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Full text of "Connaissances nécessaires à un amateur d'objets d'art et de curiosité"

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Harvard Univcrsity 





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CONNAISSANCES 

NÉCESSAIRES 



A l'M 



AMATEUR D'ÛUJETS D'ART 



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ET DE 

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LA DATE DES ÉPOC^IES DE FAIIRH: \TION, ' 

LES PRIX COMMERCIAUX, EIC 







PARIS 

LIBRAIRIE ANCIENNE ET MODERNE 

EDOUARD ROUVEYRE 

I, Rue des Saiiits-Péres, i 

1879 









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ALEXANDRE ROUVEYRE 



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C/BJETS O'AfRT 

ET DE CURIOSITÉ 
faïences 

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Meubles anciens 



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Le Bouquiniste Parisien iV" 3 

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CATALOGUE TRIMESTRIEL 

N» 28 

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LIVRES ANCIENS 

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aUI SB TROUVENT EN VENTE kVX PRIX MARaUÉS 
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Librairie Edouard ROUVEYRE 

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Histoire 4es Religions, Sciences occultes, Mnémonique, 
Beaux-Arts, Musique, Linguistique, Théâtre, Géographie 
ancienne et moderne. Histoire des villes et des anciennes 
provinces de France, Noblesse, Archéologie, Bibliogra- 
phie, Histoire de l'Imprimerie, Céramique, Histoire de 
France, etc. 

Livres curieux et singuliers. 

Suite de figures pour servir  l'illustration des livres. 

Anciennes vues de villes de France, par Chastillon, Sil- 
vestre, Mérian, Tassin, etc. 

K0U8 prions MM. les Amateurs avec lesquels nous avons l'hon- 
neur d'être en relations, de vouloir bien nous communiquer les noms 
et adresses des personnes que nos catalogues peuvent intéresser. 



CONNAISSANCES 

NÉCESSAIRES 



A UN 



AMATEUR D'OBJETS D'ART 



ET DE 



CURIOSITE 



JUSTIFICATION DES TIRAGES 
DE LUXE 



3 Exemplaires imprimés sur parchemin i à 3 

12 » » sur papier du Japon. ... 4 à x> 

i> » • sur papier de Chine. ... 16 à 30 

20 » » sur papier teinté de Renage 31 à jo 

$0 » » sur papier Whatman. ... $ i à zoo 



Droitt de reproduction et de traduction réservés. 



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CONNAISSANCES 

NÉCESSAIRES 

AMATEUR D'OBJETS DART 

CURIOSITÉ 



^•K-CEL OVTE'KHEIM 

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LA DATE DEt ÉPOQUEI DE FABBICATION, 



PARIS 

UBRAIRΠANCIENNE ET MODERNE 

EDOUARD ROUVEYRE 

r, Ruï de] Siinii-Fiiïi, i 

1879 






fOGG MUSEUM LIBRARY 
HARVARD UNIVERSITY 



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^AI cruy m écrivant ce livre, rendre 
service à tous ceux qui s^ occupent 
de curiosité et à qui manque sour- 
vent le point de comparaison. Je ne suis pas un 
savant. 

A Paris y fai beaucoup vu, beaucoup touché 
d'objets : c'est le résultai de mon habitude que 
f offre au public. 

Maintenant , un mot personnel : Je sais 
dessiner y j'ai fait du pastel, de la miniature; 
je sais jouer du violon; fai quelquefois modelé 
la terre avec feu Robinet le sculpteur; fai 
ciselé, gravé le fer, et fai damasquiné en or à 
Vorientale. Je ne dis pas cela pour me vanter, 
mais pour répondre d^ avance à quelques étonne- 
ments et à quelques critiques. 

ANCEL OPPENHEIM. 




NOMS DES 

OBJETS D'ART ET DE CURIOSITÉ 

Avtc la JUtU de fabricéiioH, la prix tfimmtreiaux, tU. 

BBATIAL. Objets du culte 
destinés à l'abbë : le sceau, ta 
crosse, l'anneau, la croix, la 
mitre. (Voir ces différents mots.) 

ABEILLE. Signe blasonnique. On en 
a trouvé dans le tombeau de Chilpéric, en 
or ; elles ornent aussi les tentures, étoffes 
ou papier du premier et du second Empire 
français. (Valeuf à débattre.) 

ACIER. Beaucoup de petits objets simu- 
lant le diamant, boutons d'habit, agrafes 
de manteaux, fermoirs de ridicules ou sacs, 
navettes, boucles de souliers, de culottes, de 
chapeaux; les boutons Louis XVI et un peu 
plus tard sont en ce moment très recher- 



^ I 



10 connaissance;s nécessaires a un amateur 

chés et se vendent jusqu'à 500 francs la gar- 
niture entière, tout le reste est de petite va- 
leur; il y a aussi des boîtes russes en acier 
poli, garnies de guirlandes plaquées cuivre 
de différentes couleurs, fleurs en général, 
petite valeur, imitations nulles. En général 
la floraison des bijoux d'acier est non pas 
l'indice d'un goût artistique, mais la preuve 
de la misère publique. Un commerçant di- 
sait que chaque fois que les fabricants d'ob- 
jets d'acier faisaient fortune, c'est que la 
misère publique était à son comble. 

ADULAIRE. Pierre de lune, belle en 
cabochon, blanche à reflets nacre. 

AGATE. Pierre fine très dure, suscep- 
tible d'un beau poli, non transparente, se 
subdivise en : 

Cornaline rouge commune ; 

Calcédoine d'un blanc laiteux ; 

Onj'x, blanc sale et noir ; 

Sardoines rouge, orange et brune; 

Saphorines bleu pâle, rare; 

Chrysoprases vert pomme ; 

Héliotrope vert foncé, taché rouge; 

Agate œillée à couches circulaires; 



D^OBJETS D*ART ET DE CUftlOSITÉ II 

Agate jaspée mêlée de jaspe ; 

Agate arborisée qui parait contenir des 
arbustes ; 

Agate mamelonnée dont le dessus pré- 
sente des ondulations; 

Agate mousseuse qui parait contenir des 
mousses; 

Entydre qui renferme des gouttes d*eau. 

On imite aujourd'hiii très bien les agates, 
on teint même des agates indécises en 
agates franches. La gravure seule ou la 
taille leur donnent une valeur appréciable 
en argent. 

AGRAFE. Plaques de métal or, argent 
ou bronze tenues ensemble par un crochet 
d'un côté et un ou plusieurs anneaux de 
l'autre. Elles servaient aux hommes pour 
l'habillement, aux femmes pour la toilette ; 
en or elles sont souvent enrichies d'émaux, 
de pierres fines; en fer elles servaient plus 
tard pour les soldats. Les agrafes de cein- 
turon sont quelquefois finement ciselées et 
plus tard elles sont aussi quelquefois sim- 
plement gravées au burin. Les imitations 
ne portent guère que sur les agrafes en or 



12 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

du moyen-âge et sont presque toutes alle- 
mandes, faciles à reconnaître, le métal est 
moins pur. 

AIGLE. Se retrouve à l'état d'emblème 
sur beaucoup de blasons d'État ou autres. 
Appliqués sur les objets d'art, ils datent les 
objets de fabrication de 1804 à 181 3 pour 
lesquels la collection commence depuis 
quelque temps. Les candélabres surtout 
sont très recherchés ; il est vrai que presque 
tous les éléments de la sculpture, de la 
ciselure et du bronze de ce temps, sont 
Louis XVI d'éducation et de style. 

AIGUË MARINE. Pierre transparente 
d'un vert bleuâtre, se trouve sur quelques 
bijoux allemands du temps de Louis XVI, 
jolis reflets à la lumière, sans valeur. 

AIGUIÈRE. Vase destiné à contenir de 
l'eau. Son usage, dès la plus haute antiquité, 
était charmant et hospitalier, puisqu'il ser- 
vait aux ablutions manuelles des convives 
dans les repas et dans les fêtes de famille. 
Les anciens la considéraient déjà comme 
un objet de haut luxe, sur lequel s'épui- 
saient les pierres et les ors. Le moyen-âge 



d'objets d\RT et de CUMOSlTi l3 

et la Renaissance dépassèrent en raffine- 
ment les Grecs et les Romains. Le bassin 
est d'une facture plus sobre que Taiguiëre, 
récipient destiné à recevoir Teau ; le frot- 
tement continuel qu'il subissait eut altéré 
ses reliefs; l'aiguière authentique est inap- 
préciable, il faut entasser des ossas d'or sur 
des pelions de billets de banque pour at- 
teindre son prix; par contre^ aucun objet 
n'a plus séduit, appelé les contrefacteurs; 
la mauvaise qualité du métal dans les imi- 
tations est un guide sûr pour découvrir les 
œuvres de mauvais aloi. 

ALABANDINE ou spinelle rouge, plus 
transparente que le rubis, plus pâle. Sans 
valeur. 

ALBATRE. Matière blanche, opaque, 
très facile à travailler. La Renaissance a 
laissé beaucoup de petits tableaux en bas 
reliefe, sujets de sainteté, la Passion ou 
l'Histoire sainte, pour la plupart. Des vases, 
des portraits qui ne valent, que par le tra- 
vail du sculpteur, en général, peu de chose, 
presque rien pour toutes les copies d'antique 
dont l'Italie moderne nous a inondés. 



14 CONNAISSANCES NECESSAIRES A UN AMATEUR 

ALBUM. Nombre de feuillets réunis 
sous une même couverture. Ceux de la 
curiosité viennent habituellement du Japon 
ou de la Chine, ils suivent la valeur et la 
beauté du travail plus ou moins artistique 
depuis 2 fr. jusqu'à 500 francs. 

ALCARAZOS. On nomme ainsi tout 
vase en forme de bouteille, destiné à con- 
server Teau fraîche ; en terre poreuse pour 
ritalie et TEspagne, peu ornementée. En 
porcelaine émaillée avec un teton d'écoule- 
ment sur la pause pour la Chine. Pas de 
valeur. 

ALTO. Grand violon d'une quarte plus 
basse que le violon la ré sol ut. On en 
trouve avec de très jolies volutes sculptées, 
quelques uns anciens ont en plus le mi du 
violon, c'est la viole d'amour. 

ALVÉOLE. Cercle de métal destiné à 
contenir une pierre. 

AMBRE. Résine fossile d'un jaune tendre, 
susceptible de poli. Beaux bouquins orien- 
taux, pour les pipes. Colliers, hochets pour 
les enfants. Qjielques reliquaires, anciens, 
quelques bijoux allemands. Sans valeur. 



d'objets d*aat et de curiosité i5 

AMEUBLEMENT. Ce vocable com- 
prend une foule d'objets qui, tous ou pres- 
que tous, rentrent dans notre cadre. On en 
trouvera la désignation par ordre alpbabé* 
tique dans la suite de ce travail. Disons 
toutefois ceci à titre de remarque curieuse, 
que chez tous les peuples, même ceux qui 
ne s'habillent pas; le premier, souvent le 
seul meuble est un coffre. En Orient, il a 
conservé sa forme de coffre ; en France, en 
Italie, en Allemagne il est devenu le bahut 
s'ouvrant d'abord par-dessus, puis par de- 
vant. Il a été longtemps en bois sculpté, 
le bronze, la marqueterie vinrent. Son ori- 
ginalité primitive se réfugia dans les cam- 
pagnes. En Italie, en Espagne, en Alle- 
magne, en Hollande, l'ameublement est 
tapageur de forme et d'ornementation; en 
France seulement, les spécimens qui nous 
restent des grandes époques d'art, sont 
d'une pureté, d'un goût admirable, et 
d'une exécution très sobre. 

AMETHYSTE. Pierre violette translu- 
cide. Peu de valeur. 

AMPHIBOLE. Minerai opaque, tail- 



l6 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

lable, qui a servi à faire des verres à boire, 
des boîtes, des manches de couteau ; ob- 
jets allemands ou t}Toliens sans valeur 
artistique. 

AMORÇOIR. Petite poire à poudre 
presque toujours en forme de courge, 
quelquefois avec un passage au centre pour 
le doigt : 

En ivoire sculpté ou gravé ; 

En argent sculpté, gravé et niellé ; 

En cuivre fondu et ciselé ; 

En bois de poirier incrusté d'ornements 
en ivoire ou sculpté ; 

En fer gravé ou ciselé ; 

On en trouve depuis 60 jusqu'à 1,000 fr. 
selon la beauté et la conservation par- 
faite. 

La vue seule peut aider à fixer un prix 
à ces objets toujours de luxe. Nombreuses 
contrefaçons. 

AMULETTES. Talismans auxquels la 
faiblesse humaine prête la facuhé de pré- 
server d'un malheur; leur usage est ré- 
pandu chez tous les peuples, mais surtout 
chez ceux de l'Orient. Elles consistent 



d'objets d'art et de curiosité 17 

principalement en mains d'or, d'argent, de 
corail, fermant trois doigts, étendant en 
avant l'indicateur et le petit doigt (faire les 
cornes). On rencontre des pierres fines, gé- 
néralement des turquoises gravées de sen- 
tences. Valeur de fantaisie, peu d'imitations. 

ANACHRONISME. Conmiettre un ana- 
chronisme en matière d'antiquité ou d'ar- 
chéologie. C'est donner des doutes sur 
l'authenticité de l'objet soi-disant retrouvé, 
du fait relaté, de la découverte mise au jour. 
Quelque soin que prenne le faussaire, l'ob- 
servateur trouvera toujours le point vulné- 
rable qui attirera sa critique. Le travail ne 
répondra pas au style ou le style jurera avec 
l'époque vraie, sans compter les preuves 
matérielles, titre d'or ou d'argent trop bas, 
pierres fines de mauvaise qualité et mille 
autres moyens de contrôle que les ignorants 
seuls délaissent. 

ANGOISSE (POIRE D'). Instrument 
en fer ou en cuivre, de la forme d'une 
poire découpée en 4 quartiers s'ouvrant de 
bas en haut au moyen d'un demi-tour de 
la main, faisant mouvoir une vis de rappel. 



l8 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AilATEUR 

Cest le même système d'ouverture que 
pour les parapluies mais en sens inverse. 
La légende rapporte qu'elles servaient aux 
voleurs de nuit. Placées dans la bouche du 
patient, puis ouvertes, elles distendaient 
horriblement la mâchoire. Pourtant j'en ai 
vu une en cuivre tellement grosse qu'au- 
cune bouche humaine n'aurait pu la conte- 
nir ; elle pouvait et devait donc servir à un 
tout autre usage que je ne connais pas. J'en 
ai possédé ou vu plusieurs unies, et je crois 
qu'elles étaient toujours ainsi. On me dit 
qu'il y en a deux gravées à l'eau forte dans 
le goût de Théodore de Bry, que la terre 
soit légère à ceux qui les ont gravées, à 
ceux qui les ont vendues, à ceux qui les 
ont achetées. Celles que j'ai vues et possé- 
dées valaient 50 ou 60 francs. 

ANNEAU. Ornement en métal qui se 
porte autour d'un doigt. Il était un symbole 
d'alliance ou une signature cachet chez 
presque tous les peuples et à toutes les 
époques; il est souvent orné de pierres 
précieuses, de gemmes gravés; en Orient, 
de turquoises gravées, incrustées d'or; au 



D^OBJETS d\rT et DE CURIOSITÉ lij 

moyen-âge et sous la Renaissance, orné 
d'émaux et de ciselures; dans Tlnde, au 
Cambodje, en Chine, en Cochinchine, c'est 
un anneau épais en or finement ciselé avec 
la fantaisie fulgurante de ces pays. Valeur 
à déterminer. 

ANTEPHONAIRE. Recueil de la mu- 
sique religieuse. Les feuilles manuscrites 
sur vélin contiennent souvent des orne- 
ments coloriés et des miniatures ; les cou- 
vertures sont chargées d'ornements gravés 
ou gaufrés au petit fer dans la reliure, et 
souvent de clous gravés et repoussés. Valeur 
à déterminer. 

ANTIQUAILLE, ANTIQUAIRE, AN- 
TIQUE. Je crois pouvoir réunir ces trois 
mots et les citer, pour mémoire seule- 
ment : Ce qu'on entend par curiosité^ ne 
remontait pas beaucoup au-delà du x* siè- 
cle, où finit à peu près ce qu'on appelle 
Yantiquitéy je n'ai pas à m'en occuper, tout 
ce qui peut être utile, ayant déjà été écrit 
sur ces périodes. 

APATITE ou pierre d'amazone trans- 
lucide, souvent d'un vert pâle, mais se 



20 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

trouve aussi d'autres couleurs éteintes. Pas 
de valeur. 

APPLIQIJE. Plateau en métal, presque 
toujours orné, et servant à présenter et 
soutenir une ou plusieurs branches porte- 
lumières. Les appliques apparaissent vers 
les premières années du xvn' siècle, d'abord 
sous forme de grandes plaques de métal 
orné ; beaucoup de cette époque portent 
au centre un miroir destiné à servir de ré- 
flecteur aux bougies. Les hollandaises et 
les allemandes sont presque toutes ainsi. 
Il y en a en faïence de Nevers, Polychrome, 
un buste dont le bras, faisant potence, sou- 
tient une illumination. Plus tard on en 
trouve en bronze, supportant des fleurs en 
porcelaine de Saxe ; les appliques d'église 
sont très souvent ainsi, mais ici le corps 
est en fer. Sous Louis XVI, une tige de 
milieu en bronze supportant des bras à en- 
roulements souvent très riches d'ornemen- 
tation et de ciselures très fines. Le travail 
seul peut en indiquer le prix, qui souvent 
est considérable. Beaucoup d'imitations. 

ARABESQUES, Ornements posés en 



D^OBIETS d'art ET DR CUUOSIT^ 21 

niel, en damasquine, en gravure, en émail 
même, sur les différents métaux dont on 
s'est servi pour les objets d'art. Son nom, 
tout oriental, vient surtout de ce que la 
représentation humaine étant défendue 
dans la religion musulmane (dans la juive 
aussi), Tomementation, seul art resté pos- 
sible, est devenue d'une richesse qui a fait 
choisir le nom d'arabesque pour les orne- 
ments faits sans figures. 

ARBALÈTE, Arme de jet, composée 
d'un fut couvert de plaques en os ou en 
ivoire gravé. Souvent, à l'époque de la 
Renaissance, d'incrustations d'ivoire d'une 
grande richesse, d'un arc en acier rarement 
orné, d'une plaque de détente, d'une dé- 
tente et d'un garde-main ou sous-^arde en 
fer, uni, damasquiné ou ciselé. 

Une arbalète bien conservée, à crane- 
quin, c'est-à-dire avec un cric portatif et une 
manivelle, vaut de loo à 500 francs. Pas 
d'imitations, beaucoup de restaurations. 

ARC. Pièce de bois amincie aux deux 
extrémités, lesquelles sont jointes ensem- 
ble par une corde à boyau, dont la tension 



22 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

fait former au bois un arc. Les arcs de tous 
les pays et de toutes les époques se res- 
semblent, et n'ont de diflFérence entre eux 
que par le bois employé. Les arcs persans, 
chinois, tartares et japonais sont couverts 
de laque à ornements. Peu de prix. 

ARCHET. Baguette garnie de crin qui 
sert à jouer du violon. Les seuls qui nous 
occupent sont les archets cols de cygne, à ba- 
guettes cannelées, xvui* siècle.Petite valeur. 

ARGENTERIE. L'argenterie a pris de- 
puis quelque temps sa place importante 
dans la curiosité. Toutes les pièces ornées, 
ciselées de la Renaissance à l'Empire, eu- 
ropéennes ou asiatiques, sont avidement 
recherchées et valent jusqu'à lo francs le 
gramme. Énormément de contrefaçons, 
allemandes surtout, mais dont la qualité 
très inférieure du métal à essayer doit tra- 
hir l'âge et l'origine. Ordre de valeur. 
Français, Italien, Allemand, Oriental. 

ARME. Voici à peu près le nom de tou- 
tes les armes que peuvent rechercher les 
collectionneurs : 

Arbalète, arc, arçon, arquebuse, bade- 



Domrrs d'akt et db curiosité 23 

laire, baïonnette, bombarde, bracquemart, 
candjar, casse-tête, cimeterre, clajrmore, 
couleuvrine, coutelas, couteau, dague, da- 
mas, dard, épée, épieu, éprouvette, flam- 
berge, flèche, flissah, framée, fusil, hache, 
hallebarde, (armes) d*Hast, jacquemart, 
javelot, kathar, kokree, kriss, lame, lance, 
langue de bœuf, malchus, mousquet, per- 
tuisane, pierrier, pieu, pique, pistolet, poi- 
gnard, poitrinal, pommeau, rapière, sabre, 
schacko, sarbacane, serpentin, tomawack, 
traban, tromblon, vallone. 

ÂRMET. Ce qu'on appelle ainsi est le 
casque complet avec timbre couvrant la 
nuque, un frontal percé pour les yeux, un 
mézail pour la respiration, une menton- 
nière et un gorgerin se fermant par des 
crochets, et le tout s'ouvrant sur deux pi- 
vots placés aux deux côtés du timbre. Uni, 
il vaut 300 francs environ; orné de gra- 
vures et de ciselures, d'incrustations ou de 
damasquines, son prix n'a de limites que 
U fantaisie et la fortune de l'acheteur, tou- 
jours sous condition de sa bonne conser- 
vation et de son authenticité. 



24 CONNAISSANCES NECESSAIRES A UN AMATEUR 

N.-B. — Il V a aussi dans l'annet de 
joute des pièces de renfort, n" 193 de la 
collection P de feu Napoléon III. 

ARMORIAL. Ensemble de caractères, 
d'allégories et de symboles nobiliaires. 
Tout amateur devrait en avoir un; la 
grande quantité d'objets armoriés qui en- 
richissent la curiosité, ne pouvant que ga- 
gner à être déterminée. 

ARMOIRE. Grand meuble fermant à 
deux ventaux pleins en bois de chêne ou 
de noyer, souvent sculptés. On les faisait 
encore, il y a quelques années, en Norman- 
die, avec presque les mêmes sculptures 
que sous Louis XIV, Louis XV et Louis 
XVI. J'en ai vu une avec des attributs répu- 
blicains, le bonnet, le niveau, la réunion 
des trois ordres. Elles valent communément 
de 80 à 150 francs, jusqu'à 300 francs; 
celles de ce dernier prix, d'un travail supé- 
rieur, sont fort rares. 

ARMURE. — Réunion de pièces di- 
verses, destinées à protéger le corps contre 
les coups. Particulière à la noblesse, en 
Europe, elle est souvent ornée. Les sol- 



d'objbts d'art rr db cimiotirtf a5 

dats n'avaient que des parties d'annore, 
ornées plus ou moins pour les officiers, 
selon le grade, surtout en Allemagne. 

Il y a : Farmure européenne, 
Tarmure orientale, 
l'armure chinoise et japonaise. 

Les armures européennes se composent 
des pièces suivantes : 

Ârmet, bouclier, bourguignotte, cabasset, 
casque, cimier, corselet, cotte de mailles, 
cuirasse, cuissarts, brassards, faulcre, fron- 
teau , gantelets , genouillères , gorgerin, 
grèves, haubert, haussecol, heaume, sol- 
lerets, tassettesj passegardes* 

Armure de cheval : 

Chanfrein, mors, poitrail, selle. 

Accessoires : 

Boucle, éperon, étrier, étendard, trophée. 

Voir chaque mot au dictionnaire. 

L'armure orientale se compose des piè- 
ces suivantes : 

Casque à nasal. • 

Cotte de mailles. 

Bouclier. 

Un seul brassard. 

4 



26 OOSHAISSAHCBS N^CESSAIKES A Ulf AMATEUR 

Plaques de buste. 
Bottes, éperons, ètrieis, mors. 
L'armure cliinoise : 

Brassards, casque, cuirasse, jupe, épau- 
lières, bottes, bouclier. 
ARQUEBUSE à mèche. 

— à rouet. 

— à pierre. 

— A mèche, elle est rarement ornée; 
les Chinois s'en servaient encore il y a très 
peu de temps. Peu de valeur. 

— A rouet, les bois sont souvent incrus- 
tés d'ivoire gravé, les canons ciselés ou gra- 
vés, incrustés, damasquinés. Elles valent 
de 50 à 5,000 francs. 

— A pierre, souvent très lourdes, elles 
valent de 50 à 1,000 francs, toujours selon 
la beauté du travail et sa conservation. 
Arrangements nombreux. 

ARTILLERIE. Celle qui nous occupe 
ne se compose que de pièces qu'on peut 
placer dans un cabinet, et qui sont de 
petits modèles et de petit module pour 
la plupart. Il y a parmi, de petits faucon- 
neaux et de petits mortiers qui ont pu 



d'objets d'akt et OK CUUOSITi «7 

servir. Petite valeur, et valeur de décor. 

ASSIETTES. En argent, en émail, en 
éuin, en faïence, en porcelaine, sauf 
celles d'argent, qui ont déjà un poids, 
les autres ne valent que par le décor* 
Blanches, fussent-elles de Sèvres, tendre, 
elles ne valent pas plus de 3 francs ; or- 
nées, elles peuvent valoir : 
Celles en émail. 

De Limoges, jusqu'à 

De Venise, — 
En porcelaine. 

De Sèvres, jusqu'à. 

De Saxe, — . 

De Chine, — . 
En faïence, 

Italienne, jusqu'à. 

De Rouen, — . 

De Delft — . 

Mpustiers, — . 

Les autres porcelaines ou faïences des- 
cendent jusqu'à I franc. 

AUMONIÈRE. Sac en cuir, en velours 
brodé aux armes, ayant un fermoir en ar- 
gent ou en or pour les femmes, en fer 



5,000 francs. 

100 — 

« 

4,000 francs. 

IQO — 

1,200 — 

20,000 — 
400 —- . 
150 — 
120 — 



28 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

pour les hommes, quelquefois ciselé, in- 
crusté. On ne la portait plus dès Charles IX. 
On l'a remplacée beaucoup plus tard par 
le ridicule dont je n'ai pas à parler. Les 
fermoirs fer, ornés, valent jusqu'à 3", 300 fr. 
Nombreuses contrefaçons des fermoirs, 
mais qui sont toutes en fonte de fer. 

AUTEL. D n'y a ici que l'autel porta- 
tif qui nous occupe, tellement rare, d'ail- 
leurs, que je crois pouvoir renvoyer le 
lecteur à la description qu'en donne M. de 
Laborde, dans la notice des émaux et ob- 
jets divers du Louvre : « Un carré long 
a d'au moins vingt pouces, exceptionnel- 
ce lement un disque. Les métaux or et 
« argent doré, les pierres rares telles que 
« le porphyre, le jaspe, l'agate, le marbre, 
a le jais, les bois précieux, l'ébène^ l'aloès, 
a le C3rprès, servent d'encadrement. Ces 
« belles matières encadrées elles-mêmes 
« dans du cuivre, de l'argent doré ou de 
« l'or, travaillés en niellure, en repoussé, 
« en émaillure, et ornés de pierres pré- 
a cieuses. d 

AVENTURINE. Verre, fondu, jaune 




d'obikts o'akt et db cusiOiiTé 29 

ocreuxy semé de paillettes d'or d'un très 
joli effet. Sans valeur. 

ABOUCHE. Chaussure orien- 
tale sans talonnière en cuir de 
mouton, souvent brodée argent 
ou soie, de 10 à 20 francs la paire. 

BACINET. V. casque. 

BADELAIRE. Sabre légèrement re- 
courbé à l'extrémité, fort rare. Ceux que 
Ton a pu conserver, s'ils sont ornés, sont 
chers. 

BAGUETTE à bourrer, orientale, quel- 
quefois damasquinée d'argent ou d'or jus- 
qu'à 20 francs. 

BAGUE. Il y a une telle quantité de ces 
objets que tout le monde connaît qu'il est 
impossible de lui assigner un prix. Celles 
dé la Renaissance jusqu'à Louis XIV, or 
émaiHé, montées de pierres intéressent 
notre publication, elles sont très souvent 
ornées de roses table, rubis table et grenat ; 
sauf de très rares exceptions, elle valent 
éo ou 80 francs. 

baïonnette. C'est un poignard à 
lame droite, emmanchée dans une poignée 



3o CONNAISSANCES NECESSAIRES A UN AMATEUR 

en corne et fer, dont Textrémité cylin- 
drique se fourrait à volonté dans le canon 
d'une carabine. Peu de. valeur. 

BAIN DE PIED. Ce sont toujours de 
grands pots cylindriques à deux petites 
anses en faïence de Rouen ou de Nevers, 
On en fait aujourd'hui des jardinières, et 
je crois que dans l'origine on en faisait 
autant. Les belles sont fort rares, et valent 
jusqu'à 1,000 francs, la plupart, dessins 
bleu sur blanc valent 25 francs. Enormé- 
ment d'imitations. 

BAISER DE PAIX. Plaquette très sou- 
vent au xiv% au xv^, au xvi' siècle, en ivoire 
sculpté, arrondi par le haut, toujours à su- 
jets religieux; leur prix a baissé depuis 
quelques années, sauf pour les chefs- 
d'œuvre en or, en argent, en bronze re- 
poussé, fondu, ciselé, émaillé. Prix à dé- 
battre. Nombreuses imitations. 

BAHUT. Coflfre en. bois sculpté, chêne 
ou poirier vers la Renaissance, ceux char- 
gés des arceaux du xv* siècle, gothique 
fleuri, valent de 60 à 400 francs; ceux 
chargés des beaux ornements de la Renais- 



D^OBJBTS D*AKT IT OB CURIOSITÉ 3l 

sance française^ chimères, godrons, enrou- 
lements d'acantes, peuvent valoir ju^u'à 
10,000 francs. Plus d'arrangements que 
d'imitations. 

. BALANCE. C'est un fléau plus ou 
moins orné dont nous parlons, s'il n'est 
pas . de la Renaissance gravé, orné il ne 
vaut. rien. 

BALDAQÎJIN. Pour mémoire seule- 
ment, pour qu'il vaille quelque chose, il 
faut le trouver avec le lit Louis XIV, 
Louis XV ou Louis XVI qu'il doit com- 
pléter, et encore nos appartements actuels 
se prêtent si peu à l'embarras produit, 
qu'on y a renoncé. 

BALUSTRE. Colpnnette à onglet au 
milieu, deux poires renversées en ivoire, 
ébène, argent ou bronze ; une seule n'a pas 
de valeur; un ensemble devient intéres- 
sant. Petit prix. 

BANC-D'ŒUVRE. Quelques-uns seu- 
lement sont enrichis aux xv* et xvi* siècles 
par des sculptures. Collections savantes. 

BANNIÈRE. Bande d'étoffe avec armoi- 
ries ou emblèmes, peints ou brodés. Près- 



32 CONNAISSANCES NECESSAIRES A UN AMATEUR 

que toutes celles que Ton retrouve étant des 
objets de culte, sont dépréciées par les em- 
blèmes trop partiaux. Prix pour les parties 
brodées non religieuses, le reste nul. 

BAROMÈTRE. Les grands et larges ba- 
romètres ne valent rien, il faut ceux qui, 
formés par une colonne droite de mercure, 
permettent l'encadrement sculpté dont la 
richesse fait le prix à débattre, mais d'au 
moins loo francs. 

BASALTE. Marbre noir qui ne se polit 
pas très bien, mais la finesse de son grain 
le rend d'une belle opposition au marbre 
blanc. 

BAS-RELIEF. Haut-relief; toute sculp- 
ture de toute époque, l'effet est indiqué par 
le mot. Le prix ne peut être déterminé que 
sur le vu de l'objet et de la matière dont 
on s'est servi; les plus chers ne sont pas 
sur les matières les plus riches, mais les 
plus dures. 

BASSE ou violoncelle, instrument dé 
musique, forme du violon; On sait les 
prix. 

BASSIN. Presque toujours en cuivre 



d'objbts d'art et di curiosité 33 

repoussé largement d'ornements et de fleurs^ 
cuivre rouge flamands, pour la plupart. Pe- 
tit prix. Enormément d'imitations. 

BATTERIE à mèche, à rouet, à pierre; 
seule, elle vaut peu de chose, ses ciselures 
en font un objet que j'ai rarement vu dé- 
passer loo francs. 

BAUDRIER. Bande de cuir ou d'étofie 
destinée à porter l'arme. Petite valeur. 
Les peintres les recherchent pour l'é- 
tude. 

BÉNITIER PORTATIF. Celui que tout 
bon chrétien a au-dessus de son lit avec la 
branche de buis bénit; en or, argent^ orné 
de pierres précieuses, de coraux, de gem- 
mes, d'émaux, de sculptures, de gravures ; 
en marbre, en pierre, en bronze, en faïence, 
en porcelaine pour toutes les fortunes et 
toutes les pauvretés. Prix de vue. Beaucoup 
d'imitations. 

BERCEAU. Toujours en bois sculpté. 
Prix de fantaisie. 

BEURRIER. Toujours en faïence ou en 
porcelaine ; le plus souvent en faïence de 
Delft, bleu, rouge et or sur blanc ; il vaut 

5 



34 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

ainsi jusqu'à 150 francs en bleu, 20 francs 
en porcelaine de Sèvres, Prix de vue en 
porcelaine ; pour toute autre provenance, 
peu de chose. 

BERYL. Pierre fine, émeraude pâle. 

BIBLIOTHÈaUE. Meuble dont la vue 
seule peut aider à déterminer le prix. 

BIJOUX. Les bijoux de toutes les épo- 
ques; objets toujours traités avec grand 
soin et portant l'empreinte du goût de 
terroir et d'époque sont très recherchés. Les 
plus beaux et les plus chers pour le travail 
sont ceux de la Renaissance. Les bijoux 
montés de Strass sont très imités, faciles 
qu'ils sont par le prix infime de la matière. 

BISEAU. L'angle obtus que l'on trouve 
aux bords et aux contre-glaces de l'époque 
Louis XIV. 

BOIS DE CERF de Rennes. Valeur 
commerciale selon la régularité des an- 
douillers. 

BOITE à thé en laque, sans valeur ; les 
autres boîtes sont généralement de petit 
prix (Voir Coffire). 

BOL. En porcelaine de Sèvres tendre, 



d'obists d'amt bt ob curiosité 35 

dore ; de Saxe, de Oiine, du Japon toutes 
porcelaines ou £sâence de Delft, de Rouen, 
de Nevers, d' Apt ; valeur selon le décor, 
toujours sous la condition de la parfaite 
conservation et à condition que la pièce soit 
sans cassure ni fêlure, intacte enfin. D y 
en a aussi de persans, d'orientaux, en ar- 
gent, surtout en cuivre. Petite valeur. Une 
grande quantité, allemands, Louis Xm, 
Louis XIV, Louis XV, Louis XVI en 
argent, repoussé, pas toujours d'un tra- 
vail de bon goût. Beaucoup d'imitations de 
ces derniers, maïs sur matière très basse. 

