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Full text of "Dictionnaire analogique & étymologique des idiomes méridionaux qui sont parlés depuis Nice jusqu'a Bayonne et depuis les Pyrénées jusqu'au centre de la France, comprenant tous les termes vulgaires de la flore et de la faune méridionale, un grand nombre de citations prises dans les meilleurs auteurs, ainsi qu'une collection de proverbes locaux tirés de nos moralistes populaires"

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DICTIONNAIRE 

DES IDIOMES MÉRIDIONAUX 



PAR L. BOUCOIRAN 




ï-, douzième lettre de l'alphabet, nous vient 
du XufiZ^ùt grec procédant lui- 
même du lameth phénicien. 

Cette lettre a généralement 
dans nos idiomes, le même son 
qu'en français, sauf cependant 
qu'elle n'est jamais muette 
comme dans les mots fusil , 
coutil, ou comme dans les mots 
anglais half, calf. 

LL se redouble souvent, mais 
ne représente pas le son mouillé 
du français ou de l'espagnol, 
puisque dans la plupart des 
idiomes romans L mouillée est 
exprimée par Ih , comme en 
portugais. 

Jasmin après Goudouli a em- 
prunté au français cette forme 
que îes Italiens expriment par gl. 

En passant du latin dans nos 
idiomes méridionaux / s'est 
changée en u dans certains mois, 
ex : psalmus, siaume ; 
balsamus, baume; 
paltnà, paumo. 

La, article fém., masc. lou, plur. lat. — 
léu soui des hors de la Garono, 
l'article est employé souvent 



comme pronom en place de 
aquelo , aquesto. — En style 
familier, /a Margarido, la Janelo. 

ï.n, adv. c'est cela, assez, suffisamment. 

La, î s. m. lait, liquide blanC et doux 

Lach, I fourni par les mamelles des mammi- 

Layt, I fères femelles pour la nourriture de 

Lax, il leurs petits. — Suc blanc qui sort de 

de la tige de certaines plantes et 

de quelques fruits. Esp, lèche, 

Port, leite, liai, latle. 

— Peirouno pourlavo au marcha 
Un loupi de la $ur so tello. 

FoucauJ, 1810. 

— Agnel de la, agneau qui tête. 

— La de poulo, bouillon à la 

reine. 

— D'abord que rai parles aiisin 
Me rappeli f]u"êsteiil vesin 
Won la .sigué loun desraamaire. 

Vidal, 18G9. 

La ile burre. Il s. m. petit lait provenant 
Lachado, {j du lait battu ou écrémé. 

Lait ribot. 

Labn, Il V. a. castr. laver, passer à l'eau, 
Lava, Il nettoyer, effacer — Vendre, dépen- 
ser. — Lut. et Ital. lavare , 
Esp. lavar, limpiar. 
— La clieino e la moslro ai tout laM. 

K2. 



LAB 



— 826 — 



LAC 



Hay, souy torlo, mes quand lababi 
So quauque frelequct s'ùro apfiiouchat de jou 
Liauyoy flanquai sus pois un col do macailou . 
Jasmin, lt<32. 



Lohaeit, 

Labas, 



adv. là-bas. Lat. illac. 
— La-jous, là-dessous. 



Vnu casliga là-bas lou qao m'aura muUat. 



L,RbMrldo, 

Lacoun, 



s. f. boue, vase, lie. — Taudis, 
cave, lieu humide, sombre. 



— bèu jour, dins ma labarido. 
Un aslre, un souliiu a douna ; 
Une chato douço e candido 
A pri5s la nian que li' ai pourjido, 
E d'amour aven tresana. 

Tavan, 1860. 

— Emé de labarido negro nous enviscavian 
li cambo jusqu'au ginoul. 

Labarra, v. n. enduire de plaire, manier 
de la boue. 



Labaaal, 

Ramado, 



LaSiecb, 

Labesc, 
Garbin, 



s. m. et fém. giboulée, petit 

orage, ondée subite, grain. (Voir 

ramassado). 

Menlre que, déplus grandos penos, 
Sur mi le labassi nou plau, 
Per aci passi quand m'en bau. 

Goudouli, t632. 

S. m. vent d'autan, du sud-ouest, 
vent de mer qui se lève vers midi 
pendant la moisson. Ital. libeccio. 
Gr. XiZvi, ^l?l»oî, deLybie. 



Lnbecbado, s. f. orage du sud-ouest. 
Esp. lebeche. 



Lnbeta, 

Alabels , 



adv. alors, donc, ainsi. (Voir odounc, 
alaro.) 



— l-abels, loutfoe e fum aterri la pepido 
E li fau demanda la bido. 

Gûud. 

Lnbcrinto, s. m. labyrinthe, enchevêtre- 
ment d'allées. — Embarras, dif- 
ficultés. 



Laboura, 

Laoura, 
Charma, 



Labiu, 

Labro, 



Labui', 

Labour, 



s. f. lèvre, organe extérieur de la 
bouclie, les bords d'une plaie. — 

Baiser, caresse. Lat. labrutn, Esp. 

labio. 

s, m. labeur, travail, métier péni- 
ble, cullure, labourage, façondonnée 
à la terre. Esp.labor.Ital. lavoro, 
AU. arbeit, Angl. labour. 
Pan de labour, es de sabour . 



V. a. labourer , retourner là 
terre, tracer des sillons avec la 
charrue. — Naviguer, parcourir. 

— Travailler péniblement. — . 
Toucher, racler le fond de l'eau. 

— Enrayer le sillon, passer par 
maille. Gr. «f»». Lat. arare, 
Esp. labrar, Ital. lavorare. 

— En pau d'ouro Diou iabouro 

— Siam delravaiadou que labourem la lerro. 

— E quand cadrô laoura, carreja quaucoumct. 

— Laboureiha sei costo, esclapeiba sci mourre. 
Labourage, Il S. m. labourage, façon donnée 
haourage, | à la terre. — Ait. travail du 

laboureur. 

— Pichous embarras lous agnels ! 
L'arc-aii-ciel de la matinado 
Tire lou boue de la laourado. 

Jasmin. 



Labouralre, 

Lahouraire, 
Laouraire , 



s. m. laboureur, ouvrier, 
bouvier qui laboure la terre. 
— Métayer, propriétaire qui 



cultive ses champs. — Nom du 
panari. Esp. labrador , Port, 
lavrador, Ital. aralore. 

— Un labouralre eisa sentent veni sa fin 

A seis enfanl disié, dins soun simple lengagi : 
Meis amis, gardas vous de vendre l'eirelagi. 

— Lou lauraïre en partent, eis enfant fague veire 

Que lei couusèu doi viéi soun toojour bon à creire. 
M. Buurrelly, 1870. 

Labri, s. m. et adj. chien de berger. (Voir 
farou.) 

Labrii, adj. lippu, à grosses lèvres. 

Labrut, s. m. muge à grosses lèvres. 
Vergado, — Mugil chelo, labrosus. (Voir 
chaluc.) 

Laça, V. a. arroser. (Voir a/aca, lama.) 

Laça, V. a. lacer, serrer, réunir avec un lacet. 
— Laça la vélo, li bounetlos. 

Laeco, (1 s. f. laque, suc résineux ou fécule 
Laka, rouge fournis par plusieurs arbres 

de l'Inde , savoir : l'érythrine , 
monosperme , la dalbergie, la 
butea frondosa, fam. des Légu- 
mineuses, ^ — Les diverses laques 
sont blondes, rouges ou brunes 
suivant leur préparation ou leur 
provenance. 



LAC 

Lnceo, s. f. clupée alose, poisson de mer 
Lacca, qui remonte les grandes rivières 
Coulae, pour y frayer. liai, laccia. 

Lncèiio, I ». f. moutarde des champs. 
Rabelo, Il Synapis arvensis. 

lancer», 1 S. m. petit reptile, saurinà quatre 
Lauzert, Il pattes. (Voir luzert.) 

— Coumo un Ucert davant sa baumo 
Que dau sourel bèu lou rebat. 

S. m. lait, liquide blanc et sucré 
qui se forme dans les mamelles des 
Il mammifères femelles. (Voir la.) 

— Vin sus lacli es sanlal 
Lach sus vin es vérin. 

— Sens bral, son pairi, ni mairino, 
Jan batejavo coumo cal 
Loa lach qu'aviô dinssa caniino. 

G. Aznïs, 1868. 

- Lach de vaco, de fedo, de cabro, etc. 

— Fém. lacho, laite ou lai- 
tance des poissons mâles, sperme 
fécondant qu'ils répandent sur 
le frai de la femelle. 



Lach, 

Layt, 
Leyt, 



Lncli die piito, 

Cagarino, 
Blaisan, 



s. f. euphorbe épurge, 
catapuce, lithymale, pi. 
fam. des Euphorbiacées 
à fleurs blanc-verdâtre et dont 
les tiges font suinter un liquide 
laiteux. — Euphorbia lalyris. 

E.Melt de Hauino, s. m. lait d'ânesse clair, 
doux et peu butireux comme 
celui des juments , ordonnés 
dans les cas de fatigue ou d'affai- 
blissement. 

Me '.rouvave malaute, e lou proufessou Baumo 

Vougué me raeltre au lach de saumo. 
No prengnére loal un prinlems. 



Tandon. 

Laclia, H V. a. et rec. lâcher, détendre, des- 

Se lâcha, f serrer, céder, laisser aller. — Se 

détendre, se laisser aller. 

Esp, laxar, Ital. lasciare du 

lat. laxare, relâcher. 

— Quand de baulres se sarrara. 
Lâchas un pauquet vostro ma, 
E sans que n'aje couneiisenço, 
Dal manat laissas escapa 
Quauquos espigos per eilà. 

J. Azaïs, I8M8. 

— Te lâches pas dei ped sans le leni dei man. 



Laelie, 



Lnclirt, 

Lachassoun, 
Lacheiroun, 
Cardèlo, 



827 — LAC 

Lacliado, s. f. traite de lait. — Petit lait, 

— Lait de beurre qui reste 
dans la baratte. 

adj. lâche , mou , non serré, non 
tendu. — Amolli, sans vigueur. 

— Vil , poltron. liai, lasco , 
Esp. laxo, du lat. laxus. 

s. m. et fém. laiteron à grosses 
fleurs , laiteron des champs , 
plantes à cassure laiteuse voi- 
sines des laitues , fam. des 
Chicoracées. — Sonchus olera- 
ceus, arvensis. 

Ces plantes jeunes sont sur- 
tout la nourriture favorite des 
lapins et autres petits mammi- 
fères. 

Autres noms : lachiôus, lacho- 
lebre, larégo, liargo. 

LaclietRt, s. f. séneçon commun, pi. fam. 
Cabridelo, des Chicoracées dont les serins 

Serinsoun, et les chardonnerets sont très- 
friands. Senecio mlgaris. (Voir 
cardelo.) 

Lacliié, ad), qui aime le lait, qui se nour- 

Laytié, rit de lait. 

Lacliouis, adj. laiteux, à suc blanc comme du 
lait. 

LneBionsMcIo, S. f. Euphorbe des vallons, 

Jousclo, des bois, characias, euph. 

Ginousclo, à feuilles dentelées. — Le 

suclaiteux de CCS plantes est très- 
caustique. Eff/. lait qui brûle, du 
lat. ustulare, urere. 

s. m. et fém. laitue culti- 
vée, laitue pommée, laitue 
romaine, pi. fam. des 
Chicoracées à fleurons 
Lactuca capitata, sativa, 



LacEitignr, 

Lachugo roumano, 

Lachugo, 

Lcitugo, 

jaunes. 
crispa. 
— Adusc de greiîsoun, de lachugo e de mousso. 

S. f. plusieurs plantes sontj 
connues sous ce nom : la 
laitue vircuse , la lamp- 



LachugHeto, 

Lengo d'auco, 
Cicourèio, 



sanne comestible et quelquefois 
la valérianelle potagère. — La 
laitue amère des champs. 



LAC 



828 — 



LAG 



Lneliiieo it'nig;o, Il s. f. véronique becca- 

Berounico d'aigo, \\ bonga, véronique cres- 

sonnéc, mouron d'eau, plantes 

comestibles comnae le cresson ou 

les mâches. 

LnrliiiKo r«T«», Il «. f. laitue sauvage ou 
Leitugo sauvajo, || escarole, endive frisée. 

— Celte chicoracée cultivée 
dans des caves prend le nom de 
barbe de capucin. 

Lncliiiro, s. f. éclusée d'eau, ouverture 
dune vanne. 

liRCo, Il s. m. et fém. flaque d'eau, bour- 
Lacoun, W bier, sillon. Dim. lacoutet, petite 

mare. — Bouge, taudis, lieu 

infect. 

— Per causo qno Oins Ici liconn, 
Logi en cliambro g.irnijo, 
ToiU Ion mounrls mi crido 
Que sièa un caiman, un capoan. 

Gela, lSti6. 

Lndrni'ië, jj s, f. ladrerie, léprosité. — 
Ladrige, ! Hôpital des lépreux. — Maladie 

des cochons causée pa r la présence 
de certains vers logés dans le 
lard, les viscères et sous In lan- 
gue. — Avarice sordide, insen- 
sibilité. 
(Voir lengueja cl cassât.) 

— Que serve à l'avaras, per tant de ladrarié, 
Ue liôus eîculs lindant, d'onfla lou caclio-maio, 
Per un que Ici vendra, dins m'Io gusarié 
Jita coumo la paio. 

Crousillat, 18i8. 

Lndre, adj. attaqué de ladrerie, sale, lépreux. 

— Avare, sordide, dur, insen- 
sible. — La^re bouffiga, plein 
de pustules. 

Là-cii8, adv. v. l. là-dedans, çà-ens, céans. 

■'«B) Il s. m. grande étendue d'eau enclavée 
Lac, I dans les terres. liai, et Esp. lago, Lai. 
lacuSj Gr. huKKOi, lac. 



Lngn, 

Lagueja, 



V. a. et neut. inonder, répandre 
de l'eau, couler. — Plier, courber, 
onduler, se balancer. 



— Lou mes d'abriou am' sas ramados 
Veniû do refresca las prados, 
La vigno, à visto d'uel, iaguejabo al sourel. 



— Ai visi, aquestes jours sol la^, ras dan lougis. 
De parpallious voula, se pausa sens soucis. 
De bagna lous penous, sus de fioliios planieiros. 

Lngagnn, v.n. bruiner, mouiller. 



f^atcngaio, 

Lagan, 



s. f. chassie, humeur des yeux, 
maladie des paupières , état 
scrofuleux. — Tristesse, larmes. 
Esp. lagana. 



— Intro un païzan ; ero pas dins sas joios ; 

Encaro jouine, arrapal, vigourous, 
• Pccaire ! avio cadun de sous vistous 
Plé de lagagno, e tout bourdal d'anchoios. 
Florct, 1858. 

— Coussi nou te marides pas? 
Tu bines blanc e tout lagagno. 
Quand la nèu crubis la mountagno, 
.^mour es fret al païs bas. 

Goudouli. 

Lagagno, s. f. euphorbe, tilhymale, cata- 
Ginusclo, puce. (So\r lachousclo,jousclo.) 

LagHgnoIo, Il s. f. giboulée, petite pluie, 
l,agagnoro, rosés, humidité de la nuit. 

— T'ame coumo l'crbo mourenio 
Amo un l.igagMÙu fresqueirous. 

Crousillat. 

Lugngnoiiet. s. m. béarn. roitelet ordi- 
Denerit, naire ou huppé, petit oiseau 

lieipelit, olivâtre nuancé de jaune. 

Chi-chi, — Regulus crislatus, mota- 

Ralala, cilla. — C'est un des plus 

petits sylvains qui fréquentent 
les bois, les jardins et les haies 
où ils sautent de branche en 
branche sans rester un seul ins- 
tant en place, afin de chasser leur 
nourriture presque invisible; ils 
répèlent en sautillant leurs petits 
cris qui leur ont fait donner tous 
ces noms imitatifs de zi-zi, chi- 
chi, etc. Le regulus ignicapillus 
a le dessus de la tête couleur de 
feu. — Ces roitelets suspendent 
leurs nids aux branches et les 
garnissent intérieurement de 
laine, de mousse ou de duvet 
végétal. 

t.n«^agiioHR, adj. chassieux, larmoyant, 
qui a la vue trouble. — Humide, 
pluvieux. 



LAG 



— 829 



LAI 



— D'un anlro bord li' où dicli que sonn counsel 
Es lagagnous aulanl, saiquo mai qu'el, 
E tout acô treboulo sa cervcîlo. 

Floret. 

Lnsaino, Il s./", renoncule acre, bouton d'or. 
Lagheino, Ranunculus acris , auricomus. 
Jaunoun, \\ 

Lagarot, 



s. m. bourbier, gâchis, flaque d'eau. 
— Sauce. 



Lngasto, s. /".tique des chiens. {Sci\rlingasto.) 

— Li lagasli en tems d'esliu 

Dins sas aureilhos fan Jour niu. 

Laj^at, adj. casir. tortu, ployé. 

Laglii, [1 s. m. el fém. chagrin, inquiétude, 
Lagno, tristesse.— Querelle, fâcherie. 
Lagui, Il Ital. vieux lagna , contract. de 
lacrima, larme. 

— Aguèron lagno ensemble. 

— Vejaqui Perreto en campagno. 
Gagnant lou paternel lougis, 
Dins soun vouyage a per coumpagno 
Houulo remor, lagno o soucis. 

Morel, d826. 

I>Rg'iin (Se), V. rec. se plaindre, se lamenter, 
se désoler, se fâcher. 
Ital. lagnarsi. 

— Coumo autrifés rené e me làgne ; 
Nous manco toujour quaucaren ! 
Vous dise que sièu ben de plagne ; 
Ai do pan, e n'ai gi5s do dent. 

Caslil-Blaze, 18S7. 

— Te iagnes d'un ami que t'aurié fa treitesEO. 

— Ei porto me lagnave 
Ansin, i'a quarante-an, 
Coumo un cadéu plourave 
Per agué 'n iros Je pan. 



adj. triste , chagrin , morose , 
découragé, inquiet, importun. 



Lagtious, 
Alaguiat, 

— Fai lou poire lagna. 

Lngoiir, I î. /". lassitude, courbature, ennui 
Lagousso, tristesse. 

Lngramiiso, s. f. ssps tridactyle, petit 
saurien très - inoffensif qu'on 
trouve, mais très-rarement, dans 
les prés ou les fossés humides. 
— Lézard gris , petit reptile 
ovipare très-commun dans le 
Midi. (Voir angîoro.) 



— Li luzerl o li lagramnso 

Venon sens brut dins lou draiôu. 

Aubanel, 18!i8. 

l^ngrainuMo d'aiieo, s. f. triton crèle, 
salamandre aquatique , petit 
batracien des lieux marécageux, 
dans les pays chauds. 

Lagreiiteja, v. n. pleurer, larmoyer. Esp. 
et Ital. lagrima, du lat. lacrytna. 



{.agrenio, 

Grumilho, 



s. f. larme, goutte d'humeur. 
Larme de Job, plante Graminée, 



— Inlron, senso res alrouva ; 
E tout aqui semblo couva 
Doulour, lagremoo sorteonnlrari. 

Crai. 

— Versalas de grossei lagremo 
S'approuchavias de moun oustatt ; 
En carnaval coum' en carèmo, 
Lou prcndrias per un hespiiau. 

Coye, 1830. 

Lat. lacryma, du Gr. ^«x/iuov, 
larme, vypyi, goutte, 

S.as»i, I s. m. ennui, chagrin, inquiétude, 
Laghi, tristesse, lassitude. 
Laie, \\ 

— Laguis sans fi, mau de damnât. 
— Hou fai dura a lagui. 

— Demande, faulo de traval. 

Ai proun de laie e de rambal, 
Moun Diou, que peso la misèro. 

Bigot, 1888. 

E<agiiia«, adj. abimé, barrasse, fatigué. 

Lagiiillièro, s. f. sorte de filet de pêche. 

La-lioro, adv, béarn. là-bas, dehors. 

Lait ut, s. m. tartane, bateau à voile trian- 
gulaire qui remonte les rivières. 

— Vé, subre l'estang resplendenl 
Li lahut desplegant sis alo. 

Gaussen. 

— Lou bastimen èro un lahut, 
De lahut devengué lèu barco. 

Laliutié, s. m. batelier, patron de barque. 

adv, là-bas, au loin, de côté. 



Lai, 

Lat/, 



T'en prègiie liro-te en lai. 



Lai, Il ». m. chant plaintif, regret. Angl. lay, 
Lais, I AU. lied. 



LAI 

— Retroves coumpagno amistouso 
Qne, teodro, à Ici désir coumplais, 
Ah ! perqué dounc ta voués pièlouso 
Aiisin desboundo en Irisle lais , 

Cronsil!atJ862. 

LnitI, adj. laid, repoussant, difforme. 

Laidus, adj. très-laid, grotesque. 

Lnldet, Il adj. un peu laid, laideron. 



Laidoun, 

Laidour, s. f. laideur, difformité. 



Lairn, 

Layra, 



V. n. et act. aboyer, crier. Lat. 
lalrare. — Regarder, admirer. 



830 — LAM 

ou de rivière. — Legs, don, 
abandon , dépôt. — Tablette , 
étagère, auvent, saillie. 
Bass. lat. laxa, Lat. laxus, lâche. 
liai, lascio, V, fr. lesse. 

— Soun paraiili, i6u lou crdsiÈu ; 
E maugrat sa laisso cruello, 
Se me voulié. . .ièo lou creirièu . 

Marlelly, ISSB. 

— Cado, laisso èro en plé cargado 
De cinq cents Idirels pus pichols 
Que lou pus mince indézéioch. 



— Tout lour parla semblo lairar de cans. 

Lairaii, Il s. m. cornue, cuvette, comporte, 

Liouran, i ancienne mesure des céréales. 

— Mes parlo de vignes de camps. 
De soas vaissels e de sa lino 
Qu'i pot caupre milo lairans. 

G. Aiaïs, 1878. 

Laire, s. m. larron, voleur, fripon. 
Lairoun, Esp. ladron, Ital. ladro, Gr. Xarfu. 

— Sono lou laire que filavo. 
E ie dis : moun brave Moussu, 
D'abord que n'avès mis escuts, 
Es de graaJ cor que vous li donne : 
Roumieux. 

Lairounalito, s. f. troupe de voleurs, de 
bohémiens. 



Lniii, 

Léz, 



LainMR, 

Daicha, 



s. m. laisse, abandon, don , legs. 
— Terrains délaissés par une rivière. 

Branches, baliveaux oubliés. 

— Largeur, laise, bande d'étoffe. 

V. a. laisser, déposer, quitter, 
céder , abandonner , permettre , 
consentir , léguer , transmettre , 

confier. Ital. lasciare, du lat. 

laxare, lâcher. 
— Laissa m'ista, laissez-moi 

tranquille. 

— Laissen faire la Prouvidenço, 
Es quand ié pensan pas que Dieu nous reooumpenso. 

— Sus tout t'ai laissa carlo blanco. 

— Laisso soun ouslalet, sis oulis, si guenilhos. 

— Aquelo pauro mèro 
Vai laissa sus la lerro 
Un pichoun ourfelin. 

LnitiMo, Il t. f. laisse, longue corde pour 

Les$o, Il attacher et conduire les animaux 

domestiques. — Relais de mer 



Laitissoii, 

Laitirou, 



Floret. 

S. f. laiteron ou laitron des 

champs. (Voir lachet, cardèlo], 

— Nourriture de prédilection 

des lapins et deslièvres. Sonchus, 

oleraceus. 



Laiisnr, v.n. v. l. faire tort, porter préjudice. 
— Souiller, infecter. — Blesser, 
endommager. — Lat. lœdere, 
nuire. 

Là Jou8, adv, là-bas, là-dessous. 

Lalleja, v. m. gazouiller, bégayer, balbutier, 
bavarder. Gr. x«Xs», Lat.lallare. 

Lallero, s. f. bavardage, frivolité, diver- 
hanlera, tissement, diversion. Gr. Mff, 
niaiserie. 

— Vai te fa lanlero. 

Lniiia, V. n. surnager, être inondé, flotter. 
(Voir laça.) 

Lainanur, s. m. pilote, qui connaît ie fond 
et les côtes de la mer. 

— lèuloupu fort dei lamanur. ■ 

Lauibel, Il s. m. lambeau, morceau déchiré, 
Limhèu, \ bande, fragment. — Blason, bri- 
sure indiquant la branche cadette. 
F. f. labiau, Lat. labrum, lèvre. 
Dim. labellum, bande. 

— Las fourèst eslripados 

Embé las pradariés en lambels ommenadog. 

Fôlix, 

Lanabi, s. m. conque marine, grande coquille 
du genre des Buccinoïdes. 

Lambin, Il adj. lambin, indolent, mou, 
Patet, i indécis, vétilleux. 



LAM 



— 851 — 



LAM 



Lnniltltiejn, 

Paterneja, 



V. n. lambiner, agir avec 
lenteur et indécision, muser, 



baguenauder. 



Lanihourdo, 

Jaino, 



s, f. pièce de bois refendue, 
traverse, bois gisant. — 
Massetle d'eau, plante aquatique 
des marais. Rad. lamb , lap , 
tranche, lambeau. 



Laiiibree, 

Lambret, 



s. m. et adj. gasc. éclair, vive 
lumière. — Brillant, distingué, 

fin, rusé. 

— Lambrec amourous, œillade. 



Lou cousinié lambreto 
Que li bon moucel freto. 



Lanibrejn, 

hampeja, 



V. n. éblouir, briller, éclai- 
rer. 



— Ero presqu'enluzit, bcïià tout lambreja 
Se Iouoabo..abi6 pôu, cregnio de «auneja. 
Jasmin, IS'iO. 

■iaiiibrls, s. m. revêtement vertical d'une 
salle ou d'une chambre, panneau 
de côté ou de voûte. Gr. ^nfi-afts, 
brillant. 



Lanibriiaea, 

Lambrouta, 



V. n. grappiller, cueillir, 
ramasser api es la vendange. 



(Voir rapuyo). 

Lnnibruseo, «. f. vigne sauvage des 
Lambrusquièro, buissons, des bois, fournis- 
sant des petites grappes. (Voir 
bedigano). Esp. labrusca. 
Ital. lambrusca. 

— Fôtt ben que la lambrusco fague 
De gan à l'ome, per que vague 
A la cifflo dt ro, n'en rapuga li grun. 

Mistral, 18G6. 

— Fiole, flacon, flasque, attri- 
but de l'ivresse. 



Lani, 

Lamp, 



s. m. flamme, éclair. Fig. vitesse. 
Syn. lambret. 



i 



— Avés visl aquel lamp qu'à parti dei nuagi. 

Lanil, I s. m. squale requin, chien de mer, 
Requin, \\ gros poisson à grande gueule trans- 
versale, qui suit les navires 
pour recevoir les restes qu'on 
en jette. 

Squalus carcharias. 
— Pecaire si negué, e lei laiiii l'aguéren lèu manja., 



Laiiiioln, Il s. f. squale milandre , petit 
Lami, chien de mer, petit requin de 

Cagnot, \\ la Méditerranée. 

Laino, s. f. lame, bande de métal blanc 
étroite, flexible et tranchante. 
— Flot, vague. — Feuille, tran- 
che. Fig. finesse, subtilité. 

— Es uno lamo, un rusai. 

Laiiipa, V. n. briller, faire des éclairs. 

Lampeja, — Voler, fondre, s'enfuir. 

Lampiar, Gr. Xccfiœ-a. 

— L'amour es un fioc lampejant... 

— Au moumenl ount pourra laaipa dins la foarest. 

Lanipa, Il v. n. boire , laper , trinquer, 
Lapa, Il humer. Angl. to lap. Gr. Kx-ara, 

Laiiipado, s. f. lampée, gorgée, verrée. 
Lampiado, Fig. emportement, entraîne- 
ment. 

— La chieito fngué netejado 

Per lou reinar quasi d'uno lampiado. 

Lanapèzo, s. f. grosse lampe, fanal, torche. 

— Vis à vis San Marsal es uno maysou forlo, 
Grande, e Jount la bèutat aumenio d'an-en-an. 
Dam dos tours en lampèzo as coustals del daban, 
E cent mousquets cargats al darré de la porto. 
Goudouli, 1638. 



Lainpo, 

Lume, 



Laiiipoiirdo, 

Lapassou, 
Grapoun, 



s. f. lampe, vase ou ustensile 
pour éclairer ou pour produire 
de la chaleur. 

Gr. A«j«3!r«et de y^afcua, éclai- 
rer, briller. 

s. f. lampourde, glouteron, 
pi. fam. des Composées. 
Cynarées, à fleurs verdâ- 
tres et semence hérissées de 
pointes. Xanthium strumarium. 

Lamprë, s. f. petromyson lamproie , 
Lampredo, grande lamproie de mer qui 
Lampreso, remonte vers le mois d'avril dans 
Fluto, les rivières. — Elle arrive à la 

Bouiroun, longueur de 0,80 cent.àl mètre. 
— Petromyson marinus. 

liE lamproie ou murène des 
anciens ressemble à certains ser- 
pents ou à une anguille ; mais 
elle à une bouche circulaire en 
ventouse, qui s'attache aux pier- 
res ou quelquefois à d'autres 



LAM 



832 



LAN 



poissons ; de là son étymologie, 

lambere petras, sucer les pierres, 

et en Gr, znrfosi^v^a , petro- 

myson. 

— Vous dirièi ben quicon de la lampréso 
Que per que sièguc visto ou prùso 
Fôu qu'on mèllie soun jas à sec. 

Félix. 

Laiiipresoun , s. m. petite lamproie de 
rivière ou des lacs. 
— Petromyson planeri. 



LaiMpreaoïin, 

Sucet, 



s. m. prov. petite lam- 
proie qui sert aussi d'appât 
vivant aux pêcheurs, et dont la 
bouche est large et mieux con- 
formée en ventouse; aussi s'atta- 
che-t-elle aux poissons vivants 
et particulièrement aux aloses et 
aux saumons, sous le ventre 
desquels elle se fixe comme une 
sangsue. 
— Petromyzon sanguisuga. 

— On croit que l'ammocœte 
ou l'ammodyte appât est une 
véritable larve, ou le têtard de 
ces lamprillons. 



Laniprillioun 

Civarèu, 



s. m. petromyson lam- 
proyon, petit poisson qui 
habite les fleuves, les rivières et 
les bords de mer et qui res- 
semble aux lombrics ou vers de 
terre; les pêcheurs recherchent 
les plus petits pour les faire 
servir d'appâts , comme proie 
vivante. 

— Petromyzon branchialis. 

— Lampetra cœca. 



Lnniprue, s. m 

che 



taon marin, sorte de mou- 
marine qui poursuit les 
gros poissons qui se présen- 
tent à la surface de l'eau. 

Lanipugo, S. f. stromatée fiatole, beau 
Fiatolo, poisson de la Méditerranée 

bleu et blanc, à corps cylindri- 
que et serpentiforme. 
— Stromateus fiatola, 

Lan, s. m. élan , mouvement spontané, 
Lan*, effort subit. 



— Senso ranforl pode pas dosmarra, 

Fasièu lou lan!...niei besli soun fouibudo. 

Gelu. 

Lan, s. m. gasc. laine, poil, duvet. 

Lnnado, s. f. tonte, récolte de la laine. 

Lanage, s. m. lainage, marchandises ou 
tissus en laine. 

Lanaire, s. m. laineur, ouvrier en laine. 

Lanat, adj. laine, fourni en laine, poilu. 

Lança, Il v. a, et récip. lancer, jeter avec 
Se lança, \\ force, au loin, frapper, pousser. 
— S'élancer, se jeter avec impé- 
tuosité, Esp. lanzar, Ital. lan- 
ciare. 

— Acô dich, couiïio ono granoulho 
D'un bound si lanco dins lou gour, 
Lou pauro manco de vigour. 
Si nègo e l'oundo à sa despoulho. 

Aubert, 1833. 

— Lou gabian esfraia si lanço dins lou port. 



Laucado, 

Lancinado, 



I «. f. douleur vive et subite que 
j fait éprouver une affection rhu- 
matismale, une tumeur, un 
abcès. 



Lançaire, s. m. lanceur, qui lance; se dit 
de l'aide du tisserand des métiers 
larges, qui se place à la droite 
de l'ouvrier pour recevoir la 
navette et la renvoyer à chaque 
coup de battant. 

Lanceja, v. n. donner des élancements dou- 
loureux. 

Lancejado, Il s. f. élancement douloureux 
Lancinado, \\ qui se fait sentir dans les 
muscles et par intermittence. 

Laneeto, Il s. f. instrument de chirurgie à 
Lancetto, | lame effilée et à double tran- 
chant, destiné aux saignées. — 
Lame pointue des bouchers. 

Ital. lancetta. 

— • Lis an dèsencasta ; scran eici deman, 

Per eslre escontela d'un bon cop de lancetto. 

Laneeto, s. f. raie aiguille à tête ovale et à 
corps allongé. Raia acus. 

Laneeto, [I s. f. stipe plumeuse, plante gra- 
Gramenet, | minée qui produit des épillets 



LAN 



853 — 



LAN 



soyeux que l'on teint pour orne- 
ments de cheminées. — Va 
et vient croiseur pour les tours 
à dévider la soie. 

Lancié, s. m. cavalier armé d'une lance. — 
Pierre d'attente destinée à relier 
deux murs. 

Laneiso, ii n. prop, de lieu dérivé d'un 
Lancisolo, | rocher ou d'un terrain taillé à 
pic. Lat. incisus, taillé. 

Land, rad. terre, pays, contrée, campagne, 
champ. 

Lanila, v, n. s'enfuir, courir, voguer, voler. 
— Brûler, flamber. — Durer, 
vivre, prospérer, respirer. 
Rad. land. 

— E lou capoachin caminavo, 
Courrissié, voulavo, landavo 
A se desmarmaia lis os. . . 

Boumieux. 

— Moun sang landavo, e venièi panle 
Quand embrassaves qu'aucun mai. 

— Ma Louisonn, tus qu'ères tant cherido 
Hou saves ben, vivièi pas que par lus ; 
As abena ma dernièiro lusido, 
Lou plesi soûl donc un pris à la vido, 
E fôu œouri quand on lando pas pus. 
J. Roustan, 1820. 

Landalre, s. m. et adj. coureur, vagabond. 

Landarro, s. f. béarn. loir, rat à tjueue 
velue. (Voir grèule.) 

Laudes, s. m. et adj. habitant des Landes 



Landié, 

Landré, 



s. m. grand chenet de cuisine qui 
sert aussi à supporter un plat à 

réchauffer et des crochets pour 

la broche. 



Landiiiièro, 

Lindau, 



s. f. seuil, pierre ou degré 
qui est au bas de l'ouver- 



ture d'une porte. 

— Mes yèu debini que claban de passa la hndi- 
nièro, e de tira lou sisclet, el aura lou rencontre de 
may de quatre destorbi. 

Goudouli. 

Lando, s. f. terrain inculte oii prospèrent 
les bruyères, les genêts et tous 
les arbustes qui veulent y croî- 
tre spontanément. 



Es lou chef que lous coumando, 
Biel beteian ilo la Lando 
Que lous dis aquestcs mots. 

Jasmin, 1850. 



Landra, 

Landrineja, 



V. n. battre le pavé, vagabon- 
der, perdre son temps. 

Landra (Se), v. rec. s'étendre, s'éparpiller. 

Laudriu, s. m. et adj. lambin, fainéant. 

Laneja, v, a. et neuf, garnir de laine, 
ramasser de la laine, carder un 
tissu. 

lianeto, s. f. burat, étoffe des montagnes. 

Lanfaroun, s. m. eumolpe de la vigne, 
petit coléoptère ou charançon 
qui y cause des ravages. 

Lanflëja, v. n. tracasser, critiquer, faire 
Petoufieja, des rapports, insinuer. 

Lanfio, s. f. plainte , exigence , mécon- 
Lanfiho, || tentement, protestation. 

— Endacù, dins tout lou palai, 
Lou femelan, tant çai-que-lai, 
Plouro ! enfllo de litanios. 

De lanQho e de jeremios. 

Favre. 

Lanflouv, adj. dédaigneux, méfiant. 

— El, d'un loun lanfîous, coumo eau 
Antau parlet à Jau Vidau. 

Roudil, 

Lanfrur, s. m. et adj. menteur, hâbleur. 

Langanèii, s. m. crenilabre massa, lutjan, 
crenilabre à cinq taches, petits 
poissons qui se trouvent sur les 
côtes rocheuses. 

Langastië , s. m. ricin , palma-christi , 
arbrisseau ou plante annuelle 
dont les fruits fournissent l'huile 
purgative de ricin. 

Langasto, Il s. f. tique des chiens et des 
Langastié, | bêtes à laine. — Grosse mou- 
che des bêtes à laine. (Voir lin- 
gasto.) Dim. langastoun. 

— Tan lèu s'endor, tan lèu s'amato 
Sus la bassaco, ablasiga, 

Dou langastié que lou sagato 
En milo rode es Irafiga. 

Daproti, t8B7. 

Langonl, s. f. agonie, angoisse, souffrance. 
(Voir angoni.) 
Adj. mou, lent, maladif, débile. 

65 



LAN 



— 834 — 



LAN 



LnngouirejM, v. n. tomber en langueur. 

Langour, s. f. langueur, ennui, peine 
morale. Ital. languore, Esp, lan- 
gtddez. 

Kangourous, adj. langoureux, plaintif, 
qui affecte la tristesse. 

Laiigousto, s. f. écrevisse de mer. (Voir 
Ungousto.) — Sauterelle, grillon. 

Lniigui, Il V. n. et rec. être dans un état 
Se langui, | d'abattement, de faiblesse , de 
maladie, avoir l'esprit troublé ou 
surexcité, s'ennuyer, s'inquiéter, 
s'impatienter. — Pâtir de misère. 
— Souffrir du mal d'amour. 
Gr. Xxyyxl^a. Lttt, languerc. 
Ital. languire. 

— Fôa se garda de langai. 
— Cau espero languis. 

— Se' m'an parai bduli vos faire onboaioan gras, 
Avan de lou manja, segur, te langniras. 

Desanat, 1832. 

— Coumo l'aucèu, lieun de soun nis 
léo ai lou langui dou païe. 

Aubanel, 186^. 

— Pièi, soulet, Irisle sièu resta 

Ben qu'amire tant de helloio 

Que i'a dins Houmo, siéu pa' n joio : 
Me languisse de reveni. 

L. Alègre, 1888. 



Laiiguitiie», 

Languino, 
Languitori, 



s. m, ennui, souci, lan- 
gueur , impatience , mal 
d'amour. — Nostalgie. — 



Inaction, apathie. 

— Jouvenl, m'ounte li biôu demoron. 
De laugnimen li chato moron. 

— Belo, de languimen, en estent dous, n'y a gès. 

Mistral, 1864. 

— Languiludo e malur s'eslacon sus la terro 

A l'orne ieua de Diou, à l'eufaat ieun dou pèro. 
Bigot, 1862. 

— A rosojlut senso razou 
Del fa mouri de langnizou. 

Uoudouli, 

— Certos, del languimen lou que se vol desfa. 
Mémo al fort de l'iver irovo quicom a fa. 

Peyrot, 1778. 

— Coume es long aquéu marlire ! 
Dou vespre au matin souspire t 
Ségur noun i'a de mau pire 
Que loa maa dou languimen. 

Gras, 18B9. 



— Oui ; quaucnn mai : — la poulido Angelino 
Proche d'André sentiù douço languino. 

Jasmin, 18i5. 

— Quand tornes, faribolo 
La languino s'embolo, 
Minjaian tous dilous 

De poutous. 

Lani, t. f. poil doux, épais et frisé qui 
Lano, croît sur la peau de plusieurs ani- 
maux et leur sert de vêlement 
d'hiver. — Lange , bande de 
laine. — Duvet de certaines 
plantes. 
Ital. et Esp. lana, Gr. >.axn. 

— L'aigo buto. Ici rodo viron, 

E l'ondustrio a prés lou van ; 
Lei lano se cardon, s'estiron, 
Lou papié roulo soun riban 

Crousillat. 

— Lani, banèn,feisaelo ; 
La fres e bon pan blanc. 

Lanié, s. m. marchand de laine. — Faucon 
lanier, buzard, oiseau de proie. 
Falco laniarius. Lat. laniare. 
déchirer. 

Laulèra, s. f. joie, plaisir, divertisse- 
Lalliro, ment. — Refrain de chanson. 

— Fig. indifférence, oubli, négli- 
gence. 

— T'aurièi bien envouia déjà faire lanléro. 

— Un voulié leis ousiau, e lou segoun lei terro, 
Lou Iresen voulié tout ; e vai li fa lanlèro ! 
Do resoun en resoun venguèron ei proucès, 
Eron oncaïna, e si fagué de frés. 

M. Bourrelly, 1870. 

I^ano, ». f. béarn, lande, terrain vague. 



lia nous, 

Lanut, 



adj. laineux, fourni en laine. — 
— Hérissé, poilu. 



Lans, préf. élan, effort. — Champ, plaine. 
— Pays, contrée. 

Laiisa, Il V. a. lancer, pousser. — Lama la 
Lança, y navetto, terme de tisserand. 

Laiidol, Il s. m. linceul, drap de lit. — 
Lençou, | Grande toile pour envelopper un 
mort. 

Lansoulado, s. f. un plein drap. (Voir 
bourencado.) 



LAN 



— 835 — 



LAP 



Lnnaoïilado, 

Dlanchoun, 
Taraspi, 



s. f. iberide pinnée ou 
pinnatificle, pi. fam. des 
Crucifères à fleurs blanches 
étalées sur le sol. 
Iberis pinnata. 

\ 
Lnnaf|iienet , s. m. lansquenet , soldais 
allemands, mercenaires du sei- 
zième siècle. — Jeu de carte de 
ce nom. 

Lnnternn, |l v. n. vétiller, ajourner, ren- 

LanCerneja, il voyer, perdre son temps, se 

montrer irrésolu. 

I>nnternarlé, s. /". délai, irrésolution. 

Lanteriio, s. f. lanterne, boîte en verre et 
en métal pour tenir une lumière 
à l'abri du vent.— Petite roue à 
chevilles , espèce d'engrenage 
primitif en forme de lanterne. 

— Cage d'un moulin à ourdir. 

— Espèce de champignon. 
Esp. linterna, Ital. lanterna, 

AU. laterne, Lat. laterna, de 
latere, mettre à l'abri. 

— Arri ! arri ! moan chivau ! 
Que (leman anan à Saull, 
Piéi anaron jusqu'à Perno 
Coumandaren de lanlcrno. 
De lanlerno e de siblet 
Fer amusa lou nanet. 



Liintreso, 

Pissocan di hlad, 
Verinado, 



s. f. euphorbe des mois- 
sons, plante vénéneuse à 
fleurs verdâtres. 



Lnniisqiiet , adj. 

Landes 



Euphorbia segelalis. 

landais , habitant des 



— On entend milo cris de joyo 
Que respondon al lanusqupt. 

Jasmin, 1828. 

Laop, Il s. m. béarn. labour, travail de la 
Laour, Il terre. — Le travail par excellence. 
Lat. labor. 

Laoun, v. a. béarn. laver, nettoyer. 



S.aoïira, 

Laura, 



V. a. béarn. labourer, retourner 
la terre avec la charrue. 
(Voir laboura.) 



— Adelai foorra plus que tout un pople laouro 
Per gava (in qn'eis uèi cauqnci pouar à l'engrai, 
Aqui l'aura plus gés de riche ni depaure, 
Ni savent ni bestias, ni bèu garçoun ni laid. 

Gilu, 18K2. 

— A faiito de biôu fai laoura toun aie. 
Liinnrniliti, adj. propre à être labouré. 
Lnoiirndo, s. f. labourage, champ labouré. 

— Picbous ! embarras lous agneli ! 
I.'arc-an-etel de la matinado 
Tiro lou boue de la laourado. 

Jasmin, 1840. 

Lnoiirnire, s. m. laboureur, cultivateur. 



Laoïiroiin, 

Lauroun, 



s. m. sillon creusé par la 
pluie et par extension, tor- 



Lapn, 

Lica, 



rent, ruisseau, source, fontaine. 
n. laper, lécher, boiro, humer. 



V 

sucer. Flam. lappen, Angl. (o lap, 
Gr. Xmariii^ boire en léchant. 
(Voir lampa.) 

I.n|iaras8o, Ij s. f. bardane commune , 
Gafarot, glouteron , herbe aux tei- 

Alapas,- Il gneux, pi. fam. des Compo- 

sées à fleurons pourpres, sudori- 
fique et dépurative; ses fruits 
sont garnis de crochets qui s'atta- 
chent à tout ce qui les touche. 
— Lappa minor. 

B.aparèii, Il s. m. lapereau, jeune lapin de 
Laperéu, || deux à trois mois. 

l.apnM, s. m. patience aquatique, 

Lapaci, grande parelle, oseille épi- 

hengo de biôu, nard. — Molène. — Patience 
officinale, patience crépue, plan- 
tes de la fam. des Polygonacées 
à fleurs verdâtres. 

Lapasse», j s. m. et fém. molène com- 
Fatarasso, mune, bouillon blanc, herbe 
Eicoubil, 1 de Saint-Fiacre, pi. fam. des 
Malerbo, |; Scrophularinées à fleurs jau- 
nes. Verbascum ihapsus. 

Lnpiila, v. a. lapider, assommer, poursuivre 
à coup de pierre. 

s. m. lapin sauvage , lapin de 
garenne, lapin domestique, petit 
mammifère rongeur è chair blan- 
che qui creuse des terriers pro- 
fonds. Lepus cuniculus. 



La pi 

Counil 



*"' Il 

il, ! 



LAP 



— 836 



LÂR 



— Lous qae té sonn mountas dessus 
Nous an dicb, qu<ind soun descendus, 
Que i'avicn trouva de peloulos 
Roundos coumo de micocoulos ; 
Prouvo que, por eil.imoundau 
té Irevon lapins e lebraus. 

Favre. 

— Por ana rouiga do cardelo. 
Un lapin, sourli de soun trau, 
Uno nue parte de l'ouslau, 
E va coure à la l}cllo cstelo 
A través lei mountje loi vau. 

Bourrelly, 1869. 

LRpiiia, V. n. mettre bas, engendrer des 
lapins. 

Lnpinet, s. m. jeune lapin. — Filet decochon. 



— A la flti sa saupra 
Lou lar can l'a manja. 

— Ounle i'a la caviho, souven manco lou lard. 

L«r, Il s. m. àtre, foyer, le pavé, la sole 

Fougairou, \\ d'un four. 

Lara, v. a. carreler, paver un four. 



Lapigiiieiro, 

Lapinièro, 



s. f. petit enclos, garenne 
Il otj l'on élève des lapins 
domestiques. 



Lnpino, s. f. hase, femelle du lapin qui 
commence à porter à l'âge 
de six mois, et dont la portée 
dure un mois. 

liaiiiiioiin, s. m. jeune lapin, petit lapin. 
Lapinot, — Muflier à grandes fleurs. 

(Voir pantoufleto, suço-mèu.) 

La|ioiirdié, s. m. gaillet grateron, rieble 

Gafarot, pi. fam. des Galiacées à 

Raparélo, fleurs d'un blanc verdâtre. 

Galium aparine. On s'est servi 

de ses graines torréfiées comme 

succédané du café. 

Lnpafisou, s. m, lampourde glouleron, 
GrapjuH, petite bardane. (Voir lam- 

pourdo.) 

Laquai, R s. m. laquais, valet. 
Lacay, \\ Esp. lacayo, Arab. alacay. 

— Se passet uno ouro amay niay 
Sans que pareguesse un lacay. 

Favre. 

Laquet, s. m. petit lac, mare, bourbier. 
hacoulet, (Voir lacoun.) 

Lar, I adj. large. Vent-lar, vent du large, 
Larg, | de l'ouest, de l'Atlantique. 

— Oh ! se poudièu coumanda lou vent-lar ! 

Lar, Il s. m. lard, graisse ferme et épaisse 
Lard, || des cochons, des squales, etc. 
Ital, et Esp. lardo. 



Larbo, 

Piano, 

Passar, 

Flotan, 



s. f. pleuronecte plie, poisson plat 
moins recherché que la sole et le 
turbot, on l'appelle carrelet, li- 
mande dans le nord. 
— Platessa vulgaris. 



Larcin, || s. m. vol commis par ruse. — 
Lairounige, \\ Chose dérobée. — Baiser sur- 
pris. — Plagiat, vol littéraire. 

Larda, v. a. larder, piquer des lardons dans 
une pièce de viande ou de gibier, 
habiller, parer une volaille. — 
Planter, fixer. — Fig, mentir, 
diffamer. 
Esp. lardar, Ital. lardare. 

— Crrtsièu, on arrivent, de veire uno campagno, 
Vo hen un bèu maset larda dins la inounlagno, 
liastisoulidamcn, d'acô ni bèu ni laid. 

Oesanat, 1851. 

Lartlado, s. m. et fém. tranche de lard. 
Lardoun, — Brocard, sarcasme, raillerie, 
coup de langue, égratignure. 
— Croumpes pas li lardoun avant d'avé la lebre. 

Lardadoiiiro , s. f. lardoire , longue 
aiguille pour larder les viandes. 

— E lèu, laquay, bouleguen-nous, 
Ajats me fayt qualques lardons, 
Enginats foc e lardadouiro. 

Goud. 

Lardaire, s. m. lardeur, aide cuisinier 
Lardur, qui pique des lardons. — Men- 

teur, trompeur, tricheur, 
— Sont! paire ero cousinié o el lardur. 

Lardeireto, s. f. mésange rémiz qui vit 
Debassaire, dans nos contrées dans les 

Pigre, fourrés sur le bord des riviè- 

res oii elle construit un nid doux 
et moelleux en forme de manche 
pendante ou de sac, ayant une 
entrée latérale du côté de l'eau. 
— Parus pendulinus. 



LAR 



— 857 — 



LAS 



Lardelreto, s. f. petite mésange char- 
Pkhot sur rayé, bonnière à tête noire et à 
Tui-tui, corps cendré ; on la voit au 

commencement de l'automne 
s'accrocher aux branches et au 
tronc des arbres, pour y cher- 
cher des petitsinsectes, en pous- 
sant son petit cri souvent répété 
tui-tui. 



Lnrdeireto, 

Guingarroun, 
Trin-trin, 



Lardië, 

Lardeireto, 
Sinserigaio, 
Sarrayé blu, 



s. f. mésange à longue 
queue. — Parus caudatus, 
mésange à moustache. — 
Parus biarmicus , la première 
vit dans les bois ou dans les 
fourrés près des rivières et la 
seconde dans les roseaux des 
marais. 

s. m. et fém. mésange bleue, 
joli oiseau jaune, bleu et blanc, 
qui arrive en automne et sé- 
journe dans le Midi jusqu'à la 

fin de janvier. Fr. larderon, 

— Parus cœruleus. 



Larfes, s. m. filasse, chanvre peigné. 

— Lou larfes es pla fi. 

Lnrg, adv. et adj. largement, abondamment. 

— Diou pago tard, mai pago larg. 

Larga, v, a. lâcher, donner le large, élargir, 
ouvrir la porte. — Mollir, flé- 
chir. — Avancer, donner, jeter 
dehors, prodiguer,' lancer, en- 
voyer. 

— Poudrés larga l'avé . 

— Anen, largas li velo. 

— Oh ! coussi se taiset en largant sa manèto 
Al soun d'aquèlo voués que téniô de l'angèto. 
Mir, 1873. 

Largado, s. f. vent du large, bourrasque. 

— Dins lou jour bouCtâ ia largado 
E la barco disparesquet. 

LarKanien, adv. largement , abondam- 
Larjamen, ment, généreusement, avec 

prodigalité. 

Largant, adj. donnant, généreux, libé- 
Alargan, rai, prodigue. Syn. largié. 



LargesMo, Il s. f. largesse, libéralité, géné- 
Largetat, || rosilé, largeur, étendue. « 
Esp. larguem, Ital. larghezza. 
— Largcsso es pas prodigalilà. 
La largo (A), adv. au large, au loin. 

Larigot, s. m. variante de harigot, haricot, 
espèce de flageolet ou petite 
flûte à deux ou trois trous. 

— Bèure à tiro la rigot, boire 
comme un flûteur, un musicien. 

Larnieja, v. n. pleurer, regretter. 

— De toun fiançai d'amou bènes de l'abeusa. 

Oh ! que ta perte es grande ! oh, que vas larraeja. 

Jasmin. 

Larino, s. f. larme, goutte d'humeur qui 
Lagremo, sort des yeux. — Un peu, une 
Grumilho, goutte de vin, de liqueur. 

Lat. lacryma, du Gr. ^«xfi>o», 
Esp. lagrima. 
— Uno larmo te dis ço que gouiifio moun cur. 

— Que de larmo per un poutoun. 
Que d'espigno per uno rose. 

— Ti lagrèmo, moun sang ! ié respoundié sa maire. 
Me fan pièla! 
Te ié menarian proun, mai que vendriés ié faire, 
lé vèses pas. 

Roumanille, 1880. 

Lnrroiin, s. m. larron, fripon, voleur. — 
hairej Bout de mèche qui fait couler 

Leyroun, la bougie, papier replié qui 

reçoit l'impression en laissant 

un pli blanc. 

Ital. ladro, Esp. ladron. 

— Cau raubo lou leyroun 
Merilo cent jour de perdoun. 

Foucaud. 

Larrouueja, v.n. faire le larron, dérober, 
marauder, picorer. 

Larrouniei, s, m. larcin, volerie, détour- 
Larrounio, nement. 

— Garda >ous ben dau larrouniei. 

Las, art. fém, plur. les. Syn. leis. 

— Sus soun frount brilho l'immourtèlo 
La pus presado de las flous. 

Mir. 

Las, Il adj. et interj. las, fatigué, ennuyé. 

Lasso, Il Ital. lasso, du lat. lassus ou laxus, 
lâche. — Cambo lasso, course 
inutile. — Ai-las, hélas. 



LAS 



838 — 



LAT 



— Las, bello, que pol gari, 
- Le mal que me fa mouri. 

— Diguu se plagnct d'estre las. 
— Can ero las dourmissié sus la terro. 

— De guerro lasso nous sém relira. 

titks, Il S. m. lacs, cordon, nœud coulant qui 
hasset, Il sert à prendre les oiseaux ou les 
lapins. Esp. lazo, liai, laccio. 
— Aquel fion fai de las, e lou las vous aganto. 

— Trop lard r.riJo l'nusset 
Quand sy vei au lassel. 

Lus, s. m. côté, endroit, flanc. 
hay, Esp. lado, Ital. lato. 

— Anas lèu querro voslro filho, 
■ E you de l'autre las aussi 

Adurray moun garçoun eyssy; 
Pièi ùren lou mariage escrioure, 
Ben amplonien dedin lou lioure 
Dau noiiiari, tout do sa man. 

Seigne Peyre, 1B76. 

Lasagno, Is.f. lasagne, pâle travaillée et 

hôusans. Il laminée en rubans, pour potages 

ou gratins. (Voir /azajno, kagne.) 

Laaanii, Il s. m. crénilabre paon, poisson de 
Roucau, rocher, orné de vives couleurs 

Rouquié, || et dont la chair est délicate. 

— Labrus pavo. Ital.pappagallo. 

— Crénilabre des roches, labrus 
rupestris. — Labre rayé, labrus 
lineatus. 

Lascar, ». m. matelot. Adj. hardi, effronté. 

Lascèno, s. f. moutarde des champs à 

Rabanelo, graines noires. — Myagre per- 

Rabeto, folié, plante fam. des Crucifères 

à fleurs jaunes. — Synapis ar- 

vensis. — Nigra. — Caquillier 

vivace , cakile perennis. 

L'ase »e qiiilhe, interj. l'âne te plante, 
te démonte , que la peste te 
crève. 

LaMfla, v.'a. et rec. lasser, fatiguer, en- 
Alassa, nuyer. — Se fatiguer, perdre 
Se lassa, patience, se dégoûter. 
Lat. et liai, lassare. 

Lasaado, s. f. suite de lacets, de pièges 
Enfilado, pour prendre les petits oiseaux. 

£.a«iiiiMu(, adj. lassant, fatigant, ennuyeux, 
Alassant, pénible. 



LnM«e, 

Lasêi, 

La««en; 

Lascèno, 



LaHset, 

Pauret, 

Lnsiari, 



s. m. gasc. auvent, abri, toit pro- 
visoire. (Voir vanado, suplol.) 
Fr, cent, lassée, lassie, bas côté. 

s. f. navet sauvage, caquillier 
vivace ou ridé, myagre i)erfolié, 
moutarde des champs; plusieurs 
pi. de la. fam. des Crucifères 
portent ce nom, 

adj, V. l. pauvret , infortuné , 
hélas. {\ oir pecaire.) 



s. m. ammodyte appât. (Voir lampre- 
soun.) 

Lassi, I s. m. lassitude, fatigue, découra- 
Lassige, || gement, ennui. 

— Lou lassige dau cors os do baume per l'amo. 

— Mai dau viel loui d'un cop leis cambo flaquejèron, 
Per lucha, per fugi lou lassi que l'a près 
Agué bèu reoampa sa vigour d'aulrifés. 

Mistral, 1882. 



Laiisii8, 

En-aut, 



ado. là-haut 
haut. 



au-dessus , plus 



— Las hiroundèlos soun tournados, 
Bezi mas dios al niou, lassus; 
Nous las an pas desseparados, 
Amb'elos, coumo nous-aous dus, 

Jasmin, 18-48. 

— Aro, coumpreni tout ; embas amay lassus. 
Tout y parlo à mous els, e las peiros s'alueon. 

Lata, ». a. latter, garnir de lattes, poser 

des lattes. Lat. latere, cacher, 

couvrir. 

Latagi, l| s. m. laitage, tout ce qui est fait 

Laytage, Il avec du lait, comme le beurre et 

les divers fromages, etc. 

Latas, Il s. m. planchette mince et étroite 
Lato, pour supporter les tuiles ou les 

ardoises. — Gaule , perche , 
échalas. Dim. latissoun. 

— Damb' un laias bien nouzelut 
Bouilbo grala soun quer pelut. 

Goudouli. 

Lati, Il s. m. et adj. latin, la langue latine, 
hatin, Il celle du peuple qui habitait le La- 
tium, qui fut conquis par les 
Romains et assimilé , comme 
province voisine à leur gouver- 
nement. La langue latine quoi- 
que langue morte, survit encore 
comme langue de l'église calho- 



LAT 



— 859 



LAll 



lique, et lient une grande place 
dans les nomenclatures, les clas- 
sifications scientifiques et dans 
la diplomatie. 

Les Romains avaient répandu 
leur langue dans une grande 
partie du monde au moyen de 
leurs conquêtes. 

Sous Gharles-Magne, devenu 
empereur d'Occident, les tribu- 
naux rendirent tous leurs arrêts 
et les Notaires dressèrent tous 
leurs actes dans la langue 
latine, mais l'usage officiel en 
fût aboli sous François I"à cause 
des nombreuses altérations qu'a- 
vait subi le bas -latin de cette 
époque. 

De ces altérations continues et 
de leur mélange avec les idiomes 
provinciaux, sont sorties toutes 
les expressions plus ou moins 
• rationnelles et historiques qui 

font l'objet de cette longue nomen- 
clature, ainsi que les mots qui 
constituent les langues voisines, 
qui ont c nquis plus d'unité 
scientifique , comme l'Italien , 
l'Espagnol, le Portugais, etc. 

— Quau sap quant de poples enfla 
Qu'enlendon lou parla latin, 
Chascun d'eles os nostre fraire, 
Aven agut la mêiuo maire. 

Gros, 1877. 

— Qainte régal, à viure uno houro ou dos 
En bel milan de mous librels eu rengos I 

Dllalian, d'Espagnôu, de Lati 

Florei, 1862, 

— Vaèi si parlo pas pus vostro lengo latino, 
Quelo dei Gré ni mai ; es per lei médecin 
Orne dei Iribunau, geus de léi e degleiso. 

Bourrelly, 1868. 

La«Ié, adj. latte, couvert, garanti. 

Latinlaa, v. a. donner une terminaison 
latine à des mots d'une autre 
langue. — Affecter de parler 
latin. 

«. f. culte, adoration, hommage, 
honneur rendu à Dieu seul. 
Gr. httTpu». 



LatriM, 

Latrio, 



Lniieho, s. /". bas lim. tranche, bande de 
terre. (Voir fringo.) 

f. louange, éloge , action de 



Laiitlo, 

hausengo, 



grâce, prière. 



— Au fugairoun, filo e canlo 

De laudo, car n'on saup tout plen ; 
E filo' à la lus dou calen. 

Sarato. 

Laitgié, adj. léger, volage, inconstant, incon- 
sidéré, changeant. 

— Cerlens esprits laugiés 
S'en van do bello en bcllo. 

Fizes, 1706. 



Lauiol, 

Lirgo, 
Coutelo, 

Laiijo, 

Coulac, 



glaïeul des moissons, 



Laiipi, 

Suplo, 
Vanado, 



s, m.elfém. 
gladiolus segetum. — Glaïeul com- 
mun , petite flambe , gladiolus 
communis, 

s. f. clupée alose, poisson de mer 
qui remonte dans les fleuves et les 

rivières pour y frayer et s'y 

engraisser. 

- Sarrié-li la monstrouso laujo, 
La que, dins sa courrido baujo, 
Crebogangui, coHgoe oanis... 
Hou soupren léu ; d'en Capoulièro 
Dirias que séguis la dressiéro. 

Unglade. 1870. 

S. f. V. l. toit , abri , hangar. 
— Fagots, fascines, bûcher. 



— Avien amoulouna sus la plaço 
Uno laupio de bosque fasié pôu. 

Laura, Il v. a. labourer, retourner la terre 

Laoura, | avec la charrue, former des sillons. 

— Gnihaumé levo-téî 
I^er que fa ? 
Per vile ana laura ; 
Sièu malaute, pode pas. 

Lauraire, 1 s, m. laboureur, cultivateur. 
Laouraire, \ 

— Amé sous biôus, quand loQ lanraiia 
Va, ven, en curant lous silhous, 
E mescio, al darniéjde l'araire. 
Sous cants, as canls deis aucélous; 



Lauren, 

Mouak, 
Btrnadas, 



s. m. bihoreau à manteau noir. 
— Ardea nydicorax. — Bel oi- 
seau des marais qui arrive au 
printemps, et fait entendre de 
nuit un cri grave qui lui a fait 
donner le nom de corbeau de 
nuit. 



LAU 



— 840 — 



LAU 



Laureto, s. m. et fém. petite fauvette 

Rigau, rousse, sylvia rufa. — Bec 

Trauco-bartas, fin rouge-gorge, sylvia rube- 
cula. — Petits oiseaux qui se 
nourrissent de mouches et au- 
tres insectes. 

Laurië, s. m. laurier franc, laurier com- 
Laurel, mun, laurier sauce ; arbre toujours 
Lauré, vert, fam. des Laurinées et dont 

les baies fournissent une huile 
fortement aromatique et stimu- 
lante. — Emblème du succès, de 
la gloire. 

— Des poètes souy lou darré. 
Tapla, floucas mas cansounètos. 
As paurets bailhas de pessètos, 
A joa de brassais de laurë. 

— Sus bors de la mar oun nasqnères, 
£y boulgut beyre au mens touii brès 
Que berdèjo de tous laurès. 

Jasmin à Mary, 18i6. 

Laurië-amenlo, | s. m. laurier cerise, 
Laurié fer, laurier à crème, ar- 

Lausié baitard, Il brisseau à feuille lui- 

sante et persistante, originaire 
d'Asie. Prunus lauro cerasust 
fam. des Drupacées. 

Les feuilles et les fruits de cet 
arbrisseau renferment, comme 
les amandes amères, un prin- 
cipe vénéneux très-prononcé , 
de l'acide prussique, qui devient 
un sédatif ou un narcotique à 
faible dose. 



Laurié flourlt 

Laurié tin, 

Faveloun, 

Laurestin, 



s. m. laurier-tin, vior- 
ne-tin. — Viburnum 
tinus, joli arbrisseau à 
feuillage persistant , 
fam. des Caprifoliacées, qu'on 
trouve dans les bois montagneux 
des bords de la Méditerranée. 

Cet arbuste donne en hiver 
des ombelles de fleurs blanches, 
ce qui lui a fait trouver place 
dans nos jardins. 



Laurié roHo, 

Laurèlo, 



s. m. et fém. laurier rose, 
arbrisseau d'ornement à 
feuillage vénéneux, sa décoction 
sert à détruire les parasites cu- 



tanés. — Nerium oleander, fam. 
des Apocynées à fleurs doubles 
ou simples. 

Cet arbuste prospère surtout 
en Espagne, en Italie, en Grèce 
et les pays chauds. 

Lauriolo, s, f. lauréole, laurier des bois, 
purgatif. — Daphne laureola, 
pi. fam. des Thymélées à fleurs 
d'un ver jaunâtre. — Daphné 
paniculé, garou, Thymelée de 
Montpellier. (Voir canto-perdris, 
trintanelo.) 

Lauriou, | s. m. loriot, joli oiseau de 
Pigo-l'auriou, \\ passage du mois d'avril qui 

vit dans les grands bois. 

Oriolus galbula. 



Lauroun, 

Laouroun, 



s. m. sillon creusé parla pluie, 
ruisseau, rigole. 



Laus, s. f. V. l. louange. —Promesse, lois, 
droit seigneurial, redevance. 

Lnueia, v. a. et rec. louer, honorer, van- 
Se laustt, ter, parler favorablement. — Se 
vanter. — Se féliciter de quel- 
qu'un. 
Ital. lodare, Lat. laudare. 

— Lanses ni ta molher, ni loun chivau 
De pàu qu'eis autreis fasqnon gau. 

— Tau que si lauso s'embrutis. 

Lau8a, V. a. paver une cour, un chemin. 

LaunasBo, s. f, grosse dalle, pierre plate. 

Lausengo, s. f. louange, éloge, paroles 
flatteuses. 
Ital. lusinga , flatterie. 

— Voudrièu dire la lausengo. 

Mai ma lengo 
K'aujo gaire l'assaja. 

Cronsillat, 18i6. 

LauHido, s. f. étendue d'un fief, d'une juri- 
diction. 

Laugiho, s. f, pierrailles, débris des car- 
rières, cailloux. 

— An souleiant di blonnd roncas 
Dws un grés claû de lausiho, 
A per centuro de bancas, 
D'euse, de rudo e d'avaussiho. 

Mathieu, 18b7. 



LAU 



841 — 



LAV 



Ijau<!io, j s. f. pierre plate détachée par lit, 
Lauvo, I plaque de schiste ou d'ardoise. 

Esp. losa, liai, lastra, Gr. Aaoî, 

pierre. 

— lé vesès, quand iii ses dedins 
t'no grando lauso per laulo ; 
Que de fès em' de bons vesins 
l'aveu manja de cagaraulo ! 

Reboul, 18B0 

Litiiso, s. f. gasc. tourne-pierre à col- 

Lausié, lier, petit pluvier, oiseau qui 

Plumeiroto, court sur les bords de lu mer, 
des étangs , des lacs ou des 
rivières et retourne les pierres 
et les galets sous lesquels il 
trouve sa nourriture. — Strepsi- 
îas coUaris. — Ces oiseaux arri- 
vent au printemps et font leurs 
nids dans les broussailles, les 
roseaux ou sur le sable. 

Le vanneau huppé, vanellus 
cristatus, qui se nourrit aussi 
de vermisseaux et de p^Hits co- 
léoptères des sables a les mêmes 
habitudes. 

LaiivRge, s. m. dallage, pavage. 

Lauvniiié, s. m. planche ou plaque de 
marbre dont se servent les pâtis- 
siers, rouleau pour étendre et 
travailler la pâte. 

Ln«ivn>iti, ] s. m. plur. pâte fraîche tra- 
Lùuzans, \ vaillée et aplatie au rouleau 
pour potages ou ragoûts, espèce 
de tagliarini ou de lazagne. 

Lautiaso, «./".soupente, mansarde, toit 

Lauvisselo, en pente. — Petit réduit sous 

les toits. Ely. lauvo , loubo , 

gueule de loup ou œil de bœuf. 

— Li arnbavo de la lèulisso. 
En davalao per la lauvisso. 

— Dise que se vous languissias 
Couine me languisse soulelo. 
Sérias vengu mi veire alin, 
Quauquei lés, sout ma lauvisselo. 

Bourrelly, d87I . 

Lauvo diiro, s. f. schiste ardoisier, schiste 
siliceux. 

Lnuvo tentiro , s. f. schiste marneux 
tendre, qui porte quelquefois des 



empreintes de végétaux ou de 
poissons. 

Laiizèro, Il s. f. la Lozère , chaîne de 

Louzèro, Il montagnes faisant paille des 

Cévennes qui a donné son nom à 

un département dont Mende est 

le chef-lieu. 

Est-ce l'abondance des schistes 
en lames qui lui a donné son 
nom ou celui de lauso pierre 
plate, est-il emprunté à la mon- 
tagne ? 

Gr. Xao;, pierre, Lat. Lesura 
mons. 



Lauzerdo, 

Luserno, 



s. f. luzerne cultivée pour 
prairies artificielles. Medicago 

saliva. — Luzerne lupuline , 

mignonnette. 

Lauzerdo Hauvajo, s. f. luzerne sauvage. 

Medicago falcata. 
Lauaet, s. m. lézard gris, petit animal qui 

se cache sous une pierre ou dans 

un trou. 

Lacerla muralis. 

Lauzeto, s. f. terrain maigre et pierreux. 

— 'fastarès de moun vin de lauzèto. 

Lauzèto, s. f. alouette des bois , des 
Lausèto, champs , oiseau chanteur du 

matin. (Voir bedouvido.) 

Alauda arvensis. 

— lausèlo, beluguèto 

Pleno de ban, de flam, de foc. 
Sans jamai alassa toun alo, 
ï'anaussûs ; es l'amo inmourlalo 
Del bel naïs de Lengodoc. 

A. Fourés, 1876. 

Lauzo, s. f. pierre plate pour dalles ou 
Lauso, pour couverture des toits. 

Lava, I V. a. et rec. laver, nettoyer, dégor- 
Se lava, \\ ger , purifier , rincer , tremper. — 

Echauder. — Vendre, dépenser. 
— lé lavé tout, terren, basiisso e moubilbé. 

liai, lavare, Gr. Âova, 



liavado», 

Lavadour, 



s. m. lavoir , lieu destiné à 
laver. — Petit banc ou planche 

sur laquelle on savonne et on bat 

le linge. 

SB. 



LAV 



842 — 



LAZ 



- Asseta sus lou pu il'uii couilougné saavagi. 
Proche d'un lavaJou, entendièu loa ramagi 
D'aqueli femelan, qu'éiiii! soun Ida-rlous 
Habilhavon cadun, e lou rcndien courous. 

Chailan, 1882, 

LavadHi'o, Il s. f. eau de vaisselle, rinçure, 
Lavagno, \\ lavure , délayage , mauvais 
breuvage. 

Lnvnge, s. m. lavage, action de laver. 

LavngM», V. a. laver souvent. — Flatter, 
amadouer. 

LavagnoiiM, adj. gluant, baveux, détrempé. 



Lavaire, 

Lavarelo, 

I.aTanien, 

Clistèro, 



adj. laveur, lavandière ; qui a 
la manie de laver. 

s. m. lavement , ablution inté. 
rieure , remède introduit dans 
les bas intestins. 



I4nvanien dei gied, s. m. lavement des 
pieds, pratique d'hospitalité dans 
les temps antiques qui devint 
une cérémonie religieuse. 

Lavaiiclio, | s. /. avalanche, lavange ; cou- 
Valancha, || lée de neige qui se détache 
d'un sol en pente pendant le 
dégel. — Certains couloirs des 
montagnes sont bien connus pour 
être sujets aux avalanches. 

Lavaiido, s. f. lavande, plante labiée à 
Espi, fleurs disposées en épi et à 

odeur très-aromatique , com- 
munes sur tous les coteaux 
incultes du Midi. 
— Lavandula spica. 

— La lavaniJo, l'isop c Iti ferigouleto 

Long de sei carreiroun naisson touli soulelo. 

Crousillat. 



Lavareto. 

Ferrât, 



LnTasso, 

Lavassi, 



il s. f. coregone lavaret— Core- 
W jonujîsa/îno, poisson demerqui 
remonte dans les rivières et les 
lacs pour y frayer et qui s'en re- 
tourne aux approches de l'hiver. 
On en mange beaucoup en Suisse 
et leur chair est blanche et de bon 
goût. 

s. f. grosse pluie, torrent d'eau. 
— Bouillon, tisane. 



Lavina«so, s. f. roches tendres qui se déli- 
tent à l'air. 

Lavis, s. m. lavis, dessin lavé à une seule 
couleur , encre de chine , sœpia, 
teinte neutre, etc. 

Lavit, il adj. prov. charmant, aimable, joli, 
Lavido, || agréable. 

Lavodent, s. m. un gros soufflet qui fait 
saigner les gencives. 

Lavoura, v. a. labourer. (Voir laoura , 
laboura]. 

— Dins pau d'houro Oiou lavouro. 

— Lou viel reven de soun plantié 
Vëire soun einat que lavouro. 

Lax, s, f. lait, liquide blanc et doux qui se 
Layt, forme dans les mamelles des mammi- 
Leit, fères, lors de la parturition. 

— A qui Pej'rct dounec un agnolel pla fayl 

E jou, senso reprochi, uii picharrou de layt. 

Goud. 

Laxa, I V. a. caslr. lâcher, détendre, mollir, 
hacha, I laisser aller, faire échapper. 

Layra, v. a. et n. regarder avidement, 
haira, admirer, dévorer des yeux. — 
Aboyer. 

— E me baqui, lairan d'uno amo escalourido 
- Dus moulets, dus poulils penoas. 

Jasmin, 1828, 

LuyMBo, Il S. f. tablette, étagère. — Dépôt, 
Laissa, || abandon. — Relais de mer ou de 
rivière. 

Layt de iioulo. Il s. m. lait de poule, 

Boulhoun à la reino, || bouillon chaud que l'on 

prépare en versant de l'eau 

bouillante sur un jaune d'œuf 

sucré et aromatisé. 

Laytenc, adj. v. l, laiteux, qui fournit du 
/ lait. 



Lazagnos, 

Crouzets, 
Lùusans, 



s. f. plur. pâte travaillée et 
rubanée pour potages. — 
Régales, pâte fraîche étendue 
en feuilles au rouleau, assaisonnée 
avec du beurre et du fromage, 
et renfermant du hachis de 
viande, le tout cuit au four 
ouàla poêle. Gr.Aay*»»!', beignet. 



LAZ 



— 84-3 — 



lEC 



La^ngnoii, s. m, rouleau pour étendre et 
Bistourtié, travailler la pftte à pâtisserie. 

Lauvanié, — Planche pour la pétrir. 

LazèiEo, Il s. m. et fém. lailron des champs- 
Lachichou, | (Voir cardèlo, lachairou.) 

Lnzinii, adv. là dedans. 

— Afin que le cap barbelit 
Que s'hfo lazins dabelal , 

GoQdonli. 

Lé leî, S. /". loi, règle, prescription, obliga- 
tion. Esp. ley, Ital. legge. 

Le let, s. m. le but au jeu de boule. 

Celt. lech, pierre, place, marque. 

— Dos fés a fa leta lou lé. 

Lealta, s. /". v. l. loyauté, probité, bonne foi. 

Lebnnie, | s. m. gasc. levain, pâte aigrie. 

Lebat, I — Germe. Fig. fermentation, 

colère. 

— Enlentl per lou soiiquel, biro tout de trabès, 
E dins cailo counlrat que passo 
Pauso lou lebat d'un proucès. 

J. Azaïs, 1888. 

LebMildieyro, s. f. castr. accoucheuse, 
sage-femme. 

Lehiti-, I V. a. lever, hausser. — Percevoir, 
Leva, I prélever. — Paraître, sortir, pous- 
ser. — Augmenter, fermenter. 
— Accoucher, assisterune femme 
en couches. 
Ital. levare, Esp. llevar. 

— En le leban, am d'aigo fresco, 
Labo tous els, labo tas mas. 

Lelieroun, s. m. bas lim. petit lièvre, loup- 
garou. 

Leliourino, s. f. elléhorine à languette. 
— Serapias lingua, pi. fam. des 
Orchidées à fleurs violettes. 

Lelirnu, s. m. levraut, jeune lièvre. 

— Qu'yéu m'en ane haillia sulcap 
An' un lebraut, que dins la bigno 
Coniro une souco s'accoufigno. 

Goudouli. 

Lebre, s. m. et fém. mammifère sauvage à 
longues oreilles et prompt à la 
course. 

— Car lei lebre soun esfraiado, 

Es verai qu'an pas toujour tort. 

Bourrelly. 

— I^er de caniis do lobre abasle al pu naut raounl. 



Lebire de giiar, s. m. et fém. blennie 
Bavarello, lièvre, petit poisson de 

mer verdâtre et ocellé , qui 
suinte par ses écaillfs une li- 
queur gluante, il n'est pas un 
très-bon comestible. 
Blennius ocellaris. 

Lebreta, v. n. frétiller, démanger, désirer. 

Lebrelins, s. m. plur. bugrane arbris- 
Brouto-vouiro, seau. — Ononis fructicosa, 

dont les lièvres mangent les 

sommités en hiver. 

Lebrié, s. m. chien lévrier, agile pour courir 
le lièvre. Fém. lebrèto. 
Esp. lebrel, Ital. levrière. 

— Vese veni dons levrîèi 

Qu'an ben Ter de dous coiirrièi 
Que n'en porlon la nouvelo. 

Foucaud. 

Lec, s. m. lot, part, tranche, portion, ration. 

— Arrappn donne, enlrcmen qu'es aizit 
De ce niilliou que lou ciel escampiho 

Nosire bel le-.. . . 

Florel. 

— A plec e à lec, à gogo. 

L«c, Il adj. friand, délicat, difficile, avide, 
Lecard, \\ gourmand. Lat. lecator. 

Lecndo, s. f. bas lim. coup de langue, 

Licado, lippée, reste, petite portion, petit 

repas, un soupçon. 

Lecliatlié, j] arfj. 6a« /im. friand, gourmand, 
Lechodiei, licheur. Lat. lecator. Gr. x^xoi- 

ff.eco, s. m. et fém. trappe, piège à 

Toumharèu, rats ou pour les petits oiseaux 

Tendu, en temps de neige, trébuchet, 

quatre de chiffre fait avec des 

bûchettes et une pierre plate. 

Celt. lech, pierre. 

— Dedins un ouslalel qu'es fach à poiro seco 
E que, vist d'un pau liuen, reirais an une leco. 

Arnavielle. 

— A toumba dins la leco di'i inoucent. 

Leco, Il s. f. centronote glaycos, centronote 
Lico, Il vadigo, poissons de la Méditerranée, 
fam. des Scombéroïdes. 

Lectotir, s. m. lecteur, celui qui lit en 
Leitour, public. 



LKC 



844 



LEG 



— Ami Icitonr, es l'abiludo 
Qu.ind uiio annri'lo (lisparei 
Qu'on s"e:n!)rasso, qu'on se salucîo. 
Loii jour (le l'an ocô se vei. 

Leetciiiri, s. m. v. l. élixir, électuaire. 

l.ed, Il adj. laid, disgracieux, désagréable. 
Let, Il 

5. f. Içude, impôt, amende, pres- 
tation , droit de halle, de place 
ou de mesurage qui se percevait 
en espèces ou en nature. 

— Mau avisât pago la IcuJo. 



Lcddo, 

Leudo, 



L.eclro, 

Leuno, 



s. f. lierre grimpant, arbrisseau à 
fleurs d'un jaune verdâlre. — 
Hedera hélix. (Voir èure.) 



îieffrn, v. a. convoiter, désirer ardemment. 

L<>fif:Etou«i, I adj. dédaigneux , dégoûté , 

Despichous, I vétilleux, imaginaire, qui a 

de la répugnance. 

LcKR, V. a. léguer, donner par testament. 
Lat. lex, legem, loi. 

Legitdis, s. m. et adj. glissant, onctueux — 
Lieu où l'on fait fondre les grais- 
ses, le saindoux. 

Leenl, adj. et n.prop. légal, selon la loi. 



Légat, 

Lais, 



s. m. legs, don, libéralité laissée par 
testament. Hsp. legado, liai, legato. 



L«gn(, s. m. légat, cardinal gouverneur 
d'une province dans les anciens 
états du Pape. Lat. legalus. 
Ital. hgalo. 

I.rgalnii, s. m. légataire, celui qui reçoit 
un legs. 

Lcgaii, adj. et n. prop. légal, loyal, permis. 

Lce«ieila, Il s. f. légende, tradition mytho- 
Ligendo, | logique, récit miraculeux des 
temps anciens. — Inscriptions 
des monnaies ou des médailles. — 
Titre détaillé d'un plan ou d'une 
carte géogra{)liique. Lat. legen- 
dum, Esp. leyenda. 



ventionncls, lire des yeux, pro- 
noncer, expliquer, comprendre. 
Lat. légère, Gr. Xeyjiv, choisir. 

— Tabé, grricos à moun couzi 
Enlro la joyo ft la Iristesso 
Siès mes apey sabioy legi ; 
Siès Dicîs apey scrbioy la messe. 

Jasmin, 1828. 

Legioiin, s. /". légion, bataillon, corps mili- 
taire de soldats choisis. — Légion 
de gendarmerie, légion de la 
garde nationale. — La légion 
étrangère, etc. 



Legi, 

ligir , 



V. a. lire, assembler des lettres et 

des syllabes. — Rassembler le sens 

indiqué par certains signes con- 



LegîfKtjiièri, 

Legiguère, 



prem. pers. du prêt, de legi. 
mode gascon , guarisqueri , 



partisquert , sentisquen. 

Leglt, adj. et part, lu , élu , choisi. 

Ligitiina, v. «.légitimer, justifier, excuser, 
reconnaître un enfant naturel , 
lui donner les droits d'un enfant 
né pendant le mariage légal. 

Legitinio, s, f. légitime, portion des biens 
du père et de la mère attribuée 
aux enfants par la loi. 



Lpgnié, 

Legnèro, 



s. m. et fém. bûcher, tas de bois, 
lieu où on le tient. Variante lignié, 
legnerat. 



Legcto, s. f. bois à brûler. Lat. lignum. 
Augm. legnas, grosse bûche. 

— La legno costo pla aquesl' iber. 

— Se por calendes le solelhes, per Pascosbiûlaras lalegno. 

Légo, S. f. lieue , mesure itinéraire dont la 
longueur variait, maisqui s'en- 
tend ordinairemcnlparuneheure 
de marche soit six kilomètres. 

— Siam-li luen de l'oustau! n'avés plus qu'une lègo. 

— ■ l'a à passa uao lègo de michan camin. 

— D'un boni de stgo à l'autre sègo 
' Sa loungou gaire se desplègo ; 

Ci;nt alal fayon pas la lègo, 
Sie« linçols la capelayon. 

Jasmin, 18^6. 

— A quatre cent lego de Franco 
Triina trei cent railo garçons. 
Poudcs bon devina d'ovançe 
Lou sert que li prcparo à tous. 

FoQcaud. 



LÈG 



l'es», 

Ligo, 



s. f. envie, désir, défi, allèchement 
— Faire lègo, exciter l'envie. 
Lai. légère, choisir. 

■ Lego, lego, n'auras gés . 

— Tourlourelo timiJo 
Passerais, aucelous. 
Que voslr' hurouso \\ào 
Fai lego à mas doulous. 

Floret, 1860. 



— 845 — LEN 

Lei, Il s. m. eifém. lait, liquide blanc et doux. 
Leijt, Il (Voir la, lach, layt.) 



Legueiia, 

Leguegna, 



V. n. couler, glisser, suinter, 
pénétrer. (Voir laga, lagagna.) 



— Aigf) dfl founs ni île ribièiro, 

Ni la qu'es al pouls prisounièiro, 
NI la que leguegno d'un roc 
N'an en ré demingat mouii foc. 

— Afi que dins soun bel esprit 
Ré nou legnegne de mal dit. 

Goudouii, 163S. 

l/eiKiin, s. m.semencesprovenantdesgous- 
Lieume, ses des pi. légumineuses et desti- 
nées à l'alimentation. — Herbes 
potagères, sommités de certaines 
plantes. ~ Racines alimentaires. 
— Jardinage. 
Esp. legumbre, Ital. légume. 

— Mancou pas agians e castagnes 
Arboussos, sorbos, racinun, 
Jaissrs e tout autre Icgun. 

J.Âzals. 

Lei, lei», 1 art. plur. les, Ital. gli, Esp. los, 
Lous, II, I Port. os. 

Lei, adv. comp. baslim. là, y. 

— llario-Jano sèi-lu lei ? 

Obé lei sei : 
l'ieslo-mo siei francs ? 
Lei séi pas, 

l.ei. Il s. f. loi, règle, commandement, con- 
Lé, Il venlion sociale. Esp. ley, Ital. legge. 

— Aco es un ome de ici. 

— Nécessita fai oublida la lei. 

— De ministres, darrciromen, 
Dambé las truffos que bailhabon, 

Fazion passa, debolamcn 

Toutes jasleys que pronpouzabon. 

Jasmin, lb28. 

— La ley sus lou sacrilège 
Lois a louli transpourla; 
Mai louli sei privilège 

l'a longtems qu'an déserta. 

Desanal, 182i. 

— Dins lou found n'avié pas ben tort; 
Jlai, conlro la lei dou pu fort 

Soi jeremias èron de reslo. 

Aulheman, 1862. 



— La blancou de la leil s'estend sus soun bisaige . 
LeinI, adj. v. l. légitime, selon la loi. 
Leininaen, adv, loyalement, légalement. 

Leiçoun, s. f. leçon, enseignement, réci- 
tation. 

Leidou^ s. f. laideur, grimace. 

Leio, s. f. allée de jardin, de parc. 
Gr. As(of, aplani. 



Leiroun, 

hairoun,, 



s. m. bas lim. voleur, fripon, 
larron. Esp. ladron. 



— Quéu que se frelo ad un leirou 
Ne rompli joinai soun gotou. 

Foucaud, 1810. 

LeiHSR, V. a. laisser, quitter, céder, per- 
Laissa, mettre, consentir, confier, léguer. 

Gr. Aima), quitter, abandonner. 

Ital. lasciare. 

— La fremo leisso ansin 

D'un secret confiai escapar la nouvoUo. 

— Es que, pecaire ! lu Marielto, 
Pout^s plus eslre hurouso toujour : 
En le lei.<3anl]counlar flouretto. 
Auras gngna lou man d'amour. 

Martelly, 18B2. 

— Ben que ma voués siègne blesido 
E que mi leisse gis d'esper 

Mi reslo encaro pronn de vido 
Per vous hou dire aquesle ser. 

Leittiro, s. f. lecture, instruction. 

— Es sei libre emé sa leituro ; 
Si sccodins seis escriluro, 
En que serve tant de talent, 
L'aimariaii miés se sabié ren. 

Bonrelly. 

Len, adj. doux, modéré,|glissant. 

— Que l'aire es len, que la lerro verdèjo 



L,eii, 

Luench, 
Liuen, 



adv. loin, à grande distance. 

Esp. lejos, Ital. lungi^ Port. longe. 

(Voir Ihont, iuèn.) 



— Dins un pais len, len, nju sabi pas agoun, 
Aban que l'orguu'e lou biouloun 
Benguesson bouloga lou mounde musicaire. 
Jasmin, 1858. 

Leilc, adj. v. l. courbé, cintré, fermé. 



LEN 



846 — 



LEN 



Lenci, ] s.f. lance, harpon. — Ligne, ficelle 
Lenst, I de pêche armée d'un crochet. — 

Pesca à la lenci. Esp. lanza. 

Ital. lancia. 

Lençoti, n s. m. drap de lit, linceul, toile 
Linsàu, || de lin. Lat. linteolurriy Esp. lienzo. 
Ital. lenzuolo. 

— Dinqu'un lenç6u c quatre pos 
0, ma mèru ! te meloguèron. 
Te davalèroi) dinqa'un cros. 
D'inqu'uD graad cros que relapèron. 
Bigot, ISbS. 



Lentlai!, 

Lindau, 



s, m. linteau d'une porte ou d'une 
fenêtre. Esp, lintel, Ital. listelloy 
bandeau. 



Lende, Il s. m. et fém. lente, œufs de poux 

Louèno, y qui se collent aux cheveux des 

enfants, hat. Uns. 

Leiidenian, Il s. m. le jour suivant. (Voii: 
Lendouma, || l'en sèi.) Ital. in domani. 

V. f. en demain, Esp. el dia 

siguiente. 

— Apey, lou lenclouma, miey triste, miey jouyous, 
Embrasso may e fenno ; anoutn'O un court bouyatge 
E part, en lous daichan soun c6 dins dus poutous. 

Jasmin, ISiG. 

Lendiés, s. m. plur. grands chenets de fer. 



Lendolo, 

Iroundelo de mar, 
Pei voulant, 



s. f. muge volant, exocet 
sauteur, poisson de la 
Méditerranée à brillantes 
couleurs et dont la chair est très- 
délicate. 



liendoiiR, adj. pouilleux, malpropre. 

Leiidroiin, | adj. indolent, paresseux, en- 
Lendras, \\ dormi. 

Leneju, v. n. v. l. glisser, échapper, éloi- 



Leiigado, s. f. coup de langue, médisance, 
calomnie. 

Lengadù, | s. m. Languedoc, nom de la 
hengod'oc, Il province où l'on parlait l'an- 
cienne langue Romane, designée 
sous les Gallo-romains par le 
nom de Septimanie et par les 
Visigoths, auV"»* siècle, parcelui 
de Gothie. 



— Segu que lou cani do monn amo, 
Lengado, l'agradara ! 

Tant que ma voués aura de garao, 
Sempre e toujour te cantara ; 

Arnavielle, 1868 

— Oh bil)0 nostro L'^ngo-d'oc 
Amé sous mots d'or e da foc. 

Mir, 1872. 

lieniicnKi, Il s. f. langage, manière de par- 
Lengatge, || 1er de chaque nation, de chaque 

peuple, moyen de s'exprimer. 

liai, linguaggio, Esp. lenguage. 

— Banto-te d'eslre le Icngalge 
Le plus délicat de nostre alge, 
Fay (laradoile las donc mis, 

K pey-que noun i'a Icngo al mounde 
Que te prime ni te secounde 
Fay l'apela Moundi tout blous. 

Boudet. 

— De coustumos, de luis, de sang c de lengago 
Pau à pau s'ùro facli un triple mariJago. 

Leilguiio, s. f. salicorne ligneuse, plante 
des sables. 

LeiijKarel, Il s. m. langueyeur, celui qui 
Lengaire, visite la langue des cochons. — 

Lenguejaire, \\ Indiscret, questionneur. 

Lenensto, s. f. la tique des chiens et des 
Lingasto, brebis, insecte parasite. Acarus 

ricinus. 

leneloro, Il s. f. lézard gris des murailles. 
Lmgrolo, jl (Voir angloro, rengloro.) 
Lat. lacerta muralis. 

Lengo, s. f. langue, organe du goût et de la 

parole. — Langage , idiome , 

manière de parler de chaque 

nation. — Bout, fin, extrémité. 

Eip, lengua, Lat. et Ital. lingua. 

— Eici c:iu tara la lengo ? 

— As agu la lengo longo. 

Sourtié sa lengo, avié pas ren inanja d'un briou. 

— Es pas que lengo deforo. 

— Un bel jour, bons beyren béni 

Dins nostrcs prats flourils escouta la mesengo, 
E demanda, pergraço, .i nostro bieilho lengo 
Un mot, uno debizo, un ayre, un soubeni !... 
Jasmin, 1857. 

— Crei-me, per alendri soun cor de diaman, 
Met la lengo à la pocho e la bourso à la man. 

— Plusieurs instruments en 
acier portent aussi le nom de 
lengo à cause de leur forme. 



LEN 



— 847 



LEN 



Lengo d'aueo, 

Lachugueto, 



s. f. laitue vineuse, pi. 
fam. des Composées à 



petites fleurs jaunes. 

Lengo lie bi«>H, Il s. /". buglosse officinale, 
Lapaci, | Luglosse des champs, 

même famille. 



Lenso de Etou, 

Bourracho sauvajo, 



s. f. vipérine vulgaire, 
pi. fam. des Borraginées 



à fleurs bleues. Echium vulgare. 



LeiiKO Biouïiio , 

Lengo de buàu, 



s.f. langue de bœuf, 
champignon rougeâ- 
tre comestible qui croît sur le 
tronc des vieux châtaigners. 
— Boletus hepaticus. 

Lengo de cat, s. f. grande centaurée, cen- 
taurée jacée, pi. fam. des Com- 
posées. 

Lengo rnno, Il s. f. cynoglosse officinale, 
Lengo de chin, languede chien, pi. fam. des 
Lengo de gous, \\ Borraginées à fleurs rouges 
et à feuilles veloutées. 



Lengo de passeroun, 

Tirasso, 
Ginoulhado, 



s. f. Renouée 
Il des oiseaux, lan- 
II gue d'oie, cen- 
tinode, trainasse, pi. fam. des 
Polygonacées à vertus purgatives 
contestées et qu'on appelait autre- 
fois séné de Provence. 



s. f. ophioglosse com- 
mune, langue de ser- 



Lengo de serp, 

Herbo de la routo, 

peut, pi. fam. des Fougères. 

Lengrunllèro, s. f. trou de lézard. — 
Baraque, vieille maison. 

Lengu, adj. babillard, hâbleur, parleur, 
Lenghat, qui a bonne langue, rapporteur, 
Enlengat, bavard. 

— Aco's pas ren de lis n faire 1 
Te vos laisa pichot leiiga 
Laisso parla ta bono maire 
Qu'a bèucop mai de scn que tu. 

Castil-Blaze, 18B7. 

LengiieJM, ». a. langueyer, visiter la langue 
des cochons pour voir s'ils n'ont 
pas des boutons de ladrerie. 
— Parler, haranguer, prendre 
langue. 



— Ion il'do i'outrié se lenguci 
E coumoaiçâ la lenguejci. 

Favre. 

Lenguèto, s. f. languette, petite langue 
' métallique placée dans l'anche 
de plusieurs instruments de mu- 
sique. — Tenon réservé dans 
l'épaisseur d'une planche ou d'un 
montant de menuiserie. 



Lenli, 

Legne, 



s. m. V. l, bois, vieille barque ou 
chaloupe, vieux fiacre, sapin, mau- 
vaise voiture. Lat. Ugnum, 



s.m.v. l. bûcher, pile de bois, 
lieu où on le tient. 



Lenliië, 

Legnié, 

Leno, s. f. n. pr. Hélène. 

Lenpat, s. m. patience crépue, pa- 

Lengo de biôu, rel\e sauvage. Rumex crispas, 
Lapaci, pi. fam. des Polygonacées à 

fleurs verdâtres. (Voir rou- 

sergue.) 

LenH, [j adv. prov. dans, dedans, là-bas. 
Là-ens, Il (Voir lins, là-ins.) 

h'enmèi, s. m. le soir, l'en-soir comme len- 
demain. 

— Dempey l'eosèi ei languiguèron 
E lou lendeman couneiguéron 
Que quèu qu'ei cregian poressou 
Trobalhabo lo mai de lou. 

Foucaud, 1810. 

Leneioulado, s. f. un plein drap. (Voir 
bourencado.) 

L'ensiis, s. m. et adv. gasc. ce qui est 
au-dessus, là-haut. 

Lent, adj. lent, tardif, pesant, inactif. 

Lentar, v. a. prw. imprimer au marteau, 
repousser , graver par choc , 
emboutir. 

Lente, s. m. obstacle, difficulté, arrêt. 

Lente, 

Lentoun, 

Lenti, 

Chournèio, 
Caucagno, 



s. m. luzerne sauvage, luzerne en 
faucille, pi. Légumineuse à fleurs 
jaunes. 

s. m. pastel des teinturiers , 
vouède , plante herbacée de la 
fam. des Crucifères. Isatis tinc- 
toria, à petites fleurs jaunes en 
panicules. On cultivait autrefois 



LËN 



— 848 — 



LES 



cette plante dans le Midi pour 
la couleur bleue qu'on en reti- 
rait par la fermentation des 
feuilles , et cette culture était 
tellement productive que de pas- 
tel de coques ou de Cocagne, on 
avait tiré la locution d'un pays 
où tout abonde. 



Leiitilh«(!o, 

Flassado, 
Clavelado, 



Lentiliio, 

Lentiho, 
Mendil, 



s. f. raie oxyrinque, gros 
poisson dont le dessous est 
blanc et le dessus gris cendré 
et rougeâtre, avec des tâches 
foncées semblables à de grosses 
lentilles, le dos et la queue sont 
armés d'aiguillons acérés, sa chair 
un peu coriace est cependant 
comestible. 

Il s. /". lentille cultivée, pi. Légu- 
mineuse à graine plate et ronde 

Il pour comestible. Ervum Uns. 
— Verre lenticulaire, loupe. — 
Marque sur la peau , petite 
verrue peu saillante. 



Lentiho tl'aigo. 



hentihoun, 

Nadoun, 

Tirounado, 



Lentisele, 

Restincle, 
Restencle, 



s. f. lentille d'eau, des 



Lento u, 

Lentour, 



fossés , des marais. 
Lemna minor, lenticula 
palustris, pi. fam. des 
Pistiacées, (Lemnacées) dont les 
petites feuilles lenticulaires sur- 
nagent dans les eaux stagnantes. 

s. wi. lentisque , pistachier 

lenlisque, arbriss. de la fam. 

des Anacardiacées à fleurs 
rougeâtres , qui croît sur les 
côtes de la Méditerranée et en 
Afrique et fournit une résine 
gluante. 

Celle qui est appelée mastic 
est produite par le Pistachier 
de l'Atlas, Pistaccia allantica. 

C'est le Pistachier cultivé , 
Pistaccia vera qui produit les 
amandes vertes que les confiseurs 
emploient dans les bonbons et 
les dragées. 

s. f. lenteur, mollesse, inaction, 
retard, délai. 



Lepa, «. a. et n. dérober, filouter. — Fuir, 
s'échapper, se dérober. 

Lejii, s. m. gourmade, saccade. 

Le|tro, Il s. f. lèpre , maladie darlreuse 
Ladrarié, || caractérisée par des tubercules 
indolents ou des plaques qui se 
montrent sur divers points de la 
peau et la rendent épaisse et 
calleuse, comme celle de certains 
quadrupèdes ou comme l'écorce 
des arbres. Gr. M-aiç, écaille. 

Leqtiié, s. m. oiseleur, qui tend des pièges. 
(Voir leco.) 

Lei'guo, Il s. f. scorpène marseillaise, gros 
Escourpeno, || poisson armé de piquants. 



Lés, 

Lez, 



Les, 

Lest, 



Lèse, 

Lise, 



Il s. m. laize, largeur d'une étoffe entre 
Ij deux lisières. (Voir lais, lézo, fringo.) 

. . . Hai ! de qu'ùro devengul 
Aquel lez de lerros oundrados 
Jardins, pradarjés, Iroupelados, 
Tout, au found do l'abinae aviô disparcscut. 

Flurel. 

adj. prêt, disposé, de loisir , libre. 
(Voir lésé.) 

■ Ansin charma do la parlido, 
M'ounle lout s'ùro bon passa, 
E lest à la recoumença, 
Nouesiro troupo s'es réunido 
A l'endrech d'ount kto partido. 

Ricard, IU6. 

S. m. proie, appât, viande ou animal 
que l'on place sur un piège pour 
attirer les carnassiers. (Voir 
lica, lécher ; alesca, allécher.) 



Lesco, 

Lisco, 
Leicho, 



s, f. lèche , tranche mince de ce qui 
peut se manger, liai, lisca, brin. 



— Ansin la losco es espoumpido 
Coumo aquèlû d'uno bourrido. . . . 

CremazI, 1868. 

— N'en fagu6rian bouilbir, fregir, reslir tout frès ; 
De lescos brifferian qu'avien dous det d'espès, 
E dou bouilhoun, Jleâsiés, nous laverian lei cambos. 
Bellot, i8S5. 

Leseoun, s. m. fém. dim. de ?esco, lichette 
Lesqueto, |] pour tremper dans un œuf à la 
coque. 

Lésé, I s. m. loisir, temps propice, disponi- 
Lezi, I ble. — Lut. licet, il est permis. 



LER 

— luèi soui de lésé. 

— Ero partit per soun plasé 
Touraara ben à soun lésé. 

— Cau se marido trop lèu 
Se ne repent 'a lezi. 



Ler, 

Leri, 
Lerio, 



adj. alerte, léger, glorieux, fier, hardi. 
— En mauvaise part : nigaud, imbé- 
cile. Gr. Mfia, déraisonner. 



— 849 — LET 

Le«, I s. m. but au jeu de boules, palet, 

Bochoun, I cochonnet. (Voir lé.) — Teni lou 

let, être le premier à jouer ou 

parler sans cesse. 

— Dos fes a fa lela lou let. 



— Au mes de mai soun leri lis al. 
Leslniir, s. m. et adj. marchandeur, avare. 

Lessiou, I s. m. lessive , eau bouillante 

hissiou, I rendue caustique et détersive 
au moyen de la potasse ou de 
la soude. (Voir bugado.) 
Ital. lisciva, du ht. lixivia. 

— Que vague s'escura, lou bèu, auparavan 
Emé de bon lession, per me touca la man. 

Diouloufel, iUO. 

— A lava la testo d'un ase 

L'on perd souu lems e soun lessiou. 

Le««fou, s. m. corrup. de essiou essieu; 
comme l'en deman, l'en set. 

Le««o, I s. f. sable, vase, dépôt d'orage ou 

Laissa, \i d'inondation. — Crasse laissée sur 

la tête ou sur le corps par le 

renouvellement de l'épiderme. 

— Se l'acabes pas jusqu'au bout. 
Auras pas besoun de sabou 
Per te faire parti la lesso. 

De Lafare, 1840. 

0>e»i8ou, Il s. f. leçon, instruction, ensei- 
Leiçoun, | gnement. 

— Même en aquel sujet farai plà de vous dire 
Çô qu'arrivet un jour ; «scoutas la lessou 

Florel. 

Les», s. m. poids , charge. AU. last. — 
Assemblage de matières lourdes 
que l'on place dans la cale des 
navires pour assurer leur stabi- 
lité en mer et pour la régularité 
de leur marche. 

L«Ht» (Se), V. rec. se bourrer, se charger 
d'aliments. 

LeHte, adj. leste, agile, vif, léger, adroit. 

— Fourchetos e cuiés lança» d'ono man lesto, 
Per lou même camins'en van trouva lou resto. 

Mérentié, 



Let, I adj. gasc. laid, désagréable, repous- 
Laî, Il sant. (Voir laid.) 

— Car de l'hiber tan let que la beilhado es bello. 



Letanîo, 

Litanio, 

IjeteJ», 

Aleteja, 



s. f. litanie, longue prière, psal- 
modie, exagération, énuméra- 
tion de vertus et de qualités. 

V. n. bas lim. haleter, souffler. — 
voleter, battre de l'aile. 
Lat, halitare. 



— Ei bodovian lo lengo e lou sièi lelojavon. 

En pensant d'ovança quand lour pci coulinavon. 

Foucaud. 

Letro, I s. f. lettre de l'alphabet, caractère 
Letlro, Il d'écriture ou d'imprimerie. — Ins- 
criptiou d'une gravure pour eu 
indiquer le sujet. — Missive, 
entrelien par écrit entre deux 
personnes éloignées. 

Esp. et Port, letra, Ital. lettera, 
du lat. littera. 

— Adounc, brave pilchoué, li fau moan coumplimen 
Sus lei prougrès que fas dins lei lettre menudo. 
Se li vas d'aquèu Irin, jamai de sa man rudo 
Lou savent magisler sur tu basselara. 

Dellol, \%n. 

— Soun noum, en lettro d'or sara 'scri ilins l'islori. 



Lettrii, 

Lettrat, 
Letlro-ferit, 



adj. lettré, savant. — En dé- 
rision : Es un letlru, c'est un 
prétendu savant. 
Lat. litteratus, Ital. letterato. 



— Un lellru de vostro pourlado 
Dèu bcn pénétra ma pcnsado. 

Gros, 1S68. 

— Eici, quand l'inlérés ven brouilha Ions esprits 
L'ancien, lou pu lellru apaiso \èa sous cris, 
Dreisso soun tribunal sus un banc de verduro, 
Soun code es lou bon-sen, sa règlo es la naturo. 

Peyrot, d778. 

— Mas berluts que m'an fayt ome lettro-fcrit 

E passa' n toutis locs per un garçou d'esprit. 

— Per coumble fasié la letlrudo, 
Resounavo sus milo cas. 

Morel. 



U 



LËT 



— 850 — 



LEV 



Letrou, s. m. lézard vert, petit reptile 
Letroun, ovipare très-limide et rapide à 
Luser, la course, qui s'engourdit en 

hiver pour reparaître aux pre- 
miers jours du printemps. 

Lèu, adv. vite, tôt, promptement. Esp. luego, 
bientôt. 

Lèw, Il s. m. le mou, le poumon des ani- 

Lèous, I maux de boucherie, qui fournit une 

nourriture fade et de peu de 

valeur. (Voir molas , levatas.) 

Lut. levis, léger. 

Leiido, H s. f. leude , impôt , prestation , 
Leido, péage, amende. Bass. lat. levatus. 
(Voir leddo.) 
— Venès eiçi pas que per nons lira la leudo. 

Leuge, Il adj. et subst. léger, agile, dispos. 

Leugxé, || — Peu important. — Inconsidéré. 

— Volage, frivole. — Allège, 

petit bâtiment de transport qui 

va à la remorque d'un plus gros. 

Esp. ligero , liai, kggiere , 

Lat. levis. 

— Un laugé moubomen, se bey dins Senl-AIary. 



Leuge, 

Cioure, 

Suve, 

Liouge, 



Leiigié, 

Subrié, 



Lèiine, 

Eure, 
Èune, 



lièuno, 

Ventre$co, 



s. m. liège , écorce du chêne, 
liège épaisse et spongieuse qui se 
détache facilement du tronc de 
l'arbre et dont on fait des bou- 
chons, divers ouvrages d'art , 
des reproductions architectu- 
rales, etc. 

«. m. chène-liège à feuillage per- 
sistant qui ne s'élève qu'à 8 ou 
10 mètres de hauteur, et croît 
sur les bords de la Méditerranée 
dans les plus maigres terrains. 
Lat. levis, léger. 
— Quercus suber. 

s. m. lierre grimpant, arbrisseau 

fam. des Araliacées, hedera hélix. 

— On sait que c'est un dangereux 

ami pour les arbres qu'il presse 

de ses griffes multiples. 

s. f. pièce de lard des flancs 
entre l'épaule et le jambon. — 
Oublie, gauffre. 



Leva, Il V. a. et neut. lever, hausser, porter, 
Leba, \\ produire. — Oter, enlever, prendre. 
— Augmenter, fermenter, ha- 
biller. 

— Vai leva lis enfant. 

— Vesès que loQ lems se levo. 

— Poudié pas leva cambo. 
— Te levarai bea dousemena. 

— Es lout aro mié-jour, siôs pa' ncaro levado ? 

— Leva boutigo, ouvrir un 
magasin. — Leva man, donner 
contr'ordre. — Leva la taulo, 
desservir. — Leva, faire la levo, 
quêter. 

LevAda, v. a. bas lim. creuser ou réparer 
les rigoles d'un pré. 

Levadeto, || s. f. fressure d'agneau , de 
Couradeto, | chevreau. 

Levadié, s. m. bas lim. rigole principale, 
la plus haute d'un pré. — Syn- 
dic des eaux, préposé à la sur- 
veillance des chaussées , des 
levées. 

Levadi«, adj. mobile, aisé à lever, à bas- 
cule. — Porto levadisso, herse. 

— Loi Capelan ti dien ; canlaras la grand messo 
Duran lei secula, se vas au Paradis ; 

Mai, sounjj qu'à l'Infer lei pouerlo soun espesso, 
E si passo qu'un cop su séi pouen levadis 

Gelu, au. 



Levado, 

Cour ado, 



s. f. fressure de mouton, de 
cochon, de veau, les parties inté- 
rieures prises ensemble comme 
le foie, le cœur, la rate, le 
poumon. 



— Trpvo lis un que van, em' un léchet 
Per trenlo sou, s'cslripa la levado. 

Mistral, 18BI. 



LeTado, 

Levo, 



s. f. ce qu'on élève ou soulève de 
terre , ramassage des fruits , 
prise des cartes jouées ou ga- 
gnées, de papiers, de lettres. 
— Collecte , recette. — Digue, 
chaussée sur le bord d'une 
source ou d'une rivière, bar- 
rage, déversoir. (Noir paichèro.) 
Ital. levata. 



LEV 



8S1 — 



LÈZ 



— Nosli )iijoun soun de levailo. 

— lîs (iiiiTa* aqu^lo gnieu que l'Eraiil 
empourlé la lovado. 

L<'«-iiiio<i, Il S. m. cadre garni, d'osier ou 
(Janis, Il de canne refondue, claie sur 

lesquels on fait séciier certains 
fruits ou légumes, où l'on nourrit 
quelques vers-à-soie. 
(Voir campanège.) 

Lcvadoiir, s. m. levier, bascule , cric , 
grue. 

LpvRiiiiro, Il s, f. ce qui doit être enlevé, 

Levuro, \\ écume, levure, crasse, graisse 

ou couenne rancie. 

Le«-Hiii, Il s. Ml. levain, morceau de pâte 

Levame, fermentée pour venir en aide à 

Lebat, \\ la panification. — Germe. — 

Colère, irritation. 

— Vai l'en an four pausa levame. 

Le»-nn, s. m. levant. Orient, point de 
Levant, l'borizon d'oii le foleil se lève , 
l'un des quatre points cardi- 
naux. — Vent d'est. 

Lc'< niKlièli-o, s. f. sage-femme, accou- 
cheuse. 

Let'uiiiino, «. f. étoffe de soie unie, primi- 
tivement importée de Brousse 
ou du Levant. 

Lfvata^i, s. m. poumon de bœuf. (Voirièw.) 

Leventi, s. m. et ad). Levantin, Grec, 
Levo-nas, Turc. — Arrogant, hardi, auda- 
cieux, rusé, madré, espiègle. 

L«To, s. f. la partie inclinée d'un maillet 
qui sert à enlever la boule. — 
De levo,adv. de débit, de vente. 
— Aquelo fihelo es de levo , 
prête à marier. 

Ley, «. /". loi, règlement, convention. — Foi, 
. croyance. (Voir lé, lei.) 

— I.îî omcs fan li ley e li femno II cousiumo. 

B>ey, I s. m. eÀ fêm. gasc. lait, nourriture 
Leyt, 11 des nouveaux-nés. (Voir la, lach.) 
— La hliincou 'Je la leyl s'eslend sus soun bizatge. 

— Magre, menut, mis nourrit de houn ley 
Tau grandissioy coumo lou fil d'an rey. 

Jasmin. 



Leyelin, v. a. gasc. laisser, quitter, céder, 
léguer, liai, lasciare, Esp. dejar. 

Leyelio, «. f. daiiph. lèche, tranche de pain. 

— Puèi, per lou malurotii que deisseicho le fam 
Lo fharilà ii'o plus qu'uno leyclio de pan. 

R.Grivcl, 1862. 

Leyçoiiti, s. f. gasc. leçon, instruction. 
(Voir lessou.) Ital. lézione. 
Esp, leccion. 

Leyris, l| s. f. v. l. laisse, frîche, terrain 
Lairis, Il non cultivé. 

— Anan'mounla sur lou penne do l'iiièris. 

Leyl, Il s. m. caslr. lit, meuble pour se cou- 
Liêy, Il cher, pour dormir. — Couche, chose 

étendue. — Canal d'une rivière. 

(Voir lié.) 

Lè«, s. m. et prép, côté, voisinage, proxi- 
Vé, mité. — Lez-à-lez, tout à côté, près. 
Vès, — Vilonovo-léz-Avignoun ou lis. 
(Voir lais, lis.) 

LeKit, I V. a. nuire, léser, diminuer, faire 
Laizar, \ tort, rogner, porter préjudice. 

I.eatardo, | s. f. lézarde, fente, crevasse 
Fendasclo, Il survenue à un mur par défaut 
de construction. 



Lezë, 

].ezi, 



s. m. loisir, temps disponible, suffi- 
sant pour faire une chose. (Voir lésé.) 

— S'appelavo Jan de lezé. 



Lezèiio, 

Luzéno, 



s. f. poinçon courbe des cordon- 
niers pour percer le cuir. 

Esp, lesna, Ital. lésina. 

(Voir alèno, alzèno,) 



Soun véiadou 'scranca, sa margot, si lezéno, 
Viel ié, vi(Mo crédanço e viel foundau grésa, 
Pièi dons ou 1res fripcl per lapa sa coudcSno, 
Vpj 'aqui sa fourtuno ; on polla suspesa. 

Uigot, 1867. 



Lèzo, 

Lés, 



s, f. laize , largeur d'une étoffe , 
bande de toile. — Pièce de terre 
étroite. Lat, latus, Rom. latz. 
(Voir fringo.) 

— Mai, nou n'irem pl6 de scgar 
Eislierba' no jjIu grande lèzo! 
Vint jardinièi no forian pa 
Ce qu'élo nou vôu qui fai-fa. 

Foncand. 



LHO 



— 852 — 



LIB 



Lhont, H adj. loin, à grande distance. 
luen, Il 

— Amai que seguen l'hont poudès auzi lous brams. 

LI, art. plur. et pron. les, eux. (Voir aquèli, 

lei, kis.) Adv. y , à lui. — 

Lt dirai, je lui dirai. 

— Neit e jour li aurià pas vu fà 
D'autre meitièi que de chonta. 

Foucaud. 

Li, ». m. lin, plante textile. (Voir lin.) 

Lj, Eli, $, m. Lys, fleur. (Voir ile.) 



Lia, 

Liga, 



V. a. lier, attacher, joindre, réunir, 
enjaveler, engerber, serrer avec des 
liens. — Mélanger, épaissir. 

— Avès doun li man liado. 
— F6n ana lia de fèissino. 
— Pichol fai e bien lia. 



S. m. cheville, billot pour faciliter 
le liage des gerbes ou des fagots. 

Liage, s. m. action de lier. — Mélange 
de matières* pour lier ou amal- 
gamer. 

s. m. et fém. lieur ou lieuse de 
sarments , de gerbes , d'oignons 
ou d'ails. 



Liadoii, 

Liadour, 



Liaire, 

Liairis, 



Liant, s. m. corde ou cordon, lien, gaule 

Liame, flexible, tige sarmenteuse, trochet 

Yan, de fruits. — Sangle, courroie. — 

Ligame, Chevaux accouplés pour la dépi- 

quaison. — Ditn. liamet, petite 

liasse. — Raisins suspendus à 

un fil pour être conservés. 

— Quart n'avès fa de yan? 

— Fa boun veire aquélo rodo, 
Fa bouii veire sous sois liams, 
Quand, en mesuro, à la modo, 
Desgavellon lous berlans. 

E. Gleizes, 1873. 

Liania, t;. o. empaqueter, lier, attacher, 
Enliassa, réunir, enfagolter. 

Liniiiado, s. f. liasse, corde, chaîne, 
Liagno, tresse, choses liées ou tressées 

ensemble. 



— Li ardit8 est devenu on liard. 

— Jamboun, aigarden, monrladello 
Passavon de plus en plus bello 
Senso jamai paga lou liard. 

— F6u qu'entre amis tout se partage ; 
Jamai lirarian pas un liard 

S'aro prenian pas nostn part. 

Favre. 

Liardeja, v. n. liarder, contribuer, mar- 
chander , se montrer avare , 
donner sou à sou. 



Liard, 

lar, 
Liardo, 



s. m. et fém. petite monnaie de 
cuivre qui valait deux ardils, ou 
le quart d'un sou, et qui a été 

remplacée par le centime. 

(Voir piaslro.) 



Liargo, 

Liarzo, 



s. f. bas litn. laitron des champs, 
fam. des Composées chicoracées. 
(So\rcardèlo,lacheiroun,lazègo.) 
Sonchus oleraceus, arvensis. 



Liarpous, 

Lharpous, 
Lagagnous, 

Liasoiin, 

Lièsoun, 



adj. larmoyant, chassieux, qui 
a la vue trouble par suite 
d'humeurs. Esp. laganoso. 

s. f. liaison, jonction, matières 
molles ou pâteuses destinées à 
lier des corps solides. — Farine, 
œufs et condiments pour épaissir 
des sauces. — Trait de plume 
délié. 

LiaiiRo, Il s. f. liasse , papiers d'affaires 
lasso, I réunis ou liés ensemble, menus 
objets liés ou enfilés, trousseau, 
poignée. 
— De qu'as fa de ta liasse de gimbelelo? 

Liban, s. m. corde de jonc, gaule flexible, 
Licau, sarment, lambrusque pour lien. 
Trihau, Lat. licium, Fr. cent, lican. 

— Veguem qu' mi va louesse aquelis amarino, 
Que soun liado à paquet cm' un Iros de liban, 
Cau lei fara peta?... aqueli vedigan 
Soun prin coumo Ion det, e pagon pas de mino. 
Bourrelly, 1870. 

Liiiardo, s. f. frottoir ou peigne de cordier 
pour affiner le chanvre. 

Libéra, I| v. a. et rec. délivrer, décharger. 
Se libéra, || exonérer. — Se libérer, se rendre 

libre et quitte, payer ses dettes. 

liai, liberare, Esp. libertar, Port. 

livrar. 

Libéral, l| adj. et subst. digne de la liberté, 

Liberau, Il généreux, qui aime à donner, à 

soulager ses semblables ; qui 

travaille à l'avancement de la 



LIB 



— 855 



LIB 



morale, de l'instruction, à l'amé- 
lioration des classes populaires. 
Lut. liberalii, liai, libérale. 

— Libérale sazou, nous coumbles de présens. 

- ■ E tu, sus libérais lançabes l'analêmo 

Nous cridabes louljour : Bibo lou rey quand mémo. 
Jasmin, 1S51. 

— Fôu tout estermina pa founs que la racino 
Ençi républicain, libérau, jacoubin. 
Vous poudès léu muni d'un parèu d'escarpin. 
Desanat, lHôi. 

Liberalitat, s. f. générosité, disposition à 
donner, largesse. 

— Caa noun fai liberalitat 
Dau femelan es rejitat. 

Liherta, s, f. faculté d'agir, d'exercer sa 
Libellât, volonté, par opposition à servi- 
tude, captivité. — Jouissance 
de certains droits politiques que 
la constitution d'un pays accorde 
à chaque citoyen. — Déesse, 
personnification de l'indépen- 
dance, du libre arbitre. — 
Manières hardies, familières. 

— l'an laissa prendre trop de libertà. 

— Jausé se dono lei mourèno 
En bramen par l'egalilà; 

E Louis dis : me fau de cadèno 
Cavalisco à la libertà. 

J. Moral, 1828. 

— Jou bau tronba Ions reys que benon pas me querre, 
Cal que de l'uniber toqui lous quatre bouts; 
Cal guerro generalo, ou libertalperlout. 

Jasmin, 1831. 

— Atal yen douni quicon aro 
Qu'es en sa libertat encaro, 
E que, talèu que me beyra 
Al grand galop se salbara. 

Goudouli. 

— E de cadèno ansin tant et tant i'agradéron 
Que vouguè plus jamai agué sa libertà. 

Michel, 1864. 

Libertin, s. m. et adj. libertin, de mora- 
Libertinas, lité trop libre, déréglé, licen- 
cieux. Lat. liberlinus, liberatus. 

— Lou libertin se vieutant dins lou vice 
Crei per aqui satisfaire soun couer. 

LibortineJ», v. n. fuir le travail ou l'étude, 
mener une vie déréglée, se laisser 
entraîner par des passions hon- 
teuses. 



Llboiileto, s. f. appendice charnu, lan- 
Nigouleto, guette qui pend dans le fond 

Luzèlo, du gosier. liai, ugola, uvola. 

Dim. de uva, grain de raisin. 

Liboiirèio, [I s. f. livrée, habits de cou- 

Liourèio, leurs, vêtements galonnés des 

Librèio, domestiques et distribués à 

certaines époques de l'année. — 

Ornements, bijoux. — Plumage 

des oiseaux. 

Libouret, s. m. lignes dormantes enfilées 
dans les trous d'un morceau de 
bois pour la pêche au maquereau. 

Libra, Il v. a. et rec. livrer, délivrer, remet- 
Se libra, tre, distribuer. — Se remettre, 
se confier, s'attacher, se consa- 
crer, s'appliquer. Esp. librar, 
liai, lïbrare, du lai. libérât e. 

Libraire, s. m. libraire, qui vend des 

livres. Esp. Ubrero, Ital. libraio. 

— Se, coumo l'estoumao vous bourravias l'esprit 

Vous cadriô, dins Beziès cent ou cent bint libraires. 
i. Azaïs, 18S2. 

Librarié, $. f. magasin d'un libraire, com- 
merce des livres. Autrefois 
bibliothèque 

— Mes coumo n'i^ro pas tout a fet escoulié 
Bejet qu'ero bengut dins un pays manjaire, 
Ouut las gens legissien pas gaire. 
Mes ount bourron fort lou faffié ; 
Plantet aqui la librarié 
E n'ajel per pla se refaire 
Qu'à se faire bon paslissié . 

J. Azaïs, 1882. 

Libre, adj. qui n'a pas de maître, qui 
Libro, possède son libre arbitre. — Non 

obligé, non dérangé. 

hat. liber, Ital. libero. 

— La Franco libro, à boslro sepulturo 
Accordo anfin l'aunou que méritas. 

Jasmin, 1851. 

— Que, dau malin jusqu'au vespre, aviô pas. 
Ce que se dis, mémo per soun repas, 
Un moumenet de libre, de tranquille. 

Florel. 

Libre, s. m. livre, cahiers de papier impri- 
més ou manuscrits qui forment 
■an-vo\uvae. Lat. liber, Ital. clEsp. 
libro. Port, lïoro. 

— Cregnissié li libre coumo lou curât 
Crisostbme cregnissié li viouloun ; laissas 
doun legl e un pau dansa. 



LIB 



— Me soabeni qa'nn jour, al foand de ma crambeto, 
Dins un libre esquissai, brigailhat, 
Legisquèri qu'un Diou jouine, escairabilhal 
Futquel bannit del ciel, e per uno escam|)èto, 
Penden das ans, lou paure maihurous 
Restet sur terro à garda de moulous . 

Jasmin, i828. 

— Un maihur ! que dises ? moun libre? bous l'an prés! 
N'an panât que moun libre ? oh ! Jano, aco n'es rés. 
Débat bostre acacia, sur boslre poulit siéli, 
Deman, un tout parié ne (roubarés. 

Jasmin, iUi. 

— Lous sabents libres en quesliu 
F6a pas qu'uno soulo ediciu, 
Tirado à cinq milo exemplaris, 
Luzcnts, éternals loucataris 

De sous taulos en acajou. 

Floret. 

LibFonien, adv. franchement, spontané- 
ment, résolument. 

— Per bous esplica libromen 

Coussi cal que si6 per me plaire. 
Sur un papié la hsu pertraire ; 
Car per lira quicon de bel 
La pluma bal bé le pincel. 

Goudoali . 

Librot, s. m. petit livre, brochure, cahier, 
Libret, plaquette, catalogue. — Table de 

multiplication. Ital, libretto. 

Esp, librito, librillo. 

Lien, Il », a. lécher, passer la langue, goûter, 
Lipa, effleurer. — Finir minutieusement 
Lecar, Il une peinture, limer. liai, leccare. 

Gr, Xmcùi, 

— Vôu mai estre lica que moussiga. 
— Cau ta fa que le lique. 

— Cau es dous que se lique. 

Licndo, [| s. f. lippée, reste, une bouchée, 
Lecado, \\ un soupçon, un peu, couche mince 
de plâtre ou de mortier. 

— Ni a pas per uno licado. 

Liewîre, ad;, gourmand, lécheur, pignocheur, 
peintre vétilleux qui polit trop 
ses ouvrages. 

LicR<, adj. léché, recherché. (Voir alescat.) 

Liceiroiin, s. m. liteau de bois mince 

Lisseiroun, sur lequel portent les fils des 

lisses dans les métiers à tisser. 



- 854 — LIÇ 

LiceiiMo, I s. f. licence, concession, permis- 
hicenço, j sion spéciale et quelquefois per- 
mission forcée, excessive. — 
Affranchissement des règles. 
Ital. licemia, da lat. licet. 

— Me fou demonda la licenso. 

— Singes ou gens de mauvoulenço. 
Se lus laissas tro de licenço, 
S'embriaigon de la liberla , 
Alor cau pot lousaresla. 

Félix. 



Liciaet, 

huchet, 
Anduzat, 



s. m. louchet, pelle ou bêche de 
jardinier pour remuer la terre. 
Fr. cent, lauche, louche, bande 
de terre. 

— Trouvavo bien souven soun licliei Iro pesant. 

Liclietn, I V. a. bêcher, remuer la terre, 
Lucheta, \ cultiver au louchet, 

Lieliië, Il s. m. béarn. purin d'étable, fumier 
Lichiet, | liquide, vase fétide. 

Licliièro, | s. f. couchette, cadre de lit de 
Lièchet, | campagne pour contenir la pail- 
lasse. — Brancard, lit couvert. 
Ital. lettiga. 

Liehièro, jj s. f. gasc. lit de paille sur 

Litièiro, lequel couchent les chevaux ou 

mulets, etc. 

Esp. litera, bas lat. lectaria. 

Rad. liech, lit, Lat. lectum. 

— L'avien bouta à la lichiéro, au rebut. 

— Douno civado e fa licliiéro, 
Nousmenel sus lou cop sei besu de transport. 



Lîclio, 

Lisso, 
Liciat, 
Lampugo, 



Lieenelotia, adj. 

réglé. 



licencieux, libertin, dé- 



s. f. liche vulgaire, centronote 
Vadigo, gros poisson de la Médi- 
terranée ressemblant au thon, et 
à chair comestible. 
— Scomber amia. aculeatus. 

Liehouira, v. a. lécher, rechercher, fure- 
Lichouna, ter, manger ou boire en 

Licouneja, cachette. 

Lioliouii, adj. gourmand, friand. — Re- 
Lichous, cherché. — Ecornifleur, para- 

Lico-plat, site, Gr. >^i%"(, avide, goulu. 

Liço, s. f. lice, lieu de promenade, cours, 

Lisso, boulevard planté d'arbres, champ 

de course ou de jeux, chemin de 

ronde. Esp. liza , Ital. Uaa , 

liecia. 



Lie 

L'esirangié liisilour qu'oubserbo 
Las foarlifiocioas ounl poisso l'agaboiis, 
Dins las liços Irabuco à las matos île l'herbo, 
E te picQ las mas à l'ourtigo, as cardous. 
Mir, 1871. 



Lîeofroio, Il s. /". lèche-frite, ustensile de 

Lecofrito, jj cuisine qu'on place sous les 

viandes à rôtir et qui recueille 

ce qui est friand, qui lèche le jus, 

Lieou, s. /". liqueur, poisons sucrés lors- 
Licours, qu'on en abuse, boissons distillées 
ou spiritueuses, liqueur de mé- 
nage. Esp. licor, Ital, liquore. 

— Ero uno licou de feueslro. 

— Car l'espriud'aquèlo licour 
Soulage! dau miès uostre ventre 
Per leis effet de sa vapour. 

Desanal. 

Liçouii, H s. /".leçon, enseignement, instruc- 
Leiçoun, Il lion donnéedu haut d'une chaire, 
ce qu'un maître fait apprendre 
par cœur, préceptes, exemples 
qui servent d'enseignement , 
d'avertissement. Esp. leccion. 
liai, lezione, du lat. légère, lire. 

— Lou mestre d'aquel ort un bèu malin l'aganlo 
E H dis : pichot foutissoun, 

Te vau faire donna quauco bouèno liçoun. 
Bourra lly. 

Lie, I 5. m. lit, meuble de chambre à cou- 

Liech, I cher, lit de gazon, de feuillage. — 

Litit, ! Canal d'une rivière ou d'un fleuve. 

Yé, \ — L'arrière faix, itrme d'accoucheuse. 

Esp. lecho. Port, leilo, Ital. letto, 

— A la vigne, emb'el me menavo. 
Me couchavo emb'el dins soun yé. 

— Avan de se coucha cbanjo l'argen de pla;o ; 
L'encafourno dins sa païasso, 
Regardo soulo lou yé, 
Tapo lou trau de l'ihié. 
Se cocho; amousso sa candèlo. 

Bigol, 1867. 

— Ere ben jouine encaro, avièn pa 'nca très an. 
Ma maire, dins soun lié, per lou mau aclapado 
Gèmissié que nonn-sai ; per nlo pregavian. 
Car l'ouro de sa mort èro déjà sounado, 

Gautier, iSBO. 

— Boun Diou ! coumo la som f.igio de moun perpil 
Quand, sur moun liey de sangio à la luts d'uno lampo. 
Entourai de romans qn'abioy touijour en campo, 
Legissioy Florian ou Ducray-Dumenil 

Jasmin, 1833. 



855 — LIE 



Lièito, Il s. f. béarn. tâche, travail à faire, 
Jouncho, il séance de labourage. 

Lien, $. m, lion, animal. (Voir lioun.) 

Lièro, ». f. lierre grimpant, lierre des 
Lèdro, poètes, arbriss. de la fam. des Ara- 
Lèune, liacées, à fleurs jaunâtres et à baies 

noires, hedera hélix. 

(Voir èure, èune.) 

— Per me, n'aime mas quam In liera 
Que conrouno lou front soben ; 
(;hante loui bousquei, la bargèra 
Moui vers fan moun omuzomen. 

Foucaud, 1810. 

Lietto, S. f. layette, les langes et maillots 
pour un enfant nouveau-né , 
coffre en bois oij on les tient. 



Llègno, 

hièto, 



s. f. traîneau de montagne, caisse 
destinée au transport des pierres 
ou du fumier. 



Lieu, 

Tuèi, 
Ife, 



s. m. if, arbuste de la fam. des 
Conifères à feuillage persistant et à 
petites baies rouges. 
Taxus haccata. 

— Recuberto de pin, de mêle emé de lien 
Fouresl d'ome e de loup pnpiado. 

Gras, 187B. 

Lièiinie, | s. m. légume, semences destinées 
Legun, | à l'alimentation. — Herbes pota- 
gères, racines alimentaires, jar- 
dinage. 

— Aqui rouigaras plus de galeto monsido. 

Ni liéume mita crus, ni jamboun Irô mourfi ; 
S'as set, li bàuras plu tan pau d'algo pourrido, 
M'ounte auran dostrempa lei troué d'estocofl. 
Gélu, 18B2. 

Lieun, | arfr.loin, à grande distance, là-bas. 
Yeun, V. fr. léans , opposé à céans. 

Luen, hat. longe, Ital. lungi, Esp. lejos. 

— TënAs, l'autre matin, vous parle pas deliean. 

— Seguen de lieun se voulen plaire. 

— Maire lieuncho fat l'enfant bon. 

— S'en vai pu yeun que lou Missisipi. 



LIeiincliour, s. f. le lointain, au loin. 
Liuenchour, 

— Dins la lieunchour qu'alin clarèjo 
De féiun gabian voulasirèjo. 
Mistra' . 

Lieurar, v. a. v. l. livrer, céder. (Voir libra.) 

Lieiirèio, I s. f. livraie, présents de noces, 
hihrèio, || bijoux, ornements, noeuds de 
rubans. — Marques extérieures, 
plumage des oiseaux. 
(Voir libourèio, livrèio,) 



LIE 



— 856 



LI6 



— Té, Bonsoun, me digne, l'adusi la lieurôio, 

Uno crous de diaman em'an clavié d'argen. 

Emery, 1862. 

Lîey», V. a. béarn. faire glisser, rouler, 
traîner. (V'oir liègno.) 

LiflTa, V. a. castr. toucher, effleurer. 

I.ifTra, V. a. castr. convoiter, désirer. 

Lifre, adj. béarn. gras, dodu, potelé. 

— Que siès galharJo, rnoun amour, 
Agradanto e lifro touljour. 

Liga, V. a. lier, attacher. (Voir lia.) 
Lot. ligare. Gr. Xvyoa. 

— Ai men Je gaubi qu'un manobro 
Quand s'agis de ligaloufai. 

— Cau a pau garbo a lèu liga. 

Lf sa, V. a. faire déposer du limon, colma- 
ter , couvrirde boue. 

S. f. lien, branche d'osier ou 
de vigne, paille, tout ce qui 
sert à attacher, à serrer. 

Gr, Twym. 

adj. et subst. lieur, lieuse de 
gerbes, de sarments. 

s. m. ligament, cordon fibreux 
blanc jaunâtre; membranes, 
muscles, tendons qui lient et 
fixent certains organes et qui 
maintiennent surtout les os dans 
leurs jointures. 

Ital. legamento , Esp. liga- 
miento, du lat. ligamentum. 

». f. alliance. — Ligue, union, 
confédération de plusieurs États. 
— ' Entente, complot, congrès, 
Ital. lega, Esp. liga. 

— Vivo lou rèi, vivo la ligo. 

adj. V. l. vassal, soumis, lié, engagé. 

Bass. lat. ligius, corrupt. de ligatus. 
Ital. ligio, AU. ledig, libre avec 
quoi, semblerait concorder la 
phrase quitte et lige. 

adj. liseur , qui lit beaucoup , 
par goût, pour son plaisir. 

Lisna, V, a. ligner, tracer des lignes paral- 
lèles sur un tronc de bois avant 
de le refendre. 



Enliga, 



Lîgadero, 

higaduro, 
hiaduro, 

Ligaire 

Ligarelo, 

Ligament 

Lioment, 



LiganHO, 

Ligo, 



hitge, 



Ligeire, 

Liseire, 



Lignado, Il s. f. lignée, suite, descendance, 
Linhada, || postérité. — Train de bois 
flottant sur une rivière. 

Ligneirar, v. a. couper du bois ou en 
ramasser. 



Ligneto, s. f. cordon de chanvre, 
paquets ou à fouets. 



ficelle à 



Ligno, s. f. ligne, trait, cordeau , fil qui 
porte un hameçon pour la pêche. 

— Ecriture, imprimé. Lat. linea 
de lineum, fil de lin. 

Liguoto, s. f. le linot ou linotte des 
Linot, vignes, oiseau de passage à bec 

Tarin, conique. — On recherche les 

mâles dont le chant est agréable 
même en captivité. Fringilla 
cannabina. — Oiseau qui aime 
les graines de lin ou de chanvre. 

— Carga lignoto, être gai, un 

peu gris. 

— testo de linot ! ièu l'avlêi averli, 

Siès pas pus avança qu'avanl û'estra parli. 

Lignoii, s. m. ligneul, fil enduit de poix 

Lignot, pour coudre les peaux, le cuir. 

Lat. lineus, hneolus, fil de lin. 

— Me.laissarés dourmi la grasso matioado; 
Aïo que ses riche, vous fôn 
Pas leva tant matin per tira lonlignôu. 
Bigot, 1866. 

Ligo, s. f. lie de vin , limon , bourbe , 
himpo, dépôt, Angl. to lie , être couché. 
Lee, lie. 

s. f. lien, attache, corde, courroie. 
— Teni la ligolo, teni d'ament ; 
épier, surveiller, observer. 



Ligo, 

Ligolo, 
Lignolo, 

Ligo, 

Liguèto, 

Ligo-ligo, 

Légo-lègo, 
Ligueto, 



s. f. chevilière, ruban de fil. 
Cambo-ligo, jarretière. 



adv. et subst. envie, défi, pro- 
vocation, faire montre, faire 
venirl'eauàla bouche, allécher. 

— Dins ma vileto 
Li a de mourronn 
Blanc negroun 
Que fan linguèto 
Mai crèi me ièu 
Bravo poule to. 

Cronsillat. 

Ligoiisiio, s. f. flamberge, rapière, rouil- 
larde. 



IJL 



857 - IIM 



LIlu, j ». m. lilas commun, arbuste de la 
Linla, \ fam. des 01éacées,qui fleurit dans les 

premiers jours du printemps. 

L'écorce est tonique et fébrifuge. 

Syringa vulgarit. 

Lila de Perao, arbrisseau de la même fera, 
à feuilles plus allongées et dont 
la floraison est plus tardive. 
Syringa persica. 

Lini», V. a. travailler les métaux avec la 
lime. — Polir, corriger, châtier 
un ouvrage. 

Llnt«ç«d«, 1 s, f. fam. des escargots. — 

Limassado, 1 Fricassée, plat d'escargots en 

sauce. 

— Se dounaj sur la limassado 
N'aven pas per uno becado ; 
Fagaès pas l«i boufins trou gros. 

Germain, 1760. 

LiiiiMcb, I $. m. limaçon, non commun à 
Limas, tous les escargots dont on fait des 

Cagaraulo, bouillons mucilagineux ou que 
l'on mange après despréparations 
culinaires assez compliquées, — 
Hélice vigneronne ou des jardins. 
— Hélice némorale, etc. 

- Kl Il'u goosié duberl, aulant qu'un emboulaire 
l.oii coumplasen grapau lachei un cruah lan bèu, 
Uu'uno pauro limactio jntret dins soun cruvèu 
De tant que l'esfrayet.... 

Serre, 18S7. 

Liiiinrlioua, adj. baveux, gluant. 

Liiiiacié, s. m. vase ou caisse à jour dans 
lesquels on fait jeûner les escar- 
gots. 



Lliiaaço, 

Limasso, 
Limaus, 



Linialo, 

Limalho, 



s. f. limace, molusque visqueux 
rampant sans coquille qui se tient 
dans les lieux humides. 



Lat. Umax , 
Port, lesma , 
Ital. limaccia. 



du Gr. Ktif*K. 
Esp. limaza , 



s. f. particules métalliques déta- 
chées par la lime en travaillant 
les métaux. 



Lf nianclio, $. (. v. l. limon, boue. 

LluiMudo, s. f. gasc. armoire, placard. 
Planche, règle. 



— Aro qu'à louls lou cèn bous mm lo 
l'an lanl que eau, dins la liniando, 
Aro ((u'is p;is mes car le blat 
Hous cau refa ilau lems passai . 

St Salvy, 1826. 

LliiiMHrndo, ». f. psoralier bitumineux, 
Cabridouto, trèfle puant, pi. fam. des 

Grosso rudo. Légumineuses papiiionna- 

cées à fleurs bleuâtres. Pioraka 

bitumosa. 

LSninuco, Il s. f. chient-dent pieddepoule, 
Gramenai, pannche des prés, pi. fam. des 
Miliauco, \\ Graminées à épillets verdâtres. 
Panicum daclylon. — Plante 
assimilée aux limaces qui rava- 
gent les vignes. 

Lf niiijardo, | ». f. inule de Bretagne, inule 
AUbardo, \\ perce-pierre , plante des 

marais à fleurs jaunes. — Inula 

britannica. 

Liinbxrt, | ». m. lézard vert ocellé , petit 
Luzerl, || reptile saurien qui se réchauffe 
au soleil et qui s'engourdit en 
hiver. — Lacer la ocellata. 
— Bilineata. 

— Ren que d'avo senli lei piadds 
D'un gros li'iibert qu'avif^ sautai' 
Sus lei rens de sa inijcsiat. 

Houbaud, 1856. 

LliiiberS, | s. m. callionyme lyre, callion. 

Dragounèu, | Uragonneau, poisson de la Médi- 
terranée aux brillantes couleurs, 
où dominent le vert et le jaune. 
Callionymus dracunculus , lyra. 

Lltiiliert de iiiar, s. m. osmèresaure, pois- 
sou de la Méditerranée à corps 
allongé et à brillantes couleurs. 
Osmerus saurus. 

Lliiibèu, ». m. lambeau , morceau déchiré. 

Ltiuborou, Il ». m, ellébore blanc, verâlre, 
Alibor, varaire. Veratrum album, 

Varaire, | plante fam. des Colchicées 

à fleurs jaunes. 

Lliiieja, I V. a. et neuf, limer alternalive- 
Lima, ment. — Devenir gluant, vis- 

Limouneja, || queux. — Vider, dessécher un 
marais jusqu'à la vase. 

U. 



LIN 



— 860 — 



LIO 



— Vesc's .. ilii.s aquèa sa". iIc telo 
Il 'n superbe prouvesimcn 

De linge aiiiai iral)iliameii ! 
K loul aco béu es [icr èlo. 

Aubcrt. 

LiiiKe, Il adj. leste, enjoué, délié, grêle, 

Linde, || mince, blanc, clair, transparent. 

Angl. lean, Duct. 

I litgclro, «. f. lingère, qui a soin du linge 
ou qui en confectionne. 

lAngoi, I t. m. lingot métallique auquel on 
Lingoun, \ donne à la fonte une forme de 
grosse langue. 
— Ks luu corcaire <l'or qu'eniporlo soun lingot. 

— Semenarai per lei carrièiro 

^ Forço inoucéu de mci lingoun. 

Gelu, iioâ. 

Llnsounthnii, I (. m. homard , grosse 
Lorman, H écrevisse de mer armée 

de fortes pinces. 

Astacui marinui, homarut. 

IJiiaoii«4Sèro, .»./■. filet pour prendre les 
langoustes. 

UiigoMato, s. f. langouste, gros honxard à 
longues antennes et sans pinces. 
Pnlinurus locusta, quadricornis. 



Liguélo, 
Lègo-lègo, 



s. f. petite langue, refus, pro- 
vocation en tirant la langue, 
envie, défi. 



— Te sauprifu pas dire prrqnd 
Me fas qnc mai 11080(^10 nicaro 

■:- PiT loti par!» coureuse per la eans.iunelo 
Dergeiro, va sabë», Neno vous fa linsuèlo. 
Crousillal. 

I.InjA (Se), I t;. rec. se pourvoir de linge, 
Selinxa, | faire un trousseau. 
Unit», ». m. arbuste à fleurs. (Voir/iïa.) 

Liiioto, s. f. gros bec sizerin , petite 
Anjouvin, linotte. — Fringilla linaria. — 
Lucre, Oiseau de passage d'hiver qui 

arrive avec les mésanges, les 

fauvettes, etc. 

LliiM, adj. loin, profond, bas, dans. 

— gilgo, las regos saran 
Linsos coumo de fossos. 

Lin«i», V. n. glisser, descendre. 

Llnaniloiilro, s. f. glissoire, sentier sur la 
glace. 



LtitR«ÎH, (I s. m. drap de lit, linceul, toile 

Lençàu, | de lin. Lut. linteolum, linteum, 

Fr. cent, lincieu. 

— Une eau lo higren.o a bagna moun linsou 
E léu-lèu ai saula île ma couclielo au s6u. 

Bilnaoulado, s. f. un plein drap de lit. 
(Voir /ensou/ado, bourencado.) 

Liiiaoïilet, s. m. petit drap de lit. — Terre- 
noix, bunion bulbeux, plante 
Ombellifère. 

Liiitaii, $.m. linteau de porte ou de croi- 
Lindau, sée, bandeau. Lat. litntn. (Voir 
couverlo, lindanièro.) 

LIo, I s. f. lien fait en osier, sarment ou 
Ridorto, tout autre bois vert et flexible. 
Endorto, (Voir liam, ligo.) 

Lio-eambo, || s. f. lien de jambe, jarre- 
Cambo-ligo, | tière pour maintenir les bas. 



s. m. lieu, endroit, place, abri, mai- 
son. Syn.'loCj luec. Lat. locus. 



Lio, 

Lioc, 

Liogo, Il 

— Es d'un lioc mounte Diou n'a p«isa que de narch. 



— Ai pas jiimai lan'. ris en li6 

Coumo quand, fasont la cliarrado, 
Lou vespre, au cantonn de raoun fiô. 
Nous disiis li Tielemparaoo. 

ItouHiieux, 1860. 



I.ioeol, 

Bridoun, 



s. m. lien de cuir ou de corde 

pour attacher les bêtes de somme 

au râtelier. 

— . . . E vous pauzo en sa pbço 

Souncliô, soun manléu, soun liocô. 
Foucaud. 

l,io-r«nde, s. m. et fém. chèvrefeuille 
Caprifuelh, des bois , arbrisseau de la 

Poupo cabro, fa m. des Caprifoliacées à 
fleurs jaunes et rosées. — Lont- 
cera periclymenum. — Chèvre- 
feuille des jardins qui entrela- 
cent les arbres ou les haies. 

LlfMicii, adv. loin , à grande distance. 
Ion, (Voir Un, luench, iuèn, Ihont.) 

Lfeirop, S- m. et fém. héliotrope 

Maurèlo bastardo, d'Europe, herbe aux ver- 
rues. — Heliolropium euro- 
pceum, pi. f,im. des Ebréliacées 
à fleurs blanches. — On cultive 



LIO 



— 861 — 



LIR 



dans les jardins l'héliotrope du 
Pérou à cause de la délicieuse 
odeur de vanille qui émane de 
ses fleurs blanches. 

I.iou, Il s. m. éclair qui précède le plus 

Liousse, y souvent le tonnerre. 

(Voir eliou, iglau.) 

— Or, aqiiel tems coumo un lio.ussc passel. 

— E mo boulet al dit apey 
Uno belo bago île rey 
Que jeto de liouses la ney. 

Jasmin, 18i2. 

Lioiige, s. m. bas lim. liège, écorce du 
chêne-liège. (Voir leuge.) 

Lloiiii, s. m. bon, quadrupède carnassier 

Lien, qui habite l'Afrique. Eip. leon, 

hal. leone, du Gr. Asorv, Lat. leo. 

— Mai, li Rey sonn leslu quand venon \iel e fible. 
Bas dou lioun chacun rousigavo soun o». 

En carcnlant un biai per n'acassa 'n pu gros. 
Bigot, 1869. 

— t.a femello d'un lien avié dins-la fourest 

Vist monri soun lienel, dins un arrost tout lest, 
Kde jour e de nue, coumo uno boueno maire. 
De sei plang souloumbrous estrassavo leis aire. 

liourrelly. 

Llnunclioii, ». f. lointain, horizon. 

Lioiirn, v. a. peser, étalonner un instrument 
de pesage. 



Lioiirnii, 

Lairan, 

Lioiirar, 



s. m. ancienne mesure pour les 
céréales ou pour diverses récol- 
tes. — Comporte, boisseau, etc. 



•ar, V. a. v. l. livrer, délivrer, distri- 
buer. (Voir livra.) 

Liouro, ». f. livre, ancienne unité de poids 
qui variait d'une province à 
l'autre et même d'une ville à 
l'autre. — Ancienne monnaie 
de valeur variable. Gr. Xtif», 
poids. Lat. libra. 

I.ipn, Il V. a. lécher, lapper,passerla langue. 

Lica, Il — Goûter, déguster. Gr. >^u%a. 

— Lipm li pc dou drôle e li man de la Dho. ' 

— Lou porc de la granjo vcsino, 

/irribo talecan, se lipo e crido : holà ! 

Lipado, s. /".léchée, lippée, repas de sur- 
prise, coup de dent, volée. 
— Lou chin i'a donna sa lipado. 



Llfieso, Il s. f. huppe, joli oiseau de passage 
Pupu, Il à bec effilé, à huppe rousse et 
noire sur la tête, qui recherche 
les lieux humides et ombragés. 
Upupa epops. — Ces oiseaux se 
nourrissent de vers de scarabées, 
de frai de grenouilles qu'ils 
recherchent avec leur long bec. 
Rad. lip, bec. 

Li)ieji», V. a. lécher négligemment, dédai- 
gneusement. 

— Vôu trempa sonn monrronn dedins 
Lou lacb, qu'en lipi'jan bequello, 
Emé sa pichouno bouquello. 

iJaut, (8i3. 



Li|><>(, 

Liquet, 



adj. friand, gourmand. Gr, x<A;»«r 

de Ai;K|''«a'. 



Li|iou«, adj. qui a de grosses lèvres. — 
Gluant, baveux, humide. 

Liquida, v. a. rendre net, clair, limpide. 
— Se libérer, payer ses dettes. 

— U-iiiidas-vous, pas lant de gloio ; 
N'ai pas touci 'n sôu d'jnlérés, 
Me fagués pas faire de frès, 
Redeimas-vous sus la manjoio. 

Martin, 1877. 

Lirat, adj. doux, poli, faible, délicat. 
Gr. Asior, >iitfos. 

IJrelo, ». f. serpette à tailler ou à émonder. 



Lirgo, 

Coutelo, 
Coutelas, 



s. m. Iris germanique, flambe, 
Iris bleu, fris germanica, fam.des 
Iridées à fleurs bleu- violet. 



Lirfco Jitiiito, 

Coutelo de valat, 
Glaujol pudent, 



s. f. iris jaune, iris des 
marais, flambe bâtarde à 
racine vénéneuse ou émé- 

lique. Iris pseudo-acorus , même 

famille. 



Lirtin piidfiito, || s. f. iris fétide, glaïeul 

Glaujol pudent, \\ pa^ai. lus fatidissima. 

fam. des Iridées à fleurs d'un 

bleu grisâtre dans les haies et 

buissons. 

I.lri, Il ». m. lis blanc, plante bulbeuse à 

Yeli, i| fleurs blanches sur une haute tige. 

Ile, jj Esp. lirio, liai, giglio, Lat. lilium, 

lèry, i! Gr. Mifnv. 



LIR 



862 — 



LIS 



— Sonn el blu se pourtet sus un liri 'spandit 
Al-lenent d'un rousié flouril 

Loa liri, bès lou cel fliromen relebavo 
Sous calicisdènèu embaumais de perfums. 
Mir, 1870. 

— Coumo le liri blanc parey de tout cousiat 
Per dessus le muguet e la mamoy nenelo. 

Goudouli. 

LIro, I s. f. instrument de musique à cordes 
Lyro, I qui n'est plus en usage, espèce de 

guitare , de <:ithare encore en 

usage en Orient. 

Gr. Xvf», Ital. lira. 

— Quand sus lou luth dou Troubadour 
E sus la francihoto liro 

Ta muso douçonien souspiro 
Lei douci peno de l'amour. 

Crousillat. 

— l'a que la lyro deis angi 
Que posque bente canta ; 

— Que sount devengus lei troubalr» 
Lei grand Bertrand, lei Cercamoun, 
Aquelei flame batailhaires 
Qu'avien la lyro e l'armo au poun î 

Granier, 1852. 

Llroun, i. m. ver de la viande, annelide. 

— Loir. — Gros rat à queue 
velue. 

LIroun-lireto, s. f. refrain de chanson, 
bagatelles, niaiseries. 
Gr. x^oî, niaiserie. 

Lis, art. plur. les. Ado. près. (Voir les, lex.) 

— Passa lis, passer sans rien 
dire. 

Lia, adj. uni, poli, luisant, lisse. (Voir 
Lise, Il lisquet. )Esp.liso, Port. lizo, Ital. liscio. 
Gr. Xirrof, uni. 

— Avié passa de lis eu virant lou cantonn. 

— Veiras plus reveni li roso, 

E toun front lise, ti ganto roso, 
Uello, dous cops flounraii pas. 

Tavan, 1860. 

— ilanjas uno soupo lito , 
sans légumes. 

Liait, H V. n. et act. glisser, couler, rouler, 
Lieya, || traîner, tirasser. 

Liaadou, s. m. lissoir, outil à lisser. 

Liaeo, s. f. tranche mince de pain ou de 

gâteau. (Voir lesco.) 

— Drageios, berlengols, amenlous, afa<!hados, 
Gimbeletos, sodés, aoaai liscos daurades. 
Félix, 1870. 



Liaeire, 1 s. m. liseur, qui lit beaucoup. 
Ltsur, I 

Liainire, s. m. ibis falcinelle, courlis 
Chariot vert, vert, oiseau de passage qui 
arrive d'Espagne et d'Afrique 
oh il niche, à chair non comes- 
tible. — Ibis falcinellus. 

Llaièiro, s., f. lisière, bord d'une étoffe, 
Cimousso, d'un champ, d'un bois. 

Bass. lut. licia, liciera, Angl. 
list, AU. leiste. 

Liaqttet, | adj. brillant, sémillant, char- 
Liscat, Il mant, paré, agréable, potelé, 
mince, fluet. 

— Es toujour propro e lisquèlo, 
Se levo de bon malin ; 

De vespre emé sa dourguèto 
Vai, per l'aigo au pouii vesin. 

Tavan, 1868. 

— Onnte soun ti poulit brasse! 
Blanc e lisquel cuumo l'evori. 

Guilhem. 

Liaaeiroiin, | s. m. lisseron, longue ba- 
Liceiroun, \ guette en bois mince sur 

laquelle portent les fils des lisses 
dans les métiers à tisser. 

Ltaaiou, i. m. lessive. (Voir iessiou.) 

Liaao, s. f. centronote lyzan, petit poisson 
de la Méditerranée. Lichia 
lyzan. — Mèche de cheveux, 
tresse. 

Liaao, s. f. assemblage de fils verticaux à 
maillons, d'un métier à tisser, 
dans lesquels maillons sont pas- 
sés les fils de la chaîne; les lisses 
s'élèvent et s'abaissent alterna- 
tivement au moyen des pédales, 
pour laisser passer les navettes 
qui distribuent la trame du tissu. 
— La hauto-lisso se dit pour 
les tapisseries oti la chaîne est 
tendue verticalement, et oii les 
ouvriers placent la trame au 
moyen de petites navettes ou 
espoulins. 

Liaao, I s. f. cours, boulevard, promenade, 
itpo, I — Lice, arène. — Lutte , jeux s 
combat. 



LIS ^ 863 — 

A la lisso quand passavo 
Coumo un tin parpaïounel, 
Dins l'aire beluguejavo, 
E ié Jisien : siès tan bravo ! 
Veue un pau, Madelouné ! 

Canonge, 18G8. 

— Siagos-i pronpisso. 
Au fort de la lisso, 
Souslen moun halé. 

Floret. 



LOC 



Liatn, V. a. border, garnir, orner, placer 
Listela, des liteaux. Syn. listra. 

Listel, s. m. liteau, lame de bois, longue 
règle, moulure étroite et unie. 

Liato, s. f. bande de toile, de mousseline, 
ou de batiste pour ajustement. 
Suite de noms sur une feuille ou 
sur un cahier, catalogue, énumé- 
ration. — Bande de terrain. 
Ital. et Esp. lista, Angl. list, 
AU. leiste. 

IJfitoun, *. m. petite bande d'étoffe. 



LItaa, 

Lica, 



V. a. béarn. lécher, goûter, brouter, 
tondre comme les chèvres. 



Lltmo-erabo, v. a. béarn. chèvrefeuille 
Maire-siauvo, des bois. (Voir lio-rende.) 

Lltaou, I «. f. gasc. leçon, récitation, ensei- 
Leiçoun, | gnement. 



Lit 



■IFO, 



Leituro, 



s. f. lecture, action de lire, ins- 
truction. 



— Souven dins lou simple réduit 
D'un jardin fa per la naluro 

lé goustdièu d'eicellent fruit 
Que l'on trovo dins la lituro. 

Desanat, 4826. 

Lliien, n adv. loin, à longue distance. (Voir 
Luench, \\ Un, Ihont, iuen.) 

— l'anavian de linen en liuen. 

— Iroundelo negreto 
Que fas toun nis 
Souto ma fenestreto 
Luen, de qu'as vist ? 

Anlounieto, 1864. 

Lliinie, n s. m. légume, semences. — Her- 
Lioutne, \\ bes potagères. — Racines alimen- 
taires. — Jardinage. 

LiuMMet, s. m. béarn. éclair, vive lumière. 
— Un gros liusset announço untrounèire pla fort. 



Livra, I V. a. livrer, remettre, confier. — 
Libra, | Exposer, abandonner, engager. 
Lat. liberare. 

— En parten nous a livra li clan. 

Llvrazoïi, s. f, livraison de marchan- 
Livreisoun, dises ou de denrées. — Feail- 
les imprimées d'un ouvrage qui 
se livre par fascicules. 



LIvrèio, 

Ltourèio, 



Lo, 

Lou, 



«. /".livrée, habits galonnés que 
portent les laquais, les domesti- 
ques. — Présents de noces. — 
Rubans, plumage des oiseaux, 

art. gasc. le, lui. 



Loe, 

Lioc, 
Luec, 



s. m. lieu, endroit, place. — Abri, 

maison. — Contrée. 

liai, luogo, Esp. luego, du Lat. locus. 

— Courreran à brido abaludo 
Al loc heii que lour a dit 
Le fistounel forobaodit. 



Gond. 

Loe, S. m. loch, instrument composé pour 
mesurer la vitesse d'un navire 
en marche. C'est une planche 
triangulaire lestée de plomb 
pour montrer son angle supé- 
rieur et pour opposer de la 
résistance à l'eau ; une longue 
corde enroulée autour d'un dévi- 
doir sert à marquer cette vitesse 
au moyen des nœuds, qui indi- 
quent la 120"'« partie du mille 
marin. Angl. et AU. log, bloc. 

Lae,' adj. nigaud, simple, fou. 

Local, s, m. lieu déterminé, désigné, exact, 
particulier. 
Lat. localis, de locus, lieu. 

— Demande la persouno intrado 
La premièiro dins lou local ?. . . 
Acô scguet un capoural, 
Poulit garçoun à barbo bloundo. 

Gros, 1876. 



Loeha, 

Loucha, 



V. a. secouer, 
brandir. 



battre, agiter, 



Loclio, s. f. balancement, suspension. — 
Carga en locho, suspendre une 
balle ou une caisse en surplus 
du chargement. 



LIR 



— 862 — 



LIS 



— Sonn el bla se pourtet sus nn liri 'spandit 
Al-lenent d'un rousié flourit 

Lou liri, bès lou cel ûfronien relebavo 
Sous calicis dènèu rmbaumats de perfums. 
Mir, 1870. 

— Coumo le liri blanc parey de lonl constat 
Per dessus le muguet e la mamoy neueto. 

Goudouli. 

Llro, 1 S. f. instrument de musique à cordes 
Lyro, I qui n'est plus en usage, espèce de 

guitare , de <:ithare encore en 

usage en Orient. 

Gr. Xvfo,, liai. lira. 

— Quand sus lou luth dou Troubadour 
Ë sus la franciholo liro 

Ta muso douçonien souspiro 
Lei douci peno de l'amour. 

Crousillat. 

— l'a que la lyro deis angi 
Que posque ben te canla ; 

— Que sount devengus lei Iroubaire 
Lei grand Bertrand, lei Cercamoun, 
Aquelei flame batailhaires 
Qu'avien la lyro e Tarmo au poun T 

Granier, 1852. 

Llroun, s, m. ver de la viande, anneiide. 

— Loir. — Gros rat à queue 
velue. 

Liroun-lireto, s. f. refrain de chanson, 
bagatelles, niaiseries. 
Gr. AofȔ, niaiserie. 

Lis, art. plur. les. Ado. près. (Voir les, lex.) 

— Passa lis, passer sans rien 
dire. 

Lî«, adj. uni, poli, luisant , lisse. (Voir 
Lise, U lisquet.)Esp.liso,Porl.lizo,Ital.liscio. 
Gr. Kiirnt, uni. 

— Avié passa de lis en virant lou cantonn. 

— Veiras plus revcni li roso, 

E toun front lise, ti gauto roso, 
Uello, dous cops flouriran pas. 

Tavan, 1860. 

— Manjas uno soupo liso , 
sans légumes. 

Lian, 1 v. n. et act. glisser, couler, rouler, 
Lieya, || traîner, tirasser. 

Liaadou, s. m. lissoir, outil à lisser. 

Ll«eo, s. f. tranche mince de pain ou de 

gâteau. (Voir lesco.) 

— Drageios, berlengols, amenions, afachados, 
Gimbeletos, sodés, aœai liscoi daurados. 
Félix, 1870. 



Liaef re, il s. m. liseur, qui lit beaucoup. 
Lisur, Il 

Lisiaire, Il s. m. ibis falcinelle, courlis 
Chariot vert, vert, oiseau de passage qui 
arrive d'Espagne et d'Afrique 
ovi il niche, à chair non comes- 
tible. — Ibis falcinellus. 

Lislèiro, s., f. lisière, bord d'une étoffe, 
Cimousso, d'un champ, d'un bois. 

Bass. lat. licia, liciera, Angl. 
list, AU. leiste. 

Lisquet, Il adj. brillant, sémillant, char- 
Liscat, Il mant, paré, agréable, potelé, 
mince, fluet. 

— Es toujour propro e lisquèlo. 
Se levode bon malin ; 

De vespre emé sa dourguèto 
Vai, per l'aigo au pous vesin. 

Tavan, 1868. 

— Ounte soun !i ponlit brassel 
Blanc e lisquel coumo l'tvori. 

Guilhem. 

LiMselroun, Il s. m. lisseron , longue ba- 
Liceiroun, | guette en bois mince sur 

laquelle portent les fils des lisses 
dans les métiers à tisser. 

LlBsiou, «.m. lessive. (Voir /essiou.) 

LiMBO, ». f. centronote lyzan, petit poisson 
de la Méditerranée. Lichia 
lyzan. — Mèche de cheveux, 
tresse. 

Li«ao, s. f. assemblage de fils verticaux à 
maillons, d'un métier à tisser, 
dans lesquels maillons sont pas- 
sés les fils de la chiiîne; les lisses 
s'élèvent et s'abaissent alterna- 
tivement au moyen des pédales, 
pour laisser passer les navettes 
qui distribuent la trame du tissu. 
— La hauto-lisso se dit pour 
les tapisseries oii la chaîne est 
tendue verticalement, et oh les 
ouvriers placent la trame au 
moyen de petites navettes ou 
espoulins. 

Li««o, Il s. f. cours, boulevard, promenade. 

Liço, Il — Lice, arène.— Lutte, jeux» 
combat. 



LIS 



863 



LOC 



A la lisso quanJ passavo 
Coumo un fin parpaVounet, 
Dins l'aire beluguejavo, 
E lé disien : sié.i lan bravo ! 
Veue un pau, Madclouné ! 

Canonge, iSG8. 

— Siagos-i proupisso. 
Au forl de la lisso, 
Sousien moun halé. 



Floret. 



Llata, 

Listela, 



, Il t). a 
, I des 



. border, garnir, orner, placer 
liteaux. Syn. listra. 



Listel, s. m. liteau, lame de bois, longue 
règle, moulure étroite et unie. 

Li«to, ». /". bande de toile, de mousseline, 
ou de batiste pour ajustement. 
Suite de noms sur une feuille ou 
sur un cahier, catalogue, énumé- 
ration. — Bande de terrain, 
Ital. et Esp. lista, Angl. list, 
AU. leiste. 

lilatoiin, $. m. petite bande d'étoffe. 



LItaa, 

Lica, 



V. a. héarn. lécher, goûter, brouter, 
tondre comme les chèvres. 



Lltuo-erabo, 

Maire-siauvo, 



V. a. béarn, chèvrefeuille 
des bois. (Voir lio-rende.) 



Lttaou, 

Leiçoun, 

Litiipo, 

Leituro, 



«. f. gasc. leçon, récitation, ensei- 
gnement. 

s. /". lecture, action de lire, ins- 
truction. 



— Souven dins lou simple réduit 
D'un jardin fa per la naturo 
lé gousldièu d'eicelli'nt fruit 
Que l'on irovo dins la liluro. 

Desanat, 1826. 



Lliien, 

Luench, 



adv. loin, à longue distance. (Voir 
len, Ihont, tuera.) 



— l'anavian de liuen en liaen. 

— Iroundelo negreto 
Que fas toun nis 
Souio ma ffnestrelo 
Luen, de qu'as vist ? 

AniouDieto, 4864. 

Llume, n s. m. légume, semences. — Her- 
Lioume, \\ bes potagères. — Racines alimen- 
taires. — Jardinage. 

Liusaet, s. m. béarn. éclair, vive lumière. 
— Un gros liasset announco uatronaèire pla fort. 



Livra, Il V. a. livrer, remettre, confier. 
Libra, || Exposer, abandonner, engager. 
Lat. liberare. 
— En partcn nous a livra li clan. 



Llvrazoïi, 

Livreisoun, 



s. f. livraison de marchan- 
dises ou de denrées. — Feuil- 
les imprimées d'un ouvrage qui 
se livre par fascicules. 



