chez la plupart des Coléoptères et chez les Lépidop- 
tères, prennent naissance dans le protoplasme de l'œuf au voisinage de la vési- 
cule germinative et probablement par voie de condensation et de genèse 
directe. Elles rentrent donc avec les cellules folliculaires dans la classe des élé- 
ments éliminés de l'œuf, et doivent être comparées au noyau vitellin des 
Aranéides, ce dernier étant dévoré par l'œuf avant d'avoir opéré sa sortie, et 
d'avoir acquis une constitution cellulaire complète. Quant aux cellules nutri- 
tives du second groupe, que l'on observe chez les Hémiptères et chez quelques 
Coléoptères, ce sont peut-être des cellules de l'ovaire différenciées en cellules 
nutritives, tandis que d'autres se sont différenciées en ovules en suivant un 
processus dont M. A. Sabatier expose les principaux caractères. 



EMILE YUNG. — SEXUALITÉ DES LARVES DE GRENOUILLES 151 

M. PLATEAU, Prof, à l'Univ. de Gand. 

Recherches expérimentales sur la vision des Insectes (i). — M. F. Plateau s'est 
proposé de rechercher expérimentalement si, oui ou non, les insectes à yeux 
composés voient la forme des objets ; il a étudié leur manière de se comporter 
dans une chambre noire en face de deux orifices lumineux de formes diffé- 
rentes et tels que l'insecte en puisse traverser un seulement. 11 conclut que la 
grandeur seule de Torifice paraît influer, c'est-à-dire que ces insectes se lais- 
sent guider par l'intensité lumineuse et non par la forme. 



M. Je Dr V. LEMOINE, Prof, à l'Éc. de Méd. de Reims. 

De révolution des divers organes du Phylloxéra (forme agame ailée et formes 
dio'iques). — M. V. Lemoine expose les points principaux de ses recherches 
anatomiques, physiologiques et biologiques sur la forme agame ailée et sur les 
formes dioïques du Phylloxéra du chêne à fleurs sessiies (Phylloxéra punctat4i 
Licht.), et fait passer sous les yeux des membres de la section une nombreuse 
série de planches représentant ces diverses formes à tous les états de leur 
développement. 



- séance du tO août i8«>IS — 
M. Emile TUNG, Prof, à l'Univ. de Genève. 

Développement de là sexualité des larves de grenouilles et influence d*un mouve- 
ment de vague sur le développement. — M. Emile Yung, ayant nourri des larves 
de Rana esculenta L. d'une manière spéciale (viande de poisson, de bœuf, albu- 
mine, etc.), a constaté que les jeunes grenouilles, auxquelles ces larves donnent 
naissance, sont en immense majorité des femelles. 

Il indicpie les résultats obtenus dans trois séries d'expériences et qui, se 
contrôlant mutuellement, confirment en même temps ceux publiés par M. le 
D'^ Born, de Breslau. La glande génitale, neutre au début, se différencie donc 
en testicule ou en ovaire sous l'influence de la qualité de la nourriture. 

M. Yung indique également les résultats obtenus dans ses expériences sur 
le développement des animaux d'eau douce placés dans l'eau salée. Chez la 
grenouille, l'eau salée retarde le développement et les larves ne peuvent se 
développer dans de l'eau renfermant plus de 1 p. 100 de sels marins. Cepen- 
dant, si on tient les larves dans de l'eau agitée par un mouvement de vague, 
elles paraissent supporter une dose de sels un peu plus forte. (Voir Comptes 
rendus de VAcad, des Se. de Paris. Séances du 12 octobre et du 16 novembre 1885.) 

Discussion, — M. Sabatier dit qu'il a aussi, de son côté, commencé une série 
d'expériences sur le même sujet. Elles ont porté sur les vers à soie et ont 
été inspirées par l'étude des processus de genèse des éléments reproducteurs. 
Ce processus comprend deux phases : 1« la segmentation successive des cel- 
lules d'origine de l'organe sexuel futur, et, 2^ l'élimination de l'élément cen- 
tripète ou noyau, ou de l'élément centrifuge ou cellules folliculaires, suivant 
qu'il doit se produire un maie ou une femelle. Or, M. A. Sabatier a remar- 

(1) Ce travail a été cotnmuniqné à VAe. des Se. de Belgique le i"^' août 1885 



152 ZOOLOGIE ET ZOOTECH3I1E 

que que la première phase était loujours pins courte dans le sexe femelle 
et que la série des segmentations y était bien moindre. Il s'est demandé 
si ce n'était pas une nutrition exagérée, nn engraissement précoce de ces 
cellules qui, comme dans la segmentation inégale de l'œuf, mettait un terme 
précoce à leur division. Ceci Ta conduit à penser qu'une alimentation abon- 
dante de la mère et une nutrition très active pourrait bien produire des 
femelles, tandis que les mâles se formeraient surtout dans des conditions oppo- 
sées. Il a entrepris dans ce sens des éducations de vers à soie, auxquels il 
distribuait la nourriture dans des proportions très variables. Le ver à soie lui 
a paru un sujet d'autant plus intéressant qu'il présente des cas assez nombreux 
de parthénogenèse. Ces expériences seront continuées et les résultats publiés 
plus tard. 



M. H. BEAUREGARD^ Aide-Natur. au Muséum d'Hist. nat., à Taris. 

Du développement de laCanlharide. — M. Henri Beâuregard fait connaître quel- 
ques particularités du développement de la Cantharide, dont il a pu suivre 
révolution dans ses diverses phases. 



M. H. NIGOLiAS, Archéologue, à Avignon. 

Sur Varrêt complet du développement de la larve chez les Hyménoptères; sur V in- 
stinct; sur le parasitisme.— Un nid d^osmiaadunca Panz., comptant neuf cellules 
établies dans un roseau, placé avec intention, a fourni l'éclosion des larves des 
cinq premières cellules; mais dans les deux cellules suivantes les larves sont 
restées slationnaires, comme frappées d'immobilisation, tandis que les autres 
larves continuaient l'évolution normale. Enfin, les deux dernières cellules pos- 
sédaient des insectes parfaits, mais morts, qui n'avaient pu franchir les deux 
Cellules oii les larves s'étaient arrêtées dans leur développement. 

Pour l'instinct, on ne peut douter qu'il est susceptible d'être modifié. En 
expérimentant sur l'Ammophile hérissée et sur le Parasphex albisecta Lep., 
j'ai reconnu que dans une lutte entre elles pour occuper le terrier, l'Ammo- 
phile avait recreusé trois fois sa galerie. VAnthidium septemdentaium Lat. m'a 
montré la même constance pour terminer son nid et a repris jusqu'à trois 
fois aussi le comblement de la cellule. Je ne parle pas du Pelopceus spirifex 
Fab. (1). 

Enfin, le parasitisme chez les Hyménoptères ofi're des cas multiples. Deux 
Malachius ont été retrouvés dans des cellules d'Hyménoptères. 



M. RENAUT, Prof, à la Fac. de Méd. de Lyon. 

Note sur les fibres unitives des cellules du corps muqueux de Malpighi, — M. Re- 
NAUT montre que les cellules du corps muqueux de Malpighi donnent naissance 
a des différenciations tangentielles sous forme de fibres raides, noyées dans 
Texoplasme de la cellule et traversant les lignes de ciment sous forme de 
pointes de Schultze pour ensuite gagner une autre cellule, une troisième, etc. 

Ces longues fibres sont les analogues exacts des fibres de la névroglie. 

(1) Mémoire publié dans les Annales de V Académie de Vaucliuci'* livraison, année 1883. 



OUVRAGE IMPRIMÉ ENVOYÉ AU CONGRÈS 1S3 

Énormes et peu nombreuses dans le modèle épidermique du sabot des Rumi- 
nants, elles se multiplient en devenant plus fines dans le limbe onguéal. Là, 
elles persistent dans les lignes de ciment, tandis que, sur les points où l'épi- 
derme desquamant se forme au-dessus d'un stratum granulosmn, elles font 
entièrement défaut. Il en résulte que Téléidine n'est pas à proprement parler 
une substance kératogène, mais bien qu'elle est en relation avec la disparition 
des filaments unitifs qui, une fois opérée, laisse les cellules se kératiniser sans 
être reliées entre elles par les fibres unitives ; d'où le peu de solidité de la for- 
mation épidermique comparée à la formation cornée, dans laquelle la kératinisa« 
tion s'opère sur des éléments qui demeurent intimement reliés entre eux par 
leurs filaments unitifs. 



M le Dr HÉNOGQUE, Dir. adj. du Labor. de méd. de l'Éc. des Hautes-Études au Collège 

de France. 

Présentation d'instruments destinés à l* analyse spectroscopique biologique, — 
Après avoir résumé les applications de l'examen direct des tissus avec le spec- 
troscope et démontré les avantages de son procédé d'étude sur la porcelaine ou 
l'émail de couleur blanche, des humeurs ou des liquides colorés, M. Hénogque 
présente : 

10 L'instrument spécial qu'il appelle hématosœpe, et qui, servant à l'analyse 
spectrale du sang, peut être appliqué à l'étude de tous les liquides colorés 
d'origine organique; 

^ Deux modèles d'hémato-spectroscopes, qu'il a fait construire par M. Lutz, 
opticien à Paris, l'un, très simple, destiné aux étudiants, l'autre disposé de 
manière à permettre l'étude exacte et la mesure des bandes, avec leur position 
précise, dans le spectre. Destinés plus particulièrement à l'étude spectrosco- 
pique du sang, ces instruments permettent la plupart des recherches spectro- 
scopiques et peuvent être utilisés pour l'étude des raies lumineuses, comme 
pour celle des bandes d'absorption; 

3<* Une plaque hématoscopique en émail blanc, qui, réunie à Vhématosœpe, 
permet l'évaluation de la quantité d'oxyhémoglobine contenue dars le sang, 
par la simple inspection à l'œil nu. 



Ouvrage imprimé 

EN VOTÉ AU CONGRÈS 

POUR ÊTRE COMMUNIQUÉ A LA W SECTION 



P.-A. DoussARD, — Manuel du Naturaliste préparateur ou Manière d* empailler 
les Oiseaux et Quadrupèdes, à l'usage des instituteurs et des écoles primaires. 



1^ JbYTSS«j«rjC/j 



IV Sectîoi 



ANTHROPOLOGIE 



G, M W^tiJlLlET. P: -f. 4 1 Dr. d--4a»Jir. d^ riris. » Sicit-«5î 

>i/jr,-nnt*ï|[,R*r« , , , , Wi#, D'Al'LT-f»CllE»>IL. G^ .• ^--e, * AwL^t.. -. 

le D' TKTLT, Prof, à U Fit. dr* îfed.. à Lill*'. 
i^ccit^rjfitM Wîl- kl^ PI5£At%àai.iteaij-1'ol«^r)n. 

GrfCXABD, T,-Pr^. de U soc. d'nî^l. na». de Loir-«t-Cher- à tjhcwzy. 

I*- IK COLLOMB, MAIeriD de !i Marin»-. 



do 43 mmm€*&S&- 

M. a, de MORTILLET, Prof, à l'Éc. d'Anlhr. de Paris, à Sainl-Germaio^n-Laye. 

l'oêition de la quention tertiaire au point de vue anthropoiogique. ■— 11 ne s'agit 
pa<i de «avoir si rhomme, tel qu'il existe de nos jours, existait déjà à l'époque 
tertiaire* Sur ce point, le problème est résolu par les données et les lois de la 
paléontologie. Les animaux varient certainement d'une couche géologique à 
une autre. Ces variations sont d autant plus importantes que les couches con- 
sidéré^;» sont géologiquement plus distantes. Enfin, plus les êtres occupent une 
placo élevée dans Técheile animale, et plus leurs variations sont rapides. 

Or, Fhomnie occupe le sommet de l'échelle animale ; il doil donc varier au 
moins aussi rapidement que les autres mammifères, sinon plus. Comme les 
terrains tertiaires contiennent des espèces de mammifères différentes de celles 
qui vivent de nos jours, Thomme doit suivre la même loi, et, s'il était repré- 
senté à l'époque tertiaire, il devait l'être par des espèces différentes de celles 
qui vivent aujourd'hui. 

il no s'agit donc pas do découvrir l'homme actuel à Tépoque tertiaire, mais 
seulement d'y chercher une forme ancestrale de l'homme actuel, un précur- 
seur de l'homme d'aujourd'hui. 



DALEAU. — SILEX RECUEILLIS A THENAY 155 

On peut encore préciser davantage la question en la présentant sous sa forme 
paléoethnologîque : £xiste-t-il dans le terrain tertiaire des objets qui impliquent 
l'existence d'un être intelligent? Telle est la véritable manière de poser la 
question. 

Ces objets, on les a trouvés, en efiet, dans deux niveaux géologiques diffé- 
rents, à l'époque tertiaire; dans le tertiaire moyen inférieur, comme à The- 
nay, et dans le tertiaire supérieur le plus ancien, comme à Otta, en Portugal, 
et au Puy-Courny, dans le Cantal. Ces objets prouvent qu'à ces deux époques 
existaient en Europe des animaux connaissant l'usage du feu et sachant tailler 
plus ou moins la pierre. 

Pendant le tertiaire, il a donc existé des animaux moins intelligents que 
i'honmie actuel, mais beaucoup plus que le plus intelligent des singes vivants. 

Cet animal, baptisé anthropopithèque, singe-homme, était une forme ances- 
traie dont nous ne connaissons pas encore le squelette, mais qui nous est 
révélée d'une manière indubitable par ses œuvres. 



M. d'AULT-DUMESNIL, à Abbeville (Somme). 

Nouvelles fouilles faites à Thenay en septembre 4884^; œupes et tableaux géolo- 
giques, — M. d'AuLT-DuMESNiL expose le résultat de ses recherches à Thenay. 
11 ressort de ses études que la couche d'argile verte contenant les silex éclatés 
et craquelés de l'abbé Bourgeois est intercalée entre deux bancs de marne 
miocène et appartient certainement à l'Aquitanien inférieur* 



M. DALEAU, à Bourg-sur-Gironde. 

Silex recueillis à Thenay dans les fouilles de 488A, — Après avoir rappelé les 
circonstances de ces fouilles, auxquelles il avait pris part avec M. d'Ault-Du- 
mesnil, M. Daleau fait passer sous les yeux de la Section divers cartons sur 
lesquels une partie des silex recueillis dans la couche tertiaire avaient été 
classés. Les uns sont décortiqués, d'autres sont craquelés ou brûlés; parmi ces 
derniers, il y en a qui offrent des cavités cupuiiformes caractéristiques. Les 
gros silex provenant de l'argile verte ont surtout attiré l'attention; presque 
tous sont décortiqués ; sur un certain nombre il y a des cassures concaves ou 
convexes et des arrêtes tranchantes émoussées ou retouchées. 

M. Daleau exprime l'avis que, dans la circonstance, il faut reconnaître une 
division intentionnelle du silex par étonnement et qu'il faut croire à l'inter- 
vention d'un être intelligent, conservateur du feu au moins, s'il nesavaitraême 
rallumer. 

Discussion, — Par lettre, M. Arcelin exprime sa manière de voir, dans le 
débat, en indiquant que ce n'est pas un vrai homme, l'homme tel qu'il existe 
aujourd'hui, qu'il faut demander aux gisements tertiaires, mais un animal de 
transition, quelque chose comme Tanthropopithèque de M. de Mortillet, mais 
il craint qu'il faille encore « plus d'un Congrès » avant qu'on puisse trancher la 
question. 

A propos d'une observation de M. Sirodot louchant le silex présenté par 
M. Daleau, M. Gosse tient à faire remarquer que cette pièce présente très posi- 



186 ANTHROPOLOGIE 

tivement le bulbe de percussion, seulement une partie de ce bulbe a été déta- 
cbée par une cause inconnue. 

M. SiRODOT ne voit dans ce bulbe de percussion qu'un conchoïde banal. 

M. le D^ Testut se déclare convaincu par les pièces produites. 

M. G. de MoRTiLLET maintient que si l'action du soleil peut décortiquer des 
silex & la surface du sol, même les craqueler légèrement, il faut la chaleur 
pour arriver aux degrés extrêmes du craquelage et à Teffrittement. Il présente 
à ce propos des silex profondément altérés en ce sens par le feu et qui pro- 
viennent de remplacement de la forêt brûlée de BreuiUe-Sec (Oise), où l'on 
pourrait en peu de temps en remplir des tombereaux. 

M. SiRODOT. — Les pièces sont insuffisantes en quantité et en qualité. 

M. d'ÂULT-DuMESNiL rappelle que les ouvriers qui travaillent la craie rejet- 
tent les rognons de silex, dont ils n'ont que faire, et qu'il suffit qu'un hiver 
passe sur le tas pour que ceux de la surface, par les alternatives de la chaleur 
et du froid, se craquèlent. Il les a observés dans la Somme, dans Seine-et- 
Oise, Seine-et-Marne. Bien plus/pour lui, le transport du silex, le roulage dans 
le limon rouge pourrait peut-être suffire, dans certains cas, à produire le cra- 
quelage. 



M. LiOTTIN. Juge de paix, à Seile»-5ar-Cher. 

Sikx craquelés trouvés à la surface des sabies de la Sologne. — M. Lottin pré- 
sente deux échantillons de silex craquelé qui, au point de vue de la grande 
question de Tanthropopithèque de Thena>\ ne seront peut-être pas sans intérêt. 
Ces fragments ont été recueillis par lui à la surface du sol des sables de Solo- 
gne, où on en trouve communémrat d*épars. Cette fréquence des silex craquelés 
sur dos points bien différents, mais toujours sur le même terrain géologique, 
nlndiquerait-elle pas que le craquelage est dû à une autre action que ceUe du 
feu? D*un autre côté, M. Lottin signale lanalogie qui existe entre la struc- 
ture de ces deux échantillons et celle d*un morceau d'opale brut, qui lait partie 
de sa coUection de minéraux et qui possède de très beaux feux... Cette analogie 
est aussi complète que possible: ce sont les mêmes craquelures se prolongeant 
dans la masse et ayant déterminé un offrit tement semblable. Or, cette opale 
n'a pas évidemment subi Faction du feu. puisqu'elle présente de superbes jets 
do lumière, et qu'autrement elle serait devenue laiteuse et sans reflets. Cette 
analogie morphologique ne semblerait-elle pas indiquer une analogie de forma- 
tion ou d'influences modificatrices qui. dans ce cas. ne pourrait être le feu; 
mais, par exemple, un retrait de la matière aussitôt après sa solidification? 

Diseusskm. — M. G. de Mortuxet ne voit dans ces silex craquelés que 
dos silex brûlés dans des feux de bergers. Quant à l'opale à laqueUe il est fait 
allusion. M. de Mortillet accorde que. si elle avait été craquelée au feu, elle fût, 
on effet, devenue opaque; mais il y a une grande différence entre l'opale, sdi- 
cato très hydraté, qui se craquellera tt on se solidifiant, et les silex de Thenay, 
qui n'ont été décortiqués et craquelés qu'après avoir subi déjà un remaniement 
et qui étaient déjà durs et déjà déshydratés, lorsqu'ils se sont craquelés. Ce 
n'est, on oîîot. qu'une analogie, non une identité. 



A. VILLOT. — ANTIQUITÉ GÉOLOGIQUE DE l'hOMME 157 



M. GAILLARD, à Plouharnel (Morbihan). 

Présentation de silex craquelés trouvés à Beg-er-Goalennec. — M. Salmon pré- 
sente, de ia part de M. F. Gaillard, des silex craquelés trouvés dans la pres- 
qu'île de Quiberon, à la station de Beg-er-Goalennec (Morbihan)., « Ces silex 
craquelés se retrouvent dans les éclats comme dans les morceaux travaillés; il 
y en a de gris, de lllas, de bruns, de rouges, etc.. Mais ils ne paraissent nulle- 
ment craquelés au feu. Du moins, la plupart de ces échantillons n'en portent pas 
trace. » 



M. A. VILLOT, à Grenoble. 

L'antiquité géologique de Vhomme dans les Alpes du Dauphiné. — M. Villot ne 
croit pas qu'il existe de station humaine vraiment quaternaire dans les Alpes 
du Dauphiné. La grotte de Rovon (voir Bulletin de la Société des sciences natu- 
relles du Sud-Est, t. P', p. 65, 67, 68 et 70), découverte et malheureusement détruite 
en 1882, contenait, il est vrai, avec un pariétal humain des ossements et des 
dents d'un ours qui paraît se rapporter à YUrsus spelceus; mais ces débris étaient 
accompagnés d'autres espèces animales actuellement vivantes (chèvre ou bou- 
quetin). M. Yillot pense que cette station se rattache plutôt au commencement 
de l'époque moderne qu'à la fin de l'époque quaternaire. Quant aux grottes de 
la Balme et des environs de Crémieux, l'âge que leur attribue leur explorateur, 
M. Chantre, a été contesté. Il est donc permis de croire que, là aussi, nous nous 
trouvons en présence de stations appartenant au début de l'époque actuelle. 

Ce n'est qu'après le retrait des glaciers quaternaires et avec le réchauffement 
de la température, que l'homme a pu pénétrer dans la région montagneuse du 
Dauphiné. Lorsqu'il est venu s'établir sur les premiers contreforts des chaînes 
subalpines, la vallée du Grésivaudan et celle de Voreppe étaient libres et les 
glaciers relégués sur les pentes des montagnes. La faune et la flore glaciaires 
étaient, elles aussi, déjà entrées dans la voie des rétrogradations. Plantes et 
animaux, suivant les glaciers et devançant l'homme, se sont ainsi peu à peu 
retirés sur les cimes des Alpes, où nous trouvons encore aujourd'hui quelques- 
unes des espèces glaciaires. 

Discussion, — M. Chantre. — On vient, à propos de l'antiquité de l'homme 
dans les Alpes dauphinoises, de rappeler mes découvertes dans les grottes des 
«environs de Crémieux. M. Villot nous dit que l'attribution quaternaire que j'ai 
donnée à la faune d'une de ces grottes n'est pas admise par tout le monde. Je 
crois, au contraire, que personne n'a pu mettre en doute l'époque à laquelle on 
doit rattacher l'existence du renne dans nos contrées. 

M. Villot cite, à rencontre de l'opinion que vient d'émettre M. Chantre, un 
passage très explicite de Florian Vallentin : 

ce La présence du renne à la Balme, à Béthenas, à Brotel, etc., a été la 
« cause déterminante du classement de ces stations aux temps quaternaires. Nos 
« vallées avaient leur configuration et leur profondeur actuelles, lorsque le 
« renne y émigm, sans doute pour trouver un milieu plus favorable. Au point 
« de vue géologique, la présence du renne dans notre région est donc unie aux 
« temps néolithiques. Le renne vivait alors dans les Alpes françaises avec une 
« faune qui s'est peu modifiée depuis. 11 paraît avoir disparu assez rapidement 



158 ATiTHROPOLOGIE 

» pour des causes diverses; il a pu, par exemple, être détruit; il a pu aussi 
« gagner une région plus favorable à son développement. Aussi les gisements 
« voisins de ceux que je viens d'énumérer ne livrent-ils aucune trace de ce 
a ruminant. Au point de vue de Tindustrie, on ne peut faire aucune différence 
« entre ces diverses stations. La race était la même ; M. Broca, qui a examiné 
« le crâne de Béthenas, attribué par M. Chantre à l'époque de Ja Madeleine, a 
« reconnu qu'il ressemblait fort peu aux crânes de cette époque. Ainsi, la pré- 
ce sence du renne dans les stations de la Balme, de Béthenas et de Brotel ne 
« saurait faire remonter ces stations aux temps quaternaires, en Tabsence do 
« tout autre fait caractéristique. » 

M. DE MoRTiLLET fait remarquer que cette discussion porte sur un malen- 
tendu. Il y a à Béthenas deux grottes : Tune magdalénienne — Béthenas 
supérieur; — l'autre néolithique — Béthenas inférieur. — C'est dans cette der- 
nière que Ton a découvert le crâne en question. 

11 conteste la conclusion de M. \allentin, dont M. Villot s'appuie, sous pré- 
texte que c'était le travail d'un débutant, et que M. Vallentin, qui s'est distingué 
depuis dans l'épigraphie, n'avait pas, au moment où il écrivit ce mémoire, une 
compétence suffisante. 

M. Carret dit que le D' Topinard a rencontré, il y a peu de jours, un fouilleur 
de la vallée de la Bourne, qui lui a offert des débris d'tirsw* spdœus. 

M. Chantre ne conteste pas Vursus spelœus, mais il n'a entendu parler d'au- 
cun objet d'industrie ou reste humain. 

M. le professeur Gosse off're de donner, dans le Jura, l'indication d'une 
fouille fort intéressante, qu'il a commencée, mais ne peut poursuivre, et qui 
renferme des débris humains incontestables. 

Avec du renne il a trouvé du polissage, aussi croit-il pouvoir avancer, sans 
l'affirmer toutefois, que dans les Alpes spécialement, l'âge du renne se serait 
prolongé beaucoup plus longtemps qu'ailleurs, jusqu'à la fin de l'époque gla- 
ciaire, par exemple. Ainsi, il a trouvé une fusaïole en grès poli au plafond 
d'une grotte funéraire. 

M. Chantre ne voit dans la découverte de M. Gosse qu'un remaniement par 
les néolithiques d'une grotte du renne. 

M. DE MoRTiLLET rappelle, au surplus, que le musée de Saint-Germain con- 
tient un polissoir de l'époque de la Madeleine ; qu'à cette époque on polissait 
un peu la pierre, beaucoup l'os, et que la dénomination d'âge de la pierre polie 
ne convient qu'à la hache polie, parce que le polissage ne se généralisa vrai- 
ment qu'à ce moment. 

Pour confirmer ce que vient de dire M. G. de Mortillet, M. Testut rappelle 
qu'il y a quelques mois il a présenté à Bordeaux trois polissoirs magdaléniens. 