BOMBARDE. Pour mémoire elle n'en- 
tre dans la curiosité qu'à titre scientifique 
et de souvenir. 

BONHEUR DU JOUR. Petit bureau 
surmonté d'un corps à deux portes et fond 
de glace, meuble Louis XVI, presque tou- 
jours en acajou avec bandes de cuivre, ga- 
lerie au-dessus, patins et boutons de poi- 
gnée; de 50 à 150 firancs. 

BONBONNIÈRE. En or, argent, gem- 
mes, taillés, ornés d'or, d'argent et de 
pierres précieuses, ornés d'émaux ; ciselés, 



36 CONNAISSANCES NECESSAIRES A UN AMATEUR 

gravés, renfermant dans leur espace tout le 
génie artistique et décoratif des époques 
Louis XrV, Louis XV, Louis XVI et plus 
tard objets chers par la matière et le travail ; 
en écaille blonde, en écaille brune, en corne, 
toujours enrichies le plus possible. C'est sous 
quelque matière que ce soit le plus char- 
mant objet qui puisse orner une collection 
même moderne. 

BORDURE. (Voyez Cadre). 

BOSSE. Bosselage. On appelle ainsi les 
reliefs produits sur un métal ductile par les 
repoussés intérieurs. 

BOSSETTE. Ornements repoussés sur 
métal et que l'on place aux deux côtés 
d'un mors. Petite valeur. 

BOUCLES A ARDILLONS. Sous 
Louis Xin. Pour joindre et fermer les 
baudriers et les ceinturons en fer générale- 
ment, quelquefois gravées. Petit prix. 

— De soulier, en argent montées de 
strass, sont très recherchées, depuis lo jus- 
qu'à 200 francs ; 

— De culotte, en argent montées de 
strass, depuis lo jusqu'à 30 francs; 



d'objsts d'akt bt PB cusiotiTi 37 

— De ceinture, en argent montées de 
strass, depuis 60 jusqu'à 300 francs; ces 
dernières sont quelquefois ornées de minia- 
tures. Valeur à déterminer. 

— D'oreilles; ici, l'objet est tellement 
nombreux et varié que la vue seule peut 
en déterminer le prix. 

BOUCLIER. Depuis le bouclier de Char- 
les DC au Louvre, bouclier inappréciable, 
jusqu'au bouclier de tôle battue, qui 
vaut 10 francs, on passe par tous les 

prix, toutes les admirations, et toutes 

les déceptions, les imitations, bonnes ou 
mauvaises, étant aussi nombreuses que les 
grains de sable au fond de la mer. 

BOUILLON DE MARIÉE. (V. Coupe 
d'accouchée). 

BOULE CHINOISE. Boule en ivoire 
sculpté, découpé, dans laquelle, par un 
procédé ouvrier que je ne connais pas, les 
Chinois parviennent à enfermer jusqu'à 
douze boules jouant les unes dans les au- 
tres, et toutes sculptées et découpées. Mal- 
heureusement, travail toujours le même, et 
qui, depuis Julienne, a fait baisser le prix 



38 COlCNAISSAMCn IfAciSSAnsS A UN AMATEUR 

jusqu'à ne pas couvrir même la main d'œu- 
vre chinoise, qui n*est pourtant pas chère. 

BOUQÎJIN. (Voyez Ambre). Vieux li- 
vre (mais les livres ne nous regardent 
pas). 

BOURDALOU. Récipient en porcelaine, 
étroit et long, garni d'une poignée, quel* 
quefois décoré. Service particulier des da- 
mes. Jusqu'à 500 francs selon le décor. 

BOURGUIGNOTTE. Casque. Un tim- 
bre rond surmonté d'une petite pointe, un 
couvre-nuque, deux couvre-oreilles, une 
visière au travers de laquelle passe un na* 
sal mobile à l'orientale. De 40 à 150 francs. 

BOURSE. Deux plaques d'émail de Li- 
moges, Laudin ou Noailhier, cousues sur 
un fond de velours se fermant par un 
cordon. De 80 à 150 francs, xvn' et xvm** 
siècles. Imitations. 

— A quêter, en velours, souvent brodées 
d'armoiries en relief. De 20 à 50 francs. 

BOUTEILLES en verre de Venise, xvi« 
siècle, de Bohème, xvn* et xvin* siècles, 
en grès, en porcelaine de Chine, du Japon. 
Valeur sdon k beauté, mais celles de 



Chine seulement peuvent atteindre jusqu'à 
300 francs. 

BOUTEROLLE. Le bout de métal qui 
termine le fourreau de Tépée ou du sabre. 
Petite valeur. 

BOUTONS. En toutes matières, avec 
tous ornements. Prix à déterminer, selon 
sunout la conservation et le nombre suffi- 
sant pour rhabit. Nombreuses imitations 
de ceux montés en strass. 

BOUTS DE TABLE. Petits flambeaux 
à deux branches, presque toujours Louis 
XVIy et plus près de nous. En argent ou 
en bronze. Valeur de vue. Salières doubles, 
en argent ciselé, jusqu'à 200 francs la 
paire ; en porcelaine de Sèvres, de Saxe, 
jusqu'à 250 francs la paire. Valeur de 
décor. 

BRâŒLET. Ornement tout antique ou 
tout moderne, dont on trouve très peu 
d'exemplaires dans les époques dites de 
curiosité, sous Louis XVI pourtant, mais 
dont les médaillons d'attache seuls se rap- 
portent à ce travail ; quelquefois ornés de 
miniatures plus ou moins précieuses. 



40 CONNAISSANCBS N^EMAIRBS A UN AHATEUR 

BRAdUEMART. Épée courte et large. 
Les ornements de la poignée lui donnent 
quelquefois une valeur considérable. Fort 
rare, recherches d'imitations presque ja- 
mais réussies. 

BRASERO. Bassin en cuivre rouge, re- 
poussé, posé sur un pied en fer forgé, 
à enroulements nombreux. Jusqu'à 400 
francs. 

On en fait encore en Espagne de pareils 
aux anciens ; ce n'est pas là ce que j'ap- 
pelle l'imitation, c'est simplement la suite 
de l'habitude. 

BRÈCHE. Marbre à tons différents, où 
le violet tendre et le jaunâtre se mêlent 
agréablement. 

BRELOQUES. On en trouve beaucoup 
en onyx, montées en or, garnies de roses, 
représentant des têtes de nègres coiffées d'un 
turban. En or, montées d'objets rappelant 
une époque politique, ou plus tard de grosses 
topazes, de cornalines rouges, de jaspes 
dans toute l'Europe. Valeur à déterminer. 

BROCART. Étoffe de soie, brochée 
soie, or ou argent. Valeur de vue. 



d'oiusts d'aat et de cinuosiTé 41 

BROCATELLE, Marbre qui se rap- 
proche de la brèche^ mais à pudduigs 
plus serrés. Étoffe brochée sans impor- 
tance. 

BROC EN PORCELAINE. En faïence de 
Rouen. Ce sont les plus beaux ; ils valent 
jusqu'à 200 francs. Eii faïence de Nevers, 30 
à 40 francs. En argent; ce sont des fan- 
taisies particulières presque toujours sans 
ornements. 

BRODERIE. Toutes les époques, tous 
les pays en produisent. C'est le premier 
art et l'art étemel des femmes, où se reflè- 
tent toutes les modes, tous les goûts, 
tous les styles. La vue seule peut aider à 
en déterminer la valeur qui peut être in- 
fime et considérable. 

BRONZE. Le cuivre mêlé d'alliages. 
Toutes les époques d'art nous ont laissé 
des œuvres et des chefs-d'œuvre en cette 
matière. Plus près de nous, les Boulle, 
les Gouthière, les Keller et tant d'autres, 
nous ont laissé des chefs-d'œuvre inappré- 
ciables, mais malheureusement pas inimi- 
tables. 

6 



42 COICNAISSANCBS NéCESSAIKES A UN AMATEUR 

BRULE-PARFUM. Une cassolette en 
or, argent ou bronze, surmontée d'un cou- 
vercle percé de trous. Objet éminemment 
oriental. Il y en a de forts beaux^ persans, 
en argent repoussé. Les plus intéressants 
sont en émail cloisojmé de la Chine. Vases 
quelquefois d'un mètre de diamètre, avec 
couvercle, montés sur animaux Êmtasti- 
ques ou trompes d'éléphant, le tout en 
émail cloisonné, enrichi de parties dorées. 
Ceux-là valent jusqu'à 15,000 francs. 

BUIRE. (V. Aiguière). 

BUFFET. Meuble à deux corps, celui 
du bas avançant de quelques centimètres, 
à quatre portes battantes, tiroirs mobiles 
en haut de la partie inférieure, en chêne 
ou noyer sculpté, depuis 60 jusqu'à 2,000 
francs, de la Renaissance à Louis XŒ. 
Plus tard, rejeté en face des meubles de 
BouUe, il se réfugie dans les campagnes, 
et tombe à la menuiserie. Beaucoup d'imi- 
tations. 

BUREAU plat. Une table en bois de 
rose, en bois laqué, souvent orné de beaux 
bronzes Louis XIV et Louis XV, surmontée 



d'objbts d'art bt db cuftjosiTÉ 43 

d'un casier et d'un mouvement de pendule, 
également enrichi de beaux bronzes Louis 
XIV et Louis XV ; dos d'âne en acajou, 
avec un quart de cercle mobile retombant 
pour cacher les papiers, Louis XVL Les 
deux premiers peuvent atteindre de très 
hauts prix, les derniers valent jusqu'à 1,500 
francs, très beaux. 

n y en a aussi Louis Xm, plats, avec 
deux rangées de tiroirs à droite et à gau- 
che, un vide au milieu pour les jambes, 
bois noir, marqueterie de cuivre, d'étain, 
d'ivoire, de bois, de couleur, qui peuvent 
valoir jusqu'à 4,000 francs. 

BURETTES. En dehors de celles d'é- 
glise, qui sont toujours en métal, or, ar- 
gent ou cuivre, elles sont en verre de 
Bohême taillé, et valent de 20 à 50 francs 
la paire. 

BURGAUDINE. Nacre à reflets prisma- 
tiques. Burgau. Ornements découpés et 
produits avec la burgaudine. (Incrusté en 
burgau). 

BYSANTIN. Je note ce mot, parce 
qu'on a appelé ainsi, pendant longtemps, 




44 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

les émaux de taille de Limoges, auxquels 
depuis on a restitué leur vrai nom. . 

ABARET. Porcelaine, faïence, 
argent ou or. Cabaret tête-à- 
tête, deux tasses et soucoupes, 
un sucrier, une crémière, le plateau. De 
toutes ces pièces en porcelaine, le plateau 
est la plus rare. 

Je n'ai vu et possédé en faïence de 
Hochst qu'un seul exemplaire de cabaret 
complet en faïence, il valait 200 fir. il y a 
vingt-cinq ans. 

En porcelaine de Sèvres, il peut aller 
selon le décor jusqu'à plusieurs milliers 
de francs ; en porcelaine de Saxe, jusqu'à 
plusieurs centaines de franc3. En argent, 
en or, presque toujours seulement son 
poids. 

CABASSET. Casque en calotte pointue 
à petit bord circulaire plat, commençant à 
couvrir des compagnies entières. On le 
trouve plus souvent uni, il vaut alors 25 fr. 
à peu près. Paraissant à la fin du xvi** siè- 
cle, leur ornementation moins pure de 
style, moins belle d'exécution, ne leur 



d'obikts d'amt kt db cuKiotrrt 45 

laisse jamais atteindre de hants prix, soit 
au plus 3,000 fr. 

CABOCHON. Nom d'une pierre fine 
taillée en hémisphère, sans ùcettes. Rubis, 
prismes d'émeraude, tous les œils-de- 
chat, la turquoise, le grenat, la pierre de 
lune sorte d'œil-de-chat ; toutes pierres 
dont cette forme fait chatoyer les reflets 
nacrés. 

CACHEPOT. Vase en porcelaine, en 
f^ence. Ceux en porcelaine de Sèvres ou 
de Saxe, seuls, ont une valeur artistique et 
commerciale. Qjielquefois considérable 
pour les Sèvres selon le décor, et pour les 
Saxe jusqu'à 2,000 francs la paire, tou- 
jours intacts. 

CACHET. Petit bijou en toutes ma- 
tières précieuses ou non qui se portait 
avec la montre, contenait à la base 
soit une figure gravée en entaille, soit 
les armoiries du propriétaire. Valeur de 
vue. 

CADENAS. Le nom indique la forme 
et l'objet (sans valeur). 

CADRAN. On les trouve ornés de tou- 



48 CONNAISSANCB8 NéCBSBAIRES A UN AMATEUR 

roses, décorent souvent les porcelaines de 
Sèvres ou de Saxe, et maniés par d'habiles 
artistes, leur donnent des prix souvent 
considérables. 

CâMâIL. Pèlerine à capuchon destinée 
au prêtre. On le trouve en étoffe brodée 
en dentelle. Valeur à déterminer. 

CAMÉE. C'est le nom générique donné 
à toute pierre sculptée en relief. L'antiquité, 
la Renaissance nous ont laissé en ce genre 
une foule de chefs-d'œuvre sur toutes sor- 
tes de pierres fines. On en trouve aussi dits 
camées coquille, sculptés sur morceaux 
de coquillage. Ceux-là ne valent aucun 
prix appréciable. 

CANAPÉ. La richesse et la conserva- 
tion parfaite de la sculpture des bois, et 
des étoffes Brocard, tapisserie, soie qui les 
composent, leur donnent un prix à débat- 
tre; Louis XIV, Louis XV, Louis XVI. 
Plus près de nous, ils ne sont pas encore 
entrés dans la curiosité. 

CANDJAR. Poignard turc légèrement 
recourbé à rextrémité, fourreau souvent 
en argent. Les prix de ce dernier article 



d'objets d'art et de cuuotiTé 49 

ont beaucoup baissé depuis quelques an- 
nées, la banalité des objets orientaux en 
général en éloigne les amateurs. 

CANNE. La pomme seulement, fer, or, 
argent, cuivre, pierre, porcelaine de Sè- 
vres, Saxe, Vitiy, vaut quelque chose selon 
la beauté du décor, mais j'en connais peu 
qui dépassent loo fi:. 

CANNETTE. Elles sont presque toutes 
en grès, en faïence de Nuremberg, et, bas- 
ses d'époque valent de petits prix. 

CANDÉLABRE. Flambeau à plusieurs 
branches. On le trouve quelquefois en 
argent Louis XIV, Louis XV, Louis XVI, 
rare et fort cher. Plus souvent en bronze 
pour les mêmes époques. De plus, ceux 
du premier enjpire entrent dans la curio- 
sité, mais ceux seulement supportés par 
des figures de femmes nues ou habillées. 
Le modèle en étant presque toujours fort 
beau, les contrefaçons qui portent en 
grande quantité sur les époques antérieu- 
res, xvn^ et xvm* siècles (en raison du haut 
prix qu'atteignent ces objets), sont très 
habilement et très dangereusement faites. 

7 



. I 



5o CONNAISSANCES NÉCESSAUBS A UN AMATEUR 

— Candélabre d'église. Sa destination 
particulière le rend moins important pour 
la collection; on ne recherche guère 
que les rares spécimens antérieurs au 
xvn' siècle. 

CANTINE. Objet chinois ou japonais, 
boites en laque entrant Tune dans l'autre 
pour former un tout> cubique ou cylin- 
drique. Petit prix. 

Il en existe aussi en porcelaine. Petit prix. 

CAPARAÇON. Valeur pour les brode- 
ries. 

CARIATIDES. Figures destinées à sou- 
tenir un entablement quelconque, n'ont pas 
de raison d'être sans l'objet auquel elles 
sont appuyées, en toute matière. 

CARQUOIS. Récipient destiné à rece- 
voir des flèches. Petite valeur. 

CARREAUX. En faïence de Perse, 
prix : 100 fr. ; en faïence de Delft, Louis 
XIV, Louis XV, de i à 30 fr. ; faïence 
émaillée, française ou italienne, de 2 à 
100 fr. Renaissance et antérieure. 

CARNET. Louis XVI, valeur par les 
fermoifô et la broderie. Petite valeur. 



d'objets d'art et de curiosité 5i 

CARTEL. Pendule terminée en pointe, 
destinée à être accrochée au mur; vers 
Louis XIV a remplacé la religieuse, l'hor- 
loge devenue coucou. 

En bronze, valeur de 200 à 1,500 fr. 
Nombreuses contrefaçons. 

CARTOUCHIÈRE. Baudrier de cuir 
auquel pendent de petits cônes tronqués, 
servait pour l'arquebuse Louis Xm, 30 
à 5Q francs; l'orientale pour le pistolet 
est à peu près pareille, mais en maro- 
quin rouge ; le baudrier de nos chirurgiens 
militaires peut en donner une très bonne 
idée. 

CARABINE. (Suite de l'Arquebuse). 

CASQIJE. Nom générique de toutes 
les armures de tète. On n'a conservé 
le nom qu'aux casques d'une forme que 
les collectionneurs commencent à cher- 
cher pour les indices régimentaires de 
tous pays. 

COFFRE-FORT. On en cite un tout 
ciselé en fer. Ceux que j'ai constamment 
vus sont des caisses carrées en fer de éo 
à 70 centimètres cubes peints, avec une 



32 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

serrure très compliquée, sous le couvercle, 
une clef énorme, valant de 30 à 150 fr. ; 
objet lourd, incommode et sans intérêt. 

ÇASSE-TÊTE. Arme sauvage toujours 
en bois très dur, quelquefois sculptée. 
Petit prix. 

CASSOLETTE. C'est très souvent une 
petite boîte en or, argent formant bre- 
loque de montre, contenant une odeur de 
mode et percée de trous laissant échapper 
le parfum ; Louis XIV, Louis XV, Louis 
XVI, premier Empire et suite. C'est aussi 
un vase quelquefois en argent, presque tou- 
jours en bronze, dans lequel on brûle un 
parfum que des trous placés au couvercle 
laissent échapper. C'est presque toujours 
un morceau charmant, réunissant toutes 
les grâces de la sculpture et toutes les fines- 
ses de la ciselure. Beaucoup d'imitations. 

CAUSEUSE. Bois sculpté et étoffe (V. 
Canapé). 

CÈDRE. On trouve en ce bois des croix, 
des reliquaires incrustés de nacre découpée 
dits (Travail de Liban). Petit prix. 

CEINTURE. La boucle seule, pour les 



d'objets d'aST et de CUKIOtITÉ 33 

européennes, a une valeur; les orientales, 
depuis la Hongrie jusqu'à l'Inde sont en 
métal or, argent ou cuivre. Valeur de 
poids et de pierres ; 

— Ceinture de chasteté, fort rare ; T Al- 
lemagne nous a inondé de contrefaçons il y 
a douze ans, à l'époque du succès de celle 
de Cluny; 

— Ceinturon militaire intéressant seule- 
ment pour la plaque. 

CELADON. Email unicolore de tous 
tons, posé sur la porcelaine de Chine ou 
du Japon. Le plus commun est le gris ; les 
plus beaux sont le bleu en pois, dit ciel 
après l'orage; le rouge dit haricot rouge; 
le jaune d'or. Les céladons sont presque 
toujours craquelés; les anciens sont fort 
chers, les nouveaux faits par les indigènes 
pour l'exportatioa ne valent rien. 

CHAINE. 'Or, argent, cuivre- presque 
toujours sans valeur artistique. 

CHAIRE. Siège en bois. Valeur de vue, 
XIV*, XV* et XVI* siècles. 

CHAISE. La chaise proprement dite ne 
commence guère que sous Louis XV; lé- 



54 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

gères, bois sculpté, étoflfes plus ou moins 
riches. Valeur de vue. Chaise à porteur, 
celle-ci enrichie de tous les caprices de la 
peinture, de la sculpture, peut valoir jus- 
qu'à 12,000 francs. 

CHALIT ou ciel de lit. Il supportait des 
pentes en tapisserie. C'est à ce point de 
vue seulement qu'il est nommé ici. 

CHAMPLEVÉ. Se dit de la ciselure 
faite d'après dessin ou au hasard sur fer 
uni. C'est à la fois le modèle et l'épreuve, 
unique par conséquent ; c'est une œuvre 
d'art qui joint le mérite de l'invention à 
la difficulté du travail. 

CHANDELIER. A toutes époques, en 
toute matière, en tous pays ils ont la même 
forme, l'ornementation seule en détermine 
le prix. Contrefaçons innombrables. — 
D'église déterminé par ses attributs. 

CHANFREIN. L'armure en fer qui cou- 
vrait la figure du cheval; ce sont les orne- 
ments repoussés, ciselés qui en déterminent 
la valeur. 

CHAPPE. Vêtement d'église en forme 
de manteau ; la broderie, la tapisserie qui 



d'objets d'art et DB CUSIOStTi 35 

l'oment et l'étoffe qui la fonne lui donnent 
seuls une valeur, toujours sous condition de 
conservation parfaite. 

CHAPELET. Quelque beau et riche 
qu'il soit, petite valeur. 

CHASSE. Du X* au xvni« siècle, toutes 
les richesses de la nature et des arts con- 
temporains. L'or, l'émail, les pierres pré- 
cieuses. Pendant cinq cents ans c'est la 
plus belle fabrication de Limoges, les prix 
augmentés pour le beau ont fléchi sur l'or- 
dinaire. Beaucoup de contrefaçons. 

CHASUBLE. Comme la chappe. Prix 
déterminé par l'étoffe et la beauté des or- 
nements. 

CHATELAINE. Plaquette articulée, 
pouvant supporter cinq breloques. En or, 
argent, cuivre. Louis XV, Louis XVI. Prix 
de vue, beaucoup d'imitations. 

CHATON. Enveloppe de la pierre pré- 
cieuse, or ou argent. 

CHAUFFERETTE. En cuivre repoussé 
d'ornements. Petite valeur. 

CHAUSSURE. Si rare et si peu ornée 
généralement, qu'il est impossible de lui 



56 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

assigner un prix, sauf pour les mules 
Louis XV, Louis XVI, qui valent jusqu'à 
150 francs, et les bottes militaires Renais- 
sance ou Louis XIV, qui valent 50 francs. 

CHAUSSE -PIED. Toujours formé d'une 
corne de bœuf. Sa gravure ou sa sculpture 
le font valoir quelquefois jusqu'à 300 francs. 

CHEF-D'ŒUVRE. La pièce qu'éuit 
tenu de fournir l'apprenti qui était reçu 
compagnon. Ceux que l'on trouve le plus 
souvent sont des clefs quadrangulaires, 
toutes découpées à jour, à peigne, valant 
jusqu'à 300 francs. C'est absolument le 
même modèle pendant deux siècles. En 
thèse, chaque métier ne travaillait absolu^ 
ment que les métaux de son métier. 

CHEMINÉE. Les sculptures, montants, 
plinthes, lui donnent quelquefois une va- 
leur considérable, xv®, xvi*. Plus près de 
nous, les marbres précieux, les bronzes, en 
peuvent faire une chose de haut prix. 
Valeur de vue. 

CHENETS. Suite des landiers. Ce sont 
presque toujours des objets d'art où les 
arts de la sculpture épuisent leur génie dé- 



D^OBJETS d'aKT BT DB CUMOtlTé 5j 

coratif. Valeur de vue, de désir et de for- 
tune. Beaucoup d'imitations. 

CHIFFONNIER. Petit meuble à tiroirs 
nombreux, bois de rose, acajou, Louis XV, 
Louis XVI, I" Empire, souvent garni de 
bronzes. Depuis loo francs jusqu'à la fan- 
taisie. 

CHIEN DE FO. En porcelaine de 
Chine, ressemble aux Kings-Charles. Jus* 
qu'à 300 francs la paire. 

CHIMÈRE. Animal fantastique en por- 
celaine, en faïence, en cristal de roche, en 
jade, en pierre de laar, en émail cloisonné. 
Chinois. Valeur de fantaisie et de fortune. 
CHRIST. En toutes matières, surtout en 
ivoire, TeAFet pâle de l'ivoire étant meil- 
leur que tout autre, et se rapprochant beau- 
coup, dans la pénombre, de l'effet humain. 
Valeur de vue. 

Par rapport aux anciens, énormément 
de contrefaçons. > 

CHIBOUQJJE. Pipe de l'Orient. Pas de 
valeur. 

CHRYSOLITHE. Pierre jaune transpa- 
rente. Sans valeur. 

8 



58 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

CHRYSOPRASE. Pierre verdâtre trans- 
parente. Sans valeur. 

CIBOIRE. En or, en argent repoussé, 
ciselé. Valeur de vue. 

CIMIER. La partie supérieure du casque. 

CIMETERRE. Sabre oriental, à lame 
large et recourbée, souvent très riche de 
monture. Vaut depuis 50 jusqu'à 1,000 
francs. Valeur- vénale à part. 

CIPOLIN. Nom d'un marbre verdâtre, 
avec tries droites longitudinales. 

CIRE. Il existe en cette matière de 
nombreux portraits relief, peints de cou- 
leurs naturelles, ornés de joyaux contem- 
porains et d'un charmant modelé; des 
statuettes, des scènes entières, depuis la 
Renaissance jusqu'à l'Empire français. Ita- 
lien, Allemand, mais les cires allemandes 
sont le plus souvent modelées par des ar- 
tistes italiens. L'Italie a beaucoup de scènes 
populaires. Depuis 20 jusqu'à 2,000 francs. 
Valeur d'art. 

CIPPE. Colonne tronquée, brisée, qui 
se place sur les tombeaux. Valeur de vue. 
Marbre ou pierre. 



d'objets d'art et db curiosité Sq 

CISEAUX. Ciselés, dorés ou incrustés 
d'or à l'orientale. Anneaux or ou argent. 
Petits prix. 

CITHARE. Espèce de guitare. Valeur 
de vue. 

CLAYMORE. Épée écossaise , lame 
droite, fer découpé, entourant complète- 
ment le dessus de la main. Parfois, mais 
rarement des ciselures. 150 francs. 

Claymore allemande, plus petite que la 
précédente; l'entourage de la main est 
moins complet. 50 francs. 

CLAVECIN. Les ornements seuls en 
font le prix. Peinture, sculpture, dorure, 
incrustations d'ivoire. 

CLEF. Les plus chères sont celles or- 
nées à la main, de sirènes ciselées en bosses; 
elles valent jusqu'à 1,500 francs. Toutes 
celles en fer, dont la poignée est ciselée, 
offrent un grand intérêt d'art et de collec- 
tion. Clefs de chambellan, allemandes en 
cuivre doré, toujours décorées d'armoiries. 
Jusqu'à 60 francs. 

CLOCHE. Pour mémoire. Peu de prix. 

CLOISONNÉ. Émail répandu dans des 



60 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

alvéoles de cuivre formant dessin. Objets 
chinois ou japonais. Les cloisonnés chinois 
valent mieux que les japonais, dont les cui- 
vres sont très^ minces. Les deux ont perdu 
dans ces dernières années presque tout leur 
prix, ces peuples en fabriquant des masses 
pour l'exportation, sont par conséquent 
plus ouvriers qu'artistes. La porcelaine cloi- 
sonnée, toute moderne, est sans valeur. 

COCO sculpté. Sans valeur que celle de 
la monture. 

COFFRE, COFFRET. En toutes ma- 
tières, de toutes époques et de tous pays. 
Valeur de vue. 

COUCOU. (Voir Cartel). 

COLLERETTE. Valeur selon la den- 
telle qui la compose, mais généralement 
très petite. 

COLLIER. Les ordres publics et hono- 
rifiques dont ils sont le signe, leur donnent 
une valeur historique, relevée encore par 
le métal, or ou argent, dont ils sont com- 
posés. Ceux antérieurs à la Renaissance 
sont trop rares pour qu'on puisse leur as- 
signer un prix, même approximatif. 



D^OBJETS D*AftT IT DB CUUOtlTé 6l 

COLONNE. (V. Cippe). 

COMMODE. La beauté seule des bron- 
zes et des marqueteries qui les ornent, 
peut leur donner un prix. Leur grand 
nombre en fait la plaie des amateurs ; on 
les dérange à chaque instant pour leur faire 
voir des commodes de commerce, qu'on 
cherche à leur faire passer pour des œuvres 
d'art. 

COMPOTIER en porcelaine ou £ûence, 
Sèvres, Saxe, Delft. Le décor seul leur 
donne un prix de vue. 

COMPTEUR CHINOIS. Sans valeur. 

CONSOLE en fer ciselé, en bois sculpté, 
doré, Louis XIV, Louis XV, Louis XVI ; 
acajou garni de bronzes. Empire. La richesse 
de la sculpture et la beauté des marbres 
qui les couvrent peuvent leur donner un joli 
prix, 500 à ^,000 francs. Les consoles du 
premier Empire commencent à entrer dans 
la curiosité pour la beauté des bronzes. 

CONTRE-BASSE. (V. Violon). 

CONTRE-PARTIE et partie. Dans la 
marqueterie, le dessin enlevé laisse un vide 
dont les contours seulement reproduisent 



02 CONNAISSANCES N&BSSA1RE8 A UN AJfATEUR 

les bords du dessin. Le dessin forme ce 
que Ton appelle partie et le reste contre- 
partie. La partie proponionnellement vaut 
100 francs; la contre-partie 20 francs. 

COQUILLE en nacre sculptée, travail 
du Liban. Sans valeur. 

COR. Trompe de chasse , ancien , 
vaut 50 francs. 

CORAIL. On trouve beaucoup d'œuvres 
italiennes, Renaissance (fin), Henri IV, 
Louis Xni, Louis XIV en cette matière. 
Petit prix. 

CORDOUAN. Cuirs gauflBrés, polychro- 
mes, destinés à la tenture des appartements 
de 40 à 150 francs le mètre. 

CORNALINE. Agate où le rouge do- 
mine, elles sont belles, d'un beau rouge uni. 

CORNE de rhinocéros sculptée, objet 
chinois qui vaut jusqu'à 500 fi'ancs; rare. 

Les cornes de certains bœufs qu'on place 
quelquefois dans la collection, n'ayant au- 
cun travail artistique, je n'en parle pas. 

CORNET. Vase en porcelaine de Chine 
ou du Japon, cylindre avec un bord évasé ; 
le décor en £iit le prix. Le Japon, toujours 



D^OBJETS D^AftT ET DE CUUOftITé 63 

inférieur à la Chine. Cornet à bouqoin ponr 
mémoire. 

CORNEMUSE. (V. Musette), 

COTTE DE MAILLES. Orientales pour 
la plupart. Petit prix, 

COULEUVRINE. Canon très gracieux 
dans sa forme et auquel ses ornements 
peuvent donner un petit prix. 

COUPE. En pierre, en or, argent, bronze, 
émail. Ce sont celles en émail qui, tout 
artistiques, valent le plus cher. Léonard, 
Limosin, Courtois, Suzanne Courtois. Après 
ce sont les Laudin et les Noailhier. Plus 
de prix; imitations nombreuses. 

COUPE D'ACCOUCHÉE. Oi'on ap- 
pelle aussi quelquefois bouillon de mariée. 
En faïence pour l'Italie des xv*, xvi*, 
xvn* siècles, ornées presque toujours de 
scènes se rapportant à la maternité : une 
femme nue, assise ou couchée, à sts pieds 
un amour montrant du doigt l'indice de la 
maternité; de 5 à 1,000 francs, selon la 
beauté de l'exécution, les plus chères sont 
de Gubbio, de Faenza, de CaâFagiolo, enfin, 
des quelques grandes fabriques d'Italie. Plus 



64 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

tard, en France, on les trouve en émail de 
Limoges, Noailhier ou Laudin; jusqu'à 
200 francs pour Laudin; jusqu'à 60 francs 
pour Noailhier. Puis en argent souvent très 
richement ciselé, Louis XTV, Louis XV, 
Louis XVI; en étain dont quelques-unes 
Louis XIV et Louis XV, sont ornées 
comme celles d'argent. De 40 à 70 francs 
étain^ de i à 2 francs le gramme en argent. 
Peu d'imitations. 

COUSSINS. Valent seulement la soie 
qui les recouvre . 

COUTEAU DE CHASSE. Allemand, 
presque toujours garni en argent. 50 francs. 

COUTEAU AUTREMENT. Tous les 
pays, toutes les époques. Les plus jolis sont 
les indiens et les italiens. 

COUTELAS (suite du Couteau). Il ne 
tranche que d'un côté, lame et manche sou- 
vent gravés, armoriés, dorés. 

COUVERT. La fourchette, la cuiller, le 
couteau; objet généralement allemand, 
cuiller, fourchette argent, souvent pliants, 
enfermés dans une gaine en cuir gaufl&ré. 
Vaut rarement 100 francs. 



d'objets d'art et db cusiouTé 63 

COUVRE-PIED. En soie, en velours, en 

dentelle. Valeur de vue. 

CRAQJJELÈ. Se trouve sur le céladon 
comme de nombreuses cassures. 

CRENNEQJJIN. Mécanisme qui servait 
à bander une arbalète en fer. Quelquefois 
gravé, jusqu'à loo francs. 

CREDENCE. Bien qu'on appelle ainsi 
tout meuble à deux corps en bois sculpté, 
je crois que le nom n'appartient réellement 
qu'à un coffre sculpté monté sur jambages, 
laissant un vide et surmonté d'un fond plat 
formant fronton. Vaut jusqu'à 10,000 fr. 
Renaissance française. 

CRÉMAILLÈRE. Pendre la crémaillère. 
Pas de valeur. 

CRISTAL DE ROCHE. La Renais- 
sance a quelques pièces dont la taille, leS 
reliefs artistiques, les montures or, argent, 
émail sont des objets précieux et de haut 
prix. L'imitation allemande moderne, très 
bien faite, très hardiment traitée, est dif- 
ficile à connaître et demande un certain 
soin. Plus près de nous en cette matière, 
plaques, plaquettes, poires, œufs, boules. 



66 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

pièces d'enfilage, pyramides pour les lustres 
et les appliques ; 

De très jolies boîtes-bonbonnières mon- 
tées en or. Imitations; 

Qiaelques reliquaires petits. D y a aussi 
des entailles à personnages et ornements 
gravés en cette matière ; le plus grand nom- 
bre est italien ou allemand; ici encore 
beaucoup d'imitations. Des chapelets unis 
ou taillés, on les fait encore ainsi. 

CROIX. En toute matière, souvent or 
et cristal de roche renfermant des reliques, 
pouvant alors se porter en pendant de cou, 
jusqu'à 1,000 fi"ancs; 

— En bois sculpté de tous les tableaux 
de la Passion, travail russe, d'un petit prix ; 

— En or, en argent. Valeur de travail 
en sus du poids. En toutes pierres précieu- 
ses, valeur à débattre. 

CROSSE. En or, en argent, en bronze 
enrichie de ciselures, d'émaux, de pierres 
précieuses. Très haut prix. En ivoire scul- 
pté, haut prix, beaucoup d'imitations. (Voir 
comme description la notice du Louvre. 
Laborde, 1853.) 



d'objbts d'art et db cuuotiTé 67 

CRUCIFIX. (Voir Christ et Croix.) 