LIvrèio, 

Liourèio, 



Lo, 

Lou, 

Loc, 

Lioc, 
Luec, 



s. /". livrée, habits galonnés que 
portent les laquais, les domesti- 
ques. — Présents de noces. — 
Rubans, plumage des oiseaux. 

art. gasc. le, lui. 



s. m. lieu, endroit, place. — Abri, 

maison. — Contrée. 

Ital. luogo, Esp. luego, du Lat. locus. 

— Courreran à brido abaludo 
Al loc heii que lour a dit 
Le fistuunel forobandit. 

Goad. 

Loe, s, m. loch, instrument composé pour 
mesurer la vitesse d'un navire 
en marche. C'est une planche 
triangulaire lestée de plomb 
pour montrer son angle supé- 
rieur et pour opposer de la 
résistance à l'eau ; une longue 
corde enroulée autour d'un dévi- 
doir sert à marquer cette vitesse 
au moyen des nœuds, qui indi- 
quent la 120"'e partie du mille 
marin. Angl. et AU. log, bloc. 

Lae.'arfy. nigaud, simple, fou. 

Loeal, t. m. lieu déterminé, désigné, exact, 
particulier. 
Lat. localis, de locus, lieu. 

— Demande la persouno intrado 
La premièiro dins lou local ?... 
Acô seguet un capoural, 

Poulit garçoan à barbo blonndo. 

Gros, 1876. 

Loeha, Il v. a. secouer, battre, agiter, 
Loucha, Il brandir. 

Loclio, s. f. balancement, suspension. — 
Carga en locho, suspendre une 
balle ou une caisse en surplus 
du chargement. 



LOC 



— 864 — 



LON 



Loeo, H », f. cobite loche, petit poisson de 
Loquelo, Il rivière ou de fontaine qui se plait 
dans les eaux profondes et tran- 
quilles, peu comestible. 
— Cohitus barbatula, 

— A l'entoiir, un fum de peissous, 
Veirôus, sofios, locos, verniinro, 
Groujo, argenlado pépinièiro. . . 

De Lafare, 1840. 



Loeo-lenro, 

Loto, 



s. f. cobite tœnia , poisson 
qui se tient entre les pierres. 



sur le sable ou dans la vase. 

Vé, la loco lalabrenaJo 
Que pais eu rebalan au sôu . 

Félix. 



Loeo vemièiro, 

Rougeto, 



s. f. cyprin véron, 
poisson de rivière tft- 

cheté de rouge sur noir bleu, 

plus gros que les précédents et 

bon pour la table. 

Cyprinus phoxinus. 

Loeo, I ». f. carline noire, carline caules- 

Oco, cente, caméléon noir, pi. fam. des 

Composées à fleurs purpurines. 

Loft, adj. et subst. butor , borné , épais , 
bouffi. 

Lofl, s. m. lophie baudroie , 

Diable de mar, hideux poisson qui se cache 

dans la vase et y attend sa 

proie au passage. Lophius pis- 

catoriut. 

Lofl de lowp, s. m. vesse de loup, gros 
champignon brun qui se rend 
en poussière lorsqu'on le presse. 

Loflo, Il s. f. excroissance de chair, tumeur, 
Loufio, I loujie. — Vesse, vent, gonflement. 

Logadié, U s. m. locataire. — Journalier, 
Lougadié, \ artisan qui se loue à la journée. 

Losi, Il ». m. logement , hébergement de 

Lougis, Il troupes de passage. 

— Lou logi di gens d'armo ero ruinons per li parliculié. 

Loso, ». m. lieu, place. (Voir loc.) 

— Ben de fés l'on reculo à logo d'avança. 

Lojo, t. f. loge, réduit en planches ou en 
cloisons destiné à recevoir un 
certains nombre de personne». 



cellule, cabinet. — Assemblée, 
marché, bourse, Gr. A»-/iio». 
Porl. loja, Esp. lonja, Ital, loggia. 

Leneoiiar, s. m. remord, repentir, cha- 
Maucor, | grin, déplaisir. 

— Vole qu'un gros loncooar m'emporl» 
Dins Cfer, que jaaiais n'en sorte, 
Lou premier, qu'aura affessiou 

De nous tourn ir en division. 

Seigne Peyre. 

Lon, adj. long, étendu, allongé, de grande 
Long, dimension, d'une certaine durée. — 
Lent, tardif. 

Port, longo. Ital. lungo du lat. 
longus, AH. von langer hand, de 
longue main. — De long en 
longueur, en durée. 
— Snivitses tout de long lou canal e lis aabre. 
— Anavian long dou vaiat. 
— De liuen païs longhi nouvelo. 
— Long coumo uu jour sans pan. 

— Â la longo dou tems tout se descouvris. 

— l'an donna li longo, laisser 
à la vigne plusieurs yeux. 



LonteaiiHO, 

Longagno, 



s. f. lenteur, retard, ajour- 
nement, longue attente, ater- 
moiement. 

adj. long, mince, très-allongé. 



adv. longuement , long- 
temps, encore. 



Longarut, 

]jOungarut, 

Lonich'aiiiai, 

Longamen, 

— Bon seigne-grand, perdounas-nous, 

E longo-mai, à laulo, enire nous aulri dons 
Longo-mai, vous boules, pecaire. 

J. Bruoet, i860. 

Loneo (De), || adv. toujours, sans cesse, 

De loungo, | continuellement. Lat, longe, 

longum. 

-" Tant que restarés amourous 
Urous sarés, vire que vire ; 
N'en fbu pas mai per esire nrons. 
S'aima de longo, e se lou dire. 

Roumieux, 186i. 

•— El loiijour aqui iravaiavo, 
De-longo sa naveto anavo, 
E de longo sa man fasié 
La carità coumo poudié. 

Bigot, 1868 

— Pauro terresiro bolo 
Ré sus ta crousio folo 
De loungo duro pas. 

Florel, 



Lanjo, 

Lounzo, 



LON 

s. f. lanière ou corde pour attacher 
les chevaux au râtelier. — Pièce 

de viande prise sur l'échiné du 

veau ou du mouton. 



— lèu sièi coumo lou Lou, la lonjo me vai pas. 

— Anes jamai pu luen que ço qu'avès de lonjo 
Digun vous creirié plus quand sérias vertadid. 

Lono, Il s, f. mare, fossé, emprunt de terre, 
Louino, crevasse, éboulement, Gr. Aoua, 
Gour, I baigner. 

— E Di'ounle ana ? pas luen ! nno lono escoundudo, 
Dins aquéli roucas, senso gés d'avengudo. 
Un pesquié couneissu de digun que de ièu 
Es amount; li sarias urous coumo de Dieu. 

Bonrrelly, 186i. 

— Savon pas ben d'aquel nioumen 
Se soun sus l'aigo ou sui lerren, 
Dins la toucalhoou per la lono. 

Lordeno, s. f. dauph. mésange. (Voir lar- 
deirèto, sarrdié.) 

LoMso, adj. et subst. fort, brutal, lourdeau. 
— Colosse, portefaix. 

— Es que lou losso à l'er d'agudre bono pougno 
E poudriiii recassa 'no mougno... 
Nousfagueo camarado, acô me voudra mai. 

Bigot, 1861. 

Lou, art. le. Plur. lous, les. 



Lnii, s. m. quadrupède carnassier qui 
Loup, ressemble à un grand chien, entre 
Loub, lesquels il s'est produit quelquefois 
des accouplements qui ont donné 
naissance à des métis féconds. 
Gr. XvKoç, Esp. lobo, Ital. lupo, 
du lat. lupus. — Machine à rota- 
tion hérissée de dents pour car- 
der le coton, la laine, les frisons. 
— Masque de velours noir. 

— Un loup dins un batèu, per lafam amata 
A besoun d'aver de prudence. 

Reymonenc, 1883. 

— Mai lou loup affamât raromen s'espauris ; 
Sauto sus lei moulous, à bello dent li douno, 
Eslregne soun butin, l'encavauco à soun coual, 
E pren la poudro d'escampèto. 

Richard, 1851. 

— De que fôu faire? eh ben ! vous fôu agudre un Lou 
Mai 'n Lou coumo se déu, un Lou franc royalislo ; 
Un Lou pouli garçoun, brave, un Lou de requisto, 
Tt-, lou Lou que vous fôu, esaqui, vesés lou ! 
E lou Reinard moustraio ooste Lou, 
Que, ins acô, couflavo ben soun pitre. 

Bigot, 1869. 



— 865 — LOU 

Loii, s.m.cifém centropome loup, bar- 

Loubino, beau poisson de mer à chair très- 

Louvasso, délicate, qu'on pèche aussi dans 

Loubas, Il les étangs et à l'embouchure des 

fleuves. On l'a surnommé loup, 

à cause de sa voracité. Labrax 

lupus, fam. des Percoïdes. 

Lou carou, s. m. loup-garou, sorcier, 
moine bourru, être imaginaire, 
épouvantail. — Homme insocia- 
ble, fantasque. 

Lou niapiii. Il s.m.anarhique loup, poisson 
]jOup de mar, || très-vorace qui atteint jus- 
qu'à cinq mètres de longueur. 

Louba, t). o. scier avec une scie h deux 
mains et à grosses dents. 

Louba«lioun, s. m, louveteau, syn. loubet. 

Loubniiaouu, | s. m. perséque ponctuée, 

Loubino, || poisson de la Méditerranée. 

Sciœna punctulata. 

Loubatado, s. f. portée d'une louve. 

Loubniië, s. m. garde de louveterie. 

Loubatoun, s. m. petit chariot de monta- 
gne monté sur des roues basses. 

Bioubet, s. m. petit chien, (Voir gardo- 
biasso.) — Tumeur, bosse, mala- 
die des cochons. 

Loubeto, s. f. louvete, la tique des chiens. 
(Voir lingaslo.) 



s. m. œil de bœuf, lucarne. — 
Issue sur un toit. 



Loubo, 

Loubet, 

— Dins un coucn d'un granié, criblai pel las annados 
S'eufounco un biel crambol tapissai d'iragnados. 
Que pel trau d'un loubet, lou flambèu del jour soûl 
Nou pot pas esclaira, quand tirau lou farroul. 

Jasmin. 

Loubo, s. f, louve, scie à grosses dents et à 
deux mains. — La femelle du 
loup. 

Loubo, s. f. morceau de fer en biseau 

Loubeto, avec coins, que les tailleurs de 

pierre engagent dans un trou 

pour soulever et mettre en place 

les grosses pierres. 

m 



LOU 



866 



LOU 



Loiicaturi, s. m. locataire d'un apparte- 
Lovgatari, y ment ou d'une maison. 
Louclia, Il V. n. loucher, avoir les yeux de 
Lusca, Il travers, regarder obliquement. 

Louche, adj. louche.— Trouble, équivoque. 

Loiièi, adj. bas. lim. lourd, pesant. 

Loweyiio, s. f. bas lim. engourdissement', 
découragement, paresse, 

Le veiquidoun qu'an lo loueino ; 

Loi ma no volen pu ré fa, 
Leidenno volen pu maclià. 

Foucan J. 

Loufta, Il v.n. faire un vent, souffler. 
Bentoula, \\ 

Loufo, 5. f. bêtise, bourde. — Vent. — 
Loupe. 



Loufo de co 

Loufo de lou, 



LOUKM, 

Se louga, 



s. f. vesse de loup. — 
Lycoperdon verrucosum. — 
Stellatum, champignons véné- 
neux dont il est dangereux de 
respirer les sporules. 

V. a. louer, prendre ou donner à 
bail. — Louer son temps, son 

travail, se placer en service. 

Esp. logar, liai, locare, 

Lof. locus, place. 

Lousntlié, j| s. m. serviteur, domestique, 
Lougatié, || journalier qui loue son tra- 
vail ou son temps. 

— Qu qu3 si<gue qu'ague fa uno obro per lu, pago 
lou subran, e reiengues juniai entre lei man lou gasau 
de toun tougalic. 

Toubio. 

LousadiM, || adj. et s. m. cheval de louage, 

Lougaliu, locali, locatif, qui n'est bon 

Lougaliéu, \\ qu'à être loué. 

— Un lou^Mliéu d'Azai parli de boucn malin 
Ksperabo nuesiro \engu lo 
Ei Banncios, vers la begudo. 

Ricard, 1857. 

Longndour, 1 s. m. maître-valet, chef des 
Bayle, \ journaliers, chargé de les 

louer et de les faire travailler. 

Lougage, |l ». m. cession d'usage ou d'occu- 
Logo, Il pation pour un temps ou un 

prix déterminés. — Prise à bail, 

loyer. 
— ^nan esire au tems da la logo. 



LousHlre, ». m. loueur, celui qui fait le 
métier de louer des voitures, 
des chevaux, etc. 

LougU, g. m. logis, appartement, habitation, 

— Hôtel, auberge. 

— Lagardo dou lougis ero pas soun afaire 
Se lovabo toutjusl al repic de miéjour. 

Louino, Il s. f. mare, marécage, terrain 

Lono, Il humide. — Canal, emprunt de 

terre. (Voir gour.) 

Louiro, Il s. f. loutre, quadrupède amphi- 
Luri, Il bie à doigts palmés qui se nourrit 
exclusivement de poissons ; sa 
chair qui en a le goût est un 
médiocre comestible. 
Gr. Xot/4i,La(. lutra, Esp. lutria, 
Ital. lontra. Fr. cent, loure, 
lèure. 



Loui* d'or, 

Louvidor, 



». m. pièce d'or, monnaie 
d'or, autrefois 24 francs. 



— Lei louvi-d'or agradon à caduD. 

— Ah ! d'aquéli gusas ! m'an rauba moiin trésor, 
Moun bèu moulouo de louvi-d'or. 

Loujn, V, a. et rec. loger, placer. — Habi- 

Se louja, ter, demeurer. — Prendre, choisir 

un logement. — Ital. alloggiare, 

Gr. Asv* , coucher , placer , 

Aoys(ov, loge. 

— Dins la cambrélo nn pau ouacuro 
Ouni souy estrechomen loujat, 
Ouot couchi presque sur la duro. 
Mes ount dourmissi pla coûtât. 

J. Azaïs, iSU. 

— Entrevo-le d'aqui se nous voudrien louja. 

LouniSiardo, s. f. espèce de grosse cerise. 
— Espèce de laitue. 

Lounibric, || ». m. lombric des intestins , 
Loumbrin, ascaris lombricoïde qui vit et 

Lumbrin, \\ se multiplie dans les intes- 
tins de l'homme, des enfants et 
des animaux, et occasionne 
quelquefois la mort par sa repro- 
duction prodigieuse. — Gros 
ver de terre. 

— Me soubeni dau jour ount 'un paure loumbrin, 
Ero à toun bec pendu que te cridavo : gràci. 

Loun-briou , ado. longtemps , un boa 

moment. 



LOU 



867 — 



LOU 



LoiiiiK, I adj. long, allongé. — D'une cer- 
Long, Il laine durée. — Lent, tardif. 
Gr. Xayyxl^u, tarder. 

— Ne fuguet uno famino coumo ni a mai agut de 
mas lounjo e crnenlo. 

— La dent pus longo que l'aurelho 
U» viel lieinard ilas tant lurrals 
Sus soun cami Irobo un jour, uno trelho 
De razins madus e flourais. 

Fioret. 

— Uno mitât de soun peu loung, 

Mesclat de mirto, eniournejo soun frount. 



Loiinsngno, 

Loungaim, 



adj. lent, mesuré, retarda- 
taire, lambio, musard. 



Gr. A«yv«Ç<». 

— Pamens, iêu vese ti coumpagno 
Que soun addjà de retour : 
Coume vai que siés tant lonngagno ? 
Auriés oublida moun amour? 

Auhert, 18Ci. 

— Digun cependen n'es loungayne, 
ïouio la noço arribo lèu, 
D'amb'eloenlrainan tout lou mayne. 

Jasmin, 1835. 



LoiincMFUt, 

Lounguirol, 



adj. allongé, trop long, aux 
jambes, au cou longs. 



— Aquel bi blanc, que quand lou desmuzAlon 
Part coumo un griffou, escupis coumo un fol, 
E nouu rampljs lou beyre lounguirol. 
Jasmin, 1849. 

Lounseiro, Il s. f. couverture, courte- 
Loungièro, | pointe. — Bande de toile 
pour tenseigne. 

— Lous brouls des ramels en loungeiroi. 

Lounso-nin» (De), adv. depuis long- 
temps. 

— De loungo-man, sus nosiro pauro bolo 
Toutes vtzés lou mau amai lou bé. 

Louiiciiejrt, V. a. et mut. lambiner, per- 
dre le temps, susciter des délais. 

LouuEo, s. f. longe, corde, courroie. — 

Lonjo, Pièce de viande allongée, partie 

du dos du mouton, du veau, du 

lièvre, etc. — Bande de terrain, 

liste, lisière. 

— De fayt de dit, dam la frounzo 
Li crouzi las mas dret la lounzo 
E conlro le pé d'un alba 
Dau le sarrou le bau traba. 

Goudooli. 



— En guignant dau la mar, aquelo laco escuro, 
Acos l'iro lou cap d'nno lounzo, d'un lion 
De lerrt'n que d'aici parlissu'), de pasturo, 
De fruclio, de Iroupels, d'aubres, de tout i'avio. 
KIorel. 

Loup, S. m. centropome loup, bar, pois- 

Loubas, 1 son de mer, — Cylindre hérissé de 

dents en crochets , à rotation 

rapide, pour carder le coton ou 

la laine. 

— Non counli pas ço que souben 
De la mar de Narbouno ben, 
Coumo le turbot, la daurado, 
La solo, le loup, la rajado. 

Goudouli. 

— Que cent brabes oubriés, countcnts te salndabon, 
Quand loups, cardos, mesliés e debanels rouUabon, 
Car li fasiôs gagna lou pa. 

Mir, 1870. 



Lniip, 

Lou, 



s. m. ulcère de mauvaise nature. 
— Chancre qui ronge les chairs. 



:^uii|>in, s. m. lopin, morceau, bande, por- 
tion de terre, de pré. Gr. Xom;, 
écorce, bande. 



Lou|io, s. f. loupe, tumeur indolente, 
Lupi, I enkislée. — Excroissance ligneuse 
qui vient sur le tronc de cer- 
tains arbres. — Verre double- 
ment convexe qui grossit les 
objets. Esp. lupia. 

Loitril, adj. lourd, pesant, lent, grossier, 

malhabile. — Laid, sale. 

Gr. f-.tfSii, lourdeau. 

îtal. lordo, sale. 

— L'nmi, quoique lourd, siés pas mut, ' 

.M'esperabe à loun cop de balo. 

— A paraulos loardos, aurelhos sourdes. 

Loiicditrié, $. f. lourderic, grossièreté. 
Fr. cent, lourdene. 

adj. et subst. lourdeau, stupide, 
idiot, maladroit , ganache, sale. 



l.oiirdiiH, 

Doti, 



Loiirileja, Il v. a. et neul. salir, souiller. — 
Aureza, | Uriner, embréner. Ital. lor- 

dare, pisser. 

— Avié lourdcja diiis soun lech. 

I.oiirdiite, | s. m. pesanteur, vertige, tour- 
Roudige, || nemenl de tête. Fr. cent.lour- 
dine. 



LOU 

Lourdizo, s. f. ordure, souillure. 



— 868 — 



Loiirië , 

haurié, 



s. m. laurier commun, laurier 
sauce. (Voir laurel). Ital. lauro, 
Port, loureiro, Esp. laurel. 



— Aco's le prnmié Iret guerrié. 
Que le courounel de lourié, 
D'aquel que rodo à la cousino. 



Loiiriôii, 

Figo l'auriou, 

Louriitaii, 

Lingoumbau, 



s. m. le Loriot d'Europe, 
oiseau de passage d'automne, 
couleurd'or. — Oriolus galbula. 

s. m, homard, grosse écrevisse 
de mer armée de fortes pin- 
ces. 



Lôuroiin, s. m. ruisseau, rigole. (Voir /au- 
roun.) 

LoiiB, I art. plur. les, fém. las. Lous uns, 

Leis, Il las autros. 

— Biurols cncasenials coumo sount lous aucels. 
Dins UDO gabio pla daurado. 

Mir. 

LtSustniiH, s. f. p/«r. lazagne, pâte dure 
Laurans, | faite avec de la farine et des 
œufs dont sont très-friands les 
habitants des Basses-Alpes et 
qu'ils appellent aussi rayolo oh 
pâte royale. 

Lolita, V, a. partager, lotir, faire des lots, 
des portions. — Faire louta, 
mettre quelque chose en loterie. 
Rad. lot, portion. 

Loutarié, s. f. loterie, jeu de hasard où 
les lots sont tirés au sort. 
Ital. lotto. 

— Lou marijge es uno loularié 

— Tout segucl sans fripounarié 
Car sa faguel per loularié. 

Loulouii, s. m. alliage de cuivre et de 
zinc, 30 pour 0|o de ce dernier 
métal, ce qui l'a fait appeler 
cuivre jaune. Angl. latlen , 
Esp. laton, Ital. ottone. 

LousBR, V. a. louer, louanger. (Voir lausa) 

Louz«ro,g. /*. Lozère, mont. (Voir lauzèro.) 

Lue, n rad. de lux lumière, éclat, feu. 
Lus, y Gr, ^•JXJ), aube. 



Liiea, 

Lua, 



LUC 

V. a. et neut. luire, briller, allumer. 
— Lorgner, guetter. (Voir aluca.) 

Lucas H novi dins un calre 
Coumo babihon calignaire, 
Coumo se rison, douçamen. 



Lueado, s. f. lueur, éclaircie, rayon de 
soleil. — Petite flambée. 

Lueaire, Il adj. et subst. qui lorgne, qui 
Relucaire, Il guette, surveillant. 

liHcainbro, | s. f. ver luisant, lampyre 
Luca-crambo, nocturne, coléoptère , fam. 
Luzèto, Il des Mélacodermes dont la 

femelle projette une lueur phos- 
phorescente. Lampyris splen- 
dida. — La luciole d'Italie, lam- 
pyris nocliluca, est une mouche 
ailée phosphorescente qui abonde 
dans la campagne, pendant les 
belles nuits du printemps. 

Lucarno, fl s. f. ouverture pratiquée sur 
Lucano, un toit, trou, œil de bœuf. 

Rad. lue, AU, luke, écoutille. 

Lncha, v. n. lutter, s'exercer à la lutte. 
Lutta, — Combattre, résister. Ital. lot- 
tare. 

— Un jour, Estève emé Nourat 
Luchavon dedins un gara 
Qu'ei loucanl nosio caiteirado. 

Aatheman, 18B6. 

Liieliaire, s. m. lutteur. Lat. luctator. 

Luclie 



Lusc, 

E,i>clt4(, 

Liché, 



adj. gasc. louche, qui a les yeux 
tournés. 

s. m. pelle ou bêche de jardinier, 
dont on se sert sur les terrains oii 
l'on ne peut pas faire manœu- 
vrer la charrue. 



Luehet», v. a. bêcher un champ ou un 
jardin, remuer la terre, la cou- 
per par bandes, par lauches. 

Lueho, s. f. lutte, combat, conflit, jeu des 
lutteurs. 
— Aven la lucho, aven la targo, . . 

Luvi, V. «. luire, briller, éclairer. 

Liician, adj. ein.prop. brillant, Lucien. 



LUC 



— 869 



Lueiii de ninr, s. m. cofegone marénule, 
poisson de mer à chair blanche 
et de très-bon goût. 



Lurre, 

Gazan, 



s. m. petit profit, intérêt, bénéfice. 



— Un avaras, un bramo-fam 
N'aguont d'amour que per Ion lacrs, 
V6u pas aguilre forço enfant 

De pôude mauja tro de sucre. 

Lucre, s. m. gros-bec sizerin , petite 
Anjouvin, linotte. FringUla linaria. (Voir 
Tarin, \ linol, oiseau de passage d'hiver.) 

— Don lucre d'or e don renanbi 
Imilavo de luen lou canta dindoulet. 

— Que moun pichoun lucre es poulil ! 
Seis ueilh soun rampli de malici, 
Counio a l'or couquin, cslourdit. 
De lou veire fan moun delici. 

H. Rolland, 1882. 

Lue«lt, II s. m. lieu, place, endroit. (Voir 
Lioc, Il loc.) Syn. logo, liogo, luègo. 

— Culi H luegos, ramasser les 

tas. 

— Ço que fai que lou mounde, en luègo d'avança, 
M'ounte s'cs aplanla, semble qu'à prés racine. 

— Aurias fura pertout, dcdins cado carrieiro 
Même dins cade oustau ; vous sérias desgonsia 
Dejamai veire en luech tan réqnislo bèulà. 

Feraud, 18S8. 

Luen, I adj. loin, éloigné, à grande dis- 
Luencho, \ tance. (Voir iuèn, len, Ihont). 

— Anen à sa bastido qn'éro lueneho. 

— Aussi, souvenii-fés, au tems de uia jouvenço, 
Sièu, coumo aquèu pijoun, parti de ma Provenço. 
Per ana courre luen, e veire de pais, 

Mai, lonrnavi toujonr emé joio à monn nis. 

Bourrelly, 1867. 

Luenehour, s. f. éloignement, absence, 
distance. 

— M'arribo, quand lou soul^u dardaio de veire 
fumeja lis aigo à set lego de luenehour ; li vèse 
que lou soulèu li tiro e lis acalouris. 

Mistral. 

Lnerno, Il 5. f. lueur, petit éclat. — Ver 
Luserno, \\ luisant, luciole. (Voir lucambro.J 

Luètenent, Il s. m. lieutenant, officier qui 
Lioctenent, || remplace le capitaine. 

Esp. lugartenienle, Ital. loco- 
tenente. 



LuKar, 

Lugran, 
Lugano, 



LUM 

s. m. et fém. lumière, clarté, lune, 
astre. — Vénus, l'une des planè- 
tes de notre système, la plus bril- 
lante. Gr. x«A:»»f. 
L'estèlodou pasire, lou lugra. 



— Mar, de lei bouco sereno 
Gantes en poulounant l'aréno, 
Belrasent la lugano pleno 
Dins toun amisladous mirau. 

Krisel, 1874. 



LuRrejR, 

Lugri, 



V. m. briller, luire, étinceler. 
Gr. Kvxnvu, briller. 



La belo que bouidra ma lelo 
Lugrejara coum'uno istélo, 
Que pel trabC's de'l'ayre trum 
Fa tnosiros de soun brabe lum. 

Goudouli, 1634. 



LuBcès, 

Lugan, 

Lu go, î. f, fente, entaille, rainure 



s. m. les étoiles, en général les 
plus brillantes. — Les yeux. 



V.\tm, s. m. lumière, fluide subtil perçu 
Lume, par les yeux. — Bougie, chandelle, 
Lm», lampe. Lat. lumen, Esp. lutnbre, 
Ital. lume. 

— Un Inm de mai puléu qu'un plat de mens. 

— Di> sous mourliés s'escapo tan de fum 
Que dan soulel enuevoulis Ion lum. 

— Lou lum fazio marrido mino. 
V6u lou mouca... l'aaousso nel. 
Floret. 

• - Sonn fron ié suzo... es do voulnr, 

Vite atubo souri lun, se levo e fai lou fur. 

Bigot. 

Lunieiioun, s. m. petite lueur, p&le flam- 
beau, veilleuse. 



liuniero, 

Limérù, 



s, m. corruption de numéro, 
comme mémérô. 



Liintet, Il s. tn. allumettes, mèche, amorce, 
Luquet, \\ petite bougie. 

Luniièro, s. f. lumière, clarté, intelligence, 
éclaircissement, indice, rensei- 
gnement, trou par lequel le feu 
se communique dans le canon 
des armes à feu. Bass. lat. lumi- 
naria, Esp. lumhre. 

LumiitBiIo, ». f. flambée, grande lueur. 

Luniinari, s. m. luminaire, flambeau, 
cierge, lampe. 



LUN — 870 

Liin, Il s. m. lundi, abrév. de dilus, dilm. 
Lus, Il 

— Lus, mar, mècre, jôu, vendre, s!Ae, mérgue. 

Lima, V. a. gasc. considérer, regarder avec 
persistance. 



Luna, 

Lunat, 



adj, prédestiné, lunatique, sous 
l'influence de la lune , de bonne 

lune, cheval marqué au front 

d'une tâche blanche. 

Fr. centr. lunaud. 

Mai, la flourelo ben lunado 
Elo péris ni lard ni lèu ; 
Es la perlolo de l'annado 
Es l'amigucMQ don soulèu. 

Crousillat, 1860. 

— Jouncho ben lunado, tra- 
vail bien commencé. 

Quand Diano, per soun mignoun. 
Entre can i; loup, sus la bruno, 
Enfuslel soun habit de luno. 

Germain, 1760. 



Liiiinr, 

Lunatic, 



adj. lunatique, chimérique, capri- 
cieux , fantasque , extravagant , 
changeant. 



Liinarl, s. m. lunaire, almanacb. 

Ltitielelie, s. m. et fém. gasc. gros-bec, 

Luneisso, linotte , oiseau chanteur de 

Lunoto, passage au printemps et en 

aulon)ne. Fringilla cannabina. 

— Noun y a lune'iche ni nielhcnga 
Cardino, arroussigiiol que tenga . 

d'AsIfos. 

Liinetaire, s. m. marchand de lunettes, 
opticien ambulant. 

Luneto, s. f. verre arrondi, miroir rond. 

— Plur. verres enchâssés dans 

une monture pour rectifier la 

vue. — Instrument composé de 

plusieurs verres pour grossir ou 

pour rapprocher. 

— Escalo, ccrco, aganlo la luneto, 
Lou lelesi^opo es dret sus sa taulclo. 

— Holà ! fagué 'n aussan si lunelo à soun fron, 

E vesen lou Danquié... Diou vous lou dono bon, 
Vesin ; Mai, quant' auro vous nièiio ? .. 

Pigot, 1867. 

Liino, s. f. lune, satellite de la terre et qui 
réclaire la nuit. Lat. luna, syn- 
cope, de lucina, lucere, briller. 



LUR 

— Vin de luno fait avec les rai- 
sins maraudes pendant la nuit. 

Vejo coumo la luno es claro, 
Soulo la trAio do l'ouslau 
Vene embé iéu t'assela 'n pau, 



Bigot. 



— Levo te Iéu. fai clar de luno : 
Flour di Calanc, escouto-me. 
Ai ! la bono fourluno 
Que Jésu siégue na ! 
Au coucha de la luno 
L'ange nous a souna. 

Sabolj-. 

— Que siasque vielhoo jouino, amagado, o salhento, 
A toulo obro la Luno es mai qu'endifferento. 



Ijiaiio-ratnpano, 

Erbo rougnero. 



Liiiita, 

Ougne, 



Liiqiiet, 

Luquèto, 
Brouquelos 



s. f. aunée, hélénine, 
inule , pi. fam. des 

Composées à racine Ionique et 

excitante. 

Inula helenium. 

V. a. oindre, enduire, empreindre, 
parer , fleurir , mouiller. (Voir 

ougne, tom. onher.) Ital. ugnere, 

Lat. ungere. 

Oh ! que faziô tinda mous hors aquèlo damo ! 
Lous luntabo de mel, per nous bien attendri. 

Jasmin, 1840. 

— D'esprit e de razo;i lunlabo tant sous mots 
Que sa paraulo ensourcitbabo. 
Al miey des castagnes lunlats per la rousado. 

S. m. et fém. allumette en che- 
nevis trempée dans le soufre, 
bois de pin refendu et soufré 
dont on se servait avant l'inven- 
tion des allumettes chimiques. 

— Que fa sens eseo, sens luquet ? 
Per pas reveilha l'ouslalado ; 

Liiii»etaire, s. m. marchand d'allumettes. 
Liiqueloii, Il ». m. loquet de porte, clin- 
Sisclet, i chelte à mentonnet, espèce 

de fermeture simple et primi- 
tive , lame de bois. 
(Voir lue, luquet.) 

Lupi, s. f. loupe, tumeur, kiste. {^okloupoj. 
Lupi, I s- A muflier à grandes fleurs, 
Tetarelo, || (Voir gulo de lou, panloufleto). 
Lnr, s. /".et fém. bas Zi'm. grosse bête, 
Luro, animal , fainéant. ~ Mannequin , 
Lurro, leurre, appât, ruse, bourde. 

Angl. lure, V. f. loire, leurre, 

Ital. ligoro. 



LUR 



871 — 



LUS 



A (l'autrei, dit lou pay, 'na coanta qnello luro. 

Car couneisso iro ben lour jor amai lour luro, 
E save jusqu'au pounl ount lour bol ounour duro. 
R. Grivel, 1866. 



Lurat, 

Luroun, 



adj. rusé, adroit, fin, grivois, bon 
vivant. 



— Bail ! nous planguen jamai iIr trop de moudesllo, 
Laissi^n fal'envejous, lou lural e l'ardit, 
Lou juge qu'es uinoun, à la lï lous casiio, 
E lou que fai lou bè ts sempre benesit. 

J. Sans, 1878. 

Liirso, s. f. entaille, rainure. (Voir lugo). 

Liiri, s. f. loutre d'Europe, quadrupède 
Luyo, amphibie à doigts palmés qui se 

nourrit de poissons. Mustela 

lutra, (Voir louiro). 

■ — Apercevias li bruno li:yo 

Barrula dins la founzuur bluyo, 
.\ la pesco dl peis, di bèu peis argentan. 
Mistral. 

Lurio, s. f. hardiesse, fierté, audace, mine. 

— Lou vieiîhas n'es lan fier, sa lurio iii counven. 
Es fier de soun fibôu qu'entre mans leo la Iraio. 

Laoglade. 

iiiirra, v. a, tromper, leurrer, ruser. 

Lus, I ». /". lumière, splendeur, rayon, éclat, 

LwOT, I bougie, lampe. Esp. luz, liai, luce, 

lume. (Voir luts). 

— Mai, lencn l'iuè dubert autant que la mémento. 
Vers lou libre aveni, lus que toujoar aumeoto. 
Mistral. 

Lune, Il adj. louche, qui regarde de tra- 
Lusquet, \\ vers. Lat. lu. eus , liai, losco , 
Esp. lusco. 

LuMi'a, V. n. loucher, avoir la vue basse. 

Luiteja, V. n. luire, briller, scintiller. 

— Vé, coumo briho la mounlagno, 
E lou pradûun, e la barragno ! 
Coumo lusèjo sus lei flous 
L'eigagno ! 

Crousillat, 1860. 

LuHent, adj. luisant, bri'.'.ant, éclatant. 

— Aquel sùro, enirainal dins de crambos luzenlos. 
Me troubéri selat entre de grans Moussas. 

Jasmin. 

Liioerno, jj s. f. luzerne cultivée, fam. des 
huzerno, || Papilionnacéps. Medicago saliva. 
Cultivée dans les pays chauds 
pour former des prairies tempo- 
raires. 



LuHert, 

Luserp, 



Liizèto, 

Lusenleno, 
Lusèto, 



s. m. lézard vert, reptile saurien 
à quatre pattes et cinq doigts qui 
s'engourdit en hiver. (Voir 
lelrou.) Syn. lezerl, hzerl. 



s. f. ver luisant, luciole. (Voir 
luca-crambo). 



— Dins un jardin uno lusèlo 
Urihavo coumo uno vihèto, 

L'esclat n'èro pas grand, n'iinporto, suffisié 
l'er faire lume à tout un fourniguié. 
Que couni'un astre l'admiravo. 

Morel, 1826. 

— Lusèto poulideto 
Preslû me toun lun. 

r.uffi, Il V. n. luire, briller, réfléchir la 
Luzir, Il lumière. Esp. lucir. liai, lucere, 
Rad. lux. 

— L'on vesiélusilis iue' di lou, 

— Coumo d'argen d'autros lusisson 

Ou de l'ordel sourel fosso autros se tapisson. 
Uarlhès, 1872. 

— Uno auro a boufa sur moun amo. 
De sabre an lusi davan iéu ; 
Ai vist dardaieja 'no flamo 
E raja de bro de sang vièu. 

Garcin, 18bO. 

— Vesi lusir alm un lume favourable 
M'assoustiTan dins quauque jas. 

— Despièi la leslo ei peJ lu-ies coumo un mirau. 

— Lou ciel n'a que de cruns, nado estelo luzis. 



Lusoiir, 

Luzour, 



s. f. lueur, brillant, éclat, lustre. 
— Apparence, apparition, clarté. 



Lu««i, s. m. amraodyte argenté, petit pois- 
son de la Méditerranée. 

LuRHi, s. m. luxe, magnificence, somptuosité. 

— Abondance, profusion. — 
Parure, décoration. Lat. luxus. 

— Un p»u d'ordre dins toun ousiau ; 
As pas besoun de tant de lussi. 

Bourrelly. 

— Les autres cops 

Auriais marcha embé d'esclops. 
Arc bous cal forço coumpagno 
E lou lussi d'un grand d'Espagno. 

Lustra, v. a, lustrer, unir , polir, repasser. 
Lat. luslrare. 

Lustre, s. m. lustre, apprêt, brillant, éclat. 

— Chandeliers en cristal ou en 
métal brillant suspendus au 
milieu d'une salle. 



LUS 



— 872 — 



LUZ 



Lustre, s. m. époque de roulement, période 
de cinq ans. — Purification , 
sacrifice. 

— Daichals Jir'as papiés, bous Iroublfis pas jamai ; 
Biourèi qualque luslre i)e mai 
Se sabbi pren '1 lems couiiio Dious bous l'emboyo. 
Ab. Nerie, 1824. 

Iji;8(rino, s. f. droguet de soie calandre et 
luisant. — Toile de coton en 
couleur lustrée et gommée. 

Liitttro, s. f. huître comestible. Lai. ostrea. 
Ital. ostrica, 

— Tiri de la lerro, Irufos au pebre 
De l'ayre parrats, de la mar lustros 

r\jil tn/% nicliiîcuc a ri/>iitat roc 



Del foc pastisses e poutatges 



Goudouli. 

Luth, s. m. antique instrument de musique. 

ItaX. liuto. Port, alaude. 

— Ei noço de la Casielano 

Soun luth engalanla de flours 
Disié, nouo la lei soubeirano 
Que deis astre reglo lou cours , 
Morel. 



Lutin, 

Gripé, 



Lutrat, 

Lurrat, 

— N 



S. m. et adj. petit démon, mali- 
cieux. — Esprit follet. — Enfant 

vif et turbulent, éveillé. 

Angl. Utile. 

adj. rusé, luré, leurré, fin matois, 
défiant. 



a de tout crèis, de tout lerraire, 
Dcspiél lou lutral cabussôu. 
Que se trufo tant dou cassaire, 
Jusqu'au gdbiaii voulastrejaire. 
Que semblo jamai touca '1 s6a. 

Langlade, 1872. 

Lutrin, s. m. pupitre d'église. 

— Agué proun de toupet per se mettre au lutrin. 
Lutrino, s. f. dissipation, folie, festival. 

Luts, Il s. f. lueur, rayon, éclat, lumière, 

Lu», clarté. — Bougie, lampe. 

Lux, I 

— Mes s'èlo m'oublido, 
A pèno auras bis 
Ma bito escantido, 
Luts del Paradis. 

Jasmin. 

— Parel al parpalhol boulatge 
Que sur la luts ben se jeta. 
Al tour del goufre biroulabi. 



Lutta, V. n. lutter. (Voir lucha.) 

Ltizèuo, Il s. f. alêne, poinçon courbe des 
Lezèno, | cordonniers. (Voir alzèno.) 

— Te vei sul tabouret, retto coum'uno espigo 
Am' sa bounelo o soun vaiitau, 
La luzèno à la palo uno grosso aounino 
Que li travalbo un escarpin. 

Floret. 

Luxer, 5. m. lézard vert, petit reptile sau- 
rien. Lacerta viridus. 
(Voir letrou.) 

— Nou n'en veiren fugi la ser 
Lou gropai nimai lou luzer. 

Foucand. 



Luxer d'aigo, 

Talabrew, 



s. m. salamandre com- 
mune. Lacerta salaman- 
dra maculata, que l'on trouve 
dans les ruisseaux ou les fossés 
des pays chauds, en Provence, 
en Espagne, en Algérie, etc. 



Luzer d'aigo, 

Salamandro, 



s. m. salamandre à queue 
plate, salamandre ponc- 
tuée, salamandre palmipède que 
l'on trouve aussi dans les mares, 
les fossés et les fontaines. 
Liizerno, n s. f. luzerne cultivée pour four- 
Lauzerto, rage à longue racine pivotante. 

Medicagt) sativa. Herba medica. 
plante originaire de la Médie. 

Luzèto, ». f. ver luisant. (Voir lusenteno)- 
— Luette, l'hoir nigoukto, liboU' 
letQ.) 

Luzi, V. n. luire, briller, réfléchir la lumière. 
(Voir lusi). 

— Avien, sus un mouloun de païo 

Vis d'as<ez ion quicon qu'au sourel lusissié 
Quicon qu'avié l'er d'estre ou d'ivoiro ou d'escaïo 
E chascun d'eles lou voui'é. 

Tandon, 1812. 

— E talèu d'anciens mots sul papié musiquèron ; 
E ma lejigo plazet, pertoul la feslej.!ron ; 
L'estèlo lusisquel à soun frount per jamai. 

Jasmin. 

Luztdo, s. f. rayon, éclaircie, intervalle 
lucide, détente d'accès. 
— Agué yer canquos bonos luzido. 
Luzour, ». m. lueur, brillant, lustre. 



¥ 




M, treizième lettre et dixième consonne de 
l'alpliabet que les grammairiens 
ont appelée labro -nasale, à cause 
des organes qui concourent à 
remettre. 

M au commencement des mots 
garde toujours le même son , 
mais lorsqu'elle termine une 
syllabe ou qu'elle précède une 
labiale , elle emprunte le son 
de n ; emhut, alamhi, cachimbau. 
Quelques auteurs l'ont employée 
à la fin de certains mots ou ver- 
bes pour se conformer à la tra- 
dition de l'élymologie latine , 
exemple : sarrem-nous, anem- 
nous-en, perfum, renoum, lum. 

— Vouletn saupre co qu'es, cridam la doumeslico. 



— Lis escriiem, li pleguem, pièi li mandem. 



Mn, 

Mai, 
Mas, 
Mes, 



conj, et adv, bas lim. plus, que, si ce 
n'est que, mais, seulement. 
Lat. magisj Ital. ma, mai, Esp, et 
Port. mas. 

— Ma, veiqui bienlèu 'n' autro Ironpo 
Que lou tialo, ma, coumo £6u. 

— Car lou voulur 'viô tout prévu. 
N'y tnancavo ma lou pendu. 

Foucand, 1810. 

— Ma qu'èriô lou pu gro segnour 
De lou ici noblei d'olentour. 



— Mas, lou garsou nie dy tous jours, 

You vous préze do bou.in conar, payre. 
S. Pcyre. 

ill», pron. poss. fém. Masc. moim. Lat. mea, 
Ital. et Esp. mia. — Ma fisto, 
ma foi, ma migo, ma bonne. 

n», s. f. gasc. main. (Voir man.) 

— Dins la glonriouso capùlo 
En se lenin pel la ma. 

Jasmin. 

— Ta ma sus las doulous bon d'escampa lou niel, 

— An louljour ;il col lûu ruban 

Que Jaques i'estaquèt per ma feslo, arun' an. 
Quand bognon peluca dins noslros mas junidos 
Loiis raousquds d'or que causissian. 

Jasmin, 18iS. 



niabre, 

Marme, 



s, m. pierre calcaire très-dure 
employée pour des revêtements 

ou pour la sculpture. 

Ital. marmo, Esp. marmol. 



Coumo te retrai, o couriôu alabre ; 
Que le reirai bien lou giganl de mabre 
Sourli dau cervel dau divin Praùié 
E souD cop de bras, coumo es vertadiè. 
Aroavielle. 

— Spare morme, petit poisson 
de la Méditerranée qui vit dans 
la vase et dont la chair est molle 
et peu agréable au goût. 
Pagellus mormyrus. 



MAC 



— 874 — 



MAC 



Mftc, s. m. grelin, corde à lier, à fouet. — 
Sue e mac, sac et corde. 

Marn, v. a. meurtrir, blesser, contusionner. 
Fr. cent, macasser, tourmenter. 

— S» préHMilel nnihé lis iuels macals. 

N'a plus, (■oumo uulrifés, .«ci ban'liîu alisca, 

^'a l'ius gis dir coulour, sels luè blu sount maca, 
Plouro e sounjo e s'en vai soulelo. 

Chalvet, 18S1. 

SlReaco, S. f. gros singe à tête plaie. 

— Mes la macaco légourdido 

Sul liulat en très sauts fusquet. 

Hlaradou, s. m. masse, battoir, palette. 
— De sas dos mas truquant coomo em de macadous. 

Mncaduro, ». f. meurtrissure, contusion, 
Mochal, I ecchymose , tache jaune ou 

noirâtre sur la peau. 

navaire, s. m. chasseur à la glu. 
Slarares»!, adj. heureux, chanceux. 
Gr. [i»Kaf, heureux. 

SlHcaHii», adj. elsubst. piètre, pauvre hère, 

(Voir magrestin). Lat. macer. 

— Interject. sur ma foi , par 

ma foi. 

Phf veire un tau festin, 

IVh ! fourrié, macastin ! 
Faire lou tour dou mounde. 

Aubanel. 

Macarèu, adj. et suhst. gueux, entremetteur. 

ITIacari, ». m. mauvais cuisinier. 
Gr. jKayEifofCuisinier. 

Macli, s. f. pétrin, maie à pétrir. — Pla- 
Maco, teau de pressoir ,. couvercle qui 
Mag, pèse sur la vendange au moyen 

d'une vis de pression. 

(Voir mastro, pastièiro). 

Gr. fixx-rf», Ital. madia. 

— Tûu loui poilour ovian jura 
Sur l'eitoufouer e sur la ma. 



Maelia 

Mastega, 



V. a. mâcher, broyer, écraser 
avec les dents. ~ Préparer, 
dégrossir. 

Gr. i*"^»'», i"*'"'^*) écraser. 
- MacW'go qn'amè las dénis de dabanl coumo un lapin. 

Mnelkal, s. m. coups, meurtrissure. 
(,Voir mochal). 



Maelteda», adj. glouton, goulu. 

Macliicoiita, v. a. mâchonner, mâcher 
Uachigna, lentement, grignoter. 

Machouna, — Mal articuler, bégayer. 

— Chanter faux, nasiller. 

Hlaeltiiin, V. a. inventer, intriguer. 

Macliino, S. f. machine, outil plus ou moins 
compliqué pour opérer divers 
travaux, assemblage de res- 
sorts et d'engrenages pour trans- 
mettre le mouvement. 

— La vaqui l'ourriblo machino 
Que camino coume l'huiau ! 
Porto l'infer dins sa peitrino, 
M'eslouni pas se fach de mau . 

Laugier. 

— Admiri lis csfors d'un esprit que s'engino ; 
Aurièu jamai cresul que vengaèsses à bout, 
D'envcnlar tant bouèno machino. 

Laidet. 

niaelioe, s. m. gasc. masse, gros tas. - 
Coup. 

Machoferpe, s. m. scorie des forges, des 
fourneaux résultant de la com- 
bustion de la houille. Gasc. mer- 
doher. 

Machoto, Il (î. f. chouette chevêche, 
Machouèlo, | chouette hulotte. Stryx passe- 
rina, aluco, rapaces nocturnes 
qui nichent dans les trous 
d'arbres ou dans les crevasses 
des vieux édifices. 

— N'ausis que l'auro que siblavo, 
E la macliolo que mioulavo 
E U cliot que ié respoumlien. 

Roumlenx, t8S9. 

— Machoto, de la nue dsrroumpes la calamo, 
E toun triste plagnun, me rend pensamcnlifu. 

Harhou, adj. gasc. lourd, pesant, grossier. 
Esp. macho, mulet. 

illachourlo, s. /". machinoir, outil de cordoû-^ 
nier. — Roue, machine , engre- 
nage. 

niaeSioutië, s. m. chasseur à la chouette. 

— Lou machoulié l'aganto dins sei Us. 

lUacliiica, V. a, héarn. meurtrir, assommer. 



MAC 



~ 873 - 



MAO 



HitcliuKa, I). a. écraser, meurlrir, froisser. 
Lat. mactare. 

— Aviei macliUga sus un os. 



Mrtcliusadiiro, 

Macaduro, 



s. f. meurtrissure, frois- 
sement, coup, contusion. 



(Voir mâchai.) 

lll(*eiiiirn, | v. a. barbouiller, gribouiller, 
Mascara, Il raturer, effacer, noircir, 

Slacle, s. m. filet de pêche à grandes mail- 
les. Lat. macula, mailles. 

IllMeo, s. f. action de mâcher, de pincer. — 
Chasse à la glu. (Voir embes- 
caire.) 

Mace, Il ». f. sorcière, tireuse de caries, 
Masco, 1 entremetteuse, maquerelle. 

Slaeonièu, Il s. /".ambrette, centaurée jaune 
Macoumèu, \\ musquée. Centaureamoschata, 

fam. des Composées. 

— Hibiscus abelmoschus , à 

graines musquées , fam. des 

Malvacées. 

Slaco-niuoiis, | s. f. centaurée jacée, 

Cabassudo, i centaurée noire, pi. fam. 

des Composées à fleurs pourpres. 

itlnçou, *. m. maçon, ouvrier qui cons- 
Massou, truit, qui emploie le plâtre ou le 
mortier. Bass. lat. machio , 
macio, maceriœ, murs. 

Ital, muratore, Ail. maurer, 
Angl. mason. 

— S'enJourrriiô lou boun pay Alari, 
Aulres cops bralie milùari. . . 
Mésaney.. baylet des massons. 

Jasmin, 18^2. 

— Dous maçoun, sans Iraval, aa plan de l'Avesca, 
A raièjour manco on quarl avien pas déjuna. 

— Maçoun te vau baïa d'ouvrage, 

Preparo d'acau, vas blanchi 

Bigol, 1846. 

Alnçoiiiinrié , s. f. l'art du maçon. — 

Franc-maçonnerie. (Voir fra- 

maçoun.) 

— Lis oustau se sousienon par de grans arcèus 
en maçoanarié, e rescondon lou firmamcn. 



nincruso, 

Fouco, 



s. f. foulque macroule, foulque 

morelle — Fulica atra, poules 

d'eau très-abondantes sur nos 



Macruso doublo, 

Negrasso, 



étangs, auxquelles on fait de 
grandes chasses, en entourant 
leurs bandes au moyen des peti- 
tes embarcations appelées ncgo- 
chin, nègo-fol. 

Maeriiso, Il s. f. canard-macreuse, palmi- 
Canar-negre, || pède moins abondant que le 
précédent, mais non de môme 
famille. — Anus nigra. — Chair 
noire, sècho et dure, aliment de 
mortification, considéré comme 
maigre. 

$. f. canard double 
macreuse. — Anas 

fusca. — Palmipède de passage 

des gros hivers. 

Mndaclio, 1 s./'.écheveau, poignée, paquet. 
Madaisso, \ — Troupe, bande Lat. malaxât 
Esp. madeja. 

— La ntiadadio s'embroiillio, e pu fort que jamai, 
Boulen la d^smayla, l'emljourisson que mii. 
Jasmin. 

Madccli, Il adj. et ado. même, le môme, de 
Medech, \\ môme. Lat. semelipsum. 

niadaleuen, adj. précoce, qui mûrit à la 

Madeleine, fin juillet. 

— Per la Madaleno 

Lei noise soun pleno, 
Lou rasin veir.il, 
La Cgo ma'luro 
Lou fcn cstremal ; 
Lou blad au granlé 
E la pallio al palhé. 

niadaleno, n. prop. Marie-Madeleine de 

Galilée avait vécu longtemps dans 

la débauche et avait obtenu son 

pardon de Jésus. On croit en 

Provence qu'elle finit sa vie dans 

les macérations et les prières à 

la sainte Baume. 

— Cau cauco à la Madaleno 
Cauco senso forço peno. 

— Madaleno la santo, ois iramos dou vici agi. 
L'y plourcl scis pecals, e ven^uet sajo ensin, 
A la barbo dou mounde e de l'esprit malin. 
R. Bérard, 1846. 

Aladeirès, adj. eisubst. de Madère, espèce 
de raisin. 

Madié, S. m. solive. (Voir amadié). 



MAD 



— 876 - 



MAG 



Mndono, v. /.madame. — Statue ou tableau 
représentant la vierge. 

Aladoiil, adj. sot, étourdi , maladroit. 

Nndoun, n.prop. Madelon , Madeleine. 

— T'an bien coupa, Madoun, toun soulengo de serp. 

Madré, | s. m. pièce de bois horizontale, 
Mandre, \ cœur du bois. — Manche d'une 
machine, bielle, manivelle d'un 
outil. — Cause, origine du mou- 
vement. 

niadrngo, Il s. f. pêcherie formant labyrin- 
Bourdigo, Il the au moyen de pieux, de 

filets et de roseaux pour prendre 

les thons. 

— S'anavias, permalur, toutnba dinssei madrago, 
Poudés coumta sus ièu per soarti de sei las ; 
Moun meslre es couneigu dei gouapo do Marsiho. 
Bourrelly, 1869. 

Madrian, s. m. coquille bivalve, tachetée, 
variée de plusieurs couleurs, 
madrée. 

— L'on vesié ben sus soun caban 
Belugueja lei madrian. 



Aladu, 

Madur, 



adj. mûr , prêt à être cueilli. — 
Agé, posé, réfléchi. 

Esp. maduro , liai, maturo , 

du lat. maturus. 



— Soun pas mai'Iurs, çà dits, soun bous perde goujats 
Tournarey un autre dimcnche. 

Limouzin Lainolhe, 1838. 

— Filho maduro porto l'enfant à la cenluro. 

— Franco, supporlo seis excùs 
Pourries pas gagna loun proucés, 
La pèro es pa'ncaro maduro. 

Desanat, 1850. 

illadurn. Il v. a. et neuf, mûrir, devenir 
Amadura, \\ mûr ou rendre mûr. 

Esp. madurar, Lat. et Ital. 
maturare. 

— Lis avès fa madura sus la païo. 

m» flato, ma fë, interj. ma foi. 
Béarn. ma-hé. 

nias, rac. celt. creux, vide, cache, maie. 

Hagagiia, v. a. tracasser, fatiguer. 



iTInKagunt, Il orf/. jasc. incommode, malade, 
Magagnas, \\ moulu, tracassé, secoué, fati- 
gué. 

iMagagiio, s. /".peine, tracas, fatigue. — 
Vice , tare. — Ruse , fourberie. 
— Grabuge, trouble. 

— Entre fiho e castagno, 

Bèu deforo e dedin la magagno. 

ASasHgnous, Il atZ/. rtjsé, fourbe, malicieux, 
Magagnàu, |1 vicieux. 

— Maire veïas sus vosti fiho, 

Car dei cat magagnoiis lou noumbre es infini, 
Dei galan la marriJo eisino, 
Es pu rusado que jamai. 

J. Mord, i820. 



SIngnïolin, 

Magau, 



s. m. petite pioche, hoyau , 
serfouette. 



Kngnlaii, adj. lourdeau, montagnard. 

Mngaloiino, s. f. petite île dans l'étang de 
Thau avec un village, autrefois 
le siège de l'Evêché qui fut trans- 
féré à Montpellier. 

— Lei Bel de l'ilo e de ïarsis 
An près terro à la Mag^louno ; 
Li vai de liaro, de courouno 
De Du, do Comte e de Marquis. 



l'ai tan fripât, lan cnvalat, 
Que Tenedos es rascalat, 
Semblû l'Ilo do Magalouno. 



Saboli. 



Favre. 



— La belo Magalouno, l'étoile 
du berger. 

Magasin, s. m. dépôt de marchandises, de 

comestibles, de munitions. — 

Amas, provisions. 

Ital.magazzino, Esp, almacen, 

de l'arabe ma-khazin. 

— En Aies las gens an lais.sa 

Boutigo, magasin, l'aleïé, l:u tirage. 

Félix. 

Mage, adj. plus grand, supérieur. 

— Lou juge-mage de Toulouse. 

Mageiio, s. f. gasc. médaille, image de sain- 
teté. 

Mngenso, s. f. pouvoir, autorité, préroga- 
tive. 



MAG 



MaKincn, r. a. émonder, tailler , retran- 

Magenca, cher. — Biner, donner un second 

œuvre à la vigne ordinairement 

au mois de mai. (Voir majinca). 

— . . .E coumo on bey la brenco 
Qu'un fer magenco 
Troumba pel sol 
Atal fai Pol. 

Jasmin, \Bi6. 

Mnsfsirat, s. m. officier civil dépositaire 
d'une autorité administrative ou 
judiciaire. 

liai, magistrato , mallre, su- 
périeur. Syn. mahistre , nom 
propre. 

M«si«tr«H, s. m. mistral, vent du Nord- 
Mistrau, Ouest, vent de bise qui passe 

Aurasso, sur les montagnes couvertes 

de neige, v. l. maestrau, vent 

maître. 

— Un ni.ngi3lrau que so levet 
I.'hont <lo l'illo vous lou buffet ; 
Semblivo qu'avié prrfs la poslo. 

— Ausis : liiu magistrau faibrounzina la porto 
E las plalanos de la cour ; 

KInio, guùiio la iiAu quo soun halé trasporto, 
Couinose gibro à moun enlour. 

Florei. 

.Uagistre, Il s. m. magister, maître d'école. 

JUeslre, | Esp. maestre, liai, maestro. 

— Branilavos pas de (oun ousluu, 
De lu, la mairâ n'éro folo ; 
Te bandiran aro à IVsoolo, 
Vers qaauque magisire brutau. 

AubancI, 1860. 



- 877 - MAH 

Macnniins, adj. joufflu, gâté, efféminé. 



adj. gracieux , mignard , franc, 
caressant, doucereux. 



Alagnac, 

Magnaguel , 

— Ou dal riou siaguesse l'aiguèto 
Ount se bagno la magnaguélo 
Quand lou soulel vai s'amaga. 

— Un agnol .i rauboto blanco, 
Mignac, poulit coumo uu anel 
Un jour, eslirat >us la banco 
Frtmissio, dejoust lou coulel. 

MIr, 1870. 

Masinnn, s. m. ver à soie, une des transfor- 
mations du bombyx du mûrier , 
qui se nourrit des feuilles de cet 
arbre, qui les dévore avec avi- 
dité, et qui produit de la soie 
en devenant chrysalide. 

— là mi magnan, qu'es pas de créire, 
Coumo soun béu ! venés 11 veire. 



Mnsiinnarié, Il s. f. magnanerie, atelier 
Magnngnèiro, |) garni de claies et chauffé 
où l'on élève les vers à soie. 

MagiiHiinrelo, s. f. ouvrière qui ra- 
Uagnandièiro, masse la feuille des mû- 

riers pour la nourriture des 
vers à soie. 

- • En desfuiant vosli vcrguélo 
Canlas. canlas, magnanarùlo ! 



Mnsnnniv, 

Magnassiè, 



s. m. chef-ouvrier qui est 
chargé de conduire l'éduca- 
tion des vers à soie pour en 
obtenir la plus grande quantité 
de cocons possible. 

Masiiar, v. a. manger, dévorer. 

Lai. manducare, Ital. mangiare. 

■ -. Cbasquc magnan gito soun boni. 

Mneiicirnl, || s. m. manche du fléau à 

Manairat, Il battre le blé, poignée qu'on 

lient dans la main. 

Magiièiretos , s. f. plur. gentillesses , 
caresses. 

Magnèirw, s. f. manière, façon, coutume, 
goût, tour de main. Lat. manus. 

IVIaftitotiii, adj. et n. prop. doux, mignon, 
délicat. 

Alneot, I s. m. argent caché, jietit trésor, 
Esquipot, I réserve. — Vilain singe , figure 

grotesque. {\ oir amaga.) 

Rad. mag, cachette. 

— Que gardan dins nosire magot 
Pcr lou besoun, uno ressourco, 
E qu'abcn mai diiis lou pelhol 
Que noslres ornes dins lur bour=o. 

Mnjcoialeii, adj. héarn. souffreteux, amaigri. 



Magrinl, 

Magrestin, 



adj. maigre, étique, efflanqué. 



— Las rossos de mesire Crislôu 
M igrialos à faire p6ii 
Sabon pas ouni'us la civado. 

— Lou corp tout magrestin, fiblat per la langu'no. 

Malici-fja, V. n. héarn. jurer, prolester, 
promettre. 



MAH 



878 



MAI 



Mahojo, I s. f. béarn. fraise, fruits da 
Majofo, Il fraisier commun. Frajarta uesca. 
(Voir majoufo.) 

Malioun, adj. doré, jaune brique. 
— Un poul mahouD l'acouroulaljo. 

Malioiina, v. a. carreler, paver avec des 
briques. 



Mikhous, 

Mavouns, 



s, m. plur. briquos cuites pour 
pavés ou pour construction de 
murs, de fourneaux, etj. 



Mai, 

May, 



adj. plus, davantage. — Mais, conj. 
Lat. magis, Esp. mas, lo mas. 



— Aro dis loa jouvenl, amis, vous vau canla 
De mi cansoan la mai que bellu. 

Brunel, 18b9. 

— Mai, quand lou jour vengué far lume a la countrado, 
Se reveiihet subran, perse mettre en camiu. 

Caillât. 

— Mai, niaugrà ia tempesto, eu'.ei.dièi un brut d'alo, 
Estoanadoj en tramblant, rcculèri d'abord. 

Rolland. 



M 

May 



î, I s. m. Mai, le cir 
I, I l'année. — Arbre 



inquième mois de 
de Mai, mât de 
cocagne. 

Esp. mayo , Ital. maggio , 
Lat. mains. 

— Picholo plèiijo de Mai 
Fai lou lauraire gai. 

— Tems de Mai fai e desfai. 

— Mariage de Mai noun es de durado. 

— Au mes de mai qiiito ce que te plai. 

— Lou printems aimo tant U roso 
Que s'abibo de sa coulour ; 
Quand Ion mes dd Mai nous arroso 
Plôu pas que per aquèlo flour. 

AubMiel, 1826i 

Mai-qiie-niai, adv. le plus possible, avec 

excès. 

— Li chato eron reviscoulado 
Galoïo e genlo mai-que-niai. 

Maia, Il v. n. s'enfuir, s'échapper, passer 
Giha, Il par maille comme les petits poissons. 

Main, v. a. joncher de verdure, couvrir le 
Maya, y sol de fleurs au mois de mai. 

Maiodo, s. /. béarn. jonchée de fleurs oU de 
verdure. 

Maienc, aâj. du mois de mai, la seconde 
coupe de luzerne. 



— Quand, Iranquile, asséla sur l'erbeto maienco, 
Faren redire ei baus la Muso maianenco 
Sarié certo per lèu bonur di^ Paradis. 

Ciou^illat, 186^. 



Maièt», 

Malheto, 



s. f. petit anneau dans lequel on 
passe le crochet d'une agrafe. 



Maigre, || ad), maigre, sec. — Léger, futile, 
Magre, || Lat. macer, Esp. magro. 

— Bon maigre lou matin, mai lou soir fasié gras. 
— Lou maigre demando de que se nourris lou gras. 

— La fré lei rendié pas ni maigre ni malau. 



adj. un peu maigre, mai- 



grelet. 



Maisriiicl, 

Magrou^, 

— Magre, menul, mes nourrit de boun ley 
Tan grandissioy coumo lou fil d'un Rey. 

Jismin, 1828. 

Magroii, I S. f. maigreur, exiguïté, manque 
Magriéro, d'ampleur. 

Alaîla, V. a. frapper, écraser le lin ou le 
Mailha, chanvre avec un maillet. 

Mailhiie, ». m. béarn. masse, émotloir. 



Maina, 1 

Se maîna, 



V. a. et rec. mener, diriger, con- 
duire. — Abaisser, lâcher, mal- 
traiter , abuser. — Se mêler, 
s'occuper, s'aviser. (Voir mena.) 
Lat. minare. Esp. menear. 

— De fèt, davant lou plazé de la taulo. 
Tout autre dèu maina soun pavihonn. 
Florel, 18S6. 

Aquel n'a pas lou mau de tant de miechs-savens. 
Que fan del litclieslant la plejo c lou bel tems ; 
Ou que dal cabinet, sans couneisse l'araire 
Se mainou de douna de litsous al bouriaire. 

Peyrot, 1778. 



V. a. ménager, épargner, 
économiser, préparer. 



Mainaeheja, 

Meinaja, 

— Vouliô mamacheja la cabro e lou caulel. 



Mnîiiadié, 

Meinadié, 



.^lainado, 

Maynado, 



s. m. et n. prop. père de 
famille , propriétaire d'une 
ferme, laboureur. 

Bass. lat. masnadérius, pos- 
sesseur de troupeaux. 

I s. f. téarn. jeune fille. — Petits 
I enfants. — Ménage, famille, 
maison. 



MAI 



.Malnagièro, j s. f. ménagère, la femme 
Meinagèiro, \ qui dirige un ménage, une 

famille, économe. 

Bass. lat. mansio, maison. 

— La mainagi ro 
Am' la chambrièiro, 
A rendre sours 
Cridon secours. 

Mainnti^e, l( ». m. béarn. enfant. — Léger, 
Maynalge, j sans expérience, jeune garçon. 
Mainat, || Bass. lat. masnalicum, qui est 

de la maison. 

— Un mainaijou dira dessuilo qu'nn trabal 
Ou J;il lèu ou dal mèu, mai bal. 

Mir. 

S. f. la vierge de mai. Maie, déesse 
I II du mois de mai, du renouveau, de la 
nature productive. 

Le l*r mai on faisait à Rome 
des sacrifices à la bonne déesse 
Maia, représentant la nature fé- 
conde, la mère universelle. 

Gomme continuation des an- 
ciennes cérémonies païennes , 
on consacra le mois de mai à 
Marie, et on donnait naguère le 
nom de Maia à marida à des 
jeunes filles nubiles, parées et 
attifées, que l'on plaçait à l'en- 
coignure de certaines rues, ou 
sur une table et pour lesquelles 
on demandait aux passants une 
légère rétribution. 
Gr. fixix, nourrice, nubile. 

— \és, crese pas, ièu que vous parle, 
Crcse pas qua veguès jamai 
Maio tant bello en mes de Mai, 
Plus bello chalo en vilo d'Arle. 

Ruumanille, 1866. 

— Quani ven lou mes ensouleia, 
Lei fihelo de la Prouvcnço 
Fan revièuda la souvenenço 
De la divesso Maia. 
Emè lei flous deis our'oulaio 
Trenon de roJonlent capèu 
K pièi n'en courounon lei peu 
De la plus bello qu'es la Maio. 

Gaut, 1862. 

S. f. maille, boucle, anneau à tricot 

ou en filet par la répétition desquels 

on obtient des tissus élastiques 

plus ou moins serrés. — Les 

anneaux d'une chaîne. 



— 879 ~ MAI 

— Sur leis banos m'endreissani, 
E senso carello ni aiailho, 
D'eiri lou prouiiiié .«ourtirai, 
E pièi d'amount te saiarai. 

Leydet, 1880. 

— l'aven au.«si la mei.udaio 

Das peissous qvie soun pas de maio 
En aigo basso, ou ben quand plôa. 



Mniorco, s. f. et nom de lieu, Majorque 
Maiorgo, une des Baléares, se dit des 

oranges qui en proviennent. 

Esp. mallorca. 

— Lou basljraen ven d^ Maiorco 
Emé d'arange un cargamen. 

— E gtis de clialo aqui per garda si maiocco. 

Maioriiien, ado. v. l. surtout, principale- 
ment. 

s. m. ce qui contient un germe 



Maioii, 

Majôu, 



reproducteur , jaune d'œuf. — 
Crossette de sarment avec raci- 
nes, mailleton. 

Maîoii, s. m. langes, maillot. — Pantalon 
Malhol, collant des danseurs. 

Maioiita, t;. a. emmailloter un enfant, chan- 
ger les langes. 

Mai|»o-nioun<l«, s. f. carte représentant 

les deux hémisphères du globe 

terrestre. 

— Aqnel d'acô de forme roundo 
Pourrie pas miel se conmpara 
Qu'en un bouiar de maipo-moundo. 

Mairastro, s. f. belle-mère , mauvaise 
Meirastro, mère, terme péjoratif. 

Esp. madraslra, Ital. matrigna. 

Mairaii; s. m. merrain, bois refendu pour 
faire des douves et provenant 
d'une mère souche , de mair , 
mar, grosse branche. 

Maire, Il S. f. femme, épouse ou femelle 

May, I qui a mis au monde. — Supérieure 

d'un couvent. Esp. madré , 

Lat. mater. — Canal, détroit, 

fossé principal, lit d'un fleuve. 

— Dépôt acide ou membrane 

gélatineuse du vinaigre, 

— Dlns lou beneslre auriés tout l'an 
Ileloio, caresso e pan blan... 
Alor, lou vau dire à ma maire ; 
Tu, vai lou dire au capelan. 

Verdot, 1874. 



MAI 



880 



MAI 



— Apcy, lou Icrutonma, miey triste, niiey jonyous 

Ktnbrasso may k\ fcnno, ano'jnço nn court bouyalge ; 
E part, lous y daiclian soun co dins dus jionlous. 

Jasinin, i%i^. 

— A l'aulro ribo de la maire 
Dell l'agudrc cncaro an païs. 

Floret, 1860. 

— la maire, noaladie de matrice, 
hystérie. (Voir mero.) 

Mitirc d'ikiieiiièlo, s. f. dytique large , 
punaise aquatique, insecte brun 
verdâtre qui se transforme en 
nymphe hors de l'eau. 



Maire de Diou, 

Paretage, 



s. f. pariétaire officinale, 
perce-muraille, pi. fam. 



des Urticécs. 

Mnîrenal, Il adj. maternel. — Principal. 

Mairal, {{ De maire, du lat. mater. 

— Plé lie ma lengo inairenalo, 
Sourliguère d'aquel grand bos ; 
Quicom me pourlé siis soun alo ; 
Au 116 d'uno amo u'aviéi dos. 

Gausscn, 1875. 



Mnire-RièiiTO, 

Capri-fueilh, 



s. f. chèvrefeuille des 
bois ou des haies, arbriss. 
sarmenteux à fleurs jaunes et 
rouges, honicera periclimenum. 



Mairiiio, 1 ». f. marraine, celle qui tient 
Mayrino, \ un enfant sur les fonts baptis- 
maux. 

— De l'esprit nVy pas la racino , 

liés que lAii prengue à sa mairiiio. 
Jasmin. 

Mairoiilèro, s. f. béarn. pourvoyeuse, éco- 
nome. 

Mniasado, s. f. bouchée, coup de dent. 

— D'une maïssado a lout acabat. 
MaîBseJa, V. n. bavarder, gromeler. 
Maisselo, s. f. joue, babine. 

MalHao, s, f. bouche, gueule , mâchoire. 
Adj. bavard, criard. 

— On lou prendricj per l'Erculo jasiôu 
Trissan inenu la raço felislenco 

A beles cops de sa maisso asenenco. 

De Lafare, 18iO. 

MaiHsou, s. f. moisson. (Voir meissoun.) 

Mait, iiieit, s. f. maie, huche, pétrin. 
(Voir mag.) Gr. ^«ttsiii, pétrir. 



Malxou, s. f. maison, logis, habitation. 

Maijou, Lat. mansio. Gr. inia. 

— Se lournes .i la niaizou 
Merilaras toun perdou. 

— Tanlèu sourtis d.' la maijou 
Onle quatre routes passabon. 

— La maizou de hilo, mairie. 

Mnjinca, R v. a. bêcher , biner. (Voir 
Majenca, || maginca.) — Sens détourné , 
tailler, émonder. 

— Poudo-tno davan que ploure 
Foui me davan que boure, 
Majonco me davan fleuri 
Te farai béuro de bon vi . 

Majofo, s. f. fraise, petit fruit du fraisier 

Majoufo, rampant à fleurs blanches, fam. 

des Rosacées. Fragaria vesca, — 

— Bosse, contusion. 

Majornicn, ado. v. l. principalement, sur- 
tout. 



Mnjoiifié, 

Frésié, 



s, m. fraisier commun ou ram- 
pant qui se multiplie par les 

filaments noueux qu'il lanre de 

divers côtés. 



Majour, I s. m. officier supérieur, com- 
Major, Il mandant chargé de la comptabi- 
lité d'un régiment. 

Majoiiraiiu, s. m. marjolaine des jardins, 
Majurèno, l origan cultivé, plante aro- 

matique à fleurs pourpres, fam. 
des Labiées. 



Mnjoiirano f'ero, 

Menugueto, 



s. f. marjolaine sau- 
vage, plante aromati- 
que, stimulante, sternutatoire. 
Origanum vulgare. 



Majouraii, fl s. m. le chef, le mailre, lepre- 
Maiourau, \\ mier, le maître berger, autre- 
fois l'aîné de la famille. 
Esp. mayor , Ital. maggiore, 
majeur. 
— Ansin parlé lou juge majourau. 

— Cent berges coubidals al bal 
De Guignoulet le majeural 
S'en ban imbiîa teuts en filo 
Las doumaiztSlos de la bile, 

Goudouli. 

Majoureaso, s. f. la maîtresse du logis, la 
gouvernante, l'intendante. 



MAI — 881 

Majoiirli?, 9. m. grosse poutre mattresse. 
Majoiarità, ». f. pluralité des voix dans un 



vote. — Age légal pour exercer 

ses droits civils et politiques. 

— Destituas lei que vous fan ouinbrage, 
N'oubiendrès pas mai cio majourilà. 

Desanat, i828. 



majur, adj. majeur, 
dérable. 



Imporlaut, coQsi- 



Mal, I adj. et subst. mauvais, nuisible, péni- 

Mau, ! ble, douloureux, âpre, aigre, fort. — 

Peine , dommage , calamité , 

perte. 

— Traballio ! lou trima barro la porto al mal. 

— Lou mal bargo ma bito, e mé la rend affrouso. 

Mal-Rdoubat, adj. et subst. mal arrangé, 
mauvaise action. 

Malabeatlo, s. f. apparition, fantôme. 
Malabiaat, adj. castr. imprudent. 
Malaboiizèno, s. f. malencontre, sort, 
fatalité, malheur. 

— Jougarièi que quauque grimau 
l'a jita sa malabouzéno. 

De Lafare. 



Halnfacho, 

Malafayto, 



s. m. et 
brigand. - 



fém. mécréant , 
- Délit , contra- 



vention, méfait. 

— Mando âespacho sus Jespacho 
Per sous 1res assouciats 
Que, vers un autre caire eron en malafacho, 
Venguesson parlaja la casso de soun las. 
Rous. 1877. 

Mnlafaui, s. f. misère, famine, faiblesse. 

— Ayci gist un foulas qu'appelavon lou Sage 
Qu'es mort de malafam em' tout soun eritage. 

Rondil, 1812. 

Malaguet , s. m. cerisier sauvage. — 
Graine de paradis. (Voir mani- 
guèto.) 

Maralgo, s. f. petit étang, mare, flaque. 

— Molo loun aigo ! reten-la, molo encaro, 
Siam dins la prado, u la mal'aigo amaro 
T'espèro aval dins l'immense caoié. 

Langlade, 1871. 

S. f, mauvaise humeur , 
tristesse , 



MAL 

— Sa bono o sanio devoucioun. 
Coungrôio pas la nialamagno 

Aubert. 



Klalainen , adv. beaucoup, extrêmement, 
à rage. 

Blnlaïuort, s. f. mort violente, misérable. 

— .4qucl chival finira do malamoit. 

Mnlan , Il s. m. contre-temps , malheur , 
Malaslre, || mauvaise année, calamité, guerre, 
épidémie. 

— Acô deviguo pas que malan. 

— Chascun pensavo lou malan achabat, quand 
uno nouvello dejfourtuno estounet aquel pauro pople 
dts Tulo que degun desfeci devuj plus venci ni eslouna* 

Roux. 

Malandro, Il s. f. langueur , mélancolie , 
Malaise, || état maladif ou précurseur. 

Ital. mal andar, aller mal. 

— Quand la malandro envazis sei vinhols. 



Halaniagno, 

Mdancounié, 



mélancolie. — 



Calamité, fléau. 

— Au mitan de sa glôri e de sa malamaguo 
Senso ren dite, monrigué. 

MistrkI. 



Malandro lia, 

Malautis, 

Slalapcino, 

Maladicièure, 



adj. maladif, souffreteux, 
inquiet, malingre, infirme. 

imp. adv. malepeste, malé- 
diction, mauvaise humeur. 



Malarnaso, adv. en quantité, à foison, 
tout venant, sans choix. 

Slaiaruiat, s. m. trigle cuirassé, un des 
mieux armés de tous les poissons 
de mer, en armes offensives et 
défensives. — Baléares, armado. 
— A Rome, pesce força ou cap- 
pone ; a Venise , anzoletto di 
mar. 

Mal-astrat, adj. malheureux, infortuné. 

Malataverno, s. f. et n. de lieu, mauvais 
gîte, mauvaise auberge. 

Malaiit, adj, malade, caduc, troublé. 

Kal. malato , ammalalo , 
Lat. mal-altus, peu droit, Esp. 
et Port, enferma, mal debout. 

— Fedo malaulo se ten iuen dou troupol. 

— Quand lou pastre es malaut l'avé s'en ressent. 

— E jou plouri, jou me lourmenti ! 

Lou maihur de ché lu s'es mudat ché nous ans, 

Aben iioslre pay bien malaut 

Que se destay ! que souffro ! oli ! bay mouri, zou sent 

S'aquel brabe Moussu que sap la bien gari, 

Ben pas anéy lou secouri. 

Jaamiiit 18i0. 

«8 



MAL — 882 - 



— Es ta teslo que te fai maa ? 
Hou save pas, mai sièi malaut ! 
Sai que lou traval te faligo ? 

Antoni. 

Malaiita» , adj. augm. bien malade, en 
danger de mort. 

Mnlnutejn, v. n. languir, se consumer, 
Malabeja, s'épuiser dans une longue 

maladie. 

— Can pleidejo malantejo, 

E ce que manjo i'amarejo. 

— Dempièi lontems malautejo. 

— Lott Routnan, que dempèy tant d'ivers malabejo, 
Pecaire, as iols \ezens anabo trcscoula . 

Floret. 

Malnutié, s. f. maladie, altération dans 
l'économie vitale, épidémie. 

— La tnalaulié di magnan, 
le temps de leur mue. 

— Ero malaut despièi très an ; 
Malautié d'acô vo dou resto, 
Malaut, coume touti lou sian, 
De travai e do mau de lesto. 

Ad. Dumas, d8b8. 

Malavalisco, impr. que le diable l'emporte. 
(Voir abalisco, cavalisco.) 

— Mal-âvalisco l'aucèu !... 
Ma bello, de sou» emperi 
Aviso-te :. . . es leri, 

Mai em' eu li piour van lèu. 

De Beaufort, 1860. 

Mal«nviat, s. m. vaurien, mauvais garne- 
ment. 

Malaviato, s. f. sort, mauvais regard. 

— De sons troupels soay à la pisto. 
Mes i'an douna la malavislo. 

Favre. 



Mal ayzit, 

Mal adreit, 



Malbre, 

Marme, 



adj. gasc. maladroit, qui 
Il manque d'adresse, de pré- 
voyance, d'intelligence. 

s. m. pierre très-dure, calcaire 
ou siliceuse, blanche ou de plu- 
sieurs couleurs. (Voir mabre , 
maubre.) 

Ac6s n'es plus la grando chaniinèio, 

Oun autres cots flambavo la bourrèio 

Que nous caufabo aulan qu'un grand sourel : 

Aquesto richo, en malbre, es pilchounelo, 

E pel milan peirilho une brusqueio 

Oun justomen nous caufan un arlel. 

Jasmin, 1849. 



ITIalbie, 

Maubin, 

Slnlbo, 

Maulo, 



MAL 

s. m. althéa à fleurs blanchefî ou 
roses, guimauve officinale. Althéa 
officinalis. 

s. f. mauve sauvage, grande mauve 
à fleurs violettes ou pourpres. 



Malcoiira, || t;. a. décourager, détourner, 
Maucoura, || indisposer, mettre de mau- 
vaise humeur. 

Mal de cor, s. m. déplaisir, grande peine. 

Mal dire, v. n. médire, mal parler. 

IMaieniparado, s. f. événement fâcheux, 

accident, aventure, déception. 

— Veirés ben que pertout i'a sa malemparado . 

— San Roc, ajo piètat de nostre marrit sort. 
E seraprc garde nous de toulo mal-parado 
Tant que seren sus lerro enjusqu'à nostro mort. 
J. Sans, 187C. 



Slaleucos, 

Peretos de sen Jan, 
Aussanelos, 

cantha 



s. f. plur. petits fruits 
rouges de l'aubépine com- 
mune. Cralœgus oxya- 
Arhrisseau de la fam. 

des Pomacées. (Voir peiretié, 

poumetié). 



Maleiieoiinié, s. f. mélancolie, tristesse. 



IHal-eiigîiint, 

Mal-fargat, 



adj. mal arrangé, fagotté, 
mal fait, mal habillé. 



Malerous, adj. (Voir malurous. 



Malfre, 

Malfrit, 



adj. castr. fané, flétri, souffrant. 
(Voir marfi.J 



Malemtrne, adj. mal appris, ignorant, malo- 
tru. 

niaifouiidut, adj. gasc. morfondu, pénétré 
de froid ou d'humidité, déses- 
péré. 

— Nostres souldats tabé, tridolon à la guerro 
Dins lou gel, toulis malfounduls. 

Mir, 1872. 

Malgracious, adj. 
aneux. 



grossier, ruslre, har- 



Malh, 

Masso, 



s. m. maillet pour renvoyer les bou- 



les. 



grosse 
bois. 



masse de fondeur de 



Mailla, V. a. frapper, écraser, briser le lin, 
le chanvre. 



Alallio, 

Maio, 



Langlado, 1870. 
S. f. maille, boucle, treillis. — 



Petite monnaie de cuivre, obole, 
presque rien. 

— Es pas el que perdra la maio. 

Bm lai. mailla, petite monnaie. 
Port, mealha, liai, medaglia. 

Mal lioiiro, s. f. moment fatal, événement, 
accident. 

Nnlliui^a, V. a. assommer, rouer. 



Alniic, 

Malicano, 



adj. âpre, agreste, sauvage. 
Lat. malum, pommo. 



I 



— Abatlré5 pel tessou las poumos malicanos, 
Amanas per bous-aous las francos e las sanos. 

Peyrot, 

Mnlieiailo, s. f. giboulée, ondée, 

— Lou nivo espés que s'ouvris 
Inounilo tout lou païs, 
Mes (l'aquôlo mallclado 
Vpiren lôu vcni la fin. 

nouslan, J820 

itlaliKniiao, s. f. rusé, fourberie, artifice, 
Maniganso, manœuvre, tour de main. — 

But, intention. 
— A pas counelgu !a maniganso. 
Mitlige, s. m. malaise, malignité. 

Mnlioii, s. m. sarment de vigne qu'on 

Malhol, plante pour former un ceps , 

mailleton , crossette. Lat. mal- 

leolus. (Voir maiôu.) — Langes, 

maillot. (Voir bourrasso.) 



Malmena, 

Maumena, 



MAL _ 883 — 

niallia, V. n, mailler, passer sans loucher, 
Mata, s'enfuir, s'échapper, glisser à tra- 

Giha, vers les mailles. 

ninliia, Il V. a. et rec. faire des mailles de 
Se malha, || filet ou de réseaux, treilliser. — 

S'entrelacer, se tresser, se lier, 

s'unir. 

— Touls voslres jours d'ambë de flous se malhon 
Jamai nat brot lous pioo jusqu'à! sang, 
E quand ailhor, en plé rneijour badalhon 
Aci lou sèr on s'endron en canlanl. 

Jasmin, 1833. 

Malliat, adj. tacheté, diapré, bigarré, 

Slalliat, adj. riche, pourvu, puissant. 

— La joio au cor, vers sa cabano. 
Devers l'estanc vai adralhà, 
Caminan coumo la lariano. 
Arrive fier, mai que malhà. 



MAL 

Mallebn, Il y. a. béarn. emprunter, recevoir 
Malleoua, || contre un gage ou une promesse. 



V. a. maltraiter , rudoyer , 
insulter, infliger une perte. 



Kîalo, s. f. coffre en bois ou en cuir pour 
voyage. 

— Bezi diS gens, d'ouslals, do malos, an falot, 
La noço me reben, uno porto s'alando ; 
Cridi daban un gran burèu, 
Sen à Fougarolos, belèn... 

Jasmin, 1856. 

Malo-boiizèno, s. f. malheur, malencon- 
tre, mauvaise chance, mauvais 
sort. (Voir malabouzèno.) 

Malo-cnro, s. f. vilain visage, mauvaise mine. 

Malo-fl, inter. malepeste, malédiction, 
Malopergo, mauvaise fin. 

— Oibé coumpagnous, malo-fi, qu'es ac6. 

Maloiiicii, adv. méchamment, malicieuse- 
ment. 

Jllal-tnicn, s. m. mauvaise volonté, dépit, 
dégoût. 

.Malon, s. f. douleur, incommodité, souf- 
france, malignité, âpreté. 

— Au tenis que sèm, la Irop vivo calou 
Me porlo au cap tant de malou 

Que sièi fourcat de prendre mas mesuros. 
Elorel, 18B9. 

Mnloiin, Il s. m. carreau d'argile, brique, 
Mavoun, || pavé en terre cuite. 

Maloiiiia, V. a. carreler, paver. 

Afalii, s. m. croupe, hanche, fesse. (Voir 
amalu.) 

niaiiir, I s. m. malheur, infortune, désastre, 
Malhur, Il mauvais destin. Lat. mala hora, 
liai, malasorte, Esp. mala Ven- 
tura. 

— D'un grand malur souben n'ay uno grand' pensado. 
— L'enfanl ris del malur que vous vei arriva. 

— îîjouplouri ! jou me lonrnaenti ! 

Lou malhur de ché tu s'es mudal ché nous-aus 

Abon nosire pay bien malaou. 

Que se desfay ! que soulïro ! oh ! bay mouri, zou senli 

S'aquel brabè Moussu que .sat ta bien gari 

Ben pas anèy lou sccouri. 

Jasmin, 18^1. 

— Quand un n-alurnous dèu arriva, 
Souven i'adujan à la courso. 



MAL 

Maluroiis, adj. et subst. malheureux, 

Malerous, infortuné , misérable. — 

Fâcheux, funeste. 

— Li malerous an gds de parent. 

— Pauro Nino ! que Dieu li rende lèu la voio, 
Rès plagno mai que iëu soun estât malurous, 
0, per deman se vau garda vers Santo-Crous, 
Ben d'à ginoul, davant l'anlico Capelèto, 
Vole prega per flo, amai per lus, Leliiio. 
Crousillal, 1861. 

nialvat, adj. v. l. mauvais, injuste. 

Mania, Il v. a. et neuf, s'égarer, se tromper, 
Mamar, perdre aux jeux d'enfant, au fig. se 
noyer, boire. 

— En parlan fai marna sa razoa. 

Maniau, s. m. petit mal, petite blessure. 

Manië, |] s. f, grand'mère, aïeule. 
Mameto, 



884 — MAN 

— Sap pas legi l'escriluro de man. 

— Miis la man à toat dins l'onstaD. 
— Ero à man do ploara. 

— Es un drap qu'à pas proan de man. 

— Oh ! dequé devendrli!, se jamal à sa man, 
Ero 'nlerdi, moun Dieu, de farci sa saquéto. 

Michel, 1852. 

— A man-tasto, à tâtons. 

■ Dn pescadou vesent sa barqueto à man d'eslre engoulido . 

- Ero un Incre ; me bu dounet, 
E piei dins uu nièu s'envoulel ! 
En fugissenl me regardavo, 
'mè sa blanco man me mandavo 
De longs poutouns, que li rendièu, 
Pièi veguèri plus ren, mai plus rén que lou nMa. 

H. Rolland, 18S5. 

- De picaire de man de tout lems n'ia 'gu proun, 
Soun toujour dou cousta d6a que ten lou bastoun. 

Bigot. 



Maineloiin, 

Mamèu, 



s. m. mamelon, bout de sein. 
— La mamelle, le sein. 



— Se de nioun amour le mcsfises. 

Té, moun front, lémabouco !... e levant si diamant, 
Boundon si mameloan rousenl e tremoulant. 
Fél. Gras, 187i. 

niainigo, s. f. amie, chérie. 

— Dempèi que soui nascut, fennotos. 
N'ai pas cessa de bous aima ; 
E tant que lou cor me bâtira, 
Per bous autres battra, mamigotos. 
J. Azaïs, 1860. 

Maino, 5. f. ligne tracée, ligne do conven- 
tion à certains jeux d'enfants. 

MuKsot, adj. béarn, gras, dodu, potelé. 

Mauioiir, s. m. caresse, folie, exaltation. 

— Car l'artislo sans fioc es un aubre sens ramo, 
Es un mouli sens aigo, un amour sens mamour. 
J. Sans, 1873. 

- -Clabo loun bec mamour, se noun te lou courdure. 



Mainoy, 

Memoy, 



s. f. violette de mars, violette 
des bois odorante. 



— Coumo le liri blanc parèi de lont coustal 
Per dessus le muguet e la mamoy nenelo. 
Goudouli. 

Man, *. f. main, organe de préhension, 
Ma, force , puissance. — Approbation , 

promesse, mariage. 

Lat. manus, Ital. et Esp. mano. 

— Sièi pas ben de man. 
— Aviè li man traucado. 



Manado, fl s. f. une pleine main, une poi- 
Manat, f gnée, jointée. — Rassemblement 

de plusieurs choses ou animaux. 

— Troupeau de cochons, de 

bœufs, de chevaux. 

Mnnalro, Il s. /". hache, cognée. Lat. manua 
Destrau, | ria, liai, mannaia. — A mains 
ou à deux mains. 
— E sus ac6, quitet aqui sa manairo. 

Manan*, s. m. habitant, villageois, paysan. 
Marient, roturier. — Grossier, insolent. 

Lat. manentem, demeurant. 

Manat, s. m. petit paquet de tripes, une 
Manoul, poignée, une jointée. — Paquet de 
Manoun, chanvre ou de filasse. 

— Au liô que per nostei fauto, viven pas que de 
tesleto, de ventroun e de manoun Je tripelo. 

Lou scrmoun di Jasiôu, 172i. 

IVIanc, adj. gauche. Lal.mancus, manchot. 
Manso, 

— Quant el nienaco dou bra drcl 
Ei per touca de lo ma manso. 

Manea, v. a. et neut. manquer, ne pas saisir, 
laisser échapper, ne pas réussir. 
— S'absenter, faire défaut, s'ou- 
blier. — Faillir, tomber, glisser, 
s'écrouler. — Disparaître, finir, 
mourir. Esp. mancar, liai- man- 
care. 



MAN 

— S'en manco ben que séguès remlui. 

— A toajour pôu que terro ié manque. 

— De fés mancavo lou sermonii ; 
Demouravo tau inèn d6u Temple ; 
Mai, maucavo pas l'oacasioun 
D'un fran counsel, d'un bon exemple. 

Bigot, 18i2. 

— Mai li marin, o ben H pastre, 
Gens do fièiro, o gens de raercat. 
Ah ! se qu'aucun l'avié manca. 
Que cop de ped e quint' emplaslre. 

Ad. Dumas, 18B7. 

— Iver-estion, jamai mi manoo lou la frés, 

Méry. 

— Ensigno-me, dins lou terraire, 
Cau es lou jonve, tonn fringaire, 
Tant ièn espère dire e faire 
Qu'Imea adoubara lei faulo de l'amour. 

Crousillat. 

— Dous maçoun lans traval, au plan de l'Aveica 
A miéjour manqu'nn quart avien pas déjuna. 

Bigot. 



5. m. faiblesse, oubli, faute. 



Maneanien, 

Fauto, 

— Dins sa jouinesso fagné un mancamen . 

Man caudo, s. f. main chaude, jeux d'en- 
fants. 

Maneha, v. a, emmancher, mettre un man- 
che à un outil, établir, combiner. 

Manche, | «. m. manche, poignée d'un outil, 
Marghe, \\ appendice d'un instrument. 

Ital. manico, Esp, et Port, 
mango. 

— Coumpren que branlo au manche. 

Maneho, | s. f. la manche d'un vêtement, 
Margo, \ fourreau pour la main et le bras. 

— Bras de mer étroit et allongé. 

— Partie au jeu. Ital. manica, 
Esp. manga. — Maneho à vent, 
ventilateur de navire. 

Manchoun, s. m. fourrure doublée et 
ouatée pour tenir les mains 
chaudes. — Cylindre métallique 
pour raccorder deux tuyaux. — 
Garniture des écubiers sur les 
navires, 

— Vegaen un pichot chin lonrti de sonn manchoun. 

— Alor inlron dins la bouligo 

D'un marchand de manchoun ; Uonjour, 
Acheiatias pa 'no pel d'our f 



- 88b - MAN 

Mnnd, I $. m. mouvement, élan, action. 
Fan, I impulsion. 

— Lis aulri, pongno sarrado, 
Fasien mand d'escrapouchina 
Lou mouine, tout desirassouna 
D'uno talo malemparado 

Boumieux. 

Manda, v. a. lancer, envoyer, jeter, diriger, 
adresser, avertir. Esp. mandar, 
Ital. tnandare, 

— Avès pa 'ncaro manda au four î 

— Manda la peiro, escoundre lou brai. 

— Se li mandes, aprâs li anaras. 

— Ei pichot deis aucèus Diou mando la becado. 

— N'en vos vai ié, n'en vos pas mando U. 

' — Quand lou bon Dieu mando on lapin 
Mando lamben uno cardelo. 

Branel. 



— Pamens prengnen ço que Diou mando ; 
Sus la terro sian qu'en pasfant, 
E lou tems, el soûl lou coumando. 

Vidal, 186i. 



Mnndadou, 

Mandairel, 
Mandaire, 



s. m. et adj. commission- 
naire, valet, domestique, fac- 
totum, pisteur. 



— Les mandayrels del four èron per la carrièro, 
E l'on augiô pertout soana la coordelièro. 

Mandat, s. m, ordre de payer une somme à 
une personne désignée. — Ins- 
truction , recom manda tion , ordre, 
rescrit. 

Mandatië, | s. m. domestique de confiance 
Mandatari, Il d'une société, d'un fonction- 
naire, représentant. 

Mande, s. m. panier d'osier à anse, manne. 



Maiidinn , 

Mendicant, 



s. m. mendiant, vagabond, 
besogneux, nécessiteux. 



— N'en siés un d'aquéli mandian 
Que voudrien jila de l'escalo 
Aquel quo nous douno de pan ? 

Mandilio, Il s. f. casaque de laquais, haillon, 
Mandilho, || lambeau, vieux vêtement. 

— Lou reslo de la mandiho 
Per vesli nost' enfanloun. 

Maudfl, s. m. béarn. petit vêtement d'en- 
fant au berceau. 



MAN 



886 — 



MAN 



Mnndoro, s. f. instrument de musique à 
cordes , espèce de luth qui a 
précédé la guitare. 
Ital. mandora, Gr. vitiitvf». 

Slandoulino, s. f. petite mandore, instru- 
ment à cordes qui se pinçait 
avec une plume. 

— Qu'éro biu !... de pertoat e violo e mandoulino 
Tradusien de l'amour la donço treboulino 
E li souspir e li regret. 

Frizet, \%H. 

Afnndras, Il adj. mendiant , vagabond , 
Mandrasso, \ bohémien, nonchalant, pares- 
seux. » 

— Revenen à Maubos, à nosto pichô Irin, 

La miolo, à soun aise, sans presso ni sans frin, 
Balin-balan, de long la gravo 
A la mandrasso nous menavo. 

Félix, 1870. 



Mandrnt, 

Mandreto, 



\s.m. renardeau, renard femelle. 



— Fin coumo nno mandrelo. 

Mandre, s. m. manivelle, pièce de fer 
coudée servant à faire tourner 
un arbre, ou un axe à la main, 
manche de pompe, de roue. 

Mandren, s. m. gueux, mendiant, voleur. 

— Boutas de mandren n'iaguèt Idu 
Que s'arrapèron per li peu. 

Maiidrenallio, s. f. canaille, gueusaille. 



ATandriicoulo, 

Mandri^ouno, 



s. f. Mandragore offici- 
nale, plante narcotique à 
fleurs violettes de la famille des 
Solanées. Ses grosses racines 
coniques et bifurquées ont donné 
lieu à diverses croyances popu- 
laires. On la croyait aphrodi- 
siaque et on l'appelait autrefois 
berbe ou pomme du diable, des- 
tinée aux philtres amoureux. On 
disait d'un homme heureux qu'il 
possédait la Mandragore, un vrai 
trésor. 

Davalas lèu qu'es l'ouro 

Do so cencha de Mandragouro. 

Mistral. 

Gr. fteiiif»y(if*i , Ital. man- 
dragola. 



Aco bal nno mandragonlo, 

Pey que nous fa pla bouli l'oulo ) 

Aco 's per nautres un trésor 

Que nous bal may que mino d'or. 

Al. Clérie, 172i. 



Slandro, 

Mandrouno, 



s. f. mendiante, bohémienne, 
déguenillée. — Entremetteuse, 
matrone. 



iUandpoun, Il s. m. et fém. aide-fournier, 

Mandeiris, || ouvrier boulanger ou ou- 

vrière, commissionnaire. 

iflnndrounëjn, v. n. mendier, gueuser. 

.TSane, Il s. m. le restant, le long. 
Manne, Lat. manente die. 

— Aco's entendu, monn paire, 
A parti d'arc junarai, 
Lou manc d'au jour pregarai . 

Floret, i858. 

Man<^, H adv. h la main, par la main. — Faire 
Manec, mané, faire passer de main en main, 
comme font les maçons. — Le 
coccis des veaux ou des mou- 
tons gras, la naissance de la 
queue des bœufs. 

Manech, s. m. maniement, office des mains 
sur certains objets. 

— Efcalos, pauro ier o bei caladat d'or : 

Das esculs lou manech a crassit soun boun cor. 

Mir. 

\lnnechaii. Il s. m. maréchal-ferranl, arti- 
Manescau, \ san qui soigne les chevaux. 

Esp. mariscal, liai, maniscallo, 
AU. mahre, cheval, skalk, ser- 
viteur, Angl. marshal. 

Mnneaarié, s. f. flagornerie, faux rapport, 
cancan. 

Mniicflo, Il s. m. rapporteur, flagorneur, 
Manéu, || fourbe, hypocrite. 

— Mai li a loujour Icis empuro-gavAu 
Que van en soulo cmo seis er manéu. 

Manèse, s. m. manège, exercice de cheval. 
— Fig. détour, ruse, artifice, 
évolution. — Arbre vertical mu 
par un cheval ou un mulet 
pour monter de l'eau. 

Maiiego, s.f. béarn. mancheron de charrue. 



MAN — 887 

Mnnelro, | s. f. héarn. manière , façon 
Maniéro, \ d'agir, procédé, tournure, appa- 
rence, allure, locution, style; 
Esp. manera, Ital. maniera du 
Lat. manus, à la main. 

— D'aital maneiro, de cette 
façon. 

— S'assagé de louio maniéro !... 

Manejn, | v.a. manier, froisser, employer. 
Se maneja, | palper, manipuler. — Se servir, 

conduire — Se dépêcher. 

Ital. maneggiare. Esp. manejar. 

— Sauprièi pas coumo lu maneja lou pincel, 

— Qu'es ac6 que loun gan manèjo ? 
Acà soun dos boulos de nèu, 
Friando, se bos que l'on te crèjo 
Amago té lou se pul'ni. 

Goudouli, 16i2. 

— Quand se cal maneja, boulas ai pas la cagno. 

— Dempièi que manejo un pau d'or, 
M'ignoro, e fougis ma carrièro. 

" Florel. 

Manel, adj. maniable, traitable, doux, franc. 

Mauela, v. a. et neut. flatter, flagorner, 
Maneleja, rapporter, pateliner. 

Manelo, Il s. f. poignée de repasseuse. — 
Manoun, | Poignée d'épis, glane. 

Mnneto, | s. f. petite main. — Dim. de 
Manetos, Il man. — Clavaire coralloïde , 
champignon , comestible gélati- 
neux d'un blanc jaunâtre, com- 
posé de nombreux rameaux ou 
doigts entrecroisés. 
(Voir bochi-barbo, tripèto.) 

Mttu fMdo, s. f. main Je fée, main habile, 
adroite, déliée. 

— E vous qu'avès uno man fado, 
Ben talomen es engaubiado 
Quand sus un piano vai e von. 
Itoumanille. 

Mangadèro, adj. béarn. mangeable, comes- 
tible. 

Manganèu, | s. m. mangonneau, ancienne 
Mangounèu, \ machine de guerre qui rece- 
vait des pierres dans sa gueule 
pour les lancer. 
Gr. i*<tYviini, machine, cabestan. 



MAN 

Afanglsoulado , s. f. mauvais repas, 
piètre régal. — Equipée, aven- 
ture, rossée. 

— Esièvo a soun oustau arribo en trantaiani 
Ai, ai, ail devinas «S que fagué n'inirant, 
Agarrigué Babèu... queto mangigoulado ! 

RoumaniUe, 18H8 

MaiiBilio, 1 s. f. aliments, pitance, provi- 
Manjiho, || sion de bouche. 

— Travaies au Casièu per nourri ta famiho, 

Fôu voula per lou Rei, vo li a plus de niangiho. 
Bourelly. 



ManjEle, 

Margue, 



s. m. Périg. manche d'outil, de 
balai, poignée. Lat. manica. 



- Vei-vou jomai pourla lou quite bou dei dat. 
Sur lou mangle de cauque gatge. 

Foucaud. 

Mangounarië, Il s. f. boutique où. l'on 
Revendarié, || débite au petit détail des 

comestibles ou des épices. 

Mangounet, s. m. gasc. serviteur, panne- 
tier. 

Mangounië, s. m. épicier, revendeur. 
Esp. mangon, petit débitant. 



Mani, Il adj. petit enfant, petit cochon. 
Manit, \\ Lat. minor, minus. Dim. manidet, 
manidou. 

— Ero Rosa, l'inoucènto manldo, 
Alerto coumo uno cabrido. 

— Dounarés à la manideto 
Tambén uno aigo boulideto. 

Maniago, s. f. jeune femme, jeune fille, 
affectée, gâtée. 

— L'ai jamai visl, faguet la maniago. 

Maniagueja, v. n. plaisanter, câliner. 

Manicio, s. f, manique, gant de cuir ou 
portion de gant dont certains 
ouvriers se servent pour pro- 
téger leurs doigts et éviter des 
ampoules. 
Lat. manica, manicula. 

— Es de la manicio, counoui 
la manicio, il est du métier de 
la clique, de la coterie. 

Manicolo , s. f. tour de main , façon , 
manière de s'y prendre. 



MAN — 888 — 

Manlfaturo, Il s. f. fabrique, marchandi- 
ilanufatturo, || ses. — Succession d'opéra- 
tions pour obtenir économique- 
ment un produit. 

— En que prouQtaren de sei manifaturo ? 
Se lei vapour aduen dou LaDgacdô 
Milo besliau per nouestro nourrituro, 
Brulan iou sëu, mai gardon lei gigà. 

Gelu, li;59. 

Manigans» , v. a. comploter , tripoter , 
combiner. 



Maniganso, 

Maniganço, 



s. f. tripotage, combinaison, 
artifice, machination, piège. 



— Un dei viei garri fa'u mestié 
Coumprengué lèu soun estiganço 
En viant aqaélo maniganço. 

Bourrelly. 



Manigiièto, 

Malaguèto, 



Maniho, 

Manilho, 
Manéio, 



s. f. malaguette, graine de 
paradis, poivre de Guinée, 
petit fruit rouge d'un bel arbre 
des pays chauds qui ombrage 
les promenades ou les fontaines 
en Andalousie. 

— Amomun augustifolium. — 
Grana paradisi. 

Manigulèiro, s. f. nasse, piège pour les 
anguilles, batardeau pour arrê- 
ter le poi.son. 

». f. anse pour saisir à la main, 
oreillelle saillante , poignée de 
certains meubles , vases ou 
ustensiles de ménage. — Jeu 
de cartes. 
Esp. manilla, petite main. 

Manipolo, s. f, malversation, détourne- 
ment, rouerie, rapine, feinte. 

— Sien vièio, ai viaja e treva leis escolo, 
Sabi de coaer la manipolo 

— Loa bregand 1... dirias pas qu'a treva leis escolo, 
Dei fabricant de manipolo. 

Leidet, 18S0. 

Manipulant o, i. f. manipulation, prépa- 
ration chimique. 

— Tout ce qu'es hiuèi, enclaus, jardis à rodo, prats, 
Sera basli ; noun pas do fournels ou d'usinos, 
Negresidos de fun, de pousses de carbou, 
Manipulanços de pouïsou. 

Que fan passi las gens embè lus pudécinoi 
Qtt'eudeoon, e qae fan monri. 

Félix. 



MAN 



Manlvelo, s. f. tige en fer excentrique pour 
faire tourner un outil ou une 
machine. 

— Lou boutou de la manivelo 
Se viroulo sans gés d'esfors. 

— Aaen décidas-vous, anen madoumisèlo. 
De vosti sentimen viras la manivèlo . 



Maiijn, V. a. manger, se nourrir, mâcher, 
Minja, croquer, avaler, absorber, dévo- 

rer. — Dépenser, faire grande 
chère, se ruiner. — Esp. man- 
jar, corner, Ital. mangiare, Lat. 
manducare, mandere, mâcher. 
Gr. ft,»a, 

— S'as ben fam, manjo de pan. 

— Un sigiiou de papié manjarié un païsan d'aclé. 

— Ero un an que dins la campagno 
Leis figuiers n'avien regourja, 
E leis païsan de la mountagno 
Eron sadou de n'en manja. 

Bourelly. 

— Cado jour, en braban lous Pers 
Cridabon à lre»-cents tarluffos, 
AI puple aney fourjas de fers, 
E douma minjarés de truffos. 

Jasmin, 1828. 

— Manjo bas tant que voudras, 

Mai coucho uaut tant que poudras. 

— A manja soun bon pan lou premié. 

— Aquel soir, nou l'ai pas oublidat 
Qu'ai manja tout uno becasso 
Tan empregnado de ferun, 
Qu'à floc toumbavo sa carcasso. 

J. Azaïs, iSSi. 

— Té I manjo aquèlo trancho e gardo-n'en lei grano. 

Manja, s. m. mets, aliments. 

— A pichot manja, bon bènre. 

— Lou boui-abaisso marsihés 
Doucionr, es un manja reqaiste. 

Mnnjadou, t. m. petite auge, petit vase 

dans lequel on met le boire ou 

le manger des oiseaux. 

Ital. mangiatoia. 

— Chaque jour ramplissièi soun pichot manjadou 
En renouvelan l'aigo à soun abéuradou. 

Manjadiiro, s, f. partie mangée ou ron- 
gée, piqûre de puces ou autres 
parasites. 

Manjaire, Il s. m. mangeur , débauché , 
Acabaire, \ dissipateur, grugeur, prodi- 
gue. 



MAN 



— 889 



MAN 



— Gros manjairo os pas dounaire. 

— Manjaire J'iinagc, maiijo bon Diou. 

JMnnJniiço, s. f. vermine , cause de 

Minjanso, démangeaison. — mauvaise 

herbe, plante parasite. 

— Qu'aquelo manjanço 
Pieuses e mouissals 
Fague pus boumbanço 
Dins ooslis ousials. 

Gleizos 

Manjllio, I s. f. comestibles, pitance, 

Mangilho, | provisions. 

— Souarle sei prouvisioiin, de ceses, de graoillio, 
De civado, en un tnol, fouèco niaigro mangilho. 

I.eidel. 

MnnJo-faTO, s. m. bredouilleur, bègue. 

Maiijo-nièu, Il s. m. guêpe-frelon qui 
Cabridan, Il mange les abeilles et leur 

miel. 

Maitjo-iièro, Il s. m. capricorne héros, 
Banar, banut, | gros coléoptère à longues 
antennes qui vit de fruits. 

Sliinjoun, s. m. démangeaison, prurit. 

— Me fasié pla manjoun coumo s'abioi do lignes. 



Hlaiijiiqueja, 

Besuqueja, 



Nniileva, 

Malleba, 



V, a. et neut. mangeoter, 
être dégoûté , dédaigner , 
piguocher. 

V. a. emprunter, recevoir de 
l'argent contre un gage ou une 

promesse. Lat. manu levare , 

recevoir. 
— N'aben pins ren à bendre e ren per manleva. 

— Tabé vous laissi de boun grat 
La soumo qu'avias manlevado. 

Mannn, v. a, caslr. arranger, soigner. 

Maniiat , adj. joli , agréable , accompli , 
gentil. 

— Jamai bestiole tan mannado, 

Pel de jaièt e mourre fait al tour. 
Mir, 1870. 

— Graciouso, mannado auceleto, 
Espère aici toun amourous. 

Florit, 1888. 

Slanne, Il adj. le restant, le long du jour, le 

Mane, \\ courant. 

— Sans jamai se pausa, coupaires e conpairos, 
Las darniùres surtout encaro pus barjairos, 
Countugnon lour babil tout lou manne del jour, 
Peyrot, 1778. 



Maiiiio, s. f. manne, grand panier d'osier 
Mande, à anse pour le transport du linge, 

des fruits ou autres denrées. 

Maniio, I s. f. nourriture miraculeuse que 
Mauno, Il Dieu envoya aux Israélites dans 
le désert pendant quarante ans. 
— Substance alimentaire qui 
apparaît spontanément sur de 
grandes étendues et dont les 
habitants se nourrissent, ainsi 
que leurs chèvres et leurs bes- 
tiaux ; espèce de Lichen que le 
vent emporte sur de grandes 
étendues, Parmelia esculenta, 
plusieurs grands végétaux comme 
des frênes, des mélèzes, des tama- 
ris exsudent une substance ami- 
lacée et sucrée qui porte le même 
nom, mais qui est purgative à 
divers degrés. 
Ital. manna, du Gr. fixtm. 

nianobro, s. m. et f. manœuvre, aide- 
Manoubrié, maçon qui transporte les maté- 
riaux, ouvrière de travail gros- 
sier. 

— Meslre, oublies, bczis, tout s'y trobo apilal ; 
Interroje ?... malluir! un manobro es toumba. 

— Quin plazé per Abel, quand Teslùlo al ciel briho, 
E que la manobro s'en bay. 

Jasmin. 

— Lous gipiés, traçali'es, niacous 
Meslres, manobros e garçons 
Embé sous martels e si tiblo 
Avien une mino risiblo. 

Blanoubra, | v. a, manœuvrer, évoluer, 
Manubra, \\ faire ou diriger des mouve- 

ments. 

— Palroun Caiou lou coumanJaire 
D'apro d'apoupo, es de tout caire, 
Per fa manoubra sei pescaire. 



Manoul, 

Manel, 
Manat, 
Manoun, 



s. m. petit paquet de tripes. — 
Poignée, jointée, botte, trousseau. 
— Chapelet d'oignons ou d'aulx. 



Maiioiisf|iiin, s. m. raisin noir, raisin 
d'Espagne. 

— Lei manousquin e lei mourvédc 
Seroblon plàurc dias sei couCn. 

Gaut, 1870. 

86' 



MAN 



— 890 — 



MAQ 



Mnnrègo, ». f. mauvais instrument, mau- 
vaise machine , patraque. — 
Adj. détraqué, faible, maladif. 

— Tout d'un col un biouloun, qu'oy dit uno manrego 
Part, truco sur Caunioun, craoo, se desmanego, 
E darré lou coupet, sur sous piels blanquinous, 
Un archet l'a cinglât de sous crins rouzinous. 

Jasmin, 182S. 

Mausar, s. m. ». l. métayer, cultivateur.— 
Pigeon. Bass. ht. mansarius. 

Slanse, aâj. doux, tranquille, 

Manso, s. f. v. l. métairie, habitation isolée. 
Bass. lat. mansum, matisio. 

niant. Il adj. maint, certain, plusieurs, plus 
Mant'un, | d'un. AU. manch. Angl. many-one. 

Mantel, s. m. manteau, grand vêtement 
Mantéu, d'hiver.— Couvert, couvercle.— 
Apparence, prétexte. Gr. i««»i^i'î. 
Ital. mantcllo, Lat. mantile ser- 
viette. 

— Boslre poulit mantel ère aqui ; fasio iicy, 
Simplomen me lou presenlères ; 
E joubounomen lou prenguéri. 

Mautelé, s. m. petit manteau, pèlerine. — 
Fa lou mantelé, traîner l'aile, 
être blessé. 

— Cargo soun mantelé de lano tricoutado. 

Manteleja, v. n. prendre un manteau, 
s'en servir, s'en revêtir. 

— Abioy tort cependen ; niés nou zou senlisquèri 
Quai moumtn oun mantelejéri. 

Jasmin. 

V. a. et rec. maintenir, tenir 
ferme , supporter , défendre , 
protéger, entretenir, affirmer. 

— Se conserver en bon état. 

Esp. mantener, liai, mantenere. 

Manieiieire, s. m. mainteneur, soutien 
d'un jeu ou d'un concours litté- 
raire, académique. — Parieur, 
jouteur. Esp. mantenedor. 

— Sans faire di- lilçous as sabents roantenèires, 
Pensarets coumo i6u, que de nostres grans rôires. 
Dèarion mai garda lou respet. 

Mir. 

Manteneiiao, s. /". appui, protection, con- 
servation. 



Mantenent, aàv. dès à présent, mainte- 
nant. 

Esp. mantinienle, Ital. man- 
tenente, y tenant la main. 

Manto, s. f. mante de femme à capuchon. 

— Madamo, 'oous aiînas quand lou poéto canto 
Ebé ! caotoyo plus se pregno bosiro manto. 

Hlanto, Il s. m. surtout, sarrau, limousine. 
Mantoul, t — Couverture catalane. 

— Mes à cranto ans jaanay n'auyoy pensât 
Que noun dihessi prene un manto, pramo 
Qu'uno graeiouso e belo damo 
Sur sas espanlos l'a pourtat. 

Jasmin. 

— Aqui, marchant sur la glacièiro 
Sans mantoul, capo ni roulièiro, 
Veslit mai que laugeiromen 
Emb'un fusil per parovent. 

Manuguèlo, s. f. calamant officinal, pi. 
fam. des Labiées à fleurs pour- 
pres. 

manuscrit, s. «t. pièce écrite à la main, 
composition , copie faite pour 
l'impression. 

— L'academio, 
D'aquèu genio, 
Approuvara lei brihan manuscrit; 
Dins Ici registre 
D'aquèu ministre 
lé Irouvaran de couplet plen d'esprit. 
Desanal, 1831, 



Mantene, 

Manteni, 
Se manlene, 



Maquiguoun, 

Maquihoun 



s. m. maquignon, cour- 
tier de bas étage, trafi- 
quant de vieux chevaux, fripon, 
intrigant. AU. machen, trafiquer, 
macherei, mauvaise besogne. 

— Siùu un déi priéu per mounta d'équipagi, 

Rendrièu de ponen ei pu fm maquignoun. 
Quand li fou lume ei flèro, ei roumavagi. 
Nous trouvan lèu coumpaire e coumpagnoun. 
Gùln, 183i. 

Maqiilha, || V. a. peindre, parer, manipu- 
Maquignoum, \\ 1er, cacher les défauts, user 
d'artifices pour rajeunir ou pour 
dissimuler des infirmités. 

Maquillage, s. m. tripotage, chinoiserie, 
intrigue, peinture du visage. 

— Ero risible de veire lou sérious d'aquel viel gar- 
çoun embé tout soun raaquihage autour dis ieul. 



MAR 



891 — 



MAR 



AI«r, I s. m. mardi , second jour de la 
Dimart, \ semaine. Ital. màrtedi, jour de 
Mars. 

Mar, Il s. m. grosse branche d'arbre, mère 
Mairo, U branche. 

Slnr, I s. m. résidu des fruits, des graines ou 
Marc, Il des herbes dont on fait des décoctions, 
lie, dépôt. AU. mark. 

Nar, \i préf. adj. mauvais, nuisible, non pro- 
Mau, Il pice, contraire. 

Map, s. f. mer, grande étendue d'eau salée 

Mer, qui enveloppe une partie du globe. 

Ital. mare, AU. meer. 

— Mar, de lei bouco seréno 
Gantes en poulounant l'arèno, 
Relrasenl la lugano pleno 
Dins toun amistaduus miran. 

M. F. 1867. 

— Mar Je-qné l'a fa la germano la lerro, 

Per môure ansin conlro elo uno encarrado guerro ? 
De ville. Esclap, 187.4. 

— Uno bilo, autics cols, fièro se palayzabo 
Al pé d'un grand roc que cauniabo ; 
Aquel roc un jour s'aluquét, 
E débat uno mer de brazo, 
Que durapey l'esloufo e l'escrazo, 
La bilo d'or s'abalisquel. 

Jasmin, 18i8. 

lUara, v. n. pousser, taller, grossir. — Pres- 
ser, serrer, fouler. 

MarabilliRt, adj. émerveillé, étonné. 

— Moun uol marabilhat admiro lous destours 

D'un rajol qu'oun couneis il'aulro lei que sa penio, 
Tantost al tour d'un roc besiadomen serpenlo, 
Tanlost en murmuren quilo soun leit nalal, 
S'elanço e s'espandis en napo de cristal. 

Peyrot, 1780. 



Maraiiiagno, 

Malamagno, 



s. f. discorde, querelle, 
grabuge, fléau, calamité. 



Mnrnn, 

Marrano, 



adj. et subst. infortuné, excom- 
munié. — En Espagne juif ou arabe 

converti. — Fourbe, voleur. — 

grognon, bourru. 

— Aro tontvai à U marrano, 
Aven perdu la bono grano, 
Emé forço magnan auren gés de coticoun. 
Crousillal. 

Maraiio, Il s. f. vermine, maladie, pourri- 
Marero, || ture. — Guignon, marasme, débi- 
lité. 



— Marchans d'engucnt e de proucès 
Marchans de vin, marchans do granos, 
E de-que sabe mai !... maranos ! 
Croco-sôus toutes tant que ses. 

Marsan. 

iTInraudeJa, v. a. piller, fourrager, s'écarter 
pour voler. 

Maraiidiso, s. f. espièglerie, polissonnerie, 
friponnerie, dégât, pillage. 

Maraiido, s. f. pillage, extorsion, dépré- 
dation. 

— Sus la pitance fresco e caudo, 
Dins aquelo sanio maraude. 
Las dents fasien un tel fracas 
Que s'ausissié de Carpentras. 

Favre. 

Marbioii, 11 interj. jurement déguisé, par 
Mardiou, | Dieu, Dieu contraire. 

— Mes, marbiou, s'acô se dis, 
Te pregarai de me dire, 
D'ounle ven qu'à mous vesis 
Que soun lomi de conquis 
Sans vergougno on le vei rire. 

A. Tandon, 1810. 

Slarhrarîé, s. f. revêtement en marbre. 

— Jamai plus liello bouèsarie'. 
Ni tan requislo marbrarié, 
A l'admiracioun invito. 

Jlarbre, s. /".pierre très-dure. (Voir mabre.) 

— Siès sourdo, frejo coumo roco 
Amai saches coussi m'enfioco, 
Quand le vese veni, loun sen do marbre blanc. 

Marea, v. a. marquer, timbrer, imprimer, 
distinguer par une empreinte, 
inscrire, déterminer. 
Ital. marcare, Esp. marcar. 

— Agucn jamai de eounleslo 
De proucès ni de batcslo. 
Ni mai de papié marcat, 
Car savès que lis avoucat 

Se fan sèmpre la pari dou cal. 

Dumas, 1885. 

— Lou negro ciel marcavo longo plutio . 
Marcaire, s. m. marqueur, estampilleur. 



Alarcandcja, 

Marcandaira, 



V. a. discuter les prix , 
débattre les conditions d'un 



marché, hésiter. 

— Qu'eiçii bous aprengue à jamai marcandeja lou 
Iraval di bons oubriés. 

— Lous uns marcandejon, 
Tripoton, palpejon, 
Bi6us, bacos, bedels. 

— Cau trop marcandejo, mai pago. 



MAN — 890 — 

Mnnrègo, s. f. mauvais instrument, mau- 
vaise machine , patraque. — 
Adj. détraqué, faible, maladif. 

— Toal d'un col un biouloun, qu'ey dil uno manrego 
Part, Iruco sur Caumoun, craco, se desmanego, 
E darré lou coupet, sur sous piels blanquinous. 
Un archet l'a cinglât de sous crins rouzinous. 

Jasmin, i82S. 

Mansnr, s. m. c. l. métayer, cultivateur. — 
Piaeon. Ba^s. lat. mansarius. 



MAQ 



Manse, adj. doux, tranquille. 

Manso, s. f. v. l. métairie, habitation isolée. 
Bass, lat. mansum, mansio. 

IHant, I adj. maint, certain, plusieurs, plus 
Manl'un, | d'un. AU. manch. Angl. many-one. 

Man«el, Il s. m. manteau, grand vêtement 
Mantéu, i d'hiver.— Couvert, couvercle. — 
Apparence, prétexte. Gr. fiay^vs, 
liai, mantello, Lat. mantile ser- 
viette. 

— Bostre poulit manlel èro aqui ; fasio ncy, 
Simplomen me lou presenlères ; 
E joubounomon lou prenguéri. 

Mail télé, s. m. petit manteau, pèlerine. — 
Fa lou mantelé, traîner l'aile, 
être blessé. 

— Cargo soun mantelé de lano tricoutado. 

Manteleja , v. n. prendre un manteau , 
s'en servir, s'en revêtir. 

— .\bioy tort cependen ; mes nou zou sentisquùri 
Quai moomfcn oun mantelejéri. 

Jasmin. 



Hlantene, 

Manient, 
Se manlene, 



V. a. et rec. maintenir, tenir 
ferme , supporter , défendre , 
protéger, entretenir, affirmer. 

— Se conserver en bon état. 

Esp. mantener, Ital. mantenere. 



Mniileneire, s. m. mainteneur, soutien 
d'un jeu ou d'un concours litté- 
raire, académique. — Parieur, 
jouteur. Eip. mantenedor. 

— Sans faire df lilçous as sabents roanlenéires, 
Pensarels coumo ièu, que de nostres grans rèires. 
Dùurion mai garda lou rcspet. 

Mir. 

MaiiteneiiHo, .<;. f. appui, protection, con- 
servation. 



Mantenent, adv, dès à présent, mainte- 
nant. 

Esp. manlinienfe, Ital. man- 
tenente, y tenant la main. 

Manto, s. f. mante de femme à capuchon. 

— Madame, bous aimas quand lou poèlo canto 
Ebé ! cantoyo plusse pregno boslro manlo. 

Manto, Il s. m. surtout, sarrau, limousine. 
Mantoul, \ — Couverture catalane. 

— Mes à cranto ans jaaiay n'anyoy pensât 
Que noun dibessi prenc un manto, pramo 
Qu'uno graciouso e belo damo 
Sur sas espanlos l'a pourlal. 

Jasmin. 

— Aqui, marchant sur la glacièiro 
Sans mantoul, capo ni roulièiro, 
Veslit mai que laugeiromen 
Emb'un fusil per parovent. 

Maniigiièlo, $. f. calamant officinal, pi. 
fam. des Labiées à fleurs pour- 
pres. 

Alaiiuacrit, s. m. pièce écrite à la main, 
composition , copie faite pour 
l'impression. 

— L'academio, 
D'aquéu genio. 
Approuvera Ici brihan manuscrit; 
Dins Ici registre 
D'aquéu ministre 
lé Irouvaran de couplet plen d'esprit. 
Desanat, 1851. 



Maqiliguoun, 

Maquihoun, 



s. m. maquignon, cour- 
tier de bas étage, trafi- 
quant de vieux chevaux, fripon, 
intrigant. AU. machen, trafiquer, 
macherei, mauvaise besogne. 

— Sicu un dèi priéu per mounta d'équipagi, 

Rendriéu de ponen ei pu fin maquignoun. 
Quand li (ou lume ei flôro, ei roumavagi. 
Nous trouvât! léu coumpaire e coumpagnoun. 
Gclu, 1834. 

Maquilla, || v. a. peindre, parer, manipu- 
Maquignouna, \\ 1er, cacher les défauts, user 
d'artifices pour rajeunir ou pour 
dissimuler des infirmités. 

Maquillage, s. m. tripotage, chinoiserie, 
intrigue, peinture du visage. 

— Ero risible de veire lou sérions d'aquel viel gar- 
coun embé tout soun inaquihage autour dis ieui. 



MAR 



891 — ■ 



MAR 



jUnr, 

Dimars, 

Mar, 

Mairo, 

Hlnr, 

Marc, 

Nar, 

Mau, 

Mar, 

Mer, 



I. m. mardi , 
semaine. Jtal, 
Mars. 



second jour de la 
màrtedi, jour de 



s. m. grosse branche d'arbre, mère 
branche. 

*. m. résidu des fruits, des graines ou 
des herbes dont on fait des décoctions, 
lie, dépôt. AU. mark. 

prêf. adj. mauvais, nuisible, non pro- 



pice, contraire. 

s. f. mer, grande étendue d'eau salée 

qui enveloppe une partie du globe. 

Ital, mare, AU. meer. 

— Mar, de lei boaco serèno 
Cantps en poutounant l'arèno, 
nelrasenl la lugano pleno 
Djns loun amistadous mirau. 

M. F. 1867. 

— Mar Oe-qné t'a fa la germano la terro, 

Per maure ansin conlro clo uiio encarrado guerro ? 
l>e ville. Esclap, i&7i. 

— Uno bilo, aulies cols, fièro se palayzabo 
Al pé d'un grand roc que cauniabo ; 
Aquel roc un jour s'aluquét, 
E débat uno mer de brazo, 
Que dumpey l'osioufo e l'escrazo, 
La bilo d'or s'abalisquet. 

Jasmin, 18i8. 

iVIara, v. n. pousser, taller, grossir. — Pres- 
ser, serrer, fouler. 

Marabilhat, adj. émerveillé, étonné. 

— Moun uel marabilhat admiro lous deslours 

D'un rajol qu'onn couneis d'autro lei que sa pento, 
Tanlostal tour d'un roc bcsiadomen serpenlo, 
Tanlost en murmuren quilo soun leit nalal, 
S'elanço e s'espandis en napo de cristal. 

Peyrot, 1780. 



Maraiiiagno, 

Malamagno, 



s. f. discorde, querelle, 
grabuge, fléau, calamité. 



Marnn, adj. et subst. infortuné, excom- 
Marrano, munie. — En Espagne juif ou arabe 

converti. — Fourbe, voleur. — . 

grognon, bourru. 

— Aro loutvai à la marrano. 
Aven perdu la bono graiio, 
Emé forço magnan auren gés de coucoun. 
Crousillat. 



Marano, 

Marero, 



s. f. vermine, maladie, pourri- 
ture. — Guignon, marasme, débi- 
lité. 



— Marchans d'enguent e de proucès 
Marchans de vin, marclians de granos, 
E de-que sabo mai !... maranos ! 
Oroco-sôus toutes tant que ses. 

Marsan. 

narandejn, r. a. piller, fourrager, s'écarter 
pour voler. 

Maraiidiso, s. f. espièglerie, polissonnerie, 
friponnerie, dégât, pillage. 

Naraudo, s. f. pillage, extorsion, dépré- 
dation. 

— Sus la pitance fresco e caudo, 
Dins aquelo sanio maraude. 
Las dents fasicn un tel fracas 
Que s'ausissié de Carpenlras. 

Favre. 

Alarbioii, Il interj. jurement déguisé, par 
Mardiou, || Dieu, Dieu contraire. 

— Mes, marbiou, s'acô se dis, 
Te pregarai de me dire, 
D'oanle vcn qu'à mous vesis 
Que soun touii de couquis 
Sans vergougno on te vei rire. 

A, Tandon, 1?10. 

Alarbrarié, s. f. revêtement en marbre. 

— Jamai jlus bello bouèsarii5. 
Ni tan requislo marbrarié, 
A l'admiracioun invite. 

Marbre, s. f. pierre très-dure. (Voir mahre.) 

— Siès sourdo, frejo cenmo roco 
Amai saches coussi m'enfioco. 
Quand le vese veni, toun sen do marbre blanc. 

Marea, v. a. marquer, timbrer, imprimer, 
distinguer par une empreinte, 
inscrire, déterminer. 
Ital. marcare, Esp. marcar. 

— Agucn jamai de counlesle 
Dij proucés ni de bateslo. 
Ni mai de papié marcat. 
Car savès que lis avoucat 

Se fan sèmpre la part dou cat. 

Dumas, 18S5. 

— Lou nègre ciel marcavo longe plutio . 
Marcaire, s. m,, marqueur, estampilleur. 

Itf arcandcja, 

Marcandaira, 



V. a. discuter les prix , 
débattre les conditions d'un 



marché, hésiter. 

— Qu'eiçô bous aprengue à jamai marcandeja lou 
iraval di bons oubriés. 

— Lous uns marcandejen, 
Tripolon, palpejon, 
Biùus, bacos, bedels. 

— Cau trop marcandeje, mai pago. 



MAR 



- 894 — 



MAR 



— Ma nostr'ome fugné sot 
Quan li vegué la Margot. 

E disse to' qaelo eiJeutatlo : 
Escuzd, vai, l'ai ma cridado 
Per m'eida charja moun fagot. 

AlarKOuli, s. m. boue, lie, gâcbis, bourbier. 
— Glue, mauvais ragoût. — 
Bruit, murmure. 

— . . . sei cambelo embrenado. 
De la pego dôu margouli 
Podon plus se despecouli. 

Morel, 1828. 

AlarKOiiIia, v. a. tremper dans l'eau, salir, 
barboter, patauger. 

Margoulièro, s. f. mare aux grenouilles. 
Fr. cetitr. margoille. 

Margoulin, adj. et subst. piètre, gueux, 
pauvre diable. — Mauvais ou- 
vrier, petit marchand. 

— l!no lengo de chin, un parauli brutaa. 

Que, ren qu'en lou parlan .sias coundamnats d'avanço 
Coumo de margoulins, pas dignes de la Franco. 

Martelly, 

Margoiilo, s. f. cincle plongeur, merle 
Margousso, d'eau. Cinclus aquaticus, cet 
Aigassié, oiseau brun et gris à poitrine 

blanche, se tient dans les ruis- 
seaux des montagnes, au milieu 
des petites cascades des torrents, 
ou sur les pierres glissantes d'oîi 
il plonge incessamment, pour 
chercher au fond de l'eau les 
insectes dont il se nourrit ; il y a 
plaisir à le voir se jouer dans 
les cascatelles ou remonter le 
courant, ou enfin prendre son 
vol rapide et saccadé lorsqu'il 
craint quelque danger. 

MarjeousHeR, Il s. m. plur. chicorée sau- 
Margoussis, {| vage, chondrille, plante des 
bonis des fossés. (Voir cicourèio 
de la broco, garcirous.) 



Margouton, 

Margot, 



n. prop. dimin. de margot, 



Marguerite. 



— Au bos Margoutoun vai soulelo, 
E m'entend pas ; 
La picholo fouleto 
Ris de ma cansouneto, 
E de ièg vôn pas faire cas. 

Avés eici Margot la gento doumeizello 

Qu'emé sei dous marit resté toujours pieucello. 



Margue, s, m. manche d'outil. 

— Un bouscatié dins la fourest, an pargne, 
De sa destrau avié toumpu Ion margue. 

Marguilharié, s. f. corps des marguil- 
liers d'une paroisse, confrérie, 
trésorerie. 



Margiiillié, 

Marguihé, 



s. m, administrateur du tem- 
porel d'une paroisse, tréso- 



rier, fabricien. 

— Madnro avant lou tems, ma testo que vies blanco, 
A glena cauqui grans dedins chasque garai : 
Miès que lou marguilhé que ronnflo sus sa banco 
Ai ben triha de grame ei sermoun dôu curât. 

Gelu, 1852. 

Mari, | s. m. mari , conjoint , uni à une 
Marit, femme par mariage. 

Esp. marido, liai, marito. 

— Cau a bon maril sus soun visage hou porto escrit. 



Mariage, 

Maridage, 



s. m. union d'un homme et 
d'une femme par le lien con- 
jugal, réunion, conjonction. — 
Noces. 



— Lou mariage es uno pento 
Que filu descendre émo l'amour, 
Alor es douç.o, e lou vouïage 
Pôu se faire sonso dangié ; 
Mai se iés pas, garo lou viage ! 
S'esvalira dins lou bourbié. 

Glaup, 1850. 

— Don vesiii saralhié ven lou J)remier garçoun 
Per la demandar en mariagi, 
Elo rigué de soun oumagi, 
Disen que sentie lou carboun. 

Diouloufet. 

— A l'uno proumet un galan, 
A l'autro un urous maridalge. 
As nobles un poulit maynalge ; 
Tout ço que dit arribo, al pun 
Quejamai n'a troumpat digun. 

Jasmin, 185S 

Mariila, Il V. a. unir par le mariage, allier 
Se marida, \\ des choses , joindre l'une 

l'autre. — Prendre mari ou 

prendre femme. 

— Filho à marida, difficilo à garda. 

— Lon baqui séduit, enlraynat, 
Que d'amb' Angèlo se marido, 
Pensant toujour à Margarido. 

Jasmin. 

— Toun drôle, marido-lou quand voudras, 
S'as uno chato, quand poudras. 



MAR 



— Dison que la mort es afrouso, 
maire ! lou cresegués pas ; 
Nonn, noiin la mon es pas marri Jo 
Amé lou bon Dieu nous m^riJo. 

C. Rcjbauû, 18SI. 

— Soaven-té que plouvié quand te siés maridaJo. 

— Fillio qu'es mau maridado 
Van tant que s'èro negado. 

— Cau se marido per amour 

A bonnos nuechs e marrits jours. 

— Cau pauromen si marido 
S'en repentis touto sa vido. 

— Maire perqué se marida? 

Ma lilho per fiala, enfanta e pleura. 

Marinieii, s. m. douleur, affliction, peine. 
(Voir marri.) 

Marin, Il s, m. le vent de mer, le vent du 
Marinas, sud. — Habitué ou destiné à la 
mer. 

— Es lou marin blan que boufo. 

— Fenno de marin es sojeto au chagrin. 

— A gent de marino loco 11 la man, viro li l'esquino. 

Marina, v. a. mariner, saler des poissons 
ou des viandes pour les con- 
server. 

Marinado, s. f. sauce épicée pour manger 
certains poissons , assaisonne- 
ment aux épices et au vinaigre. 
— Saumure pour la conserva- 
tion des viandes. — Gros vent, 
tourmente, tempête. 

. — Que sies bello, quand l'alenado 
E dôa Labech e dou lllslrau 
Boufo, e qu'alin la marinado 
Coucho teis erso destrenado, 
E quand rounflo toun murmur rau 



— 895 — MAR 

Narioun, n. prop. Marie, petite Marie. 



M. F. 1867. 



Marinât, 

Amarina, 



adj. préparé, assaisonné, de 
haut goût. — Avarié par l'eau 
de mer, imprégné du goût de 
marée. — Assimilé à la mer. 



Nariueja, v. a. et neut. mariner, tremper 
dans le vinai^^re ou la saumure. 
— Vaciller , avoir le mal de 
mer. 

Harino, s. f. service de mer, navigation, 
odeur de la mer. — Représen- 
tation, tableaa des bords mari- 
times, des vaisseaux. — Rivage 
de la mer, plage. 



Marioiineto, s. f. marionnette , figure 
Marioukto, bouffonne que l'on fait 

mouvoir par des fils ou avec les 
doigts. — Poupée, petite Marie 
en bois ou en earton, — Petite 
bobine des métiers à lacets. 

— Dintre sous bras crousas, saravo un Ion bastou 
Que, tout en saulejan, ou cantan sa canson, 
N'en balié 'a mesuro à chaquo ritournelo. 
Sus lou rébor dôu tiairou. 

Félix. 

Esp. muneco, Ital. fantoccino, 
bamboccino , V. fr. mariole , 
petite sainte en bois. 

Marlet, s. m. parapet entre deux crénaux. 

V. a. brouiller, agiter, criailler. 



Marnia'ia, 

Marmalha, 



Marniaïo, 

Marmalho, 



s. f. troupe d'enfants, de mar- 
mots. Ital. marmocchio. 



— Piei d'autro mèno de jougaio 

De mendre pris, per la marmaïo. 

Marmando, s. f. embarras, esbrouf. 

Maruieia, v. a. mettre en marmelade, en 
compote. 

niarmelado, s. f. confiture mêlée, brouil- 
lée. Port, marmelo, coing, pulpe, 

ftlarniito, s. f. vase à couvercle pour faire 
bouillir de l'eau ou des viandes 
pour le pot-au-feu. 

Arab. marmid, cuisson. 

— Per gousta fou s'ataqua à la 

marmito de singe, aux noisettes. 

— Dins la Prouvinço abent trento set grans coubens, 
Y'aben de Capouchins per fa très régimPns ; 
Ë sens abé troupels, cams, bigoos, oulibedos, 
Trouvarias pas jatnay noslros marmitos frejos. 
Clerie, 1722. 

Slarniitoun, s. m. marmiton, petit domes- 
tique de cuisine. — Souillon, 
galopin chargé des plus basses 
œuvres. 

— Poudès pensa s'avié besoun 

Dou marmiioun ou d'un sermoun. 

lUarmot, s. m. figure grotesque, petit gar- 
çon qui pleure, qui braille, qui 



MAR 



896 — 



MAR 



boude. Gr. fixffiivs, masque, 
épouvantail. — Croquer le mar- 
mot, altondrc de mauvaise 
humeur, s'impatienter. 

Marnioto, s. f. quadrupède rongeur voisin 
des loirs et des écureuils. — 
Coiffure des savoyardes avec 
mentonnières et bout pendant 
derrière. 

— Bers de sedo, siols d'escouliés. 
Cousis germas de la marmolo. 

Mir. 

ilariuoiiti, H v. n. marmotter, parler bas, 
Marmusa, | souffler, chuchoter. — Mur- 
murer. 

Fr. cent, marmuser, AU. mur- 
meln, chuchoter. 

— Un moumen m'a sembla que to marmoutissié, 

Quicon din toun oureyo e de que te disiè ? 

Bigot, 1868. 

— D'amount, d'avau, lou fa giscla, 
En marmoutiant dins soun parla. 

— Tou lei bouyei e lou lei paslre 
Se meteron à marmusa. 

Foucaud. 

Marna, v. a. marner, répandre de la marne 
pour amender un terrain. 

Marnage, s, m. mélange de marne propre 
à amender un sol arable. 

— Es el qu'y pourtet lou marnage, 
E dins Lugan cado héritage 

A may que doublai de balou. 

Debar, 18i2. 

Maruo, Il $. f. dépôt argilo-calcaire que 
Merlo, Il l'on exploite pour divers usages 

industriels, et entr'aulres pour 

modifier les terres. 

Esp. et Ital. marga. 

Maro, s. f. auge d'un moulin à triturer les 
olives. 

Maroto, s. f. batte d'Arlequin, sceptre enru- 
bané et bizarre surmonté d'une 
tête et de grelots. — Symptôme 
de folie, toquade, prédilection 
irréfléchie ou ridicule. — Renfle- 
ment d'un bâton défensif, d'un 
gourdin. 

— Chascun a sa maroto. 

— Se louti li fol pourtavon maroto. 
De quinte boa nous cai;J«rian. 



— La crinoulino es sa maroto, 
Panlaloun, chale el cèlera ; 
Lei vou, leis aura, la farolo ! 
Mai, per leis aie trimara. 

Crousillal, 18H7. 

Maroumbrliio, s. f. mauvaise lueur , 
mauvais ombrage, faux jour. 

Marouquin, s. m. peau de bouc ou de 
chèvre tannée et teinte en cou- 
leur, gauffrée à gros ou petits 
grains. 

— Qu'en dansan mémo la courenlo, 
Nuu nous caklra pa abé crenlo. 
Que le ros gasle por aqui 

Les sabatous de marrouqui. 

Goudouli. 



Marouqiiin, 

Maro, 



s. m. raisin noir précoce 
dont l'espèce a dû ôtre 



importée du Maroc. 

Mai-our, Il s. /".amertume. — Peine, afflic- 
Amarou, | tion. — Plantes amères. 
Arab. meroiira- 

— Car en louti li nièu n'aulri manjan d'erbo doiiço e 
en aqueslo nièu manjan marour. 

Ch. des Juifs Comladins. 

Marousflo, s. f. béarn. camomille puante. 

Marra, v. a. caslr. piocher, travailler péni- 
blement. 

Marrano, |I s. f. marasme, maigreur, lan- 
Marhéro, \ gueur, état maladif. 

— Desempièi que la iixHo a carga la marrano 
Que i'a 'plus de coucoun, faulo de bono grano. 

Marrego, Il s. f. cape roulière , manteau. 
Brisant, || grosse étoffe pour limousine. 

— Abriga dins noslro marrego 
Caminan li pé dins la rego. 

Marrela (Se), v. rec. se serrer comme les 
brebis pendant la chaleur, 

Marrela, s. m. plur. cépée, liges entrela- 
cées. 

Marri, adj. mauvais, méchant, vil, cbétif, 
triste, infime. Ital. smaritto. 

— Siei loujado au Casteu vesin 
Oante faa ben marrido cbeiio. 



MAR «. 897 — 



MAR 



— Vcici la fcsoun m.'irrido, 

Ei champ plus d'erbo flouriilo. 
Au bnsc plus Jo roiissignùu 

Rojbaud, ISiiO. 

Marra ii^sal, s. m. couteau de boucher, 
Marransan, coutelas, couperet, tran- 

choir. 
Marrèro. s. f. maladie, débilité, marasme. 

ITIarrias, 1 adj. et subsl. mauvais sujpt, 
Marrklns, | fripon, mécliant garnement. 

— Soulomen quaml lou vrnt bouff.ivo 
E que lùu marri.Tï passavd 

Long dûu canal, 
De pou qui! s'en ani'sse aval, 
Embé sas dos mas lou sarravo. 
G. Azaïs, 180S. 

IVIarrible, j s. m. marrube commun, mar- 
Marroufo, \ rube blanc, faux diclame, 
herbe du bon homme pi. fam. 
des [.abiées, marrubium vulgnre, 
à fleurs blanches et à odeur 
forte) remède populaire contre 
la toux. Au siècle dernier cette 
plante était estimée comme sto- 
machique, pectorale, Ionique et 
fébrifuge. 
IVIarrible iie);;:re. s. m. marrube noir, 
ballotte fétide, plante à odeur 
forte, à feuillage rugueux cl 
sombre, stimulante et carmina- 
live. Ballotta fœdda. 
Marrifiesso. s. f. mauvaise action, lâ- 
cheté. 
JTIarrimen, s. m. chagrin, souci, embar. 

ras, Lat mœrens. 
ITIarri «ouver, s. m. mauvais mémige, 
mauvaise conduite, désordre, 
négligence. 
Marrimenteja, v. a. mettre en peine, 

affliger. 
mtarro, s. f. marre, houe de vigneron, pelle 
courbe pour piocher. Gr. ftxpfov. 
s. f. tuf, conglomérat qui forme 
croûte au-dessous de la terre végé- 
tale. 

s. m. bélier, le mâle de la bre- 
bis, raenon. —Ver, larve des 
fruits. 

— Coumo vai esire amount, lou marro 
Tounibo mal, e sens fin, fôu qu'escale aquèu lù, 



Marro, 

Taparas, 

Iflarrou, 

Marret, 



marroun. s. m. grosse châtaigne arrondie, 
fruit du châtaignier greffé. — 
Couleur de ce fruit. 
Marroun, Il s. m. fruit du châtaignier 
Castagno d'gse, || d'I.ide, très amer, qui n'est 
consommé que par les chèvres 
ou les moutons. 
Marroiina. v n. et act. grogner, se 
fâchrf. — Friser les cheveux en 
grosses boucles. 
Alarronnié, s. m. marronier d'Inde, bel 
arbre d'ornement originaire 
d'Asie, à (leurs blanches ou 
rouges. Œscuhis hippocastanum. 
L'industrie n'a pas encore lire 
grand parti de ses fruits, très 
amers, qui contiennent de la 
fécule pour amidon. On a eu 
pourtant l'idée d'en extraire une 
huile astringente et tonique con- 
tre la goutte, et qui se vend 
d'aut;,nt plus cher que son effi- 
cacilé est très problématique. 
— Li marrouniê s'pscrancavon 
Soulo SI p ramido en flour 
E dou j-.rdin li milo audoiir 
Se mcsclani dius Ter, embairaavon. 
I!oumieu\. 
Marronsseja, v n. travailler des bras, 
s'agiter. 



Mars. 

âlar, 



s. m. Mars, dieu de la guerre ; 
troisième mois de l'année. 

— Au mes de mars mels Ion calcn à bas. 

— Au n'is de mar lanlos nivo, lanlosclar. 
Marsau, n. prop. Martial, vaillant. 
Marseja, v. n. faire un temps variable, 

comme au mois de mars. 
— Vouguè 'nsaja soun cervoulanl 
Aquèu jour que marstjavo. 

Marsen, ad/, du mois de mars, semailles 
ou travaux de ce mois. 
- Manjon soupo au caulel e van toutes cssens. 
Sus un rasioul biral semenat de marsens. 
Peyrot. 
Fr. cent, marseche, orge de 
printemps. 
Marsiado, Il s. f. temps variable, giboulée 
Marzeneado, \\ du mois de mars, 
- I/on beziô perleja sul lap ; pes brols. pel c?.D, 
Las grunos qu'uno marzeneado 
Iiegn6 d'escampjlha sul la lerro en pissan. 
Jasmin, 1840. 



MAR 



^ 898 



MAS 



Marsionre, s. m. Ellébore fétide, pied de 
Mausnble, griffon ; helleborus fœtidus. 

Pisso-can, Elléiwre noir, rose de Noël. 

Ellébore vori, plantes de la 
fain. des Renonculacées à pro- 
priétés drastiques, employées 
dans la méilccine vétérinaire. 

— Rouge e blan caralacas, 

Jusqu'à la flou panludo tlou mar'ioure. 

niarsouran, s. tn. Centaurée scabieuse, 

Escabiouso, pi. fam. des Composées à 

fleurons pourpres. 

martagoun, Il s. m. Lys niartagon à fleurs 
leli-rouge, |1 rouge-oraiigé et à pétales 

recourbés. 

jnCarteian, Il s. m. mercuriale annuelle, 
Cagarello, j) foirolle, pi. fam, des Euphor- 

biacées à fleurs verdâlres et à 

odeur féli.ie. 

martel, j s. m. marteau en fer ou en acier 
Marteu, \ avec mancho en bois, dont la 

forme ou le poids varient selon 

l'emploi. Heurtoir de porte. 

Souci. liai, marlello. Esp. mar- 

tUlo. Ang. hnmmer. 

— Fai go que fazeii loiiis, sauiièjo, 
E sens peyrelos ni marie! 

Se baslis un poulit easlel. 
Jasmin. 

— Avié mai d'un marlel en leslo. 

martelage, s, m, martelage, marques faites 
aux arbres que l'on veut couper 
ou réserver. — Soucis, inquié- 
tudes, 

Martela, v. a. marteler, assommer, frapper 
à coups de marteau. -- Tra- 
vailler péniblement. 

— Mars marlclo, 
Abriou espélo, 
Mai un pau reven 
Ou luo quand s'enJeven. 

— Tu. del miey d'uno c.auso ouscuro, 
Fas souni la berlallan puro, 
Que .«a luis nous fai ckica Tel ; 
Ma jou, nou trouban que mentidos, 
Traci de lignes insipiilos 
E me marleli lou cerbel. 

Jasmin, iS^2. 

Jllarteleja, Il o. a. marteler, battre à coups 

*"*"» Il redoublés, frappera outrance. 



itlartelièro, 

Marlïlhèro, 



s. f. épanchoir de canal ou 
de bassin, et par extension 
gros robinet, vanne. 

— Counio."*'enlendja3 une martilliéro 
Alandado dôu bassi de san Ferriol. 

TIartiiiet, s. m. gros marteau d'une fon- 
derie mu par une chute d'eau 
ou par la vapeur. 

— Petit fouet à plusieurs lanières. 

— Hirondelle de muraille à 
longues ailes, que l'on voit voler 
en poussant des cris autour des 
vieux édifices, des arènes, où 
elles nichent dans les fentes des 
pierres, aux places inaccessibles. 
(Voir baluslrié). Cypselns mura- 
nus. 

iVIartire, s. m. martyre, soulfrance, peine 

de cœur. 

— Toul moun gauhi n'es pas prou forl 
l'er lou lira d'aquùu marlire. 

Martyrs, s. m. plur. ceux qui ont souffert 
des tourments ou la mort pour 
une doctrine religieuse ou scien- 
tifique, 

— Lous liouns qu'an lalen lous galTon, lous tsquissoii, 

E lous niarlyrs, à ginouls, tout", 
Nuu so sauboa qu'un bras pclsinne de la crouls. 
Jasmin, iSiJ. 

Martiiisalo, s. f. 'courroie bifurquée qui 

sert à modérer les mouvements 

de tête d'un cheval trop ardent. 

— Double mise dans les jeux de 
hazard. 

— Grand Piou ! fai baccara, peid lou cop e palis, 
Lous uns en bezilan, lenton lous parolis ; 
Lous autres, alTougals, jogoii la martingalo, 

E lou banquié chagrin crei d'eslre à foun de calj. 
Jasmin, 1825. 

Marto, Il s. f. marte, petit mammifère car- 
Mariro, |J nassier qui vit dans les bois et qui 
cherche à s'introduire de nuit; 
dans les poulaillers pour y sai- 
gner la volaille. (\ o\r motistelo). 
Lai. mustela maries, liai, martora, 

Slas, s. m. métairie, enclos, maison ru- 
Masage, raie, l'ensemble, les dépendances 

d'une ferme. 

Bas kl. mansio, mansus. 

— Cresiéi qu'éro anal à soun mas 
Passa quauques jours de vacanço. 



MAS 



899 



MAS 



mas, s. /". abrév. de madame. liai, mia 
signora. C'était le litre honorifi- 
que que l'on donnait dans la cam- 
pagne aux femmes de moyenne 
classe. (Voir masîèiro, qui habite 
un masV 



IVIas, adv. plus ; mas-que, plus que 

Slaaanta 

Masenta, 



V. a. bercer, balancer, soupeser 
taler, cahoter. 

— E tle lems en letns s'espassavo, 
E Sii pi'Ciinio masenlavo. 
— Tout bandit qu'es pourtant, la poioacho l'aganlo , 
Quand la lerro s'aluencho c l'oumio lou masanlo. 
Hejmonenc. 

masanteja, v. a. fréq. porter, secouer, 
brandir. 

— Tamben coumo lei boulegari, 
Couino vous lei masantejavi. 

Masauri, n. pr. Bas lat. mansns ad rivnm. 
— Mas au riott, mas près d'un 
ruisseau. 

Mase, s. m. sorcier; fém, masro, sorcière. 

naseag^na, v. a. charcuter, découper 

Massaura, maladroitement, gâter, dé- 

truire, déchiqueter. 

Mascara, v. «. noircir, barbouiller, char- 

bonner, machurer, 

FI. Maschc, tache. 

Esp, mascara, masque. 

— Slascaro torço papié. 

— Lou jieirôu mascaro la sarlan. 

— Très mascara, proche do lîrianroiin. 
En gros esclop, raeclèta pendoulado 
A la braïolo, o senso auiro fiçoun, 
D'un Iros de pan, d'.iigo à la régalalo, 
Fasien ensem un superbe rtp.is. 
F. P , 18U0. 

jHascara<lo,s. /". déguisement, travestisse- 
ment, danse de carnaval. 
liai, mascherala. Esp. mascaras. 

— Anei amies es pla lou cop 
De fa nbolo e inoscarado. 



ITIascaraduro, 

Mascarun, 



s. f. noircissure, tache, 
charbonnage, saleté. 

— Le charbon, usiilago segetum. 

— Espèce de champignon. — 
Maladie qui se déve-'oppe sur les 
épis de plusieurs graminées» 
que l'on appelle aussi nielle des 
blés. 



— On confond celte maladie 
avec l'ivraie, plante qui vient 
dans les blés et autres céréales 
à cause sans doute de ses grai- 
nes noires, ou avec l'agroslême 
nielle, couronne des blés ; 
pi. fam. des Silénées à fleurs 
rouges et à graines noires. 
(Voir nielo, agnelo). 

— Souto la jeiro que moulirio. 
Fau que vjfgues, o mascarun ! 
Ennegri la blanco farino, 

E l'empesta de loun ferun. 
Daproti, 18u3. 

Mascaret, adj.rjasc. rusé, dégourdi, égril- 
lard, comme un masque. — 
Bœuf bai-brun, rouge brun. 

Mascaret, s. m. flot ou barre, grosses 
lames que la marée montante, 
pousse dans la Garonne el la 
Dordogne. 

Masearic, Il s. f. folie, extravagance. — 
Masco, Il Guignon, malechance, sorcel- 

lerie. 

— Fouriè vint fuies d'cscrituro 
Matin e souar, se l'on voalié 
Noula louti li mascaiié 

Que merilon uno crilico. 
lienedil, 18S2. 

Mascaronn, s. m. figure grotesque, orne- 
ment sculpté, antéfixe. 

Mascladis, s. m. béarn. mélange, grains 
mêlés. 

Maselari, n. pr. métairie de Clair. 
Bas Ici. clari mansia. 

Masclas, s. m. hotnasse, virago. 

Maselau, s. m. chardon étoile, centaurée 
Masclou, chausse-trape, centaurée du 

Aitriolo, solstice, pi. fam. des Compo- 

sées, hérissées de piquants. 
{\o\r cauco-trepo, agriolo.) 

Mascle, s. m.el adj. maie, du sexe mascu- 
lin. — Fort, vigoureux. 
liai, maschio. Esp. macho. 

Masclet, ii adj. de maie ; affection hystè- 
JUasclm, Il rique, mal de mère, de matrice. 
(Voir maire, vapou.) 



MAS 



— 900 



MAS 



Masco, s. f. vieille sorcière, —Guignon. 

— Es vengu me poiula la masco. 

Jflaseot, s. m. coutelas, couperel, couteau 
Marrassal, de boucher. 

Adj, lourd, maladroit. 

9Iascoto, s. /. ivresse, stupeur. — Charme, 
ensorcellement , fascination , 
bonne fortune, heureuse chance. 

— Me senlièu près de h mascolo. 

Mascoiinîeiro, s. f. rngin dépêche, 

niasorès, s. m. boucher. (Voir mazel,) 
Maselié, Masel, boucherie. 

iriaset, I s. m. petit mas, petite maison de 

Mazel, I campagne dans un clos, dans une 

vigne. Lat, mansio. 

— Lou masel de mestre Roiimiéu 
Es un masel coumo n'i a gaire ; 
Ben segur, dins tout lou terraire 
Se n'eB \è'\ gès coumo Ion siéu. 

Koumieux, 1867. 

— Tin EOulomen, diii l'iin clansel. 
De iuèn en im^n qu nique masol 
lilanquejo en mirairml la luno. 

Do Lafare, 18iô. 

Ifla^ié, s. m. métayer, qui habile un mas. 

— La tour masièiro, le colom- 
bier. 

niasnil, s. »!, petit mas, petite métairie. 
Mesnil, A'om frop. Dumesnii. 

Masiiueja. v. n. rôder de nuit, lutiner. 
fureter, chercher, aller et venir. 

— As la coasinmo, dins la nuech 
De masqnejar en certcii luerh 
Qu'es pas forço luen dou villagi ; 
Coussigues tout, fas do pilliagi, 
Deis autii vas raul)ar loa bon. 

Cliailan, 1852. 

masquèto, s. f. masque, faux visage, dé- 
guisement, travestissement. 
— Paiassoî, arlequins, touls emlé lus masqoclos. 

massa, I V. a. battre, frapper, taper, tas- 
Bacela, \ ser, piler, écraser. — Grouper, 

réunir. Gr. fitt(ru-x, pétrir. 

Esp. masar, maznar. 

— Fou massa lou canèbe, il faut 
teiller le chanvre. 

mtasiïalie, s. m. ellébore fétide. (Voir mar- 
cioure. 



iTIassacan, s, m. mauvais ouvrier. — 
Lourdeau, stupide. — Blocailie, 
caillou, pierre. 
— Aqui se recouiieisseran, 

Le! maçoun émé lei manobro, 
Lei buen travuiadou émé lei mas'acan. 
Boiirrelly. 

Wassaenna, v. a. garnir un mur de bio- 
caille. — PVapper, battre, faire 
le pisé entre des revêtements en 
planches. 

Massacra, v.a. massacrer, détruire, tuer, 
égorger. — Déchirer , eâler , 
abîmer. Lai. maclnre, macellare. 
AU. metzeln, égorger. 
liai, amazzare. 
— Se massacreron lou jour e avancoron pas mai. 

Massacre, s. m, tuerie, destruction. — 
Mauvais ouvrier, qui gâte, qui 
frippe. — LûH massacre, quar- 
tier des bouchers. 
— Grand fagué lou mas'acrc- 
iassapan, s. m. boîte en bois mirco pour 
serrer les gftleaux, les diiltes, 
les fruits jonfils. —La pi\tisserie 
appelée massepain.s est faileavec 
des amandes pilécs, de la farine 
et du sucre pétris ensemble et 
lentement cuils au four, sur du 
papier huilé. liai, marzopaiie. 
Esp. mazapan. 

tfasset, s. m. loupe de fer, petit lingot des 
forges catalanes. 

Uasscto, s. /". mailK l de maçon, de fendeur 
(le bois. — Masselte des étangs ; 
lijpha latifolia. 



Uassigoiil, 

]lassabe, 
.]Jassible, 



^lassinio. 

i/fl.ri mo, 



s. m. ellébore fétide, pied 
de griffon, pi. fam. des Re- 
nonculacées à fleurs pour- 
pres, vénéneuse et drastique 
violent. 
s. f. maxime, sentence, règle, 
atlage, proverbe. 
Lai. maximum jndicium, maxima 
senlenlia. 

— Ma\imo taus.so engendro forço mau, 

— Pamens, soun que trop counèigu 
Li Ironbadour que, dins si limo. 
Si irufand'amèlo massimo, 
Canton lou vice e la vertu ! 

Aubcrt. 

— Forço passe souveu avan dreil. 



MAS _ 901 — 

Klassiiio, s, /'. jeune fille qui hal)itc un mas. 



MAS 



— Esprils escalfurals d'amour 
Per «IroHomcn, à bostre lour 
Fa graiilhous à la niassipo. 
Goiulouli. 

Massis. adj. et stibsl. massif, épais, plein, 
gros, lourd. — Digue, jelée en 
maçonnerie, en belon. — Mé- 
lange serré de plantes ou d'ar- 
brisseaux. 

— Toulescas ai be vis 

Que l'aigailo aiUisavo au crosic! don massis. 

.Mnsso, s, f. maillet, gros marteau de bois 
dur ou de fer, martinet. 
Ital. mazza. Esp. maza. 

MasMo, s. /'. amas, réunion, ensemble, 
épaisseur, totalité. — Fonds, 
espèces collectives. 

— 5oun arrivais loiilis en masso. 

— Sa inasso fosanio et .«oulido 

So p!<go à moun coumandomen, 

Masso-bioii, n. pr, désignation ancienne 
des bouchers. 
Jtal. maz;are, assommer, 



Alas8o-|>arei«!ii. 

Pisso:o, 



Pissogol, 



itlassou, 

Muçonn, 



s. Hi. champignon véné- 
neux ou plantes véné- 
neuses , comme la 
fausse oronge, le champignon 
sanguin, le bolet pernicieux. — 
Ellébore fétide, euphorbe, etc. 

s. m, maçon, ouvrier qui emploi 

les pierres et le mortier pour 

construire des murs, des digues. 

— Es ardil, trop ardil. fal Iramlila lous mas.'ous ! 
liay sus eplahloniens, marrho sus cabirous ; 
Kils quan.l mounio, rils quand dabalo. 
Jasmin, i^ii. 

Massoiila, v. a. assommer, frapper. — 

Mnlulha, Emotter un champ. 

liai, mazzolare. 

HlasBoularié, s. f. boucherie, étal. 

ItasHoiin, s. m. botte de lin ou de chan- 
Masseto, vre qu'on met à rouir dans 

l'eau. (Voir manat.) 

Massujaro, 1 s. f, massue, bâton noueux. 

Messugo, \ — Masselte d'eau. — Ciste 

cotonneux. 
— Dins li massugo roso 8 li blu barjavoun. 



iVFaBsiiKo lilaneo 

Mugo blunco, 



s. f. arbrisseau fam. 

des Gislinées à fleurs 
roses et jaunes à la base des 
pétales. (Voir badafro), 



.Massiiito nevro, 

Mugo, 



s. f. ciste de Mont- 
pellier , plante des 

bois, fam. des Gislinées à fleurs 

blanches et jaunes. 



Masta, V. a. et rec. hisser, dresser, mon- 
Semasla, ter. — S'élever, s'étaler, s'étager. 

— Oh ! mes passen Bourdèus l'ensorcilhaire 
Grandos bilos, grans pouns que bous maslas perloul, 
Aney, sur moun cami, passe coumo l'esclalre. 

Jasmin, l^i^. 

— Tout d'un col, se maslo, sa boues touno, 
La ûebre parlo. . . un noum aimât razoiino. 
An tout apprès. 

Jasmin, 1846. 

— E lou clouclié maslal, n'aniry pas, moussus. 
Me creiro rcs.sennblen en aqnol grec famus. 
Qu'en sounan de sous bori basiiquct uno bilo. 



Mastaneco, adj. 
balour. 



coilr, gros nigaud , 



Mas(ejg;a, v. a. mâcher, broyer, triturer. 
Moustriga, — Ruminer. Port, masligar. 
liai, masticare. 
— Envales [as sens mailega. 
— I''açié lou délicat o lontems ma?lpgavo. 



Mastegrado, 

Maslegage, 



s. m. et fém. morceau mâ- 
ché, bouchée, pâtée qu'on 



donne à avaler. 
.\Iastejçaîre, adj. mâcheur, rabâcheur. 



.ilastegouKna 

Mastiilha, 



V. n. mâchonnur, man- 
ger avec répugnance, 
pignccher, éplucher. 

Uastie, s. m. mastic, enduit gras pour bou- 
cher les fentes. 
Gr. fiXTTix-n, gomme, pâte. 

.Uastiea. v. a. joindre, boucher, coller avec 
du mastic. 



Mastin, 

Matin, 



adj. rusé, madré, éveillé, qui se 
lève malin. 
Esp. mastin. liai, maslino. 



— Lou l'oun responudiè pas, e coumo la mounino 
Sabic que quand parlas ei gens que fan la lei, 
FAu pas lout dire au cop, si laisé, la maslino, 
E fouico âdrccbamen prengué coungié dou rei. 
Bourrelly, 1873. 



MAT 



— 90Î — 



MAT 



mastiniira, I v. a. manier, tripoter, tou- 

Mastrotda, \ cher iodiscrèteraenl, patiner, 

froisser, écraser. 

Mastia, ». m. gros chien de garde ou de ber- 
ger. Adj. gros, lourdeau. 

Mastresseja, v. n. béarn. commander, 
gouverner, contenir, influencer. 
Esp. maestrar. 

mastoe, adj. lourd, épais, engraissé. 

AU. mast. 

Mastro, s. f. pétrin, caisse à farine, huche. 

Gr. ftUKTfX. 

— Aqiièlo fés la calo niino 
S'anii \iéula ilins la farino, 
E souriel d'aliii 'iné lou peu 
Tanl l)lanqninous coumo la ni'iu, 
Ptr s'ana 'scoumire dins la maslro. 
Bourrelly. 

IVIasuro, s. f. habitation ruinée, abandon- 
née. Bas ht. maiisio, mansura. 

— Dins squelo pauro masuro 
Chacun souilisué de sei trau, 
Marto, furet, lapin, Ictrau. 

Mat, adj. sot, insensé, triste, abattu.— 
Fadat, Pâle, sans éclat, blafard, massif, 
compacte. 