M. CHANTRE, à Lyon. 

Un nouveau gisement chelléen dans la Drôme, — M. Chantre, après avoir décrit 
le placage quaternaire de Curson, dans la vallée de la Vaune, expose que, 
dans une sablière, on a recueilli des restes (ÏElepkas intermedius en connexité 
avec des éclats de quartzite et des percuteurs. Une partie de ces débris 
d'éléphant sont au Muséum de Lyon . Les quartzites ouvrées et les percuteurs 
sont mis sous les yeux de la Section. Leurs caractères les rapprochent des 
quartzites travaillées des hauteurs de Toulouse et ne permettent pas de les 
classer ailleurs que dans le chelléen. 



D^ E. PINEAU. — SILEX PALÉO ET NÉOLITHIQUES 159 



L'Abbé J.-M. BEROUD, à Ceyzériat (Ain). 

Nouvelles découvertes dans la grotte des Balmes, près Villereversure,en Revermont 
(Ain). — Cette communication embrasse la monographie complète de la grotte 
et des brèches ossifères voisines. Douze couches de dépôts meubles, intacts, 
non remaniés, variant de composition minéralogique, d'origine et de richesse 
paléontologique : sables éocènes, limons jaunes, limons rouges ocreux, rouges 
brun ou terne, purs ou avec cailloutis, blocs et ossements, intercalés au milieu 
des bancs calcaires ou régulièrement entassés dans une énorme excavation de 
plus de 1 500 mètres cubes. 

La brèche ossifère proprement dite se présente la dernière dans Tordre de 
succession des dépôts ; elle forme 700 mètres cubes de matériaux empâtant à 
toute hauteur et dans toute direction, ossements innombrables de la faune qua- 
ternaire, depuis le Tichorinus (1) deux silex taillés, réputés moustériens; 
quartzites alpins ; et cela en plein territoire glaciaire. 

11 serait fort désirable de classer géologiquement ce remplissage et d'en fixer 
la date. La couche supérieure, violée, représente l'époque moderne gallo- 
romaine (?) avec crânes et ossements humains, poteries, foyers, armes et orne- 
ments en bronze, fer, cuivre et plomb et faune actuelle. 

Discussion. — M. Chantre rapprocherait plutôt de Ylntermedius que du Meri- 
dioncUis la dent d*Elephas présentée par M. Beroud. 

M. G. de Mortillet y voit le Priscus, variété de r^/ricanM«, et cette détermi- 
nation serait importante parce qu'elle établirait une donnée climatérique . 

M. SiRODOT croit pouvoir dire que la détermination d'un éléphant par la dent 
est chose bien difficile, car tous les degrés s'observent dans Técartement, la 
longueur, la terminaison des lames d'émail ou la disposition du ciment. Pour 
lui, il a rencontré toujours les plus grandes difficultés dans cette étude. 



M. le Docteur E. PINEAU, Château-d'Oleron (Ch.-Inf.). 

Retailles néolithiques de silex paléo et néolithiques.— La station d'Ors, dans l'iJe 
d'Oleron (Ch.-ïnf.),qui est une des belles stations néolithiques de la région, m'a 
fourni, à l'heure qu'il est, quelques centaines de pièces, éclats, ou débris pro- 
venant d'autres gisements, notamment de Gresillon, village éloigné de moins 
d'une lieue et où l'on trouve surtout du chelléen et du moustérien, et d'un ate- 
lier également néolithique actuellement enfoui dans le lit de la Seudre, si j'en 
juge par ce fait que les nombreux débris qui me l'ont signalé, ont été trouvés 
exclusivement dans le cordon de galets qui borne ce bras de mer. 

Ces silex, faciles à distinguer par leur patine ocreuse (Seudre), ou blanc 
nacré (Gresillon), de ceux généralement de couleur foncée d'Ors, présentent, 
pour une trentaine, des retailles très nettes qui permettent d'établir ces deux 
conclusions : 

1® L'ère néolithique, comprise entre la taille première et seconde de ces silex, 
a été extraordinairement prolongée ; 

2<* Rapprochée d'autres trouvailles de même nature, sur d'autres points du 
littoral, l'existence de silex néolithiques sur le cordon littoral de nos pertuis 

(t) VElephas meridionaîU (?). 



Vh ^YTato:«*'iL*:«fiK 



*îr»^ *r, : ♦'.et i Art*tt«:«L* 



X^ >m^n rfnpfiitA : — 1^ Q!i« k ?i-§«nieQt est sta^ dans an sédiiiKiit maiin. 
U/nwuii nn UJa.i hmi'J:, ^t^sy^ cfjoii^ hts «^scvpeiDiHits sranitî^iMS : — 
i^ (Juli e%t dîèlnto^ dan» ee sédioKiU soivanL trois Dneaox Oktre des iAùd 
gFunlk{0€S r^aUant d^ tfrns ébrrtiknKrnU siicee^^îl^ ; — ^ QnH se troo^t" 
4^:»kmi^t à la inrUtjb d'an saUe d'eaa dooce, sur kqoel rqioâe le sédiiiKflt 
mmo ; — 4^ (Jue^pao'ams^iaenU ^ d^rlj^îs d'animanxet dlndastne homaiDe 
en gminaiit dénraient étreaeaimuJéi dans le> anfraetaosîtèsdes cscarpem^ts 
granîtviaes, aiant k di^jt du aédlmenl marin, a^ant que la mer vint Intti^ 
les esoirfieoieots et en déterminer la chute : — 5^ Que le sédiment marin est 
reeoorert par an sable ocncé et an conglomérat granîtiqoe, qoi se proion^ 
Msr le versant du monUeole jusque sons les sédiments récents qoi ooostitneot 
aetudlement la plaine basse do marais de Dol ; — 0* Que le saMe ocraeé et 
le er>nglr/mérat granitique sont d'origine glaciaire, et datent du dernier mini- 
mam de température de l'époque glaciaiie ; que, par conséquent, raccamalatioo 
des débris d'animaax et de Findustrie hamaine est antérieure à ce minimum : 
^ 1* Que le sédiment marin dans lequel se trouve inclus le gisement est relevé 
actuellement de 14 mètres au-dessus du niveau de la mer ; — 8» Qu'il est 
probable que le mouvement du sol qui a produit ce relèvement est contempo- 
rain de celui qui, an milieu de l'époque glaciaire, exhausse certaines régions des 
cAtes de la mer Baltique ; — 9^ Que l'accumulation des débris du gisement 
est donc antérieure à ce mouvement du sol. 

A rétude de ce gisement se rattachait intimement celle de la formation des 
terrains récents constituant le marais de Dol. L'exploration a mis en relief des 
alternatives de sédiment marin et de tourlie, accusant des alternatives corres- 
pondantes dans l'allée de la mer. M. Sîrodot en rend compte avec l'hypothèse 
d'un cordon littoral passant par les îles de la Manche, et qui plusieurs fois 
aurait été rétabli et rompu. 

Ce cordon littoral aurait été constitué par les matériaux de différente nature 
transportés par des banquises à la fin de l'époque glaciaire. 



E. CHANTRE. — DÉCOUVERTES PRÉHISTORIQUES EN DAUPHINÉ 161 



M. l'Abbé J. TOURNIER, Prof, au Collège de Thoissey (Ain). 

Station moustérienne de Noblens (Ain) (1). —Des silex ont été trouvés à Noblcns 
(Ain), portant, quelques-uns du moins, les caractères de Tindustrie moustérienne. 
Cette station, se trouvant en plein territoire glaciaire, a une grande importance 
au point de vue de la chronologie préhistorique. 

Disctission. — D'après M. Chantre , toutes les pièces présentées ne seraient 
pas de répoque moustérienne; beaucoup seraient de l'époque néolithique . 



M. François DALEAU à Bourg-sur-Gironde. 

Présentation d'os travaillés de l'époque paléolithique. — Je vous ai fait part au 
congrès d'Alger, en 1881, de la découverte de ma caverne quaternaire de Pair- 
non-Pair, située commune de Marcamps (Gironde). 

J'ai l'honneur de vous présenter huit os travaillés, provenant de celte grotte, 
où je trouve: moustérien, solutréen et magdalénien superposés. Sept de ces 
spécimens présentent des encoches parallèles ornementales. 

Le huitième est un os d'oiseau, malheureusement incomplet, percé de trois 
trous et rappelant les flûtes en roseau des Arabes. 

Discussion, — M. Pommerol voudrait attirer l'attention sur une pièce osseuse 
que vient de présenter M. Daleau, celle qui est rectiligne, aplatie, en forme de 
lamelle étroite allongée. Cette pièce n'a pas appartenu à une côte de renne, de 
cerf, ou de lout autre animal. La côte, avec sa forme arquée, ne peut pas 
prendre la forme aplatie, même par le polissage. Il n'y a que l'esquille d'un os 
long, droit, comme un métatarsien, et surtout un métatarsien de cheval, qui 
peut être invoquée comme ayant servi à la fabrication de la pièce en question. 



M. E. CHANTRE, à Lyon. 

Découvertes préhisloriques en Dauphiné, — Dans la région alpine du Dauphiné, 
l'homme ne s'est montré qu'à la tin des temps quaternaires, au moment du 
retrait définitif des glaciers. En dehors de la zone d'extension du phénomène 
erratique, il apparaît, au contraire, dès l'époque chelléenne, comme le prouvent 
les quartzites intentionnellement taillées du gisement à Elephas intermedius 
de Curson (Drôme). 

Les vestiges industriels de la période néolithique sont plus nombreux. Les 
plus remarquables proviennent des grottes sépulcrales de Béthenas inférieur, 
des Cresses, de la Buisse (Isère), de Clansail, de Châteauneuf (Drôme), de la 
station des Balmes-de-Fontaine, près Grenoble, etc. 

Les différentes périodes des âges du bronze et du fer se sont succédé en 
Dauphiné dans le même ordre que partout ailleurs et sont fort bien représen- 
tées, les unes, par les nombreuses fonderies et cachettes de marchands que 
M. Chantre a décrites dans son Age du bronze, les autres, par les grands cime- 
tières des Alpes et par les tumulus, inexplorés pour la plupart, du départe- 
ment de risère. 

(1) La slalion de Noblens a déjà été signalée dans les McUériaux, livraison de septembre 1884. 

11 






r 



154 ANTHROPOLOGIE 



11° Section 



ANTHROPOLOGIE 



Présidents d'honneur. . MM. le D«" GOSSE, Doyen de la Fac. des Se. de Genève. 

G. DE MORTILLET, Prof, à l'Éc. d'Anthr. de Paris, à Saint-Germain- 
en-Laye. 

Elisée RECLUS, Géographe, à Paris. 

Président M. Ph. SALMON, V.-Prés. de la Comm. des Monuments mégalithiques, 

à Paris. 
Vick-Présidents .... MM. D'AULÏ-DUMESML, Géologue, à Abbeville. 

le D»- TESTUT, Prof, à la Fac. des Méd., à Lille, 
Secrétaires MM. le D' PINEAU, à Chàteau-d'Oléron. 

GUIGNARD, V.-Prés. de la Soc. d'Hist. iial. de Loir-et-Cher, à Chouzy. 

le D' COLLOMB, Médecin de la Marine. 



— séance du 13 août f 885 — 

M. 6. de MORTILLET, Prof, à TÉc. d'Anthr. de Paris, à Saint-Germaia-en-Laye. 

Position de la question tertiaire au jmnt de vue anthropologique, — - 11 ne s'agit 
pas de savoir si Thomme, tel qu'il existe de nos jours, existait déjà à l'époque 
tertiaire. Sur ce point, le problème est résolu par les données et les lois de la 
paléontologie. Les animaux varient certainement d'une couche géologique à 
une autre. Ces variations sont d'autant plus importantes que les couches con- 
sidérées sont géologiquement plus distantes. Enfin, plu$ les êtres occupent une 
place élevée dans l'échelle animale, et plus leurs variations sont rapides. 

Or, l'homme occupe le sommet de l'échelle animale ; il doit donc varier au 
moins aussi rapidement que les autres mammifères, sinon plus. Comme les 
terrains tertiaires contiennent des espèces de mammifères différentes de celles 
qui vivent de nos jours, l'homme doit suivre la même loi, et, s'il était repré- 
senté à l'époque tertiaire, il devait l'être par des espèces différentes de celles 
qui vivent aujourd'hui. 

Il ne s'agit donc pas de découvrir l'homme actuel à l'époque tertiaire, mais 
seulement d'y chercher une forme ances traie do l'homme actuel, un précur- 
seur de l'homme d'aujourd'hui. 



J 



DALEAU. — SILEX RECUEILLIS A THENAY 155 

On peut encore préciser davantage la question en la présentant sous sa forme 
paléoethnologique: Existe-t-il dans le terrain tertiaire des objets qui impliquent 
l'existence d'un être intelligent? Telle est la véritable manière de poser la 
question. 

Ces objets, on les a trouvés, en effet, dans deux niveaux géologiques diffé- 
rents, à l'époque tertiaire; dans le tertiaire moyen inférieur, comme à The- 
nay, et dans le tertiaire supérieur le plus ancien, comme à Otta, en Portugal, 
et au Puy-Courny, dans le Cantal. Ces objets prouvent qu'à ces deux époques 
existaient en Europe des animaux connaissant l'usage du feu et sachant tailler 
plus ou moins la pierre. 

Pendant le tertiaire, il a donc existé des animaux moins intelligents que 
i'honmie actuel, mais beaucoup plus que le plus intelligent des singes vivants. 

Cet animal, baptisé anthropopithèque, singe-homme, était une forme ances- 
trale dont nous ne connaissons pas encore le squelette, mais qui nous est 
révélée d'une manière indubitable par ses œuvres. 



M. d'AULT-DUMESNIL. à Abbeville (Somme). 

Nouvelles fouilles faites à Thenay en septembre 188i; coupes et tableaux géolo- 
giques, — M. d'AuLT-DuMESNiL expose le résultat de ses recherches à Thenay. 
11 ressort de ses études que la couche d'argile verte contenant les silex éclatés 
et craquelés de l'abbé Bourgeois est intercalée entre deux bancs de marne 
miocène et appartient certainement à TAquitanien inférieur. 



M. DALEAU, à Bourg-sur-Gi ronde. 

Silex recueillis à Thenay dans les fouilles de 488i, — - Après avoir rappelé les 
circonstances de ces fouilles, auxquelles il avait pris part avec M. d'Ault-Du- 
mesnil, M. Daleau fait passer sous les yeux de la Section divers cartons sur 
lesquels une partie des silex recueillis dans la couche tertiaire avaient été 
classés. Les uns sont décortiqués, d'autres sont craquelés ou brûlés; parmi ces 
derniers, il y en a qui offrent des cavités cupuliformes caractéristiques. Les 
gros silex provenant de Targile verte ont surtout attiré l'attention; presque 
tous sont décortiqués ; sur un certain nombre il y a des cassures concaves ou 
convexes et des arrêtes tranchantes émoussées ou retouchées. 

M. Daleau exprime l'avis que, dans la circonstance, il faut reconnaître une 
division intentionnelle du silex par étonnement et qu'il faut croire à l'inter- 
vention d'un être intelligent, conservateur du feu au moins, s'il nesavaitmême 
rallumer. 

Discussion, — Par lettre, M. Arcelin exprime sa manière de voir, dans le 
débat, en indiquant que ce n'est pas un vrai homme, l'homme tel qu'il existe 
aujourd'hui, qu'il faut demander aux gisements tertiaires, mais un animal de 
transition, quelque chose comme Tanthropopithèque de M. de Mortillet, mais 
il craint qu'il faille encore « plus d'un Congrès » avant qu'on puisse trancher la 
question. 

A propos d'une observation de M. Sirodot louchant le silex présenté par 
M. Daleau, M. Gosse tient à faire remarquer que cette pièce présente très posi- 



148 ZOOLOGIE ET ZOOTECHNIE 



M. le D>- CARLET, Prof, à la Fac. des Se. de GreDoble. 

Recherches expérimentales sur la fixation, la morsure, la sttccion et la déglutition 
de la sangsue, — 1® Pour faire une saignée, la sangsue commence par fixer sur 
la peau les bords, puis le fond de sa ventouse antérieure, de façon à amener 
une adhérence complète (fixation) ; 

2» Le fond de la ventouse, constitué par le pharynx, se relève un peu et 
entraîne à sa suite un mamelon de peau sur lequel, par une série de mouve- 
ments rapides et simultanés, les trois mâchoires produisent bientôt une blessure 
triangulaire (morsure) ; 

3^ En même temps que les mâchoires s'enfoncent dans cBtte blessure, elles 
s'écartent, et leur diverçence amène la dilatation du pharynx qui prend alors la 
forme d'un entonnoir à base triangulaire, dans le vide duquel le sang s'élance 
(succion) ; 

4<* Après s'être abaissées et écartées, les mâchoires se relèvent et se 
rejoignent pour lancer derrière elles, à la façon d'un piston, le sang dans la 
direction de l'estomac (déglutition). 

Le procédé opératoire de la sangsue correspond ainsi à l'action de trois 
instruments imaginés par l'industrie : la ventouse, le scarificateur et la 
seringue. 



M. Henri CADEAU DE KERVILLE, Secr. de la Soc. des Amis des Se. nat. de Rouea. 

Aperçu de la faune générale de ta Seine et de son embouchure, depuis Rouen 
jusqu'au Havre (1). — M. Gadeàu de Kerville communique le résultat de ses 
recherches sur la faune générale de la Seine et de son embouchure, depuis 
Rouen jusqu'au Havre. Après avoir donné quelques détails sur la composition 
et la profondeur des diff'érents fonds de ce fleuve, il énumère rapidement les 
animaux micro et macroscopiques les plus intéressants qu'il a recueillis jusqu'à 
ce jour. En terminant, l'auteur parle de la distribution topographique des ani- 
maux dans l'estuaire de la Seine, et indique les limites des faunes d'eau douce, 
d'eau saumâtre et d'eau salée, limites qu'il a pu fixer d'une manière assez 
nette. 



- Séance du f 41 août 1^^85 — 

M. le D' 6. GARIjET, Prof, à la Fac. des Se. de Grenoble. 

Recherches expérimentales sur le venin des Hyménoptères, ses organes sécréteurs 
et le mécanisme de son expulsion, — Le venin des Hyménoptères à aiguillon bar- 
belé est un liquide à réaction acide, résultant toujours du mélange d'un acide 
(acide formique) et d'une base. Ses organes sécréteurs sont deux glandes 

(1) Voir, à ce sujef, Henri Gadeau de Kerville, Aperçu de la faune actuelle de la Seine ei de 
son embouchure, depuis Rou&i jusqu'au Havre, in L' Estuaire de la Seine, par G. Lennier. Le Havre, 
imprimerie du journal Le Havre, 1885, vol. II, p. -168. 

Un résumé dî ce travail, accompagné d'une planche en couleur, a été publié par M. Henri 
Gadeau de Kerville dans son Compte rendu delà 33* réunion des Délégués des Sociétés savantes à la 
Sorbonne, 4SS5 ( Sciences naturelles), in Bull, de la Soc. des Amis des Scienc. natur. de Rouen, 
3"« sér., 2i« ann., i*' sem. 1885, p. 37. 



H. FOL. — SUR LA QUEUE CHEZ l'eSPÈCE HUMAINE 149 

sécrétant, l'une l'acide formique, Fautre le liquide alcalin. Ces deux glandes 
débouchent dans le gorgeret de l'aiguillon, et le venin est expulsé de deux 
manières, soit avec le mécanisme de l'injecteur (Guêpes, Frelons, etc.) par la 
contraction de la vésicule venimeuse, soit avec le mécanisme de la seringue 
(Abeilles, Bourdons, etc.) par l'action de deux pistons fixés sur les stylets per- 
forateurs. Chez ces Hyménoptères, le venin ne tue qu'à la condition de contenir 
ses deux liquides constituants. Les Hyménoptères à aiguillon lisse (Philanthes, 
Pompiles, etc.), qui pourvoient leurs larves de proies vivantes, ont un venin qui 
agit simplement comme anesthésique, engourdissant mais ne tuant pas. Chez 
eux, la glande alcaline est rudimentaire ou nulle, mais la glande acide ne 
manque jamais. 



M. le Dr V. LEMOINE, Prof, à TÉc. de Méd. de Reims. 

De V évolution des divers organes du Phylloxéra (forme agame aptère), — 
M. y. Lemoine signale les particularités les plus intéressantes qu'il a observées 
dans ses recherches anatomiques, physiologiques et biologiques sur la forme 
agame aptère du Phylloxéra du chêne à fleurs sessiles (Phylloxéra punctata 
Licht.) . En outre, il fait passer sous les yeux des membres de la section une 
nombreuse série de planches représentant cette forme agame aptère à toutes 
les phases de son développement. 



M. A. SABATIER, Prof, à la Fac. des Se. de Montpellier. 

De la signification et de Vémission des globules polaires. — M. A. Sabatier 
expose ses idées sur la signification des globules polaires. 11 distingue dans ce 
phénomène deux processus qui sont indépendants l'un de l'autre, quoiqu'ils 
coïncident le plus souvent : 1<> une segmentation inégale de l'œuf, et 2" l'ex- 
pulsion d'une portion de protoplasme plus ou moins différencié qui envi- 
ronnait la vésicule germinative. 

M. Â. Sabatier considère la segmentation comme représentant une segmen- 
tation parthéno^nétique due à l'influence d'un élément mâle qui reste encore 
dans l'œuf après l'élimination des cellules folliculaires. Cet élément mâle 
est expulsé avec le globule polaire, et c'est à la coïncidence de son expulsion 
et de la segmentation parthénogénétique qu'est due l'inégalité très prononcée 
de cette dernière. Cet élément mâle ou diviseur, relégué dans le globule 
polaire, y produit souvent des segmentations successives que l'œuf lui-même 
ne pourra subir qu'après avoir reçu de l'extérieur un nouvel élément mâle 
perfectionné par la division du travail. 



— Séance du 4*9 août flS85 — 

M. Hermann FOL, Prof, à TUniv. de Genève. 

Sur la queue chez Vespèce humaine (1). — Il semble avéré que, chez aucune 
race humaine actuelle, le nombre des vertèbres ne dépasse le chiffre, considéré 

(1) Voir C. R. de VAcad. des Se. 8 juin <8J£. 



148 ZOOLOGIE ET ZOOTECHNIE 



M. le D"* CARLET, Prof, à la Fac. des Se. de Grenoble. 

Recherches expérimentales sur la fixation, la morsure, la succion et la déglutition 
de la sangsue, — i^ Pour faire une saignée, la sangsue commence par fixer sur 
la peau les bords, puis le fond de sa ventouse antérieure, de façon à amener 
une adhérence complète (fiocation) ; 

2® Le fond de la ventouse, constitué par le pharynx, se relève un peu et 
entraîne à sa suite un mamelon de peau sur lequel, par une série de mouve- 
ments rapides et simultanés, les trois mâchoires produisent bien tôt une blessure 
triangulaire (morsure) ; 

3® En même temps que les mâchoires s'enfoncent dans cette blessure, elles 
s*écartent, et leur divei^ence amène la dilatation du pharynx qui prend alors la 
forme d'un entonnoir à base triangulaire, dans le vide duquel le sang s'élance 
(succion) ; 

4® Après s'être abaissées et écartées, les mâchoires se relèvent et se 
rejoignent pour lancer derrière elles, à la façon d'un piston, le sang dans la 
direction de l'estomac (déglutition). 

Le procédé opératoire de la sangsue correspond ainsi à l'action de trois 
instruments imaginés par l'industrie : la ventouse, le scarificateur et la 
seringue. 



M. Henri CADEAU DE KERVILLE, Secr. de la Soc. des Amis des Se. nat. de Rouen. 

Aperçu de la faune générale de ta Seine et de son embouchure, depuis Rouen 
jusqu'au Havre (i). — M. Gadeau de Kerville communique le résultat de ses 
recherches sur la faune générale de la Seine et de son embouchure, depuis 
Rouen jusqu'au Havre. Après avoir donné quelques détails sur la composition 
et la profondeur des différents fonds de ce fleuve, il énumère rapidement les 
animaux micro et macroscopiques les plus intéressants qu'il a recueillis jusqu'à 
ce jour. En terminant, l'auteur parle de la distribution topographique des ani- 
maux dans l'estuaire de la Seine, et indique les limites des faunes d'eau douce, 
d'eau saumâtre et d'eau salée, limites qu'il a pu fixer d'une manière assez 
nette. 



— Séance du fl4l août 1^^85 — 

M. le D^ G. GARLET, Prof, à la Fac. des Se. de Grenoble. 

Recherches expérimentales sur le venin des Hyménoptères, ses organes sécréteurs 
et le mécanisme de son expulsion, — Le venin des Hyménoptères à aiguillon bar- 
belé est un liquide à réaction acide, résultant toujours du mélange d'un acide 
(acide formique) et d'une base. Ses organes sécréteurs sont deux glandes 

(1) Voir, à ce sujet, Henri Gadeau de Kerville, Aperçu de la faune actuelle de la Seine et ie 
Sun embouchure, depuis Rouen jusqu'au Havre, in L'Estuaire de la Seine, par G. Lennier. Le Havre, 
imprimerie du journal Le Havre, 1885, vol. II, p. 168. 

Un résumé di ce travail, accompagné d'une planche en couleur, a été publié par M. Henri 
Gadeau de Kerville dans son Compte rendu de la 23* réunion des Délégués des Sociétés savantes à la 
Sorbonne, 4SS5 ( Sciences naturelles), in Bull, de la Soc, des Amis des Scienc. natur. de Rouen, 
3"« sér., 2i« ann., i" sem. 1885, p. 37. 



H. FOL. — SUR LA QUEUE CHEZ l'eSPÈGE HUMAINE 149 

sécrétant, l'une Tacide formique, l'autre le liquide alcalin. Ces deux glandes 
débouchent dans le gorgeret de Taiguillon, et le venin est expulsé de deux 
manières, soit avec le mécanisme de Tinjecteur (Guêpes, Frelons, etc.) par la 
contraction de la vésicule venimeuse, soit avec le mécanisme de la seringue 
(Abeilles, Bourdons, etc.) par Faction de deux pistons fixés sur les stylets per- 
forateurs. Chez ces Hyménoptères, le venin ne tue qu'à la condition de contenir 
ses deux liquides constituants. Les Hyménoptères à aiguillon lisse (Philanthes, 
Pompiles, etc.), qui pourvoient leurs larves de proies vivantes, ont un venin qui 
agit simplement comme anesthésique, engourdissant mais ne tuant pas. Chez 
eux, la glande alcaline est rudimentaire ou nulle, mais la glande acide ne 
manque jamais. 