CRUCHE ou cruchon, en grès de Flan- 
dre; en grès uni de Munich forme de 
flûte, vaut jusqu'à 1,000 francs; 

Les autres pansues, ventrues, émaillées, 
polychromes sur moulages fins, valent : 

xvi« siècle, jusqu'à 500 francs. 

xvn^ siècle, jusqu'à 150 francs. 

xvnr siècle, jusqu'à 50 francs. 

Imitations nombreuses, bien faites. 

CUILLER. Presque toujours en argent. 
Ornées à la main de statuettes ou d'ar- 
moiries sur plat, jusqu'à 100 francs la 
pièce. Imitations très bien faites ; 

En bois sculpté, en bois et coraux, 
orientale. Très petite valeur. 

CUIR. GauflFré. (Voyez Cordouan.) Il y 
a beaucoup de petits objets, gaines pour la 
plupart, dorés au petit fer d'ornements de 
fleurs de lys, quelques cofl^es xvi* siècle 
timbrés de très jolis ornements et figures 
doré^ au fer. Petite valeur. 
CUIRASSE. (Voir Armure.) 
CUISSART. (Voir Armure.) 
CUL DE POULE. Forme d'une tasse en 



68 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

porcelaine Sèvres ou Saxe. Valeur de 
décor. 

CUPPA AMATORIA. (Coupe d'accou- 
chée, bouillon de mariée.) 

CURIOSITÉ. Ensemble de tous les 
témoins du passé, art, science, vie usuelle. 

CUSTODE. C'est toujours la broderie 
et l'étoffe qui en font le prix. 

CYMBALE. Orientales, japonaises, fran- 
çaises. Petite valeur. 

jAGUE. Poignard du xv® au 
XVII® siècle, en fer plus ou 
moins orné. Vaut jusqu'à 
10,000 francs. On en a vendu une IJenri 
IV. 12,000 francs. Beaucoup d'imitations 
et d'arrangements. Elles valent plus sou- 
vent de 20 à 100 francs; les extraordi- 
naires sont fort rares. 

DAIS. Ce sont les étoffes qui en tom- 
bent qui seules peuvent valoir, un prix, 
ainsi que celles qui le couvrent. 

DALMATIQUE. Vêtement. Uétoflfe 
seulement peut avoir une valeur. 

DAMAS. Étoffe de soie, brochée. 




O'OWBTS d'art et OB CUEIOSITi 69 

DAMAS. Étoflfe d'acier, très fine, dont 
on fait des sabres, des casques, des bon* 
cliers, des ciseaux, des coupes, des armes, 
des canons de fusil, auxquels objets la 
damasquine d'or ou d'argent dont l'Orient 
use avec profusion, donne un relief artis- 
tique. Valeur bien diminuée par la même 
raison que pour les objets chinois ou ja- 
ponais. Les Orienuux fabriquent pour 
l'exportation. 

DAMASQ.UINE. Les dessins en or ou 
en argent que l'on plaque sur un métal 
étranger, souvent le damas, d'où le travail 
tire son nom. 

DAMES. Damier. On trouve quelque- 
fois les damiers en laque, dames ivoire ou 
os sculpté, chinois. Sans valeur. 

DARD. Arme rarement ornée. Sans va- 
leur. 

DÉJEUNER. Ensemble de tasses, sou- 
coupes, sucrier, chocolatière, crémière, le 
tout en porcelaine de Sèvres, de Saxe, 
de toute autre provenance. Valeur de 
décor. 

DENTELLES. Les plus belles et les 



70 CONNAISSANCES NtCESSAUtES A UN AMATEUR 

plus chères sont celles de Venise, Âlençon, 
Angleterre, puis celles de Valenciennes, 
Bruges, Malines, Bruxelles, Point de Gènes. 
Tous les autres travaux à l'aiguille, espa- 
gnols, portugais, italiens, grecs et alle- 
mands, bizarres dans le dessin, sont sans 
prix. 

DÉVIDOIR. Qjielques-uns sont garnis 
d'ivoire, de bronze. Sans valeur. Les fu- 
seaux seuls, souvent sculptés sur buis, 
valent jusqu'à loo francs. 

DIAMANT. Les ouvrages spéciaux don- 
nent tous les renseignements sur ce car- 
bone, qui n'entre dans la curiosité qu'à 
l'état de comparse. 

DINANDERIE. Tous les instruments de 
la vie familière, en cuivre rouge ou jaune, 
très souvent repoussés au marteau d'orne- 
ments, qui seuls donnent un prix aux 
objets, mais toujours petit. 

DIRCK. Poignard écossais, portant sur 
le fourreau deux petites pièces de service, 
manches en corne, garnis de pierres jas- 
pées ou de pierres transparentes que l'on 
trouve beaucoup en Ecosse ; ils sont sou- 



d'objets D*AKT BT DB CUMOtITi 71 

vent garnis en argent et tous timbrés d'an 
gland de chêne. De 80 à 200 francs. 

DOSSIÈRE. Partie d'armure. 

DRAGEOIR. En or, argent, cuivre, 
souvent en fer repoussé, découpé à jour. 
Vaut alors jusqu'à 100 francs. 

DRAP D'OR velouté de Venise. Le 
nom indique la chose très rare et de haut 
prix, XVI* et xvn* siècles. 

DRESSOIR. Meuble en bois sculpté, 
tout ouvert à partir de hauteur d'appui ; il 
servait à étaler l'argenterie et l'orfèvrerie ; 
autrefois, à la campagne, c'était le vaissel- 
lier. Plus souvent faux que vrai. 

DYPTIQ.UE. Deux plaques d'ivoire 
sculpté, se repliant l'une sur l'autre. L'an- 
tiquité nous en a laissé. Les xn*, xm®, xiv* 
XV*, XVI' siècles, aussi ; tous sculptés de su- 
jets religieux. Valeur de travail. Beaucoup 
de contrefaçons. 

— En cuivre, travail russe sans valeur. 
En bois de Liban, incrusté de nacre, sans 
valeur. 




72 CONNAItSANCBS N&BSSAIftBS A UN AUATEUR 

BÈNE. On en a fait, pendant 
toute la Renaissance française 
et jusqu'à Louis XIV, des ca- 
dres à charmantes moulures, petits, ordi- 
nairement; jusqu'à 200 francs. 

ÉCAILLE. A servi avec Tébène pour 
les cadres. H y en a aussi.de la même 
époque, entièrement plaqués en écaille. 
Puis, beaucoup de marqueteries de boule 
sont sur écaille. Puis on a fait de petits 
objets, boîtes, cadres, navettes, souvent 
incrustés d'or et d'argent, bonbonnières, 
tabatières, boîtes à miniatures. Valeur à 
voir. 

U y a de grands peignes découpés à 
jour, sans valeur. 

ÉCHECS. Les jeux chinois, boîte laque, 
pièces en ivoire sculpté, sont peu estimés. 
Les échiquiers Renaissance, ébène et ivoire 
gravé, valent jusqu'à 500 francs. 

Les pièces manquent presque toujours. 
J'en ai eu et vendu un jeu, ambre et ivoire 
sculpté, figures militaires, Louis XV, alle- 
mand, 800 francs. 



d'objets o*amt bt db cuftiotiTi 73 

ÉGfflQJLJIER. (Voir Échecs.) 

ÉCRAN. En bois sculpté, doré, le mi- 
lieu en tapisserie au petit point, vaut jus- 
qu'à 1,200 francs. Les tapisseries des 
Gobelins, 2,000 francs. Les milieux en 
soie, en broderie, valeur de vue. 

n y en a en acajou, Louis XVI, Valeur 
de vue. 

En acajou, plus près de nous, pas de 
valeur. 

ÉCRIN. La boîte où Ton enferme les 
bijoux et matières précieuses. Sans valeur 
nominale. 

ÉCUELLE. (Voir Bouillon de Mariée.) 

ECU. Bouclier peint ou repoussé^ aux 
armes du possesseur. Fort rare. Prix à 
débattre, xiv*, xv* siècles. Écusson. Id., 
mais plus petit et sur argent ou sur or, 
quelquefois émaillé. 

ÉGLOMISE. Bien que le terme soit 
connu dans toute la curiosité, je ne l'ai 
trouvé dans aucun dictionnaire. C'est une 
peinture sur fond d'or, collé sur verre ou 
cristal. On en trouve depuis le xm® siècle 
jusqu'à Louis XVm. Sans valeur. 



xo 



74 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

ÉMAIL. Ce mot est tout un livre, et 
nous renvoyons au catalogue du Louvre 
complet. Mais ici encore, beaucoup d'imi- 
tations. 

ÉMERAUDE. Corindon vert, pierre pré- 
cieuse. 

ENCADREMENT. En poirier, en 
ébène, en écaille, pour la Renaissance 
jusqu'à Louis XIV; .en bois sculpté, 
doré, depuis; quelquefois, pour les petits 
objets, en or, en argent, en bronze. Valeur 
de vue. 

ENCENSOIR. En or, en argent, en 
cuivre, le tout repoussé, ciselé, émaillé, 
quelquefois orné de pierres précieuses. 
Valeur de vue. 

ENCOIGNURE. Petit meuble en bois 
d'amourette, en ébène, en bois de rose, 
orné de bronzes, de marqueterie de cui- 
vre ou de bois, couverte d'un marbre. 
Valeur de vue, mais toujours au moins 
100 francs. 

ENCRIER. Italiens en bronze, généra- 
lement XVI® siècle, puis en toutes sortes 
de matières, et chargés de tous les orne- 



d'objets d'art bt de curiosité 75 

ments de la mode contemporaine. Valeur 
de vue. 

ENTRE-DEUX. (Voir Console.) Aussi 
petit meuble marqueterie, bois rose, quel- 
quefois, souvent même, garni de bronzes. 
Valeur de fantaisie. Louis XIV, XV, XVI. 
Plus près de notre époque, ils sont encore 
sans valeur, sauf ceux du premier Em- 
pire, dont les bronzes peuvent être très 
beaux. 

ÉPAULIÈRE. Partie de Farmure. 

ÉPÉE. Nom générique de toute arme 
à lame droite et longue. C'est presque 
toujours une œuvre d'art où se résu- 
ment les travaux et le goût de toutes 
les époques. L'épée peut se payer de 20 à 
20,000 francs. 

La vue seule peut permettre de l'appré- 
cier. La Renaissance surtout, a laissé en 
ce genre des œuvres merveilleuses en fer 
ciselé, damasquiné, incrusté d'or, garnies 
même de joyaux et de camées précieux. 
Louis XIV, Louis XV, Louis XVI. Épées 
plus petites, plus légères, moins intéres- 
santes pour la plupart, mais se relevant 



76 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

SOUS Louis XVI par un travail exquis de 
composition et d'exécution. 

L'épée se compose de pommeau, fusée, 
garde, barrettes, coquille, talon, lame ; le 
fourreau de la cbappe en haut, de la bou- 
teroUe en bas. 

Aux X*, XI*, xn% xin% xiv*, xv« siècles, 
pommeau, poignée, barettes en croix, lame. 

Au XVI* siècle, pommeau, fusée, garde, 
pas d'âne, quiUons relevés et abaissés. 

ÉPERON. En fer ciselé ou uni, quelque- 
fois incrusté ou damasquiné, fort rare à 
trouver, très beau. Ceux que l'on trouve 
le plus souvent sont espagnols, petits, da- 
masquinés, un peu ouvrés, presque mo- 
dernes, et valent de petits prix. 

ÉPI. Ensemble de pièces de faïence ou 
d'étain, que l'on plaçait sur la crête d'une 
maison, xv* et xvi* siècles. Avec masca- 
rons, ornements, polychromes, joli effet 
décoratif. Jusqu'à 300 francs. 

ÉPIEU. Arme de chasse rarement ornée. 
Petite valeur. 

ÉPINETTE. Piano plus petit que Piano- 
Forté, marqueterie d'ivoire, bois rose mar- 



d'objets hI'amt bt de cukiosit^ 77 

quêté, bois sculpté, peintures et vernis 
Martin, peu de Bronzes. Prix de fantai- 
sie. 

ÉPROUVETTE. Espèce de pistolet sans 
canon, avec une plaque, cran à ressort qui 
servait à éprouver la force de la poudre. 
Sans valeur. 

ESCABEAU. Siège en bois, sans dos- 
sier, quelquefois sculpté. Peu de valeur. 

ESCARCELLE. (Voir Aumonière.) 

ESCOPETTE. Très petit fiisil dont le 
canon se termine en bouche très large, à 
pierre, souvent richement damasquinée d'or 
et d'argent, incrustée au bois d'ornements 
or ou argent. 

Turc ou Espagnol, de 60 à 500 francs. 

ESPADON. Large lame à deux tran- 
chants, quillons droits, pommeau lourd. 
Prix d'ornements. 

ESPONTON. Demi-pique à fer quel- 
quefois gravé, ornements ou armoiries. 
Petit prix. 

ESTOC. Épée à lame large de deux 
doigts environ, longue de trois pieds. 

Pommeau lourd, quillons droits, qui se 



78 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

pendait à l'arçon de la selle^ quelquefois 
ornée, mais rarement. De 100 à 150 francs. 

ESTRAMAÇON. (Presque comme l'es- 
toc et l'esponton). 

ÉTAGÈRE. (Voir Crédence.) 

ÉTAIN. Pièces nombreuses, basses épo- 
ques d'art, petit décor. Peu de prix. 

Très belles pièces Renaissance, Briot, 
E. Delaulne, nombreux plats allemands, 
d'un bon style et d'une jolie exécution. De 
100 à 1,000 fraûcs. 

ÉTENDARD. Valeur historique. 

ÉTOLE. Valeur nulle. 

ÉTRIER. Fort rare à trouver, beau et 
vrai. 

— Orientaux^ Espagnols, Arabes, Mexi- 
cains, en fer large, sans prix. 

— Chinois, Japonais, en bronze, sans 
prix. 

ÉTUI. Il peut être en or ou argent. 
Louis XIV, XV, XVI j plus près de nous. 
Valeur d'exécution. 

En cuir gaufré, frappé. Petit prix, sauf 
ceux de trousses Renaissance jusqu'à 
Louis Xm. 




D^OBJETS d'a&T et DM. CUEIOtXTi 79 

ÉVENTAIL, Ici Tart du peintre, da 
sculpteur en ivoire, ont déployé toutes 
leurs grâces et tout leur talent. Valeur de 
vue, souvent considérable. 

Les éventails allemands ou hollandais 
sont de petit prix. 

Les éventails chinois ne. valent, ceux en 
argent que le poids, les autres rien. 

lÂIENCE. Il y a des travaux à 
nombreux, si complets sur cet 
article que je n'en parle que pour 
mémoire. Les Jacquemart, les Demmin, 
les Laborde, les Ris-Paquot, etc., ont tout 
dit et n'ont rien laissé à glaner après 
eux. 

FANNION. (V. Étendard.) Drapeau 
plus petit qu'on appelle aujourd'hui gui- 
don. 

FANTOCONI. Stamette italienne dont 
la figure et les mains seules sont sculptées et 
peintes couleur nature, le reste du corps est 
ajusté d'étoffes, costumes siciliens ou napo- 
litains. Peu de prix. 

FAUCRE. Morceau de fer placé à droite 
de l'armure et destiné à soutenir la lance 



8o CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

dans le mouvement de charge, rare et rare- 
ment orné, mais intéressant. 

FAUDE. Jupon de Tarmure, on sait les 
prix. 

FAUTEUIL. (V. Chaise.) Siège où Ton 
trouve assis des supports pour les bras, en 
bois sculpté chêne, noyer, doré, peint; 
couvert de cuir gauflFré, en Portugal et en 
Espagne ; Louis XIII, Louis XIV, Louis XV, 
en Flandre, en Allemagne, en France, tout 
sculpté jusqu'au xvi* siècle; puis panout 
recouvert d'étoflFes, velours, soie, tapisse- 
rie, etc. Valeur de vue. 

FER A REPASSER flamand quelquefois 
orné. Peu de prix. 

FERMAIL. En or, argent, bronze, 
émaillé, gravé, ciselé servant à joindre les 
deux côtés du manteau autour du cou ou 
sur l'épaule. Fantaisie. 

Fermoir de livre en or ou plutôt argent 
ciselé. Valeur de vue. 

FERONNIÈRE. Chaînette d'or dont le 
milieu est une pierre précieuse et se trouve 
placé au milieu du front. Valeur de joyaux, 
il ne doit plus s'en trouver d'ancien. 



d'objet d'a&T BT OB CUMIOtlTi 8i 

FICHE. Pandlëlogramme en argent plus 
souvent nacre, quelquefois ivoire plat; et 
servant à représenter à un jeu une valeur 
de convention. Presque tous ceux qui 
existent sont chinois, gravés, modernes. 
Peu de valeur. 

FQJGRANE. Bijouterie faite avec des 
fils d'argent réunis en dessin et soudés. 
Gènes, Naples, Venise ont le monopole de 
ce travail de petit prix. 

FLACON. En or, en argent, en porce- 
laine. Sèvres, Saxe, Wedgwood, Chelsea, 
Vitry. En cristal de roche, en toute ma- 
tière précieuse; avec tous les enrichisse- 
ments de l'an et du luxe. Valeur de vue. 
Louis XIV, Louis XV, Louis XVI et de- 
puis. Chinois, japonais. 

FLAMBEAU. En fer, en argent, en 
bronze, en porcelaine de Chine (service 
Louis XIV); en faïence Nevers ou Delft, 
ou émail Limoges ou Saxe. Valeur de 
vue, imitations innombrables. 

FLAMBERGE. Lame longue ; s'emploie 
en littérature mais ne répond à aucun objet 

en curiosité. 

II 



82 CONNAISSANCES NÉCESSAntES A UN AMATEUR 

FLÈCHES. Je n'en ai vu qu'une seule 
série jolie. Elles étaient japonaises, le cy- 
lindre tenant la pointe, en argent marqueté 
d'or de différents tons. Les autres sont 
toutes des objets sans iniportance et sans 
valeur. 

FLEUR DE COIN. Se dît de la médaiUe 
quand elle est à l'état où elle sort du coin, 
seul état où elle ait de la valeur ; quoique le 
mot ne s'applique pas à l'objet d'art ou de 
curiosité, il n'est pas moins soumis à cette 
loi. 

FLEUR DE LYS. On trouve souvent la 
fleur de lys sur des objets que l'on croit à 
tort être Royaux. Tous les métiers qui ne 
dérogeaient pas, c'est-à-dire qui pou- 
vaient être exercés par la noblesse, tim- 
braient de la fleur de lys. C'était un grand 
encouragement à l'industrie et surtout à 
l'industrie intelligente où se trouvaient 
tous les métiers qui ne dérogeaient : 
Bronze, faïence, or, reliure, gainerie, fon- 
deurs, etc. 

FLISSAH. Sabre-épée arabe, lame en 
fer avec un léger renflement aux deux 



d'objets d'art et de CUUOSITi 83 

tiers, poignée fer et cuivre gravé, fourreau 
bois sculpté, de 4 à 30 francs. Petit ou 
grand. 

FLUTE. Instrument de musique. 
Flûte de Pan^ réunion de roseaux de 
longueur différente, produisant sous le 
souffle humain une gamme. Sans va* 
leur, mais fait bien dans un trophée de 
musique. 

— Hûte douce, se joue par un bec taillé 
en sifflet. 

— Hûte, grand verre de Bohème ou de 
Venise, cône renversé, porte sur un pié- 
douche; ses ornements et sa conservation 
déterminent sa valeur. 

FONTAINE. En cuivre repoussé, avec 
son bassin, vaut jusqu'à 500 francs; 

En faïence de Rouen, jusqu'à 2,000 
francs; 

Sauf celle en forme de poire coupée, 
décor à la corne, qui vaut 150 francs; 

Faïence de Nevers, décor polychro- 
me, 120 francs; 

Faïence Moustier, décor bleu, 150 francs; 

polychrome, 5 00 francs . 



84 CONNAISSANCES NECESSAIRES A UN AMATEUR 

En autres faïences, la vue seule peut aider 
à déterminer le prix. 
FONTE DE PISTOLETS, Valeur 

nulle. 
FOURREAU.En cuir quelquefois couvert 

d'ornements frappés au petit fer .Renaissance 
jusqu'à Louis XIII, la Perse, la Turquie 
encore aujourd'hui , puis on se sert beau- 
coup de galuchat blanc ou vert, puis de cuir 
fauve ou plutôt noir, enfin, de métal cuivre 
et fer. Prix de fantaisie pour toutes époques. 
Les fourreaux devant toujours être accom- 
pagnés de la lame et de la poignée pour 
avoir une raison d'être. 

FRAMÉE. Lances des Gaulois et des 
Francs. Fantaisie. 

FRANaSQUE. Hache des Gaulois et 
des Francs. Fantaisie. 

FRANGES. Renaissance, Henri IV, 
Louis Xm, servaient à border la gar- 
niture des sièges, des couvertures, des 
lambrequins, des pentes et rideaux. Fan- 
taisie. 

FUSEAU. L'extrémité supérieure en 
France, en Allemagne, en Hollande, est 



d'objsts o'ast bt db curiosité 85 

très souvent sculptée de personnages, de 
30 à 100 francs. 

FUSIL. L'arme qui fait suite à l'arque-* 
buse. 

— Fusil arabe, grenadières en argent, 
souvent incrusté de corail. Fantaisie. 

— Fusil monténégrin tout couvert de 
plaques de fer repoussé, une multitude de 
petites tètes humaines, toujours les mêmes, 
120 francs. 

Pour le reste, voir Arquebuse. 

AINE. (Voir Étui et Fourreau). 
GALOUBET. Flûte douce à 
trois trous, il y en a en ivoire 
sculpté au sifflet, toujours une tète de 
goule. Petite valeur. 

GANT. Le gant ancien, brodé com- 
mence à se rechercher^ fort rare. Petite 
valeur. 

GANTELET. Partie d'armure, en suit 
le prix. Pourtant, seuls ils peuvent avoir 
une grande valeur. L'objet étant facile à 
garder, placer, et d'un joli effet. Beaucoup 
d'unis modernes, mais mal faits et ne de- 
vant pas tenir le gant. 




86 CONMAIjISANCES NECESSAIRES A UN AMATEUR 

GARDE. Ce qui termine la poignée de 
Tépée et sert à couvrir la main en 
avant. 

La coquille est une grande garde qui 
couvre la main tout entière,suit les prix de 
l'épée. 

GARNITURE. On appelle ainsi en cu- 
riosité un vase, deux cornets, un cornet, 
deux vases pareils de décor ou trois po- 
tiches et deux cornets pareils de décor en 
porcelaine de Chine ou du Japon, ou en 
faïence de Delft. La garniture de cinq pièces 
intactes a parfois une valeur considérable, 
de trois pièces, selon la grandeur et la 
beauté. 

En faïence de Delft, la garniture varie 
de 30 à 1,000 francs. 

GARDE-FEU ou garde-cendres, en fer 
quelquefois, plus souvent en bronze, pres- 
que toujours en bronze, n'a commencé à 
être en usage qu'au rapetissement des 
cheminées Louis Xm, Louis XIV, Louis 
XV, Louis XVI, premier Empire. 

Plusieurs d'un modèle et d'une exé- 
cution superbe, valent de hauts prix. 



d'objets d'amt et de cuuotrr^ 87 

Ceux du temps de Louis XVI, sont les 
plus chers. Valeur de vue, imitations nom- 
breuses. 

GAUDERON ou godron, repoussé en 
forme de doucine et en suite régulière sur 
un objet en argent, en cuivre, en tôle de 
fer ou sculpté sur les autres matières qui 
ne supportent pas le repoussé. 

GEMME. Nom générique des pierres 
précieuses : diamant, rubis, émeraude, 
saphir, topaze, améthyste, agates, jaspes, 
cornalines, onyx, sardoine, turquoises, 
lapis -lazuli, grenat, jade, labrador, 
cristal de roche, chrysoprase, chtysolite^ 
aiguë marine et quelques autres qui, 
peu employées,^ ne doivent pas être nom- 
més. 

GENOUILLÈRE. Partie d'armure. 

GIBECIÈRE. (Voy. Aumonière.) 

GIRANDOLES. Candélabres à plusieurs 
rangs de lumière, en bronze alourdi de 
cristaux. Valeur de vue, fort rare, beau et 
vrai. 

GLACE. Le miroir avec son encadre- 
ment. La beauté de l'encadrement déter* 



88 CONNAISSANCES NÉCESSAIKBS A UN AMATEUR 

mine toujours la valeur de la glace ou 
plutôt du miroir , depuis 20 jusqu'à 
3,000 francs; une encadrée de bronze, 
Louis XIV a été vendue 15,000 francs. 

GOBELET. Presque toujours en argent 
repoussé et ciselé, beaucoup d'œuvres alle- 
mandes des XVI* et xvn* siècles, de 70 à 
150 francs; 

Les œuvres françaises du temps de 
Louis XIV sont godronnées au piédouche, 
souvent gravées d'armoiries ; même prix. 

Les gobelets français ou italiens de la 
Renaissance, fort rares, sont plus chers. Peu 
d'imitations, elles sont en bas argent; par 
conséquent faciles à reconnaître. 

GORGERIN. Partie d'armure, se trouve 
souvent seul et a une valeur propre selon 
son travail et sa conservation. Partie de 
trophée. 

GOURDE. Bouteille portative ronde, 
quelquefois gravée. Sans valeur. 

GOURMETTE. Partie du mors. Rien 
seule. 

GRANIT. Marbre très dur, le plus beau 
et le plus employé est le granit rose. 



d'objets d'art bt db curiosité 89 

GRAVURE. Sur tous objets d'or, d'ar- 
gent, de fer, de cuivre, d'ivoire, d'ébène, 
de gemme, à la pointe ou au pointillé. La 
gravure à la pointe, est toujours plus in- 
téressante. 

GRENAT. Pierre rouge foncé, très com- 
mune. Sans valeur. 

GRÈS. (Voir Chope, Cruche.) 

GRÈVES. Partie d'armure qui couvre 
les jambes, a une valeiur personnelle. A 
voir. 

GRIFFON. (Vok Chimère.) 

GRILLES. En fer forgé, ciselé, repoussé, 
grille d'escalier ou de porte. Depuis de 
simples barreaux jusqu'à la belle grille^ porte 
du salon d'Apollon au Louvre. Tous les 
prix, même tous les rêves, xv* au xix' siè- 
cle. 

GRIOTTE. Marbre rouge taché de noir 
et veiné de blanc, d'un bel effet. 

GROTESQ.UE. Masques sculptés, rieurs 

ou figurines fantaisistes dessinées. C'est 

souvent le décor des faïences de Moustiers, 

bleu sur blanc. 

GUÉRIDON. Petite table ronde à un 

12 



go CONNA1S8AMCB8 NiCK$8AlRES A UN AMATEUR 

seul pied, habituellement, on en trouve 
aussi quelques-uns Louis XVI et premier 
Empire à 3 pieds en bronze ciselé, dessus 
en marqueterie ou en mosaïque de Florence 
ou de Rome. Valeur de fantaisie. 

GUIPURE. (V. Dentelle.) 

GUITARE. Instrument à cordes à fond 
plat, il y en a Louis XV, Louis XVI, fran- 
çaises, italiennes, espagnoles de fort jolies, 
elles valent de 100 à 500 francs; sauf de 
très rares exceptions d'une richesse inouïe. 
Je me sers du mot à dessein. 

GUZLA. Mandoline orientale souvent 
incrustée de nacre. Petite valeur. 

ACHE. En dehors des francis- 
^ ques il y a des haches suisses 
xvi^ et XVII* siècles très larges, 
emmanchées d'ivoire gravé d'un travail 
peu soigné, 40 «\ 70 francs ; le fer est presque 
toujours uni. 

HAICK. Vêtement léger oriental en 
châlit. Pour mémoire. 

HALLEBARDE. Le plus souvent en fer 
uni du XII* au xix* siècle, de 10 à 100 fr. 
Qjiand la pièce est ornée, gravure, ciselure. 




D^OBJBTS D*ART BT DE CURIOSITB 9I 

damasquine, incrustation; la beauté du tra- 
vail seul peut en déterminer le prix. 

Enormément d'imitations, mais généra- 
lement mal faites, très faciles à recon- 
naître. 

HAMPE, le manche de la hallebarde, 
seul il n'a pas de valeur. 

HANAP. (Voir Gobelet.) Généralement 
c'était un gobelet plus grand qui servait à 
porter les toasts. 

HARPE. Les harpes du temps de 
Louis XVI seules ont un prix appréciable, 
souvent à la volute d'une sculpture déli- 
cieuse couverte de dessins en vernis Martin. 
Conservées elles peuvent valoir, mais très 
belles, jusqu'à 1,200 francs. 

HAST. Les. armes d'hast sont toutes 
celles qui lancées, blessent en piquant : 
lance, flèche, javelot, épieu. (V. ces 
mots.) 

HAUSSE -COL. Partie de l'armure. 
(V. Armure.) C'est une pièce entière d'une 
jolie forme, qui se vend souvent seule et qui 
vaut toute seule. En fer jusqu'à Louis XIII, 
puis en cuivre. 



92 CONKAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

HAUTBOIS. Instrument à anche. Pas 
de prix. 

HAUBERT. Cuirasse ancienne ou plu- 
tôt blouse de mailles. Trop rare pour pou- 
voir l'apprécier. 

HEAUME. Casque complet. (V.Casque.) 

HEMATITE. Pierre noire, fine. Camée 
ou entaillée sur hématite. Pierre rare peu 
chère néanmoins. 

HEURTOIR. Marteau de porte, x« au 
XVI* siècle. Souvent en fer, quelquefois 
mais rarement orné, fort cher lorsqu'il est 
orné surtout, du xiv* au xv* siècle, à partir 
du xvi*" en bronze jusqu'à nos jours. Valeur 
de vue. Les heurtoirs italiens sont les plus 
chers, mais beaucoup d'imitations. 

HORLOGE. (V. Canel.) 

HYACINTHE. Pierre transparente, 
rouge-brun. Pas de prix. 

A DE. Pierre opaque, semi- 
transparente susceptible de poli, 
vert olive, le plus beau, ver- 
dâtre , gris, presque blanc, en majeure 
partie; objets chinois. Valeur très tom- 
bée. 




d'objets d^art et de curiosité 93 

JASPE. Pierre dore, opaque, de tous 
tons, vert profond. 

Jaspe sanguin, vert taché de points 
rouges. 

Jaspe d'Egypte ou caillou d'Egypte, 
jaune terreux avec bandes différentes de 
ton. 

Jaspe fleuri, de tous les mêlés, d'un très 
joli effet. 

Jaspe d'un beau rouge veiné. 

Les Anglais ont, vers Louis XVIH, une 
faïence dont les tons jaspés, fleuris sont 
d'un bon effet. Petite valeur; il existe aussi 
un verre de Bohème, même époque, mêmes 
tons, même valeur. 

JAVELOT. Arme d'hast sans valeur. 

JETON. (V. Fiche.) 

JONQUE. Modèle de vaisseau chinois 
en ivoire, en argent, en pierres fines, en 
cristal, en pierre de Laar. Sans valeur autre 
que celle du métal ou de la pierre. 

ATHAR. Poignard indien. La 
main prise entre deux bandes 
d'acier parallèles, saisit ensem- 




94- CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AUATEUR 

ble deux balustres transversaux, un H 
dont la traverse serait double. En damas 
souvent ciselé, garni d'or, d'argent, omè 
de joyaux ou pierres précieuses, quelque- 
fois d'une richesse inouïe, depuis lo francs 
jusqu'à 

KOKRÉE du Nepaul. C'est un poignard 
formant un quart de cercle, de l'extrémité 
du manche à l'extrémité de la lame; la 
lame a au milieu un renflement qui donne 
à l'arme l'aspect du couperet de boucher. 
Quand le manche est orné, ce qui est rare, 
il vaut jusqu'à 200 ou 300 francs, mds gé- 
néralement ceux qui viennent en. Europe, 
sont unis, d'une vilaine fabrication, et se 
vendent 10 ou 15 francs, prix de fan- 
taisie. 

KRISS. Arme de toute la Malaisie, de 
Ceylan, des îles occidentales de TOcéanie ; 
lame souvent flamboyante, souvent manche 
et fourreau en or, enrichis de pierres pré- 
cieuses : diamants, rubis, etc.; ciselé et 
repoussé d'une façon curieuse et artistique 
(goût et style indien). Manches en ivoire 
découpé, sculpté, argent,' ébène, bois pré- 




d'objets d'ast bt db cuuouté 93 

deux. On dit que les indigènes empoi- 
sonnent les lames quelquefois. Arme de 
tous prix, à partir de 25 francs sans aucun 
ornement. 

ABRADOR. Pierre opaque à 
reflets nacrés, très chatoyants, 
fond blanchâtre. Petite valeur. 

LAMBREQUINS. Bandes tombantes, 
isolées, tenant ensemble par leur extrémité 
supérieure. Ornement très employé , sur- 
tout depuis la Renaissance. A voir. 

LAME. (V. Épée et toutes les armes 
tranchantes.) Les lames qui ont une répu- 
tation en curiosité sont les lames de Tolède, 
sur lesquelles il existe un travail précieux, 
de M. Achille Jubinal , et celles de So- 
lingen. 

La lame espagnole est longue, étroite, 
quelquefois chargée de moulures qui la 
rendent épaisse^ percée de trous pour l'al- 
léger. Il en est de même pour l'italienne 
et la française. 

La lame allemande est toujours large. 

LAMBRIS. Bois sculptés ou non qui 



96 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

courent autour d'une chambre, soit à hau- 
teur d'appui, soit de bas en haut, quelque- 
fois avec des vides pour la tapisserie ou les 
tableaux. 

n reste de fort beaux lambris sculptés, 
dorés même; de toutes les époques. France 
et Italie. Valeur de riche fantaisie. 

LAMINOIR. Je n'en parle ici que pour 
donner une date permettant de recon- 
naître les fers ouvrés, faux. Jusqu'en 1573 
on laminait au marteau; les traces du 
marteau doivent donc se retrouver sur 
toutes les pièces avant et même longtemps 
après cette époque. 

Le premier laminoir a été fait en France, 
en 1553 et appliqué à la monnaie, ce qui 
prouverait qu'il ne faisait que de petites 
bandes sur un métal ductile. En Angleterre, 
cent dix ans après, 1663. Donc tout objet 
en fer laminé au laminoir et paraissant de 
la Renaissance ou d'avant, doit être rejeté, 
les grandes tôles ne sont obtenues que 
depuis 50 ans. 

LAMPADAIRE. C'est une suspension 
en bronze, destinée à recevoir plusieurs 



d'odjbts d'akt bt ob cuuoftiTi 97 

lampes, n'est guère en usage que depuis la 
Restauration, n'a jamais été beau, se perd 
tous les jours. Sans valeur. 