RIat, s. m. pièce de bois ou assemblage 
Mast, de plusieurs pièces élevées verticale- 
ment sur un navire pour porter 
les voiles. Esp. masto. 
Port, mastro. Ilal.mastU. 

Paupras doun qu'aquèu nial-aliot 

Yen, cmti souii masl dt-bouprol, 
De mVsvenira ma Caroulino, 
Que dins lou porl n'èro vesino. 
P. Carbc, t87i. 

L'aigo sourris, foulùjo c lou bjlèu l)alanço, 

Mai de dex niillo mais fan uuo coiilro-ilanso 
Au i^oun dci fifre dei marins. 

Mat-de-niaî, s. m. viorne cotonneuse. 
(Voir talinié, latié.) 

Mata, Il v.a. humilier, abaisser, abattre. — 
Mataia, H Frapper. — Tuer, étourdir. 

Lat. mactare. liai, maltare. 

Esp. matar. 

— E tout malat, l'el plourinous, 
Coiuitemplabi ma sanio ampoulo. 

Mir. 



Mata, V. n. et act. surpasser, dominer. — 
Pousser, drageonner. -^ Placer 
les bas mâts à un navire, dres- 
ser une bigue. 

'Tatable, s. wi, ballant d'une cloche, 
Matai, marteau suspendu qui sert à la 

faire sonner. (^Voir hatal battre.) 
— Siès qu'uno campano scnsmaiai. 

Matador, s. m. ce'.ui qui donne la mort 
Porlo-espazo, aux taureaux dans les courses 
Gouapo, et dont le riche costume anda- 

lous à fait varier le sens en 
homme riche, puissant. — Caries 
supérieures au jeu de l'hombre. 
Lat. mactare, tuer. 

Matarani, [ s. tn. pâle frite à la poêle, 
Casso-Tnhn, \ beignets, fouasse peu cuite. 

Matage, s. m. action de mater un métal, de 
le refouler dans un joint. 

Matago, I s. m. sorcier, magicien, escamo- 
MataL/Oun, ' leur, astrologue de carnaval. 

Mataia, I adj. affaissé , abimé , étourdi , 

Malabla, \ battu. 

— Quand la cam|ano maiaiido, 
l'er lou segoun cop gansaiado. 

Matalas, s. m. matelas, couche remplie de 
laine et piquée. Lat. masta. 
AU. matte. liai, materasso, 
Esp. aJmadraque, almohadUla. 

.Matanso, s. f. massacre, extermination, 

Matarié, s. f. imbécililé, innocence. 
Had. mat, Irisle. 

Matas, s. m. buisson, haillier, haie. 
Barlas, Esp. mata, arbrisseau. 

Uatarraflo, s. f. cépée, liges sortant d'une 
même tige. 

Mntech, i pron. calai, le même, pareil, sem- 
Medich, blable. Lat. mel-ipsum. 

Meleis, \ liai, medesimo. 
— Lou lems datti-'dcl niedicli counsumis lo.ilo causo. 

Matelot, s. m. marin de grade inférieur. — 
Camarade de lit, de chambiée. 
AU. matrose. Dan, maat, compa- 
gnon. 



MAI' 



903 — 



MAT 



— Ouani! la miocli fuge il.ivant l'aiibo, 
(Jiie lou soiil(^ii .'ouorlo dei floi ; 
Uuaiiil lou Mli'nço si deraubo 

Au Ijrul que fan lei matriol. 
Ferauil, 1850. 

Mateloto. s. /". camisole de moleton, espèce 

de corset grossier, gilet de laine. 

— Espèce de bouilleabaisse ; 
mets composés de poissons et 
assaisonnés au vin, à la manière 
des matelots. (Voir peiroulado). 

Materi, N s. f. matière, ce qui a forme, ou 
Matièro, épaisseur, ou longueur. — Cause, 
occasion. Ital. maleria. 
— N'osli' ineslié es arrcsla fanlo de malièro 

Material, j arfy. et s«6s<. lourd, épais, gros- 
Alateviel, | sicr. — L'ensemble, le corps, 
le gros œuvre, les munitions. 

Matériau, s, m. matériaux employés 
Maleriah, dans la construction d'un édi- 

fice, d'un navire, d'une machine. 

— Documents pour composer un 
livre, un tableau, etc. 

Fr. centr. matheraux. 

Lai. et /(()/. maleria, materiale. 

Materouii, «. prop. maçon, matériel, épais. 

— Amenlo materouno , grosse 
amande. 

iVIatèu, s, m. matleau, botte, poignée ; 

Manel, assemblage de plusieurs écheveaux 
de foie grège, dont le poids varie 
selon les provenances. 
Esp. mata, cépée, faisceau. 
— Desnousas dous maléu de sedo. 

•Mati, s. m. malin, les premières heures 

Malin, du jour. Ital. mattino. 

Matinado, 

— Dono malinado avanço la journado. 

— Coucho-lo de boii'ouro e ievo le malin 
Paras la journado e la de loun vesin. 

— Al malinet, i[uanl primes aporl l'albe. 

— Li dos raïolo p:oso au jas, 

l'"asien en s'haliilian : Coiiquin de gai, veiras ; 
Nous fus k'va mali.T, mai nous lou pagaras. 
liigut. 

Matinié, ndj. matineux, alerte, laborieux. 

— Aqueslo es loujour al trabal. 
N'es ni banjo ni despi^nsièlro, 
Aimo souii orne, es iralinièiro, 
Ijigilenlo e len soun ousial 
Propre 8 lusenl coumo un mirai 
1. Aiaïs, 1836. 



Matinos, s, ^. les prières du malin, l'office 
do la nuit. — Livre d'église con- 
tenant ces prières. 
Esp. maitines. Port, malinas. 
— Pren aqueslei porlo, lei plego 
conmo unei malino, e te lei cargo subre 
lou cou coumo s'aguesse pourla un 
cabrit. . 

l.ou Sermoun dei judièu. 1724. 

Matissa, v. a. nuancer, diaprer, tacheter, 
orner, assortir. Esp. matizar. 



.\fato. 

Malado, 



s.f. touffo d'herbes, buisson touffu, 
cépée sortant d'une même souche. 

— Quinio malo de ferigoulo ? 



Matocan, s. m. garçon équarisseur, qui 
abat ou capte les chiens errants. 



.Matofan, 

Matafam, 



s. m. grosse omelette ou bei- 
gnet, abat-faim. 



.Matolo, s. f. petite moite factice qui cache 
un piège pour les oiseaux. 

lUatoucliin, s. m. et adj, idiot, nigaud, 
burlesque, ridicule. 

Matras, s. m. cornue, vessie, creuset, vieux 
pot. — Fig. lourdeau, stupide. 
Angl. matrass. 

— Dessus la pounclio d'un roucas 
S'estendcgué coumo un malras. 

Matraissa, v. a. malmener, frapper, mal- 
traiter. 

iMatrasitat, adj. froissé, meurtri, abimé, 
moulu. 

Matraissiuo, s. f. Qèche, Irait, dard. 



Matricari, 

Boutoun-d'aryen, 
Camomilo, 



s. f. matricaire camomille, 
pi. fam. des Composées à 
fleur jaune pâle. 



Matriseio, 

Malriço, 



s. f. viscère creux des femelles 
des mammifères, oii s'élabore 
la conception, jusqu'à la mise 
au monde. — Poinçon gravé, 
moule servant à reproduire une 
effigie en relief, Esp. malrix du 
grec M^ift mèra. 



MAU 



— 904 ~ 



MAU 



— Mas lie mayros on vocli (\ui quant Tefan an facl), 
En loc lU lou nouyri lour denegou lou lacli. 
Kl quani e-q!iannue l'an lirai île lonr m;ilrisso 
I.ou fan |)fysst!S puurla en uno aulr.) nouyrisso. 
Noun pas que ièu me vu'gue ayci boussi facliia 
Conlro aquelos que n'an île lacli l'Cr alarliia ; 
Aquelos que noun an, elos soun escusablos ; 
Mas loulos Us qu'an iach, iùu Irobi nii-crablos 
Quant non ne ilounon poun al mayual),'e qu'an farli, 
Hersoqu'elos tourna volon cni.uli la maili. 
Ang Gaillard, IS)"8. 

Matnîlli. s. m. béarn. masse, émolloir, 
maillel. 

Maturo, s. f. ensemble des mais d'un 

navire, machine à mâler. 

— Car l'esprit jinslou jujomen 

Es counio un Laissel suns maturo. 

Mattissel. s. m. dentelaire d'Europe à 

Catussel, fleurs bleues ou pourpres,. 

Erbo-dou-diab!e, pinmbago europœa. — La 
denlelaire croit en touffes épais- 
ses dans les rochers et montre 
ses jolies fleurs en automne. 

Mau, arfy. et s»6sï. nuisible mauvais, con- 
Maou, traire, désavantageux — Douleur 
Mal physique, maladie, dommage, cala- 
mité, perte, inconvénient. 
Esp. mal. liai, wia/odu lai, malus. 

— Se fa mau, se blesser. 
— Cau a mau noun pot rire. 

— A H mau, en mal d'enfant. 

— Ounle i'a ges do mau f6u pas de rtmedi. 

— Cau mau me vôu, s'en ri<, 
Cau me v6u Len, m'hou dis. 

— Dire de mau, jurer, blasphé- 
mer. 

— Prendre mau, s'encalharrer. 
— Cau mau fai, mau Irouvara. 

— Men'asaupegu mau, il s'est 
fâché. 

— A lou mau de ièu, elle fait 
comme moi. 

IKan-avisa, ad/, étourdi, imprévoyant. 
Alan-beriia, n. pr. Bernard le mauvais. 

Maubé», adj. mauvais, méchant, nuisible, 
vicieux, dangereux. 
liai, malvagio, ifidiavolato. 
Esp, malo. 



— Dis qu'une bonne fenno e qn'nno bonne mnlo, 
E qu'une bonne crabo, es cscricli c se sap, 
Qu'aco soun animais qu'an un fort manbés cap. 
Aiig. Gaillard, 1570. 

Maubis, s. m guimauve officinale , 

Mauvin, mauve blanche, double mau- 

Maugo'blanco , vc. Althea of/îrMalis,{am. des 

Malvacées à fleurs blanches ou 

roses. 

IUaubo8, «. pro/). mauvaise forêt, mauvais 
Malbos, pays, mal fréquenté. 

Maiibre, s. m. pierre dure ou calcaire à 
Marme, grains fins et susceptible d'un 

brillant poli pour décoration ou 
monuments. Esp. mormol. 
liai, marmo du ht. marmor, 

— Perdu d ns lis anbre 
D'un bouscas ra-nui, 
Picbel banc de maubre, 
Perqui! restes mut. 
Ronmieux. 

Mau-cuud, S. m. chaud mal, fièvre mali- 
gne. 

— Vai loumba de febre en mau-caud. 



llaiioliîgra, 

Machiga, 



V, a. mâcher , mâchonner, 
écr&ser avec les dents. 
(Voir Machvga). 

Dins Ion liarquet ère saussado 

E pcr mai l'assoupli, macliigadoal caissau 



V. a. décourager, détourner, 



illaueoiira. 

Descoura, 

— Oh ! quinte voie ; es maucoura 
Per assaji lant grande cause. 



dégoûter. 



Mau-eonrous , adj. sale , malpropre , 
maussade. — Malheureux, misé- 
rable. 

— Lou panto mi mène perloul, 

E de li fa irojva la vido maucouroaso, 
N'en peuèJe pas venir à bout. 

Mau-erezent, adj, mécréant, incrédule. 



iMan-de-la-terro, 

Epilensi, 



s. m. épilepsie, ma- 
ladie cérébrale qui 



se manifeste par intermittence. 

Mau-d'enduro, s. m. mal qu'on supporte 
avec patience, petit mal. 



MÂU 



905 - 



MAU 



s. m. nosta'gie, lan- 
gueur occasionnée par 



Maii-des|(ièelt. interj. Dieu préserve , 

malheur, prenez garde. 

— Auben, amay scran [lu grosses, (les noces) 
liélùu que vous nou vous pensas ; 
Mau-U'spiocli si vous ié faulas. 

Si-igno : Pi-'yre, 1H7G. 

Mnu «le ventre, s. vi. dévoiemenl, flux 
de ventre, coliques, flullosilés. 

IMaudire, v, a. et n. maudire, s'impatien- 
Maldire, 1er, faire des imprécations, 

réprouver. Esp. mal decir. 

Port, mal dizer. 

— Nous es-ti doun permés de maadire la viJo. 

]\fnii tlou pays, 

Languimen, 

le souvenir du pays natal. 

— Barré lou sous ïeuls emljlouïs, 
Counio la lourtouro avéusado, 
Que languis luèn de sa nisado, 

E qne mouerl dau mau dou païs. 
De Lafare, 1842. 

Mau-estre, s. m. gêne, misère, malaise. 

— léu que souy bon, equ'hou souy Irop, 
S'es ben poussible d'hou trop-e<lre, 
Siéi misérable coumo Job, 

E me laisses dins nioun mau-pslre. 
Tan Ion, 1810 

Mau-eneouès, Il s, m. traverse, désagré- 
Mau-ancoués, \\ ment, malheur, infor- 

tune. Lat. maie ariKius. AU. angsl. 
Angl. anguish.'^ 

— Fouigan d'un bé creucu, fouigan soun rnau-ancouès, 
Dou lèu de Pioumcti'îU un vautour fade (roués. 
Gaui, t87îi. 
— Plouravo dins lou founs d'un boues, 
E si plagnié dei mau-encou(''3. 
Que fau endura sur la lerro. 

Bourr.lly, 1871. 

IKan-entrin, adj. indisposé , dérangé , 
souffrant. 

naurarsat, adj. maladroit, mal bâti, mal 
fagotté. 

Maufatan, s. m. malfaiteur, réprouvé, im- 
pie. 

— Aqnelo nnech parei que Dieu 
Voulié puni de sa couléro, 

Lei raaufalan que sus la lerro 
Si trufon de sa voulounta. 
Lejoardan, i85S. 

Mauflsenço, s. f. méfiance, précaution. 

— El, per sa propro esperienso, 
Savié que de la maulisenço 
Es nascudo la sarclai. 

b;. 



Maunrnota, f . a. et neiit, détruire, venter, 
tonner, ravager. 

— Que sies urous dins la demoro. 
Au mens «alies qu'as un endrech 
Que, quand maugaslo per deforo, 
■T'abrigo dau vent e Jau froch. 
Coulazou, 1880. 

IVIauicliiù, n. pr. village de pécheurs au 

bord de l'étang do ce nom. 

— Tant lèu prés, an pesa, carga, 
T»ut se bouirgo à délafga 
Vers Maugbio, Pérou, Candihargue, 
San-Jusl, Lansargue, Mudaisoun, 
A cargo d'ase, à carreloun. 
Langlade, 1873. 

Maugro, s. f. mauve blanche. (Voir maulo, 
7nanbis). 

— Sias gari de tout mau, quind sus vouestro carcasse, 
Li croisse la mauguèito c courre la limaço. 
licllot, 18iO. 

Mau fgon\er, s. m. inconduile, dérègle- 
ment, mauvaise administration. 

.Uaugrabîou, iiit. jurement, impréca- 

Maugra-Dièu, lion, par Dieu, malgré 

Oieu. 

— As bèu dire de nonn ; dins ta raisso d'injaro. 
Parmi tei maugrabiou, toun amour pareissW. 
Maurel, 1826. 

.\Iau-Kracioas, adj. impoli, malhonnête, 
incivil, hargneux, déplaisant. 



^faulo blaneo, 

Maugo, 



s. f. mauve blanche , 
guimauve officinale. — 
Althœa officinalis, dont toute la 
plante est employée comme 
émoliente. — Malva sylveslris, à 
fleurs pourpres. 

.Uaulo roujo, s. f. géranium luisant, à 
tiges rougeâtres et fleurs roses. 
Geran. lucidum, qui ressemble 
aux mauves. 



.Ifan-niarida, 

Bédouin, 



s. m. mal marié, triste, 
malheureux. —Macareux 
moine, marmo fratercula. Pin- 
gouin macroptère, alca lorda. — 
Oiseaux d'un aspect peu gra- 
cieux, ce qui leur a fait donner 
des noms ironiques ; ils sont 
constitués, par leurs moignons 
d'ailes, pour vivre dans l'eau 
plutôt que sur terre. Ces oiseaux 



MAU 



906 - 



MAY 



nichent dans les Irou.s des ro- 
chers, dans l'cxtrômc Nord, el 
vivent de poissons, de scara- 
bées et d'insecles marilimes. 

Mau-niejan, s, m. et n. prop. petit mai, 
mal moyen. 

Maumcua, v. a. malmener, rudoyer, mo- 
lester, maltraiter. 

Maiino, I s. f, manne, nourriture miracu- 

Manno, \ leuse des Israélites dans le dé- 
sert. — Suc, gomme. — Lichen. 

— Quand fuguorian iliiis Ion désert, 
la mauno nous tL'iimbuvo dou cier, 
que semblavo de gros inuscardins 
coumo lou poung. 

Lnu Surmoun di Jusiou. 

Alaiiparailo, s. f. bourrasciuc, orage, con- 
tre temps, catastrophe, mat- 
heur. 

Mail parla, v. n. médire, dénigrer, jurer, 
blasphémer. 

Mau-iieiieliiiia, adj. mal peigné, ébou- 
riffé, mal vêtu. 

Mau-rrjoun, adj, mal soigné, mal placé, 
oublié, égaré. 

— Prends gardo une siégue pas esta 
mau rcjoun. 

Maurel, n. prop. Moreau, brun, tanné, 

Mauran, maure , presque noir. (Voir 

mouren.) 

— Jà s'espandis la iieil manrèlo. 



Manrelo, 

Maureleto, 
Amourelelo, 

Maiirelo, 

Mourelo, 



s, f. morelle noire, morelle offi- 
cinale, raisin de loup. 
Solanum nigrum, même fam, 
à fleurs blanches et baies noires, 
s. f. tournesol des teinturiers, 
crolon tinctorium, plante fam. 
des Euphorbiacées. 

La recherche de cette plante 
ou sa culture était une ancienne 
industrie à Gallargues; on expé- 
diait en Hollande des chiffons 
imbibés du suc fermenté decette 
plante, pour teindre en rouge, 
par réaction, la croûte des petits 
fromages. — Le papier de tour- 
nesol, dont on fait un fréquent 
usage dans les laboratoires de 
chimie, est teint avec le suc de 
la morelle. 



Maurelo }çrii»|iairo, | s. f. morelle 
Vigno di Judiou, grimpante, mo- 

Douss'amaro, I relie douce - 

amère. Solanum dulcamara, pi. 
fam. des Solanées à fleurs vio- 
lettes à vertus purgatives, dépu- 
ratives des haies. 

Itlauri^onlo, s. f. champignon. (Voir 
mirgouJo.) 

•Uauro, s. f. béarn. religieuse conventuelle. 

— Mante religieuse. — [nsecte 
coléoptère. 

iVIaussuble. s. m. pied de griffon, ellébore 
fétide. (Voir marciouro , pisso-can). 

Uautoto, s. f. perception arbitraire, fraude 

sur la marchandise. 

Lei lapin estent nus e crus, 
La ujauloto se fara plus, 
Gaut. 

Mau-toustems, s. m. et adv. malheur per- 
sistant. — Par malheur, sans 
cesse. 

— Ce qu'au reinarJ avés vis faire, 
Leis ornes va fan U 'a lounteois ; 
Lou iraiie, lou catièu, lou laire, 
Sempre tirasson mau-louslems. 
Leydet, 18aO. 

\fatt-traire, v. ». se mettre mal, mal 

Traire-mau, tourner, mal penser, se 

livrer -wi premier venu, avoir 

mauvaise chance, être digne Je 

pitié. 

— Noslre viel paire 
Que de\cn(lra ? 
Uins soun mau-Irairc 
N'en mourira ! 

Aubanii. 

Man-valé, v. n. valoir peu, se mal com- 
porter, être mal vu. 

— S'es fa mau valé Je louli. 



AlaH-valenço, 

Mau-votdénço, 



s. f. malveillance, calom" 
nie, mciQvaise opinion. 

— Tout ac6 n'es que rtau-valenço. 

Mavouii, s. m. brique carrée pour pavés. 

IMaToiinen, s. m, et adj. de mahon, hari- 
cots qui se mangent en vert. 

Ma>> s. m. Mai, le cinquième mois de l'année. 
— Arbre entouré de fleurs. 
Esp, mayo. 



MAZ 



— 907 



MEA 



Maya, 

Gihu, 



As bi'ii 



May, «. f. mère. (Voir maire). 

— Qu'èroii poulils, que la niay n'èro flèro, 
Touijuur bestils d'uno eslofo parièro. 
Jasmin. 
— L'anel que per de pa, bendel ma pauro may 
Ma> -qne-niaj , adv. laul et plus, avec 
excès. 

— Dins un bausquel ncglijî, 
Miy-que-may n'avié planta; 

Tandon. 

V. n. filer, glisser, courir, s'enfuir, 
passer par maille. 

— Secous, sea dous orne perdu ! 
Mayen Sézé, miyen te dise ; 
lé tires pas, lou manquariès, 

resoun, mayen ; sièi tout d'avan-d'arriés. 
Uiijol, 18C8. 

Ma> eiic, adj. du mois de Mai. 

— La bouadlio pcl pral se repauso 
Ou gouludamen à liels cnys. 

De riurbo m.iyeiico se pjys. 
Goud., 103Î). 

Mayiiado, s. /".jeune fille, paysanne. 

.tlaynal, s. m. enfant du hameau, petit 

paysan. 
IMayne, s. m. hameau petit village. 

— Baci lou mayne enfin, ftslo carrado ! 
Déjà cadun s'allano per inlra. 

— Vous cal beu dire qu'arunan 
La jouyno o lendro Ma'garido 
Del maync ùro la pu pouli''o, 
li liatisio cro soun galan. 

Jasmin, 1845. 

Mays, s. m. demeure, maison, château. 
ilaysou, Fr cenlr. les Mées. 

— Lay ôro moussur de Valance, 
Moussur du Suze et d'aulrey mays, 
Qu'you nou saurioy nouma jamays ; 

Do grans moussurs d'amounde France, 
Ë de cliivaus en aboundancc, 
Que venian d'abas, cuyde you, 
Dâu camp de moussur lou gran pryou. 
S. Jouan, 1376. 

May«i-liuey, 1 adv. à dater d'aujourd'hui, à 
Més-huey, \ présent, dorénavant. 

— Mas, quant es d'aquô que veigne 
Lou rey vàu qu'aqueslo pax teigne, 
E qu3 mays-huey sian en repaus 

E déliourals de tan de maus. 
S. Jouan, 1370, 



Mazado, 

Masariéy 

Masage, 



s. f. le tour de la ferme, les en- 
virons, les champs qui entourent 
une métairie, (Voir mas, masage.) 
s. m. l'ensemble d'une ferme, les 
I dépendances. — Se dit quel- 
quefois pour gile, relais. 
Esp. venta, oustal, [\o\r oustelarié). 



MaxuutMv, n. prop. fermier, habitant d'un 
mas. 
n. pr. boucher, banc, étal de bou- 
cher. Lat. macellum, boucherie. 
— La place du raazel en plu- 
sieurs lieux. 

;. a. charcuter, dépecer la viande. 

V. a. presser, patiner, entasser la 
pâte pour faire le pain, la diviser 
avec la raclette. 



MuKel, 

ilutèn. 



IVIazela, 

.Mazela, 

ilazera. 



.Ylazelo, s. f cabane, petite maison des 

ihiot, champs. (Voir ma^e^, maset.) 

— Loii fun lie la maaèlo, allai dessus l'anlnro 
A l'uundjro dul naut mount pau-à-pau s'cspandia. 

Unzcr, s. m. vase en bois précieux, mase- 
Maser, lin, lunap. (Voir jnadre.) 

AU. maserholz, bois madré. 

.Mazcrer, s. m. héarn. boucher, charcu- 
MazcHé, tier. Celui ou celle qui tue à 

domicile dans les villages. 
Mazet, Il s. m. (letite maison d'une ou deux 
Mazelet, || pièces bâtie dans une vigne pour y 
enfermer les outils. — Vide bou- 
teilles où les ouvriers des villes 
vont passer le dimanche. Dimin. 
de mas. (Voir masei.) 

— Proche (lalvas avié'n mazet, 
Au milan d'uno belo vigno ; 
Trento au i 'avié lima si dut 
IVr leva de peiro ed'espigno. 
liigot. 

Mazeto. s./', et adj. maladroit, gauche, mau- 
vais ouvrier. — Mauvais cheval, 
chélif, malingre — Mauvais 
joueur. F. cent, maselte, fourmi. 
conj. et adv. mais. (Mé, pron. poss. moi). 



il ai, 



— Mai, se noslro pauro canJulo 
s'amousso un cop, es per loujour. 

Mé, dins lei crûs dou cemenlèri 
Le! mor se venon d'enfounça. . . 
Reybaud, 1830. 

— 'me pour emé, avec. 



i1I<'Hlliu-ui*nauflencu, 

Medalho, 



s. f. monnaie 
de province , 

arnaudenc ducastera. 

Esp. medalla.Bas lai. medalea du 

lat. metallum. V. fr. maaihe, 

maille, monnaie, 



MEC 



■- 908 — 



MBI 



Mee, adj. héarn. bègue, nigaud, slupide 

Kleeanico, 

Mkanico, 



s. f. iiisliument, oulil, ma- 



chine appliqués à toute sorte 
de travaux. 

— Trabaïadoi qu'a fugi la pratico, 

Vou lagné plu ; soun dubert mei clianlié ; 
Ih ! Ici bachin ! au fué lei mecanico ! 
Vengue de bras ! toit un mounde d'ouvrle. 
Gelu, 1S40. 

— Per faire ana la mecanico 

N'es pas besoun d'esiro sourcié. 

Mécanisa, v. a. persifQer, se moquer, abu- 
ser, duper, faire accroire, 

Mcclieiroun, s. m. petite bobèche en mé- 
tal, petit tuyau qui soutient la 
mèche d'une lampe, lamperon. 

Meeliino, s. f. fressure, les parties intérieu- 
res des mammifères, comme le 
foie, le cœur, la rate, les lobes 
du poumon, etc. 

Meclio, Il s. f. mèche de lampe imbibée 
Meco. Il d'huile ou d'autre liquide inQam- 

mable. — Cordon souffre pour 

faire brûler dans les tonneaux. 

Ital, miciia. Esp. mecha. 

— l'iio iBcco le peu, de canefco. 

— Cepcnden Guilliaumct, d'un calel en lelou 
Arroso bislomcn la meo de coutou. 
J.ismin. 



Mecho, 

Meco, 



s. f. morve, sécrétion visqueuse 
qui découle des narines. — Mu- 
cilage, pourriture de certaines 
plantes potagères, — La moelle 
de certains bois. 



Meeo de piot, 

Couo de rat, 



Meclions, 

Mecous, 



s. f renouée amphibie, 
renouée persicaire, pi. 
fam, des Polygonées à fleurs 
roses, — L'amaranlhe à épi 
porte aussi les mêmes noms, 

adj. morveux, qui ne se mou- 
che pas. — Enfant morveux, 

négligé, paresseux. 

Fr. ceiitr. morvas, morvous. 



Mccre, 

Dimècre, 



s. m. mercredi, troisième jour de 
la semaine. Esp. miercoles. 
Ital. mercoledi. 



Medalhonn, s, m. bijou à charnière ser- 
Medaïon vant de reliquaire, ou bien 

à enchâsser un portrait, du 
lat, metallutn Ital. mfdaglione. 
Médecin, Il s. m, celui qui exerce la mé- 
Mege, || decine. Lat. medicus. 

— L'amour es un bon mcge. 

— Quand ero medeci finissià bosiro bido : 
Aro qu'es campante bous souno la fiiiido. 

Goudouli. 
— Saviès qu'ère malau : i 'a proun lem qu'aco duro, 
Tou tou mounde es veugu me veire, e sies ésla 
Tus sont, tus médecin, que m'as pas fa visilo. 
Bigot. 

Medeeino, s. f. l'art de connatlre et de 

traiter les maladies ; potion , 

purgalion. 

— Es ièu que t'ai jouga tou tour ; 
Es l'apoulicari Traslour 
Que m'a fourni la medeeino 
Que t'a fach blanqueja la mino. 
riiadaii, 1880. 

Meg, adj. vl. le milieu, la moitié. 

Cat. meg-dias, midi. 

Mege, s. m. médecin do campagne, rebou- 

Meg'té, leur, mauvais chirurgien. (Voir 

melge.) 
— Ma gran voulic béure ; ia pas rcn, 
Gés de lisano, gés d'argen ! 
Car, peradurreile reniedi 
Lou iricgc avié refusa credi. 
Ducros, 1870. 

Megié, s. m, métayer, celui qui fait valoir 

Mïtadïé, une propriété moyennant la moitié 

des produits, 

— Un malin dcforo, à l'espéro, 
Escoundu soulo tou vergié, 
Ausé la fremo dou mcgié. 

Mei, Il s.f. fce'arn. huche, coffre, pétrin. 
Meit, I (Voir jnasiro.) 

Meifisen^atf;'. 6as/»m. méfiant, soupçonneux, 

Meilh, s. m, millet commun, plante gra- 

Mïl, minée à fleurs d'un jaune verdâtre 

et à petites graines. Esf. mijo. 

Ital. migiioda lat. melitim, à mille 

grains Panicum miliaceum. 

— Aco es lin gran do mil dins tou be d'un ase. 

Meillieniçre, s. f. héarn. mésange, oiseau 
Sarayé, chanteur du printemps qui 

se nourrit d'insectes et de menus 
grains. Parus major, parus cris- 
talus. 



MEI 



909 



MEI 



ItfeilhenKiieto, 

Picho sarayé, 



Hfeilh neg^rc, 

Bla nègre, 



s. f. béarn. petite mé- 
sange charbonnière qui 
niche dans les trous d'arbres on 
de rociiers, et comme elle se 
laisse facilement prendre au 
piège on a donné le même nom 
au trébuchet- 

s. m. blé noir, renouée- 
sarrasin. Polygonum fago- 
p)/r!<m renouée de Tarlarie. Poly. 
Tartaricnm, plantes à graines 
liianeulaires noires, fournissant 
une farine grossière qui plait 
beaucoup aux volailles , mais 
peu substantielle pour les mon- 
tagnards qui les cultivent, 

Meijou, I s. f. diiuph. maison , demeure 

Mahou, Il d'une ou de plusieurs familles. — 

Ménage. 

Lat. mamio de matière, rester. 

— Ona, scré- loujour mesire (lins lo tneijou. 

— En coulero ù'aco vougué pas 
intra dins lo meïsoii e soun paire sour- 
lel |ier li counvia. 

.^leinadié, a<lj. n. pr. qui a de nombreux 
enfants, chef de famille. 

Meinado, s, f. jeune fille. (Voir mainado.) 

Meinage, s. m. organisation domestique, 
Mainalge, entretien d'une famille, m)bi- 

lier. — Métairie, ferme. — Toute 
la vaisselle qui sert aux prépa- 
rations culinaires et au service 
de la table. — Enfant, jeune 
garçon. Bas. ht. masnalicum. 
— El, sa femno et lou picho, sou Irei meinagi. 
— Dou milan di bla verd li blanquinèu moinage 
Parcisson à l'cnloUr de quaranlo vilago. 
Tavan, I8S8. 

Meinagrié, s. m, et adj. agriculteur, culti- 
vateur, propriétaire rural, celui 
ou celle qui surveille le ménage, 
économe, rangé. 
— Anem visiia uosti bon mcinagié. 

Meiiiainrièiro, s. f. ménagère, économe, 
servante. 

— Lou pelhairc, à la fi. 
Me pren ; paubre filil, 
l'cr lu, qu'ei pla finit. 
Oison Ici mcinagièiro. 

Cliasienel, 187^. 



Meinaicion, adj. économique, qui peut 
durer ou profiter, ce qui est fort 
ou rance. 

Meinaja, v. a. et rec. ménager ses res- 
Se meinaja, sources, économiser. — Pré- 
server, prévoir, conserver pour 
soi. — Manier, disposer, diri- 
ger, employer. — Se ménager, 
s'épargner, ne pas faire d'excès, 
s'observer. 

— Poudés ben dire à sis enfant 
Que jamai noun se meinajavo ; 
Ero boncûumo lou bon pan, 
E tout lou mounde n'en uianjavo. 
A. Dumas, ISSi*. 

Meinajarie, s.f. lieu où l'on élève les bes- 
tiaux, les volailles. — Jardin où 
sont réunis des animaux exoti- 
ques. — Collection de bêles, 
ambulante et foraine. 
— Ou-bé, vôu-li mounla qnauco mcinajarii 

R'S qued'aquel bcstiau ! quau diaussi i 'anarié? 
IVenIromen !du nourri tnuio aquùlo nisado 
De singes mau aisis piT lous assaJoula. 
Felis, I87Î). 



Meinet, 

Meinelo, 

Meinîé, 

Megnié, 



lleiour, 

Milhour, 



adj. et subst. petit, petite, moin- 
dre, chélif. 

— Es un soupa roeinel, 

V /., n. pr. et adj. chef, père de 
famille, qui mène, qui dirige ; 
par exlens., sergent de police, 
appariteur. — Sa-e, convenable, 
mesuré, prudent, du bas lat. 
mansio maison. 

adj. camp, meilleur, convenable, 

opportun. liai, rnigliore. 

Port, melhor. Esp. mejor. 

— A ta ncissenço as respira 
Lei parfums o leis arounialo ; 
Dei iiieiour vin eii^s abùura. 
As f(i que plai o ce que flalo. 
Morel, 1823. 

— I 'a do gen, es pa 'qui lou cas. 
Qu'an la bouco lanl arribado. 
Que préferon caoïu'arencado 
Ei meiour plat d'un grand repas. 
J. Reboul, 1849. 

Meipreza, ij v. a. tas /im. mépriser, ne faire 
Mespresa, j) aucun cas , ne pas tenir 
compte, dédaigner. Esp. menas- 
preciar. liai, disprezzare. 



MEI 



— 910 — 



MKJ 



— Vou répète avant que vous quile, 
V'ovei meipreza mous coussei 
Bienléuvou n'en mourJré lei dei. 
Foucaud, 1810. 

UeiraKtro, s. f. marâtre, belle-uière, 
mauvaise pari). 



(en 



Meirino, 

Mairino, 



s. f. marraine, qui présente un 
enfant sur les fonts baptismaux. 
liai, madrina. Bas ht. matrina. 



IHeis, Il pron. poss. pîur. mes, les miens 
Mis, Il 

meîsoun, 

Meijou, 



I s. f. maison, logis, demeure, 
I habitation pour un ou plusieurs 
ménages. 



— Si vesié, qu'émé Jano.aquèr, paurcgarçoun 
Brulavo d'estre anûn soulet à la nn-isoun. 
Poney, 1873. 



Meisselos, 

Maisselas, 

irieissoun, 

Segasous, 



s. f. plur. mâ,;hoire, babines, 
lèvres. Lat.maxilla, mâchoire. 

s. f. la moisson, coupe des 

blés, récolte des céréales. 

Syii messos. Lai. messis de metere, 

couper. Porl. et liai, messe. 

— Dins loo van dau traval, dins la foi le afecioun 
Qu'empuuilavo leis ome 'a coupa la metssoun. 
Dan sang dau capoulié la meissoun s'ero lenclio. 
Mistral, 1855. 

— 8'aqu6 bous plai, deman mali 
Qaauquos maïssons anarai faire. 
Se lou mestre y bol coun.-enti ; 
Acamparai, por bous nourri 
L'rspigo tscapado al scgaire, 
Car sen dins lou besoun, pecaire. 
J. Azaïs, 1859. 



]IIeissonna, 

Maissouna, 



V. a. récolter les céréales, 
faucher. Fig. détruire, rava- 
ger, faire périr. 

Rulh respond ; m'a dich que bouliô 

Qu'à sous canis cado jour anùssi, 
E qu'ambé sas gens maïssounéssi 
Tant que la sego duiariô. 

J. Azaï,. 1889. 

— Lis aulri meissounié, lou voulame à la man, 
A meissouna se despachavon. 
Car un mistrau terrible espoussavo lou gran. 
Mistral, 18K3. 



IHeisBOunene, 

Meissounenco, 



adj. à la manière des 
moissonneurs. Petits es- 
cargots qu'on ramasse pendant 
la moisson. 

— Ounieleto meissounenco. 

— Caa vou de meissounièiro. 



meissounié, s. m. moissonneur, journa- 

Meissounaire, lier retenu pour la moisson, 

-^ L'un davan l'autre arrenguierlal, 
Leis meissouniés, lou càu brulat. 
Van a grands cops cbaplan lou blad . , . 

IKeit, s. m. béarn. huche, coffre, pétrin. 

(So'\rmag,mastro.) 

meîtadié, s. m. métayer, ttavailleurdes 
Mitadié, champs qui fournil son travail 

et la moitié de la semence, et 
qui partage le produit avec le 
propriétaire du sol. — Méteil, 
mélange de seigle et de froment. 

— Mélange de diverses farines. 
Lat. médius, jnedietas, partage. 

JTIeitic, s. m. bas lïm. exercice d'un art quel- 
conque, profession, occupation. 

— Machine, appareil de travail. 
liai, tnesliere. 

Esp. menesler, besoin. 

— N'ei gro meitiei de fa tan de topage. 

Meizuro, s. f. mesure, terme de comparai- 
son, dimension. Règle, retenue. 
liai, mimra, du lai. mensura. 

— E coumo un sinial de guerro 
Ou ben lou soun del loco-sen 
Boutet louts lous esprits en iren ; 
Ne gardeion plus de meizuro 

E se bouïmiron milo indzuro. 

Père Lacombe, 17^3. 



mejan, 

Mowjen, 



adj. et stibsl. moyen, de moyenne 
grandeur ou grosseur^ intermé- 
diaire. — Pouvoir, faculté, en- 
tremise, tentative. 
Lai. medianus, médius. IL mezzo, 
mezzano. Esp. mediano. 

s. m. mur moyen, cloison en bri- 
ques, entre les gros murs, sépa- 
ration. 

Il adj. mitoyen, qui sépare, qui 
Il divise. — Tiède, [indifférent, 
médiocre, entre deux, de moyen- 
ne grandeur. 

— Se lous enliassavon en bloc 
E que lous penjesson au croc 
D'uno roumanoméjanciéro. 

Mejarié, s. f. exploitation à moitié fruit. 



9IeJan, 

Befen, 



IMeJance, 

îejuncié, 



MEL 



— 911 — 



MEL 



Mèu, 



s. m. miel, produit des abeilles. 
Port. mel. Ital. mêle. Gr. fttXi. 

— So noun asd'argen en hourso 
Te faudra de mel en bouco. 



— Es que dou mel uno lés que l'on tislo, 
Per s'arresia, i"a pas ges de resoun. 

— Tabé bosire councerl, moussas, n'«s que pu bel, 

E boslro musico, loul-aro, 
Sa bai cambia dins Tayre en rouzado de mel ; 
Jasmin, 1837. 

— Bosire cant es plus dous que lou lacli e lou mol. 

Blela, Il D. a. mêler, brouiller, méluiiger. — 
Mescla, Se mêler, s'ingérer, s'engager mal 
Se mêla, Il à propos. — S'approcher, fréquen- 
ter. Ital. mischiare. Port, meschr, 
du /ai. miscere. 
— Cau de pau se melo, Je reii se denielo . 



lé digue : bando d^, bramaire 
Mélas-vous de voslisafaire. 



nielaiiclto, 

Panisso, 



s. f. panic vert, pi. fam. des 
Graminées, setaria viridis. 



(Voir couloumbo.) 



Melaiieounié, 

Melaneolio, 



s. f. mélancolie, tristesse 
morale, chagrin, bile 

noire. Gr. ftiXa/ùç noir x'>^>ibi\e. 

Ital. malinconia. 

' tingendravo pas la melancounié. 

— Lou binaigre seco, amagrio, 
E dono la melaneolio. 
J. *zaïs. 



niele, 

Mèuie, 



s. m, mélèze d'Europe, bel arbre de 
la fam. des Conifères à fleurs rouges. 
Laris Eiiropœa, qui fournit la 
térébenthine de Venise. 
IVIeleto, s. f. nadelle, espèce de petite sar- 
dine. 

s. f. plur. menu fretin, toute 

sorte do petits poissons mêlés, 

— Alhérine Boyer. — Feuilles 

d'olivier mêlées avec les olives 

ramassées pour la trituration. 

fl'/y. de Melgueil, melgo- 
rien. — Mounedo melgoui- 
riso, monnaie que faisaient bat- 
tre les évêqaes de Maguelone qui 
étaient comtes de Melgueil. 

— Un sol melgouirès qui était 
d'argent valait huit sous tour- 
nois, et une livre melgorienne 
valait huit livres tournois. 



Meletos, 

Jieul, 
Biu-l'oli, 



melgouirès, 

Mauyhiolen, 



Helguel, n. prop. Mauguio, lagune des en- 
virons de Montpellier et village 
de pêcheurs au bord de l'étang 
de ce nom. 

— Maughiolens il'ioi, dau viel Melguel 
As ben lou drech d'un pan l'encreire, 
Mes, cau pas, que dan lems nouvel 
T'enlève lausidoe lou velre. 

Laiiglade, 1875. 

ITIellionra, v. a. et n. rendre ou devenir 
meilleur. 

— Cau souven chanjo, noun mclhouro loujour. 



mtelliouranso, 

Mel'mranso, 



s. f. amélioration, per- 
fectionnement. 



Melianco, $. /".chien dent pied de poule, 
Miliauco, millet sauvage, panache des 

Gramenas, prés. Pankum dactylon,melica 

cœrulea, fam. des Graminées à 

épillets verdâtres. 

ITIelîeo, s. f. miellée, exsudation sucrée 

Mièlado, des végétaux, sirop, jus sucré et 

aromatique dans lesquels entre 

le miel, ou qui ressemble au 

miel. 

— Digue d'abord qu'AlessI, soan clien 

N'avié qu'acô, lou paure, per tout ben, 
E que li mousco, en manjanl sa melico 
I.'avien reducli à la piéla publico !. . . 
Misiral, 185». 

ITIelieouH, adj. doux, suave, semblable au 

miel. 

— D'onnt lou cant melicous, agradièu vous encanlo, 
Au prinlems, dins lei boues, mounte jour e nué canto, 
Bourrelly. 

Uleli-melo, s. m. mélange, mic-mac, pêle- 
mêle, confusion. 

IVIelîngre, s. m. grimpereau famillier, 
Raté, oiseau de passage du prin- 

temps qui recherche les insec- 
tes ou les larves sous l'écorce 
des arbres. Certhia familiaris, 

mello, s.f. bearn. amande. (Voir ame/Zo). 

llele, s. f. mélange, fusion, combinaison. 

]TIeIoudio, s. f. accord, harmonie, cantilène 
douce et agréable. Gr. fitXait». 

— Per célébra lou mes de mai 
Qu'aben counsacrat à Mario, 
As libres sants emprunlarai 
Soaa adffiirablo meloudio. 
J. Azaïs, 1866. 



MEM 



]?Ielon(Iioui», adj. mélodieux, agréable. 

— Te siès un mounienfl pansado, 
Piéi, nicloudiouso fusaJo 
Tomes mounta bès lou soiilelli. 
Fourés. 

mieloHii. S. m. melon, fruit du cucumis melo, 
originaire d'Asie el dont on cul- 
tive plusieurs variétés. C'est en 
Provence et surtout à Cavaillon 
que l'on cultive cette Cucurbita- 
céesur une grande échelle. 
Gr. fiHXav, pomme. Esp. melon. 
Port, melân liai. 7nellone, 
popone. 

— Cavaiomicn, seinenas mai que mai Je meloun. 

■- Venès veire mi bèu meloun 
E rausissés (lins lou mouloun. 

— Ma maifi', avès resouii, lei fau louli sounda, 
E manjen lei meiour, senso n'en gé'< garda. 

Tlio'jron, 1803. 

9Ielouuenco, s. f. courge qui a goût de 
melon. 

ItEelounièro, s. /".champ de melons à por- 
tée d'un canal. — Marchande 
démêlons. 

— Aqui lou coudounié mosiro si rons coudoun, 
Ella, la melounièro cscound si gros meloun, 
L'art placo alin sa rodo, e la Sorgo la vire. 
Tavan 186.4. 

Slelsat, e. m. saucisse ou boudin blanc fait 
avec du lait, de la farine et des 
œufs, et quelquefois avec de la 
viande de porc. 
— ManjareD an lonr demelsat. 



— 9i2 - MEN 

société. — Une chambre, une 
pièce, une cuisine, 
Jtat. membro. Esp. miembro. 
— Aven Ires membre tout d'un van. 

— Un jour émé l'eslouma dou manjaire, 
Loi membre agui! on quaucaren 
Uno lagno, quasi per ren. 

Bourrelly. 



Mèufo, 



s. f, la rate, viscère, mou situé entre 
l'estomac el les fausses cotes. (Voir 
bescle). — Fig. fantasque, indo- 
lente, ennuyeuse. 

Douni, quand nou pol escapi 
La melso que lanl que eio vibo 
Li fara béni la sallbo. 
A. Gaillard. 



menibrat, 

Membru, 



adj. fort, trapu, solide, ragot. 
Fr. centr. membret. 



Heinbre, s. m. partie agissante du corps de 
l'homme ou des animaux. — Le 
gigot, la cuisse. — Une personne 
faisant partie d'un corps, d'une 



ITIfine. adj. pareil, semblable, identique. 

Mémo, conforme, assimilé. 

(Voir matech, melech, medesmo.) 

Du lai. melipso. Esp. mismo. 

liai, medesimo. 

— Homes, abion coumo del lems maynilge 
Mémo bizalge 
E mémo corp ; 
Soun ressemblons couoio soun dios eslèlos, 
Dios pimparôlos, 
Dus pimpouns d'or. 

Jasmin, 180i. 

— T'afach al mémo, il l'a attrapé. 

lleinento, s. f. mémoire, souvenir. 

Memori, Fr. cent, membrance. 

— Dou moussu que n'agel la glori 

Lou noum ven pas dios ma memori. 
Favre. 

IHemoy, s. f. violelle. (Voir mamoy.) 

Men, adv. moins, peu, pas autant. 
iMens, Esp. menas. II. meno du lai, mïmis. 
— Au mai serès, au mens farùs. 
A-men-que, à moins qne. 

.TIena, v. a. mener, diriger, conduire. — 
Maina, Se mettre à la tête, gouverner. — 
Projeter, avoir le dessein. — 
Abaisser, maltraiter. — Abuser, 
tromper. — Faire valoir. 
Esp, menear, liai, menare du lai, 
minore. 

— Tout camia meoo à Boumo. 

— Fôu pas mena de brut. 

— Te menarai per un camlo senso 
peiro. 

— Au caire de moun fiô, Ion soir qaand l'auro méiio, 
Sens mula'n rés m'asséie e me boule à sounja, 

Ma douço Muso alor me ven poutouneja, 
E moun amo eilamoun s'en vai e se prouméno. 
Reybaud, 1840. 

— Lou bounur ! es lou près dou paire de familho 
Que, bonrnanl sei désir, méno sei propre camps, 
li. que, luen dôu Iracas, marido &ia e filho, 
Per prépara loa ois de sei picbois enfanis. 

nie Berard, 18Si. 



Men 



915 — 



MEN 



— Noos boulcgan e Dioa noas meno. 

— Sas li marqués, li capelau 
Quand sa lergo pren lou balan 
Fôu entendre couaio li meno. 
J. Canonge, 1800. 
— Paurelà meno laghi. 

— Cau filio gardo e qu'ase ntèno 
Es pas segur sens gés de pêno. 

Meiiado, s. f. conduite, flottage des bois, 
radeau. — Portée d'une truie. 



Menadou, 

Menai, 



s. m. manivelle, brancard, 
timon. — Véhicule, Iraineau, 
petit char. 



Ap'js un moumen de counsel, 
L'un ié passo, prcn lou calel. 
Renionio à sa canibro, se coclio ; 
L'autre dau menadou s'approclio, 
S'aves uno plaço arreslas. . . 
Flore',. 



IMenainen, 

Canounado, 
Ulenaire, s 



s. m. béarn. canal, conduite. 



(. m. celui qui mène, qui est 
garçon de noce, chevalier d'hon- 
neur. — Maître valet qui conduit 
les chevaux sur l'aire pour le 
dépicage. 

— N'ausisson ni coumandon.en. 
Ni la cridado dâu menaire, 
Anpilcn per toul lou lorraire. 
Lhnglade. 

Menât, adj. béain. assemblé, appareillé. — 

Trace de pas sur le sol. (Voir 
meno. ) 

JUendaire, s. m. rétribution, amende. 

Mendi, s, m. berger, mendiant, pauvre 

homme. Lat.mendicus. 

— Din» lous clars e lous eslagiiôus 
Lous mendits e gardians de bi6us, 
De lout branle vous faii la casso. 

Mendielio, s. f. rabais, le contraire d'en- 
chère. 
Mendieoun, dim. apprenti berger. 

Mendil, | «. m, lentille cultivée, pi. de la 
Lentiho, |) fam. des Papillionacées à fleurs 
bleuâtres. Lens esculenta. 

Mendire, v. a. rabattre, rabaisser, dire 

moins, mésestimer. 
Mendolo, j s. f. mendole commune, petit 
Cagarel, \ poisson dont la chair a mauvais 

goût. Mœna vutgaris. 



Mendre, 

Mindre, 



adj. comp. moindre, plus petit, 
moins important, moins bon, 
moins lourd. 



— Es délicat, uiai i\'\c noun pourrie! dire, 
Lou mendre miu li causarié la mort ; 
Pourra ben mai endura de martire 
Quand sara grand e que saia plus fort. 
Saboli . 

Mendrigoul, 1 dimin. mince, fluet, chélif. 



Menudet, 



malingre. 



Coumo un poulet qu"! tiauco e sonrtis de sa coco. 
Es en d'aquéles tems, couga per lous plejas. 
Que prim, mond.igoulet, soursfje de ma roco. 
Félix. 



Afenèbre, 

Mendre, 



adj. moindre, inférieur; gros- 
sier, bourru, sauvage, revêche. 



— Laisse li mount meniibre e s'en vai à la baisse, 

Meneiral, j. m. fouet, lanière. 

Ueneito, s. f. bas lim. sœur cloîtrée, dévote, 
bigote. 

— Obii per lou sou l.ir.l, obit per la maneito 
Obil de jour-bran, mai de feilo. 
Foucaud. 

Menequet, I adj. vétilleux, minutieux, dif- 
Minimous, \ ficile, fantasque. 

— Un fin reynard, tant sié pau menequet. 

Meneseomte, s. m. erreur, manque, dé 
ception. Lai. minus computare, 

Menespreza, v. a. v. l. mépriser, dédai- 
gner, rabaisser. 

— Toun vers deveii Ira pur e libre 
E souriira da i nu'nesprés. 



Menestral, 

Mestieirau, 



s. m. ouvrier, artisan, hom- 
me de métier. 



Uenestrié, s. m. joueur de violon, musi- 
Menestrui, cien de village qui fait dan- 

ser. Bas lai. minislerialis, servi- 
teur, chanteur. 

— Lou nienesirui roump lou silenei, 
Hen iuèn d'alTicla l'iiisoulcnci, 
\é dis • Moussu lie qu'ai doun fa ! . . 
Meun indusino es tout moun bon, 
Dins lou mounde i)ous>t!Je rcn, 
L»issaroo donn gagna ma vide- 
Desanat, 1831. 



Meneatro, 

Mineslro, 



s. f. breuvage , bouillon , 
potage, mixture, mauvaise 
joisson. hal, minetira. 



MEN 



— 914 - 



MEN 



— Digas-me quèlo menesiro 
chalo vous an veja, 
Qae soulo vosli feiieslro 
S'ausis lant cacaleja . 

Aubanel, 1860. 

Menié, s. m. qui conserve l'espèce, sou- 

Brouquièiro, che mère du chèlaigner dont on 

recèpe les jets. 
Menié, 1 s. m. mineur, celui qui fouille les 
Minié, \ rochers à la recherche des miné- 
rais. — Insectes ou mammifères 
qui fouillent la terre. 

— EmW lus lanços à la mari 
BourjouDon l'encrousla dau Un aire cndessoalo, 

Au van dau tioc driebon la roulo. 

Menitt, adj, malingre, chétif, faible, lent, 
Meningo, paresseux, petit enfant, petite fille. 
Menino, s, f. grand'mère, marraine, rado- 
teuse. 

— Coupes lou cap, bielllio incnino. 
Menlet, s. m. raisin blanc à grains allongés. 
Meno, s.f. race, espèce, qualité, greffe, plant. 

— Soun pas de trop bono meno. 

— As fusils nous que lusisson, 

As cbins de meiio que scgujsson, 
D'un bout de la Prouvénco ciijusqu'à l'aulrc bout, 
Dison que sis enfant, dison que ml neboul, 

Soun d'ome de la bono meno. 
Dumas, 1860. 

Menor, adj. v. l, mineur, moindre, frère 
Menas, mineur, religieux cordelier. 

Menoun, s. m. bouc, mâle de la chèvre, 
conducteurs des troupeaux lors- 
qu'ils vont pacager dans les mon- 
tagnes. 

— En teslô de l'avé II fôu mettre un menoun 
Lei corno sur la teslo e la barbo au meutoun . 
Chailan, 1862. 
— Un arabe barba coum'un menoun de Crau 
Qu'avié leissa fusa davant <ei camarado. 

Mentastre, s. m. et f. menthe sauvage, 

Mento saubajo, baume , menthe gentille , 

Menlo de mort, menthe aquatique. Plusieurs 

plantes de la fam. des Labiées 

portent ce nom. Afen</ia sylvestris, 

menthe des cimetières. 

Menti» v, n, mentir, inventer, affirmer pour 

vrai. Ital. mentire. Lat. mens, 

imagination. 

— A bân menti eau de lieun ven . 

— Cau dis ren jamai mentis. 

— Se badalhes, pcr pas menti. 
Vos mauja ou vos doarmi. 



Mento de Jardin, ii s. /. tanaisie baisa- 
Baume, Il mite, menthe-coq, 
grand baume, fam. des Compo- 
sées à Qeurs jaunes. Tanacetum 

balsamita. 

Mento folo, s. f. menthe hérissée. Menlha 
irsurta. 
— Au brout de menlo, l'an.our aumento. 

Mento grlaeialo, s.f. menthe poivrée, fam. 
des Labiées à fleurs pourpres. 
Menthapiperala. Gr. /*tttii. 

Mento de poua, s. f. menthe verte, même 
fam. Mentha viridis. 

Mentonn, s. m. menton, mâchoire infé- 
rieure. 

— Se t'aproclies trop d'el te prendra lou mentouo. 
— Mentoun traucat œarquo bounlat. 

Mentre, adv. pendant que. Esp. mientras. 

Mentretan, adv. cependant, en attendant. 



Mentur, 

Messourguiè, 



adj. menteur, trompeur impos- 
teur, liai, mentitore. 



— Tas carias nou soun pas menluros, 
M'an débina tant d'abanturos. 
Jasmin, 1843. 



Menu, 

Menul, 
Manit, 



adj. et subst. mince, délié, petit, 
grêle. — Débris de houille. — La 
liste d'un repas, détail des mets. 

Ëip. menudo. Ital. minuta du lat. 

minuere diminuer. 



Menuda, Il v. a. couper menu, tailler, dé- 
Am^nuda, Il couper, hacher, détailler. 



Menudalhos, 

Uenudariés, 



s. f.plur. petites choses, 
menuaiiles , petits mets 
recherchés qu'on place dans un 
vol-au-vent. — Petits poissons. 
— Menue monnaie. 

Menadet, s. m. thym serpolet, thym bâtard. 
Thymus serpillum, sous-arbris- 
seau de la fam. des Labiées à 
fleurs purpurines. Stimulant 
aromatique, acre, amer, très bon 
condiment qui convient aux 
lapins, môme après leur mort. 

Menudié, s. m. v. l. marchand au détaïL 



MER 



91» — 



MER 



Menndo, $. f. petites laitues, jeunes plantes 

pour salades d'hiver, comme 

cresson, cerfeuil, chicorée, ma- 

ches, etc. 

— Soangen qu'en aqnâjlo sesoan 
Nous fàu iino gaio ensalado, 
Do dourello, de repounchoun, 
De cicourèio e de jreissoun. 
Desanal. 

MenuKaèto, Il s. f. marjolaine commune. 

Majourano, | origan cultivé. Origanum 

majorana, pi. fam. des Labiées à 

fleurs pourpres. — Marjolaine 

sauvage, origanum vulgare. 

A cnli lou pavot, la palo vioulélo, 
La jusiêuvo dei prals, emé la menuguèto, 
Flous que sentoii lan bouen ; puèi emé foujco goast, 
Dins sa luoico d'erbo à renja cliasco flous. 
Mery, 1861 . 

Menusa, v. a. amincir, diminuer, couper 
menu, travailler le bois. 
Ital. minuzzare. 



Mennsié, 

Menusaire, 



s. m. menuisier, artisan qui 
travaille le bois. 



Meraviho, 

Uerhelho, 

Marabelho, 

Mereciho, 



— Dourmissié sus la pinmo ; aro lou menusio, 
Kmb'un pau de coupéu ié vai faire soun lié 
Dins quatre pos œau raboutado. 

Bigot, 18S9. 

Meoa, Il pren.pass.gase, mien, à moi. 
Miu, Il (Voir m'iôu.) 

— De pressfgués, soun mèous, d'abelanos soun mios ; 
D'ourmes, n'ey dus, de founs n'ey dios. 

Jasmin, 1846. 

S. f. merveille, prodige, chose 
rare. Lat. mirabilia. 
Esp. maravilla. 
Ital. maraviglia. 

— Veirès dins soun jardin nostro jouino merbeilho. 

— Que meraviho ! e qneut 'espetaclons lableu ! 

— Uno damo sens imourous 
Ero quasi 'no meravilho, 
D'aquel tems ount rcis e barous 
N'avjôu pas de pos grand afaire 
Que lou tnestié de calignaire. 

G. Aiaïs, 1880. 

Merbelhous, adj. admirable , surpre- 
nant, parfait, excellent, 
extraordinaire. liai, maraviglioso . 
— Loa miralhel de ta prunôlo 

Lusils d'un esclal raerbelhous ; 
Atal al cel, la blanco esièlo 
Pourgo 3om lom inisterious. 
m., 1868, 



Uerevihous, 



Mer«adeja, v. a. et n, négocier, trafiquer. 

Ital. mercatare. Esp. mercadear. 

Mercader, s. m. cat. marchand, détaillant. 

Mereaderio, s. f. marchandise, mercerie, 
objet de trafic, de commerce. 



Mereadion, 

Mercadié, 



adj. du marché, du trafic. 
Laplaço Mercadiou, à Tarbes. 



Mereat, Il s. m. lieu de vente et d'achat, 

Mercadial, || place. Ital. mercato. Esp. mercado. 

— .' couquin, s'ou merca lou doarmi s'achelavo. 
N'en prendriiJi ben quauqui bon s6u. 
Bigot. 

— Bon tnercat que cher costo. 
Merei, Il s. f. grâce, faveur, grand merci. 

Gramecis, \\ Esp. merced. Port, mercé. 

— Veiigué dina per un gramecis. 

— ...Mous amis, ma conmpagno 
Sara proun bono, à vautres gramecis ! 
L'argen aici vai runla, Diou mecis. 
De Lafare, 1840. 



Merehan, 

Marchan, 



s. m. et adj. marchand, ven- 
deur ou acheteur. — Non 

détérioré, bon à être acheté ou 

vendu, 

— Fii paroli!... la fourtuno tl crido : 

L'ia proun lonlems que fures lou gibi j ! . . . 
Riche marchan vo paare poulaïé ! 
Gelu, 18S6. 

— Alay farion la gueiro an uno rasso estranio, 
E noun pas de la fa ayci à lour païs. 
Ni voula lous nierchans, coumo fan, sus camis. 
Auger Gaillard, 1S68. 

Mereo, n s. f. espèce, qualité, marchandise. 
Merso, | Ital. merce. Lat, tnerx. 

Mereon, n. pr. de lieu consacré à Mercure. 
Mercouiré, Mercurii fanum. 

Lieu exposé aux arrestations, 

aux voleurs. 

— Passarès per loa col dau Mercou. 

— A vlan avança de cami ; 
Nous saravian de Mercouli 
Ero defoun cscu, lou ciel nègre de nivous, 
Muraios, rocs, drai6us ; lous castagnes, lous pivous, 
Me semblavo, en li regardan. 
Que lout-acô s'acaminavo. 
Se suivissié, se coussejavo 
Devers ouote n'autres veguan . 
Félix, 1870. 

Merere, t;. /. mercredi, jour de Mercure. 

Slerenrialo, s. /■. réprimande, blâme. 



MER 



— 916 — 



MER 



Merenriaa, s. m. mercuriale annuelle, 
Mourturiau, fsiroUe, pi. fum. des Euphor- 

Cagarelo, biacées, laxalive et poison 

pour les petits mammifères qui 

en mangent. 

Merdallio, ii s. f. petits merdeux, troupe 

Uerdassou, || d'enfants importuns. 

Merdarie, Il s. m. mâchefer, scorie de la 
Merdolier, \\ houille ou des métaux en fu- 
sion. 

Merdassé, Il adj. merdeux, qui recherche 

Merdancié, || les excréments, comme les 
canards, les cochons, les coléop- 
tères bousiers. Copro lunaris. 

Sferdeja, v. a. elneut. salir d'ordures. 

Merdo, s. f. matière fécale, excréments de 

l'homme ou des animaux. (Voir 

bouzo),Esp. mkrda. 

Merdo de eonquiou, Il s. /".gomme des 
Goumo de pais, 1 arbres en sève 

de la fara. des Amigdalées, tan- 
dis que la gomme arabique est 
exsudée par les acacias. 

Merdo dou diable, s. f. gomme résine, 
assa fœtida, pn^duile par le ferula 
assafœtida, fam. desOmbellifères, 
qui croît en Syrie. 

Merenc, adj. héarn. amoindri, diminué. 

Merfie, Il adj. bas lim. engourdi, gelé. — 

Marp, Il Fané , flétri , chiffonné. (Voir 

malfre). 

Vai veiro un gro serpin sur la niîu eitenrtu, 

Merfie, jola, rede, perdu, 
Que n'oviô pas pcr un quart d'ouro. 
Fouraod, 1810. 

Merffonndre (Se) Il v. rec. languir, s'en- 

Marfoundre {Se) \\ nuyer , se dépiter , 

attendre, perdre son temps. 

— lèu, trisle, au champ m'escounde ; 
Quand tout revièudo e s'abarU, 
D« laDgui me merfouiide. 
Crousillal. 

Merleles, >. f. lunettes, besicles. 

Merieouea, v. a. émailler, peindre, orner, 

enluminer. 

Meridièno, s. f. sommeil que certaines 
personnes font après roiJi. 



Merilho, s 

Merilliou, 

Erses, 



f. iéarn. raisin rouge. 
s. m. ervilier cultivé, ers pi. 



fam. des Papilionacées à 
fleurs violacées. Vicia Ervilia, 
sativa. 

Merilhonn, Il s. m. héarn. faucon émeril- 
Mouicé, Il Ion, oiseau de fauconnerie. 

Ital. smeriglione. 

Merindolo, s. f. jeunes plants de laitues 
Menudo, que l'on mange en salade. 

Merinjano, s. f. morelle mélongène, au- 
Ouberyino, bergine, pi. fam. des Sola- 

nées à fleurs blanches ou purpu- 
rines. Solanum melongena. 
liai, melangolo. Esp. berengena. 
— San-Roumiéiron arrousas vosti merinjauo. 

— Valc nt baroun de Carmejano, 
Ren despichous ni latounié, 
Voulés lasia mi mérinjano. 
Voulus manja de mi bajano. 
Servès-vous sens ceremounié. 

Gui de M. P., 1878. 

Meritapo, s. f. boite, creux en argile que 
Icsenfanls font éclater en le lan- 
çant conti e une pierre plate. 

Meritous, adj. méritant, qui a du mérite. 

Merlan, s. m. gade merlan, poisson de mer 
à chair blanche, légère et agréa- 
ble. Autrefois c'était le surnom 
des perruquiers à cause de la 
poudre. (Voir enfarina.) 
Merlato, s. f. merle noir femelle, mer- 
Merle nègre, letle. Turdusmerula. La femelle 
Merlo, diffère du mâle en ce qu'elle est 

brun foncé et en dessus grisâtre 
tacheté de roux. 

— Le merle s'apprivoise faci- 
lement, siffle el chante tous les 
airs qu'on veut lui apprendre. 

— Oh ! dis Nanoun, la bello mcrlalo ! 
Es un merle, le fai Barrau. 

— Vint sôu, es pas cher se sonn de 
merlo d'Uzès. 



Merle d'aigre, 

Margoulo, 



s. f. cincle plongeur, 
merle d'eau, agassière à 
gorge blanche, cindus aquaticus, 
joli oiseau brun et gris cendré 
que l'on voit plonger et se jouer 



MER 



- 9!7 — 



MER 



dans les cascades des pays mon- 
lasçneux pour chercher sa nour- 
riture. — Cet oiseau ordinaire- 
ment solitaire pousse des petits 
cris ou siffle comme le merle 
noir. 

Merle bl»iie, s. m. merle albinos, ou qui 
de noir devient blanc, ce qui est 
toujours une chose rare, puis- 
que le merle est l'oiseau noir par 
excellence. 

— Moun gran mo disié rju'uii viel capelan 
Aurié ben vougu veire un soûl merle bUn, 
Avant de mouri, conmo causo raro. 
Roum., 1860. 

Merle blu, s. m. merle bleu, merle de 
Blavet, roche qui vit dans les lieux 

Merle roucassié, sauvages, peu fréquentés, à 
proximité des bois et des tor- 
rents. — Tuî-dus cyaniis. 

Merle » eoaëto blaneo, s. m. tra- 

Merle de roco, quel rieur, 

saxicole qui habite les mêmes 
lieux que le précédent et qui se 
laisse difficilement approcher ; 
le mâle a un chant agréable, 
qu'il répèle à chaque saut où à 
chaque station sur les rochers. 
— Saxicola cachinnans. 



Merle de nioantagno, 

Merle à peitral hlan, 



«. m. merle à 
plastron, mer- 



le à collier dont le chant est très 
agréable. — Turdus torqualus,. 
— Ce merle habite, comme les 
précédents, les contrées monta- 
gneuses et sauvages, et ne pa- 
rait dans la plaine que lorsque 
la neige persistante l'en chasse. 



VIerle roniiuié, 

Couo rousso, 



s. m. merle de roche, 
joli oiseau moins sau- 
vage, puisqu'on le voit nicher 
quelque fois dans les vieux édifi- 
ces, au sein des villes. — Le 
chant du mâle ressemble à 
celui de la fauvette. — Turdus 
saxatilis. 

Merle roMo, Il s. m. martin roselin, à 
Eslournel d'Espagno, I) huppe noire, joli oiseau 



des pays chauds, qui se nourrit 
d'insectes et de sauterelles; 
d'un naturel gai, vif et pétulant, 
ces merles ne cessent de chanter 
ou de siffler. Acridotlwres roseus. 
— Ces oiseaux viennent en 
troupes au mois de mai ou juin 
et se livrent à la chasse aux sau- 
terelles dans nos plaines, en fai- 
sant entendre leurs chants 
joyeux. 

Merlero, 1 s. f. marnière, carrière de 

Marliéro, 1 marue. 

— SIro Ion rey, noun es uno mar- 
liéro, vésès. . . 

Merlet, s. m merlon, parapet entre deux 
Marlet, créneaux d'une tour, d'un mur de 
château ou d'abbaye. 

Merleta, v. a. festonner, découper en cré- 
neaux. 

Merletoun, s. m. merlaud, jeune merle. 
Fr, centr. marlaud. 

— Coumo canio lia merle 
Canlo lou merleloun. 

JTIerlo, s. f. béarn. marne, terre grasse, 
argile. 

Merluissado, s. f. plat de morue à la poêle. 

— La merlussailo, a grand platas 
N<)klo dins l'oli e douno Joio 
A la bouco e peréu au nas^, 
Gaut. 

merluHSO, s. f. morue, gade merlus, 
Alarlusso, poisson de l'océan septen- 

Lingar, Irional à chair blanche et 

lamelleuse que l'on sale et que 

l'on sèche pour la consommation 

lointaine. 

— Es d'aigo de merlusso, cela 

ne fait ni bien ni mal. 

— Gadtis morrhua. 11. merluzzo. 

— Sérié lems de su meure à laulo 
E lie lasta lou goust dou vm. 
l'a 'n bon fricot de cagaraulo, 
l'a de mcilusso e de lapin. 

Roumieux, 1867. 

— Sans me douta de soun astusso, 
L'esperi, d'amour iraspourtal. 
Quand me sentissi régalât 
D'un platat d'aigo de merlasso. 

* J. Azaïs. 



MES 



— 918 



MES 



nierina, Il v.act. et neut. diminuer, baisser, 
Verma, 1 amoindrir. 

Slerniee, adj. béarn. faible, amoindri, infé- 
rieur. 

Mero, s- f. mère, femme qui a enfanté. — . 

Maire, Peau qui recouvre un liquide en 
fermentation. — Vapeur hysté- 
rique chez les femmes, qui se 
manifeste par des bâillements 
successifs. — Aubergiste homme 
ou femme qui loge les ouvriers 
d'un corps d'état. 

— La bono merof la Sainte 
Vierge. 

— Sempr' asiousio, o bono maire 

I ou lerraire prouvençau ; 

Fai qae nautri, tis amaire 

Devengutn jamai vassau. 

Tavan. 

— Erbo de lo mère, matricaire 
camomille. 

9Eerca, v. a. marchander. 

]|f ertio, s. f. bas hm. remède, mixture. 

Mervèio, 1] s. f. merveille, prodige, chose 
Merbelho, Il rare, étonnante. 

— Lou roasslgnôu sus soun nis véio, 
Canio, se laguo, e de sa voués, 
Graciouso e brihanlo mervéio 
Gilo li perlo dins lou boues. 
Casiil-Blaze, 18S2. 

Mes, s. m. mois de l'année. 

liai, mese du lat. mensis. 

— Rey des mes porlo courouno 
E de plazés s'embirouno 
Es tournât lou mes de may. 
Jasmin. 

Mé», adv. plus d'avantage, mieux, beau- 
Miés, coup. 

Mes, Il co«y. mais, pouvu, en cas. 

jVfai, Il — Mes que, mai que, pourvu que. 

méii, adv. moins, peu, pas autant. Préfixe 
Mens, déprécialif des verbes mescreire, mes- 
fisa, etc. 

raesado, .«. f. durée du mois ou salaire du 
mois. 
— lé seren dius la mesado. 

lleoaii, Il ai], béarn. milieu, moyen. — 
Siejan, \\ Lannemeean au milieu des Landes 



mescla, Il V. a. mêler, mélanger, brouiller. 
Uela, Il liai, mischiare. Esp. mesclar. 

Lat. miscere. 

- Ma muso vôu loescla soun mèu à l'embrousio 
Que ilenian toumbara de tels alcio d'or. 

— Boudrioy mescU ma bouiis a loun cant amisloas. 

— Une mitât de peu lis e lonng 

Mesclat de mirto, entournejo soun froQnt. 

Iffeselado, s. f. mélange, réunion, archipel. 

— E regardas coumo ac6 's bèu ! 
I 'a cent poples dins la mesclado, 
Chascun, dms touti lis isclado, 
Vous dis qae gardo soun toumbèu • 
Dumas, 1887. 

meseladis, s. m. mélange, assortiment, 
Mesclo, amalgame, pèle-mèle, croise- 

ment. Esp. mezcla. 

— De tout Caire, de prais e de flous e d'aubrage ! 
Toun jas sabla menu, treluscn moscladis 

De grésils d'or, d'argen, de cristal, de rubis ! 
Féliï. 

— Méteil ou mélange de 
grains en mouture pour faire un 
pain économique. 

Jflescoula, c. a. cocher, entailler un 
Mescûulouna, fuseau, canneler en spirale. 

(Voir couco). 

Mescoule, s. f, cannelure d'un fuseau. 

nieseouloun, I s. m. crochet qui est au 
Mouscouloun, \ bout supérieur d'un fu- 

seau. 
INEescouneisse, v.a. eirec. méconnaître. 
Se tnescouneisse, désavouer , manquer 

d'égard. — Montrer de l'arro- 
gance, de la suffisance. 

— Aco 's un parveugu que se mescounèi. 

Mescresent, adj. mécréant, incrédule. 

Mescresen^o, s. f. incrédulité, doute reli- 
gieux, liai, miscredenza. 
— Car per toujour, la mes"respnço 
Coumo un tum, avant jour fali. 
Vai s'esvali. 

Roumieux . 

Hesflsa (Se), v. rec, se défier, douter, pren- 
dre bien garde. 

— Ouncle mesurais bous, es un pourtié lurrat. 

inesftsenço, s. f. méfiance, prudence ré- 
serve. 

— Tout, aro es inlerè», engano, mesfisenço ; 

Cadun fa bando à part. . . l'argent b'a tout gastat, 
Mit. 



MES 



— «19 — 



MES 



inéM-liuey, adv. de suite, doréaavaDt, 

Més-léu, désormais, à présent. — Sur' 

tout. 

— La chièro seritS bouano si ero 
Que fuguessen mes-liuey en pax, 
Aulromen nou noun vive» pas, 
Mas languissen dessus la lerro 
Seigne, Peire. 

RleBo, s. /'.mise au jeu, enchère. 

Jtlesoiilo, Il s. f. la moelle des os longs, 

iiezoulo, Il tissu ou organe particulier 

contenu dans l'étui médullaire 

des végétaux. Lut, medulla. 

— E lournamai lou chin giogoulo, 
Tournamai resloniiiis coume un iron senso uiau, 
Soun crid que jalo li niesoulo. 
Aobaiiel 1858. 

Mesponlié, |l s. m. néflier d'Allemagne, 
Nesplié, y mespilus germanica, arbris- 

seau de la fam. desPomacéesà 
fleurs blanches. — Le fruit tnes- 
potilo, mispoulo. Gr. f*imi>i>i, 

Mesprene (Se), v. rec. se méprendre, se 
tromper, faire erreur, s'oublier. 

mefiprèfB, H s. m. dédain , antiphathie , 
Mespris, | absence d'estime , d'égard , 
marque d'indignité , d'abaisse- 
ment. Esp. menosprecio. 

— Se vesiès moun mesprés, ausariés ^'as beléu.. 
Jouga davaos mis iuè parièro coumedio !. . . 
Roumieux. 

MeapreB», v. a. mépriser, haïr, dédaigner. 

JHespresaire, adj. hautain, dédaigneux, 
orgueilleux. 

— E fayoy ta pla que dins gaire, 
Minjayoy tout moun amassât, 
E de ricli?, fier, mespresaire, 
Tournayoy paure e m«sprezat. 

Jasmin, 1836. 

IHedqiiin, adj. pauvre, misérable, chétif, 

malingre. Ital. meschino. 

Esp. mezquino. 

— Saiqne diras qu'es lèu ? Oh noun pas mala peslo, 
Me digue luu mesquin, en se gratiant Ja le&li>. 

— Asseiado, ben à l'oumbrino, 
Fasié pansilo, la mesquino. 

9Ie«qainarié, s, f. mesquinerie, avarice, 

économie outrée. 

•— Soun viesti moBStravo la mesquins rié. 



mesqaineja, v. n. pratiquer l'avarice, se 
priver du nécessaire. 

Messajarié, s. /'. bureau et cour d'où 
Messatgério, parlent les voitures publi- 

ques, diligence. 

— Mandé, de vouJr! ben, d'aiiaval l'adressa, 
Per las messajarlés, paquebot ou frégate, 

En partenso lou pu pressa, 
Dous ou très sinjoaneis de son pais di datte. 
Félix . 

mesBagî, s. m. commission expresse, mes- 
sage particulier. — Communica- 
tion officielle. Ital. messaggio du 
lut. mittere envoyer. 

— Conmo rei, fet venir louti sei gens de cour 
K demandé counsèu per aver de secour, 
Cp.dan fuguct d'avis de faire un grand messagi 
Per dire ei médecin de louèi leis animau. 
Que v«nguesson en diligenci. 
Leydet. 

MesMaKié, U s. m. messager, celui qui porte 
Messalgé, \ les paquets, les commissions, 

les nouvelles. — Avant-coureur. 

Ital. messagiere. 

— Del bosc, à soun détràs, ansis lous auzelous 
E dos paloumbos messagèiros, 

A soan davani, alos laugeirus. 
Floret. 

— Esprit mestatgi, divination , 
pressentiment. 

MeBsar^ v. a. v, /.passer, employer, placer. 
Lat. mittere, mettre. 
— Messet touto U nioch à ploura. 

nieHsi, I s. f. plur. béarn. frais, gages, dé- 
Messios, I pens. — Mesure, compte. 

Meiiisio, s. m. le Messie, le Christ promis, 

envoyé d'api es les prophéties. 

Lat, messias. 

— Fôa qu'eiço siégue lou Mossio 
Que lei paires avien proumès, 
Dins lou libre dei proufecio. 

— An I dau pastourèu e pastoaro, 
Parten tonli per Betelen ; 
Anen adonra lou Messio, 
Qa'esbriaudo coume nn souléa. 
Saboll. 

Sle»mo,s, f. cérémonio de l'Eglise catholique, 
sacrifice avec prières et cérémo- 
nies Esp. misa. Port, missa, 
liai, messa. 
— Avant de tira an sort aoaras & U metso. 



MES 



920 



MES 



— Avésfa longo messo, lou dins sera coart. 

— A la paroisso es U premièiro, 
Entenil la mcsso roalinléiro, 

La messo graado e lou ïermoun ; 
Porto la crous p lou courdoun. 
J. Azaïs, 1886. 

messoungrié» Il s. m. et aij. béarn. men- 
Messouryé, |{ leur, imposteur. 

Syn. messonrguié. (Voir mentur.) 

— N"a\és menlil, gens de malnslre, 
Cap de vautrts val pas Bascol ; 
Messoiirguiés, n'es que vuslr'envejo 
Qu'am du paraulos lou negrejo. 

G. Azaïs, 1880. 

MeHSounJo, i s. f.béarn. mensonge, men- 
Messorgo, \ lerie, dissimulation, impos- 

ture. Fausse doctrine. Fiction, 
illusion. Ital. menzogiM. 
— Soungl soun mensoungi. 

— Dinavo de mensounge e soupavo per ruso. 

— Un après un lé tenon sorgo, 
En d'acô, quand an débita 

Ce que savon de vérlla, 
Ven léu lou tour de la messorgo. 
Langlade, 1873. 

— Teins de guerro, setoun dl messorgo. 

Meste, s. m. maître. (Voir mestre). 

Jtlestibos, s. f. plur. héarn. moisson. 
(Voir segazous, meissoun.) 

s. m. exercice d'un art mécani- 
que, machine , instrument de 
travail, occupation quelconque 
pour gagner sa vie ; besoin, né- 
cessité, profession. Lai. minis- 
terium. Esp. es menesler, il faut. 
Ital. mi e mesliere, il me faut. 
— Michan mestié lou que nourris pas soun mestre. 

— Es de tout mestié, a péao gagno sa vido. 

— De ta! troompor mestié non mevoli flqaa. 

— Nostre pais s'apelo Itaco, 
Souy lou payre de Tëlémaco, 

Ai forco esprit, souy bon guerrié, 
E mounarco de mouu mestié. . 
Favre. 

"— Mai, dounas nn mestié à vosti très enfant. 

Car Ion joar que poadrien plus coumta sua von* aolri. 

Poudran coumta dessus sel dos man. 

— Can SB pas sodd mestié que barre bontigo. 

IHestièirau, s. m. artisan, ouvrier. 

Mestiérau, 

— Fau veire aiio sout il piboulo 
Lt meitiukH endimtiubt. 



mestié, 

Meilié, 



— Part ; e ben lèa rescontro un mestiérau 
Que iédis : Eh ! m'ounte aoas cimarado ? 

Mistral. 

mestre, s. m. maître, celui qui commande, 
Mesle, qui a des domestiques ou des 

ouvriers. — Propriétaire d'im- 
meubles, savant, émineni, prin- 
cipal. II. maestro. (Voir maghtre.) 

— Mesle Simoun, quilliat sus la couètde soun ai, 
Ven dedins la fourest per li faire soun fai, 
Eslaco souu roussin t la premit^iro ribo, 

E piéi va reballiar e mesode varai. 
D'A^tros. 

— Lou ben nourris loujour soun meslr'. 
Quand lou païsan ié vôu cstre. 

— Pan coupât a gés de mestre. 

— Moun fil estacaras l'aso ounte vAu 
lou mestre. 

— Marcho avans, fin que ir:)nliaras 
En liutant las cabros per cheslres, 
Lous pasires dins las tendos-meâlres 

Kesquet. 

— Cau vôu ben servi soun mestre 
De vailei un jour deven mestre. 

KEestre-autar, s. m. maîlre-autel placé 
dans le chœur, ordinairement 
plus élevé ou placé sous un bal- 
daquin. 

— Ab'as lèu, abras li cire, 
lion curai, au nic-tre-aular. 
Siam preissa, qu'es pas de dire ; 
Mandas- nous ;.. . se fai lard. 
Aulianel, 1877. 

JMIestreJa, v. a. commander, faire le maître, 

se rendre maître. liai, maeslrare. 

— Sies-cent milo Francés s'en anavon, jouïous, 
Mtslreja fieromen toulos las capitalos. 

— As per milbou nous meslreja 

Cors de fenno, cat d'ange e ta boues de Séréno. 
Jasmin, 1857. 

mCeetresso, s. f. maltresse de maison, 
épouse qui dirige et gouverne 
un ménage. — Maîtresse, amante 
recherchée en mariage. 

— Ah 1 cantu mai per la mestresso, 
Te doune touto ma tendresso, 

E tonn cant dons conme lou sièu 
Me Iroumpo, ... u semhlo que lou vièu. 
Rolland, 1853. 

— Creses-ti qu'i la cour trunvarièi ta tendresso. 
Que lou bonnur alai on pot l'aiia cerca? 
Coumo t'enganariès, ma diviiio mestresso, 

Aco's causo^ moun Diou I qu'un rei pot pas douna, 
Perq. de Gembloux, 1840. 

Meiitaret, i, m. c<m(. paia ou gâteau de maïs. 



MET 



921 — 



MEZ 



Meaturo, 

Mesclo, 



s. f. mélange de grains pour 
faire du pain moins cher. — 
Pain de maïs cuit dans des pail- 
lassons. — Bouillie cuite au lait. 

— Aqui, selut sal la duro 
Minjan lou pa Je mesluro, 
Bidan sonben nostre got. 

— Jt;las leo de bous-aus U raubo petassado, 
E lou pa du mesluro c la piquélo algado, 
Oubrés lou boursifiucl, escarrabilha-bous. 
Jasmin, 1832. 

Métal, s. m. corps simples extraits de cer- 

Metau, taines pierres ou terres employées 

dans l'industrie. Gr. fisrxKXst, 

— Vase en fer ou cuivre pour le 

pot-au-feu ou les ragoûts. 

— Tout roelal pol eslre mouiiedo ou marchandiso. 

— Li quatre metau soun li quatre 
agi dou mounde, l'or, l'argen, lou 
cpuire, luu fer.'e. 

— Un jour un cousinié accoutrée uno feslo, 
E de poulatgc fec tout un gran plen métal, 
Peys pel cousscl de louis y melecun pauc d'al, 
Setul ièu que disiô que l'ai ero uno pesto. 

Aug. Gaillard, I368. 

~ Cent menos dn metals, dempièi la creaciou, 
Caufasd'un fioc d'infer li soun en bouliciou. 
Félix, 1872. 



Mete, 

Mètre, 



lUeteis, 

Uelïs, 
Medech, 



V. a. mettre, placer, ajouter. 

— lèu douni al mosiru d'oustal 
Lou cap per meire sul pourtal. 

adj. même, semblable, pareil. 

(Voir matech.) 

liai, medeshno. Lat. mel-ipse. 

— A c6 qu'un libre m'a counlat, 
Qu'alque Diou do l'anliquitai, 
Carabiel en flou lou bèu Narcisse, 
Rabit de sa beutat melisso. 

Goudoull. 



Metge, I s. »ft. rebouteur, chirurgien de cam- 
MajoH, I pagne, arbitre de la santé ou la 
maladie. 

— Siéu bien malau moussu lou melge. 

Metia, adj. mélange de race, de couleur. 

Meslis, — Liqueur de plusieurs fruits. — 

Jaspé, chiné. 

— Uaio me \éa, Janèto, 
Ui braio de cadis, 
Moun coursj ■!e sargèlo 
E moun Lounet métis. 
Sabaiié, i852. 

B8. 



Aletodo, s.f, mélhoile, principe, ordre, pro- 
cédé, hnbitude, usage local, 
arrangement des mets, des vian- 
des; couche, rang. — Viande 
de cojhoii confite et salée. 
Gr. fiir» oi5"of, avec ordre. 

— Ben d'enlemina sul moumen 
Un pol rts;auranl de metodo, 
E coumo es trop souben la modo, 
L'armari badabo alandat. 
Mir. 

Mèu, s. m. miel, substance sucrée que 

Mél, récoltent les abeilles dans le calice 

des fleurs. Port. mel. liai. mêle. 

— Sciuprù?, moussu, que m'an rauba de mon. 

• Rauba de mùu!. . . es unmarril afairj ! 

• Eu qu(!l pais "? au pus de l'Estéréu. • 

— Sara-li dit que l'ome que labouro, 
Vegue soun mèu, sa susour e soun ben, 
Manja di niousco ; un pople bon per ren. 

Mistral. 

— En vesenl de ûour tan poulido. 
Tant d'abiho sus soun loumbéu, 
Sounges que tan bello culido 
Te dounurié ben dous lou mèu. 

J. Canonge, 1868. 

Mey, adj, béarn. demi, milieu, moitié. 

(Voir mié). 

Meyjour, s.m. béarn. midi, milieu du jour. 

Meyzou, s. f. rouerrj. maison, demeure, logis. 

— Qui passo le Loi, le Tarn, l'Aveyrou, 
N'es pas segur do tourna 'n sa meyzou. 



Mezenifo, 

Meilhengo, 



s. /'. mésange à moustache. 
(Voir trin-trin.) Parus biarnicus. 



— Un bel jour bous beyren béni 

Dins nostrcs prals flourils escouta la mezengo, 
E demanda, per graço, à nostro bieilho lengo. 
Un mot, uno Jebizo, un ayro, un soubeui. 
Jasmin, 1837. 



Mezoulo, 

Mevoulo, 



Mezitro, 

Mesura, 



s. f. moelle des os allongés ou de 
certains arbustes, liai, midolla. 

Lat. medulla. — Jlezoulo de roc, 

amiante alberte. 

s. f. mesure, unité de compa- 
raison pour déterminer un poids, 
une superficie, une contenance. 
— Durée ou intensité des sons, 
cadence. — Modération, retenue. 
Ital. misura. Lat. mensura. 

Gr. fiir(in. 



MIC 



— 922 



MIÈ 



— Tout bay juste, c pourlaii ilignn bat la mezuro ; 
E ptr pnlendre tout, tan ijue loj councer cluro, 

M.1 bigno es un sièli il'aunou ; 
Car plani de sut tap oun nu grollo s'enlrouno, 
Sul paradis d'Agan, la coumlio ili; Uerouno 
Jasmin, I8i5. 

Miado, s. f. conduite, menée. (Voir menado). 

Miarro, s. m. petit, domestique, valet. 

Miau-iuiau, s. m. le chat, onomatopée de 

son cri. 

— Coumpaire miaii-riiiau 
Dis qu'iSro Ircp càu, 
E que 1 "a fa niàu ; 
S'hou-z-avic pas la-ia 
Se sérié pas brul.n. 

Mianeo, s. f. grèbe oreillard, grèbrt casta- 
Plounjoun, gneux. Podiceps anritus. Palmi- 
pèdes qui vivent presque tou- 
jours dans l'eau cl qui dispa- 
raissent au moindre effroi. 



Miaula, 

Miaulaire, 



V. n. miauler fouime les chats. 
Cri imilatif de l'espèce. 



— Jamai cal miaulaire l'i;;uo buii cassaire. 

Miaulo, s. f. bas lim. milan, oiseau de 
Mieioun, proie. Falco fulvus, dont le cri 
ressemble à un faible miaule- 
ment. 

— Lou reinar, mogr.isij fmcsso, 
Lo mianlo, mogrà so:in odreso, 
M'en laissaran bé lonjour pr^'U. 

Fouciiuil. 

lyic-niac, S. m. intrigue, embarras, tumulte, 

pratique déloyale. 

AU. mhclien, mêler. 
Micacoulo, Il s. f. peiit fruit du micocou- 
Belicoco, Il lier. Celtis auslralis. 

— Au dessert i 'aji t do mespoulos, 
D'agrunèlos, de micicoulos. 

De corgnos, e dous grans plalas 
Tonl plens d'amonros de barlas. 
Kavre. 

Micallto, I S. f. éclat, fragment, petit mor- 

Brkalho, j ceau. 



Miclian-inau, s. 



ulcère , cancer 



polype, kyste, etc. 



Micliantîso, 

Mayssantiso , 



s. f. méchanceté, malice, 
calomnio , mauvais pen- 



chant. F. fr. meschantise. 

— Mas peys, coumo sabels, iôn lourneri Irouba 
Lous librayrcs que soun ilins aquesl Monntalba, 
Lour disenque pus el-sde lalo marchiandiso 
Non se carguesson pas, pleno de mayssantiso ; 
So que louis d'un acoor me proumeleron els, 
Amay eron marrils d'abé croumpals aquels. 
Aug. Gailard. I!i67. 



MicliaraKiio, s. f. béarn. mésange bleue. 

Miclio, s. /'. petit pain de demi livre et on 
certains lieux pain d'un kilog. 
FI. micke, petit pain. 

— Aro, paurols, que sert d'alleiidre, 
Non i'aurcn plus, aco 's finil, 
Mes jou : que n'aurcn plus? ob ! rc?poun-nié de grai;o, 
Aquel misieri me Icrrasso, 
'frambli pamens, de débina. 
• Ma may, qu'ailendias doun ?. . la miclio per dîna. • 
Jasmin, 18.>2. 

IVlicliour, s. f. moiteur, tiédeur, humidité, 
mollesse. Lat. mucor. 

- Micbour que dins lou sang avèno. 

— I.ou lions zéfir que se counfoun 
Dins la micbour de toun halèno. 

.\lico, Il S. /■. mie de pain, petite partie qui 
Uigo, 1 s'en détache en le coupant. — Ce 

qui est moins cuit, sous la croûte, 

le milieu. Lai. mica. 

— Paure dilal qu'ey sagul oucupa, 
Coumo cacliel, le baillnbi d'oubralge, 
En l'eniprima!) siil la mico de pa. 

— Mico bal rés e la ciro bal mai. 

Mon cacbel d'or es bsngui, e ni'in serbi. 
Jasmin, 1848. 

Micttt, ad/, tassé, serré, plein de mie. 

Mié, Il adj. demi, moitié, milieu. Pem. mièjo. 
Miech, Il Syn. mey. Lat. médius. Gr, fttS»s. 

— Es mié sed» e mié couloun. 

— Nous ariesl.n à miécamin. 
S. m. muid, ancienne mesure de capa- 
cité qui variait suivant les usages 
provinciaux. Lat. modius. 

MièJo, s. f. chopine, demi pot, demi mesure. 

Gr. ftla-ty. 

Mièjo-neit, s. m. minuit, le milieu de la 

Me-joney, nuit. 

— Es miHJo-neil, lou som me gagne, 
Fôa mous adius à la campagne. 
Barlhés, 18B9. 

— Mcjoiiey sono, . . ah senti dins mas benos, 
Dambé plaz^ coula loa glas mourtel.. 

Jasmin. 

iVIicJour, s. m, milieu du jour. — Les pays 
méridionaux. Esp. mediodia. 
liai, mezzodi. 
— Cerco miijeur ii qualorxe outoi. 




MIG 



923 



MIL 



Miés, 
Milhou, 



adv. mieux, davantage, plus conve- 
nable, meilleur. 
Ital. meglio. 



iVIi^o, jj s. f. crollin de brebis, fiente de 
Migoun, \\ volaille ou de vers-à-soio; guano. 



— Es un sot qu'a qui!a lou ben per eslre niiés. 
ItlièlRilo, I s, /". miellée, transpiration de 
Melico, I sève de certains végétaux. — 

Liqueur aromatique où l'on fait 
entrer le miel. 

Mié-souié, s. m. soupente, réduit prati- 
Tristet, tiqué dans la hauteur d'une 

pièce, demi étage. 
— Açà, m'ounlc lou me lire, 

8ou-iiis , aque.'le argen ? souio lis oscaié ? 
Dii.sla paia.îso î au miùsouié? 

liigol, iSCO. 

Alietoun, s. m. autour, faucon, oiseau de 
Miaula, proie dont le cri est faible et 

langoureux. 

— Un foQcouriié /ju"un jour cassavo. 
Preiigué pur lou rey un tnieloiin. 

)lièu, pron. poss. mien. (Voirmiow.) 

MifTa, V. a. cast. aspirer, renifler. 

— (.ou nas, (le lou milTa, lou Irobo à soun agr.it 
li l'embojo al poumou que nVs rebiscoulal. 

— Farlù miffa las gens lous pus earaumassals. 

Mij^nardizo, s. f. affectation, manières 
carressantes, — Petits œillets. 
— Soulache , petit galon. — 
Garniture de lingerie. 

Alignaturo, I s. f. sorte de peinture fine 

Minialuro, j et délicate qui se fait au 

pointillé. — Toute chose de petite 

dimension. Lettres au minium. 

E$p. et ital. mimatnra. 
— En (l'aquel bal en mignaluro 

Tout vai, boulego, viro e danso à la mesure 
l^élix, 1S70. 

— Mllu llbrels en minialuro. 

— Dèu agué per lou mal sege ans, 
Dison qu'es uno mignaluro 

Tavan. 

.Miirnot, adj. ami, sympathique, gracieux, 
mignon, choyé, chéri. 

lUiKiiouta, V. a. gâter, caresser, dorloter. 

Migo, s. f. mie de pain (Voir mjco.) 

Miljro, abrév. de amigo, amie. 

— Vé,.lanlque durara l'aurage 
Aîné- lu, ma inigo, reslarai ; 
S'un cop lou ciel es sans nuage, 
Cruélo, bûulo, [larlirai. 



— La canebiéro es preslo, amai lou canabou, 
La lerrado ei coufido amb'un pau do migou. 
Peyrot. 



Alijé, 



adv. de moitié, à frais communs. 
— Douna à mièjo, louer à mi fruit. 
— Aze de niijtS n'esjamai ben embasta. 

Mil, H adj. numér. mille. Satisk mil, rassem- 
Milo, I blemeni, grand nombre. 

Milanto, s. m. un million, un nombre indé- 
terminé. 

— Milanlo fus iliguel, en soupirant : Oh ! qu'ouio 
Dal repaia arribara l'ouro. 

Mir. 
— Qu'avio per testimoni 
Les saps, e per sinfoni 
Milanlo aucels ; le niount 
Per prtire, e piéi amount 
Amoun-d'aul, per candelos 
Las luscnlos e.-telos. 
Gourdou. 

Mil ineuut, i s. m. petit millet, plante 
Pichot mil, \ graminée à très petite graine 

pour les oiseaux. 
Pànicum miliaceum. haï. miglio, 
du lat. tnilium, mille. 



MilU monroii, 

Mil nègre, 



Miles, 

Milliés, 



s. m. béarn. blé noir, 
renouée sarrasin , re- 

nouéo de Tartarie, fam. des 

l'olygonées, 

s. m. phr millier, plusieurs mille, 
considérablement. 



— Dins boslro bello crambo, un bel mali qu'inirabi. 
Desquèri de mile» de libres arrengais, 
E toulluzens c loul daurals. 

Jasmin, 18i2. 

IVIilliarso, s. f. maïs coupé pour fourrage. 
Millias, s. m. pain de millet ou de maïs. 
Milhado, — Farine do maïs pour potage 
cuite au lait ou à l'eau. 

— Si bos coquo ou milhado 
You l'en darey. 
Ou !.'aim«s mey calhado 
Vou l'en harey. 

DespDurrios, 1760. 

Milliasso, s. f. paille de maïs, glumes. — 
Palho de mil, — Tiges de maïs. 

Millieyro, s. f. casl. terre à millet, champ 
de millcl. 
— La milbeyro verdejo pla. 



MIN 



Millioc, I s. m. blé Je Turquie, maïs 
Blad'Espagno, \ cullivô, pi. annuelle fam. des 
Graminées à fleursjaunes. 

Million, Il ttdj. compar. meilleur, plus oppor- 
Meiour, \i tun, plus convenable. 

— l'a ren ilc milhou juo ço qu'es de 
nostre gousl. 

— Car n'es pas, coumo dits ma niay, 

La quo parlo mdhou que sal ajnia louBiay. 
Ja?min. 

Millioiinari, s. m. millionnaire, richissime. 

Juges, avoucals e noularis, 

Paures ou riches milliounaris, 
Maridals c celibalaiis, 
Lous sabeius libres en qiiesliu, 
F6u pas qu'une soulo ediciu, 
Tirado à diiq milo exeniplaris. 
Florel, 1S72. 

Miliauco, s.f. chiendenl, pied de poule. 
(Voir (jramenas, meliauco.) 

Milord, s. m. anglais très riche. — Cabriolet 
à quatre roues, 
— My lord, mon seigneur. 

— Hem ! moussu lou milotd, regarde ; 
Coumo m'alroves d'ciUibas ? 
Lou goddem pauso sus lou nas 
Lou loutgiioun qu'à soun cùl ponjavo, 
E reluco lou bedigas 
Qu'acimerla lou|Our brauiavo. 
Beumieiix. 

Iilina,| V. ad. creuser, défoncer, sous- 
Se mina, caver. — Consumer, ruiner. - 

S'inquiéter, se cliagriner. 

Ital. minare. Esp. minar. 

Minable, adj. misérable, pauvre, dégue- 
Mindre, nillé, pingre. — Court, élroil, 

infertile. 

— N'es pas frucho ni ben minable. 

Minéral, s. m. pierres et substances ter- 
Minerau, reuses ou combulibles qui cons- 

tituent les mines. 
Rad. min, montagne, rocher. 
m. Au minerau boulent sas oundos escaufados. 

Ti mountagnolo an de trésor 

Qu'enrichisson la l''rinço enlièiro, 
Jas carbounié, peiro argontièiro, 
Or, ferre, couife. . . tout n'en sort. 
Arnaviclle. 

Minet, 11 s. m. petit chat. — Peau de chat, 
Miné, Il fourrure. 

— lii'rcn ilins la boutigo d'un niar- 
clian de miné. 



_ 924 — MIN 

Minestro, s. f. breuvage, bouillon, mau- 

Menestro, vaise boisson, mixture, 

liai, minestra. 

— Sarié 'fia ren, s'èro pas qu'un mousquié. 
Sus la mcnestro en zounzounant s'acampo, 
Pus afama que l'arpo d'un uissié, 
E rnllo cop pus espés que li pampo. 
Mistral, 18S4. 

Minsanelo, Il s. f. mine, grimace, façons, 
Minelos, 1 simagrées, agaceries. 

Gr. ^'f<«?,mime, bouffon. 

— Faguct de tours, de minganelos, 
Piéi milo grimaços nouvelos 
Qu'avié pouzados au fi*irau, 
Talomen qu'à la fin, tout lou puple animau, 
Encatita de soun saupre-faire, 
Lou noumel soun rcy e soun paire. 
A Couret. !8i2. 

Minso, Il adj. était', aucun, nul, rien, point 
Gés 1 du tout. Corr. de Vital, ninguno. 

Mingouu, s. m. i^ueux, mendiant, qui n'a 
rien. 

Mingonnia, v. n. mendier, exciter la pitié. 
adj. iTiince, allongé, fluet, 
chélif, malingre. 



Mingronlet, 

Mendrigoui 



De mingre, minus, 

— Entendias ti \ioulori, la llulo picboutelo, 

Jusqu'os au najoulet qu'à la voués mingrouleto. 

Ministre, s. m. ministre, ambassadeur, 

pasteur protestant. 

Lai. minister, de minus. 

— Moun paare gran savié qu'au bout 
Di capelan e di ministre, 
la lou bon Diou pu grand que tout. 
liigot. 

V. a. bas lim. manger, absorber, 

dévorer, ronger, avaler, se nourrir, 

dépenser, 

— Dins aqui'^lo famino se miugel ço 
que s'èro jamai minjat. 

— Dins noslrc pilil ousiau 
Si noslro cliaro ei pu minço 
Nou lo minjen on repau. 

«ichard, 1810. 

— Vûu la 'm guardabi su la prado, 
l'enden la sazou de las flous, 
You la 'm hazie la pus beziado, 
You la minjabi de poutous. 
Despoutrins, 1768 . 

Minjan^o, s.f.héarn. plantes ou insectes 
parasites, mauvaise herbe. 



Minja, 

Manja, 



MIR 



— 925 



MIO 



Mino, «. f. miue, apparence, visage, moue, 
grimace, accueil, geste, conle- 
nance. liai. mina. Esp. semblante. 

— Es bon amai pagne |ias de niino. 

— Lou roarchani nous fagmi pas bono mino. 

— M'as fa la mino, àmé GlauJe à 
Tislel. — Nonn, \i respond, se le 
l'avièu facho l'auriès milbouro. 

— Non dôu pas toojour juja li gen sur la mino. 

— Aurias dich en vesent Jour mino. 
Que ié fusiigavon l'esqulno. 

Favre. 

— Fou doun que pir un cal qu'avié tant laido mino, 
Végue p!u3 mei verdcl ni mai mei cardclino. 
Desanal. 

Mino, S. f. souterrain, excavation, galerie 
par laquelle on extrait des nainé- 
rais ou des combustibles. — 
Cavités pour faire sauter des 
murs ou des rochers au moyen 
des substances détonnantes. — 
Monnaie. — Lingot. 
Ital. et Esp. 7mna, Rad. min, 
montagne. 

— L'eudusirlo di cerco-mino 

Que, pas jamai sadouls, de tout biai fôu qu'arrivon 
A cobre cent fés mai que ço que sacrifion ; 

Jugcn-ne per lus grans chanliés, 
iForo-lerro e dedins 1 lus armados d'ouvriés. 
Vé\i\, 1868. 

— Soun cofre-fort loujour vessabo, 
Taleus e minos palejabo. 
De linos de bi recoullabo. 
Azaïs. 

|Mino-t«rto, s. f. grimace, physionomie 
bizarre, affectation, moue, mau- 
vaise humeur. 

— Daban la porlo 

Yèu fau la mino-lorlo. 
Mes jamay ta pielal nou me counforto, 

Ijèuut aymado 
Guignome, se nioun er l'agrado. 
Goudouli, 1752. 

[Minouès, s. m. joli visage, jeune, éveillé, 
piquant. 

— Car voussemblo for de la voués, 
A de vous l'er e lou minouès. 
Es vrai qu'a pas l.in de jouinesso. 
Mes per la mino e la noublesso 
Vous poudris bé touca la man. 

Favre. 

fMinons, adj. minaudier , prétentieux , 
affecté, boudeur. 
Fr, centr. minaud, gracieux. 



Minur, s. m. qui travaille dans les mines. 
— Plus petit, jeune. 

— Fai ben cbourh sa faniihcio, 
Canio di minur la ransoun, 
E pi^i dessus vosti bouquclo 
Douçamenel paus 'un poutoun 

M. Lacroix, 18B2. 

Mioelt, s. m. muid, ancienne mesure de 

Miteg, capacité pour les solides et les 

Muey, liquides, qui variait selon les 

usages provinciaux de 440 à 470 

litres. Fig. giosse futaille, gros, 

ventru. /<o/. moggio. Lat. fnodius. 

Midi, I s. m. mulet, produit mâle de l'âne 
Miôu, et de la jument, ou d'un cheval et 
Mtiôu, I d'une anesse. £sp. mncfto. 
Ital. muletto, 

— L'ase al miol douno la vido 
E non pas à l'ase lou miol. 

— Dins uno esirecho valounado, 
Dous muôu caminavon ensen. 
L'un ero carga du civado, 

E l'autre pourlavo d'argen. 
Dourrclly. 

Mioletallio, n.coll. les mulets, la muletaille. 

— Ah s'èro per croumpa bouhino, 
Miolelalho, avé, cavalino, 
Dirièi pas nou ; i 'ai proun de gous 
E pioi quatre iols fan mai que dous. 

Langlade, 1877. 

Miolo, s. f. mulCj produit femelle de l'âne et 
de la jument ou d'un cheval et 
d'une anesse. — La femelle qui 
porte fait des produits propor- 
tionnés à sa taille. 

— Cau dis miolo, dis marrido beslio. 



Mièu, 

Mièu, 



adj. poss, h moi y mien, mon profit, 
ma volonté, mes parents. 



— Sa man passido e maigre aganlavo la miou, 
E la Icnen sarrado dins la siuu, pregavo. 

Miougranié, s. m. grenadier commun, 

Milgranié, arbrisseau de la fam. des 

Myrtacées à fleurs rouges, et son 

fruit milgrano , miotigrano. — 

Punica granatum . 

— D'enlerin sus lou miougranié 
Lou roussignàu sempre canlavo. 
— Aqui veiren se i'6 pas gés 

De proubajos que lèu sourtigon, 
A las vils de flous, qu'espeligoii, 
Se lou nsiougraniê flouris pas! 

Fesquet, 187S. 



MIR 



926 



MIR 



Miiinèa, n. prop. saint Michel archange 
Michèu, foulant aux pieds le démon . 

— Dounc, se vos faire bono vido, 
Fai au pus vile saii Miquèu, 
Véne din» ma simplo bastido, 
L'on i'(S don miés qu'à toun caslèu. 

— Le 29 septembre jour de 

déménagement el de foire. 

Mira, v. a. regarder, examiner, contempler, 
viser. Esp. mirar, Ital. mirare, 
considérer. 

— D'aqui, lou regard lanl de fiais miro. 
Tant, que de mira nou finis jamai. 

C. iJliMZOs, 1877. 

n. pr. de lieu, beau regard, belle 
vue. 



Mirabel 

Bel vezé, 

Mirabilbat, adj. émerveillé, étonné. 



Mîraelani, 

Miraclous, 



adj. miraculeux, merveilleux, 
étonnant. Lat. miraculoius. 



lUiraia (Se), 

Miralha{Se), 



— Caminé vers ièu, mlraclanto, 
Soun pas a |èno ronlendiùi ; 

En prenguenl ma man Iremoulaiito, 
Me digue : — Fraire, l'alendièl ! 
P. Gaussen, 1873. 

Miracle, ». m. miracle, effet surnaturel, 
chose extraordinaire. 
liai, miracolo. Esp. milagro. 

— Lou prouverbi dis 

Que jamai sanl a fa miracle. 
Gros ou picliol, dins soun pais; 
E lou prouverbi noun mentis. 

V. rec. se regarder dans un 
miroir, s'adoniser, s'admirer. 
Lat. mirari. 

— Au bord dou Rhose asselado 
Dins l'aigo s'es rairaiado ; 
D'à geiuoun sVs Irop clinado 
l'er miés se veiro... e vaqui 
Que lou lendeman sa maire 
L'a pus rescounlrado aqul. 
Canongu, 1808. 

— Dins aquoi i-aslelet poulit 

Que lou Loi cado jour miraibo, 
Lou lems passo en baychan sadallio. 
Jasmin, 18i2. 

Miraiet, n s. m. petit miroir, petit instru- 

Miralhé, |j ment de chasse pour attirer les 

alouettes. 

— L'alouèlo vanilouso 
Veii pas pus au miraié. 
Bouslan, 1820. 

— CanlaïQ embé soun niiraio creba. 



— Vondriéi eslre toun miraiét, 

A touto ouro auriôi ta présente ; 
Retiairièi ti poulils iuèiel. 
AubanvI, 1820. 

Mirai, s. m. miroir, verre ou cristal poli 
Mirau, el élamé pour réfléchir les objets 

extérieurs. Fr. centr. miroué. 

Bas lim. mirei . 

— l'a pas cap de segnou que siô milhou tratat : 
De bous boussis, l'espoulselo, l'eslrillio, 
Moun pel, coumo un mirai brillio. 
Mir. ^69. 
— . , . .Al couslat de soun liey 
Un mirai pla luzeni peiijabo ; 
Mes nou l'abiô pas bis d'aney ; 
Quau couinet may la meslrejabo. 
Jasmin, iSii. 

— Mirei niouycn, gran e pitit, 
Mirei per melre dins la pocho, 
Mirt i pcr ci, mirei put là. 

Foucaud. 
— Jamai mirau a dit am' uno femo 
que fuguèsse laido. 

miralhé, s. m. petit miroir. — Raie mira- 
iet, raie lisse à miroir qui a une 
tache pourpre sur les nageoires 
pectorales, comme un grand œil 
ou un miroir. ItaL occhiata. 
Lat. ocellatfi. 



miraudio, 

Mkèio, 



adj. émaillé, diapré, bigarré, 
bariolé, brillant, coloré. 



s. m. bas lim. miracle, mer- 
veille, vision, mirage, 
Lat. mirus. 

— Obé, qu'ei me, que l'ai nou ri, 
El m'o dèu, se u'o pas [leri, 

E qu'ei moun la que l'o gori, 
Per uno espèce de mirau lio, 
D'uno grosso 'e louiijo molaudio. 
Foucaud. 

— Aro siam plus au mes d'abriou, 
E mai fai lusi sa mirèio. 

mirgalhat, 

Mirgaia, 
Mîrgaud, 

— S'es espandido, niirgalhado, 
Per embauma coun\ 'en julhet. 

— Ah! coumo ero bello la prado 
ïoulo mirgiiado de flous. 
— De paraulelos ta mirgaudos. 

inirgalhadtiro, s. f. peinture, enlumi- 
nure, moucheture. 
iriirKo, Il s./", souris domestique, petit mam- 
Murgo, \\ mifère rongeur. Mus, musculus. 

(Voir furo.) 
— Le bi me fa dourmi, mes n'es que d'uno anrelho, 
Uno mirguélo me rebelho. 
Goudouh. 



MIS 



— 927 - 



MIS 



IHii*jroulo, I s. f. morille, champignon 
Maurigoulo, \ comestible, fnm. des Pézizes 

(sans lige) percé de pelils trous 

et qui devient noir en cuisant. 

Morchella esculenta. 

Fr. centr. merouille. 

9Iir(i;u«'jR, v. n. béarn. miroiter, briller. — 
Fureter, épier. 

jnirlitoun, s. m. bout de roseau taillé en 
flûte et fermé par les deux bouts 
d'un morceau de baudruche dont 
les vibrations produisent, lors- 
qu'on chante, des sons nasillards. 
— Revenon Oe la fièiro cmbé si mirliloun. 

ffliro, s. f. point fixe, jalon, but. Saillie bril- 
lante placée sur le canon d'une 
arme à feu. — Prendre miro, 
fixer UQ point fixe, un jalon, 
un but. 

mirocontoiin^s. m. brugnon, pavie jaune, 
espèce de pêche ou d'alberge 
dont la peau est cotonneuse. 

Miroundelo, s. /".montre, enseigne, parade. 

Slîroundèu, adj. et subst. élégant, frelu- 
quet, merveilleux. 

- Un joave miroL.niJèu que nism 
un pau perioul 

Mirro, s. f. gomme résine provenant de 
Myrrho, divers arbustes des Amyridées. 
Balsamodendron myrrha. 
— Fleurs odorantes de l'olivier 
de Bohême, Elœagnus angustifolia, 
avec lesquelles on parfume cer- 
taines liqueurs. 

mirte, I s. m. myrte, arbrisseau lou- 

Herbo dou laghi, \ jours vert à feuilles menues 

et aromatiques, dont les fleurs 

blanches ont aussi une agréable 

odeur. (\oir murtro.) Gr. fcvfttt. 

Lai. myrtus. Italmirto, 

— Préfère à milo flous superbo 
Que brihon e n'an gés d'audour, 
L'umblo viouleto, diiis leis erbo 
Lou iiiirio vert per sa senlour. 

nia, s. m. millet commun. (Voir mil.) 

niian, V. a. mettre une somme au jeu, faire 

une «Qchire. 



iniiscarolo, Il .<:. f. béarn. bec fin, fauvette, 
Dousqnerlo, | oiseaux chanteurs du prin- 
temps. Rad. mis, mus, millet, 
mouche. 

— Per nous la gento miscarolo 
'flsco lo roussrgnoulel. 

IVIisèro, I s. /". misère, indigence, infortune, 
Mizèro, \ malheur, faiblesse, persécution, 

incommodité. 

Rad. ftn, ^KTtf, haine. 

— Dou reslo, devian plus veire gis de mizèro , 
Enire tous devian faire un ciel de noslroterro. 
R. Grivel. 

— Hiber d'oungan, grande mizèro, 
Mounde amalit, 
Pnpie en coulèro, 
Casiel butit. 

Jasmin, ISiG. 



Hissai, 

Missan, 



s. m. livre de messe, de prières, 
de chants sacrés. Ital. messak, du 

lut. missa, messe. 

— Faire missau, sauter un repas. 



niissar, adj. misérable, simple, pauvre, 
modeste. 

— AquOlo missardo en rahal. 
Que capèlo sa pauretal 
Uan lous bobàs de la richesso . 
Jasmin. 

llissaro, Il «. f. loir commun, myoatis glis, 
Racayé, \\ quadrupède rongeur plus petit 

et moins agile que l'écureuil et 
qui s'engourdit en hiver. 

inissiounari, s. m. prêtre chargé d'une 
mission apostolique en pays 
étranger. 

— Pendcn tout loa tems don Carémo 
Matin e soner, fiho e garçoun, 
Em' uno devoucioun extrérao 
Assislavon à sei sermoun. 
Desanat. 

IHissoun, Il s. m. hachis de viande de porc 
Andouto, Il pressé dans un boyau, saucis- 
son de ménage gros et court 
séché à un feu doux, et salé pour 
la provision d'hiver. 

— Alor lou misjoun de loungon 
E l'andouièlo escafooïado, 
Âlor la boulelo empaïado 
Se desenSôiron dau cabas 
E s'estanloa sus lou ribas. 
De Ufare, iU2. 



MIS — 928 - 



niste, adj. gracieux, caressant, gentil, 
affable. 

miHtieaiiien, adv. dévotement, dogmati- 
quement. Gr, fivçTticn, avec 
mystère. 

— Prego per ièu, assadonlado, 

Dou (lan di sinl, don pan d'amour, 
Mislioamen, \iergi acoublado 
A Jésii mêrce, toun Segnour. 
Croasillat. 

iniston, s. m, enfant au maillot. 

— Aven pas irop douruii, lou misio a f.i si panio, 
Pamen nous fôu quila lou jas. 

Mistouiin, adj. fluet, svelte, délicat, léger, 

mignard. 

— Per .«a taio misloulino ièu l'aganiave 

— La Touloubro sara ma fouent de Casialio ; 
Li pescariéu qu'un péis pu misloulin qu'un fus, 
L'auras : dins la sarlaii d'abord que loul s'alio, 
Espère que per fés sara pas de refus. 
Crousilla', 18U. 

Mistonlino, s. f. petits oiseaux, roitelets 
ou fauvettes. 

Iflistralado, s. f. coup de vent, tourbil- 
Mutrado, Ion, bourrasque. 

Mistralas, il s. m. vent du Nord impé- 
Aurasio, || fueux et froid qui passe sur 

la neige, (Voir maghlrau, maes- 

trau.) 

■— Es l'afrous mlslralas, impélaous boufaire. 
Que te ravis aquel ouiiour, 
Quand chaplo, o niouri pais, l'ourguèi de loun lerrair", 
Em' lou souifle e sa furour, 
Ciouzillâl, 1845. 

mistras, s. m. pain de millet ou mieux 
Milhas, de farine de maïs. 

(Voir toundudo). 

— Aquesie avié près jour dedins uno barraco, 
Manjavo de mislras, raromcn soun sadoul . 

Mistrau, Il s. m. le même que le précédent 

Auro-d'aut, Il vent du Nord-Ouest. 

— Veson veni de luen uno grosso largado 
De vent eniremescla de grégali, de rau, 
Ue cisampo émé de mislrau. 
Que sacrejavo tout dinire la valounado. 
Ijourrelly. 

— Bouffo, bouffe mi«trau! que ra'enchau la tempesloî 
Tout es :iuro per tu, per ièu tout venloulet : 

Siei rei e d'amound'au vèse k mei ped li mourre. 
Boumanille, 18!S6. 

misturo, Il i. f. mélange de grains ou de 

Metturo, Il liquides. Syn. miUtiié, méteil. 



MIT 

s. f. et adv. moitié, une dos deux 
parties. Esp milad. Ital melà. 
Un aso de milà os loujuur mau basia. 
S. m. milieu , centre , terme 
moyen. 
Lou cloucbié ii'èro pas au milan dou village. 

— Tenès loiijûur lou jusie milan. 
— La mardou milan, Mérliterranée. 

I adj doux, inoffensif. (Voir miste). 
I Lat. mitis, doux. 

s. m. mythe, fable, conte, fait ima- 
ginaire. Gr. ftieos, légende. 
Aquèu mile crudèu cuerbe gian vérità. 

S. f. espèce de gant sans doigt ou 
avec le pouce seul. Demi gant. 

s. m. mousse de Corse, 
assemblage de fucus 

et de conferves, anlhelminlique. 

Fucus helminthocorton. 



Mita, 

Mièjo, 

Mitan, 

Meilan, 



Mite, 

Mitoun, 

Mite, 

Myte, 



Mitèno, 

Milavo, 

Mito-eourtonn, 

Mousio de mar. 



Mito, 

Miloun, 



Mitonna, 

Se mitouna, 



Mitonn-mitemo 



s. m. manchette en fourrure ou en 
tricot pour préserver les poignets 
du froid. — Mitaine courte en 
laine ou en soie, n'ayant de sépa- 
ration que pour le pouce. 

V. ». tremper, rester sur le 
feu, dans le bouillon, migeoter, 

se ramollir. 

Let. mitescere, se ramollir. 

— Se dorloter, se choyer. 

m. et adj. doux, 



inoffensif, sans vice ni vertu, qui 
ne fait ni bien ni mal. 

Quèu lanl bèu libre oi devengu 
De l'oungan de mitonn-mileino, 
Qu'oi bon per lou lei mau e ne gari de gu. 
Foucnud. 



Mitonno, 

Michoune, 



s. f. raie de pain lempée, pa- 
nade. Lat. mica panis. 



Mitralha, v. a. tirer le canon à mitraille. 

— Al brut dt: "anous que milralhon 
Tout es a fel, tout es a san. 
Jasmin . 

Mitraille, s. f. mitraille, vieille ferraille, 

menue monnaie de cuivre. 

— Cal qu'un poste d'auoou s'tnlèbe 
Que la milraltio loune, plèbe. 
}aimin. 



MOD 



929 — 



MOL 



Mitro. s. f. ancienne coiffure de certains 
dignitaires des peuples de l'Asie; 
elle élait pyramidale cl ornée de 
bandelettes pendanles par der- 
rière; elle fut adoptée par les 
Papes ; les Evêques et les Arche- 
vêques la portent pour officier 
ponlificaleraent. 
Gr. LUTfx, bandeau. 

— Quiinl asahesiiues e abats 

Qut! porton la inilro e la crosso. 
Les bezen jamai qu'en carosso. 
Jacquemart, 1790. 

Mitrouii, s. m. garçon boulanger , ainsi 

nommé, sans doute, lorsqu'il 

porte un bonnet de papier à 

pointe. 

— Lon rire redoublel, fcl cieisse lou lap'gi, 

Loii bounul fenile Ter, loumbo su< un milroun 
Qu'esptravo en dourmenl la fin d'aquèn scrmoun ; 
Si reviho en pensant qup la gleiso loumbavo. 
Eellol, 1882. 

Mo, S. f. bas lim. main. (Voir maii.) 

— Moun Diou ! qu' m'ourio dil que dos sors onimados 
Dins un lo pau de lems fusson recoupciliados. 
Vous soûl, Signour moun Diou l'ovès boulo la mô. 
Abbé Sage, i7Si. 

Moble, I s. m. tout ce qui garnit un appar- 
Mnble, 1 lement, tout ce qui est aisé à re- 
muer, à transporter liai, mobile. 
Esp. miteble. Port, movel. 

— E talèu que jour pousquet eslre, 
As els di'l bilaige surprés, 
Mubles, boutico, ouslal, tout cambiabo de mesiro • 
Mallro bendet loul, gardel rés 
Jasmin, 184.! 

Moehal, t. m. coup, contusioUj marque, — 
Faisceau, paquet, poignée. 

!\Ioeo, s, f. enveloppe, cupule. — Tasse, 
petit godet, petite lampe. — 
Mèche, flotte de coton. Esp. moco. 
liai, moccolo, petite bougie. 

— De la coco à la moco, du plus 
grand jusqu'au plus petit, du 
commencement à la fin, d'un 
bouta l'autre. 

modo, s. f. usage passager, fantaisie du jour, 
manière de se vêtir, de parler, 
de marcher, dépendant du goût 
du moment, d'une époque. 
liai, et Esp, moda, du lai. modus. 



L'espaso iM'iibio on mnniel d"or, la beslo ; 
E la modo es, iHii, reino de la festo. 

NanI ! des parbonguls boudroy siègre la moJo, 
lielèu bcndrioy glourious, fiorous, 
Escaugnayoy lous grans segnous, 
Dins un bel cliar f.iyoy la godo. 
Jasmin, 1850. 



.Uoîo, 

Hoisso, 



interj. juron qui exprime l'étonne- 
ment, la surprise. — Per tnoisso, par 
ma foi, par exemple. 

— Comprene pas, pcrm:io, coumo fan 
Per ié gagna, sans ren faire, soun pan. 

— Adissias mons croupatas ! 
Per moio ! se voslr' aluro 
M'a tould'un cop cmbalausil ! 
Soûl' uno lan bollo lourBuro 
Diu niza spg ir, forgo esprit. 

Martin, 1805. 

.Moiro, s. f. moin^, étoffe de soie ou de 

Mouèro, laine à gros grain à laquelle ou 

donne une apparence ondée et 

chatoyante par le calandrage ou 

le cylindrage, d'où son élym. de 

tissuécrasé, moulu. {Soir moldrs). 

— De flous emailhado. 
De mo.ro habilhado. 
De tulles hrdado. 

J. Azaïs, 18fi8. 

iVIoI, udj. inou, doux, indolent, faible, flasque. 
Lai. mollis, liai, molle. 

— Sian sus lou du, stn loumba dins lou mol 

— Per mis eiifant ère pas mul ; 
Ma canastelo s is lou cot 
Anave carnji do terro. 
liigûl. 

— Se prend pas à l'ai^'o se la paslo es molo. 

Moidre, v. a. moudre, broyer, concasser, 
Maure, mettre en poudre. Esp. moler. 

Lai. molere. Gr. kvM, meule. 

•- D'aquel lems lou moulinet viro 
Pi-r moidre noslre bbl-miré. 

— D'autres, sus uno larjo peiro 
Woulguèron quauque pau de blal. 

Favro. 



MoIIier, 

Moitié, 



s. f. cal. femme, épouse. 
Esp. muger, dalal. mulier. 



— Proun de mous amis an prés peno, 
Per ti proucurar si niolber. 



Molliol, 

Barbât, 



s. m. caslr. mailleton, crosselte, 
sarment avec racines, provin. 



MON 



930 - 



MOft 



Molle, s. m. creux qui sort à donner la 

Monle, forme voulue aux malières en fusion, 

modèle, mandrin. 

Esf. molde, du lat. modulus. 

— Preslo me loun molle de carbeleis. 

— Scmljlo fach au morile. 

Molo, s. f. meule, disque tournant, en pierre 
ou en fonle, qui sert à écraser, à 
broyer. — Meule en grès ou en 
bois pour aiguiser ou polir. 
Esp. mttela, liai, inola. Gr, i^vXti. 

— Ausès en arribant, la niolo. 
Qu'en biroulaiil fa soun lie-tac, 

Vai soun bel liin, couino uno folo, 
Engrunanl forço blad Oel sac. 
GIcize. 

AIolo, s. f, monceau, las, amas de paille ou 
Moulai, H de foin. — Fourneau decombuslible 
dressé en plein air pour faire du 
charbon de bois. — Le cimier, 
la culotte de bœuf, d'où l'on 
coupe les tranches pour beaf- 
sleak. Lttl, moles. Bas lai. mola, 
masse de chair. 

Molo, s. f. relâche, ralentissement du 
Mor-tems, travail, chômage. 

(Voir mottte, mollir.) 

IMolto, I s. f. mouture, action de moudre des 
Mônto, 1 grains ou des olives, des noix, 
quantité que l'on met à moudre. 
Mou, s. m. cal. monde, univers, infini. 

Ital. mondo. Esp. mundo. 

— lo lie vist Nimes y Marselha, 

A vin ion y Tarascon ; 
No se pas si n' bi ha de villas 
Mas bcUias en lot lo mon. 
Biilaguer. 

Mouopoli, S. m. privilège exclusif de 

fabriquer ou de vendre certaines 

marchandises, d'exercer une 

charge. 



Gr. fictcf wfflAto», seul vendeur. 



Monoulièro, 

Maiàù, 



s. f. oeps de vigne en rangs, 
crosseltes, provins. 



Mont, [| s. m. masse rocheuse, montagne. 



Mouh 



lit, t 



liai, et Esp, monte. Rad, min. 



— Cour, bolo, se te play ; bay per montes e colles, 
Per irouba bitomen la coumpagno des drolles, 
Qu'eaiendon lou meslié que, per lou mes de may 
Clemenço a counlroubat per nou mouri jamay. 
Goud., 1659. 



ÎV!orbinou8, adj. dépite, ennuyé, fatigué. 

— Jan Louis, morbinous d'escou la 
Uins l'cr un par;é tiuta:narre. 



Mordre, 

Mourdi, 



V. a. serrer, entamer, pincer, 
creuser, ronger, mordre. 
Esp. morder. liai, mordere. 
Chin que japo, morJ gaire. 



- Mai, lûun prétesle es frivole ; 
Save que, quand m'as mourdut. 
M'as fach mau lanl qn'as l'ougul, 
lî n'y a proun per que l'immole. 
Tandon, 1812. 

— Se lou chin nègre l'a mourdu 

Foù pas que lou chin blau lou pague. 



More, 

Marouquin, 



s, m. morillon, raisin noir pré- 
coce. — Canard morillon, anas 
fuligtda. (Voir boui-negre). 

Morga, V, a. morguer, braver, mépriser. 
(Voir mourga.) 

Morgro, s. f. mine, moue, museau, embou- 
chure de filet. — Salle où l'on 
expose les noyés. 

xMori-iiiora, s. m. brouhaha, querelle. — 

Dispute des joueurs à la mora. 

— Ouci s'èrio pa vu de memorio de siuge 
Un |orié mori-mora. 
Foucand. 

Morleto, s. f. gobe mouche, bec-figue, oiseau 
de passage du printemps. Mtis- 
cicapa luctuosa. Noir et blanc. 

Morme, s, m. pagel morme, spare pagel, 
poisson de la Méditerranée à 
chair délicate, liai, mormillo, 
mormiro. Esp. mormo, mabre. 
Lat. mormoreus, marbré. 

Moro, s. m. Maure, ancien nom des habi- 

Moreus, tants du nord de l'Afrique. 

— Car de fennos m'an dich que m'aymon de bouu cor, 
Que la Moro a sa pel douço coumoun castor. 

Morso, s. f. amorce, appât pour prendre 

Amorso, |j les poissons ou les oiseaux. — 

Piè^e, séduction. — Poudre ou 

capsule qui fait partir une arme 

à feu, mèche de mine. 

Lat, morsus, mordu. 

— Vous prégarai de ben voulé, 
Descarga vosle pisloulet, 
E de ben espoussa la morso. 
Roumieux. 



MOU 



931 — 



MOU 



Mort, I s; f. et adj . cessation de la vie. — 

Mouart, \ Eteint, qui a cessé de vivre. 

Ital. morte, Esp. muerte. 

- Es un morl que fara miel ana II viou. 

— La mon (Icrenjo ou.nrrenjo. 

— Qiio siiïl grand vo pichoun, ilegnn es exemlal 
De la mouart, aJounc f6u ben empicgar la viJo, 
'Es que irop courlo, anen, la fignén pas marrido. 
Lcyilel, ISÎit. 

Oytal nous prdporen ond'nno bouno morl, 
Sans neglija pourlan ço que deven al corp ; 
E crezi que se Diou nous o donnât lo vido. 
Vol que ne prcngncn souen jasqu'o que sio finido. 
Ab. Bruguiô, I77i. 

— Viou coumo nn lamp, aganio lou jacoi, 
E rudamcn lou fai pcta de coslo. . . 
[ou panro aucèu resté mort sus lou cop. 
Aub.rl, 186S. 

^ — Mai vouest!o car nourris la lerro ntquclido, 

Mourèts utdamon, vouf-stro monarl tach la viJo. 
Ensin es mouart lou liou de Djou 
D.'Ollivier, t8B3. 

lor-teni8. s. m. morte-saison, chômage 
des métiers et de l'industrie. 

osquêio. s. f. mosquée, temple maho- 
métan. Esp. mezqmta.ll. moschea. 

lossejarnc, s. m. v. l. ancien litre hono- 
iossen, rifique, abréviation de mon- 

seigneur, messire et enfin mon- 
sieur. 

fossi, s. m. mousse de navire. Ual.mozzo. 

Io8(ro,$ /'. montre, échantillon, étalage. — 
Petite horloge de poche montée 
dans une bntle en or ou en ar- 
gent. Uni. mostra. Esp. muestra. 

— Trelusido il'acié, d'or, de cristal, d'argent, 
tous m.igasins clafis de mostrôs, de reloges. 

Aquiîlo moslro coslii coumo nn cliival à l'esiable. 

oto, S. f. petite masse de terre, de com- 
bustible, de beurre, (\o\rmouto.) 

s. m, partie charbonnée que forme 
la combustion au bout d'une mèche 
de lampe, de chandelle, de bou- 
gie. (Voir moco.) Ital. moccolo. 
Lai. mucus. 

l — L'intrépide Caumount, an aqnclo nonbjlo, 

Espoulis dins sous dits un mouquel île candOlo. 

■ onac. I s. m. bihoreau à manteau.crabier 

iena, \ roux, pouacre. Ardea nyctkornx. 

Bel échassier qui recherche les 



lou, 

Voue, 



lieux boisés et solitaires des 
bords du Rhône ou des étangs. 
Les chasseurs cherchent à l'atti- 
rer en imitant son cri rauque 
et souvent répété de movac- 
tnouac. — Oq mange sa chair 
quoiqu'elle ne soit pas très 
exquise. On l'appelle aussi cor- 
beau de nuit. 
Monbillié, 1 s. m. ce qui constitue les 
Moubihé, I meubles, ce qui garnit uo 

appartement. Lat, mohilis. 

— Un noulari dan vesinaga 

Que vengue aici, o sens agacha Ion darnié, 
lii lave tout, tcnen, bastisso, moubilhd. 

.\Ioiibla, V. a. meubler, garnir de meu- 
Se moubla, blés un appartement. — Orner, 
emplir. — Se munir de meu- 
bles, se mettre dans ses meubles. 

.\Iouboinen, s. m. mouvement, change- 
ment de place, agitation, circu- 
lation, impulsion. — Fermen- 
tation, besoin d'innover. 
Esp.movimiento. Ital. movimento. 

— Grsço al moubomen tout prouspiîro, 
S:ins el tout languis, tout es mort ; 
N'es qu'ai moubomen que la terre 
Oubro sas minos pienos d'or 
E nous prodigno sous trésors. 

— Nani ! la renegiis, sa bieilhesso bous jayno, 

Bostre grand moubomen conlro elo bous enlrayno. 
Me blayn as mémo à jou de li resia fidel. 
Jasmin, 1837. 

.Uouc, S. m. mèche brûlée d'une chandelle ou 
d'une lampe, A\m\n. mouquel. 

— Bezioy déjà que las candelos 
S'eron cambiados en mouqocls. 

.\Ioitca, V. a. et rec. moucher, presser les 

Se mouca, narines pour en faire sortir les 

Se moucha, mucosités, nettoyer la mèche 

d'une chandelle. — Couper , 

assainir. —Toucher, atteindre. 

— Gronder, dresser, semoncer. 
" — Se moucher, se frotter le nez. 

— Se moquer, railler. 

Gr, fivrra. Lat. mumjere de 
mucus, morve. Esp, mocar. 

— Autan ni 'avié que pouncbejavon 
Autan Ici droulas n'en mouchavon. 
N'en da\aloron ché Phitoun 

Une bello Inrabasiado. 

Morel, 1828. 



MOU 



-- 932 



MOU 



Moncaco, s. f, macaque, guenon, singe 
Moumno, d'Afrique à queue. 

(Voir macaco). 

— El crei que dou Signour lou singo es lou pichol ; 
De la moucaco alor lou l.irnagas s'avaiiço, 
La casqucto à la man, Il fa la ruveraoço. 
Dellot, ISiiO. 

Moiieadou, s. m. carré de linge pour se 

moucher. — Mouchoir de cou, 

fichu. — Emouchoir. 

— Se trevas lei palai, quauquci fés vous arribo 
Qu'eniè lou moucadou vous casson de sei ribo 
Boumiiy, J870. 

Moiieailuro, s, f, mouchure, ce que l'on 
retranche d'une chandelle, d'une 
corde, d'un bois. 

Moneaire, s. m. moucheur de chandelles, 
allumeur dans une église ou un 
théâtre. 
— Ero l'aulr'an un moussnr o arc un moucaire. 

Moiicarelo, s. f. chiquenaude sui le nez. 
Fr, cent, moquarde. 



Mouearié, 

Trufarié, 



Moiieel, 

Moucèu, 



s. f. moquerie, plaisanterie, 
dérision, folatrerie. — Absur- 
dité, impertinence. 

— Pas beii pliinta sus si gulbolo. 
Kl prenié loul pcr moucarié. 
Casian. 

S. m. morceau, fragment, lopin, 
partie, bouchée. Jtnl. morsello. 
Lat, morsun, mordu. 

— A grosso besiio, gros mouccl. 

— Moucèu cnvala n'a plus de gou'l. 

— Fedo que bratno |crJ lou moucèu. 

— Per marija 'n bon moucel 
Foù d'abor l'averra. 

— Uno à uno es oisa, d'uno sotil^ilo man 

De n'en fa de nioucéu, car .soun que de busquctio. 

Moiteela, v. n. morceler, couper, diviser. 

Moucli, Il s. m. héarn. moûl, jus de raisin 
Most, Il non fermenté, {yowmousl ) 

MoHCIiar. s, m, espion de police secrète. 
Mousqué, — Curieux , indiscret, de 

mosca, mouche. 

— L'espiounage es à la pisto, 

Tacben d'cvita sci regar, 
Dei prouscril groussiyan la lislo ; 
McbDen-nouf, ia de n'ouchar. 
Desaual, ISS'J. 



Moucliardo, s. f. marteau pointu de 
maçon. 

Moueltarlo, s. f. dauph. fauvette. 
(Voir mouscuïroh) . 

Mouelieta, :;. a. orner de mouchetures, de 
taches ressemblant à des mou- 
ches. 

Monelieto, s. f. pincettes du feu, mou- 
chettes pour lampes ou chan- 
delles. 

M onelio, s. f. souche de bois, culot. 
(Voir souquet.) 

iVlouelioun, s. m. petit las, peloton, poi- 

Moucoun, gnée, paquet, grumeau. — 

Mèche de bougie, de chandelle. 

— Ero pas qu'un inouchoun de graisso. 

Moncltonna, v. a. amonceler, réunir, 
ramasser. 

^Iou<>iouii, s. f, opinion motivée, proposi- 
tion, récit, avis. liai, mozione, 
Esp. mocion du lat. movere, mou- 
voir. 

— AnsinJo cliascun fa.«ié sa moucioun, 
lèu dise que fi !.. . le dise que noun. 
Mai parlaren pas de tant d'oupinioun, 
Gar sarié Irop long de vous li redire. 
Roumanille, 1860. 

Afoudela, || v. a. représenter un modèle au 

Se moudela, \ moyen de la terre grasse ou de 

ia cire, faire une maquette ou 

un médaillon avec de l'argile. — 

Se régler, se conformer. 

Moudele, || s. f. objet à imiter, à copier, 

Moudele, Il exemple. Lat modus. 

Bas lat. modellus. 

— Enfanis, dou savoyard couplas lou moudele ; 
Es per vaalres qu'ai facb aquèu pnrlrèl fidèle. 
Cailbi, 1882 

Moudelou, s. m. bas lim. petit las, petit 
Moulelon, monceau. 

Bas lat. modïllo, mololon. 

Uondera, v. a. et rec, modérer, calmer, 
Se mondera, atténuer, diminuer. — Se cal- 
mer, se retenir. 

Moudeiste, adj. modeste, modéré, simple, 
sans éclat. 



MOU 



— 933 — 



MOU 



Alouilet, s. m. pelil (as de pèle, maïs cuit 

sous la cendre. 
Mouduln. V. n. chanter, composer des 
Modula, accords, improviser des airs. 

liai, tnodulare, dim. de moins, 

— Tendrei flous, filio Ji-i prailouii, 
De long (loi riju, su 'no canèlo 
Mou lula soi prouniié frodoun 
Crousillal, 1834 



Aloufeto, 

Fen sauvaye, 



Moiift'a, 

Mou/lut, 



s. f. petite mousse , crclelle 

hérissée , cynosore à crôte. 

Petite Graminé&donl la panicule 

fine et serrée ressemble à de la 

mousse. 

adj. dru, touffu, mollet, rem- 
II bouré. — Couvert de mousse. 
— Pepièu moufflu Jin 3ei babouclio. 
MoufTo de iiiar, s. f. coralline de Corse, 
algue marine. 
Giijarlïna helminlhocorton. 
Moufla, V. a. fluirer, mordre, se fourrer, 
espionner. 

Moufle, adj. gros, épais, dodu, potelé, 
rebondi. 

Moufle, s. m. double système de joues à 
poulies et de cordes pour soule- 
ver des fardeaux. 
lUouflo, s. f. gros gant de laine ou de peau, 
espèce de manchon. — Petit four 
des émaillears, des porcelai- 
niers, des essayeurs 
Bas lai. muffula. AU. muffel. 
s f. mousse, sorte de plantes qui 
recouvrent les troncs d'arbres, les 
toits, les murs bumid^'s ou les 
rochers. Ecume, moisissure. 
— Sus lel fabano dei cabrié 
La nèu lapo la iiioufo gtiso. 

Moufo de niar, s. f. mousse de nner, 
zostère, algue que la mer rejette 
et dont on se sert pour emballer 
ou rembourrer. 
Zostera marina. 



IVIouTo, 

tlousso, 



Moufo de garric, 

Mousso dou chaîne, 



s. f. mousse de 
chêne blanc, pul- 
monaire du chêne, espèce de 
lichen d'apparence réliculaire. 
Sticla pulmonaria. 



Moufo ne^ro, s. /■. mousse noire, polytric 
pilifère. 



Moufo de valut, 

Mousso de valut. 



s, f. bysse des fossés, 
plante cryptogame 



filamenteuse. — 



mcanus . 



Mougre, s. m. ciste blanc. (Voir mugo.) 
Mougrna, v. a. taper sur le nez, moucher. 



Mougné, 

Mounié, 



s. m. meunier, maître ou garçon 
de moulin. Esp, molinero, 
Ital. molinaro. 

— P.è\ se lougué 'nc6 il'uii mougrié, 
Mai Irouvii \èa que la farine 
Ensanlissié trop soun esquino. 

Bigol, 1866. 

Un mounié 'mé soun fièu, un vièi e l'autre enfao, 
Anavon au inarcat per lé vendre soun ase. 
Routnieux. 

— Es coumo l'ase dou mounié que 
s'arreslo en chaquo porlo. 

Mougno, s. f. moue, grimace, trogne. — 
Bougno, Contusion, enflure, bosse. — 

Poisson à grosse tête, Irigle 

grondin. 

Moug:noun, «. m. moignon, grosseur. — 
Excroissance ligneuse sur cer- 
tains arbres. 

Mouïa (Se;, v. rec. se mouiller, recevoir la 
Bagna {Se}, pluie. Esp. mojarse. 

Port, molhar de mollis, mou. 

— Aco's pas rés, eau se mouïo se seco. 

— Vai, reven, plounjo, csquiho e fuso en cent nianièro, 
Se mouïo de loulo façoun, 
E nado autant ben qu'un peissoun. 

Mouié, s. f. femme, épouse. (Voir mo/Aer.) 

Mouièii*08, s. f. pliir. étangs, flaques 

Molhéiros, d'eau, lieux bas et humides. 

Fr. centr. mollange. 

— Jaroai, d'ailaval las mouièiros, 
Palunsdi- Camargo, cslans, besaus, ribièiros 
Que boulojon la m^r, n'ëro saique mounta 

De nivoulun aulan carga. 
Félix, 1S;2. 

Mouinaio, s. f. terme de dénigrement. 
Monacaille, moinerie, la classe 
des moines. 

— E surtout la sanlo mouinalho 
De quau fau doubla la bitalho ; 
Quand seran sadouls, dansaren 
E dcman nous en lournaren . 

Favie . 



MOU 



- 934 



MOU 



Moiiine, s. m. moine, religieux faisant 
Mounge, partie d'un ordre, cénobite. — 

Petite caisse pour chauffer un lit. 

Ital. tnonaeho. Bas ht monialis du 

Gr. fioiis, seul. 

_ L'abi fai r»' lou mou:ne. 

— Un vespre, fraire Bourloumièa, 

Frés courae un barbéu. gaiarci, jouine, 
Floura coume lUu l'estre un niouine, 
Per lou uecile dou couvenl 
Venié de courre li bourgsdo, 
E lournavo, mai que counicnl 
Dou renikmeii de si camhado. 
Roumieux, 1862. 

Monire, v. a. moudre, écraser. 
(Voir moldre, maure). 

Mouire, s. jn.échalotle, ail doux, ciboule. 

— Per adraia la set 

Porri, cebo, monire, aiél, 
Suce, pièi masiegue. 

Casiil-Blaze, 1857 



mroiiissé (Grand), 

Faucoun, 



Monissalet, 

Mouïssau, 
SJousquihonn, 



s. m. moucheron, petit dip- 
tère du genre cousin dont le 
bourdonnement est aussi 



s. m. epervier. — 
Autour, oiseau de 
proie cruel et sanguinaire, tou- 
jours en chasse, et qui attaque 
même les poules et les pigeons. 
Fako palumbarius. 



Itlouissé di gros, 

Mollisse gris, 



incommode que la piqûre. 

— E quand l'auro, eivib'un bru de viéio pousaranco 
S'acous'o sus mi branco, 
Me qudio sus mi caml)o, e louli si foulrau 
Me fan pas mai branla que l'alen d'un mouissau 
Bigot 

— Un mouissalet vonnvouiii'javo 
A soun nas, e lou carcngnavo. 

IVIonisHe? adj. émoussé, écourlô. — Humide, 
ramolli. 

.Mollisse, Il s. m. faucon émerillon, oiseau 

Mouisset, Il de proie, fam. des Rapaces. 

qu'on employait jadis pour la 

chasse aux oiseaux des bois ou 

des marais. Fnko œsalon. 

— Achas aqutl l)ol de lauzeltos 
Que bresihon cent cansounclos, 
la pas qa'un moument, un mouisset 
la pensât coupa lou silliit. 
Houvière. 

!\foiiissc casso-gril, s, m. faucon à 
pieds rouges. Falcorufipes, o'isean 
des Rapaces, de passage au 
printemps, qui fait la cha.sse com- 
me les Crécerelles aux Coléoptè- 
res et aux petits oiseaux. 



s. m. faucon pèlerin 
ou voyageur, qui vit 
dans les montagnes et s'attaque 
aux poules, pigeons et petits 
mammifères. Falco peregrinus. 
— Ce faucon quitte ses monta- 
gnes en automne et parcourt en 
chassatfl de très grandes dis- 
lances. 



Mollisse «ris, 

Esparbié, 



mollisse roiis 

Plchol mouissé. 



s. m. éporvier commun, 
oiseau de passage en 
automne, ordre des Rapaces, il 
se nourrit de petits oiseaux, de 
mammifères, et niche sur les 
grands arbres des bois. 
Falco nisus. 

Mollisse inoiistacliu , s. m. faucon 
hobereau. Falco subbitleo. Oiseau 
de proie qui a les mêmes mœurs 
que les précédents. — Son plu- 
mage est varié de brun et de 
roux, la gorge blanche, avec 
une banle noire de chaque côté 
du cou en forme de moustache. 



s. m. faucon Crécerelle, 
Fako tinnincubis , qui 
habite les bois, les rochers et 
môme les vieux édifices. — La 
crécerelle, qui vit de sauterelles, 
de scaraliées et de petits oiseaux. 
— Ces Rapaces nous viennent 
du nord de l'Afrique ou de 
l'Espagne. 

Mauisselo, s f. grapillon de raisin. 
(Voir agi.) 

s. m. grapilleur, ra- 



Mouisselejaire, 

Grapihaire, 



âpre 



Il masseur de raisins ,_ 
la vendange, maraudeur. | 



— Se sap bé qu'uno \igno, enlr'eslrc vernie niado. 
De la mouisselejairo es bien léu visllado. 



3 

1 



MOU 



— 9^5 



MOU 



ITIouiMMeto, s. /'. œillet barbu, bouquel-fail, 
fam. des Silénées. 
Dianthtis barbalus. 



JTIouisfiioiin. 

MouissarouH, 



s. m. petit inoucheroa du 
vinaigre et des liquides 



alcooliques. Syn. mouscalhou. 

— Els fan la mal coumo lous inouissarous 
Que '1 vin agre laisson e van al dous. 

Moula, V. a. et neut. mollir, lâcher une 
corde pour faire glisser un far- 
deau, fléchir, faiblir, diminuer, 
— Lou cani dei cig.ilo nioulavo. 
— Cliiie e me roumpo pas ! pcr vous aviîs jusqu'aro 
Tsngii bon; espéras, quiftcareii se preparo ; 
Bessai que moulirès. 

Houmanille. 



nioulado, 

Moulât, 



s. f. et m. tas, monceau. Airée, 
gerbes à dépiquer. 



Pôi, dins lou tenis que susl'èiro 
Lous ornes fan lou moulai, 
Lon lenguèire à la ribièiro 
Abéuro soun tronpelat 

Gleizes, 1873. 



Monlaire, .<;. m. 
moulin. 



meunier, ouvrier de 



moalan, 

Moulus, 
Moulen, 



adj, mou, tendre, très mûr. — 
Molasse, fade, pâteux, langou- 
reux. — Mouvant, humide. 



— De pessègue moulan, per lou jour de la feslo, 
Leielo, un plen gourbin pourr?. le regala. 
Crousillat. 

Moular, s. m. grosse meule horizontale. 



9Ionlari, 

Mouleri, 



n. piop. pierre à meule, meu- 
lière, carrière d'où on tire les 
meules. 



Hf onledas, s. m. gros morceau de mie de 
pain, pâte peu culte. 
Gr. fiviXxiiK semblable à la 
moelle. 

Hlonledo, Il s. f. mie de pain qui se trouve 

Mico, Il eniro deux croûtes, milieu, 

moelle. Lat. medulla. 

Mouleire, s. m. pilon, rondin de bois dur 

Piloun, pour piler, broyer, tasser, 

diviser. 

— Moun croupatas... l'avléu per veire 
S'es verai que \ivon cent an. 
Mai Babèu, un freto-sarlan, 
L'ensuqué d'un copde mouleire. 

Am. Piehot, 1860. 



Moitlesan, I adj. lent, noncbalent, mou, 
Palel, I fleiimalique. Syn. moulas. 

ITIoulesiso, s. /'. mollesse, indulgence, oisi- 
veté, manque de vigueur. 
Lnt. mollitia. 

iTIouleto, s. f. cône de marbre ou de cristal 
dont se servent les peintres et 
les pharmaciens, pour broyer 
les couleurs ou les drogues. — 
Poulie en bois des cordiers, 
garnie d'un crochet, pour retor- 
dre les brins de chanvre. — 
Petite meule. — Instrument 
garni de feutre pour polir les 
glaces. — Petit disque dentelé 
d'un épsron. — Collyonyme 
lyre, petit poisson aux brillantes 
couleurs, fam. des gobioïdes. 

]fIouletoitn, s. m. étoffe de laine ou de 
coton dont le poil est tiré d'un 
côté ou à double face. 
Du lat. mollitus. 
— Uno bono doubluro de moulelonn. 

Mouilla, V. a. et rec. mouiller, rendre 
Semouia, humide, arroser, — Se jeter à 
Se bagna, l'eau. — Se baigner, plonger. 

— Ai vistaquesles jours sul lag, ras dau lougis, 
De parpalbous voula, se pausa, sens soucis 

De moulha sous penous, sus de fiullios planièiros. 
Floret. 

Moullté, s. f. femme, épouse, {\o\vmolher.) 

Mouié, Lat, mulier. Esp. muger. 

— Perço-que nou porli pas 
Cent flouris entre las mas, 
Me dits ; se vole moulhé 
Que n'en cerque pel paihé. 
Goudouli. 

— A Dioa siats, ma noulhé, peysque boun anats doun, 
lèu m'en bau rejoui un pau am lou viouloun. 

Aug. Gaillard, 1860. 

Mouli, I s. m. moulin, machine composée 
Moulin, 1 de meules et d'engrenages pour 
moudre les grains ; moulin à 
eau ou à vent. — Moulin à 
tordre la soie ou la laine. — 
Petit moulin à café ou à peivre. 
— Lou premié au moulin engrano. 
— Yàu mai ana au moulin qu'au médecin. 
— Trop grev'erott li saco e tro iada loa moalio. 



— 936 - 



Mouliné, 

Moulissou, 



MOU 

— Coulrèjes ti gara, venilemies li rasin, 
Derrabes li garanco, e galoi, au moulm 
De-fas 13 oulivo moiistouso. 
Tavan,1869. 

Moulisné, s. m. ouvrier qui travaille au 
Mougné, moulin à soie, ou meunier des 

Moulinié, moulins à mo'dre. 

Lat. molinarius. Esp. molinero. 

— Per fariiieja soui meslre, 
Nasquèfi ilins lou lic-tac ; 
Mûuliiiié, lai crei Je Testre, 
Que n'es pas qu'un cresio-sac. 
t Gkizes, 1872. 

Moulina, v. a. et neut. retordre la soie, lui 
faire subir diverses opérations 
de doublage et de retordage. — 
Moudre, réduire en poudre. — 
Glisser, s'ébouler. 

Moulinas, s. m. vieux moulin ruiné. 

s. m. petit moulin, moulin por- 
tatif, moulin à poivre. Petite 
roue à palettes que les enfants 
placent sur une rigole de pré. 

Moulinet, s. m. levier de cabestan, de 
treuil; bâton ou sabre que l'on 
agile autour de soi. — Mouve- 
ment circulaire. 

— Sauto sus un basioun, proche ciel gabinet, 
•î foun sus la Hirouno en fan iou moulinet. 
Jasmin, 1828. 

Monlino, s. f. petite roue horizontale e' 
découverte des moulins à touril- 
lon, où une rigole verse l'eau 
dans des godets circulaires. 
Lat. molina, 

Moulla, Il V. a. mouler, donner une forme 
Se moulta, Il dans un moule, imprimer, 

Syn. mounla. 
— Touto per Diou moulla'lo au gral de moun bonhur. 

— Sa raubo ié mounlavo la taio. 
Moullaire, Il s. m. mouleur en sculpture 
Mounlaire, || ou en poterie. Mouleur de 

fonderie. 
Moulou, Il s. m tas de foin, de fumier, de 
Itiouloun, I pierres, monceau, las, troupe, 

multitude. 

— Aco prouve que Ion mouloun 

Es p«s tan poali que la moitro. 



MOU 



— Crilavu famino sus un mouloun lie blaJ. 
— Uno poumo gasla'lo fai perdre lou mouloun. 
— Gros mouloun toujour euliro. 
Dimin. moulounet, petit tas. 

Moulounado, s. f. attroupement, foule, 
rassemblement. 

Monlsa, v. a. tondre, rogner. 

Moult, adv. cat. beaucoup, longtemps. 

Moulze, Il V. a. castr. traire. — Effeuillera 
Motdgue, pleines mains, presser, exprimer. 

— Que moulgucs forso d'alhs JeJins uno escuflello. 

Moumen, s. m. petit intervalle do temps, 
instant. Lai. momunlum, contract 
de movimenlum. Ital. hâter 
i'occhio. AU. augen-blkk. 

— Aura dios ler.gos el ; las prendra p. r moumens 
L'unopel sans fayssou. l'aulro pcl la bizilo, 
Coumo bous-aous fazès de dos babilbomens 

Jasmin. 

Moumôu, s. m. terme enfantin pourdési- 
Moumoun, gner tout animal poilu ou 

bourru : un bœuf, un bélier, 
une brebis, un chat, un singe, 
une mascarade grotesque, une 
perruque, une tête mal peignée. 
Fr. centr. moume, bourre, enve- 
loppe. 

Moun, pron. poss mon, à moi. 

Lat. meum. Ital. el Esp. mio. 

A toul moumen, emé soun poun 

Tabassavo su moun poucboun, 
Per e.scouia se cascaiavo. 
Aulheman. 



Moun, 

Mount, 



s. m. mont, montagne, éminence. 
Lat. montis. Ital, monte. 



Mouna, v. n. bouder, faire lamine. 
Monaeo, || s. /". poupée, marionelte, singe. 
Mouneco, I Esp. muneca. 
Mounaire, s. m. et ad;', boudeur, grognon. 

Mounar, s. m. gros matou, vieux chat, 

gros singe. 

— Ud fier mounar senso oadeno, 
Noun fa degon mal à las gens. 
Car el rebound unglos e dens 
DIds uno pounao qu'eDiemeoo. 



MOU 



— 937 



MOU 



Mounareo, s m. chef d'une monarchie ou 
gouverneraent par un seul chef. 
Gr. ficf»! «f;»:»"». gouverner seul. 

— Quanil lou brul prengué Gn.lei gens recoumenciron ; 
LeI Dieu à Jupitor, tout d'unosi plagnfron. 

Lou mdunarco Jigaé que picarié pu fouet 
Su lei gens scnso fé, Icis ome scnso coner. 
Boiirrelly, 1S67. 

— Mcsprrseiil l'ainhicioun, e fier dins la disgraco, 
De l'intègre Carnet marchavo sus lei traça ; 
Dcleslavo coum'èu lei mounareo oupressour, 

La charlo perd dins eu soun pu grand desfensour. 
Oesanat. 



Mounastie, 

Uounacal, 



adj. concernant les moines 

ou appartenant aux moines. 

— Touto la bando mounastico 
Trouvel la pcnsailo erouïco, 
E chasque léoulougian 
La sooslenguel mai qu'en creslian . 
Fa\ re . 

Alonnastîë, | s. m. couvent, monastère, 

Mounestié, D habitation des moines ou des 

religieuses. Gr. ««««rTiffio». 

— L'avien basii (an aut aquel mounastié viel 

Salque per que seguesse, aqui proche del ciel. 
Aroavielle. 

— Lou vagoun dou camin de ferre 
Vai pas pu vite !. . . apercevié 
Déjà de liueo soun mounastié 
Espeli sus lou bout di serre. 
Roumieux 

Mounda, v. a. cribler, nettoyer, séparer, 
Pourga, débarrasser les grains ou se- 

Gruda, menées de leurs enveloppes. 

Lat. mundare. liai, mondare, de 
mundus, arrangé, disposé. 

Moandasout, n. pr. de lieu. Mons Augusti. 

Meundaire, g. m. van, crible, gros 
Curbelaire, tamis. — Celui qui est 

chargé de cribler sur l'aire. 
Monnde, ii s. m. monde, espace, immen- 
Mond, site, l'univers, le globe terrestre. 

Mcun, Il — Les gens, la société, la civi- 

lisation. — Une grande quantité 
de personnes. — La famille, la 
maison, les domestiques. 
Esp. et Port, mundo. liai, mondo, 
du lat. mundus, l'univers. 
— Joa n'en sauryoi amar alcuno 
En aquesi' monnde, sinon qu'uno, 
Pajre, si vous hou trouvas bonan, 
Qu'es la filho de Seigne Jouan. 
S. Peyre, 1876. 



— Mas nou cal pas que persoano se fonode 
Qu'on sid jamay aymat de tout lou monnde, 
Encaros bé qu'on visquo coamo cal. 

Augié Gaillard, 1S68. 

— Car tout lou moun s'aten, an aquesto vegado 
Que la noubùlo px\ sera milboo fargado. 

— Pramo qu'on bey sur mer de grans oastals (rimayrci, 
Glitsa sul l'aigo mono, ou sul flot amalit, 

E dins an autre mounde empourU l'home ardit ; 
Pramo qu'on bey bouyulja dins lous ayres. 
Jasmin, 1837. 

— Veus menaren onnte voudrés ; 
Pourrës faire lou tour dou mounde 

Sans louca Ion sôu. — Coumo farès doun î. . . 
Bigot. 

Moiindi, s. m. langage toulousain ou du 
Ramoundin, Haut-Languedoc, syncope de 
Raymond. — Lors de la guerre 
des Albigeois (xu°>e et xni'»» 
siècles) les partisans de l'indé- 
pendance languedocienne se re- 
connaissaient des Prancimins au 
langage rdyraondin, gascon ou 
béarnais des comtes de Toulouse. 

— Aqui la pesso goudoulino 
Endimenjado à la moundino, 
Gaignec sou alTa del bonnet . 

— Douncos, belos monndinelos. 

Or, soulels, perlos e flourelos, 

Agradats qu'un bon coumpagnon 

Parle toatjoun en bosir'aunoa. 

Goudouli, 1658. 

— Boli dire quicom del moundi que m'ey prés : 
Le lali n'es pai grec, ni le moundi francés, 
Cado lengo a soun tic, ambé sas beziaduros. 

Hillet, 1784. 

MoundilboH, Il s. f. plur. criblures des 
Grapié, | céréales, de diverses se- 

mences ou des fruits. 

— De louto mèno de moundilhos, 
De vilaniés e d'eicoobilbos. 

Afonnedat, adj. gasc. monnoyé. — Muni, 
Argenlat, pourvu d'argent, de richesses, 

de monnaie. 

Mounedié, adj. et tubst. monnoyeur, ou- 
vrier qui travaille à la monnaie. 
— Fau-mounedié. — Oustau mounedié. 
Ital. monetiere. Esp. monedero. 

Moanedo, s. f. monnaie, disque métallique 
frappé au coin légal et servant 
aux menus achats. 
liai, moneta, Esp, moneda. 



MOU 



9J8 — 



MOU 



— Laisso-me fini nioun Icbrau ; 
Mes à curious de loun csjèço 
lé eau mounedo de sa poço. 

— Oyda de mesprets e de minos 

Fredos, e foro de jouïnos. 
Mounedo que jamay nou cour 
Entre gens que se fan l'arnour, 
Goudouli, 1C32. 

— Un viel banquié nega dins l'or, 

Jaune e maigre, darriès si bèu riJèu de sedo, 
De longo, en aissejan couulavo sa mounedo ; 
Carculavo lou jour, carculavo la gnieu, 
Surprés que très e cinq faguesson pas que liieu. 
Bigol, 1808. 

Monneisto, s. /'.averlissement, observation, 
remontrance. 

Moiinëu, s. m. bouderie, caprice, inégalité 
d'humeur. 

— Uno fenno à mounéu. 

Mouuse, s. m. v. l. moine, abbé, chanoine. 

— LoQ couven es bcn paure quand 
lei mounge vanglena. 

Moiiiiseto, Il s. f. haricot blanc. Phaseolus 
Moungils, |j vulgaris, pi. fam. des Papi- 

lionacées à fleurs blanches ou 
violettes. (Voir [aviou, esclopets). 
Etym. mongeto, petite religieuse ; 
légume ainsi nommé sans doute, 
parce qu'on le consomme sur- 
tout dans les jours maigres. 

Mouni,a(jy. laid, sombre, grognon, grincheux. 

Mounicioun, n s. f. provisions de bouche 
Municioun, |j ou de guerre, poudres et 

balles. — Munitions d'amour, 
cosmétiques et pommades. 

— Veguerian ben qu'eici s'agissié pas de rire. 
Que foulié fa sa soumicioun, 
En aquèu que coumando e qu'a lei roounicioun. 
Leydel, 1857. 

— Incounlinen la pus part de las gens 
Soun bien estais grandomen diligens. 
Que per voua els an fachio porvisiou 
De blats, de vis e forço moniciou. 
De cibado, e de fens, e de palho. 

Aoger Gaillard, 1868. 

Mounié, s. m. meunier, (Voir moulinié.) 

— Bonjour, brave mounié, venwu faire farine; 
Ai vist apcralln 
Vira vosie moulin. 

Rieu, 1883, 



Mounil, 

Einbounil, 
Embourigo, 



lUouninarié, 

Mouninado, 



s. m. nombril, petite cavité ou 
cicatrice laissée sur l'abdomen 
des mammifères par l'ablation 

du cordon ombilical. 

Jtal. ombelico. Esp. ombligo, 

s. f. smgerie, momerie, 
caprice, incartade, fan- 
taisie. 

Mounin», s. f. guenon, singe, laide femme. 

— Gaieté. — Monnaie de singe. 

— Ivresse. Esp. mona, 

— Vai, la pel d'our sera cauquo pel de mounino. 

— La rusado mounino 
I.0U regardo, si gralo, e piéi Ir fa la mino ; 
Aurias dicb, cadcnoun, que si tiufavod'èii ! 
Beilot, 1830. 

— Traval de mounino, pau e mau. 

— Après qu'aurés lroub.it tout aquelas mouninas, 
Uoubias-nc, se vou es, vostres matitels d'herminas, 
lèu n'y prétende rés ; . . 

RouJil, 1810. 



.Uounitoucro, 

Monitori, 



Mounjo; 

Mourgo, 

.Uounjoio, 

Mounjàu, 



s. m. moniloire, admoni- 
tion, citation juridique 

ou canonique qui précède l'exco- 

municalion. 

s. f. religieuse vêtue de blanc; 
et mourgo religieuse velue de 
noir. 

s. m. borne, limite, calvaire. 

— iV. pr, Montjau, Mont-joie, 
Montjouic, du lat. mons-jovis ou 
monsgaudn, 

— L'un de l'autre envejous, chascun de soun leriau, 
Vougué replanta li mount-joio. 

Gras, 1871. 

Mounla, |l ndj. moulé, parfait, imprimé. 

Motilla, Il 

— Vou lo balie toutomounlado 
Per votro pèço de dou sôu. 
Foucaud . 

Uoun-niar, n. pr. Montmartre. 
Lat, mons martis. 

Moano, s. f. chatte. — Grimace, moue. 

Alountiieîrous, n. pr. montagne pier^ 



reuse. 



Monnt , 

Mont, 



s. m. élévation , escarpement 
rocheux. Esp. et Ital. monte. 



MOU 



- 939 — 



MOU 



Moiint', adv. où, en quel lieu. 
Mouille, 

— Mai (l'aquÙH lems savièu beii niounl'anavû . 

Monntn, v. a,, rec. et neulr. aller plus 
Semounla, haut, dominer, planer. — 

S'élever , se hausser. — Se 

munir, se pourvoir. 

— Li miôu soun ariirsca, lis encamban, e d'aiit, 
A Iravés précipice escarlimpan li baus ; 

Mounlan, mounlaii loiijour jusqu'au pieu San Girome. 
— L'aigo ansin mounlo Jiiis lou iiivo, 
Reloumbu, e vers la mar s'abrivo 
Per mai remonula de la mar. 
Koumieux. 

Mountado, Il s. f. montée des oiseaux, des 

Mounto, Il poissons, des vers-à-soie. — 

Le beau temps. ~ Chemin de 

montagne. — Rampe ou escalier 

d'un édifice. 