M. le D<- V. LEMOINE, Prof, à FÉc. de Méd. de Reims. 

De l'évolution des divers organes du Phylloxéra (forme agame aptère), — 
M. y. Lemoine signale les particularités les plus intéressantes qu'il a observées 
dans ses recherches anatomiques, physiologiques et biologiques sur la forme 
agame aptère du Phylloxéra du chêne à fleurs sessiles (PhyUoocera punctata 
Licht.) . En outre, il fait passer sous les yeux des membres de la section une 
nombreuse série de planches représentant cette forme agame aptère à toutes 
les phases de son développement. 



M. A. SABATIER, Prof, à la Fac. des Se. de Montpellier. 

De la signification et de l'émission des globules polaires. — M. A. Sabatier 
expose ses idées sur la signification des globules polaires. H distingue dans ce 
phénomène deux processus qui sont indépendants l'un de l'autre, quoiqu'ils 
coïncident le plus souvent : i^ une segmentation inégale de l'œuf, et ^^ l'ex- 
pulsion d'une portion de protoplasme plus ou moins différencié qui envi- 
ronnait la vésicule germinative. 

M. A. Sabatier considère la segmentation comme représentant une segnaen- 
tation parthéno&énétique due à l'influence d'un élément mâle qui reste encore 
dans l'œuf après l'élimination des cellules folliculaires. Cet élément mule 
est expulsé avec le globule polaire, et c'est à la coïncidence de son expulsion 
et de la segmentation parthénogénétique qu'est due l'inégalité très prononcée 
de cette dernière. Cet élément mâle ou diviseur, relégué dans le globule 
polaire, y produit souvent des segmentations successives que l'œuf lui-même 
ne pourra subir qu'après avoir reçu de l'extérieur un nouvel élément mâle 
perfectionné par la division du travail. 



— Séance du 4*9 août flS85 — 

M. Hermann FOL, Prof, à l'Univ. de Genève. 

Sur la queue chez l'espèce humaine (1). — Il semble avéré que, chez aucune 
race humaine actuelle, le nombre des vertèbres ne dépasse le chiffre, considéré 

(1) Voir C. R. de VAcad. des Se. 8 juin <8J?. 



168 ANTHROPOLOGIE 



M. Ernest CHANTRE, à Lyon. 

Nouvelles déœuvertes préhistoriques au Caucase, — M. Chantre, en présentant 
les premières feuilles de ses Recherches anthropologiques au Caucase, annonce 
que les explorations qu'il a entreprises dans les nécropoles préhistoriques de 
l'isthme pontocaspien, avec l'assistance de Bayern, l'instigateur des fouilles 
méthodiques dans ce pays, sont poursuivies avec activité d'après ses indications. 

Il rappelle l'historique de ces fouilles, qui ont donné déjà de si beaux résul- 
tats et que certains touristes paraissent ignorer et oublient dans leurs publica- 
tions archéologiques. Il importe également que tout le monde sache que, 
parmi les collections de bronzes préhistoriques rapportées depuis quelque 
temps en Europe et provenant surtout de l'Ossethie, c'est celle que M. Chantre 
a déposée au Musée de Saint-Germain qui, seule, présente un intérêt scienti- 
fique complet. La plus grande partie des objets qui la composent a été iden- 
tifiée par ses propres fouilles, les plus importantes qui aient été opérées 
jusqu'à ce jour dans ces montagnes, et cela sous Ifts auspices du ministère de 
l'instruction publique de France. 



Fouilles dans les grottes de Saint-Amour (Jura), — IVI. Chantre signale la 
découverte récente de sépultures néolithiques dans la grotte de Gigny, près 
Saint-Amour (Jura). Des fouilles y ont été opérées récemment, d'après ses 
indications, par MM. Lafond et Carron, géologues habitant la localité. 

On y a recueilli jusqu'à ce jour de nombreux éclats de silex, des fragments 
de beaux poignards et une scie faite d'un silex qui a tous les caractères de celui 
du Grand-Pressigny. Outre ces objets, on a encore trouvé dans ces sépultures, 
dont le nombre est difficilement appréciable, une petite huche en chloroméla- 
nite, des fusaïoles, des débris de poterie, des pendeloques faites d'os polis et 
de dents diverses percées, puis des ossements humains en partie décomposés. 
Le tout était enfoui sous 1™ en moyenne de remblai mêlé à de la cendre et au 
milieu duquel on a extrait des poteries, des débris d'objets divers en bronze 
plus ou moins brisés et de peu de valeur, tels que des fibules et des poinçons, 
puis enfin des fragments de ferraille : fers de cheval, clef et parties de lances 
d'une époque plus récente. 

Cette grotte a donc été utilisée depuis l'époque néolithique jusqu'à la période 
moderne. Les fouilles que l'on y poursuit montreront sans doute que les popu- 
lations paléolithiques en avaient fait antérieurement leur demeure. 



M. le Docteur TESTUT, Prof, à la Fac. de Méd. de Lille. 

Les jiolissoirs néolithiques du département de la Dordogne, — M. Testut parle 
des polissoirs néolithiques du département de la Dordogne. L'Inventaire des 
Monuments mégalithiques n'en signale aucun. Cependant on peut, dès à pré- 
sent, affirmer l'existence dans la Dordogne dé quarante monuments de ce 
genre, soit entiers, soit à l'état de fragments. Le Musée de Périgueux en ren- 
ferme un certain nombre qui n'auraient pas dû échapper à la connaissance 
des archéologues. M. Testut décrit succinctement chacun de ces polissoirs et 



^^^^^^^^^^^^^^n'mmmmamm^iumm^mtmam^mmg^mmi^mmmmmmmmm^mmmm^Kmmtmfmmi 



NICOLAS. — DÉCOUVERTES PRÉHISTORIQUES 169 

montre des dessins et des photographies qui les représentent. Il Insiste sur les 
dangers qu'il y aurait à asseoir, dès à présent, des conclusions sur les données 
de rinventaire des Monuments mégalithiques, qui est absolument incomplet. 



M. NICOLAS, Cond. des P. et Ch., à Avignon 

Les dernières découvertes préhistoriques dans la vallée du Rhône en 1885. — 
M. Nicolas expose les résultats de ses dernières recherches relatives au pré- 
historique dans la partie moyenne du bassin du Rhône en 1885 : 

Grotte de Tresque, — C'est dans un grès à petits grains que s'ouvrent les 
grottes que nous signalons. L'ouverture est limitée à droite et à gauche par 
des blocs droits, non recouverts par d'autres. Trois salles se montrent : l'une 
d'elles, à gauche, était dallée, et à Feutrée d'un petit couloir était un squelette 
dont le crâne seul a été remis à l'explorateur, puis une autre salle, vis-à-vis 
l'ouverture principale, et enfin une troisième comblée entièrement. C'est là 
que les fouilles ont mis à découvert un nouveau crâne avec des débris très 
nombreux de poteries brisées. Les humérus ne sont pas perforés, les tibias 
sont platycnémiqufts. Les poteries montrent des formes très variées et des 
dessins remarquables. 

Grottes de Roquemaure. — Au nombre de plus de cinquante, ces grottes ont 
été fouillées à diverses époques, toutes par les soins de M. Nicolas et sous sa 
surveillance. Les objets sont au Musée de Saint-Germain. 

La dernière fouille a fourni, dans une capacité très restreinte, plus de mille 
disques ou perles en coquilles de cardium, deux amulettes, plus un silex ou 
grattoir. L'intérêt de cette découverte est l'extension donnée à l'aire de ces 
disques, dont les limites se trouvent reportées jusque sur les bords du Rhône. 

Enfin M. Nicolas signale des vestiges de Fàge du bronze aux environs de 
Roquemaure. 

Discussion. — M. Gosse indique que le dallage des grottes a été signalé 
dans plusieurs endroits, mais est toujours un fait rare. On peut remarquer 
que ce travail se trouve généralement dans des grottes présentant plusieurs 
salles, c'est la plus petite qui est dallée ; c'est dans celte salle que l'on trouve 
des ossements humains ; en outre, le dallage repose sur de l'argile, lequel à 
son tour repose sur du sable. Ce dépôt de l'argile et sa superposition au sable 
dans les grottes du Néocomien et des terrains inférieurs ou supérieurs est 
probablement le résultat de la diminution des sources, qui, coulant plus len- 
tement, ont déposé alors des sédiments ténus qui précédemment étaient em- 
portés par le courant. 

La signification de ce dallage est facile à saisir. On le trouve, en effet, dans 
les dolmens, et M. Pommerol en a pubUé un exemple provenant d'Auvergne. 
En Algérie, où les monuments mégalithiques abondent, on observe parfois le 
dallage des dolmens ; mais, le plus souvent, c'est une couche de terre apportée 
de loin qui forme le sol de la chambre. Cette coutume est liée aux usages, 
aux rites funéraires de Tépoque néolithique; elle a une signification d'ordre 
probablement religieux. Elle est pratiquée dans le but de préserver le cada\Te 
du contact de la terre et des causes de décomposition qui en proviennent, de 
même que la table et les grandes dalles latérales doivent le préserver des vio- 
lations du dehors. 



170 ANTHROPOLOGIE 



M. le Docteur L. MANOUVRIER, à Paris. 

Sur les jyroportions pondéi^ales du squelette des membres chez l'homme et les anthro- 
poïdes, — Conclusions. — Le poids du membre supérieur est beaucoup plus 
considérable, relativement au poids du membre inférieur, chez les anthropoïdes 
que chez Thomme. — Le poids des extrémités est plus grand par rapport au 
poids du reste des membres chez les anthropoïdes que chez l'homme. — Le 
poids des autres segments des membres est à peu près le même relativement 
au poids total des membres chez Thomme et chez les anthropoïdes. 



M. FAUVELUS, à Paris 

Des moyens pratiques de se rendre compte du degré d* intelligence des différents 
groupes ethniques. — Dans son travail, M. le D^^ Fauvelle appelle Tattention de 
ses collègues sur le peu de précision des données recueillies sur l'intelligence 
des difTérents groupes ethniques mis en observation. 11 expose ensuite les bases 
d'une mélhodequi, suivant lui, devrait donner de meilleurs résultats. 11 s'agi- 
rait d'abord de donner plus d'importance a l'examen morphologique et histo- 
logique des centres nerveux ; puis de se rendre compte de la puissance des 
organes des sens et de recueillir les idées qu'ils procurent, en s'élevant des 
plus simples aux plus complexes et en ayant soin de distinguer celles acquises 
par l'expérience de celles transmises par la tradition. En terminant, l'auteur 
prie la section d'Anthropologie de vouloir bien accorder à ses idées son appro- 
bation et l'appui de son autorité. 

Liscussion. — M. Magitot se range à l'avis de M. Fauvelle et pense qu'il 
serait utile d'ajouter aux questionnaires fournis aux voyageurs une note 
annexe tenant compte des observations que comporte la méthode qui vient 
d'être exposée. 

M. Testut pense que la méthode préconisée par M. Fauvelle serait profitable 
aux progrès des sciences anthropologiques. Mais les procédés de mesure exacts 
(acuités visuelle et auditive, sensibilité cutanée, etc.) ne peuvent être appliqués 
sans études préalables ; à plus forte raison, l'étude morphologique des centres 
nerveux est-elle complexe. Tout en formulant ces réserves, M. Testut s'associe 
de grand cœur au vœu exprimé par M. Fauvelle. 11 a cru devoir mettre en 
évidence les difficultés inhérentes à la méthode d'observatiou qu'il préco- 
nise. Il n'en est pas moins persuadé de son importance au point de vue 
ethnographique et estime, en définitive, qu'il a tout intérêt à confier à uno 
commission compétente la rédaction d'un programme d'études. • 

M. Gosse juge la proposition d'autant plus importante que les popula- 
tions qu'il s'agit d'étudier, d'ici à très peu de temps se seront modifiées, 
lors que ce ne serait que par la présence des voyageurs chargés de les 
étudier. Il tient néanmoins à faire remarquer, contrairement à l'opinion émise 
à cette occasion par le D^ Magitot, que des faits admis généralement, tels que 
ceux indiqués par les D^^ Lunier, Foville, etc., montrent que certaines défor- 
mations crâniennes ethniques ont eu une influence sur le développement de 
la folie. 



D^ MAGITOT. — LA CITÉ SOUTERRAINE DE COMBPERET 171 

M. PoMMEROL n'est pas de l'avis de son honorable confrère JM. le D^ Gosse, 
relativement à raltération de rintelligence par les déformations crâniennes. On 
connaît des exemples de déformation crânienne, avec rintelligence normale- 
ment développée. Ainsi Barnard Davis, dans ses Synostotic Cranta ,cite l'exemple 
d'un scaphocéphale remarquable, vivant, et présentant intactes toutes ses fa- 
cultés intellectuelles. Souvent aussi on trouve des synostoses précoces localisées, 
correspondant à des lésions cérébrales. Mais ces dernières sont la cause première 
des déformations, des altérations crâniennes, lorsque les lésions cérébrales se 
produisent avant le complet développement de l'individu. 

M. Fauvelle ne se dissimule pas la difficulté du sujet; il sait très bien 
qu'au point de vue anatomique la lumière n'est pas encore faite sur les centres 
nerveux, et que le cerveau type de l'homme civilisé n'est pas encore spécifié. 
Mais des recherches comparatives ne pourront que faire avancer la science. 
Suivant lui, c'est aux diverses sociétés d'anthropologie qu'il appartient de for- 
muler le questionnaire qui devra aider les explorateurs dans leurs recherches 
sur l'intelligence. Il se propose de saisir la Société de Paris d'une proposition à 
ce sujet et il sera certain d'être écouté si la Section veut bien lui accorder son 
haut appui. 

Le Section approuve à l'unanimité le projet de M. Fauvelle et l'autorise à se 
prévaloir de cette approbation devant la Société d'Anthropologie de Paris. 



M. le Docteur MAGITOT, à Paris. 

La cité souterraine de Combperet (Puy-de-Dôme), — Le D"* Magitot rend compte 
au Congrès des résultats de la mission qu'il a reçue du ministère de l'Instruc- 
tion publique avec subvention de l'Association, dans le but d'entreprendre des 
fouilles dans une station humaine décrite par lui au Congrès de Blois en 1884. 
Ces fouilles ont porté sur douze fosses, soit simples, soit doubles, et sur neuf 
monticules ou sépultures. Les cases d'habitation ont été ainsi reconstituées à 
ciel ouvert avec leur couloir d'entrée, leur foyer, leurs restes de cuisine, leurs 
objets divers, leurs poteries. La toiture a été retrouvée au fond de l'excavation 
et a pu, elle aussi, être reconstituée. Elle se composait de trois couchas super- 
posées: i^ des branchages en viorne, 2<* une couche de terre glaise en plaques et 
tuiles rudimentaires séchées au soleil, 3*> un revêtement en mottes gazonnées. 

Les monticules considérés comme des sépultures ont été explorés avec atten- 
tion et dans chacun d'eux on a pu recueillir, au milieu de la masse de terre 
remaniée, une poignée de cendres noires que l'auteur regarde comme une partie 
des produits de l'incinération des cadavres. L'incinération avait vraisembla- 
blement lieu à l'air libre et le rite funéraire consistait à déposer emblémati- 
quement au centre du monticule la poignée de cendres représentant les restes 
de la cérémonie. 

A la suite de cet exposé, M. Magitot mentionne dans le voisinage de la sta- 
tion de Combperet la trouvaille de silex travaillés, pointes de flèches, grattoirs, 
couteaux de même substance, dont il se propose de chercher le gisement ori- 
ginaire. Les résultats de ces nouvelles recherches seront portées devant le Con- 
grès de Nancy en 1886. 

Ces divers objets ne sont pas contemporains de Combperet, lequel répond 
exactement à l'ère barbare, qui commence vers la fin du v® siècle et fut mar- 
quée par des invasions de Francs, deBurgondes et de Visigoths qui refouleront 



17:2 ANTHROPOLOGIE 

dans les hauteurs montagneuses les habitants qui ont construit ces demeures 
souterraines. 

Discussion» — M. Pommerol rappelle qu'il a étudié un certain nombre de sta- 
tions analogues à celle décrite par M. Magitot. Il établit entre elles deux grou- 
pes distincts. Les unes, construites à ciel ouvert et à murs plus ou moins 
élevés, étaient situées sur les plateaux ou sur des sommets peu accessibles ; telles 
les stations de Saint-Nectaire et du puy de Chignor. Les autres, creusées dans 
les coulées de lave, avaient leurs parois revêtues de murs en pierres sèches : la 
toiture consistait en grosses branches, en mottes de terre ou chaume, le tout 
recouvert de lave afin de dissimuler l'habitation aux regards ; à cette catégorie 
appartiennent les villages de Chazaloux, de Villars et aussi celui de Combperet, 
quoique d'un genre un peu différent, étant non muré et sans ouverture pour 
le passage de la fumée. 

D'après M. Pommerol, Tàge de ces habitations varierait entre le viii® et 
le x« siècle. Il fait remarquer le petit nombre des objets que les fouilles de 
M. Magitot ont mis à découvert. Ce fait prouverait, suivantlui, que ces demeures 
étaient purement temporaires et utilisées seulement aux moments de danger. 
Voilà pourquoi il n'a pas été trouvé de cimetière dans le voisinage. M. Pom- 
merol ne peut croire que les accumulations de cendres trouvées devant chaque 
fosse soient des sépultures par incinération. Ce rite n'était plus observé durant 
le moyen âge. 

M. Magitot n'admet pas que les cases de Combperet aient été des refuges. 
Leur nombre et leur agencement s'opposent à cette interprétation. 

M. le D** Gosse fait observer que l'incinération n'a pas dû disparaître partout 
en même temps et dès les premiers progrès du christianisme. Sans rien pré- 
juger sur cette question relativement aux montagnes du centre de la France, 
licite un certain nombre d'exemples de survivance des coutumes païennes au 
milieu des rites introduits par la religion nouvelle, survivances fréquentes sur- 
tout dans les régions montueuses et peu accessibles. 

M. Testut estime que la pauvreté du mobilier rencontré par M. Magitot dans 
les décombres qu'il a explorés avec tant de soin n'est pas une raison suffisante 
pour conclure que ces décombres ne sont pas des restes d'habitations. 11 s'agit 
de populations pauvres dont les ustensiles de ménage étaient naturellement peu 
nombreux et peu variés. Les nombreuses habitations découvertes dans ces der- 
nières années en Amérique du Nord n'ont presque pas fourni d'objets. Leshuttes 
effondrées des premiers àgcs du fer, fouillées tout récemment par MM. Testut 
et Dufourcet dans le département des Landes, n'ont fourni bien souvent que 
quelques misérables tessons de poterie ; dans bien des cas, ils n'ont rencontré 
que le sol de la hutte. Les huttes habitées encore de nos jours par quelques 
populations sauvages ou demi-sauvages, les Esquimaux notamment, ne renfer- 
ment qu'un mobilier bien mesquin. En conséquence M. Testut pense que 
l'opinion de M. Magitot, tondant à considérer les huttes de Combperet comme 
des habitations permanentes et non comme de simples cachettes, est par- 
faitement rationnelle. 



M. le Docteur F. POMMEROL, à Gerzat. 



Parure et poterie néolithiques, — Les objets présentés ont été découverts entre 
une couche de sables volcaniques et une couche de limon, dans le gisement 
que j'ai signalé en 18S0, au Congrès de Reims. 



EBNEST CHANTRE. — TUMULUS DU DAUPHINÉ 173 

Les uns forment une série d'ossements percés à une de leurs extrémités. Qua- 
torze pièces sont des métatarsiens, et neuf autres soni des métacarpiens de chiens 
tous percés près de Textrémité tarsienne ou carpienne, préalablement usée et, 
amincie. Sept pièces sont des métacarpiens ou des métatarsiens de Sus scrofa ou 
sanglier. Cinq canines inférieures appartiennent encore à cet animal. Ajoutons 
encore deux incisives de bœuf. Ces ossements perforés devaient certainement 
servir de pendeloques à un collier ou à toute autre parure. 

Avec eux ont été trouvés deux vases presque entiers. L'un est un bol très 
grossier, fait à la main, à fond distinct, plat et irréguUer, montrant sur ses 
parois les traces du torchon d'herbes qui a servi à le lisser. Le second a la 
forme du pot actuel ; il est renflé, à large ouverture et à fond horizontal, peu 
détaché. Comme le précédent, il a été fait sans l'aide du tour. La forme de 
son anse unique montre qu'elle a été mouJée sur l'index gauche de l'ouvrier; 
et l'état d'usure de la partie antérieure du fond prouve qu'on approchait le 
vase du foyer, en le faisant vivement frotter contre le sol. Ainsi font encore les 
paysans actuels. 

M. le Docteur CHAUMIER, au Grand-Pressigny (Indre-ct-Loire). 

M. Chaumier décrit un polissoîr de petite dimension, en silex, provenant 
du iGrand-Pressigny. Sur l'une des faces sont creusées six rainures, d'une 
profondeur variant entre 1 et 2 centimètres, et d'une longueur de 26 à 41 cen- 
timètres. 

M. Chaumier s'étant informé si des pièces analogues avaient été trouvées 
dans la môme région, a découvert la trace de huit polissoirs, l'un en grès, 
les autres en silex. 



M. L. 6UI6NARD , V.-Prés. de la Soc. d'IIist. nat. de Loir-el-Cher, à Sans-Souci , Chouzy 

(Loir-et-Cher). 

Découverte d'un atelier de silex taillés à Chouzy (Loir-et-Cfuir), — M. Guignard 
relate les découvertes faites par lui en 1884-1885, et présente des silex taillés 
•qu'il a trouvés à Vineuil-les-Bois, à Villermain, dans le bois de Bière et le 
long du taillis de ce nom, sur le territoire des communes de Lorges, de Mer, 
de Suèvres, de Chambon, d'Orchaise, au hameau de Bury (Chambon), à 
Seings, près du grand et du petit tertre dits les Montangeon. Il termine en 
donnant la description d'un atelier de silex de la période robenhausîenne, 
découvert par lui au lieu dit la Lande (commune de Chouzy). 



— Sénnce du flO août t^85 — 
M. Ei^nest CHANTRE, a Lyon. 

Tumulus du Dauphiné, — M. Chantre rappelle qu'il existe dans le Dauphiné 
de nombreux tertres qui peuvent être rangés dans la catégorie de ceux qui 
doivent être appelés tumulus. Aucun n'a été fouillé avec méthode, et chaque 
jour leur nombre diminue par suite du développement de la culture des 
terres. 

Il signale particulièrement les tertres des environs de Crémieu, Bourgoin et 
Chandieu comme devant être fouillés dans un avenir prochain. 



174 ANTHROPOLOGIE 



M. GrOSSE. à Genève. 



Sur la station laeuilre de la Tène, au lac de Neuchâtel (Suisse), — M. Gosse 
présente une série d'objets en bronze, lames, bâches, bracelets, épées, etc., 
presque tous fragmentés, quf ont été trouvés dans le lit du Rhône dans les 
travaux exécutés Tannée dernière ; ces objets de diverses époques, qui appar- 
tiennent aux différentes époques du bronze et du fer, étaient réunis entre eux 
par une oxydation des plus tenaces. — La date de la réunion de ces objets a 
été heureusement donnée par le fait que Ton a trouvé au milieu de ce magma 
une monnaie en bronze des Sequanais. — 11 montre une série des objets trouvés 
à la Tène, et trouvés ensemble dans une couche nettement déterminée, et parmi 
lesquels étaient des monnaies des Sequanais identiques à celle mentionnée 
plus haut. 11 attire l'attention sur quelques-uns des objets : sur les épées tou- 
chant l'ornementation des fourreaux , sur les marques de fabriques (il en 
montre quelques-unes) et un poinçon, utilisé à cet égard ; sur une collection 
d'instruments, limes, ciseaux, gouges, etc., qui se trouvaient, lors de leur 
découverte, renfermés dans un sac en cuir ; enfin sur des mors de chevaux, 
dont l'un peut-être est un peu plus récent que les autres, mais qui n'en est 
pas moins gaulois. Il présente une analogie très frappante avec le mors con- 
servé dans le trésor de l'église de Carpentras. 

Discussion, — M. Magitot retrouve dans les ornements de cheval présentés 
par M. Gosse les formes qu'il a observées au Congrès préhistorique de Lis- 
bonne en 1880. Dans certaines occasions, on a vu apparaître des équipages 
vraiment préhistoriques. Véritables chars à roues pleines et attelés au moyen 
de harnais couverts de plaques et d'ornements en bronze très analogues à 
ceux-ci et formant un cliquetis sonore vraiment extraordinaire. 

M. Chantre se range volontiers à l'avis de M. Gosse en ce qui concerne le 
danger qu'il y a de considérer comme caractéristiques de Fàge du bronze 
tous les dépôts appelés fonderies ou cachettes de fondeurs. La plupart pré^ 
sentent des ensembles ayant appartenu sans aucun doute à l'âge du bronze 
et pouvant donner une idée assez juste de cette civilisation. Mais la présence, 
au milieu de ces dépôts, de pièces plus récentes prouve qu'ils ont été effectués 
postérieurement à sa période d'activité. 

Tel est le cas. par exemple, des fonderies de Larnaud, en France, et de 
Bologne, en Italie. On volt, en effet, dans ces trouvailles de superbes séries 
d'armes, d'ustensiles, de parures et de harnachement de l'âge du bronze; 
mais on y trouve également quelques objets caractéristiques de l'âge du fer, 
torques, fibules, rasoirs, représentations animales, etc. Ces dépôts ne mon- 
trent donc pas la civilisation du bronze en pleine activité ; ce sont des collec- 
tions de vieux matériel recueillies par des marchands du premier âge du fer. 

