(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Children's Library | Biodiversity Heritage Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "Catalogue des tableaux anciens dependant de la collection de M. le Dr. Gaston Gaudinot : première partie comprenant 125 tableaux des écoles française, flamande, hollandaise et espagnole"

•>^ 



c 



' f^^f 






c 



'■f 



_!•* 



V-- 



/^-» 









.^^ t 



LIBRARY OF TPIE 

John G. Johnson Collection 

CITY OF PHILADELPHJA 



^.. \ \.\i 



\r^^ r 




Digitized by the Internet Archive 

in 2012 with funding from 

LYRASIS IVIembers and Sloan Foundation 



http://archive.org/details/desdrgastlOOhtel 



Jéy /;-/^f^"^ - /^^^ 



COLLECTION 

DU D' GASTON GAUDINOT 



TABLEAUX 

ANCIENS 

DKS I^X:()I.ES FRANÇAISE, FLAMANDli 
IIOI.LANDAISK ^ i;^^P\èNOLL:. 



vkn'I'j: 

Les Lundi 1 .'' ft Mardi lo Févi-itir ii>ôy : 

EXPOSITIONS 

Particulière: le Samedi \'S Février x'ébg 'y 
Publique: le Dimanche 14 Février {869. 



M* CHARLES PILLET, M. HARO, 

UOMVISSAIHE-t^HIifUR ' ? r. ( \ 1 H E - t ï P S B , 



l 8 6(^ 



CATALOGUE 






DES 



TABLEAUX 

ANCIENS 



DEPENDANT DE LA COLLECTION 



De M. le D' Gaston Gaudinot 



PREMIERE PARTIE 

Comprenant 125 Tableaux 

Des Ecoles Fpançaise, Flamande, Hollandaise 
ET Espagnole 

Dont la Vente aura lieu 

HOTEL DRO UOT 

(Salle no 8) 

Les Lundi i5 et' Mardi i6 Février iS6g 

A DEUX HEURES 

EXPOSITIONS 

Particulière .- le Samedi i3 Février 1869; 
Publique ■ le Dimanche 14 Février 1869. 



■w 



Me CHARLES PILLET 

COniIISSURE-PR I SEUB , 

Rue Grange -Batelière, 10. 



M. HARO, PEINTRE-EXPERT 
CHEVALIER DE L4 LÉGION D'HOTS'EI R 

Rue Yisconti, 14. 



CE CATALOGVE SE DISTRIBUE A PARIS 



Mb CHARLES PILLET 

COMMISSAIRE-PRISECR 

10, rue Grange-Batelière. 



M. HARO, peintre-expert 

CHEVALIER DE lA LÉOION d'hONNEUR 

1 4, rue Visconti, etrue Bonaparte, 20. 



A Londres, 

A Bruxelles, 

A Amsterdam, 

A Rotterdam, 

A Cologne, 

A Berlin, 

A Dresde, 

A Francfort-s.-Mein , 

A Munich, 

A Vienne, 

A Saint-Pétersbourg, 



H. DoRLACHEB, 113, New-Boud sticet. 
GoopiL et C% Southampton slreet, Stiand, 17. 
Etienne Leroy, place du Grand-Sablon, 33. 
Roos, in het Huis der Hoofden. 
A. Lamme, conservateur du Musée. 
HEBEiiLÉ, marchand d'antiquités. 
Lepke, Unler den Linden, 12. 
Arnold, marchand d'estampes. 
A. Baer, place Schiller, 3. 
Mkilunger, marchand de tableaux. 
Maison Goupil, représentant M. Kaesf.b. 
Negri père et fils. 



CONDITIONS DE LA VENTE 



Elle sera faite au comptant. 

Les adjudicataires payeront cinq pour cent en sus des enchères. 



635. — Paris. Imp. Fillet fils aioé, rue des Grands- Âugustins, 5. 



Depuis trente ans qu'elle existe, la galerie de M, le doc- 
teur Gaston Gaudinot est bien connue des amateurs français 
et étrangers. Nous ne saurions, en conséquence, avoir la 
prétention de leur révéler l'existence de cette riche collection 
sur laquelle leur opinion est déjà faite ; nous devons nous 
borner à énumérer ici les morceaux capitaux des écoles 
française, hollandaise, flamande et espagnole, qui vont être 
soumis à l'appréciation des amis de l'art. Jo ne nomme ici 
que les quatre écoles dans lesquelles l'amateur distingué qui 
possède ces tableaux précieux a fait un premier choix ; sans 
quoi nous aurions placé en première ligne l'école italienne, 
supérieurement représentée dans le cabinet du docteur et 
que nous verrons bientôt, selon toutes probabilités. Mais 
n'anticipons pas. 

Tout d'abord il n'est pas inutile de rappeler comment 
cette galerie a été formée; îî n'est pas indifférent de savoir 



qu'elle n'a rien de commun avec ces collections improvisées 
en quelques semaines par caprice, et dispersées sans plus 
de raison presque aussitôt. Chacune des peintures dont se 
compose le cabinet de M. Gaudinot a été tour à tour long- 
temps convoitée par son possesseur actuel, et, du jour où elle 
y est entrée jusqu'au jour où elle en sortira, elle aura été 
pendant de longues années soignée avec passion et quoti- 
diennement admirée. Il en est un peu de l'œuvre d'art 
comme de la femme : belle, elle se fait plus belle encore sous 
le regard qui affirme sa beauté. Cette caresse n'a point fait 
défaut aux peintures dont nous allons parler. 

Après avoir été profondément dédaignés, nos petits 
maîtres français ont reconquis leur place légitime dans 
l'estime publique. On en retrouvera un certain nombre et 
des plus piquants à cette exposition : le Tir à tare de Lan- 
cret, gravé par Larmessin sous le titre de la Jeunesse; un 
grand Pater ; tous Ici peintres des fêtes galantes, Gillot en 
tête, en un tableau précieux pour l'histoire de l'art, une 
sorte de comédie italienne dans un palais à la Véronèse {si 
parva licet...), un souper à la don Juan, mais avec la préci- 
sion de l'esprit français ; Watteau lui-même, l'illustre et le 
préféré entre tous, figure au catalogue. L'0;'^2e qui porte 
ce nom glorieux est assurément un chef-d'œuvre. Par la 
couleur, par la qualité de la facture, il est digne des plus 
grands Flamands, de ce puissant Rubens dont Watteau est 
le petit-fils ; par l'esprit et la grâce l'œuvre est française. 



— 5 — 

Mais l'absence de signature, l'ampleur de certains types 
nous font hésiter à affirmer que cette petite merveille soit 
sortie du pinceau de Watteau. Ce qui est incontestable, 
c'est que des connaisseurs éminents, dont le nom fait auto- 
rité, l'attribuent à cet excellent maître. La composition est 
charmante de verve et d'entrain. Les étoffes, les accessoires, 
les draperies, les cristaux, les reliefs de la table sur la nappe 
éblouissante, les chairs blanches, les chevelures blondes et 
frissonnantes : tout cela est d'une adresse, d'une habileté et 
d'une puissance extraordinaires. 

Auprès de ce tableau exquis on remarquera encore un 
Chardin, l'Oiseau mort, d'un sentiment adorable; un Bou- 
cher, le Miroir, peinture aimable et facile ; une très-belle 
étude de Fragonard, peinte sur nature, la Cascade; un Lan- 
tara, œuvre rare; quatre Joseph Vernet spirituels et enle- 
vés à la pointe de la brosse; et dans un style plus élevé, une 
large composition de Claude Lorrain; un Calvaire, de 
Sébastien Bourdon, d'un grand effet tragique, et des por- 
traits de la belle manière française de Mignard et de Nattier. 
Je ne citerai, parmi les peintres plus modernes, qu'un 
Charpentier ravissant et une belle étude d'Eugène Dela- 
croix, datée de 1830, un Rahjah indien à l'assaut. 

Trois noms seulement représentent l'Ecole espagnole, 
mais l'un d'eux suffirait à illustrer une galerie : Murillo, 
Velasquez, Ribera. Ce Murillo est un portrait à mi-corps de 
quelque jeune seigneur, de quelque infant peut-être. La 



— «; — 

tête douce, sensuelle, que ses grands yeux font un peu mé- 
lancolique, est d'une grande distinction dans son cadre de 
cheveux soyeux tombant en longues boucles sur les épaules 
vêtues d'hermine et de velours nacarat. Des trois Velasquez 
(car il y en a trois), l'un est un admirable Saint Roch en 
prière; un terrible mendiant en loques, d'une couleur su- 
perbe, a servi de modèle au maître. Il n'y a pas à insister sur 
les qualités de cette belle et forte page, elles se révéleront 
bien d'elles-mêmes aux yeux des visiteurs. 