— Travcsso li coulau clafi Jo roucassoun, 
Li gaudrc rihassu, li vasii claparedo, 
E déjà s'espangouuo i mounlado lan réJo. 
Jlisiral, 1871. 

— Après la mounlado ven la davalado. 

— Encaro, s'allondios la mounlado dol lems. 
Denioro un mes de mai, crei-me iéu, que te prcsso ? 

Mouiitagre, s. m. nclion de monter, de dis- 
poser les pièces d'une machine, 
d'un métier à tisser cl de les 
mettre en état de fonctionner. 

Moiintaii^nar, 1 s. m. gros bec soulcie, 
Favar, | moineau des bois et des 

lieux montagneux dans les con- 
trées méridionales, de passage 
en hiver, lorsque le froid trop 
rigoureux le chasse de ses lieux 
d'habitation. Fringilla petronia. 

■Mouutasnèro, Il s. f. tramontane, vent 
Mounlanièro, il du nord qui passe sur la 

neige. 

— L'iver s'es en ana ; la frejo mounlanièro 
Fai plaço à l'eisserù, douço anro prinlanièro. 

Crousillal, ISSS'. 

.Moutagno, s. f. montagne, élévations ro- 
cheuses par suite de soulève- 
ments volcaniques. 

— Moun lendre ami, lu, qu'ei na£cut 
Sus lou lounibanl de lu luounlagno 
Ounle niaduro la chasiagno. 

Chasienel, 1877. 
— S'un bùu jour un brigand sourli de la moualagno 
Vmié me Iraire de l'ousîau '! 



adj. montagnard, qui habile 



Mountag^iiol, 

Motinlagnar, 

plastron. Turdus torquattts. 



les montagnes. — Merle à 



.\Iountaire, 

Mountouer, 



s. m. montoir, banc, borne, 
élévation pour monter sur 



une bêle de somme, un cheval. 



Moiiiitair«^u, 

Mouloun, 



s, m. monceau, tas ; mon- 
ticule. 

— Toul en Iroulinejant sus un mounlairôu d'ordi, 

lUountalet, n. pr. petite montagne, col- 
Mounlel, Une. Ital. monlile, monlkello. 

Mounlilho, 
- .Me scmhlo veiro encaro en naut de la mounlilho. 

.Uountan, adj. et siihst. m. ce qui monte, 
ce qui s'élève. — La marée, 
l'inondation. — Pièce de me- 
nuiserie, de charpente ou de 
maçonnerie placée verticale- 
ment. — Le total d'un compte. 
— Haut goût, odeur, esprit, 
épiées, condiments. 

Mountaren, n. pr. montagne sablonneuse. 

.Uountau, n pr, mont escarpé. 

Alount an ciel, s. m. allante, vernis du 
Japon, arbre de reboisement. 



Mount-an-ciel, 

Castagnolo, 
Bisquerlo, 



Mounto, 

Monlo, 



s. f. fauvette cislicole, 
petit Sylvain qui arrive 
au printemps et s'éta- 
blit dans le voisinage des étangs 
ou des dunes maritimes. — Cet 
oiseau s'élève verticalement et 
par ricochets, en poussant un 
cri d'appel qui se fait entendre 
d'assez loin. On connaît son nid, 
arlistement tissé en forme de 
quenouille ou de bourse, avec 
des carex, des joncs et des 
mousses. Sylvia Cisticola, 

s. f. accouplement des animaux 
dans les haras ou les fermes. 
Saillie. — La montée des vers- 
à-soie sur la bruyère. 
Fr, centr. montée, pousse, prin- 
temps. — Mesure de bois de 
chauffage. 



MOU 



340 — 



MOU 



Mounto-dAvalo , s. m. montée et des- 
cente ; ascenseur, monte-charge. 

— Nous fougue travessa mai d'un 
monlo e davalo per arriva au Gardoun. 

— De toun mounio.davalo ai per 
dessns la lesio. 



Monnto-davalo, 

Tou7nbo-levo, 



s. m, espèce d'écope 
à levier formant rigole 
et fixée sur un pied vertical, 
dont on se sert, au bord des 
fossés à eau courante, pour 
puiser l'eau d'irrigation. — Filets 
de pêche mus par le courant de 
l'eau sur l'Adour. 

Monntou, $. m. colline, tertre, ballon. 

— Aco 's aici lou grjup de mountous c de gorjos 
D'ounI partis lou gigaut que fa maure las forjos, 

Moulis e pouiripos à milhés. 

Florel, 18î)8. 

Mounturo, s. f. cheval ou mulet de selle. 
— Corps d'outil, d'arme ou 
d'instrument qui reçoit les di- 
verses pièces accessoires. — 
Métal précieux destiné à com- 
poser un bijou, une parure. 

— Changorian de mounluro ou devenguen pielouns, 

Segun lei difTerenls besouns 
De la mounlaJo ou de la pcnlo. 
Ricard. 

lUounuiiien, t. m. grande construction qui 
doit perpétuer le souvenir d'un 
haut fait ou d'un illustre per- 
sonnage. Chapelle, église, restes 
d'antiquité, tombeau, — Grands 
ouvrages littéraires ou scienli- 
ques. 

— Te sies pausado sus la cimo 
D'aquel sublime mouiiumen. 

— Ey bis lonn triple poun al miey de la caœpagno, 
Ey bis ta grando Tour sul cap de la mountagno. 

Ta Capèlo e ta bello Foun. 
Jasmio. 

— Veirem lou Lazaret, mouiiumen de Irislesso, 
Founda per la vertu, la sublimo sagesso, 
A l'oumbro dei jours de la pax. 
Granier. 

Monquet, 

iîoucous, 



adj. mouché , sot , penaud , 
maté, attrapé. Dim. de moue, 
mèche de chandelle. 



— Mouquot de \eire plus personne, 
Foaimi, me vire d'autre biai 
E m'endonrmisse lournà-mai. 



— Alor quitteri monn ousial, 
Testo basso, l'amo mouqueto, 
Per ana faire moun iraval. 
V. Heltner, i878. 

Monqueta, v. a. tondre, rogner, retran- 
cher. — Mortifier, humilier, 
faire avanie à quelqu'un. 

Mouqueto, s. f. étoffe pour meubles ou 
tapis en velour de laine rasé. 
Rad. moue, parce que ces tapis 
sont composés de petites mèches 
de laine de couleur formant un 
dessin. 

Monr, s. f. prov. mœurs, coutumes, usages. 

Gen. M. morh. 

— Vous faren veire l'Americo, 
Aquèu brès de la Répnblico! 
De Rei de tout! li coulour, 
E poudrés esludias'i mour. 

— Menavo uno vido ben mourado. 

Mour, but lïm. pour amour. 

— Capouiieja per 'mour do Diou 
De que brouia deich 'o l'esliou. 
Foucaud. 

lUouracIio, s. f, fauvette à tète noire, 
Teslo-negro, bec fin. Sylvia atracapilla, 

(Voir bouscarido). 

Mouracut, adj. humide, moisi. — Bruni, 
halé. 

Moural, adj. moral, qui concerne les mœurs, 

l'esprit, l'intelligence. 

Lai. moralis. 

— 1 'adresse! aquesto mouralo 

Senado, aco 's segn, mis tout just' amiealo. 

Mouralisto, s. m. et adj. auteur qui écrit 

sur les mœurs. Rhéteur, pédant. 

— Celui qui enseigne la morale. 

— Lou calalogo es long ; i'aurié lou mouralisto, 
Lou filosofo, l'avoucal, 
Que volon loujour direejamai escouta. 
Félix. 

Mourancltouno, s. f. joli minois, jeune 

visage. 

— Aime ta blanco mouranchouno. 

Monrano8, s. f. plur. bémorrhoïdes. 
Esp. almorranas. 

Monrastel, s. m. raisin noir ; le teinturier, 
le noiraud . 



i 



MOU 



U\ - 



MOU 



Monrau, «. tn. muselière, sac ou filet que 
Mourial, l'on fixe au museau des ani- 

maux pour les empêcher de 
mordre. 

— Sacmourau, sac à avoine sus- 
pendu aux babines d'un cheval 
au repos. Esp. morral. 
(Voir mourralho.) 

iUourbin, s. m. ressentiment, dépit, colère. 

— Plouro, que n'oro avugio, e fouèlo de mourbin, 
Espesso loul, jojn banc, sa laulo e soun gourbin. 
Poney. 

adj. morveux, quia la morve 
au nez. — Jeune enfant. 



Monrbons 

Mourbut, 

Mourelto, s. f. crasse d'huile, dépôt, lie. 



Mourdadnro, 

Uonrdidttro, 



s. f. morsure, coup de 
dent, meurtrissure. 



- Souven l'ai caligiia cûumo un friand moucèu, 
E l'ei dent m'avien facl» mai d'uno mourdiJuro. 
Richard. 

Mourdallios, s. f. plur. morailles, grosses 

pinces en bois et à charnière 

avec lesquelles on serre le nez 

des chevaux rétifs pour les ferrer 

ou les tondre 

— Ficados ni'an, las mourdalhos al nas, 
Coumo al chibal, e m'in menai al mas. 

Monrdassos, s.f. plur. grosses pinces pour 
remuer le feu, ou pour pincer le 
fer rouge. 

Mourdeii, s. m. et adj. ce qui mord ou qui 
ronge. — Acide ou alcali destiné 
à lubréfier ou à décaper. 

Mourtli, V. a. mordre, serrer, pincer. 

(Voirtnordre). 
— Mourdis la lengo ou parles pus , 



Aloure ponnvlin, 

Mourenghu, 



Moare, 

Mourre, 



s. m. museau, figure, minois. — 
— MufQe, naseau. Esp. morro. 



— Quand s'endeven que mourre à mourre 
Emb<! lou chin le rencounlret, 
Li dispulo alor coumençel. 

Tandon, 1810. 

— Aigo que coure s'areslo pas au œourc. 

Mourre de por, s. m, nasse, filet de 

pêche. 

-• Adoube tonn mourre de por, 
Sarcis lous ars, pègo la barco. 



S. m. animal à mu- 
seau effilé. — Musa- 
raigne carrelet, très petite souris 
des bois et des jardins qui vit 
d'insectes. — Sorex tetragonus. 
— Sorex araneus. — La croci- 
dure aranivore porte le même 
nom et vit dans les mêmes con- 
ditions. - Les animaux qui les 
tuent ne les mangent pas à cause 
de l'odeur désagréable qu'elles 
sécrètent. 

Mùiire, Il v.a. moudre, écraser, triturer. — 

Moldre, || — Mouvoir, remuer, déplacer. 

Lat.molere. Esp. moler. 

— Tonn espril caud, rejausa, penîallou, 

Vei môuro à soun enlour la croacloun de Diou 
E la man dou bon Diou lou toco. 

Tavan, 1869. 

— Pu bas iravessas la rivièiro 
Que vcT d'arrousa la Rouvièiro, 
Soun ponl e soun moulin que môu, 
Tout lou men chaquo fes que plôa. 
De Lafare. 

Maure (Se), v. rec. se mouvoir, s'agiter. 

— Eh ben ! d'amouni, à plen camin, 
léu vi^se un pople brun se môure, 

E di viou e di mort li courouno van plàure 
Sus lou brouuze de Jansemin. 

Mislral, 1870. 

.Moureja, v. n. faire la mine, grommeler, 
gronder. — Montrer le bout du 
nez, épier. 

Mourelo, s. f. morelle officinale, raisin de 
Mourelelo, loup. Solanutn nigrum. 

(Voir amourelelo et maurelo.) 

lUouren, i adj. mourant, malade, faible, 
Mourent, \ ému, inquiet. — En pente, en 

diminuant. Lat. moriens. 

Esp. muriendo. 

— En lou vesen, ma Rouselo s'esfraïo, 
Soim tendre cor ven casi tout mouren, 
Cerqu'a fugi dedins uno aulro draio. 
L'amour loul bas ié dis, n'en fagues rea . 

Desanat, 1826. 

— S'en va mourent sus lerro, e n'a que ièu, ai-las ! 
Per fldelo coumpagno e per soun dous soûlas. 
Crousillat, 1868 

Moureno, s, f, murène, poisson de mer, 
murène anguille, murène lam- 
proie. 



MOU 



- 942 — 



MOU 



Monrenos, s. /". p?ur, impatiences, ardeurs, 
passion, ennui, tristesse, hu- 
meurs noires. 

— Anyas crezul qu'abiô las moiirô'nos IraMs, 
Ou que lou sol burlen ti cremabo loas p^s. 
Jasmin, 184i. 

_ Coumo per engaugna Teocrilo e Moscus 

Sabien plus que cliourla (lins lou gol de Baccus, 
E nous ressa l'aurilio à si canl de serenn, 
Que lou viel Elicoun n'en avié li moureno. 



Mourèu, 

Mouren, 

Mourfl, 

Se mourji, 



ai}, brun, 
bœuf noir. 



couleur de café. 



V. a. et rec. fouler, écraser, 
assommer, massacrer, se flétrir, 
se faner. 

— Perfés pinlavo lou rei Cliarle, 
Amaluguen îei Sarrasin, 
Qu'avien, dins loul lou païs d'Arle, 
Mourfl Iei flho e Iei rasin. 

Morel, 1826. 

Moiirfla, V. a. avaler, manger avec avidité, 
goinfrer. Fr. cenlr. morfiller. 
— L'aragno ven de la mourfia. 



Monrfina. 

Soulfina, 



V. a. flairer, sentir, 
essayer. — Epier. 



later. 



Mourflnaire, adj. indiscret, curieux. 

Mourfiou, s. m. morfil, irrégularité dans le 
tranchant d'nn instrument. 
liai, fil inorto. 

Alourrounare (Se), | v. rec. languir , 
Merfomdre (Se), W souffrir, pâtir, s'im- 

patienter, attendre, se refroidir. 
(Voir marfoundre.) 
Ety. mourir, dépérir. 

— L'ome, lou pu soiiven, l'iol sec, san» coumpassioun, 
Vei que de ma!o-fam soun payre se mourfoun. 
tt'au k-ms qu'cl, couquinas, coulit dins lous délices 
Dins lou milhou lougis se Iralo à 1res services. 
Houdil, 1810. 

Monrs», r. a. ravaler, rabattre, raccour- 
Morga, cir les branches d'un arbre. — 

Fig. braver, niorguer, menacer, 

humilier. 

— Lou paure oubrié, mourgal de lalo sorlo 
Poulsabo pas ; éro davaut sa porlo. 

Moiirslte, adj. noir, vêtu de noir, moine. 

MouriElie, s. m. colmar, coquillage de mer, 
molusque. 



Monruru, s. f. religieuse vêtue de noir. 

Mour^ueto, s. (. petit escargot comestible, 
livrée, hélice némorale. 

Alonri, v. n. mourir, trépasser, cesser, 
finir, souffrir. 
Esf. morir. liai, morire. 

— A paga e a mouri li fôu un jour veni. 

— Moun cô gémis sans espouer de gari. 
Plus de bonhur, ey perdul moun amigo, 

Me cal mouri, me cal mouri. 
Jasmin, 1826. 

— Coumo avié coumença de viure, 
pau-à-pau finigué de mouri. 

— Car lour prounouslica e l'ezuro qu'els fan, 
Aco's per fa mouri las pauros gflns de fam, 

E iéu n'ey fach ayssô siiioi\n que per fa lire. 
Auger Gaillard, 1S68. 

— Quand on a pla biscut, de mouri fa pas péno ; 
L'ome, d'al brès al clol, trigoss' uno cadèno 

Que lou maco a cade moument. 
Mir, 1870. 

— Tout ço que nai es pla poulil, 
Cau si marrido es loujour riche. 
Es brave cau ven de mouri. 

— Filhos, marins e capelans 
Sabon bien ounte naisson. 
Mes noun pas ounte mouriran. 

Mourî^ina, v. a. morigéner, corriger, 

réprimander. Lat. morigerari , 

redresser les mœurs. 

— Bèi, |ier milhou bous estrena 
Me soui mes dins lou cap de bous mourigina, 
Aurés doun, brabes gens, df segoundos esireuos. 
J. Az;iïi, 18!i3. 

Monrilho, Il s. f. morille, champignon co- 
Mirgoulo, U mestible percé de petits trous. 

Morchella esadenta. 

Syn. maurigo, troumpairou. 

Monrilliou, s. m. mouron des champs, 
Mourrelou, pi. fam. des Caryophillées. 

Erbo de canari, Syn. mouroun. 
Anagallis arvensis. 

— Sas aleyos qu'eron b.intados 
Soun clauOJos de mourilhou. 

Jasmin, HH. 

Monrillion d'aif^o, il s. m. mouron 

Moiirroun d'aigo, || d'eau. Samole vale- 

randus, pimprenelle aquatique. 
(Voir pan-froumeiit.) 

Monrînien, s. m. faiblesse, défaillance. 

Mourino, s. f. mortalité, épidémie. 



MOU 



— 943 - 



MOU 



ITIoiirit^eau, s. m. 

mulâtre. 



moricaud, noiraud, 



Mouriiioul, s. m. rumeur, murmure- 

mournen, s. m. colliue, lumulus. 

monrnifle, adj. et subsl. morveux, écor- 
Mourlacoti, nifleur, imprudent, indiscret. 

Syn. mour-lebat. 
— Soufûel sur la joue. 
JTIouFo, fi s. f. jeu de la mora, usité en 
Mori-mora, Italie parmi les paysans cl les 
domestiques. Les joueurs tenaot 
alternativement les poings fer- 
més, les ouvrent subitement en 
montrant un certain nombre de 
doigts, dont le partner doit devi- 
ner li; nombre. 

[oiironii, s. m, alsine, morgeline, mou- 
^ounlhou, ron des oiseaux. 

(Voir motirrelou.) 

lourrous, adj. gentil, mignon, aimable. 

[eurrniho, s. m. et fem. muselière. — 
Mourrial, Sac à foin ou à avoine que 

Morral, les cochers suspendent à la 

lête des chevaux en station. 

Esp. morral. 

— Aro jujo «'esquissaras, 
Do cent ans amay mai, h l^rriblo murallio, 
Que le junlo lou nas en formo de mourrallio. 
Mir, 1870. 

Mourre, Il s. m. morne, colline, petite mon- 

Mount, Il lagne. Esji. marron, monticule. 

— Ero uno clialo de Prouvenço 
Nasf.udo ei bor de la Durcnço, 
Dins un jardin, coniro lou RIaa ; 
Soun ouslau es au ped d'un mourre 
Qu'aubouro au cèu dos grandi lourre. 

[eiirre, s, m. museau, mufle, minois. 
(Voir 7noure). Esp. inorro. 

— Pausères ta bello bouquelo 
Dessus lou mourre do toun cat. 
Roum. 

[ourrelou d'aigo, s, m. montie des 

fontaines, des ruisseaux ; pi. fam. 

des Portulacées à petites fleurs 

blanches, ilontia fontana. 

mourre d'ase, Il s. m. lion-dent d'au- 

Fulharaco, Il tomne ; pi. fam. .des 

Composées. 

(Voir cicourèio de pral.) 



]?Iourr« de por, 1 s. m. pissenlit, dent 
Pissa chin, I de lion, Oorion d'or; 

pi. fam. des Composées à fleurs 
jaunes. 
Mourre-dii, s. m. ammodyle appât, am- 
mocœte des pêcheurs ressem- 
blant à un ver ou à une petite 
anguille, qui s'enfonce dans le 
sable; aussi l'appelle-t-on an- 
guille des sables, soit qu'elle y 
cherche sa nouirilure , soit 
qu'elle veuille échapper aux 
poissons qui en sont très friands. 
(Voir lamprihoun.) 

monrrelon, Il s. m. mouron des oiseaux, 

MouriUiou. Il alsine , morgeline d'été. 

Anagallis arvensis, Stellaria m$dia. 

irionrrelou sauvage , s. m. mouron 
sauvage , oreille de souris , 
ceraïste visqueux. 



mourronl, 

Movrrottksso , 



s. m. more, moresque, nom 
des habitants de la Mauri- 
tanie, du Sahara, du Maroc. 

— El ièu saben que vous nou me vonldriats tal tort, 
Vous j regui d'iina ilire à 11 noblo (irincesso 
Que ièi. sony amourons d'aquèlo n'ourroulesso, 
Encaros qu'olo sio la negro qu'un carboa 
Me fisan qu'aura après aqui quicon de boa. 
Aug. Gaillard. 

IHonrrndo, Il s. f. nom du grondin à cause 
Cabota, \\ de sa grosse tête. 

Trigli'a lyra, lucerna. 

Monrrnt, i-dj. bourru, rechigné. — Lippu, 
cara.ird, émoussé. 

IVIoursa, v. a. amorcer. — Priser. 



mourtadelo, 

Missoun, 



s. f. mortadelle, gros sau- 
cisson de Bologne, viande 

de porc bien épicée, coupée au 

couteau et pressée dans les plus 

gros boyaux ou dans des vessies. 

liai. 7nortadella. Esp. mortadela. 

Angl. Bologna sansage. 

Elym. mortaglie, salami, viande 

hachée. 

— De qu'aimes mai Tislet, la mour- 
delo de Floura on lo missoun d'Andozo? 

IHourtaîroI, s. m. mercuriale aanuelle. 
(Voir cagarelo.) 



MOU 



— 944 — 

massacre, 



MOU 



]fIourtalag;e, s. m. carnage 
tuerie. 

— L» bando Jes loups aumenlado, 
I bouiiibiguct t'oumo un aurage, 
E -ens causi jouvis ni viels, 
Saunant fedos, moutous, agncls, 
Ne faguct un grand rnourtalage. 

G. Azaïs, 1870. 

llonrtaa, a'Ij. mortel, exposé à la mort, 

Mourtel, Ce qui cause la mort. — 

Extrême, excessif, funeste, fatal. 

— Se crei pas mourlel. 

— Un omc coumo tu, p.iurc mourlau Tue siés. 

Mourtayzo, s. f. mortaise, entaillure qui 

Hourlézo, doit recevoir un tenon ; vide, 

trou par où doit passer une 
autre pièce, liai, mortizu. 
Esp. mortaja. Ety. trou mort et 
évidé pour faire passer une 
pièce mobile. £sp. <fl;o, entaille. 

9Iourti, V. n. pâlir, devenir blême. 

Alonrti, v. a. pousser, presser, tasser. 

Itlourtié, s. m. vase en marbre ou en métal 
dans lequel on pile, on é,;rase les 
matières dures. — Gros canon 
pour lancer des projectiles. — 
Creuset de verrerie. — Espèce 
de bonnet rond en velour noir 
que les chanceliers et les prési- 
dents portaient les jours de céré- 
monie. — Chaux et sable pour 
bâtir que l'on pilait sans doute 
dans une caisse en forme de 
mortier, [t. mortajo Esp. morlero. 

— Lou mourlié sent loujour l'ajel. 
moartiflea, I v. a. et rec. mortifier, humi- 
Se mourtifica, \ lier, réprimander, affliger. 

— S'attendrir. — Faire péni- 
tence, se punir par des priva- 
tions. — Causer la mort, opposé 
à vivifica, donner la vie. 

— Carbounado mourlificado. 

— Seoal mourtiûca aqueslo SHmmano. 

Monrtigrous, l\ aij. livide , souffreteux , 

Mourimoui, malingre, faible, débile, 

UourtinéUy II moribond. 

— La mon n'avié pas pus en liô res per ié mordre. 
Pas rés de mourligous en liù per rousiga. 
— F6u coupa aquélo branco mourtinelo. 

Syn. mourtinel, mourtilhout. 



Mourtnari, adj. et subst. ce qui conceine 
les morts. — Registre mortuaire, 
extrait, copie mortuaire. 
Fr. ccnir. mortuel, acte de décès. 

Ifloiirturiau, s. m. (Voir mercuriau). 

Mouritèsno, s. f. mortalité, épidémie, 

Mourtalho, influence funeste. 

— Li lapin an la mouruègno. 

Mourvede, s. m. genévrier à baies rou- 
i/ourdis, ges, petit cèdre. 

Juniperiis oxycedrus. (Voir cade). 

Mourvède, s. m. morillon, sorte de raisin 
Uourveze, noir et très doux, cépage de 

Catalogne, de Mataro. 
— A San-Miquèu tout mourveze es musca'èu 

WLo\M.T\-v\o\i»,adj. morveux. (VoirmoMrnJ/ïe). 

— Es un piclioun niourvolous. 

Mous, S, m. moût, jus de raisin qui n'a 

Moml, pas encore fermenté. — Suc de 
Mouch, divers fruits destiné à la fermenta- 
tion alcoolique. 

hal. etEsp. mosto, dalat. muslum, 
— Aquel vin n'es encaro que de mous. 
— N'a ni goust ni moust, ni vice ni vertu. 
Jfloufiaïco, s. f. pavé ou tableau fait en 
Mozaïc, petits cubes de couleurs for- 

mant des dessins, ornements ou 
personnages. Gr. fcovTuot, 
Esp. mosaïco. liai, muzatco de 
fttvric, muse. 

— Les principales mosaïques 
représentent les muses ou autres 
sujets mythologiques. 

— En cavan un pous an trouva uno 
bello peto dé mousaïco. 

inrense», v.n. prendre la mouche, s'emporter 

]?Iou8icairelo, 

Mouscarelo, 



Iflouacal, 

Mouchai, 



s. f. fauvette, bec fin gri- 
sette. Sylvia cinerea. 

s. m. émouchoir, queue de che- 
val fixée sur un manche, dont 
se sert un garçon d'écurie pour 
chasser les mouches, tandis qiîe 
le cavalier se rafraîchit ; de là 
vient l'usage de suspendre un 
rameau de verdure (émouchau) 
sur la porte d'un cabaret ou 
d'une auberge. 



MOU 



945 — 



MOU 



Kloaseallia, Il v. n. chasser les mouches. 
ilousqueja, \\ — Faire la mouche, impor- 

tuner, épier. 

Alouscallio, s. f. vol, essaim de mouches. 

Mousealliou, Il s, m. moucheron, cousin. 
Mouissalhou, \\ (\o\r mouissuu.) 

— Lon mouscalhou liiro, brounzino, 

De la lerro, al segur, debi faire lou lour, 
Mir., 1868. 

Monsearel, il adj. qui concerne les mou- 
Mousquié, \\ ches. — Sensible aux mou- 

ches. 

Mousearelo, Il s. f. bec fin orpbée, fau- 
Grosso testa negro, || velte chasse-moache, de 

passage au printemps. 

Sylvia orphea. 

Mouselan, Il s. m. hameçon, fer, clou à 
Musclau, Il mouches pour prendre les 

petits poissons. 

IIou«ieo, s. f. mouche ordinaire, domestique. 
— Tache , éclaboussure. — 
Appât de poche. 

Esp, et Ital. mosca du lut. musca. 
Dim. mousqueto. 
— A clilval maigre van li mousco. 

— A bouco barraJo nouii inlro mousco. 

Fig. envie, jalousie, impor- 
lunité. — Espion, mouchard. 
— Mes, la mousco, eau me dira 
Lou besoun que fa sus la lerro ? 
Am' elo sion toujour en guer'O ; 
I 'a pas mouïen de s'en bira. 
Mir., 1868. 
— D'ounte vénès, tan aut quilhado ? 
Demandé la cigalo à la mousco pausado 
Sus li bauo dôu biôu qu'anavon abèura ; 
• D'ounte vene ? pardiéu ! venen de laboura. • 
J. Roumanille. 
— An plus besoun de iéu, dis la mousco, adieu sias, 
Vau donna 'n cop de man en quauqu'aulrc, ailabas. 
Bourrelly. 
— La maliciouso mousqueto 
S'escapo, e pièi reven subran . 

Mousco bouvino, 

Uouico sourdino, 



s, f, taon des bœufs, 
grosse mouche. 



Tabanus bovinus. 

^ Mouseo de eliival, s. f. hippobosque, 
1 mouche de cheval. 

Mouseouloun, s. m. (Voir mescouloun.) 
Crochet d'un fuseau. 
60 



Monsconei, 

Mousquet, 



adj. sujet à prendre la mou" 
che, brusque, emporté om- 



brageux, vif, fougueux. 
— Si disiel-cl : l'auriou fa fourja espro 

Sérié pas pu mouscous, segu, ni pus aJré. 
Gelu, i%U. 

Mouse, Il V. a. traire, presser, exprimer. — 
Moulze, Il Fouler. (Voir moldrc, moulze.) 

— Débanas la sedo, gardas lou Iroupèu, 
Mousës vosli fédo c largas lis agnèu. 

— Puis s'en va mouse sa cabrolo 
Que rouigo uno branco cilàlin. 

— Alor devisto lou barquel 
Mouzegut per la remoulino. 

— moun paslrou mouseire 
Damb' nautros ven le seire 
Dins aquel bruolli ; i'auren 

Douno crbo, e lu 'o oumbrenc recatadoU. 

JVIousi, Il V. n. et rec, moisir, se couvrir de 
Se mouzi, || mousse, de petites végétations. 
Lut. mucus. 

Mousiduro, s, f. moisissure, léger duvet 
ou mousse diversement colorée 
qui sont dûs à la végétation 
cryplogaraique. Lut, mucedo. 

Mousit, adj. moisi. — Fig. dégourdi, leste 
Moiizit, comme les vers du fromage. 

Mouisfiueja, v. n. faire la mouche, épier, 
Mouscallia, importuner. — Chasser les 

mouches. Mouvement du cheval 

avec sa queue. 

Mousquet, s. m. et f. bec fin grisette, 
Bouscarido, bec fin rayé, bec fin fauvette, 

Mouscairolo, I petits sylvains qui arrivent 
au printemps et qui font une 
grande consommation de mou- 
ches, d'insectes et de baies. Ils 
nichent dans les haies, les jar- 
dins et souvent à proximité des 
habitations rurales ou urbaines. 
Sylvia cinerea, hortensis. 

Mousquet, «. m. arme à feu qui était en 

usage avant le fusil et qu'on 

faisait partir au moyen d'une 

mèche allumée. 

— A la palmo, courobé qu'on agio boun couralge. 
On a crento tout-jour dois els e del visalge ; 
El se voulets moucar un mousquet am lous dets. 
Tout-jour vous aurets paur que nou vous escaudeis. 
Aug. Gaillard. 



MOU 



946 - 



MOU 



Monsqniëiro, 

Moustkairo, 



s. f. mousliquifre, four- 
reau en gaze ou en cane- 
vas suspendu sur un lit pour 
se mettre à l'abri des piqûres des 
moustiques. 
Esp. mosquilero, cousinière. 

Mou84uil8, Il s. m. plur. moucherons, cou- 
Mousquins, sins, petits diplètes dont la 

Mousqiiihouns, Il larve vit dans l'eau. 

Culex pipiens. 
— Quand begnon peluca dins nosiros mas jaaidos 
Lous rDOUsquila d'or que causis.sun. 
— A la fin loambo sus l'arèno 
Tout en escamo e plen An .«ang ; 
Lou mousquihdun pan' en sihian. 
Bourrelly, 18Ci). 

V. n. et act. mousser, produire 
de l'écume, fermenter, monter. 
Fig. faire valoir, exagérer, am- 
plifier. — Former des profonds 
sillons avec la charrue, soulever 
des ados de terre après la pluie. 
— Es Ion jour d'ana tnoussa. 



Moussa, 

Faire moussa 



.1 



Moussaire, 

Moussié, 



s. m, billonneur, ouvrier qui 
fait les versoirs ou qui con- 



duit la charrue. 



Moussairou, 

Crusolo, 



Moussar, 

Arcielous, 
Bruguet, 



Moussen, 

Mossegne, 



s. m. mousseron , petit 
champignon qui nait sur la 
mousse. 

— Mousseron blanc, Agaricits 
albellus. 

— Faux mousseron, Agaricus 
tortilis. 

— Agaric palomet, Agaricus 
pedinatus, 

— Tous ces mousserons sont 
de très bonschampignons comes- 
tibles. 

I s. m. bolet comestible, cèpe, 
gyrolle. — Boletus edulis, bovi- 
I nus , très bon champignon 
comestible brun dessus et ver- 
dâtre dessous , couleur de 
mousse. 

s. m. ancien litre. Abrév. qui 
équivalait à moun segne, mes- 

sire. Ital. mio signore. 

(Voir en, mossen ) 



Aloussi. Il ». m. mousse, aide, apprenti sur 

Mossi, Il un navire. Esp. mozo, grumete de 

navio, liai, mozzo. 

— Moussi, lu saulo dins la barco 
Per alesli ç6 que s'embarfo. 
Astruc. 



MonssHÎerot, 

Moussurel, 



dim. petit monsieur, jeune 
monsieur , artisan qui 



veut faire le rentier. 

MonsBiga, v. a. mordre, mordiller, enta- 

Moussega, mer avecles dents. 

— Cau a moussiga lou pan ? 

— Chin que japo moussigo gaire. 

— Quand Ad.im moufsegué 11 poumo à souii dessert. 



Moussigrajçno, 

Moussigaduro, 



s. f. morsure, marque 
des dents, fruit entamé. 



MouBso, s. f. mousse, petites végétations 
Moufo, qui croissent spontanément sur 

les troncs d'arbres ou sur les 
rochers et dont les nombreuses 
espèces, diversement colorées, 
forment la classe des Mucinées. 
— Ecume qui se forme sur les 
liquides alcooliques, sur le cho- 
colat lorsqu'on l'agite. - Efflo- 
rescences pustuleuses qui vien- 
nent sur la tête des enfants. 
liai, et Esp. musco. Port, musgo. 
AU. mos du lat. musr.us. 

— Aquèu malin, einé la cbaio 
Que teuié moun cor encanla, 
Subre la mousso que l'acato 
Urous, anen nous asseta. 
Roumieux. 

M011880 d'araire, S. f. versoirde charrue. 

MonsBoIo, I s. f. touselle, froment de pre- 

Touzelo, I mière qualité, qui vient dans 

les meilleurs fonds. 

Triticum hibernum. 



Moussouii, 

Mouslo, 



s. f.h mousson, quantité de 
lait que l'on trait. 



ftlousHo de luar, 

Moufo de mar, 



s. f. elgue de mer, 
débris des plantes 
marines que les vagues rejettent 
sur le rivage. — Coralline, h«I- 
minlhocortoQ. 



MOU 



- 947 



MOU 



lUouMfln, s. m. monsieur, abrév. de mon- 

Moussen, seigneur. Titre de civilité. 

Plur. messius, messies. 

— Ah ! moussu, uno Icngo alal, 
De lountenis nou ss dechifragno. 

— Aro, bous au, moussn, sautas la barradisso. 

— lëtt pregui Diou dcl cel, moussur lou coumissari. 
Que vous dounc lal bé que vous es necessari, 
Quant et ijuanl me fu dich qu'érets à Monnialba 
léu n'ey voulgiU fali de vous veni trouba 

Auger Gaillard, 1367. 



Moast, 

Moiich, 



s. m. jus de raisin, produit de la 
vendange. Lal. mustum. It. mosto. 



— Capiîé su sei pas uno bouiilho roufo, 

tii'i Iros in fin crisiau iVon trompe de mousl 
Que l'oudour auounciavo cstre esta dou famous ! 
Crousillal, 1877. 

Monstaeho, s. f. partie de la barbe sur la 

lèvre supérieure. — Poils longs 

et raides placés sur le museau 

des chats, des félins. 

Gr. ftvrrx^. liai, mostaccio. 

— E lou rai, l'el en foc, cougo rebechinado, 
Trepejabo furious, à la barbo del gat, 

— LVI mié clucat, minet lipabo 

Sa moustacho que rougejabo. 

Mir. 

— Es el, d'uno mino bravacbo 

Que relevabo sa mousiacho. 

Mou8tndo, Il s./', moût chaud pour assainir 
Racado, \\ et abreuver les futailles. 

Mouatardo, s. f. graine de sénevé pilée et 
préparée pour condiment, avec 
du moût ou du vin blanc, et par 
assimilation raisiné cuit et passé 
au crible. Lat. mustum ardens, 
où il entrait du vin, de la mou- 
tarde et des anchois. — Mélange 
épais, boue. 

Esp. mostaza. liai, tnostarda. 
Sinapis nigra. Smapis alba, 

Moustarden, adj. vif, emporté, qui prend 
la mouche. 

Mous*ardié, adj. et snbst. qui vend ou qui 
prépare la moutarde ; pot pour 
la contenir. 



Monstaw, 

Movstachoun , 



s. m. petit soufflet, coup sur la 
joue. — Affront, mortification. 



— Tus as loujonr agu la man lev.ido, 

Per un poulouii dounères dous moustis. 



MoniHteJa, v, n. rendre du moût. — Qui 
tâte le moût, qui se grise, qui 
boit du vin nouveau. 
— Aimo proun de monsteja. 

Moiistelo, Il s. f. martre commune, petit 

Martro, mammifère carnassier des 

Musiello, Il bois. (Voir marlo.) 

Lal. mustela maries. 

— Et là, lou paure Sansou, 
Se mettra joust un bouissou 
Conmo fai qualque moustello. 

— Butado per souii marri sort 
Vers uno aulro moustelo, intré mai, l'eslourJido. 

s. m. moutier, couvent de moi- 
nes, monastère. 



Monstié, 

Mounaslié, 

Mousto, 

Trach, 



s f. traite, quantité de lait que 
l'on trait en une fois. Action de 
traire. 

Monstous, adj. enduit ou plein de moût, 
Moulard, gluant, douceâtre, morveux, 

sale. 

Monstra, v. a. montrer, indiquer, désigner, 

découvrir, enseigner, instruire. 

liai, mostrare, du lat. monstrare. 

— Car, après qu'an lour sadoul dansât 
E coumo fols foulegiat e susat, 
Nou podou rés raoustra de ço qu'an fach. 
Aug. Gaillard, 1S68. 

Mousitre, || int. jurons usités chez la plus 
Moussi, Il basse classe. 

S. m. animal ou fœtus dont la 
conformation est contre les loix 

de la nature Etre imaginaire, 

mythologique, comme dragon, 
harpie, sirène , etc.; les plus 
gros mammifères ou cétacés de 
la création. liai, mosiro. 
Port, monstro, du lat. monstrum, 
— Monstre qu'eisiston plu, monstre d'ourriblo taio, 
Que vegueias mouri dins d'afîrouso balaio. 
Rtybaud, 18K0. 

Moustrig^a, v. a. mâcher, mordre, écra- 
Moussiga, ser avec les dents. 

Bad, mou, mous, bouche. 

Lal. stringere, écraser. 

Moustrons, adj. monstrueux, prodigieux, 

excessif, liai, mostruoso. 
Uout, adv. cal, beaucoup. (Voir moult). 



MOU 



— 948 



MOY 



Mont, s. m. mol, parole, articulation, 
expression. 
Ital. mollo, multo, du lat. muttum. 

Pcr acô iéu, Augié, natif de Rabastens, 

Ey fach cmprim' ayssô pcr aqucis que languissou. 
Volg' ou nou, riran, se pcrioul lou legisson ; 
Mes i 'a bé qaaiques moûts que loua fais faran rire, 
Que non soun pas fort bcis ; forso m'es de lou dire. 
AugcrGailard, 1875. 

Moutap, Il s. m. grosse motte de terre, tas. 
Montas, || monceau, Esp. monton. 

Moutard, .9. m, moutard, enfant mal propre, 
barbouillé. (Voir mouslous.) 

Moutel, s. m. grumeau, morceau. 



Montela (Se) 
Mouteli (Se), 



V. rec. se grumeler, 
prendre, se brousser, 
coaguler. 
^ Lou lach se moutelis. 



Monteno, 

Bouscarido, 



s. f, fauvette grise, fauvette à 
tête noire, petits sylvains qui 
vivent d'insectes et de baies en 
sautillant et en chantant. 
(Voir mouscairolo, mousquet.) 



Montiëlo, s. f. dauph. belette. 
(Voir mo«sfe/o). 



Mouto, 

Mouloun, 



s. f. moite, assemblage de terre et 
de racines, morceau d'argile des- 
séchée. Dimin. moutelou. 

— Moula de ruseo, motte de tan. 

— Mouto de nèu, pelolle de neige. 
(Voir moto, mouchoun.) 



Montoun, 

Mouton, 



s. m. bélier châtré destiné à 

l'engraissement. — Personne 

douce et inoffensive. Augm. 

moutonnas, — Le compagnon 

d'un prisonnier pour le faire 

parler, liai, montone. 

Esp, moton, castrado. 

— Masse de fer soulevée par 

des hommes ou par une machine 

pour enfoncer des pilotis, par 

. assimilation aux moutons, qui 

se heurtent par les cornes. 

— Lei roi ! li a gés de flèu coumo acô sus la terro, 
Per vous aulri es vtrai, mejnajas Ici mouloun : 
Mai dei maire fasés cspeia lei piclioun 
Quand, per voucslrc plesi, lei menas à la guorro 
Bourrelly, 1869. 



— E pourlan lei mouloun, leis agnèu e lei fedos, 

Soun saunais sus la plaço ou gardats dins lei cledos, 
Coumo de criminels qn'.in tout fach. tiors lou ben ! 
Ollivicr, 18!)2. 

Moutonna, v. n. s'élever en écume, res- 
sembler à de la laine. 

Moutounaïo, s. f. troupe de moutons ou 
de gens qui se laissent conduire 
sans résistance. 

Moutounié, adj, h la manière des moutons^ 

Moutouso, s. /■. souchel long, jonc Irian- 
Sagnelo, gulaire, pi. de la fam. des 

Gypéracées à fleurs jaunes, em- 
ployées par les chaisiers et les 
tonneliers. 

Moutu, adj. obtus, arrondi, épais. 

Monvedis, adj. mouvant, glissant. 



Mouya (Se), 

Moulha (Se), 
Mouïa (Se), 



V. rec. se mouiller, se bai- 
gner. Esp. mojarse. 
Port, violharse. 



— Mes loujado à la belo es èlo, 
Ero uno jouino lourlourèlo 
Que se moujavo embé plézi. 
A. Tandon, 1812. 



Mouyen, 

Mejan, 



Monze, 

Uoulze, 



s. M. et adj. médiocre, intermé- 
diaire. — Biais, façon, manière, 
but. — Plur, richesses, facultés 
pécuniaires. 

V. a. traire, presser, exprimer. 
(Voir mouze, moldre). 
— Ànavo mouze li vaco. 



Monzeire, adj. qui trait le lait. 
Mouzi (Se), V. rec. se moisir. (Voir wiousi), 
Monziduro, s, f. moisissure, altération. 
Mouzonire, s. m. vase à traire le lait. 



Moy, 

Moyo, 



s. f. moue, mauvaise humeur. 
Per moyo, par moi, par ma foi, par 
exemple. 

Icu te dirai que la présenco 
Yen pla, per moyo, m'estouna. 

— Plagnis-me Janelo, 
Mourisse per ruoy ; 
Sabes, Krancouncio 
Se maiido ioy. 



MUG 



— 949 — 



MUL 



Mor.»'ie, I s, m. pavé ou tableau fait au 
Moiisatc, I moyen de petits cubes de marbre 
de diverses couleurs, représen- 
tant des muses ou autres sujets 
mythologiques. Gr. ftcvr», mvise. 

— Au foun dou jardin aven trouva 
un bèu pavât inozaïs. 

Mu, iiiutlo, Il adj. muet, muette. 
Mut, Il Esp. mudo. Ital. muto. 

Gr.fiva, fermer la bouche. 
— Fennomudo sara jamai baludo. 
Mubla, I V, a. garnir de meubles, pourvoir, 
Se mubla, ! orner. — Acheter des meubles. 

(Voir moble.) liai, mobile. 

Mue, s. m. sève, sécrétion, moelle. Lat. mucus. 
— N'a ni suc ni mue. 

Muda, V. a, changer les langes d'un enfant. 
Se muda, — Déménager, déloger, changer de 
situation, changer de côté la 
vergue d'un mat. 
Esp. mudar. Ital. mutare. 
— Se jamay iùu y vau qu'on m'estime mal satge 
Mas vous m'abels bé fach muda d'autre couralge. 
— E jou plouri ! jou, me lourmenti ! 
Lou malhur de chti lu s'es mudat che nous-au, 

Aben noslre pay bien malau, 
Que se desfay, que souffro ! oh, bay mouri, zou senti, 
S'aquel brabe moussu que sa ta-bien gari 
Ben pas aney lou soeouri. 

Jasmjn, 1%H . 

Mudanso, s. f. changement, déménagement. 
Mudo, s. f. maillot d'enfant, langes. - Mue 
des vers-à-soie. 

s. f. cage à poulets en osier et 
mobile. — Cage étroite pour en- 
graisser la volaille dans l'obs- 
curité. — Mare, digue, balar- 
deau. 

s. m. ciste blanc, ciste cotonneux, 
ciste de Montpellier, arbrisseaux 
rameux, tortueux qui poussent 
dans les rochers des coteaux 
incultes du Midi, mais qui résis- 
tent à la culture des jardins. 
Ciste albidus. 

s. m. muge doré, muge sauteur, 
muge à grosses lèvres, poisson de 
mer à tête obtuse. — Mugil auratus, 
saliens. Esp. mugle, Angl. mullel. 



Muèio, 

Muo, 



Musnn, 

Mugo, 
Mouge, 



Muge, 

Cabol, 
Mujol, 
Mujèu, 



— Avec leurs œufs comprimés 
et salés on prépare le condi- 
ment méridional appelé boutargo, 
en Italie bultagra. 

Mu^îlièro, s. f. filet à grosses mailles 

Mujouriéro, pour prendre les muges. 

— N'oubliden rcn ; lis, mugilièro, 
D'eilà voinn quèlo manièro 
Nous agradara miés per flganla lou pei. 
Astruc, 1875. 

Musli<^, s. m. pin nain des Alpes. 
Pinvs mughus. 

Muguet double, s. m. Jacinthe d'Orient, 
pi. bulbeuse, fam. des Liliacées, 
cultivée dans les jardins, dont la 
fleur parait aux premiers souf- 
fles du printemps. 
Hyacinthus orientalis. 

Muguet fie mai, s. m. muguet simple, 
lys des vallées qui fleurit aussi 
au commencement du printemps. 
Convallaria maïalis. 

Muguetat, adj. fleuri, diapré, parfumé. 

— M'a ben dit e proumès, e i 'a déjà lounlems, 

Que, quand nous lournara lou muguelat prinlems, 
Bendra prendre le fresc jouis loun nayssent fulhatge. 
P. G. 1045. 

Mujdu, s. m. jaune d'œuf. — Oronge 
Majou, franche, champignon comestible 

Mujolo, ressemblant à un jaune d'œuf. 

Amanita aurantiaca. 

V. fr. moyiiu. Lat, modiolus, au 

milieu. Fr, centr. mojelle, jaune 

d'œuf. 

Multa, V. a. mettre à l'amende, punir, im- 
poser. — Hetrancher, diminuer. 

— D'eici, jou que souy Uiou, n'ey pas la facullat 
De casiiga là-bas luu que m'aura niullat ? 

Jasmin, 1825. 

Mnito, s. f. V. l. punition, amende. 

Multri, 

Murlri, 



V. a. meurtrir, blesser, frapper, 
fouler, contusionner. 



— Mes, d'els, sus flots, lèu s'esfaço la marco, 
N'es pas atal dins nosires côs muliris. 
Jasmin, 1S36. 

— Quand yéu ey vist aco souy rtslat enralgia, 
E l'ey pensa murtri d'uii grand cop de coutelo. 
Aug. Gaillard, 1567. 



MUR 



_ 980 — 



MUS 



Munaraco, Il s. f. béarn. plante aquatique 

murrelou, Il à petites feuilles et a fleurs 

blanches. Monlie des ruisseaux. 

Munieion, s. f. munition, provision, 

vivres. 

_ Incountinen la pus-part de las gens 
Se soun Iroubals grandomen dil.gens, 
Car per vous an fach amplo prouvisiou 
De biais e vis e forço mumciou 
De cibado e de fes o de palho. 
Aug. Gaillard. 

M«o, s.f. petit tertre, petite digue pour 

retenir les eaux. 
Mndu, I, s. m. mulet, bête de trait produite 
Miôn, I par l'accouplement d'un âne et 

d'une jument, ou d'un cheval et 

d'une anesse. 

Lat. mtilus. Esp. macho. Hal. mulo. 

' _ Lou muôa reguigno, boundo, espouscà, 
Mando lei ped, mando lei dent. 

Mura, Il V. a. murer, entourer de murs. 

Muraia, \\ Itcl. murare. 

Murade, s. f. parois de navire, bordage. 

Muraïaire, s. m. maçon de campagne qui 
fait les murs de clôture. 
Ital. tnuratore. 



Mnm, 

Uusc, 



minrallio, 

Muraio, 



s. f. mur, muraille, enceinte. 
liai, muraglia. Esp. muro. 



— La prcmièiro troupo qu'avanço 

Sens espéra de coumpagnous 

Seguel aquélo das massous ; 

Pren lou teslul, jure, iravalho 

A faire loumba la muralho. 

Favre. 



RIiirKO, 

Murgueto, 



s.f. souris domestique, petit ron- 
geur omnivore des habitations. 
(Voir mirgo.) 
nuriho, Il s. f. morille, champignon comes- 
Mourilho, Il lible percé de petits trous comme 
un madrépore. — Ce mot paraît 
avoir été improprement employé 
pour mouron des champs dans la 
citation suivante. 

— E mai sus dos cambo se quiho. 
Se fau desbrouta leis aubriho, 
L'oume, lou sauze, la mouriho, 
E l'eure dei pareis loujour fres e gouslous. 
Crousillat,18B9. 



Murmura, Il v. n. murmurer, se plaindre, 
Marmouti, \ parler bas, gazouiller, gro- 

gner, grommeler. 
— Aro vesen que vous murmuras conlro Diou. 
Muro, I s. f. panier de pêcheur en osier. 
Murelo, \ (Voir muzeio.) 
Murtre, «. m. meurtre, homicide. — Vio- 
lence, dommage. 
Murtro, i s. /■. myrte commun, arbrisseau 
Mirlo, toujours vert à feuilles et fleurs 

Murto, 1 menues et aromatiques, consa- 

cré à Vénus et aux tourments de 
l'amour. (Voir erho dou laghi, 
nerto). Ital. miWo, du lai myrlus. 

Gr. fivfTc;. 
— E dei murlo qu'embalmavon. 
Sus lei camin l'aurelo escampavo lei flour. 

Mus, S. m. hèarn. museau, visage. 

s. m. substance à odeur subtile que 
l'on relire d'une vésicule voisine de 
l'ombilic du chevrotain porte- 
musc. — Herbe au musc, am- 
bretle. Cenlaurea moschata. 

Mus, n. pr. de lieu, petit village près de 
Godognan d'où l'on tire des pier- 
res et des dalles. Autrefois villa 
de Mills. 

Musa, V. n. muser, perdre son temps, dis- 
traire. 

_ Per fa musa l'efan del brés . 

Muscadelo, s. f. petite poire odorante. - 

Rose à odeur de musc. — Mauve 

musquée. 

— Coussi sus sa bouqiielo belo 
Ir'Iairo le serpolet 
E creis la roso muscadrlo . 
Goudouli. 

_ Lou blound souléu, sus li grandi pradello 
Sus lis eslouble e sus li muscadello 
Espandissié ?a pu douço calour. 

Museadëu, adj. doux comme le raisin 
muscat. 

Museadin, s. m. fat musqué, parfumé. - 
Surnom donné aux élégants de 
la République par les démo- 
craies en 1793. 

i 



MUS 



— 981 — 



MUS 



— Lou beucairen pago de mino ; 
Capiîu de sedo, soulié priin, 
Ganl de piu, galanlo badino, 
Itraio e U'vilo de laslin, 
Cadeno d'or, camiso fino ; 
•jii véritable muscadin, 
Avié l'er d'un Angles anfiii. 
Koumieux. 

JHaaicardino. s. f. maladie contagieuse des 
vers-à-soie, qui les fait se des- 
sécher à l'étal de chenilles et de 
chrysalides, c'est la production 
d'un champignon microscopique, 
Botrytis basâana, qui les dessè- 
che et cause à l'extérieur une 
efflorescence blanche (mycélium) 
qui devient contagieuse. 

JHuaeardins, s. m. plnr. petites dragées 
pour les enfants, faites avec les 
graines de coriandre, d'anis ou 
de noisettes. 
— Quand lei nisloun an Ion monqoét 
Li refuso jamii sa noairo 
De niusrardin ni de jouguet. 
Gelu, 18!)2. 

Sluaeado, s. f. noix du muscadier em- 
ployée comme condiment culi- 
naire. — Petite boule de liège 
dont jouent les escamoteurs. 

IHiiseut, adj. et subst. qui a l'odeur du musc. 

— Raisin muscat, vin muscat. 

— Baguem de vi muscat qu'èro piquant e dous, 
Que jamay n'ey begut de vi lan sabourous ; 
La bonniat d'autre vi, dégus nou pourriô creyre. 
Que p«r sa gran verlut sautabo dins lou veyre. 
Aug. Gaillard, 1Î)C9. 



JNEaselau, 

Mottsclau, 



s, m. appât de hameçon fait 
avec un ver, un morceau de 
viande ou de moule. 
— Dins l'aigo trasié soun mnsclau 
E brandavo pas mai qu'un code, 
A mens que veguesse, encanla, 
Qu'un peissoan venié de pila. 
Boumieux. 

MaHele, ii ». m. organe allongé, fibreux et 
Mosck, Il irritable dont les contractions 
déterminent les mouvements du 
corps des différents êtres vivants. 
— Epaule. — Moule, molusque 
bivalve comestible, ainsi nommé 
à cause des muscles et du bissus 
qui sortent de sa coquille. 
Itd, muicolo. Esp. museulo. 



miuselièro, s, f, épaulette de chemise. 

Mn«)<*raKiio, Il s. /". musaraigne, petite sou - 
Musaraïno, || ris des champs. 

Sorexaraneus. 

Wfnmeto, 1 s, f. instrument de musique 
Auboy, Il champêtre à vent et à anche, 
dent on presse le soufûel par le 
mouvement du bras gauche. 

— Lou lems nous a gaire dura, 
Vus eici la grangelo, 

Lou beu premié que li iatrara 
Que levé la barreto, 
Canten Nouvé sus la muselo. 
Saboli. 

MiiBÎea, Il V. n. faire de la musique, don- 

Musiqueja, || ner une aubade, une sérénade. 

— Fifre siblas, balés gai tambourin, 
Musiquejas tout de long dôu camin. 
Crousillat. 

— A la bèulà tout rend oumage ; 
Ven la cansoun apré» l'image, 
E de canta quand sièi d'imour 
lèu musiquèje n.ls amour. 

Laurens, 18K8 

JMiisieaire, s. m. et adj. musicien, profes- 
seur ou amateur de musique. 

— Pas diiigus que noun ague vis 
Le qu'on trovo per tout pais. 
Vole dire de musicaires 
Amanats, drels ou caminaires. 

Félix. 

— Alal sara moussu, d'aquelo ensourcilhairo 
D'aqueio lengo musicairo. 

Iflusieo, s. f, théorie des sons et des ac- 
cords, exécution des morceaux 
composés, sérénade, concert. 
Esp. eiltal. musica. Gr, f*.i>v<n*ti, 
concernant les muses. 

— Anfin ven lou moumen que tout s'amaiso, 
Lou mestre eslend la man, la musico se taiso, 
D'aquel moumen tout aplaudis. 

Félix. 

— Ma médecino es magnifico, 
I malau fai toujour plesi. 
Bon pan, bon vin, bono musico, 
Aco suffis per tout gari. 
l estrade. 

Maso, s. f. déesse représentant un des arts 
auxquels s'applique l'intelli- 
gence humaine. Eip. et//, muta, 
du Gr. ftturu. 
— Es ansin que ma mnso en lengo prouvençalo 
Cantavo, coomo canto en eslièu la cigalo. 
Bourrelly» 



MUZ 



952 — 



MYR 



— Ma mu30 nou couQey iial libre ; 
Nal escriou doan non m'a parlai 
D'aqués grans homes del passât. 
Jasmin, 1847. 

— Alor diguér' adiou à mei soange, à ma muso. 

— Quand lou boursicol brasigaé, 
Aco's ma muso que rigué ! 

De Diou, coumo se gaugaiavo ! 
Aulhcman, i8S3. 

musquet, t.m. béarn. odeur fumet. 

Iflussenc, adj. du village de Mus. 

— Mes de sas miougranos mussencos 
Ou de sas figos bcrnissencos 
Fasié de douge à quinze francs. 
Favre. 

musHol, s. m. hibou, oiseau de nuit. 
— Trisle coum' un niussol. 

Vint, adj, muet, qui ne parle pas ou qui ne 
veut pas parler. 
Lat. mutus, inerte. 

— Se cantes, sen rouis, escoulan 
Te beben dels els, te badan. 

Jasmin. 

muta, v.n. ne pas dire un mot, se taire, se 
recueillir. — Changer, modifier. 
Lat. mutare. 

— Lei luzer sorlon de si Irau 

E lei bon viel de seis ouslau. 
Se sonlon lout urous de vioure ; 
Sus de peiro soun asseta, 
E reston aqui sens muta, 
Aa souleias que venon beorre. 
Beybaud, 18S1. 

nfutise, », m. mutisme, silence, impuis- 
sance d'articuler des sons. 

nutinado, s. f. mutinerie, désobéissance, 
obstination. . 



adj, musard, flâneur, fainéant, 
distrait. 



mazaire, 

Mu$aire, 

Muzo, s.f. retard, flânerie, délai, distraction 

>- E d'AUs, sens pause ni muzo 
GaloDperian devers Anduzo. 



mnzel, 

Mus, 

niiizeto, 

Museto, 



s. VI. museau, trogne, grimace, 



laid visage. 



Muselière. 



s. f. cornemuse , instrument 
champêtre et joyeux pour invi- 
ter à la danse. — Sac de toile 
garni de foin ou d'avoine pour 
distraire les chevaux au repos. 
— Sac militaire dans lequel les 
cavaliers serrent leurs outils de 
pansage, oii les libérés du ser- 
vice emportent leurs effets. 

Mysteri, s. m. mystère, cérémonie secrète, 
dogme religieux, article de foi, 
ce qui est surnaturel et ne peut 
se démontrer. 
Gr. ftvrrtifttK liai, misterio. 

— N'abièi pas quinca rés, esperave qu'un tems 
Esc!aririé belèu lou mysieri que len. 

IHyste, adj- rusé, dissimulé, insinuant. 

Myfsto, s. m. prêtre, prélat, initié aux mys- 
tères. 



Ifflysto, 

Barbeu, 



s. m. cyprin barbeau, poisson de 

rivière. 



Myrobolaii, s. m. divers fruits exotiques 
qui étaient employés dans les 
officines, préparation merveil- 
leuse qui guérit tous les maux. 
Gr. f*vf»Zct>^<t>os , gland odorant. 

Myrro, s. f. myrre, gomme résine des 
Indes employée dans les céré- 
monies religieuses. 

— Très reys qu'un Ingrat meno 
Porlon a Diou l'estreno 
D'encens de myrro e d'or. 
Goudouli. 




ar, quatorzième lellre de l'alphabet et la 
onzième des consonnes, corres- 
pond au nu grec, v. 

Au commeBcement d'un mot 
ou d'une syllabe celte lettre a le 
même son qu'en français, et 
elle devient nasale à la fin, et 
dans certains cas, d'une nasa- 
litô beaucoup plus prononcée. 

Dans gn elle est gulturo- 
nasale, comme dans ligne ou 
dans l'italien ognunn ; ce même 
son se rend en espagnol par n 
et en portugais par nh. 

Ka, nad, adj. aucun, nul. Lai. not unus. 

Wa, s. f. abrév. de dona, madame. 

]¥a, part, de naisse, né, qui vient de naître. 

li'aba, s. m. riche étranger, nabab, enrichi 
dans l'Inde. (Voir milord.) 

IVabal, adj. caslr. naval, qui concerne la 
marine. 

]Vabé, s. m. navet, racine fusiforme du 

Nap, Brassica napus esculenta, pi. Cruci- 

iVoi;é«, fère cultivée pour la nourriture de 

l'homme et des animaux. 

— An de rabos e de nabés. 
Do eougourios e de canlés 
D'un goust e d'iino sabo esquiso. 
Favre. 

60. 



Wabeto, 

Colza, 



IVabeto, 

Naveto, 



s. f. chou-navet dont la graine 
fournit de l'huile employée pour 

l'éclairage ou la savonnerie ; 

pi. Crucifère, Brassica napus et 

Cnmpestris oleifera. 

s. f. navette de tisserand. — 
Petit biscuit ayant une forme 
analogue. — Petit vase allongé 
dans lequel on place l'encens 
pour les cérémonies de l'Eglise. 

IVabi, s. m. et adj. nœud, collet d'une plante 
ou d'un arbre, point d'intersec- 
tion entre les racines et le tronc. 
— Nabot, contrefait, idiot. 

s. m. gasc. navire, bâtiment à 
voiles, vaisseau. Lat. navis. 
Esp. navio. Ital. navUe. 

— Qa'aquèlo mar es grando, e sens fl pcl nabion, 
D'aigo aulan que de ciel, l'home n'es rés aciou. 
Jasmin, 18S0. 

IVable, s. m. psaltérion, instrument de musi- 
que à cordes pincées ou frap- 
pées. — Cheville , noyau , 
moyeu. — Bouchon de bois qui 
ferme un trou. 



JVabire, 

Nabiou, 



Wabra, 

Nafra, 



V. a. blesser, frapper, percer. — 
Navrer, attrister. Ital. naverare. 



— Se bi'sias un jour la misèro 
Que nous acablo o nous oubâro, 
bosire cor ne sario nabrat. 



NAD 



— 9U — 



NAF 



Na«ara, s. m. et adj jaune orangé, rouge 

clair. Esp, nacarado. 

— Soun jasle do velous nacara. 

Naetae, v. n. béarn. naître, venir au monde, 
Nakhe, pousser. (Voir naisse). 

— Aciou fazen loul naydie en graupignan la terro. 

Kaerat, adj, nacré, qui a les reflets de la 
nacre. Esq. nacarado. 

Nacro, s. f. nacre, coquille blanche irisée 
Nacar, et chatoyante employée dans les 
bijoux, les camées et les incrus- 
tations. Esp. nacar. 

Naeioun, s. f. nation, territoire, pnuple, 
communauté d'origine ou de 
langue liai, nazione. Esp. nacion. 

— I,'ome lou pus urous, lu'i pus couniciil Jou mounJ.;, 
El aquèu que lo ijour Invallio, fai, rcfounle, 

l'ir IjU .'ulul d<i la iiacioiin 

Nad, adj. béarn. aucun, pas un. 
Nat, Esp.nado. Lut. nullus. 

— Nat gouyat mor per naJo Qlho, 

— De ma frulailo i/cn besi nalo. 

Nada, 1 v. n. nager, se mouvoir sur l'eau, 

Nedar, | avancer, flotter sur l'eau. - Jouir, 

profiter. Lot, nalare. Esp, nadar. 

— fabusso dins la rivièro, 

Vai, rovcn, plounjo, es(iiiio e fus' en c"nl nsaniùro, 

Kai de loir de loulo (açoun, 
Nadivo aulan ben qu'un peissoon. 
Hasi. 1881. 

— Dison que lous urous »\ paradis enlendon 
De musicos que fan oada dins lou plasé. 
Jasmin. 

Nadadou, s. m. bassin, lieu propice dans 
une rivière pour s'y baigner. 

Nadaire, s. m. et adj. nageur. — Rameur. 

— De sei viesli lou nnd.ilre 
Vtn de se desbarrassa. 

— Un bon nadaire finis per se nega. 

Nadal, Il s. m. et adj. Noël, fête de la nali- 
Nadau, \\ vite de J.-G., le 25 décembre. 
Lat. natalis. liai, natale. 
— A Nadaa au fioc, a Pascos au roc. 

— E dinqu'os al darrie bndal 
Canlen à l'aunou de N;>dal. 

Nadalé; s, m. les huit jours qui précèdent 
la Noël. 



IVadalen, adj. concernant la Noël. 

— Souc nadalen, grosse bûche 
de la Noël. 

Xadelo, s. f. clupée alhérinoïde, espèce de 
sardine de l'Adriatique. 

Xadieul, s. m. orvet fragile, serpent des 
Nadicel, haies, anguis. — Petit reptile 

Anieul, inoffensif de 32 à 35 cent, de 

long. Ses paupières clignotantes 
recouvrent des yeux impercep- 
tibles , il y en a même une 
variété tout-à-fait aveugle. 
Ety. privé d'yeux. 

A cause de celte conformation 
anormale le peuple des campa- 
pagnes en a fait un animal 
légendaire. 

— Se lou iiadh'ul avié d'ioul, 
Se lou serpcn avié ilc denl 
l'aurié ni bes'io, ni gfn. 

— Es lou nadieul que s'y viv<ié, 
Ucsniou.'ilarié foun cavale. 

Xadillio, I s. f. anneau de fer ou plaque qui 
Anillio, I soutient la meule tournante 

d'un moulin à farine. 

iXadonn, s. m. lentille d'eau, lentille des 

Lenlihûun, marais, plante aquatique de la 

fam. des Pistiacées, dont les 

petites feuilles rondes flottnt 

sur l'eau Lemna minor. 

.Nafo, s. f, V. l. bonne odeur. Arabe nafah, 

— A'go de nafo, eau de fleur 
d'oranger. Esp. azahar, 

iVafrat, adj. blessé, attristé, navré. 

— Sa doulenlo vouis enaurado, 
Coumo la d'un ci^une nafrai. 
En miicli d'uiio misto vesprado 
Aissi-jo un cant despouderal. 

.Na Dulc. 

Xafro, S f. V. l. balafre, estafilade, blessure. 

.Vai, S. m. canal, mare, fosse, bassin à 
Nay, rouir, petit lac, petite source. 
Gr. ita, couler. 

— De long 'le nai bcn founs, e dins de sou'ço (rtjo, 
D'ounl sourlièu lèu la cambo endoulonrido e rejo. 

Reybaud, )8S0. 

— Fai dourmi dins Iti nai la iiymfo treboulado, 
E veiras lèu Seloun, toulo la ccuslelado. 

Se garni de poulis bancaus. 



NAN 



— 9S5 



NAR 



Nniade, s. f. divinité secondaire ou nymphe 

des eaux , des sources, des 

rivières. Gr. »«i«f de »««, couler. 

— Naiailu, mouii iJolo, ali ! passo jias journaJo 
Que noun le cerque à loul moumcn. 
Quand de l'ouiido, la iieil, lou simple balemcn, 

We dersvellio ; ai subran la pcnsado 
Que sios aqui (fc loiinj;, que nvies ras del borl. 
Florct, 1805. 

N'aïMse, Il V. n. naître, venir au monde, sor- 
Naitre, ij lir de terre, apparaître. 

(Voir nache.) 

Esp. el Port, nacer. liai, nascere, 

— Cau douno à naisse douno à paisse, 
Respouniicguère en l'embrassant. 

Leyris. 

— Car l'art des herses noan s'aprend, 
E lou qu : l'a p.is e I naissent 
Dèu pas a'.lendre que li bengue. 

J. Azaïs, 1858. 



Xaisseiuen, 

Naissenço, 



s. m. naissance, extraction, 
origine, germination, pousse 

des graminées. 

Ital. nascenza. Cal. naxenza. 

— Mes l'aire del pais que nous douno nayssenço, 
E que Jamay noun mor dins noslro soubenciiço, 

Gaudouli. 

— Devers Tendre d'ounte Gardon pren se iiaiçudo 

Nfkiflaeduro, it $ f. mal d'ongle, de doigt, 
Neiciduro, 



petite enflure, excoriation. 



Naja, i;. a. béarn. raccommoder la poterie, 
le marbre, serrer, lier. 

Nanet, ii adj. elsubsl. nain, petit,, rabougri. 

Nenel, || Gr. laïa. 

— Ducotnet ero un nanel. 
Que pinlrabo coum'un ome, 
Méi noun las embé si del. 



Kani, 

Afbun, 



foxi. nég. non, nenni, loc. de refus. 



— liu aime pas de dire nani. 

— Nani, jamay plus n'es estai. 
Ni nou beyren la rarelat 
Qa'uno filho fasso maynaige, 
E manteiigue senso donmaige 
La flou de sa birginllat. 
Goudouli. 1639. 

— Nani, nani n'agiast tant de caquet 
CaduD un jour pourlara sonn paquit. 

Nauouu, Il s. f. nom de femme, Anne, 
Naneto, \\ Anuelte, par addition de n 
euphon. 



Xanqiiineto, s. f. toile de coton imitant le 
nankin. 

Xaiiti (Se), v. rec. prendre engage, se saisir, 
se pourvoir, se précaulionner. 

— L'orne adret pren soun nanti. 

N'ap, î. m. V. l écuelle, lasse, coupe, bassin. 
Ital. nappo. Esp.nabo, bassin. 

iVap, Il s. m. navet, racine alimentaire. 

Nttb, Il Lat. napus. (Voir nabé, rabo), 

— Un latTec nou val rès quant es daus coumo uu nap. 

Napo, s. f. grand carré de toile qui recouvre 
la table au momont des repas. 
Angl. map du lat. mappa, toile. 

— Tout ero juieu, la napo ero espandido ; 

Nous melteguea à taulo. e sans mal de façjun 
Anavian attaqua l'espnjilo d'un m«uloun, 
Quasd veguen »rri\.i la ineilusso fregido. 

.Vaifuet, s. m. el oti/. domestique de ferme, 
garçon , pitre. — Railleur , 
taquin. 

Xarbeuncs. adj. de Niirbonne. — Venl 
d'ouest du côté de Narbonne. 

— Taisu-vous doun, auro marino 
K ireniounlano e nirbouués. 
Vous que per loise une iimirino, 
Toù iicu", pecaire, \ous ilumnès 

Mistral, I8S0. 

NareÎM, || s. m. béarn. narcisse à fleurs 
Anedo, |1 blanches ou j.iunes, fam. des 

Amaryllidées; œillet de Pâques. 

Gr. vufKua, étourdir. 

Nard, s. m. plante aromatique, parfun. 
Gr. iitfSif, liai, et Esp. nardo. 

IVarillios, s. f. plttr. nar ines, les ailes du 
Narinos, nez, les fosses nasales. 

Narrilhos, Ital. narice. Esp. nariz. 

Lat. naris. 

— pla, fai l'autre, malapesto ! 
Per mas narrilbos quinto fesio ! 
E quinte bon repais vau fa. 

Prnnac, 1SC3. 

— Dou mai reste e milouno a (uelo pudecino 
1£ doumai amistouso arrivo à la narino. 
Félix. 

Narreja, v. n nasiller, parler du nez. 

\arrida, v. a. espader, peigner le chauvre 
ou le lin. 



NAS 



986 



NAT 



NarridoH, s. f. plur. embarras, déchet, 
broussailles. — Chenevolles , 
étoupe, filasse. 

IVarret, adj. nasillard, qui parle du nez. 

Nasaret, 

— Li cigaloun e li caca narret. 

Narro, // s.f. narine, nez, museau, groin. 
Narelo, () 

— N'eslremo pas dins sas narrdos 
Qu'un lier de preso de lalja. 

Narrnt, adj. fin, rusé, qui a un gros nez. 

Narsous, adj. humide. — Pré à narcisses. 

Nas, Il s. m. nez, partie saillante du visage, 
Naset, I) organe de l'odorat. 

— Toun nas do caslagnàu irop courl per de lunetlos. 

— Les diamans del cel dins sous cis «ouii perlrajis. 
Le front, les gautissous e le na«el soun fayls 
D'un sali de beulal d'un foun de Ijouno graoio. 

Goud. 

IVasardo , s, f. chiquenaude , insulte , 
moquerie. 

— Lou maréchal qu'ero davan, 
Abordo lou serjanl do gardo 
E lou lombo d'uno nasardo. 

Favre. 

IVase, adj. ivre, pris de vin, mouillé. 

Naseo, s. f. faux pas, fnule, balourdise, 
bévue. — Drôlerie, hâblerie. 

Lat. nescius. 

— Ero pa'ncaro en bas 

Quagué coumprés la nasco qu'avié fa. 



NasBO, 

Feucho, 



Naseo, 

Embriaigo, 
Erbo di ma$co, I 



Naseja, 

Nazeja, 

IVasitor, 

Nastoun, 



s. f. inule visqueuse, année, 
plante à odeur forte, herbe 
aux mouches, fam. des Com- 
posées. 

V. n. montrer le bout du nez, reni- 
fler, flairer, épier. 

s. m. cresson alenois, passerage 
cultivée. Lepidium sativum, pl. 
fam. des Crucifères, employée 
en salade, de nas turtium (nasus 
torlus) qui pique le nez. 



Nasîtor sauvage, 

Jamtor, 
NatiUor, 



s. m. petit passerage, 
lépidie graminée, pl . 
même famille et 



même emploi. 
Nasturtium sylvestre. 



s. f. prairie marécageuse, tour- 
bière, terrain mouvant composé 
de plantes aquatiques , des 
Cypéracées ou des Graminées. 
— Panier d'osier pour la pêche, 
filet pour les petits oiseaux. — 
Piège. Lat. nassa. 



Nastoun dis Indo, 

Capouchino, 



s. m. cresson du 
Pérou, capucine à 
grandes fleurs jaune orangé, 
dont on prépare les boutons 
naissants comme ceux du 
câprier. Trapœolum majus. 
T. tuberosum. 

IVat, I adj. béarn. aucun, pas un. 

Nad, I Esp.nada, rien. 

— Mé.s s'en bézio que nal d'es iiou plourabo, 
Abion pleura. 

Jasmin. 



Nat, 

Na, 



part, de naisse, nache, naître. 
Lat. natus. Syn. naissut, naseu. 

lèu tournarai dins mouu vilage 
Veire lou nis onnie sièo nal. 



— Rcvese anfîn em'grand affla 
Lou gran cajau ounie souy na. 

Nata, I y. a. recouvrir de nattes. — Tresser 
Trena, I les cheveux, la soie, le lin, la paille. 

— Abriter des plantes ou des 

fleurs. 

Xatal, adj. lieu de naissance, pays, date. 
Natau, Lat. nalalis. Esp.nativo. It. natale. 

— Crapouno, la vilo nalalo, 
Qu'as coumblado de lan de ben, 
Dins une oublidanço falalo, 

S'es endourmldo proun de lems. 
Crousillat, 1862. 

IVation, adj. pur, naturel, originel, natif, 
indigène. Lat. nativus. It. nativo. 

IVatural, adj. conforme à la nature, à la 
raison, à l'usage. Ital. naturale. 

Natnro, s. f, nature, l'ensemble des êtres et 
choses créées. — L'univers, la 
campagne. — Tempérament , 
constitution. 

— Sérié trop long de racounu 

Lei merveilbo de l'an, amai de la naluro, 
D'aquel endrech periout cita. 



NAV 



— 987 — 



NEB 



— Car l'orne, d'aquel lems, à la sajo naturo 
Foursabo pas la man, ni per sa nourriluro, 
Ni per il'aulres besouns que n'esproubavo pas. 

Florol. 

— Soiiven (lins lou simple réduit 
D'un jar lin fa per la naturo, 
le goustave aquel dous fruit 
Que l'on irovo dins la leituro. 
Desanat. 



Navil, 



t. f. navire, barque, canot. 
Itnl. et Esf). nave, du lat. navis. 
Gr. vuo(, de >■«», nager. 



— Vengon lei cop de rnar e bramon lois aurasso, 
La naa Iranquilanien entre lis erso passo. 
Oarnier. 

- Lou tron brasis e lou pescaire 
Tiro sus lou sable sa nau. 



Nau. 

Nôu, 

IVanco, 

Nouio, 



adj. béarn. et subsl. neuf, opposé à 
vieux. — Neuf, nom dénombre. 

s. f. auge , cuvier , récipient 
allongé. — Vasque, bassin. 
Ital. nave. 



— Al mitan d'uno nauco oun l'aigo canto e ris. 



Naneado, 

Naucat, 



s. f. une pleine auge, 
fosse, grande rigole. 



une 



Nauiiuet, s. m. b''quel, auge, cuvier. 

— Oant el-nielis, plé d'atcourelos 
Para del nas cent candeletos, 
En fouzilhantcoumo un pourquet 
Que manjo bren dius un nauquel. 
Goudouli, 1G3». 



Nant, 

Naou, 



adj. haul. Lat. uUe, élevé, 
dessus, liai, et Esf. alto. 



au- 



— Avitîu esealeja au pu naou 
Que noun avié fa tout Inu reslo. 
Félix. 



pron. nous, nous autres. 
Esf. nos otros. 



Nautri, 

Naulres, 

Nout-aou, 

— Foù qu'an de nautri, ieui, sans demanda sonn resto. 
Sus lou sonc d'un bonclié laisse coupa sa testo. 

— E jou plonri ! jou me lourmenli ! 
Lou malur de ché lu s'es ipudat chez nous-aou 
Aben nostre pay bien malaou. 
Jasmin. 



NaTeJa, ii 

Naviga, || 

Navaeel, 

Navakl, 



V. n, naviguer, avancer, conduire 
sur l'eau en mer ou en rivière. 

n. pr. nautonnier, marinier , 
passeur. -— Moine. 



Naveto, | s. f. récipient allongé en forme de 

Nabeto, \ barque. — Vase d'église ou 

d'office Oulil de tisserand qui 

renferme l'espoulin chargé de 

la trame à lisser, — Navette en 

os ou en ivoire pour les ouvrages 

à nœuds ou en filet. 

• - Fousen la vigno e pou?san la navelo, 
lialten lou ferre e Iravaian lou bos. 
Bigot. 

— Diran que foriô miex, ignouren coumo siéu 
Oe poussa ma nkvelo e de passa lous ûéu, 
R. Grivel, 1^67. 

Naveu grou, s. m. grosse navette, colza 
d'hiver à fleurs jaunes. 
(Voir nap, nabeto). 

IVaya, ji v. act. immerger, baigner, rouir, 
Naia, || faire macérer le chanvre dans un 
bassin ou une rivière. Nay, 
petite ville des Basses-Pyrénées 
où l'on fait rouir le chanvre 
dans le Gave. 

Nazie, adj. pourvu d'un gros nez. 

Nazilla, ii v. n. naziller, parler du nez, 
Narreja, |j renifler, fouiller du nez, fouiner. 

IVe, n'en, prép. ne, en, de cela, delà. 

— Ne vese cap, je n'en voisaucun; 

— Per ne tira quanque proufit 
Es-li segu d'avudro lou débit. 

— N'en vos, vai ié, n'en vos pas, mando ié. 

— N'avian pas proun de carriéiro à Marsiho, 
N'avian pas proun de gran camin poussoos. 
Gelu. 

Neba, il v, n. neiger, se dit de la neige qui 
Neva, Il tombe. 

Nebaira, v. n. blanchir, grisonner. — 
Neiger faiblement. 

Nebla, v. n. obscurcir, couvrir de brouil- 
lards, — Bruiner. — Gâter, 
brouir du froid. 

— Es un vol de foucos que neblo lou sonrel. 

Neblo, I s. f. brume, brouillard, humidité. 

Niblo, I Jtal. nebbia, Esp. niebla. 

— Apo, pecaire ! ablasigado, 

Se fau m'enlourna, mourirai ; 
Monrirai de neblo plegado ; 
Lis iue vira vers ma bourgade, 
Sus voslre verglas loumbarai. 
Gaussen . 



NEC 



— 958 - 



NEG 



Nebloua, 

Neous, 



adj. brumeux, nébuleux, obs- 
cur. Itahnebbioso 



— Loa soulèu tout neljlous, li'inlre II grand vala 
Dou cairé de Piaaié venié de f écoula. 
Serre. 

— Troves à", nostro valounado, 
L'er mau-san, nsblous, esladis ? 

IV'ebout, s. m. neveu, fils de frère ou de 
Neps, sœur, pelil-fils, la postérité. 

liai, nipote du lat. nepos. 

— E lou neboul gagnan l:i crouls 
Cuuni'un ileiiioiin cruchlra louis. 

Jasmm. 

Née, 11 ad;', étonné, ébahi, confus, penaud, 
Neco, Il niais, ignorant. Syn. candi. — Faible, 
sans force. 

— De qu'escoundes aqui de béu î 

Un rouman, dis enca 'n pau nfco. 

— Quand ié faguère oubserv'aco 
La paaro musc sigaé neco. 

Neen, v. a, étonner, surprendre. — Tromper, 
nuire. — Nier. 

— Ah ! ben laissas me faire ièu. 
Que vole, aqueslo lesprenaJo, 
lien ncca tou'o la meiiiado. 

Crousillat. 

Aveatuiisi, adj. nuisible, fatal, meurtrier. 

— Soun pé loco la lerro, e soun bras necatussi 
brando U'eici d'eilà uoo desirau d'infer. 
Gareln . 

Neeli, Il s. f. nuit, obscurité. 
Nuech, Il (Voir neit.) 

— Mes ièu tout soûl al lech cridabo nech e jour. 
— Que dèu faire en a^uel jour de feslo 

Quand las filhos lou van irouba la oech, 
Tani per dansa que fadeja sul lech. 
Aug. Gaillard. 

Neei, jj ad;, niais, nigaud, imbécile, innocent. 
Baou, Il Lat. neseius. Esp. necio. 

— Sies un pau neci dôu creire. 

— Sies pas neci defoun, se n'en fàu pas de gaire, 

— Toati li oeci soun pas a Sen-Remy . 

Neeias, adj. gros nigaud, slupide, lourdeau. 

— Eron pas l.'op countent d'ana coare li fieiro 

Coumo do lonis, de necia's, 
Dins de barracos engabias. 
Félix, 1873. 

Neeiye, i. m. bêlise, imbécilité, sottise. 

Necite, adj, et subtt. nécessaire, urgent, 
presMQt. 



— Coumo \ous, pense qu'es necile. 

De n'en dcsbaras^a iuu veissèu au pus vile. 

— Per lou necile dau couvent 
Venié de courre li bourgado, 
E lournavo, mai que countent, 
Dou rcndemen de si cambado. 
Roumieu\. 

Neeessari, s. m. cassette, itui, trousse, 
coffret, boîte. — L'essentiel, 
l'indispenscible. 

iXeeessitous, adj. nécessiteux, besogneux, 
indigent. 
— A jouinesso peressouso vicillesso necessilouso. 

Ned, adj. net, clair, transparent, pur, franc. 
Port, nedeo. Ital. nelto. 

Nedeiar, v. a. v. l. nettoyer , purifier , 
racler, blanchir. 

Neda, v.n. nager. (Voir nuda.) 

— Dau cùu ounio nedo loun amo, 
Es, inclio au fjrigas ounle sièu, 
Escouto la voués que le bramo 
E que le dis : Pngo per ièu. 

Crousiliat. 

rS'edo, (. f. nage, natation, sueur. 

V. a. nier, contester, désavouer, 
refuser, li'sp negar.ltal. negare, du 
rad, me, non pas. 



\eKa, I 

Neya, \ 

iXega, 

Se nega, 
Se neja, 



V. a. et ree. noyer, submerger, faire 

périr sous l'eau. — Se perdre, se 

ruiner. Ital. negare, du lat. necare, 

tuer. 

- Car iéu ère bagnat d'uno lalo manieyro. 
Que semblave un ralou quand son d'uno oulibieyro ; 
Lou moussu me disec : tu l'es pensa nega, 
Ta cal ben mettre al liecb per le faire eissuga . 
Aug. Gaillard. 

— Nejado, redesido e mudoe sens coulour. 

— Aco dich, coumo uno graooulho, 
D'un bound si lango dins lou gour, 
Lou pauri) manco de vigour, 
Si nego e l'oundo a sa despoulho. 
Aubert. 

Neitable, adj. niable, contestable. 



Negadis, 

Negous, 



adj. marécageux , détrempé , 
bon à noyer, à inonder. 



— Dei negadis veses lis amo 
Que Irepon autour dei roucas. 

Nesadoy «. f. noyade. —Chose niée. 



NEG 



9S9 - 



NEr 



NeK«-eliin, Il s. m. périssoire , batelet 
Negofol, étroit et long dont se servent 

les chasseurs pour atteindre ou 
cerner les troupes de gibier 
aquatique , canards , macreu- 
ses, etc. F, centr. gnole, tignole, 
yole. 
Loii lenJeman Je bon malia 
Iti laissel fiire un ncgo-chin, 
Que dins quatre jours seguet preste. 
— Dins Bien d'un lés, a d'aigo jusqu'au col. 
Ou se fai fresc, conris au nego-fol, 
E calo, pcsco, orjo, poujo e ben Irimo ; 
Mes canio, ris, et bbre, se peitimo. 
Fiorel, 1873. 

Negoei, «. m. négoce, commerce, trafic, 
industrie. — Affaires, embarras, 
soucis, liai, negozio. Esp, négocia. 
Lat. nec otium. 
— Ai nioun found de mllo .«a, 
A cinq sou piço lei loghi 
l'ir kl ni'goucian de hla. 



Gelu- 



Negrinèu, 
Neyre, 



adj. noiraud, brun, brunâtre. 
Lat. nigrans. 

adj. noir, obscur, meurtri, livide, 
triste, méchant. 

Esp. negro. liai. nero. 

— QuVys un peiil dcinoun qu'o| pelon poulo neyro, 
Qiie fai lour cuumissious ben miés qu'uno cliambriejro. 

H. Grivel, 18C2. 

— lôii souy counienque sio la negto coumo un gorp, 
Car quand la bajsaroy, clucarey coiiino un borp. 

XegresHo, s. f. et adj. femme noire d'Afri- 
que, négresse. — La bouteille. 

— En m'alrouva» au descubcrt 
U'avé boustiga la negresso. 
Gelu. 

^VlSprasMO, Il S. f. canard double macreuse, 

Brunasso, |j de passage en hiver, qui va 

nicher dans le Nord. 

Anas fusca. 

V. a, et n. noircir, rendre noir, 

devenir noir, obscur. 



Negria, 

Negreja, 
Negrezi, 



— Louscainis pertoul negrejabon. 
L'un auriô dit qu'eron pabals 
De fournigos que carrejabon 
Lous graiis pet sol cscatnpilbats. 

Negril, s. m. colespe barbare, petit coléop- 
tère noir et pubescent qui dévore 
les jeunes tiges de la (luzerne. 
Colaspiê aln. 



\egrou, s./", noirceur, obscurité. — Tris- 
tesse, humeur noire. — Intrigue, 
médisance. -- Tache, noircis- 
sure. 



Xegroiin, 

Negrous, 



ad), noirâtre, brun ou violet 
foncé. liai, nericcio. 



— De figo negrouno e de cacbodcnt. 

iXeitTroun, Il s. m. canard morillon de pas- 
Boui-negre, \\ sage en hiver, dont quelques 

individus nichentdans les marais 

du Midi. Anas fuligula. 

X'eyro |>eIi88o, n. pr. de lieu, peau noire, 
manteau noir, robe noire. 

Neija, V. n. béarii neiger, blanchir. 
Neoua, i^Voir neba, neva.) 

^'esun, Il adj. personne, aucun, aucune. 
Negtis, Il Esp. ninguno. liai, niuno. 

— IVr peniioiisii o '|ut alniosno 
Ni jjcr iifguno t'u^o buno. 

Xeîelieuso, |j s. f. naissance, extraction, 

AMssenço, \\ oiiginc. — Germination , 

source. 
liai, nuscenza du lat mscenlia. 

— lùu soiiy lou pu j.iuyoïis ilc l.i voslro naycbeiiso 1 
Q le de cap de pel I que siô janiay iia^cul. 
Aiig (ïaillard. 

Neissoun, s. m. source, eau naissante. 

(Voir tissour, sourgent). 

Neijo, I s. f. neige, eau congelée qui tombe 
Néu, Il en flocons. Pétales des fleurs blan- 
ches qui simulent la neige. 
Esp. nieve.llal. neve, du lal.nix. 

— Lou pays de la fré di' l'aiiro e de h néj. 

i\eit, s. f nuit, espace de temps d'un 
Nioch, crépuscule à l'autre. ~ Obscurité 

physique ou morale. Esp. noche. 

liai, nolte. Ang. nighl. AU, nacht, 

— Dourmis tn pas jusqu'à dema, 
Perque loun cu-ps noun se refrége, 
Touio la neil lapo le pla, 
E quand l'aubo pounchcjar.n, 
Hai l-e:i sens que digus le b»ge. 
J. Azaïs, 1888. 

— Ks (ias qu'un sounge inesplicahlo 
Que |0U1 lous iols, ai neil e jour, 
Floret. 



NES 



— 960 - 



NÊU 



NemaiiMa, s. f. Nimes, ville antique. 

— Narbouno o soun mèa bloand, 
La vièio Ncmansa qu'es louto cenlurado 

De moutiumens roumans, 
Vei Irima, cade jour, dins loulo l'encountrado 
Sous pus viels rachalans. 



Nequelit, 

Necarit, 



adj. amaigri, exténué, sans 
force. Lat. neclus, souffrant. 



~ Tout escas se vese ta draio 
Nequelido per las calou's. 



Nequelimen, 

Necarimen, 



s. m. inanition, faiblesse, 
maigreur. 

T'amarai coumo un bon regali 
Après un long nequelimen. 



IVer, s. 7n. nerf de bœuf, gros ligament 
iVerM, élastique desséché et préparé pour 
Nervi, instruments de musique. 
Ital. nervo. Esp. nervio. 
Lat. nervus, Gr. vswfov. 

— Surnom donné à Mar- 
seille aux tapageurs, gamins, 
mauvais sujet. 

— Oh perqué Bënedit espoulis plus lei nervi ? 
PerqueGelu qu'avié dins sei dels tant de nervi, 
Nous fa plusfrenesi 'mé sa coucrdo d'aran. 

Gaut. 

— Lou nervi souerlo plus, vo souerte d'escoundoun. 

— Conmo va que v' eria fa nervi, 
E coumo vous n'en s'es lira. 

IVerbons, Il adj. nerveux, vigoureux, solide, 
AWvous, Il résistant. — Irritable, coléri- 
que. Itd. nervoso. Esp. nervioso. 

— Un roure esp^s, nervous, brancaru e tant grand, 
Que semblavo uno lourre, uno cou6lo, un gigant, 
Pas trop lucn d'un canié, dins leis or s'enaussavo. 

M Poutrelly, 

Nepto, n s. f. myrte commun, arbrisseau 
Murto, I toujours vert à feuilles et fleurs 

aromatiques, consacré à Vénus. 

(Voir erbo dôu laghï) . 

-~ Garrigue, colline à arbres 

verts. 

— Belle vous pre?enie la nerlo, 
Nostre paure amour vai à perlo. 

Neseî, adj. niais. (Voir neci.) 



Nespié, 

Nesplié, 
UespouUé, 



s, m. néflier d'Allemagne, arbris- 
seau de la fam. des Pomacées à 
fleurs blanches et à fruit astrin- 
gent. 



\espo, 

Nesplo, 
Mespoulo, 



s. f. nèfle, fruit de couleur grisâtre, 
très âpre, à cinq noyaux osseux, 
que l'on fait mûrir sur la paille. 

Esp. nispola. Ital. nespola, du 

Gr. /iiTTiiXti, 



— Emé Ion lems e «as la palho 
Lei nespo s'amaduraran. 



IVestonn, 

A^astoun, 



s. m. cresson alenois, nasitor, 
plante potagère fam. des Cru- 
cifères. Lepidium sativum, nas- 
lurtium. 



Net, I adj. net, clair, propre, poli, sans tache. 
Ned, I Ital. netto. Esp. nelo. Port, nedeo^ du 
lat. nitidus. 

— Crei me, l'image mislo e nelo 
Retrais un pau ma chatouneto. 

— Entre arriva a fa plaço neto. 

IVeteJa, v. a. rendre net, propre, brillant. 
Neddar, — Secouer, balayer, purifier. 
Ital. nettare. Lat. nitidare. 

Neti^e, s m. propreté, netteté, éclat. 

— Savès l'ourguei que l'Arlalenco 
Plaço dins la telelo o lou netige. 

S. f. neige, eau congelée qui tombe en 
petits flocons blancs. Pétales des 

fleurs blanches. 

Esp. nieve. Ital. neve. 
— Triste coumo li gran nèu. 

— (ver de néu, prinlems es bèu. 

Vai veire un gro serpeu sur lo nèa eitendu, 
MerQ, jola, rede, perdu. 

Foucaud. 



Nejo, 



Netar , s. m, nectar, 
agréable. 



liqueur douce et 



Nèu, adj. nouveau, qui n'a pas servi, 
Nàu, récent, moderne. Êsp. nuevo. 

liai, nuovo, novello, du lat. novus. 

(Voir nouvel). 

— Sul sol mouflet, touijour pé-nudo troto 
Per espargna jusqu'il bal de la boto, 
Lous souliés néons que porto dins sas mas. 
Jasmin, 1843. 



— Baci l'oustal, l'an habillât de nèu. 



Nèulo, 

Noulo, 



s. f. nouille, pâte légère, oublie, 
gauffre, AU. nudel. 

— Aquèu tourroun à la pistacho 
quicha en're dos nèulo blanco que fan 
tant gau eis enfant. 



NIA 



— ÔGl - 



NIC 



Neva, V. n. neiger, blanchir, tomber comnne 
de la neige. 
Ital. nevare. Esp. nevar. 

— Quand nevo dins li mounlagno 
Fai ben fro dins nosli vau. 

— En ivcr quand jalo e que nevo 
Cau lou rfscaufû dins soun lie. 

Crousillal, lt<SO. 



J^eviado, 

Nevicado, 



s. f. chûle de neige, giboulée. 



BTevié, s. m. lieu couvert de neige, glacier. 



— Garido de la p6u qu'avii 

Neto e blanco coutno un nevië. 
De Lafare, 1838. 



nrevioas, 

Neous, 



adj, neigeux, disposé à la neige, 
brumeux. 



Weyt, \\ s. f. nuit, ténèbres, obscurité physi- 
Nioch, Il que ou morale. (Voir n«t/.) 
Lat. nox. 
— Déjà la ney encruinis \i naluro. 

Tout es Irauquile c loul cargo lou dol ; 
Dins lou cloucliB la brezago inunnuro, 
E lou luquet succède al roussignol. 
Jasmin. 

— La neil es claro 
La beyras lout-aio 
Sul siéli qu'ey fey. 



IKia, 

Al sa. 



JiiaAo, 

Nisado, 



V. H. nicher, faire son nid. — Se 
cacher, se blotir. 

Esp. anidar, du lat. nidiis. 

s. f. nichéo, couvée. — Portée, 
ventrée liai, nidata. Esp. nidada. 

Un paire avié per louio niado 

l'n nisloun, e l'airnavo lan. 

Que per saupre sa deslinado, 

Avié counsulta Ici boumian. 
Bourrelly. 



Kialo, 

Mascarun, 



s. f. nielle, maladie des blés pro- 
duite par un champignon parasite, 
qui convertit l'épi en une pous- 
sière noirâtre. Uredo carbo. — 
Agrostème nielle, nielle des 
champs, plante parasite, fam. 
des Caryophillées, qui croît dans 
les blés, les fleurs sont d'un 
rouge violet et les graines noires 
qui en proviennent donnent un 
mauvais golit et un vilain 
aspect à la farine. Itat. nigella. 
Esp. neguilla, du lat. niyrans, 
noirâtre. 

61 



IViaie, | adj. pris au nid, simple, sans expé- 
Niais, Il rience. Lat. nidicus. Ital. nidiace. 

IViau, Il s. m. œuf factice placé dans le nid 
Msairôu, \\ où vont pondre les poules. 

Béarn. nisati. Fr. cent. niot. 

Kibel, Il s. m. caslr. niveau, ligne parallèle 

Nh'èu, Il à l'horizon. Esp. nivel. Port, livel, 
du lat. ad libellam, Angl. level. 



niibela, 

Nivela, 



V. a. caslr. niveler, rendre horizon- 
tal, égal. 



— Aquel pabat es pas proun ben nibelat. 

ATibelo, s. m. et f. sot, nigaud, lâche, 
couard. 

— Es un Jan de nibelo. 

miblatas, s. m. aiigm. gros nuage noir. — 
Gros oiseau, corbeau, milan. 
Jtal. nibbiaccio. 

jyibonl^ I s. 7n. nuage, vapeurs suspendues 
Nivon, I dans l'air. — Voile, obscurité. 

//. nuvola Esp. nube. Gr. n<piX>i. 

nrible, n «. f. brouillard, vapeurs qui S9 con- 
Neblo, densent sur le sol ou sur les arbres. 

— Qa'el brilho o Irovcr de lo nible 
Que li sen couoio de inaniéu. 

Foucaud. 

nrielio, s. f. enfoncement, réduit, retraite, 
NUso, cage à chien ou à singe. 

liai, nicchia. Esp. niclio, 

KielioH, s. f. phr. malice, plaisanterie, 
Nicos, grimaces, espièglerie, geste rail- 

leur. Holl. nyck, nuk, raillerie. 

IVieliouIo, s. f. engoulevent ordinaire, 
Boupolo, oiseau de passage à large 

Chaucho-grapau, bec qui se nourrit d'insectes 
et de scarabées, comme les mar- 
tinets. Cuprimulgus Europœus. 
Béarn. nitolo, Esp. chotacabra. 

Wieo. s. f. malice, raillerie, critique, défi. 

— Qu'os bel de saupre la musico, 
Lou col m'a fa présent d'un famous gargalhol 
Qui gausariô me fa la nico. 
Mir. 

Kieroelio, s. f. arme à croc, gaffe, hame- 
çon. — Embarras, opposition. 



NIL 



— 962 — 



NIN 



Kiecli, 

Neit, 
Nué, 



]Vieiro, 

Nièro, 
Gneiro, 



s. f. nuit, temps obscur d'un cré- 
puscule à l'autre. Gr. ï«|. H noite. 
Esp. noche. Port, noite. Angl. night. 
(Voir nioch, nueeh.) 

— Aqaesl' an sen eici servitur, l'an 
que von, liome libre dins la terro 
d'Israël, qu'es dilTerenciado aqnesio 
nué do louli lis aulri nué! 

eu. des Juifs Comtadins. 

Obro de nuech, vergougno de jour. 

S. f. puce, petit insecte aptère, 
parasite de l'Iiomme et d'autres 
mammifères. Pulga hritans. 
Lat. nigra. liai. nera. 

— Li a d« gens qiie per lua lei niero an pas hesoun 
De ren, e nia d'aulri que cercon nn canoun. 
Bourrclly. 
— Per iéu u que noço c fi'sliii ; 
Figuro le lei caj' ponpudo, 
Lei formo courchoiinado o druilo 
Dei dous cresiian, d'ouni senso fin 
lèu pessugue lou casaquin, 
le dis la nioro sa coumaire ; 
Véses que palifse pas gaire. 
J. Morel, 1828. 

IVieiroiiii, s. m. puceron, petits insectes 
Nièrun, des jardins qui rongent les 

feuilles des plantes potagères. 

]!Vi«iroat!, a(/;'. couvert do puces, sujet aux 
puces. 

IKielo, s. f. gravure marquée par un émai| 
noir. Lat, nigella, àm. de nigra 

nient, Il adv. v. l. néant, rien, peu de chose. 
Nint, Il liai, niente, du lat. ne entis. 

mietso, s. f. nièce, fille de frère ou de sœur. 
Esp. nieta. 



Wieiieliado, 

Nuechado, 



s. f. pendant la nuit, toute 
la nuit, nuitée. 



— Ma mio es dins soun lié couchaJo 
Que plouro touto la nieucliadu. 

niiifla, v.n. flairer, sentir, respirer fortement. 

nifleja, V. n. écornifler, chercher indiscrè- 
tement, épier. 
Lat. nasiflare. liai, fiutare. 

IVIflo. Il i.f. morve, humeur visqueuse qui 
Mecho, Il découle des narines. 

Nillin, V. n. hennir en parlant du cheval. 

— B'a reslounli qualco nilhado 
Vès l'eslable qu'es alandal. 
Fourés. 



Xillio. s. f, safran printanier. Crocus vernus. 

s. f. colchique d'au- 
tomne, safran bâ- 
tard, narcisse d'automne. 
Colchicum aulumnale. 



IVillio d'autouno, 

Bramo vaco. 



Nijçaut, 

Nigadouio, 



adj. nigaud, sol, niais, simple ; 
variante de maisaud. liai, nidiace. 



Nigouicto, s. f. luette, appendice charnu 

Liboukio, du fond du gosier. Ital. tigola, 

Luseto, du lat. uva. Esp. campanilla. 

Port, campanha. 

— Ifadavo. e de soun bé coumo cmbé de mouch'lo 
Sans ié tuuca la iiigoulélo 
Dins lou gousié dou loup cabussé jusqu'au fonnd. 
13igol. 

M-niai, adv. non plus, pas davantage, 

Nou-ma, aussi peu, ni plus ni moins. 

— Ne laslavo jumai riou-ma do la fumado 
Que II mounlavo dins lou oa. 
Foucaud . 

Niniansen, | s. m. eiadj. nimois, habitant 

Nimouês, 1 de Nimes, némausien. 

— Lou nimouès se souven 
D'oslr'osla un pau Ruuinen. 

Nîmes, n. pr. de ville, Nimes, autiefois 
Nemse, Nemausa, chef-lieu du départe- 

ment du Gard. 

— Cau s'en vai de Niiie 
A perdu tout l'ime : 
Cau quilo Avignoun 
K'a pas sa rfsoun. 

— Nous vejaqui ; sen lis enfan de Nime, 
Lou viel luser hous gardo e cren pas rés, 
Sans s'alassa. Dieu nous mando à bol ime 
Gla dins la baisso, c rasin sus lou grés. 
Bigot, d872. 

— Princesso Oel Miljour, Nimes lan encanlado, 
Gilo al grand sourel, ai ciel bin, 
Pel'egi la graudou sui la poyro pinlrado, 
Calhô que Longuessi cliè tu. 
Jasmin, 18-47. 



Nil», 

Niou, 

Nin, 

Nenet, 



s. m. héurn. nid, . couche, berceau, j 
gite. (Voir nis.) 

s. m. nain, petit de taille, rabougri, 
{Nolrnanet.) Lat. nauvs. 



Nina, Il v, n. dormir, bercer, tourner en 

Se nina, \\ dormant (se dit d'une toupie) se 

balancer. Esp. ninear. I 
— Sa faire nina la baudafo. 



NIP - 963 

— Amoureuses veneia a tni 

Lfs que non pomlels pas dourmi ; 
Ca- quand on a prés la mounino, 
Aco's Sfgiir que l'amour nino. 
Goudouli. 

i\inarel, adj. enfant au berceau, chélif, 
souffreteux, pleurard. 

IVinéio, s. f. troupe d'enfants, jeunes 

Ninoio, lilles. — Nain, naine. 

Ital. nirtnola. Esp. nifieria. 

— Toute la nineio 
Envèjo loun sort. 
Auras per licîurèio 
Anéu e cros d'or. 

Crousillai, 1802 



NIS 



Sièu la rcino de l'er, lu vives dins la fousco 
Se trevi lei pal,iis e niounl! dins lei mèu, 
Se m'asseli de fés à la laulo dei dieu, 
Ti tirasses au s6u, e siés touto ninoio. 
Bourrelly, 1869. 



Nineto, 

Naneto, 

Ninfo, 

Nimfo, 



s. f. niaise, innocente, simple. — 
Naine, rabougrie. Gr. i«.na*. 

s. f. nymphe, jeune beauté, divi- 
nité des fontaines, des bois, des 

prés. lat. nympha, du Gr. vvfc<i>„, 

jeune fille. 

— Torno cluca lousels, al biel ridèu s'altrapo, 
E crei du reteni la nirnfo que s'oscapo. 
Jasmin, 1842, 

— t ong di massugo, en fino taio, 
Dins lou crislau pur coum' argent, 
1' a 'no ninfo que se miraio 
I fros cacaKis d'un sourgenl. 
P. Arène, 1871. 

iVioeb, s. f. nuit, les heures d'obscurité. 
(Voir nué, neit, niech, gnieu.) 
— Davan que siègue nioch auren quauque groupes. 

IVioiso, s. /'. nuisance, dommage, obstacle. 
— Querelle, noise, liai, nocenza. 

.\ioH, Il s m. nuage, brume, vapeur, 
Nioure, (Voir niho, niboul.) 
Nioule, Il 

— Nioure de vespre Iroumpo varlet. 

Mouleto, s. f. luette, [^oxrnigoulelo.) 

Nipa, I V. a. fournir de nippes, de vêle- 
Prouvesi, | menls. 

— Te cresiéi pas tan bon nipa. 

XipoB, s, f. plur. vêtements, hardes, gue- 
nilles. 
— Ounie trouvères lant de mobles e de nipos. 



!Vîs, Il s. m. nid d'oiseau. — Berceau d'en- . 
Niou, il fant. — dite, réduit, demeure. 

Ital. et Esp. nido. Lat. nidus. 

Angl. et Ail. nest, du Gr. »s«f, 

petit. 

— Tant es vrai que do cliasq' oucel 
Lon promié nis es lou pus bel. 

Favre, ISIO. 

— Vai lou pouli nis que bastisse 
Es dous e mollet que nonn sai. 

— Passeronnô, que sies nrous ! 
Do pau de jour ta vido es facho. 
Se 1,1 branco rufo le cacho, 
Oins la mousso as un nis pu dous. 

Bigot, 1835. 



Xîsa, 

Nta, 



, Il V. n. nicher, se cacher, se blottir, se 
\\ loger haut. Fr. eentr. niger, faire son 
nid. Esp. anidar. 

Jusl' an moumon ount' desespcravian. 
Fan nosli genl, en pican sus la taulo, 
Aven trouva l'orne qai; cercavian !! . . . 
Sen dins l'ouslau m'ounio lou bonur niso. 
Gautier, 1880. 

— Soûl' uno tan bollo lournuro 
Dèu nisa, segur, forço esprit. 

— Mes souven sus aqueslo terro 
Lou serpen niso sout lei flonr. 

— Lou poulit aubr'onnle ch^aqu'an 
Anavon nisa li bisquerlo. 



iVisado, s. f. nichée, couvée. — Portée, 
Niserado, — Troupe d'enfants. (Voir niado). 
Mdado, Ital. nidata. Esp. nidal. 

— Quand ère pichot cercave li nisado, 
— La nisado e lei boulet 

Soun al premié que i'a lou det. 

— Que s'en sauve pas un de loulo la nisado, 
Fasés lé prendre la voulado. 
Hardi, lou cabus dins la mar. 
Félix. 

— Aqui tas amours e tajoio, 
E por fa toun bresilhamen. 
Te eau l'oumbreio de la fièio. 
Ta nisado e lou firmamen. 
GuiralJenc, 

Nisaié, s. m. las d'œufs, couvain d'insectes 
parasites, tas d'immondices. 

iXisan, s. m. ouverture qui conduit au nid. 
— Boulin, pot de terre pour 
faire nicher les pigeons et autres 
oiseaux. 

Xisera, augm. de nisa, nicher, percher. 



NIV 



- 964 



NIV 



Nisdn, $. m. œuf fa.;tice laissé au nid 
Nisairôu, pour inviter les poules à aller 
poudre. Béarn. nmi, nisau. 

Nispoulié, s. m. néflier d'Allemagne. 
(Voir nespouhé). 



Niveirdu, 

Qitin^arnevious, 



s. m. gros bec neivrole, 



Nissar, 

Niçor, 



Nissôu, 
Bhoc, 



adj. de Nice. — Orange de Nice, 
bouquet ou Oeurs, etc. 

Nissardarié, s. f. niaiseries, bagatelles. 

Xissardeja, v. n. badiner, niaiser, pale- 
liner. 

s. 711. terre-noix, bunion-bulbeux, 
châtaigne de terre, pi. ombeilifère 
à fleur blanche ; sa racine forme 

un tubercule dont les pourceaux 

sont très friands. 

Duniiim lulbocastanum. 



N'iîisonloiiis, 

Arcielous, 
Brtigtiet, 



s. m. plur. bolet comestible, 
cèpe, gyrole ; gros cham- 
pignon bronzé dessus et 

verdàtre dessous. 

Boletus edulis, bovinus. 



Nist, 

Nistoun, 



adj. et subsl. enfant curifux, ques- 
tionneur, petit oiseau. 



— Dei prepaus di moussa, dei cansoun cU fumelo, 
Dei qucsiioun di nistoun, surlout me sièu nourri ; 
Tani qu'un secret nouvèu couligo sa cervelo, 
Lou seni-gran v6u pas mouri. 
Gelu, t8b2. 



Nista, 

Nisteja, 

Mto, Il 

Limo, Il 



V. n. et ad. chercher des nids. — 
Fureter, épier, regarder de côté. 

s. /"vase, limon, boue, terre d'allu- 
vion. 



Nitolo, s. f. engoulevent. (Voir nic/tou/o.) 
Nitouclio, s. f. simple, innocent, hypocrite. 

Nitou», adj limoneux, boueux, vaseux. 

— Aco dit, noslo vanilouso, 
Cabusso dins i'aign nitou>o, 
E bOu mai, o tan mai vous bèu, 
Qua s'eoredounis dins sa ).âu. 

Crousillat, 1802, 

Ni tu8 ui vous, indécis, irrésolu, sans 
vice ni vertu. 

NîvaHie, s. m. nuées, nuages, brouillards. 

— Counlemple labé lou nivage 
Que dins l'aire pousso lou veut, 
E l'aubre que pord soun fulhago, 
P»r lou reprendre l'an que ven. 



pinson des neiges qui habile 
les montagnes élevées, dans le 
voisinage des neiges. Quelques 
individus égarés nous arrivent 
parfois pendant les hivers rudes. 
Ces oiseaux nichent dans les 
trous profonds des rochers. — 
Fringilla nivalis. 

Nivel, Il s. m. niveau, ligne parallèle à l'ho- 

Nibel, Il rizon ; instrument pour l'observer. 

Esp. nivel. Port livel. liai, livello. 

— Mes iucn de la mouiilngtio 
T'cmmi-no lou nivtl ; 
Cliaquo jour pial nouvel 
E nouvelo campagno 

De l.afaro, 1840 

i\ivo, S. m. et /■. nuage, vapeurs suspendues 
Nivol, dans l'air. (Voir niboul). 

Ital. nube. Lai. nebula. 

— Toujour de fré, lonjour de nivou, 
1'?. 'no malan Jro dms lis er ; 
Qu'ouro eniendrcn canla la grivo, 
E vciren courre li luzer. 

MaMin, tS7S. 

— L'aigo ansin mounlo dins lou nivo, 
Bcoumbo, e vers la raar s'abrivo, 
Per mai remounla do la mar. 

Crousdial, 1867. 

Nivonlatlo, || s. f. nuées d'orage, giboulée, 
Trounado, | grêle. Dim. de nivouleto, 

petit nuage. 

Esp. nublado. Port, mivem. 

— Veires léu sus la nivoulado, 
Butado per l'alo dii venls, 
Veni la fado das avens. 

De Lafaro, 1842. 



Xivoulas, 

Ni vas, 



s. m. augm. de nivo, gros 

nuage, b'ume noire, menace 

d'orage. Lat. nubes. Esp, nublo. 

— Se tu le fas l'aigoèto lindo 
lèu me farai lou nivoulas, 
E liu m'en anarai ançindo 
A l'Américo, por abas. 
Mistral, 1859. 

— Pioi de nivasses gréu», negrus coutnc lou fum. J 

i\ivou8, Il adj. nuageux, nébuleux, vapo-' 

?fivoulous, Il reux. Fig. vague, obscur. , 

Ititl. nmoloso. Esp. nebuloso. l 

Porl. nublado. l 

— Pamens la lerro toujour viro f 

Dins soun céucle souveii 'nivous. 



NOI 



No, adv. nig. non, néant, rien. 

Non, (Voir nani, noitn.) 

— Noun pas que siégue [lei maliço. 

— Car quant no me Jariô qu'un caussal d'estoupas 
Toul-jour me dara mai que nou merili pas. 
A G. 

Nobi, s. m. fiancé, promis en mariage. 

Novi, nouveau marié. Lat. novus, de ntibo, 

Esp. novio. 

— Las carreras diouyon tlouri 
Tan bcllo nobio bay sourli ; 
Diouyoïi flou ri, diouyon graiia, 
Tan bello nobio bay passa. 
Jasmin, 1833. 

Noble, adj. cl subst. distingué, privilégié par 

la naissance, par les sentiments, 

par les services. Généreux , 

élevé, libéral. — Cochon. 

Lai, nobilis. Ital. nobile. 

— S'en dèurien bien ana, s'els abion lou cor noble, 
Noun pas de lurnienla, courao fan, voslro poble. 

Aug. Gaillard. 

— Que l'en soavengue bon, lei spgnour e lel noble 
Soun eïla do loul lems leis iruge dou poble. 

Desanal, 184-2. 

i\oc, S. m. béarn. trou, issue, ouverture. 
Noulet, — Conduit en planche pour franchir 

un fossé. 
A'o^o, Il s. f. noce, mariage, festin, assem- 
Nosso, blée, réjouissance. Ital. nozze. 

Noceiamen, Il Lat. niiptiœ, de nubo, novus. 

— Quand à Cina noços y aguel 
En vin l'aigo se ié chaiiget ; 
Mes à la noço de Bèu-l'Aigo, 

Es lou vin que se clianjo (n aigo. 

Nod, rad, nœud, grosseur, tumeur. 

(Voir mujau.) Ital. noceiolo. 

Nogal, s. m. béarn. noyau, substance li- 
gneuse qui contient une amande. 
Nueidis, amende, de nux, noix. 
(Voir noujal.) 

NoKO, n s. f. béarn. noix, fruit, à coquille 
Nose, Il dure recouverte d'une écale verte. 

(Voir nougo, esqtàllot.) 
Noio, s. f. ennui, souci, déplaisir, chagrin. 

Lat. odinm. 
Noiso, 1 s. f. noise, querelle, dispute, pré- 
Nouiso, judice, nuisance. — Perte, impor- 
Nouéso, I lunité. Lat noxii. Esp. noxa. 
— Mandet à cbascun sa rasado, 
La nouùso ansin fuguct passado. 
FavT« . 



— 965 — NOS 

NoI, adv. abrév. de non lo, cela non. 



\oniina, v.a. nommer, désigner, choisir. 
Nouma, (Voir noumenta.) Lat. nominare. 

Esp. nombrar. Port, nomear. 

Nonaiito, adj. nnmér. neuf dizaines ou 
qudtre-vingt-dix. 

Xono, terme famillier des nourrices, som- 
Dodo, me'i\. Jtal. far a nanna, s'endormir. 

— Nono nounel, enfanlounet, 
Dourmis dins labressolo. 

— Vi'gué dessus un t.ipis veid, 
Ourobra per la Iramo d'nn ver. 
Un g.irçouncl que fasié nono. 

De Lafare, I8i0. 

Xono, S. f. nonne, religieuse. Bas lat. nonna, 
variante de doîïa, madame. 

— Entre que la campaiio sono 
Au couven iniroii li nono. 

— Se diiu couven passes II porto 
Touli li nono Irouvaras, 

Qu'à moun onlour seran per orlo. 

Xdu, nom de nombre, neuf. Ital. nove. 
Esp. niieve. Lat. novem. 

iVoii, adj. neuf, nouveau, non usé, qui 
Nèn, vient d'être fait ou d'arriver. 

— Escoubo novo fai bel ousiau. 

\oiie, s. f. noix, fruit du noyer. Amande 
Nogo, renfermée dans une coque dure et 
Nouyo, ligneuse. — Pièce de viande prise 

près du jarret ou de l'épaule. 

Ital. noce. Esp. nua. 

— l^oubin savié vania si nose. 

Xoro, s. f. bru, belle-fille, la femme du fîls. 

— Poutoun de noro, amour de gendre, 
Aco soun bugados sans cendre. 

iVoste, Il pron. poss. nôtre, le nôtre. 
Nostre, Il Esp. nuestro. Ital. nostro, du lat. 
noster. 

— E dins noslro bilo dumfcy 
Penden Ironl' ans an bis l'inoucento paurelo 
A nostro carilat para las mas, souben. 

Jasmin, t8i8. 

XostradaniuH, n. pr. Michel de Notre- 
Dame, médecin et astrologue, 
né à St-l\emy en 1503. Après 
avoir beaucoup voyagé, il s'éta- 
blit à Salon où il composa le 
recueil de ses prophéties nébu- 
leuses et alambiquées , qui 



NOU 



— 966 — 



NOU 



obtinrent un succès d'autant 
plus certain, qu'elles pouvaient 
s'appliquer à toute sorte d'évé- 
nements. FI fut à une certaine 
époque le médecin de Catherine 
de Médicis et de Charles IX; il 
mourut en 1566. Un de ses fils 
qui voulut suivre la même voie 
mourut victime de ses préten- 
dues prédictions. 

Per coamble de bonur la coumeto parci ; 
E piei Nosirrtdamus, Ici vision e lois astre 
Anounçon tour à tour, il'azar e de desastre ; 
De veire tout ac6 i'aurié ren d'estounan. 
Desanat, 1835, 

Noto, Il s. /". marque, observation, coramen- 



Notos, n taire. — Caractère de musique. 

Minutes des notaires, paperasses, 
archives. 
— Tout nous mosiro sa prièro e soun cris, 
Sa voués, sa noio de musico, 
Souncani, soun mine, soun canllco ; 
Toute la création a soun slleluia !! 
Félix. 



part. nég. non. (Voir nani, nonn.) 



Non, 

No, 

— Me ié Irouvarés un jour e l'autre nou. 

— En lioc de me fa mal, ièu nou podi pas creire 
Qu'elis n'agion désir grandoroen de me veire. 

Xoit ma, Il part. nég. non que, si ce n'est 
Sinoun, || que. 

— Ne tastavo jomai nou ma que la fumado 
Que li mountavo dins lou nà. 

Noubîatj^e, s. m. vêtement nuptial, toilette 
de mariage. — Trousseau, dot. 

— Coumo tout a cambial, iêr abiô soun noubialge 

Amay d'or dins soun gabinel ; 
Aney n'a plus rés al tour d'elo. 
Qu'un Irubés, un didal, un csluch, un rondct. 
Jasmin. 

iVon-arré, adv. béarn. rien duloul, absolu- 
ment rien. 
\oiialliou8, Il s. m. plur. cerneaux, noix 
Notigalhous, 1 non mûres dépouillées de 
l'écale verte. 

IVoubel, Il ad;', nouveau, peu connu, inusité. 
Nouvet, Il It. novello. Lat,novelhts, denovm. 

— L'esprit noubel es lou rey de ma festo ; 
A sa santal ! D'amb'ol coumpreni Piou, 
E moun dinna n'es qu'un banquet d'adiôu. 

Jasmin. 
— Poutico ramel de la souco noubelo 
Hous que pourlas de frul tau bou. 



Noubelo, 

Notivelo, 

— Marrido nouvclo lou vent la porto 



». ^. avis, renseignement, récit, 
aventure fictive. 



Cercas dins aquesto nonvelo 
La provo de ce qu'aurai dit. 



i\oiibiaa, 

Nouviau, 



adj. nuptial, qui se rapporte à 
la noce, à la fiancée. 



— A la fi, lou noubial refrin 
La torno à .soun nègre chagrin. 

Nonbiei, s. m. novice, apprenti, niais. — 
Maladroit, inhabile. 

^'oubelari, s, m. et «4/. diseur de nou- 
Nouvelari, velles, conteur, romancier, 

grizetier, almanach. 

Noublesso, s. f. noblesse, grandeur, élé- 
vation, dignité, rang élevé soit 
par la naissance, soit par les 
services rendus à l'Etal. 

Esp . nohleza. Ital. nobilezzo. 

— Noublesjo sansaigen es. coumo un lum sans oli. 

— El disio que noubleFSO ven 

De gran vertu pulèu que de l'argen. 

— Mas ièu vous die que fat es lou que ciei 
Que siô milhou de fa qualquo mcstresso 
En terro siô, qu'en lerro de noublesso. 

Ang Gaillard, 1B69. 



.\«»neailo, 

Naucado, 



s. f, tourteaux de noix détrem- 
pés à l'eau chaude, dans une 
auge, pour abreaver les pour- 
ceaux. 



\oué, 

Nouvé, 
Nouèi, 



s. m. Noël, nativité de J.-C. — Can- 
tique en langue vulgaire que l'on 
chante en ce jour, (\o\rnadal). 



— Canlo Noué, Pcyret ; l'admirablo noubelo 
Que Dins s'es f.iyt efan d'uno mcro piùcelo. 
Goudouli, KiS-t. 

Noiiicat, S. m. sorte de friandise méridio- 
nale ; amandes ou noix pressées 
entre deux oublies, au miel ou 
au caramel. — Nougat à la rose, 
aux pistaches. Cr. tayaK» , 
gâteau de noix au miel. 

— De nose quichado dins de figo 
qu'apelavian nougat de caponchin. 

— Chascopasiouro iécarrèjo 

D'tou, de foug.isso e de nougat. 



NOU 

Xouieat de Pnris. s. m. pain d'épice, 
petits gâteaux faits avec d s 
amandes, de la farine et du miel. 
Esp. nogado. 

NouKalIia, v. a. cerner des noix, prépa- 
rer des cerneaux. 

KoiifralH, s. m. plur. cerneaux , noix 
Xougalhous, fraîches détachées de leur 
coque verle. 

XwiiKaredo, || s. f. noseraie, lieu planté 
Xouziiiro, 



s. [. noseraie, 
de noyers. 

Xoiiiraret, Il s. m. vesce velue, plante four- 
Nouarel, ragère, rampante et nuisible 

Vessarudo, \\ dans les champs de luzerne. 
Graceu minor. 

Noa^atic, s. m. celui qui fait ou qui vend 
du nougat. 

Nouj^o, s. f. bass, Alp. noix, fruit du 
Nouèio, noyer. — Pièce de viande prise 
Nouyo, dans le jarret. — Amas dégraisse 

qui se trouve sous l'aile de la 

la volaille. 

— Aquelo auco à la nougo. 

— Un gourbin k\A pu fresqui nouèio 
Per Wure emé lou vin nouvèu. 

NouKdié, s. m. noyer commun à coque 

Nouyé, dure ou à coque tendre, arbre 

de la fam. des Jnglandées à 

fleurs verdâtres, originaire de 

la Perse. 

— l!n nouyé dins uno vigno v6u pas 
Maiqu'uno iruéjo clins un blaJ. 

Nouiri. V. a. hcarn. nourrir, alimenter, 

Nourri, sustenter. — Allaiter, élever. 

liai, nutrire. Esp. et Port, nulrir. 

— léu vous voii mousira daban que de raourl, 
A bous qu'atels d'efans, coussi lous cal nouiri. 
A. Gaillard. 

Noujau, s. m. noyau, partie dure et 
Nogal, ligneuse de certains fruits, qui 

contient la semence ou amande. 
— Partie centrale de certains 
minérnux. — Pivot d'un escalier 
en hélice. Lat. nodellus. 
V. fr. noiel, nœud. 
— Ouvrisses lou n^ujalpet n'en lira l'amello. 



- 967 - NOU 

— Tu qu'as mes lou noujau de la francho verlà 
Uins do brave i liei donieisunge 
Foucaud, 1802. 

Xoulet, s. m. canal, rigole, petite auge. 

Xouiii, s. »n. nom, appellation, désignation, 
titre, qualité, — Réputation. 
Ual. nome. Esp. nombre, du lat. 
nomen. Gr. o»«j««. 

— Aquel cachet me faî noble, ça disou, 
I 'ei l'escussou dambé nioun pergamin ; 
Que n'en souy fier ! Toul dus immorlalison, 
Bcyrey luzi lou noum de Jansemin. 
Jasmin, IS'iS. 

— Lou noum triplo Ion pris de l'ome e de la chauso, 
Dius-mi, quant li o de gens sens venu, sens ounour. 
De eau lou noum brdhant fai toulo la valour ; 
Un b(Su noum embellis la laido marchandiso, 
E'ren n'empanmo miès lou paure brando-biso. 

Roch Grivel, 1862. 

— Voudries beleu saupre soun noum 
E me lou faire dire?. . . Ah noun. . . . 
Car, se sabiès lou noum de la tafatarello 
Qu'en me donnant soun cor vôu me donna sa man, 
Sngur la raubarios ; moun amigo es tan bello, 
Que, s'un rci la vesié, sarié reino deman. 

Joaveau, 1876. 



[Voiinia, V. a. nommer, désigner, faire 
Nomina, connaître. — Elire, choisir. 

Jtal. nominare. Esp. nombrar. 

Port, nomear. 

— Uno aulro doumayselo abio noum Angervillo, 
Que vouldriô pla marit en qualco bouno villo. 

— Nous arreslan uno minuto, 

A la luts d'un marchan de fruto ; 
Daban moun fineslrou bczi quatquis amils, 
Lous y loqui la ma, m'an noumal, s'en partits. 
Jasmin. 

Xounienta, il v. a. surnommer, désigner, 

Noutnina, | appliquer une épithèle. 

— Soun d'autres libres fols que l'anlur lous noamino 
Lunetosde cristal fachios de roco lino, 
E tant d'autres mayssans que sauguerels Irouba, 
Quejamai coumpausats nou soun dins Mounlalba. 
Aog Gaillard, 1B67. 



Nonn, 

Nou, 



part. nég. non, point, rien. 
Ital. elEsp. no. 



— Aquèu trésor, noun lou vendrai ; 
Coumo cbascun de vous a dré de ié prétendre. 

An un di très lou baiaiai. 
Roumanille. 

Noun-plus, adv. abattement, au plus mal. 

— Ero à noun plus quand lou lalssère. 

Nouu puH, nég. ni, non plus. 



NOU 



— 568 



NOU 



Noun-sai, périph.nég.oainterr.ie ne sais 

pas, que sais-je ? on ne peut plus. 

— La piquro d'ano abclho 
Te fai soufri que r.oun-say, 
Diiis lou cor d'uno pasloiiro, 
Que l'escoulo à la vesprouro 
Latiouno es bcn qiiicon mai. 

Nonnats, | s. m. plur. joël alherine, petits 

Sauclets, poissons que l'on mange en 

Uelelos, I fritures et que pour cette 

raison on appelé aussi bèu-l'oli. 

Atherina minuta. Ety. non-nés, 

à peine nés. 

Ils sont si abondants sur cer- 
taines côtes qu'on les donne aux 
animaux domestiques. 

\onii80, s. f. ansonce, publicatico, avis. 

— Anals e lournata me incouniinen respounso 

Per IjI que pousquen fa dimenche qualquo nounso. 

Noun-euranso, s. f. incurie, négligence. 

Neuneiieo, s. f. ou adj. abbaye de nonnes. 

iXouneu (I>e), adv, doucement, sans 
secousses. 

Kouio, Il s. f. béarn. noue, eau morte, terrain 
Nouo, Il bas. —Conduit, rigole. — Baquet, 

mauvaise barque. 

AU. noch. Lnt. navis. 

IMonrrî, v. ad. nourrir, alimenter, élever 
Nauiri, des bestiaux. — Entretenir, ren- 

forcer. Ital. nutrire. Esp. et Port. 
nutrir.Angl. nourish. AU. nahren. 

— Aqui sens 'anibiciûun, sensû negfocabalo, 
Nourris soun escabouel, sei lapin, sei pijoun. 

— Que vostro vido es Irailo e voslre sort catiou ; 
Es vosiro car que nourris la lerr» iiccarido, 
Mourets utilaraen, voslro mon fach la vido 
Ansin es mort lou Fièu deDiou. 
Otlivier, 1882. 

Nourridou, || s. m. cochon d'un an, petit 

Nourrigoun, \\ pourceau qu'on acheté pour 
l'engraisser. Pr. cent, nounain. 

Nourrigat, s.tn. et n. pr. nourrisson. 
NourriKuié, odj, nourricier, nourrisseur. 

Nonrriase, || s. m. nourrissage, glandée, 
Nourrigage, \\ récolte, engraissement des 

cochons. 
N«urrii»«ent, adj, nourrissant, nulrilif. 



IVourrisso, s. f. nourrice à gages qui 
Nouirisso, allaite l'enfant de la mère. 

— Es esla un enfant de 1res nourrisse. 

— Las nouyrissos, Plalon grandomen admounesto 
De nou lour dire pas paraulo deshoumslo, 
Afin que 1 >ur esprit nou secourroumpe pas. 

Au((. Gaillard. 

.Vourrituro, s. f. nourriture, aliments, 
subsistance. — . Allaitement. 

— Car l'orne, d'aquel lims, à la saju naluro 
Foursabo pas la man, ni per sa nourrituro, 
Ni per d'autres besouns que n'esprouvabo pas. 
Florel . 
— Aciou, lan que l'orne duro, 
Pel Corp prtstis nourrituro, 
Apey, soun ange del ciel 
Nourris noslro amo de mel. 

Jasmin à Iteboul, Htë. 

Nous, I s. m. nœud, ganse, enlacement, 
Nousel, I piège, lien, jointure. — Intrigue. 

Esp.el nodo. Lat. nodus. 

Pr. cent. noud. (Voir nus.) 

— Sa pato éro airapado em un nous de ficùlo, 
D'jquéu las que li a\ié servi de cabucèlo. 

— Fstrogne diiis ma man uno douço manétu 
Coumo per de l'imen fjurma lou proumié nous. 

Xonsa, I V. a. nouer, joindre, réunir. — 
Nousera, \ Engager, envelopper, fixer, lier. 
Lat. nodare. 

— La cousignoiro agantel un basluun 
li ié mandat diSsusTc-quino, 
D'ac6 que chascun pot pourla 
Sans lou tene e san< ou nous». 
Tandon, 1842. 

L\ou8-eoureiit, s. m. nœud qui serre à 
mesure que l'on lire. 

Nouse, Il s. f. noix, fruit du noyer. 
Nouyo, Il (Voir nouèio, nose, nougo). 

— Soun quatre doumayseletos, 
Cbascuno dms sa cambreto, 
E dins lou mem' oustalel . 
— Mes quanti luslassals lombou sus lou nouyé, 
l.a l.iio fa 11 guerro à la nouse tesludo, 
Que de forço ou de gral cal que sios qu'abillodo. 
Peyrol,1778. 

Xouseleto, s. f. petit anneau, bouclette. 



iXoutaire, 

Noutari, 



s. m, officier public chargé do 
rédiger les contrats et actes de 

transactions. Ital. notaio. 

Esp. notario du lat. notare. 



— Hou vésès ben, se potren faire 
Sens médecin e sens noulaire. 



XouBtral, 

Nottral, 



pron. et adj. nôtre, à nous. 
liai, noilrale. 



NOZ 



— 969 — 



NYM 



Nouvé, I s. m. Noël, anniversaire de la nais- 
Noué, I sancede J.-C, cantique composé 
pour celle fête. 

— Per noun langui long dou camin, 
Counlen quauco sourneto ; 
Sus lou fifre e lou lambourin, 
Diguen la cansoundo ; 
Canlcn noiivé sus la niusolo. 
Saboli. 

.\oHvel, adj. nouveau. (Voir noubel). 

— AIToDga'lo travaïarello 
Ligibo lei garbo nouvello. 

Noiizat, adj. noué, cagneux, racbilique. 

Nouzadiiro, s. f. rachitisme, gonQemenl 
des articulations, courbure des os. 

Nouzel, Il s. m. noyau, nœud. — Partie 

Nousel, Il charnue d'une épaule de veau, 

d'un gigot de mouton. 

Lou pa counféciounat ani' la flou de farino, 

Lous rougiious, la cerbello e surloul lou nousel, 
1,'iôu que sourlis dal quioul de la galino, 
Quechà la coquuamb' un givel. 

J Azaïs, 1838. 



ad;, noueux, rugueux, rabo- 
teux. Lai. nodosus. 
V, fr. noileiix. F. cent, nouasseux. 

IVonzièiro, s. f. noseraie, bois de noyer. 

s. f. roitelet, troglodyte, petits 
oiseaux des buissons qui se 
nourrissent d'insectes et de 

larves. 

(Voir caslagnolo, trauco-bartas.) 

s. m. et f. promis, fiancé, engagé. 
Lat. novus marittis. 



Nouzelut, 

Nouzilious, 



Noiizillio, 

Chi-chi, 
Zi-zi, 



Novî, 



Nov\o, 

— Penden que seloun lour usage, 
Loui novi fogian lour tapage. 
Foucaud . 

— Très ans apey uoo jouino noavièto 
Per soan pairi d'auuou me causisslé. 

Nozer, Il v. a, v. l. nuire, causer da tort. 
Nocer, Il Lai. nocere. 
Noser, Il Ital. nuocere. 

61. 



IVuatge, 

Xivo, 
Niboul, 



s. m. nuage, vapeur. — Pous- 
sière qui trouble la vue. — 
Grande troupe d'oiseaux. — 

Incertitude, chagrin, mauvaise 

humeur. 

— Passo a.'sabal coumo un nuaige, 
Pol pas counla snl lendema, 

E se crebo p-r amassa 
De bés d'ouni sap pas faire usalge. 
J. Azaïs, 1858. 

HTaeo, s. /'. nuque, partie creuse derrière 

le cou. 

nrudeza, s. f. v. l. nudité, dépouille. 

arué, Il s. f. nuit, obscurité, ténèbres. 
Nuech, Il (Voir nieu, niech, neit.) 
— S'avés besoun do nautri, n'aurias qu'a demanda. 
De nue coumo de jour nous poudès conmsnda. 
— A ounz' ouro de nué sounado 
Coumençavo à varaia. 

Nnèeliado, s. f. nuitée, toute la nuit. 

— Anen bùure lou eafé caud, 
Per ben passa nosiro nuèchado. 

IVuèJo, I s. f. noix, petite noix. 
Nouzilho, I {Yo'ir nose,noiiyo, nouèio.) 

STuenço, s. f. nuance, variété de couleurs 
comme dans les nuages. — 
Dégradation. 

— D'ount benon lan de differenços 
Dins las coalous, dins las nneneos. 

Xnm, Il adj. nu, non couvert, non vêtu, 

Nut, Il déguenillé. Lat. nudus. Ital. nudo. 

— I.a bouco es un ben piohot trau, 
Fai ana nus amai descau. 

STus, Il s. m. nœud, enlacement, jointure. 
Nous, Il liaison, allachement, intrigue. 
liTuta, V. n. pencher , osciller , branler , 
balancer. 

STyinfo, s. f. nymphe. — Jeune beauté. 

(Voir nimfo.) liai, et Esp. ninfa. 

— Dins uno prado frescoulelo 
Pinlado de gaihi coulours, 
Uno nymfo gea'.o e fouleto 
Courre, saulo, acatnpant deflours. 




O, quinzième lettre de j'alphahcl et quatrième 
des consonnes, n le son franc et 
ouvert qu'elle n ilan^ la plupart 
des autres langues mérUiontiles. 

Celte lettre, pnr son émission 
fréquente, rend les mois plus 
sonores, mais aussi plus durs, 
tandis que dans les langues où 
Va domine, les intonations sont 
plus douces et chantantes. 

A la fin des substantifs fémi- 
nins \'o prend un son plus 
adouci et remplace Va de l'ita- 
lien et de l'espagnol, ainsi que 
l'e muet du français. 

Dans les idiomes des Ceven- 
nes, du Rouergue, du Quercy, 
de l'Auvergne, du Limousin el 
du Dauphiné Vo remplace sou- 
vent l'a, ce qui rend ces idiomes 
plus durs à l'oreille. Exemple : 

— Loui veiqui Ion ilou oriba 
Dovan fo mnjosu fourrailo 
E lou dou, or Ao so pouriaJo, 
I cocimencoNian loiir ili.'iba 
E fogian do hru connio quaire. 
Foucaiid. 

L'o doux représentant l'e muet 
final est souvent remplacé en 
Provence par ou diphthongue, 
prononcé comme une simple 



voyelle , ce que les Anglais 

représentent par oo. 

Tu, ilo quaii lei vers soun cila 
Dins nostou Proavençou inoudcrnou. 

dur final prend un accent 
grave pour le faire distinguer de 
l'o adouci. 

Oi n'est pas une diphthongue 
comme en français, mais chaque 
voyelle garde sa valeur propre 
et se prononce séparément 
excepté dans les mots empruntés 
au français oii celti' diphthongue 
suit la prononciation française. 

Dans quelques cas l'o rem- 
place Il et se prononce ou, c'est 
la tradition de eç grec qui est 
devenu la terminaison latine us 
qu'on devait prononcer ous. 

Nous en trouvons ici un exem- 
ple dans l'inscription de la 
Fontaine de Nimes, ainsi conçue : 
BIP. CiESARI. DIVI. F. 
AVGVSTO. COS. NONVM. 
DESIGNATO. DECIMVN. 
LMP. OGTAVOM. 

ou 4 sont aussi des émis- 
sions involontaires qui indiquent 
l'étonnement, la joie, la douleur 
ou la colère. 



OBR 



- 971 - 



OC 



Vo, 



Lo, 



O, 

Oc. 
Oi, 



conj. ou. 
Lat. aut. 

— l'anarin uéi o douma 
A irénos, per moulouiis, à (locs vo per renguièllos. 

— Aguèssias vous d'cscula 1res o quatre panids. 

art. V. l. le, cela. — II, au, à lui. 

— vo fa so cour o no jasso 
Que II fii;lic> do pcl-o-cu. 

FoucauJ. 

Se nou sabels qnal souy, ièu vous o voli dire. 

part, affirmatives qui répondent à oui 
français. Le nom de noire ancienne 
province de Languedoc vient de ce qu'au 

lieu de dire oui, oil, on disnit 

0, oc, 

— D'aquelaubre ramu, la leiigo rrancliimanilo 
En jiiello cscapé ; sei souerre l'Iiahano, 
L'Esp;ignolu perèu, lou Rou.nan l'au-à pau 
Uevcnguii lengo d'o, lengo dei iT^uvençau. 
l ouriilly. 

Obau, s. m. daupk. lus de gerbes. 

Obé, Il adv. el conj. oui vraiment, cerlaine- 
Okn'oc, I ment oui, assurément. Ou bien, si. 

— Obc se Irop à cor o prcnon loulis quatre 
Vengon à Habaslens o ben à .Moanialhi. 

Aug' Gaillar I. 

Obetlir, v. it. obéir, consentir, se soumet- 
tre. — Céder, plier. 
Lut. obediie. liai, ubbidire. 

Obenc, s m. éveiil, cavité, précipice. 
(Voir aven). 

Obernùii, s. m. bas Ihn. bunion bulbeux, 
terre-noix, châtaigne de terre 
(Voir bisoc, abernoun). 

Obist, Il s. m. casl/-. messe de mort, anni- 
Obil, Il versaire funèbre. ta< ofti/'ts. 

Oblaire, j. m. fcas Z«m joueur de haut-bois. 

— Kicieliavo coum' un obiaire 

cri )avo coum' uu bèn sour. 
l'ouciu,!. 

Oblio, s.'f pâtisserie mince et ronde, gauffre. 
Lai. oblalitm, offert, offrande. 



Obrailor, 

Obrier, 



s. m. V. l. ouvrier, celui 
travaille de ses mains. 
Esp, obrero. Porl.obreiro. 



Obrnii, Il adj. de travail, de semaine. 

Oubran, || 

— Jorn obran. 

Obranda, v. a bas lim. allumer, embraser, 
éblouir. 

— l/uno crido loujour, plouro, gémis e souffre, 
E fai fugi tou loui chalan, 
E l'autre obrando loni galan. 
Foucaud. 

Obrel, s. m. bas lim. arroche des jardins, 

Armol, arroche épinard, chou d'amour, 

Onrmêu, bonne dame, Atriplex hortensis, 

plante potagère à fleurs verdâ- 

Ires, fam. des Chénopodées. 

I s. m. et f. œuvre, travail, occupation, 
composition. — Besogne, souci, 
embarras. — Façon qu'on donne 
à la terre, labour. 
Esp. obra. liai, opéra. 
— Fai mai' de brut que d'obro. 
- Aven loujour forco obro. 

— Obro facho ié fai gaa . 
Micbant' obro, se nourris pas l'oubrii. 

— lion jour bon' obro. 

— Aquélo bcRO tneinagiéro 
Acabo sis obro avan'. jour. 

S. m. bord, rive, ravin, précipice. 



Obi 



Obro 

Abrà. 



Obroca, 

Abraca, 



— Al obrô d'un nou. 



qui 



adj. bas lim. rogné, ébranché, 
diminué. Fig. rompu, accablé. 

— Un lioun qu'ovio fa tou irambla 
Din loui bo de soun vesinage, 
Obroca sou lou pèa de l'âge, 
Per-li sen ([ue n'y po pu'na. 
Foucaud. 

Obs, Il s. m. V. l. besoin, nécessité, désir. 
Ops, Il 

Oe, pron. démonst. béarn. cela, celle chose là. 
— Sliiij' oc, mange cela. 

Oc, adv. oui, certainement, vraiment. 
Lat. hoc, ceh. 

— Ob bé, mes oc ou nou. 

Vos gari ? — La ilemando es bello ! 
Escou'o me du:]i]C, cmperit ! 
l'er vite assana ta prunello, 
Uenoudcio au pis de la canello. 
Flore t. 185 S. 



OGL 



Oelio, 

Agrimoulié, 



s. f. groselicr h maquereau, ar- 
brisseau épineux de la fam. des 
Grossulariées à ûeurs blanches. 
— Ribes grossularia. 



— 972 — OU 

Ogrumi, adj. haslim. blotti, pelotonné. 



Oclio, 

Aucho, 



Oeho, 

Oco, 

Oeo, 

Cardouio, 



s. f. oiseau aquatique plus gros que 
le canard. — Anser cinereus. 
(Soir auco).Esp. oca. 

Qne chascun fase soun meilièi 
E l'ocho seran bien gardado. 
Foucaud. 

S. f. clavette d'un essieu, d'un arbre, 
cheville. — Hache. 

s. f. carline acaule, carline blan- 
che, caméléon blanc. — . Carlina 
acaulis. 



Orro, s, f. terre argileuse colorée en jaune 
plus ou moins vif par un oxide 
de fer. Gr. «iA:f«», couleur d'œuf. 

Odi, s. m. haine, aversion, enuui, dégoût. 
Lat, odimn. 

— tlanja toujour de pci, me vcn en odi. 
Odioha, interj. bas lim. adieu, salut. 
Odioe, adv. cantal, certainement, en effet. 



Odonba, 

Adouba, 



apprêter, réparer, tanner, pré- 
parer. 

— Un jour un vièi jau se caravo 
En la plume qu'oviè rauba 
D'un superbe pan que mudavo ; 
Noua say coumo s'éro odouba. 
Foucaud. 



Odoune, 

Adounc, 



conj. dauph. alors, donc, en ce 

temps-la. 

— Soun paire odounc sourligué 
per l'y counvia;. 



Oëi, 

Ogan, 



Oglian, 

Aylan, 



adv. dauph. a présent, aujourd'hui, à 
celte heure. (Voir onei). 
— Lo joro d'oiJi. 

S, m, bas lim. gland, fruit du 
chêne. Lat. gJans. Ital.ghinnda. 



Tan niai li pense, tan mai véze 
E lo cilroulho e iou rouvei. 
Tan mai dize que foulh' ovei 
Mci lo couyo, quoiqu'un n'en dize, 
Enle quel ogiiau fugué mei. 
Foucaud . 



V. a. arranger, assaisonaer , 



— Un bèu Icbrau irei-cart, que se tcgno ogrumi 
Din soun ni 
Entre se meimo reibossavo ; 
Foucaud. 

Ollio, S. f. brebis. (Voir ouelho). 



Ollto, 

Oulo, 



s. f. marmite. — Potage espagnol 

composé de viandes et de légumes. 

Pot au feu, alla podrida. Lat alla. 



Oire, s. m. remous, flux, vague, courant. 

— L'eslanc es dins soun espandido, 
L'oire vai e ven en palus, 
L'autouno es eslado aplùugido, 
Touls tous rajôus soun rev ngus 

LangUde. 

Oli, S. m. huile, liquide gras et onctueux que 
l'on retire, par expression, de 
plusieurs semences ou de cer- 
tains fruits. 

— Oli d'oulivo, de nose,d'amenlo. 

— Huile dans laquelle l'on fait 
infuser des fleurs. 

— De l'oli blonudiu vengue la raiado, 
De m'en regala sieu jamai s.^dou ; 
L'aime em' un cebal dins la rcmoulado, 
L'aime em' un aièt dins Iou trissadou. 

Marlelly, 1809 

— Cau loco l'oli counolio si man. 

— Oun nai l'aubre que dono l'oli 
Li pampo que donon Iou vin? 
Méry, 1858. 

— Ero Iou capouchin que venié faire 
TouU lis an la qiieslo do l'oli. 

— Tu dévia 'vei o tou moumen 
Tou fege din l'oli bulien, 
Pertout le boliavon lo chasso. 
Foucaud. 

Oli de cade, s. m. huile de cade puante et 
caustique extraite du genévrier 
à baies rouges. On l'emploi 
comme anli-belminlhique dans 
les pustules des animaux. 

Oli de lié, s. m. huile de pied de bœuf, 
liqueur visqueuse que l'on 
extrait, par l'ébulilion, des join- 
tures des quadrupèdes. Elle est 
destinée à graisser les articula- 
tions pour en entretenir le jeu 
souple et facile. 



ONE 



- 973 — 



OR 



Oliverar, 

Oulivié, 

Olmeras, 

Aumeras, 



Oli de sirnienB, s. m. le vin. 

— Oii lit! sirmens 
Béni bislomeu 
Uedins ma lasso 
Dailha la cas5o 
A mous pessomens 
Daubasse, 169i. 

Olifan, Il adj. glouton, goinfre, avide, gros 
Gulefre, || mangeur. Corne de bouvier, 
de berger. 

s. m. cat. olivier, arbre toujours 
vert qui produit les olives. 
(Voir ouliou) 

s. m. gros ormeau, orme des 
champs. — Ulmus campeslris. 

Oni, pron. on, syncope de homo, homme. 
Plur. oms, ons. 

Oui, s. m. orme, bel arbre à bois dur que 
Oume, l'on emploie surtout pour le char- 

ronnage et la marine. Lat. ulmus. 

— Lou mas del om, la métairie 

de l'ormeau. 

Onte, Il s. m. homme, mari, individu. 

Hom, 1 Lat. homo, liai, uom,o. 

— Es pas aquci qu'es monn orne. 

-- Aqui bé se counouys quant es l'Iionie mal salge, 
De refusa la fenno à cause del maynatge. 

— ■ Me lichès plus en Caire 
'ile voslis Espagnou ! 
Aven d'ome à Uèucaire, 
D'ome per ana 'i biôu. 
Misiral, IS'JO. 

— Lou pichol orne l'arrapo (le sommeil). 

— A luscouneisse dounc, cliasqu'ome, >e [Ot dire, 
Es un grand animau que dono proun à rire. 
HoudjI, 

Oniedo, » s. f. ormaieouormoie, bois planté 
Oumedo, || d'ormes. 

Omenagre, s. m. v. l. hommage, soumission, 
dévouement, — Acte de servi- 
tude d'un vassal envers son 
seigneur. 

Onder, s. m. bas Um. ombilic, nombril de 
venus. [\o'ir escudet). 



Oneste, arf;. honnête, poli, civil. 



Onlier, v. a. v. l, oindre, enduire, frotter. 
(Voir ougne.) liai, ungere. 

s, m, estime, considération, dignité, 
devoirs funèbres. 



Onor, 

Oneur, 



inei, 

Aneit, 



s, m. bas Um, aujourd'hui. Syncope 
du lat. usque ad noclem. Esp, anoche^ 
Onei per nou, démo per v'aulrei. 



— Tant per ovei lei grans onour, 
Tant per lou pâli de velour. 

Onsonelos, s. f, plur, senelles, fruits de 
l'aubépine. 

Opiei, Il s, m. bas lim. outil, plane, charrue, 
Apleit, Il lame. 

— Savès pas mania ni 'I Irencha ni l'oplei . 
Oplo, interj. bas lim. certainement, en effet. 

Oprei, conj, bas lim. après, ensuite, à côté. 

— Un mor s'en 'navo trislomcn 
Poga so rendo à la naturo, 
Un curai plogal, plo counlen, 
Chinlavo cprei de lii veiluro. 
KoQcaud. 

Ops. s. m. V. l, besoin, convenance, abon- 
dance, commodité. 

— Adv, per ops. tout de bon. 
Lai. opus. 

Oqnin, adv. dauph. de lieu, où, en quel 
Oun, endroit. Lat. inquodloco, 

— M'an ditqu'ero donla d'un (louder eifrouyable ! 
Fay clieire lou lounerro e lo grélo oquin vàu, 

Sus souii ordre, lo trèvo, en vous gloçanl de pou, 
Dedins voslo meyzou bouto loul pei panlarro ! 
K. Grivel, 1863. 

Oquâ, pron. démonst, dauph, cela, celle 
Acô, chose là, cette action. 

— En coulèro d'oquo, vougué pas 
inirar dins lo meisou. 

Oquo, odt). chez, parmi, au logis de. 
Encô, Ad quod teclum, ik oix». 

Or, s. m. or, métal précieux dont on fabrique 
de la monnaie el des bijoux. — 
Richesse. Ësp. el liai, oro, du 
lat. aurum, arum. 

— Or, viu, amie e servitour, 
Lou pus viel es lou milhour. 
— Clau d'or drouvis perloul. 
— L'or d'ailliur, lou gardayoy mal, 

Sibi pas soulomcn conserba de pesselos. 

— Sous crounipayres louijour fan la boulo de néou ; 

Aney n'a bmt, douma n'a cranlo ; 
El louijour l'or, plèou 
Dabat soun arcèou. 

Jasmin, ISii. 



ORD — 974 

Orar, v. a. et n. prier, invoquer. 

Orb, adj. v. l. aveugle, privé de la vue. 
Lat, orbus, 

Orboulion, s. m. petit boulon sur la peau. 

Oreliolet, s. m. petit bouton au bord des 
Ourjolel, paupières. — Grain d'orge. — 

Cruchon, petit vase d'argile à 

anse et à bec. 



ORR 



— Oy fau de si.rs quand ay la cagno, 
E quand l'ay |j1us fau d'orcliolels. 

Peyrolles, 1859. 

— Amour que nioinajo pas gaire 
Ni la cabro ni lou caulet, 

Fay qu'en barjan emb'un fringairo 
Filho tsp»uils soun orcholel. 



Ordal, 

Troupo, 

Orde, 

Mèno, 



I s. m. troupe, rangée, volée. 
I liai, ordine. 

s. m. espèce, famille, genre, origine. 
Lat. ordo. 



Ordenat, adj. gat>c. bien ordonné, mis en 
ordre. 



Ordi, 

Orch, 



s. m. orge commune, plante grami- 
née que les bestiaux mangent en 

vert ou en grains. 

Hordeum vulgare. 



Ordi earrat, s. m. orge d'hiver à six 
rangs. Hordeum hexastieon. 

Ordi pelât, s. m. orge céleste, barbue, 
orge nue, orge d'Espagne, orge 
de Mars, que l'on torréfie comme 
succédané du café ou que l'on 
prend en tisane. 
— Zeocr. distichon. 

Ordi perlât, s. m. orge perlé, orge de 
Uussie, riz rustique, riz d'Alle- 
magne dont on fait une tisane 
rafraîchissante et légèrement 
nutritive. On en fait aussi dans 
le Nord des potages, des crèmes 
de la polenta, etc. 



Or<li sauvagre, 

Saulo roubin, 
Eslrnnylo bestio, 



s. m. orge à queue de 
souris. — Hordemn ?n«- 
rinum , graminée non 
cultivée qui vient au bord des 
champs. (Voir calido, espangassat). 



Orfebre, s. m. ouvrier qui travaille les 
métaux précieux. Lat. aurifaber. 

— Un orf.lire qu'avié 'no liho, 
Uno fiho de dels-e sel ans, 
Jouino, graciouso e ben gentiho, 
Qu'escuuUvu pas li galans. 

Orghe, s. m. grand instrument de musique 

à vent et à touches, composé de 

tuyaux de différentes hauteurs. 

Ital. et Esp. organo, du lat. 

organnm. 

— L)ins un puis Kn, Ion, nuu sabi pas agoun, 
Abanque Turgli'e lou biouluun 
Dungucsson bouUga lou mouudo rausicairc, 

Un aimable paslouiclel 
Dins uno grando bilo aguel lou doun de plaire 
En y saunant del llajoulet. 

Jasmin, lbô2. 

Ori, s. wi. huile. — Liqueur d'or. (Voir oli). 
— Uno boulilio d'ori pleuo. 

Oribus, s. m. gasc. monnaie, fonds, bénéfice. 
— Remède sans vertu. — Chan- 
delle de résine. 

— Almens, d'uno causo mi fizi, 

Que, iiiiand lou drolle que jou dizi, 
N'au a [.lus poudro d'oribus 
Tu II faïas louca l'abus. 

— La nue dourmié pas forco, e de longo pensavo 
A semcna d'argi;ii per faire veni d'or. 

Orjarié, s. f. place ou marché aux grains. 



Orle, s. w. repli formé au bord 

étoffe. — Bord, marge. 

Lat. ara, orulp. liai. orlo. 

Esp. orla. {\o\r ourlet.) 

— A la cousino, à la paièyro, 

l'or cams, per vignos, pur carrièyro. 
Sus un ban, sus l'orle d'un pous, 
tlourniisse cuunio uu benburous. 
Favre. 



d'une 



Orniprout, 

Ourtoulan, 



Oros, 



s. m. bruant ortolan, oiseaux 
de passage qui voyagent en 
troupes, en faisant entendre 
leur cri d'appel pendant la nuit. 

— Emberiia hortulanus. 

— ofvil -nfiroç, oiseau recherché. 

f. plur. avives, inflammation des 
glandes de la gorge des chevaux. 



Orre, adj. laid, affreux, difforme, sale. 
Lat. horridus. 
— Orrc, negro coun.o un démoun. 



ORT 



— 975 ~ 



OST 



Orri, s. m. pi. grenier, réserve des grains. 

— Touii lis orri eron viiege. 

OrsR, V. n. aller au vent, tendre la voile au 

Oursa, vent, la retenir par des cordes. 

Ital. orzare, 

— A la garJo de Diou s'hazanlo en pleno iiiar, 
Avogo, silho, otso, poujo, navi'go, 
Viro de bord. . . c bauch à forço d'eslre hurous, 
Gagiio la plajo, acoslo sens paricgo, 
li sauto en lerro en cridan toul jouyous. 
Floret, 1862. 

/(. caricar l'orza, bander le cable. 

Orsîèro, s. f. corde, vieux cable, bouline. 

Ital.orza, cordage. 

— N'ia de piasira, de gus, delong coura'uno orsièro, 
IV court ooumo un lonpin, de maigre, d'emripa, 
Qu'en se clinanl, loi vcnlre e'coubo la poussière, 
E que suson de rifte... aqueli liron pas 
Foncy. 



Ort. 

Hort, 



s, m. jardin, verger, enclos. 
Nompr. delort, du jardin. 



— Lou bon Diou a visl uno jouino flonr, 
Per soun ort divin tout-aro espandido. 

— Truquel mollz alb'es en los orls d'enlorn, 
Descohric la gleiza e la clasira. 

Orto, s. f. les champs, la campagne, l'espace. 

AU. 01 le, lieu, place. 

— Sempro anavo per orlo o balié lei camin. 

— Segur me farié gau, de la sesoun nonvelo, 
D'ana 'me lu per orlo, amira l'osplandour. 
Crouzillat. 

— Se don co;:von passes li porlo, 
Touli II mounjo irouvaras 
Qu'à moun enlour saran per orlo. 
Car en suzari me veiras ! 

Misiral, 1856. 

— Li blan gabian que soun per orlo 
Dins li san.'^cuiro d'Aigo-Morlo. 



)rto, 

Srfce/o, 



s. f. bette commune, poirée. 
Beia vulgaris. (Voir bkdo.) 



>rtoIeza, 

rtos, 



s. f. légumes, jardinage. 
(Voir ourtoulaio). 



)rtojirraf o, s. m. l'art d'écrire correctement. 

Gv. ofhi yç*^!»». 

— Ortografas-ou pla, que la lellro sie nello. 

— So ma musj fai quauco gafo. 
Se le trouvas Irop de ressau. 
S'a mei vers ia pau d'ortografo, 
Perdounas me, sièu Prouvençau. 
Desanal, 182S. 



Ou, I ». m. partie dure ordinairement blan- 
Oues, I che qui forme la charpente du corps 
des animaux, et par assimilation 
les noyaux de certains fruits, 
(Voir clos). 
— I.0U pu bèu moutonn marche pas sans os. 

— Lis ossaïo, (les os). 

— Dins vosli hos, gâchas, manjas pa'n bon moucel, 
Embé li bouscalié s'ès à cop de coulel, 
Per un os de bedigo azarias voslro pel ; 
Venés servi 'mbé ièu, aurés mihou cousine. 
Bigot. 

— N'aulri rouigan de car e d'ouès, 

E Ion pan a trop de farino ; 

Se voulès me segui, venés, vous menarai. 

Ob bcrtran. s. m. coxis, extrémité infé- 
rieure de la colonne vertébrale. 

Osco, Il s. f. coche, entaille, marque taillée 
Ovesco, W sur le bois. Gr. oy»»/, crochet. 

Adv. presque. Lat. êccare, couper. 

— Aussa d'une osco (d'un cran). 

— Te farai uno osce à l'aurèto. 

Obsos, I s. f. plur. ossements, carcasse. — 
Osses, I — Le dos, les épaules. 

— Clino à tout vent toun osso linjo e flaco. 

OsBUB, n adv, bas lim. là-haut, au-dessus, 
Lassus, Il au ciel. 

— Gros-Jan, Gros-Jan! te meile pus 
De ce que fay quèu qu'ey ossus. 

Foucaud, 1810. 

Ostal, s. m. cat. auberge de village, cabaret. 

Oiite, s. m. hôte, aubergiste. 

— Bi\i festin, bono earo d'oste 
Prevon sa generousità. 

Morel. 

— Chanjamen de mes e d'oste 
Mes toujour en appétit. 

— Sias pas ben caie, moussu l'esté. 
Dis lou rusât : Eici me poste, 
Per m'embreiga de bon perfum. 

Prunac. 

Ostraniar, s. m. outremer, pays lointain. 

— Couleur bleue provenant du 
lapîs lazuli. 

Ostri, s. m. huître comestible, molusque 
bivalve hermaphrodite qui se 
multiplie en grande abondance 
sur toutes les côtes et à l'em- 
bouchure des rivières. 



OUB 



— 976 



OUB 



— Lou paure avie pa 'ncaro 
ManJa soiin cop de deni, qii'aqncl osiri se sarro, 
Loa qaicho per la leslo, e lou raloun, ai las ! 
Mouére estoufa din< aquèu las. 
Bourrelly, 1874, 

Ou, Il interj. holà, fi donc. 

Hou, Pron. relat. cela, celle chose. 



Oubado, 

Aubado, 



s. f. sérénade, cris et chansons, 
huées. 



Onbar, |l s. m. peuplier blanc. (Voir piboul.) 
Aubal, Il Lat. populus alba. 

Onbaresto, l| s. f. taupière, piège à laupes. 

Aubareste, || — Evènemenl , accidenl , 

aventure. 

— Pièi, lou lems tourna beu lei cassaire vetiguèron ; 
Quatre de cliifro, leco, oubaresto o fialat 
De cade caire se tescron, 
N'i avié d'eici, n'i avié d'eilà. 

Bourrelly. 

Oubran, adj. de travail, de semaine. 

Onbelifiique, s. m. obélisque, aiguille 
quadrangulaire en pierre dres- 
sée sur un piédestal. 

— Se d'uT cop d'alo, dins soun courre, 
Envesso oubelisqu?, auto lourre ; 
Tourre, oubelisquc s'aiisson mai, 
Dessus d'uno vilo espoutido 
Uuo aulro vilo es lèn bastido, 
Pu llourissento que jamai. 

Crousillat, 1860. 

Oubeloan, s. m. houblon grimpant , 
Auberoun, vigne du Nord, pi. fam. des 

Tantaravel, Cannabinées à fleurs d'un 

jaune verdâtre et fortement aro- 
matiques. — Humulus lupulus. 
Outre l'emploi des baies du 
houblon pour confectionner les 
meilleures bières, on en mange 
au printemps les jeunes pousses, 
cultes comme les asperges, soit 
en sauce, soit en salade. 

Onberj^ino, j s. f. morelle méiongène , 
Aubergino, \ merinjane , pi. importée 

d'Amérique, fam. des Solanées 
à fleurs blanches ou pourpres. 
Le fruit ou baie pendante, de 
couleur violette, que l'on mange 
dans tout le Midi après avoir 
exprimé le suc visqueux et acre 



qu'elles contiennent, fournit une 
précieuse alimentation pendant 
plusieurs mois d'automne. 
(\oir vié-d'ase, solanum melongena. 

Ouberjo, s. f. auberge, hôtellerie. 

It. albergo. Rad. bergen, parquer. 

— Vivo l'ouberjo de mounlagno. 
Par ié faire de bon repas ; 
Tout es del:cious dins li mas. 
Tout es milhour à la campagne. 
Desanal, 1828. 

Ouberjo, | s. /• alberge, sorte de pêche 

Auberjo, \ dont la pulpe est adhérente au 

noyau, et la peau adhérente à la 

chair. — Amygdaltis persica, fam. 

des Urupacées. 

s. f. la première aube du jour, le 
bon matin. 



Oubeto, 

Aubeto, 

Oubièri 

Aubièri, 



s. m vigueur, force, dextérité, 

ardeur, ruse. (Voir voio). 

— Sa pas se donna d'oubièri. 

Oublado, s. f. obiade commune, poisson 

Blado, dont la chair n'est pas très 

recherchée. — Sparus melanurus, 

Oublida, v. a. oublier, ne passe souvenir. 

Esp. olvidar, liai, obbliare. 
— Per qu'es uu crime de li escrioure 
Digo-li que loutjour .\ndré saguet l'aima. 
Que nou pot l'oubllda per bioure. 
Que bay mouri perl'oublida. 
Jasmin. 

Oublidenço, s. f. disposition à l'oubli. 

— Ob ! lous gascouns aney, pecon plus d'oublidcnço, 
La Garono acambia sous bents amay sous flois, 
Abcn cambia tabé - n'os plus coumo autres cots, 
Aro d'uQ rire amil gardau la soubenenço ; 
Nou saben plus menti — pertout trouban crezenço. 
Jasmin, ISSl. 

Onbliga, | v. o. obliger, rendre service, 



Oublija 



iga, H V. a. 

, 1 faire plaisir. — Exciter, engager. 

liai, obbligare. 

— Nosto cacalauseto es presto sus lou cop 

Saup qu'en oubligan vile, elo oubligo dons cop. 
Boudin. 

— Vej'aqui lou nebout qu'avié coumta sans l'oste, 
Oabllja de coumta dos fés. 
Bigot. 

Onblios, s. f. gauffre, pâtisserie légère faite 

entre deux fers chauds. 

Ba. lat, oblata, chose offerte. 

— Brassadèus, oublios e gimbeletos, 
E tourtihouas e fougassetos. 



OUB 



977 — 



OUÉ 



Ouboi, s. m. hautbois, instrument à vent 
Auboij, et à anche pour musique cham- 
pêtre. Syn. outre. 
— Au soun de l'ouboy, d'escouiidouii, 
Ddnsavûii un g:ii rigouJoun. 

— Soignas lou soupa que se coi, 

La broclio au fiù ; lougis l'ouboi 
Que tout moun oustau sii'gue en feslo. 
Bigot, 1860. 

Oubra, v. a. faire, opérer, préparer, fabri- 
quer. 

Oubrndou, s. m. atelier, lieu de travail. 
— A Roumo, un jour, dins un oubradou d'esculluro. 
Un roinard s'enlrauquel, que cercavo avcnluro ; 
E ccilo n'aguel [las grand gau 

Onbrage, s. m, action ou résultat d'un 
Oubralge, travail manuel ou intellectuel. 

Production de l'art , travail 

d'artiste. 

— Li 'a tant de bèus, de bons oubrsgi 
Oeis antiqu' c de! Douveu sagi, 

E tant es court noueste passagi, 
Que serian bcn foulas d'en Irgi de marrll. 
Crouslllal. 

Oubrespi, s. m. aubépine commune. 
(Voir aubespin). 