M. Chantre ajoute que l'un des mors de la Tène, celui que M. Gosse compare 
au mors du reliquaire de Carpentras, présente une très grande ressemblance 
avec une pièce du même genre qu'il a découverte dans les tombeaux du 
Koban, au Caucase. Une plaque de harnais, feuille de bronze rectangulaire, 
évidée, à trois axes recourbés rayonnant d'un noyau central circulaire, est 
également semblable à un objet indéterminé trouvé dans la même nécropole. 
Celle-ci, très antérieure à la station de la Tène, lui paraît appartenir au 
groupe des nécropoles dites hallslattiennes. 



D"^ CHARVET. — OBJETS RETIRÉS DU LAC DE PALADRU 175 



M. le Docteur CHARVET, à GreDoble. 

Débris d'objets trouvés dans le terrain d'un ancien tumuluSf à Rives (Isère), en 
4882, — M. le D"" B. Charvet présente des objets d'un ancien lumulus détruit 
et transporté sur le territoire de la commune de Rives. Voici l'inventaire de ce 
mobilier : trois lances; trois épées brisées ou courbées intentionnellement au 
moment des funérailles; quelques rares débris d'os incinérés; et enfin une 
ceinture de suspension d'épée que M. Charvet avait prise d*abord pour la chaî- 
nette du côté droit du timon d'un char de guerre. Cette attribution lui a 
été inspirée par la remarque faite d'une disposition analogue existant sur plu- 
sieurs attelages d'une troupe de bohémiens observée en 1876 au Pont-de-Beau- 
voisin, où elle fit un assez long séjour. 

M. Charvet est tout disposé à abandonner cette première attribution; mais il 
tient à appeler l'attention sur la constatation dont il vient de parler. 

Discussion. — M. Chantre dit que des objets semblables à la pièce en ques- 
tion se rencontrent parfois dans les cimetières gaulois de la Marne, et cela dans 
des sépultures où jamais on n'a trouvé de traces de char ou même de harnache- 
ment. 



M. Ernest CHANTRE, à Lyon. 

Les dernières découvertes opérées en 4885 dans les palafittes du lac de Paladru 
(Isère), — M. Chantre rappelle l'historique de la découverte des palafittes du 
lac de Paladru et l'importance des fouilles qu'il a fait pratiquer dans ce lac en 
1866 et surtout en 1869-70. Puis il expose les faits nouveaux que l'on a pu 
observer l'hiver dernier. 

Depuis 1870, les eaux n'avaient jamais été si basses et il a été possible non 
seulement de contrôler les descriptions qu'il avait données de la construction 
de ces palafittes, mais encore reconnaître la disposition d'un plus grand nombre 
d'habitations et leur position sur la plateforme commune. On a reconnu la pré- 
sence d'une immense digue, faite de trois rangées de pieux, construite en avant 
des palafittes, du côté du grand lac et faisant office de brise-lames ou de môle; 
elle était destinée à garantir les constructions contre certains coups de lac par- 
fois très violents. 

L'extraction des superbes bois de chêne employés à ces constructions ayant 
été reprise cette année, les fouilles ont mis à jour une nouvelle série d'objets 
intéressants tels qu'une belle lame de sabre, un umbo de bouclier, des lances, de 
nouveaux éperons, des fers de cheval et des ustensiles de ménage : couteaux, 
faucilles, etc. 

M. le D^ B. Charvet se propose de présenter à la Section la plupart de ces 
objets qui viennent confirmer ce qui a été dit de l'âge de ces stations, qui ne 
remonte pas au-delà de l'époque carlovingienne. 



M. le Docteur CHARVET, à Grenoble. - 

Inventaire d^objets retirés du lac de Paladru (Isère) dans les mois de février et 
mars 4885, — Tous les objets retirés du lac sont de l'époque carlovin- 



176 ANTHROPOLOGIE 

gienne et ont été retirés delà station dite des Roseaux; en voici l'inven taire : 
Deux débris de cuillers à pot en bois; deux débris de peigne en buis à deux 
fins. Mâchoire inférieure de sanglier, dents isolées; quantité de tessons de 
poteries sans vernis, dix-sept couteaux en fer, deux clefs forées en fer, une 
faucille en fer, quantité de fers de chevaux de petite taille, une force pour 
tondre la laine, une étrille en fer, deux éperons en fer, une partie centrale d'un 
umbo en laiton, et sa pointe terminale en fer forgé ; on y a retrouvé un mor- 
ceau de peau et des poils de chèvre. 
C'est, du reste, la répétition des objets trouvés par M. Chantre. 



M. Léon TEISSERENG DE BORT, à Paris. 

Présentation de silex taillés trouvés dans l'Erg (Sahara). — Chargé d'une mission 
scientifique, dans le Sahara algérien et tunisien, M. Léon Teisserenc de Bort y a 
recueilli d'abord avec ses compagnons d'études de forts nombreux silex taillés* 
particulièrement dans la région encore inexplorée que Ton traverse pour aller de 
Touggourt à Bereçof, de Bereçof à Guettariàt, et de ce dernier point au Nefzaoua, 
c'est-à-dire sur un espace de 230 kilomètres, aujourd'hui désert, et qui a dû 
être relativement plus habité aux âges préhistoriques, car on ne peut pas expli- 
quer d'une autre manière le nombre de ces silex taillés. Souvent, d'ailleurs, 
ces silex sont accompagnés de nombreux débris de poterie grossière gisant sur 
le sol. 



Sépultures dans des jarres à Oumach, près de Biskra (Algérie). — M. Teisserenc 
DE Bort présente aussi les photographies des fouilles qu'il a faites aux envi- 
rons de Biskra, avec le gracieux concours de MM. Fau et Fourreau, de Biskra, 
et qui ont amené la découverte de jarres de grandes dimensions emboîtées 
deux par deux, les unes dans les autres, et qui ont servi de tombes à une 
époque éloignée. 

La pointe de l'une des jarres est brisée, et l'extrémité ainsi mutilée se trouve 
engagée dans une autre jarre éventrée de la môme façon. 

Le corps à ensevelir était placé dans ces deux jarres réunies, la tête et le 
tronc dans une jarre, les jambes et les pieds dans l'autre. 

L'ouverture des jarres était oblitérée par une sorte d'entonnoir, qui paraît 
n'être autre chose que la pointe inférieure préalablement séparée. 

Les ossements sont mal conservés à cause des infiltrations et inondations 
d'une rivière voisine, l'Oued Biskra. Les eaux ont colmaté les jarres de telle 
façon que les débris d'ossements sont enfermés dans une terre argileuse très 
dense. 

Il n'y a aucun objet de poterie ou de métal dans les jarres. 

L'éteqdue de cette nécropole est d'au moins 20 hectares. 

En un autre point des Zibans, on a trouvé, il y a quelques années, une 
nécropole de ce genre, mais là il y a trois étages de jarres superposées, et en 
dessus, des cercueils de bois résineux qui paraît être un thuya. 



M. ZABOROWSKI. à Thiais (Seine). 



L'origine du fer assyrien, — Pour faire venir les Chaldéens avec leur civîUsa- 
tion de l'Asie centrale, on s'appuie sur l'absence de certains signes dans l'écri- 






CH. BOSTEAUX. — CURIEUX SPÉCIMEN DE CÉRAMIQUE GAULOISE 177 

ture cunéiforme, sans tenir compte de Tabsence de certains autres signes, tels 
que celui du cheval, laquelle a un sens tout opposé ; on s'appuie sur l'existence 
de caractères mongoliques, touraniens, sans bien connaître ces caractères et 
sans pouvoir nier que des peuples ayant ces caractères étaient répandus depuis 
rinde jusqu'à l'Asie Mineure depuis un temps immémorial. Malgré la nature 
péremptoire de ces affirmations, il se présente une contradiction évidente, puis- 
qu'après avoir fait descendre la civilisation chaldéenne des sommets de l'Altaï, 
on nous la montre prenant son essor sur les rives mêmes du golfe persique ; 
on nous la montre comme l'œuvre originaire des Kouschites navigateurs et 
commerçants. Ces derniers aussi, il est vrai, on les fait venir de l'Asie centrale, 
mais c'est en voyant leur nom dans le nom récent et aryen de l'Hindou-Koch 
et en négligeant l'existence de leur liom bien incontestable au sud de l'Egypte, 
dans un pays où il est reconnu qu'eux-mêmes ont séjourné depuis une anti- 
quité indéterminée. Enfin les assyriologues les plus compétents ne peuvent pas 
se défendre de voir dans les formes archaïques des cunéiformes une imitation 
altérée par la pratique, par le tracé sur la brique molle, des hiéroglyphes égyp- 
tiens. Pour être négatives, ces preuves ne nous paraissent pas dépourvues de 
signification. On peut, quant à présent, nier que les Chaldéens aient apporté 
de l'Altaï leurs connaissances métallurgiques; on peut nier qu'ils aient connu 
l'emploi industriel du fer avant leurs relations avec les Égyptiens, avant leurs 
relations avec l'Afrique, relations qui ont pu être, au sui'plus, antérieures à leur 
histoire. 



M. Emile RIVIÈRE, à Paris. 

Le Trou-au-hup (station de la pierre polie à Clamart (Seine), — Le travail de 
M. Emile Rivière est relatif à la découverte qu'il a faite, le 23 mars 1884, d'une 
station de la pierre polie dans les bois de Clamart près de Paris (Seine), sta- 
tion dans laquelle il a recueilli en différentes fois, soit à la surface du sol, soit 
très peu profondément enfoncés dans la terre, plus de neuf cents silex tra- 
vaillés de main d'homme ou éclatés, entiers ou brisés et de toutes formes : 
hache polie, grattoirs, racloirs, lames, pointes, etc. Ces divers instruments sont 
généralement de moyennes dimensions. 



M. Charles BOSTEAUX, Maire à Cernay-Ies-Keinis. 

Le cimetière gaulois de la Pompelle, Curieux spécimen de céramique gauloise, -— 
M. Ch. BosTEAux montre le plan des environs de Reims et l'emplacement, au 
sud de la route nationale de Châlons à Reims, à 7 kilomètres sud-est de cette 
dernière cité, d'un cimetière gaulois auquel il donne le nom d'une colline 
— la Pompelle — située un peu au nord. 

11 fait voir aussi les dessins de deux vases provenant de l'une des tombes 
qu'il a pu fouiller. Le premier a 0°^,45 de hauteur; il est de forme évasée, à 
pied étroit, à panse brusquement rétrécie vers le haut, et se termine par une 
large ouverture en entonnoir ; son ornementation consiste en trois zones de 
losanges doubles peints en rouge violacé sur fond brun. Le second vase est un 
hanap en forme de cornet, ayant 0">,31 de hauteur; il est de terre brune et orné 
à l'ébauchoir de traits dont les creux sont peints de couleurs variées. 

12 



r 



178 ANTHROPOLOGIE 



M. HONNORAT, ù Digne (Basses-Alpes). 

Moustiers-Sainie- Marie avant l'histoire. — M. Ed.-F. Honnorat dépose une 
note sur Moustiers-Sainte-Marie (B.-A.) et ses environs aux temps préhis- 
toriques. 

Cette note nous apprend que les historiens s'accordent à considérer Moustiers 
comme habité dès le v^ siècle par des moines de Lérins, qui auraient bâti un 
couvent en ce lieu, autour duquel les populations des alentours seraient venues 
se grouper; qu'avant les moines, cet endroit fut occupé par les Romains, mais 
qu'à une époque beaucoup plus reculée, cette localité fut habitée par les pre- 
miers autochtones de la contrée. 

Des poteries préhistoriques, recueillies d'abord par l'auteur de cette note 
dans les environs de Moustiers, et des haches en serpentine polie, trouvées 
dans le sous-sol de Moustiers comme dans les terrains avoisinants par diffé- 
rentes personnes, viennent à l'appui de cette dernière opinion. 



M. GAILLARD, à Ploohamel (Morbihan). 

V atelier de silex et dé pierre polie du rocher de Beg-er-GoalenneCy en Quiberon.— 
M. F. Gaillard donne quelques détails sur les découvertes faîtes à la statioo 
néolithique de Beg-er-Goalennec, au sud-ouest de la presqu'île de Quiberon. 11 y 
a trouvé le squelette d'un individu probablement rachitique et un assez grand 
nombre d'objets : haches en silex, en diorite, en schistoïde, pointes de flèches 
barbelées, grains de collier en talc, pendeloques diverses, fragments d'un polis- 
soir, etc.. C'est de cet atelier que proviennent les silex craquelés présentés au 
f'ours de la discussion sur l'ancêtre tertiaire de l'homme, p. 1S7. 



M. G. CARRIÈRE, à Oraû, (Algérie). 



Les mensurations anthropologiques locales. — M. Gabriel Carrière présente 
quelques considérations sur l'importance des mensurations anthropologiques 
locales pour la détermination des caractères ethniques. 



M. ZABOROWSKI. à Thiais. 

Les Finnois et une série de crânes finnois anciens, — M. Zaborowski présente 
une étude sur une série de crânes finnois anciens. Le nom de Finnois ne s'ap- 
plique aujourd'hui à aucune population anthropologiquement caractérisée et 
par confusion on y rattache souvent les Lapons. Mais avant les temps actuels, 
dans le territoire dont les extrémités sont occupées aujourd'hui par les héri- 
tiers des Finnois, existait une population à caractères uniformes bien tranchée. 
La dolichocéphalie originaire s'est trouvée mélangée de brachycéphalie ; l'appoint 



D^ TESTUT ET DUFOURCET. 



TUMULUS DU PREMIER AGE DU FER 



179 



est allé en augmentant et la provenance des nouveaux venus a paru attribuable 
à TEst de la Russie. Dans les cantons les plus reculés, on a pu constater que 
rélément dolichocéphale était plus nombreux et, s'il a existé une intrusion 
appréciable, on est autorisé à penser que ce sont les constructeurs de tumulus 
ou Kourganes russes qui y ont pénétré. 



M. le Docteur GOLLOMB, Méd. de la Marine. 



Les Mandingues : ethnologie, anthropométrie, — Les Mandingues sont originaires 
des montagnes de Kong et des rives du Niger Supérieur. Us sont descendus 
peu à peu, et en ce moment habitent les rives du Niger jusqu'au lac Débo, et 
se sont même étendus sur une partie des territoires arrosés par le haut Sé- 



négal. 



Les Bambaras et les Malinkhés, nations d'origine mandingue pure, sont assez 
bien séparés par une ligne fictive qui partirait de Bakel, passerait à Kita, 
Bammako; les Bambaras se tenant au nord, les Malinkhés au sud. 

Anthropométriquement le Mandingue nous donne : 



Nombre d'observations . 

Age moyen 

Indice céphalométrique. 

— frontal 

— ' nasal 

Taille en millimètres . . 
Taille = 100; envergure 



HOMMES 


FEMMES 


IIOMMBS ET FEMMES 


6b 


15 


80 


22 ans 6 mois. 


22 ans 8 mois. 


22 ans 7 mois. 


73.63 


75.50 


74.00 


77.85 


80.17 


78.15 


99.51 


94.01 


98.30 


1 667«»«» , 3 


1621"»°», 8 


1 659'»'° , 4 


106.32 


106.79 


106.38 



M. le Docteur TESTUT et M. DUFOURCET. 



Les Tumulus du premier âge du fer dans la région sous-pyrénéenne. — A la 
suite de fouilles nombreuses, MM. Dufourcet et Testut croient devoir rejeter 
l'opinion généralement admise sur la signification de ces tumulus, à savoir 
que ce sont des tertres funéraires élevés dans le but exclusif de recouvrir une 
dépouille mortelle. 

Pour eux, ce sont des restes de huttes circulaires en terre, qui ont été con- 
struites pour servir d'habitation permanente ou temporaire à des populations 
des premiers âges du fer, et qui se sont effondrées depuis, soit par l'action de 
l'homme, soit plus simplement par l'action du temps. Cela ressort de la forme 
même des tumulus, de leur groupement intentionnel autour d'une source ou 
d'un cours d'eau et, avant tout , de la découverte faite par les deux explora- 
teurs, dans chacun des tumulus fouillés par eux, du sol intérieur de la hutte 
primitive. 

Les rares tumulus qui renferment aujourd'hui un mobilier funéraire ont été 
primitivement des huttes. Ce n'est que secondairement qu'on a déposé sur le sol 



180 AUTHROPOLOGIB 

de ces huttes les cendres d'un ou de plusieurs de ses habitants, suiirant une 
coutume qui fut longtemps en usage aux époques préhistoriques et que Ton 
retrouve encore aujourd'hui chez quelques peuplades sauvages. 

11 est probable même que les cellas funéraires que l'on rencontre sous 
quelques tumulus ont été, elles aussi, construites secondairement dans l'inté- 
rieur d'une hutte. MM. Dufourcet et Testut croient toutefois devoir réserver leur 
opinion à cet égard, faute de documents suffisamment nombreux ou suffisam- 
ment précis. Ils espèrent que de nouvelles recherches leur permettront de 
résoudre définitivement cette dernière question. (Voir Note plus détaillée dans 
Bulletin de la Soc. d'Anthropologie de Bordeaux et du Sud-Ouest, t. l®'*, iSSi. 
p. 259; — voir encore, Bull, de la Soc. de Borda, de Dax. 1884 et 1885, jtassim. 



p. LANDOWSKI. — tEUPilORBIA HETEaODOXA 



181 



12« Section 



SCIENCES MÉDICALES 



pRBSiDBNT d'honnbcr. . . M. PACCHIOTTI, Sénateur, Prof. deMéd. à l'Univers, de Turin. 

Président M. H. HENROT, Prof, à TÉc. de Méd. de Reims. 

Vice-Présidents ...... MM. Ch. BOUCHARD, Prof. àlaFac. de Méd. de Paris. 

DIDAY, Ex-chir. en ch. de l'Antiquaille, Secr. gén. de la Soc. de 

Méd. de Lyon. 
BERGER, Direct, de l'Éc. de Méd. de Grenoble. 
GIRARD, Prof, à l'Éc. de Méd. de Grenoble. 
GRASSET, Prof, à la Fac. de Méd. de Montpellier. 
PAMARD, Chir. en chef de l'Hôp., à Avignon. 

Secrétaires MM. PETIT, Sous-Biblioth. à la Fac. de Méd. de Paris. 

VALUDE, à Paris. 
LAUNOIS, à Paris. 
DELBET, à Paris. 



— Séance du 13 août 18S& — 



M. P. LANDOIVSKI, de Paris. 



Action destructive du suc de TEuphorbia heterodôxa dans certains néoplasmes. 
— En 1875, Mûller a découvert aux environs de Pernambuco une euphorbiacée 
(Euphorbia heterodoooa), nommée par les indigènes Alveloz, dont le suc, préparé 
convenablement, est un altérant local énergique. M. le D** Landowski rappelle 
que les renseignements sur la plante même sont dus à M. Kiingelhœfer, 
un Brésilien ami de la science, et à M. de Santa-Gruz, chimiste distingué de 
Pernambuco. 

Après avoir communique ses observations qui portent sur des épithéliomas 
et des cancroïdes, ainsi que sur des végétations syphilitiques, le D*" Landowski 
résume son opinion de la manière suivante : 

1® Cette. préparation mérite une expérimentation sérieuse ; elle réunit à l'action 
escharotique puissante une action dissolvante des tissus organiques, et l'on 
pourrait dire qu'elle réunit les propriétés d'un puissant caustique avec celles 
de la papaïne. 

^ La destruction des tissus pathologiques se fait promptement et peut être 
graduée, pour ainsi dire, couche par couche. 

29 L'application du nouveau topique est très facile, car il suffit de plusieurs 
badigeonnages superficiels au pinceau. Les pansements sont faits, à Pernam> 



18S SCIENCES MÉDICALES 

buco par le D** Velloso, à la feuille de tabac. M. Landowskî les fait au sublimé 
au 1/2000 ou à la vaseline boriquée. 

4<» Malbeureusement le suc de VEuphorbia heterodooca se détériore rapide- 
ment et perd ses propriétés. On ne pourra attendre en Europe de vrais services 
du nouveau topique que si la substance qui a été isolée par M. le baron de 
Santa-Cruz, et qui est d'une conservation parfaite, peut remplacer le suc en 
nature. M. Landowski expérimente actuellement cette substance, et aussitôt 
qu'il sera édifié à ce sujet, il transmettra ses conclusions à ses confrères. — 
Inutile d'ajouter que M. Landowski estime que ledit moyen est un excellent 
topique, mais qu'il n'exerce aucune influence sur la diathèse cancéreuse. 

Discussion. — M. Duplouy dit avoir expérimenté également ce suc dans le 
traitement de quelques néoplasmes et avoir constaté les mêmes effets que 
M. Landowski. 



M. CHAUVE AU, Prof. À la Fac de Méd. de Lyon. 

Sur V inoculation préventive du choléra, — Dans cette communication, M. Chau- 
VEÀU examine la valeur des inoculations pratiquées par Ferran, en Espagne, 
dans le but de prévenir le choléra. Les principes sur lesquels s'appuie le médecin 
espagnol pour pratiquer ses inoculations, c'est-à-dire l'injection répétée deux 
ou trois fois de grandes quantités de liquide atténué, sont passibles d'objec- 
tions que formule et discute M. Chauveau ; mais il en arrive à conclure que les 
données scientifiques actuelles autorisent à pratiquer ces injections dans le 
tissu cellulaire ; que le choix du terrain explique leur innocuité par le peu 
d'activité du développement des bacilles dans le même tissu. Quant à leur 
efficacité, îl faudra attendre la publication de statistiques précises et suffi- 
samment étendues pour se prononcer à cet égard. 



M. BOUCHARD, Prof, à la Fac. de Méd. de Paris. 

Sur le choléra, — Les propositions de Koch, sur lesquelles s'est appuyé 
M. Ferran pour établir sa théorie et sa pratique d'inoculations anticholériques, 
sont battues en brèche par des observations cliniques recueillies par M. Bol- 
CHÀRD au cours de la dernière épidémie parisienne. Suivant Koch : 1® le 
choléra est une maladie infectieuse, dont l'agent est le bacille-virgule ; 2® ce 
bacille habite exclusivement l'intestin; 3^ puisqu'il habite l'intestin sans 
pénétrer dans le corps, il faut qu'il agisse par la production d'un poison qui 
est versé dans l'organisme. A l'aide d'expériences faites sur des malades et 
sur des animaux au moyen des liquides provenant des déjections cholériques, 
M. Bouchard démontre que l'agent du choléra n'existe pas exclusivement dans 
la cavité intestinale et qu'il ne sécrète pas le poison cholérique : donc le bacille 
de Koch n'est pas le bacille du choléra. L'intoxication cholérique provient de 
la production d'un poison spécial qui, injecté dans le système vasculaire, déter- 
mine l'apparition des symptômes du choléra. A cette première intoxication 
s'ajoute celle qui est causée par le poison urémique normal, quand vient 
l'anurie. 

Discussion, — M. Chauveau n a pas voulu discuter la question de la spéci- 



VOISIN. — l'hypnotisme 183 

fîcité du choléra, il a seulement présenté Fétat actuel des injections anticholé- 
riques avec les objections qu'elles comportent. Les opinions de M. Bouchard sont 
également passibles de quelques réserves; en effet, Tassimilation du lapin à un 
cholérique n'est pas rigoureuse ; si on peut injecter du liquide intestinal au 
lapin et l'intoxiquer sans lui donner le choléra, cela peut prouver que cet 
animal est réfractaire au choléra aussi bien que le liquide ne renferme pas de 
poison cholérique. Enfin, il n'est pas bien sdr que les injections antiseptiques 

dans l'intestin agissent aussi puissamment que le soutient M. Bouchard. 
M. Bouchard. — Si le lapin est réfractaire, la théorie de Koch n'en est pas 

moins fausse, puisqu'il s'est servi de cet animal dans ses expériences. 
M. Bernheim dit que l'antisepsie intestinale n'est pas capable de faire avorter 

le choléra. Les antiseptiques peuvent agir sur le contenu intestinal, mais 

non sur la paroi, en particulier l'épithélium et les glandes, dont les cellules 

renferment le bacille-virgule. 
M. Bouchard. — Koch a parlé de la cavité et non des glandes, et je n'ai 

discuté que ce qu'il avait annoncé. 



M. LËPINE, Prof, à la Fac. de Méd. de Lyon. 

Étiologie et diagnostic des néphrites chroniques. — Les néphrites chroniques, 
sous le rapport étiologique, peuvent être rangées en deux classes. La première 
reconnaît pour origine presque constante une dyscrasie habituelle, en prenant 
ce mot dans le sens le plus large, c'est-à-dire en la définissant toute modifi- 
cation de la constitution normale du sang. La seconde est constituée par les 
néphrites ascendantes, parmi lesquelles peut se présenter la pyélonéphrite 
microbienne indépendante de toute altération antérieure des voies urinaires, 
dont la réalité, au moins à l'état subaigu, est démontrée par de récentes expé- 
riences (Lépine et Roux). 

Indépendamment des signes indirects, secondaires (urémiques) des néphrites, 
les signes directs, positifs, d'une néphrite chronique sont les suivants : 

1® L'albuminurie, si elle se présente dans l'une des quatre conditions 
suivantes : (a) grande quantité centésimale; — (b) grande quantité diurne 
(c'est-à-dire albuminurie et polyurie); — (c) quantité centésimale constante, 
même très faible, mais persistant pendant des mois consécutifs; — (d) quantité 
centésimale augmentant parallèlement avec la polyurie; 

^ Les cylindres granuleux (et les globules rouges si l'on peut exclure 
l'existence d'une cystite ; 

3<^ La lenteur relative de l'élimination de l'iode injecté sous la peau. 

Les trois ordres de signes positifs précédents peuvent d'ailleurs manquer sans 
qu'on soit en droit d'affirmer la non-existence d'une néphrite. 