LAMPâS. Etoffe de soie dont les des- 
sins larges sont d'une autre couleur que 
le fond; ancien, vaut jusqu'à loo francs 
le mètre, à condition toutefois qu'il y en 
ait au moins lo mètres d'un seul te- 
nant. 

LAMPE. La lampe juive, sept becs unis, 
pour l'illumination religieuse, un récipient 
pour le dégorgement, une crémaillère pour 
la suspendre, jamais d'ornement, de lo 
à 15 francs; la lampe bretonne ou fla- 
mande, une tige contenant un ou trois ré- 
cipients, montant ou descendant sur la 
tige, de 5 à 10 francs, l'une et l'autre en 
cuivre. 

LANCE. (V. Hallebarde.) La lance dif- 
fère de la hallebarde en ce qu'elle est plus 
petite, n'a pas de crochet de retour et 
que le manche sans ornements, est plus 
court. 

La lance chinoise est recourbée, le 
manche laqué, et vaut jusqu'à 30 francs, à 

i3 



98 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

moins de garnitures riches, ce qui est 

rare. 

La lance indienne et persanne est en 
damas incrusté d'or, elle vaut de 20 à 
150 francs. 

La lance nubienne et quelques autres 
lances de l'Afrique n'ont aucun prix. 

LANDIER. Chenets qui avaient une ou 
plusieurs grilles arrondies pouf recevoir 
des vases où Ton laissait mijoter divers 
ingrédients ; sur le devant ils avaient aussi 
des crocs où s'appuyaient les broches à 
rôtir. Valeur de fantaisie, on en trouve 
quelquefois ciselés et ornés, de 25 à 
200 francs. 

LANGUE DE BŒUF. Lame formant 
du talon à la pointe un angle très aigu, deux 
tranchants, le talon arrondi, les quillons 
suivant la forme du talon; poignée plate 
en ivoire, presque toujours é vidée à droite 
et à gauche pour faire une portée à la main. 
Les deux clous d'attache de la lame au 
manche, font le centre d'une rosace à 
jour. 

Les fourreaux en cuir gauffré à ornements 



d'objets d'art et de cubiosit^ 99 

se retrouvent souvent avec une autre gaîne 
surchargeant la première. Elle sert à un 
petit couteau appelé bastardeau, dont le 
manche peut être en gemme fin, en corail, 
en argent, de looo à 5000 francs. 

Imitations très bien faites, néanmoins 
faciles à reconnaître. 

LANTERNE. En cuivre repoussé, nul 
prix. La Perse en a une ; le dessus et le des- 
sous en cuivre gravé, s'encastrant l'un 
dans l'autre de façon à cacher la lanterne 
proprement dite en papier, se repliant. 

La Chine a la lanterne chinoise que tout 
le monde connaît. Sans valeur. 

Venise a les lanternes de ses gondoles 
qui sont quelquefois des objets d'art en 
cuivre. Petite valeur, 

LAPIS-LAZULL Gemme de couleur 
bleue plus ou moins foncée, comme tra- 
versée ou pointée parfois par des pyrites 
d'or. 

LACIUE. La Chine et le Japon se ser- 
vent de la laque comme en Europe nous 
nous servons du fer et du cuivre. Tous les 
objets de la vie civile, militaire et reli- 



100 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

gieuse sont en laque. Laques noires, rouges, 
dorées, burgautées, aventurinées. 

Les grands prix d'autrefois ont disparu 
depuis qu'on sait que c'est une fabrication 
nombreuse et usagère. 

L'Inde et la Perse ont des laques d'un 
rouge vif, à sujets peints. Pas de va- 
leur. 

LAVE. Concrétion lapidaire dont on fait 
beaucoup de médaillons, pour bijoux en 
Italie. Sans valeur. 

LIAIS. Pierre calcaire d'un grain très fin 
et d'un beau blanc gris, nombreux bas- 
reliefs, statues, pierres tombales. 

LICORNE. Terme et figure de blason, 
surtout du blason de l'Angleterre. 

USSE. (V. Tapisserie.) 

LISSOIR. (V. Presse à linge.) Bois. Pe- 
tite valeur. 

LIT. La plus grande quantité est en 
bois sculpté à simples moulures ou à fi- 
gures. Les lits Louis XVI sont sculptés de 
moulures ornées et de guirlandes de fleurs. 
La France et l'Italie, mais surtout la France, 
sont les seuls pays où, à l'époque de la 



d'objets d'art et de curiosité loi 

Renaissance et avant, le lit, en raison de 
son travail et de sa conservation, ait un 
certain prix de loo à 2,000 francs. Plus 
tard, sous Louis XIV, Louis XV, Louis XVI, 
c'est la France seule qui conserve les prix. 
La Lorraine avec Stanislas et à sa suite, 
copient avec assez de bonheur le style fran- 
çais, mais toujours avec une différence. 
Les lits en acajou garnis de cannelures de 
cuivre du style dit de Jacob, ont aussi un 
certain prix de 800 à 1,600 francs. L'Es- 
pagne a des marqueteries de mauvais goût. 
Beaucoup d'imitations dans tous les styles; 
le seul difficile à reconnaître est le style 
Jacob. 

LUMACHELLE. Calcaire, pierre qui, 
polie, a des éclats nacrés, d'un joli effet. Il 
y a la lumachelle grise, rouge. 

Les brocatelles sont également des lu- 
machelles et se complètent comme ton et 
dispositions conchyologiques. 

LUNETTE. Tube en carton ayant 
d'abord un verre à chaque extrémité, puis 
un verre à l'extrémité inférieure et trois 
dans le premier corps. Je me suis un peu 



I02 CONNAISSANCES NÉCESSAIRBS A UN AMATEUR 

étendu à propos de lunette parce que je 
trouve dans les dictionnaires qu'elle date 
de 1609, due à un Hollandais du nom de 
Metzu. J*ai possédé une longue-vue signée 
et datée; je me rappelle seulement la date, 
1584, faite par un opticien italien (je me 
rappelle ausssi la terminaison euphonique 
du nom) qui logeait au Louvre, à Paris. 
Quere et invenies. Valeur de fantaisie et de 
recherches scientifiques. 

LUSTRE. En cuivre orné de figurines, 
ogives et ornements courants de style go- 
thique très rare, jusqu'à 4,000 francs, ter- 
miné par une boule au-dessus de laquelle 
s'échappe des branchages recourbés, desti- 
nés à supporter un, deux ou trois rangs de 
bougies. En cuivre poli, sans ornements 
pour toute la Renaissance jusqu'au com- 
mencement du règne de Louis XIV. 

Pareil pour toute l'Europe, il se con- 
serve encore en Hollande et en Espagne, 
beaucoup plus tard en Hollande surtout. 
Valeur variée depuis 50 jusqu'à 1,500 fi:, 
seulement par la taille et le nombre de 
lumières. 



d'objbts d'akt bt de cukiositIE io3 

La lampe juive se sunnonte quelquefois 
d'un lustre à deux rangs de bougies, dont 
les entre-deux sont occupés par des fleu- 
rons également en cuivre. Elle vaut alors 
100 francs. 

Puis, le lustre suit le luxe des autres 
ornements d'appartement. Se fait en bronze 
ciselé et doré, se couvre de cristaux de 
roche et de cristaux ordinaires. H peut valoir 
jusqu'à 3 5,000 francs. 

L'Empire le fait si vilain qu'il vaut mieux 
ne pas en parler. 

n y en a en porcelaine de Saxe, mais 
les vrais sont si rares et les faux si nom- 
breux, que je ne puis en parler que comme 
d'un objet de commerce. 

En faïence italienne modernes; 

En verre de Venise modernes; 

En porcel. de Sèvres modernes; 

LUTH. A dos arrondi, à manche ter- 
miné en angle obtus , penché en arrière 
et pouvant avoir jusqu'à 24 clefs. Ses or- 
nements lui donnent un prix à détermi- 
ner. 

LUTRIN. Pupitre en bois quelquefois 



I04 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

sculpté sur lequel on pose à l'église le 
livre des épitres, est souvent surmonté 
d'un aigle en bois sculpté. Très petite va- 
leur. 

LYRE. Sous le premier Empire on a 
refait un instrument de musique ayant la 
forme de la lyre antique, •mais montée à 
6 cordes comme la guitare ordinaire. Sans 
valeur. 

AGOT. On donne spécialement 
ce nom aux statuettes chinoises 
quand elles représentent un 
Chinois mâle; elles peuvent être en porce- 
laine. Valeur selon la taille: 

Depuis 10 francs. 
En bronze. . . . depuis 5 
En cristal de roche depuis 2 5 
En émail cloisonné depuis 150 
En terre émaillée depuis 0,50 c. 
Les ornements en or, argent, pierres 
fines qui peuvent les agrémenter mais ra- 
rement et toujours dans de petits magots 
en doublent au moins la valeur en dehors 
du prix des matières. 
MAIN GAUCHE. Poignard, dont une 




d'obibts d^aat bt db cuuùutè io5 

plaque de fer unie mais portée sur un au* 
tre morceau de fer plat arrondi en demi 
cercle, suivant la courbure de la grande 
plaque ciselé et découpé. La plaque de fer 
formant un triangle arrondi du panneau 
aux deux côtés des quillons , protège en* 
tièrement la main. Le pommeau et les bouts 
de quillons sont quelquefois ornés de go* 
drons. De 25 à 100 francs. 

Quand la coquille est ciselée, repercée à 
jour, elle peut prendre un prix qui varie 
entre 500 et 1500 francs. Très imitée. 

MALINE. (V. Dentelle.) 

MAJOLIQUE. (V. Faience italienne.) 
Hispano-moresque, Sicilo-moresque. 

MALACHITE. Minerai d'un vert ve- 
louté^ se trouve en morceaux assez grands 
pour en faire des colonnes, n'a plus à beau- 
coup près la valeur d'une matière précieuse, 
mais celle d'un beau marbre. 

MANDARIN. Statuettes chinoises en 
bronze, en pierre de Laar, en porcelaine, 
en faïence, en ivoire, en émail cloisonné 
plus rarement; de toutes tailles et de tou- 
tes qualités. Petits prix. 

14 



I06 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

MANDOLINE. Charmante petite gui- 
tare à caisse arrondie, à manche large pour 
l'Espagne , étroit pour l'Italie ; couverte 
souvent de sculptures et de riches incrus- 
tations d'ivoire et de nacre, vaut de 30 à 

300 fraiics. 

On n'a commencé à s'en servir que dans 
les premières années du xvm* siècle. 

MANDORE. (V.Mandoline.)Elle est un 
peu plus grande, recourbée à la volute. Se 
joue de la même façon et vaut le même 
prix. 

MANUSCRIT. Bien que le manuscrit 
fasse partie de la curiosité par ses enlumi- 
nures, sa couverture, ses ornements, je 
n'hésite pas à avouer que le libraire doit 
bien plutôt s'occuper de cet objet et que 
l'amateur doit ici être doublé d'un savant. 

MAQUETTE. Modèle en ébauche sur 
matière ductile, terre, cire molle, d'une sta- 
tue ou d'un relief qu'on exécutera plus en 
grand. La maquette doit être recherchée à 
l'égal du dessin des peintres. — Elle est 
la première pensée d'une œuvre et conserve 
toute la fougue du génie créateur. 



d'objets d*aat et de curiosité 107 

MARBRES. Albâtre d'Iulie, — Oriental. 
Basalte noir grisâtre. 
Brèche violette, — Africaine jaune, — 
tarentaise des Pyrénées, de Marseille, dite 
de Memphis. 

Brocatelle et Lumachelle — Lumachelle 
d*Italie. Brocatelle d'Espagne. — Drap 
mortuaire. Petit granit. Lumachelle de 
Narbonne. 

Campan à variétés, Isabelle verte et 
rouge. 

Cipolin blanc, grisâtre veiné. 

Granit gris-rose d'Egypte, de Corse vert. 

Granitelle ou petit granit moins dur 
que le précédent qui est une roche et sus- 
ceptible de poli. S**- Anne, id. 

Griotte dltalie, de Narbonne. 

Liais S*-Cloud- Arcueil . 

Lumachelle et Brocatelle. 

Malachite. 

Obsidienne, roche vitreuse translucide 
noire , verdâtre foncé. . 

Porphyre, roche à points disséminés sur 
un fond uni. Rouge, antique, vert ophite; 
de Suède. 



I08 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

Porter noir veiné ou semé de jaune. 

Serpentin vert avec des taches rouges et 
blanches. 

Serpentine vert sur vert. 

Turquin bleu sur bleu. 

Marbres à couleurs simples. 

Blanc de Paros, du Pentélique, de Carrare. 

Noir grand deuil et petit deuil veiné ou 
pointillé de blanc. 

Noir antique uni d'un beau poli. 

Rouge antique c. cerise foncée, de Nar- 
bonne. 

Vert antique, vert sur vert. — Campan 
de Corse. V. Granit de cuivre, V. Malachite 
de Suse. 

Gris S** Anne, petit deuil. 

Jaune antique, Nankin de Valmigère, 
Marie-Thérèse, café au lait veiné de blanc. 

Et bien d'autres noms qui tiennent plus 
au lieu de production qu'à la nature des 
marbres : — J'ai rangé ici des matières au- 
tres que du marbre sous une dénomination 
commune, pour la facilité du chercheur de 
toute pierre qui se sculpte. — Pour le reste, 
V. aux mots. 



D^OBJETS d'art ET DE CURlOftITi I09 

MARCASSITE. Pyrite susceptible d'un 
beau poli, on en fait des bijoux sans valeur. 

MARLI. Partie plate qui forme le bord 
d'une assiette ou d'un plat. 

MAROdUIN. Cuir préparé. — On 
donne plus souvent ce nom à du cuir teint 
en rouge, vert et jaune dont on se sert 
beaucoup dans tout l'Orient et au nord de 
TAfrique. 

MARQJJE. Les objets d'or, d'argent, 
d'étain, portent généralement la marque 
des fabricants, du corps d'état et le contrôle 
de la garantie. Ces trois preuves indiquent 
ordinairement l'époque de fabrication d'un 
objet en métal susceptible d'alliage. 

MARaUETERIE. L'Inde a la marque- 
terie en pointe de métal argent et cuivre , 
carrés ou triangles d'ivoires blancs et verts, 
d'écaillé qu'on appelle marqueterie de 
Bombay. Très petite valeur. 

L'Orient tout entier a cette sorte de 
marqueterie, surtout en triangles de nacre 
ou d'écaillé plus ou moins larges. 

L'Italie, la France, l'Espagne, l'Allema- 
gne, font au moyen de l'ivoire des dessins 



I 10 CONNAISSANCES NECESSAIBES A UN AMATEUR 

souvent d'un goût charmant. Depuis 
le commencement de la Renaissance, 
ritalie a commencé la marqueterie de 
bois de couleur, la France a suivi. La 
Hollande, l'Espagne, ont gardé long- 
temps cette marqueterie en l'enlaidissant, 
puis la France fait la marqueterie d'étain, 
de cuivre, d'écaillé, de nacre , et la garde 
seule pendant un siècle à la fin du xvn*, 
elle disparait de l'Europe centrale pour faire 
place à d'autres ornements. 

Il ne faut pas oublier que l'Italie a sou- 
vent mêlé les pierreà fines à ses marquete- 
ries de bois et d'ivoire. 

MASCARON. Figure en relief placée sur 
un objet quelconque. La tête seulement. 

MASSE D'ARMES. Arme de main ter- 
minée par une boule massive en fer, ou 
des ailerons ciselés, gravés. Très rare Euro- 
péenne; Orientale. Damasquinée or ou ar- 
gent quelquefois en beau damas, forgé, en 
forme de tête de taureau ou d'oiseau. Vaut 
de 30 à 200 francs. 

MATHÉMATIQUES (Instruments de). 
Compas, règles, niveau à fil à plomb, 



d'objets d*art bt db curiosité 1 1 1 

équerresy etc., gravés quelquefois. — Fan- 
taisie scientifique. 

MÉDAILLE, MÉDAILLON en bronze, 
rentrent presque tous dans la numisma- 
tique où ils se trouvent décrits minutieuse- 
ment avec les prix. En ivoire, ce sont les 
médaillons français qui ont le plus de prix, 
quoique minime. En faïence, en émail. 
(V. Faïence, Émail.) En buis allemands. 
Renaissance, jusqu'à i,ooo francs. 

MÉNAGÉ. Parties laissées en blanc sur 
un fond de porcelaine de couleur et déco- 
rées autrement que le décor général. Parties 
sur faïence, partie en or sur bronze, en 
bronze sur or ou argent. 

MEUBLES. Composé d'un coflFre en 
chêne pendant longtemps. Encore aujour- 
d'hui, dans tout l'Orient où il n'est pas en 
chêne, mais incrusté de nacre, en laque, en 
bois de Santal ; puis, en Europe, d'un vais- 
selier sans ornements ; puis, le coflfre et le 
vaisselier se couvrent de sculptures. Dès 
le commencement de la Renaissance, le 
bahut, la crédence, le fauteuil, les esca- 
beaux, la table, le dressoir, le coffre de 



112 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

mariage, le berceau, la chaire du maître, le 
banc du réfectoire, le lit, sont sculptés, 
couverts de figures de Rinceaux. 

(Ce ne sont que festons, ce ne sont qu'as- 
tragales) sur noyer, principalement sur 
poirier, quelquefois sur ébène; vers la fin 
du XVI* et au commencement du xvn* siècle. 
Puis les meubles changent de style, de dé- 
cor ; c'est le bronze et la marqueterie d'étain, 
de cuivre, d'écaillé. Les grandes armoires 
s'ajourent pour devenir des bibliothèques. 
La commode, la table de travail, bureau plat ; 
le bureau à tiroirs ou à casiers paraissent. Le 
fauteuil, la chaise, se couvrent de tapisse- 
ries de Beauvais ou des Gobelins ; tout le 
meuble se dore, s'enrichit de bronzes et se 
fait éclatant, de noir qu'il était. Les rideaux 
de soie remplacent les pentes en tapisserie, 
pour le Ut et les fenêtres. Tout l'intérieur 
de la maison s'égaie et flamboie de couleurs 
claires et brillantes. Les laques de la Chine 
ornent les meubles et forment avec les 
bronzés, le plus joli éclat; puis la fantaisie 
rocaille, vient encore s'ajouter à la joyeu- 
seté du mobilier; enfin, le Louis XVI y 



D^OBJETS D*ART BT DE CURIO&ITÉ Il3 

apporte le style grec surbaissé de son épo- 
que^ et le meuble agonise avec les lour- 
deurs de l'Empire, meurt avec Louis XVIII 
et Louis Philippe. L'éclectisme laissé par 
Napoléon m, fait renaître un peu tous les 
styles qui se frottent et se coudoient désor- 
mais dans un même appartement. 

On a tout imité en fait de meubles, sur- 
tout les meubles ayant appanenu soi-disant 
à Marie-Antoinette, mais généralement, 
les imitations ont des fautes de style qu'un 
œil scrutateur et un peu de bon sens font 
découvrir. C'est là comme pour le reste 
des contrefaçons (toujours par quelqu' en- 
droit fourbes se laissent prendre). 

L'Italie, la Hollande, l'Espagne, après la 
Renaissance, cherchent à suivre le goût 
français dans ses diverses transformations, 
et ne font que des meubles lourds, tour- 
mentés, sans goût. La Hollande a beau 
jeter ses marqueteries de fleurs à couleurs 
bruyantes, l'Espagne et l'Italie leurs plaques 
d'écaillé, de nacre et les bronzes dorés et ar- 
gentés, il ne reste dans la curiosité de haut 
goût qu'un meuble, le meuble français. Les 

i5 



1 14 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

autres ne peuvent orner qu'un cabinet de 
bric-à-brac. (Voir aux mots : Armoire, 
bahut, balustrade d'autel, de lit, banc- 
d'œuvre, berceau, bibliothèque, bonheur- 
du-jour, buffet, bureau, cabinet j canapé, 
caisse de sûreté, cippe, chaire, chaise, chif- 
fonnier, commode, coussins, crédence, 
d'appui, dressoir, encoignure, entre-deux, 
escabeau, fauteuil, gaine, guéridon, lam- 
bris, lit, meuble d'appui à bijoux, porte, 
prie-dieu, pupitre, table, table de nuit, ta- 
bouret, toilette, torchère,vaisselier, vitrine.) 

MEUBLES D'APPUI. (V. Encoignure, 
Entre-deux.) 

MEUBLES A BIJOUX. (V. Coffret, Ca- 
binet.) C'est sous Louis XVI qu'il est de- 
venu un meuble portatif, d'une architecture 
où le bronze ciselé remplace tous les orne- 
ments que l'Italie avait jetés sur les meubles 
destinés à contenir les bijoux des femmes. 
Fantaisie très chère et très rare. 

MIROIR. Les Chinois ont un miroir en 
métal poli, dont l'envers est à caractères en 
relief fondus avec le miroir. Sans valeur. 

Les autres miroirs de main, français, ita- 



d'objets D^ART BT DK CUftlOSITé Il5 

liens, espagnols, allemands ne valent que 
par l'encadrement en or, argent, cuivre, 
doré, émaillé, enrichi de pierres précieuses 
quelquefois. Valeur de vue. 

En buis ou en ivoire sculpté, de loo à 
i,ooo francs. Souvent faux. 

En fer ciselé, repoussé, damasquiné. 
Fantaisie très chère, presque toujours faux. 
Porcelaine de Saxe (presque toujours faux). 
Faïence italienne, xvm* siècle. Petit prix. 

Le miroir doit être rond, ovale, à pans ; 
quand il est carré, c*est une glace. (V. ce 
mot.) 

MISÉRICORDE. Dague à lame courte 
et épaisse. (V. Dague.) 

MISSEL. (V. Manuscrit.) 

MITRE. Coifiiire de l'évêque, quand la 
pointe est en face ; de l'abbé mitre, quand 
elle est de profil ; quelques-unes sont cou* 
vertes de plaquettes d'or ou d'argent, et de 
pierres précieuses. 

MOBILIER. (V. Meubles.) 

MONDE D'OR. Pierre à reflets d'or. 
Sans valeur. 

MONTRE. Nous avons dabord la 



I f 6 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

montre ovale, Renaissance. Plus souvent 
en cuivre qu'en argent, dont les prix 
varient de 80 à 600 francs. 

Puis la montre ronde, bien grosse, sou- 
vent en argent, plus souvent en cuivre dont 
le poids a beaucoup diminué la valeur. C'est 
la moins chère des montres anciennes. 

Puis la montre de poche, petite, en or, 
en argent Louis XIV, Louis XV, émaillée, 
enrichie de pierres précieuses et de gem- 
mes : Les gemmes forment aussi les boî- 
tiers, quelquefois garnis en or. Les boîtiers 
s'encastrent et se conservent dans de se- 
conds boîtiers, moins riches que les pre- 
miers, qui se placent eux-mêmes dans un 
troisième boîtier, couvert en chagrin, en 
écaille, et presque toujours garni en cuivre, 
France et Angleterre. 
La montre en or se vend jusqu'à . 600 fr. 

— argent 120 fr. 

— cuivre 50 fr. 

Cristal de roche, jaspé, agate, de 200 

à 800 francs, Louis XVI. 

La montre diminue encore, ne se fait 
presque plus qu'en or, s'attache presque 



d'objets d'akt et db curiosité tiy 

toujours à une châtehine en or ou cuivre 
doré, s'enrichit d*émaux, de pierres pré- 
cieuses, surtout de diamants et de roses ; se 
garnit de jargons, d'or de trois couleurs ou 
d'incrustations d'or sur argent. France et 
Angleterre, et vaut de 60 à 600 francs. 
Louis XVI, République et Empire. 

Puis elle s'aplatit, se couvre d'émaux de 
Genève sur àr ou sur cuivre, se garnit de 
demi-perles à l'entour des cercles, et vaut 
selon son poids d'or, ou 30 francs au plus 
en cuivre. Après elle est la montre mo* 
derne, pas d'imitations. 

MONTURE. Le bronze ou l'argent que 
garnit un vase en gemme, faïence, porce- 
laine, métal, bois, ivoire. Les montures 
les plus belles et chères sont les montures 
françaises et italiennes. Moyen-âge et Re- 
naissance. 

Françaises, Louis XIV, Louis XV et 
Louis XVI. (V. Bronze.) 

MOQUETTE. Etoffe de laine, a le tou- 
cher velouté. Moderne. 

MORESQUE. Alias oriental. Depuis 
l'extrémité occidentale du Maroc en suivant 



I l8 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

le littoral de la Méditerranée, de la mer 
Rouge, de la mer Noire, jusqu'à la mer Cas- 
pienne au nord , Tlndus au sud et à 
l'Orient. 

MORION. Casque léger sans visière. 
(V. Casque.) 

MORILLON. (V. Émeraude.)Emeraude 
l)nite. 

MORS. En Europe, en Asie, en Afrique 
il est le même, rarement orné. Quelquefois, 
sous la Renaissance, on le trouve ciselé; 
en Orient, argenté. Petite valeur. 

MORS DE CHAPE. Agrafe qui retient 
les extrémités supérieures de la chape, 
souvent en or émaillé. Fantaisie^ 

MORTIER. En marbre, de 25 à 50 fr. 

En porphyre, de 100 à 300 francs. 

En bronze coulé, presque toujours orné 
de fleurs de lys (métier ne dérogeant pas, 
fondeur), de figurines, de médaillons; 
petit; à usage ménager, une foule de choses 
que l'on trouve aujourd'hui chez l'épicier 
se concassant dans le ménage au moyen du 
mortier et de son pilon, de 10 à 40 francs. 

mosaïque. Il y a des mosaïques de 



D^OWETS D^ART ET OB CmilOftlTi 1 19 

bois de couleur, de marbres, Florence, de 
pierres et gemmes, Rome . 

De tout temps on a fait de la mosaïque, 
aujourd'hui ce n'est plus un objet de valeur, 
même antique. 

MOUSTIERS. (V. Faïence française.) 

MUFLE DE UON. (V. Mascârons.) On 
trouve souvent le mufle seul, sur un métal 
quelconque, destiné à être posé sur tout 
objet à toute place qui puisse l'accepter. 
Le casque saxon en est souvent garni tout 
autour de sa base; il sert d'attache aux 
cuirasses, en cachant une boucle quelque- 
fois, n caractérise, par sa présence, le 
meuble flamand de la fin du xvT siècle ; 
enfin, on le trouve partout où il peut rem- 
placer le mascaron à tète humaine. 

MULE. Pantoufles à talons très hauts, 
en soie, brodée souvent Louis XV, 
Louis XVI. Petite valeur. 

MUSEROLLE. Espèce de panier en fer, 
découpé en grands ajours, ciselée, ornée, 
que l'on mettait, pour l'enfermer, à la bou- 
che d'une haquenée ou d'une mule, géné- 
ralement aux coursiers montés par une 



1 20 CONNAIS6ANCB8 NECESSAIRES A UN AMATEUR 

femme ou un prêtre. Une belle muserolle 
peut se vendre 500 francs. Pas d'imita- 
tions. 

MUSETTE. Une peau de mouton en 
forme de sac, qui se gonfle au moyen d'un 
soufliet placé sous le bras gauche ou en 
souflBiant par un tuyau, petit bourdon; le 
grand bourdon, la musette proprement dite 
qui, percée de trous, sert à jouer les airs. 

Le grand bourdon est souvent orné de 
métal découpé, entrecroisé, gravé. Le petit 
bourdon et le soufflet sont quelquefois en 
ivoire ou en bois sculpté. La vessie est 
recouverte d'un sac de soie, brodée plus 
ou moins richement. (V. Cornemuse), de 
30 à 200 francs, au-dessus c'est une fan- 
taisie. 

MUSIQ.UE (Instruments de) : Archet, 
basse, bouquin, cistre, cithare, chapeau 
chinois, clarinette, clavecin, clavicorde, 
cloche, contrebasse, cor, cornemuse, cor- 
net, cymbale, épinette, flûte, gong, gui- 
tare, guzla, harmonica, harpe, hautbois, 
instruments chinois et divers, luth, lutrin, 
lyre, mandore, mandoline, musette, orgue, 




D^OBJETS D^ART ET DE CURIOSITE I2I 

piano, pochette, psalterion, quinte, rebec, 
serpent, sistre, sonnette, tambour, tambou- 
rin, tamtam, tarabouka, teorbe, trombonne, 
trompe, trompette, triangle, tympanon, 
vielle, viole, violon, violoncelle. 

lÂCRE. Concrétion dont on a 
fait beaucoup d'applications dans 
la curiosité. La marqueterie. — 
Le Burgaud. (V. ce mot). Des statuettes, 
des manches d'instruments de table et de 
bureau, des boîtes, etc. Il y a des coquilles 
entières polies et sculptées à l'extérieur, 
de sujets de sainteté, on les appelle coquil- 
les de Jérusalem. Elles n'ont pas de valeur, 
non plus qu'aucun objet de nacre. 

NAPPERON. Petite nappe en guipure 
ou en broderie à jour. Fantaisie. 

NARGHILÉ. Bouteille en argent, en mé- 
tal damasquiné, en verre gravé et doré, sur 
le goulot de laquelle on pose un récipient 
pour le tabac; de ce récipient part un tuyau, 
quelquefois plusieurs dont le bout d'ambre 
ou d'ivoire ou d'os, se place dans la bouche 
pour aspirer la fumée. 

En verre il dépasse rarement 20 francs, 

16 



1 22 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

en argent il a d'abord sa valeur matérielle, 
en métal comme du potain avec la couleur 
de fer damasquiné, il vaut^de 60 à 80 francs. 

NARVAL. La dent du Narval est nature 
ou sculptée. Nature elle vaut 200 francs. 
Sculptée elle est presque toujours de l'é- 
poque fin Renaissance et peut valoir jus- 
qu'à 1000 firancs selon la beauté du tra- 
vail. Rare. 

NAVETTE. Je l'ai vue en buis sculpté, 
en écaille, en ivoire sculpté, en porcelaine 
de Sèvres, pâte tendre, en acier poli, en 
fer damasquiné. Valeur de fantaisie. 

NEF, ou plutôt Nauf. C'était une pièce 
montée en orfèvrerie qu'on mettait sur la 
table dans les repas de réception; elle avait 
presque toujours la forme d'un navire. On 
en trouve très peu — Celles que l'on voit 
viennent d'Allemagne et sont fausses, ce 
qui est facile à reconnaître par la mauvaise 
qualité du métal. 

NEVERS. Faïence de (V. Faïence.) 

NICOLO. (Onjrx.) Sardoine, cornaline. 
Le Gemme est appelé ainsi quand une cou- 
che de couleur est posée à plat sur une 



d'objets d'art et de CUUOftITé 123 

autre couche de couleur différente et plus 
foncée. (V. Gemmes.) 

NIELLE. Email noir posé dans une gra- 
vure Élite sur un métal. Le nielle est d'un 
très joli effet sur l'argent. L'Orient a beau- 
coup d'objets niellés. L'Italie sous la 
Renaissance, Venise surtout qui tenait di- 
reaement ses traditions de l'Orient, s'est 
beaucoup servie du Nielle. 

Les armes et fers gravés italiens étaient 
niellés aussi. 

NINI. Nom d'un sculpteur qui faisait 
sous Louis XVI, des portraits, médaillons, 
en terre cuite très dure. 

On désigne toujours ces médaillons si- 
gnés pour la plupart par le nom de l'auteur. 
Un Nini vaut, de 30 à 100 francs. Pas 
d'imitations. 

NOYAU, n y a des sculptés, un ou deux 
connus même d'une façon merveilleuse. 
Haute fantaisie. 

BJETS DE CUISINE ET DE 
MÉNAGE. Nos pères ont tout 
orné, les chenets et les cassero- 
les, le fer et le cuivre et l'étain et le bois ; 




124 CONNAI88AKCES NéCESSAt&ES A UN AMATEUR 

les salières et les casse-noisettes, les pla- 
ques de cheminée et les presses à linge. 
On sent bien que tous ces objets dont les 
plus artistiques sont de la dinanderie ou 
du moulage (V. ces mots) n'ont qu'un prix 
de fantaisie et généralement très bas. 

Les ustensiles de cuisine et de ménage 
étaient à toutes les époques ; selon le climat; 
le plus ou moins besoin de feu les mêmes 
que ceux d'aujourd'hui. 

Qjiand à la sculpture qui orne les ins- 
truments en bois, elle peut généralement 
leur donner un haut prix. L'objet d'utilité 
prime toujours l'objet d'art. Chenets, lan- 
diers, trépied, crémaillère ; broche, tablé, 
escabeaux, séchoirs, baquets, presses, plan- 
che à repasser ; fontaines, bufiets, lampes, 
pelle et pincette, V. soufflets, (V. ce mot), 
casseroles , plats , daubière , turbotière , 
moules à pâtisserie, moulin à épices ; as- 
siettes, bols^ couteaux, cuillers, fourchet- 
tes, casse-noix et noisettes, boîte à épices, 
aiguière et plateau ;cruches, dame-jeanne , 
crocs, plaques de cheminée, bassinoire. 

OBSIDIENNE. Opaque; translucide. 



D^OBJBTS D*AftT ET Dl CURIOMT^ 123 

quelquefois d'un éclat vitreux , noire et 
verte. Ueflfet d'une vitre derrière laquelle 
il est sombre. 

OEIL DE CHAT. Pierre opaque qui 
taillée en cabochon offire les reflets de 
l'œil du chat avec ses éclats fulgurants et 
ses changements de couleur à la lumière. 
Œil de poisson. (V. Pierre de Lune.) 
Ces pierres sont tantôt recherchées tantôt 
abandoiyiées. 

L'Œil de chat, la Pierre de lune, sont 
considérées en Orient comme ulismans 
préservatifs : ce qui les fait rechercher par 
les Orientaux. 

En général, toutes les pierres à reflets 
sont considérées comme talismans plus ou 
moins précieux selon l'éclat du reflet, per- 
dant tout leur pouvoir quand elles perdent 
leurs reflets. 

ŒUF D'AUTRUCHE. Seul il vaut en- 
core de 3 à 6 francs ; il est souvent garni 
d'un entourage en soie rouge et passemen- 
teries d'argent, glands et boutons il peut 
alors valoir 30 francs. 

La bijouterie a laissé en métal des œufs 



1 26 CONNAISSANCES NECESSAIRES A UN AMATEUR 

gros comme des œufs de pigeon dans 
lesquels soat : soit des montres de 70 à 
120 fr., soit des nécessaires à ouvrage de 
dame» soit des flacons à odeurs. Valeur 
de fantaisie. 

OLIFANT. Corne d'appel formée par 
une partie de dent d'éléphant gravée ou 
sculptée. Vaut de 500 à 5000 francs. Très 
rare, rarissime. Il faut bien se dire que pres- 
que tous ceux qui existent sont faux ou ne 
sont pas de l'époque où l'olifant servait aux 
chevaliers et aux paladins, c'est-à-dire 
d'avant 1470. 