Les deux autres toiles sont des paysages animés de figu- 
res épisodiques. Ici le port de Civita-Vecchia, oii le bastion 
circulaire qui baigne dans la lumière du matin est un tour 
de force de légèreté et de limpidité ; là, un Débarquement 
d'armée sur une côte fortifiée, par un temps lourd, orageux, 
avec de grandes nuées obliques courant dans le ciel; les 
navires suivent le mouvement des vagues, les barques 
abordent difficilement; déjà plusieurs compagnies de pi- 
quiers et d'arquebusiers se sont reformées sur la plage et se 
mettent en marche sous la conduite de leurs officiers. Cette 
petite toile rappelle la liberté du tableau des petits Cavaliers 
du Louvre. 

Quant au Ribera, c'est une nature morte d'une puissance 
d'exécution exceptionnelle. Et pourtant, en fait de natures 
mortes, la galerie de M, Gaudinot contient encore des 
œuvres capitales; deux pendants de Grif, d'une finesse 
exquise ; un de Haem, précis sans dureté, achevé sans se- 



cheresse, et un Weenix d'une perfection qui confond la 
science et l'adresse de nos peintres naturalistes les plus 
habiles. 

Il est inutile d'avertir que nous venons d'entrer dans le 
dénombrement des maîtres flamands et hollandais. Les 
deux grands Flamands, Rubens et Van Dyck, figureront au 
catalogue de la collection ; Rubens pour une Adoration des 
mages; Van Dyck pour une étude d'enfant, le portrait de la 
nièce de Rubens, qui se voit dans une œuvre capitale, la 
Viei'ge aux donateurs, du Musée du Louvre. Un second 
tableau de Van Dyck est une réplique de la grande compo- 
sition de Sainte Rosalie, bien connue par la belle gravure 
de Paul Ponce. Dans le tableau du docteur Gaudinot, le 
saint Paul et l'ange présentant une corbeille, qui occupent 
les deux angles du tableau primitif, ont disparu, ainsi que 
la partie supérieure où l'on remarque de petits chérubins 
traversant le ciel. Quelques accessoires encore, la tête de 
mort, quelques volumes ouverts au bas des degrés, manquent 
sur le premier plan; mais le motif principal est resté intact. . 
Le groupe de la Vierge assise, tenant l'Enfant Jésus, de 
sainte Rosalie agenouillée, et de saint Pierre, n'a pas été 
modifié. 

Parmi les très-beaux paysages de Berghem qui font partie 
de cette collection, je signalerai tout particulièrement une 
Apparition aux bergers dans la manière rembranesque ; le 
catalogue du Musée de Dresde mentionne une composition 



semblable du même maître et dans le même style. Un autre 
tableau, le Soir^ est-il de Berghem? Qui aurait, sinon ce 
peintre-poëte, trouvé et exprimé ainsi la grande mélancolie 
des crépuscules? En regard de cette page rêveuse, on place- 
rait volontiers la lumière éclatante du Midi de Jean Both, 
cette page vibrante et joyeuse ; l'Ommeganck, si fin ; le petit 
Cuyp, qui est comme une diminution du merveilleux tableau 
de la galerie San Donato ; le Mommers, si ferme et si large. 
Le paysage d'ailleurs occupe une place importante dans 
ce cabinet, et avant d'arriver aux maîtres consacrés, je suis 
heureux d'avertir le visiteur qu'il trouvera là une toile des plus 
intéressantes d'un peintre peu connu en France, Roland Sa- 
very (l),lemaîtred'Everdingen^ qui fut lui-même lemaîtrede 
Ruysdaël. L'œuvre de cet artiste si peu connu est un poëme, 
le poëme du chêne, étudié avec un amour, une patience et 
une science qui devancent de trois siècles les efforts des pré- 
raphaélites anglais. Signée en toutes lettres et mieux signée 
encore aux yeux des connaisseurs par la facture même, datée 
en outre, cette peinture de Roland Savery aura pour les 
amateurs français la valeur imprévue d'une révélation. 
M. Alfred Michiels a pu écrire de Savery : « Il y a tel arbre 



(J) M. Alfred Michiels est le seul écrivain qui ait, à raa connais- 
sance, parlé de Roland Savery. 11 l'a fait avec une précision de dé- 
tails qui ne saurait nous étonner de la part de cet historien con- 
sciencieux, dans le sixième volume de son Histoire de la ■peinture 
flamande . 



— 9 — 

dont il a su faire un chef-d'œuvre ; » et certes le tableau du 
cabinet Gaudinot donne pleinement raison à l'historien de 
la peinture flamande. 

En sa force et sa naïveté, le tableau des Pèkrms d'Em- 
maûs, de cet artiste oublié par l'histoire, cède le pas cepen- 
dant aux compositions magistrales de Ruysdaël, au Moulin 
à vent, à V Entrée dépare, et surtout à la grande marine au 
ciel clair traversé de légères nuées et de vols de mouettes 
planant, les ailes immobiles, sur la mer houleuse chargée 
d'embarcations, sur la grande digue ouverte, et dominant 
l'horizon profond. Le nom de Ruysdaël appelle aussitôt celui 
d'Hobbema. Voici en effet la clairière favorite du maître, 
avec son humble mare et ses chaumières rustiques ; voici 
encore un adorable village rayonnant dans la bruine d'or du 
soleil couchant au bord d'un petit cours d'eau traversé par 
une barque. 

A de moindres hauteurs, mais infiniment précieux encore, 
nous nommerons le Portement de croix, de Breughel ; la 
Vue des fortifications d' Amsterdam, par Vander Heyden; 
le Port de Dordrecht, par Smeters; un Louterbourg d'une 
facture et d'une composition séduisantes; un tableau de 
Sweback, dont l'arrangement est d'une hardiesse étrange. 
Il faut clore cette liste de paysagistes ; nous le ferons en 
appelant l'attention des amateurs sur les œuvres de deux 
maîtres qui se passent de tout éloge : des marines de Van 
den Velde et la Charrette de foin, de Wouwermans. Et de 



— 10 — 

ce dernier maître qui accorde une importance égale aux per- 
sonnages et au paysage proprement dit, nous pouvons sans 
transition passer à quelques peintres de figures dont les noms 
glorieux ajoutent autant de fleurons à cette riche galerie. 
Tel est notamment Mieris ; tels encore Metsu, Franz Hais, 
Craesbecke. La petite Tentation de saint Antoine, de Té- 
niers, et ses Joueurs de houle, et le grand Corps de garde, 
et le tableau célèbre des Misères de la guerre, se classent au 
premier rang; je n'y insiste pas. Je préfère m'arrêter, en 
terminant, à deux tableaux qui, portant de moins illustres 
signatures, offrent néanmoins un intérêt considérable. 

Le premier est une œuvre admirable de Van der Poël ; un 
Intérieur de cabaret. C'est un cabaret de la côte. Dans la 
vaste salle les buveurs, des marins et des filles, sont attablés 
ici à de longues tables, là devant des tonneaux chargés de 
pots et de viandes fumées. L'un d'eux entonne à tue-tête 
un refrain gaillard que les autres reprennent en chœur et 
accompagnent en frappant des mains. Au centre l'hôtesse, 
son chien couché à ses pieds, est assise, occupée à un ou- 
vrage de couture ; elle écoute en souriant tout le vacarme. 
L'exécution de ce vaste panneau est digne des chefs-d'œuvre 
de Téniers. 

L'autre tableau a une importance historique considérable ; 
il représente la Bataille de Malplaquet, la défaite la plus 
glorieuse que la France ait jamais éprouvée, (( la grande 
boucherie du siècle, » a dit Michelet. La Hollande et l'An- 



— a — 

gleterre avaient réuni 130,000 hommes de vieilles troupes 
contre 90,000, en partie de recrues françaises. Les alliés 
laissèrent 20,000 morts sur le champ de bataille ; les Fran- 
çais, 7,000. Iluctemburgh, le peintre du prince Eugène, a 
représenté la fin de la journée. A perte de vue, jusqu'à l'ho- 
rizon plat, par la plaine coupée de bouquets d'arbres, à tra- 
vers les villages espacés, les troupes alliées sont échelonnées 
par petits corps d'armée. Mille épisodes sont entassés en 
cet espace, étroit en somme ; charges de cavalerie, combats 
d'infanterie, canonnades, mousqueteries, ambulances, cha- 
riots chargés de blessés qu'on emporte, morts et mourants 
foulés aux pieds des chevaux; tout cela sous un ciel bleu, 
impassible, oii roulent majestueusement de grandes nuées 
d'or. Du fond de l'azur un groupe de petits génies, porteurs 
de palmes et de couronnes, s'abat sur le groupe principal oîi 
l'on reconnaît, au premier rang, le prince Eugène et Marl- 
borough. 