M. VOISIN, Méd. des Hôp. de Paris. 

De l'hypnotisme employé comme traitement de l'aliénation mentale et des applica- 
tions de la suggestion chez les aliénés et les nerveux, — Les quatre conclusions 
suivantes m'ont paru pouvoir être tirées des observations d'aliénés et de ner- 
veux atteints de délire partiel ou d'excitation maniaque que j'ai traités avec 
succès par l'hypnotisme : 



184 SCIENCES MÉDICALES 

1® L'hypnotisme produit un effet immédiat bien saillant : le sommeil et le 
calme, qu'aucun médicament ne pouvait amener d'une façon aussi complète, 
sans présenter de danger; 

2<> 11 en résulte une série de phénomènes consécutifs en tête desquels il faut 
placer la diminution et la suppression de l'habitude morbide \ 

3^ L'hypnotisme permet d'employer la suggestion et d'amener, par son 
influence, des modifications des idées, du caractère et des instincts; le retour 
aux travaux manuels et intellectuels ; la cessation d'hallucinations et de concep- 
tions délirantes ; le rétablissement des fonctions organiques ; la suppression de 
gastralgies et d'entéralgies ; la possibilité, par conséquent, d'une alimentation 
régulière chez des aliénés et chez des nerveux qui se refusent à manger, et 
partant d'une bonne hygiène et ses conséquences favorables; 

4^ L'hypnotisme permet encore d'obtenir, de malades qui se refusent à rien 
dire qui puisse éclairer le médecin, des confidences qui lui permettent de con-* 
naître les causes et la pathogénie de leur affeclion nervo-mentale et de donner 
des soins physiques et moraux mieux appropriés a leurs souffrances. 

Discussion. — M. Diday. — On doit toujours se défier de la supercherie des 
aliénés ou nerveux. Lelut raconte l'histoire de malades qui, après avoir promis 
sur l'honneur de ne plus se livrer à maints actes grossiers, ne tardaient guère 
à oublier leurs promesses et à enfreindre les ordres reçus. 

M. Bernhëim. — Je crois l'hypnotisme très difficile à réaliser chez les aliénés; 
tout au plus le pourrait-on chez des sujets atteints de délii^ partiel. Le terrain 
est loin d'être aussi favorable que chez les hystériques ou les dipsomanes. 

M. Voisin. — C'est bien ce que j'ai spécifié; l'hypnotisme réussit seulement 
chez les délirants partiels, non chez les déments. 

M. Bernheim. -— Les enfants sont très faciles à hypnotiser à partir de l'âge 
de raison, et bien des mères y réussissent par le balancement du berceau. 



M. VERDIN, Const. d*inst. de précision pour la physiol., à Paris. 

Présentation d'instruments d'électro-physiologie et de physiologie, — M. Verdlv 
met sous les yeux des membres de la section plusieurs appareils, notam^ 
ment, un appareil enregistreur présentant des vitesses variables : 1® Entre 
un tour en 5 secondes et un tour en 30 secondes ; 2<» Une boîte d'excitateurs 
pour les expériences d'électro- physiologie ; 3<» Une muselière très légère pe^ 
mettant d'entretenir la respiration artificielle chez le chien en évitant la tra- 
chéotomie : par le changement d'une pièce, elle permet d'obtenir Fanesthésie; 
4® Une muselière analogue pour lapin ne permettant pas l'anesthésie. 



M. DIDAT, Ex-Chlrurg. en ch. de l'Anliquaille, à Lyon. 

Résurrection de la hlennorrhagie. — M. Diday signale ce fait méconnu, que 
lorsqu'une hlennorrhagie uréthrale a résisté à l'emploi du copahu, si l'on 
suspend le médicament, 1 écoulement reparaît plus abondant qu'il n'était avant 
qu'on administrât le copahu. L'auteur explique ainsi ce fait : La médication 
spécifique agit en diminuant les qualités nutritives du terrain où legonococcus 



n 



BECLUS. — MOLLUSCUMS FIBREUX DE LA RÉGION ANO-RECTALE 185 

s'alimente. En même temps' que celui-ci perd de sa vitalité, il perd de ses 
facultés proliférantes. Mais lorsque, en cessant l'emploi du copahu, on rend au 
terrain uréthral ses qualités nutritives, toutes les proliférations retardées, en 
suspens faute d'aliment, reprennent leur essor ; et de là le débordement, la 
résurrection de la blennorrhagie. 

M. Diday montre comment le fait clinique, ainsi expliqué, éclaire ce qu'il 
peut y avoir d'obscur dans son apparition, et comment il sert à établir plus 
sûrement les indications thérapeutiques. 

Discussion, — M. Constantin Paul préconise les injections à 40<>, qui ont 
pour avantages de dilater l'orifice delà muqueuse urélhraleet de permettre au 
liquide d'y atteindre le gonococcus. Il pourrait y avoir avantage à employer une 
solution de sublimé au 1/20 000. 

M. Landowski fait remarquer que ces injections sont difficiles à appliquer en 
ville, le patient craignant d'être brûlé. 

M. Pamard (d'Avignon) recommande comme injection antiseptique une so- 
lution contenant 2 grammes de sous-nitrate de bismuth et 50 centigrammes 
d'iodoforme. 

M. DE Yalgourt, revenant au sujet principal de la question, pense qu'il ne 
s agit pas d'une résurrection de la maladie, mais seulement d'une augmentation 
de la sécrétion uréthrale, qui change de nature par l'action locale des sub- 
stances balsamiques, transformation qui peut amener la guérison. 

M. Diday. — Dire que le copahu guérilla blennorrhagie en augmentmt la sé- 
crétion, c'est une hérésie. Le copahu diminue immédiatement la sécrétion , et 
il la diminue toi]yours, en premier lieu. 

Pour ce qui est de la recette de M. Constantin Paul, je ne crois pas qu'elle 
soit plus infaillible qu'un grand nombre d'autres qui ont été données. 

Pour moi, j'ai aussi ma recette. Lorsque la blennorrhagie est arrivée à matu- 
rité, je donne pendant trois jours trois cuillerées à soupe par jour de la 
potion de Choparfc. Au bout de ces trois jours, le canal est absolument sec. 
J'ordonne alors les injections au sublimé à faible dose, fréquemment répétées. 
Au bout de trois autres jours, le traitement est terminé et la chaude-pisse 
aussi. 



M. REGLUS, Pror. agr. à la Fac. de Méd. de Paris. 

Molluscums fibreux de' la région ano-rectctle (1). — M. Reclus étudie un genre 
nouveau de tumeur qui n'a pas encore été décrite. Il s'agit de néoplasmes 
implantés sur la marge de l'anus, le trajet sphinctérien et l'ampoule rectale, 
et que des cliniciens tels que Yemeuil, Fournier et Trélat avaient pu con- 
fondre avec des syphilômes naissants, des rétrécissements syphilitiques au 
début, le premier stade d'une gomme péri-anale. 

Or, l'analyse clinique de quatre observations, l'examen histologique de deux 
de ces faits prouvent que la syphilis ne saurait être invoquée à aucun titre. Il 
s'agit de moUuscums fibreux non encore signalés dans cette région. Ces mollus- 
cums, absolument semblables à ceux qui prennent naissance sur la peau, se 
reconnaissent à leur souplesse, à l'absence de rétrécissement au sens propre 
du mot, à l'intégrité de la muqueuse sur laquelle ils s'implantent, au manque 

(1) Le travail complet a été publié daas les Archioc* de Médecine dui*"* septembre 1885. 



186 SCIENCES MÉDICALES 

de rectite ulcéreuse, de règle dans les rétrédssements provoqués par la vérole. 

M. Reclus termine son exposé clinique et anatorao-pathologique par les deux 
conclusions suivantes : 

^ 1^ Nous proposons de distraire du groupe des condylômes, mot sans signifi- 
cation précise et qui sert à désigner des tumeurs de nature très diverses, les 
molluscums fibreux, dont nous avons tracé un tableau clinique aussi fidèle 
que possible. 

^ Ces molluscums n'ont rien de commun avec le syphilôme ano-rect&l, 
dont ils diffèrent aussi bien par l'origine que par la structure et le caractère 
clinique. 

Discussion. — M. Duplouy (de Rochefort) a soigné en effet uii des malades 
de M. Reclus, et il était arrivé, faute de mieux, à l'idée de tumeur moUuscôîde. 

M.Verneuil. — J'ai soutenu contre Reclus la nature syphilitique des produits 
dont il a été question, mais aujourd'hui je suis ébranlé et prêt à abandonner 
mon hypothèse, à la condition qu'on mette quelque chose à la place. En géné- 
ral, il ne faut pas trop multiplier les formes pathologiques. 

Il n'y a, du reste, qu'une observation qui soit convaincante, sur les deux qui 
me sont personnelles. 

La dame grecque avait, en même temps que la forme hypertrophique, une 
forme ulcéreuse. J'avais été appelé pour pratiquer une restauration de la cloi- 
son recto-vaginale. J'étais absolument persuadé qu'il y avait là de la syphilis. 
Mais aujourd'hui je pense qu'on peut admettre que la muqueuse du rectum 
doit être annexée aux autres muqueuses capables de produire le molluscum. 
Peut-être vaudrait-il mieux adopter le nom de tumeur moUuscoïde, en atten- 
dant que le débat soit tout à fait terminé. 

Quant à ce qui est de la thérapeutique, il est probable que l'opération, l'abla- 
tion, donneraient dans ces cas d'excellents résultats. 

M. Reclus.— J'abandonne volontiers l'observation insuffisante ; mais il en reste 
trois. Pour ce qui est du nom de molluscum libreux, il s'est présenté à l'esprit 
de tous ceux qui ont vu les préparations histologiques de la tumeur. Je pense 
donc qu'il doit être adopté. 



M. Constantin PAUL, Médecin des Hôpitaux, à Paris. 

De la guérison de la gangrène pulmonaire par Vaspiralion d'air phéniqué, — Me 
basant sur les données de la méthode antiseptique, je fais respirer mes ma- 
lades à travers un flacon qui contient une solution phéniquée saturée. Le 
flacon contient 700 grammes d'eau et 100 grammes d'acide phénique, qui 
reste au fond. 

Le côté intéressant de l'appareil est que le tube qui amène l'air plonge de 
8 centimètres dans l'eau saturée. L'air inspiré doit donc soulever une colonne 
d'eau de 8 centimètres au plus. Dans ces conditions le malade respire sans 
fatigue. Si le tube enfonce davantage, la colonne d'eau à soulever exige un 
effort qui amène promptement la dyspnée. 

Sous cette influence de l'aspiration de cet air phéniqué, la putréfaction des 
tissus mortifiés s'arrête et après l'élimination de ceux déjà produits, la 
maladie entre généralement dans la voie de la guérison. Les crachats dimi- 
nuent, leur fétidité cesse, l'appétit renaît. 

Depuis 1876, j'ai traité ainsi sept malades avec un plein succès : la dernière 



GRASSET. — ÉLÉMENT DE THERMOMÉTRIE CLINIQUE 187 

observation, récente de quelques mois, offre Thistoire d'une jeune femme con- 
sidérée comme phtisique au dernier degré et qui n'était autre qu'une malade 
atteinte de gangrène ayant débuté par une hémoptysie. 

Après six semaines du traitement tel que j'en ai donné le principe, la guéri- 
son était assurée et en fort bonne voie. 

Voici donc une maladie grave pour laquelle nous possédons un moyen de 
traitement facile et sûr. 

Aucun autre traitement n'est capable de donner de semblables résultats; 
toutefois il est utile d'ajouter à l'inhalation phéniquée l'emploi des médica- 
ments internes et surtout l'usage de l'alcoolature de l'eucalyptus, vanté, avec 
raison, par M. Bucquoy à la Société médicale des hôpitaux (9 juillet 1875). 
M. Bucquoy conseille ce médicament à la dose de S grammes par jour. J'ajoute, 
t)n terminant, que je n'ai jamais observé d'accidents d'intoxication avec la mé- 
thode dont je viens d'exposer les principaux traits. 

Discussion. — M. Leudet. — Le sphacèle du poumon est, on le sait, le mode 
de terminaison de plusieurs lésions différentes : dilatation desi bronches, tuber- 
culose pulmonaire, pneumorrhagie, etc. 

Il est indispensable de savoir à quelles variétés de gangrène, M. C. Paul a eu 
affaire, car, suivant les cas, le pronostic est on ne peut plus variable. On con- 
çoit de quelle importance est l'élément pronostic d'une maladie dans l'évalua- 
tion de l'efficacité d'un médicament. 

M. Teissier. — A côté des inhalations phéniquées, on peut placer d'autres va- 
riétés d'inspirations médicamenteuses, telles que les inhalations de térébenthine 
que je pratique à l'exemple de M. Sandras. 



M. GRASSET, Prôf. à la Fac. de Méd. de Montpellier. 

Un nouvel élément de thermométrie clinique : de' la vitesse d'ascension du thermo- 
mètre comme moyen d'apprécier le pouvoir émissif du corps , ^intensité des comhus- 
tions et les qualités de la température(i). — Le thermomètre, tel qu'on l'applique, 
donne la température du sujet; mais, ne tenant pas compte de la quantité 
de chaleur perdue par rayonnement, il ne donne qu'une idée incomplète et 
inexacte de la fièvre vraie. Il y a donc intérêt clinique à apprécier le pouvoir 
émissif. On y arrive simplement en prenant la température initiale du ther- 
momètre t^y la température après une minute t^ et la température finale T. Le 

rapport ^ — j représente le pouvoir émissif E. On voit alors que ce pouvoir 

émissif n*est pas proportionnel à la température du corps ; il marche même 
quelquefois en sens inverse. A l'état physiologique, il oscille de 72 à 76 (pour 
mon thermomètre); à l'état pathologique, de 78 à 88.7. Ce pouvoir émissif, 
souvent en contradiction avec la température du sujet, est au contraire en 
rapport avec la sensation fournie au toucher par le corps. On trouve donc 
ainsi, dans ce procédé, un moyen d'apprécier scientifiquement et de mesurer 
ce que les anciens appelaient les qualités de la température. 

Discussion. — M. Lépine : 1® Le choix de la région de Faisselle ne me paraît 

(1) Publié m extenso dans la Semaine médicale (août 1885) et dans le Montpellier médicalise^- 
tembre 1885). 



188 SCIENCES MÉDICALES 

pas très heureux; les extrémités, la paume de la main, par exemple, donne- 
raient certainement des résultats plus frappants ; 2» M. Grasset, par son pro- 
cédé, ne mesure pas, à proprement parler, la chaleur émise pendant un temps 
donné, mais, en partie, la chaleur emmagasinée dans la peau. A cet égard, 
l'appareil proposé il y a quelques années par M. Winternitz est bien préférable, 
— et aussi celui plus récent de M. d'Arsonval. Quant à moi, si je me proposais 
de poursuivre les recherches de M. Grasset, j'emploierais volontiers un cylindre 
creux que le patient pourrait prendre à pleine main, à parois métalliques très 
minces, et dans le centre duquel serait un thermomètre. Comme le réservoir 
de cet instrument ne' serait échauffé que par rayonnement aérien, la vitesse 
d'ascension de la colonne ne serait certainement pas aussi grande que lors> 
qu'il est placé dans le creux axillaire ; mais en se servant d'un réservoir fort 
petit, elle serait certainement encore suffisamment rapide pour qu'un tel 
instrument pût paraître d'un emploi assez pratique. Je soumets cette vue à 
mon savant collègue. 



— Séance du 14 août 1895 - 
M. LUTON . Prof, à l'Ec. de Méd. de Reims. 

Injections tntra-mtisculaires de mercure métallique contre la syphilis (i), — Le tissu 
musculaire offre, de préférence au tissu cellulaire, une voie d'absorption au mer- 
cure métallique. Des effets thérapeutiques indéniables (15 cas) viennent con- 
firmer cette manière de voir. L'absorption par cette voie est si complète» 
que plus d'une fois nous avons constaté le développement de la stomatite raer- 
curielle. 

L'assimilation du mercure peut se produire de plusieurs manières : soit par 
une sorte d'émulsion du métal liquide qui se transforme en menus globulins 
facilement absorbables, soit par un phénomène de dissolution chimique. 

Pratiquement on commencera les injections à la dose de / gramme au plus 
de métal, et en prenant pour règle de la répétition des injections l'évaluation, 
en bichlorure, de la dose du mercure primitivement employée. On saura que 
1 gramme de mercure donnerait 1 gr. 354 de bichlorure. 

L'efficacité de cette méthode la doit recommander surtout dans les cas 
graves de syphilis, a la période dite de transition et tertiaire. 



M. LIMOUSIN, pharmacien, à Parii. 

Nouveau mode de préparation des injections hypodermiques, — Le procédé ima- 
giné et décrit par M. Limousin pour préparer et conserver les solutions pour 
injections hypodermiques, est une application de la méthode de M. Pasteur 
pour la conservation des liquides à labri des germes contenus dans l'air atmos- 
phérique. 

II introduit la solution médicamenteuse dans de petites ampoules en verre, 
qui ont été préalablement soumises dans une étuve à la température de 200 de- 
grés environ. 

Ces ampoules ont la forme d'un petit ballon d'un centimètre cube de capacité; 
on les remplit, soit en introduisant le liquide froid dans l'ampoule où on a fait le 

(1) Des milieux hypodermiques, ia Arch. yen. de Méd.^ décembre 1882. 



COUHRU ET BUROT. — SUBSTANCES MÉDICAMENTEUSES 189 

vide préalablement, en chassant Fair à la flamme de la lampe, soit en y fai- 
sant pénétrer la solution avec un petit injecteur terminé par une aiguille fine. 

Le tube presque capillaire qui termine Tampoule est alors fermé à la lampe 
oxhydrique, et la solution médicamenteuse se conserve à labri de l'air, sans 
pouvoir être modifiée, soit par évaporation du liquide, soit par cristallisation 
du sel, jusqu'au moment de l'emploi. 

Pour pratiquer l'injection et remplir la seringue, on brise avec les doigts le 
tube de l'ampoule, après avoir donné un léger trait de lime à la base. 

Les solutions d'ergotine et de morphine se conservent ainsi sans subir d'alté- 
ration, et le médecin peut les garder indéfiniment dans sa trousse pour les 
administrer immédiatement dans les cas urgents. 



MM. BOURRU et BUROT, de Rochefort. 

De l'action des substances médicamenteuses et toxiques à distance (i),-~W/L» Bourru 
ET BuROT ont observé, sur deux sujets hystéro-épileptiques, l'action des sub- 
stances médicamenteuses et toxiques à distanee. Une action est produite par 
tout médicament enveloppé dans du papier, ou même contenu dans un flacon 
bouché à rémerl, présenté à quelques centimètres du corps du sujet, à son 
insu, à l'état de veille et même par une personne étrangère. 

On obtient d'abord des actions banales d'agacement ou d'inhibition; puis 
bientôt se déroule un tableau, toujours le même pour la même substance 
médicamenteuse. Ce tableau comprend des phénomènes psychiques ou hallu- 
cinations, et des phénomènes somatiques. Ces derniers sont les plus impor- 
tants, et ce sont ceux que les auteurs se sont surtout attachés à constater. 
L'iodure de potassium fait éternuer et bâiller. L'opium fait dormir; le som- 
meil est lourd et le réveil difficile; le chloral donne un sommeil léger. Les alcoo- 
liques produisent des actions différentes suivant la provenance de l'alcool: 
l'alcool éthylique donne une ivresse gaie; l'alcool amylique, une ivresse 
furieuse. L'ipéca fait vomir ; la scammonée donne des contractions intesti- 
nales. Les antispasmodiques ont aussi des actions spéciales; l'eau de laurier- 
cerise a donné à une femme l'extase religieuse suivie de convulsions thora- 
ciques ; l'essence de mirbane, qui a la même odeur que l'eau de laurier-cerise, 
mais de composition différente, a produit une autre action ; la valériane a 
donné chez les deux sujets des phénomènes analogues à ceux qu'elle déve- 
loppe chez les chats. La cantharide donne du priapisme et de l'ardeur des 
voies urinaires; le phosphore, du tremblement; la vératrine, de l'enchifrène- 
ment, du picotement des narines et des troubles de la vue. 

L'interprétation de ces faits est difficile à donner. On ne peut que signaler 
trois théories : 1® théorie de la suggestion ; 2® théorie des vibrations ; 3» théorie 
du champ nerveux, à laquelle nous nous rattachons. 

Les conséquences pratiques paraissent importantes ; ces expériences rensei- 
gnent au moins sur l'impressionnabilité de certains sujets aux médicaments. 

Discussion, — M. Duplouy. — Les faits que vient d'énoncer M. Burot m'avaient 
paru si étranges, qu'avant de les accepter j'ai dû les contrôler moi-même. 
Je dois dire que mon étonnement a été grand, et que ces constatations, 

(1) Une élude sur cette question vient d'être faite dans la thèse de M. Berjon, présentée à la 
Faculté de Bordeaux le il janvier 1886. 



190 SCIENCES MÉDICALES 

qui tiennent du merveilleux, sont indéniables. J'ai vérifié manifestement 
Taction à distance de la valériane et de la cantharide, telle que, les flacons étant 
fréquemment mélangés, aucune supercherie ne pouvait eitister. J'ai dû me 
rendre a l'évidence, bien que, de par mon caractère, je sois désolé d'être 
obligé d'accepter ces faits qui paraissent surnaturels. 

M. Degrais. — Les observations de cette nature sont bien singulières. J'ai 
eu l'occasion de traiter une hystérique sensible à l'or, qui perdit cette sensi- 
bilité à la suite de l'application qui lui fut faite du boîtier d'une montre en or. 



M. le ProfesBenr OOS8E, à Génère. 

De l'importance de la photographie en médecine légale» — M. Gosse fait remar- 
quer que la photographie s'impose dans toutes les sciences, pour fournir la 
preuve de ce que Ton a constaté, mais l'on n'a pas jusqu'ici insisté sur l'iiD- 
portance qu'elle doit avoir en médecine légale. 

U indique les procédés et les appareils mis en usage et les modificatioDs 
qu'il y a apportées touchant la reproduction des cadavres et des pièces à con- 
viction. Les simples signalements d'inconnus ne peuvent être comparés à des 
photographies, surtout si vous donnez au cadavre un aspect vivant. Il montre 
que l'aplatissement de l'œil, la toile glaireuse, etc., sont dus à la dessiccation. 
Pour redonner l'apparence de la vie, il faut donc remplacer les liquides éva- 
porés ; si les paupières ne restent pas ouvertes , on peut obtenir ce résultat en 
passant dessus une solution faible de sulfate d'alumine. 

Dans beaucoup de cas médico-légaux, le faciès de la victime, son attitude, 
l'aspect des lésions externes ne peuvent être rendus que par des photogra- 
phies ; les descriptions, même les plus complètes, ne peuvent les remplacer. 
A l'appui de son opinion, M. Gosse présente une très nombreuse série de pho- 
tographies. 

Quelques-unes des pièces à photographier se trouvaient, par le fait de leur 
couleur propre, dans des conditions qui rendaient leur reproduction impossible 
jusqu'ici, ou du moins très difficile. M. Gosse indique comment il est arrivé à 
les reproduire. Il modifie la couleur antiphotogénique de la pièce par une 
projection de lumière électrique, la traverse de verres colorés, de telle sorte 
que la couleur de l'objet, ainsi modifiée, devienne photogénique. 

M. Gosse indique les avantagés des photographies dans les discussions devant 
les tribunaux. Elles facilitent énormément la tâche de l'expert, soit dans son 
rapport, soit dans les débats ; quelquefois la vue de la photographie produira, 
à elle seule, la conviction. Elles sont indispensables lorsque les crimes doivent 
être jugés par des tribunaux étrangers, ou si la cause est renvoyée à des juges 
qui n'ont connaissance de l'affaire que par des rapports écrits. 

Comme conclusions, M. Gosse demande que des ateliers photographiques 
soient mis à la disposition des experts, et que ceux-ci soient tenus de joindre a 
leurs rapports les photographies qui élucident les questions qu'ils ont été 
chargés d'examiner et peuvent être la preuve de leurs assertions. 



SPILMANN. — LA FIÈVRE EXANTHÉMATIQUE BULLEUSE 191 



M. PONCET, Prof, à la.Fac. de Méd. de Lyon. 

Des ostéites de Vafophyse coracoïde ec de la résection de cette apophyse. — Cette 
affection, que M. Poncet propose d'appeler coracoiditey se manifeste surtout 
dans l'adolescence, avant la soudure des épiphyses, sous forme d'ostéite primi- 
tive simulant la scapulalgie, ou une ostéite de l'extrémité supérieure de 
l'humérus, parfois même un mal de Pott cervical, en raison des conditions 
douloureuses de toute cette région. On peut porter le diagnostic d'après le 
siège de la douleur à la pression et le trajet du pus, qui suit les gaines du 
coraco-brachial et de la courte portion du biceps. 

Le traitement consiste dans la résection de l'apophyse, qui se pratique à 
l'aide d'une incision en ï; une première incision, parallèle au bord inférieur 
de la clavicule, mesure 6 à 8 centimètres, son milieu répondant au sommet de 
l'apophyse; une autre de 6 centimètres, perpendiculaire à la première, répond 
à l'interstice cellulo-graisseux qui sépare le grand pectoral du deltoïde. Si la 
lésion s'étend jusqu'à la base de l'apophyse coracoïde, on peut, pour se faire 
du jour et pour enlever tout le tissu malade, réséquer la tête humérale comme 
opération préliminaire. 

Dans les ostéites tuberculeuses, la réunion par première intention ne saurait 
être cherchée ; il faut drainer largement et conserver du jour pour combattre 
les récidives fongueuses par des cautérisations fréquentes, soit parfois avec le 
fer rouge, soit régulièrement avec les crayons de nitrate d'argent et d'iodo- 
forme. 



M. SPILLMANN, Prof. agr. à la Fac. de Méd. de Nancy. 

Contribution à l'histoire de la fièvre exanthématique buUeuse, — On a décrit 
sous le nom de pemphigus aigu, de fièvre pemphigoïde, de fièvre huileuse, un 
exanthème infectieux encore mal connu et fort rare, caractérisé par un début 
brusque, avec frisson initiid suivi de malaise, de céphalée, d'hyperthermie. 
de douleurs dans les membres et de production d'un exanthème généralisé de 
nature huileuse. La terminaison de cette maladie est presque toujours rapide- 
ment fatale. 