OMBILIC. On appelle ainsi le centre 
surbaissé ou saillant d'un plat en or, ar- 
gent, cuivre, étain, faïence, porcelaine, ou 
la partie centrale saillante d'un bouclier. 

OMBRELLE. Objet tout moderne, ainsi 
que les manches chinois en ivoire sculpté 
ou en laque burgautée. 

ONYX. Pierre opaque à raies parallèles, 
de couleurs différentes, plus souvent noir, 
gris et blanc ou brun-violet, gris et blanc, 
tantôt l'une tantôt l'autre de ces couleurs, 
domine. La différence de couleur des cou- 



D^OBjrrs d'art kt dk cuiiotrri 1 27 

ches la fait surtout employer pour le ca- 
mée. 

OPALE. Pierre opaque à reflets nacrés 
très vifs, dite opale à flammes, l'opale à re- 
flets à paillettes. Ce sont les deux qu'on 
recherche le plus en bijouterie. 

OPHILE. (V. Serpentine.) 

ORFÈVRERIE. Nous répétons ici ce 
que nous avons déjà dit. La pureté de la 
matière est une preuve de vérité. La spé- 
culation ne trouvant pas son compte à opé- 
rer sur une matière sans alliage. A toutes 
les époques de fabrication, la marque ou 
contrôle doit se retrouver à défaut de la 
pureté du métal. 

Nous en dirons autant pour l'orfèvrerie 
étrangère en faisant toutefois cette obser- 
vation, que, l'orfèvrerie allemande est la 
plus mauvaise comme alliage, la russe est 
presque toujours niellée. Quant au style, il 
doit porter les caractères du pays et de l'é- 
poque où la pièce a été faite. 

On entend par orfèvrerie tout ce qui en 
matière d'or et d'argent est fait au marteau 
comme forme et comme ornements. Re- 



1 28 CONNAISSANCES Nl£CB8SAIRES A UN AMATEUR 

poussé et ciselé, le cuivre, matière ductile se 
prête aux mêmes travaux, mais l'orfèvrerie 
s'entend des métaux fins. 

Voici les noms des objets le plus habi- 
tuellement traités en orfèvrerie (l'orfèvrerie 
s'allie souvent à la bijouterie) ; accouchée 
(coupe d'), aiguière, applique, autel portatif, 
baiser de paix, boîte ou coffre ou boîtier, 
bossette, bouts de table, {brûle-parfums y or- 
fèvrerie orientale)^ buire, burettes, calice, 
candélabre, chandelier, châsse, ciboire, 
coupe, couvert de table, croix, crosse, 
crucifix, drageoir, encensoir, gobelet, ha- 
nap, hochet, mitre, narghilé-oriental, 
nef, ostensoir, patène, plat ou plateau, 
porte-huiUers , poivrière, reliquaire, ré- 
table, reliure, salière, (samavary orfèvrerie 
russe) , soupière , tabernacle , tasse et sou- 
coupe, tiare, timbale, vaisselle, vase, vidre- 
come. 

ORGUE. Instrument de musique. P. N. 

OSTENSOIR. On le trouve en or, en 
argent, en cuivre doré ou argenté, les 
rayons du soleil qui entourent la lunule, 
quelquefois garnis de pierres précieuses 




d'objets d*akt bt db cuftiotiT< 129 

surtout grenats et rubis, le pied presque tou- 
jours supporté par 4 têtes de chérubins. 
Petite valeur en dehors du métal. 

AGODE. Cest un bijou en forme 
de pagode chinoise ou in- 
dienne. En toute matière, or, 
argent, quelquefois émaillé, orné de pierres 
précieuses ou simplement en bronze ou en 
pierre de Laar. Très petite valeur en dehors 
du métal. 

PAILLON. Métal battu jusqu'à l'état de 
feuilles très minces, colorié, brillant, que 
l'on met dans un chaton, sous une pierre 
ou un verre, pour imiter la pierre fine ou 
simplement donner plus d'éclat à celle-ci. 
On trouve aussi beaucoup le paillon roulé 
dans les reliquaires en papier roulé ou frisé, 
du temps de Louis XTV. 

PAIX. (V. Baiser de paix.) 

PALISSY. Nom resté à la faïence faite 
par Palissy, ou en imitation de la sienne, 
qu'on appelle suite de Palissy. (V. Faïence.) 

PANIER. On les trouve surtout en 

faïence de Rouen^ imitant le jonc tressé, 

en porcelaine d'Allemagne à la suite de 

17 



l30 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

Meisen, avec des guirlandes de fleurs en- 
trelacées dans les à jour des tresses. Petite 
valeur. 

PANNEAU. On nomme ainsi toute 
surface en bois, en marbre, en pierre ou 
en métal un peu grand, couvert de sculp- 
tures; pouvant, en se joignant à d'autres, 
former un tout complet, ou complet seul. 

PANONCEAU. (V. Bouclier.) 

PANOPLIE ou trophée. Réunion sur un 
même panneau d'objets de même nature, 
armes ou armures, instruments de musique, 
de chasse, de pêche, d'agriculture, etc. 

PARAPLUIE ou parasol. Les chinois 
sont les seuls qu'on trouve encore dans 
une collection, mais ils n'ont plus de va- 
leur. 

PARAVENT. Il est en cuir peint et 
doré pour la Hollande; en tapisserie, en 
soie, également en cuir peint pour la 
France, l'Italie et l'Espagne. Il vaut de 
100 à 700 francs. 

PARCHEMIN. Il entre dans la curiosité 
quand il est peint en miniature et détaché 
le plus souvent d'un missel, d'un manuscrit, 



D OBJETS d'art et DE CUEIOSITi l3l 

d'un andphonaire. Valeur de fantaisie. A 
voir. 

PASSEMENTERIE. Elle est toujours un 
accessoire du costume ou du meuble, et 
n'a de valeur que sur, ou avec, ou pour 

Vobj'a. 

PATÈNE. En or, en argent repoussé, 
gravé, ciselé; sert à couvrir le calice. Va- 
leur du métal. 

PATENOSTRES. (V. Chapelet.) 

PATINE. Etat brillant que prend le vieux 
bronze, quoique noirâtre ou verte. C'est 
surtout la patine que poursuivent les imi- 
tateurs. La patine posée disparait sous un 
frottement prolongé. 

PEIGNE. Ceux qui nous occupent sont 
presque toujours en buis sculpté, incrusté 
de cuivre et d'os. Quelquefois en os pla- 
qué et sculpté, mais très rarement. Vaut de 
loo à 600 fr., selon sa] beauté, sa conser- 
vation et son antiquité, ix*, x* ou xi* siècle. 

PEINTURE sur glace. (V. Glace.) Pe- 
tite valeur. 

PELLE et pîncette. On les trouve ornées 
dès leur apparition ; ciselées pendant la Re- 



l32 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

naissance ; ciselées, damasquinées et taillées 
à facettes, plus tard, pour toute TEurope. 
Le cuivre orné remplace pour l'anneau, dès 
Louis XIV, le fer qui les terminait. De 40 
à 500 francs. Peu d'imitations. 

PENDELOQUES. PendriUons. Mor- 
ceaux de verre ou de cristal de roche qui 
ornent un lustre. 

PENDULE. Ici c'est l'Allemagne et 
l'Italie qui prennent la tête; l'Allemagne 
surtout. Il est entendu ici que je ne m'oc- 
cupe point du mouvement, mais de l'exté- 
rieur de la pendule, qui paraît vers la 
seconde moitié du xvf siècle. Les pre- 
mières sont en forme de donjon carré 
surmonté d'un dôme et planté sur une 
base à degrés d'escalier. Gravée de quatre 
côtés, chargée quelquefois aux angles, à 
la pUnthe, au sommet, de sculptures très 
délicates. Quelquefois aussi, la terrasse 
qui entoure le dôme est chargée de sta- 
tuettes qui se meuvent aux heures par 
l'eflFet d'un mouvement mécanique. Pres- 
que toutes les pendules allemandes sont 
en cuivre doré. 



D*OBjrrs d'art bt db cuuositb i33 

Gravées seulement de O9O60 de hauteur, 
elles valent de 40 à 100 francs ; ornées de 
sculptures aux angles seulement, de 300 
à 600 jBrancs; chargées de sculptures, de 
Soo à 2,000 francs ; avec en plus le mou:- 
veinent mécanique de la terrasse, presque 
toujours une chasse au cerf, de 1,200 à 
fantaisie. 

L'Italie apporte dans la construction de 
ses pendules son amour de la couleur. On 
les trouve alors quelquefois en argent en- 
richi de pierreries, très rares et très chères. 
Il y a aussi vers la même époque des pen- 
dules plus ou moins ornées, également en 
cuivre doré, et dont le cadran est hori- 
zontal au lieu d'être vertical comme dans 
la précédente ; elles sont plus variées de 
forme : carrées, polygones, ovales, rondes. 
Elles sont moins ornées que les précéden- 
tes, elles sont à ressort spiral, de 60 à 
200 francs. 

L'époque de l'apparition de la pendule 
à balancier est fixée par l'application du 
pendule aux mouvements horaires, 1657. 
Les premières sont simples, une boite en 



l34 CONNAISSANCES NECESSAIRES A UN AMATEUR 

bois noir contient un mouvement, dont 
le cadran gravé est la seule partie plus 
riche, de 40 à 100 francs. Puis le mouve- 
ment de principal qu'il est jusqu'alors, 
devient accessoire, et la boîte s'enrichit 
de marqueteries, d'incrustations de cuivre, 
d'étain, d'écaillé, de nacre, de cariatides 
en bronze, de bronzes modelés, d'un 
grand mérite quelquefois. La forme de la 
boîte est encore carrée, c'est la plus belle 
forme de ce genre, qui vaut de 500 à 
5,000 francs. Puis, elle se tourmente et 
devient la. forme dite violon, qui est la 
décadence. Alors l'Allemagne reprend la 
fabrication et concurremment avec la 
France, qui continue d'abord la marque- 
terie, cède et finit par employer le vernis 
dit improprement Martin. Elle remplace la 
marqueterie par une laque rouge, ou verte, 
ou bleue, ou isabelle, surchargée de des- 
sins de mauvais goût, et couverte de bron- 
zes qui remplacent la sobriété française 
par le dévergondage allemand. 

Cette sorte de pendule qui atteint quel- 
quefois I mètre 50 de hauteur, vaut au 



D^OBJBTS D*ART ET DB CURIOSITE t33 

plus 20O francs, quand elle est allemande, 
et 900 francs, quand on peut la trouver 
française. 

n faut observer aussi que toutes ces sor* 
tes de pendules, depuis la religieuse jus- 
qu'à la pendule violon, se placent non sur 
une cheminée, mais le long du mur, po- 
sées sur un support de même travail, de 
la même ornementation que le corps de 
pendule à laquelle il appartient indissolu^ 
blement. 

Il y a, des mêmes époques, le régulateur, 
à la fois un meuble et une pendule. Joi- 
gnant toutes les richesses du meuble aux 
ingéniosités du mouvement, équations 
astrales, apparition de figurines aux sonne- 
ries, carillons, etc. La boite en bois- de 
rose violet, couvert de marqueteries de bois 
pour la Hollande, de peintures pour l'Alle- 
magne Louis XIV, dont fait partie à cette 
époque la Franche-Comté avec Besançon, 
où se fait déjà l'horlogerie. Néanmoins, 
sauf de très rares exceptions, dont la place 
est connue, Bibliothèque de Paris, mar- 
quis d'Hertford et dont la valeur dépasse 



l36 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

25,000 francs; le régulateur vaut rare- 
ment plus de 2,000 francs, et reste le 
plus souvent entre 400 et 800 de faveur. 
Ce qui explique plutôt la place qu'il tient 
que son manque de mérite. 

Puis le Cartel. (V. ce mot.) 

Enfin la pendule telle dans sa forme que 
nous Tavons encore, destinée à être po- 
sée sur une cheminée, par sa taille, et 
formée d'un sujet surmontant, accompa- 
gnant ou tenant le mouvement. C'est 
alors le sculpteur qui s'empare de la pen- 
dule et qui y grave sa main savante et le 
goût de ce grand art. Sous Louis XV et 
Louis XVI surtout, la beauté de la pen- 
dule n'a plus de bornes; depuis la plus 
humble jusqu'à celles destinées aux palais 
princiers et royaux. C'est une rivalité de 
richesses qui va jusqu'à jeter des diamants 
sur les aiguilles du mouvement, et d'art, 
qui jette des noms tels que ceux de 
Houdon et Clodion, parmi les artistes 
dessinateurs et modeleurs de pendules. 

Les prix ici ne doivent se cliiflFrer que 
par billets de mille francs, et tendent tous 



d'objbts d'akt et db cinuosiTB l3j 

les jours à augmenter. Jç parle toutefois 
des pendules de salon, grandes et amples. 
Les pendules de cabinet, de boudoir, de 

chambre à coucher, généralement plus pe- 
tites et plus simples de décor, pouvant se 
chiflBrer à partir de 300 francs. 

Puis c'est fini avec la Révolution fran^* 
çaise. La belle pendule disparait; les fabrt* 
cants ont encore les modèles Louis XVI, 
mais n'ont plus le goût. Il y aura encore 
quelques pendules curieuses : celle au 
mouvement à décades; puis des pendules 
ou un personnage, nègre, crocheteur, ba- 
teleur, porte sur un crochet ou montre à 
l'état de lanterne magique, le mouvement. 
Des scènes de la vie familière en bronze 
docé en plein. Puis, l'empire avec ses 
Grecs, ses Romains, ses Vénus, son abus 
démuselés, biceps, triceps, pectoraux, etc., 
et adieu la pendule. 

PENTE. Tapisserie qui formait les 
fonds du lit^ ce qu'on appelle aujourd'hui 
les rideaux. Elle était presque toujours au 
petit point. Plus tard on a appelé du même 
nom les tapisseries de l'alcôve. Rare corn- 

18 



l38 CONNAI88ANCB8 NéCBSSAIftBS A UN AMATEUR 

plet, chères, au petit point. Plus moderne 
selon la tapisserie. (V. Tapisserie.) 

PERDDOT. (V. Chrysolithe.) 

PERLE. Les plus estimées sont les 
perles rondes blanches très nacrées ; noires 
rondes nacrées à teintes roses, bleues, lilas, 
chatoyantes. Les jaunes sont les moins es- 
timées. Quand elles sont très petites, on les 
appelle semence de perles ; elles valent très 
peu. Les perles informes, dites perles baro- 
ques, ont servi et servent encore à faire 
des bijoux où leur forme entre autant que 
possible à l'état naturel. Elles sont alors 
tout-à-fait de fantaisie. 

Une belle perle ronde, blanche, de la 
grosseur d'un pois ordinaire, vaut loo fr. 

Perles fausses : 

Il y a la perle de Rome, albâtre et nacre 
pulvérisée. 

La perle de Venise, des émaux de di- 
verses couleurs. 

La perle fausse, verre et écaille d'a- 
blettes. 

PERS. Perse, couleur bleue, ainsi dé- 
signée surtout à propos des faïences de 



d'objets d*art bt db curiosité i3(j 

Nevers dont toute une époque a eu des 
fonds pers ou bleus, avec des dessins fleurs 
blanches et jaunes, ou des chinois blancs. 
Perse, toile à grands dessins, propre 
pour la tenture de upisserie, qui se fabri- 
quait en Hollande. 

PERTUISANE. HaUebarde à fer long 
et large. (V. Hallebarde.) 

PIANO. (V. Clavecin. — Épinette.) 
Le piano proprement dit est tout moderne. 
PICHET. (V. Cruche.) Espèce de cru- 
chon surtout en faïence française. 

n représente assez souvent un person- 
nage tenant lui-même une cruche. Bacchus, 
un Chinois, un garde française, un paysan, 
une commère. Souvent c'est une cruche à 
anse, goulot droit, ventre rebondi, orné 
sur les côtés de dessins, de lambrequins, 
et sur la face de panse d'un Bacchus sur- 
montant le nom du donataire et la date du 
don. En faïence de Nevers, le saint patron 
du donataire^ le nom id. et la date du don. 
Ceux à personnages valent de 6 à 
25 fr.; en faïence de Rouen, de 25 à 
150 fr.; de Nevers, de 20 à 70 fr. 



140 CONNAlSS.\NCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

Les imitations sont très rares ; une seule 
est à peu près bonne, celle d'Orléans. 
(Labadie.) 

PIÉDESTAL. Base d'un objet quel- 
conque. Vase ou statue ou buste. 

En marbre presque toujours, avec socle 
et corniche, ' en bronze quelquefois dès 
Louis XIV. 

En bois quelquefois avec guirlandes de 
fleurs sculptées sur le dé. (Musée d'Angers.} 

En pierre, en bronze, valeur de vue. 

Piédouche.Piédestalpluspetit.(V.Gaîne. 
— Support.) 

PIERRES FINES transparentes et tail- 
lées. Aigue-marine, améthystes, béryl, chry- 
solithe, chrysoprase, diamant, imeraude, 
escarboucle, grenat, hyacinthe, jargon, 
opale, peridot, prase, prisme de pierres, 
rubis^ rubis-balai, rubace, saphir, topa'^, 
tourmaline, saphirine. 

Pierres fines non transparentes, mine- 
rais et concrétions dont se sert la bijoute- 
rie, en cabochons ou coupes simplement, 
ou à l'état naturel. Aigle (pierre d'), 
amazone (pierre d'), avcnturine, chat 



. >^_._^^ ^y . 



D OBJETS D ART BT DB CURlOSiTB I4I 

(œil de), chelidoiney jais ou jayety labra- 
dor^ lune (pierre de), tnarcassite^ monde 
d'or^ perle, spath-fluor. Et dont se sert 
aussi le graveur : corail, cristal, jaspe, lapis, 
turquoise. (V. ces mots.) 

Le strass n'est qu'un verre. Le caillou 
du Rhin, le caillou naturel dit pierre 
d'Alençon sont des cristaux roules. Sans 
aucune valeur. 

PIERRE D'AIGLE. (V. Crapaudine.) 
De Lune. (V. Adulaire.) D'Amazone, d'as- 
perge. (V. Apatite.) De Laar. (V. Stéa- 

tite.) 
PIEU. (V. Epieu.) 
PILON. (V. Mortier.) 
PION. (V. Dames. — Echecs.) 
PIPE. Les pipes orientales sont les seu- 
les qui, par leur garniture souvent en métal 
fin et leurs tuyaux ^. bouts d'ambre 
aient une valeur. (V. Bouquin.) On la 
nomme aussi Chibouque. (V. Narghilé.) 
Les autres pipes : Calumets, pipes en 
porcelaine, en écume de mer, en ra- 
cine de buis, en terre rouge et dorée de 
Smyme, Constantinople , Tunis et du 



142 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

Maroc n'ont pas de valeur. La pipe à 
opium chinoise ou japonaise, chinoise 
surtout, que Ton trouve presque toujours 
avec un sac pour l'opium, ne vaut rien non 
plus. 

PIQÎJE. Lance de main, toujours très 
simple. Pique de dame. (V. Epieu.) Sans 
valeur. 

PITONG. Vase cyUndrique dont se 
servent les Chinois comme ornement pour 
déposer surtout les allumelles ou les pin- 
ceaux qui leur servent à écrire. En bam- 
bou sculpté le plus souvent, sans valeur, 
même à sculptures riches. 

En ivoire sculpté, plus petit, petite valeur. 

En ivoire laqué, de 50 à 120 francs. 

En bois de fer, sans valeur. 

En bronze à figures, de 25 à 100 firancs. 

En bronze damasquiné , fort bien imité 
par la maison Christofle , de 80 à 200 
francs. 

En porcelaine, il est alors presque tou- 
jours moderne. 

En terre émaillée, sans valeur. 

En argent, petite valeur du métal. 



d'objbts d'art bt ds cukiosité 143 

En jade, rarement 100 à 500 francs, 
quand il est gravé. 

PISTOLET. Tous les ornements de 
Tarquebuse, du pied de biche, de la cara- 
bine, du fusil dont il suit pas à pas les 
transformations. Même valeur, ou mêmes 
conditions. 

Plus que triplée quand on peut trouver la 
paire. (V. Arquebuse, carabine, fusil, poi- 
trinal.) 

PLAT. En or, ou argent, ou cuivre 
doré ou argenté, gravés, ciselés, repoussés. 
Presque tous ceux qu'on retrouve sont du 
XVII* et du xvm' siècles. On en retrouve 
très peu d'avant. La spéculation mal en- 
tendue les a en grande partie fait détruire, 
bien que comme tout ce qui peut faire 
tableau, ils fussent un beau champ au génie 
de l'illustration. 

Ils valent généralement de i franc à 
I franc 50 cent, par gramme au-dessus du 
prix réel du métal. 

Or, argent, gemmes précieux, faïence 
italienne, faïence française, porcelaine de 
Chine, Japon, Saxe, Sèvres. Etain, cuivre. 



144 CONNAISSANCES NÉCESSAllIES A UN AMATEUR 

ils sont toujours un objet d'art et de va- 
leur. (V. Faïence.) 

(V. Porcelaine.) Un beau plat de por- 
celaine de Chine par exemple 0,40 de 
diamètre couvert de dessins peut valoir 
jusqu'à 300 francs intact ; de Japon du 
même, 130 francs intact; de Saxe, 0,30 
bien couvert 300 francs; de Sèvres, 0,30 
valeur de vue qui peuvent aller jusqu'à 
2,500 francs. En étain, je n'en connais que 
deux qui aient une grande valeur : celui de 
Briot, celui d'Etienne Delaune, qui valent 
chacun plus de 300 francs. 

Il y en a beaucoup d'Allemands ou 
Suisses ornés de médaillons, d'armoiries ou 
de personnages. Petite valeur. 

Louis XV et Louis XVI, tourmentés de 
forme, quelquefois armoiries. Petite valeur 
en cuivre. Au xv* siècle, Venise en a de 
fort beaux gravés à l'Orientale, inscrutés 
d'argent et de bronzes qui peuvent valoir 
de 30 à 800 francs. 

Pour les autres repoussés et quelquefois 
légèrement ciselés, ils sont d'un petit prix 
généralement dans cette taille ; plus grands 



d'objets d'akt bt dc cuRiosrri 145 

ils deviennent une fantaisie plus chère mats 
dépassant rarement 200 francs. 

PLATEAU. On donne plus spéciale- 
ment ce nom à un plat oriental destiné à 
présenter les tasses pour le café avec les 
soucoupes, les présentoirs et les pipes. 
Souvent en argent à ornements repoussés 
garnis de coraux. En cuivre, id. Petite 
valeur. Très imité à Paris à cause du peu 
de frais de fabrication. 

PLATINE. Partie de l'arme à feu où 
se trouve la batterie. La contre-platine 
est le morceau de fer qui placé de l'au- 
tre côté du bois où se trouve la platine 
retient les vis de soutènement de la pre- 
mière. 

Les principales parties du fusil ou du 
pistolet sont : dans le fusil, la plaque d'é- 
paulement, remplacée dans le pistolet par 
le pommeau, la platine, contre-platine, 
sous-garde, ce qui entoure la détente. 
Les porte-baguettes pour le pistolet accom- 
pagnés de bélières pour le fusil. 

Le canon avec le point de mire quelque- 
fois en argent, ou en or, est terminé dans 

19 



146 CONNAISSANCES NéCESSAIKSS A UN AMATEUR 

presque tous les pistolets du xvi^ et du 
xvn* siècles, par une moulure. 

PLAQJJES de cheminée. Elles sont tou- 
jours en fonte et armoriées. Les armoiries 
seules leur donnent une valeur, mais 
petite. 

POCHETTE. Très petit violon dont se 
servent les maîtres à danser. Les premiers 
sont d'une seule venue, en forme de 
courge très allongée, en bois violet incrusté 
souvent d'ivoire, la volute sculptée. Elle 
vaut jusqu'à 200 francs , sans archet qui 
vaut seul 10 francs. Puis, elle n'est qu'un 
violon très petit de boîte, avec le manche 
diapasonné comme celui du violon. Elle 
ne vaut plus que de 25 à 60 francs, avec 
archet. 

POÊLE. C'est surtout en plaques de 
faïence de Nuremberg qu'on le trouve, 
dès le xvi^ siècle. Valeur de fantaisie. Gé- 
néralement ce sont plutôt les plaques de 
faïence Delft, Lille que le poêle lui-même, 
que l'amateur achète. (V; Faïence.) 

POIGNARD. Arme de main, à lame 
courte droite, courbée ou ondulée, por- 



d'objbts d'art et de curiosité 147 

tant un nom différent, selon Tëpoque et 
le pays de Êibhque : 

Candjar, Couteau birman. Dague, Ka« 
thar, Kokree, Kriss Malais, Javanais, Lan- 
gue de bœuf. Main gauche, Dague de 
miséricorde. Stylet. 

Valeur de vue et de fantaisie. 

POIRE A POUDRE. Elle est en corne 
de bœuf, en os gravé, presque toujours. 
En bois recouvert de cuir gaufiré au petit 
fer. Elle vaut de 10 à 30 francs. En cuivre 
gravé ou fondu et ciselé, de 50 à 120 fr. 

En fer incrusté, damasquiné, ciselé; 
celles que j'ai vues faites ainsi, étaient 
faites en France pour la Turquie. Valeur 
de fantaisie. 

En cuir gaufré à beaux dessins de relief; 
le ventre très bombé, de 70 à 120 francs. 

En fer ciselé, à armoiries damasquinées, 
ciselées, de 100 à 400 francs. 

Les garnitures en fer, cuivre ou argent, 
augmentent peu les valeurs. 

POIRE D'ANGOISSE. Instrument en 
fer dont une vis de rappel fait écarter les 
pans en quatre morceaux. (V. Angoisse.) 



148 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

La tradition veut que les voleurs de 
grand chemin, ou à domicile, les intro- 
duisissent dans la bouche du ou des volés, 
pour empêcher les cris. En acceptant cette 
tradition qui doit être vraie ou qui est au 
moins plausible; l'amateur doit rejeter 
impitoyablement les poires d'angoisse or- 
nées d'une façon quelconque. MM. les 
brigands devant juger toute dépense d'or- 
nements parfaitement inutile, à l'exécution 
de leurs méfaits. J'estime donc qu'une 
poire d'angoisse doit valoir au plus 306:., 
à titre de souvenir, et encore pas de fa- 
mille. 

POITRAIL. Partie de l'armure du che- 
val, qui lui couvrait le devant de la poi- 
trine. Très rare. Presque tous ceux qui 
existent sont faux. Fantaisie. 

POITRINAL. Arquebuse très légère à 
manche légèrement courbé, qui tenait le 
milieu entre le pied de biche et le pistolet, 
XVI® siècle. (V. Arquebuse, etc.) Mêmes 
prix. 

POIVRIÈRE. A mettre du poivre. On 
la trouve en argent ciselé, repoussé ou ci- 



d'objets d'art et de curiosité 149 

selé sur fondu (Louis XIV), jusqu'à 2 fir. 
le gramme. 

En faïence de Rouen, de Moustiers, 
de Nevers. Nevers, peu d'argent. Mous- 
tiers, de 30 à 70 francs. Rouen : belles, 
de 80 à 200 francs; ordinaires, de 15 à 
40 francs. 

POLYCHROME. De toutes couleurs; 
se dit de la coloration des faïences. 

POMMEAU. L'extrémité supérieure 
d'une épée ou inférieure d'un pistolet. Il 
sert à arrêter et fixer la main. (V. Épée et 
pistolet.) 

PONCIF. Presque toutes les faïences 
françaises sont faites absolument au pon- 
cif. Celles de Rouen, de Moustiers, de 
Vasages, etc. Celles de Delft, aussi quel- 
ques pièces de Nevers sont indiquées seu- 
lement et laissées après à la volonté du 
dessinateur. Les faïences italiennes seules 
tiennent tout de l'artiste qui les dessine 
et les peint. Ce qui explique les hauts 
prix de la faïence italienne, et qui ne per- 
met pas de s'expliquer les prix de la faïence 
française et hollandaise. 



l3o CONNAISSANCES NÉCESSAIKES A UN AMATEUR 

PORCELAINE. Il y a tant de Uvres 
bien écrits sur la matière, que je dois sim- 
plement ici me contenter d'en indiquer les 
principales fabriques. 

France : Saint-Cloud, Chantilly, Vin- 
cennes. Sèvres. 

Allemagne, Saxe : Meisen. 

Prusse : Berlin. 

Italie : Naples. 

Angleterre : Chelsea, Wedgwood (c'est 
le nom du fabricant.) V. Jacquemart, Bron- 
gniart, etc., etc. 

Aucune branche de la curiosité n'a 
donné lieu à de plus effirontées inimitations 
que la porcelaine sous tous ses noms, 
celles de Sèvres et de Saxe notamment. 

Il faut se mettre en garde d'abord contre 
les produits de ces manufactures même 
portant la marque vraie, garantie, dont 
les fraudeurs font une complicité. Les 
produits dont nous parlons sont modernes, 
d'ailleurs portant dans la marque ou au- 
dessus un trait dans la porcelaine. Ce qu'on 
appelle tare^ marque indélébile pourtant, 
indiquant d'une façon sûre que la porce- 



d'OBJBTS d'aKT et DS CUftIOtITé iSi 

laine, pour une raison quelconque, est mise 
au rebut et n'a pas été décorée dans ces 
manufactures. 

Quant aux contrefacteurs, on ne peut 
les nommer. Toute la fabrication de porce- 
laines y passerait. 

Mentionnons toutefois pour la porce- 
laine de la Saxe : M. Jacob-Petit dont les 
premiers produits tromperaient même des 
yeux exercés. 

Les porcelaines de Chine, du Japon sont 
aussi très imitées et avec beaucoup de 
talent, celles du Japon surtout dont les 
dessins larges et de couleurs plates ne 
demandent pas à l'artiste une grande dé- 
pense de talent et de patience. Celles de la 
Chine plus variées, souvent ornées de 
personnages, tentent moins l'imitation à 
cause du haut prix auquel elles revien- 
draient. 

Les céladons gris sont les seuls que jus- 
qu'ici on imite avec succès. 

Tous les autres céladons échappent 
encore à l'imitation. 
PORPHYRE. Roche très dure suscep- 



l52 C0NMAI8SANCBS NECESSAIRES A UN AMATEUR 

tible d'un très beau poli (V. Marbres) , à 
points blancs sur fond d'autre couleur. 

Porphyre rouge antique. 

Porphyre vineux dit porphyre de Suède. 

Porphyre vert. 

Rose : 

Un mètre carré vaut jusqu'à 2,000 fr. 

Un vase est toujours d'une fantaisie 
riche en raison toutefois de sa taille et de 
ses ornements. Mais haut de 0,20 centi- 
mètres et large de 0,10, il vaut déjà 500 fr. 

PORTE CARTES. Petite boîte très 
plate. Tout moderne; se trouve en écaille 
sculptée, en ivoire sculpté. 

Chinois, de 5 à 25 fr. 

En marqueterie de Bombay, mêmes prix. 

PORTE CIERGE. Flambeau terminé 
par une pointe au lieu d'une bobèche, se 
trouve : 

En émail cloisonné Chine, de 300 à 
500 fr. 

En émail de Limoges, xn% xffl% xiv®, 
XV* siècles, de 300 à 1,000 fr. 

En cristal de roche et émail de Limoges, 
xvi* siècle, de 100 à 300 fr. 



d'objets d'art et db curiosité i33 

En émail de Venise, xvi^ siècle^ de 50 
à 120 fr. 

En argent, en cuivre argenté, petite 
valeur. 

PORTE-ÉPÉE. (V. Baudrier.) 

PORTE-BOUQUET. (V. Pot pourri.) 
Caisse cintrée au ventre, plate au dos, per- 
cée de trous à la face supérieure. 

n y en a aussi en forme de commode 
à ventre modelé. 

En toutes faïences, françaises principale- 
ment. 

Rouen, Sincenye, Marseille, ont les 
plus beaux, qui, richement décorés, valent 
de 30 à 100 fr. 

Nevers a les plus communs, qui, avec 
les faïences susnommées, mais communes, 
valent de 5 à 20 fr. 

Strasbourg en a quelques-unes ; Vilaines, 
Hagueneau en a en faïence et en porce- 
laine. Sans prix. 

PORTE sculptée. Haute fantaisie. 

PORTE-HUILffiR. En argent ciselé, 
gravé, jusqu'à 2 fr. le gramme. 

En faïence Rouen, Strasbourg, Mar- 

20 



V 



l 

I 



l54 OONNAXSSAXCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

seille, Nevers, Moustiers. Petite valeur ne 
dépassant pas, pour les plus beaux, 40 fr. 

Porcelaine Sèvres, Saxe. Valeur de vue. 

Etain, sans valeur. 

La présence des bouteilles en double la 
valeur. 

PORTOR.. Marbre noir à veines jaune 
d'or. 

PORTIÈRE. Tapisserie destinée à ca- 
cher une porte. En toutes étoffes. Tapis- 
serie de Beauvais, des Gobelins. Étoffes 
peintes, tissées, brodées. Fantaisie. 

POT-EN-TÊTE. (V. Casque.) 

POTENCE. Bras en fer destiné à sou- 
tenir une enseigne ou à supporter une 
torche, souvent ornée de feuillages d'enrou- 
lements, en fer repoussé et ciselé. 

Très en usage en Alsace, dans toute 
l'Allemagne, en Hollande. Valeur de fan- 
taisie. 

On a trouvé à les utiliser dans les cours 
d'hôtel où elles soutiennent des lanternes. 

POTERIE. Potier. (V. Faïence. — 
Étain.) Ce qu'on appelle Poterie est géné- 
ralement la faïence commune et ménagère 



d'objets d'abt et db cueiosité i53 

qai n'entre pas dans la curiosité. (V. Cru* 
che.) 

POTICHE. Vase en porcelaine à base 
cylindrique; à poitrine bombée dès le 
tiers de sa hauteur. Plus particulièrement 
et généralement tout vase en porcelaine de 
Chine, du Japon, en bronze, en émail cloi- 
sonné, en jade ou en faïence de Delft, a 
l'imitation des p. de Chine ou du Japon. 

L'immense variété du décor, de la qua- 
lité de la porcelaine, sa richesse quelque- 
fois font de la potiche en porcelaine de 
Chine, la plus grande curiosité des arts 
céramiques. Son prix varie à l'infini et ne 
peut se déteoniner qu'à la vue. La potiche 
du Japon, moins variée de décors, presque 
toujours à grandes fleurs bleues, rouges et 
or, vaut le quart des Chine. Potiche en 
bronze. Là aussi, les chinois sont plus 
variés dans leurs décors à figures en reUef, 
dorés, damasquinés de jolis dessins en 
argent. Aussi la potiche chinoise vaut trois 
quart de plus que la potiche japonaise, 
généralement triste de ton et de couleur, 
bien que très curieuse à cause de la naïveté 



l56 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

de toute la statuaire japonaise. Naïveté 
veut dire ici : esprit et talent. La Cochin- 
chine, le Cambodje, les royaumes de Siam, 
d*Annam, ont avec de légères modifica- 
tions assez difficiles à expliquer, mais très 
faciles à saisir les mêmes potiches en 
bronze. 