Je n'ai touché qu'aux sommets de cette précieuse galerie, 
que le public sera prochainement appelé à visiter. Il y aura 
là 125 tableaux; il n'est point d'amateur qui n'y trouve 
amplement à satisfaire sa curiosité. 

Ernest Chesneau. 



TABLEAUX 

DES ECOLES 

FRANÇAISE, FLAMANDE, HOLLANDAISE ET ESPAGNOLE 



TABLEAU X 



AUBÉE 

1 — Le Cordonnier galant. e / 

Une jeune bourgeoise est assise dans la boutique d'un 
cordonnier qui, agenouillé devant elle, prend la mesure 
de son pied. La maîtresse de la maison, tenant un enfant 
dans ses bras, paraît les observer, 

A gauche, des ouvriers travaillent en chantant. 

Bois. Haut., 30 cent., larg., 33 cent. 



BAR 

(BONAVENTURE DE) 

2 — Le Joueur de flûte. 

Assis sur l'herbe, un jeune seigneur entoure la taille 
d'une jeune femme qui paraît distraite par le son d'une 
flûte qu'un jeune paire assis plus loin fait entendre. 

Bois, Haut., 20 cent.; larg., 25 cent. 




//û 



// 



t^^ 



16 



BAUDOIN 

3 — La Fille mal gardée. 

Étude. 



Toile. Ovale. Haut., 3ocent ; larg., 25 cent. 



BEGA 

(dit KORNÉLIS BEGYN) 



4 — Le Cabaret. 

A la porte d'un cabaret, est assis un homme fumant sa 
pipe; près de lui, une jeune servante, un pot à la main, 
écoute les propos galants d'un compère. 

Bois. Haut., 38 cent.; larg., 28 cent. 



BERGHEM 

(NICOLAS) 

5 — L'Annonciation aux bergers. 

Signé, 

Bois. Haut., 2b cent, larg., 20 cent. 



-. 17 — 



BERGHEM 

6 — La Promenade. 

Seigneurs à cheval accompagnés d'une meute de chiens 
regagnant leur demeure. Au point le phis élevé de la 
roule, on aperçoit un paysan et une femme montée sur 
son âne. Une rivière coule au bas de la colline. 

Signé à gauche, Berchem. 

Toile. Haut., 58 cent.; larg., 75 cent. 



//^ 



BERGHEM 



7 — Le Repos. 



Au premier plan^ dans une vaste prairie, un troupeau 
de vaches; à gauche, des brebis et une chèvre; plus loin, 
la bergère est assise en compagnie d'un chien. 

Signé à droite du monogramme, B. C, et daté 1654. 

Toile. Haut., 41 cent,; larg., 50 cent. 



BERGHEM 



8 — Paysage et Animaux. 

Une vache est couchée dans l'herbe; un pâtre, appuyé 
sur son âne, cause avec une bergère occupée à filer. De 



/^ 



/^4û 



J3Û 



M^ 



— 18 — 

grands arbres bordent la route, des paysans conduisent 
une charrette traînée par des bœufs ; cet attelage est placé 
dans la partie du tableau ombragée par les grands 
arbres. 

Signé en bas à droite, Berchem. 

Bois. Haut., 47 cent.; larg.,63 cent. 



BERGHEM 

9 — Le Soir. 

Une jeune bergère est occupée à traire ses vaches, at- 
tendant le signal du départ pour reprendre le chemin de 
rétable. 

Toile. Haut., 62 cent.; larg., 66 cent. 



BOÎSSIEU 

(.TEAN-JACQUES) 

10 — Les Buttes Montmartre 

Étude d'après nature. 

Signé du monogramme et daté 1790. 

Bois. Haut., 25 cent.; larg., 48 cen! 



— 19 ~ 

BOTH 

(JEAN, dit BOTH D'ITALIE) 



11 — Cascatelle de Terni, près Rome. J^y^ 

Entre deux rochers, une cascade se précipite dans le 
torrent. Un chevrier avecsaclièvre, appuyé sur un bâton, 
regarde et paraît écouter. Au-dessous de lui un faon. Dans 
le lointain, sur la montagne, on aperçoit une fabrique. 



Toile. Haut., 1 m. 75 cent.; larg., 84 ceni 



BOTH 



12 — Soleil couchant. 

Une barque chargée d'animaux, surveillée par des 
pâtres, aborde le rivage. Deux personnages accompagnés 
de leur domestique, tenant un cheval par la bride, at- 
tendent le débarquemenl. 

Signé à droite. 

Toile. Ilnut., SI cent.; larg-,, S3 cent. 



/^ 



Jf 



— 20 — 

BOTH 

13 — Paysage et Animaux. 

û 

Dans une prairie très-accidentée, une jeune servant 

est occupée à traire ses vaclies. . 

Des pâtres se livrent au plaisir de la pêche. 

Sur un pont, passe la voiture d'un seigneur accom- 
pagné de sa suite. 

Les personnages et les animaux sont attribués à Ber- 
ghem. 

Signé à gauche et daté 16SI. 

Bois. Haut., 51 cenl.; larg., 71 cent. 



BOTH 



^fû 



14 — Le Midi. 

A l'ombre, sur le bord d'un chemin, auprès d'une mare 
entourée de rochers couverts de plantes brûlées par le so- 
leil, est assis un paysan. Une voiture attelée de deux 
bœufs est conduite par un paire; des animaux paraissent 
sur la hauteur, suivis d'une paysanne montée sur son 
âne. 

Signé en toutes lettres au milieu des broussaille?, dans 
le milieu du tableau. 

Toile. Haut., 48 cent.; larg., 64 cent. 



— 21 — 

BOUCHER 

(FRANÇOIS) 



15 — Le Miroir. 



^J' 



i^û 



Une charmante enfant est assise sur un coussin, une 
corbeille de fleurs est près d'elle. 

Un amour lient devaat elle un miroir où elle se re- 
garde, un autre amour est à ses pieds. 

Toile. Haut.j 47 cent.; larg., 41 cent. 



BOUCHER 

16 — La Balançoire. 

Une jeune fille se tient par la main à la branche d'un 
ai'bre, et un jeune garçon s'appuie fortement pour main- 
tenir la balançoire. 

Signé au bas à droite F. Boucher, et daté 1738. 

Toile. Haut., 78 cent.; larg., 89 cent. 



BOURDON 

(SÉBASTIEN) 

17'— Le Calvaire. ^ 

m 

Le Christ est expiré entre les deux larrons, les saintes 
femmes soutiennent la vierge Marie évanouie. Saint Jean 



^^ 



— 22 — 

se tient debout, pendant qu'un groupe de soldats jouent 
aux dés la robo de Jésus. 

Cuivre. Haut., 28 cent.; larg., 37 cent. 



BOURGUIGNON 

18 — Bataille. 

Au pied d'une forteresse, un combat est engagé, les 
morts et les chevaux couvrent le champ de bataille. Un 
cavalier, le sabre à la main, entraîne les soldats à la 
poursuite des Turcs. 

Toile. Haut., 20 cent.; larg., 34 cent. 



BOURGUIGNON 



19 — Bataille. 



Deux cavaliers sont aux prises ; de tous côtés le com- 
bat est engagé. 

Toile. Haut., 20 cent ; larg., 34 cent. 



BREUGHEL 

(dit DE VELOURS) 



20 — Fuite en Egypte. 

A la lisière d'une forêt, saint Joseph, le bâton à la main, 
accompagne la Vierge; elle est montée sur un âneetpcTrte 
entre ses bras l'enfant Jésus. 

Cuivre. Haut., 28 cent.; larg., 41 cent. 



— 23 — 



BREUGHEL 



21 — Le Gué. — Pendant cUi précédent. 

Paysans conduisant des voilures chargées de person- 
nages et de marchandises, traversant un gué pour se 
rendre à la ville qu'on aperçoit dans le lointain. . 

Derrière eux, un cavalier avec son chien attend pour 
passer à son tour. 