Oubrié, Il s. m. ouvrier, qui exerce un 

Oubrwro, \\ métier manuel. 

Esp. obrero. liai, operaio. 

— Parèi qu'ancien lem, quand lis our 
Nisavon dins nosli garrigo, 

Coumo yèui, i 'avié mai d'ouvrié que de bouligo 
E que U grand' fabrico anjvon pas toujour. 
Digot. 

— Escriben, oubrié, cadun es trabailliaire ; 
Fincel, plumo, roarlel, loul-acà soun d'uotis... 

Oubrilio, Il s. f. les arbres en général, bos- 
Aubriho, i| quel, fourré. 

Oubsiecos, s. f. convoi funèbre, suite de 
deuil, funérailles. Esp. obsequias, 
du lat. sequi, suivre. 

— Çà, coumpagnous, fasqoen-li sas oubjecos 
En fa ploura la barrico per et. 

Goudouli . 

Oubserva, Il v. a. et ree. considérer, exa- 
S'oubserba, \\ miner, épier, prendre garde, 
se conformer, remarquer. — 
Veiller, être circonspect. 

— L'eslrangé bisilou qu'oubserbo 

Las fourliQcacious ount pouseo l'agabous, 
Dins las licos Irabuco à las malos de l'erbo 
E se pico las mas à l'ourtigo, us cardous. 



Oiieasioa, s. f. occasion, rencontre favo- 
Oucasioun, rable, conjoncture, moment, 

occurrence. 

— Laissés pas passa l'oucasioun. 
— Aquèlo oucasijun me lou fjgué couneisse. 

— Anen, pf r pau de cas vous dounan proun Irofi, 
Mes, coumo aven loujour bon plcsir de vous vdire 
Quand n'aven l'oucosioun, lo leyssan jsmai cheyre. 

R. Grivel. 

Oueel, Il ». m. oiseau, animal ovipare ailé. 

Ozel, Il (Voir aucel). Lat. avicellus. 

— Vôu mai oslre oucèu de clia:np qu'oucéu de gabio. 

Oueiprès, s. m. cyprès, arbre de forme 

pyramidale, fam. des Conifères, 

emblème de deuil. 

liai, cipresso du Gr. nvtictfiimt. 

— La tourre qu'isso en aut la lesto, 
La pouncho dou viel ouciprès 
Es ce qu'a'.isso la lempesto. 

Ouei, Il s. m. aujourd'hui. Lat. hodie. 
Ouey, Il (Voir huey, ioi. V. fr. hui. 
— Boun jour doun loulis, amay mai, 
Ouey que lou poulil miSs de m»y 
Oundio la lerro de flouretos. 
Goud. 

Oaeilb, s. m. béarn. œil, organe de la vue. 

Huelh, H (Voir iol, hiuelh, uelh.) 

— La clareyanio flammo 
Aluco dins moun amo, 
Lous butes la dangeirous 
De tous cbarmans oueilhous. 
Dcspourrins. 



s. f. bearn. œillade, regard 
furlif, amoureux. 



Mir. 



1870. 
63 



Oueilhado, 

Ulhado , 

Oueilhardo, s. f. béarn, orgelet, boulon 
sur la paupière. 

Ouelfios, Il s. f. brebis, agneaux, d'où 
Oihos, Il ouailles. Lat. ovilla. 

— Tas ouellios dab las mies nou se degnon mescla 
E tous superbs moulons despuch enca 

Nou s'appresson d.s mies qu'em lous luma. 
Despourrins. 
— Màsquins géans intrépides. 
De pel d'ouilhos capelals, 
S'dbancon à fiais rapides 
Sur d'escassos cnnarlats î 
Jasmin. 

Onèa, s. m. os. (Voir ce mot.) 

— Lindor avalo tout ! nous autri anan rascla. . . 

Lei gai soun ben de plagne ounle l'y a 'n cbin de CUiO, 
Lipo tout, manjo tout, ouùs, espigno, carcasso... 

Aubcrt, 18^. 

Oueit, béarn, nom de nombre, huit. 



OUL 
Ottèu, s. m, béarn. œuf (.VoirtoK). 



— 978 - 



Oiièuliai'olo, 

Mitjôu, 



oronge alimentaire 



s.f. 

qui ressemble à un jaune 
d'œuf. — Amamlp aurantiaca. 



Ongne, 

Oancha, 



V. a. oindre, froUer d'huile, de 
pommade. Lai. el liai, ungere. 
Esp, unlar. 



Oitllic, 

Olhe, 



Otiira, I V. a. frapper, meurtrir, préparer 
Sabiila, 1 une outre pour contenir du vin. 
— Lorsque le boucher a égorgé 
une bète, il frappe la peau à 
coups de bâton pour en déta- 
cher le corps et il retire les 
chairs et les os par l'ouverture 
du cou et des jambes, après cela 
la peau est préparée pour qu'elle 
ne communique pas de mauvais 
goût au liquide que l'on veut y 
renfermer, 
— L'autre ié bramo alor : que lou diable t'ouire. 

OuirAsso, s. f. sac à vin, ivrognesse. 

m. el f. outre, peau de bouc pré- 



Ouire, 

Ouiro, 



Ouire, 

Carhmuso, 



parée et cousue pour contenir un 
liquide, vin ou huile. On en fait 
aussi en peau de vache. — 
Griffon. Lal.uler, titricula. 

■— C'était aussi dans les temps 
pré-historiques ou chez certains 
sauvages un moyen primitif de 
navigation. 

s. m. musette, corne-muse, ins- 
trument de musique champêtre 
à vent et à anche. 



OUL 

s. m. tourteau, marc d'olives, 
résidu des graines ou des fruits 
dont on a exprimé l'huile. 



Oulliièro, 

Vilhèro, 



Oulado, s. f. une pleine marmile, grande 
soupe. 

Oulaïue, s. m.prov. faucille. (Voir tou^unie). 

— Eiilre la dalho e l'oulam 
Lou paysan moaris do fam. 

Ouleto, s. f. petite marmite, petit pot. 

Oullia, Il V. a. ouiller, entretenir plein un 
Ulhar, Il tonneau, remplacer l'évapora- 
lion d'un liquide, remplir jus- 
qu'à la bonde, oueil. — Bien 
boire, se griser. 



s. f. huilier, bouteille à l'huile, 
burette, buire. 



— El voulgucc fa raigia d'oli d'uno oulibièiro. 

Onliiiipieo, adj. jeux et fêles célèbres à 

Olympie. 

— Amislanço oulioipico ! p.rdenli cliaradisso 
A chivau sus Pégase, o foti bramadisso 
Aïo sias bon en ren. 

Oulion, I s. m. olivier, arbre loujoars vert, 
Oulivié, I type de la fam, des Oléacées à 

fleurs blanches. Ulea Europœa. 

Gv. iXaiii. 

— Oulivié de loun grand, 
Caï'agné de loun payre, 
Amourié qu'as planta. 

- Ta frucho, que sié pebrado ou couQdo, 
Eigado au fenoun emé d'aigo sau, 
Senso me^ouioun, d'anchoyo farcido, 
Etnbaimo la bouco, e semprc faigau. 

Poney. 

— Son bois sert aux tourneurs, 
aux ébénistes et aux marque- 
teurs. 

— Dans certaines provinces 
de la Chine les fleurs de l'olivier 
répandent une odeur suave et 
servent à parfumer le thé el 
certaines liqueurs de table. 

— Sa flouresoun Irespiro une aleno de mèu 
Que lou frès ventoulel emporlo sus soun alo 
E dirias qu'a mousu de soun goonfle mamèu 
Lou la courous qu'eœbainio en lerro prouvençalo. 

Gaut. 

- Ma sur que Iricontavo enabé soun er sounjairc, 
E iéu, qu'avièi pas ren à faire 

Regardave landa li fiedUo d'oulivié 

Bigot. 



Onliva, Il v. n. cueillir les olives sur les 
Ouliba, Il arbres ou gauler celles qui sont 
hors de portée, 

— Lei filio, lou panié sus l'anco, 
An poulil biais pcr ooliva ; 
La man culis, la iengo va. 
An peno à mouse cbasco branco. 
Gaul, 1869. 

Oulivados (Lis), s. f. plur. l'olivaison, 
saison pendant laquelle on 
cueille les olives. 



OUL 



- 979 



OUM 



— Vers li set ouro s'es levalo 
A prés sa capo e soun panié, 
Per despacha leis oulivado 
Es la promkiio à souii vergié. 

Oulivairo, Il s. f. oliveuse, journalière 
Oulivarelo, | louée pour la cueillelte des 
olives au mois de novembre. 

— Aqui Jrole gaiarJ, gcnlis oulivarello 

Tout en mousenl lou frut ncgrous c beii maJur, 
Mandon Jins lou cèu blu si cansoun riserdlo, 
E lou cùa resclaiitls d'un cant galoi e pur. 
Sl-R. Taillandier, 1872. 

Oulivastre, Il s. m. Iroëiie commun, pîiy- 
Okaslre, |1 laria à feuilles étroites. — 

Couleur olive foncée. — Olivier 

sauvage, 

Onlivcdo, s. f. champ ou enclos d'oliviers. 

— Per vignos e per oulivcdos, 
Man dins la mati, avica trevat ! 
N'avien 'scalat de rancaredos. 
Au soûl' las, en hberlat. 
Duls. 

OuIivOj S. f. fruit vert ou noir à noyau, dont 
on extrait l'huilJ de table. On 
sait que l'olive n'est comestibie 
qu'après avoir été débarasséede 
son amertume par une immer- 
sion prolongée dans une lessive 
alcaline et des lavages répétés. 
~. L'olivier était l'arbre sacré de 
la Grèce, qu'il n'était permis 
d'arracher que dans de rares 
circonstances. 
Lat. et liai. oUva. Gr. 6A«i«. 

— E tanihen, oulivié, lu perèu as ti festo ; 

Quand d'un mouloun de frut negrejon ti vergié, 
Quand, d'oulivo maduro es culierlo la leslo, 
Uun venon li droulas carga de plen panic. 
St-B. Taillandier. 

— A la Toussant l'oulivo à la man. 

— Lou Nord aura tout ço qu'avié, 
D'ordi, de blad e de civado, 
Mai n'aura pas lis oulivado 
E gatdarcn lis oulivié. 

A. Dumas, 18!i7. 

Oulo, S. f. marmite, pot de tcrrre. 
O'/io, Lai. liai, et Esp. ollu, 

— Chascuii sap co que bout dins soun oulo. 

— L'aigo, iéu l'aiine dedins l'oulo 
Quand es coylo d'amb' uno poulo. 
Goud, 



Oiiin, Il s. m. ormeau, bel arbre que l'on 

Ourme, ll plante le long des routes et sur les 

promenades. Ulinus campeslris. 

— Toumban, levan, s'agandiguôron 
End' uno font ountc buguoron ; 
Ero à fintrado dau faubour 
E i 'avié cinq ournes autour. 
Favre. 

Onniado, s. f. ormoie, berceju de verdure. 

Ounibrage, s. m. ombrage, réunion de 
branches ou d'arbres qui inter- 
ceptent les rayons solaires. — 
Défiance, inquiétude. 

— biou couino nous aimaren 
Touii dous soulo Toumbrag-s ; 

Dins lou bouscage 
LoM poiilil nis que farcn. 

— Aubre aiinat, te fau mousadius ! 
Abio ca'gut un siùele à Dius 
Per le cri'a rei de l'oumbralge ! 
Mir. 1875. 

Oanibre, s. m. l'ombre commune, ombre 
d'Auvergne ou des lacs, poisson 
des eaux vives et qui rivalise 
pour le goût avec la truite. — 
Salmo umbla, Tliymahis, 

Ounibrello, s. f. ombrelle, petit parasol. 
Esp, sombrilla. liai, ombrella. 

— La palho Iressado pérèu 

Dou souléu assouslo uno bello, 
E se n'en pouarlo un gran c.apéu 
De segur s'espragno l'oumbrello. 
liousquel, 1832. 

Ounibrene, Il aij. sombre , ombrageux , 
Oumbrotis, || peureux, soupçonneux. 

— De la fam oumbronco e mourrudo 
Ai scnlit la ruslo mourdudo, 

Ai sentit l'alcn de la mon. 
Langlade. 

Onnibrilto, s. f. ombre légère, pénombre. 

Ounibro, s. f. obscurité, — Retraite, soli- 
tude. — Fantôme, revenant. 
liai, ombra du lai, timbra, 

— Vous parle franc, rce y' alendiéi 

Ye icspond l'oumbro, mes voudriei. 
Avant d'inira, voudriei bé saupre 
Ount' an cabit uno femno qu'a\iéi. 
Tandon, 1810. 

Ouitieletto, Il s. f. omelette, œufs battus et 

Uùu-melats, || cuits dans la poêle avec de 

l'huile ou du beurre, œuf mêlés 

d'herbes. liai, frillata, tortilla. 



OUN 



- 980 — 



OUN 



Oamenns, s. m. avgm. de orne, grand el 
vilain homme. 
Ital.uomaccio. Esp.homhrazo. 

— lèu n'en souy qu'un paure oumena! 
Que lou sort mcno per lou nas ; 
Cargal de misèro e de pùno ; 



M a gés 



Ouniené. 

Ouminkhot, 



de noble de ma méno. 
Favre. 

S. m. petit homme, laid, con- 
trefait. 

— Figurat-bous un onminichot aui 
de 1res piels e miey. 

Onmenen, Il adj. m. et f. hommasse, qui 
OimenencQ, \\ lient de l'homme. - Garçon- 
nière, quirecherche les hommes. 

Oumera», 11 5- m. etn. pr. avgm. de oume, 
Olmeras, H ormeau, grand orme qui om- 
brageait autrefois la place d'un 
grand nombre de villages. 

Oumorno flourido, s. f. don qui porte 

bonheur. 
_ Vole ben, digue !ou chin, aco's oumorno flourido. 
Oumouino, Il s. f. aumône, don volontaire, 
Oumorno, \\ secours, libéralité, bienfait. 

Oamounié, s. m. ecclésiastique chargé de 
distribuer les aumônes. 
adv. de lieu, où, en quel endroit. 
Ital. ove. Esp. donde. 
Lai. uhï. 
— Dezi la prado oun sauticabi ; 
Bezi rillioi oun broucailhabi, 
Oun èy plourat, oun èy rigut. ■ 
Jasmin. 

Ounelia, Il v. a. oindre, graisser, huiler, 

LmtOj II enduire. Lat. ungere. 

— Ouncho me !ou p6 
T'ouncharai lou bé. 

Ouncliuro, s. l graisse, huile ou beurre, 
ce qui sert à garnir un ragoût. 

— Lou pan sens' ouncburo 
S'en vai senso mesure. 

Ounele, s. m. parent, frère du père ou de la 
mère. 

_ Se passes sus lou pont cmbé lou 
diable, digo ié, moun ouncle. 




Ounfo, 



s. /". phtr. jointures des phalanges. 
Qr. i>n%, griffe, ongle. 
— Ancien poids Valant 31 gram. 



Oand», ad/, onde, moiré, formant des ondes, 
des courbes. 

Ouudado, Il s. /". ondée, vague, bouillonne- 

Uevoulm, 1 ment. —Grosse pluie d'orage, 

averse, un grain. 

— Qain(o rambaïouso journado, 
Que ds mau fagué soun ouftdado. 

OundeJajV.n. ondoyer, se soulever, flotter. 

— Vé ; jà las bladariés oundéjon 
Coumo au souledre lous eslanci. 

Dulc. 

Oundo, I S. f. bouillonnement, flot, onde. 
Boul, I Uni- onda, du lat. unda.. 

— Lou cros boul à grandis oundo. 

— Soun oundo se rf-voulumavo 
De loul cûusla lan n'en rojivo. 

Onndrw, v. a. orner, parer, décorer, em- 
bellir. 

De qu'ero dovengal 

Aquel lez de lerros oundrados ? 
Jardms, pradariés, troupelados, 
ïoui, aufoundde l'abime aviôdisparcscut. 
Floiet, 1860. 

— Ero ac6 lou diaman qu'oundrabo tout lou reste; 
Oaneste, adj. honnête, poli, affable. 

— .\d:et, rusa, tant que perfide, 
Mi prengué dins sei bras en dianl : 
Ai tant \àa que loun cur ui'oublide 
Que plouri ren qu'en li pensant ! 
ku lou cresièu ounoslec franc, 
lioure, 18!)7. 

Otinlla, V. n. gasc. renfler, grossir, exagérer, 

(Voir enfla.) 
Oungan, adv. cette année. Lat. hoc annum. 

— Hiber d'oungan, grando mizèro, 
Mounde aganit, 
Puple en coulèro, 
Castclbutil !! 
Jasmin. 

Onnslado, s, /■. égratignurc, coup d'ongle. 



Ouiifflet, 



Oiinslo, 

Q\).nd, 



m. onglet, pli sur une bande de 
papier, coup d'ongle, assem- 
blage d'angle, entaille pour 
placer l'ongle. 

s. f. lame cornée et blanchâtre 
qui pousse à l'extrémité supé- 
rieure des doigts. — Griffes de 
plusieurs animaux. Ital. unghia. 
Ëtp. una. Lat. unguis.dim. mgula. 
Gr. onl, ongle et onyx, couleur 
d'ongle. 



OUN 



— 981 



OUR 



— Soun ainils coumo la cat c l'ounglo. 

— Boato, voiras qu'amai sièguo niaUu 

Al d'oungl' encaro, amai do boa queissau. 

— Tout d'un cop lou lioun sus lou loup parligué, 

D'un lavo den l'estourdigué 
E davan que.se ropreiiguesso 
Dins qualie cop de den c d'ounglo, sans coalel, 
Criera, i' agué leva la pel. 
BIgol. 

Ouiislonii, s. m. enveloppe cornée des 
ruminants et autres mammifères 
à pied fourchu. 

Oansnen, s. m. médicament graisseux 
Enguen, qui s'applique à l'exlérieur 

pour guérir les plaies ou les 
tumeurs. Lat. unguentum de 
«ngere, oindre; autrefois huile ou 
essence parfumée. 

s. m. onguent mercu- 
riel pour détruire les 
acarus de la gale ou toute sorte 
de vermine parasite; le mercure 
y est divisé et vivement incor- 
poré dans le saindoux. 

Oanou, Il s. m. honneur, estime, considé- 

Ounour, | ration, réputation, démonstration. 

— Vertu, probité. 

— lèQ VOUS vonldrio prega de me fa tant d'ounour 
De me da del vi blanc qu'abcis en voslro cabo. 

Giillard. 

Ounonra, v. a. honorer, favoriser. 

— Li liclie lonjour seran doun li riche ? 
Eici mémo, eici soun li préféra, 

Li mai encensa, li mai ounoura ! 

Roumanille, ISiiS. 



0uni:uen-srÎ8, 

Enguen de Aaplo, 



Oan«io, 

Ounço, 



Onnze, 

Vounze, 



I s. f. once, poids variable qui a été 
I la douzième partie de la livre 
gallo-romaine et du Midi de la 
France , représentant tantôt 
25 grammes tantôt 32 grammes. 
— Monnaie d'or d'Espagne et 
d'Amérique. 
Ital. oncia. Esp. onza, lonza. 

— Chat once , quadrupède 
carnassier du Brésil et de la 
Perse, que l'on parvient à appri- 
voiser et qui sert à la chasse. 

nom de nombre, dix plus un. 
Lat. undecim. 
— Aurai v'ounz' an à Pasco. 



OapÎRt, s. wi. opiat, sorte do pâte pour net- 
toyer les dents, oij il entre de 
l'opium. — Médicament narco- 
tique et calmant. 
Ital. oppial. Esp opiala. 

— End' ac6, maugrat soun audaci, 
I' avion tant jilatsus la faci 
D'oupialas, de lavadens, 
Dolus, medecinos, cngucns, 

Favre. 

Onpila (S'), t;. rec. s'étudier, s'efforcer, 
s'astreindre, se passionner. 

— M'oupilère à bouffa dins l'eslrumen. 

— A chascan fasian gau, mes de marridi gen 

Do nosii plesi s'oupilèron. 
E 1er de rediis scpareron 
Ce que lou pichol Dieu maridavo (an bcn. 
J. Morel, 1826, 

Onpina, v. n. exprimer son sentiment, son 
opinion, acquiescer. La/, opinari. 

— Oupiné dos tés per se mcllre à laulo. 

Ou|iiuionit, s. f. avis, sentiment, résolu- 
tion, tendance, croyance. 

— Eiçô regardo un pau Icis ome en poulilico 

Que se soun fa 'no pousicioun, 
Siègue soulo lei Rei ou sont la Bepublico, 
Uno fés qu'an d'argent an plus gés d'oupinioun, 
Bourrelly. 



Oupreissa, 



V. a. presser la poitrine, ser- 
rer, gêner, abîmer, opprimer. 



— Pode plus leni ! l'aire de la vilo 

Trop lourd e mau san oupreissomoun cor, 
E d'un vilajoun la vido tranqoilo. 
De louti mi som es lou faniai d'or. 
Tavan, 1874. 

Onpalen, adj. riche, orgueilleux. 

— Lou pais ero riche e li villajouès oupulons. 
— Oupulens, imitas lou boun Paire del mounde. 
Donnas, mes que la mas se sarre, se roscounde. 

Onpulenço, s. f. abondance de richesses 

ou de récoltes, Lat. opes, biens. 

— Soun bèu ciel, soun climat soun er pur, santarons. 
Soun puple, alor dins l'oupulenço 
Votes 9 festivals, ourféouns e counccrs ; 
Télix. 

S. m. mammifère plantigrade à longs 

poils. Fig. grossier, farouche, mal 

élevé, Ital. orso. Port, urso, 

— L'ours ero dei bèu e dei grand, 

AquiJlo pi!u vallé cent fr^>nc, 

Aleslido, la poudien vendre. 

Quatre cop mai, eisaiomen. 

Bourrelly, 




OUR 



— 982 — 



OUR 



-^ Cé que me Oisié ? t'iiou vau dire ; 
Bouto, m'a pas fa 'n long discour. 
M'a du que fouillé pas vendre la pel do 1 our 
Sans agudie d'abord canarda lou bon sire, 
_ Quand m'a parla, mi counsèiavo 
De pas vendre la peu de l'ours, un aulre coup 
Avant de l'avô mes au son . 
Bourrelly. 

Onraele, s. «.réponse de la divinité con- 
sultée ou d'une personne savante 
ou sage, vérité cachée, 
lot. orare, parler, répondre. 
_ Se legissiès un pau lei sanli predicioun 
Belèu dilleremmen farièi loun adicioun ; 
Aven inleriouga lei devin, lis 'ouraclc, 
Nous an dil qu'aquesl' an veirian de gran miracle. 
Desanat. 

Oitrasan, s. m. tempête, orage, tourmente. 

_ Un fron jjla de p6u que pressen l'ouragan, 
Un paure vanilous que se lai arrougan. 
Un nclias égoïsio e que vous mando jaire, 
Lei paure mespresa qu'apelo de manjaire. 
Kej'baud. 

Ourase, ii s. m. grosse pluie avec vent et 
Awai^e, 1 tonnerres. — Agitalion, tumulte, 
désordre. Lai. aura, vent. 
_ Ebé ! l'un dès, un jour d'auralge, 
framboulet, se liblei, acatcl soun feiUiaigs 
Lou col d'el n'eu fusquel gaslat. 
Jaiinui. 

OuralUo,| s. f. les bords, la lisière d'un 
Ourièro, \ champ, d'un bois. 
Lat. ora, bord. 



Oraiori, 



Oiiraton, 



s. m. oratoire, place, station 
indiquée pour la prière, cha- 
pelle, petit temple. 
Lat. arare, parler, prier. 
liai et Esp. oralono. 
— Jouyous de camina foulo Icis ouralori, 

Qu'avien laiiha Ta tems nosliarries grand-pays. 
Hicard. 

;. m. orateur, maître en beau 
langage, avocat, prédicateur. 
_ S'es ben dich d'ambc gran razou. 
Que l'esludi fa l'ouralou 
E la naluro lou pouùio. 

Ourliito, s. f. cavité, place de l'œil. — 
Course d'une planette. 

Ourcaneto, il s. f. orcanette, racine tiuc- 
Recaneio, 1 toriale d'un rouge brun, pro- 

venant de VAnchusa lincloria. 
— Buglosse tinctoriale, grémil 
ou herbe aux perles, fam. des 
Borraginées. 



Oapcancto Jauno, Il s. f. orcanette jau- 
Recanelojamo, \\ ne, même famille. 

— Onosma arenaria. 

Ourde, Il s. m. ordre, arrangement, dispo- 
Ourdre, | sition. — Rang, file. 

Esp. orden. Ital. ordine. 

Oardena, v. a. Uarn. ordonner, arranger, 
disposer. (Voir ourdouna.) 

Ourdi, v.a. disposer parallèlement les fils 
de chaîne pour faire un tissu. 
Fig. tramer un complot, machi- 
ner une intrigue, 
Ital. ordire. Esp. iirdir. 

Ourdidon, 1 s. m. ourdissoir, moulin placé 
Ourdissou, \ verticalement sur son axe, 
ayant six lames ou ailes sur les- 
quelles on dispose les fils d'une 
pièce pour le tissage. 

Ourdilhos, s. f. plur. les rebuts du lissage, 
fin d'une pièce, franges, gue- 
nilles. 

Ourdinari, Il s. m. nourriture journalière, 
Ourdenari, | ration , portion pour un 

repas. liai, et Esp. ordinario. 

— Aqui rcbiou aquel dous tems 
Ouni, à l'abric des pessomens, 
Tout ero an un ourdmari ; 
Toutis lous bés eron enblol, 
E cadun preniô del pilot 
Co que 11 ero necessari. 

Hellies, 1718. 

Onrdou, s. m. rangée, troupe, file. 
(Voir ourde, ourdre.) 

— L'eslanc es lis coumo un mirai. 
De muges belèu per aval, 
Quand vendra l'ouro de la caumo 
Poudrai! capita cauqu'ourdou, 
Que snparan se Diou-z-hou vôu. 
En fasen de bravos saulados. 
Langlade. 



Ourdoun. Il s. m. un andain, espace que 
Ourdre, 1 parcourt la faux d'un faucheur. 

— Bande de terre que chaque 
vigneron laboure sans empiéter 
sur les rangs de ceux qui sont 
à ses côtés. — Rangée de ceps 
de vigne. Esp. orden. II. ordine. 
(Voir andan, cambado). 



OUR 



— 983 



OUR 



i 



OurdoiiiiR, Il V. a. ordonner, commander. 
Ourdena, || — Arranger, disposer. — 

Prescrire, décider. 
Lat. et liai, ordinure, mettre en 
ordre. 
— Lou rci ourdouno 
E Dioa perdouno. 

Oiirdouuauço, s. f. ordre, arrangement, 
injonction de l'autorité supé- 
rieure — Prescription médicale. 

— D'aqui Ici bon rouyau, per sousicni l'assaul, 
Marchavian sur Paris, y crian dedin qu'un saul, 
Sauvavian Polignac, la Religioun, la Franco, 

E fasian accoumpli loi bellis ourdounanço ; 
Tout oro déjà losldins lei déparlcmen. 
Desanat, 1830. 

— S'avias segui moun ourdounani;o 
Lou malau forié 'sta garit, 
L'aviél ben jnedi d'avanço, 
Avés pas fa ço qu'aviei dit. 

Oureiètos, Il s. f. plur. pâtisserie de vil- 
Aurelhetos, \\ lage, beignets secs saupou- 
drés de sucre. 

Ourèio, fi s. f. oreille, organe do l'ouie. 
Aurelho, Fig. attention, intérêt. 

Esp. oreja. liai, orecchia. 

— Venlre qu'es afama n'ajamai gés d'ourelo. 

— Laissas me vous bouffa dous mol dins voslo ourèio. 

Ourela, v. i. ourler, coudre le bord d'une 
Ourla, étoffe en y faisant un rempli. 

Lat. orulare, liai, orlare. 

Ouresoun, s. f. discours, assemblage de 
Orasoun, phrases grammaticales. — 

Prière, invocation humble ou 

mentale, 

Esp. oracion. liai, orazione. 

— Per cami dounc, lanlos pregavoD 
Tanlos, pecaire, renegavon, 

E diguéron pas l'ourezoun 
Qu'en arribani dins Avignoun. 
Fâvre. 

Ourlet, s. m. dim. de orle, rempli cousu au 
bord d'une étoffe pour retenir 
les fils. 

Ourfanèu, s. m. et adj. orphelin. 

Oursuèno, s. f. sirène, nymphe de la mer 
et des fleuves, dont le chant 
étaii irrésistible. 

— Perqué cantas coumo un' ourguèno 
Aucéu dins lis aubrs voulant. 

Aubanel. 



Onrvul, s. m. orgueil, opinion avanla- 
Oiirguel, geuse que l'on a de soi-même, 
confiance exagérée en ses pro- 
pres qualités. — Fierté, inso- 
lence, vanité. liai, orgoglio. 
Gr. ciyyi, passion, orgueil, of/»/», 
être enflé. 

— Ai agut trop d'ourgucl, mes aro souy guarit, 
Aquélo malaulié n'ero pas dangeirouso. 
Car sabcls que mo rcslo encaro un pau d'esprit. 
Gainer. 

— Rouhcr en l'escoulan, se couflJ dins sa pel 
E lou fum de l'ourgul it troublé lou cervel. 

— L'ourgul Icvo pas lou remor. 

Onriçulhous, adj. orgueilleux, fier, vani- 
teux, hautain. 

— L'ourgulhous e lou vanilous, 
Quand Diou v6u abaisse li dous. 

— Mars venlous 
Abriou plùujous. 
Fan lou païsan ourguliious. 

Ourièlo, Il s. f. chardon étoile, Centaurée 
Ouruèlo , Il du solstice. 

(Voir uuriolo, auruelo.) 

Ourîzoun, s. m. horizon, ligne où se ter- 
mine la vue, soit sur terre, soit 
sur mer. Gr. ofi^uv, borner. 

— AnGn veson de iuen blanqueja de muraio, 

Ni 'a de brut, mai de fum, loul boulego e varaio ; 
Un moulounasd'ousiau parei à l'ourizoun 
Se vei de mounumen, do gleizo, de prisonn. 

Onrjat, s. m. sirop avec émulsion de diver- 
ses sortes d'amandes, de bulbes, 
d'orge, etc. Esp. orchata. 

— Vous ié faguel bèure d'ourjac 
Que se trouvel ben nn pau flao. 

Favre. 

Ourjau, s. m. organeau, anneau d'un cable 
ou d'une ancre. 
— Mossi drosso l'ourjau. 

Ourjou, Il s. m. cruchon, petite vase d'ar- 
Ourjoulet, || gileà anse etàbec. (Voir crugue/). 

— Petite tumeurqui vient sur 
la paupière. (Voir ardiol). 

— Orcholet, grain d'orge. 

— Cliasco malin se Dious bon vôu. 
Van aqui rampli soua ourjôu. 

— S'en anavo à la font en quilhant sus sa trslo 
Un pouhl oufjoulet que lenien sks dos mans. 

Bringuier, i 870. 



OUR 



984 



OUR 



Oiiripel, 

Auripel, 



s. m. oripeau, clinquant, étoffe 
brodée d'or ou d'argent, vieilles 
étoffes, vieux habits. 



Ourîpela, v. a. dorer, couvrir d'or, cha- 
marer. 



Ourifièlo, 

Ouzipèlo, 

Ourla, 

Moula, 



s, f. érysipèle, tumeur inflam- 
matoire à la peau. 



V. n. hurler, pousser des cris. 
liai. uHare, ululare. Esp. aullar.) 



Ourlado, s. f, hurlement, cris désespérés. 

— Quinte sabbat, ai ! quinl' ourlaJo, 
Quinl' orre e vilen cliapladis. 

Ouriue, I s. m. ormeau, arbre. 
Outne, I Dimin. ourmin, jeune ormeau. 
— Ultnus campeslris. 

— Senlour pougnenlo di badasso, 
Aspre perfum di roumanin, 
Frescour di nai soûl li bauniasso, 
Oudour sutilo dis ourmin. 

Bagnol, 1878. 

— Jamay nou mu vej riais jouga de la pigasso 
A l'encounlro dels ouruis m coolro lous garrics. 

Ourineja, v. a. organiser, installer, agen- 
Armeja, cer. — Jeter les ancres, se 

cramponner, se fixer. 

Ourmillio, || s. f. orraaie, bois d'ormes. 
Ourmarié, \\ Esp. olmedo. liai, olmaia. 

Onrua, t». a. orner, embellir, garnir, parer. 
Lat, elltal. ornare. 



Onrne, 

Otirdre, 



s. m. sillon, bande de terre rele- 
vée, rangée. Fr. cent, orne, radical 
de ornière. 



OarnièiroM, (\ s, f, ornières, trace des 

Ourgnèiros, roues dans la boue ou sur 

les routes. (Voir ourne). 

— Dins qu'aquel leras, de ^rans bâchas, 
De fango, de caraus, d'ourgniè ros, 
Mounte carelos carbougnèiros 
S'enclapavon jusqu'au bouloun. 

De Lafare, iStâ. 



Ouro, 

Houro, 



s. f. heure, division de la journée ou 
de la nuit, temps marqué, propice. 

Lat. hora. Gr. af». 

— D'ouro, adv. de bonne heure, 

bon malin. 



— 0, la pu gcnlo dci paslouro. 
Pos(]ue-ii, lou Diou deis amour, 
Escampa sus louli leis ouro 

La courbcio de sei favoiir. 
More), 182». 

— Setudo al bord del riou, dcliat d'abelaniis, 
Doumaizelcio, aqui, tant d'ouro, que fasès 1 

Jasmin, 1841 . 

— Plan-plan mi bras le bressaran ; 

La uieu, lou jour, o lard e d'ouro, 
Se s'endor, sa ris vo se plouro, 
Sarai loujour 'nié mounenfml. 
Aubanel, 18S1. 

— Es pas lou loul de parti d'ouro, 
mai fou arriva à lems. 

— Es aqui que dis sis ouro (ses prières). 

Our<|ueste, s. m. orchestre, partie basse 
au-dessous de la scène où se 
tiennent les musiciens. 
— Ensemble d'instrumentistes. 
Gr. tfx>i<rTftt, danse. 

— Se dansavian un tantiné ? 
La salo counvido, brilianto ; 
L'ourquesle Irais si nolo éoé 
brihanlo. 

Roamieux. 

Ourquis, s. m, orchis, variété de plantes 
bulbeuses à fleurs remarquables 
et odorantes. 

— La cicourèio bluio e vinl meno d'onrquis 
Veloulas ou dauras, rouges, jaunes ou gris ; 

Quauquos malos de limounelos, 
SIentos, mélisses e flouretos, 
Que, dau lems quête dise embaitnavon lous prats. 
Félix. 

Oupreasa. v. a. salir, ternir, fienter. 

Ourrezio, s, f. ordure, saleté, juron, insulte. 

Ourrias, s. m. filet à grosse maille, filet à 
maquereau. 

— Dins aquel lems nosti coullego 
En roudanl dins leis envirouQ 
Avien déjà fa quatre lego 
Emé l'ourrlas, lou capeiroun. 

Desanal, 1832. 

Oarruàu, s. m. maquereau, poisson de la 
Auruàu, Méditerranée. Scomber auratus. 

— Auriol, petite commune du 
département des Bouches-du • 
Rhône. 

— Le Loriot, oiseau, Oriohu 

galbula, 

— Aïer rimes la soupo, uèi braies tels ouroôas 
En pieros de frejaa nous fas chanja leis u6as. 
Gellol. 



OUR 



— 98» — 



ous 



Onrsa, 

Orsa, 

Ourisin, 

Oursoun, 

Oiii'Hin, 



V. ». tendre la voile au vent.lendre 
le câble, courir une bordée à 
bâbord. 

s. m. petit ours, bonnet de peau 
d'ours. 



m. espèce de coquillage splié- 
rique et recouvert de piquants, 
dont on ne mange que les ovaires 
d'un rouge orangé. 
— Eckinus esculentus, 

— De qao te plagnes ?. . . A la fin 
Es pas lu qu'as cerqua l'oursin ? 
Te disié ren dios saceuquiho. 

— Tant dit, tan fa, Tounin, coumo s'eto un martel 
Coniro l'oursin pico emé soun ourtel ; 

El crêsié la preso seguro, 
Quand à l'onrlel se fai uno grosso blassuro. 
Cliailan, 1882. 

Ourtel, s. m. orteil. (Voir artel.) 

Oiirteto, s. f. soupe aux herbes, de orlo, 
poirée, herbages. 

— Nons venon d'escunla l'ourtelo. 
Es bon de la nianja caudelo. 

Favre. 

Ourtigo, s. f. petite ortie, grièche, brû- 
Ourtic, lanle ; plante des lieux arides, 

des décombres, Urtica urens. 

Grande orlie, Urtica dioica. 

Ortie à pilules, orlie romaine, 

Urtica piluUfera, ourtigo di bouleto. 

— L'urtica crenulala cause des 
douleurs intolérables. 

— Les tiges d'orties servent par- 
fois à produire l'urlicalion dans 
les paralysies et les rhumatis- 
mes ; certaines espèces fournis- 
sent de la filasse. 

— Ce que l'on appelle flou d'our- 

tigo est la fleur du lamier blanc, 

fam. des Labiées, dont on fait 

des infusions pour combattre les 

hémorrhagies. 

— Gran camliiomcn que m'eslouno e m'enlrigo, 
Plus de roumets, d'ourtiis ri de cardons. 
L'or nai perlent, e de milo fayçous 
D'un sol rouïnat, d'uno torro en bouzigo, 
Frnt e cabcls, bignos, prados, Iroupels, 
Tout aco's riche a bous sinsa lous els. 
Jasmin, 18i9. 

Ourtigo luorto, ii s. f. lamier pourpre 
Ourtigo roujo, y ou galéopsis versico- 

lore, plante fam. des Labiées. 
62. 



Ourtiino, s. »i. etarf/', le dernier. 

Lat. ullimum, le dernier moment, 
le hoquet de la mort. 

Ourtoulaio, Il s. f. herbes potagères, légu- 
Farlttio, \\ mes. 

— Lou rcslo di! ma Mssibr.iVo 
Regrdlavo lan l'ourt;iluïo 
Que rencgavon. Ions conquis 
D'ausi parla de soun pais. 
Favre. 

Ourtoulan, s. m. bruant ortolan, oiseau 
de passage voyageant ou sta- 
tionnant par petites troupes au 
mois d'avril, dans certains 
lieux de leur choix, vignes ou 
clairières ; ces oiseaux, suscep- 
tibles de s'engraisser enaulomne, 
deviennent alors un manger 
délicieux. (Voir orniprout). 
— Emberiza horlolanus. 

— En tems do Carnaval, se voulen fa ripaio. 
Nous passan per lou pié quauco bono voulaio, 
Uno kbre de Crau, d'ourtoulan au gratin. 
Crousillat. 

— Lou roustit, per coumble de joio, 
Seguel un parel d'ourtoulans, 
Uno lauzelo e dous cuous-blans. 
Favre. 



On«i8et, 

Ausset, 

Ouissèn, 

Aucel, 



s. m. troussis, rempli fait à une 
étoffe. 

s. m. oiseau, volatille emplumé. 
Itat, ucello, avicello. 



— Cassayèu eis oussiu d'hiver 
Dedins uno verdo cabano, 
SeriJu ben vestii e couver, 
Per pas senti la tramountano. 

— Oumbro de meis ousséu, apaisa-vous anfin. 

Quand me servias d'appèu, m'avias rendu service, 
Aivcnja vosiro mort, d'un monstre ai vis la fin. 
Desanat, 1828. 

Oussi, adv. de même. (Voir aussi). 

— Ero béu, ero gai ; aro lou vcj' aqui : 

Sis ieul sounamoussa, soun rire as mor oussi. 
Bigot, 18ti9. 

OuMtal, s. m, maison, logis, demeure. 
Oustau, Dim. ouslalet, petite maison. 

Casai, (Voir houstau.) Gr. a 

établir, Lat, stare. 



irriifti, 



Ayci dedins n'intro cap de mal salge, 
Ni mai degus d'aquels que vivon mal ; 
E lou pauret, à cadun demandabo, 
Per ount inlrara doun lou meslre de l'ousUl T 
Gaillard, l!ia9. 



OUS - 986 



— La iiouvicio léa se reviho. 
Mai n'ausis ren foro l'ouslaa, 
Qu'un roassignôu dins la ramiho 
Que canlû au frès, long dôu coulau. 
Gounel, 1878. 

— Souoralo, un sagi de la Grùço 

Fasié basti 'n pichol ous'au, 

E cadun, per li pourta peco 

Li Iroubavo quauque défaut. 

Bourrelly, 1871. 

— Croumpo l'ouslau baslit e la bigno planlado. 

— Dius l'ou^lau i' a ren 
Sii de déforo noun ven. 

— Aci tnilo ousialets rison sul bord d"un riou, 
Nostro ciel es rizcn, tout s'aniuso, loul biou. 
Jasmin. 

Onstalado, s. f. famille, ménage, tous les 
gens de la maison. 

Quand soun moundo es lebat, lai qu'un cbef de l'armai. 
D'un mol el dono l'ordre à loulo l'ouslalado. 
Peyrol, 1780. 



s. f. un hameau, réunion de 
quelques maisons dans la 
campagne. 
— la foss' ousialage dins la vau. 

î, m. maison où les voya- 
geurs sont logés et nourris 
moyennant rétribution. — Se dit 
aussi pour réunion de quelques 
maisons 'dans la campagne. 

Oustalns, s, m. grande, vilaine maison. 

— Tout proche d'uno i laço à cent pas, iuen dei barri 
S'éliivo un oustalas tout trauquiha dei garti. 



Oustalase, 

M usage, 



Onstalarié, 

Iloustelarié, 



Oustalié, 

Ousialiêro, 

Onstardo, 

An lard 0, 



adj. casanier, qui reste au logis. 
Fem, bonne ménagère, 
s. f. outarde barbue , bel 
oiseau échassier dont la con- 
formation rappelle l'autruche. 
Olis larda. Cet oiseau est très 
défiant et ne voyage que la nuit 
en s'élevant très haut, malgré sa 
grande taille. 

— L'oularde canepelière , 
Oth lelrax, plus petite que la 
préccdenle, ne vient aussi dans 
nos pays qu'en hiver et se plait 
dans les vastes plaines, où on 
la poursuit achevai, (La Crau) 
liai, ottarda. Esp, avularda. 

— Pa.'scroun dins la man v6u mai 
qu'ousiardo en l'er. 



On s tau 

Oustiere, 

Houslié, 



ouv 

La chair des outardes est 
aussi délijate que celle des 
faisans. 

Iteiroulaii , s. m. maison 

paternelle. 

s. m. et adj. vaurien, libertin, 
1 vagabond. 
V.fr. housle. Lai. hoslis, paysan. 

— S'un ousiiere d'uchci me porlo 
Un fulliet de papié marcat, 
Ei me aieimo, quo tra lo porto, 
Li cride que sei doiviarda. 
Foucaud. 

Ou»tiho, s. f. hostie, pain à cacheter. — 
Pain mince et sans levain des- 
tiné à la consécration. 
Lat. hoilia, victime. 
liai, oslia. Esp. hoslia. 

Ontanlien, adv. aussi bien, tout de même. 

Outin, I s. m. automne, berceau, tonnelle 

Aulin, I de plantes grimpantes. 

(Voir aulinado.) 

— Sous l'oulin boutaren la taulo, 
l'erlout do flours e de lampioun. 

Outis, s. m. instrument de travail. 
Fr. cenl. ulils. Lat. utilis. 

Outoana, v. n. passer l'automne. 

Ouvari, Il s. m. préjudice , dommage , 
Auvari, Il alerte, événement, mésaventure. 

Ouvra, V. a. travailler, mettre en œuvre, 
donner une façon. 
Esp. obrar. liai, operare. 

I s. m. travail, façon, opération. 
I — Production de l'art ou de 
l'industrie. 



Ouvragée, 

Otibrage, 



— FJo counougnet pla quand vrguèt moun oubralge 
Que de çô qu'abioi fach, abiô \ist d'abantalge, 
E ièu counouyssib pla qu'élo prenio plazé. 
Quant un lai rimadon abiô pouscut beié. 
A. Gaillard. 

— Car sové qu'eis cnsliuii, laboniioase sage, 
Lou veiré chasque jour partojant vosl' ouvrage. 
Vous (nioura loujour de respels e de souens ; 
Eh-ben, ocô \ôu pas lous escut- qu'o de mens ? 
Roch Grivel, !8U3. 

Ouvrié, Il s. m. et adj. journalier, celui qui 
Oubrié, |1 travaille dans quelque métier 
manuel. Esp. obrero. liai, operaio, 
— l 'a mai d'ûuvrio que de mesirc. 



OVE 



— 987 -•' 



OZE 



— Entendes do la soy lo molinièiro onvrèoso 

Que dins tout lou quarlié criil coum' uno potéuso 
R. Grivel. 

— La pa!ho, amis, serve iVoasIau 
Ei gens d'aquclis cncounlrado, 
A l'ouvrié, un liocli h fa gau 
Quand es bcn las de sa journado. 

Uousquel, l8!)0. 
— A l'obro si counei l'oubrié. 



Oiizido, 

Auiidû, 



Ove, 

Auve, 



s. f. ouïe, perception des sons. 

— Joues, organes des poissons. 

— Parti d'ousido, partir promple- 
ment. 

s. m. conduit, petit canal, gravier, 
aliuvion. 



Ozel, s. m. bas Um. oiseau, bipède emplumé. 
Oussèu, Lai. avis. 

— Quôu e un brav' oziiu. 

Ozelo, «.Z*. by rondelle de cheminée, de 
Iroundelo, fenêtre, de rivage. Lat. avicella, 

— Per lo darniiSro vé l'ozelo loar venguet, 
Lo meicliant' erbo frojo vilo. 

— Oqn(!u pilit oziiu fogueron mau de riro. 
Quand l'ozelo, penden Irei vé 

Lour parlavo ma per lourbé. 
Foucaud. 

Ozenado, s. f. cast. âuerie, bêtise, balour- 
dise. 




P, seizième leltre de l'alphabet et douzième 
consonne, procède, ainsi que le 
P latin du w grec, dont le jam- 
bage gauche était primitivement 
allongé, ainsi qu'en témoignent 
de très anciennes inscriptions. 
Le P prend quelquefois la 
place du Bel vice- versa, comme 
dans 
Pato,paulo., Balo. 

Petitgo Betugo, 

Poti Boti. 

Pourloulaigo Bourtotilaigo. 
Pigre Bigre, etc. 

Le Ph Français se rend par 
F dans les idiomes méridion- 
naux, comme en Italien et en 
Espagnol, 

P», part. nég. (Voir pas), point, nulle chose. 

— Loa pan pu blan, lou vin pu viel. 
Fan pas que l'on se porte miel ; 
Et lou bonur a pas sa sourço 
Din lou foun di pu grandi boorso. 
Digol. 

— Mai, Ion darnié badaa pa pu lèa nous escapo, 
Sian saïa aperamoun senso cr6 ni palan. 
Gelu. 



Pa, 

Po, 



t. m. pain, principal aliment, farine 
pétrie et cuite au four. (Voir pan.) 
Lat. panis, liai. pane. 



— En lo portai da Belelem, 
Y en uno pobr' establia, 
Nasque, com' lois bé lo saben, ^ 
Del ventre de santa Maria, 
Aqueste Sanl-Pa consagrat 
Per fi noslre bon alimen. 
Goig, 1811. 

— Coumo cachet le baillabi d'oubralge 
En t'empriman sul la mico de pa. 

Jasmin. 

Paba, V. a. gasc. paver, garnir une rue ou 
une cour de pierres plates. 

Pabana (Se), v. ree. marcher fièrement 
comme un paon. 

Pabano, s, f. pavane , danse grave et 
sérieuse , danse de cour en 
robes traînantes. — Sonate qui 
accompagnait cette danse. 
liai, et Esp. pavana, du lat, pavo. 

— Quand lou diable e lou lou garou 

Autres cots, jour e neit, y fazion la pabano. 
Jasmin. 

— Batre la pabano, se mor- 
fondre, grelotter, croquer le 
marmot. 

Pabat, s. m, pavé, pierre, grès ou basalte 

dont on garnit les rues en dos 

d'âne. 

— Lous uns, loulo la nech van bat're lou pabat 
Per derauba quicon o per cerqua débat, 
E lur payre e lur mayre alaro se inrmenton 
De lous abé nouyrits, qaand veson que non'l cr«nlOD. 
Auger Gaillard, 1868. 



PAC 



- 989 — 



PAC 



Pabillionn, s. m, tente ou logement 
Pavihoun, portatif , petit bâtiment 

carré terminé en pointe et placé 
sur les combles d'un monument. 
— Dais. — Extrémité évasée 
d'un instrument à vent. — 
Etendard, drapeau, bannière, 
banderoUe. Esp. pabellon, 
liai, padiglione, 

Pabio, î. f. pavie, alberge, brugnon. Espèce 
de pèche dont la chair tient au 
noyau. 

Pabot, s, m. gasc. pavot officinal ou somni- 
fère, fam. des Papavéracées à 
fleurs blanches ou rosées. 
(Voir paparrï). liai, papavere. 

Pabon, Il s. m. gasc. paon, oiseau domes- 
Pahoun, |1 tique. (Voir pavoun.) 

— Dins l'on d'uno richo campagiio, 

Dejoust uno louno de fluurs. 
Un roussignol, al ped de sa coumpagno 

Cantourlejdbo sas amours ; 
Un pabou lier, couflat coumo lous de sa raço, 
En s'afaissounant, pr' aqui passo. 
Mir. 

Pa-eà, Il adv, point, rien, aucun. 

Pas-cpp, Il 

— Deuie aa boulangé, la renie toumbado, 
Pa-cà de traval et fonjè manja. 

Ijigot. 

Faeaja, v. n. pacager, faire paître. 
Ital. paseolare, Esp. pastar. 

Paean, s. m. manant, rustre, paysan. 

Pages, Esp. pagano, villageois. 

— N'agues pas crenlo de dire que ti 
parens eron simplamen de pacan. 

— Fôu vous dire qu'un avoucal 

Ero enc6 d'un pacan per se faire paga 
La nolo d'uno prouceduro. 
Cassan, 1860. 

Pacauarié, s. f. grossièreté, balourdise. 

Paelia, l| v. n, elad contracter, faire une 
Pacheja, l'affaire, marchander, pactiser, 
traiter. 

— Quinto afecioun.. . semble que pachon 
Etaé soun iranchet à la man. 

Gant. 

Paeliaeaire, s. m. qui fait marché, qui 
échange. 



Paeharaeo, s. f. promesse , gageure ' 
duperie. 



Paelie, 

Pacho, 



s. m. et f. marché, convention, 
accord, pacte. Ital. patto. 
Esp. pacto, du lut. padum. 

— Avsn fa on bon pactie, 

— Paoho facho, coonsel près. 



Paelièro, 

Paissièro, 

Pacliet, 

Paichel, 



s. f. batardeau , barrage , 
déversoir. 



s. m. béarn, tuteur, pieu, échalas. 
(Voir peje, tronc). 

Paeltoe, adj. lourd, empêtré, gauche. 

Paolioeo, adj. fem. babilla rde, chipotière. 

Paeholo, H s. m. mélange, pâtée pour la 

PachouUno, || volaille ou les pourceaux. — 

Mets ou sauces hétéroclites. — 

Bourbe, résidu, tripotage. 

— Fouïé qne per amoun, lous fourncls e lus œinos 
Nous emmandessou pas lus sanlos pacbonlinos. 
Arnavicllc. 

Paehouea, ji v. n. chuchoter, caqueter, 
Pachouqueja, \\ bavarder, tripoter, bargui- 
gner , tatillonner. — Gâter , 
brouiller, chipoter. 

Paeliouna, v^ a. partager , attribuer , 
départir. 



Paeliouquet, 

Palet, 



adj. lent, mou, flegmati- 
que. — Vétilleux, chipo- 



tier, tatillon. 

— Car Plagnôu, un pau pachouquel. 
Perd un quart d'ouro à dejunado, 
Ne manjo un autre à la dinado, 

E dis à eau lou vôu charpa : 
L'y seren ben d'avant soupa. 
De Lafare, 1840. 

Paeien, adj. patient, endurant, souffrant. 
Pacian, - Qui va au supplice. Lat. pati. 

Paeienf o, H s. f. patience, longanimité, 
Passienço, || sang froid , tranquillité. — 
Persévérance. 

— Pacienço laissé brûla soun ousiau. 

— Pacienço es la medecino di paure. 

— Mis enfant la paciecço es bono... 
Avié resoun ; mai quau la douo ?. . . 
Li rei ni mai li courJounié, 

En nourlço l'an pastetado. 
Bigot. 

— Se parlas un pau trop, a plus gès de pacienço. 



PAD 



990 — 



PAG 



— Car d'aquelis quislans u'abioy pas coanoyssenço 
Mas ièu preiiguèri là tout moun mal en passienço. 
A. Gaillard. 

Pacieu^o, s.f. patience ofRcioale ; pi. de 
la fam. des Polygonacées à fleurs 
verdâlres, dont la racine est 
dépurative el les feuilles comes- 
tibles. Rumex palienlia. 
(Voir lengo de biôu.) 

Pacieneo, s. f. patience crépue, parelle 
topas, sauvage. Crumex crispns. 

Paciflcacion, s. f traiiquililé, apaisement, 
rétablissement de la paix. 
Rad, pax. 
— Lou mounde viou en pax, sens deguno malicio, 
Perlout on fi valé lou drech de la juslicio. 
En pacificaciou, do soun bé l'on jouis 
El ara louis sous amixs cadun se rcjouïs. 
Aug. Gaillard. 

Pacoutilio, S. f. polit paquet ou ballot de 
marchandise que chaque marin 
avait le droit d'emporter avec 
lui pour le troquer ou le vendre. 
— Mauvaise marchandise, cho- 
ses de peu de valeur. 
— A voudre de la bravo fiiho 
Counla toulos las valeniics, 
S'en fariô lalo pacouiillio, 
Qu'ennegririô mai d'un cahié. 

Paile, S. m. poêlon à deux anses, casse à 
confilures. 

Padelado, s. f. une pleine poêle de fri- 
Padenado, ture, de poisson. 

Padelo, s. f. poêle à frire, à fricasser. 
Padeno, (Voir sarlan.) liai, padella, du 

lut. patella, 

Aqu«l que tcn, se dis, la cô de la padeno 

Es loujour de riiousUl, lou pus embarassa. 

Padeloun, s. m. creuset où l'on fait fondre 
les matières à vitrifier. 

Padcna, v, a. frire, passer à la poêle. 
— lèu councyssi qu'el n'aurio pas gran peno 
A mena l'asle, o teni la padeno. 

Padoii, s. m. galons ou rubans de bourre 
de soie imités de ceux que l'on 
fabriquait à Padoue. 

Padonen, s. m, béarn. champ ou terre 
communale où les habitants ont 
droit de pâturage. 



Paf, inlerj. explosion des lèvres, coup ; 
tappe. — Chute. 

Paf, s. m. jabot, gésier. 

Paforo, ttdj. fou, extravagant, ivre, insensé. 

Paj^aj V, a. payer, acquitter une dette , 
dédommager, récompenser, cor- 
rompre. ./^</. payare. 
Esp. pagar du lat, pacare, apaiser. 
— Entre paga e mouri l'on i' es loujour à lems. 
— V6n mai paga que dèure. 
— Moun camaraJo on pol ben paga lard, 
llou vesen per esperienco 
Mes eau pago lard pago larg. 
— L'osle dis : iniras, camarado, 
Dins moun lougis la ddjanado 
Se pago pas mai d'un cscut. 
Prunac. 

— L'asle vire, coste que cosle ! 
Houslil brûlant, frès malaga ; 
Se vole rendre urous mis oste, 
N'an qu'à vcni, tout es paga. 

Caslil-Blaze, i8S3. 

Pag:adou, s. m. payeur, caution, débiteur. 
— Marri pagadou e cliier veodeire 
soun lèu d'accord. 

Pagaïo, s, f. pagaie, rame indienne, double 
aviron qu'on manœuvre à deux 
mains, nageoire de poisson. 

— Diou douuet de cornas al brao, 
La grando vitesse al lebraa. 

As pèis dounel de pagaïos. 
Flore! . 

Pasaire, s. m. qui doit être payé ou celui 
qui doit payer. 

PaKainen, s. m. payement d'une dette, 
Pagomen, d'une renie honoraire, salaire. 

Pai^an, (Voir païen). Lat. paganus, campa- 
gnard, rebelle au christianisme. 

-.• Es un pagan qu'a dich que loiigo cordo liro, 
Tout home que la mort de qualcun mai desiro. 

Paganel, s. m. gobie paganel, goujon de 
mer, petit poisson de la Médi- 
terranée, qui vit au milieu des 
rochers et dont la chair est peu 
agréable. 

Pai^e, s. m. page, servant, jeune garçon. 

— La reino que me vesio jouine, 

Fiis, gaiar, flourai coum' un moaïne, 
Save pas ce que se sounjct. 
Mes, per soun page me prengnet. 
Favfe. 



PAH 



091 — 



PAl 



Page!, s. m. pigol commun, Spnce enjlhrin, 
poisson osseux, de couleur rou- 
geâlre, à venlre blanc, qui se 
nourrit de moules et de iietils 
leslacés. Lat.pagriis, pagellus. 
A Rome, fragolino, couleur de 
fraise. A Venise, albore, soleil 
levant. 



Pai^elo, 

Monnlo, 



mesure, 



s. f. calibre, moule, 

taille, hauteur. 

Gr. uiiyii), planté. Lat. paxUus. 

— Do quejûu souy la fior qu'aio ccrqui querelo 
A Irenio coaoïpagnoas que seun île ma pagclo. 
Goulouli. 

Pages, adj. habitant d'un bourg, d'un village, 
artisan. Lat. pagus, village. 



Pa-gès, 

Pas-gen, 



adj.-adv, rien, nulle chose, aucun. 



Paghèro, s. f. béarn. coteau exposé au nord. 

Pagneirnire, il s. m. vannier, marchand 
Paneiraire, || ou raccoraodeur de pa- 

niers. (VoirpanJe.) 



Fagiiiéîrailo, 

Pagneirat, 



s. f. un plein panier. 
(Voir paneirat.) 



— S'en ancl en daychan soun pagneirou bidat. 

Pagnoto , subst. et adj. fem. mannequin 
d'osier, corbeille à pain. — Pol- 
tron, couard, gueux. It.pagnolto. 

— Fougue ben qu'aqncles pagnolos 
Aoesson chanjat de culùles. 
Favre. 

Pago, S. f. paye, salaire des ouvriers par 
sem.iine ou par quinzaine, solde 
compté aux soldats ou aux 
marins. liai, et Esp. paga. 

— Cau pago trop lèu pago dos Ses, 

— Per la pago le Jounarai un siblel. 

— T'hou dounarai en Ires pago, 

— Ml vaqui losl II dis loH balelié, 
Tl pas«arai ben voulounlié 
Se ma pago es assogurado. 
Raymondenc, i8il. 

Paltoiin, Il s. m. paon, oiseau domestique à 
Pavotin, Il beau plumage. 

— Aqucli damo soun de pahouu 
Pas bono que per fa li Céro. 



Pai, Il s. m. gasc. père, celui qui a un ou 

Paire, 1| plusiiursenfanls. (Voir pftf/.) 

liai, qt Esp. pndi-e, du lat. paler. 

— Lou nialliur de clié lu s'es mud.il clié nous-aou, 

Abcn nosiro pay biin nialaou. 
Que sr. doffuy ! que souIVro, oli bay mouri, zuu seuil, 
S'aquel brabe moussu ([iie sap la bien gari 
Uen pis ancy lou sccouri. 

.):ismin, t8(l . 

Paiailo, s. f. belle de paille, couronne 
Palhado, ou jonchée de paille, brimade, 
charivari. 

— Se fasii5 pas per la vilo ou lous mases 
Gés de paiado ou de charivari, 

Sans que das cbanis, dau sagan, dau chauri, 
Nosires braïar? prengresson l'enlrepreso. 
De Lafjre, I8i0. 

Paiaril^s. m. et adj. qui couche sur la paille. 
— Vicieux, luxurieux. 

Paiaronii, 1 s. m. panier évasé fait en tor- 
Pailharoun, tillons de paille pour contenir 
Paiassoun, 1 la pâte, ou dans lesquels on 
fait cuire les gros pains de mon- 
tagne. 

Païasso, I s. f, paille de maïs enfermée 

Pailhasso, \ dans deux toiles pour garnir un 

lit. Ital. payliaccia. Port, palhaça. 

— May d'un col dins la neit à l'entour de ma plaço 
Califouleron lanl à mous els enlusils, 
Que n'abioy bis jan^ay, sur lan laido pailhasso, 
S'eiigailanda de rèbes lan poidils. 
Jasmin. 

Païassoun, s. m. paille longue ou roseaux 
Palhassoun, retenus par plusieurs rangs 

de ficelles pour servir d'abri. — 

Corbeille en paille. 

Paiehel, s. m. pieu, échalas. (Voir paisse/.) 

Gr. ar«r(r«X(S>\ 

Paielièro, s. f. chaussée, levée de terre, 
Paissièro, retenue d'eau au bord d'une 

rivière, digue. 

— Aro chapo lou mors, escumode coulèro ; 
Lous cairous ajassals de la nobo paicliiro 

DjsCson tous rousfgomens. 
Mir., 1878. 

Paièiro, s. f. grenier à paille ou à foin. — 
Fenièiro, Grand hangar. 

Paien, 1] s. in. et adj. sectateur du paganisme, 
Pagan, idolâtre, impie, incrédule. 
Ital, el Esp, pagano. 



PAI 



992 — 



PAI 



— S'escoutes pas que lavoulounla sics un païen. 

— Quant Caries veil que luil snnl mon [..-•ïïii, 
Alquant occis e li plusior neïet. 

Ch de Rolland. 



Paimens, 

Pamen, 



conj. cependant , loulefois , 
néanmoins 



Paillia, fl V. a. béarn. couvrir de paille, don- 
Palha, ner la paille aux bestiaux. 

Paio, s. f. lige sèche des Graminées. — 
Pailho, Défaut, fissure. 
Palho, liai, paglia. Esp. paja. 

— S'aloungutl, per dourmi, dejousl nno garbièiro, 

Ambë de pallia per liliéiro 
Ë d'uao couberto se lapel. 

— Crotis de paio, juron, croix 
de paille. 

— Lou cbin sort Je la paioe l'eslranglo net. 

— La palllio, amis, serve d'ousiau 
Eis gens de mai d'uno counirado, 
A l'ouvriâ un llech i fa gau 
Quand es bien las de sa journado. 

Bousquet, 18S2. 

— Car anfln deis esculs souven l'amour se raillio, 

E perféi couifo d'or prend Ion cbopcu de pailho. 

Paiolo, s. f. filet à petites mailles. — Paillon. 
— Paillette de métal. 
Dimin. de paio. 

— Manco pas belo e sicelando 

Que dôu Martegue, a beli bando, 
S'eovan 'mé si paiolo embourgina li peis. 
Mistral. 

— Gaillard d'arrière, payol, 
plancher d'une barque, d'une 
chaloupe. 

Paida, Il s. m. sol, aire; tas de paille, 
Patousias, || litière. 

— Vè, soQto aquèu paioassas i'a un 
chin enterra. 

— L'erbo creis pluj souto li baumo, 

E li fedo, coumo li saumo 
Manjon plus que dis paioussas. 
Aulheman, 18!i7, 

Pairage, s. m. paternité. 



Pairal; 

Pairotdau, 



adj, qui vient du père. 
— Oustau pairoulau , maison 
paternelle. 



— Dins aquesle oustau pairoulau 
Filbos, barlets, bouyras e pastres. 
l 'aven de pan mai que n'en eau. 
Tandon. 



i'nira««trc, 1 s. m. pariilfe, second mari 
Peirastre, \ d'une femme qui a des enfants 

d'un premier. — .Mauvais père. 

Exp. padrasiro. Cat.padastre. 

s. m. père, celui qui a un ou plu- 
sieurs enfants. 



Paire, 

Pay, 

Paire, 

Pnyre, 

Paire nourrissië 

nourrice. 



I s. m. maîlre-valet dans une ferme, 
celui qui dirige les travaux. 

s. m. le mari de la 



Paireja, v. n. appeler son père, impor- 
Payreja, tuuer. (Voir maireja.) 

Pairin, il j. m. parrain, celui qui lient un 
Payrin, \ enfant sur les fonts baptismaux. 
Esp. pudrino liai, palrino. 
— Quand l'enfantes bateja manco pas de pairin. 

Pairol, n s. m. grand chaudron. — Maî- 
Peirùu, || tresse branche d'un arbre. 

(Soir mar.) 
— Coumo d'au tems d'Esopo un' oulo arab'un pairou. 

Païs, s. m. pays, région, contrée, province. 
Pays, — Patrie, lieu de naissance. — 

Camarade, condisciple. 

II. paese. Esp. pais, du ht, pagus, 

canton. 

— En nous counlant acô fasio ben 
veire qu'èro de soun pals. 

— Vous vendrai d'oli de pais, de 
vin de pals. 

Lou porlon au pais d'ounl lès 
n'es revengu. 

— Mes soun el curious s'alaindabo 
Per layra tout ço que passabo, 
Carboulhô dire à soun païs 
Las belos causos qu'abiô bis. 
Jasmin. 



Pa¥sag:e, 

Peïsage, 



s. m. étendue de pays, site pit- 
toresque, — Représentation d'un 
certain lieu champêtre. 

— Adessias parpaioun vonlagi, 
Genii floureto, verd gazoun, 
Bèu souléu d'or, fres paysagi, 
Juex fouligaud, douci cansoun. 
Ciousillat. 



Païsan, s. m. gens de la campagne, 
pays, villageois. 



du 



Esp. paisano, Ital. paesano. 



— Païsan, la patrio es en premié toun nis, 

Onnte an viscut tous viels, ounte viouras la vido. 



PAI 



— 993 — 



PAL 



Paisniitlarié, s. f. simplicité, rusticité, 
grossièreté. — Dialogue entre 
gens de village. 

Pnisnntnllio, s. f. les gens du village. — 
Troupe de paysans. 

— Nous aoires e lous debanciés 
Sion tralals coumo gens groussiés, 
Slon pacans o paisanlalho. 

Mir. 

Pnigise, Il V. n. se nourrir, manger l'herbe, 

Peisse, 1 brouter, mener aux champs. 

Esp. pacer. liai, pascere. 

— Riclie, ce iiu'as île trop dono al paure toun fraire, 
Talo es la voulounlat de iioslre coumun Paire. 
E tu que par pâli seniblos eslre uascul, 
Nou murmures pas mai, paure, seras pascul. 
Poyrot, 1778. 

— Que de sei graci Dieu te paisse. 

— Vax le faire paisse, se dit avec 

colère ou impatience. 

— Cau dono a naisse dono à paisse. 

— L'agnel que m'as dounal. 
Se n'es anal paisse dins la prado, 

L'agnel que m'as dounal. 
Se n'es anat paisse dins lou prat. 
Se n'es anal sur l'orbo, pecairc. 
Se n'es anat per cerqua sa maire. 



Paisse, 

Paissou, 



s. m. pacage, lieu de pâture, ter- 
rain en friche. 



— L'ase Irobo lou paissei bou 

Ma gn' ovio pa 'n piau de chardou. 
Foucaud. 

Paissejaire, s. m. gardien, berger. 

Paissei, s. m, échaias, pieu auquel on 

Paichel, attache les plantes grimpantes 

ou sarmenleuses. Gr. vecTt-a^tç, 

Lai, paxillus, paisseau. 

— Coamo lous jardiniés qu'as albres joubencels, 
Per lous fa croisse drels lour baylon de payssels. 
Auger Gaillard. 

Que souy bien dins ma bigno ! oh ! n'y bau jamay prou, 
Per elo me souy fey poèlo bignairou, 
Daych'i mémo las cansounetos ; 

Non rebi que paychels, que flajos, que bidots ; 
Pel cami Irobi de peyrelos, 

Las porti dins ma bigno e n'en fau de pilots. 
Jasmin, iS^S. 

Paissela, v. a. échalasser la vigne, attacher 
les sarments avec des liens 
d'osier. Fr. cent, paisseler. 

Painseuf o, s, f. pâturage, dépaissance. 

63 



Paissièîro, Il s. m. digue, chaussée, levée 

Payssiéro, \\ de terre au bord d'une 

rivière retenue par des pieux. 

(Voir paichèro.) 

— Bjlardeau, barrage, déversoir 

fait, par extensionen maçonnerie. 

— Remberso molos e raoulis, 
Uulo loul ço quL- fa barriiJro, 
Abal le poun, roump la payssiéro 
E fa sauta le passo-lis. 
Goudouli. 

Pajo, s. f. page, la face d'un feuillet. 

Lai, et liai, pagina. 
Gr, OT«v<», assemblé. 

— Li escribel de sa ma dios gr^ndos p.ijos plcnos 
De coumpiiviens, quo li dizjon 
Qu'ero noumat d'aquès que de ley nous fazion. 
Jasmin. 



Pal, 

Pau, 



s, m. barre, perche, pieu, pièce de 
bois pointue. — Bâton ferré servant 
de défense. — Aviron. 
Esp. et liai, palo, du lai. palus. 
— Pals sémaliés, bâtons à cor- 
nues, à comportes. 
Dimin. palsoii, petite perche. 



Palabës, 



Puladan, 

Palalan, 



■. m. bêche, outil de jardinier 
muni d'un fer carré et d'un appui 
pour le pied. 

n. pr. V. l. homme de peine qui 
remue la terre à la pelle, ter- 
rassier. 



Palado, s. f. pelletée, pellée. (Soir palo). 

Palafernié, s. m. palefrenier, celui qui 
Palafrenié, avait soin des chevaux, des 

palefrois. — Valet d'écurie. 

Il.paUafreniere E»p. palafreniero, 

— La forço del vi cla, digus nou pouriô crcyre, 
Que de sa gran bounlal saulabo dins lou veyre ; 
D'aquels que lou bebion nou n'y abib pa'n soûl, 
Laquays, palifriniés ne bebion lour sadoul. 
El quant iro lou lems, las laulos pla cuberlos 
De toulo rouonturo e das aulros de.<serlos, 
Puey quant eron sadouls endressabun un bal. 
Pet lai que lour mangia nou lour fOs pas de mal. 
A. Gain. 

Palafica, v, a. renverser, bouleverser, 
éclabousser. 

Palai, s. m. grand hôtel d'un haut person- 
nage, demeure des roirf ou des 



PAL 



— 994 — 



PAL 



princes. — Grande maison dans 
toutes les villes d'Italie. 
Ital. palazo. Esp. palacio. 

— Mai, se gasUt pel glourious que Irop brillio, 
Coumo el ilizioy qn'ey per brus un palay, 
Fay beyrc alor mas armos do fatnilho : 
Torno sourli biel diJal de mouii pay. 

Jasmin, iSii. 

Pnlaiso, s. f. petite sole, palée, espèce de 
iavaret, poisson de meret des lacs. 
— Poule'd'eau, oiseau palmipède. 

— En veseiit, coumo uno palaigo, 
Soun capel u6u voula sus l'aigo. 

Âzaïs. 

— Lou pichol barquel fendié l'aigo 
Sens mai do brut qu'une palaigo. 

— Fai bon de te veiro sus l'aigo 
Coumo lou ciouru ou la palaigo. 

Que de l'alo ou dau pcd 3'aniarino oanlc vol. 
Flora, 18C0. 

l'alaisa (Se), v. rec. se plaire, se prélasser. 

— Aciou fdzcn tout nayclie en graupignan la terro. 
Qui ne len soun brigal sepalayso chez el, 
(in'a pas do picliou bé débat noslre sourel !! 

Jasmin, iSiS. 

PalaiSRÎn, s. m. v. l. paladin, seigneur, che- 
valier ; qui demeure dans un 
palais. /(. paladino. Esp. palalino. 

— A l'armado, sa \o\iès armouniouso, forlo, 
Prounabo au palaizin, do glorio afallioucat, 
L'amour de la palrio e de l'Iiumanitat. 

Palaniar, s, m. jeu de mail. Adj, lourdeau. 
//. palla martillo, marteau à boule. 

— Que. n'en fagué mai per sa part 
Que lou païasso palamar. 

•- Aqui vesen souven de jougaircs en foulo. 
Qu'a cop de palamar y fan couri las boules. 
Dom Gacrin. 

Palauiardié, s. m, loueur de boules el 
de mails, celui qui les répare ou 
qui fait jouer. Esp. palamallo. 

Palaniidièro, s. f. combrière, filel de 
pêclieurs à grandes mailles. 

Palan, s. m. assemblage de moufles et de 
cordes pour soulever des lourds 
fardeaux. Esp. pahnca, 

— Soun ventre éro tan lourd, soun csquino tan grasso. 
Que nous fougue 'n palan per lou clianja do plasso. 

Palanclio, s. f. grosse dent, se dit d'un 
vieux (heval. — Louve, levier. 
Esp. palanca. 



Palanco, 

Planco, 



s. f. longue planche à passer 
l'eau, passerelle volante. 



— Bous ses belo coumo lou jour, 
Jamay la nèti sera ta blanco ! 
Per pas.'a lou riou de l'amour 
Nou boudrioy pas d'aulro palanco. 
Daubasse, IdW. 

Painncoun, s. m. palançon, planche courte 
et brute. 

Palandraii, adj. héarn. lourdeau, mala- 
droit. (Voirfca/anfZuréu.) 

Palangro, s. f. ligne de fond à laquelle 
sont attachés des hameçons de 
distance en dislance. 

Palaugroto, dimin. du précédent, ligne 
de fond à deux ou trois hame- 
çons. 

Palaysa (§e), v. rec. gasc, (Voir se palaisa, 

se pavaner.) 

— Uno bilo, autres cols, fièro se palayzabo 
Al pé d'un grau roc que caumabo, 
Aquel roc un |our s'aluquel, 
E débat uno mer de brazo 
La bilo d'or s'abalisquct. 

Jasmin. 

Palay-roun, s. m. cirque, arènes, hippo- 
drome. 

— Toun btl oustal carrât e loun gran paiay-ronn, 
Toun famus palay-roun d'ambé sas milo arcados, 
Toun palay-roun que n'a ni poutros ni iculados. 
Jasmin, 184^7. 

Palantoun, s. m. fossette, jeu d'enfant, 
jouer au petit palet. 

Palastrage, s. m. penlure de porte, bande 
de fer avec collet pour recevoir 
le gond. Ety. pal-astrat, bande 
en étoile, en griffe. 

Palatino, s.f. fourrure que les femmes por- 
tent en hiver autour du cou et 
sur les épaules, mode venue de 
Russie ou de Pologne au 
XVllnie siècle. 



Uno damo de belle mino. 
Qu'en arribant bon de quila 
Sa pus moulTudo palatino, 
A boslres cis espandira 
Lou iiaut d'uuo superbo esqaino. 
Azaïs. 



Palavessa, 

Palabessa, 



V. a. bêcher la terre, la retour- 
ner par larges tranches. 



PAL 



— 995 — 



PAL 



Pale, 

Panle, 



adj. pâle, blême, faible de couleur, 
sans éclat, débile. 



— Quand de Sizampo au Carnavas, tout pile 
Scnll caiil:i moi den dins moun fanau, 
E qu'en passan mounte se douno baie, 
Li vièu suza lei vilro dou gros caud. 

Gelu, 1880. 

Pnleironn, s. m. paleron, os triangulaire 
de l'épaule de certains animaux, 
omoplate et chair qui la recouvre. 

Paleissonn, s. m. échalas, bâton que 
Paissel, l'on enfonce au pied de la 

vigne pour soutenir les ceps. 

Paleja, v. a. remuer la terre à la pelle. 

— Tel banquié mau dins sis afaire, 

Viou coamo se poudic paloja de milhoua. 

Palejaire, s. m. homme qui travaille à la 
pelle, terrassier, paleyeur de sel. 

Palet, s. m. pierre plate et arrondie avec 
laquelle les enfants visent un 
but. Lat. pala, pelle. 

— En amaganl lou bras que irairio loa palet. 

Paleto, s. f. férule, lame de bois plat des 

anciens maîtres d'école, plaque 

mince de noyer sur laquelle les 

peintres tiennent et mêlent leurs 

couleurs. — L'omoplate, le 

paleron. — Petite pelle, la main. 

— Faire paleto, jacasser, gogue- 

narder. 

— Per estre vrai, sur ma palelo 
Aro boti d'aulros coulous. 
Car déjà moun amo jouynelo 
A caojbial sous rires en plous. 

— S'es qneslioun do manja quauco boDO galeio, 
Saran pas lei demie d'avança la paleto. 

Paleto lie iiiotiliii, s. f. lançoir, vanne, 
porte à coulisse dans les moulins 
pourdonnerplusou moins d'eau. 

Paleto de l'estouina, s. f. le bréjhet, 
l'os cartillage du sternum. 

Palfer, g. m. barre de mine, long levier. 

Palflea, v. a, jeter des petits bâtons dans 
la boue, jeu d'enfants. 

Palhado, il s. f. jonchée, litière, lit de 
Apaïwje, y paille, couronne de paille. 

I 



Palitarasso, .';. f. un plein paneton. 
Syn. paiarottn. 

Palliartliso, Il s. f. irapudicité, débauche, 

Paiardiso, \\ dépravation des sens. 

Rnd.palho. 

— Car quand soon grans nou vol' ausi boussi par!a 
De' vioure saniomcn, sinoun que de bala, 
mcltre lour args'n eu jocs e. paliardisos 
E tous autres lous mcttou en loutos gourmandises. 
Aug. Gaillard, lti68. 

Pallias, I $. m, pailler, tas, meule de paille. 
Pathat, I Gerbier dépiqué. 

Palliasso, Il s. f. paillasse, grand sac de 
Paiasso, H toile que l'on bourre de paille 

en guise de sommier. 

(Voir marfego). 
— Faire palhasso, se vautrer, 

se coucher. 

— Se dounns trop de vioure à l'ai 
Quand es sadoul n'en fai palhasso. 

— Lei fremos que lamben dau camin eron lasso 
Si couclicron subran dessus uno pailhasso. 
Cliailan, 1852. 

'- D'amb' uno palhasso pel sol, 
Nou me chauti de lensol ; 
E pey quand s>.è\ tout aloungat, 
N'augi Iroula ni cat ni rat. 

Goudouli, 1638. 

Palliassonn, j s. m. panier sans anse fait 
Paiuroun, \ en tortillons de paille, dans 

lequel on met la pâte à lever et 
oià elle prend la forme d'un 
gros pain. — Natte de paille 
pour servir d'abri. 

s. m. pailler, tas de paille, grenier 
rempli de paille. Augm. palhèiras. 



Pallié, 

Païé, 



Pallieja, v.a. remuer la paille. 



Pallio, 

Paio, 



Paihôu, 

Paiôu, 



s. f. paille, tige sèche des Grami- 
nées. Lat.palea. Esp.paja. U.pnglia, 

— U» sol embegious 
Ressembl' an un gous 
Qu'ero sus un fays 
De forl bouno palho ; 
Mas uno caballio 
Vouliô soui repays. 
Aug. Gaillard. 

1s. m. gaillard garni de paille. — 
Hangar pour la paille. — Bou- 
teille ou flacon empaillé. - 



PAL 



- 996 — 



PAL 



— L'antre assela sus lou palhôa 
Lous pés lanças au carcagnôu 
A rèmo proun lùu se boulego. 

Langlade. 

— Brandon de paille que l'on 
éclaire pendant la nuit. — Jalon 
ou signal en paille. 

Palhoun, il s. m. paillon, lame mince en 
Paiolo, I cuivre coloré pour bagues et 

bijoux. — Clinquant. 

P»H, Il s. m. dais portatif des processions, 
Port, Il poêle. It. palio.Lat. pallium. 

— Ma Ui\o es moun pâli d'eslièu. 
En rtnan lou mislrau l'emporlD, 
E per mi récréa, que vièu 1 

Un bJn mouloun de fuelho morlo. 
Conslans, 18ÎJ0. 

— Tant per lou pâli de volour. 
Tant per lou drèl de U fabrico. 

— Vène, sabe va endrè m'ounte Icis euse vcrd 
A la calo d6u vent fan coum'uii large pâli, 
Aqoi, de noslre libre cnscm faren rcgali. 

Crousillal, 18Gi. 

Palié, Il s. m. aire plaie, plate-forme qui 

Palhé, Il termine un étage. — Lieu où l'on 

dépose un paillasson. Ely. palho. 

— D'argcn massi foù l'ouslau de moun paire, 
Topaio en biô soran seis escaliés ; 

Tout en diaman la cambre de ma maire, 
De queiroun d'or calade Ion palié. 

Gelu, 1?84. 

Paligot, Il s. m. castr. gros bâton noueux, 
liabigot, 1 pieu, échalas. — Massue. 

Palina», |j s. m. et fem. scirpe des bois, 
Palinasso, || employé comme litière et embal- 
lage, Scirpu» sylvaticus, fam. des 
Cypéracées. 

Pali8, s. m. pieux, échalas formant clôture. 
(Voir pal, pnu.) 

— De flous à proufusioun, en palis en arcados, 
Courounos e festouns, guiilundos, coulounados. 
De toutes lous climas, de (ou [os las scsous. 

Félix. 

Palisisa, v. a. étaler les branches d'un 
arbre contre un mur ou sur des 
pieux. 

s, f. arbustes en haie, suite 
de pieux formant clôture. 

,?sj). palizada. Ital. palizzata. 

— Ven de ce que lou poul es trop court ou trop bas 
Coumo vousaurié dit Moussu de la Palisso, 
Oa coumo vous dirien toutes lous avoucas. 
Félix. 



Palisisado, 

Palisso, 



Palistre, s. m. linaire rayée, rampante. 
Linaria slriata. 

Palissou, s, m. coup de férule ou de plat 
de main. — Petit gâteau que les 
enfants font cuire sur la pelle. 

Palissouna, v. a. assouplir les peaux sur 
un palisson ou cheville fixée 
horizontalement. Rod, pal, palis. 



Palle, 

Panle, 



adj. pâle, 
couleur. 



blême, débile, sans 



— Sa carnaciu es bello amai es pallo, 
Semblo la roso à l'ouro ount se passis 
Sul jouine sen que li a servi de nis. 
Floret. 

Palleja, v. n. pâlir, devenir blême. 

Fr. centr. palezir. 

Pallia, V. a. couvrir, cacher, masquer, dis- 
simuli^r. Lot. pallium, manteau . 

Palniarès, s. m. liste des lauréats dans une 
distribution de prix. Lat palma. 

Palmié, s. m. espèce d'arbres dont le pal- 
mier dattier est le type. 
Esp. palmera. 

— Loo joc de paimo a lou palm'é crescut 
Per lai de vous o per gagna l'escul. 
Gaillard. 

Palmo, S. f. palme, branche de palmier. — 

Variété de dessins dans les 

châles des Indes et figurant des 

palmes. — Attribut des saints 

et des martyrs qui défilent dans 

les processions. — Paume ou 

creux de la main. — Jeu de 

paume oià l'on se renvoie la balle 

avec des battoirs. (Voir paumo). 

— Elis n'avien dounc pas à la palmo jougal. 

Mi mai cap de mousquet am lous dels n'an moucat, 



Palnio, 

Ase, 



s. f. gade lotte, poisson de rivière 
à corps allongé et serpentiforme, 
qui aime les eaux claires, où il 
guette entre les pierres, les vers 
ou les petits poissons dont il se 
nourrit. La chair de la lotte est 
excellente lorsquelle est parve- 
nue à 15 ou 20 décimètres. 
Gadus Iota. Le foie de la lotte est 
regardé par les gourmets comme 
un mets très délicat. 



PAL 



— 997 — 



PAM 



Palo, s. f. pelle, inslrument de cuisine qui 
sert à prendre la braise. — 
Pelle pour changer la terre ou le 
fumier de place. Lat. el IL pala. 
— En esppratil, preiiiié meslro de palo 
Bi'ins lei four que couisiin nouestre pan ; 
Per teis amiis saiivo quauco limbalo, 
Quand te visiiaran. 
Crousillal. 

Pâlot, adj. lourdaud, pesant, maladroit. 

— Débat uno casquelo, en capel, en plumet, 
Mai d'un pâlot se carro e se crèi quaucoumel. 

Paloutainen, adv. lentement, à pas lents. 

— Piùi li mouloun lanu que van paloutamen. 

Paloiimbo, s. f. pigeon ramier, colombe 
Bisel, ramier, oiseau de passage 

Pouloumo, qui voyage par troupes sur 

les plateaux moyens des Pyré- 
nées, oià on leur fait la chasse au 
moyen de grands filets verti- 
caux tendus entre les grands 
arbres, el qu'on nomme des pan- 
tières Columba palumbus. 

— D'oun vénes ? ounl' vas, paloumljùio ? 
Las essenços e l'aigo-ros 

Que degouton de toun alelo, 
Oun las as prèsos? 

Palouso, s. f. raie bouclée, poisson qui 

rampe sur le sable. 
Palp, s. m. le toucher, contact. — Barbillon. 

Palpaire, adj. indécis, irrésolu, qui louche, 
qui essaie. 

Palpos (A), adv. à talons, sans y voir, 
Paupos (A), I à l'aveuglette. 

Palpuira, V. a. palper, later, manier, lou- 
Palpa, cher. Lat. palpare. 

— f.'enibejo me pren aula-lju 
Do paipuga sas mas duucolos, 

E de sonn sen plo d'amourelos. 
Les dous grumicelets de néu . 
Goudouli, 163i. 

Palsièiro, s. f. (Voir paissieiro), digue. 

Paltrado, s. /".couche de paille, fumier. 



Paître, 

Paulre, 

Palan, 

Palus, 



s. m. chenil, grabat, lit en désor- 

dre. — Gâchis, margoulis, boue. 

s. m. marais, terrains envahis par 

la mer, ou à'où la mer se relire. 

— Enlemcnen aqui dessus 
Un flascou do vin de palus. 
Favre. 



Palunaio, Il $. f. cl adj. marais, maréca- 
Paluselo, Il geux. 

— Mes yengue das Mudaisounen 
l.a lièlro que se descourd'do, 
Per alin din<! la palusolo ; 
Vai ! n'en pot veni de foulcan. 
Langlade. 

Palnsene, adj. qui habite les marais, 
marécageux. 



PaliiRsa (Sic), 

Groumiha (Se), 



V. rec. se pelotonner, se 
frotter, se gratter, trem- 
bler la fièvre. 

— Bello, sourtels, çà disioy jou, 
E beyrils bostre serbilou 
Que de cayiibié se palusso. 
Goudouli. 

Pam, j s. m. portion, quartier, palme, em- 

Pan, I pan, ancienne mesure de longueur 

équivalant à 25 cent. 

— Se lia eri estai là si'pl jours am lai troupel, 
Aro ièu n'aurio pas qn'cis osses sus la pel, 
E çô que ièu vous dic n'es pas bouçi de 'finto. 
Car dins très jours d'un pam m'èro loungo la cinlo. 
Aug. Gaillard, 1862. 

Pa-inai, adv. nenni, non pas. 

Pa-m«n, adv. pas moins, cependant, néan- 
moins, vraiment, 

— Por ièu, pamen es loujour fc^to. 
Quand m'arribo un enfant de mai. 

Pamoiilo, Il ». /".(Voir poumou/o), paumelle, 
Pabnoulo, \\ espèce d'orge. 

Painpaïèto, Il s. f. paillette d'or, d'argent 
Pampiheto, \\ ou de cuivre ; petite lentille 

percée au milieu, que l'on coud 
sur des étoffes ou au milieu des 
broderies pour les rehausser. 
— De capèu galouna, de niilro do .«alin, 
Que sera loui acô, sinoun de pampaiOlo 
Sus un laid viesli d'arlequin. 
Gelu, ii^i. 



PantiiaIij|:ou8to, 

Pamparigousto , 



s. f. nom de pays ou 
de ville imaginaire, 

ou fort éloigné, comme le pays 

de Cocagne. 

Oh mis amis, quanio voulado !! 
De Pamparigousto se n'es vis lou fum. 
— Al pais de Pampaligosso 

Cau noun pot carreja trigosso. 



Pani|ialu<let, 

Quinsar. 



s. m. gros bec pinson, 
oiseau de passage d'au- 



tomne dont le mâle se livre à un 



PAN 



— 998 — 



PAN 



doux ramage pendant que la 
femelle construit son nid ou 
couve ses œufs. Fringilla cœtebs. 



Panipana (Se), 

Batnbana (Se), 



V. rec. se balancer, se 
pavaner, se balader. 



Pain|ianoun, s. m. moissincs, faisceau de 
sarments, de branches retom- 
bantes. 



Paniparacluro, 

Pimparaduro, 



f. parure, frivolité. 
■ Toilette ou ornement 



de mauvais goût. 

Pamparngo, s. f, chevelure, perruque. 
liai, parruca. Esp. pcluca. 
Gr, -avffttftl, à cheveux roux. 

— Sa pamparugo dardalhèjo. 

Que semblo uno gineslo en flour, 
U ben quauqu' issam que fadèjo, 
Raviscoulal par la calour. 
Uulciorclla. 



Pampas, 

Pampo, 



s. f. pampre, feuilage, branche, 
sarment garni de feuilles. 



— Un veutoulet se dereviho 
E fa boulega loi pampas, 
La lebre dreisso leis auriho, 
E boundo fouèro de soun jas , 
Per si sauva dins lei campas, 
lîourrelly. 

liai, pampino. 
Anara jusqu'au louniba di pair. o. 



Painpo, 

Masco, 



s. f. vieille sorcière, bohémienne, 
entremetteuse, vieille cigale ou 
chanteuse de rues. 



Paniponl, s. m. tremblement, vaciilement 
des chairs, de la gelée. 

Panipouleja, v. n. trembioller, vaciller. 
Panipoullio, s. f. noyau de cerise. 

Paniponna, v. n. bas lim. marmotter , 
grommeler, bougeonner. 

— Do quèu counle, pa vrai, que la moralo ci bouno 
l'aube pa-mens d'eici lou vielh^r que pampouno. 
Foucaud . 



s. m. pain, principal aliment de 
l'homme civilisé. Esp. pan. liai. pane. 



Pan 

Pa, 

— Es lou frul dis oume qu'apelon de pan blan 



— Long dou valà que canio e plouro, 
Souven, per vous leva la fam, 
Avès, faulo d'un flo de pan, 
Di barlas manja lis amouro. 
Uigol, 1861. 

— Tonto la nué, la pauro maire 
Parlùt ansin à soun enfan .... 
Mai, au jour, soulelo ptcaire 
Sourligué per bousca soun pan. 

D'Anselme, 1820. 

— Taù, que de sei udenls illus'retsa palrio 

S'es vist, la biasso au col, quislar soun iros de pan 
R. BcranJ, 18î;2. 

— Pan de labour, pan de sabour. 

— Aimo pas de manja toujour dou mémo pan. 

— D'aul ! manjo ç6 que l'agrado, 

To ! pességue e pruno en flour ! . . . 
Grami'ci, biiu camaraJo, 
N'ai fam que dôu pan d'amour. 
T. Aubanel, 1877. 

Pan, Il s. m, ancienne mesure de longueur 
Pain, Jj équivalant à 2i cent. La palme 
d'Italie , c'est-à-dire l'espace 
compris entre le bout du petit 
doigt et le bout du pouce d'une 
grande main. Rad. palm. 
— A pam de cal, à petite dislance. 
liai, panno. Esp. pahno. 

Pan, s. m pièce d'étoffe pendant derrière un 
vêlement, pan de mur. It. panno. 

Pan, s. m. coup, son, choc. Panpan, tambour. 



Pan blan, 

Erbo blanco, 



s. m, alysson maritime, pi. 
fam. des Crucifères à fleurs 
blanches. Ahjssum maritimum. 



Pan blan d'ase, | s, m. chardon à cent 
Panecau, Il têtes, panicaut cham- 

pêtre, fam, des Ombellifères. 

— Sus aco, darriè^ la parel, 
S'esqiiifan, van meure la laulo 
Dessus l'herbeto, eiilre la maulo 
E lou pan blan d'ase espignous. 
De Laf?.rc, 1842. 

Pan de lebre, s. m. pain de lièvre, oro- 
branche majeure, plante parasite 
sans usage. 



Pan froiimen, 

Graisselo, 



s. m. samole, mouron 
d'eau fam. des Primu- 
lacées. — Valerianelle potagère, 
doucette, mâche. Valerianella 
olitaria. 



PAN 



— 999 — 



PAN 



Pan de passerouii 

Pan de tourdre, 



s. m. brise Irem- 

lilanle , amou - 

relte, pain d'oiseau, fdni. des 

Graminées. 

Puna, Il V. a. voler, dérober, filoulcr, 

Panouleja, || détourner sans ôlre vu, 

Gr. axMvfyix, fourberie. 

— D'uno glouriouso mort seul que li panon l'ouro. 

— Lou que joujne panel, biel se daycho pana. 
Jasirin. 

— Tal, sous f'cliols panais, sousfiro un roussinhol. 

— Desporlos es gran poiilo, amay aquel Rounsard, 
Mes élis an panai lamben en qualque part. 

Gaillard. 

Pana, v. a. couvrir de rapure de pain ce que 

l'on veut faire cuire. 

— Aigo panado, eau bouillie avec 

une croûte de pain roussi. 
Panaclia, v. a. donner diverses couleurs. — 

Orner de panaches. 
Panaclto, s. m. faisceau de plumes ou de 

feuilles. Ital. pennacchio , du lat. 

penna, plume. 

— Es vous que menavias l'afaire, 
Que sias veslil coum' un milor, 
Amb' uno (an belo mouslacho, 
Lou cappl ?nnsal, un panacho, 
E vosiro ca.io à poumo d'or. 

Florel, IS60. 

Pauadelo, s. f. patience crépue. 

[\o\rhngo debiôu.) 
Panado, s. f. soupe au pain mitonné pour 

les ptlils enfants. F. cent, panée, 
Panag;e, s. m. v. l. le paisson des pourceaux, 

leur nourriture dans les bois. 

Panard, adj. boiteux, qui cloche. 

— Quand uno filho a furço argen, 

A bel esire panardo, horro e michanlo leslo. 
Se Irovo loujour canqu'un que la pren. 

Panardoja, v. n. boiter, clopiner, clocher. 

Panatallio, s. f. pariétaire officinale, 

Parelage, pTce muraille, pi. lara. des 

Urlicées à fleurs verdètres, qui 

pousse dans les fentes des murs 

humides. 

Panatièro, I s. f. blatte domestique, gros 

Babaroto, \ insecte nocturne très agile, 

qui pullule dans les lieux 

chauds, comme étuves ou bou- 

langei ies« 



Panatori, s. m. voleur, filouleur. 

Pa'nca, adw. pa.s encore, tout à l'heure. 

Pancaro, 

— Es pa 'ncaro jour. 

Panau, s. f, panai, mesure de capacité pour 
les grains. (Voir apanau.) 

Pandoul, adj. vaurien, déguenillé. 

- Lion? que me regardes, pandoulo ? 
CrOses dounc q»'.ii perdu la boulo ? 
An ! paliano, aJus vilamen. 
Crousiilat. 

Paneja, v. n. faire du pain^ fournir du pain. 

Panel, i| s. m. panneau, bande, coin d'étoffe. 
Panèu, Il — Basque d'un vêtement. — 

— Champ rectangle en menui- 
serie. — Petite planche de chêne 
pour faire un tableau. — Piège 
à lièvres ou à lapins. — Panier 
piège pour prendre les petits 
oiseaux. — Claie à sécher les 
châtaignes. 

Panet, s. m. et f. petit pain. — Pain long. 

Panelo, — Pain de son, de seigle. — Pain 

de munition, ration des soldats. 

Pani (Se), v. rec. pâlir, se faner, s'émou- 
voir. Gr. zrctt, ■a»nK7(, effroi. 

— Aniau vivié sens se pani ; 

Quand tout d'un cop vegué veni 
Lou foulège voulaire, alifat, l'alo leslo ; 
Vergougnouso, la flou vile alapé sa leslo. 
Bringuler, 1862. 

Panié, || s. m. récipient à provisions ou 
Paijné, Il marchandises en osier ou en jonc, 
corbeille à pain, à ouvrage, 
piège à poissons, à petits 
oiseaux. It. panière, du lat. panis, 
pain. 
— Panre marchan, pichol panié. 

Paneirado, s. f. un plein panier, une 
panerée. 

Panèu, s. m. panais cultivé, pi. à fleurs 
Pastenurgo, jaunes, fam. des Ombellifères. 

— Pastinaca sativa. 

PI. potagère à racine charnue 
qui croît spontanément dans les 
haies et les fossés ; on mange 
cette racine comme le salsifis et 
la scorsonère. 



PAN 



1000 — 



PAN 



Comme celle racine conlienl 

du sucre, on la fait bouillir el 

fermenter avec du houblon pour 

en oblenir une bière légère, 

Fauiel que mon de fret, toiil habillai de pano, 
Porto per s'escaufa d'agtilhetos de lano. 



Panieraire, 

Pagneiraire, 



Panièro, 

Panjas, 



s. m. vannier, ouvrier qui 
Il Iraville l'osier pour en faire 
des paniers, des corbeilles, des 
hottes. 

Il s. f. panetière, petit buffet 
Il pour tenir le pain, huche à 

pain, claie étagère, sac de berger. 

Lat. panarmm. 



— Vôu raies de pan à la paaièro 
Qu'an bel orne a la carricro. 

— Tout èfo bon lança, jusqu'à la calounièro, 
Cousscja roundamen, saulo sus la paniéro, 
A gran cop de garrot l'svièu quasi dourala, 
Quand au granié tan lèu, ceroo mai de mounla. 
Desanal, 1831. 



S, m. et f. panic vert, pi. fam. 
des Graminées. Selaria viridis. 



Panisset. 

Pamstso, 

Panjo, s. m. caillette, estomac, poche. 
Esp. panza, ventre. 

Panle, adj. pâle, blême. {Yo'irpalle.) 

Panlègo, s. f. TÎoleltede chien. Viola canina- 

Panleva, v. a, soulever, agiter, émouvoir. 

— Emb' el la bello amourouso 
S'arreslo touio crentouso 
Lou cor panlevat d'amour. 

Pano, s. f. espèce de velour de coton ou de 
laine à tissu lâche et à long poil. 

— Tache de rousseur au visage. 

Pano, s. f. calme, immobilité, repos. 

Panouclio, s. f. chiffon, torchon, guenille. 

— Gueux, vaurien. 

— Aquel endrel mau san per li fil de famiho. 
Pas luen do Casati, sur la plaço Necker, 
Qu'èro lou randé-vous, l'esliou coumo l'iver, 
Dei panoactio, cipouns qu'amagavo Marsiho. 
Bellot, 18.51. 

Panouelioun, s. m. nouet, petit sachet 
dans lequel on serre ce qui doit 
donner une dissolution, un 
extrait aromatisé. — Petite 
bourse amassée petit à petit. — 
Chiffon, guenille. 



— As qu'un viel panouchoun que le peso sus l'anco ; 
Te foù la crinoulino amai la raubo bUnco. 

Panouio, s. f. fanes, feuilles ensachées, 
Panso, gros sac. — Ventre, bedaine. 

— Lou trop pinta ié crebet la panouio. 
Paiious, adj. tacheté de rousseurs, de 
lentilles. 

Panouteja, v. a. filouter, escroquer. 
(Voir pana). 

Panpan, s. m. marteau, maillet, tambour. 

Pansatlo, s.f. ventrée, soûlée. 

Pausaru, aii/. ventru, pansu. 

Panseio, s. f. pensée, fleur. Viola tricolor. 
(Voir penseio). 

Panseja, v. n. s'enfler, prendre du ventre. 

Panseto, s. f. poitrine d'agneau que l'on 
Pelelo, farcit d'herbes. 

— Per nega lou chagrin qu'ouccupo Isnt la Franco, 
Anguen nous bèure un cop e pla rampU la panso, 
Anguen d'aqueste pas cho 'I couzigné Sauclet, 
Manja qualquo panselo amay un salpiquet. 

Pansiciro, s. f. panne, pièce de bois pla- 
cée horizontalement sur un 
comble pour porter les chevrons. 

Paniso, s. f. gros ventre, bedaine. 
liai, pancio. Esp. panza. 
— Panso pleno, lou som meno. 

— E d'autro part l'on dis qu'après la pause 
Coumunomen l'on vol abé ladanso. 

A. Gaillard. 

— Ié baylet cent fés de pilanso 
Sans lé poudé rampli la panso, 
Seguetquicom d'espetaclous, 
Ce que mangeron louti dous. 
Favre. 

Panso de Damais, s. f. gros raisin séché 
au soleil. 

Pansos, I s. f. phtr. raisins secs que l'on 
Passerillm, a préalablement trempé dans 
Passarilm , I un chaudron de lessive bouil- 
lante. — Ceux de Provence et 
ceux d'Espagne sont serrés dans 
des petites corbeilles d'éclisse et 
expédiés dans le Nord. 
Esp. passas, 

— Lei rousso panso muscado 

Qu'an tan bon gomi, em' un parfum tria. 



PAN 



— 1001 — 



PAN 



Pantneh, ». m. béarn. respiration pénible, 
cauchemar, mauvais rêve. 

Pantaeha, v. n. respirer avec effort. (Voir 
pantai). Angl. lo pant, palpiter. 



Pttntaeonsto, 

Pentacousto, 

Pâques 



f. Pentecôte, fêle, le 
septième dimanche après 



— De Pasco a Pantecousio 
Lou dessert es uno crousto. 



Pantaeousto, 

Pantecousto, 
Caprifitelh, 



Pantai, 

Paniaiage , 



s. f. chèvrefeuille des 
bois qui fleurit à Pente- 
côte, arbrisseau sarmen- 

teux de la fam. des Caprifolia- 

cées, à fleurs odorantes. 
— Autres noms : Sabaloun , 

Maneto, Couteto. 

s. m. rêve, songe, rêverie, vision. 

Gr. Ç»tT»l^u^ yniTiirfi», 



— Coumo loa poelo ou l'artisto 
N'eolreveson din lus pantai. 

— Dins mis ouro de pantayage, 
Mai, onterin de l'ermilage, 
La campano, balin-balan, 
Reviho de soun pantaiage 
L'amonrousido e bello enfan. 
Rose an. Roum., 1862. 

Lei pantai, dis aqaèu, soun de gros mensoungié 

Mai nous prevenon dei daogié 
Que, quauqui fés courrea dins ta journado. 



Pantaia, 

fanlaha. 



v.a. et n. songer, rêver. — Se 
figurer, s'imaginer. 



— F6a creire que souvenli fés 
L'a visto ou l'a pantaisado. 

Félix . 

— Ai vongn tenta la fourtuno. 
Ai panlaia glori, bonhur. 
Ai basti 'q castèa dins la luno ! 
Ai rendu moun soolèuescur. 

Geofroy, 1868. 

Pantaiaire, adj. et nihst. artiste, poêle, 
rêveur, songeur. 

— Te sies moustrado ben de fés 
A moun idéio paniaiairo, 
A iravés la liounchour troumpairo, 
Regonlan dins tous verds rousés. 

Langlade, 1871. 

Pantaloun, n. pr. personnage bouffe de la 
comédie vénitienne , à larges 
culottes. Pantaleone. 

— Tirariés pulen trento diables 
Vielh nsurié, double larronn, 
Respoundel lou fier Pauialoua. 

Favre, 1769. 

63. I 



Pantaloun, s. m. culotte, partie du vôle> 
ment, figure du quadrille. 
— Cau vou< dira tous couiilhouJ, 
Lei bas, lei panlalous, 
Per ièu mAs en cslrasso ? 
O'Astros. 

Pantela, v. n. haleter, palpiter, respirer 
Pantacha, avec effort. 

Pantenaire, s. m. chasseur au furet ou 
au filet. Gr. ir»>i>ifou 

— Soun de cimbels qu'un pantenairo 
Dins sas pantos a cavilha ; 

Qu'en vous vesenl dins la drechiéro 
De soun rescoundoun de brancun, 
Tiro à tout cop la cimbelièro. 
Langlade. 

Panteno, s. f. filet en poche, en sac, pour 

la chasse au furet. 

— Entre que las aigos soun plenos, 
Cassaire, plaço las pantenos, 

E laisso me ta barco au pau, 
E tus pescadour, reslo siau. 
Langlade, 1874. 

Panferno, ». /". éblouissement, illusion. 
(Voir parpanlelo.) 

Panti, adj, étonné, stupéfait, immobile. 

Candi, liai, spantare, étonner. 

Pantièro, ». f. filets tendus verticalement 
entre des bouquets d'arbres pour 
la chasse aux palombes et aux 
bécasses dans les montagnes» 

Les palombes parcourent les 
plateaux inférieurs des Pyrénées 
par vols considérables ; on les 
attire au moyen d'appeaux pla- 
cés sur des arbres élevés à 
l'entrée des couloirs de monta- 
gnes où leurs troupes ne man- 
quent pas de passer ; lorsque les 
guetteurs appostés dans les 
huttes, avec les appeaux, les 
voient venir, ils les signalent à 
ceux qui sont placés auprès des 
61ets en les effrayant par leurs 
cris ; les palombes, en se déban- 
dant se précipitent contre les 
filets, qui, lâchés par des res- 
sorts, enveloppent tout le vol. 

— Sentier, couloir, issue pour 
les pâtres ou les douaniers. 
Ety. lat. pendere, liai, paniera, 
pendre. 



PAP 



— 1002 — 



PAP 



Panto, 

Pento, 



Pantoufleto, 

Tetarello, 



Pantiina, v. a, former les échevaux de soie, 
en isoler un certain nombre au 
moyen d'un fil lâche, afin qu'ils 
ne se mêlent pas enlr'eux pen- 
dant les opérations de la 
teinture. Gr. riftcm, apprécier. 

Panto, adj. plaisant, farceur, jovial. 
— Tout panle, noste loup rticulé de 1res pas. 
L'espéïas repelé 'n aj uyaii l'aulrc panto, 
E piëi après, coumo un mantcl, 
Toulo cando cargas ta pcl. 

Bigot, 1879. 

S. f. pente, ce qui pend autour 
d'un lit. — Bande, baldaquin. — 

— Filet vertical. 

— Fig. plaisanterie, caprice. 

s. f. muflier à grandes 
fleurs, mufle de veau, 

gueule de lion, à fleurs rouges, 

jaunes ou roses. 

Pantouflo, s. f. chausiure de chambre. 

liai, panlofola. Piémont, patoflot 

Genev. patottlle, pied à l'aise. 

— Voudrièi estre anfin pantoufleto ; 
Aurics hia me cliauctia, Lisetlo. 

«- Un jour, uno pantouflo enibé souen acibaJo, 
Qu'uno damelo csperalio à l'oustau, 
Dins so'jn barquel se trouvabo saussado, 
E per miis l'assoupli, mauchigado al caissau. 
Floiet. 

adj. calai, pantois, penaud, 
étonné, essouflé. 
— Piuro mesquino pantouquelo, 
Bello vlerginello bianquelo. 
Crousillat. 

Pantoastié, s, m. v. l. boulanger. 

Panturle, s. m. vaurien, estafier, mauvais 
plaisant. 

Paou, s. in. oiseau domestique à beau 
plumage. (Voir pa/ioun et povoKn.) 

Paouat» i, m. béarn. pavé, pierre carrée. 

Papa, Il s m. terme enfantin, père, petit 
paire, || père. Gr. Tr»waccç, celui qui donne 
à manger. 

Papa, I s. m. la poche d'une volaille, ou pre- 
Pifach, I mier estomac dans lequel les grains 
ou Insectes restent en macéra- 
ration avant la digestion dans le 
gésier. 



Papa, 

Papar, 



Pantouqnet, 

Panlex, 



V. n. manger, goinfrer, absorber. 
Lai. et liai, pappare. Esp. papar. 

Digos, abare, que l'abanso 
De tout le plagno, dejona? 
Sabes que lou qu'après bendra, 
S'amusara, (ara boumbanso, 
E tas espragnos papara. 

J. Azaïs, 1859. 



Papa blu, 

Bisquerlo, 



Papag:ai, 

Papogai, 



s- m. bec fin gorge bleue, 
Sylvia sueciea, jolie fauvette 
de passage au printemps et en 
automne, qui recherche les 
stations humides, le bord des 
rivières ou des marais où elle 
trouve des insectes en abon- 
dance. 

s. m. ancien nom du perroquet. 
— Oiseau de carton pour servir 
de but. Esp. papagayo. 
liai, papagallo. 

— l/aiglo a la forço e lou couragi, 
Lou ratiè la lougètrclà, 

Lou papagai a lou lengagi 
E deguns'es pas plang d'esire ansin mautrala. 
Bourrelly. 

Paparafiiso, s. f. vieux papiers, inutiles. 

Paparel, Ij adj. celui qui appâte, qui fait 
Papaire, \\ manger ou qui mange beaucoup. 

Paparîno, s. f. étoffe de soie chatoyante, 
dont la trame est de couleur 
différente de la chaîne. 
Fig, éblouissement , mirage , 
Tapeur. 

— La lerro souleto camino, 
E vouestro visto a pas resoun 
Si perde dins lei paparino. 

— Vôu miés avé sus leis esquino 
La simplu raubo de coutonn 
Que de raubo de mousselino. 
De denlello, de paparino, 
Senso lou sou dins lou boussoun. 

M. bourrelly, 1870. 

Paparogno, | s. f. inule dyssenterique, 
Paparoiigno, I pi. fam. des Composées à 
fleurons jaune orangé. — Fan- 
tôme, vision. 

— Siègue fado, démoun ou pire, 
Gripé, paparagno, vampire. 

Paparot, J. m, ragoût mal préparé. 



PAP 



— 1003 — 



PAQ 



Paparry, s, m. grenadier sauvage, arbris- 
Baloufié, seau à fleurs rouges de la fam. 

des Myrlacées. — Papier mélai- 
lique, clinquant. — On donne 
aussi ce nom au pavot som- 
nifère. 

Paparudo, s. f. morgelline, steliaire inter- 
médiaire, pi. fam. des Alsinées 
à fleurs blanches. — Véronique 
àfiuille de lierre. 

Papassar, v, n. v. l. papoter, médire, 
jacasser, — S. wi. paperasse, 
manuscrit ennuyeux, galimatias. 

Pape, $. m, grand- père. Béarn. papier. 

Papelino, ii s. f. papeline, étoffe primitive- 
Pspelino, || ment fabriquée à Avignon, à 
chaîne soie et trame filoselle ou 
fleuret. — Plus tard !a popeline 
s'est fabriquée dans le Nord, en 
soie et laine ou tout laine, et 
même avec mélange de coton. 
Etym. papal, en pays papal. 

Papié, s. m. papier, composition de toute 
Pape, sorte de fibres textiles réduites en 

pâle et étendues en feuilles pour 
écrire , dessiner, imprimer , 
plier, etc. Gr. zmzivfô;, parce 
que le papier était fabriqué 
anciennement avec les tigps du 
souchet papyrus, roseau d'Asie. 

— En fel dii noubéutals las abîô lou prémié • 
Teniô que de boun' ancro e del milhou papié, 
E pourlanl dins cinq ans se roainel, pécaire.' 

— Ma fenno, qu'abiô la couslumo 
En premié, quand lous bers n'eron pas argenlous, 
Da sara mon pape, de brigallia ma plumo, 
Me présen'o louijour, d'amb'un ayre granious, 
La plumo la pu fino e Ion pape pu dous. 

Papié marea, s. m. papier timbré sur 
lequel on écrit les actes publics. 
— Aulrcs cops, quand moun riou pauromen argeniabo. 
Un de bostres papiés m'arribavo limhrat ; 
Oh ! que de pessoraens aquel ché jou cauzabo. 
Jasmin. 



Papihoto, 

Papilhoto, 



s. f. pelit papier dont on enve- 
loppe les mèches de cheveux. 

— Bonbon enveloppé de papier 

frisé. Etym. papihoun. 



Papo, 



s. 



— Sièi ja'ous do li papihoto, 
Sufis que locon loun col blan, 
Jalous dou ruban verd que flolo 
Sus toun coursage da quinze ans. 
bigot, ISU. 

— Ob ! paurot ! conmo al sonn d'aqnel Irul de campano, 
Aguèri Ifiu biarda! et renjal mous affas ; 

Piels, embourrissa-bûus, papijholos loumbas ! 
M'embau fa lou moussu penden mèjo semmano ; 
Tournarey dissalle, adichas. 

Jasmin, 1858. 

Papisto, s. m. nom que les protestants don- 
naient aux catholiques romains. 

— Car la noblo princesso aimo fort grandomen 

Las damos que counouys qu'an de l'enlendomen, 
Coumbé qui slan papislos o ilue sian hugounaudos. 
Aug. Giillard. 

Papihoun, s. m. papillon, insecte ailé 
Parpaiottn, qui subit diverses transfor- 

mations. — Coiffe à larges ailes. 
— Epingle de cheveux en perles 
ou en diamants. Gr. a^«^^«, 
s'agiter. 

— Ai bé counegut que ma filio 
Vous avié preslal sa manliho. 
Sa ganaclio, soun papihoun. 
Sa camiso o soun coutihoun. 

Favre. 

m. pape, l'évêque de Rome, le chef 
spirituel do la catholicité. — 
Pinson ou serin du Canada, bel 
oiseau à camail violet et orné de 
brillantes couleurs. 
Gr. -actwactf, père,' 

— Quand expedihet proumiamen 

Un ordre à vint soldats don Papo, 
Per anî, mouyennan lestapo. 
Sens aliendre un moumen pus tard, 
A Cadarousso, de sa part. 

Favre, 1769. 

— Nous sera pas poussible de faire 
nisa li papo. 

Papolo, s. /•.pâtée, bouillie. F. cent. papoue. 

— La vido viro coumo bolo, 
E quand la car es en papolo, 
Lou sang, lis os soun pouveriu. 
Paquet, s. m. paquet, botte, faisceau. — 
Caquetage, mauvais propos. 
— Boutabjn tout bourrin-bourran, 
Mallo, paquel, tout ero en campo, 
E jou, lou miou débat lou bras, 
Saludi la jouino damcio. 
Que risio de moun escampeto. 
Jasmin, 1838. 
Paquetié, adj. médisant, piquant. 

Gr. -anx"!, grossier. 
Paquo, s. f. faisceau, assemblage, éche- 
veau../<. pacco, du ias lat.pacçus. 



PAR 



1004 — 



PAR 



— De flihos, de goayais s'espes'clon loas dits 
E pressadomcn grumelejoo 
De paquos de liai 
Finél coumo pial. 

Jasmin, 1840. 

Par, S. f. partie, portion. (Voir part.) 

Para, v. a, parer, orner, embellir, apprêter. 

— Fouler , nettoyer , racler , 

préparer, encoller. 

— L'oandade ie la mai, l'ecô de la tnonntagno, 
Tont cù qoe crido ou canto, ou paro la catnpagno, 
E la planio que fiucho ou verdèjo ou Souris. 
Félix. 

Par», V. a. recevoir, conserver, soutenir, 
présenter. — Protéger, préser- 
ver, défendre. 

— S'un jour s'endeben qu'alge set, 
Aqueslos qu'an para la plèjo. 

Me la roantenon fresco al founs d'ua goubelei. 

— Paro la boalo. 

— Paro la man, lou panié. 

Para, (1 v. n. calai, s'arrêter, se reposer. 
Parar, |) Esp. parar, aboutir. 

— Los très reys de mil y dia 
Caniinèron sens parar, 
Teninl l'eslrella per guia 
Per poder lo adorar, 

E li ferrint de bon grat 
Los sèus dons devotamen. 
Ooig, 1734. 

Para (Se^, v. rec. se mettre à couvert, se 
garantir. — Faire toilette. 

— Un jour un viel jai se paravo 
Em' Ifi pluKO qu'oviô roba 
D'oi superbe pan que roudavo. 

Foucaud . 

Paraltando, s. f. gardefou, parapet, balus- 
trade, rampe. 

— Car soun iroufel aviô per parabando 

La roundinaire mar qu'en pargue lous Kniô. 
Florei. 

Parabas, adv. en bas, (Voir perabas.) 

Paraba«ta, 1 v. a. bouleverser, retourner, 
Parabissa, \ déranger, secouer. 

Parabafltado, ii s. f. une grande quantité, 
Banastado, || à pleine corbeille. 

— Que mous bers déJA counescuts 
Fayon plôure dins ma bouliro 
De parabasiados d'esculs. 

Jasmin, 1843. 

Parabelat, adj. gros, formé, presque mûr. 
Pambia-paralias, adv. dessus-dessous. 



Parabinèto, s. f. groseliier épineux. 

Parabolo, s, f. allégorie, sentence morale, 
comparaison mystique. 
Gr. zlUftiiithXài, comparer. 

— Enfant, vous ai legi touto la parabolo, 
Perque seguès couuteo de pas fourbia l'escolo. 

Paradelo, Il s. f. prèle des champs, queue 
Cassàudo, Il de cheval. Equisetum arvente, 

pariétaire officinale, pi. fam. 

des Urticées. (Voir e»curelto, 

freladou, etc.) 

Paradiëro, s. f. filet à grandes mailles. 

{NoiTmascounieiro.) 

Paradis, s. m. jardin ou parc agréable, 
séjour des bienheureux. — Les 
plus hautes galeries d'un théâ- 
tre. Esp. paraiso. liai, par adiso, 
du Gr. wtcf»hins, jardin. 
— Quau a pacienso vai en Paradis. 

— Avès ben entendu parla dou Paradis T 

l'a pas géé de vivens, se sap, que l'ajon vis, 
Aqui perqué ctiascun lou fai à sa pensado. 
Vie, 1888. 

— Es berial qu'aci bas noslr'amo es lourmentado, 
Qu'ai miey des pessomens l'ome souflro e gémis ; 
Mes, se pren un poutou sur uno bouco aimado 
Aquesle mfer se cambio en Paradis. 
Jasmin, 1837. 

Parado, s. f. étalage, montre, farce, osten- 
tation , exhibilon , toilette. — 
Revue. — [Accumulation de 
nuages. Ëtp. parada, station. 

~ Tabé te tenes en parado 
Per estre toutjour desirado. 
Gottdouli. 

— Fai nine ; lou bal se vai dorbl. 
l'anan, ièu vesli de parado, 
Migoouoo em' uno raubo bi- 
garrado. 

Roumieux. 

— L'esprit e la bèutat soun que per la parado, 

La berlut soulo es de durado. 

Paradou, Il s. m. abri, station, tonnelle, 

Paredou, Il café, auberge. 

— Déjà dou Paradou vian la blauco cascado 

Que bouiouno eraé grand fracas, 
Countournejan Crapouoo, enfilaa Ièu l'Arcado 
E nous vaqui sus Ici roucas. 
CrousiUal, 1848. 

Paradou, Il s. m. et adj. foulon, foulerie. 
Paraire, || — Coutel paradou, couteau à 



PAR 



— 1005 - 



PAR 



parer des tanneurs, des gantiers, 
des sabotiers. 

— Moulin paraire, moulin à 
foulon où l'on dégraisse les 
draps et les grosses étoffes de 
laine. Une chute d'eau fait mou- 
voir plusieurs marteaux dans 
des auges avec un bruit parti- 
culier. 

Paradras, s. m. béarn. bardane commune, 
Lapya minor, 

Parafelli, il s. m. latte de sciage, panneau 
Parafuel, \\ lambris, châssis. 

Parafulha, v. n. couvrir de lattes, lam- 
briser, abriter. 

Paragaro, s. f. réprimande, algarado. 

Parafe, s. m. côte, étendue abordable, 
abri. — Pays, contrée. - 
Extraction, naissance. — Ra- 
» clage, préparation ; labour, sar- 

clage. 

— Ad pus lèu ropread toun oubrage, 
Horous que dins tout lou parage 
Rigon pas mai à loun despens. 

— Emé loun fres e bon carage 

Toun esprit gai, loun couar de fué, 
Près dei damo de l'aul parage 
Pouès-li manca d'avé bèu jué. 
Crousillat. 

Parai ? syncope de pas vrai. 



Paransonn, s. m. comparaison, exemple, 
modi'le, étalon. — Bijou, dia- 
mant. 

— Entre li chalo enribanado 
S'en trovo de pu» fourtunado. 
Mai, de (an genlo o tan senado, 
Oh ! pas uns à pousque li mettre en parangoan. 
Crousillat. 



'aragno, I 

Tie'iro, \ 



s. f. rangée, enfilade, rang, 
sillon. 



Paralîsa, v. a. frapper d'inertie. 

— Lou fré m'ayié paralisa, 

Au sôu, dins moun tarabastage, 
Avièu dou lié loumba lis «- 
catage . 

Roomieux. 

Param, il s. f. haie vive, abat vent, clôture, 
Parage, \ abri, rocher. 

— Au ont dou roussignàu qu'alim dins la param, 
Cad'an çai vcn cabi soun nitet sus lou ram. 
Langlade. 

Parainen, s. m. parement, ornement. 
(Voir faromen.) 

Paramelo, s.f. paumelle, penlurede porte. 

Farandié, s, m. ouvrier des foulons. 



Parapel, 

Parapèu, 



s. m. 



parapet, gardefou d'un 
pont. Ital. parapetio, qui garde 
la poitrine. 



— Sas lou camin qu'es de nivel 
Dau tbrren e dau parapel. 



ParapèU; 

Parpel, 



s. m. pavot, coquelicot, pavot 
rouge des blés. (Voir rouselo, 
gatigalin.) 



Per responso à moun amour vivo 
Baissères la teslo, pensive, 
E roujo coumo un parapèu. 
Bigot, 



Paraplojo, 

Paraplèjo, 



s. m. ustensile portatif, bien 
connu. Esp. para agms. 



— En iver siei écran ou piraplojo 
Quand ven i'estioa sioi parasol. 

Parasol, s. m. pavillon portatif pour se 
garantir du soleil. Esp, quitasol. 

— La brigado s gué lèu presto ; 
Partisson, un fifre à la teste, 
Chascun soun fusil sus lou col, 
E munit d'un grand parasol. 

F'avre. 

Paratallio, s. f. pariétaire (Voir paretage), 

Para-tron, Il s. m. paratonnerre, verge de 
Paro-tron, Ij fer placée sur le sommet 
d'un édifice. 

— Sauvavo de la mouert, fasiè fugi Ion mau, 
Coumo lou para-tron planta sus la tèubsso 
Dei casiéu, dei palai e dei grandi bastisso. 

Paravlasso, s. f. grossièreté, saleté. 



Parauli, 

Paroli, 



s. m. babil, verbiage, conversa- 
tion, langage, confidence. 



— Tant roso èro sa caro e dous soun parauli. 
Sa bouco ero tant fresco e soun rire pouli. 

Lou pavoun si p'agnié à la bello divesso 
D'avé 'n Uid parauli ; pregavo sa mestresso 
De li donna la voués mémo dou roussignôu. 
Bourrelly, 1869. 

Paraulié, adj. verbeux, babillard. 



PAR 



- 1006 — 



PAR 



Paraulo, s. f. parole, articulation, sen- 
tence, discours, — Convention, 
engagement verbal. 
Esp. palabra. Lat. parabola. 

— Mai de si plagne avanco gaire, 
Paraaio longo fan joar coarl. 

— Pîatnos e paraulos lou vent leis enauto. 

Pardi, interj. affirmative, certainement, 
Pardiou, où-bien. — Pardi pas, certes non. 
Pardou, Il s, m. bas lim. pardon, excuse, 
Perdoun, \\ rémission. — Prières en pèle- 
rinage. 

— Vioure em' un poriei grifou ! 
Modamo, vou fo bjpn pardou ; 
Quèlo eiprovo sirio iro rudo. 

Foucaud. 

Paredou, Il s. m. abri, tonnelle, banc, 
Paradou, || siège, lieu de repos où l'on 
s'arrête. — Plaque de foyer, 
âtre. (Voir acol.) — Petite mu- 
raille, dim. de paret. 

— .Trop hurous quand sul paredou, 

cap e-cap al courredou 
Vèu le disioy : Bello nicstresso, 
Fayme sourli de la Itistesso 
Que lou jour me ten pensaliou. 

Goudouli, 1652. 

— Soubcn un paredou joui lou lerren succoumbo. 
Quand a proun panscjai, se fendillio pièi loumbo, 
Descargas lou dcl fais se lou voules sauva. 
Peyrot, 1778. 

Paredoiino, s. f. sorte de châtaigne. 

Pareisee, Il v. n. paraître, se faire voir, 
Pareche, || intervenir. — Sembler, avoir 

l'apparence, briller, ressortir. 

Esp. parecer. Lat. parère. 

— Noslro joyo as bis crcclie, 
Quand luzis lou sourel, 
libé. cado dimeche, 
Quand le bezen pareche, 
Nous fas uiay plazé qu'el 

Jamin, 1840. 

Parent, s. m. parent, membre de la famille. 
Ital. parente. Esp. pariente, du 
lat. parère, engendrer. 

— ■ Ni a pas milhour parent 

Qu'ami fiiéloe prudent. 

— Lei bei premié seniiras Ici parent, 
T'escarassa de sm dent de viijéro. 
Ansin iei lou, quand la ragi Ici prend, 
Manjon lei sien que loumbon en courrent. 

Gelu, Iblii. 



Parentatre» 

Parentelo, 



s. m. suite des aïeux ou des 
parents, descendance, con- 



Paréeli, 

Paret, 



sanguinité. 

— Un lioun de gran parenlage 
Possant per un cerlen prai, 
Trobo uno bergeiro o soun gral 
K lo demando en niaridage. 
Foucaud. 

— Proncès de tulelo rouino parentelo. 

Parergo, s. m discours diffus. — Orne- 
ment de mauvais goût. 
Esp. parergon. 

s. m. muraille, paroi. — Côté, 
bord. — Paré de faisso, mur de 
soutènement. 

Parei88oun,s.m.échalas. (Voir pa/eissoun.) 

Pareissouna, v. a. échalasser. Rad. pal. 

Parel, s. m. et adj. pareil, semblable, 
Parelhat, paire, couple. 

— Croumpas un parel de poulets. 

— Vaqui un pouli parel. 

Paresso, s. f. et m. fainéantise, négli- 
Pigrige, gence de ses devoirs, horreur du 

travail et de la peine ; non- 

chalence, lenteur. 

— Sus un lié d'édredoun. 
Sens façoun, 
S'estend émé moulesso 

Uno guenoon ; 
Sens vous dire soun noutn 
Devignas la Paresto. 
Morel, 1S2S. 

Paretage, I s. m. pariétaire officinale , 
Panatalho, \ perce muraille, pi. parasite, 

fam. des Urlicées à fleurs ver- 

ddtres. 

Paretaire, Il s. m. ouvrier qui fait les petits 
Mttraiaire, Il murs à pierres sèches. 

Parfet-amour, s. m. liqueur. 

— De sa poulido man, Amenais boujavo, 
A soun oste que II paravo 
Galantomen soun go, pu souven qu'à sonn tour, 
Lou netar, lou champagno, ou lou parfet-amour. 

Félix. 

Parft, conj. enfin, en dernier lieu, en un 
Perp, mot. 

Parflla, t;. a. défaire fil à fil de la vieille pas- 
sementerie, des vieux galons 
d'or ou d'argent. 



PAR 



- 1007 - PAR 



Parfum, Il s. m. odeur ou vnpeur aromali- 
Perfum, I que. — Fumigation pour désin- 

fecler. liai, profumo. 

Esp, perfume. 

— Lei creslo dei mouniagno eroD de jaidin ver, 
Plouvié que de parfum sus lou jouine univer. 

Rcjbaud. 

— Voslro voués es la flour qo'escampo sel parfum 
Sus leis avelanlés que bordon lei rieu soumbre, 
Es lou gai prioulel, sus lei riche déconmbre, 
Qu'en Mai l'acacia balanço eiroucas brun. 

Conslans, 18S5. 

Parga, Il v. a. parquer un troupeau en plein 

Pargueja, \\ champ pour le faire manger et 

fienter sur place. 

Parga (§e), v. rec. se camper, se pavaner. 

Parsani, s. m. parchemin. (Soir pergam.) 

— Lei mioérau, leis aubre, e lei planio e lei flour, 
E lei bèu pargamin ei superbi coulour. 

Pargamentié, s. m. tanneur en parchemin. 

Pargue, s. m. parc à brebis, clôture faite 
avec des claies, dans lequel l'on 
fait paître les bêles à laine. 
Esp. parque. 

— Un bouscalié, dins la fourest, an pargue, 
Da sadesirau a\ié perdu lou margue. 

Bourrelly. 

Pari, s. m. dais portatif. (Voir pâli.) 

— Per aquèlo, m'en souvendrai }. . 
Ni 'aura per la vido dei gari, 
Avans qu'eici me veguès mai ! 
Mi vpndri,.s querre emé lou pari. 
Que jamai midéciJarai. 

Thouron, 186*. 

Paria, v. n. faire un pari, une gageure. — 
Affirmer, soutenir. 

Parié, adj. pareil, égal, semblable. 

— Se troavarié pas sonn parié, 

— Moun enfan, fai le embé li parié. 

Parla, v. n. perler, articuler, causer, s'ex- 
primer. Ital. parlare, du ht. 
paraholare. 

— Quan Irop parle, ren noun dis. 

— Avant de parla coumenço per te regarda. 

— /'ffWagiou, parler bas, 

— Ac6 s'apelo parla, ce que 
parler veut dire. 

— Patlas-mc J'Arle per li soucissot. 



— Car n'es pas, coumo dit ma may, 

La que parlo milhouquesnt aima lou mai. 
Jasmin. 

— Ma moulhé parlo prou, se me semblo, per mi ; 
Quand \iu voli parla, dis que m'ane dourmi, 
que m'ane mayla de garda la liouligo. 
Aug. Gaillard. 

Parfaire, s. m. causeur, parleur, discou- 
reur, babillard, liai, porlatore. 
— Grand parlaire es pau Iravaiaire. 

— A Moonpelhé dins lou lems flourissié 
Un médecin coumo se n'en vci g ire, 
Franc, simple, round, sabenl e pau parlaire ; 
Sens lou cercà lou iraval li plouvié. 
Floret. 



Parladisso, 

Parlamen, 



s. f. façon de parler, con- 
versation, entrelien, bavar- 



dage, médisance. 

— Quant trouvas pas de Franchiman 

Escapa de Hezonço o ben de san Ceeari, 
Que per avé passa quatre mes à Paris, 
Sâbon pas pus parla, quand tornon au païs, 
Lou galant parlamen que tenon de sa maire. 
Roumieux. 

Parlouteja, v. n. caqueter, bavarder, 
conter des secrets, des confi- 
dences. 

— Quand Jau e Jano parloutejon 
E touti dous se poutounejon, 
Pot arriba, s'arribat n'es. 
Que dins n6u mescs seran très. 
Goudouli. 



Parluflé, 

Peloufié, 



s. m. blagueur, médisant^ rap- 
porteur. 



— Ounte, coumo à Beziès, trouberi 
E flanaires e parlufiés, 

E blagaires e cancaniés. 
Azaïs, 1882. 

Paro-fio, s, m. garde-feu, écran, grillage. 

Paro-fré, s. m. palelol, manteau, gros 
vêlement. 

Paroli, Il s. m. langage mielleux, flatteur. 
Parauli, || — Jeu sur parole Carte mar- 
quée. 

— Noueslre esquirôu force plus lest 
Sisauvosus un frai. Maitat de l'avanturo. 
L'antre, pamens, v6u fa bouèno figuro, 
E per sonn parauh vôu mai l'embabouina. 
Arriès, dis l'esqnirôu ; maufaian de nature ! 

Uno liçoun vAnes de mi donna 
Ti dirai à nioun tour nno causo seguro : 
Es que fin conlro fin volon ren per doublpro ! 
D'Astros, 



PAR 



— 1008 ~ 



PAR 



Paronien, Il s. m. parement, ornement, 

Paramen, \\ revers des manches. — Le 

côté visible d'une pierre de 

taille. — Chaperon, garantie. 

Ital. paramenlo. 

— La vertu del mari me sert de paromen. 



Paroqaial, 

Parrouquial, 



adj. qui appartient à la pa- 
roisse, ou qui la concerne. 



Ital, parrochiale. 

Parpni, Il s. m. bas lim. sein, poitrine, jabot. 

Parpal, \\ Fr. cent, parpet. (Voir perpunt, 

perpounl, pourpoint.) 

— Moun parpai 
Âimo mai 
Dons ou trei 
Gru de mei. 
Foncaud . 

— Loa linol qu'a taca de rouge soua parpolh. 

Parpaiolo, s. m. papillon, insecte ailé. 
Parpaioun, — Coccinelle. (Voir papihoun.) 

— Parpillote, ancienne monnaie. 

Ital. farfalla. Gr. w«AA«, s'agiter. 

— Ensem s'espasseja per draio e per draiolo 
Voala de ilour en floar emé li parpaiolo. 

— Lou parpaiouo que rode autour dou lum, 

Fmis per se rousti lis aie. 

— Rressat sus uno flour de maibo 
Per un bentoulet amonrous. 

Un pichou parpalhol, espelit despëi l'albo 
Chncabo lou mel sabourous. 
Mir. 

— Tus qu'as foundu tei parpaiolo 
A suceja pagju e solo, 
Loup e merlan ; 
Lei plonraras tei béa moumen de poumpo. 
Gelu, 18B8. 

Parpaiouua, v. n. papillonner, voleter. 

— Quant ni avié pas que te belavoo, 
Que de longo parpaiouoavon 

En vounvouoan à toua enlour. 



S. f. béam. flocon de neige, 
plume ou papier emportés 
par le vent. 

Parpalheto, Il s. f. berlue, éblouissement, 
Il vertige passager, mouve- 
ment rapide des yeux. 

Parpalbeja, Il v. n. papilloter, remuer les 
Parporclha, U yeux par suite d'affection 
nerveuse involontaire. 



Parpaioro, 

Parpaliéro, 



Parpantelo, 



Parpalhol, I adj. et sub. léger, volage. — 
Parpallié, \ Papillon. — Ancien sermon 

des Calvinistes à cause de Perrin 

de Parpaille, Calviniste décapité 

à Avignon en 1602. 

Esp. parpayot, impie. 

— E loun filhol, l'amo laugèro, 
N'aura jamai la bilo améro ; 
E toun filhol, grand faribol, 
Sera poëto e parpalhol. 
Jasmin. 

— Mas ièu veguAri peys que vous, d'uno coolero 
Metéreta dins Ion foc touts aquels libres fols, 
E lous fércts brnlla coumo do parpailhols . 
Aug. Gaillard, 1868. 



Par palhoulej a, 

Parpaiouneja, 



V. n. papillonner, vol- 
tiger, folâtrer. 

— Parpaioonejo, vai ! que tis alo espoampido 

T'adugon de flour en flottr. 

— Toujour fariboulejes 
E quand parpalhoulejes, 
La foulo que mestrejes. 
Sur louD cami se met 
E te siét. 

Jasmin. 

Parpaiouna, Il v. n. percer, éclore, pro- 
Parpalhouna, || duire un papillon, se dit 
des cocons. 

— Qu'a prou papilhoutat e que bâi papilhouno. 

Parpantelo, s. f. éblouissement, mouve- 

Parpaiolo, ment involontaire des yeux. 

(Voir parpalheto.) 

— Quand ié vau ; à moun pensamen 
Que de causo fan parpantelo ! 

E Diou ssp quanti bon moumen 
Ai passa dins ma capitelo. 
Reboul, 1881. 

— Se cocho, amousso sa candelo . . . 
Mai, sis ieul ié fan parpantelo, 

Bigot. 

Parpel, s. m. et f. cil, paupière. — La 

Parpelo, chassie, cire qui suinte des 

glandes lacrymales. 

— Vint ans e lou visage frés. 
De grans lué, de longhi parpello 
E sabès pas coumo a'apelio ? 
Vous lou dirai uno aotro fés. 

Ad. Dumas, 1886. 

— Loa ciel pareisset ièu tout picoula d'ealellos, 
Aquèn soaer avié mes soun viesti de l'estièu. 
E quand l'ouro vengué per pluga leis parpellos, 
Mettet sei bras eu crous, fet sa priâro à Didn. 
CailUt, 1880. 



PAR 



— 1009 



PAR 



Parpeleja, v. n. clignoter, remuer les pau- 
pières. (Voir parpalheja ) 

Parpeloiis, Il adj. chassieux , qui a de 
Lagagnous, || l'humeur eux yeux, qui a 
les paupières grosses. 

Parrabin, s. m. cash: bruit, fracas. 

Parabissa, v. n. bouleverser, déranger, 
renverser. 

Parraniiiiet, s. m. à cloche pied, pour 

péranquet. 
— Pol sorl en fan al parMnqaet. 



Parrasino, 

Perrouiiio, 



s. f. poix, résine du pin, 
résidu de la térébenthine. 



— Lon souléu quefasié bonli la p.rrasino 

Sus la rusco ilci pin, au pas gros de l'csllou. 

Parrat, s. m. moineau, pierrot. 

Parrouquet, Il s. m. perroquet , oiseau 
Perroiiquet, || vert d'Amérique, à gros 

bec qui imite la voix humaine, 

Ital. parrttchetto. 

— 'Cô d'un marchan de parrouquetJ 
Un jour, per hazard, me Iruuvèro 
Bounomen Iouj inlerroujére, 
E chascun, sans estre enireprés, 
En quatre mots sachet me dire 
Ce que, jouine, i 'avien apprés. 
Tandon, d812. 

Parrosegro, s. m. pipi farlonse, pipi des 
Grasset, buissons, alouette des prés, 

Cki, petit oiseau de passage que 

l'on chasse en automne dans les 
prairies où il cherche les vers et 
les insectes qui composent sa 
nourriture. Anthus pratensis. 

Parsounié, s. m. bas lim. associé, co-par- 
tageant. 

Part, s. /■. partie, portion. — Lieu, endroit. 

' liai, parte, du lai. partis. 

— Per reslabli l'égalilat 
N'en manget un moucéu, e de la part trop grosso 
N'en fagué lou pus pichol floc. 

— Car l'autre jour, en uno pari, 
Ne manderi croumpa miech quart. 
Que loul lou mounde lou vantabo, 
Quant per la vilo s'encantabo ; 
Mas l'boste mayssaut es estât 
Que m'a vendul de vi gastat. 

Aug. Gaillard, 1S69. 

Pnrtase, s. m. division, attribution. 

64 



— Douna nous mai nouestre froumage, 
So nnisslas no-tlre partage 
Vesen que nous restarié ren. 
Tliouron. 

— D'aulri, si'gu, moun Diou ! volon pas lou jarlagc 
Mai fan landa soun lioc di gavcl dou vcjin. 
Digot. 



Partaja, 

Parti, 



V. a. diviser en plusieurs paris, 
attribuer, séparer. 



— N'aguet un que digiic, nous lou f6u partaja 
Mai, quau put faire lou partage? 
Se lou fau, serHS pascounteot. 

— Paràiié un peu en dous. 

— Es lenis, ou jamai noun, que s.ungen au partage ; 
Avant que d'esire au despimpage, 
Parlagen, e coumo sa déu, 
Per pas nous enfangi dins quauquc picidejago. 
Roumanille, 

Partegro, s. f. perche, aviron, croc. 

Lit. partica. 

— Es pas toujoiir aqiièu que de longo vancgo 
Qu'aganto lou timoun e que icn la partfgo. 



Partenari. 

Parsounié, 



s. m. associé au jeu, vis-à-vis. 
Angl. part ner, qui est on part. 



ParteiiHo, s. f. départ, partance. 

Parterro, s. m. terre-plain, aire auprès 
d'une habitation, jardin divisé 
en compartiments symétriques, 
partie basse d'une salle de spec- 
tacle otjt l'on se tenait debout. 

— Lou vent, l'ouragan, lou lounerro, 
Entendian tjut dins lou parterro. 

Parti, V. n. partir, s'en aller, quitter ua 
endroit, une place. {\oir partaja). 

— T'endourmiras dau darnié som ; 
Partiras pci aquci quicom, 
M'ounle i 'a de joio un abounde. 

Arnavielle, 1876. 

— Or sus, à veyre lou bagage 

Que pourtas, Seigne Jouan, jou gage 
Que venés dau Mountebmar. 
Yuu n'en partiguey hier tout tard. 

— Pourvu qu'aguesse sa fricssso 
Quand voulié parti per la casse, 
Se chaulavo pas dàu restant. 

Rouniieux. 

Parti, Il s, m. condition, traitement, avan- 
Partll, Il lage, allocation. — Résolution; 

moyen, expédient. — Troupe, 

faction, ligue. 

— Marldo-Ie, se troves un bon partit. 

— Fôu saupre n'en prene soun parti. 



PAS 



- 1010 



PAS 



— Lou9 uns soui) per, lous .lutros conlro. 
Se fourrné Lien Iju dous parii. 

Lacombe, i7ii. 

Ptirlieulié, s. m. personnage, individu, 

ôlre inconnu, sournois. 

— Apci noslris pailiculiés 
Efculloron sas valonlios 
Cadiin parlel en coun?equenço, 

Pna'tido, s. f. parlie, portion, état, occupa- 
lion, projet, entreprise. 

— Tout aro joiigaran la segoun'Jo parlido. 

— N'iaqu'i forço de clianja 
Anjin, loin lou tems Je fa viilo 
E dVnletnona cenl parlido 
Uoron avant des'arrenja. 

Uourrelly. 

Partidou.. s. m. couperet, hachereau de 
cuisine, couteau de boucher. 

Partiisan, s. m. attaché, dévoué à une per- 
sonne. — Amateur. 

— Al lems passai cri partisan de Ronsard, 

Mas n'y vau aroi pus, car niiidal mo souy aros 
Ver Moussur DelUarlas qu'el milliou dis cncaros. 

Partîzou, s. /". division, séparation, borne, 
limite. Lai. pa^lilio, partage. 

Paruii, s, m. débris de peau, blanches. — 
Crème du lait. 

Parun, 1 s. m. et f. parure, ornements, 

Paruro, | atours, garniture. 

— Quand tout dins la nature 
Aiestis sa paruro, 
Quand renais lou piinicms. 

Parvel, 5. m.alysson maritime, plante des 
sables. 

Parteni, v. n. arriver au but, atteindre, 

s'élever. 

— I 'ai dit qu'un gros moussu, bien ou mau parvengo 
Se trouvavo pas mai que lou Jariiii vcngu. 
Grivcl. 

- Des paibcnguls boudroy sli'gre la mudo ; 
Hilèu bou.lroy glourious, fierous, 
ICscaugnayoy lous grands signons. 

Jismin, 1836. 

Va», s. m. pas, enjambée, marche, passage, 
entrée , brêciie , ouverture , 
détroit liai, passa. Esp. paso. 

— Tcn-lc à toun pas, jamai brouiicaras. 

— A ma bigno n'ey pas de porlo. 
Dios ronniits n'en bsrron lou pas. 

Jasmin. 
— Lou pas Je la porto es lou pu matrit. 



Pas, adv. neg. piis, point, nullement. 

Pa, Pas-mai, nenni, non plus. 

Pas-cap, point, aucun. 

— Es pas prou ne',i per pas veire 
Que, sans s'en poudre dispensa 
1 'aura d'argen à despensa, 
Forço mai que ço que pourrie crcire. 
lù'lix. 

— 1,011 rcmo;d di!vourant(S coumpagnoun dou \ice, 
A l'Iiivau es en crou|io, eis veisseus rnounto à bord ; 
Cau fugesoun pais, fuge pis lou remord. 
Thouron, I8ÎJ2. 

Pa8 fl'as<>, s. m. pas d'âne, tussilage, pi. 

Droiiyo, fam. des Composées dont les 

fleurs sont employées pour infu- 
sions adoucissantes. 

Pascado, s. f. omelette de Pâques, repas sur 
l'herbe, chômage. 

Pascnio, s. f. oxalide alléluia, pain de 
coucou. (Voir crousadelo). 

Paseau, odj. et 7t. pr. pascal. — Qui se rap- 
porte à la fête de Pâques. 
liai, pascuale. Esp. pascual. 
— Raisins conservés dans l'eau- 
de-vie. 

— En passant Ici cascarcleto 
Quiclion lei gros grun dei pascaa 
Dinirc sei labro risouleto, 

E si soulajon de la caud. 
Gaul, 1871. 

Paseo, Il s. f, Pâques, fête de la résurrection 
Pttscos, W de J.-C, fête du renouveau, du 
printemps. 

— Vcici Pasco cmbauscmado, 
Vtici la fresco aleoado, 
l/alenado dùu bùu lenis ; 
Eu.é si galanlis ouro, 
Veici la bello tempouro 
Qu'aiouncio lou gai prinlems. 

liorel, 181)8. 

— Fif,os secos e sermouus 
Apr.!: i'ascos nou soun bouDS. 

Pasfor, s. m. v. l. le printemps, le renou- 
veau. 

— Oh manlt jorn! prats e fuelhalge 
Ont auccllos cantan pascor. 
Lais de rossinhol e boscatge 
Hes no pot te ligar lo cor ? 
liernard. 

Pasiiuen» s. m. brique, carreau en terre 
cuite, en ciment. 

Pasimenta, v. a. carreler, daller. 
Lat. pavimenium. 



PAS 



1011 



PAS 



V. n. crier, glousser. — Cri des 
cailles. — Sifflet d'appeau pour 
ces oiseaux. 

s. m. déversoir de canal ou 
(le moulin, trop plein. — 
Allée, gslerio, promenoir. 

Pnsifliirja, v. n. faire Pâques, rompre le 
Carême. 



Pnspaia, 

Paspalha, 



Pas-perilii. 

Paisolis, 



P«i9f|iieto, 

Jusiauvo, 



s. f. narcisse des prés, fleurs 

jaunes qui s'épanouissent à 

Pâques. — Narcisse des pcëtes, 

{vci\T anedo) fam. des Amarylii- 

dées 5 fleurs blanches. 



Pasquctos, s. f. plur. Pâques closes, le 
dimanclie de quasimodo. 

Pasfiuié, s. m. pacage, pâturage, nourri» 
lure, gazon vert à Pâques. 

— Cliarmanlo p.isloiiro 
Ln llour iloii pasi|uic, 
Digo-mo ben qu'ouro 
Sarai loun bergiè. 

Crousillat, 

Pasiquiu, s. m. etn. pr, pasquin, bouffon, 
satirique, valet de comédie. 

Passa, f . «. et act, traverser, quitter, cesser, 
discontinuer, finir, mourir. — 
Préparer, accommoder, tamiser. 
— Employer, consumer. 
Esp. pasar. Ital. passare. 

— I.a fougno i 'aguc IcJu passa. 

— Pas-a la feslo, aJiou lou sanl. 

— Passo lé soun aguïo. 

— Nous pensan esire forl counlens 
Quand passan doussouien le tems ; 
Mes sens que n'en bejcn la Irasso 
En passant le teins, el nous passo. 
Goudouli. 

— Un auralge d'amou sur es dus a passai, 
Scmblon forls, mes on bey que se nal d'es nou plouro, 
Abion pluural. 

Jasmin. 

— Pecairc, amie, que passam léii ! 
Nosiro vi{lo es un fioc de pallio : 
Dins qualie jours aqui la nèu, 
Sem iransils, e la oiorl nous dalbo. 
Florct, 1858. 

— Fou pas dire de mau doa jour qoo 
noun sièguo passai. 

— Passavo foun lems pas qu'a legi. 

— l'araulo passo, escril res'o. 



— Darrieyromrn, la socrmano païsado, 
Lous cncniiv 1'' sralo abioii pausado ; 
Quand saugéron i\w, jén oil ilfdins 
Quiteron tout counio hellis badins. 

Aiig. Gairard, 1509. 

Passa (Se), v. rce. se passer, se priver» 
s'abstenir. — Cesser, suivre son 
cours. - Perdre sa fraîcheur, 
se flélrir. 

— Oi'i sumi, (loi pe>-onl n'èro gairc bcsonn 
No;is S'.rian bi"i passa d'aquelo pougncsaun. 

Uourridly. 

Passa«lis, s, )«. terrain vague, jachère. 

Passndo, s. f. un moment, intervale de 
Passadelo, temps limité ; courte durée. 
— I 1 inandiant ravi do soun or 
UilVo e niarcbo uno passado ; 
Toul d'un cop li ven la pensado 
D'aumcnla soun piclioun trésor. 
Auberi, 1831. 

- Vos paiti ; siès dounc ben pressado ? 
lieslo mé 'ncaro uno passado ; 

T.i maire to vai pas souiia ; 
Douno-nii, per calma ma crento 
Un mot de ta bouco ri.enio, 
L'n pouloun, se vos t'en ana. 
Senes, i8S2. 

— Lou scnlo ben qu'a viouro ai pas qii'uno passado. 

— Nosire avoucal, sojn noum mo passo, 
Cassaira al mounde ero vengul. 

Passailoii, s. m. passage, trouée à travers 
un mur ou une haie. 



Pa s s a f 1 o itïro , 

Pussouiro, 



s. f. passoire, ustensile 
de cuisine, châssis à pas- 
ser la farine. — Passerelle pour 
passer un ruisseau, un torrent. 

Passage, s. m. action de passer, voie, chc- 
PassaUjc, min, rue, couverte, tout lieu oîi 

l'on passe. — Changeaient de 
saison, moment de l'année où les 
oifeaux ou les poissons émigrent 
pour éviter les climats extrê- 
mes. — Citation d'un ouvrage de 
liltérature ou de musique. — 
Court moment. 
— Lou passage di caio, dis ourloulan. 
— Siro, iéu ey troub.il dins San-Jan un passatge 
Que m'a poussai à vous escrioure dahantalge. 
Aug. llail'ard. 
— Vai la bèu'à n'a qu'un |)assag9 
Counio leis oussèu dou prinifins ; 
Lei charme de toun bèu visaga 
Se passiran dms pau de lems. 
Desanat, J828, 



PAS 



— i012 — 



PAS 



Passagié, adj. et suhst. passant, passager, 

voyageur qui s'embarque. 

— Un pasagié snsprés dessus la grando piano 
Per l'aurage, en ausent peu lei iron dins Ter. 

Pafi«iar, s. m. le turbot, la plie, poissons de 
mer. 

— Lou passar, lou rouget, U solo. 

Passarés, Il sorte d'avertissement que don- 

Passo-rés, | nent les servantes en jetant le 

soir une potée d'ordure et qui 

signifie : Passcrez-vous ; ou : 

Passe-l-il quelqu'un ? — Vase 

de nuit. 

— La bello a\iô responndu a'n 
aquùlo galanlarié en ié jelanl sug la 
teslo un alTtous passarés. 



PassarillioB, 

Passerihos, 
Pansos, 



s. f. plur. raisins secs que 
l'on prépare en les ébouil- 
lantant dans une lessive et 



en les faisant sécher au soleil. 

Passavant, s. m. certificat de passage, 
ordre de laisser passer des mar- 
chandises qui ont acquitté les 
droits. 

Passegrié, s, m. pécher. (Voir pessejrje). 

Passeja, Il v, rec. se promener, aller et 
Se passeja, || venir, parcourir, tt. passeggiare. 

— S'aoavon passeja vers lou mas de Granoun . 

— Lou bliJ jusqu'au ginouh mouii'abo 
Dtl mestre que loa passejabo. 
G. Azaïs, t87i. 

Passejado, s. f. promenade. It. passeggmla. 

— A la passejado de la Pradarié, 
nous rencounlrcn e i'agradére. 

— Emé soun galanl biais, soun noble passeja. 

Sa laio primo e lougeirelo. 
' Crousillat. 

Passerai, Il s. m. et f. moineau, petit 
Passera, | oiseau en général, bec fin ou 

gros bec. Lai passer. 

— Ambé grand suen, l'un das dous passerais 
Vespt' e nna'.i lous Icnio recalais, 
Enlremen que, qui bals dins la lamado, 
L'aulre faziô linda lou g^rgalhol, 

Pei réjoui la pacien camarade. 
Floret, 1860. 

Passero, [I s. f. et m. accenteur mou- 

Trauco-bûuissoun, (| chel , fauvette d'hiver , 

traîne buisson. — Accentor modu- 



laris. Petite fauvette qui nous 
arrive au commeucement de 
l'hiver et qui fait entendre son 
petit cri souvent répété, en sau- 
tillant de branche en branche 
pour cherche sa nourriture au 
vol ou sur l'écorce des arbres. 
— Passe inetle. 

— Canio, li dounayas l'amo de la lourlèro ; 
Parlo, li dounayas l'esprit d'un angelel, 
Danso, li dounayas las alos de passèro ; 
E caiitel c parlet, e dauscl aquel sèro, 
Oh .' mes a fa bira lou cap al pu taget. 
Jasmin, 1840. 

Passeroan, s. m. gros bec cisalpin, variété 
du moineau domestique, plus 
commune en Sicile ou en Afri- 
que que chez nous. — Fringilla 
Cisalpida. 

Passeroun de trau. Il s. m. gros bec 
Sausin, \\ friquel , oiseau 

qui se perche sur les arbres 
pour frétiller et sauter avec des 
mouvements de queue ; ils 
cichent dans les trous de mu- 
raille ou d'arbres et volent en 
compagnie des pinsons, des 
verdiers , chardonnerets , etc. 
Fringilla montana. 

Passeroun de tèule , s. m. moineau 

franc , gros bec domestique ^ 

Fringilla domestica, petit oiseau 

à plumage gris, qui niche dans 

des trous de muraille ou sous les 

toits des habitations. Uim. passe- 

ronnel. — Passeroun se dit aussi 

indistinctement pour petit oiseau 

quelque soit son genre ou son 

espèce. (Voir passerai). 

— Lei gent, per s'amusa, an besoun de mounino, 
,Uc chis, de papagii, de cal, de passeroun. 
Uourrelly. 

— Aquel pople d'à mii saunage 
N'a gès de vdo ni vilagc ; 
Dins lous rocs vous fan soun nizau 
Coumo de passerons de trau. 
I'"avre. 

Passi (Se), Il v. rec. se faner, se flétrir, 
Frounzi (Se), Il ternir, prendre des rides, 
sécher. liai, appassire. 



I 



PAS 



— 1015 — 



PAS 



— Quinlo vido, pamens quanti plesi qujgous ! 
La paurelo à U lin, per Je plesi lan dous 
Vegué fruuuzi sa bi>lla caro. 
Rcybaud. 

Prssî, adj. fané, flétri, terni, desséché. 
Passit, — Maladie des vers-à soie, la mus- 
cardiue, la gattine, qui les fait 
périr en les desséchant. 
— Paurol ! bas accourchi la bido ! 
Lou malis, vas tspeli flour ! 
A la neil seras lleur passido 
Car la roso duro qu'un jour. 
Mir., 1870. 

Pnssiflo, Il s. f. savate, vieille pantoufle. 
Passifle, \\ (Voir grounlo), 

— Coun hi di laloun à l'esquino 
S'iiare au foyer des IlaUens, 
E sus li (apis de la Cliino, 
Perœene un passifle insoulenl. 

Caslil-LlUze, 18S5. 

Passioun, s. f. passion, souffrance de 
Passiu, J.-C. avant sa mort. — Tor- 

tures des martyrs. — Mouve- 
ment de l'âme pour le plaisir ou 
pour la peine. — Désir, avidité, 
excès d'amour, de colère. 
It.passione, du lat.pati, souffrir. 

— Flour de la pasitow», s. f gre- 
nadille comestible. Passiflora 
cœrulea, ainsi nommée à cause 
de ses organes floraux dans les- 
quels on trouve figurés les ins- 
truments de la passion. 

-- ICro drecho, la pauro maite ! 
Conlro la crous ounic, pecaire ! 
Souii fiéu ero pcnduula. 
Aulheman. 

— Per nous canla la passioun 
Prenon leis arpos de Sioun 

Qu'as viels sanses leissavon pendre. 
Gaul, 1832. 

Passo, s. f. situation, position, avantage. — 

— Figure de dunse, terme de 
jeu ou d'escrime. — Permis ou 
secours de passage. 

Pa^tso-dreit, s. m. injustice, irrégularité. 

— Passiounat per la pax, béni, earis amies, 
Puni luus passo-droils, que sonben as pelils 
Fai. lous grosses d'aquesle moun le. 
Mir., 1868. 

Passolis, Il s. m. rigole en bois à pente qui 
Barquetou, \\ conduit l'eau sur la roue d'un 
moulin radier. Passelil, lit arti- 
ficiel jeté pour franchir un fossé. 



— Elo fumo, lerapeslo, luslo, 
Brumo, iroiino comr' nuo fuslo, 
Bembcrso raolus e moulis ; 
bal loul ço que l'y (a barrière, 
Abal le pouul, roump la paissièro, 
E fa saula le passolis. 

Guudoali. 

— D'aqui Jr leins en lenos, le faguen escaletos 
De barquetous e de paleios, 
liedoulaues a regnssols, 
Per aîaga das orls l'ourlaleasio aboundouso ; 
Lous balenls jardinier abun l'amo jouïouso 
Eu besen grimpa lousfabols. 
Mir.. 1874. 

Passomenta, v. a. orner, galonner. — 
Préparer des peaux. 

PasHo-iuuscat, s. m. espèce de raisins 
secs très doux. 

Passos, s. f. pltir. les passes d'un ruisseau, 
grosses pierres plantées de dis- 
tance en distance, sur lesquelles 
passent les gens à pied pour tra- 
verser un torrent. — Raisins 
secs, (y o\r passarilhos ) 

Pas80-|iertout, s. m. passe-parlout, clef 
commune à plusieurs personnes. 
— Cadre à charnières pour des- 
sins ou pour gravures. — Sorte 
de hache de fendeur de bois. — 
Scie à grosses dents des scieurs 
de long. — Carré de molleton 
que les femmes du peuple font 
p^sser sous leurs jupes comme 
piège à parasites. 

PasHo-roso, s. f. rose trémière, mauve 
rose, plante do jardin à fleurs 
pyramidales, Alcea rosea, fam. 
des Malvacées. 

PaRBO-teiiis, s. m. passe temps, occupa- 
lion agréable et momentanée, 
jeu, amusement. 

— L'oussiîu (iro per la paurelo 

Un passo-lems dei pu cliarnians ; 
Dessus soun fronl èro une eigreto, 
Ero un jonguil dedins sel n,an. 
Morel, 1828. 

— Toul lou niounde parlio counlea 
Pensan prene lour passo-lems, 
E gagna l'Espagno d'ausiJo 
Senso cop ni perio de gens. 



PAS 



— i014 — 



PAS 



Passouer, Il s. m. et f. ustensile de cuisine 

Passouiro, Il ou de pharmacie percé de 

trous pour écraser les farineux 

ou faire égoulter les herbages. 

PaHSo-vnlat, s. m. défoncementdes terres. 

Pasta, V. a. pétrir, détremper de la farine, 

Pestri, la manipuler pour en faire du pain. 

Presti, — Former, composer, façonner. 

— Aco 's soun pare tout paslal. 

— S\èa fier e noble c île reqiiisto, 

Quaml sieu coume pasla |iei- l.i man d'un arlislo. 
Allegro, 1871. 

— Anan fsfla loa moorlié. 

Pastado, s. f. farine pétrie dans une opéra- 
lion, cuite, cuisson. 
— Ni a por uiio bono pasIaJo. 

Pastadou, s. m. étuve près du four, oîi 
Glourielo, l'on pétrit la pâle pour qu'elle 

Paslandléiro, lève plus facilement. 

Pastarot, Il s. m. ragoût composé de diffé- 
Papurot, Il rets mets. — Pâtée peu ragoû- 
tante. —Galimatias, amphigouri. 

Pasteeo, s. f. melon d'Amérique, fruit 
Citre, plus gros que le melon ordinaire, 

dont l'éeoree est verte et lisse. 

On en confit les tranches avant 

sa maturité dans le sirop de 

raisin ou de sucre. 

Lat. pasius, aliment végétal, 

S'uvicn pas (oui culhi Jiri^u qu'es ta louinesso 

Qu'on passan-.. avicn soi ; mai lois an louli proso. 
l,oi vonlur ! tel brigand I que vous an loul rauba ! 
Qu'an pourla Ici pasl co o qu'an loul deriaba. 
Thouron, I8G3. 

Pastel, S. m. crayons de diveràes couleurs 
que l'on mélange par le frotte- 
ment des doigts ou des estompes. 
Gr. OTWcTTOf, en poudre. 

s. f. gâteau, tourteau, résidu 



des graines oléagineuses. 



PaNtellio, 

Pasléii, 

— Ban lasla, mai d'un cop, las pasiellios dcl mel. 

Pasten, «. m. pâture, pâturage. 

s. f. panais cultivé, pasle- 
nade. Pastinaca saliva, pi. 
fam. des Ombellifères à 

fleurs jaunes. — Panais sauvage, 

Pastinaca sylveslris. 



Pastenargo, 

Paslanaryo, 
Girouio, 



PaBten)ii;a, v. a. béarn. faire paître, mener 
au champ, 

Pastèii, s. m. tourteau, résidu des noix 
après l'extraction de l'huile. On 
s'en sert pour engraisser les 
cochons et la volaille. 

Pasteja, Il v. a. partager la pâte, la manier, 

Pastka, Il façonner. 

Pastequièro, s. f. melonnièro, champ ou 

planche de melons. 

— E.'ian au lems qu'oi pastcquièro 

La frucho es p;ts lanl du bouen goust 
Car (loi nué senlian la frosquiùro. 
Vidal, ii^M. 

Pastieiro, s. f. la huche, le pétrin, coffre 

allongé qui sert à pétrir et à 

serrer le pain. 

— Cin pos junlados en pasiiéiro 
babni;ani sus uno cadjoiro. 

Pastîlli», s. f. petites gouttes de sucre aro- 
molisé. (Voir lablelto.) 



Vamtinga. , 

Pastisseja, 



V. a. pétrir, confectionner, 
façonner. — Patrouiller , 



patauger. 

— Ah ! se coumo vous pasiéjavc, 
CliasquB jour me benciirias. 

Caslil-Blaze. 

— L'onclume pcr poude fourja 

Le grand sujet que ba pa.<lisseja. 
Ab. Sarnary, 178i. 



Pastis, 

Poslis, 



s. m. pâté, croûUî de pâtisserie 
renfermant diverses viandes ou 



poissons. 
— lou v6u, a mo moma, domanlar on posli, 
Un peti fricondel, un lebielou ronsli. 
Abbé Sjge, 1788. 

— Un cousinié quant a facli un paslis, 
E que là quocb, alor el luu semis? 
Nou met p.as el Jodin lou trauc, lou nas 
Delani el mel la saiso de l'agras. 
Aug. Gaillard. 

— Crousla de pastis \6u ben p?n. 

— l'n pasiis, à cousia d'un plat île causo dousso, 
Moufle, sourliédou four embo sa crousto rousso. 
Bigot. 

Pastissa, v. a. charger, enjoliver, forcer 
Pastisseja, en couleurs. — Salir, plâtrer, 

empâter. 

Pastissaire, s. »». médisant, rapporteur, 
calomniateur. 



PAS 



— 101b - 



PAS 



PnMtiNiiarit', s. m. pAles préparées et 
cuites au four. — Lieu où on les 
confeclionne, où on les vend. 

Paii»ti«»sî«*, s. m. pâtissier, qui fait ou qui 

vend de la pâtisserie. 

— lé Irouvares un pa lissio 
Que sa ben faire soun nieslié. 

l'niitissoii, s. m. petit pâté à la viande. 

— Abalon sans bùure e mellon sus rougnous 
Cenl quaranlo paslisfous 
E vint e cint paiis de saucisso. 
J. Axaïs. 

— Dins quaire jour pouJrés pas pus vous Ijoutouna ; 
Rousigan paslissoun, lapin, (;u.5lssode dindo, 
K laissan l'aigo au pou*, per lan quo sicguo lindo. 
liigol. 

Pnsto, s. f. farine détrempée et pétrie pour 
faire du pain ou des friandises, 
gâteaux, etc. liai, et Esp. pasta, 
du Gr. ■aus-rti, bouillie de farine. 

— Sa mellre la man à la paslo. 

— Ero dons coumo paslo de maulo. 