Potiches en émail cloisonné, particulier 
à la Chine. Quelques unes atteignent un 
très grand prix; elles ne tombent jamais 
au-dessous de 500 francs. En jade, parti- 
culier à la Chine, a perdu de sa valeur 
d'autrefois. Les Chinois travaillent le jade 
en manufacturiers. Potiches en faïence de 
Delft. Petit prix. De Satzouma, petits prix, 
qui ont été très grands à l'apparition de 
cette faïence en Europe, vers 1868. D'Al- 
gérie, du Maroc. Pas de valeur. 

POT-POURRL Petit vase en porce- 
laine européenne. Sèvres, Saxe, ayant la 
forme de la potiche avec un peu plus d'é- 
légance, et souvent des trous dans le vase 
pour laisser passer les tiges de fleurs na- 
turelles. Ces fleurs naturelles vont s'en- 
foncer dans de la terre ou de l'eau placées 



D OBJETS D^AJtT ET DE CUftlOSITÉ iSy 

à l'intérieur du vase pour tenir la fleur 
fraîche. (V. Porte-Bouquet.) 

Haute fantaisie : 

Il y en a aussi en faïence de Rouen, de 
Delft, de Nevers, de Marseille, de Stras- 
bourg, Haguenau. Valeur de vue. 

PRASE. Pierre translucide vert pâle. 
Petite valeur. 

PRÉSENTOIR. Petite tasse sans anses, 
destinée à contenir en Orient une tasse 
plus grande pour le café, en Turquie, et 
dans tous les pays Berbères. Pour le thé, 
en CEine. 

En filigrane d'argent, de lo à i8 francs. 

— émaillé, — 

— garni turquoises, de 20 à 30 

francs. 
En cuivre, sans valeur pour la Turquie. 

En porcelaine, pour la Chine. Sans 
valeur. 

PRESSE à linge. Tantôt elle rappelle 
absolument la presse d'imprimerie, avec 
sa vis de pression ; tantôt elle est une sim- 
ple planche avec une poignée, quelquefois 
sculptée. Peu de valeur, de 10 à 45 francs. 



I 58 CONNAISSANCES NÉCESSAIKES A* UN AMATEUR 

PRIE-DIEU. Presque toujours en bois 
sculpté. Petite valeur de fantaisie. 

PRISMES. Cristaux de roche dont la 
couleur se rapproche le plus de la pierre 
fine dont alors ils prennent le nom. 

Prisme d'émeraude, le plus commun, etc. 
Petite valeur. 

PSALTERION. (Cithare.) Cest l'ins- 
trument que nous avons décrit sous le 
nom de cithare, que sans raison il porte 
plus communément. 

PULVERIN. Poire à poudre. (V. Amor- 
çoir.) 

PUPITRE. Ordinaire. D'égUse, ordi- 
naire. Il y en a d'Italiens en bois d'ébène 
incrusté d'ivoire gravé. De 50 à 350 francs. 

En cuir gaufré et doré au petit fer. Pe- 
tite valeur. D'église en bois sculpté. Fan- 
taisie. 

' '^UARTZ. (V. Cristal de roche.) 
QUENOUILLE. Bâton où le lin 
est attaché, la tête est souvent 
sculptée. Fantaisie. 

dUINTE. (V. Alto.) 





d'objets d'art bt ob cumiotiT^ i59 

ABOT. Le rabot commun de 
menuiserie seulement, on le 
trouve ainsi que tous les outils 
de menuisier ou de serrurier, soit en bois 
sculpté, soit en fer ciselé. Valeur de fantaisie. 

RAME. C'est de la rame des Océaniens 
que nous parlons ici, rame souvent sculp- 
tée aussi richement que possible, sur un 
bois léger et très dur, de 5 à 60 francs. 

RAPE à tabac. En ivoire, en buis, plus 
ou moins finement sculpté. France et Hol- 
lande de Louis XIV à Louis XVI. Dépasse 
rarement 70 francs. 

En émail de Limoges avec figures vide- 
ment peintes, de 60 à 120 francs. 

RAPIÈRE. Épée à lame longue et à co- 
quille sur le devant. (V. Epée.) 

REBEC. Violon à trois cordes, à formes 
capricieuses, très rare. Fantaisie. 

REFLETS métalliques (V. Faïence.) 

RÉGULATEUR. (V. Pendule) (V. Mar- 
queterie.) 

REHAUTS. Ornements d'or ou d'argent 
placés après coup sur une pièce ciselée ou 
peinte, surtout d'autres couleurs. 



l6o CONNAISSANCES NéCESSAIftES A UN AMATEUR 

RELIEF. (V. Bas-reUef.) 
RELIGIEUSE. (V. Pendule.) 
RELIdUAIRE. (V. Châsse.) Le reli- 
quaire est généralement une boîte petite, 
émaillée, ou un bijou quelconque avec une 
monstrance pour la relique, ou un tableau 
qui contient plusieurs reliques. L'époque 
Louis XIV en France, nous a laissé beau- 
coup de ces reliquaires. .Ils sont en papier 
roulé, encadrés de bois 'sculpté, le cadre 
seul vaut quelque chose. 

Pour les autres (V. Email.) (V. Bijoux.) 

RELIURE EN ORFÈVRERIE. Presque 

toujours allemande. Qjaand les couvertures 

sont entières. Petite valeur en dehors du 

poids. 

Il y a aussi des fermoirs, des coins, des 
dos, en argent. De style italien ou fran- 
çais, ils valent toujours un peu plus que le 
poids. 

On trouve bien quelques reliures de li- 
vres italiens ; mais elles ont été faites 
presque toutes sous la domination alle- 
mande et n'ont pas de prix d'art. 
REPOUSSÉ. Relief obtenu sur un objet 



d'objets d'akt et de curiosité i6i 

par le repoussé fait avi revers avec un poin- 
çon et un marteau ; sur or, argent, cuivre 
et fer. 

Une fois les massés obtenus par le re- 
poussé, il est d'usage de ciseler les reliefs 
pour leur donner le prix voulu. 

Le repoussé donne toujours un prix 
d'art aux objets sur lesquels il est produit. 
(V, Aiguière, Bouclier, etc.) 

RÉTABLE. Ornement architectural qui 
part du dessus d'un autel et forme muraille. 
En or, argent, ivoire, bois ciselés, repous- 
sés, sculptés, peints. Enrichi de tout ce que 
la matière et l'art peuvent produire pour 
la glorification d'un Dieu Créateur. 

Valeur de haute fantaisie riche. 

D n'y a guère que les musées publics qui 
en possèdent maintenant. 

RITUEL. (V. Manuscrit et Missel) 

ROCAILLE. C'est le nom d'un style 
tourmenté , rocailleux , adopté sous 
Louis XV et dans lequel la France s'est 
distinguée par une grâce et une légèreté 
que l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne ont 
en vain cherché à s'approprier. 



21 



l62 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

RONDACHE. (V. BoucUer.) 

Rondelle. d* plus petit. 

ROSAIRE. Chapelet à gros grains ter- 
mine par une croix. 

Il est plus riche que le chapelet. Les 
grains en sont souvent ornés, sculptés, 
incrustés de nacre ; la croix peut être en 
cristal de roche, en corail, en or, en argent 
orné de pierres précieuses. Valeur de vue. 

ROUET. Roue plate qui sert à tordre 
le chanvre que la fileuse tire de la que- 
nouille pour en faire du fil ; souvent scul- 
pté. Petite fantaisie. 

Rouet (V. Arquebuse, dont c'est la 
batterie; pistolet, poitrinal.) 

ROUSSETTE. (V. Galuchat.) 

RUBACE. Rubis de couleur claire. Sans 
valeur. 

Rubasse. Cristal de roche rose ou 
prisme de rubis. Sans valeur. 

Rubis. Pierre translucide d'un beau rouge 
vif, 3/4 du diamant. 

Rubis spinelle rouge vif. Rubis balai 
rouge, rose ; Rubis oriental rouge, coche- 
nille, pourpre. 




d'objets d'aet bt de curiosité i63 

Il y a encore d'autres sortes de pierres 
auxquelles on donne improprement le nom 
de rubis. Nous gardons seulement ce qui a 
teinte plus ou moins rouge. 

|ÂBRE. Nom donné particulière- 
ment à toute arme tranchante 
appartenant à l'Orient, ou par 
hasard occidentale comme le Badelaire. 

Voici les différents noms y adaptés : 
Badelaire européen. Hongrois, lame cour- 
bée, mauvais damas ; Cimeterre, lame cour* 
bée ; Damas, id. 

Sabre chinois à lame droite ; le poignard 
de nos gardes nationaux le rappelle assez 
bien, il peut rendre les mêmes services. 

Sabre japonais. Légèrement courbé, le 
fourreau en belle laque aventurinée le plus 
souvent, la poignée en roussette, garnie 
d'animaux en or ou dorés, recouverte 
d'une tresse en passementerie, la garde en 
bronze, aplatie, incrustée d'animaux en or 
ou dorés ; un petit couteau droit s'encastre 
à la fois dans la garde et dans le fourreau, 
de 1 5 à 600 francs. 

Sabre caucasien. Lame droite, fourreau 



164 CONNAISSANCES NÉCESSAIftES A UN AMATEUR 

acier, poignée argent Niellé, s'enfonçant 
toute entière dans le fourreau, lame en 
étoffe de Damas, de 40 à 70 francs. 

Sabre Touareg. Fait avec une lame 
droite, large, de Solingen; poignée simple 
à croix en fer, fourreau en mauvais cuir, 
de 3 à 30 francs. Flissat, Traban. (V. ce 
mot.) 

Sabre de Rajah. Lame droite à l'euro- 
péenne, poignée en damas avec deux ron- 
delles pour retenir la main ; la. supérieure 
partant au centre, un petit cône penché en 
arrière. Il est quelquefois d'une très grande 
richesse d'ornementation et de garnitures ; 
or, pierres fines, etc. Les meilleurs mar- 
chés valent 200 francs. 

SAGAIE ou Zagaie. Javelot des Océa- 
niens. Sans valeur. 

SALADE. (V. Casque.) 

SALIÈRE. En faïence française, peu de 
valeur; italienne, de 25 fr. à valeur de décor; 
en porcelaine de Sèvres ou de Saxe, valeur 
de décor; en émail des peintres, Limoges, 
de 200 à 600 fr.; en argent, plus ou moins 
ciselé. Les salières en argent français 



d'objets d'art et de curiosité i63 

Louis Xin, Louis XIV, Louis XV, surtout 
Louis XVI, sont très recherchées des ama- 
teurs ; elles valent jusqu'à 200 fr. la salière, 
et les marques du contrôle seules peuvent 
en assurer la provenance. 

L'Allemagne, Tltalie, l'Espagne en ont 
aussi de même style, aux mêmes époques, 
mais moins jolies et par conséquent moins 
chères. Voiries contrôles. 

SAMAWAR. Fontaine à thé, plus parti- 
culièrement russe; en cuivre mi-rouge. 
Peu de valeur, au plus 40 francs. 

SAPHIR. Pierre fine transparente d'un 
bleu profond, saphir mâle, bleu tendre, 
saphir femelle, 1/2 diamant. 

SAPHIRINE. Blanchâtre ou bleuâtre, 
translucide. Petite valeur. 

SARBACANE. Elle sert aux Américains 
du Sud à lancer des flèches courtes, quel- 
quefois empoisonnées. Pas de valeur. 

SARDOINE. Gemme fin, opaque, de 
couleur orangée-noir, plus ou moins nette. 

Sardou}^, gemme fin à couches tran- 
chées superposées, rougeâtre et blanche. 

Sarde, agate rougeâtre. 



l66 CONNAISSANCES NÉCESSAUtES A UN AMATEUR 

SCHACKA. Du Caucase. Poignard à 
lame large, longue et très lourde, qui sert 
à découper de la chair vivante ou morte. 
A moins d'une richesse extraordinaire, il 
vaut de 20 à 80 francs. 

SEAU. A rafraîchir. Vase en porce- 
laine, quelquefois, mais rarement. Presque 
toujours en métal, argent ou cuivre ar- 
genté, surmonté d'un couvercle percé pour 
laisser passer le goulot d'une bouteille qui 
plonge dans l'eau froide dont le seau est 
plein. Valeur de vue, selon le décor, 
quand il est en porcelaine; ou en argent, 
après le prix du métal. 

SECRÉTAIRE. Meuble que l'on n'em- 
ploie que depuis Louis XIV, et qui suit 
toutes les transformations générales du 
meuble, depuis cette époque. (V. Meu- 
ble.) 

SELLE. Elle se couvre à toutes les épo- 
ques et dans tous les pays, de toutes les 
richesses naturelles et artistiques possibles. 

Diamants, pierres précieuses, or, argent, 
pour l'Orient. 

Argent, fers repoussés, ciselés, damas- 



d'objvts d'amt rr db curiosité 167 

quinés, pour l'Europe de la Renaissance. 

Argent ciselé , étoffes brodées , peaux 
d'animaux rares. Valeur de £mtaisie et de 
vue. 

SERPENT. Musique. Instrument à vent 
en forme d'S, à sons graves. Il y en a 
quelques uns ornés de gaufrages. Peu de 
prix. 

SERPENTIN. Marbre vert profond , 
chargé de taches rouge vif et blanches. 

SERPENTINE. Espèce de talc très fria- 
ble, d'un ton vert profond , avec des lignes 
moins sombres. Sert à faire des ustensiles 
de ménage. Sans valeur. 

SERRURE. Pendant tout le moyen-âge 
jusqu'à la Renaissance, c'est la serrurerie 
sous toutes ses formes de travail du fer, 
qui est la gardienne la plus complète de 
la tradition artistique. Les objets en serru- 
rerie méritent tous l'attention de l'ama- 
teur et sont tous d'un haut prix. Valeur 
de vue pourtant. 

La Renaissance modifie un peu la ser- 
rurerie. Le travail du fer s'élève et se feit 
plutôt sur les armes que sur les objets 



l68 CONNAISSANCBS wéCESSAIRES A UN AMATEUR 

ménagers. Du moins, le grand art de la 
sculpture se retire-t-il dès lors de la serru- 
rerie, et ne lui laisse que l'ornementation. 
(V. Clefs Heurtoirs.) 

SCRAFFITI. On appelle ainsi l'opéra- 
tion que fait le graveur à l'eau forte, 
après qu'il a recouvert la planche à graver 
de noir. Il enlève à la pointe le noir, et 
laisse un trait brillant partout où a passé 
l'outil. Ce sera le dessin. 

Quelques plats italiens surtout le Deruta 
sont faits ainsi. L'outil enlevant l'émail 
pour former en creux un dessin au trait 
sans émail. 

SIÈGE. (V. Chaise, Fauteuil, Banc, 
Miséricorde.) 

SIFFLET. On en trouve en or, en ar- 
gent, en cuivre, en ivoire, ciselé, sculpté, 
orné quelquefois de gemmes et de pierres 
fines. Feu Clapisson en avait réuni une 
collection de vrais et. de Êiux qui ont 
donné un instant un regain de valeur à cet 
objet. Peu cher. 

SISTRE. Instrument de musique ancien. 

SOCLE. (V. Gaine, Piédestal, Support.) 



b'objbts o^art et ob curiosité 169 

SOFA. Canapé, ou plutôt lit de repos, 
couvert en soie généralement. Valeur de 
Ëuitaisie. (V. Canapé, Causeuse.) 

SOLERET. Chaussure à lames mobiles 
d'une armure. (V. Armure.) 

SONNETTE. Quelquefois en argent, 
le plus souvent en cuivre de cloche fondu. 
Les plus curieuses et les seules qui aient 
un petit prix sont aux armes du proprié- 
taire primitif. Alors elles sont en outre 
décorées de jolis motifs de figures et 
d'ornementation. Imitations. 

SOUCOUPE. (V. Tasse.) 

SOUFFLET. Notre soufflet ordinaire, 
mais les plaques en bois recouvertes de 
sculptures plus ou moins belles, la douille 
en cuivre ciselé, orné, doré ; vaut de 100 
à 2000 firancs. 

Plus tard, vers le xvn* siècle, on le trouve 
incrusté d'ivoire , de bois de teinture et il 
devient le soufflet moderne. Après avoir été 
enrichi de bronzes, de marqueteries, de 
cuivre, de bois sculptés et dorés, selon le 
goût des époques où il est fait. Valeur de 
fantaisie et de vue. 



22 



lyO CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

SOUPIÈRE. En argent, en porcelaine, 
en faïence, en étain. 

En argent, elles peuvent valoir de 0,25 
à 3 francs le gramme. 

L'ornementation française, surtout, lui 
donne une grande importance. 

Porcelaine de Sèvres, valeur de vue et de 
fantaisie. 

Porcelaine de Saxe, de 60 à 600 fr. 

— de Chine, de 40 à 100 — 

— de rinde, de 30 à 120 — 
Faïence de Marseille, de 20 à 200 — 

— de Rouen, de 10 à 200 — 

— de Strasbourg, de 5 a 30 — 

— de Haguenau, de 5 à 30 — 

— de Nevers, de 25 à 50 — 

— de Moustiers, de 4 à 50 — 

— de Suiceny de 15 à 70 — 

— de Gènes, Trévise, Venise, Sa- 
vone, de 15 à 40 francs. 

En étain, pas de valeur, depuis Louis 
XIV. 

SOUVENIR. Petit portefeuille de dame, 
recouvert en or, argent, ciselé, ivoire cou- 
vert d'or, de peintures, d'émaux, de pierres 



D^OBJETS D*ART ET BE CURIOSITÉ I7I 

précieuses. (V. Boite, Bonbonnière, Étui.) 
Valeur de vue. Aussi petit étui large et 
aplati, mêmes décors, à voir. 

SPATH FLUOR. Espèce de marbre vi- 
treux à fond grenat opaque veines blanches, 
translucides d'un joli effet. 

STATUETTES. Et groupes porcelaine, 
biscuit, gemmes, argent, bronze, émail, 
cloisonné. Sèvres , Saxe , Frankenthal , 
Mayence, Chelsea, Bernard Palissy, Por- 
celaine Chine, Japon. (V. Bron'^ey ivoirty 
porcelaine.) 

C'est toujours une valeur d'art que l'œil 
seul peut déterminer. Disons seulement 
que les statuettes et groupes en porcelaine 
de Saxe, des premiers temps de la fabrica- 
tion, atteignent aujourd'hui un très grand 
prix, eu égard à la petitesse des objets, 
1 50 et 200 francs les statuettes d'amours, 
de 0,04 de hauteur et de 5000 francs un 
groupe de 4 personnages de o, 1 5 de hau- 
teur. 

Mayence avec Melchior vaut : une sta- 
tuette, 150 francs; Frankenthal, une sta- 
tuette, 80 fr. 



172 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

Les biscuits blancs ou émaillés bleu de 
Sèvres, ont un peu perdu. Chelsea atteint 
en Angleterre, les mêmes prix que le Saxe. 
En France et en Angleterre, le Bernard 
Palissy vrai, vaut jusqu'à 1500 francs; la 
nourrice, un paysan. 

Nous devons dire que toutes ces por- 
celaines et faïences^ sont très imitées, 
très heureusement, et que l'acheteur 
a besoin de toutes ses connaissances 
et même de la garantie du marchand 
pour acheter. Félix qui potest cognoscere 
causas. 

STALLE. Siège d'Eglise. (V. Siège, 
Fauteuil, etc.) 

STEATITE. (V. Pierre de Laar.) 

STRASS. Verre. On s'en sert pour 
imiter les pierres précieuses , caillou du 
Rhin, Alençon. 

STYLET. Nom plus particulièrement 
aflfecté aux poignards italiens et corses. 
(V. Poignard.) 

SUCRIER. Coupe avec couvercle. En 
or, en argent, en porcelaine surtout. 
Sèvres, Saxe, Chine, Japon, Inde; il suit à 




D^OBJBTS D'aKT BT DB CimiOSITÉ IjS 

peu près la pr<^ession et la dépression de 
l'objet soupière. 

SURPLIS. Espèce de blouse presque 
toujours sans manches. Aube celui que 
revêt le prêtre pour dire la messe. Rochet, 
celui de Tévêque et des chanoines. 

SUSPENSION. (V. Lustre.) 

•ABATDÈRE. Elle succède au dra- 
geoir. Toutes les matières pré- 
cieuses, toutes les ressources du 
génie artistique aident à la parer. Or, ar- 
gent, gemmes creusés, brillants, pierres 
précieuses, émaux, miniatures. Aussi le 
prix des tabatières jusqu'à fin Louis XVI, 
est -il toujours élevé, même proportion- 
nellement, quand les matières ne sont pas 
précieuses. 

La tabatière ronde, fin Louis XVI, con- 
tinue la tabatière Louis XTV, Louis XV 
et Louis XVI. Mais la Révolution fi*ançaise 
est arrivée, tous les arts charmants qui ont 
enrichi la curiosité disparaissent. Avec eux, 
la tabatière qui devient ronde ou carrée et 
qui n'est plus qu'une petite malle à poudre 
depuis cette époque. 



174 CONNAISSANCES NECESSAIRES A UN AMATEUR 

TABERNAŒE. Armoire dans laquelle 
on enferme le saint ciboire. Son architec- 
ture s'orne de métaux et de matières 
précieuses quelquefois , d'ivoire sculpté 
souvent. Valeur de vue. 

TABLE. Meuble qui suit à toutes les 
époques, l'ordonnance générale du style 
contemporain. Bois sculpté, pieds tors. 
Renaissance, ancienne, de tous prix, une 
s'est vendue à Lyon, il y a quelques 
années, 10,000 francs; bois sculpté, pieds 
tors, fuselés, avec un tors plein .placé dans 
un tors vide ménagé, espagnol et ponugais, 
de 80 à 200 fr. 

Table-bureau Louis XIV, souvent très ri- 
che; Louis XV, id.; dito Louis XVI, valeur 
de vue ; acajou à pieds, colonnes cannelées, 
droit en bandes de cuivre, de 200 à 600 fr. 

Table tronchin. Acajou, de 80 à 300 fr., 
table de toilette Louis XIŒ, marqueterie ; 
table, id. Louis XTV, bois rose et bronzes ; 
table, id. Louis XV, bois rose et bronzes; 
table, id. Louis XVI, bois rose et violet, 
souvent ornée de bronzes d'une richesse 
inouïe, valeur de vue très diminuée pour 



D*OBJBT8 D*AKT ET DB CUKIOSITÉ Ijb 

tout ce qui n'est pas dans ces sortes de uble 
d'un travail extraordinaire. (V. Bureau.) 

TABOURET. (V. Sièges, chaises, etc.) 
Disons, toutefois, que c'est par la tapisse* 
rie que le tabouret se distingue, mais il n'a 
jamais de prix marquant. 

TAMBOUR. Renaissance comme le 
tambourin, fort rare. 

TAMBOURIN. Tambour long dont on 
se sert en Provence. Il y en a aussi un tout 
petit, le cylindre en métal dont se sert celui 
qui mène la farandole. 

Tambour de basque. Cylindre en bois 
recouvert d'un seul côté par une peau, sur 
laquelle le pouce du musicien doit produire 
un bruit tremblé en la frottant. Autour du 
cylindre sont ménagées des ouvertures où 
sont placées de petites c}mibales creuses 
qui produisent un son tremblé également. 

Tam-tam. (V. Goug.) 

TAPIS. Les plus beaux, les plus épais, 
les plus recherchés viennent de Perse ou de 
l'AnatoUe. Ils valent loo fr. le mètre carré, 
en petite grandeur. J'ai eu roccasion d'en 
mesurer un de 12 mètres carrés, qui avait 



176 CONNAISSANCES NléCESSAIKBS A UN AMATEUR 

coûté à Téhéran 10,000 fr. chez M. de 
Komar. Ce sont les seuls dont je parlerai 
ici, tous les autres sont plutôt des objets de 
commerce que de curiosité. 

TAPISSERIE. Les Gobelins, Beauvais, 
Florence, Oudenarde, Bergame, sont les 
principales villes d'Europe qui aient fourni 
les tapisseries de la curiosité. H y en a encore 
beaucoup d'autres, mais c'est une étude 
déplacée ici. 

La tapisserie bien conservée a toujours 
un grand prix, mais celles des Gobelins 
(France), sont quelquefois d'un prix très 
haut, jusqu'à 100,000 fr. Après viennent 
celles de Beauvais, d'Oudenarde, ex aquo^ 
et Bergame. 

Là, comme dans beaucoup d'objets de 
curiosité, rien ne peut remplacer la vue, 
mais la première condition, comme tou- 
jours, est la conservation et la fraîcheur la 
plus parfaite. 

On peut reteindre les tapisseries, les 
priver de l'entourage ou cadre également 
en tapisserie ; elles perdent alors plus des 
trois quarts de leur valeur. 



D^OBJETS D'aKT BT DK CURIOSITE I77 

TARABOUKA. Tambour arabe formé de 
grosse bouteille couverte d'une peau à Tex- 
trémité la plus large ; en terre émaillée, en 
bois incrusté de nacre, de 4 à 30 fr. 

TARGE. (V. Bouclier.) On donne plus 
particulièrement ce nom à un bouclier de 
parade très léger et orné de peintures. 

TASSE. La tasse est presque toujours 
en porcelaine portée par une soucoupe; 
toutes les fabriques de France, d'Allemagne, 
de Chine, du Japon, de l'Inde, de Naples. 
Les plus chères sont toujours celles de 
Sèvres, puis Meissen, puis Naples. Sèvres 
en a de trois formes : carrées, cylindre- 
creux, cul-de-poule, posées sur leur demi- 
sphère. Trembleuse, cylindre-conique plus 
petit de diamètre en bas qu'en haut, s'en- 
castrant dans un cylindre creux placé au 
milieu de la soucoupe. Ce cylindre entouré 
d'un marly de porcelaine large, est des- 
tiné à former poignée pour prendre la tasse 
sans se brûler les doigts. Par cette configu- 
ration son aplomb est mauvais, d'où le nom 
de trembleuse. 

Sèvres, dure, carrée, de 10 à 50 fr.; 

23 



178 CONNAISSANCES NECESSAIRES A UN AMATEUR 

tendre, id., de 25 à 700 fr.; dure, cul-de- 
poule, de 25 à 100 fr.; tendre, id., de 60 
à 600 fr.; dure, trembleuse, de 40 à 2006:.; 
tendre, trembleuse, de 100 à 1,500 fir. 
Saxe, elles ont plus souvent la forme cul- 
de-poule bi-lobées ou tri-lobées, de 80 
à 300 fr. Naples, cul-de-poule, reliefs de 
figures peintes un peu brutalement, 100 à 
200 fr.; Allemagne, toutes formes, de 3 à 
25 fr.; Chine, à anses, de 5 à 200 fr.; Japon, 
à anses, id.; Inde, id., de 3 à 15 fr. 

TAU. Bâton pastoral, béquilles. En ivoire, 
en buis et enrichi quelquefois de métaux et 
de pierres précieuses. Très rare. (V. 2790 
du Musée de Cluny.) 

TÉORBE. Grande mandore à double 
tête, la seconde pour les cordes à vide, 
basse d'accompagnement, incrustée d'ivoire 
et d'écaillé. Très rare. Louis XIII. 

TERRE CUITE. Bas reUefs, haut reliefs, 
bustes, statuettes, maquette d'artiste, vases, 
piédestaux, cippes, gaines, trumeaux, ba- 
lustres, fontaines. Ici l'évaluation commer- 
ciale n'existe pas, l'œil et le goût peuvent 
seuls joindre un prix à l'objet. 



D OBJETS DART ET DB CURIOSITE 1 79 

THERMOMÈTRE. En bois sculpté, en 
bronze doré. C'est la 'richesse du dessin 
qui en fait le prix. Louis XVI. 

TIMBALE. Demi sphère creuse en cui- 
vre, recouverte d'une peau que Ton peut 
plus ou moins tendre au moyen de clefs. 
La musique des cavaleries avait depuis 
longtemps des timbaliers à costume riche, 
dont les timbales, petites^ étaient placées 
des deux côtés sur les épaules du cheval, 
caparaçonné lui-même richement. Rare. 
H m'a été donné d'en voir une paire dans 
la collection de M. F^u. 

TOILETTE. Meuble dont le dessus 
se soulève en trois parties : celle du 
milieu montre un miroir; les deux au- 
tres découvrent chacune un espace vide 
pour les ustensiles de toilette. Valeur 
de vue. 

TOMAWAHK. Massue courte, à tête 
renflée, des anciens Américains du nord 
et des Océaniens. Il y en a de sculptés. 
Les sculptures de l'Océanie et de l'Amé- 
rique du Nord anciennes, sont toujours des 
angles enchevêtrés. Petite valeur. 



l8o CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

TOPAZE. Pierre fine jaune translucide. 
Un dixième du diamant. Topaze brûlée, 
variété de couleur rosée obtenue le plus 
souvent au feu. 

TORCHÈRE. Grand candélabre ea 
bronze, en marbre et bronze. Le plus 
souvent elle est formée d'une statue de 
nègre qui tient un ensemble de porte- 
lumières. De 80 à 500 francs. Presque 
toujours moderne, elle doit appeler l'at- 
tention de l'amateur. 

TORE. Grosse baguette qui entoure un 
piédestal au-dessus de sa base. En curio- 
sité, le tore se place sur tous les objets en 
bronze, ou garnis de bronze. C'est souvent 
la seple garniture qu'il y ait. Aussi est-il 
alors très souvent formé de feuilles de lau- 
rier imbriquées horizontalement. 

TOUR. On désigne ainsi tous les objets 
faits au moyen du tour. Pièce de tour. 

TOURMALINE. Pierre translucide 
noire. Sans valeur. 

TRABAN. (V. Cimeterre.) 
TRAVAIL DE DRESDE. Toutes sortes 
de bijoux d'homme, en or repoussé, ciselé, 



d'objets d'aST BT DB CUKIOSITé l8l 

garni abusivement de pierres fines ou faus- 
ses, plus souvent fausses. Tabatières, flacons 
avec montres, boites avec montres ou sans 
montres, émaillés peints, etc. On en a 
trouvé beaucoup en Chine à la suite de 
l'expédition française. Valeur du métal. 
Peu de chose en plus. Se méfier même du 
métal. 

TREPIED. Un cercle en fer monté sur 
trois pieds, destiné à supporter un vase 
au*dessus d'un feu. Pas de valeur. 

TRIANGLE. Musique. En acier libre, 
terminé en anneau. Se frappe avec une 
baguette d'acier. Sans valeur. 

TRIC-TRAC. Table ou sont incrustées 
les flèches qui servent à marquer les points 
du jeu. Pions en ivoire ou en buis. Fan- 
taisie. 

La Renaissance en a quelques uns. 
Boite double avec échiquier au dos, in- 
crustée de dessins en ivoire sur ébène. 
Italiens et firançais, fantaisie riche. L'Alle- 
magne y jouait avec des dames sculptées 
ou simplement moulées à médaillons 
tirés des matrices de médailles. Valeur de 



l82 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

vue. La Chine en a beaucoup en laque, 
surtout de modernes, se fermant en boî- 
tes. Petite valeur. 

TROMBONE. Trompette dont les sons 
s'obtiennent au moyen d'un cylindre à 
coulisse. 
TROMBLON. (V. Escopette.) 
Le tromblon est plus court que l'escor 
pette, la gueule plus large, ronde ou ovale, 
ornée de la même façon. Ayant la même 
valeur. 

C'est une arme espagnole, pourtant on 
en trouve en Egypte et au Mexique. Les 
ornements seuls peuvent en faire recon- 
naître la provenance. 
TROPHÉE. (V. Panoplie.) 
TROMPE. (V. Cor.) 
TROMPETTE. (V. Cornet.) 
TROUSSE. (V. Ecrin.) La trousse 
proprement dite est un sac solide, en cuir 
gaufré au petit fer. Il contient une série 
plus ou moins complète d'objets à usage 
de guerre, de chasse, de vénerie. 

La trousse seule vaut de 50 à 300 francs. 
Elle est quelquefois armoriée, ce qui lui 



d'objets d'aKT et de CUftIOSITt l83 

donne son plus haut prix. Les instruments 
qui l'emplissent sont aussi le plus souvent 
des couteaux, scies, marteaux, doloirs. 
(Chasse), étaux, pinces, ciselés, damasqui- 
nés. La trousse se trouve alors justifier 
son appellation et peut valoir 5,000 francs. 
Pas d'imitations. Très rare complet. 

TRUMEAU, Ornements destinés à oc- 
cuper un pan de mur entre deux pilastres 
ou entre deux portes, ou entre deux fenê- 
tres. C'est souvent une sculpture repré- 
sentant un trophée, chasse, guerre, musi- 
que, jardinage, ou une peinture. Valeur 
de vue. 

TRYPTIQUE. (V. Dyptique.) Le tryp- 
tique a deux volets qui se referment sur 
un plan. 

TURBOTIÈRE. (V. Daubière.) 

TURQjLJIN. Marbre bleu, d'un, char- 
mant effet. 

TURQ.UOISE. Pierre précieuse opaque 
bleue, depuis le bleu profond du ciel, à 
midi, jusqu'au bleu mourant du crépus- 
cule du soir. Qjielques unes sont verdâtres, 
mais elles sont peu estimées. 




184 CONNAISSANCES NECESSAIRES A UN AMATEUR 

TYMPANON. Espèce de tambour de 
basque. 
URNE. (V. Vase.) 

(AISSELLE. (V. Orfèvrerie, 
faïence, porcelaine, étain, po- 
terie.) 

VASQ.UE. Coupe en marbre qui tient 
plutôt à l'architecture décorative qu'à la 
curiosité. 

VELOURS. De Gênes pour tentures rare 
et cher; d'Utrecht pour meubles, petit prix. 
Gros de Tours, très rare et cher. 

VERRERIE. Arabe, de Venise, de Bo- 
hême, de Flandre, de France, d'Allemagne. 

En verrerie arabe, il ne reste guère que 
des lampes de suspension, ornées d'émaux 
de couleur d'or, d'arabesques en relief, de 
500 à 2000 francs, mais très imitées et sur- 
tout très bien imitées. La verrerie de Ve- 
nise procède d'abord de la verrerie arabe, 
qu'elle est loin d'égaler. Puis au xv*^ siècle, 
avec la Renaissance , elle devient un des 
plus beaux fleurons de l'art Italien, toutes 
les formes, toutes les couleurs, tous les dé- 
cors, avec la grâce et la légèreté, toutes les 



d'objets d'art et de CUBfOSITé i83 

difficultés vaincues, font de cette verrerie 
le plus charmant spécimen de l'art du ver- 
rier, aux XV*, XVI* et xvn* siècles* 

Les verres de Venise, valent de lo à 
1500 francs, selon leur importance et leur 
beauté. Ici la taille fait une parrie du prix. 
Les objets les plus chers sont généralement 
les plus grands, xvi* et xvn* siècles. 