Signé à droite, Brueyhel, et daté 1659. { Yn»vL uv ( & ^v \ 

Cuivre. Haut., 28 cent.; larg., 41 cent. 



BREUGHEL 



22 — Le Village. 



Des paysans traversent avec leur charrette un village 
près duquel on voit une mnre où dos vnches vont se dé- 
saltérer. 

Cuivre. Haut., 16 cent.; lar^., 21 cent. 



BREUGHEL 



23 — Le Portement de Croix. 

Jésus est conduit au Calvaire accablé sous le poids de sa 
croix ; dans le lointain, les saintes femmes se trouvent sur 
son passage. 

Bois. Haut., 21 cent.; larg., 20 cent. 



a 



t^ 



^<?/<y 



J^o 



24 — 



CHARDIN 

24 — L'Oiseau mort. 

Une jeune fille tient à la main une cage et paraît dou- 
loureusement surprise de la mort de son chardonneret. 

Toile. Haut., 45 cent.; larg., 37 cent. 



CHARPENTIER 

/ /f 23 — Bataille d'Écoliers 



Toile. Haut., 35 cent.; larg., 2o cent. 



CHARPENTIER 



26 — La Bouquetière. 

Assise, sa corbeille renversée, une jeune fille en larmes, 
les bras levés, paraît au désespoir, tandis qu'un jeune 
garçon s'éloigne en tenant une rose qu'il vient de lui 
ravir. 

Signé à gauche. 

Toile. Haut.j 3o cent.; lai'g., 25 cent. 



25 — 



CHARPENTIER 



27 — La Marchande de fruits. 

Jeune fille assise tenant devant elle une hotte dans la- 
quelle se trouvent des pommes et des pêches, qu'un 
jeune cuisinier paraît lui marchander. 

Signé à gauche. 

Bois. Haut., 31 cent.; larg., 23 cent. 



CRAESBECKE 

(JOOST VAN) 

28 — Intérieur d'un Cabaret. 

Dans un cabaret, des buveurs sont attablés; ils 
chantent, boivent et fument. Une femme soutient l'un 
d'eux qui, surpris par de fréquentes libations, paraît in- 
disposé. 

Bois. Haut., "22 cent.; g. 28 cent. 



CUYP 

ALBERT) 

29 — Paysage et Animaux. 

Sur le bord d'une prairie baignée par la mer, trois 



y// 



^û 



SI 



/i^û 



/l 




— 26 — 

vaches sont au pâturage; des barques poussées par le 
vent animent ce paysage éclairé par le soleil couchant. 

Bois. Haut., 24 cent,; larg., 35 cent. 



DELACROIX 

(EUGÈNE) 

30 — Radjah indien à l'assaut. 

Ce tableau a appartenu à la famille d'Orléans. 
Signé et daté 1830. 

Toile. Haut., 35 cent.; larg., 28 cent, 

DOES 

(SIMON VAN DER) 

31 — Repos d'Animaux. 

Repos d'animaux, montagnes, etc., etc, dans un paysage 
avec ruines. 

Bois OTale, 25 cent. 



DUPLESSIS 

32 — Halte de Cavaliers. 

Trois cavaliers sont près du mur d'une ville fortifiée; 
l'un d'eux est descendu de son cheval qu'il tient par la 



y^^ 



— 27 — 

bride, lundis qu'une femme offre des rafraîchissements 
aux deux autres. 

S\gné à gauche, Duplessis. 

Toile. Haut., 48 ceiiL; larg., 35 cent. 



DYCK 

(ANTO.M VAN) 

33 — Portrait de la Nièce de Rubens. 

Celte lêle d'étude se trouve peinte dans une œuvre ca- 
pitale du maître que possède le musée de Louvre : la 
Vierge aux Donateurs. 

Toile. Haut., 44 cent.; larg., 37 cent. 



DYCK 

34 — Sainte Rosalie. (Réplique.) <^c^ 

La Vierge assise tient sur ses genoux son Fils, qui e 
penche vers sainte Rosalie agenouillée, et lui remet une 
couronne de fleurs; saint Pierre lient dans ses mains les 
clefs du Paradis. 

Au bas du tableau se trouve une touffe de lis. 

Toile. Haut., 1 m. 55 cent.; larg., \ m. 98 cent. 



— 28 — 

FRAGONARD 

r 

35 — La Cascade. 

^ y y Des pêcheurs sont au bas d'une cascade; une femme, 

^ avec son enfant jouant avec un chien, s'adresse à une 

vieille qui débite le produit de la pêche- 
Etude d'après nature. / 

Toile. Haut,, 60 cent,; larg., 70 cent. 



FRAGONARD 




(/ 36 — La Toilette champêtre. 



Dans un parc, une jeune fill^, achevant sa toilette, 
est assise près d'une fontaine peuplée d'amours espiègles. 

Boi?. Haut. 33 cent.; larg., 25 cent. 



/«^ 



FRAGONARD 



37 — Jeunes Enfants jouant avec un chat. 

Une jeune fille vêtue d'un peignoir rose garni de four- 
rure est assise dans un salon; elle tient sur ses genoux 
un chat qu'elle caresse. Un enfant, le bras appuyé sur un 
coussin, se penche vers elle et regarde jouer le chat. 

Toile. Haut., 65 cent.; larg., 80 cent 



^ 29 



GILLOT 

38 — Le Bal. ^^ 

Dans une vaste salle ornée de colonnes, plusieurs per- 
sonnages assistent à la danse, des artistes font de la 
musique et des serviteurs préparent des rafraîchisse- 
ments. 

Toile. Haut., 50 cent.; larg., 59 cent. 



GRIF 

(ANTON) 

39 — Fruits et Oiseaux. S^C? 



Un lièvre est suspendu par une patte ; prés de lui sont 
des oiseaux, un melon, une grenade, du raisin et des 
pêches ; un coq d'Inde est perché sur une branche d'ar- 
bre. 

Signé en bas à gauche, A GryefF. 

Toile. Haut., 38 cent.; larg., 51 cent. 



GRIF 

40 — Fruits et Nature morte. 

Un coq blanc est suspendu par la patle;près de lui, des 
fruits, pastèques, etc., etc. 

Signé à droite, A. Gryef F. 

Toile. Haut., 38 cent.; larg., 51 cent. 



^c 



y^ 



^.^^ 



30 



GUDÏN 

41 — Marine. 

Effet de lune. 

Signé au bas, à droite, et daté 1834. 

Toile. Haut., 44 ceat.; larg., 61 cent. 



GUIGNIET 

(ADRIEN) 

% 

/ a'^ ) 42 — Un Condottiere panse sa blessure, le pied 

appuyé sur une pierre. 

Bois. Haut., 30 cent.; larg;., 31 cent. 



HALS 

(PRANS) 



y/^ 



43 — Buveur flamand. 

Toile. Haut., 60 cent.; larg., 47 cent. 



— 31 — 

HEEM 

(DAVID DE) 

44 — Fruits. ^ (P (P ^ 

Sur une table couverte d'un tapis vert est placée une 
corbeille remplie de fruits ; une abeille se repose sur un 
coquillage. Sur le bord, dans un plat d'argent, sont des 
pêcbes etdes écrevisses. 

Signé du monogramme à droite sur le bord de la table. 

Bois. Haut,, 63 cent.; larg., 53 cent. 



HEYDEN 

(JEAN VAN DER) 

43 — Vue des Fortifications d'Amsterdam. 

Quelques arbres sont plantés devant les maisons à 
façades pittoresques qui se reflètent dans le canal. 

Bois. Haut., 35 cent.; larg., 50 cent. 



>/^ 



— 32 — 

HOBBEMA 

(MEINDERT OU MENDER-HOUT) 



46 — Paysage et Animaux 



^^^ 



Un pâtre conduit des vaches à l'abreuvoir; des brebis 
paissent, d'autres se reposent. 

Au second plan, une chaumière rustique sur le bord 
d'un chemin. 

Les animaux sont d'Adrien Van den Velde. 

Signé à droite, U. Hobbema. 

Bois. Haut., 60 cent.; larg., 82cent. 



HOBBEMA 

47 -- Soleil couchant. 

Au bord d'une rivière, est placé un joli village aux 
toitures chaudes, éclairées par un soleil couchanl. 

Au milieu, un moulin d'où s'échappent des eaux mous- 
seuses. Au premier plan, une barque. 

Signé à droite, M. Hobbema. 

Cois. Haut., 23 cent.; larg.^ 32 cent. 