— Se l'on eroumpo d'un merchanl un fourmalge, 
L'on cslitno lou croumpadou mal salgo 
E prou grand fol, se pulëu non lou tasio 
Per counouysse s"el es de bouno paslo. 
Âug. Gaillard. 

— Es un enfanl de bono paslo. 

— Es fa en paslo de papié. 

— An aquel que raani^jo la paslo, 
proun ni en reslo ei dels. 



Pasto-eueito, 

Pato-quècho, 



Pastou, 

Pastre, 



s. f. bouillie de sarrasin 

ou de maïs, cuite à l'eau 

avec graisse ou beurre. 

Pasto-niourtié, s. m. houe à corroyer le 

mortier, outil en fer emmanché 

d'une longue barre pour le 

remuer dans tous les sens, 

s. m. berger, pasteur. 

liai, pnlore. Lai. paslorem. 

— Bouno sourcièro 
DojJrioy cnqiièro 
Que sus pasloas 
Sus las amous 
Fasque loèinus e causons. 
Jasmin, \6i6. 

■ Sièu lou paslou de la mounlagno, 
N'en sabi louli licouniour ; 
S'es béu lou Kms. s'a la magagno, 
Coumo qm sié II siôu lonjour. 

V. Bourre.y, 1S70. 

— Vesièa escala la mounlagno 
Ei iroupèu segui deipastour. 



Pastoiiiro, s. f. torchis, mélange fait de 
terre grasse et de paille pour les 
constructions légères. 

Pastonn, s. m. morceau de pâte que soulève 
l'ouvrier qni pétrit. — . Tas de 
mortier que l'on corroie en une 
seule fois. 

Pastotina, v. n. manier la pâte, la pré- 
Paslouneja, parer avant d'enfourner, sou- 

lever unpâton. 

Pastourado, s. f. pastorale, scène de 
bergers, 

— Ansin lei dous bcrgié auprès de la cascade, 
Fasicn redire ei baus sa lemlro paslourado, 
E s'avisavon pas que lou souMu couchant 
Dounavo lou signau de s'eniourna dou champ. 
Crousillat, 18K6. 



Pastourel, 

Pastourèit, 



s. m. dimin. de paslre, paslou. 
Jeune berger. Lat. paslorellus. 



— E quand pi6i sus la saunio ai ben plaça la irousso 
Me dis, on nous quitanl : Gran.eci, pastourèu ! 
Eli, coumo en lou diseni, soun uiado ero douço, 
E poulldo sa rouilo, e soun rire perèu ! 

— En te vesent agi coumo un bon pastourèu 
Cau doun se pensarié que siés l'orne terrible 
Que sus lou cavalet li lanco lou couléu ? 

Ollivier, 1832. 

Pastourello, s. f. jeune bergère, dim. de 
pastouro. Figure de contredanse. 

— Sus la bruno, espcrave cici sna pasiourello 
La vese plus veni, e d'espcra siéu las. 

Crousillat. 

Pastourga, v. a. mener paître, faire paître. 

— P.islouro, que t'en vas pnslourga de bono-ouro 
Digo, lu que siés simplo autant qu'un agnelel, 
As pas vis pissa, digo, un bèii jouvent soulet. 
Crousillat. 

Pastoureja, v. n. héarn. fréquenter les 
bergers, les bergères, parcourir, 
voyager. 

— Lou francôs jou lou bol parla, 
Lou francès e d'autres lengatgos, 
Dins las bilos e lous bilatgis 
Oun nous-aous ban pastouretja, 
Tout lengatge nous cau parla. 
Béarn . 



Pastonriou, 

Paslurié, 



s. m. et adj. pâturage, des- 
tiné au pâturage. 



Pastouro, s. f. bergère, paysanne. 

— Gardas me la, moun Diou, ma galanlo pastouro 
Puro coumo la rose, ounour dou bùu printems. 



PAS 



1016 — PAT 



s. f. bergère, paysanne, mon- 



tagnarde. 



Pastoiis, adj. pâteux, épaiSj empâté. 

Pastras, s. m. vieux pâtre, rusire, gros- 
sier. Fr. centr. pastrat. 

— Vesès aquèu paslras plcga Jins soun caban 
Que garcio soiin avé, iou basioun à la inao, 
Abandonno jamai sei mouloun e soi fcJo. 

Crousillat. 

Pastre, s. m. berger, pasteur. Lat. paUor. 

— Lou pastre arrivo urousousomen 
Atn sa chino e sa grosso trico, 

Azaïs. 

— Lou bon pasiro fai lou bon avé. 

— Lou pasire malinoas espincho e vcsenl l'aslre 
S'encabano subraii, e ducibe gaiomen 

La peucrlo de soun jas à la iroupo impacienlo. 
Que, per seis belamcns li prouvo soun allenlo. 
Richard. 

Pastresso, 

Pastouro, 

— Dins lou valoun d« RedaresîO 
Vcguêre un jour uno paslresso 
Que fasié paisse d'assetoun 
Si bla:i mouloun. 

— Rescountré dins lou boues, en fen sa proamenado, 
Uno bcllo paslresso, au lengagi courous, 

Qu'en parlant prouvençau avié 'n gaubi tant dous. 
Bourrelly. 

— Bergeiro dci valoun, se vias uno paslresso. 
Pu blanro que lou la, pu douço qu'un aguèu. 
Es elo ! Digas-li que l'ame emé Isndresso, 
Digas-li qu'eici vengue alarga >oun Iroupéu. 

Crousillat. 

Pastriho, s. /'. la classe des pâtres. 

«■■ Emé ièu ei Santi Mario 

Cau vàn veni de la pastrilio ? 

Pastrou, Il s. m. petit pâtre, aide berger. 
Pastrihoun, \\ 

— Aro's uno pilhardo qu'aven louga per paslroono. 

— La paslrouno en plouran fai rinlra sous moulous. 

Pastrouîa, v.a. et n. patrouiller, gâter, 
Patrouin, déranger, grouiller, crolter, 

éclabousser. 

Pasiura, v. a. ramasser la pâture, les feuil- 
les ou les fourrages. 

Pastural, Il s. m, et adj. herbage, pâture, 

Paslurgan, || pacage, étendue de pays où 

croît l'herbe dans les montagnes. 

— Veici nostre besliau que vcn del pastural. 

PaNturya, v. n. pâturer, paître, manger en 
paissant. — Faire manger un 
enfant. 



— .Mes se palis au paslurga 
Lou vin es de bon maslega. 
De Lafare. 

Pasturgrat^e, s. m. droit ou permission de 
pacage, lieu où pâturent les 
bestiaux, les troupeaux. 

— Mei fraire van ben Ièu reveni dou scgage, 
E moun paire enlourna l'avé dou paslurgage, 
Crousillat. 

Pasturié, adj. et suhsl. destiné au fourrage. 
— Bouren oulençàupasturié, drap 
de grosse toile dans lequel on 
transporte le fourrage. 

— Li ajudére a empli soun pasiurié. 

Pasturo, s. f. pâture, fourrage, plantes 

fourragères que l'on fait sécher 

pour la nourriture des bestiaux, 

des chevaux. Esp, et //. paslttra, 

du lat. pastiim. 

— Lou poslûurel soupiro dins lou camp 
L'agnel prés d'cl oublido sa pasturo. 
Jasmin. 

— Vénès briûa dins la verduro, 
Prinés n'en ben per vojeslr'escol, 
Car es bcssaï lou derme cot 

Que vous régalis de pasturo. 
Olbvier, 1882. 



Pat, 

Pato, 



s. f. tique des brebis, des chiens, ver- 
mine. Esp. patio, garapallo. 



Pata, s. m. double denier, petite 

Pata di clau, monnaie de cuivre qui avait 

cours dans le comtat vénaissin 

et était marqué au coin du pape 

qui en était le souverain. Dira. 

patacoun. — On dit d'une chose 

de nulle valeur : Acô vôu pas un 

pata d'Avignoun. 

Ital. patacca. Esp, pataca. 

— De drolos que n'an pas un paia d'Avignoun, 
DIries, ma fé, que souu filhos de maquignoun . 



Pata, 

Pataca, 



giffler, souffleter, frapper. 
Gr. 7i«T«r«iv, frapper. 



Patae, s.m.gasc. coup, choc, chute, soufflet. 

Pataebo, s. f. vieille barque ou chaloupe. 
— Ancienne voiture mal sus- 
pendue. 

Pataelan, (voir bataclan), hardes, nippes. 



PAT 



1017 - 



PAT 



Pat»elet, s. m, petit poisson plat. 

— La canclû à la man, cspéri la jiilddû, 

Te dirai pas d'an thoun, mai bcn d'un palaclcl. 
Bollot. 

Patado, (I s. f. claque, coup du plat de U 
Paulado, \\ main, palmée. — Coup de pied. 

Patafloula, v. a. baptiser, bénir dans un 
sens plaisant. 

— Que lou bon Diou te pata- 
fiole, que le bon Dieu ouvre Ion 
intelligence. 

Patalloc, [1 adv. onotn, bruit d'un corps qui 
Patapoun, tombe. Eboulement, écroule- 
Patatrac, U ment. Syn. pataflèu. 

— Coumo fasien la firandoulo, 
E dansavoii loulis en round, 
La cordo pelo. patapoun ! 

E lua cal II toumba d'un bouud. 
Bourrelly. 

— Un vespro, an moumen de soupa, 
Cargal d'assièlos, ven, s'a\anço, 
Brounco, toumbo, las laissa ana, 
E palalrac, bonjour fiïanço !.. . 

— Quand viro lou canloun, une aurasso se lévo 
S'acousso sus lou chaîne, en bramant lou soulevo, 
lé fai lou tour de bras : aï, hisso ! palaflou ! 
Nosle chaîne carnu fagué la uro-passo ; 
L'auro l'espandigué rede-morl sus la plaço. 
Bigot, 1860. 

— As pas ras bisi ; gueilo-me faire ; 
Pren ban, se lanço e pilaflau 

Petel coum'un esclop sul cairo d'un calhau. 
Mir., 186S. 

Patanteîno, i s. f. course sans buf,désor- 
Palenteino, | donnée. Fr. prétentaine , 

vagabondage. 

— De sa raubode néu des]ielho la bettaf, 

Se la cargo o s'tn ba rouda la patanteino. 
Mir. 

— Em soun lyrse de luen oundrat 
Danso, rodo la patanteino. 

Au cantfgaloi d'un frosc jouvenl. 
Flore I, 1846. 

Patapan, s. m. onom, tambour des enfants. 

Patapouf, s. m, gros homme, lourd, épais. 

Patar, | v. a. et neut. frapper à tort et à 
Pataqueja, \\ travers, giffler. — Craquer. 

— Tout palo, lineslros, ponrtals ; 
Dirion que tout s'esparabisso. 

Fourés. 

Pataras, ii adj. sale , débraillé , taché , 
Pataram, \\ souillé, déchiré. 



— Qu'es lems do n'en fini, qu'a pioun broucanleja ; 
Que fùu que Zouné (larlc. . . Es uno palarasso, 
Uno grouio, un cliauchoun quo n'a ni biai ni biasso.' 
Gasio tout ce que loco, e diyas quo l'oustau 

Es lou rocilalou di bougntto e di trau ! 
Glaup, 18bl. 
— La bello Agiielo es uao pata'asso ; 
E quauque jour, la paslo e lou reprin. 
Que iui^i di'gaio au bor de soun pcslrin, 
Faran grand fjulo à soun levanx^ prim. 
Mistral, ISSG. 

Pataras, i. m. cordage de secours employé 
dans les gros temps. — Coin de 
fer emmanché dont on se sert 
avant de calfater les joints des 
bordages d'un navire. 

Pataraug:no, s. /". guivre, vampire. 

Pataroeom, s. f. plttr. chiffons attachés au 

Pataioun, bout d'une perche pour 

balayer le four. — Ecouvillon. 

Patarot, s. m. motte déterre, mamelon. 

Patarri, s. m. ancien nom des Albigeois et 
qui, détourné de son sens, a été 
employé pour vagabond, songe- 
creux, rêveur, fou, gueux. 

— Patarri ! jusqu'à! jour nous as fay la pabano ! 
As cantal, déclamât, digirn n'a ducat Tel. 

Jasmin. 

Patati-patata, H onom. babil, jacasserie, 
Patalin-patatan, Il raisons absurdes. 
Esp. patarala, sornette. 

Patato, Il s. f. patate d'Amérique ou de 
Patalûs, Il l'Inde, excellent tubercule cultivé 

en Andalousie comme aliment. 

Convolvulus batatas. 

— Pomme de terre, topinam- 
bours. 

Pategue, s m. patis, vaine pâture, sen« 
Pasten, lier, carrefour, gile. 

Patelet, s. m. merluchone, petite morue. 

Pateleto, s. f. pâte d'une poche ou d'un 
collet de manteau. 

Patelo, Il s. f. patelle, genre de molusque 
Arapêdo, \\ univalve à coquille conique, qui 

s'attache aux rochers et dont la 

chair est un peu coriace, mais 

pourtant comestible. 

Lai. patella, petit plat. 
— Faulo d'arceli manjan de palelo. 



PAT 



1018 — 



PAT 



Pateiio, s. f. patène, pelile assiellequi sert 
à couvrir le culice. 
Lat. patena, petit plat. 
— As oublida Je baisa la pateno. 

Pater, s. m. prière, oraison dominicale qui 
commence par peler nosler. 
Grains de chapelet que l'on 
égraine en disant la prière. 
Intervalle de temps. — Support 
pour les rideaux de lit ou de 
croisées. 



Paterneja, 

Paterouneja, 



V. n. dire des patenôtres, 
marmotter des prières, gro- 
gner, grommeler. 

Paterito8ter,s. m. lila de Perse, des Indes, 

arbre à chapelet, Melie azedarach. 

Paterou, adj. béat, dévot, dévote. — 
Pateiouno, Hypocrite, mielleux. 

Paternitat, s. f. qualité de père. — Titre 

donné aux religieux, moines ou 

confesseurs. 

— .Avans de n'en liia veijcnso 
Fas«s me sauprc ço ijue pensa 
Toulo voslro paleniilal 
D'jfiuol gros iracli it'iinquilal. 
Favre, 1709. 

Patetique, adj. décidé, convaincu, ému. 

— Mai, au mens que cliascun s'esplique 
D'un style nel e palel que, 

E noun anés vousqucrela 
l'er revesi eau ûèa jaila. 
Fa\re. 

Patet, n adj. lambin , indécis , irrésolu , 
Patian, timide, minutieux, simple. 
— Es patel dins loul cô que fal. 

Pati, V. n. souffrir du froid, de la faim. 

Lat. patire. Gr. ^ttênv, souffrir. 

— Loo fré, la fam, n'en fôu avé pâli 

Per saupre plagno un paure dins «ei pèuo. 
Gelu. 

PÂti, s. m. cour, cloître. Esp. patio. 

Pati. s. tn. esplanade, grande place, marché. 

— Se tonl lous alhs e seboj do Gaillac 

E on en un mounl sul pal! de Calssac. 

Patiaire, Il s, m. ramasseur de chiffons, de 
Fataire, \\ papiers, de vieux fers. — 

Gagne peti(. 



Patibularî, s. m. gibet, crochet, potence. 

Lat. patibulum. Esp. patibuto. 

— Vei dreissa d'avans d'eu quauqui palibularl 
M'ounl 'avieii pi>n loula vml sorlo debesliari. 



Patifar, 

Patricot, 



s. m. galimatias, discours dilfus; 
médisance , commérage , insi- 
nuation. 



Patillious, adj. minutieux, tatillon. 

Patinien, s. m. souffrance, supplice, dou- 
leur, peine, affliction. 

— Mes piel, quand vogue de délai 
Lob paliincn que l'espéra» 0, 
Las Irigos qu'amour 11 garJavo, 
E tout aquel mounde lanl laid. 
De Lafare, 1842. 

— Fai marril eslre viti, se disié 'no macholo ; 
Mesprés e palimen tenon couinpagao cis ans. 
Boudin. 

Patin, s. m. chaussure en bois et cuira arti- 
culation, que les femmes por- 
taient autrefois. — Semelle en 
bois garnie d'une lame de fer 
pour courir sur la glace. — 
Sabot d'une voiture. 
Gr. ar«T(i», fouler, marcher. 

— Aura; meis ounour c moun trin, 
Se vos me beisa lou palin. 



Patina, 

Patineja, 



isser, racler. — 



V. a, et neut. _ 

Traîner des savaltes. — Manier 
indiscrètement , caresser en 
secret. — Pousser, insinuer. 



Patin coufln, adv. enfin, bref, brisons là 

dessus. 

— Trop grèvo ùron li saco e trop iuèn lou moulin, 
K palin e coulin ; 
Tant i 'agué que planté tournamai la barraco. 

Patinelio, s. f. cheval fondu, jeu d'enfant. 

— De la placelo ounlé, nisloun veniéu 
Fa la patincho e jouga là-ii vieu ! 

Gelu. 

Pati-pata-parés, adv. à peine, presque 
rien. Amplification négative. 

— • Lon papié marcal ? .\h ! per moïo ; 

Lou croumpan en gros, à la fés, 
E nous reven ansiu la fluïo 
Presque à paii-pata-parés. 

— Uno préfaço es quauqui fés 
Prcsqu'un pali-païa-parés. 
Moquir.-Tandon. 



PAT 



1019 



Patîn-pntonrlo, Il onom. pour exprimer 
Palali-puiatti, \\ la volubilité d'un im- 

bécile, jacasseries, absurdités. 
— Moquerie. 

Pâtiras, s. m. souffre douleur, meurt de 
faim. Fr. cent, patirat, chétif. 



Pato, 

Pauto. 



s.f. patte d'un animal, d'un insecte, 
des crustacés, etc. — Petit crampon 

coude ou droit pour fixer un 

montant à la muraille. 



— Lou lem iè seniblavo pas long, 
Li ferigoulo seiuien bon ; 
Eulre que n'en vesié 'no inalo, 
Per faire aua si den areslavo si palo. 
Bgol. 

— Ablasigal de Iruc!, l'aurelho endabalado, 
Une palo mièjo Iroussado, 
Azor, en ganiilant, gagnabo à ped-ranquci, 
Lou palhat de soun oualalet. 
Mir. 

Patd, s. m. et adj. grosse brique à bâtir. 
Lourdeau. 

Patoe, s. m. béarn. las, monceau, cône. 



Pato de gralino, 

Fragoun, 
Grame rouge, 



s. f. potealille ram- 
pante , quintefeuille , 
plante à fleurs jaunes, 



fam. des Rosacées 

Pato de lionii, Il s. (. alchimille com- 
Cistro, I mune, pi. même fam. à 

fleurs verdâtres. 

Pato de lou, s. f. renoncule acre, renon- 
Bûulound'or, cule rampante, fam. des 

Renonculacées à fleurs jaunes. 

Patoi, Il s. m, gâchis, patrouillis, mare bour- 
Paioul, Il beuse. Bad. poi, pied. 



Pato d'ours, 

Branco oursino, 



s. f. acanthe pourpre, acan- 
the molle, brancursine. 



Pato de iiasseroun, s. f. pied d'oiseau, 
ornilhope comestible, fam. des 
Légumineuses. Rliagadiole co- 
mestible, plantes qui se mangent 
en salade. 

Patofla, V. n. caqueter, médire, babiller. 

{\oiv petou/îa), 
Patolo, Il s. f. taloche, coup sur la tête. 
Patac, 



Pato «inèolio, 

Pasto ciicilo, 



PAT 

s. f. pâte de sarrasin ou 
de maïs bouillie dans 



l'eau avec graisse ou beurre. 

— Car Ions voulur soun de lo gen 
Qu'ainion lié bien l'or e l'argen. 
Ma q'.e no mor.jon pa souven 
Ni bigo.TO ni pato-qu^clio. 
FoucauJ. 



PMtouès, 

Pat lies, 
Putois, 



s. m. langage vulgaire des per- 
sonnes illettrées, ouvriers ou 
paysans. 

11 est probable que les patois 
so sont formés simultanément 
avec les langues, car cha- 
que pays comme chaque époque 
historique a eu des dialectes 
locaux nés ou déformés, sous 
l'influence de la diversité des 
prononciations. 

Les patois de langue d'oc qui 
ne sont que des corruptions des 
langues qui se parlaient au pied 
des Alpes, des Apennins et des 
Pyrénées, étaient le reflet de 
celle langue romane qui avait 
reçu une très grande culture, 
sous l'influence des poètes ou 
des troubadours du moyen-âge. 
Quoique formés en même temps 
que l'Italien, l'Espagnol et le 
Portugais, ils onl obéi à révolu- 
lion constante des prononcia- 
tions locales en s'éloignanl par 
des règles qui leur étaient pro- 
pres, de leurs patrons d'origine. 
Us sont devenus plus lard le 
Provençal, le Languedocien, le 
Gascon, le Béarnais, l'Auver- 
gnat, le Limousin, le Dauphi- 
nois, incessamment modifiés par 
les frontières auxquelles ils lou- 
chent. Il en est de môme pour 
ceux de Langue d'oil, qui sont le 
Normand, le Picard, le Wallon, 
lo Lorrain, le Champenois, le 
Bourguignon, le Tourangeau, le 
Saintongeois, le Franc Comtois, 
véritables corruptions du Frari' 
cais. 



PAT 



— 1020 — 



PAT 



— Bal mai parU [alouès qu'escourja lou francés 
La Itngo das lalis, de la noslro es la mairo, 
E t'apprendrai, se l'en sios pas doutât, 

Que, del lali lou paloues Oabalat 

N'a rplengul la lil)erial, 
Coumo l'italien qu'es soun fraire. 

J. Azaïs, 18S2. 

— Tout en lous roignoulan, lous fasésian souna. 
Que lous espiandissés dedins loulo la Franco, 
Al pun que ful las flous que jièlon al patouès 
N'en rcben à l'écd cent fés mai qu'à la bouis. 

Jasmin, 18i3, 



Patonflé, 

Palrifassié, 



adj. médisant, paquelier, insi- 
nuant. 



— Ta fenno es une paloufièro. 

— En tout pais passe per plaidejaire, 
Palrifassié; vous dirai pas de noun. 
Na\os. 



V. a. patauger, marcher dans la 
boue. — Bredouiller, hébiler. 



Fatonia, 

Patoulha, 

Fatouiarîé, s. f. saleté. —Lieu où on lave 
la vaisselle. 

Patouionn, adj. gâcheur, ouvrier qui tra- 
vaille l'argile, bredouilleur. 

Patouioiis, adj. bourbeux, gâcheux. 



Patoul, 

Patoil, 



s. m. bourbier, gl\chis, patrouillis, 
eau sale. Fr. cenl. patouille. 



Patraco, s. f. vieille machine, viel outil, 
objet détraqué, personne de 
mauvaise santé. 

Patrieots, s. m. pliir. tracasseries, com- 
Palrifassi, mérages, calomnies, faux rap. 

ports, intrigues. 

Patrieonlia, il v. n. troquer, brocanter. 
Pairimila, || — Dissiper, gaspiller. — 

Intriguer, jacasser, calomnier, 

médire. 

Patrîeouliaire, s. m. brocanteur, Iro- 
queur. — hilrigant, tracassier. 

Patrimoni, s. m. patrimoine, bien direct, 
héritage paternel ou maternel. 
Esp. el Itai. patrimonio. 

Patrio, s. f. lieu, pays où l'on est né, la nation. 
Lat. et liai, palria, 

— Triste desenlnsit, torni prés de ma foun ; 
Aro, per jou, moussu Dumoun, 
La piehouno pairie es bien abanl la grando. 
Jasmin, 1S57. 



— La palrio es aqui oun sias toati countent. 
Surtout quand perdounas li faulo d'autri lems. 

Dumas, tSHS. 

Patri-patra, adv. cahin-caha, clopin-clo- 
pant, de travers, par détours. 

— Sens perdre tems l'achoufo e s'encamino, 

Cûïo bâsso, palri'palra, 
Urcch au pourlau re^seguis lacarrièiro, 
Floret. 

— Lou mazélid que nous guétavo, 

Palri-patra, douçamené 
Coumo an calas, de nautres se sarravo. 
Tandon. 

Patroeina, v. n, parler, déblatérer, em- 
brouiller. 

Patrouia, v. ». aller en patrouille, patauger, 
remuer la boue. 

— L'orgue di grapau, di granouio 
Sens ié boutTi toiijour brusi, 
Pople que jacasso e patrouio, 
E que fai pas loujour plesi. 

Caslil-Ijlazc, 1880. 

Patroun, s. m. patron^ modèle, calibre. 

— Maître de maison, d'atelier, de 

chaloupe, — Maître spirituel. 

It. padrone du lal.pater, paironus. 

— Vous moussu lou bourgés, coumprenùs : lou patroun 
Cargo de vous adurre aqucllo marchandise 
Pol pas eslte fourça, mardiou de h garda. 
Félix. 

— Sant Ounourat, patroun de l'crmilage 
Que vencran dins aquesie sant jour. 

— I.on lendeman, sur l'augo humido, 
Lou patroun, lou corps senso vido, 
Proche la ribo èro estendu ; 

Sa famiho aviù tout perdu. 

Patronnai, adj. du patron, du saint d'une 
localité. 

— Ero abant la feslo patrounalo. 



Patronn-fangruet, 

Besucotts, 



adj. minutieux , 
mou, vétilleux, em- 



Patteja, 

Pacheja, 

Patna, 

Patnsda, 



pétré, mot à mot, maître boueur 

V. n. pactiser, faire un pacte ou 
un accord, transiger. (Voir pache). 

V. a. fouler, courir, s'enfuir, esca- 
lader, déguerpir. 



— Vous la fagué palua lèu-lëu per la baslido, 
Enco de sei parent, au fin foun de la vau. 

Patun, adj. misérable, triste, pâle. 

Patus, s, m. patis, terrain communal» 



PAU 



— 1021 — 



PAU 



Patut. n adj. pallu, lourd, qui a des grosses 
Pautu, Il pâlies ou des plumes aux pâlies. 
— S'avançavo coumo un pijoun palut. 

Pnu, s. m. pieu, pièce de bois poinlue que 

l'on enfonce dans la terre, gros 

bâton ferré, échalas, pal. 

Ital. elEsp. palo. Port. pao. 

— En Iravaiani, la clialo DiJo, 
Toujour len d'amenl la cabriJo, 
Qu'cslacado an un pau lança dins lou ga!Oun 
N'a, per loundre l'erbo menudo, 
Que de soun licôu l'eslendudo. 
Crousillat. 

— Me meimo en quèu pau de rouvei 
Lo inaiiglièi l'annaJo passado. 

Pau, Il adv. et subst. peu, guère, pas beau- 
Pauc, Il coup. Esp. et liai. poco. 

— Entre Irop c pau mesuro ié eau. 
— Pau a pau, a cha-pau. 
Dim. patiquet, presque pas. 

— Tan pau quedouno fôu qu'a^uel pause partage, 
Basio, vole eslre aima coumo aimère toujour. 

Pau, S. m. nom de ville, Pau, Basses-Pyré- 
nées. 

— Bilo de Pau, bilo jouyno e floucado 

Bilo oun la poùzio essentido, es aimado,. . 
Adiou ! parti douma, zou cal, mis podes creire 

Que déjà me cosles de plo:is ; 
E quand le quillarey, per may lounlems le beire. 
M'en anirey de reculous. 

Jasmin, 18i0. 

Pan, n. pr. Paul; Paulet, petit Paul. 

Pau-balé, 1| s. m. castr, vaurien, mauvais 
Pau-vau, sujet, fripon, fainéant. — 

Pau-vaio, » Chose de peu de valeur. 

— Te semoundeçô qu'ai, s'es causo de pau-vaio, 
Regardo soulamen à la bono enleiicioun. 
Se le faliè d'argen, n'ai ni dénié ni maio. 
Crousillat, 

Paubre, adj. feéarn. pauvre. (Voir paure.) 

Pan de sen, adj. insensé, étourdi. 

Pauferre, s. m. levier. (Voir pal-fer). 

Pau-liie, s. m. béarn. pieu, échalas, brin 
appointé pour tuteur ou pour 
palissade. Hic,ficat, fiché. 

Pauma, v. a. peloter, secouer, maltraiter. 
— Jouer à la balle. 

— Lou pren a brasso corps, dedins sous bras l'enferro, 

E de sa redo furco, à terro, 
jLou paumo débat el, cruchit, estabournil. 
Jasmin, 1840. 



Paumelo, s. f. paumelle, penture coudée 
pour les portes légères. — Mor- 
ceau de cuir des cordiers pour 
garantir les mains en filant le 
chanvre. — . Oulil de bois dos 
corroyeurs pour grainer le cuir. 

Paniiiilio, s. f. raquette sur laquelle on 
fixe un apppau, une chouette 
pour la chasse au filet. 

Pannio, | s. f. paume, plat de la main. — 

Palmo, I Balle à jouer que l'on renvoie avec 

la paume de la main ou par une 

raquette — Tape, coup appliqué 

avec le plat de la main. 

— Ouvrissié d'iuel coumo de paumo. 

— Mas élis n'an pas dounc à la palmo jougal 

Ni may cap de mousquet n'an am Ions dels moucil î 
A la palmo, qu'ambé qu'on : glo houu couralge. 
On a crenio louijour dois els o del vjsalge. 
Augir Gaillard, 1570. 

Paumoulo, s. f. paumelle, orge distique, 
Poumoulo, à longs épis pour la prépara- 

tion de la bière. Hordeum disti- 
chum. (Voir ordi). 

V. rec. s'admirer, faire 
parade , faire la roue , 
s'étaler. (Voir pahoun, pavoun.) 

Paupa, I V. n. palper, loucher, manier, 
Paupeja, \ caresser, épargner, flatter. 
hal, palpare. 

— Es que la mon noun paupo ros 
E pico senso dire garo. 

— Aro, qu'es, digas-me, lou Baile de la maire. 
Que la paupo laul ben, coumo clo soun lelaire. 
Le proutejls la nué, noun l'oublido lou jour, 
Malauto la garis, l'envirôuto d'amour. 

Crousillat. 

Pauftado, s. f. attouchement, sensation. — 
Moment, instant. 

Pau-parlo,ai/;'. discret, sournois, taciturne. 

— la anlin moussu Prade!, un orne 
drul e un pau-patIo, que a 1res lilio à 
marida. 

Paupeja, v. a. pincer, caresser palper. 

— Didon lou pren de las dos man 
Lou soulève, lou poutounejo '. 
L'enfant l'embrasso, la pauptjo. 

Pauperlo8, s. f. plur. paupières, cils, 



Paouna (§e), 

Pavouna (Se), 



PAU - 1022 - 

Panpos (A), adv. à talons, sans y voir. 
Paiir, peur, crainte. (Voir po«). 

— Per aco itiu ey panr que se l'on me mariJ.i, 
Que peys m'amusarcy louijour am la moulhé ; 
Quand iiSu voul Irey Ifgi e fa do l'escoulié, 
Elo se mclara de me lira la briJo. 
Aug. Gaillard. 

Pauput, adj. joufflu, potelé, gras. 

Pauralho, {. f. gueusaille, DDullilude de 
gens pauvres. 

— Aussi, dins quéu quarliè II a que de paurallio 

Que lei gens que soun drus oppelon de charpalho. 
Uoch Grivi.1, 1870. 



PAU 



Panronien 



, adw.naisérablement, tristement. 

' ■ ' ■ s'embriaygo 

n dins l'ai 
A. Gaillard. 



— Car aqucl fat quf- cado jour semuriaygo 
Me fec loumba forl pauromen dins l'aigo. 
A. r.aill.ird. 



Panrons, 

Pattiuc, 



adj. peureux, timide, craintif, 
poltron. — Triste, effrayant. 



— Mes aro que Ireni' ans sur acos an passât, 
)iegnoi querre ché lu quauco islouèro pauruco 
A fa dressa lous picis sul cap del mai ardit. 
Jasmin, IbiS. 

Pans (à), adv. en repos, en calme. 



Panras, adj. vilain pauvre, misérable. 
Ital. poveraccio, 

— Jamai veiras veni lou lucre 

Sa pausa 5us loun del, car noun siès qu'un pauras. 
Misiral. 

Paure, adj. elsubst. pauvre, mendiant, mal- 
heureux, gueux. 

— Apey m'en anirey chcl' medeci des paures 
Li pourla de bouquets c h tourna d'argen. 
Jasmin. 

— Lou mes terrible de décembre 
Es l'eneml dci pauri gens. 

— Ansin disié la pouro folo. 
Sa voués doulenio s'onlendié 
Dins lou valeun, dfs^us la colo. 
Mal l'écho soulet respoundié. 
Marlelly, iiU. 

— Açà venjaij, voulés pas que m'endiable 
En ve-en qu'eici, coumo avau tamben, 
I.i riche soun tout, e li paure ren ?. . . 
Cresès que sièu sourd ?... aqueli campano, 
Per quau li brandas, per eu o per ièu. 
Roumanillc. 



Pauret, 

Paurot, 

Paurillio, 

Paurièiro, 
Pauretat, 



adj. pauvret, petit malheureux ou 
malade. 

s. f. pauvreté, misère, man- 
que, dénuement. 



— Sul caminol tout peirous, al couslàt 

Des bords du la Garomio oun nny la pimparclo, 
Anfiiiperlout se vcy glouriolo v paurclal. 
Jasmin, 1849. 

— Pauretat mono lagno. 

— Creban de fam e de pauiilho 
Joui aqucste teulal cscut. 

Gros. 

— Dansan davani la chiminièiro, 

E nous mouquan de la paurièiro, 
Fau pas pamin sVn mouqua trop, 
favre. 



Pansa, 

Se pausa, 



V. a. et rec. poser, placer, mettre, 
quitter, déposer, reposer, établir. 

— Se placer, se mettre, se 

reposer. Ital. posare. Esp posar. 

Port, pousar, du lat. ponere, 

pausare. 

Sus ma testo que Iremoulavo 
Pause sa man pleno de gran, 
Me disunl emé sa voués gravo : 
Ueu léu li germe grciaran, 
Uernard. 



— Dieu que jaises pensatièu 
Sus lou loius blanc dou rièa. 
Tu, de quau Iju del se pauso, 
Sempre sus ta bouco clauso. 

Bon Wyse, 1867. 

— Quand lous merchans n'an ço que fa mestier 
Tant sabaiiés se pauson quand n'an cuer 
Tant lous faures quand n'un carbou ni fer. 
Auger Gaillard, 1370. 

— Anam pausa lou dôu. 

Pansado, || s. f. le repos, la reposée, lieu 
Pauzado, Il de repos des animaux, des 
oiseaux. 

— Tiraren à la pausado . 

Pansadonien, adv. posément, lentement, 
doucement. 

Pausailon, s. ut. repos, retraite, port. 

— Segnoiir ! fasùs qu'arrive anfin au pansadon 
Que moun cor malrassa Irove un refrescadou 
Dins la tenilresso de ma liho. 
Tavan, 18C9. 

Pansaire, s. m. poseur, qui poic ou qu' 
dirige. — Homme d'équipe. — 
Fig. affecté, qui attire l'atten- 
tion par sa mise ou son main- 
tien. 

Panseto, s. f. petite pause, repos, 



PAV 



— 1023 — 



PAX 



— AssolaJo ben à l'oumbrino, 
A l'oiiro ou» Ion jour Jt^clino 
Fasié pausfto la mepquino, 
E lou libre à la man, ii'ausiii vcni degun , 
Crouslllal. 



Pausito, s. f. pesée, parcelle. 



Pauso, 

Patizo, 



s. f. séjour, visite, pause, ioter- 
ruption, repos, silence. Esp pausa. 
liai. posa. Gr. ziaum. 

— Ui'S belles fa quatre ou cinq pauzos 

Sus hors de la Gaiono, as bès jours de l'esliou 
Bi'yrés que lou Irabal do Diou 
En loi n'es (an bol coumoaciou. 
Jasmin 

Paiiso-belo, Il adv. et s. f. patience, tout 
Belo-paiiso, \\ beau, attendez, arrêtez. 

Pantado, s. f. poignée, griffée, claque, 
marque. 

— AquI devigno à las paulados 
Cau soun lous que venon Ireva, 
Couro se auso la casslho, 
Se l'a bono ou pauro manjiho. 
Langlade. 

Pauteja, v. a, tripoter, manier, patiner. 
Pauto, s. f. patte. fVoir palo.) 

— Pougiiés lou per deslro o seneslro 
Pas mal avança n'en seros ; 
Jilas un cat j ur lafeneslro, 
Toumba de pauto lou veirés. 

Castil-Blaze, 1832. 



Pautrado, 

Paulre, 



s. f. boue, bouillie, margoulis, 
gâchis. 



Pautri, V. a. fouler, pétrir, patrouiller. 

Fr. centr. pautrer. 

- Dau mémo ped la mort paulris sens differenço 
La cabane dou paurn' e lou palai di rei. 



Pantu, 



adj. à grosses pattes, lourd, lent. 



— Venié darriés, à la ca leno, 
Paiitudomen, la bago au nas, 
Un ours brun, à lourdo degueino. 
Sus soun mestre réglant soun pas. 

Paaza (Se), v. lec. se poser. (Voir pausa). 

— Mes tu, jamai nou te pauzabes ; 
Ou belèu fizioi trop de brut, 

E quand me bczios t'emboulabes. 
Jasmin, 18^8. 

Pava, V. a. paver, aplanir, couvrir le sol 
Paua, avec des dalles, du marbre, etc.. 
Lat. pnvire, niveler. 

Pavano, s. f. d -use de cour. (Voir pabano). 



— Per ansindo jusqu'au dilus 
Vous fouhié balro la pavano 
Dous jours en roulo e 1res en pano. 
Lafare. 

Paves, s. m. pavois, 'grand bouclier, large. 
— Tenture, banderole, 

s. m. pavillon, étendard, 

drapeau placé sur un lieu 

élevé. — Petit bâtiment 

conique placé dans un jardin ou 

sur un édifice. Esp. pabellon. 

Ital. padiglione. 

Malur au trop goulut que, sens pauso à la guerro, 
Das quatre milo vents risco soun pavilhoun. 
Florel. 



Pavîllioun, 

Pavihoun, 
Pabilhoun, 



Pavio, 

Sarreto, 
Sagno, 

Pavot, 

Pabot, 



Pavoun, 

Pahûttn, 



s. f. massette d'eau à larges feuilles, 
rame de jonc, roseau des marais. 
— Typha latifolia, à fleurs noirâtres. 
Fr. centr, pavas, paveis. 

s. m. pavot blanc originaire de 
Perse, de ses graines on extrait 

l'huile d'œiilette. 

Papaver somniferum, 

s. m. paon domestique, bel oiseau 
à voix criarde et désagréable, 
originaire des Indes orientales. 
Pavo cristattts. 

— Vaqui coumo degun es countent de souii sort, 
Sian louli do pavoun, e tout acô si lagno ; 

Un casso lois ounour, l'autre von de trésor ; 
Leis ounour, loi ticsor passon coumo l'eigagno. 
bourrelly. 

Pavouna (Se), Il v. rec. se présenter, se 
Pahouna (Se), \\ montrer avec complai- 

sance, faire l'orgueilleux comme 
le paon lorsqu'il fait la roue. 

— As beu te pavouna glaufido 
De diamans e de pendens. 

Pax, Il s. f. paix, tranquillité, concorde. — 
Pats, Il Repos, calme. — Silence. 

Esp. paz. Ital. pace. Gr. sj«f. 

— Mas, siro, s'el vous play , daban que fa la pax. 
Vous pregan humblomei, d'enebi lous souldats 
Qu'els n'agion poun à fa deguno courregudo 
Sul bestial cabalin, ni sut bestio cournudo, 
Aug Gaillard. 

— Alabets l'amporur qu'entrounabo la guerro, 
Encrumi.ssiô lou noum das raay famus souldals, 
Faziô fibla lous reys, batsacabo la lerro, 

Apey li jelabo la pats. 
Jasmin . 



PAY — 

— Digas me sans mai de facoun 
Coumo s'apélo aqueslo lerro ; 
Se i aymon lapax ou la guerro. 
Favre. 

Pay, Il s. m. père, celui qui a (3es enfants. 

Payre, Il liai, et Esp. paire du ht. pater, 

— Aqui lour payre e mayre, élis cal qu'agion Tel, 
E se foun orfelins, lour tilour o lour bel. 
Aug. Gaillard. 

— Assès souven lou dimeche 
Quuan sous lusens palays 
Begno, sans se fa couneche, 
Al coufiu de noslres pays. 



1024 - 



PEB 



Payasso, 

Palhasso, 



s. f. paille de maïs 
dans deux toiles en 
sac. liai, pagliaccia. 
Port, palhaça. 



enferaiée 
forme de 



— Lou giiafre uno fés soûl : Açà, m'ounle lou nnète, 
Soudis, aqueslc argen ?. . souio lis escayé ! 

Dins la payasse? au inié souyé ? 
A forço de vira lou mes dins la credanço. 
Peilo, empocho la clau, dou véiadou s'avanço. 
Higol. 

Payelièro, jj s. f. digue, chaussée. (Voir 

Payssieyro, || paissièro). Levée de terre au 

bord d'une rivière. 

— lèu »ymi de boun cor unocaimo ribieyro 
Oue jaroay n'aige pas roulo cap de payssieyro. 

Payeii, adj. et subst. idolâtre. (Voir paien, 

pagan). 
■ — Un paytri à nous touls, am.iy à la noublesso, 
Kl cal que nous aprengue à dreissa la jouinesso. 
Aug. Gadiard. 



Payrin, 

Pamn, 



s. m. parrain, celui qui présente 

un enfant au baptême. — Grand 

père. liai, patrino. Esp.padrino. 



— Porqui^ daycha de pichous que l'adoron ? 
Oun bas payri ? Moun ûl, à l'espital : 
Aco's aqui que :ous Jansemins nioron. 
Jasmin, 1832. 



Pays, 

Péys, 



s. m. région, contrée, lieu de la 
naissance. (Voir pois.) 



— Quand la nèu crnbis la mountagao 
Amour es frel al pays bas. 
Goudouli. 

Paysan, i s. m. et adj. homme ou femme 

Péysan, \ de la campagne, villageois, gens 

du pays. £sp.paisono Il.paesano. 

— Abiô l'ayre tan G, que dins aquelos pianos, 
Paysano, ero damelo al miey de las paysanos. 
Jasmin, 18'i2. 

Payrolo, s. f. chaudière, grand chaudron. 
(Voir pairol, peirou.) 



Pays-aut, s. m. la montagne, les Cevennes, 

d'où les cours d'eau descendent. 

Pays-bas, s. m, la plaine, terrain uni. 

Paziinenta, v. a. paver, carreler une 
chambre. 

Pé, Il s. m. pied, terminaison de la jambe. 
Ped, Il — Ancienne mesure, le tiers du mètre. 

— Le fond d'un bain de tein- 
ture, d'une couleur. — Support 
d'un meuble, d'un ustensile. — 
Tronc d'un arbre, le collet. — 
Le bas d'une montagne, d'un 
mur, d'une colonne, d'un mât 

— Pé de bugado, sellette, trépied. 
Porl, pe. Esp. pie. Ital. piede, du 
Lat. pes,pedis, du Gr. tncSos, 

— Uno bono purjo l'a mes sus pé. 
— Pé nus c sans pan courrian sus l'ennemi. 

— Se ié laissas prese un soûl pè 

Lou veirés lèu n'en preude quatre. 

— Aqueli gens pastals de vici 

Per tems que li rendels servici 
A voslrei peds si bontaran ; 
Pièi, quand seran foucîro de pèno, 
Per vous pagar la bouiino aubjuo. 
Se vous fàu pendre. . . liraran. 
Leidet. 

— Au lems de mei^ amour, 
Me Irouvère un bèu jour 
Au pé du la lourrello 
D'un antique chastèu. 
Quand uno doumeisello 
Me lancé soun cliapéu. 
Monard . 

.— N'a per farda soun pouli nioorre 
Ben qu'un marri Iros di mirau ; 
Dis que lei gla(o la fan courre 
Quand se l'y vei dei pés en au. 
Cbalvet. 

— L'ai sauta à pé jount. 

— l'anarai à pé couquet, à clo- 
che pied. 

— Pé de bourdo, pied-bot. 

Peberino, s. f. béarn. vanneau gris, oiseau 
de passage qui se nourrit d'insec- 
tes et de baies. Vanellus melano 
gaster. 

Peberôu, l| s. m. piment d'Inde, piment 
Pebrino, des jardins. On mange les 

Pcbroun, petits poivrons avant leur 

Coitral, 1 maturité , hachés menus , 



PEB 



— 1025 - 



PEC 



comme condiment apéritif, ou 
on les confit au vinaigre comme 
les fleurs du câprier. 

Les poivrons deviennent d'un 
rouge de corail en mlir'issanl, on 
les fdit sécher alors en longues 
liasses et on les pulvérise pour 
la consomaialion de l'Espagne. 

s. m. et f. euphorbe ôpurge, 

calapiice j Enphorbia latyris, 

espèce de lilhymale acre et à 

vertu purgative. (Voir ginousclo). 

hva, V. a, poivrer, épicer, assaisonner. — 
Vendre cher. — Communiquer 
une maladie honteuse. 



Peberùii 

Pebereto, 
La de ptito, 



i 

^^K — Ta fruclio, que sié pcbraJo, coulilo, 
^HF Eigado au feiioul èiné d'aigo-sou, 

^V Seiiso iiKsouioun, il'anchoio farci'lo, 

(^" Embainio la bouco, o scmpre fai gau. 

Jlartelly, 1869. 

Pebrado, «. ^. sauce au poivre et à l'huile. 
— I-a pebraJo fasié lou fuun 

D'aquel dina doa grand saloun. 

Pebre, s. m. poivre, les baies noires du 
poivrier , Piper nigrum , em- 
ployées comme assaisonnement 
stimulant. Gr. asssf», 

— Es un pau chi-r, cinquanîo s6us, 
Pas que de pebre ; car lous iùus, 
La car, lou gai el lou pouiag ■, 
Tout aco's pas que l'enlourago. 

DeLatare, I8i2. 



Pebre d'aï, 

Sabruèjo, 



Pebre d'aijs^o, 

Erbo de la plago, 



s. m. sarriette des jardins, 
pi. fam. des Labiées à Oi'urs 
rougeâtres, S(i/»re(a horlensis , 
montana. 

s. m renouée ècre, pi- 
ment aquatique , persi- 
caire brûlante, fam. des La- 
biées à fleurs verdâtres. 



Pebreja, v. n. avoir le goût du poivre. Ce 
qui est fort ou acre. 

s.f. nigelle de Damas, barbe de 
capucin. Nigelia cœrulea , pi. 
fam. des Renonculacées à fleurs 
bleues. 
s. f. thym commun, sous- 
arbrisseau fam. des Labiées à 
petites fleurs violettes ou pur- 
purines. Thymus vulgaris. 
6S 



Pebreto, 

Barbudo, 



Pebriaiio, 

Ferigoido, 
Prigoulo, 



Pebric fer, >. m. gallilier commun, poivre 
sauvage, Vilex agnus-castua, ar- 
brisseau de la fam. des Verbe- 
nacées à fleurs violettes. 

Pebrièiro, s. f. boîte en bois pour mou- 

Pebriero, dre le poivre, petit moulin à 

noix d'acier et à tiroir. 

— M visl qu'à la carrièro 
Avias tout fa pa sar, 
Tout fin qu'à la | cbriéro. 

Pebrino, s f. pébrine, malaJie des vers-à- 
soie; efflorescenco brune sur 
leur peau causée par un crypto- 
game. 



Pebroun, 

Pimenlouii, 

Pé d*aucel, 

Amarelo, 



s. m. piment vert que 
mange comme condiment. 



l'on 



Pé d'aloncto, 

Péd'alauseto, 



s. m. ornithope comprimé, 
pied d'oiseau, pi. fam. des 
Papilionacées à fleurs jaunes ou 

rosées. 

s. m. dauphinelle d'Ajax, 
pied d'alouette, pi. fam. 

des Renonculacées à û. bleues, 

blanches ou roses. 



Pé «le biùii, 



m. grosse figue violette. 



Pé d'escau, s. m. pied nud, va-au-pied, 
misérable. Dans les montagnes 
on désigne ainsi le loup, qui 
rode en traître et de nuit. 

Pé verd, s. m. chevalier Sylvain, cheva- 

Coiirriolo, valier guignetle, échassiers do 

Pluvieiroto, passage au mois d'avril, dont la 

chair est excellente. Tolanus 

glareola. Gallinula porzaiia. 

Pec, adj. niais, imbécile, sot, lourd, per- 

Pech, dus. (Voir pechin, peg.) 

— ilan peco, mains engourdies. 

— Quant d'esprits bâton la campagiio, 
E quant de pccs mau abisais 
En projets se ié soun rouinats. 

Peca, V. n. commettre un péché, trans- 
Pecha, gresser les lois religieuses ou mora- 
les. — Manquer, faiblir. 
Esp. pecar. liai, peccare. 
— Cau perd pcco e cati raubu .se damno. 
— Cau dorl noun peco. 



PEC 



— 1026 — 



PEG 



Peca, s. m. péché, faute, aciion ou pensée 
Pecat, coupable. — Dommage, faute. 
Esp. pecado. Uni. peccato. 

— Pecal viel difficile à gari. 

— Pecal courifcssal es mié pcrJounat. 
_ Es pecal de ié douna quicon. 

_ Es un pecal de loumba aquel aubre. 

— Quand nostre abb(5 nous dil de sa Iribuno 
Grands pccadous, descargi-bous del mal ! 
l'agas Ion ciil ! en Carùnio qui june, 
l'"ai perdouna pecal de Carnabal. 
Jasmin, 185(1. 

Pecadou, s. m. pécheur, viveur, débauché. 

Pecai, I s. m. et mlerj. pécheur, lerma qui 
Pecaire, exprime la commisération, la sym- 
Pechaire, \ pathie, comme hélas, l'infortuné. 
liai, poverino, poverello. 

— Car quand soun orne ero présent 
De pôu de lou fâcha, pecaire, 
Prenié loujour un er risenl. 

Tandon. 1812. 

— Dem,mdo-li ièui per loiin paire, 
De traval per gagna, pecaire, 

Lou pan qu'onscm manjin lou souer. 

— Quand desclapèron la paurelo. 
Ai ! fugué folo, pec lire'o. 
Jl. Girard. 

Peeaii'is, s. f. pécheresse. 

Esp. pecalriz. liai, peccalrice. 



Pcceto, 

Pesselo, 



s. f, petite pièce de monnaie. — 
Pièce d'Espagne valant 1 fr. 05. 



— Quand vai veire tant de peccio ! 
tù que disié loujour de iéu 
Qu'ère bon que per prega Dieu, 
ben manja, ben bèure e ren faire. 

Roumieux, 18B9. 

— L'or, Moussu, Ion gardayoy mal, 

Sabi pas soulomen counserba do pe'setos. 
Jasmin. 

Peel», s. m. béam. poisson. (Voir peis, pei.) 

Pccli, n s. m. pic, montagne, élévation. 
Pioch, Il (Voir pie, pitJHcft). 



Pecliau, s. m. la poitrine, le ventre. 

Pèche, Il V. a. béarn. paître, pâturer. 
Pechaure, 1 (Voir paisse). 

— ïe vau manda pechaure. 

Peeliede, s. m. béarn. pâturage, pâlis. 



Peeliîé, 

Pesseguié, 



Peelia, 

Pechia, 



V. a. bas lim. fendre, mettre en 
pièces, briser, casser. 



— Un pechia-boi que perdel so deilrau, 
Vous aurid bé fa piéia de l'entendre, 
l'oucaud. 

Pecliarro, s. f. broc, vase conique pour les 
liquides. 

Peeliarrado, s. f. un plein broc. 



Peeliié, 

Pichié, 



s. m. amandier pêcher, pêcher 
commun dont le noyau se détache 
delà pulpe ; arbre de la fnm. des 
Amygdalées, originaire de Perse, 
dont on cultive plusieurs varié- 
tés. Perska vulgaris. 

s. m. chopine, pinte, litre, pot, 
vase à contenir un liquide. 



— Escoundé lou pecbié soulo sa jargo. 

— Miello, uno baslidano 

Cambo deliado e jarret prim, 
S'en anavo long dou camin 
Em'un pechié de là qudha subre la leslo, 
Per l'ana vendre lou malin. 
Bourrclly. 

Peeheirado, s. f. un plein pot, un plein 
broc. 



Peeliin, 

Pechil, 



adj. sol, niais, mesquin, malin- 
gre, petit, rabougri. 



Peeliineliiii, j| adj. chiche, mesquin, scru- 
Pichkhi, I puleux, vétilleux, chagrin, 

hargneux, querelleur. 

Peeliincliinarié, s. f. inquiétude, mau- 
vaise humeur. 

Peclio, s. f. pêche, fruit du pêcher com- 
pressée, mun dont les plus estimées sont 
celles qui sont faciles à peler. 

— Senso coumla qualque panié 
D'aquelos prnnos lani presadss. 
De pechos d'ilho pla flourados, 
Bengudos ta neil pel courrié. 

Abbé Nerie, 1825. 

Peco, Il s. f. faute, manque, absence, défaut. 
Pecco, Il — Prene peco, prendre mal. 

— Peco-lebre, apprenti chasseur. 

— Un paslouril disi6 ; qu'ay feyl uno grau peco 
De douni moun amour à qui nou lou bol pas, 

Pecoro, Il subsl. et adj. pécore, bête, idiot, 
Pecolo, Il lent, flegmatique. 

Lat. pecora, bête de troupeau. 



FED 



1027 - 



PEG 



Peronio, 

Petoulo, 



Pecoul, Il s. m. queue, pédoncule d'un fruit. 
Pecouy, Il — . Pied d'un lit, d'une table. 

— l'a li'esjiigno au pecoul di roso alangouriilo. 

— Eiilro qua re pecouls d'un bici lieil en sargolo. 

l'écoaquet, adv. cloche pied, d'un seul 
pied. 

s. f. crottes, excréments durs 
et arrondis des mamnaifères, 
lièvres, lapins, chèvres, mou- 
tons, etc. Lat. pecora. 

Peeoura, v. n. faire du crottin, fienter. 

Peeouyet, Il s. m. et adj. pédoncule des 
Pecoulet, Il petits fruits. — Ridé, flétri, 

desséché. 
— Anen cuti li figo pccoulelo. 

Pcctoiiral, adj. qui concerne la poitrine, 

bon pour la poitrine, calmant, 

émolient. 

— Que les ministres d'Ipoucrato 
Digon que le bi blous ta mal 
Lou trove un sirop pecloural 
Que nouyris lou cor c la ralo. 
Bign., 1701). 

Pecunio, Il s. m. et f. espèces, monnaie, 
Pecugno, argent comptant. Lat. pecunia, 

Pecun, Il du lat. peciis, troupeau, repré- 

sentant la richesse comme ave, 

— E d'en prumié, cresent que la rucliosso, 
Soulelo pôu proucura lou bonhur, 

S'en van pica, per eslro pu segur, 
Eis ouslau ounl' la pecunio es espesso, 
Voulent-à-dire ei pono di ricbas. 
Gauller, 1830. 

Pe«l, s. m. pied. (Voirpe). Bas lim. pei. 

Ital. piede. Lat. pedis. Gr. za^oi. 

— De Conloubriéro, un jour paru de grand malin. 
Un famous bracounié nouaia l'icrre Martin, 
Counio mellet lou ped dms luu soumbre bouscagi, 
Vegué venir sns éa dous singlars pi ns de ragi. 

Fournier, t8S2. 

Pédalo, s. f. pédale, levier en bois que l'or- 
ganiste touché avec le pied pour 
obtenir les notes basses et graves 
des gros tuyaux, et par exten- 
sion, les sons graves des instru- 
ments en cuivre. — Pédales des 
harpes, des pianos qui modifient 
les sons des cordes par l'effet de 
la pression ou de la tension. — 
Pédale de tour ou de meule. 



Pe d'alauseto, s. m. pied d'alouette, dau- 
phinelle, f. des Renonculacées. 

Pfdas, s. m. pièce, lambeau d'étoffe. — 
Lange, maillot. (Voir pelas.) 

— L'ai vougudo, l'ai prôso, ai fa lou bedigas. 
Ah! vôsc qu'aurai pas pleura tout au pedas. 

PedasBoun, s. m. petit maillot. 

Pedent, s. m. pédant, qui fait parade de 
Pédant, son savoir. Ital. pédante. 

— k^u blâme eici mai d<î gcn qu'on nou penso. 
Tout botilhar, lout ablur, loul pédant, 

Diria que lOu boun Diou n'o bencizi l'ongenço. 
Carde segur lou noumbre n'ei plo grand. 
Foucaud . 



Pé-d'escau, 

Pé'terrous, 



s. m. va-nu-pieds, gueux, 
— Religieux - pénitent, — 
Le loup, le renard, le blaireau. 

Pedestau, s. m. piédestal, support d'une 
Piedestar, statue ou d'un vase. 

— De penoui, sous fils apilats, 
Layron, sul pé d'eslal mj.slals, 
L'homme que prcfiSret la gloiio à la fourluno. 
Jasmin. 

Pedoii, s. m, béarn. bruant proyer, 

Chinchourlo, oiseau. Emberiza miliaria. On 
l'appelle aussi terido à cause de 
son chant : tri, teri, tri. 

Pe«louiro, s. f. bas lim. vessie, ampoule, 

Pedouéiro, gros ventre. 

— Elo s'uflé coumo pedouéiro 
Elo peté coumo un chauve. 
Foucaud. 

Pedoun, I s. m. dim. de pe, ped, petit pied. 
Peloun, 1 — Piéton, facteur rural. 

Pefowna, v. n. plaisanter, railler, gausser, 
bouffonner. 



Pegr, 

Pec, 



adj sol, emplâtre, fâcheux, imbécile, 
désœuvré. 



Pega, I V. a. etn. poisser, enduire de poix. 
Empega, \ — Un marque quelquefois les mou- 
tons et les brebis avec de la poix. 

Peg^adou, s. m. marque pour les bêtes à 
laine. 

Pegal, I s. m. broc, mesure de vin de trois 
Pegau, \ litres environ. Esp, pozal. 

— Elo il drch ans viret l'esquino 
A l'ourjôu, à la gourgoulino, 
Per poutouneja lou pegau. 
Roudil, 18i2. 



PEG 



— 1028 - 



PEI 



Pesarelo, s. m. marmite, pol à ragoût. 

— Nou sabets pas aysso madouoiaysello 
léu ey routo béleu la ptgarello 
E nous sabi cou«si me g.iuberna. 
Aug. Gain. 

Pesas, Il s. m, emplâlrc de poix, remède 
Pegoumas, Il employé par les médicaslres de 
campagne, Dim. pegassou, 

Pegiii, s. m. inquiétude, tristesse, mauvaise 
humeur. — Perte, avarie. 

— Snbran li mando un cop de pato 
E l'cscarpioo emé pcgm ... 

Peyinn; "• n. grogner, murmurer. 

— Vn orne avié prcs uno fremo 
Que fasié renque pogiua. 

Peso, S. f. poix noire provenant de la distil- 
lation des copeaux de pin et des 
résidus de la térébenthine. — 
Poix jaune ou galipol. Suc 
résineux qui découle naturelle- 
ment de tous les arbres résineux. 

— Excrémtnt noir cl épais qui 
s'atnasse dans les intestins, du 
fœtus par l'alimentation inté- 
rieure, pendant la grossesse. 

— A fa la pego, se dit de l'enfant 
dans les premiers jours de sa 
naissance. 

— Lo Ro de la pego, rochers 
bitumineux d'où découle de 
l'asphalte lorsqu'ils sontchauffés 
par le soleil d'été. 



Pego doiiço, 

Ikgalisso, 



s. f. jus de réglisse extrait 
du glycirrhiza glabra, pi. 



Pegot. 

Pegourté, 



sarmenteuse, fam. des Légumi- 
neuses, qui croît au bord des 
rivières dans les pays chauds. 

s. m. terme de dénigrement appliqué 

aux cordonniers parcequ'ils manient 

la poix noire. 

— Nosie pogol coum' uno ourguèno, 
Canlavo en planlanl sa lezèno. 

— tous pegols quo venien après, 
Vole dire tous courdouniés. 
Favro. 

— Accenteur des Alpes, fau- 
vette grise et noire qui habite 
les froides régions des monta- 
gnes et dont nous voyons ici 



quelques individus, lorsque les 
ouragans des longs hivers les 
dispersent. Aceentor alpinus. 

Pesoulado, 5. f. promenade aux flam- 
beaux, procession avec des tor- 
ches allumées. 

— La populasso à grsnd goulado 

Gisclavo cûunie i jour de pcgoulado. 

Pe^ouleja, v. n. poisser, se dit de tout 
Pegueja, ce qui suinte ou est imprégné 

d'une matière gluante. 

— Faire le fâcheux, l'importun. 

Pesoulièro, s. f. marmite oij l'on fait fon- 
dre la poix noire pour calfater 
les barques et chaloupes. 

Pegoumas, s. m. emplâtre, ce qui est 
enduit de résine. — Croûte sur 
une plaie. 



Pesonn, 

Pesons, 

Peguin, 



s m. torche de résine, môche de 
chanvre qui en est enduite. 

adj. poisseux, enduit de matière 
, fâcheux, 
désœuvré. 



gluante. — Importun, fâcheux, 
ennuyeux, parasite, 
Esp. pegote. 

Pesitesso, s. f. héarn, sottise, ineptie. 

Pegueypo, s. f. fourneau à poix, fabrique 
de térébenthine dans les Landes. 

Peliiis, s. m. pays, contrée, région. 

Pei, I s. m. poisson, animal aquatique pour- 

Pekh, vu de nageoires. Lat. piscis, Esp. pez. 

Peis, I liai, peste. 

— Lou pichoun pci manjo jamai lou g'os. 

— Avien chascun darriiS l'esquino 
Un grand panié rampli de peï ; 
Sa pesco n'èro pas mesquino, 
Venien countenl coumo de rei. 
Desanal, 1832. 

— Lou pan gousious fou quo se gagne, 
Cau vôu do peis, f6u que so bagne. 

Pei, s. m.has litn. poux, vermine. 

Pei, s. m. 60s lim. pied. (Voirpe, ped,) 

— VeiquI doun mei gen que s'en vao 
Sur loui tré pei clopin-clopan. 

Foucaud . 







PEI — 1029 ~ 


Pei, 

Pm, 
Afïfi 


adv. puis, ensuite, après, enfin, du 
lat. post. liai, poi, poscia. 


Peiral, 

Rouvii, 


— E peys liri prou bé, se cal, do l'arcobuzo. 


Peiran, 


Peiai 

Peilhot 


idros, 


s. f. plur. chiffons, haillons. 
(Voir pelhandro,) 


Peiroulau, 
Pelrard 



i'eiclias, s. m. dauph. bouts de fils d'une 
pièce de tisserand, fin de la 
cbatne. 

Peielie, v. a. béarn. paître, brouter. 

Pei-esiiaso, s. m. espadon, poisson de 
mer, fam. des Scomberoïdes. 
Xtphias gladius. 

Pei-Judiou, s. m. squale marteau, 



ros 
de 



Peila, 

Pestela, 
Claba, 



la 



lisse 



poisson de mer , espèce 
requin. Zygœna maliens. 

V. a. fermer à clef, pousser 
gâche, la barre ou la cheville. 
Gr, Kras-o-oeAîi/iK, cheviller. 

Peiladiiro, s. f. serrure, fermeture. 

Peilc, il s. m. pêne, bec en fer qui 
Peslel, Il dans la serrure. 

Gr. 3;«iro-i«A((j», cheville. 

Pei' no, part, nég. bas lim. contraction de 

pas une, aucune, point. 

— Din l'innado doa grand iver 
Son 'vé gagna pei' no journado 
E minja lo 8é mai loa ver. 
Foucaud. 

S. /. lambeau, pièce d'étoffe, chiffon. 

Gr. wtAAa, écorce, peau, raclure. 

Sans pourla crous ni roujo pèio, 
L'ounour dins soun cor èro viéu, 
Qu'ero drôle mesire Malii-u, 
yuand suujiavo souio sa tii>io.. 
J. Bcboul, \U9. 



Peio, 

Pelho, 



Peiôu, 

Péinun, 

Peiradii^, 

Peiroiis, 

Peirado, 

Roucado, 



Peiral, 

Peirigal, 



s. m. pelures, coque, enveloppe, 
chiffon. (^Voir peloufo pelhou). 

adj. pierreux , couvert de 
pierres, raboteux. 

s. f. montagne éboulée, chaos 

près de Gavarnie ou de Hôas. 

— A dèz ouro de malin passavian 
la pcirado. 

S. m. pierraille, cailloutage, agglo- 
mération de pierres. 



PEI 

s. m. longue pierre, margelle d'un 
puits, seuil de porte, couverture 
de fenêtre. 

adj. paternel, qui vient du père. 

(Voir pairal, pairoulau.) 

Pelrard, s. m. pierre à feu, quartz, silex. 
Peirastre, s. m. parâlre. (Voir pairastre.) 
Peiraubo, n. pr. pierre blanche. 
Peire, ». pr. Pierre. 

Peiregado, f>. f. chute de pierres ou de 

grêle, avalanche. 

Peirelo, s. f. patellaire parelle, orseille de 
terre, espèce de lichen. 
Lecanora parella. 

Peireto, s, f. petite pierre, gravier. 

— Quand lou bounur li es pas, loul vous fai la camb3lo. 
Mai quand II es, mi dires ? es aulro cau-o alor, 
Senienas de peirelo e reeoullarès dV.r. 

— Pei cami Irobi de peirelos 
Las porti dins ma bigno e n'en fau de pilols. 
Jasmin. 

Peirétié, s. m. aubépine commune, 

Perié de Sen Jan , épine blanche, arbrisseau 

à fleurs blanches fam. des 

Pomacées. 

Peirié, s. m. et adj, carrier, ouvrier qui 
travaille à extraire des pierres. 

Peirieiro, s. f. carrière, banc de roches 
Peyrieiro, d'où les carriers ou les chau- 

fourniers tirent leurs pierres. 

Peirigal, s. m. pierraille, débris de la taille 
des pierres, carrière épuisée. 

Peirijjçno, s. f. région pierreuse, grève des 
Landes. 

Peiriii, s. m. parrain. (Voir pairin). — Pis- 
senlit, pi. fam. des Chicoracées. 

Peiro, n s. f. corps dur de composition di- 
Peyro, \ verse qui forme la croûte solide du 
globe et que l'on tire du sol pour 
bâtir ou pour différents usages 
industriels. Esp. pïedra. Il, pietra. 
Gr. -aiTf». 

— Basti à peiro seeo, bien man- 
ger et peu boire. 
— Cau ie jetara la premieiro peiro, 



PEI 



— 1030 — 



PEI 



— Manda la peiro e rcscondre lou bras. 

— A lou mau de la peiro, il aime 

la bâtisse. 

— (Juarid aurès camina ceumo dirian dos ouro 
Uins ii clapas de peiro c II barlas d'»mouro 
Poudrés ben vous trouva vers lou mas de Plasin. 
Digot. 

— Sus de peiro sonn asseta 
Ë reslon aqui sens mula, 
Au souleiaii que venon bèure. 

Boubaud, 

— La peiro encapado s'abrivo, 
Pcr Irissa lou gran e l'oulivo. 

— Peiro à peiro, clapié se fai. 

— Cau manejo li peiros s'esquicho Ii dels. 

— A Irouva de poiios sus soun camin. 

— Toulo peiro iè fai cantoun. 

— Peiro d'acau, pierre calcaire. 

— Peiro de fit), silex, pierre à 
fusil. 

— Peiro ficado, peiro di fado, 
pierre levée Dolmen, menhir. 

Peiro-ltate, v. a. béarn. fracasser, écraser. 

Peiro escrieho, inscription lapidaire. 

Peiro frejo, 1] s. f. pierre calcaire grise, 

Peiro marmo, espèce de marbre pour la 

lithographie, pour le carrelage. 

Peiro grrnvado, s. f. pierre dure portant 



des dessins 
relief. 



en creux ou en 



Peiro-inalo, s. f. n. pr. de lieu, roche 
escarpée, passage dangereux, 
montagne qui domine la ville 
d'Anduze. — Passage dans les 
Alpines. 

Peiro de luolo, s. f. de moulin, pierre 
meulière. 

Peiro negro, s. /. schiste argilleux dont se 
servent les maçons pour tracer. 
— Aérolilhe, pierre météorite. 



Peirol, 

Peirôu, 



s. m. chaudron, petite chaudière à 
anse qui sert à faire bouillir 
de l'eau ou d'autres prépara- 
tions. — Creux dans les rochers 
011 l'eau bouillonne à certains 
moments, comme le creux de la 
Fontaine de Niœes. 



— Cavité nommée Ion Bou- 
lidou de Peirols, près de Mont- 
pellier, où le dégagement d'acide 
carbonnique donne à l'eau un 
semblant d'ébulition. 

— Lou peirùu vôu mascara lasarlan. 

— C'est la parabole do la 
poutre et de la paille sous une 
autre forme. 

Peirôu parait dérivé de peiro, 
pierre, parce que les premiers 
récipients ou ustensiles culinai- 
res ont été creusés dans des 
pierres ou fabriqués en argile 
cuite. 

Peirolo, s./", chaudière, grand vaisseau en 
cuivre ou en tôle. 

Peiro plantado, s. f. pierre milliaire, 
cippe ou colonne, limite de pro- 
vince ou de circonscription. — 
Poteaux indiquant le tracé des 
routes en temps de neige dans 
les hautes montagnes. — Pierres 
druidiques, menhir. 

Peiro pourrido, s. f. argile à polir. 



Peiro rassieiro, 

Peiro pastouièro, 



s. f. pierre brute , 
quartiers de pierre 
dure de toute grosseur qu'on 
emploie pour la grosse bâtisse, 
les fondations et les remplissages. 

Peiro roiijo, s.f. sanguine, argile ocreuse. 

Peiroiilado, s. f. un plein chaudron. 

— Lou boul d'uno peiioulado. 

— Matelotle de poisson qu'on 

mange au bord de la mer, après 

une bonne pêche. 

— Dins la sezouii lous gens de cour 
Anavon alay faire un leur 
Per if', maiija la peiroulado. 
Favre. 



Peiroulan, adj 

Peiroulet , s. m 

Augm. peiroulas. 

— Mars aurons 
Abriou pifjous 
E Mai caudel 
Fan bouli lou peiroulet. 



paternel. (Voir pairoulau.) 
petit chaudron. — 



PEI 



Peîroiileto, s. f. pelil chaudron. — Popu- 
lagc des marais, — Cnltha palus- 
tris, pi. fam. des Renonculacées 
à fleurs jaunes. (Voir buscasel, 
ardiol). 

Peiroiilié, s. m, chaudronnier, artisan qui 
travaille le cuivre. 

Peirounene, adj. pétrifié, pierreux. 



- lOSl — 

Peissel. s 



PEI 



Peirouiielo, 

Peiroutouno, 



s. f. n. pr. de dénigrement, 
pour Pierrette, Perelle. 



— A la cazo ilo Peirounello 
CaJuii l'orto soun escudello 

— En saulican lo Peirouni 
Fogné sautica lou couissi. 

Peirons, adj. pierreux, rocheux. — Pro- 
Peyrou, menjJe de Montpellier établie 

originairement sur une colline 

pierreuse. 

— Dins lou chomi peirous qu'o lo toumbo nous mèno, 
Fosen perfeis de Uours uiio pelilo gif no. 

R. Grivel. 

Peis, I s. m, poisson, animal aquatique. 
Peich, I (Voirpei, peisoun.) 

— Vene ; de peis, de couquilhagi 
T'en pesoarai loun plen foundau. 

Senès. 

— PIchol peis que dins l'aigo lindo 
IJesplegas d'alelo d'argenl. 
En vous espas.'ejanl ansindo 
Venès veire ma belio à l'aire sonrrisenl. 
Bourrelly. 

l'èïs, Il s. m. pays, contrée, région. 

Pehis, Il (Voir pais). 

— Tel resouno de tout ce que n'a jamai vis, 
Tel pren Rousseau per un péïs 
Ou rindo per un fliosofo. 

Peïsan, s. m. prysan, villageois, habitant 
delà campagne. Ital. paesano. 

— Lou qu'ansin nit parlavo ero un peïsan moussu. 

— Es un humble peïsan 
Que bénis la naluro ; 
Sourlcii de s» masuro 
El va fouire soun cham. 

PeÎHHaio, Il s. f poissonnaille, menu fretin, 
Jietil, Il Nadelle, athérine Joël, petits 

poissons de la Méditerranée. 

PeisHe, V. n. paî re, s'alimenter et par ana- 
logie pousser sous la meule pour 
faire écraser les olives. 
(Voir paisse). 



m petit pieu, échalas. (Voir 
paissel, peje) billot, tronc d'arbre. 

Peissent, s. m. gite, auge circulaire dans 
laquelle tourne la meule. 

Peissièiro, s. f. petite chaussée , digue 
formée ou maintenue par des 
pieux, claie d'un étang. 
(Voir paichèro, paissièro). 

— Cregncs-li l'arroft de quauco peissièiro, 
Uti que la resclaujo e la mariilièiro 
Desviron loun aigo à l'aise ou |er saut, 

Dins lou recantoun d'un proufouii agau. 
Langlade. 

Pei«)soiiii, I s. m. poisson de rivière par 
Peis, \ opposition à poisson de mer, 

(Voir pei). liai, pescione. 

Port peixe, du lat. piscis. 

— D'acô me souben pla, qu'ùro un jour de dibendres 
Qu'en tout boslreduina n'abias bouci de carn, 
Soun que de peys de roar e de peyssou de Tarn. 

Aug. Gaillard. 

— Que la !>aaco jamai coste mai que lou peis. 

PeisBounarié, s, f. poissonnerie, marché 
au poisson. 

— A pas mai de credi qu'un cliin à la peissounarlé. 

Peissounié, s. m. marchand de poissons, 

— Se fagné peissounié per la veilho de Pascos. 

Peissonnieiro,^. f. poissarde, harangère, 
femme mal embouchée. — Plat 
long à poissons. 

— Lei [icissounieiro, lei peirolo, 
Enjusquo le: grandi cassolo. 
Tout servie dins aquèu moumen. 

Desanal, 1832. 

Peissonnoiis, adj. poissonneux , qui 
abonde en poissons. 

Peita, V, a. pétrir. — Peigner, étriller, 
maltraiter. Gr. wincx. 

Peitonr, s. m. bas lim. boulanger, pétris- 
seur. Lat. pistor. 

— Tout loui peitour ovian jura 
Sur l'eiloufoir e sur la ma 
Qu'ujan, dingu, per loui Rei, 

M'aurio de deirei. 
Foucaud. 



Peitrau, 

Peitral, 



s. m. bas lim. poitrail, poitrine, 
estomac, fanon des bœufs. 

Catal. pitral. Esp. petral. 

Ital, pettorale. Port, peitorale. 



PEL 



- 1032 



PEL 



— Noire peilrau n'en ei l'eimage, 

E s'o cjuauque dcirfi loul lou cor s'en risscn. 

— A IVslrerli caussailo 
As ruins [ila cluglado, 
El descoulelaJo 
Jusquos al polirai. 
Azaïs, l«tiO. 

Peitrino, s. f, partie supérieure du corps 
contenant les poumons et le 
cœur. 

— Esperan ben de vcire à loun retour 
Ijriha de liuon su8 la fioro peilriiio 

La iioblo crous de la lég:oun d'hounoar. 

Peje, I s. m. étai,étançon, mesure au jeu 
Pige, I de boules, tronc d'arhre, grosse 

branche. — Massue, billot. 

(Voir peisselj. Lai. pes. Gr. srovi. 

Ital. piede. 

— Arma d'un pe|e lourd, d'un sapin ou d'un roure. 

— Aro Dieu m'a douna l'amour dei cacalauso 

Que dins de palais founs s'ocoundou soûl de lauso, 
E soûl la mousso umido, c dins lei p ji asch. 
Car cregnoo lou soulèuque lei pou besuscla. 
Roubaud, 1830. 

S. f. peau, tissu membraneux qui 
recouvre le corps de l'homme et des 
animaux. — Cuir, écorce, enve- 
loppe, dépouille, superficie. 
Lut. pellis. Esp. piel. liai, pelle, 
du Gr. viXX». 
— Pel de fîgo, pel d'irange. 

— Alboulangié douni la pel 
Par ne fa doubla soun mankl. 
Aug. Gaillard. 

— Se noun Iramblas per boslro pel, 
Moun jujaœeo es sena appel. 

— Per un os do bedigo azarlas voslo pel ; 
Venés seru en.bé iéu, aurès meiour cousino. 



Pel, 

Peu, 



Pel, 

Pial, 



s. m. chevelure, barbe, poil des ani- 
maux, organes filamenteux des végé- 
taux, liai. pelo. Lat.piltis. 
Gr. Tji^of , 

- Aqui de sas mas n<isloulelos 
La reino de la.s amoureios 
Ka cenl imbisibles sedous, 
D'aquel pel frisoulal e dous, 
Oun, qui s'arresio, d'un eilhado 
Y beisoun artno rambalhado. 
Goudouli. 



Pel de grapan 

Engrakso.porc, 



s. f. porcelle à longue 
racine , Hypochœris 
radicata, pi. fam. des chicoracées 
qui se maoge jeune en salade. 



Pel de lin, s. m. petite cuscute, pi. fam. 
Pelel, des Convolvulacées, Cuscula 

Peudedamo, i trifolii, qui s'attache aux 

plantes fourragères et les détruit. 

-- Cuscula major, cheveux du 

diable. 

Pel' pour per lou, pel' campestre. 

— Pel' cami Irobi de peirelos 
Las porli diiij ni.T bigno, e n'en fau de pilols. 
Jasmin. 

Pela, V. a. ôler le poil, la peau, le cuir. — 
Essarter, labourer. 
Fig. tromper, dérober, dépouil- 
ler. Esp. pelar. 11. pelure, pellare. 

— Pûumo pelado, le.?lo pelado. 

Esp. pelar la pava, tromper la 
tante, parler au balcon. 

Pelacan, s. m. vautour blanc, Catharte 
Perôt blanc, alimoche, Calharles pernopterus, 
oiseau rapace qui niche dans les 
lieux inaccessibles des monta- 
gnes ou les bords des rivières, 
llétait considéré autrefois comme 
oiseau sacré parce qu'il déba- 
rasse les champs des animaux 
morts ou nuisibles. 

Pelaclioun, s. m. petit filet qui entoure 

Pielachoun, la cosse des légumes verts. 

— Pellicules autour des ongles. 

Peladet, s. m. bénrn. crochet de fer em- 
manché pour retirer le foin ou 
le fumier. 

Pelado, s. f. écorchure, éraillure, éra- 

Peladuro, flure, usure. — Sorte de mala- 

Peladilho, I die qui fait tomber le poil. — 

Laine fine qui tient aux peaux 

lorsqu'on va les tanner. 

— Chaco bugado emporlo sa pelado. 

Pelafons, adj. qui a les cosses épaisses. 
Fig. riche, cossu. 

Pelagnas, s. m. embarras, désordre, la- 
Embouïoun, byrinlhe, chose embrouillée. 

— D'au cop de liblo a neleja sa canebiêro 
De tout un pelagnas d'oustau. 

Pelai, s. m. tape, coup de fouet, écorchure, 
égralignure. 



PEL 



— 103Ô — 



PEL 



Pelagre. s. m. couleur du poil, de la robe des 
chevaux cl autres mammifères. 
— Système pilaire, ratissage , 



écobuage. 



Pelallios^ 

Peladillws. 



s. f. pelures, épluchures de 
fruits, écorces, Fr. cent, pelasse. 

s. m. brin d'osier, de saule dont on 
a enlevé la peau. — Chêne écorcé. 

— Galeux. 

Fr. centr. pelasse, écorce. 

Pelardon, |] s. m. petit fromage de chèvres 
|] enveloppé]de feuilles. 
Gr. zsy,\iiê'ii;, boueux, moulé. 

s. m. pelletier, marchand de 
peaux. — Mégissier, tanneur. 

Pelau, s. m. pilau, riz peu cuit et coloré au 
safran. 



Pelene, 

Devèt, 
Pelhenc, 



s. m. pelouse, gazon, pâlis, col- 
line en fi iche où l'on fait paître le 
bétail. 



Pelar, 

Peint, 



Peraldott, 



Pelatié, 

Peladié, 



Pelan, 

Pielut, 



adj. avare, cuistre, fesse Mathieu, 
pelé, rogneux, Itai, spilorcio. 



Pelauda, ii v. a. battre, maltraiter, peloter, 
Peleja, |j quereller, disputer. 

Esp. pelear. 

Pelvi^ai^uero, s. f. béarn. terre inculte, 
lande, friche. 

Fr. cent, gagnerie, terre cultivée, 
défrichée, gaignagp, pâturage. 

Pelegre, s, m. âme errante^ pèlerin, pauvre 
hère. 

Pelegrî, 1 s. m. v. l. étranger, pèlerin, 
Pelgri, | voyageur. (Voir roionie»). 

Esp. peregrino. Ital. pellegrino, du 

lut. peregrinus. 

— Tout d'un cop semble au pcleiin 
D'enlenJre, darric li sapin, 
Quicon coumo un pas que cracino ; 
S'aplanlo espavourdi, se clino. 
Bouraieux. 

Pelei^rinos, adj. plur. espèce de châtai- 
gnes que l'on appela ainsi lors 
de leur importation d'Italie. 

Peleja, v. n. gronder, quereller, attaquer. 

Esp. pelear, 

— Lèu saulicon s'agarrejon 
So capignon, se pelejon. 
Fan à qui mai rils. 
JasmiD. 

6b. 



— Quand, à forço dfl liras nn polf ne esconrjM 
De louto hourdufallio es anfin dcucargat 
Emb' aquèlo bronndillio on fa la fournelado 
E piéi on e.spandis la moulo calcinudo. 
PejTOl, 1778. 

— I.a maire sul pelbenc espandissiô la ntpo. 

Pelerinagre, s. m. voyage à une chapelle, à 

un sanctuaire, lieu de dévotion 

ou de fôte religieuse. 

— Erian siei mesire.? per camin 
Emé dons \arlets d'éqiiipagi 
Per s'emba-ca dins lou pelerinagi, 
Ricard. 

PelerinO) s. f. collet rabattu sur un vêle- 
ment. — Coquille de pèlerin, 
peigne commun. 
— Lel muscle, lei vicliel, la pèlerine amaro. 

— Une damo de bello tnino, 
Qu'en arriban ben dequila 
Sa fasluouso pelenno 

A boslres els espausara 

Lou naul d'uno superbo esquino 

Lou col, l'espanlo, el ccicra. 

Peleto, s. f. dira, depel, pellicule, épiderme. 

Pelferit, adj. engourdi, perclus, injensible. 

Pel-foulet, s. m. poil, duvet des petits 

oiseaux. 
PelKami, s. m. parchemin, peau de mouton 

ou d'agneau. (Voir pergami). 

— Soun visage de pelgami 
S'cncoulouro loul réjoui. 

Félix. 

V. a, boucher, calfeutrer, garnir 
d'éloupes, calfater. 

s. m. chiffonnier, brocanteur. 
(Voir fataire). 
— Lous pelhaires, lous gros segnonrs 
Se miran dins tei parabole. 
Foucaud . 

Pelltandro, Il s. f. chiffon, haillon, loque», 
Peyandro, \\ guenilles. Esp. pellejos. 

Pelliai'd, Il adj. grossier, lourdaud, rustre. 
Pâlot, Il déguenillé, un berger. 

Mai, d'un palol craven, per faire un troubadour 
Ai pensa que foudrié lou talisman di fado. 

— Las crabos e lou bouc que sentis i» ferun 
Creston, escalabrats la ramo que pendoulo. 
Gardais per un pelhard esppllinsat e brun. 

Gteize,1871. 



Pellia, 

Fala, 

Pelliaire, 

Pelharot, 



PEf^ — 1034 — 



PËL 



P«lliero, s. f. fainéanliso, gouaillerie. 



Pelho, 

Peio, 



s. f. chiffon, vieille étoffe, vieux 
chanvre, robe usée. 

A (ligun aro fas cnvèio, 

Jamni no mores loul cnlié ; 

F»rlcs pclhu, lorncs papii! 



Lu:cnl e lilanc coiimo névcio. 
(.liaslcncl. 

— Au pus fort la pèio. 
PcIlior«B.. «. f. plur. peaux, écales, enve- 
Peloufo!, loppes des fruits ou des légu- 

mes. Gr. xî>.v<pt>i, coques. 
(Voir eulefos.) 

Pelliot, s. m. vieux chiffon, magot, argent 
caché, poche, bas. 

— Es tout rejoun diiis moun pelhol. 

Pclh«ta, S. m. coquille d'œiif, pelures de 
châtaignes, de noix. 

Pclhous, a^j. déguenillé, pouilleux. 

Pelisan, s. m. pélican, grand oiseau pal- 
mipède dont le bec est muni 
d'une grande poche pour rece- 
voir les poissons dont il se nour- 
rit, Pelecanus onocrotalus. 

— Surnom de secte du temps 
des guerres des Albigeois comme 
Manichéen, 

Pelis»n«o, Il s. f. peau, membrane de la 

Peligousto, \\ viande de boucherie. — 

Vilaine peau. 

— Voudrici d« poupe, aco's pas 
que de pel>ganlo. 

— De ré paurels, nou nous serbis, 
La duro peiro que cubr s 

Las peligouslos e les osses. 

Goudouli, 1040. 



S. m. fourreur, peaussier, mar- 
chand de fourrures. 



PelÎMnié, 

Pehgantié, 

Pelisao, s. f. manteau de fourrure, caban, 
veste garnie de peau. II. pellicia. 

— Coumo a verma la pelisso 
Conme vous avez maigri. 

Pelleea, v. a. choyer, caresser, pourlécher. 
Fr, cent, perlicher. 

Pelleret», s. m. p^ttr. cabrioles, sauts. 

— Kl ressemblai! aqui, lan besinos del ciel 
D'anges catifouletsqu'uD Diou rJzen eniboyo 
Ter fa lous pelkTcls, tl nous pourla la joyo. 
Jasmin, 1855. 



Pcloco, Il S. f peau des fruits. — Pellicule 
Peluègno, Il qui se forme sur la bouillie de 
mais, gratin. 

Pelo-ltigo, s. m. béarn. gobe mouche, bec 
figue. — Musicapa lucluosa , 
albkollis , oiseaux insectivores 
qui nichent dans les trous des 
arbres. 

Peloto, s. f. tas, amas. — Boule de chêne. 
— Coussinet à épingles. 

Pelone, s. m. et f. bogue , enveloppe 

Peloufo, piquante des châtaignes. 

Peliofo, Syn. pelons. 

— Dévcnguel à plagne, al poun 
Qii'aurié devoural «Jounc 
Las peloufos que dounavo 
As porcs quand li gardavo. 
Tandon, 1812. 

Pelouiro, s. f. vilaine peau. — Tendons, 
membranes des viandes de bou- 
cherie. 

Peloun, s. m peaufine, peau d'agneau. 

PelouniEO, Il s. m. oiseau échassier, héron 
Bulor, Il rayé, Ardea minuta. 

Syn. routaire, 

Pelou4ue«, adj. pauvre, chétif, paltoquet, 
rustre, grossier. 

Pelons, Il adj. poilu, velu. — Sale, vilain, 
Pelut, Il mal propre. Esp. peloso. 

Peltira, v. a. tirer, tirailler, détourner. 

Peltiraiiien, s. m. plur. tiraillement, 
ébranlement.— Peine, embarras. 

Peluca,v.a. becqueter, picoter, peler, trier. 

Pelueha, v. a. pelucher, tirer le poil d'une 
étoffe, velouter. 

Peu, adj. has lim. aucun, nul, pas un, point. 

— Pen bri de verme, de mouscani 
Fôu plô que 16 more de fam. 

Pen, S. m. suffocation, cauchemar. — Pente. 



Pen, 

Pend, 

Pena, 

Peneca, 



s. m. gasc. élable, écurie ; pente où 
l'on met à sécher les feuilles de tabac. 

V. n. prendre de la peine, se fati- 
guer, peiner. 



PEN 



1035 - 



PEN 



Peiinble, arf/'.qui prend beaucoup de peine, 
laborieux. 

— Gamin penable, chemin mon- 
tueux. 

Penndo, s. f. trace, empreinte des pieds. 

Pennilh, s. m.gasc. petit balai de genêt ou 
de plume. Lat. penna. 

Penaillio, s. f. béarn. libellule, papillon. 



PeiiMÏsto, 

Punaisa, 



s. f, punaise, insecte de l'ordre 
des hémiptères à odeur fétide. 



— lis alor qut", moustre eisccrable, 
lia gdiapachoun l'avang.inl, 
Agarrissos lou misérable, 
E l'arounJisses de soun sang. 
Dapioti. 

Peiiau, s. m. bas Im. genêt, plante Légu- 
Gineslo, mineuse à fleurs jaunes. — Buis- 
son, lande, colline. 

— Aquel bru fugué lou signau 
Dà vile gigna sa tanieio 
Qu'ero au bèu milan d'un penau. 
Foucaud . 



Penche, 

Pigne, 
Pienche, 



s, m. peigne à démêler les che- 
veux, peigne de tisserand, de 
cardeur. Esp. peine, liai, petline, 
du lat. pectere. Gr. rosi**, 

— Aco la pressavû un pauquel, 
E sans faire gés de paquel. 
Vue se dono un co|j de penclie. 
Prend sas panlouQjs dou diincni;lie, 
Cargo 9d cinluro d'argen, 
E s'assiilo dessus un ven. 
Favre, ISOS 

Pencliiiia, v. a. peigner, démêler, arran- 
Pigna, ger les cheveux, les crins. — 

Peigner le chanvre, la laine. — 
Arranger, laver, polir, lustrer. 
— Battre, prendre aux cheveux, 
déchirer de la viande peu cuite. 

— Coumo si dent [jeochinavon. 

— Quanle raau pencbina. 

— le sen arrivais ounte louscliisse pencbinon. 

— Las de se veire à l'abanJoun, 
Se maridé 'mé Couloumbino, 
Que se penobino eni' un cardoun, 
Que se miraiu à la rouLiino. 
Mislral, I8U0. 

Peneliinado, Il s. f. volée, combat, prise 
Penchenadû, Il aux cheveux, coup d'é- 

trillé, de peigne. — Laine ou 



chanvre ramassés sur le peigne 

descardeurs. 

Baslim.pentsenado. It. pdlinalura. 

— Gro marci de lo pcncbenalo 
Quand \ou m'uvei si bcn loundu, 
16 ai, per lou s.gur. mii gagna que perdu. 
Foucaud. 

Peiieliiiiaire, s. m. cardeur, chanvreur. 
— Métier servant à carder les 
matières textiles. 

Penehinat, s. m. et n. pr. touffe de laine 
ramassée sur le peigne des car- 
deurs. — Grosse étoffe de laine 
dont on fait des capes et des 
couvertures grossières. 

Penehinedo, s. f. chardonnière, champ 
de chardons. 



Pencliinilliat, 

Penchinilho, 



Pendeire 

Pendart, 



s. m. barbe à vache, 
hydne hérisson, cham- 
pignon comestible qui vient sur 
les branches mortes du chêoe, 
llydnum srinaceum. 

s. m. pendeur, bourreau. — 
Ouvrier qui suspend les mo- 
rues, les harengs. — Cordage 
terminé par une ganse ou uu 
croc. — Pendard, vaurien. 

Pendeloto, s. f. pendeloque, boucle d'o- 
reille, prisme d'un lustre. 

Penden, s. m. boucle d'oreille. 

— Emé d'argen on a cheinos e pendons. 

Penden, durant, pendant. 

— Poi cmbourrissa-bous, paplllolos loumbas 
M'en bau fa lou moussu pendeu miejo scmmtno 
Tournarci di.°satc, adichas. 
Jasmin. 

Pendent, s. m. penchant, pente, déclivité, 

— Lou pople dou terraire aujourd'uei es en feilo 
E di pendent e di valoun 
Escalo a bel cime lou mounl. 
Bon. Wyse. 



Pendialoufil, 

Pendillions, 



adj. penchant, incliné, en 
pente, suspendu. 



— Dins un prat pendialous, cafû de tlous poalidos 
Dous ainourous, un souer venien si fresquieira, 
E tout en proumonan, amour vrai si jura 
Per toujour ; quand subran, seis aurelhos ravidos 
Auzùron dms leis ers lou cant d'un routsignôti. 
Serre, J847. 



PEN 



Pendigonïonn, 

Pendihoun, 

dille. • 



s. m. lanabeau, vieux 
linge, chiffon qui pen- 



Dégaenillé, dépenaillé. 

H pendre, faire balancer. 
Fr, cenlr. pendoler. 
— A l'cnlour (oui li pcndigoulho. 



Pendivoullia» | v. a. pendiller, laisser 
Ptnjoula, 



Pendillmdo, 

Penjado, 



Pendillio, 

Pendoulho, 



s. f. raisins suspendusdans 
Il un fruilif r. — Fruits sus- 
pendus pour être conservés. 

Il s. /".croc à suspendre la viande, 
I barre, traverse à laquelle on 
suspend les animaux morts pour 
les dépouiller ou les dépecer. 



— Bfcsi lobraats à la pendillio, 
Bonn cambsjau sul la grazillio, 
Callios à l'asl e pordigals 
Per nous escura les cayssals. 
Goudouii . 



Pendis, 

Pen, 



s. m. pente, inclinaison. — Pen- 
dentif, vallée en pente, escarpe- 
ment, versant. 



— jardin d'oulivié qu'arroso la Durenço, 
Fres valoun, fertile pendis 
champ resplendissent de la basso Prouvenço 
Psrquè aoun sias lou Paradis. 
Crousillat, 18«. 

— Se Irobon on camin , uno draio pendudo, 
Uno roco esirassado e dins Ter suspendudo, 
Ouiite vous li tendrias ni dei ped ni dei man, 
Lei cabro II van en sautant. 
Bourrally. 

PendiN«iou, s. f. pendaison, exécution 
d'un pendu, corde, poulie. 
— La malo pendissiou le prengue. 

Pendouleja, v. n. pendiller, balancer. 

Se pendoulia, v. rec. se suspendre, se 

balancer, s'agiter. 

— Dedins un boues, dessus un pin 
D'uno br^nco à l'aulio saulavo, 
A »eis brouls pièi si pcniloulavo, 
E piei, loul coumo un biUdin 
Sus sa couerdu, si ba'ançavo. 
D'Astros. 

Pendonlié, adj. incliné, penché. 
— Es un lerrtn tout jendoulié. 

Pendouliëro. s. f. escarpolette, balan- 
çoire. — Chaîne de coudes vil- 
lageoises. 



— 1036 — PEN 

Pendre, v. a. suspendre, soutenir en l'air. 
Pêne, attacher, accrocher. — Traîner 

Peiija, ' en longueur, être en jugement. 
Ital. pendere, 

— Aven penja l'oulo. 

— Sonn enfan li es toujour penja après. 

— Mas lou tyran, el abiô conmandal 

Qu'uno espazo fous pengiado aI plancal ; 
Sul cap d'aquel l'espazo ero pendudo, 
E nou tcnio que d'un piel loulonudo. 
Augcr Gaillard, 1S70 

— Ma bien souven oquiu qu'ei lou pendu 
Es lou que s'y devio lou mens attendre. 
FoucauJ. 

— An la lei e IVngarebi ; e per fin que mai rende 
Fan que li ague unoenqueslo e que lou procès pende, 
Piùi quand lei dus soun fa, qu'es l'argent despondu, 
Souveol dei dous coiisla lou prouccis es perdu, 
'lliouron, 1801 . 

PendrouilliB, s. m. plur. béarn. loques, 
vêtements déchirés, tout ce qui 
pend. Fr. cenlr. pendilloche. 

Peneca, v. n. peiner, fatiguer. — Roupil- 
Penequeja, 1er, sommeiller. — Traîner péni- 
blement l'existence. — Se flé- 
trir, se faner. 



— Coumo souffrisse e que peneque 
Foù que mo caufo e que me seque. 

— A moun castèu mounte penacarai 
Su mci couissin calTi de loso. 

Gelu, 1892. 

Peneja, Il v. n. gambiller, agiter les pieds, 
Penouteja, H les jambes. 

Penelo, s. f. héarn. coureuse, 611e perdue, 
bonne à pendre. 

Penelo, s. f. pinelle, barque chaloupe. (Voir 
pineh.) Rad. pin, arbre résineux. 

— Viran la proue su sei tristi penelo 
Jamai l'Angl's n'en pourra gés coula. 

Gelu, ISÎO. 



Pé de eau., 

Margarideto, 



s. m. chrysanthème des blés, 
grande marguerite, fam. des 
Composées à fleurs jaunes. 

Pc de lèbre, s. m. dacti'e pelotonné pi. 
fani. des Graminées, Dromns 
glomeralHs. 

Pé-négre, Il s.m.lraquel motteux, bec fin, 

Qniou blan, \\ Saxkola œnanlhe, qui niche 

dans led lieux arides el montueux. 



PEN 



— i037 - 



PEN 



Pé de iierdriii, s. m. érodie bec de grue, 
géranium des vignes à Qeurs lila. 

Pé de ponlo, s. m. trêQe des Âlpps, fausse 
réglisse, Trifolium Alpinum,p\. 
fam. des Papilionacées à fleurs 
purpurines. 

Penetinet, s. m. petit sommeil, repos. 

— Aqu^u fasenl soun i)cniquel 
Li loumbavo dessus ; mai digun caiciimvo. 



Penet, 

Penou, 



s. m. dim. de pé pied, petit pied, 
pieds d'agneau. 



Penlioro, 



s. f. béarn. saisie 
avance d'une dette. 



garantie , 



Peniten-blu, 

Cebouioim, 



s. m. muscan a toupet, 
vacier, muscari Ijolroïde, 
ail des chiens, plantes bulbeuses 
communes dans les vignes, dont 
la tige porte un bouquet de 
fleurs bleues. 

'PeniteMf o, s. f. pénitence, repentir, expia- 
tion. 

— Selon Ion pecat la penitenso. 

Pénitent, adj. pénitent , repentant. — 
Membre d'une confrérie, d'un 
ordre religieux. 

Penja, I v. a. pendre, suspendre, accro- 
Penjoula, cher, se balancer, s'agiter. 
Pendoula,\\ (Voir pendre.) 

— De la sartan grai^souso au'un cro pendouhdo 
De sa sorre del fiuc, grasiho mau rasclado. 

Penjo-col, s. f. figue pendante, mûrie sur 
l'arbre. 



Penna, 

Pennica, 



V. n. gasc. ruer, regimber, jouer 
des pieds. 

Pinquals sus de cliibais liar^lils 
Que pennicon e que rcguinnon. 
Jasmin, 185!). 



Peno, s. f. peine, souffrance, souci, embar- 
ras, difficulté, punition. 
— A malo peno, a grand peine. 

— Rcn de bun se hi sans peiio. 

— Un jour de plesi iué jour de peno. 

— Souven la peno passo lou plosi. 

— l)e ren noun vous meuès en pèno 
Auron toujour la biasso pleno. 

— S'uii jour n'aven la péno. 



1 eno, Il s. f. bas breton, cime, tête, rocher 
Pdno , Il escarpé, pic. 

— La peiiio de Lhicris. 

— Dins li peno 

Que di Bans formoii la cadeno. 

— Chef de pièce des tisse- 
rands, les fils qui restent attachés 
à l'ensuple. 

Penollio, s./', pivoine officinale, pi. fam. 
Piouno, des Renonculacées à grandes 

Roso d'ase, fleurs roses et purpurines. 
Pœonin ofpcinalis, peregrina. 

— La penoibo poumpouso cnroujo lou Iruquel 

Dcmest las tanlos flous que lou boun Diou semcno. 
liarillés. 

Penoun, s. m. pied d'enfant, lobe du pou- 
mon, foie de porc. 

— Aven manja un penoun. 

Penouteja, v. n. gambiller, s'agiter, pié- 
tiner. 

Pensa, v, a. et n. penser, trouver, imaginer, 

combiner, supposer. Lat. pensare. 

— Soigner une plaie, panser 

une blessure. 

— Aies, à prepaos de nostro casso 
Que pensi-jou qu'un lebrau fasso 
En mici de lant do brabos gens 
A qui nou manco cap de dens ? 
Goudouli . 

— L'an passa, quand dessus l'erbeto 
Dins lou bosanavian dansa 
lèu vesièi pas res que Nanelo 
Elo ero moun soulet pensa. 

Fh. de Girard, I80i. 



Pensado, 

Pensamen, 



s. f. pensée, chose imaginaire, 
rêverie, opinion, projet, souve- 
nir, méditation. 



— A monn aimai me soui dounado, 
Vers el vo lou'o ma pensado. 

Fcsquel. 

— Dins un bos espès, clafi d'oumbro 
Menave moun ponsonjcn cla. 
Toul ero siau, e la nuiù soumbro 
Trasié soun maniel csicla. 

Gaussen, 1870. 

Ni a que disbn que la premieiro pensalo es la milbouno. 

— Aney, donma, toulo l'annado 
lioli bous dire aici 
Lou darnié mot do ma pensado. 
Jasmin. 



PEN 



— 1038 — 



PEP 



— Tus me fas la pensado douço, 
Lou cor coimtdil, et l'iol sccat, 
Quand per l'ausi, ai prés l'escoussû 
K de loun canl soui cmmascal. 
Guiraldonc. 

Penisado, Il s. f. pensée, jolie fleur à cinq 
Panseio, pétales, violels et jaunes. — 

— Pensée sauvage, Viola arven- 

sis, tricolor, 

Pensaire, s. m. et adj. sournois, rêveur. 

— AU que lus fas beri moun afairc 
Me sounge alor, e m'adressan 

Au niaichan 
Quant n'en vouliis, Moussu, d'aqucl pen^aire. 
A. Tandon, 1810. 



Pensadis, 

Pensaliou, 



adj. soucieux, inquiet, préoc- 
cupé, rêveur. 



— Lèu, dôu fonns d'uno bjasso, emé grand benvoulenci 
Au jouvent pensatieu pouerpe sti prouvisioun. 

Crousillat. 

Peiisanien, Il s. m. souci, embarras, peine, 
Pessomen, || inquiétude, sollicitude. 

Esp. pe7isam\etUo, conlr. de pena 

in menlem. 

— Besonn d'ana devcn lourmen ; 
Avié loujour de pensamen, 
E nuecli e jour revass.javo. 
Houmanllle, IStia. 

— Lou pu grand pessomen que truque l'homme aci, 
Aco's quand noslro may, bieillio, feblo def-fejto, 

S'arremozo touto, e s'alliejto, 
Cuundamnado pel medeci. 
Jasmin. 

— Poudié pas se desfaire dou pensamen de la mon. 

Penseio, Il s. f. pensée cultivée dont on a 
Panseio, \\ obtenu de nombreuses variétés. 
Viola tricolor. 

Pensioiin, s. f. rente, redevence, somme 
annuelle ou semestrielle pour 
services rendus, somme donnée 
pour le logement et la nourri- 
ture. — Maison d'éducation. 
Esp. pensioti. liai, pensione, du 
lût. petidere, estimer, payer. 

— Vtiren sa nouvclo fénneto 
Sourlido de pcnsioan, jouino doumaiselelo. 

Peiisiounat, adj. pensionné, qui reçoit 
une pension. 

Pensioiiiiari, s. m. celui qui reçoit une 
pension de l'Etal. — Elève d'une 
maison d'éducation. 



Pensonien, s. m. pansement d'une plaie. 

Penti, V. a. punir, faire repentir. 

— Quauqui fés soun ourgui besllau, 
Per penli l'issam cascaïaire, 
Davanl sa barho, e sans coumaire 
Tout soûl cuungreio un piclioliôu. 
De Lafare, tSiO. 

Pcnti (Si), V. rec. prov, se repentir, avoir 
regret. 

Pciitino, s. f. dim, de penlo, bande, bal- 
daquin. 

Pento, Il s. f. pente, inclinaison, penchant. 
Pendo, Il — Toit incliné sous lequel on met 
à sécher les feuilles de tabac. 

— Bco que la pcnio siège forlo 
Es bon poussiblc que, soudis, 
Ague camina de la so.'to. 

Itoumleux. 

— Vese dii.s la piano inlinldo 

La (cnlo de toun c'ar courent, 
Eilai d'uno gracdo espandido, 
liici pnm coumo un liou d'argent . 
I.angladc. 



Pento-couMto, 

Pantecousio, 



s. f. Pentecôte, fêle qui 
se célèbre cinquante 
jours après Pâques, en mémoire 
de la descente du St-Esprit sur 
les apôtres. 

Gr. 7ie»ri)K«îT«, cinquante. 
— Eibo de pentacouslo, s. f. or- 
chis mâle. — Chèvre feuille. 

Pentons, || adj. repentant, puni, attrapé, 

Pentit, Il étonné. 

— N'en soui tout pentit. 

Pepeleja, v. n. rabâcher, ergoter, bal- 
butier. 

Pepereja, v. n. béarn. clignotter. 

Peiièit, s. m. pipeau. (Voir pipèu). 

Pepezuc, s. m. statue en pierre placée à 
l'angle d'une maison à Béziers 
et à laquelle se rapporte une 
légende locale. 

adj. sot, imbécile, vétilleux, rado- 
teur, avare. 

Fem. mijaurée, précieuse. 

Pepiaii^e, s. m. radotage , affaiblissement 
d'esprit ; par analogie du cri 
des poules. 



Pepi, 

Pepio, 



PER 



1039 



PER 



Pepido, Il s. f. pépie, maladie des poules 

Pepidos, Il ou des oiseaux, consislanl en une 

pellicule blancliâlre qui leur 

vient au bout de la langue. — 

Pltir. pellicules nerveuses qui 

se soulèvent à la naissance des 

ongles. Bas hl. pipita. Angl. pip. 

— Save ben qu'ai begul bùucop, 
Sentisse cnc.iro la pepiilo, 
Ah ! fai me beore un aulie cop. 

Pepidoun, s. m. pou de poule. 

Pepig^nèiro^ $. f. pépinière, lorrain préparé 

pour les jeunes plantations, pour 

les semences. — Réunion de 

jeunes gens, collection. 

— Pramo qu'aimas (oujuur nostro lengo prumièro, 
M'cnsegnas des bicis mois la grando pepign^ro, 
Jasmin. 

Péoun, s. ?n. péon, soldat à pied, fantassin. 

— Fases beu resclanti di creslen e di coumbo 
Voslis imne, o péoun valent. 

Peouno, s. f. pivoine ofâcinale, pi. fam. 
Pivoni, des Renonculacées. Angl. peony. 

Peponli, I s. m. pas d'âne, tussilage far- 
Paoulo d'ase, || fara, pi. fam. des Composées à 
fleurs jaunes. - 



Pequin, 

Pequiou, 



s. m. et adj. péquin, mesquin. - 
Susceptible, irascible. 
Fr, cent, petit chien. 

Per, prép. par, p^ur, à cause de. 

— Per elo me souy fey poëlo bignairou. 

Per, Il adj. égal, semblable. 

Par, Il — Contr. de péril, danger, perte. 

— Per me qun iravesse la mer 
Sôurai me tira dou per. 
Foucaud , 

Per abas, adv. par là-bas, bien loin. 

Per ail f|ue, conj. afin que, pour que. 

Per aeà, adv. poLjrlant, néanmoins. 



Per aîssô, 

Per alau, 



conj. pour ceci, c'est pour- 
quoi. 



Per anior que, conj. à cause, parce que, 

afin que. Contr. permo, pramo. 

— Lou prumié Iros lou dev' ovei 
Per l'omour que soy votre rei. 

Per aqai, conj. presque, par ci par là. 



Peras, || s. m. poirier sauvage à fleurs 
l'erus, Il blanches. Pijrus nmygdaliformis. 

Perasso, s. f. poire sauvage, d'élranguillon. 

Perat, s. m. marmelade de poires. 

Per atau, conj, pour cela, ainsi. 

Per avanii, conj, auparavant. 

V. a. gasc. pourvoir, fournir, 
munir. Lat. providere. 



Perbesi, 

Prouvai . 



Perbost, 

Prebost, 



s. m. prévôt, commissaire, sur- 
veillant, chef de chambrée, de 
salle d'armes. 
Lat. prœpositus. Esp. prehoste. 



Péril, Il s.m. et/èm. perle, privation, man- 

Perdo, Il que. (Voir;)er). 7(o/. perdile. 

Fr. centr. parde, perle. 

— Lou courdounié f6u que tout l'an s'esquicbe 
De nieu de jour, d'esiiou amai d'iver 
Tan soulomen per se lira dùu perd. 

PerbAHca, v. a. reboucher, recrépir, en- 
duire, recréer. 

Perbouli, adj. ébouillaalé, échaudé. 

Percalo, s. f, toile de coton fine et serrée 
qui venait autrefois des Indes 
orientales. 

Perlas, s. m. recherche, poursuite. — 

Fréquentation. 

— Jerusalencos, se Iroubas 

L'amie, causo de moun perças, 
Poudès li dire, qu'amourouso, 
A caujo d'el soui malurouso. 
Fesquel, 1874. 

Pereassa, v. a. rechercher, poursuivre, 
Perchossa, fourrager, pourchasser, pico- 

rer. Ital. procacciare. 
— N'en perchaisse per cai per lai. 

Percassarié,. s.f. recherche, perquisition. 



Pereatori, 

Precatori, 



s. m, purgatoire, lieux d'ex- 
piation, de purification. 



Pereepita (Se), v. rec. se hâter. 
(Soir se précipita), 

— Vile, vite, courrès vite, 
Dis Ion tems dins l'armana, 
Avant que me percepite 
Dins l'oubli d'ounte sien nat. 
Chalvct, 18!i6. 



PER 



_ 1040 - PER 



Pereo, s. f. perche de rivière, poisson très 
bon à manger. P«rca ftuviatilis. 
liai, pescepersico. 

P«rco fie niar, s. f. petit poisson de la 

Médilerranée. Serranus scriba. 

Pereura, v. a. ijasc. procurer, rechercher. 

(Voir proucura.) 

Percussi, i;. a. frapper, percer. 

Per darré, adv. par derrière, en traître. 

Perde, i v. a. perdre, égarer, être privé. 
Perdre, \ _ Ruiner, endommager, gâter. 

Perdeire, adj. celui qui a coutume de 
perdre ou d'égarer, négligent, 
désordonné. 

Perdieioun, I s. f. perdition, dégât, dis- 

?erdesou, \ parition, dissipation, ruine. 

— Per qu'a la fin la veguen derroucado 
La que nous a menais a perdesou. 

Perdigpaire, s. m. béarn. faucon pèlerin. 
Gros mouissé, oiseeau de proie qui habile 

les régions escarpées des mon- 
tagnes et qui fait la chasse aux 
gallinacés, canards, perdreaux, 
pigeons. Falcoperegrinus. 

Pei-iligral, I s, m. perdrix rouge, oiseau à 

Perdris, queue courte, des Gallinacés, 

Verne, \ qui nichent dans les herbes 

ou les broussailles oii la femelle 

pond une douzaine d'œufs. 

Esp. perdu. Ital. pernice. 

— Un gousset sabi jou pla, meslre 
Que nou ba gajre pel campesire, 
E pren calhos e perdigals, 
Amay s'apelo cranlo riais 
Goudouli. 
Quand nous sert tout d'un cop de merlusso en brandado, 
iJn gros poulet ronsli, un merlan per inlrado, 
uno lino saladoem' un bèu perdigau. 
Desanat. 
— A San-Remy tout perdigau es gros perdris. 



Lei vejaqui rendiils deJins la capilalo 
M"ounte lei penllgiu loombon touli rousli, 
Soun loul juste arrihals que n'en volon parti. 
Chîilan, ISiiO. 



Perdijtpal grig, 

Perdigau, 



g. m. perdrix de n)on- 
lagne, petite perdrix 
qui voyage en troupes nom- 
breuses. Perdix cinerea. 
Gai coum'un perdigau ; tré que l'aubo cliauriho, 
ijarie en cansounejan. 1 maire de si fièu, 
J clialo di jouven, i fringaire di fiho 
Aause de nouvelo,... e lou ben-venga sien. 
Jou veau, pedonn. 



Perdij^alhou, 

Perdigat, 



s. m. jeune perdrix, un 
petit poussin, un jeune 
petite 



enfant. — Petit magot, 
pièce d'or. 

Pcrtliiçolo, s. /". aigrette ou duvet soyeux 
qui entoure certaines semences 
et les fait emporter au loin par 
le vent. 



Perdij^onleto, 

Catarineto, 
Galineto, 



s. f. coccinelle, bête du 
bon Dieu, petit scara- 
bée rouge et noir. 



— Coccinella punctata. 

— Perdigoulelo del boun Vt'tia 
Ounte me niaridarai ièu, 

En çai, en lai, 
Al cel ou sus la lerro ? 

— Fai coumo uno perdigoulelo, 
Cerco 'uno mouio au mendro brut. 

PeiMlisoiino, adj. f. et subit, couleur de 
perdrix. — Espèce de prune 
rougeâlre ou violacée que l'on 
fait sécher, moins estimée que 
les pruneaux d'Agen. 

Perdion, ad;, chanceux, sujet à perte. 

Perdo, Il s. f. perle, dommage, privation, 
Paio, Il destruction, disparition, ruine, 

non payement. 

liai, perdita. Esp. perdida. 

— Pertont i'a si peno e si perde. 

-- Car passât cinquani' ans so qu'on vion dabantalge 
Se passo en plours e dois ou perdos de maynatga 
Ou de perdos de bé, o de cent inllo mais 
E l'on es acablat de penos, de trebals. 

Ang. Gaillard. 

Perdoun, s. m. pardon, rémission. 

[Voir pardou). 
— Per gros pccat, gios pcrdoon. 
— Quand me jite a si ped per ié demanda graci, 
M'escampo fieramen moun perdoun à la f»ci. 
Boumieux. 

— Toun amo avii^s toulo engausido 
Quand, de ta plumo benesido, 
Rajavo l'or e lou perdoun. 
Crousillal. 



■r^Ê 



PER 



— 1041 — 



PER 



Pertiouna, v. a. pardonner, excuser, épar- 
gner, tolérer, remettre. 

— Tus, io vogues pas ma», coiiiio fa< Diou fara. 
Se perJouncs, un jour Diou le pordounara. 
Digol. 

Perdris, s. /'. perdrix rouge. {\ o'ir perdigal.) 

— Noun d'aqueli sounet que lauson la bouaibanço 
Perdris e carnbajoun, lou soulas de la panso, 

Lou vin frés, calouteu 

\V. U. Wjse. 

Perdre, v. ad. et rec. égarer, ruiner. 
Se perdre, gâter, déchoir, diminuer, dispa- 
raître. 

— Cau perd peco, e eau raubo se damno, 
— L'aigo de loun fonrnèu vai perdre sa frejour. 

— PiiSi quand lei fres soun fa, qu'es l'argent despendu, 
Souvcn de! dous cousial lou proucès es perdu ; 
Dcgun s'en va counlent, e per enlendre dire. 
Quand gagnas va pas ben, mal quand perdes es pire. 

Thouron, 1860. 

IcPerdn, adj. perdu, risqué, avarié, détruit, 

Perdudo, disparu. — Ecarté, égaré. — 

— Buiué, deshonoré. 

— Per un cal perdu recoubren un gous. 

J-- Lei cable lei plus fort se roumpun i^oum'an fiou, 
Lou veissàu vogo à la perdudo . 

Pereîlalin, adv. par là-bas, bien loin. 

^erengo, s. f. biset, pigeon sauvage. 

^er-ensen, adv. ensemble, de concert, 

Pereirado, s. f. buisson d'aubépine, haie 
vive. 

Perequita, Il v. n, péricliter, être en péril, 
Periquita, \\ courir un risque, être com- 

promis, en danger. 
Lnt. periculum. 

— Un jour un rei avié 'n enfanlounè 
Qn'ero touljour, que mai malaulouné ; 
De mai eu mai l'enfanl periquilavo, 
Telavogaire ei de longa plouravo. 

Gautier, d880. 

Pereto, il s. f. dim, de pero, petite poire, 
Poumeto, Il fruit de l'aubépine. 
— Li pereto de Sen-Jan. 

Peresiino, s. f. poix noire, résidu de la 
Perouïno, distillation des résines de pins 

lorsqu'on fabrique la térében- 
thine. Poix jaune, poix sèche, 
la colophane, qui découle nalu 
rellement des pins sur pied. 
66 



Pereso, s. /'. paresse, fainéantise, noncha- 
lance. Lat, pigrhia. 

— nouias se me veses cici, 
CrfSiîguès pas qu'es per plcsi, 
Ni mai que siegue per pereso ; 
Demande faulo de Iraval, 
Ai proun de laie c de rambal ; 
Moun Diou que la n.isero peso. 
I^igol. 

Perèu, adv, peut-être, probablement, aussi. 

— Marsiho e Seloun mandon si cigalo 
, Sus mis amelié jouga si cansoun ; 
li d'Ais ven perèu, despleginl sis alo, 
A travès li nivo un brillant quinsoun. 
A. Glaize. 

Perezos, s. f. plur. cals, durillons qui sur- 
viennent aux genoux, aux cou- 
des ou aux autres parties expo- 
sées à de fréquentes compres- 
sions. 

Perfeît, adj. parfait, accompli, réel, achevé. 
Esp. perfecto. liai, perfello. 



Perferi, 

Groussa, 



V. a. crépir un mur, appliquer 
du mortier pour unir et boucher 
les joints. 



Perfl, Il conj. afin que, à cette fin, en dernier 
Par(i, Il lieu. Fr, centr. à la parfin. 

— La rose à la paifin devient un gralccu. 

— Per loui noblei, per loui ricliar 
I.i loujour 'gu do corbilhar, 
E péril que degu n'en grounde, 
Oro 11 en o |.er tout lou mounde. 
Foucaud. 

Perflala, v. a. raconter minutieusement, fil 
à fil, en détail. 

Perflla, v. a. effiler, délisser une étoffe ou 
un galon, faire de la charpie. 

Perfoseire, s. m. ouvrier qui prend un 
Prefaché, travail à la tâche, à prix 

convenu. 

Perfum, s, »n. parfum, odeur agréable. 
Esp. perfume. liai, profume. 

— Toun esprit es pas pus a las planlos aimalos. 
Au jardin, à la baumo, al perfum de tas flous. 

Florel, 1800. 

— Brilhaiitû de coulous, boularas jouis lou cel, 
Respirant de las flous lou perfum c lou mel. 

Mir. 



PER 



— 1042 — 



PER 



Pei-ruiua, V. a. remplir de bonnes odeurs, 

brûler des essences , des 

aromates. 

— L'anchoio dou barriéu, Je vinaigre lavaJo, 
Counservo sa coulour. e reslo pc-rfuaia'lo, 
Coumo se sourlié dcis airesl. 
Crcm. 



P«rg:aiii, 

Pergamin, 



s. m. peau de mouton ou d'agneau, 
préparée pour recevoir des 

encres ou des couleurs. — 

Charte, manuscrit, vieux litres 

de noblesse. 

Esp. pergamiûo, du lat. pergamen. 

— Car aulrifés, cav.nn diiis aquelo masure 

léu trouvère un pcrgam d'iirio aniico escrituro, 
Que counlenio l'eslal de l'or c de l'argeti 
Que fuguel aqui mes pour quauqu'eslranjo gen. 
Roudd, 1810. 

— Oh ! pcr aquelo, moun ami, 
La tene dins un pt-rgami, 
E n'en save pas l'e<|iaiidido. 
Car l'ai pas enraro Icgidu. 
Favre. 



Persaminié, 

Pergamenlié, 



s. m. lannourqui prépare 
ou qui vend du parchemin. 



Per^o, 

Lato, 



Péri, 

Aureza, 



s. [. perche, bâlon, baliveau, brin, 
latte, échalas. 
Esp. percha. liai, pertica, 
— Es coumo un grand pergan. 

V. a. salir, souiller, tacher, gâter, 
détruire, tuer. 



— Prend gsrdo de peii raoun coulihoun. 

Des franc. Moussu liadino, 

Ali diantre sié de vous, de voslro medccino ; 
Si fasé tant paga per me ,'aver péri. 
Quant vous faudrio baila se me l'avia gari. 
R. Grivol. 

Perica, v. a. becqueter, picorer, grapiller. 



Perîclado, 

Periglado, 



s, f. orage, tonnerre, gros 
temps, périlleux. 



Periduro, s. f, salissare, tache, boue. 



Perié, 

Perieiro, 



s. m. et f. arbre de la fam. des 
Rosacées dont on cultive un grand 

nombre de variétés. 

Pyrus commnnis. 



Perié de San-Jan, 

Atibrespi, 



s, m. aubépine 
commune , épine 
blanche, petit néflier. 
— Cralœgus oxiacantka, arbris- 
seau qui fleurit à la fia d'avril. 



Perié, s. m. le gésier des oiseaux et des 

Peine, gallinacés, le second estomac où 

l'on trouve de la chaux cl du 

gravier, ce qui leur facilite la 

digestion des graiuset baies. 

Perieiro, s. f. carrière d'où l'on extrait les 
pierres. (Voirpeiro, peirieiro). 

Perig^la, v. n. béarn. tonner, venter fort. 

teri^ourdiiio, s. f. danse ou évolutions à 
deux acteurs. 

— Vous veircn dansa la perigourdino. 

Péril, s. m. dévidoir sur un pied en 

Escoulaire, pierre. (Voir cas<e/e<.) 

• - Uins uno grando ciambo, oun déjà biroulejon 
Cent périls doublom u gjriiils, 
De fillins, de gouyals, s'esposiclon tous dit.», 
E pressadomen grumclrjon. 
Jasmin. 

— Tandis qu'a soun counor.ilh la jouino bourddero 
liiro, en se sourelliani, la punjento filero, 
Sous drolles, al péril fan grous.-i lou grumel. 

Perillia, ii v. n. être en danger, risquer, 
Pericolar, | péricliter, s'exposer. 

— Esten vint e dous ans sus la mar, in galero, 
Sens pirilha janiai, aco vous diran louis. 

Que se noguet un jour liran d'aigo d'un pouts. 
.\ug. Gaillard, 1570. 

Periinen, s, m. mauvais pas, lieu dange- 
reux. — Salissure. — Accident, 

Perlât, adj. perlé, orné de perles, marque 
de granulations blanches. 
— Ordi perlât, orge dépouillé 
de son enveloppe. 

Perleja, v. n. briller^ luire. — Découler, 
s'égoutter. 

— Ail mis amis ! queto clarelo ! 
S'es jamai begu len de tau 
Qu'un ûou de luno beluguelo 
Que perlejo dins lou crislau. 

P. Arène, 1870. 

— Coumo à Iravès soun er riseire 
Peilejavon si blanqui dent. 

Aubanel, 1800. 

Perlet, adj. joli, mignon, précieux. 

Perleto, s. f. petite perle ; petite dent. 

— Se piei la bouco de courau 
Desplego sei blanqui perle 0, 
E tei vistoun, poulil mirau, 
Drihoc coumo dos esleleto. 

CrousiUat. 



Fermés, 

Permettre, 



PER _ 104Ô - 

— Sies benesido dou bon Dieu, 
Lausado luen, ben que pau visio, 
Saras, o Neno, crei-mo lou, 
Uno perlelo de rt>quijlo. 

Perlie, s. f. perdrix rouge ou grise. 

(Voir perdigal). 
— Cal cstre un gros moussu per croumpn la perlic. 



PER 



l'erlo, 

Perno, 



s. /".perle, substance dure et nacrée 
qui se forme en globule dans cer- 
tains coquillages. — Emaux 
coloriés et étirés que l'on coupe 
de diverses longueurs pour orne- 
ments ou amusements des en- 
fants.— Chose précieuse et rare. 
Esp. et Ital. perla. Port, perola. 
Bas lat.perna, pernula. 
— Siam pas cici per enfila de per'o. 

-- Dison ben que lei rièu, susl'erbo de sel bord 
Dei mouiiiagno a la tnar carrejon de gran d'or • 
Uu aqui pescon de bleu qu'an de perlo tan bellô 
gue d uno n'aunan proun per nous eroumpa 'n ousiau. 
A. Bayle, 1875. 

— Coumo la bandissW de caire, 
Uno galino sa coumalre, 
Li dis : Li pensas plus, tnoun rei ? 
Es nno perlo ! — M'en cbau galre ; 
D'un tèu diaman que n'ai a faire ? 
Bourrelly. 

Permena, n v. a. et rcc. promener, faire 
Se permena, || aller, transporter. — Abuser, 
lasser, promettre. — Marcher 
par désœuvrement ou par dis- 
traction. Lat. prominare, aller 
devant. 

— l'cr mesura si ciinibo e per m„rca si bras. 

Ta raan sus lou carloun pernieno lou coumpas • 
Sies toul releni, siès loiu en aio ' 

Tavan, 1868. 



Permenado, s. f. marche, distraction. 

— Lieu où l'on promène. 

— Mes aro es l'houro que jou clabe 
Per unis 1res o qualre jours 
Le pourianti de monn dis"ours, 
Per dnilii pey la permenado 
Coumo l'aben imagmado. 
Goudouli. 

Moussu, sul bel milan de nosiro permtnado 
Toul aqucs ourmes b.els, qu'Agen a bis fourma, 
bemblon, en nous iressan uno bollo ennarlado. 
De géans arrengals que se locon la ma. 
Jasmin, 1837. 



remue, 



s. m. nom de nombre, premier. 



a<lj- et s. V. a. permis, non dé- 
fendu, toléré, accordé. — Per- 
mission, billet. 
- Très siècles l'in permès las milo arlequinados. 
Pernio, m conj. bas lira, parce que, afin que, 
Per mour, à cause, pour l'amour de. 
Pramo, \\ 

— Tu crezei, viei molou, lo raço bien obilo, 
se venguel lou renar au chai, 
Per mour que v' obiia lo vilo ' 
Nensabe mai que vou, b'a cent tour dm moun sa. 
Foucaud. 



Pep-mo-fico, 

Per-mo-figo, 



adv. interj. par ma foi, 
tant pis, je m'en moque. 



Var. per mofé. 



— Se li a caueun que s'en facile 
Per-mo-figo, elsegralero. 



Pep nioïo, 

Per moïsso, 



adv. et interj. certainement, 
par ma foi, vraiment. 



Pei 



- Quand vers miéjour uno vièio raïolo, 
l'enno de sen, qu'ère anado à l'escolo, 
^nlrelo dis : per moïsso ! aquèles 1res 
boun pas vengiiis de lan iuen per pas rés. 
DeLafare, 1838. 

iMons c eols, adv. par monts et par 
vaux. 



Perna, 

Esclapa, 



V. a. fendre, diviser, partager. 
Esp. pernear, s'agiter. 
— F6u perna aquel souc. 
- L'Aigo de toun besal en dous ribans perna Jo, 
Fasi6 de sa lapoulejado. 
Trima dos rodns, neit e jour. 
Mir. 



Perneto, s. f. cornette, coiffe d'enfant, 
Perno, bavolet, couvre chef. — Lange 

d'enfant. 

— Vai baisa douçomen l'amislousel efan 
Qu'es alounga dins sa periielo. 

Perno, s. f. bas Jim. perle. Fr. centr. prune. 
Esp. pierna, jambe. 
— Perno-batre , se débattre , 
mourir, avoir des convulsions. 

Pèro, s. f. poire, fruit du poirier dont on 
obtient une grande variété par 
la culture. On en fait des com- 
potes et des confitures ainsi 
qu'un vin nommé poiré, qui 
trouve ses amateurs et « ses 
détracteurs. 



PER 



— 1044 — 



PER 



Pero, s. f, père. (Voir paire, pay). 



Pero-cnriiie, 

Reynaubi, 



Perot, 

Perrol, 



s. m. Iraquet stapazin,tra- 
quel oreillard, cul blanc. 
Oiseaux de passage qui voya- 
gent surtout la nuit et qui 
nichent dans les garrigues et les 
lieux accidentés. 

s. m. héarn. robin mouton, bélier 
conducteur, mâle de la brebis, le 
père des agneaux. 

— Souy ben per lus coumo uno fedo 
Quii separon de sou porol. 

Favre. 

— Scguè lèu fa ; sis ieul lonmberon 
Sus un perol gros coum' un our, 
Qu'avio gagna 'n pris au councour. 

Bigot. 

Peroutié, I] s. m. poirier amandier à petits 
Peiréùé, Il fruits non comestibles, fam. 

des Pomacées. 

Perparnilo, s. f. véronique à feuille de 
Paparudo, lierre, Veionica hederœfolia, 

pi. fam. des Scrophularinées à 

petites fleurs bleues. 

s. m. propos, sujet, motif, raison, 
discours, résolution. 



Perpau, 

Prepau, 

PerpelusoS; 

Perpils. 

Perpensa, v. a. méditer, réfléchir, 
Perpin, 



s. f. pltir. les paupières, 
les cils. 



m. parpaing, pierre qui tient 
toute l'épaisseur d'un mur. 
Bas lat. parpamis, à deux pans. 

— Dan matin au vespre en toutes sasoos 
Derroucanl perjiins, bougotse cairous. 

Perponn, s. m, pourpoint, ancien vêtement 

qui prenait du cou jusqu'à la 

ceinture. Esp. perpunto. 

— De malin davans l'aubo 
Repasse lei cisëu 
O'aqueli que fan raubo 
Ë perpoun e mantéu. 
Saboli . 

Perpreme, v. a, entreprendre, commencer. 
— Railler, tourmenter, critiquer. 

— Veirès ben que quand vous pe'prcnon 
Diou sap coua.0 diable vous menon. 

Favre. 

Perqué, conj. pourquoi, pour quelle raison, 
puisque. 



— E vequi perqué ma belio 
N'ai gis de cansouu per lu. 

— Canten, perqué siam ben sus l'erbelo asseta. 
De vers qu'aquelei baus van redire espania. 

Crousiliat. 

Perrec, s. m. gasc chiffon, bon à rien. 

Perrouquet, Il s. m. perroquet, oiseau 
Parrouquet, || grimpeur à bec recourbé, 

qui imite la voix humitine et 

divers cris d'animaux. 

liai, parruchelto. Esp, periquUo. 

Oiseau à capuchon à perruque. 

— Coumo d'aulres qu'an pas jamai agu d'enfans 
Siègue per fantaisie ou fiblcsso ou manio. 
Lus foù de parrouquets ou de chis ou de cals. 

Féli^. 

— La provo qu'ancien tems h bestio se parlavon. 
Es que li perrouquels nous parlon quauquifés. 

PePB, adj. bleu clair. — Bleu verdâtre. 

Pepsesre, j v. a. poursuivre, courir après, 
Persegui, \ rechercher, persécuter. 

Esp. persegmr, 

— N'ey pas voulgudb perdre unoalmoyno la grando 
A faulo de persegrc, e do boun fa demande. 
Auger Gaillard, 1S68. 

Persieno, s. f. jalousie ou châssis à jour 
imité de l'Orient. 

Persilhado, s, f. assaisonnement de viande 
oîi le persil domine. 

Perso, conj. pour cela, parce que. 

Personnage, s. m, prince , dignitaire , 
homme important. — Indivi- 
dualité fictive, acteur, tragédien, 

— Per aco dounc ey paur que ièu souy un grand fol 
ll'ab' cnlrepros d'escriur' a la grand persounalge ; 
Mes, siro, que dirias que me douoo couralge. 

Persouno, s. f. personne, individu, quel- 
qu'un. 

— Lou demounla poussedara 

Beyraii m6mo lou diable y pareche en persouno 
Ë lounobie collouisara. 
Jasmin. 

Pertouea, v. n. toucher , concerner , 
regarder, avoir rapport à. 

— Ce que perloco sa bovendo. 
Quand bèu que d'aigo, es qu'a rea mai. 

Pertout, adv. partout, en tout lieu, 

— Prend un ve|e, e pin, pan, t'espousso mouo JaC" 
Que vesias de perloul voulastreji de plumo, 
Cassan . 






PES 

— Pcrloul li peiro soun daro. 

— Clau d'or ou\ ris perlout, 

— Quau lengo a, perlout pol ana. 

Pertraire, Il s. m. dessiner, imiter, pein- 

Pourlratre, || dre, dépeindre. 

Lat per trahere, traduire, repré- 
senter. 

— lèu, pcr bous dire lib.omen 
Ccjussi cal que si6 per me plaire, 
Sur un papio la bau pcrlraire ; 
Car pcr lira riuicom de bol 
La plureo val bé le pincel. 
Goudouli. 

Pertraeh, Il s. m. image d'une personne en 
Pourtrat, Il dessin ou en peinture, res- 
semblance, imitation, descrip- 
tion. Lat. pertrahere, retirer, 
traduire. Esp. retrato: H. rilratto. 

— Aqui vosie perirach, vous somblo trop, e vole 
t'as me quita flaquil davans lanl do beulal. 

Roumieux, )862. 

Perturbatour, s. m. perturbateur, tapa- 
geur. 

Pertus, s. ?n. Irou, fente, issue, évent. 
Fr. centr. pertiau. 

— Adounc sa \ouls coumo uiio corno 
Fai ressounli mouiils e pcrlus. 
Langlade. 

— Mau-pertus, mauvais trou. 

— Roco-pertuso, roche percée. 
Perus, s. m. poire sauvage, d'étranguilion. 

— D'aqui lou capouchin gounfls couni'un perus 
D'au gros pegiu qu'avié s'en ané lout oounfus. 

Bellot. 

|Perviiico, Il s. f. pervenche à grandes 
Provençale, \\ feuilles, pi. fam. des Apocy- 
nées à fleurs bleues ou blanches. 
Vinea mijor. 

?er\ouga, v. a. crépir, hourder. 
(Voir perferi.) 

?em, s. m. poids, masse d'un corps solide, 
mesure de gravité. Ital. peso. 



res, 

Pats, 

pesa, 

feza, 



s. f. paix, sécurité, concorde, repos, 
calme, réconciliation. (Voir paa;.) 
— Fas^s en pès vosire camin. 

V. a. peser, examiner, comparer. — 
Appuyer, être à charge. 



— 1045 - PES 

— Moussur, bous lenels la balanço 
A la segoundo cour de Franco ; 
Nosiri! |irouc(!s s'y ppsara ; 
Aco sera quand bous playra. 

GouJouli. 

Pesado, s. f, pesée, quantité de choses 
Pezado, pesées. — Effort, poussée. 

— Foudra faire mai d'uno pesado. 
Pesadon, s. m. peseur public, poids, 

romaine. — Peson à ressort. 
Pesage, s. m. pesage, action de peser, 
salaire du peseur. 

Pesant, Il adj. lourd, fort, gros, lent. 
Pesuc, Il 

— Amies ! moun amigo es raro, 
Vôu segur soun pesanl d'or. 
Mai soun cor es lien encaro 
Lou muiuur de voslri cor. 
Ta van, 18GS. 

— Aboulissen lei privilcgi 
Seis abus eron trop pesant. 

Di'sanal. 

Pesea, v. a. pêcher, prendre du poisson ou 
quelque chose tombé dans l'eau. 
liai, pescare. Esp. pescar. 

— Avien tout prés dedins un bou ; 
Risquavon de lampli la |)ièlo 
S'aguesson pesca eoumofou. 
Oesanal. 

— Se pescavo à la ligiio un boffi maigre ou gras. 
N'en fisié loujuur duus repas, 
Dinavo de la car, soapavo de l'espigno 
Bigot. 

Petieaire, Il s. m. pêcheur par métier ou 
Pescadour, Il amateur de pêche. It. pescatore. 

— Presque lonli li pescaire 
Au mas se soun réuni, 
Manco pas que li rebalaire. 
Mes de iuen li vesen veni. 

— Ai visl peréu, long di flot clar 
Li pescadou, la man sus l'anco, 
Pople revoi que noun assanco 
Lou revoulun di toumplo amar. 

Rocbctin, 1870. 

Pescarié, s. f. pêcherie, emplacement favo- 
rable pour la pêche. 

— Adiou randrz-vous dei rassaire, 
, Siès l'aboundouso pescirié, 

Au ped di mouni, plen de gibié. 

Peseairôu, s. m, marlin pêcheur d'Europe, 
Alcedo ispida, joli oiseau à brillant 
plumage, qui niche dans le voi- 
sinage des eaux courantes. 



PES 



1046 



PES 



— Coumo nno folo 
Pesquoirolo 
Toumbo s' un pei, l'esirasso e volo. 
Brunet. 

— Auziguère un mal! pioula lou pesciirôu, 
Lesle, aviva, prouprel, sus la gravo couriou. 

Félix, 1862. 

— Nom donné aussi à quel- 
ques échassiers qui ne vivent 
que de poisson, aux maubechfS 
busards, etc. 

— Mes de qu'ai v;s? d'au ped d'un pivo. 
Un pi'scair6ii part ilins lou nivo 

Piei cabusso juste à Ires pas. 
Cavallé. 

Peseajon, s. ?n. crêpe, beignet, pâte frite à 
la poêle. Esp. pestino. 

— A l'houro oun fan sauta lou pescnjou 
D'un pay Ijoussu, d'uno may lorlo, 
Nasquet un droite ; aquei drolie aco's jou. 

Jasmin. 

Peseo, s. f. pêche au filet ou à la ligne. 

— S'eici foulié vous debana 
TouU si pesco mirsclouso, 
Pourrias per avans abena 
Toui lou cambe d'uno lialouso. 
Koumiuux, 

Peseo-borjsne, s. m. métier inconnu, 
lucratif, facile. 

— Es un véritable pesco borgne ; 
Es lou pater dis ase. 

Peseo-inoano, s. et adj. économe, égoiste, 
avare, Gr. fcovcç, seul. 

— La fournigo es pesco-mouno 
Dùno pas soun lard ei cal. 

Pesé, I s. m. pois cultivé, pi. fam. des 
Peze, Il Papilionacées, dont les grains frais ou 
secs servent de bonne et saine 
nourriture, et dont les fanes 
sont consommées pHr les ani- 
maux. — Pismn salivum. 
liai, pisello, Gr. zjuror. 

Pesés lieeutB, n s. m. plur. pois chiches, 
Ceses bequis, \\ pois pointus, Cicer arieli- 

tium, cultivé dans les pays 

chauds. 

Pesé de seiitou, s. m. pois à fleurs odo- 
rantes, gesse odorante ; pi. exo- 
tique, même fam. cultivée 
comme plante de jardin. 
Lalhyrns odorata. 



Pesé sauvage, Il g. m. pois sauvage, pois 
Peze des cmnps, || de pigeon , pois des 

champs. Pisum orvense, fam. des 

Papilionacées. 

Pesie, e. m. béarn, griffe, ongle, trompe 
d'insecte. 

Pesica, v. a. béarn. gratter, faire démanger. 

Pesoul, Il s. m. pou, insecte aptère parasite 
Pezoul, 11 de l'homme et de certains ani- 
maux. Esp. piojo. 11. pidoechio. 

Pesouious, Il udj. pouilleux, misérable, 
Pezouious, Il gueux. Port, piolhoso. 

— Es lu rafala !... se l'a 'n pesouious. 

Es btn loujoar eu qu'es lou mai (luurious. 
Roumandie, 186b. 

Pesquié, s. m. vivier, bassin oià l'on 
nourrit, où l'on tient en réserve 
divers poissons. 
— Entre que voules l'abourda 
Crac, vejà l'aqui que cabusso 
Dins lou pesquiB delà mcrlusso. 



Fa- re 



Pessa, 

Pessiga, 



■■- Soi- 



V. a. V. l. penser, songer, 
gner un enfant, emmaillotler. — 
Casser, briser. 

Pessaire, s. m. casseur do pierres. — Petit 
marteau, maillet pour casser les 
noix ou les amandes. — Bû- 
cheron. 

Pessainen, || s . m. peine, souci, chagrin, 
Pessomen, || inquiétude. (Voir pensamen). 

— Cent escut de pessomen pagon 
pas un dénié de deule. 

— L'ai lira d'un gios pessomen. 

— Cor aiman a ranta mémo dins la Irislesso ; 
Que boules, semblo qu'iii canlan 
Lou fui des psssomens n'amarejo pas lan. 
Jasmin. 

Pessainentons, |j adj. inquiet, songeur, 
Pensaliou, || qui a du souci. 

Pessan, s. m. bloc de pierre. (Voir pesso). 

Pessei^au, adj. fou, léger, écervelé. 

Pessegot, s. m. tronc d'arbre étêié. 

Pessegne, || s. m. fruit du pêcher alber- 

Pessegre, ', gier, pêche de vigne de mau- 

Pesssec, il vaise qualité, dont la peau et le 

noyau sont adhérents à la pulpe. 



PES 



1047 - 



PET 



PesseKuïé ■noiilan. 



Presseguié, 



Pesseto, 

Peçeto, 



pêcher 



commun dont la 
peau el le noyau se détachent de 
la pulpe (y o\r precel. 
Amygdalis persica. 

s. f. petite pièce de monnaie. — 
La piécette en Espagne vaut 
1 fr. 05. 

— L'or il'ailliur lou gardayoi mal, 

SabI pas soulomen counseiba de pesselos. 

Pessieiro, Il s. /". réduit fermé avec des 
Paismiro, Il claies pour garder le poisson 

au bord d'un étang ou d'un 

canal. 

PeBsin, s. m. uriae, excrément liquide. 

— Sounro vies broassa toun pessin, 
Quand sentira lou jaussi;min. 
Gelu. 

PeMso, Il s. f. pièce, portion, morceau.— 
Peço, Il Manusciit, ouvrage d'imagination. 
— Vigne, champ, propriété. — 
On tonneau, une futaille. — 
Petite monnaie. — Bloc de 
pierre. Esp. pieza. liai, pezzo. 

Pcsso doubla, s. f. gras double, 
la panse du bœuf. 

- En caligné aven uno bravo pesso. 

— Coupéian li pcsso au milan. 
Té, tant per lu, per iùu autan, 
E chacun nié <le soun caire. 

— Souven t'ai caligna coumo pesso friando, 
E n'as agu per ièu qu'un rire de coumando. 
Ricard. 

— Aro ai pas p6u d'esire représ, 
L'ia digun, Toni, bon couragi, 
Leissar vint franc sérié doumagi ! 
Dos peços em aquelo fan très ; 
Aco dich, coumo uno granoulho 
D'un bound si lanço dins loa gour. 

Aubert. 

Pessu, s. m. jjinçon, marque sur la peau, 
Pessuc. meurtrissure. — Une pincée, pres- 
que rien. 
Gr. aif|<«, bord. 
Esp.pecilgo, morceau. 

— Un pichoiin pessu de safran, 
En plaço d'aigo, de vin blan, 
De giroQe n'en fôu pas gaire, 
Quatre clavè.i fa'an l'afaire. 

Crea>My 1866. 



PeMsuK», V. a. pincer, serrer avec les doigts 

ou les griffes. — Toucher une 

friandise. Esp. pecilgar, pincer. 

— Amenlo pessugaudo. 

— Figuro le lei car poupudo, 

Lei formo courcbounado e drudo 
Dei lous cresiii.n d'ouni, scnso lin 
Ièu pussugue lou casaquiii. 
Morel. 1822. 

Pesfiug^aire, s. m. pinceur, mâchoire d'ou- 
til, pièce en bois du chasseur au 
cimeau. 

Pesta, V. 11. pester, jurer, crier, maudire. 

Pestel, Il s. m. pêne, petite tige en fer carré 
Peile, Il qui glisse dans la serrure et qui 

entre dans la gâche pour tenir 

une porte fermée. 

Variante peslet, pesclet. 

Lai. pessulus. Esp. peslillo. 

Pestela, i;. a. fermer à clef ou au verrou. 

Peila, Gr. zn-aniya., fixer. 

— Uno cisicrno peslelado 

Un frés jardin tout enclaosi. 

Peatelli, || s. m. v. l. pilon, maillet, rondin 
Pestil, Il de bois pour fouler les mottes. 

Pesto, s. f. peste, fièvre mortelle, maladie 
contagieuse, chose pernicieuse ; 
gens désagréables. 
AU. pest, du ht. pestis. 

— Vai-i'en, ou t'escrase la teslo, 
Vengues pas mettre eici la peslo. 

— La peslo sié dau maridagi 
Quand nous gardode marri joDr. 

— Mi mandon de manans, de booyouns e de peslo. 
Mai que ce qu'un curai n'en pourrie beoesir. 
Richard. 

Pestre, s. m. v. t. boulanger, pâtissier. 



Pestri, 

Presti, 



V. a. pétrir, détremper la farine, 
la mêler ; du bas lai. pi$trire. 
(Voir pasia). 



Pet, 

Peto, 



s, m. cat. vent qui s'échappe avec bruit, 

petite explosien du bois qui se casse 

ou qui brûle. II. peto. fort, peido. 

— Se fonil la nèu di las sierras, 
Rumbejan los vtolers, 
Esclata un axam de rosas 
A cada pelo del vent. 
Mdili, 1873. 



PET 



— 1048 — 



PET 



Pe*, Il s. m. puy.pic, montagne, élévation. 

Pech, Il 

— Pels e coumbos se clauflsson 
De miles de campagnars ; 
Lous grans cainis se ramplissoa 
De pielouns amay do chars. 

Jasmin, 1829. 

Pet», V. n. lâcher des vents avec bruit. — 

Claquer, éclater. — Se casser, se 

rompre. — Manquer. 

— De (iPla sus li banc, la iiué, lou jour souspire, 
Qu'ouro ié revendrai? pode pas le ioa dire. 
Gaslil-Iilaze. 

— Lou basioun pelo toujour ai \m fible. 

— Aimo trop défaire pela soun fouel. 

— Lou loup disié que lou rcinard 
Li avié fa pcta 'no galino, 

La veio au sero, sus lou lard 
En inlranl dins l'escuresino. 
M. Bourrelly, 1870. 

_. Loclour, sièu d'avis, quant à lèu 

Que deven pas pela pu niul que nosie quièu 
More! , 

Petaclio, s. m. rapièceur, cordonnier en 
vieux. 

Petado, Il s. m. foire, fiente liquide des 
Petarrado, || vaches ou des chevaux. 

— Aco's pas que peterros e que fum 

Petadis, l| s. m. gite, lieu que fréquentent 
Petarèu, || les lièvres ou les lapins et oii ils 

ont coutume de fienter. 

(Voir petoulié). 

Petairolo, s. f. digitale pourprée, gantelée, 
Digitalis purpurea, pi. fa m. des 
Scrophularinées à fleurs roses. 

Petar, I «. m. boîte remplie de poudre pour 
Petadûu, I produire une exp'osion, coup de 

pistolet, canonnière d'enfant. — 

Saillie. 

— S'un prince nay, lou canou lou salado ; 
Aquel salut annoiinço lou bounhur ; 
Mes jou, pauret, fil d'un paure lalhur, 
Nat peladou n'announcel ma bengodo. 

Jasmin, 1852. 

— Per lous défendre l'esCdlado 
Poulios bi-n layssa sul ramparl 
Mostro gougio qu'a buuii pelarl. 
Aug Gaillard. 

Pétard», v. a faire jouer la mine, enfoncer, 
miner un rocher, une partie de 
muraille, une porte assiégée. 



Petardié, s. m. mineur, artificier. 



Petarrà, 

Poularas, 



s. m. broc, vase de terre, pot à 
eau, mesure à vin. 



— Coumo se ilisias qu'à Maiano, 
léu, Roumanilio émé Mislra, 
.^navian bùure au pelarra 

E manjaviau uno gardiano. 

A. Dumas, 1857. 

Petarel, s. m. Lychnide dioïque, silénée 

Petarèu, des prés, pi. fam. des Silénées à 

fleurs odorantes. 

Petas, s. m, pièce, morceau d'étoffe, vieux 
ou neuf. — Dim. petassou. 
Esp. pedazo. 

Lengo de pe/as, critique, coup 
de langue. 
— Car Ioa Irauqueri lùu de mai de quatre passes 
An dos balosdedins, qu'el calguec dous pétasses, 
Car d'eslre espasassiou es moun purmier estât. 
Aug. Gaillard. 

Pctassa, V. a, rapiécer, réparer un vête- 
Petossa, ment. — Recti6er, justifier, 

excuser. 

— Aco's petassa emè de fiou rouge. 

— Cau pelasso soun tems passo, 
Cau repreii perd soun tems. 



Petassarié, 

?etassage, 



!. f. et m. rapiéçage, rapié- 
cetage, réparation. 



— Coums Arlequin lou letassa 
Qu'en badinan disié la verila. 

Petassau, s. m. gros coup de poing ou de 
bâton, taloche. 

— Mes jugerian pas à prepau 
D'espcra d'autre petassan 
Que nous aurié mes en coumpote. 
Favre. 

— I 'aven ficha un rede petassan. 

Petavet, s. m. martinet, hirondelle de clo- 
cher. — Engoulevent, oiseau 
crépusculaire. 

ler-sero un petavet pourtavo au clar de luno. 

Un enf?.nl dessout' eu ; s'ero voslre pn'houD, 
Subre lou vièu clouchié Ion troubarés amoua . 
Bourrelly. 

Petavin, s. m. ronce bleue des buissons. 
Amouro de rastoul, le fruit. 

Pe* e» l'er, s. m. vêtement négligé de 
femme, courte robe de chambre. 

Petev», V, n. travailler, peiner, s'agiter. 



PET 



- 1049 — 



PET 



Petegros, I s. f. plur. embarras, inquiélude, 
Petelhos, \ bruit. —Transe, élonnemenl. 

Petegou8, adj. pollron, peureux, foireux. 

Petegoun, (\ o'ir petoucho). 

Peteirolo, s. f. terme de tisserand, rup- 
Primacholo, ture d'un ou de plusieurs fils 

de chaîne, défaut ou inégalité 

d'un tissu. 

PetejB, Il V. n. craquer, pétiller, éclater, 
Peleneja, Il craqueler. 

— La San pctejo dins lou fîoc. 

— Que pièi s'aiele la carrelo 
E que peirje dur Ion fuDit. 

Girard, 1875. 

- D'ano vivo clarlà que brilie la cousino, 
Que la broundo pe!eje au fioc. 

Petela (Se), v, rec. rouerg. s'inquiéter, 
s'impatienter , se renfrognei' , 
bouder. 

PeteleKo, || s. f. démangeaison, impatience, 
Petego. Il envie, désir. — Peur, frayeur. 

Peteliu, I s. m pistachier térébinlhe, ar- 
Pudis, I brisseau des garrigues, à petites 

fleurs rougeâtres. Pistacia tere- 
hinthus. (Voir petourlin). 

Peteto, Il s. f. poupée, personne mal ajustée, 

Petilo, Il mannequin, figure en plâtre. 

— A veire l'Immoubililal 
D'aqueles gens, en verllal 
Dirlas de peleles de ciro, 
Loas prendrias toutes per de muls. 
G. Azaïs. 

Petiaire, s. m. vératre blanc, ellébore, 
Baraire, varaire, pi. à fleurs d'un jaun-- 

pâle , fam des Mélanthacées. 

Vératrum album, 

Petié, s. m. genêt à balai, arbrisseau de la 
Sabagol, fam. des Papilionacées à fleurs 

Légumineuses jaunes. 

(Voir ginesto). 

Petilha, M v. n. retentir, énlater, jeter un 
Pelrilha, || éclat, subit. — Montrer de l'ar- 
deur, de la joie. 

— L'argen !... es que l'argen es quaucoumet aeô, 

Per un ome que sent pelrilha dins soua c6 

La boulugo de poésio. 

Jaaniia, 18S6. 
«6. 



Petima, j] y. a. et rec. choyer, gâter, mignar- 
Se petima, i der. —Se délecter, se réjouir. 

— .Mes canio, ris, es libro, su pelirao. 

Petiii, Il S. m. petite cu.scute qui détruit les 

fiasco, Ij luzernes, pi. f. des Convolvulacées. 

Cuscutaepitkymuin, 

Petitoiin, dim. adj. très [dit, mignon. 

Peto, s. f. crotte, petit écliit de boue sur les 
vêtements. — Crollin , fiente , 
ordure des petits animaux. — 
— Peur, frayeur. Dim. petoucho. 

— Gervais 'anavo i pelo eirié sa saumo. 

— A loujour pelo ou fouiro. 

Peto-barau, s. m. creux d'argile que font 
claquer les enfants. 

Petoufla, V. n. faire des mauvais rap- 
Pitoupeja, ports, médire, accuser. 

Petoflo, s. f. médisance, billevesée, bali- 
verne, idée creuse. 

Petouire, || s. m. bruit, tracas, embarras, 
Petego, Il inquiétude. 



Petolagrano, 

Mourre-pourcin, 



s. f. et m. pissenlit, florion 
d'or, dent de lion, pi. fam. 

des Composées à fleurs jaunes. 

Leontodon taraxacum. 



Petoto, H s. f. poupée d'enfant. 
Peteto, Il fillette. — Mal au doigt. 



Jeune 



Petouelio, 

Petego, 

Petoulié, 

Peloiirié, 



s. f. et adj. peur, frayeur, 
émoi. — Lâche, poltron , 
peureux. 

s. m. gite, lieu que fréquentent 

les lièvres ou les lapins pour 

fienter, 

— S'enchau pas se sonn pé se councho 
Soun pé nus au petoulié frés. 

Petoulo, s. f. crottin, fiente des brebis, 
Pelouro, des lièvres et autres quadru- 

pèdes. — Saleté qui s'attache à 
la toison des bêles à laine. 

— Camarade, parei que vous pourlas pas mau ! 
Devès pas vous nourri de peloulo de libre ; 
Lou chin re.^pond : Despend pas que de vous, foulran, 
D'estre gras coumo iôu, quilas vosto cassino ; 
Dins vosti bos, gâchas, manjas pa 'n boa moucel, 
Embè li bouscatié ses à cop de coutel. 
Bigot, 1802. 



PÈT 



— lOSO - 



PEU 



Peloun, 

Penel, 



s. m. pelit pied. -Pied d'agneau, 
de chevreau. 



Petouneja, v. n. regimber, répliquer, dis- 
cuter, murmurer. — Pétiller, 
éclater. 
— L'amoufiè pelouncj i au fioc, 

Petonrié, s. m. vidangeur, ramasseur de 
crottes. 

Pctourliii, Il s. m. pistachier lérébinlhe, 

Pudia, Il arbrisseau des garrigues sur 

lequel on voit des longs cornets 

rouges remplis d'insectes ailés. 

Pistacia ierebinthus. 

Petonrlino, s. f. cujulier, mauviette, 
Coulelou, alouette des bois, lulu. 

Alauda nemoraUs. 
— Oiseau de plissage en automne, 
qui se tient p.ir petites troupes 
dans les lieux boisés, broussail- 
leux, et nous quille au priniemps 
pour aller nicher dans les mon- 
tagnes. 

Pctourroun, s. m, vétille, bagatelle, crottin 
des petits mammifères. 

Petons, adj. péteux, péteur, grossier, incon- 
gru. — Grêle, menu. 

— L'an coaclia coumo un petous. 

— Lèu-doun Jupiter pren 'iio baro, 

E coumo de petou, 
Lei chasse lou. 

Foucaud. 

Petouflo, Il S. m. et adj. petite fille, équi- 
Pelouo, valant au mot péteuse, mer- 

Petoué, Il deuse. — Petit oiseau, bec fin, 

fauvette, grimpereau, roitelet, 

troglodyte. 

— La pclouc si bindousso 

Pendudo an uno vis, (vigne) 
Pensan pas que la vido 
le sera léu ravido. 



Peto-vanto, 

Peiet, 



s. m. las lim. vantard, or- 
gueilleux. Patelin, déconfit. 

— Queu pelo-vanio 
Olor se planlo 
K dil tout bas ; 
N'en vouliô pas. 
Foucaud. 

Petriea, v. n. mendier, quêter, glaner. 



Pétrifia, |l v. n. pétrifier, changer en pierre. 

Sepelri/ia, \\ Fig. étonner, surprendre. — 
Devenir pierre. Lat. petra fieri. 

P<>trîlha, V. n. pétiller, étinceler, briller ; 
Petilha, manifester de l'ardeur , de 

l'esprit, 

— Aqucsio, riche, en malbre, es pichounelo. 
Et pel milan pctrilho uno busquelo 
Oun justomcn nous caufan un arlcl. 
Jasmin. 

Petroli, s. m. huile minérale à odeur forte 
et bitumineuse. Lat. petrœ oleum, 

Petuerrî, s. m. vacarme, tapage, tracas, 
Petouire, embarras. {\ oiv petego.) 

Petiig:o, s. f. huppe, joli oiseau de passage 
Pupu, qui vient d'Afrique en mars et 

Lipego, disparait en octobre. Il est remar- 

quable par la huppe de plumes 
droites sur la tête. Son plumage 
est d'un roux vineux avec l'ab- 
domen blanc. Les huppes fré- 
quentent de préférence les lieux 
bas et humides pour y chercher 
les insectes ou les vers dont elles 
se nourrissent. 

— E lou coche s'en va gai coanio uno pelugo 
Sigueni lois esso de la vau. 



Petngo, 

Belugo, 



s. f. crochet de bois tournant sur 
une vis et servant à fermer, lors- 
qu'on ne veut pas employer un 
verrou ou une serrure. 



Petun, s. m. tabac à priser. 

Peu, I s. m. poil, chevelure, filament. 
iel, I (Voir pel,) Lat. pilus. 



Piel, 



Peu, 

Pel, 



— Un brin, un peu, 

— De tout peu marido bestio. 

— Me coslo li peu de la teslo. 

— Sérié femno a parti un peu. 

— Peu fouletin ou fouladh, poil 
follet. 

s. f. peau, surface extérieure qui 
enveloppe la chair, — Cuir, écorce, 
enveloppe, superficie. 

— Se dou diable ven l'agnèu 
Au diable s'en vai la pèa. 



PEZ 



— 1051 



PIP 



l'ènlhous, adj. pouilleux, vermineux. 
Pezotilhous, 

Pènlino, Il s. f. espèce pouilleuse, vermine, 
Pezoulino, \\ engeance. 

Pèulut, adj. poilu, velu. 
Pèutira, v. n. tirer les cheveux. 
Pey, adv. ensuite. ( Voir pei, pièi). 

— El regarilabo pcys do vioure conmo cal. 
Pejj s. m. poisson. (Voirpeis, peissoun.) 

Peyouii, s. m. enveloppe, balle des grami- 
nées,étuiclesgrains. (VoirpeiJu). 

Peyrassil, s, m. jasc. persil cultivé, plante 
potagère. 

Peyrenc, i adj. pierreux , rocailleux , 
l'eyrut, \ hérissé. 

Peyreto, s. f. petite pierre. 

(Soir peireto, peiro.) 

— Loas cls oubers saanejo, 
El sans peyretas ni martel 
Se bastis un pichou casicl. 
Jasmin, 18i0. 

PeyriKOS, s. f. plur. terrains pierreux, 
mauvais chemins. 

Peyrou, 1 adj. et subst. lieu pierreux, pro- 
Peirou, | menade de Montpellier établie 
autrefois sur un plateau pier- 
reux. — Banc de pierre. 

— Quand ai mounla sus l'Esplanado 
Quand ai bisi luun famus Peyrou, 
Touio ma pou s'en es anado. 

Jasmin, 18"48. 

— Lou vesès abal selut su! peiruu. 

Peza, V. ad. peser, déterminer la pesanteur 
d'un corps, examiner. 

Pezado, ri s. f. pesée, quantité de denrée ou 
Pesado, || de marchandise pesée. — La 
trace, l'empreinte du pied sur le 
sable ou la neige Esp. pizado. 
Gr. ^i{», pied, semelle. 

Peza^no, i s. f. maladie des moutons, bou- 
Pezogno, \ tons qui survienneutaux pattes, 

maladie de peau produite par 

un acarus. 

PeaBe, s. m. pois, légume. (Voir pesé). 



Pezel, Il s. m. bouts de fil ou de cordes. — 
Peiil, Il Peigne, les fils de chaîne qui restent 

sur l'ensuple, lorsqu'une pièce 

de toile est finie. 

— Les cordons d'une émou- 
cbette qui pendent sur les flancs 
du cheval, et terminés par des 
nœuds en forme de pois. 

— Un loun silenço se faziô, 
El debanan lou pezd que nouzaben 
Nous-aus seluis sul souquel, escoutabon 
Lous counles biels qu'une bieilho diziô. 
Jasmin. 

Pezeft;iio, s. f. l'enveloppe sèche des pois. 

PesKena, w. n. grésiller, grêler, comme s'il 
tombait des pois. 

Pezenado, s. f. petite grêle, giboulée. 

Pezieiro, s. f. champ de pois. 

Pezolo, s. f. terme de tisserand, petit poids 
accroché pour la tension des fils. 

Pezoul, Il s. m. pou, insecte parasite. 

Pouilh, Il (Voir peso»/). 

— Es uu pezoul revengut, un par- 
venu, un gueux retapé. 

Pezoulièro, s. f. sale taudis, mauvais 
cabaret. 

Pezoulino, || s. f. vermine, race pouil- 
Peoulino, \\ leuse, pucerons parasites des 

plantes. — Punaises qui s'atta- 
chent sur les feuilles ou les 
liges de certains végétaux. 

Pezuc, adj. lourd, pesant. (Voir pesuc.) 

— Fuguet I ezuc, un pau panard 
N'avi6 pu< soun ardou passado. 
Azaïs. 

Pi, i»in, s. m, pin, arbre résineux, fam. des 
Conifères, qii fournit, par une 
incision longitudinale sur le 
tronc, les diverses résines em- 
ployées dans l'industrie. 

— Les pommes du pin pignon, 
pigne, renferment des amandes 
bonnes à manger et à faire 
diverses friandises. 



PIN 



— 1052 — 



PIA 



Pi, 

Pko-bos, 



Pi blu, 

Piqué, 



s. m. pic, oiseau grimpeur dont on 
connaît plusieurs espèces qui se 
nourrissent d'insectes et de lar- 
ves. Ils ont le bec fort et la lan- 
gue longue, et frappent l'écorce 
des vieux bois pour en faire 
sortir les insectes, delà leur nom 
de famille : Picus. Les pics dépo- 
sent leurs œufs dans les trous 
des vieux arbres. 

Il s. m. silelle lorchepol ou d'Europe. 

Il Sitta Europea. Petit oiseau grim- 
peur à plumage d'un bleu cendré 
dessus et jdunâ'.re dessous. On 
l'appelé aussi pic maçon, parce 
qu'il arrange le trou de son nid 
avec de la boue. Cet oiseau court 
rapidement le long des branches, 
comme les pics, et frappe l'écorce 
pour en faire sortir les insectes, 
il se nourrit aussi de noisettes, 
de baies et de semences diverses. 



Pi 



Pi col de ser, 

Tiro lengo, 
Fourmihé, 



s. m. torcol d'Europe, 
oiseau grimpeur dans le 
I genre des pics, qui se 
nourrit d'inssctes et de piéfé- 
ren e de fourmis. Le torcol a 
des mouvements onduleux du 
cou à la manière des serpents, 
dépluie sa queue en éventail et 
redresse les plumes du haut de 
la tête. Lat. yunx torquilla. 

Pi nesre, s. m. le grand pic noir qui habile 
ordinairement les montagnes où 
il se nourrit de guêpes, d'abeilles, 
de chenilles. Il est tout noir, 
sauf la tête qui est rouge. La 
queue des pics est composée 
de 10 à 12 pennes roides et élas- 
tiques qui leur servent de point 
d'appui pour grimper et se 
fixer verticalement, et ils ont 
comme les perroquets deux 
doigts devant et deux derrière. 
Ils ont la voix grave et forte qui 
retentit au loin dans les bois. 
Picus martius. 



Piado, 

Pezado, 



, m. pic vert, Picus viridis, bel 
oiseau vert dessus, blanchâtre 
dessous, avec culotte rouge et 
croupion jaune. Cet oisenu à la 
voix forte et pousse parfois des 
cris comme des petits éclats de 
rire. Le chasseur l'entend sans 
le voir, car comme tous les grim- 
peurs, il s'abrite derrière les 
branches. 

Il y a d'autres pics qui ont les 
mêmes mœurs, comme le pic 
épeiche, Picus major. 
Le pic mar, Picus médius. 
Le pic epeichette, Picus minor. 

s. /■. trace, pas, empreinte, vestige 
des pas d'un homme ou d'un 
animal. 



Piado, Il s. f. Bernard l'Ermite, crustacé 
Biou arput, \\ qui sert pour appât de pêche. 