M. Spillmann communique au Congrès l'observation d'une femme de trente- 
neuf ans, jusqu'alors bien portante, qui a succombé en sept jours aux suites 
d'une fièvre huileuse. 

Le sang, examiné pendant la vie, contenait dans le sérum des spores arron- 
dies, isolées ou réunies deux par deux, mobiles, mesurant 7 à 13 dix-millièmes 
de millimètre de diamètre. La sérosité des bulles contenait également des 
spores, mais plus nombreuses, réunies par deux ou trois, de manière à pré- 
senter l'aspect d'un bâtonnet noueux, court, rectihgne. L'urine en contenait 
plus encore; les bactéries étaient formées de 4 à 10 granulations; il y avait 
aussi des spores isolées. Partout ces éléments étaient animés d'un mouvement 
giratoire, onduleux ou oscillant. 

Le liquide rempli de bactéries, inoculé aux animaux, n'a nullement impres- 
sionné ces derniers. 

L'auteur propose de réunir les cas décrits jusqu'à ce jour sous le nom de 



^ 192 SCIENCES HÉDICALES 



•f 



pemphigus aigu, de fièvre pemphigoïdc, de fièvre bulleuse pour en faire une 
entité morbide, que Ton pourrait désigner du nom de fièwe exanthémaiiqu( 
buUeiLse, 

DisciAssion. — M. Boucheron. — Le mode de genèse de ces bulles est encorv 
à l'étude, et plus d'un point est obscur dans cette pathogénie. 

La principale question est de savoir si la formation de ces bulles est due à 
un phénomène microbique ou bien à un phénomène chimique. 



M. J. TEISSIER, Prof, k la Fac. de Méd. de Lyon. 

Sur certaines formes d'albuminurie transitoire. — Parmi les formes d*âlbujuj- 
nurie transitoire qui méritent une attention toute spéciale, il faut mentionner 
surtout celle que Pavy vient de décrire récemment au dernier Congrès del'Af 
sociation britannique, sous le nom d'albumtnurie intermittente cyclique, 

M. Teissier a dans ses observations six cas qui lui permettent de contrôler 
les observations du célèbre médecin anglais ; les points qui Font le plus frappe 
dans cet ensemble de faits sont les suivants : 

lo V albuminurie se présente dans des conditions de présence et d'absemv 
tou jours identiques. La quantité en est faible; 

29 Le cycle pathologique présente dans sou évolution un certain nombre df 
phases toujours régulières, qui sont les suivantes : 

Eliminations exagérées de matière colorante; albuminurie; uraturie; azo- 

turie. 

La santé générale des sujets soumis à mon observation laissait à désirer, et 
ceuK-ci souffraient de fatigues variées et de troubles divers. 

L'interprétation physiologique de ces histoires morbides est assez difficile à 
donner exactement; il est à croire que l'influence de la digestion est loin de 
jouer le rôle unique qu'on lui a attribué. L'augmentation de pression circula- 
toire mise en avant au Congrès britannique n'a pas été retrouvée par l'auteur. 
Le sphygmomanomètre du docteur Potain indiquait plutôt un abaissement daos 
cette pression. 

Étant donnés les antécédents des malades, M. Teissier serait plutôt disposé à 
rattacher ces phénomènes à la prédisposition constitutionnelle, qui aurait pour 
effet de ralentir la combustion des matières albuminoîdes dans l'économie. L'ai 
buminurie, l'uraturie, l'azoturie, seraient les conséquences de ce défaut de 
combustion complète. 

Discussion. — M. Potàin a rencontré quelques cas semblables, mais il nt 
les a pas suivis avec le même soin, ni avec la môme idée. On sait combien, 
dans l'état actuel de la science, il est difficile de déceler, par les moyens ordi- 
naires, la petite quantité d'albumine que renferment les urines normales. 

Quant à la conclusion à tirer des observations de M. Teissier, il semble 
qu'il y aurait peut-être lieu de songer au début de la néphrite goutteuse. 
La légère excitation habituelle au rein, chez les goutteux, ne peut-elle pas, 
à elle seule, expliquer les différents phénomènes des albuminuries transitoires- 

M. Henrot. — Dans l'hémoglobinurie, on peut obtenir de l'albuminurie 
transitoire à volonté, en exposant au froid les sujets qui sont atteints de cette 
affection. Et cependant il n'y a là aucun état morbide des reins, mais un chao- 



Il 



HÉNOGQUE. — LA SPEGTROSGOPIE DU SANG 193 

gement dans la constitution du sang, dont le sérum contient de Thémoglobine 
en dissolution. 

M. Teissier. — Ce sont les cas observés par M. Henrot qui ont justement 
attiré mon attention. 

M. Hayem. — Il n'est pas démontré que Thémoglobinurie tienne à une disso- 
lution de l'hémoglobine dans le sérum sanguin. 

M. Lépine -a indiqué que la nutrition chez certains sujets nerveux a une 
périodicité tierce, quarte et même quelquefois plus longue. 



M. DI7ZÉA, Int. des Hôp., à Lyon. 

riir Troubles irofphiques concomitants à des angiomes, — Ces troubles consistent 

iii > dans un développement du squelette portant à la fois sur la longueur et Tépais- 
:,.. seur des os principaux du membre, sans que l'angiome siège immédiatement 
à leur niveau. Ainsi, dans un cas où un naevus congénital très superficiel 
siégeait au genou et à la jambe, le fémur présentait un allongement de deux 
centimètres. 
L'origine de ces troubles trophiques est d'ailleurs à peu près inconnue. 

Discussion, — M. Henrot pense qu'il faut les rattacher à ceux qu'il a signalés 
dans un cas de myxœdème accompagné d'hypertrophie de certains os, et les 
rapporter au grand sympathique. 



M. R. DUBOIS, Prép. à la Fac. des Se, à Paris. 

Présentation d'appareils pour le dosage des mélanges d'air et de chloroforme pour 
Vanesthésie, 



M. DROtJINEAtJ, Chir. en ch. des Hosp. civils do la Rochelle. 

De la ponction vésicale aspiratrice. — M. Drouineau donne communication de 
deux observations de rétention d'urine, avec fausses routes, dans lesquelles le 
cathétérisme est devenu praticable après la ponction capillaire aspiratrice. Il 
conclut, de ce fait et de ceux déjà existants, en faveur de cette opération inno- 
cente et sans danger, et pense que dans les cas difficiles que rencontre le prati- 
cien, quand le cathétérisme paraît impraticable ou que les instruments sont 
insuffisants, il faut sans hésitation pratiquer la ponction aspiratrice d'abord 
et le cathétérisme ensuite. Par cette manière de procéder, il estime que les 
fausses routes se produiront, dans Ia pratique, moins souvent. 



M. HÉNOGQUE. Dir. adj. du Labor. de méd. des H. -Études du Coll. de Fr., à Paris. 

La spectroscopie du sang. Exposé d'une nouvelle méthode. Présentation d'instru- 
ments spéciaux, — La méthode de M. Hénocque comprend cinq procédés. Le 
premier consiste dans l'examen méthodique du sang à la région sous-unguéale 
du pouce ; il permet d'apprécier la durée de la réduction de l'oxyhémoglobine 
dans la phalange du pouce. 

13 



194 SCIENCES MÉBIGÀLGS 

Le second est rexamen direct du sang dans des godets de porcelaine blanche, 
il sert à reconnaître la production de méthémoglobine, ou la réduction de l'oxy- 
hémoglobine. 

Le troisième est l'étude du sang déposé en couche mince entre deux James 
de verre superposées et écartées très légèrement Tune de l'autre ; cet appa- 
reil, qu'il appelle hématoscope, permet Févaluation de l'oxyhémoglobine 
suivant l'épaisseur de la couche nécessaire pour observer le phénomène qu'il 
décrit sous le nom d'apparition des deux bandes égales en intensité. L'héma- 
toscope permet la photographie du sang ou quatrième procédé. 

Enfin M. Hénocque a inventé un procédé chromométrique destiné aux recher- 
ches cliniques et basé sur remploi de Fhématoscope superposé à une plaque 
d'émail portant une échelle sur laquelle on lit d'emblée la quantité d'oxyhé- 
moglobine contenue dans le sang. 

11 présente, en outre de ces instruments, deux modèles d'hémato-spectro- 
scopes construits sur ses indications par M. Lutz, fabricant d'optique à Paris. 

Discussion, — M. de Ferry de la Bellone. — La spectroscopie du sang, indi- 
quée seulement, au point de vue médico-légal, par M. Hénocque, n'est appli- 
cable que dans certaines conditions. 

10 II faut assez de sang pour le soumettre à quatre réactions : (réduction — 
réoxydation — acidification — alcalinisation), et obtenir ainsi tous les spec- 
tres caractéristiques de l'hémoglobine ; 

2° Le sang ne -doit pas être trop vieux, il ne donnerait plus de spectre. 

Dans les expertises du sang, il faut toujours chercher et obtenir les cristaux 
de chlorhydrate d'hématine, réaction caractéristique, très sensible et très sûre 
avec les moindres quantités, et n'exigeant qu'un microscope. 



MM. APOSTOLI et DOLERIS, à Paris. 

Sur un n(mveau traitement électrique de Vhématochle péri-utérine par la galvano- 
puncture négative. — L'hématocèle péri-utérine est destinée à trouver dans une 
méthode, pleine de précision et de sécurité, la galvano-puncture négative, une 
ressource précieuse qui la conduira rapidement Sl la guérison, en diminuant 
la gravité ordinaire du pronostic. 

D'une façon générale, la galvano-puncture négative, ou la térébration électro- 
chimique (cautérisation tubulaire de M. Tripier), agit par un double mécanisme: 
le premier chirurgical et fistulant plus au moins largement (suivant la volonté 
de l'opérateur) des exsudats solides; (phlegmon chronique, etc.) des néoplasmes ; 
(fibro-myâmes utérins, etc.) des parois kystiques ; {hématomes, kystes extra-utérins, 
grossesse extra-utérine, etc.) et en leur ouvrant une voie d'élimination variable, 
dosable et localisable. 

Le deuxième mécanisme, tout médical, consiste à créer un processus intime 
de désintégration suivi d'une régression rapide et manifeste. Le traitement 
électrique de l'hématocèle est un premier chapitre de gynécologie que nous 
compléterons prochainement en l'associant au traitement analogue de la péri- 
métrite et du phlegmon chronique. 



LEUDET. — l'hypertrophie DE LA MAMELLE CHEZ LES HOMMES 195 



M. HATEM, Prof, à laFac. de Méd. de Paris. 

Sur l'examen du sérum du sang, — M. Hayem indique le procédé qui lui per- 
met d'obtenir sans faire de saignée une quantité suffisante de sérum pour étu- 
dier la réaction et les variations de coloration de ce liquide. 

Le sérum normal est toujours alcalin ; il ne devient neutre ou acide que dans 
le choléra. 

A l'état physiologique, le sérum est d'une couleur verdâtre assez variable qui 
paraît due à la présence d'une certaine quantité de biliverdine. Dans les mala- 
dies le sérum peut être plus pâle, comme dans les anémies et surtout la chlo- 
rose, ou, au contraire, plus foncé, comme dans l'ictère. Entre la coloration la 
plus pâle et la plus foncée, on observe un grand nombre d'intermédiaires; mais 
toutes ces variations de coloration paraissent dues aux fluctuations dans la 
proportion de biliverdine contenue dans le sérum. 

Le séi'um peut encore être altéré par la présence d'une certaine quantité 
d'hémoglobine lui donnant l'apparence connue sous le nom de sérum laqué. 
Cette particularité s'observe dans l'hémoglobinurie et dans les maladies infec- 
tieuses : variole, fièvre typhoïde, certaines formes de pneumonie. 

Discussion. — M. Hénocque. — L'hémoglobinurie est une maladie très com- 
pliquée, à propos de laquelle il est difficile de formuler une conclusion défini- 
tive. Souvent on observe une transformation de l'hémoglobine en méthémo- 
globine. 

M. Hayem. -— Si on a soin de recueillir et d'examiner l'urine, chez un hémo- 
globinurique, justement au moment de l'accès, on trouvera toujours qu'il 
contient de l'oxyhémoglobine ; mais si on laisse l'urine séjourner dans un vase, 
ou si on attend quelque temps après l'accès pour en demander au malade, on 
y trouve de la méthémoglobine. D'où cette conclusion que la méthémoglobine 
est un produit de décomposition de l'oxyhémoglobine, lorsque celle-ci séjourne 
dans l'urine, soit dans un vase clos, soit dans le réservoir urinaire. 



M. DAGBËVE, à Tournon. 

Le choléra à Tournon, — M. Dagrève lit un travail sur les affections choléri- 
f ormes de Tournon depuis plusieurs années. Après avoir décrit certaines épi- 
démies de cholérine caractérisée par une guérison rapide après des symptômes 
graves, diarrhée, vomissements, crampes, il décrit la cause d'importation du 
choléra asiatique en 1884 et sa communication par une source, la seule d'eau 
agréable dans le quartier. Une épidémie de cholérine avait frappé un autre 
quartier une quinzaine de jours avant; ce dernier quartier avait eu seul des cas 
de choléra asiatique en 1854 ; ces cas avaient été importés, comme en 1884, par 
des émigranls ; ce quartier fut indemne du choléra asiatique dans la dernière 
épidémie. 



M. LEUDET, Direct.de TÉc. de Méd. de Rouen. 

De l'hypertrophie de la mamelle chez les hommes atteints de tuberculose pulmo- 
naire {i). — La glande mammaire peut être le siège de tubercules qui la frappent 

(1) Publié dans les Arch, gin, de Méd., janvier 1886. 



196 SCIENCES MÉDICALES 

d'emblée ou qui surviennent à la suite du développement de la tuberculose 
dans d'autres organes. Cette variété de lésion a été étudiée parL. Dubar, Le 
Dentu, Poirier, Ohnacker, Verchère et Orthman. Dans ces cas, les tubercules 
se manifestent dans la glande par induration isolée ou conglomérée. Les unes, 
et c'est le plus grand nombre, suppurent ; d'autres se terminent par indura- 
tion. Elles sont précédées ou accompagnées d'engorgement des ganglions lym- 
phatiques voisins. L'examen histologique a fait reconnaître des follicules tu- 
berculeux et dans les faits récents des bacilles, comme dans les cas de Ver- 
neuil, d'Orthman. Ce dernier auteur a constaté l'absence de bacilles dans la 
mamelle et leur présence dans les ganglions lymphatiques. 

Trois observations prises chez des hommes atteints de tuberculose pulmonaire 
ont permis d'étudier une autre forme de lésions du sein dans la tuberculose. 
L'affection existait dans tous les cas du côté de la lésion maximum du pou- 
mon ; souvent môme, la tuméfaction mammaire f;oïncidait avec une poussée 
pleurétique nouvelle. L'apparition de l'hypertrophie mammaire était précédée 
et accompagnée de douleurs vives dans la paroi thoracique, et quelquefois 
môme d'un travail ulcéreux de la plèvre. L'affection du sein se manifestait 
d'emblée par une augmentation de volume de toute la glande sans induration 
partielle. Elle pouvait atteindre successivement les deux glandes mammaires. 
L'hypertrophie ne provoquait ni rougeur de la peau, ni inflammation du tissu 
cellulaire voisin, ni engorgement des ganglions lymphatiques; Elle pouvait 
persister plusieurs mois et rétrograder. La douleur diminuait alors et le volume 
du sein aussi. 

Cette lésion de la glande mammaire appartient plutôt à une irritation de voi- 
sinage qu'à une tuberculose. 



M. NEPVEU, Chef du Labor. de la Pitié, à Paris. 

Contribution à Vélude de la généralisation des néoplasmes par les veines et les 
hjtnp?iatiques. — M. Nepveu démontre qu'à côté de la perforation des grosses 
veines par les masses néoplasiques il faut admettre aussi la perforation des 
petites veinules, et môme une véritable prolifération épithéiiomateuse de Tépi- 
thélium vasculaire à distance du cancer primitif, fait que M. Nepveu cherche à 
prouver par des dessins microscopiques. 

Le rôle des lymphatiques dans les néoplasmes est peu connu, leur présence 
et même leur développement exagéré sont cependant bien démontrés dans un 
grand nombre de tumeurs; dans les lipomes les plus volumineux, M. Nepveu a 
trouvé d'énormes lymphatiques; il en a aussi observé dans les myômes utérins, 
comme Hanvier, etc., dans les myxosarcômes (ColomiatQ), dans les sarcomes, 
les fibromes. Dans les tumeurs du sein il a observé la prolifération épithéliale 
propre des lymphatiques ; il n'est pas exclusif et admet la généralisation par 
perforation néoplasique, par prolifération épithéliale de la paroi, par embolie 
comme Virchow. 



M. NIEPCE, Ancien Méd.-insp., à AUevard. 

De la méthode des inhalations gazeuses employée à A Uevard, — M. Niepce rappelle 
comment, à AUevàrd, il eut le premier la conception du principe de l'mhala- 
tion gazeuse, laquelle, d'une observation empirique, devint une observation 



DUPLOUY. — DE LA TAILLE HYPOGASTRIQUE 197 

clinique tellement importante, dit-il, que depuis elle se répandit dans la science 
hydrologique et devint une méthode adoptée d'une manière absolue, et dont 
les applications se généralisèrent surtout après l'Exposition universelle de 1855, 
où il avait envoyé le modèle de la salle d'inhalation dont il avait conçu l'idée. 

M. Niepce insiste sur les effets physiologiques des inhalations qu'il a insti- 
tuées à AUevard, tant sur la respiration que sur les mouvements du cœur, et 
entre dans de longs détails sur les effets immédiats produits par le séjour d'un 
individu dans une salle d'inhalation. Ces effets peuvent se diviser en trois 
périodes ; i^ une période de sédation ; 2® une période de retour ; 3° une pé- 
riode d'excitation. Mais ils ne sont pas exclusivement dus au gaz acide sulfhy- 
drique ; et M. Niepce pense que la présence d'une certaine quantité d'azote 
associée à la composition de l'air des salles d'inhalation (oxygène, acide carbo- 
nique et acide sulfhydrique) peut et doit contribuer à l'action sédative que 
produit la respiration de ce mélange. 

M. Niepce rappelle qu'il a démontré que toute inoculation du bacille tuber- 
culeux devient impossible lorsqu'il a été en contact avec le gaz sulfhydrique. 
C'est à une action de ce genre qu'il attribue les bons effets des salles d'inhala- 
tion d'AUevard. 



M. PIGHENET, Vétér. en 1« au 21* d'arlillerie, à Angoulèrae. 
Recherches sur la curahilité de la morve par la méthode du D^ Lévi, 



M. DUPLOUY, Dir. du service de santé de la Marine, à Rochefort. 

De la taille hypogastrique, — M. Duplouy communique deux observations d»; 
.taille hypogastrique : 

L'une, chez un vieillard de 77 ans, atteint d'hypertrophie considérable de la 
prostate ; les calculs, au nombre de six, ont été facilement extraits, mais on a 
pu constater au cours de l'opération une particularité intéressante , l'intolé- 
rance de la vessie n'ayant pas permis de la distendre par une injection, Je 
ballon rectal agissant sur la vessie vide lui avait donné la forme d'un bissac 
dont le renflement inférieur, fortement collé contre le pubis, contenait trois 
pierres prismatiques, et le supérieur, un instant méconnu, trois autres pierres 
semblables. La guérison a été parfaite- 
La seconde observation offre plus d'intérêt en ce que la présence du calcul 
se compliquait d'un sarcome embryoplastique du trigône vésical et de la portion 
prostatique de la vessie ; l'urètre était presque oblitéré par une masse de la 
grosseur d'une amande. 

La taille hypogastrique a permis d*attaquer facilement toutes les masses 
sarcomateuses avec les ongles, les tenettes et les ciseaux courbes, de faire,, en 
un mot, un véritable raclage de la vessie. M. Duplouy considère la taille hypo- 
gastrique comme devant être, par sa facilité relative, la méthode de prédilec- 
tion pour l'extirpation des tupaeurs intravésicales. 



198 SCIENCES MÉDICALES 



M. DECES, Prof, à TÉc. de Méd. de Reims. 

Laparotomie dans V étranglement interne. — M. Décès veut seulement apporter 
un fait à la statistique des opérations pratiquées pour l'étranglement interne, 
question discutée dernièrement à la Société de chirurgie. 

Il s'agit d'une jeune femme de 24 ans atteinte depuis trois jours de suppres- 
sion complète des selles et des gaz, accompagnée de vomissements fécaloïdes; 
en un mot, l'étranglement interne était aussi manifeste que possible ; un peu 
au-dessus et à droite de l'ombilic, on sentait une tumeur un peu sensible à la 
pression et qui semblait le siège de l'obstacle au cours des matières. 

Après l'emploi de tous les moyens usités en pareil cas, la mort étant immi- 
nente, on décide l'opération, et la laparotomie est pratiquée avec toutes les pré- 
cautions antiseptiques habituelles. Aussitôt que la paroi abdominale fut ouverte, 
la tumeur disparut et, en dévidant l'intestin, on ne trouva rien autre chose 
qu'une anse intestinale rouge et gonflée, qui devait, selon toute probabilité, con- 
stituer un volvulus. La malade guérit rapidement, sans accidents, et depuis 
cette époque, elle a eu une grossesse et un accouchement très heureux. 

Ce fait semble plaider fortement en faveur de la laparotomie contre la pra- 
tique d'un anus artificiel» au moins dans les cas oh il n'existe pas de signes 
positifs d'une lésion organique de l'intestin. 



M. BERTIN, Chir. hon. des H6p. de Gray, à Dijon. 

Reproduction de la carotide primitive après ligature chez un enfant de onze 
mois (1). — Petite fille de onze mois, portant depuis les premiers temps de sa 
naissance une tumeur vasculaire, pulsatile, de la joue droite, ayant pris un 
développement rapide, et coïncidant avec un nœvus de l'oreille gauche. 

Injections iodées, injections de perchlorure de fer : résultat nul ou mauwis. 

Ligature de la carotide primitive après chloroforme. Pas d'accidents : chute 
du fil le quatorzième jour. 

Affaissement et guérison rapide de la tumeur. Après deux ans, il ne reste 
que les noyaux d'induration produits par les injections de perchlorure de fer. 

Constatation de la présence d'une artère dans le trajet de la carotide normale, 
avec les mêmes rapports : battements moins forts que de l'autre côté, visibles 
à l'œil; artère paraissant avoir le volume de la radiale de l'enfant. Fait vérifié 
plusieurs fois et par plusieurs confrères. 

Pas de lésion du cœur pour expliquer un pouls veineux : pas d'anomalie des 
thyroïdiennes constatée pendant l'opération. 

Il y a donc là une artère nouvelle, carotide supplémentaire^ analogue à celles 
développées chez les animaux, dans certaines expériences. (Voir FoUin et 
Duplay, t. II, page 274, figures 3 et 4.) 

L'observation a été présentée à la Société de chirurgie le 19 décembre 1883. 
L'existence d'une nouvelle artère a été niée et les battements attribués à l'aorte 
soulevant le moignon. 

Le professeur Duplouy, de Rochefort, ayant un fait identique avec autopsie, 

j'ai cru devoir revenir sur cette observation. 

i 

(1) Publié dans le Concours médical le 6 septembre 1884. 1 



TH. DAVID. — DE LA MALADIE DE FAUCHARD 199 



M. DELTHIIi, à Nogent^sar-Marne (Seine). 

Traitement curatif et 'prophylactique de la diphtkérie par les fumigations de gou- 
dron de gaz et d'essence de térébenthine. — M. Delthil présente la statistique sui- 
vante : 

Traitement curatif . — 68 observations, 6i guérisons, 4 décès. 

Traitement prophylactique, — 364 personnes ont assisté les malades à des titres 
divers, deux seulement ont été contagionnées d'une façon bénigne. 

Il cite des observations rapportées par plusieurs médecins, entre autres celles 
de MM. Dujardin-Beaumetz, Musgrave-Clay, etc., puis, il présente un mémoire 
imprimé du D"" Georges, professeur de laryngoscopie à l'Université de Montréal 
(Canada), qui cite 9 observations suivies de succès, et qui confirme comme 
rigoureusement exactes les conclusions de Fauteur du traitement. 

M. Delthil recommande de pratiquer à côté du malade des évaporations 
d'essence de térébenthine d'une façon permanente, dès le début de l'affection, 
puis, si la gravité du cas augmente, de soumettre pendant un quart d'heure, 
toutes les deux heures, l'enfant à des fumigations du mélange de goudron de 
gaz et d'essence de térébenthine. 

Ces fumigations seront faites dans un petit cabinet et leur- importance doit 
être en rapport avec l'étendue de la pièce et la hauteur du plafond. 

Le traitement local consiste en badigeonnages avec l'eau de chaux, le jus de 
citron, l'essence de térébenthine et la benzine. 

Discussion.— M. Onimus pense que ce qui agit dans les inhalations de M. Delthil, 
c'est Tozonéine, dont on a étudié tout récemment les propriétés. 

M. Constantin Paul. — Le traitement de M. Delthil est important à connaî- 
tre en tant que méthode. 11 faut encourager cette thérapeutique par les vapeurs, 
qui, chez l'enfant surtout, est d'une application plus sûre et plus facile que 
toute autre. 

M. Delthil. — L'inhalation des vapeurs de mon mélange donne de très bons 
effets pour empêcher les hémorrhagies sous-muqueuses qui se produisent dans 
certaines formes de la diphthérie. 