— 33 — 

HUCTENBURG 

(JEAN VAN) 

/■ h f\ 48 — Bataille de Malplaquet. f^û 

En bas adroite, on lil l'inscription suivante: 
B. Blangies en Malplaquet, 10 septembre 1709. 

Toile. Haut., 62 cent.; larg., 79 cent. 

HUYSMANS 

(CORNÈLIS) 



49 — Paysage. 

A droite, sur le bord d'un chemin, un paysan se repose 
au pied d'un monticule surmonté de grands arbres. 

Plus loin, près d'une rivière, une femme indique le 
chemin à des campagnards. 

Toile. Haut., 37 cent.; larg., 46 cent. 



KALRAAT 



50 — Paysage. 



Sur une route, près d'un pont rustique, un personnage 
monté sur un cheval blanc précède des paysans qui se 

3 



^^ 



A/^ 



— 34 — 

rendent à la ville avec leur? bestiaux chargés de provi- 
sions. 

Deux autres cavaliers paraissent se diriger vers un 
château qu'on aperçoit au second plan. 

Signé au basa droite, Kalraat. 

Buif. Haut., 41 cent.; larg., 64 cent. 



KONÎNG 

(PHILIP) 

51 — Paysage. 

Un seigneur à cheval, acco.npagné d'un paysan et de 
son chien, traverse une forêt; au pied d'un monlicule, 
deux autres personnages sont arrêtés et causent ensem- 
ble au bord d'une roule conduisant à un village qu'on 
aperçoit dans le loinlain. 

Bois. Haut., 58 cent.; larg., 85 cent. 



LANCRET 

(NICOLAS) 

52 — Paysage et Figures. 

A >^0 Pi'ès d'une cascade, au pied d'un épais buisson ombragé 

par deux beaux arbres, un jeune seigneur est étendu sur 
l'herbe auprès d'une dame assise. Deux groupes causent 
derrière eux ; sur le premier plan, une jeune fille cueille 
des fleurs; dans le lointain, un jeune garçon apporte des 
provisions sur sa tète. 

Toile. Haut., 1. m.; larg., 80 cent. 



— 35 — 

LANCRET 

53 — La Jeunesse. ^---^ fOO 

Dans un parc, des jeunes gens tirent à l'arc en pré- 
sence de plusieurs groupes de personnages. 

Gravé par Larmessin. 

Toile. Haut., 38 cent.; larg., 4S eent. 



LANTARA 

(SIMON-MATHURIN) 



^ ^ 54 — Clair de lune. 



Sur les bords d'une rivière, des pêcheurs surpris par la 
fraîcheur de la nuit ont allumé un grand feu pour se ré- 
chauffer. 

On aperçoit les ruines d'un vieux château. 

Signé au bas à droite. Daté 1761. 

Toile. Haut., 39 cent.; larg., 53 cent. 



^7^ 



y^ 



yé^^o 



— 36 - 

LEPRINCE 

(Le Vieux) 

55 — L'Odalisque. 

Un vieux pacha, tenmt son narghilé, regarde une oda- 
lisque endormie. On aperçoit dans le demi-jour, au 
deuxième plan, un second personnage. 

Un brûle-parfums d'une forme élégante est posé sur 
un riche lapis. 

Toile. Haut., 45 cent.; larg., 33 cent. 



LIEVENS 

(JEAN) 
Élève 'Je Rembrandt. 

56 — Le Centenier. 

Dans une forêt, le Christ écoute le Centenier qui, 
agenouillé à ses pieds, lui demande la guérison de son 
serviteur malade. Les disciples de Jésus se tiennent prés 
de lui; dans le fond, des cavaliers armés de lances. 

Signé du monogramme et daté ltio7. 

Toile. Haut., 86 cent.; larg.;C9 cent. 



— 37 — 

LINGELBACH 

(JOHANNÈS) 



o7 — Le Campo-Vaccino. ^ ^û 

Sur le pren ier plan, un marché; dans le fond, on aper- 
çoit des colonnes romaines, un arc de triomphe et les 
ruines du Colyséc. 

Un charlatan captive la curiosité de la fouie. 

Signé à gauche LfH^e/6ûfc/i, 1670. 

Toile. Haut., 6:2 cent.; larg., 83 cent. 



LORRAIN 

(CLAUDE GELÉE, dit Le) 



08 — Paysage. 

Un magnifique paysage , dont toute la partie droite 
offre une masse d'arbres devant laquelle on remarque un 
moulin; plus loin, derrière des rochers, s'échappe une 
source qui tombe en cascade. Vers la gauche, s'élève un 
bel arbre, derrière lequel le terrain, coupé par des arbustes 
et des prés, se prolonge vers l'horizon terminé par des 
montagnes; un pâtre et sa femme occupent avec leur 
troupeau le premier plan. 

Acquis à la vente de M. le baron de Camaille. 



//<^ 



— 38 — 

Tiré du cabinet de M. Muyeuvre de Champrieux ; gravé 
à l'eau-forte par son ami et très-humble J.-J. Boissieux. 

Signé à droite et daté 1679. 

Toile. — Haut., 70 cent.; larg., 110 cent. 



LOUTERBOURG 



39 — Le Jour du Marché. 

t^y (^ Tout en jouant de la flûte, un paysan monté sur un 

vieux cheval conduit un troupeau au marché. 

Sur la colline, d'autres paysans amènent également leurs 
troupeaux. 

Provient de la collection du marquis de Soyecourt. 

Bois. Haut., 27 cent.; larg,, 38 cent. 



MARNE 

{JEAN-LOUIS DE) 



f/Û 



60 — Le Vieux Berger. 

Un vieux berger, assis sur un tronc d'arbre, captive 
l'attention de trois femmes, dont Tune porte un che- 
vreau. 

On voit quelques brebis au repos; un taureau et des 
vaches, dont une se désaltère dans le ruisseau qui baigne 
la prairie. 

Toile. Haut., 32 cent.; larg., 40 cent. 



39 — 



MARNE 



61 — Le Gué. 

Une paysanne, montée sur son àne^ regarde un jeune 
enfant grimpé sur les épaules de son père ; en arrière, une 
femme lui olTre une pomme; un chien accompagne 
le troupeau. 

Derrière ce groupe, on voit deux chèvres : l'une broule 
les feuilles d'une branche d'arbre ; l'autre, blanche, la 
clochette au cou, est en avant, se retournant vers sa com- 
pagne. 

Toile. Haut., 32 cent.; larg., 40 cent. 



METSU 

(GABRIEL) 

62 — La Cuisinière hollandaise. 

Une jolie Hollandaise, au corsage noir, à la robe rouge 
et les manches retroussées, est assise devant une table ; 
elle est occupée à gratter des poissons. Un chaudron 
en cuivre destiné à les recevoir est prés d'elle. 

Signé à gauche G. Metsu. 

Bois. Haut., 25 cent.; larg., 20 cent. 



/^ 



y/^ 



//' 



— 40 — 



MIÉRIS 

(Va.ns van) 



63 — Les Artistes. 

Sur les marches d'un péristyle, des artistes sont au re- 
pos; deux s'amusent avec un chat; une jeuns dame et un 
seigneur font sortir de la cage un petit oiseau auquel ils 
donnent la becquée. 

Dans le fond, une statue d'Hercule. 

Bois. Haut., 47 cent.; larg., 34 cent. 



MIGNARD 

(PIERRE) 



'û 



64 — La Duchesse de Bourgogne, enfant. 

La jeune princesse est assise sur les marches d'un esca- 
lier, revêtue d'une robe de salin blanc, ornée d'agrafes et 
de pierres précieuses: un manteau de soie bleu couvre 
son épaule et recouvre la charmante petite- fille de 
Louis XIV. Elle tient un ruban attaché à la patte d'un 
pinson, auquel elle accorde une liberté éphémère. 

Toile. Haut., 74 cent.; larg., 92 cent. 



nT) 



— 41 



MOMMERS 



63 — Scène champêtre. y. /'/i 



Sur le premier plan, à gauche, des moutons et une chè- 
vre sont au repos; devant eux, un vase en cuivre est ren- 
versé sur l'herbe; derrière, une bergère trait une chèvre 
qu'un jeune garçon tient par le col; à droite, un homme 
est assis sur l'herbe entre un âne et un mouton. 

On voit dans le lointain une vaste campagne. 

Signé en toutes lettres, Mommers, sur un bois, à gauche. 

Toile. Haut., 65 cent.; larg., 90 cent. 

MONI 

(JEAN DE) 

66 — Les Bulles de Savon. 