Piaffa, V. n. piaffer, sauter, se réjouir, faire 

le beau. 

— Prumiéromen, per pla piaffa 
Un manléu iiôu me faré fa 
D'un drap de bint esculs la cano 
Doublât de beluus o d» pano. 
Goudouli. 

Piaffo,s. f. ostentation, s. m. vaurien, noceur. 

Piagna, v. n. béarn. folâtrer, gouailler, 
plaisanter. 

Pial, Il s. m. poil, cheveu. Adv. un peu, un 

Piel, Il brin. Lim. pen piau, pas un cheveu. 

— L'ei bé, coumo un so, meinogiéro, 
Ua !o n'ei peu piau eizuriéro. 
Foucaud, 

Piala, v.a. peler, écorcher. (\o'\r pela, piela.) 

Pialat, s. m. et n. pr. cime pelée, sommet de 
montagne. 

PialUa, V. n. piailler, gronder, se plain- 

Piaula,- dre, siffler. — Gris des petits 

poulets. 

— Loui voulur an mai pou de mi que d'an arctiei 
Quant un me piaulo sei alerte, 
La porlo o bèu resia deiberle 
Jomai no laisse entra d<'gu. 
Boucaud. 

Pialo, s, f. pile, las, monceau. — Auge en 
pierre. 



PIB 



1053 - 



PIC 



Pialos, Il «. f. plur. auges en pierre du mar- 
Pielos, Il ché aux grains ; mesures publi- 
ques et légales scellées pour la 
garantie des acheteurs. 



Pialoun, 

Pieloun, 

Piftnelio, 

Pibouès, 



s. m borne pour fermer un pas- 
sage, pour garantir un mur ou 
un angle , pilier, étançon. 

s. f. terme d'argot, le vin, la 
boisson. 



— Jamai piancho sonfisticado 
Nou me idvara la cuurado. 
GouUouli. 

PiasBO, S. f. hache, cognée. [Voir pigasso.) 

Pinstro, || s. f. ancienne monnaie d'argent 
Liardo, \\ espagnole. — Pièce de deux 

liards, quatre ardits, ou à peu 

près deux centimes. 

Piastro, s. f. la bouvière, petit poisson d'eau 
douce à corps plat et mince, qui 
se tient dans la vase et dont la 
chair est amère. 
— Cyprinus amarus. 

Piatadons, adj. gasc. compatissant, sym- 
pathique. 

Piatat, s.f. pitié, compassion. 

Piatgre, s, m. gasc. péage, droit de passage. 

Piatre, adj. masc. piètre^ chétif, mesquin, 
misérable. 

Piau, s. m pinte, mesure. — Petite pie. 

Piblo, Il s. f. peuplier blanc, tremble, arbre 
Piboulo, Il de haute futée dont le bois est blanc, 

tendre et facile à travailler. 

- Populus Iremula, fam. des 

Salicinées. 

Autres noms : pibo, pivo, piboul. 

— Li mol ? crésc que lis ausié 
Cania, la niué, drdiii.s II piblo, 
Coumo lou vent de niar que siblo 
Dins uno lerro lie lausié. 

Ad. Dumas, l»b7. 

— Aro lou vent fai davala 
Li fu»io morto di fiiboulo, 
Que barrulant en faramloulo, 
Jaunisson l'aigo dl valat. 
Niviere, 1866. 

Pibot, |] s. m. pivot. — Grosse racine ver- 
Pivot, Il licale, appui, soutien. 



— Sas racinos abion tanrat 
Milanlos canos en carrai ; 

Soun )jibut. . . dcguii sap oDOl'ero. 
Mir. 

Piboulado, s. f champignons comestibles 
qui poussent en nombre sur les 
racines mortes des peupliers. 
Agaricus altenmtus, tnelleus, etc. 

Pibonlièro, s. f. lieu planté de peupliers. 

Pie, «. m, coup, choc, coup de cloche, son. — 
Brocard, lardon. 

— E sut p'C de mièjuur al vilage arribèroii 
Toulis abtjzigais per lou gran caliinas. 
J. Sans. 

— Coamtes, baronn?, rudes guerriés, 

D'ount la laiiço, a loul pic fa-io larjos enlalhos, 
Mousirais bous as inerleis de las brunos muralhos. 
Mt. 

Pic, «. m. instrument de fer des carriers, 
bec, houe. — Roche verticale, 
montagne inaccessible. 

Pie, s. m. pivert, oiseau fourmilier. (Voir pi). 

— Quand lou pic plcassejo 
.\u bos plôu ou beniejo. 

Piea, V. a. frapper, heurter, cogner, battre. 
Gr. wuxa, frapper. AU. piken. 

— Pica uno daio, rabattre une 
faulx. 

— Quant' ouro pico f quelle heure 

sonne. 

— L'ermilo a souna la campano 
L'aubo a daura lou Luberoun, 
Li caliro an pica '>e si baoo. 
Fou 11 mena dins luu valuun. 
Casiil-tilaze, IHtiS. 

Piea, V. a, piquer, faire des points d'aiguille 
sur plusieurs étoffes superposées. 

— Pica uno vano, piquer une 
couverture. 

Piea (Se), v. rec. se moisir, s'aigrir. — Se 
blesser avec un objet aigu. 
Fig. se sentir offensé, prendre 
en mauvaise part. 

— Quau se pico se fai mau. 

Pieaeonano, t. f. ipécacuanha, racine 
exotique à propriétés éméliques. 
Fig. le pharmacien. 

— Lou picacouano, lou tauQiè 
S'ajudoti à toun aguunié. 



Gela. 



PIC 



— iOU — 



PicndiH, «. m. coups, volée, roulée. 

Piendis, adj. frappanl, battant. 

Pieavn», v. a. chercher noise, picoter. 

Pieagrnoas, adj. querelleur, taquin. 

Pieaio, s. f. argent, monnaie, espèces son- 
nantes. 

— Quand fe ftigur'ron proun bâta, 
Aquéu que gagné la balaio, 
Allé rambaia ii picaio 

Que tasié lasi lou soulèa. 
Gautier, 18SI. 

Pieaioun, s. m. ancienne monnaie du 
Picalhous, Piémont, de peu de valeur. 

— Un ardit, un pata, un pieaioun. 

— Se Diou me dono un cor counten 
E cauqui picaioui, de resto. 
Vendrai mai à vous l'an que ven, 
So louriiamai taès la fesio 

Autheuiun, 18 . 

— Dissatp hès de là Toulouso, 
CrouDjpére quatre-ceu moutons ; 
Costou prou bé de picalhous, 
Lano fîuo ! coslo graissouso. 

Glaises, 187^. 

Pieanien, s. m, frappement, battement, 
claque des mains, coups de 
marteaux, de cloches. 

Pieardan, s. m raisin noir dont on fait du 
vin blanc estimé, espèce de 
muscat. 

Picarel, s. m. picarel commun, espèce de 
sardine, poisson de la Méditer- 
ranée, gris dessus et argenté 
dessous. Smaris vulgaris. 

— A Venise on l'appelé menola 
hianca. 

— Soui temouen que jamai t'a pas escainboulat 
Picarel de sus la grilho. 



Picarel blavié, 

Gerle blavié, 



s. m. martin pêcheur 
de mer, ainsi nommé à 

cause des lignes bleues dont son 

corps est orné. 

Pieasfla, v. a. tacheter, marbrer. — Becque- 
ter. — Donner des coups répétés. 

Pieassal, s. m. coup, claque, choc. 

Picassau, 

Picasso, s. f. cognée, hache. (Voir pigasso]. 



PIC 

hachette. — Petits 



Pieassonn, s. m. 

Picolo, coups. 

— Endura lou picassou, recevoir 
l'orage, la grêle. 

Pirata* Il adj. tacheté, mouchnté, grivelé ; 
Picasso, j) se dit di'S plumes d'oiseaux ou de 
la peau de^ quadrupèdes. 

Pieayzon, Il s. f. et m. picotement, prurit, 
Pruzige, || démangeaison à la peau. 

Pieli, s. m. gasc. pis, urine. (Voir pis.) 

Pieha, v, n. pisssr, couler, uriner. 
(Voir pissa). 

Pîeliarou, ». m. bouteille, broc, cruche, 
Pichero, pinte. 

Piché, s. m. mesure de vin, chopine, pinte, 
litre, Esp. pichel de eslaflo. 
Celt. picher, pot, cruche. 



Pieheroan, 

Picharroun, 



s. m. petit broc, petite cho- 
pine. Syn. pichero. 



Picliin, s. m. buveur, ivrogne. 

Pichols (à), aJv. à gros bouillons. 
(Voir pissol). 

Pieliot, Il adj. et subst. petit, petit garçon. 
Pichoun. Il — Un pichot cantoun, une petite 
vigne. 

— Pou faire pichouné, il faut 
économiser. 

— Lou pichot-ome tarrapo, envie 

de dormir. 

— Et Ion pastre, qu'avjé 'no gabio touto presto, 
Y enibaré .-^an piatat lou croupalas manchot, 
Per faire amusa .si pichot. 
Uigot. 

— Pichoun fâi taniben de luen peso. 

Pichot chaîne, s. m. germandrée of6ci- 
nale, sauge amère. — Véronique 
petit chêne. 

— Teucrium chamœdris, fam. des 
Labiées. 

— Veronica chamœdris. fam. des 
Scrophuluriuées. 

Piehoulinos, s. f. plur. olives confîtes 
avec delà saumure, mot dérivé 
de pichot, petit {Ital. piccolino) 
parce qu'on choisissait en les 



PIC 



— 1055 — 



PIC 



cueillant, les olives petites et 
vertes, tandis que pour l'appa- 
rence et une consommHiion 
prompte, on choisit aujourd'hui 
les plus grosses. 

Après la cueillette, on laisse 
tremper les olives de six à sept 
heures dans une lessive alcaline 
de soude ou de potasse, pour 
leur faire perdre leur amertume, 
après quoi on les laisse séjour- 
ner dans l'eau claire pendant 
deux ou trois jours. On les met 
ensuite dans une eau saturée de 
sel où elles peuvent se conser- 
ver de cinq à six mois ; plus tard 
elles deviennent molles. C'est 
ce que l'on appelle dans le nord, 
des olives pochées. 

Il y a une variété de grosses 
olives d'Andalousie que l'on 
farcit aux anchois ou aux câpres. 

Piehonnet, Il ad/, trèspetil, mignon, gentil, 
Pichoulin, || gracieux, délicat. 

Pieo, s. f. pique, lance, fer aigu emmanché 
sur un long bâton. — Une des 
couleurs du jeu de cartes. — 
Brouillerie, aigreur, inimitié. 

— Depico, He dépit. 

— Pico dardeno , pico-menut , 
grippe sou, escamoteur, avare, 
serré. 

— Pico-resto, qui reste en place 
au jeu de boules. 

— Degun boufTo — pan .' pico-reslo ; 
Brave ! cridon Ici dous-cint lesio, 
E iou ciucle si fermo mai . 
Poney, 1876. 

— Car sabon hé que la pralico 
Amai que jouguesse de pico, 
Ailiur pot pas se prouves!. 

D^- La tare, 18^2. 



Pieo-erousto, s, 

vieille 



m. mauvais 
lame. 



couteau, 



sous, leurs ailes longues et la 
queue fourchue les fait ressem- 
bler à uni' grosse hirondelle. Ces 
oiseaux voyagent par troupes de 
15 à 20 individus, ils arrivent 
dans les dunes ou les marais au 
milieu d'avril et y séjournent 
jusqu'au mois d'août. Ils frap- 
pent fréquemment la terre de 
leur bec, et tout en courant ils 
piquent les insectes ou les vers 
qu'ils rencontrent. 

Pieolo, «. f. bécbe, marre, pioibe. 
(Voir picoun). 

s. m. carrier, traceur de 
pierres. 



Pico rouquié 

Rocassié, 



Pieo-poulo, 

Belicoco, 



— Dounquos, cher Omlinot, vous poudès manda qaerre 
Quauques pico-rouqmers em' de palo" de ferre. 
Roudil. iSlO. 

Pieo-pebre, s. m. et adj. caustique, mor- 
dant, piquant, rabâcheur. 

Pieo-poul, s. m. espèce de raisin noir à 
petits grains dont on fait spécia- 
lement du vin blanc. 

s. f. micocoule, fruit de 
l'alisier qui n'a presque 
que la peau sur le noyau et que 
les enfants sucent comme une 
friandise. 

Se dit aussi des petits grapil- 
lons avortés que les vendan- 
geurs abandonnent sur les sou- 
ches. (Voir falabréguié.) 

PieoisHo, s. f. cognée, hache de bûcheron. 

— De marinosièu cliarpanl'é, 

Lou malin, quand vaa au chantié 
Mi aoun déplume aisso e ptcosso. 
Gela. 

Pi«ot, t. m, point, marque, tache, repaire, 
épine. 

Picoto, s,f. petite vérole dont les boutons 
causent des picottements et des 
marques sur la figure. 

Pieomi, s. m. binette, petite bêche dont la 
lame est large et se termine en 
pointe. — Pic, barre de fer 
aciérée des mineurs. 



PIE 



— 1056 - 



PIE 



Pîeonno, 

Sounaio, r 



s. m. sonnette attachée au cou 
des béliers, des menons, clarine. 



Pieoureia, Il v. a. et n. onaraudcr, butiner, 
Picoureja, |1 voler. Du lai. pecus. 

— Res de picourpjal non voli veire .licl, 

El pej'S, jeu nVy ijue fa d'eslrt; vantât bouci. 
Ciimcstre es pruu vantai quant a fa bel oubralge. 
A. Gaillard. 

Pîconrèio, s. f. picorée, maraude, larcin. 

— En loc de irabalha siés jours, coumo DIou vol 
l/on s'alend à pana, joiiga v. fa del fol ; 

l^ou dinicnge on non col, coumo ma/ido la gleyo, 
Aquel jour niay que cap, van à la picoiireyo. 
Aug Gaillard, 1802. 

Pieourelo, s. f. serpettede bûcheron. 

Picoureynr, s. m. picoreur, maraudeur, 
voleur de fruits. 

— Quand des picoureyurs pel trau bezl lou nas 
En toc de nt'arma d'uno endorlo 

Me rebiip, m'en bau per qu'y posquen tourna, 
Lou que jouyne panit, biel se daycho paoa. 
Jasmin. 

Pieoussa, v. n. becqueter, picoter du grain. 

— Ona picoussa un-o un tout queu gru. 

Pieoussin, s. m. hachette, petite cognée. 

— Car pas pu-léu l'autre a soun picoussin 
Mai enmari.'a, que dins la fourest courre 
Per bacria sus lei pLi e lei roure. 

Bourrelly. 

Pieouta, v. n. ad, et rec. picoter, becque- 
Se piga, ter. — Agacer, provoquer, s'at- 

taquer, se disputer. 

Pieoutat, adj. tacheté, marqué de la petite 
vérole, becqueté, meurtri. 

Pieoutin, s. m. picotin, petite mesure dont 
on se sert pour donner l'avoine 
aux chevaux. 

Pié, s. m. pied, mesure qui équivaut à 
32 centimètres. — Briu, li^e de 
chanvre, base de certains usten- 
si les. 

pié, s. m. puy, montagne, colline, 

Piech, Lai. podium. 

Pioch, ' — ?iech-aurous, mont venteux. 
— 1.011 pié de Sen-Loa. 

— Un jour qu'esquichavian, ver Ion pié de la Grnyo, 
Uq c6 de saliberno embé de fourmo bluyo. 

Higot. 
'~ Dimencbe aoan gousta proche dou pié dou Tbel. 

N. pr. ?iech-agut, Piech-aut. 



Piei, |iei, 

Apei, 



adv. puis, ensuite, après, 
tantôt, dans peu de temps. 
(Voir pci, apei). 



— Pièi sus la terraso, .asscta 

Chiman la carlajéno e fuman la boufar !o. 
Bigot. 

— Fasès veiro la pcl d'abor, 

E piei veiren de nous mettre d'acor. 



Pièi, 

Piêgi, 



adj. comp. baslim. pire, plus mauvais. 



Car n'y o ré de milhour coumo n'y o ré de pièi 
Per un garçou, 'mai per no filho. 
Que l'eizemple de so famiiho 

Foucaud, 1808. 



Pièi, s. m. ventre, estomac, sein. — 

Pies, Mamelles de la vache. 

— Dins ma cauno, à la conèlo 
Mangi maigre, es vcrai, mes ce que me counsouélo, 
Vivi segur e siau... irobi qu'ai-.ô vau miès 
Que touli li fricot que ti boutes au piès. 
Leydet, 1831. 

Pieyi, s. m. machine ou lieu disposé pour 
prendre les animaux nuisibles, 
engin de chasse. 
Gr. OT«yx, piège, s,!^», entrave. 

— Ei paï? fourasiié, m'oante li a, Dieu merci I 
Piegi ni trebuquet à cen logo à la rouado. 

Bourrelly. 

Piègre, s. m. mésange pendulineou rémiz. 

Pi^re, (Voir debassaire). 

Pièja, I V. a. étayer, étançonner, appuyer, 
Pija, I soutenir. Gr. ans^*, retenir. 

Pièjo, Il s. f. étaoçon, appui, buttoir. 
Pijo, Il Lot. pes, pied. 

Piei, n s. m. poil, chevelure, barbe. — Peau, 
Peu, Il écorce. (Voir piu et pel). 

— Es bray que jou, panrecansounejayre, 
Mu cal pei bioure accoumouda de piels. 

Jasmin. 

Piela, V. a. peler, enlever la peau ou l'écorce. 

Pielaehoan, s. m. pellicule, filament. 

Pielat, adj. et s. m. pelard , bois pelé, 
écorcé. 



PielRt, 

Pittlat, 



a. m. et adj. ciaae pelée, sommet 
d'une montagne. 



I 



PIE 



— 10ÎJ7 - 



PIG 



l'irlo. Il s. f. auge en pierre, pelil lavoir. — 
Piahf II Massif de maçonnerie qui porte les 

arches d'un pool. 

Gr. =i/iXo?, nuge, bassin. 

— Coumo li picio pran lo c liruto 
Doa l'onl espcliiclous qnVnrambo loii Ganloun. 

MIsiral. 



Pieloiin, 

Pialoun, 



s. m. colonne, 
bu le roue. 



pilier, borne, 



— Enire li poiro e lis oorligo 
Ai un mazel <lin< la garigo, 
Hou coiisla ili quatre pialonii, 
Dimenclie, y 'anaren ilejuna, sans façoun. 
Iligol. 

Pieiiclie, s. m. peigne. (Voir penche, pirjne.) 

Pît'Bso, s. f. pièce, morceau, fragment. - 
Pièço, Lot de terrain, vigne, champ de 

blé. (Voirca«/oMn.) Ital. pezza. 

l'iétadons, adj. compatissant. 

— Près dosa porlo, un béu malin, 
Enlen de brucli ; qnicom gralavo . . 
Douvris, fi vci,.. tout piéladaus. 
_ Lou cliingaril que ié menavo 
Un autre chin quMro bouilous. 

Moquin Tandon, 18bl . 

Pîétat, S, f. pitié, compassion. 

— Se s'cs d'aqnelo santo raço, 
Coumo hou denoio voslo faço, 
Acourilas-nous pur carilal 
Un pauquot de vo'tro piétat. 
FaxK. 



Pi 

1" 



piètre, triste, chétif. 
s. m. petit cri, ploiement, plainte, 



Piètre, adj. 

Pièn, 

Piou, Il appel des petits oiseaux, des poussins. 

Lou pii!u-pièu d'un aucèu se lagnanl dins li branco 
Semblo .soûl me re.spundre, e ieu doulcn d'abor, 
Din.s lou pcrfum di flour cerquo l'amo di mon. 
Aubanel. 



Pièacelo, 

Pioucelo, 



s. f. vierge, jeune fille, chaste) 
pudique. Lai. ptiella. 



— Elo es bloundo coumo uno estelo 
E coumo en louti II pièucelo, 
Sus .soun visage léu s'acampo la roujour. 
Gras, 1878. 



Piènla, 

Pioulfi, 



V. n. piauler, crier, gémir. 
Lat, pipilare. 



Pièulaire, ii adj. et subst. piauleur, crjeur. 

Pioulaire, || — Se dit de quelques oiseaux 

aquatiques qui poussent des 

cris d'appel en volant. — Canard 

siffleur, courlis cendré, dont la 

•7 



voix claire se fait entendre pen- 
dant la nuit. 

— Tout es siau sus l'aigo e dins l'aire, 
Anfiii s'ausis d'^ lioii-on-lioii, 
l.ou cri» d'un oliailol [)iculaire 
Ouiil' ailalni l'autre ri^sfO id . 

LanglaOo, 1872. 

Pièiissa, Il !'. a. pincer, saisir, croquer, 
Pkuça, Il becqueter, aviiler. Arg. pioncer. 

— La lougièro (iindoulelo. 
En rasant lei vslidouri 
Piôuço la diimisclelo, 
E n'en gavo sci nistouu. 
Crousillal, iSi'J. 



Pièitteja, 

Pio«(a, 



V. n. pioler, crier, appeler, 
pépier, geindre. 



— Dins loi roumias, Ici picliots auceloon 
En piùuli'jan Ciiiilavon .«ci cansoun ; 
Lou viajour avié lou vent en poupo. 
Sus soun cliivaii ptega dedins sa roupo. 
Hourrelly. 

Plèuto, s. f. harle piette, nonnette blanche, 
petit canard des étangs. 
Mergus alhelhs. 

— Plante des sables, des marais, 
des étangs. 

— Tout en pescanl la pieulo amaro 
Per la fuulco tan bon moûcel. 

Pif au. adj. gros, joulflu, pansu. 

Pifo-pafo, adv. subitement, à l'improviste, 
d'un saut, d'un coup. 

— Car, quand prou prei de se Jiosirc malou li sen 

Pifo-pafo, ma lestomen, 

Jilan deidoucousla la grifo en meimo ten, 

Ei le gobo e jujo leur j rouoei em' so den. 

Foucaud, 1810. 

Pifra, V. a, dévorer, gaspiller, dissiper. 

Pifre,s.m. fifre, flageolet. — Gosier, estomac. 

— Touca dau pifre , regarder 
manger. 

— Onem ! dourceize!o bclclo. 

Sein pifre, tambour ni troumpeto, 
l'renei lo poudro d'escanpeio. 
Foucaud. 



Pigalha, 



V. a. tacheter, marbrer, éclabous- 
ser, marqueter. (Voir piccata). 

Pigal, adj. bigarré, marqueté, taché. 
Pivassaire, s, m. équarlsseur, bûcheron. 



PIG 



— 1058 - 



Picasso, s. f. cognée, hache de bûcheron, 

de sabolier. 

— Aubre aimât, te faa mous arlious ! 
AI)io ciljjut un siècle à Dious 
Pcr tR créa rci rie l'oumbratge ! 
l'cr le fa pilo il'eslelous 
Qu'a i-algul. . . un jour, belùu dons, 
A la pigasso d'un sallialgc. 

Mir. 1871. 

— noble rey sourlil d'uno tant noble rasso 
Soulïrirès-vou9 que iè» roprengue la pigasso. 

Aug Gaillard, 

Pifflay, s. m. gasc. piverl, oiseau grimpeur. 

Pij;:na, v. a. peigner, démêler les cheveux, 
Penchina coiffer, lisser, carder. 

Pisnado, 1 s. f. bntt'rie, dispute où on se 
Penchinndo, \ prend aux cheveux. 

Planaire, s. m. peigneur de chanvre. 

Pignastre, adj. lêlu, opiniâlre. 

Pignat, adj. peigné, cardé. — Serré, dru, 

Pignelat, garni comme une pomme de pin. 

— Un ramcl bien pignal. 

Se dit d'une tige chargée de 

fruits, ou d'un rameau chargé 

de cocons. 

Pignato, s. /. marmite de (erre. (Voir oulo). 

— Tus cregnes pas Ion caud, l'ai vis manda la palo 
Per lira lou bouli souven do la pignalo. 

— Lou lendeman au jour eri déjà sus pé, 
Abreri dousgavels.e fcri lou café; 

N'en fagiieii lou mcii uno grosso pignato, 
Pcr chascun n'en avio qua~imen uno jato. 
Qiailan, 18S2. 

Pigrne, s.jn.cône, pomme de pin qui ren- 
Pignàu, forme les amandes ou pignons sous 
des écailles qui ne s'ouvrent 
qu'à la maturité, ou au moyen du 
feu ; on en fait des gâteaux ou 
des dragées. 

F.,e gros pinson d'hiver qui 
n'apparait dans nos contrées que 
pendant les plus grands froids, 
le bec croisé est très friand des 
amandes des pins pignons , 
que la force de son bec lui 
permet de casser. 
— Peigne de tisserand, (Voir 
pienche, penche). 

Pigneiredo, s. f. bois de pin. (\o\r pinedo). 



PIG 

Vifsnet, Il s. m. bouquet de fleurs ou rameau 
Bro'utel, | de fruits. 

— l'a de serrieiro a pignels. 

PiKnen, l| s. m. agaric, sorte de champi- 
Pignèu, || gnon comestible qui pousse dru 

au pied des chênes, 

Agaricus deliciosus. 

Pignoi, s. m. dimin. depigne, petit cône de 
pin ou de sapin. 

Piitrnoiicliar, H s. m. qui mange avec 
Licaire, Il crainte ou dédain. — 

Vétilleux, qui lisse et polit trop 

ses ouvrages. 

Pienoun, s. m. amande que l'on sort des 
pommes du pin. — Faîte d'un 
toit ou d'une porte. — Petit 
engrenage qui en commande un 
plus grand. — Trochet de fruits 
ou de fleurs. 

Pignoiinat, s. m. gâteau d'amandes de pin. 

— Car Moussu l'adjomt que n'attend 
Ni pignounal, m counfiluro, 
Méno l'affuire roundomen. 

J. Azaïs, 18b8. 

Pî^nourié, s. m. galopin, coureur, com- 
missionnaire. 

Pigo, s. f. béorn. pie ordinaire. (Voir margot). 
— Chandelier en fer des marins. 

Picolions, s. m. picaillons. (Voir picaioun). 
— Se jiion lonl d'un van a grans cops de bllious 
Sur quèu qu'ovio lel pigolious. 

Pig;oto, s. f. petite vérole, maladie cula- 
Picolo, née épidémique que l'on prévient 

le plus souvent par inoculation 
du virus. — La clavelée, mala- 
die des brebis. 

Pii^ontons, adj. malade de la petite vérole. 
PiSfPc, adj. lent, paresseux, inerte. 



Pîgre, 

Débassaire, 



Pigresso, 

Pigrige, 



s. m mésange remiz qui vit dans 
les plaines boisées et tisse son 
nid en forme de bourse, avec 
toute sorte de filaments, dans 
les saules ou les tamaris. (Voir 
piègre.) — Parus pvndulinus. 

s. f. paresse, fainéantise, non- 
chalance. 



— Noun pas que per pigresso eslesso dins lou liechf 



PIM 



— 1059 — 



PLM 



Pihag^e, s. m. pillage, dévastation, dégât. 

— Amounl la colo es au pihage 

Se Diou lou lôu, faren dous viage. 
Enfaiil, ancn coupa de bouis. 
Girard, 1875. 

Piliourea, v. a. béarn. remuer la paille au 
pieu, à la fourche. 

Pija, Il V. a. étayer, étançonner, rendre sur, 
Piejtt, Il ferme. — Epauler. 

Pijoun, s m, pigeon domestique, oiseau 
de colombier ou de basse-cour. 

— loMocenl, qui se laisse duper. 

Pijonn tourrié, s. m. colombe bizel, 

Bizet, d'où sont sorties, par 

le croisement, plus de cent 

variétés. — Columba livia. 

— MoDStrats-bous as merlels de las brunos muralbos 
Gel, nizaihés des chois e des pijous lourriés. 
Mir. 187-2. 

Pljouiiié, Il s. m. colombier, volière où se 
Pijouné, Il retirent les pigeons domesti- 

ques, 

— Lou pijouné, semblu que me regardo, 
Dampey qu'a prés lou biroulet al cal, 
E sous pijouns. . . oun souiit ? n'en besi nal. 
Faulo de grus, sans doute, an fouragnat. 
Jasmin, 18i9 

Pila, V, a. piler, écraser, broyer, presser. 

Gr. aiXia, fouler. Lat. pilare. 

Pila, s. m. V. l. portant, pilier, colonne. 

Gr. arfAf. 

— Lou fila San-Geli, la porte 
Saint-Gilles. 

Pilha, V. a. piller, emporter, dévaliser, 
dévaster, ravager. 

AH. pliindern. liai, prœdare. 

— Car dis sus camis demoron embousquals, 
Per pilha lous que van en fieyros e mercals. 
Aug. Gaillard. 

Pilho, Il s. /". pillage, poursuite. — Capture, 
Piho, Il trouvaille, prise. 

— Ai pas fa bono piho. 

Pilo, Il s. f. auge de pierre, abreuvoir, petit 

Pielo, Il lavoir. — Revers d'une pièce de 

monnaie, opposé à face. — 

Massif de maçonnerie qui porte 

les arches d'un pont. 

— Noan perabé panai à degus crous ni pilo. 



— Avien près do becliot d'anguiùlo, 
D'uno grousïour à faire pôu, 
Avien tout prés dedins un bôa 
S'aguesson pesca coumo f6u 
BisquAVon lie lampli la pièlo. 
Desanat, 1828. 

Pilot, s. m. tas, petit amas, monceau. 

— Pi'l cami irobi Je peyretos 
Las porli dins ma bigno e n'en fau de pilols. 
Jasmin, 1853. 



Piloto, 



m. pilote qui conduit un bâtiment 
en mer. 



petits pois- 
sons qui 



Piloun, 

Trissoun, 



Echeneis rémora, 
Echeneis uaucrate, 
s'attachent contre les flancs des 
vaisseaux ou aux squales qui 
suivent les navires. 

s. m. pilon, cylindre en bois dur 
dont on se sert pour piler dans 
un mortier. 



Pilounèn, s. m. pagel bogueravel, Spare 
bogueraveo, poisson de la Médi- 
terranée. 

Pilonta, V. a. enfoncer des pilotis dans le 
sable ou la vase pour bâtir sur 
un terrain solide. — Co.iduire 
un bâtiment en mer. — Infor- 
mer, renseigner un étranger. 

Piina, |l V. n. se fâcher, suffoquer, se 
Pilra, y dépiler, se chagriner. 

— Ouh ! mi diran, qu'os que vous pimo ? 
Avès lou (ouns, vous fôu la rinio. 



Pinien, 

Gourai, 



s. m. piment, corail des jardins, 
fam. des Solanées , condiment 

culinaire. Tout, pebrot. 

— Capsicum annuum. 



Pimentoun, 

Pebroun, 



s. m. piment vert que l'on 
mange avant la maturité 
comme apéritif. (Voir co«roi). 



Pimiia, 

Pinla, 



V. a. boire, humer, absorber. 
Gr. -alla, boire. 



— En mémo lems, sus lou bord Je la lono, 
Enracmat dins l'aigo, un ploumel ii chi' grol 
l'n béu camé pimpavo lou sourd. 
Langlade. 



Pinipa (S«), 

Pmpara{Se), 



V, rec. s'attifer, se parer, 
se pavaner, (Voir s'alisca). 



PIM 



— 1060 — 



PIN 



— Aqni coubiJailo 
La (iamo pimpado 
Tonlo enrubanlado, 
Per estre bailaiio 
Penden la besprarlo. 
Per ioulo l'annailo 
Rouino l'ouslal. 

J. Azaïs, 1S8S. 

— Sus la fin dau printems iino jouino aloueto, 
Vouié se pimpara ; se tenié sus un pé ; 
Pounipavo la frescour de la naissenlo erbelo. 
En pcncliiaan soun corp ,\ picho cop de bô. 
Donnil, 18Sr 

Pinipnllia, v. a. orner, garnir de pailleltes. 



Pinilinllieto, 

Patnpalheio, 



s. f. paillelte d'or ou d'ar- 
gent, colifichet, clinquant 

en or, en argent que l'on emploie 

dans les broderies. 



Pinilinratluro, s. f. p.irure, toilette, fri- 
volité, nœud de rubans. 

— Do longo siciilan sa clicrcfcio nainro, 
En ié proudigan l'or e li [iim[ariduro. 

Piiii|>anelo, Il s. f. pimprenelle des jar- 
Frayssinelo, \\ dins , plante aromatique 

employée comme condiment. 

Sariguisorba ofpcinalis, fam. des 

Rosacées. 

Plinpanelo (Ciranilo), s. f. pivoine 
officinale, plante des Alpes 
Suisses à racine émétique. 

Pœonla offmnalh. 



Piniparelo, 

Pimpanelo, 
Briolo, 



s. f. marguerite des près, 
pacjuerdle vivace. BeUis 
parennis, pi. fam. des Com- 



posées. {Voir margarideto.) 

— En atlendcn, ma mu.so se rappelo 

Qu'ai ir.csd'abriou, quind bcyron de noubcd 
Sul ber gazoun flouri la pimparelo, 
Uiben luurna dins loun poulit casttl. 
Ja?min. 

Piniparin, I s. m. petite mésange, oiseau 
Lardeireto, \ de passage qui vient du Nord 
au commencement de l'hiver et 
qu'on voit sautiller de branche 
en branche à la recherche des 
insectes, des punaises et des 
larves cachées dans les écorces. 
— Parus aler. 
(Voir saraie, sinserigaio.) 



— E lou pimparin pren soun vol, 
Pasio lou Rhoso d'un cop d'alo ; 
Lou seguis!e de lluen, escalo, 
Escalo dins l'aire en pieutant. 

Rouniieux, 1860. 

Piinpoun d'or, s. m. boulon d'or, fleur 
de la renoncule acre ou des près. 

— SooD ressemblens coumo soun dios eslelos, 

Dios pimparelos, 
Dus pimpouns d'or. 

Jasmin, 18'i6. 

Pinipoana C^e), v. rec. s'orner de pom- 
pons, s'ajuster, se dorloler. 

Pin, s. ?n. sou, argent, monnaie. 
Pata, iVoir quatrin.) 

— S'en anèron rasclal et sans avudrc un pin. 

Pin, Il s. m. pin, arbre résineux, dont les 

Py, W diverses espèces ont servi à reboiser 

les montagnes et les landes ; de 

la nombreuse fam, des Conifères. 

— Annay li mandarey que lou py cl val may 

ijue noun |as cap d'albrel que sio nascut jamay ; 
l'ruinlryronen del py ne .'orl la Iremenlino, 
Que ptr gari d'un pic es une medecino. 
Aug. Gaiihird. 

— VoH(lriè:i Uimben un pral au pé d'uno mounlagno, 
Garnido de moulou.s, de pins e da laragno. 
Chailan, iWi. 

Pigncîi'cdo, I s. f. bois de pin, lande boi- 
Pinedo, \ sée. — Gratepi«e(/o, s'enfuir. 

Pinacle, s. m. pinacle, comble terminé 
Pinnnt, en pointe et surmonté d'un 

ornement en forme de pin. 

— Clocheton, pyramide d'un 

édifice religieux. 

adj. et sttbst. serré, dru, riche, bien 



fourni de bien ou d'argent. 



Pinar, 

Pignat, 

— Un peizan qu'éro un boiin pinar, 
Sur lou 1 ouenl do quila lo viilo, 
Tiro soui mcinagei o pari, 
E lour di : • Mous efiiis, garda-vou bien de vendre 
Lou lié que io vou vô leissa. 
Fouciud . 

Pinamso, s. f. barque, (\ o'iv pinello.) 

liai, pinaccia. 

Pinatelo, s. f. ancienne pièce de fix liards 

du nom de Pinatel, officier delà 

monnaie, qui fut pendu pour en 

avoir fabriqué de fausses. 

— Quatre cent milo francs tant a pé qu'a cbival. 
Sans counta tous niquets, sieyzenos, pinatelos, 
Prelingos, carolus e d'auiros bagalelos. 
Koudil, 1812. 



PIN 



— 1061 - 



PIN 



Pinat, adj.baslim.sevvé, dru, fourni. 

— Lou clitrbe souriiguô pinat. 
Piiiateu, s. m. jeune pin, échalas. 

— Coumo un aubra courous entre do pinalâii. 

Pin-bastard, s. m pin maritime, pin des 

Landes. - Plnus pinaster-, 

Pin^a, t;. a. pincer, serrer fortement entre 
Pinsa, deux doigts. — Surprendre. 

Gr. ■sniiiai, 

Pincardo, s. f, pintade, poule d'Afrique, 

Pinhrdo, oiseau domestique , (poule 

peinte) ressemblante la perdrix, 

de la fam. des Gallinacées, dont 

le corps gris cendré est tout 

parsemé de taches blanches. 

— Las pincarilos, moun clier, fan rounlla lou leiior, 
Lous mclars fan la hasso lallio ; 
lèu canli lous soies e ranforci lou cor. 
Mir. 

Pîneat, adj. gasc. perché, juché. 

— Fasès carapaneja soun cloiuliô naul ijincal. 

Jasmin. 



Pîneel, 

Pincéu, 



s, m. poils fixés sur une hampe 
ou dans un tuyau de plume ser- 
vant à éteridre les couleurs. 
Lat. penicellns. 



— Oh ! boli bous pinlra, lanJis qu'ey lou piiicf I, 
Nosire pais aymal de! ciel. 
Jasmin. 

Pini^Iioii, S. m. coup d'œil furlif. 

— Oeilins soun blan lençou s'eigri'jo e de sa leslo, 
Fai pinchou, ris, p.r qu'a vis la raubo de feslo 
Que diiu aiudre loin lou jour. 
Arnavielli-, 18G8. 

Pinelionna, v, a. épier. (Voir espincha). 



Pindonla, 

Pindouleja, 



V. n. pendiller, se balancer, 
flotter, être pendu. 



— Per lan pau que trémousse aussarés l'hameçoun 
E vcirés au crouquel pindoula luu peissoun. 
Peyrol, 177«. 

— La cal bese l'iber, de nèu loulo coumoulo 

Lous glassous pindoulanl à sous pu bicls ramels. 
Piyrouuel, 1873. 

Pindonlet, s. m. gland, grelot, flocon, clo- 
chette. 
— Aquestos fan al bcn dansa 'ours pindoulels. 
Pindourlo, s. f. pendaison. 

— Coumo la» falos que ban à la 
piudourlo garnido de binasso. 



Piiiello, Il s. /". barque plate qui va à la 
Pinasso, || voile et à la rame. — En bois 
de pin. •* 

— Lou veni que bulo la pinello 
MiSno au porl ou mi>no à l'eslèu. 

Aubanel 

Pîitjirraulo, s.f. petit saut, gambade, ruade. 

— Quèu plosci Peirouno, em lo gaulo 
De II fo faire lo pingraulo 

cinq sei pili vcdèu 

E de poudei dire : i soun mêu. 

Eoucaud, 1810. 

Piniastre, adj. têtu, opiniâtre, obstiné. 

- Un autre, qu'ero un sarra-piastro 
E de l'umou la pus piniasiro. 

Favre. 

— Quand lenés, sias piiiiaslre e lâchas pas d'un cran. 

Pinié, Il s. m. pin cultivé, pin pignon, pin 

Pigné, \\ doux, Pinuspinea, dont les amandes 

sont comestibles. 

Pin-pan, subst. et inlerj. coups, soufflet. 

— Lou mestre sus lou fo 
Pren un veje, e pin-pan t'espousso moun Jacô 
Que vesiasde perlout voulastr, ja de plumo. 
Cassa n. 

Pinsan, i s. m. gros bec pinson, oiseau de 

Pinsar, passage en octobre. Fringilla 

Quinsar, cœlebs. Les chasseurs au filet se 

servent des mâles pour appeaux, 

à cause de leur ramage. 

Pînso, s. f. pinastre, pin sauvage. 

Pinso, 1 s. f. pince, levier en fer. — Bout 
Pinfo, Il du pied de certains animaux. 

Pinson, s. m. filou, voleur. 

— Uins l'oucasiou, toulis en foulo 
Piiisûus, jougaires, fénéans, 
Macari'ls, pulos e brégans, 
Tout de ma raubo s'amanlon'o. 

llellies, 1718. 

Pinson ronyal, || s. m. gros bec nive- 
Gros-bé di nejo, |j rolle, pinson des nei- 

ges, oiseau des montagnes que 
les plus grands froids ou les 
orages font descendre dans les 
plaines. Il se nourrit d'insectes, 
de baies et de semences, et sa 
femelle niche dans les crevasses 
des rochers escarpés. 
Fringillanivalis. 



PIN 



— 1062 ~ 



PIO 



Pinta, 

Pimpa, 



Pinta, 

Pintra, 



V. a. et n. boire s'énivrer, boire à 
la régalade. Gr. »»»•. 

— Té, té, la lioiouuado fresco t 
Coumo la pinton à galel ! 

Jasmin. 

V. a. peindre, représenter une per- 
sonne ou un paysage sur toile ou 
sur papier. — Décrire, repré- 
senter par le discours ou par 
écrit un sujet ou un site. 
Lat. pingere. Esp.pintar. 

— Aco 's bessai uno chimèro, 
M»i, vese un auge sus la teio 
Dins toulo chalu de vint ans, 
Que iéu counlemple en U pinlant. 

B. Laurens, 1888. 

— Inlras ; vcirés sus li nmmio 
De tablèu rudomen pinla, 

Un gianil noufrage, uno bataio. 
Pans e louii si bCutat. 
Roumieus . 
— Car de fort bellos causes a mi l'on m'a ir.ouslrado-, 
Que, so m'an dich, Madarao, elo las a pintrados. 
Que jamay ré nVy vist que fous milhou pintral, 
Ê peys dedms sa orambo ièu souy cent cops inlcal 
Que jamay cap de cop nou l'ey IrouDado en pauso. 
Aug. Gaillard. 

Pintaire, «. m. eladj. ivrogne, gros buveur, 
pinteur, Roger-Boulemps. 

s. f. pintade, pou'e d'Afrique 
de couleur ardoisée avec des 

taches blanches. 

— Numida meleagris. 

— Quand tout lou mounde seia '1 leil, 
Anan toumb» sus las pouhirdos. 
Sus plots, sus canards, sus capons 
Sus las aucos e las pinlardos. 

Pinto, Il s. f. pinte, ancienne mesure de vin 
PtcAe, I variant entre un litre et demi à 
deux litres. 

— Per recoumpi'nso me mandets 
De vi uno petito pinio. 

Mes lèu gasieri may de tinio 
A fa la rmio qui; sabels, 
Que de vi mandai nou m'abels. 
Aug Gaillard. 

Pinto, Il s. f. prêle rameuse, queue de che- 

Escureto, || val, plante des fossés humides. 

Equisetum urvense. 

Pintoarleja, V. a. peinturlurer, barbouiller. 

— Vt'iie, ma ùarco es armcjailo, 
E tout de nùii pmiourlejado, 

L'i ai mes l'iiiiagi dou bon-Dieu 
Per la préserva dis ouragi ; 
Vene, de peis, de couquilhagi. 
T'en pescarai loun pleii foudiou. 
Sénés, 18S2. 



Pintardo, 

Pincardo, 



Pintradnro, «. f. peinturlurage, barbouil- 
lage. — Marque, enseigne. 

Pintre, s. m. peintre, qui applique les 

couleurs. Lat. pictor. 

— Laisso veni Moussu Laurens, 
Lou pintre dci prouvencalelo. 
Eu si, nous fara quaucaren. 
Que sara la flour dei brunelo 
Crousillai. 



Pinturo, 

Pintruro, 



s. f. peinture, l'art de peindre. 
— Description vive et colorée. 



— Débat lou rira ey bis 1 1 iristesso en pinturo ; 
Talon'cn ([u'a parti d'aney 
Non Jirai plus jamay : Es hurous coumo un rey. 
Jasmin. 

Pioeh, Il s. m. colline, élévation. 
Pieu, I (Voir pie, piec/i). 

— Après cado couinbo se tiobo un pioch. 

A toute chose il y a sa peine. 

Pioi, conj. ensuite, après. (Voir piei, apei.) 

Piolo, s. f. hache, cognée des bûcherons 
Destrau, ou des charpentiers. 

Piot, s. m. dindon domestique. — Butor, 
stupide. 

— l'a pas mai d'une mesado 
Qu'en m'en anan passeja 
Soulel dins l'aprés dinado, 
Sul caaii de Pal.ija, 
Rencouiiireri sus mous passes, 
Uno renjeiro de piots, 
Cauzigueri les pus grasses 
Eu pagani coumo diriois. 

Samary, 1787. 

Piote, s. f. dinde. — Vieille ridicule, pim- 
bêche. 

— En faço d'aquel piot IruHat 
Qu'ai Irisie souluni m'agiio. 
Jasmin. 

Piou-piou, Il s. m. piolement, plainte, cri 
Piu-piu, || des moineaux. (Voir ptèKj. 

— Piou-piou loujour se pl»n 

K loujour viou. 

— S'entendié d'autre brul que lou pieu-pieu que fan 
Lis aucéu qu'à la nicu se coucbon dins lis aubrc. 

Pioucel, adj. virginal. (Voir pièucel.) 

Pionla, Il V. n. pioler, pépier, crier. — 
Pmda, Il Geindre, se plaindre. — Siffler, 
appeler. 

— De vols de passerons, vengns s'cnrambaia 
Dins Ions aubres ramas fan pas que piouleja. 
Félix. 



PIP 

Pioiilaire, s. m. canard siffleur, oiseau 
Siblaire, de passage en automne que 

l'on entend siffler d'un cri clair, 

pendant la nuit. 

— Pieulaircs, cacharèns, brusens, 
Gafelos, sardiiiaiis, pndens 
Ciilhifirals, lipègo. cabrelo, 
Kuniel cassaire, gai pcsquié. 

Pioiilel, s. m. appeau, sifflet. 

l'ionleta, v. n. attirer, appeler les oiseaux. 

Pioan, s. m. pion, la plus petite pièce du 
jeu d'échec, jeton, jalon. —Sur- 
veillant d'étude. 

Pionno, I s. f. pivoine officinale, pivoine 
Pivouni, I femelle. Pœonia offidnalis, fam. 
des Renonculacées dont les 
graines sont émétiques. 

Pioutado, i. f. couvée d'une dinde. 

Pioutaire, adj. oiseau en cage, appeau, 
Pioulaire, — Inquiet, criard. 

Pions, adj. pieux, religieux, respectueux. 

Piouzo, s. f. puce, insecte parasite de 
l'homme et de plusieurs mam- 
mifères. Pulex irritans, 

Pionzons, adj. plein de puces. 

Pipa, V. a. et n. fumer du tabac dans une 

pipe. ~ Enivrer , fasciner , 

attirer, tromper. 

— Mes un soûl hers de bosiro beno 
Me pipo de milo douçous. 
Gùudouli. 

Pipado, s. f. une pleine pipe de tabac. 

Pipalha, v. a.gasc. tacheter, moucheter. 

Pipardo, j. f. barique, tonneau, futaille de 

600 litres. 

— Anen, campagnards, campagnardes, 
Tuston assemals et pipardos, 
Tuslen, car lou bourrou de raay 
; Pléno lou ci-'^ol el lou chay. 

Jasmin, 1837, 

Pipaiidonn, s. m. nouet de toile dans 
lequel on renfermait quelque 
chose de sucré pour amuser les 
enfants au maillot. 

[Pipejaire, s. m. oiseleur, chasseur à la 



pipée. 



- 1063 - PIQ 

— End'un mirai o de scdou 
Un pipeiaire de clie nou, 
Trapavo u:i jour dei oz]liou. 
Fouoaud. 

Pipeto, Il s. f. une petite pipe, petit ton- 

Pipot, Il neau, feuillette. 

Pipèw, s. m. pipeau, flûte champêtre. 

Pipi, s. m. terme enfantin, la pisselte, 
l'action d'uriner. 

Pipi, Il s. m. pipi farlouse, pivote ortolane, 
Cici, K oiseau de passage d'automne qui va 

nicher dans les montagnes. 

(Voir crasse.) Anthus pratensis. 

Pipiëu, s. m. pupille, enfant mineur , 
orphelin. 

— D'aqni qu'aguen lou dot loujour reclamaren, 
Un pipièu toujour pièuto, e loujour li^ularen. 

Thouron, 1862. 

Pipin, s. m. béarn. parrain. (Voir payrin), 

— Abiey deguens la bilo un pipin 
Canounge que s'apelavo Perin . 

Pipo, S. f. pipe à fumer. — Grande futaille 
dont la capacité varie selon les 
localités depuis 400 jusqu'à 800 
litres. 
— Lou mau de pipo, VWresse. 

— Aco vôu pas nno pipo de tabà. 

— De lai tronmpur meslié nou me voli fica ; 

Touls tous que fan aquo mal de pipos toua vire. 
Aug. Gaillard. 

Piquet, s. m. petit pieu, bftton, jalon 

Jeu de cartes à deux personnes. 

— Lou piquet e lou reversi 

Soun jouga per lei gen d'esprit. 

Piqueta, v. a. planter des piquets, des 
jalons pour observer un aligne- 
ment. 

s. f. denai vin un peu aigre. — 

Eau rougie que l'on tire, après 

ledécuvagedu vin, en versant 

deux ou trois fois de l'eau sur 

le marc, et que l'on soutire à 

mesure. 

Piquièro, s. f. empressement, acharne- 
ment, hâte. — Querelle, débats. 

— Urousomen per ia qu'une Aigio bonscalièro, 
Coniro lou lardaras, que meiié de piquièro 
A lou persêgre, ven donna barro à l'aacèn. 

Bourrellyi 



Piqueto, 

Trempo, 
Aigado, 



PIS 



— 1064 



PIS 



Piraniidalo, s. f. campanule pyramidale 
qu'on cultive dans les jardins à 
cause de ses jolies fleurs bleues. 

Piran, Il s. m. raisin de table à peau fine. 
Pejrfl», Il (Voir espiran). 

— Vùirés pas madura ni peiran ni clareto 
Emb' aquelis ouliv' anarès pa' au muuliu. 

J GaiJan, 1870. 

Pirato, s. m. écumeur de mer, corsaire, 
pillard, voleur. 

— Mai se vouliam que lou fassnm 
Douilhesse iljns noucsirei pignalo, 
Auriani qu'à faire lei piralo 
Coumo se n'en vei mai que (i'un. 
Ciarcin, t8Hl. 

Pire, adj. plus mauvais, plus nuisible. 

— Lou pire dei proucès 
Es que d'un n'en ven Ai\s, 

Pirouea, v. n. gasc. paraître, germer, 
percer. 

Pirontelo, s. f. ancienne pièce de monnaie. 

Pis, s. m. urine. — Sein, gorge. 

Gr. -aizinica), faire boire. 

Pisar, ti. a, secouer les châtaignes. 
(Voir pizar). 

Pîseino, s. f. piscine, bassin, vivier. 

— Car Jesu-Crist passée al-prep de la piscino 
Et i'aguet lèu gaarit sens aulro medecino. 

Aug. Gaillard. 

Piseoutino, s. f. piquette, mauvais vin. 

Pisaa, V. a. et n. pisser, évacuer l'urine, 

jaillir. AU. pissen. 

~ Quand lou chin pisso, la lebre gagno camin. 

— Esp'ro que vau escoDia lou gendre? 

Car louschis. quand sian monarls pisson dessus l'ovare, 
Coumo dessus lei gens que se soun fa pleizir. 
R. Grivel. 

Pissadou, ». m. urinoir, vase de nuit. 

PiHSsasno, «. f. urine, liquide excré- 
Pwifm, mentiel qui sort de la vessie. 



Pîsiitarato, 1 

Ruio-penado, [j 



chauve-souris murine, oiseau 
à ailes merabraneusos. 



Piissaîre, 

Vissarel, 



adj. pisseur, qui pisse au Ht, 
qui a une incontinence d'urine. 



Pissarado, 

fxssaroto, 



s. f. grande quantité d'urine, 
traînée liquide , tache sur 
les draps. 

ri»iM»ràU) $, m. pissoir public, coin, rédait. 



— Li-'vi6 no fé no pissurolo 
Que se cougné coumo 'iio solo, 
Dm l'ouRi.TU de soun enemi, 
lo vole dire din lo ni 
De cauco ceriaino helelo 
Que n'amavo pi lo souri- 
l'oucaud . 

Pisisoean, 1 s. m. potiron rouge, fausse 
Pissogot, j oronge, anamile à verrues, 

champignons vénéneux. 

Pissocaudo, s. f. mal vénérien qui cause 
une irritation brûlante dans le 
canal de l'urêlre, blennorrhagie. 



Pisso-fré, 

Pisso- prin, 

Pissol, 

Pissourtet, 



PisBoulié, 

Pisso-au-liech, 
Mourrepourcin, 



adj. mou, lent, flegmatique, 
indécis, méticuleux. 

s. m. jaillissement, bouillonne- 
ment. — Petit jet, filet d'eau. 

Pisso-pallio, s. m. tarare, crible à large 
maille. 

s. m. dent de lion, florion d'or, 
espèce de chicorée employée 
comme apéritive, fam. des 
Composées. 

— Taraxatumdens leonis. 

— Enfant qui pisse au lit sans 
le sentir. 

Pissouria, i v. n. pissoter, uriner à plu- 
Pissourleja, | sieurs reprises, jaillir en 
petits filets. 

Pissons, I adj. mouillé, trempé d'urine. — 
Pissarous, | — Taché, souillé. 

Pistaeliié, s. m. arbre qui produit les 
pistaches dont les confiseurs font 
usage pour les dragées, iista- 
chier cultivé, Pntiwia vera, fam. 
des Anacardiacées. 
— Lou pislachié granela d'amendoun. 

Ftg. vieux barbon, coureur, 
libertin. (Voir gourirt, rou/ïan). 
— Lei Diou de ia Miloulougio 
Eron toHU de pisiachiii, 
E lei Diveî^so, dins l'ourgio 
Vivien foui:ro d6u benichié. 
Bourrelly, 1S58. 

— Fai-ti .'ensau dei dévot pislachiè, 
Lou subre-jour irevo-DÙ ben la gleizo. 
Gela. 



PIS 



1065 — 



PIT 



Pistaclto, s. f. amande verle du pistachier 
cultivé en Provence. — Amande 
à coque tendre pour la table. 

Pistel. s m. jet, scion, pilon, bâton, 

Pivèu, jalon, manche de bie. 

— E nosie sauio-lcsle enfounço soun capel 

E part sus lou mouloun ude coumo un pistel. 
Bigûl. 

Pisto, s. f. piste, vestige, trace. — Odorat 

laissé sur le passage de certains 

animaux. Gr. -avims, recherche. 

liai, pisla. 

-- Car, quand s'agissié d'un repas 
N'avié pas besoun que dau nas ; 
Lou ciel en ié levan la vislo, 
1' avié fourtifia la pislo. 
Favre. 

Pisto, adj, fem, sèche, vide, dépouillée. 

— Caslagnos pislos. 

Pi«itolo, s.f. pistole, ancienne monnaie d'or 



d'une valeur de 10 fr. 



Pistori, 

Pistre, 



s. m, V. l. boulanger. Lat. pistor, 
qui écrase le grain. 
Esp. pislar, piler. 

Pis(o«tla«Io, s. f. coup de pistolet, portée 
de l'arme. 

— El sabels-vous per-qué '! elos d'uiio lailhaiio 
Sourliguiiron pel pral, leii d'uno pislouhido ; 
lOu lcni6 douâ k-brié», que me pri'guèron fort 
Que lous laissess' ana per lus douua la njorl. 

Pistoiilet, s. m. pistolet, petite arme à feu 

que l'on tire d'une seule main. 

— Carré de moleton qui sert 

aux femmes du peuple comme 

piège à puces. 

~- Emé lou fioc d'un pisloulet 
Te parle d'esclaira la salo. 

— Lou tambour k la teslo embé la chalamino, 
Fasien, tout caminan, pela lou pistoulet. 

PiiBtoun, s. m. soupape mobile dans un 
cylindre. — Instrument en cui- 
vre dont on tire des sons variés, 
au moyen de plusieurs de ces 
organes. 
— Que nous faran alor sei beli micanico ! 

Sei bounibo, sei veissèu, sei globo, sei vagoun ! 
Sei pisloun, sei vapour, sei sounaio eleitrico .' 
Gelu, i8îi2. 

— Es lou courné-pisloun qu'entouno seun solo 
Coumo dins l'opéra nounia Fra-Diavolo. 



Félix. 



Pit, s. m. coupure, écorchiire, blessure, 
piqûre, coup de bec. 

— Trisle, blassal c tout s.innous, 
N'ey pourian pla soulTerl paurasso ! 
Aquel pit bengiiei birenous. 

Jasmin . 

Pita, I V, a. becqueter, ouvrir le bec, 
IHtassa, \ piquer les grains ou les miettes. — 

Donner dans un piège, dans le 

panneau. 

— Pitosoulet, il mange seul. 
— Pilassaul dins lei flous, lei paifum e loa vaia, 

— Passi mci longbi matinado 

A pilassa, tant que noua sai, 
Lei verinc que lou caud coungreio. 
Gaut, ISfil. 

Pitaduro, s. f. piqûre de puce, de mouche, 
d'oiseau. 

Pitaneeto, s. f. petit repas, faible nour- 
riture. Esp. pitancica. 

Pitaneié, s. m. et adj. celui qui fait la dis- 
tribution de la nourriture. 



Pitansa (Se) 

Coumpaneja {Se), 



V. rec. manger suffisam- 
ment du pain avec la 

viande, ménager les mets plus 

chers que le pain. 

— Ab ! lou bèii toms passa ! manjavian de pitanço, 
Aro aven de pan dur e sian dins la soutîranço. 

Cliailan, 18bC. 

Pitanso, Il s.f. vivres, provisions de bouche, 
Pitanço, || mets hors le pain et le vin. 
liai pielnnza. Esp. pitanza. 
— Maiijavo soun pan sans pilanso. 

— Sus la couelo erbourouso acampe ma pitanço, 
Aliinen senso apprest, emai scnso vérin, 

Proun d'aubro saiivagùu me pouerjon ma suUanço, 
Ai, coumo lou inanja, lou bèurc en aboundanço ! 
Crousitlat. 

— Un fscoulhé, qu'apelaren Fanfan, 
Dou pas di cacalauso anavo à soun escolo, 

Uedins sa pocbo avié sa (iolo, 
D'uno man sa pitanço e del'aulro soun pan. 
J. Morel, 1828. 

— Simoun, birat bes la paret, 
Tenio sus sous ginouls un siéloii de falanço 
Oun nadabo, sans sal, uno magro pitanço. 
Mir. 

— De traval gn'avié à boudru e Je pitanço à péno. 



67. 






Pitit, 

Péliot, 



adj. et subst. petit, fils, garçon, en- 
fant. — Mousse, novice, goujat. 



PIT 



1066 — 



PIZ 



— Mij, dovan lour pilil si se coumpourlen niau 
Un jour venilr6 que l'y aiirô dou mau. 
FoucauJ, L-OS. 

— Ti souvènes, Viihu, Je ileseu^î-cen-trenlo ? 
D6u lem qu'éri'S piloué dei p^ilronn [loscadou ! 
Ml courrii^s à l'aprè, luen d'.uè p6u ni crento 
Dôu sourcié mau pigna, l 'espouvamau dau gou ! 

Gdu, iSU. 

— AJoun, brave piloué, ti fau nioun coumplimen 
Sus lei prougrèd que fas cliii-î la l^tlro menudo. 

Ballot, 1831. 

Pito, s. f. V. l, pile poilevine, petite mon- 
naie de cuivre qui valait la 
moitié d'une olwle ou le quart 
d'un denier. — Mallea pictavicia, 
monnaie de Poitiers que l'on 
frappait au marteau. 

Pitonëto, s. f. jeune fille, servante, grosse 
dondon. 

Pitoun, s, m. vis ou clou dont la tête forme 
un anneau — Sommet d'une 
montagne. 

Pitons, adj. pileux, triste, malheureux. 

Fr. centr. jiilletix, attendrissant. 

Pitra, (I v. n. et act. se fncher, se dépiter, 

Pima, Il endêver, piétiner. — Admonester, 

morigéner, chapitrer. 

— Es vrai, m'as fach pilra, mai crezios per azar 
Do la couqtiinarié sousla li rccoumpcnso. 
Horel, 1840 

Pitraeo, s, /'.vieille matrone, bohémienne, 

Pitrassa, v, a. gâter, gaspiller, mal agencer. 

Pitre, s. m. souffre douleur, bateleur. — 
Le poitrail des bœufs, le fanon. 

Pitre, Il s. m. ploigeoii i.nbrim, grand plon- 
Flau, Il geoii,beaii palmipède du nord dont 

quelques individus viennent en 

hiver sur nos étangs. 

Colymbus glacialis. 

(Voir cal-marin). 

Pitrou, s, m. solive, poutrelle. {\o\r cabirou). 

— Roitelet, oiseau. (\oir ratata). 

— Bâtonnet, jeu d'enfant. 

Pitnito, s. /'. pituite, mucus nasal et sécré- 
tion visqueuse provenant des 
bronches ou de l'estomac. 



Piueelo. 

Pièucelo, 



s. f. jeune fille, vierge. 
Lat.pmlla. liai, pulcella. 



— Dins uo estable de Bplléem 
An bist j;isen uno piuct'lo ; 
E nous, porqu ; les reys s'y van 
Adouren ouey le li?l efan. 
Goudou'.i . 

Pin-pin, Il s. m. ploiement, cri de joie des 
Pioupiou, Il oiseaux. 

— De passerats uno laifo amourouso 
Rejouis Ter de plus pius triounfants. 

Florel, 181)0. 

Pivela, V. a. dominer, fasciner, attirer. 

— Vous que lentes nosir' amo pivelado. 
Se voulias bon, l'ami'Ur sarié pas mort. 

Boillat. 

Pivello, s. f. brindille, scion, jet, pousse. 

Pîvèn, I s. m. bout diirbre, le sommet, 
Pistel, I cime, pointe, jalon. 

l'ivo, s. m. peuplier, arbre de haute futée 
Pibou, des terrains humides, fain. des 

Sjlicinées. 

— ?opulus alba, Vaubo. 

— ■ Populus tremnla, le tremble. 

Pivoni, I s. m. bouvreuil commun, oiseau 
Pivouèno, du nord à gros bec et à joli plu- 
Siblnr, \ mage, que l'on revoit en automne, 
surtout dans les contrées mon- 
tagneuses, où il trouve les grai- 
nes et les baies dont il se nourrit. 
Pyrrhula vulgaris. 
Fr. centr. pivune. 

Pivouer, s. m. poitrine, gosier, voix, cri. 
— En gounflan moun pivouer, en fourçan moun halen. 



Pivoutonn, 

Cici, 
Pivoueto, 



s. m. pipi farlouse, pipi des 
buissons, oiseaux de pas- 
sage en automne. (Voir 



grasse) . Anthus pralensis , arboreus . 

— Un aucelairo aganlavo au miraa 
De pivoutonn, de CQ, de rigaa 
E de bouscario ; arribo uno calandro. 
Bourrelly. 

Piza, V. a. battre, secouer les châtaignes 
desséchées à la fumée ou à 
réluv(^ pour en séparer la peau. 
Itd. pigiare. Esp. pisar, fouler. 

Pizadon, s. m. et adj. sac à battre ou à 
secouer les châtaignes. 



PLA 



— 1067 -> 



PLA 



Piznire, s. m. et adj. batteur de chftta'gnes. 

— Souc de pizaire, billot à battre. 

Pizo, s. f. auge en pierre, bassin pour 
Pielo, laver ou pour faire abreuver. 

Pi», adv. bien, beaucoup, certainement. 
Plo, Lai. plane, assurément. 

— N'ai pas lou letns, souy pla pressado. 

— pla, oui bien, en effet. 

Plaça, V. a. appaiser, calmer. — Appliquer, 

coller du bois mince. 

— K la sor qu'ero risouleto, 

^'0 la vpqiii dins lois plours !. . . 
Mai Didu [ilacara seis rloulours , 
El la laissara pas soulello. 

Ciousillat, 18S0. 

Pla^a, V. a. placer, mettre en un lieu, don- 
ner un emploi à quelqu'un. 

— Es d'urgen bcn plaça. 

— Vcsen acô d'aqui, iéu lou laisseri csia, 
E di'jousl un garric lou m'aneri plaça. 

Placar, v. n. s'enfuir, courir, s'échapper. 

— Pichots que iilacals de l'escolo 
E v'escoundels aperavau. 

Placar, s. m armoire à fleur de mur pour 
dissimuler certaines irrégula- 
rités. 

— Conmeiiças vous d'abord per vous tene à l'escar, 
E venguès pas foutra lou nas dins moun placar. 

Placard, s. m. écrit ou imprimé qu'on 

Placart, affiche au coin des rues pour 

avis ou information. AIL plaçât. 

— Quant ey entendu pla qu'ahets fayt emprima 

t)e, placarts, per lous mettre as cantous de la plasso 
O'aquesle Mounlalba, onn i^u niounde s'amasso, 
Per lous veni legi quasi detoulos parts, 
Per entendre et sabé que dison tais placarts. 
Aug. Gaillard. 

Place, s. m. place, emplacement. — Marché, 
comptoir, ville de commerce. 

— Tabé sur isun placé tout l'unlbcr .s'apilo ; 

L'or y plèude touts bors, per lous fils, per tous frays, 
Ta bdo es en irabal d'uno mai grando bilo, 
Aplatisses lous rocs et piaules de palays. 
Jasmin, 18-40. 

Placeto, s. f. petite place. 
Plan, liai, piazzeita. 

— Anarés au b.il de la placeto 

Plaeo, s. f. tablette unie de métal ou de 
verre. — Décoration de diffé- 
rents ordres. AU. plack. 



Pla^o, 

Plasso, 



s. f. espace libre dans une ville ou 
un vill.ige. — Charge , emploi , 
fonction. Esp. plaza. 



— lèu lou feri loumba quant et quant sur la plaço. 

— Ta plaço, imai siègne geinanio, 
La ramplirascmè passioun, 
Vesli de la raubo Irenanto 
Te vcircn à la proucessioun. 
Desanat, 1830, 

— V6u mai amiis en plaço qu'argen en bourso. 

Plafoiin, s. m partie supérieure d'un lieu 
couvert. — Le dessous d'un 
pliincher garni de lattes et de 
plâtre. — Surface inféreure d'un 
canal. 



Pla», 

Plait, 



s. m. V. l. procès, plaidoyer, chicane, 
plainte en justice. 



Piagne, 

Plange, 



V. a. plaindre, avoir compassion, 
avoir pitié. 



Donner à regret. 



— Sega, plagne ben la misèro 
Mai, vé, pode pas faire mai. 

Helas, Angié, de que te planges ? 

N'abios-lu pas un cent d'iranges, 
En que te fousses defei.dut 
Se l'enemic fousso vengul. 
Balado, 1575. 

— Per la coslo ou per la piano 
Si bos maisou ? 
You l'olîn ma cabano, 

D'ab liore aunou. 
En loc feras plagudo 

D'ab may d'affeciion 
Ni tapoc recebudo 
D'ab lan d'amou. 

Despoiirrins, 1760. 

Plaine (Se), v. rec. se plaindre, se la- 
menter, porter plainte. 

— Sa t'éres pas plagnigul 
T'anave esloufa, pécaire 
Sans t'agudre enlendut. 

A. Tandon, 1812. 

— Quant es per mi, n'ey pas loc de mo plange, 
Cadojoiir ey la p-rlic am l'irange, 
Amay lou tourt e la grosso alauzello 
Eu despilan Moussur do la Valetto. 

Aug. Giillaid, 1562. 

Plaji^nol, n. pr. complaisant, compatissant, 
débonnaire. 

Plagnuii, s. in. plainte, lamentation. 



PLA - 10G8 

— Mes s'airobes jnmay 
Uno vieilho, urio raay 
Qu'es cinlado île lano, 
E que per niounis e piano 
Vai plouranl soun plaj,un, 
E deman'lo en cailiiii ; 
Sauprias pas, per top d'aslre 
Un jouve e poulit pasiie. . . 
Gourdou. 

Plaso, S. f. plaie, blessure, entaille. 

Plai, I s. m. el f. bas lim. haie vive, cl6- 
Plaisso, I lure d'un champ. Fr. centr. plaix, 

plesse. Lai. pkclum, entrelacé. 

JV. pr, Plessis. 

s. m. érable, faux platane, sycomore, 
Acer psetido-platantis, érable à feuilles 
d'osier, Acer opulifoluim. L'éra- 
ble du Canada, Acer saccha- 
rinum, est l'arbre le plus pré- 
cieux des Acérinées à cause de 
la grande qaantité de sucre 
qu'il fournit. 

Plniileja,^ v. n. plaider, avoir procès. — 
Pleideja, Hésiter, lanterner. V. l. plaigar. 



Pian, 

Planié, 



— (luau plaidèjo malaulejo 
E ce que nianjo i' amarejo. 

— Lou secret, per pas perdre, es do pasjlaideja, 
Counlas-mi voslr' afaire, e sans lanl bourdej-». 
Tlionron. 

Plaijo, S. f. caution, engagement écrit, 
transaction. 

— A'al sans s'escrasa l'on plaijo à la campagno 
La iusliço as palais, es Madamo Loiingayco. 
l'eyrol, 1778. 

Plaire, Il v. n. plaire, agréer, trouver bon ; 

Se plaire, || v. rec. se plaire, se convenir. 

(Voir plaze). 

— Solz lo cel negrczit d'auralge 
Perquc l'en vaz, mci dolz amor ? 
No le filalz paus sobre l'erbage, 
Ko te l'iaiz lo bHÏz amador? 
Dernard. 

Plajo, S. f. plage, bord de mer, rivage. 

— Mai tu, luen de l'auro couscnto. 
As trouva lou prinieins courous 
Alin su 'no plajo ris( nio 
De longo le châles iirous. 
Crouzillat. 

Plan, s. m. surface plane, superficie, petite 
place, aire. — Dessin géomé- 
trique d'une ville, d'un pays, 
d'un monument. 
— Dous tnaçoon, sans traval, an plan de l'Avesca, 



PL4 

adj. uni, tranquille, horizontal, — 
Terrain en plaine. 



Venion b,igna sous pés sus de fiolhos planièros. 



Plan, 

Plan bagasso, 



s, m. flegme, air tranquille. 
— Audace, sang-froid. 



— E sul balcoun, embé souii plan-baga5so, 
Noslc houlandiis furno soun cachimbau. 
Florel, 

— Nous dis ac6 embé soun plan-pan jal. 

Plana, v. a. et n. planer, voler haut et 

Planeja, horizontalement. — Niveler, être 

de niveau. — Unir à la plane. 

Planas, s. m. large place, plate-forme. 

— Mes tout en fasen la chamado, 
Toun aigo vai eslre a'rivado 
A l'inlrado dou grand planas. 

I.anglade. 

Planasso, s. f. grande plaine, plaine liquide 
peu profonde. 

— Quand en planasso navigavon 
Et qu'au Grau d'Aiguomorlo anavon. 



Plan-plan, 

Plan-pliineto, 



adv. lentement , tranquile- 
ment, mollement, doucement. 



— Souven ai vis de fiolhos replrgados, 

Jouguel dau vcni, plan-plan nada sus las onndaJos. 

— Gamines plan-plané d'uno cambo arrampido, 
E bonfosen prenen !i mounlado rapido. 

Auberl, 1868. 

— S'aprocho en escirlan li branco tout plan-plan ; 

Uo que vegué ras de si man ? 
Dous nis que quasi se toucavon. 

l'.igoi. 

Planeat, s. m. solive, poutrelle de parquet. 
Plancliar, s. m. longue el épaisse planche. 
Planeltic, 



Planché, 

Planclio, 

Planco, 



s. m. plancher, pavé en plan- 
ches. 

s. f. planche, bois refendu pour 
menuiserie. — 1 ont volant sur 
un ruisseau. 

Planclio «le flèiro, s. f. tréteau fait à la 
hâte, étal. 

Planciionn, n. pr, petite planche, petit 

tréteau. 



Plané, 

Planeto, 



s. m. et f. une petite place ou une 
petite plaine. 



Planeto, s. f. corps céleste qui tourne 
autourdu soleil. 



PL A 



- 1069 



PLA 



— Moiinlan, tnonnlan tonjoiir île planclo en planplo ; 
Doiicamin de San Ji,|uc m phino ilou soulèii, 
Lfissan à man senfco un cla[m) d.' counjelo, 
E su chaqu'eslaciouii siam pu fouar e pu bèu. 
Gclu, 1852. 

Planesteii, s. m. grande plaine, haut 
plateau, cime aplatie. 

— E (lesimpi^i, lou planesléu, 
Dinlrc sa peiro lisco e iluro. 
Es Irauquiha coum' un crevèu. 
ViJal, 1S64. 

Plan payii, s. m. la plaine, pays de 
Païs-bas, vallée, voisin de la mer. 

Plan-pisso, s. m. imbécille, nigaud. 

Planli, s. m. plainte, complainte populaire. 

Piano, s. f. terrain plat et uni. — Plaine. 

— Lirjo ero a')uèlo jilano e vasio la counlrado. 

— Dins la piano e sus la mountagno 
Dins las hrugos, Ions amargals, 
Cassavo lourd ré, perdigals. 

Piano, s. f. outil de charron qui sert à unir 
et aplanir le bois, couteau à 
deux manches. — Colombe , 
instrument de tonnelier, var- 
loppe renversée et fixée sur un 
établi en pente. — Ciseau de 
tourneur. 

Piano, Il s. f. la plie, la limande, poisson 
Plalo, Il plat, rude au loucher, qui a les 
yeux à droite. — Bon comesti- 
ble à chair blanche qui abonde 
dans la Méditerranée et les 
étangs. — flatessa limanda, fam 
des Pleuronectes. 



PlaniionnjKT, 

Manal, 



s. m. poignée, abondance, 
quantité, nombre. 



Plansar, 

Plansou, 



s. m. jeune plant, scion d'osier, 
de saule. — Jeune homme 
imberbe. 



Planta, v. a. planter, mettre en terre des 
jeunes arbres ou des plantes au 
moment où la sève est endor- 
mie... — Ficher, enfoncer. — 
Quitter, abandonner. 
— Quant planlesses lourv paire, copo li la leslo. 

— Noslre pegot, coumo nno ourguôno, 
Canlavo, en planlan sa lezéno. 
Bigol. 



- Darrl(S la boclio, n'i a que fan do saut ilo cabro, 
D'aulri rosion planta redo coum' un piquet. 
Poney . 
— A planta Tesculo amai l'ouslau, 

— T'ai vis Tauire jour mens fresquelo. 
Eres planlado dini soun sen. 

Planta.XSc), v, rec. s'arrêter, cesser de 
marcher , discontinuer son tra- 
vail. 

Plantado, s. ^. plantation régulière, terrain 
planté. 



Plantage, 

Planlalh, 



s. m, plantain à grandes feuil- 
les, plante à fl>-urs blanchâ- 
tres, fam. des Plantaginées. — 
Plnntago major. 



s. m. plantain lan- 
céolé, Phntago lan- 



Pichot plantaire, 

Lengo de biôu, 

ceolala, même famille. 

Plantié, s. m. plantation de jeunes vignes. 
— Escapade d'un enfant indis- 
cipliné. 

— Lou viel reven de soun plantiè 
Veire soun einal que lavouro. 
Uigot. 



Plantin ili mares, 

Plantalh d'aigo, 
Erbo de cinq coslos, 



s. m. plantain 
aquatique ou flu- 
teau, Alisma plan- 
tage, la fléchière ou sagittaire, 
plantes à rhizome charnu et 
astringent, Plantogo aquatica. 

Planto, s. f. plante, végétal herbacé. 

— De pknto, adv. de naissance. 

— Jouino plaiilo, planto embaumado, 
Que visite scro e matin, 
Te doutes pas que siés aimado, 
Coumo l'ounour de moun jardin. 
Crouzillat. 

Planto-poFto, s. m. dard, morceau de 
bois armé de quatre ailettes en 
plume dont s'amusent les 
enfants. 
Plantoun, s. m. soldat de service. — 
Plantm, Jeune plan à repiquer, plantes 

potagères que l'on transplante ; 
semis en excès que l'on vend 
pour salade. 
— Sauprès que l'autre jour. . . undilun, 
Aoave à barbenl?.no acheta de planlun 
Per faire quauqui 'z-ourloulaio. 
Roumanille. 



PLA 



— 1070 



PLA 



Planto-vit, n. pr. vigneron, planteur de 

vigne. 
Plannro, s. f. plaine, étendue de terrain. 

— Vent-.-ié ; jouiras de veire la plaiiuro 

QuVsletiJ soulilis iué si rai)i|iau île verduro. 
Tavan, 1887. 

Plap,s. m. béarn. lâche de rousseur, marque. 

Plasé, s. m. gase. plaisir, contentement, 
grâce, faveur. 

— Elo nous pono uno brassado 

De boti fago'. si'C à (jlasé, 
Car sa|j beri qu'uno fliinbadu 
As paures biïls fa Un du bé. 

Plasent, adj. aimable, flatteur, agréable. 

— Doua e plasent rs per lia touii parla. 

— Un jour un moussor se pré-enlo ; 
L'ouslesso, quVi loujour plaseiilo 
Fai se reveranço, d'abord 

Plasso, Il s.f. place, espace libre. — Charge, 
Plaço, I emploi. 

— Cau suivis la casse perd .«a plaço 

— El segu reslarié sus plasso 
Jusqu'à la mon boun cbi Je lasso 
A soun arresl resio fidel. 

A zaïs . 

Plaatroun, s. m., pièce de cuir rembourrée 
des maîtres d'armes. 

Plat, s. m. pièce de vaisselle plus ou moins 
plate pour contenir les mets sur 
la table. 

— Tabé la lesco ensafranado, 
Chonpin, à nosire grau noumado. 
Qu'ai founs del plal ou d'assetous. 
Es un quicon de lant goiisluus. 

G. A zaïs. 

— Dion garde qu'uno talo Iroupo 
Tourobesse sus un plal ds soupo ! 
L'envalarien bé, quand lou plal 
Sérié de la grandou d'un pral. 

Favre. 

Plat, ai] plat, mince, maigre, affaibli. 

Platarns, s. m. un grand plal, un plein 
Platounal, plal. — Dim. platet, un petit 

plal. 
Platelo, Il s. f escargot des vignes à chair 
Vère, Il amère et coriace. Hélix Algiru, 

hélice algérienne. 

Platèu, s. m. tablette de bois ou de mêlai 
servant à différents usages. • 
Madrier, pièce de bois de forte 
épaisseur. — Terrain plat et 
élevé. 



Pintina, || v. a. barder une volaille, garnir 

Barda, || de plaques de lard une pièce de 

gibier. 

— Lou roasii segnet milhou larda 
que [ilatina. 

Platino, s. f. organe servant à plusieurs 
outils ou à des armes. — Lan- 
gue, volubilité. 

— Vlat'ino peissounieiro, langue 
poissarde. 

PlatisBou, s. m. coup de batte, de plal de 
sabre. 

Plato, s. f. bassin d'étaim, prix que l'on 

donnait pour les fêles, les joules 

ou autres jeux. — Pièce de la 

charrue, versoir. — Vase plat. 

— Se quaucun aleslis lanl ben emé sei palo 

De bresco counio naulri, e fai d'aulanl b.n màa, 

Aquèu aura gagna la plato ; 
A la buèno salui !.. . sara lanl iniês peréu. 
Hourrelly, 1870. 

Platounieo, adj. affection désintéressée, 

qui recherche la perfection. 

— Mai moun amour rcn ma' que [ilalounico. 
Tan soulamen es pas.\jonn anisticu. 
LaureDS. 



Plâtra fié. 

Plastrarié, 



s. f. plâtrage, ouvrage en 
plâtre. — Carrière ou moulin 
à plâtre. 



Plaiiclia, V. a. fouler la terre, s'embouer, 
marcher lourdement. 

Plaiiclioit, s. m. pigeon pallu. 

Plaueo, s. f. plongeon, gros canard, oiseau 
palmipède qui vole difficilement. 
(Voir flau, pitre). 



Plazé, 

Pied, 



s. m. gasc. plaisir, satifaction, bon- 
heur, joie, contentement. 



— Lou pu pichul plazé nie sembla uno abaniuro 

— Dison que lous burous al Paradis enlendon 
De musicos que fan nada dins lou plazé. 
Jasmin, i&i^. 

Plazeiiço, S. f. plaisance, lieu agréable, 
maison de campagne. Nom de 
ville. 

Plaxentarié, s. f. plaisanterie, raillerie, 
dérision. 



i 



PLE 



— 1071 — 



PLE 



Plé, Il adj. plein, rempli. — Ucpu, rassasié. 
Pkn, Il — Complet, eiilier. Gr. aXnpis. 

A plec, adv. abondanunenl, à 

foison . 

Plebi{$:na, v. n. bruiner, pleuvoir légère- 
ment. 

— Tabé quaml plebigrio 
N'en perdes nal gioul. 
Ja.-:iiiiii. 

Plebiynado, s. f. ondée, pluie fine. 

— L'ayre b«n fret et quauco plebignado 
Ben enfanga la pousco delcarri. 
Jasnii 1. 

Plec, Il s. m. pli d'une étoffe, courbure. — 

Pleg, Il Habitude , tournure. — Bandeau , 

échappe. 

Plecha, V. a. plier, bander,' envelopper, 
Plega, cercler, garnir un baril. 

— Es revengu enibé la leslo picchado. 

Pleelio, s. f, cercle, bande, cerceau. 

Pleclioun, s. m. douvaia, bois de chêne ou 
de châlaigner. — Jupe, fourreau. 

Pleiça, Il V. a. plier, doubler. — Serrer, ran- 
Plecha, Il ger, fermer. — Fléchir, courber. 

— Lou marclian a plega boutigo. 

— Pie! louli sourlen à la filo, 

La nue, quand lei gens an plega ; 
Serrian lel meslro de la viio 
S'ero (-as lei côuquin de cal. 

Thouron, 1866. 

Plega (Se), v. rec. se pencber, se baisser, 
se courber. 
— Cals àsoun fray, André, Irisle so plego. 
Plegadis, adj, pliant, flexible, articulé. 

— Tu, pipg.ilisso ei bon counsèii, 
Noun demargant l'tslrado drecho. 

Plei^adoairo, s. f. outil à plier les cercles. 

Plegag;e, s. m. pliage, doublage, cintrage. 

Plegro, s. f levéo au jeu de cartes, tâche. 

— Mesire, t'ai amarra su l'ancro d'isperenço, 
Vai acaba ta plo- > enir»- leis affiirna, 
E qujnd auras feni la >ido de iy iffranço 
Vone trouva Cassian ei p^ys embaima. 
GelH, lf'b2. 
— Sa plego, va fau (lire, es perfé* un pau lourdo. 



Plego, 

Clugo, 



s. f. bandeau, étui en cuir pour 
les chevaux qui fout tourner un 
maiiège. 



Plegonn (De), 

Ptugoun [De), 



adv. avec les yeux ban- 
dés, sans y voir. 



Pleideja, v. n. plaider, contester. 

{\ o\r plaideja). 

— So, quand avès lou drôl f6u faire lant de cause 

Pleidej.i dous, 1res cops, senso uno ouro de pauso, ^ 
E faire, per gagna soun prouc-s, tant d'e.«fort, 
Vous demandi ço qu'es, nioun Dieu, quand avès tort. 
Bourrelly, 1870. 

Pleidejaire, s. m. plaideur, chicaneur. 

— Barrarien lou Palais faulo de pleidejaire 
De jugi, d'avoucal, s'enlondrié plus [larla : 
Faudrié dounc plus si baire e plus si querela. 
Thouron, lb60. 



Plejo, 

Plèujo, 



s. f. pluie. 

It. pioggia. Lat.pluviaàs a-Ai*. 



— Acos égal ; moun ousial nous proutéjo 
Comro lou ben, conlro la rjlfjo ; 
Es bray que sul darré n'es qu'à mitai coubert. 
Jasmin, 1851 . 

— PIchoto plèjo d'Abrioa fai bello segado d'estiou. 

— Pluèio de Mai fai creisse encaro mai. 

— Liiu soorel le rabino e la pléujo te bagno, 
La pu pichoto auro lo lagno. 

Plejoire, || s. m. averse, grosse pluie, 
Plejas, Il orage, ondée. 

— Levo-li, soudis, moun aimado, 
La sazou d'iver es pissalo ; 
Des plejoïres si'U delieurals, 

Li'o de flouretos dins lous prals. . . 
Veni, qu'arc periout si canio. 
Fesquet, 1875. 

Plena, v. a. gasc. remplir, accumuler. 
Gr. aAwsa, emplir. 

— Canten, car lou bourrou de may 
Pleno Ion cabot et Ion chay. 

Plenié, adj. ample, abondant, entier, absolu. 

Un jour lou eurat en cadlêiro, 
Fai assaupre à cado filel, 
Qne Ion Paiio, à la lerro entlAiro, 
Acrordo un jubilé nouvel 
Embé l'iudulgenço plenieiro. 
Floret, 1861. 



Plénitude, 

Plenou, 



s. f. plénitude, abondance. 



Plento, s. f. plinthe, plate-bande, soubas- 
sement. Gr. wAiv^of. 



Plesi, 

Plasé, 



s. m. plaisir, joie, contentement, 
bonheur. 



PLO 



— 1072 — 



PLU 



— Adieu donne lei plesi de la vido rampistro, 

Lou cham n'ts plus per iùu qu'un lal.lèu que moun eslre 
Euciidro, gai lablèuque me fai gm loujour, 
Mai, la pauro doulenlo aro, a loui moun amour. 
Crousillal, 1864. 

Pleti, tnt. plait-il, que désirez- vous ? Pardon. 

— Aura bèu prcga, faire pleli, 

' Reslara riblado à soun seli. 

De Lafare. 

Pleure, Il v. n. imper, pleuvoir, tomber en 
Plôiire, Il abondance. 

— Oh! de flous, de laurès ! courao se n'en plebiô ; 
Aney, mai que jamay, per e), lou pais flambe. 

Jasmm. 



Plènjous, 

Pluejous, 



adj. pluvieux , humide 
mouillé. 



— Ben lou lapavo ambé sa roupo 
S'eroloa tems frech ou pluejous. 

Plissa, 1 t). a. plisser, doubler, chiffonner 
Pleca. I (Voir plecha.) 
PIo, s. m. bloc, billot, souche de bois sur 
Blo, laquelle les bouchers dépècent la 
viande. 

PIo, Il conj. bien, oui, cerlainemenl. 

Pla, Il Lut. plane, assurément. 

— PIo counlen de l'avei finado. 

Plo de eaviliaire, s. m. rondin, brin de 
bois fixé dans le sol sur lequel on 
place les chevilles pour étirer el 
lustrer les matières textiles. 



Ploujous, 

Plouvinous, 



adj. pluvieux, qui amène la 
pluie. 



— Mars venions, Abriou pWujous 
Fan lou bouvier jouyous. 

Plouin, s. m. plomb, métal pesant. 

Plounia, 

flumi, 

Ploumba, v. a. garnir de plomb. — Serrer, 
joinler avec du plomb. — Sonder. 



V. a. plumer, dépouiller. 
Peler, écorcer. 



Plonniet, s. m. touffe de plumes, balai, 
plumeau. 

Plounjoan, s. m. bassine à tirer l'huile 
des jarres. — Vase en terre 
pour le transport de l'huile. 

Plounjouu, s. m. oiseau palmipède. 
{Soir fiau, pitre, plauco.) 



Ploumo, s. f. tuyau garni de duvet qui 
couvre le corps des oiseaux. — 
Plume à écrire. — Pour orne- 
ment ou pour coiffure. 

— Aro, m'offro loujour emh'un ayre gracions, 
La plumo la pus fino el lou papié pus dous. 

Jasrnin. 

— Li parles pas de raubo en sedo 
Que vous sarron coumo d'escrou ! 
Aimo miès lei plumo de fedo, 
Que, quand marcho, fan pas frou-frou. 
Chalvel. 
Plour, Il s. m. pleur, larmes, affliction, 
Plours, I chagrin. 

— La maire alor à forço de poulous 
Aviè fini per amaisa sous plous. 

— Entendras dire : 
Hesi d'amour 
Finis en plour. 

Ploura, V. n. pleurer, avoir du chagrin. 

_ En naissenl l'orne plouro e chas- 
quejour de sa vido dis lou perqué. 

Ploitragiio, Il s. f. moue, tristesse, pleurs, 
Plouradisso, | lamentations 

— Alor, oh per alor 1 plouro que plouraras ! 

Sa plouradisso lout escas 
N'éro en coumparesou qu'un rens, qu'uno fougno. 

Plouraire, s. m. et adj. pleurard, importun. 

Ploureja, v. n. pleurnicher, geindre. 

— Laisso lou ploureja s'aco le fai plesi, 

Car per ièu me fai ren qu'oquèlo mita ploure. 

Ploureto, s. f. moue enfantine, fâcherie. 

— Auras ben Ièu fini de f .ire la ploureto. 
Ploure , 9 V. n. pleuvoir, tomber en abon- 
Plèure, Il dance. 
Plouvinas, s. m. rosée, brouillard. 

— Pièi dins lou plouvinas, ei fiô de l'aubopanlo, 
Li vei'aqui parti, lou fusil sus l'espanlo. 

' Bigot, 1868. 

Plouvineja, v. n bruiner. (Voir rouzina). 
Plouvînejado, || s. f. bruine, pluie fine, 
?louvino, 



rosée, brouillard. 

_ Trimant per draio e perdraiôu, 
Descaus, sens biasso e sens lou sôu. 
Couchant à la plouvino. 

Plu, Il ad«- ^ <^f^P- P'us, davantage. 

?lus. Il 

Veses, le done per counsèu 

De plu nn dire d .van eu, 
Se vos la pax dms lou meinage. 
Cassan. 



PLU 



— 1073 — 



POC 



Pliièio. 

Pluéjo, 



s. f. pluie, eau condensée qui 
tombe des nuages. (Voir ple'jo). 



— Aqui, passo jr,iiiai de nivo Jins lou oi'mi, 
Gis (le iroii e il'uiau, g,H ilu plucjo c <li' nèu. 
Uaj!e. 

— Pourliivo sciiipre un granJ cajit^u 
Oc paio lino à largis alo, 
Qu'es\arlavo de sis espalo 
La pluèio aniai lou (jranJ soulèu. 
Rou'iiieux. 

— Pluùio mcnuJo bagno pu fort, 

Pluga, t;. a. fermer les yeux, plier. 
(Voir plega). 

Plugroun C»*)> adv. les yeux bandés, à 
l'aveuglelle, 

Plugrueto, s. /'. assoupissement, somme. 

Pluma, V. a. arracher les plumes, préparer 
la volaille. — Tricher, extorquer 
de l'argent. 

— Oh se dins la cour plumpgiao 
Un reynar ero recauput, 
Toul naut diiiey à l'aucdino 
Que per eslro rey cro nascut. 
Marlin. 

Plumage, Il s. m. toutes les plumes d'un 
?lumo, Il oiseau, — Bec métallique. 

— Bello plumo fai bel aucel. 
Pluiiiaekou, s. m. plumet, panache. 
Pluniaïet, s. m. volant garni de plumes. 

Plumai, s. m. aile d'oie dont on se sert 
pour nettoyer. 

Plnresi, s, m. pleurésie, maladie inflamma- 
toire des membranes de l'es- 
tomac. 

Pluvié daara, s. m. pluvier doré dont la 
chair est exquise ; oiseau de 
passage. — Charadriuspluvialis. 

Pluvié «ris, s. m. vanneau pluvier, oiseau 
de passage en automne, peu 
méfiant, qui préfère les lieux 
marécageux, et se laisse facile- 
ment approcher ou prendre aux 
pièges. Vanellus melanogaster. 



Pinvié «rand, 

Picho pluvié, 



s. m. grand pluvier à 
collier, petit pluvier à 
collier. (Voir eouriolo). 
68 



Oiseaux de passage du prin- 
temps et de l'aulomne, 

— Ckaradrius hiaticula, 

— Ckaradrius minor. 
Picliot |>luvi«', j s. m. cl f. lourne pierre 
Pliivieirelo, | y eoliier qui ressemble 

au vannciiu. —Strepsilascollaris. 
Cet oiseau court sur la plage des 
marais, des lacs et des rivières, 
el retourne les pierres pour 
manger les vers el les molus- 
ques qui s'y trouvent; Buffon 
l'apelle Gotilonchaud. 

— Arenarit interpres. Roux. 



Pluvierotu, 

Sourdo, 



s. f. pluvier guigtiard , 
oiseau des marais qui se 
laisse prendre facilement lors 
du passage d'hiver. 
— Ckaradrius morinelius. 
Pluvioso, adj. et subst. pluvieux. — Cin- 
quième mois du calendrier repu- 
blioain, du 20 janvier au i9 
février. 

— Poudrés veni pluvioso o venloso, 
Passerouneb-, crésès que la bâtirai, 
A moun casléu, m'ounle ponicaral 
Su de coulssin loul poumpouna de roso. 

Pluyau, s. m. le couchant, le vent de pluie. 

— Mogia l'iiulo, n.ogra lo bizo, 
Mogia lou pluyau, l'armonjo. 
Foucaud. 



Poble, 

Ptiple, 



s. m. peuple, gens, multitude. 
Lat, plebs. 



— Que lestât es, so me semblo plus noMe, 
Car en riman fau rire forso pob'e, 
El del dansa noun sourlis que dibai. 
Aug. Gaillard. 

Poblican, j. m. terme injurieux. Publicain, 
usurier, financier. 

Pocho, s. f. petit sac attachée un vêtement. 

— Grande cuiller à long manche. 

— Blouse, espèce de filet pour la 
chasse au furet. 

— L'on pot pas lira de sa poclio 
Ce que l'on i'a pas mes. 

— Eli bon, gâchas, aco fai veire 
Que lou tems viro, el que l'argen 
Chaiijo do pocho ben souven. 

Bigot. 



PON - 1074 — 

Potier, V. a. pouvoir, être capable, surpasser 



POR 



— S'aprenes, saupras ; 
Se sabes, auras ; 
S'as, pondras, 
Se poJcs, balilras. 

— Que bos qu'alengul le rcspounde, 
Al coumba! de l'espril tu podcs tout lou mounde. 
Jasmin. 

Poilorelo, s. f. patience officinale. 
ftiiimx paticntia. 

Poëino, 

Pouème, 



s. m. poème, ouvrage en vers 

divisé en plusieurs chants, récit. 

Gr. uToi^fi», faire, inventer. 

— Aussi percoumcnça, mi senti pas de voie ; 
Igiiouren lou francès, lou grec e lou latin 
l'ouèJe vous débita qu'un poemo mesquin, 
l'ournier, 18S! . 

Poësio, s.f. poésie, ouvrage d'imagination 
Pouesio, de forme rilhmée et cadencée. 
Gr. 710IS1», inventer, façonner. 

— Tu qu'an bi.s, coumo jou, d:ns Agen ta patrio, 
Su! lauiet d'un tailliur rebi de pocsio. 

Jjsmin. 

Poîar, V. n, et «cf. v. l. monter, puiser. 
(Voirpouya). 

Poilo, j s. m. poêle, voiie, manteau, couver- 
Poile, I tu re, caparaçon. Lat. pallium. 

— ICs l'ouro d'einhasa l'asc, 
Bardo l.irjo, bel peilral, 
lîndel floucal, lou viédaso 
Ks tout llocs, poilo e moiiscal. 
K Uleize, 1872. 

Poile, s. m. et udj. gueux, fainéant, mal 
propre, pouilleux. 

Poinar, v. n. s'étudier, s'appliquer, faire 
effort. (Voir pucinar). 

Polge, s. m. et n. pr. tertre, élévation. 
Ponge, liai, poggio. 

Poncu, Il s. m. grosse selle d'âne bourrée de 

Bardo, Il paile. Bardelle. 

— lo m'occuze, se disse. l'an 

Qu'em 'mo cbarjo sur moun ponèil 
l'o.'-san ver un prj' de beguino 
Seniigueri d'un cop dciminja ma norino. 
Foucaud. 

Pont-levadis, s. ?n. pont-levis. 

— Mal souiijo qu'à l'infer la porlo es proun espesso 
Que SI passo qu'un cop su .«oun pont-levadis ! 

Pon^ullio, s. f. dauph. balai de four, chif- 
fons fixés au bout d'une perche. 



Popar, V. a. dauph. tôler, sucer, aspirer. 

Poiielino, s. f. étoffe à chaîne soie et 
trame , fantaisie fabriquée à 
Avignon. (Voir papalino.) 

Popi, s. m. fourgon, tisonnier. 



Pople, 

Puple, 



s. m. peuple, gens, nation. 

Lat. populus. Esp. ptteblo. It. popolo. 



— Es vous que de loutisei peno 
Vostre pople libérâtes, 
E tant lèu roumpra sei cadeno 
Qu'en bon draiôu l'endraiarès. 
Crousillat. 

Poporri, s. m. grenadier sauvage, grenade 
aigre. (Voir paparri). 



PopulaHSo, 

Populaço, 



s. f. le bas peuple, la foule, 
nom collectif. Lat. populus. 



— Entre que touquèron lou sou, 
Ou per poulitesso ou de p6u. 
Princes, bourgcs ou populaço, 
Touli i'o céderon la plaço. 
Favre. 

— Se dou Irailc Marmoun avièu rampli la plaço 
Fasièu estcrmina loulo la populaço. 
Desanal. 

Pop, s. m. cochon. (Voir pouer). 

Porc, Lat. porcus. Ital. porco. Esp. puerco. 

— Quau fiibo gardo e por meno 
Es pas lontems senso peno. 

— Voulès eslre urous uno semmano, tuas lou por. 

Porcatîé, i s, m. et adj. celui qui fait le 
Pourcaiié, \ commerce des cochons. 

Pop mari, s. m. cochon d'Inde, petit 
Porquê de mar, mammifère rongeur des pays 
chauds, cabiai, cobaye, petit 
animal remarquable par sa fré- 
quente multiplication (quatre à 
cinq portées par an) ; sa chair 
est molle et de mauvais goût. 

Porfla, s. f. calai, altercation , querelle , 
dispute. 

— Tol« los que estan en terra 
Pelean al gran porfia, 

En esia tant cruel guerra 
Que tenem en cada dia. 

Ooig , 1745. 

Porge, s, m. porche, vestibule, passage étroit 
à l'entrée d'une maison. 



POR 



1075 ~ 



POT 



Porre, 

Porri, 
Poueri, 



s. m. ail-poireau, plante potagère, 
fam. des Liliacées à fleurs blan- 
châtres. 



— Porluscn, vanlas vosli porri. 

Por singla, s. m. sauglier, porc sauvage 
qui habile les grandes forêts 
montagneuses, la portée de la 
femelle est de cent-vingt jours. 

Port, s. f. port; abri, anse de mer, lieu de 
départ ou d'arrivée des navires. 
— Passage entre deux monta- 
gnes, col. 
Esp. puerlo du lat. portus. 

— Saupras dounc qu'aqucu nial-aJrel 
Ven, eiuB soun iiiasl de bùuprel. 
De m'esvenlra ma Caroulinu, 
Que dins lou i,orl n'iuo vesino. . . 
Me vau plagiic au Consc tout dréi. 
P. liarbe, 1873. 

Port'-aigro, s. m. aqueduc en arcades. 

— Alin, lusis la inar, e vers lou Iremount loui 
Lou potto-aigo gigaui dcsroulo sa denlello 

Port'-esfrai, s. m. épouvantail, manne- 
quin, homme de paiUe, personne 
laide à faire peur. — Pédant, 
rabat-joie. 

Port'-esiiaiso, s. m. militaire, spadassin. 

Porto-f'ni, s. m. porte-balle, crocheleur, 
homme de peine. 

— CuUivalour e fourgeiioun 
Grouiihié, potlo-fai ou maçoun 
Que cuumiiauïas la pupulaço, 
liiço vuui dono uno leiçuun. 

Mord, 1»18. 

— l'orlo-fals lerrenau, veses-li ren >e[ii ? 

Porto-feîg;nan(, s. m, siège de charre- 
tier, natte, hamac 

Porto-fullio, s. m. porte-feuille pour 
serrer les papiers que l'on lient 
dans la poche. 

Porto-mourtié, Ils, m. planche ou cuvette 
Gamatoun, || des aides - maçons, 

petite auge. 

Porto, Il s. f. porte, entrée, ouverture. 
Pouerlo, Il Esp. puerta, du lat. porta. 

— Lou pus marri jja.s es aquci de la porlo. 

— Ai Irouva, counio d'ourdiiiari, 
Uavan sa porlu un faciouiiari. 



— Jmre, pièi duerbe uno aulro porlo, 
Piùi uno autro. uno aulro. . . de forlo 
Qu'ai lafura l'aparlamen 

Perlout, n)ai inulilamen. 

P. Uarbo. 

Pois, s. f. planche, ais, bois de sciage. 

Po8, s. f. V. l. puissance, force, pouvoir. 

Posto, s. f. relai de chevaux pour le service 
des voyageurs. — Bureau pour 
la réception et la distribution 
des lettres et paquets. — I^a 
ponte d'une poule, le nombre 
d'oeufs qu'elle fournil avant de 
se reposer. ~ Corps de g^rde. 

— A grand cop de pé dins lei coslo 
Te ié faguè courre nno poslo 
Que se n'en pnrlara loiilems. 

Desanal. 

Pot, S. m. pot, vase culinaire, terrine. 
Phir, pas. Lat. pottis. 

— Trouvan de licli dins de grans pos 
l)e lerro c'e Scn-Jan de Fos, 

E de butre do bono iiiino 
Dins de banastos de jounquino. 
l'avre. 

— El quatre pots, coubers dam de papii de traço, 
Pareclion daban joii ; jou, sans bouiji de plaço, 
Lebi lou bras ; mous d,ls d'un pol îocoun lou bord ; 
M'alounglii mal, liri pu fort, 
A miey sur jou lou pat s'abouco, 
Lou pape craque, cl quaucoumel, 
Mol et n.gre coumo jayft. 
Sur mouu cat loumbo etcoulo à l'enlour de mabodCO. 
Jasmin, tSô2. 



Pot, 

Pois, 



s. m. lèvres, bouche, baiser. 
Lat. potus, boisson. 



— D'esprit et de razou lunlabo lan sou3 mot!". 
Que sa paraulo cnsourciHabo ; 
Pcrios, musico el flous, loubavon de sous pots ; 
Jasmin. 

Pot esse, adv. peut être, possible. 

— Liia, pec.lire ! douma pot-esse 
l.a blanco flou del caste amour, 
Qu'un jour fa naisse e disparesse, 
Se despaiiara sens retour. 

Desjardins, 1878. 

Poti, s. m. et adj. lourdeau, maladroit, 
antithèse de poêle. 

Poti, s. m. dclle faite au cabaret. 

— La nue jamai dmlre l-ii loti 
I^assado ix béjre c fa de poti, 

Gelu, 



POU 



1076 — 



POU 



Poto, s. f. méduse de mer, ortie erranle, 

Poiifre, espèce de pelil poulpe qui Dolle dans 

les claiigs cl sur les bords de la 

Méditerranée. Zoophylc (fam. 

des Acalèplie.'-) gélatineux en 

forme d'ombrelle et bordé d'une 

frange pendante qui a l'air de se 

mouvoir sans cause apparente. 

Leur attouchement cause de 

l'cnûuresur les muqueuses 

— Tiron Ion jol qu'es tant gousious, 
A boudre, umbé la caratnoto, 
lioussignôu. sarguel vcrinous. 
Tout es aqiii, franc de la po'.o. 
Langlade. 

l'oto, Il S. f. thym commun, sous arbris- 

Ferigotilo, |) seau fam. des Labiées à petites 

fleurs purpurines. 

— Thymus vulgaris. 

Potoflo, s. f. bas lim. billevesée, baliverne. 
(Voir pelofio). 
— Qaia counle n'ei ija no pelofio. 

s. f, peur, frayeur, crainte. 
Lai. pavor. liai, paiira. 
— Grand e picbol, su queslo lerro 
Oins lei palais, coumo en galéro, 
Aven louli pùu do mouri ; 
Se siaui malaut, voulen gari. 

M. bouriclly, 1S70. 

V. a. puiser, tirer un liquide de 
bas en haut, extraire. 

s. 711. crabier roux, bihoreau, 
espèce de héron, Ardea nycti- 
corax ; corbeau de nuil. 

Pouado, s. f. montée, poussée, côte. 

Pouaire, s. m, seau à puiser de l'eau. 
Gr. ïToiijfioï. 



Pùn, 

Patir, 



Pona, 

Pouza, 

Pouacre, 

Mouac, 



Dins U>u ]ioiiairc Je niiraio, 
liino biai se fa lei be.dèu. 



Poualo, 

Pouèlo, 



Ponan, 

Poucn, 
Pount, 



s. m. poêle, appareil de chauffage 
en brique ou en fonte. — Four- 
neau de cuisine. 

Mci loul acô nous f,ii veire 
(Jue i'a loujour de savan 
(Jue loudrieu nous faire creire 
Ou'un pouab es une sarlan. 
A. liigoi, 1800. 

S. m pont, viaduc à arches bâ.i 
sur un cours d'eau. 



Pouar, I s. m. dauph. cochon, animal domes- 
Pouer, I tique dont la saleté est prover- 
biale. (Voir por). 

— Lou mandel dins sa fernio 
Per ana garda lei pouars. 

Poucanarié, s. f, obscénité, grossièreté. 

Poucel, 1 s. m. petit pourceau, cochon de 
Poucètt, Il lait. Lai. porcellus. 

— l'oucou délicat veu jamai gras. 

Poueela. v. n. cochonner, se dit de la Iruie 
qui met bas sa portée. 

Poucelado, s. f. cochonnée, portée d'une 
truie, de 16 à 18 petits. 

Poueelet, s. m. goret, petit pourceau. 

Poueeliero, s.f. matrice de la truie, tétine. 

Poucelo, s, f. une jeune truie qui n'a pas 
porté, femelle. 

Poucet, s. m. suffocation, maladie des brebis. 



Pouelia, 

Pûucheja, 



V. a. et n. empocher, tenir en 
poche. — Pousser sous le vent, 
faire enûer les voiles. — Reculer, 
lâcher. 



Poiieliado, s. f. une poche pleine. 

— Une poucliado d'oulivo, de dindoulo. 

Poiieliioti, s. m. gasc. embarras, trouble, 

pénurie, désagrément. 

— Fugen de! Nord lou tyran en furio ; 
Becebe-nous ! bous faren pas poucbiou. 
Son touts d'auzels niaihurous', sans patrio. 
Que l'aigle lug'e a cas al de lour niou. 
Jasmin, 1832. 



Pouclioii, 

Pouchoun, 



s. m. gousset, petite poche. 
Petit vase à mesurer le via. 



Sus lou burèii luu paure ga\ouclioun 
l'foun à regret vejei loul souu pouchoun.. 



Poiiciou, 

Pourciou, 



s. m. ctable à cochon. 

Lai. porcinnm. 

— M.ii sabes pas perquè s'es boulydj en couliiro 
It m'a l;aia île loul. . . d'escapa de galiîro ? 
ts que de sa cousino avièu fach un pouciou, 
En fasent escampa un pau de suun lessiou. 

Poucioun, s. f. breuvage pharmaceuti- 
Polits, que , remède qui s'admi- 

nistre à petites doses. 



i 



POU 



1077 - 



POU 



l'ouda, V. a. tailler la vigne ou les buissons. 
Esp. podar. Lat. piitare. 

— Mes que rl'oulis prt's al rcbés 
Méi tliie (lo liigiios iinu |iOUilndas, 
Oue Je lircjicos inau rebngados 
Kl que de regos de Irahès. 
Jasmiii. 

Poiicladonîro, s, f. serpe à tailler la 

vigne que l'on remplace avanla- 

gcusemenl par de forts sécateurs 

à deux lames. 

— So rosigno a boiisca soun vioure sauvagèu, 
Loiij; (loi nlias, sus loi clapou'ro ; 
La lanibrusco tirassadouiro 
Que iiQuii couneis la poudadouiro. 
Crousi lat. 

Pouflnire, s. ni. vigneron, journalier. 

— Vole lan soulonien 

Que drayssès à moun noum un Hoc de moBnumcii 
Ôuiite pii-liot e grand, goiiulliume c poulaire 
Legisque uno e|iilafo en leiigo lio ma maire. 
Koudil, 1810. 

Poudar bartassic, Il s. m. grande serpe 
Poudas, Il emmanchée d'une 

longue hampe qui sert à tailler 
les haies et les arbustes. 



Ponde, 

Couiel poudadou, 
Poudic, 

Ponde, 

Poudre, 
Poder, 



s. m. serpette à greffer ou 
à émonder, couteau recour- 
bé des vendangeurs. 

V. a. et subst. pouvoir, être capa- 
ble ou puissant. — Puissance, 
autorité, crédit, ascendant, supé- 
riorité. 

— Sono sa sur, e ié dis 

D'uno voués limidu e basso 
Pregas Diou, qu'en Paradis 
Un jour, pogue trouva place. 
Tandon, 1812. 

— Poudès pas sourli sans coumpagnoî. . . 

Pondérons, adj. puissant, fort, vigoureux. 

PondillioB, s. f. plur. brindilles, menues 
branches émondées. 
(Voir rebaudun). 

Pondrèja, v. n. tirailler, user de la poudre, 

tirer aux moineaux. 

— Quand poadié d'esroundoun aganla lou fusil 
Anavo poudrèja perloul dins lou campesire. 
Bourrclly. 

— Souvenli-fès lou fusil sus l'cspanlo 
E de l'arloun lou carnié piouvesi, 
M'envau en guarro, e scnso pou dei balo, 
D'amounI, d'avau, poudrèje à tout plesi. 
Crousillal. 



Pondrin, s. m, poussière des cribles. 

Pondro, s. f. poudre, substance pulvérisée. 
— Composition médicale, pous- 
sière, amidon pulvérisé et par- 
fumé. — Mélange détonnant. — 
Vermoulure. 

— 0.1 bey labé d'aulros fabricos 
D'engu«ns per freia les crilicos. 
De poudros per faire bourai, 
De sirops per (aire dourmi, 
li de drogos per faire rire. 

Saïuary, 178i. 

Pondrouer, s. m. boîte à poudre, récipient 
pour souffrer la vigne. 

Poudrons, adj. couvert de poussière. 

Ponf, s. m. coiffure ou appendice bouffant 
dans la toilette des femmes. — 
Sorte de siège. — Bruit pour 
simuler la chute ou l'explosion 
d'un corps. 



Pouffa, 

Se pouffa, 



V. n. et ree. enfler, souffler. — 
Se piquer, se dépiter, bouder, 

éclater. Bas. lat. bvffare, souffler. 

Esp. brofar. liai, bu/pare. 



Poner, Il s. m. porc, cochon, animal domes- 
Por, 11 tique. — Se dit aussi des vers-à- 

soie malades. 

Pem, pouerco, truie, femme mal- 
propre. 

Pouerge, v. a. remettre, donner, présenter. 
(Voir baila). Lat. porgere. 

Ponergo, s. f. béarn. montagne, colline. 
{\o]r pouje,pièch). 



Ponerto, 

Porto, 



s. f. prov. porte, ouverture pour 
entrer ou sortir d'un lieu. 



— Veici ce que ii a ; lou jugi s'es Ironmpa ! 
E per SI counsoula dou tort qu'aco vous porto, 
l'^au jassa per aqui, vo passj per la pouerlo. 
Thouron, 1862. 

Ponfre, s. m. poulpe, ortie de mer. 
. (Voir poto.) 

Ces deux mots signifient aussi 
enflure parce que le contact des 
poulpes faitenfler les muqueuses. 



POU 



— 1078 



POU 



Poujiaa, Il s. m. congre, grosse aa- 

Anguielo depalun, | guille qui remonte dans 

les fleuves ou que l'on pêche 

dans les étangs. Ceux de l'Océan 

sont plus gros que ceux de la 

Méditerranée. 

Gr. way»», en forme de queue. 

— Grigrioulavo dos ou Irèj iiose 
En espérant que h cabol, 
Li pougau ou II bouliar rose 
Vcnguèsson beca l'aslicol. 

Roumienx 

Pousn» CSe), V. rec. has lim. se gorger, 
prendre à peignées. 

Pougna, V. n. rouerg. tarder, différer, aller 
lentement. 

Pougnadoresso, s. f nom de lieu près 
d'Uzès. Bas ht. pugna duritia. 

s. f. poignée, ce que peut con- 
1 tenir la main fermée. — Cous- 
sinet pour tenir des fers chauds. 

larder. — 



Pongnat 

Pougnado, 



Pougiie 



percer, 



V. a, piquer, 

Irriter. 

— Houissun que noiin pouu quand n i 
Noun poiignira j mai. 



Poii^n*^; 

Pottgneja, 



V. n. terme de boulanger, piquer 
la pâte avec les poings, la tra- 
vailler pour lui faire absorber 
de l'eau. 



Pouf^nèro, s. f. petite mesure à grains 
Pougnadièro, équivalant à une poignée. 

Pougnesonn, s. f. désir, ardeur déman- 
geaison, piqûre. 

Pougrnet, s. m. poignet. — Partie de la 
chemise qui s'arrête à la main. 

Pougueto, Il s. f. coup de poing, menace, 
Pougnetero, \\ juron catalan. 

Poniçnitiuro, s. f. piqûre, blessure faite 
par un insecte, un instrument. 

— Mo fai veire la mourdiduro 

En descubrenl sei denl de niju ; 
Dou inouïs oun vièu la pougniduro. 
Ma bouco la bassi,.o léu. 

Gaul, 1852. 

P*ugno, S. /'.poing, la main fermée, force, 

— Sorte de gâteau, Urôme. 

— Quinio bono pougno ! 

— ( ar uno fes que Ion es mor 
L'on n'a plus ni pougno m cor. 



Pougrnoun, s. m. déception, amertume. 
Poitîlia, Il V. a. injurier, pouiller. — Chan- 
Pûulha, Il 1er pouilles, faire des reproches. 
Esp.pulla. 

— Lou sarraié qu'ero un rusai 
Au liogo de ié canla poulhos. 

Pouilli, s. m béarn. pou, vermine. 



Pouint, 

Pount, 



adv. point, nullement. 
Subsl. piqûre dans une étoffe, 
coulure. 



Pouinta, v. a. pointer, viser, hincer une 

boule vers un but, porter un 

coup d'épée. 

— Lei vièi, pu malicious, que soun de fino-lamo 
l'ouiulon à cop segur, e inareon pu somen. 
Poney. 



Ponire, 

Pottyre, 

Poiiisouii, 

Pouysou, 



V. n. pourrir, sentir mauvais. 
S. m. pus, humeur corrompue. 

s. m. poison, venin, potion 
nuisible, substance délétère. 



— Ah 1 lou paure ! noun se doulavo 
Qu'ero la mon qu'engargantavo 
De U pouisoun 
Di cliampignoun. 

Pouitre, s m. grosse bedaine, gros lx»yau. 

Pouja, V. a. pousser, faire avancer, faire 
monter, aborder, virer de bord, 
cingler. — Tourner le dos, se 
désister. 

Poujado, s. f. montée, pente rapide, côte. 

Poiijet, Il s. m. monticule. (Voir pie, pioch). 

Pujel, Il liai, poggiolo. 

— Malho poujezo, petite monnaie 
du Puy, lorsque les évêques bat- 
taient monnaie. 



Poul, 

Galet, 



s. m. gasc. coq, mâle de la poule. 
Esp. polio. 



— Lou jioul c.inio de fret, cl l'Iiibor en coulèro 
Gèlo dnissouii cami la goulo de l'ajguùro. 
Jasmin, 18:2b. 

Poulaco, S. f. poulie, [\o\r poulejo.) 
Esp polea. 
— Lauren fai passa la poulaco. 

Poulaere, adj. et subst. gros poulet. 
Lâche, timide, qui craint 
froid, la peine. 



le 



POU 



- 1079 - 



POU 



Poiilaio, 

Poulalho, 



s. f. volaille, les oiseaux de 
basse-cour. 



OunlVs Moussu r, lou loms passai 
Quand iéu ère for pla Iratat ! 
Touijour moun sailoul de |iûulallio, 
Sens ne paga dénié ni malho ; 
Aro nou mangi dins l'houslal 
Que forso sebos e fors' als. 

Aug Gaillard. 



Poulalhèro, 

Poulassièro, 



s. f. poulaillère, marchande 
de volailles et de victuail- 



les à plumes. 

— Anavo ver sa poulassièro 
Pcr parla, car êro pas mut : 

— N'as ren que se gasie Bouyèro ? 
Quaui]ue lourdrc, un merle, un courlu. 
l'ou?, ISaii. 

Poulardo, s. f. poularde, jeune poule 
grasse. 

— D'osses de poul e de poulardo, 
E de lems eo lems de,pinlardo. 

Tandon, 1812. 

Poulas, \l S. m. gros poulet. 
Poulaslre, |) Esp. pollaslre. 

Poulet, s. m. poulet, cochel, jeune coq. 

— Cadun pourlec sa br(-sso pleno 
De datils, d'ious e de poulels. 

Good. 



Poulbeyro, 

Pauverèu, 



s. f. rouerg. poussière, sable. 
— Poul vérin. 



Peulejo, Il s. f. poulie, disque à gorge pour 

Tirolo, H puiser de l'eau ou monter des 

fardeaux. Cr. a-«X8<»), tourner. 

— La poulejo d'un pons cava din^ nn enclau, 
Poudié pas se mètre à l'oubrage. 
Sens ensourda (oui lou vilage. 
Reboul, 1868. 

Ponleno, s. f, l'avant d'un vaisseau. 

— Que l'astr'a l'iol de flamb' esclaire la poulèno ! 
Que lou rei das zefirs soûl le mène à boun port. 

Ponllio», s. f plur. reproches, injures, 
raisons, brocard. Esp.pulla. 

— Et peys quand II nn countal o vcrlat o mensoungio, 
La mayre quant-e-quani, sens fosso de vergoungio. 
S'en va canla poulhos al paure maridat. 
En II disent : Maissint, t'es la fort oublidal 
De menaça a a fillio aylal d'aquèlo sorto, 
Am la bouno ami^ial que la pauro le porto! 

Poulidamen, adv. gentiment, agréable- 
meul. 



Pniilîfli«e, Il s. m. et f. beauté, gentillesse, 
Poulidesso, Il agrément. 

— La poulidesso es uno flous 
Que briho foueço passagièro. 

Poulidet, 1 udj. gentil, joli, charmant, 
Potilit, Il mignon, délicat. 

— Un jour .^ la Capelelo 
Anavi mi proumena, 
Uao filho poulidelo 

Snr mon banc ven s'asseln . 
Chailan, 18S0. 

— La bculà d'uno fiho 
Noun la marido pas ; 
« Mai aco ié noui paii 

• Respondon li poulido. • 

Poiilin, s. m. poulain, le petit d'une 
jument. — Pièce de charpente 
pour faire glisser des fardeaux 
ou pour les traîner. 

— Cau noun Iravaio poulin 
Risro de trima roussin. 

— Mounio soun blaii poulin que cour conmo gazello. 

Poulina, v. n. pouliner, mettre bas, se dit 
des juments et des ânesses qui 
déposent leur fardeau. 
Fig. échapper, manquer à l'ou- 
vrage ou à l'école. 

Ponlinado, ii s. f. escapade d'écolier, 
Plantié, H course dans la campagne, 

école buissonnière. — Peine, 

faute. 

— Tout lou counsel decreito en masso 
Qu'ei pourtara la poulinasso ; 
Oquéu molhurous pcccatà 
Pagué tout soûl l'eicot dôu coumità, 
Foucaud. 



Poulit, 

Poulido, 



adj. joli, gracieux, agréable, plai- 
sant, avantageux. 



— De Ions depans las peiros renoamados 
Ban ouni se fan de poulidos maisous . 
Caslela, 1874. 

Ponlino, s. f. chevalet des scieurs de 
Cabro, long. — Le baudet, petite pou- 

tre qui soutient le rondin à scier. 

Poulitesso, s. f. bonne manière, civilité. 

— Su! toumbani de la neit brullo la poulilesso 
A soun viel picagnous e, sans se revira 
Gagno la prumieiro travcsso. 
Floret. 



POU 



— 1080 



POU 



Poulitieo, s, f. occupation ou connaissance 

des affaires publiques. 

Gr. w«A<?, ville. 

— Ren cfcapo à noucslro crilico, 

Sian counlen quo quanti fen do mau, 
E nous mesclan <le poulilicu ; 
Mourden, estrassan lei journau. 
Thouron. 

— Que vire de c«rr^u, de cur, vo ben de pico, 
N'aven ren a gagna dcdins la poulilico. 
A lou ben réfléchi, piT nous iulri vôu mai 
Lou coumerci, la pax, l'unioun. lou iravai. 
Desanal, 1852. 



Poulo, 



domestique , 



Poulo-d'aîj^o, 

?ii-verl, 



f. poule-oiseau 
femelle du coq. 

Ponlo-d'aigo, s. f. poule d'eau, oiseau 
des lieux marécageux qui ne 
sort des fourrés de joncs que la 
nuit. Galiinula chloropus. 

s. f. raie d'eau, ma- 
rouelle, oiseau de pas- 
sage des marais. 
Galiinula porzana. 

Poulouinaa, s. m. ficelle à emballer, lien 
de sac, deaoXs*, tourner, tordre 

Ponloniiio, s. f. pigeon ramier, pigeon 
sauvage. 

— Darri?s loun vel vese tous iels, 
Coumo lous iels de la pouloumo. 

Poulprië, n s. m. pourpier des jardins- 
Camho de poul, W Portulaca oleracea. Plante 

potagère à fleurs jaunes. 

(Voir bourtoulaigo). 

Paulpro, adj. et subst. pourpre, rouge. 

Poule, Il s. m battement des artères, mou- 
Fous, Il vement imprimé par l'ondée de 
sang qu'y fait pénétrer chaque 
contraction du cœur. — Souffle, 
haleine, respiration. 

Poulf), s. m poussière. (Voir pousco.) 

Poulsa, V, n. souffler, respirer, parler bas, 
chuchoter. 

— Fasi6 nègre ncil, n'ts liousjbo, 

El la luis des lambrels que nous benion en biès 

M'abiô fa beyre qu'éren siès, 
Mes siès muts, car digan poulsabo. 
Jasmin. 



PoulaouB, adj. poudreux , 
poussière. 



couvert de 



Puulsieîro, n s. f. poussière, sable (in, 

Po«»co, I atomes qui se déposent sur 

les meubles. 

— Nosiri quatre chibals Irepejan la carrièiro, 
Sus loul lou gran-camin soulcvon la pouUieiio. 

PouUri, V. a. fouler aux pieds. — Froisser, 
chiffonnier. — Pétrir. 

Poultroun, adj. et subsl. poltron, lâche, 

liai, poltrone. 

— Lis armo d'un poultroun 
An ni lai ni pounchoun. 

Poum, S. m. poing. — Pomme, fruit. 

It.pugno, Gr. ■nvyftn. Lai. poma. 

Poiiina, V. n. et rec. se former en pomme. 

Se pouma, monter, pousser, mûrir. 

— Culisson d'abord l'cnsalado, 
l.a lachngo qu'us pla poumado, 
l.OH lachugar dieit coumo un fus, 
E l'endebioà rabi frisado. 
Azaïs. 

Poiiniaiio, s. f. pommade, préparation 
onctueuse ou graisseuse, mêlée 5 
des substances médicinales ou à 
des parfums ; on y mêlait autre- 
fois du jus de pomme ou de 
pépins d'autres fruits. 

Pouiiiairol, adj. et n. pr. abondant en 
pommes. 



Poiiniaredo, 

Voumarèlo, 

Pouniarel, s. 

Pouiuarajo, 

^oimhrûijo, 
Bledou. 



Poume, 

Poumié, 



s. f. plantation de pom- 
miers, verger, pommeraie. 

m. tas, monceau de pommes. 

s. f. ansérine fétide, arro- 
che puante, patte d'oie, 
pi. fam, des Ghénopodées à 
fleurs verdâtres. 

s m. pommier, arbre à fruit faon. 
des Pomacées Rosacées. 
Ualus communis. 

scabieuse étoilée. 



Poumérello, s. f. 

Pouiiietié, I s. m. aubépine commune, 
Aubrespi, \ épine blanche. Cratœgus oxia- 

canlha , arbrisseau fam. des 
^ Pomacéesà fleurs blanches. 



Poumetos, 

Aussanelo, 



s. f. plur. senelles, baies de 
l'aubépine. 



(Voir peretos, perouli). 



POU 



— 1081 — 



POU 



Pouiuin, Il V. n. muer, changer de plumes 
Muda, 1 ou de peau, quitter, poser. 

— Un gajcl arnosca ilei pliimo J'un pavoun 
Qu'avié poumia clins un canloun. 

Poumo, s. f. pomme, fruit du pommier. 

— Aquel piiïs os quasi loul mounlagnos 
lèu y viouriù louijour en gran lourraen 
Alay s'y fa forl peiit Je fournien, 

E n'y abois plus que poimios o casiagnos. 
Aug. GaJllarJ, 1S80. 

Poitnio d'amour, s. f. tomate comestible, 
morelle pomme d'amour, So!a- 
num lycopersicum, fruit potager 
de couleur rouge écarlate, ori- 
ginaire de l'Aiinérique méridio- 
nale, dont on fait un condiment 
apéritif très agréable. 

Pouiuo d'iiifer, H s. f. mandragore offi- 
Poumo dûu diable, || cinale. 
(Voir mandrigoulo.) 

Pouiuo sidounenco, s. f. orange, fruit 
à couleur d'or. 

— Que sié loun aie peifumat 

Coumo uno poumo siiiounenco. 
Fesquet. 



Poumo de terro, 

Tuféro, 



s. f. morelle tubé- 
reuse, parmentière, 
patate. Plante alime/itaire ori- 
ginaire de l'Amérique méridio- 
nale, qui fournit les tubercules 
féculents qu'on a appelé le pain 
des pauvres. 

— l'a d'aiel, de poumo Je lerro, 
Do nabet, de cebo, de- frul, 
lé manco pas qao la misèro, 
Ou, se i'ès, mt>no pas de brut, 
f^oumieux. 

Poumoulo, H s. f. paumelle, orge distique 



Paumoulo, 



à longs épis. 
Zeocriton dislichon. 



Ponniouniisto, adj. et suht. pulmonique, 
phtisique. 

Pouuipi, V. a. heurter, frapper. 
(Voir boumbi.) 

Ponmiiido, s. f. coup, bruit, retentissement. 

Ponnipidou, s, m, petit bruit, cboc. 

«8. 



Poumpil, s, m renflement, mollet, gras de 
la jambe. 

— Sibragos de basin goufral 
lé tibavon sus poumpils. 

Poumilina, v. a. béarn, palper, tripoter, 
froisser. 

Pounipo, Il s. f. galette de ménage, gâteau 

Pougasseto, Il mince fait à l'huile ou au 

beurre, que l'on fait cuire à 

l'entrée du four. (Voir (lambado, 

girudo, coco, pougno), 

Poumpo, s. f. pompe, machine pour élever 
l'eau et la déverser. 
Gr. -sc/i-aïuu, conduire, lancer. 

Poumpouu d'or, Il s. m. bouton d'or, 
Pimpoun d'or, Il renoncule des prés, 

patte de loup. Ranunculus acris. 
— l'oumpouns J'ur e matgaiiJelos. 

Poumpouna, || v. a. orner, parer, faire 
Flouca, Il toilette, farder. 

(Voir pimpounu). 
— Mes aquel mounJe à la pel satinailo 
Bon lèu pcr jou si^ faguei de cri-^lal ; 
Que de Irislcsso en joio poumpounado, 
Toul menlissi6, lou palay e rousial. 
Jasmin, 18i9 

Poumponneja. v. a. dorloter, caresser, 
mignarder. 

— Counio, alounga sus lou coulonn. 
Se poumpounejo, lou nisloun. 

Poun, Il s. m. pont, construction en arcades 

Pount, Il sur une rivière. - Point de couture. 

Adv. de négal. point, nullement. 

Pouna, V. a, et n. poater, mettre au jeu, 
poser. — Boire, fluler. 

Pouncliado, s. f. coup de pointe, de pique. 

Pouucliau, s. m. pointe, bout. 

— Calariné, vé! loun soullé s'abeno ; 
Porge me lou per li mellr'un pounchiu. 

Pounclieira, v. a. appointer, rendre aigu. 

Pounclieja, v. n. poindre, apparaître, se 
montrer à peine. 

— Jouino cbalounelo 
Mounle vas rouJeloja ? 

L'eslello tan bello 
Tout béa just vai pouncbtja. 

— L'aubo pounchojo, lou giu can'o, 
Ben lèu se levara lou jour. 

Gounel. 



POU - i082 - 

bout de bois. 



Ponncliic, [1 s. m élançon 
Pottnché, (Voir travelo). 

Poiiiiclio, Il s. f. pointe, bout aigu, piquant, 
Fissou, Il aiguillon, épine, clou sans tête. 

— Pointe d'étoffe, gousset. 

— Donna un founchou, une 
piochée, défoncer un terrain 
durci. 

— Laissas ié (aire sa pouncho, 
il faut que jeunesse se passe. 

— Anère poussa uno pouncho 
dins lou pays-bas, dans la plaine. 

— Ma mairo au coulège in'avié lengul 
A la pouncho de souii aguïo. 

— I-'asien vcire la pouncho Je si mourc ver. 

— Chasco erholo 
Fal sa poiincheli). 



Pouiiiire, 

Poune, 



POU 

V. a. pondre, faire des œufs, 
déposer, lâcher. 



Ponncliouiia, 

Pouncha, 



V. a. piquer, aiguillon- 
ner. — Secouer, exciter. 



(\ o\r pongne, pouni.) 

— Agacho au mens que s'ensouvengue 
Pouncho lou rede jusqu'au sang. 

Pouneliounado, s. f. piqûre, blessure, 
coup, poussée. 

Poiincliu, adj. pointu, aigu, malin causti- 
que. — Vétilleux, susceptible. 

— Cau nai pounchut pol pas 
mourri carrai. 

Pouneis, s. m. dessin piqué sur lequel on 
passe du charbon ou une cou- 
leur en poudre. Ce nom s'ap- 
plique par extension au rouleau 
de feutre qui sert à tamiser la 
couleur. 

Pouiicirailo, il s. f. mélisse citronelle, 
Limouneto, \\ plante officinale à odeur 

de citron, fa m. des Labiées à 
fleurs jaunes. — Coquette par- 
fumée. 

— A nostro bello pouncirado 

Fouyé quiuque gros de l'endret, 
Un jouirie esvcnla de l'armado 
Ou bon un esludianl en dret. 
J. Morel, 1828. 

Poun^o, adj, fem. pumite lapillaire, pierre 
poreuse volcanique qui sert à 
polir et à frotter. 
<— Sar soun liai passa la peiro pouQCO. 



— Frèule u lusenl tant pla qu'un i6u 
Que von de puundre la galino. 
Fourés. 

Ponnent, s. m. et adj. posant, plaçant. — 
Le couchant, le sud-ouest. 

— Li basilmen e II pinello 
Fusavon dàu pounent, de l'uba dou lovant, 
E courncn veja l'or pcrioul à pleni nian. 
Uourrelly, 1807. 

Poiini, V. n. et ad. piquer. {\o\r pougne). 

Pounsonn, Il s. m. poinçon, petite pointe 

Poimçoun, Il d'acier qui sert à percer, 

autre instrument qui sert à 

marquer les métaux précieux 

ou les bijoux. 

Poiinsouna, v. a. poinçonner, marquer. 

Pount, s. m. pont, construction en arcades 
sur un cours d'eau. 
— Point, degré, marque. 

— Faulo d'un pount Marlin 
PerdegUB soun asé. 

Pounta, I V. a. couvrir en forme de 
Pouna, I pont. — Viser une boule, cou- 
vrir le but. — Tenir le jeu 
contre le banquier. 

Pountanado, s. f. intervalle, interruption. 



Pouutanié, 

Pountié, 



s. m. commis aux ponts pour 
de 



percevoir les droits 
passage. 

Pountefleat, s. m. puissance, prospérité, 
dignité de pontife. 

- Tu, jouine bartavèu, que me fas la bramado, 
Dins loun pountefleat lusisses e fas gau. 

Pountel, s. m, étançon, bout de bois. 



Pountet, 

Pounlil, 



s. m. ponceau, petit pont. — 
Morceau de bois formant poulie 
employé sur la corde des 
anciens bacs. 



De la terrasse on vei l'arcado 
Que sousto lou pichol pounlil, 
Ounte toun aiguelo esquichado 
Fai ressoanii soun âous bresil. 
LftogUde. 



POU 



— i083 — 



POU 



Pountîn, 

Potin tis, 



s. m. perron, lillac, escalier 

extérieur avec palier, parapet, 

balcon. 

— Ansin sus lou pounlin de maubre 
Vcnié dansa la bello enfanl. 

Pount-levadis, s. m. pont ievis sur un 
fossé, sur un abîme. 

— Lou cipelan le dis : Cantaras do gran-messo 
Duran Ici semla, so vas en paradis ; 

Mai sounjo qu'à l'infer la pouerlo es pronn espcs o, 
E si passe qu'un cop sus sei pouen-levadis. 
Gelu. 

Poupa, V. a. sucer, têter, boire, aspirer, 
àagr. ntfinivai, pomper, aspirer. 

— Bous que dedins sons prals oun nay la pimparello, 
Abés poupal sa loyi, marchai dam sa troussello, 
Houpilhat dins sous bras, rcccbul sous poulous, 
Saulat à sous roun.Ieous, sisclat à sasc.ansous. 

Jasmin, l^iO, 



I oiipel, 

Poupèu, 



s. m. le bout du sein, mamelon, 
trayon, letin. 



— A pas pougu lia lou poupèu . 

Poupeto, s. f. dm. de poupo, la petite soupe, 
la bouillie. — Joli sein, petite 
mamelle. 

— Ai d'iàu, do farino e de la 

Emai uno casscio ; 
S'aviOu de Oô, li aurièu lèu fa 
Uno bono poupeie. 
Saboli 

Poupin, aJj. gras, dodu, joufflu. 

— »u noum d'uno jimai loun cor a Iresana ; 
Ti bouco de jouven an jamai poul»una. 
Uno gaulo roso e poupino. 

Tavan, 1869. 

Poupina (Se), v. rec. s'engraisser, man- 
ger de la viande. 

N'auras per cinq à sieis dina, 
E II vas pas mau poupina ; 
Aco vaa mai que do \enlresco. 

liourrelly, 1871. 

Poupis, S. m, le mou, le charnu, le gras. 

Poupo, s. f. pulpe, substance charnue des 
fruits. — Chair des animaux, le 
filet qui se trouve le long de la 
colonne vertébrale des animaux. 
— Plur. les joues. 

— Lou pan, qunnd esirop dur n'on poudès fa la soupe, 
Fasi^s loujour liouyé I.ms ouès orné la poupo 
Quand voulcs faire uu bon bouioun. 



— E se calqu'un li dis : Tu de nas as,pas gayre, 
Sabels perque ? dis cl, la< poupos de ma mayre 
Kron tan duros alor quand iéu poupabo trop ; 
Car si-ns aqu6 moun nas seri6 conmo uu esclop. 
Aug. Gaillard. 

Poupo, S. f. l'arrière d'un vaisseau. 

— Fôu ave de bounur, emiS lou venl en poupo, 

E se ii 'ajudas pas, lou vent e lou bouuur 

Venen j;imai soûlot. . . 



Poupo-cabro, 

Caprifuelli, 



Poupoio, 

Poupeto, 



Poupoio, 

Poupeto, 

Poupoun, 

Potipar, 



s. f. chèvre-feuille des 
bois, arbrisseau fam, des 
Caprifoliacées à fleurs odorantes. 

s f poupée pour amuser les 
enfants, petit mannequin. — 
Figure qui sert de but au tir. — 
Filasse sur la quenouille. 

s. f. la soupe des enfants, 
bouillie de maïs. 

s. m. et adj. enfant au maillot, 
grosse poupée. — Gras, dodu. 



— Soulo aqueli ridclel Llu 

Qu'es aqiiéu poufioun mita-nud 
Dins sa bressolisqueto. 
Crousillal. 

Pouponna, v. a. choyer, gâter, dorl'jler, 

Poupouneja, complaire, passera un enfant 

tous ses caprices. 

— Atal lountems', tant bcn me poupounéron, 
Alal m'an dii que mous set ans bengiioron. 
Jasmin, 1832. 

Poupouna C**^)> v- ''««• chercher ses 
aises, se traiter délicatement. 

Poupre, s. m. poulpe, polype de mer, de la 
clisse des molusques. 

Poupulaço, s. f. le bas peuple, la foule. 

(^oirpopulasso.) 

— Ere pas bon luen de la plaço 
Ounte s'ero pourla lou mai de poupulaço. 
Félix. 

Poupnlarita. s. f, popularité, bienveil- 
lance, faveur publique. 

— Aro esi'ouias la verlla : 

Tout ce que dison me fai rire. 
Aime, lou pople, acô vôu dire ; 
Aime la poupularila. 

Ad. Dumas, 1837. 

Ponput, adj. charnu, potelé. — Plein de 
pulpe. 
— Coudqun poupul. 



POU 



1084 - 



POU 



Poura, 

Pouria, 



V. a. et n. croître, grandir, réus- 
sir. — Naîlre, germer. — Mettre 
bas. De potere, poder, pouvoir. 



Ponrado, s. f. gain, profit, bénéfice, 
Ponrrado, produit. — Durée, réussite. 

— foire pourrado, faire l'impos- 
sible. 

— A pas fa longo pourrado, il n'a 
pas tenu longtemps. 

Pourcado, s. f. troupeau de cochons. — 

— Portée, cochonnée. 



Pourcaio, 

Potircino, 



s. f. les cochons en général, 
la race porcine. — La crapule, 
la saleté. 



— Dinq'aquiMo cassino, 
lînire l'asc e lou liiiiu. 
Au iiiié lie 1,1 pourciiio, 
Troubarès 11 jassino 
Dau farfadel raiôii. 

De Lafarrc, 1852. 



Ponrcairolo, 

Pourcmij 



s. f. et m. toit ou élable à 
cochons ; marre oîi ils 



se vautrent. 



Poiircarié, 

Pouercarié, 
Pourquige, 



s. f. viande de porc, — 
Cochonnerie, saleté, ordure. 
— Obscénité, sales propos. 



adj. et subst. gros pourceau, 
vilain sale, malpropre. 



Pourcas 

Pourcat, 

Ponrcatié, s. m. marchand de cochons 



Pourehié, Il s. m, porcher, qui garde ou 
Pourquié, || élève des porcs. 

— Lou rei sérié pas souii pourchii!. 
— N'es jas ])Ourquié que sous por gardo. 



Pourcllin, 

Por mari, 



s. ?n. cochon d'Inde, cobaye, 
petit rongeur très prolifique. 



Poureliineln, 

Prouchinelo, 
Pourichinelo, 



s. m. polichinelle, per- 
sonnage bouffon et con- 
trefait. — Marionelte 

grotesquemeiU vêtue. — Sorte 

de danse bouffonne. 



— Mounilc à l'ourcliinelo, 
MouiiJe au marcliaii de simbclo, 
Mounde pertout. 

Jasmin, ISiS. 

— Quand avien cresigu penja Pourichinelo 
Toul au tcbous, es ol que pcnjo lou bourel. 
Kélix. 



Poitrciii, s. m. pissenlit, couronne de 
Pissaulié, moine, fJorion d'or. 

— Taraxacum officinale, pi. fam. 

des Composées à fleurs jaunes. 

Pourra, V. a. cribler, passer, filtrer, 
Mounda, tamiser. Lai. purgare. 

Pourgri; I f. a. présenter, apporter, faire 
Pourja, I passer, tendre, avancer. 

P«^ui*oiis, adj. peureux, craintif, timide, 
Pntirous, (Voir paurtic.) 

Poariioiirin, ndj. de pourpre, haut en 
couleur. 
— Ouute sias beiii ferno e beu jour pourpoarin ? 



Pourraco, 

Pourraeho, 
Alapedo, 



s. f. asphodèle rameux, bâton 
blanc, bâton royal, pi. fam. 
des Liliacées à fleurs blanches, 
— Asphodelus ramosus. 

— Subrc lou païs di pourraeho, 
E<nai dis amenlo pislaclio 

Au irelus de Venlour s'enauro San-Ternlé. 
I<. Gras, 187i. 

Poitrretos, s. f. semis d'arbres, d'ar- 
Pourrats, bustes, de sarments, petits 

plants levés de semis et mis en 

pépinière. 

Pourràu, s. m. cruche, buire, gargou- 
Ponaire, lette, seau. 

— Al p6urrou bevon al galel ; 
Du que larien d'un goubeict 

l'as pus grand qu'une cagaraulo. 

Poiiriluet, s. m. petit cochon de lait. — 
Du porc frais, du petit salé. 

Ponrf|ueJa, v. n. faire des saletés, des 

ordures. 

— Lou liberlin pourquejan dins lou vice 
Crei per aqui i-alisfairc soun cousr. 

Pourri, v. n. et ad. pourrir, se gâter, se 
corrompre, croupir. Lat. putrere. 

— Vou mai langui que mouri, 
V6u mai soufri que pourri. 

— riede coumo un bilhou, chascun s'en vai pourri 
Au boul d'un chanii sens viiadûs, 
linlre qualre pos mau junlados. 
Cliasienet, 1874. 

Pourridié, s. f. pourriture, corruption. 

— Sa vi.indd virara en [lourridié. 

Puurriduu, s.vi, marre, fosse à fumier. 



POU 



— 1088 — 



POU 



Pourriol, Il s. m. et f. poireau sauvage, 

Pomriolo, poireau des chiens — Ail des 

Pourrigal, Il vignes. — Muscari à loupel. 

— Plantes de la f. des Liliacées. 

PonrtR, V. a. porter, soutenir, transporter, 
produire, diriger, conduire, 
élever, revôtir. Lat. poriare. 

— Vau pourta de bourreio au pouslal, 

— Pourlavo un habi nôu. 

— Lis ame!iés porlon pas louti lis ans. 

— Cou pol pas pourta rcbalo. 

— Cau porlo li liraio Jins a^ucl ouslau ? 

— Li gens qu'avOs lua se porlon pas Irop mau. 

Pourt» (Se), V. rec. se transporter, agir, 
être disposé, être en bonne ou 
en mauvaise santé. 

— An agu sel enfant superbe, loulei viiiu, 

E si porlon cnca miùs que vous cmai que ièu. 
Ch. Poney, 1873. 

Ponrtatole, adj. portatif, facile à porter. 

Pourtado, s. f. portée, ventrée, les petits 
que porte une femelle. — La 
distance d'un but, d'un objet à 
atteindre. — Impulsion, force 
élastique. — Les lignes paral- 
lèles tracées pour écrire la 
musique. 

Pourtadou, Il s. m. et ad/', facteur, porteur, 
Pourtaire, \\ homme ou cheval. — Cour- 

son, branche à fruit. 

Pourtaduro, s. f. rendement, résultat, 
produit, rapport. 



Ponrtasno, 

Pourtaduro, 



s. f. portée, ponte, poste, 
lâche. 



— La eanarJo a pas fach toute sa peurtagno. 

Pourtalet, s. m. petite porte, guichet, pas- 
sage voûté, petite devanture de 
boutique. 

Pourtalié, s. m. et adj. portier, gardien 
d'une porte de ville. 



Pourtalièro, 

Pourliéro, 



s. f. portière, rideau de 
porte, courtine. 



Pourtainen, s. m. santé, état, disposition. 

— M'a dit bonjour, bon vcspru, e 
m'a demanda vostre puurtaïuen. 



Ponrtanel, s. m. guichet, porte basse 
Pourlissoun, qui fait partie d'une plus 

grande. — Préface, avant-pro- 
pos, introduction. 

— Pièi quand lou pourlanel se drièbo, 
Coumo uno encluso que se crcbo. 

Do Lafare, 18i2. 

— Mes arc es l'houro que jou clabe 
Per unis ires o quatre jours 
Le pourtanel de moun di.icours. 

Goudouli. 

Pourtau, s. m. portail, entrée d'hôtel ou 
Pourlal, d'église, de cour, de ferme. 

— Mo disié ! 'nibé vous ai pas pôu, 
Trouvavé qu'anavian trop vilo ! 
Anavian estre à soun ouslau, 

Quand me digue : Fàu que vous quite ; 
Moun paire es ilai au pourtau. 

Lejris, 1864. 

— Ièu douni, al inestre d'houstal, 
Lou cap que mettra sut pourlal. 

Pourtié, s. m. portier d'une maison, d'un 

édifice. 

— Dansaires, assislens, pourtiés, gens de musico, 
Descroulurs, cafeliés, tout lou mound» es. m^cat, 
E caduD s'emancipo en grando libertat. 
Car degus se couneis dins toulo aqnelo clico. 
J. Azaïs, 1800. 

Pourtoulaijço, s, f. pourpier des jardins. 
(Voir bourtoulaigo.) 

Pourtrc, s. m. représentation d'une per- 
sonne en noir ou en couleur. 

— Li belli chato, onnie que vague, 
Moron d'envejo que li fague. 
Que ie tire un poulil pourtré ; 
Me bolon, me courron apré. 

Laurens, 1888. 

Pou8, Il S. m. pouls, battement des artères 

Pouls, Il qui se fait sentir particulièrement 

au poignet. Lat. puhus , du 

gr. -aaXXa, boudir. Ital. polso, 

Esp. pulso. Angl. puise, 

— Bonjour Moussu : dis lou malau 
CrAso d'avudro un marril mau ?. . . 
Baio me ta nian per que taste 
Toun pous, a per saupre ce qu'as... 
Antoni, 1870. 



Poas, 

Pouls, 



s. m. puits, trou creusé profondé- 
ment dans la terre ou dans les 
rochers pour y recueillir les 
eaux d'infiltration. Lat. puleus. 
Gr. ^viii. h, pozzo. 



POU 



— 1086 ~ 



POU 



— Divesso Vcrila, divesso encanlarRilo, 

Sies clavado p?r \àa dins lou foiins de loun pous. 
Gaut, 1878. 

— Péchaire, l'asc os pa 'n pous de scienço 
Mes, mai qae vous a besoun d6 pacienço. 

— Lou reinar Irovo un pous oun vci liisi la luno. 



PottS-à-ranco, 

Pous à raco, 
Pouls roudié, 



s. m. puil.s à chevilles, 
vieille machine hydrau- 
lique qui nous vient de 
l'Orient, et qui se compose d'une 
lanterne à jour garnie de che- 
villes, formant les vides dans 
lesquels viennent s'engrainer les 
dents d'une grande roue verli- 
cale. (pvyx'i, bec, nez, eujsre- 
nage). Celte roue sert de poulie 
à un chapelet sans fin, garni, 
de dislance en distance, de 
godets qui vont puiser l'eau au 
fond du puits. Tout le système 
est mu par un cheval, un mulet, 
un chameau, ou un bœuf, sui- 
vant les contrées. 

La moderne Noria a rem- 
placé avantageusement cet en- 
combrant appareil. 

— lèu, ren me gimblo pas, sièi ferme coum'un r6 
E quand l'auio, emb'un bru de vièio pousaranco 

S'acousRO sus mi branco 

lîjgol. 

— D'aigo de la pous a raco 
Dins un tinéu, sus la raco 
Fai da Irempo per (oui l'an. 

— S'aqueste brul «s berladié 
Qu'un nonbel regimcn se dreisse, 
Jaquol desiro d'y |mreissc, 

Sur un louâsi de pouls-roudié. 
Goudouli. 

PouM avena, s. m. puits alimenté par les 
sources, les évenls. 

Poni», Il s. m. et f. poussière, atomes, efflo- 
Pousco , \] rescences. Lai. puluis. Gr. iioXhs. 

— Parle bisle. bisie en bouéiuro. 
Et me semblo que nal segnou 
N'a fey tan de pousco que jou. 
Jasmin. 

Poiitia, Il V. n, puiser, tirer un liquide de 
Poutza, Il bas en haut, d'une source, d'un 
puits. 



— Fagué de tours, de minganelos 
Piéi fûsso gnmacos nouvelos 
Qu'avié pousados au fi'^irau, 
Talomcn que loj puple animau 
Encanta de soun saupre faire 
Lou noumet soun rei e soun paire. 
Goulet. 

Pousa, V. a. biarn. poser, placer mettre en 
vue. (Voir/îousa). 

Ponsaire, s. m. seau, vaisseau de bois, 
Pousadou, de zinc ou de cuivre pour pui- 

Ferat, ser ou contenir de l'eau. 

Gr, z3-(jT«fioy, vase, coupe. 

Pouseo, I s. f. terre, atomes produits par la 
Poulsieiro, \ fumée, poudre fine qui se dépose 
sur les meubles. 

['oii8i|ue. Il V. n. pouvoir, être à même, 
Poudre, Il être capable. 

Bas ht. potere, pour posse. 

— Au-men, se l'on poudié s'adreissa'n quauquVndré 

Per pousque reclama soun dré. 
Benedit, 18S0. 

— Quant sauguôon que iiiu eri dedins 
Quitùron tout couirio belis badins. 
En se cridan enlr'els ; Salvo qui pousco. 

Pousiinîno, s. f. bruine, vapeur conden- 
sée, pluie fine. 

Poussa, V. a. pousser, faire avancer, cho- 
quer, heurter, irriter, exaspérer. 
Lai. pulsare. 

— Maugrat l'âge e lou tems que bers louclol lous pousse, 

Lous bicls bolon jamai mouri. 

Poussa, V. n. jeter, produire des bourgeons, 
des fruits, croître, se dévelpper. 

Ponssatio, || s. f. secousse, bousculade, 
Poussai, Il coup de coude. — Poussée 

des terres, d'une voûte. 

(Voirfrutado.) 

Poussailou, s. m. outil à repousser, chasse, 
matCiir, coin, cheville conique. 

Ponssaire, || s. m. et adj. provocateur, 
Empusaire, Il celui qui excile des querelles. 



Poussa rn, 

Poussut, 



adj. qui a de grosses ma- 
melles. 



POU 



— 1087 - 



POU 



l'ouBseda, Il v. a. avoir en nriain, tenir, 

?omsedre, 1| détenir. — Connaître, bien 

savoir, être versé, — Profiter, 

jouir. Lut. possidere, du rad. pos, 

pouvoir. 

— Res sus laterio, bon segur 
De li poussedre n'aura l'ur, 
Teridro floureto, oubjel lan pur. 

Ponsseja, (i v.n. soulever de la poussière, 
Pousqueja, |J poudroyer. — Bruiner. 

Pousisel, s. m. petit cochon. (Voir pouce/). 



?ousco, 



s. m. plttr de pous, balle de blé, 
enveloppe des grains, menue 
paille foulée ou remuée. — Pel- 
licules des châtaignes séchées à 
l'étuvo. 

Pouaseto, s, f. petite mamelle. 

— Helas moua Dieu ! lou bel ciifaiU !! 
Coumo pren la poussolo 
Dirlas-ll pas que mon de faiii. 
Regarda' coumo lelo. 

Ponssi, adj, asthmatique, quinteux. 

Poussiduro, s. f. toux opiniâtre, enroue- 
ment, asthme. 

Poussièiro, s. f. poussière. — Menu plomb 
pour lâchasse aux petits oiseaux. 



Ponssiga, 

Coussiga, 



v.a. fouler, pre?ser, marcher 
sur le pied. (Voir caussiga). 



— Perqné pas mouri ? perquè de la vido 
Ai-ll poussiga Ion trisle lindau? 
Perqué dins lou dou moun amo agMiido 
S'es tan agrimpado à moun cor malau ? 
Roumieux, 1860. 

P0U880, S, f. mamelle, tétine, partie glan- 
duleuse qui sécrète le lait. 

P0U88OU8, adj. poudreux, couvert ou sali 
par la poussière. 

Ponstadet, s. m. petite soupente. 
Rad. pos, planche. 

Pou8tag:no, ». f. poste, portée, ponte, 
série d'œufs. 

Poustan, $. m. planches, bois de sciage. 

Poufltat, \ s. m. soupente, petit plancher 

Poustan, ménagé dans la hauteur d'une 

Tristet, I cuisine ou d'une écurie, refend, 

— Dessus lou pouslaa 
Li cOm baruUaraR. 



Pousteja, V. n. courir la poste, s'enfuir. — 
Eternuer, cracher. — Répli- 
quer, rétorquer. 

Ponstellio, s. f. éclisse, planche mince. 

Poustèiiio, s. f. pus, humeurs accumulées. 

Pousterlo, s. f. petite rue à escaliers, 
montée roide. 

Poustielie, adj. postiche, feint, déguisé. 

Pouistieiro, s. f. grosse scie de scieur de 

long. 

s. m. petite planche épaisse sur 
laquelle on dépèce la viande, 
on la hache* 



Poustîl, 

Talhadott, 



Poustillioun, s. m. valet de poste, con- 
ducteur de chevaux. — Salive, 
crachat. liai, postiglione. 
AU. postreiler. 

— Es aqui que lalssen pouslilhouns e vouèturos 
Fer escala li colo franqui li coutèu. 

Poustula , V. a. postuler , demander , 
insister, représenter. 

Pousturo, s. f. position du corps, de la 
tête, altitude, situation. 

Poutagi, s. m. potage, bouillon de viande, 
soupe garnie. 

— Quand voudriats louts mangia, quai fariô lou poulagi, 
E tan d'antres aCTas que cal dins un oustal. 



s. m. réchaud de cuisine, petit 
fourneau. 



Poutagrîé, 

Eseattfèto, 

— Dessus soun poutagié d'argèlo 
El-mcmo melié l'escudèlo 
Ou lou loupin ou la sartan. 

Poutarado, s. f, une potée, un plein vase. 

Poutaraei, Il s. m. grand broc, vase de 
Toupinas, (| terre pour la cuisine, 

Poutargro, s. f. œufs des muges salés et 

Bottlargo, |j pressés, œufs d'esturgeons, 

espèce de caviar marseillais. 

— Un viel farçor, Meslre lacque Figoun, 
Slié malelô, mié coumis, miè segoun, 
Que dins lou tems, merlussaire à Mazargo 
Gagné bea cauqui sôu en venden de poulargo. 
Gelu,185i. 

Poutaru, adj. lippu, qui a des grosses 
lèvres. 



POU 



— i088 



POU 



Poutenei, Il s, f. potence, gibet, assem- 
Voulenço, || bbge de trois pièces de char- 

pente. 
— Lou cour'ége es venju proche de la poutenço 
E tout lou mounde fai sileoco ! 
Car ea un fier moatnen, lou d'aiio exécucioun ! 

Pontentat, s, m. souverain, roi absolu. 

Poutestat, s. f. puissance, grandeur. 

Pontet, s. m. petit pot. — Petit baiser. 

Poutieaire, s. m. apothicaire, phartna- 
Bouticaire, cien dont ia profession 

exige beaucoup de pots. 

PoutiKanso, Il s. f. drogue, médicament, 
Poutingo, || breuvage, potion. 

Poutii^no, s. f. chassie , humeur qui 
découle d'un œil malade. 

Poutignoun, s. m. mauvaise sauce ou 
pommade. 

Poutignous, adj. chassieux, qui a les 
yeux roages. 

PoHtineJa; v. n. marmoter, médire, 
insinuer, caqueter. 

Poutino, s. f. nadelle, petit poisson. 
(Voir meleto). 

Poutiou, Il s. m. poteau, bois de charpente 
Voulèu, \\ fiché verticalement en terre. 

Poutira, || t;. a. tirer de force, secouer, 
Vèutira, \\ arracher, soulever. 

Poutirou, s. m. courge, potiron. 

— Se loQ bonn Dieu que prevei tou 

En plato de l'oglian 'gué mei lou poutirou. 
Foucaud. 

PoutilUo, Il s. f. lie, résidu, excrément. 
foutrolho, I — Mauvaise sauce. 

Poutoun, s. m. baiser, (de pots lèvres), 

foutous, contact des lèvres, caresse. 

— Arrivo dins lou mes de mai 
Que quau se laiseo, sus l'erbelo. 
Faire un pouloun sus la bonqueto, 
Refuse pas quicon de mai. 
Rouslan, 1820. 

Poutonnado, || s. f. caresse, embrassade. 

Poutouno, I 

— Aimes ren mai que mi brassado, 
Moun lach emé mi poulounado, 
E se te bresse, il la vihado, 
Coumo siâs gai e risoulet. 



La provo n'en soun Ici chatonno 
Qu'an lan poulido e blanco piu. 
Que lei manjarias de poulouno. 

Crousillat, 1869. 



Pontouneja , v. a. 

caresser. 



baiser souvent , 



— L'ai lanl poulouneja, miguelo, que pecairc, 
Lou couneitras pas pus, es lusent toun dedau. 



Floret. 



Poiitourlo, 

Poutouras. 



s. f. grande urne, vase de 
terre pour contenir des 
iquides. 



PoutraSyS. m. dépouille des blés, fonds de 
l'airée, poussière. — Travail, 
fatigue. 

— Sen dins lou poutras , nous 
sommes en pleine fatigue de la 
moisson. 

Poutrassa, v. n. et acl. prodiguer, fripper. 
Poutre, s. m. anon, lourdeau, grossier. 

Pentringa (Se), v, rec. se droguer, se 
purger, se nettoyer, 

Poutriii^o, s, f. médecine, purgation, 
remède, lavement. 

Poutrinsous, adj. lymphatique, caco' 
chyme, quinteux. 

Ponts, s. m. gasc. puits. (Voir ;)0«s). 

Pontza, Il V. a. puiser, tirer de l'eau. 

Pouza, Il (Voir pousa). 

Pouzadon, s. m. ustensile à puiser, à 
tirer, bassine, broc, seau. 

Pouverin, || s. m. poussière de poudre. 
iouverèu, || Ital. polverino. 

Pouyoun, interjection grossière. 
Ital. coglione. 

— Tonlis dins lou quartier à ma mouart farien feslo 
Mi mandant de malans, de ponjouns e de peslo 
Mai que nosire curât n'en ponrrié benesir. 
Richard. 

Pouyre, |l s. m. pus, humeur corrompue 
Poutre, Il qui sort d'une plaie. 

Verb. neut, puer, sentir mauvais. 



PRA 



1089 



PRE 



Prn, s. m. pré, lerre nivelée et arrosable 
Prad, pour la culture du foin. 
Prat, V. fr. prée. (Voir prado). 

— Es vrai, car' amil Ion bomir me capigno. 
Ai pas jamai agut ni pral, ni camp, ni vigno ; 
Mes moun payre ounoural, en csleni goujaJct 
Mo ilounet per eslnno un poulit agnelet. 
Langlade . 

Prat bntnié, s. m. champ de bataille. 

Prat-secan, s. m. pré élevé et non arro- 
sable. 

Praeiou (A), adj, gasc, par ici, dans ce 
lieu. 

Pradarîé, s. f. prairie, terrain au bord 
d'une rivière. 

— Jardins, pradarié, Iroupelados 
Tout au founj de l'abima abiô disparcscut. 

— Sias vengudos longlems avant lous jardiniés, 
Fadelos, habita lous bos, las pradariés, 
Et lous pu bèus abris dou pais di Cévènos. 



Prad as, 


s. m. augra. de prad. grande ou 


Pradinas, 


vilaine prairie. 


Pradel, 


s. m. et n. pr. petit pré, coin de 


Pradèu, 


pré, nom de villages entourés de 


Pradou, 


prés. 


Pratel, 


V. fr. préau. 



Praiiio, conj. parce que^ conlrarlion do 

per-nmor. 



Pradelet, Il s. m. champignon des prés, 
Campairol, \\ agaric comestible. Agaricus 
eduHs. 

Pradello, Il s. f. prairie, plaine ensemen- 

Prado, i) cée de plantes ou de graminées 

pour la nourriture des animaux. 

— Avès de frut, de flous e de verdi pradello 
E de vigno fegoundo, e de plan d'amourié, 

A vés do segal, de lousello. 
Tant, que per la meissoun mancon li meissounié. 
Banquet, iS6i. 

Prado, s, f. prée, prairie, plaine eosemencée. 

— Sul margue flourit d'uno prado, 
Sans respet per lous poumpouns d'or, 
La familho fasiô grapado sus grapado. 
Mir. 

Praire, Il s. m. pèlerin, coquillage bivalve à 
Preire, || chair orangée et de bon goût. 

— 0, coupi court, laissi de Caire 
Quanqui couquihage assonrii. 
Oursin, muscle, clauvisse, praire, 
Per un pau durbi l'appeti. 
Poney, 1874. 

69 



Un mol, Moussu lou couiiiissiii, 
Pr'anior de Diou, fazels me drcl. 
Goud. 



Pratica, 

Se pratica, 



Pratîco, 

Croumpaire, 



V. n. pr.iliquer, opérer, exercer. 
— Fié(iuenler. — Capter, su- 
borner , attirer. — Disposer , 
établir, exécuter un trou, una 
ouverture. — Etre en usage, en 
pratique. 

s, /'. usage, habitude, applica- 
tion , exercice. — Chaland, 
acheteur. 



— La pralico rond mesire. 

Li pralico loujour fan la boulo de nèu. 
Se ieui n'a vint, deman n'aura quaranlo. 



Praticous, 

Engincous, 



adj. industrieux, remuant, 
laborieux, prévoyant. 



Prauto, s. f. boue, gâchis. (Voir braulo.) 

Prea (Se), t;. pron. se priser, s'eslimcr, 
Presa (Se) | se mettre en avant , faire 
grand cas. 

Prebendo, s. f. béarn. prébende, nourri- 
ture, bénéfice, ce qui doit être 
fourni. — Revenu ecclésiastique. 
Lat. prœbere, fournir. 

— Quand sa prebendo li vcnié, 
Ren ié mancavosus la laulo. 

Prebese, d. a, prévoir, juger par avance. 



Prebouhî, 

Prebouli, 



V. n. bouillir, blanchir, cuire, 
préparer d'avance. 



Prebouisset, n s. m. petit houx, buis 
Verbouisset, piquant, arbuste très bas 

Boui-pougnent, \[ sur terre, à feuilles d'un 

vert brillant et à petites baies 

rouges. 

Precatori, fi s. m, purgatoire, lieud'expia- 
Purgatori, \\ tien pour les péchés involon- 
taires. 

— Ta maire ti disié, tamben qu'au piccalari 

Conelan nouesiro bugado. un pau foui rlo on Icssèu 
Per pousquf, dau liniSu, sourii né coum'ivori. 
Digne de figura davan lis uei de Dièu. 
Gelu, iWi. 



PRE 



— 1090 



PRE 



Precet, s. m. gasc. pèche, gros fruit à noyau. 

— Bous bcyan à cmlo miiiuto 
Dfslaca du la brenco un bel precel founJeii, 

y planta bostro blanco dcn. 

Jasmin, iSi'J. 

Preelia, v. a. prêcher, annoncer la parole 
révélée. — Publier, recomman- 
der. (Voir jiredica.) 

— lé prechavo que pcnilenço, 
Mouriificacioun. Ircpas, 
Prcncipalamen l'absuneiiço 
Mai, eu fasic quatre iipas. 

Ucsanal. 

Precliaire, s. m. eladj. prédicateur, ser- 
moneur, dominicain. 
— Vcsiîs, li capclan, soun toujour do prechairo. 

Precions, adj. précieux, d'un grand profil. 
— Affecté, prétentieux. 

Précipita (Se) 

Percepila (Se), 

lancer. 



i'. pron, se précipiter, 
se hâter, se jeter, se 



— E tout d'un col précipitât, 

Jusqu'os al foun de l'ajgo améro, 
S'alialis, son, lorno mounla, 
li lorno se précipita. 

Jasmin, 182!) 

Preco (Be), adv. par cœur, de mémoire. 

Precoun, s, m. v. l. lecteur, afficheur, 
publicateur, trompette. 

Précurseur, s. m. précurseur, inventeur, 
celui qui précède, qui vient 
avant. 

— An?in lei précurseur, acampairc d'idéit, 
Senlou lûu boulimen, dins l'cstu dou cervùu 



Predica, 

Prêcha, 



V. a. prêcher, parler en public 
ou dans un édifice religieux, 
instruire le peuple par des 
sermons. 



— l'Icn dou councôu divin, Este\e, gran zelaiie 
Librauien ei Judièu va pertoul predicant. 
Crousillat. 