M. Th. DAVID, à Paris. 

De la maladie de Fauchard, son histoire, sa nature, son étiologie. — La maladie 
de Fauchard est cette affection des procès alvéolaires, caractérisée au point de 
vue clinique par la destruction lente et progressive des alvéoles et une pyorrhée 
alvéolaire, par l'ébranlement, le déchaussement progressif des dents, qui finis- 
sent par tomber sans présenter de lésions apparentes. Fauchard l'a décrite le 
premier avec détail en 1728 ; depuis les auteurs n'ont guère ajouté à cette des- 
cription. Pour cette raison, et^en outre pour mettre fin à la confusion donnée 
à l'histoire de la maladie par ses nombreuses dénominations, et par les causes 
non moins multiples qu'on lui a attribuées et qui préjugent trop de sa nature 
encore peu connue, M. David propose de donner à cette affection, jusqu'à ce 
qu'on soit mieux renseigné sur sa nature, son étiologie, sa pathogénie, son 
anatomie pathologique, le nom de maladie de Fauchard. Il résulte actuellement 
de l'analyse des travaux publiés et de l'appréciation des faits observés par 



900 SGISHCBS HtDICALKS 

M. David, que la maladie de Fauchard ne snnrieat qoe chez des sujets qui. 
pour des causes très diverses» sont atteints de troubles graves, passagers ou 
durables de la nutrition. Au point de vue de sa nature, cette maladie paraît 
consister essentiellement dans une lésion osseuse : les procès alvéolaires s'atro- 
phient, se résorbent comme le tissu osseux en général, comme le col du fémur 
chez les vieillards. Des conditions topographiques particulières exposent celte 
lésion à l'air et font qu'elle s'accompagne de lésions gingivales et périostaJes. 
circonstances auxquelles est due la suppuration inter-alvéolo-dentaire. 



M. CHAtrVEAU^ Prof, à la Fac. de Véd. de Lyon. 

Sur la présence éventudle des germes pathologiques dans le sang de sujets bien 
portants. — M. Chadveau. — Uexamen histo-chimique du sang, tel que nous 
savons le pratiquer aujourd'hui, montre que le saog des sujets bien portants 
ne contient aucun germe étranger. Il serait à penser que nos moyens d'inves- 
tigations sont encore bien imparfaits, car il est des phénomènes qu'on peut 
observer chez les sujets sains et qui ne sauraient s'interpréter autrement qu'en 
admettant une action de microbes contenus dans le torrent circulatoire. 

Nos expériences de bistournage, qui sont déjà connues par les travaux de 
mes élèves, Cornevin et Homas, le prouvent jusqu'à l'évidence. 

Ainsi, j'ai pu deux fois, chez des animaux sains en apparence, provoquer le 
développement d'accidents suppuratifs au pourtour du testicule, sans qu'une 
rupture à la peau ait été faite, sans qu'aucun germe ait pu s'introduire par 
aucune voie naturelle. 

La présence du pus indique, d'autre part, l'action d'un microbe dont la pré- 
sence ne peut s'expliquer que par son existence éventuelle dans le courant 
sanguin. Resté innocent jusque-là, le germe s'est développé dès que le trauma- 
tisme funiculaire en a fourni les conditions favorables. 

Discussion. — M. Verneuil. — M. Chauveaii vient d'exprimer là une idée 
que je partage complètement pour l'avoir vérifiée bien des fois par des obser- 
vations analogues, au lit du malade. Alors que nous jouissons d'une santé par- 
faite en apparence, nous sommes habités, nous constituons une ménagerie, ou 
si l'on veut mieux une serre chaude^ pour ne rien préjuger de la nature animale 
ou végétale des germes que nous renfermons. 

Bien des faits pathologiques en sont une preuve indéniable. 

Un malade a des hydatides en circulation dans le courant sanguin, un trau- 
matisme qui se produit au lieu le plus commun, à la cuisse, vient appeler en 
ce point ces germes morbides; ces germes, déposés dans le tissu cellulaire, y 
rencontrent un milieu propre à leur multiplication et à leur accroissement. 

C'est de cette manière seule qu'on peut s'expliquer l'existence si ordinaire 
des kystes hydatiques à la cuisse et le rapport si fréquent de ces kystes avec 
un traumatisme ancien. 

L'ostéite de l'adolescence n'est-elle pas un argument des plus frappants? Un 
jeune homme des plus vigoureux, d'une santé florissante, se heurte légèrement 
et est emporté en quatre jours avec les symptômes que vous connaissez el 
qui ont fait donner à la maladie le nom de typhus des membres. Comment 
admettre de pareils, accidents, aussi infectieux, survenant sans une éraflure 
a la peau, si on ne comprend que l'organisme des malades était préalable- 
ment habité ? 



POTAIN, — THÉORIE DU BRUIT DE GALOP 201 

Voici encore un tuberculeux qui se foule un pied. Aussitôt se déclare une 
entorse bâtarde qui dégénère en arthrite tuberculeuse. Un syphilitique reçoit 
un coup : au point frappé pousse une exostose. Voici plus de faits qu'il n'en 
faut pour bien mettre hors de doute cette vérité, que nous sommes habités par 
des colonies infectieuses qui ne cherchent qu'une occasion de se fixer en un 
point de l'organisme et de s'y développer. 

M. Tison rappelle les expériences de Ch. Richet et Oliivier; ces expérimenta- 
teurs auraient trouvé à l'état normal des microbes dans le sang de certains 
poissons. 

M. Hayem. — Les accidents suppuratifs, les abcès qui se forment dans la 
convalescence de certaines maladies, sont une démonstration clinique des faits 
expérimentaux de M. Chauveau. 

M. Chauveau. — Je me suis à dessein tenu à l'écart des faits pathologiques, 
qui ne manquent pas, je le sais. Je veux bien entendre que les sujets soumis 
à mon expérience étaient des animaux sains, absolument sains. 

M. Verneuil. — Ces sujets étaient en apparence sains, c'est tout ce qu'on peut 
affirmer. 

M. Chauveau. -t- Pour moi, les animaux étaient en état de santé parfaite.^ 

M. Hayem. — Dans les deux cas de suppuration que nous a cités M. Chau- 
veau, il y en a un dans lequel le pus n'a présenté aucun microbe. Qu'en pense 
M. Chauveau ? Croirait-il que le pus peut se former sans germe figuré par une 
cause pathogène autre ? 

M. Chauveau. — Je crois que, dans l'état actuel de la science, on ne doit pas 
se prononcer sur ce point. 

M. Henrot. — Ne pourrait-on admettre l'introduction du germe dans le sang, 
par le fait d'une éraillure de la muqueuse bronchite ou pharyngienne, passée 
inaperçue ? 

M. Chauveau. — Ceci est impossible à avancer aussi bien qu'à nier. 

M. Ollier. — A l'appui des opinions de MM. Chauveau et Verneuil, je citerai 
les faits d'ostéomyélite à répétition, les cas où la maladie se réveille après dix 
ans et plus de guérison parfaite. Les microbes jaunes, blancs, sommeillent et 
sont aptes pourtant à se réveiller sans une cause déterminante. Mais il est à 
noter que ces accidents de répétitions sont plus bénins que les premiers, 
comme si le microbe s'atténuait par le fait de son séjour dans l'économie. 

M. Verneuil. — J'ai déjà donné un fait qui prouve le séjour innocent dans 
l'organisme de microbes très infectieux. M. Nepveu et moi avons publié jadis 
des observations d'abcès fétides des membres dans lesquels ces germes patho- 
gènes se retrouvent en quantité innombrable. 

Les vieilles blessures, qui, après de longues années, se réenflamment, devien- 
nent le siège de phlegmons, malgré une apparence de guérison parfaite, sont 
d'une démonstration très claire à ce sujet. 

Dans tous ces faits, il est impossible de comprendre une autre interprétation 
que celle-ci : Le foyer ancien conserve dans son sein une colonie sommeillante 
de microbes, qui, au moindre appel, sortent de leur sommeil et produisent les 
vastes foyers infectieux où le vibrion septique se retrouve en abondance. 



M. POT AIN, Prof, à la Fac. de Méd. de Paris. 

Théorie du bruit de galop. — Toutes les théories à l'aide desquelles on a tenté 
d'expliquer le mécanisme du bruit de galop, étant passibles d'objections clini- 



S03 SaENGES MÉDICALES 

ques qui les rendent inacceptables, M. Potain entreprend d'établir, à l'aide de 
démonstrations graphiques, la théorie suivante : 

Le choc du galop est diastolique et résulte de Ventrée en tension bmsque de la 
paroi venlriculaire sous Tinfluence de la pénétration du sang dans la cavité. 

Il est d'autant plus accentué que la paroi est plus inextensible, et ce défaut 
d'extensibilité peut dépendre, soit de l'épaississeraent scléreux de la paroi 
cardiaque (hypertrophie d'origine brightique), soit d'un épuisement de la 
tonicité musculaire, d'oii résulte que la paroi, n'ayant plus pour résister à 
l'ondée sanguine que son élasticité seule, entre en tension au moment précis 
où celle-ci entre en jeu (fièvre typhoïde, dilatation cardiaque droite d'origine 
abdominale). 

Le galop peut se produire dans tous les cas oii la résistance élastique de la 
paroi l'emporte sur sa tonicité musculaire, soit par augmentation de la pre- 
mière, soit par diminution de la seconde. 

On l'a rencontré dans le cours d'un bon nombre de maladies aiguës, notam- 
ment de la fièvre typhoïde et aussi chez certains sujets cachectiques ou chez 
ceux affectés de symphyse cardiaque. Il accompagne d'une façon à peu près 
constante et avec des caractères beaucoup plus accentués, l'hypertrophie 
cardiaque gauche d'origine brfghtique d'une part et de l'autre la dilatation 
cardiaque droite d'origine hépato-gastro-intestinale, Il reste donc un signe 
précieux en raison du caractère souvent latent ou insidieux de ces deux 
dernières affections. 

Le nom de bruit ds g2lop, introduit par Bouillaud, mérite d'être conservé, 
quoiqu'e le phénomène auquel il s'applique ne conserve pas toujours le rythme 
propre au galop du cheval. On peut employer la dénomination de bruit de choc 
diastolique dans tous les cas auxquels s'applique la théorie exposée ci-dessus, 
réservant le nom de bruit de galop proprement dit pour la variété qui affecte 
le rythme de l'anapeste. 

Discussion. — M. Chauveau désire seulement ajouter quelques développe- 
ments aux considérations qui ont été exposées par M. Potain sur le synchro- 
nisme d'action des deux cœurs. 

En ce qui concerne les ventricules, oui, ils fonctionnent d'une façon tout à 
fait synchrone. Toutes les tentatives faites pour troubler le rythme du cœur, 
n'ont jamais abouti à détruire ce synchronisme. Il y a cependant une remarque 
à faire à ce sujet, c'est qu'à l'état physiologique il arrive parfois que la systole 
du ventricule droit commence un peu plus tôt et finit un peu plus tard que 
celle du ventricule gauche. Mais il ne s'agit que de différences négligeables, 
que les moyens perfectionnés employés maintenant en cardiographie permet- 
tent seuls de mettre en évidence. 

Que si l'on étudie et l'on compare les mouvements des deux oreillettes, ce 
n'est plus la même chose. 

Et d'abord, à l'état physiologique, l'oreillette droite commence sa systole sen- 
siblement avant l'oreillette gauche. De plus, cette dernière systole a une durée 
plus longue que la première. 

En second lieu, si le rythme du cœur est troublé intentionnellement, sur- 
tout par les manipulations extérieures ou intérieures de l'organe mis à nu, on 
constate que les mouvements de l'oreillette gauche s'altèrent beaucoup plus 
que ceux de l'oreillette droite. Le plus souvent, celle-ci continuée battre régu- 
lièrement ou irrégulièrement, mais toujours en concordance avec le battement 
ventriculaire. Quant à la systole de l'oreillette gauche, il arrive souvent qu'elle 



BOURRU ET BUROT. — INHIBITION ET DYNÂMOGÉNIE 203 

s'éteint entièrement puis reprend avec la plus grande énergie, et alors en discor- 
dance plus ou moins complète avec les mouvements ventriculatres. Les traces 
cardiographiques montrent même quelquefois que la systole auriculaire 
s'effectue pendant la systole ventriculaire. C'est alors une anarchie complète. 

M. Chauveau ajoute que, au cours de ses expériences et démonstrations sur 
le rythme troublé du* cœur, il a vu souvent, dans des cas quasi-physiolo- 
giques, alors que les deux oreillettes fonctionnaient simultanément, la systole 
de ces deux cavités se rapprocher tellement de la diastole ventriculaire de 
la révolution précédente, qu'on aurait pu considérer le mouvement auriculaire 
comme faisant partie de cette révolution et non pas de la suivante. 

M. PoTAiN. — Il est impossible de faire jouer à la contraction des oreillettes 
le moindre rôle dans la production du bruit de galop. 

Ce qui vient, plus que tout le reste, à Tappui de ma théorie de la production 
du bruit anormal par la tension de la paroi, est le fait que, dans le cas d'inter- 
mittence cardiaque où la tension n'existe plus, il se fait à la suite une ou deux 
révolutions sans bruit de galop. 

M, Constantin Paul. — Je demanderai à M. Potain s'il attribue une très 
grande puissance à l'attitude couchée ou debout, dans le fait de la production 
ou de l'arrêt du bruit de galop? Seraient-ce les lois de pesanteur qui seraient 
en jeu selon lui? Et quel rôle aurait la respiration? 

M. Potain. -— Je crois que l'attitude couchée ou debout, changeant les condi- 
tions de hauteur de la colonne sanguine, est d'une très grande importance et 
d'une plus grande à coup sûr que la respiration. 



M. GIRARD, Prof, de l'Éc. de Méd. de Grenoble. 

Traitement de la coxalgie, — Ce traitement consiste dans l'immobilisation 
avec l'appareil silicate de Verneuil, après redressement, et la médication 
reconstituante. Sur 38 malades ainsi traités, il y eut 6 morts et 32 guérisons, 
dont 7 avec luxation ou subluxation, les 25 autres avec ankylose ; ceux-ci ont 
des raccourcissements qui varient de 2 à 5 centimètres, tandis que chez les 
premiers le raccourcissement est de 5 à 10 centimètres. Si l'on compare la sta- 
tistique de M. Girard à celle de Bœckel, on voit que la durée du traitement est 
plus longue dans la première que dans la seconde, mais que l'utilité du membre 
est aussi bonne et la mortalité moindre. On devrait réserver la résection pour 
les cas où l'immobilisation n'a pas réussi et où la subluxation s'est produite. 



MM. BOURRU et BUROT, de Rochefort. 

Des phénomènes d'inhibition et de dynamogénie chez deux hystéro-épilepliques (i). 
—Nous avons observé, sur deux sujets hystéro-épileptiques, un homme et une 
femme, certains phénomènes qui se rapprochent de ceux sur lesquels M. Brown- 
Séquard a établi sa théorie de l'inhibition et de la dynamogénie, mais d*ordre 
différent. 

D'abord nous avons constaté qu'il existe sur certaines parties du corps des 
points dont la pression la plus légère détermine l'arrêt des fonctions de rela- 
tion : le sujet ne parle plus, il reste immobile, il ne sent plus, ne voit pas et 

{i) La thèse de M. Berjon, Bordeaux 1886, contient des développements à ce sujet. 



204 SCIENCES MÉDICALES 

n'entend pas; chez l'homme, ces points sont situés : 1® à la région frontale du 
côté gauche ; 2® au tiers supérieur et externe du bras gauche ; S"* à la commis- 
sure labiale droite ; ce sujet est hémiplégique et hémianesthésique à droite: 
chez la femme, hémianesthésique à droite avec hyperesthésie à gauche, les 
trois points d'inhibition sont sensiblement les mêmes, avec celte différence 
que le point labial est à gauche au lieu d'être à droite, et que les points du 
front et du bras ne produisent qu'un embarras de la parole. 

Chez l'homme, la pression des membres du côté gauche détermine un 
affaiblissemeut de la parole, à l'exception des médius de la main et du pied, 
dont la pression produit le renforcement; c'est l'inverse à droite. De sorte 
qu'en comprimant alternativement le médius de la main gauche et le médius 
de la main droite, on peut à volonté faire baisser la voix ou la renforcer. 

Ces points d'inhibition et de dynamogénie varient chez ce sujet avec les états 
physiques que l'on peut déterminer. Si on le rend hémiplégique à gauche, ces 
points sont symétriquement intervertis. En le rendant paraplégique, plus rien 
dans la moitié supérieure du corps; l'inhibition se produit alors par la pression 
à la partie externe du genou gauche, à la partie interne du genou droit et sur 
le cou-de-pied droit. Quand on lui enlève toute paralysie, le point d'inhibition 
se trouve à la partie postérieure de la tête du côté gauche. En somnambulisme, 
il se trouve à la région frontale du côté droit. 

Dans certaines conditions déterminées par la pression de certains points de 
la tête, on peut le faire parler. 

La main droite du sujet placée sur sa main gauche amène l'inhibition. Si 
on forme un cercle de trois à quatre personnes, y compris le sujet, celui-ci est 
immédiatement influencé, et il tombe en crise si le contact se prolonge. 

En présentant la main en regard de la tête du malade du côté gauche, on 
observe un véritable phénomène d'attraction. 

Enfin, on peut mettre à l'actif de la dynamogénie certains faits relatifs à la 
transposition des sens. En lui bouchant les oreilles et en parlant à voix basse 
en regard d*une partie quelconque de son corps, des doigts ou des orteils, par 
exemple, il entend très distinctement. Il peut lire, les yeux fermés, certaines 
grosses lettres, en les touchant avec l'extrémité des doigts. 

Nous ne ferons que signaler ces faits sans tirer aucune conclusion géné- 
rale ; nous ferons seulement remarquer que les points d'inhibition nous parais- 
sent différer sensiblement des points hypnogènes, puisque tout cesse avec la 
pression. 

Discussion, — M. âzam est convaincu de la réalité de ces faits, mais ceci est 
exceptionnel et il est aussi impossible d'en tirer une conclusion que d'étendre 
ces expériences à d'autres sujets. 

11 ajoute que tous les malades de cette sorte doivent, pour en arriver à 
donner de pareils résultats, subir un véritable entraînement. 

M. BuROT croit aussi que ces cas sont rares, mais pour ce qui est de l'entraî- 
nement, son malade est resté stalionnaire au point de vue des faits de sug- 
gestion. 



M. HATEM. Prof, à la Fac. de Méd. de Paris. 

PrésenUUiofi d^un instrument destiné au pansement antiseptique des ulcérations 
du col de Vtktérus. — Pour mettre cet organe en contact permanent avec les 



DEMONS. — SUR LA CHIRURGIE DU CERVEAU 205 

topiques, M. Hayeh a imaginé un petit appareil composé essentiellement d'un 
pessaire de Dumontpallier-Gairal, auquel on a soudé un sac en caoutchouc 
muni à son centre d'un tube fermé par un robinet à son extrémité libre. 
L'appareil étant en plac^, le col plonge dans le sac ; on injecte alors par le 
robinet la solution médicamenteuse, qui est une solution borique à 3 0/0 ou 
une solution de sublimé à i pour 2000, puis on ferme le robinet. On peut 
encore, pour retenir plus sûrement la solution médicamenteuse dans le sac en 
caoutchouc, garnir celui-ci d'une petite éponge fine, qui reste imbibée du 
liquide. On fait deux pansements par jour. La guérison survient 'rapidement; 
au bout de trois ou quatre jours, la surface ulcérée est recouverte d'une couche 
épithéliale épaisse qui finit par tomber, mais sous laquelle la cicatrisation 
définitive s'effectue. Ce processus a lieu surtout avec la solution de sublimé. 



M. AZAM, Prof, à la Fac. de Méd. de Bordeaux. 

Du caractère dam les maladies. — Rien de plus vulgaire au premier abord que 
cette question, car tout le monde sait combien varie le caractère chez les 
malades; seulement, au point de vue scientifique, le sujet n'avait pas été 
étudié, la communication du professeur de Bordeaux comble cette lacune. Il 
a passé successivement en revue les états physiologiques et les diverses maladies, 
insistfiint surtout sur les maladies cérébrales, parmi lesquelles il cite particu- 
lièrement la paralysie générale, où, comme on le sait^ les variations du caractère 
sont un prodrome important. M. Azam croit avec M. Luys que le caractère peut 
être localisé dans la région de la base qui est en rapport avec les processus céré- 
belleux. (Voir les Annales médico-psychologiques, novembre 1885.) 



M. DEMONS, Prof. agr. à la Fac. de Méd. de Bordeaux. 

Sur la chirurgie du cerveau, — Après quelques considérations générales sur 
la chirurgie du cerveau, M. Démons insiste spécialement sur deux points de la 
pratique de la trépanation : 

1® Après avoir enlevé la rondelle osseuse, il arrive souvent que le chirurgien 
ne trouve aucune lésion pouvant expliquer les accidents observés. Les cas sont 
nombreux dans lesquels le malade a succombé parce que l'opérateur n'a pas 
osé aller plus loin. J'ai déjà dit un mot, au premier Congrès français de chi- 
rurgie, sur la nécessité, dans ces cas-là, d'inciser la dure-mère, de l'exciser au 
besoin, de faire, si vous me permettez ce néologisme, la méningectomie. Un fait 
nouveau me permet d'insister encore davantage sur ce point. Il y a peu de 
temps, je pratiquai la trépanation sur un homme qui, ayant reçu une balle de 
revolver sur la tête un mois auparavant, présentait des signes de compression 
du cerveau. Ce n'est qu'après avoir réséqué les méninges dans toute l'étendue 
de la rondelle osseuse que je trouvai deux esquilles libres dans la couche cor- 
ticale du cerveau. Le malade va très bien. Les fsdts, bien connus, de plaies du 
crâne avec déchirure des méninges et issue de la substance cérébrale, faits 
suivis souvent de guérison, autorisent cette tentative et nous permettent même 
de ne pas craindre d'intéresser le cerveau, sur certains points, bien entendu. 

2^ La trépanation est habituellement accompagnée d'un écoulement sanguin 
assez abondant et assez persistant sur lequel les auteurs de traités de médecine 



206 SCIENCES MÉDICALES 

opératoire n'ont pas suffisamment attiré l'attention. Il prolonge désagréable- 
ment l'opération. Certains chirurgiens ont cherohé à l'arrêter par Tapplication 
du thermo-cautère. Je ne pourrais dire si ce moyen ne présente pas quelques 
dangers. Deux fois, j'ai fait deux ou trois ligatures sur des vaisseaux assez 
volumineux pour pouvoir être saisis : ces ligatures soRt assez pénibles. Quant 
à l'écoulement en nappe, je m'en suis rendu maître par une douce compres- 
sion exercée avec de fines éponges : une bonne dose de patience est nécessaire. 
Le sang provenait des méninges divisées : celui qui s'écoulait en petite quantité 
du diploé s'est arrêté spontanément. 



M. Edmond GHAUMIER, au Grand-Pressigny (Indre-el-Loire). 

Nouvelles études sur la nature épidémique de la pneumonie franche et son traite- 
ment par le froid. (1) — Le D*" Ed. Chaumier communique le résultat des obser- 
vations qu'il a faites depuis le Congrès de Blois. Il a soigné 52 pneumoniques, 
qui se répartissent en une épidémie principale (41 malades) commençant le 
6 mars et se terminant le 12 juin, et en 11 cas épars, mais non isolés, surve- 
nant par deux ou par trois. 

Il cite plusieurs cas qui ne peuvent s'expliquer que par la contagion. 

Cette année encore les enfants ont été plus atteints que les adultes et les 
vieillards. Il n'est mort (sur 32 malades) qu'une femme indigente, âgée de 
soixante-douze ans, qui n'a été vue que la veille de sa mort. 

L'auteur a observé un certain nombre de pneumonies frustes qu'on ne 
reconnaissait qu'avec la plus grande attention, et dont il compte publier les 
observations. 

Vingt malades ont été traités par le froid; 12 ont eu des affusions froides 
toutes les deux ou trois heures, C ont pris des bains (trois ou quatre par jour), 
2 ont eu trois bains par jour et des aftusions toutes les deux heures. Tous ont 
guéri. f 

En réunissant les 20 malades ainsi traités aux 15 de l'an dernier, cela fait 
un total suffisant pour proclamer l'innocuité de la méthode et son utilité. 

Discussion, — M. Leudet dit que la température de 27<^ n'est pas le froid et 
conteste que la médication puisse prendre le nom de traitement par le froid. 
Quant aux cas de pneumonies diagnostiqués en dehors de tous signes physi- 
ques par la seule courbe thermique, il n'est pas convaincu de leur bien fondé. 

La contagion de la pneumonie, telle que la présente M. Chaumier, semble un 
peu fantaisiste. Les pneumonies se produisent en avril fréquemment et leur 
assemblage en celte saison provient d'une influence climatérique, saisonnière 
et point épidémique. 

M. Chaumier, en parlant de pneumonies diagnostiquées au thermomètre, a 
voulu entendre les cas douteux, ou les cas dont les signes physiques carac- 
téristiques avaient disparu. Le fait peut se produire et la courbe thermique 
est alors le seul et bon moyen de diagnostic. 

M. Leudet. — La pneumonie n'a pas un cycle invariable, comme le voulait 
Wunderlich ; on sait maintenant que les répétitions sont fréquentes et que les 
poussées se succèdent de manière à enlever au processus morbide toute régula- 
rité au point de vue de la courbe thermique. 

ii) Ce mémoire sera publié en 1886 dans la Gazette médicale de Paris, 



- I 



H. HENROT. — TRAITEMENT DES KYSTES HYDATIQUES DU FOIE 207 

M. Chaumier. — Les 52 cas dont j'ai parlé auraient été diagnostiqués par 
n'importe quel médecin après un examen consciencieux. J'ai dit qu'il y avait 
des cas frustes qui pourraient passer inaperçus après un examen superficiel ; 
et qu'on voit pendant les épidémies de pneumonie des maladies qui sont peut- 
être des pneumonies, mais sur la nature desquelles on ne peut se prononcer, 
vu l'absence des symptômes caractéristiques. 



M. FAUVELLE. à Paris. 

Contribution à Vétiologie de la pellagre. — La pellagre se rencontre non seule- 
ment dans les pays où se consomme le maïs, mais un peu partout quand on 
veut bien la chercher. C'est une maladie de toute la substance, dont la cause 
est restée inconnue jusqu'ici. 

Cette cause ne peut résider que dans la masse du sang, d'oii elle exerce ses 
ravages sur un grand nombre d'organes, et notamment sur le tube digestif et 
les centres nerveux. 