Une fillette aux blonds cheveux tient dans sa main un 
vase de terre contenant de l'eau savonneuse, dont son 
compagnon se sert pour lancer des bulles d'air, qu'elle 
regarde avec attention. 

Une cage est suspendue à la fenêtre au-dessus d'un ro- 
sier. 

Magnifique signature à gauche, L. de Moni F. 

Toile. Haut., 31 cent.; larg., 39 cent. 



^/i 



//^ 




y^^ 



— 42 — 

MOUCHERON 

(FRÉDÉRIK) 



67 — La Chasse. 

Une dame et un seigneur partent pour la chasse; des 
domestiques tiennent des chiens en laisse, un autre ouvre 
la marche portant sur le poing des faucons chaperonnés. 
Dans le lointain, un cliâteau avec un grand lac qui se 
déverse dans une rivière au moyen d'une cascade. Plus 
loin, des bergers conduisant des animaux. De grands 
arbres s'élèvent majestueusement dans ce ravissant 
paysage. 

Bois rond. Haut., 24 cent.; larg., 24 cent. 



MURILLO 

(BARTHOLOMEO-ESTEBAN) 

68 — Portrait d'homme. 

Le personnage, recouvert d'un manteau, porte sur sa 
poitrine un riche collier. 
^ ~^ 
Signé àliroile et daté 1677. — Magnitique signature. 

Toile. Haut., 67 cent.; larg., 51 cent. 



— 43 — 

NATTIER 

(JEAN-MARC) 



69 — Madame Victoire - Henriette - Adélaïde de -^À^} 

France, fille de Louis XV. 



La princesse, les cheveux relevés et poudrés, vêtue 
d'un peignoir blanc, est acsise près d'une fontaine dans 
un parc, le menton- appuyé sur une main. et tenant un 
livre dans l'autre. 

Toile. Haut., 95 cent.; larg., 7G cent. 



NATTIER 



70 ~ Portrait de Marie Leczinska, femme de 
()D Louis XV. 



La leine estvêtUi.; d'une robe de riche étoffe, elle porte 
les cheveux poudrés et recouverts d'une pointe en dentelle 
noire. 

Gravé. 

Toile. Haut., 56 cent.; larg,, 49 cent. 



Jlû 




^ÛÛ 



_ 44 ~ 



NATTIER 



71 — Marie-Victoire-Sophie de Noailles, com- 
tesse de Toulouse. 

Elle est représentée en sainte Geneviève gardant un 
troupeau, sa quenouille au côlé; elle tourne dans 
ses doigts son fuseau; près d'elle est sa houlette et son 
agneau favori. 

Toile. Haut.,1 m.jlar^., 78 cent. 



NEER 

(AART VAN DER) 

72 — Lever de lune. 

Des animaux sont en marche sur le bord d'un chemin. 
Une barque est sur le rivage; la lune, en partie dérobée 
par un nuage, éclaire un bac qui aborde, chargé de deux 
cavaliers. 

Signé à gauche, du monogramme. 

Bois. Haut., 43 cent.; larg., 64 cent. 



NEER 

73 — La Nuit. 

La lune, entourée d'épais nuages, se reflète dans 
la rivière, sur laquelle on voit plusieurs barques, et 



~ 45 - 

qui sépare le village de la campagne; à riiorizon quel- 
ques maisonnetles. 

Signé à gauche du monogramme. 

Bois. Haut , 32 cent.; larg., 42 cent. 



OMMEGANCK 

(BALTHAZAR PAUL) 

74 — La Eergère. ^ û 

\j'^ Une jeune bergère, coiiïée d'un chapeau de paille, file 

en gardant son troupeau: sa vache est près d'elle; un 
bélier, une brebis et un agneau sont couchés sur l'herbe. 

Signé, BP. 0. F. 

Haut., 33 cent.; larg., 43 cent. 



OSTADE 

(ISACK VAN) 



75 — Le Cabaret. 

Les buveurs, assis devant une table, chantent et fu- 
ment. 

Gravé par Yan Ostade. 

Bois. Haut., S7 cent.; larg., 18 cent. 



t^ 



^t^ 



46 — 



PATER 

76 — Fête champêtre. 

'-^ J Ûl/ Sur le premier plan à gauche, à l'ombre de grands ar- 

bres, où se trouve une fontaine, un groupe de personnages 
écoute un musicien qui joue de la vielle. A droite, une 
jeune femme élégamment vêtue tend la main à un jeune 
seigneur et s'apprête à danser. Plus loin, de jeunes en- 
fants jouent avec des fleurs. 

Au second plan , d'autres personnages étendus sur 
l'herbe. Dans le lointain, un village. 

Toile Haut,, 87 cent.; larg., 1 m. 10 cent. 



POEL 

(EGBERT VAN DER) 

77 — Intérieur de Cabaret. 

-^^ji/V Des buveurs et d^s femmes attablés dans un cabaret 

chantent en chœur. 

Au premier plan, la maîtresse du logis, son chien à ses 
pieds, s'occupe à un ouvrage de couture- 
Sur le plancher, à gauche, des plats, des vases et des 
légumes; sur une table, d'autres vases et un jambon. 

Conservation remarquable. 

Signé à gauche Egbert Van den Poel, et daté 1646. 

Bois. Haut., 61 cent.; larg.j 84 cent. 



79 — Diane au bain. 

La déesse entourée de ses nymplies se baigne dans un 
cours d'eau qui traverse un paysage accidenté. 

Signé à gauche des initiales C.P. 

Bois. Haut , 16 cent.; larg., 22 cent. 



PYNAKER & LINGELBACH 



80 — Paysage et Animaux. — Vue de la Tour 
de Civita-Metella . 

Près de la tour tombant en ruines de Civila-Metella, et 
où semble se diriger un paysan avec son âne chargé de 
provisions, deux cavaliers suivis de leurs pages descen- 






47 



POELENBURG 

(KORNELIS) 

— La Ruine. y<^- 

Une jeune fille jouant de la Hùle, conduit des chèvres; 
une femme la suit, portant un paquet sur sa lêle: un 
homme se tient debout au pied d'une ruine antique. 

Bois. Haut., 18 cent.; larg., 24 cent. 

POELENBURG 



^ûû 



^^^ 



yf<^ 



— 48 — 

dent de cheval. A droite, un vieillard est assis auprès 
d'une bergère qui file; à gauche, un paysan se re- 
pose sur l'herbe; devant lui, un lac apparaît au bas d'un 
uionlicule boisé et éclairé par les derniers rayons du 
soleil. 

Signé à gauche, A. Pinaker. 
Signé à droite, J. Linyelbach. 

Toile. Haut., 75 cent.; larg., 65 cent. 



RIBERA 

(JOSEF, dit l'ESPAGNOLET) 



81 — Nature morte. 

Sur une table en pierre sont placés un vase de cuivre, 
une grenade et un lièvre mort. Un domestique lient 
entre ses mains un plat recouvert d'un linge blanc. Au 
second plan, est un panier sur lequel se trouvent des pi- 
geons et un lapin; un gros chat blotti attend le moment 
où il pourra saisir l'objet de sa convoitise. 

Signé à droite du monogramme, R. S) , ^,tv'^» 

Toile. Haut., 1 m. 7 cent.; larg., 1 m. 18 cent. 








— 49 - 

ROLAND SAVERY 

82 — Les Pèlerins d'Emmaùs.— Paysage. ^ ^^ 

Sur la lisière d'une forêt, Jésus apparaît aux pèlerins 
d'Emmaiis. Des cerfs effrayés s'enfuient avec vitesse. 

A droite, on voit un château à travers les buissons. 

Signé à droite en toutes lettres et daté 1623. 

Bois. Haut., 47 cent.; larg , 85 céot. 

ROMEYN 

(VAN) 

83 — Paysage et Animaux. ,j^ 

Près d'une ferme, un nombreux troupeau se repose 
sous la garde de deux bergères, dont l'une est occupée 
à traire une vache blanche. 

Des brebis et une chèvre sont couchées au bord du 
chemin. Dans le lointain, la campagne. Ciel nuageux. 

Toile. Haut., 41 cent.; larg., 51 cent. 

4 



^^û 



^J^^ 



— so - 
RUBENS? 

(PETER-PAULUS) 
Né en 1577; mort en 1640. 

84 — L'Adoration des Rois mages. 

L'étoile miraculeuse a conduit les Rois mages à Beth- 
léem ; ils trouvent l'Enfant Jésus dans une crèche, ils 
l'adorent et lui offrent leurs présents. 

Toile. Haut., 96 cent.; larg., 73cent. 