Prefacli, s. m, prix convenu, entreprise 

Prefals, a la lâche, à forfait. 

Lat. prœlhim faclum. 

— Tous lou lems qucsegos durerou 

Ruib, cado jour tournel à soun prefach. 
J. Aîaïs, 1858. 

Prefachié, s. m. tâcheron, celui qui fait 
les travaux de la campagne à 
prix convenu, à forfait. 



- Dins li draiou, long di barragno. 
Déjà, per noumbrousi coumpagno 
Li prefacliiê de U irounlagno 
Vcnien, brun e poussons, mcissouna nosli camp. 
Mistral. 

Préféra, V. a. préférer, aimer mieux, affec- 
tionner. 

Prefound. adj. profond, bas, lointain, 
Proufound, extrême. 

— Dinire iou oèu prefound |er ièu es toujour nué. 



Prefoundat, 

Prefoundit, 

Prefouudre, 

Prefounda, 

Prefuni, 

Parfum, 



part, englouti, précipité, 
anéanti, lancé en bas. 

V. a. engloutir, précipiter, 
jeter dans un abîme. 

s. m. parfum, vapeur aromati- 
que, saine émanation. 



— creslian, quand la mort t'emporto. 
Tu peréu laisses après lu 
Lou dous prefum de ta vertu. 

Prega, v. a. prier , s'adresser à Dieu , 
demander avec instance une 
grâce. 

— Touli li souer, dcspièi que pregue sus la loumbo 
M'oonte ma maire dorl, y'n 'no vouks que me dis : 
Vene, vene, nioun béu ! l'espère en Paradis. 
Gautier, 18B0. 

Prej^allios, s.f. prières, exaltation, éié- 
Preguieros, valion de l'âme vers l'être 

suprême. 

Preseiiii, v. n. gémir beaucoup, se plaindre. 

— .\nas, sarés counlen, avès proun pregemi. 

Prego-Dièu, s, m. mante religieuse, in- 
secte orlhoptère qui a l'air de 
prier en guettant sa proie. 

— Béu prego Dieu, diguère alor. 
En recounipenso, à toun bon cor 
Que loujour prego e toujour lauso. 



Preiçound, 

Preiound, 



adj. béarn. profond , bas ; 
caché, enfoncé. 



— N'ey pas jaonai ta pregound lou huec 
Qu'un nioumen lou buni noun sailhe. 



Preiero, 

Pregh'iéro, 



s. f. prière adressée à Dieu, 
demande, faveur, acte de sou- 
mission. 



— Lis abibo laissavon faire 

Tout bèu just s'avien vounvouna ; 
Dieu, i preiero de la maire 
Aqaèu miracle avié douna. 

]. Canonge, 18C8. 



PRE 



— 1091 - 



PRE 



Prcîre, s m. prêtre, religieux, celui quj 

remplit la fonction de prier pour 

autrui. 

— Ah ! lou ilroul:!!', Wii que l'acipe, 
Digue lou prciro, un bon malin ; 
l.'alroubanii per eilalin, 
Li dounarai île l)on principe. 
Bourrelly. 

Preiiuar (Se), verb. pronom, bas Wm. s'ap- 
procher, s'avancer. 
Lat. proximare. 

— Preima, preima vou 'n pau lou dou, 
Que peiss' ausi voslra razou. 

Foucauii, 1810. 

Prejita, v. n. çrommeier, injurier. 

Prejita (Se), v. rec. se quereller, se dis- 
puter. 

Ppejits, s. m. plnr. invectives, reproches. 

Preniare, Il adj. hàtif, précoce, prématuré, 
Premaïé, |J fruit de primeur. 

— L'ibiT n'a pas fini sas ilarnieros esperos 
Que la planio premargo azailo de flouri. 

Premié, ii idj. hâtif, précoce, prématuré. 
Premieiren, \\ 

— FruI premieiren. 

Premié (En), adv. dans le principe, au 
commencement. 

Preiuié vengu, premier venu, qui que 
ce soit. 

— Touies lous animaus esclaleron de rire, 
El chacun finigue per dire 

Que d6u premié vengiit l'on poudié faire un rei. 
Courel, I8{6. 

Preiido, s. f, v. l. récompense, cadeau, 
compensation. 



Prene, 

Prendre, 



V. a. prendre, dérober, s'emparer, 
empoigner. 



— Sérié ben caud se nouii lou poadiéu prene. 



adj. imprégné, pris, fécondé. 



Prens, 

Preins, 

— La saumo es preiiso. 

Prensa, v. a. presser, serrer, extraire un 
Deslregne, jus, du vin, de l'huile. 

Prensnire, s. m. ouvrier presseur de 
Pressaire, moulin d'huile. 

Prenso, s. f. l'action de serrer, pressu- 

Pressado, | rage. — Une pressée, une pile 

de cabas avec la pâte à presser. 



PreiiBo, s. f. presse, machine à presser, à 
serrer. — Instrument qui donne 
une courbure au bois d'éclisse. 
— Pressoir à vendange ou à 
huile. (Voir deitré.) E»p. prensa. 

Preonnil, adj.v,l. profond. (Voir prejoHnfi), 

Prep, Il prépos, près, proche, contre. 

Près, I 

Prepaii, s. m. propos, discussion, désac- 

Prepaus, cord. — Décision, résolution, 

discours, récit. Lat. proposilum. 

— Assolo-le ma pauro chaio. 
Amer d'aco fau pas crida, 
lîs un prcpaus lâcha dissate 
Ë que dimenche es oublida. 

Caslil-Blaze, 18-42. 

— N'aguenjamai regarni prepau risoulel, 

— Mes jnjoron pas à prépau 
D'espera d'autre pelassau. 

Favre. 

Prepausa, v. a. proposer, citer, mettre en 

avant, offrir, promettre. 

Lat. proponere. 

— Lou counsel jujet à bel ime 
Qu'aquel avis cro sublime ; 
K belùu mémo aurio passai 
S'un grand l'ajesse prepausat. 
Favre, ISOÎi. 

Près, fart. prés, pris, enlevé, saisi. 

Près, Il s. m. prix, valeur, estimation. 

Pris, Il Ital. prezzo. Esp. precio. 

— Ta grando oliro es d'or e do sedo ; 
Que m'encliau un pau do mounedo ? 
t^a pagariéu au près de l'or. 

Gaul, 1878. 

Presa, v. a. faire cas, priser, apprécier, 
Preza, rechercher. 

— Filho que vôtt eslre presado 

DlHi pas eslre trop visilado. 

Presailo, s. f. prisée, estimation. 

Presave* s. m. supposition, conjecture, 
divination, soupçon. 

Presliiteri, s. m. presbytère, logement du 
curé. — Le conseil des prêtres, 
des chanoines. 

— Pus aqucl avis, en troupel 
Tuul s'agandis au presbileri, 
Afé de se fair' ensigna 

La buuno draio, per gagna 
La graço d'un lau batisteri. 
Florel. 



PRE 



— 1092 - 



PRE 



Presen, s. m. présent , 
offrande. 



cadeau, don , 



— Alroupa vous loiiiis ensen 
E pourla li de biju presen, 

Ppeseinple, conj. par exemple. 

Présenta, [1 v^ a. el rec. présenter, offrir, 
Se présenta, | exhiber, exposer. — Paraître, 
se proposer, apparaître, sur- 
venir. 

— Anas vous-en, voub dieu, quand veus sias p.-csenta 
Ero jer un counsèu, o ben pcr ni'insuUa. 
Thouron, 18B*. 

Presentiou, adj. présentable, que l'on 
peut offrir, — Entrant , insi- 
nuant. 

Président, s. m. président, chef, magis- 
tral. 

— Anèrian d'a^uèu pas veire Ion presiden 

Mai, de que n'a servi ? e quo l'an fa ; pas ren. 
ïhouron. 

Preso, s. f. prise, caplation, détournemeul. 
— Pincée. 

— Mes iéu nou cresi pasqu'el t^s lalo fadeso, 

C r cl sap que 1' bestial ero de bouno preso. 
Auger Gaillard, 

Presonn, Il s. m. prison, lieu où l'on en- 
Prisoun, y ferme les inculpés ou les cri- 
minels. 

— En debanan aquelo cscagno 
De souveni dms sa preeoun, 
Fasié de caslèu en Espaguo 
D'obros, do riinos, de cansoun. 

Pressa, Il v. a. presser, hâter, solliciter, — 
Se pressa, \\ Serrer avec force — Poursuivre, 

attaquer, accélérer. — Se hâter, 

se précipiter. 

Pressée, s. m. pêche, fruit du pécher cul- 
tivé, liai pesca. Lai, persicum, 
fruit de Perse. 

Pressegiié, s. m. pêcher, arbre des jardins. 

Presse, s. f. presse, hâte. — Foule, mul- 
titude. 

Prest, Il adj. et adv. prêt, disposé, préparé, 
Lest, Il vite. liai presto. 

Presta, v. a. prêter, fournir. — Attribuer, 
imputer. — S'étendre, se plier. 
liai, preslarc. 



— Vas presla lou baslouo per le faire ballro. 

— Jan crû moun ami, despièi mai de quioz' an. 
lé presiére vint sôu, ai pas pas revis Jan. 

— Presla gaslo, e donna perd, 

Ça me disiô la miou grand-maire. 

Prestaire, adj. prêteur, courtier, banquier. 

Preste, s. m. prêtre. Gr. TupirZis, ancien. 

— Aymi lou preste de campagno, 
Coumo bu de la bilo, el n'a jamai besoun 

Per fa creire al boun Diou, per fa creire al demonn. 
De masla soun esprit sul la santo mounlagno, 
E d'estari sa forço a prouba, libre cuber 
Lou Paradfs amay l'Infer. 
Jasmin. 

Presti, V. a. gasc. pétrir, presser, façonner. 

— Aqui tant que l'home duro 
Pel corp prestis nourriluro. 

Prestiduro, s. f. pétrissage, préparation. 

Presto (En), adv. en prêt, objet prêté. 

— Noste cerco pous es en presto 

Pretendut, s. m. prétendant, amant. 

— Do que vôu dire qu'elo âge pas entendut 
L'auboissâdo c lou cant de soun car prèlendut. 
Langlade. 

Pretentaino, s. f. course folle, sans but. 

— S'cscapo e dins lou boucs courre la pretentaino. 

Preveire, v. a. prévoir, préjuger, prendre 
des mesures ou précautions. 

— Aquel que tout preveirié 
Jamai mau i' arrivarié. 

Prevengut, adj el part, prévenu, avertit, 
avisé. — Présomptueux , or- 
gueilleux. 

Prevesen^o, s. f. prévoyance, précaution. 

Previneo, s. f. pervenche. (Voir pervinco). 

Preza, v. a. estimer, apprécier, faire cas. 
— Prendre du tabac au nez. 

— Mai surlout n'oublidcnjomai, 
Que lou trésor qu'on dèu preza lou mai, 

Qu'ei lou irobai. 

Foucaud . 

Preziea, Il v. a, v. l. prêcher, publier, 
Predica, Il recommander. Lat. predicare. 

Prezo, s. f. prise d'eau, baJardeau. — Prise 
de tabac. 



PRl 



Prezurië, Il s. m, chardonnelle ou cardon- 
Cardounelo, || nelle, espèce d'arlichaul sau- 
vage dont la fleur sert à cailler 
le lait. 
Preznro, Il s. f. présure, matière acide con- 
Presuro, j| tenue dans la caillette du veau 
et autres ruminants, et qui sert 
à faire cailler le lait. It. presura. 
Prièro, s, f. demande, supplication, aspira- 
tion de l'âme vers Dieu. 

Siam de Iravaiadou que laljoartm la lerro, 
Jouven à louii autar diseiii nosli priero. 
Boumaniile, 18ii5. 

— Courlo priéro vai dretanciel. 
PriKonn, Il adj. profond, enfoncé, éloigné, 
Prioun, Il tortueux. 

— En mitan d'nno neil prioundo 
Entendian coumo lou Iron groundo. 

— Es quû l'ourine n'abio, maugral s.<8 brancos bieillos, 

Tanl de racines que de fecllos 
E prigouados à fa Irambla 

Jasmin, 18-40. 

Priiii, adj. mince, ténu, fin, délié, allongé 

— Court, bref. 

— Diiis la nD?.lo de brousso 
Nascut prim coum' nii fiou, 
M'ounte vas, jouine riou ? 

De Lafarc, 18-fO. 

— Coulillioun courl o soulié prim. 

— Lou Icm, queu viei lairou qu'o la den primo e duro. 

Prima, v. a. primer, devancer, surpasser. 

— Rendre mince, user, élimer. 

— Avant que groussié siègue prima 
Ton bèu fin sera lima. 



— 1093 - PRI 

— Le prinlemps, prima vera. 

— Es la primo que vcn carga loulo risenlo 
Soun bel vcstit de flours. 

Primo, s. /".jeune truie. Lat.primi para. 

Priinomen, adv. chichement, scrupuleu- 
sement, mesquinement. 

Priutnnic, adj. qui est du printemps, qui 

vient avec le prinlemps. 

— Vene, venc, crei-me, prouliclien dei bèu jour, 
L'iver se n'es ana, la frejo niounlagneiro 
Fai placo à l'Eissero, douço auro prinlaniciro. 
Crouzdial. 

Printems, s. m. prinlemps, la première 
des quatre saisons de l'année. 

— Lou prumié ijarpabou fai pas lou printems. 

— En louti dou printems lou retour li fa gau. 

— Es lou printems dis husperidos 
Que coumeiiço e jamai Unis. 



adj. premier, hâtif, précoce, 
avancé. 



Primailié, 

Primarg, 

— Descmpey sa sazou primayo 
Jan m'abiô jamai beugut d'aigo. 
An 1040. 

Primacliolo, s. f. filandre, irrégularité 
dans les matières filées. - 
Plantes étiolées, élancées. 

Prim'albo, s. f. l'aube, la pointe du jour. 

Primayo, s. f. choses petites, menues. 

Primejaire, adj. avare, minutieux, mes- 
quiu. 

Primo, s. f. prime, la première des heures 
canoniales. — Somme payée ou 
convenue, indemnité, objet gra- 
tuit ou à prix réduit. 



Priou, Il s. m. prieur, premier dignitaire 
Prièu, Il d'un ordre religieux, directeur, 
conseiller. 

— An ben resoun II pricu de la coumnno 
De coundarana ki vieis oume dou cours. 

Prioulo, s. f. pipi rousseline, alouette des 
marais, oiseau de passage eu 
avril et jusqu'à fin septembre. 
Anthus rufesceus. 11 niche dans 
les garrijjues ou dans le voisi- 
nage des marais, et il pousse en 
courant son cri de priou, pri- 
priou, d'où son nom vulgaire. 

— Es lou gai prioulel, l'aucelet di palun. 

Que vesian se qudia en niiei di roucis brun. 

Prioulo grosoo, s. f. Pipi Richard, oi- 
seau de passage. Anlhus rkhardt. 
Cet oiseau courl très vite dans les 
sillons el les luzernes en pico- 
rant, mais ne se perche pas. 

Prionns, adv. d'abord, sur le champ, pre- 
mièrement. 

Priourat, s. m. prieuré, communauté reli- 
gieuse. — Biens tenant à la 
communauté. 

Priouresso, s. /"religieuse ou femme qui 
a soin des ornements des autels 
ou dos chapelles. 



PRO 



— 1094 — 



PRO 



Pris, 

Prèi, 



s. m. prix, estimation. — Récom- 
pense. (Voir joio.) 

Un bon ami, nn bon rasoucr 

n'an gis de pris. 



Prisa, V. a. priser. (Voir presa). 

Prisonn, Il s f. pri-on, lieu de détention. 

Presoun, \\ 

— Lï liberla n'es gairc de sesoun 
Siam signala davan lnu conmisfari, 
Se canlen mai, pournren en prisoun. 
Desanal. 

Prisoiinié, s. m. captif, arrêté, détenu. 
S'escapo clou roucas m'oiinl' ero prisounié. 

Priva, Il V. a. et rec. ôter, dépouiller, enle- 
Se priva, || ver. 



Se priver, s'abstenir, se 



passer. 

- Vrai, voudrièi per tout au mounde 
Que vous n'en privessias pas per \ia. 

Privât, s. m. privé, réservé, lieu secret. 

Privât, s. m. v. l. ami, familier, personne 
de la maison, homme du pays 

— Tant esirangiès que privais 

Privilège, S. m, avantage, prérogative, pré- 
férence. 

— Aboulissen lei privilegi 
Seis abus eron Irop pcsan. 

— Pribilclges, eslals o d'autres benefioi, 
Elos volon paga, cadun de soun cousial 
Tout aquo qu'es degut à la sio Mageslat. 
Au». Gaillard. 



Priura, 

Prezura, 



V. a. employer de la présure, 
faire cailler le lait. 



Prinronn, Il s. f. caillello, estomac des 

Prezurou, || jeunes ruminants , veaux , 

agneaux , etc. , que l'on fait 

aigrir dans du vin blanc pour 

faire présurer le lait. 



Pro, 

Prèu. 



s. m.v. l. prudent, loyal, preux. 
plur. pros, pros- ornes. 



Pro, s. f. proue, l'avant d'nn vaisseau. 
Esp, proa. Gr. wf»/)«. 

— Tool naveganl à Iruès lous esquiols 
Cap au proujet, ciblo de ma pensado 
Ai neit e jour, avul la pro virado. 
Florel. 



Pro, prou, V. m. profit, gain. 

Adv. assez, suffisamment. 

(\ o'ir proun). 

— Touls lous pi yis, louis lous lem«, lous lous alges, 
N'i'n poudran joroai fa lour prou. 

Foucaud, 1810. 

Proar, v. l. essayer, éprouver. Lai. prohare. 

Proehe, prép. près, proche voisin. 
Gr. wfos, à côié. 

Prbdoul, s. m. renfort, attelage supplémen- 
taire. 

Profecli, Il s. m profit, avantage, gain. 

Proupl, Il 

— Censo au pronfit de l'ouslau 
conmo la galino que fai l'iou deforo. 

Proio, s. f. proie, butin, vol, accaparemeol. 

— La mon, em' sas arpos croucudos 
Clavo sa proio, à soun lezii. 

Langl , 1870. 

Proni, s. m. prône, sermon, remontrance. 

Prop, prep. près, auprès, proche. 

Prou, adv. assez, suffisamment, beaucoup; 
Proun, apocope de pron^f. 

— Proun fai, eau fai ben. 

— Ansin s'acaho nosiro vido 
Emé proun pèno e proun souei. 

— Ne sei pa d'enguOro [ro fou 

per voulo me cara d'un couliei en moun c6u. 
Koucaud. 



Proulia, 

[rouva, 

Proubagina 

Cabussa, 



V. a. prouver, démontrer, mar- 
quer. Lai. prohare. 

V. a, provigner, coucher 
en terre des ceps de vigne 



pour fairedes nouveaux rejetons. 

Gr. TUfOlUtlHI. 

Proubajo, s [. provin, rejeton. 
Lai propago. 



Proubeuco. 

Prouvençalo, 



s. f pervenche, plante fam. 
des Apoeinées. Syr.pervinco. 



— liesi de rocs toul beslils de proubcncos. 
Un pau |ni n'aul louli blanc de malencos. 

Proubenço, s. f. Provence , ancienne 
Pronveitço, Province de France qui 

avait Aix pour chef-lieu. 

— Henric (scn|iec en doulença 
li s'en anec enla Hrouliença 
Troulia Ion Papo en Aliignoun . 
Goudouli. 



PRÔ 



1095 - 



PRO 



Pronberbî, s. m. maxime, sentence, 
Prouverbe, petite commédio, 

— Car lou prouberbi \iA nous disque s'un cf.iii 
Krequanl' ou seguis qualquo pcrsouno torlo, 
El apreridra pla léu d'iina d'aquùlci sorto. 

Aug. Gaillard, 1568. 

Prourès, s. m. procès, instance, débat. 

— Cau a proucès, ié fôu d'argen o de pacienso. 

— Acconmoudamcn vôu mai que prouc^s. 

— Sias iranquilos, mas sors, no sias pas en proucôs ; 
La diambroquo voulos loulos dios à l'excès, 

ItSu la prene per me, la \ous gardorai bien. 
N'ai pas cregu trouba de pu sigur mouyen 
Per fa fini dei bruis que dcspoi Iré juur duron, 
Entre dios bravos sors que per aquô s'enjuron. 
A b. Sage, 17^0. 

Proiieessiou, Il s, f. marche solennelle 
Proucessioun, y du clergé et des fidèles, 

longue suite, cérémonie reli- 
gieuse. 

— Cau pot estre au cloucliic amai 
à la proucessioun ? 

— Veslil de ta raubo trenimto 
Te veiren à la proucessioun. 
Desanat. 

— Après reis, amperurs, rcinos, princes, priiicessos, 
£o Clo suvissicii, coum' à la proucesslou. 
De niounjos que pregavon Uiou. 

Félix . 



Proneura, o. a. 



fournir. 



procurer, 

Es vous ilounc que m'avès proucura l'avaniagi 
De lou pouiouncja dins sei poulits oubragi. 



Proiicliiuelo, 

fourichinelo, 

farces 



s. m. et f. Polichinelle, 
personnage grotesque des 
napolitaines , marion- 
nette à bosses. 



— Un' aulro fès ben miès, veiras toon Prouchinelo 
El Rousuto sa fenno embé soun jouine efan 
Tolâ loujour à la mamelu. 
Félix. 

Pi'oueuro, s. f. procuration, acte, mandat, 

office de procureur. 

— Medeciiio e proucuro 

Fai le paga quand lou maa doro. 

Proudiga, v. a, donner abondamment, 
répandre, gaspiller. 

— Se lou vas proudlga te fara gis d'usage. 

Prouduwi, v. a. pro iuire, présenter, rap- 
porter , engendrer , exposer , 
souDiultre. 



Proiifesio, 

Proufeçio, 



s. f. prédiction, conjecture, 
supposition. 



— Au lied.' m'endourmi dessus lei proufessio 
Ccrquc dins lei journau l'arliclo Varsovie. 

Desanal. 

— Prince, dins Delolcn dèu naisse lou Messio ; 
Ac6 lou Icgissen dedius li profcsio ; 

E se di libre saut aves couinpres lou sens, 
De fa vengudo aro sarié lou lems. 
Auberl. 

Proufeto, s. m. prophète, inspiré, devin. 

Gr. ai><i<f>itfti, parler avant. 

— De proufelos nous abion dit : 
Hyber d'oungan, grande misero. 
Jasmin, 1847. 

Prouflcitous, adj. ménager , économe, 
chiche. 



s, m. profit, avantage, gain, 
gratification. 



ProuflePli, 

?roufily 

— Duvès avé de proufië clar e benezil. 

— Emplegas voslre lems par un milhou proufit. 

— L'embegious es tal 
Qu'el li sap grand mal 
Quand un fa proufiecb, 
El s'el put, el en/pacho 
Uuo causo pla facho, 
Tant el n'a despiech. 

Aug Gaillard, 1»72. 

Prouflta, [| V. a. faire un gain, tirer avan- 
Prouficha, \\ tage, être utile, faire des pro- 
grès. 

— Ben mau acquisl nonn prouflto. 

— De vespre prouûchen de l'oucasioo qu'es bello 
Fôu que nous preparen, es besoun de gourbello. 
Tbouron. 

— La vido passo, lou lems courre 
Urous cau proufilo dou lems, 



Pronfeitnda, 

Vrefoundiy 



V. a, précipiter, jeter au 
fond. (Voir |)re/bunrfre.) 



ProuKenituro, s. f. les enfants, la des- 
cendance, la filiation. 

— Aguès creis per qu'un |our vosiro prougenituro 
Se posquo coumpara eis estellos dou côu. 

Prougrrès, s. m, progrès, avantage, avan- 
cement. 

— Dei villo l'habitant viou pas coum' au villagi 
Lou prougrès li coumando un lassi générous, 
Leis usagi nalau région tout, lou sauvagi 
Dedins lou foun dei boues secounlenloà soungous, 
Ricard, 18B2. 



PRO 



lOOG 



PRO 



Pronjet, s. m. projet, dessein, entreprise, 

intention. 

— Tan (le bei souhét. 
Tan de gr,in proujél 
Que s'en van en fum. 
Gelu. 



Prounienailo 

Permenado, 



s, f. promenade, mar- 
che, jardin ou cours où 

l'on promène. (Voir permenado , 

passejado.) 

— Aulamben à la isroumcnado 
Quand ven cmé sa camarado 
Touti lis iaé li fan l'amour. 

— Tabès fasio sa l'esplanado 
Le plasù de la proumenado. 

PronniesBo, s. f. promesse, assurance, 

engagement. 

— Compio sur sa finesso 
A mai sur sa proumesso. 

— Bolli proumesso fan li neci jouyous. 

— Proumesso de grand es pas ben paternau. 

ProuiMetre, v. a. promettre, annoncer, 
s'engager, prédire. 

— Cau proumels s'cndiiulo. 

— L'un proumelio, l'aulre donnabo, 
E mai d'uno boui^s se croumpabo 
Coumo las fedos al mercat. 

J. Azaïs, 1888. 

— Eh hé Moussa perqué lan bous boa proumfiteri 
Bous bau racounia tout, m6mo conmo nesqueri. 
Jasmin. 



Pronmié, 

Premié, 



adj. et s. premier, hâtif, pré- 
coce ; le premier étage. 



Proumierage, s, f. prémisse, proposition, 
anticipa lion. 

Pronn, at^v. assez, suffisamment. 

— Trop e noun proun soun fouero de resoun. 

— Toajonr l'amour vous mêno 
Proun cbagrin e proun pèno. 

— Sem proun per manjaço qu'avem. 



V. a. prédire, juger, devi- 
ner, conjecturer, annon- 



Prounestica. 

fromouslka, 

cer. 

— Ida laissi lour esaro e lour prouneslica 
De lai Iroumpur meslié nou mu voli fica, 
Touis lous que fan acô, mal de pipos lous vire. 
Aug, Gaillard 1868. 

Pronnte, adj. vif , bouillant , emporté, 
brusque. 



Prountitiitlo, s. f. promptitude, vivacité, 
irritation. 

ProMiionreiou, s. f. proportion, conve- 
nance. — Rabais , escompte , 
convention. 

— Ounco», tarnaiis, tout se complo au milhou 
Sans profourciou, sans liouro «le dessoulo. 
De Lafare, 18/tO. 



Prouva, 

Protiba, 



V. a. prouver, établir, marquer, 
découvrir. — Eprouver, essayer. 



— Aprùi Tavudre prouva, veiren. 

Proiiven^alo. Il s. /". pervenche, plante 
Prouvenco, || et Qeur. Vinca major. 

(Voir pervinco.) 

— Baslo, pronvcncalo o viouleto 
Ispiravan mi dous panlai ; 
Dins mi pichol vers cantarai 
La prouvencaloc la vioulclo. 

Prouvençaii, s. m. et adj. langage de la 

Provence, habitant de l'ancien 

comté. 

— Lou noumas un jargoun e loa tralas for mao, 
Respc-cias lou putèu ! caspi ! lou prouvençau 
Es uno lengo maire, e de grando ressourço 
Lei lengos d'Ourian an pesca dms sa source. 
Guiraud, 1808. 

Prouvenço, s. f. Provence, ancien comté. 

— Entr' arriba dins la Prouvenço 
Eti villo enciano d'Avignoun, 
Pelrarco passé sa jeuvenço 

A faire de belli cansoun. 
Bourrelly. 

Ppouverbi, s. m. proverbe , maxime , 
sentence. 



Prouves! (Se), 

Prouves! (Se), 



V. rcc. se pourvoir, se 
fournir, se munir, s'ap- 
provisionner. 

— Souventi fes lou fusièu sus l'espa'io, 
E de l'arlonn lou carnié prouvesi, 
M'envau en gucrro, o senso pou dei balo, 
D'amount, d'avau, poudr6je à moun plesi. 

Crousillal, 1862. 

Prouvidenço, s. f. providence, suprême 
sagesse, heureux destin. 
Lat.pro videre. pourvoir. 

— L'orne que dins soun ignourenço 
Doniavo de la Prouvidenço, 

Vai irouva l'auir' orne, e ié dis 
Tant «e qu'a vis. 

Bigot. 



PUA 



— 1097 



PUD 



Prouviii^o. s. f. province, étendue de 
pays, contrée conquise ou an- 
nexée à un état. 

— Dous poplos séparais n'eron qu'un aquel jour 

Car la nobia a promcs sa prouviiiçcr en berquieiro. 
Arnav. 

— Genlos clialounos prouvençaudos 
Lus couifés en btndêus, gansas em tan de biai 
Que vous charinavon que noun sai. 
Félix. 

Prouvîsioun, s. f. provision, réserve de 
comestibles, de linge, de hardes. 

Prouveto, s, f. éprouvctte, pl'se liqueur, 
cloche, fiole, tube gradué. 

Provo, s. f. preuve, assurance, marque, 
témoignage. 

— Noun creiras jaii ai que sus bono provo. 

Prud'onie, s. m. prud'homme , expert , 
capable de juger, arbitre. 

Prnnelo, 

Prttgnoun, 



s. f. prunelle, petite prune 
sauvage. — La pupille de l'oeil. 

— Etoffe de laine de coijleur 

foncée ou noire. 

— Tous iols fach du velous, e las nrgros prunelos, 
I-ou nacra de las dens e sous coiinlours rouduts, 
'i'oun sourire divin e las longos parpelos, 
Toun peu nègre e lusen. 

Prunié, i s. m. et f. prunier, arbre à fruit, 
Prunièro, \ fam. des Rosacées. 

— Aubre flouril, poulido lièro 

Gai pcsseguié, blanqui prunièro. 

Pruuo, s. f. prune, fruit du prunier. 

— Fa béni sus prunes de pruiios à quinlals. 
Prnment, adj. irritable, impatient, hargneux. 

Prusi, Il V. n. démanger, picoter, éprouver 
Pruze, Il une légère irritation. 

— Lou grales ben ounle ié prus. 

Prasour, n s. m. elf. démangeaison, picot- 
Prusige, 1| lement , impatience , désir , 
besoin. 

Puado, 

Pujado, 

Puât, 

Puio, 



s. f. montée, côte, pente rapide. 

(S'oir pouj ado, mountado). 



s. m. et f. dent, peigne, râtelier, 
pointe. Esp. pua. pointe, épine. 

Paatié, s. m. ouvrier qui fabrique les pei- 
gnes des tisserands. 
69. 



Publiea, v, a. publier, crier, faire savoir. 

Piieli, Il s. m. monticule, élévation, colline. 
Puech, U Dimin.puchol. {\'o\rpiech, pioch). 

Pudeut, udj. puant, qui a mauvaise odeur, 
repoussant, orgueilleux. 

— Arrive! que dins aquel lems 
Milo barcados de pudons 
Anoron quére nno viléno 
Qu'apelavon Madain' Ilëléno. 

l'Havre. 
— De que me toudra faire ? 
Presque pas rcs, eaipaclia qu'un pndenl 
Se sarre irop de la cousine. 
Tandon. 

Pndesisino, s. f. puanteur, infection, 
Pudentiso, saleté. 

— Vile delivro-le d'aqncio pudecino, 
Envalo-lou n.a n.igo o n'en paricn pas pus. 

Pudi, Il f.n. puer, sentir mauvais. 

Pudre, Il Gr. nva. Lat. putere. 

— Soun iuel ero triste e sa lengo muJo 
Ë tout ie pesavo, e tout ié pndié. 

bigot, 1862. 

— Lis enfai.s dis auln ié pudien. 

Pudifii, H s. m. putois, espèce de belette ou 

Gatpudis, I de martre qui exhale une odeur 

fétide. Elle vit dans les troncs 

d'arbres et s'insinue dans les 

colombiers. Muslela putoria. 

— Tonmbèron dessus la farlaïo 
Coum' un pudis sus la voulaïo. 

Pndis, Il S. m. térebinthe, pistachier sau- 
Pelelin, || vage, arbrisseau résineux qui 
croît dans les lieux pierreux et 
exposés au soleil, il porte pour 
fruit des longs cornets rougeà- 
tres formés par la piqûre d'un 
puceron ailé. — Bois puant , 
Anagiris fœtida. — La rue, pi. 
d'une odeur très forte, fam. des 
Rutacées. 

Pudour, s. f. pudeur, retenue, modestie, 
Pudicital, appréhension. Lat, pudor, honte. 

— Santo pudeur, lunii^ro puru 
De la vertu reflet divin, 
Den plus preciouso alreucadaro 
Que l'or, la sedo e lou salin. 

Crousillat, 1848. 

— quin parlerro de flourelos 
Scran aquelos dos gautelos ! 
Mes sur tout y sera plantai 
Un broulou de pudicital. 

Goudouli. 



PUN 



- 1098 — 



PUR 



Paé, I s. m. puy, montagne, élévation, du 

Piicch, lut. podium. Gr. r. o^io». 

Pech, Dim.pn^e/, moindre élévation. 

Puch, 1 Syn. pug,puig, pioch. 

Pugrnal, Il s. m. gasc. poignard, slylel. — 
Piignau, y Coup de poing. 

Png^nar, v. n. gasc. bas lim. tarder, hési- 
Opougna, ter, demeurer, balancer. 

Poina, Lat. pugnare, combattre, faire 

effort. Rom. punhar , ponhar , 
s'empresser, se hâter. 
Esp. puneto, coup de poing. 

— E lou lioun coumoom pot pla creire 
Ne pugne gro o veni lou darnieifc 

Foucaud. 

Pngnat, s. m. poignée, abondance, quantité. 

— L'uno risenio, sauticabo 

En pourtant un pugnal Je flous ; 
L'aulro, chagrine caminabo 
Lou cat baychal, tous ets en ptous. 
Jasmin. 

Piigiiera; v. a, béarn. prendre à poignée. 
— Saisir, colleter. 

Pugiièro, s. f. biarn, prix de la mouture, 
payement en nature. 

Pugrni, V. n, poindre, apparaître. 

Piiiar, Il V. n. v. l. monter, s'élever, escala- 
Pujar, Il der. 

Puio, s, f. pointe, dent, arête. 

— La desembouio embù las puios 
Do sous cinq Jélés arromlis. 
De Lafare, «840. 

* 

Pitleii, adv au plutôt, bien vile, de préfé- 
rence. 

— Ic'm voli dûun pulèa acaba aquesl' oubralge 
Entre que la mou!hé nou me fa proun d'empacli, 
Mas tout Inoounlinen que moun libre si6 facti 
Me voii mariJi pcr tal d'abé maynaige. 

Aug. Gaillard, 1S62. 

Pulgra (Se), V. ree. s'épouiller, chercher 
ses puces. 

— Mes aqucl sot se puigabo al soulel, 
E li disiô qu'ero pus riche qu'el. 

Aug. Gaillard. 



Pnnîaie, 

Puniayre, 



adj. querelleur , pointilleux , 
batailleur. 



Puii, 

Poting, 

Pu 11, 

Ptint, 



s. m. poing, poignet, main fermée. 
Lat. pugntis. 

s. m. point, piqûre. — Centre, lieu 
Point, rieD. 



fixe. — Signe. 



— Car nous vesen souben forso fcnnos puniaygos 
Que la mitai dil lems estan loiilos embriaygos 
Et counouyssen que soun de fennos ses razou, 
Mes un home ses lenno el fa pauro maysou. 
Aug. Gaillard. 

Puntat, s. m. flocon , masse , poignée , 
écheveau, gland. 

Piinteja, v. n. poindre, paraître. 

— L'albo punlejo. 
Punteto, s. f. pointe des pieds. 



Pupîtlos, 

Pepidos, 



s. f plur. pellicules qui se sou- 
lèvent à la naissance des ongles. 



Piipla, V. a. et n. peupler, multiplier. 

Pu|ile, 

Pople, 

Pupiit, 

Lipego, 



s. m. peuple, foule, multitude, 
rassemblement. 



s. m. la huppe, oiseau échassier 
qui nous arrive d'Afrique au prin- 
temps. — Upupa epops. 

Punaisié, adj.'el sttbst. infecté, garni de 
punaises. — Claie à punaises. 

Punaiiso, s. f. punaise. (Voir penaiso). 

Pur, adj. pur, sans mélange, chaste. 
Lat. punis. 

Pura, V. n. périg. pleurer, verser des larmes. 

— Mes si fau se quita dins quèu triste monmen, 
Dissel-elo en purant joui sa couèifo de telo. 
En souveni de ièu prends aco dau men. 
Chaslenet. 

Purèio, s. f. purée, extrait farineux des 

légumes cuits. 

Pnrehel, s, m, montant qui supporte une 
Pounché, traverse horizontale ou inclinée. 

Puresi, s. m. pleurésie, inflammation de 
Pluresi, la plèvre ou membrane qui 

tapisse les parois de l'estomac et 

des poumons. 

Puretat, s. f. pureté, intégrité, chasteté, 
innocence. — Correction, exac- 
titude. 



Pnrsa, 

Purja, 



V. a. purger, donner médecine, 
faire sortir des intestins les ma- 
tières impures et malfaisantes. 
— Nettoyer, purifier. 



PUT 



— 1099 - 



PT 



V. rec. prendre une purga- 
lioD. 



Purga (Se), 

Purja (Se), 

Purgfntori, s. m. purgatoire, lieu d'expia- 
lion. {\o\r préeatori.) 

Pus, adv. plus avec négalion, moins, rieD. 

(Voir/)/»). 

Pus, s. m. malière corrompue qui sort d'une 
plaie. 

Purgo. 

Purjo, 

Pus-aut, s. m. grenier, soupente, galetas. 

Pus-que, conj. rien que. 

Puto, s. f. femme de mauvaise vie, pros- 
tituée, corrompue. 

Putaîrio, s. f. corruption, puanteur. — 
Fig. prostilulion. 
Gr. -nua, pourrir. 

Putanel, s. m.ei aâj. mauvais lieu, quar- 
tier souillé. 



s. f. purgation, niédicamenl qui 
procure des évacuations. 



— S'enquicon mai qoauco querolo 
Avio troublai la pus d'au cor, 
ïoul finissié de bon accord 
A la l'ont Pulanolo. 



Putani 


«'1 


adj. masc, qui fréquente les 


Putaasié, | 


mauvais lieux, les filles ou fem- 


mes de mauvaise vie. 


Putis, 


adj. puant, corrompu. Swist. putois, 


Pudis, 


martre, animal carnassier. 


Pu(z, 1 s. m. béarn. puits. 


Pux, 1 Putza, puiser de l'eau. 


Puyar, || v. n. monter, élever, tirer en 


Puiar, 


Il haut. 



Py, s. m. pin, arbre toujours vert dont on tire 

la résilie, la térébenthine. 

(Voir pin.) 

— En tout lou Glb;iuda amai lou Lemousi 

Quant els volou fa lum, d'un py vous fan d'estelos, 
E s'en serbou ts pla coumo s'eron candelos. 
S.-ns py l'on nou pot fa bels houstals ni castels. 
Sens el ou nou pot fanabiris ni vayssels. 
Aug. Gaillard. 




Q, dix-septième lettre de l'alphabet cor- 
respond au C dur ou au K et 
s'emploie le plus souvent suivi 
d'un U qui devient muet. 

Cette lettre , de formation 
latine, provient de la fusion du 
G et de ru. Les latins écrivaient 
dans le principe cuis, cucb, ctiod ; 
acua pour aqua. 

Tous les linguistes connais- 
sent les débats et les procès sou- 
levés au xvime siècle à propres 
de cette lettre prononcée dans 
qvis, quamqunm, ce qui donna 
crédit au mot cancan a propos 
des discours frivoles el des 
médisances. 

Qu'atoalîsco, Il interj. que le diable l'em- 

Cavalisco, || porte. (Voir abalisco). 

Quadrat, s. m. carré, terme d'imprimerie.- 

Quaker, s. m. secte religieuse anglaise 
Caker. qui n'admet pas les sacrements 

ni aucun culte extérieur. 

Angl. lo quake, trembler. 

Quai, pron. relat. qui, lequel, laquelle. 

Qitalitat, s. f. qualité, disposition, titre, 

mérite. 

— Abio tournuro de bergeiro. 
Port de damo de qualilal. 



Qnalfiue, 

Quauque, 



adj. quelque, certaine chose. 
— Environ, à peu près. 



Qiian, 

Quand, 



conj. lorsque, en quel temps, tandis 
que. Esp. cuando. 



— Quand pièi cubert de si manlèu 
Li paslre van, la canibo lasso, 
Davaus la lourre larjo e basso. 
b^rnard. 

Qaantiiiani, s. vi. vacarme , dispute , 
tapage. — Cancan, médisance. 

— Cri des canards. 

Quant, adj. combien, quel nombre. 
Lat. quantum. 

Quante, pron, relat. et interj. qui, lequel, 
laquelle. 

Quaranteii, adj. qui croît pendant qua- 
rante jours. 

Quaranteito, s. f. à peu près quarante. 

— Séjour passé au lazaret 
pour .éviter toute contagion en 
temps d'épidémie, 

— Uins uno quaranteno d'an. 

Se lou bon IMéu nous pres.o vido, 
Aureu lonii dons li peu blaii, 
Ltins uno quaranleno d'an. 

Roumieu\, 1866. 

— Ribejabo la quaranteno, 

A se farda perdié soun tems amal sa peno. 



QUA 



— 1101 — 



QUE 



Quart, s. m. la q.uatrièrae partie. — La 
garde du bâlimenl pendant la 
nuit, veille, surveillance. — 
Petite mesure à boire. 
ItaL quarto, du lat. quartus. 

Quartano, adj. fem. fièvre quarte qui sur- 
vient tous les quatre jours. 

Quartau, s. m. la quatrième partie d'un 
muidou 67 litres. —Un petit fût. 

Quarteirado , s. f. ancienne mesure 
agraire équivalant à 20 ares. 

Quarteiroiiu, s. m. le quart d'une livre 
ou quatre ouces. 

Qnarra (Se), Il v, jpron. mettre les poings 

Carra {Se), Il sur les hanches, prendre 

un air provoquant. 

Quartié, s. m. quatrième partie, certaine 
étendue de ville, des rues. — 
Logement des troupes. 

— El lou (linna finit, el me souhin que peyssos 

A vostro crambo un foc furl grand fcrets basli, 
Que iôu penfabi pla qi;e voulgufsscls rousti 
Qualque quartié de biou tanl graaj lou foc cl ero. 
Aug. Gaillard 

— Allcnd, vau couvida^li gens de moun quarlié. 



Quarto, 

Carlo, 



s. f. ancienne mesure pour les 

grains. — Coup d'épée ou de 

fleuret par le poignet en dehors. 



Quarral, Il s. m. carrelet, fi'.etde pêche en 

Carelet, || forme de nappe et suspendu au 

bout d'une perche. 

Quarrat, adj. carré, épais, gros. 

— Uno granouio envisajavo un tiôu 
Au |jé paulul, à la laio quarrado, 
t.lo qu'aurié dansa dins lou cruvol d'an iôu, 
S'on lrou\ê mai qu'umiliudo. 
Tandon . 



Quasi, 

Quasimen, 



adv. presque, à peine,.à peu près. 
~ Un peu, un soupçon. 



Quateean, 

Quant e quant, 



adv. tout aussitôt, bien vite, à 
l'instant, autant que. 



— Augié, se vous vesials la que vous voulen da, 
Vous dinals quaiil e quant me voli marida, 
Kn tout aquest pais iioun la cap de tau bcllo. 

Quaterno, s. m. qui vaut quatre points ou 
quutre numéros. 



Quatren, Il s. m. quatre vers faisant partie 
Quulrin, || d'un sonnet ou d'une sentence. 
— Chardonneret qui a quatre 
taches blanches à la queue. 

— Mestre Jan Carabasso escriv^s ié dedins. 
En formo d'epilafo, aquesti dous quatrins. 

Quatr'-ieul, s. m. canard garrot, palmi- 
Boui-blan, pède plongeur de forme 

trapue. Anas clangula. 

Quatre de oliifre, s. m, piège à rats ou 
à petits oiseaux ayant le pro6l 
d'un 4. 

Qnatreto, s. f. sorte de jeu de cartes qui 
se joue à quatre. 

Quau, I pron.re/. qui, lequel. 
Cau, I Lat, qualis. Syn. quai. 

Quaucaren, subst. indéf. quelque chose, 

un peu. 

— Urous lou paire, cour lou prendre, 
E vai ié dire quaucaren. 

Quaucouiiiet, adj. quelque petite chose, 
un petit peu. 

Quancnn, adj. suhst. quelqu'un, une per- 
sonne. 

Quauque, adj. ind. quelque, plusieurs, à 
peu près. 

— Despiey quauquijour lou vent Icrrau bouffavo. 

— Li pouli pichol, dins soun lié, 
Durbiguèron si bé, pecaire, 
Cresent d'abor qu'ero sa maire 
Que i'ailusié quauque grihel. 
Hagnol. ■ 

Quauque cop, adv. quelquefois. 
Jtal. qualche volta. 

Que, pron. inter, quoi. Lat. quid. 
— Que dison li viei croupatas 
Davant II crous dis ouratori. 

Queeli, od/. cuit, bouilli. (Voir couei(.) 

Qneco, s. f. queue, bout, appendice. 

Queeou, s. m. vaurien, gueux, bohème. 

— E vous counfoundrès plus dedins voneslro censuro 
Lou nervi buen-vivan, pistachié, bambouchur, 
E lou queeou duu port, maufatan e voulur. 
Cbailan, 1852. 



Queirado, 

Vedel, 



s. f. mur écroulé, télfraltt 
éboulé, lavange. 



QUE 



H 



Qaeire, v. n. choir, tomber, glisser, de 

cadere. 
Queirié, s, f. vigie, niche carrée, poivrière. 

— La lourre de la queirié. 

Qneiro, ii s. f. bas lim. coin, angle, niche. 

Queirio, | (Voir cantoun). 

— Un suer d'iver, Warcoraau dins la queiro, 
Ero selut sur un sucliou. 
Se tasiavo lou pouls, se plagnô de la gleiro, 
En gueilan daus wr6us qu'entre cenlre e charbon 
Roustissien dins la charainiîio. 

Chaslonel, 187t). 

Queirouii, s. m. quartier, bloc, éclat de 

pierre, bule-roue, gros pavé. 
S'en marchan, au queiroun, per nialur m'embrouncave. 



Queissei, 

Queiçei, 



s. m. bas lim. branche morte, 
cheville, bout de bois. 



— Un bèu jour, meilre grollo, 
Pausal dessoubr' unqueirei. 
Ravel, 1850. 

QueisBoun, s. m. caisson, coffre de voi- 
Caissoun, lure, de charrette, petite 

caisse. 

Queit, ad), cuit, rôli, bouilli. (Voir cuech,) 

Queitivié, s. f. saleté, fumier, ordure. 
Ital, cattivezza. 

Queli, s. m. habit, vêlement de toilette, 

basque. AU. keule, gigot. 
— Quii.o soun queli nou per se mettre en defenso. 



Quenin, 

Quatrin, 



s, m. petite monnaie. — Chiffon, 
guenille. 



— N'en reçaupras cent croquignolos, 
E l'un d'eli d'un er malin 
Te dira, gardan tel pistolos, 
Agues siuen de nosli quenin. 
Morel, 1828. 

Que-noun-sai, adv. beaucoup, le plus 

possible, tant et plus. 

— Ma maire dins souu llecti per lou moundi^ aclapado, 
Gémissié que-nouu-sai ; per elo pregavian, 
Car l'ouro de sa mort ero adèja sounado. 
Gautier, 1850. 

Qiientino, s. /'.cantine, coffre à bouteil- 

Quintino, les, boutique ou chambre où 

l'on vend des boissons ou des 

comestibles. Esp, et Ital. cantina. 

Que-que, Il c.onj. quoique, bien que, quoi 
De que-que, || que ce soit. 

— Que-que fague ié trouvas à redire. 



s. m. cuir, peau tannée d'un animal. 
Lat. corium. 



02 - QUE 

Que<iueja, v. n. bégayer, bredouiller. 

Quer, 

Quier, 

Quer, s. m. solive, pièce de charpente qui 
sert à soutenir un plancher. 

Quer, Il s. m. béarn. vers du bois, vermou- 
Quero, | lure, poudre, poussière du bois. 

Querat, adj. piqué, vermoulu. (Voir quU- 
sounat ) 



4[^uere 

Querre, 



V. a. chercher, aller prendre. 
Lat. querere. 



— Es ben eici, s'es dit, que i'a set ans veguère 
Daniso dou Mas-Blan, que vuèi la vene quere. 
Gras. 

— Penso que cal, dins lou campcslre, 
Ana 'I pulèu querre lou mestre. 
Que lou saubara de la mort. 
Azai's. 

Querbo, s. f. anse, queue, nervure, ligament. 

— Tant à la fount ba lou pegal 
Qu'à la fin la querbo y demoro. 



Querela, 

Se querela, 



V. a. et rec. chercher querelle, 
gronder. — Se disputer, se 
quereller. 



Barrarien lou Palai, se degua plaidejavo ; 
De jugi, davoucal s'enlendrié plus parla, 
Foudrié doun plus si battre e plus si querela. 
Thouron, 1860. 



Querelo, 

Grabuge, 



s. f. querelle, dispute, bruit, 
débat, contestation. 



— Anas dire à Rounsard et al paure Desporlos, 
Que las querelos qu'am am' Petrarco sou mortos. 
Car ieu ey (acii l'accort dilus per touti très. 
Aug. Gaillard . 

Queritiueto, s. f. caresse, flatterie, vétille, 
rien. 

Quersado, s. f. travée, espace entre deux 
poutres. 

Qu'es aed, int, qu'est-ce ?de quoi s'agit-il? 



Quesar, 

Quetar, 



V. n. dauph. se taire, rester coi, 
tranquille. 



— Aiien queso le doun, moun ange, raoun bijou, 
T'adurrai de guindouls dedins toun banasiou. 

Quesaa, | v. a. bourrer, charger, presser, 
Quicha, \ serrer. 

Port, caixa, caisse, liai, cassa. 
— Entendes las bouitos quessados de poudro. 



QUI 



Question, s. f. question, demande, pro- 
Queslmm, position. — Cas, circonstance. 

— Supplice, torture pour arra- 
cher des aveux. 

— Vonlen dire que cal vioure forl sobramen. 
Quand se met en quesliou Je fa l'engendromen, 
Car dins un parel cas, s'el payre es un ibrougno, 
Impoassibte es an el de fa bouao besougno. 

Aug. Gailard, 1368. 



_ 1103 - QUI 

Qaieha, v. a. serrer, presser, écraser. 

— S'un bras es allassal quiche de l'aulrobras. 
— Me soui quicha li dels. 
Qniehaduro, | s. f. pression, meurtris- 
Quichado, i sure, blessure, entorse. 

— Furnavo lonli li canloan 

Por li trouba quauc' escladnro, 



Questionna, v. a. questionner, demander 
indiscrètement. 

Questionna (Se), v. rec. se quereller, se 
disputer. 

Qnesto, Il s. f. v. l. quête, demande. — 
Quisto, Il Impôt perçu à domicile, taille. 

Qnet, adj. coi, calme. Lat.quietus. 

— Isto quel après dina 
E permeno après soupa. 

Qnet, Il s. m. quai, levée de terre ou de 

Quey, Il pierres au bord de l'eau ou d'un 

chemin de fer. 

— De fés me soui sara mémo contro lou quel 
Per les miel escoula quand soun au parapet. 

Qnet, n pron. dém. quel. (Voir quai, qtiante.) 
Queute, \\ > 

— Quel annour per noslro famiho 
E quel bèu jour per nons-aus. 

Qneta, Il v. a. et n. quêter, demander l'au- 
Quitta, Il mône. Lat, qœritare. 

Qnetaire, j] s. m. quêteur, demandeur, 
Quistaire, || fureteur. 

— Fray quetaire. 

— Cbin quistaire. 

Qnets, Il s. m. plur, rangée, file, ligne. 
Tieiros, 



Qn'houro, 

Qu'ouro, 



adv. quand ? à quelle heure ? 
liai, a che ora ? 



— Un jour, sabe pas qn'ooro, uno ralo-penado 
Dins un trau de mouslelo intret desvariado. 

Qniala, Il v. n. crier, hurler, glapir, piail- 
Quila, Il 1er. (Voir chiscla, kiala.) 
Gré x(tXt». 

— Savié pluma la poulo sens' la fa quiala. 

Qnialet, || s. m. cri, plainte, effroi, peur. 
Quiktf II Syn. quilado.) 



s. m. petit oiseau, pinson. 
Pringilla cœlebs. (Voir quinsar.) 



De m'ounle, senso quichaduro 
Pourrie miés d'alin s'en ana. 

Qnichaire, s. m. levier de pression, frein. 

Qniohet, s. m. targette, petit verrou que 
l'on pousse avec les doigts. 

Quieliié, || s. m. et adj. importun, indis- 

QukUero, || cret, nourrice, nourricier. 

— Quand li venié caoqu'un, qaichié vo ben quichièro, 
Li fasié boueno caro e perèu boueno chièro 
Autan ben que poudiè. . . 

Leydel. 

Qniehiépo, s. f. caresse, étreinte. 

Quieho-elau, s. m. guichetier, geôlier. 

— S'escapé sens' espéra loo quicho-clau. 

Qnielion, 

Quinsou. 

Qnicolo, Il s. f. coquille, enveloppe des 
Cruvèu, Il marrons, des noisettes. 

Qniconi, || pron. quelque chose. 
Caucaren , || Lat. quis ou qualit homo. 

- Embé li jouine saviè rire, 
Embé li viel ero sérious ; 
Avié toujour quicon à dire 
Per connsoula li maluroas. 

Bigot. 

— Quicom ia quand lou gai canto. 

— Quicom ni'houdisiè. 

Quicouiuet, dira, quelque petite chose. 

— Presto-me qnicoumel vai, 
Ben-segur te lou reudrai. 

Qnièisso, s. f. cuisse, quartier de noix. 

— Lou menestrié pico de l'anco. 
Se copo la quièisso e lou bras. 

Qniera, v. a. chasser aux petits oiseaux, 
Chioula, à la pipée, au cimeau. — Siffler, 

contre faire, tromper. 

{\oir quiala). 

Qoieuebo, s. f. fournée de pain, ouissoD 
au four. 



QUI — noi ^ 

Qnihot, s. m. motte, tas, monceau. 
Quièn, Il s. m. cul, derrière, postérieur, les 



Quioitl, . Il fesses. Ital, et Esp. culo. 

— D'orne urous, sarié ben dificile d'en veite, 
Pourrien tout! dansa subre lou quièu d'un veire. 

Quilado, s f. criaiileries, clameurs. 

— ■ De grougnamens, de loDgos idoulados. 
De cris, de sioules, de quialados. 



Quilar, 

Quiela, 



V. n. crier, piailler, glapir. 
(Voir quiala.) Gr. K<«Ai*,j'appelle. 



— Per li dos man pren la chalouno 
Que, d'esfrai quilo e s'amoulouno. 



V. rec. se percher, se 
jucher, se dresser, se 



Qaillia (Se), 

Quiha(Se), 

poster, se camper. 

— Dous bravi bourgadio que venien d'en jonruado, 
Chascun sus soun ase quilhal, 
Trootavon plan-planel de long di bouissounado. 
Roomieux, 1889. 

— D'onnle venès, tan ant quihado, 
Demandi' la cigale à la mousco pausado 
Sus li bano dou biôu qu'anavon ab'^ura. 
D'ounle vène? Perdiou ! vi-nen de laboura. 

Qnilho, I s. f. quille, morceau de bois 
Quiho, I cylindrique qui sert de but au 

jeu de boules. 

Angl. heel. Esp. quiUa. 

— Longues jambes, guiboles. 

Qnillio-boninbo. s. f. bas lim. chute, 
culbute. 

— Se souslènes pas moun esfor, 
Ai pôu de fa lo quilho-boumbo ; 
E pei lo mar sero mo toumbo. 
Lacombe, 1748. 

Quilliol, R s. m. bâtonnet, bouchon, jeu 
Quilhou, Il d'enfant. 

— Se lenio tan dré coamo nn quilhol. 

Quin, Il pron. dém, quel, lequel, qui. 

Quinte, || 

— Quin es aquel. 

s. m, quinquina, écorce amère 
astringente, employée pour arrê- 
ter les fièvres d'accès. 



Etna, 



Quinar, 

Quinaut, 



adj. penaud, honteux, maté, 
gueux, vagabond. 



— Ptrqué mai que de coustumo 
Soun panles tous higanauts? 
Aco's la malo fourtuno 
Qae lous len alal quinauts. 
RéalmoDt, 1621. 



Quinaredonn, 

Kinm-edoun, 



QUI 

s. m. rosier sauvage ou 
desh.3ies, rose de chien. 



Rosacanina. (Voir galancié.) 

— Mes vile el manget de coudoiia. 
De soibûs, de quinare loun, 
Qu'eron à lu cimo d'un sére. 
Favre . 

Qninca, v. n. sonner, tinter, résonner, 
Muta, souffler, murmurer, ouvrir la 

bouche. 
— De lonlcms ros quinquel plus. 

Qnincairolos, Il s. f. plur. suprême de 
Béatilhos, l volailles, abatis, extré- 

mités, foie, têie. 

Qnincallio, s. f. quincaillerie, marchan- 
dise composée de toute sorte de 
métaux ouvrés, ce qui résonne, 
ce qui fait du bruit. 



Qnîiicalié, 

Qiiincalhaire, 

Quincanelo, 

Quinqicinelo, 



s. m. quincaillier, marchand 
de quincailleries, d'ustensiles. 



s. f. banqueroute, cession 
de biens, abandon aux 
créanciers. Lat. quinque annum, 
répit de cinq ans, attente accor- 
dée par le juge à des débiteurs 
insolvables. 

— Car boudrioi pas que macfrbelo 
Tournesse Bie faquincinelo. 

Flore! . 

QuincarlotH^ s. m. plur. haricots bariolés. 

Quineba, v. a. viser, mirer, tirer au but. 

Quinclia (Se), v. rec. bas lim. se pencher, 
regarder de travers. 

— Ho pôu de perdre un cop de den 
Se siquinchouu pitit moumen. 

Foucaud . 

Quinobaro, s. f. béarn. houe à fer étroit 
pour remuer profondément la 
terre, 

Quinebon, s. m. but, petite boule. 

f^uinge, adj. num. quinze. 

Qnîngrenado, || $. f. quinzaine, le salaire 
Quinzèno, || de deux semaines de 

travail payé aux ouvriers. 

^niuO; s. f, litorue, sorte de grive. 



QUI 



— 1108 - 



4[}uin<iuet, s. m. 



ruban de fil élroil. — 



Sorle de lampe qui porte le nom 

de son inventeur. 
Quinsur, s. m. gros-bec pinson, petit 
Qutchou, oiseau de passage en automne, 

Quinsou, qui remonte au printemps dans 

les régions montagneuses. — 

FringiUa cœlels. 
fluiusai* blaii, s. m. gros-bec niverole 

qui habile spécialement les 

montagnes. FringiUa nivalis. 

Qiiiiisar roiiciuié, s. m. gros - bec 
Quimar de Corso, pinson d'Alsace , 

Qiiinsard'Espagno, il des Ardenncs, des 

montagnes. — MoniifringiUa. 

— Ces gros-becs ne viennent 
dans nos contrées que lorsque 
la neige les chasse. Il s'en 
prend beaucoup au piège pen- 
dant les temps de neige. 

Qtiînsotin a testo iieg^ro, 1 s. m. bou- 
Siblur, vreuil 

Pivouano | commun , 

charmant oiseau siffleur et chan- 
teur qui vient dans nos contrées 
pendant les hivers l;s plus 
rigoureux. — Pyrrhula vulgaris. 

— Cardelino, quinsoun, verdct, serin, rousselo, 
Ligriolo, n.ountagnar, lurin e bergeirelo. 

Qninta (**}> "■ ^'^<^- se cabrer, s'enlêter, 
Quilha (Se), s'opiniâtrer, se percher. 

Quintal, s. m. quintal, ancien poids de 

Quinlau, cent livres qui variait, ainsi que 

la livre, d'une région à l'autre. 

Quintalié, adj. et subst. acheteur ou ra- 
masseur de denrées à tant le 
quintal. 

f^uintano, adj. fem, qui revient tous les 
cinq jours. 

Quinte, pron. démonstr. quel, lequel. 

Quintino, s, f, cantine, boutique ou l'on 
Quentino, vend certaines denrées ou 

marchandises de première né- 
cessité aux soldats, aux prison- 
niers ou aux ouvriers. — Petit 
coffre divisé en compartiments 
pour y loger des bouteilles. 
70 



Quinzenailo, 

Quinzeno, 



QUI 

s. f. quinzaine, le tniviiil 
ou le salaire de deux 



semaines. 



Qnio, 

Qucco, 



s. f. queue, appendice des oiseaux et 
de certains mammfères. — Manche, 

poignée de plusieurs ustensiles. 

(Voir co, couelo). 



Quiou-blan, 

Quillw-monlo, 

Clapeirot, 

lienaubi. 



s. m. traquet motleux , 
saxicole, bec-fin qui niche 
dans les lieux arides el 
montagneux. Ces oiseaux 
descendent dans la plaine au 
mois d'août et courent dans les 
sillons pour y chercher leur 
nourriture, lis se placent sur 
des pierres ou des mottes en 
faisant leurs mouvements de 
tête ou de queue. 
Autres noms: pé-ncgre, laureto. 

Quiou-blan île riou, s. m béc;isseau 
Pié-vcrd, de rivière, clie- 

vulier cul-blanc qui habite les 
bords des marais et les fossés 
qui y aboutissent. On en prend 
beaucoupau filet, et leurchairest 
très délicate, Tolanus achropus, 

Quioulau, s. m. le gros boyau des porcs 
qui sert d'enveloppe pour les 
gros saucissons. 

Quiorassaire, s. m. corroycur, tanneur, 
marchand de cuir. 

Quiseabel, s. m. grelot, boule creuse en 

Cascavel, métal contenant une balle en 

fer. — Plantes dont les capsules 

sont en forme de grelots et qui 

résonnent. (Voir cascave/o). 

— Aro sur l'herbeto dalliado 

Fan quatre sauls dam' l'agulhado, 
Aro cercon de lonrs noubels 
Al bralle gay de.s quiscab.-ls. 
Goudoub, 1636. 

Quissan, Il s. m. dent molaire, chicot, dent 
Quinsau, || rompue. 

Quissoun, Il s. m. artison, ver du bois, 
Cussoun, Il larve fam. des Gurculionites. 

Quissouna^ adf. pourri, rongé, vermoulu. 



QUI 



— 1106 — 



QUtJ 



Quista, V. a. quêter, demander, recueillir 
Quistar, des dons, des aumônes, impor- 
tuner, quémander. 
— De porto en porto qutsiavo soun pan. 

— L'an canlan, l'autre quisian, 
Per rebasti sa gleizo. 



f^uistaire, 

Quisian, 



s. m. frère quêteur, qui de- 
mande, qui mendie. 



— Anen ! digue nosle quistaire. 
N'en sarai quite per !a pôu, 

E vers lou couven, sens mau-traire 
Me gandirai, se Diou z-ou vôu. 

Roumieux, 18S8. 

Quiisto, S. f. quête, demande, cueillette des 
fruits par les religieux. 

Quistoan, s. m. importun, chercheur, 
fureteur. 

Quita, V. a. laisser, abandonner, se défaire, 
se débarasser, céder, se désis- 
ter, oter une partie de ses vête- 
ments, se retirer. 

— QailaD souven lou bon 
Per cerqua lou milbou. 

— Dins un moumen tout segué not 
lé quilciou pas un caulet. 
Favre. 

— Ebé dounc, tu me quites aro, 
Noun pas per cap bici ni taro. 
Mes per cô j^u'un pijoun noubel 
S'es alrapal à toun cimbel. 

Goudouli, 1632. 

Quita (Se), v. rec. se quiter, se séparer. 

Quitansta, v. n. donner quittance, recon- 
naître un payement par écrit. 

4[fuitarro, s. f. guilarre, instrument de 
musique à six cordes. Gr. xiiaf», 

— Vaqui que d'au milan do louli, un jouvent 
Sort 'mé la quitarro liblado. 

Prunet, 

Quite, adj. seul. — Tranquille, qui a tout 

payé, libéré, débarrassé. 

— Dins aquel grand casai oun la foulo passèjo 
Ey passai, repassai ; nou couneicbi digun ; 
Pas un quile ogenés, la foulo noun es mudo. 
Mes digun toco ma, digun nou se saludo. 
Jasmin, 1842. 



— Pa 'no quilo poumo de lero, 
Jomai s'ei vis lalo miséro. 

Quitran, s. m. v. l. goudron dont on fait 
divers enduits résineux. 

Quitrana, v. a. goudronner, enduire un 

bâtiment avec du goudron, de 

la térébenthine ou de l'huile 

de poisson, faire des mèches, 

des torches. 

— Per faire lume à l'entour dou balèu, 
L'on se prouvis d'aqueli long flambèu, 
Fach en estoupo quinlranado. 
Pelabon . 



Qno-eliaelia, 

Grivo demountagno 



s. m. grive litorne, grive 
de montagne, oiseau de 
passage d'hiver' qui fait entendre 
un cri particulier, surtout pen- 
dant la nuit. 

Quonoullio, Il s. f. quenouille, canne à 

Counoulh, Il filler la laine ou la bourre 

de soie. Lat. colus, It, canocchia. 

— Daichet sa quounouibo de lano 
E soun fusèu qne n'ero charjat. 

y 

Qu«u-rou8, s. m. rossignol de muraille, 
Cuou roussel, espèce de fauvette dont le 

croupion est d'un roux très vif, 
petit oiseau de passage qui 
niche dans des trous d'arbre ou 
de muraille. Sylvia phœnicorus. 

Quotidièno,' s. f. journal légitimiste. 

— Fou que de bon malin la sanlo quolidièno 
T'aguo gargalisa de qaauco bono antiéoo. 
Desanat. 

Qu'ouro, ativ. quand, à quelle heure. 

— digo-nous ben qu'ouro, 
Entendren tinda l'houro 
Oun l'amistousaras. 



Qu'un, 

Qu'uno, 



pron. dém. quel, lequel. — Qu'un, 
qu'une. 

Sera la reino de la fcslo 
E la reino de mis amour , 
Ai pôu de n'en vira la teslo ! 
Qu'le bonurequ'bèu jour. 

Castil-Blaze, 18S1. 



x I 



lIEi 



La lettre R est la quatorzième des consonnes. 
Elle a une prononcialioii rude 
qui l'avait fait appeler lettre 
canine, à cause de son émission 
dans le grognement du chien. 
Elle présente en outre une cer- 
taine difficulté à l'articulation 
de certains gosiers, ce qui fait 
que les enfants et même les 
adultes l'émettent avec un gras- 
sayement Yariable. 

Il y a quelques idiomes pro- 
vençaux et languedociens dont 
les infinitifs se terminent en r, 
suivant la dérivation latine , 
mais on peut affirmer que dans 
la plupart des patois du Midi 
le r final n'existe plus. 

Cette désinence romane de 
l'infinitif des verbes a bien pu 
avoir un certain degré de géné- 
ralité dans les idiomes du 
moyen-âge, mais cette r était- 
elle prononcée partout? cela 
devient douteux. 

Elle ne peut servir aujour- 
d'hui qu'à mieux accentuer l'in- 
finitif et à le discerner des subs- 
tantifs. 

Au commencement des mots 



ou des syllabes, celte lettre 
garde sa prononciation rude et 
même on la redouble dans bien 
des cas. Lorsqu'elle est suivie 
de h elle représente une aspira- 
ration qui dérive de certains 
vocables étrangers ; grecs, espa- 
gnols ou arabes. 

On opère quelque fois une 
interversion dans les syllabes 
suivantes : bre, cre, dre, pre, tre, 
en ber, der, jier, ter ; et r se 
substitue à l dans nousera, mu- 
sela, nouer, etc. 

Ra, Il s. m. petii quadrupède rongeur et 
Rat, Il parasite des habitations. (Voir rat.) 

Lot. vado, je ronge. Fig, fantaisie, 

caprice, enfantillage. 

— Romigo-lard, grato coudeno, 
Caolio-nosp. grignolo-aubeno, 
Y'a de ra de touti li mono 
Que vivou à nosli despens. 
Bigot, 1860. 



Ra, 

Ras, 



prép. contre, auprès, joignant, à niveau. 
— Ra de vous, auprès de vous. 



Rabâcha, \\v.a, bearn. baisser, diminuer de 
Rabaissa, Hprix. Fig. divaguer, répéter 
souvent. 



BÂB 



— 1108 - 



B\B 



Rabacié, Il s. m. porcher qui mène des 
Rabassié, \\ cochons à la recherche des 
truffes, 

Raba^na, Il v. ». grogner, murmurer, res- 

Roundina, || sasier. fuiasia. 

Rabaïa. v.n. amasser, rassembler, soigner, 
réunir , entasser. 

— Vas rabaia l'or a pion pous. 

Rabaïoun, s. m. fourgon, crochet en fer 
Rediable, emmanché pour réunir la 

braise. 

Rabaja, v. a. jravager, détruire, raviner. 

Rabal», v. a. ravaler, crépir, restaurer un 
mur. 

Rabaia (Se), v. ree. s'abaisser, s'amoin- 
drir, s'humilier. 

Rabalha, v, a. froisser, chercher, tâtonner, 
ramasser, emporter, entraîner. 

— Qoaml monn csprii panlaîho 
E que ma man rabi.llio 

La simplo flour Jti cliarr.ps. 

Raballionn, s.', m. rac'ello, planche 5 
racler. 

Raballiun, s. m. rumassage, rognures, 
balayures. 

Rabaii, s. m. corde, amarro, garcelte 
Rabau, pour filet de poche. 

Rabanel, s, m, petite rave. Esp. rabanillo, 
rabmo. 

Rabanelo, [1 s. f. raifort sauvage, gros 
Ravanelo, radis, rave. Raphamis rapha- 

nislrum. Moutarde des champs. 

Sinapis anensis. 

— Lou blal s'esloulTo onire la rabanelo 
Loas agnilous palisson il'herbo al prat. 
Jasmin. 



Rabanelo, 

Rubiiielo, 



s. f. châlaignes rôties, grillées. 
Syn. custagnado. 



Rabanenco , s. f. ombre , poisson de 
rivière, variété de truite. 



s. m. vieux mouton à laine pen- 
dante. 



Rabas, 

Rabal, 

llabas, s. m. blaireau, petit mammifère car- 
nassier. — Putois, 



Rabasseja, v. n. biarn, rêvasser, penser, 
songer, méditer. 

Rabassié, s. m. porcher, chercheur de 
truffes. 

Rabassièro, il s, f. truffière, bois où l'on 
Rabaçiero, || trouve des truffes. — Cor- 

beille à pommes de terre, 

Rabasso, s. f. truffe noire , espèce de 
champignon souterrain savou- 
reux et odorant, sans feuilles ni 
racines, dont les cochons sont 
très friands. — Tuber cibarium. 

— Vémlrès lasta ma dindo adoubaJo i rabasso. 

— Genl dou Venlour cavas vosli rabasso. 

Rabasiiot, it adj. courtaud, trapu, nain, 
Bouirol, Il ragot, contrefait. 

Rabast, s. m. lutin, esprit follet, apparition. 



Rabastaîre, 

Rabastejaire, 



s, m. et adj. tracassier, re- 
muant, chercheur, farfouil- 



leur. 

Itabasteja, v. a. et n. ravauder, cher- 
Faifoullia, cher, fouiller, mettre sans 

dessus dessous, en désordre. 

Rabastina, Il v. a. griller, rôtir, risfoler, 
Rabina, \\ brûler ; interversion de 

barbasto, gelée. 

— Las fi'ilhos des canlds per la biso toucados 
As calô< jaunissen ppnjon nbasiinados 
D'un gibre devouren Ions aubrts soun poudrais 
Peyroi, 1778. 

— Layss^s pas rabasiina la suiço. 



Rabasto, 

Dasto, 



s. f. pièce de charpente, som- 
mier , lambourde , traverses 
d'une charrette. 



Rabastos, s. {. plur. restes, débris, déchets, 
rebuts encombrants, embarras. 



Rabastraire, 

Rambalha, 



V, a. persécuter , tour- 
menter, déranger, impor- 



tuner, troubler, tracasser. 

— En riiiUot per un soupirail. 
Se dijj'ns per aqui bciiiô pas rabaslraire. 
Mir., 1870. 

Rabat, s. m. petit plastron de toile que por- 
tent les gens de robe et d'église. 
— Diminution de prix. 



RAB 



— 1109 



RAB 



Rabafagre, s. m. reliage des futailles, ser- 
rage et réparation des tonneaux. 

Raliatos, s. m. plur. brebis qu'on mène 
paître sur les montagnes. 

Rabe, Il s. m- r.tdis cultivé, racine charnue 
Rabanel, el rouge à l'extérieur, 
Rafe, Il Raphaniis sativus. f«<f«»ijf. 

Itnbeirene, adj. riverain, qui est du rivage. 

Rabeii'olo, i s, f. rahirolle, hirondelle de 
Griseto, \ rivage ou des rochers, petite 

espace qui effleure la surface 
des eaux pour en chasser les 
insectes qui lui servent de 
nourriture. 

Rabcïssa, v. a. rccéper, tailler un arbre, 
Rabaissa, diminuer, réduire, déprécier. 

Rabi, s. f. rage, délire furieux, transport 
Enrabi, de colère, passion violente. 

I!abi, Il V. a. ravir, enlever de force. — 
Ravi, Il Charmer, exalter. 

Rabipau, s. m. roquette sauvpge, fam. des 
Crucifères. 



Rabina, 

Se rabina, 



V. a. el rec. brûler, roussir, ris- 



Rabîdot, 

Rabigot, 



s. m. l'os d'un gigot de mouton, 
manche, trique. 



Rabiero, s. f. ravière, champ semé de raves. 

Rabillia, v. a, raccommoder, rajuster, re- 
mettre en état. 

Rabilhaire, s. m. raccommodeur, ouvrier 
ambulant. 

Rabilhur, |l s. m. renoueur, rhabilleur, 
Radoubaire, || chirurgien de campagne qui 
par suite d'un peu de pratique 
et d'adresse remet les os rom- 
pus ou disloqués. 

Rabin, s. m. docteur juif, chef de commu- 
nauté. Heb. rabb, maître, docteur. 

— Demandes pas se souii rouge, blii. viTfl ou blan, 
Ni s'escuuli n rr.hin, ralnistre oii capi'Ian ; 
Ooumo il'aucèu canlan eiisem lims la ram.lio, 
Fin pas qu'un n ôme cor, qu'uno mémo famiho. 
boillai, 1876. 

Rabin , adj. grognon , revêche , sévère , 
cuistre, avare. 



soler, noircir, brouir. — Su 
brûler, se haler. 
All.rabe, noir, corbeau. 

— Lou pan quauqui fes s'y rabino 
Tan lou caumas vous ië doumino. 

— La blancado a rabina la lieilho. 

Rabinel, n. propr. qui oublie sur le feu, qui 
laisse brûler, distrait, mauvais 
cuisinier. 

Rabino-sardo , s. m. avare , ouistre , 
meur de faim. 

Rabinoiis, adj. brûlant, échauffé. 

Rabi«i, s. m. fanes, feuilles des radis, des 
raves, des pommes de terre. 

Rabi«teouIa, || v. a et rec. ranimer, ragail- 
Se 7-ebriscoula, || lardir, refaire, se remettre, 
se refaire. 

Rabi^isano, l| s, f. nom vulgaire de la clé- 

Ravissano, \ matite des haies. Clematis 

vitalba, plante vesicante, ce qui 

lui a fait donner le nom d'herbe 

aux gueux. 

itabissent, adj. ravissant, éclatant, magni- 
fique. 

RabitiHomen, s. m, ravissement, transport 

de joie, d'admiration. 

— Gtnlilbessos eu bal, permcnailos en coche 
l'ortou uu amounus ilins lou rabissomen. 
Gouilouli. 

Rabitalha, v. a. ravitailler, pourvoir de 
Renbitalha, provisions, porter des vic- 

tuailles. (Voir bilulhos). 

Rabla, || ai/J. fourni, garni, doublé, renforcé. 
Rébla, Il — Gras, dodu. 

Rable, s. m. rable, partie charnue du dos, 

Rèble, ringard. - Racine allongée, queue. 

£sp. rabo queue, roftero derrière. 

— Mie pan île graisso au mens sus soun ral)!e e sia anco, 

l.'aurias fendu 'mbé l'ounglo. . . . 
Bigot. 

Rable, s f. planchette, raclelte, spatule. 
Rablelo, 

Rable, s. m. érable, arbre à violons, fam. 
des Acérinées. 



RAB 



- 1110 - 



RAC 



Uableto, ii s. m. racloire qui sert à retirer 
Rable, || 'a lie des tonneaux, le tartre, le 

~~~ "'"" dépôt du vin. 

Rnbo, f. f. rave, navet rond, racine allongée 

et charnue cultivée à cause de 

ses propriétés féculentes. — 

Raphanus sativus dor,t une variété 

arrondie se nomme radis. 

Esp. raba. 11. râpa. Gr. f»<pv;. 

— A de gous coumo uno rabo per t,ousla. 

_ Me l'abion dil, la plus par' viou de rabos 
Quéchos al foc, amay de campajirols, 
E de fruch coumo lou< esquirols ; 
A-vci n'a pas ni biais, peïBS ni fabos. 

Auger Gaillard, 1882. 

Rabot, s. m. rabot, outil de menuiserie pour 
dresser et applanir le bois. 
Bourg, raibo, rugueux, inégal. 

_ Lou diciounari de Us rimos 
Uu rabol emé qualques linios, 
Un gros cisel per degroussi, 
De pel de chagrin per pouli. 
Abbé Samary, t78i. 

Rabouna, v. n. s'arrondir, croître comme 

les raves. 

RaboHB, s. m. béurn. taupe. (Voir darboun.) 

Rabousaa, v. a. secouer, agiter. — Mal- 
mener, maltraiter. 
Rabouta, v. a. raboter, unir, polir, racler. 

. . . Aro lou menusié 
Eitib'un pau de coupèu ié vai (aire soun lié 
Dins quatre pos mau raboulado. 

Bigot, J8b9. 

Rabrousteri, Il s. m. réprimande, rebuf- 

Rebromdo, || fade, reproche, mauvais 

accueil. 

Rabuga, v. a. émonder, élaguer, Fig. se- 
couer, réveiller. 

Rabugage, s. m. brondilles, branchages, 
émondilles, buissons. 
— Lou Tabugage pago lou traval 



Rabugas, 

Rabrugnt, 



adj, raboteux, noueux, hérissé, 
piquant. 



Rabusa, v. n. radoter. — Reculer, empirer. 

— Lou crese pas vrai, 
Lou bonur que proumés la vièio que rabuso. 

— E pièi per marca li repas 
Es la (lenduio que rabuso ; 
Quand sias urous, troto la guso, 
Ë se sias doulcnt, \ai au pas. 

De Gagnaud, 1880. 



Raea, v. a, vomir, rejeter, rendre, vider. 

— Bouder , refuser , lâcher , 
caponner. Alt. rachen, gosier. 
Gr. fiyK», souffler. 

— Rassegura, lou fin quislairo : 
Ali ! dis, n'as plus d'armo sus lu ? 
Eli ben, alor, moun arrestaire 
Li vas raca, li biius escut. 

Roumieax, 18S9. 

Raeado, Il s. f. abreuvage d'un tonneau de 
Mouslado, Il vendange, lavage à chaud d'une 
barrique. Esp. racamento, action 
d'aviner ou d'abreuver, 

Raçado, s. f. séquelle , kirielle , suite , 
parenté. 

Raco-denié, s. m. avare, qui est obligé de 
contribuer, de délier sa bourse. 

— De fès la favo vai en de raco-denié 
Que l'avalon, e fan uno mino risenlo. 

llaeaduro, s. f. matières vomies et à moitié 
digérées. — Liquide dégoûtant 
à voir. 



Racag^e, 

Racagi, 



s. m. racage, chapelet de mât ou 
collier fait au moyen de boules 
percées pour faciliter le mouve- 
ment des vergues en haut ou en 
bas. 



i\aeaire, s. m. celui qui rend, qui vomit par 
excès de boisson ou d'indiges- 
tion. — Grapilleur. 

Racallio, Il s.f. rebut, lie, mauvaise en- 
Rafalalho, || geance. Gr. f«»«f, déguenillé. 
— E< pas que de racajo e de c?.ssibrajo. 

Ra-cayé, ii s. m, loir commun. — Myoxtts 
Ra-dourmetre, | glis, espèce de rat à queue 

velue qui tombe en léthargie en 

hiver. 

Raeet, n s. m. petit son, enveloppe du grain. 
Reprin, || (Voir rasset). 
— D'un sac plen de racel noun pol sourii farino. 

Raeantouna (Se), v. rec. se reucoigner, 

se blottir. 

Raceja, v. n. chasser de race, ressembler 
aux ascendants. 



BAÇ 



mi 



RAD 



Raeié, adj. qui montre sa race, son origine. 

— Peiro raciero, pierre brute, 
telle qu'elle vient de la carrière. 

Rach, rad. trou, gouffre, fissure. 

Gr. fao-a-a, déchirer. 
Raelio-ped (_ne}, adv. sans discontinuer, 

avec acharnement. 
Raehalan, s. m. vigneron, travailleur de 

terre. Angl, to rack-land, déchirer 

la terre. 

— L'aubo lusis, d'aul ! raehalan, 
La blasso au col, l'ase davaii, 
Camino vers la vigcio ; 

L'er es frés, lou ciel es bèu, 
El deman ploura bélèu. 

Bigot, 1889. 

— Sans agudre Irop | ou que lou pés lis escrase 
Li raehalan soun fa per mounta sus lis ase. 

Raeinage, s. m, marbrure, dessins faits 
par les relieurs sur les peaux et 
qui imitent différents bois. 

Raeinasiso, augm. grosse racine. 

— Es qu'aquel ourme abiô, malgré sas brencos bieilhos 
Tan de racines que de fieilhos 
E prigoundos a fa irambla. 
Jasmin. 

Raoino, 1 s. f. racine des plantes ou des 

Soueo, I arbres, des cheveux, des dents. 

— Carottes, raves, betteraves. — 
Principe , commencement. — 
Mot simple qui sert à composer 
une série, du lut. radix, radicina. 

— Farés jaaiai ren dins lei boues 
M'ounte troubas que de racino. 

— De l'esprit n'ai plus la racino ; 

Mes que n'en prengue à sa mairino... 

Baeo, Il s. f. rafle, marc de raisins cuvé, 
RaquOj \\ résidu. - Rosse, vieille mule. 

— D'aigo do la pousoraco, 
Dins un tinéu, sus la raco, 
Fai de Irempo per tout l'an. 

T. Aubanel, 1880. 

Raeo, s. f. rosse, mauvais cheval ou mulet. 

— Quel Erculo n'ei qu'uno raco, 
Quèu Bucofalo 'no palraco. 

Raço, Il s. f. race , progéniture , espèce , 
Rasio, Il sorte. 

— Anas dire as Capouchins, 
Doumiuicans, Benedlclins, 
Carmes, anûn de toute raeo 
De bénéfice e de besaso, 
Qoe Ions «spâre IncessameD» 

Favrei 



— De raço racejo, telle mère, 
telle fille. 

liai, razza. Esp. raza, du lat. 
radix, racine. AU. reiza, lignée. 

Raço (En), adv. en sorte, en bloc, sans 
choix, tout venant. 

Racoitcltet, s. m. béarn. bond, ricochet. 

Ratatet, — Roitelet ordinaire très 

Chi-chi, vif, qui saute de branche en 

branche pour faire la chasse 

aux insectes. Regidus cristatus. 

Raceoula, v. a. racoler, enrôler, engager, 
enjôler. Ital. raccogliere. 

Raeeoulur, s. m. racoleur, recruteur. 

Raeourda, v. a. raccorder, réunir, assem- 
bler. 

Raceroe, s. m. coup de hazard, gain inat- 
tendu. 

Rad, radie, de radere, raser, aplanir, racler. 

Radar, || v. a. raser, toucher légèrement. 
Rasa, Il aplanir, mettre de niveau. — 
Rayer parallèlement. 

Radassa, v. a. balayer, nettoyer, vadrouil- 
1er, tamponner. 

Radassa (Si), se coucher, se reposer, 

s'étendre, se traîner. 

— Per se li radassa i'avié qu'un lié de camp 
Ounte aurias pas vougu faire coucha de cans. 

BadasHO, s. f. vieille corde, vieux chanvre, 
vieux chiffon, vieille bête. 
— Aven pesca d'oarsin'à la radasso. 

Radel, H s. m. radeau, pièces de bois 
Radèu, Il assemblées pour porter des hom- 
mes et des marchandises. — 
Train de bois qui descend le 
courant d'une rivière. Lat. ratis. 

Radelié, s. m. nocher, batelier qui conduit 
un radeau. 

Radié, || adj. dernier, extrême, tardif. 

Redié, \\ 

— Clavela per leis ans, un viel sns sa cadiero, 
V«sié a oha uioumeo veni l'ouro radidio. 



RAF 



— m 



Radouba, 



Kadoubaire, 

Rispet, 



Rado, s. f. rdde, grande étendue de mer ou 
bassin renfermé entre des ter- 
res, des collines, qui mellontles 
navires à l'abri des coups de 
vent. /te/, et Esp. rada. 

V. a. raccomraoder , réparer , 
radouber. Lat. re ad operam, tra- 
vaillera nouveau. It.raccondare. 
Esp. réparât: 

s. m. rebouteur ', rhabil- 
leur, chirurgien de cam- 
pagne qui remet les membres 
disloqués. 

Radouira, v. a, racler, épousseler, éplu- 
cher, enlever, faire tomber. 

— Pourlavon enlre-lems jusqu'à lour jarrolietos 
Lnu rever de lour niun [ler nclouira lour niorus. 
Grisel. 

Radouiro, s. f. racloire, radoire, règle 
plate. 

Radoulet, s. m. petit rouleau de papier ou 
de carton. 

Radouta, v. «.radoter, ressasser, rabâcher. 

Rafalat, adj. ruiné , misérable , avili , 
désemparé. 

Rafalo, s. f. rafale, coup de vent brusque. 
Esp. rofagi. Lat. repère, enlever. 

pi. fam. des 



Raffanage, s. m. ravenelle, 
Crucifères. 



Rafanelo, s. f. raifort sauvage, cranson 
Rahanelo, rustique. Colcliearia armorica. 

Gr. f»<p*tàf. 

Rafar, s. m. mauvais raisin. — Vieux garçon 
prétentieux. 

Rafastignous , adj. fantasque, dédai- 
gneux, difficile. 

Rafataio, Il s. f. herbages de rebut, restes, 
Rafatun, || mauvaise qualité, poison ava- 
rié, racaille. 

— Toat aquel peis qn'a michao fum 
Qu'aici disen de tafalun. 

Rafegaire, adj. fureteur, chercheur. 

Bafeyo, t. /'. schiste grossier, espèce d'ar- 
doise. 



2 — RAF 

Rafèl, n. pr. Raphaël. 

RaO, s. m. greffe, petite branche coupée 
pour l'insérer dans une autre. 

Uafl, s. m. domestique do ferme, vigneron, 
portefaix. 

— Touli ié soun, pichos e grans, 
Hafis, bouiras, jusqu'as eiifaiis, 

. Armius, qu'au d'uno caiiardiùro, 
Quau d'un viel fusd à pisloun ; 
S'en vci lauii que n'an à peiro, 
D'autres anliii n'an qu'un basloun. 
LanglaJe, 1873. 

Raflduro, s. f. plis, rides. 

Kafté, s. m. petit marchand de soldes, de 
vieilleries. Esp, rnfez. 

Rafiii, adj, fin, rusé, railleur. 

Railna, v. a, et rec. raffiner; rendre 

Rufina (Se) , plus du , subtiliser , polir , 

prendre des manières civiles, 

devenir plus adroit, parler avec 

affectation. 

Raliiiarié, s. f. raffinerie de sucre, épura- 
•lion. 

— Lou fabricin cerco l'éconoraio, 

Kli ben, alor, qu'es que l'einpacbarié 
l)e fa desprajjni cii brulan ma senio 
IV'r .sei vapour c >i'i rafinarié. 
Giîlu, l«b2. 

Ralistoula, v. a. rajuster, réparer, remet- 
tre à neuf. Fr. c. rafistailler. 

Raflt, adj. ridé, ratatiné, desséché, havi. 
Rufal, — Vieux, o-oisi, froncé. 

Rafla, V. a. enlever, emporter lestement, 
ramasser, racler. 

Rafle, s. m. repas, régal, ravage à table ou à 

la cuisine. 
— Lou rafle duré ben quatre ou cinq ouro au mens. 

Rafle, s. m. osselet, jeu d'enfants, petits 
Rabidot, os des jointures du mouton. 

Raflo, s. f. rafle, grappe sans grains. —Jeu 
de dés, ou aux osselets. 

Rafo, s. f. état de marchand ambulant, 
tablette, corbeille, paquet. 

Rafonla, v. n. raffoler, être passionné. 

Rafresqui, Il v. a. et rec. rafraîchir, cal- 
Se rafresqui, \\ mer, améliorer, rogner. — 
Boire un coup, se restaurer. 



UAI 



1113 - 



RAI 



Kariidn (Se), v. rec. se refuser, se priver. 

Ilaitraeli, || s m. goujat, valet, domestique.' 

Ikgas, Il liai, ragazzo, jeune garçon. 

! »Knja;noui«, adj. mboteux, noueux, inéL;al. 

iUtKas, s m. iroj, ccvité, fonte creusée 
Ragagi, pnr le mouvement des eaux, re- 

traite des |)ois5ons. 
Gr. fuyct!, crevasse, liai, ragadi. 

— Auson de brut, la (lOU lei ^agno, 
E ditis lou ragas sauton lèii. 
Oh, cil ! .si (lis nui'Siro baniouio, 
Aro ièii fan piij ei granoiiio, 
Per eli siôu uii porlue.-frai '1 

M. Doiurclly, 1870. 

Hasneso, s. f. domestique de ferme, din- 
donnière, servante. 

ltRji;i, s. f. rage, délire. (Voir rabï). 

lî HKiio, s f, araignée, insect-.; bien connu qui 

file sa toile à pièges. Gr. icfa^it- 

— Filet tendu dans les bois pour 

prendre les merles, les grives, etc. 

— Vai pcrioul l'eiiinuiiç.!, lua renoountro en clioini 
'Nu Mgno que fai soraiilelo, 
Se vo approiiclia lio ptèi d'elo. 
Foucaud . 

Ilagot, adj. trapu, gros et court, nain. 

UaKouat, s. m. ragoût, mets apprêté pour 
exciter l'appélit. 

IVagrioule, Il s. m, rat d'eau à queue 

Garri d'aigo, || ramée, surmulot. Mus decu- 

manus, (Voir ro^) 

Rai, s. m. rais, r-iyon, les pointes d'une 
étoile, rail des chemins de fer. 
Toutes baguettes entrant dans 
un moyeu. 

Rai, s. m. troupe, bande, multitude. 

— Qu'onro me plaise à veire sus la coaèlo 
Fûulastieja mon rai de cabridoun, 
Vo meis agnèu despounctia l'erbo mouelo. 
Tout ea jougani péréu sas ton pradoun. 
Crousillat, 1862. 

Rai, adj. adv. facile, vrai, aisément. Contracl. 

de vrai. 

— Lou prnmié jour dioet ou soapet, aco's rai, 
Lou segoun nouvel pas que d'osses. 

Raia, Il v. n. couler, glisser, descendre, 
Raya, \\ circuler, s'écouler, s'échapper. * 
(Soir raja.) 

70. 



— luiras pauri ;'.iéI d'ounl l'amo se lagno ! 
Un liiiu Leiiri.eiii il} ralo d'un gour, 
Ouille lou sjuIlmi ilins l'azur so bagno, 
E lou rous-it,'!!!)!! lé caoto loujour. 
A. Ulcize, 187^. 



Raiatlo, 

Rajado, 



llaîtla, 

Giha, 



s. f. un filet, petite quantité d'un 
liquide qui coule. 
- En; 10 uno r.ijado d'oli. 

V. n. s'échapper, so dérober, s'in 
aller. Tondre, brouter. 



— Ou mouiiis e colos Irenpassant 
Coumu la gazelo raidaiit. 
Fesquel. 



Raiiiart, 

Reinard, 



s. m. renard, espèce de chien 
sauvage à longue queue et re- 
nommé par sa ruse. Canisvulpes. 



— Per li bon luui ilo ruso es pas scnso rosoun 
Que luujour II lOinardan agu lou reiioun. 

Raiiieto, s. f. raine verie, rainette, petilo 
grenouille qui se pose sur les 
feuilles dans les lieux humides. 
Quelques personnes la croient 
venimeuse parce que sa peau 
suinte une humidité visqueuse 
qui fait cuire les yeux. — Petite 
crécelle en bois qui imite le cri 
de 1 1 grenouille. 

Rainets, Il s. m. phir. petite joubarde des 
Raiinels, 1| toiis , sedon , petits raisins , 
plante grasse à fleurs jaunes. 

Raino, s. f. rainure, raclette. (Voirreno). 

Raio, I s. f. raie, trait, ligne, rayon de 
Rajo, I soleil.— Séparation des cheveux. 

— La tajo bcniô d'espeli. 

Raiol, Il adj. et subst. raiol, dévoué au parti 
Raiàu, Il du roi. Habitant des vallées et des 
versants méridionaux de la 
Lozère jusqu'à St-Ambroix et 
Mais. C'est là une contraction 
du qualificatif de royaliste qui 
leur fut donné pendant. les guer- 
res de la Ligue au milieu du 
XVI""> siècle, lorsque cette con- 
trée montagneuse prit parti pour 
Henri (V. 

— De vers Presicailou, coumo uno ganlounado, 
Davalon lous Ilalàus, rago mau penchinado. 
En veslo cassarelo, en guèlos de cadis. 
De Lafare, 1840. 



RAI 



1114 



R\J 



Rniâii pour Rnjoti, s. m. jel d'une fon- 
taine, tuynu c;innelle. 

Raiouii; s. m. rayon, Irait de lumière, 

émanation. — Planche, tablette 

hcrizontalo, 

— Espoussanl ta nch o criniOro 
Quesemijlo facho de raioun, 
Clines la bello lesto liéio 
I ped d'uno jouvo, u liuun ! . . . 
Auli:mel, 1878. 

— Camini sens esfrai ilms iou fluvc Ouci'an 

E, sens bi'issa "n mounicn soi parpolo Iranquilo, 
Passa dins Ici raiouii que jiMilori de soiiii ilo. 
lîoyliacul . 

Raira. Il v. n. briller, rayonner, rayer, 

Haia, Il étinceler, 

— Aco's un ebel t que rairo, 
Aco's un lum que boi esclairo, 
Dema s'atudo al inendre benl. 
Cailhùs, 18/8. 

— Quand per soun ordre un jour, au niié de la balaio 
Rounflavon lous canons, laiavo la niilraio, 
Quand landivo, empourla sii'^re soun dilval blan, 
Enibé sous fitrs souIJats qu'onlrcinavo soun van. 
Ab rlenc, 187i. 

Rairesteu, Il s, w». ganince des teinturiers, 

Rastélé, Il pi. fam. des Rubiacées à 

fleurs jaunâtres. Rubia tinctoria. 

Rais, s. m. panic vert, pl.inle Graminée. — 
Setaria vindis. 

Rais-passî, s. m. euphraise à feuille de 
lin, pi. funa. des Scrophulari- 
nées. 



Raiïisalhado, 

Rajal, 



s, f. ravin, terrain dé- 
charné par les pluies. 

Raitsseja, v. n. tergiverser, balancer, hési- 
ter, rechigner. 

— T'oucupus pas de ce que f6u, 
Sens rai,<soja fai ce que dise. 
Se de noun Iou diible le frise. 

Raisso, s. (. averse, ondée, orage, pluie 

Rêvés, subite. — Bagarre , aventure , 

combat. Gr, fct^a. 

— Se Iou malliur, en lalo raisso 
,\ plougu sus NOUS, aquesl' an, 
Que la sorre qu'amavias tan 
L'an clavelado djns sa caisse. 

A. Dumas, 1860. 

— Venl de raisso, coumo nous pren nous laisso. 

Raito, s. f. ragoût de poisson, matelolle, 
sauce au vin. 



Raîve. 

Rebe, 



Raiva, v. a. rêver, penser, se souvenir, 
Rcba, déraisonner , souhaiter, désirer 

ardemment. 

— Se st's nascu'Jo paslr<'s.«o, 
Se Iou cann)es!re vous plai, 
Haivès pas d'csire princos.so 
l'er vioure dins un psliii. 
Houx, 1866. 

S. m. rêve, songe, suite confuse tie 
souvenir ou d'invention pendant le 

sommeil. Gr. fi^Si), inquiétude, 

chimère. 

— Faguére nn n:\e h la fresquièro 
Mai un iai\i.' ilu paradis !... 
Vcsi-'i iou roucas nus e gris 

De mouu vil:ige d'Iiigaliéro. 

— N'a pas loujour, Iou dni.i roussignftu, 
Dressa soun rai\c au niurmnr di r.ijdu. 
J. Gaidan, 1874. 

Raja, V. n. couler, glisser, descendre. — 
Briller, luire. Gr. fnu, couler, 
^«i»ffl, arroser. 

— Kici vials l'Arq que sVscarallio, 
Mes eilamoun, dins Ici roucas 

Si nslngni', sV'squicbo o r:ijo 
En reinaumian dins Iou ragas. 

bourrelly, t8!i2. 

— Un béa sourel de may rajabo. 

— Coumo la font dou roussignôu. 
Sa pas raja que quand plôu. 

— L'aigo bulo, lei rodo viron, 
E l'enduslrio a prés Iou van, 
Lei lano se cardon, s'csliron, 
Lou papié rajo en long ri ban. 

Crousillal, tSSi. 

Rajant, pari, coulant, versant. — Rayon- 
nant, brillant. 

Rajentat, adj. baigné, humide. 

— Se pol que de plasis rajenlado 
Sus Iou dot à péno tampal, 
D'uno biergeto regrelado 
Drubigue tnoun sen embaumât. 

Mir., 1870. 



Rajeirùn, 

Ra/d«, 



s. m, source, petite cascade, 
jet d'eau, tuyau. 



RaJo, 



— Se Iou grand rajeirôu 
Begounflo coumo fôu. . . 

— Anaren dins un frés bouscag» 
Ou sus Ici bor d'un rajeirôu. 

S. f. folle avoine, averon. plante fam. 
des Graminées. — Avtna fatua. 



fUf. 



— 1115 — 



RAM 



Hajolo. s. f. et m. le courant de l'eau, le 
Rajol, y fil, petite source, petit jet, dim 
rajoulet. - Canelle en bois. 

— !ôu la sanla 's ma Jeni'irolo, 
Al per ilauri'io 1» rajolo, 
E mi scr\ici:iu soiin mi iiian ; 
E quand lou cèu. per la journado 
M'a f,i gagna ma croucliuunado, 
Wenquràle pas dou leiuleniaa. 
Caul, 18C0. 

— Aiien prendre l'aigo au rajèu. 

UmJous, adj. enragé, furieux, colère. 

liai, adj. baslim. ras, court, plat. (Vois "-as.) 

l'.al, s. ?« caquet, babil, médisance. 

Uale, s. m. raie d'eau, espèce d'échassiers 
Hasclé, qui vivent près des marais et qui 
n'ont pas les pieds palmés ; ils 
se nourrissent de vers, d'insec- 
tes, de petits molusques et de 
plantes aquatiques Ils courent 
avec une grande vitesse et par 
des mouvements brusques lors- 
qu'ils sont poursuivis par les 
chasseurs.ou les chiens. liallus 
aqualicus. 

Ualc de ginetito, s. m. poule d'eau de 
genêt. (Voir rei de caio). 

Uale, (Cdj. corrup. de rare, peu commun. 

liaient! (Se}, v. rec. se ralentir , se 

fatiguer. 
Halet, Il s. m. pelile grenouille qui fait noize 
lianeto, |1 et résonne à l'entour des mares et 

palus. 
Kaleto, s. f. sablière, faîte, grenier. 

— Oraciu au houii-Di, io iiii; fo glorio 
DV'sse uti Oî-cu de voula 
Em mi dus alo ; vezi-la 
Uin Io groniei, sou la ralelo. 
Koucuud . 

Rallia, V. a. railler, plaisanter, se moquer. 

Italliarèu, acij. railleur, plaisant, moqueur. 

Kalltèro, s. f. gorge, passage étroit, 
échappée. 

Ualiio, s. f. babil, entretien familier, propos 

joyeux. 
Uallionien, s. m. ralliement, réunion de 

troupes, lieu désigné , signe 

convenu, 



Itaiu, s. m. V. I. branche, rameau, feuil- 
Hem, lago. — Longue perche évasée par 
le bi'iii, au moyen de laquelle 
on fait voguer une barque. 

Raina, v. a. it ». soutenir des plantes 
Rnmar, grimpantes avec des rameaux. — 
Se garnir de feuilles. — Se ser- 
vir de rames pour faire avancer 
une embarcation. 

— liejals quo pcr ièu tout os feslo. 
Que las rosos ramon lou sol. 
Desjardiii. 

Itaniailan, ri s. m, sabbat, bruit confus, 
Chamatiin, \\ vact^rme, interprétation sin- 
gulière du Ramadan ou jeûne 
des Turcs, des Arabes. 



s. /'. béarn. ramée, bran- 



chage, bois mort. 



Raniadero, 

Rainalho, 

(Voir ramiho.) 

Rainadeto, s. f. petite averse , petite 
jonchée. 

Rantado, s.f. feiiiUéo, ramée, branchages 
liamilio, jelcs sur des bâtons pour im- 

proviser un ombrage, cabinet de 
verdure , buisson. — Dessin 
fuil sur étoffe. Lat. e rumis casa 
frondea (acla est. 

— Fasijs rcssouuli la rarnado, 
Aussc'ls, ciiilj' vaulroj caularal, 
Dh niocli mjiidas voslro Ijrariado, 
Eml)é g.iud vous escouiarai. 

Langlade, iSSO. 

— Dins lou Ci?u Ijlu, dius la ran:iiIio 
Laissas camu lis auceiois. 

Raniado, | s. f. orage, averse subite, ondée. 
Rumassudo, Sya. labechado, lavasso. — ïran- 
Bourassado, chées, vives douleurs. 

Rainado, s. f. nmge ramade, poisson de la 
Méditerranée. Mitgil ramada. 

Ramage, j s. m. ramage, gazouillement 
Ramalge, | des petits oiseaux dans le feuil- 
lage. — Babil, conversation 
interminable. 



t'or faire assaupre qui; l'y aura 'il Roumavagi, 
M'ûuiUe ch^scuii poudra jargouna souu raraagi. 



Raniajs;noun, 

Ramagnou, 



s. m. grognement, bruit 
confus, caprice. 



Uii lau ramagnou me couufoun-J. 



RAM 



_ 1H6 - 



RAM 



Rnmaiza, n ». o. apaiser, calmer, adoucir, 
Bamausa, i cesser. (Voir ammza , acala , 
remausa.) 

Ilainaja, v. n. chanter dans le feuillage. 

Ramas, s. m. grosse branche d'arbre, balai 
de ramée, monceau de feuillage. 

— Car qu'on ro quo li aiics, nuùcli e jour, dim lei mas, 
Dins leis auberjo qu'an per • n?igno un ram&s, 
Quanil sias las, que la f.i n vous brigo.... 

Ramassa, v. a. ramasser, recueillir, réu- 
nir, traîner en voilure sur la 
neige au moyen des ramassas ou 
branches d'arbres. 

Ramassai, s. m. volée, secousse. 

Ramassos, Il s. f. plur. branchages, bron- 

Ramassilhos, || dilles, b: anches mortes sur 

le sol. — Fagots enfermés pour 

nourrir le bétail pendant l'hiver. 

s. m. balai de ramée, de 
genêts Syn. ramejoun. 

Ramat , adj. et part, feuillu , garni de 
branches. 

— ■ Lous amoiiiiés soun Lru r.,niais 



Raniassonn, 

Escouhelo, 



Ramba, 

Se ramba, 



V. a. et rec. attirer, entraîner, 
rassemb'er, amasser, réunir. — 
S'humilier, se traîner, se rendre. 



— A loujour pôu d'eslro raubut, 
E loulo lo neit es il. g;irJo 
Près de l'or e de l'argcn qu'a:ii l'usuro a rambal. 
J AzmVi, 18îi8. 

— Nosiro innoucenço à \osli [w! se ran^bo 



Rambaia, 

Rambalha, 



V. a. secouer, ballotter, agiter 

vivement, lahrouer, gronder. 

Gr. fi/ilai, tourmenter, inquiéter. 



— M^s monn Diou ! l'aragan es tant encaïna 
Fai cscuma la mar emé i iil de coulêro, 
Lei rambaio 1res cops. . Iju venl affurouna 
Triis cops lei lanço oniro lerro. 
Emery, 18S2. 

— Vejaqui 'n Rei ! el zou, barn nn icul, lis ajusio, 
E d'un cop de laloun ié raM.lmo uno fusto, 
Qu'éro à si ped, dessegu, pfrnz.r. 
I igoi. 



Ranibaîailo, 

namhalhado, 



s. f bouleversement, con- 
fusion , amas. — Multi- 



tude, assemblée. 

— E vous que n'en sabés, ami 
Mai que louto la rainbaïado. 



— Lou Gardou liquo d'un er envejous 
Lou pé d'aqueles vilbjous, 
S'eslajant à la rambaiado, 
Lou long de èa ribo laiado. 

De Lafare, 18i2. 



Raiiibaious, 

Rambalhous, 
Rambulhat, 



adj. embarrassé , mêlé , 
embrouillé, vagabond, en- 
combrant , volumineux , 

querelleur. Gr. fifci^a, errant, 

inquiet. 



Quant un casIagntS coumo un rouve 
Dins sous brasses sesis la jouve, 
L'entourliviho dins lous nous 
D'un racinage rambaious, 
E pièi adiou ! e bon vouiage. 

De Lafare, 1842. 



S. m. filasse de rebut, étoupe 
grossière. — Remue ménage, 



Rambal, 

Rambuei, 

tracas, désordre, embarras 

— Diou mantengue rambal per pesca 'n aigo trebo. 

— Entre pensomen e rambal 
Abarisse garcoun e filho. 

Rambaia, i v. a. rambarrer, repousser, 
Rambara, | rejeter, réprimander, gronder, 
inquiéter. Gr. f£^S«^«. 

Rambalha, Il v. a. remuer , brouiller , 
Rambaia, || chercher, fouiller. — Gron- 

der, réprimander. — Repous- 
ser, renvoyer. 

Rambalhaire, adj. l.racassier, remuant, 
inquiet, brouillon. 

— Au moumen d'acaba, touljogoen rambaiado, 
E d6u mai fan de brui, dôu mai la de plesi, 
E ses charma de lous ausi. 
Félix, 1872. 

Ramberso, s. f. mercuriale des bois, pi. 
fam. des Euphorbiacées à pro- 
priétés malfaisantes, feuilles d'un 
vert sombre. Uercurialis sylvatica. 

Rainbla, v. a. acculer, accoter, pousser, 
réduire, niveler. 

Uamblo, s. f. remblai, ravin, fossé, coars 
nivelé, promenade. 

Itamboul, Il s. m. enchevêtrement, désor- 
Emboul, Il dre , mélange , difficulté , 

gâchis. 

Ramboura, v. a. rembourrer, garnir de 
crins ou de laioe, 



RAM 



- Wil 



RAM 



Ramboustîa, 

Ramboursa 



V. 0. rendre, rembourser, 
rendre gorge. — Acquillor, 



débourser. 

— Noslf'ome, per lou cop, cou'nprengué quèii lingage, 
L'un rainbouslilié lou fer e l'iuitrc lnu tneinage. 
Fouca;:d, 1812. 

RanieJ», v. a. et n. cueillir la feuille pour 
les vers à soie ou pour les trou- 
peaux. 



Rameln, 

Enramela, 



n V. a 
I un a 



enguirlander une porte, 
arceau, un mât 



I 



Ramelet, «. m. petit rameau, bouquet. — 
Fêle, bal où l'on danse avec des 
guirlandes et des fleurs. 

llantena, v. a. ramener, reconduire. — 
Radoucir, réconcilier. — Hate- 
1er, herser, aplanir. 

Ramenda, Il v. a. provigner, marcotter. — 
[iemenda, || Remplacer, suppléer. 

(Voir coèusso). 

Ranièu, Il s. m. balai de ramée. — Rameau 
Ramel, il de verdure qui sert d'enseigne à 
un débit de vm, à un cabaret. 



RanicuSjS. m. plur. les Rameaux, le diman- 
che avant Pâques. 

adj. mouillé, trempé, feuillu, 
garni. 



Rainât, 

Bagnat, 
Ramié, 

Ramassa, 



s. m. fagots, bourrée. 
(Voir ramado). 
— Soun ana faire lou raïuiù 



Ramié, Il s. m. pigeon sauvage , grand 
l'aloumbo, || ramier dont le plumage est d'un 
cendré bleuâtre. — Colomba 
palumbus. 

— Les ramiers volent par 
troupes dans les hauteurs moyen- 
nes des Pyrénées, et leurs pas- 
sages y sont si fréquents, qu'on' 
y a établi des grandes chasses 
sous le nom de Pa litières où on 
les prend par centaines, au 
moyen de grands filets tendus 
verticalement, entre des bou- 
quets d'arbres. 

Raniièro, s. f. oseraie, saussaie, buissons. 



Ramilho, s f, menues branches. 
(Voirramarfo.) 
— Caii c raniilho per mariJa sa filho. 
Ramo, Il s. f. feuilles d'arbre, ramée, bran- 
Ramtho, \\ chages élagués et spécialement 
feuilles de mûriers pour la nour- 
riture des vers à soie. — Vingt 
mains de papier. Lat. ratnus. 

— Anan faire de ramo. 

— Bello ramo, pau de rasins. 

— Noun sa plus que ramo tnrsc. 

— Un Ul sera coumo un grand albre viou. 
Plantai al pô de qualque fort bel riou. 
Et que soun fruch ei porto en sa culido, 
Oel quai sa ramo on nou vei pas blasido 
Ang Gaillard. 1372. 

Ramo, s. f. longie perche terminée en 
Remo, ailettes pour diriger les petites em- 

barcations sur les rivières. 
Lat. remus. Gr. ^sham, feuille 
plate. 

— D'un vira de ni.in l'a Ir.ivallial al poiin 

Que eau, pi r no fourina quuom, coumo du ramos. 

Ramo, s. f. matière textile cardée, laine, 
soie ou colon en rame, en cou- 
ches, en sorte. 

— Lott /ru/ en romo, sans choix. 

— Lou drap en ramo, non apprêté. 

— Al VLTidu ma ccrot-n r-inio. 

Ranio-counil, 

Espargasso, 
Gavèu de tino, 



s, f. asperge sauvage , 
sous arbrisseau dont les 
jeunes pousses se man- 
gent comme celles des asperges 
des jardins. Asparagus sylvestris. 
Elym. ramo counil, buisson aux 
lapins. 

— Un petit fagot de cette plante 
mis au devant de la bonde du 
tonneau où l'on fait fermenter la 
vendange, sert de filtre au 
moment du décuvage. 

— AquL'Si' aigo i\le.-.sius es pas vi de Champagne, 
I'^ se nous ven d'eilamoun la mounlagno. 

Es pas qu'ague passa per la ramo couniou. 
l'rlix. 

Ramouchar, v. a. apostropher, interlo- 
quer, blâmer, rétorquer. 

— Lou premié que li \ei li ramouclio en disen : 
Mai, do que, noun d'un son, van faire aqueli geo. 



RAM 



— 1118 - 



HAM 



Ramoali, v. a. ramollir, rendre souple, 
loaDiable. 

Ramoun, | n. pr. Raymond , nom des 
Moundi, | comles de Toulouse. 

— Lous RamounJins d'or lous seiiaiiis. 

Baïuonn», v. a. nettoyer, racler les coii- 

duils de fumée. Fig. gronder, 

réprimander. 

— Coumo naulri de fes ramounan per la suéio 
Cresièi que li barbié rasavon per lou peu. 

Ranioundilho 

Reboundun, 



s. f. émondes, branches 
superflues, bois mort, 
drageon, gourmand. 

RamonnetaKe, s. m. bai de, troupe d'ou- 
vriers. 

— An aquel bruch loul'iou ramouoeliige 
Quiio la lessio, e sus l'airo, à grau inn 
Vai fa la rudo e cisela soun refrin. 
Floret. 

Raniounur, s. m. ramoneur de cheminées 

au moyen d'un fagot. 

Rttd ram, mond. nettoyer 

— Fasés vous bien pulèu raniounur ou bergié ; 
Tout utile iravatiJins lou besoun déu plaire, 
E lueu de uVn lougir, fou crendre de ren fain-. 
H. Gruil, I8ti2. 

Ramp, rad. de repère, ramper. 
Gr. tfo-a, reptare. 

Rampa, v. n. ramper, glisser, s'humilier, 
s'abaisser. 

RaïupaKiio, s. /'. malaise, indisposition, 
inquiétude. 

Ranipan. s. m. laurier bénit du dimanche 
Rarnpau, des Rameaux. Ratn palm, bran- 

che de palmier. 

— Lou ^rus rampan fa lou bon mu 
Se lou vifsii lai pas lou uiouine 

Raïupart , s. m. rempart , muraille en 

maçonnerie ou enceinte rasante 

qui sert de défense à une ville, 

à un château. /(. ripuro. 

— Courron, Irolon, balon l'eigagno, 
Arnbon soiiio lou raniparl, 
CouaieiM;avo de si faire lard, 
La vdo cro de|a fennado. 
Thouron. 

Rainpej!i;a, v. a. poisser, coller, enduire de 
résine, calfater. 



RaïupegrouH, adj. gluant, collant, visqueux. 

Raïupel, H s. m. appelant, appeau, sifflet 

Rampéu d'appeau. — Itenvi au jeu, 

concurrence, égalité. 

— A milo roussignols ceiil pasiou» fan rampéu 

E louis canio I l'amou, l'ini mi nu'es lonijnur nèu. 
Jas III 

Rampela, v. n. battre le rappel, attirer par 
un bruit quelconque, fanfare ou 
grosse caisse. — Voleter, battre 
de l'aile, faire paraître les ap- 
[/eaux. — Grogner, murmurer, 

jacasser. — Recommencer le 

jeu. 

— L'un eniondi(! loua calhaus brounzina, 
Vilros ferni, bon geses ruundina, 
Japa lous cliiiis e rampela lous ases, 
Oj Lafjrc, I8i0. 

Uanipelado, s. f, battement d'ailes, cri, 
appel, roulement. 

— Lou bugle en iinial.issan, luu Cjr em' soun r.iiif.l, 
Lou tambour lounguru que fai ^a ranipelado 

- Es l'engabial verdun que fai ^a ranipelado. 

Ranipeeoii, I s. in. grimpereau familier, 
Escalo-barri, | petit oiseau de passage du 
printemps qui grimpe autour 
des arbres à la recherche des 
insectes, en s'aidant de sa queue 
comme les pics. — Cerlhia fnmi- 
Haris. 

adj. envieux, jaloux, grognon, 
mesquin, misérable, coquin, 
chenapan. 



i^ampeu, 

Rampelin, 
Rampelous, 

— Sonvi'M-io qui' lu moiinde ts pupla di' n ■ peu, 
De gi'ii que truubarien d'ispigiiu dins un U'ii ! 
Ser'an br-n iiialuro'is fe n'i'ii pn-n'an de laj;iio. 
Li.iriheleiiij, ISid. 

I(aini>i|(çna, Il v n, gronder, grommeler, 
Rampigneja, || im|)orlui)er, murmurer, cri- 
li()uer, répéter, ressasser. 

Kainplega, v. a. faire un pli au bord 

Embèure, d'une étoffe sans en rien 

couper, remplier. 

Kanipli, Il v. a. remplir, combler, complé- 
Rempli, || ter, abonder, s'étendre. 

Raïuplinien, s. m. complémeni, suffi- 
Sadoul, \ sance, satiété, replélion. 



RAN 



i119 



RAN 



liaitipo, s. f. crair.|ie, lension suhile el 

Crampo, convulsive d'un nerf, ciusnl 

une vive dculeur. 

llaiii|tOKno, Il s. f. noise, querelle, diffé- 
Rampougno, \\ reiit, ruse, détour. 

ilanipouKna, v. n. et ant. gronder. 
(Voir ramptgna.) 

Ilaiii|iouiieIio, s. f. campanule raiponce, 
plante comestible , espèce de 
navet. 

Ranipous, adj. qui est sujet aux crampes, 
souffrant. Fig. négligent, pares- 
seux, indifférent. 

Ramut, adj. alnndaiit en branches et en 
feuilles. (Voir ramat). 

Ran, n «. m. rocher, monticule, élévation. 

Rans, Il 

— Val de rans baumelus, ou fonnzo rambaiouso, 
Reniisado de loii| s, lourrens d'aigo quand plôu. 

Kana, v. n. coasser, grogner. (Voir rena.) 

Rane, adj. boiteux, contrefait, rachilique, 

Garel, goutteux. Gr. fdyy,, rupture 

Ranea, v. n. peiner, fatiguer, travailler. 

Ranearedo, s. f. rocher escarpé, roide, 
fatiguant. 
Gr. ficKTn, escarpement. 

luèi us loujour aluba 

Lou ventre dau mount, mai, foro, sa rancaredo 
Es, coumo d'en davans, tournado frejo e redo. 
Arnavieille, 18ê8. 



Ranee, 

Rançun, 

Ranelié, 

Ranchié, 



adj, rance, fort, de haut goût ; 
vieille fille. Lai. rancor, rancidus. 

s. m. pieu mobile, longues che- 
villes qui maintiennent les 
ridelles d'une charrette. 



Raneiduro, s. f. rancidilé, goût nauséa- 
bond. 

Raneiô, s. m. vin cuit, vin d'Espagne. 

Ranoioun, s. f. portion, ration, mesure; 
de ratio, règle. 

Rançouna, v. a. extorquer, soustraire par 
force ou par ruse, faire contri- 
buer en temps de guerre. 



Itaiieo, s. f. cheville, bec, ridelle, pieu, 
perche. Angl. rach. 
Gr. fvyxa, bec, nez. 



Haneountm, 

Rencontre, 



s. m. rencontre, événe- 
ment, aventure. — Occa 



sion, hasard. 

— Car lèu me souy troubal eti beucop d'escalados, 
En rcncoun(ros, assauts, cubert de pisloulados, 
Amay me souy iroubat assiejal fort soubcn, 
Que n'abiaT souaque d'aygo e qualqnc pauc de bren. 
Aug. Gaillard. 

Raneoulun, s. m. racaille , valetaille , 
canaille. Gr. f«xof, guenille. 

lianeour, s. f. amour, passion, jalousie, 

ressentiment. 

— Pièi moun Andriou l'y porlo fouar 
Grosso rancour dedin lou couar. 

Seigne Heyrr, 1576 



Raneaii, 

Rancuro , 



s. m. et f. rancune, haine, res- 
sentiment , plainte , souvenir 
d'une injure. 



Uaneura, v. a. gasc. réclamer, exiger, 
contredire, reprocher. 

Kand, de radollus, bâton, pieu. Ital. randello. 

Handa, v. a. raser, racler, passer le rouleau, 
la radoire. 

Kandal, i s. m. groupe d'arbres, clôture, 
Randuro, \ pieux, haie vive, buisson. 
(Voir baragnado). 

— Ja las randuros risoulejon 

De nisous e de pignels blancs. 

Randat, adj. rasé, raclé, aplani. 

Randisso, || s. f. bas lim. clôture faite avec 
Randissado, || des pieux et des branches 
entrelacées. 

Rando, || s. f. haie vive, buisson, entourage, 
Randuro, || clôture, rampe. 

Rando (à), adv. autour, en cercle. 

— Un jour Mario e Jausé 
Eron setut per aqui à rando, 
Li agué un avugle que passé 
Dins la misèro la pus grande. 

Chalamel, 1878. 

Randonl, s. m, coureur, rôdeur. 
V. fr. ranion$r. 



RAN 



1120 - 



RAP 



Randonleja, 

Randotiireja, 



V. a. rôder, tournoyer, 
courir, vaguer. 

— Qu'us aqucsie labjii, qu'a Ions ik'U jout do culo-, 
Que ranilouli'jo lan ■j\ lour il'ai)ui Io^ liulos. 
Peyrut. 

Kandoaleto. Il s. f. hirondelle, oiseau de 
Dindouleto, || passage qui arrive aux 

premiers jours du printemps. 

Kandoun (à), adv. de suite, sans relâche. 

Mandouna, v. n. courir, faire des circuits, 
des détours. Pr cent, randonnée, 
course, tournée. 



Handura, 

Randalma, 



V. a, environner, entourer, 
enclore de haies, de pieux. 



Hanee, s. m.gasc. coassement, gémissement. 

Kaneto, s. f. peliie grenouille verte, rai- 
nette. 

Uanfort. $. m. augmentation de force. — 
Pièce de cuir, de bois ou de fer 
qui sert à renforcer. - Un che- 
val de supplément pour monter 
une côie. liai. rinforiM. 

Rangr, s. m. cri, plainte, de roncnre^miauler, 
grogner. 



RaiijKranel, 

^angougnoiis, 



adj. grognon, hargneux, ra- 
bacheur, rechigneur. 



— Amen, anen, \itfl rangougnous, 
N'y aurô pas loujour lan pur tous. 
FoucauJ. 

Rangle, s. m. pilier, poteau, support. 



Ranjfoal, 

^anguil, 



s. m. râle, difficulté de respi- 
signe 



rer 



enrouement 



d'agcmie. 



Rangonleja, 

RanjoBJo, 
'R.angoula, 



V. n. râler, s'enrouer, 

respirer péniblement, être 

oppressé, avoir le hoquet. 

— Zou loujour ! dis lou viel, e l'alen que ié manco 
Rangoulejo e brusisdins soan gonsier abrat. 



Rangonlous, adj. râlant, étouffant. 

Raniissat, adj. languissant, maladif. 

Ranima, Il f . a. et rec. rendre à la vie, re- 
Se ramma, || conforter, encourager. — Re- 
pi-epcjlre de Qouvelles forces. 



— Plus saupre qu uque itms se U icrro nie porlo, 
Oiibliila dinssfi bras lui pcno uiica mai fono, 
K souio soun alun loujour ma ranima. 
Crous. 

Raille, Il s. m. râle de genêt, oiseau de l'or- 
Rusc/^, )J dre des échassiers, dont le cri 
rappelle un râlement. 

Ranoitnelo, s. f. renoncule des champs, 
Tirasseto d'aigo, grenouilletle. — Ranunculus 
aquatilis. 

RanoHH, adj. grognon, mécontent, grin- 
^enous, cheux, inquiet, malade. 

Syn. renaire. 

Kanqueja, v. n. boiter, clocher. — Gro- 
gner, geindre. 

Raniiuin, adj. grognon, inquiet, rustre. 



Kaiitelo, 

Rautialo, 



s. f. toile d'araignée. Syn. tala- 
ragno , tararagno. (Voir esteri- 

gagno.) Fr. cent, arantele, araneœ 

tela. 



Rantiala, v. a. secouer les toiles d'arai- 
gnées, épousseter. 

Uanvés, I s. m. envers d'une étoffe, d'un 
Envés, I vêtement, d'une feuille. 

Râpa, V. a. gasc. ravir, saisir, prendre. 

Itaparèlo, Il s. f. gaillelgrateron, pi. fam. 
Arrapo-man, || des Rubiacées à fleurs verdâ- 
tres. Galium aparine. 

Rapatèu, adj. avare, rapace. Rad. rap. 

— Per miès vous veire, vous enlouron 
Jdoino chato, viel rapalèu. 

Rapel, Il S. m. appeau, chasse à la pipée au 

Rampe/, |1 moyen des oiseaux placés sur un 

cimeau ou à terre. (Voir aubret). 



s. m. appeau, oiseau dressé, 
siflet de chasseur. 



Rapelaire, 

Rompe/aire. 

Rapalhoun, || s. m. gasc. roidillon, petite 
IXampalhoun, |j montée , côte roide et 
courte. 

Rap«Keaii, adj. hérissé, poilu, laineux, 
collant. 



Rapequîou, 

Sanno-lengo, 
Rubi, 



i. m. garance des teintu- 
riers, pi. fam. des Rubia- 
cées à fleurs jaunâtres. 



RuMa tinctoria. 



RAP 



- 1121 - 



RAS 



Rapiho, s. f. pillage, vol, grapillage. 

Uaiiîna, Il v a. rapiiier, voler avec adresse, 
Rupignii, Il prendre injustement, abuser. 

Rapinau, s. m. gasc. pio épeiclielte, petit 
oiseau grimpeur qui reste dans 
les forêts de pins ou do chêne ; 
il se dispute avec les mésan- 
ges et les fauvettes, et vit de 
larves et d'insectes. 

— Picus minor, 

Kapinur, 1 s. m. et adj. pie grièche ccor- 
Tarnagas, \ theur, oiseau de passage qui 
vit ilans les bois et qui imite le 
cri de plusieurs petits oiseaux 
pour les surprendre et les dévo- 
rer; elle s'attaque aussi aux 
insectes et aux lézards. Celte 
espèce disparait en automne. 

— Lanius coUurïo. 

— Toul fai crfgne un nioiimen île gros-so ileslrussi6u, 
Loiis auccis ripinurs, Jins lous ers Iravessavon, 
D'autres, d'un .labrc à l'aulreen pioulan s'envoulavon. 

Félix. 

Rapantinat, Il adf. rebondi, enflé, en- 
Bopoutinat, \\ graissé, refait. 

— Semblo que l'on pr mliiô las rosos à maoîJos 
Sur sas gaulos r ipauiiuados. 

Jasmin, IbiO. 

Rapidu, S. m. farandole au son du tambour, 
roulement. 

Rapo-tout, s. m. épervier, filet de pêche. 

— Filet dragueur. 

BapusA) V. a. grapiller, cueillir, ramasser 
les grappes oubliées pendant la 
vendange. 

— Dins li vigno rapugado e poiidado. 

Rapusaye, Ji s. m. et fem. petites grappes 
Rapugo, |j de raisin, grapillons, restes. 

— Vin de tapugo. 

— Me foudrié vioare anQn de rapugo e d'oumorno. 

BapuKaire, s. m. grapilleur, ramasseur 
de grappes. 

R»4ueja, v. a, égrapper, enlever les 
rafles. 

71 



itaiiiielo, s. (. raquette, instrument dont 
on M' sert pour jouera la paume 
ou ; u volant. — Cactus, plante 
gra'so. — Sorte de piège pour 
les nolils oiseaux. 

Ra(|uin, s. m poisson de mer très vorace, 
Roucliié, rou>si'lte. Scyl catuhts, requin. 

— Sias prouvciiilo .i t '[uin se la p6;i vous de.-amio. 

Rar, Il adj. clair semé, ville, rare. — Glai- 
Clar, Il rière dan-, un champ semé. 

Raretat, s. f. rareté, singularité, miracle. 

— Quai a i iilral aquel lablùu 
te facli I M Tardais ([ue besi ? 

Raro, s. f. sentier laissé dans un champ 

sen'.i' pour passage ou servitude. 

Ras, Il adj. |)lein , comblé, rasé jusqu'au bord. 



Rasle, Il Lat. rasw^, court, ras, tondu 
Ras, 



Rez, 



prép, près, à côté, contre, à niveau, 
à fleur. 

le lerro, de cuvo, dàu sou. 



— U. 

— Car Dem i^ieno e Cieeroun, 

La flou do Roumo e do la Criîço, 
Se veira q lo, ras de iiîu soun 
Coumo ail vioutoun un brut de resso. 
J. lilasi. 

Ras, S. m. pour rcs, resl, tresse, corde, ran- 
gée d'aulx, chapelet d'otrnons. 

Rasa, V, a. ras r, tondre, couper le poil. 
Se rasa, — Abattre, arraser. — Passer avec 

rapidité. - Niveler, — Se tapir, 

se cacher. 

— En Ti arribanl, perque lou rase 
Senso bridoun, embandis l'ase, 
Que, dàu pral s'alargo au milan 
En ié fasen soun cbamalan. 

M. Boatrelly, 1870. 

Rasado, t. f. un verre de vin plein jus- 
qu'au bord. 

— Que lou souar, quand l'an a fa 'no bono jourriado. 
L'on pol sans s'empcga bèure quauqui rasalo, 
Que la sel vôu lou bèure, e qu'un bon cnp de vin 
Manlen miel l'eslonma que quinze médecin. 
iiigoi, i870. 

Rasado, n s. f. terrasse. — Bord, rivage, 
Raso, I ravin, digue, levée, rigole. 

— Jouis uno raso de bint passes 
Uno ilouts nivisible court, 
Ounl las fîlhelos d'alentour 

Se seolon bagna les debasses. 
Goudouli. 



RAS 



— i122 



RAS 



— Sus loti barlas de ta lasado 
S'ailr^ico lu fresco bugiJo, 
Luscnio coum'un bbiKt ridèu. 
Lan^Ude, 

Rasadouiro, s. f. bâton à raser lesgraios. 

Rasai, s. m, épervier, filet de pêche de 

Capeiroun, forme conique, qui -^^ s'arrondit 

sur la surface Je l'eau lorsqu'on 

le lance. 

— Gramecis, nioas braves félibres ! 
Pur vous hou dire coumo cal. 
Me caidrio, d'un cop de rasai, 
Pesca ious mots dins votlres libres. 
G. Azaïs, i»Gi. 

Kagant. adj. ras, plein, à plein bord. 

— La soupo ero servid' escudelo rasairo. 

Raseagna, v. a. égraligner, ratisser. 

RaBcala, Il v. a. tondre ras, raser la tète. 

Rescala, \\ — Epuiser, pressurer. — 
Racler, écaler des noix ou des 
amandes, raser, couper les che- 
veux, ratisser. 

— ]'an lan fripa, tan envala, 
Que Ténédos es ra.scala ; 
Seniblo l'ilbo de M. galouno 
Fa\ ro . 

Rascalaii, s. m. petite prune violette com- 
mune et très abondante. — 
Vulg. à cochons. Petites noix ou 
amandes de mauvaise qualité. 

Rascas, Il adj. paleux, teigneux, vaurien, 
liascûus, Il mal propre, malingre, souffre- 
teux. 

Raseasso, s. f. petit arceau pratiqué au- 
dessus d'une ouverture pour 
décharger le linteau du poids 
supérieur. — Arceau dans un 
puiis. — Mur en terrasse pour 
retenir les éboulemenls. 



R 



nseaaso, s. f. scorpene poisson de la 
liaspecoun, Méditerranée a grosse tête et' 

à aspect dégoûtant qu'on appelle 
aussi diable de mer. 
Kn liulie pesce capone, scrofanello. 
— Scorpena porcus. 
— UiiO rascasso un pau grosselo, 
Quatre sarran, dos galincto, • 
Lou lir;gouslouii douno bon gous, 
ii l'aurado rende courous. 

tjouillab. . . . 



Rascaaao blaiico, 

Rapecoun, 



s. f. poisson à chair 
dure et de mauvais 

goût, r.ipeton ou rat de mer, 

pesce prête. 



RasenssoiiH, 

Rascns, 



iidj, gueux, galeux, nieii- 
dianl, décrotteur. - (lus- 



tre, grossier, vaurien. 

— Es que l'on pc parla, canla, sibla m rire 
Sans qii'un la df raica» vous lro\on à redire? 

rtascla, V. a. racler, ratisser, enlever la 

supt rfivio. — I aser, frôler , 

p s.«rr à côlo, (lisparaiire. 

liai, tasrhiare. 

— Quand Ious autres gagnon lour litit, 
Eles, en nsc'ant la nuiralho, 
S'tn van, sl^iis, an un' escoundalho, 
Oiinl souven re Ion jusqu'à! jour, 
(j. Azaïs. 

Ra^clatlo, s. f, giiffade, égralignure. — 
Volée, secousse. 

Itaselwduro, s. f. raclure, débris qu'on 
enlève d'une surface en raclant. 

Rasclaire, s. m. racleur, mauvais joueur 

(le violon. 

Rasclauiso, s. f. retenue de moulin , 
Rescl.tuso, chaussée qui sert à élever 

l'eau d'un ruisseau pour la diri- 
ger sur les auges d'un moulin. 
— Porte d'un canal qui sert à 
retenir les eaux à un niveau 
supérieur. - Deux écluses for- 
mant un bassin entre deux 
niveaux. 

s. m. ondée, petit orage, grain. 



Raaele, 

Raisso, 

Rasele, 

Rasclet, 



s, m. raie d'eau, oiseau, espëce 
d'échassiers qui vivent sur le 

bord des marais, dont la chair 

est exquise. (Voir raie.) 



Raselet, m s. 7n. racloir, paroir, instrument 
Hasclelo, de tanneur ou de mégissier. — 

Rasclo, Il Ralissoire. coupe pâte, raclette. 

Raselet, s. m. bouquier, le mâle du lièvre. 
Adj, teigneux, galeux, fat, 
insolent. 



RAS 



— 1123 — 



RAS 



Kaseleto, s. f. filel qui racle le fond de 
l'eau, Iruble, 

Raseo, s. f. teigne, maladie de la lêle, 
inflammalion du cuir chevelu 
piocuranl une vive démangeai- 
son à la peau, ei des croûtes à 
odeur fétide. — Petit fromage. 
— Maladie de l'écorce des oli- 
viers, qui produit une exsuda- 
lion de sève. i4ngi. rasch. 
Esp. rascar, gratter. 

llaseo, «. f. cuscute, plante parasite, petit 
liseron à fleurs blanches qui s'en- 
lace Gux tiges des autres plan- 
tes. Esp. rascalino. 

Rasicoitalho, s. f. gasc. provision, vivres, 
grains, subsistance, économie. 

— Dins ma bilo oun calun Iraballio 
Dajcha m'csla lioun l'ouiiio sey, 
Cuilo csliiu mai counli'n qu'un roy 
Gagne ma picliouno rascoiialho. 
Ja niin, 1850 

Itascous, adj. galeux, gueux, vaurien. 

l^aHeJa, v. a. olJi. raser, effleurer, marcher 
au bord. 

Uaset, s. 7». bravade, course devant un 
taureau. 

— C'iiiro larnpon Juan lou Ijiou 

En fasenl lou rabct cuié .-a lambrusiiuiùro. 

Uasetaire, s. m. coureur qui vient faire 
une bravade au devant des 
bœufs, dans les courses. 
Béarn. cardeur de laine. 

— Sièu couneigu per luu palruun 
Di loucailou, ili rasulaire ; 
'i'rdve la Caniargo, ll^ucniru, 
Vauverl, .Nmie amai Ta.ascoun. 
Houmicux. 



Uaisero, 

Raser ol, 



s. f. et m. gasc. petite charrue à 
biner le maïs. 



Rasin, e. m, raisin, fruit de la vigne don ton 
coniiait une grande variété, 

ftasiin de fardo, s m. raisin d'Améri- 
que, phytolaque, plante à racine 
vivace dont les tiges rameuses 
s'élèvent à hauteur d'homme, et 
produisent des baies rouges 
abondantes en un suc corrosif 
qui brunit bientôt au contact de 
l'air. Phytolaca decandra. 

Ilasinat, s. m. raisiné, marmelade de 
fruits cuits dans le moût. 

Ravinât d'espiran , s. m. gelée de 
spirans. 

Itasiiiet, «. wj. grapillon, Irochet. 

s. m. sedum des toits et des 
li.'ux incultes. 



Rasinet, 

Fiasin de serp, 

Ra««ouiro, 

Radouiro, 

Kasoitn, 

Resoun, 



Raseto, s. f. ratissoire, ébauchoir des 
potiers. 

Raseto, s. f. serge, étoffe de laine croisée. 

Rasil, s. m. clairière, petit ravin, rigole. 



Ra^iniat, 

Enrasimat, 



adj. couvert de fleurs, de grap- 
pes, se dit des oliviers en fleurs. 



î. f. radoire, racloir, règle, 
Il Kime. 

s. f. raison, faculté de connaître, 
de comprendre, de juger. — 
Intelligence, bon sens, devoir, 
opinion. — Différent, contes- 
tation. 

Rasoun, 1 s. m. rason ordinaire, poisson à 

Rasour, \ tête comprimée et dont la chair 

est un bon comestible, fam. des 

Labroides. Xirichlus moracvla. 

A Rome pesce pettine. 

Uasonna, v. a. et n. raisonner, murmurer, 
grommeler, se fâcher. 

Rasonnable, adj. doué de raison, équi- 
table, convenable. 

— Anen sias rasounable, e quiies pas toun fraire. 
Que sens tu mouririô, peciirc, 

Rasounadou, s. m. défenseur, prolec- 
teur. 

Rasonnaire, s. m. raisonneur, moraliste, 
importun, critiqueur. 

— Quanil l'a lanl de rasounaires 
Marchou pas miltiou lousafaircs. 
Aïars,il870. 



RAS 



- 1124 - 



RAS 



Rasonr 

liawuer. 



s. m. rasoir, lime d'acier pour 



faire la barbe. Ital. rasojo. 

— Tabé, quand moiin rasouer q lo ma tiîan counduisiô 
A la bimbolo ssu'm .bo, 
Que Je irabucailiis fazio. 
}.\".n,i\, 
— Uno plumo, un razouer, s'uii!<son à mcibeibo. 
Fan touts Jus un ttal ul de cap, 

Raspa, V. a. racler. 

nasiiaduro, Il s. f, raclure, poussière, co- 
Raspai, Il peaux. Syn. rasquUho , 

ralissure. 

Rasitaif^na, Il v. a. et n. gratter, racler, 
liaspigno, \\ frotter, érraligner, écorcher. 

Raspalh, s. m. épis re&ics sur l'aire, rale- 
lage, criblue, ramassis, débris 
de pâtissiers. 



Ra«i|ialli, 

Balach, 



s. m. vieux balai de genêts ou 
de ramée. 



Itaspalha, ri v. a. balayer, nettoyer, racler, 
Raspilha, \\ gratter. - Gémir, émouvoir. 

Itaspaiaire, s. m. rebouleur, renoueur, 
rhabilleur. 

Ita^iiallieja, v. n. gratter, racler le gosier. 



ilaspallioun, 

Espurlin, 



s. m. sparaillon ou petit 
sargue, poison de la Médi- 
terranée. 

Ilasiiayoun, s. m. petite rampe, sentier 
grimpant. 

Itaspela, r. n. couler, suinter, se perdre. 

itasgiet, s. m. coteau, colline, monticule. 

^aspignous, adj. rugueux, raboteux, 
rocailleux. 

Haspiiio, Il s. f. fauchel, râteau à dents de 
Raslèu, I) bois. 

Uaspo, s. f. râpe, ustensile do ménage pour 
pulvériser ; i Ape de boulanger, 
coupe pâle. - Grosse lime en 
acier pour dégrossir. — Mau- 
vais musicien, joueur de violon. 

liasqiieto, s. f. petite teigne laiteuse. 

Itaaisado, s. f. lézard vert, petit saurien. 
— Race, séquelle. 



Rassaire, 

Religiouso, 



s. m. pielte, petit harle , espèce 
de canard des étangs à bec 



Rassega, 

Russeja, 



pointu el recourbé, dont le plu- 
mage blanc et nuir lui a fait 
donner le nom de Nonelie. 

V. a. prov, scier, débiter du 
bois, briser, moudre. 
Gr. fXTra, pulvériser. 



Rasseg^aire, s m. scieur de long. 
(Voir ressaire.) 

Rasset, 



Racel, 



s m petit son, sciure. 



— D.'l b.en a ilol rasscl purgos pla la farino, 
Mel lou bespre uu brabe liliai, 
l'Iagnos pas vn paslan, loiin brus ni toun esquino. 
J A zaïs . 

— I.o» rasscl Irop lagn.i li Joiinavo la fouiro, 
Tout sonné lou ino'isi, avic plus gès de di'nl. 

Itassié, s. m. chaland, pratique, habitant, 
Raeié, habitué. — Moellons , pierres 

brutes. 
— Noslre four a forco gros rassié. 

Rassis, adj, rassis, posé, calme, de sang 
froid. 

Rassiso, s. f. terrain pierreux, caillouteux. 

— Que n'a de.sbousiga de couiius, Je riissisos, 
Ame soun gros bigoi, quant cro joube e forl, 
Qu'a manja de pa bru, qu'a susa (!e careisos 
l'er (a béni soun fil, per lou Iraire del son. 

.Mir. 



Rasso, 

Raço, 



s. f. repos, chômage. — Race, 
espèce. 



— Aujourd'huèi la \apour Je pcrloul pien la plaço, 
A loulei leis ouvnés ara fa faire rasso. 
Chailan, 1882. 

— Mes moun soung' es pa,« de rasso 
De lous qu'bazar furjo à milbés ; 
Jamai ma pauro caparassu 
N'aurlô fabrical de panés, 
l'I.ret. 



S. m. gasc. le courant de l'eau, le 
fil, le rapide. 



Ilassol, 

Rajol, 

Rassonlaire, s, m. resseineleur do sou- 
liers, mauvais ouvrier. 

RasBoulho, s. f. mare, eau dormante. 

Raste, adj. vide, rare, court, clair-semé, 
sec, aride. 

Rastei^a,. v. a. ramasser, rassembler, amon- 
celer, râteler. 



RAS 



— 112» 



RAT 



ttafltevairno, 

Rastagagno, 



s. f bois mort, débris en- 
trainés par les eaux et 
qui marquent la hauteur d'une 
inondiilion, herbes, brindilles, 
limon. Elym. rasl, niveau ; 
agua, eau 

— Aquêlo graniln dêlionrilajo, 
Ëscampan à I& roculndo, 

Au liii'ii (le l'aciiar ri'\oulun, 
E rasi.-igagno e remouinliin 
Lai'gla le. 

Ilnste^no, s. f. actinie, piilype rayonné, 
oriie de mer, anémone de mer, 
rude au loucher. 

nastrirne, Il adj. chagrin, grognon, har- 
Charnegou, \\ gr.eux, bourru. 

Hastel, s. m. râteau pour amonceler le 

nastèn, foin ou la paille. Chevalet de 

cordier, l'épine dorsale, l'échinée. 

Hastel, Il s. m. espèce de filet, de Iroubleau 
Ganguii \\ qui racle le fond de l'eau. 

Rastela, v. a. râteler, réunir avec un râ- 
teau, unir un terrain, épierrer. 

— Un avare, de longo e toiijoiir acampavo 
D'escuts, de pèço rasirlavo. 
Per ensaca 'n Irésor dins un escur canloun. 

Rastelado, s. f. ramassage, assemblage, ce 
que l'on accumule avec un 
râteau. 

Rastelaire, s. f. râteleur, faucheteur, 
faneur. 

Rastelet, «. m. garance sauvage. 
(Voir oropo-e/o). 

Hastelié, s. m. porte -manteau, traverse 
garnie de chevilles pour sus- 
pendre les vêlements. — Râte- 
lier d'écurie pour contenir les 
rations de foin ou de paille. — 
Rangées de dents. 

— l'aura gis Js graa au granié, 
Gi.^ d'agi dlii!, h caucadomro, 
Gis de fen dins lou raslelié. 

AuUitman, 1857. 

Rastenele, Il s. m. lenlisque qui fourni; la 
Restincle, || résine mastic. — Piilacia 

lenliscm. 

Rastoubla, v n. sursemer un champ, sur 
chaum.e. 



Rastouble, s. m. chaume, tiges desgra- 
Restouble, minées qui reste en terre 

après la fauch<iison. 

Lnt. stipula reslibile. {V . estouble) . 

— I.ous rMfi.<, liouirais c mhi! «oui coubles, 
An desaieli das ra.iluubleg, 
Duunanl vir.nlu d'ors l'i-.^lable ou l'abouau. 
Linglade. 

Syn. resloul. rastouil. 

— Anas ilansa desc.ui .«us lou rasiouil 

Raiîiloulha, Il v. n. arracher le chaume, le 
Rasioulia, \\ rassembler pour en faire 

des fourneaux d'écobuage. 

Rastouliaire, s. m. ouvrier qui arrache 
le chaume. 



l'astugran. 

Rastagagno 



s. m. débris, détritus, vase, 
Iraces d'inondation. 
Syn. rastegagito. 

— la pas de doule que ié plôu. 

Su counoiii b^'ii \t'T* lou rajôn. 
Au ristugan que l'aigo emmèuo, 

Rasuro, s. f. rapure, raclure, petit foin. 

Uat, Il s. m. petit quadrupède rongeur. 

Furo, Il II. latto.Esp. rata. AU. ralze. 

— E Flaugnar, liien plegat drri* soun nianlèu d'ïrmin», 
Aimavo à s'oucupa de toui, si n'el laus rais. 

Rata, V. n. manquer son coup, ne pas réus- 
sir. - Rongé par les rais. 

Rata, s. m. ragnijl de mouton aux pommes 
de terre. 

Uataeouna, v. a. raccommoder. 
liai, aceonàar^. 

Ratad«, |l ». f. trou, partie rongée par les 
Raladuro, || rats, petits coups de dents. 

Ratafia, s. m liqueur spirilueuse de mé- 
nage composée d'eau-de-vie, de 
sucre et de certains fruits. 

— De.spailia vjus, l'aigo boulido 
En quatre moucels cngoulijo, 
l.a ronronnan de :ai»lla. 

De Lafare. 

Ratamalo, s. f. vieille chaloupe ou barque, 
carcasse. 

Ratasouiro, adj. souillon, truand, fai- 
néant, importun. 

— Tout boB cM» d« fi* *en raUsouiro, 



RAT 



1126 



RAT 



— I.ou garri fer es lichouiro, 
E quand .'■'apis rli' brih. 
Fa pas l.jn <lo ra'asoiilro, 
K sVn «nele à sVsirifa 
lii)Urrelly. 

Itatat, adj. louché on rongé par les vers ou 
les souris. 

Batatet, s. m. roitelet ordinaire, très petit 
Beneri, oiseau de passage en hiver , 

Ziii, dont le vo! est rnpide et saccadé, 

et qui ne vil que d'insectes. — 

Hegutus cnslahis. 

Ratatignat, ndj. bas lim. ratatiné, rac- 
corni, ridé, flétri 

Katatoaîo, s f mélange de cuisine, res 
Ratatoulho, les de jilusieurs plats, sauce 

claire, salmigondis, rajjoûi gros- 
sier cooiposé de viandes el de 



léguâtes. 



Rat eayé, 

Garri d'aubre. 
Rat dourmeire, 



s. m. le loir, le rat des Alpes, 
pelil rongeur à queue velue, 
qui a certains rapports avec 
les écureuils, el qui tombe ( n 
léthargie. — Hyoxusglis. 



Rat dei ehanipe. 

Rat dd terro, 



Rateirdu, 

Barbojolé, 



s. m. campagnol fau- 
ve ou pelil rat des 
champs, qui vil dans les ter- 
rains cultivés en céréales. — 
Arvicola fulva, arvensis. 

«. m. hirondelle de rivage, 

petite espèce qui vil au bord 

des eaux donl elle rase coiiti- 

nuellemenl la surface d'un vol 

rapide. — Hirundo riparia, 

— Lou rateirôu le trevo e niso. 

Ratelo, I s. f. la rate, viscère mou qui tienl 
Btesquet, | au foie près du diaphragme. 

Ratet, I s. m. grimpereau familier, 

Escato-peroun, \ petit oiseau qui chasse les 
insectes sur le Ironc des arbres, 
dans les bois ou au bord des 
ruisseaux. Comme tous les 
oiseaux qui gravissent perpen- 
diculairement , celui-ci a la 
queue fourchue el à bout roide 
pour lui servir de point d'appui. 
— Certhiafamiliaris. 



Ratië, 



Ratié. 

Jouisse, 



m. et adj chass'^ur de rais. — 
Rusé, ailroii. Ch-igrin, mo 

rose. — (^hieii ralier. 

s. m faucon crécenlle d' s rapaces, 

qui fnii Ih «hrtsse aux rats el aux 

petits oi.seaux. f«/co tmnunculus. 



ilatièiro, s. f. ratière, 
rats. 



souricière, piege a 



llatiilra, v. a. ratifier, confirmer. 

UatÎKas, s. m. accès, mauvaise humeur, 
tremblement. Maladie de la rate, 
siège des caprices, des bizarre- 
ries Morsure, égralignure. 

Itatino, Il s. f. ratine, grosse étoffe de laine 
Rmo, Il croisée el frisée. Drap grossier, 

— Amai [laguesse pas de mino 

Meslru Jan pourlavo un graiii! cur 
Souto sa veslo de ralino . 
bigut. 

Itatis, s. m. graisse des boyaux de bœuf. 

itato. Il «. f. souris, pelil mammifère ron- 
Furo, Il geur plus pelit que le rat. 

— Balo que n'a qu'un trau es lôu pr^so. 



Itato, 

lialouno, 
Raleiû, 



s. f. apparition des incisives dans 
la bouche des petiis enfants, ce que 
l'on compare à des dents de rats. 



Itato, s. f. raie, poisson de mer plat, cartila- 
gineux et indigeste. 
Ital razza. Ësp. raya. 

Rato-eauzo, Il s. f. chauve-souris, oiseau 
Rato-penado, nocturne dont les ailes el 

Rato-peno, \\ les oreilles soûl membra- 

neuses el chauves. 
Lai. rata- pennata, rai ailé. 
— VesterpUio murinus. 

— Purlo en coarouno un casielas, 
Courouuo un pau enlamenado, 
Ounte creisson lis argelas 
E irevon li ralo-penado. 



Rato eourto, 

Garri dei champs, 



s. f mulot, pelil mammi- 
fère rongeur d'un gris cen- 
dré, qui vil dans les champs et 
fait des approvisionnements pour 
l'hiver dans les lieux peu fré- 
quentés. 



RAU 



1127 



RAU 



llato-penado de iiinr, Il $. f. raie ai- 

Ralo-marino, Il gle, faucon de 

mer, grande raie doni U queue 

est armée d'un long dard defen- 

sif. (Voir ferrasso, glonriouso). 

Ratorî, s. m. cautère, dérivatif, plaie. 

Ilatoun, s, m. souriceau, petit rat. 



Ratoun, 

Candelou, 



s. m. bougie (îlée et peiitonnée 
qui sert à allumer ou à s'éclairer 
dans la cave. 



Ratouneja, v. n. fureter, cbassor des rats. 

Katuii, s. m. et adj. les souris, la g>>nl 
trotte-menu. Le rance, le moisi. 

Rau, adj, rnuque, enroué. — Sourd, grave. 
Lut. rudcus. Esp. ronco. It rauco. 
— Lonlems s'entend plus nu. il canoua rau, 
Lou bos que craciuo e la mar que biaino. 
Mk^lral. 

Itau, raut, adj. rôli, cuit à la broche. 

(Voir rost.) 
Raub, rad, cell. dépouille, rapine. 

AU. raub, rapine. 

Rauba, Il v. a. voler, dérober, escroquer, 
Pana, |j ravir le bien d'aulrui, dévaliser, 
piller. AU. ratiben. Gr. afzrx^ai. 
Lat. rapere, ravir. 
— Que freino ai caiùla, quinle diable sus lerro. 
Me disié Janel, l'ouïra jour, 
Eu la rauban crei-nie, raubère la misèro!... 
Ah, de fes que coun.«eio mau l'amour !• . 
Glaup, l«Bfl. 

— Sies gl.iuriouso ; mes ta bellesso, 
Per la croumpa, d'ount liraras ; 
N'as pas d'argen, lou raubaras?... 
Noa, sens rauba serai beii me$so. 

Guiraldenc, 1802. 

Raubadis, adj exposé 'i être volé. 

Ranbaire, adj. voleur, ravisseur. 

Rauba torî, s. m vol, larcin, .soustraction. 

Raubiho, s. f. bardes, effets, vêtements. 

— Uei nus.', tillio ou castagoo 
La raubihu couvris la magagno. 

Raubit, adj. dérobé, ravi, enlevé. 

Raubo, s./". robe, jupe, long vêtement des 
femmes, des ecclésiastiques, des 
magistrats , etc. — Provision , 
bagage, marchandises. 
liai, rvba. Etp. ropa. 



Itaugna, 

Raumiha, 



— Aven fa uno raubo mau laiai!o. 

— Dins sa poulido raubo blanco, 
Semblavo pas touca lou sôu, 
E parlavo d'uno voués franco 
Un parauli qu'^ro tout n6u. 

Gleizes, I87K. 

Kauea, v. n. roter, renvoyer des gaz de 
l'estomac, avoir la voix rauque. 

Kaacons, adj. rauque, rude, enroué. 

Itaudel,s. m.v l. roseau, plante aquatique. 

Kaufel, s. m. ràlemeiit produit par les 
lioufel, mucosités qui gênent la respi- 

ration. 

Ranfeleja, v. n. racler, rendre un son 

rauque, agoniser. 

— Dindo coumo uno campano raufcloaso. 

ti. n. mâcher, ruminer. - Ré- 
fléchir, pressentir. — Se pri- 
ver, retrancher. 

Kaiihari, Il s. m. brouhaha, bruit confus, 
Ravari, | tumulte. 

— Dau gros rauhari que menavon 
Las aurelhos ben me cournavon. 

Scigne Jouan, 1576. 

Banja, v. n. béarn. enrager, délirer, être 
Rauya, furieux, quereller. 

KauJouB, adj. colère, furieux, rageur. 

Kaulet, $. m. roseau, plante aquatique. 
(Voir rouzet). 

Kaunias, il s. m. rhume, inflammation des 
Roumas, \\ bronches. Gr. ftvf*», fluxion. 

Rauniatie, Il adj. rhumatismal, douleurs 
Roumatk, || des arti. ulatious. 

Rauinit, Il adj. roussi par le feu, broui, 
Roumit, I flétri par la gelée. 

— Li castagoo soun raumido dessus li canis. 

Rauqueja, v. n. devenir rauque, s'en- 
rouer. 

— Lou paloum qu» rauquèjo e la douço lourlouro 
Dessus l'oume que lèn lou nivas toucara, 
L'un l'autre roudilbant, gemiran à touto ouro. 
Fesquet. 

Rauquise, ». m. enrouement, altération 
de la voix. 

B»aiii», V. a. rogner, raser, éoimer. 



RAV 



- 1128 



RAY 



Kansado, s.f. rosée, humidité. 

Kausit, adj. flétri, brûlé, broul, rissolé. 

Kaufio, s. f lie, tartre. — G<'lée blanche. 

KauaouB, adj Idrlreux, boueux. 

Banzat, Il adj. enduil de larlre, c<ndi, 
Greia. || cristallisé. 

Kauzat, adj. roussi, rôti, trop cail. 

Kanzel, «. m. roseau des marais, rose- 
Hausièros, || raies — Tige, palme, cierge. 

D'ors tVsiani' (icr ailaval, 
Dins Sii> lausiiros se miialho, 
D'un (iriii'ailir que tas amallio 
A Ira^ô» nosir ciel seren, 
Grubos, auco- en duuble ren. 

Rava, V. a. gratter, secouer. — Mesurer, 

. jauger. 
Ilavaire de boutos, s. m. jaugear de 

tonneaux. 
navaja, v. a. ravager, détruire, renver- 
Bttbatja, ser, ruiner, démolir, raser. 

— Tan de counribai . lan de bataibo, 
Tan de beu pais ravaja, 

E lan il<' vllos sens muralho 

L'an rendu que mai eniaja. 

Foucaud. 

— Uns larmesoulo rabaijad» 
Di-I biel mounarco bejetal, 
Abiô funzig^l un oiislal 
Ouot lous chois (lassabon belhado. 

Mir., 1870. 



ï. f. terre à terre, ventre à' 
terre, en rasant. 

«. f. petits poissons, alevin, 
fretin.— Restes, rebuts, débris. 



Ravaleto, 

Rebaleto, 

Ravalho, 

Ravnnilho, 

RavalioH, j. m. récolte de raves, las, amas 
d'herbages. 

Ravan, s. m. mouton à laine grossière. — 
havat, Guenilles , débris de chanvre , 

rebut, déchet. 

RavanaaHo, n s, f. grand raifort, raifort 
Rovanelo, || sauvage, moutarde des ca" 

pucins, pi. fam. des Crucifères. 

— Cochlearia armoricia. 

Ravaneneo, s. f. able, ablette, petit pois- 
son blanc — Cyprimu alburnus. 

— On arestoan, un cabarihaa. 
Un eslranglo-cal, uno lenco, 
Uao agulho, uno ravaneneo. 
G. AmU. 1866. 



Havaudeja, 

Ravauda, 



Kavanets, s. m. plur. petits radis, 

Ravaniscle, s. m. et adj. mal venu, mai- 
gre, exténué, chélif, grêle, 
souffreteux. 

RAvaselado, s. f. averse, ondée. (V. ra'mo). 

Ravasseja, v. n. rêver, rêvasser, penser 
vaguement. 

V. n. ravauder, arranger, 
farfouiller, tournoyer, tra- 
casser. 

Uavaudia. i/. «. ravager, faire des dégâts, 
marauder, dérober les fruits. 

Havelin, s. m. petit ravin, fossé, rebord. 

Havello, s. f. espèce de dorade de passage 
au printemps dans la Méditer- 
ranée. — Spams hurla. 

Ra venta, v. a. rebuter, rejeter, refuser 

— Es miu marchandISo raventsdo. 

Ravidas, adj et subst. rabougri, hérissé, 
buisson épineux. 

Ravissano, H s. f. clématite des haies, 
Ruvouerto, || vigne blanche, barbe à Dieu, 

herbe aux gueux. — Clemalis 
vitalba. (Voir entravadis). 

Ravî^outa, || v. a. restaurer, renforcer, 
havigouira, || donner de la vigueur, du 

sang, du nerf, de l'appétit. 

— Ravigote, sauce piquante. 

Ravinase, s. m. fondrière, résultat d'un 
débordement, d'un orage. 

Raviolo, s. f. rissole, viande hachée ea- 
Raiolo, veloppée de pâte frite à la poêle. 

En Italie on y met de la viande 
el du fromage. — Boulettes de 
pomme de terre avec hachis, 
cuites au four. 

RaviMConla, v, a. ranimer, remonter, ra- 
gaillardir. 

Ravoi, I adj. content , gai , vigoureux , 
Revoi, I satisfait. Lat. rabidus. 

Ray» adv. facilement, aisément. (Voir rat). 

— Aeo't roy, cela va bien, 



RAZ 



1129 - 



Uay. s. m. jet, coulant, Irait do lumière, 
rayon de roue, de miel. 

— Lou vin lion prumié rny. 

Itaya, V. n. couler, suinter, fuir, sVchap 
Rajn, per, glisser, descendre. 

l'.aya, V. a. rayer, raturer, pff.iier 
Lat. radïare. 

Itayado, s. f. filet, petite quai.lité d'un 

Rajado, liquide qui coule. 

Ilayna, v. n. gasc. braire, grogner, geindre. 

ilaynar, 1 s. m. renard, quadrupède car- 
Bcinar, \ nassier. - Canis vulpes. Animal 

rusé qui vil de chasse et de 

rapine. 

Rayoulado, Il s. f. lourde facétie, grosse 
Rayolado, Il plaisanterie , chanson ou 

légende des montagnes. 

Rayre, adj. arrière, loin, en retard, ancien. 

Raz, R adv. près, contre, à niveau, à fleur, 
Ras, Il au bord. 

— Lou lendennan, au raz Ae ma pauro basiido, 
Jouis un rousié flourll l'atroubère endourmido. 

Raza, V. a. couper ras, tondre, recéper, 

racler. — Effliiurer. 
Razadouiro, Il s. f. radoire, rouleau de 
Ravouiro, \\ bois qui sert à raser en 

mesurant les grains. 

Razal, Il s. m. épervier, filet de pêcheur; 

Capairoun, || longue bourse conique bordée 
de balles de plomb, qui s'arron- 
dit sur l'eau à mesure qu'on la 
lance. 

Razeja, v. a. effleurer, raser, côtoyer. 

— Lou cer-voulan razejavo 
Lou sôu, lanl qu'ero tirai. 
Mes quand l'enfant s'areslavo 
Fouli^ que loumbesse à plat. 
Tandon. 

Razet, s. r». ride, pli, frélilllement de l'eau. 

— L'auro en siblan fasié de fln razél, 
Dins lou rou.sé. 

Razié, adj. rampant, bas, traînant. 

Uaziiua, Il v. n. fleurir, pousser des grap- 
Rima, | pes de fleurs, se dit particuliè- 

rement des oliviers. 
Lat. racemus, petit rameau. 
71. 



RE A 

f. lambrusque, vigne sau- 



llazlinit'îro. 

v.i^^ ■ 

Uazo, s. f. roii.iiiiit-, rouannette, instrument 
de : hsrpenlier, de sabotier. 

Itazou, s. /. 1 ison, intelligence, bon sens, 
Rfisoun, desi i', opinion, justice, mesure. 

- ! iffôreiit, contestation, argu- 

nu i.l. 

— As mots que liiiiicl abio daiicliat touniba, 
Maliro bij: «, pauro soullrento, 
De perdre sa r /. n per nou plus la Irouba. 
Jasmin, 18i6. 

Razoïina (Se), v. rec. se défendre, sou- 
tciir son droit, répliquer. 

Razzo, s. f. I .:ie ronce, poisson plal, car- 
Raio, tillapii'.cux, qu'on pêche dans les 

foiiils vaseux. Raia bicoloi-, rubiis. 

(Voir clavelado). 

Re, iter. augmiiilation, répétition. 



Ré, rés, 

Ren, gés. 



adv. lien, peu de chose. 
Lai. nullares. 



— E peys sap que logus nou pot fa ré de bel 
Quand paurelai IVsiren am soun inayssan courdel. 

Ré, S. m. roi, maître, souverain. 
Rey, Lat. rex. liai, et Esp. re, re\i. 

— Per acô dounc, o H, y magnifie o lan noble, 
Agiats un pau pieiil du vostre paure poblo. 

A. Gaillard. 

Reable, s. m. rable, le dos du lièvre ou 
Rèble, du lajiin, le filet, le rein. 

Real, adj. v. l. royal. Lat. regalis. 

— Petite monnaie espagnole 
valant 25 cent. 

Réalisa, v. a. réaliser, rendre évident, 
certain. 

— Poudrés pas suppausa qu'uni argen réaliso, 
Aquèu que des nmans espleito la souliso. 

Realine, || s. m. royaume, état, monarchie. 
Rialme, 



Realo, 

Rouzelo, 



s. f. coquelicot, pavot sauvage qui 
croit au milieu des blés ; la fleur 
sèche est sudorifique et som- 
nifère. 



Realo Jauno, s. f. pavot cornu, coque- 
licot jaune qui pousse dans les 
décombres. 



REB 



- il 50 - 



REB 



ReliR, Il V. a. et n. rêver, songer, méditer, 
Rêva, I désirer. — Etre distrait, dérai- 
sonner. 
— Nou relji que paychels, que flajos, que bidols, 
Pcl cami trobi de peyrtlos. 
Las porli Jiiis ma bigno e n'en fau do pilota. 
Jasmiu, ISiO. 

Rebabèu, adj. radoteur, extravagant. 

Itebndis, adj. sujet aux rêves, qui rêve 
habituellement. 

Rebaia, v. a, rabrouer, gronder, repousser, 
relever, eotriiîner. 

Kebaiado, s. f. enlèvement, accaparement 
de marchandises. Réprimande. 

Rebaïre, s. m. et adj. rêveur, distrait. 

Itebais, s. m. long baiser, double baiser. 
— Rabais. 

Rebaissa, v. a, rabaisser, diminuer, dé- 
précier, ébrunoher. 



Rebaia, 

Tiras^a, 
Se rebaia, 



V. a. et rec. traîner, emporter, 
rouler, mener de force, ramper, 
s'humilier, se traîner. 



— L'iver raljalo li jalaiîo. 

Mai i'esliuu meno luu lièu leins, 
Un pau de mau, un pau île ben, 
E n