La fabrique de Murano expédie en Eu- 
rope depuis 10 ans, des masses de verrerie 
qui ont la prétention d'imiter les anciens 
verres, mais la forme indécise, la lourdeur 
des pièces, doivent aider à faire reconnaître 
facilement la fraude. 

La verrerie de Bohème suit de loin la 
verrerie de Venise, et joint à la lourdeur 
allemande, la recherche des difficultés ; de 
10 à 200 francs, xvi* et xvn* siècles. 

La verrerie allemande, qui commence à 
remplacer les émaux d'ornements par des 
peinture, de personnages, d'armoiries, de 
devises, et qui apporte surtout dans la ver- 
rerie l'art du peintre verrier, de 13 à 300 
francs, xvn* et xvm' siècles. 

Verrerie flamande,presque toujours verre 

24 



l86 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

blanc, gravé plus ou moins finement, 
de 2 à 100 francs. 

Verrerie française, aussi gravée, mais 
plus rare et très difficile à trouver. Petite 
valeur. 

VERRIÈRES. (V. Vitraux.) 

VERROTERIE. Venise et la Bohême, 
Venise surtout, on fait des perles plus ou 
moins grosses, d'émail jaspé fleuri. Sans 
valeur. 

VASE. En or, argent, repoussé, ciselé, 
enrichi de pierres précieuses, de gemmes, 
camées ou entaillés, d'émaux, parfois de 
tout cela ensemble. 

Les vases ornés sont toujours d'une 
haute valeur artistique, en dehors du prix 
de matière. 

En marbre , surtout en marbre riche 
de ton : le porphyre, le granit, la luma- 
chelle, le turquin, le portor, le campan. 
Le marbre blanc est généralement couvert 
de sculptures d'un mérite plus ou moins 
grand. Les vases en marbre sont encore 
enrichis de montures en bronze d'un fort 
bel effet. Fantaisie riche en faïence ita- 



d'objets d'art et de cuRioiiTé 187 

lîenne, depuis le vase de pharmacie qui 
vaut de 2 à 50 francs, jusqu'aux plus beaux 
spécimens de l'art italien qui peuvent 
atteindre 3000 francs. 

Contrefaçons toutes modernes, très visi- 
bles par leur émail trop vil, et le dessin 
négligé. En faïence de Rouen, bleu, de 20 
à 80 francs, Rouen polychrome, de 40 à 
1000 francs, et même plus dans des condi- 
tions extraordinaires de taille et de dessin. 

Faïence de Nevers, de 10 à 100 francs. 

Faïence de Marseille, j'en ai vu vendre 
une paire merveilleuse^ 12,000 francs. 
Porcelaine de Sèvres, jusqu'à 200,000 fr. 
— de Saxe, j usqu'à 80 et 90,000 — 

Il est bien entendu que la beauté du 
décor seulement donne un prix à tous ces 
derniers objets, faïence et porcelaine. La 
matière n'y entre pour rien et la taille pour 
peu de chose. 

Chine, Japon. (V. Potiche.) 

Faïence de Perse, après avoir valu très 
cher, cette faïence est tombée à son taux 
normal, un vase presque toujours à anse 
vaut de 20 à 100 francs. 



l88 CONNAISSANCES NÉCESSAIRES A UN AMATEUR 

VERROU. La plaque supérieure carrée 
ou ovale plane est repoussée, ciselée sou- 
vent aux armes du premier possédant, or- 
née de devises de rinceaux d'enroulements, 
de 50 à 100 francs. 

Beaucoup d'imitations reconnaissables à 
l'incertitude du travail. 

VIDRECOME. (V. Gobelet.) 

Le vidrecome, très grand verre, est en 
argent, en verre d'Allemagne. (V. Verrerie 
d! Allemagne.) En argent, valeur à voir au- 
dessus du poids. En verre bien couvert; de 
70 à 150 francs. 

VIELLE. La forme dite en vaisseau cam- 
brée comme la mandore, ses incrustations 
en ivoire, lui donnent une valeur de fan- 
taisie. 

VIOLE. Violon de la taille de celui qu'on 
appelle aujourd'hui quinte. La volute sculp- 
tée, les F. en sangsues, à 5 cordes. Elle se 
jouait ainsi que tous ses congénères, la 
touche verticale, la main droite renversée, 
comme jouent encore aujourd'hui les petits 
mendiants italiens. Fantaisie. 

VIOLON. 



D^OBJETS d'aBT ET DE CURIOSITÉ 189 

VIOLONCELLE. 

VISIÈRE. (V. Casque.) 

VITRAIL. C'est la Suisse allemande, 
qui a produit le plus grand nombre de vi- 
traux de toute qualité. Les vitraux à petits 
personnages vêtus à la mode du xv* et du 
XVI* siècles, peints de toutes couleurs, sont 
très recherchés, et valent cher; de 300 à 
2000 francs un vitrail grand de 0,60 sur 
0,40 de large. 

La France, avec Jean Cousin, et à'sa suite; 
a les plus beaux, malheureusement trop 
rares. La grisaille teintée (V. Émail), 
donne dans ceux-<i, qui sont presque de la 
grande peinture appHquée à des verrières. 

VITRINE. Meuble vitré partout particu- 
lier à l'époque Louis XVI. En acajou plus 
ou moins richement garni de bronzes 
ciselés. Fantaisie chère. 

WALLONE. Épée à lame longue et 
large de Solingen, à poignée large unie, à 
une seule garde sur coquille, double, plate, 
pommeau rond, uni, de 25 à 60 fr., selon 
sa conservation. 

WfflST. (V. Jetons.) 



YATAGAN. Lame en forme de dou- 
ane, allongée, en damas, fourreau d'ar- 
gent, souvent de cuir, de velours garai ou 
non garni de cuivre ou d'argent, poignée 
en argent gravé, niellée, en ivoire, en 
corne terminée par un relief pour assujettir 
la main et un angle obtus pour phicer le 
pouce en certains cas. Valeur de métal. 

ZAGAIE. (Voyez Sagaie.) 



DARANTIERE, IMPRIMEUR A DIJON 

le tî juin 1B7» 



EDOUARD ROUVEYRE 



LIBRAIRIE ANCIENNE ET MODERNE 

EDOUARD mOVYWnX, 1, RUK DBS tAIMTft-Pàut, PAKIt 



VIENT DE PARAÎTRE 

LA COMÉDIE 

BT LA 

GALANTERIE 

AU XVIII' SIÈCLE 
Adolphe Jullien 

Un magnifique volume in-S^ écu, nombreux 
fleurons, lettres ornées et culs^de-lampe gravés 
sur des documents de l'époque, titre rouge et 
noir, couverture repliée JO fr. 

Frontispice à l'eau-forte en deux couleurs, gra- 
vé par M. L. Rouveyre, en-tête et culs-de- 
lampe par de Malval, imprimés dans le texte 
selon les véritables règles de Tart typographi- 
que. 

L'impression de ces trois eaux-fortes a 
été confiée à A. Salmon. 

joo exemplaires sur papier vergé de Hollande à la forme. lo lir 

$o •— — Whatman Turkey-Mill 20 » 

20 — — teinté de Renage 20 » 

iS — — de Chine vérittble >S * 

12 — — du Japon 40 » 

3 — sur peau de vélin So » 

Avis concernant les exemplaires de luxe 

L'éditeur n'a pas reculé devant les frais d'une 
imposition nouvelle, spéciale aux exemplaires im- 
primés sur papier ae choix, voulant que^ ces 
exemplaires soient de véritables grands papiers, 
c'est-a-dire que la marge du fond soit en rapport 
avec les marges extérieures. En outre, ces exem- 

25 



194 LIBRAIRIE EDOUARD ROUVEYRB 

plaires de luxe auront trois états de chaque eau- 
forte, avant la lettre. 

• 

AVANT-PROPOS. — l'ÉGLISE ET l'OPÉRA EN lySS. 
— MADEMOISELLE LEMAURE ET l'ÉVÊQUE DE 
SAINT-PAP0UL. 

I. — La société et le clercé au XVIII» siècle. — 
Naissance et début de M"* Lemaure. — Allées et 
venues constantes. — Ses premières créations. — 
Son germe de talent. — Sa rivalité avec M"* Peli&- 
sier. — Singulière tenue du public. — Position 
prise par M"* Aimé. — Un mari comique. — Un vœu 
de Voltaire. ^ Reprise de Jepté. — Coups de tête 
et coups de théâtre imprévus. — Dix minutes 
d'emprisonnement. — La constitution de Popéra. 
— Retrait volontaire. — Une de perdue, une de 
retrouvée. 

II. — Scandale plus sérieux dans Péglise. — Le 
mandement d'un évêque et le récit de Barbier. — - 
Première parodie. — Manifeste de M''* Lemaure au 

Îmblic. — M"* de Seine. — Les gentilshom.mes de 
a Chambre et Messieurs de PAcadémie. — Un 
mari jugé par sa femme. — La jansénisme au bar- 
reau. — Remue-ménage d'avocats. — Adresse de 
Racine à l'évêque de Saint-Papoul. — Arrêt du 
parlement, intervention royale. — Deuxième pa- 
rodie, — Arrêt de Momus. — Un évêque honnête 
et brouillon. — Troisième parodie. — Lettre de 
M"* Lemaure à l'évêque de Laon. 




'Opéra. — Acrielle sans temps. 

M|*' Lemaure. — Une brochure indiscrète. — Lutte 
d'influence entre abbés. — Argument décisif et pré- 
cautions inutiles. -^ Une épîgramme salée et deux 
pièces curieuses. — Déclarations versifiées des 
spectateurs en feu. — Train-train ordinaire à l'O- 
péra. — Une étrenne d'un nouveau genre. — Vol- 
taire et le prince de Ligue au sujet de m"« Lemaure. 
— Sa retraite définitive. — Noces du Dauphin. — 
Un mot historique. — Les concerts du Colysée. — 
Grandeur et décadence d'une chanteuse. — Un 
mariage sur le tard, une femme tenace, un mari 
soupçonné. — Nouvel et dernier échec du clergé. 



UBRAnUB EDOUARD ROUVBTRB içS 

LES SPECTATEURS SUR LE THÉÂTRE 

!• — Un singulier coup <l'œil en scène au com- 
mencement du siècle dernier. — La salle et la 
scène du théâtre Français à cette époque. — Vol- 
taire après Crébillon. — Suppression du public 
d'en bas. •— Aventures et mésaventures, quolibets 
du public. -^ Un siamois et son guide à TOpéra. 

— Attaques de Molière et combien il souffrit de 
cet usage. — Une collision de pages au théâtre. — 
Ordonnances et défenses royales. 

II. ^ La scène d'un théâtre en Italie et en An- 
gleterre à la même époque. — Un spectateur fa- 
milier et mistriss Bellamy. — Illustration de Zig- 
Zac et le frontispice des œuvres de Molière. — 
Réclamations de Voltaire et ses exigences pour 
Semiramis, — Echec de cette tragédie et grande 
colère de Fauteur. — Ses retouches à Sophocle. — 
Question d'art et question d'argent. — Vaines pro- 
testations de Voltaire. — Offre du comte de La- 
maguais. — Un rapport de Le Nain. — Acceptation 
de comédiens et discours de Brizard. — Démo- 
litions et réparations intérieures. — Un devis dé- 
passé. — Réouverture et deuxième discours de Bri- 
zard. — Opinion du Mercure et de Collé. — Une 
double page du registre de la Comédie-Française. 

III. — Grande joie de Voltaire, lettres et pré- 
faces. — Diderot et madame Riccoboni, Diderot 
et le public enfiévré. — La prose de Saint-Foix et 
les vers de Dorât. — Voltaire au comte de Laura- 
gais. — Troubles persistants à la Comédie-Fran- 
çaise et à ropéra. — Les réformes sur les scènes 
étrangères. — Un souvenir de Goethe enfant. 

LE THÉÂTRE DES DEMOISELLES VERRIERES. — LA 
COMÉDIE DE SOCIÉTÉ DANS LE MONDE GALANT 
DU XVIII* SIECLE. 

I. — Les sœurs Verrières. — Marie^ arrière- 
grand-mère de George Sand et Geneviève, dites 
la belle et la bête. — Naissance d'Aurore de Saxe. 

— Une non valeur artistique. — Ordre de bataille 
et troupes galantes. — Une élève docile, un maître 
éloquent. — Douces leçons et sages résolutions. 

— Un gardien qui garde trop bien. — A la ville 
et à la campagne, répertoire habituel. -« Les 
amants auteurs, les maîtresses actrices. -^ La 
Harpe après Coliardeau. — Une pièce à illusions. 



igÔ LIBRAIUB éoOUARD ROUTEniB 

la Comédie amoureuse ^ les deux Surprises de 
l Amour. Exécution dans le inonde. — Un critique 
apprivoisé. — Jeux de Tamour et du hazard. — 
Un mari sans rancune et un amant sans fiel. 

II. — Une demoiselle de décision. — Naissances 
illégitimes avérées. — Un grand-père exceptionnel 
et un mari dangereux. — Une jeune fille veuve, 
son succès dans le monde, Thommage d'un aca- 
démicien. — Inquiétudes maternelles de M"* Ver- 
rières, lettres et conseils à son fils, le chevalier 
de Beaumont. — Sorte de spectacles. — Laharpe 
acteur, Saurin et Billard-au-Monceau. — Rup- 
ture et retraite de CoUardeau. — Vengeances d'un 

Eoête : une comédie, une satire, un démenti. — 
lort de CoUardeau, son successeur à l'Académie. 

— Bruit colporté dans le public. — Mort de 
M"* Verrières aînée, un fils tendre et désolé, un 
amant correctement ému, une fille résignée aux 
lois du monde. 

III. — Les atteintes de Page avant la mort. — 
Deux enfants peu fortunés. — Un ami dévoué à 
Dupin de Francueil. — Les trois filles de Samuel 
Bernard, un mari volage. — La famille Dupin ; 
un voyage amenant un mariage. Touchante dé- 
fiance de fille à mère. — Deux frères consan- 
guins^ Dupin de Francueil et Dupin de Chenon- 
ceaux. — Trois mésalliances. — Un fermier gé- 
néral étrillé. — Un mariage de prudence et de 
raison. — Maurice Dupin et sa fille George Sand. 

— Grands parents dépeints et jugés par leur petite 
fille. — Enjambée d'un siècle à Pautre. — Auteuil 
et Nohant. — Marionnettes vivantes et marionnet- 
tes de bois. 

A LA BASTILLE. 

Trois prisons bien distinctes. — Une lettre d'en- 
trée, une lettre de sortie. — Louis XIV et ses se- 
crétaires d^état. — Un ordre d'incarcération en 
bonne forme. — Constantin de Renneville en pri- 
son. — > Les gouverneurs successifs de la Bastille. 

— M. de Bessemaux, le marauis de Saint-Mars, 
Bernaville. — Un geôlier barbon, un prisonnier 
spirituel. — Un portrait à l'emporte pièce. — 
Rimes landatires ou vengeresses. — Une sup- 
plique en quatrain. — Un prisonnier oublié des 
ministres et gardé. 



VIENT DE PARAITKE 

CONNAISSANCES 

NÉCESSAIRES 

BIBLIOPHILE 

ÈDOv^n.'D %ovrEy%p 

XtuOn a tOnln arrafnitiU il flmltnn StcMi «mlB, 
aCimkt ithumlm i> £iiWir Jt r^uitmii fMlM it Fnim 

TROISIÈME ÉDITION 



PARIS 
LIBRAI8IE ANCIENNE ET MODERNE 

EDOUARD ROUVEYRE 

1, rue iu Simo-PtiB, i 

1879 



igS LIBKAZUB éDOUAMD ROUVKTKB 

Cet ouvrage — accompagné de 4 plan- 
ches (19 impositions de divers fonnats), 
de cinq spécimens de papier (Japon, Chine, 
Whatman, Vergé, Vergé teinté), de 3 plan- 
ches de reliure (dont une double) — 
forme un beau volume in-8® écu 
(xiv et 202 pages), imprimé sur papier 
vergé de Hollande, nombreux fleurons 
tjrpographiques, lettres ornées et culs de 
lampe tirés en couleur, titre rouge et noir, 
couverture parchemin replié .... 56:. 



// a iUfait un tirage de luxe à 100 exem- 
plaires; tous numérotés. 



4 exemp. imp. s. parchemin. ... i à 4 80 fr. 

6 — — " papier du Japon. 5 à lo 40 fr. 

10 — — papier de Chine. 11 à 20 25 fr. 

3o — — pap. Whatman. 21 à 5o 12 fr. 

Cinquante exemplaires tirés sur papier 
Whatman, et numérotés de 5 1 à 100, ont 
été imprimés en deux couleurs. Les fleu- 
rons, culs de lampe et lettres ornés en 
rouge minéral, le texte en bleu. . 25 fr. 



AV^LYSE DES CHAVIT^ES 

I 

Etablissement d'une bibliothèque d*amateur, 
conservation et entretien des livres. 

Signification du mot bibliothèque. Son emploi. 
Bibliothèque de Tamateur. Son exposition et ton 
emplacement. Opinion de Nodier, Caillot et 
Peignot. Local choisi, sans humidité, ni pous- 
sière. Préservation de la bibliothèque. Soins à 
lui donner. Conservation des livres et des re- 
liures. Conservation intérieure d'un livre. Moyens 
de prétendus bibliophiles, dépourvus de tout 
bon sens, pour s'assurer la possession d'un 
livre. Manière de tenir un livre. Richard de 
Bury et son Philobiblion, Tractatus pulcherimus 
de amore librormn» Jules Janin et V Amour 
des livres. Bols à employer pour la construction 
d'une bibliothèque. Tablettes de bibliothèque. 
Désordre évité dans le placement des livres. 
Variation des formats, mélange de vieux livres 
et de livres nouveaux. Elément d'une biblio- 
thèque. Détail d'un meuble destiné à recevoir des 
livres précieux. Naudé et son Advis pour dresser 
une bibliothèque. Situation et place où l'on doit 
bâtir ou choisir un lieu propre pour une biblio- 
thèque. Ornement et décoration que l'on doit y 
apporter. Le livre devenu bijou. Qu'est-ce qu'un 
amateur ? Place d'honneur du livre. Choix à faire 
dans la masse des livres. 

U 
Format des livres. 
Ignorance des formats, sources d'erreurs biblio- 
graphiques graves. Format. D'où tire son nom. Im- 
primeur emploie papier plus grand ou plus petit ou 



200 LIBRAIRIE EDOUARD ROUTCYRE 

imprime par demi-feuille. Petits formats ofirent 
des doutes. Moyens de les connaître. Pontuseauz, 
vergeures, marques d'eau , réclame, signature. 
Quid?^ Pliage de la feuille dans chaque format. 
Combien de pages. Table des dénominations de 
formats. Ordre des signatures ou premiers chiffres 
pour tous formats, par feuille et par demi-feuille. 
Connaissance certaine des formats à la simple 
inspection du livre. Format et noms des divers 
papiers qui sont le plus ordinairement employés. 
Tableaux (19) des impositions les plus usitées. 
Feuille produit toujours le double des formats cités. 

III 
Reliure des livres. 

Reliure vélin de Hollande. Reliure à la grecque. 
Reliure dos brisé. Demi-Reliure. Cartonnage Bra- 
del. Robe de chambre du livre. Demi-reliure toile. 
Livre relié selon son esprit. Choix d'un relieur, 
chose importante. Magnifique reliure, recomman* 
dation d'un livre médiocre. Reliure d'amateur. 
Sa description. Amateurs et relieurs du xviii* siècle. 
Dorure des livres. Conditions d'une bonne reliure. 
Temps nécessaire au relieur. Livres nouveaux 
achetés brochés, pourquoi ? Recommandations à 
faire au relieur. Régularité de la pliure. Livre 
trop battu. Couture, point capital de la reliure. 
Précaution prise par quelques amateurs. Intégrité 
des marges, précieuse. Notes marginales, à conser- 
ver. Couverture des livres. Choix des couleurs. 
Titre inscrit sur le dos du volume, rédigé d'avance. 
Reliure parlante. Remarques à propos des signets.. 
Est-il mieux de faire relier, en reliure pleine ou 
en demi-reliure, un livre que l'on veut conserver 
non rogné. Conseil d'un bibliophile italien. Notre 
avis. Opinion sur la reliure et sur la demi- 
reliure. Choix des peaux (basane, maroquin, 
chagrin). Livres imprimés sur vélin. Soins qu'ils 
exigent. Des marques et devises mises à leurs 
livres par un grand nombre d'amateurs. Emploi 



UBXAnUB iDOUAKD BOUVKTftS 20I 

de l'ex-Iibris. Principal mérite de la devise. 
Vignettes de bibliophiles* Reliure des livres anciens 
à conserver, pourquoi ? Titre de noblesse du livre. 
Distinction de reliure de Mesdames de France, 
Filles de Louis XV. Physionomie des livres 
anciens. En quoi elle consiste. Reliure considérée 
comme objet d'art. Ouvrage ancien relié k nou- 
veau. De la reliure des xvii* et xvxii* siècles et de 
celle de notre époque. Heureux résultat du 
Manuel du libraire et de Vamateur de livres de 
J.-Ch. Brunet. Ardent amour de Jer. de Bosch 
pour les beaux livres. Des fausses marges dans 
les livres tirés sur papiers de choix. Monstrueuses 
inégalités. Faut-il les faire tomber à la reliure. 
Opinion du bibliophile Jacob et de la Fizeltère. 
Spécimens des différents papiers employés dans 
l'impression de nos éditions de bibliophiles 
(Japon, Chine, Whatman, Vergé, Vergé teinté). 

IV 
Moyen de préserver les livres des insectes. 

Ennemis de la bibliothèque. Insectes. Humidité. 

Rats et emprunteurs. Opinion de 

J. Janin sur ces derniers. Pline, son moyen pour 
éloigner les souris. Insectes, fléau des bibliothè- 
ques. Lesquels? Observations et opinions de 
Ch. Mentzelius, Prediger, d'Alembert, Fabbroni, 
Boulard, Peignot, Lesné, Nodier, etc. Magnifique 
bibliothèque ravagée par les dermestes. Exemple. 
Quels moyens employés pour les détruire, Nodier, 
son curieux et intéressant préservatif contre les 
insectes. Reliures, berceaux des vers. Lesquelles? 
Reliures éloignant les vers. Lesquelles? Expé- 
rience de quatre siècles. Goût fatal des mites pour 
les livres. La cause. Moyens d'y remédier. Odeurs 
mortelles pour les insectes. Lesquelles ? Duchéne 
aîné, son moyen proposé à la Bibliothèque du 
Roi. Conservation de livres dans des meubles 
très altérés. Insectes, fléau du Levant. Manuscrits 
tombant en poussière. Conseil aux bibliophiles. 

26 



202 UBRAOUB ibOUAKO ROUVBTftE 

V 

Des souscriptions et de la date. 
Souscription. Quid? Souscriptions en vers et en 
prose. Souscriptions manuscrites. Fraudes et 
erreurs. Date écrite de plusieurs manières. Chif- 
fres romains ou arabes. Connaissance des chiffres 
romains. Tableau des -chiffres romains. Combi- 
naisons employées par les imprimeurs pour dimi- 
nuer la valeur de ces chiffres numériques. Ouvra- 
ges imprimés en Hollande, la manière dont leur 
date est écrite. Dates difficiles à deviner. Exem- 
ples. Dates écrites en toutes lettres. Dates diffé- 
rentes sur le titre et à la fin d'un ouvrage, source 
d'erreurs. Ouvrage ne portant ni date, ni désigna- 
tion de ville, ni nom d'imprimeur. Fausseté de 
dates. Erreurs ou fraudes. 

VI 
Collation des livres. 

Avis aux amateurs. Ouvrage complet. Quand ? 
Collation avant la reliure comme après. Chose 
nécessaire. Pourquoi ? Livres du xv« siècle, diffi- 
ciles à collationner. Comment ? CoUationnement 
des livres des xvi«, xvii«, xviii«, xix« siècles. Chif- 
fres de pagination, réclames, registres. Quid? 
Manière expéditive de collationner. Ouvrages à 
figures. Nombre et qualité. En quoi consiste. 
Figures tirées en couleur. Attention à y apporter. 
Ouvrages composés de plusieurs pièces. Livres à 
carton. Ouvrages terminés. Suite publiée après. 
Exemple. 

VII 
Des signes distinctifs des anciennes éditions. 
Absence des titres sur une feuille séparée. Let- 
tres capitales. Virgules et points-virgules. Figura- 
tion de la virgule dans les anciennes éditions. 
Inégalité et grossièreté des types. Manque de 
chiffres de pagination, signatures et réclames. 
Solidité et épaisseur du papier. Abréviations. 



LIBKAIRIB EDOUARD ROUVBYRS 203 

VIII 

A brMattons usitées dans les catalogues 
pour indiquer les conditions. 

Utilité de ce chapitre. Langue particulière de la 
bibliographie. Abréviations. A quoi servent? 
Moyen de les connaître. Table des abréviations 
bibliographiques. Quelques exemples. 

IX 

De la connaissance et de Vamour des livres. 
De leurs divers degrés de rareté, 

Difiiculté de trouver des livres. Deux sortes de 
livres rares. Rareté absolue et rareté relative. Des 
livres dont la rareté est absolue (ouvrages tirés à 
petit nombre, ou supprimés, ou détruits, ou non 
achevés, ou imprimés sur un papier spécial). Des 
livres dont la rareté est relative (grands ouvrages, 
pièces volantes, histoires particulières des villes, 
histoires des académies et sociétés littéraires, vies 
des savants, catalogues des bibliothèques publi- 
ques et particulières, livres de pure critique... 
d'antiquités... arts curieux... livres écrits en langues 
peu connues... les livres condamnés, arts super- 
stitieux, livres paradoxes ou hétérodoxes, livres 
obscènes, livres séditieux). Des éditions dont la 
rareté est relative (éditions faites sur des manus- 
crits anciens, les premières éditions de chaque 
ville, éditions faites chez les célèbres imprimeurs 
des XVI», xvii« et xviii« siècles, éditions imprimées 
avec lettres et caractères extraordinaires, éditions 
qui n'ont jamais été mises en vente, éditions débi- 
tées sous différents titres). 



Moyens à employer pour détacher, laver et encoller 
les livres, procèdes divers pour Varran^ement et 
la restauration des estampes et des livres, pa- 
pier et parchemin. Réparation de la dorure des 
anciennes reliures et de celle des manuscrits. 

Procédés divers pour l'arrangement et la res- 



204 LIBRAIRIE EDOUARD ROUTBTRE 

tauration des estampes et des livres. Précautions 
à prendre et procédés à employer pour dérelier un 
volume que l'on veut laver ou nettoyer. Manière 
de retirer d'un volume relié un seul feuillet qui 
doit être lavé. Taches grasses. Taches de suif, de 
stéarine, de graisse, taches produites par l'attou- 
chement des doigts, l'huile, l'encre d'impression. 
Taches maigres. Taches de rouille, de boue, de 
cire à cacheter, d'encre usuelle, d'humidité, de 
poussière. Manière de nettoyer les estampes jaunes 
et rousses. Lavage et encollage des livres. Encol- 
lage à chaud et à froid, sa préparation et son 
emploi. Du dédoublage et du raccommodage des 
estampes. Réparation de la dorure des anciennes 
reliures et de celle des manuscrits. Réparation des 
piqûres de vers, des déchirures et des cassures dans 
le parchemin et dans le papier. Procédé pour renou- 
veler une estampe et ta transporter d'une feuille sur 
une autre. Moyen de rendre la fraîcheur aux 
estampes, suivant le Père Orlandi. Du dédoublage 
des estampes. Manière de s'y prendre. Soins à em- 
ployer. Application des estampes sur du carton ou 
sur la toile. Colle également répandue. Raccom- 
modage des estampes. Dessin repris avec la plume. 
Estampedéchirée, merveilleusementraccommodée. 
Réparation de la dorure des anciennes reliures et 
de celle des manuscrits. Imitation des anciennes 
dorures. Préparation du mordant et sa flui- 
dité. Son emploi. Application de l'or. Dorures 
flexibles sur le papier et sur le parchemin. Répa- 
ration des piqûres de vers, des déchirures et des 
cassures dans le parchemin et dans le papier. 
Piqûres de vers disparues. Deux procédés em- 
ployés. Lesquels ? Déchirures réparées. Quelle colle 
à employer? Cassure (enlèvement du morceau de 
papier) réparée avec attention et adresse ; impos- 
sibilité d'en reconnaître la place. Procédé simple 
et pratique. Quel papier et quelle colle à employer 
pour cette réparation ? 



LIBRAIRIE ANCIENNE ET MODERNE 

EDOUARD KOUTETftE, I, RUE DES SAINTS-PÈRES, PARIS 



VIENT DE PARAITRE 

Les ruelles du xviir siècle 

Par LÉON DE LABESSADE 

Lettre-Préface par 
Alexandre Dumas fils 

it y JcaJémie française 

Eaux-Fortes par Mongin 

Deux beaux volumes in-8 couronne, d'en- 
semble XXII et 566 pages, imprimés avec 
luxe, titres rouge et noir, couvertures, 
fleurons et culs-de-lampe, gravés d'après 
les documents de l'époque, fac-similé de 
la signature de l'auteur et de celle de 
Alexandre Dumas fils. 

Les prix sont pour l'ouvrage complet 

500 exemplatres sur papier vergé de Hollande à la forme. 20 fr. 

SO — — Whatman Turkey-MUl .... 40 ■ 

2.0 — — de couleurs 40 » 

15 — — de Chine vériuble 50 » 

12 — — du Japoû 75 » 

3 — sur peau de vélin X)0 » 



Avis concernant les exemplaires de luxe 

Nous n'avons pas reculé devant les frais d'une 
imposition nouvelle, spéciale aux exemplaires 
imprimés sur papier de choix, voulant que ces 
exemplaires soient de véritables grands papiers, 
c'est>a-dire que la marge du fond soit en rapport 
avec les marges extérieures. En outre, ces exem- 



206 LIBRAIRIE EDOUARD ROUVEYRE 

plaires de luxe ont trois états de chaque eau-forte, 
aidant la lettre, en noir, en sanguine et en bistre. 

Lettre-Préface, par Alexandre Dumas fils. — Ré- 
ponse à M. Alexandre Dumas fils. — Lettre 
pastorale à Madame la marquise de Pompadour, 
par Tabbé de Bernis. comte de Lyon, ambassa- 
deur de France près la République de Venise. — 
Sur l'aventure de M. cle la Popelinière. — 
Requête burlesque des ducs et auchesses au 
Régent de France. Philippe d'Orléans (171 6], — 
Mémoire contre les ducs et pairs au duc d'Or- 
léans (minorité de Louis XV). — La police des 
mœurs au xyiii* siècle. — Ironies et chansons, 
bluettes et brocards, bons mots, lardons et gri- 
voiseries. — Les intendants et les financiers de 
l'ancien régime. — Liste des gens taxés sous Phi- 
lippe d'Orléans (Régence), cru 7 novembre 17 16 
au 2 janvier 171 7. — La marquise de Pompa- 
dour, son rôle et ses ennemis. — Portraits, chan- 
sons et couplets. — . La ruelle et ses courtisanes. 

— Traité du 28 août i765. — Le commerce des 
grains. — Les femmes ae moyenne vertu et leurs 
entours. Condition sociale. Anciennes notes 
adressées sur elles aux lieutenants généraux. — 
L'Académie, l'exil et la faveur, ou les trois qua- 
trains. — Saint-Aulaire à Sceaux. Maurepas à la 
cour. Le petit abbé avant le ministère et le car- 
dinalat (de Bernis). — Acteurs, actrices et théâtre. 

— Le maréchal de Richelieu, anecdote sur ce 
doyen de la galanterie. — Voltaire et les jésuites. 
Voltaire et la censure à propos de son Mahomet. 
Intervention de Maurepas et du cardinal de 
Fleury. — Lettres de Rousseau à Diderot et leur 
brouille finale. — Une lettre de Rousseau à M. 
de Sartines. — Madame Doublet. Les nouvelles 
à la main. — Les gazettes de Hollande. — Le 
marquis d'Argenson, le duc de Choiseul, d'He- 
mery, de Ver^ennes, maréchal de Castries, etc. 

— Le duc de Choiseul et Jeanne Bécjus, comtesse 
Du Barry (1768- 1774). — La vérité sur le Parc- 
aux-Cerfs (1715-1771). — La femme au xviii* 
siècle et la femme d'aujourd'hui. — Le Cant et 
le Slang, langue des salons et langue des rues. 

— Le style des pamphlets, feuilles volantes et 
sottisiers, manuscrits de ruelles et conclusions. 



LIBRAIRIE ANCIENNE ET MODERNE 

EDOUARD ROUYEYRE, I, RUE DES SAINTS-PÈREt, PARIS 

OUVRAGES 

DE 

M. Octave Delepierre 



Macaronbana Andra, overum nouveaux mélanges 
de littérature macaronic)ue. In-8» carré (i 80 p.), 
imprimé sur fort papier vélin, titre rouge et 
noir i3 fr. 

Depuis dix ans. Us Journaux consacrés d la Bibliographie ont jeté un 
nouveau jour sur plusieurs œuvres ntaearoniques peu connues. Cette forme 
de poésie présente ae l'intérêt sous le rapport pbitologiquef et menu philo- 
sophique, elle a cela de particulier qu'elle est comprise par chacun sans 
qu'il soit besoin d'en jatre une étude. 

La Parodie chez les Grecs, chez les Romains et 
chez les Modernes. In-S» carré (182 pages), titre 
rouge et noir i5 fr. 

La parodie, fille ainée de la satire^ est aussi ancienne que la poésie mime. 
Il est de l'essence de la parodie de substituer toujours un nouveau sujet d 
celui qu'on parodie ; aux sujets sérieux, des sujets légers et badins^ en em- 
ployant autant que possible les expressions de l'auteur parodié. 

Histoire littéraire des fous. Petit in-8« (iv et 190 
pages), titre noir et rouge 7 fr. 5o 

La première section de cet ouvrage traite des fous théologiques; la se- 
conde, des fous littéraires proprement dits; la troisième, des fous phi loso- 
phiquu, et la quatrième, des fous politiques. 

L^Enfer. essai philosophique et historique sur les 
légendes de la vie future. Petit in-S» (iv et i58 
pages), titre rouge et noir i5 fr. 