RUYSDAEL 

(JACQUES) 

85 — Marine. 

Des barques de pécheurs rentrent au port; le ciel est 
nuageux, la mer est agitée. 

Signé au bas à gauche, sur une planche, Ruysdael. 

Provient de la colleciion de M. le marquis de Soyecourt. 

Bois. Haut., 43 cent.; larg., 3 cent. 



— 51 — 



RUYSDAEL 



86 — Le Moulin à Vent. ff'^ 



RUYSDAEL & BERGHEM 



88 — Paysage et Animaux. 

Dans un chemin bordé par un ruisseau, un berger con- 
duit son troupeau. Un campagnard monté sur un cheval 



//^ 



Des voyageurs s'éloignent à travers les arbres; un che- 
min longe une rivière. Dans le lointain on voit un moulin 
à vent sur un monticule. 

Signé à droite, Riiysdaël. 

Haut., 46 cent.; larg., 43 cent. 



RUYSDAEL 

87 — Paysage. X^^ <^ 

Un grand parc dans lequel se voient des arbres de . 
toutes espèces, une habitation sur la droite; des chèvres 
et des brebis broutent l'herbe, tandis que le berger à gau- 
che, au premier plan, s'endort. Un bel arbre s'élève vers 
un ciel bleu traversé par des nuages. 

Signé à gauche du monogramme, J. R. 

Toile. Haut., 64 cent.; larg., 52 cent. 



.^/(^ 




— 52 — 

vient vers lui. Des animaux sont au pâturage dans la 
campagne accidentée par des rochers et ombragée par de 
beaux arbres. 

Signé à droite, Ruysdaël. \ l 

Signé à gauche, Berghem. " 

Haut., 65 cent.; laig., 85 cent. 



SCHALKEN 

(GOTTEFRIED) 

^ÇO 89 — La Bulle de Savon. 

Un jeune enfant coiffé d'un lurban surmonté d'une ai- 
grette, assis sur un tapis de Smyrne, tient d'une main un 
coquillage et de l'autre un chalumeau, d'où sort une bulle 
de savon. 

Signé à droite, G. Y. S. F. 

Haul., 37 cent.; larg., Siéent. 



SMETERS 

90 — Port et Ville de Dordrecht. 

Au premier plan, sur le rivage, des pêcheurs ont éten- 
du leurs filets; une barque, poussée par le vent, gagne le 
large. 

Au deuxième plan, .«ur la rive opposée, le port de 




— 53 — 

Dordrecht avec de nombreux bâtiments ; un soleil cou- 
chant éclaire la ville. 

Signé à droite du monogramme. 

Bois. Haut., 52 cent ; larg., 74 ceut. 



SENAVE 

91 — Le Marchand d'images. ^^*> 

Jeune paysanne entourée de ses enfants , regardant des 
images que leur présente un colporteur. 

Bois, Haut., 29 cent.; larg., 34 cent. 



SWEBACK 

— Le Cheval pie. 

Dans un paysage, près d'un gros arbre, un cheval, la 
tête relevée, devant une barrière en planches, se tient 
et parait écouter. 

Signé à droite du monogramme. 

Bois. Haut., 23 cent,; larg., 30 cent. 



SWEBACK 



93 — Le Convoi. 



Près d'un puits, sur le bord d'une route, un paysan 
donne à manger à un cheval qui a encore sa charge; 



^-^ 



#/^ 



^ 



^^ 



J<^o 



— 54 - 

deux hommes sont assis et attendent ; à droite, une 
chaumière rustique en partie cachée par les brous- 
sailles. Au bout du chemin paraît une femme montée sur 
son âne, une autre la suit portant sur sa tête un lourd 
fardeau. Dans la vallée, un convoi, etc. Un rayon de soleil 
éclaire un riche champ de blé. 

Bois. Haut., 40 cent.; larg., 60 cent. 



TAUNAY 

94 •— L'Anachorète. 

A l'entrée d'une grotte, un solitaire est en prière; une 
jeune fille lui présente une lasse de lait qu'elle vient de 
traire. 

Derrière, un pâtre qui veille à son troupeau. 

Toile. Haut., 31 cent.; larg., 24 cent. 

TENIERS 

(LE JEUNE. — DAVID) 

95 — Le Printemps. — Vue du Rhône. 

A gauche, sur le premier plan, au bord d'un chemin, 
un paysan, assis sur l'herbe et jouant de la cornemuse» 



— S5 — 

fait paître ses vaches et ses brebis; un autre, appuyé 
sur son bâton, conduit des porcs. 

Adroite, sur le second plan, le Rhône coule au bas d'un 
monticule élevé. 

Signé du monogramme, gravé. 

Bois. Haut.; 30 cent.; larg., 35 cent. 



TENIERS 

96 — Tentation de saint Antoine. 

Saint Antoine est dans sa-grotte, agenouillé devant un 
crucifix; le démon, sous la ligure d'une femme, est placé 
derrière lui. Des animaux fantastiques apparaissent et 
cherchent à le distraire de son oraison. 

Signé sur l'épaule du saint du monogramme T. 

Bois. Haut., 13 cent.; larg., 17 cent. 

TENIERS 

97 — Les Joueurs de boules. 

Signé à droite du monogramme. Gravé. 

Toile. Haut., 42 cent ; larg., 50 cent. 



r/ 



■o 



à^û 



/z 



(f/^ 



-^ oO — 

TENÏERS 

98 — Le Savant. 

Un savant, enveloppé d'une robe de chambre, est assis 
devant une table sur laquelle sont placés différents ob- 
jets; il tient à la main une lettre et paraît réfléchir. 

Signé à gauche. 

Bois. Haut., 45 cent.; larg., 38 cent. 



TENIERS 

99 — Les Misères de la Guerre . 

Des soldats, après s'être emparés d'un village flamand, y 
répandent la terreur; un prêtre, les mains garrottées, est 
fait prisonnier; une vieille sort effrayée d'une maison 
livrée au pillage. 

Signé à droite, D. Teniers F. — Gravé. 

Toile. Haut., 31 cent.; iarg., 42 cent. 



57 — 



TENIERS 



100 — Un Corps de Garde. ^^^ ^O 

Dans un corps de garde, sur le premier plan, des offi- 
ciers jouent aux cartes; derrière eux , des soldats éclairés 
par une lanterne font de môme. 

A gauche, des cuirasses, casques, tambour, selles, bri- 
des, étriers, etc., etc. A droite, par terre, un casque, des 
timbales et un drapeau forment un trophée. 

Dans le fond, on aperçoit les remparts de la ville et 
quelques groupes d'habitants. 

Belle composition du maître, éclatante de couleur. Pro- 
vient de la galerie du marquis de Soyecourt. 

Signé au milieu sur un escabeau, D. Teniers. 

Toile. Haut., 62 cent.; larg., 92 cent. 



VELAèQUEZ 

(DON DIEGO RODRIGUEZ DE SILVA) 



■^ O *01 — Saint Roch en prière. 

Saint Roch, agenouillé devant une croix, tient entre ses 
doigts un chapelet; une clarté lumineuse sort des ouver- 



:/^7^ 



Jûû 



— 38 — 

tures d'une grotte et vient éclairer ses vêtements déla- 
brés. 

Un petit chien est à ses genoux, 

Œuvre capitale. 

Toile. Haut,, 1 m. 30 cenU; larg., 1 m. 3 cent. 



VELASQUEZ 



102 — Intérieur de Port (Civita-Vecchia). 

Sur un quai, se trouvent déposés des sacs et des barri- 
ques. Des personnages, aux costumes dedifférentes nations, 
entourent une table de jeu. Des seigneurs espagnols, 
l'épée au côté, se tiennent à l'écart; derrière eux, un per- 
sonnage isolé semble observer les joueurs. 

^ Toile. Haut., 55 cent.; larg., 72 cent. 



VELASQUEZ 



^/^ /) 103 — Le Débarquement. 



Des corps de troupes, qui viennent de débarquer, défi- 
lent sous la conduite de leurs officiers. 

Toile. Haut., 50 cent.; larg., 72 cent. 



— 59 — 

VELDE 

(ADRIAAN.VAN DEN) 

104 — Le Bac. 

Une barque chargée de passagers, dont l'un est monté 
sur un cheval blanc, va aborder le rivage. Les eaux, par 
leur limpidité, reflètent les personnages. 

Au deuxième plan, sur la rive opposée, on voit un ar- 
bre, une hôtellerie et un lointain qui donnent un nouveau 
charme à ce ravissant tableau. 