L'élément pathogène a besoin pour se développer de la chaleur et de la 
lumière du printemps et de l'été; à l'automne il disparaît laissant des altéra- 
tions organiques plus ou moins profondes, en même temps que le germe d'un 
d'un nouvel accès pour l'année suivante ; le plus souvent le malade succombe 
au bout de trois ou quatre ans. 

Cette marche semble calquée sur celle de la plupart des maladies parasi- 
taires des végétaux ; il est donc légitime d'attribuer la pellagre au développe- 
ment de quelque thallophyte inférieur et de diriger les recherches dans ce 
sens. 

Discussion. — M. Leudet. — Je me suis jadis occupé de la pellagre et j'avoue 
que les 97 cas de M. Fauvelle m'ont étonné. N'y aurait-il pas eu une confusion 
fréquente entre la vraie pellagre, qui est assez rare, et la fausse pellagre ou mal 
de misère? Eu tous cas, je ne crois pas qu'il soit permis, par un simple rfidson- 
nement hypothétique, d'admettre l'existence d'un parasite inconnu, d'un 
microbe annuel. 11 nous aurait fallu, pour être convaincus, un diagnostic 
précis, des détails de nature à entraîner la conviction, et je les cherche sans 
trouver. 

M. Fauvelle. — Je puis affirmer l'authenticité des cas de pellagre que j'ai 
observés : plusieurs ont été vérifiés par des médecins dont la valeur en cette 
matière est au-dessus de toute contestation. Quant à l'idée, je la produis dans 
l'espoir de concourir au progrès, but principal de l'Association française pour 
l'avancement des sciences. 



M. H. HENROT, Prof, de l'Éc. de Méd. de Reims. 

Traitement par Vélectroly se capillaire des kystes hydatiques du foie.— M, Henrot, 
rappelant les résultats très avantageux obtenus par l'électrolyse capillaire dans 
un goitre vasculo-kystique, a employé également ce moyen avec succès chez 
un malade atteint d'un vaste kyste hydatique du foie. 

Un homme de soixante ans, portant une vaste tumeur, éprouvait des douleurs 
continuelles telles, qu'il avait complètement perdu l'appétit et qu'il était tombé 
dans une cachexie profonde. Une seule séance d'électrolyse capillaire de deux 



208 SCIENCES MÉDICALES 

minutes de durée avec trente éléments de la machine Gai£fe (le pôle positif 
communiquant avec la canule, le pôle négatif appliqué sur la cuisse) suffit 
pour amener la guérison. 

Aussitôt après l'opération, les douleurs insupportables qui minaient le malade 
depuis plusieurs mois cessèrent comme par enchantement; l'opération date 
maintenant de deux ans ; le malade a retrouvé sa bonne santé d'autrefois. 

L'électrolyse capillaire, c'est-à-dire celle où Taiguille est remplacée par une 
petite canule qui reste libre, présente les avantages suivants : 

1^ Elle supprime immédiatement les douleurs ; 

2^ En évacuant une partie du liquide de la poche, elle permet à l'action chi- 
mique de s'exercer d'une façon plus active sur un liquide soumis à une plus 
faible tension; 

3° Elle permet, pendant le passage du courant, la sortie de la mousse gazeuse 
qui résulte de la décomposition chimique de l'eau entrant dans la composition 
du liquide kystique; 

4° Elle tue l'hydatide et transforme une substance vivante à marche constam- 
ment euvahissante en une masse indifférente qui se durcit et se rétracte sans 
amener la moindre gêne fonctionnelle; 

5° Elle amène la guérison définitive du kyste sans faire courir au malade 
les dangers d'une opération grave ou les conséquences toujours redoutables 
d'une longue suppuration. 

Discussion. — M. Vernedil. -- J'emploi la ponction faite avec un gros trocart 
à ovariotomie, auquel je substitue une grosse sonde en caoutchouc rouge 
munie d'une capote à la manière de Reybard. 

Parfois, les ponctions simples peuvent donner des résultats satisfaisants, 
mais il importe de surveiller les malades de très près, de reconnaître la réci- 
dive dès qu'elle se produit pour y remédier par le moyen radical qui précède. 

J*ai vu plus d'une fois la reproduction du liquide se faire après la simple 
ponction aspiratrice et chaque fois avec des caractères de plus en plus inquié- 
tants. 

M. Henrot. — Ce que vient de dire M. Verneuil pour la ponction simple est 
parfaitement juste, et c'est pourquoi j'y ajoute l'électrolyse, qui tue Fhydatide, 
coagule le liquide du kyste et amène ainsi la guérison. 

M. Verneuil. — L'électrolyse ne peut agir que pour tuer les échinocoques : 
or, dans les deux cas que j'ai eu à soigner, ces hydatides étaient bien réellement 
mortes. La récidive est donc causée par l'ensemble du kyste hydalique lui-même 
et contre lui l'électrolyse ne peut rien. 

M. Leudet. — Il faut distinguer la récidive du kyste d'avec le développement 
d'un kyste voisin, resté auparavant sans prendre d'accroissement et qui pousse 
après la ponction et l'évacuation du premier. 

M. Hayem. — En multipliant les ponctions capillaires, n'y aurait-il pas lieu 
d'amener la guérison par un véritable assèchement de la poche kystique? 

M. Lépine. — Je crois que la bénignité ou la malignité des kystes tient à ce 
que les premiers ne contiennent pas de vésicules filles, alors que les seconds 
récidivent par le fait de ces hydatides à la deuxième génération. 

M. Verneuil. — Je suis de l'avis de M. Lépine, et c'est pourquoi je dis : Si la 
ponction exploratrice (que je conseille toujours) me révèle la présence de beau- 
coup de liquide, je m'en tiens là avec l'espoir de la guérison par ce simple 
moyen; s'il y a peu de liquide, il est à penser que les vésicules fiÙes sont nom- 
breuses, il y a lieu de recourir à un traitement radicaL 



FERBET. — DE LA NATURE DIATHÉSIQUE DES ULCÈRES 909 

Puis il faut se mettre à Fabri des redoutables accidents qui se produisent 
quelquefois, lorsque la moindre goutte du liquide kystique pénètre dans la 
séreuse péritonéale. 

M. Henrot. — C'est ici encore que l'électrolyse joue un rôle bienfaisant en 
cautérisant légèrement les parois du trajet de la canule de manière à éyitèr 
toute su£fusion du liquide dans Je péritoine. 



M. GIRARD, à Grenoble. 

Traitement des abcès froids, — L*auteur a traité d'abord les abcès froids par 
les anciennes méthodes, ponction et injection iodée, drainage, etc. ; puis par le 
raclage, et enfin, depuis la communication de M. Verneuil au Congrès français 
de chirurgie , a essayé les injections d'éther' iodoformé. Le raclage d'aticès 
de diverses régions lui a donné 15 guérisons, 7 morts et 14 récidives sur 
36 cas. Dans deux cas d'injection iodoformée il y eut deux guérisons, l'une en 
quinze jours, l'autre en trois semaines. Lorsque la peau est intacte, M. Girard 
préfère ce dernier moyen ; lorsque la peau est ulcérée, qu'il y a des phéno- 
mènes de septicémie, sans généralisation tuberculeuse, on peut pratiquer 
le raclage. ^ 



— séance du 49 Août tSé5 — 

M. VAXUDE, à Paris. 

Quelques faits nouveaux dcms l'antisepsie de la chirurgie oculaire. — Depuis 
quelques mois, M. le D' Panas suit une pratique qui est appelée à donner les 
meilleurs résultats, et qui consiste en lavages antiseptiques de la chambre 
antérieure à l'aide d'une solution au biiodure de mercure à 1/^000. 

M. Panas pratique systématiquement ces lavages comme complément a l'opé- 
ration, dans l'extraction de la cataracte. 

Dans les kératites purulentes avec hypopion, ces mêmes lavages sont unis à 
la cautérisation au thermo-cautère. 

Les meilleurs résultats consécutifs optiques ont été constatés chez les cata- 
ractes ainsi traités, et quant aux malades atteints de suppuration de la chambre 
antérieure, on a vu tout aussitôt tomber les symptômes inflammatoires, qui 
étaient restés fréquents,.progressi£s. 

Enfin, dans Ténucléation, les lavages antiseptiques de la cavité ténonienne 
permettent la réunion primitive très rapide par suture de la coi^onctive. 



M. FERRET, à Paris. 

De la nature diathésique de quelques ulcères simples des jambes. — > Trois obser- 
vations d'ulcères chez des sujets arthritiques avancés en âge, succédant à une 
contusion ou à une irritation légère de la peau, et guéris sous l'influence du 
repos, des pansements et du traitement interne par le salicylate da soude. 
C'est pourquoi l'auteur propose de rattacher ces ulcères à Tarthritisme. 

14 



iiÙ SCIENCES MÉDICALES 



M. TROLARD , à Alger. 

Lacs sanguins de la dure-mère, — Veine vertébrale, — M. Trolard commu- 
nique un mémoire sur les lacs sanguins de la dure-mère, leurs rapports avec 
la circulation intra-cérébrale et extra-crânienne, et le rôle que jouent les 
sinus, en particulier la veine vertébrale, dans la circulation de la tête. 



M. TERRXLLON , Prof. agr. h la Fâc. de Méd. de Paris. 

Calcul de Vamygdak, — M. Terrillon présente un calcul de Tamygdale 
extrait chez un homme de 50 ans, et ayant déterminé depuis deux ans des 
phénomènes inflammatoires tantôt aigus, tantôt subaigus, qui firent croire à 
Fexistence d'un cancer de l'amygdale. 

Celle-ci était, en effet, dure, bosselée, hypertrophiée, violacée, douloureuse, 
et le diagnostic de cancer paraissait pleinement justifié. L'exploration de la 
tumeur avec le doigt fit sentir un corps dur, piquant, dont Texamen avec un 
stylet et un fort éclairage fit reconnaître la nature. Le calcul, comme encha- 
tonné dans le tissu de l'amygdale hypertrophiée, fut extrait avec des pinces 
après qu'on eut débridé avec deux coups de ciseaux les bords de l'espèce de 
loge qui le contenait L'afifectioa céda facilemejit ensuite à quelques garga- 
rismes émoliients et astringents. 

M. Terrillon rappelle des cas analogues signalés par Louis, IMIonro, Passa- 
quay, etc., et attire l'attention sur la possibilité de confondre les accidents 
causés par le séjour prolongé d'un calcul dans l'amygdale avec le cancer 
de cet organe; le diagnostic est facile à faire par l'exploration directe. 



M. L.-H. PETIT, Bibl. adj. à la Fac. de MéJ. de Paris. 

Dégénérescence épithéliale des trajets fistuleux anciens. — Certaines fistules 
osseuses, anales, urinaires peuvent présenter, au bout d'un temps très long^ 
une dégénérescence épithéliale. 

Cette dégénérescence se montre chez les sujets âgés de 40 k 60 ans, époque 
à laquelle le cancer se manifeste le plus fréquemment ; il est donc très pro- 
bable qu'il s'agit alors d'une localisation de la prédisposition cancéreuse du 
sujet sur le trajet fistuleux, considéré comme locus minoris resistentiœ. 

Dans les cas cités jusqu'alors, on a observé deux formes de dégénérescence : 
l'une, épithéliale, relativement bénigne, ne se généralisant pas ; l'autre, varia- 
blement cancéreuse, aussi grave que le cancer le plus malin, s'accompagnant 
de généralisation dans les ganglions et les viscères, et se terminant par la 
cachexie et la mort. 

Le diagnostic de la dégénérescence est assez difficile au début, parce qu'on 
n'y âonge guère, à cause de sa rareté ; lorsqu'on la reconnaît, on ne peut en 
général faire d'opérjitiOïi radicale, surtout quand elle siège au périnée ou 
dans le rectum. On ne '^peut la pratiquer que lorsque l'afiection, d'origine 
osseuse, siège sur les membres. 



SATRE. — LA TRACHÉOTOMIE ET LE CROUP 211 



M. PIERRET, Prof, à la Fac. de Méd. de Lyon. 

Be la sclérose symétrique simple du tractus moteur des centres nerveux. — 
M. PiERRET présente trois observations de sclérose symétrique simple des 
tractus moteurs des centres nerveux, et établit que cette dernière lésion, 
caractéristique du tabès spasmodique, n'est en quelque sorte que la préface 
de la sclérose latérale amyotrophique. 



M. BERNHEIM, Prof, à la Fac. de Méd. de Nancy. 

Gangrène et artérite dans la fièvre typhoïde. — M. Bernheim rapporte quatre 
observations de gangrène dans la fièvre typhoïde, dont voici les conclusions : 

1® On peut rencontrer, dans la fièvre typhoïde, des gangrènes externes et 
internes, parmi lesquelles le noma et la gangrène du diaphragme ; 

2^ Le noma n'a pas été influencé par le traitement anti8epti(}ue ; 

3® Les gan^ènes viscérales peuvent être latentes et ne pas déterminer de 
symptômes spéciaux permettant le diagnostic ; 

âP L'artérite peut ne déterminer de douleurs qu'au siège de la gangrène, le 
trajet du tronc artériel malade restant indolore et sans tuméfaction apparente; 

S® La tunique musculeuse de l'artère peut se vasculariser d'une façon remar- 
quable. 



M. ONIMUS, à Paris. 

De Vinfluence de la direction des courants en électrothérapie. — Les courants de 
la pile ont une influence dans les névralgies selon leur direction, et, comme 
plusieurs médecins l'ont observé empiriquement, c'est le courant descendant 
qui a l'action la plus sédative. 

Les exceptions sont presque toujours dues à des appareils mal conditionnés, 
ou a des erreurs de diagnostic. Souvent, par exemple, on prend pour des né- 
vralgies sciatiques des douleurs des membres inférieurs qui sont provoquées 
par des scléroses commençantes, ou même des affections cérébrales. Les objec- 
tions opposées par quelques médecins ne sont même que la confirmation des 
faits que nous avions signalés il y a déjà plusieurs années. 



M. SATRE, à Grenoble. 

Une cause peu connue de suffocation à la suite de la trachéotoinie dans le croup. 
— Après la trachéotomie, les deux ou trois premiers jours, la canule ou la 
trachée peuvent être obstruées: l<*par des fausses membranes mêlées à du mu- 
cus plus ou moins fluide ; 2» par du mucus trachéal devenu compact, solide à 
la façon du mucus nasal. M. Satre n'aura égard qu'à cette deuxième moda- 
lité d'obstruction que les auteurs ont insuffisamment étudiée. Symptômes : 
l'expectoration devient rare, demi-concrète ; l'enfant a une respiration accé- 
lérée, sifflante, à caractère métallique; les crachats blancs, demi-concrets, 



212 SCIENCES MÉDICALES 

deviennent rares, visqueux, jaunâtres, plus solides. A ce moment, si on n'y 
prend garde, l'enfant étouffera grâce à la formation rapide d'un bouchon de 
jnucus qui oblitère la canule ou la trachée. Soudain, Tenfant présente tous les 
signes de la présence des corps étrangers dans les voies respiratoires. La suffo- 
cation se termine par la mort ou par le rejet provoqué ou spontané d'un bou- 
chon de mucus solide qui peut avoir parfois un centimètre et demi de longueur 
et presque le diamètre de la trachée. 

M. Satre fournit quelques indications sur les symptômes provoqués par ces 
accidents et sur les moyens à employer pour les éviter. 



M. Henri HUGHARD, Méd. des Hôp., à Paris. 

Nature et traitement euratif de V angine de poitrine vraie (1). — D'après 
M. HucHARD, on a confondu les angines fausses et les angines vraies parce que 
les auteurs ont réuni dans leurs descriptions des symptômes appartenant à 
des affections différentes. Les théories ont nécessairement participé à cette 
confusion et sont devenues si nombreuses, qu'il n'en existe pas moins de 3K. 
M. Huchard s'efforce d'établir une distinction nette entre les deux catégories 
d'angines : les &usses dépendent d'une foule de maladies ; les vraies, d'une 
lésion des artères coronaires et d'une ischémie cardiaque, organique ou fonc- 
tionnelle. Le traitement devient ainsi très simple : les angines vraies deman- 
dent une thérapeutique double, celle des accès, représentée par les inhalations 
amyliques, et celle de la maladie artérielle, qui comporte les iodures de 
potassium 9 de sodium ou de lithium. Cette nouvelle médication par les 
iodures continuée pendant un à deux ans à la dose quotidienne de un à trois 
grammes d'iodure de sodium (préférable à Tiodure de potassium en raison de 
l'action nocive des sels de potassium sur le cœur) a donné à M. Huchard des 
résultats extrêmement remarquables et des guérisons complètes et définitives 
dont il rapporte plusieurs observations concluantes. 

Discussion. — M. Fr. Franck rappelle que les accès d'angine s'accompagnent 
d'une élévation de la tension artérielle. 

M. Huchard répond qu'ainsi s'expliquent les bons effets des médicaments 
(nitrite d'amyle et iodures), qui agissent en diminuant cette tension. 

M. PoTAiN ne croit pas que la distinction entre les angines vraies et les 
angines fausses soit aussi facile en clinique que le pense M. Huchard; il ne 
croit pas non plus que la douleur brusque des accès d'angine ait pour cause 
la tension des artères coronaires, comme le voudrait M. Franck, parce que cette 
tension est continue et que les accès ne sont que passagers; enfin 11 est aussi 
d'avis de donner l'iodure de potassium, qui agit plutôt sur la paroi que sur la 
tension artérielle, à doses moindres que l'indique M. Huchard (0,25 à 0,50 cen- 
tigrammes). 

M. Huchard insiste sur la nécessité et la possibilité de séparer clinique- 
' ment les deux catégories d'angines de poitrine et se déclare d'accord avec 
M. Potain sur l'action de l'iodure de potassium non seulement sur la tension 
artérielle, mais aussi sur la paroi vasculaire. 

(1) Ce travail a paru dans le Bulletin de thérapeutique et V Union médicale (septembre et oc- 
tobre 1885). 



ARNAUD DE FABBE. — NOTE PHYSIOLOGIQUE SUR l'ÉSÉRINE 213 



M. OI.LIER, Prof, à la Fac. de Méd. de Lyon. 

Sur la nqihrectomie, -^ Voici deux nouveaux cas qui seront très utiles pour 
poser les indications de l'opération. Ils portent à cinq le nombre des cas de 
néphrectomie déjà opérés par Fauteur. 

Dans le premier cas, il s'agissait d'une femme présentant un rein tubercu- 
leux, et causant des douleurs très vives qui motivèrent l'opération ; on avait 
toutes les raisons de croire l'autre intact, lorsque vingt-quatre heures après 
l'opération la patiente mourut de septicémie aiguë. A l'autopsie, on trouva 
l'autre rein criblé de tubercules, bien que rien pendant la vie n'ait pu faire 
soupçonner cette éventualité. 

Dans le second cas, un jeune interne en pharmacie fut pris, à la suite d'une 
blennorrhagie, de phénomènes vésicaux déterminés par un calcul, lequel fut 
enlevé par la taille périnéale. Un mois après, il se produisit dans la région 
lombaire une tumeur fluctuante, volumineuse, qu'on prit pour un abcès 
néphrétique et qui fut ouverte. Il en sortit un litre de pus, si^eant non pas 
dans le tissu cellulaire péri-néphrétique, mais dans le rein lui-même, énor- 
mément distendu et aminci. M. OUier voulait d'abord se contenter de faire la 
néphrotomie, mais l'exploration de la cavité lui fit constater que le tissu du 
rein était absolument séparé de ses connexions, et l'ablation, jugée dès lors 
nécessaire, fut opérée très facilement, grâce à la méthode sous-capsulaire 
qu'il a déjà employée dans ses précédentes opérations et proposée comme mé- 
thode générale dans les pyélo-néphrites suppurées. 

M. Olliër établit la nécessité de bien rechercher dans quel état est le second 
rein avant d'enlever l'autre, et, comme procédé opératoire, préfère l'ablation 
sous-capsulaire avec résection de la douzième côte, si la voie n'est pas assez 
large. 



MM. Félix ALLARD, de Grenoble, et GORTTL, Méd. en Ch. de TAsile de Saint-Yon. 

Désarticulation scapulo-thoracique, — Présentation d'un jeune homme de 
21 ans, auquel on dut pratiquer, à l'âge de 13 ans, une désarticulation 
scapulo-thoracique avec résection de la clavicule. L'absence du membre droit a 
produit des déformations spinales et thoraciques sur lesquelles les auteurs 
appellent l'attention ainsi que sur la bénignité relative de cette opération com- 
parée à la gravité de la désarticulation scapulo-humérale. 



M. ARNAUD de FABRE. à Avignon. 

Note physiologique sur Vésérine. — On ne saurait trop insister sur l'étude expé- 
rimentale préalable des substances médicamenteuses actives. L'ésérine exerce 
son action sur le cœur des organismes les plus divers. Elle détermine des 
convulsions partielles, et des convulsions générales avec diminution delà force 
musculaire constatée au dynamomètre. Les doses très actives physiologique- 
ment sont des doses dangereuses ; Fésérine a une action visible au microscope 
sur le protoplasma du glaucomascintillam,et sur celui des cellules duspirogyra. 



214 9CIE7(CES MÉDICALKS 



M. Panl SPILXJCAmr. Prof. agr. à la Fac de Sféd. de TSancy. 

Traitement du ehanere phagédénique et des mfpkiUde» ukéreuta. — M. Spillmânn 
a eo l'occasion de traiter dans son service» depois cinq ans, deax malades atteints 
de syphilides serpigineoses anciennes et iras midades atteints de chancres 
simples phagédéniqnes. 

Le phagédénisme, qu'il se porte sar nne lésion spécifique ou qu'il attaque 
une lésion chancreuse simple, est dû, en grande partie, à nne infiltration péri- 
phérique d'éléments jeunes, et à des colonies microhîennes qui compriment 
les vaisseaux et troublent ainsi profondément la vitalité des tissus. Le traite- 
ment du phagédénisme doit avoir pour but d'enlever, de détruire toute infiltration 
capable de comprima les vaisseaux et d'^itraver la cicatrisation. C'est le résultat 
que Fauteur a obtenu en enlevant, par le raclage, les couches fongueuses, 
grisâtres, et en remplaçant par une plaie de bonne nature, ayant delà tendance 
à se cicatriser rapidement, les plaies serpigineuses, envahissantes du phagédé- 
nisme. Dans les cinq observations contenues dans son mémoire, l'auteur a 
obtenu un succès complet et rapide. 

Il propose, en résumé, de traiter le phagédénisme, qu'il accompagne les acci- 
dents syphilitiques ou le chancre simple, par le raclage à la curette tranchante, 
l'excision des bords décollés avec des ciseaux courbes, suivie d'unecautérisation 
au thermo-cautère et d*un pansement avec de la liqueur de Yan-Swieten 
dédoublée. 



M. AUBERT, de Lyon. 

Période utile des injections dans la hlennorrhagie{i), — M. Aubert admet que la 
blennorrhagie est une maladie spécifique due au gonococcus de Neisser, et 
pense, contrairement à M. Guyon, que toujours et dès les premiers temps elle 
envahit l'urètre postérieur. Elle suit ensuite une marche rétrograde et se 
localise à l'urètre antérieur. 11 faut attendre ce moment pour faire les injections 
avec un liquide antiseptique quelconque qu'on pousse jusqu'au fond de l'urètre 
antérieur, mais pas plus loin, au moyen d'un petit tube en caoutchouc introduit 
jusqu'au cul-de-sac de bulle. 



M. RENAUT, Prof, à la Fac. de Méd. de Lyon. 

Sur les fibres unitives des cellules du corps tnuqueux de MaLpighi. — Les pointes 
qui unissent entre elles les cellules du corps muqueux de Malphighi ne sont 
pas de simples épines allant d'une cellule à l'autre, mais des fibres qui se dé- 
veloppent tangentiellemenl sur des séries de cellules, et qui les relient solide- 
ment entre elles dans le sens de leur élévation. Quand le corps muqueux doit 
devenir une corne solide (ongle, sabot, épidermicule ou écorce d'un poil), la 
kératinisation s'opère, sur les éléments ainsi reliés, sans l'intermédiaire de 
l'éléidine. Quand, au contraire, le corps muqueux doit donner naissance à de 
Xépiderme soumis à la desquamation, l'éléidine apparaît dans la couche granu- 
leuse et, au-dessus de cette couche, il n'y a plus de fibres unitives. Les cellules 
sont simplement collées par le ciment qui les unit et les sépare, sans que les 

(1; Voir Lyon médical, n" des 3 etio janvier 1886. 



DELTHIL. — TRAITEMSNT DU GANGEB DE l'eSTOBIAG 215 

joints soient chevillés par les filaments unitifs. De là la possibilité de la des- 
quamation. Ces faits concourent à séparer absolument Vévoîuiion cornée propre- 
ment dite de Vévolutiomimplemmt qpidermique; ils montrent que, contrairement 
à ce que nombre d'histologistes avaient cru, l'éléidine n'a pas la signification 
d'une substance kératogène. 

En anatomie pathologique cutanée, cette notion a de nombreuses applica- 
tions. 



M. Raphaël DUBOIS, à Paris. 

La méthode d'anesthésie par les mélanges titrés, — M. Raphaël Dubois fait con- 
naître tout d'abord comment M. Paul Bert a été amené, par l'expérimentation 
sur des animaux, à imaginer la méthode des mélanges titrés et comment cette 
méthode, appliquée chez l'homme, « si elle ne donne pas une sécurité absolue, 
offre du moins, sur les autres procédés, d'immenses avantages » ; enfin comment 
la machine à aneslhésier de M. Dubois « répond à tous les desiderata 
exprimés ». 

La mise en mouvement de cette machine se fait sans effort, au moyen d'une 
manivelle qui peut être confiée à la personne la moins exercée, si l'aide chargé 
de surveiller Tanesthésie ne prend pas ce soin lui-même. 

Le titrage du mélange devant varier suivant les cas, la machine a été munie 
d'un certain nombre de godets, dont chacun porte un gros chiffre en relief 
indiquant le nombre de grammes de chloroforme qui sera mélangé à 100 litres 
d'air en employant ce godet. 

M.Dubois donne quelques dé