Visions de Thespésius {Plutarque), de Fursy, de Saint-Sauve {Grégoire 
de Tours), de Charles le Chauve, de Tondal, d'un chanoine au sujet de 
la vie scandaleuse de l'archevêque Udon, d'Éngdbrecht, de Swedenborg, 
etc., avec notes bibliographiques et index. 

Analyse des travaux de la société des philobiblion 
de Londres. In-8» carré (viii et i34p.) Imprimé 
sur fort papier teinté, titre rouge et noir. 16 fr. 

Les ouvrages publiés par la Société dbs Philobibuom, inconnus au 
public, renferment beaucoup de détails littéraires et de matériaux que Us 
curieux seraient charmés de consulter. C'est ce qui a engagé l'auteur à 
donner l'analyse de 62 de ces ouvrages. 



EK COURS DE PUBLICATION 
A LA LIBRAIRIE EDOUARD ROUVEYRE 

I, KVB DES Sinm-PÊRBS, A PARIS 



MiscELLANÈES BIBLIOGRAPHIQ.UES , Abonne-' 
ment y année courante : un an, 6 fr. — 
Chaque année forme un beau volume 
in-8°, imprimé avec luxe sur papier 
vergé teinté, et est terminée par une table 
alphabétique des noms d'auteurs cités et 
des matières, qui, en même temps que 
la couverture et le titre (imprimés en 
rouge et en noir), est adressée gratui- 
tement à tous nos abonnés. Le prix de 
Tannée, une fois terminé, est porté 
à 7 fr- 50 

Les numéros parus jusqu'à ce jour contiennent 
entre autres articles intéressants : 

Livres français perdus^ par G. Brunet. — Du papier , par Jehan Guet. 
— Signes distinctifs des éditions originales de MonUsquieu, par L. Dan- 
geau. — Ranarques sur Us éditions du zv* siècle et sur le mode de leur 
exécution, par P. Lambinet. — Du prêt des livres, par Octave 
Uzanne. — De la classification des autographes, des estampes et des 
gravureSf'pu Ed. Rouveyre. — Quelle est la véritable édition origi' 
nale de « Ph^re et Hippdyte » de Racine, par Asmodée. — Du 
nettoyage des estampes et des gravures, par Jehan Guet. — Fac-similé 
du titre de la première édition du Grand Voyage au pays des Hurcns, 
par Gabriel Sagard Thiodat. 1632. — Procédé pour raviver l'écriture 
sur les vieux parchemins. — Delà multiplicité des livres, par Van de 
Weyer. — L'illustromanie, par Octave Uzanne. — Fac-similé de la 
première page d'un manuscrit d'amour du xvi* siècle. — Livres imagi- 
naires et souvenirs de bibliographie satirique, par René Kerviler. — 
La véritable édition originale des caractères de Tbéophraste (par 
La Bruyère) et celle des r^Uxùms ou sentences et maximes morales {ptsr 
le duc de Laroche foucauli), par Asmodée. — Les prières de la nutr' 



LIBRAIRIE EDOUARD ROUYEYRE lOÇ 

fuise de Rambottillet, par Prosper BUnchemâin. — Eèwin Trou ti 
ses pMieatûms, par le bibliophile Job. — Alfred de Musset et ses 
prétendues attaques contre Victor HugOf par Ch. de Lovenjoul. — 
Les annotateurs de livres, par Octave Uzanne. — Livra d elef, par 
le bibliophile Job. — Les manuscrits du XVIII* siècle, par Loys 
Franda. — Qu^le est la comtesse des plaideurs de Racine, par 
J. Oldbook. — Un livre rarissime imprimé d Toulouse : las orde^ 
nansas et eoustumas del Libre blanc. Tolosas ISSS, p*r le biblio' 
phile Job. — Livres découpés d jour, par Gustave Mouravit. — Du 
plagiai, fax Aleiandre Piedagnel. — Nouvelles remarques sur la 
Petits conteurs, édition Cazin, Paris 1778, par Asmodée. — La 
impressions mierescopiqua, par Louis Mohr. — Da livres et des 
bibliothéqua. — Catalogue da anagramma, devisa et pseudonyma 
de poèta du xti* siècle, par Prosper Blanchemain. — Livra com- 
mencés et non achevés, par Gusuve Brunet. — Da titres de livra, 
par Octave Uzanne. — La livra imprimés en couleur au xviii« 
sikle, par Léon de Labessade. — La légende flamande de saint 
Brandon et sa bibliographie, par Louis de Backer. — Da dédicaces 
de livra changea ou suppriméa, par P.-L. Jacob, bibliophile. — 
Livra imaginaira et souvenirs de bibliographie satirique, par René 
Kerviler. — Catalogue de l'œuvre littéraire d'Henry Monnier, par 
Champfleury. — Enseigna des anciens libraira (XVI* siècle), par le 
bibliophile Job. — Un nouvel autographe de Molière, par Asmodée. 
— Bibliographie de la ville de Bergues et de sa environs (X* au XVI* 
siècle), par Louis de Backer. — Notice sur un livre philosophique in- 
connu, ou peu s^en faut, par G. B. — Sur un plagiat, {Corneille et 
Godeau), par René Kerviler. — Le Bouquiniste assassin, par Prosper 
Blanchemain. — Les Livra illustrés da XVIII* it XIX* siécla. — 
Nouvélla rechercha sur la première édition des Réflexions et Maximes 
morala du duc de la Rochefoucaull, par Jules Le Petit et A. Madden. 
La Librairie parisienne au XVIII* siècle, par le bibliophile Job. — 
La bévua liitéraira, par Th. Bertin. — Quelques notes du célèbre 
bibliographe Mercier de Saint-Léger. — Le commerce des livres 
anciens, par Paul Lacroix, etc., etc. 

La première année des Miscellanées bibliogra- 
phiques, forme un beau volume in-8» de plus de 
200 pages, imprimé avec luxe sur beau papier 
verge 7 fr. 5o 

Chaque année forme un volume séparé, ne portant 
AUCUNE tomaison, seule la date placée au bas du 
titre, les fait distinguer les unes des autres, 

27 



LIBRAIRIE ANCIENNE ET MODERNE 

EDOUARD ROUVEYRE, I^ RUE DES SAINTS-PÈRES, PARIS 



LE DROIT DU SEIGNEUR 

ET LA ' 

ROSIÈRE DE SALENCY 

Par Léon de Labessade 

Un beau volume in-ia (XVI et 260 pages), titre rouge et noir, 
couvertuK illustrée, imprimée en deux couleurs sur papier reps 
anglais, vignettes et culs-de-lampe spéciaux, dessinés par Marixis 
Pekrbt, et imprimés en rouge. 

Exemplaires imp. sur papier vergé de Hollande à la forme. 4 ft. 
6$ — — — WhatmanTurkey-Mill36àioo. 8 fr. 

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îo — — — du Japon (pP* 6 à 15) 20 fr. 

4 — — — parchemin (n<* 2 à $) vendus 

I — — ■- papier bleu, n«> i (vendu). 




recherché 

qui serait assurément aujourd' 
veauté; les vestiges historiques ne manquent pas. 
Le passé^ interrogé, a répondu par toutes ses voix: 
conteurs et poètes, feuaistes et nobiliaires, cou- 
tumes et redevances féodales, manuscrits des fran- 
chises et des charges provinciales, récits et chan-r 
sons , témoignages a'auteurs autorisés , noms 
propres de lieux et de personnes, circonstances et 
dates, — en un mot, tous les éléments propres à 
baser une certitude. Ce travail est un coup d'oeil 
jeté sur le moyen âge, sans parti pris, sans inten- 
tion blessante. 
La Rosière de Saîency est le pendant du Droit 




teur; elle est assez frappante pour que l'on s'y 
arrête. N'est-il pas permis de transporter dans la 
littérature les contrastes, les oppositions révélés 
par l'étude de l'homme à travers les siècles ? 

DROIT DU SEIGNEUR. — Entre Manants. 

— De Seigneur à Manants. — Au Bibliophile Job. 

— Sonnet au Passé. — Un Mot. — /. Quelques re- 



LIBRAIRIE EDOUARD ROUVEYRE 2 I I 

marques sur la langue, — //. Préliber, Prélibation, 
Définition, — Littré, Voltaire et TAfadémie. — 
Nécessité absolue d'expurçer les textes. — Défini- 
tion du droit de prélibation. — Ecclésiastiques 
jouissant de ce droit. — Punition de l'adultère 
dans le Dauphiné, dans le Lyonnais. •— Origine 
curieuse de Montauban en Quercy; protection 
d'Alphonse, comte de Toulouse. — Droit de quel- 
ques seigneurs de l'Auvergne. — Sens critique de 
la femme. — ///. Les différents noms donnés au 
droit de préliber, — Coutumes avec l'indication 
des localités, — En Allemagne, en Angleterre, en 
Flandre et dans les Pays-Bas^ en Italie, en France. 
— Faits observés en Picardie, en Normandie, en 
Angleterre, en Ecosse, aux Pays-Bas, en Allema- 
gne, en Italie, en France (Vienne ei^ Dauphiné, 
Lyon, Mâcon), en Bourgogne, à Fère en Tarde- 
nois, à Nevers, en Auvergne, à Bourges, en Anjou, 
à Limoges, à Laguenne, près Tulfe, à Buch en 
Guyenne, en Gascogne, à Fons en Quercy, à Tou- 
louse, à Châteauroux, etc. — Droit curieux du . 
seigneur de Pacé, près Saumur. — Droit imperti- 
nent des anciens seigneurs de Montluçon en Bour- 
bonnais. — Exemple étonnant d'un 'seigneur du 
Vexin normand. — Droit des fillettes. — Droits du 
sire de Mareuil en Ponthieu, du seigneur de La- 
rivière-Bourdet, du chantre de Mâcon, des évêques 
d'Amiens, des religieux augustins de Limoges. — 
Objet acheté gratis par le comte de Poix. — Les 
trente-six deniers de l'abbesse de Caen. — Etc., 
etc. — IV, Un mot que tout le monde comprend 
sans le secours des humanités. Les coutumes var^ 
ticulières, — Les redevances, les dates et les docu- 
ments, — Droit du seigneur de Louvie et franchise ' 
du premier-né de ses vassaux. — La prélibation 
historiquement prouvée. — Lois du baillage d'A- 
miens. — Coutume de Drucat. — Article i4 du 
droit de l'abbé de Blangy en Ternois. — Beaux 
droits du seigneur de Barlin. — Article 24 de la 
coutume d'Aûxi-le-Château. — Article 4 du cou- 
tumier de Mesnil-les-Hesdin. — Droit du seigneur 
établi sur preuves irréfragables. — Coutumier de 
Dercy. — Hommage rendu à la vénérable dame 
Rugua, femme du comte de Ponthieu.— Evêques 
d'Amiens tenaces sur le droit du seigneur. — Ré- 
pit de Saint-Firmin. — Province de Picardie, une 



212 LIBRAIRIE EDOUARD ROUVETRB 

des plus maltraitées par la prélibation. — Monu- 
ments écrits. — Ligne de conduite des moines de 
Savigné. — Redevance en argent à Alençon. — 
Droitures de mariage du seigneur de Crèvecœur- 
en-Aulge. — Texte de la charte du i3 juillet iôo6. 

— Coutume bretonne. — Hector Bœthius et le 
droit du seigneur en Ecosse. — Le formariage 
constaté en Beljgique par le père Papebrock. — 
Langage' des Chartes. — Coutumier général de 
Bourgogne. — Droit des seigneurs auvergnats. — 
Cas incroyable d'un curé de Bourges. — Etc., etc. 

— V, Situation de la femme sous la domination 
des seigneurs, — Montesquieu et le droit du sei- 
gneur. — Etroite domesticité de la femme au 
moyen âge. — Délicatesse, énergie, devoir de la 
femme serve. — Enfer moral et social. — Les da- 
mes et les vassales ; étranges contrastes. • — Etc., 
etc. — VL Les contradictions et les obscurités du 
moyen âge. — Superstition et grossière erreur. — 
La pensée poursuivie et brûlée vive en place de 
Grève. — Distinction des femmes au moyen âge. 

— Les vexations. — Cérémonies religieuses et 
profanes du xi» au xviii« siècle. — Education des 

fentil^hommes. — Les Chevaliers de la Vierge. — 
'olie féodale de Pamour. — Contradictions dans 
la vie SQpiale, dans les mœurs, dans la justice, 
dans l'intelligence et dans le cœur, dans la famille 
et dans la société. — Fautes et étonnantes obscu- 
rités du moyen âge. — Etc., etc. — VIL Bibliogra- 
phie du droit du seigneur, — Le droit du seigneur, 
curiosité historique, devait avoir sa bibliographie ; 
elle est donnée aussi complète que possible. 

LA ROSIÈRE DE SALENCY ET SES 
ÉQUIVALENTS CONTEMPORAINS. — Ce- 

rémonie vertueuse, antithèse. — Opinion du 
coutumier de 1770. — Récit de M"»«de Genlis. — 
Eclaircissement sur la feste de la Rose à Salency. 

— Le livre de Sauvigny. — Le culte des rosières, etc. 

La langue, comme au chapitre premier. — Ab- 
surde prétention de A. de Nerciat. — La phrase 
considérée comme une statuaire. — Les rigoristes, 
les conteuses du xviii« siècle. — Réflexions à pro- 
pos de quelques droits du seigneur et de la rosière 
de Salency. — Delvau et ses appréciations sur les 
crudités littéraires. — La liberté de langage, etc. 



LIBRAIRIE ANCIENNE ET MODERNE 

EDOUARD ROUYEYRB, I, RUE DES SAINTS-PÈRES, PARtS 



l'DÉE SVli LES %03^^'K,S 

D.-A..F. DE SADE 
Publiée avec préface, notes et documents inédits 

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OCTAVE UZANNE 

Un joli volume in-12 d'etiviron io5 pa^^es, titre 
rouge et noir, couverture illustrée, imprimée en 
rouge et en noir, sur papier reps anglais, vignettes 
et culs-de-lampe spéciaux, dessines par Marius 
Perret. 

$00 exemplaires imprimés sur papier vergé à la forme. 4 fr. 

z » » » papier de couleur. N^ i 

4 » » » parchemin . . . K*^ 2 à 5 50 fr. 

10 » » » papier du Ja]>on . N<>* 6 à i; 20 fr. 

20 » » » papier de Chine . N*^ 16 à 36 12 fr. 

6> » » 1» Turkey-Mill ... K»* 35 1 100 8 fr. 

C'est la première fois que ce curieux traité sur 
le roman, dû à une plume tristement célèbre, est 
réimprimé. On est à la fois surprisetétonnéde trou- 
ver dans le Marquis de Sade une opinion aussi hon- 
nête, un jugement aussi sain que celui qui pré- 
side à la rédaction de cet ouvrage. On y voit cet 
infâme scélérat s'apitoyer sur Manon Lescaut, 
conspuer Restif de' la Bretonne, exalter Boufflers, 
M"»«" de Lafayette et Riccoboni, caresser Voltaire 
et Rousseau^ déployer une érudition qui frappe 
et des théories qui trahissent l'écrivain par ins- 
tants, et se défendre avec énergie d'être l'auteur 
&& Justine, le roman immonde qui lui est attribué. 

M. Octave Uzanne, dans une intéressante préface, 
passe en revue la vie de ce monstre célèbre pour 
s'attarder et en retracer entièrement Tœuvre par 
dates et éditions; c'est la plus complète biblio- 
graphie du Joli Marquis qui ait été donnée jus- 
qu'alors. M. Octave Uzanne a audacieusement 
bravé une liaison dangereuse en attachant son 
nom à cette publication; la façon délicate dont il 
s'en est tiré et son excellent travail ne font qu'a- 
jouter à l'intérêt de l'ouvrage lui-même. 



LIBRAIRIE ANCIENNE ET MODERNE 

EDOUARD ROUVETRB, I, RUE DES SAINTS-PÈRES, PARIS 



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LE 

LUXE DES LIVRES 



PAR 



L. "DETiOME 



Le mal qu'on a dit des livres. 

Du prix et de la condition des livres. 

Pourquoi le prix des livres anciens est élevé, 

S'il est vrai qu'il n'y aura bientôt plus 

de livres rares à recueillir. 



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50 exemplaires imprimés sur papier Whatman. ... as fr. 



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EDOUARD ROUYETmS, I, RUE DES SAINTS-PàRES, PARIS 



CAPRICES 

D'UN BIBLIOPHILE 

PAR 

OCTAVE UZANNE 

;oo exempUires sur papier vtrgt de Hollande $ fr. 

$0 — — Wlutniâo, numérotés i à 50. ^ùi. 

10 -— — de Chine numérotés de I à X. eùuiti. 

2 — sur parchemin de choix épuisi. 

lîûiU tiré en outre 10 exempUira tur papier de amleitr nom destimis 

au comimtru. 

Beau volume in-8* écu de viii et 164 pages, 
orné de jolis fleurons et culs-de-lampe spéciaux, 
d'un titre composé par Marius Perret et gravé par 
A. Bdienger, et d'une délicieuse eau«forte dessinée 
et gravée par Adolphe Lalauze. 

Nous appelons d'une façon spéciale l'attention 
des amateurs et des libraires sur cet ouvrage de 
bibliographie badine, d'une allure vive et enjouée, 
et d'une verve toute humoristique. — Ce n'est plus 
de la bibliognosie aride, mais de la bibliophilie 
amusante et gaie. Voici les principaux titres des 
chapitres du livre : Ma Bibliothèque aux enchères, 
— La Gent bouquinière. — Les Galanteries du 
sieur Scarron. — Le Quémandeur de Livres, — 
Le vieux Bouquin, •— Le Libraire du Palais. — 
Un EX'libris mal placé, — Les Quais en août, — 
Les Catalogueurs. — Simple coup-d^œil sur le 
Roman moderne. — Le Bibliophile aux champs, — 
Les Projets d'Honoré de Bal^çac, — Variations sur 
la reliure de fantaisie, — Restif de la Bretonne 
et ses bibliographes, — Le Cabinet d'un éroto^bi' 
bliomane. 



LIBRAIRIE ANCIENNE ET MODERNE 

EDOUARD ROUVEYRB, I, RUB DBS SAINTS-PERES, PARIS 



VIENT DE PARAITRE 

NOTES D'UN CURIEUX 

FA.R 

Lb baron db Boyer de Saintb-Suzanne 

Un magnifique volume in-8** (428 pages), 
papier vergé 10 fr. 

(Tirage à 3 00 exemplaires numérotés) 



Lettre à un curieux de curiosités. — Les acteurs 
chez les Romains. ^ Les administrateurs sous 
Tancien régime. — Les tapisseries tissées de haute 
et basse lisse. — Lettres inédites de Charles Nodier 
à Jean de Bry. — Dernière lettre du général A. de 
Bbauharnais. 

Le livre de M. le baron de Boyer de Sainte- 
Suzanne, Notes d'un Curieux, a sa place marquée 
dans la bibliothèque d'un chercheur, et ce carac- 
tère se généralise ; la curiosité sous toutes ses 
formes reprend dans les esprits une place long- 
temps usurpée par les plaouettes et les romans en 
feuilletons, les incidents cie la vie publique et les 
émotions du théâtre ; on revient au passé ; son 
étude, ardente et raisonnée, aussi analytique 

3u'amie sincère du groupement des faits, des idées, 
es relations et des nuances, se poursuit sur une 
vaste échelle ; de là des publications de premier 
ordre venant ajouter des richesses aux richesses 
acquises déjà, des lumières aux lumières projetées 
par la science, par l'observation, par les décou- 
vertes, par les fouilles consciencieuses opérées 
dans les collections d'Etat et dans les collections 
particulières ; — les Notes d'un Curieux brillent 
d'un vif éclat au milieu de ces trésors du passé, 
arrachés à la destruction par le génie contempo- 
rain de la recherche historique. 
L'auteur parle une belle et forte langue ; nos 



LIBRAIRIE EDOUARD ROUVETRB 217 

savants sont des écrivains, quelquefois des maîtres 




s'épurant, le cœur vise plus haut, et la conscience 
plane en souveraine sur ces mer^'eilies. 

Un mot de Cousin, un mot qu'il faudrait graver 
en lettres de diamant sur fond d'or^ sert d'épigra- 
phe au livre : c Etudions avec soin l'histoire de 
« notre pays; appliquons-nous à le bien connaître : 
a plus nous le connaîtrons, plus nous l'aimerons, et 
« l'amour donne tout : il donne la foi et V espérance ; 
« il tourne en joie les sacrifices ; il enseigne la 
ce constance et la modération ; il engendre l'union ; 
« il prépare la force, » 

Un livre sorti de cette magnifique pensée ne pou- 
vait manquer de réaliser ses promesses ; aussi, 
dès la Lettre à un curieux de curiosités Fintérêt va 
grandissant ; — les acteurs et le théâtre chej les 
Komains, étude excellente sur Tart dramatique 
des anciens, où les savants trouveront encore à 
s'instruire, où les hommes du métier feront une 
ample moisson de remarques utiles ; — L'inven- 
taire du Cardinal Mazarin (1661^, remarquable 
document, même après la publication du duc 
d'Aumale, Londres, 1861, fait connaître plus à fond 
. • • • «^ " tles 

Les 

ktéressants 

détails qui viennent s'ajouter a'ux pièces histori- 
ques et contrôler les factums, les méchancetés, les 
brocards qui inondèrent les ruelles aux deux der' 





tapisserie, 

la peinture sur laine, et glorincation de notre ma- 
nufacture des Gobelins ; — enfin de curieuses 




nière lettre d'A lexandre Beauharnais à sa femme ; 
— voilà ce livre ; il attache du premier au dernier 
chapitre : on le quitte pour le reprendre ; il fait 
le plus grand honneur à la ferme intellijgence qui 
l'a écrit et à l'habile imprimeur qui lui a donné 



imprimeur qui 
ses soins. 



28 



LIBRAIRIE ANCIENNE ET MODERNE 

EDOUARD ROUVEYRB, I, RUE DES SAINTS-PÈRES^ PARIS 



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DE TOUTE NATURE 

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Cet ouvrage forme un beau et fort volume grand in-8* de plus de 
4S0 pages, uaprimi avec soin, titre rouge et noir. 

Exemplaire sur papier vélin. • . 10 fr. 

Uouvrage que nous annonçons ici n'a guère 

3ue le titre de commun avec les cinq catalogues 
u même genre, publiés en France depuis la 
promulgation de notre première grande loi sur la 
presse. Ces catalogues, en effet, iront été jusqu'à 
présent, qu'une liste plus ou moins complète, des 
écrits condamnés, mais sans la moindre indication 
biographique qui pût mettre le lecteur à même 
de se rendre compte exactement de la nature du 
livre visé par la justice. On n'y trouve non plus 
ni les noms d'auteurs, ni les dispositifs des arrêts 
et jugements ; quelquefois même, comme cela se 



LIBRAIKIE EDOUARD ROUVEYRE 219 

présente pour bien des articles, particulièrement 
dans le catalogue publié en 187^, la date des dé- 
cisions judiciaires n'est point indiquée. En outre, 
ces catalogues étant divisés en plusieurs parties, 
il faut faire deux, trois ou quatre recherches pour 
le même ouvrage, notamment dans le catalogue 
de i85o qui, cependant^ est un travail précieux et 
le mieux tait jusqu'à présent sur la matière. Enfin, 
ils ne contiennent pas un seul renseignement sur 
les anonymes et les pseudonymes. 

C'est a tous ces inconvénients que nous nous 
sommes efforcés de remédier, en comblant les 
nombreuses lacunes qui existent dans les précé- 
dents travaux, en donnant la description biblio- 
^raphic]ue aussi exacte que possible, des écrits 
incriminés, enfin en adoptant, un classement al- 
phabétique rigoureux, avec tous les renvois né- 
cessaires pour les sous-titres, complété par une 
liste de tous les noms cités dans notre catalogue. 

Si, dans quelques cas fort rares, nous n'avons 
pu satisfaire entièrement aux exigences du pro- 
gramme que nous nous sommes tracé, ce n'est 
point faute de recherches laborieuses, mais bien 
par suite de la destruction de nos archives judi- 
ciaires qui a rendu toute vérification impossible. 

En somme, nous espérons que ce nouveau ca- 
talogue pourra rendre quelques services en leur 
épargnant bien des recherches pénibles, soit aux 
magistrats qui y trouveront, résumés avec la date 
des arrêts et jugements, les motifs et la teneur des 
condamnations prononcées, soit aux libraires et 
aux bibliophiles qui pourront s'y procurer rapi- 
dement les renseignements dont ils auront besoin 
sur ce chapitre curieux de la Bibliographie fran- 
çaise. 



AVIS IMPORTANT 

Nous croyons devoir, dès à présent, informer MM. les Libraires 
et MM. les Amateurs, qu'en raison des frais considérables qu'exiee 
la composition typograpliique d'un ouvrage de cette nature, il vren 
sera pas fait, d'ici d dix ans, de nouvelle édition. 

Toutefois, afin de répondre aux besoins du public, et afin de ne 

f>as arriérer notre ouvrage, nous aurons soin de faire paraître tous 
es deux ans (d parfit du )z juillet iS-jf), un supplément compre- 
nant le relevé des nouvelles condamnations prononcées. — Le prix 
de ce supplément, fort minime d'ailleurs, sera fixé proportionnelle- 
ment à 1 importance dés matières y contenues. 



LIBRAIRIE ANCIENNE ET MODERNE 

EDOUARD ROUVEYRE, I, RUE DES SAINTS-PÈRES, PARIS 



UN 

BOUQUINISTE 
PARISIEN 



LE PÈRE LÉCUREUX 

précidè d'un chapitre sur les 

JOIES DU BIBLIOPHILE 



SUIVI d'umb 



LETTRE SUR LE COMMERCE DES OUVRAGES 
INCOMPLETS AU XVIII' SIÈCLE 

ET d'un ÉLOGE DU LIVRE 
PAR 

alexandee piedagnel 

Frontispice d l'eau- fmie composé et gravi par Maxime LiXAiraE 

Un joli volume in-i8, titre rouge et noir, imprimé avec luxe, tiré 
à 500 exemplaires, tous numérotés. 

4; Exemplaires papier vergé de Hollande No* 51 à ;oo S fr. 

30 — papier Turkey Mill — 31 à ;o épuisé. 

10 — papier de Chine — 11 à 20 épuisé. 

6 — papier du Japon — 5 & 10 épuisé. 

4 — peau de vélin — i à 4 épuisé. 

Avis. — Il a été tiré du frontispice gravé à l'eau- 
forte, dont le sujet représente les bouquinistes du 
pont des Arts au pont des Saints-Pères, 3o exem- 
plaires sur Chine volant, grandes marges, avant 
toute lettre, numérotés j imprimés en noir, en bistre, 
en sanguine ou en bleu. Chaque épreuve. . 3 fr. 

60 Exemplaires sur Turkey Mill, grandes mar- 
ges, avant toute lettre, numérotés, imprimés en noir, 
en sanguine ou en bleu. Chaque épreuve. • . 2 fr. 



LIBRAIRIE ANCIENNE ET MODERNE 

EDOUARD ROUYEYREy I, RUE DBS SAINTS-PÈRES, PARIS 



LE BRIC-A-BRAC 



DB 



L'AMOUR 

PÀK 

OCTAVE UZANNE 

préface de 

J. Barbey d'Aurevilly 

Eau-forte frontispice composée et gravée par 
Adolphe Lalauze 

Un beau volume in-8* couronne, imprimé sur pa- 
pier vergé, nombreux fleurons, culs-de-Iampe 
et lettres ornées imprimés en couleur, titre bleu 
et noir. 

justification des tirages de luxe 

4 Exempl. impr. sur parchemin, numérotés de i à 4. 80 fr. 

6 — — — papier du japon <— de 5 à 10. 40 fr. 

10 — — — — de Chine — de 11 à 20. 2$ fr. 

jo — — — — Whatman — de 21 à $0. 12 fr. 

TIRAGE IMPRIMÉ EN DEUX COULEURS 

Fleurons, lettres ornées et culs-de-lampe en bleu 
flore, texte en rouge minéral. 5o exemplaires 
imprimés sur papier Whatman, numérotés de 
5i à 100 25 fr. 

EPREUVES DU FRONTISPICE AVANT LA LETTRE 

En noir 
Whatman. . . 2 fr. — Chine. . . 3 fr. — Japon. ..46-. 

En sanguin* ou en bistre 
Whatman. . . 3 fr. — Chine. . . 4 fr. — {apon. . . $ fr. 



LIBRAIRIE ANCIENNE ET MODERNE 

EDOUARD ROUVETREy l, RUE DES SAINTS-PÈRES, PARIS 



LES 

TAPISSERIES 

FRANÇAISES 

PAR LE BARON DE 

BOYER DE SAINTE-SUZANNE 

Un magnifique volume petit in-4 (346 
pages), imprimé avec luxe sur papier 
vergé de Hollande 10 fr. 

Tiré à deux cents exemplaires tous numérotés. 

Introduction. — Amiens. — Arras. — 
Aubusson, Filletin et Bellegarde. — Au- 
tun. — Beauvais. — Béthune. — Blois. 

— Bourges. — Cambrai. — Fontaine- 
bleau. — Gisors. — Lille. — Limoges. 

— Marseille. — Montpellier. — Paris 
(les ateliers particuliers, La Trinité, La 
maison des Jésuites, Les Galeries du Lou- 
vre, La Savonnerie, La Tournelle, La 
Planche, La Manufacture royale des Go- 
belins). — Nancy. — Reims. — Rouen, 

— Tourcoing. — Troyes. — Valen- 
ciennes. — Principales tapisseries histo- 
riques exposées dans les monuments pu- 
blics en France. — Les tapisseries par- 
lantes. 



LIBRAIRIE ANCIENNE ET MODERNE 

EDOUARD ROUVEYRE, I, RUE DES SAINTS-PÈRES, PARIS 



LES TAPISSERIES 

'BXUXELLOISES 

ESSAI HISTORIQUE SUR LES TAPISSERIES DE HAUTE 
ET BASSE LISSE DE BRUXELLES 

Par Alphonse WAUTERS 

In-8 (476 pages) 10 fr. 

Tiré à deux cent cinquante exemplaires numérotés. 

Importance du rôle joué par la Beljgique dans 
l'histoire de l'industrie. — Les tapisseries d^Arras, 
dé Tournai, de Valenciennes. d'Enghien, de Gand, 
de Brujges, de Lille^ d'Auaenarde, d'Anvers, de 
Saint-Trond. — Anciennes tapisseries flamandes 
de Madrid et de Rome, dont le dessin est attribué 
à Van Eyck. — Splendeur de l'industrie des ten- 
tures au XVI* siècle. — Les Bruxellois à Aubusson, 
aux Gobelins, à Lille. — Digression sur les pein- 
tres qui ont fourni des cartons aux tapissiers de 
Bruxelles pendant les xvii* et xviii' siècles, etc., 
etc. — Notes complémentaires et table alphabéti- 
que et trois planches lithographiées. 

LES TAPISSERIES 

ÉTUDE ARTISTIQUE ET HISTORIQUE 

Par m. le chanoine E. VAN DRIVAL 

In-8 (196 pages) 6 fr. 

Les tapisseries chez les anciens peuples. — Les 
riches étoffes et la pourpre d'Arras. — Du com- 

" 'œuvre 
tapisseries 
Siège de 1640 et 
décadence des tapisseries d'Arras. 




LIBRAIRIE ANCIENNE ET MODERNE 

EDOUARD ROUVEYRE, Rue des St-Péres, Paris 



fflSTOIRE ET DESCRIPTION 

DU 

CHATEAU D'ANET 

Depuis le X* siicle jusqu'à nos jours 

Précédée d'une notice sur la ville d'Anet, termi- 
née par un sommaire chronologique sur tous les 
seij^neurs qui ont habité le château, sur ses pro- 
prietaireSy et contenant une étude sur Diane de 
Poitiers, par P.-D. Roussel. Paris, 1875. 

Un magnifique volume petit in-fol. (216 pages), 
orné de six lettres initiales, de 56 en-têtes de pages, 
de 43 bois et fleurons, et ae 53 magnific]ues plan- 
ches in-folio, dont plusieurs reproductions de ta- 
pisseries, vitraux, reliures, motifs d'ornement, 
passages émaillés, etc.. etc., la plupart formant de 
splendides chromo-lithographiques. — L'ouvrage 
est livré dans un beau cartonnage et non rogné, 
75 francs. 

LES AUTOGRAPHES 

EN FRANCE ET A l'ÉTRANGER 
Portraits — Caractères — Anecdotes'-^ Curiosités 

PAR 

M. DE LESCURE 

Ouvrage contenant la bibliographie analvtique 
et critique des traités sur les autographes, cfes ca- 
talogues de vente et des recueils de fac-similé fran- 
çais et étrangers, et suivi d'un choix de lettres 
inédites de La Calprenède, Chamillart, Lagrange- 
Chancel, Voltaire, Piron, M"* de la Popelinière, 
etc., etc. — Un beau vol, in-8, papier vélin. 8 fr. 



Dijon, Unp. Dftnntiere. 



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Librairie • EDOUARD ROUVEYRE, a Paris 
Vient de Paraître : 

CONNAISSANCES NÉCESSAIRES 

A T'X 

BIBLIOPHILE 

ËtabHiàOTacftt . d*ane Bibliothèque. *— Conser- 
vation et Entretien des Livres. — De leur Format 
et de leur Reliure. — Moyen de les préserver des 
Insectes* — Des Sous«:riptions et de la Date. — De 
la Coilation d<^ Livres. — Des Signes di&tînctifs 
des anciennes Éditions. — * Des Abréviations 
usités dans les Catalogues pour indiquer les 
Conditions. — De la Connaissance et de l'Amour 
des Livres. — De leurs divers degrés de Rareté. 
— Moyen diï détacher, de laver et d'encoller les 
Livres* — Procédés divers pq/ar tarraugtment et 
la restauration des Estampes et des Livrés. — Du 
dédoubiage et du racommodage des estampes. — 
Réparation de la dorure des anciennes reliures et 
de celle des manuscrits. — Réparation des pi- 
qûres je >erSj 4cs déiiiiruris.ei des cassures dans 
le parchemin et dans le papier. — Procédé pour 
renouveler 'uite esumpe et la transporter d'une 
feuille sur une autre. — Moyen de rendre la 
fraîcheur aux estampes, suivant le Père Orlandî. 



!■ \T 



TROISIÈME ÉDITION 

REVUE, CORRIGÉE ET AUGMENTl^C 

Un magnifique ydume in-8° écu, im- 
primé sur papier vergé, nombreux fleurons 
typographiques, lettres ornées et cul-de- 
lampe imprimés en confctir) titre rouge et 
noir 5 fr. 



DIJON, IMP. DARANTIERE 



25 



AM72.6S4 




3 2044 034 302 653 



! 



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stamped below. 

A fine is incurred by retaining it 
beyond the specified tîme. 

Please return promptly. 





AM 72.654