Signé sur la barque. 

Bois. Haut., 29 cent.; larg., 30 cent. 



VELDE 

(ADRIAAN VAN DEN) 

105 — Paysage et Animaux, après l'orage. 

Sur le premier plan un troupeau de vaches et de bœufs 
rentre à la ferme. 

Signé à droite, A. Y. Velde. 

, Haut,, 24 cent.; larg., 32 cent. 



^/^ 



^^ 



_f/a 




— 60 — 

VELDE 

(ADRIAAN VAN DEN) 

106 — Le Retour à la Ferme. 

Un pâtre ramène à l'étable sa vache et des brebis; une 
bergère montée sur son âne les suit. 

Signé du monogramme. 

Bois. Haut., 21 cent.; larg., 27 cent. 



VELDE 

{W. VAN DEN) 
1633—1707. 

107 — La Rade. 

Une barque, montée par des pêcheurs, cherche à gagner 
le large pour rejoindre un vaisseau qui se balance au gré 
du vent; une seconde barque gagne le rivage, d'autres se 
tiennent prés de la côte. 

Quelques ruines se voient au sommet d'une mon- 
tagne. 

La mer est calme et transparente. 

Signé sur le vaisseau V. àt Velde. — Daté 16S0. ' 

Toile. Haut., 1 m.; larg., 1 m. 24 cent. 



— 61 — 

VELDE 

(W. VAN DEN) 

108 - Marine. 

A droite, un marin se tient debout à h pointe d'un banc 
de sable et regarde la mer; près de lui des barques 
échouées attendant la marée montante. 

Un bateau voilier gagne la pleine mer. 

Le ciel est chaud et nuageux. 

Signé du monogramme à gauche sur un pilotis. 

Tofle. Haut., 33 cent.; larg., 44 cent. 

VELDE 

(w. VAN DEN) 

109 — Marine. 

Deux pêcheurs de crevettes se tiennent près d'un banc 
de sable et d'une barque dont les marins plient les voiles; 
une seconde barque, plus éloignée, conserve encore la 
sienne; deux navires, dans le lointain, gagnent la pleine 
mer. 

Bois. Haut., 33 cent,; larg., 40 cent. 



VELDE 

(w. VAN DEN) 

liO — La Meuse. 

Sur le premier plan, trois pêcheurs montent une bar- 
que et vont traverser la Meuse. Un bâtiment s'avance vers 



/3â 



jyû 



^ûû 



/^ 



— 62 — 

le porl , ses voiles sont gonflées, à sa poupe flotte le pa- 
villon national; d'autres barques côtoient le rivage. 

Au fond, une église et un moulin viennent se refléter 
dans les eaux. 



Soleil couchant. 



Bois. Haut., 32 cent.; larg., 38 cent. 

VELDE 

(W. VAN DEN) 



m — Marine. 



Sur une mer calme et transparente, une barque 
avec beaucoup de passager? et d'hommes d'équipage; à 
droite, un vaisseau; à gauche, un deuxième, dont les 
voiles sont gonflées par le vent. 

En avant, deux pêcheurs dans un canot sont occupés 
à retirer leurs filets. 

Signé du monogramme. 

Bois. Haut., 30 cent.; larg., 38 cent. 



VELDE 

(W. VAN DEN) 

112 — La Brise. 

<^/y(y' La brise se fait sentir, la mer monte et couvre les bancs 

/ de sable. 

Des bateaux pêcheurs quittent le rivage, poussés par le 
vent ; un bâtiment gagne le large, les voiles gonflées. 

Le ciel est nuageux et mouvementé. 

Signé. 

Toile. Haut., 40 cent.; larg., 46 cent. 



- 63 — 

VERNET 

(JOSEPH) 



il 3 — Vue prise aux environs de Gênes. 

Paysage, marine, soleil levant. Peint par Joseph Vernet, 
en Italie. Première époque. 

Toile. Haut., 36 cent.; larg., 34 cent. 



VERNET 

(JOSEPH) 

114-115-116-117 — Les Quatre Heures du Jour. 

Charmantes esquisses du maître. Ont été peintes pour 
son ami Hubert Robert, en 1781. 

Elles ont ensuite passé du cabinet de M. Hubert Robert 
dans celui de M. Denon, directeur des musées de l'em- 
pire. 

Bois. Haut., 25 cent.; larg., 17 cent. 



WERF 

(Le chevalier ADRIAAN van den) 

118 — Le Vendeur d'œufs. 

De la galerie de S. A. R. Monseigneur le duc d'Orléans. 

Ce tableau représente un jeune garçon assis, qui paraît 
réfléchir sur la fragilité de sa marchandise. 



e4-cf 



// 



'a 



fàû 



f'^ 



j^OO 



— 64 — 

On voit près de lui deux œufs cassés et dans le fond du 
tableau plusieurs figures, parmi lesquelles est une femme 
montée sur un âne. 

Gravé par de Launay le jeune. 

Bois. Haut., 29 cent.; larg., 21 cent. 



WATTEAU 

H9 — La Diseuse d'aventure. 

Première manière du «naître? 

Dans un parc, trois jeunes femmes écoutent une vieille 
diseuse de bonne aventure; l'une d'elles lui donne sa 
main et se laisse prédire l'avenir. 

Un jeune garçon écoute et paraît surpris; un chien est 
près de lui. 



Gravé. 



Toile. Haut., 60 cent.; larg.; 50 cent. 



WATTEAU 

120 — Le Souper galant. 

Des seigneurs et des courtisanes prennent part à un 
copieux festin; l'un d'eux, le chapeau sur la. tête, un 
manteau sur l'épaule. Un autre cavalier enlace de son 
bras sa voisine, et lui présente une glace où viennent se 



— G5 ~ 

refléter des traits allumés par l'ivresse. Derrière un 
autre groupe s'embrasse. 

Un serviteur prépare des rafraîchissements. 

La table est couverte de plats, verres, bouteilles, ca- 
rafes, etc., etc. 

Bois. Haut., 35 cent.; larg., 45 cent. 



'WEENIX 

(JEAN-BAPTISTE) 



i21 — Nature morte. -y/^^^ 

Un canard plumé est placé au milieu d'un groupe de 
gibier. 

Bois. Haut., 58 cent.; larg., 67 cent. 



WOUVERMANN 

122 — La Charrette de foin. 

Sur le bord d'un chemin, deux paysannes sont assises; 
l'une d'elles soutient un enfant, et elles causent avec un 
vieillard debout, appuyé sur son bâton. 

Plus loin, deux chevaux dont un paysan s'occupe. 

Au deuxième plan, deux enfants montés sur une char- 



^J^û 



— 66 — 

rette de foin tiennent un oiseau attaché elle donnent à un 
autre qui est en bas de la charrette. 

Dans le lointain, à gauche, quelques voyageurs. 

Gravé par Moireau. 

Signé à gauche du monogramme P. W. 

Bols. Haut., 40 cent.; larg., 34 cent. 



WOUVERMANN 



123 — Effet de neige. 

'^^ La terre est couverte de neige, le ciel est sombre; un 

paysan, accompagné d'un enfant, porte un fagot sur ses 
épaules; d'autres, arrêtés sur le bord d'un chemin, allu- 
ment un grand feu. 

Signé à gauche, P. W. 

Bois. Haut., 20 cent.; larg., 27 cent. 



^f 



'û 



WOUVERMANN 

(PIETER) 



— Le Rendez-Vous de Chasse. 

A droite, un seigneur, monté sur un cheval brun, s'en- 
tretient avec un de ses amis qui est descendu de cheval. 
A gauche, un autre cavalier, monté sur un cheval blanc, 



— 67 — 

appelle ses chiens; près de lui, un piqueur tient en 
ride un autre cheval. 

On aperçoit des ruines dans le lointain. Un soleil cou- 
chant éclaire ce tableau. 

Signé à gauche du monogramme. 

Toile. Haut., .52 cent.; laig. 75 ceni. 



ZACHT LEVEN 

(HERMANN) 



12o — Bords du Rhin. ^ ^ û 

Sur le bord d'un chemin des voyageurs sont au repos; 
un cavalier se dirige vers eux; au pied d'un rocher baigné 
par le Rhin, on voit une chaumière rustique. 

Sur la rive opposée on aperçoit un charmant village. 

Bois. flmt.. 30 cent.; larg., 40 cent. 



A 






/ 




^ <r> 



.f^^/ ^ ^-^ 






• *-v.il^. 



i» V *: 



C^i 



-3' 



W^'